(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Traité de l'opinion;"

Google 



This is a digital copy of a book thaï was prcscrvod for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 

to make the world's bocks discoverablc online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 

to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 

are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other maiginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journcy from the 

publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prcvcnt abuse by commercial parties, including placing lechnical restrictions on automated querying. 
We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain fivm automated querying Do nol send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a laige amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attributionTht GoogX'S "watermark" you see on each file is essential for informingpcoplcabout this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countiies. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can'l offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite severe. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps rcaders 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full icxi of ihis book on the web 

at |http: //books. google .com/l 



Google 



A propos de ce livre 

Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec 

précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en 

ligne. 

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression 

"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à 

expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont 

autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont 

trop souvent difficilement accessibles au public. 

Les notes de bas de page et autres annotations en maige du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir 

du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains. 

Consignes d'utilisation 

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages apparienani au domaine public et de les rendre 
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. 
Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les 
dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des 
contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées. 
Nous vous demandons également de: 

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers. 
Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un 
quelconque but commercial. 

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez 
des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer 
d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des 
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile. 

+ Ne pas supprimer l'attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet 
et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en 
aucun cas. 

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de 
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans 
les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier 
les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google 
Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous 
vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère. 

A propos du service Google Recherche de Livres 

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite 
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet 
aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer 
des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse fhttp: //book s .google . coïrïl 



' '( 



l 



/ 



( 



% \- 



♦ • 



■ • 



\ . . 1^ * '» • . . f\ 



9 * 



T R AI T E 

L OPI°NION, 

MEMOIRES 

POUR SERVIR 
A L' HISTOIRE 

L ESPRIT HUMAINv 

PAR 

M. GILBERT-CHARLES LE GENDRE, 

Mdrqtiii de S. Auhin fur Loirt , ci-dtVMt Muitrt di Requfftt . 

TOME SECOND. 



A PARIS, 

Chez Briasson, & fe trouve à Vienne en Aotridie 

chez Briffaut Libraire. 

MDCCXXXV. 
AVtC APPR0SATlOff,ST'f.Rtf:tt.M0I. 






3 



4 



r 



T 

V 4 



f — 



■ \ 






( 



• I 



»; 



4 f. 



r \ 



*' 



I. *.. 



1 






/ 



T 



f 



c 






l. 



r-j^ 



1 



C, 






T 



»*> • 



T 

/ 






«t 



■ 



»-A 



i . 





















-*' 



51 ^ 



\ f 



» •« 



i J, 






4^" 

l. . J '-. A. 



7-i i':. ^ - i ^ . i 



- f 



H 

wÀ 



ï f 



r 



I 



% •■ 



i • ~ "- 



f 
' u 



*^^ 









/, 









À . 



C 









i . 



• ^ *. 



/. o 



TRAITÉ DE LOPINION 
MEMOIRES POUR SERVIR 

A L'H I S T O I R E 

DE LESPRIT HUMAIlSr . 



LIVRE QUATRIEME 



CHAPITRE HUITIEME . 

Des Nafuralfjiei . 
SOMMAIRE. 

i.Fà^is tithiiéespar hs antiem NumrM» 
/ifiet.i.Prâjet tCutn-hifiairt mttmtfU^ 
j.QiiMre fortti tC^eiJ naUÊrth rup' 
pmvis dât» et ch»pitrt. ^Ptrtt dtt IL 
vriideS^mon. ^.Pràie^tàX éU4~ 
tmtt p»miUt n4tmti^4i. 6.De tm 
^mpMbit & MtnipiN^ 7 .Diafympx- 
thietMUMrtUes & MMifititH». s. iAf. 
toire iragiijMt tit GM>ji4S dt AtiSeit . 
^DuP^ylltt. lo, Do U petittg^i dn 
eaur.i i.Tempn^4mtiHt/iug»ikrt.\t, 
Extmpl/u da hùauhuirsfMrvtmêtsfit- 
kueifUiit,\iyMs^MUa»dinMiit*..i^- 
LAZanttorridt ^um^rit c«ttr» 
fopûmn det MKUm . i^.Dtla gr»M^ 
dtar ancitMÊt des vUltt. 1 6-. Opttitmt 
dîffiremtsliirUi Giamt.\f.Qn Pj^ 
mets. I %.Dt la /ongta vit des Patriar- 
ches, ij). Exemples de vitilltjfes fort 
iXé^érAs.io,Ûes laltms prt'çoees dt. 



qMti^estt^mits . X I. Vigiasir defpri» 
dMiu tjmef^MTs vieillars. 11%. Exemples 
dBtHvmainf-prwi^sttifet. ij. Pignret 
mu^Mtwfrs iho»umsii.^j4ccoiKhê^ 
mtmsmmv^nttmx ,15, Chtagêmemt 
dtftxts . i£, Extmplet déferas tx~ 
tTMm'dinMrts.i.f.BeinginirMioB dès 
anisnâMx,ii%.PradiiihtisirrégMiiiret 
diJumUsiro. 1^ OpiaitfifMr Us./le'~ 
phams& lis eafiwt.i^JS rondeur &• 
foret de Certains, atmishtiuc. ) t . Petitt/f* 
inasicevidlit diaartt. tuàmaMX . ) t. 
Xk^Ulangevr de la vie da amm*Hx. 
} ^.Quelques animaux engatme avec 
letÊT jrapr* tfpéct\ j ^^immautt lnjni- 
mux. ^^jfJirondtJUs h/atitj pendant 
thfver. ^Vtntmfertffènles. j 7 J)i)i 
firâiBurtmar^s fur imbitas. ^3. 
Stcmturidiciiùt, i.^ Bh. péHcua. 
^.D«s falattrmuhes. 41;. Du pk»- 
m». 41. Lfifdamtefi n^gardâes. corn,. 
mtdtsanimAMX.^i. Dt thtUetrope. 
'^.Superfiitions fur qMtlijstv plantv- 
^\y X)tU piMtrtcoitpit.d^i»j k dé- 
A » 



^, ,4. , ,. T R A 

■€oitrf.^S.Dt qut!<]uts arhres merveU' 
lcux.^j,Moien de prévenir rjvrefe . 
A%.Célcuide raccroifftmentdeipUn- 
tts.^3.Soini d' HartenJtHi pour fes pla- 
tanes. Y o. Fruits Appariés en Iiatie par 
LhchUhs & Màtrts Romains, ^i. Lén- 
ine vie de <juelijuespUntes . f i. Opi- 
ttionsfhperfiUieufesfurle/pterra.^i. 
Figurej naturelles fur des pierres'. %^. 
DulÀc Af^haltide. j ^.Propriètésfa- 

' bjtleûffy 'àttrtJtUèes àplujkurseanx. 
iS.Des mtrveitîes du Dauphiné .^7. 
Arbres fruitiers & forêt s dans la mer . 
^8, La fgtfact de U mer c'ouvtrtt 
d'htrhes . ^<t. Sympathie des métaux . 
Go. Incertitude fur la formation des 
sttAHx.&t . Neigu raisges en tjMel^Mes 

. p*is.6i.^iègctMon des me'téu^tGj. 

. Pe'trijtcations ètotjnunttt . 

oQts tes 
uc \ COII- 

lôit pour 
de fes 
1 iâtisiac- 
ofiroient 
chaque année Jcs prémices des plan- 
t«s[*»]à Cadmns.comme au premier qui 
en avoitcnfëigné les uragcs.Mais les na- 
turaliftcsoHt le plus fouvcnt débité des 
conjoâarffs pour des décDuvcrccs,& des 
opinions pour des verité^^il y a peu de 
fçavint's qui aient pouffé aoflî loin la li- 
cence de hazardcrlcs idées les pluiîn- 
certaincs, & quelquclàis les plus cxtva- 
vagantes. 
»• Le Hvredcstrente-fixhcrbesfcrvant 

tf" V^e» aux hotofcopes , qui a été attribuée à 
anciens M- MctcnreTri(mcpifteCl']«i«té traité par 
mniiltcfc Galicndcputcsviûons. Orphée lepré- 
iiTicrdcssuteursconnusencegciire,rui' 
vantPlinc [f ], avwt écrie des plantes 
avccl<caucoup delupcrftition-. &ona 



I T E' 

attribué à DciDocrite & autres anciens ' 
auteurs, les opinions les plusinfênfees 
fur les vertus des animaux , desplantes 
& des pierres . 

Ccrcroitunmi{rnifîqueouvraee,rui-. , 'v... 
vant]apcnfecdun[noderne[<i],que de hiftoinn*- 
reformer l'hiftoirc naturcllc,&dc la ré- ">""*• 
duircaux bornes de la vcrité.La matière 
eftbclle&abondantei &fironrcraon- 
toitjuûju'àrorigiiipdîsfablcsictlc (croie 
également curieufc Se in(lrudive.II s'en 
faatbeaucoupqu'ona[tfâicjurqu*àpré- 
fent tout ccqu'il faut pourdémêler U 
venté d'avec le mcnfbiige dans la plu. 
part des mcrveillcsde la nature ; â:ce 
qui en a été dit,nc fe trouve qu'en divers 
endroits écartes jquîéchapentprcrqueà 
tout le monde- 

L'Académie roïale des Tciencesa déjà 
fait beaucoup de progrès, qui pourront 
être fort utiles à rendre une hiftoirc na- 
turelle complète. Ce projet ne peut être 
çxécutéqueparles découvertes fuivies 
&accumulécsdeptulicurs fçavants. Il 
n'y a que les recherches hboricufcs de 
plusieurs Arinocesiqni puifîciitparve- 
nr à l'accomplilTemeiit d'un ouvrage 
auffi étcndu:& dont l'exécution , en lui 
fuppofant toute la pcrfeftion que les 
bommes font capables de lui donner) fe 
refrent)roittou)ours des bornes étroites 
impoleesànotrecuriolîté.Car, fuivant 
Ptine [rj, leseffcts naturels fontincer- 
tains&cachésànosyeux, parlcvoile 
ma)eftucux de la nature. 

Lcsetiéts naturels que je rapporte) ;. 
fontde quatre efpéccs; il y en a de vrais '^^*^''^^^ 
dontnous ignorons tes caul^s; ils prou- miuirii 
vent que nous lommes peu inftruitsdes dî^J^é'chi* 
reflorts emploie par ta nature: il y en a pii(e> 
de douteux , qui doivent nous convain* 
cre que nous ignorons même la phlpart 
des opérations de la nature:!! s'en trouve 



* r«] p;.tMri/> 0'«!"^fiaeJii.y9HtJl.u^ 

UlQ'IJ'! limp' .midic facukarihM.i. 
' viPrimus omQintn,quos memoria no- 
vit, Orpheus de herbisaliqua. curiofiùs 



prodidit.P'<w.'<É.is-^-*- 

[^ t« P. U Brun, hifi.critif.dis fr^tij. 
fH}erllit.TA.^XZt.ftconds titt. 

COOmniainccrcâ rationejiS: io'iaturjî 



DE r O P I 

^efaux y & c'eft le plus grand nombre; 
rihcenicudequi régne perpécuellemenc 
dans le dilcernementdu vrai & du faux 
fur cette matière, fert à montrer juf. 
qu'où Topinion y domincienân pluiieurs 
récits des naturaliftes contiennent des 
exaggérations (loutrées^quece font les 
exemples les plus marqués de la har* 
diefl'e avec laquelle on a infulté des 
hommes . Dans une matière ^rufpeâe» 
on ne doit recevoir pour vrai,quc ce qui 
eft confirmé par des expériences fuffi- 
/âmment connues , ou atteftées par des 
auteurs dignes de foi.Après cet avertiflfe- 
Doent qui fera (bus- entendu en général , 
comme (î je le répétois à chaque article, 
je n'héfiterai point à expofer fimplement 
toute forte d'opinions, pour faire con- 
noître,noncequerondoJt croire, mais 
ce que les naturaliftes onc avancé . 
Pencdcsii- Cette fcience fçroit fort étendue & 
vres de Sa- fort aiTurée,!! les livres de Salomon fur 
^*°* les plantes & les animaux s etoient con- 
fervcsjufqu*ànous. Ce monarque inf- 
cruit par la fageffe même,traitade touts 
les arbres, depuis le cèdre qui e(l furie 
Libanf/J.jufqu'à rhy(Topc qui fort de la 
muraille-, & il fit connoître les proprié* 
tés des animaux de la terre,des oifeaux , 
des reptibles & des poifTons. La perte 
d'un ouvrage (i précieux n'a pu être ré« 
parée par les foibles lumières des natu* 
raliftes . 
f . Parmi eux , les principaux auteurs 

^^i^ï^pL ^o»^ Ariftotc, Thèophrafte , Pline , & 
ni tcj nam- Diofcoride.Alexandre fournit a Ariftote 
huit cents talents [g] pour Thiftoire des 
anim aux:& il ordonna [h] l touts les ve* 



«Uâa. 



NT I O N- Liv.IV. s 

neurs, fauconniers & pefcheurs de TAfié 
& de la Grèce obèïr à Ariftote, & de 
lui rendre compte de leurs découvert 
tes . - ! 

Ariftoten'a traitéquedesanimaux3& 
il ne s'eft attaché qu'à la phyâque.Thèo- 
phrafte n'a eu pour objet de ics recher- 
ches^que les plantcs>& il ne les a exami- 
nées qu'en phyficicn:il a fait la delcri- 
ption de cinq a fix cents plantes. Lou* 
vrage de Diofcoride en contiebtenviroi> 
une centaine de plus. Cet auteur a joint 
aux plantes les animaux & lesminéraux, 
&:ilaremplifonfujetenmédccini Pline 
s'ètant propofé d'écrire une hiftoirc na* 
turelle complète, a embraffé tout ce 
qu' Ariftote, Thèophrafte & Diofcoridc 
ont traitè,& beaucoup davantage,aifant 
fuivi undeflein (i étendu, en philosophe» 
en médecin & en hiftorien • 

Pline en parlant de beaucoup de fa- 
bles abfurdcs, débitées par les anciens^ 
naturaliftes , a le plus Ibu vent marqué 
qu'il n'y ajoutoit aucune foi , non pltts» 
qu'à tout ce qui concerne les efièts ma- 
giques des plantes & des pierres. Les fça» 
vants ont di fputé entr eux lequel a été le 
plus ancien de Pline & de Dioicoride » 
Saumaife croit qu'ils ont vécu en même 
tempsîle P.Hardoutn cftiçne que Diof> 
coride eft un peu plus ancien « 

En parlant des naturaliftes, je ne dois 
pas omettre les pdëmes Grecs d'Oppieiv 
[0>qui dédia (es cinq livres de la^lche 
à Antonin Caracalla pendant le régne 
de l'empereur Sévère fon père , & lo6 
quatre livres de la chafle au même Ca- 
racalla devenu empereur . Ce fut alors 

A j 



majeftateabdita . Plm, /i^. 2. c» 37. 

[f] Et difputavit fuperligpisjàcedro, 
qux eft Libano, ufque ad b/flopum , qux 
egreditur de pariete;& difleruit in jumen- 
ùSySc volttcriDus,& reptUibiis>& pifcibqs» 

ig'jSuhdnP NvMluattm de ^mdéthuit nntt 
talents valaient un m'iHhn , quatre cents qua^ 
téîàsc itfillc livide notre tnotknne Jkid.de aj[e* 



Bscser enplufieurs endroits defm eotnmen^ 
taire fur les hommes illuftrés de Plutarque^aif 
monter la valeur du talent Grec À mille écufy 
ér/uhant fen caUulyhuit cents tatents mon» 
ttnt à deux millions quatre cetHs mVU livres. 

[A] Athen.dJipnofJiv^^e~20^Pli^liv.^.c. 
1 6. Flutarchtin Alex. 

- tO Heftkt^^CkromcJifLSeufig.dt poêtit. 
li^. 5. Baillet jugement des ff avants fur k$' 



6 T R. A 

que ce prince lui fie donner vtntyiice de 
iftoniîDic d'or poarchaqiie v^is^ce giir a 
hit^^pptiAct les: vers 4:'Opptcivdes> vers 
dorés.Ils pourroient d'ailleurs foutenit 
ce nom par Icwrélé^cequieft^ accom- 
pagnée d'une grande érodic«on.€epeëcie 
jnoùruc de lai pefte en (on païs deCilicii?, 
âgé de trente arts ftttlcme)it.Sescieoîfeâs 
lui dreiTérent uneftatuë , &• mirent flst 
jbn tombeau une épitaphe , dont le (kn$ 
étoit^que les^dicux ra voient (ait ddourir^ 
parce qn'i) furpaîlbk tou^ les mortels • 

Laconnoifîance qu'Alb^re le Grand 
avoir des fecrets^ de la nature^ l'a expofé 
à paiTer pour auteur de beaucoup de re- 
cettes frivoles>d'opi nions fuperftitieures» 
6c Aes trafcfc^apbcry phes, indignes dt la 
fcience & de lagravité de cet illuftre 6c 
iaintévêque. Albert le Grand enfeigna à 
Paris avec tant de réputation dans le 
trdzicme fiéclc,que 1 échoie n'étant pas 
aiTezgrande pour contenir touts (csdiC 
ciples,il fut conttaint de continuer (es le- 
^nsau milieu d'une place>qui dept^isa 
été nommée là place Maubort » comme 
qnidirôitla place de maître Aubère. 
S. Thomas d'Aquin a été Ton dt(cfpie ^ 
Albert le Gi^nd après avoir été étu^ 
évcque deRatisbonneen ix(>o. quitta 
rette dignité pour reprendre (es exer- 
cices ordinaires daos^Ics académies; 

UlyfTe AIdûbrandi [A] » proiefléà 



IWHiT 



poètes Latins ^4 DiSiÀe MofértyMrt. Oppien • 
W XJlyJfe Aldohraniîtioitîjfu de tuncîen^ 
ne mm/on de ce nom. U iscf^elle en Latin Vt)Jfês 
AIdrinfjindaâ • 

[/] Fetr.C^fieRânJi^hiUmftr.medicêr.. 
inUlyjJ.Aldrov^ 

[rnl Voici comment il parte lui-m mê de les 
recherches. Égoinfingulâavium nofirarum 
biftoriftyuttàft mternaquàm exteroa no- 
taredderem , âceorum ocit)»cu9teftis ed 
fèm>k)geiitem pecuniac vira > cùm in varHs 
peregrinationibusill diYer(às arbis regio- 
nes,aviumpotiffiinàra» ac aliarum etiàm 
reramtia€uralittmcaoAfiifceptis>tùm in 
iifdemdefcribendiSf aciatabtilisexpyro 
çoofcûi^idelineaûiiis, eiUcalpendifiîu^ at- 
9te tandem excademiis conliinipfi.kle6qiie 



I T E' 

Boulogne* rhiftdre natureUe" (/] >^ àwM 
laquelle il a cfBicé tout^ ceux qui Tonc 
dovanoé.It n'a épargnéni petncsC«t] , ni 
dépenfe^ni votagesj âcilavoitàfairiilt 
desdèflinateufs» des peintres, des fcuU 
pteurs^ des graveurs ^ qui il donnoit 
de gros gages. 

Jjon(bn & L^ofthéne ont rapporté 
plufienriotfcts natureb' tvès ex traordû 
naires,& propres ^ fyirecroire que cet 
deux auteurs avoienr icxtsit le deflein 
que je me propofe, démontrer juiqu^çà 
ont^Iesopinioiipbizarres^des natura- 
liftes . 

Ne pouvant traiter ce fujet avec 1» 
précifion du difcernement , qui démêle-^ 
isoit le vrai du fabuleux, je vais tâcher 
d'y apporter d'ailleurs le plo^ d*ordre 
qu'il a)e(êrapo(fible.J'e)tporerai lesopt* 
nions des naturaliiies,!"^. far la rympa-* 
pathicji»'. fur le? hommes \ j'*^ fut les 
animaur, 4'»*'.fur les plantes, j^'.fur les 
pierres-,(î»*.furlcs caux,7n',fttrlesminé- 
Faux. 

SECTION PRËfMfE R E" 
Ds la Sympathie. 

L Es anciens naturali(tesattrtbuoient 
volontiers à la fympathJcar à ran- pf^^-^g"' 
tipathie# touei les eflet s naturels qu*il s antipathie, 
n'entendoicnt pas . Jcan-Bs^tiftc de la 
Porte [ 4 ) sezprime comme eux > 



€. 



piûqrl in eà arte unico,tnginu & ampiius 
annos,annuuntaareorum ducentorum fti* 
pcndium pcrfolvi , dclincatores celeberri- 
mosi.BennîflttmFlorentimiin, & Corne* 
Uam 5aiiita(ii FraiKTofurteafeRT meo atre. 
conduxi : nec non Jacobî Lifotii i (ère. 
nifTimi Etrurise duels , plâoris eximli 
opéra > in hic eâdem provincil Floren- 
tine quandoque uTus iom ne , qiso maxi- 
me lieh poiTit ardAcioiavcseas defignarren- 
tiir.Tandem(culptoremhabm, & adhuc 
iHtbeo'infignem» ChriftopiioniaiCcnrioIaw 
Buni Norimbergenfem y atqae ef«» nepo» 
cem,quleasad;:5 venuftè, adeoqaec'cgan. 
ter excufpièrant,ut non in Iigno,fed m xre 
fadx videantur. 

la] Joémn,Bâpt^ùrt mag nsntr. Hb.i.c «^ 



• ' 



DE U O P I N r O N. Liv. IV- y 

fbdqn'ttdît qtté c'eft par ht fympttrhfe> ' Cct;«eaflE«ftk)û fecréee [/Idootnous 

qu'un éléphant s-âdMeit £ i^ } k ta vftë. nùtts Itfiteoir ptéromn pour carcaÎDaa 

d^%âiet^èc%ftpaifamipatHk|>^e piirfeiifit$,d)ès^la.préti)iére£>i^quûiious 

la V^he Aiît le dvo^x > que là dgaé l^Woni^^ftcMfifeiuivahthf hy& 

s'écarte de taiftt^,&qutle fuedbbircir qiietStodeemypiT ose émiâiond'erpritii. 

ctiifpècht fttk^âû pnàt laciguê. Ydl^tc»ou deeorpafcttlcSfqutfiarteBt 

A^l^ £r 7ftivant It même l^ii«^ dccespev^itesy Oc qui vont faire une. 

^age,écabiif une gèandefytittpachieéif^ doace impMflim lur 4a rceine^ou. le 

tn^lepaltlifdriiiâle&lép^âarieriîhnc^ i«tf4^)que^ ôu dMsteramrcKiicrfs : 

le V éMtfè la yi^S Tûlitkr \ entre M & cetcb lm{)Ve(ibiÉ 4irrmint iafifur aii^ 

figuier 8c te m^Ptillb : élr une timpmhlt cèfimu , aifeâ» l^oi|;i^e , <k Aadiàie! 

HYécouctlîabte etitre te (ccM-piort & le qtie Iripéftepiion-ou fen^dan aousefi 

<5R}codf le,Ie (f on êc le coq^^Ie cotbeau & dft agt^éablt ^ ce qui éft la fympaciiiç 

k Mbou y le loup & la brebi^y le cra« ftoettoe.- QûatKi ail^ctMictuioB^ cette feu-] 

p^tifdfirl^bélètce. /ktidriielM'ik^rttti^&mbiciitcoBtdb 

CarAttif^âfVMMpatetlIeraeHtf^^ dè'dléAgMMismia^eKit^^ 

kflézâfdadéluiyft^ftieaveca'hbt^ d*#l'M)gltMéiicfl^ravedidiiyd$deft 

nie > & que c'eft par antipathie, f u*Ufi«^ èe qui AppclteamipMlmr / t . / 

flUtfsfd^tdu^ e vj furpeudMfdanâféne ^ - BaMMMf ^adaRr» îgUiifmM^ 

tentiè^îÉiflknèkéiMttttJltii^iM^^ Nl«t> to^l^iApà^hie , VM^finadéc 

L^Utmê&ffnipimi^^àHëm ëti«if9te^VfWMrj»liai:qut!l^amJb 

^cWW <|ufr oMfpi^aftf par l'ulii^^y pifMcf eh-«ft lMdigfAiii«af ftlUiéu»; 

q«t4qà1I miëM féi^èlW pfli^Méf riMVi Cts I ttiÉW to gp r apttmfkwdég-^ 

^luWIW,«letfffft»qift^«éte^ÎM^ Atviiit]sr<Wiâào4ècb0afMM£fp»i 

re&dcft^^fMI. IjR^aMKm {Alliée éIk^^ : C^f MiMe a biè» linux lâffii à 

flWi^xpI^MJèHirfr'fyjVv^ iéi«ftraklf9«lpailliiéiliscbsirefs^ : 

€ttnpm eniemUe^ mab cercainemenr q^^^SZuÎII v, ^w . ^ r j a- 

.ff»LrJ[IL.^w:«.«^iLl -- ^ S attachent I une à loutre , & lelaiflent 



^ukoiMitte rfiemfi^ fasda v autr e , n e- - ■ -pj^ueV 

découvre étf aucune manière k iéàtfe Par ces je ne fça» 4a6r, ^iV) à rfe peotex* 
dcIafymMthitf. Cctcccdnvcriau(j#& .,. éh^i. ; ^/ f » ^ 

cettccontorniîtéifc qu^liï^aflt^fuppa. ' ' * \^^. 

!^l^i'°^ '^^'"^ ^ ^*^ ^^^^/*/^ r^^il^é cà^ daw fe^cia: «^|- ,;,f^ 

crocBcmeutdcsrcorpuîcufcj*. pitre desarts • * ^ ' .. ^ truâdeiici^ 

.• • V . » . r , . •••. „-''i o :.-• i." "11'. -•'. î 

" ' I ' il I *' 1 * ' 'Z "-" ■ - il T-""-"!'! I 

Mj^i*.. . -s - . , dicerequve; . , ' . 

Idlq^dsnMMIih^mni''' '• te, M.rf. " ' .'^' 



) t* # 



.iKi^/ flfQmmt d€c09ir p m^xr» 4 \, 



1 * • 



mbfcs^ipéves&lQibr^nti, font mw 
ftspatïltrmjédcdtirau nombre desptar 

:t4jW(tfi|p IcméçK principe des fym^ 
pavhie^T^u'^ttja'Crû qoeriwifle^ fcor. 
pim(p»i'4^^ttmidc i (k piqoiivei ouci 
lat^id' ârfte p«r ^à^ fcrpetti jfe gaétit 
ài^i^oiàÙM & fôte âdk»^ to-Mdforb 
aftt tkrédtodile pur Ct gmifle ^ la iMotTu* 
td (fttn retpar û cixair^nifff e« poudre y 
celle d?un thien par fâ peau oa fa lan<* 
gue; cetkd^an crapaud par une pierv» 
<I^i;fe trouve datic hicête'. 

i: fignpfû'piétéaii k'] qvfnm Svamà 
<n mettant rhabic cm la eteidift dPu^tp 
mitttkmmt debaMirbée y ou m^ftve en 
& kwmt de fomtttinMr , en comraAi; 
1er vices . Il ajoute qu'un^vap cjm ^ fer* 
Wà dctiutkifBillts r répand une quali* 
«^SatmrnarefttriOe., &qM lalofaonti 
d(tspf&9i(à icaudi' des propriioés' fort 
àfendu^sv* = 

. G^Stnà» [r }rappevre v» ctfm^ 
jBantipachiesdoncitalétér^orn . Vd 
jour , dic^f je vis avec iurplUb »n6 
lirdupe depôurccaun > qui en plein SMr. 
elle le miroDC tours l gronder- contre 
•n boucher ,& à le regarder d*un air-d^ 
âirie taiwqu*il for pttiich)»l'iouxX>n yoUt 

Îuetqucfoii dans les pqcs d& Paris toots 
ES chiensfortit des maifons , & abboïév 
avec beaucoup de violence cornue i>e9 
ebiiionfiwrsqui tacheqtde le^ attrapep 
pèuvmdvbiYto pe|u# Or cotte amii^^ 
pifibie vitint doJcerqué ï^ bcHicheé Sc^ to 

ies ataimaox qiÂts one frakhemenc 
ttt^ : Al icottime ces -colpulcules dolM • 

leurs habits font8emp!is> ont été tirés 



/ "r 



tés^pnoiouvemenc excvaordfnaire > ih* 
ft'poftem avec violence fiii' les chiéîns 
fiaforleS'pMrceaux , & tes heurtent! 
d^ine manière qui produR en eut une* 
fefeifationxieftgréalàe • 

. C^A toranbn pour laquelle le ftn|f 
d*un homme alfaflmélê remet en- nfou«< 
Tcmenc , ÔfUbv^k de\ft plate à la pré» 
iènceduideot^ierv s*ileft vrai^que'ce-- 
tu arrive*quelquefois , comme les lorir 
qui femhlent y avoir quelque égard^Ie" 
mppoCent: & comme plufieurs autetafr^ 
G4] le rapportent. Cœliiïs Rhodiginài 
Es] cvok que récoulement du fang nd 
peu tétveexCiftf par-cette caufequepen^ 
dattf Vfe/pace de i^pt lieures après If 
mort '•Thomas Campattella' riippcri 
t€ [/} Vksaieœpte d'iuii cadavne deter- 
sé' puv un orage , après a^voir reflâ 
dai^s t% terro pendant vingt jours ^ 
qui jotta dù^'l^Àg à la préfifnce du 
meurtrier. • - ? 

La^bite éehMfféepdr Itiorbetr que' 
produit la^paéftnced'uii homme ^rtief 
Se fangoinaire^ Se par )e<)éAr de lié 
vengeance, répand beaucoup dVfprif^ 
quienvironnent le corps du meurtrier^ 
U sy entretiennent en mouvemene 
psur ik rhaleur ; & s*>l approche di» 
cadavre £ ^ ] , ces m^mes cfprits rcn- 
fran«<kinsla. plaie , heurtent & agt« 
temt iefang quiétoit glacé & y repor* 
t4M un mouvcfncfitqui aveit^ceiTé par 
la mort ^ ce qui fait couler quelque» 
gôueudeceâitig. 

' Garfias <lc' Médicîs s'étant' ^Pf^O"|../i'' 
ché du corps du Cardinal Jean fon fré- giquc'V^*" 
rc qu^U àvôi t pdgtardé , la pFaic jctta ^Su*? **^ 
du iâng. Cofme duc de Florence* leur 



•) 



[ * J CMffend, pfyfic. part, i M, 6. c. 1 4. 

dafi 10* c^2^ ma ^. 

ii'\Cœl,Sjfùdi,smiy$0iÊt.hfK^t^L2'f* St^ 



' til PoteftatIquàacHiûc terTcbltùai. 
tiO) inter occifi fpiritns in Anguine (ii- 
perfHt», âtappèHemiaabefCCitorîcor- 
puicula*! ijs côhfinatllk » qua? oecifîonis 
t^mpore borrereta^fuafmuminettflferuflt. 
Gmfimhp J l^1Stmpéttkiêlf^^6^c*i4» 



D E ^n^ O. P I Rr Q Nl^ Liv.IV. jin 



«féit i jkalaTie^âMnis^ avenir mé- 
.|tiCbfk>ignafd doiKrfiarias wttit tûé le 

La fympâthie ouami^atbtnftânfaooe 

2!qlie4erfe hi ibiiftfe^àfliéfakdetoiitfi ks 
,^C5 naturels. 



fbtitéintlit?».iIkM un tomm traiiwi 
^fptcs^ ^ Tipéitfs & deébîM^m vSc 
i^ciDcxitsiccsaiiîaNniç ycMmrihcÀ'Rii. 
rent aufli-cot à le lécber & 1^ ciârdâbb, 
, LvrHitf itiâ (^3 ^ ^cdptr^lcmlie , 
.itckm : es rrpluadon ^ marcMr fiâr 
Jtilfitt^ fiins en nccettir^iuiunftibfffB. 



SECTTON 



E. 



2?r/ tiop7mci 



Je ptiflfe^ux oblêîviations i|«erié^ na- .màjjne» itiic ikolcn rcflenrir «ilcimeiAni- 
4itralKkawtftid&s(ttrrtMà«elÉiiii&. kvr. l 

.ijtft6adbis«xpè(ôiçflt teovsenfffiili 
Itl^wtit^Jmt'^ i& M ks nwnmill 
4bkot:potic l^icines > <{tio Mfi)u*}k 
iesnrokokdtlurinq^^ Ce^si c(ta(tfe£> 
«é )kn^ plofieorf ankcbnni 8i oicrlumt^ 
-par r c mp cie a r Julien C/\] ^ tqfuiaif^ 
Stit OB bngiiEpaiurllaok bapàfies 4 -* 
Marc Polo rapporte igl qu'aotfb^ 
^s >lefc voit de iSéargic veoâkiit'' aa 
iiioiideMeQl^iiiprDincecl^ttiie aigke^^ftr 
l^paidkjrôitb^ QriaAtqsbksSaké^ 
cidei naMbicttt toiics aîroa Imb atfbbdk 

detVtheh dkNifltt«ppdMoiedb Met 
Mrpi la rteaiqAc âMne kacèq >iC^oa 
ceua ^ &tfAAtM TbâKa^oâmiaM 
la peau la figure d'une lance. Qœ^tis 

Gtoient ^arriliciÉic m tttc o« iioifebfe$ par 
l6fig«iccti*ttne.i«9ce qo'ilu «roicfit tia* 
turcMaamit tskcèt hth peau \ 4e que 
kpMxiét^wmient^mm iMr^ie paifk 
ciiiiéfeà r?éptlile .; «^ ' ^ 

il PlineL#3i.i&PiiDtiiis:{.i]téQiiil 
gnent que plufieurs bomroesont à cer* 

B 1 



Dcf pfyikt f>*^ C * 3 M pkifiw« -ei^ de 
Oc antres • JL Ton hiftoift «fKurcUc fr ipiKk ées 
xace£ d'hommes fingutÀéptS'^ paamiks 
Prylles, les Mar^s 5 iH Pariens » & 
dam nfle de Chypre , ^ùipariiftK af«> 
toucbcment guérifToient les bleifims 
des fe^oms 9 qui épç#^*VoifM : [^ J la 
chdU(édekuçs.fecBtnes « cn^poitffl 
UttriQoTanu au« moHiirf sdesraîpics ^ 
de^ vipères > d^nc la^ive écoit ,pliiiS 
redoutée des iêrpeius ^ qné Teau br<i«> 
Jaott5 & il rac0BU{^r j ^'wi tldantue 
jUlud'uMca^ gui avoir CCI pr^^tot^» 
nppaméUi^mgon > éMnttentià Aoitie 
çn qualité d'ii^baffad^iHP 4f s Qi$Sp#iCitn 
les Con(uljhp^«i^ épfQnvaf ^^tw 9eici| 
naturelle 9 k firent mecre de ibn coiv 



11 



. '' 



^'p «i . « 



• ••••• • • 



[il] PU3. rt^.7. Cl. & mHH . 

Fiducia tança eft . ^ 

SaoguioiS) iqtermm parymcàtn 4tci- 

ditîttfins,, 
Ne qya ut extern» Vcaensaùftara d* 

meoces t 
Letificà dubios ^xj^oraat a^^c par^ 

tus, Lmtu^i^m ^^%. 
C # 1 Wf I». /. aa. f iS^cKréf. ÀiJmç^mri^ 



?^A 



»» 



n^\7«ti> Jt^nawfà XfXtf/i&tv#9 CJtf» tfYfcvoT 
AntholJ.i. c 43. E^^r. i. ' • ' : I 

/£t ^os kaTeèAlte^ eapto^l gnrgite 
Rhenus. cUudimn, 

fib BlMrJMbt * ti (Tnf. f«i%. ijfi^ 

[/] Homidumquoquecapita mpéircii 
nis horis magniftprsû^ ^Mikafii%tàc % 



\aiiies btims la tête bnilantôde clarté , 
& qu'ils n*ont qu*à ic la peigner 6c fret* 
■terrudcmeat t pour en faire forcir des 
àiJicclles. ' . : ' '' ' 
• 'Lccœut de Zuyngle [ i 3; ne put pas 
-stre brûlé • Il y a damrépiiie du d<^ , 
Suivant les Rabbins [ mi ] , un os qui «e 
peut être brûlé ) ni moulu.» ni brifé* 
Ils difent qu'il eft la racine & la baie de 
-tout raâbmblage du corps humain , en 
forte que le^cenr , te foie v' lecerteau^ 
toutsleâ vertèbres en tirent leqr origi- 
ne, >& qu'il eft le germe delà réfurrec- 
tios. Le gros orteil du pié droit de Pyr- 
ihus, roi d*Epire£)9} 9 ne fut poinçon- 
dommage pai? les Aammes de (on bû- 
cher. 

^ Ce même roi avok au lieu de dents 
£parées y un os continu , qui s'éten- 
dait d'un bout de laf mâchoire à l'autre. 
•Le fils de Prufîasmide Bitbynic avoit 
{#] pareillement un iêul ù$ qui lui gar« 
mtbit la mâchoire ï la place des dents • 
;>: prépétitt [p ] fille de Mtthridace roi 
dtfiPonc» avott une double rangée de 
iknts. 
Bc iV'vtû. ^^ cœur de Richard I, roi d'Angteter- 
tcik S« re> (urnommécœur de lion, fut trou* 
vé d'une groflfeur extraordinaire. On 
a cependant regardé la petiteflb du 
xmutl^Jnammc une marque de gé^ 
néroficé & de courage *, Se les natura-^ 
liftes en rendent octte railbn > qu'un 



cœur. 



petit cœur [r}a phu de feu& de tdhmi 

Le cceor do connétable de Lefili'* 
guiéres [ / ] futtrouvé fort petit & com 
ronné de carfcilag^ • ' 

Celui de Léonidas roi des Lacéi^ 
flioniens > qui fut tué au pafiage des 
Thermopy les [ / } fut trouve tout veto • 

On a dit aufli [ir]> que Te cœur 
d'Ariaoméne i x } Medénien étoie 
couvert de poil , & que celui d'Hetfu 
mc^éne [7] fut trouvé velu 8c d*une 
grofieur extraordinaire • 

Quelques anatomtftes ont nié cea 
faits [ ;c ] , rcjettant à cet égard , les té'« 
moignagesde Thiftoire , &foutenant 
que le cœur ne peut écre couvert de 
poil. 

Les Egyptiens [43 croïoient que le 
cœurderbomme^ctoiflfoit touts les ans * 
de deux drachmes , jufqu'à cinquante 
ans , & qu'après f o%ans > il diminuoit 
touts les ans luivant la même propor* 
tion . 

Les naturaliftes ont obfervé plu- .j.'^*^, 
fieurs ib "i fingularités de tempéra- menn u»- 
ments. Une vieille femme d'Athènes §«!»«*• 
avaloit du jus de ciguë , fans en être 
incommodée , Démophon maître d'hô- 
tel d'Alexandre treinbloit au ibletl , 
6c fuoit à l'ombre \ Athénagore Ar- 
gien-ne iênroit aacune douleur lorfl 
qu'il jéilèit piqué par des ierpehts > 
les 'Tri«yritt9 met d^gyptiens , ne 



*' C»! h€CUrc»hift.dêUméitc.pMrtAMv. 

[ » ] Pluturch, in FyrrfK ' 

Ip'iYai.MMxJa.e.t. . 
C^l BrMntQm*homm.iIiuJh.srf.dêfA,i€ 
h fsAyfk. 

i^ ] Mârcur. Frsmpt. i %éSmn*i6t6,piA^n'^ 



fermôn.j. 

' [u] VMlMAx.Ui.cMoMHhJùnltm^thâ$u 
matogr, naturéd. elsjftx o* r.6. art, i. 
- 1 1^ 3 Jiffhmehé Meffinien nvott tue en dif- 
férentes rnumtrts , fHfjmà 300. SfsrtUtes 9 
érih^étêtt/Mtêvé flufiêurs fuit dis msms de 
€€ux ftêi ÎMvmentfiùtfrifmnîir, 
[y] BMUftMmnt/inùfllrts. 

' [&3 Ceèl. Sjfùd^.LA'Cté. 

* [il 3 P//»./.ii.r.37. 
[ ^ 1 S$xt.imfsr.P^rrif0nJ>yf»fjfJ.is* 14, 



DE L* O FI N 

.xecévoient aucun dommage desmor* 
.luresdcs crocodiles s certains peuples 
d'Ethiopie , qui .babitoieiit les bords 
de l'Hydafpe ,. mâjigeoieat Je$ ani- 
m^w Jes^plus ven«>eux -y Fellcborc 
qui.çaqfe aux . tKMnmes «di ii gcaods 
efforts de vomiffements , ne faifoic 
^ aucun effet fur Rufid citoïen de Cal- 
.cis> aulico que quelques grains dfe 
foivre càuib^t.à ChryfirrcQe ides pal- 
pitations de cœur y qui le; mquc&tfnt 
|çnd|u;gerdeçDQurit, & qiK le cbAlir- 
j^cn Sotcricus uç {)ouv«t .ftncif quel^- 
ques fortes de légumes 5 £ms avoir 
un violent acc^ de cholique ^ .Ain- 
dron à^Axgps ètoit (i pen fujjet à la 
ibif , qu'il traycrfoit les déérts lei 
plus arides d<^ liibye^ fans avoir be^ 
foin de boire. " , „ ^: 

Une fille s'étok. fi biqn accoutu- 
mée à fe nourrir de pcùibns i c ]^ 
qu'ils neJui faifoient auc^in maUfif 
qu'elle étoit devenue xllcrmécae on 
poiiôn très fubtil , . . - .: 

Mithridate en fe ÊMUiliariraDtCrfl 
avec les poilbns, fe mk bo^& d'iut 
d*en .receyoM^ aucune ;w$cintCf ^fu ^^ 

On a vu à Paris u? PerfanCeJy 
qui s*6toit., quan^ il vpuloic > ibpc' 
ou btti^.ideiit^ dç Ja bwçh^ , icAem 
remettoit ayçc la, qieine. ^i|iM» Qiv 
lit dans l'biftoire., quq l'empeimiT' 
Juftinien. avoir les orei^es JUpUlas^ 
ce qui le fit traiter d'âne jpparJaifMf] 
tion verte 9 q^\ di YÎfoit alorS;Ç(|Q0»^ 
tinople » Se qui^^^it coptX^ilA ^ Ja 
ladion bleue, ^.^ft4*emper^r:4t»*tf 
chef. On a y>^(<^s lioipmes Tftcpi.u^^ 

i|JUoicût)LJfîlleui:s|c4ie3ifwx..v.i;. i.l :I 



IKO }S^ Uiv. IV. uti 

.' SAiigii6iiT[j}nK»meqaê<}oelqééS' 
hommes rtmuoienc les- deux oieilksr » 
ou une icule ; que ^fautres faifoient 
.fdrjttr èc le^r eftomacxomme d'un iâc , 
Isimordcea^ix qu*ibavoientavaléSi ic 
oitidroient éeuleàient Ceux quils voiu 
Joicxtff y .que d'autres fuoienc > quand 
il leur plaifixt • Il Eût mention d'un 
prêtre nommé. Heftitucus ^ qui fê jet-- 
toit lui même dans une fi grande: lé- 
targie » qu'il n'aroit aucun &nti« 
ment > &.l|aé le feu ne fai£ût fizr lut - 
auc^ae impieffibn ^ fi. ce n'eft par fa . 
dbttlfwqut Ët^oiï dam les œcsnbres c 
.brûlés * japrès qu'il s'écpit réveillé* de 
(on atfouptffemcnt * 

L'auteur des c le ttret concernant' Mr 
l'abbé fiefcberant , parle d'un Efpa- 
f ool !f tffui fçavok lancés > pour^^rnâ 
dire , hors^ de fatGitc::unrdeks yeux ^ • 
fai(ânt rentrer l'autre ml aufllavant en 
pro^uxieur. 

Louis IL rot de Hongrie 9 qui fut 
tuer à laibataille de Moacfas » anroit de 
la barbe i i< f .^ »& les cheveux Uanc» 

: AotpmK femme de Dniius [£j né 
crachoit jamais . La iueur d'Alexan^ 
dre £1} fentoit boa^ & fesvêtement» 
eur^éidiekit'icaiplic de boone odeur i 
cénuMDS'ils c ettffent été parfsmés*. 

Hippocf aie fi^lcnfeîgne^ qoe fheci^ 
mer.tdçy^&'C^nui^ dès qu'on lui a 
coupé? -lat'veine qui ed dersiére Foileilie ;> 

, I Fjwiçoi Si de Gonzaguç duc de Man*- tM. 
tçikt/.l^anc condamné un de fc^df*bS5Î* 
parents à nwac , & à être: pféablb)e*( -cheaj^s (^ 
nwrt: appliquée ia qucftbtt , il àpprrt/ JSwSat . 
qn? IfA cbcf^x du condamné éOMcntr 

B J 



C r J jir»0t. Mf:Cett Riftniig. WrîTrrïîT 
£w]I>rotecitpotaMithrklates facpevc- 
:netiOf 
Toxîcaoepoflentfevanocerefïbi» < 



il} ^M^ 0uhèrf.C^dany4e'fHMlh,' 



#Xj»^,3l9r 



*. •* 



, < • 



c. 






2^-« 



7idovfoMs<oiibUaocstn tmelofiit/^r la 

liiici^ Mantottë rofaodaht^etcojblan. 
< ciseiictbodaine)aBmnt)anipxtdligB;:hli 
/dcçorda-^geaccf; Otf niant «rjirappcni- 
.iBoqiiiàil»ba«he>& les ohdwax^dHici siol 
îfaJeA^oitwn dovf2ireiiCRàti(fi<au( hkmds 
en quatre iieures. JotiAoiî[jw3a vomi'»- 
vp^é qmlques aotrei exemples lie cc^ 
liîaiidMtiPsftihttes». 
9,. Liodkde NsittâuriiCi^? donné en 
3> i&krcttir dek ligsc cadrai àttie^ûroide 
9) rNavarr&Un-chjgnniîhmîroc^tq^ 
,5 ^cittexiefaihcafiache^'kia c&çéiffMiik 
9, îiir la.'roain, hn blanchie toudd^an 
„ coup . C'eft ce qu!tl dit un '9M»r an 
3> Jafarqim de hi. Focce , eki pré&ncdde 
^ Mftdiieu .ion btftoriiDgvaphe .» pfkiié 
P, rappontedansile haitiéfiftç litre M^n 
3, liiftiDJredlijèégiie4!HencLiU« c • 
. PomàsmpportedamlTcsinécniiTres ^ 
que Tes cheveux de noirs dmnrene 
Ûâncs^cn une nuit • 

Il.yatioe comlMabicaticmii'SiitfMe 
<hr«ervGa»'de Ja:më(aâ celui ait l^n« 
fancquieft dans (on fein^ qattcreçc»!' 
k) dQâcnesifttpteflions des objets^ *6^ft 
flgitad des monts pallions: 6c )comme 
ksfibiss>d& Jlcitfant ibnt iextvéniément 
^étioÉcs >jk8c4>ohs adipnsNix detta :m^' 
re y ÉnfariaMp)t' ibuvcnt des traces ¥iiiu) 
Ussqt L^Sr'aii^ehrjiibaJi^ "-o" 
B iftivte :£ftuBte ^iftit ^pùttoàt jat^i 
qtiéki.. ^fttcaiertiitéwrienfa^n^^:^ 
C(f;) là firhietil: qo^ellc entent , fit w)e (i 
vivieijbprBifîan'dansiai] imagiâàtion y'- 
x^abJkfièri Jair^esLiloQ fiiieuctd«lett ! 
, vâcto.fdibleébiie.ne txstneoirff^nitet 



\i ':T^ (E^ i J Cl 

•Mcpxï.lotâfa'iliat fait «herftNè^ , ^ 
Lpriuceqsi 4evôitliii co«ichetfépaûfe 
de l*epée > émut^igé idcdétourner h 
-vue , lui pcm» r^e ^ Wfagc',^& 
Mwjtùi TDêtht^bkm, ^ né sVrtbttfpâs 
^cou^ tfn liètmtie diargé de 4a condiri- 
are4)ùilAill©ic. ' 

t^grftflde nxétntntt *a cardinal Du 
BcrwM^fit âltfîb4rôéà4%^vicqiiefa rtië- 
^iWk-WMtki^^U itfditttè 6!tmk 
iaMi^héq^t. : ^ - > ' - ; '! 
• iUi4e>*iiWftSfrflc- Sans le Bettrtfft tiéè 
Aïisrmiifliftli bwed'âiîde'ffcs'bm, ^airi 
•cç4|ue W.fa mér^ijtaht'^dffe dVIte , H 
^ta^envkon vingt -ans , rcgartteitfi3ee?i 
firent lit feuvcAtUn tableau» qm rcpfé* 
&ntoiiAir»e faintè, dtmtle bhtsàrretfi 
dxoiidttjxrigfiet patâifffoit coupé pîtf là 
bordure. ' ' - 

fittïtehémé-t/?i ,Vtrsl-an t î40.iPna- 
qUic>ulîenfilîWteAÂlablci tmcirutiflx i 
ripant l«t ^lésjoH^t , le col panchc , detf 
flftrqiwsauxf ié^8rat«^ahTS. 

Les cflFets de rirhagîrtariàn ife là 
nnéiîe^rles feéuirrc temàrquéntWnflî 
dam ics^animttuk . Jacfab mtttolt der 
branches ^towtncfto's dàiis hrt fôntai- 
w^K^litÀ ^ ftôupeanif alteiènt 
bottfe 5 Hân ^e le^ ^tfiwx qui nai. 
twiirtit ' fûdeiil »marq^é*dé ditt&rehres 
cîddlciffi^i'^ce qii'if ayok été ron- 
vwio-tfttt'e JfJttbb & ^LSftitn ', ^ue Jey 
»(itt|^lrti«lc<'^-«ufcér'-ttnrfomte lap^ 
p«rt0ridWîbntà LabàVi , de CeUM de 
cd«lè«t'iiivet^fiflétS'à Jacob .^ 

•Ki^ te'Caté de faiht -Jacques de U' 
DJHikk r r T ^ï% tirie litae^fle P^énties/ 
trWiWi^H ^mois^è WaVs r/jU dans 
le cimetière •/ ttht^ "éf^it de f apîHon 



.•■' 



J^^-^iêmm 



^M*—>iA4a 



I I n mit 



> ■■ >■ 



[miJ LAnrentius Sannutu9 Pâtrltins [a] Hry? diFr.dHp.DMfM^mi^p.iiiu 
Venetus hotâmçnnutuctt (^Mio caniis i»/V* . ^ . . : ^ 



D E UO P f; N 

la tjçpç û 6gp«Ci 4'iw tête Hif Q^Qflt > : 
de. la elongucar dç ToaglQ.» ire«tfBK{ 
ji^aicement colk^ 9^^ vppçtfoiicc 
fj^ IcscflmetBcat&d'é^^* PttJipM- 

poil b^9i;rpt4Q nf^f-^âfrjsMlfic» iliMn; 

UBt aâe^b'wrn fe' velours , r * 

^ Lari)6«iar4)4ie, [ / ] 4'Afi0oi9$ ^ fi( 4^^ 

I^iH^£^Lc curies ci|fi9tf:ii^ ciwi j«7* 

^ Ujk.4ilè4ribj40UtSr If («i»^ (Mrs 
mères ne refpircnp-fM pM:1i^ibbiçlW)k 



Pa^r»? 



!••■ 



Wii pl^rfiçteip 5»fickf4t' 



nç t ;;, 9f cftii3»«L' ^q: ri» : CÛrmMott . 4» 
iBaqi; ^Wj4ù)»k^ n^fkp«4iQMi^ PAO; 

a deux oavcrçiï(r^iHi(tr»vw d«lq«cl** 
l^M ^P^TCÎMiilito pa9,4(^ 4oWe9 vàM-a- 

cxrérj(euF> ni des organes de la refpira* 
t ion. Dans krs animainr a7nphibttS,Ç0in-"* 
riclçscaftoirs;, jloi^tre^ »»ccrcçJki4 iic 
autres') ces ouvercur^inc & :&Dcxxen)Ck 
jasi^is.. Il iôttoiDveVi09 hommb^ > % la 
vérké en fert ptfïfc nombre , dâçris^lcfti 
qucfs elles Jiç le fcjrpaent pas non pîus'^^ 



|>|I <i|il I i I ■ |i 



'. t 



I iii>i 



I O N:^ Lir. IV. r; 

Gciiu)iMBt»pc»yetiC^j|ifc danrikaA; ^ 
fii<)lfeAiaip0fl^yeAolé!itàodrlairid>^£it, .* 
Icor fçrraiii^Jaigorg0^.Tdrafitiécir Itt^ 
pfa^ng^urs cclélm^ Aobx Ittûftotcd iiie- 
meuCfton. 

iScyUibs > a» rapport d'Hénodote # 
ptofigéa) drptthi Ui cote ée Mafnétib.. 
jui^ttcn L'iAc d'Euhée.., pmrrtpoffcer 
a«9tGroci Jk noutelk du muifrage dbs> 
PMfes. :HjtT9^QCff&C:40 otïnageanr ed*f. > 
tre deux eauati qintrevingti ftades ... 
Péntamis'^ Aloxandue lei Napolitain , 
Sole jpéfê KUcber oae pacléd*(ttii SkU r 
lipwcnnÉaD^lsrpQi&in GoiaS) [>}? 
qfli ^étoir abGbtttànéidn A}taÊnàtbr 
ïfcfchA diemilimtos tc-jim oaaM^m 
fond de la mer , & qui ditti^ine 6ibM» 
plohgmrv I i}o^iid0tnctaùît{^qucûis 
qiiaiDr oacifii).:)inin feiu Pcaui*, oikt ; 
il YivoiQ dô pcédbti cradi. }lk eiic Tatu 
dabojd'altaidMis te §ooSBt€it<^nb^ 
ddchàrcbof'aiiiàqBOpif jd'oc , ^cpirl^' > 
ciàik fbi del.Sènler ]ri arirâilc ri^tmé^ex^^ 
près, cotxiooiiiafcprtà qrfîbphipiifeitfj 
aift plangamr i. Cdbt ibfteiica dsim.Ie 
gp uflf t e p iB ft -dyTOrtois -. quagtgdfhc ubc '^t 
âtrepaiiKtaircoJh eoirpK2èrhLnwiii)vrii> 
y td e faudi r nier tfeyioode fep , ptao^^a^T 
gaœ^unabovirc) ptefoq dYir.»}qtta im 
nèneLvoi: 7 «voit (jetait , /mais. il :^^ 
scftaiciiigiomBmidfvt)té;; ' r-) . i:::> 
^ Les uns foutiennent que ceux à qui 
Ton ^rcc le dtapfiifi^Bnvsd^incovp <ti* 
p(ie! )(0if Hirmeuxi^) c^KMHdMPc:^ qii^.> 
Ictto boacH& hf dilate^comme^^uand bi»: 
rit; les autrci"Wjtc<înt cette bpijDfîon" 
cpnimcc6û^r$l.rtifV^^Jç^ti<n !' 

*,Oii crpttYp fur le îcp^ de 1^ yui^ 

, .... 



( ♦ 



^ 1 



[ # 3 At Hercules rifus pracccttciHe j8t" 
cctevrimusMllît^^itfdt^efimiittiFcfi^jffi n^ 

C«3 Neque id tamen eft de* <s6ihi{>ii§ 
omnlab Terum : plurimi enim ante id 



. » 






tempm rident . k»rM^ îjk Fffir.Bf «ml A7« 
[*] M.HerqMi». . -."» ',' ' 



.- r 






M • 



11^ 



T ; R A r.r E* 



•rdkaîreT* vûi: de ScraixMi le Sict Inrn portoit [r] doU 

ïbferî'? pforooritoirc âc Xy libécTii Sicile , » juC 

tions • * qu'à It ville de Catt hage , ^dgtiée de . 

cent trente-cinq milles ou environ qua. 

rante-ciaq ljeuës,& il comptoie les vai(l 

feaiizqaî ibrcoieiit daport deCarthageJ 

' Les'Gisnmfophiftcs regatdoienc Û^ [ 
xemcht C^] Je âicil ; Uy a des feataies 
en Scytliie£f ] qui ont;de«X'pruiieUesi&' « 
quitaentparJeurso-agardst^r .:. ^ 

. Pline [/ ]&it mention de deux pai- 
res de gladiateurs quravoienc tes paiu 
piéres immobile^., de qoektue coup 
qa'ilsési(eht menacés: &tl; ^uteque 
cetteitttfiépidiÉéiîxtraovdinaire les renj. 
doit invincibles.: . r . i' : 

Autu.Gelleparledecèrtain$|»euples 
tg }qui voïoienc mieoscJa nuit que le • 
jour i L'empereur Tibère [ 6 ] voïoic 
clair daût!'ies>cénébr6S pendant ^ueL. > 
ques moipepts après qtt.'il £\étoirévieihî> 
U«. Cardan i;i3..(^vântcdeilaiacultè 
dcrâiijd^iilâaasleitésiisbres* ' r^ \ 

: Ledoâeur.firJgscIitM]qu*iLacoim' 
nu un Jionime d'un tempérament fort* 
<:Haud ^. .denseuranfi dans le txxnté et 
Be^fûtdr^ . qui jàu^rand ieohnemenO 
des aififtantsv powh^it lire une lettcd 
d'uàibont à raittre, danttmlkuiiob*: 
'Cur , qu'à peine y/pouvoic«oh difcitr%. 



li^r la lettre . Ses yeufx nedtflfécdîéntw 
rten drceux' dés autres hommes ^ fl ce ' 
n-cft qUt'Hi prunelle étoit plus ^ratide . 
Les diats ont la prunelle fenduëen fong 
[/ ] , & no(n pas percée en rond •, & cct-1 
te ferme ia ^nd plus capable 'de rece« 
v^ir une plu^ grande partie de raïbnf 
dânf lafbibtè lumière de la nuit. Ld^ 
dèâêur^tltii leur attribue outre cH*' 
une lumjérequi lôrt de leilrs yeux . Il ; 
rapporte à ce fùjet , qu'il a connu un * 
hommedônt le cerveau étoit d*un tem- 
pérament fi chaud , qu*après^voir b& 
largement d'un vin fpiritueuit) itpbti^ 
voit tira diftlnftèhient au ^lieu de lu - 
nukvdôntlaraifon lui paroît ^tre>qufc • 
kst efpfivs animaux étôient comme en- ^ 
flammés> & qa*ainfi fortant de ritts>ils' 
jetcbièntlttf^éclat à Pentdiir é'bux^y par 
oà îls^éehiir^iétltl l'air v ' ^ i ^ 



j> 1 1 (> 



\îi 



^'StlfVàtif tcd 'T^ferïnéMenf ,' tth^cèrù 
veau Ibrt vif Si^iirt ttÀplt'd'e<prits'âh&.! 
noèuXQtlMis^ih grand Wou^^èfmehè ^ ic^^ 
vroit en s'éclairâHt lui-même, êdhMt^ 
za(^ \Gi autres v II raùt<avouer qub nous ' 
nr pouvons concevoir d'une martiére' 
necte^tei9t'èèqut(è dit des e^ritsant-^ 
mauxs^ 'Àten géhétàt l^^ tout ce qilt^ 
ne tutrihp point feus leiêns.' 

. Rkne ditàprè^ Ariftote [h^lj que 
dans leis ports de mer per(bnne M- 

meurt 



• 1 r ]. Clcero tradidit fiilfle , qui pervi- 
deretcôntum âc triginta cptitlque millia 
paiTuum» Huk^^ nomMM. Vanoredw. 
djdit StrabQoenijVvocauim^ folitum au- 
tem Puniçio bellp j é Ly libséo Siciliac pro- 
montoriô % exéunte.clafle' è' Carthaginis' 
porta ) etiam mîmeruth navium dicere • 
jfUn,lib.T^.%\ VaLUmx R^. x .f «S . S9Unx. i .Cl. 

t/J Centra commiaatu>pem altqnam 
mon conoivèbaat ) ob idque ijfivi^. ilm. 
i. u.c. 37. 



' [/] CardanMrerHmvariiK li^mî.c. 4.^ 
' C * 3 Theohg^iyfiqM M.VtrhMtn , fart. 

.C/1 HuiusufusjeftoQaUpupiUamquafi; 
jubare inibil to iliuminare^ ut res noûu ic - 
ib tenebris pcfitas circumfjbicere valeat;^ 
quare in fele plurimùtn illuitris eft > at ho^' 
mini, avibus, pifcibus prorfus deeft. yviili/ 

[m 3 Naturas verè renim vis atqae ma* 
jefta^^ 4n omnibus mome«ti$t,fide caret • 

. t»3 Hisad4icAiïAjC)(el^AuilumMUi 
mal mfi sefiu a:esedÎMK& Qxpûraré 4 H^. 



f . 



DE L' O P I N 1 

fnênrcque pendant le reflox • Cette a- 
pinion s'eft con(êrvée depuis Ariftote 
jaiqa'à nos jours. Les médecins des 
YÎUes maritimes de France» d'Angle^ 
terre 8c de Hollande ont ftttvile fenti* 
ment ancien ôc général 9 lâns faire at« 
tention aux exp&iences contraires . Un 
commifiaire de la marine de Tacadé-» 
mie des fciences voulant confirmer 
rautorité des anciens par (â propre ex-« 
péi'ience, a prié les religieux de la Cha- 
rité qui ont Coin de Tisolpital de la ma- 
rine à Breft, démarquer avec exaâi- 
tude le moment précis oà mouroient 
les malades qui leur étoient confiés : 
& par les regiftres qu'ils en ont tenus 
pendant les années 17179 1718 »& 
les fix premiers mois deiyip. Ileft 
mort de Aux deux hommes de plus 
que de ju£uit • Ce qui renveriê de fond 
en comble toute Tobfervation d*Arif- 
tote« Lemémecommiflairedelamari* 
lie a prié un médecin du roi de faire 
de pareilles ob(ervations dans l'hôpital 
de la marine à Rochefert y il les a au(fi 
fâk (aire dans les hôpitaux de Qaimper, 
de Léon & deSaint-Malo9&eiless*ac. 
cordent ï prouver que les malades meu- 
rent également de flot & de juiânt • 

Les Européennes qui vont à Bâta- 
TÎa [tf], ont un lait fi ^té 9* que les en-» 
fisints n*en veulent point : il £iut iè iêrvir 
de Négrefles pour les allaiter, apparem- 
ment la chaleur dilate les vaidTeaux dell 
tinésàfiltrerlelait9 qui laiffentpaflcr 
deslêls dont cette liqueur eft trop im« 
prégnée-.au lieu que les femmes du pais 
ont ces vaideaux plus étroits ou plus 
iermes,& moins capables de dilatation, 

Barthotinaob/êrvequedans une fàmil- 
Tom. II. 



(y N. Lîv.ïV. 17 

le Danoife les hommes avôient du lait $ 
& Paolo Baccone raconte qu'un païfiin 
natif d*un village près de Nocera dans 
l^Umbrie, aïant uit fuccer les mammel- 
les à (on enfant 9 après la mort de (a fem**' 
me 9 il y vint du lait en abondance • 

La conftruâion du corps de Thom* 
me 9 dit ^] Plutarque 9 & la figure de Ik 
bouche 9 prouvent que la nature ne Ta 
pas fait pour fe nourrir de la chair des a- 
nimaux « Il ne redemble i aucune des bê- 
tes carnatfiéres *, il n*a ni bec crochu 9 ni 
ongles point US9 ni dents aiguës, ni Tefto- 
mac auffi fort5i tu Soutiens le contraire» 
ajoute le même auteur, dévore un bœuf 
à belle dent , déchire un agneau , mords 
dans un fanglier vivant. 

On a trouvé dans quelques cada- 
vres [f ] toutes les parties tranfpofêes* 
Un (ctiérnî plein de ânté& de vigueur» 
que Ton pendit en i^3a9avoit toutes 
les parties du corps dérangées de leur 
ordre naturel : le foie à gauche 9 la ra- 
te à droite^ la pointe docœur tournée 
è droite : 8c dans les inteftins & dans 
le ventricule 9 tout étoit hors de fa fi- 
tuation ordinaire. 

Ariftote [r] dit qu*on a remarqué 
plufieurs fois I l'ouverture des bctes à 
quatre piés9 que leurfoie& leur rate 
a voient changé de c&cé. 

On a trouvé dans quelques peribnncs 
des reins monftrueuxC/],& qui avoient 
des figures furprenantes. Plufieurs ont 
vécu uns rate [0, d'autres avoient une 
rate double • Le cœur d'une femme de 
cinquante-quatre ans 9 qui navoitja* 
mais )oui d^une bonne (anté C«],aété 
trouvé fans péricarde . Une fille d'au- 
près de Sens Ix] , qui mourut à Tâge de 

C 



M JQ^* ^ ^éusd. dêsfekm€*MniK 1707* 

[pi flmiârcb. de sif/imintiét émirnêBum, 
Bkt. 

[f 3 Li Vé^tr , imr. 63. & frefi ci^sgring , 
fMTt^ *• PMfin J. r . Uttr. 52. 



[f] Jûtim. des/fMv. du 1 y Août 167%. 
[pi tSfi. de têUnÀ. des feiene, éum, 1 712. 

M Bifi. O* M»ti^. defêris 9 fër SmmvmI^ 



** 



18 ; T R A 

dit-hoît tm > avok deux ccsors; 

La m&nc observation a cté-£|ice 
âeux fois IjrJ Haas <kux pcKonnes 
àoot les CQPui^ doubles ^toient req-^; 
vcriis.. On a vu dans 09 en&ac de cmq 
ans. è Lyon dû » k cœur placé du co-; 
té-dfoit > la; pointe vef s la mamkmelle 
droite. On a qaek)it€fois trouréC^]- 
tx^utes les parties contenues dans la 
poitrine & dans le bas ventre dépla- 
cées: la baie du ctmit tournée vers le. 
Coté gauche ; &: la pointe vers le coié 
droiti le foie àgauChe> la rate à droi- 
te. Tantôt c'eft une artère [W, tantôt 
c*eftlarate qui eft devenue ofleuiè. 
On a trouvé un os [c] dans k cœur 
du pape Urbain VIII. & de petits os 
iotmésdans un cerveau. Un bourgeois 
de Sedan fentit Ses os idl (c ramollir 
de manière à pouvoir prendre toute 
ibrte de figures. Se il décrut fi fort, 
qu'après avoir été d'une taille ordinai- 
re , il fe vit réduit à celle d*uneoiant de 
deux, ou trois ans ^ 

Bayle rapporte qu'on a vu uçie fille 
Zel aiânt par tout le corps des cornes 
ïêmblables à celles d'un veau . 
•ïracaftor vint au monde fans bouche 
iffilcs lèvres étoienc jointes m! Ëillut 
qu'un chirurgion lesiui .^parât avec 
un rafoir. 

Aftaxcrxéi toîde foir Ar [jleut le fu r- 
nomde Longuematn , à cauiêde la Ion* 
gueur extraordinairedefesbras , qui é. 
toit telle , qu'étant'tout droit il pouvoir 



r T B 

toucher (es genoux » Strabon 

que ce roi fut le plusbel homme de ha 

temp& quelques-uns ont enteiulu par le 

furnom de Longuemain l'étendue de lai 

puillance & de la domination d'Arta^ 

xerxés. 

Les naturaliftes ont écrit qu'à trois 
ans la taille d'un enfant [à] eft la moi- 
tié de ce qu'elle doit être après qu'il 
aura achevé de croître • 

Suivant les obièrvations & les expé-» 
riences faites en Angleterre , nous fom-r 
mes plus grands le matin quand nous 
nous levons>que Jorfque nous nous cou-> 
chons le fbir 9 parce que la &tigue de la 
iournée affaide & comprime lenprfs ëc 
les tendons des jointures, & le cours des 
efprits lesdilate pendant k repos • Le P. 
Alegambe [ij témoigne quelejéfuite 
Mariana mourut en i dZ4 , après qua- 
tre-vingt-dix ans de la plus parfaitç 
chafteté » d'où eft venu peut-être , ajou^ 
te cet hiftorien, que fes mains furent 
auflS iôuples & maniables après fa mort, 
que s*j1 eût été en vie .J'avoue franche- 
ment , dit Maimbourg , que je ne vois 
pas la liai ion de ces deux cho^s . 

Pline attribue [iU ^ la pudeur qui eft 
naturelle au fexe féminin^ lacaufe de cç 
qu'on a obfervé que lescadavresdes 
femmes noi'ces fiottent fur le ventre > ai^ 
lieu que ceux des hommes fo^t renver^ 
fésfur le dos.CœliusRbodiginusen 
donne une autre raifon très naturelle, 
i^voir, que les parties antérieures^ 



1^*" 



' y] /oHTf^, d^r/fito. ^ ^ . Mai 167?. 
[z] Jtmm, Jes/fM'V» dm V Tév, 1678. : . 
\m\ Jêurn^ iefuffmv^ du x^Jmim. 1 6 S 9. 
'6i\ H0, de i' acsd, des faencm ann, ijoô* 

[r] Jùum. dêsffmx^dm i.Mars 16774 

[«] B^i9r0p$thLdesUrir^fmliiPi6î€. 
If] Os Fracaftorionafcencideluitergi 
(' jSedulttsattentâfioxit Apoilo maau. 

£1 j Srrst. Tth, 1 5. ?UêtMrch, in ArtMcnx. 



Xh] In trîmatufuo , ciiique diinidiam efle 
jnenfiiram âiturae certum eil . Plt»* Uh. 7. 

£#] Bayle dlEt, crh, »pf. C,/ur Marians . 

[ir] ^ribit Plinius virorum cadavcra 
.flaitaieiupina > âsmioarum prona « valut 
pudori earum parcente naturâ. Verùm & 
êc boc lUturalipeovenit ratione, quiando 
mulierum antica poAicls longé pernof- 
cuntur pooderofiora , meri refpcâu & 
mammarum,.quod in homine contra iit 
OnnÙQÔ • Ceti, Mhùdig^ Oh, 3. c. 10. 



DE L'OP I N 

câmme le ventre & krmammetles (ont 
bcaiKToup plus charmies^ pUlî ptfatv 
tes dans ks (caxtùcs • 

Hippocrate [/] die qa*oti troutcra 
pre£]Qe partout quelque conformité 
entre les mœurs des hommes^ tic la qua- 
lire des climats qu'ils habitent 4 

Ariftoce tient [«0] que les nations des 
paià chafuds font plus ingénieufes» & 
celles des pais froids plus courageuses* 

Suivant Héradite [»] » dans tos païs 
chauds ft fccs 9 la conftitution des âmes 
eft plus parfaite. 

Lestempéraments des peuples» fut^ 
vant les différents dimats n'ont pas 
changé. Vitruve, Tacite, Pline, Ce- 
far , Strabon ont dépeint les SepteÂ- 
trionnaux robuftes , grands, fanguins, 
beaux , blancs, gaillards^ velus ,belli. 
queux , grofliers <i efprit , grands bû« 
veurs , aïant la voix forte , fujetsà la 
goûte. Les Africains &Méridionnaux 
paroiflent n'avoir pas non plus changé » 
étant toujours petits, noiraux, mai- 
gres , crépus , fans poil , (bibles» fobres > 
inélancholiques ôc fort spirituels • 

Huct [d] obfcrve cependant qu*il 
6ft arrivé dans TeTpéce humaine d^ 
changements confiderabt^s : que par 
exemple, il n*ya plus la même diffé- 
rence de la taille de» Gaulois 8c dti 
AUen&andsà celle des Romains» que 



I O N. Liv. IV. 19 

du temps de Jules Céâtr . Végéce [pi 
a remarqué que les Romains n'étoienc 
pas coâiparaUes aux Allemands pour 
la hauteur de la taille ^ ni aux Efpa«- 
gnols pourla force & la vigueur • 

Les efprits paroiflenc encore pi os dif. 
fërents de ce qu'ils éfoient autrefois» 
que les corps • Ces Athènes fçavantes âc 
magnifiques ne ibnt aujourd'hui que 
barbarie . 11 feaible que les Mules aient 
tranfporté leur i^jour dans cette H^ 
lande [f] décriée autrefois pourfaftu* 
pidité . Cicéron [r] dit des Gaules : 
Qu'y a-t-il de plus (âuvage que ces 
païs \ de plus impoli que ces villes l de 
plus farouche que ces nationi t fil- 
les font aujourd'hui la fource de la po- 
liteflfe&dubongoût. Mais cette dif- 
férence des efprits ne doit étrerap. 
portée qu à l'éducation . 

Lucrèce Is] prou ve combien te cli. 
mat influe fur notre tempérament % 
piurleschatigemeincs qui arrivent dans 
lafahtéde ceux qui changent d'air St 
d^au. nutarque tén^oigne queccua 
de la ville haute d'Athènes étoient de 
tout autre tempéramentqueceuxdu 
portdePirée. 

Ceft une obfervation fingutiére qud' 
les Américains qui habitent les mêmes* 
climats fous la Zone torride , que lesr 
Caffres & les Nègres, au lieu d'ctrc 

C 1 



{n) UEû terra eft ficca «anima iapien«^ 
fifluna eft À: optima. tkrMcHt.af^^Srsni^ 
hiji. philêf. pénrt. I. m lùrÂcUt. f,tl6. 

. *(^) Nullftaliirevidemuspopi^^Rw 
maaum orbem fubegifle terrarum, niiilar- 
morum exerdtio, difciplini caftrorum > 
uûiquftmillti^^d euioi adverlus^Caitor.. 

rummultitudinem paucitasRomana va- 
luiflet .' Qttid ad versus Geananorum pro- 
ceritatem brevitas potnifletaudère^Hif* 
panes quidem non taatùm numéro , ied 
atiam virlbus corpor^ioi noftris praeftitîfle 
' ' feftom eft. Afro^nuu dolis at<^e di^ 



tiis {cmpûT împarcs fiiimiis. Grccohim 
artlbus pr^dentiâqae nosvincinemQun^ 
yiamdubitavit. FUv» V$iif.dêremiUtMrt^ 

' iq) On iîfnt m pr9vtrhi : auris Bâta va % 
Batavumingeniom, pêuirêxftêmirênêffrhi 

(r) Quid illis terris afperius.^QuiJin- 
cultius oppidis) Quid nationîbus imma* 
.Mm? Qif.prj^Udefrovtnc^çonfHUriff. ^ 

(i) Nonne vides etlàm cœli oovitate 
&aquaruai .^ 

Teotari , procul a patrii quîcunque 

domoque 
Adveniunt, îdeo quia longèdiforOr 
pat aër } iMcrer Uk» 6* ' 



10 T R A 

noirs comme éoz t font plus blimcs que 
les Efpagnols . 
'4« On croïoic autrefois la 2Lone torridc 

tmâé^^iSt inhabitable. Ariftote en plofieurs en* 
««n»*^«^« droits ck (es ouvrages , & Pline W 
nîondciui^rontaffuré. Maison fçait par des re- 
.cicM*; lations . fûres , que la plupart des ré- 
gions fous la Zone torride, abondent 
en eaux & en pâturages > & que la cba* 
kury eftfortmodérÀ:. Les vents qui 
iontcaufés par la raré£iâion de Tair 
échauffé , y ibnt plus régulien que 
partout ailleurs > la fraîcheur des nuits 
y eftpl us grande > par une plus grande 
épaiffcur de Tombre > & par l'interpofi- 
tion du globe terreftre dans fon plus 
grand cercle > outre que ces nuits (ont 
bien plus longues que nos nuits d'été. 
. A regard des pluies lu'i dont la 
matière eft fournie par les exhalaifons 
& par les vapeurs répandues dans l'air > 
ç'eft le foleil même qui les fait élever 
plus abondamment dans fa (ituation 
perpendiculaire 9 & qui les réfout en 
même temps en torrents d*eaux« 11 
fuit de là, qu'à la diâerence de ce qui 
arrive dans les Zones tempérées & 
dans les Zones froides» qui ont Tété 
quand elles font expofées moins obli- 
quement au foleil [4^3, & Thyver par la 
rai(bn contraire; Thyver ou la iailôii 
des pluies fi>us la Zone torride» eft 
le temps du paffage le plusdireâdu 
Ibleil fur elles. 

Il n'y a dans ta vérité > région plus 
douce ni plus tempérée que fovts l'é- 
quinoxc,dittepére [y] Jofcph Acof. 
ta^ tout ce qui eft néanmoins fous la 
ZcNie torride > n'eft pas d'égale tcm^ 
pérature : en quelques endroitselle eft 



ce 
ce 

€€ 



ce 



I T F 

fort tempérée, cotnmeenQuitto» 8c 
aux autres parties du Pérou ^en quel* 
ques autres endroits fert ftc»de , com-- 
me au Potofi^& ead'autres fort chaude, 
comme en Ethiopie, auBrefil&aus 
Molucques. Le même auteur avoit 
dit auparavant *, „ Aïantlucequeles. 
poëtes & les philofi>phes difent de la Zo- 
ne torride, je me perfuadois qu'arrivant 
à l'Equinoxe, )e ne pourrois y fupporter 
cette exceffive chaleur, mais /y expé- 
rimentai tout le contraire: car m'y trou- c< 
vant dans le temps que klôleilyétoit. u 
pour 2Lénith au moisde Mars, j'y ientois ^^ 
û grand fîroid que j'étois contraint de me 
mettre au foleil pour m'échauffer. ^ 
N'avois-jc pas fujct alors de me moc- ^* 
quer d'Ariftote & de fâ philofbphie , ^ 
voïantqu'auUeuâcenlafajfbnoik touc tt 
devoityêtreembrafé de chaleur, fui- 
vant fcsri^les>moi & toùts mescompa- 
gnons avions froid } 

Les grandes armées & les puiflTan. 
ces formidables izj] font venues du 
Septentrion: les religions , les fcîences 
occultes , ck la philoibpbk , les mathé* 
matiques , & autres fruits des contem- 
plations profondes font venues du 
Midi; la politique, la jurifprudence » 
l'éloquence font plus convenables aux. 
régions tempérées 

Il femble que k nature fot autrefois 
plus fëconde * On ne voit plus fbrtir 
deseflatnsdepeupks nombreux, pour 
chercher dans de nouvelles parties , 
une nourriture 6c une fubftftance <}ue 
kur paîs ne pouvoit plus fournir i 
leur multitude^ 

La première conftitution de Tunù 
vers M» changée d'abord par la chu* 






C€ 



(0 tlin. lih. % p. ^% 

(h) I^, deSifhès , thf, 5. f. ^ti,» 

\x) Nous Avons 0tfervé dsns le cèsfhrt de 

ÎMftronmHt , que le SoUUêftplus Mn et nûHt 

in été i&pba fris m hyvn • 



(y) U peu ) êfeph Acffiâ > M. né$ntr, dt$ 

ludit ylîv.zch, ^. 

{t)S9dht. déUrépM. Uv. 5. 

(m) Boffuet. bf/i. univerf. M. pfift^\^ M» 



DE V OPINION. Liv.IV. ii 



»f« 



téit l'homme ,fuC aflbiblie de noureau 
par le déluge . U demeum une impref*- 
fion étemdle de la vengeance divine • 
Les focs dé la terre forent altérés ^ les 
herbes te les fruits n'earent plus leur 
prénaiére force r Vmt chargé d'une hu- 
midité e3cce(Bve> fbrdfia ks principes 
de la corruption > 6c lanature a tou* 
jouri dégénéré • De fiécle en fiéçle , 
ks hommes ib'i ibnt devenu» plus 
fi>ibles> & plus mauvais > fuivantie 
ientimenc d'Horace. 

On a peine i croire &r le témoigna^ 
^ifcgimii* g^ dç5 biftoriens» la grandeur des an- 

ar4c»viiiewckniies villes • Catoo donne à Thébes 
d'Egypte[^]» quatre cent» ftades> ou 
environ vingt lieuirs de loiu^ur. Cet- 
te ville eft renommée par m cent por- 
tes, & par les deux cents chariots Id] ar- 
niés en guerre» q«*elk pou voit £ûre 
ibrtir par chacunedeces cent pones. 

Artftote {e'i > après Hérodote £/}» 
décrit Babylone d'une celle grandeur, 
que les ennemis y étant entrés par une 
de k$ extrémités, on ne fçttt cette 
iiOBvelle à l'autre bout de la viUe » 
que trois jours après » non à cauiê 
d'aucun obftade qui eût coupé la com- 
munication , maisàcauiê de l'éloigné^ 
nent des deux quartiers de h ville. Hé« 



todote ig 2 obferve que Bâbylone for- 
moitun quarré pariait, dont chaque 
coté avoit cent vingt Aades de long ^ 
que fcs murailles écoknt hautes de 
deux cents coudées de roi fur cinquan- 
te d'épaiflfeur, & que la coudée de 
roi étoit de trois poulces plus grande 
que la coudée ordinaire > enfm que 
cette ville fuperbc avoit cent porte» 
d'airain. Qjiince Gurce dit ih} fur la 
grande enccMite de cette ville % qu'elle; 
n*étoi( pas habitée partout , Se que 
dans ks endroits oà l'on avoit conftruic. 
desmaifons, eUes n'étoieot pas conn- 
guës. Ucroit que le motif de les CépareK. 
ainiî , étok une plus grande (ureté «Le» 
prophètes IfateCi]& Sophonk[Ôont 
parlé de l'oigueil de cette ville • 

Si Ton en croit Diodore de Si cile 
£/] » Ninive avoit cent cinquante fta- 
des de Iwm fur quatre-vingt-dix de 
large, & ton circuk de quatre cent» 
quatre-vingt ftades rcvenok environ I 
vingt quatre lieues: ce qui (e rapporte 
à ce qu'on^lk dans Fécriture fainicque 
JonasCMi}emploïa trois journées^ bU 
se k tour de cette grande ville : Se qu'il 
s'y trouvoit (îx-vingt mille enfants qui 
ne fçavoknt pasrdiftingucr kursmain» 
giiucheide kursdroites. 

C 3 



MaAiiWilta 



ttj Damno(»qnidoosia»ntimitdfe». 
iCtas parentum» pejoravis^tulic 
Nos nequiores , mox daturos 
Progenicm viCiofiorem. Hér. 
*t^3 TfTpetniffia çâffêL ri fimiK. Sftefh 
^jumt, de urhtbê in vùcê ^éémfhJ 40 



SfTMk. UKi? Mn. Uh.^. C.9. 

C#] Arifi9$.fêlhit. Bk^i. €.%. . 
. [/3 H^W*^ Cliê. 

[/] Hêr9i9f. cnp. 

[À] Acnastotamqoidemurbemteâis 
occupa? entiit ; pernoin^inu fladiaha- 
bltatur ) nec omnia cootîouafuxit «credo 



qma tutîttsvifiMneftphirlbus locisfpargi 

[1] ïfaufah dire i Baiflom : Ego fttm>5c 

ftoil eft DraBtefmtf sànplîus • I/mÏ' r .47 • '^* ^' 

Egd inm » Se prstter^tie non eft altéra • 

tféÙ* C.47- V.10. 

IkZ HsBC eft civitascloriosèhabiun» 
in confidentii .* max dicebat in corde (uo ; 
£gofnm^& extra me non eft aliaamplius. 

Siphon, c, z. V. 15. 

[/] Diêd. Sic. l». t. 

[ M ] Ninive erat cl vitas magna itinerc 
trittoidierum. j^mssc^.v.^Anq^ûàfunt 
plus quàm centum viginti millia homi* 
oum , qui aeTciunt quia fi inter dex teram 
& finiftram fuam , & }aaienca mulu • 
I d, c»é^ V, »/#• 



£2. 



T R A I T E' 



Le Oslinfai in 2, (elon Marc PoIq, . 
ayoit cent milles de circuit , & douze 
mille foixanté ponts de pierre • Mendez 
Piato^Hertéra , Maldonat» & Trigaulc 
ont dit de cette ville des choies furpre^ 
nantes,entr'autrcfSjiqu*un homme ache- 
vai ne Ja peut qu*à peine traverfer en 
un jour ^qu'^elle atrentciieiiesdetour^ 
dix de longs & cinq de large, avec qua« 
(re cents (bixante & dix portes , & des 
murailles fur lefquelles douze chevaux 
peuvent courir de front • Les uns Tont 
prife pour Pékin , d^autres veulent que 
la Quinfai d'autrefois foit la Cambalu 
d'aujourd'hui • Hornius eft de ce (ênti« 
ment . Le P. Martini croit que c eft la 
ville xleKangchu, appelléeQuingfu ou 
Kaingfai , & qui étoic ville roïale en 
ijoo. Elle eft fur le fleuve Cientang. 
Magin dans fa géographie» dit qu'il y 
a au milieu de cette ville un grand lac 
qui a environ trente milles de tour, 
& eft environné de palais & de maifons 
magnifiques . 

La ville [•! de Nankin avoit trois 
enceintes de murailles » à la dernière 
defqueMes on donnoît iêize grandes 
lieues de circuits 

L'auteur des lettres Pcriannes [/>}, 
après une defcfiption (ommairt de£ 
païs les plus cobnus-, trouve que Tuni- 
vers comparé à ce qu'il étoit autrefois , 
fcmble (brtirdes ravages de la pefte& 
delà famine; mais à tcM confidérer» 
la terre ne paroîcra-t-elte pas plus peu* 
plée qu'autrefeis l Le monde connu 
étoit fort reflferré > presque toute fa 
furface étoit couverte depai (Tes forets 
que la RcKgtoft titipêchoit Jîabbat- 
trc ^ Ces villes dont rcnccinte avoit 
tant d'étendue» renfermoientde gran- 
des campagnes , des&irêcs» des terres 
lâbourafolei . 



t^mm 



mil 



lue VolIiustf]évaluë le nombre de 
touts les habitants qui font fur la terre» 
àdnq cents millions « U ajoute qu'on: 
les pourroit placer touts debout dans 
une fuperficie qui auroit une lieîie 
d'Allemagne en longueur & en lar«^- 
geur , donnant à chaque per(bnne un 
pé en quarré . 

Ajoutons ï cette penfée d'I^ VoC- 
fins 3 qu'en iùppiitant fuivant le calcul 
ordinaire , trois générations par fiécle t 
& comptant touts les fiécles (ux le 
même pié depuis la création du mon- 
de » quoique pendant les premiers 6é^ 
clés la terre ait eu un fort petit nom- 
bre d'habitants ^ &quelesgénétatioiii 
aient eu plus de durée» touts Ieshom« 
mes qui ont jamais exifté^ ne remplie 
roient pas cent (bixante & dix lieues^ 
d'Allemagne» qui reviennent ettviroa 
à deux cents quatre-vînps lieues cem-^ 
munes de France • Ainfi on pourfoit 
parier» iâns craindre âlTurémentde per-« 
dre fa gageure» que touts les hommes 
qui ont cxifté jufqu'à présent » pour^ 
roient tenit debout en France • On 
peut connoître en paiTant combien eft 
frivole par phis d'une raifon » l'objoc^ 
tion de ces libertins » qui diiènt qm 
s'il falloir 4^ coûts teshoosmes coau 
paruffent un jour au jugement » la 
terre ne (êroit pas aflez grande pour les 
contenir . Le même lûc Voffius [rjcxa-^ 
gère à un point qui paroîtinfoutena- 
ble 9 la grandeur de l'ancienne Rome » 
& le nombre, de Tes habitants • U don- 
ne à l'enceintç de cette ville > en y 
comprenant les fauxbourgs» Soixante 
& di^ce mille pas d'étendue: oe qui 
furpalTe la erandeur attribuée ^ fan- 
cienne BabyTone» qu'on reprcfênte cotot 
me unquarréde ibixantft mille pas de 
tour. l(ac Vp(nus4ijoutet)u« le quartier 



C^ } MÀn. BiUû. ih.u cAj* Hsfrmms de /. 1 3 ^. 



êir^ik Am§rkim. lik.4^ r. )« hUrtituAtU 
Simc. D»B, it hÊmrir. mrt. Qmfnaî . 

[#} Mim99r^ dm /» le Comte , m. Uttr.'^ 



if\ Lerm ^r/iùneti iettr. lot. • 



D E V OT IN 

in-dêt^idli Tibre aligoicncoit beaacoup 

l'enceinte de Rome , qu^ a déjà ^tt 
llionter à liàixante ficdouze milles . Il 
fappolè cjue les deux vilks'dePiri3& 
âe ionc^cs joutes eiUcmblc ne remplit- 
toMnt qu'une siie de fèizc m^lcS'CD 
quatre: il n'cvaluë lenotnbcedes ^jibi^ 
tanrs de Paris & de Londres qu^'^x 
centsinilIrpousdvujaeviUe, ficilfatt 
montera proportion le nombre deïtu- 
tfltants de Roma à quatorze millions. 
Lucain a dit queRome Isl étoitcàpa- 
ble de contenir tonts Ieshabtc«at5.de 
l'univeiS} rnaisc'eft une expreifioQ poé- 
tique ) qui n'cft pat à conûdcrer pour 
la queAion dont il s'agit ici : 

Je fuis fort élo^ne de croire: Fao- 
cienneRomc auHj étendue quelé-prê* 
tend Ifàc Voffius . Eft-ilvraircmblable 
qu'aucun auteur n'eût parlé de-l'ini- 
pDâibilitédefe voir d'unquartierlun 
autre! Dans le dénombrement qui fut 
bit pat leCenfeur Paul Emyle Ma- 
cédonien il ne (c trouva [i] que trois 
cents trente-fêpt mille quatre cents 
cinquante-deux citoïcns: lesfemmes, 
Icsen^ns ni les cfclaves necoicnt pas 
compcés,[nais les habitanci de la campa- 
gne yétoient compris. Cétoit la nation 
entière parvenue! dqa à une grande 
puifTance environ iiïo.ansavant J.C. 

Lesfupputationt d'ilâe Voffius £)nc 
détruites par te témoignage de P.Vic- 
tor, qui écrivoit du temps dcjcmpe* 
reurs Arcadius St Honorins . On tcou- 
ve dans cet auteur qu'alors [»] le cir- 
cDii de Rdme n'ctoit que de treize 
milles } que fa plus grande étendue 
u'avoit été que de vingt itiiHeTî & en 
y comprenant touts les édifices quié- 
toient hors de (on çnceîute , <k cin> 
quante milles. Ces édifices horsdel'en- 
ceitTcede Rome étoient des maïfonsde 



I O N. Liv. IV. 1} 



coup prés iî peuplée que Paris ou que 
Londres . Au(G compce-t'on comojtt- 
nctnent. , que, Roow avoiic lèulemenc 
quatreàcinqce^ts mille citoïcns, oU 
habitants libres. A l'égard des efclaves > 
on ne k trompera pas- appeitmçnt de 
beaucoup , fi l'on compare leur nombre 
à celui des domeftiques , qui Ibnt parmi 
ïiovs . Ce qu'on trouve écrit que tel (é~ 
natcuravoit dix tpilleiScjurqu'à vingt 
millecfirlavesjdoitêcreregardé] com- 
me une richelTc extraordinaire, & dont 
il y avoir fort pou d'exemples , & peut- 
être deiixou trois tout au plus. Ueft 
tnème très vraifeoiblable que cette 
grande quantité d'efclavcs, nedemcu- 
roirpas dans Roine,où l'en n'eût pas pu 
les occuper. On ne trouve pas que dans 
les affemblécs (ï tumultucufes de ce 
ge u vtrn cm ent rwubUeftin > aucun 
citoïen ait été en état de rompeifcrde 
lâ maifon feule une armée. Ce grand 
wqbre d'efclaves allégué pour prou- 
ver la ricbcâe d'un très petit nombre 



[ f ] Urbem popnlis viâirque Irequen- 
tem GeRtibus , & ge»eris> û cocatuirha., 
capaceoi Humani , 



[r] Plutmreb.inJE'^L 



^4 T K A 

de cîtoïenS) ne éédét rien foM le 
général , n'aiane aucune proportion 
avec le refte \ 8e il ne •peut fonder 
apçune.cbnjefture pour le nombre dos 
habifiintsdeRotne. Je fuis doncfor«>> 
té à croire queTandenne Rome, dans 
ion état ^ le plus floriiTant n'étoit pai 
plus peuplée que Paris s & que Puni* 
Vers en général a plus d%at>icanC6 
qu'autrefois^ 
I*. • ixt opinions font partagées fur les 
j.;^^P;°i|^*géaiits-,dOnt il eft |»arlé danslaGfr- 
lUr ic« îiéfc ix^ , où il eft dk : ,> -Qu'il y 
gtants. ^^ ^yt)\t des géants fur la terre : car de- 
puis que les enfinKs de Oieu eurent 
époufé les fiHes des hommes , il ^n 
' fortit des enfants qui durent dés Jiom- 
^^ mes puiflants , & fabieux dans lelîéde • 
"Les uns ont regardé ces géants , fui- 
vanc la lettre > comme 6ts hommes 
d'une taille gigantesque: les autresont 
eftimé qu'ils furent appelles géants > 
parce qu'ils étoient audacieux , mé* 
chants^ fc impies. JofephCjfvdtit que 
les grands de "la terre , qui fc marièrent 
avec les filles de 6etk, produifirent 
^ne race de gens infolents, qui par la 
confiance qu'ils «voient en leurs rorccs, 
faifpient gloire de fouler aux pies la juf- 
tice s & imitoient ces géants, dont par- 
lent les Grecs. 

Mais on trouve de véritables géants 
^ians récriture.LcsIfraëlitcs qui étoient 
allés réconnoîcre la terre de pvomiC 
i!on, rapportèrent [^] qu*ils a voient 
-vu des géants de4a*raced'£na^,xn 



I. TE* 

comparailbndefqttels 3s nef^tHoitfoieiit 
que comtne des fa^tereUes. 
' Og coi de Baikii , le dernier de fai 
race dïnak Jviyoit du temps.dc Moy fê • 
Il avoit £x i, fêpt Qoudces , >qui iboC 
environ dix pies* Sont Ut defericoifi 
long de neuf coudées. 

Ùl taille de Goliath {4] eft aiar^ 
qaée Ac fix coudées & une paume^ 
Banaïa tua un ^Egyptien {b^ haut de 
cinq roudécs « Saint Auguftin [^] rap» 

rrte ^que 4c Ion temps il y avoic 
Rome une .femme dlune xaille gi*- 
gMtelbue^ U dit Id} qu'il a vu la 
dent d un géant, où il y avoit de la 
matière pour en faire cent dents or- 
dinaires. Saint A«guftin M a même 
été d'a^s ,.que les ccrps des hommes 
avoient été diminués , ii proportion 
queleurvieavoitété abrégée 

Cétoit appacemmcnt dans cette 
penfée de 6aint Auguftin, d'une di« 
minutiondes cotps proportionnée à la 
diminution de la vie , qu'Henrion 
Ifî avoit puiie Tidée d'une efpéce 
d'échelle chronolc^ique de la dif* 
&rence des tailles humaines, depuis 
la création do monde , juiqu 'à la naif- 
fance de Jéfus-Chrift • i\ apporta cet- 
te échelle chronologique à l'académie 
des J>elles lettres en 4'amiée 1718. il 
.y aflignoit à Adam cent vingt*tro)s 
•pies neuf poulces de haut,& à Eve 
cent dix huit pîés neuf poulces trois 
quarts , dV>à il établiflbit une régie 
de |iroportioQ jentre les tailles mafcu* 

Unes 



[xj Gigances autem erant fupex ter- 
rain in diebiisillis • Poftquani enîm ip- 
greflifunt filii Dci;idfilias .hominuip , fl- 
leque genuerant , ifti ftint pocentes à (s- 
<ttIo viri Êunofi • G^n. ^^ 6. v.4.. . . 

{j1 Jofefh. Mntîq.Uv. i.f. 3 c"e/t Mffl U 
ftntiment i$ ^hikm Jmf49t fétmUi 4t^ 
S. Cyrille ^c&ntrfJuUen, Ih, 

[jt] Ibi vidimusmonftra quscdam fi- 
jlionimEnac dégénère giganteo: qaîhus 



comparati , quafi iocuftx videbamur 
t>i] Reg. Kèi. ^.17,^.4. 

le J .S. At^,de€ivU.2}êif if^.i S-^.aj* 
Id î U. de civit. X)#i , Uh, 1 5. e.$. 
^ # ] Id^ de civit. Dei , lih. x 5* ^•9* 
if] ^er^«« ^^^ difertstions de fMcetde'mle 

ides bell. Uttr. fur Us QéAms , hifi de FacAd. 

êieshell. lettr*tA* p.i%$^ j& fs^* fa6é 



DE L'O P I N 

Ikics & les fi^minifie%en raiibn de vingt- 
cinq à vingt-quatre»mais il privoit bien- 
libr la nature homaine de cette majeC 
tueufe grandeur • Selon lui Noë avoit 
déjà vingt ptésdevoins qu'Adam :Abra« 
bam' n'en avoit jplus que vingt-fept à 
vingt-huit: Moyie fut réduit àtrctze» 
Hercule à dix » Alexaodre le grand n'en 
avoit gttcres que ûx» Jules Cé£irn*en 
avoit pas cinq.. 

Les SiaiDois ont aue dofbrine aflet 
coù^rmclgl, à cette échelle chrono- 
logique. Ils croient que les hommes 
ont diminué de taille» à meTureque Tin- 
nocence des mcturs s'eft altérée,& qu'ils 
deviendront fi foibles & fi petits» qu'à 
peine auront-ils la hauteur d'un pié • 

Des opîmons auflS extraordiaaires 
niéritoient bien d'interrompre les e- 
xemples que nous citoos des tailles 
giganteTque. Jofepb [ 6 ] parle des 
géants de la ville d'Hébron » & d'un 
géant de Judée, nommé Eliéazar [ij, 
haut de fepc coudées, qui fut envoie 
à l'emperettr Tibère. PafioA Secun- 
/diUa du temps d'Augafte avoient [ kj 
plus de dix pies. U eft parlé dans Hé- 
rodote £ / ] des géants d'Egypte , & 
dam Pline im'i, des géants d'Ethio. 
pie. Ce dernier attteur£»ia écrit qu'on 
mena d^Arabie à Pempereur Claude on 
géant, nomoMé Gabbara, qui avoit 
oeuf pies & neuf poulœs • 

Pbiloftrate£<»] rapporte quç lc« hom« 
Tom. IL 



ION. liv. IV- z j 

mes qui habitent ks bords do fleuve lit- 
dussent quatre ou cinq coudées de hau« 
teur • Cette mefoce qui revient à fix ) 
fept pies , fait une taille éleviée, mais non 
l^asexceffive , par rapport aux nôtres. 
Pompooius Meu \f\ décri tcertains peo* 
pies des Indes, d'une fi grande taille » 
qu'ils fe fervent d*élépbants, comme de 
chevaux « 

Ctefia» £f] témoigne qu'il Te tro«« 
vedes homme» de treize coudées par- 
mi les Séres« Hérodote {r3 fait men- 
tion d'un capitaine des tooiipes de 
Xerxéi, qui avoit cinq coudées de 
hauteur. Paufanias £i] donneàAfté* 
rius dix coudées • Les héros de la guerre 
de Troïe C t ] écoient des géants de 
dix coudées, jTuivant Philoftrate: ce 
4)ui fe rapporte \ la description qae 
Viigile £1»] fait après Homère , de 
la torce des guerriers de ce Jtemps*là. 
^il'on en croit Capitolin, Temperear 
Maximin \x\ avoic plus de huit pies, 
de haut. Florusdit du géant [7] Thea- 
tobochus quil étoit élevé par fa fta- 
ture au-deffus des tropbéds . Gangés 
. roi des Indes avoit dix covdées , au 
rapport de Philoftra^ £x,3l kscoqpt 
des Aloïdes'i fuivant k n>cme auteur 
£4],a voient fept arpens de loi^ • 

On a cru. que les tremblements du 
montGibclérâient, caufés, parce que 
Tryphée, & Encélade étoient encbai- 
nés ions cette montagne £l^]oà ils fai- 

D 



-Ni 



^**« 



fxl Cifêmtm, et €99iitmm r§i$g* dis fm^k 

[nfl Fl$». nb. u.c. 30. &M. y. c. 1. 
£if ] Id Uk 9. ^lé. S$^ §. a. 
>J PkiUftrjB vUÀAfêU$mifi^.%^. %i ' 
'j] Fêfi^m.MtiMb-y 
" [i^] CtêfJndkjêf^kêiJUUM. C$d. 7U 

A aéfid9uBb,ii 



{s] PMufémJm Atfic^ 

£/] PkU^Mtif Ap9UêMM.iS $. 

lu] Vix illud leOi bisfexcervicefuk 

irent, 
Qualia mine hominum prodncit cor» 
* porateUus. FlrxlL£fi#IAM»ii. 

[x] Cnfitùlm, in HMxhm n^ 

^ C / ] Vhr piocericatb eximiaB ftper 
trophsm ipfà emilleba^ 

Ix:ï FidloftrMvitÂAfMmmfik.$^.^ T 

[«] FMtfirMhernt. 

m FhUofir. de vM AfMm£^k%€, 5« 



>tf »T R A 

ioifntdetdbpl en temfsooelqaes c£. 
ivb pour 6 paocucer àvfiaatigamtm -y 
crf ckngcaot le «ft«é ht l^uet ik 
Àoicnrcottcfaés« 

Mérod«trficonccCc3^ii'iifi coFpif^ 
ûfttxmàèo&àcittig,» âïÉne (éoécMovié 
,4iMi bitem, ïogkàoB cooiiaiii ftif, 
^|ii^ c doit le flovps 4VkcAD« 

L'échelle chronologiqae «fHettriOfi 

.■^cft pas peu udfey fonttendctcf^ïa- 
Ue y ce^cà nnpacté par {^ Plo- 
tanfoe» qu^^n mmn^tn AÂjque fe 
corps dUi^^iant Amiàrt ^ui mvcii £»»- 
nntc covdiécs 4lel<Nig: <» ce ^*oa 
lit dttnsHérâdotc t#], ^e dans 1« 
TittadcCbeaMmen fgTpcCf on mon- 
.troît tto fimlicr ^ Pcrfée àc Jeux 
«oitdéci de l#ngitottr« £fi Crète on 

JtmwTM mi cadaviâ dt 'quarame^fix 

^«ottdéc$ ify, nui fàtk pour Être celui 
^Or ion« £nlin Fhlégon de Tnlle ig ] 
iBbone cent .covlées de longuciir au 

. corps 4t MacvQÛm .détorré dans une 
iflcpris d'ArbéndKCe qui fiirpoâe k 
SâilkafltrilMiée ^ M9m iui^mèot^dMs 
Vétlidle dxronoto^M . 
. fiicdan £ ib j espUqtse ^es témoi- 
fnaiT» de l'hifteive, par des pierres 

iemtJtibles ik 4es ctifetneiitsJiiittamS) 
qui étant jHMnnées éctùtofs en itmfs 

MmUê^taifQmjQiiVpn .feftillc la 

«rtc, xmt donné limilepcfdêr 4qQ<)ti 
y aiBoitencecré descadBvnad'Qnegpifu 

^urpropof tioan^ àrapparaKedecos 



,\ 



Fama.eft » Ciiceladi ijgmuBum iîilim* 

ne .corpus 
XJ^tdiatèkhics ii^en^exquefairaper 

Impofitam , ruptis fiammuto .expirare 
caminis;' ) 

: ' Mt ktbgn ^ijatHîe$mMail la^ur, intre- 

'i .MoctmteTriinfiriam^.&^œltUDfiib- 
texexefiuoo* .' ) 



1 T & • : 

oâements. Ce mâsc auteur pc^kml 
proaver que Jes hcmmes n'oaf ft^ 
nais éii plus gnnds qu'ils jibnt aùi. 
joardluH. ^ 

Plufiears relatioiii pcment ^n^on 9 
trouvé [ i 3 des boaratcs de <]tx i 
douze pies y 4faQS le païs^iue i4âgiU 
la» u -appelle ta cent de ku , JScque 
les hubiumcs de l'ifle de Nicobar iitiiée 
dansJegolphe de Bengak font d'une 
YaiUe plus étevw de deux ou trois 
fiés> que cdle 4k>$ plus grands hom^ 
mes 9 queneus a'ions parmi nous. 

La groifeur exceflive [i^] de 
pin Vicdli a rn^port à ces tailles gi^ 
^^ntefi)Ue , Il le TJt réduit à ponet 
unebaude-actacliée au col, pour feo^ 
teuir ibnirenire: &8ïanrprislaréro- 
4urion de n'alêr que de vinaigre au 
lieu de vin, il diaimoa^le poids de foti 
corps de.quatrevingt^fept livres f Se H 
s'cnvekppoit dans kpeau de fon ventre 
ii(&i(fé, coonaiedaos unecuiraflec 

L'hiftoire eccléOaftique de Nîcë^ 
phore{^} parle d'an Sfrien, qui 
\avdic cinq à £x coudées ife hauteur^ 
& Nioéphore actefte qu^il a vu lui* 
même un igéanc pareil , dont la mère 
èc<Ht fert petite* Au même endroit ^ 
il eft iàîr mencion d'un Egyptien né 
iuus Tempûre de Théodoé^ qui né* 
'toîc{>aspnis ixaut qu'une perdrix : ce 
qui eft auiU rapporté par £«#3^7^ 
icoâiiése. 



<:MrdamMdÊ rer^MrUtJêM^^^Jmifim thêu^ 

M Detmnefixiate abdoQiine , deâuen- 
tcfluçrvatrâ pelk^9ittft îpfe fetboracis 
ioftar \nvo\vthzx4ttMdJikl decsd* i* 



DE L' O P 1 NT 

ai»trcsauceiK$£>nc 4*accord mrrcxiC 
tcnce des PygiBées, fur kwrs pdkei 
tailles^ & fur lesis combaci comie les 
grqêi. Adft^ce funotit en parottirtf 
pcrfiuidc C«d9cc qti'Qti rvQoiiOe des Py f^ 
mées, dit-il, n*eft p^int une mte» 
maisuoev^ité* . 

niue dlécaîUc aâ» ao long C^rlee ^ 
regardccepotit pejuplc, dont la laiUe 
PMCxcédrfxHnr tmscttpans» o« vinf/t 
icpt pookts.Ij| KiKK»mcc pttUic » &i^ 
▼aoccfC auteur» <]0e pcodiaç le pnnu 
»BpF, les Pyg^m voocattfooper» 
aoacé^ (kr deshélicts & fiur des choses 
cherdicr tes GBirf» & lespetits des gnics» 
que cette ^xpédkioo duse fvoismoisv 
qu'il nYaqucle4égae»^ilsiwCfcii^ 
daàt ce tetnps-tè dans les iûds<lr teors: 
çnocœif» > qui Jo^met en ctat die bttr ré^ 
fiftcr, 

PhifeftraccCyJtcs repaélêote tcMot 
^sbaclics SideR coîgwesMur coi»- 
perlesblés» qttsibotèkttregatdoom- 
rae des arbrçsde tmoftchtàiÊilk s'bsre* 



I O N.-^ Uv. IV. 17 

bppcfic tx.} de léoss barbes flÉdeiews 
chcvcIures»qtfilsontfefréprtfcs dcfoit 
kMig]Be& Les plusgntti& C 4 lunette i)ue 
deua coudées ,lataillfffa pfay u t iiimi i c 
paraiieoxCi^ d^onecoildévftdEnîd 
ilspadeat la même iangoe, me te 
autres faidkits • Touti tores heftiaiiJt; 
besufi», ânes, cherMm, Ar nntlets [r] 
fffc iimt pas plus trands qfoe mat hêà 
tiers. Us finrt fiiit^ adioîts è itrrrda 
Tarc^ & le ses des iodes en m tom^ 
purs trois mille i fa garde. DschaC' 
icnt ks fiévttf » At les reoanisy «on 
avec des cUfcns, maia avec de» oi. 
Eaux, âommc aâlans, a^ftev» oop-> 
beaiax, Se corneilles^ 

Ariftote place ks Pygmées C^Ji> 
▼ersIesfottitesdirNil, Hodiére (#3^ 
daos le hod de rAfiriquc, (or kâ 
bordsde lïXaéais. Bochard {/l cwit 
qoelesPygnaéesécDkBtiiiiecoiaiiîe dm 
Mubieas» ^i airoieor.qnioiélacefw 
ferme , peur ^Ikabttr d«D* OBC iAe vcé-» 
ivant >rnimaiij> ks VygjBÊéam 
npirs^ fie umiuma d» psii^ 
œ qui a iâiir croise èq ue l fi sta-mr>? 
quToisa pris des fiof^r pour kaPyg- 



**■ 



' £r] NèMnof Mp.PhoT,hihU9th.cod.^^ 

M Super hoc cxtrcmï in parte moff» 
tium, Trl^ithanoi' pygoMOvqor nervatr*' 
turtemas IpkhamaslongicucBDevhoceft: 
temosâojrxotes* non excedentes>fàiubri 
corioj^femperquevenKuice'y^ mondbasab 
Aqailane oppoficîs: ^aosagruibusiQfi!C 
nnHomenist[uoqyue'tradxdir« Fauu eft 
iniïdeates anetunïcaprarum^edor(Ï5,tr- 
natos fagttiisi, Vens témporej unifaerfo' 
aapûncadmaredefccndere^ de ovapal- 



lofqueeanini aliomiconfeTnereitcniîscr- 
nedieknettieais nenfims couicî r alher 
tensrîs grefibiis oo« scfifti i c$û» eemm 
luto, peunKqus & eveaum fusanbiibus^ 
coaftrui. Aniloteles in ca vernis virere: 
Py^tnxos tradit }catterade&is*utreliqui.i 

|>} nv>/bciUft aaeaiiiracubisir Smk^fm^ 
É^JtJtt^Kmnntotacohorspede noneft alV 



I 



Delà Ion 



mécs. Sftabôna trtitéceqa*ona dit 
des Vfgmées^ pures fiâions. 
r Uexttéfiie pedcefle n'a pas tanjoats 
été renkmie dans le païs des Pyg* 
mées: te poëte PbUitas Grec , & con* 
temporain d'Hippocrate , étoit fi petit 
8c u kger [^3» qu'on ht contraint 
de mettre du pbœb à fcs fou\kvs$ 
de peiirt}tte le Tcnt ne Tenlevat à 
touts moteents.Archeftratns [ib]mîs 
dans une balance y fiit tremré du poids 
d'une obole» 

Les hiftoriens piophaiies i>*ont pas 
tue Tiedét' ignoré la longueur de la vie des pa« 
'•^'^«^••triarchcs; on lit dans^E i ] Jofeph, 
qu'il eft Gonflant par le té<»oignage 
d'Héfiode > d'Hécatée > d'Hellanicùs , 
d'Acufilaits > d'Ephôre » de Nicolat 
de Datna$5 que les anciens vi voient 
mille ans* il cite encore iiir le mt^ 
me fujet Manethon > qui avoit écrit 
llMftonpe d'Egypte 9 Bcrofe qui avoit 
éait celle de Chàldée, MocbusyHeC 
tieiiSi }érome TEgyptien. . 
; Saine Augufttn l\1 a réfecéropi^ 
nioaqutattribuoitce qui eft écrit de 
la longue vie des Patriarches smx cour^ 
tes années > que tel Egyptiens régloient 
aucrefoiiTur une (cuTc révoTution delà 
lune* Cesanciennesannées>quictoient 
d*un «ois [ /3 , fuivant Pline , Diodore 
[w] de Sicile; Plutarquc [»}, &att< 
très auteurs» ne doivent pas être ap.' 
pliquées aux autres peoplesde la terre, 
ainfi que Varron yavoit penfé > dont 
il a été repris par [^}LaÀance. Si les 
années des Patriarches étotent les an- 
nées d*une icnle lune des Egyptiens, 
Màlaléel .qui engendra [pj Jaredà 



I T ^Ef ^ ^ "' 

ibtxante.dnq ans» &Jared qui étant . 
âgé de (biscante-deux ans, engendra 
lUnoc , auroientété pères à l^gé d'cn^ 
viron cinq ans • Aucuns des Patriar^ 
ches nVïant atteint l'Âge dé mille ans,* 
ils lauroient moins vécu que la plû.^ 
part.de leurs defêendahts. Et ce qui 
ne peut laifler fur ce fa jet aucun dou- 
te, c*eft qu'on lit dans l'écriture fain* 
te, que Noë avoit fîx cents ans, lorC 
que te déluge commença, &qu*ilen 
avoit fix cents un, quand il fôrtk 
de l'archev que [ f 3 le dix - Tep^ 
tiéme du fécond mois , le déluge 
commenta ) que le dit-lêptiénve du 
iêptiéme mois, l'arche fé reposa fur 
tes montagnes d'Arménie*, & que le 

Erémicr du dixième moisonapperçut 
t dme des montagnes « Ceft un tÀ 
moignage inconteftable [ r ], que 
du temps àcs Patriarches, les temps 
otoient' div4fé8 en années , en mois, 
6c en jours > & que ce qui fe dit d'une 
année , ne peut être entendu de 
Tefpace d'un moja. Il eft donc cerl 
tain, quelaviedeMathuÊilcmla plus 
longuede toutes^ a été de neuf cents' 
foixante & neuf années , de la Ion- 
gueur dé celles, dont les Juifs ^ font 
toujours (êrvis depuis le temps des 
Patriarches» avant que d'emptoîer les 
cycles & les fntcrcalatîons [/], c'eft 
ï dire que les neuf cents ibixantc* 
neuf années de la vie de Machuâlem, 
ont été des années lunaires plus cour- 
tes que les nôtres, d'environ onte. 
jours, 8t que cts neuf cents foixan- 
te- neuf ans reviennent environ à neuf 
cents quarante de nos années • 






If] Ge».r.S.v.i5.<Si i8.. 

[^] G#».r.7.ej» S. 

[r] Btbi/Usraiytl.p,l^2t» So. 

W V.te ch.dèls ckrùnoUhii. 



9> 

99 



99 



DE L' O P I N 

: Maisqve^Conpeii&rdecequi cft 
lapportc dam plofieurs blftbrien$ , oa 
autres auceujrs > qui iont d'ailleurs très 
dignes de foi , au (ùfct de la ionguc vie 
de plufieuf s perfonnes , depuis que te 
-terme de la vte humaine a été accùUrci? 
Lorsque Dieu ofienie des tniquicés des 
hommes » £c déterminé à kspunitpar k 
déluge C4 y ditdanâ laGenéfe:' y^ Mon 
ei%ric QCtiïdemtuta pas avec l'homme 
pour touioun » parce qu'il n eft que 
chair') &le(empsderhomme ne icra 
plus que de (tx vingts aas>, . Ces parolcis 
iigniâent, fuivanc la plus grande par. 
tie des ioterpDéteSjâc des conunentateu rs 
ImI, qu'il n'y avoir plus que (îx vingts 
^ns de ce temps-làj judfqu^ déluge , & 
non pas que le terme le plus long de la 
vie de l'homme n'excéderoit pas à l'ave- 
nir (ix vingts ans. 

. Epigéneavott écric'qne l'homme ne 

pou voit atteindre à i'age de cent vingN 

deux ans [;r3 , & Beroic avok obfervé 

que la vie de l'homme ne pouvoir être 

proloi^ée que )u(qu'à cent dix- lêpt ans. 

>^ Mais on trouve plufîeurs exemples 

de^^k^? de vieilleiTesexaggérées. beaucoup au- 

iafi>ctcsag-(ieià de ces termes* Car ians parler 

^*^ de la vieilleflfe {j] de Tithon, delà 

Sibylle Erythrée [d, à qui Ton a 

donne mille ans de vie» de Neftor, 

qui a vu trois âges d'hommes , de 

MemtKMi [4]» qui a régné pendant 

cinq âges d'hommes , deTtféfias [^], 

qui a vu jusqu'à (èpt âges d'hommes j 



■fc 



I o M. tir. IV. i$ 

les Séres vivoientcommunémènt troii 
cents ans, les Indiens cent trente ou 
<:en t quarante, ceux de l'iile de Tapra- 
bane encore plus long. temps > Oc des rc- 
latbns modernes ont publié quelque 
choie d'approchant, concernant les 
pcuplesduJapon,des ifles Molucques. 
de Java, & de Sumatra. CteiiasCr] 
parle de quelques natf 0:1s des Indes , oà 
il eft commun de vivre deux cents ans'. 
Appien [d] attribué une très longue 
vie aux Numides.Les Ethiopiens Mont 
été appelles Macrobies , parce qu'ils vi^ 
vtnt beaucoup plus long.temrps que les 
autres hommes. Dans une nation dé 
l'Etolie r/l, il étoit ordinaire de vu 
vre deux cents ans . Onélkrite & Si- 
monide ont dit Ig ] que les Hyper- 
boréens vivoient mille ans; & Pin^ 
dare leur attribue [6] le bonheur 
de ne connoître ni les maladies, ni 
la vieilleiTe. Ceux dti Bftfil des Ca*^ 
raïbes arrivent ccmmunément ï cent 
cinquante ,& même à deux cents ans; 
Ceuxdejupatan de de la Floride vont 
encore plus loin. 

Il fft rapporté da^s la vie de Ta-* 
merlan , qu'un homme de la Sogdia-* 
ne a vécu trois cents cinquante ans; 
Elmacin [j] a écrit que danslefep. 
tiéme fiécle , un Perlan nommé So- 
liman a vécu deux cents cinquante- 
(ix ans, & Telon d'autres trois cents 
cinquante ans. Damafthés témoigné 
[i^, qu'un nommé Lutorius a vécu 

D , 



[r] DixitqueiDensNoQpermanobitfpi- 
ritus mms lu homine in aeter Dum,quia ca- 
roe(l:ernntquedies iilius centum viginti 
anoorum Gtn^.ôv*'^* 

M Commenta éitêPtlHm. Csimff. fftr U 
Gtnéf^ ch. 6. 

t*] Phk^. TrMUUn. dit longâv, 
MPhi!0/h.d0 vi'td JppliQmiyia. 6m. 3. 
[^] PkîeiJ:raUiMndireh.tmrsMBk^^é^ 



cêd, 72. 

/] JÊpfiémJ» Punie* 
. [e] LMcié$9^$miMgÉV» 

/i pnn, la. j.c. 48. ysL yux uh. tr.iji 

M Oneficr. érSimanld, Mf. SttMh. Bh^i^ 
h\ Psndétr. Pyth.Od 1 o. 
'i] ElmtuinJf$fi^é$raeen.Uh.i,c. 4* 



$9 T Rr A 

Hois cci}ti^ms>I>anthonIllyr΀e> an 
lapport de Valere Maxime [/}> en a 
vécu cinq ccQts&méise ans vieillir* 
X^iipipbon i^J donne huit cents ans^ 
de vie au roi d'une ifiedc$ Lachmiens^ 
Se fîx cents ans ^u pcre de «ce toi » 
Mais tout cet* neftquepeudecfioiê^ 
ca coroparaiTon de Tcpit^phede Miu 
crofiris f^nj^- <ffi p^oit qu'il avoit 
vécu cinq mille ans. On peut appliquer 
ici cesparok&de Plkie l^J: EMra fi^ 
xieuiècuetir des chofesâ frivoles» c'eft 
témoigner un mépris excrcmc pour les 
Iiommcs^ 8t porter le menfooge à uft 
excès iarupporca(>te. 

Vopiicus Fortuoatus Pîemjpîus cft 
parfuadé £p}>. que ceuiiqui tontptr^ 
venus à une extrême vieiîteiTe , peu* 
vent naturetlement rajeunir. Cequ*it 
prouve par plufieuri exemples s d*tii> 
tipmme de Taren(e > qui r^ucMt à 
cent ans. Se qui vécut cinqwMeais 
depuis y d'une prj^n^e dans le foïau*^ 
de Valence 9 qui étant toute courbée 
de y'mlkût^r changea telleir.eBt que 
{es. dents tut revinrent »^ £s cheveux 
iK>ircirent, U& rides s*éffocérenc> fa 
goi^ redevint comme celîç d'une j^uw 
Ac nlie». (on^ viAgeâc toute fa peç^o^ 
fie rajeunir entièrement i^Plempiusci^ 
teencorei'exempled'UO'I'udieaqui vé< 
eut trois cents quarante ans» ^qui 
rajeunit trois (bis;, 6c it ajoute qu'lt 
y a de la Êlia le de Fimpnidencei 
i^fufèr de csoire tour ce quon ne 
trouve pas laiionnable , parce qu'oa 
»'a rien. rSt de pareit- 



; Plofi^u^sauteiirsontçappèrt^ tf^I 
que quand Acuda entra dansla vàta 
deDiott cft ifjf. ilfepriffîttta è tel 
u» vieillard âgé de trois cents treri* 
le cinq ans> avec&nfikqai et> avoir 
qiiatre-^ingt^dix » que le père avoir 
changé nms ^bis de-dents de de bar- 
be» Se que fe barbe étoit redeveacUF 
noire, autant de fois > apnès qu'élis 
avoit âé blanche, il dcnkmdarActr^^ 
tia une rotipis [r} parTowr, tuidi» 
(aot> que le fulcan fiaéciurlalui£ii* 
ibit cbnjacr. Le Portugais air Heu 
d'une> lui eu acconEa rrois-^ eu £i^ 
veur d'une vieilk(& il rare- Tout ce 
qu il racoacoini . s^ccon^foit très bieu 
avec les hifiofites du temps paAé r 
quoiou*iI ne fçùt pat lire. Itmoame 
enfin âgé de quatrecents ans & plus», 
(êfon le rapport desgecs eu ftm* 
. Un Anglois {j} nommé Thomas 
Par» nati£ du comcéde Sbeopavéc» 
plus de cent cinquante deux ans, it 
fer préftnté à cet âge à Chartes L 
rot d'Angleterre.. Henri Jenkins db la 
province d'ierk a vécu juiqu'è cent 
&iaance 8c neuf ans.. Vers le Nord 
d^Eoofle C t I ,^ ufs certaine Laurent 
Hctîandus H maria âgé de plus de 
cent ans» & à fage de cent quaran-^ 
te ans», il alloit encore pêchertuc mer 
dans (on: bateau.. Nf^GuéllaumeDer;-- 
ham^ dans ia théologie phyfique[a]>. 
aumemr endmic». où il cite {es trois 
exemptes civ«deffus , ie mocque de 
l'hiAoire du Jui£ errant nommé Jean^ 
Buttadée ,. qui difoit qu'il avoïc été: 






C4 Haec fèriô* quemquam dixîiTe, (i^ 
Vaenla bominum conteoiiKia* efi >. & in-^ 
tolerandat mendarîqipim impunltas. PZr'/>* 



{fi VnM§m smtottr du monde de Cemelli^ 
CMrr04.Ji^Ld9s Ind.de M^fh . 

[r] VUc9 d9 mmnoéê , fêd m- emrs mut 
JHdin Ocddèntmlf . 

[/] JPridfMMx^ hifii dfs Juifsy t. i. Uvi 

5- P* 3r 

[ri Bftehsmm. Mfk Jtnfhw.thttumttt^cUJft^ 
10 r.6,4rf.3v 

Ê«J' ^ lyêtUmn-i ^/*V<5f. fhyjti, iJt'.4- 



D E V O P I N 

|ii'atiJi ' wà CTMjfieuicxit à€ Jonis- 
Cknfr : cmckjae» kiftoricfis ffvppor- 
.tcoc ix^ fom fé i bufe mcnt > 4[pi*M 
Jvif > ^ol OToit affifté i 1» psfficmdt 
Jé(ùs«Chrift> àvdc été ?fc à AnvctSi 
ôcoï France 9 ao «ilicu dafeiRtiéiM 
fiédcv ^ae pca aapstavtnt îl avoit 
€O0ifetfé avec Paoi ée Bitfrfi ct^uo 
de SlcfvTÎcbj 6c qtt^ancicnneiDtnC en 
J2i8« il amit éce va & iîréqaenté» 

Sir im damatbtpie tfun atchevêqot 
Armctiic yâc par pluficarsautVBS per^ 
£iniies de ce tcmps^ià « 

On lie daiïs 5o%i^ ScaBger lyl, 
^«^Ecienne de Bcuuirc s*étaoc aarié 
à icMiçanteans paâét > lai^ en iaoa« 
sant un petit fik dkfiiit fiU aiiié>& 
tjoe œ pctk fils avoit plos deîvingc- 
<inqans» ScalftECt ajoute au oÊinevi»* 
dfioit» qtt*il eftplas«rdin«ifedetsoo* 
irevdeshocnmetâgcs de cent diram» 
^œdcs fenaDjCS qulaocoadKnt ^aek 
^cfbîs de: demi enfimtf en. 'Biéma 
aamps. Dans les exdraits^iniptiftaivea 
& mottnatres envoies par tévèqat 
d'Ardia, coatcnaot &aleaieûtksloi« 
xante & treize animes da dernier £écle 
{depttis i^oojQii]Q^eaf^7|,l ils'eft 
trouvé [a; 3 aae l'étendoë de doaae 
patoifodeSuédea footni deiuc cents 
irctiie-desx hoiiiiBOS ou morts» on. en- 
core en 'vie, dont celui <nii avoieie 
fiioinsvécu, avoit atteint Ta^ de qua^ 
tre*vinp«dix ans> de quelques-uns 
étoiene arrivés juiqu'àla cent ^aran« 
tiéme aianée. Se quTcntsc toots oiux* 
U5 onciireftiarquoîtdcux> doneFun 
«vok vécu cent duqaanie-éxans , 9: 



Z^ Qniiimiel verecundias fines tr^nfi*. 
)ierit) cam^bcue ^ graviter o^rteteft 
fe împuitBieHi* 

^.^.603. 



10 N. Liv.IV- 3t 

rautrrdeuxettnlbiaRaMr ani; 'te i|u< 
Ci dernîec avait vu fis de^ciiidanlt 
JiiM|u% la iepcMuit géatltRiM « ^ • 

Je vais vappovnrr quekfoci eiiedii. 
^tes de vidUadcv, IcfqiiciÛes, ^ffM^ 
q«>atfaordiMmsUbQt ptttv* vniftitu 
blables. ArgandMdas foidbfTlfttC^' 
tiens £4] a r^aéfAus doquacm^Tii^ts 
ans ^ &ena vécu fia viiigiSi • 

&|év6me raconte [ Jr 1 une UftoM 
bien 6ngplstre> d'un homme irtuf dé 
vingt feaums, qui é(x>aCittMftldme 
veuve de vtngt-deua maris , dt qwllut 
aiant furvéco> eélébm lo^fanéMiStt 
couronné y 8c tenant Ma patma èla 
mnop au nsîlieo des acetamacionaidu 
peuple. Emmanud Démétiias ^ ïilaiV 
deTbaufr], vécitt««its)troiiaAaAi 
fil iemme uaaci'i vingt^dnmauf • ^ |H 
fufoiit maries iôimita 8c qmnc aii»> 
mouruvent à trmsheutes Funde Kauti% 
& Airenic oMrrét lemême >ciur . 

On « écrit de Liitpannr (d},^u« 
kfj. Oâobfc i7ft,Jcau itodrigué 
£6arinliado> natif deJa vitttdeOd^ 
tarés en Poitugal> y étoit tnort%|!è 
decentvingt«cinqan5« Le'mlvejcMV 
Se quelques heures avant fii mort r#i 
Antoinette EUide^oés £sénsnnt mm^ 
rut Âgée de cent quatre ans , ivrti 
^uatré.vingt4iuituni de muM^e « - 

Tétentiaftmmii de Otoéaan [/]- a 
vécuccnttvoi^ ans. Clodia oui âtoit 
eu quinze enfasas, a vécu julqu'à cent 
^nze ans* VnÂtuk Lueceia ajrad 
la cooiédibptadai^^ociitânsr 

Pline l f 7 pariarit d*AniéiaaQi£l 
ior^ dit; Nous IViroot vft à llige 



r. «. 






--J. 



* • • - 



ji T . R A 

de phis decëtÂam 5 cultiver un petit 
jardin rempli dcdiverfes fortes de plan, 
tes. II. n^t voit jamais en de .maladie, 
&' tt -avf^Ht en apparence rjcn perdu c|e fa 
méoioire'jSc de la vigueur mgc x)ui éft 
fimer>veilleus , quei'anttquké n'a rkn 
vA qi^ilei&it davantage.. 
, ' MaffimiTa eut un fils [ ià ] ï Tage 'de 
Quatre « viiigc4ix iins^ Caton le ceo* 
^ur^à^uatre-i^ingts ans eut on fi1si]uî 
(iskt le f^and'pért de iCaton dytique « 
- . Jacques d'Urfë >frére de l'auteur du 
romande l'Aftrée, Honoré d'Urfë « fe 
fçmariaàjCencans, eut^unfils» À^par- 
rînt ï rage de cent fiuzc ans • 
I Jbe cardinal de laCoange d^Arquien» 
fére de Marie .de Ja ^Grange .reine de 
^logne 5«ft mort agé,4]i^on ,de cent 
lèpt aoffiittîvant lesejctralcs mortuaires 
de L0ndres,depuiale.io-Decembrei7JitP) 
}ufqo'au i6 Ûéœmbre 17 jc^ dans le 
nombre des mortsuui (c montel vingt* 
S« mille fi;pccents<u>ixants & une per- 
ionncsdcfl^deux (exes^l/en trouve jnille 
enti:se.4bfi!antQ.& dix & quatoe-vingits 
ans;, C\x caits .vingtrdfcux entce qua* 
tre-vingc j&jquatce^.vingt-dix; cent 
quatre* vingt - dix entre quatre • vingt- 
di« 4c cent i j& neuf entre cent & xxnt 

SâM> , • ', ."i •'..,•• 

LÎesgaaMttesdedFcanceJontpttblié de 
puif queifl^netempi plufieun exemples 
dcperfonnQS>docédéGsejitre cent dix .& 
cent .vMgtftn&Doaa Xhéréfe de Caftro 
{>ill(iOQruJtâgée de centhringt ans ac- 
comjrfis^le xa. A«ritr7^iÀLiâKH]e»da]is 
De.^'ieRtt1àiâfitn<ftér<ide ibàïmc Mogiquc^ i 

nature ^umame^um lurprenants que 



quelques 
ttnfîatt* 



\ :T: F'! 

cequi a. été attefté par plufieurs auîàm 
des talents précoces de quelques enf- 
lants.. ^Jirétiea Henri i4einecic.çm [i^ 
fiaqui r en 1^7 %x «X /] à Lubcc>fir aiounit 
\jn\ fi^vanteaiytf. il parloir \ Tige 
de dix moisv àriin An il fçai^oitles 
pcÎQcipaux événements du Pentateu- 
que*> a treize reîois, L'htftotre de Tan* 
cien teftament^ à quoterze mois , 
çelie.dujiouyeau. A deux ans & de« 
mi> 4I répondoit pertinemment aui; 
queftionsdc la géographie > & delIhiC 
toire ancienne & moderne . Il parla 
bleBt6tiI^tinavccÊici|icé»puisle Pran- 
çois paflabiement • A la findcfatrcû^ 
liéme amiée^Jl connoifToit les généa- 
logiesdes principales maiiôns de .l'Eu^ 
rope.vll'vojfageaen Danemaick pendant 
une rJaonne partie de iâ quatrième an» 
née,.& il 7 harangua xle fijrt bonne 
graceitroi Se les princes de la &miH<v 
rcuale • Au retour il apprit il écrive^ 
pouvant à peine tenir ^fa plume.. >il 
étoit délicat , infirme , fonvent malâ# 
it\ iLbaïilait ^ut autic alimentque 
le lait deià nourrice . Il ne.futfêvxé 
que peu de nvois avant ^ mort» qui 
acrivale i7juin I7l^.&qu'iLenvifa-• 
gea avec une fermeté Chrétienne 4 
cncorcplus étonnante quefes prognss> 
. X^uelques auteur^ont rapporté du 
cardinal de Lugo,.qu*il £çavoitlire;à 
trois ans , & du Tatfe , qu'il com. 
mença à étudiet la grammaire avant 
trois anSy^.jqu'iL /favoit ibrt bien Je 
Latin » &jun pedde Grec i fept« 
! . Le petit Elpagnol Hernandez dot 
y aile rqui a banuigué le fol» j&Jt 
reine , içavoit fort bieo le latip , le 



a£2u. 



tUJSûiinx.i. " \i 

Bfhm M mmfi pmhUé MM irùcktM' ft$? fin 
/min. U.dêSÊ$lm m/^I^M Imkd^ns m 
0tfkk de rmvTéi^i iMtitmlt: ^eleâalitte- 






>ffl^i lin 



..!?«:» 

skm4 M.M0nkû^edf^tdhtTsifons nik>> 
t$trflUt de cetn cupiuitéfrépm fmi^ *. , 
.^HlJMmm^ 'èr4v:jénMif^iT^*Utf€mr» 
di Frsfue Mai 1731. 

'Obf^xTâtilm iêtoper fere eft. ceite* 



rius occidere fefiinataoi maturitateaté 



DE L* O P I N 

gktc» le François, ntalien , ficTclpa- 
gnol avant fcpc ans • Je Tai vu expli- 
quer tootes a$ langues à 1 ouverture 
du livre , & réciter par cœur les:p)tts 
beaux ;ver(,& les endjroi tscboiiia 4t plu^ 
fieursauteurs* U doit être à préfenc fecc 
^vaitf)râgede4ixàofizean$. . , 

On a dit de PaCcal [ ;f ] , q^% lage de 
douze ans> fans avoir eu aucun maître $ 
ni lu aucun ouvrage de g^méttie » it 
S^étoit fiùt de Jtii^ême desdéfiukions 
particulières» de des axioaics^qu'il avoit 
tracé de^ fi^tel de ion, injKestion > & 
qu'il éeeit parvenu par U feule force de 
MO génie j iulqu'à la trente-deuxième 
propoOcioa du premier livre des élé* 
mentsd'Euclide • Aiêize^nsilcompo; 
il un ttiaiid.d^s fiions Coniques» 
. L'hiAoire fait mention f^Jd'uiielèCf 
tffe écrite à la lïeine d'Angleterre, paf 
Elisabeth igée feulement de quatre 
ans.Ceft cette priiKeâe, qui fut depuis 
«ne û grande reine • 
.• Juliepne Morelde Barcelonne Cf^l 
A^étajK âgée que de douze ans^i\ 1^04» 
/çavoitleiàcia ,logrec > 8c IhéhrcM^éc 
Soutint à Lyon des thélei d» logique 
Tom.//. 



ION. Liv.IV. J5 

& de morale qui furent dédiées ï 
Marguerite d'Autriche reine d'ETpa* 
gne, 

Pafquier décrit [ f ] la fciencè prodi^ 
gieufe d'un jeune homme âgé (êulo< 
mcn de vingt ans. 

Le cardinal de Pife C r ] ^égalant plu« 
iieur» cardinaux , Alexandre Famé(c 
prit un bouquet le donna à Sylvius Avu 
toniano ». qui depuis a été cardinal , 8c 
ordonna à cet. entant de le prélcnterà 
celui de la compagnie, qui devoitétre 
pa|}e . > Le jeune Atitoniaoo le porta aà 
ca;cdinal de'Médicis > qui quelque^ aiv- 
nées après fut le pape Pie IV.& en le lui 
présentant , il fit fon éloge en vers • Ce 
cardinal s'imagina oue c*étoit une pièces 
qu*Qn lui avoir )ouee v maison lui pr9«' 
tefta avec «icim^ent que c'étoit un im* 
proinptu^ qu'il étoit ordinaire au pçtit 
poëte d*cii iaire, 8c on pria ie cardinal de 
Medicis de le mettre \ répreuve.L*hor<» 
loge qui étoit dans la faile»étant venu à 
rfonnerJecardMialde Médicis donna c^ 
fujet ^ Antoma^io^ jxHtr faire fur le 
ichan»pdfi$.vjers. itcrada rapporte £ / ]ki 
'Keissqù'il fit à rbem:e neme [i],& ajou^ 



C 9 ] Lef, Daniel vpta^. du mondé de D#/> 

. J « J iâfl. d'jif^kt. dp M^dêLMfx^y 1. 1. 
f^é^i. dans U règne d'BfnriVUL 

t^l Juliaha Môrellà jBarcinbnènfîsTÎr- 
■go, dupdecjmditatisattno, ChnftiYerb 

^604» Latioè, GnKcè& HebrâTtèétcmi- 
•que^erita Lagdunî<iailtamm,thefestnm 

logicas i tum moraIes»à fè tuendas in xii- 

bus paternispropofuittquas vidiQius Mar. 

garitx Auftriae Hifpaaianim reginx in- 

icriptas • Cx bibUeth. Andr.SchQtti » ^. 3 43* 
C î ] Pafq^iier rethercb, ifv, 6- ^^ 8 9. * j 
1,91 ÙiBxriu de BnyU^ éurt- Anponififio , 
[/ J FMm0n.StradA preJu/, scé^d^mlc^rJib. 

-^.frofu/. 3. 
£ r ] V^ici^inffomftH du petit Ant9nian$ ^ 

fui »MV<dt pMS encore douyi ane . 

HaDC qfxx sœtîtur rocalis tempora moles 
Cùm cœlo uçicum > crédite 9 ;K»das 
habet. 
Kam- ccelp foi quidquid agit , noâuve 



diuvei 
fnfi:riptum nobis macbioa fromte re* 

. f fcrt • 
Artîs opus mir« ! ad terram revolubilc 

plumbum 
• Nîtîtàr,ÎSt fpiristlifôchîea verfet on\xi. 
Whdcreabh^traoéus ;- aaindtimvi ver* 
tituraxis> > '1 "' 

Dentatas cogi tmordicusirc rous. ^ 
Morfu illoimplicitos, obverlofquç orhi* 
bus orbes 
Pendulafu(i>enfoexamiiie libramovet» 
J^pi^u^ liîiic monitor turrilooat , & iua«t 

lîoras 
MobiUsiolcwptolrBgukin orbcnnat. 

Dividit bic index vium . toumque mioH- 
CoBCidit ; foliàum dilaccratquc diem; 

j4d Cardinales convivas , 

At vos , hcfoês , tmoram metimiir «b ?tc 
Et rcgimus veftro teoWP^» nofti^iaiio^ 



^4 T ÎC A 

tè que le cardinal de Trente lui ^inna 
«n collier d\>r. 1 

Hermogéne de Tarfc M après avoir 
^6 profeffeuT dé rhiétori4uei qainze 
MS3& auteuvà dix Jiaic^otibiia à vingt» 
quatre tout ce qu'il fçavoit . C'eft de lui 
^'Ancbchiis te^ophifte'difeit^ qu'il 
avoit été vieillard en fa jeuncde» & en^ 
£fnc dans fa vieilleflfe • 
:. On lit que Poftel régenta à treixe ans; 
l^qu« Jttfte Lipfc fut aotear i itcuf ; 
viau* ' ^^ ^^^ ^^"^ rcxtrémîré oppofécdes 
d'efpm^* nicillaïdj cbnfcrver malgré le poids dcq 
oSm vri' smnées,' toute la vigueur de leufe^it.^ 
Htds, ' IfocmtiB «voit quatre-vingt-quatorze 
âus M, quand il acheva Ion oraifbn Pa^ 
^tliénaik}Ue » & il en avoit quatre*- 
vingt-icite lorftni'iUcci vit ocUc [)»lqui 
fc'ncntmc Panégy riqfoe • Varron [j^3 dit 
4e lai-diéàie>a« commencement du pré^ 
Inier livre des occupations rufiiqucs > 
^'il a entrepris cet ouvrage à quatre- 
vi*igts ans paffés. SopIioc)e[4]pltt5i vieux 
[lie touts ces auteurs,lof fqu'it compofa 
tiragédie dX)e^pe a^ Cotone^ étant 
Appelle ei^juftice pour être interdit) ï 
eHofe de&ii grandâge^ il cnàploïs^ péur 
toute défenfe le commencement du pre- 
mier chœur de cette traffcdic,qu'irve. 
aoit dfaehovi^Il gagna fa cau(ê> &:£vit 
reconduit honorablement (bez lui • 
• Théodore de Béze'ci] çubtioit te 
içhoiê$jrécento$-> & fé fouvepoit desiin- 
^^ ci^nesi.,cc qm c(^ ^flc;? ordinaire ^)t|c 

vieillards. 



r » 



/ * 



? 



. un {trouve pluiiears exemples *i **• 
mémoires C ^ ] prodigieufts « Sénéaue de mcô^^ 
C<<]«épétoit deux mille noms de fiiiw '^ f^o^»- 
» , apvesies avoir entendu prononcer 
vue ieule fois : il rédtbit auffi deuid 
cents vers dans a» ordre rétrogr»^ 
de , & remoftfoit par une force dfi 
mémoire furprenante, du dernier au 
premier , ne les aïant entendu Hfb 
qu'une fois . 

Jean Pic comte éc la Mirandote^ 
fiiivant 1^ témoigciage de Jean Fraftn 
çois fo» iievisu , récîtolt lès mots tom- 
tenus dans<l^x pages entières, oit 
dans kur ordfe naturel , ou dans «n 
ordre rétrograde , n^f n aïant entendit 
la (edure que trois fois . 

Un jeune homme de tlfle d^ Corft 
rëpétoit trente. flx mHle* noms dans 
U rnentie ordre qu*il te^ kvoit entehl 
du prononcer une feule fois. Muret 
[f] afTure qu'il en a été témoin lui 
même > fans le pouvoir comprer»- 
die . 11 cite plufieurs nobles Véni- 
dens > qui ont vu k$ progrès- iinu 
concevables , que ce jeune Iiooime dfe 
-Cofft faifoit faire à ceux qui préiidient 
defes leçons , pour une mémoire arti- 
fîcicllc . 

Cyrus [/] nommoittouts^les fokla(s 
•de fon armée , & L. Scipio touts les ci- 
toïet^s Romains par leurs noms • Cy^ 
Âc:as ig 1 ambadadeur de Pyrrhus'rç- 
_tint(i bien les phyfionomies & lesnoiQS 
de touts ceux qu'il rencontra à fon ar- 



ifcA- 



X}4feite non dare pofc^nti refponfa » priùs 

quàra 
* 'Multâagitet fecirra'mens opétoh dîû . 
feiicite fibii ullamfine-pondiere reddete 

. voceip : . 
•" DMcîtel htmix\tis)6ft mtnniut liyquî. 

suffi long 0M été comPofi [uf uni mMtiére suffi 
iRJjicitêi & fMr tm- tnfunt jhI n*Mvoirféit 

' lui Maillet, ènfantfllb$(hei - ' 
t»} àk,40/int€^i ' 



[ y ] LucUn. de hngtv. 

' '[ J6 J Annus odog^fimus admonet raè % 
-At (ai^cihks coiIigam,anteqaam profTcifcar 
C vit i . VÀtrê de re thJHcà j lih, iJn mit. ^ 
•In] Vui,MMX.ith,%x.7, 

• C * ] ThHun.lib,ii^, 
\c\ PliuJiù.y.c.i^. 

' [^3 Sen.eontrov.Uh.iJ'onfiomthMumêt. 
tUffi zo.f. 9. 

• X'] ^iAiret.vMriar.bcH9nJ$k2^*l^ 



flh, Rt 7 . f, 4'SoUn, e, t , 



> .. t 



^ 



DE V avin 

^bia eooti ctux gui reiwtroniioienc , 8t 
dii (énzt,9ù 4u peupk.^ en appellanq 
dtacttn par ion nom • . ; i ^ 
: Les prodiges , qui mettent une fi 
gcande diâiérence endre les opératioas 
^e 1 enccndeœent • ionc les plus dignes 
d Cl rrobfrrvét 1 LesNatiiraltftcsn*oiit 
pas tecuâÏÏi WÊûim ibignciiiêiikenc eon«; 
CCS Ut$, prodiiâions ittigaHétts > 8i 
QHXiftrueuica de U^ nacorç . 
c AriftoCtf appelle âionftresJesèé^C^ 
kf jrtégiilf rjcé^& , pour ainii dise» Je^ 
pré varications[i>] de la nature: &ftiv 
cepiérlài ilmci la IciRimellhi.iicfdifes 
moofires • Il adoucit k la vérité une iên« 
tence û tigburcuC: , lor(qu*il ajoute 
que cette défcâuoiîté de la nature cft 
néccflaire à /â propaga tion. Lesiemmes 
peuvent être plutôt traitées de monC 
très y dansle (cns des Sirènes par ledan* 
ger de leurs charmes} maûil ne 5*i^t 
pas ici de cette efpéce de moaftrei N'en 
mettons pas cependant ce que iiit At [ i ) 
Ifidotre a dit du rinocéros^qu'il eft fi fort 
& fi vite à la courfe » que les chafleurs 
ne pourraient jamais le prendre • Mais 
ils mettent à Taflût une belle fiUe , qui 
découvre fa gorge quand elle apperçoit 
lerinocéros. Cet animal $*a{^rivoiuint 
tout d'un coup » approche la tête du 



raes 



I jG) N, LÏv. IV. 3 s 

fein décelé fille » qui le livsé ainfi atit 
cbaffcurs^ 

Une foule d*aot«urs a rapporté qu*oif ,^ î* 
tfe«Yeda»sl«s Indes des hLmcUté. JJ^uV 
tesdechlens^oucynocéphalesCJU, qui J^*****^ 
abboïent V des Cyclopcs, ArimaTpcs ,oi| 
Meriophttialme$[/L qui n*ont qu^n 
eMJv&'des'E€liiopien9C«i],qtti opequa^ 
trc yeux y dans la Libye , les BIcmmienfl 
£mstêtet^], qui dnc labouche&les 
yeu^ dans Teîftomab r dans tX^rient^dci 
nations ftns nez [«] , d^aucrcs qui ont la 
lowre fupérieure fi ëoenduè, quelle cou^ 
vtt tout le viiâge , pour le garantir de 
hirdeur du foleil > dlnrtres fiuis bou^» 
ààclfit qui n*ontqtt\Uie petite ouvcv^ 
tore propre à introduire les aiimenti 
avec dos ebalutAe^ux , ou Te noU|ri£. 
iàntsd*odeiirsvd*aptre8 qui ont le&piéa 
atfez larges [^ ]> pour mettre tout to 
corps a TomiMre v . d^autres qui ont les 
pfés ronds [r]» comme des-bcrafes. cii 
ScythieCjr], les Panotiem >qui ont les 
oreilles fi longues ^ qu*il's peuvent s*en 
envelopper, comme de mtfnceauxy en 
Ethiopie > despeuples marchants ï qua-i 
trc pâtes , & qui ne paflent guéris qua-^ 
came^nss d'autresqui Je traînent [i ]» 
comme des iêrpents > de^ Sciopodes> qui 
n'ont qu'une jambe , 6c qui font d*uno 
viteiTeprodigieuiêl la^rouriês^n Sby. 

El 



W Cùm Ariftoteles monftffadicat eflc 
cuvant jttçÊtfimriKi iddlftewnrfiis, éc 
^oafi 'M'eifÊffya , aut> fi liceat nobiS) pratva^ 
ncationes» fœminamqaoquedicit^eiTeac- 
cefTorium taie (|uiddaip . A'pXi y inqaît9 
^p&r» Trapinfim^itiff ré diXv >tvfCF4eM \j JiaiI ri 
Sifkt . tempérât autem tam at troccm kn* 
teotlam illi caftigatione : i)^ mrt f^U 
mctyxaUrifvau. JulScMUg» Méiv.CMfdém*. 

' tn Sjfidûri$figinM.t'u:.zi 

, [*] S. Ami. ^ « w. Dti , ny. 1 $. c. I, c/L 

ZffltU hlêittMgnJruA* tlf*i i* Fompm. MelXu 
CtifJrniitutf,PJl^.itHhf^>Cod.7%^B»lpcAé 



tO H^rùdot.Tiaf. & Mtlfom. ^ùmfèn* 

t$h, itycofiheti ^.9. 
Erl JHér§dot,Me^ùm.Sàim.^j. 
IpJ S.A9ig.deelvi^.Deiili^,i6.c.t. - ï 
[ f ] S.AÊ$g.d9 cMt. l>iiyUif.l^ c.t*}mf^ 

um.thMMm0^iaUJli ip^€.S*Mft.^^ ,^ . ^ 

tr] LeVity9rd$sm9nfrâithzf*%l€^mfBh 
C/3 Pé$99t$inSiirêîftdu'fùid$roif,to$$tOf$tU 

Jiqj[mSr4i>flh^lfk2%fA* , 



i 



3(j T R A 

thic>dc$Hippopodcstii], quiontdcs 
buttes d'hommes , fur des corps de che- 
vaux . Ces Hippopodes de Scythie ne 
différent en rien des Centaures de TheC 
falie • Saint Ifidore Ix'] raconte la plu. 
part de ces chofes 9 comme des vérités » 
mais, lorfqu*il s'agit des Antipodes , 
il les rejette comme des fiâionsincroïa* 

blés * 

Aulu-Gelle ftiC taention [ j 3 de 
certains habitants des Indes > dont le 
corps eft çarni de poil & de plumes > 
qui les détendent des injures de Tair . 

Lts modernes le cédent-iis à ces 
anciens écrivains £ibuleux } On lit dans 
les voïages de Jean, Str uys , que dam 
rifle Formofa , toucs les habitants de 
la partie Méridionale ont derrière le 
dos > une loi^ue qucuë ièmblable ï 
celle d'un bœuf. 

Gomme la politique fe forme y & 
l'expérience s'acquiert > par lès fautes 
que l'on rencontre dans la leâure de 
rhiftoirc > il n eft pas douteux , que la 
licence outrée des auteurs ne nous 
infpire une fage retenue , qui fufpen- 
de nos jugements : & c'eft un plan nou- 
veau de défabufer les hommes de leur 
crédulité > en leur montrant dans quels 
excès les auteursfont tombés • 

On n-aura pas de peine à feper* 
fuader > que les Efpagnols , les Portu- 
tugais^ les Anglois > & les Hollandols 
qui ont parcouru toute I9 terre , & 
vifîté les endroits mêmes > où l'on 
difoit qu'étoient ces hommes monf- 
trueux > n'en ont découvert aticun 
veftige . Quant l Tautorité de S. Au- 
guftin > dans Tendroit où il dit qu'il en 
a vu > le cardinal Baronius [ x;. ] obfervc 
que le fermon de ùint Auguftin , d'où 
ce paflage eft tiré > eft une pièce fup- 



I T £• 

pofëe. n iâut pourtaot [4], quëc^ 
£ibles aient eu quelque fondement f 
puiiquc tant d'auteurs graves ne lei 
ont pas jugées indignes d*écre rapport 
tées. Lts uns ont tourné la chofedu 
coté de la métaphore s ils ont cru que 
les Acéphales , ou peuples fans tête t 
étoient des Sauvages > qui n'avaient 
aucune &rme de gouvemethent ni de 
loix pour (e conduire • D*autres ont re^ 
marqué que quelques hommes avdenc 
le col fi court , & levoient fi haut les 
épaules , portant d'ailleurs de longs 
cheveux , que leurs têtes paroifibient 
confionducs avec leurs épaules . D'atkr 
très ont imaginé que certains peuples^ 
avoient été nommes Acéphales , à eau-»' 
fe d'une manière particulière de fe vê- 
tir; que les Sciopodes font des hom- 
mes, qui portent aux pies des efpéces 
de raquettes fort larges > pcmt mat- 
cher fur la neige : ce qui a fait dire 
que ces hommes n'a voient qu'une jam« 
be , 6c que leur pié était affez large 
pour mettre tout leur corps à l'ombre > 
que les Monophthalmes , Arimafpes , 
ou Cyclopcs , font des peuples , qui 
tirant continuellement de l'arc , ont 
un œil toujours fermé , & paroiflent 
ainfi n'en avoir qu'un» que les Cyno- 
céphales » ou hommes à têtes de chien 
font vrai&mblablement ces gros finges 
d'Afrique , dont parlent les voïageurs • 
Enfin les auteurs des relations ont 
fouvent parte de figures d*hommes , 
qu'ils n'ont apperçuës que de loin > 
& qui ont été tracées dans leur ima- 
gination par la crainte , ou par quel* 
qu'autre raifon'inconnuë, tout diffé- 
remment de ce qu'elles étoient en 

— -J^P— ^- 
eitec • 

Plufieurs autçur^s des plus célèbres 



[/3 Corporibtts hîrti») êc avium rltn 
f lumantibus. Aui,G9iLt^oh,AttksrJ,^,c.é^, 



[43 M. r ahhé BsnUr i déM$ U ^•tom dt 
tittêd disbeHJttt. 



DE L' O P I N I 

t^] &(kiplas dignes de ibi , oncpir' 
li des. hommes marins , des Tritons, 
SiF^s , &[«] Nérudes . Saur Je-* 
TÔme[i<] parent ccre pcrfbadé deî'c- 
xiftcncc des Cencastcs &des Sirines. 
It rapporte [f ] dans la vie- de faîne 
Paul bcnnite , qae (aint Antoine al- 
lant vilîcci iâint Paul , rencontra 
^ d'abord un.Çcjpcaure , & enluite «n 
Satyre* qui lui parla , Se lui préf^fita. 
des dates . Le cardinal Barqnius croie 
que c'étoit un iîi^e i qui Dieu permit) 
déparier, comme autre&isàràiteâede 
Balaam . , 

Paufiiaîas [/] témoigne qu'un cer- 
tain EupbejnUE aïant été jcttépar la 
tempête t fur les côtes d'une ifle délf rtç, 
vie venir ^ lui des hommes Cativages 
toDC velus , airant des queues prclque 
auÛÎ longues que celles descbevaux. 

PhilDfiratc[j]aécrit qu'un Satjre* - 
pri3dai)cr£thiopic avoit étéapprivoi- 
ici & rendu familier , On tiouvaiip 
Satyre l Nymphpe » près d'Apdloniç 
Ih), tel que les peintres T & lei fcuU 
pteurs tes rcprélentent . Il fut amené à 
Sylla: il ne pronon^it aucune parole 
articotée, uvoixctoit un heurlcment 
rudeâc fasvage, qoitenoitdu hannifr 
lêmentduclicval , &dQcridub0Uc. 

Un Centaure trouvé en Arabie [i]> 
fttÇenvoïé ï Céfar en Egypte > & le 



o N. Liv.IV. 



î7 



de Batavia , je vis moi-même > fur » 
le London , fr^atc Anglotlé qui » 
vcnoic de Bornéo , un de ces hom- » 
mes iauvages > qui n'avoic encore >* 
que trois mois .......... haut >» 

d'environ deux pies ....',. cou- ** 

vert de poil , mais fort court enco- » 
re.'II avoit la tête ronde i & très » 
femblable ^ celle de l'homme , les '» 
yeux , une bonclic , Se un menton » 
un peu différents des nôtres pour » 
la figure . Je nofe lui donner de »- 
nçz . Qjiand il fe couche , c'efl ùu >* 
E 3 



[i} TAM4tr,a»t^,&atmj.Tn^n.<^- ■ [«J SUTTM non modo ntiratîon^lëd 
.AUx, Ah Alix-gmisl.diir.l.'i.c.t. & reÛgionem colère Hieron/mus, Anto- 

\.f1 S^Oatila eodtm liçtorei Nerat iijollloimgnoccâe, retulit in *iti Pxutî 
hûnniniefIigie.'..Tiberio*nunciatumeft,. primt hércmitsc ,Jaattn. F'»tK. f't.Ji£* 
vlfum &ïu<IiCutnCancntctBCODcl)iTri- rêndul,tXMm.vsmt.dfHr.itnt.l.t.e.ii, 
[/] fÂÛf'n.i» AttiC' 
it'i rM»fir.4ivhÀApilltmJ6^.ii. 



J8 TRAIT F 

'„ k cdcé t ^ une des fflatm . Je lai GeHetnike[p]deltd>leitottt ce^u'ori 

„ rrrtHv^IepoalsflU bras, tel que nous a dit det S»yrcs , aalfi-tHM qua des 

„ F«vons.La railledec«saMM«Hi,quani Cyctbpes, acèaPypaits . ■ - 

„ ilsonttoutcleurgrahijeur, égale ccW Qaoiqtt'iwi aie vuea ^pftcan ren- 

f, Tedesphis grandshefflmcs ^ M. }<an contres , de& âccDttCtwmenTs aftonf- 

„ Honrs capitaine du vainêaunons dit i trueux,lap)ûpBrtdcs&itsraiTantsonC 

M qu'il en avoit tué onde troil! balles. Ili bienplujl'airde &btei,'qucclevcrités. 

„ eeoremplas vite que les cerfe. ilsrom- Une RomaiBeno«iiB& Alcippe «c- Acwôche. 

„ pentdans ks beii des branches d'ar^/ cCTâchaXf ]d'«néW(Aa*ie.tJnee<:lia?e'me«>t«ni<»fc ' 

i, bTcs , dont ils ft lêttent poûf affomJ Jurr fcrpent. ■ ' . ' .' ; ftnte««. 

M mer les palTarts. Quand jh peuvent cn^ SwKleconiûl««deDomft΀B 8c dd 

M éuer quelqu'un, ilsluïltictentlefâflg.. Pef ÎKue Rafiis , uneiediMedHâla vit*' 

„ qu'iisgaftrenteommean bttutaged^- léde Trente [r]» fitptufieursrerpeni^ 

„ hcicox». ■ entortillés en rond . 

Clouerdit'[f>7 qu'il «Vu (Mnc uir - Latemme[«]deGorMllbs Gfftlica- 

fleuve de Virginie , un monA^'ini-^ Msft délivrai RêiiKd'uneniântatMi^ 

rïh^ quipàtViîai^t^une^UëdefibiC iWietêted'Anubis. * 

ftm , 'mais aïant h tête , ks btas , le ■ Oftapporta[/!] ïNéronon cnfint* 

" vilâge d'un Indien. OnafTure , qu'en tjuiavoicquatre têtes, Sftsutslei aU' 

1^71. fisperfermescn virent un autre très membres qDftdrupIes , 
''proche de la Martinique , lequel Unefcinme[«]iBitau tnonde une 
" avoit les yeux un peu gros , lenexca*' vipère. Une autre femme en Suifie l'an 
mus, lcvifigeplcii),ieschevea«i^ati »i?8.enfent«[*lonrion. Unesutre 
' & arrangés, mêlés de Uanc& de noir , danslemcme païs , l'an 115)0. acctHi- 
' flt)tatit'mr k haut des épaules , avec cha d'an monClre aïant la tête d'un en- 
une bnrbe grire , qui pendoit fur Tcf* fant[)r], & te corps d'un lion, 
tomac. La partie inférieure étoit rer.> L'an 1 471. deux femmes en Italîc[z.T 
mince parunequcQëlarge&fburchufi. Arentrnneun chien, l'autteunchat . 
Unaftedreffé devant les notaires da Dans la Thuringe [«len iïïî- u™ 
' païsâtceftelefait. &mmemitaumocx]euncnipaa<Iïbn-' 

L'opnioRdequelquesauteiifïaÀé, gueqirtuë. - 

' <^ le pDiflbn nommé anjanhlliur le Un eRTant naquit [^] aVec Ift tcC«- 

Lamcntin, étoitia Sirène desanciens, d'un éléphant '> & ï Sioactte un co- 

Lûcrccerejetce[p]rexiftence(îesCcn. clioh de lait [cT avoir une tctehu- 

tâares, comme impofltbk i & Aul>- ohnos. 



[*]SedneqaeCeDtatirifberuiit,neque' e.id. 

tcrapore in ullo [ « ] 

Eûèijneatduplici naturl . & corpore f] i 

bino IVii 

ex alienJEcms membrls compaâa po- t'-J. 

teltas. I«crw./.«. 'If 

.iÙFti».i.y.€.-î. ' l,\, 

tri !•*/». TràlUM. 4iTit, n^Mt. r,l4. Oift*. f, 



DE L* O P ï N I 

; Ati taois 'de Jwp -i 7 1 <?> on f nUU )^ 
Pari$ , qu'une kmw^ ^ébok auxoç^éç 
4!vin\i^ntt^Sr\>kj(kfovq>é, . U avoic ^ 
griffççavxqpatLfc patcs, *4c9« qgja- 
i#s ,: Qn a^ribua <?cç îiçcoHçfefnîCijt 
mi^nft^ucpiyj ^qiie!ta,mafç^9rt4^é 
YPÛr k cp94iat délions ^ d^ «Auj(ca4i^ » 

. Il y a quelques ann^ n "qu'on ap- 
porta dttgtx, pigeons, à Taçadcmic^ die^ 
icienccs , avec de bons certificats de$ 

fvp^tittipoiidospariiaçi^mmci cji; 
qiui (c urauxra faux^apris utne e«)â» xc^ 
fbÉrche de la vérité. 
: Vnç p^ianne avoir I>0 quatre va^u 
ti^fl^s» d^ttv devant^ deux ^rciére» 
vis.àrvislçs.UQ(9sd^aptrcs> ^.pJjBine; 

ffi daiisii^oû diflf^Wit^s^ coucbios 3 e))|: 
Hvpitjçu.dq^juipii^AX > qui latétoKut 
ides deux c^tés. < 

. Une feqomede Sei^£e ] aiant Qtc our 
«ififte après fa ôiort >pii trouva dai^ ifm 
corpsiunc fiile pétrifîëe , apr^ ui;mc gro(- 
if 0iQ (fevjjn^ huit 9^ • 
: Eii ran;iée i f 3.J. U parut en Mi&ic 
[/3s, un nK>nftr€aKMK U vii^ge^Se tout 
Je corps d'un hom (ne, àla re(êrvc,des 
.piles 6c, des^grilTes^qui étoienc d*uiiaigl«. 
., Montâigqc ig ] &ic ta deipripiion 

j^'u^ ctifanp dç ^natpïig m&ift j au 

<oip5 duqM étoi^t jom & .ntsN^bé 

J^ coffps ,d^iin aum cdE^e faj>s lécc. 

Ly coftiiéne Ihl rapporte quTcaran- 



P H. Ltv. IV. 3.9 

4iée 8 f 4« une feoune Allemande accoa^- 
cha d'uq e^fai^ aïai^ d^x corps, jpi^^ 
par rapine du^ ^ , l'un d une i^S ^Ç^ 
huq&aiiiis>raut|?e de la fornie d'un chie«. 
Le même auteur ténnoigne [ i ] y qu'il/ 
i$Mrq^ en^A^çmggoe unliommcd'uî^âge 
mur > à qyi il fortuit du oombril une 
tête , qui avoit une bouche , dont il ie 
^voit, quandil vouloic, pour pren* 
^redesaliiçcnt^. 

. A^iftot^a écrit [0> que dans Us 
dei^xqKtrémicés(dç lage » on fait plu^ 
(;pm(nunén;ient des filles • Un cnÊint 
[ /] de dix ans eqgroiTa une jeune fille i 
^lesrois[i»]SalomQu & Achaz^ ont 
^té pères àoi?^ ans « 

PUnet^iJjP^lç d'un pais > ofi Iqs 
femmeson,! des enfants ï fçpt ans » i$c 
n en pa(ÎPenQ pjs qujM-an$9 . ,$olia X ^ 
/ait meotion;d'un autre païs., où les am- 
inés deviennenCimépesi cinq an$) &ne 
pa0ent pp^ bu4f a^s. . 

OnadicqueTon cofipoifloit l/r), % 
.lagrodeuTiilvcQl, fi (a virginité é^f^^ 
fcntic^, , ;..,•... . ., 

$uivan( l'opinion de qnçlques mttt« 
fr^liftesCf}) les feQ>a>es qui ont coii* 
tume de fe coucher fur le càté djpoit » 
font prefque toujours des eofa|its 1114- 
ks» Qi|illeç£rJaçoni|)afé Ut^ poème 
laf in forî^lçg/^ où il indiqjUCrPlj^fieuxs 
.auirwmpï4î«d;av^ir 4q? .çi?.^« ma^- 
ks, &;lwncwftity4^ , . i 

Si une £?Q»m^Aft enqeîa(e d'un mat^ 
k[ ^3> 'fonit«nie|kboa^ &dHefcotra- 



f ,i 



r 1 * 



.iJUi 



y à iiit 



[ 1/ } BMfU upM. des iéftr^SâptigMku6A ^ 
[ # ] PsffMH', rechtrch^ liv* 6.^40 • 

• t * J Artlht, ie genêt ttt. animml L^,c.t, 



- -4^9- Noi» aiammit rlx or i eati I nc e r e- 
• vifens,. = - .V .-■.-■'" ^ ' \] 
Hefterno collum po«îi rircumdare 

Pito CttfttlLmêpifhMhm^ThetylérPeU 

tf J Mùlieres qit» dormîre coiu'aeve- 
yunt kt>rà dextma^ 'atus , vix fœmineam 
fobolcm pariant . MemcrMic^tHr^^ 

[ r ] Ci»rwWiV Uti^lUti ÇéMfmdi^, • • 



40 T R -À 

muer ion enfant anbont de quarante 
jours: ficllccftgroffc d'une femelle i 
-cllccftjpâlc , cUe^dcs lafldcudes dans 
les eûmes 5 & ne fent remuer fon fruit 
tqu^U bout de trois nîois . "• 

Lestranfeaions philofophiques, ou 

journaux de TAcadémie des Icienccs de 

Londres, portent que le nombre desed- 

iants mâles excède eh tout païs cclu î dés 

femelles . M. Grant qui a donné des 

réflexions lur les régiftrcs des nai(ïai> 

ces & des morts d'Angleterre , t moiî* 

tré que le nombre des maies eftà celui 

'des femelles, comm& treize àdouzc * 

"C'eft une remarque fort fingulîérc , fi 

elle çft véritable , que là nature [ / ] fô* 

•pare le jumeaux de diflfétents fé^cs ,-par 

une membrane qui ne fe trouve poÎQt 

'^ntre deux frères ou deux feeurs* - ' 

On lit dans la fainte cctiture [« ] ', 
'que Thamar fc délivrant de deux ju- 
meaux , Tun d'eux étendit la main le 
^premier , & la fage femmt; y attacha un 
■ruban couleur de feu j pouf le rccon- 
sioître *, mais ellç fut trompée dans fon 
"attente , car ce jumeau qui avoit éten. 
iiu la main , fe retira pour faire place à 
' fon frére,qui fut raîné,& qui eut le nom 
de Phares > le cadet fut appelle Zara . 

Peut-on feperfuader ce qui eft rap- 
porté par Bayle , queTan 1^71 , il y 
cutenThurînge[;rl, prèsdeNâur*. 
bourg, une femme de Mièurtiér qui ^- 
coucba d'un€ fille qui fe trouva groflfc ? 
Cette fille fe portoit fort bien en naid 
Éuit ,, & étoit trèjS bkn conformée ^ à 
jHOe enflure de ventre près y qui prut 



■ti J m 



'i ,y.{ I II 



W*i 



iMNali 



£*] BMjlrêpuhlJetUttr QfUki6%S,^rf.4. 

ïy ] Mures foemin^ etiam in utero ma- 
tris concipiunt • Th^hr.ap^ Cardu». di 

Is2 ^//»./.7,r.j. 



î T E' ^ 

€xtrao|fdinaîre . Au bout de huit' jôuri 
tUe fut faifie de tranchées violentes^ en- 
fin elle fe délivra d'une petite fi^lcqui 
étoit de la longueur du cloig6 , & pU 
-rwt tellcttient vivanct , qùWtie ft 
point fcrbpule de la biptifet; EHéinbUâ 
rutun jour aptes avec fa mère > làifl&iit 
la femmo du meunier en bonnr&nté • 

Théophraftc a écrit iy 3 queles fou« 
ris conce voient quelqucifbis aVant qud 
denaître^ ' 

' UcaudU-NiK-end les femmes fi fêoouÀ 
des [j^], au elles accoi^chent de fixoU 
même de lept [ 4 ] enfants à là feis. AriC 
tote raconte [h] qu*une Egyptienne eue 
^quatre couches vingt enfents > don^ 
la plus grâède parti» vécut ^ cequieft 
tXHifirmé par le jurifemiferlte Paul. 

• On fe^mandé de Per{)ignan[ic ] « que 
la femme d'un fellierde cette ville, étoiè 
accouchée ledi» d'Août 17 j i. decin^ 
filles > lefquelles a voient été baptifées k 
lendemain*, que quinze^ jours aupara« 
vant , la fœur de Cef te femme éroi¥ ftc^ 
cou<hée de cinq garçons , cïont ^uavttt 
étoient encore en vie i ëc que leur mété 
qui avoit eu quinze enfants , en avoit 
mis au monde douze en trois couches k 

• Que peut-on penfer des faits fm^ 
vants? Hermencrude femme du^xMir 
te Ifemberg d'Altorf Idl , eut d(^ze 
enfantsd'une feule couche » Jean FraiK 
çois Pic comte delà Mirandole [^ ]> 
rapporte qu'une Allemande, nommée 
Dofothée t fie. vingt enfeiits eu deux 
couches, & qu*une autre Allemande 
en eut trente en quatre couches . 

Mar- 



-r-j- 



. C ^ j Arîftoceies refert mulierem qua» 

cuor partubus viginti edidifl'e , quorum 

major pars iupervixerit • /utius J'mhIus 9 

/.46. Digeflorum . Cardmn.de rer. vMritr^L I. 

[f] MercdeFr.Septemb.ijlu 

id2Crom0rJeorij.à^ reù^e/^hPùl9?99rJ. 1 1. 

[ # ] Jcann, Frsttc, Pk^ MîtsBdHL ^. Ly^ 



j D E L' O P I N 

Margoerite £/] femme da comte 
VirboUas accoucha de treiite^x en* 
(atits à la (ois . GsHus Rhodiginus ig 1 
dit après Albert le Grand , qu^ane fejair 
ine avorta de vingt-deux enfants, unç 
autre de i(bixante& dix» &unetroifié- 
ne de cent cinquante. 
. Vives i h'] raconte que Marguerite 
fille de Florent comte de HoIIaude ac- 
coucha a la iois de trois cents Soixante* 
cinq enfants • Les deux badins^ l'écris 
teau qui (ê voient dans Téglife de Lof- 
âaynen, ibnt les monuments de cet ac 
coucbement . Simon Van Leeuvven a 
xéSixté cette i;iift9Jrc d^ns fon livre in^ 
titulé: L'ancienne Batavie« . 

