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Full text of "Traité de l'orthographe Françoise : en forme de dictionaire; enrichi de notes critiques et de remarques sur l'etymologie & la prononciation des mots, le genre des noms, la conjugaison des verbes irréguliers, & les variations des auteurs .."

30^11 ^bams 



IN THE CU5T0DY Or TME 

B05TON PUBLIC LIBRARY. 





SJiELF N° 
AOAMS 




TRAITÉ 

D E 

L'ORTHOGRAPHE 

FRANÇOISE, 

EN FORME DE^DÎCTIONAIRE; 

Enrichi de Notes Critiques et de Remarques 
fur l'Étymologie & la Prononciation des Mots^ 
le Genre des Noms, la Conjugaifon des Verbes 
irréguliers, & les Variations des Auteurs j 

Dédié à Monfilgmur LE CARDINAL D'Ê SOUBISE,^ 
NOUVELE ÉDiTÎON, 

ConJidérahUmtnt augmentée fur la rèvijion & Us correcllons 

de M, R E S ^ A u T 2 Avocat au ParUment , 

& aux Confeils du Roi, 




A P O I t î Ë R S, 

Chez J. FELIX F AU LC ON. Imprimeur de Monfeigneuî 

l'Êvêque, du Clergé & de l'Univerfité. 

Place & viS'À-vis Notre-Dame-la-Grande, 

' M, ©ce. h% A V. • 

Avec Approbation & Privilège du Roi, 



t •/ 



ADAm;>/r2-#^ 




A SON ALTESSE ÉMINENTISSIME 

MONSEIGNEUR 

LE CARDINAL DE SOUBISE, 

ÈVÊdUE ET PRINCE DE STRASBOURG, 
GRAND AUMÔNIER DE FRANCE. 




ONSEIGNEUR, 



La proteclion honorable que feu Monfeigneur le 

Cardinal de Rohan voulut bien donner à cet Ouvrage , 

que non feulement il me permit de décorer de [on nom 

illujlre^ mais à la perfection duquel il eut encore la bonté 

de contribuer ^ m'enhardit à préfenter à VOTRE 

ALTESSE ÉMINENTISSIME cette 

nouvele Edition , avec d'autant plus de confiance que 

quelques mains habiles l'ayant retouchée , & y ayant 

a Ij 



É P I T R E. 

fait bien des corrections & augmentations nécejfaires 9 
j'ofe me flater quelle fera beaucoup plus exaSe & plus 
sûre que les précédentes , & par conséquent plus di^ne de 
paroitre fous les aufpices de VOTRE ALTESSE 
ÉMINENTISSIME. 

De toutes les qualités fublimes qui vous caraclérifent ^ 

MO N S E I G NE U R ^ il ne me convient de 

rn arrêter quà votre goût éclairé pour les Sciences & 

les B elleS'Lettres ^ & à votre amour pour leur progrès ; 

cejî à la lumière de ces deux flambeaux que vous 

jugere:^ du mérite & de l'utilité de l'Ouvrage que je 

prends la liberté de vous offrir. Si à la bonté de le 

recevoir , vous ajoute-^ la faveur de l'approuver , je 

n'aurai plus de doute fur le fuffrage du Public ; & ce 

fera pour moi un nouveau motifs pour efpérer que mon 

Tcle & mes foins pouront me procurer Thoneur de votre 

proteclion , à laquelle je borne toute mon ambition. 

Je fuis avec le plus profond refpecl , 

MONSEIGNEUR, 

£>E Votre Altesse Èmin ent'is s ime , 



Le très -humble & très - obélfTant 
ferviteur, J. Fjelix Faulcon. 



AVER T I S S E ME N T 
DU LIBRAIRE 

Sur la nouvele Edition du Traite de 

lO RT H GRAP H E FrAN C O IS E, 

CE T Ouvrage eft fi connu que nous n'avons pas befoin de 
mendier en fa faveur les fufFrages du Public. Il les a eus 
prefque auffi-tôt qu'il a paru Dès 1740, M. l'Abbé Goujet 
ne crut rien dire de trop, lorfqu'en parlant de ce Di<ftionaire 
dans fa Bibliothèque Françoife, il jugea que de tous les Traités 
d'Orthographe qui avoient parus jufqu'alors, aucun n'avoit égalé 
celui-ci, pour l'exaélitude , l'ordre, la méthode, & l'utilité que 
l'on pouvoit en retirer , & que le nom de l'Auteur ( feu M. le 
Roy) iroit de pair avec ceux de nos Grammairiens les plus 
eftimés. Plufieurs Editions faites & enlevées avec rapidité, ont 
judiLié la vérité de cet éloge. 

Les deux premières ont été données fous les aufpices de M* 
le Nain, qui a été l'amour de notre Province , & qui a fait 
enfuite les délices de celle oii fon mérite fupérieur avoir déter- 
miné le Roi à le faire pafler. Cet illuflre Magiftrat qui ne 
cefloit jamais de cultiver les Lettres , qu'il aimoit & qu'il pro- 
tégoit , malgré les occupations multipliées , inséparables des 
emplois importans qui lui avoient été confiés , ne dédaigna pas 
de prendre cet Ouvrage fous fa protedion. Il le connoiffoit , 
il l'approuvoit , & un fuffrage fi dateur nous annonçoit d'avance 
le fuccès qu'il devoit avoir , & qu'il a eu en effet. Tant de motifs 
de regrets ne doivent-ils pas nous rendre à jamais précieufe 
la mémoire de M. le Nain? 

Son Alreile Eminentifiime Monfeigneur le Cardinal de 
Rohan ne porta pas un jugement moins favorable de cet Ou- 
vrage. Ayant voulu le connoître par Elle-même, Elle le regarda 
comme un des plus riches préfens que l'on eût pu faire à la 
France , pour le progrès & la perfedicn de notre Langue, que 
l'on peut nommer avec juflice la Langue de toute l'Europe. 

i 



:4 y E B. T I s s E M E N T. 
Mais fon AltefTe jugea en même temps que l'on rendroît ce 
préfent plus complet fi Ton pouvoit ajouter à ce Didionaire 
d'Orthographe tous les mots qui y manquoient , le mettre en 
état d'être également utile aux Etrangers comme aux François, 
& en faire en quelque forte le livre de tous les états & de toutes 
les conditions. Son Eminence ayant bien voulu communiquer 
fes vues à un homme d'efprit qui avoit l'honeur de lui être 
ataché , celui-ci a employé fes foins & fes talens à les remplir: 
& entre des mains fi habiles, ce Didionaire a paru une troi- 
fieme fois, & les ConnoifTeurs l'ont trouvé beaucoup plus par- 
fait. C'efI: encore un Illuftre Protecteur que nous avons eu le 
malheur de perdre, & que nous ne celTerons jamais de regréter. 
^ Son éloge eft infiniment au delTus de notre portée , & nous ne 
pourions être , en le faifant , que l'écho de toute la France & 
de toute l'Eu-rope. Il ne falloit rien moins pour en adoucir la 
perte que le digne Succeffeur qu'il s'étoit choifi dans le fein de 
fa Maifon , & à qui il fembloit avoir tranfmis, avec fes dignités, 
les grandes qualités du cœur & de l'efprit , qui faifoient retrou- 
ver Monfeigneur le Cardinal de Rohan dans fon AltefTe 
Eminentillime Monfeigneur le Cardinal de Soubife. 

Malgré tous les foins que l'on avoit pris pour rendre cet 
Ouvrage digne des éloges qu'il a reçus , il étoit encore fufce- 
ptible d'une plus grande perfedion , & il pouvoit par consé- 
quent devenir encore plus utile. Tous les principes & les règles 
d'Orthographe que l'on y avoit établis, n'étoient pas également 
exads & autorisés par le bon ufage ; on s'étoit écarté en plu- 
fieurs endroits du fyftême de l'Ac adémie fans en donner de 
raifon fuffifante; il refloit encore quelques fingularités avec 
lefqueîles le Public ne pouvoit pas fe familiarifer ; on s'étoit 
trompé fur la nature & les qualités d'un aflez grand nombre de 
Noms & de Verbes ; enfin on fouhaitoit d'y trouver bien des 
mots de Sciences, d'Arts, de Mythologie & de Géographie, 
qui manquoient dans les précédentes Editions. 

Pour faire difparoître ces imperfedions , on avoit befoin 
d'iîne perfone versée dans la Langue Françoife , qui en connût 
les principes; il falloit un Maître capable de juger de quelques 
augmentations ôc corredions faltv^s fur la dernière Edition. 



AVERTISSEMENT, 

M. Reftaut , qui a bien voulu fe charger de revoir l'Ouvrage 
avec attention, a tout examiné, & s'eft ataché à ne laifTer que 
des principes certains & généralement reconus ; ce qui Ta obligé 
de refondre en quelque forte la Préface , pour y fubftituer ces 
principes à ceux que l'on y avoit légèrement avancés , & pour 
en établir de nouveaux qui avoient échapé tant à l'Auteur de 
la première Edition qu'à ceux qui ont travaillé aux fuivantes. 
Il ne s'eft pas contenté de corriger la plupart des Remarques 
qui font répandues dans le corps du Didionaire , il en a ajouté 
fur tous les mots dont l'Orthographe lui a paru avoir befoin 
d'être éclaircie ou juftifiée. Il a défigné tous les Noms & les 
Verbes par leurs véritables caraderes. Il ne s'eft point aflujéti 
à l'Orthographe du premier Auteur , & il n'a pas balancé de 
la redifier toutes les fois qu'il l'a trouvée contraire à l'ufage & 
aux bonnes règles. Peu frapé de l'Orthographe des Auteurs 
particuliers , il s'eft fait une loi de fe conformer à celle de 
l'AcADÉMiE, à laquelle tout efprit raifonable doit déférer, 
avec d'autant plus de confiance , que cette Savante & Illullre 
Compagnie, qui a donné en 1762 une nouvele Edition de 
fon excellent Didionaire , étant uniquement occupée par état 
de la perfedion & de la pureté de la Langue Françoife , on 
ne doit pas douter que fes Décidons & les Règles qu'elle adopte 
ne foient fondées fur l'ufage autant que fur la raifon. 

Quelques perfones refpedables qui protègent cet Ouvrage, 
ayant défiré qu'on y trouvât l'explication de plufieurs mots peu 
connus , ou de peu d'ufage , on s'eft fait un devoir de donner 
ces explications dans cette nouvele Edition : & on a en même 
temps fuppléé à beaucoup d'omiftions & de corredions, fans 
cependant s'écarter des principes efîentiels du premier Auteur, 
êc de ceux de M. Reftaut. 

Au moyen de toutes ces attentions , le Public poura être 
aiTuré de trouver dans cet Ouvrage l'Orthographe la plus 
■ régulière , & celle qui eft fondée fur les autorités les plus refpe- 
dables & les plus capables de fixer les doutes. La Grammaire 
de M. Reftaut n'a pour objet que de réduire le langage à des 
principes certains & à des règles confacrées par l'ufage. 
L'Orthographe n'a pu y entrer que relativement à ces prin- 



AVERTISSEMENT. 

cipes & à ces règles. Mais combien y a-t-il de mots qui n'y 
font pas alFujétis ^ & qui en font des exceptions ? Ce n'étoit 
donc pas aflez d'avoir appris à parler corredement, & à écrire 
avec exaditude les mots qui peuvent fe ranger fous des règles 
générales ; il talloit encore être en état d'écrire fans erreur le 
grand nombre de ceux à qui le caprice de l'ufage ou la trace , 
de l'étymologie a fait fecouer le joug de ces règles. 

11 étoit donc néceflaire d'entrer dans le détail de tous les 
mots de la Langue pour en fixer la véritable Orthographe, & 
de les renfermer dans un Livre qui ne fut pas d'un trop grôi > 
volume , afm qu'il piit être entre les mains de toutes fortes d< ; 
perfones , & par conséquent d'une utilité plus générale. Cef : 
ce qui a fait naître l'idée de ce petit Diélionaire que l'on pour; i 
fe procurer à peu de frais, & qui fera comme une fuite de 1; i 
Grammaire de M. Reftaut ; enforte que par le feul fecours d 
l'un &: de l'autre , & fans avoir befoin d'autre livre , on fer ( 
sûr d'acquérir une connoifTance exacte de tout ce qui eft né \ 
cefTaire pour parler & écrire corredement. Ce font deux Ou ] 
vrages qui ont un raport (i parfait entre eux, que l'un îaifî \ 
néceflairement à défirer ce que l'on trouve dans l'autre. Ce n 1, 
fera donc qu'en les faifant marcher enfembîe , que l'on pour 
en tirer tout le fruit qu'ils doivent produire. 

La nouvele Édition que nous préfentons, a é| 
entièrement revue fur la dernière Edition du Dictionaire d 
TAcADÉMiE &: de celui de Trévoux : ce qui a fait naîti 
encore plufieurs additions & correclions. C'efl-à-dire, quepri 
miérement nous avons acquis , par ces confrontations, plufieu: 
mots qui font dans ces Diclionaires , &: qui ne fe trouvoiei 
pas dans nos premières Editions: fecondement, l'AcADÊrvii 
ayant elle-même réformé la manière d'écrire de plufieurs mot 
en fîmplifiant l'Orthographe, nous nous fommes fait une h 
de profiter de ces corrections , en les fuivant & les imitar 
Quoique l'Orthographe fe foit beaucoup perfedionée depu 
un fiecle , elle acquiert cependant encore chaque jour quelqi 
nouveau degré de perfection. Ainfi on ne doit point et 
étoné que chaque Edition de notre Didionaire offre à cet éga: 
quelques réformes : la perfedion de cet Ouvrage eft de fuiv 



AFERTISSEMENT. 

les divers changemens que l'ufage introduit, & qui peuvent 
contribuer à perfedioner TOrthographe Françoife. Les motifs 
de ces changemens feront marqués, foit dans la Préface qui 
va fuivre , foit dans de nouveles Remarques fur les m.ots qui 
font l'objet de ces améliorations. 

On ne peut difconvenir qu'il ne foit avantageux de perfe- 
ôioner l'Orthographe , en fe raprochant de la prononciation» 
Le plus grand reproche que puilTe avoir mérité Richelet, c'eft 
d'avoir prématurément étendu la réforme de l'Orthographe 
fur un trop grand nombre de mots : l'expérience montre que 
tous ceux qui , comme lui , veulent trop entreprendre , com- 
munément échouent. Ce n'eft que par degrés, que notre Ortho- 
graphe peut fe perFeclioner. Du temps de Richelet, lorfque 
l'ufage étoit d'écrire Appellera parce que ce verbe vient du 
Latin Âppellare ^ il pouvoit être trop hardi , & m.ême , Ci Ton 
veut, ridicule de prétendre écrire yipeler ; cependant il eft 
certain qu'on le prononce ainfi. Richelet , quelque hardi qu'il 
fût dans fes réformes , n'ofa pas retrancher deux lettres dans ce 
mot \ il écrivit Apdler ^ en ôtant un /> ^ & confervant les 
deux /. Qu'efî-il arivé? On a confervé les deux/) & les deux l; 
mais enfin l'A c A demie s'eH: déterminée à retrancher une / 
en écrivant Appeler ; le temps viendra peut-être où on retran- 
chera de même le p qu'on ne prononce pas plus que cette /. 
Mais aujourd'hui nous fommes autorisés par l'A c A demie 
à retrancher du moins cette / dans le verbe Appeler , en la 
confervant feulement dans fes dérivés Appellatif^ Appellation^ 
où elle fe prononce. C'efl: ainfi dans les mots peu ufités , que , 
l'étymologie doit principalement être confervée en écrivant , 
comme on la confervé en prononçant : mais dans les mots 
fréquemment ufités , où l'ufage permet de s'écarter de l'éty- 
mologie en prononçant, I'Académie m.ême nous montre 
que l'on peut , du moins quelquefois , s'en écarter en écrivant, 
pourvu que l'o* y procède lentement , par degrés , avec pru- 
dence & difcrétion. 

Nous avons cru, pour la commodité de plufieurs perfones, 
devoir raffembler & metrre de fuite les noms des Villes qui 
fe trouvoient dans le corps de ce Didionaire; de forte qu'on 

b 



AVERTISSEMENT. 

ks aura également par lettre Alphabétique , avant le Traité 
de la Verfihcation Françoife. 

Comme il n'y a prefque perfone qui n'aime les Ouvrages 
de Poéfie , & que l'on ne peut guère les lire avec goût fans 
favoir en quoi conlïfte l'harmonie dont on eft flaté dans les 
Vers, on a cru faire plalfir au Public de mettre à la lin de 
ce Didionaire le Traité de la Verfilication Françoife de M. 
Reftaut. 



AVIS. 



I 



L eft important d'avertir le Public qu'il y a plufîeurs Editions 
de ce Traité de l'Orthographe, qui ont été contrefaites tant 
en France que dans le Pays Etranger; elles portent le nom 
du même Imprimeur, mais il y en a d'un format & d'un cara- 
dere plus petit; elles ont le Frontifpice tout noir , & font rem- 
plies de fautes , comme ayant été faites par des Imprimeurs 
ignorans , & par des Etrangers qui ne favent ni lire , ni parler 
François. Ces mauvaifes Editions font encore reconoiflables 
par les Vignetes qui font de fonte , tandis que celles de nos 
Editions font en buis , de la main du fameux le Sueur , & que 
celle de l'Epître dédicatoire porte les Armes de fon Altefle 
Éminentillime Monfcigneur le Cardinal de Rohan. 





PRÉFACE, 

o u 

Remarques fur V Ortho^rayhe en général ^ & fur fcs différentes 

Parties, 

U o I Q u E la Langue Françoife n*ait prefque pas varié 
depuis environ cent ans , &. que les Auteurs du fiecle 
où nous lomnrseï, fe faffent honeur d'imiter ceux qui ont 
excellé fur la fin du précédent ; cependant l'Orthogra- 
phe a reçu tant de différens changemens , qu'à peine 
rrouve-t-on deux Livres où elle ibit femblable , s'ils 
n'ont été corrigés par un feul & même Correcteur. Tout 
le monde reconoît ce défaut , oc perlbne n'y a encore apporté le véri- 
table remède , quoique plufieurs iavans Ecrivains en ayent donné des 
Traités. Mais , parce qu'ils fe font plus atachés à leur propre goût qu'à 
celui du Public , que l'on appelé ufage , & à la railon qui fe tire de Téty- 
mologie , ils ont eu le défagrément de voir que leurs travaux font devenus 
inutiles , & que ceux qui ont écrit depuis l'édition de leurs Livres , loin 
cle les imiter , croient être en droit de jouir du même privilège , c'eft-à- 
dire , de fuivre comme eux , leur fentiment particulier. 

Ce n'eft pas ce que nous nous propofons dans cet Ouvrage : nous fuî- 
vrons les règles générales autant qu'il nous fera pofTible : nous apporte- 
rons fur les mots dont l'Orthographe varie , les différens fentimens des 
meilleurs Auteurs tant anciens que modernes : & nous y joindrons le 
nôtre , dont nous ferons connoitre les raifons au Public , à qui nous en 
laiflerons la décifion. 

DE LO RTHOG RAPHE EN GÉNÉRAL. 

h' Orthographe , fuivant l'étymologie du nom , efl Vart ou la manière 
6*écrire correSiement ; c'eft-à-dire , d'expcfer exaélement aux ieux des 
Leéteurs , ce qu'on veut leur apprendre. Meilleurs de Port-Pvoyal , dans 

bij 



xlj PRÉFACE 

leur Méthode pour la Langue Latine , difent que TOrthographe doit 
Cuivre la raifon & l'autorité ; la raifon , lorfqu'on a égard à Tétymologie 
des mots ; & V autorité , lorfqu'on fe conforme à la manière d'écrire la plus 
ordinaire dans les bons Auteurs. Entrons préfentement en matière. 

Les Écrivains du dernier fiecle, qui s'atachoient beaucoup plus à la rai- 
fon qu'à toute autre chofe , avoient une Orthographe plus uniforme , 
qu'on appelé aujourd'hui l'anciene. Le P. Buffier n'a pu s'empêcher d'a- 
vouer dans fa Grammaire Françoife , nombre 208. " Qu'il paroit judi- 
v cieux de garder l'anciene Orthographe dans tous les mots, où fans cela 
o> ils feroient confondus avec des m.ots qui ont déjà le même fon , & qui 
3) ont cependant une fignification toute différente. C'eft pourquoi , bien 
3) que les lettres doubles qui ne (e prononcent point , foient fupprimées 
« dans la nouvele Orthographe, on fait bien d'écrire encore ^/7/^, (urbs,) 
»par deux II , bien que ce mot ait le m.ême fon que vile , (vilis. ) De 
5> même ont fait bien d'écrire poids , ( pondus ; ) poix , ( pix ;) & pois , 
» ( cicer ,) bien que ces trois mots a^'cnt le même fon ; car leur fignifica- 
>7 tion étant bien différente , il femWe afTez à propos de la diOinguer , du 
j) moins aux ieux , puifqu'on ne peut , par la prononciation, la difiinguer 
» à l'oreille î). 

Voici ce qu'il dit au nombre 196. a On perdroit , en quitant l'anciene 
3' Orthographe , la connoifTance des étymologies , qui font voir de quels 
3) m.ots , Latins ou Grecs , vienent certains mots François ». 

£t au nombre 200. a On ne verroit plus le raport qui eff Si qui doit 
5î être entre les mots dérivés l'un de l'autre. Par exemple , fi l'on écrit 
» tems , au lieu de temps , en ôtant le /? , on ôtera le raport de temps , 
>j aux mots temporel , temporifcr , &. à fes autres dérivés -u 

D'autres Auteurs ont osé avancer qu'il faut écrire comme on parle. 

Pour répondre à cette prétention , & montrer combien dans fa géné- 
ralité elle eft fauffe & ridicule , il pouroit fuffire d'obferver que , fi l'on 
écrivoit comme on prononce , il s'enfuivroit néceffairement qu'il n'y 
auroit que ceux qui parlent bien , qui écriviffent corre6^ement. Les Gaf- 
cons écriroient vatcau pour bateau ; boiturier pour voituricr , & ainfi des 
autres : les Limoufms écriroient Setembre pour Septembre ; Otobre pour 
OHobre ; Dateur pour DoBeur\ & Bénéditin pour Bènédi6iin : les Picards, 
ennemis de la lettre h , fe croiroient pareillement en droit d'écrire un cat^ 
un quen , la bouque , une mouque , au lieu de chat , chien , bouche , mou- 
che : de forte qu'il fe trouveroit dans la Langue Françoife autant d'Or- 
thographes différentes , qu'il y a de manières différentes de prononcer 
félon les Provinces ; ce qui fero t une bigârure ridicule. 11 n'y a qu'à ou- 
vrir le Didionaire Grammatical de la Langue Françoife , imprimé à 
Avignon en 1761 ; on y verra à chaque page combien la prononciation 
de cette Province altère & défigure l'Orthographe communément reçue : 
On y verra que fi l'on vouloit écrire comme on prononce dans cette 
Province , il faudroif écrire uvoar , pour avoir ; boare , pour boire ; 
Krodre , pour croire^ devouar , pour devoir; &c. &c. &c. 

Mais , me dira-t-on j il n'y a cuie les gen: du commun quî altèrent 



GRAMMATICALE, xiij 

ainfi la prononciation. Il fe trouve , dans les Provinces les plus reculées , 
<îes perfones qui parlent parfaitement bien. Je l'avoue ; néanmoins il ne 
s'enfuit pas de-là qu'ils doivent écrire comme ils prononcent. L'ufage gé- 
néral veut qu'on écrive , Paon, Faon , Laon , Août , Saône , (ceau » 
à jeun, Euflache , œuvre, œil'. Sic. Cependant il faut prononcer /^^n , 
Fan , Lan , Ont , Sône , [au , à jun , Ujlache , euvre , euU, &c. Il en 
eft de même en une infinité d'autres mots dont la prononciatioji e(l diiré- 
rente de l'écriture , non feulement chez les François , mais encore chez 
toutes les Nations du monde. 

Les différentes Parties de l'Orthographe ont pour objet i", les Lettres; 
i", les Mots ; f, les Accens ÔC autres lignes , ufités dans l'écriture. C'eft 
l'ordre que nous fuivrons ici. 

PREMIERE SECTION. 
Des Lettres. 



diftinguoit autrefois dans notre alphabet que vingt-trois Lettres : 
'S on étoit oblieé de diftinsuer deux i & deux u : favoir 1'/ 



On ne 

mais alors on étoit oblig( 
voyele , & VJ confone ; & de même VU voyele , & ITconfone. Mais 
ces deux i & ces deux u , s'exprimant ainfi par deux carafteres , il en 
réfulte que nous avons dans notre alphabet vingt-cinq cara6ïeres , & con- 
séquemment vingt-cinq lettres , que I'Académié diflingue exprelsément 
dans la dernière édition de fon Diftionaire. Nous les diftinguerons donc 
de même j & nous allons traiter de chacune en particulier. 

Article I. De la Lettre A. 

Les Voyeles exigent une attention particulière qui oblige 
d'entrer dans quelque détail. 

§. I. Du fon plus ou moins ouvert y bref ou long, de la lettre A. 

La lettre A fe prononce d'un fon plus ou moins ouvert félon qu'elle cfl 
longue ou brève. Lorfqu'elle efl longue , elle porte fouvent l'accent cir- 
conflexe ; & il femble qu'excepté la terminaifon en 5 , où \A qui précède 
eft toujours long , il conviendroit d'appliquer l'accent circonflexe généra- 
lement à tous les a longs , pour les diilinguer de ceux qui font brefs. 
Voici ceux qui font longs : 

I*, VA ei\ long , quand il fe prend pour la première lettre de l'alpha- 
bet : un petit a ; un grand A. Il eft bref dans ces mots : il va à Paris , 
eh il a un procès, 

2', Au commencement du mot \A eft long dans acre , âfrc , âge , 
âgnus , âme , âne , anus , âpre , ârhes , as , Sc dans leurs dérivés , âcreté, 
âgé, ân^ffe , ânon , âpre te. 

3*, A la fin des mots dans les noms terminés en y^ 5 , foit que Ton y 
prononce la lettre S , comme da>ns AtUs , Pailas , &c. (bit qu'on ne l'y 



xlv PRÉFACE 

prononce pas , comme dans amas , appas , &c. dans les fécondes per- 
fones des Verbes, tu as, tu aimas 3 tu aimeras ; dans les pluriels de 
différentes terminaifons , des jofas , des facs , des draps , &c. On ne met 
point d'accent à ces mots , parce que la règle eft générale , que VA eft 
long dans ces terminaifons. 

4 , VA efl encore long dans ces quatre mots: appât, bât, àégât ^ 
mât. 

5*, Il varie dans les pénultièmes. Voici celles où il efl long, 

A B E , long dans aflrolâbe & crabe, 

A B L E , long dans la plupart des fubftantifs : câble , fable , diable , 
râble , sable , & dans ces Verbes , il accable , il ensable , // hâble. 

A B R E , toujours long : cinabre , sabre ; il fe cabre, il fe délabre : VA 
de ces deux terminaifons demeure long dans les terminaifons mafculines 
des mêmes Verbes : accabler , &c. fe cabrer , &c. 

A c E , long dans grâce , efpâcc ; on lace , on délace , on entrelace. 

A c H E , long dans ^âche , lâche , relâche , tâche ; au fens d'entre- 
prife : on me fâche , je mâche , ilfe relâche : on dit de même , fâcher , 
mâcher , &c. 

Acre, long dans acre , adjeclif. 

A D R E ; long dans cadre , efcâdre : il cadre ; on dit aufli encadré , 
& madré. 

Afle, long dans râfie , j'érâfie ; rafler , êrâfler. 

A F R E , long dans bâfre , il bâfre ; bâfrer, 

A G N E , long dans il gâ^ne ; gagner. 

Aille, communément long , bataille , &c. excepté dans médaille % 
je détaille , fémaille , je travaille ; détailler , &c. 

A I L L o N , communément long , bâillon , &c. excepté dans mé" 
daiUon , bataillon ; nous détaillons , &c. 

A L E , long dans hâle , mâle , râle , /7<z/^ ; il râle ; r^/er , pâleur , 
hâlé. 

Ame, long dans âme , blâme , Brame , infâme ; il blâme y ilfe pâme', 
blâmer , fe pâmer ; ;20«^ aimâmes , & les autres, 

A M M E 5 long dans flamme , & oriflamme. 

A M N E , long dans /7 damne , i/ condamne ', damner , condamner. 

Ane, long dans crâne , /ej mânes. 