Aventin £f J aeqrit que Machilde 
çomtcflfc, d'Hennebcrg (bus l'eni^ire de 
Frédéric IL fe délivra en m^me temps 
de quinze cent s enfantsqui furentbap- 
tlles par Othon évêque d*Utrecht • 
Cttfpinien en réduit le nombre [43 à 
trois cents cinquante • 

La femme de Jacques BéabrieEcofr 
ibis [/]» charpentier de vaiflfeaux , de- 
meurante Edimbourg, âgée de plus de 
quatre-vingts ans, accoucha le Z5. Dé- 
cembre 17)0. de trois enfants mâles t 
gui ont été baptifés , Ôc qui fe portoient 
bien lorfqu*on en a donné Ta vis • 

On publia en i6j6. qu'un homme 
(dd ibixante & dix-fept ans avoir &it un 
cniant à une femme de quatre-vingt- 
huit ans* 

I41 femme [^ ] du iieurOblet éch»* 
vin d'Qjuchirle-Cbâteau» âgée de ibii- 



ION. Liv.IV. 41 

xant-deux ans » eft accouchée le ijt 
Février 17 5 k de deux gardons & d une 
fille. 

Pline [II] & Attlu-Gelle [#] ont ç*^;^^^ 
attefté le changement de plufîcurs filles nensde a* 
en garçons « Kidin [p] en a rapporté '^* 
pluficurs exemples • Le Loyer [f ] a 
remarqué qu*une femme mariée chan- 
gea de féxe > & devint auflS mâle que 
fon mari . Phlégon racoilce Er] que 
Tiréfias aïant rencontré deux fcrpents 
qui fraï6ient>& en aïant Uo(Ie un,chan- 
gea de (exe , & devint fille \ mais quVrn 
aïant depuis rencontré deux autres,, il 
en blefla encore UO) fuivatit ravertiÂEB« ' 
DneutderOracle> & redevint garçon^ - 
Le mêoie auteur £/] fait mention de • 
plufieurs changements de fé^e » doot 
u cite les temps & lescirconftances» de 
entr*autrcs d'une fille qui devint garçon 
ibus Tempirede Claudius • 

Oppien [i] obferve q«c l'hyène 
change de féxc tpucs les ans. On lit dana 
Bayle{/y], que deux rcligieufcs dans 
deux conyents prés de Rome devinrent 
hommes* Riolanf^'J tient qu'il n'y a 
rien en cela de fort extraordinaire > & 
que (jf ] ce n eft par un véritable chao* 
gement de féxe • 

Aux témoignages des .naturaliftes 
les poètes ont joint leurs fiâions • 
Ipbis £;c} devint garçon le )oar de 
Us noces , fuivant Ovide \ & Cénis [4} » 
poiur prix de la tendreflfe qu'elle avoit 
témoignée \ Nçptune > ol^nt decban^ 
%tx de féxe« 



" 1/5 tycofthen, p 44e 
ci ] Cœl. Rhodtg. iik 4. c. 23. 

\^h1 Ludêvk.Vivesm colUquïïs . 

\ % ] Aventin. 4nnsL Uk.j. 

\ ^1 Jonflon, tbMUWMt, clti^ io« <• 5.iirit. o« 
• [ ' J /^<w». d^yerdun ^ ïlàrs 1 73 1* ' ", 
* ■ \pi1 Journ* dêVerdi^ny AvrtUxTiU 



[^f^ Le Loyer des (peBres , /ry. a, ck. 3. 
[ r ] Phle^, Trai/isn, dereh.mirMM, ^,4. 
*[/] Id.cj. 
\ t ] Qpftan. de venat. Ok. ^.'v. ft ty. 
\m\ BéylTepuhl,deiettr.M<irsi6lj.Mft^^^ 
[x'} Rioian.pfyfioi.§,y.r,7, 
, [/] ^ encheirid^ snsrom^ Sh*%^ r,}!» 
e* 36, 



4x T R A 

Montagtie thl s'tepUque ainfi l et 
» œ fu^ . Plî^edic avoir vu Lucius CtiC* 
>» futius de femme changée en homme le 
J9 jourdeiesn&ces. Ponc4Dm5âC(Fiaii:tres 
s» raooncentparei&esmécaoûiorpholesave^ 
j> niU^sen Italie ce$ (iécles paifiés . Et par 
>> fféhétùemééûtdcluiOcàehméïc. 

Iphis ptai> gai^oa [ « 3 > les vqsnx !^*^fit 
pucelle. 

r 

3> PaffaatàVicri^e-PVançois, je pus voir 

»> «n homme que ré¥d<{ue de Soktons a-» 

9% voit nommé Germakicn confirmation» 

» lequel coûts tes habitants de là ont con- 

SI BU & vu fille juïbuli rage de vingts 

9» deux ans , nommée Marie. Il étoit k 

» cette heure ià fort barbu & vieil & poino 

» marié, Faifant, dit-il» quelque effort 

9> en (autant , fcs membres virils fe pto* 

» 4QifirenCy & eft encore en u(âge entrer 

^> les filles de là une chanfon > par laqueU 

» le elles s*eiii;r'avcrtiifeiit de ne point !ai- 

yi fede grandes enjambées, de peur de de- 

9> venir garçons , comme Marie Germâm « 

Les loix reconnoiffent qu'il y a des 

Hermaphrodites ^ mais Riokin fi>utiene 

qu'il ne s'en trouve aucun qui rétinilTé 

les dtox féies parrfiits , cXl^dîre: , 

qui pu i lie engendrer à la manière des 

deux fëxei9. 

Exemple: OnaapprièCWîdcRéadingsdans 

d€ forces k cittite dc Bcrcks , qu OU y voioit ac- 

tSx^!^' tuellement un enfant âgé de cinq ans , 

qui a déjà cinq pies de haut. UeftfiU 

•d%n païÊin nommé I|enjamin Loder • 

Cet enfant eft a(Iez fort à cet âge pour 

porter deux cents foixante livres pei 

6nf7 pôùt TcVçr d'une niainûn poiîs 



I T E' 

de cent livres y dl d*ua doigt un poïd$. 
de cinquante livres • Je ne crois pa$ 
qu'aucun exemple de force prodigicufe 
rapporté par les anciens , putiTe être' 
comparé à ce fait moderne , s*il éft bieti 



avéré. 



Milon de Crotone pattotxhit [e] tou- 
te la longueur d un ftade > portant fur 
fcs épaules un taureau de quatre ans^; 
H Taflomma d'un coup de poing ^ & lié 
mangea tout entier dans la'journée . 

Pbagon , au rapport de Voplfçusl 
mangeoit en un jour un fanglier» un 
mouton & un cochon de lait • Simon 
Majc^us a vu [/J un homme tenir cir 
fa main une colonne de marbre, longue 
de trois pies & d^un pié de diamètre , 
qu il jettoit en Tair > & enfuite la recc« 
voit dans (es mains > la balottant corn- 
ai fi c'ait été une boule ordinaire • 
Rhodamas de Mantou^ > homme d^une 
petite ftature, rompoit un cable. Er- 
nando Burg monta les degrés > por- 
tant un âne chargé de bois , & jetta 
Pana avec fa charge dans le feu • Un 
nommé d'Emauton [^] , dans la mai- 
fon du comte de Foix , fit le même tour 
de force . M. Varro Rufticellus fut 
fornommé [ A] Hercule pour avoir por-* 
té fon mulet • 

AConftanrinopIeen i ^Si.un'hom- 
toe porta une pièce de bots que douzd 
hommes poavoient à peine foulevcr 2 
Etant couché de fon long, ilfoutint 
une pierre fî peinte > que douze hom- 
mes pouvoient à peine la lui roùlet 
far le corps. Cardan a vu danferutt 
"Ebmme^ portant dçux hommes en^re 



X.^"] 'Eff.dè MtntMrn. Sv. i. ci. lo. 

fv] Vôtamicrfomt,fn>«fajminaT<>- 

vçtat Iplîls. OtpW. 

* ' C <^} OazefU de frmnce , dé fsmHtl I4. 

JuilUf 1731* srt. de tendres . Jl ef^efi mufi 

fmrlé dam Is CMzettedeHeittimde ^ 0$V9i^em^ 

dsns le mime temfi;$ùrcttre de fts^ce^/mU 



ke 1731. i9$trn* de Verdun^ Août iT^u 
• CO SèUn.c.u 

if\ tUJ. pf^fif. de U^Derh^^îhi 5. 
€h.^:f.^itidelàPr4dHêf^ 

ig\ FroilfMrd.veLycb.,^^ . ' 



- L- .j 



D E VO PIN 

(es brts , deux fur ics ^poules » 8c un 
^ribacolit PacaçouacapitaincdcsCo» 
èiqiîcs, .Qirttqlt en piqces u^ &r de che* 
y^l • Vm ieipme des Paîs4MS , grande 
f!QiQ»t»e «Q Géant ^ levoic une banque 
de biéredeHapE)boarg. Gaillauttede 
fpon^bctg ibttlevoit un homme avoc k 
4oig( du milieu > il arrêcoir defa maia 
ftn cheval «an milieu de ù, couriê , 8c il 
rcmUQÎt ÊUEis peine une piécejde canon • 
Un homoi» nptBAiç Polydamai [0«r- 
récoic d^onemain upfbarioe mhé par 
qaacce chevaux » & Pline ikl rappor. 
xe un fait iêmblabk de Junius Valens 
Mpîiauie delà g^rdc d'AugulIc . 



SECTION Ut 

m 

lies Ammém x. 

T A partie de rhiftoire Mturelle^ui 
jLâ concerne leiai^mâuXft&cçlIcqHi 
jfraice des plantes f\t ké ksdcux pri^ 
i:îpanx objets des Mtuniliftes* Arïftoce 
dans les recherches cntrepri&spr les 
ordres d'Alexandre , 9c ioncenui^s des 
dépendes &de l'autorité de ce monar- 
que» 90 s*eft propo^ que la partie de 
Ihiftoire naturçllequirfgavde Ics.am- 
maux-, &dle a été uniquement culcî^ 
vée*Tm"!fS'tatcnt$tfC^picn , flrpar 
.rappfenûon 8c Ja<lépenle d'Aldobian- 
di • Elicn & Albert le Grand ont aud! 
- compo(2 des Kiftoires des animaux • 



I O N; Liv- IV. 45 

Les naturaliftes ne font point d'ac* *^« ^ 
cordiur la génération des espèces. Plu. ntioV an 
ficurs ont temiqu'unegr^ttidc quantité ^f^^^^* 
d'animaux s'engendre de la corru* 
ption» comme le ferpcnt [4] deTépi. 
ne du dos de l'homme j les abeilles de la 
chair ib 1 de veau s les eicarbots de 
celle de cheval i les fantcrelles de celle 
de mulet > ks guêpes de celle d'âne î 0c 
que le fcorpkm ic} (on de la^çorru- 
ption du cancre* Origéne 142 8c?\u^ 
tarque [«] ont même a^vancé qu'il k 
£)rme des corps vivaatsdekplâpaat 
des corruptions. 

Ceft le tçntiment de Simon Majoluii 
a'Olaiis Magnus > d'^^GneasSylviussde 
}ean Munfter jde Poru , des pères Kic^ 
cher Se Delno , de Gefner , d'Akip. 
J^raodi > de Jonfton, Si de piufieun 
autres, que les mucreufês naitfsnt dt 
la pourriture des vaifleauxi ils ont ob* 
iêrvé même quVm en voit à demi4ôf^ 
jBiécs 9 qui tiennefit encore aux platv 
ches pourries des vaififeauic ; plufkuti 
oaturaliftes le nicat^ Us a*ont &it que 
jreaouveUcr lo: icnttment d'AU^ le 
Grand [/] , qui traite l'opiniott cooh 
traire d'abfoide , & qui atfure que les 
fl(Micreu(ês font engendrées & élevées à 
kimaniéfedes autiesoifoaux*. Lesnt- 
turaliftes les plus modernes foutiennent 
qu'Aucun animal ne^formc de cornw 
.pcion » &que touis oot leur cni^ne 
dans des germes de leurs ^péôes > qui, 
'fomt d'une manière imperccptibikii nos 

F X 



^mtm 



[ i ] CœL Rèodig. Ub^ 15. caf. ^6. Jmfim. 
fhMmméit, cU^ 10. r* S. . 

[A] Flm,iih.y*e^%o* 

[il] ^uDtquicùmcIaufbputreiaâaeft 
ÔfÂoaTepuIchro» 

Mu tari credunt hnmana s a ngne meduU 
las. Ovid. 

Mérite eveniti utiicutperierpentem 
mors homiois » ica per hominis mortem 
ferpens. S, 2lU.wîx. Ui^.i%*^^^ 



ic} Concava littoret & dcsuashcachia 

cane ri, 
Scorpius exibit » ^caudft^e aunabitqr 

uncâ. Ov$d. 

] d2 Or^» cmtr, Ctlf.Uh. 4. 

]#) flutMTchJnAiiitCUêm. 

!/] £thocomoinoabfurdumeft»qub 
.^o s & multi mecom de fociis vidimus 
ea éc coïre , &, ovare , & pullos nutrire 
j fU ê rt , UMgfh d* biH^ MwmémK Ut* ^Z* 



44 ' T R A ï "fE' 'i 

fens, dans les lieux o& noos lesvoïons du fumier ou ailleurs» produisent !c 



naître. Ariftotc, Cicéron & Pline di- 
'" fcnt que près du fleuve Hypanis , ilfe 
forme de Pécorce des arbres> des oiiêaux 
ï quatre ^tes f^], appelles éjrfîcmc* 
leès , parce qu'ils ne vivent qu*uii jour . 
D'autres riaturaliftes ont dit que Téphé- 
inére emploie le court eljpace de fa vie à 
la propagation de fon cipéce [ /? ] *, que 
dès q^'ll a quitté fon enveloppe, ilvo- 
le fur la furfaccde l'eau j que la femel- 
le laiffe tomber Tœuf fur cette fur&ct , 
& quî*en même temps le mâle jette fa fc- 
mence fur Tœuf . Si l'éphcmére travail* 
le à la propagation de ion efpécedans le 
^r unique de fa vie y il l'emporte pour 
l'avantagé de la fécondité la plus pré* 
cocc, fur lebatic,cfui,fuivant Elicn[»]i 
tft propre'^ la génération dès le feptié*» 
me jour après fa nailTance • 

Hérodote [O > Aulu.Gcllc [/] 8c 
Ariftote Iml obfervent que la lionn* 
en toute fa vie ne fkit qu'un 6ion $ Op- 
pien [«3, Philé[tf]&Solinontécrk 
tf] qu'à la première portée elle a cinq 
lionceaux, 8c que le nombre eiidimi^ 
imë d'un ï chaque portée fui vante • 

Ceft une opinion vulgaire, que \es 
coqs pondent quelquefois de petits ceufs 
fans jaune , que ces œufs Couvés dafns 



bafilique . M, de la Pcyroniiîe £ f J » 
prouvé que les petits oèùfs (khs^^Uîi^ 
ne peuvent être pondus par lês't?o^s> & 
qu^its viennent de quelqûeobft^uâioil 
qui fc trouve dans les poulet k ' 

Combien d'auteurs ont dit [r] que 
les cavallçs conçoivent quelquefois da 
vent icul , fans mâle > Varron [ il 
Columella [O & Sdlin [»] bnt ob^ 
(ervé que les poulains aihâ conçus iie 
paflfent pas trois ari^ » Pline i S. A^gu- 
ftin&piuiieurs autres ont mis ce hit 
au nombre de ceux quiibntconftam* 
ment vrais, quoiqu'on n'en paille pas 
expliquer les caufes . Pline [at] tait 
la même obfeirvation "lur la ^femélTedii 
liéylr^ , ' qu'qirc pcVitjpngpbdifcrl^njfon 
mâle . On a pareillement avancé [v 1 
que les perdrix* oônfQivent quelquefois 
fans mâle > & du vent feul . Pomponius 
Mêla [t.] a attribué à quelques fcnv- 
mes la mêméefpéce de fécondité fert»hi 
compagnie d*aucui^ homme « Oppién 
1»"] de les naturâtifVes modernes trai* 
tcnt de' fable cette faculté d engendrer 
fans la coopération des deux fexeS . 
• La biche conçoit fans s'arrêter Ib), 
Se en Manc toujoufô le male^au rap« 
port du mcmcOppien. ' - m. 



*T" 



T-^ 



■•— T^ 



^ maJ^Àhr, M. 4, r. 9, 
. Ih'] CardMh de fubtiHt. Uh.9. ^ Dr- 
thmin théoU p^fij* ^v* 4- cL 1 5. f. 352. 
Cf 3 Hircus (eptimo , poftquam natus 

* cft , die coïre incipit . et; MHan. étfjon^ 

[it] Hérodot,ThMUe. 

n ] Oppîan. de venat, Itb. 3 . v, 5 é. 
t tf 3 ^^te , de antmMl propriété y» S'- 

* C/l SvUn.c. 30. 

[y 3 Mêmoir^ de Tnct^d. des fetenc. mnn, 
^710. 

[r3 Ore omncs verfa în Zephyrum , 
ftantrupibusaltis. 



T. 

- Exceptantque levés aaras i A: fkpe fi- 
ne uUis 
ÇoAJugiis ^ vento gravidx (mixibilc 

diûu) 
^axa per & fcopulos &. depreflas coo- 
- Villes '- 

DiffugiunC . Virg- Geûrg. B. i. 

[ / 3 Vsrr. de re ruftic. UK %. ** 

f/3 CelumelLdere rMfiis.Uh, 6^ 

[*3 Utramque vîmfingulisîneflca & 
fine mare «que gignere . Plln lih. 8. r« 55. 
[y 3 Athénée ^ déifnefefh, Isv, 9 • r* x 3* 
fi 3 Pompon, Mel Ht, 3. 
[ « J Of^fisn. de veuétf. lib. 3 . v» 3 5 5» 
[ ^ 3' ^d^de'Vtntif' lib, z. V- 1 95* 



p E L* O ? rN l ON.' Liv.IV. 4j 

Les î)ctës s'accouplent foùvcnt avec Ellcn[/] raconte ou'ilavuitnEKTptê. *••. 

un bœut aiant canq piesA un veau coiu in^guU^ 
leur de cire * de l'^uie duquel penddt '*• ^^ 
un pie c{ui (ui étoit mocilea mJtrcher j 
quoique hitn formé d*àil|eurs . * 11 {kirle 
au mime endroit d'une amifè aïanc deu^d 



'» 



". " ' 



dès efpéccs diflFcrcntcs . Les léopards 
£é&*i'éÈiûlèts Vicmicïit de ces fetitei^'ac- 
couplecnents • Le dragon pade poi^r em 
géivSté i^ik VzigUet là louve . L'a jitru- 
chc' téhioîgrtc'àaei par ik^gûtc^i qW 
(éti'èfi^k^ dbic être atcribucêir-ai:- 
«ouplcmént de- la fotnelle du chameau 
avec quelque vdbttile. - • • » ' 

S-lfidore die que lei fry^hdni p] 
inuffèi)t''t{ab» ies^ froides mohtagnes de 
Scytti^l qiiliàmthèéirp^ â*ùn\iàù, h 
tèttét'\tsmésê\Jk\^\]^U, qu'ils déchu 
rcHtSf mettent eii pièces les hommes & 
Us [ ^ ] chevaux . ' ' 
'^ Ariftée dcProconnéfete] décriclçs 
gvyphoiis^ comme afie^lêmblabtcs aux 
liofls ,ayecèettc' diffërencc quils ont le 
bec &le ptutbagtfdesaiglei^ • 

Bayle rapporte qu^uu gros rat s?feflf ac- 

«ctHiplé avec une cHate [/] 5 qu'ils ont 

itit des petits ^lii tenbient de lune 6c de 

l'autre efpéce . On attache la nuit lg2 

"deschidnnesQti chaleur dafiisfes'fôdÊtSj 

î*fitt qu*é«mt ^Wyertespardcs tigres', 

^Iksr faflient d<}5 chiens reàemÛants aulc 

-deux efpéces ; Ces chiens (ont fi forts & 

*fl courageuse , quHIsrenverfent les lions 

d^rpsà corps. ' 

>^ On Ik flans Elien t^J^u'unebtebisfit 

«n Itdu,^ dans Hét^ùdote [#] qu'ùhe ca- 

valle engendra un lièvre, ' > 

' ' Le QtHQfcpdile croît aatdnt dd temps 

qu'il eft envie[i^]> il (brt d'un œuf qui 

n'eft guéres plus gros que celui d'une 



la 



grue 

tête^^ d'iin autre oifeau quied avoir 
quatre -, d'Un<:crf dont le bois étoit dou«> 
ble ) & avoit quatre branches , qui fut 
confacréà LXîlphes'pat Nicocréon^ Se da 
quelques moutons qtii aVoient trois & 
quatre cornes. * 

Suivant le téttio^nâge deptufieurs 
auteurs [/w] , le cheval de Jules Céfat 
avoit les pies de devant fendus&divi- 
fëscn doigts comme ceux d'un homme . 
Cardan [w] croit ^e c^cftun conte fait 
àïrfaifirj& que ce cheval n^auroit pas pu 
inareher , ' s'il avoit cû la <k>rnefenduë. 

Jonfton W remarque qu'il s'eft trou^ 
vé des cerfi blancs , & qu'on a vu des bi- 
ches qui avoient des bois comme des 
tcrk. Jules Scaliger a écrit[/>]qttede 
-fon temps pn prit linebidic qui avoit 
u ne tête femblablc à un cerf. 
' Jonfton dans Ibii hiftôiïre des animaux 
[f] à quatre pies , a décrit & reprélcn- 
té au naturel des figures de liévrescor. 
' nus : & Varron [r] aiTure qu'il fc trou- 
ve des lièvres blaiics près des Alpies . * 

On donna à Agrippine un roATgnol 

blancV'& une grive qùiparloitmieût 

^qu'uii perroquet. On voitenlflandb 

des corbeaux blancs [0 , & des Suçons 

de même couleur • 



oye. It-cfôît jnfquTl phls de dî^sfepr OâftiSTO le lac LoumontcnEcoffcf, 

coudées. t ! . on pçphc des, poiâbns qui n'ont p0int 



-r 



n f** 



■hM**ék 



! !■> n *<*i»yi«wnii#»É*^*iiM>i4» 



[ '^ ] luDgentur jamgr jphesequla^ &c. 
[ f] BMyl.réfMMs knJimrs x 6^4 ^rt6. 

\ 9"^ Hérodof, Polymn^ r »» 

lk'\ Bérêdof^Eutp'fiBbd.SU.tku 



i M »» <l| !■<■<■ iti 



^^m 



M*»#- 



i*Mki 



[/] CL JEiianMftor. animant Met ia*40^ 

inJiéhc'.6l''Lyc^hên;p.^n^ ». * 

>] Cjfrdan.iUfnbHtitJibAO^ 
\ 3 Jonfton» thaumMfxlufi 7 • ai ow 
\f'\ Scalig,dgpoët>Ub,i. 
\ ^ ] JonmèJijMfiên.ififter. dei/Madrn^l 
C r ] Vaw.de ft Yufiix^Wf.'%* c^ *%- '> 
[/l Lf Vaytr géo£r^ du prime i€k 19.' 

[r] Atlas hîftn^i^^^^^J^^^a^^^"-^' 



/■ 



4^ T R A 

éc nageoires , & il $'y voit une ifle i}pt- 
tante. 

Frèsdtt bcwrg^Gur^cM, en An- 
goumois» il y a un gouffre ou fontaine 
doraiantr,vu(giiirement appellçeleGa^ 
bard de Gurac • Ceft un grand trou 
d'eau fore fpatieux , placé ^ns un ma« 
rais bourbeux, qui e(i entre la petite ri- 
vière de Ronfenac , 6c celle de Lifbnne % 
à un demi quart de lieuë de rendroit où 
elles (è joignent . On y pèche quelque- 
fois parcuriofité, & l'on y prend quel- 
ques petits poiflbns » qui (qnt tonts bor« 
gnes» &. du même coté, 

Ariftoce Ix] a paUè de poilTonsvo* 
lants, aupirès de Babylooe . Jules ij] 
Scaliger fait mention de chats volants^ 
dans le Malabar, de poidons [c].vor 
lants, S^ de/erpents M ailés dam le 
roïaume de Narfingue • 

Dans le Sénégal , il y a des four miçs 
blanche5[J^],& dans le Mango il y eni^de 
rouges. Solin [c],& S.Ifidore(X] tém^^i^ 
gnent qu'on voit en Ethiopie des.ibur- 
mies grand.es ÇQopyave des chiens : Héro* 
doteMles compare ^ la grandeur des re* 
nardS} & S. Ifidore ajoute Ifl , que lorC 
qu'elles trouvent des grams d*or dans le 
lable 1 dles veillent ioigneufement à les 
gatdjer» & . pourfuivent ceux qfti Ifs 
leur enlèvent. Pompo^ii^s Mêla rap|>or- 
te lesmêmes chofês Ig] > de ia grandeur 
du ees fourmies» de de lapreté qu'elles 



i 



I T H - 

ont pour la poâeflton de IV • St|-4|bott 
p^rle [Â] de fourmies ailées ^ qui pon- 
teQtdes {»aili0ttes d'or dtin$(purs mog^ 

. ArifUedePro(^)jiiié(èC^14itfSUfele^ 
giryphofis gardent feignaufiwent VqiÇj^ 
que leur païs produit -, fie qu*à cejftf )ct; » 
ils font continueltementen guerre avec 
les Arimafpes , eipéce d'hommes qi^î 
n'ont qu'un ioeil,. ,. ;, 

lu chouçttç vole Tot^ 9c le caçhfîl 
ce qui fait dire i Çicéron Cti • H ne 4hK 
pas plus vous conâerde Ibr s qu*44inf 
chouette • Et c'eft de là qu'efl venu le 
proverbe de voler comioe une clKMiett^. 

I^s^léphamspourfujyisp^rlescba^ m. 
<c^rs II} , caffentleur^dcms s fçaçhant fni^"|iî 
biui que çVft ï caufe d'c^etj q,u,'on les phaos , les 
pourluit . Ce qui «^ *t^wuimcntattf-^,^^^j^ 
iifisiiui^><iuecequiaitodit [wldesca* de mei. 
flors, qu ils fê font eunuques d'un coup 
de dent» afin defauverleursviesàce 
prix, 

Oppien a dit avec aufCpeud'appi^ 
rtnce de vérité» que Içrp^ifTon. qu'on 
nojtnme la chienne de n^^r, locfqu'elbD 
voit Tes petits en danger [/r] , les fait cea- 
trer dans fbn, ventre, 9c les met auflton^ 
de une féconde fois * On .traite comm»- 
nément[#] de&htei toutceouelesna* 
.turalifW&ont4itïde$licorne4de uxt^Sc 
de mer • . .; 

De Tbou, [f} fapporteWun eiiCbau i*. 



•^F 



>] ArtJht.demirmbililf.MfeHltiiU 

[ « j Id. iêe.ckmt. êX9hh. i !)• $• 5. 
* C^] Id. Uc. citàf, exênit. 196 $ a/«f- 

CW] S.ifid^9r^giM.Uksuê.i. 
m Hér0dH.Tlé^ 



[ f ] Arifi, Mf. Panfim^m AttU. 
]xcommïttciÈànaïCîc.0tMt»frêVdkt,Flsef» 

[m] ••.. Iraicatus Caflora, quife, 
Ëunucham ipfeiàcit > cupiensevadere 



DE L' O P I N 

^1^ *• avale du fer, du chatfaon, & dcJb^bcc.. 
ThémKXèim ki vai^*p>rl>e d'Une 
efpiëoc d'oiiêsm monftracttt ^ qui cr.- 
léveiK-dc petits élcphxnts. L'MMuwdH 
Yncai ka mention d'iutoilcuidaPé-. 
KM, sommé le Citacnr, quieftplM 
SBtfqae l'aigle i Mtre:Pola3lIuR oa« 
k rcKrh'oiiêEa dc^ifladc-Mtibgafaar 
-, enlève tes.éléfbantS(^ift$ta*ti. 

jExnFxbâ anuléateien de HoiCQcq 
z'àovaé là dc&rtptiotr ifi d^ise-balet^ 
]te> qui s'échoua ^r lef«ôrcsd'Ialtq 
en i6 14. «Ile afmt la gucitlc £'l«^ > 
qu'on imomeii idio«alj ytmiKtxoaH^ 
Kodàacnt.' . ji ■- ■. ' ■■ 

Dans: m» af>c arttfaaii c do la «V 
tatc,lapetkcfEedc»anMi«kueft inooo. 
cevabte, Nouscn avoiispacIcCrJ, dani 
le chapitre deU phy^qoe . Pline ditC'} 
^ ce nijet: I4«uidapi>i)Ri.lcajépaulci 
des é)èpitanca', qui pentfcdnltaurs bn- 

cedes«)DR«n, les denu& les onglet 
des ngres, H criniére'de*liaQS>'pcai 
danc que b naeotc b'cft jamais plu» 
. complettc ] qoe dansi les plus petires 
chofci. ; 

,-. Les afronw'vmmtt^ qoekoùcrafi 
jjj^^^' e()pfii»*safei(<é«ODfri^onc dcspiérj 
iikfiBiicidMjaintiMj des os, des mnlclcs. det> 
'°'**^* ftndbns^ des fibres dans chaqiW'anl^ 
de 1 Se des efprits animaux, oude&cofr-' 
Bfllculcs dans leur lâng cxccéaKoicnt 
fubtilM ai^Ncs, pcMlrI«fnpIip&fai•• 
te mtMivoir CCS murdcs . Il n'eft pas 
polCble £uu cela .ds cooccvoir qu ils _ 



I O N. Liv.IV. 4j 

wrcnt , qn^ls fe naarriHènt > te qu'ils 
tt^ripomot leurs petits cocpi endît? 
fistnciliciu. Uï «oent , caiUMi 
tcot ce qui kur pnok nuifible dani; 
leur chemin. Quelle doit Àrc la fub- 
titité des organes de kor vue ! i «Uel 
eieèade délkacd&domn» éncrwui- 
Û» Ica eipéfxswifiUsSBefiîttdMK ce» 
orgalKi ! L'cMàgincion l'^timne t S6 
fb pofd en «oidUétanc une fi étrange 
pQtiCstfe; ^ . . 

Si cequ'onditdelalof^uevieilteâê jj^^V, 
de certains, animaux eft véritable, -1» (ucuideu 
durée delcur vie fuppaflede beaucoup J^^*""* 
ccUo de llionaK . Suivant l'opinioiv 
[1] attcibuéc àHéfiodc, unreprnclUs 
Tic neufftusauiuntqu'un homme i un 
cerf t«] quatre &>is aurantqu'une cor- 
DciUe ■, un oocbc^n ctwis foa atxanr 
qu'un ceif i lephenix neuf feit autant 
qu'un coibe^ ; les nyn^vhes dix fin* 
autant qusk phéflis . 

Le père Daniel [4^]- raoporte qu* 
Charks VI. accqmpagna fecu de Fraty 
ce de deoacerfipourlupporcsi paccs 
que chaâant un jour dans la foret de- 
Senlis, il»voit pris un cerf , quiavoic 
unoollierckcuirre, far lequel onavoie 
grné en mots latins, qu'il lui uvois 
éeé donné pas Cé&r . Le même hïfio- 
cèçn ajoute qaec'étMt indubittbtonesc 
undcsderiiienCéfârs. RogerBacôn^ 
qui étoit néen iif4.témoignequ'un 
ocrf fnttKHivé de foD tcns ps avec uuccw 
ber dW , fut leqt|el on lifbh cette inr 
icciption : J'ai écé mis dans cette &>rct 
par Iules Cérar 






toiagis fiïàlû in minftnis tûtâ fit . *&. ^i. 



48 T R A 

- Le iérpent , dit-éti , ta jeunit [)>] , en 
quittimt Ta yieiitcpcan. Si l'on coupe: 
aux, ftrpcpts & auK iszardi , la plur 
grande partie du oorps, its ne meurent' 
poipourcela, & lés parti» coupées iê- 
Kcjotgnenc , ,ou Ce reproduifcnt. 

Le raouvement du orur même arra-' 
chi &)COupé parmbEccaux[z.J, dure »C 
fsL -loB^tclspi après isauiitdefa^U 
nif I;. : Cctco éiflfticité edfaonoooiip pi 0^ 
force dans les animaux lespliisftoJds^ 
ccffnme lescortilëj, 1cs^renoa)Ues,.& 
les reptiles , Vingc-troii jours après 
qa'onatuélaforcue, ellc.rcciis encore 
aveo faner fcspiés dcJcvant&iledcr-j 
tièX^t poW'pcu<)a'onksp><]uer&cUc. 
£tU d'autrcs/iujuveaientfi., . > ■/ 

Le ch3C|& Je Jiérre vivent environ 
dix am > le chien quatorze & jufqu'à 
Yinp i la perdrix làngc-^int), l'âne tren- 
te; le cheval vingrAjurc^u'àcinquan^ 
te. Ariftote dit [4? que JavieduchcT. 
val feprolongif jufqu'àcinquanteans, 
quand il e(ljMen.inéi»géi ithcnée(^} 
rapporte que des cavaHes ont vécajiifj 
qu'à ibixante-dix ans .. Pline [r J <ir 
te l'exemple d'un cheval, qui a vécu 
Êiiuiritc-quinze.ans . Floduarda remac 
que que Loup Aznard duc de Gafcognp 
vers 4c milieu du dûticoiefléclc, monv 
toit un cbevAlâ^de cent a»s,jqui était 
çnêbre .beau ^ vigoureux. 

J'ai parlé de la durée de lavie des bf- 
BO, pour ot^lèrver que ce iu;ct, non plus 
qocJn fiitre$i.-n'a.pa$ été cioœtdes 



I T E ; • 

{«inioiis otttréci * & de« licîts ped vflb-' 
ieœfal^Wej. ; ..::.... .(1. '^' ■ '.i^^^, - 

Ona KfBaïqttédéîmortsvQlontaî- 
mparmi les bêtes, &.onjiiitquele>j 
vieux loups' fe laiflcnt ptendteiaiic^l 
nient., comme s'ils étoient i;<0 ennuicr 
devivrci ^ que^ptrmi.lcsnyes, quel» 
ques-ons» fô font mourir [ r ] ctles-qicit 
mcs,,ciMttenantlcuriicfpiraïion', ■ ■. .1 

Le(liant,ksferpehis,& lescygiit» ii. 
[/3 -fôot en guerre, avec lours propres „ g^",J 
•fpéces t^IcMonocéroïde l'Iridc £;]sa»«: '«" 
pacifique envers touts les autres ani-t *|^" *" 
DiaiHC^e fait la {rncrreiqu'i fa ptc^rc cC* 
péce,mâ]Eain(jiQtpâ£mc«& femelles ^ 

Le crocodile & le perroquet fiant lat 
£als:tÂl]mi<nau«),<qut aient Jatca- 
choice d'en. haut mnbile.. La chauve-' 
fouriseO: le lf;ul desxiircaUx.qmaib 
quacrc^és, des dents, & du lait.,j& 
qui engcndce f«t(pétit5en.uc. ' 

Jly adahsirAiDériqueunoircadErtl^ i4- 
qui cft fi Inipinenic dartslcbféaébrcs» \ ^^ \ 
qu'on s'en ^peot férvir laDUttpout^Iii- 
rc . Lecocu^os [O a quatre yeux «i 
deux \ lacctc , &dcux lous les ailes i: 
CCS jejixjendriit une (igrande lumière . 
pendant la nuit, que les habitants s'c» 
fcmrcnt quelque^! «omtnc.dc ch;in- 
dcUes, pour s'oclairer^uiriaCiSaint Ui. ' 
doK[/3. ilTadcs.f>ifeau«en Allcm?- ' " ■ 

gncwqui répandent aitw.dc cIarté,pourt 

condtijrc lès palTants t pcodant lanuic» 

iLe chaméléoo (ie:pret)d pas tacou^ 

IflVr .^ ctutfFS , Sur tejTqiKlIes.il Xq 

1,'r; ',..-.' ■ . .. -tlOUys 



[/] AMuibus exuitur vetericntn pel- 
le feneaus.OwV. 
.Lx.lJ'Hrn.dtflÛJ'v./itt!^ 17V' f-ii9A . 
t«] Ari/iet.hilifT. animant. Ub.i.t.ti.. 

L^J Liipi (énes ucîllime càtifiintur^ 
(piaG vitam e^t^iû.. Mf^»rfUS(HK ftnr^rt* 
n»vtm,Ctmtur.i,'^,ïj. '' 

£«3 ^!i>t.Ut.u>.'e.n 
■ -Lfj Sc»Ug.»d-a.Cmridtfnitiltxtrt. i»0. 
' Ul CUJEUmt.hifi.4nimal,l^i^.f.%f>f 



^hMtnJlen.thumMt.cUft 6 e.%6. 
[*] M.dirfst*nttl*da»sUtmtndttt 



Dcr- 



DE U O P I N I O N. Liv. IV. 4^ 

tfottre» mais il change de couleur^ fui- qài tuent par lears regards • Suivant; 



}S 



vant les différentes qualités de l'air qui 
Tcnvironne.. * 

X'byéne aveugle de jour [iiii],voi( claie 
4ans les ténèbres. Le ciucon[;2] petit oi- 
feau du Mexique > moindre qu'un ban<^ 
çeton > eft couvertd\in plumage char- 
mant y il iê nourrit de la rofée > & de l'o- 
deur des fleurs f & il s'attache à une 
branche <l*arbre, où il s'endort au mois 
d'Oâobre ^ & ne s éveille qu'au moii 
4*AvriL • ; . ^ . 

Hliondcnes Lc^ hirondelles en Suéde lé blotiffcnt 

luïirbrr«/^"^'*8^^^^ pendantl'hyver , fefer- 
rant les unes contre les autres > & do- 
sœufent ai^fi endormies [ ^3, ^ demi* 
Droites > jufquàcequuelcpriaDçippfles 
ranimé. ■ i 

. Çu^uJu^Id^i^sladefcriptiondela 
^ïiolcovie>ra{>porte que certains peuples 
de Rufllie meurent tguts les ans vers le 
ij.deNovembre^cçojune des hirondelles 
& des grenouilles 9 & que vers le 24.A7 
yril ^ le printemps les fait revivre • ^ 
Scaliger [ <^ ] parte de iêrpents 91]^^ ^ 
Tom.lL 



Venins fbit 
Êibàkfl* 



plufieursauteurs [r]» les regards de 
quelques efpéçes de ferpents , & en^ 
€r*autres du ba(îlique fent mortels « 
Lucain [ x ] dit du bafilique, qu'il 
cft fort redouté des autres ferpents j 
& que Tes fifflements les font fuir, avant 
qu'il paroifle • 

Les regards d'une coprtifanne [^1 
font mourir le Porphyrion . 

Oppîen prétend que la voix du CaK^ 
tor[«] fait mourir l'homn^e qui Ten^f 
teixl . Si l'on en croit Virgile [ at ] , & 
quelques autres naturaliftes [,y [ » lorC 
qa'un homme eft apperçu le premier 
par un loup, Thomme perd la voix 1 fi 
c'eft l'homme qui a vu le loup le pré; 
mier , le Iqup devient ijpmobile , & ne 
peut preiidre la fujte . , Scaliger [jc3 
fbutient qu'il eft faux, que la vûë du 
loup ôte la voix. 

Le ferpent à queue fonaqte a des eC 

pécesde[4]fonnçltcs \ la queue: ccf 

lonnettes ne font autre chqfe , que 

des os ro«ds, jlc frei^x, qui font çm- 

t '. G • • 



[ » ] G#o/r. de Rphi, r. x.Z/v. 5 .^ A 3 ^ 3 1 5. 

C«] CoQ|laciai)tur a<)U2e., rçopulis le 
condit himndo : . . 
^ Vcrberat egelidoS garrula vere làcus . 
Béda jiiSinùv: de morte Mec œn, . ' - 

C^] Alexander GUàguidos in defor^ 
ptione MoTcovise/crlblt populos quofdam 
m Lucomoriâ re^qe RuAse habitantes ^ 
quotannis vigefimâ feptimâ No^cmbris 
^ie, utfolenthinindiaes& ranaei fic& 
ipfos (>ra? frigorîs brumalis magnitudine 
i&ori : pofiea redeunte vere ^ tigefimi 
guartâ Apritjs die,;, denuè^eviviic^re • 
Delrîus , difqu'tfitio».mMgicétr,i.%,quifi.^ 9.$. 2 • 

iqIJuLScéUig.adv CMrdéM.di ftéktilit^ 
«xffriV. 18 3.$. 5. 

[ r ] Jaculus fèrpens volans, de que Lu* 
canus : jacuUque volucres • 5, Ifidor» crig, 

CatoUepas^ caput praegrave argrè^ fo- 
rensi dejeâum.fopper in terrain , a|ia$ 
internecio humani generis» omaibus^qui 
oculos ejus videre confcftim expiranci^us. 



PiinJ.Î,c 1 1 ,-So//». r, 3 o.GMgend, fhyfic, péttf^ 
i,U6.c 14. 
Eadem & hafi lifci fcrpcn tls vis eft. ?//»« 

^' f/jSibiltcîdeeffurtdcnscunftaitferreni 
' tiapeftes-9' - • - 

Ante venena Aooens » kcè libi fom* 

movetomoe. ■ 

Vulgtts, & in vacuà rcgi^at baUlifcuS 

• [r ] MoriturPorphyrio jtôafpe^ânlci 
retrace. Jùnficn.thaumMt. W^i. n ;/ J 

Ix ] Vox fiigit ipfa , lupi Moerim vide.-, 
re prières • ytr^. - 

lyl Lupus hominemvidens prier ,ei 
Tocem praeripit ; fi autem ic precvilnm 
fenferit,feroci*mdcponit ,& currereni^. 

a\iîtél4if^erMiUenfHr,n&vemice^ff*^'9'^ "^^^ 
C*J ScMlig.éidv. Céurd.4tfHktH.txm, 

^^£*] Vipcra taudilona.; Aff. frudt(0K^ 
LeiffikjJdMTs US4 •^^38. 



;o ^ T K A 

hbêtti^ksMnsiâViiki unités > ft ffC^ 
tÊÊcbés put un grb^ mufcle au dcrni^)^ 
t«nftre clè là qutuê • Ihoht nnt aird- 
cuIdriM fon libl^ , & knt figts^eft 
iSbtrpr<^tàt^r^A)fe du &^ , à pM 
jprèlcoMR^eles càfUignettcs : ècfottè 
^tfe te Ùft^nt M Tçatifoit Te (tfoutf*bhr ^ 
6ns avertir de fa venue » {yartebt'tiit 
qèéfftquéué^ . H a des eipéeés de 
poches , où il réftrve des aliiWhts,pôUl5 
jibnéik^ir, & oà il cdche mèttit fes pe. 
tr», ioHquIUft^rftiivlé 

ScaKger rapporte qu'il y 4 [ 1 3 dams 
}*Aqaitalne u^e efp^éce d^araignés^dMe 
le poUbd éft fi aaif & fi péfiitrttm , q^ 
il l'on iftètche jpar mégarde deffus c^e* 
IfifeAê , le vehiri p^Me au trav^r^ dii 
ibulîer > &bkffcl^ fié. ï\ eftpârlédàn^s 
rUftôi^ du BrefîTi <i*Bn pàmn yêm 
ttitMx q^i empoifbnne ^r !e plus fin^ 
pie attouchement i &fftêftVc an afllit^è 
^tt*! 1 cttgèiSWit , &'rcndparalytiqûcle 
^é dtt-pê<Aeiir, quelque Mcn<îhttuflré 
jqt|*il<bit. - 

La «f^rpiile eft un poiflibn > ^ jMufiJ» 
ne péfeguéres plus de dix huit livres^ 
duquel il iort une hutr^eur froide,qu*oQ 
dit être lacaufe de TengourdiAefDtht, 
qu eMc {^i^ùit darts la main du pe- 
cheurC^r], foitqu'it^rêchtà lamaht , 
ou au âlet . Cependant il y en a qui 
ibutiennent qu'il fautlatouckerimmé- 
éiatemênt» pourexpérioienter cet en. 
gourdiflement . Mftthiolt a écrit qu'il 
iï*yapointd'hemnnic qui ait le bras a f- 
lêxiçft > pour qu'il çmSc lon^^temps 
îbucenir.tine torpille yive. Nonobftant 
ce venins on- mange fa cbailr , de 



I T É" 

Mfppo^rate en rbo^mAande qaefqitf-»' 
fôiiVvifygt. ^ 

U eft marqué dans lliîftoire > qtie 
PamiMTroitip fiir tmjDoiiômhé par de 
ttcdrvdledethat. Si Ton coupe à un 
cfcat[i] tes lông^ poils qu'il a autbW 
dfe la ^ttbute , il pïird en toéme temps 
fa hÉitàioGtSt fon courage. 

«i t'ort tnctoit Oppkn , k pblyp^^ mtt7/cnt,^ 
xhan^fc^ pWsiTiyver t^3 > & »1$ lui rcmarqiw» 
tevièrincrtt au pfrtfttcftips i Fours a^- ^/^* **" 
paifc auflî fa âiini pendant Thyvef c/J 
eni«)^aiTtfcs pré^ , lorfqu^il mafrquc 
d^ifèïc 3 ft que lit terre cft couverte 
dfenèîgcsi ^ 

Le eèucou mafftgfc les tetift qtfîf 
trotiye*MislciiiddUTùorftcau [^3 , '& 
met les ficns à la place :. le femelle dtt 
Wioirtdiliityuteft notitHecéut dudiu- 
tbii> comme fi détôit les ficns , 

Les perdrix fe volent leurs ctxik Izi 
une^aùx outrer, mai^ Ics'pcrdteauxt^î 
recchmoiflent leur tttérc à fon chant , & 
ils volerife v^rs elle , en quittant cdle 
qui4c!f a cbuvèscn fraude. 

Les aigles élevés dans les airs i per- 
te de vue , ajpperçpiveitt un petit poii^ 
fon dans le fond de l'eau^ s'élancçnc 
dcfftisd'^h vol rapide [#]. Elles txpo- 
fcnt Icurs^etics aux raïons du fhkil , 
n'clevantquh ceux dont ks yeux peu* 
«en( fovKenir fes raïons « 

L'épervter teMt toute nourriture 
^ fes petits I dés qu'il les voit en état de 
fubfifterdeleur proïe . Il leschaflTe lui* 
s&émedçleurnid, comme. s'il :|ppré<» 
hcndoit qu'ils ne s'afiDoliflent dans k 
fepo<. Pline [4c] & Ariftdtc [/] té- 



- 4 * ■ - fc \ 



rfh*Mki***aMi 



k X 



C ^ ] Véh?^/n*iéêih. OMrd. et fitkHL ixêrûit. 

[ r ] £k lodico nmri torpedd atiam prou 
cul 6c a lohginqi>#, vei fi h'aftft virgt que 
attingatur , qu^mtis pracvalidos lâcere<fs 
<CorpeiC>ere)quamUbera<lctfrfam ^eioces 
pedesalligari. S.Jpélpr,^igJ,iz,€*6. 

14] Ex âd/criffh Alberto • 



[#] OppiÉm.dépifiiêt.iibzv.t^^^ 
[/] id,devefhtP l.jiVif'i. • 

*t« c 9Jên/^ thénmàhtimffi 6<«i o. 



DE L*0 PI N 

nngt) 

ce défi 

qu'il a 

nvoe 

iDcqrc 

ciet , 

Leslin 

4Pcdi 

places 

(labiés à des taches d'encrci a;uftcs «ux 

cxtrémirtfs des filamems npirsqui leur 

fervent de ncrfii optiques , & qui font 

enfermés datif CCS cprncs cpqinc dans 

autant de&urTcaux. 

QgQiqu'ondoireplÙtôc nppQTtccà 
l« fable qu^ rbiftoire naturelle , Cf 
quia été dit par plulîeursauteun>quc 
les corppa^nons de Dioméde changés 
en poules d'eau > c3reâbieivlH Grecs 
(n], & s'élançoïenc contre les Barbilf 
«SI Ppmponacc prétend rendre. vrii- 
IfRiblable Je dircer^cuient de ces oi- 
ieaux[«]parlac9fnMraifon dcscbiens 
quiabboïcntcomFclcsétrangcrf^ le* 
perfonnestuatvétuifs. 

On« vu dcj loups appuvpifésfpjlfu 
miliendcsIlKbtF) &dfftl>cvre5 parmi 



Ip N. Uv.IV. /« 

dcsflûnisdccbaflé . (.gcicnCf ] ùJ» 
ucf^ion de dragons apprivoi^ qni 
étoient nourris par des feniBUiS > Slf^ï 
coacbqicn( avçc àe^v^ftoti. 
; pj) cwnoû I^t. mcillfvrf chjpni 
d'une por^ * enôtant ^ la [père toute 
fespctitSj Se les traidpcnrtAvt un pei^ 
loin d'elle . Celui qu'elle ra^iortc If 
prcnuec cft foujours le meiilcur , Se 
ajiili des »wtos par degré . 

Qo a attrihloé ^ u piv«rt unf pm> 
priété lîngoliére . S'il fait (ôqnjd [r] 
dansuo^rbre, ui>Clou> ou toute ^u- 
tre ctiolë qui aura été fichée dfiu cet 
arbre . en looibe aufli-tôt . Pendant 
queles alc]ront£f 3 font Icuxs nidsfuf 
les bords de la mer, ^Uc eft tran^uillf^ 
éi Ici vçptï ne ç^ftot p» U moindl» 
agitation k (es iiois . 

(^denFdpffiogliçrCt] brûle. Pline 
4 écrit [«]quc des dents de loups v- 
tachécs aux cols dpschcrauit , lesççi^* 

dent vîtes&iiifatigables. 

Les recettes fuivjiites jpig^at <n- r'^^ 
ffaiblelciaujc41cfyi*?»lf:. UwwuFf"'"'" f= 
qui portera une dent de loup [ * ] ^ * 

avcckcvur d'une tourcercllp , j^nfra 
hcurculeçient . 

Si vous portçj fur vqw l'ffil d'un 
c^iea noir l^i , ^trvhâ i ^fuiimal 
enviç , & que pour pluçgrïndfï .iî»r«* 
G 1 



[m] m. DtrbMm tUli.fk^.fM't.l.lh. 

[f'i StmBg.âdv.C0rd.éUf^.d3itn,tit- 

Cf] («msn. éimU£Altx.»mimi»it)i prtii. 

[r] picummartiumferiiiKquddxBiaa. 
bercdiviaum, illoiadîcio, quodinqat- 
cunque arbore nidilicaTerit * cUvus t«1 
quid^iiflaliudfixiiaifuerie , fawrereaoa 
poflit , tpiia fiattm excidat > ubi ille io* 
fedetic . S. JfiJ. ^. lit. it. t.f.JrafioK, 
riiaiimM. cU^ 6 c.17, 

1 1] PuqHfdies pUcidt>h''W tgoi* 
pore feptem 



lacubat Atcronepcndcntibus sviBore 
nidiS} 

Tiunvûtutamarifl . 
Ovid. Mifmm.l.ii.flm. /.lo. (.]i./M/f«{^ 
thoHtnmt. eU0 6.f.6- 

[t] Offia». 4* vtnm- lit,%.v,ijf, . 

[m] Plin. I.%t.t,i9, 

[x] Dent lupij'CUDi tiu<turii çordc 
geftatuiludentem urmurc (Ucliuc . 4k 
mdferifaj Mbmn . 

Vy'i SinigiocaniidiuBvÎTitttlMniM 
oc^Wiuii eiucrU , éç (ccuia poRavcris > 
&detMaliicane8ïtbl«dUtrcBC ; ftdc» 
res çertior crit > fi^uidpiiwdeiupicordc 
«iaddidtrU- UM*r«tM. cMiwrit )Mvr^ * 



• y 



jt T R A 

té TOUS y joigniez quelque morceau du 
cteurd'un loup > les chiens le tairont 
devant vous. 

Si Ton enterre un boïan de loup [ jt 3 
ibus de la terre ou du iàble,aprés l'avoir 
roulé comme un peloton , on ne pour- 
ra contraindre les chevaux ni les befl 
tiaux de pa(ier par ce chemin • 
^ L'oifeau nommé porphyrion [4} » 
avertit le mari de l'infidélité de fa fem- 
me. LaloideMoyiêdéffcndott [^} de 
manger cet oifcau . • 

Pline C^] rapporte ce qui étoît cn- 
iêigné comme un iêcret par quelques 
perfonnes» que pour préferver un bâ- 
timent de puces > il falîoit y répandre 
un peu de terre prife fous le pié droit , 
la première fois qu'on entend le chant 

du coucou • 

Un homme bleflTé 'd'un (corpion fait 
l'd']psi([cr le venin dans le corps d'un 
âne , en s'afféïant defTus tourné vers la 
queue • 

On (c feît aimer de tout le monde [f] 
en portant fur foi le cœur d'une hiron<^ 
délie. 

Pour acquérir Tamourd'un homme 
[/] ou d'une femme , aïez deux an- 
neaux d'or oii d'argent , mettez.les' 
^ans des nids d'hirondelles > & les y 
hifkz pendant neuf jours » puis les ' 



I t E ' 

otez y 8c donnez-én unr ï la perfennc 
dont vous vouiez acquérir l'amitîé, en 
irctenànt l'autre par deveb vous . 
• Si Ton porte aux pies C j:] un mori 
iteàu de la oeàu d*unc hyène , on n'a 
rîeii ^craindre dcschicns , & ils rcffctil 
tiront une extrême crainte. 

On donne de l'averfion pour le vinfAl 
à un y vrogne, en lui Êii^nt boire du vin 
dans lequel on ait fait mourir des ztu 
guilles. . 

Llien^î] obfcrve que le dragon dé 
mer ne peut être tiréde l'eau fi 1 on tâche 
de l'attirer de la main droite ; mais qu'il 
fuit fans beaucoup de peine» quand on 
etrploie la main gauche à cette pêche. 

Suivant Démocrite [*] , en arra- 
chant la langue d'une grénouilleen vie» 
f^nsquH y tienne aucune autre partie > 
6c rcjcttant la grenouille dans l'eau > fî 
l\>n met cette languç fur l'endroit oà 
palpitele cœur d'une femme endormie, 
ék répondra vrai à toutes les queflions, 
qu'on lui fera. 

Pline '[/]rapporte une autre opinion 
auffi extravagante ; qu'en mettant le 
cœur d'un hibou fur la mammelle gau« 
che d'une femme endormie , elle pro« 
nonce à haute voix tours fcs (ccrets . 

Lefuif ou lagraifle de lièvre» fui- 
vant Agrippa ['«r], mis fur la poitrine 



i.ix,} Si ex lupi iotefUoo teAiculum fe- 
ceris , & illumfub ârenâ aut terri fepe- 
Ueris , equos, & ovile p ecus bftc tranfiU 
^probibebis» etiam fî fiiile adigantur • 

£x md/criptis Albirf . 

[ ^ ] Deiyrer. r.i 4. 11. 1 7 • 
: I#] P/î». i,3o<#.io. 
j I4i PerçuUtts a (corpione , fi fuper 
afino reâusdefideat , refpiciens ad cau^ 
^aro, proipfodolebitafmus, &torqae- 
^hitur.Curatlonisfieonm erit » qiKKl pe» 
jdendofmoriatur aunus • MamêrMi ttm^ 

[<3 Dili^nct^oiBneStficorbirundinis 
tecumhabueris. L0c.cifMt.€€fff$Kr.§^%. 
if} Zx mdfcrîftu A^fTH^ 



[1] Cl JElsMnMft^r MnimM»t* /i^,y€*^y^ 
ik"] DemocritusquidenitradiC') fiquis 
extrahat ranc viventi linguam , nullâ. 
aliâ corporis parte adhflerence,ipsih}ue di- 
mifsi tu aguam » imponat fapra cordis 
palpitationem mulieri dormienti » qost- 
cuoque iocerrogaverit > vera refponfÎF^ 
ram. I*ifn>Lll*fS* Ge^rg. Fichru fermons 
fênvtvsL /.i. 

[/] Cor ejus [ bubonis 1 impofitum 
mammae mulieris dormientis fmiftras effi« 
«ère » ut omuia fecreça proounciet . I^lh. 
%X9^ e 4. 



QbnIu 



llicao* 



D E L' O P I N 

deqBclqu^an qui dort > foie le même 
ctkt. 

La langue <Iu chaméléonC^]arra« 
diéc à cet anima) «û vic>faiT obtenir des 
jugements favorables , & ellcfert à pro. 
curer des accouchements heurcusE^mats 
il faut prendre garde que le chaméléon 
n'entre dans la maifon , parce qu'il por^ 
tcroit malheur, 

• . Pour faire [ « ] combattre des gens 
qui font \ table les uns contre les au- 
tres > prenez les quatre pies d'une tau^ 
pCi & les mettez lur la nappe* On éteint 
Tardeur d'un tempérament porté à Ta^ 
mour C p ] , fi Ton tait mourir un lézard 
dans l'urine de cette per(bnne,ou fi l'on 
âiéle ibn urine avec celle d*un chien • 

On eft beau pendant Cept jours[f ]» 
après qu'on a mangédu lièvre. 

Il eft difficile d'avoir une certitude 
entière de ce que le très véridique Henri 
Corneille Agrippa nous apprend^que le. 
pélican en mettant fon piédroit dans ïa 
fumier chaud pendant trois mois» fait 
fienaître un autre pélican . Car quelque 
zélé que lesnaturaliftes nous faûênt pa« 
XDÎrre pour faire des découvenes^onne 
préfiimera pas que ces philofophes fe 
ipfent mis à fuivre des pélicans avec af- 
fez d'exaâitude > pour connoître une 
choie fi finguliére . Dira-t-on qu'ilsont 
h'ït cette remarque fur des pélicans fau- 
vages> Maison (çaittes grandes fftti* 
gués que caufê la chaiTe auxpifcaux, 
quelles difficultés on trouve aies fuivre 
dans des pais coupés de haïes & de foC 
fis . Cette chaiTen'eft rien en comparai- 
ion du travail inconcevable de fuivre un 



ï o N. Liv. ÏV. s^ 

pélican pendant toute la vie decet<^^ 
l'eau , pour connoître s'il ne met'le pié 
droit dans le fumier ch^d > que lori^ 
qu'il a deffem de fe retK)Uveller> & trois 
mois auparavant 9 s'il ne raetpasqueU 
quefeisdans le fumier chaud le pié gau» 
che,& quelquefois les deux pies*; A>t-otf 
vu ces philofophes natnrahftes couriv 
dans les champs ï cheval , franchir les 
haïes & les fo(Tés, pour ne point per^ 
dre leur pélican de vnë , Çt pour ne 
pas prendre le change , ce qui feroit 
perdre le fruit de la recherche la plus 
longue & la plus Jaborieulè ? Ce qu'on 
peut dire de plus probable , ceft que 
les épreuves ont jeté faites fur des pé- 
licans privés : (nais combien de diffi* 
cultes (epréfentent encore? Car fi ce$> 
oifeaux etoienc dans des cages, il n'eft 
pas poffible qu'on ait découvert cette 
propriété donc parle Agrippa. Il£iut 
donc que le pélican ftit privé & qu'il 
volât fur (a bonne foi •, mais en ce cas 
là il aura fallu le fuivre. Onnenous^ 
dit point qu'il y eut phifieurs efclaves" 
chargés de cette pénible commi(fion > 
afin que quand l'un dormoit , l'autre- 
pût être à la fuite du pélican. On peur 
le défier de la parcfie de ces cArlaves ^ 
ou de l'intidélité de leur rapport . Il 
faudroitque les mêmes épreuves eu^ 
iênt été faites fur un grand nombre 
de pélicans , pour s'afTuref que la àé- 
couverte eft en eux une propriété ou 
au moins une habitude . Quelle atten- 
tion de quelle dépcnfe n'a-t-il donc 
pas fallu pour ce feul of(êau \ qui eft 
une fi petite portion de la feule efpece 

G i, 



[#] ExUfcripHsAlhrt9. 

ihmiiàro 4. 

[f] .....fiverumjhixmeas narras, 
Ëdifti numqnam , Gdlia , tu leporem « 

MëftimiJ» 9. tpifff.'^o. Ui^puufwtrêmfirw 
dAliKâmdrê Sévén y fi as vr$lw U btnuU 



de cif 9mferemr • 

Pulchram quod vides efle ooffnïm it^ 

gem, 
Ouem Sy mm fua detulit propa^ , 
venatus acic * & iepuscomems, 
£x quocontinuum capit leporem • 
ZMmfrîd. tn Akx, Sevet, 



J4 T R A 

volatile / U peut osâime depltts^griwte$ 
di^Gulcés €n<:ore Cw k& obfervacions 
desnatuisalifteâ » ^av^furjot de ce <pi&ie 
patfc parmi les p6i(feol nu Ibnd des 

AcbénécCi'ldocMode comment Aitf^ 
foie a pucoBQoître ce <}u*il dk du £uii* 
mcii&dctanottiffUttrcdespoiflroQs; 6 
qvKlqa'Hn pour Ten tjilbniicr eft £>fti 
des ancres de Prcfiée ou de Nérée 3 
io. Noâderniers «atuf aliftcs plus incré- 

nJmîr»!*" ^^'^^ ^'^^ '^^ ancicos , 06C vottlucon. 
goitre par leurpcopre expérience » bi 
propriécé artiibuée à la lâlamamlre ,de 
yivi:e dans les flammes > & même de les 
ceeii^c « 

Le dbevjlîef Corvioi [ / ] zimt'jttté 
dans (e feu uoe Salamandre apportée des 
Indes» elle s'eoAa d*abord » & vom it une 
maciére épaifle Se glaireu& qui éceignic 
Ics-cih^rbpos voifins . Elle fe garantit de 
la violence du feu pendant deux heures» 
éteignant toujours les charbons de la 
nieme maniérejori^'ilsiê rallumoient^ 
& eUe vécut encore neuf noûisdepuis . 

Albert le Grand avoit dit [ i ] que la 
ijllamandre cft d'une nature û firoide » 
qu'elle éteint un petit feu » maisqu*el* 
le eft confuméc par un feu ardent. 



I T EV 

Aiide Mau pertub [«] voulant éproiu 
ver lui-mémclesdeux propriétés attri* 
buées aHk fatomâbdses, tuae de vivre 
dains ks flaiMnies » Se poêmc de ks étein^» 
dre » Tautce de répandre le Vf nifl Je plus 
daiag^oeujui} jetca au feu plufieurs lahu 
maudreSfdoac la plupart y périrent d'aU 
botrd» ^dont quelquesrU nés étant ibr* 
ties à demi brûlées > ne purent £>utenir 
une féconde épreuve , Quant ï leur ve- 
nui » il fit avaterpar Ibrce à un ohien.up 
morceau de falanoaiidre » & à up coq 
dinde une petite falamaiKlreentiére>Se 
ils ne s'en portèrent pas plus mal • 

Le phénix IxJ a été décrit de la gran- 4t* 
deur de Taigle , aïaatunpluNaagedoré ^tt^*»^"^ 
& mêlé d'incarnat. S. Ifidore a écrie [jf } 
que cet oiCcau unique en fon efpéce vit 
pi us de cinq cents ans > &que lorfqu'il 
&iêntprochederafin, ilfaicunnidde 
bois de dégommes aromatiques, qui 
hii lot de bûcher, & il rallun>e aux 
raïonsdufoleil par le battement de (es 
ailes . De fes cendres il naît un ver £0 
dont il fort un autre phénix • Suivant 
Origéne[4], le premier foin de Toi- 
iêau renouvelle , eft de rendre les der« 
niers devoirs à Ion père . 

S. Damien Ib ] raconte la fin & la 



attMutr MU liévrt cêtN profriM d'êmMUr • 
. £r] jitkénÀéipnofJhJ^si. 

t ^ ] JoHrnJesffMv. AvrU»i 667 •^^^4, M 
2)'erham.théoLphyfi(jMv^i^ch. 1 4 f • 3 44» 
[ / ] jiUert, MagnÂe nntmalih.Lx^. 

Sic obfervatio crevit , 

Ex atavis quondam maie cœpta> deinde 

fecutis 
Tradlta temporibus, ferifque nepotibus 

auâa 9 
Traxerunt longam corda inconfulta ca« 

tenam , 
^VL^fm^ teoebrofiis vitiofa io ikcula 
fiuxit • 

[ X J ArcADum radiant oculi jubar ; 
igQçiis ora 

Cingithonoss rutilocoguatum irerdce 
fydus 



Actoillt crîfta tus apex , tenebrafque fe- 

reoi 
tq(;efeqar,Tyrio tingupwircnvave- 

licno • Clikuditm' de phçfnîc» 
iy"] Phœnix avis Arabias dida, quod 
cplorem imniceum habeat « Haec quingen- 
t!s ultra ànnisvivens» dum k videritfe- 
nuifle , colleâis aromatum virgultis , ro- 
gumfibiinrftruit, & coovcrfaad radium 
lolis , alarum plaufu , voluntarium fibi în- 
ceadlam nutrit > ficque iterùmde cinerl* 

bus fuis TtC\XTpt.S'Jfidor.IëfpMl.origdA%x.1- 
[ft] JùnfionahmutoMtxUJfi 6s XT'^ 

Zb'\ S.Dsmien applijuf au phm»fx , ^' 
par oies de NvangiU d$ S Jean : Poteflatem 
habeo ponendianimam meam « Se pote- 
ftatem habep iterom fumoiidi eam Jeawh 



DE L* O P I N I 

mttEMictilfi phéiHtf dDune msnnre îiQ 

p0o éiiftfente '. ildkqfiie ispsÊm: da 

co«pl9 d'HéikipeUs Id^ connoHfatit 

r atr iy ée d u phéniK dMrgé d'aroaMDO y 

ppcpatck bucbcr for h^tisA cet oife» 

merveilleux vientlcfainler \ qutk f^o^ 

tre dHéliopôlisle pvénakr jeor , trotta 

vedans (ts ceodi^es un ver d'une exccLi 

kme odoor.i que le feoond jour il le 

tmove câaf^é en lui petit oifeau ,- 6c 

qoe le tvoifiérne le nouveau phénix cft 

Qiiciéremcnt formé . S. £piphane [ ^ 3 

xttppofte à peu pfès Jes mêmes ckofes • 

Kicn n* eft plus précis qaeJes témoigna^ 

ffA^At C « ] Sottnide Piine^deSXUéfnient 

Romtin£/J> deS. Cyrille [g ] fur cet 

oi(èau inconipa[|;able. 

. On coa^pie qùtitve aptmidMS'du 

phénix, liiprémiéfe&osSéldftM, ht 

kconde (bu» Amafis , la tf oifiémt (bo8 

un des Ptôléoiées : Tacite [ A ] 4e Dion 

Caffius[i] placent la quatrième ibus 

Tempircde Tibère^ folinCO^cPtiM 

yi tous la cen&ite de jClaudc,ran &oo. 

dt la fondation* de Reole^ Mais PUmi 

afouteque pedbnne ne dbocDit que ce 

nefutttniittx phénix . 

Malgré toutes les autorités rappor- 
tées CKdétfus, Gefner, Aldobrandi, JBo- 
chatt»^cho€t»leP.le Beun[iMi], 9i 
na (çrand nombre d'autres autetm 
n*ont pas craint de rejetter comme en- 
ticremeitt faux tout ce qui leftarde'l'e* 
xiftence& les apparitions du phénix: & 
nous ne pouvions finir ce qui concerne 
les animaux par une opinion plus auto* 
ti(ib& plus tabuteufc • 



O n: liv. IV. 5. s 

SECTION î V. 
Des pImW. 

nr^éophrafte &Di#À!oriArontmis 
 toute leur étude \ examiner leif 
pianteon pstmilei BotaniAes modernes, 
Tournefect a acquis une grande* répu^ 
tadon dans cette partiede l'hiftoirena*^ 
(Hnrelle. 

Anaxagorc , Thaïes > Pytbagore , & te, rilntoi' 
Platm^mcctokmf les ptantès{4}ani rang regarda 
des animaux , leur attribuant lesfcntî* J^^JJJjff* 
ments5c]lesipafli6ns de pie^St de trifteC 
fe. Démocrive lour aterftmeit «éme de 
rtntéllfgeiice.Bmpédbded)ftlitgtiolteA 
eths les dem feKcs,af rffi que Mahomet 
depuis damrfonalooran . Lopinlonqui 
prend les plantes^pour des animaux^pa- 
roîtra moin&extraordtnaîrc , iîl'biHâne 
attention au peu de dHB^ence h^î iè 
erouveetttfu les pk^maat^ leisetiquina^ 

La plante^ qui 'porte le nom delV 
gneauy en a Tanti parie contre le^loup« 
CellequVm nommif vergognculé fe rcfl 
ierre » quand rhom>rÀe^pproche>& s*é« 
tend-yquahdflU'éloigner Le fiîlénotropri 
(rft tourné vctsla lune[*3 >ednimc Thé- 
Uottope vers le foleil • 

La fympafïf de la^fleur hélîopro- 4|.^^^ 
pc avec le (olcil , eft caufée , parce que ^^^ , ^ 
les ratons du (aleît»ende(réchant4a ««§a 
du c6té qu'ils la frappent, font qu'elle 
S^courcit à caufede Févaporation des 



^M^Mh^MB 



léÊéàà 



I I I II iirf É 



III M Ml 



i4i*i 



Cd'} S. EpiphMn.phyfîùhg. cAi. 

Cjf J SiCUm.'Rfm.fpîft. î MdC^kfh. 
[^ 3 ^- Crn* 7. enteeh* i S . 



[m] LêférêUÊt»n^fnytcfirif.ditpr*ri^. 
fuPeffiit.t I ,p.^^. fécond édft. * 

m(^pMhf9phic,c,^tJ0>i9(.tMërftn Pyth^s^ 
C**J Aàri^p.p^h/'OCCfilrJh/Zifh'iê* 



S6 T R A 

éfpmsqttt sVn exhalent , & qu'elle fc 
courbe > cotmne une carte mouillée mi. 
fc devant le feu où au (bleit. Voità tout 
le royftérc qui a été Tobjet des recher- 
ches des phhlofbphes , des comparai(bns 
des orateurs , des fixions des poètes . 

Dar^.une iflc appelléc CitfibubonW, 
il. y a une plante , dont les iêuiUes tofti- 
bées à terre fc rjemucnt d'elles-mêmes , 
& Tenablent fe traîner en rampant » Elles 
ont de chaque coté deux efpeces de pe- 
tits pies ; une de ces plantes gardée huit 
jour^ dans une jatte , parut animée » & 
f ie renuoit , toutes les fois qu'on y tou- 
' choit • 

Les Rabbins [^3 ont fait plufieurs 



44 




re par Je nombril comme une. citrouiL 
le, & qu'il broutoit&dévoroittout» 
^e qui (cirouvcit autolir de lui ; qu'il 
fK pou voit être priç par les cha(Ieurs>à 
inoins qu*il$n^coupa^rent (a tige d'un 
coup de flèche > Se que (es os donnoient 
la coanoifiancede Ta venir • 

Dans la vallée [ e ] qui environne 
Machéron , jon trouve du ci^té du fep- 
tentrjon à l'endroit nommé liara , une 
plante qui porte kméme nom » &qui 
ce^emble ï une flamme ^ Elle jette fur 
leibir dcsraïons refplendiflants , &fe 
mire quand on yeut la prendre • On ne 



I T F 

la fçauroie toucher fkns mourir,^ môini 
qu'on n'ait dans la main de la racine de 
la même planteymais on a trouvé un au-»' 
tremoïen delà cueillir fans péril . On 
creufetoutàTentour, en forte qu'il nô 
refte qu'un peu de (a racine , & a cette 
racine qui rcfte , on attache un chien, 
qui voulant fuivre celui qui l'a atta- 
ché, arrache la plante , & meurt aufli-' 
tôt» commesMrachetoitdefa vieceU 
le de fon maître • Apres cela on peur 
fans péril manier Cette plante , & elle a- 
la vertu de chafler les démons , dès 
qu on l'approche d'eux • 

Le Diâamne [/] , en le mettant feu* 
lement dans la bouche , fait forcir le» 
traits reftés dans les bleffures • 

Cette vertu du DiAamne eft évi- 
demment exaggérée k Les bons eflets 
d'une {dante ne peuvent s'étendre qu'à 
purifier une plaïe, féparer les chairs 
vives des chairs corrompues , Se faire 
Sortir ainfl lescorpsétrangers • 

Loriqu'Adonis fut mort , Venus 
le coucha furdes laitucfs, par où la 
fable a voulu faire entendre , que 
cette plante éteint les feux de la- 
mour« 

L'Aconit [^3cft un remède contre 
les poiibns , mais lorsqu'il n'en rcncôn* 
tre aucun, il eft lui-même un poilba 
très nuifibie . 

Une dolê de Mandragore priiê mo- 
déré- 



t*" 



■^T^*^"! ■ Il I ' .M 



■•*« 



1 1 %Jonftm»thAumM,claJp 5^.46. 

^ 1^1 BidicuU divinatio JudsBorum per 

Îaduim , cujus Rabin! mentionem à Mofè 
ÈtÛamcommiDifcuntur . Btuterx. \%,ér 
Lêvirie.c. 19. Nempe vplunt fuifle animal 
quodda^m nomine Jedua , humanâ forma , 
cujus ex umbllico medio funiculus pro- 
aendebat , quoinftar cucurbitae humo ad- 
naci:eicebat, & quantum funiculi longita«> 
dop^tiebatur, circùmcircà omnemter^ 
PC fruâum depafcebatur ; capi à vena to- 



ribus non pofle nifagittâfanlsprat^cinda^ 
tur, tuncfiatim expirare; per ejusofla 
certorituin oregeftata ,*,vaucinandi*da* 
num nados homlnes . Deirius , tlifytisfitim. 

[ r 3 T^/ep^ , de U gutrrî contre les Rem% 
Isv, T,ch. 3. 

[/] Diâamnum taotum modo gufta- 
tûm iofixa tela decutit • JuL Sc^lig. /^d-y» 
CardMH* de fuhtihexer .^.347 . 

[i" ] Jonft^nahMumat.cUJIi 5* c, 2, 



DE U O P I N 

dérément , comme da poids «niron 
d'ooe draduhe » hit <M|*on (ê croit 
dpué d'une nre beauté s fi Ton en 
prenoit davantage » comme le poids 
d'environ trois drachmes » on tom« 
berok en démenct > 8c une doie en^ 
coK plus fierté caoferoit la mort • 

L'herbe [à] nommée Heleneïon em* 
iellifloît les femmes , Se rendoit gais , 
ceux qui en mcttoieiit dans leur vi» • 

Ariftote a^ritCi], que fur les 
bords du Phafe ^ il croitToit un arbrif- 
icau» d'utie telle vertu , que fi un 
mari en cHoiUoit «ne brancoe , £c la 
Skctcoit dans le lie de Ta femme ^ elle 
M ponvoit jimtk avoir de goût pouf 
fucun autre homme 9 que pour lui. 

Ceux qui fe fiKKtent avec de la ver. 
ifCHMikJ » lobeieunent coût ce qu'ils 
défirent lâchaient lesiiévces ^ ic font au 
sier de qui il le«r plak » Se guériflenc 
«mte£Mmi4e.maliidie## 

Je ne rapporte la plupart de ces opi- 
nions , qu4 caii& de la réputation de 
ceux» daosksoDvcagcs deibuelsclles fi; 
frwvent^ pourfaifeconnottrelcgénie 
9c le ftyie des aïK^f ns» ou pour quel* 
qutme des raifiMois > ïnr leiqueUes j'ai 
IHi^vctiuiufiâimment le leâeur . 
A 5i vous mette^des feuilles de laurier 
C/ ] (nx la peau de la tête , à l'endroit oà 
Yim vafe iajiQourpnai^ 4çspEetres > & que. 
wus vous coiKh^fur^le coiçé gauchç» 
^aar te térc MTe » Ja mémoire en fera 
cr^liKtlfiée. 

Onconvient en général que les len- 
tille purifient le Omg & iônt fert faines. 
Quelques MfCuraliftjBS cependant ont 
aivancé, que A un ho9M*iceam^ngeant 



» ' \ » 



'«-; 



ION. Liv.IV. 57 

des lentilles , mord quelqu'un , ccMt 
ffiorfiire eft incurable . 

Le figuier Çm'i attendrit les viandes «^ i^* , 
lorlqu on les met auprès de cet arbee > âc de u pou. 
comme feroit un tas de blé, ou du iél de ?* ^5^ 

. , • • «r • / Cent le 4t- 

nitre> dont on lescouvnroit. Lexpé- coius* 
ijence vérifie cette propriété du figuier 
auffi*bien que l'obfervationfiiivante • 
Une poutre coupée dans le décoitfs , nç 
iè corrompt jamais^ fielleaetécoupée 
dans le croÛTant « les ven s'y mettent 
bientôt « 

On trouve dansle PérouC^v] une plan- 
te d'une vertu £nguliére : jon la nomiM 
Coca > fafeuille mile dans la bouche > 
nourrie >& garantit de la faim ,& de la 
foif. 

Les Indes portent un arbre mcrveil- Dç'^qnti- 
Ifcux [«] 9 qui eft uneeipéce dejmlmier « v^t» «rbcet 
qui fournit 1 toutes les néceffités de la '"•'^•**" 
vie. Les indiens thrent leur boifibnstltt 
fucq|uiendiftille > ilsfont du pain,& de 
lliuile de fonftuit , des vafiss, des taffes» 
&descuHéresdefi>nécorce*» du fil, 8c 
des éiotfe^ d'une petite peau qui eft (bus 
l'écprce^ les troncs , & les branches Ser- 
vent i coififtruire leurs mailôns > les 
feuilles ï couvrir les toits -, & les feuilles 
étant vertes fervent auflS de papier • 

L'AU>ë plante de rAmériquc[p],joint 
à touts ces différents ufages pluficurs 
excellentes propriétés medecinales. 

Les feuilles du pin fauvageC q ] tien« 
nent juiqu% une pinte & demie d'eau • 
On trouve dans le même arbre des re- 
fervoirs faits de manière, quMs tiennent 
beaucoup d'eau : ils fe retrefiifient vers 
^ le haut, & fe ferment lor(qu'ils fi>nc - 
pleins, pour empêcher l'évaporation de 

H 



Unz 



-/rr 



W flmM.t$ .e.f. 

[/] ix sdfcripih'AlhrH . 






5^ 'T R A 

f <^ • 'Ceft tinfi but dans les païs (u- 
jets à une grande lechereflk , ta nature 
fuppléc au défout de Tcau . 

Quand on coupe le bout d'un arbre 
appelle Bé)ttco>il fort un jet d'eau claire 
comme du chryftal , & en aflez grande 
quantité , pour en fournir fuflifâmment 
à fept ou huit per(bnnes,âr en avoir en- 
core de rcfte. On tire le même ufage 
d*unc plante de la Jamaïque,que les An^ 
glois appellent ^arerwith^comme qui 
diroit oficr d'eau . C'cft une efpéce de 
vigne^qui croît fur les montagnes» dans 
tes bois >& dans un terroir fi ftc , qu'on 
n'yrenèohtre presque point d'eau.Lor(^ 
qu'on coupe la tige de cette plante par 
pièces longues de deux ou troisaulnes > 
& qu'on en tient un bout dans la bou- 
ch6> il en diftille en abondance une eau 
claire & fi bienfaifànte, que le voïâgeur 
ou lechafTeut^ftentiérement^reftauré 
après en avoir bu. Quand on fait une in- 
cifion dans le boulleau , au commence-: 
ment du printemps , aVant que les feuil- 
les foient épanouies , il en fort en'abon- 
dance un fuc doux>quc le^ bergers prefl 
f^sde la foif ont coutume de boire . 



I T E' - 

mouvement, 8c ledéreloppéftientqui 
iê fait par l'ac^oiflement dài pf lintes am 
nueltes comme des citrooilles. s 

L'Inde produit desBguiers > dont le| 
feuilles ont trois aunes de long • 

Strabon [ / ] parled'un arbre des In- 
des , qui étendit fow ombre i cihq&z^ 
des [ / 3 en plein midi v 

Pline [ » ] repre fente un confol 'Roi 
main,régalant vingt^tux Convives dan» 
un platane de Lycie : & Caligula (u-e- 
nant un repas > lui quinzième, dans utv 
autre arbre» près de Vélétri. Caligula 
nommoit ce repas^ , le feflin du nid « 
, Chriflophie Colomb , & quatorze 
hommes qui fê joignirent à. loi , ne pu- 
rent embralTer un arbre dans l'Amen** 
que. Les François en trouvèrent un en 
I f I }. vers la riviérede^Amazonès^quî 
avof tphis dç cent pies» < ife haut, donè 
(bixanteétoient;fans branche ^ Srpré^ 
fentoient à la vôi? unetigeéroJted'uM' 
rare beauté. 

Pline C AT ] rapporte comme quelqae 
chofe de confiderable que lès cdriâires' 
deGermanièavoientàti liHi de vftilfeaiiY]^ 
des airbres cre^fes , oi\ * i< tenott ju(qQ*it 



L'arbre trifte ne fleurit que la nuit y* trente hommes . Mais^il'eft-ce tn conH' 



& perd (es fleurs au lever du (bleil * 

Le Géranium n'a une odeur fênfible , 
qu'après le fblcil couché , & perd fbn 
odeur , lorfque le folcil revient fur 
fhorizpn . 

" On prévienrl'yvrefj? [ r ] enavalant 
deux onces d'huile d'olive » avant une 
débauche • 

l^es naturalises modernes ont calcu- 



47. 
Atoi en de 
ptércnit 

ryvrcirc. 

4t. 

Tacccolflc,* lé le progrès fucccflîf de raccrorffemtat 



paraifon ly] de ces arbres du Gongo^ijai^ 
étant creuCs, font un*cànot où dcftix 
centsperfbnnecpeuventfe placer >' > * 
- Une efpéce d'arbtc, qui cwitdiiisJe» 
Malabar» a pour Tàfàffïdttt citiqtà^tWÊr 
pies de cirtx)arfi*rcricc au tronc . -Oftcn^ 
voit un de cette efpéce dans la Cochin* 
chine > qui a vécu » dJt-oh , deux mille 



ans. Ce qu'une nouvelle relation de ja^ 

Chine porté y eft encore pbis furprena^ ' 

ment des ^^xn gland, & de combien il groffit dansi que dhrts la Jjrovkkre do So^jà yity^ 

^' * ' chaque inftant,pendant qu'il fe conver- un arbre > qui couvre d'uAè^feiilc'de fcs 

tU en un chênt . 11$ pr é t enden t q t rtivce Inaiithtyd e ux cè n e s br e biss &qu»4a»» 

le microfcop e , on peut diftinguerle laprovincedejCh ekiangiiy en a cjttc 

[r] G«#rjf. Piéforims > fermmtêm cênvhS' Franfoife . 



Soin d*Hor« 



DE r O P I N I 

qi»tre*vir^C$ hommes peuvent à peine 
cmbr^lTer * 

Une e^jpi^ d*arbre dans Tifle des Bar« 
bades croît juiqu'à la hàu^r de trois 
cençs pies, f^ns avoir plus d'un pic & de- 
mi de diamètre ) dans le plus épais de fa 
tige. En Angleterre > dans la province 
, ^;cibrd , il y a un cba)c,dont 1 ombre 
peut couvrir tru^s cents quatre cava- 
valiers ^ ou quajtrçmille trois cepts foi- 
^^^^-fqn^tonc ianta(fio5. 

Hor^enfius arrofoit (es platanes de 

«nfafpour vjxi ^jç, ] j jl $'cft trottvé parmi les Grecs 
? canes. ^ j^ Rpajains I d'autres perfonncs qui 
faifoicnt la même dépenie pour lacul-* 
IJiiQedecerai^e.; 

Fri^ntp. »;.L«caUfA&ïttC leprémiev [n] > qui 

îtti^PM ^'^^* guerre de Milridate fit appor. 

iocaito ter en Italie des cerificrs du roïaume de 
Pont . ]u{ques-là,les Romains n'avoienc 
euidaos leurs jardins ^qoe les herbes les 
plus communes ^ Se quelques légumes • 
Mais après la conquête de la Gré* 
ce» de TAfie mineure.» «de ^a Syrie* 
& de l'Afrique , on tranjfporta en Italie 
toute forte de fruits • Ixs abricots fu« 
cent apponés d'Epire > les pefches de 
Per(ë , . les citrons de Médie^ les gvtna;- 
des de Cai»hage , les coint dPune ifle de 
l'Archipel • Les abricots furentappclles 
pommes d'Ëpire , les peiches pommes de 
Periè, les citrons pommes de Médie, Les 
poirés les plus délicates avoient ététi- 
xéesdVUéxaodrie, <kla Numidie >de la 
Grèce» &deNumaabe: lesmeilleuses 
prunes de l'Arménie » dek Syric^^de* 
Damas. On en avoir du temps de Né- 
ron près de trente efocces différentes •, 
aufii bien quediveries fortes de figues. 



ftattres 



O N. Liv. IV. f 9 

qu'on avoit au(6 Êik Avenir des meilleurs 
terroirs de TAfie . ' Les confuls » & les 
généjTfiUx darmées ^qui faiibient appor- 
ter cesi f^^^^^ pour la première |bi&> k 
faifoieiv un honneur de leur donner 
leurs noms • 

U y a des plantes , dont la vie eft fort « ^- 
longue . On prétend qu'on voit encore dts^l^im» 
présde Jémfalemydes oliviers du temps 
de Jefus-Chrift » &letércbinthe> fous 
lequel la fainte Vierge (ê repo(à • 

Au lieu où Abraham avoitdemeuré 
[ ^ ] dans la vallée de Mambré , & où il 
avoit reçu trois anges » il y avoir eiKorc 
dans le quatrième fiéclede ^rére Chré- 
tienne^ un arbre de térebintbe^ que 
ceu X du païs difoicnli être làdejpuis le 
commencemenii d u monde • 



s ECT ION V. 

Der Pierre j. 

IL n*y a aucune partie de Thiftoire na- 
turelle» fur laquelle il ait étédébi* 
céunplus grand nombre de vertus tiuu 
giques ,de propriététocculrès» Se aiktres 
chinions étranges » que fur celle qui 
conceme'les pierres . Le^xOrpheé» 
ou Onooiacrite a décrit en ven Grecs 
les qualités des pierres . 

U confeilleC 4 ] à deux frères de por« \*: 
ter diacun une pierre d aiman » pour fuper Au 
snainteUhr entr'eux l'amitié & la cons- j»«"^y^^^ 
corde fraternelle .^Arnaud de Villcneu. **^'"'** 
ve [1^] donne la même recette pour faire 
naître ou pour augmenter la tendreffe 
& l'union maritale • 

H 2 



Isi Lt cbiVnTêmflê , fwr Uyttiifk /£# 

Ih } Tilbmont. hifl. dis êmf9nurs , /. %. 
Mfrh U vie tCAdriên> 3 ddBS lis rivikes dis 
Juifs î *rt. 5. 

[4} Of h. di Isfidams . 



^— »^ ■■ il ■ ■ ■ — - — - - - '— ■ ■ ^^^» 

IB] Arnaldus Villanoveous » in libro 
de regîinine fiinica tis ^ psrf. i . /. 1 1 . Scribic 
lapidem magnetem delatum conciliare » 
augereque concordiam, inter virum & 
uxorem: quod repetit in libello » in quo 
adfcrlbit remédia contra ma leficia. TÎrsm 



60 T R A 

Un naturâtifte a dit [ r ] que It chaf- 
tecéd*nne femme fe connoî(fi:>ic,en met. 
tant une pierred^aimatitfous fa téce>pet). 
<Iant £>n Ibmmetl ^ que fi el(e éeoit fi- 
delle ) elle embraffoic Ton mari en dor- 
mant *, que fi elle n'étoitpas chafte elle 
fe jetcoit hors du lit , comme fi elle en 
étoic chafiiée • 

Il y en a qui ont imaginé Tu/âge 
de Taiman , pour fe parler» & fe ré^ 
pondre de loin . Deux correfpondaiits 
prennent chacun une bounole , au 
Cour de laquelle font gravées les let- 
tres de Talphabee • Les deux aiguilles 
étant également aimantées, &avec la 
mcnne pierre , on prétend que Tun des 
corrêlpemdants mifant mouvoir Tar- 
guille de fa boufible vers les lettres > 
l'autre aiguille> quoiqu'à une très gran- 
de diftance,comme de cinquante lieues, 
ëc au-delà fe tourne. en même temps 
vers les mêmes lettres • 

Les anciens & lesmqdesnesont débi- 
té fur les propriétés naturelles des pier- 
res prétieufes , tant d*opinioos infen- 
fçes, qu'elles ne peuvent être regar- 
dées , que comme des monuments 
de Teffronterie , & de la crédulité des 
hommes. * . , 

Lespierrespdéueufes[i/}attirtnfi les 
iceptres, & les couronnes v & élèvent 
ceux qui les portent â la roïauté • On ne 
peut pas dire au moins que ce&it une 
expérience fondée fur TbiAotre ..Lii: diiu 
mont £0 fait découvrir fi une femme « 



I T E' 

été fidelle ou nom il entretient Tafti^r 
conjugal ^ il préferve de (brtilége > de 
pefte y & de poi(bn • Le rubis mci de 
belle humeur , excite des fonges agréa- 
bles ^^ & change de couleur pour avertir 
des accidents qui doivent arriver • 

L*émeraude attire les ricbefies[/}» 
le jalpeeft propre à la génération» Tn- 
gathe rend éloquent • 

Laturquoife garantit de tout dan^ 
ger [^ ] dans les chûtes de chevri, té^ 
enpréfent. En général les pierres pré« 
tieufes donnent la faculté de deviner » 
mais il faut être né fous certaines con(l 
tellations> & avoir- reçu certaines difpo^ 
fitions du corps . Ce nttt doDe pat 4â 
Jaute des pierres fi l'oit ne*pcsMk pas 
l'avenir. Toutes ks^'fciencesdccultes 4a 
manquent pas de fe ménager cette pof- 
te de derrière • 

Le fapphir remédie [6] a la fiè- 
vre , l'amccbyfte à L'yvrognerie r Iç 
jaipc [ î }Â flux ^ fang Ôc aux impvéil 
fions des phtintomes : Pémeraudè cor<i> 
rige le voluptueux^l'agache eft un con» 
trepoiibn > le corail difiipe les illufions 
de la bille , & guérit les douleurs 
d^eftomac » la topafe calme les pa£« 
fions , & bannit fur.tout l'avarice Ôc 
latuxure. ^ 

Aucune pierre brillante [ i^ ] n'eft 
fans quelque vertu infigne, ou de pro» 
longer la vie , ou de rendre la iknté 
parfaite , 00 d'inipirer la prudence » 
ou de procurer k$ richedes , ou de 



mé» 



[ r 3 Magnctc verb cspiti caii)ugis dcw* 
mlentis , fed nefciencis Aippoiuo, fica. 
fta eft y dtticibus amplexikus virum deti- 
ncbit ; fm minus 4 è cubili , tamquam 
puUatadefiliet » UHmoré^UjcentmrUnûvemy 

' Id] Gçmmasetiamfbligelhitionecoo^ 
docere ad obtineDdum r^wxcsi.Sc0l^.éidv^. 

CsrdiUtÀe/idftslexfrciK Il6* 
p.^it-fi mêcfui di C9S $pmloms . 



- Ef } Csnis». dfiiuMiit. lih .7 . 
[^] Agripp.fhsUf.Qecuk.Uv^Utk.lt* 
[ /] J»nftên, thaumat^ chtjp 4 ^« *3; 
[i^-J NoIIumtapidem (piendidiuimuni 
alicii)u> egr^z virtutis expertem eT* 
fe • Itaq^e ato geoMos vitae iongit u- 
diin , dis incolunaitati , . ^juaçdajn fa- 
pîentis , quacdam divitiis i alise amo- 
ri , alis divtnitati , aJiae robori > a« 
liae bons Êtmae ûvent. Catàm»^ tie/nL 
riiit. iik. 7« 



f ï 



1 • 



. ^ -t ' 



DE U O P I N 

, OU de donnet laconnoiffaïu. 
ct^ .deravénk^oiitlcfoocifier le çoi^ 
OQiie.mettreen bonne répatacioiiÔnnd 
peut que faien tenc m i trc r » comthe oit 
voie » parmi cane d*e&ts avantageux ^f 
mais ce tpiifaiteft capable de dtmimier 
la v^iicdéspteirrei prqcieoiès : il ien 
troavedeœalheaffeuicsC/h 'elles ten» 
dent ceux qui les' portent:, .pacedcuk , 
©rmdeij&xtiftcr». - viî- . i : ^ , 

>- V PhtlbAffateCiiri}xàcoàcedes mcrveilf. 
les de b pierre rftfacomte .. X3ctce piertre 
n'éeoic ppintbriUtaceCi»]i à moins quVt- 
kn'eiit Qréaffrachceaa.disagoneii rkl • 
U biï^mApwsi» teâraitbdu dr^paç 9è 
y jjépandro ki bcibtBsfcies dwagaesfroi 
pns&MWIqapirli ^ofoâciéaieiiic ,. q«e 
ceetejpitrredangefeulêpm^êtte tirée de 
6 cêce avant qtt'iliut mort. 

. :Çlinecap^reequ!oncraïbitL'héma- 
titOiCf ] prppre 1 déo^ttvrir lesieaibo* 
ct^desBatliace^.. Les nacuraiiftes â>nt 
partagés Air rorigina.tla béaoar • 11 le 
ttoove ifuivant qudqoesvunsCp 3 > dans 
ki ventricule. 4e certaines chèvres, de» 
liikdes;,d*aucres ont ccric Xf ] qae le 
bézoar le forme des larmes du cerf , 
aprésqulilap^celHains. î 
^?. " ;Ona€fblêrvé4o3id(içdesprodUâJon9 
tarent £ c^<^ & ânguUéiQs de la inacure , qneU 
^ficrtcs» ques pierres qui reprélêtitoient diftiuc- 
tement its figures tracées par la nature 
feule» & fans le fecoursde Tart • P3rr.^ 
xhiisavoitunea^achtfqai jrepréientoit 
natiifellement Ap«lionCr] tenant une 
lyre, avec les neofmttfei » diftingôées 



[ /] Aliae eaim funt infeliccs ; quxdam 
PfroS) quacdam timidos , quidam Isecos ^ 
qnxdam triftes^iimt. Id. h^Mnêf. 
[w] Fhihfir,dt vît Apollomi 9 A^^.a, 
[ » ] Sjfid, afpsl^rigM.i 6.c,t yjmjhm. 

i>. AlhertMa^n* de miturMUk, Lurs^ssu 2# 
C • ] Ad coarguendasBarbaromn) infi- 



I O IsT. X>.IV. ^t 

chacune parleurs attriboâ« Selon tx^ 
i^4es appétences > il y a beaucoup dV- 
xaggérasibn dans ce feit » isar nous^n*" 
voïonscienencegenre , qui énappto* 

Onditqu'àKiê» dansTéglifede & 
Jean, oh voit fur une pierre un vieil 
hermite> patfaitement dépeint par la 
nature» «(Ssprè^imtuiileafi, &to^ 
nane une cloche en fa main \ que dtx^ 
«rtéteplede^HiitttSophie à Conftanti- 
iiople»on vdit fur un marbre blanc fcié» 
Pimage de 5. Jean Baptifte ', vêtu d*ane 
petu dechameau, ave^cectedéfeâM» 
l{té,que hi nttujrcfie lui aftit qu*unpié. 
' De Bti^éves qiti a éef ambaffadebr à 
€k>hftaiitinople > barqué^dèns fa rtla- 
tibn du Levant , qu'il a ru i S. George 
de Venife un cfûciBt repréfenté natu» 
rdlement dans un onurbre. 

PanciroleC/] atteftequ*^ Rome en 
réglifedeS.Vital s un narbre repré*' 
fente-' fi parftitemtnt on prêtre celé* 
brant la mefle > & élevant ta fainee h#C 
tie» que le pape Paul IU.ne pouvant 
fe periûaderque l'art n'eût pas aidé \ la 
nature , racla ec marbre pour décou- 
vrir sHlary avoir pas de la peinture,aiiais 
quil fut pfeinement convaincu que le 
tout étoit naturel. 



' •• 



o 



SECTION V L 

peî Emx. * 

N a découvert <lans les eaux quel» 
ques propiétéstrés extraordinai* 

H i 

■■^ — ^1 1 • T— I 1 1 .1 

[j]9ennfrr.L$,êpit$m,/fUnffMr,nsrHrM/.f.^. 
Lf] Scs!îg.é$dv.Csrdsn.d$fMt.êX€r€if^ 

Cr] Novem mufac cum infignibus (ôîs 
fingnlac » & Apollo eeoens cytharam vi«> 
debantnryDoaimpreflîs figuris fed ingeni- 

tis • 5iA», tf i.p/i» Ub^n^^\JulScmlii,mdv. 
CMrdéin, de/uhil. exirc. 117. 

[ / ] fMnclrêU des éH^fljMitéâpirduè'stcifAS* 



(1 T %' A 

tf s i <e qui ft^nélkif aux n^urali(l 
tcf > dcleur en attribuer ^ . fuivaot Jcm 
cnpfi^ > de fort eyaggçrées • - 
. *^ . r '1^5 eatt3ç.ilu laç Afphalti^^ [ # 3 foaç 

Du lac Al- /•'! ' ■ o /• i / ' " 

phaïudcî "^^^5 ' *^ " légères aue rien ne v^ ai» 
foiid^ &4uecoutymrnage« Ltbitu- 
0)9 ^en iocï coutinu^llcmet^C à g^q^ 
t^i|l9ns>cç palTijgç de rhiftoriçnjp^h 
cft:Conc;:aire ^.cqu^ r^i(9aQçii%enc pjiy.. 

. . La;l^érqtéd/BSfCa|^3f n'copp^che^jMif 

]esçpi;p^roIjd<$4*y en^ncçii^Y^us^'^u 
cft jégqre > plui plie eft^ifpcMf^e à cédée 

à )^j pndiindre ii)égaVcé^4e , pt€ÉÇ\on.qxii 

arriv;Ç,ri^r fary^ce4,a,frQf)fiçtç du 1;k: 

A fpbajtidç , qi*e toiv ji. Xuto»f^p , d cl- 

cp^w le biti^c rend (es e^ux extré^ 
mémient glu^ntej^ , ,i;omp9e JQf^k le re* 
marque au même endroit 3 ce qui le^r 
dpnnç ptu^ dav£Qr€;^'à.cau&,4c leurs 
p^irticules vi(queuiçs & compa^bqs $ 
pour Soutenir ]es corps maififs %^ qui eo-i 
&nceroient;dan$ d'autres eaux • 
PropViiKs ^ Paufanias [Ir] rapporte que dans le 
^a*>H J^^,. inont Lycée en Arcadie , il y a une fbn- 
pl^ûeuu ' t^^ nommée A^m^» dont les eaux 
— étant agitées par le prêtre de Jopucr 

avec un xamcau dç chêne > il s'excitoit 
des vapeurs > qui fe foruv^nt çn nuçes ^ 
couvroienc tout le ciel , & fc chan- 
geoifn t cnfuice en pi uïe » 

Du fleuve Anas qui coAle dans l'E- 
pire[^} , il fort continuellement des 
£iurces d'un feuqui^ie k répand poirit 
aux en virons^ ne brûlant pas ks Iku 
où il coule , & ne les deflféchanc même 
pas : car tout cet cndroifctt couvcrtdc' 
verdure , & plein d'arbres & de plantes» 
c eft pourquoi on l'appelie Nympbée , 



€aax< 



Dion [1^3 &5trabon[^] difentqoecé 
^lymphée eft ane fioche d'oàil ïdn da 
feu y .& -qu'au deflbus il couledes fyar^ 
«es de bitome embrafé , le tcrtoirétanr 
4'ttnbi(tume ardent. 

Ariftote if] nomme plulieors rlvié* 
resdont l'eau par Tarage ti'cn boirt » 
change la couleur des cheveux • . 

L'eàu du .Styx kmfc, èoots^ les^ va(ê« 
[^3 > excepté ceux faits^e ia <xxht dît 
piédi'im cttB^Mè #vi3afciitaine ^tt^Styx 
t(k ikuée dans J! Arcadie , ^m eft aai 
i()itrd'hni une pariessdttila Moréç : 

beancDop de petneèiôiérotK^cede itfa^ 
vcv^i'cand&flifumibé^hc qiivA.4éJ 
ehfrge dam ta Baiedç Cadis, craignafl^ 
quccc paflagcucloirfitoAWier Kotùù 
leur pa tricheurs femmes & leurs etiàihts^ 
.. Pa^fiuiias témoigpec hj qo on ét4>it 
perfiiadédanst^Achaïe, queleileuvtf 
Sekmrius: guéridoit .les grandes pà& 
fibrfs ) .& fai(bit oublier ràmôor^; 
i fibiloftrsite parle d'une fentdtne £^| 

2 ni cendoit lot mâles e»nuques , & zU 
>upi(Ibit^ & cnyvroic les femelles do 
toiitt e%éce d'ainimaux ; ' ' 

Si Ton en croit Hérod^^te , une fofv- 
taioe dans te pars^eSMAmmoniefts {i^] 
appellée laibmafiie do^fekil , perd de fa 
fraîcheur , àpr^iortîoniqMe le jour dé* 
dine \ quand le (oleit fc couche , el le eft 
tiède 5 à mefure que ta nuit s'avance > 
elle s'écbaalFei} aumilieude la miît > 
die bouc &fe répand fur Tes bords ^ 
mais depuis nitmiit jufqu'au lever de 
l'aurore , elle commence \ fê refroi- 
dir. 

Alexandre le Jurifconfulte rapporte 
qu'une fontaine du temple de Do. 



M 



CMMT. Us Rom, Uv.^.c/^.iy. 

[^3 P^>*f»n mArcsd. 

le 2 Dâcier^Mf.fHr ?lmtéirq dsns is w de 
SyltM. 

Idl DioCstLUt. 



Lg] fàu/sn. i» Arcmd, HérodùU Ersto^ , 
P/r»./.2 r.103. 

[ i& ] Fsufaju in Aihaïc^ 
[#3 ^hU^AnHsfM. 
[i^3 Hértdot. Milfêm. 



DE r O P I N 

èoÊottU aUttixiDk ks flaoïbeaux , 9c 
écttigàoic ccax qui étûicnt aUuoiéf d*ati 
antre feu que <lu fien* 

pkdotetk Sicile parle (fun lac d'E- 
thiopie, qm trouble tellement IVTprit 
de ceux qui boivent de (es eaux , qu'ils 
ne peuvent rien cachet de ce qu'ils iça- 
ifcht. 

Ariftote [ m ]fait mention de la pio^ 
prîété d^one fonuine des Palirquescn 
Sicile > qui étbit telle , que 6 Ton y 
jfectoitdes tablettes oà Von eût écrit des 
paroles affirmées' avec ièrment > elles 
fivnageoienc lorrqu'elles conMioient 
la vérité, & elles aildent au (ondû elles 
otmtenoient quelque menfonge • 

L^au' d^un fleuve de Sicile In'] ne 
pouvoitêtremélceavecloviiï, ï niomi 
qu'elle nVû tété pu i fée par une femme 
diafte • 11 y/avoit pluQeutf %^9 ^^ 
perMnfaes intcrénées à répandre & à 
au torifer ces opinÎQnçs^ v \ 

Nous avons déjà averti que le vrai 
& Je fabttleux fe trouvent mêlés cohfu(^ 
saentdansce chapitre; Un étang d'Hi« 
bentiea unet elle qualité. ^ que fi l'on y 
ciifemcejnnbkonj&t]U*oB le retireqiielj. 
qocs ttoiaaprès,» la i>arcie enfoncée dans 
la. bouà' i' ieradtt.kr ^& celle que Peau 
&ule aoraenvironnée/etrouvera chan* 
gée en pierre . La Hongrie a une fontai- 
ne d'eau verte qui latfTcdu verd de gris 
dans les endroits creux de Ton lit, 

OnaiIûre[^]qu1kSenlyâes9 villa- 
ge piésdeClievreufe > il y a une fen-^ 
taineqmfeit tomber les dents fens flu^ 
xion & fans douleur . 

'La Ghine[p]a une fentaine^ont Teaa 



ION. Liv.IV. «3 

cft feoidc au deflbs , K^fichatideat 
fbnd/]U*on peut'à peine y tenir la tnain » 

LesJoittna«2t dei -i^vants Cf Dpiairicnt 
d^une autre fennrine , qui dèsquVïn tn^ 
dli feu à un pié dediftance , s-enflairi- 
me,& jette fes flammes brûlantes ï troh 
piésde hauteur, ce qui n'arrive pas'à 
cqtteeau<]iiandortlfctràtifpDrte. ' 
- Une fontaine de Pologne dans^ ft 
Palatinat de Cracovie , eft pltts (urpr^- 
nante encore \ dès qu'on approche d): 
la fontaine un flambeau aflumé y on 
voit une flamme légère fe répandre fur 
l'eau comme fur derefpritde vin . Un 
|our la flamme de la fontaine allumée 
communiqua par dts conduits (bûter- 
rains'aux'racihesd*unboSs voifln , un 
feu qui dura plufieurs années. Cette 
fontaine croît ou diminue felo nies dif- 
léi<entes {Aialbde lalunc. 

^L« fontaine de Zama irjcn Afrique 
ifehd^lâ VeS* béMe . De deux ibntainéi 
deBéotie» lune donne de la mémoire» 
l'autteotelèfouvenir I & en Sicile de 
deux fontaines > l*ttne rend les femmes 
fécondes / l'autre les rend ftérile^. Une 
fontaine eh Idumée appellée la fon- 
taine dejob, change quatre foisde'cou* 
leurs dans l'année , tantàt grife comme 
de la pouffiére ; tantôt rouge comme 
du fang -, tantôt verte , tantôt claire • 
Les eaux d'un lac dans le pats des Tro^. 
glodytes , deviennent falees , & rede- 
viennent douces trois fois par jour. La 
fontaine de Siloë au pié de la montagne 
de Sron,bout régulièrement dans cer<i 
tains jours &^ certaines heures «En Ju- 
dée on ruifleautarilfeittouts les jours 



. I 



Tf 



>*m 



rti^^Êtm^mmtmêtmm^^ti^mitft 



mm* 



[/ j jiiex. ith Alex, xenUf. dierJM.ù.U 

' [»3 Arffior, de rmrMUb. MufcultM. 

j[ » ] Sicilix fluvius Diana,qui ad Came- 
nnamfluit,nifiàpudici 'hauriatul- fœmie 
nâ y mifeeti Vino nequit • ]ûn/iû»^ tkdH* 



{eykifiM tacadMsfeîent*Mnn.lfil,p*l^. 

Ip] Voïi^.deThivenof. 

If 3 J^^^* desffMv. du 6. Uâfi i67f, 

'.>£r } ^. -5îi*v: Mi/fdLûrtj^, Uyc.iOe. .» -. 



u r T R A 

\ mie fontaine 4'£pirfi ^toiot 
Içsilaipbpua aUuinéS) &fU(uiiieceox 
jqui ûmfétfÂj^ts . Vue aui^ve foiuiine 
^aiu Ijc pais (kM!S^l»0a«i>tes« eft fi (x0U 
dcje jQur^ 4]Uonncpcjutpes cftjwiee^ 
Jk jfi cbaude la nuit , qo'on ne peut pas 
Ja toucher • S-Ifido^e joint a xputesces 
propriétésde 4ifl^ntcseau)(,celle q^i 
^ftr^portée{>arOyirIe.C/], que le lac 
jÇUcorius en Italie d^ou^du yin cei^^ 
qui boitent de k^ eaax • 
pet mti^ La plupart des o^veillcsdes.^aupc , 
uîmMùL cxaminjées.deprès^ auroient le fort des 
prctep^luef n^erveilles du f>auphiné[/]) 
«que ies lumières, de quelque^ (s^VWts 
ont dépouillées de tout, ce qiiell^a 
ayoieift 4e furpren^nt j?^ d^ocomprc- 

A*SVrai. ^" trouvc ^u ^od de laïuer Rou* 
tîcBs,«c fo- ge,xIesolivicrSfde^laurict|^)&d*autrej| 
wsciâiuu^ç^j^l^g^^j^f^ijj piincditM, 

^ue rÔcéan Oriental eft çefnpli tlç fo<- 

rets, 

fi. )^ mer pr^ du Cap de Bonnc-£^t 

5^ j^^*^ jrance [ AT 3 paroît çop verte d'bcçbes * 

couverte -comme unyafte.chtipp • JLe goëtùm eft 

d.k^tbfi». une. fpécc d'herbe, tirjafit fur le yerd i 

j^fie^fembl^eaufoin^t douii les. ^inf 

rontentrcladcsles.unsd^ns le$aotr<(s ^ 

^ fort grands* Quelqi^S'Unsiçroïent) 

qucce^te herbe vient du fond cfe4a4ner9 

fie qu'elle en eft détachée » |>ar les fjoçi 

qui la fou lèvent jufqu'à la mpctfyùt de 

Tçau^Il y en a qui ycmlei)^qu'cll|e,jcroiC 

iieeiH?reles,ea^^x,parpe^u'4ls eD4^oêent 

l»ien avant en , pleine rner , & Us 

pp peuvent <;roUe q)iela m^ foitad 

fez agitée , pour que fo^ flots crcufçnt 

jusqu'au fond, & eu aillent ainfi déta- 



I T F 

«e fur la forfiicede la mer en i pmiÊ 
abondance , qu*eOe reflkmbk à' tnm 
grande prairie. D'auties enfin fouticn» 
Mtiî i & cette opinion paroit la plus 
{)laufible > que le goémon vient des ctf^^ 
les voifînes > qu'ilcn eft détaché par les 
vagues , & tranfpoi;eé en haute mer^ 
non pas fort loin des terres > ou par Ict 
loavées, ou par les courants , ou.xn- 
fin par les^ents qui régnent; Ceft fun 
cette periîiafion^ueChriftopUe OW 
kmib vojfant devant fon vaiiïeau unt 
grande étendue de mer couverte de 
goëmoo^aflura fosfenS) qui croj(oicne 
être pcrdu5 , prenant c^.herbçs pour 
des bas .fends » Se leur promit de leur^ 
iaire voir bientôt la terres ce qui «aitri- 
va d^ux jours après. 



■r^ 



■Tw^ 



■npw 



\3 E C T I >ï Vit ' 
Pft Minéraux. 

Stlnrant la divifion des ibjets » qus 
nous noosifommes-propofos de trai- 
ter dans ce chapitre ^ il noos cofte à. 
pavletdcs minéraux • Noos abiégeniiis> 
cet article ^ à^aufo^e l'éteadul^ qpç 
nous avons déjà donnée^ à ccchapitre. t 

il y a de la fympaehie parmi lest 4f • . 
métaux , ^omme dans les autres pro«. ^ j^^. 
dttâions . de la ^nature • l.'or & Ict'tAux* 
vif-argent .» ^pàr exemple , ont beatt^ 
coufidç penchant i skmir . On a ob. 
forvé que la peÉiQteur des métaux cft^ 
fort inégale -y letain donne dans un- 

r^ié cubique cinq cents trente deu^x 
ivres \ le fer cinq cents foixanae- 
fcizc*) le cuivrefix cents quarante huit) 
4'argent fopt cents quarantc^tratrci 

la 



Is) Çlitorio qt^icuiîqpe fitiopi de fonte 
': ^ leva^it, 
y ina fiigltygaudetque méris abftiiemliis 
undh. OvÙ,^iififAm:Ui.is. 



"i l ' L " 



m. » » 



mWir. de tsesd, des heiL lertr. r.6.^.7 56. 
lu} Totus Orientis Oceanus re^rxus 

txj Qépgr, de Kebb4.% ^ivr 4.^^, 9^*26o», 
Wi4^. de Siétm des p^rjéfmtf^^y 



D E L'a P I M I K: Liv. IV. «^5 

^Icpblhb bait cem vinguhajt^ltor emi. cet ks feutveaux • Ses ratages fe hnt 

^e ^eim fciûsterlnitt. -CMt$dtte)q««fdiisaafMlkRid^ci^ 

licerrimdc *' ï *^ ^'^* ptétcnaciieqw lafer- - ^«stragil^s^' (àm en briftriucofl; L« 

fiitit for-^batkmdes^mcoauiteftfeatfnnencatti». thyli^piepeUNêlle expliquer des'efieis 

^^'^ bnéc âtt^Meil. Le tonnerre écanc tombe i u furprenatits i d'um manière au monis 

for ta montagne dHimanî au Péroa >41 • vrattemblabte ?- - 

abbaticMttnmoreeaadecottemonta« Ce mëc^e, qui porte [ # !I dam 

*gne> dont les éclats éeaîenc pleins dV* .les efprits one im^refllion de crainte ^ 

Cependant de temps: imméinorial, die 

ayoi^ été toujours couverte de «ei* 

gés. Lc'foleil n^iatit donc pas eu> la 

force de* fondre la neige » avoir , a ce 



«f. 



'Qu'il iemMcf encore moins formé par 
& chaleur le métal qui étoit au^eL 
ions. . ; > 
Neigmoa- Les mijiéraox <|ui fe formene daas 
fcs^Mîiici..jes. MtràiQes do la terre , & k$ mé- 
*^' téotef.dans.Ja région de TafT, ^csnt 
uhc originecommune desvapeuriter- 
ceftreS) imprégnéesde di^reiftes qua. 

• ' Quelques . auteurs ont* écvic qu^of 
-voit ih'i des neiges rooges eo^ythio» 
-en Arménie^ êù dansr lét campaguis 
'Phrygiennes; ils appuient un lait qui 
fSLtcât û rufpeftdu témoignage d*Hou 
mère, &' ils en attribuent fa caufe 
phyiique C c ] à laqualicéide Ptxhalai. 
ÛM terreftre'^ qui opmmunlquc ûm 
.▼etmillon à ces neiges- 

Le tonnere a xamfc ibuvent les ef^ 
lets les plus extraordinaires par la fub* 
tîlité de fa flamme M* U a fendu les 
efpéces d*or & d'argent , qui étoient 
Jansuhebokirifeferniée, iknsendonuna- 
gerlabour(i. - •/ . • i 

. ika briâ deslames-d'ipéç) ans per^. 



•■^ 



' X 4I A$lMfiàfi^. t. i. biffer fMt.fmr VJmi^ 

[^] jMflvnahÀumMUclsfi 3 r,9. 
[tY L t Fi y gf fhyf^i^Mpi fat» th.xj» ' 



idl FulmeninâesftqiundoquecrumaB- 
jAjifiqaai«K#UiQOat»CtM/^^ 
[#] Éthumanasmoturatoiutniaiiita^ 



eft un mélange d exhalaiions ûilphu- 
TeuTeS) bitumilseufes> & falines oom«< 
ftiiEûées dans un nuage. Tibère pour 
s'en garantir C /3 5 portoit une cou- 
rcmne de lautiet , mais ot% a obicrvc 
[ jr 1 V que de laurier eft ' cpielquefeis 
'^appé de ta'fbudrc:^ comme lesaurres 
«fbres . Augufte portoit fur lu» une 
|)eauCi]de teau marin , 61 l'caipereuc 
Sévère en avoir ^it doubler [ i ] U.iitié- 
re. Quel rapport peut-il y avoir de cet 
préfervSiti6 au tiMnerre? 

Quelques naturaliftes ont dit que 

^ue les eorps' ftappéa de-la fendre é- 

toient incorruptibles. Il y ades.cerrci 

* fârËophages \ 43^\ oMift meoc: iis corps 

en très peu dt tktnp$> &prefi}uc aufli 

promtcmenemiela chaux ^d'autres les 

eoâlérvcnt urns corruption » comme 

«aux CordeKers OUêrvÉncins de Tots^ 

loufe , à fainte Maure en Touraine» 

éè âucre|lieox«'Le Vayor témoigne 

qud la certe de Nkmiatt duché de 

Spolète, fe met en poudre iK'\i locC 

qu'il pleut» &fe conrenitenbouéptr 

lafeoiere^.. 

* On voit dan$»l^edé Niphon C/3 
»oi5 ru idéaux de feiKtiQ* c», 

: Ariftotc C«^3Mpp»ir«e qu'fen Chy- J^»^^ 



mut. cla0 5. r. »5« 
Cri fi^rdmfh eomm^P. i» /fi». Sik »; 

[ï] Spsrtian.inSêvir. 

Iml Jinlfiif^uk mrMhJih SHf^bsi. 



.r-a 



, i 



^6 i T K A I T F :: : 

i^jm» ii y « une «rpcce4^irâin» ^ .inoit. le barba de BetuToteil • <3é filt 
iks laboureurs. coupcnc i^pc$tc(. i9<c^ fa femme, quiccm^fiiilff livre ile.lii 
-cfeaiix i te Cératnt dans l^Utxn conmie . rèftitutii^mk Pbton • On n'u pas fait 
du blé ^ qu'en Ibérâe*le$pafte«r$aiW .beaucoup de itaStdela .décotiiDCKteile 
L^brulé une Ibiet» pour wgiWBM ia i^es tranes. d'or &.d'at^^« Ilfen>ic 



chaleur & la fécondité dte la terne.» /y 
: ionr 4es ouverturdâ^ où ils coulent de 
J'argem £>ndu9 qui y croît &;^i 5^ 
.multiplie beauf^lup* . . 

. LcstDétauxt>nt paru végéter « Cjer- 
:rre ^iflctbieu rapporte qu'en VmfKC 
i^o£« on préiênta ï Henri k^rand» 
de for trouvé dans k Lyonnois» qui 
exprimoit parfaitement bien une bcan- 
che 'd'arbre. Il yadans.plulie^irsca- 
fajneits des curieux;» :d<autr^ métaM, 
qm ont végété. Des yigi)^ C^2 eu 
Alcmagne .ont porté des braïKbcs & 
^s feuilles d^ pur: ce qui vient 
de ce que les corpuscules mocalliques 
'^'y étoient âkrés par les r<af;ines & 
fat <lo fibres; avec kswiucs muvri» 
icieca* -*',.. 

i.a^F!raiiQe a . non iêulefiient 4e ri- 
^bes amèféres^ d?or:!Br d'argefit^ ;a>ais 
die contient génétaftenent , ic réu- 
:}itt fout^ celles dont le)s a^rjes par^ 
-ties.dil «naodon^dîK.qijHe qt^lques 



iOn trouve ^ao& la pbyfl{qu^:occ^ 
fc de Vallemont Jiïfcaflilogttcde tou^ 
tts 3es mines «le France , découverÊcs 
mvec beaucoup ^ tniîvail & de dé- 
penfe pendant dix ans ». par M Ak« 
Inatnd» que H cardinal Hde Ricbelieu 
avoit (ait veoic en :Eraiice pwnx.ii^ 
efltfc^ lGe<atiiQgpe/ie^ itjréd'ton^tit 
traita dédié en 1^40. au cardinal de 



à, âmbaioer qiue toutesites auoi^ mi- 
nes du monde enflent ét^ aufli tié- 
fKgées» £c que les tvmh^es en0eft 
Jâidé dans. les entrailles de ta terrô, 
des biens fiâi£s> qui mt jSJurieUH 
-dément irrké leur convoitifr f^l-Lqs 
biens véritables n'ont < point éc^^o- 
fouis > ni cacfaés à nos r^odspav la 
nature : le genre humain tût vécu 
avec bien plus de bonheur & d*ituK>- 
. cence , s'il s'en futcouocnté. . 
.^ Le bois jfe * pétmfie {[ p ] dans cer« 
taincs^tm^si on rcncokitre fouyei^ 
{f 3 dans le^ champs» fur ht furiàce 
4)umémc dans Tintérieur de latcffise» 
des pétrifications animales-, mais unt 
f)étrtiicàtion:bien phuctonnante/^^eft 
celle <^ cft rapportée par le |»é9e 
^Kircber» d*Un village entier d'Afri- 
que » ccoyerti en pierres » avec toxlt 
.ce qui^yerauva, jufiju'aux habitants 
.mêmes :xm' telle dont At^ofU iait 
.mention il*une compagnie ^ecavaliees 
£^agnols changés ep pierres « llÊiU 
loit pour de pareils {^shéaoméoes*» 
ôue Jà terre '^e ces<:«nfi«écseut lailTé 
iortir une écrtn^ quantité de ^i 
^repres à pén4trer divers corps» d: 
À s'y fixer. , 

. A wtidn raconte fur la loi d'un aiu 
teur nommé Conrad , qu'en. I'J4& 
doquante |îaï&ns«. ai(sC' kurs-ittou* 
peaux 9 furent changés enÛaMr£de/eL 



tions étOOr 
nantcit 



Richelieu» "foorfe tint' delà refticu- ' On a applique dans .ces derpîçfs^ 
^n4p . Platon . Xl^et AlçmaïKl ^ moîn- fiécles [ r j , des ' no«&s^ Vwiei^ \ ^i^ 



.•i 



■Uhi 



■» r 1 I 



•e 



•» « 



4< 



In] JUêxàh: 

M EfFodianturopes irrîtàmciint jiju»' 






DE ir orp I N 

caitz» <fx*wm a tra k% mcmcss > ou 
aux quels onxa illâbfté'de6L^:lépB9ll» 
dre,'qllo^l^ fiioÉ fbrtt ^deocilts 
de- loriM dont lès anciens «nt patl : ' 
ce <}ot {teot akfçt es «langafrâzqtiL 
pré quo dans la médecine > & dans 
lacompafition -des ren^des » Saunirtife 
doiiMe . ëeauGoap dllexemples; de: cet: 
minéraux & de ces {daaccs;/ Les t^-> 
cherches' jles :qacutali Aes pleines dSn^ 
ceicinidés ; «ona (ont canooître: évi« 
demownr» qu'autant que.Ja nature) 
iê prèceà: nœ belcâm autant elle fe- 
stfttieà notreevriofité « 

' ' -T' '.■•il..., i ■ '■: • . 

CHAPÎTRE' 



. .:i- ï. 



• • • • ' « j 



Do Artt ,. 



'i'i ' y-r ' 



t * 



SOMMAI RE. 



:- ') 



!• Là fmtHi$e 4fi mrff û [mvi ^$fk 
da kwru . 2f. 4E>« léÀyrimhe JCjg^ 

iylfUMiià^J)iSfyr4tf9$dis. 4*ûi*Al€; 
//aMi||i^*Af* 6y.flitMfiéUiH th$Spki$x. 
i tAnm^i& dhtimAuuà ^ î^rieh . 
u pWjf>i. i9*:!J?f li^fimi i^jH^tr 
.uéis. i^^JOifs,\mMt4iilei:dçSakyi0^ 

mi . I <^. Statues pffpendHÏs en fsir • 

U flot Hé de Memnûn. ip. De U 
cohmhe d^Arshùai. xe,l)es(lâtH^s 
d$ IfédAk. 2,f . ^Sphéns iArcbi- 



I cr NT; Liv. IV. sjs 

> $tf^dt&ékPéfid0mM^^tX.Af4€thie 
. 4Mp'f/# ^ Pîêneve. li^Mê^ÊMei 

fonotes de S^ct . ^4« ./(iNhrç M 
\ ren^^erenr Thfopbiks *î^ Qif^4¥» 
.-trp//MM & mouches v^^tet. i6. 

Chevaf artificiel, ij. Stmm difer . 

li^StdtMësde gnmdemrs frodigÎMH^ 

fss. X9* Statmi de. U Chiite ^ qtti 
. «MTfw /rjL chétfgeminu df Hmps . 
. )0. />c U tieur d$ parceMne.ÀJs 
:cUm. )U Z>c Al 0éMfr dtSéMd 

:Méifytp0e. 51. Tr4iffpor$i dââ È^ir^ 

. ^ 4<w ekéliftfkei. jj. Temple- de 
^mvre « O <^ m^emimph'Us dans 

$f.. Dés kmpfs inejningmkin.^G. 

. -JOu^piÊpier i[ Amiénte p u^Dk verre 

ssmIUMs. %%.Dts pierres fpêcnki^ 

res* i^. Différence de farchiteSistre 

0tmii9tne& de U m$derm. 40. /Wxi« 

. tssre des vitrége^. a^., Detévtciets^ 

, m pmrpre* 42, Dm fe» Grégeeisj: 

4)1. i)</ 0Nmrc êrdenfs dArchi^ 

^méde^ ^^4J>9 U fympi^thie êrnficioi^^ 

le. 4î. De fongnent ddfympéuhie^ 

46. De U p9S$dr§ de fyte^tetMe. 47. 

. frip^êêion de Im pendre de (ympa^ 

ttne . 4S» De Fencre de fympéthie. 

r^. De U kftepe fyff^hi^He\ 50*. 

..Cempefitiûn éfstm keigi^ faj fieii 

veir des chaffhs dechiem coetrMme » 

f i; Les 4ris one été f en henerés. 

ja., Oetvr^es d"ëned4lic4teffè fnr^* 

prenante. ^ f. Différence^ des- piiitti 

. preAilHàns deia »éftare&d0 fért^ 

f 4. Traits d^adrefe exiréfiré^naweA. 

r ff.^Zr# nesÊifôéÊSÊté des arts freêve 

de Unett^mti dn mende^ (^i>Z>e> 

. tinvenHen de ht hpHffole. S7^ ^ 

fimuftiim ÀeTimprimfrkA fS^^r/i 

sndtiéres fur lefjnelles les anciens 

wWrfWewnf. yy» IfFvwrnwQn an nStrCvfe^ 

min & du vélin . 60. Ecrittsre Iwr 

'^ éUs -U* de moutoris^dïcbameâHX» 

6 u Ancienneté du papier d€ ceteni 

il. 



/ r 



6t ■■'■'■' Ti R : 

* 4u De fAncitnm peintun • <> } . 04- 

* ^e/^tf de: Pérrhafins &de Z^fcis. 

* 6^ On emend miefix là digrMa- 
' tiûn des iamieres y & U perfpeiipve 
^"^ ente- tes anciens netentendeient. tfj. 
' Lè^Hmré doit^mMlir U natare. 

€0. Crnaufe de ParrhAfins & du 
Giêttû,6y. Différentes maximes de 

' ihdntilien & d'Apeilâ fntleseirts. 
M. Mût d'Apte* ^^. Ld prâper^ 
eion "& r habitude de U vtu.jCKDeJd 
fctèlptkrt antienne , yi. Df Phidias 
& de Pelyclke . 71. Le goHt des 

^ ftatms a fort régné dans Tantiqniti^ 
7$. La Cûnnoiffance des arts ne pafa 
efue fûre tard chez, les R^mtUm , 

^ 74; Des fpeSlachsdes Rtfm^nsvi.^. 
-i>eplHfienrstentati<ùes déceler. ^^ 



D 



trcs 



E même q«e l'objet de l'art eft 
d'itniier la nature, on trouve 
au iujet des arts ^plofieuts optçiom , 
qui* ne fenr givres moitisv^j^gigéicclis , 
que celles des natttl^lHbéiibiK kk^èmti- 
nés ou frivoles. . jf . ;. 

La fortu- La fortune des arts a foivi èdie 
ne des atts ^5 fetkres. La barbarie, <5ui détr^ii- 
le des iet« Ut les piies j 11 épargna' pas dava^it^e 
le^ autr<s« ObvtrbU*efencbre'lis**t$ 
fteutifTaptsau ^omfttiehccmentdiriixîé- 
mrftécte , du ttm^s de nUuftèe BdWc . 
Ih ne purent Ye feâté^ir ^\\^ loàg- 
tcmps contre les ravage* des Barbares , 
a^ih n^^^^r^'été refliifckcs, què^fiu 
«empidc Régfoteontant a ] qui vi Voit 
d»wieqa»2)émefiétfle'> * î 

'^ ' No<|s avons ptr<te ^beancbup d^arts 
Côiin%| aut anciens , ^t<]^i»es monu- 
ments, qirt nous "reftcnt »des temps 
hw phv reculés, prouvent- ^'urte ma- 



^>^ 







ntéré tnconiefta^le la vérité, de ^{^^ 
fieurs fjdts, que iious /étions 'tpmés de 
i=egaordercômme£pibttieax • ) 1 ' r y. ; 
Ce qtPon lit de là grandenfî&d^^» 
lafbtiditédesancietBédiâces iyxfftSLor 
roit toute croïaûce»' fi lespyvaœides'^.* 
qu'on voit encdrè aujourd'hui» &le$: 
obélifques ibla qtic: les empereurs ont 
ftk trahfpotoei: à. Ronie ne 'flous &Ml«- 
ç€Ôent^d'y.a)oûtfer foi i ' j . . , .;: 
- 1 Le ^yf tjitbè . d'figma .ferait, .de -^ 
modèle /à ixiui que Bedale i^titj ^m ^ 
Créce^ Mais: pédale n'en imitar que pa lab^ 
la ccmiéiB*î pairie. Le labyrihidieti''i:rt^^^^^ ^ 
gyte C ^ ] écoit.iin).vafte':.ondosi<tet 
marbre, qui renfermoit trois mille 

ze maifbns roiales . Hérodote remar* 
nuo^e-çe.'ldsTTpithc^ftit^ Touvri^ 
dcàouz'c rois. Il fut âcricvé environ ïcpt 
cents ans avant réreÇhrçtiçnnc* Por* 
fennaroi d'HétVuric^flt auflî conftruirc 
[^] un labyrinthe pour fa fépulcure • 
Trois ^ccjitST f9ijxajite mi^e ^^Egyp- 
tiens furent' occupés * pendant vingt 
ans [r], l conftruirc la grande py. j^^'p^j^. 
râmidc , qui ft VoiteiicdrcaujôuXd^ui.; midcf . 
Elle cft compoféef de ficrfes^de uMie 
t^btënMiétsv qtiii tÀIX^kac^n^ttc^te 
piâPle tehgr'^^-^^ .? •xr'J.\L A. 
* lîÀatctic» Jcàkis'firt:^, nb"*^«l«^^^ 

[•/1i iu-dûlï de^^^^afcl'Lcîi c&tés 
moiitàiiirt'^«4 ftivânt^liètqUtôr^a- 
tioAi^fÛîlf <?ents^pié^,(VrHi»lcba'ft:v:d'i|uc 
paf^llèldhg»àte\if r^T^fr* les^WsJHhn^ 
^ki'iie ^tt¥^yyÀWdé)fkm^re i^li. 
fiés à cattfidA là iof^efér-^^ M h(€\ '^ ils 
d^iieft^bèamf^ t^nsdeljoiHe^^^de 
hf^Hekr, Les auftëuf^ qùi-ont jJarié^dcs 

'••■', • "^z^^, i' . . > ' ï . .. -i; 



.»*t'.<\V^l\'-, 



, W3 ^%/%6,c^^ 









lc]fompothMcl^b,i. 






D B V orv I N^ 

jpyrami(ks,nc £»ic point (faccord [^ } 
oir leurs mcAires* . 

»i it de ' Pi^ ^ étonné:, <fe Boffuct [ A ], 
itatis . quand on lit, ce qui néanmonu cft 
ccrcainv qoci te lacdeMânrrsavûicde 
tour £/] environ cent quatre- vît^ts 
do nos licufs. Mœris roi de Mein«- 
phis & de Thébes en Egypte , ût 
»irr ce grand. ouYragc» pour rece^ 
Totr^^tenvoîer dans la. mec (es eaux 
du Nil, loriqne l'inondatioil cnontoîc 
au ddTus de Ja hauteur nécedaice à 
la fécondité des terres, ou pour arro*- 
ferlïgypte, lorfque Tinondation n'è- 
|6it pas fùâilante : ce qui (c Êii(ôit 
en mûïen des édoiês, & de5x:anattii 
qui anoient été pratiqués, Dtwcfj* 
ramides s'clevoient dt| siiticu du ÛA 
ï trois cents piér de hauteur, & ocu 
cupoient (bus lesi eauac un pareil cC 
pact. Chacune de ces pyramides por* 
ratfiicun thc^ooetin^ftaciië ODlomUe» 
Tune de Mœris, & l^autifc dêi£i£mu 
. nie .^ FbinpQi0itt5>!MBlt ik'i ne- don- 
ne, aur lac de Maris, que yingt mille 
pas decircqh^ quiibnt vnpeu moin» 
jde fept lieues. Toute la longueur de 
^Egypte n'avoir pas; deux cents lieues, 
&'îfa. largeur 'là plu» étenduÊ n'iétoit 
qufc de^ ânqu^ite» 11 oyjadoncgaé> 
resmoitoâ'eai^géffaciod.daos ce qqt 
BûfTuet a dit ttprès quelques anciens , 
du circuit de ce lac « que dans ^aChrd- 
nologîc Egyptienne * 
,. Le tombo^u d'Ofymaodias £/] un 

fc^ao?! «des rois- d*£gypte , étoit eutouré 'd'un 
naadias/* cei'ck aftcoQO{t>iquey!qui Te()ré/qntott 
fel Zodiaque & ks figncs.cékftci : ce 
^rcle aikiia jfauit coudées ;de largeur. 
Se tout le monument occupoit dix 



I O N. Liv. IV. 69 

ftades» Lepitaphe . portait : Je fuis 
Ofymandiaa roi des rois • Si quelqu'un 
doute de ma puidSince, qu'il furpaf* 
iê la grandeur de mcsouvrages^On 
voïûic près de ce! tombeau la flatuë 
de la reine (k mérc 9. elle étoit haute 
de vingt coudées , Se taillée d'uno 
(euk pierre. La tcte dé cette ftatuë 
reprélbntr.it trots reines, fK>ur fignifier 
qu'elle a oicété âQe», femme »& mérc 
de cois« 

On < roit qu'Amads étoit eufcvcli _ f\^^m 
dans 1 litatuë du [m] Sphinx : le tour du sphinx, 
de la tkç de ce nAonftre étoit de deux 
cents pies par le front , & Ta longueur 
de cent qdaraotctrois. . 

Dans le temple de LatoneàSaïs co 
Egypte [/î.]» il y avait une chapelle 
creufée dans une &ule pierre ^ doa( 
les murailles aaroient quarante coudéq) 
de loqgiueuc & autant de iiauteur , Sô 
dont la couverture étoic faite auiBd*u^ 
ne foole pierre > qui avoïc quatre cou- 
dées d'épailfettrauxeotablcmènts. 

Les empereurs Romains ont .fait] jj^^^éoio^ 
élever de magnifiques monuments , ^^^\7J[^' 
pour leur (êrvirde tombeaux. La Co- ^i^^ dl 
lonne de Traian [0], haute de fixr ^«»K*** 

. / ' , » /• .. j d'Adrien • 

Vingt pies , a en dedans un eicalier, dQ 
ccnttquatre^vtogt.ciiiq degrés* SurlQ 
i(kiiaicCilex:Drpscfé Ttajao'ccoit enfer*i 
mé daiisun globe d'or » & dans toute: 
réteadur extcrieuffe de la pyramide t 
J'hiUoioe de cet êmpercut étoit.. iculn 
peée en rtlicf. 

/ La colonne 'd*Ahtonin . n*cft pai 
moins. magnîSque. Le toskbeau d'A« 
drien étoit enrichi de (épt ceiltfi fta-. 
^uN> &:^A4ijroQ*é;;id^gf^9des gaie- ^ 
ries , & de plufîeurs colonnes , dont ', 

1$ 



^T 



'** ■■■■■ > ■ I 



^ • ; 

[t] Pompon. MbL lia, i, - j 

l/J Dhd Sh. Ub. 1, 



* i 






•^«v 

^ * 



»»*" 



J.. . 



£»i Her^dn.Bfitêfp,^ . , ... ; , 



il 

1 



70 T R A 

^atre - vingts ont été emploïées dam 
' réglife de S. Pierre de Rome • La ftatoë 
d*Adrien à cheval écoic placée au haut 
de ce tombeau . 

s.; La fépukure la plus célèbre de Tan* 

Du Maafo. tiquité,aétclcfeuiicux mauibléequ^Ar- 
^émi(ê reine de Carie fit conftruire 
pour Maufble fon mari. Ce monu-» 
ment avoit quatre cents pies de cir« 
cuit, quarante de hauteur , & étoit 
crncdetrente-fîx colonnes. Le içâu- 
folée a été mis au nombre de^ iept 
merveilles du monde. Lcs^fix autres 
[ p ] font : prémiéreif^ent les pyramides 
d'Egypte dont nous venons déparier*) 

9* fecondement le temple d'Epbéfe, \ la 

d^'phéfc^^^^^^'^^^io'^ duquel toutes les puif- 
iânces de TA fie firent travailler pen-^ 
dant plus de deux cents ans • Sa lon« 
gueur étoit de quatre cents vingt, 
cinq pi es > & fa largeur de deux cents 
vingt . Chaque roi y avoit contribué 
fix vingts colonnes de pierre, toutes 
d'une pièce 3 & hautes de £:>ixante 
\ . pié^ 

S.* iûjhe? Olympien de Phidias . Paul Emylc 
oi/mptcA • voïaitt àX>lympic cette ftatuë de JupU 
ter y lut iâifi du même refpeâ , que 
i\\ eût vu le dieu lui-même. Ce Jupi« 
ter de Phidias étoit d'y voire: on a blsu 
mé le peu de proportion que la ftatuë 
avoit avec ioxi temple, parce qu'en 
ftipporant que Jupiter fe tût levé, au 
lieu qu*il étoit repréiênté alfis , fa tête 
iût été beaucoup plus haute que la 
vôute, quoique ce temple fût Ibrc 
eibaaflfé • 
Dm "oioflc Qu*triéi«ement k coloffc de Rho- 

dt lUiodcf. ' 



Troifiémement la ftatuif de Jupiter 



I T E' 

âcs[f ] , qui avoit i(>ixantë& dix cou<^ 
dées de hauteur. Ses doigts étoicnt 
aulG gros que des ftatues: peu de per- 
ibnnes pouvoient embrafler ibn pouU 
ce. \ji^ vaiifeaux de toute ibrte A^ 
grandeur paflbient entre Tes jambes 
pour entrer dans le port . Il avoit été 
commencé l'an 30o.avant Jéfus-Chrift, 
il fut achevé en douie ans. Un trem^i 
blcment. de tetfe le renverfa après qu'il 
eût été fur pié pendant : foixante fiiD 
ans . MobaviasfixiémeCaliphe des Sa- 
rafirs , aïant pris Rhodes , Tan de l'é* 
re Chrétienne ^71. vendit la matière 
de ce cololTe \ des marchands Juifs» 
qui en eurent la charge de neuf cents 
chameaux , en finte qu'en comptant 
huit quintaux pour une charge , l'ai*: 
rain de cecdofle » après le déchet cauftS 
par la rouille pendant un fi grand nom^ 
bre d'années , fe mnntoit encore à &pC 
mille deaxjceiitsqaîii€aux,ou icpt cents 
vingt auUelivres. 

Cinquièmement les murailles de ^ '*• ., 
Babylone [ r] , out avoient quatre. jesdeBabr- 
vingt- iêpt piésd'cpaiiTeur, trois cents ^^^^* 
cinquante pies de haut, & quatre cents 
quatre-vii^i fiadcs , ou vingt^uatte 
lieues de circuit • Ces murailles foc^ 
moient un quarré parfait » dont cha<* 
que c^té étoit de cent vingt ftades « 

Enfin les jardins fiilpendus de Ba-' j^^tdt» 
bylone t/]> qui contenotent un quar- farpeadut 
ré parÊiit , dont chaque côté avoit qua« ^^ lub^io- 
tre cents pies de long. Us lornodent 
plufieurslasgesterrades de smphithéé*- ^ 
trcs V & la plus haute descerrafles éga. 
loit la hauteur des murs de ki ville. Li 
mafie entière étoit IbuteniU^ par de 



mp.GronêV.étnn^mt,GràCMrjA.ir PMncirolM 
veterUMf$rdît.c. 3 1« 

gUffi'4^. c 19. Psnek^l dêvmrih. éUftrdh. 
€^ 31. Uift. des Jmfs de Frîdesmx , r. %^ 



[r] Hérodùt. ClUfli^ii^. 6.c.i6^éilûfif. 
d9vitÀApolloml.Ukui.i%. 

Curt. lit' 5. 



DE L* O P r N 1 

.gnr&des Votttcs bities l'une far l'autre « 
Sur le foinodct dc€e$ voûtes on avoit 
rpofé de grandes pierre plates de içize 
^és de long, Se de quatre de large . Ou 
avoit mis par defliis une couche de ro. 
ièaux enduits d'une grande quanticé de 
:bitttmc;rnr laquelle il 7 avoit deuxrai^s 
[de brique liés fortement avec dumor- 
ilier. ToMt cela étoit couvert de plaques 
jde plomb, fi( fur cette dernière couche 
i^oit poiee lu tenre du iardin fi profon. 
de, que les arbres les plus élevés & les 
plus forts pouvoicnt y prendre racine. 
Sur la plus haute terraik , il y avoit un 
aqueduc, park moïen duquel on ùlU 
£>it mooter Tcau de la rivière , de Ton 
en arroiôic touts les jardins . 

Q^ctqœs auteurs [ 1 3 ont compté 
parmi les fept merveilles du monde , le 
capitoledeRomcou k palais de Cyrus, 
à la place des jardins de Babylone« 
14. JBédeX^] fric It quatriéaae nier.- 

iï^Bdkî^^ veille du monde, du cheval de BcU 
phoa. léropiton, qui eft, . dit41, . fâfpendu 
en l'air, (ans être attaché par des chaî- 
nes, ni ibutenU par aucun appui ) 
mais de grandes pierres d'aiman le. 
tteiment en équilibre « Bédé donne à 
ce cheval de fer un poids de cinq 



O N- Liv. IV. 71 

mille livres. Ceft à Rhodes qu'il pla^' 
ce cette merveille. 

On a dit avec tuflS peu de fiinde^*^ 
ment [ ^ 3 , que l'effigie de Maulblc 
étoit fttfpenduëen l'air au deffus de 

(bn tombeau* 

Pline rapporte [7 ] que Dinocharés ^^^ 
propoiâ à Pcolémée PhiUdclphe de ba- DeiaftamS 
tir un temple ï Alexandrie , dont la ^lAifiao^. 
voûte garnie de pierres d'aiman ibu* 
tîendroit en l'air une ftatnë de fer de 
la reine Arfinoa, que l'ouvrage fut 
commencé i mais qu'on n'eut pas k 
temps d'achever l'expérience, la mort 
de Ptolémée 8c celle de Tarchitcâe 
étant furveouë peu de temps après. 
Attfône [;&] n'héfite point à dire que 
Dinocharés fu(pendit eflèâivement la 
ftatuë de fer d'Arfinoë au milieu dç 
l'air dans un templed'Egypte . 

S.Attguftin [4], S. lâdore iH 8c ,«. 
Cédrcnc [tf] font mention d'ttue Aa- statuc$/uf- 
tuë fufpendua en l'air au milieu du fôr .*^* ^* 
temple de Sérapis à Alexandrie > entre 
les aimans de la voUte& ceux du pa- 
vé. Le roi Théodoric» dans une epi« 
tre Id] ï Boëee, parle d'une ftatuë 
de Cupidon fufpenduë dans le oem* 
pie de Diane à £phéfe • 



. [«] Quarcum miracnlum , fimuiadirum 
Bellerophontis ferreum , cum equo fao 
in fommâ civicate furpenfuminâêrefid 
tere: nec catenis penditttr,nec defuper uU 
lo flipite fiifteotatnr ^ ied magai lapides 
inagnetum in archivolis habeacur » Se 
hlnc & indè in aflumptionibus trabi- 
tur> &in menfur& .afi<]uiparati coofiftlt. 
£(î autemacftimatiopoaderisclrca quia- 
<lué.BiiUia librarum terri. Btdsfdê/eptim 

[x] Aëre nec vaciio pendctttia mauTolaDa 
.*... .ibpXudtbiisîttflQiodtdsCaisBsilt^* 
tra ferant. ^htrtêàlMkJ^sc$ti^. 
v.Miftiapiifre lapide Dladcharesutcfai- 
teâus, Alexandriac Arfinoës templam 
concamérpeimofaoaverat > uciii eoumu^ 
lachrum ejus è ferro^pendei» in aëre ? ide- 



retur. Interceffit mors& irfms, &Pto« 
lemssi , qui id forori ùist jufferat 6eri 

[^3 Arfiaoèn Pharii fufjpendit inaSre 
tempJi • . • • • 

Afiâamqae trahit ferrato crine puel* 
lam • Aufin. Sidjli. ict^.} i f. 

[/»] Undè Êiânmed, ut in quodan 
templo 9 lapidibus magaetibus iu folo Se 
camerâ,proportione œagnitttdiois pofitts , 
fimulachrum ferre^m ^aëris iIliusmedio> 
ioter utrumque lapidem , ignoraotibut 
quidfurfiim cflet acdeorfum» quafi numi» 
ms poteftaUtpenderec.^.^i6ix.^^:^Mr; M)^^ 

[r] Cêdrtn. hifi'€ entend JnTlnod. méign. 
t^\ €^èd^éméÊfMii^ifiH.A%* 



Du rom- 



jx T R : A 

Les Turcs fc ^ôcqucn t [rf des voï#- 
bctu d™ gcurs qui leur parknt du tombeau de 
Mahomet.. Mahomet ^ufpcndu en l'air.' Vdkilc 
vrai qiic 4ious afwciîd Çabriel \f\ Brc- 
'nnond MarfeiHois, dans un voïageciK 
rieux écrit en Italien^ Au-deffosdu 
tombeaude Mahomet, quieftà terre, 
cdnune il convicht à un tombeau il y a 
«ne pierre d^aimai), longue & large de 
detix pies, 'épaifledetroisdoigts,à la- 
4fuelkr eft ftifpendtt'Un croiflant d'or en- 
richi de pierreries, par le œoïen d'un 
-gros clou qui eft au milieu du croiflant. 
Nousfçavons par rcxpcricncc , que 
j'artifte le plus adroit ig\ ne peut fai» 
jre tenir en Tair'une aiguille entrexieux 
^imans, & nousfçavons par la railbn, 
^ue n le Jiazard faifbit arriver à ce 
|x>int d'À]uilibre moralement inipoflt- 
ble , le corps Aifpendu le^^rdoit bien* 
xot au moindre mouvement de l'air . 
GerflaaBicus voïagcant en Egypte) 
BélaO^tue y remarqua /urcout 'parmi les autses 
^^^"^"^"Iprodiges, cette célèbre [A] ftatuë de 
Àlemnon faite de pierres > qui faluoit 
Je fbleil levant par des fbns harmo- 
nieux . £Ue fut rcnverféepar un.trem- 
blement déterre, fuivant Cf]5tra. 
bon , & brifcc par Cambyfe [ i^ ] , 
fuivant Paufanias. Strabon dit qu'il a 
^û cette Aatuif \ T4iébes e^ £gypte« 
qii'il entendit Relique bruit , mais 
qui n'étoit nullement Jhartponieux., ^ 



L«. 



I T £' 

3u*il Soupçonna que ce bruit Yenoiit 
'ailleurs que de laftatuS» - ^ 
Syncelte \J\ croit que le motif dé 
Cambyie , en Êu&nt rompre cette fta* 
tu€ par le milieu , fut de s*éclairctr da 
«ayftëre de ion harmonie • Les bifio^ 

rie^is ne nous ont point appris quelle 

ftic Éi découverte . Le P.Kircher {m\ 
eft d'avis ^ue cette itatuë renfcrmoit 
'^tie efpéce de clavecin ^ <lant les cor^ 
• des re)ic4>ées ^x l^humidité de la 
4U]it, s'étendoient par la cJialcfur au 
lever do ibleil, .& ferompoiem avff 
éclat comme une corde de violoii 4 
& que tûuts les foirs on açcorddcxrce 
înftrament interné atoc des cordek 
nouvelles . '.<•::*■ 

Un voïageur moderflc {«] tilTure 
qu'il a vu 4a véritable ftatu^ de Meuw 
nen> ^ju'elle -étoit creufe en dèdam^ 
& qu!iiii chemin (outcrrainiy. conduis 
•foir: q«e ce chemin abdUtiiToità une 
pyramide «éloignée de deux portées de 
trait d!un .arc * Cette ftq^pofition i»t 
connoatre i^ xauiè des forts harmo. 
nieux qui ibrcoient delaAatuëtouts 
les matins au lever du ibleil • 

Lacolombedeix>isd*Arcfaytas n'icft 
pas -moins ^célébrcdans l'antiquité lc^\^^^. 
Cette colombe artificielle imitoit le cfcf««»- 
vol d'une colombe vivante^ 

Dédale [p] avoir donné du mou. 
v^ment à les ftatuës pat quelque reC 

fort 



ff. 






- £#} W^0ige de Btrnier^HiflM MMk0mtt far 
ffl4esffx,V0Ï/rge du Lêvantydê Thevenot^ ch. 

' if] Dèfcrit.sfanMltEsinMh.j4:,it>. 

, [f] M. FaUâner , mémoh, dgl^Mcad. du 
helLlttfr^t.^^ 

< \h1 GermanicnsaliîS'<]uoqiie nrîracnlis 
inveodit aitinium/]uorum prarcipua fhere, 
Atemaonis faiea dSgîes vocalem (bnpm 
red dens>& c.Tifr. ii;»»ii/./r^.2. 
Dlmidio magiCB^ refeiuitt uM Médu- 
. • noûe ' , 

.:. . chordee Jmf^'^ /^* ^,^Wéfff,d$.v^i 



Mttie.tmtM»Mff9Hdêm*Cml.Mj9Ct^^.i.%%éC. 5^ 

'W Syncellxhronognp i^t, » 

[wj Afhan, Ktrcher m Oedtp. MmpHéie^ 
t. I. fyntag. I, 4$ rtgib. J^iyfU O* t. *• 

X»J. lllmtèBlmwLfkmMfê'du.îJÊfanu 

* \0\ JiuLGelLliè.i'ô'C.iz* 
'Xpl^ifiauein Àcefmp9,ciiV9nfdkfréih(er 
Hi/rûdêl'JlUade :l^ " <' -î 

r«f • tturofiaru; ftm ivscyat Jiyijx , 

Arifiêt.fêlitMki c^.* ^ ' ; 



DE U O P I N I O N. Liv.IV. 

fort caché • Il les faifoic combattre les 

unes contrôles autres. Ariftotc £f] » 

f«r Je témoignage de Philippe le Co- 

tiAkjue,aécric que Dédale avoit £iit 

une Vénus de bois , qui fe remooit par 

l&moïen du vif argent qu*il avoit vcr* 

fé dedans. 

Cicéron rapporte qu Archimcde [r] ^ . ^ 

#A?chimé« svoi^hîventé une fphére, qui Êiifoic. les Quint une oouche de fer , d|ont il 

éc & de Pof. voir par Tes révolutions le moavement a été dit par Dubai:tas Ix} qu'elle 
MoAitts . ^ ^j^jj ^ jç 1^ j^pg , & des dnq pla- 



xu 



73 

arbre d'ot de Tempettur Théophile- l'cmpet eue 
Cet arbre merveilleux étoit chargé de Tii^pHUt. 
petits otfeaux, qui faiibient entendre 
un ramage fort femblable à celui des 
roflSgnols . 

Régiomontan failbit des aigles & oîfA'iK 
des offeauz qui voloient . & mouchci 

JcandeMontroïal préfcnta à Char- ^^^'**- 



a», 



iiétes. Claudicn a décrit cette ipbére 
en beaux vers. Cicéron témoigne en^ 
core que PoflSdonius fit une (phére, 
dont les mouvements jion feulone^ 
indiquoient la routé du ûAciU deja 
lune» & des cinq planètes , mais s*y 
oonformoient avec la plus grande pré<* 
ciûon» & les (uivoient fi exaâemenc > 
qu'ils., repréiêntoient à toute heure 
l'état du ciel. . 

Vitruve [j] parle d'une machine 

^^^t q^* P*"^ «« écoulement égal de l'eau , 

vimiyc. & par le mouvement de plufieurs' 

rou^ dentelées avec beaucoup de ju£- 

tefle Êiifoit remuer des figures &fon- 

uer des trompettes . 

»!./ Le roi Thoodoric dans «ne let- 

io^^î^^^ W 3 ditàBoëcc : Par ton art les 

Biétaux mugidcnt , les oifeiux chan» 

tent, les Êrpents fifflent» & tu(çais: 

donner aux animaux une harmonie 

qu'ib n*ont pas reçue de la nature . 

Maimbourg [«].fait mention d'un 



X4* 

Athttéc 



Prît, fans aided'autruî, fa gaiftarde voltfci 
Fit une entière ronde « & puis d*un cer« 

veau las , 
Comme aïant jugement >iè percha fur fbn 

bras. 

Ces vers Gaulois nous font entendre 
l'puvrage n^erveilleux de cette mou^ 
cbe> qui après avoir volé autour de 
Charles Quint, vint fe pofter fur Ton 
bras. 

Qn voit dans les journaux des fça« is, 
vants^rhiftoire çl'un cheval artificiel/y] J^igl^çî ^ 
capable de £ure dans une platte campa- 
gne fept ou huit lieues dans un jour pr 
fcs reiïbrts i & une [ic] ftatuë de 1er, . *7:. . 
imagmée & exécutée par unpnion- fex. 
nier , laquelle étant fortie de prifbn , 
alla par plufieurs détours préfenter à 
genoux une requête au roi de Maroc 
dam ion palais» 6c revint dans la prifon • 

Voici jun autre genre de merveilleux 
en fait de n:atuës,qui paroît encore plus gTandeaVs 
incroïable . Sémiramis fit tailler par des j«^»«î«»»- 
fculpteurs [ 4 ] , un rocher affreux 



Statues de 



■ I l III I 



W Ariftùt.de émhfÀyUk. i»f, j. 



avcs funulat» ftitinniunt,& qiia propriant 



(r) JrchimidtfHtiué» lorfyue Métreeltuf vocem nefciunt , abacre dulcedînem pro- 

frh SyrAcufe , la r "» année de la 1 4X. Ofyw- bantur emitterc catilenac • Càjpedot. vom 

pîait y tan de Rome 54^. oh 209. ^ns avant riar, lih. i . epifl 5 5. 
' " ' (*) Matmieurs , b'^' des honecl f.jA$, 



Tére Cinrétienne . Il avoit êrdmné , ^H*on gra^ 
yat far fintemheau un cylindre circon/crit À 
Mne/pbére i et quen ^ au ba^leraffert , 
qM9»9 eatrtpx ces deux félidés . 

O) Vitruv. de archite Buta , /!^. 9. ^. 9 . 6* 

Wf.\0%€ II. 

(r) Metalla mugiunt > Diomedis in xre 
Ssues buccinant , stneus anguis inCibilat , 



(x) JDn Bartasyau6,iàfirtieta i^^^fe* 

maini> 

(y) Jeurn. desffai). de i6Sô.^. tx* 

(i,) ]oMrn. desfçtiv. de itSj» />. S<lU#»- 

tret.phfiq. ^ î • entret. 6. 

{a) Dtod.$ic,Ut,%. 



74 ^' . • *'" ^ ^ ^A 

d'une molKâigné tfAvméhie i $c eir ^ 
faifc ik ftataë de tout crente-cina pies ^ 
dé hanteut ^Scêt^ vingccinq pie? de . 
largeur ^ d'épai&ur • Agrippa ihl 
donne à cette ftatuë des dimenâons* 
bien plw prodigiettiês^diimtqttode 
la montagne de Bagiftbone au païs des 
Médes,Sémiramisfk£fiir6 fa ftatoë , 
eiwiromiée de cent oatKS'figure^ ^ui 
lui ofyckM des ptféfents h ^œ la pcin^ 
«Ipak Aatu^ » qui était celle de la rei-* 
ne , avoic dix-fept ftades de hauteur • 

L'architeâe à qui Plutarque [c] 
dbnne le nom de Stiéficrate ,' & Vi- 
truve Id] celui de Dinocrate , pro- 
pbfa à Alexandre de faire fa ftatulF du 
mont Athos, êc de lui faire tenir daos 
la main une ville capable de contenir 
dix mille habitants. 
*%d ^^"^ '^ traite du P, Cafat fur le feu 
laOïîae, il eft feit mcntion d'une ftatuë qu'on 
S;"' h^n^c.^ voit fur une montagne de la Chine , 
*|ç qui annonce infainiWcmcht ks di- 
vers changements de temps, par les 
variations de couleurs qui fe remar- 
quent dans la ftatue. 

Les relations du tremblement de 



mcnts 
temps 



^erorcciai- terre arrivé dans leroïaumedelaChi- 

scàiachi- jieen ramiée'ijjo. ontpuWiëlcrbnver- 

femcnt de la femeufetourdc pofcelaînc 

conftruite près de là ville de Nankin . 

V* La tour du teihple de Bel à Baby- 

ëcBiîîis^' lonc [0 , avoit une bafe quarrée , 

Bab/ionç. jo^t chaqtfc cètéétoit fuii ftade» te 

qui compofoit unrquarré de cinq cents 

pas de circuit . Il y avoit huit étages, - 

ou huit tours bâties Tune fur l'autre. 

Strabon lui donne un ftade Ifl , p\x 



- I T F 

ût cencs vhigt*cifiq ptés de hauteur; " 
La Dlus^andé des pyramides aroit fcs 
cotes plus longs -j mais fa baie & ùt ; 
hauteur étant égales, fescàtésmot^ 
tâfAs.étoient fort inclinés. pour fe re« 
joindre ea potnce , 6c la tour de Bel 
avoit plus de hauteur perpendiculaire. 
Bochart ne kit pointde diâkolté dVi- 
vancer [«f^que cette tour for la me» 
me qui avoir été conftr uite lors de la 
conhifiondes langues %^ & qui eft nom- 
mée parla iainte écriture la tour de 
Babel. 

Anftote i'archiceâe ft cranfporeer ja. 
uttc tow de pierre [6 ] toute entière , dTs'ÎSÎ^aî 
fahs la démolir , Scùins deikffembler desobliii; 
aucun des matéreaux . Qael fujet de* ^'*** • 
tannicment [O de voir aujourd'hui 
placés & élevés dans Rome ces pro- 
digieUK obélifques, cooftruics il yui. 
environ trois mille ans pour Tfigypte \ 

Domitien rfic conftruire un temple Ji» 
de cuivre, &o»lit dansi'iiiftoire des cuiv^^/ôr 
Yncas [M > qu'on cmploïoit foui^nt ^ ^V^^lîi' 

i> ocn r j * IL- emploies 

l<ir,& l'argent fondus avec le hita^ «lansiecû 
me , pour cimenter les fondements «n^"^* 
des édifices da Pérou . On a repêché 
[/] des effets perdus par un artiiioeaf- 
iêft fingulier. On fufpenditaumiliea 
d'un travetfier qui portott fur deux 
barques une cloche dei)oisde là hau- 
teur de tKixe ï quatorze pies , & lar- 
ge de neuf. Elle étoit environnée de 
cercles de fer i le cercle du bord avoic 
pluiieurs anneaux de fer , aux quels 
-étoient attachés -des boulets , pour 
rendre le volume plus pe(ànt qu'uti 
égal volume d'eau , malgré la légé- 



(h) Agripf, de vanit* TcUntia r, r. z S. 

(f) Plutarch.'tn ÂUx. 

(d) Vitrtiv. de Archtten.prifiit, Ub. t, • 

fO ïUrodot.Çlio : ' ' 

' (7) StrsB^. Uh. 6. lbhdt>re deSkileJuns 
Ificiier U mefure de cette tour^ dît. queUeétoîr 
de U ffus extrême hsHteHP u^^'^^i' «oS*»- 



(jr) Bochart, Phnieg.p^rt. i . Uh» i*e.9» 
C/&) Sayïe^diB. crit . mrt. Arîftote rarchît* 
' (?) jithMnaf.Kire'ktr sinx^beUPamphii. 
{k) GarciLde UVeg^h'^, détVUMs^Uv^ r. 

ch.i,ér%* 

(l) JoMrn. des ffav. Avriti 67 !• le p. R^^ 
nanlf^ , entrer, ^Af • ^ >• entrer, zt. 



DE L'OP I N 

THé de Pafr inférieor. Un bomme 
étoic aâis au milica deladocbe. Il 
tenok um petit» corde $ pour foo. 
net une clocbcttc IwfKfa*^ fcrok fuik 
iîÉmnncttC defccndv , oo qu'il voo- 
-droit remontrer. La clochette était at- 
' tachée au tcavecfier • L'hofnme dcfcen- 
du ramaflToit les eAts , H allbît de 
•temps en temps lefpicer ibo^ la clo- 
che. Qaand l'ait s*échauflMt trop il 
i^imoit ta clochette x Alof » v pÀ le 
«loïen d'an cable on le remonooit* 
On peut porter du (eu par lemoiicn 
d'une' pareille cloche luuju'aa fiknds 
lie la mer, car l'air intérieur qui ne 
trouve point dlQfuë pour ibrtir, ea»- 
pêche l'eau d'entrerbien avant par 1'^ 
rifice. 

Lc$ Romains fi*empioténcnt ImH 
que Soixante jours ï couper le bois , & 
à £ri)riquer cent ibixame vai(feaux 
dont iut compofôeletir prànié«r flot- 
te dans là première guerre Punique • 

Pline dit [«] <ju'en la iscoiide guer- 
re Punique ia flotte Romaine fut fi- 
t]uippéc & miiè à la voile en quaran- 
te jours , tlepuis' qu'on «ut frappé le 
:pcémier ccKupfd^ eoignée' pour «Abattre 
les atbccslJ'DeUx .cenu rmff navit^us 
coûtée le rpi Hiéron lurent jettes' en 
mer en quamnte^dnq jours • Scipion 
jiVmpbïa [ # ] que le mène cipa^ 
de quarante-^rinq jonasii mettre en mer 
une flottes - 

. Hcn&'ilL aégalé dasKf l'arfenai de 
Yenife [f] à Ibn retouv dC' iPblogne, 
vit ademfaier les pBémiéres pièces d*unt 
^léreau ooouncncesient de ion ^ner , 
j&deux heures après il monta dedans, 
•^lecnou draxaiexamenantdam&n 
palais. 



ION. Lîv. IV. 7^ 

La pierre d'A^i antç dpn< pt^twic ^J^;^ .^ 
lin incombQftiUe ^ . étçit fi raiie au combu^ 
iefaip»'4& Plinel [f] > q^'il compare ^^^* 
fk ^valeur . à cdlc des pierres les pl«s 
pfécieuiês. Elle eft aujourd'hui (on 
commune » oneu tire de pluikurs iflfs 
de rArchtpel,on la trouve en diveis 
endroits d'Italie & de Bavière ^ en Ai>- 
gleterre > en Efpa^ne , en Francedans 
.le païsde Foiic , &i près de Mon^u- 
ban .. La pierre d' Amâaoce a cédé en un 
moment au feu du miroir ardent de 
verre f &s filaments fe f^nt écartés > 
pois recourbés en pelotons j 9c enfui- 
te fendus en petites Jboules de verre* 
Mais l'amiante ne ibuflfrant aucune 
.décomposition par la torture de touts 
les autres feux , on peut, commun^ 
ment parlant y Tappeller incombuftiw 
ble. En felûuit bouillir la pkrre dV 
miante dan4 une leffîve (r ) avecj'in^ 
digo, oii'ilui ote les parties qui la rm- 
doicDt aride . Après avoir, été battue 
enâiitè aivcc un marteau» elle devient 
û fbupte» quoB peut la peigner, la 
filer , & en feûre de la toik que le feu 
ne eoalbnie pcnnt . La manière de là 
filer 8c de la préparer eft décrite daas 
les mémoires [r]de l'aqîdçBiie dfS 
belles lettres 4 On fabrique aâuelle- 
ment aux Pyrénèeades cordons> des 
jarretières fie des ceintures de lin d'à* 
miante ou d'asbefte [/ 2 . Pour les toi* 
ics fakes de ce lin « elles oe peuvent 
utce de durée aufervke , & elles n^au- 
..font ianuiisqu*tto«f<ige dff^punt curi»^ 
fité , à caufe «fe.la friabilité de la pîer-' 
.te dont elles tirent leur origine • . 

Quelques-uns ont crû que la toilr 
iacQ^biÀîUe pouvoir fe fiùK dfglua 
de plume , mais on a éprouvé qu^il 



(m) fUrMè. %.. 4A. 
(n) Plin.iihi6.C.i9, 

(f) Thusn. tth. s^ 



(r) Athifii êfl m» tBêt tîri 4» Qrù ifflf^^Çp 



yi T R A 

s'âltéreanfeu, & qu'il n'a pas la qua- 
lité de la pierre d'amiante • 

Sylla fot brûlé dans untinceulde 
toile incombuftible , & les corps des dé- 
funts les plus illttftres parmi les Ro- 
mains étoientenfevelis dans ce lin d*a£- 
befte[»] y afinque leur cendre ne COQ» 
traâât aucun mélange de celle du biK 
cher. 

Diofcoriile C a? ] obferve que ces 
toiles de pierit d'amiante feblanchiC 
iênt au feu . Néron en avoit une fer- 
viette. Charles Quint en avoit piu- 
fieurs ^ & ceux que cet empereur faUbic 
jnanger avec lui , jettoient cesfertiet- 
tes dans le fini à chaque fervice y pour 
les blanchir. On a vu depuis à Rome» 
4 Venire, en Saxe» à Louvain ,& en 
d'autres villes » de fimptes partiozliets 
Redonner le même divertUIement • 
19. Un autre ulâge du lia d'amiante 

Bef lam* ,^ d'asbefte , étoit d'en former des 
j^Ucft» ^mèches jperpétueUes , qui avoient la 
propriété d*eclairer toujours, &nsau- 
cune diminution de leur iubftancc* 
On (ait encore de la médie incom- 
buftible, avec de for préparé par une 
opération de chimie ^ en £>rte qu'il 
devienne fponfricux » , 

Le père Miirtini rapporte qu'en Tac. 
tarie , il croît âirtfes pierres » une 
herbe, qui rcffemble à ia petite efpéce 
dit chanvre *, que cette heibe tombe 
tn pièces , & détient connue de la 
boue , quand on la met dans l'eau y 
&t)ti*ene s'enflamme dans le fea > oî!^ 
ttte reprend fk Crémière conliftancet 
qu'on peut en ^ire une mèche >que 
le feu ne conâime point » 

Calttma^ comurra une iaropc d'oir 



I T E» 

[y}ï Athènes» devant la ftatu^ de Dtaatt 
Leucophryoé • On emplillbit cette tarn* 
pe d'huile > au comuienceaMnt de l'an-'' 
née, & elle étoit alhxmée jour&mrit 
pendant unan, ùms qu'il fiit befoin d*y 
toucher davantage . Solin [jclparle d'u^ 
ne kunpe pareille, qui étoic daiss un 
temple d'Angleterre » 

Cédréne (4} témoigne qite feus remU 
pire de )uAinien I. on trouvai Eddie 
un porcraic de N. S. avec une hmpd 
allumée depuis ùk paifion arrivée envt^ 
roncinq cents ans auparavant » 

Les lampes fépulchrales4 que les an»: 
ciens enfermoieotdans lestombeaux,fic 
dont 00 a dit que lahimiérenes'éee»-^ 
gnoit iamais , ont paru fiibuku(ês à plu*, 
fieurs. On a affuré qu'une de ces lampes; 
Êtt trouvée en kalie ,fbusk pontificat 
de Paul UL dans le tombeau de TuUia 
fille de Cicéron» oà cette lampe avoit 
été enfermée pendant environ quinze 
. cents cinquante ans > & que dans le tec* 
ritoire de Vît crbe , on avoit découvert 
quamicéde ces lampes perpétuelles. 

L'abbé Thrithéme prétend que fb» 
huile £iit«» avec de la ffeur detatlfre» 
du borax , & de l'efprit de vin brute 
pluiieurs antiées ^ns Te conTumer» . 

Fortunius Éioeeus (^)'a fimtenit 
que les anciens préparoîent k matière 
de ces latxwes fépulchraleSy de k<pm 
qu'eUe ne ie conâimok point , 8c que 
ta fumée qui en étoit exhalée en bns» 
lant , fe coadenfiitt infenfibiement > 
.& iè rédttiibit e» huile comme au- 
paravant » Ferrariaefttireprisde proti«-^ 
ver {c} dans une difinrtation qu'il a 
composée fur ce fujet , que ce qui 
avoit été débité concernant ces lam<-^ 



M f^neMf, de-vereffh. étferMf^ 9. 4* 
00 Ctdvtn^hèfior^eêmfindJmJmfinimf^U 



{h) ftrtumus LicéHu , dt ùteeri^srteûn^ 
éCfis émtùj$é9rHm ^ 

(c) O^Mvimt Ferrarms^ dt vtfffMm /i^ 



DE L' O P I N 

pes fëpulchrates , n*écoit appuïé que fur 
des contes & des hiftoires tabulcufês • 

Plufieors auteurs ont regardé les 
lampes fëpulchrales , comme des phoC^ 
phores , qui ne commençoient à s'en- 
flammer , que lorsqu'on ouvroic les 
tombeaux. Le père Calât dans fon trai- 
té du feu i fait confiner la flamme dans 
uneéruptbn contiimelle de particules 
fulphuréesy falées> &fpirttueu(ês:dc 
après avoir fait quantité de réflexions 
fur les lampes fépulclirales» il conclue 
ou que ces lampes prétendues perpé- 
tuelles étoient des phorphores >qui a- 
voient une lumière iàns chaleur, ott 
que ces hlfloires ne font que de pures 
fables • 
jj^ î*- . Des fils d'Amiante ou à*Asbcfle , on 
4'AiiSâate! fabrique un papier» qui peut aufl! pafl 
fer pour perpétuel > parce que toutes 
les fi>is qu'on a écrit delTus» on peut en 
effacer l'écriture , en le jettant au ku, 
[ ^ ] • Il y a déjà plufîeurs années , qu'on 
voit de ce papier en divers cabinets d' AI. 
lemagne : on en confervc une feuille 
d'unegrandeur conCdérable dans le ca* 
binetdu roide Danemarc>& Charleton 
aÛttre> qu'on le fabrique à préfènt fort 
bien prè^ d'Oxford en Angleterre » 
97» Le verre malléable attefté [r] par un 

i2lJjJ7 grand nombre d'auteurs , efl regardé 
aujourd'hui comme une chimére,que la 
bonne pbyflque rejette abfolument . Le 
verre ne peut fouifrir la pénétration de 



I ON. Liv.lV. 77 

fês parties les unes dans tesautres^com^ 
me il faudroit qu'il lui arrivât fous les 
coups de marteau>pour être malléable. 
Il eu certain , qu'il ne peut endurer cet- 
te compreflîon , fans le cader , ou fans 
perdre fa tranfparence , qui fait tout 
fbn prix . On lit néanmoins [/] dan» 
quelques auteurs > que Tibère fit mou- 
rir l'ouvrier du verre malléable j de 
peur que cette invention n^avilît entiè- 
rement l'or &rargent « 

Les pierres fpèculaircs étoient cer- Despîcrwf 
taines pierres tranfparentes[^J, dont ^culàiicfc 
les anciens faifoient leurs vitrag.es. Plr- 
neen parle C^}» & les loix Romaines^ 
C ^* ] en font mention. Néron fit bâtir le 
temple de la fortune tout entier de pier« 
res fpèculaires, fitranfparentes tkJ$ 
que la lumière y perçoit de toutes 
parts, & qu'on voïoitdu dehors touts 
ceux qui étoient dans le temple» 

Notre achitedure > dît un pointe moir di^^„c^ 
derne[/], expofe nos mai fôns au grand de rtrchi« 
air, par des fenêtres fi grandes & fi nom. ^^^I^q^^^ 
breufês , qu*bn diroit que les toits font Umodente, 
(butenus pardes colonnes, & non par 
des murst & que les hommes font de- 
venus infênfiblcsaux incommodités des^ 
âifbns, contre lefquelles ilsneprcn^ 
nentplus aucun fbin de fê précaution-^ 
ner . Nos ancêtres au contraire cher* 
choient â fc défendre des rigueuf^e» 
faifons , par leurs murs épais , Sfpar 
les petites ouvertures de leurs fenêtres t 



[ » 3 P/U. Uh. 36. c, i6» l^ti^ Cf4f. W.5Xr 
^. ^tdwt^ 9tli, Uh, 1 6. #. 1 5. 

dé VMnJf^/ciintUr. $0, 

l.gli- Hyberms objeûa notbkfpecul»^ 
fia puros 

Âdniittuotfoles ,. &iiac Colcdicm^ 

Martudn 

[h1 PUn, M. 16'. f . i«r 



§. fpuuUrm 25. ff. de $nfi% fitndê .• 
[it] P-tncirot, de vemi^^ deptnMf^ C6^ 

[ / ] . . . r , . ca vas noc ott fêaeftras 9 
Hoc numéro fiiciunc, altis ttcce^# 

cofumnisy 
Non mûris fufiulupute^>bôinlnenv 

que pénates 
Nfunc intra vitrcos jures > ncc frig<>- 

ra brums 
Ncc curare not&os-, & vïm pciretr»- 



7* T R 

1 a conftrnâion àc Imrs tnairom les 

Kndoit chaudes en hyver, fraîches en 

été i Se CCS mai fors. étoient en même 

temps des forcen:flcstrcsfoIidcs,& très 

durables . 

..♦"■. Nous n'avons plus l'art de peindre 

Ticraga. i^s Vitrages, tel que lavoicnt les an- 

_,.*'•. ciens. La cochenille & la erained'é- 

Dc l'ancien- , , ..,.&. 

ncfouifie. camte de nos tcintunersnimite qu itn- 
parraltcment l'ancienne pourpre , qui 
Ctoit une liqueur contenue dans une vei- 
ne , qu'une crpéce d'huitre appcllée 
Jiourprc avoit au gofier , Cette préticu- 
: teinture fut dccftuvcrce par l'Hercu- 
le Plicnicicn[»»], loffqu'il remarqua 
la belle couleur de la laine , avecla- 
<]uclle un berger avoit e(Tuié la gueul- 
le de Ion cliieh , enfanglaiitée pour 
avoir mangé de ces conchyles ■ 

Les cfpcccs ne périment point dans 
la naciirc , mais nous ne nous lêtvons 
plus du fang de ce Coquillage , fojt 
que nous le potTcdions, fans le con- 
mître > loit qu'il nt tê trouve que 
dans la Syrie , & autres païs de la 
domination des Turcs, qui en igno- 

4»* ne de Conftantin Pogo- 

?^ fcpticme fiécle , llngé- 

js brûla les vaiffcauxdes 

tenoient Connantinopte 

Icpt ans , & les obligea 

^e, parlemoïen du feu 

Grégeois I qu'il avoit inventé ■ Scqui 



A I T E' 

s'eft perdu depuis-, car nos feux d'arti- 
fice , qui font leur eâèt dans l'eau i 
n'ont rien de comparable. 

A l'égard des miroirs ardents, avec ♦). 
lefqucU on prétend qu'Arcimédc mct-^"^^ 
toit le feu aux vaifleaux des Ro- chiite, 
mains, qui afÏÏégcoient Syracuse, ce 
trait d'hiftoire a été regardé , comme 
une chimère, & une abfnrdité pour 
tout mathématicien {»]. Aufli Poly- 
bci Tite Live, ni Plutarque, qui ont 
décrit ce Hége de Syracufé , n'en ont- 
ils point parle. i 

Ajouterons-nous plus de fbiàtant ^t*"^ 
d'cfïctsfi peu vrailcmblablcsde lafym- p,thicMii^ 
pathic artificielle î L'onguent de fym- fie'=lfc' 
pathic [o] s'applique fur l'épée qui auei'oîiuem 
fait la plaie, & le bleffécft guéri àiine J'ji/^"^*- 
trti grande dilbnce . Il y a beaucoup 
de conteftacions fur cet onguent; entre 
les phyfïciens . Les uns ont prétendu 
que cette guéri(àn étoit un pur effet 
de la naturci les autres l'ont attribuée 
aux démons ; 3c il s'en cft trouvé , qui 
ont footenu , que cette guérifon étoit 
une impodure . 

Digbi Anglois a raconté [/> "] com- 
ment il avoit guéri des blelfures > fans 
voir ni toucher tes bleflés , en trem- 
pant dans de l'eau imprégnée qu -tein- 
te de vitriol , quelque morceau d'é- 
toffe, ou de linge, ais il y eat da 
fang du bleffé. U a cité pour témoins 
Charles I. roi d'Angleterre > & te 



[w] dtdrta: hifl. ttmpnd. In Hfrctit. 
h»Hd longe à Ji/u-uit . 

[ » ] Let r^^onsnfiichlipxr imesUrepla^ 
ntd'un fit ijH»tré fmttn miroit tnumit àt 
1?. ptulcet di diamétrt , tnf eneiri mffex. de 
fuTCtfvmr irû/ir dimtfinftïeràUd^/iMHet 
dttoQ.fgs, Mimair. de téiciid. des fcSanc. 
san. 1716.^.171. Cent elfervMrîempeiimit. 
tllerendrttirMt-fcmVUbla l'mcendie dttvnif- 
fiMux RtmainsfurUs mheln iCArchiiiédtf 

[0] La ctmfa^iien de tta^ttent affilé 
arroarium efi tnftiinée fur feim Sgprifiê 



fertjiy dainf/ttnMpt nuturtlU ,liv.%.c,tï, 
Sen attribue [invejuim m ParMelfe : elle tfi 
dant le traire de URgucnto ïrmirio deG«- 
cleniHi, quidit que Pameelfe itperfiêlienni, 
^ttcnpmi rroKvé ri fecret. Tranfaîi Bjkb» 
thAnnlier £ Anslettere , ér trmu ât Vérit- 
lam a auffidoimi la e4mf*Jil}ott de ce rtméda 
dunsfon ouvrage intitulé , (ylvi (ylvarum . 
C#nr«r. 10. n.^^l, Gaffendit» parhpkyfie, 
parr.i,lii.6,c,n. 

[p"} Le mmdi enchanli de Bekktr , !$v, 
4.^.1 S. 



Pltllic 



I 



D t L*0 P I K 

ducxle Backingam , cequ^il a déclaré 
à runivcrfité de Montpellier ^ & il s*eft 
fondé , fur ce que cet effet n'a rien de 
plus furprenant, que de voir une pierre 
d'aîman remuée au-deflbus d'une cable» 
faire aufli remuer la liamille de £br> 
po(ëe fur cette table » & fèparée de f ai^ 
man par l'épaiiTeur die la table. 
j^^' La poudre de .fy/npathie [f ] ne fc 

ivitCjmi met point fur la pUïe, non plus que 
cet onguent > mais fur un linge > ou 
fur une épéd où il y a du fang ou du 
pus . On tient la plaïe couverte d*un 
linge blanc: on le lève touts les jours , 
& on féme fur la matière qu*il emporte 
de la plaie 3 un peu de nouvelle poudre 
de fympathie : ce qva^pn pratique juf- 
qu'à une parfaite guérifbn. Il taut ob- 
ierver de ne pas temr le linge » où il y 
a du iâng & de la poudre » dans un lieu 
trop chaud, parce que l'inilammat ion 
fc mcttroit dans la plaie : il ne ^ut pas 
non plus que le lieu foit ni trop froid , 
ni trop humide. Cette poudre arrête 
les pertes de fang y appaife les douleurs 
de dents 3 (bulage toute forte de dou^ 
leurs, en quelque endroit du corps 
qi|ecefoit> non pas en mettant de la 
poudre fur la partie, mais fur le fang 
qu'on en tire, & qu*on enveloppe dans 
up linge. 

Vojci comment on prépare la pou* 
è^*^. dre de fympathie: on prend telle quan- 
^J^h^' tité que Ton veut de vitriol Romain 
vers la fin du m<fts de Juillet ou le corn- 
meocement d'Août , c'eft«-à-dire , dans 
le temps que le foleil e(l dans le figne 
du lion. On fait difloudre ce vitriol 
dans de l'eau ', celle de pluïe eft la meiU 
leurc',on filtre cette eau avec dupa* 
pier brouillard : cçla fait, on met cette 
eau fur un peu de feu , afin qu'elle 
s'évapore , & qu'on trouve au fond du 



«7. 



^I^aI 



pitliic/ 



ION. Liv. IV. 79 

verre, le matin fui vant, levetriolen 
petites pierres d'un très beau verd , 
qu'on expofê au Ibleil , afin qu'il s'y 
calcine & hlanchiffe . On fait cette dif- 
folution , fikration , coagulation , 8c 
calcination trois fois, pour rendre la 
fubl^ance du vitriol plus pure & plus 
homogène . Après cela on çxpoie le 
toutauxraïonsdu foleil, afin que le 
vitriol achève de fc calciner & blanchir 
parfaitemyent. Voilà ce qu'on appelle 
de la poudre de fympathie fimple . Si 
on la veut compofee , on y ajoute moi- 
tié de gomme Arabique mifc en une 
poudre prefque impalpable» Qn garde 
cette poudre dans une phiole de ye^rrc 
dans un li^u bien^c,parce que la moin* 
dre humidité remettroit la poudre en 
vitriol . Il y en a qui emploient le vi- 
triol cotne il vient de chez le drocuif. 
te , 8c cependant ils s'en trouvent bien # 
On nedoitpoint toucher le vitriol avec 
un couteau , quand on prépare la pou^ 
dre de fympathie, parce que les efprits 
du vitriol le portent avec beaucoup de 
facilité au fer , & que la poudre de 
fympathie fe trouveroit dépouillée de 
ces efprits volatiles , en quoi confifte 
toute fâ force • 

Le fècret de l'encre de fympathie ^u 
çonfîfte [r] dans deux eaux de ver*^*^*'^^ 
tus diHerf ntes , qui étant très claires tkie • 
feparèment , deviennent opaques 8c de 
couleur fort brune , après qu'on les 
a mêlées enfèmble. Elles fecompofrnC 
ainfi : on fiait bouillir pendant un de» 
mi quart d'heure , un demi Ctpîict de 
vinaigre diftillé» dans lequel on a mit 
une once de litarge d*argÂit « Cefl la 

!>rémière compofition : la féconde £9 
ait avec un morceau de chaux vive j 
& un peu d'orpiment qu'on fiiit info. 
fer pendant vingt quatre heures dans 






, ■ I w I » 



t^m^fm 



wiM« 



[^] Vallem^nty phyfiq. $€cml$. f 9* mfrh fLêbsuh 

fr] ValUtmnt dans fé phAi*^ occnîti 



8o T R A 

une Quantité cfcau fuffifante, fe fer- 
vant a cet effet de pots de terre ver- 
nis, qui (bient neufs, & bien nets • On 
filtre féparëment ces deux liqueurs, 
& on les trouve parfifiitement tranlpa* 
rentes. Voici leur ufage: vous écri- 
vez avec la première eau , ce dpnt 
vous ne voulez pal qu on s'apperçoi- 
ve, & récriture difparoit au moment 
qu elle eft feche : mais celui qui re- 
^it la lettre , paffant fur le papier 
une éponge taiK fbit peu bumeétce de 
la iêconde eau, récriture commence 
à paroître fous la couleur d*un roux 
cirant fur le ix>ir . Lorfque ces eaux 
font fraîchement fîaites , & qu'on a eu 
lé foin de bien couvrir le pot , dans 
lequel on a fait infufer la chaux vive , 
il n*eft pas néceffaire que l'éponge hu« 
meâée touche l'écriture, pout la fai- 
te paroître: il Tuffit de la paffer à un 
peu de di (lance • On a vu plufieurs 
ibis ', que l'eau de chaux étdit (i effi- 
cace , qu'après avoir pofé fur une ta« 
bk la lettre écrite de la première eau , 
& l'avoir couverte d'une rame de pa« 

{)ier , en verfant de la féconde eau fur 
a feuille de dèffus, qui en étoit la 
feule mouillée , fa vertu pénétroit au- 
delà de répaiffeur de la rame entière, & 
récriture fe noirciflbit. L'encre de fym- 
pathie agit & fait fon effet au travers 
d*un livre , & même d'une muraille • 
Des fourbes (ê font quelquefois fèrvis 
de fes iecrets , en s'érigeant en grands 
ibrciers , pour faire trouver des répon* 
les à def queftions propofées par des 
periôancs fimples & ignorantes , fur 
des papiers ^ncs & cachetés avec foin, 
La cau(ê phyfique de ces phcnoménds 
yicnt de la force de Teau de chaux , & 



I T B 

cette force confifte dans des efprift xch 
latiles , qui traverfent les corps avec 
une fubtilité merveilleufe , & s'éten- 
dent même fort loin • 

La lampe fympathiquc, a-t-on dit ^^^i 
ul > préparée avec le lang d un homme, fymptclû* 
brûle tant qu'il eft en vie , & elle ne '^^' 
s'éteint qu*à la mort de cet homme . Sa 
flamme eft agitée , & lansuiffante ; ou 
bien au contraire elle eft tranquille , 
égale. & lumineufe, fuivant lafitua- 
tionde fon efprit&lesdi((X)fitions où 
il fe trouve . Beau fecret pour fçavoir 
à touts moments des nouvelles d'une 
pcrlbnne éloignée, & connoître non- 
feulement rétat de fa fanté , mais les 
mouvements intérieurs que les paflions 
excitent en elle! 

Ce qui fuit , ne paroît pas plus ^5;;^^^^ 
croiable • Prenez deux têtes de lie- tion d'une 
vre [O, & la tête d'un chien : fai- ^.»»,|,^i,t 
tes les fécher au four dans un pot chaflèt de 
plombé : quand elles feront bien fé. ^^"1'^"' 
ches , réduifez les en poudre : & mê- 
lant cette poudre avec un peu de faf- 
fran & de ibulfre , fi cette compofî- 
tion eft ajoutée à la cire d'une bou- 
gie , & pénétre la mèche , & que la 
bougie foit allumée dans un lieu, où 
il n'y ait point ^'autre lumière, on 
verra paffer & repaffcr un lièvre chaflfé 
par des chiens. Cela revient à ce qui 
a été dit [m] de la magie naturelleâc 
mathématique . 

Les arts ont été fort honorés . On Les a/es fort 

f>réparoit des entrées publiques à Po- ^^•o^^- 
ygnote dans les villes de la Gré- 
ce , où il paffoit : un tableau de Par. 
rhafius pour la ville d'Ephèfè , fit 
donner a ce peintre une robbe de 
pourpre & une couronne d'or . ApcUc 

&Ly- 



( 



•iP" 






fr] Ex affiSfh Alberto. 



DE U O P I N 

^ Lyfippe ctoient aurangdes&voris 
il'Aléxandre. Démécrtus Poliorcète le 
ve. le ficg& de Rhodes, dans la crainte 
d'endommager le tableau du cheval 1x2 
peint par Protogéne,doiit récomeavoit 
ité un chef«<l*œuvre produit par le ha« 
zard . Pline [jr ] dit que Démétrius le- 
va ce fi^e , par ménageaient pour un 
tableau de Jalyfiis, oik ce peintre avoir 
mis quatre couches de couleurs, &oà 
le dépit & le hazard avoient parfaite*- 
ment exprimé la bave d*an chien, lor£. 
que Jalyfus ne pouvant réiiflir à la re« 
pré^ter à£>ngré, avoit jette le pin- 
ceau contre £>n ouvrage. Pline racon. 
te la même hiftoire d*un cheval peint 
par Néalcés & d'un chien repréfenté 

Eir Prot<^éne : car lorfque quelque 
iftoire a plu aux anciens , ils l'ont mul- 
tipliée, & mife rousdiâerents noms. 

Raphaël eft mort à la veille d'ctft 
élevé au Cardinalat • Léonard de Vin- 
ci reçue en expirant, lavifitede Fran- 
. çois 1. Charles Quint donna la clef d'or 
au Titien , le fit chevalier & comte Pa- 
latin . Le Primatice fut nommé par 
François II* intendant général des bâti- 
ments • Rubens a été ambaffadeur pour 
le roi d^Efpagne en Ai^lctcrre, & fe- 
•cretairc d*etat des Païshas. 

Jean Léon dans fa defcription de 
l'Afrique rappoi^c qu'il a vu mener 
en triomphe au Caire,un ouvrier qui 
avoit enchaîné une puce avec un: chai- 
. ne d'or . 
^ Onavanté'plufiettrs ouvrages d'nae 
i?ti- gé|isacd& furprenAnte. Callicrate [c] 
fttainm!^' aVQitfaitenyYoirôdesii>u|rinic5&d'au. 
* . tcts animaux fi déliés 9 que leurs mem- 
T^m. IL 



0«i 



s»» 



I ON. Liv. IV. 8ï 

bres très bien formés étoient impercep- 
tibles à d'autres vues qu'à la fienne • 

Myrmécide avoit exprimé un chat \ 
quatre chevaux avec lecocher,dans un 
fi petit espace, que k tout étoit couvert 
de l'aile aune mouche : unvaiflèaudu 
ffiicme ouvrier étoit couvert dePaile 
d'une abeille . 

Cardan [«] fiiit mendon d*Uflc pa^ 
ce enchaînée en Allemagne > & d'un 
horloge Cuiant dans une bague. 

Solin [j^] rapporte que l'Iliade d'Ho^ 
4nére étoit écrite en cbarââéres fi min- 
ces, qu'elle tenoit dans unecoquille de 
noix : ce qui eft trouvé fert poffiUe par 
Huet \c\ , qui afiure qu'il en feroit au- 
tant, fuivant l'eflai qu'il en a tenté i 
Toccafion d'une difpute qu'il eut à ce 
fiijet avec le duc de Montaufier • 

Le gobelet d'Ofvvald Nerlii^r \A 
Eût d'un grain de poivré, contenoit dou- 
ze cents autres petits gobelets d'y voire » 
dont les bords étoient d«rés , chacun 
defquels étoit (ôutenu par un pié , & 
qui cependant iiiflbient encore afiez 
d'efpace pour y en mettre quatre cents 

autres. ~ 

GaUen [r] parie d'un Phai^ton re- 

r'éienté fur une bague , dans un char 
quatre chevaux , dam chacun de£- 
Sncls oo diftinguoit le frein , les dents 
e devant, flctouts les mouvements. 

Mais les microfcopes ftmt appercc- Diîflicnce 
voir une difierence dont on eft frappé , «"^^JJIJ^ 
entre les pentes productions dclana-''5e \ ^^ 
ture & ceBeJ de l'art . Tout cequi mrc ôc de 
. vient de la nature fcmblc au travers 
du microfcope , orné de ^ute la beau- 
té & de toute la juftdfc imaginables, au 

L 



[ ;c 3 C/. JEiU9U vMrÎMr. l^êrisr. Uh^ i. 



£^3 SùUi^e. I. 

ch.A.f.^i€.d0UtradH6l. ^ ,, ^ , 

[#] GMk». de h/h f4^rTimm% ».I7. ^*^* 



8i T R A 

lieu que l'ouvrage de Tart le plus exquis 
paroît difforme & rude > TaigniUe la 
plus polie & la plus pointue reffembleà 
une barre de fer ^mouirée Ôc raboteué» 
qui ne vient qncdeibrtirdu fisuraeaa 
oudelaferge. Suivant 1 e calcul de NL 
(kRétumur, on qdindted^gentde 
quarante-cinq marcs , & qui n'a que 
vii^gt^^deux pookes de long , acquiert 
par la fijiére une longueur d'environ 
treize œittions neuf cents ibixante 8c 
trois mille deux cents quarante pootces. 
Sut ce qu'il eft dit au livre des Ju*- 
Traits%*a. i^^ £/] , que Ics habitants de Gabat 
drcfTc ex. écoicut fi adrotcs à iettcr des derres 
CCS. -iKVcc k tionde » qu'us auiDient pu mê- 
me frapper un cheveu 3 le père D. Cal 
<n^ igl cite plusieurs traits d'j 
de quelques Indiens» qui fe ' 
de Tare avoc tant d'aHurance, qiie quel- 
quefois po«r s'eirerocr après avoir bu > 
ils tiroient contre latéced'un enfant, 
lâns coucher que l'extrémité des cbe*- 
veux) d'un certain Soraims^ qui après 
«voir tiré une flèche en l'air, entiroit 
une autre contre la première, & la per- 
çoit en tombant ; d'un Ilerdés dont par- 
le Silius Italiens ,qui ne manqtioit ja« 
^aisdctuerlesoifeauxauml} deDo- 
mitienqui> au rapport deSuétone, & 
'^ivertiffoit quelquefois à tittrdeux pè- 
ches contre la tête d'un animal » en fer- 
le que ces flèches paroiffdent comme 
deux cornes fichées dans iôn front : & 
d'autres fois il feifeir patf^r entre les 
édigts di'an eiiAvit qui^tendiclamaîn 
* haute y des fléchcs^ qu'il droit dt fort 
loin^ d'ttiimtainTeucer> qui enleva 
fun après Tautre à coup de flèche , 
touts les crins d^l'aigrectcd^un cafque 
qu'on avoit mis pourhut4ans un ^u 
de prix . 



I T E 

1 

Philippe père d'Alexandre reçutdaus 
i'eeil^iroit un coup d'une flèche » pof.- 
tant cette ia£*ription : A l'oeildroit de 
Philippe. 

On a vu l Paris pendant plufieurs an^ 
nées de fuite des tours d'adrcife tocon«- 
cevabks à touts cosx qui en étant té- 
moins oculaires , ne pou voient les trai<- 
ter d*incroïables^ Un homme furnom^. 
mé le Napolitain conièrvoit fi parfaite^ 
ment l'équilibre , «pi'îl (butenoit fut 
(on front une rou€ decaroffe , garnie 
de (es bandes de fiar . U montoit aii^ fiir 
une table » fe renverlbit j en de&endoit » 
ians jamais perdre un moment l^uili^ 
bce • 11 faiibit tenir une pipe par le bout 
qui ïêmet dans la boucbe> fur les bords 
d'un verre > chargeoit cette pipe dtm 
autre verre plein d^eau > & après en 
avxiir fait pluflcurs étages qu*il paroi£- 
foit impoffible dé faire tenir fur une ta- 
ble immobile, il (c mettoit le tout fur 
le front , (c renveribit , k relevoit , pa£- 
ibit dans des cercles , fans que jamais 
rien & dérangeât, ni qu'il tombât une 
goûte d'eau . Touts les ^dUteurs pou* 
voient examiner la roue de carofle, les 
pipes & les verres. On en a vu un au- 
tre ,^qui fur un plan dur & poli, tel que 
fon théâtre de bois, mectoituneépéela 
pointe en haut , 6c s'appliquant un écit 
for le front , appuïoit tout (on corpi 
fur cet écu foutenu uniquement de U 
poince^ferépée, &febalançoitenrair 
pendant long-temps les pics el<i haut • 
PdunDit^on craîre que des hommes. 
& des femmes danfenc fur âes co|r- 
des lâches , & qui ne (ont pas^ plus 
groffes qu^un ddgt , ii ce n'éooit pas 
une des cho(ês qu'on voit te plus corn* 
munèment^ 

La nouveauté de^ arts i été rcgar- La 'lU- 



{ 



lil LiC0mminr,dH^tD,Cs!mef/MrM 



et^drêh dm tivrg disjniet • 



I 



DE L* O P I 

mnti des clétpat qttek|ocs pUIofephes [À^j^com* 

îniÇom." ""^ "** pfcuvc de U nouvcaoté» ou 

nencemcattoiM: aitt moins cki renouvellement chi 

^""^^' monde • Il n'y a rkn de certain lur les 

aoontrs des arts, ni fur le teznpsde 

leur invention.' 

^ J/' QoelqQcs hiftoriens attriboent f in- 

tioa de la vention de la bamtokcn ianooe i }oa 

Mbk. ^ QQ Napolitain nommé JeanGoya , du 

bowrgde Melphi près deSalcme > d'au* 

très \ Paul Vénitien, qui environ Tan 

I i6o. en aïant appris à la Chine la con^* 

ftruâion&ruiajçe, Ts^porta en Italie; 

Goropius attribue cette découyerte aux 

Allemands. Albert le Grande Vincent 

de Bcauvais ont cité Ariftote iur la 

boufible : lacaifoneoeft, que depuis 

rmventiou db la booAde , les Araba 

cradoifireut un livre d'Anftoce, Jûr la 

pierre dont Dtogbac de Laérce (i] notis 

aconièrTéktirre) & dans ks additions 

q»e. les Arabes y inlerérent , ils firent 

snenàon de la boatTole fous te nom d' A* 

riftote . Fuller fçavant Anglais à pré^ 

tendu que la boudbte avoit été connutf 

d*Hcrcule Phénicien grand navigateur. 

Plufieurs fettdennent que Tufage de la 

bouffole eft aufli ancien que Salomon : 

d'autres donnent à ion invention [ IQ 

dtflKrenres époques • 

Unua(&gediiugucsdefierci, qui 
vi voit lous le régiK de S. Looii , prou, 
ve que Tin vcntion de la bottâble eu fort 
ancienne. Il la décrit à ne pouvoir s'y 
méprendre , & conclut qu'il feroit, i 
iouhaiccr que le papereitcmbJât à Tétoi* 
lepolaire< 



N I O N- Liv.IV. ly 

Un art font qui meotîr ne puet ^ 
Par vertu de la marinière , 
Une pierre laide Se notricfre. 
Oh le fer TOtilen tiers' fe joint j 
Et firegardeitc tedroic point 
Puis que Tiiigttillel'atottclué, 
Et ea un fiftu i*ont fichié . • . • • 
Contre l'étoile va la pointe » 
Par cefont le mariniers cointe 
De la droite voye tenir: 
Ceft un art qtu ae puet mentir • 
La prennent la forme & Je mpUt , 
Que cette étoile ne fe crolle : 
Moult eft I étoiletelle & claire j 
Td deveroit être le faint père > 
Clerc deveroit être &, eftable* 

Il eft attefté par de bons auteurs [^ » 
que TuÊigc de la bouffok étok beau-i 
coup pibs aockn k U Chiiie; 

Pafquier im} Ak cpst c'eftkmotK> st* 
de renvctfé , que rartilkrfc ait été iiv ^nH^' 
ventée par un moine [ « 3 & l'imprhue^ i^"^'^"*^* 
rie parVti booime de guerre /L'op». "- 
nion la plus commune eft que k m oine 
inventeur de ta poudre , a etéBerchoU 
Scfa v vart de l'ordre de fiûnt François > 
vers l'an 1)78. mats consme d eft jitftî^ ^ 
fié q ue fuâge de la poudre eft plus an* 
cien > fon invention eft rapportée avec 
plus de vraifemblance au célèbre Roger 
Bacon danâ îè Cfdzîéme (îécîé : fllîvant 
Topiaion de Ducaiige & et Pancin^l ,. 
Ce cordelier Angtds , di<êat4)s , en 
préparant quelques remèdes , avoit Élit 
un mélange de foufre» dcfalpétrefc 
decharbour Sur ce no^lange il out une 
pierre » puis aîant be&in deluaMére« 
il battit le fa&\ % une et tutelle tMiba 

L X 



riCi 



•i 



fi] Uê^tiçXtàru I^ê^Xàè^ tm Afifln. 
[ / J £# P. Umckt ^êfVMT. mmàimiu 



. .■!- |- --f... -..- 



M^b*k^l»Wk^MMft-WMtaBAftai 



[ I» ] Bonbardam mona^ch» ddia; mar 
lefrtttfetdbtsy 
Bc mooftebd eui pax atma eotenda 
ftiltt 
Al maudaM tn^s cbartM amâiteba* 
kettMftA* 
BoeuuttflMft} CttflMduieieaAkeliia 



84 T R A 

fur ce mélange , & ce religieux fut fort 
étonné de voir tout d'un coup fe$ rc. 
médes en feu , & la pierre lancée avec 
fracas vers le plancher . U connut ainfi 
la force d'une pondre composée de fal- 
pecre > de foufre , & de charbon • Bcr- 
thold Schvvarc divulgua depuis [a] ce 
fecret, & en enfcignarufage, Albert 
Je Grand , félon quelques-uns » a été 
rinventeur des armes 1 Feu. Dans un 
compte de 1538. qui fe trouve à la 
chambrcdcs comptes de Paris, il y a un 
article de la dépcnfe faite pour la pou- 
dre des canons qui étoient devant le châ- 
teau de Pui-Guillaume en Auvergne. 
• L'inventeur de rimprimcrie a été Jean 
Guttembcrg gentilhomme >faifant pro- 
fèdion désarmes, demeurant en la viU 
k drMayence . Pafquier ctte Polydore 
Virgile en ibn iêcond livre des inven- 
teursdeschofes , & MunOer en facoi^ 
mographie , qui ajoute que Jean Gut« 
temberg tint quelque temps fi)n inven^ 
tion iêcréte ,.ôç ne la divulgua qu*en 
1 4f 7» & furce que quelques auteurs 
attribuent l'invention de Fimprimerie à 
Jean Fuft bourgeois de Mayence . Paf- 



I T H 

quier concilie ces deux opinions 3 e(lî« 
mant que Jean Guttemberg (ut l'inven* 
teur, & tjQt fous fâ direâion Jean 
Fuft [p] exécuta le premier les leçons 
qu'il en avoir reçues, fiertius attribué 
l'invention de l'imprimerie à Laurent 
Cofter de Haërlem \ il aflure que Jean 
Fuft lui vola (bn art &(ês inftruments. 
Quoi qu'il en foit de cette invention , 
dit M. Derham [ f }, on voit encore à 
Haërlem un ou deux livres imprimés 
par Laurent Cofter , plus ancienne- 
ment que touts les autres, fçavoir dès 
les années 1430. & 14}!. 

Pierre Schoë&r gendre de Fuft in- 
venta des figures de métal , au lieu 
qu'elles furent dabord taillées dans le 
bois. On en failbit des planches entiè- 
res , dans la fuite on en forma des lettres 
& des charaâéres féparés . 

L'imprimerie dans fa plus grande 
nouveauté s' introduifit à Paris (bus 
Louis XL [r}. Deux Allemands nom^ 
mésles Ulrics>imprimérent un livre [/], 
qu'ils dédièrent au roi vers l'an 1470. 

Pline [/] rapporte qu'on écrivit j^^^'^j^.^ 
d'abord fur des feuilles de palmier » tes £u k& 



< 



w0m0f»miÊm 



[«] flnfiâmrs tiêimint fite hs béUMilles 
font m^ns fmngUntes depuis Vinventiâi^ de la 
fQudre^ parce ^ull »> aprefqueplus de méUg . 

Archidame LMcédémwien voïant une mu^ 
cfnne inventée enSieilepourUncerdes traite 
quînepHffeutpas êtreparés avec tes boucliers ^ 
O Her^tele » e* écriai Ji y. tmte vertu eft^Hi 
0Ume pi^c^te éCeutrt les h^mmm * 

Brantôme a remarqué que trente hommes 
it armes furent* empertés d'un feul coup' de 
canon Brantotn, hotmu^illufir^ art. de M. de 
Montoiibn . 

ipl P^fynier dit , qtiil svAtên Uvre dit 
êfices de Cic4ren^ à la /m duquel on Ufoiti 
Praefens M. Tulfii clariflimuai opns, Jean- 
ncs Foft, XqgunciDQs eivi^, ,noa arra- 
n»ento , non plumaii caninâ., Aequea^reâ y 
fed artc quidam pulchrà manu Pctrî 
Gentifeni pucri mci, féliciter efifeci. Fi- 



nitum anno 1 4^6. die 4. Febntarii • 

[ f 3 hLDerifam théelog^phjffiqMvp ych. r* 
[r] Naudé addition À IhiJhAre de Louis XT. 
[ / ] Cf livre étoit i» n>«/tf •Spéculum vitSK 
humanas Roderici Zamoren/ïs epi(copi • 
[f] Prias tamenquàmdigrcdiaraurab 
iCgypto, Qc papyrinaturadicetur,cAnB 
char tas uAi maxime humanitasvitascon-^ 
ftet&memoria) ft hancAlexandrîMa^ 
gni viâoriârepertamauâoreftM. Varro> 
conditi in iEgypto Alexandri • Anteà 
nonfuKTechartarumufiim) mpalmarum 
feliis prim6 fcriptitatatn t deiiKle qua- 
ci|nidam arborum Ubri& . Pofteà publica 
monumenta pIumbei&valamiBibiss > mox 
& privara linteis conficicorpta > zut cerls 
pugillarium enim u&m fuifleetiamant^ 
Trojana temporainYenimosapuiHome^ 
rum. P/m. /«^. i^.r. xt« 



DE L'O P I N 

quelles les Cqj Jç5 écorccs d'arbres 3 puis fardes 

anciens e». , ,, •% / ^ % •■ 

(xiîotent. iamcs de plomb [«rj, for des toiles, 

iiir des tablettes de cire : & on fe fer- 

voit \ regard des tablettes de cire > d'un 

poinçon>qui avdt un bout pointu pour 

ccrire)& Tautre plat pour eâ^cer. Var- 

ron [ ;r } alTurc que ce ne fîit qu'après 

la conquête de l'Egypte par Alexandre, 

que l'ulagc de la plante appellée papy- 

TUS, s'introduifit chez les Grecs. 

^^•. Euméne roi de Pcrgame [/] aïanC 

da'parche^ trouvéde ladifficultéà tirer de l'Egyp- 

flîln ^ ^^ ^^ ^^ plante dont on faifoit le papier , il 

lui fubftitua le parchemin qui cft une 

C:au de mouton ou de bélier préparée • 
e vélin eft une peau de veau plus dé* 
licate • 
^^.« Les premiers feâateurs de Mabo* 

fui des os met naiant point de papier dans un 
ï!. "?"; païsoù les lettres étoient inconnues, fc 

tt>nf j oc de 5^ , / 

dameaiix, lervircnt [;l] d'os d'epaulcsde mou-* 
tons , & de chameaux pour écrire • 
Cétoit un ancien ufage des Arabes qui 
avotent quelques lettres, &quiiauta 
de commerce manquoient de papier . 
Leurs livres étoient des os de moutons 
& de chameaux liésenfemble. 
And^et^ Ce n'cft qu'après toutes les autres 
<ia papier oïaniéres d'écrire , qu'eft venu Tuiâge 
<e cotoo, j^ papier £iit de ^oton , & enfin du 
papier dont nous nous fêrvons aujour- 
d'hui. 

Le P. de Mont&ttcon [43 prétend 



C M J Hefiodi 1 iber,ïp>» x; ^LetfM4,pium- 
beis in laminis icriptus afiervabacur à 
Bœotis , tefte Pau&oiâ in Bœoc» 

[y'i Mox semulatione circa bibllotKe- 
cas regum Ptoletnaei & £umenit, fnppri- 
mejote chartas Ptolemzo , idem Varro 
raembranas Pergami tradidic rq^rtas • 

Ixij PridêMux vie dt Mahomet, p. jS» 
[my DiffertéftkB [wr U pnfhr fsr Uf4r§ 

I>.BemMtd di MûntfMUCên. Uàmdr^dilé^ 

tfkd. des bêll lêttt' t. ^.p. 604» 

[^1 Cbarubombiciua* 



I p N. Liv. IV. 8 5 

que c*eft au neuvième (îécle ou envi roq,* 
qu'on a commencé dans l'empire d'O- 
rient à faire ofage du papier [^] de 
coton. 

Le papier de chiffon dont nous nous 
fervons, a au(B Ton ancienneté. LeP* 
Hardouïn dit [ r ] qu'il a vu & lu une 
lettre de JoinviUe à S> Louis > écrite iur 
du papier, tel que celui qui eft au- 
jourd'hui en ufage . Le P. de Montfau- 
coo pour prouver l'ancienneté de notre 
papier, cite un palfage de Pierre Mau- 
rice, dit le Vénérable, contemporain 
de S.Bernard . Les livres que nous li- 
fons toucs les jours, dit-il dans (on trai- 
té contre les Juifs , fontfaits de peaux 
de béliers ou de boucs, ou de veaux, 
00 dejdantes Orientales, c'eft-à-dire, 
du papyrus d'Egypte , ou enfin [^] du 
chitfon . Il y eo avoit donc déjà des li- 
vres au douzième fiécle • 

Les progrès de la peinture ontété 
fort prompts : on avoit loué un Euma-^'^^^ 
rus Athénien , d'avoir fçu dans festa^ '^ 
bleaux diftinguer les figures mâles des 
iemellcs i & avant Apollodore , qui 
vivoit dans la quatre-vingt-treizième 
Olympiade , aucun peintre n*avoit rien 
bixt qui méritât les regards , ou n'avoic 
encore exprimé la vû©& les yeux dans 
fcs figures, fuivant les paroles [elequi- 
voques de Pline • 

Cependant Pline dit-lui-mcme [/3 

L ^ 

[r] Alite XllI. facculHmàChriftana- 
«o, chartae noftrae rcccptum ufumdocet 
loinvilbci .çpiftola ad S. Ludovicum Fran- 
ci«r<^em%quae iacjufmodi chani cxa^ 
rata, viii à nobis, &pcrlcaaeft. »rw 
dutn.Mt.rnFlin.f, 1.?. 689. 

ïd\ MX tûfmis v€t9rum pmnfmtm. 

[# J Neque antc cum tabula ulliiMol. 
tenditur, quacteneatoculos.-P/î»,/i^.35, 

rVl Candaules rex, Bularclii piflarai^ 
M*guetum «àdU P»ri repeqdit auio . 

f S», fi*. 7'«.**« 



I 
I 



'I 



De Taocieii- 



96 T R A 

<i(tie k roi Ctiulaule adicta au poûb de 
for une peinture de Bidarchasy qni rc- 
préfêntoét la deftro^lHùii de It irilkcfes 
Magnéfiens. Or Candaule roi délaie 
vivoic plusde trois cents ans avant cet 
ApoIIodore^ ce roi a été fi célébce dans 
Tbiftoire Greque, qu*oii ne peut pasapu 
pliquer ce que Pline en dit , à qudque 
autre roi qui aie porté le même nom . 

Vitruve dans la préface de icMifeptié* 
me livre > obferve que les régies de la 
pcrfpcctivé furent inventées & miies eu 
pratique dès le temps d'Efchyle , vers 
la (bixante-deuxicme Olympiade, par 
un peintre nommé Agatarclius, qui en 
laiifa même un traité) d*oùteiphilo^ 
ibphes Démecrite & Anaxagore tiré^ 
rent ce qu*its en écrivirent peu de temps 
â^rès. Or les régies de laperfpeâive 
fuppofent que Tart de la peinture avoit 
déjà fait quelques progrés •. 

Le (êntiment de Pline [;] > eft que 
lâ peinture n*étoit pas connue du temps 
du fiége de Troïe . L'abbé Frap4àcr [W, 
dans une differtation qu'il a &ire fur 
Tancicnnetéde la peinture, ne peut être 
de même avis, llobiêrvequeladifle- 
rence des coloris fe trouve parfaite- 
ment exprimée dans Homère [/], foie 
dans les ouvrages de ^aine, fetr dans les 
mécaux même , aux quels i) if y aque 
Taftion du firu qui donne cette diffé^ 
xence de couleurs : & puifque cette ibr- 
te de peinture» qiù fe fait par Timpref- 
imidu feu Air les métaux» ou parte 
asélai^e des laines teintes diâSrrem* 
rtenc > eft plus difficile, & n'eft elle- 
même qu'une imitation de la peinture 
qui s'exécute avec le pinceau & kscou- 



Cxi Nufl^m aitem celevto coniitin. 
matam, cûmlRacistemporibusnonfuid 
ft eam appareat , Flm. 

l k l HIft. detacad. des MlMtr. K r. 

li'i I>mns im defcfiptiank itf amt/ragês de 
taprffttie d" firent S d'AmdrêmMquti & dmtn 
UdeferipUn du bomÛ9r £ AcfnRt . 

[ A ] Lumi Qum umbrarumque in venifle 



I T f; 

kucs , i'abbé Fragtner croit pouvoir en 
inférer cont» le intiment de Pline 9 
que la peinture câ pèus anciesne quclé 
fiégcdeTnue^ 

Zeusàsd'Héraclée vtroit fous la qua» Gageiire de 
tre.viDflrtwciuinziéme Olympiade, i'aa ^^'hafaus 
400. ayant Jcfus-Chnft . Il mventa [U zîs* 
la diftviburiofl des ombres & de la-lu^ 
ftiéve . Ariftote [ /] crotuvotcqos ZffU<» 
xis nexprimott pas adisz les parlions* 
FarrhjaCiusâoriiloitdu tempsdeSocra- 
te, vers la quatre- vi ngt dixtécue Olym» 
piade , quatre cents rii^ ans avant . 
Jéfus-Chrjft. Il étoit donc pins âgé que 
Zeuxis, nuis ibnccntempoiiain'. Pli« 
ne [ #f ] dit qu*Jl a donné le pr^kf 
de la fymmétrie & de juftes propor* 
tions à ht peinture. Ondkqu^il iûr- 
pafla Zeuxis , & qu'il fot iurpaflcpac 
Timaute [ir} • Apelle qui. vivoit du 
temps d' Alexandre , excella par deC- 
fus touts.Plrae & Elien ont (ait mention 
d'un portrait <FAlétandve£BtpecApeL 
le, oi\ ce Monarque e^oit repténité 
d^une mantere fi reflemblante que foi» 
cheval Bucéphak hennit en voïant cet-* 
te peinture. 

Zeum perdit une gageure célèbre 
Etf } contre Pïirr4ufiAis *, il s'agiflbitde 
décider kqud des deux remportutt Aie 
ibncicNxrurrenrpairta beauté de fêsou^ 
v rages . Zeuxis avoit fi bien repréiêuté 
des rarfins , que ks oi^ix fondoient 
delTus pour les becqueter . Parrhafius 
peignit un rideau fi parfaitement « que 
Zeuxis plein de confiance » demandât 
qu*on tirât vite ce rideau • 

Qpclle grande merveille y a-t-iï \ " 
cela [pi, dît Perrault î Une infi. *• 



doaemtraditur.^Mwrii/LS^b la.P. t^ 

[ m ] P/wf . //A, 2 S- «^^ ' o. 
r I» J Plln . toc. cifMfi 

^1 ftrrtmlp fitr/tU. des une. ét^ »*'• 



ï 



>» 



DE L' O P I N I 

nJté d'oifcMX (c ibnt tués contre le 

dd de H peiibcftive de Ruel > en 

" voal.nc p^o^ , fan» quon en ak 

^' 4itëiurpris ^ â6 cela même o'eft {uts 

'* bevoaoup entré dans la hosange de cet* 

» te pei^âi^ ^ .... 11 j a ^mlqw 

^^ temps que paflant far le ioSé des rcli^ 

^ gieii6s Angtoifes ^ je fis une cftofe 

aatn honorable àla poîncureiq!iie Hliil 

'^^ coire dt9tctj(ins de Zeuis , ic bcao« 

'> coopplus di^trcMTatioe* Onavoitmis 

>> ^ws ht cour Ae M. le jtein > )tont la 

}> p0rte étoir ovireite, un tableau lioit^ 

^^ ifcUement peiiit , où M y avoir for le 

élevant un gtand cbatden parfattemenc 

bienrepcsé^nté . tint bMne femme vhit 

'^ ^ pii(fer4iv«c £>n âtie, çfcàl^ aïaot vâle 

'^ chardon , entre bruiquemeat dam fa 

» cour^renverfelafemiBetqaiuchincde 

Il le retenir par Ion }f0ol)&&n5 deux ibrts 

» garçons qui Iqi donnèrent chacun 

quinze ou vingt coups de bkon nnnr 

» leraU«r<dmr<laoroitmangéle<!har. 

'' don *, je dis mangé , parce qu'^ant nou- 

'> veltemcntfak, il aoroit emporté cou- 

»> te la peinture avec fa langue • . 

H Pline raconte encott que Parrhafius 

avoitcootreÊùtiî naïvement un rideau» 

« que Zenxi^ même y fat trompé : de femr 

'' ^ ÛaUos itnimperies fe font touts le )otirs> 

'' par deâ oavniges donc on ne fai t aucu- 

» ne eftime. Cent fois descuifimersont 

)i mis la main fur des perdrii 8c fardes 

„ chapons rtaiVe»incnt rcpréfencés , pour 

lesmetre à la brochr.qu*en cft-il arrivé? 

C^eitari^ &JettAWeluieftdcmpuré^ 

*' la cuifînc* 

I! y a darts ces taHbnncmtnts beau- 
coup de prévention contre les anciens : 
on ne peut refufer la plus par£iite en- 
tente des ombres, & en général l'expttf- 
fioft la plus achevée de i*art , à un pein- 
tre qui rcpréfente on rideau ii naïve- 
ment, que £)n concurrent, excellent 



o N. Liv.IV. 87 

peintre lui*méme , y eft trompé,& veut 
tirer ce rideau » comme iîc*étoit un ri* 
4cau véritable , qui cachatjun tab^au • 

Mais les tableaux anciens ne ibutien. ^4. 
nent pas cette idée , que le rickau dcini^^jé. 
Parrhafi us nous donneroit de leur pein- §'*^y ^^'l ^ 
tare î & Perrault ièmble mieux fondé à ret> & u 
prétendre, que Raphaël lui-même a fi P^^CpeaWe 
peu connu la dégradation des lumiéres>ciais nTrênl 
& cet affdbKflement de couleurs > que ^«a^^'^»' • 
caufe Timerpeficion de l'air , en un 
atot , tout ce qu*on appelle , la peripec*- 
cite aérienne , que ks figures do ibnd 
du tableau fontpreiqueauâi mmiquées, 
que celles du devant*, que le^ âmilles 
des arbres éloignés te votent aoffi diC- 
tîoâement, qœ ceUep qui (mt proche^ 
6c qu'on n'a paspiusde peine 1^ compter 
les fenêtres au» bjtimeacqai eft à qua- 
tre lieoâi , que s'il étoità unediftandc 
de vingt pus: & il ibocient que la pein. 
turc A aojourdiiui pbs accomplie , 
que dans le fiéde même dt Rapha^ » 
parce que du c6tedu clair obfcur , de 
la dégradation des lumières, & desdi- 
verfes bienféances de U compofition, 
on eft plus inftruie de plus délicat, 
qu'un ne Vz jamais été . 

Cen'eft pas affer au pehitoe d'imiter s$. 
laplusbcUenatote, telle<quc les^ycux j^ij ^5^^,^^ 
ia voient^ ilfaotqo^itaiUeau-dcU«â: Ui U lutitr 
qu'ittucde d'attnpev Tidéc du beau «à ^* 
hquelle la nature u'arrire jamais. 
Quand lefeioeurC^lquicontrefiiifeit 
le cochon à Athènes, plut davantage au 
peuple , que le cochon véritabk , qu'un 
autre fiirceurcachoit iôusiba manteau, 
on crut que le peuple a v6tt tort , & le 
peuple avoit raifbn^ parce que le far- 
ceur qui reprcfcAtoit cet animal, en 
avoit étudié touts les tons les plus mar- 
qués & les plus cbaraâériiës , Se ks ra- 
maffant entembtc , rempliflfoit da>fanta- 
ge Tidcé que tout le monde en a • 



[j] furmMfit , fMrMR. det âxt. Hf âms mUmr^ M. ^j#/.a. 



■•ArtMi*! 



88 T R A 

Zeuxis [r] aïant deflein de peindre 

Hcléne^choifit les cinq plus belks filles 

de Crotone & prit de chacone d'elles > 

/ ce qu'elle avoi c de plus beau. 

^ ^^^ j Parrhafius [/] , pour peindre Promc- 

ïarrhafîus , tbee , dechirc par un vautour, acheta 

«c du Giot- un vieillard Oi y nthien ,à qui il fît fouf* 

frir lemcme (upplice. 

Le Giotto peignant un crucifiK [ /], 
engagea un pauvre homme à fêlai (Ter 
attacher ï une croix , pour une heure 
feulement j mais il ne l'y eut pas plutôt 
attaché , qu*il le poignarda > & fe mit à 
le peindre en cet état.U porta ce tableau 
au pape» & lai promit de lui en faire 
^oir l'original » ^ condition qu'il auroit 
rabfôlutioD \ le pape aïant vu l'homme 
mort en croix > révoqua la promeflfe 
qu'il lui avoic fàite.Lc Giotto barbouiU 
-la fbn tableau d'un vernis, qui lefai^ 
ioit paroître efiiacé • Le pape apros 
s?£tre mis dans une furieufe colère , lui 
. promit la vie , & une récompenfe , s'il 
pouvoir faire un fécond tableau au (fi 
bo^i i 8c auflUot le Giotto effaçant le 
' vernis > fit reparoîtce fon ouvrage . 
î^ de ^ *^^ icroicnc heureux, dit Qtiin. 
Quintiiicn tilicn [»], il Ics connoifTeUrs fêiDsen 
%êtt^^ jugcoicnt . Appelle avoir une maxime 
inxlcsam. contraire*, îl iccachoit derrière fes ta- 
bleaux Ix'jt pour entendre le juge- 
ment, que le public en portoit s & il 
pro6toic des avis des plus ignorants > 
pour retoucher fes ouvrages . 






f / 3 l>*^/p9W Tmrc. f. 5. Uttr/j* 

\u1 FelicescfTentartess fldeillis fbli 
artifices judicarent. ^i^tîl 

t*] Fïin. /r^.35. r.io. 

[/] PltnJib^i^ rao. 
' £«] VifTHv. ski* €,U i 

Hom. IL ^. V.302. 

Ci jMe Vlr^ib « imité^ dM^s ces ven • 



I T E 

Alexandre raifcnnant un J^^^ avec ^^^^.-^ .^ 
Apelle , fur un de fes tableaux [y] , ce ic J 
peintre lui dit : Seigneur , fi vousm'en ^ 
croïez , vous parlerez un peu plus ^ 
bas , de pour que ce jeune appren^ 
tif> qui broïe là des couleurs , ne 
vous entende. 

U eft certain que c*eft la cotitume j^pj'^p^, 
6c l'opinion, qui fait le prix des arts >tioii eft rki- 
comme dc^ tout le rcftc . Vittuvc pré- ^.^'^^^ 
tend trouver dans la nature la régie ' * 
des proportions C ^] : Il die que com* 
me la nature a gardé de juftes pro* . 
portions , en formant . le corps de ^ 
l'homme , il faut de même que Tar* 
chiteftare s'étudie ï bien pcoportioti* 
ner touies les|)arties de fbn briment* 
Mais ces proportions font adujcties» 
au goib, qui varie fuivant les temps» 
& les païs . La relation du père Tri- 
gaud porte , que le roi de la Chine fê 
mocquoit des palais de l'Europe , aïanc 
plufieurs étages , leur élévation témoi- 
gnant une épargne fbrdide d*un peu de 
terrain . La vraie proportion eft Tba* ' 
bitude.de la vue. 

On trouve la fculpture enpiufieurs j^hkui^ 
endroits des poèmes d'Homérc . L^ mrcaacicii. 
-Troïcnnes par ordre d*Hc(îkDr , po- ► * 
férent un voile préticux [4] fur les 
genoux de la flatuë de Minerve. Dans ' 
lefallon d'Alcinoiis, des ftatuësd'or 
ib"} foutenoient des flambeaux pour 
éclairer pendant la nuit. Le bouclier 

d'Acbil. 



. • . • . ad templumnonflequaePaU 

ladîs ibant 
Crinibus Iliades pailis , peplumquc 

ferebant 
SMppllciter triftes , & tunfa; peâora 

palmis. 

Vhr» JEneid. M.u 

ffhïXoyrtc 
Hom^OJ/ffr «. v.i 00. Ci fMê Lucrèce m miré 



71. 



DE L* O P 1 N 

d'Achille^ lacairaffcd'Agamcmnoa> 

bks.foni.dcs imm»tw««. 4ç; V^m^h.j 
neté de plaficMfs «r(S i par h t4^T 
fcfiipcion> tqu'Qn £iH Hoi^r^ « . 

.Phidioi^ qui viVQÎc fous I9 qnfi* 
tri^. vingt- ttoiGémc :.OIjrjnpiiidc. i en- . . 
viron 1*1111448, avant JéAis-Cfcnft » a ; 
pafllé pottt ftYPir ; k priéttHcr miii ia •: 
DeYÛdîâs, fculpturc CH gratidj^ réputation \ &; - 
ftti'/''^^' P^lyclétfc n paOc.pwr.f avoir pçjr-* 
fî^ionocc, Polycléte natif d^Siçyio- 
jie floriiToit environ di|n^ Je même 
temps, vers la quatre- vingtwiêptiëmc . 
Olyoïpiade ,<}uatre.çentscreBCe.deiMt 
ans avant JéfusXhrift. Un|B.de$(U*j 
toësidc Polydéte^ iqui r:epréfe.otoic 
uajeutie hooimç cçmronoé, ftit ven- , 
daè > au rafUK)rc £ r ] de Pline, cdnt 
calfiius,, c^eft^àrdire , envirw cent 
mille écus de notre monnoie. Var- 
roit repreiipit Polycléte d'fivoijr eu. 
peu de vaviptë dans (es ouvrages. 
< Phidias faifeic fes plus belles fta*^ 
tttfb de grandeur colofTale . Sa fta^* 
tufi dis 'Minerve , qui étoic d*or 8c 
d*y voire t^] » avoit trente» neuf pies . 
de haut, & napprocboit pas de 1% 
gftndeùride if^n Jupiter Olympien. 
upS^^ I JL^ gûât des ftatqës a : fort régne 
ftatttifafcitdâns .Taoriquité • On. ^ei^ çompcok 
ÎSTkuÎÎ^. <i*^s Rhpdcs C^].foi«ame & treit^ 
mille « . Le. nombre a* ea était, pal 
moin^ gî^and à Athènes , à Delphes» 
à^Ofyinpic. H y en avpil è 
TêmJ/. 



I O N. Liv.IV. 89 

If 2 un 11 grand nombre , que vous 
euiGez, dit .i que c'étoit une ville ^ 
où il y avoit un kçonti peup^ 4c.; 
pierre i . , 1 

La OQn9$(i0ance&le^4^t d^arcs ^^i. 
ne puâereot à la vérité , x}Qe fort tard ûtn^° d^' 
de ia Grèce. dans l'Italie . L. Mum- ^^"^^ 
mius aïant pris Corinthe lg2 % fit^dcheriet 
cbar^r fur. un vaiffeau les ftatuësles ^»««»* 
plus pretieuics de la Gréqc , ^ .^y : 
trouvèrent , .& il dit jao pilote j que 
s*il k% perdoic , il en fourniroit d'au- 
tres en la place. Mais les Romains 
devinrent bientôt . avides £à] de ces 
nœmes biens > que leurs apcétrçi . 
a voient méprifés: ils fui^t extrêmes, 
dans le luxe 6c dans la corruption 1- 
comme les premiers républicains l'a* 
voient été dans la frugalité & dans 
le défintéreffemem • Pline tO nous 
a laifle un recueil des plus belles fta- 
tues des habiles Sculpteurs de l'anti» , 
quité , & des tableaux les plus re* 
nommés .'Ceft un morceau de:litté«( 
rature curieux en ce g^ive , que ki ' 
deferiptionde la galerie de Verres [i^]> . 
par l'abbé Fraguier • Cicéron avoit die 
[ /] .de ce gpuverneur de Sicile , que . 
fooiarrivé .à .5yr^cu^e ^VQJt coûté à 
cette ville plos de dietu^ , que |a 
conquête 4e Maniellus i^ lui avoio 
coûté dfi citioïens . 

LucuUus ^ voit pludeurs falfon^ Infh 
à chac^ de/quels il donna le jioni 
d:unç diviiM^. Ceii^ai: ftw.fQttÇ. 

M 



i« 



^^ /Si non au^ea. fiint juveAum fimula- 

chraperaedes, • 
. Lan^piidas igniferas manibus feti- 
nentia dcxtris, 
Lumiiunoôurnisepulis utfuppedi* 
. tenj^r. Lncp§t> UKt... : , . 

le"] Plin.Ski^ e.S. 






kl Cic, inVêf. 9rmt.(^ . • i 

[f J Mfmir.dt rMCMdf des ML U$tr.^ 

[ /] Juiîccsfichatètote, plurescfleà 
Sy racufanis iftius advcntu deos , quàm- 
viâor^â Ma];celli hpounesdefidei^tos . 



cicJnVêrr.ûfàt,^, 



[m] PlutsrcihimLHCi^ 



•r ' 



90 T K AI T F 

dxi'ts^tm&htiîë^^ le figtitl de bi dé- tutfsdtî btôifze^ j^hcktpfStH Iss^cdlom 



pcnfe qU'il vottloit fiikt > & cette dé^ 
jiAife étoit excefliTe. 

Ixikllon auffi merreilleux que ma^ 
(tiMqilède Hârôn imk^yit les'ceinvtir. 
àùhs d^ cid [irl par )d fxîéitvetiietir 
dreuldre de fes iMibfisIl^de idft|>lftit* 
feàds> fiMie^feiiroit Ic^^divericfs àii 
ibfïi' dëlVûlnée' D ^ ] v ^i chtf dçMenc 

dêiûnts ièdH^cSmccs fiir les contrit 
rci. HéHo^AAiê [f ] eadiêrk autàiit 
fiirNéVbfi , qécNéfon fur LmmllQs ; 

Agrippine ïnn fpcftâek d*UA com- 
btf natal dàhnê pair Claude [#] pdntt 
a«ee dés habits d*or ttak, mtiifoie, 
ni aticonô aMit madère; 
M * Ori ti^Ottve dans le^andemiaiKeim 
^ Vj»- dte deferipekxii Alpcirbicr dd!i^ fp^ôa^ 
cles, <]ui prouvent egalerhcnC Iç m* 
xcpibdigléuz ^ts KhrMtisyBâ h quelle « 
petfeâiôH Us »V6feiit porte le^arti . 

M. iBlnyiîui' Seatii^s étant £tltk 
£rO j fir céiiftritiit uh tbéâtre, dont 
léicéM aTdit tt^ii étages dcf hauteur , * 
ft'étoie orrtëe de' ttol^ cenits^ iôfsame» 
célenM^i Le'p^ËHdr étage de 1» fcéu 
v»êt(À€ tout de* mitbfe : le feeoild 
éfoit enàéitmênt inaruité d'une M€u 
(irik|UédeveMe> forte de uu^ttificai- 
cefincomiuë^îtt^^irtdr^ , 8i inufictéd- 
depuis. Le troifiémcBr dtfruier étage 
édditcrmicf btiiferiedcirée» I^cfscoldn. 
nlteduprétofkir'étt^p arrotentd* hau-t 
t«&r trente-htât' ^ . ^Psm ttîll« ftoi^ 



nca> mettoient te combtéikltf magnifia 
ceiK^defîicéne. Lesâaeuds qui épient 
au-hauidès^porridyes, étokht des ré- 
lèrvoirs d'eaux dé ftttteur^ qui étant 
réptthduCi dA'ûkttt derdfêe par une iiu 
fittité de pettcs^tiiaùx^, forvoient namr , 
feûleiHeirt à répandfv une fratcbeoe 
agiréabte , ftiifii encore à^ eidialer lès 
[]StfiliBS>l«^ptU^]ft)Utirt. 

Les Romainl ceeulbient des lacs ittu 
meAf^S<I«^Hlsetttoar6]<M de bâcîmencs'* 
ntt^ntfiqiies. Plufieutts-fttillier^deglab 
dliffMM étfoietit cklUgé ddcombttne* 
daHTttesgatéMsf^ acdèrepiéAiiter«ti> 
conibi^' lahral • 

JâlesGéâr ddfboa le preimeif [sr}: 
cette fdrte de'fpéâaclev ftiltcteorct 
uli1ift:<oà' rdn^ vitf cdbbAcm^ der gale-^'^ 
raîû& t6ftte forte de grsAideurs quille 
préfchtoiehf desflôftcs'de Tyr&d'B-. 
gyptd Lephipfo^otirùtafWcaHrd'eaiAic 
proflênient à ai f[ieâ!ftcte^ qu^il y eue 
plufieurs perfemitfs étouii^s', & cb« 
tr%tttfei§ deuk ftri^eifrs . T<Mltela de* 
cof atfôh des théâtt^sCr^ étôit quetquei'i 
fois d'argeffr» dViutrer feis^ le théâtre 
é^tco^vftt [4#] d>E)rw 

Les Mrt:s non cëAtenti d'idficcr &» ,^*^^ 
d'embellir la^natutt , ont fMftnc^n^ttfB^âtoac 
ti^pffa defhmchifM fesbomes. Dé^ ^^^tT* 
dite vola- dans les airs , le donnant dei ^^ 
7ik$ y que la natute C j^ ] a refufées k 
l'homme: & qMnd* on rédumxt cette 
iyiventîoB è ctUcf^dd voiles des Vaif^ 



■•^F 



[»] Utfabindè-^a'aViésatqut^lia 
fttcceéit y ic toti^ t^tx qtidcies'fèrtida 
ifiuréntcnr. *S^; •p^.stol 

[o J Cœnationes Jaqueatx . tabùKs^ 
«iiijlbte^êmbufî âeirore$\eFflftÉlrs Ôc 
miguenu defuperfpargerencui, . 



t^l'Q/[litot<iusfluaoiféenl argéitet 
fedt. FUf^.Uk.iy^.'^. 

C» JMcro FcSnpeti chcâttùôPopfcraît 
auro. Id.loe. citât. 

i^yu\ iriAtxt)«hiaperp«ti\ 
Gens hufithà * tt&t^t vefiftUtt nef^ • 

[ f ] Expertus TitiîuiiiDâcdàfiif alEibt 
Pennis nonhomîmditi^ Ji. 



DE L'O t I N 

.qne.pai.li««.«igEU|oi) JdA ouratflies 
jtoMW > iqpcUi iMKmLCfoic nanties 

.^tit tcaté un .vol eccI dsnsksairt. 
ctpnitta apccs «fiCK cWvé fbrc Jwk , 

Jean Baptiftc Dapce.de^Pâ^fçjft . 

,ine àt Cclabrcj 4«iBt;CaAifan^[4i] 

£«n)bicai d'homme»- ékuth for Jcs 
.|ùles-4e-J.'iMgli«i).> 9u-di:'liAp>MW> 

mt ^c dvf «kûffts ç««0ir« jfîla5^ 



s O M là AIRE. 



m«eritt . 9- Syfiime dm P. Miik- 



ION. Liv. IV. 9'i 

,fnp>(Ar. io.X^m^ àJMpfimipé- 

. ■ft^mmitih.P-MttUeh-Mfiebg, II.' 

iO^itiiiant féimt i» fyflt'm «U P. 

J.4, Me tfmlk^nffitf^in» ^ et <W# 

.. iflHt^m^Wmc tMUt^itlIMHt. 17. 

■ Ttim ftjHi^t JM^MKtvJsUt . 1 8. 

l,'.4m* Pi ri f oit À* wvct imfK^iêlU 

fFWt Sv.iti -fiwi. 19' PAVilt^ »*- 
tn ^prù é^t/M pK^»é¥x fçii»- 
M'. i.Q,Ûfior4ri Ç4»ifi44(ufctj*»- 

^iinifim-. >i. Mn:mrj.du,fvi{0tifa/* 

u.4iJ^mmw'., <*■ *.^ rimiii- 

. if^imài' fi formtiv ^f ^^im»» 
.dtmt J»t\^4Wts . ij.Or^tM^f'- 

dit tfpritt MnimMMX . i9.<Mffirk 
n^ctffmirt â Vnmtpomr txciter qmti~ 

{tjUtmnim- <W5» .^m^ V»** *" 
/41WM1 ^4kmm- 6é' 0«*f'-* 

. pié*JV»'9f'Vf • «4. itfffîy * *«p 

mMMUtnt , /*îip&^/ pMt miu plu 
rrûndr fiy"'"' ^" ^"""^ - -*^- 
ÏM^Vii ieMpFrtndri U mmfi^ à tqf 

H > ■ 



" " Cal«)>er {nn'cisi ... 

JJwnfiftenTÔUfHrciipit. «^ 



[<T; Cal»^ panels ■«mi.'jiny^>. TQl>- 









it T R A 

foMrd. jp. FdCHkis tksftnsftrt ini^ 
gales . 40. Lesftns nt cMhidffimpas 
lischofestneUcKmê^cï. 4x:râria' 
tions dans le [tns de la vU • 4 1. £/- 
fets dumcrofctpe. 4j. D^irtntes 
UIh fions de U VM'è bar les miroirs. 
44; Plufiettrs caftes trompette les 
fens . 4 f . Les pajjiotùahérent ou //i- 
fpendent les fens . \6. Nous ffe fça* 
vons fi le nombre des fens efi lom^ 
plet. ^7. Opinion dk P.^MaUebran^ 
che fftr les corps . 48. Certitude des 
fensfHivanr^Hek/Htsphîhfophesi 4p. 
Des illu fions de i^imagination . 50. 
E fets de f imagination /f i.L'imagi^ 
nation des anciens paroit avoir été 
pins fstfceptible des violentes impréf^ 
fions. ^1. Effets dtê dialàguè def Plect^ 
don: f j. Des lefonsphilofophicjHts 
d^Hégéfias . 54. Des Euménides 
d^Efchyh . ^^^ De la mafi^ue des 
anciens. ^6. La danfe efi appelle e 
nnepo}ifie mnette . ^-/.Ballet de Mef>- 
faline . 58. Dt la Chehr&nomie . 
fp. D^an Pan tomme du temps de 
Néron. 

' T Es fens-, & rimaginarion ont des 

JU lîailbns' trop étfôkcs ^ p<^ en 
' tfaker fé|>ài^€ôt : Ce hiït 4e^four. 

teide toute opinionv Lerphitofe^hes 
' ne peuvent mênle convenir entr eux , fi 

les fens & Timagination doivent être 
' regardes > comme deux principes de 
* tK)s opinions diftinâs & féparés > ou 

cottune uniètil& mont principe tc'eft 
'^•dire) fi rànfendtmeiH peucproduu 

re par lui-même qodqUe Idée > ou s'il 



I T E 

n'en a^ aucune, qui ne lui ait été trand 
mi& parles ièns [4]. Cette quejitkmfe 
rapporte doublement à lliiftotre de 
refprit humain, foit parce qu'elle eft 
elle même uh exemple de variété & de 
la bizarrerie de quelques opinions pbU 
lùfbphiques, (bit parce qu'elle tend à 
démêler rorigkie«des(MMiiions> autant 
que la foiblelTe de i'eiprit humain le 

i'pcuc permettre . 

Pythagorei Timëe , Socrate , Kâ- fythtgore 

•ton , & toute l'Académie ont tôute- ^Uton, & 

,^ Autres ont 

nu que nous apportions en naïuant foucenaics 
nos idées, & quelles étoicnt nées avec ^^^ "• 

^tioâfr^ &M) diédflfi^^ de nous* Platon" 

• dans plufieurs' )rks fcs dialogues fonde 
eetttf 4oâtine^ ^tt^'€(l qiK Tentende- 
ment humain ne pourroit ramalTer & 
concevoir cette variété innombrable 

-de notions ; qu'il eft'tapilble de fe re* 
préfcnter, pendant un temps auflî 
borné-,' 6^ ^tijfiTCOurtf, qte celui pen- 
dant IcquePil a Tùfage rfcs'lcns ma- 
tériçls > . fur tout étanp enveloppé &^ 
pcfânll par la toaffc de notre cofpslquil 
faut donc qu'il ait ^pprté ces notions 
déjà produkeî ,*& fermées ert lui 5 ce 
que Platon confirme par l'expérience, 

*qui faieconnoîêrc'j 'dit*iK, que nots 
n'af^nôns' pas ce qd'oh ^ ilous ehfci- 
gnc, &'que nous ntf'faiftms que nous 
en fbttventr. * 

Proctuà plusïùbtil foutient la fâcme ^^^^t 
opiiâoiT par qt^lques raifônnem'ents rrodus* 
fpécicuxj qftêniôtnineadtsidéeséter- 

"nfelItsSifflhTUaHes; comme les Idées 
CéoméÉriqiics j celles des propriétés 

*^huméraires,' & les axiûmes> dont la 



- Mh 



mm 



i 



• V 



^^Akaa 



t 






' I» 



. . \ .- 



.0 , y•.^:^^tv* 



[^ ] Slitel^ues pkihfophes pourront trotta 

fffffiiste^ psrce ^u^Uy efi trotté dt^ opérm^ 
lions de Fentendement ^ lèr de U fiurce ^ 
nos idées ; mais connue ces idées font exMmU 
méespar rapport à Uitrs Umifins amn lesfea^ 



f axions corporelles , (^ que le plus grand nonu 
è roé o iphilpfopimnm fowlpM de* idé e s duu s 
les fens , ou dans Us oi^fie^ corporfls y^et^ 
te masiére.fe rappme encore davantage k 
,U philofophity en-^éfoe quelle eonfidére. ks 
corps. 



DE L* O P I N I O N. Liv.1V. 93 . 

vérité cft rcconntti! par coûts les hofli* de toute vraifeaiblance ; car quel uisu 



aux 



mes , & dans tours les fiécles » que 
des idées fi fites > & fl confiantes ne 
peuvent tirer leur origine des fcns, qui 
font fbibles& fujets à l'erreur, quec'eft 
rcnverlcr Tordre des choies naturelles 
& élever la matière au deflfus des fub. 
ftances rpirituelles y qtie de prétendre , 

• que fentcndement reçoive toutes fcs 

■ idées d^ chofcsfenfibles . 

Les philofophes, qui tiennent un fcn- 
x^ awi- tîment oppofe , réfutent cc$ arguments 



7 

10 



nenrs de * Je Plato» & de Proclus, en difant,qu*au 

^rwiiw, lict» de (urcharger Tenrcndement hu* 

main d*un travail auquel la vie ne puifTe 

pas fuffire,ccft faalitër fes opérations, 

que de lui fournir dans les chofesTend- 

bles & matérieHes l'origine de toutes fcs 

idées ; que la prétendue réminifcencc 

■ alléguée par Platon / eft une chimère -, 

«que les idées éternelles & immuables, 

non' plus que celle de Tinfim, ne font 

point incompatibles avec la foiblefle des 

fens , c6mme on Pexpliquera bientôt \ 

juc fi nos fehsfônt foibles, nos idées 

(ont -informes &confttiês*, qu'il n'y a 

aucun renverfement de Tordre naturel 

nlans Phypothéfc qui attribue aux lêns 

Toriginé de toutes (es idées; quec'eft 

au coiïéiraire par Texemple des chofcs 

fcnfibles & matérielles, que l'entende- 

DCnt eft inftruit \ maintenir & \ con- 

ferver chaque fubûance dans la préro* 

gative de dignité & depréémmence> 

qui lui appartient. 

obicâîQBs Ccsphilofophes, après avoir répon- 

cootre fo- du aux arguments de Platon & de Pro^ 

?îm & ^^^^ * combattent leur fcntiment par 

^fiociRs. ces obicâions, que c'eft véritablement 

^^ccabler les facultés de Tentendement» 

•que de lesfurdiarger de ce nombre in- 

fini d'idées créées en même temps que 

'tut qu'il apporte envenantau monde>& 

qui lui font continuellement inhérent 

tc&^ que cette bypochéfe eftdeftitu«e 



ge Tame peut-elle Êiire de ce magafin 
infini d'idées? y puifera^t-elle auba- 
zard \ elle ne rencontrera pas l'idée qui 
fe rapporte aux itifpreffions , que les 
(eus font en même temps fur elle -, Se 
loriqu'un loup fera prêtent , elle ima- 
ginera un moulin, ou toute autre cho- 
ie. L'ame choifira-t-elle dans ce maca- 
fin infini l'idée qui fe rapporte à la fen-, 
fation qui fe fait en même temps en elle? 
mais comment rcconnoîtra-t-elle entre 
tant d'objets, celui dont elle n'a enco- 
re aucune idée ? C cft un cercle d'er- 
reurs, qui ramène à la même difficulté. 

Le même vice de raifonnement cft ^^^^^ ^^ 
objeâè à la féconde opinion , quicon- pîni«a que 
fifte à dire, que nos âmes ont la puif- "p'^Sufe^e 
fance de produire par elles-mêmes , & pai elles» 
de créer, pour ainfîdirc, leurs idées, f^ ^ 
Car il n'arrivcroit prefque jamais , que 
les idées produites par un entendement, 
fc rapportaflcnt ni à la fonfation préfcii- 
te^ ni aux idées d'un autre entende- 
ment : & cçmme un peintre , quelque 
habile qu'il-foit dans fon art > ne peut 
repréfenter un objet qu'il n'aura jamais 
vu, & dont il n'a aucune idée, en for* 
te qu« le portrait qu'il toudroit en hU 
re , ne peut être femUabfe \ cet objet 
inconnu \ ainfi Tame ne peut pas for» 
mer Tidée d'un objet qui fe prèfente à 
fes fens , à moins qu'elle ne le connût 
auparavant, c'eft-à-dire, qu'elle n'en 
eût déjà Trdèe. Que fi elle en a déjà 
Tidée^, ri lui ^ inutile d'en prodinre 
tne nouvelle , & il refte la même diffi- 
culté de fçavoir quelle a été Torigioe 
de cette première idée . 

Une troifiéme opinion eft queTeC 
•pritconfidérc enlui même tout ce qu'il opki«n 
cftcapible de Concevoir & d'imaginer, ^^^^f^^^ 
Cette explication paroît à la plupart en luî-m^ 
des philofophes , encore plus frivole, ^^^^^"J|] 
i'ilfe peut 9 que les précédente • U ^imaginer. 

M j 



Tiolfîfint 



9A T^ ?. A 

/^^4roit^ 4)qur.flt^^|c ^t Ikp , que 
,l,çn(€;pden^;nc cçii^inc coûts ks'çcrc^, 
^ ^e (z capacité i^i^ferpoat tQitc ;f e 
.quieftintcUigibile, Le iêiuicncntincc- 
jfiei^r de rentciidement , qui^-connpît fa 
foibleâe & Tes Jx^ri^s > fie Iw.fVçdft 
jpÂS dcs*actribuer pjie étçDd)iëfi vfifte , 
^xicu quieaapproche . 

d^tt' ^^ ^^'"!^ ^^^'* quijPo^î^Ç^ AH? .nous 
& du p.ioti,j^Qiis. pgr ,un 4nùfoir en .cctteAfte^ia^ic 

^<^«- de cette caytfcffioade.lîafç^rci^i}c/lv- 

j^béfe ûi^uiiére , dil^nt.que^oius les 

hommes4)n£un miroir dans la.ç^çe*, que 

les e^firics (ul^cils qnt un miroir fprcç^ 

,ç|at,aot & fçoft net > qui .leur r^pcéfence 

diftlnâen\cnc lesobiqts ^ a)! lieu q^eles 

ciprits^coiliers ont un miroir tqpt,(qr- 

J1I, où iesidéesjie fonc.cracées que con- 

(liliement. Le père fiouhours [^] ta- 

^tie de donner quel^iieairdevrai/ên». 

Il^aoce à. cette .qpin^on , en ^joutant 

jqu^^jVbtcl^rd a voulu dire > ^^;^labi{e 

mclce .avec jle ,(^ forme .d^ans le cçr- 

ve^u upceipccc de glace polie^& luilan* 

,te , 1 laqixelleJa mpl^tH^holieiêrt cooi- 

4f)c de ibnd • Ù feroit di^cile ded^cj- 

j^, quel cft Jeplu$^zfri[edtttcib^e> 

^fluduc;omqfic»^ire. 

«. ^ fOqçqjcr^c [ir^pcnicQilCjruniyçrs 

de DcTi^ cûrempUd'iqj3g|és,:q^^nt||escmff- 

tffitc. cations de la nature divijieî qu'elles 

ibnt divines elles-^a^es , & ,que les 

idées aÛMelles de oosame^ibntdesdi- 

jqpités >qu.*onffe^9t refuiêr àces im^ 

^Ï??*WÏ!^^5 daaslWvcrs, laqqit. 



I T f; 

|ipé de fubûanccs r^çUes JBc ^ 
pi^iiqu'elles nous fisnt éprouver leurs 
etfetsutije^pp n^inble$> que quelques- 
,^{ies jfp()t fi étenduës»r& fi vaftes» qu*çl- 
ics JJç^kt^u:^t \c pxpjide entier • Ce& 
ceque.Cicqron ^pelleuf^galitn^hijis 

plus digne de )apafr|e|;4!]» quedcL*ôll^ 
prit de Deqi^ocrite • . 

Jîaj;Ic.dit ,[ e Iquck (é^ment clu -P. 
Mallebranche , n'eft qu*un dcveloppc- 
p:;cnt ^ Si une répai;ation du dogme de 
Démociiice . itdéfigiK le P. Mallebcan- 
che par Tun des plus iu blâmes esprits 
du Cccle , qualiçé q^ lui^p^i/^utà 
trcsjufte titre. 

LefyftémeduP.MaUebranche [/], ^^^^ 
eft que notre fime o*a£gei[çoit,f ten qu*jqn tén Maiic 
Dieu i doàil toit , que les idéesflç n^s **'*°^ ' 
âmes font des porciqQs^de Jji^ubftap^ 
iqfinie de Dieu , en t^mt^u'elleeft in- 
telligible • Le P. Mallebcaoc|ic ajo^» 
^q^ jious 4ie ViQ^onspas potrçiMne 4ep 
Ôieu , ce qui uit , que nou^ n*qiavons 
ppiutd^dée^ &que niç^s jicU f onpoif- 
fons > que par laxonfcieoce 9 q^e npqs 
ne pquvpns paSiVoir toutceqjui e(l eii 
Dieu : j^vCil /eft jmpofiib)e , .p^r exem- 
ple ; à,un i,^vglc-^c, <iç-vftir,^ifli 
les cpuleurs \ qpe fi^nous pofUflons 
,tq^ voir Mît Dieu , nos. çqotfq^i^i'' 
ccs,(c4piçnC|fl^néraJfs& ind4^^ 
npus jie yoioQs donc en Dieu , que 
les,qt:yet$,9 ^qui (oixc ixqprdfipn fur Ki{rinkï 

nos fcns/ ' hprincipa- 

La plus forte preuik^rdu P. Malle- du p.Mat- 
^r^njcbe^ , ,que iyi>^ni.4?c peut être ^^^'V''^'' 



ÎT!rCrT^TrT"TT 



1 ri 



IL ^ J ' Dui xcDlct «(iDeiBOcricai)) uaa- 
gipçs.di,vi^}j:%te pf^^UtAS ujcffenniverfi- 
juti renfm : ti^\n jjri^ipia , mentelquc 
c|^ fiiot iix ço3cni univerlo , dcos efle di- 
cit : tàni animantes imagines > qua^ yel 
•pred«& Aobis Tçlent vel pocere : ^ùm iiu 
geates quafdaqa imagines untafque 



univerÇun mnndnm compleâantur ex- 

vtrlniecus .'(^uat quidem omnia fiint patriâ 

Democriti > qoàni Democrito d^aiora'» 

f9rt décriée p9Hr Ufinplditedefes i^h^uts • 
t # ] i^yU di^. crtt, not.O fur Démocr. 
tf] ^••kmk. d9 ift yérit. Uv^^.fMKt* ^» 

€h 7. 



N. 



DE LOPIN 

une nuxlailté d'uiie ritf>ftiBncé finie > duc 
cepéndMt notre ame qut'eftboriieca 
Vidée dt rinfihî qoi ne peùrétrequ^n 
dieui. Il efVaifédé réponde c^ue ritllirii 
n^ut étfâoine modflfiitë d^one fdîftaiû 
ceflnie>^t2t éérc; cotbpifiÈ\Bc<mhhLÏÏé 
palretlci' rtiats qoNI'nefatttpàsIciDoinv 
drc effort àl'cnrcndemiiritpour lîapper-' 
• cdvéirllmpleméht HnVâpasungrand 
nyftérê à ptfnik qtt*mS^clio(è a des bôii 
rteSyOU n'âia poîntJ^tMi feuleftoént fct 
prit atrés'riaturcttémcnrt'itfée de fihfi- 

dan^lVjrdredes peitcpciôhs lès plus'fîm- 
tics, l^endemcnelfnaginclcrenîps'cm 
retendue , avahc dépenfér S fesbôrhes • 
Viâèt dd Hrifiniteflfcf Ucqtiift^éfentt 
le plm9 natutblkméht livrprit' > quoi- 
^il tiepèiflfe pas lâ^compreridift • 
iT. ' €d' i^ftéttc a^^cattaquc^r beau- 
wî^TT cttop d^jcdibns , dbnt voici les prin- 



^ Vûtïiàh éttcite de nos afirics' 

^^^ âVtc Dteu ,' t«îdis quelles font én^L 
gëes daii^lcfs liens du cofps> r^ugncà* 
la^rairofi ft aol (êntitfiént intérieor • Il 
cil'canfràdfAbirr que nous ne pniiSbn^ 
pa^ apjWrccYoii^ IVflericc de-Diéu , ai* 
qttenofas|M)flSons pénétrer Ik'tdiits mô^ 
ifehts dahs cfe que ccttt eflehce enferme 
* conricnt- en elle. Si notis* fbmincs 
ttooipcfs^ par liôs feus , pourvu que ce 
feit ed miit ci pliant ou en|;rb(n({ahtles' 
objets , ce fctbtt un fujèt à4'aiTibur jW- 
pttî dcyajjplaùdii' i ce fcrdit une jircu-' 
rt qtifc notii appércevtmr une pottiôii 
et ctttdfob(Hiii<ffrfht'elltgtBfé'qûi Wcri 
fileuf,- pluè^gr«hai}'quc4esàtiti%s'nc liî 
foièrrt.^ . ' 

le Pi Mârtébranefië feniblc ritctltrîL' 
fklême 



I O N. Liv.IV. 9 S. 

trop vague & de trop vaftepôiir notre 
portée, cllecftlàcaufedctouréslcs^-' 
ftraaions dételées de MpHt:, &dcla 
plupart des chimères de la philofophie ^ 
6c qu'entr'autires erreurs Qu'elle a pro- 
duites, les Péripatétîcicns en ont tiré 
ces termes généraux d'aâe, dé puifTan* 
ce, de formes rùbftantidles, de quali* 
tés occultes , de /ympathies-, que touty 
ces motr, qui ne (ont capables-qûe de 
réveiUctTidccdeTêtrc 8c de la caùftco' 
géncriihmorititnt aOcz IWiglhe d\)à ilsr 
fdnt fortis. Airilî laphilôfo^iéPérfpai* 
tétîcîenne, fUivaritle'P.'Mallebrarichc» 
feroit plus défeAueufeque taCartéfien- 
nc , en Ce qùHa prémiéterièndroit dar- 
vkntagede la-foùrtfe divine , d'où tou- 
tcsTioi idées émanditî:iifin êft-ilrWiccs- 
viibie <)iie l^ntiendemcnt hùmatepùilô' 
dâhi là fubftancé de I^êtitr ihfihimenr 
par&it, les îdéercfctouès lès Crimée? 

On ne peut pa^ dire qiié raifonnrt 
aïnfi , cw ne paseritendre le P. Mkllc-" 
branche v 8c quelorfquil fbuticntqtic 
nous voïons toutes cfhoRs en Dieu^, &: 
que toutes les idées font des fiortibrts St 
la fubftancé divine, fon (cnrimcnteft 
qtte iioiis'vbîbns en Dieux» qtii a rap- 
portâtes cHbi^ . Cctteexpliiiatiôn reir^ 
verfcroittoutld-fVftériiëV earnousféti^* 
tons bien que ndëedû pèche n'eftp* 
rtWmis' directe , moins immédiate- Ce 
iftoîhs' fîMt)lt dans notre éntcnfletfatiic V 
quëridéëdè la^vertu r amfilorftiunlbj. 
tttatneVctroiclcpécnéehBHeu:, elW 

ne vcrVoit pas la jullice ouia miftflcôft^ 
dcdcDteUparrappbttaupéehéi ottff 
r*mc ne trouvait en Dlëu'qtf urtcridôd 
dtjiimcedùdc raiftricbrde, ondèmani.' 
dtao P. MaOebranche qu'il avoue pré^ 



pcs, loriquii oDierve L£J queiaprc- micr^m^"''» q^^ **°^^"^^®* ÇÎ?J^*\ 



DetetRtce diftmgue txoiç 



[/] nfeitnk. ài ntiiém. ff*. j* fdfïH 



% 




^G TRAITE 

dées ) la prémicre puremenc extériea- quelles il fc retrace les imprelBons a- 



re > comme celle d'un cheval ou d'un ou 
fe^u , que l'on a vu Ha féconde fermée 
en nous-mêmes, & compofëe des idées 
extérieures » comme celle de Pégafe > 
compofée d*un cheval & d*un grand oi- 
feau \ la troifiéme née avec nous , coou 
me l'idée de Dieu » & les axiomes d'une 
vérité immuable & éternelle • 

Il s'en faut beaucoup que touts les 
philorophes modernes neconvienent a- 
vcc Deicartes de ces idées innées . Plu- 
fieurs prétendent que puifque les hom 



gréables ou tri(Ws qu*il a rcçuiës des 
fens *, les autres aûSgncnt deux origbiest 
aux idées > Tune dans les fens, Xwx*^ 

d^ns ks réflexions de lencendemcnc fur 
les propres opérations. Ces deux opi* 
nions ioncpeu éloignées l'une de l'aotref 
& (ê rapportent à celle d'Ariftote • 
Mais CCS mêmes PhilpTophes.ii^ui 



•4. 

nient que nous apportions on naiûEant fig^i^- 
aucune idée , ne laident pas de donner «on on ne 
le nom d'idée innées au r«ntimentinté^ imec^i^ 

«^ — ^. j, — . ^^^ ç^..^^ — fleur qui fe trouve par la réflexion dans ^ ^• 

mes ne font pas généralement couvain- tout homme capable de raifonncment \ 
eus des idées innées , c'cft une preuve \ une induâion qui (ê tire de toutes les . 
qu'ils n'apportent point en nainant de . prcuyes qui nous cpvirpnnefit , j(c aux ! 
piareillcs idées . Us avouent qu*il y a des quelles ^loçre efpric^ne peut lerjcfiiicr ;.! 
vérités éternelles Sf immuab|es> perfua* à ui^ ^couyjâion ^ qui .réfultç de tout ! 

ce qui eft au-dedans & au dehors de 
nous» k une lumière dont.«mufibiiKixs' 
éclairés malgré nous-mêmes^ \ uiie vdix 
qui fe fait entendre au mjlicîu.du tu- 
multe, dçs passions > ^ un témoignage 



dés qu'il n'y eut jamaisdePyrrhonien 
dé bonne foi*, mais ils (butiennent que 
ces vérités font li peu nées avec nous,que 
nous ne les apprenons ouepar des ensei- 
gnements ou par des réflexions -^ & que 



ces vérités primordiales & éternelles en- ^ fecrçt , plus fort que le torr^ut des iil. 



trent dans l'entendement par la voie des 
iêns > comme toutes les autres idées • 
^ ? !• , Ariftote [ ib ] n'admet rien dansl'cn- 
4*Ariftote. rendement) qui n y loit entre par la voie 
des fens [ i ] ^ & les rapports des cin4 
iens (es réiinifTent fui vant A vicenne [i^ > 
«u fens commun, qui a la faculté de 
les comparer • Parmi les Péripatéticiens» 
ou ceux qui fuivcnt ce intiment d' Ari- 
ftote 9 les mis mettent l'origine de tou* 
tes les idées dans les fens, & feutiennent 
que la connoilTance imparfaite que nous 
avons deJa penfée & des autres opéra- 
tions deVf^itendemcnt , vient au(Edes 
iens \ que Ce font des retours de l'elprit 
(ur lui-même » & des réflexions par leC 



- * 



clinations & dés habitudes : efi ce cas ta» 
on ne peut pas nier que nous tfiiot^ 
dans notre entendement ^ les idées in- 
nées de Dieu & d'une ju(^cc naturelle. 
Ces philofophcs croient (<n)lement qaf 
les idées innées, même celles de Dieu 
& d'une juftic» naturelle, ue(bptpa$i 
nées avec nous , fui vant le fens étroit & 
littéral de ces paroles , çnais que quoi- 
qu'elles (bient communes à touts les 
hommesj) elle^iônt entrées dans lenteiw 
dément comme lef autres , par Ja voi^ 
des iên^ L'idée d'une jufticepat;%reU4[ 
eft une idée très compléxe>qui ren^rmç 
de$ préceptes & desdéfcnftrs^ & des ré* 
flexions lîir les bonnes & les mau vaifcs 

, aâion^ 



"» [ ^ ] Ariftot. mêîMphyf, Bh. 7. r. 4. 

fàkmentdansCéchoUy Nihil cftin intelle- 
"âo ^odnonprittsnicritlDfenfutufwr- 



¥ù'ét, ttt AHjht. pofieriôr. Ai^Mlyric^ iîh.i.c 1 5'. 
HHittinflàir^j^ihfifpb, CMrtefinn, c. 3. $. 9.' 

[ * ] AvUtnn. mp. Albert MMgn, tfago^e in 
Btrtmdiémmd» r 14, 



.t- 



DE L* O P I N I 

«ftions . Tout homme qui parlera de 
bonne hi > après avoir ccoate le cém<M- 
gnage de (â conicience , avouera qo^il 
cR convaincu incëricttremenc qu*il y 
a une juftice natutellcj mais cette idée 
«ft entrée dans ion entendement , par 
les lêns & par Jes réflexions > qai K>nc 
en même temps les (burces du témow 
gnage intérieur de la confcience. 
ti. Si Ton demande \ ces philolbphes pir 

él'Scî^ quel Icns peut entrer l'idée de Tame & 
abiâites, delà pcnlce? Ils répondent que nous 
gg[J°«o^vons une incertitude & une conviâion 
entière > auffi-bien qu'une expérience 
preique continuelle deschoiêsdont nous 
si*avons pas ridée>qu*ainfi nous n'avons 
pas l'idée de notre ame ni de no- 
cre peniee que nous connoiflens par la 
conicience [/] * ni des autres fubhanoes 
(piritueUes,que nous connoiflbnsparla 
comparaiibn • Si on leur demande d'où 
leur eft venue Tidée de la vérité i Ils ré- 
pondent qu'elle leur eft venue de la con- 
sidération des choies dans lefquelles ils 
la contemplent^! on leur demande d'où 
leur eft venue Tidée d*un nombre, com- 
me de quatreUls répondent qu'elle leur 
eft venue' de plufieurschoTesqu'il^ ont 
vû£s,qui étoient au nombre de quatre, 
ou même que leur entendement a pu ib 
la former,a joutant aifëment à deux clio- 
icsqu'ilsavoient vues fou vent» deux au» 
très choies , ou ajoutant à trois objets 
qo'ibavoient vûs,unquatriéme objet} 
&qo*en coniîfqueace des choies icnfibtes 
nombcées, leur entendement en a déta- 
ché le iiombre,pour leconlidérer à'part, 
& d'une manière abihraite. Si onJeur 
demande d*oû leur eft venue l*idée du 
mouvement } Ils répondent qu'elle 
leur eft venue de pluifeurs corps qu'ils 
ont va iê mouvoir 5 d'où il eft arrivé 
Tom. tl. 



O N. Liv.IV. 97 

que leur entendement féparant le mou- 
vement & la choie mobile , s'eft fi>r- 
mé une certaine idée abftraite du mou- 
vement , non pas une idée claire & ex« 
prciTe» mais informe &con(ttiê« Si on 
leurdemanded*où leur eft venni! cette 
notion» que deux chofes égales ^ une / 
troiiiême » font égales entr*elles? U^ ré- 
pondent Qu'elle leur eft venue de plo-r 
fieurs obiervationsou'ilsont faites, de 
choies qui aïant été mefurées à la m& 
memefure, iê ibnt trouvées égaler, 
& même que l'entendement par ia 
force naturelle a bien pu fe la former» 
en it iieurant quelque mefure imafrU 
naire fut le modèle des mcTores ^i 
lui ibnt préiêntées par les iêns, &ri 
laquelle il applique deux choies menta- 
lement \ & les trouvant égales \ cette 
mefure imaginaire > il en conclud qu'el- 
les font égales entr'elles-, que de là 
s'eft formée cette notion générale & 
vague , détachée de toute &te d'objets 
extérieurs, & dont Tentendement re- 
connoît que la vérité eft immuable & 
éternelle*, que deux chofesqui fonté- 
gales à une troi(iéme,ibnt énies entrVU 
lei. Sion leur demande d'où leur eft ve- 
nue ridée de Dieu? Us répondent, fui- 
vant le fentiment de S. Denys & de S. 
ThomasCai],quenousconnoiflbns Dieu 
comme lacauiê fupréme & générale de 
toats les objets feniibles » & comme Tao- 
teur de notre exiitence ^ que nouscotv 
noillbns touts (es divins attributs, pour 
parler le langage de réchoie, par excès 
& retranchement',& qu'eniin tant que 
nous ibmmesattachés \ ce corps mortel, 
nous ne pouvons avoir aucune forte 
d'idée , ,qui n'entre dam l'entendement 
parlavoiedesfi:ns. 

Maisil s'en faut beaucoup que tout 

N 

\t\îl fAufnundrn M a m9t dt c&nfclêmt tUfaSîion^ au kn refenrir des hnnts^u rnsm^ 
WHUfkmqmmenf^9imm9 mnt fxpérhnee hêté» ifêiftê oBhntk 



f$ T R A 

'î* ç «cijuîcft du rcffort <l€$ feus , ne lôità 
tioSÎ fonV la^nécdc notée totcixkmciit. Nous 
^^^"^^l^^avons d^ oWcrvé que la plus petite 
que notrt ^paroeUe demâticre eu un abiimeou Tcf- 



que ^ . 

entende, ^p^ j^ fç pçy^ . jijos (ênfacions font pour 
MOQ» mn my ftiére impénétrable , Ôc nous 
j» poHVom concevoir de qutllc manié- 
. re une ptûflâuice Ipirituelk peut ctre aT- 
ic^ée par un objet corporel . Nous ne 
5Contioiffi>QS nila tonne» nileinélange 
ilc$c)émcof$, ni lesproprictcs de la lu- 
.miéredont nous fommes environnés , Se 
r-dontiios kns font un continuel ufage • 
' . Preiqoc toutes les opérations de la na- 
.Cure, cdies-memes <}ui fc paflent au 
•dedans de nous , par lesquelles nous vi- 
4 Yons & «ou$ agiflon^ochapent encore ï 
. nosrecberche^ifk malgré ce defir de (ça- 
:WiÀx, qui nous dévore, nous ne fra- 
yons rien , 
17. ; On peutlêrappeller ce qui a été 
Hi ^^^ dit de CCS racc« d'hemmcs en Italie , 
des autres qui Qsarcboicnt fur des charbons ar* 

io«ro"t ^^^^ ^^^ ^^ brûler i delà fecultcat- 
incompré. tr^buée à certaincs peribnnes de décou- 
hpnfibic». ^^y Icsfources, les mcuux, & même 
de fui vre la trace des criminels y en te. 
nant une baguette ^ &plufieun autres 
exemples, qui nous obligent d'avouer 
eue la plupart desche(ês qui tombeut 
-ious nos fens» même les aâionsexté* 
rieures des autres hommes, 6)at io- 
xomprébenfibles, & furpaflent les fi>r* 
ces de notre entendement • 

Ce que Tame apperçoit imaiédiate- 

f oit de vire^que fort vivemont i ce quVillc connoît 
teîr Pa^ l'imagination , l'émeut beaucoup 
su'àproior-moinsKe.qtte Tenteodement loi reprc- 

l!^iffcnt%t^f^^ ?^^^ retour 

>• fcw . fur fcs propres opérations % ne la réveil- 

: U pretquepas • C'eft que les km tipré- 

(entent les objets comme préfents,rima- 

ginâtion ne les repréfente que comme 

abfeots » & 1 entendement ne r^ré&nte 



que das cho(c5qui nVxnt aucun rapport, 
ou un rapport ibrt éloigné avec cette 
onîon intime de l'ame au corpfi , dont 
elle cft prévue entièrement occupée* 
Nous ne devons donc pas juger de la 
grandeur ou de rimportance de il^ 
idéesbpar ksmodi&acions qu'elles pm- 
.duiHênt en nous. Quand je me pique» 
pr exemple , au que je me brûle^ j'ai 
UBeperceptioatrcs vive & trèsgran. 
de d'une idée^ pour ainfi dire» fort 
petites 8c qoand j'imagine les deux, 
ou que je peniê ï i'immenâté deseA 
paçes , j'ai une pevccption tr^ petite 
& très foibie d'une très vafie idée. Si 
jeraiiboneAirksc^éiationsde l'entca- 
dctnent^d'appercevoir^de jugcTidc corn- 
parcr>dc tirer des confëquences'i -fi j'eaia- 
mine les iburces des erreurs, odifij'apu 
prends les régies de la méciiode p?efcf !• 
tes par la dialeâique ou par la rhéaorî- 
que «je trouve mon é^(prit encore moîjis 
d jfpofé ï s'y appiiquer»qu*à des ipécula- 
tions phy (iques^ moins que mon atten- 
,tion ne ibit réveillée par des exemples 
intéreifants. Si je Iknplifie mes idées 
au point de les d^acberde tout objet 
corporeJ » comme dans l'algèbre, où je 
conlidére les grandeurs & les quantités 
en elles-mêmes, & fëparées de toutes re- 
lations aux corps, loinde£iciliter ces 
idées, mon entendement ne trouve 
pre(que plus de prifefur elles: enfin 
ks vérités Se les pceuves métaphyfi* 
ques n'ajant avec ks /êns que ides rap* 
ports extrêmement ébignés» & étant 
d'une nature» pour tiiâ dice, hété- 
rogène aux&nfations» iônt celles de 
toutes qui font k moins d'imprdlton^î 
& l'eforit, s'il n:y eft accoutumé^. a 
peine a les faifir... Cependant fes idées 
abftcaitesi (oi^t Ic;s plus dtftindes , 8c 
les vérités les moins dépendantes des 
fens font celles qulont kplus declar. 
té, d'évidence & de certitude > mais 



DE L* O P I N 

tHes perdfciit tov^ces tvintages >|Nirce 
^VUe n'ont pas le calent de novs applU 
qvcr par ttti intéréc aflez vif. 

Ceftcetcxcréme atcaebcment de Ta- 
^^^mcpmribncovpfttdontelleeft pctiqoe 
^tee]pii>^nii^i;«a)entoccupée^<mt rend notre cf. 
m aux ptK n peu propreaux iciences . Sa capa- 
^^ titécft f emfil je drtéw ibper fickriles de 
«xoérieurcst <)iK)iq[ues'Cûînbinaiionsc)e 
ce$ pémiére» idées rcçâis par lés fens» 
a«igmenfcnt un peu nos connoiflancei 
qai ne s'étendent pas plus loin. 
,0. . Plaiieiincauibinrtuilcs jettent tbo. 
Q^fô!^^ vêni bien du détordre dani-les tsnù^ 
hknfk* lions. QHmd les efpritsanÛTKMUi £Mir 
^^ agncs par qfoelque èér re cbaotfe y oo 
par <]oelqtic palSon Tiolenre, ils re- 
muënc les ftbres du cerveau avec au- 
tant de farce , que fi la préfence onemc 
delV)biei[câulbic b fenforion» de farte 
q«e ers perfannes fantent ce qu^elles ne 
devroient qu*tmaginer > & croient vcîr 
ftcvant letHEB yeux àti dis^ts on i ne fan t 
que dans leur imaginationxequt prouve 
qfoe lesren5& l'imagination ne différent 
que du plus au moins • 
iimirf des Nous a vons cotitumcd'attribtter nos 
'^•^ fen&tionsaux objets toutes lès fais qu'ils 
agirent for nous par le mouvement de 
quelques parties in vifibtts>&c'eft pour 
cette rasfan qu'on croit ordmairement 
que la chaleur>la tuoûére, Icsodcurs, 
les fcns , & quelques autres fenfations 
fant dans les objets extérieurs qui les 
caufirnt.Qn iêntdu mal à des u iem bi t s 
que Ton n'a plu^ un avet^kdUcerne 



I a N.: Liv. IV. 9î^ 

avec fan b&ton la 6guie 8t les qualité» 
de pluâeors objets;! Iconnoît fic'eft de 
f eau^e la terrer de la pierre ou de llier'* 
be qu'il touche ; fi le plancher eft uni om 
rabotcux^Ueft certain que Pâme n'eftpa» 
dans ce batoti » ni dans ce membre qui a 
été coupé. Defcartes montre par ces^ 
deux expériences, que lafenfiitionré* 
pandttiF dons toutes les parties du corpi». 
ne prouve pas que Vame j fait aufS re* 
paniul^^ que comme l'âïranlemant du 
eorpspolf ou raboteux fecommuniquc 
^ kamaânparle mosendu bacon, demê-! 
me Timpicffion^ rcfuë par les 6bres & 
parles neris^faconvmunitiue à; rcndroit. 
•i l'ame fait fâ résidence • 

Soit que nos iênfations fa faffent par ^j^ ^^trtm 
ces meâagersfttbtils répandus dans lesf^^'"*'- 
âbfcs lt/% que ks phikifaphes ont appel- tou» ?» i^ 
lés efprits animaux , qui portent au cciu kot^tQîxtC 
veau les nouvelles de ce qui fa paAe aux 
extrémités des fibres,& qui fant envoies 
du cerveau,pour mouvoir ksmufalea» 
en exéctttiondes volontés de l'ame, fait 
que tout cela fa patfe en nous dequeU * 
qu'autre maaiére^l faut ton joun cm^ ; 
venir que lecerveau,commeliedtt M.de 
Font cndk [#]^ft k plus mervciikux de 
touts les laboratoires. MaisSténon [p} 
célèbre anatomifte prouve que cet ad« 
mhrabk laboratoire n'eft point du tout 
connu*) <ju'ofi ignore ks qualités de la 
fubftayre qui s'y trouve ^ qu'il cft inu 
podSbk d*y démêler de quelk muoiére 
lesnerls $j joignent queUe eft feur 
communicatiou 8c kur faite > 8c fkU-^ 

N i 



■ I» 111 



mmm^' 



M Spiritus eft ettam quidam temûfiiue 

kviiqne 
Qaem^aerat calaF) aeiâaguls revow 

lutus, abipfo» 
Ceu folet à radiis mh refoluta creare 
Uada levés afileique auras . Hic fpù 

ritus intra 
Viscera eoneluiusi pauim ^ ntittafnqiac WÊttdM cêtffi Jnuosin fat M* YViofnwnK 

cavemis 



GorporeiSy aninne px^scnb efti aniftise^ 

we miniârat i, 
Cum viiJt ip& aliquid fieri ^ corpufqae 

cerveMm , é^ exfùfith» émstomi^. df Ufipw 



. « 



100 T R A 

qtt*oà leurs extrémités arancent. Il 
combat entièrement lefentiment Car- 
tefienfor la glande pinéale , foutenanc 
que tout ce que Defcartes a dit ne s'ac 
corde nullement avec les recherches de 
Tanatomie: & il remarque entr'aurres 
cbofês>que la connexion de cette glande 
avec les autres parties du cerveau>parlc 
,j^ moïen des anéres > eft une pure fiaion • 

KxpUcâ^a Le P. Mallebranchc dans la recher. 

no^T* che^e la vérité a expliqué d^vne manié* 
re très ii^énieufe les caniês pbyfiquesde/ 
la mémoire & des habitudes. A Tégard 
de la mémoire>il fufiit de bien compren* 
dre que toutes nos différentes perce^ 
ptions font attachées aux changements 
des fibres > dans la partie principale du 
cerveau où Tame refide plus particulié- 
rement.Ce principe fuppofé > la nature 
de la mémoire eft entendue * Car de mê- 
me que les branches d'un arbre qui ont 
demeuré quelque temps pliées d*une 
certaine façon , confervent quelque ù^ 
cilltépour être pliées de nouveau de la 
même forte ; ainfi les fibres du cerveau 
ajfant une fois reçu certaines impréflions 
par le cours des efprits animaux» Tame 
les ren voie aifèment dans les traces déjà 
(raïées:A( l'effet de la mémoire ne nous 
paroîtpas plus difficile à comprendre > 
que le remuement du pié 6u de la main, 
avec cette diffiérence néanmoins > que h% 
mufdes qui fervent -à remuer le pié ou 
)a main>oèéï(Iènt plus également & plus 
iurement au cours des efprits animaux 
envolés par l'ame , que les fibres du cer- 
veau dans lefquelles confifte la mémoi- 
re. Gir cette faculté eft très indocile » 
quelquefois rebelle : & rien n'imprime fi 
vivement quelque chofe en notre mé- 
moire^que l'effort de l'oublier . Souvent 
les efprits fe portent dans les pailages 
fraïés des fibres, fans que l'ame y dirige 



I T E* 

kurs courS)& on a pour iors unfbave* 
nir qu'on ne cherchoit pasj& dam d*att» 
très rencontres l'ame voulant renvoïer 
les efprits dans ks traces où ils ont déjà 
paffé,ils ne trouvent pasdans kmoment 
la même route^on ne peut alors trouver 
k fouvenir qu'on cherche: & comme la 
largeur, la profondeur A la netteté dea 
traits de quelque gravure dépend delà 
force^dont k burin agit, & de l'obéiffan- 
ce que rend le cuivre, la profondeur te 
la netteté des traces de la mémoire dé- 
pend de la force des efprits animaux,&de 
k^nftitution des fibres du cerveau.Oii 
a peine à comprendre que les différentes 
lênfations ne fetonfbndent pas dans les 
fibres du cerveau , mais des effets t(kz 
fcmblabks fê rencontrent en des choies 
vifibles : ne voit-on pas les couleurs fc 
trouver enfemble dans l'air, & pénétrer 
les paffagcs ks plus étroits fans fê con- 
fondre \ ^ 

Albert Irgrand [ y ] diftingue la mé- •jj^^ 
moire de la reminiicence . La première „*^|re hàt 
eft la rcpréfentation des objetsabfents : ^y^^ 
les bêtes ont cette /orte de mémoire • La 
réminifcence eft la rcpréfentation des 
chofes effacées par l'oubli, lorfque nous 
avons recours au lieu ou au temps , ou à 
diverfescirconftances, pour retrouver 
quelque choie qui eft ibrtiede notre 
mémoire: la réminifcence ne convient 
qu'à l'ame raifennable . a<. 

Pour expliquer les babitudes,il eft né-* De» habiw- 
ceffairede içavoir la manière dont on a **~' 
fujet de pen&r,que Tame remue les par- 
ties du corps,auquel elle eft unie. Selon 
toutes les apparences il y a tou joursdans 
quelque endroit du cerveau , un affcz 
grand nombre d'efprits animaux très 
agités par la chaleur du cœur d'où ils 
font ibrtis, & prêts de couler dans ks 
lieux où ils trouvent un paffage ouvert* 



iq\ Mni.Msi^lfMiQgeîn iA,Arifi9t. ds smimi^ e. 19. 



DE L'OPIN 

Tottts les nerfs aboudllènt an râênroir 
de ces efprits , & tame a k pouvoir de 
décennioerleîir mouvement, &de les 
cnvoict par les nerfs dans toots les 
mu(cles du corps • Ces efprits y étant 
entrés, caofênt le naouvônent des par- 
ties aux quelles ces mufcles (bntattacbés. 
lIparcMtravraiièmblable que rame re- 
mue le corps de la manière qui vient d*é- 
tre expliquée , fi Ton prend garde que 
lor (qu'on a été long-temps fans manger, 
on a beau vouloir donner certains mou- 
vements à fôn corps , on n*en peut venir 
à bout,& même on a quelquefois peine à 
&fbutenir furies piés.Mais(i Ton trou- 
ve moïende fiiire couler dansfbn coeur 
quelque cbofe de fjpititueux, comme du 
vin , ou autre pareille nourriture , on 
iênt auffi-tot que le corps obéît avec 
beaucoup plus de fiacilité . 

Les enflures des mufcles , qui iê 
irmarquent dans les agitations des bras 
& des autres parties du corps , font con- 
noître quejes efprits animaux font ponfl 
Qs par les nerb jufqucs dans les muf- 
des, pour les enfler & pour y produire 
les mouvements que nous fouhaitons. 
La force des efprits animaux confifte en 
ce que, fuivant leorincipe général des 
méchaniques , ilsfurpaflent par unex- 
ccsde vitefTe l'excès de maflequi leur ré- 
fidc s ^ peupréscomme rbalcinequ*on 
6it entrer dans despetits tuïaux, aux 
quels on a attaché des veflics , enfle 
les veffies & les met en état de foule ver 
les poids les plus pefants. Mais lesef- 
pnts ne trouvent pas toujours les che- 
mins par oà ils doivent palTer , afTez ou- 
veru&afTez libresicequi foit que nous 
àvonS) par exemple, delà difficulté à 
remuer les doigts avecla vitcfle qui e(k 
néceflaire pour jouer des inftruments 
de mufiquci ou les mufcles qui fervent 



ION. Lîv.lV. loi 

3k la prononciation, pour articuler les 
mots d'une langue étrangére.Les efprits 
animaux ouvrent 8c applaniffent peu à 
peu ces chemins par leur cours conti- 
tinuel, en forte qu'avec les temps, ils 
n*y trouvent plus de réfiftancç.L^habi- 
tudes conflflent dans cette focilité des efl 
prits animaux à parcourir certains ner6 
8c certains mufcles • 

Les habitudes fe forment plus vite |.es habîm- 
& plus profondément dans les^ fibres desfe foc- 
tendres des enfents j 6c cette même ^J^Jfi* 
raifon rend leur mémoire meilleure, «iaasicte». 
Ceft aufli<e qui fait connoître corn- ^^ * 
bien lesprémiéresimpreflions font im- 
portantes pour eux , 8c quel foin on 
doit avoir , que les femmes, qui les 
élèvent , ne leur gâtent pas l'cfpric 
par des contes ridicules, 8c ne jettent 
pas,pour ainfidire^dans leurs cerveaux» 
les femences de leurs opinions extra« 
vagantes, de leurs fraïeurs ,& de tou- 
tes leurs autres foiUefles . Platon [r] 
donne des préceptes d'éducation , non 
feulement pour les en&nts qui com* 
mencent à comprendre ce qu'on dit 
devant eux , mais il recommande mê- 
me [/] de travailler ï former Tima- 
ginationde l'enfant avant qu'il naifle, 
par celle de la mère • 

L'origine du pédantifme fie de la ^^ 
prévention des içavaots , fe trouve origi^ da 
dans les traces que les cfpr*its animaux ^^*****^*^*^ 
impriment fortement dans le cerveau. 
Un auteur s'applique à un genre d'étu- 
de [Ov les traces du fujetde fon oc- 
cupation s'impriment fi profondément 
& raJbnncntfi vivement dans tout 
fon cerveau , qu'elles confondent fie * 
qu'elles effsicent quelquefois les tra* 
ces des cbofêsmême fort différentes. 
Il y enaeu un, par exemple, quia 
fait plufieurs volumes fur la croix i ce- 

N j 



M Pist. éterepuit. Rh.i. 

10 u^diitin.m.i'j. 






hn24 T R. A 

^Itti 4 hit voir (ks <toit ptf tout -, &: 
c'eQ^ avec raîfen que le P. Morin ]e: 
raille de ce qu'il cfotoic qu'une mé- 
daille vepréTcneoit «ne croiic, quoi*- 
quelle repréfientât txHite autre chofe. 
C'cft par vtn iêmblablc tour d*knagii)«« 
tioti y que plu fleurs autres > après avoir 
étudié les propnctés de Taiman, etit 
^ rapporté à des quaUcés magnéciqttes 
' un très grand nombre d'eâèts naturels, 
qui n'y ont pas le nid«idre rapport • Ces 
tracesgravces profondément dans le cer. 
veau paf les habitudes > rendent les fça* 
* vants de profefltoti peu propres le plus 
fouventott auxemplois, cm aun cmu 
ver&cionsyou à l'adminift ration de leurs 
biens» &auxafFaices, ou à la plupart 
d39s cbofesquffe pratiquent copnaïUK- 
2f , ment dans le monde. 
Mourcment , Ce n'eft pas tou jr^tera à Toccafion de 
d^ti^tiis. '* volonté de notre ame, que les et 
pits animaux pccnnent leur cours: le 
mouveoient de cesefprits (c fait ibu- 
vent d'une maniéré purement machi- 
jsale par la icule imprciCon des objets 
fttjr les {tm^ indépendamment de la 
volonté de l'ame » 6i même contre £a 
volonté» De(carteS'[«] en donne ut> 
exemple qui nous eft tr^ familier. Si 
quelqu'un avance promptement fa 
main vers nos yeui comme pour nous 
frapper, quoique nous fçachionsqu'ilcft 
notre ami /& qu'il fe g,ardera>bien de 
jioosÊiireaucunmal>nous avons de la 
peine à nous empêcher de les fermer. 
Ce n'eft pas non plus la volonté d'ex- 
cker en nous quelque mouvement > qu* 
l'fxq^c toujours) ilfaut,peu£aînfidi- 
rç;» qine Vame ufe de beaucoup d'indur. 
trie envers £>d corps > & prenne des 
vpies indieeéles > pour exciter ce mou- 
vement . Par exemple , fi Ton peniê (eu- 
Itmentà élargir ou àéireifir la pru- 



I T E* 

neUe , ou a beau ea avoir la votante > 
parce que la nature n'a pas |oiot le 
mouvement de lagbnde» qui ftttà 
poùlTerlcs efpritsvers le nerf optique >- 
enlafa^onqut eftrequife pour élargit 
ou étre(fîrlaprunelle»avec cette volon- 
té de l'élargir ou de rétrefiir> mats avec 
la volonté de reggcder des objets cloi» 
gnés ou proches. 

De même la volonté n'aïant pas le 
pouvoir d'exciter direâement les mou- «• . 
ments des partions en fon corps , il fout e^dTairc à 
quelle supplique à confidércr les motifs ^'«^"c.ptur 

Il W * A /r» exciter, 

capables d exciter ces mêmes paliioiis » ^eiques 
Amfi pour exciter en foila faardieâc , & moui^c 
furmonter la peur, il ne luffit pa6 d^exr^w^, 
avoir la volonté > il faut s*appliquer à* 
(onCdérerlesraifons, & les exemples ^ 
qui peuvent pec&iaMler que le péril xfcù: 
pas grand jqu'il y a plus de fureté en U 
défenfe, qu'en la fuite v qu'on aura de 
Id gloire & de la joie d'avoir vaincv , av 
lieu qu'on ne peut attendue que «ht re^ 
gret & de la honte d'avoir fui , & ancres 
choies femblables • 

Touts les combats^qttel'on a coutu-^D^s coabiti 
me d'imagmet entre la paniedefamCr^^^^*^* 
qtt on appelle fupérieni e«o raiibnnahie 
& ceUe qu'on appellrinieyicure de fcii'^ 
iitive» ou entre les défirs naturels icia. 
volonté» ne confifttnt > fuivant Tex^ 
plicatioo de Defcartes» qu'en la ré- 
.pugnance ou contrariée > qui k trou» 
ve entre les mouvements que le corps 
par lesefprits animaux, ëc famé par 
la volonté tendent en mcmt temps 
^ exciter dans la glande pinéale. Car 
i*ame eft une fubftance fimple , qui 
n'a en fei aucune dtverfité de parties^ 
& ce qu'oa exprime improprement 
par k combat des paffions dams IV 
me> n'eft autre chdê, finonr que lar 
^nde , qui eft au milieu au cerveau 



Ih 1 De/csrt, rr. des faJpêBspsrt» |. Mrf. i > 



y 



DE L' O P I N I 

.{KHivant tcre rcmnee diifiéreaiment j 
d'un coté par la volooté de rame , & de 
l'autre par des mouvements involontai- 
res des eiprits animaux > il arrive ibu- 
vent que ces deux impulfionsiootcoo- 
trairesj & que la plus forte empêche 
l'effet de l'autre • Mais il œe parott auC 
il contre l'opinion Ac\ DeTcartes > que 
quoique Tame (bit une iubfiaace im- 
pie 9 qui ii*a aucune diverficé de partie^ 
elle peut éprouver xn même ternes, 
ou toutau moins dansdes itiftaiitSK>rt 
courts , âc qui fe fuccédent de foitt 
. près y les agitations des nu)QvefBcncs 
xontraircs en elle-même, & par ootïH^ 
quent diâerentes iai{iuIlîoos4c la vo- 
lonté i ce qui fait qu'alors l'Orne eft 
combattue par fcs propj^s modifica- 
tions > fans que le mouvemeiy macbinal 
du corps y ait auouiepart . Je fuppo^ 
iê 3 par eicomple , un homme qui eft 
irrcfolu fur k parti qu'il doit prendre 
parce qu'il eft en même temps pouffe & 
xetenu par des moti£s d'ambition , & 
de reconnoiffauce : il eft certain que 
ces deux motifs qui excitent en lui 
des mouvements oppofés > ibnt pro- 
pres à l'ame , & qu'il n'y entre rien 
de machinai. Ccft ce qui s'obTervc 
encore plus particulièrement > lorfquc 
la même paffion fait fur l'ame des im- 
preiCons contraires» pance qu'elle a 
des objets différents: ainfi la mère de 
Méléagre indéterminée par la tendreffe 
qu'elle rcffcnt d'un côté pour (on âis i 
if de Tautjre pour fes frères ix] , fe por- 
te tour à ^our ver^ les deux éxttémi^ 
tés delà piété & de la vengea nceije Ai pi. 
pofe encore qu*une cftimb ég^le poulr 
deux perimnes , ou la corâdératioo 



o N. Liv. IV. 103 

des fcrvices qu'elles ont rendues, en- 
gage un homme à donner la préferenec 
pour quelque emploi j tantôt à Hune 
& tantôt à l'autre -, on ne trouvera point 
ici d'impuUion machinale, ni demoa- 
vemenc involontaire des erprkts ani- 
maux : le combat & paffe donc quelque- 
fois dans l'ame feule , indépendamment 
de toute cauiê machinale • 

La iorce des habitudes va fuiqu'à iu 
changer les iroprcCons naturelles des ^^f^ 
objets. Lorfqu'on chien voit une per* qne Uatoi* 
drix , il eft naturellement porté \ counc ^ 
vers elle,& lorlqu'il entend un coup 4c 
ftiGl,. ce bruit l'excice namudlcment à 
s'enfuir *, mais on drefiCeles chiensco»- 
cbaiit$|dea»ai)îércqnelavuédNine peru 
drix fait qu'iks'arrêtxmt^c qœ le coup 
^ âiftl qu'on tiie Air elle , ^xjuHs y 
acanutnc^U eft «oile de £Îirec£S réflé-* 
^cionSjpour-cKcicer le courage à ^tirmon- 
ter les paflions : car pui<qu*pn peut avec 
un peu d'induftrie changer, les împveC 
;fions naturelles dans les animaux dé- 
pourvus de raUôtt >il eftévtdent quekt 
hommes peu v^ent encore mieux proditi* 
recetedStt encte.4ttcmes» & qu'ils aCf 
quiérent un empire abfela fur toutes 
leurs patEons , partine vobnté ferme; 
non ieulcmcnt de les modérer , mais 
encore d'en tÏMrde grands avantages. 

L'hemme par le Ubre arbitre a une H* 
puiflancedeie détermina du c^é droit pourvue dé 
ou du cocé gauche, lors.mcmc que ks "*^"^ JJ^ 
motifs ibnt parfaitement égaux de la fe^miner 

Srtdedoux objets opptfÔs-U peut dire, ^^jj^'îj^" 
\% aivoir d*aucre cation que de faire rattirent 
ufegcdciâUbenié^J'aimc mieux ceci que ^»i«««it. 
<^a,cw7oiieqtte|efiev«ueriende plus 
digne de mon choix en ceci qu'en ceU « 



mtÊm 



U] Pii^naut nuterque ^«1^116 

In diverit trahunt unum duo nomina 
peâus •••••.»•.< 

. • • . utquccarina, 



Qoaili veottts vcntnque rapit contra^ 

rlus sftttt) 
VtfUfcmioaai fimttt , paretqne incerta 
duobus. OMmWÊef9m*lib.%. 



Ï04 T R 

Les Ortéficns croient qu'une bête ne 
pourroît k déterminer à la prélênce des 
deux objetSiqui rattireroicntégaicment. 
Par exemple Tâne de Buridan bien a fTa- 
mé mourroit de £iim entre deuxboiC 
(eaux d'avoine>qui agiroicnt également 
furies £icultés:it demeureroit immobile 
comme un morceau de fer entre deux 
aimansdè même forceipuifqu*!! ne peut 
arriver,quededeux poids en équilibre , 
Tun (afle remuer rautre.Mais il y a bien 
de l'apparence , que dans cette fuppofi- 
tion moralement impoflibleja bete/ans 
avoir aucun (ênttment de liberté , dont 
<llen*€ftpa5capablejtrouveroitdans ia 
lisiim une impullion plus forte vers l'un 
on Tautre côté , que dans Téquilibrequi 
b tient en fufpens • 

Rien n*eft mieux imaginé > que toute 
Doawi ta cette méchaniqueCarténenne^ de glan- 
^"liad^ {* ^^ pinéale & d'efprits animaux . On y 
nA?e,âcSês trouve du vraiièmblablctmais le vrai s'y 

«aS^/"^' *^"^^'^^^*^*'* ^ Ccft ce que plnfîeurs 
philoibphes 6c anatomiftes ne peuvent 
croireX'ame ne s'eft jamais avi(èe avant 
Deicartes , que Tes opérations ft fiffent 
tin&Cette glande pinéale eft traitée par 
plufieurs [£ilo(bphe$jde chimère, auflî- 
bien que les efprits animaux. Ces philo- 
ibphes non contents de nier Tufage déjà 
glande,nient même ibn cxiftence & celle 
des e(prits animaux .De quelle clpéce > 
di(ènt*ils,(bnt les efprits animaux?Sont« 
ils {ces, comme le (buffle ? ou humides , 
comme le (âng> Leur nom femble répu- 
gner à leurexiftenceî c*eft uncompofé 
monftrueux>puifqtt*on prétend en oueU 
que manière allier la matière & l'etprit 
dans une même fubftance. Comment cet 
extrait du lâng fe prépare-t-il avec unt 
de promptitude^que l'homme pafle preC 






AI TE 

quetoutd'uncoupderépuifementà fa 
force? A peine une liqueui^que Ton a 
avalée^eft-elledefcenduë dansi'cftomac 
qu'on en relTent l'effet ,avant que les cù 
prits animaux aient eu le temps de fe 
former. Si les muiclesparoiffent gonflés 
dans le travaili c'eft que la liqueur qui 
coule au-dcdans d'eux^eft poulTée avec 

lus d'abondance dans ceux qui agif- 
ent.Ccs esprits animaux que Defcarces 
nous reprelênce fi déliés,pourroient-its 
être en même-temps fi vifiUcs^Le philo- 
sophe qui prétend fonder la nature^, 
fe trouve dans un labyrinthe, donc 
il ne peut demélor les routes-, 'il ne 
voit detbutcotéiquedesécueils d'opi- 
nfons . ^ 

Il n*y a point de relation entre les tiny* 
opérations des fens.II$ ne peuvent fe prc- ^mo^X' 
ter ni fecours ni foulagement, l'un d*eux tcc la to* 
ne peut pas s'appercevoir des fautes M , 
que l'autre commet. Quelquefois même 
nos (èns fe contrarient. Une peinture 
(emblc élevée à la vûé> au toucher elle 
paroît platte • Le mufc excite en même 
temps dans 1 ame une (ênfation agréable ^ 
par rodorat,& facheulê par le goût . Si 
nous connoiffons un objet par l'un de nos 
fens,ce même objet eft entièrement in- 
connu aux autres fcns » qui n'ont aucu- 
ne prilè fur lui* Nous en (bmmes con- 
vaincus par des expériences continuel* 
les. Mais pour le prouver, Locke a 
rapporté un problême lz3 > dans lequel 
il paroît qu'il sVft trompé • 

Suppolez, dit-il, un homme aveu- 3$* ^ 

Île de naiffance auquel on ait appris deL^ke. 
diftinguerpar Tattouchement un eu. 
be & un globe de même métal, Se 
ï peu près de la mêmegroffcur, en 
fotte que lorfqu'il touche Tun & l'au- 
tre 



»•— «. 



[/} AnpoteruDtoddosauresreprdieQ- 
dcre? anaures 

Taâu$}an hune porri caâum iâpor ar- 
guer orls? 



Aa confiitabiHit aares? oculiverevin- 

ceat ? Lucret. lié, 3. 
[&] Sf.fJUlêfififif. d$ Lockeyih l ci 9. 



DE L* Ô P -I N 

ftéAiljpusfletlirc,* quel eft le cube , & 
quel eu le globe . Soppoftt que te ctw 
be &le globe étant poiésfdr uhéfiible'> 
cet aveugle vienne â jouir de la vu<î ; 
On demande fi en les votant âmtott<^ 
cher , il pounoit les difcemer , & di<^ 
re quel eft le globe > &qu#left le cu« 
be . Le pénétrant & judicieux autenrde 
cette que(^on répond qu e non s car 9 
ajoiîte-t-il > quoique cet aveugle ait 
1 appris par expérience, de quel le maniè- 
re le globe & le cube afièâent fonattou- 
chcment , il ne fçait pourtant pas tnco^ 
re,que ce qui affiéâe (on attouchement 
de telle ou de telle manière , doive ftapu 
per fo' yeux d*^ne façon phiiot^^]ue 
d'une autre, ni àue Tangté^vancé d'un 
icubequt prefleui main d'une mâriiért 
inégale i doive paroitre à (êi yeux > tel 
qu*il parole dans le cube. '' ! 

K^ons L'opinion contraire eft (outeMëdans 
coBtre u unedtiîcf^atiôn inférée dans lés mémof- 
f^^^t'^rtidcrréronxdM'i • T«Jo«teraf ^(let 
qucs railbns l ^ùi me paroiflientdd^voni. 
trctla vérité de tctte frcoftde opinion 
contraire au (intiment de Locke • Si 
f ofn fûppofarit dans le proUéme deux 
corps , 'dont l'un tîn été , par exemple^, 
dotxécfaiitrcrùdeàràttoucTiément , 
en un mot) deux corps . quifl'cuJfcnt 
excité dans îTibm me qui les tèfichdit , 
que de flmplei' fcnfattens ^ il ntf p(^r. 
Toît pasies difiinguer, & les ree«ninoî. 
trc au fortîr de l'aveuglement, jufqu'à 
c?é qtfît eut combiné fenou ♦éHesïénfei- 
tionsileHiVaë, rfvct^'télWs qu'if Wvek 
iupatiivaiittef rWdtirtitrtitnt' * «tels 
11 s'agît ictdMrtè 'idée-, ^ui n'a rien tJe 
-difF^enr tpour le lêns de la vue , quoS- 
«quMntroduite pa^ It (eus de l'attouehfe. 
meut .* Un aveugle eft capable de ^on- 
* noltrc- les figures ^g^dmétrtques ^^S\ 
n'a jamais vues . 11 connoîtra lé -Wifs 

Tm^/L 



I O R liv- IV. 10; 

compofé de longueur , largeur , & proU 
fondeur parrattouchemtnt. llconce» 
v^a m^me tepbiht gédmérrique y car fi 
lepbinf nVftpa^ palpable , il ^eft pas 
non plus vifiblev iBc t'efprit Aie figure 
par retranchement • L*a vcugle connoi£> 
fant le point géométrique , il aura fans 
lavéè'uoe idée dala ligne ou de laloiw 
'^ur par l'additk>né^ points^ car tout 
bommeqdi <ipprend lesprémkrs priiy» 
ctpes de ta géométf ie 9 mtmt tes oorpi 
de points, de lignes, fi? defurAces > 
qu'il ne peut pas appercevoirdavanta*. 
ge , que s'il étoit aveugle: ce qui prou- 
ve que les* tigures géométviquei n'en- 
trent poiilt dans l'entendèrticnt-piap ht 
vûè fbu]e/>u plfit^r que ce (tmifcfkfm 
absolument néc*^ire pour Itf yifttn»- 
duift. Sulvanccei principeslncontefta^ 
;1>le^ tté(Vévidttitqu*ui} aveugle accou- 
tumé à toucher une épéc& une épiii» 
glé,f<adt» leydMberner par l'orgMftdc 
M yfiê,' dâbquHl jouira de la lumière . 
LVutéur dtf la'^diflkrtatioA inférée dans 
les méihoifes de Trévoux , mpporte 
comme un exemple qui fbrtite le lèn- 
timent' de Lôcke , &qui eftuneobjve» 
tion au fien,cequ'onditd*un jeune An» 
glois aveugle de naiflancê, ^ue venant 
à jouir de la>0«Af , il ne pDif d^rner ^on 
chatd'avec Ibn chîen^oles v^aAt^uoU 
^u'^P]^ acÂdutumé % kidiftingwr 
parfeite m crtt au toucher • J^ fof^fe 
qu'on eût préfêmé )i PAngloiS'dansce 
iMmeiit Ton ehat& fbn chevalet eft évL- 
VlenV^^leti^tâlit la rfiftin&iéiy h lu 
1 Véê : 11 mé ^roit aûffi'; Ar <pit Mvoc 
'iiVèt^i^lc * doit dtflingutf le globe iStlc 
' cube . L'aùteùDdfr problème a hii mft- 
me indiqué le défautde fon opinion, ei» 
' fuppofant le globe& le cube d^égale 
-gr^flèut'xar par<ette^récftutioii ila if- 
connu queFtHréUgle atàint^ue^Mlr 

O 



• k^» • W* 4 *4 






.îTTv 






■p* 



riMMfctfMMilhiMI 



.;■, i 



r 

' 1 



■' y. 



— » 



lOiS 



• r 



( ». » 



T IL A. I T e: 



t 



idf es ^ mUQt iîé<t>^ ^«pAc^ propprf 
J^(QC»qi)t ttnfl^ÉqiMsarc 4*4im lifeH 4f<i«r 

in/cnfaMQfîdciai^rqilieft npuvolk 

J(éqilf rr^& dfcte Jig$e <kot(p i om 4ii 
2gk)bQ&44fc^, Avant ^4rjpiik^ 

J«a lignât «réels rda.caicre ik 4a civo^^i^ 

i*alccoMadqncÂl a t)c6MtfibJl 4i&fir«2er« 
jfirapanr dbpsk f|obe& 4ans k^cybc 

4mdQgrmictm« jl ffmimaii^wm^ 

imi!elkt<lPiicMQII«f dws?|CMm ^ «î^ 
J^MMI^OnM'^lM «PO gçowciM: 4^ 

i4ii^ïcwbv)çr 



i ) 



tm r ^ ûB^iéioiiMpiÇAC^ parla jpi^ 
de ji|ujr^4a>1iimiérp, ^ais fKMvpai^ 
Àutf(dtiC!Dq^HiaUQndai icmsidetU yû<; 

, QupMpi'il n'y j|jr |HMnt de r^Iatioç |^* ,^- 
5raCKeJ^opéca(;ipfi$dici)0|^f^^ r^**t^°^ 

ji^6»ppléa<^)qucIbiÂ!ceu3U}ui txm ^^^^^ 
^nanqucnc par iHiej>ltt« grande f^S^<^ ^"if^ 
ti^^çs aiiu;es«On a vu ca Hqliandc un dcsauœu 
juveuglefi' Jj, qui -écoic très bon oiga-> 
jHÎfte^liM !dircai;noit.^QCe i^(&de moiw 
^]oic»&ide<c9ulqiirs^ & qui jQuuit aiM( 
catus. Uuççr^am Jean Çanibafiu^ de 
V^dc^wbpo'ifulptcur 2. "éunt devenu 
IMfcugieàvingtaas^ s'aviâi apxcs un 
repos de dix apn^s > d*c03ïer.ce qii*U 
jMuaroic fiiitt dans ion aiétier . Xitou. 
jrfMifew.eKifta nq i t !imc4bmM?de naar.* 

Aittr,içem4p4éle^ii*ilnevojtoit,pas , U 
]Cfi fit4Vie dfirfik 9 ^vd tcfljbmbjoit fi 
ibien j^ Coipe}4]ue tont lemonde^enAir 
^comé« Le grand due f eidina4id eiK 
,yoïa^|ailpcc)ir^|U>mc»QÙ il fitunç 
^«uce^flCttj^^'^^iSUe u^kmbhm^ ï JJï^ 

, .Qlïjyttià l^^:<mt dq grand duc df 
,T^ifiw\ctcii, u«Àoi|iniequi,a](fjulcf 
jCiD^bai^dés > .diftinguw Jes icotdeim 
4PK9ur(l'iKt(C9i^beoic<it« UnartUâs aveu* 
41^; i(,l ^v^oil toxthicn en iciUpcu- 
' ;%)Â^, >Qnrema]^uc en géiiejr^ ^ 

k ^ dq ^ gjok bc^mçoapiJltts viC J*açf 
. Kci^n de J'ame ^lint naoins ,parta^ : 
«ais il«*asiive pasî ip^^^psc^^ucmèftt ^ 
^^ ceux ^oî 4mt Tôuie dfire ^ en 
Ifics^ JUt '>ttë f 1^ £:Mtp ^ c^i plus 



^ j i», 



l 



7. 



thL30swn.i 



f^j0um%dêsffêVsdH'io*A9iÊi6Uè» 






D E U O 1> E N;I or Nr Liv. IV. i^r 

pieaicc u û^ & ik jQNMT dc» ifilkûflieofej ;à uA: vBotpit^iôu.qoLcUiad'svtre&cxcknc 

^"^^^^ bcinme ibMd «ê miM dtsfaifiKimagn&Mes . GM«»nrâ>^ 

^ta*y*qiiflr)oaRdci|udb|tttiaftlHi [/)qu*iUK)dàrar^cxcdlr»eftiineiii«r«: 

mept Jtnutfiqo f/ kiittfm km fiife oog* qaed'dftitypata 4^ hiqii«lttéciMi«: 

dmle^mâBcbe» qpclcsibatiê poÉriMC de&ieciieidiiocrtcnicftpttipceîlBeiK^ 

avoeffvea&f for les den orifices qsni, dseïod9rac|dof(ubnl,. &qiie<iofnîî»» 

Qoaarontau^Kkâusdttjpalaû. cart^mUtté» readcat ré tmgiuMkm phi»* 

^^ bc9^BCt4iéf(lBiftistentfiirtioégs- vîveacpliMleooiKk^ 

4es ftaf leHnoii^feak»erit^nMsctta.d(esiM^! . Qaekpies ja/àcma omnoifleae let^ 

^.^^'iin^cédiftml^ete 4i:^pielqÉksa^ c«rtef.aiilMeinr» aMtfettkaKntdtf^i 

womaXf> fith»ontJtiiiimdcg»é dV»^: coiiiitttwics:JgiMa» awirciiooBe J»: 

cellence , dont les iêm faomdtasr n'ap^^ OMretSflttKaii tnoàitdiorgftj de poMMc' 

prodKiit paé , cooimc l'odorat ét$ dcpottrasfa^a'andsK. 

• - cfakoB» &laf4£des^aigks *, OMÛs^lœ ^ Ixi(Mdeta«tt<loft|Kiit^tfeJKÉfli 

kMhwfoà iUMu h mê iont fettdiéBuntt dî(Sém«tdcn»IeslH)iiuiics^ psorlcs^iu' ' '^ 

dM^kstcbttfiots iiidivjdttft. . aKhfians4lcks.^:oiilears J0«bfrts« qoe ' . j 

.. Çoftuncesyérieiiee pf cfqn jauiM^ pooriinefQitéràukfdifbmGajplusoit. 

liécffé .^Qoccrcaines peKibnner&ntex^ moin ôloigtiûco « tt >n'cAI pot mi q«r 

ctéoibDcnt bkftéesdTqnbroir , qoèeft dent homaiet quidÉfent d*«» objet » 

miqoe ioiênfibleèceoxqmaBtphiedo qo'M cft-gnwAoïi petit yUikm cfams cer 

tectdfcdefMcé^&qoeiefoaqnifin^ ab^kKiàH|ef;reiideiieyC»rib ne)».: 

pe Ciésdiftmâûient oeccomtoreilleib^ gaitéBk.|pDmdemt > que pat co o ipo : 

éului^pb'fliifieconicAc aoxaMJti*, rgifiui ». il nfclv |?ei' et pt wii m'i i pi gyqœ'' 

- Ptosoa moins defei^tioKtépowr i» d€iixfaoan»e»quidtfentqafttn.difetefti 

frfaéfics de hicaUe , «n difteiodteiiit foofo» appeeçoérenrdesiiMaces&a»» 

Dtasottotoinsesipiisdeioias» omdcs. hUneSé tt^a «êoup d'ouctal plw de- 

liqueor^, montre oemfaien k ièas d«' vraiifêmblanorà peéftaMrleoontMfe»^ 



t eft diAÉtcncdaasIesboniQiei, Patil 4^*^^'^^^^ ^^ ^ ptoifieè rmi » 

Jove [i] TieinarqoC:|. iîiv le papr Adrie» m doiàgiréabb à t*aiitrc«- . > 

Vl«qua, leoinwl jl Ofoir le difinfoe* iMbosMufeftonspafyQgctparksiên^ 4«* 

Afntfaiue#en<Qq«itrigttfdQlegoisyecu dc€effltelBsriKirc^feaaoridk»aièn«f^^^^ 

iKtaeiic » . anlfi %Mt il le |^ dcpeayié». mis leblemenc do iamc^qo VHa ont: ras let cho- 

enoe qoi t egardelabonne cbéniSi qa tl avec notre corps » Ccft ce ^ a. fiût di»- j^}^!'^ 

aîmok la meriaoheiio point» qoe toot ata»Pl MaUebrancbe , ^ tMeapaa^; 

le flurdié de Ronio 6 angeqiseét de tioo dematiérr t fbt^tr ceMe dont lao 

voit cM« Ttte 4eaoée^eMHKlrdîoa•o^» oieaK^MooRipib^necoocaaitpaieiir 

Bientreocliérieparkfraidopape. fiiip<»<feperfefttMf4UieqiieEai«txe« 

QaelqttesodeonfentiiifiipporûblGi' TooitiiiatiSbefltMafaUe^aediïfiEB^ 

^ r73 MertaocoplêbéToidmodampîfc^ M!fl qui dtfiftu pi^cflint , tixbt ingi?i 

Adrianus VI. ficuc in adminiftrandi re« niofiores, quia calida & ficca cerebri tem* 

piiblici heb;0tis injseoit > Tcldcpravatiltt-* periçsoI&ÛùpracOati talîs^ w^Md ima. 

diciiTita ia cJculencssinfalfiiTimi guftÂs , gioàndum prompta • ob caliJit^tcdl > ^ 

vleq deleâacus, ui Gj^ médiocre pre«> iqia|inuBi teaax^ qb^cciu^cia eft* C^ 

tium, ndencecotoforopiicatotioâieritf dsf^.dtjMiritif.lii. , ' .^ 



rO« 



T K' Al t: W 



rcfic de mouvement > & il lui eft égal 
d^avotr une figure terminée de telle ou 
deteUe fàaniére y ^& des mouvements' 
réga tiers ou Jrv^uliéts «. Laeaiibn ne 
nous dit pés que tefi>leiliQit.plttspar- 
fajt> oi plus lumineux que ta rbottè'r ni 
que les beautés les ptus éclatantes aifenc 
aucun avantage fur les cadavres Irs^lua^ 
corrompus . Ce font nos/cns hvkt 60' 
tvoinpeur^i. quinousledilêac j Ona 
beau & récrier i toutes les radletie3> flc ^ 
les exclamations parcactt^t^fioiies Bc * 
badines SLccox qui examineront attei^ 
tivement ce que c*eft que la matiéfe^ 
4T. Lesobjetsvttsen(èmble[^] par un 

dân!te*rên ^^°' horw»»^*' > "c paroiifintt pas 
deUvûg. toujourséanslamême fittation •. E>ei 
lameme^étre & dttmémc point , on^ 
VMC ua moutih !q)uelqitef(»s oommo. 
plongé en partie au-deflbus d*un bati«- 
ment, quelquefi>istout élevé fur te me* 
me bâtiment^ & quelquefois il en eft 
entièrement caché, ixs divctfes teimpé» . 
ratures de Tair tnterpofë ,: U.quaittité> i 
la oonfiftence ^ Scie mélange dei-vo;^' 
peurs cauftnt. cette variété v en pnw 
diiifaot des réfiraâîons tantôt plul 
grandes & tant^ plus petites, 
c X^imoindre frotement de Tceil Ib} 
étend pu re(rérrefes'ob)ets» juiqa'à la^ 
- ^ diflSsrence la plfis<xcc;fBve7 ^quelquefius 
:' \iinhowxa^iàyxât plusrgraodsde Voàl 



n'admettre poiat^de ralfon^quipbufr- , 
roient bteder la vue > dcincure encore 
oudque temps retrdfie dans Tendtoit 
tombrei& n'admet point ^Hkzèc raïonf 
foibles 9 poM apperce voir les ol^ets : 
Dans la (ituadon contraire:, en pallant 
d'un lieu fômbreau gtandioor > lapru» 
nclie quiseft dilatée dans Tobfcurité ,: ' 
pour recevoir une plus grande quanti- ,' 
té de raïonsfoibles y démente quelque. 
tempsdUatée m grand jour « & reçoâti 
tvop délions vi& s cet eaoésUcile l'orna 
^me delà vue* i ' , 

La prunelle de l'œil >|>hisoa moins £^i d^ 
CDD véxcjdoit âiire l'eâet des {unctoesou m^^i^» 
desmicrolcopts . Aiimicft>fcopc<d'ua 
auteur Anglais iklt htpDÎnfèd'iMa> 
ég«ille'(trè$ ftnq elt inégale ,v.iitégu« 
liére, obtiiuiê> large comnie (|a qisa« 
triéme partie ^.poulce y le trancfaabr 
d^un raibireft épais , comméledosd'un 
canifs les fils d'une toile font aufli gros 
que des cordes f touts les cheveux font 
prefque ronds > & plus gros partie bout, 
qifcverfila' racine^ le piédHnw môu- 
dxeeft terminé pardeux griSes û:àc^ 
liéeSiqu'elles entrent dans les plnspetits 
pores t pour attacher la mouchcàuB. 
[^lan perpendiculaire à Thorizon , ou 
pour la fufpendre à quelque, plat fond i^ 
laglace du miroir le plus poU eft 6U6« 
née &coBipofëed^uieiufinité de corpst 



' *- H 



i. 



gauche ^ . ^ue du droit [ f ] , * iûi vant: inégaux^ qui refléchilfent une 1 Uflaâére 



les obiêcvations^ rapportées dans un^ 
jownal dcsipavaos de&ome i Quand 
oopaffed'iioendroie fort^édaicé daosj 
itfftUeii Éxibco :> ott^nrvoit pluk rien 
d'abondiv ia.mâmècfaoièarrive'» quand t 
on paâb d'unliétt Airs; ibnikbte: xfains :uil 
lieu fort éclairé w» La prunelle retrel&e 
dans un endroit £ort éclairé > pouf 



de différentes couleurs • Lesmémoires 
deLeipAk[/] rapportent qu'on a ob« 
fcrvé& compté quatre mille oeufs (tirés 
d'sui petit ver ^ .t]ui joints enfemble 
n'étoientpas fiigrosi ). qu'.une.parceUe. 
drlàfartnelaplusdéHéelv, t*^ ^.^ v- 

Rien ne prouve mieux à combien ^^' ^^ 
d'illufions les jens[ ipat expofës^ que les 



Ig} Mm0ir,de fJtcad. dts fiienc. mM^ 

Sd. '^ ' ^' ■ "■ . 



?7o6.*.Sd. 

in 



€. I4« 






' ' t * IJourn d^sffgHj du zo!ùéçefn, 1 66^. 



DE L' O PI N 

l'iMiw'î' dircrfcsaîinpo((tions«IcsrBiK>iri,Q}icL 
ktniioiii. qucsunsgroffilTcoclesobictSiilyetiaoù 
i'oanepe^tvoK quelesâguresduv- 
tr^ pcifôqncc, & non pas U lieiM:tc pro- . 
pçcv onçnvoitoù.toutc$lçsfiftaiKïpi- 
toiÛcnc renKcrrces , ou qulpolfîs cifCff • 
tains lieuZiiKreprélciircatrieii, âcqui 
tianlportésaiitcurs , Cmk çoome les ni- 
fqirs orclinaires . U s'en troayc qui mul- 
tiplinit Ic&qbjcts^ d'une Teuli: choTc en 
repréfçntcm plulîcan,oaqui nwatreoc < 
Ic^ partic5,(|eKF»à cf^oitj&ilcsfciKlliEçs 
i gancl^contre l'ordinaire 4c5mKotn. 
Certains neTcprélentcnc pislesâKarcï 



Smsemploïcr aucun artifice C»],unc 



I o N. tlv.IV. tog 

tour qoarrée pacoît roode à f œil le plus **• 

Tain , qui U regarde d'une diftancc un f,^t *" 
peu élotgaée>un aviioaidniit luipaiCHC ^f ^^ 
couriwduul'pauïlatcerepanMf [»}en- .:"*' 
moawuapic«ieeiucqukiiiuKeinb«iqaés' <. 
fur^mcit .■■! -1 ■ . 1- ■ . 

Qj^lquet maladies ibncpanâoe ip 3 
touwlcscouIeursjïnoesCf l.d'antres! ,. 
le$(bntpatoîcretougcscq.iuiicdu£u|;>: „ 
llyadcsiudirpo&tianaquifonttfotinrt ,. 
U intel.4iitH: rhomlntf. qui £e' ports le „ 
loieux )ugC' d« viarvlitsIfU^Ëérvn^iimt ,. 
ayaoc ou yprcs le rcpaâ.> .Oc Ja même' , , 
chore quia ét&crouvce cfaaade pat lOn . 
bommecn entrant daas .un baÎQ chaud» 
leJâifitdefroidquandilcBfon. .. 

AouagorcJlrilâiUEOoic^ue'b iKige 
n'écoitpas blanche, fc^lquesfibitcK ., . 
lôpt^e&iicvQaloteitfaiptfCKtlfiMaiWLnp^ .^ 
porcsdcsfens , qut^. lorsqu'ils ^dlciit. 
cooârtnés parle rai(bnneQ>ent . .^ 

„ Puiiquc les accidents de U maU* >^ 
dicdelarèveiic^pu du (oBupeili dtt:>: », 

O * .: ; .. 



[m3 \J^r^.itv»)ùt}fti»»timf.t,%6. 

[»} NiiïiîriiiTt âultn«eft cmamitteic 

{ealiEius ooine 
Judicium , &IIuatocultper(3cpè viden- 

tcna , 
- PR)t]ueaJiomoD(lnHtiiliitd.Oemei3ico 

io andu 



Eireduas crédit fiammas > x fiia-Mo. 
■■'..■ yeri.: ■ ■ '■ ■• 

Qoippe raero tuibatiocuU cuib>Dt'(|i)9r< 



que 



lirum . 



Aëf pnlerci folct ipfos verterc feni 

ftij; 
NaRiqucmodo eftelanu > modcH tutbi^ 

■_j, du»j huroiillinnune.eft- .. ! . 
NunclîcciK.nuocetldenfMSi.iuiadra-' 




eaiget, . .. 
fenftts , 

. iQiiuealliruntcamealu. purceCiuere- 

quuRtnr ,_ 

.. IntenJampfr^MtoperaiituiiUtçbiiui' 

dum " - ; , . 



[j] Luridaptitereàfiunt,qnseciuique 
inentur' ... ', \^ ," ^ „ „ ■. 
Arquati- l'WTf'.^'*'!4v ' i 1^^' 

[r3 G*k».d*nmptriif^»f,.Sil>:i.-^ ^ 



rra T X A 

, MoaugneCi), nous famt paf^n«t« 
1 cbo^«acics4]ii'clk>ntpaiomefita<Bx 
; '<mn,.«^iK fagei,J»>ceoiiqm veillenr, 
. "n.'eft4l pasvta^nblablvqtic notre aC 
I ûettf draiceflcim hoaMafs nanti^tea 
, ont auflî de quoi donner un itn atis^ 
, diolisifcrapf<amiit!il(iaFooAditiaa,& 
t letaccoainiaKlcr à loi > comme font les 
, hMMofs déréglées, & notre raqt^au£> 
t ficapaUedtf kut fcnttâr ha vifagt, 
, auaan- h -matodie . 'Pom^vcrf' a'» 
, lettopéré^itetqscfiiriiiedesebjeitiFe. 
, laim* fciy cemi«rintctn|iéré, &iie 
, lMRiinpritHn.t-tlpMnrpflpeMI«[Mnt 
a l^ctunâércî Le dégoûté charge la 
, fadeur a»vi|i y le AmlafiimF> fal' 
, rifé^hi^rMitdltê. Ornocre éatavcom- 
, moditatiascbeiks^(oi, tikstttrnfor'- 
, nuint i*)on fei-r n»« M (î^vens plu» 
, (jaaltes-fântlv^dtoftvcn vérité,earrten 
, nevient^MovsqttefalGâiï&akérépar 
, n*i'fen»....3nideineBTant,<tutfei'ap«0' 
, prtaïjugor d«Ms-<flfr<r<Rceiï Slleft 
, vieil , il ne peut jkgct du fcnciment de 
, U«)C4Uelb,ct9ntlui.4nlmcparticrnce 
, débat) s'ileftjeunedeméiiie^ faint de 
j tn^mc-matade, donnant, & veillant. 
„ Il nous budroit quelqu'un exempt de 
s toutesccsqaalicés,afinqucfanspréoc- 
., CMpatioB de jufMtmtf, il ftffic dates 
,t piopofiàonvcoBiiBcïkiiiiid^rcnies; 



AÉ k^ct compte, jl non favdhfftùirjage ^' 
qot flc fût pas. ^- 

Ibnt trompés pardlrk leortour . Ceff •t\it^i «■ 
uite fevrce (f errntfs nwtucHes; Ce qatf ''.!if'^^' 
ntnsveRNffouenWndoAsfrJthins ane' 
gran^ agiratiofi de colère , nous ne le ' 
TtHOPS' m ne t'entendons tel qtfîl eft , 
L'objet ^e ncms aimons [«] nom parait - 
clarmanrâr fans aucun diJtnt . - Dans' 
rertfràl &dEHlsPaATtâion, ffrd^rtéda 
jow paroît oMcurcîe ft téncbrcsft.Nes 
feiH non tëulemenc Ibnt a!térés,maîf 
entiéfcment fuipendui par les paffions 
del'ame^cominepaTune grande ftn^rt- 
fêjou pn tnK[jr>Tillefle exceflivé.Côm- 
bicri d'ob/ets préfimnl nos fcns leur 
échappent par cette feule raiibirfy] que 
notre c^iteftdiftraitjooocctroé ail- 
leurs! Le P.Lamf fe trompe afturémenti 
lorlqo'ilaYancecettepropofitionf x] î ■ 
Il n*cft paspofliblcquetoatjmcïdivcrj * 
fensiincapablesdeddicih ftiFarriftcci ** 
concourentàmc rentiretémoignagede ** 
laprélêBCcd*iMi>(nineobjet>^il A'étôit ** 
véritablement préfênt . „ Lorfqi^an * 
homme par la force de fon imagination 
ou par Ty vrcflle , ou parquclquc acci- 
dent de maladie, eft vivctncntpréfxr- 
cupédclapréfenced'anobjee, il peut 
fenire iqi'tt croïvcn même temprle 



In Ktfolcmgetninum, &dnplicafe 

ollendereThcbïi. Ph;g.£it*iJ^. 

W (^dqnwïamatoremfugiiniiviiït, 

" hrc 

binom totyfoM 

Stnrpefqiiefi- 

oqoe in boA4re 
Tîgero. LutrwtMi.^ 
■ Ij'I Cnr* ï(r»« Twiinïipm- , hiténte» 
ftupent . Stm.i» M^tgwJL 

- tefomt, • 
S BOB adnrtu ai^tmin > proindc ef^ 



{e ma£ omni 
Tempère ienmK biciint thst.hiaete' 
motz. lMtrer.Si.4' 
' NorCRimiiXnuncquidemoctiIis'cerni- 
irtoî, ciqtne videmus. Neqnc enimeft 
ullns lèDfns in corpore; vix qutfi qusedim 
font ad oculos , ao nares , xiiot^iCeAe 
animi pcrforatx : ira(nierxi)èautcoglu- 
rioD^t mtiîiquâ vi morbi impcri+ti, ap«ï- 
tisatqneincegrisA: oc&lif A auribus nec 
Tidemus , irec airdhnus , Uf &cîTe întHffgï 
potTiianimam, & vidersét andirci non 
£»pl^tef>'4na^qlnlï fttK&ne fnntini- 
mî' eu. 

■ tx2 ■l'iiên'/MtMmtiiéiUrtliik» ^ m- 
rrn.y.fétjh 



4*. 

DOUSBC 
ifïTODI» fi 

coapkt • 



DE r O P T N; 

¥èk ^ Ir tMidbcff & r«iHriidfe%Aiafi «V 
lui ^«i cmïoir^affiftefJi da ff flt to .» 
aooiaiknem9Foïok<ks«£teiifitc dei 
sMificiMi» JBiis U;etticDdQicinifis rmu 
«c Ictus ontens^ &âl ftlMpitpfirfle 
dc.la:firafedc^ IpeâaMMi • 
. 14oB5>fiefoairauiçftyoir ii k moa^ 
but idc nos ftnt «ft cMiplct » piii£pie 
DMS n^kaàgioons Bc ne oancfiWftf 4MP 
cwx jonfêaimiKtaf Fiifay . Ibcftio»» 
pefibte^ iÎMse 0otaipi}ondre à un avc«. 
glené^ cciioatÛ «ftfirivé:: s'il kfi^- 
grettc » cp n'eft que ptrce qv'il ippnstià 
de nous > que nous poifidoss quelque 
cbofe jdVxœHent qui lui a-eié softle . 
Qai /fait fi ks hoânes éaroitet de ii«s 
cwwytfaB^fts » tant de.étfficuleés que 
mmsirtiicQDCffQiiiilaai la dcfioavortcdes 
çholfea » w iont paiûc cauieQi {>at le 
aaoquemenc de qudqttc SauH Lespco* 
prjénésifaî oarcflé affdJéesjocctiltti j 
fliBigici <aHci dcjKaittuwi d'ac tut c Je ^t > 
ibittpe«Deaie;& nMena vraMêinMabb- 
ncnt pdMiyiblciyarfqjiiélqtipftwiiwi 
lênficivca )q«i exiftepc en Ja .HatMe» 
fiMÎi quisenoitf ont pas iti dennÀ»» 
Qiélqttcs aaètMi» ioot fettt-i£a» de 
ces«sqMsieosn*avaM|m. N'eft^ce 
^iaCAqiidlqiicAns à-naos itMomna [a}, 
^fBEioaMMiS.crifvsioas ^ aeaMKnHDS^ 
&lca nttjè riwifir iwiiamt! ie naik 
3teur^fa»tQag|BqBc:la tneilkare flire* 
fans 7 avoir taté > & qmAktrtmm 
aa ^hîcn » à J'él^phanc ^ «i ferpent 
llMbe^pnopae à leurfpéctfm i Uny 
a aupon feasq^iii alaiti uat> dommafion 
fart éiendttë « JctdoMl il ne dépende 
laa flMnd jHMdbre ik -conuoMancai 41 
Quoique icm de |)litt noosaàt peuD» 
ctre bit appem wir Jarérité cittiéae- 
JBCsnt 9 jBc 4 dooMMcit dans les* MSfts 
'joatiuDeli* 






47» 



I O N. Lîv- IV. lit 

QttdMli^ 3iaft d^iMNMppotb ^ 
ffitMàéàxamitfot qaM.o^yaqnedoq 

6aspodiidas »Bci|irJfi.lag»rtticto«k 
damK daraMigfiauK animaas » dBstcnC- 
^JBoticiéîfittlilei. 

Le P. MaUdscnadMi A lOM opMan . 
ikspluis lii«uUém iur d^eattencedas t^lldSTi 
«ûrpa» U'U'jraqne.Uiai* dit^e.ptUkincotpt 
iNid 4^^eiilaaNirCipJv ^uÂpis 
«onwaincre Kfu'il y «k dans in 
^clqMe iufaftaoeecoipaactte :nuwf«r 
an & par t^videnoe^ sionsioe toa^ 
iodhlcflient potcésàcnika 
i^idqiae «uan» ciaiie ^qna 

ir esprit II faafale que Irîn^ 
feim^t q/maoêâ fùmn et Ifmâtknct 
desMipSé itaat natiirel^ Oien^priidft 
Caittçar dMionie eépnt» nonstirDaipeu 
caic^ ûielentiawotjde restfbieealos 
canMemcftox: maiscexaifanoemeiit 
n'aft Ml onedéttooftfatkmiévidenit de 
ikJiiftençedoi oacps» <ar;noaa «le'^îniu 
mMfNU fonm^vmcmmiétt inmMk 
iioraice qu'il eaiftaïqoolqiie faMbnce 
<wnjpftrftHft> £i «ans 7 *diiiinom>iaM« 
codéntemonr • c'cft tibremcnt* ) inous 
fftovans n> paseonfeinr* ^eft par 

» ft-par Moi&{iient ù^ 

mtg qtoejiDBsiiaaftmvmàct 

ip iSc iÉao "pat atiia impselRoia 

satîncîUi «^ Qprife ndtaflloé y: n.t41 

qnîil ]r>dt das'oaqks .«n^dtfaoea) «te 

^U'ii is'eMdta dans natie ocavtka 4at 

ma i Mfisa M nt sagIs queceni qui muté^ 

ffâaotenties^orpi .^ Jxè fiOSùm, h 

^amuml » ia tfoie ftaduJltBe 4a iim 

iBbun^JuontlyAnvqne ka^bbjott^ dé^ 

itoto!^ oancffiniiM enrimMai )fMni#» 

p^Menteot leÉ conktat ilsr la Akffft. 

«oBdescorps^ Je H himik^émm tMr'a: 

^ dans k>fciifil : noaoKsilhr nmi Ihaw. 

ifciidia Jai^ibaiiaanMnairépHndiii Awis 

r»' ^ • f * ' ' •» ••'i'PM*\ 



T — ?? 






' > . .'^^'j* r! i!^-^g'j!'^ 









ft 



ï I r T R A 

raur&dstm tes corps qui rccenû(!tms & 
^:no(ts créions le mppovt des antifei 
icm^ lachileur eftd^vis h feu , la tlou^ 
cettr âans le foc vr ^iiôdeur dam le mufci 
& toutes les qualités -fendUes dans les 
corps qui Semblent k^répaiidrcX>pen« 
dànt il eft certain <]ae toutes ces qualU 
^peiont poffit hâvs de Tame qui les 
iisot , 'duQloim n'eft^iî fas éMpnt x^ 
res qsalitës^ifeient ckhs; les corps oili 
nmscnviràb^t. Pourqfu^dc^ lor 
icj^apport feust^es fensqui ixwitrom- 
fcat en toutes rencontres , ^fûuloir 
ffopclure ^u*il j a effis^ivctnent des 
<i^t^& jm debors > De plus , fi J'en 
feue £ar k> rapport die^fens s'^urer 
ttfei' l'eflcifteBiGo At quelques jdorps ^ 
je*tâL prindfalemqnc de celiii aaqud 
i*ame eft immédiatetnent unie . 'Le (€0* 
timenc bt pinsjrif , 8c qui Semble avoir 
Je rapport .le plus néceiTaire i quelque 
jcoffps aâtttelleoKQt ctiRtant , c*eft ^a 
:iioiiiciur > xiùmmoim il arrive icmvMt 
5)ne JC0UX i]ui.on t perdu u ti btras- y im- 
•^ottides .dotMeurs lieras vivess' même 
,'JûOg-<,teftips: après ia ftnt de ce 
:jbrasî. Jb /cadrait bieu qu'ils 4ie l'oif 
^iisy^'lpriqu'ilt t»ip(iblt£ftt lew mi^ 
jRidiroios» qu'ils. DCfpvdfut deiïrs^ ^ps;: 
<aâisk; fe»tiiu c Mt de»atooteur4ka cpQ(a>^ 
;.pfi, &'(t>l!oiiiuppolbic V ce qui ^rnive 
iqnrl9iic6>is ) 9 iqu^ pentitTeiK ^tiéi3^ 
ui>rnr.4e/fiwvenir. de.lViccidenc qui Jcs 
^pcivéade ce bras -^ &'qu*ilsceflradeflt 
^'^Mliir .rtt(â|^ldê.lar< v^ë &iie Tattoiii. 
ariKtulant» jUs;hr;pourroierit fc porfiiâib 
Mf^'d9\iù:mlt ffikt^àn brvts dansde;. 
i|itlbilf «têitcot idc hrsboleur^ lïifçh 
4t«lA^e doi^gtot 4*^ '<^^ïcâeor avoir 
:5|e$.<0roe$(iiriatécc: f:d!autres quî^sli^ 

^Çf^Xp\ (il'^it fomémné: cooinvi .•oeUi 
des autres hommes , qu'il étoit (êmbla* 
6te Vceltll d'Uncoq , Tiîri loup , ffûîT 

!lfJ!tf,f.»f3feQit4fsfp|«^5^ & 

. ^* .j .' 1^ ' . ■• .- ' -. 



I T E' 

/en conviens . MaJs leur jame pôuvoit 
fe tromper iur ces cho^>, ârparicoi»-' 
ie^ueiit toucs les autres 'homiDiespeu<^ 
vent tomber ' dans de iemhld^ks er- 
reurs 5 sïls jugent de$ objets fur les 
rapportsde leurs fens . Car il faut re- 
•marquer que ces fols ieiro^ent eâeâi- 
vciment tels qu'ils penfene étie i j*eru 
4!tepirn'«ftjpas>pvéc4fememutaqs leiêi»^ . 
•timait qu'Us ont ,* matsdunn ^'j^^^^ ' 
4nentqu*ilS' forment ^fi'rlsxiiToiem Gttu 
plemeht outils iê voient , ou^qu^'ils 6 
Tentent (emblables ï pncoq^ ilsneiÎB . 
tromperoient pas. 

j'ajouterai à touts ces ràifonne^ 
fiiemsduP.Matkbeancfaey que^ iui^ 
va|it cette c^pthion , qu'ii n'exifte^eut-» 
ccrequel>ieu>fc notrecfprics ilyoOi^ 
roit<iyequois'applaudir^oitréinémenr • 
de penier qu'on tire de fa ibule nna^ 
^inattonJe ibieil ^ la Juœ ^ leiaéeoiles i 
(& tout C€ magnifique ^âaote^du 
mondé .41 laiàroit dun iauere côté 
avoir l'e^ffit bien mauvais iSC'ie^coMur 
«bicnMrrotnpu > p(Mirinimiter>toutce 
que le fpeâacle du monde; nous 
:préiênte d'borriblemem pervers . Mais 
Tioa , Kimcntion de toutes xps chofcs 
,ée nous ^Degardcrdit iphs » fuivatoc If 
/yiifcémeiks jdéeadb-1>;i;iallcfactociie» 
5>aroe:^ve fio«0 ^Vus- cDocor: cbii£b 
en Oieuv Jes plus admirables j& 'lus 
^ihisdiffotfmas^ . ^ 

. Suivant Epicune ^ Ifes fensoe ipeu^ cu^tyiàt 
i^ent iè crompir , 4'imptdBon . ^'ils det fenst 
dPeçwrène^ de Hôbjct étant tou^ouG qjjjî|i, 
9tase, &icraifwnépJHr un^moTEVamccit fhUoio- 
quieftxécl > quand icbÊaie îob|Ç( ^ ^^* 
roitaUènt : anais ce œcme fbilofopfiit 
avoué que l'opinion qui fê forme de 
• Ja:fi:n&ciDn » pent'étcé fmtk, parce 
jque la réflexion que l'ame .£iit:fur 
cette fênfâtion , peut porter à faux • 
'*T7èll dire la même chofê danslë fmd 
que les 4i]WrcspJiiteli?phes^ 



•t" 

I 

1 ■ ' 



DE U O P I N 

/iOtaéronrf retend Id'i quedeft utie. 
i)fitikmitkjvtticxkfc9xiK dieux, que de 
rauiêr toute confiance aux fenSi coaii« 
sie4î nous n'avions reçu des dieux 
ijijiit des ovganes faiux &..tron^)Curs» 
pdbr feryir ium £asâîo»rde fcotcn- 
doment;i *'/ * : . t 

- ^Loecéce^ dUcipIe d*fiptixire.» imt 
valoir de ibn^mieux ia ccrtitodr écs^ 
iens. Vous trou verez > dit^lM^ que 
toute connoiflEance du vrattirefenori^i- 
gtnedU'têM: quenou^ n'aMonsauçu^ 
lit faculté^ capable de réfutée Jcju? fè^i 
IHo%nage> &que rien n6 raàrttiejplv^ 
dt confiasMX qu'eux • •:-;..: { 

' Ge qui s'apperçoit dahs*)4si objets t 
di^j^ ailleurs i;/] , eft vérkabk . Si 
oôtre efprit nel peot^iré£[>iKàrc ic^9 
dMittfcév pduxquoî mo.iMir quar? 
céeiiH>usLparoîii ^randerldrlqurelkleft 
vûëdeloin> il vaut mieux qiir>€<îltti 
^ ii'a'pâ oneèonnetftlvtioit à don- 
nev de ce pfaétKm)efie'>. sxpliqsue îcn-* 
patfaiteiMfic losicaiifesde raecjâcde 
Tnutie^igûc^V qtet de.pf rier.qiieli|4IC 

.' acteinoe-'ttx tïijekaat.^^ztifcOSttUi d« 
vîoiiev'Ja:pâimérb iréijie^e .toii(ir vé'i 

'^ rite) '& do«éiivaifiêc.«ittiéfi:ment 1^$ 
Ibtî dt a ae n ts fdr leffuclt nbtre vie &; 
nM«r conftrvatîôD iboii étaïéefié Car 



lOîf.Liv.IV. 115 

OQD fquienent toute rai/on tombe en 
ruine ^ ipais la vie mémeeft détruite 
iâiis la cçnfiaace aux fens , qui nous 
Eût évker les précipices , 6c les autres 
ch9fo.j?}ii(îbles. Onpeut obférveren, 
payant que ce poète qui nie la provi- 
dencc di^ni^ , eft ramené ici par la fbr« 
cçi.DapDDetle de la vérité, à confefldc 
que nos Icns nous ont été donnés pour, 
ià confcrvation de notre corps* 
' Si nousf dpvons nous dé^er de nos 4f« 
ftfiSj, jiiou^ f^cYot^ étrc^corcf jluffur ^l\ ai vt 
nos gardcjS çontfiç. les illuliops J^ les magiûatio»» 
cb^fCfs.de nptre in^natîoa » Dt 
combknt d'erreurs & de tr^uji^es n'cft^ 
elle pas la (burce } J'imagination aiant 
la bouche fort dure» & étant fort fu« 
jéte è prmdre le vçiords aux dents , eqi-i 
por^fouveiK^ V^ytts cbaipps^lép^^if-» 
vre bonitff^,,qufeft un aflez tI^uvais 
cavalier»: Parjpnsfanp métaply)rc >unç 
mfigmti0n fyive; 9ft briUante e(î un 
préfent Fort avantageux de, la nature > 
tnaiic^eft uu préfçnt fort dangereux > 
àr moins qi^ 1^ jufte& du bpn iêns, âq 
btÀfpvâet^pi léAéxions ne fçacbent 
4*t0ftrvw*,vi 

.î JU%i:flfe»>4t riofiaginatiqp font (ixcy^ ^^[cn'^ rf* 
priBHaaKs 9<)Utf)ques auteurs Lui en ont< nMgînatios.. 
Q)ecBe attribué d'incroïables. Saforcq 



«<.^/ 



i[d2 'Quîomuemiim^bits denegMMiiiM 
itm i in 4epsi ve} co9ti}n»clial^ii^ e^i(^ 

î*«î^'5?*j5.re^,us./ntcJUgcnd^ /«I ^^j 
penlandis tailles ac meadaceslnfemun^ 
tio^ praefecerfrit ; 6V. ' ' •'' 
' [r] lûietâKss fixais àh ftwfibu»^di€ 

NotUiann veri». |9Pf W](^oflf:»9fi<rif(^ 

Quid uvijore fide porrd quàm fenfus 
baberi : 
-^Dtllrt^*wvfr;iWïJJ "ir^^ ' » 
[/]^ Rroiadèquod lU quoqne eà dis ti^ 

Himtenpare^ veliimeft; 
Etii non potuit ratio diiblf ete cait- 

Car ea quae fuerioc îuxtim qiuaa j»t2^ 
procuifiniï .':,-> T. 