Anne, long dans /^ manne , iz/ze manne , -<4/zAze , Jeanne, 

A P E , long dans '-^/j^ , ri;7^r. 

Apre, long dans câpre. 

A Q u E , long dans Jaque ou Jaques , & dans Pâque, 

Are, long dans rare & rareté. 

A R R £ , long dans barre & barrer. 

A R R ï , long dans équârri , marri. 

A s E , toujours long , mais s'abrège lorfque le mot s'alonge : ainfl 
il eft long dans extâfe , mais bref dans il s'extafie. ^ 

A s s E , long dans bâjfe , câffe , chàffs de Saint , clâjfe , échâjje , 
;72i^ au jeu , 724^ , pâj[e , rii/è ; dans les adje^lifs féminins , bâJfe ^ 



GRAMMATICALE. xv 

grâjje , îâjfe ; dans ces verbes , // amâjfe , câfje ; compâjfe , enchâjfe , 
/7i//^ , sajfe y jurpâjfe , au fubjonftif : que j'aimâjje , que tu aimdjjes , 
qu'ils aimâjfent. 

A T E , long dans hâte , pâte ; i/ appâte , i/ démâte , // ^^r^ , i/ wzir^ ; 
& aux prétérits , vous aimâtes , va«^ chantâtes , &c. 

Ave, communément long , conclave , ëic. excepté dans cave , £)6?4- 
vf , rave , o/z ^^v£ , paver , ^i/ve. 

A V R E , toujours long , cadavre , havre , &c. 

§. 2. De l'A fiiivi d*une voyele, 

VA s'eft trouvé quelquefois fuivi d'un fécond A , mais de manière 
que les deux fe font confondus , & en ont produit un feul qui eft long ; 
ainfi autrefois on écrivoit aage ; aujourd'hui on prononce & on écrit 
âge. Mais dans les noms propres , tels que Aaron , on prononce chaque 
A séparément , de manière que le fécond eft p'us bref que le premier 
dans Aaron. Le premier pouroit être plus bref dans un nom dont le 
fécond devroit être long , comme Aas. 

VA joint avec VE en diphthongue , s'éclipfe de manière qu'on ne 
fait entendre que VE , & aujourd'hui communément on change cet jE 
en E fimple. Ainfi au lieu qu'autrefois on écrivoit VjEgypte & Vj^thio" 
pie , aujourd'hui on écrit comme on prononce , V Egypte , & l'Ethiopie , 
fans avoir égard à l'origine tirée du Latin , JEgyptus & jEthiopia, A 
peine conferve-t-on cet jE dans quelques noms rarement employés , 
tels que celui à'jEole , Roi des Vents , nommé en Latin jEoIus. 

Au contraire VA avant la voyele nafale EN ^ éclipfe VE de manière 
qu'on ne fait entendre que VA , fur qui l'on fait alors tomber le fon. 
nafal : ainfi on écrit Caen , pour conferver Tanciene forme de ce nom ;• 
mais on prononce Can : delà vient l'adjectif Caenois , que l'on pro- 
nonce Canois , ou même Canais. 

Lorfque VA eft fuivi d'un E fans former diphthongue , on met fur 
cet E un tréma ou un accent aigu : Ainfi on écrit Agla'é ou Aglaé , 
mais de manière que l'on prononce Aglaé , en faifant foner les deux 
voyeles séparément : de même dans Phaéton & Aérien : on préfère 
aujourd'hui communément l'accent aigu au tréma , pour mieux marquer 
la prononciation. 

L'A fe joint avec 1'/ en diphthongue , ou plutôt en faufîe diphthon- 
gue : car ces deux voyeles réunies , prenant alors le fon de Ve , il en 
réfulte qu'en écrivant deux voyeles , on n'en prononce réellement qu'une, 
qui n'eft ni l'une ni l'autre , mais qui emprunte le fon de Ve plus ou 
moins ouvert , & conséquemm^ent plus ou moins long , & quelquefois 
le fon même de l'^ fermé. 

Cette faufle diphthongue A I slIq fon de VE fermé , au préfent , y W ; 
au pafsé , je chantai; & au futur, je chanterai, &c. 

En tout autre cas elle a le fon de VE plus ou moins ouvert , plus ou 
moins long. Elle eft longue dans ces mots , ais , paix , plaie , chaife , 



xvj PRÉFACE 

caijje , & autres termlnaifons femblables , c'eft- à-dire , en aïs , aïx ^ ale^ 
aife , aijje. Voici les autres cas où elle eft longue , & fulceptible de 
l'accent circonflexe. 

Aine eft long dans chaîne , gaîne , haine ^je traîne ^ traîner , traînée, 
6ic. 11 eft bref dans graine , &c. 

Air, Aire, généralement long , & par cette raifon n'a pas befoin 
d'accent , la chair , une chaire , &c. 

Ait, a I t e , long dans il fait , il naît , il plaît , il repaît : & le 
faîte', mais il devient bref dans /iz>^ , au lieu qu'il demeure long dans 
plaire , naître , & repaître ; 6c il fe change en e muet dans je ferai , je 
feroisk 

AiTRE, toujours long, maître^ traître ^ &c. mais cependant s'abrège 
quand le mot s'alonge , maitrefj'e , traitrejfe , maitrife , &c. 

Au commencement des mots cette diphthongue eft communément 
brève , aide , aigle , &c. excepté dans aire & aife. 

Dans les terminaifons en ail , aille ou ailion , 1'/ ne fervant qu'à mouil- 
ler la lettre /, VA conferve Ton propre Ton bref dans ail , comme mail , 
travail , bref ou long comme on la vu dans les deux autres , médaille 6c 
bataille ; médaillon &C bâillon. 

La faufte diphthongue A I (e confond quelquefois avec Va fimple. Au 
lieu de douairière , quelques-uns difeht douariere , & au contraire glais , 
au lieu de glas. Mais le bon ufage eft pour douairière & glas, 

Lorlque VA eft fuivi d'un / fans former diphthojigue , on met fur cet / 
un tréma : Aïeul , Païen , Ifaïe, 

\JA fuivi d'un O eft éclipsé par 1*0 , qui feul fe prononce : Ainfi on 
écrit Aorijie , Août , Saône ; mais on prononce Orijle , Out , Sône, 

Au contraire , fuivi de la voyele nafale O N, il éclipfe VO , & prend 
lui-même le fon nafal. Ainfi on écrit Laon , faon , paon ; mais on pro- 
nonce Lan y fan , pan. L'O demeure éclipsé dans les dérivés : Laonois 
& paoneau ; on prononce Lanois , & paneau. 

VA fe joint avec VW en diphthongue , ou plutôt en faufle diphthon- 
gue , ces deux voyeles réunies prenant le fon de VO plus ou moins ou- 
vert , plus ou moins long. 

AU t^ long quand il eft fuivi d'une fvîlabe féminine ou muete : aube , 
auge s aune , autre , taupe , & autres. 11 eft long dans les monofyllabes 
ou dernières fyllabes , lorfqu'il eft fuivi d'une confone qui ne fe prononce 
pas , haut , chaux , chaud , faux , èchafaud ^ &c. Il eft bref dans Paul , 
où la confone fe prononce. Il eft bref quand il eft final : joyau , coteau , 
noyau , &c. Il eft douteux ou même bref quand il eft fuivi d'une fyllabe 
qui n'a pas V£ muet , aubade , audace , autone , auteur ^ augmenter , &c. 

Si l'y^ ne doit pas fe joindre avec r £7 qui le fuit , on met fur cet £/le 
tréma : Archélaus , Capharnaùm, 

VA fe joint encore avec l'i^grec , pris pour valeur de deux / : & alors 
il eft bref dans Je paye , tu payes , il paye ; Que je paye , que tu payes , 
au il paye. Il eft encore bref au pluriel à l'indicatif : Nous payons , vous 
wayei , ils payent* Mais au fubjonilif , il devient long dans les deux pre- 
mières 



. 



GRAMMATICALE. xvij 

mleres perfones , à caufe d'un troifieme / qui furvient : Afiji que nous 
payions ', que vous payie^ '. il redevient bref à la x.ïQ\Ç\QmQ;qu ils payent. On 
prononce donc à l'indicatif, pai-ions , pai-ie^, pai-ient : au fubjonélif , 
paii-ions , paii-ie^ , pai-ient. Mais c'elt abulivement qu'on mettroit un 
Y comme autrefois dans Baye , Claye , Etaye , & autres femblables , 
où on ne prononce qu'un feul /, qui fait diphthongue avec VA. On dcit 
donc écrire , Baie , Claie , Étaie , & ainfi des autres , excepté Paye 
& Payement. 

§. 3. De l'A fulvi des confones M 6» N. 

UA prend un fon nafal en fe joignant aux confones M Se N : Am- 
baffadeur , Ancêtres : mais il faut remarquer que pour exprimer ce fon 
nafal , on prend la lettre M avant le B , Ambaffade , Ambition ; avant 
le P , Amplifier , Amputer ; & avant le P H , Amphibologie & Amphi" 
théâtre. Avant les autres confones, il prend la lettre N , Ancêtres , Anche ^ 
Andouille , Anfratlusux , Ange , Anjou ^ AJikylôfe , A/ife , Antre, Anvers» 

Si la lettre M qû doublée ou fuivie de la lettre N, VA ne devient point 
nafal ; mais en confervant k fon fimple qui lui eft propre , il devient bref: 
Ammon , Amniftie. 

De même , fi la lettre A^eft doublée , VA ne devient point nafal ; mais 
il devient bref en confervant le fon qui lui efl propre : Annales , Annonce, 
Annulaire. 

Le fon nafal de VA fe confond avec le fon nafal de VE : Amhajfadeur , 
& Empereur ; Anche , ÔL Enchère : l'ufage & l'étymologie déterminent 
dans ces cas équivoques : nous y reviendrons en parlant de la lettre £. 

§. 4. De l'A employé dans les mots composés. 

Quand la lettre ^ entre dans la compofition des mots comme prépo- 
fition , elle a fouvent fait doubler la confone initiale du fimple : cet ufage 
nous eft venu du Latin : Ainfi on écrit , Accourir , accroître , annoter , 
apparoître , apporter , appofer , attirer ; parce qu'ils font composés de la 
prépofition à & des mots courir , croître , noter , paraître , porter , po^ 
fer , tirer ; ou plutôt parce qu'ils vienent du Latin , accurrere , accrefcere^ 
annotare , apparere , apportare y apponere , attrahere. Mais dans la pro- 
nonciation on néglige fouvent ce doublement ; delà vient qu'infenfible- 
ment l'ufage permet de le négliger en écrivant , fur-tout dans les mots 
purement François , tels que adoucir , amener , avilir , ou qui étant 
même dérivés du Latin , ont été tellement francisés , qu'ils ont même 
perdu la forme de leur étymologie : ainfi du Latin , Abbreviare , on a 
d'abord formé en François , Ahbrévier , & Abbréger ; mais on prononce 
Abréger , 6c aujourd'hui l'ufage permet de l'écrire ainfi. 

Ceci parok mériter quelque détail : mais j'avertis que je négligerai 
communément les dérivés, parce qu'ordinairement ils fuivent ieut 
racine* 



xviij 



PRÉFACE 



Lljle de mots ou le doublement j après la lettre A j vient 
de re'tymologie, 

Abbreviare , Abbréger, L'Académie écrit néanmoins Abréger. Elle écrit 

même aufli Abréviateur & Abréviation , quoique ces deux mots 

tienent plus immédiatement au Latin , Abbreviatio , Abbreviator. Ainfi 

la raifon d'étymologie ne doit pas toujours prévaloir fur l'ufage de la 

prononciation. 

Accedere , Accéder, -s On peut remarquer que dans ces mots , ce 

Accelerare , Accélérer. / n'eft pas un fimple doublement ; parce que 

Acceptare , Accepter. > le fécond C fe prononce autrement que le 

Accidens , Accident. N. premier , & par cette raifon il doit être con- 

Accipere , Accepter. -' fervé. 

Acclamatio , Acclamation. Ce mot eft plus Latin que François : on f 

prononce les deux C. 
Accommodare , Accommoder. -^ Dans tous ces mots on néglige , ou du 
Accredere , Accroire. / moins on fait peu fentir le doublement 
Accrefcere , Accroître. i du C ; & fi on y conferve les deux v n 
Accumulare , Accumuler, ç écrivant , c'eft à caufe de l'étymolo- 
Accurrere , Accourir. \ gie , que l'Académie a néanmoins né- 
Accufare , Accufer. J gl'gée dans Abréger & fes dérivés. 

Additio , Addition. Ce mot eft plus Latin que François , on y pronon- 
ce les deux D. * 
Affabilis, Afâble. -1 

Affeftare , Affeêier. f Ces mots font d'un ufage fi commun qu'on y 
AfFeftio , AffeBion. r fait peu fentir le doublement. 
Affigere , Afficher, j 

Affiliiire , Affilier. On y prononce les deux F, 
Affirmare , Affirmer. •\ 

Affligere , Affliger, t On y fait peu fentir le doublement. 
Affluere, Affluer. J 

Aggravare , Aggraver, On y fait peu fentir le doublement. 
Aggregare, Aggréger. L'Académie écrit Agréger , Agrégé ^ Agrégation^, 
AggreUor , Aggreffieur. L'Académie écrit Agrejfeur , Agrejjwn. 
AUaudare , Allouer. \ r\ r • r > ^ ^ ^^ 

Allegare , AlUgutr. 5 ^n y &t peu fennr le doublement. 

Allevare , Alléger. -^ 

Allicere , Allécher. ^ On y fait peu fentir le doublement. : 

Alligare, Allier. J 

AUufio , Allufion. Ce mot eft plus Latin que François : on y prononcé 
les deux L. ♦ - 

Anneftere , Annexer. '\ 

Annihilare , Annihiler. > On y prononce les deux N, 
Annotare , Annoter. J -* 

Annuntiare , Annoncer, On y fait peu fentir le doublement. 



GRAMMATICALE, xix 

Z""V, X^àr.] On y fah peu fe„<iHe doublement. 
Appellare , Appeller. L'Académie écrit Appeler, Appelant ^ Appelé i 
mais elle conlerve AppellatifSc Appellation ; parce que ces deux noms 
étant beaucoup plus rares , on y conlerve la prononciation des deux Z, 
ainfi que des deux P , dont le doublement eft négligé dans les trois pre- 
miers mots. 



Appendere , Appendre 
Appendix , 
Appetitus , Appétit, 



ice. > 



Appendix , Appendice. > On y fait peu fentir le doublement. 



Applaudere , 
Applicare , 
Apponere , 
Apportare , 
Appreciare , 
Apprehendere , 
Approbare , 



Applaudir, 

Appliquer» 

Appofer. 

Apporter, 

Apprécier. 

AppréhenderX 

Approuver. 



Plus ces mots font ufités , moins on y 
fait fentir le doublement. 



Appropinquare , Approcher. 

Approximatio , Approximation. On y prononce les deux P , parce qu'il 
eft moins ufité. 

Acquiefcere , Acquiefcer.l On y fait peu fentir le C, qui exprime le dou- 

Acquirere , Acquérir, j blement de la lettre Q. 

Arrogare , Arroger. On y fait peu fentir le doublement. 

AfTerere , AJJurer, 

A fie rvire , Affervir, 

Afleverare , AJJurer. 

Dans tous ces mots le doublement de la lettre 
S eft néceffaire en François , pour lui con- 
ferver fon articulation forte ; mais on la fait 
plus ou moins fentir , félon que ces mots 
font plus ou moins ufités. Ainfi on pronon- 
ce les deux 5 dans Affertion, 



AHidére , 


Afiéger. 


Afîidere , 


s Affeoir, 


Afliduus , 


AJJidu. 


Aflîgnare , 


AJfigner, , 


AŒlire , 


Ajaillir. \ 


Aflîmilare , 


AJJimiler. 


AiTiftere , 


AJfifter, 


Aflbciare , 


AJfocier, 


Aflumptio , 


, AJfomption, 


Attentio , 


Attention. "^ 


Attentare , 


Attenter. / 


Attenuare , 


Atténuer. 1 


Atteftari , 


Attefler. S. 


Attingere , 


Atteindre.^ 


Attrahere , 


Attirer, \ 



Le doublement fe fait plus ou moins fentir dans 
ces mots , félon qu'ils font plus ou moins ufi- 
tés : ainfi on prononce plus diftin6tement les 
deux T dans Attribut , Attribution , Attributif, 

Attribuere , Attribuer, 

De ce détail il réfulte i°, Qu'il eft difficile de donner des règles bien 
précifes fur ce doublement , qui dans la prononciation s'exprime plus ou 
moins , & que l'Académie même néglige de conferver dans certains 
mots : 2°, Que plus les mots font ufités , plus le doublement fe néglige 

cij 



XX PRÉFACE 

dans la prononciation : 3*^, Que quand on le néglige dans la prononcia- 
tion , on peut bien auffi le négliger en écrivant , comme i'Académie 
même le fait dans Abréviation , Agrégation , AgreJJion. 

Lifte de mots ou le doublement ^ n étant point exigé par 
tétymologie ^ eft négligé par i Académie» 

De Baifler , Abaijfer. *) On pouroit y joindre Abandonsr , que quel- 
Bâtard , Abâtardir, J ques-uns tirent de Bandon. 
Battre , Abattre. On peut remarquer que i'Académie écrit Abatage 
6l Abatis , avec un feul T , ce qui conduit à écrire également 
Abatcment , Abatures ÔC Abatte. 
Bête , Abêtir, 

Bon , Abonner & Abonnir ; ou Aboner & Abonir : car on n'y pro- 
nonce qu'une N, 
Bord , Aborder, -n 

Borner , Aborner. / Aînfi l'Académie ne conferve pas un feul 
Bauche , Aboucher, f doublement du B : cela montre ce que l'on 
Bout , Aboutir. Ç pouroit faire en pareil cas fur les autres 
Breuvage , Abreuver. V lettres. 
Brute , Abrutir, -J 

Dans ces trois mots , comme dans le fui- 
Cens , Acenfer. -p ^^j^^ ^ |g doublement eft négligé , parce 
Chaland , Achalander. > ^^'jj j^g p^^^ avoir lieu fans changer l'une 
Chemin , Acheminer. J ^^^ articulations. 
Chopper , Achoppement , ou Choper & Achopement : car on n'y 

prononce qu'un P. 
Donner , Adonner , ou Adoner : car on n'y prononce qu'une N. \ 
Dos , Adoffer. 1 

Doux , Adoucir. ( Ainfi l'Académie ne double point le D, Pour- 
Dreffer , AdreJJer. C quoi faudroit-il doubler la lettre S ? 
Droit , Adroit, j 

Genouil, Agenouiller, On ne pouroit pas doubler fans changer l'arti- 
culation du G. 
Grand , Agrandir, 
Gré , Agréer, 

Griffe , Agriffer, ou Grife & Agrifer : car on n'y prononce qu'une F, 
Guerre , Aguerrir. On n'y prononce qu'une R ; mais on en écrit 
deux pour marquer l'étymologie tirée de Guerre & non de 
Guérir. 
Guet , Aguets. Ainfi l'Académie ne double point le G. 
Heurter , Aheurter. On ne pouroit pas doubler la lettre H, 
Jour , Ajourner. "> r\ • 11111 t 

Jufte , Aiufier. S ^" "® pouroit pas doubler la lettre /. 

Largue , Alarguer. 
Ligne, Aligner. 



GRAMMATICALE. xxj 

De Loi , Aloi. ^ j - ^ 

Long , Âlonger. Pourquoi donc n'ecnrot-on pas Acourcir i 
Lourd , Alourdir. Pourquoi donc n'écriroit-on pas Apefantir ? 
Maigrir , Amaigrir, 



Mat, 

Meilleur , 
Mener , 
Menu , 
Meuble , 
Meute , 
Mince , 
Moindre 



Amatir, 

Améliorer, 

Amener. 

Amenuifer. 

Ameublir. 

Ameuter. 

Amincir. 

Amoindrir, 



Ces mots , & les quatre fuivans , montrent 
que l'Académie ne double point la lettre 
M. 



JVIol , Amollir , ou Amolir : car on n*y prononce qu'une X. 

Monceau , Amonceler, 

Mort , Amortir. 

Mu fer , Amufer. 

Néant , Anéantir.^ 

Noble , Anoblir. ^ Pourquoi donc écriroit-on AnnulUr ? 

Nuit , Anuiter. J 

Paix y Apaife, 



Percevoir , Apercevoir. 



Petit , 

Plan, 

Plat, 

Porte, 

Poflille 

Puf, 



Apetijfer. 

aplanir. 

j4platir, 

Apojler. 

Apofliller. 

Apurer. 



Voilà au moins huit P que TAcadémie ne 
double point : pourquoi donc doubîeroit» 
on les autres ? 



Ras , Arafer. Pourquoi donc n'écriroit-on pas Arondir ? &:c. 

Terme , Atermoyer, Pourquoi donc n'écriroit-on pas Atabler ? &c. 

Vache , Avachir, ^ ^^ ^^ ^^^^^^ .^^^^.^ ^^ François la lettre Vi 

Vemr , -^^^'^/^- f pourquoi donc doubler en écrivant tant d^au- 

Xrc* A- ^^' C très lettres qu'on ne double point eo pronon- 

Vir , Aviver, \ ^ 

Voifin , Avoifiner, -^ ^^"^ * 

De tant d'exemples ne pouroit-on donc pas conclure qu'il y a encore 

plufieurs mots où l'on pouroit négliger le doublement. 

Lijle de mots oh ^ d'après les exemples précédens j on pouroit 
négliger le doublement 



De 



Câble ; 
Col, 

Compagnie , 
Côte , 
Couche , 
Coude , 



Acâbler, 

Acoler. 

Acompagner, 

Acofler, 

Acoucher, 

s'Acouder, 



De 



Couple , 


Acoupler, 


Court , 


Acourir. 


Coutume , 


Acoutumer, 


Crédit , 


Acréditer, 


Croc , 


Acrocher, 


Croupe , 


Agroupir, 



tel] 

De 



• 

1 


PRÉFACE 




Cul, 


Aculer, 


De Parent; 


Aparemer, 


Fade, 


Afadir, 


Pair, 


Aparier, 


Faire , 


Afaïre. 


Pauvre , 


Apauvrir, 


Faim , 


Afamer, 


Pefant , 


Apefantir, 


Ferme , 


A fer mer. 


Point , 


Apointer, 


Ferme , 


Afermir, 


Prendre , 


A prendre. 


V"^ 


Afiler, 


Privé , 


Aprivoifer» 


Fin , 


Afiner. 


Profond , 


Aprofondir, 


Foible , 


Afoiblir, 


Propre , 


Aproprier. 


Fol, 


Afoler. 


Provifiort , 


Aprovifiom 


Fourche , 


Afourcher. 


Rang, 


Aranger, 


Franc , 


Âfranchir, 


Rive, 


Ariver. 


Fret , 


Afréter. 


Rond, 


Arondir, 


Friand , 


Afriander, 


Table , 


Aubier, 


Front , 


Afronter, 


Tendre , 


Atendrir, 


Fût , 


Afuter, 


Terre , 


Aterrer, 


Lait, 


Alaiter. 


Tiède, 


Atiédir, 


Lumière , 


Alumer, 


Trifte , 


Atrifler. 


Nul, 


Anuler, 


Troupe , 


Atrouper, 


Pareil , 


Apareiller, 







Si l'on compare cette Lifte avec la précédente , il ne fera peut-être 
pas facile de dilcemer pourquoi on retiendroit dans celle-ci un doublement 
que l'Académie même fupprime dans l'autre. L'Académie, en retranchant 
un2 partie de ces doublemens qui s'éteignent , femble nous inviter à fup- 
primer de même ceux que l'ufage éteint également dans la prononciation, 
en atendant qu'il les éteigne totalement dans l'Orthographe. On avoit 
•éteint les premiers avant que l'Académie ratifiât cette extin^lion dans fon 
Diftionaire ; elle femble par-là témoigner qu'elle approuve cette nouvele 
Orthographe , & que comme elle en a ratifié le commencement , elle en 
ratifiera de même les progrès. 

Article II. De la Lettre B. 

La Lettre B fe prononce toujours de la même manière , quand on 
doit la prononcer. Quelques-uns fuppofent qu'elle fe confond quelquefois 
avec le P , comme fi Obtenir devoit fe prononcer Optenir ; mais c'efi une 
altération que rien n'exige. Dans quelques Provinces on confond auffi le 
B avec le Vé , ou V confone. Ainfi pour dire Boire , les uns difent 
J^oire , tandis que les autres difent Poire, Ces deux prononciations font 
également vicieufes. 

Lorfque le B fe trouve doublé au milieu des mots , il arive fouvent 
qu'on n'en prononce qu'un , comme on vient de le voir dans Abbrégé ^ 
d'où Ton a formé Abrégé , parce qu'on n'y prononce qu'un B. Plus les 
mots font ufités , plus ces doublemens incommodes fe négligent ; on vient 
d'en voir une multitude d'exemples dans les mots composés de la lettre A. 



GRAMMATICALE, xxiij 

Il en eft de même des mots iimples : Ainfi pour conferver l'étymologie, 
on écrit Abbé , Abbeffe, Abbaye ; mais on prononce , Abé, Abejfe , Abéïe ^ 
parce que ces mots lont devenus parmi nous très-tréquens : au contraire , 
dans Abbatial i qui eft plus rare , & qui vient encore plus immédiate- 
ment du Latin , Abbatialis , on fait fentir les deux B. 

Comme félon l'étymologie on a dû écrire en Latin Obmittere , on a 
aufli écrit en François Obmettre : mais la prononciation s'el^ adoucie dans 
les deux Langues , de manière qu'on a écrit en Latin Omittsre j Ôc qu'en 
François on écrit de même Omettre , fans B, 

Lorfque le B fe trouve à la fin des mots , on le prononce dans les noms 
propres , Jacob , Rahab : mais dans les autres mots , l'ufage varie, 
Ainfi dans Plomb , on ne le fait pas fentir : on prononce Pion : cepen- 
dant on le conferve en écrivant , parce qu'il vient du Latin Plumbum ; 
& parce qu'il fert à former les dérivés , Plomber , Plomberie , Plombier , 
Plombagine ou Mine de plomb. 

Quelques-uns prétendent qu'il en eft de même du mot Rumb , dérivé 
du Latin Rumbus , en parlant du vent ; & il peut fe faire que parmi 
ceux qui fe fervent fouvent d5 ce mot , on prononce Ron ', mais entrç 
ceux qui s'en fervent rarement , l'ufage eft d'y faire fentir le B, L'Aca- 
démie avertit qu'on prononce Romb. 

Le B fe joint avec les lettres L &L R , & il y conferve fon articu- 
lation naturele , foit au commencement des mots , Blâmer , Braver î 
foit au milieu , sabler , sabrer. 

Article III. Z>e la Lettre C. 

La Lettre C exprime deux articulations différentes. Devant les voyeles 
A y O, 17 , elle fe prononce comme le K; ainfi on dit: Cabaret^ 
Colonne , Cuve, Devant les voyeles £ , /, Z, elle fe prononce comm^ 
la lettre S ; ainfi on dit : Céfure , Ciment , Cycle, 

Pour lui donner devant les voyeles A, O, Uy l'articulation de \^ 
lettre S , on met defTous une queue que l'on nomme cédille : ainfi on 
écrit , il s'avança , il façona , // reçut. Mais on retranche cette cédiJle, 
quand le C fe trouve fuivi des voyeles £ , 1 : ainfi quoiqu'on écrive , 
il plaça , il reçut , néanmoins il faut écrire , placer & recevoir , fan* 
cédille. 

Le C a pris la place du K , dans Kalenda , d'où on a fait en Latin 
même Calenda , & en François , Calendes. 

Le C , qui eft la troifieme Lettre de l'Alphabet des Latins , vient 
du Gamma , qui eft la troifieme lettre de l'Alphabet des Grecs ; celui- 
ci vient du Ghimel , qui eft la troifieme lettre de l'Alphabet des Hé- 
breux ; & de cette origine le C a conferve quelque affinité avec le G. 

Il fe confond avec le G , en Latin dans Gaïus , d'où on a formé 
Caïus ; & au contraire en François dans Claude , que l'on prononce abu- 
sivement Glaude , d'où l'on a formé par corruption Glaudon &i Gaudon, 

De même au milieu des mots le C fe confond avec le G , de ma- 



xxiv PRÉFACE 

niere que du Latin Cicada , on a fait en François Cigale ; de Ciconia ,' 
eft venu Cigogne ; l'Académie l'écrit ainfi : 6c de Cicuta , on a formé 
Cigué : mais on conferve cependant Cicutaire ; parce que ce mot eft 
plus rare. De Secundus , on a tiré Second ; & on Técrit ainfi à caufe de 
l'étymologie ; mais on prononce Segond. 