'Vi&.«it4nd^: umen^PiV^llat rationis 

B^eddere oieudosè caufas ùtrîufque.n* 

Qùam itfanibu^ maniiëflla fiiis emittere 
qaiDqiuniiy 
. Bc viol^re fidem primarn^ âc cooveU 

leretpta \ \ 

' Fundâmenia, ^ùibos luiatarvltx fa- 
ittfque 
Non modo eolâ fiGô imt ônmîrt'vica 

quoqueip^.. V ^ r 

; Qoociidat ex tenuplo mu credere lenu* 
bus auds » 
PmeipUeTqQeJocos vitarc» ^ csttera 

^'M9 afperejhocni|icnda|. &c» LmteK 



114 '^' ^ 

éft telle > il fbn en tttnt MâfSli^f^idii , 
quVIIe petit exciter 6u àp^iifcrtMCs^ 
ks vents, rehdrc l^ir ftfein t>â phi- 
vieux , & etciter les phént^rnénes fcs 
}ilds étfâhges par le poavoir 'quelle a> 
dansf la nature . 

Cippus roi d*Italict^],«pfèsaVttir 
àtCfte à un combat de taureaux i^otK 
il eut rimagmation frappée fertetn^ie» 
rêva toute la nuk aux cornes de ces 
animaux > & trouva à ibo réveil des 
cornes cffeâlves-, Réduites enfatét^ 
par làibrcede fen imâginatton « 

Thrafyllc wt "beaucoup de regret 
[ j^] d*avoir ^té guéri d^one fofk' qui 
confiftôic à croire' que touts les vai(l 
féaux qui arrivoient au port de Pirée 
hti apparrenoient : ftccefiommequi 
simmagiiioft'afflfter ï des |M'écos de 
théâtre [ , fi^l'des corleens » fe ptaU 
gnit de iès afmFs [ O qtiîen le Aifano 
traiter jïuiavôiesit otéde IVfprit UM 
fi douce illuûon. 

'Lorique nous confldérons avec 
beaucoup d^mention- quelque «ti qui 
J&uffîre V la efprks fe tràii^mtKravtfd 
effort d^ns les parties de notfe cor|)l ^ 

2ui*ré)x>ndentflcelks qu'brïvôirfouf- 
iti ce quî'fe fiiitljeniplusiêntir^iis 
ksperiônnesqui ont l'iitKigiftAliMvî. 
ve, & les chairs tendres [/] , & dans 
lesrparries dé Kcates ^xomnie les yeitir. 
l)ans un -motiaftére du Frioulv 4in 
frère nommé Roch aïant remarqué un 
religieux qui alloit toutes les nuitsfii- 
se (aiffiérc devant la ftatuë de iâint 
Dominique, il ôta cette ftatuè de(a 
lïicht, & sfétttrtt revêtu dam la fa- 
CNftic^d*jan babUlemenCs quiîmii^it 



A -I: TE' 

celui de bi ft;lfii(,:jl k mit ^Ms^lt 
moitié nicbcÀ h place, tenanconioèin 
une difiripline . Quand k coHgioiaii 
tint» fuivanc fa ccmcoâscr^rliitu-^ 
priér^9 le frère déguifé x» kint lo 
meifiça,:énanimsnt ftîdiicipltdeb Lq 
religieux eut peur, &s*cnfuiti Stevi 
RioélvlepiBUofiiivit erii3obr^nt ^iloot le 
ftfigim: fentk Uuefitsrrible fraiei^r ^ 
qu'il tomba évanoui. Frère Rochiie 
perdant pas: le jugeasBiit , alla au pluft 
vite Tcmetcrc ta ibtné Aur ioai pié^ 
dtfta^ ic aoroart coiumc 1^ Imtifes'A 
slai iccowf de celai <qui étpit {ài& du 
peur. On trouva tptt iês dwveax ab 
votent bblnriu en xm inftahtr) tc il 
mourut peu de^ jours après-» (hns avait 
parlé * Fréie Roah tore xepenMitï 
cimta luMbémc âCoqte' cette. 4lifteir6 
ï Tfaonii|s Oauspiaelk {;av}>.4oiki 
rapporte, ' '• i* ' ' .. 'Iv-.^,,/ 

De Thoa Ait imétioo C^3 d*ÉM 
Aieurdefangcaofie par la crainte • 

UfoMbkque riatagination iîtt an- t*^']^ 
akiutitpem 'plui fiifircptiblç' tqn'au^ dM°dSI!^ 
jourdlwi KfestgraadDt 6c viofeaies imtt ^J^^ïï^ 
prrHidni . . Mdn» difans fiiifs.iaactoia des Tioieii- 
ém<itiéi»lr;cimté^de «latoi» Jt l%n^ ^"^^ 
moftalicé de tki» V tktnt aiatMiîeas 
plufieiiKs foôeae t c Hc mta t irappèa» ,.. 
qu'ils (é donnèrent voloUtamment la Ff^" ^ 
-mort . 4}aft vrai- que n o us ioma^ca phsdSu 
imlMK decetceipecmaftmttèai'eafan. 
ce V * commecetee vérkè nous^eft 
<ronnû$ 'par des prtuvt^ incômpara-^ 
blemént pfus fortei , & d*un autre 
ordre. ,,1^ (Stlks qu^s^ppottoknt les 
Payens , les raiibns de Pkton 
tdùebéiltf tt%tMi(MS.- •- ' 



vi*i 



>' •";' 



. î, 






r. 25. 
C il Ari/ht. ilefiMtêi». ÊHrfMrâf. 
[ ^ ] . • . • Pol me occidiflb » amlci , 

Hcrn fm:iftfc , ait t- 1» *Éi eïtwta wo. 
iuptas ; 



Et demptus perlrim -mentis ffactfi- 

[/] Domfpoâaatoculilflàos^ledttn- 
-•br&ipfi. ^viiL Mwmn ùkti 

[ai] CMWffémtll. de fenfn riftim^ iî^.A» 

£»] TbuMn. Uft.Ub, rwi 



'M 



Il- 

Des leçons 

pbiloibphi- 
sacs ^ai^ 



.*• 



Des £iiMe- 

chyle. 



DeUaiiu 
cieis. 



DE U O P I N 

Cks^Bolmiw s qi|iXi^»t çproç,vé au- 
Cttoci aduerfific , Te précipita daos U} 
Qicr , par reff<t fçul cJq la kâurc de 
ce traité. (k PAatoif,. Ic^ fouyçraiini 
d*aujp(itpd*tei ii'^iimicttt^iafw^ ap- 

gé(ias>appell/^{rr0rafi«iu:{dq Wimor€4^i|x 
cnlèvâc J<3Mfs fti j€ts c^i ipiak^ cpwnc 
aiwcfcw . Pti)ltc»«ç pn cttt4f Ti^cmié-ï 
rude:, 5cf^(coiitraiat4*inKrj:dirccouc 
cnfeigo^ncnc à ce dangi;reiix philo- 

£apl»* "î .. . ,K, fu ' i. 
. rtLcft£«péoi^%;4'£^yio £p], 9ïm 
dea %|Mrca dAri«pefats aivlim 4« cl^r' 
fmiK»:€^uréKnt.M9i6il>A;Qii* qjac Ae^ 
fentiiesMCciiKes ^n ^vQX^itçf^^ & 4ç& 
tafiints en npiuiM^nt • I^^bc^riuM» 
éttMt.aloKfi.de cinquan^o a<^«f^>, oit 
réduit à quinze par une loi c;](prHBs s A 
ékpaifiî^idQasBeii ' / •]] . 
-: i^ .fflcitifique d^ anciens ugittoi% 
akifll:viveineuc fur imc ima{^nacioi> 
l^l.iTbctfAvdxç qui flonnpic dan$ 



J* ^j 3i 



ION. Liv. IV. 1.17 

pajfa uneiédi^a à Lacé'léqione par 
la mufique. 

Agamemuon partant pour Troiç ^ 
laida près de fa femme Clytemneftrc 
Cr] un munciciu auquel ilctoit txè$ 
expreûjpment recommandé de ne pas 
f9rtir du mode C i ] Dorique .. Peur 
d^ntlayie de ce n^uficien » Ëgyfthe 
attaqua vainement la cbaûeijé.de cette 
reine > ipai^ à. peine le muHden fut-il 
ipiort , qu^elle écputa une paflion , qui ' 
la précipita dans les plus affreux 
forfaits * 

La daqfc étoit. plutôt un amufe-. .'^v. ^ 
ment de 1 imagmation , que des yeux • peiiée une 
Simpmck l'appelle une pocfic muette • f»^«a««- 
l^gi^ 10 décrit une dajife de Pan^ 
tomimes > qui imitoient les vendan-p 
g^tff y cew qui portent la botte > 
^.^^ qui. foulent les caiiins» ceux qju| 
çmplipe^ijt ^çs tonneaux « cetti( qui 
boivent le vin doux. 

MeHaline dans la iki(bn des ven^ ^ 57« 

Plallct de 
^' MdCaimc . 



.■ ' 



1 1" 



j. j .. 



i 



TT7 



ji C 'i»-*#nj;, 



..: . . ^ • î \v } 



C^C Hoc quidem à Cyrcnïaco Hegeftà 
fie copîo^è diipucacur , ut is à rege Ptole- 
m^eoproFiibltusëirédlcatur îlla infïBdlîs 
dicece^ .qpod multi his auditis mortem fi- 
W ipfrcbiHci^brint J GïHîtodHi^àidim 
epigramma in Afhbraciotàixi<}feombro<. 
tnmeft , ^cirfàiti ciïfn hltrfl ^r-accidiH 
fetadverfi^ amuro (cin-mate^ai^jetiflei 
leôo PWtbtiii libre . chi TUfttèiAiiHft. 
tib.u . , *'- s- 

* [/] Lf thtMm dta Crtt/^ ^u fhëSru» 
met g r. 1. f, zo% . 

[^] Plktsrch.dtmnficA. ^ *\ 

ts'] Lr mêàe D9ri<juf éftih fhpre à CMÎmef 

u é^ aux epm^Mts'f capiUfh dé franfporter 
ir^dÊtavir fûfprh horsde{9i\ U Lydien pem 
»fffOHvé p»r Plaràn , c^mmi trop sipt , /ir. 
v$k 0MX pé$fiMs iês pht^ vi-àfs (j^A U dkm^ 
fi i 1$ hGxtt'Lydîen , dont t invention efi nt* 



.-»t t 



trihuéê à Sspph % éteit tmphU pourtmou* 
voir In pitié » CT ejtpHmer Us fentiments 
frîftes'tf plaintifs v jffmiéê fmt t mt m m" 
tre dtftinSfim de U mufique ancienne » 
en xitu^ fiatet dên ÈkMmtJf\ IMMk4 fwfpie t 
tJÊfintiq$êe dèverfiU\ lèLydkmlnmntMei 
k Whiyiie» beSifmmec s- o^ h Barifët gf^ 

Les nnciene rntt ennm dhtiJli U mfyftfi 
^m Hnrmêniqme t Cèremntifr^ éK i}$stem^ 

^tèe . Ln frémiéwe efpétâ éiak. U nmfiame U 
fins rrnvniiléeétln plms décile i eUe Jerveiê 
m exprimer Up meuvemenU lu plue vifs d$ 
In poèfie drMmMHqney comme celle ^ pfH* 
voie ngir. le plus pt^ffaeninenl fmtJmngi* 
9Haim . Ln CkromnHfsu étoic In plnè ton* 
dr* & In plus douce ^ eUi ftrvoit nux peé^ 
fies Ijfrifues nvec rnecomtpngnement des fluet- 
tes . fni^ ln Diaeetoique , on enHisdoit ln 
plus mule ér ln plus fimple , elle /ntvoif 
nux recitniifs . 

[rj Longus dnns fis pn/hrutlo, /jo^,!. 



5! 



iti ^ t R A 

dàfiges M danfâ on ballet autour des 
représentations des prèflbirs & des mif^i 
lèaox de vin , dont ion palais étoit rem- 
pli • Une troupe de Bacchantes ceintes 
te peaux de tigres , paroiiToit troublée 
par ryvrefle. Mcflfatine au milieu de 
<^es femmes , armée d'un thyrfe , les 
thevenx boudés 8c flottants fur fes 
épaules , avoit à coté d'elle Siliàs cou- 
ronné de Kcrrc. 
st. Les anciens avoient une efpéce de 

ronomkV^" danfe, appel lée Cheironomic M , qui 
confiftoit dans les geftes & dans lès 
mouvements des bras & des mains [j ] : 
Ain pareil fpeé^clç hpus paroîtroit 
J. ' , bien froid. ' 

Jamblique [x] rapporte que la Cheî- 
ronomie étoit un des exercices des Py- 
thagoriciens. 



J uvénal 1 4 3 dit de BathyWc : Lorf- /itc J'eux . 



C^tte éfpéce dedanfe eff déence^r 

[r] Caffiodôre dans ce plflage t OtrofOÛJ 

di les mains parlantes^des aâemJssloars 

doigts expreflifs > leur lilence âoq uene , 

leur langage muet» inventions de lit 

mufePolyi^ie Vqui a moMré y q«^'iek' 

hommes ' pduyoieiic inani£Aô^ilcb«S| 

penfëei^ ûittë Tor^né de'la wix v^m' \ 

' Un Panti^mirtie duttmw-^def Ne*) 

ronCi] afvoitfl bfcn reprtfeoié imn^Sl'rJîe^^^^ 
fa danfe & par (es geftes, ifbiftoiiV'temrs 4e 

de Mars & de Venus furpri^ & eh.:^*'^* 
chaînés par Vulcain, qu*un prinee {le 
Pont, ^ui étoit i la (fcfor^flétM» 
lui demabKÏa' ce danfê^r ; mfonAMi 
qu it a voit des tcfiflns , <j^i parlotent 
une langue inconnue, & quecePan^ 
tomiœe feroit le meilleur de tcMli» 
les interprètes, pour fe £ûtc emra^ 



tf* 



.j " 



-ïf* 



t)ue le gracieux Bachylle exprime dans 
une Chdrdndmie l'hiftotre de Léda \ 
8c ailleurs [i^] iï fait mcntioii d'un 
écuïcr tranchant , qtfi danfoit en Ser- 
vant fur table , & qui exerçoit une 
efpéce de Cheironomie , en coupant 



'I ?i 
Ceft à cau(ê de rimpwflion que.lâ 
mufique & la dénfe fontifor rtmagiha*- 
^ion ^ que Plâttbfi |}«3 ordonar^'ei* 
les (oient eitamimies par Içs cbiitetva* 
teurs des loix • Chacun doit être (on 
cenfeur particulier ,& veiller avec foin 



les xiâDdSiS, avec t ^pt^ d' adrc(re, & de ï ^^J}^^ ^^^ ce q ui cft capable de fé- 
li^éreté) qu'il fembloit faire voler le ^ulrc"(on imaginaition , Gc d'y Intrô- 
coutcau dont il fe fcrvoit* duire l'erreur. 



"•i 



' C«f] MeffiilioaaonaliààfolttCiorlaxu» 
aduko AutumnQ ,fikn^laèhrum vindeoiiA 
per domtmi celtbiubat..^ Usgeri psala^ 
fluere lacus, 8c fœmînxf (»enibus cindUr 
tflruUmbamt^'atfàohficautes vel infanien. 
te$ Baccfaas. li^xcrineâexo> thyrfumqua*» 
tiens , juxtaque Stims faederâ cinûus aère- 
te cothurnos , iacere caput, ftrepeatecir* 
càm proczcickoto. TMc.M»»si.ltKti, 

iyy hdî ùirk i)J^^ mmUy yXifLWf 

nmrMulogUy ^ênedmnfén pmsiU vérité % tu 
fmÏMntiMmMitspprisi mds \ti tmi ^ttfiicuUr 
}dês msms , cMr c étoit tm txercice , ^Qiu fét$is 
Sn/hmit. X$nofh^ in fymfof. 



' t¥ 3 C5teiMP»PWji Lcclam mqlljfa^ 

C^J ^/oâorem inçerfà,, oe quj^ihdir 
gnacjio défit, , .:...: 

. $altao(epi fpeÔes, & Cl^rqnoipouou 
volanti ' 

Çultello, donec peragat uandata ma- 
giftri ^ . .1 ^ . .^ . . 

le 2 His foat ad4ic«,pr,c!^ftaniqi lo- 
quaciflimae tnanns > liogupfi^^ci ^ Ctaipo- 

(um fileuU4W*^QÛtio^f ci'ça , .miaffM?»- 
fa PoljriiïijWqgexijre oaf jr^iin o|leiidcn$ 
homines polie & fine.çri^ attatii VelJç 
fuum dçclararjç. C^âdor. iiif.4- fj^iji, ys^ 
. fd} L$id^n.4^UdMnfe. , ,,] 



.»» 






IJ71 



P3?REy^ÏNQUIÈMEK 

:ija 1..' A W-,ii'rL;.i-W/;':fta» 



Xf 'A-. 



CHAPITRE i'PREMJER . 

1 ■t'S:P;',HHA'ï,'R,:6.'; 



t« «pi- 
<^ui fbn 
l'àiftoitc 



l 'Q Lr E. , 

pas êtifc étonne de nncoBtxecdantaa 
œcinle cnivragB les ftbles débitées pat 
ks ahçnis'NauKKliAeMmJctJUa'fiofift 
dÈsideiiceiocculDei>^ !«vMde»tlî(EEit*^ 
tBpifiir ccqiKJcfilÔBKcàdQiboaHaci 
flnt dopburoaguAe ;il'hjltoiitdare^rtit 
faDm»n.coEipn;nd dét liijBta fi éloi^iét 
loviudesaifares.: ' 

Ndui exsminemèa dam eecbafititf 
lu Afic rentes àpianm^ÛF les gdawrvcv 
iadtf«^ flo ce'qitB,ra((WK huDMÛt * im 
«Miié'^& pnciqtctan gWQ ^ Aotane 
qieJesinoAM^a' 4a coûte une fociété 
d'bopiaics remporKDC fur^fisax d'an 
p»dcétier«'^ucut U'policiquc»celi« 
aa ddluideiaiiHcs fciniflcsïoiaisil n'y 
Kà a:aiiqaa^ oitÛ Cç fok {«roduit d» 
laln^t llpi:t)ÉioiBui , & dantlesinaxtflMi 

, > liipltù ânportaAce^ivAioacAcFt- 
le^i t^pcde les dififtencesibstos. £ « ] di 
de gouverocoicnts . .Un ctat peut être ^ 
vé^dcd^ maniéresidiffisreRto. Lotf'- lu 
<ygAi. p «iig»iifC5iitprcaiCi ygfide daniLip 

■ people , c"eft-i-dirc , dans les affem- 

jçç-Je plus ecendu&ksplusimportanr' iiTccs générales des cilDÏmsT «Mnmé 
'$i!lai(lï:^ehaRiàiift:On^^âtiic40nc «)- Ashéncs , ou daftfle corps de la 

\2\.-"Z,n-,:." -^y ■:""■■ "■ ■--■■;■-■-■ p j- 

'i*-Tiéaff(ïrfn»f Wwr^w.Wiri ^dpSria»!, 

le tianrratt ftieHttàmiH S- '*^ î (■■ ^»nt Puf. 
tndnf , dndivildet» tnu»f* & des'gt/it. Ira. 
F /l^:\.dMH!D*r>fii'tià'k.l^.i.il*titr>ii>m 

y in Leviath c. i çMns BadiUi rJpitU. f.j xj. 
Uns H/irrhH i-Af^^nUv- 1.(^. 
invmtmtJUi fi ■/»»*>* tTMititdnnHirtd^ •' '•■^>- 



ii5i T R A 

qu'cHe cboifirS^qtl'ellc'ciiange'àfetv 
gré, 4cavrqiKl)cllccloiKKtcI|>ovivoii 
qM'cl1çju|ea proposiCommocn^cllaD- 
dc , l'état tft Zd} Démocratique . Lorf- 
qac l'aatoricé Ibuvcrainc e(i cxer^ 
par les plus nobles & tes plus puiffants 
citoïens , qui ti^nne^ t ^ur ^tçiité de 
leur naifTaqçe, 4c leiihrs rich<^c^, ou ^ 
quelque autre ditlinâion indépendante 
Âicli<>ix^n..peBplc , commeà -Vcnliic', 
I^ét^c fe nomme Ariftocratîqae. LorCt 
^tKj*auiorûé toute entière & la plcni. 
iîlde4D {lâuvoif légiâotif réâdciaiislè 
ftloiKn'4^ueIcul ^nKtttcnéfmoKunsqao 
te fôwitAÊ abtÂlaloH aa pouvoir pte 
lèraol . «uid^t^etwoindêcra 



I T E- 

iKceffaire peiîT fiure. fic^pourdiaïf A ' 
Iv Ifiiit^ commceo All^oâgiVi Icgotj^ 
vfrnem^nteftinine.. j ^ 

Bodîn foutient [ * ] qu'il'n y a ^iS 
troif fortcfdegonvcrnemciics; &c'cft 
zxtSâ ravirde {/] Tacite & de JufteC;] 
JLfiplê . Bodin jnet u mmb^ des Dé- 
r|ocrat|:s toijt go^v^ncAiftit appelle 
MiitCi'fe fondantluc ccquedansces 
gouvememencs t la nation ou le corps 
qui Urcfcifenfc %U Jb^éraiiKaviQii- 
té.Maiscc principe a'eft pas iànsexcep* 
cion. EoL^blt^nei pu eiekplè , -Vau- 
toriié efipnniiMTMiicslezpi &Udo. 
bkllc,& non-lëuiemctu: le peuple n'a pas 
uneaiUoncéiiiM^iirc J fiiMifiVentie 



dt'fafrtjStSi sMdÀ:r4iit'lesloltt>fbnda--. 
dentales t il tte viole {ras moins tttnn les. 
{Mncipes du gdavcrnement , panique ' 



D E L'O P I N I 0;N. Liv.V. ii, 

AÏiùe rftittelqae tu leToii itre'; 
ffil efl'TOTftI, Bimelaroïauté; 
fîleftdcpeu:, oadeaammuaaat^. 
Ai/aie l'anflî, quand dieu t'y ai &tt oattre . 
, Uondcfieiain'eftpnd'attaqoercet- 
tt diVcrficé 4'ofAwKms » Mus lorfqu'on . 
eftanerfeikineiteoRvaiiicudeceprin-' 
cijMt qu^uthomâte doie avoir Is ânt- . 
(niffioh li-|dti3lidcUepour le gouverne*! 
ment léginiac qu'il trouve étabUtil n%ft 
posdâèikhi, il eft utile taémc d'nftr 
miner, &ns.aiicuniknniiifiinovation' 
dadecÛ&yi'&ficc, cequciqbècbtiqHet 
goavifniement peut avoir de bon Ac et. 
défëftueuiE : & ram De peut cbntrJbvcf! 
^ Tuje» ne foietit pas Tes jsges i' 8c tjac ^v^ntkge ka bien public dani chM]ue 
*H cooTéquent ils ne ^nt pas en droit feciétc. qu'âne connoiffanoe parfitite de 
ck YoriirHelB'foutniliton , & de lat op- la nature de Ton goweroetncnc^ui eiw* 
itofer^K f&rce. L'inftoAionides loix fen- gage légalement toute ferte de mzù-i 
damientates nepetlt'davcrqa'mrancde ftrusanbon'iiraf^delettiabtMÎtéiâB 
ttf(nt>^queduil!lB'violen(te,oatoatui' tootslctâijenàrabéiiranee. 
plus.pcmtont là victfton rbiqnin*«ft DaTsles(upp]iaMesd'Bmipide,lc>aé- /• 
^u'ufttfrtiiii» defecooVonne. Le^o. patédeThcbcj[OdifputecomreThé- „ 
vernenent 'Dérpoili«iac n*a aucunet nna- fe , fur les avantages dcl'écat Moaar<f 
iimcs femblables: Les «rin^ipes dtcoi cbiqneficdunÉpoMicabii.'envotécoin- 
deujE g(>uverneit4cnt< lent donc eden^ mencc» il infincfiârleicfaoixdamagi- 
ticllenlenr -nte diffémitt, Seailnleen. ftearrdWc Dt iuo e r at ft yqti'ilotipipfcre 
core phlsoppoiTés ehtr'et», qofeceux i ira coop de dca i fus ï'tbosétXtif^ 
des trcMS elpéces de goaTcrnenent qui quenccquitoarne l'cifirtt des citcuens 
fentadmitei partoutstespbilofopkci* C(»nitoelllttipliiît,& qui lesfaitftftfer 
politiques ,oa)UTircoorHltes . do blanc au noirïfur raveugleaientd'ii- 

Les homAics n'ontpû imaginer aoco- ne nmltiiadeineoafiilcffceienfiarurra- 
ne fatmt de gouveriMBlent qut rie te drefle deinuichaati \ l'dcvtraiïx pr&> 
rappot-te ) l'une descinq qoeje vient miers emplois. 11 cûrét^ peu fur potfr 
d'expliquer. Aticaife d'elles n'eftoO]K> Earipidede&brel'obUeâton plusniae* 
pte de toun ihCOrtvtnief)ta& detouts dcd'enploïerdestraiuplMinarqate. 
dangersnleftordinaircauxhofnnKsde Tbélî£edéd«c[iQque riennelnipi- 
r^glcr leurs opinions à ce fujet fur les loit plus pernicieux que le gouverne- 
préjugésitc leur naiffairceâc de lente- ment Monarchique i que les-leix le mU 
ducation: & c'en la feule matière oà il lent fousnnfouveraln,aa-tlea qu^ellet. 
leur foit avantageux de fedàsrniner parlent égalcmentcn&veurdu^uvrc 
pifr dis préjuger. &da richedansun gouvernement Dé- 



trtdtsGrftt,t,z.f.y^O. ferMMmftKfk, 



i^'iia .'/ T. .R*'*' A 

:nocrati^e } qu'il n'y, ^ d*âthktt en. 
t r*eux ^uc Ttéquité î que chaque citoïen 

Stuc ouvrir des avis pour le bien pu» 
fc s que c*eft.Û le moifen de k diftin- 
guer, qu'au contraire dans un roïaiùAe, 
les gens de bieii ibnt (dfptôts • îBe n^ont 
fou vent d*aunre |>riz de leur pnobiré 8c 
de leUrdvoiture que la mort /Que h^t 
(condnuë.t-il [m} plein de ion cnrhôu«. 
fiafine républicain) d^amatTer pouriès 
héritiers des richeflfes, don tun tyran n^ ; 
vir« la meilkore part , as d'éirver avec 
foin des filles, qaidcviendronrlâproiei 
dé &s delir^effrénés , de unfujeedelatw 
mes pour leursparents? !. 

Dic^cne le Cynique [if] s^ft déclaré 
pour la démocratie : cVft aufii le fcntt* 
ment de la] Philon & de MachiavclJBu- 
yipide Ip} (c détermine pour la Démo- 
eratie par la raiiôn que plufieursancres 
aflfnrcnt mieux le vaifleau qu*nne(cule.} 

Ariftotc trouve TAriRocrtitie préfé- 
rable [7] dans les païs où la cavalerie ef^ 
Îhis nombreufe , & la Démocratie où la 
>rce de Tétat confifte principalement 
dans l'infanterie^ Il dit [r] quéla<multi« 
tude eft moins iti)éte à la corràptk»» 
ccMnme l'ean plus eHe eft abûodaMCCt 
moifi» elle iê corrompt » c 1 

Pttttarque »dans le banquet des (âges 
fiit proposer par Tun des conviés cette 
^eftion : Quel gouver n e m e nt pôpalai^ 
re e(l le pt«s parfait ? Soton répond que 
C^eft celui» où l'injure faite à un particur 
lier intéreflbtou ts les citojfensv Bias i.où: 
la loi lient lieu de roiî Thaïes» où les ha* 
bltants ne ibnt ni trop pauvres ni trop ri- 



cbesi^ At^ftch^riis^^ |a»vcrtu^ft ei^ hoq^. 
ncurj^ le yice abhorré) Pittacuf, où les 
dignités ne font accordées qu'aux geas^ 
de bien 5 Géobule , où les i;i t<Hens crai-^ . 
gnent plus le blâme que 1 j^}loiiCbilpB,oj^ 
leslotx (b9eécoutées& non jçspra^fs^ 

Notice rgpuverAcment eftpppulaîi» ^ 
dk W Péwlé$r> parce <jwç npus avor». 
pour but la félicité du pei^pk.& noucellf^ 
de quelques particuliers, Touts ont me* 
me droit au gouveri^emerit quoique, doi 
conditions diéèreiHts^tou^siiQuiflfentdç^ 
roétnesipciviléges . L'hoçnçur u'eft pai» 
dééeré à. la nobleffe majs ai^ rnçirite : Uh. 
pauvreté, pi: la ba(Icfle,de lacocntidoQ, 
n*empécae pas un liomme d^ monter aux^ 
dignités, pourvu qu'il s'en rende digne» 
&t)u'il pui0e être utile à ion païs. Nous^ 
vi von&entre nou^cn particulier fiyçcl^ 
mêmeiibcné qu'çd public 9 trjw^ 9^ 
fcmbkvaveç gaieté.^ fraiic^irçy.ffKi^ 
êtce fufpeâ^ le3 ans apx ai^pres^ ; . ^ 

Rien n'eft plus facile que de réfuter 
tout ce qui vient d'elle dit i;n faveur de 
k Démocratie^ Quelle fqrcf; peuvent 
avoir les lpiff.»i loriqu'ellc^; dépendent 
d'uQcmulû^udeifKonfidéréequi ne les 
entend pas{ quelle rage(Te'& quelk cpn-. 
ftajHce peut-ofl attendre d*un peuple» 
qui iê Iai0e conduire par les difcoursie-^ 
dicicux dç quelques orateurs toujours 
prêt» i k tromper pour leur intérêt par- 
ticuUer } bien jaki de comparer ce peu- 
ple à Ain- vaifTeaual^uré par plufîcursan* 
ccesy ne reiQ[emble-t41 pas plutôt [r] à 
ane mer orageuiê& battue continuel- 
lement de vents contraires ? L'égalité 



van- 



ifcl«i iilH i | tw^ " ''i' ■■ M »"»! i<iii I ' ■ Il II 

[«nj Lfi^ fùupernemint dcmocr crique in», 
troffuU à Athènes' par Thé fée ^ y dura f en ^ 
Les jitiéniens enrenr encore quel^nts rors dâm 
fuh Théféè . 

[m] ÂtifjueitpaTtet «p»779y TvpMfvfS^ • 
J>iûg* LaiM'e. in- Diog^ CynU. . . 

tfsiTiet. fhiljnd, de créât, ftindf. 

[f ] Efirif. Mf, S foi, fermn^. é^i.de refuU. 



abm 



-T-<- 



. t^l AriJtot,politiç»lihJ6, 

\r'!i Id.poUtic.Ub. %. 
" [#] Perkt ap. TUmeydid. l». t. 

[r] Nullum enim profundum marejnuL 
lum vafhimfretum oc procellofum tantos 
cict fluûus > quantQS.muItitudo motus ha- 
bet^utiquefi noyâïç breviduraturâiiber- 
tate luxuriat: pœnicetque eam modo coor 
4Uii«tQd6 poiâiceiui^ ipfia$.^.C«rr,/i/'.io. 



DE L'O P I N 

TtrTtcepxtPéricIéseftUfourcedeinil^' 
ledcfordres: la ragefle Ôc ItjBfticene 
peuvent iè rronTcr dans de pareils (au 
Kagc^unc fi baflcdcpcndaiitrecft capa- 
Ued'éteindre lezcte'da ticoïcn le plus' 
dévoué ï fa patrie : rien n*eft & ktiilc' 
&fl propret faire nâirre. SchoKtète- 
nir des toap^ns Se des défiances , <]ue 
devoir dans cou» les plus viles babi-' 
tfliics d'une ville, des bonnnesqai ont 1« 
droic&le pouvoir de ntrireamptufil^ 
Ittllrts&aaxplusvertacijrdeitttdteAit 
11 fembie que les losanges doitnéet auv 
gouverncmen» Démocratiqueiï Soient 
«itantdemitsqui c» làfTent rentirla> 
diflbrmicé. 

Anacharfîtafllit unedefcription [»] 
£>rc jofledc cette cfpécedegottverne-i 
ineni,lorrqB'iladitqti'â Athénef les tâ-< 
ges pvofiDtoienr,& les fols déciitoient. A^ 
ÉoracrUe dans Arinc^nc [x] repréi 
Knte ie peuple d'Atbénes ToutFajlego. 
lie d'un vieillard nés fcnfè cbezlui > 
auùt qui dans les aûcmbféel paUiques 
tombeeneii&ncc.: 

Le geavernement républicaîo a ton- 
jôun été décrié pour rihgratitude . Les 
Coriolam>lesCaniilles,lcsScipionsoiit 
éprouvé [j ] celle delà république B.o< 
naine. . 

B(Mni!carcrudfié3LCaVthage[z.1re^ 
procha du haut de fa croix \ fes cïtoîtns 
leur ingracitude,leur injuftice , & leur 
perûdio>& compta-ceats lesgénénuu * 
dont ib avoient patéks Terrices par une 
mort infinie . 

Les Carthaginois étoient redevables 
dé leur fal atM à JCantippe J.«cçdci a o. 
niea. Ccgénérml avait ■otungc'la fbrt«* 
nede IvBt^arm» i iinvnir ^rtièté M 



t O N. Liv.V. ti, 

progrés de R.egnlBE,& aprèsavoir batttt 
l'armée Romaine , il avoit fait R.egQlus. 
prifbnnier. L'ingrate république donaa< 
désordres fcireu i ceux qui tcconduifcu- 
ienrXahtippcen Grèce fur les:vaiflèanx 
deCartbage^ le Taire périr encheoitiv: 

Les Attiénieni ont donné des pceuvesi 
de leur ingratitudccnvers leurs plus iU- 
laftres eitoiens> par la prifon de Milita-' 
de, l'exil de Tiietniftocle , l'amende dâ' 
Périclé5>lamortdeC^3Pachés,leban^. 
nifleœenc d'Ariftide^ ]a.coiidaiBnaâoiir 
deSocaraceâc de Phocian, 

LorlqueCinion[e]âls de Mikiade 
revint comblé de gloire de kn expédia 
tion coiitrc les Pcrfes , dans, laquelle il 
avoit remporoédatu une feule journée 
deux grandes visses , l'une iur«ier,' 
rautre^rterre, en:fortc que ce feiit 
jont Avoir égaléJcs deux -jcRirnécs dé 
Placées 8C de SalaaiiiK, il ne fut pasplu« 
toc rentré dans fôn ingrate patrie, qu'il 
fut pourfuivi en jaftice,& en grand dà»> 
gerd'Jcrecondannét-mort-ftir la ftî. 
voUAceu^on d'avoir manqué lacon. 
quête de la Macédoine par fes intellw 
gcn4Msflvccl«M;'niicaisdti la patrie'. 

LcsgéncrauxC4Athcniens,quircm< 
portèrent fur mcruncvi^iredes plus 
iîgnalces près det ifles ArgiaenlËs fur les 
LlK:édéttiôniens,aiantfùiyil'occarMndê 
frp6te^delearvlft^îre,Çluc&tqBcdc 
SamiifcrirccucilUr les corps flottants^ 
des tblikts qui avoicnc écé.cués, pow 
faire des funérailies.Ieur procès Icuïfot 
filîc i lèu,r retour fur l'açcufàiion <to 
leurs cpvielii. Se ilsfurcuccondarfuiés 
imort paf' le pçaplc . Dioincioai u^i de 
ceuxi^iiurcm «écurcs, n'cmpWapM 
ftsdemim màments i repréfewter^ux 



i:.i ■ . T K A 

AthÀiicns l'iniquité de cette Cundainna. 
tion, nttisapticrlQscIkUKquçlifQorc 
& celle de Tes ccdlcguct tournk ï l'a- 
vaiitage<le. birépubbquc. Il P.niC en ck- 
pofantaupcApla Icsvoauxtjue l'armée 
airàitiéts, dc>^urque la rcpubjtque. 
ncfaris&iâliit pas an devoir de ^'cn.ac- 
<)aitMr<,n'attim fitreUt: lecourroax fit< 
la vcngeanGC des dieux- Les Athéniens: 
ia rapentant d'avMc fait nourii: ' cet 
grandsJiQmtBfi , condamnérentàitnoiV 
leurs accu^eutSj cette comnuiic fe 
laifTant emporter par tcsincincSRiouve>i 
menti d'hijaOice &.dc légèreté que d»ns 
lejagmcnt& après la condamnation 
deSacrat«. LapriéredeDipmédonnc 
Êtt pasciaucée . ChAoÎAi général A* 
théoien gagna peu aprcs une i»tailit) 
tevakfDcsdeNàios, après laquelle H 
fifc ctierobe|r.-tdiusJïs corps fljxttnu 
f»iiT lcDt.dbiuier::U. fépultBie: il ne 
|)imrruivitpailesentK«i8qu'il.ppuvaif 
achcTCcdc vaincre, Les Laccdéi^onienf 
aÏHii répané letiiifxjrtes>rut>jHgV^''(^"* 
Athènes, quiif»t«S{Wf£eîl}«>li$wp:(^ 
cBilaaùté&t 

AAtbcDMOn appelleitdf'tODUlé^ 



1-: Tf E- • 

jugemeiitsdesmagiftratsau peuple. Sa. 
Ion ât p9Ct ds geuvenicoienc [ t ] auiC 
derniers <I<E^c»cns-,<MÙ avaitltiin'a? 
voient wcun drokda mfi*^'i. Apre» 
an déAoiBbwnet)tcxaâ!& uho eAima* 
tton gqncnikdcs biens de chaque par- 
ticttlicrtJl.cofiipar«l«pBémierordredei 
cicoi'cnsde ceux qui & trouvcrenc avoir, 
on rcyçnu aonetl laoncantàcinqceata 
nûntKUtaflCjen grains qu'en iruiti liqnU 
dtis. ]t(Qit«u.l«condEatigceuzquiea 
3wiitmjm4«cficij&.qu)^uvQict»en>. 
Vflte«i^-u(ichevt)4c fdiivkvj Latralîci.. 
me c^âe étoH remplie de ceux q«i n en 
«voientiqucdcuxccocs. Laquatriéne. 
& dernière claffe contcnoit touta teS- 
toercenaiiiM & gpnf «ivanu: de leurs 
travaili. Les cjtûicnsdefieta dcrntcra 
clafTcne ponvpieQCtenir oIcacKcr aiiH 
- can«fficepAÛic,&lciirdroiC(kbovr-> 
g^lk éfoit borné a^ fufftalEC.dti^Jca 
ckâtons^j, dgns Icfidélibéttcéons. pobli* 
quçs,&<jajislBïJMgcmcnts. . 

,_ L'fiiiftQiK.d'AthéBei [/3i»o«sfrappfl 
p-irTon bel endroit :. Nous Oummesé^ 
bktu^par kf bâtai llesde Maiathoil & 
deSal^mi>K,.{)4rdes«<»K|uèttfs,pai la 



'■ {_fi Jbhémt.fut iiAwrà famvtm4§ fm 

fif II frtmir qui mtrtiliiifil ta Grief h^Jih 

vernêmettt pofuiairi , Les JÙhèhîtns rtvinreiit 
kbniàt,' é'diivhunrmtntr iitTMfJè',iH» 

eÀijiu , Mintfiéi.iét/nt fuit déa/n*r rw.i 
^Êfr^ftl»m9rt4tC»drusi dtmierTti^itthi^ 



ftUm /Mtru , d* ttifim , fffiHmt ér drr- 
nitr Arthmu dictnaal. L» ]»milU d* Co. 

testnrtutli , '^ mn rteit.4'mn/tiiU HtaiitaêJù 
'ntùfchijiie Mnni* , 'Le'frcfnïer éteiiuppelU 
finfitPitnt Arthtnti , ÇT ^fhi6ti fi» »nn À 
fMmAiit^adù*if.4pf^lUr»t; l> i*t^ 
mej f»lim»tiftÊtt»£é_ati-M/d'mmJ* i lit fi» 
MHlrtijThtfvieiitit dm inffelttiirt df It'ue . C* 



D E L'O P ï N I 

^de^édiâct$^<;Mics vmofs^etitcbiil 
Ml^^idai acabit ^vix:'bègnCùXip4'^^ 
«ââftudit 9c éedétaiUcs eytt»tdi<sdes aC 
tfc(i()bliées>1es faâiions^uixItvifokntGet. 
'tevitte)IesfédiÊiôns<{uiragitoienr, les 
-éi^ns Itè plus illuftf^ i^rfêcutés^ 
exilés, punis de mort au gré d*un haraiv- 
•jgueîir JvJtikiK&^îd^eflé, otifToperrua. 
'Scroi^aifêaM^m^uece |>euplefijal0uà 
^n apmreiicc^e«^ Uberté , étt^^thms ta 
vécke plus efi:lave qw dans fout -autrç 
gDuveriieinent,qiiela vertu y éiioit plus 
expoiec à j opprpifllïon s & que 4ii la Ma:- 
cédoine qui écoit un état moiiarchique ', 
mlnlferkquf éiï>ict»i état DéfpMK^ue, 
m fourtikoient pas ï beaucoup -ftès 
cabt d'exemptes <letymnùie,qut Ja mi)e 
viHe d'Atlienes . 

Les républiques de Grèce, dit [^3 Cir 
eérofbfelôntpieTduifs par la téméritédc 
laliGemeedésaifîlimbléespopiit^kvs. Ro- 
mene^ut pa^exettfpte 'des taSnes trous. 
%les^ The UM^jMésiippieiid que te 
^peupteylu^à ()eitie'délivré defaopainte 
des rois > ou'ii commença -à être violenUi 
meiiti^ite par les tempêtes des tribuns. 
Le peoplb d*A(iléites •éme oiïif & eu:- 



«-%«i«i 



j 



t^Êm 



U7 lilii 



Ô R! Dv. V. 1(13! 

rieùx,rqmpU depalitiqUesiiifcifiis&<b 
^u ^liftes empfcdfés; L^irmede fou 
^gJKivemeniettt jfoihqnmft ces idé&ùts; 
-Théof^hraftcdàiuiès ch«ra!âéresenrfak; 
uneiktirefert ingénieut^? lorfqu'oldit 
-queiVina laiflcvolerils habits dans le 
^Kiimpemdant qu'il s*aipa&à<iéb(terfe( 
nou vetfesamx paâancs qti*! 1 arrhes 4 qae 
-rautre^'^Jejout marne cpi^ a ffis une 
:]C^illefpc^ ies bcauxidi&oui>sv^fitatpascm 
:de quoi dîner ; 

Déinofthénc ycyroche à (es citoïens 
li] ceetcoiiiveté par le^ traits de l'invec;- 
-tivelaipLusëloqalertte: Vous nUlc^pas 
•plusikoh qiie Ja place publique , pour 
vous demander les uns auie auercs, Qce 
idit-onitenDuvcaq?' Que 'peutO)» voué 
a{>preûdre de plus nouveau , que ce qub 
vous voïcz ? Un homme deX4acédoine 
fe tend maître des Achémens , & fiiit Ul 
loi à couteifi Gré<re«fîhilippceft.'ilitnorc» 
die l'un? Non^ dicl^tré) ilii^cftiuiè 
nàlacle. Eh'! qpevous importe^tsutillvi- 
are ott qu'il liieobef Quand li^ dieux 
-vous aùroient délivré deiPhilippe , to^ 
tre- nonchalance vous en aiiroic bientâr 
actiré^un-autre/I , . y ; 

• D^i^la Démocratie c^dtuÂecooii^ 



^ ■ . ^ . J . 



fâtgman fwt ctfsntit^ mm in tH s fenih 
U lihrté mux AthénUus % qui $n furent 
fêu rtcm mê^m mt s % wst'ImuêtHms 1«mi>, 

Mwtfirfihmm mm. i i»)ii te \Mq» rJt ^pmr s*wà 

É9i Mémiâmikmt v^érff fiitimr m^icm^ 
fmdê tMrw » ju/Jjfu'yk j^^êikfmi )h$/^psà 
SyHs. V^tmfwtuw Aàrkn^^fm U rtfmtU 

U M^i é9> au Jms rempénk dr ^BMkn> Smm 
90^»^ Mlt.lfiéfttueM/k^^ wM$r^*^»fré9 
fius Fitufitê tiêmédn . . Màfêt , rêidêrtûtJ^ 

ifarf^wéfmfiu Àm^ fi^iff^ ^bf ^êmpefiâur^ Jfr- 
^ttiUms i^.'JAvMr^ • JJêmftmnèmr' Ju0mû^ 
dmmi 4i .fixieme ,^ti^^9mtnfm^ éh if V«^ 

7oa. sm* ^ J^mms /t MYit^mit fiicU..kêr 



Croîfir mUïïî fdrTngi-inm mnr hs êiïï Ts 

de is Grèce , A» finr reparoi tre dstns thif- 
nire . Elle psffé^ fu^$ le '^tinei^êe ékèb^ 
dàmàr^iàfietén familles , W»ii« iCbcJ^\]de 
Bè^eut^' , 4tJÙeiai€^\ «^j&i» peffédé^iiar 
ks sjimiiemie ^ ies^ UlMrièks \i .fufipM 
ér qm MMhamet //. len ^ndi$fiè»itm ^mp 
] 45 5k^ ijes^ ^émkiemsX r#»r reprifi m «éirt 
elkfmf^émtjnirdLhmieuùmdeSétim. i 

1^] Grceoiruibrefpablîca^fii^i^'tf'coa^ 
doins femenute lid^mnfh^nttir /emtr^ 

Grsboi#Voacldiriibea0teimBMiferaii 

A Ucentii^edip^attnT^ CU.. Hid. . i 

{jg.^pieb» ioinea rïr^^ikeoi ^ ^^gitaii 

ca^a:^ SriMAûcîisnFf»:eUi»> f^. ' 



1x4 T K A 

qiQCDce naniKllf, .i}tK le peuple éli^ve 
•oz jnagift^tàreslcS'Ckoiens lei^plas 
feabllhles i cciix>doiic la phiralitéda 
fufiirsgejadmt dcdiicidcr, c'cft^di> 
ic lies pliu incapables de gouTeincri & 
c'eA le plus ibu vent une mafqae de m^ 
ute&dc')«itiT,que de rectvDÎr demain 
va» tiaiteméiics. d'une coonmntie^ 

Cepavbrocmeiit ed plus arbitraire 
ifx Icigpnivctneincnt jusnarctriqne , 8c 
la licence eft bien plus grande de la part 
deccox qui ne paroiâent chargés de 
xieo, aa nom desquels rien ne £: fait, & 
qui piuvenc rojetter fur des croies é- 
TCtng^rcs leiJeffetf odieux de .Iodes le. 
aeti onificei^ Thcmiftoclc appelloit 
finvent fon petit garçon te maître de la 
Grèce, parceque, difoiMlj ceceniânt 
gouvernefâmere^ni.raittoutcequ'eU 
ieveotdenioi-aiéne , & je commande 
^noi à la ville d'Athènes > qui àtxtm la 
Jotàtoutela Grèce.. 

ilfetraavctottiaurs quelque Citoïee 
qntdiiptfoà Ton grédcs AiSriiges dans 
les alTcipbloe&nombteafts ; âfceiont ov- 
dinairemenc lesplus/aâieaxqnJs'em- 
parent deTautoritè. Xénophon tcntoi- 
gncqu'i Athènes ,les citdïciis qOJ a- 
voient le moîos de tapacitc & de vertu, 

iiiuilQiGiiL.aax^iGcax^uiacEUiiicoc^ 



I T ' E". 

en toutes toKtvi.4s bonnes qti»Utcs> 
Uti Lacéd«D90ien aiôflt. prop^lï ik^ 
lL7curguc.~dVc»blir le goQtsrnemenf 
Dcmocrjg^qqc , CofQroçaccs d'abord» 
lui répondit ce lâge Icgîflateurt par 
rétablir en tamaifon, avant que d'en 
propolër l'établiâcment pour la rcp»> 
blique. 

- 11 n'y a poiut.fuivantAriftotçE^âc 
Çicéron ,de û dangeieuie tyrannie qu< 
ctlledu peuple . Les cjtoïcns les pluf la- 
gcs & Ici plus vertueux des républiques 
de Rome & d'Athènes écoient plus por. 
tés pour rAndocTatie que pour legou- 
.vcrneroent populaire. ; 

Dans les gauvernements DèmocraJ 
ijqueiquifubfîdent dcnos jours, telf 
q«e ceux def;m] Hc4]ande & de[0j 
SuilTc , les afTcmblées générales du peu- 
ple nedécidenc plus comme autrefois^ 
Athènes &i Rome. Le peuple y eft re- 
^trèfentè par des dépotés. Le gouver- 
iKmciu: .Démocratique -dont l'autoritc 
eftcxezcéeparcksdéputcs. famappd 
m peuple, rcflemblefort augouTerae* 
incnt Ariftocratique . 

Ce dernier gouvernement eft van> DcrAiiC 
tc.pçfur ta plwaltté des. confeils & ta «><»«*• 
fatEetTe des délibérations . Un conlëil 

ibunè dc.rcliiXiies £koïcm.c(Lpropre 



^i.tnr} IttulÀrépMbn^meJtiblUndtt.kt In mfMàvr i^ ri^ MeÙ^mt fmi min flunUti 

ie»tff»nieiieàr't< iUcAi^urfttvhm /tût/m* dtt^Hffrufw ; tétOi f^ m tmfhtutfmtfm, 

VÊrmiùièitlittmduii' dt hur ii$nfùaî<m.:- Ui itfr«J&'M'i»aim* Ltttufiild'ihar^é/ckM 

U^éfmbSjHttm.TMtfmudi4état'iiAi»Mas,t 

H.e^rtn^tfd d*Jtitg* Mfmtétdttfrtvât^et » 

itpaht-v*ix fo»tetmftit f^r ferfmnti , if 

Mwr* «tkt tJlttmft^iedrtUfut Àtitrm d^m" 
tirjt*vh*^Mf pnoiâèÊ.. . t ■>. ''''■., 

.\in}.J^f^m*Mét gé^fitmr d ifm d t»r-M 

thfli^itttt ftmmn^irtt^iMt ,~irdtétctmé^ 
t^ird* diiSrmt»' ftdf. Lti t^méUissi' 
niuiht dme mf»tl i lv itiji*/èiiantntÀB»d<«* 



D E UO P I N'I O N. Xiv. V. iij 

4 laire régner les loiz • Il n*cft fojec ni ,qtt*il jugieoit le plus avaptagçux \ la 



république » fans attendre lesdéii béni« 
tionsdu fënac ni du peuple. 

Les aflemblées nombreufes lont preC 
que fujéces aux mêmes défauts qMc 
tout un peuple . Le iêcret orcîsnatfç- 
ment (idécififpour les fucces ne peut 
s'y rencontrer. Ces grandes aflemblées 
n*ont jamais que Tombrcfif l'apparence 
s. Tice-Live [ajditdu fçnat Ro- , de l'autorité» yn petitiK>n\bre de ci» 
jnain* queceiuiqui l'anomméune a(. toïens ,ouun feuj , s*etnparent detout 



aux emportements d'une multitude peu 
. éclairée, ni aux (edu£Uon$ desorateur$9 
comme la Démocratie , a^ aux caprices 
de la volonté d'un monarque > ai aux 
troubles qui accompagnent les éleâions 
des rois > ni aux défauts peribnnels , 
comme la foiblede de rage ou du fexe 
qui iê rencontrent dans les états fuccc^ 



femblée de rois > en a feul compris \^ 
grandeur • 

Mais il y a une grande différence de 
la pluralité desconfeils au partage dç 
l'autorité entre pluiieurs têtes. La mo. 
narchie n exclut pas la pluralité des 
confeilS) dont elle fçaita^ contaire fe 
fervir bien mieux & plus ï propos que 
toute autre forme de gouvernement . 
L'expérience eft certaiiie que plus le 
pouvoir de décider eft diviie> plus il iê 
rencontrçdclcntcur , de doutes > & 
d'irré(blution • 

Les républiques iont obligées dans 

1 ' l . J « lut 

lestemps difficiles de conâer toute l'au- 
torité à un(êul . Les Romains dans les 
dangers preÛants de la république [f ] 
avoicnt recours à la diâature> comme 
au fecours le plus efficace. Les comman^ 
déments du diâatcur écoient obfervés 
1^1 au(& religieuicment que des loix 
émanées de quelque divinité . Si Ton 
n'avoit pas recours à la création d'un 
diiftateor» dans les conpnélures diffi« 
cilcsy un arrêt du (enat [r] autori(bie 
l'un des confuls à décider £:ul de ce 



[•1 Qttcmqixi ex regîbus conftare di- 
xityUiiQS veram fpeciem Romani fenattts 
Cepic Ttr,LiV'i'9 

t>] Trcpidi pitres ad fummumauxi- 
tium decurrunt Â^atorem dici ptacet. 

th. Liv. / 6. Dtnfs d'Halc:tru. 5 

[f 3 Dlâatoris edlAum pro Aomine 
femperdbfcrvatunri. Id».t€ 

[ r ] Quae forma fenatafcofîfulti tdtîmae 
femper Aecefliutis vilà eff # Podhomio alU 



le pouvoir *> ta jiberté eft détruite^U^ na^ 
tion & les particuliers qui. la compo* 
iênt» ont autant de maîtres qu'il y a de 
faâieuxquiont envahi le commande- 
ment, & qui exercent avec injuftice une 
autorité-ulurpée pardes voies cachées 
& indireâès. Qu*aimez.votts mieuxidi* 
(bit Abimelecb Cf |aux.Siçbémites,étre 
fous la domination de cinquante bomn 
mes touts cnCsuits de Jerobaal»ou de 
n'avoir à obéir qu'à un (êul maître l 

Quelques Rhodicnss'écant emparés 
du gouvernement de leur.j^atrie, exer^ 
cérent des violences & des injuftices in* 
fupporcables^fous un titre d'Ariftocrar 
tte • Us inventèrent un )eu.qui fut nom?* 
mé[ file jeu d'Hégéfilochus , dont la 
convention portoit , que celui qui per^i» 
doit, étoit obligé de livrera celui qui 
avoit gagné la dame qu'il (buhaitoft r 
A^'ilfe rencentFoit quelque- «bftacle» 
touts dévoient prêter main forte . L'A* 
riftocratie , en multipliant C« 1 lea 
maîtres , augmente la fervitude & le 
danger de I a tyrannie . 

Les vices d'un monarque memtnt 

teri confuluni negotium datur 1 videret 
neqiiid ref^iublica detrimentî capetet • 
Tif Liv /.3. 

[ j J Quîd vobîs cff mcHas , ut demi, 
nenturveftri feptuag nta vîri omnes filiî 
Jerobaîif , an ut dorainetur uncis vir ? Jtt-w 

[ r] Athin. dtipnofoph^. th. 1 fï,ek 12. 
lui Modh%, d$UrifMiha^k:^ 



ii« T R 'A 

'ilveçlm , &ortIffifttfefncflt4e iîiccetb 

feur ks'évitc \ mais un lenac unefois 

corromou ne laHfciaruciine éfpciiittcc de 

•fc cof twr r ;r ] parkiinort même de 

- ceux tjtii k corn pewcnt. Le tocmc'ciptît 

contraire au bien public , les mêmes 

'nmuvaifomaximcss'y ()erpctuent. Des 

mœurs une fois dépravées empirent 

toujcmrs I jufqu*à la ruine de la répu- 

1>îiquc|>atdcfang!aiitcs cataftroplies , 

-aînïrqu*!! arriva l la rcpuWi<iue Rcv 

"marne • 

. le gouvernement Ariftoeratiqurcft 
liceeffaircment rempli de jaloufics , de 
-fbupçons ) d'intrigues pour parvenir 
aux magîftraturcs , de conjurations & 
degucrfcscFvflcspouru'farper la fou- 
verarnefé .Si ceux tjui geuvernent font 
ninis , \h conspirent cnfemMe contre la 
'liberté de lapitrie , ihfc prêtent un 
accours mutuel pourabufcr d^ Pauto-» 
rite. Les citoïens gémiflcnt fous plu- 
fiéurstyi'ans .Si ceux dans lefquclsla 
|mncipale autorité réCdc font divtfés , 
ih déchirent Iciêin de Jemr patrie par 
'drs guerres mtcftines > hmsc{u'ilyait 
aucune autcrrité capaWede les c on t e n ir. 
Leis'loix t)e peuvent le faire entendre 
ly ]au:m)lieudestroubles&des difleti- 
tions» que ce gouvernement produit , 



I r E- • ' ' 

'6cquifinrflfent (Potdinaircpsirferuîn^. 

L'aggrandiCfcment des républiques [;d 

«cft la caufc de Icut deftrudion . QoeU 

'ques citoïcflsdevemwtrop puîffants pat 

'les gouvernements' despirovinces &pat 

4e Commandement des armées difputcnt 

entfeux aux dépens de leur patrie le 

^rrxde(a<êrvitude. Dionob(crve[4ÎI 

que fi quelque république a été fïorit 

fante , CetKjnhciirn'a duré queutant 

•nue rétat a étérelcrré dans de bornes 

4ort étroites ,& que l'augmentation de 

fa puifTance a fait naître auflitot Tam* 

bition , la jaloufîe ^ & tonts lesprin^ 

cipcs de ta d t ftorde • 

La longue durée des magiftratures 
Ce la grandcpuiifince de quelques ci- 
toïens eft un autre écueil des répnblr- 
-ques. Marius fut fept fois conful > ie fai« 
fant continuer cette fiiprémemagiftra' 
turc contre ladifpofitiondesloix.Pdm- 
-pceftt:feul conful fans collègue. Bibo«- 
lus collégtie du premier confulat de Ju- 
les Céfar étoit compté pour rien, te 
"l'on datait parraiHeric cette année du 
confulat de Jules-fic de Céfet . 

Le gouvernement de Venifc évite ces 
dangers. Cependant cette république 
qui nous paroît fi tranquiilc , n'a pas 
été exempte [i^] de révolutions . Je 



■••i 



»^ 



i***- 



i«*«*i 



i^i^im 



tj^i ^omfêg nfmdh mux MMtÊurtms : 
Arfliatuslçgesutcogitem } 

[ n J DiV Ci^. /,44. in ink- 

'[-h^'LesifUsdtis mer Adriétri^ue y Virs 
U militu du ik^fui^mê fiécUyfervirent d'ax^U 
'^pluJieMrt petifUs contre tes ravages d*Att}la* 
^çmta cts isUs qui mtferwi depuis lu viVe de 
Vtnije^urentg9uwm4espenduntplus d* dmx 
9€Mt>uns, pur dès Trêuuj pMrtkulkrs : elles 
néieient uuifs fue pur les interhs tdmuutns d$ 
ieu^eommerce^ et p^mrfeÀ^endrj centre leufts 
ennemis , Milesfersnêrent enjuire un gouver^ 
nememr, ^eù les Deges eurent une uuimsê uk. 
filM€ ) érWoiem mêtu0 éSre lemrs enfuutt 
em kmrs frères peur Umrs fuuegeurs . Vele^ieu 
duZhigefufenfiiiteMe ù têui le peuple , & 



truusferée à un reu/eii tempe f4 de ftuts les 
éruts. Vert tufiuéumrnûémefiéck y U ^>egê 
FiêrreGrudeutfs^ruèiltfuuêvtrttuple jirifte^ 
crutie > ér lu forme du ^esevernemeut telle À 
feu près quelle s*p^/ert/e uuiour d^hui , lit collée 
ge des dix e/l au-deffus des magtfhuts ord yidU 
res\ lefènutcempofédel^élitedeUnohleffeyefi 
uM'deffus dts dix \ le^rund cenfeU^qm efi tuf- 
femhlie de tout s les neàles /jui entpa/fé i^-ans 
cujm ont difpenfe iy entrer ù %o. uusy efi asf» 
def-^S dmfinut « ir cpfl duus ce gruud eenfeit^ 
fue réfide lu fiuverAsue fuiffutue • On,f r#*> 
murqué que cette é^emUée uupuuuis pujfgh 
nûmhreÂe quînzje caete perfeumes • Dsms les 
ileSliens des D^Syle fort àtksfitfiuipji fine 
iUtretudUsy étTtitirh^^ntdtfds^que ce^ 
mn amen fur de de router ir de rompre toutes 
UscukuUs qui pour roient ûvoir Jté formées 



DE L* p I> I H 

n'ajoute aucune foi aux ioxpucations 
qui ont été faites ï ce gouvernement de 
j^ufieurs maxinnes ûdio^ics ; y^né d<^o- 
te p<Mnt quêta juftice iVy (oit çgalêà la 
iagelTe> mais ce qu'il y a decertaiii»c*cft 
qu'il y régne beaucoup.de (bupçons & 
dedéâasccsXes nobles VcnitiensC^] ne 
fc voient guéres qu'au Broglio^ ils n'ont, 
ni familiarités ejptr eux ni commerce 
avecles étrangers .La république ne 
permet pzsldJik fcs citoïens!ideVag2uer- 
rir» & crai^antde teur conôeru dé- 
fende > elle ie icrt d^étrangcrs daos Tes 
guerres . Le dernier cdnfeil du dogç 
Mocenigp en mourantCr]fut de ne point 
aogmehter les . conqi^tes . Voila par* 
quelle politique (^ gouverf ecuent ré» 
gttblicaina fubliâ^ii longtemps • Coov-^ 
ment allier avec tant de précautions &i 
de défiances refprit de la liberté } 

LeducdeRoban [/j eftime que le 
îbttverain eft bien plus capable de faire 
de.grandes&fpromtes.conquéitcs <^*une 
république : le. prince étant fécret eu 
^nconfcilj hardi en ia rcfblution . & 
ne craignant d'être contredit de pcribiu 
ne : au lieu que la république eft longue 
àréfoudre,' obligée pour maintenir la 
fureté de (on gouvernement.^de brider 
fautoritéde içs capitaines >. £jç. qu'elle 



ji* . . r 



ION. Liv.V. 117 

contredite toute heure ic^ propres ré*, 
iolutions^ Mais il eft d'avis qu'une ré*, 
publique qui fuit toujours les meme$ 
maximes» qui n eft pas fu je te aux dé- 
£iutsd'un(êul , & dont le gouverne-* 
noent ne reçoit point d'altération par U 
mortdunfouverain, eft plus propre à 
con(êr ver (es conquêtes . Cette (êcondc 
partie de ion opinion me paroit infou* 
tenable > puifque les mçmes raifbns qui 
rendent la république moins propre à 
conquérir > la rendent au(ï! moins pco^ 
pre à confervcr les païs conquis > 6c 
que l'état républicain n'a pas les. mê- 
mes avantages que rétat monarchique^ 
pour faire toute force de guerre foit; 
oâfenftve foit cléfenfîve • Il doit mêmt 
engénéral ietrouverplusde çonftancc^ 
6c moins de variations dans un état mo*. 
narchique héréditaire » pu Tintérêt du, 
roi eft toujours le même » que dans u<^ 
ctat républicain goi^vernépartant de 
têtes différentes^ qui ne (ont pas bing:^ 
temps en place >.qui ont .des intérêts 
oppoies âçdes vûêsditjcrentcs,. Uniu/ 
convéûient du gouvernement ïtsomp- 
chique , & cette altération dont le duc 
• 4c (lohan parle , qui arrive par la mort 
& la minorité du fouvér^i^i^ confîften^ 
c^ ce que .cet état gouverné alors par 



V 



• M 



- ■ [ rn 

XJnenfum y fit*om j^peiie il Ballottfno > dL 
ft9ih$iëMMhs9^»rdÀt9ms les H9bhfdesMtéh 

tfs qmîl tm d'miu. hoite > f^tm U/fmlk» H 
y 4» 4 |0. éTor. L$f trtnu perjowiui fmêH^ M 
ces ialiotui ior, font têàmtef ah n0mtrq df 
mnfftif k)U féconde éU^toH ah folri . CesntUf 
theififfent , fmr voix de fcfmttn y qttoTMnte 
fénatenfs/dmf cffacémdùst av^îf'été ttû^Xiè 
tncins pérftptft^Kgfs . Cts qHMrsntt fmt 
rédmtskdokxjt thésMnfhrt , qui e)^ éUfiàtt 
ndj^gt'^nnq ,pMrJe cofKOtir^ mm mHns de nttif 
fujfrMiers. Dnns hsvhigr^înqje feri èn/tx* 
fr/dr neuf, fMifoHt une ehBh'n dt fUurHutt' 
dnq» dontchâtnkdoitmMfenàunriintfep 
mrnges. Onfmtièàiitnier ^âUhn^ge fou^ 
réduis ieTjnnnmteldnjiprfJie'i d'têtètnsè 



nomment 4 1 . Jkfhurs^dont ehétemn doit u^ctr 
Mchêtfi pAr tm eoucours au rmvu dé neuf 
yeix * Les quArunfe^n ékBomrf » Afth^f^^ms 
éU, fonfijrmls pur k£ZMud couftUJefifent U J}c^ 
ge À lApIurnliré ah môinjdê vmgf^tnqfHffrA* 
gei . Cis cofftUnAtfiis yfïté'f/es dufirf & dk 
frrnttn > ontbeAsuottp de r Apport au fixUme 

-^tîifndertatxdwTtxmr. " ^,. - ^^ 

[c] Délices de fltA^^rt de Venifc. ' 

tdj Bodhty de U république. Amelot de lu 
noitffAÏe ^ hift.de Venife . 

[ f ] Inr roduSihni ^ ^hifi. générAk de Pufi^ 
fendorji Tûfh»^» 

e/] te dut de \Bjehén^umf h f^fiUt^é^. 
pitAÎne ^ ch,ih. 



ii8 T R A 

un confcîl de r^ticc dont Itacoritc eft 
tempérée par les partctnenti, refTemble 
ao gouvernement républicain , aut^ucl 
il cd encore préférable par l'admtnif- 
trationd'un rcgem • Ainfi le défaut de 
la ioonarchie[^]eftdcne pouvoir être 
tellement conciiiuelle > que larcfléni- 
blance du gouvernement républicain 
ne s'y ingère quelquefois . 
j. It ne fut jamais bien décidée Rome * 

^n7'3'" <I"clleaucorifé devoit être fupcricure 
l'incieBDc ccllcdu pcupleoucellcdo fénat . On 
**"" • trouve dans Cicéron la preuve de cette 
incertitude. Cradusavoicdildansl'aC 
Icmbléedu peuple: Ne permettez pas 
que nous obeïmomi d'autre[A ] auto- 
nté qu^ celle' de vos déllbé rationsaux- 
qaelles nous devons être Ibumis . Sur 
cela M.' Antoine l'orateur fait ces re- 
prDclics[i]à CraCfus : Quel phtlofo- 
phe feroît alTez lâche & afTez natteur , 
pourfoutenirquelcfénatqui tient les 
rênes du gouvernement pour conduire 
le peuple , doit lui-même ctrelôumis 
ao peuple ; P. R.utilins homme verfé 
danslcs maximes les plus laines de la 
politique Se de la ptiilofophie m'a bit 
remarquer ce qu'il y a de honteux 8c de 
ctimincl dansce fentiment . 

Il cft éconi^ant que les prétniers hom- 
mes de la république, unCralTas, un 
Antoine connufTent fi peu la nature de 
leur gouvernement, qu'un pbilofophe 
éloigné des aSaircs leur enfcigtiâi lec 
premiers principes i cet égard i oa 
plutôt il niloit que depuis le com- 
mencement de ta république» cegou- 



I T E' 

vcrnemeot n'eût prisaaconeJbnne *C- 

furée. 

Le tribun Saturniniu propofa une 
loi portant que le fènac jureroit d'ap* 
prouver 8c d'obferver tout .ce que le 
peuple aaroit ordonné. Lesienateurs 
intimidés firent ce ferment ; Metellus 

^uifeot refafa de le faire , futexilc . 
eu après , Satuminus fut aflbmmé 
dans une émeute, & Metellos rappelé 
avec beaucoup de gloire . 

LesGracques qui entreprirent d'a- 
bailTer le fénat pour élever leur propre 
autorité fur le prétexte de celle du peu* 
pie, périrent dans les féditionsqu'cux. 
mêmes avoir excitées. Sylta&Pompée 
foutinrciit le parti du fénat^ Mariai 
cfflbralTa celui du peuple , de Célâr le 
fit enfin triompher. 

Lorlqu'on étudie la nature du goa- 
vcrnemcntdel'ancienneRomejOntn>a> 
ve qu'il a changé quatre fois. Deroïat 
il devint ariflocratique . Un troifîéme 
changement plus infënfible en fît une 
véritable Démociatiétiufqn^ ce qu'il 
fût rendu Defjxxiquc fous le titre mc>>' 
defte d'empereur. Pendantque la répu- 
blique fubâfla , lefoible de ce gouver- 
nement fut la jaloufîe des Patriciens 8c 
du peuple: laliccncedeslbldattfutfoos 
lescmpereurs la fonrce des révolutions. 

Pour connracre le génie dcce gou- 
TcrnemcntrépuMiciln , il fâutenten- 
drccc qu'étoit le £>nat , jufqu'oùs'é- 
tendoiem les paidances confalaire 8c 
trîbnnicJenne , & de quelle manière 
k ténoiem les comices. Romulus com- 

pofâ 



DE L' O P I N 1 

pô&lrfénat âeoenu Êaucnr^-qni Ax-- 
cent mmmcs PérctjCcxiiBie devant êttc 
lu pères dofcaple^ Ceiioi4ire{iU fnti 
deùbléfôasIe'mëiDe tégec, lo^iuli' 
latlonSabiiieint inc0rpotBei>lKRoiaM.i 
nbLeSfkrniennuitOii Jet pic Bons catù.1 
fid^cftrtt paiatdliiftotnatft fMs-biea 
(xrCMfl)au«aeiireKiKJe ownbre desUc- 
nateias juiqu'à crois ceno^ppîas Clau- 
diusCzrasfatlepr^mkc qniaviUt la 
dignité du £natj aïant reçu daui cette. 
cetnpugijiependajic raceoiuredcs âls.. 
d'tâir*Khis. Cerar augncdu ie non. 
br(t,desf^iiatairsjurqa'ïphu de nille» 
& doonaicctce qaaticé [^aux peribnues 
lesplus vilea&encr'avtrcliun barbiet; 
nomme U«iiùiu- AprèslaniortdeCc- 
fttT ilabonrufiondesliénàteucs &rindir 
gnit^ du choix aug.-ocntère(K «icoccM. 
Augaftc[m] rélbraia & épnta le leUat r> 
Se T>bétf4e votant «fltftvi Âtqutcs^cs 
Tolecité«,li|i ttanaicni coaca l!ajicoricé. 
[«Idcjconûces-oa de raireinbléc.géné- 
zate du peuple. 

- ApccsrcxpBlâondcsTarquiiu&au 



O N. Liv. V. it^ 

commcdcemeiic-de h répubii^w: tooti 
l'ootoricé rcâdok.danslei'énatSC'datii 
les {«l'cotifuls . MaisIanobkflcdeRo^ 
tBCfOulesC^^FatricicRsaitaot traité 1* 
pcvpkfavec bcaucoupdr hautc«r-> jnù^ 
qu'ileptiveridetoius les cinploJtdrla, 
haute jntgiftiatoieâc rejstier coure at- 
làiicedes&milkd*Iébéieiuies,il«^lBva 
entre ces deux ordres une^aloufiequi 
6it la {burcc de diflêuiions perpétuelles. 
Ce levain iermcncacot^a rendant l'état^ 
2c ildétruJIîcjBnfinla.répiibiigHe. ,,; , 

Lepeuple créa c]esauigi(lraEsdc£Mt 
corps.' qili' dcviment dans laûiiccfijUift 
poiffantsiquclef coafuls aoémet , :Sf qui 
itMimirtnC le liinac aux délibéraciont 
du peuple . La loi. qui -do&adpit lea 
alliances de* fiw>il|ct. Patricieiincs &. 
dot Plébcïeanes [f] ,fuc fib^ogce > Se. 
les ptétniéiei mtigiftratUFes devinrent 
Gommiincs aux cDitcuureiitt defdeux 
QFdrec. 

,Le peuple n'avoit d'abord eréc les 

tribuns, que pour veiller £r] à Tea 

intérêts» Se t'oppoTer [jj à -tout ce 

,11. . ■ 1 



.£jI] L*i ittttfénititHTs »'}t»te'i lutfremitr rummiuniushabeatomeminipatentOLoIIis 

nemlirt il emtîfttMtu neoméipirft ccnfcrÎM fat us populis fuprema lex efto. î.eg. ii.rs^' 

ttmwm ^HHinh,4eTiti »vtc Us imtrtti &et [t ] L^ Fatrithms itmtntks-d*ffn4»ntt 

tkrt fmt ctmmmadrpttii iwMi Ui flnmUurt. mitas dei âêmx cinttfriimtrs fêinamn . lit 



fed 

Een 

An 

l 

Jàrii 

aboi 
Mi' 



Pat 

«cfi 



f.30 ' ;T R • A I :t: E' ; 

quiyfeTOitMnRaife. Kiennefiit i^r ajoutai rancieaioombitf «k dtRj/C 

tftMeftequclcccommenccmentsdcceC- Claudiusvaulac l'crapêt^rt &repré- 

te ms^ftraturc. Les tribuns 4lii{)m{de fentaaax fëmttort qoccecee tagmeiu 

it'affôicM pot l'entra ao tenat} iliarten. tation da nombre des tribuas étoit aae 

doiitnt foas des ponûjucs en dchocX' inftîcatkn d'an féoat PJcbéïea tja'oa ■ 

i}u'itstolénc mandés parla compagnie. etaereboitiapporcrkrxncienfSnac. T. 

}i» n'ttvoiem ni juriiiliâion ni ctnoman- Qainriipexanimanc HiibiK d'une a» 

ilMient^ tootct huis hnôdûra eoùGC- tre &oe , die qoc les tribans jnalciplJés 

toientïi^oppofti; àce<{u'ils troUTOfcnt aaroidnt moins de pouvoir, qu'ils Ce~ 

dept^diciabtcauxint^rêtsdupeuple. twent plos aifcs àdivifeti & qu'on 

LasPatrkiensn'éC^ntpasroamii aux viendroic plos fàcilemenc i boat de 

ordonnances rcnduitspark peuple à la déconartcr . Ican méfiim dans le 

i'é<^i(irii>ndet tribuns. AuiikGclleci- grand nombre, puiiqœ l'ofpofiiîoq 

ttanaui:e8rqui£f]accritqa'anc loi d'un feul fuAfak pour «nmr ttmçs 

feiteparlediâateurQJ4ortenriU!C«]les Tes collégacs. Usintrodoi^rcnc dq)qis 

yavoit atTujétis. Titt Livc dit le con> parmi eux cette maxime ufitéedaDsla 

traire, naus3ppitnancqfleL.Valeria3 plupart descompagnics/juccequr^toic 

&M. Horatiusqui furent confuls l'an délibéré par le plus grand nombre [;] 

de Rome jof. firent unci loi [«]qai avoicron efiêc» comme fi toatseaflenc 

nelaiHapluscnfs^ensfilcsdécrctsfSufs étéd'accord. 

I^lepeupIe«bligeiMenclerén>t,&qai Listribunsderiiirent plus paiAantf 

décida lachofc ^ l'avantage da penfue . qUe les conrato 8c que le coi^ entier 

Pourqacl'oppofitiondestribunsfit du fênat, lorfqu'ils fe furent attribué 

«alable, il faHoit qu'elle fc fît de l'avis le droit de convoquer les aAicmblées 

nnanîmede toutslestribuns. L'oppofi- du peuple, &qu'ils eurent augmenté 

tlon écoit cni^chce & rc^ttcc par le leur crédit jurqu*à le rendictcs maî- 
dé^utdc confentcmcnt d'un Iculd'cnl 'très de les déliberâcions. Ils approu- 

tr'cux, à moins que les autres cribuns voient ou abrogcoicnt les arrêts du 

ne la âlTcnt ratifier par raUcœblôe ^é- fenat > & lui com'nandoienc quelque- 

néralcdupeuple. Après la fuppreffion fois de ^alTcmblcr, coonoe quand le 

du Déccmvîrat, magiftrature établie tribun Icilius [z,j ordonna aux con- 

pour la promulgation des loix que les fols dé convoquer le fénat . IlscitoierrC 

llomains avoient envoie chercher en. au jugement du' peuple louts les au- 

Grèce» cinq nouveaux tribun; ^rent trçs magillrats & même leurs propres 



coDtroveriô jure cflet tenereator ne pa- ix.']&^v§lnt Ktahét U/jifii À* nmt^tm , 
très plebercitis^nem centuriatli comitiit i.£v.4^ii;-3 14, 
tulercut quod tiîSutim plebs jafiiÂt ipo- 



r* C T • <^ Tï - T VT I *^ VI 



jn 

g 
1b 



Joi 
dV 

«a 
U 
.Ail 






'.«'•1 



■I 

ibir 
»nl> 



M Pra cotleglD pnmtMciaiu: pUcere < [«0 »Jv*Jm. Amm. ^i^ [»tiédeViri», 
cODlul«f ftttttui diâosodientM efe: iî " ' 

adrerfi» confenfun ampliflimi Ofâinii 
ultn t 
îuâura 

£# n 



T R A I r E' 



Batutnr qatppc-'minuelleaoBfRftimiioa 
imperiuin,ubi ad cos qui ttnx ptcuverinri 
provocare licut. Aeeâum,ié(iiiît, (fiâatO' 
Km'Iàt{u6bfDfocMio'iioH cnjèneAnts. 
M. îJv:i».-i.' ■ iy-> ' ■■!■ i. -.," 

-' Cette ih»i^*\At^i imfriiMiMtmim^. Jm 
mr»^- li$- montra fpU^:-'' ^- -i:- - .i./ ' h 

'- CreMO-dtAitiMittlmiMa! RuméçpDft.. 
luain prcferti&cttresvMenMt;iHi{fnu 
plebcra mctus inceflît , ut inceiiti<»es c£- 



^rte^iInOruteHemwforti fuICrm YÎro ,SeA 
ctism libcianolucoque keRfS YiiiCHliCt 
là. Ht; «.■ " 

c>ruscuriaUtltcitCeBtuoalx:cMUEiaju>)âC 
i tnbubH>tribuun(Miieii«ctt|MK-:i HÎrr. 



DE L' O P.I M ro M. Liv.V. ijj 

■âu capitote., oa dans' Ifediamp^ de du nombre entiet & ufM def^tDes 

Man, horsdelaTÎIle. Pour emendr* fi» claffes infiicu^cs pàvSttrviujTuU 

'IVrdre qui tê tenMC daim les comkes ; liàs^ ta première it<àz cOmpoUc dtt 

il faot diftingaer la diftfibutton dn ceux qui av«wnt environ cci ihlllé 

pea^einftitaSïparRofnulas, Sccelte livres de bien: elle ^tc divifêe ea 

qui fbt intiodoire par Serriils Tallias dix>buic centanet de cheraliers, 0c 

Csi^me roi de Rome ^ Romulusparta- quatre-vingts cenMrriesidtfgefisdepié^ 

gea la riàtion en trofi tvibiis & chaque II du» entendre par [ «^ 1 '«cnturies t 

-triba endtxcariei. Ctiaquc{np%ribu mm pat un nombie'do cens dtoïerwr 

-éc chaque curie létoù égale foit par i« (nais hi 'Ibufàivinon d'une clafTc qui 

nombre des dcoïens , iânt égard aux fbrmoit une voix dans la comï- 

■rkhc(Tes, fotcparlc'dRHtdcswiFrageA ces. Cette prémién: claRe quoique 

Servius Tullius aVanrconnu les&cul- la moins nombreufe pn citmens étojr 

-t^sdes'eîtoïentpar le dénotnbremeRCi de bcaocoupplus poiibiiic ta fuffhi. 

^partAgeS' >a nation enTix elafles, dont ges^eOe avoic quatre i vln^-div-hiût 

les .cinq piénnéres'étoicnt divifées «n Toix : La fecande dafie oompoTée d< 

cMe-quatre-vingr-detRlt; centuries. eeux<dont'le bien montoit environ à 

Dans les comices tenus par tribatoa (oiunce Se quinsc mille livres étoit 

par curies, la pluralité destribuSsu divifée en vingt^eux centuries, 8e 

deS'CUtks décidoit,& chaque tfiwïcn smt vh^-deux voix ; La troifléme 

AVtHC Qn'tiroic és2l de fuAragedani claSe -(teceux qui avoienr ifnvjron 

6 tribu ou dans m curtev onferteqtM cinquante mille livres ,' étoib ^vi(ée 

■tis phu ricKes ' des dttrïeiTs n'y *a* en vii^ccenturiesiiioIeniJLdiril^a'clIft 

voiettt aucun avantageifor lej-plV} ■vQh"Tnigcvoix.La<quatiiiéM«>d&cca«( 

pauvrev. Lescomiceapvr curies ne fë qui avoicncenviron vingt-^nqtkilld 

tenoJent quepour ëlire tes Fiamincsi livre*, étananflîdivi£^n'Tingr«n- 

c*eft-à>dirc'le&prétEt9 àe-.ydfitev, de caries .'iLa. ctoquicmc' ds ontk qui: 

M&es, deKoniuhUyii^pouC'^loÂn»n 9VOioncsnnroaionKindDeiliyt«6/:'é«ol(} 

deqm{qat;'magrftraisfub*lb»nei. Ixé parcagcecn trente 'dcxix:ceiicuiiec,'<otf 

Ciïmites pH cri&ai-étai«ic''mMni'ji>i qui onâporcûf entouDlwcetioipiaînre- 

lennctti qucceux-quv A tensidftr'paf TiHg&i<iaUz«i»ntenes. .1 :':':^i'>ia . . i 

centuries^ ris n'étoient pas diriges par< TotK le leftcdu petip(c.tfioiF'A»n^ 

les augures, qui. au comoienccaienl pris [a}[dant .la.fixjéincdalfc.'Si txiu- 

écoitiAt-touts tiret ducorpadespatr^ tes les centuries & la pi^iéfc' clalfe^ 

dttw Dani-ks comicesitenus p^ cei^cu- ï l* léferui jd'itnd, e^KBii^ini'im^ 

totlesdtoifcns^bs {riBf riches avucM timenr unifennei l'aflinl-céqoit diicU 

oiyp^avoir' entier peiw Ja . diécifionij dée>i l&.lesconices^ichtl^in S)it9 

: Podr qu'une afiaire j pallit on y concours des <)7>^uffiragé) iic-ifearoii' 

fit rcjettce, il (âtloic le conoours de voie pas daos LÀ piémiérc 'daflcr, - les 

P7.€eiituïie», c'cfl^îL-diie , la moitié voix de laicconde.éteietic. «do'pcéeBV 



*nj»7Ki 1 '(t ri^iu:tfmtfUt s tivt^fVfat *Wt 



fj4 T R A 

9(ifi|i.e,4f ta troifiémet delà quacrjé* 
mc> & enlBn.dcU cinquième >)ufqu'à 
ç^q^'U(c trovât 97* Coffrages réuni^. 
Mais fi les ftttfrages des i^i.cencii* 
yiçs ;^, trottvoicnt partagés, de roa^ 
j)iére qu'U y en eût .p<. à approuver 

décidoit en; (ê joignant à l'un ou Tau-* 
%te patfj • Mais ce cas là étoit preiquo 
VPpoflSbsle, 6c n'eft. peut êtce; jamais 
arrivé • Opendant on prenait les voix 
de chaque citoïen dans toutes tes cla(^ 
^4 de même. que fi elles cudetit du 
c^n^ribuer en cfudque chofe à la dé- 
cifion p AànGr Servius Tulliusikaaux 
pau vtesrionte Taotorité : car les riches 
qui compoibicnt les dades les moins 
fiosabreufes avoient un bien plus grand 
nombre de. voix» & cotre cela la prc^ 
rogative de donner les pcém^ect (vtSrZf* 
ses > qui. déoidoient le plus feuvcut^ 
6ns qu'il (ut beibin de compter ceux 
des claiCes fiii vantes. Mais le dtoûn 
pauvre qut.donnpit fon iuiïiragedtns 
^ centurie \^mme auparavant» ne 
&'a|^)Cffcevoit pas qu'il n*avott4)lus de 
part à la décifion > Se la multitude û 
trouva dépauJBée da toute* autorité » 
iânSQtfeniecontente.^ , 

' Il létoit )ufte que les riches, qui 
iupportoient les dépedêsde laguçrre 
à proportion de leurs biens, euilenc 
plus de part au gouvernement « Car 
juiqu*à Tan $47., £ Rome , les trou* 
pes Romaines (jp] £ûibient la guerre 
a Jco^ dépends» ti ne rccc voient au* 
cime païedelarépubBque* Ladiftin^ 
âioQ de fiiAragcspar ccnturie&nedu* 
va pasionjg.temps • Uégalité fut réta- 
blie» lodque la puiflancetribuntiien- 
Pe & Tautorité des plébéiens curent 



I T E' 

iîirmonté la réfiftanc^ que lespatiï^' 
ciens fircDt popr ^ maintenir içnk 
flans la poOeOicN des hdnmttr$& du 
commandement : 9c quoiquele^ comi^ 
ces ports^fient cmMe diârrents uomsj 
^ fft rapport aux cérémonie^ des 
augures » ft>iç. par rappoft au lieu o^ 
ils écoie^t convoques i les fu Arsiges ic 
recueilloicnt dans les tcibus égaleancn^ 
6c k comptoient par têtea. Fabiw R^ 
lus [f} qui Alt cinq fois confiil ,& 
remporta plufieurs viâoires fur les 
Samnites, lur les ToTcans, & autres 
ennemisde la république » eut le Al^- 
liom de très gjtand» non pour aoeiMif 
defcs viâoi^s^ mais parcfi .qu<e ^pen^ 
dant ià cenjfore» il %aia toute la po» 
pulaced^Romeenquati^ tribus» auw 
lieu qu'auparavant elle étoit difperlee 
dans toutes les tribus , 8c avoir par Iç 
nombre des fiiffrages tout pouvoir 
dans les cpmices* Lc$ .fuâfrages étant 
comptés par tribus» & lés tribus cqn?^ 
pofées desxiipienschoifis 9c rend^^ 
inégales pat le nombre de ceux qui j 
donnoient leurs, vdxs ces comices eur 
cent quelque .reflemblance avec ceux 
qui^iê ' tenojenc par centuries • Le nom* 
tm des tribus; fut augmenté )u%i'| 
trente*cinq« Servius Sulpitius tribun 
du. poujpie. entrepôt longtemps après 
de coimndtc le menu peuple dans 
toutes les. tribus » mais il tut tué avant 
que de pou voir exécuter (on deflein # 

Lorsque les peuples dltalie^ eurent 
k dfoit de bottf^roMfie ficdefudragf 
par la Êiveor des Gracques : ce qui fut 
confirmé depuis par d^iutres magi£> 
trats» totttsles peuples dltalie furent 
ran;;és a^diftr3>ués [r] en huit tribus 
Téparccs» de peur .qu'une fi grande 



géttTMUêrklMgmerrt , ni dt em^ritmif mhx 

I>]AnQourbi$coodftdB |47Jènatusde. 
cievitotftipendium miles de publico ac- 
clperet» cùmanteidtempusde ruoquif. 
que fuaâus eomnnexe eflçt,r/>.Lrw./**a|. 



[f ] ^ Tstius MMcimms te temfmfeur df^ 
fcenâcît de lui am quatrième degré . 

[r] Ne potentia eommmaltitudove* 
terura civium dignita^em friogerec » 
plulque poflent recepti in keneficium > 
quàm autores bçncûciuyelUdterc. 



DE U Ô P I N I O N. Liv. V. i jy 

aolcfti;!^ > fi dlë écoît«>nfi>nîaë dans tes fiifftâges fe âonnéraK [« ] de vive 



ksnrîbtrSj n*6tattox ancient citoïeiis 
toute autorité dans tes eomices/ Le 
nombre des tribus monta idon à qua- 
liante -trois. G>rndiûs Onna coMal^ 
voulant gagner FMliÉiftipii des pevpltS' 
d^Italie , properfr de les incorporer' 
dans toutes lestribus indHfiéreminent v 
ce oui n*eut pas lieu . Toute l'Italie fut 
mile en combuûion par la guerre fe- 
cialeou des alliés , evcicée au fujecdc 
la prétention qu*a voient t^ts les peu* 
pies Latins de pareaf^r avec les anciens 
Romains le droit de bôargeoifie &dc 
fuflfrage dans les comices • > 

Après avoir expliqué ce qui regar-* 
de le droit des iufFrages> examinons 
quelle en étoic la forme • Les comices 
par centuries ou par^tribîis s'adem*' 
bloient au châmpdeMars dans le mé«' 
me ordre que nfartnée eûtété ran.^ 
gée en- bataille i avec cette diflïreti. 
ce feulement que chaqte cîtoïen n*Àoit 
armé que torfqu'il fatloit ubarcher 
contre Tcnnemi. Les comiCes par cu^ 
rtes s'aflembtotent dans la grande place- 
dans Rome. Le conAil monté fïtr la 
tribune inftruifeit le peuple de Taf* 
faire . Les centuries étbient introdui- 
tes , fuivant licur rang, ou les tribus 
&Iescuries \ mefure qu'elles k pré«> 
lêntoient , dansun enclos [/] 6k de^ 
pieux en forme de c^es parcs oà Yàn- 
enfôrmelesTnautons. On 7 éncroit par ' 
un chemin Ibrt étroit KttA^i un ericife 



voix: depuis la loi Gabînia » on po(U^ 

à la pocœ de chaque pont des officiel^ 

ix] publics, pour diftribiier à ceut 

qot^pr^femoient, autant des petitts: 

tablera qu'il y avoir de candidats» 

andeprécendantsaox ékâiotts» dont 

ks prénom, nom » & fimx» étoient> 

écrits en lettres înictales • Le» fuffiragef 

étoient recueUUa dans des corbeiUer 

ou dans des urnes pas d*aut0es ly) oL. 

fieiers) 6c par ceux-^ lemiiaiCQfe à 

[x] d*àuttts. Daiis les procès crta»« 

nelS) on remetvoit à cbflicun de ceus 

qui aboient droit de Ibflfnige » trois t»i 

Mette; s Tune marquée [ 4 3 par A. Tau- 

treparCi la tmifiéme par HL.Les: 

comices ^adiniibloieiitpour trois cho^i 

(ts$ pour étaUfff une loi> poor juger 

u^icît^'en accafi d!iiii «rime, capinil , 

& pourétire les magiibats • 

Les Gettlêars piaçoient chaque ci. 
toten dans ta oenturie oà il dévoie éere 
àf proportion du cens ou de lavaknr do 
fon bien. Cette magiftratnre qui fut un 
dénnembrement du Confiitat, fut éti^e 
l'an deRome ) 10. pour £ûre le dénom* 
bremienc desdeoiens & une. éiafantknt 
e)taâe de leurs biensils étradireet leur 
pouvoir \ la réforme du luxe& des 
nàœurs. Les iénateuri& les chevaliers 
étoient ibumis à la cenfure, oomme le 
(imfrf^ peuple • Lescenfeurs pouvoioÉC 
leMoielr le rang & lès préiogatives de 
f^nateun^ 6c de cbe valien > & mime ka 



deux barrières, & cepàlTage s'appeU prîvilégesdedtoïensRoaiatnsJbdJiCi^ 

loir [O le pont. A la porte de Teh. itgardcceetcmagiftwtore, comme Tin. 

clos on trouvoituu officier public pour ftitutiontaptesiagcfclapqâiccla plua 

reccvoirlefuflftfage ; Pendant 6i^zw urile qui aie été dawe aucwi gouverne^ 



m—* - *-,— ^ 



{s] Ce fMfc /appeÏÏùii Ô VÎle /tt it p tum ; 

f9nts fm é^^rèhusyit^iM^ l^ mutés ,12/. m 
nfvoit Mursnr f »# éU centmrUs. 

[u] Tmt cts cmtms fmfUs y uti rogasy 
fùMrraffirmative'M antiqao{/#itf/ tmtindmn 
)ure fl4ndttm tfi}fêmr h néiéitht .- 



jl} Ofk kè .^^ijr <iifto4e«. 

Im\ a. mMrqti^it abfol vo \ C. condenno; 
l^Xuaoa liquet ; c9 qmrêvnuU ÀnomflMs 
mnfpiMient informé. 



t%6. V T K : A' 

ftiàit. Vairce Maxinc[tf]efi: dViy is quje lu 
ièvétité des ccnfeurs a été plus ultile à la 
répubiiqae Romaioe qae £^ vtâoirçs • 
f Mais le goavccnement de Rome» 
aalgré it fage établiiEemoiicdc ks tM^ 
giftracuccs^fucliYréà des difi;QrdcJ|ire£i 
que continuelles . Pendant que les étants 
de la tépoUique ^e ft^étcndcMCf^ qu'è 
quelque^erritoire autour de Rome ^ k^ 
Stations de cette commune inquiéceie 
bomoient à des écneutes» aureliis dçs 
onrolotaents , à quitter le^)our d(riRo« 
mcjàie retirer far une^collineprpchaj- 
neriDais lodque Jes Romains fuxfnt Jes 
idaîcres du toondc^eûrs discordes iptcs^. 
tineslfurent bien plus £tineftes»& décidé* 
tTcnt du ibrt ^e Ttim vers ^Dans Icsjtqio*^ 
menceoients de la république, Rome 6it > 
ph^or»ibiacn.daDger de périr , jpAi;qe. 
quefescitoi^nsétoient fi acharnés aux* 
difcordes inteûines> <qa!il5 .aifQpien^ 
snteux dcaieurer cspoies . aia inva^Qns 
des ennemis, .quedeiêjcéun*r^ur.leur 
conimunedéfenfcDans le temps que J^s 
canemisécoient aux povces » tes tribnnS; 
jfoppofittefitaox QarQkmei)ts>& . emp4* 
choient le peuple denrendcpgks acm^.. 
Peu s*ea fallut que Cforiolan ne .détruW: 
^c fa patriê,fi0uriê venger de ccqiic le 
peuple prétendoits'jégaler à Ja noble/rc.; 
d*autresen flattant le peuple^^lchércii^ 
de changer le gouvememcnCi& de$*çm* 
piurerde toute rautortté.ManltuaC!api- 
tdi ntt%SpuriusMdius> Spurius CaflMi^ 
i^ Gracqvts & dtilinaxon^irérçnf 
(bntretaliboffté de leurpacrie *X.^kÀ% 
<igt!aioea[is{liervn%nt de frécexte )l 
toufs ièiambitieu^ qui fimdoient leur^ 

ErojettiUr Tafibâion de Ja xomi^ïiine^ 
crique Cinna & Marius entrèrent à 
sMmj^ijp^ ,danis Jlomê,, ks j^çcUitcs 
de Marius poignacdoient touls . ceux à 
.^ui il .ne fendoit pas le .^aloc . l.e ^e- 



lour d^yll* iat^^encofc pluso-uçl* Il 
oe re/piroitiq^ie la fiu our [ c 1 & la ven-^ 
geance . Il §t sécher pendant uois 
jours ksfaneftes ta{>(es^étoient.éci:its 
les nof9s4epluScdedeu\ipillc lienatfurs. 
ou chevalier^ ,p|o(crjcs » Me^Ûusdc-;! 
manda 'à>Sylla ^uçlles^bornes il mectoic 
^x m^x puji^licsiNpus nfcyous demain, 
donspas:, CQ(Btimiart41,deXau ver ceux 

Î^ue vous ave:^ r^olu 4efairepécir^mais . 
eulemont de rtirer d'inquiétude, & de, 
crainte.ceux que^vous ave^ inr^uion dç 
fauvcr. Syllacépondit/qu'il j)e](çavoit, 
pas A^w^ ce^x . qo*il XauveroiA * Si 
quelqu'un donpc^ quelque ircpuxs à 
un pvofi^citsjajpertétoit J^^falaire de 
qette humanité > /ans ejccçpter même 
C6lui<)ui ai^oit iêcouru u u frère ^ un 
fiU » un pérf 9 a¥*contraic^ (a i^çcomoen- 
fe.de chaoue hcfmidde écoit de deux 
taientsi jt^ jce ^n elc}^veqiii eût, tuç 
Iqn n^aître » q» -un ^Is qui e^t tué 
fçn pére« La :Vei}g€;ance/& la^haine ims- 
molo^entmqinsdc viâimes,queJacoB* 
voiti^ des riçhedcs. rQn fouyoit dire:, 
Celui-ci cîeft (a- bçUe maiibn qui Ta 
faitmourir^ celui-làyce W iès beaux 
jardinsi Cj^au(te ce/bnt|ês bains ma^- 
gniiiques. jQ. Aiupelius^qui qe/e mé- 
loit4'a.uc>ii^^fl[^ve> â^quijcroïoitn'asi 
vqir d.^ucre part à ces ^i(eres pubhV 
qMes>qup celte qu'il y prenoit naturel^ 
Ifmentpar la compaû3on.qu'jiaYoit , de. 
ceux qui Jcs/roq^rojent , i'arréta par^ 
cs^ix^ité\^lirftààfï$ rafîi<;he les noms ^ 
des proicrjts, & yaïant trouyéleiien ^^ 
iU'écria: .Ah! ma)ifaeui;eux q|ue jeifuis^' 
c'eft ma maison d^Albe quie[lcau(e 
de ,mA perte • A . quelqi^ jpa^ de-là , il 
rencontra les aflaflins qui le cher* 
chqient > .& il fut maff^çré . Jules Ce* 
far daps fa viftoire n'u/â quç de gc» 
nérpfitié &de clémence ; mais les hoc^ 

rcurs 



t— ^ 



^«>M 






TIW- 



cf^phre des Uix. 



DE UO P I:N;I Q'N.iUv. V. 137 

nwA Aiitti^tman^ ^AucoiHç^d'Oâa? rft f^ÂCot une cçrj:ùpc^4ç rcpubliqqq 



t. 

Dq SOU" 
nmement 

nisce. 



ceux qui tut fait entre Ant^ûieiAcO^ 
yknjCcdecnier Jèf rtQciéronmx aibC 
fins d'AiHoine» qoeiqulildût^^oncf ji>A 
cloraoion àCioéi39i)i& (mt ^ l^tiip arai^ 
tcUGJbtJQtni'AiMcHne d'AflÇiWifff'éâaB» 
mo&tc^fuv JU CéfiKidontjL^!o«lôte^)^ 
liuncifit l^ifvrt^ 4t qnUyiojii ^^^ài^ 
intiip3CS4yet M.rânmne . VÂlà<]u^lks 
iarfcnc Jos&Ulrs dt Xîtfgontveiiiiçmçnc r4r 
^publicamin^Utiié dans l^rvug de m^% 

mtxte> & réuntiloit trois autorités dit^- 
rentes» celle des deux fuâiétes > du (snàt^ 



i|9i'm^répablàqîte yctiaà>k^'8c qu'il ne 
4f>iK ÇdH^^dkèîï^.^ité y juiqu à ce que- 
l'autorité (oiiv^rame. demeure ï l'unç» 
départies qviâcccmpo^tv JLeqoili^ 
t^l» ne s'y pçutfloatiKenir que très diffi«% 
ÔJfMneot • Oa (e(erc [Odaprétexte de, 
1 égalité pour s elçver à l'empire : cçljai^ 
^^ foqil^ç (^ulçmciic prendre dcspré^^ 
^Il€ip0s pj^|ir,$;affraiicb9r,de la.cTiiintp. 
*«^?9^RiKpw^M vk)lc9Q0s> fçwet ^i\ 
état d*être lui-même redoutable (^j^'uh 
furfçr. iide antcMritoinjufte» nyaïfnt 
pp^nt de milicucocrc te commandement 
& i' oh fliq f i P fetLe gouyerucipcDt de Ra« 
^91$ pWfitl^t 4t^ côtq dp Ul^éfi^ocratie ^ 
celui de Carthage tenoit plus de TAri- 
ftocratique. Ceft ainfi que parmi les 



ic du peuplé. Lé pottVoTfdes AiflMiesaf^ * guu ytn j c mpiies mixi e squl Aib flftentde 



fez femblable à celui des confulsRo. 
ouiiis oe duroit qi|.'un an* Ce gouverne- 
meut avoir uue diSéjpi^tKc ciliencieUç^^ 
cehli^Romci» c'oft que la déciiioti'ddft 
aflfelres rfétdff tcnvoifée au fcû^Cffian 
c^s iic j^rtagc dû iënât > ainfi qu'il pa'.' 
roît par uii exemple rapporté dans [/j 
■PolybeXes Carcbagiuois établirent une 
Mmpagnie deoent quatfe peribnnes; 
tMjur balancer P^utôf ité des {uflSétes 6ê 
du (enâtjSJûi étoit beaucoup plus nom- 
breux . dette compagnie faiioic rcndf e 
eomptb<ateft|(én(UNUix : ^tUcavoitcinq 
préûdentr, quf y avoietitiine autorité 
lu^ricèri? , tomme celle de conviquct 
laffcmblée., & d'y propofct les fu jets dtf 
délibératiQn . 

' . Polybe[|^3cft»poiir le gouvernement 
mixte.Lc fenthnenède'BodJrt eft au con- 
traire [A 3 qac ïc èoùycrnemcnt mixte 
Tom. IL 



nos JQurjyles uns tiennent plus du roïal, 
les autres de rariftocratique ,les autres, 
du ppulaire : cequi n*eftpoint ftable» 
Cfs dfffi:(ei]tes ^uiiTaiiccsfaiiântconti^ 
DueHenîcnt leurs efforts pour s*élcver 
préfiirablcment Tune à l'autre . I^ gou- 
vernement mixte reflemblc à un vaiil 
ièatt battu, des vents contraires, avec, 
une grande voile & làns gouvernail. Les 
diffiÉrerrtcs autorités qui lecompoTent 
ri^étknt contenues par aucune puiflance 
fupériçure, la force feule peut termii^er 
leurs contcftatioHS , de même que celles 
des états voifi us & indépendants, done 
aucun ne veut céder à Tautrc -, avec cet-- 
di^érençc que cz% états voifins ont peu 
d'in^ércts communs à démêler entr'eux,.' 
au^Ueuquedansle gouvernement mix- 
te, les différentes autorités qui le com^ 
pofcnt, ne peuvent éviter d'être conti. 

S 



jii 



ï/3 ^pb.Mkis. 

If 2 Adeo modéra cio tuendas liberta- 
tU}dam aequari relie fimulando ità fe qtiif* 



que extolllt nt déprimât alium^ in difici- 
U eft ; caVendocHie ne snetuan t horaiiiet ,, 
ihetuendokfe altroefficiimt) dcinjurianv 
à nobis repuifàm ^tamqaamaut fàcere^t 
<pati necellè Ht y in juagimus «liis » Tir» Livé 



i^t T R A 

ÉwtlefBetit nm priiêstes ontsatoe les 
amrts • Ccft <?e qoi fivt qM Tone des 
Mtôrités y prédominetoujoiirs ^Dàièsle 
corps GerniMini<jfQé CO '^ rccet otites 
conftitfittons & ^kcrets<letf diéres géfW^ 
nles>malf^étccotilêtittitienc unanime 
de^ trors collèges des éleâeurss ^ priti» 
CCS j '8c des villes impériales rCom force 
de M <itte par )*lipprobttiM {fiAtVetth^ 
peteàr» donc le potivoir tkit jHItièlkf 
ÉUjoiiTd*htn ce go«¥etiiettieiK'dti'C^eé 
dtt menatrcfaique • ' '' 

Le gouvetnement d^AitgfeieA^^ui 
tenoit davantage âoroïtl, incline phi$ 
dans ta iiniifmn pvéiênce à âiie-4ém#^ 
cratie > par faaeorké de4a duuiibrQ des 



I T r 

cMimuMi (;«ip]qt)4i<pQft 4e'li fc»^ 
ft de remploi d^sdeMictspuUiËS. £ii 
Pologne c%ft I^Aviftooricie^ ;f«i piéiou 
ritfne^ la vépâbUqtteytémtrpItupoffi* 
fimeqoe4eMi. ^^ 

LeséËieiimbM Ane oMàpSbie 
éettii on «rois poidances iodépendatiMs > 
qtekjiiefeisitaéme de quatre oa de cmtu 
Le gMviàmiefMne 4t MogiieM a^eà 
coitipeft^aedu TbSaMtdé ràriftocnci- 
que. En Aailetonii te pcm^ MgiAa!- 
fiif'réfidê^ns- IccotkbEirs de tatiirpoîC 
Ancçsy do roi> deta tiobleifeoadeia 
clMmbre 6aate> 8c desjeoaiaionwoo^ 
la' ctvMihre bà(k » Lcfo*vemeaMEiit 
GerasatHque téteoir cpan^difl^sdicea 



» • 



l • ri 



.« -• 



. y.;-. ' . 



«*9^ 



/. 



t*3 Démf Us dteter lénirsks ttAlkm»^ 
^a», fc/ frmcts ont ci^tm mru vêix y Ut 
€9mi9f de €hmfÊ$eeirtU $tm veht , Ut 'uUht 
UnférisUt c Am ctme mmvmx^ LmiuèUffèim^ 
mUêéUêéêmitentrtfmNedifHti. m^kpèmrlm 
dtcUariir de U dépenfe^em meeffidêlyMf^ 
felUr. Cette nMeffe ferme UTuefpécetjirif^ 
fecréftUfipmrée, Mtmuttmeenfiiicempù/edet 
éSreffemrswmcéifUmhetj^deUtértmdjeémny 
qtêeUeêOe itms e Jk mfm ttmnm , pemrimUb^ 
msim ÀlsceufirvéÊtiûH de/êtfrMi^, é^r^ 
lier Ut différends fur UfqtteU Ut lemtiU âm ■ 
met fepourv^ewt devami ce cenfeU, 

[/3 Vemperettr en cette ^mMlitéw^UsfMctiHe 
^fHU er^frepre : tev^fme ée BMm U $z e/hHigé 
àeUreeeveir deent fm^iiOe y êktnmfetemrm 
drekdefmrefmréfidenee. 

Le titre d^emferettrefimeinssncUn&meint 
Mt^nfie orne celmi de roi. C^etoir etnefuslité 
fme Ut fitdnts ttemnint déffreknt à imrt^é'^ 
mirtmx ^ à tectsfiem d^ p tê i^ b e e tmmn fm^ 
eh. JLes^méramxMeÊtménefmineUntkmem 
eTen^feremremfemrmnedsnsReme. Ciûrem 
fut faîmi emferemrfêtrTâtmit^nilcemmmt» 
doit , é^ret mtêUfefmerendtemMêtrede pteU 
f^ pCuet fertee dnnt fonjomvemetnentde 
^'^ ' de. ep^, ndfMmi/tMr Bk. %. 



te^n éot^oèenf 
deeit dtm m njkt hÊpré/isneemoermde 
WfmmtJe, fmie/fd'mmd^mtépimt reUv^ pe\m 
tm des K mmn im ^ Jb^ temnUiferipeedeh, 
trUmineneedmroê. 

LeeemeiUdiCei^MmcedéeidsfHeUdMe de 



Bonriognefrecéderoii Ut 4UE(eHrt • 

Lerj^ue feitephefut éfiriàttoè^erry temtè 

tArteit » frhe det^ijemt y UeêUfeUUmtfé^ 

a^ttMVMft £ff reo wetrt nonitrt tofptmeiOttH^f^ 

m^psr U drêie de fn tt/oijfsneey eéfinmm» 

deffmed^M^ empereur y pà iUnt fnfHP^ife im» 

périsU iune iUSion . Cette répenfe ^ tsffOr^ 

fée fétt wn k^hrien Anx-oii dm rrézfeneefikk* 

Credimos domînam noftmoi regem <SaU 

liie, quem Uaca regtî fiuiiQtiiia pioveate 

ai icepurà Fnmcoram regeada , excdkn* 

cioreni efleatiquoimperatorei qoemlola 

eleâiopra^bitvoruorcada; Éf4rtè.Pétri[/: 

mdànm^rtjj. ^ . 

ImJ Betuk ^ k i grmod l ipif ee k T d^JÊngU^ 
ferre $ mifeetpteiepeeriemenÊpeetveeemott^ etc^ 
tept^ de clnmger U/exe .Sidnei > dmgemveme^ 
ment 9 ch.i. $.44» 

t»} Détnt Us diètes de >eUgneJlf met nen^ 
fmtement fenr Us décipens Ut f^mmSt^dee 
fitfirnges^omisf ttk i' wm fmu t t mn $ m nm tûm jr 
génJrmi* Olm Jeul^ e/fe jltiên eTem fénntemr em 
£ttn défnté empêche que IsdéliherMtien nsif 
fin effet • Dnns Ut MffetnhUetpmrtUHBéret de't 
WnlntinniSj pmn fies! lentÙhomme i^eppefe^ 
m ne pem d^ttterÀ In diète y&U PniMtimnt 
^pméde fin droit de dépmtntten . llny m 
fueles éleclhnt desreit^ fife^géneÀisplm» 
redUi des fi(gk'^iu * Us pm^mefim trMes 
comme firfs. Lf* iawj^MMr ne pèteveno iVfr* 
ver mi4Uff9oe de eenmms ^ee^ LesfeuUs 
vAkedtCrmeeveeydel>eenet(ie^ ^de Vi^sp 
ene eêreit demmer mex die tôt des dépmtét» fnè 
etorfiMmenveeUsnekUs. 



D E VO VI N 

fM&^th49¥pmfïïttutjfc def trois caL. 

le toi » ledergé, la Mbltfle,li^vi)ie$» tt 
les paSftns <|ûi a«t jhM de d^ater «ut; 
Àftts g^iéra«»> oàJbfiMRBQiCiiriiiijqwH 
triémeétatift cecwrpsry «fr fort pttiéw, 
' IjÇ'g ou' T tâ ' fiCiUm t df L ao cdc ïpoognit 
parrafé entre cinq diAbeatespoiiaiw 
ces» ^▼oirdede«xI>3«wpc^tMb» 
ooi avoitnC^iuit ^ale amorité» d'un 
Knat €ompo£i de vingt JMiic finaccoss. 
électifs 7 de cinq magèftrats annuels > 
Ibus le nom {>] d'Eptmies, & de t^aflniu 
Uée des citotens. Ptutarque die If} que 
le Sénat de Laeédémone étoic comme 
un contrepoids qui maintenoit Téquili- 
bre de Técat >& qui lui doiinoit une af- 
fiecte ferme & afluréejcs viiq^4iuic fé* . 
nateurs qui le compofiiient>te rai^eant 
du c^ des rois quand lejpeupledeve- 
Doit trop puilTant , & fortifiant au con- 
tiaire le pMti du peuple» quand les rois 
poudoicot «op loin TautoKité • On peut 
dire de ce railôniieascAe de Plutaïque 
q^ue ce (ont là de bettes ipéculatkms» & 
qu^en fuppolâiit ces Vingt-huit féna- 
tcuKS pai»its& exempts de toutes paf- 
fens , cet ëtablifettem divoit produire 
un merveiUeuxtfti. Lyc«rg«e aïam: 
^infi tempéré te gouvernement» ceux 
qui tinrent après lui ne laifférent pas de 



I O N. Liv.V- li^ 

tSMivcf: ^Me:ta mtfiMice^tsweQtii qpi 
ott B yof oi eiit te ^éim xW^ cmiprenani 
ksdeiix rais» «voitcneore ^(ofii^'etre, 
wéainéfti «'cijb {iranyms comme ait 
Plattosi ib hiî4miHâfiUr«i>&9ΫA ^n^ 
lui<4fo6nc l'awMMB 4ef SpiioDe^ pin 

vtroaceotmiiteaaM|irf9' tycurguo* 
Le premier Ephore fur Elatus.iMisfe 
BDlTbéopotit^i Cei^quKeftttg^ar* 
déooflM»r r^ftitutew des Spbores, w6^ 
pandit au repaeicfaedeûi&fa^iMdeca 
qu'il ditûnuoic rauforitévoïale, quc^ 
s'il laitroit à ks focftiSnt^ Va^tarinA 
mcâasaUâhié» it lakiirkiîtfrroicpitti 
ferme & pkia ftabk. L$s £phores£rl 

Eftuvoient condamner ï l'amende, & 
ire emprifenner les [/l rois • Xéno* 
phon CO rapporte oue chaque mois les 
Ëphores prcnoient des rois un nouveau 
ferment. Archidame un des deux rois 
(ut condamné [» J à ramende pour avoir 
époufeunefitlecxtraordinatrement pe^ 
ttte« Le roi AgéGlas quioaquicdece 
BUHàage , & qui ùxt petit , de mauvai* 
femioe» & boiteux, mais Tu» des cois 
les plus ilhiftres ft les plus vertueusi 
que Lacédémone ait'eus , fut condam- 
né C<v] à l'amende par les E{^ores > par- 
ce qu'auiit&t qu'un fenaieur avoir été 
élu >iM«t envoïbit uitbonif en ptéfenn 
Ce que tes Ephores jugèrent ètn un 

S 1 



t#] Ces rëf ^twkjft^/mdêéUMxhMmJfÊi 
de U mt^fm dtt MrmdUi^if Htdê/êmdMHwt 
êtHnrmh : l/#» réj^tk éiêm» 0m mimé umfs^ 
un di ch it q m ê i m iclÊ , 

ifl Mphf êft mm m9$ Qmtfm fym^ im ■ 
/peShmr-m cmft^kmt^ . 

[q} Pikf0m€ê.êm Lj^tmrf. 

[rj C9rn9l,Il^JnFmmfmdÀ. 

[/] Lmeé dém m m ^ hs mm$?ês pêtUt hmtt 
drU Gréeti fi f^mmrmêivêp À fm ffès cmm. 
mi une t9mmmnmm9é i^ M mm u ^fmr(t^mak> 
te tr étke^ms. €•$ mit m*4tmmevMemUm, 
mentrpii $ ni fmf témt^dmë d^lmrt étmte , mi 
pMT eette dk leur mmHfité . Jijr m%me mmtmmfde 
rms que de villes . Pline cemfte mmfteU dmms 



ImfimkifieieChy^e. Plus de/mxmmN é diX 
%9iid0i0 GF^ee mlUrem$ MHpége de Troie . 
Ihims des temtfs plus emmus^ neuf rois y qmi 
m fidfmeme ft^mme psst^ df eesAxdeIsGer* 
flMM^Ar remdirentfo^h de, tesnfertHr ^êhtl^ 
pêMrkJUMrfme^lemrs/emmifions » les Qmh^ 
lu éfôiênf fnMg^eè- en ph^emrs rtàUmmses » 
lmfqm9.Ciim^ emfo^Uiâmfmête.Plm^Uks^ 
ێ.\ S. Di^^ Crerenfs , Uk. t. Dsres Pimyju 
0hBmclm$ , mdverf^ memMeàem. Hk u Vep^u 
Z^pyOêé*^Ml.Qmmc. 

[ff3 Xm^ph.dêisifik^LMemi^ 

£«] Flmtm^.imÂgifil, 

ImI Àddâ/fS^rmm^fêmmdU^ 



i4o ' T'X A 

principe de corniption ; Ce roi éranten? 
Aûc y où il fsrifoic ttvmbkr le roimme- 
dés Pei'fti , foc rappelle parlcsEphorcj! 
ait fecotir^ dcfiVfalri^,^a*Epaffifnon^ 
dK mèttSit engfâfiâ d^^r . ^Ag^a!9 
pt^éra [)^] lefahicàe'Spa^e&: rpbibr* 
vation des \oixMr%fUHf^ùAm(cscon^ 
quêtes. 

C'eft un 'paradoxe politique qu'atr 
cot^s à tinq tétés f comme ce gouverne^ ' 
ment toi xtcde Lacédemonc, où ToppoS-; 
tiëti des dtfTéfi^htes pujflfances qui ie 
^averfoient réciproquement , devoir 
être une iburcedediiTentionsinteftines 
& de guerres civiles : cepençlant on ne 



I T F { 

Cfôave dans tliiftoiceatideiiiséii^^cuii: 
gouvernement moins agitç qup celui de 
Lacédémot^ /Sa j^r^nquiliitéiiefut p^r 
l)tSkuà*mfgi ) brrofi 4e^!iYerne(^nt4! 

[x]deLycurgue , qiii«v9iirjK déi^né: 
cfanscetétat Je4iixe ,. liCs paffion^ &tou- 
tos le( iemences des diicordes ^ 6c y a- 
voient ao-comii^ire introduit la fruga^. 
lité i le dénnCcrefTement > . & touf f s les , 
(burces les.plusfaiutaiirf^sde iUinion& 
du .bonordre« qui is'y n\ainunr6nc[4^ 
pendant un graml nombre de fîoçles « 

. Les nations Grecques indépendantjE^ 7 
bs unes dc$ autr/ss, (ôtf roï^ines , ^^i^^; 



Des Am- 

Q9S. 









xj 11 /ers tmiti des Idix de LycHfgwe 
.dans le chapitre des loix • 

[ 4 ] Lacé ié mené eut Is principale atnorr^ 

tê, tir fintie frew^errtm^ parmi les vitles dg 

U Grèce pendant plus dg cmqants ansMfhéj- 

tus appelle^ famtreœtl de la Gtéce , lui di/pu- 

ta r empire , ^ fut vaincue . Lyfandre entre- 

prit y fans effets de faire quelques chan^e^ 

ment s au gouvernement deja patrie . Thébes 

remporta de grands svantages fur LaUdimo^ 

ne^ msis la fplendetir de Thébes ifmmen^a éf\ 

finit avec Epaminppdas « Après que la vi^oire^ 

de Chéronée eut^rens^ Fhilippe tout poijfant 

,da^s la Grèce 9 f/y qu Alexandre eut pris Thé- 

,bes ^ Lacédêmonerefufa de fefoumettre : elle 

Shii ferme contre les fûccejfe'ur s d* AlèsclXndre ^ 

quoique foibJe érfans murailles , Lacédémone 

0n perdant fa vertu , perdit aujjfi fi» repos . 

jlfif , Fun des deux rois de € parte \ mont enr 

tirepris de rétablir tes loix de ij^curguedmù 

Uur ancienne attftérifé > c^t efPrh de réfûrmê 

i$d coita la vies -les 'Ephores le firent mwrir ém 

prifon. il fu€veng/ parle réiCU^méne^ qtd 

ira la vie aux Ephores , (j» caffa le fénat.Anf 

figonus vainquît CUoméne^ rétubiit kSpari> 

té T ancien gouvernement* Des tyrans éiêvé* 

dansfonfein , i^yoêrguesMacimnidas^ Nabis 9 

lui oîerent la liberté . Ce dernier s étant dit a^ 

ché de la ligtu des Athéens , périt dans la 

guerre contre FhilopœmeHy qui abolit les an^ 

cienneshix de Lyci$rg$te 4 Flandnmui tu^nt 

fournis Lacj(d0m.one en même temps que hs 



autres JtMs de la GrJce 4% larJpHbR^ue Ro- 
fnaine les Lacédémonîcns obtinrent de leurs 
vainqueurs le rétab/ijfement de iears ancien>^ 
nesioix s & <:itér^ dit-que tomeiuttiof^étêit 
la feule qtd depuis pius.de jco* ansconfervAt 
V mêmns faix ^ les mêmes cputumes . Soli 
orbe terrarum fcRtingentos iâm annos 
amplius unis moribus & nunquam muta.- 
tis iegibus vivant. Cic trat. pro Tlacc^. 
PlutarcK in Agi (^ Cleomen, Id, in Flnhpee^ 

tnen & in Tlanmin'XiiMv* /. 3 4«^«^^. /• i !• 
Lacédémone fut fort tranquille fous les em^ 
pereurs Komains^n aï ant d'autre fu'^érion qué 
.de fostrntr des .troupes auxiliaires , et tVe re^ 
tint en partie fes anciennes loix. Après plu* 
fleurs fié de s paffésfous la domination des em^ 
pereurs s^Orient 9 BhiUppe de Maillac y grand 
maître de Rhodes , tr/Uta de la feigneurie de 
Sparte 9 on des chevaliers ne parent fe tnainte» 
nir » Las fkinees dt Sparte portèrent le. titre dt 
Defpoces > J>epais ^uo Théodore furp^immé 
Torphyrogénétejr^re dpe desàic empereurs An^* 
dronic S '^msi»Uel ^aléclogetes « eut époufé 
une Italienne de la maifpn de Malatefiji % le ti» 
tre de duc de Sparte paffa dans cette mai/on de 
Malatefta. Mahomet 11^ prit S Parte en 1460. 
Sigtfmond Malatefta en i k^\S affligea fur les 
T tares ^ ^naïantpû senrendremaitre , ra^ 
vagua <$^ raina t^stt le piUs d'alentours Morefi^, 
ni en chaffa les Tares en i %%^ ,& k^ Vénitiens 
fsus eegénéral , firent la^nqu :te dt tasste lé$ 
èiorée • Lacédémone fi nomme auioard^hni 
Mfitra * 



DE U O P I N 

foït républiques Ce foumoccoient pouf 
h décilion de leurs di&rendsà un tri- 
bunaVçfr] commun, comp^ofc-dts <lé-» 

Sutcî àt cïiaqué ^ûple qui avdit dro8 
e fuffrage dans ce trTbuhat . Gts peu- 
ples ctoient au nombre d*onze ou deu- 
zc '/ L'affemfclée fc ttno'it pendant le 
printemps & Tautomoe , tantôt i Del- 
phes, dans ie temple d'Apollon, tan- 
tôt aux Thermopyles dans telui d^ 
Ccrés • Après la guerre (âcvée , «les Ma- 
cédoniens furent «diHîs parmi 4es Am^ 
phiftyonstîa place des Phocéens aïant 
été donnée [r] a Philippe • Les uns rap. 
portent rétabliflfcmcnt des Amphic- 
tyons [rf] à Amphiftyon roi dAthc- 
ncs fils de Deucahon -, les autres à Acri- 
fîus roi d'Argos . 

On trouve dans rhiftoire pluficurs 
conteftations portées devant les Am- 
phiâyons . Les Perfcs aïant été défiiits à 
la bataille de Platées par Paufanias ro| 
de Lacédémône & Ariftidc général 
Athénien', Paufanias fut chargé de pré^ 
fcnter un trëpié dor à Apollon Py- 
thien • Cciroi de Lacédcmone n aïant 
fait tnfcrire que de fon n^^m iêul une 
offrande faite au nom & aux frais de 
toute la Grèce , les Platéens qui ^ré- 
tendoient avoir beaucoup contribué à 
la viétoire qui a voit été remportée dans 



I O N. Liv.V. L41. 

kttt païs , ti)oomérent les tacédémo» 
Èkm ï comparoir devant les Amphic^ 
tyons,/<c demandèrent, que lesLacé^ 
démohieni fu&m condamnés l païev 
nulle talents, d'amende • Qaincilien £#] 
Eût mdhtion d'une caufe célèbre cn- 
' tre tos.Thébains&ks TheffaUens por- 
tée devant Jes Amphiâyoas . Ce trib^ 
m) condamna les Phooteos ïïsamsfiàc^ 
pour avoir ravagé la campagne de Cir^ 
fiba confacrée à Apdlon., Ces peuples 
n^arant pas^voulu le ibumettrea cç ju^ 
gement , ce fut la caufe de la guer-^ 
re appcllée iàcrée , qui finit par I4 
deftruâian des Phocéens. Les Ampbk:^ 
tyonscotidamnerent les Laoédémoni^n^ 
ï une amende envers les Tbébaips poux 
«voir furpris contre la foi des traités 
la fbrtereâe de Cadmée. Malgré i'é^ 
tabliâement de ce tribunal , aucuA 
païs ne fut jamais expofë ï Oint de 
guerres inteftines que la QDece .. Les 
Amphiâyons n'étoient guéres conful- 
tés , ou leur autorité devenoit inutile » 
loriqu'un e^ritd^nimoficé , de jalou^ 
fie, ou d'ambition portoit ces petits 
états à iê Caire la guerre ^ Les nations 
Gauloiib [/] indépendantes les unes 
des autres avoientaudi leurs aflembléei 
générales . 

Henri le grand avoit deiTcin d'en* 

. S j 



Dams un décret des AmphiSfyons rapporté 
par Démofihéne , cette célèbre compagnie eft 
app^Uée^ TJ xîfc^V ifff,'^'K'K'kiw vavii'pifff, 
Cicér&n ia nomme 3 commune Crseciae con- 
ciliora . Ck. de invint. Hh. z. Ju/Hn Uiy,%. 
Strab. Ubj^, Toureil » remarq. fur loraif^ dû 
In paix de Démefihéne , 

[rj JOiod. Sic. Iib.i6 

[ //] T^éopcmpè , Patâ/anias\' Denys d'Ha- 
Çcârnaffi, 'tiennent AhtpMSfym y fvl d'Athée 
nés y p^Mt hfMfateiér des AmfJnSfy^s . S^ 
^ant ta cbronokgle des markeet.d'Arendelj, 
om trouve que cet AmpfnByon ^ MsdeJ^euca^^ 
/fw, régnoit à Athènes 1512. ans avant 
Jéfus^Chrift • Strabon eft iun fentiment 



ofé : il fixe fé^oque de ia fondation des 
AmphiBy^ns 239. ans aprh le roi d^Atké^ 
nés de ce nom , îl prétend quAcripus , roi 
£ Argos , fils tCA^as , a italdi tes Ampkic^ 
tyons i quil a défigné tes vUèes qui su^ 
voient droit d'envoter des députés -à €e trim 
intnal > quil a marqué en quoi conpflt* 
roienx les fonBions de ces juges , ér ju/quoù 
s'étendroit leur pQuvoir . Strubcn aérî^e 
le nom d*Amphiclyon , non du roi d^Athé^ 
nes'AmphiEîyon , mms de ce que hs peu^ 
pies rejus au nPmkxf des Amphiflyons île* 
meuroiemt autour du temple de Delphes: étwi 
tS ùféLpi lait^i^cu , Strab. lib. 9. 
t^] ^iuintil. ir^it. orator, lib,$, c.io, 
[/] Câfi pajim. in comm, de bell^ Gallic^ 
Pafquiery recherches -^ liv.i, ch^z. 



142. T R A 

f»gar igl MDCsks éat$ Cbtiîkuh 
fMlItiikmaat d'imconiêtt génonl fNWl 
déckkf nonmlts OQÉtcAaebn^pi;ÛN^» 

re, quia fiUi ^oott.£BscA«is:pif kl 
tnM54fa*i\9 coqupofibl «e fiiitt,{Kwr 
y^pMwr le* pinces Cbccticoi.Oopcitt 

fvévMTi^M^teiribttoat ne fcfa juMÎi 
éaibn^ te <)ae s'il pouyoîe Vèmp. â 
prév)CRdroi( bitnxBAiMtMQifJeigiicr» 
ftf parmi les fmS$nccs de ÏBuwofc ks 
plus nedontaMcs» qvr porisicçs petits 
itêisi de la Grèce <)Màattfaief»t du ette 
plttsfjMtikcamt coneemu pac faotonto 
d'une feitceiMe • Lapeécenduë tnjnftice 
des AmpbijâyonsChrétiens , 6c le^coa^ 
teftattons que cetribiinal loroic lUttCfe 
par lui-<Déoie igroient despcécestade 
pTus de faire la guerre • JLes prîaœs 
Cbrécicns, quoiqu'ils feîeot fi kmyent 
e» guerre les uns coficce les aucccs, cm^ 
ploienc pour les provenir > de meti leurs 
moïens que rétabttfetnone d'un finae 
d'Amphiâyons . Les gairaotiea des 
pui0afKes ftipulées par les trakés de^ 
vrofcnt être plus efficaces pour main^ 
tenir la paix« A Tégaed dêsdiferends 
qui furvicnnent entre des nations qui 
ont une imention fincére de les tenni- 
ner à l'amiable , fufage où Ton eft de 
les régler j|>ar descommiflTafreS nommés 
de part & d'autre, eft beaucoup plus 
utile A^ moins fu jet aux inconvénients, 
qu'ttir tribunal commun compoië des 
drpui^ de tomes les diiTércntes na* 
tions Chrétiennes^ 
•• Aptes avoir traité des gouveme- 

m^Jtn^fMems l^moaatique » Ariftoeiiatique > 

l>odqae • 



I T E 

âc Mi«te) U qnattiéiQee^écê qjQi ât 
préfoite c(klc§pnwitumcf^ ïft^tUf 
que . Ce jBoaverneme)9t ei^ pôrencként^ 
S»4Bi|wml;i il.u'x a d'aatK ndâtioa 
dtàwi aux Jujnsxgue celle d'ua maître 
àdes«£?laMa« Cçfk au crime d'y allé* 
guet ksioixt an n.Vn doit point con* 
PfttCfu diautac que |a volootc du, ptish, 
cUm IldMde de la vie & des biens dt$ 
HoÎMk non fuivant la jufttce , mau 
parcapnce^. A^ilnelqu^Qisûwisatttfa 
ittjet lyae da fajiu aiouiae d*Uné puiT- 
Mm&iuliaiUMiae. Lcspeupks (oumis 
ï ce gQUverneiBMt Ibnt appelles pat 
Arifiote efcUrespar nature . Parmi k^ 
Barbares.» dit [^J Euripide, toutslei 
hûoioies ioot cfclaves , excepté un 
(êul . Boccalin parknt de la tyrannie 
fe repné(êntoir Ini-mêoie comme un 
booime que les princes qui régnoicnt 
de (an tsmps prenoient ï la. gorge • 
pour k contraindre i, définir C^] les 
tyrans , certains bommes de l'antN 
qutté , dont aujourd'hui *la race eft 
perdue* 

La plupart des nations d'Afie 8c 
d'Afrique ne connot.flTent point d*au* 
tfe gouverneotent que le Defpotique. 
RamoMUt ceux qui ont éU emploies 
aux aâaires publiques « À:hapent au 
reflentiment du prince ou du peuple « 
Le Souverain lui-même eft continuel- 
knïent expuf é à des révolutioBS fu- 
nefte^ parce que les natbns efdaves 
font toujours ennemies de kurs aaU 
très. Une légère émotion, uncfeiten- 
ce du chef de la religion iufHt pour 
ks renverser du (j]icone. AinC Mjufta. 
phft ikl tfakau des Tuccs ^dépofé 
par un diecret du Mufti qui portoie 



mt^-^mt*" 






[ O Che idntonî fitr^Ao certl buomim 
del temfo aatico». dei quili hosi^ ^^ ^'^, 
peidma la raaea • £oftj^. rét^usil* di 



C^] «Ary^t dUktrk.9Hr.BjtirQ/mMn. 



D E L O F I N 

mtent iimciles > & mmts kg mtrtagei 
fevalid^s^ L^emptre R.«dwn gn^vem 
fiar âd mooftrcstxécrabksi ^ qiit'n«i« 
leolemeotm vfmtMSSÊkattncunt mo^ 
déf atkm , malsifQifftirai&idic oéi pcmt 
infatcer î ta coifdickMi hùtamat St en 
étn tes 4éalnc { /] psr Icttrcrvawé^ 
devint pir cette rûton le théam des 
«év<ollftfbitt topliii frécfvtmef 8c les 
tilasttftvibto* Ltfi^tflk ficlesfllrffiées 
meip^eAdnt ces ^emperom fut le thiène« 
Se lec M veti^wéientà Icor geé . Vât* 
trtifûfèmeiit do qvékpies Ibidats {m| 
folEfcMtj^r tfaMgor ces tjnm. Lt 
fittretir d&éiée dis Odi|«laS) dcsNé- 
Mitt, det Heltegâhries m teat fytfa 
iMim fiiAeRe ^ii*à Imrs mathcoTBitt 
fumets . Ceidt£ndrcs adireux que Sèiad 
itdpttCt&Ui nidiiaffclhie , doivent lâcreat-' 
tribués ao felil DtifcMfffinb ^ H ane fé^ 
fF»blk}ue e»ivaoie 9 ficianecyrannie 
qmi^fttvam ae frèêVé^iacdH citoïèns 
& rafarpatiM , feifoittit naSrte lés 
&up(^s& lesharnei^, feorocédesi 
kiices de di^ cnia«Cié9. Malhear 
princes qui {^(Tent Faveoglotneiic 
îafqol traiter - de £MM|t(& l'obferva- 
tion des loix > & à qui la licence de 
tesenfireindic parott une véritable bail» 
ceur^ de une aato^fé plus complète . 
Alors MMft les liens do gpuverneipent 
font rotupmk H eft évident $ dit Phh^ 
ton , qnt le plosbeureox [nr ] de totus 



I o N. Liv.V. 145 

1^ gDttvemementt <ft le ovinarclH^ • 
ic qu'il n*y en « poMit de plus nalheu* 
rtax que ia cyraanie. 

LaménarchteeRprétéféeattxaMttiSft f. 
espèces de gottwacmeiits piur le pM^^iJUX^ 
gqmdmMttbfe detauteurs £ ^3 quiom & dcrii^fé. 
cndté de là politique. Lcf^vemeflieiK ^'**^ * 
SDOtundnque ablokr mais paternil eft 
le contrafte du Deipotiimc . U y adeuc 
dpéces de monarchies : l'éleaive> ft 
fhéréditaircè Queiques nation» peéée^ 
itatfôleaiTtfi mais thétédiimcdké^ 
cablie pius généraktnent • Dam les pais 
oà la couronne eft éleâive » on regarde 
MiMenégnecoHimc un temps propre 
^corriger & à réformer les aiius: tû 
France au^roncraire^ pour ièrmer Vm^ 
tïéà mai abos ^ it tCj a point d'interrè- 
gne s & on obiêrve la kn {^ Iqilc le roi 
ne meurt poMit , ali<fat le mi>rt faifit le 
vif y e^eft-l-dire que le focceffeur eotre 
dam ir pMo cxercte de la pulBEancf 
Utoïale pn le lêol drmt de fa- mUSàn^ 
ce» Acfims aoendlre ni coa fen oc m c«t» 
ni iâcre , lâf rddamadon^ m aucune 
outre Ibrte éc fiiÉmaiité • On . die eil 
£ivemrde bi»niaf)tbieékâivct,qucks 
mnnorités j iont évitées, que le^ptol- 
pie eft traité plus humainement parun 
. xoi qui lui a obligation de (a roïauté^ 
mais il y dans ce 0ou vernemenc moins 
de refpeâ Se d'obéi (Tance de la part des 
KtOùàs de l'état, oui «lie oeire^ d 
^omettre comme à leur (opériettr» 



[/] Otbs iacend U% vaftàca , toûfumpttt 
antSqoîifimis dehibris» Ipfo Capitolioci* 
vium manibas ineenft , follatx ceivmo^ 
mx y magna adulteria , plénum exilifs msM 
re,infeâi€xdfba(fcopûU, atroclus hiur* 
1>e facvitum ; nobilitas > opes , (efti vel 
oraiffi honores pro crimine,dc db firtutes 
certifticûttm exitium . tkc. Ufiw. M.i. 

Iml Sttfcepereduo manipulares împ^ 
riom Româtium transferendum & cfanu 
tulerunt. 

loc t?/y tSxwi^ flttfffKMfJjinç fi î% îi- 



nêfkm , â»ns h tijrtf. Sén»^, dihênéf. tfi.i» 
c.io, rtf/Me , MitXim âê Tyr , S.jMmê y 

t^ j if 4 M'iuiéfmt Mrrif imférêmêm 

ftmt fmhi mih dtfin f^H ^fépêm tnmf- 

fiit fffurfnnéf ftth0Ht ïar mMJtrmi , f»* k 



144 ' T R' A 

3i celoî qu'ils ne confidcroient peu au- 
pnavaift que comme leur égal . ' Le roi 
élcâif eft plusoccupé de llncérêt partïj 
Miter, Tçachanrquc fa grandeur n^ft 
''* ^(!palIà{^ëre.Lcmonarqac)d'*aiiioû^ 
■•■;■■ tRt héréditaire regarde fo» roiaosm 
^miatfonfaniAoine^Si&sfâjcts cotai 
(ne fa famillcLeriNrrouiredanslebieii 
puUic fei av3magcj[f ;ipartîcaliers& 
ceuxde ia poftéricé. La jaloùlîe&les 
brigueï ne peuvent approcher de ce gmu 
veriKittencodiiyabicn plusd'al^ïi^ttofi 
de la parc du aïoiiarqne, & bien plu 
d'amour&de fôumimon -detapartdes 
fujcts. Ce qmdoic être meun par de 
longs-projets 8c par det vues Ttùvicsiie 
ironviciit pas an roïaame élcâifv oit'il 
lëmble que d*«i roi à l'autc^oinc tàmi 
fim foit coupée & iiiBertJoaipitii . -Lat 
troubles [r] des ékâionsKnCipIusi 
craindre que les inconveàienCi dès mi- 
norités . Les éleâeurs préférerit ieuft 
-. vues panicnliércs aàbieri pvtflid, & 

choifllbot lôuvent le mâJnsibgiK. 
is. Le premier de toMis leMinpires^] eft 

nTrch^c*^ Je patcrncl'. Platon obftrvB [»}quc.dans 
iintu\ . le commeneeineDC des Ibciétcs l'autorité 
roi'ale fut érablie Au le modèle de la pv 



I TT E' -.1 " (■ 

ternellc. Il kit-Ma^àexsHe kittaèM 
gouverneraent comme de la phtï natUr 
Edle&dc hiptusavaurageutc. Uajooiir 
qne les répoÙBqueS'IibnctiacS'derabuf 
que les roiscBC nk deleui antonté .Ce 
q«vcft axi£Ë.\iùn\mttm. \j*û dttDw^f 
d'Haltramafic. AriftotcappcIlclamoT 
iiarchic [jri lepTémicr^csgouvcFBC- 
inenri,iingonvcniEiiieDtdiv)nïîl.U v^- 
ritéilrmctdcs condif iculs fi pasEaù^» 
qu'il la rend pNs. difficile qUc Jarépu.- 
bliquc de PJatoniCKigpaacdki iM.dofK ^ 
(aitlepcntrait, de oc cwindôrec jftOiVf 
fon intérêt particulier , . & de ftirp90er 
en vertu totits ceux qa'it gouvicffiie. Ixt 
homnies, caibtà>aof4e:(préctiiéKsriiH- 
dc^k iè&RiJotisiliaugfHlveAiçmcpt 
KianarcHiqae f 7] i ^ii^atiw de 1« 
puBTaïKxpatcfnclb. L< g4)H#$rneinenï 
mcttar'chique cû coliû -deCoUts oîi U Ic 
trouve Ez-lffos de l^ieïtç; : 

Hobbcs appjHlc i'ctac pgr natai^ 
£ins fociétc, unc{tfnn;[«!lgéiicr3le 
de toati.les hommes entr'çiLtv'. I?ottr 
^tir d'iia^état fi mifër^lç.^lesrliQfnb 
nés ont été cetatraims d'abgvdaomf' 
une pbttie de leur libettét & de s'a!-- 
fiijétir [M aux. toix'a en ti>tmtiic 
...... d« 



[y} BAnUï Eufherra. f»tîric. fart. 4. 



Mihi quidcrtinotiSpdflMéa* ft^ihjUè 
aiC'HerodocHJ, (b<t'etuifi.apdAttiit)DreB 
naftfoif jiiftitfae.&iiendecmiyidcQ^Hr 
oUmbene moracireftes conflituti, Nam 



f opu.ans , led ipeuata interbonotmndc- extat 

latiaprovehebat. Ji^n.minît. .. QuimlùbrêKCpio. 

, Qraaes anciqux gciues regîbus quoiw- CUudian.Jelaiijit, StiUck /ii.i.v.iii. ' 
dun paruerunt, ^uod^enus impeniprt- {m'] BcDuni omnium contra omncs. ' 
mûmadhominesîuftiAimoi&rapientiiri- [ij LouimiJcircàornoeAfèrvifumiiï-, 

" '■' ïri «Her 



niosdeferebacur. C(c.rf»/ej/4. /l'i.j. 



tfrei^irunius. C(V. 



DE L* O P I N 

éatocAtis. Piaandit [c] qu'il pré< 
voie toute forte dé compcjoii dans l'c* 
tac où la UÂ (cra rahs£3ioe)& qu'il pniC 
aboontrairc alTurcr toute (brre di £Éli- 
dcé i une yillc où la loi cpmruandei^ 
«tt« magiftftts . Aiiftotc eft dans le mè' 
iaepni»:ifÀâi<np(!utdireqnecepcinï 
cip« fl'cft pai'doDtenx , que le regneC^ 
de la loi ne kât pré&frablc h celui des 
boBUDcs. Maiscommcnt faire règaet 
la loi t elle ne peut' ctre appliquée & 
exécutif qwpudtLhon\Tmt$ .Leié» 
gaedeJaloiO]c(ll'eâc(d'tiiibe«igoua 
TerncmentiinaU cen'cft pas une formé 
-deg0averiMfBcnt,aar laloine peut r^l 
gner parcllc-mêioc' Toutes les lormet 
<Ie gouvernement loni fujctcsi quelque 
inOonvenientt pwceKfuckstUHnioesy 
appwntleuri de&uti /- 

A^sUmonCi/'j'deSnierdis, twls 
Icigncurs, Pcrtknt dclib^térent fur la 
mnlleutc forme du- gouvernement . 
Ocancs pour £iire valoir le gouvcrne- 
Qient populaire , rappelle les excès où 
Cambyie s'eft porté , la flatterie & la 
icoirrHpiiçn.qui r^nentlôusles ioif, & 
le peu de force que «e gouvenKmcnt 
laiQc^ux. k>jx.&àia-|ufticc. U^^Mc 
J'égaliié 1^ Qttoïch:!, q ui ic trouve dané 
la Démocratie. Miigabryâ > pour (btv- 
tciiir l'Ariftocratie , ditquericn ii'eft 
fâoii\^ U ' 

^itildc b 

WrtO, i 

tji(i''4i i- 

^ent. Danuci -paitiraitdeU'inoùSQp^ 

. ..; Tî-w./A-'' -.■'iiv.ii-i.- -..-■•:. .-'. ■ 

— ; '. :\. ' -* H , .W.. i . ( iO-|.tV-,.^'ll - 

maufÊt iàU»t , f^ifiiifmrSjiêavTfiT tjtUt 

««^•ppl ^/*t.^J(|«*;^> ♦.>..., !;,- :,.. , 

.VW ^Ws-'MrtiiliPftnw t.énfitti '((^mthiA 
W.3./..6. '^ '^ .T.1.!. 



ION. Uv. V. Ï4J 

cfaie> repréTencetjoec'cft' la ferme de 

gouvernement la plus parfaite; qu'elle 
leule a l'avantage de l'union &clu d^ 
cret-, quedsnskgouvnncment Arîi^ 
tocratiqticlesjalaufict , les baincs & 
i'ambition.fc portent bientôt à desdélbr-: 
dres ,qoiaprè{ avoir tertipli la rcpubSi. 
quede fiiditionr& de meurtres, cauffnt 
enfin £ideftiuâion âcfa ruine ; que 
danirètacpopufairt, il eft impoCGble 
qu'il n'y ait beaucoup d*iaiprudcncc S; 
■dematice. ■ ■ ' " :■-■ 

S. Titonfts fif fende f j] ppur doii-i 
Mrlapréfirctiov4'hH>»}nMrcoie,furce 
qu'cHceftuiKiiatagé de U piovidence 
divine. Le cbevalicr Temple fait une 
comparailon f<trt jufte & fort ingé. 
tiieufeda^uvernement \ uncpyramjt. 
de, oui'a'd'^iittHtplatdS'felîdité que 
Ubafeeft fflul large ,S[1cf*mmecplus 
pointu i&Eil«ppelle largeur de la bafé 
laficâtion des peuples , âflàpoîntede 
la pyramide t'autorttc d'un léal ■ Nul 
gouvernement ne peut a[^rocher du 
govvenwtnent uMiiacchique , pour la 
tfftubpcicude dev réfblutions > pour le 
m^erds^delTeins» pour la facilité, dé 
i'ucétittt^uj. Il excelle fUr l'union fie 
parlafercc; ilcftlefeatbiUVM'ptuffe 
troQverkirvÙA'généntes & ryilcîna- 
tiques, &cetenKmblcqui dirige par 

w»(oâfif«A£4tSi'tS:i¥4C^^«fW4^^ 
radminiftrMAii.1iar>vMtu6il|çâe dans 
ll^BéffâbH^^ttëeàtrf'rïQCuile defîan- 
ft|9ij^1ç^it^«;jjiirbf^C.V^l|E 
ûc'W'yfeï^t»"!» ,%l!S.paç Aç dfOit^t 
iauarilanee eÂTarisibupçon'*. comme 
âsfujettiÎMrt'&nSialàurK, Sa'|rj(»dAit 

■ -- ■ -.i.,..--. :..^- - . ■■r-A-. -oq 

... m,.t.-V - , ; -^ *■■: v^ ^ :■ ■■•:■ 

~.\-ijM îiJ'oieatiori érzm iegÊmvjikaK lin 
.laùnaumpepir. TÏTkUb'&A.i-' '-' > 
,:;r£/J|fc''«Wi.r**V.i-- .Mi- .H.-j. 
i',.tt'\ Optiiqionlin>tîo'ci'fiit«tia«c('p&. 
mliCHfircDmque cAoc fptbemétur^ 
ftiem: quia haitiTiocMli resmib iMxilnr 
it^TTtitaM dninun regiNon vA X^bnLi. 
■a;.#»ï/fci«j.«7.ju-i*'i:-""'j');iï: >•'■-■'.•:. 
-■: jfc - i;:,'L' 'Sbiu-jit'iif^' .,i;.'-iioi 



i4(ï . T R^ A. i: T £' ; . 

eft Ulôurcd de <« botté, & cette Jma* cintre de dédUniLancaile le dnîcJfc 

té paternelle jrcmplit couit Jes foun Jesiaftetffféttntiofudûxai » ccjMsic 

d'au .ardeur vive £i £ncère fiour ion i»i fixa .& ce qvf'i lâra«n4iqitaejïaU 

ftrvice. -C'e^ktmpja mtiua ^ dont ic< £racttua{i|abe[ ^Jccttéopinion» 

AnOote ùàt le pcctrilt -dantics Ihwet il iôalisat gwtle prinoc aplos de dtcài 

denorale, ^AHit.iliut1:étqge4ant ^arieÉbieoiieEpMticfclJcnMarl'iitife 

fêsUvrestleii>(^iliqiie:&il4i'eftMsd<nt> 4é«iaiiniwe<qBe'Ji^«nC jèf pardciH 



tcuz qae Dieudcftinant'loititiia 'gou- 
verner \es Jiooiaics » jk «etfe dans ces 
grandesatnesI&JlatdmtSAécciaiiet 
pouriiégner^ - r ; ^ 

On objeâeau goU7emctnciKitionsr<- 
chiite .qacl()ile»'paffages.<deli iJâtnte 



liett^UB-oïéneïfiieleoil jaoprca tMM 
& 9ue'C(»bCi^biitf|Hasdb%9sà Iboh 
jùrauKbeJMmdeJax^iMiqHe , qui 
iatiifaire lesta ctémoioni On peut 
Mfuatxtpoar cedëntiiaeM^^çpK £ob> 
«leJesraisd'OrJeitcC/] ocregihloiefll 



«crKur«L5aDiiKl|iaiUrdlwJuSoif;iteaK leinfnjettquexxMunedes cfidtvec « 

expolc aux )aifk i^-itoBËdéttùvm Ici iear «inpire £rnpwc«it ameini^it 1m 

plus fortes pourtesdctouruer^lcic'tbil- iierté defitrcxouc'ice^tti eft aie 'ici -ï 

mettre \ce {lonveraenent.. ^Vnioi « Ma.\ila3pApmaitaa9auiKnttte9n.eC^ 

leur dit ^l'ileprc^ibéte , freaèa <ro9 .tioaeoc que k {«ofshére ptédéfoic -Ad- 

cniânlf, pour^en ^ine fcs ioLdats ,.ici plcmentcequi.arriïotDÎi , àtitavea 

labonceu»! icfouvriett.llemetoicrt !acflieindel'appn)u!vern»de le jal^tbr. 

jfQi filles atouts les icrviooi de laïaai-' Dieu jn ^Miaioik ps lei^overïie^ 

fon.- liciû)ivB%va>ciianips,yosba\u, metittnoiiardiiçuc, «witilMpntneil 



Si Kiutce <|iMVoai avez de pliu pré- 
tieux , pourlc)doiiM>ràiés«tnmqaos 
&à les cfcljnrel^i Vous iércz: fi&lsvqf 
ybmtaênKKr J^lorsivftfsaAmitccQHrf 
i!£Mco>d«ti9 ro6 gcmj0iBnionbth&:':Qteb 
OE NQUfiPstttpr^pa) * f accscituc.vflut 
«trcjtdcaundetimtzdii... j^iol'' ^. 
•..i!xs unt)cn>)(mt,.<gtic$«iiulialfa^ 



Jôn mécontatrcBMiit de ce qa?aïant it' 
«osife'lcs jutit aupttioc de «égncr iid- 
nnîdiateinein èir^aiat , ce pca^ ingrat 
voulait oniaucnvqi.i C'pfti«««v^aOi 
le SeigneiM^c C Mii SaoïMl iC^i;^!» 
su dc&dece peuple: ce n'oftpas {oi '« 
c'cft isor*mëaîe qi^ih onc «fjenc >''f)C 
jtoulsm plus que;tlrïgxie ûireuifi ' 



DE r G P I N 

DieQdk£»Tdknslcpropfaeuf OiSc:; 
]cYOttsaîd0i9iéu»so»<)MiMnai Gkxévitii 
tt îc vous l%tcvar dansihacdcfc Ccft^ 
à^lirc qoe Diei» ^déiaiéattK Jaifs des 
fois» dont U méchanceté l été u«cf«-^ 
mcbn» massiq«eIa'fin;<teoesn9éclKints 
rois dcvdt étrecncort plos^incftc àlé 
aatîoo ^ive qne feitrceablitfeaient . If 
lêroit abrttKk de cond afr de ces ^patfd» 
gcs » qtte le goiMcmcmcnc men^r chi* 
que fat imciÈet dit la; coiéft de Dieiivon' 
\oit au- contraire que DieoavdtaflèZ' 
fiivorifi: feopeople ponv régner cnaié^» 
diaccmcnr(iirlurv 

Sklnc>co«ibatl»|parcies puérilités 
le (encknenrquiimeeroti^hir di» goo-- 
vemcment nuMiarcbiqae dans r^mtorr*^ 
tépacetndie, U&ii'uneloiigttedider- 
tation pour protfvtrcpie les pacriarcbes 
a*étoientpa&iD» , & n'ont pas laUfé le 
droitde iég«eràkiiS9deïccadant5 ; 8c 
il concfoc que kf nationidie la terre ne 
feotpa&obligéescle chercher ienr ma^ 
trt pa«mirfes }oi£i «UF tes Tnnr^qi 1 6nt 
les descendants de |acob& d*£âia v ^ 

Ïie la vente qui&it ânte par Cûiî^de 
n droit d*auie(te aie été vahble ouî 
non» It ajoute que ta monarchie n'ettr 
fi» d*kiAirvtbn divine r putfipie ce 
ii*ëftpas une nécef&iéàtbot^e^ peuples, 
de la terre de (ê feumetcreicette^mcr 
de goovemeiDctit » & q|ti*il (ecrDave.. 
d'àncrcsgouvemenieiitriégiciivesr enw 
fin il prottve arec beaucoupd^mphafe 
que ta natioi»»^» p^ été Êiîte pour le 
ror> maisrerorpmrr^naftdnr. Rat-, 
^nncmenta bMks »; ou qui ne con^ 
dnentrienr 

Lodquon fintfenr que Tautorr-^ 
t^ aïooarcbiqae eft émanée na-- 
curenement de la paternelle r sa* 
rane perfimne lenwe n^nrend qve 
ks patria«dkes» fialfisiit pat le dtoit 



I 0;N. 1 Liv. V. 1 47 

natàrel le» roircb ronce la terpe , n| 
qu^lîs aient tranTmis ce droit à l'aîné de 
leinB) delcendints s on n'entend antre 
dioib^:finoarqu'un«érequi avoir ptn« 
fieai!sen£int» & quhvoïott nakre d eux. 
ttnefttsiitre oombireuie r devenoit par 
Bneautoricénaturelhe le chef d'un petit 
étiat*».iStr te monarque d'une grande fa- 
floille. Il étoit véritablement Te père de 
Upacn^^ titre dût auxbonfrrDis,& que 
liés méchante aflèâenr de porter, cotn- 
me 5*ils le méritoient . Lorsque di(fé« 
Knttsiamiilêsreibnrréaniespottr (ot^ 
tact ks (odétés^ , la nécefïïté* , ov le 
confentement a. ioiomifr cei familtes à 
ceuxquiejiceHdKenten joftice yt» fz^ 
gcde i en» valeur i en un mot chaque 
tociéc^ X obéi à cehii qui palfeit pour 
être te plus* ptopfcè être le père com«^ 
muivde touce^les&miNesalfeciées » Ce 
gourvernement cft abéofujcar il feroit 
contre le biMTordrevqti^^senfiintsibv* 
mis àrâutocké- paaemtftte eulfent une 
autre Ibite dWtorité i lur oppofer .»: 
Le «MtvemenMne Otipotique fon-- 
àê mr d^atttro»principei y eftcontrat<^ 
re i la nature qu» fait naître touts- 
ies tiommeS' ril>rei dans Tétat pure- 
ment nacoftl 7 ahili lie gouvernement 
psternet feujt conforme it la nature 
tfentjc milieu entre IcMi^te jtc leJDlp» 
ipotique^ 

On neCQUCèflepasque tDvcefTes dif* 
Crcntea£>rme9 dit gp^uvemements ne 
puiflèntetrelégiômeS' » Le Hollandbis 
dans-un état OémocraôqMe 9- le Vété^ 
rieii dans une Ariftocitatie, IbPdloaois; 
An» un gouvernement Miste» le Turc 
fbw nn pwvoir Defpottque feroient 
toutscouDabIes> & chacun manquoit 
ds fidéfiteaugquyerneaientqu*if trou* 
ve établi > & feus lequel it eft né^^ Fer» 
iônoe en Fràncrne citMt que le roi > 

T r 



4 

C» 3 Pabo t9>îregcm ïn (faroremeo^ i^f , verr.: 
auferam. ittindigoadonem d.^ofiâ » rift i4'ijt(giim9itSibd p dkjtmfWÊmmf* 



148 T RoA 

|>irce qu'il eft ijiftinic par la providcnu 
c€ ponr commander ânt François , Joi« 
YC être le monarque de tout l'unlvessm 
conséquence de cette h) Aitociondivinii 
Ce (éroicaufli une flatterie ridicule de 
dire queDieu a cr^ des nations enciércs 
pour le ptaifir d'un fcul hommes mais 
c'eft par un c flfèt de la bontë[p }& de la 
providence divine > que les rois gouver^ 
nent certains peuples *» frc'eft pour le 
bien de ces mêmes nations>qiie le roi [f ] 
n'eft comptable de Tcxercicc qu*it fiiit 
de fa puidancc qu'à Dieu feul • Les. rois 
en France , dit Philippede Commines» 
font feuls juges en leurs faits ,,& ne ré- 
pondent à autre redore qu'à k juftice 
divine. 

Un roi dam une monarchie, ft fe fé~ 
nat dans un gouvernement 'pur Arifto. 
cratiquç ont la même autorité que le 
plus grand nombre de voix dans Ictac 
Démocratiquet&par conféquentceux* 
U fc trompent qui croient quo dans ces 
gouvernements tourlepeOple eft fupé<» 
iJeur aux rois & au fonar v car puifque; 
dans les Dëmocraticsi la pbis^ grande 



I T E* 

partie du peuple ne connoît rien au-de(l 
fuside (bi , il eft éviSent <pK ceux qui 
commandent dans les monarchies Se 
dans ks Ariftocraties £>ot au^^deflus de 
tout Je peuple. 

Buchanan établit un principe qui eft 
le renverfêmentde tout ordre politique. 
Il prétend que le roi eft fournis à la loi , 
& la loi aufcuple. Ariftotedit [ r ] au- 
contraire qu'un gouvernement oi!^ te 
roi eft fournis à la loi»eft deftituéde tout 
fbndement>& n*a aucune forme «ffurée. 
Hobbes remarque fort judicieufement 
[i] qu*il ne peut y avoir degpuveme. 
ment fblide,fans un centre d*autotité>att 
delà duquel on ne puifîe plus recourir 
à une autre puiflance ; Que 6 cette atu' 
torité.fbttveraine réâde dans raffemblécr 
delà nationou dans les députer cboifi$ 
par elie>le gouvernement eftDémocra-^ 
tique ) fi elle appartient à un confeil , à 
un fenat > ou à un parlement^le gouver* 
ment eft Ariftocratiquc \ que fielleeft 
toute entière dans le monarque » le 
gouycrttCment eft monarchique • 

S.ThomajiCO diftinguele préc^)tede 



> C>] ColimuslmperatoreiUffîcquQaii^ 
do oc Dobis licet Sc ipfi expcclit « ut homi*, 
nemàDeofecuncitim ; ^ quidqurdèftà' 
Deoconrequùtitm&foloDeominorem • 
TtftHlL ad Scapuh 

ftulftnt juger fi monérQUê. 

5upf r ioijeratortm non' eft nîfi fohri 
Deits > qtfi fecit iiiq)erator^m . s, Opiêu 
JAilrvkAn.ccntr4iPMrm99^lilf.^^ ^ -, 

Regum timendorumiaproprios grèges» 
Reges in ipfbs iinperium eft Jovis.Htfr. 
t r I jtri/fcf. FoHt. lîh. 3 xaf, 1 2 . 
[il SiM. de imfet. céÊf.6. & m Leviéirk. 

C r IPrince^sdicitur folutus eflc à leee> 
quantum ad vimcoaâivam legis \ nullus 
euim propriè cogitur à fe Ipfo > ki autem. 
nonhabet vfm coaâivajn nîfi ex principis 
poteftaie. Sic igintr princepsdiciteir.f^lu^ 
tusefiè à legje qiiia auUus i» ipTum poccft 



judicjumjÇond.en»oatiofiis£erre9 ficontrs^ 
l^em agat >. Undê iiludl pfalmi 50. TibI fb* 
lipeccavi. Dicît|lofraquod rexnon ha- 
bet hominem qùinta faux dijudîcet - Seê 
qaxnrùm ad Vim direâivam legis prlucei^ 
f ubditurJegi proprift voluntatetfecundiuft 
qood dicitWiextr^di04nftffiatPMlus » esf. 
eumêmnes^ Quod quifquc juris in altcrum 
ftatuit , îpfc eorfem jure uti débet • Et fa* 
pientîs dicit autbritàç,Paterc legém quah» 
ipfetTuteris • Impr«peratur'etiam his à- 
Domino qui dicunt & non iàciunt ^& qui 
aliis onera gravja imppnui>t>& ipfi oec dl- 
gito volunt ea movercut dicltur MmîtIk. 
r.ij. Unde quantum ad Deî judlcium 
princeps non eft fbFutns à lege , quantum 
adviradireâivame^us: fed d^et voinn* 
tarîus, non coaftit$'lfgen^jn>pI^re-. Eft 
etiam princepsTupraic^en», in quantum » 
iiexpediensfuentypoteilkgemmutare r 
âc in eidifpenrare pro loco& temporc % 



■^ 



DE U O P I N 

la loi de la peine impofée par elle • La 
di(î)o6tioa pénale de la loi ne peut re- 
garder le prince^pirilqu elle ne pent^ette 
appliquée qoç par ionordreooparun 
jugement qui émane de ion autorité • 
Mais le prince de fz propre volonté doit 
iè conformer au pr^pte de U lot> & il 
eft tenu de (on obiêryatipn par rapport 
au jugement de Dieu • Le roi eft encore 
au detfus de la loi^ ccqijiHl peut ta ré- 
former ou Tabroger pour le bien public; 
&endiipenrcr s'il le jugeàpcopos» S. 
Ambroiie [«] s'explique de la même ma- 
nière. Une des erreurs de Viclef con(i(l 
toit à dire que les fouverain^ étoient 
fournis^ la jurifdiâion de la naeion,Cet- 
te pr9pofition f^i cosxlano^née[;t]att con- 
cile de Conftance comme hérétique, . 

Rien n'eft fi digne [yi de la ibuverai- 
t}e puiffance, que de fe conformer aux 
loix qu'elle a prcfcrices • Ceft abfi que 
le monarque devient Timage de l'être 
tout puiffant • Cet.ufage du iuprémoi 

f)ou voir eft plusauguftc que le pouvoir 
ui-même . , 



I o N. Liv. V. 149 

Dins toute eipécede gouvensement r 
même dans leDcTpetiqu^l y a toujours 
Usncon(éntementex)prèsou tacite, yen- 
gage ma foi à iiion iôuverain dans Terpé. 
rance &en vûodeibn èquiré • Je m'af- 
fujettisauxbixpourêtre à labri de Top. 
pitfl[îon.Ce contrat neft tacite que dans 
les gouvernements derpotiqnes \ mats 
dans les antres monarchies Tufage eft de 
renoncer formellement par le ferment 
C % } qoe les rois iont a leur facre » 
ou dans les cérémonies de leur couron- 
nement • 

.Leicntiment de Hobbes[4]> quM 
n*y a point de convention entre le roi & 
les fu jets, mais (cuJement des fujetscn- 
tr'eux > aÀé rejette [1^3 par les ju ri tcotu - 
fuites , Dieu 1 iii-même £ r 3 a recoima . 
un engagement mutuel entre fon peu- 
ple & lui • Vous fçaurez donc/lit Moy- 
(è> que le Seig^ur votre Dieu eft lui- 
même [di le Dieu ibrt& fidéle»<^ gar. 
de Ton alliance & fa mîfértcorde ju^u'à 
mille générations • 

Plus uorvkî eft ab(bltt> plusil^dV)*.* 



Ci>3 S*Amh^/t, ch, 10, de fspêhgh de 
Dsvidi furets pâTêUs du ffe^nm^^o. Tibi 
ibiipeccaivi. 

C «3 Synêd. C0nfi.fêg§nX &\$. Bércféd* 

Iy3 DigniToxeftnujeftatc régnants 
Icgibusalligatumreprincipem proÇteri ; 
adcb de automate juris noftrapendet au. 
toritas. Et re veri majus impôrio eft 
fubmitterelegibusprincipatnm : & ora. 
cnlopraefcotisedioi, quod aobis licere 
nonpatimur» aliisindicamus . Leg, ^,C. 

d$kiih,it,c9r^ituti$niiiu tJ/iSi^it^^Bk^. . - - 
Licècenim leximperii (olemnibus ju- 
ris imperatoremlblveritfiiibi^ tamea tapi*, 
proprîum imperiî eft quàm legibiis vivcrç*! 
Z^.3 Cditeftam. 

[^3 Lfi ferment desrùs d$ Fréfueileut 
facre eft eonci en ces termes \ Jevoi^s promet s 
( parUnt à tarcffevé^He } de (enfermer à vêMt 
(Sr à 't^f églifes , le privilège cMoonique ^ avet-^ 
Uloié'laiu/lice quiliur iftiué\ &ie/eMr^ 
promet de leur 4€C9rder U defenfe de çes^Ue^ 
fesj âînfiquun reiUd^tt accorder (krdfêh 



dawsfêurtïéisimê ànn^Mftfe , et Àtéglifit 

riiluieft cemmifi. Et après Je Te Oeum» 
rei dekêmt fait ks frêmejfis fuhantês : /# 
premits, munemdi/é/us^C^i^ 9 ces trois 
sAofes au ptteple CMthn qusm'eft fa^et > pre^ ' 
smérem^n > . )fUê:rotii: k peupla Chtétioeo da 
Nglif<0'do X>im,^i^{e¥v9 em toui têsnps y fmt 
nos ordres % la pai^i véritai^e i et^ fécond lieu y 
quo finterdife toute ra fâché ^ inimité j en 
troifiémê Hen , ^^en roup pegement for donna 
téqmtê it ^^ m^ihicêpdê • li eMmoniat 
Tranfois^ f, i.p^ 14. 

Le-wlath.cap.j. 

dn droit de {a,giaturr-& d^s^^m ii%j^Jka^ , 

[1/3 Etfcies , quia Dom mus Deusfuoa 
ipfe eft Oem fôrtU & fidelis » coftodiena 
paâuiu & nii(eriicqc4iao»diUif)Dii(tfif fi^> 
& his qui cuftodiual .pmcepta epiA) ixk 
n^lçgçfte5>tiiïii€s,©f*wif*c,7;v* ^\ 

%t eut ugni^pi topcmîS'. ipt^ mp. 0C'\%» 
tçf tçxr^p!» <?^-€4f rj b < i..T ^ 



IK i\ 



tjo T R A 

bBftttom J^tOQpBr^fk joftîce» dcbotu 
aé> dlajiceiitioiiiwr icsmituAren plus les 
cagagemracs concraâés fiar ion &r. 
mcnc fi: multiptien£.Maafo nation o'efr 
pasen droicdc joget ds l'obiènrationdc 

ce fcrmcnnlc roi n en tft compcabk qa'è 
Dieu (cnK Ccft foc ce prifKipe » <{ii i cft 

la baie^ toute virkMc 
qae te roi [^ ] eft au-deftisdc 
Il en eft deididScrenta ordresqol oompo^ 
fenton état» comme de ectte harmonk 
qni bât Atbfîfter le oxMide . La o&rreC 
pondancc de Tes différences parties ne 
peut^cre roaioceouc que par la pnopor. 
t ion ncctSaice pour les mettre d'accord> 
& cette pro{)artioii ne peut-être confer. 
vée que par ladireftbnd'one {luitfance 
fnpreme. Le conbtcdelagteire&dc 
rautoïkédes £myerains coofifte ï étte 
les images de Die« . Ork jttftke Se la 
iâgedCe de Dku Iknitent iés dcoii&Tou. 
te rattttffîré légiibttve rcfîde 4ant le 
monarqm qoi a un pkin poovoir^maia 
ce pouvoir n*eft point arbitraire: iln^u» 
torilè pas à kxe jt^jattc oo de mauvaifê 
lot» Il ne s'agk pas de ce qui le peut % 
aais<leceqtti fedoit» Oit oc pevtap- 
peiter pouvoir légitime ^ te po«voîr[/J 
de nm fyitt i cW une çbofe conttadic. 
toite qa*oo puJMe avec drcût violer la 
juftice, A: il n'y a aucuoe puiffance done 
cribittcprfWMferéel&tafffbariilble ,, 
qvtoique quelques peuples eiclaves Tat^ 
tribncntiJeursibuverains. Ceftpour 
kbicp-dcafoietf» &: non pour le ^fir 



r T E^ 

dTun tiomme (rat ou la fiKbfeâionde 
feseaprkes » que Dieu a établt le mo* 
naïqneau tenus de la nation. Philip» 
pe lLroid*£rpagne[x3,ttndesprkicea 
des ptu^aMblusqui aient régné , atant 
entMda un prédicateur qui diCoit eft 
chaire > qu*an roi eft maître de la vie 
& des biens de fes fumets > l'obligea de fe 
rttraâer. 

Ufirot<{uiala pténitiide de ta pui(^ 
iaiKe4mMiiirctîique > eft le maître [ è } 
de la vie Ac des biens » pa(rce qu'il a feul > 
& £uis partagc^Vantorité de punir ceux 
qui oai&nt à la Société » & d'emploJier 
la vieâc les biens dé fes fujctsau fcrvîce 
del^état» & èPavantage public » Ceft 
dans ce (èns que nous TappcHons notre 
maître: cette evpreffion» quelarailôM 
& l'amour nousdiâentégaiement» n'a 
riendeiêrvile.Nous entcndon s qœ tout 
te pouvoir de déciderde nos vies & de 
noa biens réfide en lui ftul *> mats nous 
tAeneeudÀiTi pas que nous ibions efcfau 
vts , fir qde le roi foit tem^tre l ta ma« 
siére de cesrois Orientaux ou Africaine 
qui ÊMit mourir leurs iîijets, oufeof de- 
pou Ulent de feurs biens par caprke^ianr 
caufè légitime» & feulement pour mar- 
quer tcar puiflancc . 

,,Qpacreconditioos[î]acoompagnent ^ 
lesgottvernements arbitraires. Premié- ^ 
reroent> les fujets £>ot nés efirtavcs . Se- 
condement 9. on n'y poûéde rictt en pro- 
priété .Troifiémemeot te prince a droit ^ 
de di%o£er à (bngré> non lentement des ^ 



» 



» 



.-•«•«Miimi 



dmdif9it dtiik mMfttrtt^ des £ms % Ih. x- (^^ 
if} G9$r, de-jmnMUstpéw. B$. f, c 4^ 

[il Ndaliceip^îpibuavioltatita: 
coàOîé 



\%y nift reetfndûm juffttiaete^ 
UQremy & hoc vet contre, kofiesf tig^ân. 



do y veTcontra cives maIeia£toies panien« 
do*. S*TJkm,%.i.^Méfi,66.énrf,%, 

Remotâjuftftiâ^ quid fimt r^na y nifi 
magna tatrocioîaf S, Au^nfi. dt eivitDei p. 

Ad reges pote(!a& omnium pertinet, ad 
iiogidM prt^rieras. . S$n^ tk benef. Ith. 7. 

Xn MifMtfyfdkif.t^ititrfcritHriféùS^ 



9» 



» 

9» 
9» 

99 

99 
91 
99 
99 
99 
9» 
99 
99 
99 
» 
99 



. DE UQPfNiQ.N. Lîv.V^ rjfi 

» nuûsdc ia vk deicsfojets.C^iâ^ aAic«f tootwriimf descoottsdiâioa» 

iniotttentUes» &îtacpréceiiclsp«jlc 
ciftff en toitt « 

La fiati^ii ii*eft jamais oidroît de re« 
courir à U force ccittrf ibh fatncc]cgi« 
ticQc « £lk. M fOttCjqne ftéchic le ciel 8C 
le.monar^MÇil par &s inriems • il ne 
iêrvirott derico cToppD&r lar.aiêstmc 
( Ai J ck Ponci as le Sanmce » <}» les ar« 
mes(QncittAe$> lorlqu^eUcsmit aéceC* 
£àfe»> À qufeUesT dcvkanenc ncceâai* 
rcs à cmx^i ji*oittpotnt d*auti3et%c^ 
cancc de Taivii llne(l)uBaJ9pâcait:f dc{ 
cooAof^^ & VÎQ.^ jilii cali(Ar« Lra 
Chf^rtieiM jdeia prioainve e%hh pMM 
Yoicnt {«} (ê motcreà labri du {nttoûf 
tkms par la. fei^ des ariicsrf «ab il$ 
(uiwionî IVfitfttidcladQeUgiDifqaiell 
ilc iôitéf» pki{ât qpe èeib vci^er^ iq ->! 
. i jCe^n^èAfiiiaoèffiCf fi M^ibb m*I 

<]}iC|d€:pretieodi)c xfÊci^tfÂjdBLtsoà^Êfé 
ou obfeœ^ L'ant^it r du ma joéfideoii 
cft6fbrfoMe ùcoféév «btecoiciit aaaCg 
kai^éMksjfelaodoronic&rièfs poètes^ 
e«ukfèiUcfl<#t3oaKiééJéf£}id|in oauetk 
iairdit àucfettinii Cfeftéiik^tayr'^ 

. Sidiiei Ait à ((m^niinaicr^iiTpcifc' 
•Aéikt^^ù^éa 8c pcèfaifaiimflildypooc 
prouver <{fr tcmt ' iDona]tq9e^tem iba 
pcfiivairdtpenpkj» (il £uii&»:di|Mli)«^ 
liiiyB>iaiKrbie'iiwiog^dttcoitfewaenig< 
jott<tehifef*^idlV^ttpya tt T ilH iffif l^hi P?f^ 



tricmemeDC il n'y àdc loi <}iie la volons 
té. Voilà ce qu on appelle une puîCin* 
cearbitràke* Je ne veiansexaminer 
fi elle eft liciteoo illidce ; U y a de» peur 
pics Se de grands eapirei^ qijtt^cn «en-? 
tentent , Se noii^ii^avoiis pointa les «a* 
qmiérerfur laJbrmede îcur gtmvenie» 
ment. 11 aoas fiiflit dcdire quecclle^i 
eft barbare 6c odieafe « •. . . Ceft autre 
cholê qw le opu vememçat fott ab^ 
lo9«mreci>afequ^«l(ôitaibJunriu^ Il 
eftabMii par rapport à la contramcev 
n*y aïant aocupe puHT^tH:^ capable tio 
£:>r<;er le4>ttveraip > xpzi$H nç. jVuAik 
ms de là qne le igonvetnenient (ôif ar« 
bitraire^ parce quoiKre que tout tA 
founois au ji^gemcotdc DicM» ^ qui 
cçaviciit auffi au f(Hlwa0iMQfii<)ii^ 
vient de mpihor art^i^aiae ^ . !C*eft qu'il 

La de$ loix 4aos ks eim>ir<ï , confite 
[quelles tqut ce quifciiaitcA odi^ 
drmt :& il y a ton^urs diverf ure à te* 
venir contre « ou dam dVuicire$ occa« 
flansou.(|;pi§d*aa»^.t«mpfl, «, 
. Bta^qn im^^f^k^ Ai^g^ do 
trcûi^x^fiécl^ iditjC kji^tttfÊmmtJith 
puifla^ceroï^o* Jo«t%(bnt£>ottitaaif 
?nonarqiie 9^ il otV A Wpw <|at'à DieÉ. 



;oi W[ li;i )'•;» . t . 



TTTTT 



■ i »i 



T 






\ V 



la pttUlaiKe do roii^ft. japatfanœ delà 
loi ^ une puiOanep dftj^S^c 8c nond'in- 
juftifTf . ; i^ ifoi doii^d^.fcxebceraMÉ 
Jwifl^ncsifWWiH .le si(^^êf^\c rpMii^ 
çrc <b:Çfiett>iiir tenici car.tapoidandi 
jçft! Ja^pHiOa^cf 4/e fiUcUJ 6iil ^£e lèone 

-'r*?Oifanes-^bt^o^^'fcn«P^ru6^ûltd\ toéfciiiique îôreia^^^^ ? " 

i^feduncitorobn^iJ i ^'^ ^^' ^.or.nq -^fM] )uftk^iâiq«è'fiihif4ritil,<m 

. . Poteft»iT0èîi|rft?oic#a9kgist sotfAils ? i:ttfM^i«*ii«MffirM44fiHltoiM^ 

jirisnoa^injwi^.fT -) ;!>>•: m jrp îM^^^i^^^*iBitXbùitiai,i^'{ .. ^ ^ 

Ëxcrcére igicur débet rex pocenatem t»] Cuibello nonidoneinon prompti 
jurïs y ficutJDci.yicarias.& nûailbec io-^ fcifl e oius y « ia» impr et eew ^-gutym 

terri > jqitia. ilk fiotellas^&lâ» Dd eft . t tthsncer tpmMMÊm ? fi non kpud iftam 

Brûeiên.deliiib.Anglkim.- . ^ ,^ rdtifelp!i»»»agi*oceidiKcerct^iiàtd^- 

[/] BonosimpcratorcsTotoexpeterc. <\iàsn^^'E0$ml^iêd$$0piéi, * 



j,^2i - T R A ^ 

,ilfaiidroU ^u'unfettl homme eût 
^ké plus fort que toute une tration y ou 
qu*ileût fournis par fa force touts les 
homcnes de cette nation les uns après les 
autres • De l'impoSibilké' de ces de«x 
hypothéiês , il infère que toute œonir* 
cbie vient du confentemcotdo peuple » 
&qu#parconiëqttent le nM>aarque inf* 
titué par la nation dépend toujours d'el- 
le. Ces raiibonemeuts font pleins d'er- 
seurs très fenfibles. Quand il fcroit vrai 
queleroi aurait reçu fa puiiGmcedu 
peupkôlne s'eofuivroit point dû tout 
qu'il fat dans la dépendance dekiiia» 
tîoo. Le conunettant ne cooiêrtcdes 
dfousdefupériarité qui Tégard d*on 
ttiféneurqu'il ainftituc^cooime lorfqoe 
Icpenplea nommé un Réputé pour le 
repréieoter dans : quelque ademblée^ 
lèm lodqov k peuple ou des ^kâeurs 
quekrbnqucsf anticcai>lî att-dcffus: d'eux 
uo ftipériieur ^ Us jk peuvent plus piCM 
tmdreaucundroitâir ce Supérieur élu. 
Ainfi loc&itte le clergé élifait (on érè^ 
, q9e>ou que les flftoines âiibicnt leurab* 
béè révéqiic iiirafabé'n*étoiait'dani«ii 
rufKilépÎDdaiiceduckrgo mideiwoii 
skssltf m(iréld paries basdinaus^nedéi- 

£nd plus d'eux après lbn6leâibn.T<li» 
t là«^^K»fe del'cmpercnr Valemi- 
siien:U:dépendoitdevous« foldats» de 
mt cfaoUii(f]pouiiTQtieempercttrvœais 
dcgpuisqile^viuis tfa'avbBCoraéfé TcMpi^ 
jncaCcqwe vous oie jdcnMndez acàéjfni 
-pliisdc f ottevDibméttaiadera mienm. 
Toute obéiïTance Aippofe un conlèn- 
cernent de la part de cel tti qui doit obéir : 
maisrce comentement ilamribn origine 
peut-être inteijyeiiu djç ç(î0Eéreptef . m^- 
nierez Fo^ tjions à po(rç:toui;!Jes &y{<>- 
. théics fur ccsiXMnp^sncemçnts bbâ^iwrs 
^ delà puidanotioifalec qui ont écin^il 



'M W 



I T ET 

Fhiftoiit. Si le peuple a choifi entre plu- 
fieurs citoïcns égaux quelque homme 
qu*il a élevé à laroiauté, il femble alors 

2oe le peuple lui a véritablement con- 
fire la Couronne : quoique dans cette 
fuppofition même le consentement du 
peuple nedevroit être regardé que com« 
me une caufe icconde » rinft?tUtion de 
ce monarque viendroit toujours de 
Dieu : & il feroit également vrai de 
dhre » que Téleâion de ce roi nViant 
rien de conditionnel , le peuple ne fe 
feroit rclèrvé aucun droit fur ce quM' 
auroit conféré • Mais il eft peu vrai- 
feinblable que les chômes fe fuient 
padées ainfi dans l'origine de la plu* 
part des monarchies • Si au contraire 
le peuple aïant befoin de la protedion 
d^un homme puiïïant qui feul pou- 
voir le défendre » s'cft engagé a lui 
obejfr & à fuivre ^éteineilt Hs lofy , 
pbur étregattand par hii de l'oppref- 
ûony lepeupk n'a pas conféré la puiC 
iânoe qui étoit de;a dans cet hom- 
me , à la force ft à la juftice duquel 
ce peuple à eu recoun^« -Suppoibiis 
donc pour;)^Mgiiie de la toIautéuA 
pées defiiaaille qui par h (mia^iondé 
k% tèrïtfr & par le nomBrt dé fts etv- 
fants ibit tn état de donner la loi à 
unie contrée : les Êubilles voiiines aïant 
ètfiNn de- fa proteâion ^mandent 
^kn agÉrcgéeS' à fa Emilie . Cette 
^mioadob Misante s*è(b étendue pair 
wr beio^ lèmblabiè éc% faiiliHds plu^ 
éloignées ou par droit de conquête 
dans une guerre judc . Voilà un état 
"fertné par une efpéce de conicntê- 
vfifin$ qui ^•a jpês icoq^fé à.freipi le 
principe de fa fuiflaudç -wr& ron jie 
>pêttt pas:direi4ue ce premier 'monarr 
que tienne de la nation , ce qui M 

con*. : 



ff 



t' 

< 



•f 



I 1 



' ' ' ' . k 



L^ Utmeadimpeuiodttneligafecii » 
in Teitrâ fitum crat poteflate» ^ milicta ; 
at y CIO poftquam me tifipikU > qM9* *eû- 



tîs» iomooteftarlâtrioiiMivefttUt^^MPi. 



< 4( 



t I 



k 'yi4 



DE LOPIN 

contraire a eng^é la nation à fê fou« 
mettre à fonaatoricé. 

Après tottt de qaoi fett^il de rai(bn« 
net .fut des hypothéiês incertaines & 
obCcoreSs lorfqaonadesmazimesclai* 
res & afliurées, comme celle que nous 
eblcrvons en France » qoe les rois ne 
tiennentleur puiflance que de Dieu , & 
quef héritier de la couronne monte fui 
k throne à Tinftaot qu'il devient va- 
cant , par le feul droit de fa naiffance » 
ians attendre ni confentemenc de la na- 
tion » ni(âcre> nîiêrment, niproda* 
matfon, ni aucune autre formalité • 
' On peut connoitre par Tévidence de 
ces principes » quelle a été Tignorance 
ou plutôt la mauvailê foi de ces écri- 
vains paflionnés qui ont fait touts leurs 
efforts pour répandre Tcfpritde fédi- 
cion > pour attaouer l'autorité légitime 
des rois» & la iouroettre dans touts tes 
roïaumes aux dédiions du peuple ou 
d'un corps qui lereprélênte • Ce qui eft 
fupprimcr totalement le gouvernement 
monarchique le plus ancien Se le plus 
naturel de touts» & réduire toute forme 
de gouvernementà la Démocratie. Le 
fçavant Conringiiis parlant [p] d'un ju. 
riicônfulte Allemand > qui faifoit ré(l- 
der dans le peuple la fouveraincté de 
touts les. états» dit que ce principe eft 
pernicieux,^ propre ï répandre le trou- 
ble & le défordre dans l'univers. Ce qui, 
eft prouvé incontcftablement par touts 
les illuftres dcfenfeurs de l'autorité 
roïale » Saumaife » Barclai > Grocius » 
Bignon > Boflfnet & autres . 
Tom. IL 



[^] Fundamentom doârinx (use poli- 
ticaB coUocat in eoqQodfummareïpubli- 
CSC cu}ttfvis jure fie pênes populum : qui 
error peftileos eft,& tnrbando orbi aptns. 

[f 3/iMi«»' Br«rî vimdkU . Hêtommnm 

fr] Eudii» grmmd^m$eh pmuruêl délits 
gyes Cétpety ^ fm$ f^r wuts Us h^Uns mu 
nmirs de rêis d$ FrMnc^. VMid'Vtfftrg 



I O N. Liv.V. 1^5 

Parmi les auteurs ennemis de la roiau* 
té > il s'en eft trouvé d'alTez inconfidérés 
[<f] pour fbutenir contre touts les té- 
moignages de l'hiftoire & touts les prin* 
ci pes du droit public » que la couronne 
de France eft éleâive » & que la fou- 
vcraiiKté y réfide dans les états géoé* 
faux. Pour répandre la première deces 
erreurs ces auteurs (ê fondent fur les 
deux changements des races roïales ar- 
rivés lors de l'avènement de Pépin & de 
Hugues Capet à la couronne . Mais ces 
exemples confirment cette grande véri* 
té que nos.monarquesfont uniquement 
inftitués par la grâce de Dieu . 

Quand Pépin & Hugues Capet font 
montés fur le throne » la néceflité des 
oonjonâures » c'eft à dire, la proViden^ 
ce divine les y a placés . \jt% deux famiU 
les régnantes avoient perdu leursdroiti 
par une lâche oifiveté continuée pen- 
dant plufieun générations • Les viâoi- 
res de Charles Martel , la réputation de 
Pepin,l'imbccillitédcChildericllLfiir. 
nommé l'infenfé , furent les caufes fé- 
condes qui contribuèrent au fatut & \ 
la gloire de la France , & au rétabliflfe- 
ment de l'empire d'Occident qui arriva 
peu de temps après • Hugues Capet fc 
trouva dans des circonftances encore 
plus favorables. Son grand père [''liSc 
Ion grand oncle paternels avoient été 
rois* Les derniers princes Garlovingiens 
avoient joint une grande foibleflè au dé* 
£iut de leur naidance: car depuis Char- 
les le gras [ / ] on regardoit la poftéricc 
légitime de Charlemagne comme étein« 

V 



^ TUdêMrd TMpffnnt f »* Rohmrt , frtrê 

iEudis it trMud^rêd'HmuesCMpét» fup 

0mfi couronné rei • mgMs , jMrncmmé h 

grand , le hUuc^ eu VmUê^ fils de Biohert 

^ père de Hugues CnfH» fue plus pm/fêU9 

que les rels de fon temps , quosquilnenpêr^ 

tut pus le tkre . 
[/j M.Mkéle<irM»djrukédels(Hcce/^ 

fienùlucosureuMe. 



154 T R A 

rc. Charks dernier desCarlovingicns 
en faifanc hommage de ia Lorraine à 
Tempcreur ccoit 4ieveno odieuK à U nt- 
tion, il s*ctx>ic cenda étranger , & s écoit 
privé ainfi lui^^nêinedu droicdc faecé* 
der \ laxseiitonoe , le principal motif de 
la loifaliqoeéCMC d'esdurrelesétran* 
gers. Ces rai fons accumulées enTemUf 
kirent encore forcifiérspar la fuiâluice 
* de Hugues , qui étant doc de France , 
& Comte d*An^u & de Paris , étoic (èul 
eapaUc de ibutetûr la majefté roïaie 

Er les grands domaiaes qu'il poflcdoit • 
« changements des deux races n ont 
donc point été ks effets d'une cleâion 
libre & gratuité du peuple , mais les cf. 
tfèts de la néceâité . line&& [/lalors 
^ue des réUnions du ti^re de roi à la 
puilTance roïak , qui ctoit depuis cent 
ans dans les familles de Pépin & de Hu* 
gués. Si rofieQcroitquek)uesCir]hir 



i; T E' 

ÛAriens , Hugues O^avoit dctsx ti* 
très incontefta^les>4itcce iankc^éda 
bien public , k phis fort de touts • Le 
peémkr eft un tetUm&nt de Louis V, 
par kifuel oc prinee déckroit Charles 
duc de Ijoecaifie foa oncle déchu des 
pnétenrims if^'il tut pu^voir à la cou^ 
roone » parce qu*il s'étoit rendu caneni 
de rétat, 8c qu'il awtrctédÀrUfécel 
par Lothaùre & par tout {ùnc^\(^\ huit 
ponettfansauparavant:ordonfiant qu*à 
ia place on rq;aidât Hugues Capet 
comme fonhértcttr légitime. Le kcoai 
titre éuât celui de iauaiâÎEUice-» Hugues 
Capet étant du <àng roïal , & defcendu 
tdnt du coté paternel que macemel df 
Pcptn k grand père de charks ikAartel» 
de forte que la couromie [^r] ne fit en lui 
que changer de branche • 

Quoi qu'il en (bit de ces deux chan- 
gements de races > quclk force ont au* 



-"-r- 



■ > w »■'■ <■ ' ^ 



Poft ctt'ms Oroli Crafll mortem régna 
quaeejus ditioai paruerunt > veluti legtti- 
ipodeftitutaherede , in partes à fuâ com- 
pa|C rcfolvuntur . Kheginê . 

[«] i?«^/^> ripubL iesUttres. Décembre 
1689- Mrt. 5. 

[ jc 3 Xftf k^0wns(irlesgénéMlâgil9es fonf 
de différents svU fiai LimMlfim dont iU^gt^êi 
Ç4fff fV#/f fyrri. Sfs éh^H^ç fynt tris nffut^t 
fJtifjHè Kpbert k Un , ^ul fut dm ou çomta 
d'Anjcfti & çhéirré de défendre tout le paie 
4* entre Seine ép Ivoire , des inv^fions des Nor^ 
mMf^ds . Rhéglnên fnf f^mnnée 861. dît (fseê 
âMis unpMdiMe9» P9»u èCiÊÊpUwne^ ChAfkt 
le chuuve charges^ Robert de défendre contre 

Carolus placitum in Compen4fo habuic 
ibique cum optimaeum confUiQ) Rober- 
to cotniti ducatum intc?r Ligerim & 5b^ 
quanam adversùs BricoaesecmKncDdaylt 
quem cum ingentî induftriâ per altquod 
tempus rexit . 

Sigehert ^ Othon de Frî/tniiêé ré^foi^eBf 

U fort mardis • Feit^m marcbionem . 
Rhéginon^ rapporte ain/î/m morn Ruebef^ 



cusabfque loricâ& galeâaccurreos ,cùni 
i ncautivb dimicaret 9 inimicos ultrà infe- 
queretur , interfcûus eft in întroYtuipfius 
ecclefiae. 

jtdon y é^qu^de Vieeme» en fAehromquo 
fnr l'é^n S66. dit qtêfi Robtrt fut tué p^lit 
ïfermênds • 

Robert le fort , félon les uns , é toit (j^ftê par 
mates de U maifon Csrhvingienne^ (^ de/cen^ 
doit de Clnldobrand y frère de Charles Mmp» 
t4i • D'aatree réfpmrttmf Porfgin^ dt Robert 
mVitU'indf prliHodes Saxons, Cette opinion 
femble prévahir OHÎQmrd'hHi . Vabbé d^Vr* 
fperg le dit fils de VitiUnd > parti do Germanie « 
Aimoin (jr Yves de Chartres , epsfl. 70. Pap^ 
polUnêy Sàxoflicleenerisvinim 

AsiCMne mmfm nafm tt k mm ffmpaÊ»éMe )k 
U msufon de France pour f ancienneté , ér en» 
cou moins Àconfidéror legrand nombre de hé" 
ros quelle a produits • ElU oompte 3 6. r^is du 
premier pooaumo do ÎHnwors ^ 4. ompemsms 
d'Orient , ^5. rois do Portugal y \%, rois de Si- 
cile y 5. rois de Untgrle , % rois de Pologne , 
8. rois do Navarre j a. rois d'Efpagneérdes 
Indrs^ un duc de Mkrenco (^ slt Rarsue^ ^dmc$ 
sk^ Bourgogne , fomiforainf dee Raïs^Bms y 
f. dues do Lorraine^ n%. dtêct do Wrotagno 1 
a qui fait boaetcto^pkts datent foervoruoior , 



DE UO P I N I O N. Liv.V. 155 

joofcfhtti hrs obftâkmidc dMsévéït ^ artribiH^ mttét^ts fféncvmn #ne âvtôTK 



flievio» dbm le pivs réceiif # prisés btnt 
ficcics «fârfCfciiiicDé y fc cft cQiivcn 
d*unc poûcffinii de 7faaiii«tainmid 
Afti^tiictmrpcbirdrfiMr IHmvMs. 

Ces obfcâHom hmt aniflî feibksqye 
€tnt du pailbfr de Tacîit cké par In 
9énrfmr99^ de Kauroricé i^iônie des- 
rois, o» UeR dit que les rois parair[;»} 
Krs Ccrmalm ne po«fia9e«t^ coofeiK 
kr & pcrfuader î âr mm pas ccMdmaiw 
d^r . I) £hn comeinnr bien peu ks-boro- 
meSy pour fkive confifter la £^p:(fi: d'ur» 
gouvemement dans uneautoeicé, <pn 
n'aïque lecrMrdrntmoncatry dtncw 
k pmuvtfiiPdirib faiiv oMïv. 

Les couramcf anaetines inctnroau 
. ptfëf pendant une tMgvrfQice deiié- 
ctrs o'^ofif aucvnrfevce : & il Reftroit. 
g«éfe9 «ofn» démfennaMe de: feuder 
quelque dl^tt fur fes^éfeâuoihés d'on^ 
ftoaverimneiitabfi^i , ou fu^rlalerociré 
& raMarchie qo> ont été féptfnduës pen- 
dant qoclqfae'ormpsdam noopriianon» 
qaede ▼e«hNe r^rstnet lesFrançoisaics 
meeurs^ des^ ancinff Dmides», om tes 
htommes en gëtiérab aus maummidirés 
ft )lki mifém^ de la vie iâuvage ta bar- 
bare qtke menoiene les prémkss hsàÀ^ 
tawfsdvlia VtW9c^ 
Digôt'fer. ^^^ coimoîcpe daieemeuuquerictr 
Bment dcL* n'eft phis contrui» à huwiftieûmn de 
notirgouvevaemetit y qncKeneurqui. 



fOKC. 



té&)Ufeeaine>eiiamrnoii»queleft ^c vé* 
niaUrcbaeaâcre dugouTornemenrde 
Fiance qirHe eft Faucon té de» padeu 
mcmS) & ceqa'orrdôitpenicr^ tfl' 
iêmbléesqviofiiététeattas feus k nom. 
d'états générara. 

La nacûfe du crowreniemeDt de Fraiw 
ce n*eft pas afiez généi alemenc connue • 
Rien n*eft plus ordinaire que de fc (ar^ 
mer à cemjBt des idées peu juAesaiix 
qœUes ou faris de fiMdfes appUcaciun» 
de» événements. J'at trouvé des per« 
feants éclrirées qur croibienr que ks 
aifemUées teiwës ibuf le nom d'états 
généraux étoient aufS ancknnr»qut^ Im 
RMmarchtev que le pouvoir légtilatiC 
leur apparratrioit y que crcorps fcpȎ^ 
icntaeif db 1» nation avoit droit de ftu» 
tuer , é'ovdonncr , de réformer $ que fie 
puéiTance ménie étoie fuperteufe lirtoo^ 
te autre. Qieiques autre» peribnne» 
m'ont para perfuadéDsqucrautoritiédci- 
vca étoit Defpotique . Le» même» jeii. 
gnoientqMhfMfMedettu opinikms fi in^ 
conrpacibleS', âfedbitt les^dlmreirtrémiuf 
tés umt nrts^éluignéer de la^conAieutioii 
db nutregouuememeitt. Hy^despoi» 
litidues qui aâifâaiir un laifinemtnr 
profond , metnûit reiTciititltlugou ver- 
nemeuc duns wn mi^ftére iueunnU aux. 
peuples.: c'bft ainirque lecaardiitfri'dU' 
kess die dans^ iè» mémoires^ om tiam 

V » 



^ ^ ■ W»i ■##— ^M<W*< 



i«MM««iMMi 



ia»< 



I*«»M44**iAi^ 



Quantum caetcrosrfiomiBes régla dîgni- 
tas antcccllit , tanco cxtcrarunTgeniium* 
rejwrcgmveffirl'culmcii'eîecetlie ^. Gnx. 

TutqiiMiefiindMuetttum^esî,» & caput 
omaittotChriftianonim^ J^Atêl.l^Md^îpi^ 

S«P9f • 

Primogem ta m poftiî «inr > cxcenteit 
prac regibus terras . P/! S h. 
l$nm défis Miné de feiR/e sfpMrtTcni À 



n9$f9h^ pm9if0^- dmnmpt.de oiimht é^dm 
^uef^tee^tmrdé^fies/memnf-rh^f^ dê-Srmn^' 
ce » fient Usfemli fui firent dmns TéM^^ /r» 
Mtares étant teftés (tans tes tinéBres dm tmgm» 
nîfme^ em £fMf ft^i^h ddtfts ks gfftmrs à^ 
CA¥imUfme\ 

lyi\ Mov reuvdiiiiMflils^peoiibaMa» 
cnique yprout aobibus' 9 J^toutdecus bel. 
lorum >, pimi^^Guodia eff » audi uo tur au- 
torîtate fuadiàidi malais quàm')til^enlll{5<('' 
teffirte: fî'dirprBcttitièliteiitîil*,fiFettiietl<aC' 
pernantur \ fi plaçait > frameas coucir 
tiunt^. t su.de mrit^Ùitnmmmer^ 



i5é T R A 

n'eft plus dangereux que de rompre le 
y oile qui couvre le gouvememencTou* 
tes ces opinions iont (art CGîncraîrts \ 
Vidée qxK les François doivent avoir du 
gouvernement fous lequel ils ont le 
bonheur de vivre > dont l'entière cou» 
noiflTance eft très capable de ibrcîfieren 
eux cette inclination naturelle & cet 
amour général qu'ils ont pour leur 
roi» 

De même que nos monarques (c coou 
muniquent gratieuicment à leurs fu- 
jcts y Se qu'ils méprifènt lorgueil de ces 
ibuverainsquifontconfifterla majefté 
dans une fembre retraite , la forme de 
leur gouvernement eft expofée au 
grand jour , & leur autorité gagne au- 
tant i être connue que leur personne 
iacrée . La puiffance du roi eft abfbluë » 
mais paternelle » tempérée par dcsloix 
qui ne peuvent émaner que de (a feule 
autorité» & de robrervationdefquelles 
il n eft refponfabte qu'à Dieu iêul , dont 
la providence a établi le monarque au- 
dcdfus de la nation pour l'avantage de la 
nation elle-même. Tel eft le plus beau 
de touts les gouvernements-! & le véri- 
table gouvernement de France. Il eft 
con6rmé par une longue fuite de fié- 
dcs : la faine politique, & bien plus en. 
core la piété en ont gravé les principes 
dans les cœurs de nos rois • Il eft égale- 
ment éloigné du gouvernement Mix- 
te, où Tautoriré eft divifëe , & du gou* 
vernefoent Despotique , oà les peuples 
ûmt efclavea . Les états généraux dont 
les repréfentat ions & lescaïers ont apu- 
rement beaucoup de poids > n*ont au- 
cune autorité de décider ni par eux-mê- 
mes ni par l'autorité roïale dont aucu- 
ne portion ne leur a été communiquée • 
Si tottte la famille d*un père pour la- 
quelle tl CrroitremDlid'affeâionacde 
confiance» lui expotoit (es intérêts avec 



I T E» 

la foumiifion la plus tendre» ileftcrr-^ 
tain que ce père y auroit beaucoup d'c* 
gard» quoique fcsenÊmtsn'euflencao- 
cundroit de lui faire la loi . 

Ceft ce queBodtn [c,]afiirt bicnex* 
pliqué . Je vais rapporter (es propres * 
termes: », On a voulu dire & publier pat ^ 
écrit que l'état de France étoit compoic '^ 
des trois républiques, & que le parle- n 
ment de Paris tenoit une forme a Ari- n 
ftocratie» les trois états tcnoient la Dé- ,^ 
mocratie, & le roi repré^êntoît l'état 
roïal : qui eft une opinion non-icule« 
ment abfurde , ains au/C capitale . Car '^ 
c'cft crime de léfe.ma|eftéde faire les fttw '> 

iets compagnons du prince fi>uverain» h 
Et quelle apparence y a.t-il d'état po- if 
pulaire en l'adèmblée des trois éuts at- ,^ 
tendu qu'un chacun en particulier , & 
touts en général ploient le genouil de^ ^ 
vant le roi , ufant d'humbles requêtes ^ 
& fupplications , que le roi reçoit ou >» 
rejette , ainfi que bon lui iêmble } Quel » 
contrepoidsdepuiflance populaire con- i, 
tre la majeftc d*un monarque peut être 
yy raâcmblée des trois états > voire de 
tout le peuple s'il pouvoit être en un 
lieu, qui fupplie, requiert» Se révère Ibn ^^ 
roi } Tant s'en faut quccette aflemblée yf 
diminue la puiflance d'un prince (bii- 9> 
verain» que par icelle fa ma)efté eft ,^ 
de beaucoup accrue & relevée. Car il 
ne peut être élevé en plus haut degré 
de puiiîance » d'honneur » & de gloi- '^ 
re » que de voir un nonobre infini de '^ 
princes & grands lêig^eurs» un pei^ » 
pie innumérable de toute (onte & qua« » 
lité d'hommes fc jettera iès pies & iaire ^^ 
hommage à fa Majefté : vu que l'hon- 
neur,la gloire & la puiOance des princes 
ne gîtqu*enrobéïuance» hommage & ^^ 
fervtcedesfujets. Sidoncil n'y aaucu- '> 
ne image de putflànce popuhiire en >i 
raflemblée de trois états qui k font en ^ 



(«] 9»dsm^ i^lâréftthàlhi, %*f.i$u 



DE LOPIN 

^, et toMtùC , non plus & encore nioiiis 
^'cnETpagne & [4] en Angleterre» 
'' beaucoup moins y aura de iêigneurie 
^' enla cour des pairs > ni en l'atfeinblée 
^> de-to«ts les oiiicaers> ni duroïaume»- 
I) attendu mêtnement q«e lapréiencedu 
I) roi bat céder la puiflànce & autx>rité 
de touts les corps & collq^^ » & de 
tours les officiers tant en général qu'en 
'^ particulier , de (brte qu'U n*y a pas- 
'> un (êul ms^iftcat , qui ait pouvoir 
I) de commander ^ comme nous k di- 
n tons en ùm lieu : & combien que le 
^ roi fêant en Ton (îége de )ufti«:c* ce 
chancelier s*adreflb premièrement au 
roi pour fçavoir ce qu'ii lui plaît > 
" le<{uel comi&ande au cbancclier qui 
» va recueillant Ta vis & opinion des 
» princes du ûng » & des plus grands . 
Il feigoeurs paurs » & magifnrats » û eft- 
^ ce que ce neft pas pour juger au 
nombre des voix, aios pour rappor. 
^' ter au roi leurs avis > s'il lui plait 
'^ le fuivre oà le rejetter : Se jaQoit 
i' que le plus fouvent il luit Topiaion 
}} du plus grand nombre > toucesfois 
,, pour faire entendre que ce o*eft pas 
^^ pour leur regard» le chancelier pro- 
nonçant fattct» ne dit pas , k Goiw 
'' fcil ou la cour » aûis le roi vous 
» dit. 

La parole du knouarque [f ] eft ptei* 



lON.Liv.V. i;7 

ne depui<(àhce , & nul ne lut peut ditet 
Pourquoi Êûtes-vous ainii? Salomoa 
dit jque ceft Dieu qui l'a placé £r] 
fiir k tbràne'du coi ton père • Le goo* 
vernemtot de Franco eft emiétcmenr 
conforme ^ celai dont la fainte écri- 
ture fait la defcription » Le roi eft 
inftitué par k Seigneur , l'autorité 
roïale idi vient de Dieu, &non du 
peuple • Le roi n'eft comptable de {osk 
adminiftration qu'à Dieu (cul qui 
lui a donné cette autorité C ^ 3 ah* 
(bluë pour le bien de la nation • Le 
roi n'eft point le nuiître de votre vie 
fi vous biles bien \ mais [/} fi vous 
bites mal > il a fcul l'autorité de vous 
punir . Il a auffi la puiflànce pleine & 
entière d'exiger (^ 1 les tributs \ 8c 
puiiqu'i! eft en cela mâne k miniftro- 
de CÎieu ^ Il n'eft le maître des biens 
que pour les emptoïer ^ l'avantage 
de rétat . Le roi réiimt en fa peribnne 
toute l'autorité kgiflativc fans parta- 
ge: ce qui fait la (brqe fie l'union dit 
roïaumequiéuntdivift ihi ne peut 
fiibfifter. Le gouvernement de France 
eft donc entièrement fende fur la pa^-^ 
rok de Dieu » 

L'ancien ftyk des ordonnances es* 
prime la plétûiiude du pouvoir • Ai^lka 
de ces mots, Gir tel eft notre plaiiir» 
on trouve [ • } quelquefois dans les^ 

V f 



[ « } OnfeutjmiT pMvcesfMroIes s cûm^m 
U i9mvtmement d^AngUterre M chsngé depuis- 
Sidim , fus érrivHt iif u #»vfrtf» 1 6o. mm . 

[^1 Et iêrmo illias pocefiate pleoua 
efi: nec dicereeifuKqaampQteftiQoare 
itafacis? ZccUf c. S. tr.4» 

[<1 B.tg, itè.^* r.z. 

[il Omois anima poteflatibus fnbli- 
nMoribttS iubdi ta fit: Non eft enim poteftas 
m& a Deo: quse autem fnnr , à Deoordi^ 
n^x funt* luque qui refifiit pocefiati » 
Dei ordinationl rçùdit^Rom. r. i i,v, i .($i* z. 

[ f } Vis autem non limere poteftatem? 
Bonum hc» St habebis lattdem «x il 11; 
Dei eoim mînifter eft tibiiu bonu^i . lUé. 



If] Si autem mafum ftceris , time^ 
non enim fine causa shdiufm portât. Del 
eaîmminîlkraft: iHudexmîraniet» ^ 
malumagit .IdeoiieceiQutQfiibdktefto^ 
tet non fi>lùm propter iram fed ctiaa» 
propter conlcieatiam. Jtnv, t^ti* ««4» 
ér 5. 

[ X ] Ide6 enim 8t tributa pr«llatir.nri«. 
ttHtr»eAim Detlimt^iabccipuifnirnien-. 

tes . J^ 1^ ^ 

ih\ Omaejregmimdivifum CQutu ie > 
defolabitur % Se ornais civitts vet ci onyis 
dîvifa contra fc % i|oa ftabat. • M^rk^ 



/ 



Xi» T R A 

antiennes ctûwvamets, y €^ miA Vi^ 
yma^tiomsotéùani te wiwiiiiT érrc (m > 

£c roi n'étant qu^ifiiffiiidet ()e â> 
cêMofuie-, iiepc«MCH'Ciiaagrrleslakti 
femhunoiuk^ . SU CMCreprcMÛr de fo 
•fiM-c» nul tic ibroit en iwoit dt l«i 
i^fiâev > ftiais^ec» ckaogenems ncfiu 
ment i)iie fiads^rs > & ce lirroit ko cas. 
ff apptkpirar , cv cfue dit fapâcfc, Tour 
■»*)!& pevmif , Ruis. tour ne tiv*«A pas 
cMédicnt • Un n9o«tarq«e <{«• fcroiir 
pfcvonm d'une |M(fion avcvglé poar 
uiic femme chi fecoad Ut , fcwM peut, 
c^re paAcr une loi qui poivcfoii maé 
chi premier lit du (trcai de Aiccédex 
h ta eowrofMor.Cc ro> armanquirait pasi 
de iteK«ei4r9^ appuà'èro»c«itf (bii iftjuf-. 
tice . Quelques écele(iaftK}UCS fevdknr 
vaîoîv le prëtesordc l'avantage de ta re- 
ligion , êi ¥<m jettcroir des iôupifOiiS' 
ceatfe ^héritier léoimye , d*a«mr des^ 
f(<ncHnents peu orthodoxes. ies^^andB 
trou^^roient le biti>! de VéM^ dans la 
préférence d*lm pf ince chérii die tono* 
bMfc-&detaatrlâ nation. Les jvftïf- 
ceRfuttes déviétroicne que It fâm d^ 
peupilr eft la* loi fupfaanc > ft ipa*une 
loi qui s^obfcrve dans les CQ9 ordiwaU 
res, doi«avotvibn eareprion p«>«rujie 
uMKtégcn^ak. Un rofabk>li>^craint\ 
pomrroif donr changer Jk (on* v^ivanl 
la loi^ fendanaemale et la (u€cafliion , 
mais ce changement ne Aibfiftcroit pas 
après. (à mort. Ainfî Charles Vil. fut 
rolCf uaroiviâorlcuxtj quoique pcivé 
dii(iroit dcr fuccadea ^ te «ouncuMie paa 
le-ovaiié' dtt Troïe • 

Mais * dira-t'on-, queffès* fcnt cet 
Joi^ fondamentafes ? en quoi différent- 
cUo. dwr Ibm;^ arbiel;aiae$.^ car. on a'en- 
tend piii ftat Its laii, foodameutalcs 
d'un état des loix divines ov naturel 
les: cette e^écc db Ibir efrgcnarafc 
pour touts Ibs états. & pour touts les 
hommes. Les loix appcitccs fendapicn- 



I t K 

ttàts- font donc dw-metncf <ies lois 
d'ksftinKio», Se de même nature qœ 
les loti, appeilées^ arbittatres . }e léw 
ponds qK les bix fciodamentiria frnt 
celtes 'QUI fent obibnrëes et tovia an» 
ctonnctc Sf nais luteBCuprioit^ qotMHiie 
eifencvBlks à la ferme d'un gouvetne. 
ment , d'bcb le iâhit A ta ^recé dit 
public (défendent > dont on ne troo- 
Vf point rarignie dans aucune pro- 
mul^gaW)» , parce qaellcs. hnt nées 
arec l^ésai > & qu'eUes o*oiii punir d^au* 
tre CdcnanenceMcm; que le gouverne- 
ment ^ même. 

Les h>i« astanuiferne peuvene mè^ 
meètue éeabttes;t diaagées, ou abro» 
ffi& que foi>v(ant tes fo umfa ës^ fefw» i 
file prince fiiio^auivemeiitr il u6* de 
forceft non» de )u(tice ^ il aitèn la fer- 
mettofrouwmcmenequî iniaéEétfanf* 
nTλ par 1^ raie fss pfisdéceflbucs • 

Fran^ois^k aïant déclaré dans «ne 
affirmblér de princes» d'évêqQes-» 8c 
d'r fetirncurs rnnvoqu^ h Cognac à 
fen retour de Madrit , à quelles- con^ 
diCfon» ilavok oonchi la pantavec iVm- 
pct«uV) iilkMfetrépomhi: „Qaecet* 
tepaa éloif twi» inioAr V ft^qne coai. ^^ 
bien quHI cm l«aueoup de vouloir , ^^ 
touees féi«» cela n'étoic en fenftukvon- '< 
loir. 

Dans le tmcc ènimks^ de la set* 
ne» miprimé en 16^7. par ordre de 
Louis Te grand, iîeft dit que les. rois 
ont cette heurcuiê impuiflânce ih ne 
pouvoir rien bkc ctmtias, les- loixà de 
leur pais. ^ £e ^ne Ir ecè oe petit ce 
pas oite, d<a Orner Trfen, ne vicnc ce 
pas CO par une vcritabic impuiflaa- ^^ 
ce ,. maisr par le chaïaâére d'une pkiih 
fânca lagieime. ^.teUeiqjue. celle dit Dieu 
qui' nepeuranilf feiir • K ajoute H- ^^ 
arl leurs : „ IT tmpottr l- h gloire du ^^ 
roi que nous, fbïons, des hommes H- ^^ 
bna &. non pa^ dest eicla^ees : la gloire 



[* ] A&'». ^0»fr r«/(*, rj, ;.3(Jjk. £/] £, «/«,,/. *. ^.j. « «7. 



I> 



DE U O P I N 

lai obétlfeatj» 

il iak fondée fur ra«9iir» guidée par 

cft doux Se Irgerj donc h btmmcmk* 
£cmKe& là libercç (oncles cofl^Nignesi 
i'Miere iêrviic&iodéo fur la cratHCCÉ 
aycufle , |n&n(ibk aux aMraiu de hi 
vertu fie i l'iirorrear du vice > mais cou*, 
jours [meteà trahir celui pour qui dk 
ne craint point de trahir fes devoirs* 
Ceft celle qu'an foldar 4c Cékg etpri. 
me Ci»3 aiiifi dans Lutrin : Si mme 
xommaixies ^ plonger n»on épée dkan^ 
dans la gorge de mon frète ,im dans tes 
«ntraUks ck ma feanae grofife » j'obéÎK 
rai» qwÉiquI regret > àtoittstcs«9i»> 
xnandeaKncs. 

Le gouvernement de France eft bku 
plus fi)ndéfiurrafûottr que (urlacraii^ 
te . Nos rois > lorfquits y (bot coiw 
trakits» ufeatavec lenteur des cfaaUi* 
mentsles plus dottic^ mais la jnftice 
exercée par leurs officiers eft£vére. 

Au commencement de la troifiéme 
tace , la France fut plutôt gouvernée 
[ n 3 pendant quelques régnes , comme 
un grand fief, que comme une monar- 
chie ab(bloë . 11 nj a point de teoops fi 
•malheureux dans noooe btftoirc que ces 
temps de la fotbkilc de l'amtocicé roïak . 
Abrs le rmaume (ut en proieàtouoe 
forte de brigandages i il fucdéfelépar 
ks guerres partkuliéres h les boAilités 
& les vengeances firent couler k fang 
èç toute purt *, cks coutumes barbares 



I O N. Liv. V- ly? 

furent érigées en kixi la violence in- 
venta âc^^bUt les droits les plus bizac- 
f es>lestyraMi^ f^m^kiplierent à Tin- 
fittis car la fe»bleâede 1 autorité iejiiti- 
me&ranarchicproduifcnt la plus dût^ 
de toutes les lêcvitudçs • Toute com* 
muuicatton d'un païsà un autne étok 
interprccée>avaMt quedeâ: trafiCportoc 
) douze ou quiaae Heu^s de fon domi«» 
cik > on £ufoît fon ceftaïuenc » par€# 
qu'emrcpcndre un pareil voiage^ c'était 
sVxpofer à de grands périls . Du temps 
du roi Robert , un abbé deCluni iovi« 
lé par Bouctiard [#] comte de Paris 
de venir mettre des religkux à S. Maux 
des feflcs , s*cxcu£i de £isre un fi dan* 
gereux voïage dms un pais étranger 
& inconnu . 

Ce gouvernement lëodal était uo 
grand changement de l'ordre primitif 
de la monarchie Fran^fe, puisqu'il 
cft cbnftant que rinftitutioo des Ack 
eft de beaucoup poftérieurç à Tétablii^ 
femeht de Cette monarchie . Ce u*eft 
pas ainfi que Clovis Bc que Charlema» 
gne avaient régné . Louis le gros 8c 
£es fâccctkfits rcatréroot heureuiêmeitt 
pour la nation dans tes droits de leur 
Covfonne* 

Créfcoire de Tours » rapportant 

rhiftoiar d'un va(è redemandé par 

4!lovis ï la recommandation de S. R&- 

mi > fait dire Cp3 par ks officiers de 

raraiée : Seigneur « non feukment 

, vous êtes k maître de tout le butin « 

. idiais encore desnosperfônnes-^car tml 

ne peut réiifter à votte puidance . A». 

moin racontant k même fiait y rapu 



lm2 Peûore fi fitatris gladium }«gala* 

ve parentis 
. Condetene }abeas y gravidsrque in vi- 

fcera partn 
Cooingit, iiivit& peragam tamen om- 

nia dextri . 
In] I^x4r. k Isfiméfê rég9$ dt O^^m 



ûêmiih 



4^» wfa«» 



[^] Omnia , gloriole rex , quac cerni- 
mustuafunc; fèd & nos ipfi tao fumus 
doftilnio fttb)ttgati • Nunc quoi tibi !>eae 
pbcitum videcur , fàcko : oullus eimn 
poteftati tu» refiÂcfc valet . Cr#f#r.Tii». 



i6o T R A 

porte [7] un difcours (èmblable de 
ct$ officiers: Seigneur , fi nous avons 
dévoué nos vies à votre tisrvice, quel 
bien pourrions-nous juftemenc vous 
féfufer ? 

Grégoire de Tours explique les vé- 
ritables principes de notre gouverne* 
ment qui étoienc connus & pratiqués 
dès les commencements de U première 
race • Il montre clairement que les rois 
de France ne font refponfables de leur 
conduitequ'àDieufettU quekurbon- 
té & leur juftice les engage ï écouter 
leurs fujets , mais qu'il dépend d'eux 
de ne les pas entendre , & à plus forte 
raifon de ftatuer ce qu'ils jugent à pro- 
pos fur leurs remontrances « Ce faint 
évêque pafle en cestermesau roi ChiU 
pcric : Sire , fi quelqu'un de nous [ r ] 
s'écarte des bornes de la juftice » il 
peut être corrigé par vous ^ mais s'il 
vous arrive de les franchir , qui peut 
vous corriger } Nous vous parlons » 
mais vous nous écoutez , lorlqu^t vous 
plaît-, fi vous ttfufez de nous enten* 
dre , qui a droit de vous condamner » 
Hnon celui qui a dit qu'il eft la juftice 
même? 

Si du temps de Charlemagne quel- 
que téméraire eût entrepris de rétablir 
les prérogatives des maires du palais» 
qui a voient eu toute l'autorité ibus plii^ 
fieurs régnes » une pareille prétention 
«ut été traitée avec juftice 4c rebeU 
lion & de crime de iéfe-majefté • Ne 
ïêroit-ce pas aujourd'hui la propofi- 
tion la plus dénuée de toute apparen- 
ce , de divi&r le soïammc entre ptu- 



I T E 

fieurs enfants d'un toi de France , par* 
ce que la monarchie fe divi£>it ainfi 
dans la première & dans la iêconde ra- 
ce, &que les bornes étroites du do- 
maine de nos rois ont donné lieu à 
l'abolitton de cette coutume ) Ce n*eft 
pasl^ des exemples tombés dans l'oublî 

Îju'ondoit s'arrêter ^ maisàdesofiiges 
ttivis par des compagnies revêtues de 
l'autorité roïale, reconnus par les )U- 
rifironfult^ , & par les perkinnes inf» 
truites àcs loix , & continués jufqu'à 
jios jours. 

Un avocat aïant dit [ / ] en plaidant, 
que le peuple de France avoir transféré 
en la perfonne du roi toute (k puiffan- 
ce , de même que le peuple Romain 
avoit remis [ ^ ] toute la ficnne à l'em^ 
pereur, les gens du roi £>udain Rele- 
vèrent & demandèrent ï la cour que 
ces mots fuflent iraïésdu plaidoïer, re- 
montrant que îamais les rois de France 
-n'ont eu leur puiflfance du peuple. La 
cour fit défenfc à l'avocat d'ulêr plus 
de telles paroles , & depuis il ne plaida 
aucune caufc • 

Observons en paflant que les gens 
du roi ont rendu les fervices les plus 
efientiels à la couronne & au public. 
Les noms de Cugniéres » de Dauvet , 
de S. Romain dans les fiécles reculés 
du parlement, ceux de la Guefle, de 
Bignon , de Talon dans ces derniers fié- 
cles, enfin ceux d^ hommes illuftres 
quiontparu de nos jours conferveront 
une renommée immortelle • 

11 eft confiant par ks témoigna- 
ges les plus afttrés de Thiftoire , que 

Je 



r^] Si ergo vîtam Ipfiiin quae cunâîs cha- 
•rior eft opibtts tibi vovimus , qaid mijus 
crit quod juftè negemus? Aimeim. Uk-i. 



^.12. 



[r] Si qciis de nobis , 6 rex , joAitis 
tramitem tran(cendere volucrit, à te 
corripipotcft; fiver^tnexcefleris> <juis 
ee corripîet? loqaimur enimtibi, fedfi 
voluchii, audis; fiautcmm>Iueri5, quis 



tecondemnabit, nifiisqui fèpronuncjV 
vit efiè îuftitiam f Qngor. Turen. hift. tik.y 

£/] fiêÀs»y éf U réfuhBfmiy lrv.6.far. 
74?. 

- C'] AilégUMntUloii* iiconflitutiwihus 
prîncif»,ff. où Utft dit : lege regiâ quac de cjus 
imperio iata eft > populus ei & in eum om- 
ncm fuam poteftatem coi^tulit • / 



DE L'O P I N I 

fegonvemeoieBCite France eft niainee- 
mat tel^tt*il^toit dal»les commence, 
ttentsde la montrckk & {ow Giarle- 
ttagne » &telqtt'ila été comimié de- 
puis Louis le gfos , Philippe Attgufte» 
& S. Louis jufqul nos jours« 

Nos fois ont de tout cempt rendu 
leur aucerité au(S gratienfe par Icsibr^ 
malices qu'ils ont bien voulu obfer- 
ycx , ou'elle^ft abfolu^ de droit & en 
eUe-meme . Us ont £ûc intervenir le 
conlêntemenc des granck , en publiant 
leurs lois ; ils ont joint la confiance 
des peuples au devoir de robe'tflfance: 
ic au tïeu 4]tt*un gouvernement mo- 
narchique où le pouvoir d'un ieul 
ne peut être modéré à la rq^ueur fans 
divifer Vauforicé , &fans changer la 
monarchie en un état Mixte ou Démo- 
cratiuue , nos rois ont pris un jufte 
cemparament par une coutume oon£- 
tantc a quoique fiins nécéflSté, Tuivant 
laquelle ils ont communiqué à leurs 
fujecs les loix par le(quellcs ils encen* 
doient les gouverner > & ont reçu 
leurs remontrances (urtout ce qu'ils 
cmïoient être de l'équité & du bien 
public • Ceft pourquoi Gr^oire de 
Tours diiôit à Chilperic » comme il 
vient d'être remarqué : Sire > nous vous 
parlens , mais vous nous écoutez > lotù 
^jjoTA vous plaît. 

Rien n'cft donc plus clairement éta- 
bli d'une part que la communication du 
monarque avec ks Ai jets 9 & Tufage des 
remontrances que les fujets ont coutu- 
me de £ûreàJeurroi > & de l'autre , 
le pouvoir abiblu du monarque d'ap- 
prouver les confeils qui lui font don- 
nés ^ de ne les écouter qu'autant qu'il 
le juge ï propos>ou même de les re jetter 
entièrement . De ce principe font éga- 
lement émanées foit les remontrances 
des parlements & les letures de jufGons > 



ON. Liv. V. i6i 

(oit les préiéntations des caïers des états 
généraux ou particuliers , iur lesquels 
le roi ftatu€ en ion conieil privé ce 
qu'il trouve le plus avantageux • Plu- 
fieui^ (aulTes opinions ie font répandues 
fur cette partie du droit public la plus 
importante de toutes, parce que plu* 
fieurs écrivains (c (ont ingérés mal I 
propos de traiter deces matières» dont 
ils ont brouillé toutes ksidéespar ignOi* 
rance ou par paffion « 

Le principe général qui ^applique \ 
fautorité roiale » aux parlements , Se 
aux états généraux , c'eft qu^1 n^ a en 
France qu'une eTpéce unique d'autorité 
qui eft exercée par te toi , oè émanée 
deSaMajefté. D'oà s'enfuîvent deux 
oonféquences également certaines > pré« 
miérement que l'autorité roifale eft 
communiquée en quelque partie aux 
parlements ^ ce oui les autoriiê ï ren- 
dre des arrêts en forme de règlements; 
ï maintenir les loix , comme chargés 
de leur dépôt & de leur exécution -, à 
veiller à la coniêrvation des droits ft- 
crés de la couronne ^ à diriger h police 
générale *, à adminiftrer la juftice Sou- 
veraine du roi » fuivant les loix éta. 
blies; àrepréfenteràS-M^outcequ'ils 
jugent être du bien de Ton fervice Se du 
bon ordre public \ ï donner leurs avis 
en conicience & en honneur fur les 
édits&déchrationsqui leur font adref- 
fës pour l'enrégiftrement. Secondement 

2ue les états généraux n'ont aucune 
HTte d'autorité, ni communiquée par 
le prince , ni par eux-mêmes • 

L'origine & les fenâions du par- 
lement font difêrtement expliquées 
dans les remont^nces présentées au 
roi le 17* Mars i^if. Verdun pre- 
mier préfîdcnt [iv] y parla à Louis 
XIU. en ces termes : » Philippe le bel 
qui premier rendit votre parlement 



9M* 

Desr<^cle4 



99 



[«] Mir€HfJrMnia^âWui^i%,f*^^. 



i6% T R A 

fy lêdcntaire» & Louis Hucin qoî récabUi( 
9> dans Paris 9 lui laiiTércnt les fondions 
y, 8c prérogatives qu*il aroit eues l la fuU 
yy te des rois leurs prédéceflèurs : 8c c'eii 
p> pourquoi il ne n trouve aucune inftU 
y, tution particulière de votre parkmenti 
s, ainfi que de vos autres cours (boverai* 
yy cesqui ont été douîs érigées» comme 
yy tenant votre parfcBient la place du 
yy conieil des princes & barons qui de 
9, toute an&icnneté étoient près les per. 
yy £>niies des rois , ne avec l'état » 8c pour 
^ marque de ce , les princes & pairs de 
9) France yonttoujourseuicéance& voix 
yy délibérativev & auffi depuis ce temps > 
p, ont été vérifiées les lotx y ordonnais 
t> ces y édits , créations d*ofBces , trai. 
yy tés de paix» & autres plus importante» 
^ aâiaires du roiaume dont lettres paten* 
„ tes lui font envolées > pour en toute li« 
gy berté les mettre en délibération , en 
jgy examiner le mérite y y apporter modi^ 
yy fication C;r] raifonnable» voire mê- 
^ me que ce oui eft accordé par nos rots 
^y aux états généraux doit être vérifié en 
^ votre cour où eft le lieu de votre chro*» 
,9 ne roïai > & k lit de vocie juftjce fou- 
yy yeraiiie. 

. Les parlements (ont également uti. 
les aux rois & aux peuples: aux rois y 
pour leur concilier Tentierc confiance 
des peuples; aux peuples» pour contenir 
dam le devoir les conlêillers des rois • 
La fe vérité du parlement attire fur lui» 
^éloigne du monarque les méconten* 
temeots qu*entraine la rigueur de la juC 
tice& Toblervationdes loix • Le parle- 
mentdoit £ure ib efibrts auprès du^ roi 



I T F : 

avec la pl^s parfaite fiNHEM^Sao pbiK 
maintenir les loix dont iedépètlmieft 
confié > & poiir d飻)dre les dfosts de 
la couronne 9 aux quels il eft.^bligp de 
veiller . S'il manque \ ces devoirs par 
quelque force d'égards que ce puilTe 
ctre , ou par foiblcde , il en eft cefpoo- 
faUe Cjr] au roi dans d'autres eemps % 
8c il s attire les juftes reproches de S. Mr 
8c du public • ht zélé du parlement 
tend uniquement au véritable intérêt 
du roi, il contribue à la fureté de coûts 
les ordres du roïaume • Les monarchies 
les plus (blides ne(è ibutiennent que 
par l'aflemblage des loix & des armes • 

Il peut arriver que le zélé fafle fran- 
chir les bornes mêmes du devoir « On a 
vu quelquefois des fujetsremplisdclx 
majefié du roi qui le met au^eflfus de 
toute oScnfcs & pénétrés de la plus eu* 
tiére (bumiflSon y ne confidércr que 
le feryice du monarque » 8c ^ao^ 
donner entièrement leur intérêt peribo^ 
nel de les apparences d'une foumiiSon 
qu'ils ne croïoient pas pouvoir être 
ioupçonnée . L'effet ordinaire de quel* 
ques mécontentements caufés par lez^ 
le , eft que la confiance leur fuccéde p. 

Le parlemem tient la place des aflenu 
blées générales des anciens FrançQÎsIjcJj 
appellées champs deMars ou champs de 
Mai. Dans les premiers temps de la mo^ 
narchie , elles n'étoient composes que 
de gens de guerre • Pendant la té^nicq 
de la reine Bathilde 3 lesévêquesy fu- 
rent appelles y 8c leur autorité devint 
.excefilîve (bus ks rois de la /êconde 
race. Ces affemblées eurent alors [4] 



Ix ] LifrémêiT fré/UêMf mtmd dêt 
éUficsrims Mfpftéei fsr eênftîl y ^ nmUem^P 
pMr MHtofUé 'y mms M3n»ntfM*tîUsf<m9 Agréés 
pénrfmmMft/téy âên€ Hdéftnd éU rtnàn tn 

[y ] Fidcs in praSentii , gnîbus rcfiftît, 
offendit; deînaeillisîpfis furpicicur lau* 



daturqae* PltmMi.tf^.$. 

[ * j JpMfymsir Mâzfrai * /f P. Ddniely &f' 
Is^ Ce f Mf 4 féûf dtrt À fuetqttês MUteurs» 
ijnêhsfMrlimênts svêUnt été Infiltnis fât 
*ftfi%, Fuitautém ^nuisqmGaUis par- 
la men ta inftituit Pipinos . C^r^fm y m tir. 
ff^iifenMfrU. 



$9 



» 



D E V O P TN 

le nom deptrlemetits; dlesibrebt tcm- 
purs cooi^iîfts uniquement des fei- 
gneùrs laïcs Se eccléfiaftiques , &ns ao- 
Cttn mélange du tieîs état. 

,> Do temps de Philippe de Vàlms > 
tlfa^C à} ordonné qu'il n*y àuroie 
M il r^venk nuUtprél^f s déf uiUs pour te* 
,» nir k parlement : 6c h ration de i'or- 
,> ddnnance eft , que le roi (ait coniaen* 
j, Ce d^empècfaes tesr prélats au gouver* 
^ nement de leur fpirituel > & veut a- 
^ voir^enibnpàriementgensquiypuir- 
»> dttt emendft cotitinudlement fans eti 
99 partir. ^ 

-^ Les^ânéiensUts^dejaftk^ étoientdes 
journées d'éclat de la ma)efté roïale . Là 
les rots faifoient entendre ï leurs peu^ 
pics les grandes atfairÈs de rétat , & 
les <lélibérations de la paii & ^ la 
guerre , faifoient réponflé à leurs alliés^ 
jugeoi^nt les grands vaflEaox de la cou- 
ronne •• Pittfieursfouyérains étrangers 
Zc^ùnt pris le parlement (xmr arbî-^ 
tttk >> L'empereur Frédéric IL ftrap. 
SI porta au parlement ^ roî de Franco de 
» ce qu'il avoit à débattre avec le pape 
9) Innocent III. touchant le roïaume àe 
» Naptes Tàn i } 44. Le comtt de Namut 
» fan i)tx« y di(puta la caufe de ibfi 
9» comté contre Ghafies de Valois fférti 
9> duroiPiUlippelebel fit la gagna. Ain- 
9% fi te prince de Tarenteen Tan t } lo. y 
99 f^agna un procès contre le duc de Bour* 
» gogne > touchant les lirais faits pour la 
)# cdnqoéte Si le fecou vremcnt de ConC 
^ tttiîtino{de. L\lh îJ4Z. leducdéLor- 
» raine & Gui de Châtiilon d'unconihv 
» temene commun y débattirent leurs 
» partages: de même le Dauphin & le 
f) comte de Savoye» aïant procès en^- 
n ble touchant l'hommage du marquiiât 



ion: Liv.v- 1^5 

de Saluées prirent pouf juge la oour da- n 
parlement Tan i }^. Les rois d'Ëfpa*'^ 
gne ont tellement eftimé ta jufttce et 99 
nos rois & Tincégritéde fon parlement 99 
qu'ils y ont envoie des tràkés y être vé- ^ 
rifiés • Les rois de Caftille&deiRir* « 
tugal aïant fait la paix enftmble Tan »> 
i40}*eAâi?oïéreni letraité au parle- „ 
ment , pour le vértfieti à fin de plus ,» 
grande Kureté , commedefiiitilfutvé* ,» 
rifié à leur requête & pubtié^l huis ou. ^» 
terta* - ■ ^ 

c Sous Charies VL te parleiheht ad-^ 
jugea à Charles de ChâtilM comte àt 
Blois leducbéde Bretagne» contefté par* 
le comte de Montfort. Le parlement 
fut le médiateur de raccommodement 
foit entre les maifens dX)rléans & dt 
Bourgogne . SoUi ler^ne déCharka 
VLIm|-temps après «que le parlement 
eut clé rendu fédentaire 9 il nt le for- 
moit aucune réfolution knpertante{ d 1 ' 
fansfavisdupartemeht. Charles VL y 
tint (on lit de juftice en 1 ) 8 ^.pour dé^ 
béret [elfur les moïensde maintenir (bil 
ràïaume en'paix 7K (es aN iésen Ai^eté . 
En cette marne année [/] Wvcque de 
Beïnvaîs chancelier & le parlement al^ 
lérent conduire le rôi jusqu'à la fifontié*. 
fcdbFIaridtt. 

' Ces exemples prouvent que depuis 
que le parlement fut rendu fédentaire 
eh i)ot. par Philippe lebel , à caufê 
dé la multiplication des ap^lsqui é* 
soient itçûs en la cour , dà jugements 
rendus par les vaflaux de la couronne » 
intention des rois n'a point été de 
changer fes fonâions, & delui6ter 
la connoiflfance des affaires <Ie l'état , 
autant ^qull convient au (éfVke de 
S. M. & au bien public. Plufieurs ma« 

Il I ■ , ■ , ■ I I I 4 .1 ^ 



[^] ïiiêfuit trssréM U mjÊprké, fi, ^to. 
Franc ,^. 4)6, 



Id'i Méxjr. tégn4 dé Charks K/ #», i ) 9^ 
if] Ikid^imeaiméi. 



t44 T R A 

ti^ics d'^e one cominiié d*éere (pé^ 
dalement attribuces ao parlement » 
comùae la coniêr vatîoo des droits de la 
couronne» la police générale » laiBa*> 
nuCenCipa de$ mx , les appels comme 
d'abas» ks libertés de l'églife Gallica- 
M , le di^t de régale , les enrégîTr 
tremcnts des édits 6c déclarations % les 
droits de pairies. > les arrêts en forme 
de règlements poor Tadminiâration de 
ta jaftice , & aujcresmatiéret publiques» 
dont le parlement eft inconteftablemenC 
en droit & en poâcfiîoii de connokre > 
caDt^a*il pUtvaaaroaveraMide main^ 
tenir Tordre obiêrvi^ de tonte ancienK 
sieté*. 

Dans quelques: eccaiiofii oâ les con- 
iêillers les plus accrédités auprès des 
sois troavoient mauvais que k parle- 
ment apportât quelque cénftance . è 
leurs pt^o^s », Icsfoi^ ont Eût dire par^ 
leschaoceUers au parlement > qu'il ne 
lui appartciioit pasde prendre connoii^ 
iânce des aflEaircs de Tetat v 6c anHitot 
^rès ces bons luaîtres revcnoiei»t à 
con&ikci: l^ur parlement ibr ccsmemcs- 
afliaires» ne voûtant pas rendre leur 
gottvernepent raovns gratieus que 
leurs prédéccdieurs. 

Louis XL envoïa au parlement la 
formule du iêrment qu^il avoit £Ut à (on 
iâcre, par lequel U avoit promis dans 
les termes^ ordinaires de rendre jul^ice à 
iêsrujets» & il manda au parlement [j} 
qu'il prioitlesjugesd'une compagnie fi 
célébrç d'acquicer (a conscience dans un 
point oà il Ta voit û fi)lemneHement en- 
gagée.LouisXILconfttlta le parlement, 
avant que d'en venir à une rupture dé* 
daréê avec Iq pape Jules IL Sous Fran^ 



I T B 

çois L le pariement amulla les tf akéf 
de Madrid & de Cambrai » & le i^ 
Janvier i f $7. le roi fêaat en ibn-lit de 
juftice , il fut ordonné que Tempereur 
Charles Quint , nommé fin^dement . 
Charks d*Antriche,fecoit appelle pouv 
répondre au procureurgénéral fur iê< . 
conclufions, vpir juger lacomnûfê i 
réverfion & réunion! la couronne des 
troiscomtés de Flandres ^d'Artois & de 
Charolois. . . 

. CefutdansunfitdeyufticeteMipaf .. 
Franfcris U. en Tannée i ( <^. que Tamir . 
rat de Coligni> après avoir mis trois Sm 
k genou enterre, piéicota larequetç 
par laquelle il demandoit k tibve exer- 
cice [ib] delà religion Prétendue Ré* 
fermée . En i f 53 , te parlement rendit 
un arrêt célèbre [ # Jpour la numuteiw 
tion de la loi Salique * 

Le cardinal Caftan qui vint l^t 
en France, lors de Tavénenxnt .d^Henrs 
IV. à la couronne > voulut prendre Isi 
première place au parten^nt ^ il fe reiv- 
dit aux railbns du premier préfideat de . 
Harlai& iè pta^a au-deflbus de lui» En 
16 là^, pendant la minorité de Louis . 
XIIL le prince de Condé écrivant au . 
parlement , appeUe la compagnk Ui 
principale tutrice de Tétat * 

Les princes du ùatgSc ks paifs 4a 
France failbient des préfents de jBeurs 
au pariement,pour reconnoi0ancedela 
A>U8)iflSon^*ils dpvoient à la juftice du ., 
roi. M Le i j.Juilkt 1 f 4> • il fa t jugé £i^l »> 
que le duc de MontpenHer prince du ,> 
lang & pak pourroic bailler fes roTcs ,,. 
audit parkment » prémkr que k duc » 
de Nevers pair plus anckn. 

En ][^3 (• Louis XIII.fit enrégiftrer 



» 



- Jxî Woc tddko-preorrfet aa t g cu ri ai 
îudices> ut fidem fiam in eo quod ritu um 
fatemof pronufiflfet , fervwenr . 

1*2 Smr ce fue (tàmc dêOmft St^mteêt^ 



rtM^^^M^^AMMA ^£^k^^M^^» M^^^^^^^^^^^^m ^^^L^^^^^^^b^lA -^^.am ^M ma ^Ê^è^ê^^ 

•iWnWP WTmrmt i JilfPif ml r9W9fntfv w9ê w$T WV9wr 

mnjHému^milk hommes frhs m Ufigner. 
[f } thumM.iQ^ 
[ i( ] i>« TUhty pmrfAndestmrms^&fMhs 



DE r O P I -N 

iO parlfcmetic \t déclaration de lagaer« 
ft contre TErpagite . Toucsles traités 
de paix les plus (blcmnels [ A] avec la 
maifim d'Autriche , & avec ks rois 
d* Anglfitericont été eoregiftrcs & véri- 
fiés au pÉrlcfloent ^ ' 
- LotSstXL diibit , au rapport C M ] 
fleCpouoinesy quelestraicés oonpn* 
Uicsdaosle païkment n'étoienc d*au* 
cune valeur. U y a bien def apparence 
que ce monarque parloir ainfi plutôt 
pour fe débarrafler de quelque traité 
qui le génok , quel pour établir cette 
jnaxkne» Lesmaiibn$C^}des confôil* 
1ers étoient des afyles.Cbarles du Mou- 
lin exprime la grande réputatipu du 
|)arlement > en rapportant Topinion 
luperftiticuiê répandue anciennement, 
qu'un m^hant y deveiK>k bon pour la 
faintetédu lieu : .comme il iê lic[>]dans 
le commentaire de Budé ^r k$ Pandec- 
tes. La libertéC;^ } des fuffrages y doit 
étreentiére*. 

Caftelnau a écrit Cf} que lesédit^ 
n'a voient de force > s'ils n'étoient véri^ 
fiés aux parlenaenrs* Celêigneur plus 
îAftruit des matiéras coMcrnant la 
guerre &^les négociations^que du droit 
piâiCtZfM un ufag^ pour unecondi* 
tion BCcetTatre . L'enrégiftremcnt du 

Eirlement n'a jouttC r] aucune lorce à la 
i ^ il ne Eût qu'en indiquer la )uftice 
aux peuples ^ & revcrir la loi d'une lbr« 
me gratieofê , dont l'uiage a été inva« 
riable depuis le commencement de la 






i^mam 



mmtÊmm 



ION. Liv.V. i6s 

monarchie. ^ Grande cho(ê véritable- ^ 
ment[ / ] & digne de la majefté d'un -^ 
prince, que nos rois auxquels Dieu a »» 
donné tout^uadance abloluë , aÎKmt ,> 
d'ancienne inftitution voulu que knrS ,» 
édits & décrets paiSadent par l'alambic 
de cet ordre public. „ 

Ceft une autce extrémité de préten- 
dre que l'enrégiftremcnt du parlement 
n'eft qi^une publication . Si cela étoit , 
les édits» déclarations, ordonnances , 
& lettres patentes devroient être en- 
yoïées au greâè>& non pas présentés par 
les gens du roi aux chambres aflemUéei)^ 
Ils ibnt adreflcs au parlement , pour 
avoir , (uivant l'ulage immémmial , 
Tavis d'une compense inftruitc des 
loix , & dont le devoir eft de veiller 
aux intérêts de ùi majefté in/eparablea 
deceux du public. 

11 parut, il y a quelques mois , un 
libelle [/ ] attentatoire à la majefté 
roïale, injurieux à la dignité du parleur 
ment, & rempli d'opinions ridicules • 
L'auteur qui iê donnoit pour un ff a- 
vant personnage , y di (bit gravement , 
enfe contredisant lui même s „ Et de „ 
£ût , nous voïons que le parlement a „ 
toujours été on abrégé des trois états . „ 
Nous y voïoos encore aujourd'hui Té- „ 
gl ife représentée par un nombre de con- ^ 
leillers clercs . Nous y voïons la nobleC „ 
6s dans les personnes des princes du lâng „ 
& des ducs & pairs de France qui ibnt „ 
les premiers de la couronne *, enfin le ^, 

X j 



C / ] JOmpiêit traita dt /s msfêrité,f. $59^ 

[#] BHdâMS9étHd Molmémm^.^p^ié. 

[fi OwUf dans une diukrim ^rdmméUHé 
4ê i^ 44'Poft arrettorum pvobtionam nul- 
his,cuju5 opiaionis fuerint domini 5 débet 
âliisreveUre : contrarium vcrb ^ien» 
pcrjurii pœnam Ce noveric incurrifie • 

[ f ] Mém. de Cfl,MnsHy Uv, i,^A.4- 



- C r] BsrêiMêj Mdver/. MénMfehom, Uh, 4. 

[ r 3 Ce liheih étêit intitulé : Mémoire 
touchant rorigioe èc autorité du parle- 
mei^t de France , appelle Jodicium Fran* 
corum. Il s été co»dsmné far arrêt du far^ 
lemtntkétnbriiépMr la main dt l'êxémt^^^ 
d$ la haute ju/lice . 



166 T R A 

,, coir^ entier qui dl un corps mixtc^ y 
„ repré&nte touts les ordres do toïau- 

3^ tnc • >9 

Si le parlement rendu iiUeneaire eft 

. le même que les anciens parlements te» 

nus depuis le commencement de la mo^ 

narchie > ( comme l'auteur du lUxIle 

femble né pas Tignorer ) ilnerepréfen- 

te que le clergé & la nobletfe dont les 

anciennes aflemUées appellées parle- 

inents[iir]ctotent compofées. Mais le ter» 

me de rcpréièntation ne convient qu'à 

rinfërieurà regard de Ton fupérieur i 

diibns plutôt que le parlement rendu fi^ 

dentaire ne repréfente que l'autorité 

relaie > dans tes parties où la volonté de 

nos rois lui communique cette autorité^ 

de même que les parlementsmmbuiatoi^ 

les ne repréfentoient au(S quci'autork 

té roïale qui les convoquait >pour cotw 

courir au bien public par leurs cooieils» 

& rendre la juftice au noit dbtbten 

certaines occafions » L'autorité roïale 

rend te parlement le premier corps de 

la nation > fanselleitn'eftrien. Quelld 

opinion d'avancer que le parlement i^ 

toujours été un abrité des trois états $ 

putique les trois états n'ont été connus 

&a(femblés qu'environ neufccnts tm 

£;r] après la nasflance de ce parlement t 

Il n'y a qu'à confulter Mézerai > le P» 

Daniel , FroiHart» touts nos bons hifl 

toriensA furtout Pafquier [jr] fur la 

nouveauté des états généraux. Touts 



4 ! 



''vi 



I T lE 

AKi^rdetit \ rapporter' que lès trois 
étatsforent a&mbtés pour la prémté» 
re ibis, de que le tiers état qui n'avoîe 
étéadmisjufqu'alors à aucune déUbé^. 
^aèion publique ^ Arpour la ptféfnléte 
fois convoquéCO à roccufioriies grands 
aéméléa^ Philippe le bdaiôSc Bodlfa- 
ce Vllt Ce rei aïant lOgé èpropor » fui* 
vant l'avis d'Enguernnd de Marigni , 
d'inftruire toutsies orfes du «oïaume 
des caufcs dt rmtetdit ftoaoooé par 
BonifiiceVin.qui les tegarddit touts 
engrènerai. Cette même invention [ 4 1 
fiât depuis pratiquée pour faire (bppor. 
ter au tiers état olus patiemmtnt les 
grandes lerées de dencesrs qui tori(iboient 
principalement fur lui dans tes beimis 
dm roïaume • Le parlet&ent n^a jamais 
été confondu avec les états généraux i 
&c*eft uneglrandetgnônfiice du droôt 
public que de l'atanc^Xe premier pré* 
fident& pFu fleurs conleiltcrs du parte •» 
ment aïant été appelles aux états de 
Toursen i foét.ilsfiégérentCt'} avec les 
princesdu ^g>catd4naux>archevê<}ues 
ftévêques» & autres fcigneuri à l>n^ 
tôu f du ctw^.Les dépufés d^ clergé & 
ceuxdt la^îdleétôitfnt I droite ftl 
gauche AM: des bancé difpodienlotig 
des deux c&tés de la Aile ^ & le tiers Àac 
vis.à*visdaittféloignement/ :" 

A la proceflSon [ £^ } des états gêné* 
rauxdu2};C>£bbre i'^ 14. te tiers état 
marchoitdevtot^ la nobledê enfuite» 



[«} Ob frpHvexgnemémêfMttfe y ftieUs 

dêTfémct^ ptrkF.CUitmsgJtÊrUféineiê 

dm» Us cnmmmciimms rwmênffmf smx fn» 
mUfts imi^9s dm tîi^pMwt€ jpédf de Y ère 
CMnmmê ^ iijrsffmsdet^oo* d9tf\ é^Ur 
éfMts générmmx )• W ifiiftmhlésUm iâpn» 



■fcài 



nué À pMriftdams figUfe eMthtdmU dt Netrem- 
inrHIV, ifJtHÉhjour di là fm-iMrêfn$y% Z, Murs 
dt l'mnnti I s o I • f M*#if têmptoit À R$me 1 301- 
[ « } CtUd M ihmfMmtt d'yeux ^ ftêine veif 
quê h rfUfier fta exprès Mpmté eoierre fordre 
dWiteB de U FrMHce à eetfe itjfitm^U^^on ftsw 
Mmtn rmifem yfmêmd^Mmém^ fur cîfêit celm$ 
fur k^m$l d9veif pHmi^êhtmnf tttmhr tomf le 

le"] Lemtme,f.z,fagi%t. 



19 
9» 



DE ro P I N 

8r1é€leKg4pllUp9£9 4^S. Sacrànent # 
Apres v^noitlc toi, hmoc.^sf^lq/ist^ 
princdCos & quclqaQ$ <bim09r 9c les $1#^ 
kfidela veine * Pviis^m^rchoieciCQieC 
fients du pavletDClit cû icprps » Le roi 
œ futaccQm|a£iicnide$chevtUçrs de 
Tordre, mdcsteig9eijur$dela cour s ^ 
QfuçJc qu« mdHeitss ^u parkmcoc n^ 
voulorent ibuffrir qu^ucmi imirch&c. 
entre le roi & eux ) ^ue lc5 perlpnms 
ci-def&is nommées . 

» Si l'on o*appelle le» parlements [W] 
aux étatsi c*eft qu'il lônt pardeffus Jes 
étaci» vériâent ce qui y aéré arrêté & y 
apportent des modifications » 

^ Il o*eft pas dçutcua que je parle^ 
ment de Paris ifil n'aitde tout temp» 
telle fisrce 9 que.com me il exerce Tau*- 
torké roïale » les trois états du roïaumc 
ne ibient tenus 4*exécutev (es arrêts ^ ^ 
Les caiers des derniers états généraux 
tenus ^ Paris en 1^14* furent préiêntés. 
i Louis XIIL ieant eq fimiit de jufticc» 
eni(ïxf. . 

Le parlement de Parts eft de toute an« 
ciennetélt cour des pair;. J*ai entendu 
néanmoins quelques officiers des parle, 
mcnts de provinces , qui (butenoient 
nue le parlement de Paris n'avoit à cet 
égard aucune prérogative fur les au* 
tres^que par le lejpur que le roi Êiit dan^ 
retendue de fon refbrt^que û S^.traps» 
fiéroit ion fëjour dans l'étendue de la ju- 
rifdiâion d'un autre parlementjes pairs 
l'y fuivroient^ & qu'alors ce parlement 
feroit la cour des pairs.Cette prétention 
eft inibutenable : il n eft pas douteuft 
que le roi ne puifla tenir fon lit de jufti- 



ION. Liv.V. lùy 

ceentelparkmeaiqull jvgeroit à pré*' 
pos i mais alors ks pairs fuivroicat & M« 
non en leur qualité de pairs» mais com« 
me toQticcux dont le roi tiouve bon dd 

fe faire accompagner en ces occalions . 
Les pairies n*ont point é^ cnrégîftréei 
dans les parlements des piovinces; le$ 
pairs n'y ont point été récusais n'y Ibot 
point cennuixn cett« qualité. Le lot 
pourroit bien déclarer que tel parler 
ment feroit à l'avenir la cour des pairs \ 
ils devroient alon y faire «nrégiftcét 
leurs pairies, s'y faire recevoir,&y pre^ 
ter ferment j mais le roi ne pourroit pas 
faire que le parlement de Paris n'eût éc^ 
}ufi]u1i aujcmt d'hui la cour des pairs^ . 

Les gi^mds officiers prêtaient ftr^ 
ment [/j en parlement • Le maréchal 
de Leldiguiéres en a été un exemple [£] 
a0ez récent dans le fiécle pallé. Les con- 
lêillçrsau parlement neportoient Ih} 
le titre de mellirés » ^ moins quils no 
futfcnt chevaliers . Le titre de maître 
étoit fort honorable > & lesévéqucs Ci} 
n'en prenoient pas d'autres . 

Une autre opinion fur le parlement 
qui eft mal fondée, quoiqu'elle iê trou- 
ve dans de bons auteurs , c'eft que la 
multiplicité des affaires des particulier! 
aïant demandé une afliduité qui dé- 
tournoit des fondions militaires , Ie> 
&ignçurs quittèrent le parlement & 
lai&rent leurs places 1^ des gens deloixc 
Mais il nefè trouve aucune époque ou 
ce changement fê foitfait , & cette opi* 
nion eft évidemment détruite jpar k$ 
preuves qui réfukent de rhilioire » 
& des régiftres du parlement • Dani 



C#J 2H^m,rrMUddélsmMjmf0if.^f^. 
[/J LsRuiMfiM%M d»j pifrUwuntsMv.ti* 

[^] Godefrûê tcérimfmdlVrémf^um^Xépm 



[f ] l>HlriUny^véftiêdêUtMMM9^tirifitU^ 
Maître Jean du Tillet,ëvéque de Meaox » 
mmcêmm9tiU99iêntdêfi$ifm9mif9$e tiMgé^ dêt 
roîs d$ FrMU9 . Ujf é mvirûi^ 1 6o* M$ù fm €€p 
MHHHfémim^t 



iC$ 



T 51 A 



t0ttts les téflips ilfacv parmi les tna- 
giftracs des leiga^rs de la première 
noblede. Poars'en convaincre , cl n'y 
aqu^ faire une revôë atoegécdesnoms 
les plus illuftres qu'on trouve dans les 
régiftres du porlcmecc » après qu'il a 
été rendu iedencaire » & longtemps de- 
puis. Je ne nommerai d'abord que les 
maiibns , dont4l ne reftc aucun descen- 
dant dans la magiftrature • 

En i}io. la cour reçut «onfeitlers 
Guillaume de Harcourt y 8c Jean de 
Roye . En 1 3 1 4. PhHippe de Momaî • 
En 1 5 If. Aubert de Roye, ThomasOO 
de Savoie » Raoul MaU^ de £ra ville » 
Pierre de Nogaret , & Jeandefiour» 
bon [ /] TArchembaud. £n 1 3 66. Jean 
de Meliin. En 1 404. Geofiroi de Pom» 
padour .En 14x1. Jean [iv] de MaUli . 
En 14) 6. Antoine de Rouvroi de S. Si- 
mon, Guillaume d'Eftampcs [;?]> 8c 
Elle de Pompadour. En i4f4.GuiHau- 
me de MontboiflierCoJ^qui fut depuis 
li véque dcQermont , & Richard d'Au- 
buflbn qui fut depuis évêque deCoufe- 
fans. Entre l'année i4i»i. Se l'année 



I T E' 

1469. fut la récefCi^ ^ OOMki da 

Gaucourt , dont je n'ai pas irou vé de. 

datepittsprtfciiê.Ea ifoo.la^«yairre> 

çut Louis du BcHaf . f,n 1508. Louis 

Tiercelin de la Rociicdu-Maine . £a 

I p^. Robert Tierceliii. £n i { 4^« 

François de MaiHi , &£/> ]Pa«ldeF6ix<r 

En I f ^ {.CkHide£ 4f 3 d^AngennèsJcan 

d'£ftampes{r3<x>niei)}er au parJemene 

qui fot depuis maîcredes réduites, 6c 

pré(ident au grand confeil , n eft décéda 

que le 4. f évcieir I ^7 1. 

Les maîtres des jrequetos étant dii 

corps du parlement, n'oublions pas de 

marquer les noms illuftres, extraits de 

r-hiftoiredesnuntfesdrsirequêtes • On 

trouve parmi les maîtresses requêtes 

del'hotddu roi S. Louis « Jean comte 

de Soiflms} Simon deCleraiont[/] ,fire 

deNelle^ Jean (ire de Joi«i ville. Sous 

Philippe lebei Thomas de Savoïe , dont 

nous avonsparié, Henri de Malétroit > 

Pierre delà Palu ,Oudart{ / ] de Ham> 

Gilles de Soyecourt,Hugues[»] de Cha- 

tiilon.Sous Charles VL Thomas d'Efl 

toute villeyRigaud£4^3de Durfort>Pbil* 

bect 



V^fmi Thomas ds S/êvûse^ fffifnt st^m^tre 
des refuêtes > /r#/V 4^ U msi/cn fouversine de 
SdtvHfidoptUpmMlesMrmifm/ec mne krU 
fitre • 

}{/] Céfaignêmr étét de fstuiet^ne maifm 
diBMrhemPArchêmhémdydoau iâs doméùnes 
^nêtentdefuffw dsns une hrûnche de JmmM^ 
firtrcïsky p0rMMisnce. 

l mlfesm de î4sil!i étoitfih tt$m MUfreJeM» 
deMmlii , feigneur 4$ ÇonH % 6» de Jeanne 
Qeàêrêt^U de MNgms Qmerm smêrsi de 
ffMn^ « MUmk^ \ ékge^despréfidmts . 

[)»] GaiUsumeitmiMmpes émtfils dmfei^ 

èenneh^ Mi, 

[#] GêULCJmftiéu^ 

C ^ ] ^Mul de fôix MtfU deJesn^&tmeM* 
f^ièr de Cétrmédn 9 et de àiMgdeleime d$ 
Ciumf4^n0. iifia de/mis srchevêfue de TPft^ 

(f ] CUude JCAngtnnes étùt fils dejMc- 
fms àC^imnes Jefinenr deRéimhmlUt^ 



d'tfiehelle CethereMUÀ^tme de Kùdntenon • 

£r3 JetiniM.fiivnpetéteitfr^edeJtuptes 
iifiMmfes^ mMTfmsdfi V4^Un^u$ * /hevmUtt 
des, ordres du rei ^ d Achille s cardinsd de 
VslenfMi , jirilétoit coufin du m^riehri dé 
isFerré^lm^Mudy dunemdE/imm^es. 

C / 3 Lefire de Nelie fia régene du reïsutme 
0ivec MéUtlneu Me de famt Denyj ^ pendM$ 
y vo'i^e (U S. Louis en Afrique . 

[ t ] Oudmrt de JiMmytJfu des comtes de Ver" 
fnsndeisy de/cendoir demdU en mate de Ckar-m 
tetnMfne ^ 

C«3 fiugues de CkdtHim ^ deWwàh 
maifon de ChMtillonfur M^rneyétoit fils de 
Jssm de CimùUon f grm nd ^m mk re de S^since» 
et £ Aliéner de Koïe, Hi/l. des msitres des re* 
fmetesyir de Umêifm deCUdtiHonipMr JD^- 
chine • 

M SJgmeêd del^Hrfôrf étoiefréredeCMiU 
Urd de J}Mrfortj feigneur de DmrMSy fénéchal 
de BourdeMUXy gouverneur de CmlaisyCr che* 
n/Alier de Pordto de lAjarretiére , 



DE U O P I N 

bett [yi de Saolx, & Jean de Mailli^dont 
nous avons déjà parlé . Sons Chartes 
VIL Jean de [;c] Montmorin » & Jean 
d*Eftampes. Sons Louis XI. an des mai- 
res des requêtes étok Géraud de CruC- 
IbLEn i5op.Gabriëid'Alégre.£n if ii. 
Gitillaume vicomte £ 4 ] de Potignac • 
Eli If 50. Jacques de Langeac. 

hâ haute nôblefle de ceux qui ont 
vempH les offices de préfidents delà 
chambre des comptes fert encore à 
prouver que les plus grands Seigneurs 
ne fe iônt point «retirés delà magiftra- 
ture , lorsque le parlement a été rendu 
iédentaire . La chambre des comptes 
«voit deux préfidents, un clerc & un 
laïcX*office de préfident laïc a été long- 
temps attachée celui de^rand bouteU- 
1er . Le fire de SuHi en i j i <^. & le fire 
deCoycien 1344. furent préfidents en 
hi chaofTbre des comptes . Le 17. Juil- 
let 1 397* me(fire Jacques de Bourbon 
prince dufang roïal prêta à la cham- 
bre des comptcs'le ferment accoutumé 
pour Toffice de préfident en icelle • En 
1410. meflire Guillaume deMelun, 
comte de TancarvUle , fut grand bou- 
teîller & préfident de la chambre des 
comptes • Depuis on trouve Jean de 
Croui j Valeran de Luxembourg^ Ro- 
bert de Bar qui ont fait le ferment de 
fréfident en la chambre des comptes. 
,ouis XL conféra ce même office à mef- 
iire Bertrand de Beauvau > feigneur de 
. T^m. IL 



\ O N. Liv.V. i<î9 

Preffigni ion grand chambellan . Meffi-' 
i^e Jean Nicolaï maître des requêtes,qui 
avoit été emploie en plufieurs grandes 
affaires au de-là des monts > &nommé. 
ment en la charge de chancelier au 
roïaume de Naples, fut pourvu de la 
charge de premier préfident de la 
chambre des comptes (eus Louis XILeti 
I f 06: depuis lequel temps cet office a 
toujours été exercé par fes deicendants. 

Plufieurs familles qu'on trouve dans 
le parlement , dès les premiers temps 
qu'U a été fédentaire > y (ont encore \ 
comme les d'Orçai , lesParis de la Brof- 
iè > les Le Feron de Louvre > les Lecoq 
de Corbeville , & autres , qui pendant 
quatre^édes ont partagé les honneurs 
de la magiftrature avectouts les grands 
noms que je viens de citer • 

La pUipart des roa^(bnshonorées de 
la dignité du premier des grands offi* 
ciers de la couronne (ont reftées dans 
le parlement» comn^ les Phely peaux ^ 
les Caumartiii» lesd*Aligre> lesSeguier» 
les Monthelon , les Briçonnet • 

Après avoir prouvé que les plus 
grands (èigneurs n'ont pas quitté la ma« 
giftrature, depuis que le parlement a 
été rendu (édentaire > il ne me (êra pas 
plus di fficile de £iire voir qu'il cft^ncré 
dans le parlement depuis les derniers 
fiécles , plufieurs mai(bns d*une origi- 
ne noble, qui y (ont encore « 

Les d*Ârgouges de Rannes^J^] fimc 

y 



^rnmmmm 



tjr] PàSBhiTt dtSéuhc était deUméùfon 
de Samlx de TsvMnês en Mêmr^eme . Bisn*' 
€héird<i élege des f^fUents. 

[ « 3 Jetm de iUntmorin étûit chdnmwe c^ 
e^mtê de Lf$n en li^i y, Ilfmen\\i^i*éviqM 
d'jt^de . CmÎI. CkriftUn. 

[ il 3 GuillsusM wcemie de FoUgnsc prend 
U quslUé de maître des requêtes dans fen 
cemrstt de tnsrfdie de fsnnée 1511. avec 
liMf guérite de femfMdotêr • Hift^ des mettre s 



desreftiétesy «r/i^ilr de Guillaume vicomtC 
dePoKgnac 

[ ^ ] D^Arietfges ér Matignon sVtsnt em^ 
fiJIés À Pdfttes ^ Àun curé de îeurpàës y d*û^ 
vùhrrempe dans une cenfpiration centre fê- 
tât , il leur erdenna de la révéler au roi j ér 
peur leur en donner rexemple | partit lui-mé» 
me incontinent four en informer BréxJ y féné» 
chai de Normandie . Matignon et ^Atgou* 
gesfeprviantptfdHSf prirent la \eftef if ^U 



I70 T R A 

dtUDc «nciemie nobleflcde NonnaniMe^ 
lisneibitt entréf dans le parknipiiti|ii& 
clcpuU environ cent ani • On cirouve If $ 
I^nguctiil £^3 dans la conquête de l'A n» 
gleterrt par (Guillaume doc deNor*. 
mandif • U y a environ rrob ict nts an& 

Îu*ils font entrés d^^islarpbbe^ Ijn 
'oyef [d] d'une ancienne maiion de 
Tootaine » font dans la ma£iftrature 
depuis cent ans (êy leçient *» les f ortia [i) 
depuis cent cinquante ans. 

Paul du Cbateler [/) maître d^re^ 
quêtesen i6}f .étoit de l'iindennp maî-i 
Ion de Hai en Bretagne » qui le vantf 
d'être fortie , il y a fiic cen^s ans » djcs 
coi;ntes de CarUlc/cnJBco^. 

A ne parler que de ceux qui ont été 
reçus conseillers dans le parlejnent de 



I T E* 

Paris de nos |oors^ m terave un txè»' 
grand nooitfede fiunilles qaèaotutie 
origine miiieaifc ic noble > comme les 
de Mcoiei > lesBrulart , les Breteiiil » les 
JLamoégnon > les le Coux de la Bercbé«> 
re, les Turgot ^lesfiouvijUe «ksfiéruU 
}c»les de Çourgues: &plufieiu9 autres 
qu'il eft inutile 8c qu'il iêroit tcx^ long 
denom^ner. On fçait d'ailkun que les 
parlement des pats réiînb àl'ancien do^ 
maine de la couronne ibnc compoTésdc 
ia plus bau^eoobleflie de ces provinces^ 
Mai; Te^ri^g^ral de la magiftratujte 
eft de ne confidérar que les vertus per*» 
ibnnelles • jLe premier prudent AcbiU 
les de Harlai fécond du nomMiioitque 
la nai(&|oce ne qaettoit aucune différen^^ 
fc catrp les uii^ftrats, qui ne dévoient 



^ 



*pp 



mm 



fitg^îrentU rêiis. Fiim U UnÊttif:, Ails 
fe iettérent i fis j»fs , (^ mintértnf Unrs 
gréutft fé^r MnfétSpofitym exMSÎf d$ ce^uils 
JfMVêUnf 4^ Im néjocisfim dm cpnnér^ile de 
SMrhrn^ mvfc CkjsrUs'Qttint • àùffinsrs 4* 
Cêson sine s de U mMs/0» de léësignên 
fsnt tncêfê MUfmrfhm dsns U pMrlimsnf 
de Pnfjmej, 

[ r 3 GêefrtLMMTCêf de LmgMiuii fut tH.é 
m Is èMfsilli de Rekiers • OmlisHme de Len^ 
imiUlfusi rméMvecfmfils itfenfrèrjt^U hét^ 
péUlM U*jf:çJmc0urt • JLe fils sùné s^Mfpelleif 
Rmômî de f.ongMeuil ^ ttlefrnedeQmUsnim 
fe nemmok I>enys de l^ojn^ueiiUjiign^T itOf- 
fréùnvUlê . XM smtre Gmilsmwe de LengHeùil 
s eu une des prémices cûn^s^nies d^erd^n^ 
nsnce ; dsns Je tems de leur mjtitutien fms 
Charles VU, ]Ls terre de MMifens-ftsT^eine 4^ 
4tép9ffedée pendant f lus Ae 300. ans pair cette 
fumille. J^efrffident de Haifons /sveitacbe^ 
té, peu de tems mvapt fu mfirt la terre dejLon,^ 
gueiUl , fui a dênnéle w>m Àfes ancêtres . 

\^d1 Ias Vcjer ent fvitenfs un /U^e centrs 
les Anglais dans Je chste/tu de faulm dentJJ^ 
dtêient feigneurs de temps immétuerial « Au 
eemmencemene du feipiétne fijcle » fLené de 
Voyer vicemt0 de ^a^Jfm » s'em^ar^ua avec 
fes^affaux , it avec des troupes levées À fis 
dépens y pour aller jnuficeurs de Malte affié^ 
lie par les Turcs . Il paffa en Si^ilei mais 



Avant ^tfU #1} Mchevi h »aieti Je grande 
maître de la VaUestefit lever Upige . Zesfenm 
tences dubmlliage de Tottraine ent até intitum 
lé es du nom deVcyer pendjim plupeurs Jiécles 9 
parce fue les /eigneurs de fauberi jéteieni 
yjends hmlHs de T<iurjUne^ Ils ent des alBan^ 
cesilluftr^s de Lavai , de CluySf Je JBiAU* 
%au, deTurpindeCri/fé. 

le] Bernard de FortsM y tj^edexettetUM» 
feuy étéitfréredeSihylIfdêfZrttaj quami" 
me femme de fierrelF, reidjùra^^ên eni$îié 
jAprès la ft^rt de C0 rei^ il emt de gran^ds dé» 
mêlés avec DJuan , fin fiict effeur fjrfinfilf 
et un autre Ut . // vint en Trance , ir sàtMii 
À Mônt-pelUer^Cettemaifin eriginjdredH chA^ 
teaude Fertia 0nCafalêgney a prêduinreb 
tranches , une Jk Menr-pellier ^ tme en frêven^ 
fe t érnneÀ Taris . Mlles ent été également 
fécùndjts depms 3 50. ssns an capitaines des 
xempagnifsdardennjinc/tSjf efiders géndroMX 
fitr terre et fnr suer y ge$rutmcmrs déplaces , 
c$nfiillers au parletûent f ms^trn des refui*^ 
tes , cenfiillers fdtat^ jçhevé$liere de Maki* 
MOes ent eu de grandes MlManeesj de^sn^ 
cas y dejanfm , de Tbyange ^ irnmtrei^I^ 
fnfm. Znrits^ annal Mjlrré^, Bv.ut^u 
fh. 25. 



'h 



[/] Cette ma&fin djuChs^eUtêfd^éren^ 
ta de la matfe» de aténmnem fui i^êrigjmmre 
delMraim» 



DE L'OPIN 

ttfcr letic leoomiiiandatkNi qne de kar 
hatégtké de éc kar capacité* 
. Ceft dtt Êin do porleaenc dvelt 
France a v&feitirfcf Ariftides&ksFa- 
brtces dans les Igl Bocharc & les Mon* 
tholOQ (Jfl'f ietCiCom dans k$l$l Mole. 
La profe&xi désarmes de celle de la 
joftkx a été mêlée dans la plupart des 
ÊuDÎlIes dtt parlement > coasme celles de 
Maupeoa > Guerchois «Brillac 9 le Jat > 
Pommerea^ Vatan»& on grand nom-* 
bre d*aotfts • Les Éunilles fécondes en 
magiftrats ont rendu à la France ks &r^ 
vkes militaires ks plus iignalés • Le 
maréchal de Marillac peut être com^ 
fMuré à Sertorîus hoomie d'une grande 
vertu mais malheureufe • Le maréchal 
de Gaifion [i^ a poufle la fcience mili- 
taire plus loin que ils prédéceflcurs \ 



ION. Liv-V- 171 

cVft lut qui a perfedtidnné en Franoe k 
dtfdpline militaire. LematéchaldeCa^ 
(tnat a fiiit autantd'hMnCttrJkl*huma« 
nité par (es nrtos, qu*ilaécétttiklfii 
patrie par fes viâoires . M. k màtédu^ 
de Bexona contribué par de kngsSc irn-» 
portants fervices à aflfbnnir une bran» 
che de la maiibn dcTrantefut lefecond 
thrftne de f univers . Harki de Sanci 
vendit tout (bnbienpour lever un oorps 
d'armée de Suiâès qu'il amena ï Henri 
kgi»nd > dansk tempsque oe monar« 
que en avoit k plus de beibin . 11 en (uc 
récompense par lacharge de colonel gé^. 
néraldesSuiffes. 

L'opinion ^ one je combats ici » que 
la nMcSc a^^iutéla magift rature, de- 
puis que k parlement a été rendu fé- 
dentaire > eft fortifiée dans l'elprit de 

Y a 



^■^ 



Cx] MtcAMTt ftêiffM tsdmim^sHm des 
fnimcis fûtir ttr€ frimîêr prifidmt dm fMrUm 
mmt . On s dit dt lui^ qtCll éivùit mitux âimi 
enrichir la France fuija maifon, 

[ A ] Monthoi9n , garde des fceaux , fre* 
mer du nêm^ àrveit oiHtnpagné franfeisL 
ÀisRecheliey dont les iaikants MetU fin» 
tis du devoir . Ce monarque aiant converti U 
peme corporelle que mériooient Us Roci?elotsen 
une amende de deux cents mille livres ifit fré" 
font à Mântholon de cette femme , qui étoît 
d'une trhgrofe valeur dans ces temps4à^ 
Mmtbolon lu remit aux BjocJ^lois ^ Àcmodl- 
tion fuils feroient ifitir un hifital pour let 
malades^ Il fut furnommé l>'Arifiide Fran^ 
fois * On lit à $,Andrides Arcs Vipitaphe de 
to gardé des fceaux , 

Francifi» Monriioknfleo patri,Fraiici« 
procaocdUrio, <^ ducenta Hbrarum mil- 
lia Rupellanis ad firaendum valetudina^ 
rium reddidit « eaque (ibi à Francisco L 
r^e dooata, Dec faeneravic . -Er au^ejfous 
«l?/mV:Moncboloiiata gens vetufta & nobû 
hsz cafiro in Itedois cagoomiaejducentis 
aonis illafirium capitum férax Francia^ 
iodotulr . Sacri SigilUcuftodes , feaatoum 
pradides , Rhodiat milicix équités , fao- 
âioris confiliiconfîîkrias» tegum ad ci- 
teras gentes Icga tes , fiti ac privatorum 
^acroAOS cekbres tultt • Inficâ omolbus 



feverr virtutis oblèrvantiâ f tentdqae 
moris antiqai Se aritac pictatisindole. Abi» 
viator , nemo plus oculis fois débet. Fran. 
cifcus etiam tribus regibus à (knûioribiis 
confiliis 9 patri , a vo , & fitmiliat decori 
fioc monumentumporuit. 

[/] to Cardinal de tLHii sUt dans fesmé^ 
tuoires ; n Siceu*éeoit pas une ofpeco de hlaf^ 
pbemede ^re quUl y a quelqu'un dans no- ,9 
trefiécleflus intrépide que le grand Gt^a- ^ 
voit M. le Prince , \e dirois que fa étéléù- „ 
té ^premier pré/ident . 9, 

Ce magiftrat trouvant la falie du Palais 
rompËetU gens de guerre^ amenés les sens par 
le prince de sondé, les autres parie Coadju* 
teury fut pris À la burhe^ auilportoie k la 
Caufoife , par uH des gardes du prince de Con^ 
dés mais ce garde fut mcontinentfoudroêé par 
iafermetéintrdpidê du premier préfide- "* 



hii fit prendre la fuite en Itu difant : Tu es, 
inen impudent i rethro^oi au plots vite, ou tu 
vas être pendu. Puis il dit aux huiffiersqui 
le précédoUnti Ues amis , fmtes faire pla^ 
ce\ &mMrsAeui^d$meno^m4eoeJommofUe 

mairros. - * , «. / 

r*l Lagrsndarépuidthndecemuroehai 

engagé ip^rUr de lui, quoique fa fmuiUoMPj^ 

tZttnt À un sutrê pa^kmem que celui de 



parttnt 
Paris, 



17* T R A 

quelques-uns par4a diffiérehce de l'ha* 
biltement des pairs» qui viennent au 
parlement avec Tépée >&destDagiftrats 
de robbe longue qui n*en portent point. 
U faut remonter, à la (burce de cet ufa« 
ge. L'habillement [/] des prcfideotseft 
l'ancien habillement roïal • Il n*y a pas 
long-temps que les François avoient 
deux (b.rtes d'habillements [/y^l^ la robbe 
& rbabit cavalier • La preuve de ceci fe 
tire des anciens fceaux, de touts les por- 
traits un peu anciens , vitrages d*egli« 
fes Se des Taintes chapelles, tapiiïeries> 
repréfentations fur les tombeaux, enfin 
de touts les monuments qui ont un peu 
plus de cent ans d'ancienneté. La preu- 
ve s'en voit encore plus clairement dans 
l'ordonnance de Blois qui au chapitre 
de la gendarmerie, art. 15 j. ordonne 
que la gendarmerie fera deux revues. 
Tune en armes & l'autre en robbes lon- 
gues. Lliabit long étoit donc fhabit 
de tout le monde en France , puisqu'il 
ctoit celui des gens de guerre dans le 
temps de l'ordonnance de Blois , il y a 
cent cinquante ans . Nous en avons en- 
core de notre temps pluiieurs exemples 
foQS les yeux. L'habit de cérémonie des 
chevaliers de Tordre du Saint Efprit eft 
lor^ , & aux obféques des rois , où Ton 
a confèrvé les anciens habillements , les 
gens de guerre portent des habits longs 
ëc des bonnets quarrés . 

Aux états de Tours en Avril 14^7. 
le connétable de S. Pol qui étoit de la 
roaifbn de Luxembourg , & le chance. 
4ier de TraincI étoient vêtus l'un corn-* 
me l'autre de longues robbes de velours 
cramoifi. 

Les rois & les grands feigneurs ibnt 



I T E 

repréfentés en habits longs & fiuis épées 
dans les anciens monuments de la mo- 
narchie Fnnçoifê jufqu'au temps de 
Charles VIIL On y voit que la marque 
de la noblelTe étoit non Tépée , mais Poi- 
^u fur le poing : comme dans le ta- 
bleau de la reine Jeanne de Bourbon 
femme de Charles V. coniêrvé à It 
chambre des comptes . Il y a entr'autres 
monuments [w], une reprélêntation d'un 
chapitre de Tordre de S. Michel tenu 
(bus Louis XL où le roi lui-même Se 
touts les chevaliers font uns épée • 

Le roi Jean par fou ordonnance de 
Tannée 1 561. avoir défendu le porcd'ar* 
mes dans tout le rdîaume à toutes per» 
(bnnes de quelque état & qualitéqu'el- 
les futTent, foit pendant la paix (bit pen- 
dant la guerre. Cette loi a fubfifté long- 
temps. Il n*y a pas deux cents ans que 
tout le monde étoit en habits longs fans 
épées) & il y a cent ans que tout le mon- 
dfe la portott )ufqu*aux gens de livrée . 
L'aflaflînat de Tilladet fut lacaufede 
la leur faire quitter . 

Touts les grands [0} du roïaume , les 
pairs, Thériticr même de la couronne 
quittoicnt Tépée en entrant au parle* 
ment , jufqu^ ce qu'Henri IL par une 
lettre miffivc, & non par lettres pa- 
tentes ordonna le dernier Août iffi, 
?|ue les pairs de France , princes du 
ang, connétable & maréchaux de 
France pourroient porter leurs épces 
entrant au parlement. A leur exemple 
touts ceux qui portoient Tépée , y en- 
trèrent armés depuis. Il n*y a que 
quelques parlements, où l'ancien ufa- 
gc de quitter Tépée en y entrant , s'eft 
confervéjufqu'à nos jours. Il eft donc 



^ki«*i 



tu»] Cet deux vèuments répondotent À 
ThMlltmmt des Kom/Uns , four U psix, 
^hUs nommotent toga , ér ^ celui de iturre 
MffelU paludamentum . 



[»] Les mùntéments de Ïm monarchie Fr un- 
joift , pur leP.de MentfMUc^n . 

[o'\ Du Tillet , des rangs des grands fie 
Trance^ part,!, fag. m. La Rocheflsvin y 
i$v,io»pag,6i2' * 



DE L' O P I N 

certain qas la robbe iongae de^ magif- 
traits doit être regardée lion comme la 
iiiar(][ae d*ane condition diâiérente» 
mais comme la continuation d'un an* 
cîen uiâgc • 

Une preuve certaine que le parle- 
ment fait partie de la nobleflfe , c*eft 
2ue M* le chancelier au nom du roi 
lit lever auflLtot ks officiers du par^ 
lement , qui parlent à S. M dans les lies 
de juftice. Diftinâion qui charaâé- 
tïk la noblefle , le tiers etac ou les dé- 
putés des villes parlant à genoux • Le 
Toi permet auffi que les officiers du 
parlement (bient aiCs 6c couverts , dans 
ie temps qu'on délibère (îir les édits, 
ordonnances 9 déclarations, ou lettres 

Î>atentcs que S. M. fait enrégiftrer en 
a prélênce. 

La. vénalité des offices en a Ibrt di- 
minué la confidération. Les prévocés 
6c aiuttics' offices des jurirdiâions infé- 
•rieurs ont commencé à être vendus 
avant S.Louis. Il y a environ deux cents 
ans que la vénalitsé a été introduite 
dans les parlements • Elle eft défen- 
due Cp] dans un grand nombre d'or^ 
donnances* ' 

Le procureur général de la Guefle 
Cf ] fupplia le parlement dé retrancher 
le ferment qae les pourvus d'offices 
iaifoïent îl leurs réceptions de n*avoir 
débourfê ni or ni argent. Ondéguî* 
£>it la vénalité de l'office de )udicacu^ 
re par l'échange d'office dé fecretairé 
du roi ou de quelqu'autre qui étoit 
publiquement vénal • Le parlement 
fupprima un abus qui faiioit encrer 



Ipl Lét'vé»MUté dés offices é^ été dUfendtèë 
fur les érdonnsnees dis Char Us VIL du mois 
st Avril 1433* ^ Charles VXIL du mets de 
JuilUr X493* ^*^*'^S< de Leuis XIL du mets 
de Msrs 1 49 s. «rr.40. de Tranfeis I. du m$$s 
d'OEiokre 1535. Mrt.%> d'Orléans yart,^ 9, & 
j^o» du Moulins > art. 11. de Biais , art. 1 00. 

cSpio4. 
iq\ Ramentranees di lu Guesle^ifMUtr*! 8» 



I O N. Liv. V. 173 

dans la magiftrâture par un ièrment fi 
équivoque . Sébaftien Chauvelin fut 
le premier difpenfé à fa réception dans 
une charge de confêiller au parlement 
le 7. Février 1^97. 

Le cardinal de Richelieu [r] re-^ 
garde comme un bien la vénalité des 
offices de )udicature: voici lesraiibns 
fur lc(quelles il fonde Ton opinion. 
Bien que la fuppréffion de la vénalité 
6c de l'hérédité des offices foit con- 
forme à la raifon & à toutes lesconf. '' 
titudons du droit , â cft^ce néanmoins '' 

2ue les abus ferôient inévitables qui » 
commettroient en ladiftribuciondes 2> 
charges fi dépendantes de la fimple vo» ^^ 
lonté des rois: elles dépendroient par 
conféquent de la faveur & de l'artifice 
de ceux qui£: trou verçienc plus puii» '^ 
&nts auprès d'eux : ce qui rend la >' 
façon par laquelle on y pourvoit main- n 
tenant plus tolérable que celle donc on ,| 
s'en fêrvi par le pafié à caufe des grands ^^ 
inconvénients qui l'ont toujours ac« 
compagnée. Au lieu que la fuppréf. '' 
fion de la vénalité & de l'hérédité des '' 
offices dcvroic ouvrir la porte à la ver- » 
tu \ elle l'ouvriroit aux brigues & aux » 
faâions ^ & rempliroit les charges d'of-* ,, 
ficiers de baffe extradion plus charges 
de latin que de bien , d'où il arriveroit 
beaucoup d'inconvénients . 

Le remède de ces inconvénients (e 
trouve dans une ancienne ordonnance 
de Philippe de Valois de l'an i }44*qui 
porte: Que nul [/] ne foie inftallé 
dans un office de préfident ou confeil- 
kr du parlement ou de maître des re* 

Y i 



[ r ] Te/^am.foliHq. du cardinal de RUhe^ 

lieu i partit, ch^'^i* 

[ / J Nullus loco prsefidentium , con* 
filiariomm & magiftrorum requcftarum 
vacancium , nifi priuscancellarius & par- 
lamentum illum ad pr«dîâum officium 
exercendum idooeum régi teftificatifue- 
rint, fubrogccur. 



» 



174 T R A 

Ijuèfes» qii*après que le chancelier & 
le parlemenc auront actcfté au roi qu'il 
m les qualités requifespour exercer cet 
€>ffice» 

La multiplication des offices a auOt 
trouvé des parcifans qui ont foutenu 
qve ce grand nombre d*ofHcters répan« 
dus parmi le peuple étoicnt desgaran4s 
8c des furveîliants de fa fidélité • Miro- 
ménit intendant de Qiampagne difoit 
que lor(qu*il plaiibit au roi de créer des 
charges, ilplaifeit'à Dieu de créer des 
lois pour les lever * 

On a reproché à la France qu'il s'y 
trouve plus de gens de chicane qu'en 
tout le reftc de TEurope enicmblc. Sui- 
vant Claude Seyffet , qui avoit été maî- 
tre des requêtes avant que d'être arche- 
véque du Tartn> il y a plus de praticiens 
dans la France (êule> que dans tout le 
fefte du monde Chrétien • Seyflct vivoit 
du temps de Louis XIL le nombre n'en 
a pas diminué depuis» Philippe de Com«> 
mines quelque temps avant ce prélat 
i^l en avoit fait les mêmes plaintes* 
Il rapj>orte que Louis XL avoit defleto 
de reh)rmer la juftice , de la rendre uni- 
forme > & d'établir en tout ion roïau- 
me même coutume > mêmes poids > 8c 
mêmes mefurcs. 

Il n^eft pas douteux que cette muU 
titude de praticiens ne ibit une mul- 
titude de iangfuës parmi le peuple * 
Ces gens-Ui ne fubfîftent que des pro» 
ces quils font naître & qu'ils prolon- 
gent» Rien n'occafionne plus de frau- 
des, rien n'eftplus capable d'éteindre 
la bonne foi panni les ixommes, de les 
détourner de toutes les occupations 
%icilesà la fociété. Se de bannir d'un 
Àat Tefprit de commerce qui eft la 



I T F 

(burce des ricbcdei • U fe trouve tàê^ 
me dans la haute oiagiftrature queK 
ques juges qui s'îmagiœflt que leurf 
tribunaux ne ibnt jamais plus hono- 
rés, que lorfqne les procès y abon* 
dent, que leur cMfidénuioa augmen- 
te à mefure que les aâUres fe multiii 
plient , 8c qui font très lèndbles à un 
profit» quoique très modique » qu'ils 
en retirent • 

La faince écrituit ordonne de çhoi-^ 
fir [ A } pour magiftrats des hommes 
puifiants , remplis de la crainte de Dieu, 
de l'amour delà vérité» &defai hafaiè 
de l'avarice» Anciennement TadminiÉ- 
tration de la juftice étoit purement gnu 
tuite en France. Les éptces [ ;r ] dans 
l'origine étoient des préfènts de qucU 
ques dragées , confitures ou épiceries» 
qui depuis ont été convertieis en une 
rétribution pécuniaire» 

Un autre écueil des juges efl Topi- 
nions de k faire valoir par leurs rrta» 
rions à la cour» L'en viede{rfatre aux 
grands eft fort contraire à la férérité 
des devoirs de la magiftrature. L'am* 
bition convenable à des magifiratseft 
de fe rendre digne des emplois, Êms 
les briguer* Les gens du roi (bus Hen- 
ri IL aïant porté leurs plaintes [jrl aux 
chambres affemblées de ce que cec» 
taips ofl&riers du parlunent fê ren# 
doient trop aflidus à la cour » il fut 
fait défenfe à touts tes magiftrats d'al- 
ler à la cour fiinspermiffion» de peur 
qu'après avoir Bât les juges parmi les 
xourtifans » ils. ne vin(&nt Êiire les 
coureifans parmi les juges • Examinons » 
avant que de finir ce chapitre, quel- 
ques opinions concernant les états gé- 
néraux » 



[r} Uim. dêC§mmh$. liv,€. c6.6* 
Im'} Provide autem de onoi ptebe vî- 
ros potentes , & thnentes Denm , io qui- 
bus fit Veritas » & qui oderînt avari. 



thtm. EK$d. c.if* t^,ir» 

[/] S. Rémi, deru/Miséienifi. iifc^A^ 



DE L* O P I N I O N. Liv.V. 



^ . ;; Encore que ^elqnes-uns 9 dit [O 
<tâtsfi.fy PaCjukr, qui penfent avoir bonne pdTt 
****»*•,; aux hiftoires de la France rirent Tat 

^ femblécdes états S|énéraiu d*unebien 
longue ancienneté» voire iur elle éta* 

^ Ui(&nCCoatelalibâté du peuple »toa^ 

^^ tes fi^ m Tune ni l'autre h eft véritable* 

ç . La première aflemblée d*états » com- 
ine nous Pavons déjà obiêrvé , futcon* 
voquée&œnuiibus Philippe kTbelen 
1301. environ ^oa ans après i'inftittt* 

' rion du parlement né avec la monar- 
ehie« Le morif de cette convocation 

. [ 4 ] fut de s*a(rurer de la fidélité du 
peuple contre les prétentions de Boni- 
bce Vm. Rien n êft donc plus conftanc 
par notre hiftoirc que la nouveauté des 
états généraux . Quant l Topinion qui 
ibndeen eux refpérance Se le fondement 

c de la liberté publique > il y a plufieurs 
obfervarions è faire fur ces forces d^af- 
Semblées. Si leciioix des députés a été 
lait en vûë de leurs bonnes intentions 
te de leur capacité, fi leurs qualités 
répondent aux motifs qui les ont Tait 
choifir » fi iVrprit d'obékï&nce régne 
parmi eux , fi le bon ordre & la tran- 

Juillité feint Fdbjetqti^iU fepropolênt, 
lesperfbnnes qui prévalent en crédit 
Ôc en autorité ic qui conduifeat tdu«; 
jours la multitude, n'ont que des vues 
iWines » tendantes au bien public . ac- 
compagnées de la prudence requife 8c 
d'une connoiffance entière de la fitua- 
lion présente des affitires, û ksdefieins 
du monat^e & de (bn confetl font de 
nature ï n'avoir pas beibin de fêcret 
pour la réufiite , fi chaque particulier 
qui a droit de ^flfrage dans les états » 
ou au moins le plus grand nombre pré- 
fère l'intérêt public aufienpfepfe> êc 
joint les lumières néceifiûres avec ce 
dèfintèreflcment , il eft certain qu'a 



n'y a rien que de bon ï attendre de ces 
ibrtes d'aâemblées « Plus le roi commu«^ 
nique ï fes iujets les moïens par lefquels 
il entend les gouverner , plus (on auto-^ 
rite eft refpeâée ic chérie , plus il trou« 
vede zèle dans la foumifiion • D'aillevn 
le monarque eft plus inftruit par les 
représentations que lui font les états^ 
& il & peut faire qu'ils fuggèrent dà 
bons expédients & qu'ils donnent de 
bons confeils. 

Mais à quoi bon tant d'appareil ^ 
de lenteur , & de dépenfê ? Le confiai 
duroieftaffez inftruit &aâez éclairé » 
& fiquelqu'un adebonsavisàdonner ^ 
11 eft bien venu en tout temps • LVnré^ 
giftrement des Loix qui paflfent par la 
délibération des compagnies qui exer- 
cent la juftice Souveraine du rd , eft 
une communication avec les fujets, qui 
ne laide rien de plus ï défirer , & qui eft 
la plus conforme à Tordre primitif du 
duroïaume, puifque nous avons fait 
voir que ce font les parlements & non 
les états généraux qui ont fuccédé pat 
une fuite non interrompue & fans au- 
cun chan^ment de ibnâions aux an« 
ciennes aflcmblées des François. L'avan- 
tage qu'on peut e^rer des états géné« 
raux balance-t'il les inconvénients qui 
peuvent s'y trouver } Rien n'eft fi fiici- 
le aux hommes artificieux &entrepre- 
nants que d'en impolêrâla multitude 
par de Spécieux prétextes. Dans Tor- 
dre naturel descaufes&de leurs efiets > 
le trouble & la confufion iloi vent pré- 
valoir dans le grand nombre , parce que 
les Séditieux & les malintentionnés s'y ' 
intriguent & s'y agitent bien davanta*' 
ge que les hommes prudents & portés 
au bien public > qui ont ordinairement 
moins d'ardeur & d'aâivité » & qui 
n'emploient que de bons mtMens& des 



[a] Vâfiimmry rtdmtlHfy ifv.%.tJLy. snfhiiou 



\j6 T R A 

voies l^itHnes . Le (kret > l'ame des 
bons fuccès & la fqrcc du gouvci^c- 
ment ^ ne peut (ê trouver dans ces for- 
tes d'aflemblées s la plupart de ceux 
qui les con>po(êntj y apportent beau- 
coup' d'ignorance & de prévention 
p0ur l'intérêt particulier , & ce noax- 
t>re accable les fuflïages de ceux qui 
(ont éclairés » & qui veulent lebicn pu- 
blic:î car les ypix k ,çonnpteot & ne fc 
pcfcnt pas , dit et] Pline , rien n'cft plus 
illégal que cette forte d'égal!^ qui fait 
queje drdtdes Tuffrages ef^pareil > oà 
il y a une (i grande di(proportion<iefu£. 
fifance^ En6n la4ci>teur de ces délibé- 
rations [ c ] fait manquer le^ Qçcgfion^ 
lesiplus favorables . 

Quant au créditdcs ces aflèn^blées , 
il n'eft .pas V douteux qu'il ne foit d'un 
grand poids . Elles ropréfencent la nar 
tion « Un père qui réuniroit toute fa 
£fimille pour 4a iConful(er, & qui n*y 
trouveroit que du zélé pour le bien 
commun > aucoit beaucoup dj^ards 
flux repréfontations unanimes de les en- 
fants :mais les états généraux oV>nt au- 
cune autorité pi par euxrOiêmes, ni 
con>mqniquée4>ar4e roi. Aufli les états 
n^ont jamais emploïé les exj^redioi^s 
d'édits, d arrêts > ctbrdonnajtices » de 
téglcq^ents » n^^s fculemefit /relies de 
caïers , dedoléances^c^e/upplica^ons » 
^ autres termes affeâés à la plus entiè- 
re jbttmiffion ^cnupe ^e toute /prine 
^'autorité, 

,, L'aircmbléedesétatstijeft-âHiir 
)> te , qrdpnnéc po^r Ja conférence des 
j|9 fu jets avec leur Toi , qui mpntrailtfa 
^^ Tolpaté de bien régner ^ Jepr .cpqamq- 



> ' ) "i 



■TT 



C ^ 1 Nnmeraatur enitn fèntenttas 9 non 
^/^^^®.f*'*^''i n^ aliud in publiçoconci* 
liohen potcft, inquonibil eft caminae- 
qualc <màro «qualiças ipfa; nam cùmfit 
impar prudentia , par omnium jus eft . 

Cr] I*'EjfMin9^tHf€/cortésOH4^êsMé€S 



I : T B 

nique lesaffirâes'puUiques» pair en ^^ 
avoir avis Se ^oors, les reçoit 11 ai 
£aire entendre librement leurs doléan- 
ces , afin que les connoiiTant il y pour- '^ 
voie : ce qu'il fait par délibération de '> 
ion très fage confeil » doiit il eft pour n 
ceteffetaffiftéi&oâroieàfèsidifsfujett )| 
ce qu'il voit être raisonnable & non ^ 
plus: cars*ilétoit aéce(fité àt leur ac*' 
corder toutes leurs demandes » ilœfe. 
roi t plus leur roi • Souvent leÛi ts fujets ^ 
ne regardant que leur foulagea^ent >> 
préfent , fans confidérer la conféquen- >? 
ce> requerroient > fi le jugement du ^^ 
roi n'itoit j>ar detfus , diofiis.qui tovr- ^^ 
tteroient à plus grand dDmttiagej)our 
eux , quelquefois \ ruine de l'état* " 
En ceux de Tours fut prppofëe l!ar " 
bolitioa des tailles & juftemçnc re- » 
fufée. Il 

Jamais les états.njootrien ftaci|é(par 
eux-méntes , & de leur propre autori- 
té* BoulainvtUters .parti(ân «4:ontijnucl 
de l'anarchie dans (es lettres fur les par- 
lements ne s'arrête à décrire que (es 
temps les plus calamiteux dcinooee 
biftoîre^ 

•Les états couvoqués :à..Pitfî$' eu 
i^ f 5. ^i fiifent ii tufbukiits & £ 
agités, pendaftt que le^i Jean étoit 
priibnnier en Angletecre, iiondonné'' 
rent cependant jrien de leur chef^ il 
eft .vrai qu'ils ^rent au dauphin Cbar^ 
les lieuitenant général du roïaume plu^ 
fieurs demandes exorbitantes. Quelb^ 
conséquence peut on tirer f)our un gou- 
vecnement légiunie^ddjn tem(>s (i fu^ 
nefte^ Tout étoit en défordre dans le 
co'<>gjnei les.paiifan$ /armèrent pour 



cxter* 



^'■11 »- 



M^** 



é^étâtténéi^imxt eHesymifC9(féflâ9ûtfd€f% 
IPrémce .^f.es 4»nUrês firent ttnmts à ToUdt^ 
#1» 153 s. mu fim que Us âernins états gtni» 
rjuêXûBi iti convoqués k Paris #;» 1614. 

£irf ] Dtfe, de Du$$Uet , en 1 560. Traite 
deD9ip$dy delsmMJmtéf.d4Usle^fres0vis^ 



DE U O P I N I O N. Liv.V. 177 



9> 
J9 

» 

S) 
9> 
99 
9* 
9> 
99 
9> 
91 
9> 

•9> 
9» 
'9> 
9> 
91 
91 
99 
U 
99 

•9 
99 



tnttcrmtncr la nobldfe, & tcetcémic 
d*tM>rribles cruautés. OnfucooncraUic 
de les a<fommq:dct<«itest>ariUoflMne 
des bêces féroce» . Maivel pféràc dés 
nârcbandsde la ville de Patis'fitdéfen- 
lê de fabriqiier iâ aîonpoie oidonnob ^ 
par le dauphin &ibooG>i}feit. lliove-' 
hit en ijfS. IcpalaisdudavpbmE^!] 
de deuK ou trois mille bombes armés v 
la plupart gens de métier <]qi portoient 
les chaperons mi-parti» de bleu Bc de 
rouge: & aïant pris avec lui les plus dé«- 
terminés > il monta à Tappartement dtt 
dauphin^ Monseigneur, luidit-il, ne 
Ibïez pas iurpris de ce qui fe va (aire, 
c*eft pour le bien public. Aïant dit ces 
parolesj il fit un figne à ceux de fa fui te, 

Î|tti mettant au(S-t6t Tépée à la mafM, 
e )ctcérent fur Robert de Clermont 
maréchal de France & /ur Jean de Coi>- 
flans maréchal de Champagne, ^u*ils 
mafTacrérent à la vue & aux pies du 
dauphin. Le dauphin demeura ieul, 
& demanda au prévit fi l'on en vcmloic 
ï fa poibnne • t4on , monfeigneiii^ f té- 
pondit-il > mais pour vous dietl^re en 
fureté > prenez mon-chaperon • Le 
prince le prit,& lui donna le fienquc cet 
iniblent porta ï fa tête tout ce jour^U • 
Peu d'heures après il eAvoïa au prince 
quantité d'étoile rouge & d'étoffe bleue» 
pour en (aire des chaperons ftfmblables à 
ceux queportoient les bourgeoisde Pa« 
ris , 8c les diftribuer à toute fa cour • 
Cela fut exécuté, & les officiers de la 
chambre des comptes ^ coûts les autres 
furent obligés d*en prendre de même de 
peur d'être infuités par le peuple • 

Le prévôt Marcel eut , peu de temps 
apr^ la tête fenduf d'un coup de hache. 



comme il vouloit thanger la garde d'u» 
ne des portes ^e Paris, pour livrer la 
vHle à Chartes le mauvais , roi de Na« 
varre. Ainfi périt ce fcélérat d'une mort 
«Mlle foi^ trop douce • 
" ^ AxK états de 1 3 81 . (bus Charles VL 
k$ députés aflemblés àCoinpiégne ré* 
pondirent aux demandes des fubfides^ 
qu lis n*étoient convoqués que pour en- 
tendre les intentions du roi , qu'ils n'é- 
toient ix>int autorités à rien conclure; 
qu'ils feroient leurs rapports aux villes 
qui les avoientdéputés>& qu'ils n^éoar- 
gneroient rien pour les engager a ce 
qu'an fouhaicoit d'elles^ Mais quand 
ils propoférent la chofe à leur ret<mr , 
elle futrejetiéepartour^ A les députés 
de Sens qui feuls avoientconientt aux 
fu&fiddïs , furent désavoués; Geeckem- 
ple uniquç do' députés ^ui doutentde 
kurpouvoirfait4i la mdndtéappacena» 
ce de preuve que ce consentement fôc 
légitimement néceflaif^?!] y avoit alors 
Un ibuléremtht preiqtfe général dans 
kffoïaumcr La^jK^pulace deParis,dans 
la fêditioh appellée des Mailtotins,avok 
enfoncé les portes de l'hotet' de ville 6c 
de l'arfenal, & afibmmé les receveurs 
des deniers roïaux . Fbndera-t'on fur ces 
exemples la véritable conftitution & les 
principes d'ungouvemement ? 

Les états généraux [/] foUs Hen- 
ri IIL tachèrent de diminuer l'autorité 
roïalc On fçait combien elleétoft foible 
dans ces temps malheureux*, & fil'oii 
pouvoit établir quelque droit fur ce 
qui fut fait alors , on pourroit foutenir 
également que les prédicateurs (ont au. 
torifés à déclamet contre l^obéiflTance 
due aux fouverains > & qu*il appartient 



[fi Lit •rdûnmmuês fmtts dans Us étais 
nifin$fs^fmfês'40rémt9ripéd€s4tMSt maU 



m ntm dm retardé fm fimU mtsnrifif y aprtg 
^mi S. M. infon €9nffH s ^réé Us frof^tthns 
dti étéHS V 



178 ?T ^'R^ A^ 

oue. à main ar met: &xl0raâifigfril90^ 
ion pilais . La «ttoié f^ cepondint d)(Nit 
Icis 0tatfi ffmaédémm » pplir i^rrqgsr 
une autorité qui nc^ leur ftpparum# 
1»^» cft on (iircreit de fNTQVv^ ^ les ^ 
ctats giiepblcs n'wc aucune autprie^ " 
par euK^mécnes « 

Ixs états de Blois ra i ^ 7^* denitod^» 
ïcnt C^ 3 à Hçnri Ut. qur'ufi députi ^e 
jcfaaque ordre dans cbè^u^ gôuyef im- 
mcnc fiit ajppeU^ au confcil , k)rfqu*U 
Aatiiëroic Éurlaprélènti^ciondescaiLers 
des. ctatfi , & que la lifte des çonrt^iller^ 
dcBUk^ientendoit fefervir étant c^]tfi|i» 
,z«jii»quéic ^\xx état^> idspudient faire 
.kur& r«aiQnt|raQCfis f^r U c|iQixdc. c«s 
a>i)fcilkaf«r. ^ , . . 

jmianbot l'iQU firou: uneprppq^tiofi 
encore pb)$ hardie; Us demandée^ iti^] 
i}i»e le&>délihikatipii« ds^. états fulTeiic 
publiées». lap^. atiffi^R ksordr^és & la 
Mûficarioodi^ ciîHifçildi^.^Qii doptles 
loogacwtîSj, 4iJfeiei]it-f}fe > ^l<?s»od)i6- 
cations jîendpienf uutfilpf 1* plftpaff 
jdes rfimédp^ les. plu§ r^lwt^ire? . E^ai^ 

lieu qij'il.s,ïies*étpieptjanj|j$ attribué 
d'autres fcȎk>ns , qwc . de ftjw leur^ 
reipontwnçcs fijr te abus que fes dépur 

tésécoieiu ciaargé$dPfep|:^^^PJip'^ 
patt des provinces 5^ dfs villes , de de 
iug»érer ie^rsipenrépsA Iç^rs vûj^p fiu: 
les ôaojiens q» o/» pp^rrqit prcnjiçe pwr 
y remédier , fuf <î»pi ks fpis ks aïant 
ouis.& après avoir çjf aminé leurs caïer^> 
profitoient de leurs lmnicres,8f avpient 
cgardàieMrsreropntwnçes , félon qu'ijs 
ic iugcoient à propos, coaigie l des cbp- 
fcs foomifcs à le^r prudence & à l^ur 
autorité roïalc , ils demandèrent alors 



:l: •T( 'E: . 

i|iiek«rs<aKr$ (Mbitf toiplittiCi>e*fû*à 
diiire i c^uq Iss articles qui y écoicnc coiv 
toMis » ittfl^itti^s &4)ttbHéiw cMime 
slUscuftstit è^fitiléditSib'de^lako ^ 
ctre j^iûià^UQiMthïàs paiie cd&ftik 
Cod^fdire qo^iftctamnndoieUtioAirei- 
âam^nt. fta> rmd&iQttcccderi'antorîté 
foqfvemiQi^ Loi^ative • Démarci^^ fàf 
ditictt^b > b^ér par les plus vk^^nts 
iiguetici, .pavbi(aâiondesfiH»e, qui 
ll&availk>îeardei tout kur (Mnivoif à fap- 
pcr les fondements du thr6ue> pcHir 
(tPttverrizi^mnirc de leurs crioKs daa$ 
}q déforde & dam Tanarcbie. O^daT 
iBandes iniuftes demeurèrent ikns eâèti 
& il n en réfulte qu'une preuve fura-^ 
bQndat)H}.& un aveu formel que ceet^ 
aiUtorieé ne. téfidoùpasdansiesécats» 
puifqu'ijs k drmaodoknt «ommeune 
ebûfctuoiuylbUe^ & qu'ils tâchoicnt de 
fe latttibuief i3Qntrc Vuikgjt ob&m ji^ 
^'ak>Ts. 

&kinr iciuis en fqu toftannent régiftré 
M Uçbambted^i. comptes, dit au roi ■ 
^ ilfi^fm ftt^çc/fcur : Sois dévot au " 
f^fïiçe df QJev : aie Je ccwir charitable ^ 
•M^. ff^wm^ gar<I<^ les-lpi?: de ton ** 
roïawlPv^ }Kprpndstail|cs,niaidesdc »» 

tes fwjets., fi migftï^e oéoQlCtéou évi- ** 

dcnfo w\né B^ tek ^it faire* pour •» 

iufte cî^ufe.- *» 

Jpjpvilie rappq«çdeîpca^c[/] les 
dernières pafoks de cç faist iponarque 
àfpo 6ls aîné • Beaw fils, lapr^miér^ •* 

chpfeque je t'en^igne &oemmaQde à *» 
garder > ii eft que de tout ton cqiur & '* 

Air toute rien tu aiaoes Dieu ^ '^ 

MaiiTtien les bonnciloixdetfinrçyiaii- ^ 
me> ^abaillejc corrige tes maiiyaifcs. ^' 
Gardc.toidctropgïantÉojivPirife iic »> 
boute pas fus trop grans tailks> ne fu- '' 



•^r-mm 



[il MézjerMSiré^ne de Henri III. Mna4e 1 5 7 €. x 5 S S . £« P. J}jnnel y fier Im mewte éutnee • 
\h']Méxjerai9 régne de Henri W. Mnnée ti]Jwiviiie,^^dâ/sinfLatiàiÀUfaf^ 



Si 



l> 



}> 



DE r O P I N 

(ides I ton peii|de, iSceit*eft{iarcrop 
grtnr néccfltté pmr ton roïauiwdd» 
fciMlre. î . 

Ce iÂintmofioiYqiic en meurant nV 

à (on lils1esr(mtiiB0iits4'iiccpiiiflance' 
illégicimcU ne Inî dit pas de n'ordoimer 
des smpofitions, que par k^confëntv^ 
ment de (es peuples, mais dans le caste 
^ proportion de la néceifité » dontiU'é*' 
taUit feui juge» 6c uni^pieiiieat Compta^ 
ble \ Dieu. 

• Mats> dit Stdnei , filefnonatqite eft 
tyran, fifanconfeileftcorfampti^n'eft 
it pas raifenoabte que toute la nation 
puilTe fe garantir de roppveifion par la 
fon^} Valoit^il ûaieokc{tte. le peuple 
Romain jugeât Tarquin» ou quête cy^* 
rai» oppriAat^ k peuples lleftaiiede: 
répohdreà Sidnei» eûrluidsmandadc» 
s*il valoir mieux que la nation Angloi^ 
fe^ troQipécprCromtret> fitmooeir 
un de fcs meilleurs roâ> on que Char- 
les premier punît ce ibélérat? Yeut^l 
jamais une infiraâion de Jbix (onblafak l 
Cromvet dans on Aometit'de fufeur> 
jetta une montre contre terre » 8c dit 
qu'il cafleroit fe parlement commexec* 
te montre : ce qu'il exécuta efib&ive^ 
. ment . Il àta i la nation ûl liberté & Tes 
privilèges^ il la punit loi^^ême du par* 
ridde qa*il loi amtfait eoaamcfttre • 

Aucune forme de gouvernement [il;} 
ifeft exempte de tout moonvéaient , 6 
r^mpouâeieschofes à l'extrême. Mats 
il y a bien moins è craindre de la puif- 
fance abibluë d'un monarque béréditai- 
re^ut eft au^deâuEi de coûts ibop^ns Se 
de toute défiance > qfucd'tmeatfemUée 



ï O N- Liv.V- r-/? 

tudiulcueure ftijéce^ devenir le jouer 
des fa£lieux • La liberté eft un nom 
équivoque [/] dont on .s*cft ferviplus 
fouvent pour la ruine que pour le falut 
des états. Enfin la meilleure ferme de 
goutememertt ne. pn« ê(>rc une que- 
ftion problématique 5 puifque chaque 
particulkr doit être fidék au gouver« 
nemcnt (bus lequel il eft né • Pour nous 
François, oous mettons notre gloire à 
ob&r à un monarque écsft>ii pur k pto^ 
vtdènoe dirtne au-de(Tus de lu rtàtion 
pxsr k Men de la nacidn même . 

Boulainvilliersparte[m}(anr ména- 
gement& d'une manière très indécente 
de pluikurs très bons rois . Il marque en 
todteoccafioa beaucoup d'aigreur con- 
tre la magiftrature \ (ur quoi il eft à re- 
marquer que toots ceux cpai ont atta- 
que Tautoricé roifak >, n'ont pu par* 
donner au parfament fan zélcSc fa vigi<^ 
lance à foutenirles droits de la couroiin 
ne . Touts les ordres du roïaume ont in-*, 
cénrct d*hflnoret k magiftratucey poroc 
que mues étaiit ibumis i k juâicr dit 
rui » il n'y a pssua parciculierde tpieU 
que état qu^libir,' qui nedéAre^ lorf^. 
qu'il s*agit de (â vie & de les bienp, d*2f^ 
voir des joges remplis des principe? 
d'booneur • 

Dottktnvilliers «tfcâe de répandre 
des idées de méprik fur quelques mai^ 
ions qui ont rendu de gTafidsTerricTsIlr 
VioÊtf de donc k nom eft beaucoup pluA 
ilhiftre qi^ k fito« Il lUfpute au roi la 
piiiiïance d'ennoblir (es fu)ets> ftanéan^ 
tic toute la noblefiede France , en la ré- 
dniûiDt aux defirendants cks^ ^anciens 
coiiquérams des Gauks , il y a trcizd 



« 



•kfa 



■•^ 



[ ^ ] Quomodo fteriUtatem aut nnnios 

imbres & csctera natarst mak i ita iuxnm 

vel avaritiam^domioantiniutolenice . Vi- 

tia erunt > donec homiaes: M neque hsBC 

continua , meliorum incerventu penfàn- 



[ i] Oaetjnrimiibeftas &: ipceiafano^ 
mina prxtexuiitur v MC quifqiuuii alki 
DtHuièFvitkiMft dotaiiiatiouemfibicon-. 
cupîTit ) ut non eademifta vocatola ufur- 
fat et . T«r. i)9^ i(fi 4« 



i8o T R A 

cents ans . I! itsbj^it comme ftn plus 
beau privil^e de mettre à fea &^ lang 
fa propre patrie» & il revendique per- 
pétuellement le droit des guerres par. 
ticuiiéres. 

Nous avons une id^plus^oftedela 
mbieâc que n*avoient les Grecs & les 
Romains » qui Tattactidént à un reve- 
nu plus'ou moins confidërabic • La no« 
bleOe parmi eux ne confiftoic ni dans la 
vertu ni'dans la naiflance , mais dans le 
cen^Il étoit réglé à Rome par la loi Ro- 
icia, quel bien il (àlloit avoir pour être 
chevalier, ou loHqu*onétoitchevalier^ 
pour pouvoir être nommé fénateur.Les 
patriciens comme lesautres furent fu- 
jets à cfi règlement • Les pauvres patri- 
ciens qui n*avoientpas le bien necelfai. 
te pour être compris dans le rôle des 
chevaliers, demeuroientcon£>ndus[0] 
parmi le petit peuple» malgré l'antiquii» 
té de leur race , pendant qu'ils voïoient 
de riches plébéiens avec l'anneau d^or , 
eu revêtus du latidave remplir les pla- 
ces vacantes du fénat .S'il vous manooe 
iêulement , dit [•] Horace , ûx ou (ept 
mille lefterces [p] des quatre cents mil- 
le [^] qu'il faut pour a voir entrée aux 
charges , quoique vous aïez du coura- 
ge, des mœurs, deTéloquence» &de 
la bonne foi , vous ferez dans le rangdu 
peuple . Pour être fénateur il falloit a- 
voir huit cents mille iêfterces[r3de bien. 
A Athènes les rangs des citoïensétoicnc 
au(B réglés par la loi de Solon fuivant 
leurs acuités . 

La longue poflefHon des richefTes ne 
peut donner la noblefle parmi nous. Il 
laut que la poffeflion foie immémoriale,. 



[»] Senator non es/ ergo equçs aut 
fte-popui». Htqac eqoes qtiamvis patri- 
cittsfetgade populo. Ordoeoimpra^te- 
leatittUiiseft. Omifhr.^tmvm. 

Martîa Roma triplex equitatu., pkbe y 
• ienatu. Aufim. 

i # J Si quadriagentis &x fèotemmiU 
iadefime» 



I T E 

iâns qu'il apparoifle decôAiftiéficétâént) 
ou que la noblefle aie été méritée par 
quelque a Aion de venu , ou acquiie 
par des charges en confidération des 
fervices rendus au roi & à Tétatdans 
leurs fonâions , ou enfin par des dc-^ 
nien fournis dans les befoîns de l'état* 
Son commencement fê rapporte tou-^ 
jours \ quelque idée du bien public pro- 
curé en expofant fa vie, ou par de lon- 
gues veilles » ou aux dépens de la b^ur- 
1 e . Celui dont Tôrigine feroit roturiè- 
re , & qui n'auroit point une noblefle 
acquife par quelqu'une de ces voies,au- 
roit beau alléguer les longues richeflcs 
de fes ancêtres • 

Il n*y a porat de noblefle qui k piqué 
plus de générofîeé & d'attacbemràtait 
fêrvice de la patrie que la noHIefle Fran- 
çoifê* Dans la plupart des ptïs, il n'y 
a que ceux qui ont befbin de Élire for- 
tune , qui aillent à la guerre*, en Fran- 
ce , plus un homme eft né grand (êi- 
gncur , plus il efl cher & néœflaire à fa 
âmille, plus il témoigne d'empreffe- 
ment pour le fêrvice,plus il fê croit obli-^ 
gé de donner l'exemple : c'eft que la 
nobleflTe de France ne feitconfifier iâ 
grandeur que dans l'eftime de fbn roi • 

Le zélé pour le fervice du roi n'ef): 
pas renfermé dans la feule noblefle. On 
a vu après l'année 170^. le fotdat man- 
quer de pain pendant deux jours & de» 
mi , fans qu'une langueur vraiement 
mortelle, puifque plufleurs en mou- 
roient, aflbiblît en eux le zéleduiêr-^ 
vice ,& fufpendit leurs devoirs militai- 
res • Les hiftotres Grecque & Romaine 
ne fournii&nt aucun exemple d'une pa« 

£ft anîmus tîbi , flint mores , de lingua % 

fidef^e : 
Plebseris. Htr.lih, t.i^. i.. 

[^} Enwrtm dixndilê écus . 
lr\ Mnvirm vingt imiàitiu « 



DE r O P I N 

reillc fermeté . M. le Maréchal de Vil- 
lan (butenoit leur courage , en le mon» 
tranc fouventàeuz» en leur parlant, 
en (aifanc foubger ceux qu'il rencon- 
tfoit dans les beibins les plus preU 
fants > & ce général a dit dq>uis qn en 
pluiîeurs occa(ions il avoit admiré la 
confiance du ibldat. Ne finirons pas 
réloge des troupes > £ins rapporter un 
trait fingulier d'un ibldat du régi ment 
de Navarre , qui difeit gaiement ^ (on 
capitaine : Mon officier > ordonner 
qu'on cache nos drapeaux -, car fi Teiw 
nemi les voit , il fuira long-temps 
avant que nous puilfions le joindre • | 

Je reviens à ce qui regarde les états 
généraux . Dans les àats de Paris 
en i ( 5 8« ibus Henri IL II y eut qua- 
tre oidres> du clergé, de la nobleC. 
fe» de la juftice, & d*un quatrième 
état i ce qui n*a été pratiqué que 
cette fois la. ' 

Ixs députés du tiers état [/] re- 
présentant les villes , qui compren. 
nent au nombre de leurs habitants 
les nobles comme les roturiers > cet* 
te députacion nedérc^e aucunement 
à la noblcfle , Se a même donné un 
rang xliftingué à ceux qui en ont 
été chargés. 

Après avoir traité dans ce chapw 
tre des diâérentes fermes de gou. 
vernements, examinons les maximes 
politiques • L'opinion exerce fur el- 
les un dai^reux empire: ce fera la 
matière du chapitre fuivant • Ceft 
une partie très importante de lliif- 
toire de rcfprit humain > que les 
fnoïens dont il s'cft fervi pour con* , 
tenir dans le devoir les feciétés que 
les befoins réciproques des hommes 
ont fait naître . Son chef-d'œuvre 
eft un beau gouvernement v S( il qq 



ION- Lîv. V. iSi 

feroit peut être pas poffible de ré- 
gir les peuples » fi par Thabitude 
qu'ils ont de la foumiflion , & par 
les Sentiments unanimes de touts les 
gens de bien & citotens (ênfés , ils 
ne hifeient plus de la moitié de 
l'ouvrage » 

CHAPITRE SECOND. 

Des Maximes politiques . 
SOMMAIRE. 

i.n ffy 4 nulh €00Êpétr4$fm di I4 
théorie i U prMÙjMi . x. Centrât 
riiiés dis méxifkis & des exem-- 
pies. }• Là foiblejfe eft plus eUnge- 
remfe que U févirité. 4. Les grands 
ejprits fent dangereux mm manie- 
mens des siff dires . f . Principes cer^ 
tains dans ta politi^têe • 6. Lagiê^ 
me trie introdsdte dans la pêiitiqtte . 
7* La hâmte fei eft la feule peliti^ 
qi$e tttile • 8. Danger des nottveatités 
en matière de rel^ien. ^, Dtâgett" 
^ernement des philefopbes . i o. 2)# 
Fedttcation & de la puiffançe pater-^ 
ne lie • i x • Du chrix des magiftrass^ 
1 X. De la eenfiance infpirée par dtt 
vertus héreiê^Mes . i). Moyens de 
fitpplèer à ce qui manque aux leix « 
i^.De Fehfervation des leix . i f . De 
tirrifobttien Cr des veies mito»ennes. 
16, De la maxime damufer le peu-* 
pie. ij^Des récompenfesd^henneur^ 
iS. Les rejffrts Us plus foihles foni 
mettwir les plus grandes machin 
nés, i^^Exempks nemhrettx dim^ 
pûfteurs • ta Les hemmes jugent 



[ / ] Prxiati proceres > miflis^ue po« teAtibos urbes % 



I Sa T R a 

p4r kt ivénmtetttt. ii. Miiximes 
9di<9ifes & inji^es, xi. Les 0rat* 
très font :pMtuj p^cekx-^mimes (jni 
les tmpkftm* i$. Dm MMêhiétvé^ 
Jiftm . 14. Dm fdcnt. iç. De la 
rechercha di Im vérité. t6.Biz.ar» 
reries de J'efprit en HSÂtién de p#- 
linque . 

LEs maximes politiques rtflem- 
blciat i un vafte Océan d'opi- 
nions > rempli dccueils Se redoutable 
par les naufrages . Heureux qui con- 
tent d*unc fortune médiocre , met 
toute Ton ambition à pratiquer les 
vertus de fon état . Chryfippc le Stoï- 
cieu [4] difoit qu'il ne fc méloit 
point du gouvernemeot 9 de peur 
d*oâcnicr ies. dieux ou Tes citotens . 
Antrâhcne confeilloit [^] de s'appro- 
cher de U rc|Miblique comme du 
feu y ni trop loin de peur d'avoir 
froid , ni trop prcs de peur de fc 
brûler. 
^ »• Ariftote oWcrve [c] que la politi- 

iccornpatai-q''c eft différente de toutes les autres 
fon de la fctefices » en ce que ceux qui en jrai- 
|iatic]2c. tonnent ie mieux y lonc ordinairement 
les plus ineptes ) & que ceux qui con^ 
duiient le plus habilement les atTaires 
de l'état) iéroient les moins capables 
de composer des traites de politique • 
C'eft que les talents naturels & l'ex- 
pdrienee des aflbires &yrment bien phis 
iboaime d'ctat que les connoiflances 



I. T E' 

acquises par la retraite & par l'étu* 
de. La remarque d'Ariftote n'eft pour- 
tant pas fans exception . Le chance-- 
lier de l'Hôpital & k cardinal d'Oflfac 
joignaient à an içavoir profend me 
grande dextérité à inanier ït% affiiitca 
publiques. 

Il n*7 a nulle comparai (on k fiUre 
[i^] de la théorie à la pratique. Pre^ 
nez un homme de cabinet qui ait lu 
le traité de Xénophon & le pojruie 
dX3ppien iiir la chaiie , qui n'ait pas 
ooblié de conâticer coût ce que les mOi^ 
demes ont écrit de plus inftruâif fur 
cet exercice, mettez cet homme dans 
utie foret avec des chiens» des che- 
vaux , des relais : ^aot trouverez en 
] ui un chadeur moins habiieque l'hom* 
me de tout l'équipage, qui le plus éloi* 
gné des connoiiîances du ff avant a feu* 
Ictacnt quelque pratique 6c quelque 
ufage de la chaffe. 

A la vérité la lefturc forme Tefprit 
du politique « elle en étend les vues , 
elle en fortiâc la (âgeiTe: mais il Te-* 
roit très, dangereux [e ] de prei^re 
pttor guides les maximes puiiees dans 
les H vres, ou les exemples tirés de l'hif- 
toire. Ce font les circonftances parti- 
culicresqui doivent déterminer*, rien 
neCb plus important que d'en (aire un 
jttfte dilcemement • Ceft fiiute d'y 
avoh: eu aflez d'égard que les aris àc 
Caton d'Utique ctoient ibuvenC pré* 
jadiciables, au bien public : ce grave 



WIW 



. £4» ] Sfk. ftrmpn, AV 
l . r ^ 3 jFffâtarek Apophtke^m. 

le 3 Arlftot. et hic. Ni cornac h, Uh. ult. euh. 
Id'] Ona remarqué n^Mnm^ns que LueuU 
/»/ ér le cardinal Ximénét avaient acquis les 
quMlités Mécfjfsiris am a m mm udimmt des ar» 
f^es y fsr Us ralems t^apurels ^ par UUSsêre, 
tr par les réflexions , fans expérience . 

Ab eo ( LucuUo ) laus imp eratoria non 
admodum expcûàbatur . . - fed incredibi- 
Iis quaedam anlmi nugnitudo tum dcfidera- 



vit indocilem «sus dircipiinam.ItaQyie cùni 
totum iter & navig&tioncm coniunipfifl 
fet, partim in percontando a peritis > pa r- 
tim rébus geilis legendis . in Afiam faâus 
imperatorvenit, cùmefl'ecRomâ profe- 
^us rei militaris rudls. de. ac^d, qsê. !ib\A» 
M Jam verô non n^averim ex hiftori- 
corum ledioncprsccipuamcolligi prudcn- 
tiam: verùm ex iifdcm (ummam perni- 
ciemhanrics , nifi praemunitus & cum de- 
leûu Icgeris : Erafm. tnJHt. principe Chrîfi^ 



DE L'O P^ I N 

ftoatt«r [/} ofinoic dans uo état coi^ 
jrompu ave€ u»c ir^rité qui n*cut otc 
fropre qu ^ U république de Pkicoa • 

Alcibiade i^Qo^tr ks boBkmcs à, (ôm 
gré, parce qu*il (çavoïc conf€rira»cr foQ 
charaâére à foutes tes iifuaiiQnsoù il 
fe trouvait: po|)u]aircà Achépes, fru- 
gal à Sprtc, magnifique en PerA>> 
grand bu vear ca Thrace • Aucune ma- 
ximc politique [ j3 uc peut âtrc cona* 
parabkàcccalent naturel de crauâiiEb^. 
jnerfcn humeur fuivant l'exigence des 
cea)Qnâuves. U Êmc oéannaoius con-r- 
venir que ks difpoficiont les pluaheift- 
Mufei, pinces même à l.'habkude de 
la pratique ^ mais dépourvues dca cou- 
«oii&ocea 6l dca principes' nécedEsûres 
iont fuites à tomber dans des crneurs 
très préjttcbciabks'. 
contmîé- 11 "*y a prcfque pobit do masinic 
tés des misU politique qui ne ibic combattue par 
czem^c^ une autfe maxime toute oppofêa 8c 
au(fi probable . Geacian die [ /; ] que la 
béquille de Tattenlfi oft plus puii&iiite 
que!ama0jaëd*t:lerctik> Céfar [i] au 
concraivc mectoitdans^btproiniîticude 
de rdâiof^touteleipcraïKe du luiccés* 
Oiia rcyiardé cpinnio us fecrot de palif- 
tique [O de divifer les fumets, aiîn 
de régner avec une puitibucc plus ab- 
folue: Machiavel blâme [/] cette ma- 



I O N. Liv. V. 183 

JumecoauBc pemK::ku(c».& ioutieiir 
que c*cA ta fetbkâk du gûUuerti6inciK 
qui iait recourir à CCI artifice: que la 
divifiou porte le mcme préjudice i Tau^ 
tcrité iouveraioequ'à Veut lui^ttcntf î 
qu'elle attire beaucoup d^cntiainis à ce»- 
Ittiqui s'en i«fft pour être plus ab&iu » 
& qu'au pténkicf danger il; conuoit la 
fauàeté de cette maxime • Cromwcl 
difbitC/Kf] qu'on ne monte jamais fi 
haut» que lorsqu'on ne prévoit pas 
jufqu*oit Ton peut OKimer • Le ^caitl^i'P 
nal de Rctz,dé&ppiauve cette penfirc, 
& vcue que. le politique ù ptcft^ 
toujours un but certain • Machiavel 
tient [ ;y ] que la po}itiqtte doit inutcr 
Tarquebuâcr qui vife plu^ haut qu'il 



ne veut frapper. 



Yiegtle [ a] a dse après [p ] Héfio- 
de que la fortune aime les amlacieux& 
rejette les tiaiicfes. Le cardinal dOfSit 
fuit Fopinion oppolco, il (t vante de 
navoif commis à la fortuné aucune 
des cliqfcs qu'il étoïc poifible de dirt^ 
ger pat b prudence . 

Ou a difÎHkfis lequel viAit mieux 
pour un fouVk.cain d'être craïut ou 
d erre aima.^iiac:hu^re) ibutientCf ] qu'il 
eft plus (ur dëtrc [r] craint , parce que 
les bomnaes eiigéieraï iônt iiigracs> vo- 
lages > perfides , intcredës» 5c qu'ils (fi- 



<^^^ 



[/i CatoinoeodiùfU npccv reipublicu.) 
dicic cmm tamquani in Placoots ifiOuTua , 
«on tamquam inRomuli t^e fciitenciam. 

Cic, aH AtUc, Ub i, epift,i, 

[g] Nuraqpam enim prrftanttbus rn re- 
publlcâ gubernandi viris lauiata eft la 
unâ iententiâ perpétua ferma nfio. Cr>. 

Md fMTTéV ar Ub, i $pifi, i. 

L /» J L^hQthmàc de cêu% > de B^tlih. ClyK. 
max, 55, 

[i.l inftare %vori 

Numims fèdCsefar in omnia 

piiCceps. 
Nil aâuTi repu^ns fiiuîd fupcreflet 

agen^''um . Ltumn, 
Ik] Divide&imrera 
[ / ] AUc^'av. de difcorft » ftb.$ c.ij. 



Iml Mémmnu du cMrdin si de Resz . 

[ » J Fare corne ii arcieri \ rudenti , a 
quali parcndo. il luogo dove diiegnano fe- 
rirecrpppo lontano, cconofccndo fïnoa 
qtranto arriva la virtù del loro arco , poiU 
fono la mira alTai piàako che il luo&o de- 
ftina^o-, non pcp aggiu^t*^»^© con la lor 
forza o frcccia a tan ta altezza, ma p«r 
potcrc con l'aïuto d4 Ci ait» mira prove- 
nire al diftf no loro. l4acM»v,delpttiuctf. 

[0 j Audaces fortuna juvat timidoC 
que rcpe'Ha- Virgil.^ 

wph ^fi^ Hjfiod. éper^. V. 317. 
Cf] AfikrAi*v. del prinap.e^^ij. 

[ff] QderintdttOi mctuaH^, 



!S4 T R A 

tont bien moins fidèles à une autorité 
-qui n*eft appuïée que fur la bienveilian. 
ccll cite la fcvérite d'Hannibal qui con^ 
tint des Ibldats ramaffés de différentes 
nations, & la clémence de Scipion qui 
6t naîtrt des révoltes en Efpagne • Il 
conclut enfin que le monarque doit 
plutôt fe fier à ce qui dépend de lui- 
même, qu'à ce qui réfide en Tafleâion 
d'autrui . 

Cette décifion de Machiavel paroîtra 
mal fondée^û 1 on confidéreque Tamour 
véritable pour le fouverain eft nécelTai- 
rement accompagné de la crainte > & 
d'une crainte filiale beaucoup plus effi- 
cace qu'une crainte (crvile . La compa- 
Taifon du gouvernement avec la disci- 
pline militaire n eft pas jufie, & touts les 
ordres du ro'iaume ne fe mènent pas 
comme des foldats. L'expérience eft con- 
traire à l'opinion de Machiavel;&il q eft 
pas douteux que le gouvernement de 
France fende fur l'amour ne feit in- 
comparablement plus (blide que celui 
de Turquie appuïe fur la crainte. 

Plufieurs monarques ont voilé, pour 
iainfi dire, laroïauté, dans ledefletn 
[/] d'augmenter la vénération & les 
xeipeâs des peuples : les rois de France 
ont Tuivi une maxime oppofôe • Ils fê 
iont communiqués , & on t attaché à la 
perfonne le rcfpcâ 6c l'amour , au lieu 
que l'orgueil delà retraite nefaitrcf- 
peâer quelethrone. 

Il eft très difficile d'éviter les dan- 
gers de la févérité fans s'expofer aux 



[ / ] Majeftati ma}or ex longinquo re- 
verentia • 

C â» ] Z> dite éTjilh difoit ^u^um fin de 
f^umon vmloit mcux ^m sent tins d$ grê^ 

C •« [ lîenri IIL m fit qt^augmemtn la lU 
€incê dtsprédUéUêmrs , psr le traitement ^uil 
fit yt dêffemr Rozje , qtd s^tant emporté en 
fêstreÀparler du rei avec Beatêcêtêp ttinfolen^ 
€9 9 HtwriltdtBvHa dnqtents écHst^ttr ache* 



I T E' 

fuites funeftes de la licence; quelle eft 
la fageffe qui pourroit affigner les limi- 
tes de Tune & de l'autre ? L'applica- 
tion des exemples n'eft pas plus aÔurée 
que celle des maximes • 

Alexandre arrêta lui-même [0 treize 
Séditieux au milieu des Phalanges muti« 
nées, & les fit conduire au fupplices. 
Le cardinal Ximénés fe jçtta au milieu 
des ibldats révoltés , (âifit un des plus 
fiâieux , & Taiant feit exécuter fur le 
cha mp , contint touts les autres dans le 
devoir. Au contraire la févérité des em- 
pereurs Galba d^ Pcrtinax les fit mafTa* 
crer par leurs propres foldats • Les ri- 
gueurs exccffivcs [ir] du duc d'Albe 
firent perdre à TEfpagne les Païs-basî 
Henri ill. environ dans le même temps 
ixl mit la France en grand danger par 
une indulgence outrée. 

Une molle complaifânce pour des j. 
rebelles Ejf 3 ne fait qu'augmenter leur^^^S^ 
audace « & plus on leur accorde , plus pen;<.<^<« 
leurs prétentions déraifonnablcs fc mul- '*^^""' 
tiplient. Une multitude iedittcufe ré- 
pand la terreur, fi elle n'en eft faifie 
elle-même \ dès qu'elle commence à être 
frappée de la crainte » rien ii*eft plus 
méprifable • 

Le charaâére général des peuples 
[;c] eft fcmblable à celui des Ro- 
mains qui ne pouvoient fupporter ni 
une entière liberté ni une entière fer« 
vitude . Un prince trop févére eft pré- 
férablc à un prince trop foible : & 
celui qui ote toute ferte de liberté 

ou fe 

ter dêsfyrêps , it adQiuirtamêrtumêfenfiyU. 

Cj'] Multaconcedendo nihilaliudeffi- 
citur quàm ut acrius alla expofcantur. 
Tae. 

[ X ] Sed imperaturns es homInibus,qui 
nectotam fcrvitiitcm patî poflunt, jîcc 
totam liber ta tem , Tac, hift.lihi, 

Aut fervit humiliter,aut fuperbè domi- 
natur: libertatem quae média eft , nec 
fpernere modicc nec haberefciant . Tn. 

Liv. M. 14. 



DE LOPIN 

l^n 3 cmiê moins demaiixqoe celoi qui 
donne toute ibrte licence • 

Ferdinand grand duc de Tofcane di- 
fi>it qu'un mimftre corrompu eft moins 
dangereux que celui dont la b^diité eft 
extrême» parce que le miniftre corrom« 
pu n*eft pas toujours dans l'occafion de 
ttahir les devoirs pour (êsintëcêts, au 
lies que l'homme facile cède continuel- 
lement àceux qui le preffent • Le mim£. 
tfeouiemagiftrat, qui accorde quel- 
que injuftice ami lbllicitation$^ fe char- 
ge du crime pour iêrvir la palfion des 
aotrcs.II iaiflê remporter fax lui une in* 
digne viâoireqciilefait mépri(êr.Heu« 
reuxquis^eûmisTur le pié qu'on n'oie 
lui demander £Jp]rien d'injufte . Il eft en- 
core plus facile de bien établir d'avance 
Se hors de l'occafion un principe fi ho- 
norable, que de refiiiêr la moindre ba- 
gatelle: & ce principe une fois établi, 
on eft pour toujours délivf^ des impor- 
tunités. 
Les «nads Les grands erpritst^lTont fouvent plus 
^^^j^^' dangereux qu'utiles au maniement des 
mtfiiencBt allaires . Abondants en penfêes^rtiks 
des afeircf. ^^ inventions , mais variables co leurs 
de(teinsou trop entreprenants îlsper. 
dent la confiance du public, & lui com- 
muniquent les inquiétudes donc ib (ont 
agitéseux-mémes.Ondilôit que Sparte 
n'eût pas pu fupporter deux Lyfândre , 
ni Athènes deux AIcibiade.Ledéfaut de 
la pénétration eft auifi Ibq vent de paf- 
Icr le but que de n*y pas arriver . Pop- 
pxosSabinttsfe maintint dans le gou- 
vernement d'EipagneMpar une conduis 
te unie & fimple , fc montrant capable 
TomJI. 



VO N. Liy. V. i8; 

des emplois»fans s'élever au ^flus d'eux; 
Un provert^e célèbre dans Tantiquité 
étoit que la moitié vaut mieux [ r ] que 
le tout. C'étoit la maxime d*Héfiode » 
de Platon , dePittacos ,de Plutarque» 
qui crotoit que l'intention d'Héfiode 
a voit été de recommander la frugalité 
par ce précepte • Les politiques en fent 
un grand ufage,& l'appliquent à la puiC* 
fance fouveraine qu'il n'eft pas expé- 
dient de pouflerâ l'extrémité , &àla 
prudence de l'homme d'état, qui ne doit 
pas montrer ï la feit touts fes talents 8c 
toutes Tes rcflburces . Ainfi Ui moitié du 
fond miiè en réicrve > tandis que l'autre 
moitié eft mife en évidence vaut mieux 



me le tout de même efpéce prodigué 
(ans ménagement . Vous venez de faire 
l'étalage en entier £/] de votre politi- 
que/Ic votre induftrie, de votre doârî- 
ne : que vous refte-t'il pour ibutenir de- 
mainTeftime des hommei ) vous voilà 

épuifé. 

Un point eflentiel eft de fc mettre à la 
portée des hommes avec lefquels on eft 
en relation. Ondifoit anciennement en 
Grèce: Ceux d'Athènes font trop fins 
pour attraper ceux de Thébes : leurs 
filets (but tendus trop haut . 

„ Ecoutex tout le monde , dit [ ^ 3 » 
Mentor i Tèlèmaque , croïex peu de „ 
gens, gardez- vous de voustrop croire n 
vous même, craigpez de vous tromper, >» 
mais ne craignez jamais [*3 dclaiffer » 
voir aux autres que vous avez été trom- tP 
pc .. • . Surtout foïez en garde contre ^ 
votre humeur -, c'eft un ennemi que „ 
vous porterez partout avec vous pilqu n 

Aa 



remîmprobamçeterenemoaudet! Sen^^. turauteam^^^^^^^^ 

felhi^uè du cArdlnMldeBJcb€!$inyfMrt,\,ciT^ \hir^ep'Cf f^^* ^^^ mus^wit trppxinérm^ 

S. $.2. 



i8$ T R A 

,, UsoKVt. Il entrera <Utu vos conicils 

M & voustrabirafivousrccoutez, ,, 

?■ QgoiquelesmtxiwespoIitiqHcsfoicm 

cTin?M pourU plupart fort varisbles> il yades 

^'j?'^r<^ principes fixci&dcsrcgles aHarées; ï 

h véritç l'application ne s'en fait ptel^ 

que jamais (ans incertitude ■ 

Platon dit cfoe l'harmonie du goa« 
vemenient [ t jconûftc dant le ooocours 
delà tempérance&dcla&rcc . 

Un flatteur aïancdit îk Antigonusque 
lavotontédes rois étoic la rcglc de U 
jaftice , Dis plutôt , lui ri^pondït ce 
monarque , que la jolUceefl la régie àç 
b volonté des rois. 

Les empereurs RiMnains le vantent 
dans leurs loiic de préfêrer l'intérêt pu- 
blic à leur intérêt particulier, ne répa- 
rant point l'avantage [ O du peuple de 
leur propre avantage : & l'empereur 
Marc-Antonindifôit H]ueccqui n'cft 
pas utile ï tout l'éffain [ /] ne peut être 
avantageux au roi dcsabcillcs. 

Mccoenasconlcilla[i»}i Auguftcde 
traiter louts les citoïcns de ta même 
maniércdont Aagufle, s'il eût été an 
£mplc citoïen^ûc^firé luimême d'être 
traitépar l'empereur. Ce fut depuis la 
tnasimc favorite de Tiajani Jl Û répé- 
toit ibuvent , fit il ne s'en écarta Jamais. 



I T E 

M. Vipânias Agrippa gendred'Aïu. 

gufteavoitcoatumede dite qu'il avoic 
de grandes obligations il cette maxime ; 
Que l'utiionC»] élevé Icscbofcs baffes 
&que]adifcorderuioeletplus fortes . 
Scylurusiit entendre ce pnîcepte à (es 
enfanct [ r ] par la comparaiibn d'un fai^ 
fceau de dards, qu'il eft impoflible de 
brilèr , lu-^ieu qu'ils Ibnt £unles à 
rompre fêparément . 

La véritable fcience des roiseftde 
connoître les hommes [p}, de diicemer 
quelle confiance ils méritent , ï queU 
emplois ils (ont propresx'cA par lacon- 
noiflaiice des bommcsqne le monarque 
peut ctiE bien fervi . Leurs talents ione 
difiérents.„Leserpritshauts,dicMon. ,> 
cagne. ne fontdeguéresmoins ineptes „ 
IqlaxixchofctbtScs , que les cfprits ^ 
bas aux cbolës hautes. ^ 

La fidélité des fujets ne peut être fixée 
quepardes traitements humains. L'en* 
voïé des Privcrnatcs interrogé dans le 
fénat de Rome [r] quelle a^urance la 
république pouvoit prendre en l'obier' 
vatioades traitésdcla paix par fa na- 
tion .Si vous nous l'accordez àdcscon- 
dicions âvorablos, réponditil, notre fi. 
délitélërainviolableâc perpétuelle, fi 
vous nous impofcz des condirionsdn- 



I§ , dt iMifftr ttnfuiri wi> ymoff m été Vfmftl 
ilf*ut bitnftfordfr jmt ta htMt d'Mvtnir uni 
ftmU ** jttti dam un* rffniâlrtti ^tùfr»iui~ 
ft dtifAMtti nvMv*lltiiitMif il *ft ifn dt ntfai 
fiiirtiimrt»»initi0itimu'mjiitdtJrm^é , 
pmiffit UrtpHiaTi»» /teilnifiiigMtvtrittêfi 
/oMvtni it MV/iflefliiif»Tt f mi font ht f4itfl*t 
.»r»ht\ffanct . 

Reputante TIberio magis iàmA^àm 
Tiftarewsfiias. Tiu. 

\i\fl»t.i»f»Ut, 

Vis conlil} exi)ert mole ruït fut \ 

Vimtcmppratamdiquoque proTehunC 
Inmaiusj idem odcrc vires 
Omne iietas animo moventcs , 

C*] Q."*"' commanitcr prodeft , toc 
rei privatae noftrsc uiilitati pr^lei-endum 
elTe cenfemus, noftrumelTe proprium fub- 
jeilorum commodum impenalicer exini- 
m^ntes. LfÇ.KWi-.^.iA'C- dt caduc, tolltnd. 



xitnçviiflfH , Rijltx.de JUari -jlatnia , 
lit/.é.artiA. 

[w] Dit.Caff:St.5z. 

[o] M. Agrippa dicere folcbatfcmul- 
tnmdeberehuicleDcentiK:Namconcor- 
diSieiparva:crefcunc , difcordii maxi- 
mzdilabumur. Sm. 

[«] PltHarch.degaTruUt. 

Ip'i M^Mitifalitiq. tiréi di tétrit. lh.J- 
Mrt.ypTefofit.tt. 

Phncipisefl virtusBUxima noflefuoSt 



pceoiteatt diutius<]uàmneceflefit,mao- 



DE L* O P I N 

xe$, elle ne fera ni ferme ni durable . 
Carnecroïezpas , t)Ottta-c'il, qu'un 
peuple ou un feul homme reftedans 
une fituation qui l'afflige» plus long, 
temps qu^l y fera contraint (Nur la force. 
Le foin continue! de ceux qui gou- 
vernent cft de itonédier avec prompti- 
tude aux commencements des dé«>r^ 
drcs • Philippe IL comparoit foovent le 
thr&ne d'un roi [/] au métier d'un tiffe* 
ran toujours attentif au fil qui fe rompe 
Les deux plus fermes appuis du gou- 
▼emeiôentfont la récompenfeAc la (lu* 
nition. LemonatiqaeCf] ^'emploie la 
dernière que lentement » & Ipriqu'il a 
à craindre que Ul- contagion [«] du mal 

■ nefe répande. 

Le célèbre auteur des avantures du 
Télémaque fende toute fa politique [ ;ir] 

« fur cette maxime» que le monde entiee 
cft une république 6c chaque peuple 

i une grande femille • Plus lc$ hommes 
iontdifiicilesàgouvemer^lusil y a de 

. gloire à fe bien acqui tter de la fonftiou 
la ptes utile de toutes au bien de la fo- 

« ciéré. . 