Le C fe confond avec le Q , en forte que du mafculin Public, on forme 
le féminin Publique : du Latm Africa ^ on forme en François , Afrique ; 
mais de ce fubftantif on forme enfuite l'adje^^if Africain , où le C repa- 
roît ; parce que dans cet adie6lif il s'apuie fur 1'/^ , au lieu que dans le 
fubftantif il ne pouroit s'apuier fur fon E muet , fans perdre fa forme. 

Le C fe confond également avec la lettre S , en forte que de Souris fe 
forme Souricière. 

Devant la voyele / , le C fe confond avec le T , en forte qu'en Latin 
même on écrit Nuntius , & Nuncius , d'oli eft venu en François Nonce. 
De Pœnitentia , on a fait en François , Pénitence , & Pénitencier. Mais 
l'Académie conferve Pénitentiaux &L Pénitentiel, avec un T , parce que 
ces mots beaucoup plus rares font moins dérivés du François , Pénitence, 
que du Latin , Pœnitentiale , Pœnitentiales. 

Le C doublé au milieu des mots , devant les voyeles , A , O , 17 , fe 
double plus ou moins dans la prononciation , félon que les mots font plus 
ou moins ufités. Ainfi on apuie fur ce doublement dans Acca Laurentia : 
mais il s'afoiblit & s'éteint dans Accabler , Accommoder , Accufer. On le 
conlerve néanmoins dans l'Orthographe de ces deux derniers mots , parce 
qu'ils vienent du Latin Accommodare , Accufare ; mais il femble qu'on 
pouroit le négliger dans Accabler , Accoler , Accojlcr , &c. comme ve- 
nant immédiatement du François , Câble , Col , Côte , autrefois Cofte. 

On conferve ce doublement dans la prononciation même devant les 
voyeles E ^ I ^ parce qu'alors le premier C fe prononce comme le /C , & 
le fécond comme la lettre 5. Ainfi on dit & en écrit , Acception & Acci- 
dent , qui vienent l'un & l'autre du Latin. Mais du François Cens , on 
forme Acenfer , fans doublement. 

Le C tient aufli lieu de la lettre Q , lorfqu'on veut la doubler : ainfi on 
dit en Latin , Acquiefcere , Acquirere ; & delà en François , Acquiefcer , 
Acquérir : mais le grand ufage de ces mots fait qu'en François on iaiffe 
éteindre ce doublement dans la prononciation. 

Le C au commencement & au milieu des mots , fe joint avec les 
lettres L, M, N , R, T. Claquer , Craquer ; Bâcler , Sacrer ; Affener : 
& en Latin , Cneus , Acmon , Acné. Dans tous ces mots il conferve 
la prononciation forte du K, Il s'afoiblit devant la lettre L dans Ecloga ^ 
d'où l'on a fait en François , Eglogue ; l'Académie l'écrit ainfi. De Claf- 
Jîcum , on a fait en François , (xlas : c'eft ainfi que l'Académie l'écrit. 

Le C conferve fa force' devant la lettre //, dans les mots peu ufités 
qui nous vienent du Latin , ou du Grec , ou de l'Hébreu , comme dans 
Chaos , Chélidoine , Chiromancie , Chorévêque , Chus , Chylbfe. La 
même articulation C H retient encore toute fa force devant les confo- 
nes I , R^ f , comme dans Chloris , Chrême , Autochthone. 

L'articulation 



GRAMMATICALE, xxv 

L'articulation forte C , ou C // , pouroit auffi fe joindre avec la lettre 
S ; mais alors les deux articulations réunies forment la lettre X. Ainû au 
lieu de Arphacfad , on écrit Arphaxad, De même on trouve Achfapk & 
Axaph : Ceft le même nom. 

L'articulation CH (e trouve encore jointe au Z dans Achiib Se 
Achiiba : & elle y conferve fa force. 

Mais elle s'afoiblit devant les voyeles dans les noms fort ufités : 
Chaleur , Chemin , Chicane , Chofe , Chute , Chyle. Delà il eft arivé qua 
pour lui conferver fa force devant les voyeles , A , O ^ on fupprime 
quelquefois la lettre H^ en négligeant l'étymologie ; ainfi on trouve 
Mécanique pour Méchanique , & Metempfycofe pour Métempfy chofe. L'A- 
cadémie approuve même cette Orthographe , en facrifiant la raifon d'éty- 
mologie à l'ufage de la prononciation. Mais elle a néanmoins conferve 
Chalaflique , CJialcite , Chalcographe , Chalibé , Chaos , Chorégraphie , 
Chorévêque , Chorion , Chorijîe , Chorographie , Chorographique , Cho- 
roïde , Ôcc. en avertiifant feulement qu'on n'y prononce point la lettre 
Ht c'eil-à-dire , qu'on y prononce C A & C , quoiqu'on y conferve 
l'afpiration à caufe de l'étymologie. 

Le C ou C H fe fait fentir en confervant toute fa force dans les 
monofyllabes ôi.dans les mots peu ufités : Bac , Bec , Cric-crac , Tic & 
Tac , Broc , Choc , Duc , Stuc , Baruch , Maroc , Syndic , Echec , 
Biffac, Mais il s'éteint & fe perd dans les mots qui devienent d'un grand 
ufage , comme dans Almanach , Cotignac , Eflomack , Tabac , Caudc' 
bec , Cric , inftrument , Croc : ceux qui fe fervent peu de ces mots y 
font fentir le C j mais ceux qui les rép>etent fouvent , le négligent ; on dit 
communément un Almana , des Almanas , du Taba , d'où l'on a for- 
mé Tabatière fans C : & l'Académie a pris foin de remarquer qu'on 
prononce Cri & Cro. On fait néanmoins fentir le C dans Croc-en-jambe , 
& quand on dit , Cela fait croc fous la dent. 

Le CT (q prononce dans TaEl , Exaâ , Afpeé? , AbjeSi , CorreSt , 
Direcl , Infe^l , SujpeEt , Dif-riEl : il s'éteint dans les mots d'un fréquent 
ufage, comme Contraél & Refpcci : l'Académie écrit même Contrat ^ 
fans C. Mais ces deux articulations C T reprenent toute leur force dans 
les dérivés , ContraEler , refpeBer , &c. 

. Quelquefois ce CT final s'apuie far un e muet , non feulement dans 
les noms féminins , Cataracte ik Épa6le ; Pandeties & Vindi6ie , mais 
dans les noms mêmes mafculins , Acîe , PaEle , Architecte , Dialecte , 
InfeEle ; & pour les deux genres dans l'adjeftif Compacte , d'où il arive 
qi'.e les voyeles , ^ , £ , / , demeurent brèves au pluriel comme au fm- 
gulier , au lieu qu'elles devienent longues dans les mots où ces deux 
articulations ne font pas fuivies de \E muet , Contrats , RefpeÛs. 

Le C final fe change non feulement en Q , en paffantdù mafculin au 
féminin , Public , Publique; m»ais encore en C H , Sec , Sèche. On écrit 
auiïi Grec , Grecque , en réunifiant le C avec le Q pour former un dou- 
blement : mais ce doublement efl inutile , puifqu'on ne le prononce pas, 
ëc qu'il n'efl point fondé fur l'étymologie ; Gracus , Grœca. 

d 



xxvj PREFACE 

Article IV. De la Lettre D. 

Le D conferve toujours au commencement des mots l'articulation qm 
lui eft propre , foit avant les voyeles , foit avant la conlbne R , à laquelle 
il peut fe joindre. Dame , Dcmoifcllc , Diftionaire , DoBeur , Droiture , 
Dureté. 

De même au milieu des mots : ainfi on dit , Adapter ^ Adepte , Adl'* 
peux , Adoration , Adreffe , Adultère, 

Autrefois on difoit , Addreffer , Addoucir y &c. mais nous avons vu 
que l'Académie a fupprimé ce doublement en écrivant , AdreJJer , Adou" 
cir , &c. On le conferve néanmoins dans Addition & Reddition ; non 
feulement parce qu'ils vienent du Latin y Additio & Redditio ; mais en- 
core plus parce que , fi on n'y mettoit qu'un feul D, ils ofFriroient un fens 
tout différent : Adition , avec un feul , vient du Latin Aditio , & fignifie 
Entrée , arivée ; de même , Rédition fembleroit venir du Latin Reditio , 
qui fignifie Retour. 

Dans les mots qui devierient d'un grand ufage , on fupprimé quelque- 
fois le D devant les confones. Ainfi du Latin , Adventus , Si Advocatus^ 
on a fait en François , Avent & Avocat. Du mot ancien , Adjourner , on 
a fait Ajourner. Ceux qui emploient fréquemment Adjuger Sl Admodier^ 
prononcent ces deux mots fans D ; & l'Académie qui conferve Adjuger^ 
écrit Amodier , Amodiateur , Amodiation. On varie fur Adjoint : ceux à 
qui ce mot efl familier , prononcent AJoint : ceux qui le difent plus rare- 
ment , prononcent Adjoint, & l'Académie l'écrit ainfi. On a conlërvé Ad' 
verfe , vraifemblablement parce que le mot Averfe , foit qu'on le prene du 
Latin Averfus , ou du François même Verfe , offre un fens tout différent. 

Le i^ , à la fin des mots , fe conferve & fe prononce dans les noms pro- 
pres , Galaad , Lamed , David , Nemrod , Abiud , &c. Dans la plu- 
part des autres mots , ou on ne le prononce pas , ou on le prononce en T 
devant les voyeles & devant les H non afpirées. 

On ne le prononce pas dans Laid , Grand , Chaud , Bled y Pied , Ré* 
vérend , Nid , froid , Fond, il Abfoud ^ Talud : l'Académie écrit même 
Talus : & de quelque façon qu'on l'écrive , on prononce Talu. 

Mais de ce même mot Talud ou Talus , on forme le Verbe Taluter , 
en changeant le D ou VS en T. Du mot Bled , fe forme Bléer , en fup- 
primant le I? ; & l'Académie même écrit Blé fans D. Elle conferve le D 
dans Pied : on le prononce même en T , en difant de pied en cap ; 6c on 
le change en T dans Piéter , Piétiner , Piéton. 

Devant les voyeles , le D final imite le T : c'eft ainfi qu'on le prononce 
dans ces expreffions , un grand Empereur ; il fait chaud aujourd'hui ; il 
a fait hier un froid extrême: de même devant une H non afpirée , un 
grand homme. On prononce , Repond-il , comme Dit-il^ Mais en écri- 
vant , on conferve dans tous ces mots le D. 

Le D final qui ne fe prononce point , reprend fa valeur lorfqu'il cefTe 
d'être final : Ainfi de Grand on forme Grande ^ Grandeur ^ Grandir ^ &c. 



GRAMMATICALE. xxvij 

Cependant Nud & Crud^ ont au féminin Nue & Crue : mais le D repa- 
roit danv Nudité & Crudité. C'eft pourquoi on peut le conferver dans les 
mots primitifs , lors même qu'il ne s'y prononce pas. Au refte ce £> doit 
absolument être conlervé dans Grand , parce qu'il fe prononce au moins 
devant les voyeles : mais comme en ce cas même il ne fe prononce pas 
dans Nud & Crud , on pouroit l'y lupprimer. 

Mais lors même que le D fe prononce en T, on ne doit pas écrire un 
T , parce que ce D reparoît dans les dérivés : ainfi ce feroit abufivement 
que dans Courtaud , Crapaud , Echafaud ., on changeroit \q D en T , 
parce que , quoiqu'il s'y prononce ainfi devant les voyeles , cependant 
on dit , Courtaude , Crapaudine , Échafaudage , &c. 

Le D néanmoins s'eft changé en J dans Tadjedlif ^^r^, d'où l'on a 
formé Vert : l'Académie l'écrit ainfi : au féminin Verte : quoique le D 
reparoifle dans Verdâtre , Verdeur , Verdir , Verdoyer , Verdure. 

Article V» De la Lettre E, 

La Voyele E n'exige pas moins de détail que la Voyele As 
elle a même encore plus de variétés. 

§. I. Du [on plus ou moins ouvert^ bref ou long y muet ou fermé ^ 
de la Lettre E. 

La lettre E efl celle dont le fon varie davantage dans notre Langue : 
L'^" eft non feulement plus ou moins ouvert , & conséquemment long ou 
hrefy comme les autres voyeles ; mais il eft encore , ce que les Gram- 
mairiens appeient , mua ou fermé. Il eft long & très-ouvert dans Béte ; 
bref & moins ouvert dans Bétail : fermé dans Abbé, muet dans Homme: 
toujours bref quand il eft muet , comme dans Devoir ; long ou bref 
quand il eft fermé, bref dans Créer -^ long dans il crée. 

VE muet fe nomme féminin , parce qu'en Poéfie c'eft celui qui ter- 
mine les Vers féminins . c'eft- à-dire , ceux dont la rime eft afoibiie par 
cet E qui demeure muet , comme on le voit dans ces deux Vers : 

Dieu fait , quand il lui plaît , faire éclater fa gloire , 
Et fon peuple eft toujours préfent à fa mémoire. 

Les trois autres E font appelés mafculins , uniquement par oppofition 
à VE féminin. 

L'£ muet ou féminin ne commence jamais un mot ; fouvent il fe 
trouve à la fin , quelquefois au milieu ; & jamais on ne lui donne d'accent. 

Rarement on foufre au milieu des mots VE féminin ou muet dans deux 
fyllabes consécutives ; jamais on ne foufre deux fyllabes féminines à la 
fin d'un mot. Ainfi VE muet de la pénultième mafculine , fe change ea 
E mafculin devant une pénultième féminine. UE pénultième eft muet 
ou féminin dans Mener ; mais il devient ouvert ou mafculin dans il 
mené , au fmgulier ^ & au pluriel ils mènent ', il redevient muet dans 

dij 



xxviîj P R E FA CE 

il menoit , il mena ; mais il redevient ouvert dans rantépénultieme dtf 
il mènera , il mémroit , parce qu'alors la pénultième efl féminine. En 
devenant ouvert , il prend un accent fur Tantépénultieme ; il pouroit fe 
prendre auffi fur la pénultième , mais ce feroit fans néc^ffité ; parcç 
qu'alors on le prononce toujours ouvert , il mené , qu'il mené , fans 
qu'il foit befoirE d'en avertir par un accent. 

On foufre deux £ muets & même trois dans quelques Verbes com- 
posés. Ainfi de Tenir , on forme Retenir & Entretenir : Venir produit 
de même Devenir , Revenir , Redevenir. 

L'£ muet fe change en E fermé devant le pronom yV tranfposé. Ainfî 
quoiqu'on dife , J'aime , Je chante , fi l'on tranfpofe le pronom , cet E 
muet fe prononce fermé , & prend l'accent , Aimé- je ; Chanté' je. 

L'£ muet final rend quelquefois longue la pénultième qui étoit brève, 
& change alors fon accent. Ainfi VE eft ouvert & bref dans la pénul- 
tième de Blafphémer ; mais il efi: long dans Blafphême , dans il blafphéme , 
au finguHer ; & au pluriel , ils blafphément : il redevient bref dans il 
blafphemoit , il blafphéma ; il redevient long dans il blafphcmera , il 
hlaJj>hêmeroit. Il eft long dans la pénultième à' Extrême ; bref dans l'an- 
tépénultième d'Extrémité , long dans l'antépénultième d'Extrêmement, 
Il eft long dans Mêler , il mêle , il mêlait , il mêla , il mêlera , il mê- 
lerait ; mais il eft bref dans Mélange, 

L'E fermé eft long devant un E m.uet , Armée , Pensée , il crée ; 
& dans les adjeftifs féminins àe/irée , &c. Mais il eft bref devant les autres 
voyeles : // créa , il créait ; & devant un E fermé , ou fuivi d'une con- 
fone : CwV , Créer. 

Il eft encore long avant le G , Collège , Privilège , Siège ; & avant 
VJ confone , comme on l'a vu dans Aimè-je , Chanté-je. 

Les E ouverts varient beaucoup plus : voici ceux qui étant longs font 
fufceptibles de l'accent circonflexe. 

E c H E , eft long dans Bêche , Griêche , Lèche , Pêche , fruit ; Pêche , 
aftion de pêcher , Rcvêche : il dépêche , il empêche , il prêche j & de 
même dans Dépêcher , Empêcher , Prêcher. 

E F E , ou E F F E , eft long : Grêfe , terme de Jardinage ; Greffe , 
terme de Palais , Coêfe ou Coêffe. C'eft abufivement qu'on y double la 
lettre F , dont on ne fait pas fentir le doublement. 

Efle, ou Effle, long dans Nèfle , ou abufivement Nêffle, 

E I L , ou E 1 L L E , ouvert & bref dans Soleil , Somcil & Abeille ; 
long & fermé dans Vieil homme , Vieille femme , Vieillard , Vieilleffe. 

E L E , long dans Frêle , Grêle , Pêle-mêle , Poêle , Zèle : Il bêle , il 
fêle , il mêle , & dans leurs Verbes , Bêler , Fêler , Mêler. 

E M E , comxmunément long , Baptême , Blafphême , Chrême , Diadème, 
&c, il eft bref dans Crème , Deuxième , Troifeme , & autres noms ordi- 
naux , & dans Je feme , tu femes , il feme. Celui-ci vient de r£ muet 
dans Semer. Quant à ceux qui vienent du Grec , plufieurs devroient être 
brefs , ^comme venant d'un E bref en Grec & en Latin. Ainfi du mot 
Latin j Anathcma , oii la pénultiem.e eft brève , comme dans le Grec , 



GRAMMATICALE, xxîx 

on devrolt écrire & prononcer , Anathcme , bref. Mais la difficulté de 
diftinguer ceux qui font brefs d'avec ceux qui font longs, fait que commu- 
nément on les prononce tous également longs : Ainfi on dit , Anathcme , 
comme Diadème , quoique, lelon l'étymoiogie , le premier foit bref, tan- 
dis que le fécond eft long. 

E N E , communément long , AUne , Arme , Cêne^^ Chêne , &c. U eft 
tref dans Ebene & Phénomène. On le fait long dans les noms propres , 
Athènes , Dioxines , Mécène , Origines , &c. quoique dans plufieurs il 
dût être bref relativement à l'étymoiogie. Ainfi les noms de Diogeius & 
é'Origenes ayant la pénultième brève en Grec & en Latin, devroient 
l'avoir également brève en François ; & en eflet Tufage eu. de n'y point 
mettre l'accent circonflexe , qui par cette raifon ne leur convient pas. 

E P E , toujours long , Crêpe , Guêpe. 

E P R E , long dans Vêpres. 

E Q u E , long dans Evêque & Archevêque, 

ERjErc, Erd, Ert, long quand ils terminent la phrafe , ou 
un de fes membres , ou un VerSj Fer , Clerc ^ Verd , Defert. Mais lorf- 
qu'ils font fuivis d'un autre mot , VE s'afoiblit jufqu'à devenir douteux , 
ou même bref: Un fer acéré ; un Clerc tonfuré ; un Verd démet ; un 
Defert afreux. 

Ere, long dans Chimère , & au pluriel du prétérit indéfini : Us alle^ 
rem ; ils parlèrent. 

Erre, toujours long , Guerre , Tonnerre. 

Es, toujours long , Abfcès , Accès , Après. 

E s E , toujours long , Alêfe , Antithêfe , Catachrêfe , Dioccfe , &c. 
Il y a cependant quelques-uns de ces mots où , félon l'étymoiogie , VE 
devroit être bref, tels que Antithêfe ^ Genefe. 

Esse, long dans Abbejfe , Cejfe , CompreJJe , Confejfe , Exprejfe , 
LeJJe , Prejfe , Profejfe ; on s'empreffe ; il profeffe : 6c de même dans 
Csjler , ConfcJJer , s'EmprêJjèr , Prêjjer , Profêjer. 

Est, long , // eft. 

E T , long dans Acquêt , Apprêt , Arrêt , Benêt , Forêt , Genêt , In» 
térêt , Prêt , Protêt , Têt. Tous ces mots s'écrivoient autrefois par Est. 

Eté, long dans Arbalète , Arrête , Bête , Boête , Conquête , Crète , 
Enquête , Fête , Quête , Requête , Tête. Les autres font communément 
réputés brefs , quoique l'on pût en excepter du moins ceux qui par leur 
étymoîogie devroient être longs , tels qoe Athlète , Comète , Poète , Pro- 
phète, Le mot Honête efl lono[ après fon fubftantif : Un homme honète : 
mais avant il devient bref : Un honete homme ; & dans ce cas il doit 
perdre l'accent qui n'y eft mis que pour le rendre long. Vous êtes , dans 
la Poéfie , eft long ou bref au gré du Poète. Dans l'ufage commun il eft 
bref. 

Etre, long dans Ancêtre , Champêtre , Chevêtre , Être , Fenêtre , 
Guêtre , Hêtre , Prêtre , Salpêtre : Je me dépêtre : & delà , fe dépêtrer. 

E T s , toujours long , en forte que dans les noms mêmes dont la finale 
efl brève au iinguiier , elle devient longue au pluriel : Sujet , Sujets, 



XXX PRÉFACE 

Eve, long dans Grève , Trêve ; il rêve ; & delà River. 
Je reviens fur les noms en E m E , E s E , Eté, qui peuvent être 
longs ou brefs , félon leur étymologie tirée du Latin ou du Grec. 



Ujle de mots en 
ou 



Abjlemius , 
Apechema , 
Apoftema , 
Baptifma , 
Biremis , 
Blafphemîa , 
Chrifma , 
Diadema , 
Dilemma , 
Emhlcma , 
Emhymcma. , 
Bpicherema , 
Extremus , 
Lemmu , 
Nicodemus , 
Poéma , 
Polyphemus , 
Probkma , 
S al gemma , 



E /o/z^. 



E M E j ozi E M M E j ^wi peuvent être longs 
brefs ^ Jelon leur étymologie. 



Abftême. 

Apechême. 

Apoftême. 

Baptême. 

Birême. 

Blafphême. 

Chrême. 

Diadème, 

Dilemme. 

Emblème. 

Enthymême. 

Epichérême. 

Extrême. 

Lêmme. 

Nicodême. 

Poème. 

Polyphême. 

Problême. 

Sel gemme. 



Stratagema , 
Supremus , 
Syftema , 
Tenefmus , 
Theorema , 
Triremîs - 



Ânathema , 
j4po!^ema , 
Thema , 



E ^r^/. 



Stratagème. 

Suprême. 

Syftême. 

Tenême. 

Théorème. 

Trirème. 



Anatheme. 
Apozeme. 
Thème. 



Nota. Dans le mot Femme , dérivé 
du Latin Femîna , VE fe pronon- 
ce comme VA , mais il prend le 
fon foible de VA bref: on pro- 
nonce donc Femme , comme 
Gamme & Lame , où VA eft ré- 
puté bref en comparaifon de 
Flamme & Ame , où il eft long. 



Lifte de mots en 



n E s E qui peuvent être longs ou brefs 
Jelon leur étymologie. 



Antîchrejis , 
Catachrejii , 
Diaphorefîs , 
Diaporejîs , 
Diœcejîs , 
Lczfus , 
Megalejium ; 
Peloponnefus , 
Synderefis , 

E 
Antïthefis , 



/o/z^. 

Antichrêfe. 

Catachrèfe. 

Diaphorèfc. 

Diaporêfe. 

Diocêfe. 

Lêfe. 

Megalêfe. 

Peloponnêfe. 

Syndérêfe. 
bref. 

Antithefe. 



Apothejîs , 
Diathejîs , 
Diejïs , 
Ephefus , 
Genejis , 
Hypothejîs i 
Metathejîs , 
Nemefis , 
Parcenefis , 
Parenthejls , 
Proflhaphxrejls , 



Apothefe. 

Diathefe. 

Diefe. 

Ephefe. 

Genefe. 

Hypothefe. 

Métathefe. 

Nemefe. 

Parénefe. 

Parenthefe. 

Profthaphérefe 



* On trouve auffi en François Proflaphêrefe , fans A après le ^ : mais on 
voit ici que l'étymologie exige cette ^, quoiqu'on ne la prononce pas. 



GRAMMATICALE. xxxj 

Lljlc de mots ^72 Ete qui peuvent être longs ou brefs ^ 
félon leur étymoLogie, 

E bref. 
Agonotheta , Agonothete. 

Athlotheta , Athlothete. 

Interpres , etis , Interprète. 

* Nota. Dans la plupart de ces mots 
François , V£ eft réputé bref; & 
cependant on voit que félon leur 
étymologie , il doit être long. 



Amuletiim , 
Anachoreta , 
Athleta , 
Comna , 
Diœta , 
Planeta , 

Propheta , 
Proxeneta , 
Rubeta , 



Amulete. 

Anachorète. 

Athlète. 

Comète. 

Diète. 

Planète , 

Poète. 

Prophète. 

Proxénète. 

Rubête. * 



§. 2. /?^ /'E y«ivi ^'tf/ie voyele ou d'une diphthon^ue, 

VE fuivi de VA fe prononce fermé & bref, comme dans Éaque ^ 
(^acus j, Rhéa 3 il agréa , il créa. Suivi de la diphthongue AI , W fe 
prononce fermé & bref dans l'agréai j il s'éclipfe dans Geai , qui fe pro- 
nonce lai. Suivi de la voyele nafale AN , il i'e prononce fermé &: bref 
dans Géant , & Géante ; il s'éclipfe dans /^<2;z & Jeanne ; on prononce 
/^/7 & /d/z^. Suivi de la diphthongue A U ^\\(q prononce fermé & bref 
dans Eduje , ( nom de ville), fléau , préau ; il s'éclipfe dans Eau , que 
l'on prononce ô ; & dans toutes les autres terminaifons en eau , que Ton 
prononce o bref , Agneau , Bandeau , Carreau , Drapeau , &c. 

L'£ fuivi d'un fécond E fe prononce fermé , foit que ce fécond E foit 
muet , comme dans il agrée , il crée ; foit qu'il foit également fermé , 
comme dans Agréé , Créé; 6c quelquefois ces deux E termes font fuivis 
d'un troifieme qui eft muet , Agréée , Créée , &c. 

L'£ fuivi d'un / , avec lequel il forme diphthongue , ou du moins 
faufle diphthongue , abforbe communément VI , &. fe prononce en E 
ouvert ÔC bref. Peine , Veine , Pleine : il eft long dans Reine 6l Reitre, 
Suivi de la voyele nafale iiV, il s'éclipfe , & ne laifle entendre que 1'/ 
nafal : DejJ'ein fe prononce comme DeJJin , quoique ce foient deux mots 
difFérens ; & on prononce de même Frein , Sem , Plein , de manière que 
dans cet adjeâiif au mafcuHn c'eft VI qui domine , Plein ; ÔC au féminin 
c'eft VE , Pleine. 

VE fuivi d'un / qui ne forme pas diphthongue , fe prononce fermé & 
bref , & Ton met fur VI le tréma : Obéir , Obéïjfance. On peut même fe 
difpenfer d'y mettre le tréma ; parce que le feul accent qui eft fur VE , 
avertit qu'il fe prononce séparément. 

L'£ fuivi de VO , fe prononce fermé dans Gédéon , Siméon , Léon : il 
s'éclipfe après le G dans Bourgeon , Dongeon , Efcourgcon , Efturgeon , 
Pigeon i Plongeon , Sauvageon , Surgeon : la dernière fyllabe de tous ces 
mots fe prononce jfj/î. De même dans Abrégeait, Alongeoit, AJJiégeoit, &c. 



xxxi) PRÉFACE 

VÈ fuivî de la voyele U , formant diphthongue , produit avec elle un 
fon foible & bref dans £u , nom d'une ville de Normandie ', mais ce fon 
devient long & plus fort dans £i/A; , pluriel du pronom //, & dans les 
noms commençant par Eu , tels que Eucharijîie , Euchologe , Eunuque^ 
Euphrate , Europe , Euterpe. Il ell: bref au lingulier Veuf', long au plu- 
riel Veufs. Bref dans les noms en Eu IL , Deuil , Seuil ^ &c. Bref dans 
Gueule y Seule , Aïeule , Filleule ; mais long dans Meule & Vcùle. Bref 
dans Jeune , long dans Jeûne. Bref au fingulier dans Odeur , long au 
pluriel , fans néanmoins changer le fon , Odeurs : bref dans U majeure 
part , mais long en difant : Cette fille cfi majeure : & néanmoins le Ton 
efl encore le même. Long , mais avec un fon différent , dans Précieux & 
Precieufe. Bref dans il peut : long dans il veut. Bref dans Émeute 6c 
Épreuve , & jufques dans Couleuvre , mais long dans Feutre 6c Neutre. 

h'E fuivi d'un U, fans former diphthongue, fe prononce fermé, 
comme dans quelques noms empruntés des Latins , tels que Cnéus, Pèléus. 
Il s'éteint dans le participe Eu , que l'on prononce U. Delà vient que 
dans le participe de Voir , autrefois Veu &. Veue , on a fupprimé cet e ; 
& d'abord on y a fubftitué l'accent circonflexe, Vuèl Vue : mais au- 
jourd'hui l'Académie l'écrit fans accent aux deux genres. Il faut cepen- 
dant obferver que cet u bref au mafculin , Vu , devient long au féminin 
Vue , qui par cette raifon mériteroit de conferver le circonflexe : ce 
que l'on peut dire également du fubftantif , Vue , qui a la même origine 
& la même prononciation. 

VE fuivi de VF , pris pour valeur de deux / _, abforbe le premier /, 
& ne laide entendre que le fécond : Pleyon , fe prononce P lé-ion : ëc 
cet £ eft bref. 

§. 3. De /'E fuivi des confines M 6* N. 

L'-E fuivi des confones Aï &C N , conferve fon propre fon à la fin 
de ces deux mots , Jérufalem 6i Examen, 

Mais au commencement & au milieu des mots , VE , en fe joignant 
à ces deux confones , prend un fon nafal : Embûche , Enceinte ; & ce 
fon nafal eft ervtiérement fembhbie à celui de la voyele A , en fem- 
blable pofition : Ambaffadeur , Ancêtres. Il en réfulte que ces deux 
voyeles prenent également l'A/ avant le 5 , Embaler , Embarquer ; avant 
le P , Empaler , Empâter ; & avant le P H , Emphafe , Empkyteofe : 
avant les autres confones , VE comme VA , prend la lettre N , Enca^ 
qucr , Encenfer , Enchaîner , Endéter , Enfanter , Engager , Engendrer^ 
Enhardir ," Enjamber , Enlever , Emmener , Ennoblir , Enquérir , jE/î- 
Jeigner , Entamer , Envoyer. ' 

Il y a feulement cette différence que l'y^ fuivi de deux Af ou de deux 
iV , cefle d'être nafal , Ammener , Ammonceler ; on prononce & on 
écrit , Amener , Amonceler ; & quoiqu'on écrive Annoncer , on pronon- 
ce Anoncer, Mais l'f en pareil cas conferve le fon nafal , Emmener , 
Ennoblir. On a prétendu qu'il falloit prononcer & même écrire Anoblir : 
mais l'Académie conferve les deux exprefTions , Anoblir 6c Ennoblir ; & 

perfone 



GRAMMATICALE, xxxlij 

perfone ne refiifera de convenir que du moins le fon nafal fe fait fentir 
dans Ejinui & Ennuyer. Il ne s'éteint que dans le leul mot Ennemi 
où l'on double abufivement la lettre /V, pullqu'il ny en a qu'une en Latin 
dans Inimicus , & qu'en François on n'en prononce qu'une , Encmi, 

Il s'agit maintenant d'examiner quelle diflindtion on peut faire entre ÏA 
nafal AM , ou AN ,6lVE nafal E M , eu E N. 

Lijle de quelques mots écrits par A M ou E M nafal. 



A M. 

àAmbdfcîator, 

àCAmbiguus, 

dAmhitio. 

dAmbanum, 

dAnibulans, 

E M. 

Emballer, àeBalle. 

de Barque, 



Embaras , 

Embâter , 
Embaucher, 
Embaumer , 
Embcguiner , 
Embélir , 
Emboucher , 
Embourer , 
Embrocher , 



de Bore, 
de Bat. 
de Bauche, 
de Baume, 
de Béguin, 
de Bel. 
de Bouche, 
de Boure, 
de Broche, 



Ambaffade , 
Ambigu , 
Ambition , 
Ambre , 
Ambulant , 

Embaler , ou 
Embarquer , 

Sans qu'il foit néceffaire d'aller plus loin , on apperçoit que nos A M 
vienent communément du Latin ou du Grec , & que la plupart de nos 
E M vienent de la prépofition E N , changeant A" en A/ , à caufe du B 
ou du P. Nous avons cependant quelques E M qui vienent du Latin ou 
du Grec E M , tels que EmbUmt , Emphafe ; & quelques-uns du Latin 
/A/, tels que ceux-ci : Impedire , Empêcher ; Içiperator , Empereur; 
Imperium , Empire ; Implere , Emplir. Sur quoi il faut remarquer qu'on 
reprend néanmoins 1'/, ôdns Impérial & Impérieux ; & que communé- 
ment VI Aï du Latin fe conferve en François ; Imbécille , Imbibé , Imbu , 
Impair , Impatient , Impie , &c. 

il en eil de même de nos AN ou EN, comme on va le voir. 

LiJIe de quelques mots écrits par i\. N ou EN nafaL 

Ancêtres , ùAnteceffores, 

Ancien , dAntè , d'où Antius, 

Anciles , dAncilia. 

Ancre , dAncora. 

Anfra6lueux , dAnfraEiuofus^ 

Ange , d' Angélus. 

Angle , d'Angulus, 

Sans entrer dans un plus grand détail , on voit que les AN ^ comme les 
A M , vienent communément du Latin ou du Grec ; furquoi il ùui ce- 
pendant obferver que quelques-unes de ces A^ du Latin , vienent du 
Gamma des Grecs , qui devant un fécond Gamma , & devant un Kappa 
ou un Chi , fe prononcent comme l'A^ des Latins , c'efl-à-dire , donnent 



Encadrer , 


de Cadre, 


Encager , 


de CagC'^ 


EncaiiTer , 


de Caijfe. 


Encaquer , 


de Caque. 


Encaver , 


de Cave. 


Enceindre , 


de Ceindre, 


Enchaîner , 


de Chaîne, 


Enchanter , 


de Chant, 



xxxîv PREFACE 

à la voyele précédente le fon naial qu'on exprime en Latin & en Fran- 
çois par la lettre N. Du reil:e les £ A% comn-ie les EM^ vienent en 
François de la prépofition EN, qui dérive de la prépolition Latine 
I N , en forte qu'ici même nous retrouvons encore IN des Latins 
changé en EN, & nous voyons encore le même changement dans 
Jncenfum , Encens ; Infans , Entant ; Infcrl , Enters ; Integer , Entier ; 
Jnter , Entre ; Intrare , Entrer ; Invidia , Envie. Mais on reprend 1'/ 
dans Infanal , Intègre , Intégrité , 6c communément l'i A^ des Latins 
le confer v^e en François : Incapacité , Incarnation , Incendie , Incertain^ 
Incident , &c. 

Mais ce qui eft plus difficile à diflinguer , ce font nos terminaifons par 
j4 N T &C EN T. En général on peut oble ver i*, que tous nos parti- 
cipes au préfent aftif fe terminent par A NT , loit qu'ils vienent du 
Latin A N S o\x EN S. Ainii comme on dit Aimant , du Latin Amans, 
on dit également , Tenant , du Latin Tenens ; & de même de Faciens , 
Faifant ; de Sentiens , Sentant. 2*, Que les (libilantifs & les adverbes 
terminés en E NT , s'expriment ainii tous par un E \ quoique cet ^ 
y ait le Ton nafal de VA. 3', Qu'on exprime de même par E , tous les 
iubilantifs en M E N T qui vienent du Latin M E N t u M , mais de ma- 
nière que cet £ prend en François le Ton del'y^: Firmamentum , Fir- 
mament ; Monumentum , Monument , Veflimentum , Vêtement. 4"^, Qu'on 
exprime de même par E tous les autres dérivés du François en MENT y 
quoiqu'ils ne vienent pas du Latin : Abaiffement , Abandonemcnt , Aba- 
tement , &c. toujours en donnant à cet E nafal le fon de \ A nafaL 
Il rerte donc à examiner comment on pouroit dirtinguer les fubftantifs 
ou adjeélifs en A N T ow E NT, 

LiJIe de noms fubjîantifs ou adjectifs terminés ^n A N T 

OU JL iN i . 

A N T. E N T. 

Abforbant , Abforbcns. ( 11 ny a point de noms terminés en 
Convaincant , Convincens, B E N T.) 

Fabricant , Fabricans. Accent , Accentus. 

Mordicant , Mordicans, Adjacent , Adjacens, 

Prédicant , Pradicans, Adolefcent , Adolefccns. 

Suffocant , Su foc ans. Cent , Centum, 

Commençant , de Commencer. L^écent , Decens. 

Commerçant , de Commercer. Indécent , Jndecens, 

Perçant , de Percer, Innocent , Innocens, 

Récent , Recens. 

On peut ici remarquer que ces noms en B A N T , C A N T, Ç A S T ^ 

dérivent des participes , dont ils fuivent la forme en A N T , foit qu'ils 
vienent du Latin Ans ou E n s ; au lieu que les noms en Ent, font 
des fubftantifs ou adjeétifs , qui vienent du Laxm E N s , E N T U hi ^ 
E N T u s ; ainfi ils confervent VE de leur étymologie , quoique dans la 
prononciation on lui donne le fon de VA. 



GRAMMATICALE. 



XXXV 



Abondant , 
Afcendant , 
Cédant , 
Concordant , 



N T. 

Ahundans, 
Aj'ccndtns. 
Cedens. 
Concordans. 



Condefcendant , de Condefcendre. 
Contendant , Contendens. 



Correfpondant , 
Dépendant , 
Excédant , 
Fendant , 
Fondant , 
Indépendant , 
Intendant , 
Mordant , 
Pendant , 
Prétendant , 
Répondant , 
Tranfcendant , 



de Correrpondre. 

Dcpendens, 

Excedens, 

Fïndens, 

Fundens. 

Jndependens, 

Intcr.dens, 

Mordens, 

Pendens. 

Pretendens. 

Rifpondens. 

Tranfcendens, 



E N T. 

Accident , Accidens. 
Ardent , Ardens, 
Dent , Dens. 

Évident , Evidens» 
Imprudent , Imprudens, 
Impudent , Jmpudens, 
Incident , In ci dens. 
Occident , Occidens, 
Précédent , Prœcedcns, 
Préfident , Prszfidens, 
Prudent , Priidens, 
Réfident , Rejîdens, 
Trident , Tridcns. 

Les noms en E n t font plus ra- 
res que les noms en A n t; parce 
que les noms en ^ ;v r vienent des 
participes , & de ceux-là même qui 
en Latin font en E n s. 



On voit encore ici que les noms en A N T vienent communément des 
participes , dont ils fuivent la forme ; au%eu que les noms en E n T , font 
des fubf^antifs ou adjectifs qui, venant du Latin E N S , confervent 1'^ de 
leur étymologie , quoiqu'on le prononce en A. 

Je crois qu'il feroit inutile de pouffer ce détail plus loin : ces exemples 
peuvent fuffire pour montrer que dans ces deux terminaifons A n T ÔC 
E N T t qui ont le même fon dans la prononciation , il n'y a que l'éty- 
mologie qui détermine pour VA ou pour 1'^ : d'où Ton peut conclure 
que pour bien fuivre l'Orthographe , il faut au moins favoir la formation 
des noms François & leur dérivation des mots Latins. 

Remarques fur les pluriels en E N T dans les Verhes, 

La terminaifon en E N T dans les Verbes demeure muete ; mais de 
manière que fi cette terminaifon eft fuivie d'une voyele, on fait alors foner 
le r. Ainfi on prononce également , // aime 6c ils aiment : mais on fait 
foner le T lorfqu'on dit , Ils aiment à chanter. 

A l'imparfait la terminaifon E N T demeure également mnete ; m.ais 
elle rend longue la diphthongue précédente qui eft brève au finguîier; & 
fi cette terminaifon pluiiele eft fuivie d'une voyele , on y fait foner le T : 
// aimoit , ils aimaient : ils aimaient à chanter. 

§. 4. De /'E ouvert ou muet dans les premières fyllahes des mots. 

VE à la tête des mots fe prononce néceiïairement : mais au lieu qu'à 
la fin des mots , lorfqu'il n'eft pas muet , il eft fermé , au commencement 
il eft ouvert , & communément avec un fon foible : on trouve l'un ô< 

eij 



xxxvj PRÉ FA C E 

l'autre dans ebarhi ^ ébauché ^ éboulé y &c. Lorfqu^il eft fuivî d'un dou- 
blement de confones , il tonne fyllabe avec la première des deux , Ecclé- 
Jîaftique y Efefiif, Ellipje , Emmanuel , Enneagone , Eppïn2,en , Errata , 
E'Ifence , Etternach. Il le joint auflï avec l'une des deux confcnes fuivan- 
tes dans Ecdémique , Elbœuf ^ Ergot , Efcalade , & beaucoup d'autres 
femblables , où il conferve le Ton ouvert & foibîe. Mais il a le ion ouvert 
ôc fort dans être , & il varie beaucoup dans ce verbe ; car il commence 
de s'afoiblir dans Vous êtes ; il eft Ibible dans fêtais , tu étais y il était % 
nous étions , vous étie^ , ils étaient : & il efl fermé au commencement 
comme à la fin dans Tai été , j'avais été , &c. 

Quand il efl précédé d'une ou deux confones , on le trouve égale- 
ment ouvert ou muet : l'ufage varie beaucoup fur cela : effayons de dé- 
couvrir ce qui en décide. 

JjiJIe de quelques mots ou /'E j dans la première fyllabe ^ efl 
ouvert ou muet felcn t Académie^ 



E ouvert. 


E mue 


Béat, Beatus. 


Beau. 


Béatitude , Beatitudo, 


Beauté. 


Bécabunga , Plante. 


Becune , Poiflbn. 


Bécare , de Bé. 


# Bedaine , Panfe. 


Bécaffe, Oifeau. 


Bedeau. 


Bégayer. 


Bedon , Tambour. 


Béguin. 


Belandre. 


Béguine. 


Belette. 


Béjaune. 


Bélier. 


Bêler , de Bééhr. 


Bélître. 


Bémol, de Bé, 


Benêt. 


Bénédiftion , BenediSiio^ 


Benoît , Benediêtus, 


Bénéfice , Beneficium. 


Benoîte , Benediâa, 


Bénévole , Benevalus. 


Beril, Beryllus. 


Bénignité , Benignitas, 


Beface. 


Bénir , Benedicere, 


Befaigre. 


Béquille. 


Befaigue. 


Bérénice , Bérénice» 


Befant. 


Bétail. 


Befet. 


Bête. 


Befi. 


Bêtife. 


Beficles. 


Bétoine , Betonica, 


Befogne. 


Béton. 


Befoin. 


Bétyle. 


Bétel. 


Bévue. 


Bezeftan. 



Bézoard. 

Dans ces exemples , on voit que VE (e prononce ouvert ; i*, dans les 
noms qui vienent du Latin , tels que Béat , Béatitude , BénédiBion ^ 



GRAMMATICALE, xxxvlj 

Bénéfice. iP , dans ceux qui font empruntés du Grec , tels que Béchique ; 
3^, dans les noms propres , tels que Bérénice : & qu'il eft muet, i', dans 
ceux qui ne tirent leur origine ni du Latin , ni du Grec , tels que 
Bélier , Beface , Befogne , Bejoin ; 2*, dans ceux qui , quoique dérivés du 
Latin ou du Grec , lont devenus d'i:n grand ulage , tels que Benoît , 
Beril; 3", dans ceux qui font d'un ufage trivial , Bedaine , Belltre , Be- 
Jicles. L'expérience confirme que c'eft en effet communément de l'ufage 
plus ou moins fréquent des mots que dépend le Ton ouvert ou muet 
de Ve : enforte que le même mot fera prononcé avec un e muet par 
ceux qui fe fervent fréquemment de ce mot , tandis qu'il fera prononcé 
avec un e ouvert par ceux qui font moins d'uiage de ce mot : tel eft 
le mot Beril y que l'Académie écrit fans accent , & que d'autres écrivent 
avec accent Béril , parce qu'ils le regardent comine ci*un ufage moins 
commun , & qu'il vient du Latin BeryUus, 

Ce que nous venons d'obferver fur la fyllabe B E , c{k également 
applicable aux autres iyllabes composées d'une confone & d'une voyele : 
il faut feulement excepter les mots composés des particules D E &c RE, 

La particule Z> £ , en compofition , prend l'accent aigie , & VE s'y 
prononce ouvert , foit que ce D E viene du Latin , foit qu'il n'en viens 
pas : Exemples : Débâcler , Déballer , Débander , Débarbouiller , Di" 
barder , Débarquer , Débarajfer , Débârer , Débâter , Débatre , Débau- 
zher , Décacheter , Dédaigner , Défâcher , Dégager , Déhâler , Déjeter , 
Ddabrer , Démailloter , Dénater , Dépaqueter , Déraciner , Défabufer i 
ici il faut remarquer que la lettre S qui intervient pour éviter le confîiâ 
des deux voyeles , fe prononce comme Z ; mais que fi le mot fuivant 
doit commencer par une 5 , on la double pour lui conferver fa force , 
& ÏE s'apuiant alors fur cette première S , fe met fans accent , quoiqu'on 
le prononce ouvert , Dejfaifir , Dejfaler , Defsécher , &c. Ainfi le DE 
en compofition a toujours Ve ouvert. 

Mais le /? £ , en compofition , varie : il a VE tantôt ouvert , tantôt 
fermé , & tantôt muet. EiTayons de découvrir d'où vient cette variété. 

L'£ eft fermé avant les voyeles : Réaéîion , Réaggrave , Réajournc 
ment , Réajfignation , Réédification , Réimpofition , RéimpreJJion , Rein" 
tégrande , Reitération , Réordination , Réunion. 

La difficulté fe réduit donc aux cas très-fréquens de VE fuivi d'une 
confone. Voyons-en quelques exemples. 

Lijîe de quelques mots où /'E de la particule R E j^ prononce 
ouverte ou demeure muet félon ^ Académie, 

E muet» £ ouvert. 

Rebaptifans , de Baptifer, Récalcitrer , du Latin Recaîcîtrare. 

Rebâtir , de Bâtir. Récapituler , du Latin Capitulare» 

Rebatre , de Batre. Rechaper , du François Échaper. 

Rebondir , de Bondir. Réchaufer, du François Échaufer, 

Reborder , de Border, Récidiver , du Latin Recidivus. 



xxxviij P R 

Reboucher , de Boucher. 
Rebraffer , de Braffer. 
Rebroder , de Broder. 
Receler , de Celer. 
Recenfer , de Cenfer. 
Rechanger , de Changer, 
Recharger , de Charger. 
Rechailer , de Chajfer. 
Réchauffer , de Chaujfer. 
Rechercher , de Chercher. 
Rechoir > de Choir. 
Reclure , du Latin Redudere, 
Recogner , de Cogner. 
•Recommander , de Commander, 
Recompofer , de Composer. 
B.ecompter , de Compte 
Reconduire , de Conduire. 
Reconoître , de Connaître. 
Reconquérir , de Conquérir. 
Recoquiller , de Coquille, 
Recoudre , de Coudre. 
Recouper , de Couper. 
Recourber , de Courber. 
Recourir , de Courir. 
Recouvrer , du Latin Recuperare, 
B-ecouvrir , de Couvrir. 
Recroître , de Croître. 
Pecueillir , de Cueillir, 
Recuire , de Cuire. 
Reculer , de Culée, 



É FA C E 

Réclamer , du Latin Reclamare. 
Récolliger , du Latin Recolligere, 
Récolter , du Latin Recolligere. 
RécompenCer , du François Compenfer. 
Réconcilier , du Latin Reconciliare. 
Reconduction , du Lat. Reconduàio^ 
Réconforter , du Latin Confortan. 
Réconftitution , du Lat. Reconjlitutio. 
Réconveiltion , du Lat. Rcconventio. 
Récréer , du Latin Recreare. 
Récrier , du François Ecrier. 
Récriminer , du Lat. Rccriminare, 
Récrire , du François Écrire. 
. Récupérer , du Latin Recuperare. 
Récufer , du Latin Recufare. 



Sans qu*il foit nécefTaire d'aller plus 
loin , on voit i*, que le plus grand 
nombre des mors ainfi composés , 
prend 1'^ muet ; 2', que la plupart dé 
ces mots qui ont VE muet , dérivent 
immédiatem.ent du François ; 3*, que 
ceux qui dérivent plus imm.édiatement 
du Latin , ont communém.ent Y E ou- 
vert comme en Latin ; 4®, que quel- 
ques-uns de ceux qui ont VE ainfi ou- 
vert , vienent de certains mots Fran- 
çois qui commencent par un ^ ; 5^, 
que quelquefois un verbe peut avoir 
VE muet . comme étant dérivé du 



muet , comme étant 
François , Reconduire de Conduire , 
tandis que Ton fubftantif aura VE ouvert , comme étant dérivé du Latm , 
Reconduction , de Reconduélio. 

Ainfi en deux mots , VE ouvert, dans la particule RE , nous vient des 
Latins ; VE muet , dans cette particule , eft propre au François, & s'ata« 
che aux mots qui font dérivés plus particulièrement du François. 

Article VI. De la Lettre F. 

La lettre /"conferve toujours au commencement des mots Tarticulation 
qui lui eft propre, foit avant une voyele , foit avant une confone , telle 
que L Si R. Ainfi on dit : Fable , Fève , File , Fleuve , Force , France , 
Fuite. 

Au millieu des mots les Latins doubloient cette lettre dans les com- 
posés , ^ffi^^^^ j Efficere , Sufficere : Delà eft venu en François , Jffe- 
âion , Effectifs Suffire : m^iïs dans les mots d'un fréquent ufage , on 



G RA M MA T 1 CA L E. xxxîx 

ne prononce point ce doublement : ainfi on dit Sujïre , Sufifant ; fi l'on 
ne dit pas éfeàTif, au moins on dit Éfet & éfets , lors même qu'en écrivant 
on conlerve ce doublement , effet , effets , à caufe de l'étymologie. On 
a admis ce doublement jufques dans les mots qui ne venoient pas du 
Latin, comme dans Jffaire : mais ce m.ct cft devenu fi commun qu'on 
prononce j4faire ; & pourquoi ne l'écriroit on pas ainfi ? puifque dans 
ce mot le doublement n'eft apuié ni iur l'étymologie ni iur la pronon- 
ciation. 

A la fin des mots , la lettre F fe fait communément fentir : Bref ^ 
Chef, Fief, Grief, Nef, Relief, Cerf, Nerf, Serf, fignifiant efciave ; 
JBœuf, Œuf, Neuf, Veuf, Amf , Canif, Datif, Efquif, If, Juif ^ 
Motif , Suif, Tarif On le néglige cependant dans Clef , que l'on pro- 
nonce Clé , même devant les voyeles ; la clî à la main ; ce qui pouroit 
donner lieu de l'écrire ainfi , fi l'on ne vouloit conferver dans Clef, le 
veûige de fon étymologie , tirée du Latin Clavis , dont on a changé ÏV 
en /', & VA en £. ^ 

Car la lettre F ayant affinité avec l'/^confone , fe confond avec lui , 
de manière qu'en François, du mafculin Neuf, fe forme le féminin 
Neuve ; ^ du nom de nombre cardinal Neuf, le nom de nombre ordinal 
Neuvième» 

Autrefois on difoit Baillif, d'où s'efl: formé le féminin BailUve : mais 
l'ufage a prévalu de dire Bailli fans F & delà , Bailliage. L'Académie 
s'eil: déterminée pour Bailli Tans F; mais dans l'impreiiion de fon Di- 
étionaire , on a îaifsé ce mot au rang que lui donnoit cette F, c'e(l-à- 
dire , après Bailliage. 

On a quelquefois voulu confondre la lettre F avec le Phi des Grecs ; 
c'eft ainfi que quelques-uns ont écrit Filofophle & Fifique ; mais c'efl 
trop s'écarter des étymologies, fur-tout lorique rien n'y oblige; car rien 
n'empêche d'écrire Philofopliie & Phyfique. De quelque manière qu'on 
écrive ces mots , ils ont la même prononciation , & alors on doit pré- 
férer l'Orthographe fondée fur l'étymologie. 

Par un abus tout opposé , on a quelquefois employé le Phi des Grecs 
dans des noms Barbares , qui n'ayant aucun raport aux Grecs , devroient 
être écrits par une fimple F. C'eft ainfi que 1 on écrit Pharnmond pour 
Faramond ; & en Latin Arnulphus pour Arnulfus ; d'où l'on a fait en 
François fucceffivement Arnoulf, Arnoul & Amou. De même Marcul- 
phus pour Marculfus , d'où en François , Marcoulf, Marcoul &C Marcou, 
De même encore Theodulphus pour Iheodulfus ; d'où en François ^ 
Thioulf , Thioul, Thiou. 

Article VII. De la Lettre G. 

I ■ Le G varie comme le C, avec lequel il a beaucoup d'affinité. De mêm.e 
\e C {q prononce fort dans Calote , Colonne & Cuve , mais s'aioihlit dans 
Céfure , Ciment , Cycle : de même le G fe prononce fort dans Gabele , 
Gobelet , Guttural , s'afoiblit dans Gelée , Gibier , Gymnafe j c'efl-à- 



xl PRÉFACE 

dire , qu'avant ces trois voyeles , £ , /, Z, il prend Tarticulation de 
notre / confona. Pour lui rendre avant \E & 1'/ i'a prononciation torte, 
on infère un U entre ce G & la voyele : Guerre , Guichet. 11 eft peut- 
être affez Tingulier que nous ne mettions jamais cet U entre !e G & VV, 
quoique félon l'étymologie il dût y être. Car félon la prononciation des 
Grecs , on devroit dire Guymnafe ; parce qu'il eft formé du Latin Gym- 
nafiim , où le G fe prononce foible comme IV confone ; nous avons 
imité les Latins , & nous avons écrit 6c prononcé Gymnafe. C'eft ainll 
que nous avons emprunté des Latins la manière d'écrire <Sc de prononcer 
la plupart des mots qui venant des Grecs , ont un G avant E , /, Y, 

Lorfqu'on veut afoiblir le G avant les voyeles , A , O , £7, on met 
un E entre le G & ces voyeles : Ainfi du Verbe Manger , fe forme 
au préfent , nous mangeons ; à l'imparfait , je mangeois ; au parfait , je 
mangeai: & du Verbe Gager, fe forme le fubflantif, G^^^^^re , que 
l'on prononce Gajure , de même que je manjai , je manjois , nous man- 
jons. 

Le G conferve fon articulation forte avant les confones L Se R : 
Ghace & Grâce, & même avant la lettre A^, au commencement des 
mots qui nous vienent des Grecs : Gnomon , Gnoflique, 

Mais il s'afoiblit au milieu des mots avant cette confone A/, à laquelle 
il donne une articulation mouillée , comme dans Agneau , Règne , 
Signal. 

il conferve fon articulation forte avant la lettre H , foit au commen- 
cement des mots , foit au milieu , Ghifteri , Malpighi» 

A la tin des mots , le G fe prononce dans les noms propres, Agag ^ 
Doég , Magog , Sarug : dans les mots communs ëc d'un fréquent ufage , 
on ne le prononce pas ; rang , fang , étang , long , fe prononcent fans 
g : fi cependant ces mots , long , rang , fang , fe trouvent fuivis d'une 
voyele , ou de la lettre H non afpirce , on y prononce le G , mais 
comme i\ c'étoit un K ; c'efl ainfi qu'on dit : Wn fang épais ; un rang 
élevé ; un long hiver, L'Académie obferve que même en ce cas on ne 
prononce point le G dans Etang. 

Le G fe trouve fuivi d'un T dans le mot Vingt , & on ne prononce 
m l'un ni l'autre devant les confones , Vingt perfones ; vingt femmes : 
devant les voyeles & devant la lettre H non afpirée , on prononce le 
T , mais le G demeure muet : Vingt hommes ; vingt animaux. On n'y 
conferve donc le G , qu'à caufe de l'étymologie de ce mot , qui vient 
du Latin Viginti , quoiqu'il fe foit éloigné de fa forme primitive. 

Article VIII. Ds la Lettre H. 

La lettre H n'eft qu'une fimple afpiration , qui au commencement 
des nvots conferve ou perd fa force dans notre Langue , félon que ces 
mots font plus ou moin* ufités. On peut en juger par les exemple; 
fuivans. 

H afpirée. 



G RA M M A T ÎC A LE. 



xlj 



H afpirée» 
Ha ! interjeâion. 



H non afpirée. 