Ceft un précepte d'une grandeéten- 
duC pour touts les hommes & fur tout 
pour le politiq ue , de fe con noitre foi» 
même • Auguftc qui fentoit combien il 



I O N. Liv. V- 187 

étoiC peu propre à païer de faperfonne 
dans les dangers y fçut toujours emprunt» 
ter une valeur étrangère, tantôt vain« 
queur par l'épée de Marc Antoine,tan. 
tôt par les fervicesd' Agrippa foldatde 
fortune dont Un'avoit rien à craindre , 
& qui refufa même Thonneur du triom- 
phe pour ne point partager la gbire de 
cdttià quiil devoit fondévatioa Mais 
Augufte ne fe repofoit for perfoaœ des 
choies dans lesquelles il excelloit.Aprrs 
fa mort Tibère publia dans le fenat [jrl 
un livre écrit de la main d'Augnftequi 
contenoit les états de recette de de dé« 
penfe , les troupes & les alliances dcL 
l'iempite, avecttnavis[JC>dVnrefler* 
rer leshmites. 

Tibère ne fe laidbit pas émouvoir 
par la crainte des difeours , 8c il prati- 
<pioitxx>nftamoieatC4] cette maxime» 
Que lesânioreimépntibs tombent d'et- 
les^mêmes,aa lieu que celui qui s'e« of- 
fenfe» femblcenreconnoitre la vérité. 

Les hommes en général fe cooduifent 
[^]difiicilement par les préceptes»& bien 
plus aifemtnt par ksexempîles. Quelle 
cft donc la force [r}de Texemple du Mo- 
narque! S*il ne déracine pas entière* 
ment les viceSytt en proferit toutes les 
apparences: infenfiblement l'habitude 

Aa 1 



furum. Tit.LivJikt, 

[ r J Sed piger ad poNias prioceps » ad 
prsemia velox » 
Quique dolet ^ quoties cogitur efle 
ferox. 
Malta meta poenst>qui pœni ptuca co- 
rrect , 
Et }4Cit invic& fiilmina rara manu 
Ovid. de P9nt9y Uy, 1 • €pî^. 2* 
[ » ] Mulu prius tentata 9 fed immedi- 

cabile vulnus 
£nfe recidendum ne pars fincera tnu 

hatur Ovid.mêtéimJih.u 
C « ] Ctfrincitiifi tiré de Ckérêm , yitf 
diidMiuIifremkrUvndêjUix'. Univcrlus 
hicmundusunacivitas communis homi» 
MiaexiiHmaBda • 

£>]Ptoferri Ubellamrecitariqae juflit» 
in que opes public» contiuebflMUiir^u^n» 



tumciyium fociorumque inartnis 9 quot 
claâès ) régna, provîQcae» tribuca aut vec« 
tigalia&neceuiutesaclargitionest quar 
cunââ fui manu perfcripferat Auguftus* 

[a] SMt.inOBmv. 

[ir] Tiberium fpemendis rumoribus 
iralidum. Tmc. 

[ f ] Non âd rationem fed ad fimilitudi* 
oem vivimus • 5'ii. de vifs htstÂjf^z. 
' £ f ] Primus jufla fubi: tuncobferTantior 
Stqui 
FitpopulttS, nec ferre negat » cùm vi- 
dent ipfum 
Autorem parère ilbi : componitur orbis 
R^isadexemplum; necuc infleâere 

fenftts 
Humanos ediâa valent quàm vita re- 
geotis. CUtêdiémé di4 confmlétH 
fUnêrii* 



iS8 T R A 

des vertus Id] devient néccAaift , & fc 
commoniqae à toute une nation.La vé- 
ritable gloire d*unroi eftde ramener 
parmi iês fnjets la bonne foi Ja juftice , 
h piété • Cetteefpéce de gbire furpafle 
de bien loing celle de toutes les con* 
poètes. 
La gtôml- *^ • ^'^ d'introduire la géométrie 
trie latro. dans la politique & dans la morale . Je 
kpSiriqtc, ^^'^ rapporter les propres termes de cet 
auteur célèbre qui ne contribue pas 
moins! la gloire des fçavants qu'à Ta- 
vancementdcsidences. Les régies dTuft 
jeu [ ^ ] étant fuppofëes & deux joueurs 
de même force , on peut en quelque 
état que foit la partie déterminer par 
'' favantage qu'un des joueurs a fur Tau- 
»' tre combien il y a plus â parier qu'il ga- 
^' gnera. . • • Si l'on confidére de près les 
»^ choies de la vie fur le/quelles on a touts 
^' les jours â délibérer, on verra que la dé- 
^ libération de vroit (c réduire, comme les 
^ paris que f on feroit fur un jeu,à compa* 
^ rer le nombre des cas où arrivera cer- 
" tain événement au nombre des cas où il 
^ n*arrivera pas. Cela fait, on içauroit au 
*> julU & on exprimeroit par des nom- 



j* 



)> 



99 



I T P 

bres , de combien le parti qu'on pren- 
droit feroit le meilleur . Toute la diffi- 
culté eft qu'il nous échape beaucoup de 
cas où l'événement peut arriver ou ne 
pas arriver >& plus il y a de ces cas in- 
connus, pluslaconnoidancedu parti 
qu'on doit prendre paroit incertaincLa 
mite de ces idées a conduit M Bernool* 
li ï cette queftion : Si le nombre des cas 
inconnus diminuant toujottrs,la proba* 
bilité du parti quon doit prendre en 
augmetite néceflairemenc » de ibrte 
quelle vienne à la fin à tel degré de cer- 
titude qu'on voudra. Uiêmble qu*iln'y 
aitpasdedificuké pour Taffirmative 
de cette propofitionv cependant M. Ber- 
noulliqui poffédoitibrt cette matière 
aiTuroit quece problème étoit beaucoup 
plus difficile * que celui de la quadra- 
ture du cercle, & certainement il lêroit 
fanscomparaiibn plus utile . Il n'eft pas 
fi glorieux à Tefprit de géométrie de ré- 
gner dans la pby ûqWc, que dans les cho» 
k&morales fi compliquées, fi cafuelles, 
fi changeantes .Plus une matière luieft 
opporée& rebelle, plus il y a d'honneur 
à la domter « 



» 

n 

n 
» 

99 

99 
99 
» 

)» 
99 
l> 
99 
» 



C^JVitianoniblùmipfipriocipes con. 
cipiuDt,fed etiamin civitatem inlundunt: 
piufque exemple quàm peccato nocent . 

Facilius errare ntturam , quàm prioci- 
pem fbrmarerempublicam diflimilemfiil* 
Gsfiiêr. 

[ # ] il« 1^ F^NMêilàf étêgg ie BermêmlH . 

* Aufujetde rimpoffibilitéde ces cûm- 
binaifons » on peut faire un moment de ré- 
flexion fiircequ'Ozanamobferve dans fes 
récréations mathématlq. t.i.p.iiS. (Je 
vais beaucoup Tabreger. ) Sept peribnnes 
peuvent Te ranger à table en 504e. manié* 
re$ différentes. Dans ce vers compofé à 
rhonueurdela fainte y{tt%t\THtthiftmf 
dêttsyvhgo^ ^ticsfidirs ror , les t. mots 

peavent recevoir 40310* permutations 9 
dont 3276.con(èrverotenrlame(itre d'un 
vers hexamètre . Si les u. apôtres après la 
leçon d'humilité qui leur fiit faite par N. 
S. avoienr cédé réciproquement les uns 
aux autres les première! places , en forte 



qu'ils eufient chanfié d'autant de.fitua», 
tions qu'il étoit pomble » ils iekroient ar- 
rangés en quatre cents Soixante & dix* 
neuf millions (!x cents manières diffiéren» 
tes. Le calcul énorme qui fiât eft bien 
plnsfiirprenant. Il s'agit de 24. noms qui 
ne rempiiroient que deux lignes : it 
endroit beaucoup plus de rames de 
papier pour écrire les changements 
de ces 24« noms , qu'il n'en pour* 
roit tenir dans une pile élevée de- 
puis le centre de ta terre îufqu'an firma* 
ment. Car il fiaudroitunquineillon , 75» 
quadrillons» 245* trilions> 5^0. bi lions, 
364. millions 1 & 553942. rames de pa- 
pier & plus, pour écrire 620. fextU- 
ioos»44t« quîntillons, 401. quadrillons, 
733. trilions » 239. bllions » 439* mil- 
lions, de 360000. changements que peu-^ 
vent recevoir ces 24* noms • 

Ces calculs n*ont de divertiffant que 
l^ée d'un homme qui s'eft^mis dans U 
tétedetetfiiîre* - 



>> 



DE UO P I N I O N. Liv. V. 189 

Souvent les plas habiles joaeurs [/] problêmes dignes des plus grands géo* 

mécres . Il s'agiflbk toujours d'eftimcr 



M 



» 



» 



9> 
» 



>9 






*> 






» 



)> 



M 



>» 



» 



» 



» 



59 



» 



s> 



ne jugent qu*en gros & avec beaucoup 
d'incertitude furtout dans les jeux 
de hazard > ou les partis qu*il faut 
prendre dépendent du plus ou du 
moins d'apparence que certains cas ar- 
rivent ou n'arrivent pas : on iênt afTez 
que ces diâerents degrés d'apparen- 
ce ne font pa^fiiciles ï évaluer, il femble 

Sine ce (bit mefurer des idées purement 
piritttelles,& leur appliquer la régie & 
le compas • Cela fie ic peut qu'avec des 
raifonnements d'une elpéce particuliè- 
re» très ûnsjtxès gKflants^âc avec une eC- 
p^e d'algâ>re inconnue aux algébriftes 
mêmes. Audi ces fortes de fujets n a- 
voient ils point ététraités^c'étoi t un vaf- 
te paJLS inculte^oà à peine votoit.oii cinq 
ou ûx pas d'hommes • M.deMontmort 
s'y engagea avec un courage de Chri A 
tophk Colombi de en eut aofli le fuccès . 
Ce fut en 1 70^.qu'il donna fon effai d*a* 
iKdyfe fur les jeux de hazard , où il dé- 
couvrit ce nouveau monde aux Géomè- 
tres En même temps M. Bernoulli 

le neveo,habile géomètre aufli bien que 
jurifconfulte , ne put s'empêcher de 
cbpifir dans le droit une matière qui ad- 
mît de la géométrie , U traitoit du prix 
où l'on doit légitimement mettre des 
rentes viagères» & des ufufruits iêlon les 
différents âges , du temps où un ab(ênt 
doit être amie mort , des affurances en- 
tre marchands, de la probabilité des té^ 
moignage$>&c. II appliauoit les princi- 
pesde iunondequi luietoient connus ^ 
& enfuite entraîné par le charme de ki 
nouveauté & de la difficulté,il s'enfon* 
ça dans les n»êmes théories que M. de 
Montmort * Cette conformité de goûts 
& d études fit naître entr'eux deux l'a- 



ies hazardss de régler des paris, de cal. 
culer ce qui le déroboit le plus au cal- 
cul.Leurs journées paifoient comme des 
moments,graces ï ces plaifirs qui ne fi>nt 
pourtant pas compris dans ce qti*on ap^ 
pelle ordinairement les plaifîr^. Outre 
ces ufages fçavants, les théories de M.(le 
Montmort en peuvent encore avoir una 
infinité de politiques 8c de civils • Le 
cheiralier Pétri a fait voirtlans (on ari. 
thmétique politique combien de con- 
noiflances nécellairesau gouvernement 
fe réduisent à des calculs, du nombre 
des hommes, de la quantité de nourri- 
ture qu'ils doivent confumer,du travail 
qu'ils peuvent faire, du temps qu'ils ont 
^vivre, de la fertilité des terres, de la 
quantité de naufrages dans les naviga- 
tions SccCes connoilTances & beaucoup 
d'autres pareilles étant acquifes par ex- 
périence & poTées pour foiKlement,com- 
bien de connoiflaiKes en tireroit un ha- 
biteminiftre pour la perfedion de l'a- 
griculture , pour le commerce tant in. 
térkurqu'extérieur» pour les colonies, 
pour le cours de l'argent ? „ 

La géométrie s'introduit pre/que 
partout>elle régne dans la phyfique 8c 
l'aftronomie \ elle gouverne la médeci- 
ne : Téloquence & la poëfie n'efpérent 
plus de plaire que (bus (es âu(pices. La 
conquête de la juri(prudence,de la mo^ 
rale,& furtootdc la politique^fêroit af- 
fu rément le plus beaa de festriom^ 
phes. 

Cette géométrie politique » en atten. 
dant de ^us grands progrés , noo s fou r^ 
nira u n axiome d'un uâge général i 8c ' 
dont la certitude e(t égale I l'évidence: 



H 
y* 
y* 

>* 

)> 

» 

» 
» 

y% 



miticSc l'émulation ^ M. Bernoulli vint x*eftque Cbmine il n'y a point de pru* 
à Paris , & M. de Montmort Kemmena dcnce humaine qui puideprévoir touts 
avec lui à la campagne , où ils palTérent les cas des événements po(Bbtes>les bons 
trois mois dans un combat continuel de calculs du parti le plus probable ne peu- 

Aa 3 



190 



T R A 



La bon 
ne foi 
fft la 



vent être faits qu'en ne s*écartant jamais 
de voies honnêtes & légitimes qui peu- 
vent feulesgarantir le politique cktout 
événement • 

^ Il Ëittt aujourd*hui(;^]pltts d*babi- 
>,leté pour traiter avec un teul homme, 
fc^uic ^ I* qu'il n*cn feUoit autrefois pour traiter 
lituiite », avec tout un peuple • n La lubcilité des 
hommes ramené néceâairement le poli* 
tique \ la bonne foi » à la vérité > & à la 
juftice , parle plus heureux effet de Ton 
intérêt propre* Les hommes (ont trop 
raffinés pour être conduits par la ruiê \ 
mais ils ne rcHAeront jamais à unempî. 
refoutenu de la juftice > de la bqnneioi 
& de la véritéien même temps que de la 
force • 

Oh! le politique excellent que cemo** 
narque[ÀJquidifoit, que fi la vçrité é- 
toit perdue , elle devroit Çt retrouver 
dans la bouche des roislC^el moieii plus 
infaillible de parvenir au comble de l'au- 
torité I Mais celui qui prétend régner 
par la duplicité > ic qui en donne le per- 
nicieux exemple aux hommes , eft cou* 
jours trompétparce que les Ai jets (ê for. 
ment fur l'exemple du prince • La dilli* 
mulation pour régner ne doit s'étendre 
que jofqu'au filence • G>mme le princi- 
pe de toute vérité eft que Dieu eft inca- 
pable de tromper ^ le principe de toute 
bonne politique eft , que le monarque 
ibit pareillement incapable de tromper. 
Une jtt ftice ferme & confUnte [ i ] eft , 
ieUm Pindare > le plus foiide appui des 
états-. 

Plutarque témoigne que le gouver- 
nement de Lacédémone ne connoiffoit 
d'autre juftice , que ce qui étoit utile à 
l'état. L'intérêt public étoit la mefure 



99 



I T E 

du droit & de l'honnêteté. LesLacéSé- 
moniens ont eu en cela bien des imita* 
teurs ) mais fui vant les vues de la politU 
que même »cette maxime eft très préju. 
diciable» elle prive ceux qui s'en &r* 
vent» detouts les avantagea de la con- 
fiance, beaucoup plus aflurés & plus 
utiles que ceux qu'ils peuvent efpérer 
de leur fduiSe & injufte politique • 

M Si la barrière de l'honneur [ i^l & f% 
de la bonne foi eft rompue » cette perte « 
eft irréparable»Si l'on peut violer les ré« » 
gles de la probité & de la fidélité pour » 
un grand intérêt , quel eft celui qui ne j» 
voudra point prévenir les artifim de » 
fon voifin par les fiens^ La confiance né« >» 
cefTaire au fuccês de toutes les affiûres j» 
importantes > ne pourra être leta- %% 
blie • „ 

Le commencement d'une route qui é- 
gare un voïag^ur eft peu éloigné de is^n 
chemins mais s'il y perfévére, il s*expo(ê 
à beaucoup de fatigue & de dangers. De 
même ks premières démarches que le 
politique fait contre la bonne foi , ne 
font pas entièrement préjudiciables} 
mais s'il ne reprend le fêntier de la véri- 
té>une£aute le précipite C^]dans une a»- 
tre*, il ne rencontre plus que des écueils . 
Ephraïm^dit le prophétcCai]06^)fe re- 
paît de vent \ il court après un air bru- 
lant)il ajoute touts les jours menfonge 
fur menfonge, & violences fur vio- 
lences. 

Agéfilas voient (yrlqull avoit été 
trompé par Tifiapherne^tous l'apparen- 
ce d'une trévcicn conçut une grande afl 
furancedu fuccésde la guerre,& infpi- 
ra aux fiens beaucoup de mépris pour 
un ennemi , qui par fes parjures & fcs 



Et puerî nafum rhinocerotîs habent • 
UKrûtd 



£ i(r J JJs Mvsnmrtt 4i Téiémsqm, Ih* 20. 

C / ] Abyflusabifluminvocac . 

\m1 Ephraïm pafcit vencuno, & feqoî- 
tur aeilum : toti die mendacium & vadih 
tatem multipllcat . Oj^caf, 1 2.%i. 



DE L* O P I N r 

cou cr a wmioi ï s ï âes-traités (blemnels > 
tvoit mis omtre foi Ici Acux & le$ hom- 
mes; Théoùftocie dit un jçmT{p} au peu^ 
pie Athénien, qu'il avoic formé un dcf- 
fein fort mile , & d'une telle importan- 
ce , qu'il dévoie être fort fecretL'aflem* 
Uée du peuple lui ordonna de le cotxu 
muniquer à Ariftide, qui l'examineroit 
iêul . Tbémiftocle s'ouvrit donc à Ari£* 
tide , &lut dit qu'il (âlloit profiter de 
Toccafion qu'il lui expliqua de mettre 
k feu à la flotte des Lacédémoniens , 
après quoi les Athéniens feroient les 
maîtres de la Sréce . Arifiide aïant en- 
tendu ce pro^t > rentra dans l'aflemblée 
& dit : Athéniens, le deffein qucThé- 
miftocle m'a communiqué , eu le plus 
utile qu'on pui(!e vous propofcr \ mais 
il eft en même temps le plus injufte^ur 
fon rapport les Athéniens ordonnèrent 
à Thémriftocle de fe défifter de ce dcC 
iêin, & ce peuple acquit autant de gloi< 
re par ce trait de juftice^ qu'il avoit ho- 
noré Ariftide par cette marque de con- 
fiance. 

Lepolittque , de même qtte le mé- 
chanicicn» remue de pefants fardeaux 
avec des machines déUées& impercepti- 
bles. Il ne lui iaut »comme à Archimé- 
de , qu'un point d'appui proportionné .' 
Ce point d'appui c'eift la bonne foi : le 



•• 



ON. Liv. V- 191 

monarque par elle eft le maître de fèi 
peuples , & l'arbitre de (es voifins. 

Ariftote donne cet avertiflement fp] ^ 
aux rois ^ que rien ne leur ett fi impon noa^tutit 
tant que d'être religieux : il en rend enmarfétc 
deux raifenS) la première, que les peu- *** **^' 
pics recevront comme jufte tout ce qui 
part d'un prince rempli de piété > la Te^ 
conde , que les malintentionnés n'oie- 
ront rien entreprendre contre celui 
qu'ils croiront être fous la proteâton 
ipéciale des dieux . 

Cicéron rapporte [^] comme une des 

plus faintes& anciennes maximes ^dene 

loufFrirni fingularité ni nouveauté en 

fait de religion . Platon défend aufii [ r ] 

d'y fouffrir aucun changcment.Tite.Li- 

ve obfêrve Cl que le Sénat chargea le 

préteuri£mylius de veiller à ce qu'il n*y 

eût aucune innovation dansla religion. 

Jofeph [ / ] rapporte que les Perfes fai* 

ibient mourir ceux qui innovoicnç dani 

leur religion. Anacharfistiïant voulu, à 

ion retour de la Grèce , établir dans la 

Scythie quelques divinités des Grecs, 

fes compatriotes le firent mourir . 

Zaleuque mit à la têtedefesloixC »] 
le précepte d'être religieux envers les 
dieux.Les Kvresde Numa IxX qui con- 
tenoient l'ancienne religion des Ro. 
mains^aïant été trouvés dans le tombeau 



[(»] Themiftocles poft vittoriam cjus 
belliquod cùm Perfisfuitj dixitincon» 
clone fèhabereconiilium reYputlicae (àlul 
tare >fed id fcirî opus non efle : poilulàvît 
ut aiiquem populus daret « qulcum com- 
municaret - Dams eft Ariftides: huic iiie 
daflem LAcaedemonioroia qtt«B fabdoâa 
eflet ad Gy theum clam incendi pofle; quo 
&âo frangi Lacaederooniorum opes necefl 
iè effet .(^Liod Ariftidescùmaudivifietân 
conciooem magot expeûatione venic >di. 
xitque perutile eflk confiUum auod The» 
miftocles afFerret > fed mioime noneftwa^» 
Itaque Atlienienîes quod boneftuvi non 
e&t» id tas utile qutdem putaruot; tocam- 
qiieeam rem, quam nx audiverant qul- 
dcm , autore Ariftide, rcpudiavcrunt , 



[^] AU (rh otpkwir» } ràifpit wûç^tis 

pûHt:lih,^,e,ii. MÀdit^ué cAiij0t\Vtrr99 yàç 
f0 wrettT^^aBiif TUfuMLnyuÊf^ y Iota invi^ 

[^j Separatim nemo habeflîtdeos ne- 
que novosv* CkM UgiKlih.%, 
t r ] PisfJ» Spiinm.& deref^hL fc^.34. 

[/] ri>.Irv./.»5« 

[ t J/^fif^ t^itreAptUn > Ih. 15. 

{^u\ Diod.sk, Uh,%» 

[xi Th. Uv.nb. 40. BifnMAl^OfifAl, 



î^t T R A 

de ce roi quatre cents ans apràs (a mort, 
fur le rapport du préteur que ceslivres 
nepouvoient être divulgués fans appor. 
ter de grands changemens à la religion) 
le fénat ordonna qu'ils fuflent brûlés • 

Varronditrjf ]qu*il y a plusieurs vé- 
rités que ;u>n (eulcment il n'eft pas né* 
çeflaire que le peuple içache, mais dont 
il cft expédient que le peuple même 
croie le contraire. 

Mecatnas dans les coniêils [x.]qu*il 
donne à Augufte»fait ces repré&ncations 
comme les plus importantes: Veillez 
toujours à la con/êrv^tion de laxeligiop 
^ du mêipe culte,& ioïcz féyérc çnvers 
ceux qui voudroient y introduire quel- 
que changement , non feulement pour 
attirer fur vous la faveur des dieux , ou 
parce que ceux qui manquenjt au plus 
edentiel des dpvoirs , n*en refpçâeront 
vraiiêmblablement aucun autre , mais 
parce que toute innovation en psaciëre 
de religion entraîne le renverfèment des 
]oix, .& fai t naitre les féditions, les çom - 
plots^ ks con;uratiQns,& touts les ({éfor. 
dres les plus pernicieux au gouverne- 
ment monarcbique.On a vu au contrai- 
re des états aj^tirer dans^leur païsX^Jtou. 
tes les nouvelles fe^es^pour augmenter 
le nombre dateurs citqïens • |.cs,uns n^ 
tolèrent qu^une religion pour unir leurs 
iujets par le lien le plus fort qui puifle 
être ejitre les hommeszdVutres, au rap. 

K)rt de Diodore de Sicile , ont/emé à 
ffein plufieursfefleidc religibndans 
leurs états pour divifer ceux quipoujr* 



I T E* 

roient cabaler contre leur autorité, pér* 
fuadésque des hommes difcordants fur 
cet article, ne pourroient fê réuiitr dans 
les mêmes complots. 

Prefque touts les légiflateurs fe font 
autorifés de la reUgion , feignant qu'ils 
a voient une communication particuliè- 
re, intime^ immédiate , avec quelque 
divinité i comme Minosavec Jupiter » 
Zamolxisavec Vefta , Numa avec Egé- 
rie,Charondas avec Saturne, Lycurgue 
avec Apollon, Solon avec Minerve, Zo- 
roaftre avec Oromaiê, Hermès Trifiné- 
gifteavecOfiris« Mahomet failoftpafl 
fer les attaques du mal caduc auquel il 
était iu jet, pour des extafe&Mango-Ca- 
pac [1^3» légiflateur des Péruviens & tigt 
des Yncas, perfuadaàfes fu jets que le 
Soleil étoit I)ieuy& qu*il otoit Ton père « 
JLcsienateursRomains feignirent que 
Romulus avoitèté enlevé auCiel.J ulîus 
Proculjusaffirma avec ferment [^}, que 
ce roi luiétoit apparu d*iine taillcbeau* 
coup plus grande & plus tna|eftueufe , 
& cou vert d'armes éclatantes , & lui a- 
voit dit: Psoculus , telle aété la volonté 
desdieux , qu'après avoir bâti une ville 
qui doit être la maîtreiTe de l'Univers » 
je retiournaffe au Ciel,d'QÙ je tirois mon 
origincMejnanque pas dédire auxBLo. 
mains qu'en s'cjcer/çant aux grands tra« 
vaux,&en fe munilTantde tempérance 
& de iagefle, ils s'élèveront au plus jiaut 
degré de puiffancc où les hommes puiC 
içnt parvenir • 

X^ i;eliçiQn des Bedoins enfeignoie 

que 



V* 



n^ 



^yj^ Dû:it^e rellgionibus loquens^mul- 
taefle vera, qu^nop mod6 xilIgusTciie 
.non.fic utile,, ied etiam cametfi Êtllit fint , 
aUterexiftimarejK>pulHm expédiât. Vtm^ 

t « 3 Tfcç il ît^tÇûnaçiTipl ùvri xsMM W 

nPLfpiniretç iui' o^h ta ra^ irpnifAWJMf » 



inticd 7i yiyntTtu , aTTî^mt^tt iJLntt^Xla 
r [^] Métm,deW$thpag. 
Ici PlutarcbJnlLêmML 



DE U OT IN 

Xfi^ 4^ ^^^^'^ ileccittîd*eiicr*etixqai 

•aujumik pouribh prince^soifeîtxlaits un 

^tre corps plut bcaiu {dus f&ni & plus 

iieureiUL qmc le premier :: ttu aoïen dç 

laquclk ctoïançe ib Iti^ardoiem vo- 

fanttcrsleurs ▼Jes^xonme^ijuckinraC. 

iure ici desandensGaiilois ,< aufijueh 

kan Druides inculquoièm à peu près 

Jes mêmes pridcipcs » 

Odin Jégiflaceùr £/} des^a^pciens pen^» 
{des du Septentrion > les rchdir invinci- 
Jblespar lecméprisdelamort • Ses pro». 
ineâes (ont liecakilécs dans une ode du 
rdLodbrog. De q uel transport de ioie 

ϐ fcns^je^ifii je. meurs > )'c>>^i^< 1^ 
voix d!Odin gui m'appelle^ les portes de 
fon palais s'ouvrent^dès nyÉ^pbesft'avan. 
: -ccnc pûur mé reccroir i elles .th*oftent 
c. ; une boiiTon délicieuiê dans lei crâuesde 
. . lueseonemis • . Si la politique, atiré de 
il grands iècôurs des fauÂcsreligioni^, 
-avec quel foin doic-elk veiller au dé- 
pot précieux de la véritable ? 
f« Platon établit [£] pour maxime, que 

K^ot^des 1^3 peuples feroienc heureux > û les rois 
p)iiioro£iic<.étoicnt.philo(bpheS) ou fi lespbilofo- 
phes gouvernoient • La domination de 
Demetrius de EHialére 1 Athénes,& cel- 
le de l'empereur Marc Aotooin à Ro- 
me» ont été dignesde la maxime de Pla- 
.. ton>mabPitcaqtte&Périaiidre>deux 
< iages de la Grèce [à] j ont été mis au 
- nombre des plus infupportables tyrans 
que la Grèce ait eus. Léon VI. empe- 
Têm. II. 



1 O N- Liv.V. îj?5 

reur d'Orient , fumommé It pbilofi>phe» 
à oaufe de ion application \ la philolo^ 
phic,' fticunprinceUvréàiespaflSonSf 
qui n*eut ni la fageflfe pour guide « ni le 
iio^eqr deJ peupl^ pour objet; Ces 
•«vemplôs ne f&nt pas honneur \ laphi^ 
loibphie^ & I» font guérc^ propres à jUi. 
ftiâer la maioime de Platon» non plus 
que le r^ned^AlphonfeX. roi de Ca- 
ftillè» ni cduide Jacques premier, roi 
d'Auglecierrè • 

Lycurgue a regardé l'éducation des lo. 
enfants comme l'affaire la plusiropor- J?on,l2^dc 
tante de l'état > & Platon en fût un des u puiifance 
fondements de fa politique . Lor(que les P*'*"* ^ ' 
enfants des rois de Per(e [î] étoient ve- 
nus à râgede t4.ans, onleurdonnoit 
quatrié gouverneurs» le premier leur 
•eniêignoit le culte des dieux, félonies 
loi X de Zoiroaûre $ le (econd ies formoit 
a l'amour de la rérité& à la joftice > le 
croifiéme leurinlpiroit la modération , 
& les acccmtumoit à fe rendre maîtres 
d'eux- mêmes & de leurs défirs y le qua^- 
triémefortifioitâc élevoit lear courage, 
leur apprenoit la guerre , & les élevoit 
dans des fenttments de valeur . La prin^ 
' dpale nobledeCiO étoit élevée atfjpnès du 
)eune prince pour Tattacfaer à lui , & 
pour la faire participer à de (i excellent 
tes inftruâions> Tout» les enfants nés 
le mieme pur queSéibftria [if]^ fureik 
amenés à la cour par ordre iliif0i ion 
pérc 9 tf. élevés prâs dq^î. ileir reOa 

Bb • i -^ ■ ■- .. 



L^lJpimdlUs hlfi.dêS.UMys. 

C«] Inferrum mens protoaviris, anl- 

msequecapaces 
Mortis , & ignavum rediturss parcere 

vitac- Ltus»* 

oUiis ^ûrmus dans fa Utxiratuf rufii^ 
que sféUi cetf9 tradtêSiiênlatît^e des vers tCun 
êéfiiédHê près dTix^nf . 

Pugnavimusenubus : 

Hoc rkleremeiadt ftmpet 

Quod Balderi patris feanuia 

raratafcioinaulÂ. 



Bibemus ceredfiam ' ' 
Ex ee>nctfviscrâicèii6bi9eiâttidr4im . 
Nongemittaû'&itûkoaftrajnQcteœ i 
Magnificis îp Oiini domitms • 
Non venio defperabundis 
Vcrbis ad Odini aalam .,..••? 
Vitac elapfe funtliotâe , 
Ridensmoriar. 

£/»] AfpUn.d^hêil.MitMdMK 
[i] FUt, Alcik.U 
'*] iCn^.Çfropâd. 



- y 



194 T K A 

% SéMm dÂs«£rpeco«ts qu'il efDt>loïa i 

tel cWg^s , U i)ui leictiridrcnftilDyjotlVS 
fidélçQAftit, ... 

La paiâknco patermlte 9 pKit^ 
f oc^te parmi iiow ^ parotAoîc aux a^ 
cicBS un objet de la plus cradde iropsr^ 
tances . La Chioois en roneentot e ao^ 
)o\ird'hui la bafe «k leur gouytmc-» 
meot : cVft qu'ils cocAdéMoc tou( Tétat 
comme une grande [^tniWeAhpi^fjpé^ 
xité gonéuile cooMDe'fe fruit des (ubor- 
dmations pardc^liéits qui lient ks 
hommes fiitr*cu9(; Oprincipeeftcràs 
Y^ritable^ rien 1^ contraire nWtaînc 
plus da déferdtts, ficnecaulê un. plus 
^rànd nombre decttnies > qi^ k délauc 
d'autoricc dans Icspéeeâde familk « 

Les uoicegafdcnbcommeun avarv 
Mge d*cUblirde&coU^ie9& des écho- 
ks, gratuite^ctau très étaient que c*eft 
un principecr^spernkieuxs&cqui pro- 
duit en détail les pins mauvais effets , 
d^inftfuirq aux kitcres un trop grand 
SKicDbre d enfants do peuple » & par là 
4*entret«fi>îrit.pkis (Sauvent la chicane 
Jù IpiCvetc ; aux dépetts de l'agricul- 
ture & duo<tfnmevcf > Se 4e remplir 
fé(at de ptatickus a» lieu db£>ldata> 
^ui sélévccit plutôt dans larudeâeite 
l'igncrance • que dans la pobteÛcdes 
icieoces^ {^rccscoDfidératicns&quel. 
i|iieaaiMtres^ lo cardinal du Pcrrctt fen- 
hâitQit ta Aipptcfljoii d'une partie Ms 
collèges de Francei& le cardinal de Ri. 
^hclicuTw]étoit dcmcme fentiment . 
1». . Ctifreilerrer la nature dans des bor- 
dfsVi^i-' ncsrtfopiwows, que de «avoir égard 
ftcats • ^ ia. wfftu ^^ Jori^'oMe eft accompa- 



gnét delaMblcAiStta Qttxloia^e ultâ 
confer deaeBDfilois iqu'auxsM^sles» p» 
ttiroie Vctat dos iêrvices dct piiofifins fi»* 
Jets .excelkntt. Le lysble mp vaimt h 
prcfinrswicy .quie Joriqoe'ilD mâtei^ft 
égal* PhuJDtt feeou>nwBidr ^n^ dtwatté^ 
mêipi lesxMénatescoadicioBadâm là 
en»pkttS[ puUiciji àfw d^entictenirlHi. 
fion & riiarmonie.» â(: d'ezeitrr voeé» 
miilatioogéoèrate» fiodin eooiêi^lc [9] 
4^obfervcir la.|aopartîoDhannoniqoè, 
«mr^nêlant lessJobks &tes 8otu«itrs» 
ks iich0Si& les pauvies » avccuoe ictte 
dilcriotio0't|ue lés. nobles. 4c ka cicbes 
uïeuÉ l'avantage du noœbr % uns tx^ 
dure laiicitu Se kstaleo|s dénués de k 
4)obldED&desridiafbs; . 
. Lcsfiahenivifitaotl^flcC/O* teoHMX n 
quoieht kl terres mieux cukiuces » & n 
maiiônichaf]ip£tri:stDkuxgouTevu6cai ,^ 
& aïant cneégiftré le nom des maîtres 
d'icclles,commc ih curent fait les aâern* 
blées des citoïcns en la vilk > ils 910BI- " 
mercnt ooa maîtres là pour nouveaux ^' 
gottverneurs&magiftrats,)n||cantqiie n 
foignèux de leurs aflCiires privées >.iJkk >| 
Croient dtrs publiques* . . ^ 

Rien «t'en impQ& tant avec caiiba, >^ 
qu'une gtande confiance fiandét âir des ^^e ^ 
vertus héreïqttes. Cette ma»mc a'eft ¥'^ ^^ 
pas à portée des hommes médiocres* héfoiqa»* 
Èpaminondas [flaïastctéaccuféenjo* 
fticeavcc les collègues» pour avoir re- 
tenu le commandcencntck hirmée i|i|a* 
tre mois après que le terme eu étoit ex* 
pire , il prit toute la Faute lur lui » & fe 
préfentaot au tribunal de (es )Ug|ts : Je 
fyis k &ul attteur>dit,4l,dttcruuedont 
on nous accufe > 4i je^nereMc pasde 



r 



•^ 



* M J 



■V 



rrrr 



^r^ 



im ] Teftsm. pMe. du 00Pdimsld$ Vf^- 
Beu , fMr$. i , chef, t. $. i #• 

[a] Bodin, de Ur9pmi^.liv.e.ck, dernier. 
Dum nullum fafitditetar gemisin qtto 



virtus eniteret, citvitimpeiiri|iiu&«9A- 
num . Th. Liv. 

f / ] Ejf^ydf H9nt^^%^ lin/, u (h* U 



DE U O P I N 

ttoQf ic 9 povHTVQ c|o oB nette dtits r^t* 

aloR{»b«raraè<4flauicàihGréee» & 
coactaûit im M^raocjKitrk )i crioniffaer 
àt^ LacédéoMniem , infipifaiogs invin^ 
ciUcs^ Cette c^nfianêegéoéreofeécon. 
aa teUemeflC &s iugc»» qi/ili ie retiré- 
sent baitfuic latête , finaci6r iêtiàRBeflC 
alleranxopiDioo^. 
. Ua(eeDiidcxcnipfet^]eft cdside 
Scipion rAfiricmn , premier du nom » 
Les trilM|ns dti^upk poii0ésar dr^ 
in0a& <ie beiimSc d'cmr'w , Idî fofeité- 
lene un procès crimifxl >& Tafligaérenc 
à oomparoknr deraot le peuple » pour 
Kodre cQcnptedeqaelqoesdeiiieis qu'ils 
prétéodûknt ai^r été défimmés dé 
ûttétat poUiç^ Ce grand homme nié. 
pcftiuit i'acGiiâûn » & dédajf:]iane de 
fedéièndr e » dk ao people : Qcoïens» 
poUqoe jevoiis.trDavea(iaiibtés> allons: 
remercier les dleox d'avécr détruit la 
pnidaoce de Carthafj^ » & de nous avoir 
accordé la viâoirc far Haonibol* A^rès 
CCS motsprenanc la eoats du Capkole^ 
il entras à & fuite tout k|}mipie, te 
les accoliMurs reftérenc ftnli ;. 
Mer^* de ^^ ^ d'wnc eatrémo cooiiEqqenccfde 
%i^ ^ répandre en général dins k. peuple » 
^"'^n'efpric de rhQmieiir& de la droiture. 
lois* Cekiêia IkîIc, lorsque les grands en 
Â>noeanot Veaempk^ la rvobletfe , & \^ 
nobleflCc au peuple. II fuffic pour cela 
qu'à la cour du prince & dans la capi« 
taie du roïaome, on ne v a nille a vo i r 
aucun commerce avec les chicaneurs , 
avec ceux qui ne paient point leurs det. 
ttf, qui drcbUent la Ktpu(aeion^d>u- 
trui ^ qui traitent nat cent qui dépend- 
dent dTeux dans leurs famiffes^ qui (ç 
livrcfiC aux excès des |pa(Sons« Si Ton 



■««^F««^^P*««i 



•^«1^1^ 



[«3 Corrupttflimi refuUic& plufiinx 



I ON. Lîv.V. 195 

voiiotttouts les vices qui lie KSfir put pn^ 
n» par les loix , attirer chs flécrifliicet 
de la répotation fie la pri varton de tou^ 
tefiicséai> r«tpritdel*bDnncur&dcla 
droicufsedeviendrort biem&t ïtfpnt gé* 
nécal de la naciou. » Àc ceaexempks (t* 
roient'très efficacut pour prévenir iet 
gtands crimes auxquels lesiumaies nr 
fe ptMtêiit)amaisott*aprés avoir éoé cor- 
rompus: par <erefachcmenr > q«ria iu* 
fttce humaine ne fçauroit pumr * 

Xétsophon [/] décrivanc ks loix de 
Lacédémoue y^ obftr^B qfu'aîlkors il n'y 
a point de plus grande punition pour les 
iaches A pour |q méc h ant s ^ qsede paf- 
ict pour ce qu'ils (ont t que (fai rtfti^ ik 
fomcùt^ cotxverfent» &traikp2enravec 
lo aotfct iKunnies : maiiqu'9kLacé4é« 

nvone qufiis nbferdient auifi &c» 

cVft une honte de lesicœvoir en ia com- 
pagnie, & d'avoir aucune forte de com<» 
mcrce avec i^% : ils n'oiêroienf auffl (ê 
parer n i prendre ks mimes libertés que 
ks honnêtes gens , ihr peine d'en are 
mattraioés . U ne fiiut donc pas s'étonner 
^kls pfféfërentde vaincre kurspâlfions > 
oo de mourir honorabkment» à tant 
d'inÊimk.. 

Pkeondit[i]qiielamutiitudedesmé« ^^ i-oW^p. 
decksftdesloriiconfnltes, eft la mar- Yation 4es 
qutt k plus cenaiuedesdéibrdrtsd^n ^^'** 
état; c'ieft que ks malodiesducofps Aor 
k plus (bu vent à^ fuites des makdtes de 
rame>& que parmi lesmatad ies de Tâme» 

m pfT^TlÇ TTJffvv^ Ctl in UISliTWTU IvTjuut 

engendre ks procès & qui multiplie ks 
>urifconfultesTaciteC*] remarque auf* 

fi que le grand nombre de lotxtétuoi* 
gnr kcorraptiondc k néptibliquo. 

Thucydide feîtcfircà Cfé6nt^],que 

de mauv ailes loix bien obCt^irvécs valent 



»♦• 



■ m il .1 ■pi^^i»»»^"^*PWiW— »^>"^w>«i » »i y ' 



Perche iouoii credo c^fîieoiaéiptA 
cattiv^^fifem^ii^iA utu rfpubtka » cht £»» 
«un»kg|ie>erw>kaff«va^»# U miUf^ 



i9< . T R A 

micQx qitede ixmnesloix qu'on obfirrve 
maU & qoerten n*eft plusdat^ereux en 
un état , qœ de changer de conduite • 
Dans le même hiftorien» Alcibiade fou^ 
tient [7] que les efprits remuants » (èm« 
Uables à ceux d'Athènes « peuvent 
mieux être contenus dans lemouve-. 
ment qucdansle repos > 8c quon réuffit 
toujours mieux en demeurant dans les 
anciennes n^aximes, quoique peut-être 
moins ixxincSo qu*en. les changeant eit 
dé meilleures^Cciiravisd*Augu(le(;0 
dans IMon Caifius > & de Tibère dani 
W Tacite. 

Souvent une referme ^ contre temps 
irrite Ci^] le mal , au lieu de k guérir • 
Hobbes compare £ < } les téformatevfs 
imprude nts aux ailles de Pélée^ui vou* 
lant rajeunir leur père le 'firent mourir. 
L'écrit de rèibcmeacauiela perte [<l 
d* Agis & de [^] Socrate . 

Philopœmen ètoit fi propre [/jàgoo- 
vemcr y que non (ênlement il (çavoit 
commander felonies loix,mais comman- 
der aux loix mêmes » quand Tu cilké pu- 
blique le requéroit • Il a été reproché à 
Oâavius& à Catond*av#ir plutôt ex«. 
pofé leur patrie aux plus dangereuiês 
extrèmitèsje premier pendant les guer- 
res civiles de Sylla > le fécond pendant 
celles de Cèfar , que de rien relâcber 
de lV)biêr vation exaâe des loix » 



1 T E : ' 

Les ambaâadeursdè Lacèdèmone in-^ 
fiftanc C;} pour faire changer le décret 
rendu contce Mégare y Pmclés leur aU 
légua qu'il u'éiott pas permis de chan^ 
ger le tableau fiir lequel uneloiétdtc^ 
crite. .Ehbien» luidtt Px)liarcés> futi 
des ambadadeurs > n'ôter donc pas ce 
tableau i retoucnez^le^Iemeat « puif^ 
qu'il n'y a aucune loi qui le défende* 

TcMits chaiigcmentsibnrd'ordiiiaire 
ouifibles à récat. Une vieille femme de 
Syracttiè Ib} offrait tours les^oun des 
(acrtficcs pour la conservation de De^ 
nys • Ce tyran s'ihibrma d'ielle queliiMi- 
tif lengageoit à fiûre publiquement des 
vœux pour lui , dans le temps que touts 
les citoïcRS le chargeotent de àaMu 
âions^Cette femme lut répûadir.Quaixl^ 
>'écots jeune » je feuhaitois avec Je pu- 
blic la fin d'une tyrannie , (q[ue nous 
trouvions fort dure àfupporter. Une 
autre bien plus rude fiiccéda à la pre^ 
mière >tu es veiiu enfuitt nous accabler 
de maux plusaffireux qoetouts lespcé- 
ccdents: je prie donc lesdieux qu'ils te 
cmfervent > à caufe de la funefteexpé^ 
rienceque jTai que touts les changements, 
ne fent Qu'augmenter nos calamités • 

L^irrefolution [ i 3 eft le pire de touts n/^ 
les partis , & feuvenc il fercHt moins jutioa & 
préjudicîabie de (c déterminer mal , ^ T^'^ 
que de ne fe point déterminer du tout . ^i^^ 



UJ Tic imi4^ mjms iffXv^f^\ir^ 

^^àfi^i(^x9rnfjuf9fjJjicn , nSv fifsrltf mai h- 

C^3 i^joi- 6 mecum ante viri ftrenui 

^diles confilium babaifientr nefcioan 

«miin» feerinï omittere potius prscvali- 

<•* & **»lta vitia, ffiiàm hocabfcqai ol 

>aUm fieret quibm flagitiisîmpareseflei 



Kec vîtîa noftra ncc remédia pati pot^ 
fiiraMis^ Th.tiv. &, t. 

C^I Ne Tttlnera. cimtione ipfX reicin» 
jerentur, 

[1^3 flntarch, in Agi érCleomene, 

[#3 ^iMf,é^ki*Sûerst. 

[/] FlutMfrq, €9mf0r. dt FUmh. & dé 

igl PlHrareir.inFJtriet. 

£.1*3 HKhUv^de iîfcor]^ ^U?» z.c%^, 1 5» 



D E L' O r IN 

t^ fenteuT des confeils [ kj kit man^ 
qocr ksoccafiûfis favoraUes • Mftiherbe 
dkilans onedc (es lettres:?!! eft vrai que 
rEfpagneafpiie à la monarchie uhiver-f 
felie^ ielutconleilk de demander onc 
ùxtiéziKedelà fînda monde* 

Les voies mitoifennes £/] ibnt les 
plusdangertufes: elles expofênt ordi» 
najrement Im] celui qui les fiût aux in- 
co tfu r cqi cnts jdes deux extrémité»^. Une 
armée .Romaine [jfj s'étaat .engage 
4ans un détroit appelle les fiwirÀes 
Caiidi{ies« 6 trouva à la difctétiondeii 
Samoitcs/ês ennemis. Leur général en-, 
toïajcon&lter (on père for le traitement 
qu'ildevoit.iiire a ces légions: IcviciU 
lâfd jrépôndit > ^uc 6m avis étoif de, 
taiUer«n.picc«s toutsk:} Rpsiaiiis. Cet 
avis!ia£ .te^népar le cooiêii de guer- 
XB, Goanne inhumain ftdangpreux par; 
lesjCQnfëqneiices» & lorfqu'on eut ren- 
voie un kcoad coiirier ail pérê du gé- 
néral > jl manda q^'il iconreilloit de 
renvoier touts ks iCraiains Jibits avec; 
k traitement le plus faonorabk. Ces. 
deux fcDtîments parueent,^ extrêmes 
& fi oppofés» ,iy:ic Ton «e cŒqpris 
pas qtt*ils étoknf diâés l'un & Tau^ 
trc .par une égale prudence • Le pre^ 
mkr tendoit à porter un coup mortel 
ï la république Romaintc par la perte 
de&légiooa: le. but du iccond étoitde 
rengagera une reconnoidance iiidif» 
prn/kUey par qn bienfait fignalé. Le 
confeil de guerre des Samnitcs prit un 
troifiéme parti mitoïen : il fit défarmer 
les Romains, ks contraignit de paflfer 



Ik'i lUos dttbitaoda magnas. opportun 
nitates corrumpere . ^^iJkfi^ dt ML Ca* 
tiHin, 

[ / [ hÊMehimv* de difcvrfi > // ^, t. r.17. 

[m J Moxutnsnqueconfiliumafrema* 
tusquodinter ancipltia deterrimum eu » 
dnm média fequitur, nec aulus eftiàtis» 
aecpr<Kidit. Tac. 



lu IN- Liv. V. t^y 

{0) ibu$ le joug > & irrita Tennenû 
fans raffoiblir. 

. Crfl^unr maxime parmi k$ cens dir »^ , 
mer > .quand ila rencontrent une baku me à*amii- 
pe > de lui jet^er un tonneau vuide ^y icpcu- 
pour Tamnfer , & pour la détourner ^** 
d'attaquer le vaiffeau même. Plofieurs 
politiques en ont u(é de même à l'égard 
du peuple, lu! préfentant des objets 
frivoles pour occuper ipn inquiétude» 
8c pour détourner fa malignité. Al- 
cibiadeaY<^t un chien fort connu dans 
Athènes: il lui fit couper la que^ei 
& comme un de fes amis, en qui il 
avoit beaucoup de confiance , lui en 
eût demandé la raiiôa ; Mon dêfiein » 
Isii dit-fil, eft de d<Mier une matière 
d'entretien aux Atbénieiy ^ & 4e dér 
tourner leur attention & leur critique 
de ce qu'il y a d'jmportant en ma con- 
duite » Si qui doit être pour eux uiv 
myftére . 

, C*e(|k dans k même Uns qut ks 
Athéniens donnèrent aux poètes co* 
mique» ie titre de coniêrvateurs fip 3 
des vjljes • Ce peuple a Êik plus dc^ 
dépi3n(ÎD [f } pourk théattt>.que dans, 
toutes fes guerres, qui néanmoins fu« 
rent presque continuelles » ' 

La ibkmnité des jçux. Olympiques 
épo|t la plus g^ude a^ire de la^ Gré* 
ç^. Sott$ rempm L^] 4e Ç}aude„ lar 
villç d'Antioche acheta; de la viflÇs 4e 
9i(c le droit d^ célébrer ksjepx 01ym<J 
piques , qui ne furent transférés à Ann 
tioche que fous l'empire de Commo* 
dc', & ces jeux continuèrent ^J êoce 

Bb 5 



' [« 1 C^êtok une ^r/indg ignominie su /i^ 
dat vamcH de pafer fous îi \9ug , Ce lot^ 
ttoîf fdtt de trch uveiêH t ^««" &^V ère- 
terre ^ ir^ un pofé f » travers.»' 

[^] Ir Valéry 1ère So. 

[r] Le F. ^e Bruf^ j traifi des pux die 



19.» T R A 

câcbrés jv^xA t^mpifede Jaftit», q«i 
les abolie entièrement • 

La vitk de Rome étoit èi/vilie en 
cttux partis, a« fujct des deux exctU 
IciKs pantamimcf Bathytleft Pelade « 
Aagttfte aïane grondé ce ifernier fav 
lrarsdi^iKes& fuv rMmoflré^i ré^ 
gnok en€r'c«x , Dioff> rapporte [ j } <^ 
Pyla^ M répondit: Stigneuir* mous 
êtes un iograt v tai4^ te pci^pk s*or^ 
coper de'fio9 <9ffi?rcDd»« Mâcr^be [/} 
antribyë cer^ niêiM répmife ^ P^hide ,' 
aafalerd^fesqttefcMes avec at» autre 
comédien nomoie Ntytas . 
' Le peuple Romain [#} qmi dMrU 
baoit les hiF^avr, ît commandemtnr 
desiégionr, toùftes fosmagiftrantfes, 8c 
qui avoit fur tour ««e aotoritë ibif^e* 
iraiiie , ne Alt plus ftnfible (}u*i« btm 
marché des denréei, d? h l'amufeoiciic 
lies (peâact^ * La magnificence èt9 
fèces fut le moïen dont fe fervlrcnt, 
pour réblouir ,^ettx o«i lai otérenrlâ 
puXTance tic fa liberté « - - 

LorfqoeCé^r traita^ le peuple Ko* 
jMin , il y eut rKijS^t-deuic mille grau- 
des tables ftrvies .-Ce qu'il y avoiedè- 
l^s magnifique dans les Tpe^ftaeles des* 
komains y étok les loteries ; fa <|.ftrK 
botioii des tots* le faifoit par des biU 
lets jettes ao hazard au premier qui 
s*ei> potiYoft fofif. It refte dam les ca» 
Mnets des curieux piuffienrs médailles 
(•«*] f qui font ief naoni^ments de ce» 
kbéralités . 



"••^■^*" 



£f 3 IdMcrêb' Saturnml, Vth. i. r.7. 

. I^ 3 * • • • 9^1^ 4ul dabat olim 
iîoperium,£uces, legiones, orania, nunc fê 
Condnet, acque dvts tantùmresamûus 
optât 

Anem & Citceniès Jmven. 9mr, to. 

IxJ Ces lûferkffi iMgg j ix Ay ii f cooghiria 
& tes mêtUHUrên 9nt été éiffM^t mêààdks 
a nriéUrês , 

w 4'fArp#v t^iTTH ^'i^»x^« 2X#«rA, <5v» 



I T F 

N)eom> pendant* des )eitx fclenincli 
tyy, il le^eer at> peupla de^ceahiUeu 
qui cocitetioient dmrs préiêaai de Aie» 
Âr volailles.» de meliblca, de pierte- 
tm$^ dlMbits^depe«Ies>^ tableaux , 
d'efclaves , idechevaus > d^mionauxap. 
privoiâs y d^ wâtf b aux , dt maiûms 
dansRomey de aet rcs à fai copipa g 'UC , 
éi fanuM» d^r ou dVwgent •' 

Dion C^I rapporta que fimpcajur 
Tkr jotta l«Mnéme> . d^un^'endioitite. 
véde i*aibs4ttthéaC9t oè il ocoit flaoé, 
arqtf^ dilbibua avpei^le de pétiics 
boules de boia-, que m ducune écok 
1^ m«9^ de quehpif piéfeut > cooaaw 
de vafes dW Ab d'argent , (fcfckrpcs y ée 
die VAUX 9 -& auerer choîtfa • Gdui km^ 
quel une d(D (et boules lomboit «it pâiu 

tagt ^attoiareeefotr Ivduiiqufella^ccaK 
tenoit^ds t^Skm qfuc K o aa pu t w r a v oit 
prëpoft pour déti^ior ^ chaqiie pocti* 
euHetrcequituiéioiféelui. - - 

Doaiicien avoir hif jetcer [ 4) des. 
bî)le<9 de cette foifa: it fut a^rti qa*tt 
rïry-avei€ <|ue lé menu jpMpie qui en 
eôr profité \ que l)e$ Muacoucs 6i ks 
êhevatiers n*avoient pus- voulu- s*exp(v 
fer au luamltedbla populace pour en 
ramafler * tt fit publiée qu'il y aivoic 
cinquante billets i diftribuer au £>rt 
dans chaque rang des places qpe les 
iënateurs & les ckeyaliers occufoiene 
dans rampMc héatre • 

La (aintc écriture kit une ddcri. 
ption magniique d^ine Abc £bi, que 



^mm-mn 



**mm 



laj Sue t. m Domt. 

[^] Tertio igiturannoimperii fui, fe* 
cit grande convivlum cunâis priocipibus 
*&^pueris (uis, fbrtîflîraîs Perûrum , & 
Medonon iuclyti9, &DraB&âis provins 
eiarun caràiu(e> ut oUenderet divitias 
gloriaeregnifui, ac raagnitudinematque 
jaâautkn potenti» im, uiulto tein po- 
re > cenouu vktelket dr oâMigînta die^ 
b«i$. CùmfBeimpiereutar dies convivii» 
invitavk OMUiCittpoputaim> qui inventas 
eft in SuûiB à maximo ofqae ad uhoî» 
awm: &iuiUtfepMii diebUs conmium 



DEL' O P;i N I O K. tiv.V. i^, 

tifitm^ ic Toi A^aifos, Ce mevax/tfo/i jj/k faxàtnjkr Jcrnandoif . it^'a- 

.aâçinbla tooù les lëigneuis 4ç icsaç- hat rjctjm p ebies d'baoaau Haat le compen&î 

i)]iu&<le fa cotirt&Jc^r dçonauoe vrai patricnoine du prince; il doiccn ''^"bcu. 

iicte qui Jura cent qaatre-vii^cs pax^ .f^wk^e^vire .paiu les £ujx valoir da- 

.fi44 Cs (Dois^ iam^u'ily c^tniintcc- vannage. - CÀoit vnftécaaafeai: îovt 

fnptiftftajiiaùaaùonà la iiij)gnificn<< mà^uSc\AtiiêiKt,qwc l'honneur d'uac 

ceiuiQcUqucUeilsiurcrTf trvcé<4aM A^nfë^ni U:[(]CéMRuque. 

£>n|al4t$iJlcduruclctf joi|c^jIrçgi»- Tbtufyinic tc^ntiuc ceuroone de 

JatoucIcpcaplcdeSuun» «piudcde de«s bruicbcc d'olivier, pournécooi^ 

iij'ïcats. peDTe.fi^] d'avoir rendu U liberté à 

;ll4voit£ùtiiirpp^^t^9e.gqA^pU- ^tbéaet. MiIuadeobciotClpourié- 

cçdan«lujardiiu.(iui%pa^icd'éaie' fioaapenlc de la Signalée viftoire .qu'il 

fwdBf;éc4e marbEçhl^ijc». Scffiate remportait MantluMi, d'être rcyrélên- 

9veciweagiiéable variété. Les litfcan- tédaMle licale plus appirencdu t^- 

^saviour des ublcc Àoient d'or on bloau qui fut fait de cette bataille > Se 

d'aieent-:tDut) Icf vaiétéipicntd'or :(es d'y être peint conmcétaot àlacêtedes 

viandes étoicut fervies daiv des baffins autres chefs Se esbortaac les aoupcf . 

fiai riches^ ut» que les autres : on , l^ Epborec rérao^nféçeat [/} <o 

avoic tendu de magnifiques voilcsde j tn^nCitempc la vajet)^ d'un f i{f)uiR p«r 

couleur bleaë cclelk , de blmc & «occ<iiroflfK, 4c.jgaauaxù(éo^tu;é 

4'hyacintbe, fvatcnuf pardescordoot paruocamesde. _ 

deibïc&depouiprei qui Soient (uT- DanslafutfelaT^mpenresd'tioâ- 

i^dans dci anneaux d'yvoire, & ap- aeur fm«nt pn>di^é«& avilies. On 

ptûcf fur des cfjomnec de marbre . A voïoit laAattië d',wg/i»éx^\ d'arme 4 
fliyqiw tabicil yavoit un gfaod oS- ^côtii de colle d:an^f«u df.flutte.qui 

cier,pourfiiirelêrvir toutcaquectia- avuc.fpa pltMV iUifcmiiç..Les Th4- 

■" ' ? ' ,' ' ' ■ ' —■ V, - - ' . I ) ; ' •; ' -. '? ■. ; . '■ ' " 

,pT!V;»rari î r veflibulo borti > & nenurif , t^^guBtr fiuUjIiuittif* frmtéiutJ* d* r*- 

ouo4 ■'egio euhu&nUDUConfitumcrat' rii ft ntmme »nff thiàllfrit. Ctni^ftOu 

Et pen^ebant ex omni larte tentorJa diiicHtii»r4iintMtiendiinomCrtc^iurtnt)n 

a^rii C«k>HsdÊcaft>rf«t ac hyaelntbinl , Méréd*iNiiMii»rJinJHL»Mvr*, mâiffûrt* 



nul su» 

& coluii 

Leâuliqi ' 

Tîmentui .c 

utepiâi 

quiiovitatieraot. k^MKHWtt'^ ^ ^liii qfflS ■ NaniWeh«ioMilti»Jiqvi AïbW** ■■ 

atfjucjiliisvifiscibiiBferchantHr Vinum tot»niqueGr»civ»l*''e"'''f^'^rl?*°''V^ (. 

quoque , pt reagnificcn<ij rcgil (fignum tributuseft: Inpor£icii<JiwPaciKvoca- 

-«rat,iib«nchins-A;rra:crv""niP«ne''«ttir. tur , euro pugii» depinpereàitMaratlrt-n 

■ Nec erat qui nolentcs cogeret ad hiben. nia, utinaccem prtetoram numéro pn- 

duH), fedfi'utrcKftïiuerat, praponcm maejusinugononcrctur^quehorMrctur 

manGsfir^ulocdtpriDCipibmniit 1 utfii liliiaff i p wtl iuin q u e a an i'wn tefet ■ M ctq 

meretunufquifquequodTelIet EjfW.r.i. illepopul|iS.poÛeaquamma)mimpenum 

J«.d.7Arh^>Hs:^!UfurnJi.^.ç.'Kim. carropt«s. trccenta* fi.iu» I>cmemo 

,« du mm Grec ^-./«i^i Ttnilierie. ^phAlawiecr^it- U.mM^t.^d. 



-I 



io6 ' ir K A 

' bains élevèrent une ftatuë Iglï Rro- 
fXXQus comédien , à cocé de ceUe d*Epa« 
minondas. 

Les Romains ûfërent avec plus de 
fageflfc & de difctétion des ' rccompéiï- 
Kês d'honneur . La couronne de triom- 
phe étott de lauriers celle de Tôvisi- 
tion ou du petit triomphe écoit de 
myrthe: la couronne obfidionale pour 
la conouête d'une place , ou poulr 
avoir fait lever un (iége i Tennemii 
ctoft faite d*hcrbes, pour marquer la 
poCfeflionde la terres la couronne civi- 
que étott de chêne» &iedonnoit pour 
avoh: fauve la vie à un citoïens la 
couronne murale faite aufli de chêne » 
croit la récompenfe d*avoir monté le 
premier à la brèche d*une ville, ou 
jfur le rempart dii camp de renncmi; la 
-couronne navalé'outoftratc [è] étoit 
la récompenfe d'une vîdoire tempot- 
tée fur mer • DÙilliùs après avoir ga- 
gné la première bataille navale > ob- 
tint [î] dû fénat que toutes les fois 
qu'il reviendroit de ibuper, il fefôit 
reconduit' aux flambeiiuic te au (on 
des fluttes. 

Le P, le "Comte rapporte que Tcm- 
pereur de là Chttie donne des titrés 
d'homieur & antres récompenses aux 
■ morts p 

Moocagti^ ùk paroître des fend* 
cients £0 fott ddintéreflSés* ,| Si au 
;, prix qui doit être amplement d*bon- 
neur ,. on y mêle d autres commodi- 
'^ tés & de la ricbeâc , ce mélange au 
'' lieu d'augmenter l'e(Vimati<M , la ra- 
9^ vaie & la retranche ; L'ordre de S. Mi- 
^> chel , qui a été A Iong«temps en cr£- 
,^ dit parm^ nous , navoit point de 



•'1 



1 1 
I 



I II II i ii t 



i9*a*i 



1*4* 



Vf} Lm {0$$rm»$ K^Mte Awf mnfittfpéL 
U€y pnrcê tjH'eUe repréfmt$9f des fromts tU 
nJivtrCifipfelléeslofixz% 



I TE' 

plus grande commodité » que MIèA ^ 
de n'avoir communication ^ucti- 
-ne autre cacamoAté . Oela^^faifôk *^ 
qu'autrefois il n'y avoir ni charge rii ** 
état , quelqu^fl fôt , auquel la tie^ ^ 
bleffé prétendit avec tant tfc'défir'& » 
d'aficâbn qu'elle foifoit à Tordre, ^ 
ni qualiéé qui apportât plusde rdpeâ ^^ 
& de grandeur ; la vertu embraflant 
& afpirant plus vobntier^ à une r^ '' 
compenfe purement fieime , plutèt ^ 
gtorieufe qu'utile: car i là vérité s te ii 
autres ' dons n oitt pas krur uâ^ K\ }> 
digne, d'autant qu'on les emplâe^ ,^ 
toute forte d'occafions . Par des ri- 
cheffes on fatisfait le fervice d*an va- 
let , la diligence d*un Courier , le dan- ^ 
fer , le voltiger , le parler > & les plus >> 
vils offices qu'on reçoive': voire & le » 
vice s'en paie, la flatterie , le tnacqùt- ^ 
rélage, latrabifon. Ce n'eft pas met* ^^ 
veille fi la vertu reçoit & défire raoii^s 
volontiers cette forte de monnoie com- ** 
mune , que celle qui -lui eft ptd. '^ 
pre & particuliéte , toute nbblc & » 
généreufe. j> 

Ceft ne pas connoitre les hommes , 
*que de croire' Ics^mcner pàir^Tâufrcs 
moti6 que ceux des palfions: l'ambi- 
tion, rintérét, l'amour font les ren- 
forts qui les font agit* . ils veulent être 
eftimés , & c'cft. unp forte de paffio» qui 
influe presque fur toutes k$ autres. 
Giux qui les gou.Verncht peuvent tirrt 
de ces fentiments dé très grands avan- 
tages X'eftjpar l'ufege des padions que 
' les fodétés fubfiftent , & que les grands 
états fe foudenhent • 

Jofeph fait un bel, éloge [/] ^c 
Moyfe^ en difant que ceTaint Içgif- 

iatcar 



t«*i 



^ttm 



4^ 



/ '»' 



C» ] eu. de feneB. Tm!. Mmx. Bt. 3. r. d. 

f ^} Effms de Uontmme y livi. e^-j. 



D E L"^0 T I ?N 

ImtnK 6a9UQÎt.oe Gbonoiti^ les paC* 
iioD$ que par le^ effea qu'il en remafo 
qiiQi( 4mi )f»attCfea« ... t 

dlltM]lcl<nf& lejctt v^ nepoo^antis** 

trMcberUpa&m xtes feàimet » ni IW: 

terdireàresfêâateorsi il eo il aoiartt 

ttute la-violeHcc par une Jibefcé Ans 

hoxnt^i'lc. mmende^totus leploscifi»» 

caoe pour l'éttindf e • Le peHeâion ^ 

rhomme d*ttat eft de calmer Sam. hxu 

même les pafltonf^ 6c de fç^ vdr lésmet^ 

cre^n ufage d^ndci aueres.. 

i8. Les iKims dos choies ne font pas à 

L%î^foî! «îégligcMlansiapolrtiqtte.AuguftcW 

btct font Kjett atouts les titres^ui pouvoient dé* ; 

"«gS^teP'»'*^^ > «^ <*^^"t *a qualité de ditar. 
•acfuics • tt>ir odituiêdato Sylla &daiis:Cé(ât'7it 
cacha bn6;pttt(rancc nouvelle & itnsi 
bornes, lourdes noms.conims& des 
dignités ordinaires: il iê fit appdler 
empereur pour conferver Ton autorité' 
fiir les légbns: il fc fit créer tribunpottr 
difeo(êrdu peuple, fousprétextedele 
déiendre ; & gouvernant It fénar ibus 
les titres de conful & de prince dv 
, fénat, il réunit en lui toute ibrte 
d'autorités. 

Un ienateur aïantibutenoavec ibr« 
ceM on Sentiment oppofë à celui de Ti« 
bére^& les amiidu Knateur qui crai« 
gnoient le reffentiment de Tibère ak'ant 
voulu Tezcuiêr , cet empereur leur ré^ 
pondit , ^11 n*y avott rien d'extrac»** 
dioaire dVntendre dans le (enat deux 
Ungtcurs opiner différemment fur les^n. 
téréts de la république . 

Le cardinal Mazarin diibit, qu'il 



lO-N.TLiv.V. roi 

n^avoit rien trouvé de (dus* utile ^ue 
de feindre de la difficulté de s'énonceir 
en Franipts; que par l'apparence de 
cet embarras, il s*étoit coujouritiréf 
des embarras véritables des réponiês 
quli avoir à fiûre. Tibère naturelJ 
kmentobictur , affeâoit encore d*au-> 
gmenter robfcurité de fes dif^ 
cours « 

• Ge font les reflbrts les plus foibics 
qui À>nQ mouvoir lei grandes machines 
politiques. Les événements font at« 
tachés à des tirbonftances fî cafuelles, 
querinccrtttudedtla prévoïance poli- 
tique peut être comparée à la vani* 
téde la prédiâion aftrologique . 

Cicéron affure cependant{p] , que 
lar prévoïance qu'il a voit acquife par 
Fapplicatibn & par la longue pratique 
desafiaires, ne Tavoit jamais trompé.'i 
Je ne devine, dit il, ni par le voU ni* 
par le]çhaiit desoifeaux,ni par telles aur 
très obfervations connuésdans Tart des; 
augures: je me fers de quelques autres 
(igne^ pi us clairs & moins trompeurs f 
je considère d'un coté le génie de Céfar; 
& de l'autre le (on ordinaire 8c la com 
dition des guerres civiles • ' 

}emeeonlble, dit-il [f] ailleurs) 
par le témoignage de ma con(cience^ 
niifant reflexion^ que j*ai rendu dQ 
grands fervices à ma patrie , quand je 
l'ai pu > ou que du moins f ai toujouirs 
juge des aifirires avec b^ucoup de' 
prévoïance, 8c que le renverfement 
de la république eft arrivé par cette 
même tempête, que j*avois prévue 
quatorze ans auparavant • 

Ce ■ . ' 






[i»l Alcaran > cU, 5. 

I»} Conruiem(èferens& adtuendam 
olebem Tribonitlo jnreconce atum,nbi mL 
Mtem donis» populum annoni icunâos 
dolcedineotil pellextt, infnrgere paula- 

[0] TocjumslMB 4. 



[f] Praeclarâîgitur confcientiâ fuftcn- 
tor , cùm cogîto me de repablicâ aut me-- 
ruifleoptimè cùm pocuerîm> aut certè 
nuaquam nifi divine co|itaflV:eaque ipQL 
cempeftate everfim eSe remrublicam , 
q^anl €%o qaatuordecim annis aocè pro(* 
^xetàm.CktsdjitfkMn^ ififi^y^ 






iox T R A 

Les ittitti dk Océfon m Axtîctt^ 
dk <jocnctiiisNepoi, tkmieiit lîm de 

y tttMhfcActpjwom & les iléoNn dts 
cht£i« .& ksdÊotgamcvÊCté^iaitéfmm 
bKqvc , tnsr^és (i tauMâcRKot » <^'it 
eft aift d'en caocbnre que ta pradetw 
ce £r} <ft twc e^écc de 4livimittin> 
puifque Cicéron anon&ulemcotprà* 
ditlescht^sqruîckviBcnt ànâverpon* 
dftmûi¥ie« mMaoHr «ottoqûarcU 
vcffeo^apoàs&mflct. . . 

Le fiirde d es icetitx d« Vak a dttr 
Né que j'étots avecuneikoté fiirt in* 
ûtm9, avec m coffs & un eiprtt peu 
laborieux » une micaokc grandement 
iffibéciUe, «fane pour toute gmce de 
nature ttne (âncîté à la yÊirkéhfftànk 
de, quejenei^hejamaifidcpoisqttef 
fai été ai âge dlohovifne , étm arrké 
rîen d'impoacauc ^ ni à ïtiÊtf m au 
public 9 ni ï aimeupaceiculier» ^que 

Ueftdifficilcde condlÂcf cette mo» 
voiance des événements avec lalef^é^ 
reté des mo(t£s qiri le^dau-ieot. Des 
patiSonsftiyokStcksiiikmies de comt; 
des humeurs extravagantes > un captû 
ce, un dépic, iicNit les cau&s ksplus 
ordinaires qui donmnt lebMnfe aux 
g^ndes catiiArophes • 

Or apprend par des vers [j] fiort 
«bfoéfiei d'AuguAe i qu'unejalottâede 
Fui via ^fecMUe de Marc AMoine » atiu- 
fliaJa dernière dtsguerncs civiles, qui 
décida deladeftinée du monde» & qui 
acheva la mine de la République Ro* 
maine . 

Quelques jeunes gens d'Athènes 
[^3 s'avjfêrent dans l'yvreflTe d'aller 
àM%u3e, d^ d'enlever une courtifaa^ 
ne nommée Simirtiia. Les Mégarkm 



I i T F 

oAmfts ^Mteatïkm XMf i Atké^ 
nés» de Y «aMénenr 41mx ixpBmik»^ 
nés d'Afpafie . Le rapt deoia ifuii li«k 
mes pLxsIndqoccelMdlHéléair^ax. 
ciflitlxguca^iâttighMte Ai^ PélopuH»^ 
néfe i iqmqpffèf atL «âa naâtit 4fÊ^' 
pxx la paifcd'AtbéMe». 

Le ijour de la bawHe drCaflMir 
Gdbon y mi 'des pncfcipianc onlcioix 
Cartfaagiimsy étk>it 4e igraa4 macî« 
aapiràs Aiaonibal. Voïaat déâkt ks 
Rnawhiyidr kuccampdanalaptaiiie, 
la belle ordonmmre Oc le gONidooffi» 
bre de ces troupes le frappa 9 & il fit l'e- 
marquer à I-humiba) qi^ds n'avotuot 
point fiKXMie omnbattu xxMicre une 
armée û iwBbceufe» Vruttntnt tuas 
mifiia^'hti Tépondic Hanoibal , wiâ^ 
bien des &oaiains , de oe qui doit ce 
paroîtrcnnooe plua ioprenant, c'eft 
qu'fitcun d'eux ne s!appelk GHœn 
comine toi* Ce bon mat du général 
CQttffuc attfficvrxianatouts lesrangs<les 
Cacthagbnir^ âciliofpira aux^tdaca 
unegaÎMCaé Éc une alfauranûe qui con* 
ttriboéxem à Ja viâoire « - 

>9 Coofidcrant , dtttaJtMontagne^ » 
rimpo;:tance des aâions des princes , „ 
nous nous perûiadois qu'dAo ébient 
prodttiacapàr qudquescauiesaxiffipe. 
lanees&JmporraatcaiNuiffmttstruiiu „ 
pomailsâMit menés de ramenés en leurs „ 
mouvcancocsparksmémesreâbrcsque ^ 
noua fixnmcs aux notrci La même rix* „ 
£m qui nous fûc tancer a v e c un vue- » 
fin» drede loutre ks princes une guer* » 
re : la même raifen qui nous fut », 
fructter un hiqupa> lumbanteu un »» 
roi » lui fait ruiner une province ': »> 
ils veulent acrifi légèrement que nous » ,» 
mais ils peuvent plus • Pareifs tppé- „ 
tirs agirent u» xirau de «nékpnmt. ^ 



>9 



>9 



•■ 



WFacîlècxiftimaripotcft prudenaètai 
quodam modo dlvinadoxem «flc . CiwnIL 

l'] Cfs vers /w rsf portés fsr Msrtié^l. 



epfSr.m.t^. 
ricl. 



D E VO f I H 

Am^pit L da pftfimfes 8Mnc$» non 
4S0»«i«JpMifMUk.ottifo«r Ic.ltmm 
4fi4M«MÎfMiy iMis ptur Aller xgytm 
une belle dame de Milap >doQtl*aaiiml 

fAT k$&r«^*^f»ttfrÊtiefiftêv«r dt 
li Goa^iilce 4c fouie r£i»fofe , fi Cfear* 

dec^fi^rb^MSes « 6k YAfkt d*Me gpilMtf^ 
sic âe4x£UedACiMBfie liilini I ^ A'ihtii 

de jrei^^ & defiolit^tie 9 ai w Ci» 

De TJMw» ropjiigSPT diorfon hiflaige 

iblttcion d'Heoû UL de £d dé^e du 
duc de Guik à SIon j ^e lacoAMencu 
4}ue le doc d» Maïennc fûÀ Oofnapa 
des vaftes àeffeim de 1<mi iirére « & la 
comoûi&oa qu'il luidoiuu d'êvettûr le 
roi, . 

Ces deux frères s'ttomfK leUe^enc 
' brouilles £43 pouf raai^i|r4*uAe4»aiPit 
qu'ils en yit^epH<àfi«: Wicb^vaos prn^ 
^battre) ouisieduede Maïenne lai- 
imtJie^ rcflesMonff plusi<ttiec$fquattd il 
fe yi£ fur le poimoude tuer (on prop^ 
Irerçâud'enÀceftiiArqu^ laffirfûe , 
.. Ced^cs*é(an$^i^ £Û fiKraîiier' à. 
Vibotel dcc C^uavaila I où quawf.^m 

àpqdç ibsaiqifi4iioiiS^(tti)P dçiiiMM^ 
avoc des feouoespuUiques y e*y aMMN 
modaii (ualaq4)'ii çucbcfolp d^#^dcr 
la chambre plufièaisi feauûites > mns 
n'aïant euleloifir que de prendre des 



lOH. Uv.V. icj 

loemeder palbatté , kwui» denesm 
loujDuai cidârnic am dodana^ le tendit 
encore [duapeÉittC > ^smome, & plus 
ehagprtu A engownlit en iâ pedEume la 
yif Mtt de iimtt fcRfard « 
. Lie graudi éiamHBB^ dit le due 
[ ^ I de la Roch c fcM cau lt > fcnc k plus 
iÔMcnt des effets de rhameur • L'^ 
y^edkn .& TaotipadM de Louis Xi. 
pour<kspriMcs qui nextAoieui pfaist 
ïtmfèd^ de luimer dans fa maifixi 
Marie.^ béaeiéeedt Ja maiiônde Bomu 
tpf^p Cette prinoede portant frs i^ 
tau fltaas la mai6a i'Âitakbc , alhu 
fltaks gNenesqui oœ cauâ pendant 
deuxofiocs aosd'aftreux ravages • 

Ce fut aoli vue firatccnome^ i 
fOUfie k (agadic poliéqtie jtieut'pti 
paévoif > qiKdcr a ïa di ay upnrstoni a r c 
de François IL Matie Àuavt > reine 
d'BcpSk^ Mriticiedii ootauoie d'An- 
gkserre^lgriqu'il j avait en Fcaucetaoia 
kéres dudefunt aoi à aiariea. 

François L e iramin a ar a yc ca ttwtiow 
Ifî gf «wl icoQ qni eft au ceaoe de Jean 
ducdc3#urgo0K» aC»flSnciuf kpona 
dcMomereutt» «n ohsat veuK.de Oi^n 
q4|i k lui «MMoicJiM dis : Stfe, x:'flft k 
trou par kqacl les Ai^oif feac cocréa 
en Fiaooe« Une ^tkufic amit été k 

. Ha {MTooéfteoMek docbrfb 4*4^v 
9Éiibpta^:i aaéf e -de fnrançais L & k 
connétable de .Be«cfam,.«a ptôt^ 
le ffe&ntktcnc de ccssce ptinoeîk«de 
ca 4M k ecanét^c n'avoir pas «épou^ 
du aux avances qu'elle lui avoit faites» 

Ce z 



■M^towWMvMS 



■»^ 



_ - T - I _i I ' i I I * -f r •" 



Zx} BrêHtomêyhmfmm llh/h u^ té Je tiutU 
rsldeSênniver. 

tC Angleterre fm msÈtre t*éuik mhésf^f Utite 
fàmôeitjCAeà^d'Ameieimymhte ai frmm » 
dr IcfrojeP d: BHcldniMnbétm de revoir ectte 



rtine^Êefefr4Ji»r9t A élkimmM teik 
qtUré^nt fournis * 
{xi TfmmnlB,^. 

iglfl^^lMmdÈeé94M^0ehefemmttlf^ r^tf- 



« r 



104 ' T R ' 

donna Item aux mécontentemmiis ^tfi 
déterminèrent le connétable à fe jettet 
dans le parti dcld} Tcmpcrear . ^ • 
; Mocténe & fioulo|;ntfe font hit la 
guerre pour un fccsiule'Si cirer de reaa-: 
Uncautrc guerre fatalofut^ilhimëecn. 
tre le duc do Bourgogne & tes Sûilîes » 
fx>ttr une charrette chargée d& pcaua 
de moutons . Un marchand SuiSt la £114 
ibitpaterparlepaïsde Vaux: on no 
Tçaît s'il refu&de païer Je péage .ordi- 
naire 9 ou fi on lui en demanda un plus 
fort que de coutume, il eft certain quQ 
ces peaux furent arrêtées • Les Suidc^ 
demandèrent réparation & dcdonima- 
gemeneaux (èigneurs des lieux, qui 
écoicnt }acqucs comte de RombUt ^ 'de 
la mailbn de Savoie, & le Tcigneur d^ 
Chateau-Guyon: ces plaintes devinrent 
le <ti jet de la guerre • 

Philippe de Commines obierve que 
ks maître(ros & les créanciers d'Edou- 
ard IV. contribuèrent beaucoup à le 
iétablir1ûrJe^br&ne> d'Angleterre: ce 
ibnt deux fùvtct d'appuis qui nuiient 
ordinairement plus qu'ils ne fervent. 

Pendant la minorké de Louis XI Vr 
les grandes affaires (ê règlement par les 
i^ntrigues des dames • Madame de Rho. 
dts , fuivant les mémoires de ce temps* 
â^i voit dajis fa garde robbe cinq ou fix 
habits différents de religieux 9 afin de 
k dégui&r , tantôt en capucin» tantôt 
en côrdelier y tantôten jâmtt > oui de 
qoelqu'aotre manière • 
: On lit dans Balzac^, que hfùtxù 
cription de très humble & biena^eo- 



Id] Tmt le rrMiré qtti It cêuntî^hh dt B^ur^ 
hânfo ovecClbMrlès 'êlitinrjtéfyvûif éponfgr 

tirre de roi de Bettr^ognr . 

ç W Cfeftlefu^fduf9ëm$dmTal[otUyiit\\^ 

*^cchia rappiu . 

. l/2Scilicet exterjup iupei(|i9.itteto non 



tioriné fervkéor âû bàsa'frnt lettre é* 
crite par te cardinal de Richêlita»aJHtfrtt 
txcitélecotrrooxd» cmfftèkéâp^ 
vaiés^ Uén a «autélavieddetiftcfedés 

biille (iommes^' • • -• - - -^ 

^ Le^anciéns^èieiitiIiôlnsdéHehtsâir 

le cérémoniatiils s^n^oïent feu è ^ 
formulesdemots, ou àdes^éKi?ate4fei 
dedémaitbes>ne(ai(iihtcas [f] que cte 
IVTentitl du pouvoir^ O1 troàVc tepen* 
<iat)t quelque^^aelnple^fde- ce^^ coiitelL 
tâtiôns daiisi^antîquité •• Tygrinés rtfih- 
fa^LucuUiis [A] letitre d'hhperéut 
éaDs la réponiê quil lui 4r » pÂircé ^iié 
ee générâf Romain^ans la fubfcrtpdon 
de la lettre , donnoit à Tigranés le titre 
de foi )' Ç&noncdut'de roi des rois, tjue 
r^rg^HtttK/menarq[tté> pfénoit • Plus 
ancienfiement [OiAloLandreaïaht rtçu 
unt'lettré de Darius , ^ui comîmençoic* 
par ccfs tnots , Le roi Darius ^ Âlexan-' 
drc) le conquérant commença fa répon. 
fe par ceà^ mots. Le roi Alexandre à 
Darius V & finit par cet avertiâement t 
Sou'venezl-Vou'st^ûiitesles Ais-queirôus 
m'écrirez^ que tous écrivez non feule- 
ment à un rbi, fhài^ aulrètrc: 

Les grands embira f e m e n cs [iO cdm. 
mencent fouventpar hi lampe deq^ucK 
que psluvre maiRin , dit Pbtatqiue > 
& il làtlt ^bien peu- de chofêpMr en 
impo(êr au peuple. le grand ijpmbre 
d'ilnpoftetirs qu*on à ^ parbîtrè fl 
foavent^ etteft «ne pretivc. Vnftuy aomK 
Smtt^ s\ÇRt £ /} «Juclquetcmps fur ^^"^ 
le thr&ne <dc Perfe , comme nls de *^**^* 
Oyrus4 Un faux Ariahtthés penfa Irnl 






f?. 



* 1 1 



eratnotttia noftrî , apud quos vis împcra 
valer>ina:tMa tranfraittuntur / Tmc. 

ii] ^inf.CttrtM,A.e.u • ^ 

Xfîi^ltétMnkdtfruep^^JÊremdé retfnhUeét* 
. [0 HitifdM^ Thai 



• < > • 



DE V O Pi M 

envahir le roïMme de Cappadoce .On 
trouve dans Thiftoite de Tancienne 
•Grèce "ai: fiiax Aiexandies, qui fe 
^^antene i » 3 ^nt&cd*ètte ddcendus 
d'Alékandre, tantâc d^etve anx droits 
<les Séleucides , comme fils d'Antio* 
xhUBi dcsPftuda-Pbilippes [a], do 
premier defqucls une armée Romaiw 
^triompha comme dCon roi véritable, 
A ^m fut tentt^ pe» fitsdcPerfée^ 
& lo ftcond fiit déiait en Macédoirie 
^t le Qiefteur ii TtemeUitis . 
f r'L'Mftbiie> plier ^ré^ënte dt la Oréce 
«ifeonii uf^faox Alexis, qui penfa 
ibulcvertout lé bevaot , -pasce qu'il 
reifi^mbioivàvafiisde IteiperenrMa* 
nuel G>mménes t- rni Sgak Di^énq^ 
dbnc Aïihc Coamébt [;p} ikU men- 
tion* En I ai3f. Bcrthiand I deRasàs; 
faefmice €hampeiiois% &idtt ^andputai 
pfiemier empereur: Ae (^onCtaftCinopie, 
fUxi de vingt anCapnéeque cet ema 
pereur eut été fait pfiicinhkr^arJcf 
Bo%artt. IlfuripettdaàUUei il 
- AkMndfd Balar^tf ), ^né homine 
de rifle de Rliodes^xleinrfliiaaiamcd^ 
cbaAi de Syrie Deq[\etsius Ntoitor ,• & 
sempara de ce vèïaome comme fils 8c 
iuccefleur^l'AntîochusEpiphaiieViDgt. 
iix ans ' aptes , Demetrîus, I^ficator 
éfanifircmbntéiusMie tbrone de Syrie v 
Ptolémée Pby fcoi>,TOi d*Ëgyptt, furcit»- 
[rj Qn4nytreimpofteiîtf>fiUd\inirijpier 
é'AJexandfie»qui fe nomma Alexandre 
Zcbina^fic fe dit ût d*AlexaiKlre Balas: il 
défit Demetrius Nic«tor dans une ba- 
taille» & régna for la portion la plus 
mnfidérabTe de la Sn^he * ^ ^ t 



'-1 



_( 



I o m; liv. V. io j 

Valére Maxime £/ f (kit mention^ 
plu6eui:s impofteurs , qui en difiihrctits 
teéaps iê ibnt dits fils de Tiberius 
Graccbus, petit*>^âls de Marius, fils 
ide Sertoriu», neveu d*Augufte . 
'■ Un efeltve [f ] d'Agrippa Pofthu- 
me> prit le nom de (on maître. Un 
jeunehommefnt regardé en Afie & en 
Grèce [/i^l^pendant quelque temps,com^ 
me Drufus , fils de Germanicttl.Peo 
4ipr^ la mort de Néron , il pacut [4r] 
un£sux Nétbn. Augufte lenvbïa aux 
galères un impofteur [7}, qui fediibie 
Alèxàndre,fils d'Hérode roi des Jui6; 
U y a rade £mix Antonins . 

Un certain Gondebaud venu dé 
Conftmtinople [xlv iê prétendit fils 
de^'Cblotoire :L JLe maire Ebroin fit 
porçîciiB ^s le tndm de Clovis [«i^ 
on jeune homme :qù'il difeit'û\& de 
Gblûlaire lll. 

-^uUnnomméTilonCoIiipy qui teù 
feânbloit i Tempereur Frédéric UM 
qoi (ftvoit qmdqoes pvrticutaintéB dé 
âvi^fefit padérr pour cet >enftpertbrv 
Treiite quatre an£ après que Frédene 
IL fot mort; tiftipo(leiif écnvir oner 
lettre à ' î^empeveur Rodolphe i. pour 
lui enjoindre de oliitter iVmpire. Les 
marquis de Miinie & de Turhtge, 8t 
autres feigneun Attemaiids^ avoienc 
fttivt lé parti du< faux Frédeticv- 11- M 
a(Bégé dans Noys, livré à R.<k)oiphe; 
& condamné à êese brûlé . Un &ux 
Vaidemar , marquis de Brandebourg, 
fut reconnu pour un meunier ^ & con-^^ 
damnée être brûlé. 

On^lit dani^ MarianaqoVn l'année 

Ce j 



, In] JipfÎMii.dibelhSfnf$cJih-xjMfi.Eh }$• 
W Tlor, efitém, Tit, Liv.li^ 49 6* 53. 

Ziêtrof, Uy 4. Eutrofft fe nommé Pfettdo<^ 

ftr{eeVé[Î^MtercMhl. 
r/>] AkxiffdMAo. . ' 

tf] Stifpif.Stvet.lf^.7\Ttûr.epitomM.st. 

y^Pf i^ n de belL SjrtA f • 



lu'\ Id,MnnMiM.$^ 

[x] Suer, in Nerl Tac. annitt. Ithi. 

M Jofefh.aniiqJiv. x T,ch, 14.' 

C*3 Pafyf^hnrieUrtrMfa Franc9y^ /rv. xa» 

iéi\24ftjtiMyt,tjMnsU régné de Thiernh 



toi T R A 

t i4xMn mfoktm k pvodttifit c^ame 
s'il eût étëicroi Alphonfc. Un Juif pré» 
ttndklbl(c faire coaronncr dans Va. 
lenc^cn qualité de D Jttafi>fils UniqttO 
de Fcrdinaod 6c d'I&bclie^ qw coufc 
ÏEutQfc fçavok ctic dccMé àSâla- 
manque . U fttc traîne par ks rués , £( 
exécucéàmore. PhiHppe IL fie peadM 
IM) patidier «dcz impttdeoc pour fe di« 
te D* Carlos . Un bDufgeoiidc Rotccr*^ 
danii qui y «écoie ntarié^toainé CorntiU 
leHock f fe difaoc fils de rtnapefeur 
Qiariçi*QisinCj/ecta qtttiques pcopofi* 
tiens de changer le gottvcrneaieot dam 
les Païsbas:leooii&ilCi:]dtFWfattKle k 
fit décapiter & écarœltr en if^i^ En 
if8f« kPoctiiga( vil dm« ÛMiiSé^ 
baOkns» Tua filsd^Hniaifeutdift luil^ 
les , TaiDtDe âls d*itn taiUmr de pi«rf 
res> tDOts^itt termites, & tires 4c 
leurs hermitagcs pour ccreroisima^^ 
iiaireidt Portugal « 11$ publioknc que 
IXaébaftkna^taic (kw^ de la batâilk 
d'Akaçair'^ guctcittcMi^TpeUée ia.ba-* 
caîiie da trois ï9i$,i i canfe de la 
tooxi de trois jrols ^ 4c qu'il s'ctoil rct U 
ic daol un déicrt pour y ^fre^pénitenn 
ce «pendant iépt ans , d« iàiigqil*il a- 
, vck £tt€ fépandffe . Le premief 6iec»^ 
Y^ïé aux galères» k fécond fut pendu 
&écarteleen i^oo. Il parue à Veaife 
6^ puis en To(caae un croifiéaié Sébai^ 
tien» que kgeand duc fit arrêter. 
. A^peu pris vecs le même temps^ 
QQ vk parottre fuocd£veinent en Mo. 
fcovie trois faut^Demetrius* fans que 
rimpofture avérée des deux prcmien» 
rendit le peuple plus, ^flktie à foduire 
parletroifiéme* 



I T F 

On Utdâcis mttmm d*AngkiaM 
queSimnel» filsdVutboukûgçr^ptfti 
pour Ricbavd duc^Todk y Acosd fik 
d'Ëdowrd IV. &pmrrhérickt de k 
imi£)n d!York(qtt'wi nonmè P^litin 
âiepÉispourleaMSK ftioct^^ithfi^ 
fils d'un coidonake £W]» cuotrefick 
moMèc Vtrv^ich Aiits Heiari VU. 

En Suéde, leftis dun païfaniêdk 
fikde radmini&MMeuf Sfeooe-Smrc» 
& le réfoka contre GaAtve Erk- 
Son . Les Tuflcs faxÈm tmabks £#3 
par deux taux MuftapbaSf.ckor fun 
difpttta la dominatiMià Amucath IL 
rautre£ic fuicitopar Bajaseth^icoNid 
filsde Sotymati » laat owcire ûm piére 
que contre ÇmAcw aînév. 

QHUrle& IX.-ft d'filiaabcch d'AutrU 
cbe v^fiKpabliqiifniflne exécotsé à P*^ 
ris» & 6m aupi! brûle en if:^6« Le 
flaet coie Fran^ [^J rapporte k(ttO^ 
pUcc d'no impofteur.qtti tôdiibit t^^ 
tard du pape» & d'une ctfrootét; ihj 
qoiriê teiibic palTer pouc Honrktte 
<fe fxànco y reirad d* Aagkfitrte • 
. . Leshommes oe jugent prefi^ue is^ 
mais [s] que par 1^ événements : Lcs.hom. 
c^eft Ûl ioftune qui lait dans leur opi« ^?i»?vcl 
oiou fc héros ou kfcélérat. Le fuc^ ncmcnts. 
ces a faisladidi3relKBdeX^éiÎMr.& àe> 
Catilina» <^,/ar 

AkzioM: la bonne oonduke qobm 
peut avoirs fi rcvéncmesit ncft paa 
beureax» k mâavaifc jbrtuae dent 
Iku <k CO ùmie$y & ne lêjuftiâe 
qu'auprèsdeibit peu de gens . 

Lefênat, àTtiiftigatipndesciineniia 
de Céfar , ordonna qu'il feroic tiré de 



9: 



«h^ 



C^3 SMHthtmlJhf.^ 

M ^Mcon.MHtnric. VU. 

W ^ fmrcurw Fr*Mwuia»«t6iO. 



[/] Exeventuhomiaes de tuoconfillo 
exîAïmitVLTQSjSic ad fatmUMtM.t^tftfi' 7. 

{>} kafere&bftbet»utplerua3quequod 
acclditjid etiam meritô acddifle videa- 
tur^ calùsiuculpaintranrça^. KcVi»^f^rf. 



DE U O P I NT I 

Kamcedc Pooip^ «oe ^pon» 9c%nc 
«en: et r«rméc de Cé&t$M» pvctcxM 
drlei fiiireiMVchcrcASyiic* Fompéa 
en mène ccmpf redemandai Géânnie 
Ifif^^'U lai a voie p^cëc peodaoe la 
ffwfredesGaailes^Nnfi par IcdMrei d«i 
fétiae» fin» rîDn prendre fai Poaipée » 
rarcnie de CcAs fut aflbiUie de deas 
l^^loi». Céfaf comUa de piéItMs kt 
oAckrs qa'i 1 feavoïoif à Pompée^ & fie 
diftribtier à ckaqvie £dldat [/Idôix ccou 
ônquancc drachmes. SiCéÊMT eâc i«c* 
ooÊûbt/m tut £»rt bUUnc cette knpra* 
dence im'jdc rendre deux légions^ Se de 
s'atfoiblir d'^nvinm ctcize mille k^ii* 
nés ^ la veille de la guerre cinle^ on iê 
fftc flBOc^ des largeSes £»ites aasc 
troupes ^tt'il détachait de (bu parti * 
G^cce politique deCéikr Ait juftiâee par 
le.fucccs. Umettoit ks apparences de 
fon cotéùl s^*étoit apparemaent app er . 
ça que cesiégioiH lui éfoieiit moias êl^ 
Icâiannées que k refte de tu troupes ^ 
<c autant qu'elles euflbot donné ttii 
mauvai^exempkdam fon parti, autant 
loi rendoieiit «^elles de ^rvtoei dans k 
parti j^nemijen publiant £:s lafgctfes* 
Les hooimcs^ dans le lbnd»ne foti€ pas 
tort blâmaUci de juger par les évene^ 
mcntrâls ne (ont pas aflés inftruits,& les 
apparences font rrpp ibuvent trompeu- 
iês, pour fonder leurs iugeinents fur 
d*auctes principes que far k fuccèi. 
Loukard Anglois iê donnoit plaifam- 
ment la qualité du très humble (crvi* 
tear desévénements^La (latuë d'or de la 
fortune étoit toujours dans la chambre 



PM« 



£/] Envirm fHanmre écus éU norn mo^ 



note 



[m\ La UpênAotfMUrt cêmpofeê de px 
tnillê deux cents hommes^ ér de trois cents de» 
vsmx Alex. ab Alex. fenULdier.S^.î.c, 5. 

[11] In multitudinepopuiidi|nitas re- 
gis;& in paucitace plebls ignominia prin- 
èipis. troverh, c 14* 

W flm. de refMkr$. Uh. 5- & ^^ H^^* 



O M . Liv. V. X07 

de rciapeiaar^poitf perfaader aux pea^ 
pies qve cette divinité ve iUoîr oosm^ 
aupdleasenr au bien de femperrar & do 

l'empire . 

Ibrmî te maximes potitiqoefdesté. j^Hl^g^^ 
giflateurs & des philofbphes deTanti. ôdieufes fle 
quké , on en trouve ptufîeurs très con- '■'•^«^ 
ftairasàrbamanité&ilàjaftke. Mi. 
nos>Lycurgue^latoa^rfftoct» ont pris 
plttfieurs pi' ée wi t ioi is croeHes contre la 
multiplication des citoïens. Au contrai» 
re>ta lainte écriture dit que la gloire du 
roi t^] confîfle dans un peuple nom- 
breux • 

. Plaeoo eft d'avis [o] qu*on refafe des 
aliamtts à toots ks eftropiés , & qa'oa " 
empêche kthabkaalf de(è multiplkr 
aa de-là da fmabra co wve m ble aux 
cinq mille quarante mations» dont il 
compofe fa ville. Ariftofc pre/crit [pi de 
n'élever aucuneafiuK iooparfait » & lord 
que le nombre des ci toïeos aagmente, 
de (aire ararter [fîtes femmes » afin de 
proportionner toujours le nombre des 
enunts à celui des arpents de terre « 

On a qualifié de maximes politiques 
des ftntimeno digneade l'horrear du 
genre humain : Qu*en matière d'état > 
tout [ r J ce qui fortifie le pouvoir eft é- 

Îuitable:Que les régies de réquité[/] ne 
3nt faites que pour des intérêts parti- 
culiersiQu'il eft permis de détruireiàns 
quartier /oat ce qui peut mettre qaet^ 
que obftacle à raggrandMemem da^ 
pouvoir, tt d*rmmofcrfur k moindre 
îbupçon,toatcequi peut donner quel- 
que ombrage . Miecoenas dit à Augafte 



Uh. 5- 
{p\ Arlfiet^Kti^MLj. 

[a] id.folîtMb.z. 

[rj Id. infumm4fortntti«q«îusvio<r 
validius.Tiitf.«»»^7./r^. 15. 

if3 Et fua retincret priTatac domû» 
de alienis certare regiam landem eEc.r^ 
ttld^ 



♦ • 



tnZ T R. A 

E^],aa fojet de M •VipfimiiiC'v]Agri|^ 
Vous devez le faire périr , oa eo, nke 
Yoctipgendre • . CorôeiUe [ Jt ] explique 
âinfi cette maxime : 
Aiiffit^t qu'un iujet s*e(l rendu trop 

]^uiflanc> 
Encore qu*il (bit fans crime > il n*efi pas 

innocent: 
Onn*attend point alors qu'il s\)fe toac 

promettre; 
Ceft un crime d*éut que d'en pouvoir 
commettre* 
Racine dit dans Athalie : 
Et puifqu'llefl fufpeâjil n'eu pas inno- 
cent. 
Corneille dans (k tragédie de la mort 
de Pompécf,a imité le confeilqoe Photin 
donne à Ptoléméedans [y] Lucâin: 
La^juftice n'eft pas-une vertu d'état. 
^ Le cliotx desaâionsou manvaifes ou 
bonnes, 
• Ne &it qu^'anéantir la force des couron- 
nes; 
' Le droit des rois conCfte à ne rien épar- 
gner; 
' La timide équité détruit Tart de r^ner« 
Quand on craint d*£tre injufte^on a ton* 

jours à craindre , 
Et qui Veut tout ponvoir^doit ofcr tout 
enfraîndre; 
.\ Fuir comme uâ deskonnenr la vertu qui 
leperd. 

Et voler fans icrupulcb]au crime qui le 
fert. 



/for dêêg^ntéfguêrrt • 
. ix'i f.CêruêUle déms Nie^méd. 
ÇrJJus & fas multos faciunt, Ptolemœe , 

nocentes , 
DatfKBnas laudata fides cnm fufilnet» 

inqnit, 
Qnos fbrtuna premie, Fatis accède « 

deifque; 
Efrcole fèlices» miferos fnge. Sidéra 

terri 
'Otditlant Arflammamari, fie utile re- 

ûo. 
^^^P}otxim vis tota pcnt,fi pendcrc ^fta. 
Incîpit , cvcrtitque arcer refoeâus ho- 

nefti . 

Liberus fcelerum eft qu« régna invifà 
tnetur. 



I r ; T E^ 

Ces odîeuib maximei dht prodtit 
les plus affreux forfaits • Henri VlLroî- 
d'Angleterre 9 aïant promise Philippe* 
archiduc d'Autriche > de niepoint ocer^ 
la vk auducde Alffolc^nier des pria:.' 
ces d*York on de la Rofe blanche , tt or« 
donna en mourant! fon fils de le iàire 
mottrir.Sdiman ILaïant entendu les ac- 
clamationsC4]qoe l'armée £iifi>î€Jk fon' 
fils Moftapha , le fit étrangler : deux * 
jMxi après il fit mourir un autre fils 
pour avoir pleuré fon frère y 6c un ttoi« 
fiéme fils qui s*étoit ctém 4êi6 de' 
fraïeur. Mahomet IH. fit moarirC^^ 
yingtun fréres>& un de fcs fils . Amtu- 
rathlll. fitjetter à la mer[r3 toutes les 
fultanes Ibupçonnées d^etregrolles.U 
y a des exemples plus anciens de ces 
horri blés cruautés . Joram,roi de Juda ^ 
fit tuer { i< ] touts fesfiréres. Abi-^ 
melech fit périr [ # ] tootsIesfienSy' 
qui étoient au nombre de fefxante Sc> 
dix. Artaxerxés Ochus [/]» roi de 
Perlé » fit nK>urir touts les proches: 
il renferma undefes oncles avec cent 
de les fils ou petits fils dam une cour , 
& les fit touts tuer ! coups de flèches. 
Thrafybule, tyran deMilct» abbat- 
tott de la canne les épis [gl les plur 

élevées 



Sublatufque modus gladiis . Faccre om- 

nialarrè 
Non impunè Iicet,nifi dnm fàcis. Exeat 

aulft. 
Qui volet elle pius:virtus & ûimma po. 

teftas 

Noncoè'unt < (èmpermctuetquemfae* 

vapudebunt. Lucsn, Ma, S. 

[«] Lêfruhdê€9 fnfùlfut défaire é^Mf^ 

finit ¥9mfét , 1^ di Imféùre cêufer^ Im. tétê 

poHT UfréfentifkCéfMT . 

[il] B$dimydeUrif$ikB^me^,%i%,^ ' ^ 
"W C MlccnifyLh^. des Turcs ^ 
V] }f^Jtcrin dt U mmifcn OtomMnfiUv j^ 
'd] fMraltp9m,likz,caf,^. 
W Jttdtexirp.^. 

r/l fmfthMi^'VMi.MMxMk9,c.2. 
il'} flmtërehJmxÊnviv.iJM^tnt. * * 



D E L' O ^ I K 

«cfÀ tii^téftnde fie VttMH de Pé-; 
riandre» luiocMiftUIftnrpàrce figtiedfe^ 
Itéékïtt^ t>tuf imMEuirs ckokus^ 
Goriitthe . Tarâiiin te ikfciAK ttrii^^ 
U mime wépùtdel fen ^is » ct^i étok> 
ches les tiâbi^jr^ bAÙmt tocnber i vec 
fr^kMekn-eêtèsdesifos hailts^icvot^ 

' ie«mfâ4tt^dttfoup(on&dedéfiïii« 
<^ oMtseÂt en étiig^<tiik qu'on â em* 
doiés)^ qo^oes fetvicesiitîrt lêcrets • 
l^effte» dernier roi de Mai?éd(rfnei jet* 
M iëtilMéfarsdans faimer > A les ftpê^ 
dm^tftte-^ 8tpî mourir tbucsceox 
édilfei( $^ôit' (cr H ^ tant pourks^jctter 
^oe pour les retirer « 

*' 'MAliMiët X^l fit deicendrè undo. 
sieftiqtledans un puits bôur crier : Ma« 
hameceft le bien-aiméde DieuXe (aux 
pr6pl|éie ftoierda ibadain la bonté di- 
1^ V ft ^AkJe peuple dontf i étoit en* 
iwronné» fie combkr ce potts dtf pierres» 
& tl^ékWi^ deAis ose petite lôbfqiice 
poilr^idimÂieht de ce prodige • 

' A fins %te railbn les mioiftres des 
cfimcl> s-itsédiapentà la juftice ha- 
0Mtiey4ir^àfv^ «n danger inévitable 
4ans li bfân^eeoxqlii après les atoir 
tfnploïés 9k^ font périr pour les eœpe- 
ditirderévâerleurfecret. Tacite re- 
m«rqM for Aniœt [i] , rexécuteur des 
cfUftBtés les plus attrocesde Néron » 
^a ht en grâce jfeodant quelque 
^mfSi tcqot bientôt il devint infup- 
^tfMil^^âlwit lA déftinéedeteuts les 
cmnplices* Céâtr Boi^a poignaida [^1 
tol-ttÉ^«un miiâftre dont il sMtoit (er- 
^ fi mt iottrmentet beaucoup ies fujéts. 
Têm. Jh 



mmm 



ION. Liv. V. to? 

LeS^t^èf fiôibtit pas mieux récoRi*^ *^*. 
penl& deceux qu'ils Tvent. Pbilippe^&';:;^:L" 
de iMâtfédOîlie & Augufte difoicnt {^^^* . 
qu'ilsaimôienrC/} iatrabiibb,j8rqtt*ils lesMi. 
JiaidMent ksukuitifes^ Amigon^ » roi de i^^*^ • 
Macéddine^laft on |our qu*il aiov>i€ * 
ceux 4^1 ti<Éhi(ibient, ma» qu'ilba^Tott - 
ceux qui aVjbiéiit .trahi « Il fitf^îr touis^ 
l^E^BAtgtrafptdei qui lui avoient 
itffc cttinencf « . 

Le trattre Betfus Ait envoie par Spl- 
taméneà Alexandre, qui le remit à. 
Oxathrés>frére de Darius: Oxaebréslûi: 
fitebuper le ne^ 8c Icsori^Hes^ Ife fit ât«' 
archet i. une broix & tirera coups de ' 
fiéchesXe tyran ^rôcope aïant été Uvré^ 
à rempereur Vaiei^icet empereur le fie^ 
Riourir»& avec lui les deux traitresiqui 
avoient découvert k Ueu oùil Vétoitca-: 
die . L'empereur Zétion fit moàririAr- 
matus> qoi'lUi avoit livré Bâfihrqué foit 
concurrent \ rcmpirc . L'efcla vc qiiî îr 
voit tràHi le tribun Sulpitius , eue la li- 
berté I fuivant la promeflfe de Sylla » & 
dès quM eut été aflft'ànthi , il fut précis 
pitéde la roche Tarpéïenne.Maboir et 
IL chargea de la mort de fon frère un 
oflicier de ce prince , qui TétouAFa . Le 
fultan remit enfuite ce traître entre les 
mains de la mère dil défont, qui lui fit 
ouvrir Peftomach , pour en arracher \t 
cœur & le jetter aux chiens • 

Aucun exemple ne me paroît fi re- 
marquable en <t genre , que <»lui de 
Tempereor A1exi< n ]Comménc , qui 
promit à la femme ^e Robert Guifcard 
de Tépoufcr , fi elle cmpoifonnoit fou 
mari . Après Texéeution du crime , 

Dd 



en Lévi ^ft ferio» àdmiffàm gratii > 
deio graviore odio : quia^ malorum fitcino* 
ff«n Ulfiniftri quafi exprobrantes adi^i^ 



iUériét^rgtnt, ^mUm mwmt fmi dfnntr 



xio r K A 

' vaot la aclébration dû mtritge^ il de- 
manda auu (oigac^ïs §c aii praplc , s*4 
dinroit la^acder pour époiUc ,ou la p^ 
im dc/a porâdie; & jfioue^ aïant répoiw 
da par un cri unat>in»c > ^u*^lle mçrî* 
toic d*é(re brûlée » eliç fut coodlikc 4^ 
régli fe à cec affreux Aifjflioe . 

iC'çft uncdéJicatçffp d'unton court!- 
fan , de ne vouloir point avoir d^icôvi^ 
merce avec tcftraitre$.Gujcbardin tome 
03 un^giicut Erp^noUquifie voulut 
pas \fi^ k connécabie de Bourbon dan$ 
ÙHïï^fl »<]Uoiqye ccpijiKediitetrele 
bçau^frére de fo^ noaîtf e v Je ne puis rîen 
»pfu(ér à V.M.di«:ec ÇfpagHolàCha^- 
IfjhQuioi^ vaÀs je lui dedairc que (i te * 
duc de Bourbon loge dans mn maifon ^ 
je la brûlerai dès qu'il ce (éra parci^aw»*. 
me un lieu infir^dcj^ perfidie^ ^ par 
çonféquent ind igné d^téire jamais habita 
par des gens d'honneiw? . 
DuMachîê. . Le.grand écuctldcliipQliciqiKc eftdc 
véiifine . confondre la dilHimilation av^c le mco- 
£>nge» la prudence avec la duplicité » 
rbabilecé avec la mauvaise ibi.ù>ui5 XL 
[^] a mérité dos lou^^fi^pour av^r en- 
ten()u mieux que nul .autre prince l'art 

dediviiêriésrunefDiSi^^ivantuBpro.- 
verbeGrecii la pca»*d^jl»w£y]oçfMffit 
paspoMi: vo«sGouvrir,il faut y c^Jrc 
fa peau de renard» œais la wk nVÀ per- 
inue[r]quecon^'er<«nç<pi p ôçync 
fuerreouvertç ^ p^c çné^^ autor4)(êr 
^violef lal^i donnée » à moins que la 
guerre furvcnu^ depuis n'eût décrujc 
]fi$ engagements qyii avoi^nt précédé r il 
çft m¥PS fepQtcuy £i 3 à ceux qui g^^r 



v^fMiit , dit Thucydide ^dwplqjiçr. 

If vipknce /qpe la 64M<^« t 
. La pplitii|iie buanaioe r ft tr^ lipâlile 
& tr(>p boiïaée „ pour prévoir fc évjrer 
toutes les fuites iunçftes attachées qc». 
cetibimaent àla mau.vai/iB jS^j^ Macbifi- 
vel, ^maître fana wd'^9e:pol>c^9C 
criminelle, n'eu a tiilé 4*zw^hm 4im> 
de m^fi ^ de ùim dauf une itrî^o-iSpn 

{>rificipe eft de ne poimt ^pai^twr M 
aog, de nere(peâer ni e^g^^onients 
ni traicés^en&xk np s'abAi?nir d'^u^un. 

cnaM>p9ur^pafvmûràu4e4njuA9>4t U 
cnlêigne parcout qu'uueun mpïef fW, 
peut ^ci!e blamabk» fi jp butiM^ légMr 

me • .'..'."*.,. *î . *. 

Cioérp0 érdtfd^nsicas prJMipadû 
MachiavéU^»lor(quil écrivoit^Tr^ 
bom>r.fCieniKiêroit reAéOJdu fouper: 
des ides dp Maff^>. (i j!y «utfe éf éi^spculli 
Cpp^it k fpHpçr uè la cpfljuwifln owv 
tEeCç(âr^'é(qic f^qoécr 

X.JI qualité la pips nécpfli^ xbm 14. 
l'homme d!éwt>près'Ia|>rDbilé>c'ca Je ^"^ ^^^' 
iêcr^.Pitf^Usdiibit, queçeluiqui fe 
vante par avance de Texécution d*Ufl 
defleio > (c sei»d ridicule» s'il éçbouii^y& 

qu il dimii)uë la gloire du fuc<ès » s'il 
jJpCa4Hcfq«ief;,W<bffdcJa^uftkp 

de ÇonftamiiïçplB) ftianr dénwKléà 
MaboQKt II. où ailoieitf fondre les pré^ 
paratiÊ de iêsiHri»es»le futtaolui 9cfon^ 
dit: Si t^n pçil de^ma barbe ((avoje aa^ 

ieccat « je l'arracbieauis > ^Ap^jftHfmia 

«ufeu. 
Lecacdinal j(|^ lUa?;» £ia»ffil^.t»ar fyi 

iutrigvpi f iivw 4u^ fmod£#ld«£w(ii 



. C^J A»^XiArii|Ait{Wri,rw&^aTri-« 

[r] ... doIus,aavirtas9quisinbaile 
. . ^ re4îMirat î* Kijr 



las meldibus Manjia iaviaavifl^f liàU^ 
q]«iarumuiliil4)flt»^fiaiWtâk» 4^^ 

iM'\ Mêm.d$Jcr$. 



DE X'DPÎNriaN. Liv. V. iit 



flaP6thlm^vtl feiifdît 4i9iWieut . ^ 

* tfi) hoAftiM ^rrîvëdf AnUMgfit fie 

difr[x(l «ucotclhiflMb Richoticn y^^qâé 

U kft Ve Bi éPûik arrivée r it'MC aoflltôt 

Jiîdtéii4t»>&1ftp0r^. ' ' 

"^ > l| y a teaucoap-d'IiaMlte^ à ff avoir 

{kiu i*tt ne eiiivepirife ^ A niti» diécon vrif 
kAKcr(;tkocrfonne. . 

€ ObfimcdcsparadMccfbiApr^aes^qiir 
cMaim ifeafets aient été €of»fiés à cane 
dt petiMne^ y lansérne éventés, coomie 
lu ligue cMolaë ï WtnVh cMtre CiMir* 
ksVItl. fc lacon^ràtioÀfcto PotrugaL 
Heft-enti^o^phH. étonmm éftc àc$ na» 
udMemUéres fetenc reflées dans le filent 
ôe , lorAfiie les Romaim furent maAi. 
crés en Afie par le^ordresde Mithri<la- 
te, \€S Danois en Angleterre foas Bc4ieU 
réde Itiet^ FrM9>h a«x vêpres Skitte^ 
nes>lésH<iguenor$ à raS«Bartfaéteiiii.Ûif> 
a pdne à^ompren^ce que totift un peu* 
pie ait ëcé capable de cacher un iêcret ^ 
une mulrftudenoQt»breure<}ui dévoie en 
être la viélime : que parmi tant d'hom- 
mes vTvànls Tes uns avec les autres , & 
aïam emr'eux toute forcc^de tiai(bns^u- 
cuu de ceux qui éfioient cbargés de 
l^écution n*ait averci aucun de £tf ilx, 
qui étoient deftmés à périr. 
De laie- L*amourdela véricédansIcsRois ne 
u Ytoél* fç borne pas i la dire taupursiil confîac 
à-inDScndre faciles to^ces Us avenues 
jusqu'au throne.Ceft leprincipe le plus 
efTentièl de tout bon gouvernement ; 
cVftleplus précieux thréfor qucles 
Monarques puidcnt poaeder.La priva, 
tfon de ce bien les expofe quelqudbis à 
de grands périls. 

Mithridate (aifant le fi^de Cjxiquo 
(Hit Se commandant fon armée en pet- 
fiMoc % igooroit aumilicud(;Ç>ncamp 
qée la famine lulcnlevott le plus grand 



nombre de As &ldatt. La. AaMierieder (es 
courtifans femKÛt tenir accrs à cecteinu 
portamc vérité . tucoUus (hrvmc dons 
cesctitrcfiûtea, Ôi défuentiércmem -fen 
amiév • Exemple il japais reaiarquaMe 
pour les roiS)OOiiieptttveiite%é«er ào 
coafnottre la véricéy cfi^Hl leur imoettc (i 
fortde^voîr,)tiiotns qu'ils naittcne 
M devant d'elk^ltiiii^te ne téoMfnent 
poqr eUe tout renajnreifeniem qo^ello 
mérite. LestoisneRMit pas<lépeurvu9 
deimoïensnécaflairespottr êtve bktrïn^ 
ftvaiia» lils veoleist fcseo^rfoïer: cts 
moïeMfiMtt principaltme^e de marquer 
par quelques récompenfes , placées à 
pf opoi^que la vérité eft bien reçucr ^eux; 
d" interroger (bu vent les hommes^ s^ 
dvcfler^diliéveAtca perfoiiiies> enibrte 
qu'elles ne puifient être gagnées ni préw 
vmu^s . Dès que le ifionarque fe fcva 
mis (at ce piéiJà , i) peoteompoer quct 
t]ft vérité Tiondra i loi de toute part > & 
ooe ceux qui la lui autoieoc deguiiBe > 
ieront les premiers à la lui découvrir • 

Pur cçsmaximesyil jouira dubonheuv 
le plus doux , en le fuiânt goûter à (es 
fu^ts, & il détournera la fource empoi- 
Ibnée des injuftices & des violences. Un 
applogue Perfan exprime fort bien ce 
que les peuples ont à fouébbr Jorfqne la 
vérité ne peut fe fisiire cntenAtedes rois. 
Un puiflant monarqùe>dit la fable^aïam: 
commaiidé qu'on alIeinbUc toutes tes. 
becesdectiapge9 pour s en fcrvir dans 
uoegtterre» le renard i^ot pas plût&t 
appriscette nouvelle, qu'il prît lafuite> 
annd*éviter le péril d*une fi rudccor.- 
voe . Le loup le rencontrant d mocqua^ 
d^ltti» de ne pas comprct^dre que l'oav* 
dcWmance ne rcgardoit que Icsanimausr 
propres ï p or t er des fardeaux pefshts^Se 



qu*à cet ^ard ils étalent fort di fureté' 
l'un & Tautre^Ne t'y trompes pas > re« 
prit k renard » û ceux qui font auprès 

Dd a 



>i 



[ 






-«* 






IIX 



T R A. I T K 



duroiièibne anisdttis la tête detioos 
faire porter les bag^^es > nous y icfons 
cuncramts de mêœe que les chevaux & 
les mulets: fie que n^aurons nous point à 
foûtkir^ avant que fa majefté paide 
être informée de nos raiibosd 
» Ccft une grande rtcbe(fe[ 4 3 i «n > 
>> prince » dit Philippe de Comminrs » d'à- 
^ voir un ^e homme en ia compagnie > 
'> & bienfur pour lui > fif le croireiSc que 
» cettui-lèaitloidcluidirela vérité. 
Oniitdanslemémehiftorien[i^] > 
que» Charles VUI^voit établi uoeau» 
'> dience publique , oà il écoutoit tout le 
» monde-.ilnesyâiiibitpasgrandsexpé* 
»» ditions>mats c*étoit de quoi tenir iésof- 
» ficiers en crainte. 

SAttguftinCr}fiùt une belle descri- 
ption du bonheur d'un roi Chrétien . 
Nousn'cftimonspast dit*il>qQe dcsenu 
pcrcurs Chrétiens foient heureux pour 
avoir régné long«tcmpS)Oopouravoir 
bbflé leurs enÊmts dans une paifible po(^ 
fctRon du thrône , ou pour avoir triom- 
phédeseaneois étrai^ers> ou pour a- 



voir réduit ksi0dbsUeS4 Les McmtUm 
pas été pnv^ de ces fottesde boi^bens^i 
ce qui eft arrivé par la atf^<KMrdede 
Dieu,qui a voulaqite les idéles nepcii^ 
iêntpas pomione véritable fétidfitdca; 
avantages qui fe tfouveur.àocs de la 
vàritabTe religion. Mais iiow.apfri- 
Ions heureux ceux qui ne yécartcut 
iamais de la jnftiçes qui ai| nnlieii de 
la flatterie dont ils (ont environna > 
n'oublient pasqu'ik ibot bomoics > 
qui foumettant leur puiffance à la ma* 
jefté divine» lafentkrvir àraujgroaii-^ 
tation de (cm cukev qui (oot Kmpli& 
de la craime de Dieu » de (m amoof > 
fie du zélé pour U religion i qui mctw 
tent touce ratfeâion de leur cœur». 
non dans le roïaume qu'ils poffiedent ». 
mais dans le roïaume célefte exempt 
de toute révolution > qui lents àpuitic> 
ibut portcsà la clémence : qui ne pa- 
mtksH qu'en vue du bien public » fie 
non pat aucun motif de haine i q9^ 
pardonnent» non pour tolérer le cri* 
me > mais dans refpérance de lame-^ 



f^3 Le même y liv t. e.it. 

t'r j Nequeenim nasChriftranesimpe- 
saroresideblèiîceidicimQs, qaiavddiii- 
tins ifz»pef«finit|VeI imperantcs filles mor» 
teplacKlâieliquerunc>vel hoftes reipttbli- 
cardomueruAt» velinimicos cives adver- 
ràs feis{Qrgetttes& caverefic oppriraere 
potueraot. HaDC enim fie alla vies? hnjw» 
amonaoûr vel mnoera vd iôkttia quidam 
eciam cultores- darmonimi accipere me- 
ruemnt^^i aob^pertiaent ad rejgnumDd, 
910 pertinent iffi: fie Boc tpfius mifèrlcor- 
dfiâ ciâum eft, oe ab eoiffa qui in eom cre* 
devear , velue Aimma bonadefiderarcnt . 
SedfiriiceseoK&cimus^raftèimperant : 
fi înteriHigttasfabliaiiter Bonoraatîum Se 
obfeqnîamnûsBumificeriàltttantîum non 
extoirnntor, (êd febommes eflememlBe. 
rint:fi fnanr potedatem ad Der cuttun 
jnaximè dilataadn» maleftaci efo» fiimu- 
lam tecerinr,£f DettiDtimeoi,diligmit,eD^ 
nmt} fi plut amant iOudrefoom, ubinon 



tiroentkabere confortes: fitardiusvioâi- 
cantyâcifèignofcQntrfî eandem vintKdam^ 
proifeceflrtste regemdse tuendaeque reï» 
pobiicat non pro (àturandistnimlcitiaram 
odils exercent : fi eandem veniam non ad 
inwuBitatem iniqintatis, fèdad fpem cor* 
reoioms indulgent.- fiqoodarperécogaiK 
tur pIeramqaedeceniere>mi{ericordîet le- 
nitaceficbenefidorom largicibitecompen* 
fiint : fi Ittxaria cane^ eisefi: caft^^arior > 
«lanto potefi efle libenor :fi maiuBCCttpi. 
diutibus pravis quàm quibusIiEM^c gencî- 
bns împerare : & fi omnia bsec &ctunt non 
propterardorem rnanîs glorisc, fedpro- 
pterchatîtatemfetk;ttatis9Btema&.- fipro 
fuis peccatîf y bumilîtarisfic mîferarioois 
fie oratioaisfàcrifidam Dec iiio vero ini- 
molare non nc^Ignnt . Taies Chriftlanos 
miperatoresdlcimuseflefelices» intérim 
f|>e,pofieà re ipA fbturos > cAm i<l qood 
expeâamDsadvenerit # S. jingtifi. dfthim^ 



D E VOV IN 

ner kiCQUfiyblei fen devoir; c|m idoa- 
cifientleàiisqa?slspeiivcnc la rigneor 
dont ib tooc coBtraints d'ufer qadqae- 
feis ') qui ibnc d'autant plos élo^oés de 
toutes les vdttpccs iUicites,qu*cÙk:s font 
p}us dîfpo^à pnévcoir touts leurs dc« 
fii^i qini pvdiécent Feoipire fiir leurs 
f^eof)|rc$paflionsà tout antre $ qui rap- 
portent toutes leursaâions> non à une 
gbire frivole & périiflEabk , mais à une 
xécompenfe éternelle > qui s'humilient 
devant Dieu f &qui par le facriâce de 
(a prière fe rendent dignes de (k miféri* 
corde . Voilà k& empereurs que nous 
eftimotts véritablement heureux dès 
cette vie » par refpérance du bonheur 
étemel qui les attend . 

La £iince écriture (ait un tableau ma- 
gnifique du gouvernementde[ d'}SU 
monMacabée. Chacun cultivoit alors 
fa terre en paix : le pats de. Juda étoit 
couvert de blé , & les arbres de la cam- 
pagne prodaiioient leurs fruits • Les 
vieillards étoicnt aflSs dans les placespu. 
l^iques>& s*entretenoientde Tabondan^ 
ce des biens de la terre : les jeunes hom"> 
xjdesfeparoientde vétfments magnifi- 
ques , Si d'M>it$ de guerre • Simon did 
tribuort des vivres dans les villes > & il 
ai iaiibi t des places d ari|ies -> enfin fi>n 
nom devintcélébrejurqu*auxcxtrémi. 
tés de la terre.U établit la joie dans tout 
fotipaïss fictoutlfraël fut comblé de 
bonheur: chacun iietçnoitaffisiôusiâ 
vigne jScigius ion figuier» & nuln*étoît 
en état de leur donner delà crainte « it 
protégea touc&Jes pauvres de ion peu-*, 
pie*» il fut aélé pour l'obrervation de la 
I0Î4& il extermina touts les ii^uftes te 



Bizarierie 



I ON. Liv.V- *i5 

lesméchantsJl rétiMît la gloife du kn: 
âuaire, & il multiplia les vàfès faims . 

* Silesautre^lciencespropbanesfour. ^ 
niffent les traits les plusfii^Ken de la de Mjfïit 
bizarrerie de Tefprit humain , la politi. J» ^jf 
que n'en montre pas de moins extraor« que, 
dinaires • 

Platon dit que le roi [#] furpade le 
tyran de iqpt cents vingt-neuf degrésde 
bonheur : ce qui doit être un nombre 
bien myftérieux > & qui renferme ap- 
paremment des connoidances fi>rt ini^ 
truâivespour quiconque pourroit les 
deviner. (Ile mémeauteur [/] eft d*avts 

Se oomme les chiennes cfaaflent , 8c 
It la garde tout de même que lea 
chiens > auffi les femmes fent propres à 
toute ibrte d'cmpIots,& à aller a la guer- 
re comme les hommes • 

Platon en plufieurs endroits de iês ou- 
vrages établit la mufique[^}pour le 
fondement de toute moralefic de toute 
politique.!! r^aidela m(u(ique[iEi]cooi.^ 
melapartielaphisefientiellede Tédo. 
cation > & Ariftote a débité [ i }aufl[i ie- 
rieufement cette même maxime. 

Plutarque dit [ Oq^ Platon a ad«-^ 
mis le mode Dorieodans £1 république, 
comme plus mâle & pins guerrier que 
les autres modes , & parce que (a !%• 
vérité qu'il admire fur tout dans Pinda-^ 
rc,étoft très propre à contenir les e(prits 
des jeunes gens dans la modération, au. 
lieu qu'ils s'amplliâbient pac leschan- 
(ôns compolees (bivanc les modes Ly- 
dien & Phrygien . Therpandre fat con- 
damné.^ l'amende I/}par les Ëphores> 
pour avoir ajouté une corde à ta lyre » 
& cette innovation (iit regardée com. 

Dd j 



be de 9. & il eft vrai-femblable que Platoft 
emploïe ce nombre c^minettoe puiflance 
excellente dTuo nombre accompli * 
If^fiiU.derefM.U^S. 



Platonegabatpoflemutarî mnfîcas lew 

gesfinemutatiolegum pnbhcaruâ» 4 ce» . 

dâ ItgUf, ^x* 

ih'i FlMt.ditêHkJ.^. 

Ikl Ffutar^. deU mtêfiqur^ 



ri4 T IC A 

CûoAicitts le Socraccde la Chine iml 
foutcnoit qiill cftimpofliblc qu'un ctat 
tat bieD i^verné fans la muâquc • 

Platon occnd (b rcgfcmoss [ if ] à la 
danfej comcneà naauue cbjct d'une 
grande conlcqucncc • Il rtjrtte d'un 
é(at bkn policé toutes k9 danfes » qui 
peuvent comribuer à la comipt ion des 
Bweurs, comcne les daniêsdcs Bacchan- 
tes. U fe pUint des chaageoaeats qui 
iâos être autorités par les lotz font in- 
crodaits dans la mufique & dans la 
daufe . U renvoie les Grecs ï reaemplc 
desEgypekns « dont «ne partk de la 
politique confinait à m pas permettre 
qu'il k fit aucune innovation dans 
tottts les arts qui avoient quelque in* 
fl ucncc fur les moerurs , tels que la poc. 
Ce>lamofique,ladanfe> la peinture. 
Il eft d'avis de commettre plufieurs 
bonttccsgtaviffs> .^^sau moins decin- 
quaateans> piMurexamincT » choifir» 
•u rejcttcr tout ^ct qui rcpu:dc ks 
chants & Jcsdanfcs,& pour diftribuer 
auxdeuxfexescequi leur convient le 
mkux > en affignant aux hommes ce 
qui eft capable de lesexckerà la va- 
leur & à.la grandeur d'ame^c aux fem- 
mesoequi eiqirime la .grâce & lamo- 
deftie. 

Platon défend de donner aux enfiints 
[#}des jouets d'un goût nouveau > de 
peur d'introduire <kns leurs cerveaux 
encore tendres k goot de la nouveamé^ 
qui oft V dlt.il gravement > une des 
fources de la corruption de l'état • 

Les Mofirorvitcs croioient que d'ap 
prendre quelque cbofe> c'étoit entrer 



I T É! ' " 
prsndre;fiir leatiixûti de Imv^iMfC^ 
raiosj qui (favoicut-tout v âtqwnul 
homme se pouvoie (çamàc eu que kur 
fouvesain îgnoroit , m ne écmkffz* 
voir ce que kur ioaverani <favoir« 

A lu Qnur les vàccsoi^ gouver) 
neun[>]fi)nt ckiigés d^eayoiier l^lH oMtf 

dctcmpenœmpslaconfeifiDii dekUlV 
fautes publiques Ôc Heakeê^^ . Cela eil 

très genant-,c3r d'un càtéileft fikrhcuse 
de s'accu&r d'une faute que ffimpeJ 
reur ne manque preique jamais de pu- 
nir 9 quoiqu'uvec modérarien y d^atf 
aune c6té,tf eft encore phis dangereux 
de la diflimoler y parce que la moindre^ 
omiifion feroit capable de perdre le 
Mandarin • 

Le Roi des Sabéens avoir un pouvoir 
[ f] fans bornes > tant qu'il écoitdans 
l'intérieurde (on palais ) maisdèsqu'il 
en fintoit , fes fojets l'attaqooient à 
coupsde pierres en exécutioii d'un ora« 
de* 

Les prêcres EthiopiensClordonnoîent 
au Koi/)uand iU le )ugcoient ï propos , 
de fe donner la mort -, & It roi d*£c hio- 
pk éeoitobligé dr recevoir cet ordre f 
comme un ordre des dieux « 

Dans iËnanie ville d'Hétrurie[ / %on 
afirancbifloic touts les ans un cfclave 9 
pour lecbarger du gouvernement pen. 
daot une année^s cirdkns n'oftnt con* 
fier leur libsrré qu^ an ciclave nouvet- 
Icmeut affranchi . 

Baylé rapporte [/] que Mahomet 
Gàladin Empereur du Mogol , conli- 
devant que ks perlônnes de ba(kcon« 
didoo ne peuvent ou n*o(ênt approcher 
du tr&ne pour expofer leurs grk& , fit 



. .[»] X^Kijr#rZnfr.i46' 

[♦] FlMt.dêrepmhLli. 
if^àâémmr.dt UCifiBê i f*^ U F.h 
Gûmte» Utn§^ 

lq'\ DM. sic. 6^.2. ApêthMfih. Strsi. 



[r J Dî9d. HkJib.^. 

[r ] B^Ie^^n. erk. Mrt. Mahomec Ga. 
ladin « 



D E fi O.P I NI O N, Liv.V. ttj 

cloche, il fortoit oa hica jt Itifim letv de conte autorité , CcVonatmoUttU 

titreiiinfù*mtiàHi»€aiAt .£ct au«iBenâ'pla(ie.ï^nni^qaw|tta- 

«Km[4« ridicu|ç£)K&otic q«'une do pleEC«-3 d'Attiiie , k /«cotÂcotàJ* 

IwtâwBf^KphifiiécflAiiisfdeia i)D< cpamtiicétnitktireoMcr nn&nt j«W« 

wniiWfiHAiiwa eô(('aa.eim&ri«r -!■ ^iwiKàtn»Bii»dB»<pBâtrMHiDenMC- 

SM^tOç^ . du roi à la couronne . 

r Aa.Qiili «a éUr *M («liOtWi qui L* fujticiïnaà i« temTeoBttA. jrèi 

OQCEe le plvi,i0ng*tcnimo£tpitrbre différemment ti^glce ehBE lUSéttniel 

fyx.(tkéf>*a\w.is3 Ethiapiaii é\iîoiBW aanooi. En France nom . lA&y i — to 

pourrois[x]ceiix<]iikètDienrjdei*plii|i fucoAioa nanvée ^natfqne > ji)ai 

bclletaille. n'admet quclcs mâlesdu fang ; & la 

•■ Le) 'Maniiiitlucs j" lu-lKU inHevet conroiinc'palfc aa'raalc le ptus' pncne 
leurs enfants pour leur fucçédcr , les de labrancbcaîncc , lânt aucqnigvd' 
AndïTnnoient'd^s le berceau à virrç aux Sllct, nîï ceux quicnlônt deJceo- 
dansuo iKcpéutei elcUvagc ; 8c non dw . ËnËO>ilft[>c & Ç8 Aj^k^nr la 
feulnacnc i|i ne.kur ^umÎ^dt JUinne fuccenion eft ragnatique , SchaeÊÙm^ 
part de leurs biens , maii encore ils les ne !a plus proche du roi défunt luccéde 
etnpcchoienc de porter les armes, & aie- lânsaucunç diffêrencc ni du (cxeper- 
medemonceràcbeval.Usalloient achc- lônael, nidufexedesarcendants, par 
terbiencberdesTucccOeurtctanslesna- lefquels ledroit defuccéderi la cou- 
tioni accoutumées à vendre leurs cn> ronneactétranlinis. Il yadcsétatsoà 
fants. & réicrvoicnt c m en ligne dircAc n'a pas 
leur avoit donnés, pc i. Ain(icn Efpagnc D. 
re. La paflîon qu'ils irépourtafucccllîonda 
gouvernement puren aftiUe à Alphonlefur- 
avoit inibiré cette ii érité - fils de Ferdinand 
pouvoiretre élu fulti m père . 
talloit £tre étranger t admifcs ï la fuccelGon 
commeerdave, &a mplcmcnt en quelques 
mes en qualité de fimpic foldat. llsfisé- roïaumes, comme en Efpagnc & en An- 
rent leur nombre i dix mille , &lors de gictetrcidans d'antres , elles nr peuvent 
rinftitution de cette milice , la limin- fc marier hors du païs , ou fans leçon- 
tion de ce nombre écoit fort lâge, parce Icntemcntdésétats.commeen Suéde. 
qu'ils n avoicnt point de voifîns plus 11 7 a des roïaumes > oil l'on a le 
puiffantsqu'cuxi maisils auroienC dû plus fouvent égard au fang, & où 
l'augmenter, lorfque les Turcs devc- l'on ne s'arrête point au degré de proxi- 
nusleurs voifins les attaquèrent avec mité , comme en Pologne , où pen- 
des forces, fous le nombre dcfquelles dant deux cents ans les diètes ont toa- 
IcsMammcIucsfuccombérent. jours élu les rois dans la Emilie dei 
Les peuples de l'ifle de Taptobané JagellonsoudcLithuanie -, &lorlqae 



{pycjfvrtmmt Ufi. dm 



r»3 Str^,lib.%i- 



Mtf T R. A 

cètee lamillè « été étàatci les Polo- 
Vfba toK taètae dKtàté t poorr^iiwr 
dirait, ccoi qui en descendaient par 

JCtBStDfiKS. 

Enqaetqoei piïs , les princeslégi- 
tim^ ont foccedé concorreoimenC 
avec les Ugitiraes , on à leur dé£iot *, 
en (Tanceeit ibn'ouc ea tocnn droit à 
Il couronne . 

Chez une mtion de la Looifianne 
C4],U ibcceffion palTe i andesen£uits 
de I* iôenr tàaée, pour avoir lûteiiient 
des princes qui lôicot du aênie ùng . 



I T E' 

LaiBcme raifin de t'affarer du &n% 
ttâtlik ]> fait paflèr la iacccflion da 
roïaome de Bornéo de reïoe en reine > 
deUméreklafitle. 

Dans unpau d'Afrique {<] les hom- 
mes ccoienc gouvernés par le roi , & 
les fanmes par la reine . La nlûptiR des 
nations Baitaiet 14 "] défbroienc nûn 
feulement le goovcrnenenc civil, mais 
le commandement des armées * aux 
femmes . On a remarqué que jamais 
l'autorité n'cft moins en qaenoaiUo , 
qu'entre kors maiw . - 



X.»"} ttariid^ëKm^tmUu/iiimuûi C'J t^iu i* Vk^rimm fsm 






r i ] . • . • reeiaaimaqiie fob anms 
Bvbarîes pannuSBaiacet • Imrtm, 



LI- 



417 



m^^m^ m » m u i m n m sa m ^ > » » m i < m» 
LIVRE SIXIEME . 

DE L A 

M O R A L £► 



CHAPITRE PREMIER. 

Des hitns véritahUs . 
Sommaire da pcemier Ckapirre ; 

I. Toms kl bêmmes veuknt itn beu^ 
rtux \ mdis cimfifftm éiffirtmts rêM^ 

ffjfion dtê mime Ajttféit naitri hs dé^ 
gtks. }. Idées fAlim€sdiPi4tûnf HT 
liféttwrain b$in.^fimiminid^Ar$fi^ 
ie. f . Mar^ Cbréttinm doits fdini 
As^ffiin. ^Lo ifHeftUn dmfHêVcroîn 
JbUn ns piut iire douteafs pour hh 
ChrétUn.y.On€9mpU x^%. opinions 
finr k foHvtréUn hi^nX Domine du 
jPorfi^e. 9. Opinion d^EpiCMro.icu 
J)i U voUtpté iAr%fHfpo . \u Opi^ 
srion des PéripéuHeiens ^ i^. OpU 
mon dEsulido de Aûgore • i }• 
lyHerilbês» 14. De Panottins. i(« 
Opinion de FAcddémie^ 16. De T ha* 
Us. 17* De iftéei^s otures Philo^ 
fophes * li. De fe/Hme dos hiens à 
proportion de Icser rareté, tf. De W 
phontutfie de chercher fon bonhettr 
éUns f opinion dusttrui . xo. De U 
phonidipe qtd met le prix aux hiens. 
XI. SfippKce de Turtntu . ix.Notro 
dsfp^fision convertit les dccidens en 
hiens om en msHx. 1 3 • Les biens & les 
mdMX naifftnt de leurs contraires. 14, 
Compétraifon des biens paffagers . x%. 
De la bonne confcience.iC.Penfees des 
Tom.IL . 



AtteUnsfttr lapriosre . xj . Semrce del 
defirs. xi.AlUgorio do Cramor. X9. 
Miponfe de tOracle à Gygis. 3 o.Entre^ 
sien de SoUn avec Crœ fits.il . Delà 
répttsation. 3 x. Lestoéprisde la ripa* 
tasion tfittn effet do TorgtteiLi iX2apri^ 
coifttr la réùatation.^4. Fat^e ghnre 
dos Conquoranu . 3 f • Lielm da la 
vertu eftplsu recherché f»# la vertto 
mome.ié.Comparaifim de larenom-- 
mée. 3 7. Réflexion de Marc Antonin • 
iS.Dadéfirdo s^immorsalifer . 39* 
Hhonnenrdoit être [acrifié ala vertu. 
40.Des emplois^ i .Parole de Dioclé^ 
tien. 41. Epieaphe d^ Adrien FI. Ai* 
ConfeÙd Agrippa. 4^ Refiescions da 
Seneqtto. ^^.Plainsesde A4ojfe .J^6. 
Compéraifon de timpio.47. In^uiéiu^ 
des cruelles de Denys. 48. Danger t 
&foucis dos peftes élevé t.^^.Qui font 
€iux éfue les emplois peuvent rendre 
heureux. ^o.De la noblefe.siJ)et 
p/aifirs.^ xJnfcription iuneflatuo do 
Sé^dauapaU.s j. Prix efirt par Xer* 
xés pottr tinvention d^une nouvello 
volupté. % 4. Perte dijfoute par Cléopà^ 
tre.^ S. Prodigalité s exctglyes. s^-J^^ 
laboauté. %7. Idées eapricieufu fier la 
beauté. ^8. Des richefes. ^^.T^^ 
tes fortes ^avantages attribués aux 
riche f es. 60 La Philofophiedétromm 
pe dstfaux éclat du richeffes . 6\. 
Le difintéreffement dos Philofephet 
traite éChypocrifie.6i.Dtfenfe de leur 
fiucerité.6 j J>e F opinion que toutes leg 

E e 



XI 8: T R A 

fmrtmut foHt^âits.e^jyts deux ton- 

^ mrmur d fj k Ê^rr . Jy. S iati m tm pâu 
vifpotirie msiattfpMrle bien.fCLâ 
pùUJJîendo9tlioi'f» «fi formé» 4f- 

- trimfit Mvicdàr ImêuiS^. Jtdil^ 
àt$oer4Ut & da Ltmmhu. £8. A^n 
tmpïajipttr Dtmoçritt pattcton^tr 
DÊTtHS. 6%Le rtiTMnchetHtitt des df^ 
firjtfi/âvrMJiefàbefe. 7t.£.»fdi0u 
Ecriturt /ippUlt kl rich^h un hmi, 
tà" findigenct fm muLj i.Uargtnnip- 

■- ftiiékp$t^& /««W.7X. LtpâKWtf 
. JtfifàûhàeUvmMr^j^it/Êptmndt 

iiMMpi>f£g^riê.7^Ugtdfi*p^M. 

9utt.7 \ St0fi^Mrw tmt s* fw "Mt j 

- 'OSfmu^fmfftm^vttwAtmf.-jb.ftnÇtts 

■ drf PhiAfiphi* & mi PûÎkj fm U 
fatmm, y^,JUiftnmiifamvfmrmdt 
tm0tx lu Immmrr fw iMpr/totnct , 
7%.Ophrimditjiiiti$i^^tkboifkttir 

■ itmtmjmn é tf mmptÊgni M fuef^ft 
dè^Mi. jiMétdîatr fi ti^tmUeflmi 
ritdi à et»x ^ tnt tmimki hiem dt 

■ Ufanvu.%o.Op»fioH£«mrMin , Zi. 
ymx trmirdtlaftrtmïi. ii./,'iÊfé- 
gtdifddvtxfitéthhifrt dtfefgrt^er 

. &d»t'^riik-*.%i^dvrftés4f*n~ 

■ ryliGrdnd.S^.Ljtf)rt^frhépl*tdif- 

- fieik À fMpftfitr^ f jCUitêt dtt grMu- 
'■ âtnrxtt^Umstifij^dmini/rmt.ij. Ri- 

- vwhttMt & msHxM^sdt' fartêmif ht 
^tékvétt.tt.Dit^mimèM.CtrftU 
jit3Ujrejrtt^pé^iférom.^<f,Extm* 
■pltt d Amitié dMns ht S^mHféim .91, 

■ ^inéréitiêB àer /inêittMjmir fétmitiè. 



1 T E 

9i.Répot!ftdtBlofiMs.p\.Opimonde 
MvfUffH t»mkMtiv. ^.Ofùam Jt 
Montugatiur ie/ecret.$ j . Rdi^atit cm. 
trûiretl f6. StjftreftifMopitJÎpnt fkr 
... U njfmàUim des c^nSfftt. 'yf; 
Miiti^pt croit am l Amitié pàrfùta 
iKptm tirt divijég tntrt plufittirr. 

dcSopho- 

leduqua- 

zommenct 

■ [4] Race 

huiaainJ, 

iquevousccesfieu dccho^ànvsyeux! 

toole votre felicité n'eft qu'un vain fan- 

thtptré dç i'opioiiBo,. 7 

U n'y a aucun fcntiment pins natu- 
rel \ l^mmc, flA rniantméi p'tiSii, 
infôpanibic <lc â volonté, <juele dé. «* 
fit de & rcn^ heureux; mais rien 
n'cft plus différent, & mcffle phis 
cppoleqaelest^inkM» qu'il fë feritac 
Ju bonbearC^] , & lesrontesqô'il'iê 
trace pour y parvenir . 

Comment t(pererO!t-<in dé nfunk 
les fûffragca desbommes fur ee qui 
jntritc d'être fobjtt de leurs defirs , 
pnil^ue la nicnieperfonnepcut^pci- 
ne être d'accord avec elfe-même pen- 
dant plilftcurs mmatM'ât faite. & 
Au'on la volt paiBèr rubicetncnt& fans 
fujet.de 4'ainour^lahaifie, deTcfti- 
me au m^pnc , de l'emprcflement \ 
(WHltrence i 

Qndgac contrariété qui (t trouve 



choififti' 
lia roon 

pour»"' 



- ii M<^ > 

TU >«]f 7'V j<Wf .«>.lw 

H" TtfÎTn 7vn f»ÎV," 

T> v^ TM wS^jatHytit 'vm. 

Tif vil iât^Ltut » wt sj* ^ 

GJhièSk Pftrit iCiitM fM: 

S<>fA»c§l.i»Oediftfr»n».v,] 

' Lm trtiduHion d* ter v*rt tfi 

Thimrrt in Qntrdn Hr§ Mrmmof 



Va v) 



rir/« dm 



[^] Omnibus in tenls, qnz fiint i 

.G^ibu9 aii^e 
Aurorain,&GaageiD,paacl dignofccre 

jiofUtac 
Verabona.acque illùnmkilndirerfâ> 

remoil 
Srroris nrbuli; tpài eniiDradooeti- 



. AnteuimiH J quid tan deztro pede 
csacipiS) ut te 

Conatûs aoa pcrniteat vodque per aâi^ 
' ETerteredomostocas,optant{bDsiFfis 

I>tfiuilef>J«wi»^iW.ia. - ' 



m. 



DE L' O P l N 

* 

entre tes moavemexu Jont les bofooMS 
ibuc agités ^ quelque bizarrerie qu fe 
lenconcre dans les fins qu'ils lé pro» 
poiênc^ ilsconvicnfieiitpreique cous» 
& (ont d*iccordoi ce pojnt t de refor* 
der cooraie infîpidesks biens qu'ils poC- 
iêdenc> d*écre inicnfihics aux choies 
qu'ilsoncteplus ardeaanfifir défîsécs, 
dès qu'ils les ont acquises » A de ne don. 
noîtrelcprtxCf Idecequî cftbon & 
avantayjjçux eniôi-meaie» qusquattl 
ilsToot perdu • U y a bien peu d^hcm» 
mes IXI contents çle leur condition , ia 
biens C^} qu*î Is ne peuvent poOêder leur 
parpiilent iêuls digoesd^envie . 

Amrqaot ^^^i^c ^^ >Çi ^ n'eftcapable de 

b poflèffioa remplir le cœur de l'homme , qui le iênt 

îbi^âr toujours de l'état dont il cft déchu, U 

aaitre le» qui eft créé pour pofleder des biens é» 

*^^ • rernels , s'il fixe tong-tems ion attention 

fur un metne objet» il s'apperçoit que 

cet objet ne ren&nnc paSsSc ne peut lut 

procurerlevrat bonheur dont le défir 

& la recherche l'agitent incclTamment > 

de*U naitTent les dégoûts & Tennui 

pouir la même cbofe toujours préfènce 

\ ia penfée , & Tattrait qu'il prouve dans 

quelque edai nouveau decette £:licité 

aprèslaquelle il co|irt > notre ame iênt » 

fomme malgré elte»qu'elle eft Êiite pour 

çtre parfaitement beureui^& qu'elle b9 

peut trouver iur la terre cette felidté 

parfaite qu'elle dcfire , preuve du fenci» 

ment naturel fie intérieur de ion inw 

mortalités 

i-r ^ Platon eft celui de tous les Philofo. 

^à^ilt- fophes , que la (ênleraifon a élevé auK 

^ fiir le idées les plus fublimes du fouverain 



[cl Tarn deaiqoe kombies jam noftra 

întelUgîmus bona y 
Cû m quae in poteftate habemuSi ea ami* 

C/f <^1 fitMecsmasy ttcnemoyquam 

fibiTortcOT 
Sen ratio dederit» ftufora obiecent, 

iUi 



AciAoc« 



I O N. Liv.Vl. ii9 

Jbien« Il prouve dans le Pbtiébe, dans le 
£«iéme Li vve de k Répuhliqut,^ dan» 
le Pbédlon , que le vcai bonbeur ne 
peut ctit qu^tn Dieu • Il eniagne^ie lo 
ibuverusn et re eft le fe uf iboverainibien» 
U cKamme dans l'Epinomif & rfaommc 
peut ecrc ^rÉikement heureux ^ & il 
concIutquerhommcpeut!etre> parce 
qu'autsemcnt le plus naturel d^ le plus 
conftant de iesdefirs feroit le plus tauit 
& le plus inutîtafOiais qu'il ne peut par* 
venir è cette ieÛdté qu'après & nrart ^ 
Mquel tems if ajoute que les boamiea 
icRMit ou téoampenlSs eu punis ieto» 
leun mérites. 

Ariftote dit, que comme le bien du 4. 
Sculpteur eft de fàhre de la manière la ^^ 
plus parfiiite rouvragequt eft Tobjet de 
fonart» de même lefeurerain bknde 
l'bommeeft de sVicquittcr parftitement 
des ionâtons de la vie raiionnabfe . 11 ic 
demande fî l'homme peut jouir d'un 
bien parfaite & il répond qu^biâi', parce 
qu'autrement te defir naturel qui nous 
porte î ce bien fitok vaifi& ilIflMairc,& 
que ta natoref ne lait rietten vain* Atnii 
n étendant pas la lélicité M*delà de cet. 
te vie.tl dirpréTomer qu'il ne croit pas 
l'immortalité de Famer 

Saint Augttftin furpaflant de bien ^^^^ 
loin ces ruiibnnemens d'Arift^e Scdeduedean 
Platon meniez établit qwetedeiîr de Jj»^ 
poflfeder te feuverain bien a été mis ctr 
nous par Fauteur de la nature » ^k la 
▼éritréternellc n'a pas-pû graver dans 
•os âmes un defîrdont Taccomplide-^^ 
ment fut impoflSbIe v 8c il fait voir 
que ni lu potfefiîoa des ricbeOes» ni 
^ E c X 



Contentas vivat >Uudct diverd^feqncn** 

tes? lùrJdêmmht 
Optât cpbippia bas pifcr, oputarare 

cabailus 
U] Fertilior ieges cft alieaolcmpcr, 

inarvo, 
Vicinutnqae pecqs grandius uber ha-* 



110 T R A 

celle de coQts les autres biens de la fercu» 

ne y ni celle même de la vertu » n'étant ce 

iboverain bien qui ne laiffe rien ï dcfirer 

il ne peut le trouver que dans la récom* 

pen(e éternelle de la vertu ^ & dan<$ fu- 

nion de Tamc avec le ibuverain être qui 

a imprimé ce défir dans le cœur de 

l'homme . 

Liqneftion ^" Philofophe Qirétien ne peut 

dafoufe* donc pas ctre dans Tincertitude fur la 

fwt*^^ "• nature du ibuverain bien*, & s'il exami- 

deuteufe ne ks différentes opinions des Phtlofe- 

^hfScka • P**^* concernant cette queftion, ce n'cft 

que pour fe.con vaincre de plus en plus 

de la foibleiïede la raiibn livrée à elle- 

même, & éclairée des feules lumières 

naturelles. 

Varron [/javdit recueilli deux cents 
^^/*c^„ quatre-vingt-huit opinions fur le fou* 
«uatieviigt vcrainbien. Lucienne [;]mocqaedes 
nfons^det promcfles magnifiques de touts cesPhL 
PhiioroFhet Voibphes, & traite de chimère toute leur 
an kîw r prétendurftilcité . 

Les plusoi^ueilkuxdeces Phitoiô^ 
Doîfriflc pheS étoient les Stoïciens • Ilsfai(bient 
4a foiti^ttcconfifter le bonheur dans la iêule vertu 
iêns aucun ^ard pour la nature.LeSa- 
ge,fcloneuxjétoit heureux au milieu des 
tourments.Zénon admcttoit trois Cottes 
dequal»tés>bonneS|mauvailcs& indiffc- 
rentes *, il foutenoît que les bonnes é- 
toientinfôparablesde la vertu; il=(ai(bit 
un portrait chimérique du fage qui 
jeuidoit de tous tes bîens>iansen [^eder 
aucun , & qui pouvoit par les propres 
forces acquérir une parfaite félicité . En 
général toute la Seéte du Portique met- 
toit le ibuverain bien dans la junice, la 
prudence, la force & la tempérance, 
& dans lesautres vertusémanees de ces 
quatre principales: elle emendoit par le 



I r E' 

mal, les vîctsoppofês à ces vertus: elle 
tenoit pour indifférents & égaux touts 
les accidents extérieurs, indépendans dé 
notre volonté^fic étrat^ers i notre amc } 
comme la vie & la mort , la fainé & la 
maladie>te plaifir & la dottlenr,les touri» 
ments& lesdélicesja gloire & le mépris> 
les richeflfes & la pauvreté • 

Les véritables [6} biens, fuivanc 
cette fiére doârine i font indépendans 
detoute puiflance humaine,& de Tem- 
pire de la Ibrtune qui ne peut m les 
donner, ni lesenlever. 

Si nous étions bien perfuadés Cî],dit 
Marc-Auréle- Antonin , que nos btcni 
& nos maux dépendent uniquement de 
nous , il ne nous refteroit aucun fu jet ni 
de nous plaindre des Dieux , ni de haïr 
les hommes. 

Notre ame [i^ ajoute le même Em-- 
pereur, n'a belbin de rien d'extérieur > 
fi elle ne iè rend indigente elle.même: 
elle eft au deiTus du trouble, à moins 
que fon trouble ne vienne d'elle . 

Epicure parut enfcigner une doârr- 9. 
ne direâement contraire I celle des ppmM 
Stoïciens •, mais cette contradh5tion n'e- ^^""^ 
toit qu'apparente, & ne réfidoit que 
dans les termes.!! établit la vohipté pour 
feu verain bien . Ceux qui ont entendu Im 
vraiedoârinedecePhrIofbphe [/] ont 
Ait confifter cette volupté dans le cal- 
me & la tranquillité d'une ameviâo- 
rieufe du trouble des paflSons, qui goiu 
te touts les charmes d une conscience 
pure & innocente , & qui fe réjouie 
dans la pratique & l'exercice des ver- 
tus • 11 (butenoit comme .les Scoï^ 
ciens , que le (cul Sage pou voit être 
heureux» & qu'iJ foéiffok d'un bon- 
heur conftant & inaltérable • U tiy 



if}f^^rro.Mf S. AugM Cèv.DeiM, f 9.^ . 1 . 

I^J Quidqnîd optîraum homimeft, îd 
eitra bumanam potentiam )acct,ncc da. 



idw* 



Seae 



ri.ncc CTÏpi T^oteA.S9nuên/oiMr.M4 Hilv> c,^. 
ii} Kê0ex. de tEmperéur Ué^rc^Awrile ^ 

jfnr^nm. LS.mrt 41. 

W GéiffindJn Zficnr . 






DE r O T I N I O N. liv. VI. xii 

JBvmtdoiîc em^enz qu'une q^efticm <fe iûoq iécdc que Tbomme étant compofiF 

de f am€ & du corps > le ibuverajn bien 
ne coufiftott pas uniquement dtns ce 
qui (ê f apporcoit à l^ame ibile , &quci 
tout ce qui étott lblot> la nature, étoit 
tttt bien . Qà'ainfi Ja hnxiy les Iicmk 
neufs» ks ncbeiles pou voient être des 
biens véutables pr la manière d'en 
jouira en ibrtc néanmoins que k vertu 
& l'honnêteté étoîent préfërablcs \ tout» 
& que les biens extérieurs ne pouvoienc 
leur être comparé» • 

^ £uclidcchefdelaScde[#JMéga- ^"^^ 
tique fcnfermoit le Ibuvetuin bien dans d* Eutii4r 
uneconftancetou^rs égale, toujours ^ ^'«*'^ 
iemUable à (bUmême , & qui ue fc dé- 
ment jamais. 

Le pbiloTcq^he HerillttsCp>értgeoic ]>*l|/;,•tI^s. 
fai.lctcficc en ibuverain bten> & n'eu 
admettoit point d'autre . 

Panattius iaiiôic côrififter E ? 3 ic iôu- ,^^ 
verain bien à vivre conformément \ là I>e p^a»^ 
aature, & à fiiivre les déffts qu'elle *'"*• 
nous infpire . Son lêntimenr étoit diffié-^ 
reot de cel ni des Cy rénajfques , qui ex- 
pliquoient les défirs de la nature par les 
appétits, charnels. Panaeclus étcndoit 
ces défirs à toutesles fatisÊiâions rai- 
^Muiables de l'efprit & du corps» Soi> 
fentimcnt écoit au (fi différent de celui 
d'Epituf e , qui n^admetcoit d'antre vo« 
lupté que la joie produite par Texercicc 
de» vertus* 

L'Académie, quoique peu accou* 7V 
cnmée à décider , ayoit eaibraffé la rAciT. 
même opinion que le Lycée. Elledif^^ inîc* 
tingttoit les bien» avec plus d'exaâi-; 
tnde: elle en admettoit trois fortes;: 

Ee ) 



nom au iu|ec dis fixiveraih bien , k» 
Stoïciens Tappellanc vertu , & les Epi- 
curiens lui donnant ie nom de volupté^ 
mais expliquant cette volupté par la 
iatisfaâion Se le bonheur qui réfnkoit 
delavertu. La doârioe as £Dnd étoit 
la même, & a voit le même obfct y c'ctoit 
une même idée Ibus des appellations 
difiérentei , ou tout au plus la diverfi- 
té des lêntimens , s*il y en avok , né 
xronQftpft qu'en ce que ks Stoïciens s'at-^ 
tachoientàla cauie, & les Epicuriens 
à l'ç&rt £ /Kl }> que les uns mettoient le 
Souverain bien dan» la ^ vertu , & les 
autre» dans ùl récochpcnfe , dans une 
récompeniê aflu^ée , dépendante de la 
^ vertu iêale , & tniéparaUedeHe » 
De k Totu- Ariftippe & l^s Cy rénaifqucs fiûfeient 
tifpf ^^ confiftcr le Êwveçaiubien dans -une iiio- 
lupté fort diftcente dccelle d'Epicure. 
Iji volupté des Cyiénaïques étoit pure-^ 
ment corporelle & (ênfuelle. Ils allé- 
' guoient pour preuve de leur opinion le 
penchant de la nature , qu'tk foivoient 
uniquement y appellant leurs appétits 
charnels le penchant de la nature • Us 
ibntenoient que lors^ même que la cau- 
lê de la volupté étoit hontcuiê > ion tU 
icnce d'être bonne & défirable n'étoit 
point changée • Us n'eftimoîent les 
grandeurs , les richeâes & les vertu»; 
qu'autant qu'elles le» conduiibient à la 
volupté • 
>n Ixs Péripatéticens in^ domoient la 

i^^^^ préférence aux bien^de Tame -, mais ûnal 
^'cicoi . exclure du nombre des biens , ks avan* 
uges corporels & extérieurs • Leur opw 



[m] OmneboDum InvolUptateDolne- 
nint, virtutemque ceûdierunt ob eam 
ttm efle laudaadam , qaèd volnptatem 
efficeret • ck. Uh. 3. r 33. 

Cul Ck.dêjbùk hwor^ép mslor». Si.^ 

[0 ] Cic. AcMiimiCMT. fmt(K$»* Uk^* luHm 
Win lafih. Ub.i^ t. ii« 



l^} Idim^ lêc, cksr. ^ 

NuUi iQ se nifilnnaturi quacr^idum 

fiimmum bonum. Cker. Academûar. qtufl^ 

Ub, u 
Idembeatèviiwre, &{ècuadàmnatUf* 

raffivivere. fmfr. di ^$sèiatd^ 



fctz. T R A ; 

les biensde IVunéott les vertus \ les biens 
dtt corps oa extérieurs , comoïc la (ân«« 
té M »rces la beaucéi & les biens écrans 
gfifs » comme la bonne réputation , les 
amis > les honneurs, ks ricfaeâès: & elle 
mecooit» anffi bien que le Lycée > lui 
grand intervalk entte la première efpé* 
ce de biens& les deux autres • 

Il faut entendre ici par TAcadémie^ 
lesdi(ciplesdeS6crate& de Platoo^car 
pour ceux d*Arcéiî^ , ils ne fe détermi-^ 
noient à aucune forte d'opinion. 
tu.;^!!^ rf-. Thaléi faiibit ctmG&ct le bonheur 
Thâiéi. Irj dans un corps lain» unelortune 
àifie, ficune^ic bien cultivé. 
17. ^lu&urs phttoàbphes plagient k 

•uuc»' phû C>uverain bien dans la délivrance des 
]ofe|»het. maux, n*eftimant pas qii*il fik permis 
à l 'homme dfjirpiceri un bonhcor plus 
grand. 

Les autres opinions des philoiaphes 

fur le ibuvcrain bien > n*étoient que ks 

différentes combinai£>ns des principes 

que je viens de rapporter . 

it» Une des opinions des plus déraiibn» 

des blenTà ^^^ V^^ f(Mnt répandues parmi les 
pro^'onioB hommes, cVftd^efttmer les biens ipro» 
irtl?^ '*" portion de fcur rareté . Ce icntiment 
cil contraire i la reconnoiflance que 
nous devons ï h nature > & fait injure 
à cette 6ge di(pen(iitrice des biens. 
Néus voyons au contraire ^ue rien 
n^ft fi précieux que ce qui s'offre à 
nous detoutes parts. Nous trouvons 
par tout Peau & le (eu dont nous tirons 
ksptus grands fecaarsy au iku que 
prefque toutes Iesctio(ês que la rareté 
Êitt efttmer , ne font propres qu'à en« 
tretenir un luxe la plus ibuvcnt ex- 
ceflir, & à contenter des palfibns preC 
que toujours injuftes. 
Beilpkift^ Une erreur très commune cft <Ic 



I T r :^ 

chercher fa fiéiicité m atità Schootm ^^^ 
n»meme> Ac^de 16 tixiniieaccr bien (bn boo- 
moins pour devenirJieurettx ,qite pour ^^\^ 
k paroitre \ bien moins pour acquérir draiitmi'! 
quelque bonheur» que pour £ûrecroi* 
re aux autres qu'on k potSédc* lUu&m 
fatale ! L'homme neft-il donc pas aflea 
efdave de ks opinions» £ios k laifier 
dominer par ks opimoas d^antnti dans " 
le poiitf qtii k touche le plus eifentiel'^ 
kmentî ' 

}eme(uisioQvent âonnéidit l'Haï* 
pereur Marc Aotonin [x3> que ks hom. 
mes qui ont tant d'amour propre , Se 
fi peu d'humanité envers les autres 
hommes , fàfiènt pUtsde cas de ropinion 
desautres » que de ta leur propre . Les 
expreflionsde Montagne [/} fur ce fujet 
Ibnt remarquables . „ jeveox^tre ri« 
che par mot » non par emprunt • »•* ^^ 
Mm je tkns que je ne (bis que chex 
mot, & de cette autre mienne vie» qui '^ 
logeenIaconnoi(hncedemes amis, à ^ 
la confiderer nuè'mciit 6c fîmpkment ^ 
en ibi, je (cas bien que jen'enkns fruit i> 
ni joiiiffance, que parla vanité d'une ^p 
opinion phaataftique . ^^ 

Si le caprice de pkcer (on bonheur m. 
dans l'opinion d'autrut cft incompré- ^j^^qot 
henfible, il cft ei> quelqi^ ùçon exco» mer le pn< 
(âble par la vanité de ces bkns/kat les •"*^**"* 
hommes recberdient frfus(buvent Y^p^ 
parence que la poifeâîon . Une phan* 
taiCe érige en bonheurs les choibs du 
monde les plus frivoks . De tous les -^ 
honneurs que tes Romains s'àviierent 
de déférer a Ce(ar > aucun ne lui fut ft 
fenfibk 9 que le droit de porter une 
couronne de lauriers, propre à cacher 
fâ tête chauve- 

Alexandre étant parvenu aucombk 
de fa puiflance & de la gloire, [«} reçut 



[f ] Dicg. Lsërr. in TM. 

[ r] MJjMiréUMfjtrM£nt^iiva^cllf^i6^ 



[ir] Sên,iihenefc.Uh.i.c.ij. ErMfm^h» 



.*. w 



TMtiniis 



D E VO V IN 

liokéfntefiàdedksGotimhieti^qiû loi 
CAvdioicnt lecleott de faMUgeoifie, c^lcA^ 
iudirc* t)«'ib le ceoevoient «ft nambm 
de kws Câteôieni. AkjMndreà là prc^ 
ttiéBcpmpoficÎQi} ic oriit àtifedt b m^ 
skédâCorintlMeosti mabaiaatappn» 
eoe ce tkie n'avait écéaecucéé Si aocoo 
^tDangor qu'^ Baccos&àUercirie» il 
en fut plos fttté^tiedet0Ote»re9 oon- 
quêtes» &«i|te:qiialtfié:de bçttxgvpU' 
4t Corinthe > fiit poor lui Ir pltisfiré- 
âeux de fts tinm» 

' Nos de firs oBfi (bovent des otijcts fi 

puériles 9 qoc nmis aurions honce de 

tesftire paroîtie & de les avouer . La 

vie des bookSDes ib paffe dansttn traie 

cootimici de fumée « Lampcide rappor* 

te [ j:3 que Tcmpereur AhsxândreSé* 

e véiefit anacbctàitnpoceaa, &étou£. 

fer par la fumée , un certain Tonnus t 

qui vendoit fort cher fa recommafida- 

non auprèsde ^empereur, àqoi il lai* 

feit fem Uant de parier des a&tres,quoi. 

quiln'cucaucancnéditi AtroRpereue 

fit publier par un Héraut» que celui 

qui avoit vetidu de laiumée , éitoir pxC- 

temeiuent puni par la âunée. 

' i^ Les biens tiremlettrprizijrj, leur 

Korre dlc (âveUr » pouiaififi dire» de la cNfpoii- 

mût les uon qui te tvoave dans celui qui ka 

arcidenwtag^û(c^ Si de de»i feéces^ dit Xémw 

biens oaeo •: / /• >« 

phMi, qui ont partage uneiucceffion 
Clément > Fun eft cfains Taifiince y 8c 
^le l'autre fi: refufelenéceilasresfide 
deux hommes qui font pauvres, exilés, 
malades , Tun eft trapquitte > cxeaipc 

£jc] LMmfrid. i» Alêx» Srutf* 

1/ 1 Nam càm vidit hic ad viâum qnsB 

flagitatufitf, 
Omnia )am fermé martalibus eflepa^ 

rata; 
0i virils hoMiBea» ic iMuore» hudepo. 

tentes 
Afflbere> atque boai uatocum excel- 

lere feml , 
, Née aiinus cAe demi cuiqnun tamen 

anxia corda y 
* At^animooiiBfeAîsciKUcrTireqiie- 

lelisi 



ION. Lîv. VI. Xlrf 
de troubles, & capable mèn^t de gaië« 
té , * ^pt rratfcfe livrera trifteffe 
Il m défefpoîr , iv^mmettx-trotti pas 
que ca ne feint nllett richelfes, nilaK 
pauvreté, ni l'exil , ni la maladie qui 
décidaiit de iMit fkuatîoni 

Dioft Ca(9us oMirve que rempe- i^t'êasac 
itur AugftAr aiuAt ebUgé les Farmesiesmm^c 
de itndre tes drapeaux qu'ils *voientf]^^^«{«««» 
ptts, & le^ prifoiïirtew qu'ils, avoictit *'^"*^* * 
feitii, Idrfqu'ikaMienc taillé en pièces 
l'armée de Craflfus , lies^ dr«(«aux iu- 
tentretidûs, maisqu'ilrerînf fertpeu 
de pfilbnnjers , parce que ks uns sV« 
coient tués de défefjporr , & que les 
autres trovférentiles charmes [«,1 dans 
cette ntnrveUe patrie , qu'ils ptéfiéré^ 
rent^Rome. 

Ixi qualités bonnes tfà, mauvaHês 
des accidents qui arment > naiHent 
fettvcnt de leurs contraires . 

Grands dieux \jî\ ! quel fert fatal^quellc 

loitrcwfévére 
Des plaints les plus frands rend la dou*. 

ceur ame're/ 
Quel noir poifbn iè m^leau fbrtleplut 

charmant; ri 
£t ne rçaiiroît.on erre heureux i mpuné- 

ment?' 
Votre bonté jaloufe ajvtt caprice en» 

chaîne . . 

Les biens & les tourments > les plaifirf 

& Tes peines . 
Au faite du bonheur on ponflb des 

{<m)>irs , 
Et ramertnme naît dans le fein dea 

plaifirs» 

Les douleurs font une fborce ik dé« 



Inteilexit ibî vitium vas efficere ipftun > 
Omaiaque illius vitio corrumpier in- 

tus, 
QuaB collata ferisft conmioda quseqoe 

veniret. hntnu Aé. t^^. 
[«] C*4f tm9fê fsiwnmsy fjiUnM^ê 
êxfnmê fn^ tmàlgn^nkn^ tn eêf vers • 
Milefne €nUfi cou juge barbirt • 
Turpis maritus vixit , & hoftium 
• (Probcuria, inverfiqiieBfH)reti ) 
Confenuit ibcerum inarmis? 



ijttf, T R; A I T Er 

f<^ dQfiil\cx\\^ yci;yf.qu^^ mccUe dévoie aller; t^-^mpltf' de J(l^-^ 

tagP f^î/?< wy^'9^ L %«pfiû .dc4si vcrpi. , noi> , fç^ bqpièff /fftrdan^rCropà^ y^niri fc$ 
ravicauni*rpttoif|lescps9i;s,lesncbç|(l:. fili^ejnK^riiC «uvtmcfo<S;0U.!iot\g;0c!; 
fcs &.Jayqltt{}ç4 tâfî^rci^:iiyxc^^ traioéx^ïi^k^k^td^icwmétSé dottt . 
quqlquefua^ukieTni^nraiïe^pb!^^ toucJiMBM^'y^ulK^K Jeibqnhcnii.d'arr;; 
d^ipo^r la vertu: Je bcraftc prc^n^s^ à j voir.dej^t^Wftfis b Cçttç:Aiér* tïantr t 
haute. vojx queia vef$v ^ufroit la pré^^ prié Junpi^i d'aetQordcr \ (es jGsrAmfs cao 
fé^ncc^flup Jefccpnd.çaqg, iétçÂÇidû ^ 1^ . qu i| y^voit<ie«iciJtew>powr .k$,Jioin^ , 
fariÇF, gue ïc%p)^i(ittfçfoiçi>t plficésrau, . rocs J^ dcrflCt ewtfçiifespf iéfiesA ieuc c. 
crpifiéme^ queleS(riçbc(Te^rçn)plK<)ieDt- eovoiia(M«i? iporfiprprnpce& cranqinku: 
laqu^cr^émepiacc î &/,iç&jeux from-rr ApréikracrMoeHsalUir^»(.reqQadMnv.M 
ropnçcfi€ji)Ç^ &.nc fc rç^y(ér9iV«^«(fc JcndoDAm > ; 

K^ponfede Gygié^RoidçLydieaï^QF'Ç^nfHltfi.VP* . aï^n^ terminé leur yie^far! unoj jnorCi! 

roracie à rac|ç pp^r ff avoir M y avoit uirmoncl - douce au;(nilîetld^QC: trèsgraude gloi- 
plqshcjjrçu^yqueluijApûllonrépo^îcyc» I rc*. 

qV-AgtMisayoitçféplH^hf>W;ux fi Cetn So]on9K^qto')UnJlostfnc.iic.paiiTî' 
^l^iV^^u r^pprt 4ç Pli^c, & dç-VaJc- r^ voiti çtj:« appctté.houjwix. i quVm »n'côt , 
rcMêyin>c,ay9icç^Uivf f^çÉi vipun:^ vu,qjUi:iic avMljéteiajSiiHktîa vie: »*♦.. 
cbw^ft/Tjj^flia^iiXHre^îtisiqHiibufn^ i xixte,qac;SopbdQtel^fiwipkteoniï Jc#i. 
fok^t^u^ Jes ))^r9ins4C(^ i&ovHIc. , puù fimploittûidamJlcuns Tragiéditsi ^. 
Hnwetîen Crccfy f pcçitfijs dc G^gB^^ç Iji m^p)*-. Crœfwpctt,»pfcftfinyaiijcu par Cyms> / 

de soicn que{\iç^ à SpIs^t^tOqytlilLrépoiidit, :^ &4iaiKccépriis.,iliui!cDodamnéà^re:l 

tvcccrœfus. L'boouncjkplij^içMr^i^qMjS;;^ brAlaVif : kfeychcr ctoit drefiér i & ic j 

iiUia.é;é|tM) i^o^piç bPiMig^s,4*At^ér' m^^arcttxfriocey/aùnr^itccaçhé^ ' 
S1esJ,:no(^,lpçTejl^^x^ ?: i^A ivertueq^^ ^ il $*éaM<rcitfiais&Soh)(Djl Sbbat^&aloBl , 
toMjç^^Viieiila v4â,^^pafr,ie .{oujOiurR ; CjD(r^cxflUiMiiooio&iajiifIt<t|oehipp0r.4 . 
floi^nfc'ft3ir^.^«VV<)HVÎ8ii9PÂ(t(cnrr! té«> GyntSf>qiùJbiiit»^ïaiU^env9Ïcdc* 
dreniçi»U;lui:9 io^ dcs^fnîiinf ^OÂj . msHMktlacaulèjCrQBfiisJhii 6tifavoiri> 
otvàp^is U0^^A4nf)e gér)4«^iç iuj^Ui remc^Ùfiqii*iUv«ifreii>ay<oSoto0lCc • 

ksffig««ur<^e.j|!ex^çi9^& paiivKi^f}|tH < chaoïfa fiir.rindereiciidi: des, pKD^péfiu 

auxmn(i}ala^itçT$m^qu^Ji9î enâ^i^U té^dS^fiicUoampaiQpÉigéiiétMrcqttïL 

eft mort en. combattant glorieufèment deyoit à Croefu; ^ qu'il ordonna qu'on.. 

po«t ia pacvÎTr & en luectanc Tes enne- le retirât du bucber,& que le Roi vain- 

mis en fuite. Crœfus aïant jcnoorede- eu fut toûpurs depuis^ -dans une tr^ 

mîridc i Sotôri,fi après cç TsW^ il avoit grande faveur auprès à^lyti^ 
CQi}n^q9çIftu'fln,4onc Ja èïidté.RÛJ ll&ut avpuçrqwlWÏP^i^bw»^»* dciIW 

être comparée à celle dont lui Crœfus térieurs,aucun n'eft û brillam:i& fi di- tation. 

jouiflbit?Sotôn répo«idit>qu il avoit-con* gne d^Mie ame-4Praicsiant4)obl« ^^tie'lâ « 

nu deux frqres, pommés Qeobis & Bh glo^e fondée fur la reçonnoifiance'jSç 

toi\j dont Iç bopheiv avoif: ,Çurpa||é.çe- Teftimc des hommes . Lc'heros qui plai 

lui de Crœfus-, qu'ils étoicat 4in mode- cc^n5-^çapgKi(fiW:.d9W0À WaIVI W 






D E L'JD PI N 

icxpcrfiÉcii''tôe ticjoiffc |iQid« ferviriiti. 
lemenc la S'icviti d'anermirnérecohfer. 
abok/aâcaadon rVrouvent l^plbfcïcn- 
-fibledctrétampQiife^dansfbantiitlipiSf 
iabaotietéftOMion .' Ce icrtit at\t (ab- 
-cihté^tfdirof^^ue cette elVtmd nVfVpas 
:iiii'tnen,i'paR'a<tu'<1JcniftJedani<:clQi 
*.^ai ^itacquitK ,^?f ^noil {tM^dhs «Ibi 
•^ui l'a méfitéo. L^dMttnavfltteF&f rai- 
^inkabl^cl'unrtennt tea<jitfM^-ti« ptat 
être combattu par de vatntpebj/c&inns', 
I&-- il cA ibrc-deuteux (}ae'4tS' Pliitbfo- 
phM, qai onc4ét>itd^I<tSUflMl(6ei tesplus 
féwrcs comte OfïpencluMt f'V|ui4ttâb)c 
-avotT^tthatiôns avccld vtrtu/t^enc ve. 
ïiuti beurdcic idcWPtrtèr^elenr pro- 
pre acaan Les ?brWâiphc«iix:.fBc*«cs , 
ditCicéron C^^C'fMhtFohent-ils pas" ta 
f;làlrcfarl^lfcâart*i(Jo'IaWéprifer,S£ 
fiemrtïcM-ilîpasfcatPfictais ita^tétc 
des Ittftï, xpWiC-btiifdasAefÊthvan- 
cédsita'fMiomtaécl 
>)- . t^e&ftrAcimeriKtiutr^sfdrrindiSlkVn. 
dlliT^an: cedc kl' répûCÀtten <liit érc'^alH qdtU 
iion,cfitd«cqu»»:Philofoph6îaiict«is4<s *ff«ts **bh 
'"•°*'** orgueil axccffif,'&-kUr«Aépris<p(>tirl8s 
bicultiances^pCMirlaTpud^r^étcMC in- 
jurieux à la nature , IcuicfoDicede la 
■\n\ePhHà(l>fliie. 

Chryfippe & DioKéiidbravoicntles 
mépris des hommes: Us iaifoient conCiC- 
.(cr.lMV b6n)»i)r'& Icvi^gnmecéi s'éle- 
ver au-defTusdei'optiiion-VDtgairc. Le 



ION. -Lîv. VI. ttjfy 

"S«ge,;filîvant Chrfflppei-'^ôir ffpîJa 
■erdaveatsBiCTiféaiKcïrqa'iTfcfoiPu'ne 
^doâziaine''i]e'Cufbttfts'cn pittilicpuùr 
"Jîâgnfcr'ijiickjutidlivcsvtoi^éne'&^M 
eyitiqtfti fc;glbrîâoittitfa'imlter HnS- 
p\i€encedescKiens ,"K d'en porter He 
nom . Quelle foïife aP'je'felte , difoit 
Antiflhéne-j potif t|ae CCS hommes m'aik 
-plaûdifTent? Epii5K;K Tcpécoic' fbuS/cnt 
•' Wttc WâKÎ hse Ç'ht ]:'Sçachcz prémicre- 
'mc*)f méftrtftil ft:s'hàmmcs,-&ciiêfre 
mé^(é . Vous ntfterez fieiii'eàx^fee 
IfiWlÛclàiiniltitadeywis'thkci-ïd^rn- 
foifé. 
-Gatrtéatléao contraire cnfti jmrititjuc 
If gltflW étoit"-dcïï*aWc en eHc-ro5ine . 
Afiftete' 1*i -donnoit lé-prcmfcr-riing 
yafmi (M Wéns crtérieùrs . CiccrDn [wl 
ttïkûit de vidié^ÙJÎ&'d'cTftiérernent cor- 
rompus ceux iqurn'avoienta^cun'foin 
riclééfyépntktibiii & Tacite dit fo] , 
tçu'totij^affcaliÊmeht du rticptis delà ré- 
putation Su ia èpfisdc ! a' vtrtn . Epic^re 
n'apaiétébien d'accôfda«cldi--mcitic 
fil f eifte <]ue(Vion : pcndàht toùté^ vie 
it ftéomrriandaàrésDifcipIej F6Brctiri- 
tciCp] bien- loin île Icsexcltci'à accfiiérlt 
<Jcta gldire,'il'lcurcnftigira de mener 
une vie iacbonae; fen^principal préce- 
pte étoic de fe cacher abx t^omrftcsntiais 
l<tvoïan.t prèsderaourïE ,'t^éllàtîgeade 
ferttîtnchc . baiis les plus vives dculctirs 
d'une récenriond'arHM, ilneparutpc- 
ctipcqiKidulôinde 'ion iminbmlité ; 
41<Mbiiita|Airfèn'lféftaRKnt-, 'qà'eiës 
Ff i 



i,.'*.«i,, arfoatemihi: nondtAbïlsIéirxjiî'tetuHji 
. rfohartiftrît. 

[yjWeglibfcrè^i&irf'ilêreqi.îrqttefeiitwt, 
I non lo]ùm'»rO£aifrr$'éRirèd'édub t>mhina 
. diffoIuti.C/c.Vr^./Â I, 

- tes. Tue- 

Ititnîlie^, 7^i^ijE«i>. , 



iiS T R A 

hcritiersfearniA;» ks frais qui Tcroicnt 
xegl^s par Hermacus , ponr célébrer 
Ibnjouraatalcouslesaiis dam le mois 
de}anv(crï &ilinftita3Unfcftin pour 
légalcr les Philofbpbcs, qui s'affemble- 
roicot en l'honneur de iâmcmoiie &dc 
celle de Ion Difciplc Mctrodorus > k 
vingtiénnejoar decUaqucLunc. 
CiVricc» ^' y *'*^' exemples de caprices & d'o. 
fiiiUHpu-pinions bizarres fur la réputation . On 
**''^* voicdcshommcsmoins palConnés pour 
une bonne rcnomméej;r] qae pour ane 
renommée fort étendue: il leur importe 
peu de faire parler d'eux en bien,pour- 
vû qu'oa en parte beaucoup . tl y en s 
d'autres ,[/]quilêconceiitantde rem- 
plir une partie de ce que leuc état & 
leur lùuatioii demandent d'cui , lônt 
afTeziiididércats pour acquérir l'enime 
des hommes, mais rcmplisdc délicate^ïe 
lur ce qui peut leur attirer quelque des- 
henneur,Ctcéron£(]cft plus îcnAbIc 
auxjugetnencsdcUpoftérué , qu'aux 
difcours des hommes de lôii temps; daiw 
nne kttrei l'HiAocien Luceîust«]ril lui 
«lemindc des louanges exagérées au. 
deUde U vérité, &iUcprie de ncgli^ 
fer en la faveur les lots de l'bifloirc > 



I T £• : 

Tiberen'étractoiithéqacdish répnCi^ 

tion qu'il aur«t dans les lïécicsi venir , 
& n'avoir aucun égard à l'eAime ou wa 
blâme de fes contemporains. 

Quelques Conquérants ont placé bt 
gloire dûs un fade infuppoftable . Se- 
ÇoFtmi x}8c TigranéssC/} atcdoienc à 
leurs chars des Rois vaincus , 3c cec ex- 
cès d'orgueU ne leur a fervi qu'à avilir 
leurs viâoircj. Néton[ t3 fit mettre le 
kuà&ome, pourcon(iruivc une noo. 
veUeCapitalederËiDpire» &lai&ûœ ; 

porter fon non» . 

La gloire véritable , qui conlifte i ^^'^^ I 
£iire du bien aux hoimnes- > eft pteC redac^> 
que encieceaKoc ef&cée pac l-'cBrcur V*!»""»* 
générée , qui met en fâ place une ^ 
reurinlcnféedc toutraMger[4]& de 
tout détraire . Le Pirate Dioméde ré- 
pondit i Alexandre » qu'i la vérité il 
étort un Pirate^parce qu'ilnavoit qu'un 
Vaifléaui [^] mois qu'il &roic un Con- 
quicranc, s'iiavoituneajrmée navale . 

Pompée dans une infciipcion pU- 
cée au Temple de Minerve t marquoic i 

qu'après avoir tué ou reçu ^compoli- 
tion deux militons quatre- vingt-troiS' 
mille tuMBtncs, après avoir pris «u cou- 



C'J £ienimMcfcioqnopaâovff) nu{^ 
ftoEBioes juvxt gUtiiA. laça quira magu»- 
rUn,lii.i.Sfi/l.li. 

[/] M-CjatiGidej», dM»i[»trifM4*4* 
Jb trmimSltmf it Faufan . 

it\ Qpa9qi»Jem(Hi(ïorîas)nuilci)nn. 
(uvereof Jq^àmeD^mIlbomiaum,qniha>- 
(lte^vunt^umuiculot.C(r■^^.«i..to»«. 

\.H.\ ItaifQccepIaBitetianiatqueecûin 
n^o y ut &orne>ea^ehen>ennùseciani 
^uvn fbrcafle fentis,&: in eolegcs biAoric 
BCgli^as ■ ' . amorique noITroplulculam c- 
tiaDi, quàmcODcedicveritas-i iaisiaxis . 
C;V.£'/»JÏ.»rf/a»iA"i»r.W.3.EifJ?.li. 

f*2 Dioif. Sk. la.T: 

Et Pharios curri» rtj^ara cervJcihaa. 

[x } Vid^ebaluique N'eco coaScaix uk- 
lîs p^t^xHc casnomento fi» apfeUaadie 
tloIw!t&9UBrcre. T*e- 



i « I BefTorum cxuTia^cmncirque affixa 

fiipeibis. 
Loriica, & fradi de caâide buccuU. 

pendens. 
Huma ni s. majora Bonis creduntur ^ là 

bfccte 
RomaDuSiGraïiilqNe^c Barbants- înds* 

pcEaeoE 
Erexiticau&silircrimiDÎsatque bborû 
Indf-bahuit^tantonttioi&maefitis-cfl» 

quàm 
Virtutis . Jm*SMt,t9- 



DE r O P I N 

UïSoni hvk cents quarantc^x vaiC> 
£:aax » il s*étoic rcnda mzîttc de quinze 
cents trencc-lêpt VHles ou Fortereffes , 
& qu'il avoit êabjnpié tout le païsqui 
s'étend dcpoîsles Palus Moeocides. juT- 
qu*) la met Rooge.^ 

Il n'eft pas be£>in. de grandes révo- 
lutions pour cenverfer des Puiflances û 
terrible». Unegeutedeiâng^ungrain 
deiâblfi fttf&t pour abattre le Conqué- 
rant le plus formidable , & pour venger 
Vunivers. Saladinfic mettre un linceul 
au bout d'une pique en gui& de dra« 
peau 9 & fit publier à haute voix dans 
ion camp. Voilà le (cul bien que Sala- 
dincm portera de tant db dépouilles • 

Souvent l'éclat de la. vertu eft pré- 
féré à la. vertu même , & le ridicule 
riusrechcr-cft plu&appréhendé que le vice Py- 
rcctuml.^ thagore enféignoit C c ] à iês Di(ciples 
■^ - de mépriiêv la gloire, de £iire le bien 

pour le bien> &non' pouc l'honneur 
qui: peut en revenir . Si tu fydSy dit 
Catnéacfe y qu'il y a un ferpent caché 
dans un lieu > auquel > (ansypeniêr, 
va s'alleoif un homme dont la mort 
doit (£ procurer de grands, avantages , 
tu feis méchamment de ne L*en a>vcrtic 
pas ^ & eues d'autant phis coupable » 
que toftcrime ne doit être connu que 
de toi . Cehri qui ne lêgqidepaspar 
& propre confcience >. ne ièra le Ûen 

2 n'en public & pour ïa montie, Sl 
:uleinent autant qo'il croira avoir- 
quelquetémoin rdL iln'évttera aucun 
crime utile » tasic qu'il k croira à l'a- 
bri, des. accusations. , des témoins âc 



h Tcrta 



I ON. Liv.VI. 2^% 9 

des loix • Que les hommes fe fouvien^ 
nent , dit Cicéron Id] , qu'ils (ônt^en la 
préiêncedcDieu^ &qu'ils ne peuvent 
lelbuftraire aux lumières de leurpro* 
pre confcience . tes aftionsdc la ver* 
t» font trop nobles d'elles-mêmes , 
pour fc propelêr d*autpe récompenfe 
que leur propre valeur » &fur tout 
pour dépendre de l'incertitude des 
jugemens humains • Si la vertu tiroit h 
recommandation de la gloire , cHe fe- 
f oit un biendépcndant de la fortune •>. 
car qu'y a.t*il de plus fortuit que la 
gloire & la réputation/ Rien n'eft plui 
ifl)ufte, dit Euripide, [f ]que lesfon. 
liments de la Grèce for 4a gloire: ecnc^ 
font pas-OBUx qui portent le poids das fa- 
tigues &, des périls , qui ont le plus 
d'honneur î un Général enlève toute-la 
renommée 9 quoiqtt**il ne fafTe rien de 
plus que les autres-pour hmériter. 

Montagne comfMirt la renomma aw Côm^iit^ 
vec l'ombre dfun^orps . „ Cefontcho- ,• ftadt li 
fcs, dit-il, excellemment vaincsv l'ombre " ^(fcT*^ 
va aufli quelquefois devant fon corps , " 
& l'excède beaucoup enlbngueur. 

Démofthéne prenoitplaifi-r [/]iêtnc 
montré au doigt parles pa^nes^ H fut 
un jour fort flatéd'cntendte une pau^ 
vre fomme qui> difois : Voilà- Démo^ 
fthéne>qurpa(fe.^ 

AuflKtôt que Thémiiïocfe parut [^1 
dajîS. le ftadc aux jeuic Olympiques ,. 
aprèsla bataille deSalamine» routs les 
.Affiftanme^ fouciérent plus dt regar- 
der lesConabattans , St eurent pendant 
tout le jour les yeu« attachés fiir ùk 

Ff 5 






%^ 



le'] JsmhlkhJn Pjtthag^ 

142, MëmmerintDeum fe haUierrtei^ 
.iera^ id^eâ» atego»arbitBor».mentem' 
fiiam* CicMof.lib.'t. 

TIU 

Oirèùi TrmfTm r'i^yo^ ieyhfMÂ wA,. 



Eurip, Andromuch*. Vi 6-97. 

C$r.vê9s coâeenm» Im vk kcHtuts ^^ijui em 
les citanryMliums li fuprotêoe d^AUxémârt • 

£/]i C'ifi mnfi^'l^rmcê'ditiU bti^m^mt-^ 

Qipd monAsordi^eo^praetereufitiuiik 
Romanas fidicen ly ra& ^ 
Bx3 SlntMrch ùiThemi^^ 



t7. 



,1.30 T J^ A I T )E' 

^^yec d^j^atttAi.cf^ d(^9^iii i /Se tpuics f:aa4U£ttBi&nt»iMiib4etilkcour»^V>n 

Jçs^^<^rd\^\^çiA^çfÀmm. %M^^^' î tient Je luUprès/aMfiart rl'iappliw- 

.^il^SM^Ci (i;H^t iifui Q r^y.i > ^i^-iUyQU^ à t i^Mlej8ejfiyin^:fnj(ft4iasi4vftè w çàui 

M%m^^ > >q»ôf c i©.i|r-Jà il.rçpiwiHqiMe -quklaiùoUNift fesitftorts^iwp ri^oqwrir 

. fruit ;dc tpus Ics^ twvaijxîqujibawit une renommée imiiw»eik ,-..(^ait4x<n 

.ibptCQUS^^jif Ja.Gr^pe. ^(u^il ai'etvjqukaapaMOccfidllcflAClit ; 

. Déoaoçr^cçi^Uj coi^fHi^e Mp|^l^tt<ljt taaistUdrâgatde oom»eLiin bmKirèt^é- 

.^c s*ctjrc fiibi^.^ icaçbc iiAAWacs ,7 qu'il ( iini4>Jcjdç.jottinïa»aiiccfd!ane >#opota- 

tjn*%%m^ih^fÇWV^^ 4^'fPK(onBÇ . -siqnqui tuiedadjuccxjafii'l^vonir /de 

Qn jIoit,pç«fcr « 4Jt rËmp«îrfèiir «g^ûterla^ldrcKiii'U prévoit 4aii9Mii. 

i;Marc »XntpnipEÂ})rqvi.^t e<;ux(lo9t iccl'ctcwlacdera'iluTée. .Ce-âotinenc 

Jcsiifâ'rggfs^^i&ftQrejtt Jjipghîird'rvrji* -dût-il ne dufCDquîuoi jour > ceujour» 

veuxiét^e lp9e;(4'Mn;l^(De :qvi:ié c^i'ogtciduHérosy renfîpomo^Uifitvrs 

.,099uditluiLnktqn>etr^i$j^sai y«^bou- -iicâes. 

..rc : :Tu.vei#K piaUQ;à.un|boqf¥»€r.<jt|i .b*hoiiMpôdl.ilidM6ififcnficdcplan- 

,jfçd4f4^l&î|l5ttinwêmev«^r<cb*id^pci^. -tt i;dcsclicocs,& nodeitâV ookiwerjque 

i\jCc filair^vif Te ripent; prenne deiMt Jes plantts M^ l*«nbre &>ricf fruksàkC 

jÇCjfU*il;fait2 -quelles ibdoitjpuir ? 'AiqtteUes.'etti«é- 

Jnvcnai rfgardQ i^(ft)ôirç- [Ocjcumac. rjjH^.noiiscoodukcàrifin^iéabMcnnfi 

ui\(jiijetpç^r JcsxicçlaQQ^Jtions dc^col- iodieux^ofi £unefte:aa;gcnrûhQaiam> 

Icgçs x^ 'PÇHf ifJk^Wi/çiKiens du en. ^ .cftti'trancliçroftt toucccomxDunico. 

i^ps » iPeffo C^O^tJ^ ;pùx jp)|i$ ittâe iCion-eii^eiicus & nc^cfoftccN^ ? 

Ji iarrçpjMWnée :r}€Hîe:toisjff)jl)t ,dit ij, Sïlnîyadcikgcs paraii Jcs pcMo^dc 

\fk^4ç)ftç^^rJ4^s IpHa4t^s , f>>Qnt4m.ur (fiuniUe, -que ceux qui (êakimatics 

netant;ppif7tdc^r/^>jnider9c>:iî^ais ^Ibins 4iéodIaicss LfMUir tranfouettre à 

Je o|e que le|>ut:^ jar^9ff)pçDiê.fina- , leurs >licritiec5îlesîbttns^u<iis onttte. 

'^c4c t^iei^/aicc >/o^(-ÇQ(te çxif^fnadion : «çiis de lenrsaiKetros , l-olDligation «It 

.0 rhio^nç^e })oi9iq^e4 O)V«^0n^çk>- (bîcntplusJndi^Knfafaleidedeut Ufilet 

j^jeqfe ! 'M%rc Aptpi)in ne fij^t:4tf€UQe un patrimoine dc4»oiine: 



différence [/] entre J^s Jo^qgcs Sas bcaocoop pluspcécteaxt}«e.lci«tcfacï* 

domines qui f)^ç9pt ^r-ésopus» 8c les ffas^Ënfin^rien n*eft(i:iiontoux, fatvant 

.difçcw" qttlwt été KBUS îgvant ^jjie Jinc bdJe ponfire de Jpvéïal , i[w Jjque 

s9PMS (uHionSiau m^i)de. deconierver la .vie jttU:ptix:de xeqai 

Dndlfir^ ^PlAfiews ?^M^ AUloibpbos ont »dcitiêal nottS.latCbrcfitftimcr :a8cir&* 

limmor. ,Mftplia<fHfftM4^icr Ja yanicé.dMidéfîr/d'i{Q- lui qui n'a.aucop fgm dckjrépuw. 

• ^cWitlifcîr ^ npçn ^ f^r iCA^e . néâQ- :tiatt <|a"il kûfici;a .aplss éà )m9tt , w 



{^ Jl^|Ewii9i#4'.X»fMRfti»d?tr.fti^#i%. Eogetuum» A:4ielle, ^^/s^m. 

C i;i Utjpoeci&placaas , 4c .dacbatiatio $. 14-. 

£as./ji«t». >ui$Stt«iaun<eradenefimMuaM«)ifiraB- 

4>i iaudacuhaud oia^iftu, iiequc e^im ferre pudori > 

«lihicoco^fihcaieft^ &^pi9pMr¥ka9i«krandi>pcrd0ie.MU- 

Sed reâi finemcn:^ ^rrrattoumque ^ue ù^. fMve», 
recufo, 



DE ro Pr I N I. O/N. Liv: VI. 15 r 

•«'•r A k^ ve«Ué^la^vfrti|.dftiteUcmefit pi^4 rppir^ndr^i Vous ^no' m^ ddmielrics; 

inévdtablc) &4loKiqHciescircotiftaiKc^ tés^'d^m 4D0n jardif»v 
i<^it'a(&x20ipqrramc8:p9wvmértteriiiilt L'epiraphe d!Ad#ief^ VI. mi(fqt|ott ^ f^^pl^^ 



Dneni- 



iuid«la>view roe>uirgmbditilâlbetiTd*étxe châl^géde ^ 

Je:fappo(G'> psH^icxetiiplihv i)ii!unf^ la conduite &"d»^igcMiV€^rnement'de^' 
giiçrre^ianglt)t)cc &fafiefte<à k patrie* honlimcs. V^mbition utà plus rien qot' 
ne puifTe être <vûtée: qu'oeil déiâvouant fati!sfa(fe; (i ron*exatnine<depcèsceqoe 
vi>a.m(MÏÏad^rf qai n'aura fàitbcpdti- c*eft qae^es'refpeâs des hommes i&^air 
danc4a^i«iarch94pl)tQlv*/cplaiiK><]ue>t quels^oiocifs 1er hotnaKS-^nccnânele^ 
p^r/ohéï<aiio(K)rdres précis do fat poif*^ pl»»£iuv«nc la gtandct»r • 
fance qu'il ceproiicnbe ^ art btf n* ci toïen Ap^rr^ cxhorrsmc Augufté ï quit-» <i* 
d^t lenduitrce déAveu i ficibuârtr^ tei^rÉmpire, lui^dir:' Cbnfidécvz'Cf ] d'Agcifft* 
cert9CDnfufionàiUftlcedetoittltl/£isro. • de quelle nature eft l'éclat des faux • 
pC) (âqs4è(i^{lifior^ Madi apvcs la ver« ' bioM^ qttt^VôaJ ne dcvrc par retenir • 
tUt aj>rdsla:irai»is&âiào d'uncCbonoe Ne vous laiArp^bbiiit ht paM'çcttt»* 
CQpfcieiice^qiielbkppcnirioicâtcrcdnton duede Votre^puifiance 5 nipari^afabna 
pasablefà riionneuk ? ( danc^de tosnchodct', nipaÂrla'aïuIti^* 

^ Le$jattti5?fibi<a!b(]tcérieursveels que* tisdede'c^tix'^qot tous obéfflehtj'ni par - 
"'*"' les dignités» la n€Mefie>!les plalArat la * la oompMtfaàte de cetnl qui cherchent * 
beauté»; les ri^edes «le- fiiirent que tic '^^ à voitt-rplairc : car cette puMance^ 
Ipio^'bonnciHrîâc ta gloite. Celui detcs! qu^eC^jeUe autté choie; qu'une 'Iburce * 
biens qui en Tippvochçjle ipisift v^ .c!câ ^ari d'ctnbarras^de peina ? Ces hchellês » 
digniKié des «mptob • l^n hooiTne.qiu > qufiMaefveritabk pauvretés paifijue tes" 
néglige. les ppAesp6uric£]nr)ii^eft né^i dépenlês nécedaircs & les befoins im^'^ 
qui -préfère l'indolence aux devoirs de mcnfcs de l'Empire vont au^età de la 
ibaétat) paffd^rvicdaos k mépris recette ^ Cette mulcitiide de geHs qui 
quU méctter ,* m«9 ëé(ilt''qtf f 'Nvreuff' s'cmprtflRrtilP'i recevoir vos ordi-cs, ti'ertî * 
leurs- coeurs' i Pambitkïn'v neïbht'iqut^.'? gromc'qùepardcspetfonncs quhchcf-* 
des captife qui portent de belles chàî-' chchp ï vous çrotnpcr , & qui vous dre(V ' 
nc^i»h .BieAtot<li^ot,icés de ce qu'ils (èiK des embûches^ la compia^rance 
avotcjitleplas ariemmetit idéfiré » ils : que- vous trouvez datts les» hioiimcs ,' 
lônc bien plus retenus dans leurs em-^ eft une flatcriepernicieuft, &U!Tvaftc'^ 
ploisW par la crainte rf a Vouer kurfbi- éoicil dont Vous êt^VtonthTUclléfttc'nfc 
blclTe ou par la néccfficiç^que par le bon- environné . 
heur qu'ils y trouvant, ., . Qpe)le«ft la vcrkable graûdeur ^ dit jç^J^éq' 



uc 



t»] AaiiefieF cotnpcdes ; ^Mrrfm, Admi, luntas tcnct . S$m rktrm^Mé^mmè^ r-t. .. 

CM i.Cfnrmr.^frtverh.t^. 1 [/>] Adrianas hicfitnscft,quiiiihi}fibi ' 

[0] Oa0Sfa<l'i»*of^toncm fyedoùmzU in vltiiDfeliciosdtaitv qiiîm*^Qodiiii* ' 

ligatosôc fiibingenti tkufo labofmteaili pefacet. ^ 

liu fimulatione pudor magis , quàm vo- tf ] Diét^Hk^^t. 



'4i' 



13X T R A 

Sénéqat ? [ r !lce nVft pasde remplir les 
mers de Ces vaifleanx^ni d'avoir des trou- 
pes dans les climats les plus éloignés 3 ni 
dcfe faire craindre juiquauxextrémi- 
tés de rOcean^ la véritable grandeur eft 
Ja fzgcfky la prévoïance , & la viâoire 
des paflSons &: dos vices . 

Moïiê accablé de (a conduite du poù. 
îlSlïJ!* ^ pic Juif , adreffe à Dieu les plaintes les 
plus vives dans ramertame de fa dou- 
leur: [/]Ai-je donc conçu ou, engendré 
toocececce multitude, pour être obli- 
gé de la porter dans mon (cin ? Je ne 
puis foutentr un fardeau qui eft au- 
deffus de mes ibrces. Seigneur , don« 
^ex^moi la mort , -fi je ne puis être dé* 
Jivré que par elle detantde.peines&de 
chagrins. 
4^. Si le gouversKment du jofte n'eft^pas 

^«paraîp cKcmptdes affliâiom les plus fenftbles ^ 
fie.. ^^ combien de maux affreux (omt les fui- 
tes inévitables de la tyrannie?La gloire 
de4'impie Cr].eftaufli méprifable que 
iekfumier;& que les vers . Il s*éleve au* 
jourd^bui ^ demain tl.n'en >parcntra au- 
cun veû^e , parce qu*il.(flra recour. 
né dans la poufSére d'où il a éié tiré , 
ff.que (es d^ifàni'(c kXQnf évanouis 
avec fui. 



Oc 



I T E 

Denys sVttnt^rtfcrmc dans une ck^ jJjJi^ 
délie comme dans une pri((m>fit appren- oueUedi 
dreà fesfillesà rafêr^ & quand elles (a* ^^^ ' 
rent grandes, il leur ota les rafbirs, & (ê ' ' 
fit brûler la barbe par elles. Il ne parloic 
au peuple que du faaut d'une tour .Son 
lie étoit eneouré d'<ttn large (oSé Se d'un 
pont-levf s i qui tfétok baiOté Que quand 
il paffoit de(Ius. [«] Tous les (oirs avant 
que de ie coucher , il démontoit & enî- 
portoit ce pont levis , qu il remettoîc 
lui-même au point du jour . 

Voulant jouer ï la paume , il donna 
fon épée 4 garder à un jeune homme 
qui le fuîvoit ; fur quoi tin Courtifait 
aïant dit 4 Denys : Au mains , Sei* 
gneur , vous avez confiaiKC à ce jeune 
garçon^ & le jeune homme aïant Ibuft 
de ce-difcours> Denyslesfit mourir tou$ 
deux. Damodés Itti^iïane tenuunpro^ - 
po6 dateur fur la podeflion de tant de * 
biens > [^] Denys lui demanda s*ilvou^ : 
loit en goûter 't ce que Damoclés^ïaiit 
accepté > Dépysle <fit afleoir à une cable 
fèrvicfmagniâqneaftent > &fit fu^pen- 
drefur fatetè une épée miê qui nete.*-* 
noit x^û'à uu^vinde cheval. Ij^ ] Damo- ' 
clés ne vouittC* pas rtfter un moment -' 
dans une ifituatiofi û dangereuiê , 



:[r] Quidprascipuum^iirdiusliumftifîs 
eft ? noji c|anib.u$ nviria çomfl^^a uec/in 
RuWnwrisilUpreiisnAjfixiire , pcjc defr- 
ciente terra > ad aporutn injurias erça0e^ 
inOce;ino3nota quaèrentèm : fedai^lmo 
omne vidîfie, & quia^mùia -eà major vlc^ 
tdria , vitiadQinuîfle • St»*nétimrMi,>jm^ 

£/] Et^tMPomînum: CuraSiiwfti 
ièrvûm tuum? quarc non invenioHratianj 
coram te ? & çur imporuiftl, pondus uni- 
verfi pôpttli4iUj¥isiaper me^umquki ego 
concepionuiemhancmultitudiaem , vet 
genuieani^ttcdicas mihi:Portaee$4iifinu 
tuo^ficut portaieioict nutrix in&RCulum, 
&defiu:in rerram» proqua juraftl pacri* 
buseoniBi; UiM&f niiliicarûes»utdem^aA- 
tae multitudini^âent coatra me,diceott9c 
Da nobit qtraes ut çomtciamui • Non pç& 



(iuB (olos MUnere oasncm bunc populum» 
quiigrayisffi nùhl^io ^Jjùter tibividetur, 
ob^cro, ut loternjdasxne,&: Iq veniam gra« 
itiam in oculis ,tuis, ne tancis ^fficiar mails* 

Cr 3 Et à verbis viri peceatoris ne ti- 
muerkisiquia^riaejus fiercus > & ver^ 
mis tû ; Hodie extolli tur « & cras non ia.- 
veuletur ; quia cooverfus eft in terrara 
fuam , & cogita tio ejus pcrift. 

[«^3 jUnmMarctfLUlhi^. 

Ô] Diftnâusenfi$»cui(uperîrapi'a 
Cervice pendet , nonSiculaedapes 
Dulcemelaborabnnt iaporem: 
N^navium , cttharatquecantus 
SofflAum reduceot • fiBv. 



DE U O P I N 

^ ^ :Lttrnl3grini Af^s onbimt'Mtts- 
l^^dci' cb^ aux Àm^eisiki ag^ digiitféicoii- 
foflct ék-, duifak ibnveiuàlâçt ratiftiopha&à 
<Iei chûtes d'autant [iflas "étales {z.3, 
quer^léracionaété^plosbaute: &au 
lien que les honneurs & les refpeâs lé 
tendent aQpaftC} âcTiooàlaperlbniie, 
rJcn n'eft plus perfonncl , que les fou- 
cis 8i les kiquiénides inlië[ârables'dcs 

Îilâcés importantei . Ordinairement cc- 
ui qui les remplir , eft bien plot occu- 
pé de puer les traies de l'envie > d'ccar- 
cernnconcurrcnt dangereuZ) depté- 
-venii - l'tneonftance d unfiroca^nr , 
d'cmpk»eeun-grand nombrêd'd^bns, 
•&.de fonder Tes couieâutrsiur leurs 
'Xapporta, (fu'il ne iângek l'el&htiel 
de lès fonâions. . 
„. , Lcspo^Sc las digninls;iiC peuvent 
Qui r«Bt rendre hcuicuK^ que ceuxqut,'lcspoA 
Mi'pirapeu-fêdaitt laiis aiiçuhé înqniéMde de' tes 
tînt icndie perdre, n'y cherchent giTcles ocCafîoûs 
&lecaioicnsdefaire3ubicii âuxhom- 
mes ,& de lêrvir utiletnenc la {oc'iiié . 
I*. De toucs les bieni aucan n'eft Aiiet ik 

De ta Btt-tJtseftimaiiionsaufG indgalcsquelano- 
' bletfe . GeaK^'qql là po&dcnt , la met- 
CCDC. opdînaiRoaent aa-dcfius-dcitbuc. 
Quelques bonnes quaitttis qu'aient les 
grâridr, Its'tohî'confiftir Icar princi-- 
^patc.'^ii^ dans leur naiffance . Char- 
.iec.da Gonz^igve scablîHaiiC un nouvel 
-oniie 4o cheShIene, 'lui ptefeiivitiui 



I.O N. liv. VI. .£}'3 

Dieu immoàdit'ScipÊX aiam tnàeÊne. 

:' Cetiic qui lbne.ent£tés:deletir4i». 
iAeSe , tegatdenc les autres honmies 
comme s'ils, étaient d'une efpcce éiSi- 
. rinte. Mecellns , quoique Tcrtucux , 
Xa} m^priâût.la vertu dw» «eux qui 
' u'avoient pas des aïeux illuâfcs . Les 
anciehs Roolains , cet modèles dudèf- 
intéreflement, Se de l'amour pour la pa- 
trie ibl , prenoicnt pour une tache du 
mofulat, qu'il lut défère à un homme. 
. qui en étant très digne d'«tllcuri , A'a> 
( Toit d'autte défaut, 'que oehii de n'êtR 
-pas du corps dcla.'ndilclTe. Nouis au- 
tres hommes noQveiaax., iJilbit ic^Ci- 
. céron , nous ne pou vons' formonter l'an- 
. tipathie des nobles . Nos bons offices 
..(bnt inutiles , pour nous attirer lear 
:4iicnvcillance . '. ' 

" Ménandrc|>4fcmocqoedeceux^qm 
n'aîant aucun tuérîte perlênnel, ont 
toujours à la bouche l'ancienneté [t] 4c 
Icurstitrcs, Se lanobtelledcleurrace. 
... Ce.quteft beaacauf>p]^sinruppor- 
tablc, c'eft quepluficbrpdecésnDblas 
/fècroientidiipEnllsdBSvcmn «jak^at 
les liens de la focieté, Oc del'oblcrva- 
titm'C/] même def loix", s'imâgTnînt 
que les vexations Se les violences font 
. despriyiléges.attachés ï leur condition. 
£nnius[j]accBfe les nobles .de î)'av.oit 



154 T. R. A 

que U feqoclcéca ptxtage » & de i/ttte 

Parmi les Philorophes , 1er vmM. 
f«atllé« > infBftsffldnc la nobldlk de 
taon fes orwitagcs, lei . tatres U ré- 
dnilënt-à & joftii valear. 

Tonnlesbomncf, ditSén^queCU, 
ontlxTDcme oiigine; lonr naii^ce tic 
peut Ètxe lafpoitée qu^ une &urce 
commune i L'un n'eft phis noble tpic 
raatrc , qa'aatanc qn'it a rr^a de b 
natnce des di^aaâcions plus beurcofes, 
& des talents plusavahtageux.Laphi- 
lofophie, ^Oate-t'il [t], n'a tien de 
plar. faiiflttnable quede ne faire aocun 
■casdslanoblene. Voolea-voasTcmoii- 
ter au' premier principe [ O ^ 'o<k lec 
hommes fônc les ouvrages des dieu». 
Toiuipeovent acqucri* la vem , & 
ont leçn cette noble (&de fa nanirc . La 
ûgette n'a ni prcdilcâion , ni. haine 
pour pet£>ane. Sociate n'étoic pas pa- 
tricien > Cléanthe fngnoit fa vie ï ti- 
rer del'eaa, la philofnpbis & non la 
naiOancea rendu PlatDBilluftre. Pour- 
quoi déft^iéreCrto d'atietndcc i ces 
«kempkci voilà tes ancittics-« fîtute 
Kndtd^jiie d'eux .Platon dit qu'il n'y 



I T ET 

-sfotntTOB fai( ^tf/ir tne lon 'txttMS^. 

non et qudqoc efclave , & qa^il n'y t 
'< point d'ofitlûc qoi n'ait quelque roi 
parmi fci aïavz . D'anciennes rcvola- 
tioos onC cdurert de ténâurs la ftitte 
de.naaancËtTe5,& la brtuae aconfon- 
dtt& bmuiU^ toutes les races. Quel eft 
donc l'homme vraimene noble r c'^ 
celoiqui apfnrte eu nai&Bt le pfau 
heureux naturel .. Cefle d'attacbcr la 
aoUcfle aiftz ponraits de tes anc£tret: 
la gloire eft peiiôanclle, elle ne peut 
écrc cmptuncec , & ce qui aextûé avant 
nous ne poDt nous apparteoici Ce Ibiit 
nos fêntiments qdi nous donnent' une 
vraie noUeâe.. âciqai nous cléventAu 
deffusdutangi t)à nous avons été pU- 
ces par la fortune. 
D'Adam nsuf fonmes touu cn&atSi 
La preuve en eft. coomi£ > 
Et que toqtE DOS prffinicrs paresti 
Oac mend la, charrue. 
Mais las de cultiver enfin 
Lear terre^ labourée ■ 
L'un a ^vAi. It maria, 
L'antve l'aprè^^née.' 

Toats les hommes ne peuvent pas 
être patrideas , [ /} die Cioéroa« fi: 
\ dire le viai * c'cft la. cbofe do tuonde 



fiellipocences funt magi' quim fàpienti- 

potentes. E»». 
MeninonineftCentanris.Sr»/SM.*tf«X. 

Ç^] Eademommbusprlncipiaieadera 
otigo nemo altero nobilior, nîficuirec- 



rcgem non es fervis eflis oriundûm , nemi. 
oena non ferrum ex r^tnis. Oamiaifia 
lonsa varieus mifènit , & fuifam d<eor- 



levoivas 

Nomen,abiD(àtai tentent deduclsafylo; 
Majanim primus , quittais fiut ille tuo- 

Aut pïftorfuîCf autilludqaoddicere 
nolo , Juvett. Oa,i. 

[/] Non poffunt omnes elTe PacritH; 
ac & veru^ qiixiis,. ox cnrant ^idem. 
Cic, Or. prt Sjlls , ^ 



D E L* O P I.N I O N. Liv.VI. 135 

là pto» h a S/S u tott , H(>r>cfe p«tit»éb tonas, «cpfaiflBatiaaenisië fent^faù 



d\mattaochtt«il« affiirei)«e s*il aroic 
kchoîxdtf iê$«îetts:[/lr3^ U n'cnde*- 
nipiderdit pkûnt ifMittret.i qve.ceox 
doocîl étok ïà^iccfiW ntei pccAdtak 
«■canaanilieia des6tlccaiix> &iÎHr 
ksfiégcscttmks. 
. rtMDCtfl&J«YéttaICp}iIîre«tq«'it 

tkmi<l*attcrui&iloii ik ftn*4nâDe. 
.. JotéoaVC 7!] oUcnre jqte 4ioas iaî» 
£)ns cas d'un cheval , qui rurpëfle ks 
antrts par la vieMe de ia ooimc, & 
qui cft ifropve à rempovter la tÂftoire 
dans Je Kinqùe: qu'avec cesbomitsqiiaf- 
Ik^ il cft. noble de quelque famca^: 
quiit vîeuiie.* 
Oa£ûtc»sd\uico«rfieir[r3» qaiior&i 

plein de cœur 
Fait paroître en courant (à bouilUnte 

vigueur. 
Qui jznnûs ne iè laifTe > & qbi dans la cr-^ 

riére 
S'eft couvert nâle fins d'une uoUepoivt: 

fiére . 
Mais k poOéritéd'Al&ne&de&ayard, 
Quand ce n*eftqtt*unerofie eft vendn^au 

faazard: 
Sansre^)câ des aVeiiatr <ioÉ>c«ttoeftda- 

ibeMaê, 
£c va porter la maUrjOu uainer,lachacruê» 

LB|Déc»£/L<^<in,Miyîtti ^Scr^ 



Ycs d'une condictm fiMPtflUcureftune: 
^îfeiflMDortelie. 

La prévention eu lavetiv 4a. |atno#i 
bte0c eue hk face tfompcufi: C^]> fi 
l'on eût prétendu ttouvcr autica de. 
modération dans Afaimelec que dèis 
Gédcou» autant de piétié dansOptud 
& Pbioéés que déns Héli > autant du 
p«lfeté«ed'i«tégrtté dans Joël £e Afeiu 
que dansSaAMl > autant de ia^gA^ 
dans ELobôam quedans Sakxoon . L'nn»* 
pie Joram aâé fils du ^nt roi Jo&j 
pkat) ManaflKér d'Ezéchias 9 Joaclûâi 
de Jofias. Au contraire le vcrtueus 
E^cfaéaaaécéfib d^Achas . L'Wftoire 
pnoptiaue u'e(t ptt mains «emptte da 
leuiUililes exemiiifs: l'empereur Com-« 
mode fut 61s de Marc Auréki Calig»^ 
la de Germanicus )Caml>7& deCyrus. 
U c^haftc ^rippttae était «Hé At llm. 
pudique Julie \ & la vcmieufe Oâayis 
naquit de Claude & de Mfi&lme. 
. Lesen&ncsdeThémîftodeM»d'A» 
riftide^ &dePétiGlés ne luttutcoau- 
cone-eftime, 

La baâcflfe dk b uaifEsince a nàxsà, 
été regardée cooMue imiurciott de mé^ 
rite periounel , ibni ceux que ne de* 
naot rieu à leurs ancécaes.) n*oiit.pae* 



[ «y 3 Qttem rodunt omnes libertioa pa- 
trenacam« Ar. . 
.lii}.#». aamé fuitucainbemr 
Acertis annTs aevno^ renieareperaâum 
Atque alios légère ad &ïhini quofcun- 
. ^loe parentes.' 
Optaret fibi quifqœ ; meiscontentusy 

OQidUs 
Faicibns&^feltis uoIleiuuiStt&mere. 

if 2 Miferu» eft aliène tacamkere fil- 
nue »jrAf^' *" u ' 
[f] Die nuhiTeucronnn proies» ani- 

màliamuta 
Qois eeoetoia pcRdt nifi éactiainempe 



volttcrem 



Siclaudamiis e<|Emm) (aciB cut^oria 

palmft 
Fervet»& exultât raaciMrtâatiatirca* 
Nobilis hic ^Hiocunque venit deframi-» 

nC) cujus 
Clara fîiga ante allas >&prîmus la atano* 

re pulvls • Jttvgn. f^t. a* 

[ jÎ Plebete Deciorum aninue , pie» 
balafueruat 

HerojtoifiKi aoxse. 'Efmfm^sdt^tcM,t. 

fstviKuç aifêfiMm 7tf^ }His U^ éH^fihwi 
C# J JMsiW A» Min% 




• t X*-i- 



x:Ki Ki-aiT E' 






acqnâê ftoi aaciio iccoiiils y6c ftàlttar- 
feule vertu. Lycus ^ d!insr Sémur 1t 
t«a|ique[jr39 & rame dt l'ob^cuiké 
<le tes aïeux, & oevrat tittctousft^' 
«vantafci que de lui-ai£me # f ^ '- ^ 
Pluconjue danslarooitnrtifen qu*fl^ 
Thérniftoclc ft deCatnUkt» re^' 
lére leur gloire par l*bb&ttricé de îcurr > 
sioâcres» Sc-ildoùnêàcts^uiCr grand»; 
hànunes: cet éloge , ^Ub diie tranf. - 
mis I leur f)o(krké un édac d'au- 
taoc plus honorable pour euz^ qu'Us 
i^ea 4ivpif9)t reçu aucun de leurs ù^ 

'^ lÛndba! t/] daitsla di%ate <]iifit 
a po«ir le pas avec Al^xiindir dans les- 
CBoerSr fe lait principalemenr valoir,' 
parce qu'il a^amé aucune rtcMumaiu 
darioa de Tes ancêtres» ^ 

Fbitoxéhe répondit à ceua qnMu» 
raproctibâentifbnexéraâion, q«e c'é-' 
toit cdaméiiici qui liiî hok k plm gl^M 
fftcux » de ne rien devoir qu'à fa vertu .. 

Antiganus roi de liacédofaie , qui^ 
traitoit îe philosophe Bion comme nn 
fârm §x]>> kwdetiidnAi on i^xr qilels 
étoiciit ûm pércAr fa oéve ; it répendir 
qQc.fb»pérriéidk'ûn<afibui<^br; qui 
avoitËut banqueruucc , & qui avait 
trouvé ùt ffiére danè un lieu dedébau- 
fhe • n cita un vecsdl^mére £ 4 J, qui 
£gnifier Voilà de quel (âng )e mrgb- 
r^eidedefcendre ^fâfâÊnr connoître au 
aàonarque > qu'une BhHk naifEstnce re^ 



ixj Non retcn patrfac jùnc poflWco» 

domâsf ' ' 

Ignavos haeres r nobi^ norrfvâitrtojhi 
, A vi ,. Dtc zltji înclyfurtî' ti tiifli-g^s r 
' . aed éhnra viktli» .Ç^^iftktsji^^, fimni^ 
AlieiuK laudaCr Se», m» iBrtùfi'fiirenn 
ér€§.%, 

i^JlytHi Zserr, ik mm. 



Icv^t en lui Jèinérité pet6BÉd:At ii 
a^ta que ie{éo» ausgens vectÉsuslL ^ 
ju^rdeiiiipa»:igiin^aie; : '^l : \. ,' 

: lx^PappBei3aÎ6jXL[ir}danifatàoffr* 
qti'fl'étotc; caédinat , Xmïanr <a 'méW> 
vètui><magnsfiquciBanti;q||at veoott Ittk 
faire compliment fur ■ fa p ru moe ion ii 
beorc dignké > fit £mb]^utt dcnela ^aa 
ceDhatcre^ 6c lorfqu^eUe'.eutircpcisidâb 
habits comienabUs à lauMktbs de ik: 
ccinditioni, il court laiu klsv^nt c^cl|e > 
&rembffada» 

:^>FrançMS L aïant densandc à Cafte^ 
lan^ qm fiit depuis éréquet^Mâcon^. 
de l[utte& ffOrieaas^/s'il'étDk.dVa**^ 
traâio».qablp^5iro.^ lùi:repbndit^ilv' 
Noë avoit trois fils dans .rarcla& ,^ Joi 
ne fi^ pas jhiea diM]»etdej crois» jÉ iàv 
dciccudu* 

Eirripide le ) , Antifthénc [ ^ ] , tt>u$> 
Ics^oïcienst r.l>. pcnys Q/1 dHalicatt- 
naflc, Juvénal [^], & plufifvrSîatf* 
tves-n'ohtpornt reoonnad'autre noblef^' 
ic que la vertu . . . 

' Ariftote [* ] eft mieux, fondé i fou- 
tenir que l'anoblefle eft fort diâerente 
dclivcetu r rdnc appactcoiantà la race^ 
& Tautre, ï la perfonne > que Vcfyécc 
éumaine rfcft parflileulc daniliqùeti 
le on aitil^ard ï ki naidance^^ lqa'i>n^ 
recliercbe auflr les meilleures races de 
ç^vaux ^ <Ie chiens . Q ajoute que 
pour être noble, il 06&SicfM*d!av<Hr 
eu un péivimtuettx, «cpi'ii Êiue que 
Ifcs ancêïrcs.raïcnt^'écc pendant plu- 



..if. 



i^é. 



■ r » 



M* ( 



[ « ] St«ïci folos fapîences aobiles* 

JifÊTif. ^Dièi^. làflk* â)^. |é ' J 

Ig ) Tota licct veceres eiKOf neat undi^ 

quecer** . 1 • 

Atrîa^nobiliçisfola eftatqaeuidoa vir-- 



' 1 



DE U O P IIN I 

IMofi ^Éératioris. U iê &it céfte 
ob^âion , que la nobleâe la plu» 
cécetite devroit .être la mcâHeure > 
poroe: que : l'avantage de la natflan.. 
ce il étant cftimahie que pour faire' 
pcéfunaçr la vertu peribonelte» plus 
iavcrtu qui a donné lieu au com- 
mencement de la noble& eft proche^ * 
pliis;clle infinie fur te£ing> pâtfqu*!! 
eft. bien ptusnaturd > de tenurdiajpé^ 
se* ob de: i aïeul que des ancêtres ^om- 
ckngnés r mais ib répond que lexcet- . 
lence^u principe ^nant beaucoup da- 
force fur Veifet> de ce principe étant 
aivien fie confirmé .pat l' cxJM^rtcnoe:: 
de . pj^ufinirs' généra tionsi» il «À cenien 
ctrebeaucoup pius effic^oo... u- 
^iRknnefeioitphis jnfte que toutes' 
les idées d'Ariftoce fuv4anobk({e«.s*il. 
ni^oit pas établi une liaiionuoptu^ 
tsme ehtr&^JcUe 6c .ks rithe({(es> lorCi 

SHl £tdéfinôt um podeflibn dc&riobeCi 
continuée, pendillntpliiâeuss géaé*! 
rations* . ■- :;' \-: > ■ \ '. 
^ Cicémn [ r 7 appelfe la noblcflr une 
beureu& recomotendation , qui conci* 
)ie lesciprits. U die [i^ que les terni*: 
€«sdfesi grands hommes méritent une 
xécDoipenfe» quir ne finifle point. avoo 
eux ^^ & qui paifc k lents ; dciccndants y 
que touts les gens de bien doivent être 
po n tte n -fevewp- de la n ob i c ff c £ / >r 
£ok pacce qu'il eft< utile à la patrid 
que les nobles foiçnt di£.nics de leurs a^v^ 

-ilf ft '/.'ri • . , 



I a 



î /L 



jrQiSnthbniiaoftTopimotti nobilkiite 
fpfSfbbsidi condliatriculft commenda^ 

' ikyX^t CMituaMiiaîonbuf eerrum^ debi^ 
tunyeQe videaearvtmdrettam^aod poft»- 
fis ro!verètnr)redmdkrerX?t;r«W» ieg.étgrÀr^^ 

f-yj OâmesiKmr fettfptop noBfliâti -fit- 
vraîm* /c qdta-Htile eS 'reipiiUii:^ r 
Àbilés liomMies^efie dignos ma}orib«ir 
AiiSf&fuia valet apod not clàrorum ho^ 
Mintioài jc beae4dé..s»puhlk:i mentonim 
roemoria etiam mortuorum. Cu^Êràt^ ^ 



ON. Lîv.VL i:3r 

cêttes > ibiepavce^ui rborinàir quVMé 
rend à la nobleflTe , eft un tribut de- 
tecoonoiflance» que Ton pâte, à cein^ 
quiont bien fervi la jpatrie - t - 
" Ceft une opinion fondée ftirlfanatu* 
re> que les qualités des pérc s fetr^nf*. 
mettent aux enBmts [mi]: &6nnevbit 
p^ Ta^Ie coanagdafe eûgendk^r ûBM 
timide colombe • i 

^ £i> «ppeHanit wtiJt que^ fon^ vob^« 
bit traiter honbir^b^sment y oftjoigooir 
le nom de4ear père [^^u leur. -^ q 

iiéfod^fc plaignoit-d& c^ qo'on-re^ 
cberchokkschevauxfiff ksAienq de-* 
bonne ipaoOy Oc dece qc^on ne hifcAv 
péim dt^iiidScutté d^épouièr 4cs ^ka| 
deipatèiits^' vicieux, pourvu c^'elles^ 
ftsifentf rkhel / . - ' 

- Les dUbofittoAs^dC' la loi âû Moy^: 
fe, qui régloient ks alliances» ^dé^ 
fenèpiene Vatlén^inon des h^àges v 
la gënéafegto (fe'N.S^^nifparitéèdao»- 
lescvangiies'> pkofiosrsauttes^ndrcîtsî 
de la £iimte écriture, ibncdcs témoiii> 
gnagpsi^ncomeftabks on fiiveur delà' 
nobleiert on lit dons '^ le livre d*££^ 
drJis ^^^, qu'au fetour:âe)a;capcivi^f 
té de HabytoftCy ceux ^i ne purenti 
pas.')uftifiq: de. qui il^étoienc ddcetm 
dus , furentrejettésdufacétsdooej '"'> 

Lanobleâe met dans un granJ jour 

ICj UU1IIJL3UL 1^9 lUAUVIlIlVa U UBIIICJ tpj». 

Ceft ttfle obligation^ indilpcftfabli;- 
ment iïïtpoCe aiijt "nobles; Ht]/ de ne" 







Ciu}. For&e^ttfies^tur<bt>cilla9 ft^nUr 
£t In juvençis > efi in equîs patrum 
VirtttMcc imbdlem féroces • * 
Prc^ènerantaquilse c^hmthzm. Hor^ 

; (9] 'l£'qQin8eyter fv^pttibm^ gefièjÇK 
gîQciua»^ A>iioltinveneniiirfic'èjfeâifimc 
deiacerdot1ovk/SMi^;j#.i.v.^» - 

^3 ]^oANn^glorhi;po<tetî«krmen eAi' 
neqtiebona eocam^ne^^ie mal» la^ occul-^ 



tjS T" R A 

jmm dégénérer de la veitu de leut^ 

ancêtres. 

Celongainisd'aTsax» que vods diffuncz 

tous 1 . . 

Spn t «ita!Dt[f Jde té nwûnsq»' puleu coiU 

crevous: 
EltoutcegnrwIécUtcle leurgloire ter- 
nie, 
Ne&rtplusqoe^loar i «otre isaomi- 
DÎe. 
Le vice éclairé pw Jbt ixibidït £4 
en ptroîc beaucoup plus bùotcux Se ' 
pins dtfiocineï île acaK quclaverta 
précédée, pmic 4inlî dire. SC annoii- 
cée par cctU eoaipagnei abiotplus 
d'avintafcs , peur & piodokc iajtt le-; 
public. Lz. noblcffe kit gagtKt £lDt; 
pe)ne'{(l uneavancs de biencki an- 
nées. 11 fàac donc avouerqUe 1» ho. 
bleflÏEi qUoiqa'dle n'ak.pas une liaU 
Ême&ntielkâe néodbire avec ta ver- 
ra , eft cependant lULprefeoc eré»faré>. 
boixdelaibçtvDe. Uabeu aom lève 
hieodetsbAacIct.LacraDdcur_,co la- 
«jueUeon eft né> élève d'ocdùuke k 
ootHage^fic accoetttmel'aoKaaxpc»- 
ficshaacesiflEaoxfentitneats magn»- 
nimet: les exemples domcAt^pies, 6t 
Icavemudes ancêcrafincde puiÂnts- 
notifc* pour exciter le«i poftBritc ik; 
marcher farteanttace». 



I t: F ; : 

L'attrait de ta nliipté &dMpiaUjj^)^ 
focxcr» un empire diin^rcuzfuc ta 
plupart des homaies, qui ment &o 
réfuaion , fuTi-toat pendant ^J la ^n. 
ncâc. Tandjujue l'imagitacxNileiiui. 
tetravaiUcàcmbcUirlaveluptéC-rli le 
cceaTi]uii'7 livre* éprouve une amer- 
tumeréelle, &<juicneft inlépanlile.. 

Ccox^ioat pctlitadéiiqiic.lcpla»- 
Ik cft le parcage, de llioaiaiie (j] , âe 
qoipaflcnt-kia: vie dam une xecfaer. 
chc cMtinoellc de <x qui oft capable 
de ilattarictirsicDa, Jâtvcnt la mote 
qui amdoit âiromcnc & pjr le die- 
minie vi;iu court , àaa. état mathea- 
retuc. las pUtûn perdent Iror gaûr^ 
Oc lear favatrpiMirco«iquts'm£»r. 
ttne habitude . i.'adai(nnacmeflt né<cC 
faire koc OBaaque> les dégoatspve»- 
aatkat fiacc; l'enauiie pliu infiip. 
portaMe éc levaideJe plostrifte £ut 
Icndr i CCI JiiwuMi tû(cmx y Se livrés 
\ ne T«lDptéqniks£iit,nMncbsù- 
icK de la condition humaine . 

Da tcsBpfr d'Alexandre le grand , „. 
on TfuoR cMoce î AncUale nœ fta- '"'^"J^ 
tuf de Sardaipate avec cette ht^^rsinfa-' 
fcription [x.]: Sardanapalefils d'Ana-'"r>'^ 
c^ndanKabàti co on mèsteioar les 
vtttc» d'Anchiate te de Ttffe. Va » 



Surgit anuri ^iquid^qaod ia ipfis fioii- 
ffi Omni leinpoceMie veflitncuBt taa 



ti\ SiqaîdcftiaDobiliute b«Bum> id fctttt (pUm nos, S/pfaace viâo, hibe- 

eflc arbittvi fotuin>ut impoiita iiobilibiis nuK. TirJivM.yx, 

necefTitudo vîitaturjtieàinajorttiavirtii.. ix], . .medio defontcleporum 

te dc^enereat Jtir'iA.^ r*i^/.A^.3 " 

lacipit ipferum contra te Awe pareo- 

tiun 
Nobilins I cUnmqne ficeioprsBfène 

pttiieiidis. /«v/v-S* 
[/]. Piutarq. emf». Jt lôifiut^ àrdt 
SjUm. ' . , 

Cm] <«^A>)M)jÂH^'Kjfoac(i<cteJe 
mihi) tastuin ab faoAilîusaratacis «tsti 
ooflrzpcrîcali, fluantumab circamfii&* 
ttndiquevoliipatibiii; quieu fiiitentpe- 
nntiafnEaftvit,acd«mmc, ne tnaltoiiHu 
|usdeciu>iiUjorein4itiï.nâfl>tiflmilî[)i ee>' 



DE VOPIN 

4btr fi lâchement, a été le plnsmaltiça- 
ieQKpriace)i)Qoci'4ii(loîre fgfîe mfio- 



cioo. 



niconfea. XeméC^ 9 Comblé de cous les bms 
fe pcop^ de la ^rtoue» îk ponv^pt trouver ^ 
^^Hn. concememejit» ni ct4iïsMiQq|citM<Me 

^^ c ^ fe^^^^P** ^l^ P"* *^ d^ cbc vaUni dans le 

BMnêik nombre de Ct^ vai4kaux m dan$ Tim* 

▼oiupci. menfité de fes créfprs» prc^fa one 

récoibpenlêà celui^qui pourroit inven* 

ter <ltielqttc nouvelle volupté . 

ferîfaïf- Clcopatw aïant g^ de farpafller 

ibate pti Ant9iPf^<lansUipmptttofité&; la ma- 

CUofitre . gaigGçnce de ics fcftioj [ï'i Mai>*|Cius 

Plaças fut pris pour arbitre. Cscce 

f cioe otfiiout d'un coup de ion oreille 

.line pcrl« d'une beaMcé îjieftimablc , & 

Tarifant diQoyte daiis k vioraigreravala. 

Le âls du comédien Elôpe » pour a- 

^^ voîr leplaifiril'avakrrçtu d'un coiip 

Avrrei C^]un morceau 4'un million deiêOerccs 

2^^. fit diflbudre dans du f inaigrç mic grof- 

litéi ou- k perle f quç Mecctia avoir piée defen 

.j^ciltepourluienfaif[e préfi^nt. 

Le comédien Sfope avoir un ic^ul 

plat de procelaine , quj Jiui oiutoit deux . 

sitffecinq cents écm^ quand il crai- 

toit &$ amis , il garniffoit ce plat de 

toiitslespileaux qui avoient été inC- 

crises à. çiianre;r le i^ieuYs oMà inni- 

. tgt ja vpÎK humaine 1 Se qu'il tçb^ 



uku 



M Xtt%es refertas omnibus praemiis 
donîfquefortiinaenonequicatu, non pe- 
dcftribus copiis, non navium multiriidine 
non infinito pondère auri contencu8>prae- 
raium propofuiCjqui inveniflfet nmztà vo- 

Xerzes novae voluptatîs repcrtori 
pfasttHum €onftitui€.C<»r«Kj^jir/^/.4. c.i$, 

[rj Fil'us iEfopi decraâam ex aure 

Metellae 
( Seilfcet ncdecies iblfdâm eKforberec) 

aceto 
Diluit Infignem baccam./Ti^. M.t/at.^. 

Le milliQn de Jtftetcês revimt environ à 



ION. Liv.VL ZJ9 

cqitic^oMnqoaote ^^ ta pi^ ; 
te* #U d^ (^intps A rrius, vérita- 

bien^Ant jumeaux en qoute ferte 4e mé« 

* cliw<;e|ife 4e fottiles , ^ de maMyaifes 

inclinations^, m fe faifqÎQjt fcrvir 

q V^e <j^ r^gnols quMs a€h«t<^nt £:^e 

rUlttxé» l^spfpdji|giîk4s. Us rtfi. 
iKWcnts des[^3aéop^tr<M^C/]Tibé- 
rcs,des [^ 1 NéprQns,des [*] Héliogabaks» 
n^otit pu produire cette joie pure, réfer- 
vée à 1^ modération,& ï TuUge te plus 

fimpledesplajfirs^aufi^ejsla future 
iêul^ peut donner le pri^.. 

L^ bç?ucé % des charmes fi puîffapts « ^z^ 
. pour fe cqocilif r Us fatTrages^que ^loas tl. 
lui difputeri^ns, inutilement d'être 
a>mprf^ au i^mbre des b^ns çi^é- 
rieurs , ^ Çllc fauva Moyfe au bercçau i 
cHe arrêta les Troïcns, qui vouIoiÀC 
ôtcr la vie à Hélène , Ar par les a^ttrajts 
d*Abigaïl , cUç défarnti^ je coi^roux 
df Pavid . Les Ethiopien? déféroicnt 
la roïauté au)^ plus beaux d'entr'cux. 
Pav^,AIcibiade, Alexandre le Grand, 
Scîpion l'Africain, Ocmetri us Polipr. 
cécc» pluficurs autres héros > ont été 
renommés pour leur beauté . Homère 
nous a r^éfenté Achille , comme le 
pi us beau des Grecs* 

jU femble que la nature prépare avec 
une attention finguliére les domiciles 
des ufne^ ^voritç? [ if]^ & qu'elle 



it$oocJv de nmrêfmjMeig. 
td] QuinriprogeBiesArrî,pàr nobile 

fratrum 
. Nequldi , Se nugis , pravorum Se amo* 

regcmciïnm, 
Lufcmiasîoliti impenfe prandere co« 

^mpcas. 
HorM.%,SMt,^.trad9tBU»dâ Dâder, 
[c] PlmtMtciJnjtntûn. 
[f] SuetJn Ttf . 
W IdJnNer. 

W JUmifridinmiiegé ' ^ .' 
rO Naturam ipfam magms mentibus 
domiciiUlcorporum dignametaii » '& ex 
vulcu hominîs ac décore membrorum 



.^1^1 



^±40 • T K 'A 

' |>réportJotitie ta beauté dtsons à' iVx. 

* ctllence désautfts . Darius prenoit le 

• ^îtrc rUdu ptobeau & du meilleur 
' ^etouts les hommes « Sui vaut Ariftôte 
' [']> il n'y a point de vrai bonheur 

Yans la bisauté» mais Lucien lui a te- 
prochéde ne Tavoir dit que pour flater 
- "Alexandife. lU beauté (ê vante [ m^ ] de 
"faire paroitrè h. vertu plus aimable, 
'^^efeumettre la force par le plus puîd 
' fantdetoiurs les empires,& de triom* 
p4lier des plus grands courages • 

^Malgré tput cequi peut être allé* 
gué en faveur^ la beauté, elle fera 
téèuittii (a jufte vatenr, ûVàntonfu 
èéxt [;/] à quel point cet avantage eft 
fragile, avec quelle rapidité il écfaa- 
pe , & )i combien de dangers il eft ek- 

SDfé . Rien n eft plus connu dans llii. 
bire loj, que les malheurs de Lu- 
crécc & de Virginie. Laïs [p] fut la- 
pldée par les femmes jaloufes de (a 
beauté • Hélène eft appellée par Vir- 
gile [f]> une furie également fune- 
fie à Troie Scïùt patrie : Polyxo pour 
venger [r] la mort de fenmari, tué 
au fiége de Troie » envoïa des femmes 
habillées en furies , qui enlevèrent Hé- 
lène pendant qu'elle étoit dans le bain , 
& la pendirent àun arbre: la fille ju 
comte Julien fut la cauiê de Tinvaiion 
de rEfpagne par les Maures : Sputih- 
" m» jeune Romain > fe défigum levi- 



I T E' 

âgetijjpour arrêter tes délbldrei^e 
caufoî tm beauté : les réli^elï<èjg*a0 
Proie maïde firent dtfpftffoStre les ët« 
traits tr], (font la nature les aVoit^erh* 
bellies , en te couvrant le vifa^edc 

S laies & d'ulcères, pourib&uftraire 
la brutalité des Soldats» lorfque 
cette ville fut prifed'affiiut* Va tt^U 
heur ordinaire ï la beauté! pr], eft 
d'être expofée aux traits empoifonnés 
dclamédilance; * 

' Comme la beauté emprunte (es plfis 
fortes armes dé Timagination , c^«ft 
aufli de tontes les idées la plus dépen.. 
dànte de l'bpiriion&du caprice, tcs^ 
Abyfllms trouvent beaucoup <fè ièhaV- ' 
mes dans les nés les plus plats & les 
plosécrafës; ceux qui ibnt fort cour* 
oés & aquilins, plaifent auxPerfes, 
Parmi les Siamois , c'eft une grande 
difformité d^ivoir les dents^ blanches, 
comme les chiens, & la coutume efî 
de les teindre en noir ou en rouge • On 
perce aux filles de Guinée Ix] la lèvre 
îi*tn bas , avec des épines , & par les 
trous on fait paflfet des petits mor« 
t;eaux de bois pour groffir 6c reUver- 
fer ces lèvres^ le plus qu'il eft podS- 
ble> ce qu'elles tiennent a grande 
beauté . LcsBrefîliensécrafêntle bout 
du nez à leurs en^ns*, les Peu pies du 
Mi(Bcipi leur façonnent la tète en poin- 
té. L'iidée delà beauté à 1^ Chiiie^ft ifo- 

voir 



Idées» 

pdeuics&t 



coUigipofle, quantuscûsleftis fytritttstn. 
trarit habitator Sum Pami^ 
[^klHerodêt. Melpom. 

[m] Gratior&puicbroveniensècor- 
î ! porcvirtus * Viriii,, \ 

[ni Ancepsformabonum^ortaUbus, 
Éxîfiû doàufU brève teoiporU,* ^^ 
£t velox céleri pede laberis. Stn^ in Hif. 
W Scd vetat optari faciem Lucrctia, 

qualem 
Ipfahabuît, cuperct Rutite Viiiinîa 

gibbum 
Accipere,acquefuamRutiIaB dare: £^ 

liusautem y 

Corporis egregii trépides mifcrofquc 

parentes 



Scmperhabet:raraeft adeo concordi^ 

formas 
i Atque pudicitiflB. Javen./st.iOé 
[f ] Phttmrclf. in Mmstiêr* Suid^ in vPd 

C^].. Trô)c ic patrixcommimis^Eryn- 

nis. , ^Vsri. 

[r] fâufMn Ub. -^BêylÀiBcritif^ n9U F. 
lut Ht Une. 

tsl^af, 24sx.R^,^.e,$.Lipf.tnùmt.ir exempl. 
fplttifM^.ciS. 

W MMimhuH^:, Hifl* des CrciM.^ t.i. 

^ 497. 

L H l jemper fg^mofls fabula .ppena 

Ix'jjMric. Htjl.de f Indes Orient nies y !tv,' 
5, eè» 44. 



DE L'O P I N I O N. Liv.VI. 141 

vok la taSk fort pe&nte, beàucoap de cette kxaic pafCon . Eutlpide ld]zvok 



Des tx- 



. mcncre, le front large, les yeux petits^ le 
. néz x:oart , les oreilles grandes . ' 

Parmi nous, la belle démarche des 
dameseft un attrait pour ceux quife pi- 
quent le plus d*érre connoifTeurs > les 
plus délicats [jf } prifênc davantage les 
.boiteuiêskOvidB[)c]trottve les yeux lou- 
-chesJes ptus^tnables , & iènoblables à 
ceux de Vénus. La prince(red*EboU>qui 
éccnt borgne, fit de grandes palfîons par 
fa beauté. Anacréon [4] & Pétrone ré- 
^ardoient comme un agrément que les 
Xourcils ne fuifent point féparés . Ovide 
[(^] remarque même que les femmes re- 
couroient à Tartifice pour fe procurer 
cet ornçment: cependant,(i Ton en croit 
Ariftoce,des fourcils joints donnent une 
phy(ionomie fômbre Se trifte*, & Voi- 
ture dit : U ne m*eft rien refté qui ne 
foit changé i finon que j*ai encore les 
iôttrdlsjointsvce qui eft la marqoed*un 
fort méchanr homme . Cela nous doit 
convaincre que la beauté n*eft qu*un jeu 
de notre imagination, qui change félon 
les pais & félon les fiécles . 

Venons enfin ^ Tobjet le plus géné- 
ral de laconvoitife des hommes , com- 
mun à toutes les conditions, & le but 
ordinaire detouts les travaux . Soif ar- 
dente des ricbedes le] , à quoi ne forcez 
vous point les hommes? On a vu cepen- 
dant des nations entières exemptes de 
Tom. II. 



Qf] Srantêm» Dsmes ilUtfireSidiffrepHer de 
U Titm Annt\ir Ejf^de montupuy Uv, % eki i* 
Inpedibus vitium caufa decoris erat • 

Ovîd. 

i C«] Sipœta eft, Venerifimilis. Ovid. 
de srtéMmamdMh.t. 

£4»] jtHÊcrX>d,iî. 

Superciliaufquead malarum ftriâuram 
*currentia> ôc ruiiRis confine lumioum pe« 
ne permixta . FetronféprU. 

C^] Artc fupercilii confinia ûuda re- 
pletls. Ovid. 
' [r] . . . Qbld non mortalia peâora co^ 

Auri facra famés ? Vir^fi. 



mis dans la bouche de Bellérophonuti 
éloge magnifique des riche&s , &illc 
cerminott par cette penfo: Lesrichef- 
fesfi>ntle Ibuverain bonheur du genre 
humain , & c'eft avec raifbn qu'elles ex. 
citent Tadminidration des dieux fc des 
. hommes • Ces derniers vers révoltèrent 
tout le peuple d* Athènes : le Poëce eût 
été banni iûr le champ, s'il n*eut deman- 
dé qu'on attendit la tin de la pièce , oik 
le panégy rifte des richelTes périlfoit mi- 
férablement . Les anciens Romains [ ^ ] 
avoient pour maxime , de ne pas faire 
confifter la grandeur ï pofféder les ri- 
chcflfes , mais à commander à ceux qui 
les podédoient . Strabon if] rapporte 
que tout étoit commun entre les Scy- 
thef , excepté les armes 6c les pots . 
DanslaPanchaïe Ig] les laboureurs ap- 
portoient les blés en commun , pour 
être diftribués également . Les anciens 
habitants d'Italie ih] n'avoient rien en 
propre , & c eft pour rappeller cette an- 
cienne égalité , que la fcte [ i ] des Sa>- 
turnales fut inftituée. 

Ces peuples heureux n ont plus d'im^ 
tateur, que parmi quelques fauvages 9»* 
peut^tre, dont la fimplicité eft mé»- J^^l^ta- 
priféc . Lcsfiéclesdefer,danslefqueb t?g«« •«'î- 

J , » • I buéjaux 

les hommes vivent depuis long-tcmjps , cicheiTcf • 
font véritablement des fiédcs d'or , fui- 
vant la penfée d'Ovide ikiM cupidité de 

Hh 



Id] S en. E/>ifl. i x 5 • àt.RoIm» de la manière 
^étudier ér d'enftigner Us belles lettres , tom. 
3^.20. 

C^] Curioadfocum fedeati magnum 
auri pondus Samnites cùmattuli(rent,re- 
pudiati abeofunt. Nonenimaurum ha. 
bere praclarum fibi vider! dixityfed ils qui 
haberent aurum imperare' • Ck. de SemB. 

[f] SrraèJib.y. 

'/] 2>ied.Sic.Rks. 

\h]fulHnM.M. 

[i] Fendant cette fiteUs efdaves man- 
leéient avec lettre mtntres , ^ ^ttiffelent de 
tente ferte de liberté s * 



X4t T R A 

Tor y domine^ toarmcntc perpétnellc- 
meot les hommes.Qn tend ï for un cul- 
Ce honccnic ; on lui dé&re les honneurs 
dûs à la vertu: laboanefoiluicftfiKxi* 
fiée • L'imagination cUouie par l'éclat 
des richeâes>ne leur fefiUê aucun avao- 
tageC/lj celui qui eft riche>€ftbeau,il eft 
noble,ila toute (brte de bcoines qualités^ 
il mérite une grande réputation , ilcn 
jbuityil adroit de nous commander» nous 
nous (bummettons à &s ordres • Il Ct 
trouve tout d*un coup un grand nom- 
bre d*alIiaoce$C)Kr]> qu'il ignoroit : tours 
les grands veulent être de fcs parents • 
Mais l'opinion que nous concevons 
de ces riciieâès , (eroit bientôt détronu 
pée 5 fi nous appercevions ce qui 
le pafle au dedans de cet homme 
riche • Les embarras , les iaquié- 
tudes f les dégoûts ,-les remords 
tiennent (bn ame > pour ainfi dire , adSc- 
gée^ le repos & la joie fuient loinde lui 
£/7] *» touts les tréfors du monde , toutes 
les richefles des Perfes » ni les magnifi- 
ques palais de CraiTus ne peuvent cal«> 
mer les foucis , donner laliberté» ni la 
tranquiiité derefprit , ni délivrer Taoïe 
de retclavage despaifions • Les troubles 
& les chagrinsC#] habitent au milieu dci 
meubles les plus fegytuepx : ils volent 



I T F 

Ibui les fauÉbris cbfés,& les Ufteu t8 qui 
accompagnent les pièhkrs magiftratf t 
n'ont pas lepouvoir dclesécarter « Ao- 
gufteaïattt appris j^] quhin chevalier 
Romaia étott mort laitfint des dettba 
immeniês, il fit acheter £>n lit, pour o* 
prouver s^il poarroit ganter qndqnie 
reposdans lin lit accootuméà ptiocuod: 
le (bmibeiU un maître accaUe de £m^ 
cis 8c d'inquiétudes • 

L'hooune ne )uge par les ornements 
étrangers^que de fa ptopre efpéce>qiioi^ 
qu'il ait bienplos d'intérêt de lacoîino^ 
tre > & que les jugements qu'il en £ût 9 
ibient pour lui d'une bien plus grande 
impormucscNotts louons un cheval [f ], » 
dit Montagae,de ce qu'il eft vigoureux „ 
& adroit, non de (bn hamd^ un lévrier „ 
de (a vj tçffe,non de ion colier^un oi feau » 
de fon aife , non de (c$ longes & (bnnct- ,9 
tes. Pourquoi d^ crcme n eftimons-oous m 
un homme parce ^ui eft fieii I Uaun » 
grand train > un bsn palais > tant de „ 
crédit • tant de rentes ( lout cela oft >» 
autour de lui , non en lui • ^ > 

Le philofophe qui étudie la nature , ^/J^j^ 
eft bientôt déiabuié du défir oudel'ad. fophkdé- 
miration des rtcheffes^coutom la voir ^^%t 
d'unt mère fi (âge ,cUe oc demande C r j desikhei^ 
qu'un efprit libre de chagrin & de ^«•• 



1^2 Àureantiacverefuatfaffculaiplu* 

rimusauro 
V^oithonos, auirç coQciUaturamor* 
Ovid. 
[ /] Et genus * 6c formam rerina pecu- 

ftia douât I 
Acbene nummatum décorât Suadela, 

Venufque . Hor. Uh.i, EPift.6. 

VirtuSf &ma>decttS| divina tmmaaa- 

que> pulcbris 
Divitiis parent ; quas qui cooftruxef ît, 

Clarus erit/er ti£jju(htt , (âptens etian^ 

de rex, 
Etquidquid volet. Hrr.Hbt.Sat.i. 
Undehabeas, qu^rilnemo» fedopor- 

^ tet haUtre . Mt^nist/. 
W rm iyjiOciywêf mai wmrH 
Euripid . 



wmnç^^tyw^ii ^ 



im} Nenfittbobvns» noaauropeftuj 

fttlutumi 

Nooanimis demuntcurasacreligioaes 
Perfiirum montes , noo divitis atria 

Crafli . rrMimymrron. 
[p] Non eoim agiras 9 uovie coafiflaris 
Summovet Liâormiferoç tumultiu 
• AÀen tis > de curas laqueata circum 
teâa volantes. Hor. 
[> 1 Mfé^m. J^hfh. /.4« Al ^9fk. Ami* 

tijEffs$sdêy0ftfj^mf^iiVpi,ck.4%f 

[r] ••. noQAf videiuus 

Nilaliud (Ibioaturam latrare / aifi u^ 

cum 
QirpQrc (iiiuBâwdoior aWi^» meiite 

fruatur. 
Juciuidçifqfoi corAfiwi^u. lactique. 



DE U O P I N I 

(ïUfitM^fitVivk corps excmpe de malai» 
dks . Bien tojn de rechercher 1 excès des 
rtche(&9 > il faut que l'opinion produite 
par les exemples > nous détourne des a- 
v^ertUÏBfDentS'de la nature [/} > & que la 
Gootume furmonte en soos le fentimeiK 
<|ui nous porte ims ccfle à uCer avec mo- 
jération dcs[/3biens qui (ê préfêntent le 
pluscoaatnunëment , & dont presque 
aucun homme n*eft privé. Socrate efti* 
iBoit le fuperflu des biens non-fèule- 
ment inutile , mais encore incommode. 
Un CraflTusqui tiroit de (cSr terres 
Jèpt mille talents de rente > ou environ 
vingt-unmiUionsde notre noonnoie ,& 
qui n*appdloit riches qu« ceux qui 
pou voient entretenir une armée de leur 
revenu î, un Cornélius Balbus > qui lé< 
gua pat fon teftament au peuple Ro- 
main vingt-cinq deniers par tête > qui 
i^venoient environ à douze livres dix 
ibis de notre monnoie -y cesTuperbcs ie* 
natcursyquj avoientdix.mille dc ju(qu*à 
vJAgjt miltc enclaves (cuUm^nt pour le 
fafte y éeoient bien moins heureux q]ue 
les béro&des fiédes vertueux de la repu- 
tf r. blique R^omaine ImX célèbres par la u\u 
Uiéûnti. galité & le mépris des richellbs. 
î^ pMÔf<K- Le doc de la Rochefoucault . fi judi- 
pj^ traité cieux & fi délicat dans (es maximes,a iiw 
^ypocri. içrprêcé peu favorablcmcot les.leuti^ 






» 



O N- Liv.VI. ^43 

ments défintéreflfés des ahtiens . „ Les ,; 
fagesde Tantiquité étoient bien fb(s>dit. ^^ 
il , qui fans être éclairés des lum ieres de ,, 
la foi , & fans efpérer quelque chofe de 
meilleur, mépnfoientlcspia]firs& les 
richeifes: iischerchoienrà fediftinguer 
par des iêntimems extraordinaires & » 
peu naturels. Les habiles gens d'entre 3» 
eux iê contentoient d*en difcourir en ^ 
public a^ & agidcûent autretniemtjen fe« ^9 
crée. Leméprisdesricheficsécoitdans ,9 
les pbibibpbefr un défir caché de^ vcn^ ,> 
gpr leur mérite de TinjuAice de la for- ,> 
tune , par le mépris des mêmes biens ,9 
donc elle les privoit*» c*étoit unfccret ,, 
peurie.g$urantirdel*avili({ement dç la », 
jsauvretéf c etoit un che^nin détourné ,f 
pour aller à laconfîderation , qu'ils ne 3» 
pou voient avoir par les nchedes • n 

Il cft aifé , ce me fèmble , de défen- jj^^*^^ ^^ 
dre la bonnet des (âges de l'antiquité . irux bonne 
LesphUo(bphes Payent ne s*étant point ^^^ * 
ékvés au-dcA^tts de la nature» n'ont pas 
méprifélcsplaifirs v ils les regardoienc 
conune un don de la nature , & ils ne 
s'en éloignoicnt qu autant que ces plai- 
firs croient des obftades à l'exercice de 
quelque verttt> telle que la tempérance 
éc la ju(tice » ou qu'ils- nut(bient à la 
tjranquilité & à lalibertéde l'ame. Gui^ 
dés en tout par la nature» fi^vâ^st l'onir* 

Hh 1 



Non pcflidentem maha vocavecis 
Re^^ébeatwn ; reâiusoeeapac 
Nomen beati ^qm deoram 
Muoeribus (àAîeiiter uù 
Duramquecalltt pauperiempatî» 
' Pejufqûe leto fiagitiutn cimet • 

C / 3 Tant» eft oorrup teh^ iaa|»eottiàe« 

tudintst ut^eàt)aoquA0i|iiiCtt^^^<>^^'^ 
guaotur à iiaturJidati» exocjaQtluque& 
coofirnaentur ^tia coatraria.Cfc^ ^%'^\' 
li] Viviturcxparvomcîîus,natttraDeatis 

Omnibus eflc dédit , fi quis cognoveric 
uti • CUudUn, 

»..4p];ûdi(axerujx]t 

Luxuriesi bùiiq^um |artQ cpofeenta 



paratu , 

eerri pelaeoqiie ciborum 
^ > A( laucflB glona mflue* 

C«3 Gaudente tûrrâvomerclaurcato* 
& triumphaliaratore. prmMh^\ %^i. 

O quantum erat feculi dccus , impcra- 
toivm trîttmphalem, Cenibrium , & quod 
fiiDorwniiia Qacce(t>Ca£oaemuoocabaIl« 
efrecoatentum>& q» tAtoq^ldeaip Par- 
tomenim farcina^ ab n^trpq^P latjçrede. 
pendentes occupabant . Sen.epift.Zj. 

Patria? rem naufquifque non fuam au« 
gereproperabat : pauperque iâ divite » 
quàm dives in paiiperç imperjlo verlarK 



144 T R A 

'- nion V'éricgible ou faulTc qu'ils s^cir 
. éttwcnt formée , kor morale étoit auflî 
c corroropuëquecetce nature même» 
Laïs, cette fameufe courtifanne d'A- 
thènes , difoit:Jenciçais cequ'onen. 
tend par rauftcritc des philôfophcs 5 
i mais CCS gens-U ne font pas moins fou- 
vent à ma porte , & ils ne me paroiflent 
pas moins fenfibleSyque les autres Athé* 
; niens. Itefir vrai que Pbryné fit de vains 
efforts pour vamcre la cbafteté deXé- 
nocrate^ mais cette réfiftance fut caufée 
par une humeur farouche , & non par 
• «ne oftentation qui cherchât à fedé« 
' dommager dan5 des débauches (êcrétes. 
■ Xénocrate craignoit peut-être de fuc- 
comber aux attraits de la voluoré , s'il 
lui donnoit quelqu*entrée en fon ame . 
Quel que fut le motif de Xcnocratc[;r],. 
lesPayens qui ont blâmé en lui cette 
averfîon des plaifirs>iK Tont pas foup. 
çonné de mauvaifc foi & d'hypocrifie, 
A regard du mépris des richefles,c'cft 
avoir peu étudié la nature que de re* 
garder ce fentiment comme peu natu- 
rel^ c'cftau contraire la convoitifê des 
fuperiluités qui ed peu naturelle. Rien 
n*eft plus oppofé à la nature, que la pei- 
lie d*acquénr les richeflcs , le foi n de les 
con(crver,rcmbarras même de s'en fcx- 
Yîr. Un'ya point d'état fi heuteux , 
u'une pauvreté tranquille, pourvue, 
u nécefiaire , débarradee du luperflu. 
I^ous avons à ce fujet le témoignage de 
la ikinceéarituf e,qui dit iy], qu'un peu 
dans le creux de la main vaut mieux 
avec du repos, que plein les deux mains 
avec travail & affliâiond'efprit. 

Ccft juge? par fon fiécle, que de pré-' 
tendre que les anciens feges ic veiv 
geoient par des maximes peu (încércs , 
deraviljflcmcntde la pauvreté. Mil- 



3 



I TE*" 

t4ade, vainqueur des Perfês > StArii 
ftide, fumommélejufte, étoient 1« 
plus pauvres citoïeois J* Athènes , & 
les plus illuftres . Curius& Fabricius, 
qui mépriférent l'or des Samnites & 
les offres de Pvrrhus ; cesconfuls, ces' 
dtâateurs , qui quittoient la charrue 
pour commander Jes armées, &qui 
la reprenoient au(fi.t6t après le triom- 
phe ', les héros , auifi bien que les 
philofophes , touts les fages enfin nt 
craignoient point l'aviMement de là 
pauvreté', mais ils craignoient l'avilii! 
fement des défirs injuftes, & des pa(l 
fions qui rendent l'ame efclave. 

Enfin , c'eft ne pas connoitrc Thi* 
ftoire des philolbphes , que de dire 
qu'ils prenoient un chemin détour- 
né pour aller à la confidération qu'ils*, 
ne pou voient avoir parles rtcheffes, 
puifqu'il eft conftant que ptufieurs 
ont quitté volontairement de grands 
biens • Thaïes fit connoîtrc que la dé* 
couverte des fecrcts de la nature don- 
noit \ un philofophe de grands avan- 
tages poursVnrichir . Dcmocritc ce* 
da à k% frères un riche patrimoine \ \e% 
Pythagoriciens mettoicnt leurs biens 
en commun -, Ariftippc pour /bufagcr 
{ts efclaves , qui paroiflfoient fatigués 
du poids de fcs ricbcfles , ks fit jctter 
au milieu des campagnes de Lybie^ 
Cratés laiiTa le fideïcommis de fa fuc- 
ce (lion à un ami de confiance , à cette 
condition que fifêsenÊints étoient (ans 
mérite., la fucceflSon parternelte leur 
futtranfmi(ê i s^rls étoient vertueux , 
qu'elle fut diftribuée aux plus indi« 
gcnts du peupk • Un grand nonU>re 
d*autres exemples pourroiic prouver 
que le défintéreffement des fages de 
l'antiquité étoit fort fîncèré ; ramo^r 



[j'] Melior eft pugîllus cum rcqmc > 



quàm plepa u traque minus, cum labore ^ 
ic afiSiâioaeajùmî • ^Upîîftis^ r.4. vA • 



DE r O !> I H I 

cfc la fâgcBc' & de rctudc a mcinc feit ré- 
figncr des fccptrcs. Pkcacas abdioua le 
gouvernement de Mltyléne i Heracli- 
te quitta la principauté dtphéfe ^ Ein-^ 
pédoclcfefufa là roîauté d'Agrigcnto ^ 
qui lui étoit oflfettc par fes ciécMcns . ^ . 
tf ,. Je n'ai jamaispu coricevoirunc^auttè 
)piDîon maxime du duc de la Rochcfoucanic 
'^^fwncî [x,L dans laquelle il avanec qu'ily a 
t égales, pj^ç certaine proportion de biens & de 
maux , qui tend-lcs fortunes égales . Je 
luis très-convaincu (jue le bonheur des 
hommes dépend principalementdc leur 
façon de penfcr i que la confiance & le 
bon cfprit , l'habitude de fouftir , & 
encore plus la piété, adoucl&nt beau- 
coup Icsaccidents les plus fâcheux de la 
vie; ràaisjenepuismepcrJuadefquela 
maladie , la prifon , le déshonneur > 
Tindigencc du héccffaire , trouventtoû- 
jours à point nommé des compenfations 
toutes p«5tcs, qui léseraient à la fan- 
té, à la liberté > à une bonne réputa- 
tion, à fctat tranquille qui ne manque 
de rien • Puifque touts les temps de la 
vie d'une même perfonnc ne font pas 
également heureux , à combien plus 
forte raifon toutes les fortunes (épatées 
par de fi grands intervalles , ne font-cl- 
lespas toutes également hcurcuffs? 
•4. Homère la] place deux grands ton- 

tSZ^ neaux i la porte du palais de Jupiter , 
^oa^e. clans l'un defqu<:lsce dieu puife les biens, 
ÔC dans l'autre les maux,qu'il répand fur 
leshoonncs» maislepocce n'ajoute pas. 
que Ici liqueurs des deux tonneaux 
foient toujours mélangées avec égalité > 
pour être vcrfécs fur la terre • 



Uiiçm •?« Ji^Tàri x«x5i ^fn^ç JS % ««» . 
[ *] Non enîm tantopere bonis deleaa- 



ON.- LiV. VI. i45 

- L*cxpéricncc nous apprend même i ^^^^1^^^ 
que nous avons un fentiment beaucou p plus Tîf pont 
plus Vif pour le chagrin que pour lc?«chagiUif 
plaifir , quoique quelques modernes 
aient voulu foûteAfrl^ contraire , & 
Bayle entre autres , qui appuie ion opi-^ 
nionfur ce que les hommes travaillent 
davantage ï fe procurer des plaifirs ^ 
qu'à éviter des peines^ & qu'ils riiquenc 
même de s'attirer des chagrins très vifs 
pour parvenir à des fatisf«(âions très 
ihédiocres C 1^ 3 ; mais ce raifennemenc 
ne prouve autre cho(e , finoti que les 
hommes iônt ordinairement remplis de 
beaucoup d'efpérance & de préfom- 
ption, & que ces deux paflions ks jet* 
tent dans beaucoup d'imprudences . 
' SS Ton pouvait faire éprouver en mc- 
me-temps à la même perfonne de^x (en- 
timentsl'undejoie, fautre de trifteflc , 
mefurésaveclaplusgrande égalité, je 
ne doute pas que cette pcr(bnne ne fôi 
beirticouppMs feniible à la trifteflfe qu'à 
la joie 5 & que fon ame ne fût même oc- 
cupée prefqiic toute entière dufujet de 
s'affliger . C'eft ce que la mythologie 9 ^, H'^fCic- 
voulu fignifier, en difant que Promé- 5e dont ^^ 
thée détrempai avec des larmes la pouf- foJméTdé. 
fiérc,d<Mit il forma l'homme. 11 femble trempée 
que nous tenions touts de ce principe . jtxmcs « 

La philofophie nous fournit des ma- 
ximes importantes & d'un grand ufagc 
pour fadoucilTemcnt de nos peines-, en- 
vLfageons toujours la fituation où nous 
fommes > par le coté.qiû peut nous dont 
ner de la fatisÉaftioU , ou conlbler nos 
chagrins [ri Etes- vous richcî goûtez le 
pouvoir de faire du bien» ctes-vous pau- 
^ Hh j . 



mur ^quantum mali§ affiigjmur • çicM $09^ 
F Ô EvfM^fS fn iThSréç TTpyO^ twjjOrin»- 



iJè^pyy^ di^ii^H'n ^Hpii^m. ^l¥têr€kt 



7Uy^ 



tullM. 



%46 T R A; 

^rc) foye£ feafibk ^ l'agi^eMit de f^li- 
bcrté y avez^votts acqyis èe U gloire ) 
jùaifkz^n a^cc tuic modécacîoo fjni 
vous en rende dignCféces- vous dans rôb^ 
fi:uri^?féliciccsvoiisdecreà Tabrî de 
rcnvic . 
€% Un des plus beaux ^Iqgcs qui ^m«€ 

dc^'sU'rm ^^^ ^^"'^^^ * Socratc, a ctcqWU Cfavoit 
&^e LcA. ^galenvenc jpuir & fe pafisrdes cho&s 
' "^^ dont la plûparc des bomaies ne peuvent- 
ni k Voir privéïiâns fi>iblefle > n^ feire 
«(âge (ianse0)porceinent.LQmulus ^ did 
TaciceC^^], parvint à UM grande gloi- 
se > atant finiffert la pauvreté avec cou» 
rage»& acquispar des voies innoccac.» 
bcauGOupdie r icheffei^dont il i'$uc (t (êr* 
vira^vecmodeftie • 

S*il vous arrive quelque dirgrace»ap- 

pliqucz^vottsàcenfidérer les accidents 

plus trifies encore ao(qoels vous éciea 

cxpoÊ, Se les pcrlbnnes qui font plus 

■lalbeurjuries que vous • 

€t. Décnocriie promit a Darius de f^ire 

fioU par revivre une amie, dont la perte acca- 

Démociite \^\Qy^ \q inonarqu«:de douleur • Apres 

pour con- , , ^ ^. •••/... 

ibkr Da« quclquea préparations eœploiées pour 
la forme » le philofopbç dit à Darius 
qu*il n*avoit plus befoi» que de graver 



xlus« 



I T: fî" ' ' 

fur le tèmbcau dcladéfimte les tioiiiad# 
tipois pafi>nnes, qui a'eutfeiit jamais rdC- 
femi4*aâverfité^ maistoatlVaipirede 
D#rius a*ÙBt p^ borak oa &ul nom 
de la ccHidition requîTe , Dépaocrifie 
prit .ak>r5fujet d'appliquer le vrai u^ 
aȎde^ la douleur du roi , lui femon- 
uantqoede touts les hoaaaaes qui vi« 
vent, uirl» tecieji aocuai^^ exempt 
dVgliakitt . 

MatÀus étant caché dans les ruines 
deCarihage» leurs cbûces^&léarsdiC. 

gracea£prtièaiblables»'4i( un Hiftonen 
U 1> pottvoient ét«e l i*un & ï Tautre 
de gfandft motifs de conkilat ion • 

Un «:x<slkot çooiêil de la pbîlofi». '^ 
pbie , eft de régler nos dcfirs , & de les Jl^^ 
renfermer dans les bornes de la nature* ^^u^"' 
Il n'v a point de diflSérence entre po0c- ùLhdkT 
der UA bien [/] , & en retrancher le dé^ 
fir. Le chemin le plus court quicon^ 
daiifi: amv rKhc&s » cft de les (çavoir 
méprilêr. 

Sénéque a rencontré le (êas de Salo- 
mon , en di&nt IgU: La aiefuredes 
biens laplu&avaoc»g^ic » eft celle qui 
ne nous expole pas à Tindigence ^ faut 
s'éloignor de la* pauvreté . 



[ W ] Leatttlogloric fuerat baoe totera- 
tapaupertas« cum magna opes ioaocen»» 
ter parat£ > & modefie habits . 

[^3 Cùm Marius afpiciens Carthagi- 
iiem> ittaintuens Varinm > alter alcert 
foflest efi'e folatio . VêiL Pum. ii&a . 
*—..•• folatia fati 

Cartba^o Mariuf^oe tulit; pâJiterq^e 
}aceotes 

Ignoveredeis. Lncsn, 

Xfl Nîhil intereft utrum non dcffdercs, 
an habeas : breviffima ad divitias^per con- 
ttmptumdîvitîarum vîa-eft • 9#». 
^picuriis illam nobilem (cnteçtiamad 
♦romaaeiHrffcrîpfit* qu|borttctirutPy- 
toclea Jacaptetett non i^ubKeln^ ancipU 
^ v^ fiKrittt • Si vis > in^c , ^jrcocteâ 
ûititcmfacerc,non pccuniaB adjicicndum> 



fed cupiditatîtos detrabeBdum eft : te 
apertioriftafeotentiaeft > qqàmutinter» 
pretanda fit > & difèrtior quàm ut idju* 
vanda.Hoconum te admonco nc-iftirf tan* 
tùm exiftimes dedhrkiisdiâum : qnocum* 
que traBftuleristdempotûrit.Si vil Pyto^ 
ck^ honeûiUB &cere > uoa bonoribusadji* 
ciendum % (ed copiditatibus detrabendum» 
Si visPytocleaeflein perpétua volupca- 
te>nonvoluptatibasadjicieodume(> » fed 
cupiditatihusdctrahendum. Si visPyro- 
clea fenem &cere> Se implere vitam > non 
annis.adiiciendttmeft > ièdctiptdïtattbus 
detrabenduRr. êm.^9^,2t 

il 1 Opttmus,pecmii8C modus. » qui ncc 
in pac^rtamRcadn«nec procul à panper- 
tate duèedit • Sitt. 4$ trmnfiMit^mnhm « t ft 



DE L* O P I N I 

LaphUofiijpIlie vtwôcft» «pe loo wc 

* toit «n VS9Û uààknt <]ue dexMmqiipr 

4o aéooflÊaâie): Ifvllcéuk^des demi- 

'Ibfuiable pour aVft pas convenir » ilio. 

ioît<aUÏ âcràban oettc cnHor far Im 

nature même, qncla philoiôphie doic 

Stoiq«e eufefér dans fei-maattoiea » if 
. fdosiii^^parlVrgimljqQepaKlanft- 
-MBCyèui ait tsauv» taogige eoncnnts. 
La i^'ct 4. ^ taîntc^ciitu» Ci^3 juge l*indligence 
crirore ap- uii mal plus gvzoLcfm hi m^rcXe non»- 
cleffir un ^'^^ tefti|n)ent appelle 1er rklKlSesdes 
bfen.âc rîa. Jâms , delà pauviptéonioaL Mon iUs ^ 
d^eoce iiB ^^ Abraham ^Q .mauvais riche {x] » fini- 
^neacx-^Eoas que vous avez reçu beau»- 
couple bid» pendant w)trei^ie>& qtic 
Lazare a éprouvé beaucoupde a^aux • 
JUsricfatdes&ntafiuncment «m bien 
par le bon u£ige qa^on-on peutfaicd». Ac 
une pauvreté telle quecdie^a I4i2hre 
•ftiiiittal* C^dansce&nsau^lfaÉt 
7t. entendre Antiplutfict i^ ], lovkjni^ dif 
amnfiê^ que l'argent cft le iang des hommes» & 
(âng & la que ceux qui on qiioquent , font.dcs 
cadavres qui mardienr fans £cré aai^ 
mes . Uéf odcC /] avant lui avdt appelle 
VnBpm 5 Tamedesiiibltts mortels • Vtc^ 
gilc E^Jrcprclènte lafajm qui porte au 
crime» & la bonteué indigence» com- 
me deux mpnftres affn ux. 



»ie. 



ON. Liv. VI. 2 47 

Ma» la pUloCiphie s*accorde avee!è 
<!hTtftîafii(me > lorlquVHe ibrwc de 
glands ^ébges au détachenieat dés ri- 
stefles , & qu'dk regarde comns un 
èunbeorunepauvfuléqttl n'eft pas dé- 
pèurvâe du uéceflUre * La pauvreté > 
ait fiÛDt Bcfrtard Ini , eft vècoit de la La paum. 
^mtU} auliouquetafertuoeenaccor- ^^j^f^ 
éMt Jes ricàe&s «famé txKTent trop 
{#L fie ne donne jamaisaflea* 

Hfet a fiut une nrmarquc fort ingé* ^,^ 
nieuie, que la nymphe Egérie(^], qui Métaphore 
donnbit àNumade fi bonscoM<êils,étoir f^^^l^^l 
Je ^poîbde de lapauvceié^ que Numa 
«vpit /ait entcndee aux Rflânains par 
cetteaUégof ie » que rtcfi n^eft fi capa* 
bic que h pauvroté d'inl^ifer aux hom- 
mes la iâgeflk. 

Heureuie pauvreté Cf} » piciênt dct gioS'dcia 

eUx !, dont le prix eft inconnu ault piaTcecé. 
bonnnes, les vertus fimttraofttilles 1 
l'abri: de sa falqtaire ohfcurité \ la pui^ 
deur eft ta compagne \ tu fçass égale*, 
flsent mettceun frein aus pàd&ms > 8c 
mépârer Tempire de la fortune. 

Horace décrit la liberté « qui ne peut 
fubfifter avec les riche(fi:s&i ks grau- 
deuq > & qui fait l'agnéasent d*une . 
condition peu relevée • Je vais feul oà 
il me prend envie d'aller ^ je m'informe 
^cc qf^ coûtent le blé & les légumes 



[ A 3 Fîlî , ne in tempore vitx tpx indi- 
geas, melius eft enim mori;^ c^aàm hidigere. 

[i] Ffliirecordsrequiïi-eccpkli bowi 
io viti tuâ êc Lazarusfimilicer m^I^ . 
[ * ] TX y ^^i^ K^' f^H-oL , ft; '^vXi fifmiç 

^ntiphéM. ap, St9b,fermon, S 9. 

il'] Xf/ii^myctp^vIciTtSiTcu ^>jiilfft 

HÊltodAnoferth, 

£ m j • • . malefiiada &mes, & curpù e- 

geftas. 
Tcrribîles vifu formac. Vhfi. 
inj CvAosSc magiftra virtutum patt- 

pertas . 
[ « ] Forcuoa inultls dat ninrfs, Iktis nut 

li . Métrtial. 2. li^^efigr. i o. 



[f} Egcriaab^erc. 

ipHns neveu de T^r^mn FAmie» > 'fut 

furnemmé Eferius^psrce quUétekféms biens* 

' Ab inopift Egerio nomen ImKtum • Th. 

LivtUb.i^CMf.i^, 

[ ^ ] O bona paupertas > A nandum co- 

gnicadivfim 
Munera , virmtum euftos ) & afiàica 

pudori, 
Luxuria; fraennm > vit» tntela > ^o- 

caccm. 
Fbrtunam tu fols potes , teoUquefiuro. 

rem) 
Aç Pela^ rabîem contemaeré > dum 

vada lintrc 
Tuta tenes parvp , viçinaque littoia «S- 
vas. 
lii^rciU.fé^ni* Zodiac B^.z^ 



i L 



X4^ T R 

^ r 1 Je me promené le Ibfar dans feCir- 
que & dans'la grande place , féjour or- 
<linairede la fraude Je m'arrête à écoa* 
ter un di(êur de bonne aventure. De^là 
je me retire chez moi » pour y inire on 
louper frugal de quelques légumes les 
pi us (impies. Je me couche enfiiitâ>& 
)e dorsfans avoir Tinquiétude de la té^ 
ceptidn qfut me iêra faite le lenènnaÂi 
par ce grand , qui traite avec tant de 
dédain quelques-uns de ceux qui lui 
fcnt la Cour . 

Ceft une belle parole d*Euripide [/]» 

que tout fied bien à un cotur généreui • 

Cette réflexion dédommage de ce qne 

dit Juvcnal [0 *, que la pauvifeté n'a 

rien deplusfôçheuxque de rendre ks 

hommes ridicules. Lucien lulbât Yé* 

loged'une pauvreté débaraflfée de (bins 

&d'inquiétudes« La liberté de Tefpcit 

raccompagne ,& prête mille ornements 

à touts les objets qui fe préiêntene aux 

yeux 8c ï> l'imaginatioa • Diogéne 

montrant le portique du temple de Ju. 

75* pitcr, difoitî Les Athéniens ne m'onu 

asct rmit ils pas fait bâtir une belle falle pour y 

ce<|ucnouf ^\\ç^ prendremcsrcpas > Ceft être le 

fçivoitcn véruablepropriétairedecçmtceque la 



A I T E : 

stttQreotfredemef¥eîUeiix»detoat ce 
4fac Vwct étale de tecberché > que de 
içavoiren jouir 'y avec cette cénéxioa 
on ne peut être paoyce j on potiede 
toutes les richefles dont on eft eaviron- 



ne 



)ouir 



Aucun philoibpbe n'a traité Jcs. ou ^^^ ^ 
pricasdela fortune avec, plus de eau» pkijoroçkei 
leur que Sonéque. LaroideurStoïqbe^^ '^' 
répandue dans &s ouvrages » ii d le si'ac- 
tire pas l'admiration , excite au moins la 
furprifc^ J*aimemieiix,dit.il [at] » que 
moncoucage foit. éprouvé parlesdiC 
gracesdela formse^ueparâsdétices* 
Les plus vtrtufiu«C|p] font le^ plus, cx^ ' '' 
pofés aux traitsde ia fortune >.comme k 
généralfionploîe les plus braves dans les 
occafioos les plus périUeulês • Le fâgie 
aux'prifesCzJ avec lafortune eft le fpec- 
tacle leiplus digne des dieux . 
. Xa fortttiicC^la l'éclat & la-âragiiito 
dtt vert ei - c eft un grand malheur de ne 
pas toonoitre l'adverfité ibl , & dene 
s'être pas éprouvé foi^même • 

AriftotcCc] & EpicureC^ ont dit > 
qu'où il fe rencontre beaucoup de 
prudence & de raifbn , il fe tjrouvf 
feudebonheur&defuccès heureux i 



[r] «..quâcunque libido eft 9 
Incedofolus: percontor quanti olasac 

far. 
F^UacemCircqm vefpertinumqae per- 

erro 
Ssepè fo^im y ailiûo divinis : inde do- 

mum me 
Ad pof ri 3c ciceris refero » laganiquè 

catinum « 
Pelnde eo dormltum , non follidtus 

mihi quod cras 
. Su^geddttmfitmani^obeundus Marfya, 

quifè 

-n Vultam ferre n^t Koviorum pofle 
minoris. 

[ j ] ^«v rf/Vi ytY^cuotwn êiç onrwi xaX#y • 

[ /] Nil habet infeliz paupercas durius 
infe. 
Quam qood ridiculos hominCs hcit Jttven. 



' iu]Lutien dUl htituU le Songe,»j» le Geq. 

[x] Malome fortuna in caftris fuis , 
quàm in deliciis habeat . Stn. 

Lf\ QuareDeus optimum qucmqueaut 
mala valetudroe> aut atîis incommodis af- 
fîclt? Quare in caftrisquoque perlculofà 
fortiflEmis impcrantur?^^»-^^ ^r^wWe». ^.4* 

[xi] Ecceipeâaculumdlgnum ad quod 
refpiciat iiiten tus operi fuo Deu%&c» Stn. 

ImI Fortunavitrea eft^tunc cùm fplen- 
detfrangitur. .Stn^ 

[ ^ ] Nihil mlhi videtur infeIiciuseo,cui 
nibilunquam evenit adverfi : non licuit 
çniro illi fe experiri . Sen. de prevîd.c'i. 

\açH ne . Ariftjif,mMinpr.morsffifm, /.i.r.8. 

Id] Raro y inquit Epicurus/apienti in- 

tervenitfQi:tuna»^e»* dejranjuiU^ mnîmi 



M5 



■ « 



D E r.îOT ITN 

8efi1V]fneActQb£t3.Tte^¥e, il cft 
Tftre^e trouver cn&mblela jpMfpéricé 
4(la fa^(r«. C^ impmdtfite , dkl 
Mt>ntggne, d'eftimerqnelaipirDdoQCo 
|)ui0c remplir k r&le de la fortone . 
. D^uti:esoiiciQtttdaai>neopânk)adi^ 
arcâoBcnt^aontraircLc Sage (^1 ^ 
jOiiiy^ot PUutc^ cft laodrâa dc£i£^% 
tiii)!;.4 Tifie»Iû \£e \fcsk d'acoard avec 1 ai. 
œcâie [^» «fiitoe i|ilck8 faons faccèi 
ibiirent toûjoQralcs.mefiircs concertées 
avec prudcnoë « O fortnne £&] »*<^ic Jo* 
Vi<(al^ ta puHEuicecft vaine pai%>touc 
^ fe: rcfîconcns h fagefle ; c eft notre 
Imprudfcnoe^ttuoleveaa dcU 
: Tifeocco'ffibndpasfilomles cthtt 
4c la prévoiaoco humaine !>]> & 
prend un iênticnent qui eftlemiliea 
des deux est rémitéi*) il dit <)ae c«m« 
ne au jeu Tbabiltté irépare^ce qull 
y a de déâvantagcux dans uncoo^ 
4edcz9 demctae.daosie cours cMrdu 
jiaire.de la vte^ la pimidcace corrige 
les évéaecnejits amener parla fixtune . 
' 11 y a des vertus mallttureufi:8 . Ser- 
torius joignoic à des qualités, héroï- 
qocs [i^ beaucoup d'infortune: depeu- 
pie &oa»ain fe plaigmuc quand Gei^ 
xnamcu» mourut [ / 3 dece que fcs 
amours écoieut malbcureuiês Se de peu 
4c durée. 
<. y ai tou rné mes peofi^es ailleurs [an], 



ï O-N- ' Liv-VI. 14^ 

ik l'Ecdéâafte > te f ai vu que fous 

Je ciel le prix n'eft point pour ceux 

qui font les plus légers à la courfc , 

m la guerre pour les plus vaillants y ta 

lap^ix pour les plus fages, ni les ri- 

chetfes pour les plus habiles > ni la fa- 

vturpourlesmeUleursouvriers) mais 

4B(Ue tout le Eût par rencontre Se à Ta- 

vaot«re« 

' LâiJMTtuné lou vent guide mieux les Lj^^^rt^iie 

hommes que la prudence. Jalon de fourcnt 

Pfaéce étant abandonné des méde. flj^^tix les 

eins Ift] , pour un abicès qu*il avoit hommes^ 

dansla^ poitrike» réfolut de périr ^o- 3cncc/'*^ 

rfeufcoîellt) 8c aïant trouvé occaiioh 

de vl^vrfer bataille à Tes ennemis^ il ft 

fttta \ corps ^rdu dans l6 plus épais 

de la mêlée, où il reçut Une bicffart 

û âhicaire , qu'elle pcrçâ ion abfcèi^ 

&legUérit. 

AnnçComnéne» daiufen poème db 
rAleaiade, repréfentct*empereur Al^- 
«tsfon père pt^t à être renverfë de cbe- 
•val dans une bataille » par l'effort des 
«nnMiis, iiiafsrelàvé& remis en fclle 
pardes coups de Unce qu'il reçut dans 
Jés armes d^i|n ancre coté • 

Ifabelte reine d'Angtetterre, vepaH. 
fant de Zélande dans fon roïaume 
à la tête d'une armée qu'elle nïcrtok 
au fecour^ de fon iils contre (on ma- 
ri , elle eut été vaincue > & fon armée 






W Rarofimul hominibiis bonamfor- 
taaam bonamque mentem dari . Tk Liv, 
[f] Sapiens pol ipfe fingit fertniam 
fibi. PUut* 

li] Omnia fummâratîohegcfta etîam 
fortunafcquitur, Tir.Liv. 

i^] NuUum numen habes^ft fit pruden- 

tia , nos te 
Nos racimuS}fortutia>deam,cœloquelo- 

camus. Jmvtn. 
[il Itàvitaefthopainum quaficùmk<- 

das tefleris, 
Si illud quod maxiiae opus eA>}aâu noa 
cadit» 



Illud quod cecidit fortc,id aftc uc cor- 

rîgas. Ttrmt, 
[Ar]Virfumiii8r,fed calamitôfe vicuitis. 

[/] brèves & infaullos populi Romani 
amorcs . Tm^ 

\jn\ Verti me ad aliud & vidi fubfble, 
nec velocium efiecurfuâai acc fortium 
bellum^nec Tapientium panem>nec doâp* 
mm divitias , nec artiScum gratiaip \ fed 
tempui cafumquâ ia oitHïibU9|£^*r.9.v. 1 1« 

\.n'\ Phxreo }albni> gladiovomicam 
hofiisape^uit, quam fanare mèdicloon 
pocerant.Çfc Àt nM$.élê»rMK%*yétk J^^t ^ 



±jo . T K A 

dc&ite ) fi elle tôt arrivée au port» où 
€ll€avoic{>rojeccé de débarquer >& oà 
/elle école atceoduë par fesennemiszmais 
Ja fortune la jecta ailleurs contre Ûl vo^ 
Jonté, par des coups de vent piuspru- 
Jenc5,que les délibérations de foncon- 
/eil>& elle y prie terre en toute Hirecé. 
Icétas aiaut apofté deux adaffins 
pour ôcer la vie à Thymoléoa [0]$ 
ils fe gliiTerenc avec des poignards ca- 
chés &US leurs robes, dans le tem* 
pie oà Thymoléqn devoit £siire un 
iacràfice^ & &'étant mêlés parmi la 
foule qui environnoit Tautel , ils é- 
ioieiit lur le point d'exécuter leuren« 
treprifeî mais dans le moment quMs 
alioieflt fe donner Tun à Tautrc le 
iignal pour frapper, tout d*uncoup 
jun inconnu donna un grand coup 
d'épée fur la tête d*un de ces aUau 
-AnSi rétendità les pies, &répéehau* 
xe , il fendit la prefle , & gagna un ro» 
cberefcarpé. Le compagnon du more 
/urpris & étonné s'approche de Tau^ 
cel, Tembrafle, & demande grâce à 
Thymoléon . On la lui promet , & en 
même tems il déclare que le mort & 
lui avoient été envoies pour le tuer. 
Pendant qu'il Êiifoit cette déclaration, 
^1 amène celui qui s'étoitenfîii fur 
ic rocher , qui en entrant crioit de 
toute fa force j qu'il n'a voit commis 
aucun crime» maisquM avoir vengé 
Ton père, qui avoit été aflalfîné autre- 
fois par ce malheureux dans la ville 
des Léonrins^ 8c il citoit beaucoup 
^etémoins parmi lesaffiftants mêmes, 
quitouts rendoient témoignage à la 



ï T F 

▼érité,& ne poavoiént &Mei d*«dmtî 
rer les voies fecrétesâc inoompréhcnfi^ 
blés de la fortune,qtti £û(ânt naître une 
chofe d'une autre, & rapprochant le^ 
événements les plus éloignés , lie corn- 
me ï une oiême chaîne des accidents, 
qui paroident n*avoir entr'etix aocuit 
rapport, ni la mcmidre convenances 
Se le iert toujours des caufes natit- 
relies pour produire des effets qui ne 
laîflent pas d'être naturels , quoiqu'ils 
nous paroidient merveilleux» 

Pindare i;^] adrede cette prière il la 
fortunetConferratricedesétatSjfille cle 
Jupiter le dieu tutélaire de la liberté^ 
fortune , je vous invoque en faveur de 
la ville d'Imére. Ceft vous qui fur mer 
guidez le coursdes vailTeaux , qui fur 
terre préfidez dans les combats & dahs 
les oonfeils:^ votre gré les efpérances des 
hommes tantôt élevées Çc tant&t ram- 
pantes roulent lanscefle , & paflent ra-» 
pidement de chimère en chimère • 

Aucunes exprcflions poétiques n'ap- 
prochent decellesdont Job fe icrt [f] 
pour exprimer l'inquiétude descour- 
•tifiins: Us me Ibuhaitoient comme la 
campagne féche attend l'eau du ciel, 
& leur bouche s'ouvroit pour m'enten* 
dre,comme la terre s'ouvre aux pluïcs 
de l'arriére-faifon • Si je riois quel- 
quefois avec eux , ils ne vouloient pas 
le croire , & la lumière de mon vifage 
ne tomboit point à terre. 

La roue de la fortune agite bien plus 
ceux qui font en haut 6c plus éloi- 
gnés du centre. 11 faut plus de mou- 
vement pour décrire un grand cercle • 



t p ] FlkMTciu i» Tfyméf. TrmJmB. dt 
Nak, if Xif^^^ \ai'^iip9i i»iswèt^ 



tiyMfifm IcSKhikrr" ùnri'Skç. 
TrmÀMff. de fAbbé Maffitn. 

WExpeâàbantmeficut pluviam, & 
T>9 fuum aperiebant qua(i ad imbrem iero- 
tinum. Siquandoridebam ad eos, non 
crcdebant,& kix vultÛs mei non cadebat 
in terram J^hs f «t^.^s tS^ 24. 



7». 



DE U O P I K I 

Onadkde Marius [r], qa*ilavoit 
mefiiré tonte Tétendaë de la fortu- 
ne , en aïant éprouvé' las deux txtvé* 
mués* 

. Une grande fortune [/] eft un grand 
eiclavagev & c'eft dans la pins bame 
élévation , qu'il y a moins de liber- 
té • Tout ce qui eft médiocre , eftbien 
plus durable Er]> heureux qui con^ 
lent d*être confondu dans la troupe 
du vulgaire ) n'cxpofe point fa bar-^ 

Opinion 9^ ^^^ ^^ ^^ ^ haute mer ^ & ne 
4es Anciensperd Dolnt de vttë le rivaee» 
irurécoit Lcs Anciens croioient quil nar- 
toûjour, tîvoft point de bonheur qui ne fut 
fieiiiaedU:. cvouble par lafDertume de quelque 
i*a. difgrace: c'étott la penlee de- Phi- 
lippe de Macédoine 5 lor(qu*appre. 
nant en même temps que fes chevaux 
atoient remporté le prix aux jeux 
Olympiques, que-fon fils Alexandre 
étott né , 6c que Parménion a vettlme. 
tu les Illyriens: Grands dieux, s*éw 
cria-t-il, cnvoïes-mot quelque légère 
difgrace « Cécoit auifi la penf<^ de Ca- 
mille, loriqu'apr es la prife de la vilk 
de Veïes,it leva les mains au ciel E«K & 
pria ks, dieux quel*bnvle d*unfigk>« 
ricux événement tombât plutôt iûr lui 



Cr] nie raxtvftae Mario modus, omnia 

paflo 
tfgst pf)or fortuxapoteftyatqueoaiDi. 

busu£b 
(^usemeUor^menibqueboQuni quld £i^ 

*. ta parèrent. LueMnMb.x. 
ifi Magna fervicos eftmagD» fibfcuoa.- 
Sén. enrfoi. sd fùjfh, $. %6 
Inniaximi fortuoi minima lîcCBti»eft. 

CO ModicisrebusIongiitsQevam efty 
Félix medfac qtdfquis turbx 
Sorte quietus> 
Aura ftriQKirlictora tut à 
Tinndufque mari crederecjnnbanv 
Remo terras propiore legit^^m. mAtMWK 

£»] EMcîtur manuiad cœlunr tolleni 
paecatns elle DLâacor , vt ficnilioniiiiim 
deorumque nimiafua fortuna populique* 
Lofflanlvideretut» eamiavidiam leniie: 



O N. Liv.VL i;r 

en particulier quelur fa république 
Riut Emyle M fit la même prière, 
après avoir terminé heureuièmentl» 
guevre de Macédoines 8c lorfqu'il eut 
perdu deux de fes fils, Tuncinqjourr 
avant fon triomphe , & Fautre trois* 
joafsaprès,itconvoqua Taflemblée dur 
peuple [jli de confolant fes cicoïens, 
il leur dit: La continuation de mon- 
bonheur augmentoit ma défiance ». 
car je fçavois quelafortunen'eftpas 
accoutumée à orodiguer gratuitement* 
aux hommes Rs&veurs toutes pures^ 
Se fàntque Fenvîe y mêle fa malignité •- 
Mon ame toujours inquiète & allar- 
méc de quelque finiftre événement 
dont la république pou voit être me- 
nacée, ne s'cft vue délivrée de ùt 
fraïeurs que lorfque cette jaloulê déef« 
fo m'a précipité dans des calamités,. 

£i ne font quedomeftiques, en me 
çant d'enterrer coup far coup- 
pendant les jours Arcrés de mon triom* 
pbe, mes deux fils lés feuls que^ je 
m'étois réfervés pour héritiers [xjde- 
mon nom & de ma gbire. 

Polycrate inquiet de l'excès de* fon> 
bonheur , jetta dans \a mer un diamanr 
comme untribuc qu'il païoit à la for- 
H X 

fUo prïvatolncommodo quam minimô pu;^ 
blicopopuiique Romani incommodo li* 

[x] Jl éfk fis de PmélEmyU y qtû^fatt 
tMcÀ-la hatailU. de Canne f , dont Horace m 
dk :. animeeque magnas Prodigum Pau»- 
lum fuperante Posno*. 

M PlHrMrehJnFauhJEm^L 

Zt^yfeft ffiâ deux fils dtf P»ftl BmyU qtiil m»- 
Vêif eus if uff premier iif de pMfyria,filJérenr 
far ddo^rUn mMfu dès ftemilUx itpangirefi^ • 
L'ami dans celle desBabiens-^érh cadet dans 
cette: des Sc^onr^ eefutPWsêftreScsfion Mmy' 
lien qtdpêrra U titre de leémanti», peur avoir 
détrtût Ustmanceié^ celui de feeendAfricam. 
pour 0vêir terminé latreifiémeguarre Punijne 
par laprifè ér la defim^iion' de-Car t^focom^ 
me Scifio n le prémrer jSfritain rermina la /e- 
êûndif guifre Punique psr la défaite dMan^ 
mkaU*tp Afrifsu^ 



7f. 
L'advcrfité 
fembleplus 
f udeik ceux 
qui ont 
connu les 
biens dcU 
fitrtunei 



te. 
Opinion 
contraire* 



«f. 

Jcixcmels 
de U fortti- 



zjz : T R A 

tunç: rbommagé fut rcfufë» Poly*. 
cratcrcceouvalc mcme diamant dan| 
le ventre d*un poilTon q^i ëcoit iervi 
fur fa tabIe[;4ljCe diamant loqg-tc^ps 
aprcspadaà Auguftequi k confaçra 
dans le temple de la Concorde* Ama^ 
ûs Ih} renonça à Talliance de Poly- 
crate à caufe de la fuitç non Intu* 
rompue de (c$ profpérités» 

Dcnys le jeune» tyran de SyraciH 
fcy en aiant été cbaûe> fut réduit sl^ 
être maître d'école. Dans cette condi** 
tion a abjcftc il difoitfouvent.:^ Heu- 
reux ceux qui n'ont jamais coqbu la 
prospérité» Se qui font nés dMS la pau^.. 
vreté. Ccft 4^fli le fentioient <i*£uri^ 

pideC^ljq^e radverfitécft.pl9^di(&^. 
a (biKcnir àceiniqui^pairéparrélq^ 
vation d'une haute forte forçune > fc 
Boëce Idj > dans (on traité de la Confo^. 
lation , dit qu'il n J a point ^'Mvçr- 
fitcplusradçquçce)le<^a étépréçé^. 
dée de la bonne fortuit » 

D^autresont (butai^fiucootraîrc» 
que ceux qui n'ont jamais connu les 
biens de lafortufle»enontuneidc6qtte 
ces biens ne ^méritent paf^ ils n'en 
voient que Içclat extérieur > Tipiulgi-^ 
nation groflit. leurs faux «vançac^ •. 
Ceftcomme (irondi(bit qu'une fille, 
qui n*a jamais vu le monde^ fUppoctera. 
plus aifément la clôture. 

La fortune qui aime lesevcncment& 
bizarres [#]> & qui fc fait un jeu 
cruel delà mifére des hommes,, chan- 



l T F : 

gc contifludlemcDtdo fiivorisXduil 
iantcdans/ês feoks viciffimdes (/}, 
elle fe fUk à renverfi»: le» uns de ia 
condition la plus haute [j] , & àclcvcr 
kâ autres de la condition ta plus balTe. 
Au milieu de Tes caprices , le iâge ddie 
être incbranlahkiks ruioes du ciel [AG» 
dit Horace 9 l'aecablcciDient ÙLn$ L'e& 
fraïcr«. . . 

De l'homme dr^it II J DiQuedla €vÊt 
regarde, 
Lorsque detoHtsilcft^bandonnf, 
C'eftlôrfqueinoins il fc trouve étono^j 
Car il fçait bien ^ùe DieU lors piUsIè g&r-r 
dC' . '' j 
Loi palmier ft jsdreflfe avec d'autant ^^ 
plusdcîfor^, <|U*op£ût d^câbrt pour vektit 
IcfiOUrbçr: c>ftdcjà qufft venue h^^^JH!^.; 

'^ «Lit ^1 doiteticiic 

coutume C<3 de couronntr les vaia< fjnificr u 
qufiprs de les branches- Diegcnedi-**^'*^"* 
mt [/] i. quç la fortunr le regardoit 
aMcdépit,pa difant;,Ne pilii-jç donc 
avoir-4e «prifes hx çc. chiçn cnrjgéi 
Camille fc reudoit ce témoignage à lui-i 
ndêoE^l qu^ la diâatur^neluiavoit 
pas eiiflék! courage» comme l'exil ne 
leiuiavoitpasabbtttu* ^ 

Henri, k grand a été conduit au Adrkés 
plus. hft^r dqsré*} la glcâre, par l'ad- *i;^J" ^ 
verfîtc» Uj ictHftHt à Rofiii: ^ Jc^^^ * 
vous veux bien dire Im] l'état où je 
me trouve réduit , qur e& tel, que *' 
je fuis fort proche des ennemis , ^ 
& n'aiquafiptsun cheval fax Itqael **^ 
je puide combattre) tri trtr harnois 
complet que je puiffc endortfer • Mes 



in Hérodot.TkMiê^ 

Hi'ïïTu Tiauiu ri voXoi S'tmSà^iJhêç^ •. 

id) Inomniadverdtatelartuiurrinfi^- 
Ccifiunura genus eft iofbrtimii^fiiiikifeli'*^ 

CO ••^qttoeoamiilajocandi 
tovitiaf CUtuUm. 
Forcunafaevolatta.negocio>& 
. Lttdum infolencam ludere pertinax 
' TranfmiiutincertosJio|ÎQres ;. 



Nuncniihi,nttiieaiusbenigna.' "Hrî 
\f\ £ttantùmc«nftaflSitt levîcatefot 

efi. o-nkL 
[g\ Qualesexhumilimagna adfiiAi^a 

reroHi , 

Extollîtiquotiesvofaiitforcana jocari* 

[Aj ..• fi fraûas iliohatur orbis, 
Imparidiim terient ruioae. ifr^*- 
[i] Pihsc.fmMtr- 14« 

wtripm, 
Im} Jéémoires it SmIU , tom^x^ 



99 



» 



» 



DE L'OPIN 

^ chctntfcsfcMittoutcS'déchii'ctSjincspour^ 
poinrs troues an coude > ma marmite 
cft fouv<ïîic rcarcrfcc , & depuis dcuic 
jours» je dîne & feupe cher les ans 
yy & les autnes s mes pourvoïcurs dileiit 
,> n'avoir plus moten de rien&amir pour 
3, ma table , d'autant qu'il y a plus de iix 
,> moisqfu'ilsn ont reçu d'argent. Depa- 
itillcs extrémités relèvent mervcillcu- 
ièment U gloire du héro6 > qui les fur* 
monte par ion courage. L'adverfité a 
été regardée comme l'échoie de la ver- 
tu. O Idoménée> dit Mentor» vous 
vous plaignez de ce que ks dieux ne 
(ont pas encore las de vous perfècuter : 
avouez plutôt qu'ils n'ont pas encore 
achevé de vous inftru ire* Antoine Fe- 
rez eft d^une autre opinion ; il croit 
in"] qu'une longue ad veriité abat plus 
le courage & refprit, que la vieillefle 
ne ruine les forces du corps . Le duc 
de la Roche&uicautt penfi: né^moins 
«4- . [tf 3 , qu'il faut encore de plus grandes 
uliM^dît ^«ï^tus pour (oûteoit la bonne fortune , 
£ciie à fup- que pouc fupportcr la mauvaiic > & 
Plutarque [p ] fait cette réflexion , que 
comme tous ks tcmperaoaents ne (ont 
pas propres à porter beaucoup de vin > 
tpttcs ks efprits ne ibnc pas non plus 
capables de fûpporter une grande for^ 
tunrr^l &ns perdit la raifon, & fans 
tomber dans ryvreffc» Galba dit à Pi* 
fcn : [ r ] Vos forces n'ont été éprop* 
vées qucpar Tadverfîtéi il faut une 
àme plus ferme & plus haute , pour 
réfîfter à la bonne fortune « 

Uh officier public étoit chargé dedi* 
ve à celui qui triotnphoit : Songez C ^ 3 
\ nnccnitude de l'avenir , & n'ouWiez 



poitcr 



ION. Liv.VI. 2,n 

pasque vous n'êtes qu'un fimple mor- 
tel • Et il y avoit un fouet attaché au 
chat de triomphe : un efclavc cCoic 
toujours fur le même char [Oî i Ja 
venté fous prétexte de foûtenir la cou- 
ronne du vainqueur fur fa tctc, mais 
en cflfet pour rappcUer dans fa mémoi- 
re , au milieu da comble de la profpén 
rite, l'extrémité contraire de lamauvaU 
fê fortune. 

Philippe aïant abattu la puiffancc 
des Athéniens à là bataille de Chéro- 
née, chargea un page de l'avertir touts 
ks matins dé Tinconftance des faveurs 
de la fortune. Ce fut à l'occaHon d€ 
cette viftoire, qu'Archidiame Lacé* 
démonien écrivit à Philippe: Situ me. 
fures ton ombre j tu ne la trouveras 
pas augmentée par ta viftoirc . 

Pendant une proceflibn (bkmnelle 
qui fe fait après l'élcftion du Pape , le 
premier maître des cérémonies tenant* 
d'une main desétoupes au bout d'une 
baguette , & de Tautre un cietge allu4 
mé, y met le feu par trois fois , difant 
ï cha^e Ibis: Saint Père, ceftainfî 
que pafTcnt les grandeurs dii monde , 
Les caprices de la fortune découvrent 
inceifamment i quel point l'efprit eft 
fafciné par le vain éclat des biens qui dé-» 
pendent d'elle * 

Chilon aïant demandéà Efope, qudU 
le eft l'occupation de Jupiter dans le 
ciel î Ceft , répondit Êfopc , d'élevçr 
les chofes baffes , 8c d'abaiffer les ha)u^ 
tes. La réponfê d'Eiôpeefl vérifiée pat 
l'expérience cûotiniiclk des grands évé« 
nements qui changent la fcéite deTu* 
ni vers. 



f* 



[ii3 ^^^» 0phn*^ 
[»3 R^f9:dm%%. 
. [^3 fiufMreh^inLucM 

. Cf 7 Sciiicet rts itVÊnim valent comw 
mutare naturam > & raro qnifi|uam erga 
bena faa fit tis cautus eft s^jCi^r. uy. i o.^. i . 
[ r } Faxttmamadbiic cantùm ad verfam 
tulifti : lecundac re$ acrioribof flinwlii 



■■ ' ^^ 



explorant animes» Tétt. hl/hr. iiki» 
•••• & fiDiConful ; 

Ne placcatjfcrvus curftt pprtatur eolenri 



ZJ4 T R A 

^, ^^' ^ Graccbus defcendant de ces fameux 

Chutes d€f _ _ ^ • / / t 

giaadeuis • Qracques [ « J , qui avoient été des per- 
lonnages d'une fi grande confidérarion 
dans la République , étoit un petit 
Qiarchaïul mercier , réduit ï porter une 
ip^lle fur Ton dos du temps de l'cmpe^ 
rcur Tibère • Philippe, fils de Periee» 
dernier roi de [ .v } Macédoine , fut 
grefEer à Rome : voilà oi\ aboutirent 
les grandeurs des fuccefleurs.d'Alexan. 
cke. L'empereur Conftantin Porphy- 
rpgénétc fut réduit à vivre de fbn tra* 
vail s & ne fubûfta que de iês ouvrages 
de peinture , depuis que Romain eut 
envahi Tempire. Un comte de Chefteri 
de la maifon royale de Lancaftre , de* 
mandoit Vaumone en Flandre du temps 
de Louis XL On a vu un gentilhomme 
delamaifon deLiladam» quiétoic» il 
»*y a pas long-temps, tailleur de pier- 
res en Champagne» mais comme la pau- 
vreté fe cache , l'élévation de ceux que 
la fortune a tirés de bas lieu» eftbien 
plus connue > & marque fbn pouvoir 
avec plus d*éclat . Regarderons-nous 
ces élévations fi enviées > comme des. 
fburcei de bonheur ou de peines l 
ïW7«io« Ipl«»^te, général Athénien [7], 
cNk néants éxott fils- d'ua cordonnicr ^ Cleon», 



I T &' 

autre général des Athéniens lz.1 , ii^ 
voit été corroïeur ', Euménés > qur 
auflS-tot après la mort d'Alexandre 
fur le plus puifFant de Tes capitaines > 
étoit fils d'un voiturîer ; Ptolémée». 
qui après avoir régné en Egypte tranf- 
mit cette couronne 2^fés defcendants» 
appelles les Lagides , était fils de La* 
gus y fîmple fbldat > Agathoclés , roi* 
de Sicile > étoit fils d'un potier : Dio- 
gène le Cynique dit aue tout alloit 
être bientôt renverlë fansrJeâfus def- 
fous dans lia nature , puifque les 
Macédoniens [4] avoient l'empire de 
la Grèce • Le conful C. Terentius Var* 
ro C i^ ] > qui ftit vaincu par Hannibal à 
la journée de Ginnes , étoit fils d'um 
boucher \ Marius v chef du parti op- 
pofé à Sylla:» d'unfeurbifleur. 

Dion CaflSus [c] dit que le père de 
Cicéron gagnoit fa vie à cultiver des^ 
vignes & des oliviers, & qu'il feifbit 
le métier de foulon . Alphenus Varus>. 
de cordonnier id\ devint un célèbre 
jurifconfulte >. & fut élevé au confu^ 

lat. VentidiuiBafluSr quifutconfoU 
& qui* triompha, le prémiec des. Par-* 
thés Cr]'> a^voit été muletier. Gaflios 
Pacmenfis appellent toujours Aogufte ,, 



[^] Bl$unnk mMpothtb* 

[z,y -^rifiûfh, ih efuM*^ 

t M ] Noïf fiuliment Us Màcêdonutu fat- 
fihmt Mffe pefitè' figure ^ fntàs ils tiFétoîtntp/ir 
memt refis dsms Us s^emhléts géntrdlef de 
l0G¥ec^ . lis m fUrm^ admis fsrmi les Am^ 
p^fûns que depuis FBiUppe , pén tCAltxan^ 
dre le Greml . I>0us le pemps de PexpésDiieu de 
Terxés en Grec e ^Mar dîfnîm gfnersU des Per fer 
Jfputa^ Alexandre ypepde h^eedtme y petit* 
pCKter- ateoc AthdniefU^j deUpartdrXerxés y 
qmiqsees prepofkiem d accemmedesnene » qui[ 
fi$ren$ re^euées avee^ heétueeup de hamtear , 
Atexandrefils d^Amfnfhas r roi de Macédeit- 
M9y nefuPad^ah^difpyfter lepriiede btceur-^ 
(mux fwx^ O fy mp S ft e ee yftèap rès-sveirpreu^ 
^fu'ii éfefe Arifen » &" nenp/y 



Beredût, Therpfychi 

[fj Tir.. Liv. Nht tT.' 

lelmeCaf^liKA^ 

141 IleJifeteuentparJé dAf^&enusVarus; 
dansies B'andeSles ; ctfhde luiquHeracefmf: 
mentiendans la fatire treifiemedtkUvre f;ré- 
nder. 

[rj Ce spiHy eut dt plUr remmrtj[uMè-^ 
dans ce triomphe y ceftque Veueidius Bsfut, 
onMtif été lui-même mené en triomphe autro^ 
f.oisi.ea% dans^ldguerrie Siociale exritée parUr 
Latins , ponr fe faire accorder le droitde Bottr-. 
leoifie Romaine ^ Ventidîus ^ étoit dans le- 
fartt des pétales dïralie contre les Romaine 9^ 
futprifdunsA/tulMm.par Fompée Strabcn^pé^ 
re de Pompée le Graefd^ir il fur mené en triom^i. 
phe. Bio<:affM^<^. VeliFaterc.ULx^e.6\^ 
Valer. MaxnnM.6^.^. Bliu. IHfkt.ç.M, ^^- 
GeiLlik,i%^c.4^ 



D £ U O P I N 

Xf'i ;pettt*fits de boulanger .- d*aatres 
0at ik qae le père d'Augttfte étoic 
banquier [^] . L'empereur Viteltios 
técoic fils d'un (arêtier-, Tempereur Per« 
tinax > d\xn faifeur de briques ^ rem- 
pereuc Puppien , d'un maréchal*, l'em- 
pereur Probus, d'un laboureur d'E(^ 
davonJe; l'empereur Macrin, fils d'un 
afiranchi , avoit été lui-même gladia. 
teur *, Tcmpcrcur Aurélien étoic fils 
d'un fermier du lënatcur Aurelius*, le 
Cé(arLicinius, d'unpaiïân de Dacie \ 
l'empereur Dioctétien , d'unaâranc{^i • 
Le Cé(âr Galerius avoit été boucher, 
d'où ilconfêrva le nom d'Armamenta* 
rius*> Maxtmin, qui di(puta l'empire > 
avoit gardé les troupeaux en Thrace -y 
ThéodofelU. de receveur dlmpots de- 
vint empereur ^ les empereurs Valen- 
tinien premier , &Valens, étoient fils 
d*an cordîer) l'empereur Juftin pre- 
mier avoit été vacher en Thrace ^ l'em- 
pereur Maurice avoit été greffier ^ Tem- 
pereur Andrifque avoit exercé le métier 
de foubn ; Tempereur Bafile le Macé- 
donien étoic fils d'un e(clave -, Tempe* 
reur Léon d*l(aurie« d'un berger «ou, 
felon d'autres , d'un mercier-, Tem pe- 
reur Michel Gilaphate , d^un charpen- 
tier de vai(Ieaux • Zoë époufa Michel 
le Paphiagonien orfèvre, qu'elle éle- 
va à l'empire. 

Phileterus, efclaveeunuque, fonda 
la (buveraineté de Pergame» & latranf- 
mit à (es neveux , qui prirent le titre 
de Rois. Tarquin 1 ancien , cinquiè- 
me roi de Rome [ir], écoit fils d'un 
marchand de Corinthe , nommé Dé- 
marate *, Servius TuUius fon fuccefleur 
£#]> fils d'un efclave. 



I O N. Liv.VÎ. tss 

Un aigle enleva Un loulier de Rh(9^ 
dope ikl* & le IftiflTa tomber fur lesge^^ 
noux de Pfammétique , qui fit cherchée 
partout celle à qui cefoutier apparte- 
noit, & l'époufa. 

Le faux prophète Mahomet entra au 
fcrvioe d'une riche veuve de négociant* 
il fut ion faAeur jufqu^ l'âge de vingts 
huit ans, que cette veuve , qui en 
avoit quarante , en fit fbn mari . 

Quelques auteurs difent que Tamer« 
lan étoit fils d'un berger . L*opinion 
qui paroît la mieux fondée , eft qu'il 
ctoit i(Ttt d'une race de princes Tarta- 
res : fon véritable nom étoit Timur 
Lenk , ou Timur le boiteux : il naquit 
en I ) 44* & mourut en 141 f. après }^. 
ans de règne : il vainquit Bajazeth l'an 
1402. Ce qu'il y a de certain, c'eftque 
ce conquérant , qui a fôumis sk fa do- 
mination plus de païs en huit ans , que 
les Romains en huit cents ans , eut des 
commencements fore obfcurs * Ces dcù 
cendants régnent encore aujourd'hui 
dans le Mogol . 

Alvare de Lune, ce favori fi puif^ 
fant fous Jean IL roideCaftille[/], fut 
défâvoué pour enfant légitime par fon 
père, qui publia qu'il n'a voit jamais 
epoufë la mère , dont les débordements 
etoient connus • 

Olivier le Diable , de barbier de 
Louis XL devint comte de Meulant , ft 
le principal confident de fon maître ; 
Le cardinal Baluë , miniftte d'état 
(bus Louis XL étoit fils d'an meunief 
de Verdun • L'abbé Suger , fous Louî^ 
VIL & les cardinaux Ximénés & Mar- 
tinufius , de fimples religieux devinè- 
rent non feulement premiers miiiiftres. 



Lm^ 



t/*] IlfMÏostqUB eêfitfMY lèsfémmis • Ls 
rmcB des OEfavts éfdf ftt ancienne à Rome , 
êk elle itveit péiffé die païs des VeUfres : elk fut 
mifedans lefénaty et aggrigée nu corps des 
pntriàens par les retsi elle Je rangen déduis 



p/trmi Us familles fUbeïennes . 



yS rangea déduis c 3 3 



tgl TitaquelU de nehilit e.^. 

[h^ Denys d'Hai. /iv.j-r.i 5. 

[/] Tit. Liv. lik.t. 

[k] ci. JEVan. varinr. infiriar. tth. t }« 



C / 3 mfl^/ecrefi dnconnitâUe de Lum « 



z^4 ■ ' * T R A 

jMih régens-, te préioier » de France ^le 
kcond , d*£rpagne \ & le troifiéme > <)e 
•Hongrie • Le cardinal Ximénés écoit 
.l^ls d*un procureur d*uoe petite jurif. 
diâion deCaftille. Le cardiiul Marr 
jtinufius fut n mal élevé» quoique Ta 
^aiflfance fut noble > qu* à 14, ans il ne 
^i^voit pas lire : il fut valet > & eipploïé 
fiux fejryices lesplùshas. , 

Jacques A myot, abbé de BellozannCs 
9c grand aunoonier de France , était fils 
4'un ccrtroïeur de Melun . S étant cnfili 
de chez fon, pé^e pçr la crainte du fouets 
il tomba malade , & fut guéri dans Tbo* 
pital d'Orléans > auquel il légua dans la 
iuke douze cents écus pat (o\\ ttftaT 
,Q)ent » Loriqtt'il fut congédié de Thopii- 
tal y il reçu; foize fols d'aumooe , avec 
jefquels il fe conduifit d'Orléans à Pa* 
ris > où il fut réduit )l mendier , ju(qu*à 
ce qu'une femme lui trouvant une bon- 
ne phydonomie^le retira che^ elle pour 
fuivre ks enfants au collège , & pouf 
porter leurs livres. 

Pierre Landays>miniftreab(bltt£>ttS 
François IL duc de Bretagne 1 étoit 
£ls d'un tailleur • Nicolas Perreooc 
de Granvelle , chancelier de Charles.. 
Qiiint, Se père du cardinal jde Gran- 
velle» étoit iils dun fcrrurier» Tho- 
mas WoKci cardinal , chancellier & 
premier minière d'Angleterre fous 
Henri VIIL étoit fils d'un boucher-, le 
cardinal dXDffat , fîls d'un maréchal 
de village s le cardinal Daronius [ i9f ] > 
d'un païfao *, le cardinal Pancirol , d'un 
tailleur 4 



[«] ScaV^gr du du Cnrdinut Baronius 
peronato pâtre natus > fils d^un komtnepor. 
tsnt des guêtres • 

f »3 Wilgifttfn adfummos vîrtus cvc- 
xit hoaores , 

Ncc potuit mores tedcrc fummus ho- 
nos. 

, Qualis erat > cùm privatus fub paupcre 
teûo 

^y ivcrct , in fummo talis hoûorc fuit . 



r T E! 

Mathias Xjorrin » dânt lia Jiaiflanc6 
ti'a jamais été connue , fut mis en pri# 
fon par les ordres de Ladiilas > roi de 
Hongrie» & en fut ttfé à la mort 4s 
Ladiflas^ pour régner après lui. 

LepremiercksSforces étoit un paï* 
fan de Cottignole > qui changea fen 
nom d'AttcnduIo en celui de Sfbrcei 
on dit qu ennuïé du labourage > & ten-» 
te de porter Ibsachies 9 cnvdiantpaffev 
des troupes , il )etta le coutre do Ai 
charrue fur ùnarbre > réiblu d*allcr I 
la guerre, fî cet inftrument (fe fi>n Uu 
bourage demeucok fufpendu ùx Tar** 
bre » & de continuer u ptofiefl&>n de 
laboureor. > fi le contre retomboit \ cer« 
re* L*inftrumeot ^arrêta fur l'arbre ^ 
&L Sforce s*étaiit enr£ilé inr Jechamp do- 
vint» après avoir paf]^ par toots les 
dc^résile plus grand capitaine de l'kalic; 

Le cardinal de Viviers Jean de Brô* 
gni» qui pcéiidaau couciie de CooCi 
tance j comme doten des cardinaux ^ 
ayoit été porcher. 

^illegife fils d'un charron do 
village de Schoningen au duché de 
Brunfvidi , étant devenu chancelier 
des empencurs Othon UL & Henri 
IL puis archevêque de Maïeoce, eut 
tant de modeftie tic d'humilité , que 
pour, avonr toujours devant ks yeux 
la baffede de fa naiffance , il prit pour 
armoiries un roue d'argent , qui de- 
puis a fervi de blafon à l'églik: éleo* 
torale de Maïence. Sur quoi uneépu 
gramme latine dit[if], que la rooë 
de la fortune eft mobile & trompeu- 

——————— ^M^i^——^l^—^ III ll^P^M^^— ^ 

Neve ortûs metnioiûe fui defuefceret 

unqnam , 
£ patriâ voluit fummere (lema domo . 
Sic rota , quae manibus fuerat tradaca 

parentis , 
TefTera Wilgi(o non inbooora fuit . 
Mobilis efl rota fbrtuiue ; iàllaxque 1 

fcd ifta 
/EéZ^itoù laudis fixaadamaote manet • 



DE L^ O P I N 

par une gloire immorcellc^* 
: Jjt Pape Alej^forirc V^ priginaitc de 
CÎ^K^I <0 1 > ^f Mt d^w mitfvKc fi oU 
iç5fji[^^3,q\ie nç ç^ooôidant aucun de fM 
paccn€5)il difoic que fous (bn pontificat 
rËglife feroit à Tabii du népocifoie . 
Çv^Uma^ de Nogaret reprocha à Bo- 
pifa^VWi <|M'il «tQJt fiUld'Hn Juif qui 
fiMc^icibi|ûlçàTMIou(è..Ur(Min IV. 
ctoii 4JrtfiJ 4'yn ïilV5îÇkrrJcwXXlI.[f] 
4i'mi cordon nier^Qcnoîc XL d*un [rjber- 
g«riBeu<^XILd'uaC/] meunier^Gré- 
goive VIL d'ua moiHiificr 9 Pie V. d*un 
If] lahourcurj A4r icn VL d'un M tapiû 
fier d*Ucrccht ou d'un braffeur . Sixte- 
Quiot avoir gardé les pourceaux j 6c 
ppur Tclever b imS^ncc > il die un 
jour/|ue $*il avoir gardé les troupeaux, 
c'étoitceuxde (on père • 
, Sacnon marchand François Ixh ori- 
ginaire di| Séuonoi^ £ut fait Roi par les 
l^Javons.Lç&Giéwis prirent Paul de 
jNiqve teinturier pOttT kiuf I>UC y Arte- 
yclIechcfdesFJamansétoitun brafieur 
4e bière » Mafanielle le Gennare auf* 
^i^ls fut déféré le Gomfnandement.de 
la vÂlle de Naples pçnda«t:fon Ibulévcw, 
ment contre les Ëipagools^étoient deux 
hommes de la.lje du peujplc , 

ParoU ceu3$ que les lettre ont élevés 

à upçgloire imipor telle j Socrate étoic 

fils ^*fiojnarbrier & d'une iâgc^emoie s 

^uripi^e dVne veiidt;a£c d'herbes^ Dé- 

9i9il^ne& j$oybocle de forgerons • 

%é^o\ûtion$i/ ,iîWicn[jfilcomparc les hommes à CCS 

zc malheurs J)0ttillQns d'ccumc iotmés^ par Ict tor- 

f^p^^^' rems» dont les uns font plus petits-, les 

véci • aoti^es qui ibnc plus gros > s'augmentent 



ION. Liv.Vï. 1/7 

encore de la raine des autres, julqo*2 ce 
qu%ibieffi€uxwmcaie8 rompospar lew 
caceQivegiDa(Ijear«fiaiazc€h enyvré dd 
fa profpérk)é& de fit puifiance> avoit 

}>tis le fiif nom faftuenx de fidodre ) ii 
ut vaincu & 6ut priibnnier par Tamer«> 
lan,qui leÊûlbit mener en kfie avec del 
Gordes attachées \ des anneaux de ief 
pafieesdans (es deux narines . Enfin ît 
le fit enfermer dans 4xne cage de Ter , 
où Bajazeth (0 calbla tétc contre les 
barreaux. 

Quel efti'honuqe. (cA(é qui voul& 
avoir une deftinée entièrement femUa. 
Ueàeetle de prelque tous les ÊivoHs lei 
plusilluftrcs de la fortune > & pafief 
par les mêmes circonftancesy^ qui noul 
iont connuèspar rhiftotre, fans parler 
de celles qui oo€ été pltt5acttéres& en 
plus grand nombre > que nous tiecon* 
naiiTonspas? 

> La vre de Jules Céfar fut traverse 
de plufieurs grands malheurs : il pen-' 
fil être accablé Ibus les ruines du parti 
ik Marins , & de la conjuration de 
Catilinà 9 il auroic été contraint de s'en* 
fuir de Rome » & de faire banque^ 
route , s'il n*avoic pas été élu grand 
Pontife , & il dit à fa tnéreC^,} % ert allant 
aoxcQinicesoùrélûâiion dèvdit fe fai» 
re , Il n'y a point de milieu pour moi 
entre h grande prétrilê & la fuite . A 
la bataille de Mnnda » il étott prêt 
de ie donner la nioi-t > (i un dernier 
effort qu'il fi^pour ranimer (cï gens ^ 
ne lui avoic pas réafli . Enfin mailacré 

ar ccttit qu* il avoit combles de bien*- 
aits, il tomba au5c pies de là ftàtue dâ 
Pompée k 






f.UrbainlV» 

^^^_„^, , %jpétH»xxn. . . 

r r ] Dm, di MûtM^ Mff. Bf QOtt iXé 
C / ] JPmffr. in Bond. Xii. 



,iam 



\ •• Il Ii 




[ « ] Qmufhr. \n AdrÎMH. VL 

fx J .^moinyd9g§/tisfrMncêr.^%jt>^% 

\_y 3 Lucien, dUl. de Csrm* 

[jtj ^ÎMfMTflininC^fyr i 



Lts Romains rqgirdoieor la proTpéa 
KÎléîi*ÀAigQâc> CMMiK resem^J'o^ 
bbnhoïc acJMvéc îi^jfoitliaiw^ 
eœperciftcsC ajk boixhcttrjdf Aqgafte^ 

Ce kbtotcdéXiaiat] /J4»siPiihe:|; At 
dcctk {art au long Jts inalfaeoi:si«n& 
bl^, qoitntvcrfcmitlavieJ'AugaAel 
Le refusiki comtnaadcmdiit 4miM au 
Ytalcrico À; la .pecfi^itkice de Lâpîâe ^ 
foiisJadi^8tuisdcCaian;labiDûcr^fué 
kif atcircf<:sic les citratitiSs du uiikh vi^ 
rat , dans lequclileuc toujours lanxdr* 
tiâcacion de voiiJa^piiidaixre d'Ajitoine 
fupéricureà latieimc^ fa foiceaprcs la 
^aiUedc PhUippcs»:qtt*Uahit|>ovdu6y 
& apcc^ laquelle il pafla. toâs^n ea« 
<îbé.tlansU,£aogc â!unmarats> mioupie 
malade & atta^d1iydropific)fon4iBa« 
fragpen Skilçi if QMUxass ém âcfon 
ffuti , quî le jcCta dansun cel ddeTpeir, 
qu*il demanda fouvent la laort à Pok 
culeïus fena(frfUKb) j Itfi^bigriiisâon- 
cmucU caufés pac pkiGeurs maladies y 
par un grand npiobrc de i^dicionsde /bs 
troupes , de 'eoniaraECions tramées p<r 
fcs plus conâdeotsi {^ peines domcAi* 
qoesM^ les dcbaucbcs fubUqoes qui 
deslionotcfcm fa ^itk ) ks i^cprochos 
& la honte dpnc.il fi|t flétùparréxil 
d'Agripca Pofib#j»e fon pecst-^k> Ja; 
pcûc & Ta £unine dé Rome ( la défaite 
de Varus » & la per^ 4et légions , 
dans lefqucUes con^îftoit la iorce de 
rEoifMce y le mépris, de (w wtoiàé j 
leserobucbes iecroccaideiiivieM >& de 
Tibère , qui ayancéteot (aiwrc., &le 



* ■ ■ ■ I l ■ i 1 1 to i j ff rj . » . ■!■ f 

Li«]'Vive Augufto FeJiçipr , Trajano 
melior.' ** 



a: U': T^^t' ': a 

ooiiârâigiiiraithla[!fièr41fe^^%^9 é* 

fils de ibn ennemi ••- ' -" ^ ' [ 

vie dootifts^lfettiMlj ih^èhâtcèindté^dMi^ 
Me 4e tu félkiêj^ h««MiM», 4&t<«MtÙ 
lAKllMiciit agké de^ M5it)ts:^lei ))îlM 
vioienfic»;, (bit par Us iémtiùm des ti^M<i 
pesMa«^éddnieniiei» atti^Aésffôtit^ 
dùtii^tr pouTladoWtlf^baTfiVi 
rc&iiMyeUeftîèm: conqtfiy /^jfeit |>lfÉle» 
toh)^aâdfis(fré4l«Mtfci' ^ iqiaQhir «fenn 

ptMmt IVf^^'ib&dîditar ;'<^^ ptau 
térerit i«é^aNdrelè 4^^ l(f'f*É& H^xftn 
de/dsCreci, det^«rméiién /dé m^. 
lotas, ^CaHiftfiénie s ibil parles irw 
pfochfes<Melt ^*jiiè fit de H -moft de 
Clitus, iol^U^lne'bèàtfàr ^fiippc^ 
cerlàvid^ foie|i«F1éi^règmsde1aper4 
te dHéphiEftîon , dont il célébra M 
deuild*une maniéfe mfehféc. ^ 

Polycrâ«e^iiîs'éfoitdtif{é de rfcxccs 
deAubUhheuis^bëirttttiCfÀeh^i érû 
cn>iii.Cés tikùn few^nrdes^peteuTs} 
Nakyfc, Tigdl^jMHi^ <5teitmey fini 
ftineftts. AinM fut exécuté M gibe( 
cfi'il atoit^ dretfcr \ Gmllàuttoe dté 
Uamcoutt ^vlque Au Verdun , Idt 
oofermé daiis une Cige de kti éont il 
afok innoduicbiâKge • 

Dion Ifl ^vit U réwlewiM nie la 
femmedeSéjun , fe w^rr ^ ladeOfuc- 
cioude:fei«âaille ,lcs hrt iit <u dcccsm» 
mes ébÉMcuifs^ quilui préparoîent les 
fdttsJNKrcs Aatt^nes 4 t^Mvertnne'dâ 
lettres de Tibéée ; dâiisie^èelfè^'di? 
ccoiair :que cet^ffipensùf âjèiiifclb la, 

* -if..!. Il it h.luihuQft ^ 



O-^ 



j'i 



Hom.Ily. ^ , 

_, . [e] Tthiréénttfils du Pmtsfe 'Cu2lM 

L^J Cuiutftikla in rempublicara for- hère Néron ^ guife dtcUrMfëûr lè Vmekrtrîe rs 

w^y '^^ ^ ^" * im pro fp c ra fuit , ob iinpo: — ibrV^MrÇ ^JxmM^riiénrri lintU c*m~ 

diciiiam filiac ac neplis . Tac - psnU .pour/ervir Uur parti^VeU. FmtercJiL%. 

U^u^'nwf^èrdâm^deirée^mpfhfyfiéir 

lf2vfécrf:àh.^4. ' \= 



iwer#: 

» '#1 «t 



9 • 



Ki9Sp>^ »-û>#»»Ç r'i^i^ To^N^Ç 
J»/«f ^i^jf difux gm je /mJ^ fmf^ ftmme & 



I , 



i ^ 



D E U O T I N 

eût été fort iïffofQkkfHoçl^nxoxifXk' 
da Paris^nléinoigna contre IcQi^éfitiJEiJ^ 

«».. Je ne 4^%i|r^.4fÛr <ç çi^pHi»« fani 

De 1 «^"^-paricrdi .K^pwfSi, f<t>Mlc(t.W*deft biens 

des plm pré!nqsm4a«t. Yi^wmpjp^^ 

oppoies , & les opinions 4Jfif«PBtt5.* JV 

. doPDP le.DQfD 4'^%^^c$ l^Aijffmf fiwah 



ï O N. , Liv.VI. ^59 

U veffftt.I:^$fdê«0({nrâ4ififet miile^ 
kpro^k^Ci], &6jMfieiitdvec<eite; 
U dieri^ijQri:) «léwo feolA le tiocn d'astin 
tié. AvHWoe \^ définitjovccliemmcDe 
£0>. OMKf^aleameottihabiefiéodeuM 
cpf pa • PUcqn^ /J cnicigae quii ia v^ri- 
teW/9:MiNié nftfmitinre :qU'toart go»^ 
<Ift%f%|:<i«i€tt pfoqp|ît]rik: jbs àïaitfaH 
gCfi^ftcdf rtpramtco ks: défauiu Hrlkvi 
atf ij&4Q itek pbint £biÀef«S4ivapt B)^ 
^tog^c^tQHOfft.-CQnEimiiri entre amis: 
. : JBi^s: confoMoit de '(ê coodà iêé dam «^. 

me^ qui prévoie qu il pourra hgur.Dmpar ckl* 
JMW -i^^fiMwC ml jTtflind^ ctttonxazi- '^'^ * 
M ÇooftpM lQf»airq«ifk.rail»iÉtft ;edl td* 
J9Cte,uM:dà$Rfica ftodicufe > concae 
tAMérçment jiiCfiD||r.acihk hvik U. doub^ 
CfMd^trorteufMa» . 

r : QioiqtiîP l:4mcio/(ilrQnvaii(iM(t^ 9». 
parmi les fou verains , ils o«l^ qiMb)Wv j-^*^*?/^** 
^ig«]H4«f)biM» qtiU&mUeiIacfGr'danT'ks 

dix fl flC«E*GaV^ bim^fté tfuik cornai fcmycraint . 

(Qnpç^Cyi i»$ [« IfufpaflUc fes amis da^a 
tours les fkttoirside l'amiaé la filas déiu 
^tfi l^lgiplu^afliftmtvQ.. Mitoir touë 
Ts^9Q>}^voivdesama, pavceifiA) 
ali|ik-9iêni« les .ientianmics dcFatskié 1 
Akiâf^éf^HBimi uns pcéœiibe vifità 
^SiryStakbis^méfedc Oactos DfL oUe ft 
pvoftffrnA A«x pies d'Hephacâioa , ^i 
fnarcboi^d^vtoe kroi » te prônant psaia 



• /y '!•'; i<v; 



^o- 



> r 



m » 



M ' . . 



y ( 



^ 



tfî//Kw.yir,id^ 
[-4] JiMf/#iéiff;o(iaitrfiCoiichii 
À'Amêlêt /e HoujfMïê et* mt. Concini f*\i\. 

[ f ] Divi tiz addunt amicos p]^t|linmi% 

nntur. Trov. uv Wsi 

, P(^Wi:f«ft fftot»/ «WPc%iWWWf*biS 

amicôs» • ' '^vis 

Cum &ce uccatisaqHfi»-, 
ferre jngampariterdolou. Hou 






-7 

Facete Pafleratius : nt mnres pra&fen* 
riMSrtsdÉinEi minanafogianc , %û parafiti 
eos deferunt > qoos res ddferi t > fiait pedi- 

un tlMIff IIVUIIUVJ « 

icdemavannif 
t|3V)Jb«ttaimco€> qqiaamicittîp&es* 



%6o T R A 

Aléxandresmtis Hephatftion s'écant re- 
tiré» &SiiygtmbisscCftncapperçuëdc 
it (â méftifc , Alexandre lanlic : Rei- 
ike,voos ne vous êtes point trompée , 
Hcfbx^ion eft an autre Alexandre • 
^ JonarbasfikduroiSaul, & héritier 
ptéfempdf defacooronne, eut Tamitié 
la plus par£itte{r}poiir David:ki jalott- 
ât des viâoirelqiie ce jeune héros rem*, 
porta , & de Tes hautes de{Mnées/)ui Vi^ 
levoientau tbronc , ne put rompre un 
nœud û Sort » & n*empéeha point Jona- 
ibas de l'aimer comme un autre lui-^ 
mitùCf 

Louis le grand aïanc nomme le i^i^ 
de la Rochefeucaolc )i la charge dt 
grand-maître de la garderobbe , lui 
écrivit ces mots : Je me réjouis avec 
vous > comme votre ami» de la char, 
ge que je viens de vous donner comme 
votre maître. 

L'empereur Mare- Antonin dit [/]datis 
ta réflcMions: Sextusm'aeniêigné ï tâ- 
cher de deviner & de prévenir les fou« 
baits & \ç$ beibinsde mes amis . 

Agéfilas étant aUé voir Apelles de 
Cbio qui étoit malade, & aïant connu 
lcbeibiuaàfetrouvoit<etami, itglii^ 
ÛL en cachette nnebourlêibas le chevcc 
de ibn Ik'i une Servante qui venoit de 
temps en temps dans la chambreduma* 
lade , aïant trouvé cette bout £: , & toi 
aïaiîtapprisccttebonnenouvelle [t} : 
Toilà, dit Apeltes en riant > une fuper- 

chérie d*Agéfîlasv 
Les anciens avoient une vénératk» 



I T E* 

finguliére pour l'amkié . Xéodphon fiu^ 
iant réloge des capitaines Grecs tué^ nr 
les Perles [«]> ils moururent >dic il>uiiis 
s'être attiré aucun reproche iirit dansria 
guerre» (bit dans l'amitié. 

Cléanthés>qui n'a voit pu erre déeoVir^ ^^ 
né du delTein de mourir > incerrott)iit 4» 
PftbftincnceparlaqucHeitfe donnait la ^^^'"^ 
mort, pourtendftrertfceàiiliamJ>ar 
ftprir eiiTuite l'abftinener quv terminai 
iêsjoursr • ^ --^ 

D^ysiïaneéondamnéà BKMtCjrlDa* 
monpMIo^b^crt^bagoritien» Pyrbiaa 
âœidtf Daflfôn, tt fh^(6pbeâth mê^ 
mefeâe^s'offritpourcattcion, ftfemie 
en fil puifl^nce du tjftiti,pdw qo^l per« 
mit ï Damon d^atiet dans' /a maiibn 
avant fa mort^Q^'y metdfe ordrei q^'^ 
ques affaires domeftiqucs, Damon re- 
vint préci(emént k l'heure marquée pai* 
Denys , lequel kdmirint la ^délité- dé 
ces deux amis, réVoqua lacond^na-^ 
tfonin^ttftc, qu'il avoit prononcée con« 
tre Damon, &pria ce couple iMttftre 
d'amis de le recevoir en tiers» 

Euripide[7 3 décrie tes combats dV 
initicentreOrcfte& Fffeide, dont cha- 
cun vouloit mourir ^ pour fiuiverbi 
vieàfônami. ' 

AprèsqucTffaeriusGi^^husêmété ^^J^^q^ 
tué dans mie émeute , tours ceux Bio£a»- 
qui avoient eu des liaifens' étroites 
avec ce tribun , & qui pouvdentétre 
complices de {c% deuéins , furent re- 
cherchés &poarfui vis. Lxliosun des 

interrogeant Bbfîus > 



ii««hi 



m^m 



^mam» 



tF> Aaifttr Joacthac coAflatiflau eft 
^uimm David , Se dilesie eaift /omclia^ 
«piafrafdmarafiiam. Aef./.t.c«f(.f.i« : 

C f 3 Ridens : Agefilaï , iflqûk,hoc for- 

Ïm ] Ki/. Max. /i^.4-A7*CM»ri# ^^ii.3^ 
Ij 1 MMrifid.J^hiiém$ê $n TsHnd^^i.& 



Irejnbee Pjrladeir i^tfuaf moHttmis O» 

refiem 
Hk n^gat, îuqoe vicem pegiftit ueer^e 

mon, 
Sxtitk hoc BiittQi^ fuod oofrcoofenerit 

mit ,. 

Caetera pars concai«|â: (œ txx> fait » 
OvkLdiFênf0Ufi^ ' 



DE U O P I N I O N. Liv.VI. itfi 

tenir à ûier qae Gracchus pût ciiger dé 
iênami ritn de cri mrneh. Le raiibtme- 
ment de Montagne ne peut s^corder 
avecccquHI a<Ut on peu auparavant^ 
qa^Mic telle amitié ne peut fubfifter i 
qu'autant qu^eNeeft guidée par la rer^ 
ttt> & condmte par la railbn.Cette iden«» 
tkéde volontés cftTompoé&déchirée^ 
poor amfi dire > par uncommandemenr 
impie v & s'il faut vaincre les moove^ 
menés pervers& déferdonnés de h pro. 
pre vdonté, qoelle apparence que le 
devoir de Tamitié nous prefcrive de ce* 
dcr à la volontéd'unami fuirieui , dont 
le crime tranche les nœuds > qui unir.- 
ibient & ferroicnt les deux âmes aU 
point de n'en faire qu'une . Péricléa 
étant preiTé de faire un iêrmenc équi« 
voqucen £iveur d'un anu , répondit t 
}e (uis ami jaùpï'zux autels . 