Habile. 

Habiller. 

Habit. 

Habiter. 

Habitude. 

Hagiographe. 

Haleine. 

Hameçon, 

Harmonie. 

Sans aller plus loin , on voit que 
la lettre H perd ion afpiration dans 
les mots les plus communs , tels que 
l'habileté , l'habit , l'habitation , 
l'habitude , l'haleine , l'hameçon , 
l'harmonie ; & dans Hagiographe , 
quoique moins ufité , l'afpiration 
fe perd ; c'eft peut-être précisément 
parce qu'étant moins ufité , ceux 
qui Te fervent de ce mot , oublient , 
ou peut-être même ignorent , qu'il 
devroit conferver l'on alpiration. 

Si au contraire la lettre H confer- 
ve fon afpiration dans des mots fort 
ufités , tels que la Haie , la Haine^ 
la Hrdle , le Hameau , le Haquet , 
le Hareng , c'eft peut-être parce 
que ce font de petits mots , tels que 
Haie , Halle , ou parce qu'on les 
confondroit avec d'autres , comme 
Haine avec yline , ou parce qu'il 
en naîtroit une équivoque ; car fi 
l'on difoit l'hameau , il l'embleroit 
que la première lyllabe feroit l'arti- 
cle d'un ajLure mot , tel que la Meau: 
cette équivoque eft réellement ari- 

vée dans quelques mots , tels que ApuUa^ qui devroit s'appeler rjpouiUe, 

& qu'on nomme la Fouille. 

On évite donc cette équivoque dans les noms commençans par H y 

en confervant l'afpiration , le Hameau , la Haquenée , & autres fem- 

blables. 

Il n'eft guère poffible de donner d'autres raifons de la différence qui 

fe trouve entre les mots qui confervent l'afpiration & ceux qui la perdent. 
L'Académie obferye que la lettre H ne s'afpire point au commenc«- 



xlîj PREFACE 

rnent de la plupart des mots qui vienent du Latin , & qui dans le Latin 
ont une H initiale , comme Habile , habituel , hebcté , hérédité , héritier j 
heure y hijioire , homme , honête , honeur , humai a y humble^ &c. Mais 
elle avoue qu'il taut en excepter, Haleter ^ hargne , harpie ^ hennir, 
hergne , héros , &c. en forte q'.ron ne peut rendre railon de cette excep- 
tion , qu'en difant que la plupart de ces derniers mots Ibnt moins ufités 
que les premiers. Quant au mot héros , qui eft le plus fréquent de ces der- 
niers , il y en a une raifon particulière ; c'elt qu'au pluriel on confondroit 
les héros avec les :(^éros : & ce motif eft d'autant plus vraifemblable , 
qu'en effet au féminin héroïne , 6c dans l'adjectif héroïque , où cette fâ- 
cheufe équivoque ne peut plus avoir lieu , on néglige l'afpiration ; en 
forte qu'on dit le héros & l'héroïne , & l'héroïque confiance. 

L'Acidémie ajoute que la lettre H n'a aucun fon dans certains mots 
François , qui prenent ce caraélere , quoiqu'il ne foit pas dans le Latin 
d'où ils vienent : Ainfi elle ne fe prononce point dans ces mots Huile , 
Huis , HuiJJier , Huître , &c. D'où l'on pouroit conclure que ce n'efî 
point l'étymologie Latine qui détermine l'ufage de cette lettre en François , 
puifque nous la mettons à des mots où les Latins ne la mettent point , & 
que nous ne la prononçons pas dans des mots où ils la mettent. 

L'Académie obferve encore , qu'au contraire, la lettre //s'afpire dans 
les autres mots qui vienent des mots Latins fans H, comme dans ces 
mots , Hache , Haut , Hériffon , Huit , Hupe. Ce qui montre encore 
que ce n'ed point le Latin qui en décide. 

Enfin l'Académie ajoute que dans tous les mots qui ne vienent point 
du Latin , la lettre H au commencement s'afpire , comme dans HabUr , 
haie , haïr , haie , hallebarde , hunap , hanche , hanter , haper , haran- 
gue , hardi , haricot , ha^^ard , hâter , hdtif, honte , &c. Ce qui achevé 
de montrer que ce n'eft point du Latin que nous avons pris cette afpira- 
tion , puifque nous la donnons à nombre de mots qui n'en vienent point , 
& qu'au contraire nous l'ôtons à ceux à qui ils f avoient donnée. 

Cette afpiration paroît donc avoir été originairement plus Françoife 
que Latine ; & il eft vraifemblable que nos Ancêtres la faifoient fentir 
dans la plupart des mots où elle s'eit éteinte ; delà vient fans doute qu'on 
la trouve au commencement de tant de mots où elle ne fe prononce pas , 
& où cependant l'étymologie Latine ne la mettoit pas : car puifque les 
Latins ne l'y mettoient pas, ce font donc nos pères qui l'y ont mife ; & 
fi elle s'y eli éteinte comme dans beaucoup d'autres où les Latins la met- 
toient, c'efl: que notre Langue s'efl adoucie. En donnant dans ce Diélio- 
naire , fous la lettre H , tous les mots commençans par cette lettre, on 
aura foin de diflinguer ceux où cette lettre s'afpire ; & pour cela ils feront 
précédés de ces deux virgules réunies (") qui forment ce que les Impri- 
meurs appelent un guillemet. 

Mais il faut obferver qu'il y a encore aujourd'hui des mots fur lefquels 
l'ufage ed partagé : le peuple dit du fromage d'Hollande , & dans le 
fiy!e'i^ami!ier on' dit aulîi le règne d'Henri IV, tandis que ceux qui par- 
lent 6c écrivent correctement , difent ,& écrivent , le règne de Henri IV^ 



G RA M M A T î C A L E. xlli j 

& du fromage de Hdlande. Sur quoi il faut encore remarquer que le nom 
de Henri , en Latin Henricus , vient de Eric 81 ErnCf qui fe trouve dans 
les Langues du Nord , & auquel nos pères ont ajouté ou du moins ex- 
primé cette afpiration en écrivant Hericus , Herricns , d'où Henricus. 

Nos pères aimoient tellement cette aipiration , qu'ils l'ajoutoient non 
feulement à la tête des mots commençant par des voyeles , iviais même 
avant la lettre L : Ainfi ils écrivoient Hlodoveus pour Chlodoveus , 8c 
Hlotharius pour Chlotharius , d'où s'eft formé enluite Lotharius , de 
même que de Chlodoveus ou Chlodvicus , s'eft formé Lodoicus & Lu* 
dovicus. 

Les mots Grecs commençant par un Y prenent tous la lettre H , 
parce qu'en Grec ils font tous afpirés : mais la plupart fe prononcent fans 
afpiration en François , quoiqu'on y conferve cette lettre pour marquer 
leur étymologie. On écrit donc Hyacinthe , Hydraulique , Hygromètre , 
Hyperbole , Hypocrifie , Hyftérique ; quoique l'on prononce tous ces mots 
ians afpiration. 

L'afpiration que les Grecs mettoient au commencemAit de ces mots , 
& que nos pères ont ajoutée à beaucoup d'autres , eft devenue très- 
rare au milieu : on la trouve dans Ahaner , Aheurter , Ahurir , Dzhâ- 
ler ^ Déhanché, Déharnaché , Dehors, Rehacher , Rehanter , Reha^ar- 
der , Rehauffer y Rehewter. Il eft remarquable que fi l'on excepte Ahaner, 
dérivé de Ahan , tous les autres n'ont l'afpiration que parce qu'elle vient 
du primitif dont ils font composés. Delà vient que lorfqu'elle efl: éteinte 
dans le primitif , elle l'eft également dans le composé : ainfi quoique 
Ton écrive Habiliter , & Réhabiliter ; Habituer , & Réhabituer , on les 
prononce fans a!j)iration. 

Le C H nous vient du Chi des Grecs, qui fe prononce Ki : & nous 
confervons cette prononciation dure & afpirée dans Chalcédoine 9 Cher- 
fonefe , Chiliafle , Chorévéque , Chufiflan , Chylôfe. Mais nous avons 
adouci cette articulation , de manière que nous en avons fait une qui 
nous eft propre, c'eft à-dire , que nous ne tenons ni des Latins ni des 
Grecs : c'efl ainfi que nous difons Chaleur , Chemin , Chimère , Chofe , 
Chute y Chyle. C'eft ce que les Anglois expriment ^^v S H à^ns Sheling 
& Shérifs qui fe prononcent Scheling ou Cheling , & S cher if ow Chérif. 
Il paroît que c'eit auiîi ce que les Hébreux exprimoient par la lettre 
Shin , que l'on prononce Schin , en forte que cette articulation paroît 
nous être venue des Orientaux par les peuples du Nord. Cette articu- 
lation nous efl devenue fi familière que nous y avons afTujéti les mots 
mêmes qui nous vienent du Chi des Grecs , comme on le. voit dans le 
mot Chimère , qui fe prononce en Latin même Chimczra ', en forte qu'il 
n'y a que l'ufage qui puifTe apprendre quels font les mots où l'on doit 
conferver la prononciation rude & afpirée des Grecs & des Latins : ou 
plutôt ce qui en décide , c'ed l'ufage plus ou moins fréquent ; en forte 
que , quoique l'on dife tout communément Archevêque , en adonciflant 
h C H , cependant on lui conferve fon articulation rude dans Archié- 
pifcopal , que l'on prononce Arkiépifcopal ^ conime étant plus rare, 

fij * 



xHv PRÉFACE 

& dérivé pîus immédiatement du Latin. Ainfi on dit Chyle avec arti- 
culation adoucie , & Chylôfe avec articulation forte , quoique ces deux 
mots ayent la même origine. La différence vient de ce que l'un eft 
beaucoup plus ulité que l'autre. 

L'habitude d'adoucir cette articulation fait que l'on n'ofe pr fque plus 
conferver la lettre H dans les mots où l'étymologle l'exige : delà vient 
qu'au lieu de Méchanique & MJternpfyckofe , on trouve aujourd'hui quel- 
quefois Mécanique & Métcmpfycofe : mais c'efl: défigurer les mots que 
de kur ôter ainfi le refte de leur étymologie. L'équivoque de la lettre M 
dans ces mots ne peut tromper les Savans , puifqu'ils favent comment 
on doit les prononcer ; & ceux même qui font moins inftruits , peuvent 
eu moins l'apprendre par l'ufage. S'il leur arivoit de prononcer mal ces 
mots , on les en reprendroit bientôt , & ils fauroient ainfi bientôt com- 
ment ils doivent les prononcer. Il n'y a donc aucun rifque à craindre 
en confervant à ces mots les reftes de leur étymologie. 

Le P H nous vient également du Phi des Grecs , & ne doit être 
employé que dans les noms dont l'origine efl: prile du Grec ou des Lan- 
gues Orientales , d'où les Grecs l'avoient reçu : Pharaon , Phalange , 
Phénix , Philofophie , Phofphore , Phyfique. C'eft abufivement qu'on 
met ce P H pour F , dans des noms qui ne font point Grecs : comme 
Pharamond pour Faramond ^ & autres dont nous avons parlé en traitant 
de la lettre F. 

Les Grecs afpiroient la lettre R au commencement des mots ; c'eil 
pourquoi les mots commençans par R prcnent une H lorfqu'ils vienent 
du Grec : Rhadamanthe , Rhétorique , PJiinoceros , Rhomboïde , Rhu' 
matifme , Rhythme. Mais en pronançant ces mots , on n'y fait point 
fentir cette afpiration. 

Les Grecs afpirent encore cette lettre au milieu des mots , lorfqu'elle 
y efl: doublée ; delà vienent en François : Hémorrhagie , Hémorrhoïdes , 
Hémorrhoïjfe. Mais on prononce encore ces mots fans afpiration. 

Le T H nous vient du Thêta des Grecs , du moins les noms dont 
l'origine efl: prife du Grec : Thalie , Théâtre , Thorax , Thym : Mais il 
efl: entré dans plufieurs noms qui nous font venus du Nord : de TheO' 
haldus , Thibaut ; de Theodcricus , Thierri ; de Theonis ou Theodonis 
villa , Thionville ; de Theodulphus , Thioulf , Thioul , Thiou, On doit 
écrire fans afpiration le nom de la ville de Tarfe , en Cilicie , parce 
qu'en Latin on l'écrit fans afpiration , Tarfus : mais on doit écrire avec 
afpiration , le nom de Tharfis , plufieurs fois répété dans la Bible , parce 
qu'en Latin il s'écrit avec afpiration , Tharfis \ 6c qu'en Hébreu on l'écrit 
par un Thau. Sur quoi il faut remarquer que , quoique le Thaa des 
Hébreux femble répondre au Tau des Grecs , & le Teth des uns au Thha. 
des autres , cependant dans l'ufage commun l'afpiration efl: pafsée du 
Thau des Hébreux au Thêta des Grecs , en forte que le Tau des Grecs , 
fans afpiration , répond au Tnh des Hébreux ; on le voit particulière- 
ment dans le nom de Tobie , qui s'écrit en Hébreu par un Teth , & en 
Grec par un Tau ; tandis que le no^m de Tharfis s'écrit en Hébreu pa." 



GRAMMATICALE, xlv 

un Tau , & en Grec par un Thêta. De'à vient que félon l'ufage commun 
on doit écrire Japheth , avec aipiratiori à la fin , parce qu'on l'écrit en 
Hébreu par un Thau , & en Grec par un Thêta. Au contraire , félon 
l'uTda^ commun , on doit écrire Lot , fans afpiration , parce qu'on 
récrit en Hébreu par un Teth , & en Grec par un Tau. 

Ces articulations afpirées , CH^ P H 6i TH^ fe joignent non feu- 
lement aux voyeles , mais encore à quelques confones , fur-tout aux 
liquides : Chlons , Chrême , Chrift , Chronologie : ChryfoUthe : Phlegme , 
Parafe , Phrênéfie ; Thlafpi & Thrône ; car ce mot a l'afpiration en Latin , 
Thronus. Sur quoi il faut remarquer que les Grecs aiment à joindre 
deux de ces articulations afpirées , on le voit dans Autochthone , 
Erichtho ; & particulièrement dans Phihïfie : car ce mot ^ les deux afpi- 
rations en Latin , Phthifis. Mais on écrit avec une feule afpiration Ecthefe", 
parce que c'eft ainfi qu'on l'écrit en Latin Ecthefis. Il faut aufli remar- 
quer qu'on ne double point ces afpirations : au lieu de les doubler , on 
met en Latin la lettre fimple , avant celle qui eft afpirée : Sapphirus : 
en François on ne conferve que l'afpirée , Saphir. En général c'eft par 
les étymologies que l'on peut juger des mots où ces afpirations doivent 
entrer & de la place qu'elles doivent y occuper. 

La lettre H pouroit fe trouver après les voyeles à la fin de quelques 
noms propres , fur-tout lorfqu'ils vienent de l'Hébreu , où pîufieurs font 
ainfi terminés par la lettre Hé , qui eft une afpiration : Ainfi on pou- 
roit écrire , Je HO VA H, Allelu-iah, ou mieux encore Hal- 
L E L u-i A H. Mais l'ufage eft de fupprimer ces afpirations foibles : on 
écrit Alléluia & J e h o va. 

Article I X. Z><? /^ Lettre I. 

Le fon de la voyele / varie très-peu : il eft long , ou bref, ou nnfal. 
Communément 11 eft bref; mais il devient long lorfqu'il eft fuivi d'un E 
muet , comme on peut le remarquer dans les terminaifons fuivantes : 

I E , long dans Arabie , Pharmacie , Maladie , Boufie , Bougie : Il 
prie , il étudie , il facrifie. Mais il devient bref lorfque Ve cefl'e d'être 
muet, comme dans prier , étudier , facrifier : prié , étudié ^ facrifie. 

I D R E , long dans Cidre. 

I G E , long dans Litige , Prodige , Tige. 

Ile, long dans î/f , Prefqu'île , Huile , Tuile. 

I M Ê , long dans Cime. 

Ire, long dans Sire , Empire. 

I S E , long dans Remife , Reprife , Surprife, 

I T e , long dans Gîte , Benîte , & jufques dans Vite , quoiqu'il marque 
la Vitejfe , où il devient bref. 

I T R E , long dans Épitre , Ruitre , Regître. 

I V E , long dans Captive , Juive , Tardive. 

Ivre, long dans fe fubftantif Vivre : il s'alonge dans le verbe 
Vivre, 



xlv) P R É F y^ C E 

Il efl douteux ou même réputé bref dans les terminaifons qui fuivent : 

I B E , Caraïbe , Scribe. 

I B L E , Bible , Crible. 

I B R E , Libre , Calibre , Équilibre : mais cependant long dans Fibres, 

I C E , Avarice , Bénéfice , Calice , Cilice , Vice. 

I C L E , Article , Siclc. 

I C T E , rindicie. 

I D E , y^ri^^ , v^v/Ve , Bride , Fluide, 

I F E , Grife , Pontife. 

I F L E , 5/_/?e. 

I F R E , Chifre , Fz/r^. 

I G L E , Bi^le. 

I G M E , Énigme. 

I G N E , Bénigne , Digne , Ligne. 

I G R E , Tigre , & autres iembiables; en forte cfii'il ne feroit pas facile 
de déterminer pourquoi cet / eH: long dans les autres terminaifons, tandis 
qu'il eft bref ou douteux dans celle-ci. 

L7 eft long au m lieu des mots avant Ve muet , que l'on peut même 
fupprimer en mettant un circonflexe fur l'i. Ainfi on écrivoit autretois 
Remerciement : aujourd'hui l'Académie écrit Remerciment , comme on le 
prononce. Mais la prononciation même exige que 1'^ foit confervé dans 
Lïcentiement , pour adoucir la terminaifon en t , forte dans ti , toible 
dans tie. 

L7 eft bref avant \E ouvert ou fermé , & avant les autres voyeles , 
Pièce , Piîge , Diable , Dieu , Fiole , Reliure. Mais il efl long dans les 
noms dérivés de l'Hébreu en lAS, Ananias , Avarias, É{échias , 
Fie Ici as , Jojias. 

II s'éclipfe après les voyeles A , £ , & ne fert qu'à en afolblir le fon , 
comme dans Plaine & Pleine , qui fe prononcent fans aucune différence , 
6i fans que l'on puiiTe y diftinguer 1*7 d'avec Y A ou !'£, ni VA d'avec ï£. 

Il a le même effet après YO dans certames perfones des verbes : J'ai- 
mois , tu aimais , il aimait ; nous aimions , vous aimie:^ , ils aimaient. 
On n'y dilVmgue point 17 d'avec VO : on n'y reconoît pas même le fon 
de \0 ; mais des deux fons réunis , il fe forme un Ion commun qui tient 
de VE plus ou moins ouvert, c'efl-à-dire , plus ouvert dans J^ aimais , 
tu aimais , ils aimaient ; moins dans il aimait. 

Il tient aufli de VE plus ou moins ouvert dans Boijfon & Boire : mais 
dans l'un & l'autre , on diftingue VO. 

On diffingue de même Vt/ d'avec 1'/ dans nuire & nuîfible : mais 17 
eft long dans le premier , & bref dans le fécond : long dans le premier , 
parce qu'il y eft fuivi d'un E muet \ bref dans le fécond , parce que le 
mot s'alonge. 

L'/ devient nafal en s'uniffant avec Ai ou iV, dans Imbècille , Impé- 
rieux ; Licapubk , Incertain , Jndijcret , Lifini , Ingénu , Ingrat , In- 
jnfie , Inquiet , Infatiable , Intelligent _, Invariable. Mais il reprend le 
fon qui lui eft propre dans Immaculé , Innombrable , InacceJJible , Inejli' 
mable , înimitabU , Inopiné , Inufité, 



GRAMMATICALE. xîvîj 

L'/ vulgaire fe confondoit autrefois avec î'Zau commencement & à 
la fin des mots , de manière qu'encore aujourd'hui on écrit, Feufe, Veux, 
Yves , Yvoire , Yvraie , Yvre , YvreJJe , Yvrogne , de même qu'autrefois 
on écrivoit, Foy , Loy , Roy , Moy , Toy , ^oy. On a très-bien réfor- 
mé tous ces faux Y de la fin des mors : & pourquoi donc les conferve- 
roit-on encore au commencement } Puifque nous écrivons Foi , Loi , 
Moi , Aîoi , Toi , Soi , écrivons donc auiii leu/e , leux , Ives , Ivoire , 
Ivraie , Ivre , Ivre Je , Ivrogne. 

Lorfqu'on veut séparer 1'/ d'avec la voyele qui le précède , on met 
defTus , les deux points que Ton nomme le tréma. Ainfi on écrit Ifaïe , 
Séméï , Éloï. Sur quoi il faut obferver que le tréma n'eft pas néceilaire 
dans Séméi , parce que l'accent aigu fur VE , montre allez qu'on le sépare 
d'avec 1'/ : ainfi on peut très-bien écrire Obéir & Obéijjance fans tréma. 
Mais c'eft abufivement que l'on met le tréma en Latin , parce que dans 
cette Langue VI eft toujours séparé de la voyele qui le précède ; ainfi 
on doit écrire en Latin Ifaias , fans tréma , & en François Ifaïe , avec 
tréma. 

Mais on fe méprend fort lorfqu'on met 1'/ tréma à la place de VY 
dans Moïfe : c'eft défigurer & corrompre ce nom , qui vient du Grec , 
& du Latin Moyfes. C'eft encore abufer de 1'/ tréma , que de le mettre 
dans Pais , qui alors fembleroit devoir être prononcé pa-ïs , au lieu 
qu'on doit prononcer pai-is ; & c'eft ce que l'ufage exprime par YY, 
Pays , qui alors vaut deux / , comme dans Payfan. Mais on doit écrire 
Païen , avec 1'/ tréma , parce qu'on doit prononcer pa-ien. Nous revien- 
drons fur ces derniers objets en parlant de VY, 

Article X. De la Lettre J. 

Les deux lettres / voyele & / confone , étoient autrefois deux cara- 
fteres que l'on confondoit dans l'écriture & dans i'nnpreiiion ; delà vient 
que pendant fi long- temps , on n'a compté qu'un feul / dans notre 
Àiphabet de vingt-trois lettres , où l'on contondoit de même nos deux U, 
Mais enfin l'Académie , dans la dernière édition de fon Diftionaire 
nous a donné un Alphabet de vingt-cinq lettres , en diftinguant les deux 
/ & les deux U. 

Ces deux /, en effet, font non feulement deux cara6teres d'une 
même lettre , mais deux lettres eflentiélement différentes , puifque l'une 
eft voyele , & l'autre confone : mais ce qui a donné lieu de les con- 
fondre , c'eft que l'une vient de l'autre , comme on le voit par le vieux 
mot Hierufalem ; car c'eft bien ainfi qu'on doit l'écrire feion fon éty- 
mologie ; mais infenfiblement on lui a fait perdre fon afpiration en écri- 
vant & prononçant lerufalem , avec un / voyele , & delà par corru- 
ption Jérujalem , avec un / confone. C'eft ce qui eft également arivé 
au mot HieronymiLs ; d'où l'on a fait fucceftivement en ^François Hié- 
^ôme , lérôme , Jérôme. De même encore du faint nom de notre Sauveur 
lefus , par / voyele , félon fon étymologie , on a fait Jefus , par / 
confone , en Latin comme en François. 



xlviij PRÉFACE 

L'articulation de VJ confone eft invariable : on prononce Jacoh j 
Jefus , Jofcph , Juda. Il ne l'eroit pas impoilible de joindre 1'/ conlbne 
avec 17 voyele ; mais les exemples en font très-rares , fi ce n'eft dans 
ces mots : J'irai , j'imiterai , j'irriterai. 

Cette confone ne fe confond avec aucune autre : elle a cependant 
!a même articulation que le G devant les voyeles £ , / : on prononce 
Jéfiis & Gédéon , fans aucune différence ; mais l'étymologie de ces 
noms veut que l'un foit écrit par / confone , & l'autre par G ; cela 
ne fe confond point. 

VJ confone au milieu des mots ne s'y double jamais , non pas même 
€n comppfition. On ne s'eft point avisé d'écrire ni de prononcer ajjour^ 
ner ni rajjeunir : mais on prononce & on écrit rajeunir & ajourner. 

Jamais cette lettre ne fe trouve à la fin des mots ; ce qui vraifem- 
blablement vient de ce qu'elle tire fon origine des diphthongues la , 
le ^ lo , lu, d'où on a tait Ja , Je , Jo , Ju. Sur quoi il eft à remar- 
quer que dans quelques livres , au lieu d'Jlleluia , on trouve Alleluja 
ou AUeluya : ce font deux défauts que l'on doit éviter , parce que 
dans ce mot on ne doit prononcer qu'un feul /, & que félon fon étymo- 
looie , il doit y être prononcé comme voyele ; car ce mot vient de 
l'Hébreu Allclu-Ia , ou mieux encore HalUlou-Iah , qui fignifie Laudats 
Deurti, 

Article XI. De la Lettre K. 

La lettre K , qui nous vient du Kappa des Grecs , s'eft tellement 
confondue avec le C , qu'elle lui a cédé la place dans les mots vul- 
gaires. Ainfi , quoique , félon l'étymologie , on dût écrire en Latin , 
Kalendœ. , Kalendarium , on écrit aujourd'hui en Latin même , Calendcz , 
Calendarium ; d'où en François , Calendes & Calendrier. 

Ainfi le K n'eil relié que dans quelques noms propres, Stokkolm ^ 
Yorch , &c. & dans quelques mots tirés des Langues étrangères , tels 
que du Grec , Kyrie , d'où en ftyle familier Kyriele , ôc en termes 
d'Anatomie , Kyfte &l Kyfliotomc. 

Article XII. De la Lettre L. 

La lettre L au commencement des mots a toujours la prononciation 
qui lui efl propre : Lacet , Lésion , Livre , Loge , Lujlre , Lyre. 

Mais au milieu des mots & à la fin , cette lettre précédée d'un / , 
prend fouvent une articulation adoucie & composée , telle que dans 
péril , d'où pirilleufe ; travail , d'où travailler ; réveil , d'où réveiller ; 
recueil , que l'on prononce recœuil , d'où recueillir , que l'on prononce 
recœuillir ; genouil , que l'on prononce genou, mais d'où fe forme s'age- 
nouilUr. On prononce de même FilUy Quille^ Vrille ^ B rillcr ^ Ciller^ 
Vriller , Étriller , Frétiller , Griller, 

La lettre L conferve cependant fon articulation propre , dans Fil , 
mor fil , profil-, vil, civil, viril, volatil, ainfi que dans Achille , im- 

bécille , 



GRAMMATICALE. xîlx 

^écille , mille y pupille , tranquille , ville , illuflre , illicite. On ne mouille 
point la lettre L dans mi/ , nom de nombre ; mais on la mouille dans mil 
pris au fens de millet , où on la mouille aufTi. 

La lettre L , dans la terminaifon des adie6tits , eft quelquefois fuivie 
d'un E muet dans le mafculin même, mais toujours dans le féminin , où 
quelquefois elle fe double. L'ufage varie fmguliérement fur cela , ainfi que 
fur le changement de VA en E avant cette L. Ainfi de Generalis , fe 
forme au mafculin Général, au féminin Générale ; mais d' C/niverfalis , fe 
forme au mafculin Univerfel , au féminin Univerfelle. De Crudelis , on 
a formé au mafculin Cruel, au féminin Cruelle : mais de Fidelis, on a fait 
au mafculin Fidèle , au féminin Fidelle ; fans qu'il y ait néanmoins aucune 
différence de prononciation entre ce mafculin Fidèle , & le féminin Fidelle, 
De Civilis , on a dérivé au mafculin Civil , au féminin Civile ; mais 
àiUtiUs , on a pris au mafculin Utile , au féminin Utile , fans aucune 
différence. De Mollis , on a fait au mafculin Mol , que l'on prononce 
mou , & au féminin on dit Aîolle. Ces deux L peuvent être ici confervées 
à caufe de l'étymologie : mais à quoi fervent- elles dans le féminin Fidelle 
& Univerfelle ? Puifque de Generalis , on a fait Général au mafculin , 
Générale au féminin ; de Civilis , au mafculin Civil , au féminin Civile , 
fans aucun doublement ; ne feroit-il pas naturel d'écrire de même au maf- 
culin Fidèle Util, fans £ , & au féminin , Fidèle, Cruele , Univer^ 
fêle , fans doublement ? Cela devient m.ême d'autant plus néceflaire , que 
le doublement ne peut avoir lieu dans les adverbes dérivés de ces fémi- 
nins : Car on prononce fans aucun doublement , Généralement , Univev' 
sélement , Cruélement , Fidèlement , Civilement , Utilement. De ces fix 
adverbes il n'y en a même que trois où le doublement fe foit glifsé , Uni- 
verfellement , Cruellement , Fidellement. Mais il eft évident que cela efl 
contraire tout à la fois à l'étymologie , & à la prononciation , puifqu'en 
Latin ces mots n'ont qu'une feule L , & qu'en François on n'en prononce 
qu'une. On prononce Fidèlement comme Fidélité : il eft donc conforme 
a la prononciation comme à l'étymologie d'écrire l'un comme l'autre , 
c'eft-à-dire , tous les deux avec une feule L. 

La lettre L s'éclipfe totalement après 1'/, à la fin de plufieurs mots qui 
font devenus d'un ufage fort commun ; ainfi on ne la prononce point dans 
Baril , Fufil , Gentil , Outil , Perfll , Sourcil. 

On vient de voir qu'elle fe change en U dans Mol , que l'on prononce 
Mou ; il en eft de même de Col , Fol , Licol , que l'on prononce Cou , 
Fou , Licou. L'Académie préfère même d'écrire Cou , comme on le pro- 
nonce, en obfervant feulement que dans certains fens moins communs , 
on doit écrire & prononcer Col , comme Un col de chemife ; le col de la 
P^eJJie ; un col de montagnes. De même elle obferve qu'on écrit ordi- 
nairement Fou , excepté lorfque ce mot étant adje6^if fe trouve fuivi d'un 
fubftantif qui commence par une voyele : ainfi on dit Un fol amour \ un 
fol entêtement : mais on dît Un fou sérieux ; un fou trijle. C'eft ainfl 
qu'on dit Un bel homme , & un beau '^''fige , tandis qu'au féminin on 
di: également Une belle femme ; une belle étoile. On prononce Sol ea 



l PRÉFACE 

note de Mufique & au fens de terroir , mais en terme de monoie , oiî 
prononce Sou , Ôc l'Académie l'écrit ainfi. 

On demandera peut-être pourquoi doubler la lettre /.^dans Belle & 
Folle ; cela vient de l'ancien ufage , que l'on n'a point encore réformé 
dans ces petits mots , parce que le moindre changement que l'on y puiffe 
faire , femble déplaire à l'œil , qui eft acoutumé à y voir ce doublement , 
au lieu que cette réforme devient prefque infenfible dans les mots plus 
étendus 6c analogues à d'autres où ce doublement n'a pas lieu. Ainfi quoi- 
que l'on continue d'écrire Belle & Folle , rien n'empêche qu'on n'écrive 
Fidèle pour les deux genres, & Fidèlement comme Fidélité, & Fohment 
comme Folie. 

On écrivoit autrefois Appeller , parce qu'il vient du Latin Appellare : 
mais l'Académie , en fe raprocliant de la prononciation , écrit Appeler ^ 
Appelant , Appelé. Elle ne conferve les deux L dans ce verbe , que de- 
vant VE muet , c'eft-à-dire , qu'au préfent elle écrit , F appelle , tu appel- 
les , il appelle ; nous appelions , vous appelle^ , Lis appellent : au futur 
J'appellerai , & au conditionel Fappellerois. Du refte elle écrit J'appe- 
lois ; J'appelai ; Q^ue j'appelajfe ; en forte que la réforme de l'Ortho- 
graphe , par l'Académie même , a fait naître dans ce verbe une variété 
d'Orthographe qui au refle n'eft qu'une invitation à revenir à l'uniformité, 
en achevant de fupprimer de ce mot ce doublement qui ne s'y prononce 
fous aucune forme. L'accent aigu peut fuffire dans J'appélerai ^Lj'appé" 
lerois ; & il n'eft pas même néceflaire dans J' appelé avec une feule L , 
parce que VE pénultième , fuivi d'un E muet , fe prononce toujours fans 
avoir befoin d'accent. Alors ce verbe fe conjugue fans aucune irrégularité. 
J* appelé ; J' appelais \ J'appelai ; J'appélerai ; J'appélerois , Que j'ap" 
pelé ; Que j'appelajfe ; Appeler , Appelant , Appelé. Cependant on con- 
tinuera d'écrire , à l'exemple de l'Académie, Appellatif èi. Appellation 
avec deux L , parce que non feulement elles y font en Latin , mais que 
même en François on les y prononce. 

De même du Latin Cancellarius , on a fait Chancellier & Chancel- 
lerie : mais aujourd'hui on prononce Chancelier & Chancélerie ; & l'ana- 
logie demande qu'on écrive l'un comme l'autre ," c'eft-à-dire , tous les 
deux avec une feule L. Du Latin Candela , on a fait en François Chan^ 
délie & Chandellier : mais on prononce Chandele & Chandelier ; & l'ana- 
logie demande qu'on l'écrive ainfi , puifque même en l'écrivant ainfi on 
fe rapproche de l'étymologie , qui n'y met qu'une feule L. Du Latin 
Caflellum , on a fait en François Châtel , Châtellain , Châtellenie : mais 
aujourd'hui on prononce Château , Châtelain , Châtélenie : & l'analogie 
veut qu'on l'écrive ainfi , en ne mettant dans ces deux derniers mots 
qu'une feule L , puifqu'on n'y en prononce qu'une , & que dans le pre- 
mier des deux , VE devient même muet , & par-là incapable de foufrir le 
doublement de la confone qui le fuit. 

Il y a encore d'autres noms d'où l'ufage a retranché la lettre L , quoi 
qu'elle y fût admife autrefois , & même autorisée par l'étymologie. 
Ainfi des mots Alnus & Ulna , on a fait Aulne , arbre ôc mefure , & 



GRAMMATICALE, \] 

aujourd'hui Aune : de Falco , on a fait Faulcon , & aujourd'hui Faucon ; 
de Palma , on a fait Paulme , & aujourd'hui Paume. De même Pou- 
mon , Pupitre , Saumon , Soufre , Taupe & autres , ont également 
perdu la lettre Z , qu'on n'y prononce plus ; tant il eft vrai que l'ufage 
même tend à fupprimer de l'Orthographe Jes lettres qu'on ne prononce 
plus. C'eft à quoi Ton poura parvenir , mais par degrés. 

Ainfi on peut bien , à caufe de l'étymologie , doubler la lettre L , 
dans Allécher , Alléger , Alléguer , Allier , Allouer , parce que ces mots 
vienent du Latin Allicere , Alleviare , Allegare , Alligare , Allaudare ; 
mais rien n'oblige de la doubler dans Alourdir , Alonger , Aligner , 
Alarguer , Alarmer , &c. 

Avant de terminer cet Article , il faut obferver une chofe qui lui 
eft commune avec tous les autres , c'eft qu'à l'égard des noms propres 
qui ont été composés de quelques-uns de ces mots où on a retranché 
quelques lettres , il faut continuer de les écrire félon Tanciene Ortho- 
graphe ; parce qu'en la quitant , il en réfulteroit que le nom du fils ne 
refïembleroit plus au nom du père. On ne fe permet de varier que fur 
les noms anciens qui ont été francisés. Ainfi de Theobaldus , on a fait 
Jhibauld , Tliibaud , Thibault & Thibaut ; d'Arnulfus on a fait Arnoulfy 
Arnoul Si Arnou. Mais dans les noms modernes on écrit Arnuuld , 
Foucauld , Renauld y quoiqu'on ne prononce aucune de ces confones 
finales. On méconnoîtroit celui qui figneroit Renaud^ Renaut ou Renau, 
fi fon père avoit coutume de iigner Renauld, 

Article XIII. De la Lettre M. 

La lettre M offre fon articulation propre dans Maxime , Mémoire , 
Miracle , Modèle , Miijique , Myjlere, 

Mais elle fert fouvent à donner aux voyeles le fon nafal , & c'efl prin- 
cipalement avant les confones B Se P ou P H y comme on le voit dans 
Ambaffadeur , Amplitude , Amphithéâtre ; Embaras , Empire , Emphy- 
téoje. Elle a eu le même ufage auprès de la confone iV, dans Damnation, 
Condamnation , Solemnité : mais ces voyeles ont perdu le fon nafal , & 
la lettre M ne s'y prononce en aucune manière ; on la conferve néan- 
moins encore à caufe de l'étymologie dans Damnation & Condamnation : 
mais malgré l'étymologie même , l'Académie a changé cette M en N 
dans Solennité , & la voyele £ , en y perdant le fon nafal , n'en a retenu 
que le fon de VA , en forte qu'on prononce Solanité , & fi l'on continue 
d'écrire Solennité , ce n'efl que pour y conferver un vef^ige de foa 
étymologie. 

La lettre M fert aufTi à exempter le fon nafal à la fin des mots , 
comme dans Adam , Cherubim , Faim , Nom , Parfum. On a iriême 
aufn prononcé avec le fon nafal , Abraham comme Adam. Mais l'Aca- 
démie convient qu'on doit prononcer la lettre M séparément dans Abra- 
ham , comme dans Jérujakm , & dans les autres noms étrangers , ex- 
cepté Adam, 



lij PRÉFACE 

Cette lettre donne encore le Ton nafal lorfqu'elle fe trouve doubls^e 
après la voyele E ; ainfi on dit Emmailloter , Emménager , Emmener* 
Mais il eft bien remarquable que pour la voyele A , fi autretois on a 
pu écrire jîmmener , Ammodier , Ammonceler , aujourd'hui on écrit fim- 
plement comme on prononce. Amener y Amodier^ Amonceler^ &c. 
parce que la voyele A y conferve le Ion fimple , 6c qu'on n'y prononce 
qu'une feule M. 

Les deux M fe prononcent après VI dans Immédiat , Immobile , Im- 
mortel , &c. Après VO l'ufage varie , on prononce les deux Af dans les 
mots peu ufités , Commémorai/on , Comminatoire , Commotion , Commu- 
tation. Mais on n'en prononce qu'une , & néanmoins la voyele conferve 
le fon fimple dans Commander , Commencer, CommiJ/îon ^ Commoditc , 
Communauté ; on ne conferve le doublement dans ces mots qu'à caufe de 
l'étymologie. Ainfi tantôt l'étymologie prévient dans l'ufage commun ^ 
& tantôt l'ufage commun donne la préférence à la prononciation. C'eft- 
à-dire , qu'on ne cède à l'étymologie qu'en atendant que l'on puiffe ache- 
ver de céder à la prononciation. 

Dans les adverbes en Ment, la lettre M qui précède devient tota- 
lement inutile après la voyele ^ , & ne fert qu'à donner le fon nafal à 
la voyele E. Ainfi on prononce fans aucune différence & avec une feule 
JVf : Abondamment , Apparemment , Ccmpétamment , Concurremment , 
Vèpendamment , Différemment , Élégamment , Éloquemment , &c. On 
ne pouroit pas retrancher ce doublement après VE , fans changer cet E 
en A , ce qui s'écarteroit de l'étymologie ; mais du moins rien n'oblige 
de conferver ce doublement après 1'^; pourquoi donc n'écriroit-on pas 
Abondament , Compétament , Dépendament , Elégament , &c. puifque 
bien certainement c'eft ainfi qu'on prononce ? 

La lettre M donne encore à VO le fon nafal daris Comte , Comté , 
Comtejfe , Franche-Comté , Franc-Comtoif : en forte qu'on prononce 
Comte comme Conte : mais on conferve la lettre M dans le premier de 
ces deux mots , à caufe de l'étymologie tirée du Latin Comes , Comitis , 
d'où Comitatus. De même dans Compte , qui a précisément encore la 
même prononciation , on conferve les lettres M &L P à. caufe de l'éty- 
mologie tirée du Latin Computum. 

De Femina on a formé Femme , où vraifembîablement l'^ fe pronon- 
çoit ouvert & foible ; enfuite il s'eft converti jufqu'à prendre le fon de VA, 
en ne îaifTant plus entendre qu'une feule M : mais à caufe de l'étymo- 
logie on a conferve VE avec les deux M. De même de Flamma on a fait 
Flamme , où vraifembîablement VA fe prononçoit foible , & laifToit en- 
tendre les deux M : mais enfuite il eft devenu plus ouvert , & en s'alon- 
geant il n'a plus laifsé entendre qu'une feule M ; car on prononce 
Flâme comme ame ; mais on y conferve les deux M à caufe de l'éty- 
mologie» 



G RA M MA T 1 CA L E. îîîj 

Article WY. De la Lettre N. 

L'articulation propre de la lettre A'' paroît dans ces mots , Nature , 
NéceJJlté , NieUe , Noblejfe , Nutrition. 

Elle lert fouvent comme la lettre M , à donner le Ton nafal aux voyeles, 
avant les confones qui ne Tont pas , B , P ou P H. On le voit dans 
Ancien , EndoBrinè , Infirme , Onguent , Un , où il eft remarquable 
qu'en pafTant du mafculin au féminin , la voyele U reprend le Ton qui 
lui eft propre , & la confone N fa propre articulation , Une. 

La lettre N doublée après la voyele E , lui donne encore le Ton nafal 
dans Ennui : elle a pu avoir le même effet dans Ennoblir & Ennuiter : 
mais on dit plus communément Anoblir & Anuiter. On ne prononce 
qu'une feule N dans Ennemi , & il ferait bien naturel de n'y en mettre 
qu'une , puifqu'il n'y en a qu'une dans le Latin Inimicus. 

On ne prononce de même qu'une feule N dans Année , Annonce , 
Innocence , Connoiffance : mais dans les mots moins ufités , on prononce 
les deux , Annexe , Annotation , Inné , Innovation , Connivence. 

On ne prononce de même qu'une N dans les terminaifons ou elle 
fe double avant i'£ muet : Canne , Antienne y Perfonne. Mais plus com- 
munément ces terminaifons ne reçoivent qu'une feule iV après VA , /, U. 
Cabane , Chicane , DoBrine , DifcipUne , Fortune , Tribune. Pourquoi 
donc la doubler dans des mots où ce doublement n'eft exigé ni par 
l'étymologie ni par la prononciation ? pourquoi écrire Couronne & Per- 
fonne , tandis qu'en Latin on dit Corona & Perfona , & qu'en Fran- 
çois on prononce Courone &. Perfone ? Pourquoi écrire Diâionnaire avec 
deux N , tandis qu'en Latin il n'y en a qu'une dans Diflionarium , & 
qu'en François on n'en prononce qu'une , Diâiionaire ? Craint-on que 
Vo ne foit réputé long s'il n'eft fuivi que d'une feule A^ dans Courone &c 
Perfone ? Mais ft on vouloit le rendre long , on y mettroit un accent 
circonflexe comme dans Hexagone ; en ne lui donnant point d'accent , 
on le laifTe bref. Il en eft de même des terminaifons en Enne : le dou- 
blement devient inutile lorfqu'il n'eft fondé ni fur l'étymologie ni fjr la 
prononciation. On écrit très-bien Catéchumène & Phénomène : pourquoi 
donc n'écriroit-on pas Antiene, Carène , Etrene , Garene , puifque bien 
certainement on prononce ainfi , & que nulle raifon d'étymologie n'y 
exige le doublement ? 

Dans les terminaifons plurieles des Verbes , la lettre N s'éclipfe , & 
la lettre T qui la fuit ne fe fait entendre que lorfqu'elle eft fuivie d'une 
voyele : Ils aiment la vertu y ^ fe montrent ouvertement ennemis du vice. 
Il en eft de même dans les autres temps : Ils aimoient ; ils aimeroient ; 
ils aimèrent ; qu'iU aiment & qu'ils aimaffent. Quoique la lettre N ne 
s'y prononce jamais , on l'y conferve comme cara6lériftique du pluriel. 

Dans les verbes Tenir & Venir , qui n'ont qu'une feule N en Latin 
comme en François , l'ufage a introduit une irrégularité en faifant dou- 
bler cette A^ avant i'£ muet dans ils viennent; qu'il vienne , ôc qu'ils 



liv ^..^.^ FACE 

viennent ; Us tiennent ; qu'il tienne ; & qu'ils tiennent : maîs ce double- 
ment n'eft fondé ni fur l'étymologie ni même fur la prononciation , 
puifqu'il efl certain que comme il n'y a qu'une A^ en Latin , on n'en 
prononce auflî qu'une en François : pourquoi donc ne pas ramener ces 
Verbes à la règle commune en écrivant avec une feule N dans tous les 
temps & dans toutes les perfones : Je viens , tu viens , il vient ', nous 
venons , vous vene^ , ils vienent ', que je tiene , que tu tienes ^ qu'il 
tiene \ que nous tenions^ que vous tenie^^ qu'ils ticnent. Répondra- 
t-on que ce n'efl pas l'ufage ? Oferai-je le dire ici une fois pour toutes ? 
Ce n'eft pas aux Imprimeurs qu'il convient de nous allcguer l'ufage , 
parce qu'ils contribuent eux - mêmes beaucoup à former l'ufage par la 
multitude des Livres & autres papiers imprimés qui tous les iours fortent 
de leurs prefTes. S'ils vouloient donc fe prêter à ces reformes , qui ten- 
dent à perfeélioner notre Orthographe , bien-tôt elles feroient autorisées 
par l'ufage , qui naîtroit fous leurs mains. C'eft ainfi que s'eft perfe- 
ôionée notre Orthographe depuis un fiecle : c'eft aux Imprimeurs que 
nous fommes principalement redevables des diverfes perfeOions qui ont 
amené notre Orthographe au point ou elle eft aujourd'hui : c'eft à eux 
à perfeftiofier leur propre ouvrage : c'eft à eux que l'on devra les nou- 
veaux degrés de perfe6ïion qu'ils y auront ajoutés. Nous ne faifons que 
leur propofer des idées analogues à ce qu'ils ont déjà fait ; & nous leur 
laiftbns l'avantage d'en procurer l'exécution. Il eft de leur honeur de ne 
pas fe rendre efclaves d'un ufage dont ils font les maîtres. 

Article XV. De la Lettre O. 

La voyele , comme la voyeîe A , fe prononce plus ou moins ou- 
verte ; plus ou moins longue. 

L'O eft communément bref au commencement des mots : Obéir , 
Océan y Odeur , Offre , Olive , Omiffion , Onéreux , Opulent , Orient» 
Mais il eft long dans Os , Ofeille ,' Ofer , Ofie/ , Oter , Oté. 

Il eft bref & foible à la fin dans Cacao , Écho , Indigo , Numéro , 
Zéro ; Jacob , Job ; Bloc , Choc , Croc ; Éphod , Nemrod ; Lok ; Gog^ 
Magog ; Bol y Dol , Sol , Vol ; Galop , Sirop , Trop ; Caftor , EJfor , 
Or , Tréfor. Mais il eft long & plus ouvert dans Clos , Dos , Gros , 
Héros , Propos , & dans le pronom Nos ; ainfi que dans Dépôt , En* 
trepot , Impôt , Prévôt , Rôt , Suppôt , Tôt, 

Il varie beaucoup dans les pénultièmes ; voici celles où il eft long 
6c très-ouvert ; 

O B E , long dans ^lôbe & lobe. 

Ode, long dans je rôde, 

O G E , long dans Doge. 

Ole , long dans Contrôle , drôle , // enjôle , il enrôle , geôle ^ mole ^ 
pôle , rôle , il vole , pour fignifîer l'aftion de dérober j au lieu qu'on 
le fait bref en parlant d'un oifeau qui vole» 



GRAMMATICALE. Iv 

O M E , long dans axiome , phantôme, 

One, long dans Amazone , aumône y prône , tkrône ; & cependant 
bref dans le mot Latin thronus. Au contraire bref dans courone ^ per^ 
fone , & cependant long dans le Latin corona & perfona. 

O R E , long dans Éclôre & dans Aurore , du moins relativement au 
Latin Aurora , où cet o eft long. 

Ose, long dans chôfe , dôj'e , il ôfe, 

O s s E , long dans endôjj'e , fôjj'e , ^/-o^ ; i/ désôffe , i/ f/z^o^e , il 
engrôffe, 

O T E , long dans côte , hôte , mahôte ; il ôte, 

O T R E , long dans Apôtre , le nôtre , Us nôtres ; le vôtre , les vo- 
très : bref dans notre , votre. 

Souvent il eil arivé que pour le rendre bref on a doublé la confone 
qui le fuit. Ainfi on écrit côte long, & cotte bref; hôte long , & hotte 
bref; delà vient que l'on met deux m dans homme , quoiqu'il viene du 
Latin homo , qui n'en a qu'une , 6c qu'en François on n'en prononce 
réellement qu'une : de même pomme , dérivé du Latin pomus , avec 
cette différence néanmoins , que pomus en Latin eft long , 6l que homo 
eiï bref; d'où il fuit qu'en François nous devrions écrire & prononcer 
pôme comme axiome , & home comme Rome. C'efi: abufivement que 
l'on prononce atome , tome & Chryfojîôme ; ces noms ont la pénultième 
brève en Latin , atomus , atome ; tomus , tome ; Chryjojîomus , Chry- 
foftcme , de même que de Lithotomus ^ Lithotome. Le léul mot Rome ^ 
où nous prononçons Vo bref fans doubler la lettre m , prouve évidemment 
qu'il n'eft pas néceilaire de doubler la confone pour rendre la voyele 
brève. Cela pouvoit être néceiïaire lorfqu'on n'avoit pas le fecours de 
l'accent circonflexe ; & vraifemblablement alors on écrivoit Rome avec 
une feule m , parce que fa pénultième étoit longue , comme en effet 
elle l'eft dans le Latin Roma : mais depuis que l'uiage a rendu cette pé- 
nultième brève , on n'a point imaginé d'y doubler la confone , parce que 
maintenant que nous avons le fecours des accens , nous nous en fervons 
dans axiome , pour marquer que fa pénultième eft longue ; & nous con- 
tinuons d'écrire Rome fans accent , parce que dans la prononciation fa 
pénultième eft réputée brève. Ainfi l'accent feul fuffit pour diftinguer les 
longues d'avec les brèves ; c'eft donc abufivement que fous prétexte de 
diftinguer les brèves , on double après elles en écrivant les confones que 
, l'on ne double pas en prononçant, & dont le doublement n'eft pas 
exigé par l'étymologie. 

L'O joint en diphthongue avec VE , s'éclipfe de manière qu'on ne fait 
entendre que le fon de VE ; delà vient qu'au lieu d'écrire conformément 
à l'étymologie , (Econome , (Economie , (Economat , (Economique , 
(Economifer l'Académie écrit Econome , Économie , Économat , Éco^ 
nomique , Economifer. Mais elle conferve cet (E dans des noms moins 
:ommuns , tels que Œcuménique , Œcuménicité , (Edême , Œdémateux , 
^fophage. Elle le conferve auffi dans des mots au contraire trè«-com- 
muns , tels que Œil , Œuf , œuvre ; parce qu'on eft acoutumé à les 



Ivj PRÉFACE 

voir écrits ainfi : mais en même temps elle fait remarquer que le mot 
<s.il , doit fe prononcer Œuil. 

VO Te joint en diphthongue avec 1'/, qui alors prend le fon de YE 
plus ou moins ouvert , comme on le voit dans Oie , où cette diphthongue 
eft longue , ainfi que dans voie , monoie , joie , au lieu qu'elle eft brève 
dans Oijeau , Oi/if, Oifon , ainfi que dans Foi , Loi , Roi. Mais 1'/ 
ie perd totalement dans Oignon , où il ne lert qu'à mouiller la prononcia- 
tion de la dernière fyllabe. Au contraire , VE le perd dans Dévoicment , 
où il ne fert qu'à alonger la diphthongue , en forte qu'on peut même 
écrire Dévoiment avec un circonflexe , lans E. 

L'O fe joint en diphthongue avec 177, mais de manière que cette 
diphthongue tient réellement du fon des deux voyeles : elle elUongue avant 
YE muet, mais dès que cet E celle d'être muet , la diphthongue devient 
brève. Ainli elle eft longue dans boue , moule , poudre , & brève dans 
boueux , moulé , poudré. Longue dans rouille , elle s'abrège autant qu'il 
fe peut dans rouillé. Mais la voyele E fe perd dans Dévouement , en forte 
qu'on peut écrire Dévoûment avec un accent circonflexe , fans E. 

L'O fe joint encore en diphthongue avec VY : mais û cet F ne vaut 
que r/fimple , aujourd'hui on y fublHtue 1'/. Ainfi autrefois on écrivoit 
P'oye , mais maintenant on l'écrit comme on le prononce , Voie. L'F 
ne s'y conferve que lorsqu'il vaut deux / , qui unifTent deux diphthon- 
gnes. Ainli on écrit Envoyer, parce qu'on doit prononcer en trois iyl- 
labes , En-voi-ier. 

L'O prend le fon nafal en s'unifTant aux lettres M ou iV, comme 
nous l'avons fait obferver en parlant de ces Lettres. C'efi: ainfi qu'on 
jprononce Ombelle , Ombilic , Ombre ; Once , Onde , Ongle : où il faut 
remarquer que /'O a pris la place de VU des Latins : Umbella , Umbili- 
eus , Umbra ; Uncia , Unda , Ungulus. 

Article XVI. De la Lettre P. 

L'articulation propre de la lettre P paroît dans ces mots : Pùla'is , 
Peine , Pierre , Poète , Puijfance , Pyramide. Elle a la même articulation 
avant les lettres liquides , Z & /? , & avant S. Plaijîr , Prudence , Pfal- 
mudie ; mais avant la lettre /f, elle prend l'articulation de la lettre F: 
Phaëthon, Phénix , Philofophie , Phlegme , Phofphore , Parafe , Phthijïe, 
Phyfique. 

Quelques-uns négligeoient autrefois le P dans la prononciation des 
mots Pfaume & Pfauiier : en forte qu'on difoit Saume & Sautier : mai: 
il efl évident que c'étoit altérer ces mots en s'écartant de leur étymologie, 
tirée du Latin Pfalmus : cet abus n'a point prévalu. On efl revenu à pro- 
noncer comme on écrit , Pfaume , ou fi l'on veut Pjeaume : mais i 
ell remarquable que l'Académie écrit Pfautier , & que par-là elle fembk 
nous inviter à écrire Pfaume , puifqu'il efl certain que ces deux moti 
ont la même étymologie & la même pronociation. 

Le P final fe pronouce dans Cap , Cep , Sep & Gap , nom de ville ', mais 

dans 



GRAMMATICALE. Ivij 

dans des mots d'un iifage commun & trivial j Drap , galop , Jïrop , 
trop , coup , loup , on ne prononce le P que lorfqu'il efl fuivi d'une 
voyele ; Un drap écarlate ; un firop amer ; un coup afreux ; un loup 
enragé. 

Le P final , fuivi d'une 5 ou d'un /*, s'éclipfe totalement, c'eft-à- 
dire , de manière que dans le cas même où ces confones Teroient fuivies 
d'une voyeie, on ne feroit entendre que la féconde : Ce temps efi doux% 
ce corps ejl dur ; cet homme efi prompt à parler ; il efl exempt d'impôts. 
Dans les deux premières parafes la lettre S fe fait lentir , ëc le T dans 
la troifieme feulement ; le P dans aucune. 

Le P s'éclipfe même au milieu dans Compte Sc Compter : mais il fe 
fait fentir dans Rédempteur Se Rédemption , qui tienent plus du Latin 
que du François. Il s'éclipfe encore dans fept 6c feptieme : on ne l'y 
conferve qu'à caufe de l'étymolcgie. 

C'eft ainfi que dans le cas même du doublement de la lettre P , on 
ne fait fentir ce doublement que dans les mots moins ufités , & qui tienent 
plus du Latin. Ainfi du Latin Appeltare , on a fait d'abord Appeller ; 
TAcadémie écrit Appeler , & on prononce Apeler , Apelant , Apelé i 
mais on prononce AppellatifàL Appellation ; & c'eft ainfi que l'Académie 
écrit ces deux mots. D'Approximare , on a fdit Approcher, Si on prononce 
Aprocher : mais on prononce & on écrit Approximation. 