Gorgidas fut le prénûer qui ififtitua à 
Thébes k bataUioa (âcré , compofé 
damis au nombre de trois cents feldats ^ 
C*eft fur ce bataillon que Patuménés dit: 
que le Neftor cPHomére a'cnteiidoit pas* 
bietià ranger dcsJtroupes en bataille ^ 
pui^u'il ordonnoit aux Grecs.de (ê rat>» 
ger par lignées & par natiomM» afin», 
dit-il, que la I^éc&utînt /alignée» Sc' 
la nation ia nation ^ an lieu qu'il fkUoie 
les ranger en noectam ksamis auprès de» 
amis . Un jeune homme de ce batailkm 
étant porté partetfre^ l'en nemi levant 
Uépéopoor le percer^ ilieconjoradcla 
lui cnibnccr dans l'eftomac > afin r àk^ 
il) que mon ami n'ait psuladouteur 
& la bonté de me voirUeâe-au dos«. 
Ce baqaillon triompha de b valeur La^ 
cédémonienne, & ie m^ckit invinci«« 
ble , Jufqu*à la bataille de Chéronéo 
Lbly après laquelle Philippe roi de Ma- 
cédoine vifitant les morts, & s*étant ar« 

Kk ) 



rami imteie & le prindpal confident de 
Gmcàm^r il lui demanda jufau'oà Cm 
actacbeoiencpbttrOraGclius entétéca* 
pable de le porter } A tout entrepren* 
dre & à tout £iire , répondit Blofius:£b 
quoi > pourfuivit Laslius , s'il t'bnt cooiu 
maudede mettre le feuà nos temples t 
Il œ me rcur jaunis commande, repli* 
qua Blofîus i mais s'il ce l'eut conu 
snandé » ajouta Lcitusè J'y euÛie mis le 
&ift,dttBlofius. 

o în!on<ie ^^"^^^ répoofe , quc Montagne [ zl 
Montagne s^cffiorce dt juilificT» cft impie & furieuN 
combactuQ. £.^ filofitts OC ikvoît jamais fe départir 

de l'afifurance qu'il avott de la vertu de 
Gracchus. Mais en admettant connnc 
poffibie un commandement facrilége de 
la part de Gracchus , Rlofius ne devoit 
pasavouec qu'il j eut obéi • 

Montagne a beau .dii9e<fue dans ces 

aiùitiés parantes , tmai eft plus affuré 

de Ibnami que de lui-même^ qu'il a la 

volonté de ion ami enr ti pui(Sance i 

qu'il tient les réoes de (on inclination » 

Cette railbftéiait bonne , pour que Blo. 

fins pet fiAât tMjouJ» à ibutenir que 

Gracchus ne .pouvoît hit comfaafider 

rien de honteux 6c d'infuftesmaisaïant 

franchi ie pas de fuppofer . un oomman- 

dément inpifte de la parc de Gracchus , 

cette union intimé & totale/fuide deux 

aaies u'en^ fait :qu'une, . aui ne fouffire 

dans deua amis qu'une ieuk volonté» 

uefent pksiêrvir d'excuti: ï filoiius. ,». 

^ Ceft, ajoute MûDCagnCy la même répon- 

^ iê que je ferois en cas que je foâe inter* 

^' rogé de cette h^on ; Si votre volonté 

'' vouscommandoic de cuer.v^firc fille, U 

»> tueriea*.voiÉs?&que je laccordaffeparce 

'» que jencûxispointcndoutcdc mavo* 

" loncé , & fiiofius réMt aufl$ peu de 

^' celle d'un tel ami. „U&lloitdcMics'ea 



f 



r 






1^2 FUêtwcb.mFthtià. 



>4 



w 



» 



79 



3) 

Kaifons 
contrai les. 



i5i . T R A; 

EÊté à Tend coi e où ccs^} trots centa ioMaes 
écoknt étendus les tins présides autres* 
toutfl perces pttrdevant de cèûpsde-j»* 
veUnes ott d'épees ceçus dse près > il fut 
ronpti d^adroiration^at^it appttsquo 
c*étoic là ce batailloaâ céléb'edcMihis, 
il&lni^àj)leol1e^£^dtt.Cfmc haut: IV» 
riâcttt midfaeiiteufêmentttrursceux ^i 
iont capables de foupçotmer ^ mcdc fi 
braves gens aïent jamais pu faire ou 
fouArir des chofes honceufes. 
Opinrorî de - Ûatiiiticn'aotorife^msJs i Confier à 
Mentagnc (q„ ami Jcûcrot otïi'acft pas à hhMoiv- 

Hiilciccret. Al»- l'A 

tag£)ectL:d uiie. opinion contraire, & 
votcir coomept û sTen explique . ,, Le fr» 
Cfcfe que j'ai pure die ne déceler à autre -, 
}o'te puis.fans parjure communiquer ï 
celui qui a'eft pas autre > cVftmoi. ^ 
Mais tl ne m'eft jamais permis de dii{MV 
(cr de ce qui nem'appartidiyf pas-^igno- 
rè ce qui m^a été confié fous la lordu fc- 
cret: )e ne doispas doubler les aceidcms 
qui peuvent le taire confinître. Cetau« 
tre moi-même , quelque ail'uréque fen 
feis> nepeuc-Upasêtrcindifcretdansk 
vin ï ne peut-il pas découvrir ceque je 
luiaQraîappffis3dan5ledéKted\ine ma^; 
ladie yOU dans les accc» d'util démeace s^ 
à laquelle il deviesxhra fujer > après que 
moii ftcrec me iera ocbapé ? Je ne maiv 
que point à mon ami , lor£]ue je lui ca* 
dbe ce que je voudrois me ca4;her i- moiw 
aisme, ceque je ne fjaisque par une 
néceifité indifpcnfâbie, envôédeFené- 
cution , 6c (bttslVngagetivént d'une co». 
ooiâaoce unique & non oommutMcable ^ 
SkAmbroifi: die de Satyrus ion frère: 
Nous n'avions , monfrér^&moiEcly 
quuncfpric & qu*vfK volonté : tout 
étoic commun entre noiis> hors le iè- 
cnr de nofanis « 

Oncft communément perTuadéque 



OPinionf 



hk £e(Icmh}ai*ir4cAhuQfksrSf&id^icbt-> 
raéb&res e(b{a di%oihibrl la pbtapKopei 
àlaireiiatrcel^itié^&iàJa tenèic d»» 
rable . Plfatoadanale-dialeguedèLyfis; 
Se Saddam iêtcaité<I&l.'afnidégeftkttcne 
att cootcaiee , que la imrfiîé deshu* 
tneûrs, &lrconctafte jdcsrcharaâéfm 
cxMatribnrë davancagerà proAuiff A: I 
confcrvcrTaniJtié* - i > 

• 

CafauboiY & ScaUgtr ont -donné 
lexcmplc d'une amitié fiongutiére» qui 
corn menca cntr'eur > Su ducà ju£]u^à la 
^orc^ âns^quMi (q &fielirjafan(ais vus • 
Mon«agne faurient qéeia viéritaible 6c 
êc f)arfaite amitié ne peut être divaiee 
entre ptufieurs , Ceft un affei grand 
miracle, dit4l [4], de fe doubler, & n'en 
coinioifienc pas la Hauteur ceux qui 
parlent de fo tripler, rien n^eâxxtréme^ 

qoiafen pareil .,r' 

Lucien [^] a rem'arquéquefarmfiles 
Scythes^^il n'y avait pasunemoindreinw 
êâé\né à un homme , de partager £mi a« 
mitié , qu'à unefcmmede manque! de 
âdéKcé^ Ton mari, ou à damant . 

Mais les dwceurs de t^mîîtôdiiiveac 
âtree9arm0tes>diu'^iibodc la^atoofie-s 
dT'c'dt mèueunifcntiiheiicdigiie^de ra« 
mit}é>de6>uhafcdrfqfu'unbienraufl[i pné- 
ticnx fe tiuikiptie a Tavantage 6i il la 
iati^aftionde ibi^amt. 

£udamida9 de Ceriotbe£e nntefta* 
ment par lequel il légoaà un de fes amis 
/a mère ànooyrir, &'àt(siut9efafilfeà 
marier, fubMtuant ei^cas de«ioit le 
furvivant * Charixéne un des légataires 
^ant mort cinq jours a|Mrès Ëudamidas, 
lia iubftieution /ut ouverte au profit 
d*Aréchécquieutks(Qins lespluseou 
predésde ta mère de û>n amj>& pouvant 
difj^ijikt de cinq taten«s,il en donna deu« 
& demi en dot à £i fiilc unique ,& deux 



coatîairef 

furlaref- 
fcmblajKe 
descbaxac- 
téccs. * 



97* 
Montagflf 
croit qne 
ramiti^ 
parfaite ce 
„ pcmctre 
„ divifée 
n entre 
n plu- 
„ iîeiiit» 



» 



Communia , individuus fpiritus f indivi* 
duus aiFeâus ; ibliim ckmeà eomnutpe non 
crac fecretum amicorum , S,Amh,deobit. 






DE L'O PI NI/ON. Hv. VI. tif} 



diAnlp^ déoiiartik fscl cdtcily«uc 

tear^wATa cwifiuKc* -oudiK&té ^ 
Ui^ivts I <daas kw fidélité i f ré- 

pwvlre. . ■ -.- -,. .- „._ 

^^. ^^'^^^^'^ 'v' V '^ 

i3tf; vert Ht & iet vicci. 
io M M A I S. E, . 



. xaMér^. a^^£^i^tiMnU MMchia* 
Vit. if. fiymit4'Jirijièa...i4^ Xs* 

. ftHèafitàiÀld v«rjli:p»K JArfytit 
■■j&purinaut.. t:^. Dtthirmfmtiv 

... tpia&r. iS. Jlii fiAHmi itâm Jts 
wmtMrt. t^ J^ irai^fe ..tfitPi con- 
ftiemt criwùntik. )o: Dt fexàmi» 

■ i tlmfmr . } i . TrmUt.de mmaie. â'Ait- 

tmàt&i-EpiiUu.i X. Nomtétsmir- 

I ixrwM^t hufmgins mputvtnt prg- 
. 4idrniti vertMf véritJéia, }i^Lit 
■■.■vatt^ dèjnmiàis)if4gis,^%,iDméf-i 

•- ^lii^pitMiki.i ^fjOpimftt^i^ Autfu 
• rtH^fimt.^i. CmtTMiUSi^ frémi' 

■ ■■ àn'i eu vtrtm • ^9. Xiifumàtm A 

■ Chamm. 49. OhjtQims càiùrtiM JnM' 
j 'XinWiÀUi ne fat filin ÀMiPVf a ^Mt 

nsHs ne voudrions ipMJii^ miafiit 
if»à. >4i|. Vixvis Àii -viaréri^ en 

i^ùu^ Phibifafàts . 4J. X)èreg/t/»nttt 
' Ut'Vi^vm iupnàèn . 44. Exemfki 

■ -n£^atTéltnme'ci»incttés, 



a. X^mtnwnmo vpf^\fiir.lm vtrtni. 
1. ii^rtmt jt^mtnts éeia-piriu , 
pm-ir^^/tt^Sdàvâ'fMrùtfbiiafrphu. 
p L».v€ftu -plétâepâr ijiakptit.MM 

■ adkniitmiiiêM, ^PM^d^Mitnt dam 

.• tut&éa:iJic*t\ y.lÀfagitdpaitré* 

. f etVaird)inJHrr. %.Bt<atxWMitr-dt.m9* 
' tmledÂTU Jta fiiniafopbes payeur. 9. 

. ■■^tt-oUied^mitvermpayfitktdvnii'/ii- - . -. ■< 

un. lo.CompàrMiféM^tij.ifiuurt'^a'' T- A-vcita^mÀtifao très indé^cnàvo- , 

twt principmitti 11. iL'^rnmiUii fe Xuf,<a^rallc-nitoit deTopi»ion,'f ' 

trtmft dans PltUon & d»ni EpUiète. été cxpolec , comme Toutes les aucres 
Ti.-Cttnann àex:'if*r:i'i. Autres ^t(IïS5i3e5ttbrtifnes, aux caprices de leurs 

txempht àH pardon dxs 'maures. 14. divçrs raifâi)HC«oiC5 . ^(^loilc* C » ^ âc 

: ^^âtsidttndeiAVerm.x^.Vt Lucile[i]ort placé U^wlT't* furune 

ttmour dt tapatrie. \$. Exemples nionti^ne cftSt^éc , âi>ift teS'abords 

-; dtji^lct. 17. fiafige dt SinéijHe Tout '^^'i Si.péiiiblts •; Séhé^ue au- 

/ fur Us devoirs, envers I4. Çociné; 18. contraire àfoLirpna[f]qUe la Jouté qui 

Charité d' Epaminondas .19. Sa «»• rondiiic à If vcreu , n'ai:i<^qu< tde «ci- /. 

iUrmion. io,A4o^aiifévéredesaiT^ kfitd'o^réaWe. m/n,ïo^ 

ciens. i.i, Dti motifs des bonnes ac- Lts Stoïciens tcAcfcîioierft Ja ver. pottifjii» 



^ 



i«4 T K A' 

tn poor elle ^éme^ les Epîcuriehs la 
contidéroiene , comine roniqae che- 
min par lequel ^e fage peut parvenir è 
une v^ritsrt>k volupté. * 

Homère C^}) & pkifieurs avccfirs 
propbanes rapportent toutes les vertus 
des hommes aux dieux.. Jupiter» dît 
Homère , augmente ou diminue la ver- 
tu des hommes» comme, il lui plaît. 
£ias{e3 nous avernt de reeonnoîcre 
les Aîcax pour les auteurs de coûts 
biens > & de les remercier de toutes nos 
bonnes aâions • Platon £/] enfeigne que 
dans les combats , que Thomme doit 
ibutenir,itne peut vaincre > que par 
le iecours de Dieu oudefes Ai^s: il 
ajoute Igl ) que toute la vertu qui fe 
trouve dans les bummes> vient de Dieu» 
8c c'eft de ce paflage , que faine Jérôme 
& faint Clément d'Alexandrie ont in- 
féré » que Platon avoit entrevu la né- 
cc(fité de la grâce • 

Les Stoïciens» & plufîfurs. autres 
philo(bpfaes& poètes» tenoientunlan. 
Kage bien différent . Lo £ige , iiiivanc 
Sénéque [ir] avoit . cet avantage fur 
Jupiter 9 que dieu eft vertueux par fa 
nature, au lieu que le fage ne doit 
& vertu qu*à lui«^même . Vom ètts 
parvenu au véritable bonheur» ajoute 



I T ET 

Sénéque C^J» ' ^'Mf (çrim peirlS* 
vérer dans le bien. Les hommes fumt 
inkndés de fâitv des vqdqx , Se d*âdre£« 
1er au cîd xicspviéres» p^rurdeman^ 
dér ce qui ne dépend que d'eu*. J 

Horace recommander^] de prier 
Jupiter , pour en obtenir les biens , que 
ce dieu peut accorder ou refuferaux 
hommes, coaune uoe longue vie^ la 
fanté, lestichefless nutis de travail- 
ler ^ fe procurer.ibi-meoie les bien$ 
de rame» la jufticé» la tranquillité» la 
fermeté .Cicéron eft [ /] du même avi& 

AjSK répond à Ibn^pére qui Texhor. 
toit ï attendre avec confiance la vic- 
toire » par Je iècours des dieux » que 
les plus lâches peuvent êtreviâorieux 
avec un tel lêcouns que pour loi » i 
eft bien adhré de vaincre fiinsenx . 

SéoéqueCaiO contredit les Sentiments 
que nous venons de rapporter, & il 
n eft pas d*accord avec lui-même, lorf- 
qu'il donne pour précepte» detlenan- 
der premièrement la iâgedc aux dvBOx» 
de k bonne iauté de TaiK» avant 
GeUe du corps: & brfqu'il dit C^J» 
qu'on ne peut pratiquer & fiire le 
bien » ni s'élever au-^ddfus de la fertu- 
nefroslc (êcours dedien . 

Le vulgaire ne reccoonoitia vertu rcats^jai*- 

inentsdeli 
vexttt pa 



DiÊ- 



Cfinraç m i^ixwtf. mm. 

ifâirtfÂTf . Dftf. Lmërt, in Btsnt^ 

If] fUt.iêhgiyM.io. 
^ cil B*x ,lfi^ WyfAii nîfv tî \0y1aiJiSy 
Z MiKv^ ^94(1 M#ip« i^7y feUnrtuTrct^m* 
yi>f#f4|la » ¥^ OiÇ TFapaylynTM 2d. in 

C.AlEftalîquîd > quo&pîensantecedat 
deura : ille natnrar bénéficie » non fuo fa- 
pienseft. Sen.ef^.$^. 

lOFacisrem optimam , & tibî faluta- 
rem»u> utfcribis* perfèverasire adbo- 
aammentem» quam ftultum eft optare; 
càmpofljs à teimpetrarè)Qon funt ad cœ- 



lom elevandscmanus.^«i>.i:^{/f. 41* 

M Sed (àtis eft orare Jovem >Qaî donat 

& aafert > 

Det vitam» det opes;acqunmmiani* 

raum ip(c parabo.«ar./i.«^r)?.ir. 

[/•]Judicium hoc omnium mortalium 

eft, fortunam adeo petendam, a fe iplb 

fnmendam etk ûpientiam. CirM msrjitr. 

[i" ] Roga bonam mentem , bonam va- 
Ictudincm animi, dcinde corpori$. Sen. 
epiâ, 10. 

W Bonus virfincdco nemo eft . An po- 
teft aliquis fupra fortunam » nifi ab iUo ad- 
jutus exurgere? Ille dat confilia magnifica 
& CTcOtz , Sen, efiji. 41. 



D E UO Vî N 

^ ^^'i^ 4|idAiiix a^ons*«ttrabrdinaires > aux 
^hîtoiL Millies lie Tame y pour ainfi dire > 6c 
^^^ ' tox dforti qa!cik«nc ,fxyttr donnertle 
tg^rands: oifmplet ; le philçiôphe )ti>^ 
ge iittiicmmcm de la vertu [0 ] ) 41 
la £iic cofififter dans une réiblution 
«onftance, Adam une déflaarche^^ale: 
il rexamiae dans une ficuacion traiv 
quille, & lor^tt^eltecsûita'érre pdînt 
appei^çuë. Gicéron ip'] préfiire la ç\&* 
mence de Céiàr ï ks vertus mîtitaires. 
Ixs i>fficiers , k$ ibldats -, la fortune 
même » encrent en portage de la vie* 
lôirc : maïs rinunanité , la géncrofité » 
k clémence accpsiérenc au iiétos une 
glcÛM: ^ lui çft propre 6c perfonnelte • 
Xt vietta Horace [f] met la vertu dans le 

Aof^aîuirk vices aux extréoiités . Ceft aufli le 
**^** • &ntimejit d'Artftote , qui définit la ver- 
tu une penfeâion, oui nepécbe ni pan 
iVxcds, niparledécuit: & dans toute 
ià morale , il oppofe à chaque vertu 
deux extrémités vitieufcs , faifant le 
nombre des vices douUe de celui des 
vertus. Ainâ la valeur eft entre la lâche- 
té & latémérké , la prudence eft égale- 
ment éloignée de lajpufillanimité & de 
ia pfâôcDptioo. Fa£alaneontraire{rj 

Faidwtet P'^^ *• ycnti dans les deux extiémi- 
4anskses. tés » t>bfervant que ce qui rend une 
tiiaméê . yçttB vraiment digne de louange , c-eft 
de pofléder dans un même degré la 
vertu qui lui eft oppofée . Ainif la va- 
leur nVft une venu , qu'autant au*elle 
eft jointe avec la prudence 5 la libéralité 



I OR Xiv.Vl. lif 
avo<^ te dMbemerûenf / qui fçak placer 
lesbion&its; Vamour de la gloire avec 
la ixH)dc(tie. * 

Suivant le i^éme principe ^ iz fidé- 
lités rendre un dépôt doit s'accorder 
avec Futilité de celui qui le redeman- 
de , & robfervation d'une promefle 
avec des devoin encore plusfaintr- 
& plus eâentiels : car ce Icroit un 
crime inexcufable de remettre à un 
homme transporté de colère 3 Tépée 
qu'il nous a confiée, & de iè rendre 
complice d'une nMuvaiiê aâion , par- 
ce qu'on aûroit promis ï celui qui la 
commet; de ne l'abandonner dans aïK 
cune entreprit . 

Les Stoïciens avoient plusieurs opi- ^ 
liions finguliéres fur les vertus : que ^^^^ 
ne pouvant être exercées que par les ^es stoï* 
laculeésdeTame, elles étdent demc-^*** 
mefubftance que Tame elle-même [ / 3 ^ 
& que tout ce qui eft de même fubftan- 
ce que notre ame étant animal , les 
vertus par conséquent étoient des ani- 
maux qui habitoient au-dedans de 
nous, de même que les vices. Ils(btt~- 
temûent encore [r] , que les vertus 
étoient inséparables les unes des au- 
tres, tendant toutes à une même fin> 
qu'aînfieelui qui pofléde une vertu , a 
néceflEûrement toutes tes autres. Quel- 
ques-uns n'admettoient qu'une Seule 
vertu, qui reçoit différents noms, fui* 
vànt les différents objets, aufquetselte 
s'apPique. Le Sentiment d'Ariftotc n'en 
était pas fort éloigné , lorSqu'il avan- 

' L 1 



[ • ] Décorum nihil magîs eft pro&âo , 
^àm aeqnabilitas uoiveiue vitsc , tam fin* 
gulantm afttonum • Cic. dt offU. UhA^ 

f ^] Nibil habet nec fortana tna ma- 
ytis , quan ut peSGs, oec natura tua melius, 
quam ut velis confervareqnam plurimos • 

Equidem C. CstSkris virtutes magnas 
mcredibileSque cognovi > ôcc Cic* fmt pr$ 
Mjêhirlo f^bmmê , »• 41* 43* & 44. & ^rmt. 



[ 7 ] Nam virtus médium eft vittorum» 

&utrinquereduftum. Hw% 
[f] PenfietéUPsfcsiy rA.lo. 
C / ] An virtutes fin t animafia» xtetnqne 
Vkla, &affeâijs. Sen.^/t.i.%. 

f r 3 X>'<îr. Lsërf. in Zen.Citt. 

Quid fit virtus , unafit, anpiures, k- 
paratse , an annexai : an qui unam habet , 
& citeras habeat: quomodo iater fe diU 
ferant. *#»• ^•95« 



/ 



%^6 TUA 

fût, q^"ùn ne pc«t poflCMcv Mcmi^ 
vcriii dans un dccsc par6|it fc^minait^ 
fans les polTcder toutes • V^fifà^m de 
CbryGppe^oU ,quW ponvoit porére 
la Tertu , apràs lavcâr foOédée.; ùolk 
dcCi^tb^f f ne la vcktm^iK^itfoîe 
ji^jfuiê celui ^ r^fiok. e«ëe0 h po(^ 

*• ^ Cctoit «net bfuidité^oértik Je touii 

riccs • f gî(( ^alké dans les ¥ect«di & ie$ nées : 

Se la vertu &}e vice ne font pas plus 
c^ptibles du pltt( ou du m(M$ $ oa 
de diflSé»nts ic%wés » q/êc W.vni Se le 
Êitts^î &q«e comme ce qui eft ytatii'eft 
pas plus vrai au une autre Mfité » fc 
. quecequreft mua n*eft pas pfaks ùlax 
qu*un« autre fauffotés auiS une aâioo 
vercueufê , ne peut fètfte davaoeage 
qu^une autre aâion vertueufe » ni au-^ 
çune aâba plus câmioelle Tune que 
l'autre [«}. Us (ê CNruoieflt eficom4e 
ces corn paraifoq^ : Etre éloigné d' Anhé^ 
nés d'un fcul ftade , oude centAades, 
c*eft être égalccDent aMear d'Athènes» 
Le pilote qui briiê ion vaiflcavi chargé 
de paille » ne sioncve pasmoio^d'igno^ 
tance, & ne pèche fîis moHis contre 
iboart > que le pibbc qui bk éehouec 
un vaiiteau chaigé d'or« Par oescoMpa^ 
raifiins les Stoiideus paéeendoicni éta- 
Uir kur dofirine de régaiité dea bonr 
nés & des mauvaÂfes aâioua , d'oè iV 



/( T 



M»i*^ 



^1-*' 



i 



CmI Necpeccata) rcrameventu, (ed 
titjSs hominntn metienda flrot.hi quo pec- 
tVÊWt^ klpece(laif«dafi»iBa)us«Kp,aiicr 
minus : iplum quidemillud peccare > que- 
^tt^ce veiffaStURfunett* aufi wtveittevef* 
at^ubecaatpcan pale^ y in re aliqitantu- 
um, inguti^roatoris infciciâ oiKilinter- 

eft uoa vircas eft conlèntiens cam 

perj^ttâ^i^one & ci>oiUncd.NihU haie 
addi poteft, nihll demi» at vireuc is do* 
menreilnquator ... atquQquoniam pares 
Ylirtutesiiuit , reâèetiamfaâa.^oiMani 
a viiciitibus proficiicttatur « paria etCî de. 
JKi^t: iteaxiûic peccata, qftionian^ex v>- 
tiii manant , fint «qualia neceffi? eft , Ci.% 



I T 1E 

aéâdtoir qu*il if yMf ^mde «ftlMief 
fimpére^ l|ll'èv(Merundlaux•' 
'Cétoit oncure«ae^pifltMi'Sài»îeof« t- - 
û«: X irî» iqte le Sage, ine peut «ce* pe.r»^ 
Voir d'înjuie *, car cewt qvi £int ver* ▼oUd'iaff 
tuMx ^«iioicnocef phiioib(jéica^ vjucul 
enpaîci l'i^îute m pcocdonc pas ve-» 
nk 4kiu i eOe nepeat paamsi pluk 
veuir de méchants , parce qoe^ee^pâ 
eft plus iact, ne peut etwoOeaSé pu» 
ce qui eft {dus rafe: «r la vertu ta 
plus lotte que la aaéchanceté . De ces 
caiiondemeaisibcondimeot ij !U que 
les vîoleuces , ie% iniaecs , iescalaiDi.^ 
tés n'avcMcnt pas plut de poetrak àd 
o«»rcàllMnfuedeliien> quImnDagja 
Icigiefim Soleil. 

Gettt ofgueiUaaft Philol^pUe^ini 
Mode prcndoe Ja aaeufe pour guide, 
lut éioit «BtiéfsaLeiit «ppofie » Le4le«* 
caittemenr de quelques filins» uspea 
de Mive.'d'unrcliieQ malade • Ja voë 
d'uti pcéciptce , quoique le cfaemia 
ibit afra large , les caims ks phis (oi- 
bks fuifiient pooc reauerfer la vertu 
la plus ferme, ic pour jetter Tame 
d'un Socrate ou d*un Gatao hocs de 
(on aficcae* .... 

SèTon tfouue dunk laa ph i tofe p fa ei t. 
Payem tant de faux raifooaemeat» for î?"^? 
lavertu, ils prefenteneaa même temps da» h pkt. 
k QonaraAe éc pluCeots fenctnient» '^*^?v^ 



pticue. 



•^^•m 



■^•"^i 



[ r J Validîus eflê débet quod laedit i 
eo qaod lacditur . Non eft iutém fo^- 
tior nequitia vi rm e c *.. mm poteft orgity 
Isedi fàpiens. Injuria in bonosnancen- 
tatur ) nt4f a nalis > bonis m ter le pxx 
eft. Quod fi laedi nifiinfiraiar aob flo- 
teft f malus autcm booo infiroMor m » 
nec i4i)uria bonis ^ nifi à di^r^ vtie»- 
da eft, iAJurii la làpientfin^ vimmnon 
cadk . S«». âjvii m /afiâ»f. »#» f/tMi 

[ > ] Adversùs vinutem boc poflunt 
calamtfa^es , âc dama i Se injuris? , 
quod ^vefSH$ Colem oeMa* ^a% ^; 



DE r O P 1 N 

p«ian6ii^«»e virptospiiMMc. U ^ 
^K la. Phdofcfkk appr^d i l' baauu 
àfaéentmuxx^CBliiimreiiwKàfettB- 
dre le maître dfr fctdé An . 
: IlmMn d«ni leftcowtlivrcdeU 
R^piibliiqBc,<)a'iUkiK4libftcnir à'xmt 
■iattf âife aftiGOi qnuidvUedevMit èm 
Ibnie dn AVtncaptk» plut osnMm- 
bl», fic^stn doit fokrc le bic» povr le 
bioit qtuod on fcroitaflliré (jrc dî Diem 
Bi kl iionnnts' nVn aaroienc Mcum 
voniMcflaocc. Cette fap fafitim de Ti- 
gaonncc ik Dtea cft' ^•dqv dwft 
dVitnvagaBtiituiskicnttment cnibi 
eft beau Ci ntgraùiae . 
. Pcr^XMai [s.] difek a«fll que k 
fa§e ne oonacetcoit pmiine naavti- 
le «âionî ^vand i! ponnaitk cacher 
àDico & aai faomaietT itepce qae-a 
«["eft ni la criioMd*- cfaôtWni. n crik 
de rin£miicr(}M>lc'i«ti«iCi maiif*- 
moardehi vino. 

Ckén»C<'l dmoe vue haate id^ 
de la PfaikifcpUe, li»^«'it e^ei|ne 
que oan^i 7 cm filic quelque |Bbg*éc, 
doivcat avoir iMc ^Êttanoafetmt ,^ 
series&iic eaaûeU)aftioe>nictmiK 



I O N. Liv.VI. i'sy 

u tenfiénnec , «^aimj iïspoarroicnt A 
fotftnireiklaconfioiffaMc dM dkux  
dethMQiBcs. ]) b(àmr[Ji'3Chi<riis-9t 
HprtMifKis, kfttwb étfnt Appâta' M 
partage Juw ikhc Jucadion par ah 
tffttniont' fappoli!, fc comcinérehf * 
M p« paRieipet k ta Irtodc -y ëc 
m nfaHrent pat de piendiFft pttt ait 
profit. ■ ■ 

Oeft> dit Sén^^e, dam ta PhU 
lodôpbie, qac je puift'ces btll« tnd- 
zioKSt qoe la jiiftiet eft i vechercbèr 
ponr [f 3 clk-mÂne^ que cèo'tfftolk 
d^llr deai^eMpenfts 1 ni la cnJDte d«s 
peines qai doivent nous attifcTi oU 
nous csntraindre ï hÎK le bicti,8c 
qu'itifyade ve««cax& dejufto, qtfe 
<cl«i qai n'a d'amre motif que l'attMr 
de tft vertu $c de la jaftice . 

La même Sénëqae [d] obfervettt- 
leurs que l'aAion la plus h^vique , que 
W4étoaement I- la verto le ^dspar-. 
fait, cHdvfacnfwi la réputation •uté- 
molgnage de la cofriclAicc. Ceft ainfi . 
C(] que Ftt»us Maiciqius préfétoicte 
^Itlt de la patrie lia gloin&auidif- 
cours des boRimm . 

Platon dam Te dtateguc de Crîtott 
AitdiwîlSocTate qu'il n'eft ptîpwmis 
LI 1 



' t<*3 Satiseuîm nobit(fi.modom phî. 
Wàpoit afiiuid pr o feci m m^ perftia.lurq 
«ffidriict^fiftmneidfloihMniMAiaeeel». 
Mpoâemai. oitultaniaiiavïiè, piUia. 
)ulti. nihit libidînosèi nîbil incoatiaen. 
terole&cientiuin.Ctc.A ef.Ut. j. 

C*3 L: Mtnutîî "Bafllîî locupletîs Co- 
ntinu falfum tcftamentum quidun i 
<!reeciiB.omimattulcTunt, qnodipio U.- 
cîtiinobtinerenti^ripfbront heredcsfo- 
<uin M. Cnffnm* Q. Hoftcnfiam homi- 
oe» ejnOem civîtatis potentàffimM. Qnî 
CÙm illud fiilfam effe fnTmcarentur . Im 
»utcmnwmi»effentcon£tncnlp3C, alieni 
&cioori«mt«ïnlcnlnmnon pepw'a'cunt. 
Quid ergo î Sarinlioc eft*, ut non deliquitfc 

^deantutîmihiini'J^i**""*^'''^^'''' ^^' 
diflffKfci. -, _■_. 

Si tnrpi» fuot qu* uctf i quid roetc 



neminepjicUe , cùœ taliiasîôtc nuC^ 
runi,û cantemnis hune tcftemïin»-*^- *3,- 
[_c\ lilic in«eflio.xquîtatcM per le cxpe. 
tendun^aecnSétdnostdUltmcogi. *efc 
metccdrcosduciiMB eâe iuftunMriliqtlid. 
quam in hac virtute placer, prxter ipUm. 

N^onlilre Cbi, nulia pallelccre cûlpl. 



t^g T R A 

1 un particulier de violer une loi étt- 
blie par une aiKoricé légitime, qttoi<}tte 
-cette loi (ait injafte l ibn égard i & il 
coBctot de ce principe qu'il ne d^ pas 
frnir de priioo en acceptant les moïeus 
de ic fauver oflertsparfcs amis .11 y a 
donc ici plus qu'ui> iêntiment philofi>- 
|rf)K)ue , €*eft une maxime exécutée par 
obcrate aux dépens delà vie * 

PlatoÂeiilêigpe dans le dialogue in. 
titulé GorgiasC/}, qu'il vaut 4uieuz 
ibuffrir une injure que la Ëûrev qo*il 
importe peu de vivre > mais qu'il im* 
porte de vivre fans crime fit iàns itifa- 
mie. Ce Philolbpbedaos lecioquicmc 
livre des lois» prouve que le menibii'- 
ge rend le menteur méprifabk ^ o^ 
dieux) mépri£ibk> parce qu'il y a de la 
lâcheté ï crabir la vérité : odieux » parce 
qu'il n'y a point de (ureté à traiter avec 
ua menteur . 
9^ Lai description que PIato»[^Jfait 

r«ne vectu d*une vertu conibmmée y eft i belle , 
achcT^ fie 9 uut de rapport au Sauveur du 
monde, que pluuenr» ffavants lont 
legardéc cpmme une efpéce de pro^ 
piKtie dans la bouqbe d'un Payes ^A 
qu'elle a fiût donner à ce Pbilofbphc 
te âimom de Moy(è Atbémeb^atoii 
fepréicnte uu homme de bie», quipai^ 
kroft néanmoins pour méchane» ôe qu» 
iSins fc rebuter de ce jugement hijufte > 
aurcheroit conftamment joC^u'à h 

mort daosle chemin de b vertu ,q)9an4 
-même oo lui domiefeiclelouet,qii'o» 



I T F ' 

le ttendroit dans les firrSiqufWtal foofir 
fottffriff toute ibrK demaox » fie quVa« 
£o on k.crucifieroit. L'exempte^crae 
récente des peri2ctttions.de Socrate a 
excité adcx naturellcoiefit ces idées 
dans l'e^it de Platon . 

Les lyDatre vertus principales ibnt y^ 
comparées dans k Timéc aux per£:c« ri^T^S 
lions dtt CDtps: la jufticeà lafiiotéVla^ ^uœ m. 
prudence à la vivacttédesfeos^lafec-^f^^ 
meté à la fixce du corps \ la tempérance 
a la beauté : fie Platou ne manque aucu. 
ue occafioA d'eniêigper eombien notre 
ameeft plus-digne de nos iôias que no^ 
tre corpa* Celui qui' veut être heuceux^ 
dirUl encore IbJ^ àck sfattacher i la vh!^ 
jttftice,fic la fulvre avec humilité; ileft: téàMtata^ 
« remarquer quecette dernière vertu» E^ià^» 
qui a paàé pour inconmië aux Payens» 
eft défignoe dans Pbiton[ s] parle mê- 
me termo donc lea écrivains, facrés (c 



dans.EpîâéQe«Mit Stbttiea qn'it étoit. 
Si quelqu'un ce rapporte, dicil [/}> 
qua»tel a mal parlé de toi, ne t'a- 
mule point à réfutée ce qu'on a Hit, 
mai0! répooda iSoipkacnt : Gduiqui m 
dte odh» de moi» ignoaottvmer autrca 
.vice») car il ne ib feroii pas m nfnifi 
de ne parlevqiiede ceux-B^. 
' ^€9 potioiopnes ont auui enicigne^ 
le pardon des i|ijiiits> 8c de Êiire du 
bien à lès ennemis. Ceft le propre àt 
tbomme, dit Tempefeur MarcAo»^ 
tonin Im) > d*aîmcr ceux^même quii 



t/7 •*i^mt^t0un ttt mtinUffiâSimiJ^dt. 

M3Pîato cotnmencfat fiumSîcateax r 
w Rbris de Il^bus , cujus verba. rccitac 
démens Alexaodrioui fimnt^^ 2. X9s^ 
♦aan Bii Terbis confeoCaaea.Ôcâ fe'bu^ 
•oaliaveric, cxaltabitur, U^nh^ ^ %^ 



^. ip rnPEœdone volt verum p6ilo(o^ 
j^hiim. ijKaominiam non pertimefcece^fic 
în nbrls de repabJici ,. iEichykim fe^ 
cutus>.aic viram bonum elle», qui etiam 
fr bonus fit acjaflusiojuftus tamea&oe^ 
fitrius habeatur * ncc uHi ioËuniâ demo^ 
veatur à propoUto « Hiut. Aln*u fuêf. IsK 

\,m1 Réfiex, de H, AnftmUv* j. Mrt^x^ 



DE U O P I M 

T^fyïkntf eu le feras» fi to teibiK 
vicns êc qu'ilsioflttes parent» [v]>qa'its 
péchenc malgré eux, & par ignoran- 
ce > <)ue vous mourrex les uns & les 
«otres aa premier jotir^ & fur toute 
cbo(ê> qn^ils ne t*onc point ofknféf 
p^iiqa*iis a'oflt pas rendii ton ame pi- 
le qu'elle j>'étoit auparavant* 

Rttfticus m*a appris [•} ï riètte 
point eu robbe dans ma maifi>tt> dcï 
ne rien taire qui iêntîtle£iftc;àêtre 
toujours prêt à pardonner à ceux qui 
m'auroient oftnië > & à les recevoir 
soutes les ipis qu'ils voudroicnt sevcnir 
à moi. 

. Pittacms Ipi, Pyti^gore ifjy Ch- 

céron[r]> Confucius[/l, Apulée £/!> 

Juvenal [»] ont en&igne la même 

Ycrtu. Socrace dans le dialogue de 

Criton, dit qn'il u'cft paspermis de 

rendre injure pour ii^e ^ Diogéne le 

Cynique {xi intersQgé comment on 

pouvoit ie venger d& ics ennemis, 

Ceft) dit-il, en devenant meilleur. 

Q^j^^ Là clémence, le pardon des cnne- 

decéftx. ^js, la. générofité de kur faire du 

bien . ont été. les vec»is fiivorites de 

' Juks Cé£ir [y\. U fit obtenir le coiw 

fel fir à C..MemmiuSj, quiTavoicdiL 



I O N. Liv.VI. ^69 

hmé dans des orai(bn$ très piquanï^ 
tes. Il prévint Caif us Gai vus pour lui 
rendre ioii amitié > quoique ce poète 
eut fiitt plufieurs épigrammes contre 
fui: &Gsitullequi Tavoit fi viveoient 
ofFcnfe dans les poëfîesqui nousref» 
tent > s'étant venu excufer m1 le fit 
ce jour * la même ibuper ï Ùl table.. 
U neiê vengea d'aucun, de ceux qui 
avoient mal parié de lui, ni mê- 
me de plufieurs coo^ations décou« 
vertes contre fil vie. 

U brûla les lettres de Pompée iânf 
les lire [;l}, eftimant que ia démence 
laplusgénéreuiê étoit celle quiignoi 
re les fitutesen les pardonnant .(>ttr 
grande ame ne s'eft jamais démentie j, 
on ne vit jamais en lui aucun fouvc^» 
nir de l'injure après la reconcilia--^ 
tion » Labienus fon lieutenant , & le 
compagnon de toutes (es guerres > 
aïant paflé dans le camp de Pompée » 
& aïant latiSi touts (esefetslcsplus 
prédeux dans le camp de Céfar , il les 
lui renvoïa , en lui mandant : Voilà de 
qucUe manière Céfar fçait (c venger. 
LoHque les miniftres de Ptriéméc , 
lui . repfé&ntécent la tête de Pompée^ 
Malheureux y kur dit-il, vou&avca 

il > 



{jtj Itpsrlêde tmpêreuti léhératif fmefi 
m^trt fouts Us if^mmts. 

gl JûêCg.LMënJm FiitMC 
] IdJnFythaiJMmbltck inPytBéêg. 
|[rl Necvero audiendi fiuit, qui ara- 
viter inimicis irafcendum putaJ>aQt>iaquc 
magsanîmi & fi>rtis vidcenfebantene • 
Nihil enim laudabilius , nihil magno & 
j^rarclaro vite dignios placabiliute- & 
c]ementii.CÂr.i^# «y./i^. i . 

t/D Cênfmhu Mit^ four msxi$»€ > qM*tt 
êfi étun^rand cour âge dtfédre dnhUn à auxr 
OMS nous hsïjftnt • 

, [f]iphilofophia me docott non tannimbe- 
acficumamaie^fedctiain maleficum^ana- 
gifque judicio Imperdre > quàtn commodo' 
infixvice^ quod in commune inférât , 
inallC)quàm quod mihi . ApullMdMh.z. 

bs> Atvlodiâa honumvitljucundius 



Neiape fiocindcffi, quorum prscoiw 

dta ndlis 
feterdum ant levibus videasfiagran» 

tia cau(k: 
Qu2ntuIacumq^e adeo e(Eoccaiib/uflS-» 

citîra&. 
Chpyfippus nondicet idem > necroîte 

Thalctis 
Iogienium,duIciqufiiènex vicinus Hy-^ 

metto, 
Qui partemacceptx^isBvaiateirV'încIisi 

cicutse 
Accu&tori Qollet dare . Javin^ fâS^i 3» 
fx] Plmtarq.de U ieSiurrdes pêi'tes . 

tX9mfLpolitiqJib,z,c» 17. 

[isl Graciflunum putavit genus venias 
nefclre quid quirquepccca0è&^ca*i< ùm» 



E^o T R A 

«dbfliné k phts grand dcshomoacs » 

le Ycms ai'tvcz oté ta con&dadon<le 

fcnticr dans Rome avec hii for k 

,, nicroc char de triomphe* 

Am/Jt e. Les amis de Obo [j] rcxliorcant à fe 

îtr/irt Tcngcr dHéracWc f* ^ " *« 

i«j«« * pouYoir,il leur réfoaàn : Qic la vraie 

jxiagoammitéfeiDOtiloe,aDiipas à écte 

modciéenversfcsfflMS^ H œrtu loi 

|icrfonncsvcrtoeofcs^ juiéqaeCcft «b 

•Tesidment commun > & <ini ne demande 

aucun effort -, mais à paifdoooer les q£» 

feniês tes plus ctoetics,& à s élever au- 

rfdîttsde toute ibftc^Tcnepiiice; qv'i 

h v^ité dam roptnbndes iiommes » it 

x& moins injufte de k venger d*u»e 

iofuix qu'on a rcçnë^oc de ta faire le 

premier \ que cependant Ttm 0c Taatve 

procède d*u ne même foibleâe • 

Les Lacédàx»oniens aïant livré ï Lj^ 
^urgue un jeune emporté, nomme AU 
nndre [Mi qui lui a vok crevé un «a 
d'un coup de baton,Ly curgue , &bs hii 
faire aucun mal , k retira dans & maî- 
fomac donna touts Ces ibins à tui iaipè- 
rerdes iênttments doux &vertue«i^ 
Qudqi» temps après produifiint ce 
même boôime dans raflemblée publû 
que£>citoïens, dk.iU voilà cefcii qoe 
vous m'aviez livré: je me fuis vengé de 
îùi,en faifant cnforte qu*il m*cut Tobli- 
gation d*être honnête homme • 
. Adrien devenu cmpcrcuiCcldit à un 
ennemi capital:Tu aséchapé à ma ven- 



l 



I T E ' 

geance-Ced une parole célèbre (StLoulB 
XILdévesu Ro^qvle toide Fsttnct ne 
TCi^ poioe les injiuts du 4uc: dOr^ 
Jcaoiienst fc grand aïaae kffé le due 
de Maknae dansunpnMBenade>hiidi^ 
Mon coûtes voift' la iêule vengeance 
qQeiepec8dnii<leimis%Ces héros é«> 
toicnt peribadés <k coctr moniaoe di 
Pkne ,que rienn'eft plus g^orieisx ^ue 
le prince qo*on a oâimé impunénMM'f t4. 

Onnepcvtsefuferattx anciensd^ iSS^Ji 
voir en à gramies idées couchwtf là vem. 
venu*Le poëce LucikfWJta définie aitt- 
i:LaveitU)ChcrAlbini|s, c^eftdedei»^ 
ner le véritable prix ï toutes les <:bo(êe 
^ùi iKiàs envirobnonc > Se parmi Icf- 
<)«elles nous vivons. Ceft de coonokre 
ceqtùeftj«fte,»tik Schonnéte, &€C 
^uieft injufte ,iimtik , malhonncrcft 
honceuz,en un mot do ^lifcerner k bkn 
dTavec k mal . La vertu c'eA de mettre 
des bornes & une fin à renvie^'amai^ 
iêr dubien, ic de connaître le prix àc 
Tofage <les nchefles.La vertu cVft d*£tfe 
rennemt desméchants^c l'ami des gens 
de bienid efttmer, élever & filvor ifer ca 
lout ces derniers.Ert6n ta vertu c%ft de 
ftchevcber ptémiéreaaenc k bien 8c 
l'avantage <k notre patrkycnfuise teUu 
de nos pères & de nos mércs>& d être 
bien perfuadé$ que le nôtre ne doit tè« 
nir que le ttoifiéme rang» - 

Le; écrits des anekbftcontienneiit les m- 
traits ks plus généreux fur cet amour j^j^^^^ 



^ia^ 



ia^ JPluTdU'chJnDîon. 

[c] SfMrttMnJn AdrUn. 

' NihiIgkrio&»«ftp""^P^î"^P^***'*- 
fo. PSn^panig.Trsf. 

m Virtu$,AlbiftC>eft predum perloU 
vcrc verum » , • 

Qitcis inverfamur, quels vîvîm rebu 

potefle; 
Virtns efthonJnt fcîrcid quod quacque 

habcat resj 
Vîrttts fcire homini reûum, utile, quid 
*- fithoneftum» 

Quflt bona,quaB mala item» quia inutik» 

turpe^ialioneftunw 



Vlrtus qoserendae rei finem fcire ma* 

dumque; 
Vîrtus diviciis pretium perfirf verc poC 

(et 
Yirtus id dare quod reîpft^dcbetur ho- 

nori: 
Hoilem cfle atqne inîmicum homî-^ 

nnit) morumciae malorum j 
Contra defenforem nominum monmu 

quebonontm', 
Magmficare hos, his bene.rclk, htt 

vivereamicum. 
Coœmoda pnetercàpatriaç fibi prima 

putare, 
Deinde paretittim,térda iampoftrema. 

que noftra- IrM^MuctL 



DE L'O P lîN î O N. liv.VI. %jt 



ttcotier«CiccoaacB parle <tt«c9 HMmû% 
y]'^w(çfl€ l'homme n*eft pas ni fo«s 
IttirOicoit y &i vam les beaux ^nft^juai 
Bieaade Piacûn» &^iie fmaifltocc 
af partirai àla faisk , fcâMlkMimci 
avec kùjfukil €àmtk liaUbni fic^nev 
faivant les StokidUiMit ce ^ae la na* 
Ittseprodait, cft 6Ût poac l'uia^e ife 
(tic)BMAe,fcLlKMQaKlaMAef^ fXMif 
^^ttrilcî (b iboftbUbtca >cûlliorl|lofl$• 
^otts«xaâefDestf à cette iaocotlou de la 
fiataie^ibtojiffiaujottcsitUpQfiUà fiwre 
aoot lelMet»9Qi 4épcnl deiiott^rappocw 
aonsau puUk ^oas ka awamagca qui 
ibacannocre jfXMivoûr, & cmpkMons 
loiuc nocit attioniMNi^coutc» oee (ototu 
^ tauce iMieve induftaie à f^rfkModé* 
te» âcàmadicaiiiiKaïaiciioiiieâirfie 
4lebona#flkes. 

Cecaaiocirife k paaôe» dic*il ati* 
Içofs Ifi, atasrdeicMSce^que kpkis 
ùgfidts héros préfera /a patne cfltba^ 
qocefi^rpée &ftehk;>à f immunité . 

Cicéronajoucie [gi^Nûspètc$ëc vac^ 
tfi^nosefiAina^nosaflmiioos iom cfaer^ 
çMii^raffBâioQ^lapacàe Benferpar le 
Mabca0e c^mcea ks autics. Qoeleft 
Vlhoinaaede bien» qmliéfitede rnoocit 



Uffiok } Le charaaéce 4e la natioa 
Fca,Df>Uê eft 4e rdevor eacore cet a^ 
poor fkto pacaîc^parrafMorile fiMiroL 
Eafia QcérooOfclÊwt confiAcr ieliai 
le plus fort 4e iafoeieté^aas MeXema 
rétolacion de fiMifffk plûfik coott forte 
deaMUM» qiie4e faire toet hfaa poo# 
chaing po«ffÉipfMtteefqM6kiae«tUû 
té,eA abaii4Mfiant Ujiiftice » qa'itap* 
pcUck reine & la aMÎtidfe detootet 
le» veetus.Ec U obftrve^e la police cft 
fi néccflaire avs hamMia q«e ceui 
ïDeaaeC^Jqui pa&ot leur vie à k. violer 
par kiurscrtoaa*. n: poMent ùà£&cs 
p»u*€m%B ùms en coi^eever qudqoè 
image. 

» Agtôks eaî de %iarfeeawt ac« 
coiKttOfiédedimqiKlaftioeéiaitlapcé^ )>flTé^ 
pMéaede^mtesksyertai^araiicaiiCi .«Mict« 
difoîMlifqQe la pf ottetfe or TMt lie»» fi 
eUe n'eft cotijoinretivec k^oftic^ 
6 t^iiti ks homoics écocent iaftes, alort 
oo a*aoroit ase £uflede la^prourfr £r I 
ceiiK q«i dskMcoCtkgeand Roik Tcut 
aiiififi^: BttnqamiÀifokH^^a^phn » 
gia^id que ma* a'tln'eftpltts joike^ m m 

l^éfidés étaneà VtKtrémàtéliJyk^ 
ftf iacipavot ckotf ns d'Athènes aâear» 



%9 






ir. 



[r} Sed quontaJiiat prsc larè fcriptutn 
eft s Ptatene^nen a»ba felàm neci funitis, 
Oftûfquenofiriparcem p^itcia iKlndkat9 
parcem amidatque^c placetScoïci^^ux 
la terris gignuntutt aa uium beminum 
amnîa creari , hominesautein hominum 
tair^efle g e ac r a to s atquentipf înterfe 
alîi aliis prodeffeppiiat^in koc aatufam 
debemusducem fequiiâc communes uti- 
litates in médium afferre mutuaiione of- 
ficiorum,daada,acGipiendo, taa^artibusj 
tum opérai tutu facuicatibus deviacke 
liamidu» inter homiaes racietateaa. de* 

de tff lih. 1. 

{f} Ctnos taota vis eft tK khacamii- 
km in alperrimis iaxttlis,taBqi3am nidur 
lam atixamfapieatiifimus vir îaMUoi^a- 
Utatiantepdneret.oV»^tf Mck.t^t. 

[r] Charî fuat parentes , chaf i libetî, 
prapioqni»familiares;{èdeaftaes omnium 



cfiaritatespatrîauiia complexa eft > pro 
^«isboottsduWtet morcemeppeterey 
4etacprofiitatus}CSrV^ f^M.t* 

[j&]Ctt)tt5focieutisaTâifl>mam yiçcW^ 
lum eft magis arbitiari contra nacuran^ 
eflC)homînem hominî decrahere fui conft 
moétcanft , quant omnia incommtydaftt* 
kifevetextema» yel covpeeisvel Miam 
ipfiusanimi,qux vacentjuftitiâ. Hatce« 
nim una virtus omnium eft domina ëc 
regina virtatam.C4r.i^ ^i»^}. 

[«] Tança eniin ba)us vt^ eâ , itt aec ii 
qai^emquî iceUre ac mairie pàimm^ 
tur,poflintfiBe«ilJftpartktelft juftidfitvû 

È0iy ji^n'léiéhmêntdjmif(tfitMfis%mâh 0mm 
€êr$en Qféeê.Ji tMfforfelt^fi^ntêrmêê^ 
4e U tféUuSfhn iAwi^. 



V . 



xjx T X A 

U^ autour de ibn lit parcoaroient (es 
plusilluftres exploits, & compcoîent 
les viéloires. Us diicouroient ainfî, 
oroïancqae Périclés avok perdu tout 
i'etitiment>& ne poQvoit (dus les enteiv* 
dce.J^ais ce grand homme rappellant 
tout d un coup k$ efprits , & rom- 
pant le filence; }em*étonne, leur dit- 
il» que vous releviez fi fort des cbo- 
fcsaux quelles la fortune a tant de part, 
& que vous paffiez (bus fitonce , ce qui 
mVîft le plus glorieux : c*eft , ajouta- 
t*il, que mon gouvernement n*a fait 
prendre le deuil à aucun citmen • 
Plutarque obiêrve que ce (êul trait 
rendoit Péridés digne du titre qui 
lui fut donné d'Olympien • 

Jean des Marets irni fimple gentil- 
homme aî'ant été tué par le feigneur de 
Talard de haute & ancienne lignée, 
prot^é par les pkis puiflantes allian- 
ces,& entre autres par celle du cardinal 
du BcUaijil fembbic que l'expédition de 
la juftice fut fort rallentie par (on cré- 
flit.L'aïeule du défunt fc jetta aux pies 
, de François L Le roi arrêté par cette 
£cmme,lui demanda ce qu'elle vouloit } 
Jttitice, Sire, repondit-elle , ajoutant 
en peu de paroles, qu'il s'agUToitdu 
meurtre de Jean des Marets fon pe* 
tit fils . Ce grand roi la fit prompte- 
toent reiever>&: s'adredant ï touts ceux 
qui le fuivoient , Foi de gentilhom- 
me, dit-il, cen'eftpas à cette pauvre 
demoifêlle à & profterner devant moi , 
me demandant une cbofe ,dont par le 
devoir démon état je lui fuis redeva* 



1 T ir 

Meuksais c*eft il eeux ^i m^impèttbinenl 
fut les rémiffions Se abritions qae je 
ne puis accorder, quVniiiantenleur 
faveurdetôutemapuiffiince ircMale. 

Sénéque ^exprime d'une manière 
Ibrt femblable ï Cicéron,au fiijet de la 
^ftice, & des devoirs envers la fo. 
cieté. Tout cetuoivers, dit.il In'], 
qui renferme ks dieux & les hommes 
li'eft qu*un4eul tout • Nous (bmmes les 
membresd'un même corps , & la ni« 
ture nous a unis du lien de la iNirenté , 
nous aïant tirésd'une même iource & 
pour une même fin . Elle a mis en nous 
un amour mutuel. Se nous a rendus 

J propres pour la fôciété . O^ft elle qui a 
ait la juftice Se l'équité , vertus qui 
nous apprennent que nous devons plus 
craindre de faire l'injure que de la k>uf- 
frir,& que nos mains doivent toujours 
être prêtes à iêcoiirir ceux qui en ont 
besoin. Pour confêrver en nous cette 
difpofition , il faut avoir dans le cœur 
& a la bouche cepaffage de Térenceje 
fuis homme, & rien ne meparoît é- 
trangerou indifiierent, de ce quire« 
garde le genre humain • Soïons bien 
perfaadés que nous ne fommes au 
monde que pour tcavailler au bien 
public, parce que la focieté humaine 
cft Semblable ï une voûte qui s*écroule- 
roit , fi les pierres ne (c foueenoient 
mutuellement. 

Des motifs d'humanité cxcîtoient 
les anciens % pratiquer unefbrte de 
charité purement moralc^'i] fc prcicn^ 
toit lo2 quelque occafion de racheter 

un 






Ictdcfoin 



tS. 

Chttft^ 



M Omnehoc, qaod vides^quo divina 
atquehumanaconclafàfunt^ uoura eft. 
Membraiùmus magnicorporis. Natara 
nos cognâtes edidit i cum ex iifdem Ôc in 
éadem gigneret. Hacc nobisamorem indi- 
dk mutnum , & fociabilcs fccit . Illa a% 
4aum juftummiecompofuit^ex illîuscon- 
ftitutione miierius eft nocere quàm tedi , 
&illiusimperioparand»fant ad ^uvan- 



dummanus. Ifte verras & in pedorefr 
inorefit: 
Homo fam,humani nihil àmealienaai 

puto. Tirent. 

Habeamusia commune quod nati fii- 
mus . Societas noftra lapidum fbmlcatio- 
nifimilltma eft» qiias cafura, nifi invl- 
cem obftarent, hoc spferuftinetur.5'«»« 
#>if. 95. 

MNam cùm aut civiiun fuorum aliquis 






DE U O P I N 

f n prifonnier > oa de marier une fille 
pauvit > Epaminondts ai&ttibloic &$ 
amis , & left cngageoicà y coôtribacc 
chacun fuivanc (es f^M^kés. 
. Ce grand homme eut au comble de, 
la gloire une modération admirable * 
II parut[/>] rêveur & crifte le lendemain 
de la bacaillede Leuâres[f ISes amis 
accoutumés à Je voir gai âcrianc «. lui 
aïaot demandé, 9*il lui écok an ivé<)U^. 
que KcidenF> Non» ditril» mairie fco«^ 
tis hier , que la viâoire mlafpiroic Uf3# 
fierté déraisonnable » & jeréprime cet* 
te joie qui fut exce(Svc • 
- Epamiuondasmoufut fi pauvre^ que 
les Thébains k firent enterrer aux dé-. 
pcnsi du public i nç s'étant pas trou- 
vé daçs la fucceflioi) de quoi faiic lc$ 
frais de (es f anéi^ilillçs • U diçen mou-r 
rant , que le bonheur qu*il avoit eu de 
fcrvir fa patrie avec quelque fuccès » 
auxjouriiécs de Leuârc$& de N^nti- 
Jiée j Ittitenoit lieu ^ toute ibrte de 
biens «^ mp.rtfit «onuoître à la <$réce , 
que la deftinée dçs ctatSrdépend queU 
q\ien>is d'un , (cnï homme • 

La morale des^^mcicns étoit (évére. 

cSst**"" C*^^^°" prefcrit [r] de s:abftcnir de 
t^mteslescbofes^^^nt on doute, fiel« 
le&iônt juftes ou injuftes : car la juftice , 
éit*il, a par elle-même un éclat > qui 
la fait découvrir partout oàelleeft , & 
dis^qu*on doute n une chqfe eft injufte^ 
T^m. IL 



MocalefiU 



I O N. Uv. VI. 175 

OU non , c*eft Çgoe qu'on 7 cntrrroiit 
quelque in;uftice A le doute f uHt pouc 
s*enabftenir. 

Non4èuka!ca( Thomme de bien \j \ 
ne commettra «uc!ttiKaâton> qu'il ne 
puiiTe avouer ) mais il ne dopnçra.foo 
coniêncemcn t à. aucune peuTée > qu'il ne . 
pui^jtfvprimçriQUt bi^uc . 

Le doute & la délibération [ ^ ] fuiSSU 
6i|t pour rendre^riçi^iiBl > quoique Te* 
xécutioi|nr^'çtn(uJvepas.(^rage^ diu 
U eucote, na ijeroi^ pas gaoin^ vertueux » 
quand il poflcderoit l'anneau de GygcSi. 
Cetta biftoira da Gjgés 4i:ft tirée de Pla- 
ton^ On ff ait que £>n anneau rendoit 
celui qui 'le portoit imperceptible à 
toucslc|iêns». 

Ovidf dilUi^tteainfi les trois moti6 i^Jl^odft 
dccommetreujieaâian. Apeioetrou-4ct bomi 
vcrez-vpus,j[i|i} un homme entre dix/^*^' 
mille ,,qui recherche la vertu pour elle* 
mêcçC) ily^n a mçmcbien peu qui£: ,, 
pt^fBCent au bie^ par la feule confidé^ ,^ 
raition de l'honneur , & on croiroit a* ,^ 
voir perdu le fruit d'une bonne aâiou» 
fi 1 çn fitxi tiroir aucune récocnpeniè . 
utile • 

Suivant ces principes, les (cntiments ^^j^ ^ 
vertueux (ont rares > fi Ton re(b«int ^ab rrOr 
la vertu à faire le bien fans la vue ^«ï**» • 
d'aucune récomponfe . Prenons pour 
exemple la valeur « Courir \ la more 
pour le bien public C;r] , iânseijpoir de 

Mm 



ab koftibusifitiiTer captus» aut vii^go amiei 
aubilts, & prafcer paupertaeem <»>lloc^ffi 
non poflètiamicoruni. coocilium habel>at9 
& quantum quîifquedàretspro fàcuftati- 
bus imperabat . Comei. Sgf, m Efétm$9h , 
t^3 PlutMrch.Apophthegm. 

iê Lmcéiémm^furint sUsntêès , ér Peut de 

n$ndMs • 

' [r] Quocîrcabeûepr«ciçiuût,quîvc^ 
tant quijquam agere»quod dubice$>2quum 
fitâniniqnum. iËquitas enim lucet ip{a 
per fe; d^bit^^lo^^tem cogitatioaem fi. 



immt 



*>0^ 



gaificatiniorias. Ckji êfM.i. 

(fj Vif bonus noamoddÊtcere « Ctà 
nx cogitare uiidqnan audebi t , quoo non 
pofTi t prasdicare . Cicde tffM^i- 

[r] In ipfl dubitatione flc deliberaciona 
fiiciiius ineft ; etiamfi ad fcekis noo fcrve^ 
nefjt.xAirjf.fi^. }. . , „* 

[«] Non mcile invenies multis e mllli« 
^ .• - busunum^ .. 

Virtutem prctiumquî putctcflTcfibî . 
' Ipfe decov reâi > fàOi fi promit defioc^ 
Non moTCt , & gratis pœniteC effa 
probum • 
OvidÂ0f0nroIIi.%.ihgA. 



j 



»!• 



i^4-" •' ■ "^ R A 

VfctympetiiCj oc potte ^ luide cMoni- 
mée-, conn^tvepAriàiceiiienc le péril» 
l'avoir prévu , &5'y jctter par la fcûit^ 
^ttfiâ6^ic fùn ikvoitf , 8e fm kpeu 

tti{\fèn ^ppette k tinitablt^bmiroiim> 
te je xfetite qn^il y «k heiocoup de genS) 
dans qui Ton pttiiflk tTèft^ctf ce ifbttac- 
•èrc. " 

La vtftie vl^ett \jZ , «1t f e» 
avoir , icroi# de ftrire ians rémcims^ 
<e qii\)rï dt capableide Aifeidetftnt le 
inonde; 
D4fii«nde Montdgfiet^:FtfoàV(efésfdéfiiitts% 
tf Ak-**1 ^i» valeur même d'Ateandre . ^ Tou- 
Mènent. Z tt mcomparaUe^jn'Hl' la viUl^lHice d*A* 
9> lexandre, fi a..t^Ile encore l^tachesr 
j^ 4]m£iit 4]m nous le vtHwi ie trooWer 
*> fi !éperd^teent atnr pitts légers ilmp*^ 
1) fons qti*il prend Aét ntadiii^âtîons des 
99 fiens cancre fa vie y icfc porter femcet-^ 
^ té reGlictcAe dTnne fi véhémente & in* 
« difbrétc injttftîce ^ /&d*iine crainte ^î 
9 ful>vertit fâ insli£in iraturelle . La la* 
19 ppi^tjon iauifl de quoi il étoît iiibrt 
9» atteint ^ porte queUjue image de pu* 
9> ifiUantmté : & l'excès de la pénitence 
jfrvqiTitfic du mtvirtredeiGlitus , eft aniO 
» témojgfiagb dt^'l'fn^àfitéde iôncou*- 

» rage^ 

WfîStkm ^ MactiiavcI[aîc*i^:cVIaRc!igiôn 
4c MAcJua- 4Îhrétreiine d'abaifler le courage , en^ 
frifpiraiit fhmnîNté Se 1^ détachement 
delajgUûre^. des grandeurs mondai- 
iies • Maïs il eft certam aucoiMaiffeque 
lien n'èft capable dedônne.r uiie aflbran. 
ce plus intrépide s 6e un atcachemenr 
«lus inviol;|b)e atouts les devoirs y que 
mphi de la feli^n Cbrétkhne . Ce- 
lui qui en eftpénétré r ftt9L its^aâions 



w' r 



vel* 



- (* 



I T VE' ^' : 

Itsplas béfoîqiieaaar les modfslcsplua 
idevés. llaura4le?aotlesyèa9t feicr^ 
«ioedeb jpatfie iniepiicable dafervice 
de Dieu: il foadra à Céfar toait œ qui 
appâtaient ^ CéTar \ ^ xtképàki^ les 
vankés mcindaintii^maiv a niêmpetcmpt 
ledérachemenrdes biem péri<Eib4es lui 
JMFa ita)}iàsjeftimev la vk > &iirea)pli. 
rttavcciNeinPplttide feraieté^decooC* 
tan^toots les devidirs de ^ état, corn- 
nvt kt nmens lejs'pius.eilentklsde ga*' 
pat le Ciel . U n^évitera pas les diC 
tin(âionsck>nvnDd>iesà iês ibrviceS) & 
ils les méritera fiuis y mettre ibncœur. 
Ces raiiomeliiénts ibnt confirmas par 
J^évemptedesprénofiersCfcréWns^ qm 
étt>ient k$ meitteiirs ioldat^ de l'empire* 
On peut appliquer ici cett«: belle ma- 
zknede XénoplKMi (t^> qiieceux qui 
^aignentk plus ksdieux» ont k moins 
de peur des oommea • 

Aiiiéi^Dousaconiérvéx^et hymne Hymae 
d^Ai4(lote ici i O vertu , d%ne objet ^^Ajiftoic. 
des travaux.des hommmfes > & lebiea le 
|>}usprétieux qu-Vls puiOentaequerir > 
c'eft votre incompatablebeatité^u i iait 
mépdfar les dangers'ftJa mort \ vous 
rempiîfez Je cœur qui vous pâ(!éde 
d'un bonheur plus ^éclatant que i 'or, 8c 
plttsdouxquele&mmeiLCeft Famour^ 
que vous inspirez , qui a ioutenu Hçr* 
cule dans les mâllleurs , &qui a exci- 
té ks fils de Leda aux aâions les phis 
héroïques 3 Achille & A;ax ont quitté 
ia vie pour imis^ les filles «k mémoire 
PU ibntocciipéesqaicbameff kslouan- 
|;esde ceux i^ui vous ont conikcrê leurs 

T</ -'-.*, ii X Reproche» 

Dion £4 j rapporte que Brutusaprcs faits à k 
]abataîUedcPhiiippes,iicJaiaiâmesre. ^"^^^ 



Bjcttcus. 



aMÉM* 







D E L*0 P I N 

prônes l Uivetcd i)ii'Hki:ay< lui vnk 

ta, >'ai été ttiaaipé à ton Ipttficci' ta 
n'étoisqn'uaphutooKiitlne faisit- 
tachéiltoi,'cDi3Bieàquelquecho&ils 
xéà tUaii ta n'es qo» k jouet & l'c^la- 

toknt fostn droit de fairê< cey repco- 
ches i la vertu i dll« at leur aMiit {hs 
pimsitlcs bientqn'ils U voÏokw eplc- 
vaci-Sc Us tt'aaioinit puM A^m»)^ 
daBsleiinerp^nnccs,s'ilsn'avEMCfltlec> 
De n!^iT-vHa vertwque pM rapfNMt )k cUo . 
BwiBUri- , CothéanriBsintirJewrilorfqttlilflft 
*^* exoppt d'orgueil:, & qu'il f* rappoECe 

cnctëremcnt à DitB , cA k-pcr (câioN <le 
la vtttvi. Il M feprepDfitaiU^oili^ 
niksdigattéKi mlesrtefaedtttiaaùle 
téoicwinge d'une banno, oon^wncda 
vrais nurce dn boahcox. S» VfHW.cft 
Turc î parcc-qm lc& bic««Ktcr j«un n'en 
tftanc ^pas la caufe, le chaflguwx des 
circonhanccs ne pcat la ftifs chaiiCev • 
:VoiU l'homuie^lbe qael'écricuce ma- 
t<r}^pellc on Uooitinfdi d< conMpc<> 
inaccelïïble au trojib!«-&^ la «erieuff . | 
.,, . Ccfl to ifa t mer fatverW;iiWjdeg li- 

nùrestrop étroites , qiM-dc lnJïorBflr) 
J'duicutiDn litto^e: dtt4atwt'>lD) dfr 
voirs s'^tendeiitiieBKctUp phit loiii{/] 
q«tln'X^)et<ladn>tCi-lailic(fit.UIiboc 



ION. Liv. VI. i.75 

xaiké t JajuAicc; ,-la bonncibi icxigent 
^ of^us bien dci aâious , qui nc| nou; 
ifKit [velciitespar >la. pramulgatiop 
d'aucuns h» . U y a un Aiblune dans les >>. 
manu qui s'élcw autant au dcfliis de J^3^^'|j 
fobfcrva^ion ordinaire des loix, . que ■mun. 
le fublime des penfëessél^ve au^def- 



Ja yottf^nf iiiKHfblc.lesi^roli^loiuidcfc 

M' ctBÎfi^ .'agV« lc9 bpovnct., 

. Hwivw die W que U plus grande j^tiou. 

dfï faïUfeSiflnsqft celle , qw noMrçn^ Me^"" 
amis denwwnccnes , C'cft aulE k pré- ^^J^ 
tDidt iupplKc ib« {cricae [iU « VK 1'g£- 

.■ M« .* ■ .. 



' MJoAiuauceiirqHalïIeocaiifidMlMbC 

^Bet«(Tore«iRl'r*wr*.f.38. . -■ 
If) Quatn aDeuftainnocentiacdad Ifc 

gen WoQum enc - qusnta lattes oStcio- 

nit&pâKt,quanituru régula' qtummul- 

tàplêtas, liberalitas, jutHûaifidcsoii. 

Emt,<iuaeonima«xtra piMîcavEaliulu 

ltint\ Stn.éitlt4, £<. 1.^.17- 
[/] Nulli pr«cluli eft tittos , omoes ad- 

mltcit} aec-c«nfnm,Becftraia etiut,£M. 

Incaminatis ndgec honarîbnsf 
' Hécponicaatriniiitfifcurw 
Arbitrio popularîs auKBrf*r. 
■' ^l»'4ui<leni TÎrtiu prttiwn fibi: ma- 
que lati 



: ForatBKrecuffàaitetiiiflcJSUcilnifiitlîs 
- £i^âv,plHtrnvapcùtAlardc<rcvu^ 

NîT opû cxterns cupi«a»« n'a iodiga 
-; ' 'laùter 

UTitiiEailiinofàfuis,i«uao(Miie cunâu 
■ Cafibw , ex aM nnincalia dcr^ck-^c*. 

Hanc tamcoiiiiritain blaodÈ T^Eac,âc 

Aaibitht>iio^iokicuil.t«ltM !> Enrorfo. 

i«aivi . . , ■ 

LiOor , & in mediiU^n&lviMlM a» 

ratrU.C/«»J/iW. ' 

[il .,.qtist8tibii«ddtca«icuin.n»t 
fil ... âm diit coo&i» &âi , - 
Mon) habetatc«aito),& findo V«r««t 

cadic f 



i7« T R A î T Ë' 

ftol 8c les agitations A*ûnc confctencé ment } répondit Be(Ais » ils dépôiênf 



^ibn eft troublée . Les fcélérats attend 
denti touts lés inftarits [/], le chititneht 
i)ti*ilsont méri té. Letir trouble > fuivant 
rèxpreiBon de la fainte éètUtxit ; 
tft'uh ver rongeur qui ne meure 
point • 

- Orefte [m] qui avoit tué fa méfie ùii^t 
la connoître , elft repréfcnté par Virgile, 
eomme épouvanté de limage affreufe 
âc Qytemneftre armée de flambeaux , 
9c accompagnée des Furies. Euripide 
dit du même Orefte W , t]u*aïatit été 
mbKôus du meurtre de & mére^ après les 
cérémonies dé Tckpiatton , les PurieS 
n'acquiefcérent pas à ce jugement ^ c*eft 
à dire ,- qù*iï continua d'être agif^ par 
les remords de fa confiriehce • Némh 
avoua ibuvenrftf], <j(àelé fpcAre^ 
'fil mère nelui laftToif atictin tepos . Les 
^pents fit les flambeaux des ¥xit\c$lfl 
^ (ont autre chofe, que la terreur ft 
Hés tourMentsd*ùnecon(ciehceeflfi'afiée 
de fes crimes. 

Beflus aïanrtué fbn bére [f ], il' ft paC 
1k quelque temps , (ans qu'il fiit foili. 
p^nué, pifqu'i cequ*fl perça dé f&n 
javelot te abattit le nid d'une hiron- 
delle*, & comme il tuoittouts lespetits 
les uns iprcs les autres > un des afllil^ 
tans lui demanda, ^uel plaifir cmel il 
prenoit à tuer ces pccks oifeaux } Com« 



fiiùflcment que )\it tué mon père . Cet^ 
te parole échapée fit naître des (ou^ 
p{ms , fie il Au enfoiee convaincu & pu* 
ni du fiipplice des parricides • 

Poltroe aflafllîn du duc de Guiiô près 
d'Orléans^ ap^ avoir couru toute It 
nuit {ri, ft trouva te kndemaio pro* 
che du lieu, dV>ù itérait parti. 

Boëce célèbre par fon fçavoir, par fcs 
dignités, & par (a nai(fance , fut immo- • 
lé avec Symmaque Ton beaupére à cb 
fimples ibupçons , par Tbéodoric roi 
dltalie.** Quelque temps après, ce roi 
votant fur (a table la tête d'un gcoa 
poiâ<>n, il s'écria qu*il voïoîtdans un 
plat la tête de Symmaque , & hiraieor 
dont jl fut frappé , fut biem&t fuivie do 
fa Pcmn^Xl'm unebeUe expreiSonde 
Lutft^i qu'audi-tât que la vert a eft 
fortied^neame, Timérieur delacoo. 
firience n*eft plus qu'un défert rempli 
de têtes touches. 
- Sois en garde contre toi-même, die 
Epiâéte Uu & rqgaide^ comme ton 
plus grami ennemi. 

Les anciens^onc recommandé ex'pred lo. 
féhient <le (aire toutsies foirrunexa- ©«**««"*■ 
men decorticience • Ne f aidez pas kr^ 
mer vos paupières par le ibmmeil [t] , 
avant qut d]asoir rappelle dans vocre 
mémoire toutes les aâions que vous 



da foii* 



Occulcam qiuticas a p îmn to rture fla^ ^vexat ; fiium quçmquc fc^lits agitat>amen. 

tiftque aflicit:(us mate cogitatioaes>con'« 
ici«ati«queanimi terreQ^H<0Bfunt ifupiit 
afliduse domefticaBqoc furjae. Çicpr^KÊff* 

. [rj M»moîre$ ih'Cwfiêlmmm, ffy^4.c,.tf. 
- E # ] £liç iX9^ itiwèif -T^ipâcf !f\«ASft :^ 

'Tente 



gellunL/i 
^ IQ Eneu 1 doam maie efi extra legera 
Vivent! bus • woiper qood merueruat ex« 

f «OArmatam âcibus maticm & ferpea. 

cibMS aeris, > 
Çuin fiigit , ukrkefque fedeot in liml- 
ae Di». f%i(. ^iMÛtf. /«du4* 

_; GJ Smpè aonieUQs^bagitariiematerni 
Cpede, verberlbos Furisrum , Se tsedis ar- 
«Ciitibus.#âMfw/»J»r. '. 

[>]NoIite putare^uanadmodum in &• 
MbfflSpe numéro Tidetis, eosqniaÇqtiid 
impie icelemeèiioesommifiBxiot , •;^icari 
flt* pertermri fitriatmi tariti ardencibus . 
Sua queai9ue traus,& rnuaterror nuximè 



bic 



• . 



DE L* O P I N I 

iVet faites dans le jour. Où ai je été ? 
qu*ai*je b\t 9 <)tt*âi*je omis de faire ? 
Et parcourant toute votre journée de-i 
lis le commencement , repalTcz (ûrle 
rien , pour vous y confirmer » & fur le 
mal > pour vous être un £:vcre cenfeur 
9k vous-même • 

PcrfcC M ] nous avertie de rentrer en 
nous*mémes j 8c de nous appliquer à 
connoitre notre foibldle • 

Quand je fuis dans mon ]it>dit Horace 
[x] y ou que je me promène ibus les por- 
tiques, je mets à profit des moments fi 
précieux : cela eft mieux fait > dis- je , en 
moi-même . Eo fuivant cette maxime> je 
vivrà plus heureux*) je me rendrai par 
A plus agréable ï mes amis . Un certain 
homme ne s*eft pas bien trouvé d*avoir 
fait ceci • Serois-je aficz malheureux , 
p6ur commettre jamais rien de pareil ! 
voilà les réflcxionsque je fs^s d ordinal- 
ire. 
)T. L*emperettr Marc Antonin ne (ê con« 

nîS!r ^'^^^'^^c P^^ ^^ Teîiameiidu foir^ il rccom- 
dAntoaîa mandc qu'an veille fiins cedb fur fou 
* <*fipiA^ même. A toute beiiit[ y 3 applique-toi 
fortement, & comme boffifhe& corn-» 
me Romain, à faire avec gravité , avec 
douceur , avec liberté , avec juftice tout 
ce que tu fais , & à éloigner toutes les 
aiitrts pedfées qui pourtoient t'en dé- 
tourner • Or le moïen le phis fur de kl 
éloigner , c^ed de £aire chaque aâion » 
comme fi elle devoir être la dernière de 



l«H 



IMIMHMI 



[iv] Tecùm habita, & noris quamfit 

UMcurca ftipellex. Perfl 
[x] ... nequeeaiii) cùm leâulus>aut me 
Porticus excepit > defum mihi : reâius 

hoc eft , 
Hoc fkciens vivam melius:fic dolcis 

amicis 
Occuram : hoc quidam non belle ; nua- 

quid ego illi 
ImprudcDS ' olim faciam fimiie } bxc 

ego m^cîùin 
Cotopreflîs Sigita fabris.* 



ON. Uv. VI. I77 

M vie , fans témérité > fans aucune iié- 
volre comte la raifonitânsdégutfêmenti 
fans amour propre, â^avec un parfait 
acquiefcemeot aux ordres des dieux . > 

L^homme» ajoute-t^tl [;(,]» n*a nulle 
part de retraite plus tranquille ,nioà il 
ibit avec plus de liberté^ne dans fii prou 
pre ame.-* retire toi donc ibuvcnt dans 
une fi déticieufe retraite reprends y dé 
nouvelles forces , & tache de c'y rendre 
toi-même un homme nouveau « Quand 
<kï eft mécontent du public, on fuit le 
grand ;our,maisoù fo retirer quand oa 
eft mécontent de fi>i-mciiie? 7 

Regarde bien au dedans de tm , iit 
£piâéte,il y a une(burcede biens, qui 
jaillira toujours , fi tu creulês toujours . 
Sur chaque objet qulfe préfente [«}> rc« 
cherche en toi la vertu qui lui eft pro- 
pre. 

Si les yeux pouvotcnt appercevoir b 
vertu [i^ ] , ion éclat & fa beauté ravi. 
roient touts les cœurs* La félicité quVU 
le procure, furpadedebienkântoutes^ 
tes £|tis£»âions qui font du reliurt des 

Mais ks Vertus putement humaines f'« 
font le plus fbuvent ides pafiions dégui-i yenu^aon- 
iét$ , & fuivant l'opinion de quelque» "^ ^ àt% 
philofbphes , les vertus & les vices ne golQu". 
font autre cbofe, que Tambur propre 
ibus des figures ditferentes , . tantôt ions 
unbeaumaique, tainoribus ttne£or« 
me hidcufcJCe font des fëpulchtes blao^ 

Mm ) 



£/] Réfitxhms de H. Antonii^Jiv.%,^.S^ 
[ij Ré/i9xh»fdt ItAntomm.{sv.A*§'i* * 
[ « ] MmhhL t Epiffet. MMX. « «• 
[ ^]Siûobis anicnum boni virilkerec 
afptcére, dquàmpuicbramfiiciem,qaàmr 
iïnûtzïtï, quàm ex magnifico placiJoque 
falgentem videremus , htoc jufticii > illinc 
fbrtitttdine , hiuc temperantii prudentii*^ 
quelucendbusJ Stf^efift.ii^ 

ÇMe quidem fi oêulis eerctetctut torjHv 
ris, mîrabilesamoresexcieatetliii • Cir^ 
dfifBk.t. 
[ f ] Vae vobis Scriba&& Pharifiri hy po- 






t7« T R. A 

diis, ioivaat l'exprcâîoà ds la faiote 
éctitan [<:!! > ils ptroiHcnt btaux ca de* 
bon , 8t renfetnient en à^ios bcao- 
coupdecorrapciDti. 
Exs Payeoi D*ant jamiisEapporté Ku. 

iêrvaiitdutsrmed'humiUté, ilsexpcU 
Bidenc le fentiment le plui délicac pour 
laglairoi en recommAndant le pvdoa 
des injures ,iU cnfbguoicnc à goûter la 
fâtisftâionlaf^mvivcderacaour pro* 
prc. Les vertus morales que^u'itopai- 
iaites qu'elles &icni par rapport aax 
vcrtusChréocnoet.n'oncpssétcnéaa- 
Skoias privées d'une récompcn & prq>or~ 
'lioonitiSc S. Augoftin dit,<]ac Dieu ac- 
cordatnvcniu de Ronuins l'empire 
âeUplos gvaado partie de l'uRivcfs. 

L'bomme 6uTcatpiroittiuabtfipAt 
vanité , modcftc par un rafînement d'-nr- 
•uetl i jufte par un défir d'tugmeoter 
fon autorité. L'a[^atciice de la bonne 
foi eft quelquefois un dcflctn:de trom- 
per ,riiitégrité des magiAntS'Une vue 
de s' élever aux pxémiercs charges , U 
fagelTe des philôrophes une afïcâatiaa 
4e(âdtftingiKrduaatrtsboeft[iH9. la 
fco^rancc uneaprckenâon de la more 
Wdum8ta(liea,oaunCfleCdcravai;icei 
AcgénératcmeaCi'JetéEéccftlff nwCifde 
4a probité dansJçsacnethjl&s , &l^a)&- 
bicioB dans ]« xm« plnsélsvéci . Notif 
gbafont des termes , , pocrdonncBaiu 
vieetlcttitteidts vertus. E^].. La pic 



ï T E' , i 

«Jigatitédubieri d'«Dtrqi s'appelle na^ 
gni6cence{^IiI}éraMi J'9udace.<iui & 
pCHTCcaucritQei p%ilie pour valeur. La 
clémence d'Aogiwe, îuivant Scnéqoc 
E e ], étoir line cruaaté aûbuvie & éfiù- 
kf . I«a<lépr«viKk>n d^ i'bqmaie fe mêle 
par tout , & ks vices entrent [/Jdans, ^ 
compofiiion des vertus, comme les poi- 
fonsdani U conporuion des remèdes . 

Rcconnoiflqasavec[i]S.Auguftin, ^'^^ 

Jaelesmocife humains ne peuventpro- iuini»iM« 
uire des vertus véritables . Sïidïïré* 

Oneftplûsaecentifî s'attirer l'cfii- ïuoivib. 
mequ'à Uraériwr , & àévicer la cetu «'>'«•• , 
iure. qu'à corcigcrfos défauts. 
Mous cherchons horsde noNsC'^lnoi | 

vertus & nos vices. 
. La vertu (efi.il permis de U dîreï ) j* 
femble écrcaflu^e i fa sMidç & aux |^J^ 
u&ga. La Recèdes fxeoipleiDoujen. de* nûtti. 
traîne vers le bien,ou. vers le mal. Dans 
rifle deChio[0, où les femmes étoieM 
ibrt bellcsion n'en vit pas une lêtile pcn. 
dantfcpt cents ans piaoquerde âcklitç 
à fon a»rij::icé«(l Ulpocte ccjugeoicne 
de Rj^ulus : le fwnKil que Reguluc 
donoajKifcflatdïnepasconfefïCiràré- 
ebange des ctptifeiiQérice notre admi- 
ration ;. mais fon retour > Carc^agc . 
auquel mus donnons tant de Ipuangcs , 
Àoicnécei&iredansun tcnipSiOÙ la foi 
donnée éloit invioIablcXTcftaipO qu'on 
a vu l'étude de la fageSè fleurit à Athé. 
nesjavalear résMckLacédcmonctl'a* 



veriDeivero cukn > veram pofTe babere 
virtutem; neceam veram eilb , qiiaiiiJo 
florix fêrvit humaoiB. s> Am£. Jecivitj}tit 



DE i* O P I N I 

it la patrie chez tes anciens Ro- 
mains > la candeur 8c h firancliiiè chez 
les anciens François. 
}$• OnpeiitavaMer,cemeiênibleifans 

j^^^j^eourîîfrifqiw de fe tromper bcauconp , 
ëet jio- que Gtaifus le ptm vichcC/] des Ro.^ 
mains, Lueulltts le phis ibmpitueiut^Cé:. 
Arlcplusanibitiaax yaoroiciitétépaii^ 
vres & âéûnitetfés dans les prétnîers 
fiécles de la répnbliqnetau lieu que Gu- 
i^usj Fabiicms > Quintîus ces modèles 
parfaits de la Augalité > do défintéreffe* 
ment» &dela pauvr e té > s'ils ctoient 
nësdans les filles corrompus de cette 
lAcme république , aoroient peut^tre 
Voulu égaler les ptosimiiTancs dtotens 
en richedes^tn luxe , & en prodigalité • 
Leur gloire eût été bieh plus grande y 
sMseâTerit pratiqué les mêmes vertus 
dans leaAéclesoèeltesétoient devenue 
«res . 

Paul Emyle vainqueur de Pierfêe , & 
Scipibn Emylten ién fils y donnèrent les 
dernkr«Memples d'un grand définté- 
reiTément parmi ks Romains . Rome 
étott à la vei Ile de la corruption , mais 
. dte n'étoit pasencore corrompud.Peut- 
être qu'au milieu des mœurs les plus 
perverties , il ft trouva depuis des amcs 
.àflezgénéreuftSipoorprmrer le défin- 
téreffement , la jifftice » la modération 
aux vices de leirr temps: mais ces vertus 
d'autant plus pwres r qu'on avoit cédé' 
de les admirer , feftoientdans i'obfi:u« 
il té 9 Ôô faffoient pcUNéttr pour des 



-* 



f . ' > ■ r ■ ■ j 

[ /] Crépus tJra dws t'réfors immenjês dês 

tÊi^CMrhns qui! obtint dé SjlU.LucuÀuf fMp^ 

fêrta d* ttèsjgr^iHdif HnUéfif déftm ifétmmm^ 

dêm€n%9nJfi€itmrhs déf mHh s de pbtfi^mi 

tm\ CéjMff$ndnnt fùncùnfulmf mcquk dês 

htensfridtpeux y fur Is vemt$ dis tiwn de 

rots y et TilUés de U rtfttSUqtn • iT'en coiii 

0»/eMl ^olémée jfuietés 6ooù* talents ^ om 

environ dlxhmt miîtions y pour être confirmé 

dans le titre de rot £ Egypte . Céfnr Mmnffs 

Mftjl de trh greffes tommes dans fes ^Hvernem 

ment s êCEfpagneétdesGnttUs, 

£«] Renier» yir«J. 



ON. Liv.VI. 179 

marques de peu d'élévation dV^rit 9c 
décourage. 

Tellement qa'à tout prendre [m] en 

ce monde où nous (bmmès , 
Et le bien & le mal dépend du gofltdes 

hommes. 

Augufte fit encore paroître de ibo 
temps qudques exemples de l'ancienne 
fimplicité. Toute fa ftia^ficence ten^ 
doit à l'^oMlifleaient de Rome itt} ^ 
dont il fe vantoit d'avoir converti les 
briques en marbre • Sa maifcn & fçs 
meubles n'avoieot rien de recherché » 
& ne fur paâbient enrien ceux des parw . 
ticuliers. 

i 'Onne conmntpreique plus Tho^i. j^Jf^r^ 
taHcé fi révérée des anciens C^l 9 ils <dité> 
avoient cette vertu morale de plus que 
nous • , 

Les hommes > dit la Broïére > com- ^.^- . 
ptent preique pour rien toutes les ver- u Bruïérc 
tusdu cœur , & idolâtrent fcs calems «^^*^* 
du corps âcde Veiprit: celui qui dit 
froidement de ioi-méme } &£lfistrain. 
redc blefler la modcftie, qu'il edcond 
tant y fidèle , fincére , équitable % rip- 
connotfiant y n'ofe dire qu'il eft vif , 
qu*il a lesdchtf belles, &lapeattdqu** 
ce, celacft trop fert.Mabcet auteur» 
qui a fi bien réaffi ï peindf d les charac* 
téres deshommes , pread le change en 
cet endroit : peribooe ne veut paroître 
nire plus de cas de la beauté des dents » 
que de la fidélité ou delà recoaniflan. 
nais il eft permis d'avouer leskpiali- 



1} 



[;> 3 Urbèro' excolnit,adèb ut )ute lit 
gloi^^ffusntormor^m fetelinqfiere, quam 
kcerîtiam ^cctmtkt*Smet,inOBmv^e,%%é 

Hahkabat «ibtts ne^iue kxiute uequt 
cultuconfpicuîs. ^.r.71. 

I»Rnimcntnr)a$ & fuppellettilispaifcî- 
"monû apparet étlâmnum ïêMïiî^ léSBt 
atgue mcnfis , quorum pleraque vix jpri. 
virt^'degantîaBftnt. i^.c:^3. i- 

lo} Ledr^t d^hoJfhMÏÏte étoit fucrd the% 
tes anciens . ffun. OMI Cv.107. & OifyJl. 
8.V .<^ti.TUtMf^Mh.n^rif^:rnatnw. 
m^Jl. i»,a-r* ï I . Cfe*#r*W, J.év. 



%io T R A 

9 dont il eft honteux de manquer ,& 
par le/quelles nous ne prétendons aucu* 
iielupérioritc furceuxquinou/i aiten- 
dent^ p^rce que nous ]es fuppoibnsen 
^ ^x également 
Çontrtdîc- Quelques philofôpjbes ont prétendu 
5011 piten- ^oe f exercice des venus étoit Impoffi- 
tut • ble en cort a i nés occaiions , par la çon. 

fradiâion qui (e crouvoir en elia. 
^ Souvcm: on nepeut accomplir, iuivaat 
» Chartdn[^],ceqtf i «ft d^Ufie vertu iâns 
» ieheurt&<>fltn4d'oyieaurreifenu^oa 
n d'elte même>d'autant quelles s entr'em- 
»> pechtm^ dVxV vient qu'on ne peut (m%^ 
M hiire à Tune, qu'aux dépends (ici autre* 
»> Prenonsexèçnpiedeki chômé & de la 
^ juftkc .S je rencontre mon paœnt ou 
» mQnamicnlagucrrede^xHVrairepar* 
0i Xi^ par jufticeje le dois tuer > par cha-^ 
j^ fixé l'épargner &: le &uvcr .Si un hom* 
M me eft bielle) -mort , x>à n'y ait ^ucun 
9> rennéde , & n'y ceftex)u*un ianguir 
n très douloureux , xrfcft ccuvxe de chari* 
», té 4q rachever;, comme ^lu jjqui acbe« 
>» yatSaulàlbninftante prière, inais.qui 
„ icroit punipar^uftice : voire ctTe tnou^ 
j^ vé en lieu écarté près d'un homme i>leA 
,» (ë, hienqueceXoit pour lui hitc oflSr 
Pi ced'hunianioé , £ft ttés dangoxux ^ ^ 

«ifamion ^'^^ chercher jcJcs illu(ians , que de 

4eCbauoB.raiibnner de la iqrcc / .ces exemples 

mêmes méritent peu notre attention • 

Jja iuftiçe permet d'éviter 1 a xencontoe 

d'un parentou dtiinami dansjuie gucar- 

se civile , ou de Je.tcaiter humaii^e^ 

ment , pourvu qu'on ne trahilTe pas 

Içs jntetets de ibnpar^ pjar ^ç^ conp- ' 

gracions parcicul.iércs . JLa çharicjé 

^'ordonne jamais de donner la o^ort à. 

.celui qui eft <^ns un jétat dp langueur 



I T r : 

ic de fouflfranee. Llmtaanité ni nM9 
ob%e pis de mnis perdre pour donner 
du fecours à notre prochain; maii noua ' 
ne devons pas non plus Tab^id^nef 
par çiK vainc terreur , & il y. guroît 
peut^écceplusde danger par rapport à 
la juftice humaine , à fuir ua homme 
bldTédansuniifu écarté, où on eft I 
ponée de Fafltfter^ j^u'àlui donner du 

KCOUXt. 

Toutes les vertus pantent du même 
principe, & tendent i^une^meme fin • 
Les combats quenous éprbwroijs qucU 
qucfeis , nailfiùit de nos padtons , & non 
pasdehLcoDtradii£liondr nos devoirs : 

lorfque deux .vertus femfclent.oppc^^ 
comme la prudi^pce à la^Aleur , JU chOi- 
rxté à la)uftice> il.eft certain ^'auqin^ 
n'uTucpc leS'vérîtaMes droits de rautrQ 
&nQOs devons juger pajr Jes ci/c^ftaiv 
ces , de ce que chacune d'elles .exi^ 
ge de nous • Ainfi cette élévation .de 
courage [fil , qui jfe /ait reo^arquct 
dan(s4cspérils tjc dans les travauX) û elle 
n'eft guidée par la juftioe,:fi elle ne com- 
bat pour la caufe publique , mérite plu- 
tôt le nom d'inhumanité qu^ dp va- 
leur^ 

Jues .ennemis de -la ^noralej^ont pas ^ ^ 
refpcftéicette bellemaxime fondée fur ^ÎSfï* 
l!évangile ^ & qui «'a pas ^é ircan. nia»m^e 
nu« wy fages du Pagaairme , de J^TS^^^ 
pasfifiii;eiautriAi xrexiue noust^ ;vou-*i«»« «««««« 
drioii^ pa$ qui /lous lut fa^t a nous* «uouio 
mêmes . Hs ont x^jpfté , ^ue ccttiR w^^- 
maxime n'cft pas généralement vraie •, 
que pour la (uivre , jiu maîfrc tcroit 
oJDligé de fe priver de tputs Ici rer<^icei 
qui doivent lui ince rendus par CcsAo* 
meftiques, & «q juge dcvroit abfeu- 

drç 



DOIS 



««i 



■ i I I KÂ ' . ^u > >j". uy 



I m ' 



[^J EacjiiineJatio> qu^ cernitur ia 
periculis & in laboribus , fi juflitiâ vacat* 
^pugnatqucnon^jço^l^i^tc cqmmuni p icji 



profùis commodis > l'n vitio eft ; ;ion enîm 
inodèid virj^utis non eft/ed potius ûnrna* 
nitatîsomnemhumanitatemrepellen^is • 
CU.dêcfic^Uh.},, 



D E VOf I N 

1^ des alTaflftns convaincus juridique- 
ment ^ mais il tA s'agit pas des volootés 
injufbes dc$ crimitiels , ou des vo. 
tontes déréglées des iofenfés • Cette 
itaaxtme) qui eft le fmdement delà 
morale» 8c dont Téquîté eft évident 
fe > n*en eft pas moins vraie pout 
lailfer fubfifter la juftice> les devoirs 
farticulierst & la différence des coa^^ 
ditions • 
4u 11 n y a point d'opinion dont !â 

tiStiS* ^^tt ^okû bleflée, que de celle qui 
«BvcxQu» érige Cr]en vertus fexcés des grands 
vices f. Caton difbit , que les petits 
voleurs [ / 3 paiToienC Icgoc vie dans 
les prii(Mis& dans les chaînes , 8c que 
ks grands voleurs ta patfoient dans l'or 
& la pourpre. I^ire aflaffiner un hom^ 
Ac ', .cfeft tin lâche homicide i en 
Élire égorger cent mitio » c'eft UM 
éâion hértGû«e « ^ Entreprendre fur 
les teifi^es de^n tcttiSn» Veft une vio* 
lenëé injnfte -y emplûkr k force » ou 
la perfidie , pour enlever un état eit» 
éier , <f eft la g(lom d'un conquérant l^ 
Mentir dans le jjcommei^ce ordinaire des 
hommes > c'eft s'attirer le plus honteux 
des reproches vtnentir dans les aflfaia 
res d'état ».& tromper toute une mul- 
titude, ou d'étrangers » ou defespro- 
près citoïehs i c'eft excellence politi* 
que. Ecrire des fables pour des vé» 
rites , fuppofer des £iits médiocre, 
ment importants , c*eft une impoftiu 
xcy écrire des caprices pour des ré<» 
Véiations divines 5 feindre un commer^* 
ce avec ks dieux » te font les traits 
des plus re^ftables légiflateursj Se 
Tm./A 



l ON. Liv.VL i8i 

des [dus Uluftres capitaines» Lescôufi) 
ti&nnes modérées dans leiïrs débauJ 
ches vivent Ans honneur -, une Laïs ; 
une Rhodope» une Acca Laurcntia , 
qui Uttâa aflcz de biens pour inftw 
tuer le peuple Romain fon héritier; 
une Flora, une Fauftine s'atdréttnt 
des temples & des autels. 

Cette même phibibphie ^ui a pt&î W 
duit de beaux traits de morale , s^cft ho^S 
déshonorée par les dogmes les plus ^^«^«69 
pernicieux. Si l'on en owt JambHque ^k^t^ 
£^]» Pythagore diibit , que comme 
danslaphjrfiquc il n'y a rien «ue dtf 
mêlé, les éléments même netetrou^ 
vatit nulle part en leur pureté , pui£. 
que la terre eft pleine d*air, &que 
le feu & feau fe tirent de leurs con^ 
ffiiiiesy auffien la morale tout eft fedle^ 
ment con&is , ^ue ce qo^sUe appelle 
îtiAe, eR, toujours accumte^d'injuîl 
ûee% ce ^'eUe répute honnête , «ft 
le ptes (buvent mêlé de quelque ce. 
proche; & ce qu'elle eftme vertueux» 
n'eft pas exempt du mélange des hn. 
perfeâiom, & même du vice. Ce fe. 
voit nous aveugler nous-^mêmes » ) 
l'exemple de Pythagore , que d'attri- 
bueraudéÊiut delajuftice natuidie , 
ee qui vient de la dépravation dNine 
lïature oorrœipuè. 

Heraclite £«] foutm>itquelebieii 
& le mal ibnt d'une même eflencet 
Sénéque repréfcnte M Epicure coai* 
meenfeignantquH n*ya peint de ju« 
ftice> & qu'aucune aftion n^ ni ju. 
fte .ni injufte: Pyrvhon ^ HeriUus SC 
Ariftote aflurcnt fj ] , qu'ils ne recon^ 

Nn 



ZrJ.... profperum acfelix fcelus 
Virtus vocatur • Sin. in Hércml. fu^enf. 
.Extrwftfcelerisvirtus occupât, ik. 
[ / ] Fures priTatorum in ner vo atque in 

compcdibusactatem agere^ fiu^ pubiicos 

in auro atque in purpura , 



£« ] HkrdcUt. étf. Anfiot,fk^fit. Bi.i^. la^ 

C/] Ci€.i$im».hn.àmêU}t.u 



/ 



%$x . T R A 

voient auctttie êiSét^nco entre ce 
qu'on nomme .honnête Çc bpnteux r 

Ïertueuz & criminpK Diog^ne fie. 
:bcodorc[^3 pcrmettoicntà leur fii- 
g^ d'Itrfi voleur , înceAneu^ >. 6c ^qt'h^ 
\égt9 itsivant Toccafion. 
Bé/lgfc^ Par le dérèglement le plus itif^t^ » 
menw de J'hommc vc^tfouvent ptfoître plusvi- 
naio • , cieux qu H ne 1 eft £ 4 ] *, & il appréhen- 
de d'êpre (bupçonné de la vertu la plus 
parfaite,. On a di^xomflic un grand 
élogç d*Arnauld d'AidiUi ^ qu'il n&* 
(iroic aucpine. vanité des vertu; mo- 
X^lc^i & qu'il ne rougifloit pas des 
ChrfCifinucs. ' .., , 
^ Auçufi vki:, quelque affrru qu*it 
£pk[ tr J,^*araanqii^ de défeuffiuf$ > Se 
I9 flatterie Jour ^iottom à iouiSs des pav 

jp^yriftesr On a vAkdâ>aiich^ & lea 

çrtcD€sjksphi9iionreuK{c} fegloiifieff 

de leurs excè«k« MeiTabneC^ liponia 

^n public $iUitsunde(^s.a9\dnts 9 dans 

lV|eipp$ inêmeque l'empereur ClaiUdci 

fpnffHjriftokàRome.., . \j. 

ïxrapïd- CQOlPei'auatQroîcaî^ocoiiyertdanâ 

d*horrib]es qqelqucscprpsbumains Tarrangement 

Sst****^^^' de§ parties imcrjeujr^ dircôeroent 

opi)o(e.à leur iicuation ordinaire > de 

IPiem€^ la «latiire ;a produit de temps 

CA jtcipps ^ quoiqu i»i plus peij t: «lom^ 

bre > des charâ^cr^s & .des esprits 

e^nftmeuss pourainûc^ire» dont les 
jfe^timents 6c les idées caufent unebor- 
x«iirx}ui fait frémir, . 
. Héjcode fe /cotant pues d'expirer [0 * 
manda les principai^a. jdc. la y nation 
jittiye ^ ks[f^^nfexiKtr:dans, Thippo* 



I T F 

dromea & fit protuettre aYecferfnént3k 
Salomé fa fo^t,: Sel (on mari A\ttz$, 
que dès quM &roit mort > ils Croient 
environner rbippgdrome par fes gens 
ds guerre s Êu^iJeur r^n dire de foii 
trépaSâ 8c qu'ils kupr cçmmanderoicot 
de fa parc de tuer» à -coups de âéçhes» 
toutsj:eu^ qui y croient, enfermés » 
afiit > dit-il, <}ue fa mort cau/at un 
véritable deuil » & (it répandre des lar« 
mesfincéres , 

Caligula [/] entfouhaité que le peu- 
ple Romain n'eûr qu'une tctc j pour 
pouvoir la couper. 

! Néroo après avoir pté la vie 11 (a 
Qdére & à fa femme ^ fit touta ks ef- 
fort? pour brukr la ville de. Rome : jl 
fit mourir Helvidius ïyifcus&r Thra^.^ 
£;aS| danslede(rein£j]4e qimper la 
vertu Jufqu*à t^racise . , 

Rienn'eft pius^cpnn^qijiq.rhifltQire; 
de ,cç fauteax ^ frélérajc JEratoftç;iÇc ^^ 
qui mit le feur^u tçmple,de;jpianey| 
f&^x jranim^ttjre fon nom aux ùédfis 
futurs f ic^d nop odieux confervc 
par Ibéopompe , cà, venu >uiqu'à 
nouj^ m^lffé up^^ecret des Epbé- 
fiensi qui défi^ndoit ide le prononcer 
ni de récrire.- 

. Cabrino FonduU £ ^3 > feigpeur de 
Crémone» étant pondu it^ au fuppliçc». 
dit à 6>u ct3tn&fleur » & même aux a(G- 
ftants j qu'il ne iè rcpentoit de rien 
davantage .> que d avoir manqué une 
foiAunbe«|icoup» quiétçit de préci- 
piter du haut de ^ la tour du dilteaa 
de Crémone »Je pape. Jean XXUL &c 



' * 



■ j ,1 'j 



'> 



^» « ,■ *^^i 



[&] J>t9g^LMert}nJ>i9f.Cphh!^Artfifff,it apud prodigos noTiflima voluptaseft. Tiir. 



* [^} NullivîtioadTocatus defnît» ^m. 

de ira» /r^.l.r,i3. 



[ tf ] Certatur îngenti ^upquc ne<{uiti0e mi^^M./^ 



t9ntr$ h s Rémétins , //v« t «r. 2 x • 
f/} Ipfeittcxfcindere virtutcm . * Tj^. 



i:ercamlne, Seff,dfirA^li^%.t.%, 



^d^ ObmagiûtudineminfamiaS)Cu}u9 Midiolmm/^ 



W3 9è»f.lPv^t^v$fÀPlia^MifrhduHs 



DE L* O P r RJ 

iVmpefcOT Sigiimofid > x|ui y étoient 
moncésTeuU avec' lu ï> ajoutant que 
Cette aâ^ion auroit fait parler éter^^ 
nellement de lui. . 

UuC; pf niée û horrible paroît être 
plutôt une exagération de . rbiftoricn , 
<{w4é rehtÎQient'd*ua homme qui va 
Uentôt . mourir • Cependant il n'eft 
que trop vrai que la méchan(^eté de 
rhomtnê s*eft portée aux excès les 
plu^ atroces de fureur • La philolb» 
phie n'a point ^ digues afiez fortes 
pour les arrêter : la juftice humaine 
ïnéme n a point de fupptices' ztkz itr^ 
ribles pour les punir v il n'y à que ta 
jmigieaiic^ divine q52i puUfe propor* 
tionj^r les châtiments aux crimes • 



1^^ 




JV;VV 



CHAPITRE TROISIEME'. 
Dff PaJJiottf. 



\ t 



S O M M A I 11 £ « 



I ' r . 



cherchons k p/di/fr ddHî U doMicMn 
|. CéUprk^s di tâmim « 4; Zrf/oK 
f^ts de ft$â ^êBiofis fùnt hs^^fattr* 
ces de Hei peints^ 5* Ler mêmes 
coftfes excitent en neus des fentù 
ments eomr dires. €. Peimure despaf^ 
fions par ks poètes. 7. Remèdes des 
paffions. S.LespdJJio^sfrnt/csmùM' 

' ifemems de Fdme . ^.iJ homme ne 
pemêtrefdnspajpons. lo.Vféigodes 
pajpons. II. Defcartes a trak4les 

• paffions fnivdnt fa méthode méchà^ 
nique . II. Les premiers mouvements 

' font involommres , ii.Udmowrpro* 
pre efl Ut paj^onumefue & générale • 
1 4 Vne feuli efpéce dCamaur fuivdnt 
Def cartes . i j. Diffirentu opinions 



i O N. Liv.VL l8j 

i fur Fétsieotif . 16 . Effets htzjurres de 

r r Amour ^ i^.HprendiûUt^sfoftesde 

' formes. 1 8. Biffer emes peintt&es d4 

r amour fuivantU mytboiigie , 19. Do 

Famour rommeej^ .10 Rtméde do 

c^ FMmoofr.zi.Vdnirition plus forte qko 

f amour. 11. Pm^okifAkicandre.tf. 

; Sonchagrinm apf^remmtepiilpomvoit 

y'^Vêirplmfieurk mondes, t^. UanAi^ 

tion effinfatiahk. if Vamhtion four. 

cedecrimes. 2,6, ^D^stne forte dambL 

tiion vertsseufe^ zj. De t avarice . i&. 

' Deldpdffion du gros jeu î^. De Fy^ 

• vreffe. jo. Def errance . j i . Doits 

crainte, i uDeUtrifieffe . j j. Duris^ 

}4* Pourfuoi les granëesjoies ne fone 

'■ fdsrire. i^^Partkuldrité dePtvès . 

j^ Les gnèttds ecUts dt rire contrai^ 

TU àtdisUnfianco. yf. Bonsiffetsào 

tdfoieponr lafdme :^i. Vfagt de is 

Adme.^y.De la^oUro^ ^oOpinions 

eontrtnres fur la colite dss magifirat. 

s^x.Refutdtion d'une ^niondeSené^ 

^0. 41 Lé toUro qsd fi manifefh 

par la rougeur^ moins â craindre . 4). 

La morale- philofaphi^uofùttdeshm» 

ries de ia raifon • 44^ Lafèulo sHoralo 

Chrétienne e/f vrate. 4f. Excésdes 

paffions. 4(7. De i4 cruauté . ^7. De 

la honte ' ^9. Réfutation des Cyniqms' 

4p. De ropgueil.^o.De lajaloufid. 

sa Éâtonsplès de^Jaléu/k. ^1. Senti. 

menrdejgloujk oHachéàtabaine.^^. 

De Fenvie. y4. De U raiiterk 

f f . De la /laiterie ^ $6.D€ iâ poS^ 

teffe^ • 



A--T-on jamais âanté que les paC* 
(Ions ne feienc la iburct enihan<« 
tere(Te des opinions ^ qui déguitcitc-* 8c 
cachent Ja vérité aux yeux xles hom^* 
mes? La difiertation que je me prc^fi: 
ici, paroît donc inutile, ATabôndan* 
ceiiuic au fujec « Ge n^eft oas an(fi It 
quoi je dois m'att^cber » q\A pifouyer 



J 



r84 T . R A 

une vcritc fi connue , & mondeflcin 
cft de préfentcr à mon Leâeiir , un 
affcmblagc fuccint & abcegé de plu. 
fieurs peniees & réflexions des Au- 
teurs tant anciens que modernes lur 
lespaflions, objet des plus importants » 
-tuxquds rcfprit puiffesapjàiqucr. 
,. n'y a peu d'effets natureb auffi im- 

CoAtmié- .pénétrables » que les éxàùàoos iaté* 
fi^^'ricurcs , qui naiffcnt quelquefois d<^ 
-paflions contraires • La joie & la tril- 
ceâe ic font fcntir en même tems » & 

2tti plus eft 9 à Toccafion d'un même 
ijct. Un mari pkurc fouvent fafom- 
4ne morte , qu'il iboit fiché de voir 
«effufcitée . Il reçoit des imnrçffions 
de triÙctki de l'appareil des funérail- 
les : quelques reftes de tendre0e & 
de pitié, quife préfenrent à fon ima- 
gination » tirent de fcs yeux des larmes 
tiréritables > tandisqu'ilfent au dedans 
une joie fecréte , & que l'émotion de 
<:ette jde a tant de pouvoir , que la 
triftei^ & ks larmes qui l'accompa- 
gnent > ne peuvent rien diminuer de 
li force 8c de fa vivacité . 
,, Non feulement la joie & la trifteffe 

Kooflcta^g^î^pQo^ en notre amc , à l'occafion 
te dânt d'un même fujct j mais nous fommcs 
U dolacM • . a bizarres, que nous cherchons le plai- 
. fir dans la douleur même • 

Un cœur malhoireux eft id(4âtre 
Ag fon affUâion , autant qu'un ccvur 
lieureuK cft £icis(ait de l'objet de fes 
.plaifits ;On trouve des charmes à nour. 
cir & à augmenter fa douleur par fes 
yéflcxions : & on a le même empreffe- 
ment à la raconter ,que celui qui s'cfti- 



me très fortuné^ bàtc connottré aux au<; 
très fon bonheur . Nous cherchons de 
propos délibéréà nous affliger jufqu'aux 
larmes • 

Ainfi [ 4 ] ponr nous charmer > la tragédie 

cnplcars 
D'Oedipetont fanglant fit parler Icîsdou- 

D^Oiefte parricide exprima les allarmes , . 
£t pour nous divertir » nous arracha des 
larmes 

Plus la lefture des grandes cataftro^ 
phes > ou leur rçpréteotation fur un 
théâtre > nous infpire de douleur > plu$ 
|ious y trouvons de plaifîr • 

Qoand [ ^ ] on eft fur le port^ Tabri de 1*0» 

• rtgef 
On fent à voir Thorreur du plus trifte nau« 
frage, 

Je ne fcai quoi de doult. 
Non que te mal aautrui foit un objcttitf on 

aime ; 
Mais nous prenonsplaifir à voir que ce mal 

même 
£ft éloigné de nous • |. 

^ w # t Capncc de 

Ces contrariétés que nous eprou- ramoot. 
vons en nous » au fujet de. 1^ joie & 
delatrîfte(rc,*s\îtendentà l'amour & 
à la haine > que non feulement nous 
reffentons en mêmc-tetns » mais en- 
core pour un même objçt . Je vous 
aime & je vous hais, dit Catulle [c], 
vous n'aurez jamais ma bienveillance , 
mais je ne puis cefler d'avoir pour vous 
del'amoar. Martial s'exprime de [ ^ 1 
même : Vous caufes mes plai&rs & 
mes peines > je ne puis vivre ni avec 
vous» ni fans vous. 
. Les mêmes bizarreries régnent dans 



■•*i— ** 



■■■* 



[ 6 3 Suave mari magao ^ turbantibus 

œquoraventis) 

ï terra magnum alterius fpeûarc laborcra, 

Don quia vexariquemquam eft jucuada 

voluptas; . . 

fledquibusipfemaliscareas > quia cerne* 

refuaveeft, tmretJib.i. 
* ' C r 3 Od î & anio ; q\iatc id faciam , for» 
l^ffc re quiri?; 



Nefcio , fed fierifèntio , & excnicior • 

CMrulK 
Ut jam nec bene velle qucam tîbî , fi 

ODtimafias « 
Necde6ltereamare,omniafi fâcias Id^ 
id} DiflScilis fitcilis , jucundus , & 

afperesidemi ?'^, 

Nec poflum têcùm vivcrCjnec fine te i 



-'*' 



4» 
Les objets 
denosattcc* 
tions font 
les (barces 

aes* 



Les m^Bies 
cauics exci- 
tent en 
nous des 
iêndaieiits 
coatxai- 

<CSt 



DE L'O P I N 

'iesTcns. Uimaginatioh[e] de ladoolenr 
xfk un appas de ta volupté • Les iên(à« 
tions les plusdélicieufes ne fçavcnt gué- 
rcs s'exprimer^que par des idées de fouf- 
france& par desplaîntes^ &les larmes 
t/] fontunfigne équivoque de joic& 
îdetrifteflc. 

Nous ne pouvons fibienchoifir les 
objets de nos aflfcâions 3 qu'elles ne de- 
viennent pour nous des fourcesde cha- 
grins & de peines. C'eftce quieftex- 
primé par cet ancien proverbe : 

Doi/èaux %de chienS) d'armes > d*amourS> 
1?our un pUifit mille douleurs • 

L'effet des maux inibûtenableseft de 
faire ibuhaiter la mort. Un jeune hom* 
^ me C;] ,dansTérence ,qui fe trouve au 
'comble du bonheur > & qui en eA trans- 
porté hors de lui*mémei(buhaite auflS de 
'mourir,depeurquequelquechagrin ne 
vienne altérer une fatisÊiâion û paii|ite« 

PlineXA] décrit la joie des Romains 
àTarrivéede Trajan>en feifant dire aux 
unsrqu*i(s ontafTcz vécu, puiiqu'ils ont 
goûté une fëlicité û parÊûte , & aux au* 
cres> que rien ne leur a jiimais caufë tant 
d'attacheo^çnt pour la vie qu'un événe« 
ment fi heureux. 

Les mêmes motifs excitent dans les 
mêmes hommes des palfions diflrérentes> 
êc les déterminent à des aâions contrai- 
■res.Alexaiidre condamna Bétis àun fiip 

[#] Qiiod petiere I pr^nunt arâè , fa- 

eiufltque doiorem 
Corporis, &deiice5 inlidunt âepe la- 

bellls: 
£t ft imuli fubfun t , qu i iiiûiganc l^edere 

idipfnm 
Qnodcunqae efl;; rabiesunde ilheger- 

mina furgunt . Lfltfr»f»/r^« 4* 
' [/■].... cft qu«dam Acre volupus . 

• Xenoph. hlfiw.gru^ li^.j» 

[/j Nonceftprofeâbiuterficiciimme 
• p^lim perpeti , 
< Ne hoc gaudiatn conuminct vha asgri- 



I O N- Liv- VI. t»5 

plicecruel, il le fit traîner vivant» com- 
me Achille avoic traîné le cadavro 
d*Heâor attachée ion chan Alexandre 
n'eut point d'autre motif de cette inhu« 
maoité > que la brave défenfe de Bétis 
dans une tortereffe , dont il étoit gou«. 
vemeur \ ce même cohquérant fit cru<« 
cifiertouts les Ty riens qui furent trou- 
vés les armes à la main >. parce qu'ils a-: 
•voient ioûtena avec beaucoup de réso- 
lution & de conftance le fiége qu*il avoit 
mis devant cette place > au contraire il 
traita Porusavec beaucoup de généra* 
fité> il lui rendit & augmenta ion roïao» 
me , parce qu'il avoit combattu fort . 
vaillamment • 

Combien de paffions [ # ] s'emparent peinture 
à la fois du cœur de l'homme ! A quels des paOîons 
ravages eft-il expoÊ par l'orgueU, la SJ.'"*^'**' 
volupté» la colère ? 0>tobien de mauic 
font attirés par k luxe & par la Qioleffe^ 
L'homme en changeant de patrie & do 
climat [ O > pc«t41 s'éviter lui-même » 
peut-il échaper au trouble intérieur 
qui le dévore? 

Le chagrin [ /] monte en croupe , fc %%\6m 

pe, avéclui, 

. ^11 porte t» ] partout le trait qui le 

biefle • Le bruit des armes [n] > ni la 

^pourpre des rois ne peuvent écarter, les 

foins cuifants » ni calmer les paflions 

inquiètes • 

Nn j 

CO Quant» conicendunt hominem cup« 
- . >. pedinis acrae 

Sollicitum curx, quantique perinde ti* 

' mères? 
Quidvefuperbia , (purcitia, ac pctu^ 

, ]aiîti»qiiaiitas^ 
££(idttnC/Cl^dês>quicl luxusjdefidieique? 

Sole mutamus î pa triac quis exul 

SeqMoquefiigit? Hof. ^ 

Poftequitemfèdetatrac;ura. idem. 

[/] DefprcéiHX. [ "^ 

C 199 3 . ... haer«tl^ten letalisarando; 

Nam luâata canis noduai atripit ; A'h 
. . tameniUa ... - ... 



^is T R A 

"^ Celui qui rcgncfur les c6«tréc$le$ 
plus fpaticufes [ a ] > cft un vcrttaWe et 
davc, quand il nefçait pas «tnmandcr 
à fcs paflBons . Cectc viftoirc , fui vaut la 
faintc écriture [ p ] cft préfiérable à tou* 
tes les conquêtes. 

Biasappelloit les défîrs déraiTonna* 
bles[f}> les maladies les plusdange* 
reufesdeTame. ■ 

Comme c'eft le cttur,(uivant Arifto* 
te[r], qui détermine, & non pas Tefprit» 
& que la dccifiondu parti que Ton mit, 
eft moins produite par ks vues de l'en- 
lun^des tenderaent , que par le penchant de la 
iespa&Bs. volonté: c'dft un arts fiilutaire contre la 
violence des pa(fîons> de le précaution- 
fier contre les iltufionsdes défîrs qu'el- 
les inspirent ,deiê perfuader fertemeiit 
d*avance>& de fe feuvenir> pendant que 
leur émotion dore>que tout ce qu'elles 
piéfentent à l*imaginati€n> necend qu^ 
tromper Tame • Lorique la ptflBoo tïe 
confeiltequedescho^ dont 1 exécution 
fcuffre quelque délai» ilfiauts'àbftenir 



I T P 

d'en porter aucun jugemént,ne fe détct»- 
miner à aucun parti, & (èdiftrairemê-» 
me par d'autres pcnfécs, jufqu'àce que 
le temps & le repos aïcnt entièrement 
appailel'émotiondu (ang lorsque la paf- 
ûon noui porte à des cbofês > touchant 
lefquelles il eft néccflfaire de prendre une 
téfolution fat le champ > nous devons 
nous porter principalement à confidé* 
rer les raifons contraires \ celles que la 
paffionnousreprcfente. Maiscclut qui 
peut pratiquer ce confeil > a déjà fur- 
monte l'cfiort de la paflîoni& quand ob 
eft en état d'emploïer le remède [/]> oo 

eft guéri du mal* 

Ceft à la raifpn [ ^ à diflîper ces é- 
pailles ténèbre» , & à percer ces nua^ 
ob(curs y que les paflionf envoient vers 
•l'enccndemcat • Aucune éminente & 
gaillarde vertu , du Montagne [«Xn'eft 
iâns quelque agitation déréglée* 

Ce qui peut être un dangereux écucil jj\^ 
[jrllc fagc le regarde comme unpréfent font le» 
utile dcUuatureiespafioinsfon^lle? ^^^ 

rame. 



Cum fugît y à colla trahitur pars longa 

caten^. Ferf. 
C»] Rcvcrlquemctus^mînum> ctt« 

raequefeqnaces 
Net meeuunt ibnitns armonun nec fent 

tcla, 
Audaâerqueinterregesrehimque po* 

tentes, 
Vcrfantur, neque fulgorcm reveren- 

turabaaro, LmcntM^z, 
[p1 Tu lice t extren^s ktèdo'mînere 

perindosy 
TeMedus ,. te tnoIUs Arabs> te Seres 

adorent , 
Si memîs^fi pravacwpîs»^ (t ducerls iri > 
Servitu^tierejt^un » cokcabi&ini- 

quas^ 
laterîui i^es » cUmUsti^ de 4- CêJ^fuL 

Lp ] Melior eff qui domfnatur animo* 
ftio, expt^gnatoreurbium,* 

Is 1 Le B^mfftr^CoHrr def fcienas fur Im 
•r4/fc« di F Cèsrrott, 

ifj Nainveluti pucri trépidant > at* 



que omnia caecis 
' In tencbris mètnunt , fie nos în lace tï- 

memus 
Ihterdam nîhilo quae funt metuenda 
magisy quàm 
Quas paeri in tenebris pavitant » £n» 

. guntque futura . ^ - 

Hune îgîturterrorcm anîmi tcnebraC» 

qucnecefleeft 
Nonradufolis y neclucidatebdieî 
Dikuciant, fednaturasfpeciés, ratio- 

qttfe. LucrêT^ 
lu] Ejf.di MontagnJiv*%éCa%f 

M AtqueiUi quidem etiam utUiter it 
naturi dicebanc permotiones iftas' ani« 
mis noftris datas ï metixm ca vendt ciMi(i 9 
mifericorditm «^itudinemque clemen* 
.ttaeyipfamiracumUamfortitudiul^ quafi 
cotem efledicebant . Cîc. Acad, quà/L /.4» 
. [7 1 Aflfeûiones noftrac .motus apima- 
rumfunt; tetitia animîdifiufio, triuttia. 
animi contcaâio > jîwpâditas aoinu pro- 
grcflîo : diflFunderts çwro animo , cum lac- 
tans >■ côntraberis animo,^cùm mofeftaris; 
ptogredcrisaahno,cumappeti$vrugLS ani* 
mo.cùm mttQXkS,Af^.i»J^ann^TrAÔskr\jkS^ 



DE L'O P I N I 

, Doôilvemerits de Tame \ hjcic eft Ton é» 
pinouffletnenr, k^ triftelï: e(i fim re£Eer-' 
icment> l*ame quandeUedcfiie ,femUe 
aSavancer^ ^juandeUcccaint^.clkfem-» 
Ue fe retirer • D^ fintequ'oter les pa£». 
fions à Pâme > cc^nroielniâcer toutsiês 
ttiott vct0ents>& la plonger dans une lé^ 
targie impuiflantc • Soiaolt dans uni 
traita de t'ufage des paflioos (ê propole 
untquement- Theoreule. méiiitsuBor- 
phofe des pafBons en vertus • 

Le principal précité de la morale eft 
ide rêmarqoer les propriétés de chaque 
paflion y d'ctudier leurs charaâéres » 
d'etaminer leurs mouvemeats , pour 
en faire naître les . vertus qui £>nt ^ 
pour ainfi 4m , les plus, vcafines > & 
ayicc lef<^elks^ces pafionsontle plus 

f. LThbmme fanstMflions eft unechi^ 

pear être tnt^t : liitiaginarion en le reprelentant 
Uns pa& les o^ers excite Popéracibn^l'hitciide. 
ttimtiK]^ qor parce dkttreÀtsjuge^ 
aettts ,' «^ leur atnribvant des qualités 
tantôt bornies & Cjinc6t mauvaifes s la 
vMonté'ne peatétre |>rivée de tout 
penchant v l^me tie peut (e retrancher 
toute ferre dtdéfirs . Le &ge eft celui 
qui chercheli régler' > & ^ diriger ver» 
le bf eh , ce qui ne peu téore détruit • 

Uf4'e des ^'"'* '^ crainte qui [4 ] prévoit les 
paiQoai • daiigers > peur aiiemeur^ en lui étant fon 
trouble , être changée en prudence . La 
cofére peut être convertie en juftice , 
- .^pourviiqu*onladépouillpdefaviolefw 
ce • La hardiefle , fi Ton réprime Ci fou- 
gue , deviendra vae véritable vaktnr -y 
Tamôur ft la haine ,' le déltr & Taver* 
fion font des vertus , quand la raiibo les 
gouverne. 
L'envie modérée peut deveiur* une 



O N. Uy. VI. 3187 

émulation louable \ la jabufie réglée 
peut former un zélediicret ^ la triftcfTe 
reçoit tant d'éloces dans récriture fain- 
t^y qu'il eft aie de juger». que fi elle 
n'eft pas au nombre des vertus>elle peut 
ctre utilement emplqïée àleu^ fervice i^ 
elle nous détache de la terre j & elle eft 
la compagne de la pénitence •. LedéfeC- 
poir , dont le Jiom eft effiraïant , guérit 
la plupart de nosmaladies^en^nous otanc 
Tcfpcrance des remèdes. Plus de pcrfon-* 
nés doivent leur repos au dé&lpoijr qu'à 
Fefpéraiice : Tune nous rend miférables * 
par.fes promelfeStVautre iio«$ rend heu* 
rcux par Tes refus ; Tiine nous trompe > 
l'autre nous dé(âbufe y l'une nçMSperd 
en flattant.nos défirs» Tautrenoi^iauve 
ca les corû^nt ,. (i nous içavons eu 
&ire un bon ufage^ Ceft ce qu^ a f^it 
dire à Départes que toutes le( paflion^ 
font bonnes en eUes mêmes • 

Ccphilofbpbeexpliqueyjkscau- ^H;^^ 
H^yïts propriétés >& les Giticts des paU traita àet 
fions fuivant cette méthode «néchani-^^^^ J» ^^ 
que» aveclaquelk il a. traité la ccinnoif- thode mé« 
fance générale de la naturç, U déflgnc «^«*î**^ • 
quelle route eft parcourue par les tù 
prits animaux > ou par ja partie du fang 
la plus fubtik) à l'occalÎM du mouvc* 
ment excité par cbaqiie:pafl«)n» quels 
nerfs augmentent fes.pK^iés i &pat 
quels palTages fim imprêffion fe corn* 
munique dans . toutes ks partie$ du 
corps, où elle a relation . U déait les 
changements qw Jes paflfons produis 
iêot dans tout le corps > &. principale^ 
ment dans le vi^B(e & dans les yeu?!^ 
& (bntraitédespaflionsroutebien'.pbis^ 
fu r des recherches d'anatomie y jqttft fur 
des réflexions morales • 
-La volonté ne peut pas ZfflcMi.jtout ' 






•mu 



m^ 



-rr 



■^ 



". J V . ( i 



£ * ] .... velut fylvîs , ubî paflim 
Palantes error certo de tramite pellit : 
nie finiftrorfum , bic dextrorfumabit ; 
unusutriqtie ^ ^ 



Error , fed variis illudlt 



i8$ 



T R. A 



Le*/' j^ïfuncouplVfictcIcIapàflîon,parcequc 

miers nfoull'émotioii du cout U commoniqae à 

^ont^^n ^outkùt)gi d*oùilarrirequclespré«i 

ioBtaiîci • tnkrs mouvements font în? oloncaîres s 

ftiaJs l'amc peut ne pas confentir aoz 

effets de Vémotian , elle peut réfifter à 

l'imprefl&in qu'elle éprouve . Ainfî les 

mott^ements des organes indéUbérésâc 

déftitucs de liberté dans leurs princt* 

pes, redeviennent criminels que par 

le conTentement de famé . Ceft elle 

Si le livre à reCclavage des payions , en 
^ rant étroitement les chaînes , que les 
uns n'ayoient fait que lui préfenter • 

La première kn|Mrefl&>n que l'objet 
fiiit en nous , cft purement machinale : 
les mouvements que cette imprcflSon 
excite > ibnt encore indépendants de 
Tames ils arrtventâns les ordres de la 
v^onté, & quelquefois contre fes or- 
dres : de ibrte ^u'un corps ians amc » 
mais di^ié entièrement comme un 
corps animé [r] » iènût ca^e de 
Muts les mouvements qui accompa* 
gnent les paflîons . La machine eft moiu 
réede manière » ^ue les reflbrts pour- 
roientproduire toutes les apparences 
doi paflfions»qaand m^oœ nous n'aurions 
point d'âme m de feitiment • Ceft fur 
ce princi^ie qve les Caicéfiens croient 
que les bctespeuvent avoir des mouve- 
ments Icmblables àdeslêntimentSjquoi- 
qu'clleslbient^éritabkmentinfcnlibles^ 
A: def>ures machines. Admirons la A. 
gefle du créataur, qui a fibien rangé 
touchées rdTorts><)a'il fulHt^u'uaol^ 
xtmuë.légéremeiit le nerf optique» pour 
c))éfertant de mouvements divers dans 
totttesles parties du corps • 
, Les Stoïciens n'admettoient quequa^ 
pzip'i^StL^^f^^f^^^ la)0ie,lacrifteire, l'elpé- 
paffion uni- rancc , & la crainte. Saint Auguftin eft 
îïïf^ * Wcn mieux fondé à n'en admcttter 



I T E' 

râ'une lèule» qni eft tmàût 
Car coiics les mouvements qui agi^ 
tent notre amc » font des amours 
dégutfés. Nos.craia(ili# nos dciîrs ^ 
nos efpérances , dos* pléCts > &c no» 
douleurs Cent diâeiciites forints qoQ 
prend l'amour propte » fuiisant le^ 
bons > 6c les mauvais fuccés qui lui 
arrivent • Mais comme chez les pa^ 
yens » chaque perfeâion de Dieu a poCf 
lé pour une cttvinité » aiâfi parmi lea 
pbilo£>phes> les différentes qualités de 
l'amour ont été prilês pour des paffions 
diverlb • 

L'amour renferme donc en lui tôa« 
tes ks pafliofis : jquand l'inclinMoa 
le Ibrme id} » on l'appelle amour; 
quand il £tit «ne lôctie hors de lui*> 
même j pour s'attacher à ce j^% ai-p* 
me» onle aomm^délir i quandil^ 
|dus vigoureux > Se que fcs fecccs lui 
promettentnn bon fuccés » il porte k 
nom d'e^>éraoce i quand il s'anime 
contre les difficultés > il s'appeÛe co« 
lére^ iquand il fepr^jre .au combat» 
pour dmiee fcs ennemjs » ou iêcourtf 
&s alliés > c*ieft hiMtdieife ; dans touts 
cet états il eft amour # U & d^guife 
quelquefois û bien à lui?^même j qu'il 
penfe s'immoler » mais dans ces rarc$ 
lacrifices , Tamour propre en eft toû« 
jourscn même temps J*<ri>jet aulfi bien 
que lariâime^ 

il n'y a d'amour véritable , àk îf 
Pafc«i{«3 » que J'amour propre. Si.,^dî 
nousoroïbns aimer un objet plus que foom ^ 
nous-mêmes , c'dt parceque la fatis- ^ 
faâion qui eft excitée en nous par les. 
qualités que «ous découvrons dans 
cet objet > nous affeâe d'une manicce 
{dus lenfîhie 6c plus vive « que toutes 
les réfleâions que nous niions fur 
nous mêmes . Philieun philolophei 

ont 



t^l Lef.UMlkkrMncbtdimfUfHkmh 
4e U vérhi^ M^ %^Mrfa^ 



14] SilMMkf desjfsjp0j$4 • 



DE U O PI N ION. Liv.VI. xêf 



éÊÊHt cTiftingoé diféitntes fortes Jtu 
ftioars . Defcaitcs n'eft piideceftnd« 
ttchtll pôétnid qae . Tâmoiiff poor^ les 
letmnes, pour Ici honoemrs^ pour It 
vioiO*eft<im*oiie mémecipéocdaineur» 
dont Tobjcceft lapodeiffion de lachofe 
aim6n& quoique l^amoar pour ou pé« 
jDet pour. uaami* pour uaeanîtidfe» 
un fils n'ait pas Seulement en vue la 
pofiri&onde-faicbofe aiin^^m^s quM 
dierchc encore à lui procurer du bieni 
ce qu'on ne peut pas dire de Tasieue 
dies boowura & du vin, Deftartes fou^ 
rient néaamoins^fqae touts césamoun 
ibnt de inême natuteiaïaot un principe 
Uttifoime dass la manière lemblabld 
dontrameeftaffieâée. il diftiugue les 
difiérdnes degrés cPamour > co di£int 
qu*aimer une choie moins que loi « c'cft 
âflkâiof^*aîmer autant que (bi ,£'eft a-^ 
iDitié>l*aimer plusquefitt>c*eft dévoué^ 
mené. 

DSffii^iitet PlaÉon|/Wc Pltttarquctelparknt de 

opinions Tamour » comme d*une tnfpiratiou ou 

^'^"^^"'•d^unfecour» des dieux , pour âevcr& 

former le ccBur des jeunes gens à la veiw 

tu.Ariftote eftimela condition de «elfti 

qui aime beaucoup meilkurc^ue celle 



Platon [/Er] diftingue quatre ibree de 
furettrs>qu*il appelle iâintes & divines i 
la prophétique infpirée par ApoUonila 
l3acchique»qui eft envotee par&acchu^ 
la foetique> a laquelle les Mufes. prçfi- 
écnVfiSc ramouremê qui eft Ibus Teiypi- 



ift de Venus • Cetcie dernière, lêlon lui » 
remporte & excelle Air les trots autres; 
& elle eft fi noble i;{],qu*ellciautori(ê& 
juftifie celui qui excite par elle emploie 
des moïensiqtti ne pourroicnt étrç,pca-> 
tiques (ans tMUte(fe>pôttr parvenir à tout 
autre bien que celui qu'elle fc propo&4 
. PlatnaeQtcepreodde prouver que 
toute la nature .ne fiibfifte que pat; 
l'amour • 11 lui donne poui^ père le 
dieu des richedes, & pour mère la 
pauvreté . L'amour tient de fon pé* 
xe réiévation du courage, la graur 
deur jdes pensées , l'indination à don^ 
per^^b con6a«ce ep iês propres for^ 
ces 9 rppiniqn de fou .mérite > l'envie 
d'avoir toujours la préférence : . mais 
il tieut de «ia.mére cette indigence 
qui. fait quM demande continuelle* 
pient i. cette importuoité^vec UqueU 
k U demande ,\ cette timidité qui 
Tempcche d'oiêr quelquefois dem^n* 
dcr s cette difpoficionqu*il a à la iêrvi* 
tude»8c cette crainte d'être méprifë qu*il 
ne peut jamaisperdre • On connoît i ce 
pofftmitdccocnbiende fentiments iki 
contraires à eux-mêmes cette palEon 
eilcQi^pofi»e« 

L'amour par la plupart de fcs cf- ^^^ ^ 
fets [ / ] rclTemble plus à la haine ztcrct de 
qu'à l'amkié.11 fuit d'ordinaire , lorf- i'"»*'"* 

Ju'il eft recherché avec beaucoup 
*empre((ement [m], &il recherche 
à ion tour , dès qu'il craiiit l'indil^ 
fi^itftcé. Une dépend que delbn ca« 

Oo 



If] TUtMdansUhMnqtut^ 
l^ifimtarfÂénslM^wtfMrsifimdêTUfiê 
^d$Rpmmt$ts. 

[^] PUtJsms U Fh^élrâ i 

fi] BÏMtdémskhsnqutt. 

\k} .. t hère: quse res 

Nec modlttmhaDet, nequeconfilium) 

ratfoneinodo<^ 
Traâari non vult i inamorehsec funt 

mala: bellum 
Fax rurfum; hacc fi <p\s tempel^tif 
prope ritu 



Mobiiia , & cœci fluîrantîa Torte ,hu 

borct 
Reddereceru, fibinihilo plus explU 

cet, ac fi 
Infiinîrc parct certâ ratîonc,modoquet 

[/] ^99C. du Dhc de U KochefêmcMk » 
riflexZz 

%a Tkeorrît. ^ . 

, Ul>iveIis,noluûtiubinolis, volant ultrb» 
Tcrent^ ^ 



t^o TU 

dans 4esf(ai(is»gimcé&À ta dérobée; 
^uciteltcs le ranîmenc [^3;iesticfiisFitw 
lrk«flr,1acraini« depcfdrctp] robjetait 
mé le ralloBie;Oenpne,quijpofledDicla 
toiinoMrance àt^ plafates , «etw de^i 
ik l^BiM^ie^Paiûsdc laUd&irel^] » A 
a^fésfavoirlaWfé moi|Ptey xÉIr meure 
*H0-iïi^ede#egrcc. ' ïi^ /l - • 
17. ^ Lts^uftftSçpafflpnsGMV uil cbanâé^ 
îLîL7"r W déc4dé.L*av*r«c aft toujours infatia- 
tes de for. ble»Ia celére lott)oars impicuemê, li| 
*^' t«ngeaiic&(oUJ€«i^â cMeifo ,fainbkio« 

tottjôttfs fiépc^uoiqu'dk ciq{)iofe ^bn-^ 
^entlabaiTelTe poM parvemkJt fisAiQ 
Famônr/eulcOruiiProtée^^tfi changi 
de ferme fui vant les charaâ?ére6 oà A 
elV logé . Ta4ic^ il eft>ti«Éide^&; tamô« 
prétbmpeaeHit) gat chez Jts uti^y ttMie 
ché!( ks autf«s$ quelquefois fôvfde^ 
^elqoefel&fneMfanr» enfin généittuA 
on intérefle» vifcmlâUguKTatitjdt&ir^ 
ccptibk de to«s les^baraAéres . 

Thrafonide s'abftint'de la joufûaMé 
Çr]>de peur d'affoiUir fo» amca«^ce|eiu 
thnerit eft cmtjëremettt cdtimiifKr ji eete^ 
paflienjPattant peur bkh f^éfirèr fou 
amour à la fatisniâion dos^nsatnauil 
: ncpeucpas imagifiet ^la^ottitfahce 
CiOe jamaisen lui TeâfiLt d'âffoiblk ibn 
anftèfur > qu^lqtfe^ey^plet^^^lilieli fttf 

[ni Aquaefurtivaè'cliiJcioresruntjÂ! t>ai 
fllsaWfonditus'fiKjvîrir. ' JpypW' 
' rXvn V 7iicKf4rr^/i^^lk wâAç ; Jnfàcn 
!jt^].Aisaodninùrap jioiliiiaqgratioAViQ^ 
ri$eft. tr^wr. 

> Oi^eicunc dificlllgaudia jurgio^ 
Accenditque magis,quae refugit Venus; 
^od âenti ctifleri^^pîas fàpk o^him , 

tfi NAHarqwc âmorem incitât éttc- 
c^nditj quàmjcarendlinecus?^/m. Mé>.$. 

CO Quotiesuxorîsvelamîculaîcollam 
oA:ulai:ctur,addebat i quàm borîa cerf ix ! 
Shnul ac juflero,adittietur. Quîn &: fubîn-. 
oejaââbatexqulfiturumfe rel fidkuHs,^ 



y. Al detentksJyeàijltmSefcpMSaïu&sinfei 



«OBsàoanhtt;' ':. . :. - ^ 

: Catis«fedî£iicC/nGéiûtiie:: Cette 
faetkcoc^fisomficoiipéeiMffi^toC,.^ )è 
ratnisordonbé. }itucavîe , l«t dèfiNt-il 
d'avteesibls» dtivau£ike n^octreà la 
qyflian>poor;iypÉrcn4pc de vooi pas 
ipieUfr opiloir jo > vous lioB/fi xipefdutfi 



,1 ' < ' j 



VagtTOdJEipafpieaaaottrettK de £| 
retae^hii dsaim«f rftoe4aos&sij»ilaâs^ 
Se y nue k^fen pour gvokla^cîsia(^oit 
d^eifipoim.cttoor:rtine aa cr»ven des 
flammes «Henri Ili; v^écrmsK jamais i 
la pritKçâodeCoiid4<w'a>vec^iang& 
Chacpiedbaiît aone %m d^aiwer cota^ 
ferme jl fin tiaciicetv&4 ibn fauméor ^ 

L'amour TeomVe dam «om» ksob^ 
ItKceloij^l'aiaBe: tôutlnivcn rap^ 
pelk le wu>np)|F ^J^, (tant ti»t d*aL^ 
meiA'ilk^mme-.i' .?' -'1'*:-' '*.. 

Brantôme eftime que les hoainies 
galants lu} ibipr les plos-braves . AU 
cibiade&Céiârâireiit fort adaiwésà 
ramoorj) Akoumdhre for ftn porté à 
c'etie ^fiSofi ^ Scipion ^jW ta vaincsT} 
Aûgufkfo fk £xvk àiapditk|^« 

buoknt à Tamour la ésfmtké dé pré-* fcwwtk 
aier .^incipe, qi|i avok débiïooiUé {.„^^,7^ 
k chaos * CitSt pourquoi, tl écoîtap* mj^oiosk* 



, 1 1 



fleCSo^iâftfi,cnr «r]ti t^ticopcre4%Çy 

• E/QlMeaitffioâdttAdpeèikenuybfcilai 

Igné carere nivem , nîx tamen ignis 

Qttid nive frigidius ? Noftrum tamctt 
U^tere peâus 

• *fix i?otuk minibus , -jtiKt, wrtTa mis . 
Quis locus iofidiîsdabicuf «ttfhi'tutai 

amori^, ' ' . 
Frigore concf eti fi httct îgnfs aqul^ 
Julia fola potes nolkas extioguere 

Nonnlve, irttmgitcje, ^ed potes îgni 

.Im2 BrMntonf.h&mrhetmtiflr.m^M M, de 

ixl Hepod.TkeogcnJ ' ' . ' 



D E V O Pî N 

friii k ptof viemt V A Ift ftet^eune^ 
dîeottleplûsirîebi ^ towmt écsatWB^ 
cwr^etonpcrU iittat€^&1e plM^eune, 
pflfcp qtt'iltft ieoMfMfstw^cu de \% £»v- 
mtfd'uAQnfiutt •ccornrajgtvMes graee» 
«cdelaieuMfe. A^ofcbtti dans ITklylle 
de Tamoar fugitif 9 au lieu de ftiettWr 
Cdôiinetesaocfcspoftcs) iin band^u 
.'. lîirlcs yeux jrl'àTepi^enté avec tas te- 
gardsle^phisféiiécnioc»^ Phton[;]a 
d9ftiiigiié<)Mt Vtfinçs tott amîclléd 
cékik<ni Urâfrib ^ 4|ar eft la plus aiv 
denoefiHedacîely&^oâ dc^mèsieqttd 
Minerore n''a txMnr «u de mfére s cette 
Vent^mépriielavokiftés & oe;s*ae* 
tacbequ'à ]a verto ; Tautre nommée 
vulgaii% eft^liê de î«pitcY & de |)i<>^ 
né > ou feloa' d'autres dfe eft née de 
i^écumc des fiota db la imr» de dlb 
faerce ibnempive Air k%iem^ > 

Dcrimeor i Noti'eamovr romane£{tie mâé de 
loaMneffM cheyatcrie^ dc8|;nn»s(iiiguliéresy<|ai 
Ijntctc il Kxiui luifs a t'onti^ vi té^Vi^ooéi^ 
aarovré je lomait Je 'Pibfeefebrét ii kv 
génieuxfic ûxsng^l^i^pju^iiïïfz point 
lait de dfefioitté St f a^pdhx ndt» Ho. 
' ' ^ sn^ y quvique n rooMWîfoicëctirefi 
* . ! profi:* JBo voki ^etquettraitt quife^ 
footconflokrek dyle fibb gputdectt 
*' ouvtagff. 'J* ^ .' ' 

'^ ^, Libiinet fenqxiat'àt Ttélhîs^ 
y^ XïttusstwKityQC ir0iiiiaiuiî6poMamt 
^ qiÉenon^ parinajbi>fireidit Lioiina}> 
'^ jkn^nyâfitmïwjmÊmi ftcnprcaielfei 
^ ne jamatrsjie pciwefoyâ crofare/^o^ fait 
^ dVmes pujfie& iairc nvune choit, 
^ dont puilfi» avoir jnnncur^afitatitfm 
^ poai: certbinw qpc'toiitscnx; qtfiaK 
^ mebt par aMMur, emphrar de vAtie 
^ cc«DpagnîrvarDOutoe<pie)atf'aàiiu)fo^ 
^ pict itgK t k r dïmpirtr , )e lenâMe I 
^ v&trecompagnîe . En cet endroit Lion- 
^ net vdUl5ft \t quitter aBJoIutn^cnt, (î 
^ Trotîas tfefe fafit voeu dt ne bdirc 

• 



que d&reaoiv'jo^*^ ce qu*ii eut ^ 
trouvé amie à.&pUifance. Vn pe» ,k 
après il eddit qn^ifamnooiitràEiRit 6m ,,. 
ohevaUersqiiiJesappellépentàlaioivte.^ ,, 
queTroAusalNUitie les cinq, premiers»* «, 
tiAis^^^e le dtrniet qui fartoit à peiae , 
de i'emance y vémst qu'il avoit zSbim 
à un^ preux chevalier, invoqua ledisv ^ 
di amour ,avant que de s'^^^prâtér po«t . 
laiofee, fte^cemomemLiomielap* ,. 
pféhenda pour Trollus ^ „ & rarrat^ « 
Ibrïinaamfi^ Tteiiltts >eâ0 coinpaing ^ it 
jTaiun peu de dente de vous envers le n 
jeune ctievalier « pdrce qa*il aime pat n 
amour,& Vous nomflyous prie, que me « 
ptétiM TDfvc écu ft votre glaive^ & fe« h 
failafoutepdur yous Quand Tdoï^ m 
lus entendit Lionncl , il fût moult >« 
•courroucé» & dircoÉnmie par coiéfe: Si » 
ju^'oicdieUifirey nbir ferai y ains parferai n 
cette emrepri^^fa l iire , ditLiomel, n 
«bncvousprie qu'il vous îbt vienne d'à-» » 
niour,carjai grand doutede vous parce >» 
epA aasour n'avez ftfitun bofximage, >f 
Cerres> fire, r^ondit TrcMtas par >» 
covrout y trop m'en avex huî ruii^ » 
de votre dieu d'amour ^ & pour ce >» 
» mïnveulx endette joute eniêigner. w 
Ot fçiivts.vDUs cornaient il eu prit I 
TfDÎIuse Uébtabattufarle (euneZé. 
iandfaiy Ac if fe trouva même que les 
cinq cbevafien 4qu'il «voit portés par 
tient, flTavaôcot jamais rien aimé • I>is 
fciôirTroflusdtvioraaKMRUux de Ip 
iœur de Zétaudin^ & te jomr fuivaut 
s'étanc dégui<&> poutr^ouvétcoo^ 
bien en aiossair ^ il atoit augmenté ft 
chevaterfe» il porta parterre non-ièu« 
lement 2Lé!andin , mais Lionncl même 
foutre-prèuT. Le roman £itt furtcta 
ettte^éfléxioh: Qd^ homme écftauM^ s» 
de beauté de pucelle.ne fajtpas bon fi; j* 
pmidrey car £)r eft à en faillir ^ms w 
plaïe mt>rtclle« «» 

Oo a . 



•^ 



[fl^ki. dâ99 b 9Mdm 



%^2. ^ T K A' 

Uonmi parlant do regAtd de£i'nud* 
^ ttcflfc, dit: „ S'en devint mon cœur, 
,9 qui premier cieone vjalloit» de tcUe 
y, valeacqâ^iln'eft proueiTe ne €bevak«> 
ji ne, que le corps d*ttn chevalier pût ac« 
p complir , qu'il no(at entreprendre & 
^ achever . £c encore eut le r^rd ais*. 
^^ ire vertu 9 car mon cœur fucà ce mué ^ 
^ qu'il n'éft mes£ût ni vHlcrae nulle^donc . 
^ le corps de dievaUer pue ctte pmpîré^ 
^ qu'il ne lui /bit aufli conttake commq 
9 eftt£ÎacieCt.}à Venin. Encore eut £>it 
^ regard une autre vertu > car mon coeur 
t9 fit à ce mué, qu*il eft voloncieux & 
^ délirant à toofieprouede, ^out btnK. 
,, oeur )& toutes bonnes vcrtuA accroîtra 
n &a(kmbier en lui par le regard dt la 
13 puceUe» 

AgnésSorel» lom d^abulèr de 1*». 
moor que Charles VIL avoit|»our cJk^ 
. en portant ce monarque à lamoUeib& 
au repos ,. lui dk uujour., que fii éidU 
cioée étoit d'cdre U mattreflc d*ua 
^rand roi > ce qui hii, failbtt craindra 
de- tomber en la puiflancedu roid'An* 
Kleterfc. Ce reproche tndireâ.pénétra 
Charles VIL de k plus vive avdeur , 
âooti'eiemplcraminatoutsles couran 
fes abattas-Ccft un trait d'hiftcke fin^ 
^ier^uc deux fillesaïeat alors fauve 
iaFraacr, AgaésSorel par les ftmiments 
Jont elle remplît le cœur du rofrV & la 
Pucelle d'Orléans par l'exemple de h 
froprcvaleunLa gloire d'Agnès Sorel 
ja été imiaortalMée parce quatiam. 

^cmiHe Agftés plus d'homieur tUHmcrke 
%A caufe âaat de Frafaccfocouvrer y 
<2ue ce ({ue peut dedans uaclpicre ouvrer 
Clofe nonnainjou bien dévot hermitc » 

L'amour a dans ic$ faftes pluiieurs 
aâioiis généreuiês» dqnt il a été Iç 



t' 



»' 



1 T7 &" rr 

motif. Maisilaétélafiau&d^itibibr 
plus grand nombre de défordres • U a£- 
lervittropratoedootil s*efflpare,poar 

Siela vertu puiite en» dans. une par* 
ieeintelhgçncearecunxinpire» ^V 
larend prd^e d^Wndan^de laVo^ 
lonfiéd'autrui» 

Lereuiéde le plus efficace & le plu» ^^^^^ 
général contre l'amour > cft de fuîjr ramoiu» 
ToifivGfié; Qlui^^ui méuc v&ne vie oo» 
eupée,^e à cettç paffîon jc» principales 
forcesfic fes asmes l^plua redoutées.. 
Le travail introduit dans: le monde par 
le péché » en cd devenu le pccferutatif i 
fiir quoi un pofCAitiodisrneMac&iL 

Le qrayail eft Ttafiiiit dti. crime» 
Et le père de li vertu*. 



*T. 



Les paQîons (ont beaucoup plus, 
ciles à vaincre» quand -elles iê (ont 
librtîfîées dans une ame par le long 
féjour x{ii*ellcsx y ont; iak « Il eft plu» 
aile» l^vanela|)0ntëedeLacpéce!{;^]'^ 
d'éviter les fileis de l'amour , que de 
les rompre», quand on y eft pris.. 

Montagne aebahace pie àdécider, 
que l'ambition t(l use paSiEon plus &r^ ^,^fc^ 
te que l^miouc^ >> U iie poucroithien qoe iv 
trouves^», dit^it \f \ pSufieim ttxa^ ""^"^^ 
pies de grands personnages, aux^ ^ 
quefis m nblupàr a &ik oublier la ^ 
conduite de leurs affidres , comine '* 
M. Antonitts , & Mtres^ mais où Ta»- ^ 
mour & l'aihfaitMi aboient en égale '^ 
balacKle > U viendnoieot à fe cho- ^^ 
quer xie £)»3es pareilles > je ne fiils 
aucttn> doute, ^le cett&xi ne ga- 
gnât le pris de la maîtsift^. „ Ce '" 
raiiôiinemcBt n'eft pas jotte , ou plâ. 
' l'otprtflîon eft dcfeôueufe. Si 

d( l'amouc étoieoc enégti- .^ 



» 



yy 



r«3' n véHf dhV fhfrUoMg. 

V} Mansvîtâirci^agasînamoràiïe v^ 



^^n 



Konita difficile eft> quàm captumre^ 

tîLusfpffs 
IxTre 3t Se validos Vcncris perruoi^ 

père nocfos. Lucre fn 



DE L'OPIN 

1ebâtaticê> Se fe ehoquoicnt avec des 
fi>rces pareilles 9 ileft certain, quels 
viâoire demeurerott iniiciCc . Mon-« 
tagne pour ezplkjoer ûl penfëe, devoit 
' . dire') que fi ces deux paflSons ^îfoîent 
chacune de leur coté> tours /es eflforts 
dont elles ibnt capables , dans un mê- 
me cœur> rambirion triompheroit de 
l'amour.. 

*': Alexaudce témoigna IuUmême,com- 

kxjtfidxc» * l^n robfct de Tambition cft frivole 9c 
vain > par ces paroles qui loi éctiap* 
pérent : O Athéniens , que de peines 
& de travaux j'endure , pour être 
loué de voust Et Agamemnoa die dans 
Racine i 

Heureux'C^lqui fatisfait de (on hum- 
ble fortune» 

libre de joug fuperbe oà je fuis art- 
t^ché > 

Vit dans l'état obTcur «à [es dieux 
font caché» 

Commises fait ces réflexions fur 

Charles duc de Bcmi^ogne : ^ Ne po«r« 

^ roit^o dire qu*il n'eât jamais ua bea 

39 V^t^ depuis ou'il comnfiença à entre- 

^ prendf e de iê hiire [4us grand julqul 

^ fion trépas ? Quel acquêt eu t>il en ce la- 

3, beur? Quel beibinenavott-il ^ lut qui 

^ étoitfi riche, & a voit tant belles villes 

>, en fi>» obéliknce^ où il eut été 1k aife 

^ s.*il eut voulu i 

^ ^ Les réflexions furmontent rarement 

Cb^ia les grandes palCous. Alexandre reffen-- 

«^ wr!?*^ it [ tf ] un-chagrin très vif, lorfîju'An»- 

Bant ^u*ii xarqme loi fit connottre , quil étoit po£. 

KSrfia! *We , & même vraifcmblable > qu^il y 

fieati.11109* eut plufieurs mondes dans la. nature* 

^*^ Solyo^aall» avoit pour m«xime> que 



I ■ ■■ 



■p»^ 



jî#] Unus Peir^o juteui non fufficL^ 

orbis^ 
iEihiat infefix aogufto limite mundi > 

&C./«tV»./aMO. 

I/] Qiiid brevl fortes j^ulamur aevo 
flinual 



ION. Liv.VL 2^93 

puifqull n y avoit qu'un Dieu dans le 
ciel>il étoit jufte qu*i) n'y eût qu*un'mo» 
narquc fur la terre. Mahomet IL fit 
écrire fur (on tombea»: Je me propo*' 
ibis de fubjuger Rhodes , & deconque-t 
rir te fuperbe Italie ^ U compte pou» 
rien tout ce qu'il a fait , & ne parle que 
de ce qu'il adeffein de fîùre . Honunes 
tniçnles, que ne mefurez^vous vospra« 
jets C/3 \ votre (bibleâe> & \ brièveté 
dcvo^jottrs> 

Achille dans FOdyfiée lg\ àkl 
Ulyfle > qui étoi€ deicendu aux en- 
fers: 0£igeU]y(fe, maintenant que 
je connois ce que e*eft que la mort > 
>*aimerois mieux iêrvir un maître pau* 
vte & maUaile » qu'être le roi de touca 
les morts . 

L'ambition ne peut jamais être con»- j^-j^^'^j^j^. 
tente • Marins né pauvre 6c de bas lieu , «ft infitia^ 
ne pouvoir fc contenter [A] ni des ri- ^^^ 
chefles immenfes ovil avoit acquifes y 
& qui auroient luffi à des rois , n» 
de (kux triomphes , ni de fept con- 
iulacs , que peribnne n'avoit jamais; 
eus avant lut . Il iê fentoit aufli vni- 
de > que s'il n'avoit encore rien obce. 
nu . A rage de ^o. ans > il ne pouvoir- 
ft confelet qu'un autre (ixt nommé- 
peur aller £iirel» guerre \ Mitbrtda-^ 
te • U vouloit traîner iâ vieillcde en 
A fie t & la commettre avec les lieu- 
tenants de ce roi • U avoit Fefprit fii 
rempli de cette penfée > que dans les: 
rêveries de h dernière maladie i 1 en 
étoit travaillé, & qu'il mourut effcoiT 
tîvement en fc battant en rêve contre 
Mithridate . 

Craituss'eftimoit le dernier des hom« 



A\ipt va^eaxi^ , $ /ici! fil-n^ç V0\vc ft*« > 
tbm^OdyJf.>,^ 



Z94 T R A 

mes y parce qu*oo Teftioioit infcrieiHr 
[i ] à deux autres.' 

Céfar pafladt dans en petit yiUasù 
des Alpes» «n de celix qui l'accooipa^ 
gnoîent , dit en rkint ï Penfes^aCéur i 
qnedatisuflhctiauflSralivdg^» il y ait 
des briguts potir la magiftratttre ^ Ne 
nvvtmocquons po&nt % réftondk Ccfar > 
^ahnerois mieux cttfe k pffcoitcr ici que 
le fiscood a Rotnfc • 

Charles Qpint [ i^] avait rambitioti 
ic devenir pape » pautf gomtct do tolites 
les grandeurs de la e^r rt» U fit findii 
p\n6cws pièces d*arlillerie ZMt ztmci 
de (ts cnitcmis par ten motif femblat^le à 
celui qui porta Alexancitc à laiflEecdani 
lesliide^ toute fette de tBonuments ca^ 
pabics d*cxaggérer la grandeur des Ma^ 
cédotiiens> & de les ftire pattoUte ccln- 
me dés géants à lapoAërité» N*e(Kce 
pas là» fui van t t'evpwflSon du prophète 
CMceC/], fcmer du vent » &iliiudbak 
ner des ten&pêtes ï 

Sapot toi de Pccfc ^rtnoit lea tilrea 
[Ér] de roi des rois » d'aftre himineui ^ 
de frère du fi»ieil te de la lunfc: » 

Nabttchodonofcr voulut être IfiJ 
Tunique divibitc des oatioûs» ^U*Holo«^ 
pfaerne auroit lÎMumftrs • U £)ngooit 
œoioftàdiétbroner katois^ q«s^ uTur^ 
per k ctlitc fc ksautds dcsdieuK. 

Tantôt k cardinal de Richettcu fd] 
roufatt dans fa têtt le Jdfein d' etce pa^ 

{^] Cf^hs^immt prit pfimréi^t fer thff^ 
nmefles A^EylyO, U^ qmil exfiàaum Mtfi t 

Attltriacorameftin^erare orbiunivcrfo. 

t / 1 Véù tttiH fcttiûabunt > 6l t\xt\Àiitïtk 
metent* 

f»} Saporrtxragan(i,fartic«)>l<><le-. 
nun 3 fraterfolisac JULoe. Amm^MMuell 

ǻ3 PttPcepepatcftrm.nKNakrcIcrfb-' 
nofor rex > ut oroncs dces titrât ««anwr^ 

«rtj'tt» tid^lîcct nt ît^ft fbtki tfkiefemr 

îr^2 fcis ûatroûibus ^ti*^ j^bcniflent 
JHokicrnîa futcntai fiA^Bj^lî • JuJst/^^ 



I T E 

triarche des Gaule» ^ tailcot celui 'ïèùti 
ékâeur de Trcvei, tantôt ctlut d'être 
rcgpit du toïâume « U avoit iuâj Tam-i 
bltion d*être catiooift* 

Qi^lntitien dit|>Xqbc quoique Tanw 
bitida ibit vitteuk eà elle même ^ dk 
ptoduit feUvent dea aâîotis vertueux 
kb > OMHi eUc a été û ionfce d'un bien 
plus grand nombre de crimes*. 
-...^e eft qulsl^jae fi>is affez késiéraure^ 
^ut déclarer oùV^rtcfticnt > qu'elle lie 
rcconhoîtpasfesklade la juftiœ^ Cé^ 
fàx avoit coutume de citct: ^ette maxi-* 
me d'Ëuvipicie t^}: qu'il n'eft permit 
d*ctl« ioyi^> jcyic foui tégiier, que 
dans tout le relie, il faut obkrver la 
juftice » 

Euripide dans lamêmetra^die [r] 
exprime dc6 lêntiflMlits plus {uftcs fur 
Tambition, lorfqu'il fait dire pat }o- 
cafte à hti ftls Erèbcte : Pourquoi te 
livres-tu, mon fils, 1 Tambitlon, la 
plus penûdèofe dk toutes les déefl^s ^ 
gavée toi de ks attraits, jct^coD^lu 
xe» c*eft un déalM ^ès iiquAcv Elle 
eft entifce dans ptuffirars fl»aiibns It 
dans plufieurs vttks faeUvduies ft fb« 
ritfàntes, JltellenVne(t(ortkq«»'aeprèi 
aêvak rtatiai de fend en coiaMd ceux 
qui sV ibnt aiiambaiiés» 

Livie fiit feùp^oée de la mort ck 
Marcellus» de Caïus & de Locroa }ok^ 
tint fih d'Auyifte » dp teNUMIenient 

Oevificietaaikis. Ce denociet , fW )f^ 

X^ifieîetuniry m été mterpréît msUffumn^ 
fàr îe dtiïel» de ks WAitrifer . 

C^] Et lirit ipfa titîum fie âmbïtto» 
(ttt^tiHt «t^A^ c^ytt virtutum eft • 

Slfdntit lié. I. c.%, 
f f î EÎTip TjJjrifixhV Xpi , roœrrf /<fiif Tripï 



ioBice de 



D E V O PIN 

ii^âjffij^ ipd(thiimcide là more d'Aiu 
^itaeibfiolei & pu dernier lieu ck celle 
^fîeoiMmcus» toutes viâimcsÊicrî- 
£éesââ*élé¥at}Qn dtThétc^ quiifeut 
jaunis pour die que éa iêntimentis de 
défiaoee, Scwi mt toujours jaloiix de 
IVitttorité âc & mère « 

Nérofl fat encore fÊis maUieuceoiê^ 
fm&fotc ce fiUdénaturé la fit mourir • 
ts. • PkHDonj;/3dity <jnc£ «ne répnbli- 
Danefoite qg^ ^j^ coosmSe dc cireïens Tec- 

é ambition ^^ ., , 7*^T • . 

rcnucafe, tucu% 9 iheviceroient m cnar^ paa- 
bliques » & le commandcatteoc ^ ^mmc 
^axtzvt^'mà^w , qu'il cft ordihatte de 
^ tes reciierdier • Cette makac prtic 
géoécakment eft faulfe , & contredite 
par Plaiioo lui^oiâme 5 qui en&igne qut 
f hoQflte eftiié pour la fodcté . Leidéfir 
defaicèdtt'Jâeh aux homoicaj^ & fit- 
ittQur.die.k{iattk^^ttw»tfji&re uaîctt 
TanUtton jdans le cœur le plus géoc- 
reux . li cft même impoffiUe q^iJCune 
pareiJIe ambition n^ regni: pas» JBoais 
elle- ne fe /êrvica jaqnaisqufi de tanaicm 
ïrcetueuK & jttflffs 5 & etle iêra jQxemte 
dr trouble ^dechagnns .. Topes abv 
JDDtiooAui ne'ieprcmolepas le bien pû- 
tdic yefiidigae de blime . Séaéquie£oat- 
pto&tpsJMR^audages de Piuljppe >d^Àkw 



ro N. liv-vi. i^t 

«ahdce » 8c des aùtiès conquérants id- 
juftes [»], aux ravages des torremst 
ou des incendies . 

Platon Ixl met au mâme nlreaù 
l^mbition ft: Tavarkc» 6c il traite ces ^« 
deux paffiobs d'également faoii|teu(ês . ^' 
Si vous donniez, dk Varron [jr], la 
tcrse Se le monde entiers ^ l'avare > poC 
iëdé tou)pttffs de la même maladie , il 
fe voleroit lui-même , & Ce privcroit 
défont» pour mettre quelque choie en 
séiênfe. Se pour augmenter ion tréibr. 

Luciliu^iemocqued'un certain ava« 
te, qui ^'étcàt inftitué lui-même ion 
héritier «. Le proverbe de ferrer U mu^ 
le vient de lempereur VeTpafien Zz.lt 
qui deoiapda à un muletier , cocQbieai 
il lui an avoir coati pour le fer d*une 
mule } 

Aucuneconfidéfûdon ni aucun nù 
ffiâ ne peuvent arf&cr IVivarice ; le 
tombeau de Oavid C 4 ] &t ouvert deux 
im^H première par Hircan', la fecon^ 
de par Héroie. Ge dcprnier a'ianc voula 
£iic|e Àuilier ju^qufS ^ans les cerctieils 
de David ft de Salomoo , Jolèph 
raconte » qu'il en ibr^it une âam* 
'oie , qui contfbma ^cux de Kcs gar- 
des • ¥e(pa{ieQ Ihi trouve honnête 
coût mokeo d'amatfer des richetfes 



raraci' 



": Zs'}fftvénai dh qtêjijrîppinê fê f M/oit 
'Mkr0rt€r>^ fOêêr ne p0s dfrmer à Hti^ê» dt€ 

Cum totatM)rtitis laac wdam Julia f^ 

Tara 
Solveret , & patf uo fijailes eSuDderet 

offas • 

V empereur CUnde et oit toncle fy ^ mart 
éfjf^ripphie . Le fécond vers exprime fortement 
îtipenfér £ AntWM mère de Claude. 'y ^uidî* 
fuit ^u€ fin fils Jt oit Hn monftre c^mminci > j^T 
fonjubevéfsr la n^fur^., , 

[r] PUu de repuhl. Uh.u 

£«] Philipi>i,autAlexandrîUtrocînîa 
câstcroriunque qui exitio geotian clari , 
noaminus tuere peilesmortalium, quàm 
iauudatio , quâ planuAi omne perfufàm 
cft, quàm conflagratio, quâ magna pars 
animantiani cxaruic. Stn,^Hêfi,natmr.în 
prafat lîh, 3. 



t jc 3 ^at, de refuhL lit» x. 
[/ 3 • • • defliqac avacus 
. /Qoi iàous? Cniftflat terra, oc cradi* 

iuf orbis, 
Futaodo tamen» âcmorbo fiimulatus 

codem 
Ex Te fc quîddam répétât , cogatqac ce- 

CUÎi . FrMgm* Varron, 

' > ] Quanti calceaUi ? Suet. m Vefp. 

'a\Joleph,antîqUv. 1^^-16 &liv.i 6^a i. 

' L^3 Faceu quidem» fed tamcnpefti- 

kns illa vox Vefpa6ani> qui cùm ex Iptio 

"vcûigal &ceret» Jfiomo turpiter avidus, 

fuperque co ûdo à 6iio admonerctur,quod 

è re tam putidâ lucrum facerct, p^o polt 

colleftam pecuniaœ filiinaribusadmovit, 

fogavitqueecquîd iliapttterctî Bndcjij-i 

vcnalist 
,.., lucri bonus eft odof ex re 

Qualibet. trAfjuùg.ML\^9€nn'fr.}Z- 



ttfé T R A 

Uavare en général ici préféré Vot 
à la vertu. 

Paifque vous ne vondries pas , dk 
Epiâéce idJi rons embarquer dans un 
vaiffeau foperbement équipé & chargé 
d'or, pour y être le jouet des tempêtes > 
comment défirez-Yous de loger daas 
iuiemai(bn remplie dericheffes, pour 
y être agité par Tavarice & par toutes 
Us autres paflions^ 
. Horace [ r ] fait cette autre compa- 
raiibn : Si un homme n'aïant aucune 
ronnoidance de la mafiquCf &nefça- 
4;hantceqttec*eft que les concerts > ra- 
maflbit de toutes parcs , avec un (bin 
extrême > des inftruments de mufique » 
aufquel il ne permettroit pas qu'on 
^touchât jamais s neregarderoit-on pas 
cet homme , comme atteint d'un genre 
^e lotie des plos bizarres } Celui qui 
ignore Tuûigç deTor , &qui met tout 
ibn bonheur à TamaJOGer > eft double, 
ment infeïiie . Ceft unhydropîquequi 
voulant [/] appaiiér ûl foit la rend 
plus violente. L'âge qui corrige pla- 
ficarspa(fions,'ne fait qu'augmenter 
& fertiâer celle^i • 
i>e Urlmon LM>^^n du gros jeu eft une avarice 
^f 'OS jeu. exceflive. Les hommes accoutumés à 
flacer leurs pallions » ont donné le nom 
de jeu à unclureur • Hérodote Ig ] ra- 
conte que les jeux furent inventés en 
Lydie, à foccafion d'une grande fami. 
ne \ qu'Atys roi des Lydiens les parta- 
gea en deux claffcs> dont l'une étoit 



at. 



[r ] Qiiin illud ab Horatio diâmn fî^ 
vniçy feriolequimur: 
Ocives,clves,quaerenda pecunia prlmûm, 
VirtQS poft nummo Ers/m. ih, 

C ^] ftwnpinuf ifûXu if ni fuy/xv, Tu 

^<3r#XvnXM ÊLiyJ^iyJ^ XtifUl^i^ç. 
C'] Siquiscmat cycbaras , &c ihr. 

C/ÏCrefcit indulgens fibi diras hydrops. 
Nec fitim pellit , nilî caufa morbi 
Mgerit veuis, & quofasaibo 



I T. F 

occupée à joocr tout un jomr , 6t ne ($ré) 
noitdela nourriture que lelendemaini 
la (èconde claffe en u(bit de même alter«4 
nati vcment , afin que le peuple & diC* 
trait du fentimcnt de ia miiorc . Athé« 
née s*eft mocqné de cet expédient « 

D'autres ont rapporté f origine des 
jeux à la longueur du fi^ de Troïea 
pendant lequel les che& des Grecs les 
inventèrent , pour retenir & occuper 
leurs ibldats ennuies de camper fi long« 
temps devant cette place . Mab cette 
origine des jeux ne fe trouve point 
dans Homère. 

Les loix Romaines [ ^ ] ne permet-' 
toient d'autits jeux > que ceux qui 
Icrvent \ rendre le corps plus