Le défaut de RicheJet dans la réforme de ces doublemens que la pro- 
nonciation ne fait pas feniir , n'eil pas précisémem d'avoir négligé les 
étymoiogies pour fe raprocher de la prononciation , mais d'avoir voulu 
du premier coup , pouffer cette réforme trop loin , au lieu d'y procéder 
lentement & par degrés , comme fait ici l'Académie , qui autorife main- 
tenant de fon fuîfrage ceux qui écrivent Appelant , Appeler & Appelé , 
avec une L fimple , quoiqu'il y en ait deux dans le Latin ; mais en 
même temps y conferve les à^u^i. P du Latin , quoiqu'en François on 
n'en prononce qu'un. En y retranchant une L , parce que réellement 
on n'en prononce qu'une , elle femble nous inviter à y retrancher égale- 
ment un P, puifqu'en effet on n'y en prononce q^fun -, & il y a lieu 
de prélumer qu« comme aujourd'hui elle apuie de fon iufrrage ceux qui 
ont retranché une L , elle applaudira de même à ceux qui du même prin- 
cipe qui lui ont fait retrancher une L en concluront le retrancheasent 
d'un P. C'eil: aux Imprimeurs qu'elle laiffe le l'oin & l'honeur d'in- 
troduire dans notre Orthographe ce nouveau degré de perfe61ion. Elle 
n'y oblige perfone ; mais elle en biffe la permiffion , & fe montre difpo- 
sée à ratifier tcrut ce qui poura contribuer à perfeitioner notre Orthogra- 
phe. La raifon d'étymologie doit prévaloir dans les mots peu ufités , où 
la prononciation même s'y conforme : mais dans les mots très-ufités , & 
où la prononciation s'en écarte , il eft naturel de céder à la prononciation. 
C'eft ce qu'on a déjà fait dans une multitude de mots ; c'eft ce que 
l'Académie a elle-même approuvé dans un très-grand nombre ; & ce fera 
en luivant fes principes & Ion exemple, que nous parviendrons à donner à 
notre Orthographe les degrés de perfedion qui peuvent encore lui manquer. 

h 



îviij PRÉFACE 

Article XVII. De la Lettre Q. 

La lettre Q nous vient des Latins , de qui elle emprunte la voyele U , 
dont elle eil toujours acompagnée lorfqu'eile n'eit pas finale. Mais la 
prononciation de cet U varie beaucoup : car en Latin il Te prononçoît 
comme O U ^ & il en conferve le Ton en François dans ces mots : Aqua- 
tique , Équation , Quadragénaire , Quadragéjïme , Quoi. 

Mais il s'afbiblit 6i fe prononce comme un iimple C/ , dans Equejîre , 
Qiieficur , Quinquagénaire , Quinquag-éfime. 

Il s'éclipie totalement dans Qualité , Querele , Quitance , Quotité» 
Aucun mot François n'ajoute un fécond U après celui-là. 

Dans Quoique , le premier U ie prononce O C/; \e lecond ne fe pro- 
nonce pas. 

Le Q final ne fe trouve que dans Cinq & Coq : dans ce dernier mot on 
doit toujours le prononcer; mais dans cinq , 11 ne ie prononce que lorf- 
qu'ii efl luivi d'une voyele ou d'une H non afpirée ; ainfi on le prononce 
dans cinq hommes , mais on ne le prononce pas dans cinq femmes. Si ce- 
pendant ce mot cinq eu pris fubftantivement , c'eft-à dire , fans être joint 
à un lubûantif , la lettre Q , quoique fuivie d'une confone , fe fait fentir. 
Ainfi on la prononce dans cinq pour cent ; 64 dans un cinq de chifre» 

Article XVIII. De la Lettre R. 

L*articulation de la lettre R fe montre dans Racine , Regard , RicheJJe , 
Royaume , Rubrique. La raifon d"étymoîogie y atache quelquefois une 
H qui n'ajoute rien à fon articulation , comme dans Rhétorique. Ainfi on 
prononce le nom de l'ile de Rhodes , comme celui de la ville de Rodes , 
quoique ce dernier n'ait pas l'afpiration que la raifon d'étymologie met 
dans le premier. 

La lettre R fe prononce communément à la fin des mots : Char , Fer^ 
Cuir , Cor , Mur ^ NeEiar , Enfer , Défir , Tréjor , A:^ur. Mais à la fin 
des infinitifs en er , fi elle eft fuivie d'une confone , elle s'cclipfe & changé 
\E ouvert en E fermé. Aimer Dieu ; Aimer le prochain , fe prononcent 
Aimé Dieu ; Aimé le prochain. Cependant fi cet infinitif eft fuivi d'une 
voyele , la lettre R fe fait fentir , 6c rend à \E le fon ouvert. Aimer un 
ennemi. 

Souvent à la fin des mots la lettre R fe double entre deux voyeles , 
& alors elle rend longue celle qui la précède ; Barre , Terre , Squirre^ 
Clorre. Elle a le même effet dans Arrêt ; mais VA s'abrège dans ArrêteP. 
& Arrêté. 

Ce doublement peut mériter d'être conferve lorfqu'il efl fondé fur 
létymologie ou fur la prononciation. Ainfi on le conferve à^^ns Arroger 
6l Arrogant , parce qu'il eft également fondé fur la prononciation & 
fur l'étymologie : mais rien n'oblige de doubler cette lettre dans Arafer 
& Arondir, 



G RA M MA T I C A L E, lix 

Ce doublement s'exprime & fe tait fentir particulièrement au futur 
& au conditionel prêtent de quelques Verbes en rir , qui perdent cet i. 
Ainli à\4cquénr , \Q torme j'acquerrai ^ j'acquerrois ; de Courir, je 
courrai, je courrais ; de Mourir , je mourrai , je mourrois. 

Le doublement fe conierve & s'exprime dans les mots composés : 
Irrationel , Irréconciliable , Irréfragable , Irrégulier , Irréligieux , Irré^ 
médiable , Irréparable , Irrepréhenfible , Irréjolu , Irrévocable ; on le con- 
ferve même , & on l'exprime juique dans le mot Irriter , quoique dé- 
rivé du Latin Ira ; mais les Latins mêmes doubloient la lettre R dans 
le verbe Irritare ; & nous les avons imités , avec cette différence cepen- 
dant , que dans le dilcours familier on infifle peu fur le doublement en 
François dans le mot Irriter. 

11 faut ici remarquer la différence que l'Académie met entre Eclore 8c 
Eiiclorre : elle ne donne à l'un qu'une feule /^ , &. à l'autre deux. Elle 
dit au futur de l'un , /'/ éclôra ; au conditionel , il éclôroit : au futur de 
Vd^uxxe , j'enclorrai; au conditionel, j'enclorrois. Ainfi dans le premier 
VO efl long : dans le fécond YO paroît être bref. On dira peut-être 
que le mot Enclorre vient de Clorre , & q^\i Eclore n'en vient pas : 
mais cependant au participe l'un & l'autre prenent également un O long 
& très-ouvert : Eclos , Écloje ; Enclos , Enclofe ; de même que Clos, 
Clofe : (S'' on prononce de même avec un O long & très-ouvert les fub- 
flantifs Clos , Clôture , & Endos. Tout cela paroît montrer qu'originai- 
ment on écrivoit &l on prononçoit également, avec un O bref, Clorre, 
Enclorre & Éclorre : mais que YO ei\ devenu long dans Éclore , d'où 
l'on a formé avec une feule R, il éclôra , il éclôroit, tandis qu'au con- 
traire YO eOi refté bref dans Clorre & Enclorre , d'où l'on a formé avec 
deux /2 , je clorrai , j'enclorrai ; je clorrois , j'enclorrois. L'Académie 
dans la manière d'écrire ces deux mots , fe détermine par la manière de 
les prononcer : elle ne met qu'une R où on n'en prononce qu'une , & 
elle en met deux où on en prononce deux. Si l'on prétend que YO eft 
long dans Clorre 6c Enclorre , dans leurs futurs , je clorrai , j'enclorrai ; 
& dans leur conditionel , je clorrois , j'enclorrois ; il demeurera toujours 
vrai que dans ceux-ci l'Académie conferve les deux R , parce qu'on les 
y prononce , au lieu que dans Éclore , il éclôra , il éclôroit , elle n'en 
met qu'une , parce qu'on n'en prononce qu'une. 

Le doublement de la lettre R dans ces mots a pu venir de leur éty- 
moîogie tirée de Claudere , Jncludere , & peut-être Excludere : car 
quoiqu'il n'y ait qu'une féale R dans ces mots , elle s'y trouve précédée 
d'u.n D , qui en difparoiffant , fe convertit en R , &l forme ainli le dou- 
blement. C'eft pourquoi la raifon d'étymologie , loin d'en exclure une 
R , contribueroit plutôt à y conferver les deux ; mais félon l'Académie , 
ce qui doit en décider , c'efl la prononciation , qui en permet deux dans 
Clorre & Enclorre , & n'en foufre qu'une dans Éclore. La raifon d'éty- 
mologie mérite d'être préférée , fur-tout lorfqu'eîle ne contredit point la 
prononciation : mais lorfque la prononciation même s'écarte de l'étymolo- 
gie , elle foUicite & exige la préférence , qui en effet lui efl fbuvent acordée 
par l'Académie, h ij 



Ix PRÉFACE 

Article XIX. De la Lettre S. 

L'articulation de la lettre avarie, c'eft-à-dire , qu'elle eu forte ou 
foible. Elle efl forte au commencement des mots : Sa<^e(fe , Séjour , 
Silence , Soleil , Subfide ^ Syllabe. Mai:, elle s'atbiblit au milieu entre deux 
voyeles , Phafe , Mcfure , Mifere , Chofe , Mufe , Analyfe : elle s'y 
prononce comme un Z. 

A la fin des m.ots elle donne aux voyeles un fon long & très-ouvert , 
& elle fe prononce dans les noms propres & peu ufités : Pallas , Cerès , 
Ifis , Amos , Titus , Atys : mais dans les mots d'un ufage fréquent , elle 
ne fe fait fentir que lorfqu'eile eft fuivie d'une voyele : par exemple, dans 
cette phrafe : Vos propres intérêts le demand.cnt ; elle alonge 6c rend 
très-ouverte la voyele de vos ; mais elle laifl'e muet IV du rnot propres , 
& ne fe fait fentir qu'en s'apuiant foiblement \m le mot intérêts , à la fin 
duquel elle s'éciipfe totalement. Elle ne fe prononce pas même dans le 
nom propre Denys , précisément parce qu'en France il efi d'un ufage 
fréquent. 

Cette lettre fe joint au C , mais de manière qu'elle fe prononce sépa- 
rément avant les fyilabes ca , co , eu. , & qu'elle fe confond avec lui 
dans les lyllabes ce , ci , cy. Ainfi on dit Scabreux , Scorpion , ScuU 
•pture ; mais on dit Sccne , Scie , Scythie. Elle fe joint de même au C /i/, 
foit qu'on le prononce fortement , comm.e dans Scholie , foit qu'on le 
prononce foiblement , comm.e dans Schifme. 

On la joint avec le P & le P Hy comine dans Spatule & Sphère \ 
&*avec Q dans Squelete, Elle fe joint de même avec T '6l T R , dans 
Statue , Stérile , Stigmate , Stratagème, Rarement avec les autres confo- 
nes : S^ire , Slefurick ^ Smyrne. 

Elle a l'articulation forte après les voyeles nafales , comme dans Anfe ^ 
Danfe , Dcfenfe , Dépenje , Alfonfe , RSpon/é. Mais elle s'afoiblit dans 
les mots composés de Trans , tels que TranjaElioji , Jrandger , Tran^ 
[alpine : on prononce de même Cijalpine , Alface 6l Baljamine. 

Dans les mots composés des particules ^4 , Z?e' , Pre , 6i Ré ou /?£' , 
on la double pour lui donner le fon fort , quoiqu'on n'en prononce qu'une 
feule : Ainfi on écrit Affervir , Ajfocier , Dejj'aifir , Dejffaler , Defsé- 
cher , Preffentir , ReJJentir , ReJJérrer , Rejjouvcmr , Rejfufciter. Surquoi 
il faut obferver que même avec ce doublement , VE demeure muet dans 
Rejferitir , ReJJerrer , Rejfouvenir : mais il fe prononce ouvert dans 
Rejfufciter & dans les autres. 11 faut aufii remarquer qu'on ne met 
qu'une S dans Réfurreâion , & elle s'y prononce foible comme un Z; 
mais elle fe prononce forte dans Préséance & Préfuppofition , quoiqu'on 
ne l'y double point. En la fimplifiant , on fe raproche de l'étymologie ; 
& comme ces deux mots Préséance &. Préfuppofition , font d'un ufage 
plus rare , ceux qui les emploient, favent communément les prononcer 
d'une manière conforme à leur étym.clogie. Au contraire , les deux 
mots ReJlJufcitcr 5c Réfunetiion , étant d'un ufage commun , qui donns 



GRAMMATICALE. Ixj 

à l'un l'articulation forte , & à l'autre l'articulation foible » il a fallu 
doubler dans l'un la lettre S pour lui donner cette articulation forte , 6c 
au contraire la laiffer fimple dans l'autre pour lui donner l'articulation 
foible. En un mot c'efl: vifiblement ici la prononciation qui détermine 
la manière d'écrire ces deux mots , fans égard à l'étymologie qui leur eft 
commune: Refurgere ^ R-furreciio. 

Cette lettre a été retranchée de beaucoup de mots où elle eft rem- 
placée par l'accent circonflexe ou aigu. Ainfi on écrivoit Hafte , Fejîe , 
Gijle , Cofle , Flufle : & aujourd'hui on écrit Hdte , Fête , Gîte , Côte , 
Flûte : On écrivoit EJlé , & aujourd'hui on écrit Eté. En un mot , dans 
tous ces mots , la prononciation a prévalu fur l'ufage , & même lur l'éty- 
mologie. Tant il eft vrai que la prononciation a plus d'afcendant que 
l'étymologie, & que comme elle eft la premiiere à s'en écarter , elle oblige 
enfuite l'Orthographe de s'en écarter avec elle & comme elle. L'ulage 
n'eft devant elle qu'un foible obftacle qui peut bien arrêter quelque temps 
fes progrès ; mais dont enfin elle triomphe ; parce qu'enfin il çft naturel 
d'écrire comme on prononce. Il peut bien ariver qu'on abufe de cette 
manière , en pouffant la réforme trop loin ; m.ais l'abus de cette manière 
n'empêche pas qu'au fond elle ne foit très-vraie ; & qu'en effet e'ie ne 
foit aft'ez généralement reconue telle , même par ceux qui s'éforcent de 
la combatre , puifqu'ils font eux-mêmes obligés de convenir que dans 
le cas dont il s'agit ici , &C dans beaucoup d'aunes , la prononciation feule 
décide de notre Orthographe. 

Ce feroit fans doute abufivement que l'on retrancheroit la lettre S 
dans une multitude de mots où le ,difcours familier la néglige : DifcipU 
& Condifciple ; Defcendre & Condefcendre ; Adolefcence & ConvaJefcence. 
On doit la conferver dans ces mots , non feulem.ent parce que Tétymo- 
îogie l'y demande , mais encore parce que dans le difcours foutenu la 
bonne prononciation l'y fait fentir : en forre que même alors c'eft la pro- 
nonciation même qui veut que l'on fuive l'étymologie dans l'Orthogra- 
phe. Comme dans ces mots elle ne s'en écarte point , elle ne foufre pas 
que l'Orthographe s'en écarte. 

On a quelquefois confondu la lettre S avec le Z , à caufe de leur 
extrême affinité. C'eft ce qui eft arivé fur-tout dans les mots léfion , 
lésé , lefe , que l'on a quelquefois écrit par un Z , parce qu'en effet c'eft 
ainft qu'on les prononce. Mais ces mots vienent du Latin , îœfio , lafus'y 
ainfi l'étymologie veut que l'on y préfère la lettre 5 ; & la prononcia- 
tion ne s'y oppofe point , puifqu'il eft reconu 'que la lettre S , entre 
deux voyeles , doit fe prononcer comme le Z. Ainft la prononciation 
conferve volontiers l'étymologie , lorfque l'étymologie ne lui eft point 
contraire ; & en dernière analyfe , c'eft communément la prononciation 
qui décide. 

La lettre S dans les Noms eft ordinairement la caraflériftique du plu- 
riel ; c'eft pourquoi on doit l'y mettre lors même qu'elle ne s'y pro- 
nonce pas. Elle s'y prononce lorfqu'elle eft fuivie d'une voyele ou d'une 
H non afpirée ; elle demeure^muete devant toute autre lettre : Les 



Ixîj P R E F yi C E 

hommes défirent le bonheur : Elle ie prononce dans les & ne fe fait point 
entendre dans hommes. Cette règle générale des pluriels en 5 a tait 
réformer l'ancien ufage de terminer par Z les pluriels des noms & par- 
ticipes terminés au iingulier par E fermé. Ainfi autrefois on ccrivoit : 
Vos féche^ vous fontpardonnei : aujourd'hui on écrit : f^os péchés vous 
font pardonés. Tant il eft vrai qu'il eil pollible de changer Tufage : il 
ne s'agit que de le vouloir ; & c'eft: principalement aux Imprimeurs 
qu eft réfervé l'avantage d'opérer ce changement. Ici, de quelque manière 
qu'on écrive , la prononciation eft la même : mais ce qui a fait prétérer 
les pluriels en es aux pluriels en q , c'eft premièrement que cette pratique 
rentre dans la règle commune des pluriels en 5 : fecondement» qu'alors 
le pluriel mafculin ne diffère du féminin que par la feule addition de VE 
qui forme fa terminaifon féminine. Ainfi autrefois on écrivoit au pluriel 
mafculin pardonne:^ , & au pluriel féminin pardonnées : le féminin étoit 
régulier , & le mafculin irrégulier ; cela difcordoit : cette difcordance a 
néanmoins duré long temps : elle étoit devenue générale. Mais la main 
éclairée de nos meilleurs Imprimeurs a fu réformer ce vice , quelque 
invétéré qu'il fût , & nous a mis en poffefTion d'écrire régulièrement les 
pluriels en es au mafculin , comme en ées au féminin. 

La lettre 5" eft encore dans les Verbes la caraftcriftique de la féconde 
perfone du fingulier ; & par cette raifon on doit toujours l'y mettre , 
foit qu'on la prononce , foit qu'on ne la prononce pas : Tu aimes ; tu 
aimas ; tu aimeras. Elle eft auftl la caraftériftique de la première per- 
fone comime de la féconde , dans les Verbes en ir , comme Je finis , tu 
finis , au préfent & au prétérit , & de même dans plufteurs autres : Je 
reçois , tu reçois ; je reçus , tu reçus. Je rends , tu rends ; je rendis , 
tu rendis. Les futurs ne la prenent qu'à la féconde perfone. Je finirai , 
tu finiras ; je recevrai , tu recevras ; je rendrai , tu rendras. 

Mais on réferve le Z pour les fécondes perfones du pluriel : Vous 
aimei ; vous aimer e^ : vous finiffe^ ; vous finira;^ : vous receve^ ; vouy 
recevrez : vous rende^ ; vous rendre^ : & par-là ces pluriels des Verbes 
fe trouvent diftingués de leurs participes terminés en .S" : Si vous aime:^ 
vos devoirs , vous fere^ aimés de Dieu & des hommes. La prononciation 
«ft la même ; mais la règle des pluriels dans les Noms veut qu'on pré- 
fère la lettre S dans les participes , & qu'on laifte le Z aux Verbes. 

La lettre S fert quelquefois à éviter le concours de deux voyeles. C'eft 
ce que l'on remarque particulièrement dans le mot jufque , qui s'écrit 
fans S finale avant les confones , Jufque là ; jnfque dans la maifon ; 
jufque jur les toits ; d'où il arive qu'on écrit avec apoftrophe , jufqu'où, 
jufqu'à vous ; jufquau ciel : mais parce que dans l'expreirion Jufqu'à 
quand , le conflit de ces deux fyllabes trop reftemblantes bleftb l'oreille , 
pour adoucir ce choc on infère une S , qui de ces trois fyllabes en fait 
quatre , Jufques à quand. C'eft auftï par-là qu'on doit difcerner l'ufage 
de ces deux mots , Je fiai ou je fais : le premier convient avant les con- 
fones ou la lettre S feroit inutile ; le fécond avant les voyeles oîi la lettre 
S adoucit le choc en fe faifant fentir. Car régulièrement on doit dire , 



G RA M MA T I CA L E. Ixlîj 

Je faî , comme J'ai ; & on le dit ainfi avant les confones : Jefai cela 
très-certainement ', mais s'il furvient une voyele , la lettre S en adoucit 
le choc : Je le jais à n'en point douter. 

Article XX. De U Lettre T. 

L'articulation de la lettre T varie comme celle de la lettre S. Elle eft 
forte au commencetnent des mots : Tableau , Ténèbres , Timbale , Tom^ 
beau , Tumulte , Tyrannie. Mais au milieu des mots le rs'atbiblit fou^ 
vent 6c emprunte l'articulation du C, comme dans Partial, Partiel; Ml" 
nutie , minutieux ; Ntzromantie , Nécromantien ; Abdication , Accujation^ 
Admiration , & quantité d'autres en tion. Cependant il conferve Ton 
articulation forte dans Partie , Hoftie , Entier , Altier , Beflial, Befliaiix^ 
Entretien, Maintien, Geftion y Baflion , Mixtion, Anticne , Etienne , 
& quelques autres. C'ell- à-dire , que les diphthongues ia , ie , ien , ion ^ 
occafionent fouvent cet afoibliflement ; mais fans qu'il puiffe être facile 
de déterminer pourquoi elles ne le produifent pas toujours. Il paroît feu- 
lement que la lettre S continue à conferver l'articulation forte du T dans 
Hofîie , Beftial , Beftiaux , Gejlion , Baflion ; & il en eft de même de la 
lettre X dans Mixtion. L'étymologie Latine contribue fans doute aulîi 
beaucoup à fon afoiblijfTement dans Inertie , Partial, Partiel, & dans 
la plupart des noms en tion. 

Il faut obferver qu'alors quelquefois ce T fe change en C conformé- 
ment à fa prononciation. Ainfi l'Académie écrit Nécrow.ancie & Necrc 
niancien ; mais elle conferve Minutie & Minutieux : dans les deux der- 
niers , elle a égard à l'étymologie ; dans les deux premiers , elle cède à 
,ia prononciation. 

I II eft même arivé que comme de Gratia , on a fait Grâce ; Silence de 
iSilentium ; de même de Necromantia , on a fait Nécromance , & l'Aca- 
-Jémie le préfère ; c'efl ce qui a amené Nécromancien , Silencieux , & 
Gracieux , par C. Mais quoique d'Fffentia on ait fait EJjence , on con- 
erve néanmoins Effentiel , comme dérivé du Latin Ejjeniialis. De Pœ- 
liuntia , on a fait Pénitence; & fi l'on dit Pénitenciel , comme dérivé 
|3lus immédiatement de Pénitence , on conferve du moins Penitcntiaux ^ 
Iromme dérivé plus immédiatement de Pœnitentiales. Dans les termes 
i)lus tréquens , la prononciation prévaut ; dans les moins ufités , on con- 
érve les vertiges de l'étymologie , du moins en écrivant , quoiqu'on s'en 
Joigne en prononçant. De Domitianus & Diocletianus , fe forme Do' 
nitien & Dioclétien , où l'on conferve le T , quoiqu'on le prononce en C. 
w'eft fur-tout dans les noms propres qu'on doit fuivre l'étymologie. 

Le doublement de la lettre T a quelquefois fervi à rendre brèves les 
"oyeles qui la précèdent , de inêm,e que la lettre 5 fervoit à les rendre 
ongues. C'eft ainfi qu'on a dit cofle ik cotte ; hofle & hotte : mais de- 
puis que le circonflexe a pris la place de la lettre S , le doublement de 
i lettre T en ce cas efl: devenu inutile. Ainfi comme dans le premier 
:ns , on écrit aujourd'hui , cote & hôte ; dans le fécond fens on peut 



Ixlv PREFACE 

écrire, cote & hôte , avec un leul T, puifqu'il eft bien certain qu'on 
n'en prononce qu'un , & que le feul accent circonflexe fuffit pour diflin- 
cuer le premier fens d'avec le fécond , en rendant long & très-ouvert 
dans l'un VO qui eft bref, & moins ouvert dans l'autre. 

On peut doubler le T dans les mots composés , Attenter , Atténuer , 
Attefler , à caufe de l'étymologie : mais rien n'oblige de le doubler dans 
Atendrir , Atïédir , Atrijler , Atrouper , qui ne nous vienent point 4es 
Latins , & ou l'on ne prononce qu'un T. 

Par la raifon d'étymologie , on écrivoit autrefois Dcgoufler , comme 
•dérivé de Guflus ; 6c Dégoutter , comme dérivé de Giitta : mais à caufe 
de la prononciation , l'Académie écrit DJgoûter fans S ,^&. avec pénul- 
tième lonc^ue , marquée par le feul circonflexe. Par la même raifon , on 
pouroit donc écrire dans VxJivQ ihis Dégoûter , comme on le prononce , 
c'cft-à-dire , avec un flmpie T & fans accent , parce que dans celui-ci 
la dlphthongue eft réputée brève , c'eil-à-dire , qu'en effet elle a le fon 
moins ouvert & moins long que dans Dégoûter. Le feul accent devroit 
fuflire pour diflinguer ces deux mots , puifque dans la prononciation on 
ne les dlftingue que par le fon plus ou moins long , plus ou moins 
^ouvert , de la diphthongue. 

Article XXI. De la. Lettre U. 

11 en eft de nos deux U comme de nos deux /; autrefois on le.' 
contondoit , quoiqu'ils fuflTent elTentiélement différens , l'un étant voyel( 
6c l'autre confone. Mais enfin aujourd'hui l'Académie les diitingue er 
nous donnant un Alphabet de vingt-cinq lettres , au lieu de vingt-trois. 

La voyele U fe prononçoit autrefois OU^ & ce fon lui efl refl« 
dans quelques mots dérives du Latin , tels que Quadragéfime : mais ell( 
s'eil: afoibhe comme on le fent dans la première fyllabe de Q_uïnquagé- 
Cime ; Ôc enfin elle efl devenue muete dans Quïnie , que l'on prononct 

Kin7e, ,_,.,- 

VU a le fon foible & bref au commencement des mots : Ubiquijte . 
Ulcère , Ultérieur , Unité , Urbanité , Ufage , Utilité , Uvée, 

Mais à la pénultième , il varie comme les autres voyeles : c'eft-à. 
dire, que communément bref, il devient long avant VE muet, ÔC cefTi 
de l'être dès que cet E cefie d'être muet , comme on va le voir. 

U c H E , long dans kûchc , embûche ou débûche : mais bref dan. 
bûche- , débucher , débuché. 

U E , long dans vue , cohue , tortue ; je tue ; bref dans tuer , tue. 

U G E , long dans déluge , refuge , juge : bref^ dans juger , jugé , 8 
même jufque dans jugement, quoique fuivi de ÏE muet; c'efl que L 
mot eft alongé d'une troifieme fyilabe. 

U L E , long dans // brûle : il s'abrège , ou du moins devient moin 
long dans brûler , brûlé. 

U M E , long dans nous fûmes ; nous pûmes ', naus reçûmes , & autre 
premières perfones pluriels du pafsé. 



GRAMMATICALE, Ixv 

U R E , long dans ils furent \ ils reçurent , & autres troifiemes perfo" 
nés du pluriel du pafsé : long encore dans augure , mefiire , parjure , ver- 
dure ; mais bref dans mefurer , mefuré ; parjurer , parjuré. 

Use, long dans excufe , inclufe , Mufe , rufe , & jufque dans rusé ; 
mais bret dans exenfer , excusé. 

U s s E , long dans que je fujfe , que tu fujjes , qu'ils fnjjent ; ^z/e /V 
pujfe , que tu pujfes , quils pujfent ', & autres terminaifons fembîables du 
fubjondiif; mais bref dans que nous fu(/ions , que vous fuj/ie^; que nous 
pujfions , que vous pufflei, &c. 11 eil encore long dans aumuje , mais 
bref dans Prufe & Rufes, 

U T E , long dans flûte ; & dans vous fûtes ; vous pûtes ; vous reçûtes , 
& autres terminaifons fembîables des Verbes. 

On a prétendu que dans la terminaifon C/Tf il eft bref à l'indicatif, il 
fut, il put , il reçut , &c. & long au fubjon6lif , quoiqu'il fût , qu'il pût , 
qu'il reçût. Ce qu'il y a de certain fur cela , c'ell que comme autrefois 
on écrivoit au fubjon6Hf , qu'il fujî , qu'il pujl , qu'il reçufi , lorfque le 
circonflexe a pris la place de la lettre 5 , on a écrit qu'il fût , qu'il pût , 
qu'il reçût : mais au fond , la voyele n'en eft pas devenue plus longue : 
& il n'y a que la conflru6fion & le fens de la phrafe qui diftingue l'indica- 
tit , il fut , d'avec le fubjon6Hf , qu'il fût. 

11 faut feulement remarquer que quoique VU foit communément long 
avant VE muet , il eft cependant bref dans plufieurs terminaifons. 

U B E , bref dans bube , cube , tube. 

U c E , bref dans afîuce , puce , prépuce, 

U D E , bref dans aptitude , béatitude , étude , &c, 

L'£7 immédiatement fuivi de VE muet au milieu des mots , devient 
long , de manière que l'on peut même fupprimer VE en mettant Je cir- 
conflexe fur VU ^ comme on l'a fait pour 1'/. Ainfi au lieu de dire y^bfo- 
luement , Duement , Eperduement , Ingénuernent : on dit & on, écrie 
^bfoiûment ^ Dûment^ Éperdûment , Ingénument: ÔL lorfque ces mots 
font d'un fréquent ufage , on y néglige même l'accent , parce que la 
voyele s'abrège : c'eft pourquoi l'Académie écrit abfolumem , éperdu- 
ment , ingénument , fans accent , mais dûment , avec accent. 

Avant les autres voyeles , & même avant !'£ fermé , l't/ eft réputé 
bret , nuage , nuée , nuit , tuons. Il fe prononce O U avant A dans 
aquatique , équateur , équation ; & il s'éclipfe dans quarré , querelle , 
quille , quolibet ; guérifon , guide. Dans ces deux derniers mots , il ne 
lert qu'à déterminer l'articulation forte du G. 11 s'efi: éclipsé dans Kuide 
& dans fes dérivés , de manière que comme on ne l'y prononce plus , 
l'Académie l'a entièrement fupprimé , en écrivant Vide , vider , vidé , vi- 
dange Se vidangeur : tant il eft vrai que l'Académie approuve les réformes 
qui tendent à rendre notre Orthographe conforme à la prononciation. 

h'U ie joignoit autrefois avec VF à la fin des mots, luy , apuy , 
ennuy , mais cet Ftenoit lieu d'un fimple /, qui en a pris la place , lui , 
apui y ennui : dans les dérivés on reprend cet JT, qui alors tient la place de 
deux / : ainfi on écrit appuyer ^ ennuyer ^ parce qu'on prononce apui-iîî ^ 



Ixvj PRÉFACE 

ciinuï-ur \ mais avant \E muet , \Y {q change en / flmple , il apuie , il 
s'ennuie , parce qu'on n'y prononce qu'un leul /, comme dam pluie. 

h'U après VA lui donne le Ton de VO long ou bref, plus ou moins ou- 
vert : le Ion eft long & très-ouvert avant VE muet : Aube , Auge , Aune , 
Paule y Paume , Pauvre, Hors ce cas il eft communément bret& moins 
ouvert : Auberge , Audace , Augure , Baudrier , Cautère , Paupière , 
Paul. Mais il eft long & très ouvert dans ces monofyllabes , Haut^ Chaud, 
Chaux , Faux , adje6lif , &. Faux , autrefois F aulx, nom d'inftrument : 
de même dans Faucon , autrefois Faulcon , & jufque dans les dérivés 
de ces mots , Chaufer , FauJJer , Faucher , Fauconier , Hauteur , /f^jw- 
r^^. 11 eft bref à la fin au ftngulier , long au pluriel ; Joyau , Joyaux ; 
Couteau , Couteaux, 

La diphthongue E U , qui tient du fon de \E muet , eft de même 
brève au fmguiier , longue au pluriel , Feu , feux ; jeu , jeux ; bleu , bUus : 
fuivie de VE muet , elle eft longue : bleue , queue , meule , feutre. Elle 
eft brève dans Eu , Europe, Elle eft plus longue que brève dans les noms 
moins ufités : Euchariflique , Eunuque , Euphrate. 

La diphthongue O ^ eft longue avant \E muet , ^owf , foule , ;7o«rrf ; 
mais cependant moins longue dans poule , & brève dans boueux , pou- 
dreux , moulure : longue dans ow/re , bref dans outrage : longue dans 
y ouvre , rw ouvres , z/ oz/v/-^ : brève dans ouvrage , /zo^/j- ouvrons , voz/x 
ouvrq : longue dans ils ouvrent, La différence eft toible ; ^\\t s'éteint tota- 
lement à la tin des mots , où on prononce un fou & des fous , fans aucune 
différence que de faire fentir au pluriel la lettre S , lorfqu'elie eft fuivie 
d'une voyele : Les fous aiment leur folie. 

Article XXII. De la Lettre V. 

Comme XJ confone eft venu de \î voyele ; de même \V confone 
eft venu de \U voyele : en forte que le V(Z des Latins vient du Grec : 
car les Grecs qui n'avoient aucun de nos U , exprimoient également l'un 
& l'autre par la diphthongue O U. Mais enfin chez les Latins cette diph- 
thongue , avant les voyeles , s'eft changée en confone , & on a prononcé 
Va , Ve , Vi , Vo , Vu. 

L'articulation de la lettre V fe montre dans Valeur ^ Vérité ^ Vigilance , 
Volupté , Vue : & cette articulation ne varie jamais. 

Il faut feulement remarquer que cet V fe double quelquefois dans des 
noms Allemands , Flamands , Anglois ou autres des pays du Nord ; 
& ce double ^ tient de l'K confone & de la diphthongue O 1/ , comme 
on le fent dans fVaaft , IVeflmmfler , JVeJîphalie , IVibourg , ÎVorche-^ 
fier , WuriT^ourg : mais au milieu des mots l'articulation de 1'/^ prévaut, 
comme dans Barwik , Hedwige : au contraire , à la fin on préfère le fon 
de ÏU voyele dans Brifgaw , C^ernikow , Pagatfchew, 



GRAMMATICALE. Ixvij 

Article XXIII. De la Lettre X. 

La lettre X nous vient du Xi des Grecs : Ton articulation varie beau- 
coup , parce qu'elle tient du C & du G , de VS & du Z. 

Ainfi au commencement des mots , dans les noms peu ufités , elle 
prend l'articulation forte du C 5 , Xantippe , Xerxès : dans les noms 
plus communs elle s'adoucit en prenant l'articulation du G Z , Xavier , 
Xi me nés. 

Au milieu des mots , elle a l'articulation forte du C 5 dans Extrême ; 
mo'ms forte & du C feul dans Exception ; foible & de VS feule dans 
Auxerre , Bruxelles. 

A la fin elle prend l'articulation forte du C 5 dans les mots étrangers 
& peu communs , Linx , Sphinx , Styx ; & même jufque dans Préfix, 
Dans les mots très ufités , cette lettre s'éclipfe totalement, ne fe fai- 
fant entendre que devant une voyele : Prix , Crucifix , Paix , Choix , 
Animaux , Cheveux ; & lorfqu'elle s'apuie fur la voyele fuivante , c'eft 
avec l'articulation la plus foible , celle du Z : La paix efl annoncée aux 
hommes. 

Dans les mots dix Si fix , on ne prononce point VX devant les con- 
fones : dix Chevaux : on le prononce comme Z devant les voyeles , 
& devant VH non ^pirée , dix dnes ; fix hommes : & comme 5 à la 
fin de la phrafe : Ils itoient dix ; lis étaient fix. 

Comme l'article les fait au datif aux , il en réfulte que le pronom 
vehûî lefiquels doit avoir pour d^a^xiî auxquels : On trouve cependant aufii 
aufiquels , parce que c'eft ainfi qu'on le prononce ; mais dans le difcours 
familier on ne le prononce pas. D'ailleurs , comme la lettre X fe pro- 
nonce fouvent comme S , rien n'empêche d'écrire auxquels , comme 
on écrit aux , qui lui-même fe prononce par Z devant les voyeles & 
devant VH non afpirée : aux hommes ; aux animaux. 

La lettre X efl caraélérlftique du pluriel dans plufieurs noms : mais 
nous reviendrons fur cela en parlant de la formation des pluriels. 

Comme la lettre X eft communément une articulation composée de 
es ou G 5 , elle foutient la voyele qui la précède , de manière que 
]'£ qui fe trouve avant elle n'as pas befoin d'accent : Exaâitude , 
exemple , exigence , exorcijme , exubérance. 

Article XXIV. De la Lettre Y. 

Il eft important ici de rernarquer ce qu'obferve l'Académie que VV en 
François eft tantôt un caraélere fimple & tantôt un caraftere composé. 

Cara6lere fimple , il n'a pas d'autre valeur que VI voyele , & fon prin- 
cipal ufage eft d'exprimer VUpfilon des Grecs dans les mots qui nous 
vienent du Grec , tels qu • , Phyficque , Étymologie , Syntaxe , HypO' 
crifie y Hyperbole , &c. Sur quoi il faut obferver que la règle n'eft pas 
de mettre un Y dans tous les mots qui nous vienent du Grec : il n'en 



îxviîj P R É Fy^ C E 

faut point dans Philo fophie , AHfintropie , Arijîocratie , &c. Car les 
Grecs ont leur Ictd qui eft un / fimple ; mais c'eli leur Upfiion , qui 
doit être rendu par un i^: & lorfque ces deux lettres fe trouvent dans \}.vi 
inétne mot , il taut bien fe garder de les confondre. On rencontre quel- 
quefois Hippoliu : c'efl une faute ; il faut écrire Hippolyte : c'eft-à-dire ,- 
que dans ce mot le premier / eft fimple ; c'ell: le fécond qui doit être 
exprimé par Y. 

h Y fervoit autrefois au commencement & à la fin des mots. On le 
trouve encore quelquefois au commencement dans Yeux^ Yeuje, Ypréau^ 
Yacht , Yvaire , Yvroie , Yvreffe : mais l'Académie écrit Ivrejfe , Ivraie , 
Ivoire ; & rien n'empêche d'écrire de mêm.e , lacht , huje , Ipréau , & 
même leux , dès qu'il eil confiant que dans Yeux VY ne vient que de 
cet ancien ufage qui eft aujourd'hui communément négligé dans les autres 
mots. De même à la fin des mots , on écrivoit Foy , Loy , Roy , d'où 
Ton avoit même formé Royne : mais aujourd'hui on écrit par un limple / 
Roi & Reine ; Foi & Loi. On ne conferve cet 1^ initial & final que dans 
quelques noms propres , Yves , Yvetot , Yvry , Sainte-Foy , le Piiy en 
Velay. C'eft qu'en général les noms propres varient peu , &. doivent peu 
varier. L'Ffe conferve encore au lieu de 1'/ dans la particule Y ^ parce 
que l'œil acouturaé à voir cette particule ainli exprimée , feroit peut-être 
blefsé fi on l'exprimoit autrement. 

UY confidérc comme cara6fere double , a la valeur de deux / , dont 
le premier finit une fyllabe , & le fécond en commence une autre , 
corn. me dans Citoyen , Employer , Royal , Apuyer , Pays , &c. qui fe 
prononcent comme s'il y avoit Citoi-ien , Emploi-ler , Roi-ial , Âpui- 
ier , Pai-is : tels font les exemples que donne l'Académie , qui ajoute 
que , mal-à- propos , quelc[ues Auteurs ou Imprimeurs écrivent Citoïcn , 
Moien y &c. avec un ï tréma. Sur quoi il faut obferver qu'entre VO & 
VE muet, cet Y fe change en 1 fimple , parce qu'on n'y prononce que le 
premier des deux. L'Académie écrit donc : J'envoie , tu envoies , // 
envoie ; nous envoyons , vous envoyer , il envoient. Au contraire , on 
ajoure un /après VYaux deux premières perfones du pluriel du préfent 
du fubjondif : Que nous envoyions , que vous envoyiez , pour les dinftin- 
guer de celles du préfent de l'indicatif : nous envoyons , vous envoyé:^. 
De même avec VA on dit à l'indicatif, nous payons , vous paye^ , & au 
fubjondif: que nous payions , que vous payie:^; mais entre VA &lVE 
muet , VY demeure : Je paye , tu payes , // paye ; que je paye , que tu 
payes , qu'il paye. L7 fe joint encore à VY dans les deux premières 
perfones plurieles de l'imparfait à l'indicatif. J'envoyois , tu envoyais , il 
envoyoit ; nous envoyions , vous envoyiez , ils envoyaient : Je payais , 
tu payais , il payait ; nous payions , vou^ p^yi^l » Us payaient. Mais 
dans les Verbes terminés en ier , comme Prier , il ne faut point d'F, 
la feule répétition de 1'/ fufnt à l'imparfait de l'indicatif r nous priions , 
vous priiei ; Sl au préfent du fubjonftif : Que nous priions , que vous 
priiei. 

On a prétendu que comme nous difons aufubjondif : Que nous payions y 



G RA M MA T l C A L E. hlx 

que vous fayie^ , nous devrions dire de même : Que nous ayions , 
que vous ayie^ ; mais l'Académie n'admet point cela ; & c'efl qu'en effet 
le cas eu différent ; dans le verbe Payer nous iommes obligés d'ajouter 
cet /au rubjon^tit , pour le diftinguer de V'mdkziK : nous payons , vous 
payei : au lieu que dans le verbe Avoir il n'y a point d'équivoque à évi- 
ter : à l'indicatit on dit nous avons , vous ave:( ; ainli rien n'empêche de 
dire au fubjonftif avec un fimple F: Que nous ayons , que vous aye^ , 
comme on dit , Que nous /oyons , que vous Joye^ ; quoiqu'on dife , Qui 
nous envoyions ^ que vous envoyie^. Car dans le verbe Envoyer , il a fallu 
diftinguer par-là ce fubjonftif d'avec ^l'indicatif , nous envoyons ^ vous 
envoyé:!^ , au lieu que dans le verbe Etre , il n'y a aucune équivoque , 
puifqu'à l'indicatif on dit : nous fommes , vous êtes. De même a l'impar- 
fait on dit: nous étions, vous étie^', nous avions y vous avie:^: ainfi , 
ayons , ûj^{ ; foyons , foye^ , apartienent uniquement au fubjonftif & à 
l'impératif , fans qu'il folt befoln d'y insérer cet / qui eft néceilaire dans 
les autres verbes pour éviter l'équivoque. 



Article XXV. De la L 



ettre 



La lettre Z, en François , a l'articulation fimple de la lettre S adou- 
cie ; c'eft ce que l'on éprouve dans Zara , Zèle , Zinc , Zone , Zurich , 
Zymotechnie, Cette articulation eft invariable au commencement , au 
milieu & à la fin des mots : mais à la fin des mots elle ne fe fait pas 
toujours fentir. 

Le Z fe fait fentir à la fin des noms propres de perfones ou de lieux , 
& alors il rend longue & ouverte la voyele qui le précède : Pha^ , EU" 
fha:^ , Cene^ , Afcene^ , Boo^ , Bu^. On le prononce dans Fe^ , où il 
rend r£ très-ouvert : il rend de même VE très-ouvert dans \e Milane:^; mais 
on ne l'y prononce que quand il eft fuivi d'une voyele. Dans les mots 
d'un ufage plus commun , il rend l'^" fermé , ajfe^ , cke^ , le ne^ : & il 
ne fe prononce que quand il eft fuivi d'une voyele : Ajffe:^ & trop long- 
temps : che^ un de vos amis : un ne^ aquilin. Il a la même aniculatioa 
dans les fécondes perfones plurieles des Verbes : Fous life^ , vous lijlei; 
vous Ura^ , vous lirie:^. 

Les Verbes qui vienent de ceux qui en Latin & en Grec fe terminent 
en Z O , devroient fe terminer en François par un Z : Baptiser , Catc-* 
ichi^er. Exorciser ; mais parce que dans leurs dérivés ce Z fe change en S, 
en Latin m.ême & en Grec , de Baptisa , Baptifma , Baptijla \ de Ca- 
ttchizo j Catechifmus , Catechefis : on préfère en François la. lettre S 
dans le verbe même : Baptifer , Catéchifer , Exorcifer ; & néanmoins on 
y prononce cette S comme le Z ; en forte que la lettre S paroît n'avoir 
prévalu dans tes verbes qu'à caufe de leurs dérivés , Catéchifme , Exor- 
cijme^ , Baptifmal , Baptiflere , Baptijlaire. Ainfi dans ce cas l'analogie 
prévient fur l'étymologie. 

Concluons de toutes ces remarques qu'il y a trois principales règles 
de l'Orthographe : VÉtymologie , la Prononciation , 6c , comme on vienî 



Ixx PRÉFACE 

de le voir , V Analogie. VÉtymoIogie doit être confervée lorrqu'elle ne 
nuit point à la prononciation , & généralement dans les mots les moins 
ufités , ainli que dans les noms propres de perfones ou de lieux : la Pro- 
nonciation doit être préférée dans les mots les plus ufités , au préjudice 
nnême de l'étymologie : enfin V Analogie doit quelquefois prévaloir éga- 
lement fur la prononciation & fur l'étymologie. 

Article XXVI. Des Lettres Capitales, 

Jufquici nous avons parlé des Lettres fans confidérer la forme des 
caraElcres qui les repréjentent : on les di flingue en grandes & petites , 
droites ou inclinées. Il faut ici confidérer l'ufage que l'on fait de ces 
différences. 

Les Letres Capitales que Ton nomme auffi Majufcules , font ainfi nom- 
mées , parce qu elles font un peu plus grandes que les autres , & qu'elles 
fe mettent principalement à la tête des mots les plus confidérables. On 
les fait aufTi fervir dans les titres : mais leur principal ufage eft au com- 
mencement des mots que l'on veut plus particulièrement diftinguer. On 
les met généralement à tous les noms propres d'hommes ou de lieux , 
Alexandre , Céfar , Darius ; Rome , Paris , Londres. On les donne en- 
core aux, noms de dignités , Rui , Empereur , Duc , Comte , Gouver^ 
neur , Lieutenant : aux noms de Sciences & d'Arts , Rhétorique , Phi- 
lofophie; Imprimerie , Peinture : dans le ftyle eccléfiaiVique , on les donne 
au nom de Dimanche , & au nom des Fêtes , Noël , Pdque , Pentecôte, 
jufque-là même qu'on dit la Saint Martin Si la Touffaints. 

Mais il y a deux défauts à éviter dans l'ufage de ces lettres. Le pre- 
mier ell d'en mettre trop : par-là on afoiblit l'effet que doivent produire 
les plus effentieles. Les mots qui méritent plus de diflindion , fe trou- 
vent alors noyés & confondus au milieu d'une infinité qui n'en méritent 
aucune. Le fécond défaut opposé à celui-là , eft de n'en mettre pas aflfez, 
comme on le voit dans certains Livres , où on n'en trouve qu'aux feuls 
noms propres. Il faut avouer que cette pratique a l'avantage de tran- 
cher net fur la nature des mots qui méritent une Capitale ; mais il en 
réfulte que quantité d'autres mots qui méritent également quelque diftin-' 
élion , fe trouvent confondus avec ceux qui n'en offrent aucune. 

Il s'eft élevé ici une queftion fur les adjeftifs dérivés des noms qui 
font diftingués par une Capitale , tels que de Moife , Mofaïque ; de 
Rome , Romain ; de Roi , Royal ; de Philofophie , P hilofophique ; de 
Pdque , Pafchal , & ainfi des autres. Communément on leur donne la 
Capitale à caufe du nom dont ils font dérivés : mais fi ces adjeétifs le 
trouvent joints à un fubftantif qui n'exige pas la Capitale , faut-il don- 
ner la Capitale a l'adje^if fans la doimer au fubftantit , ou la donner au 
fubftantif pour la conferver à l'adjeftif , ou l'ôter à radjeélit pour ne 
la pas donner au fubftantif? Faudra- t-il écrire: la loi Mofarque ,U 
chauffure Romaine , une fentence Philofophique , le temps Pafchal i On 



GRAMMATICALE, Ixxj 

peut bien écrire la Loi Mofaïque , parce que cette Loi mérite par elle- 
même une cliftin6lion : mais la chaujjure , quelle qu'elle puifl'e être , 
^ft-elle allez noble , pour qu'on puilTe écrire ki ChauJJ'un Romaine ? 
Faudra-t-il donc écrire lans aucune diftin6tion la chaujfure romaine ? 
Communément c'eft un défaut de pafler ainfi d'une extrémité à l'autre : 
le plus fage parti eft de tenir le milieu en donnant à chaque mot le ca- 
ractère qui lui convient: le lubrtantif chauffure ne mérite pas une Capi- 
rale , mais l'adjeétif Romaine la mérite : écrivons donc : la chaujjure 
Romaine, Dira-t-on qu'alors l'adjeC^it paroît plus noble que ion Tubitan- 
if ? mais il ne i'efl que relativement au nom dont il dérive : c'eft comme 
i nous difions la chaujfure des Romains : cette Capitale alors ne paroît 
)oint déplacée ; elle ne l'eft pas plus dans l'adjedif qui reprélénte ce 
lom : la chaujfure Romaine, 

Les Capitales fervent encore au commencement de toutes les phrafes 
précédées d'un point , ou qui commencent un paragraphe , ou ce qu'on 
ippele un alinéa, L'ufage eft aufli de les mettre en Poéfie au commen- 
;ement de chaque vers pour en marquer mieux la diftin6tion. 

Dans nos Pfautiers 6i dans nos Bibles , on les place encore commu- 
lément au commencement de chaque verlet ; & cela peut convenir dans 
los Pfautiers , pour qu'on ne s'y méprene pas dans le chant. Mais dans 
los Bibles , ces Capitales ne font néceflaires que quand le verfet précé- 
lent eft terminé par un point. Car fi dans le verlet précédent la phrafe 
i'eft pas finie ; fi le fens n'eft pas achevé ; fi ce verlet n'eft terminé que 
>ar une virgule , un ptoint virgule , ou un comma ou un double point : 
'eft oblcurcir le fens , c'eft rompre la liailon des deux verfets , que de 
nettre au commencement du verfet fuivant une Capitale , qui n'y eft 
ullement nécefiaire lorfque les verfets lent dillingués par des chifres. 

APxTICLE XXVII. Des petites Capitales, 

Les petites Capitales s'emploient pour des mots entiers que l'on veuî 
ifiinguer entre les autres. On les met queiquefoib dans les titres : mais 
îur principal ufage eft au commencement des Ouvrages , des Livres , 
es Chapitres ou même des Paragraphes. On met alors en petites Capi- 
àles le premier mot ; ou quelquefois deux , fi le premier mot eft trop 
ourt , ou s'il a une liaifon intime avec le fécond. La première lettre de 
e premier mot doit être plus grande que les autres ; ce doit être une 
rande Capitale; & quelquefois cette grande Capitale s'étend fur les lignes 
-iivantes , de manière qu'elle en foutient deux , trois , quatre, ou plus : 
'eft ce qu'en terme d'Imprimerie on appelé une Lettre de deux points ^ 
e fois points , &c. Quelquefois cette lettre eft chargée ou environée 
'ornemens : c'eft ce qu'on nomme Lettre grife. L'ufage eft qu'après les 
ittres grifes ou de plulieurs points , on mette encore une Capitale qiîi eft 
. leconde lettre du mot : cependant on s'eft quelquefois écarté de cet 
lage , apparemment parce que cette lettre n'eft pas la première , mais la 
:conde , & que par cette raifon oa croit qu'elle ne mérite pas d'être 



Ixxlj PRÉFACE 

plus diftinguée que les fuivantes. Elle peut en eftet ne le pas mériter 
relativement aux luivantes ; mais il femble qu'elle le mérite relativement 
à la première. Car plus cette première lettre ed grôffe , plus il eft conve- 
nable qu il y ait une lettre moyene entre cette grôlTe lettre & celles qui 
vont fuivre : telle tut fans doute la pensée de ceux qui introduifirent cet 
ancien uiage qui par cette railbn peut mériter d'être confervé. Mais quel- 
quelbis on emploie pour première une lettre qui ne porte pas deux 
points , mais environ un point & demi , & alors on la tait entrer dans 
la première ligne fans la faire defcendre plus bas. C'eft principalement 
dans ce cas, qu'on fe croit difpensé de mettre la féconde lettre en grande 
Capitale ; <k cela ert très-bien , quand cette féconde lettre n'eft pas elle- 
même la première d'un fécond mot. Car fi la phrafe commence par ce 
mot , VJfie y il faut nécelTairement deux Capitales. L'une plus grande, 
parce qu'elle eft la première ; l'autre moins grande , parce qu'elle eft la 
féconde , mais toujours plus grande que les trois lettres fuivantes , à 
l'égard defquelles elle ei\ elle-même première. 

On emploie encore les petites Capitales pour certains noms que l'on 
veut diftinguer par honeur dans le difcours : c'eti ainft que dans plufieurs 
Livres de piété , on met en petites Capitales le faint nom de Jesus- 
Christ: & alors il faut que la première lettre de ces noms foit er 
grande Capitale. 

Dans la Poéfie , lorfque les Pièces font divisées par Stances ou btro- 
phes , le premier mot de chaque Strophe ou Stance fe met qiielqueîoiî 
en petites Capitales , pour en marquer mieux la diftinétion : & la premiers 
lettre de ce premier mot doit toujours avoir une grande Capitale. 

Article XXVIII. Des Lettres Romaines & Italiques. 

On appelé Lettres Romaines les lettres droites & quarrées ; celle? 
qui font inclinées font appelées Italiques. Les Lettres Romaines font plu; 
communément ufitées : on a cependant vu des Ouvrages imprimés entié' 
Tement en L,-ttres Italiques. Mais Tufage le plus ordinaire du caraélerç , 
Italique eft de dillinguer certaines parties des Ouvrages , certaines phra- 
fçs , certains mots. 

^ Lorfque ces Ouvrages font en caraélere Romain , la Table des C,;a- 
pitres ou Sommaires fe fait communément en carailere Italique. S'il y ; 
une Table des Matières , elle fe fait en caraétere Romain : & alors ce 



deux Tables font ainfi diftinguées. La Table Italique peut le taire di 
même œil que le corps de l'ouvrage ; la Table des Matières fe tera d'ui 
œil plus petit. Les Préfaces fe font communément en caraélere Romain 
il elles font courtes , elles peuvent fe faire d'un œil plus gros que l'Ou 
vrage ; fi elles font longues , on les fait d'un œil plus petit. Si elles Ion 
précédées d'une Epître Dédicatoire ou de quelque court AvertiiTement 
cet Avertiffement ou cette Epître le font en caraftere Italique : & s'il ] 
a l'un & l'autre , l'Epitre fera en Italique , & l' AvertiiTement en Ro 
main , mais d'wi œil différent de la Préface. 



GRAMMATICALE. Ixxiij 

/Les Sommaires placés à la tête des Chapitres ou des Paragraphes 
s'impriment en cara6tere Italique ; ceux qui fbnt fur les marges en cara- 
ôere Romain : les Citations en cara6tere Italique , fi elles lont fous des 
Sommaires Romains : s'il n'y a point de Sommaires fur les marges , on 
peut mettre les Citations en caradere Romain. 

Si dans un Ouvrage François on raporte dans la fuite du difcours 
quelques mots ou quelques phrafes en Latin , on les met d'un caradere 
différent de celui du difcours : c'efl-à-dire , que fi le difcours eft en cara- 
flere Romain , le Latin qu'on y place doit être en Italique ^ 6c fi le 
difcours eft en Italique , le Latin fera en Romiain. 

Si dans un difcours François ou Latin , on veut infifter fur quelques 
sxpreflions , & les rendre plus fenfibles , quoique dans la même Langue , 
DU les met d'un cara<5lere différent , en Italique fi le difcours eft en Ro- 
main , ou en Romain fi le difcours eft en Italique. 

C'eft ce qui arive particulièrement lorfqu'on énonce un terme dont on 
donne en même temps la définition : comme fi je dis : » Les Lettres 
> inclinées font celles qu'on nomme Lettres Italiques ; m ou j) Les Lettres 
) Italiques font celles qui font inclinées. » Mais alors il faut obferver 
^ que li on dit : ?> Les Lettres inclinées font défignées par le nom d'Itali* 
y ques : » ce d apoftrophé ne doit pas être en Italique , parce qu'il ne 
ait pas partie du nom que l'on veut faire remarquer , & qui confifle 
lans le feul mot Italiques : C'efl fur quoi on fe méprend très-fouvent. 

Lorfque dans un difcours qui elt en caractère romain , on raporte les 
)aroles de quelque Auteur facré ou prophane , fi ce qu'on en raporte 
l'efl pas long , on le met en Italique : û c'eft un fragment trop étendu 
)our y admettre cette différence de caractère , on le diftingue par ces 
loubles virgules que l'on nomme Guillemets ; nous en parlerons en 
iniffant après avoir traité des Accens. Maintenant nous allons pafler 
les Lettres aux Mots. 

SECONDE SECTION. 

Des Mots, 

Les Mots fe divifent en trois clafTes principales : Noms, Verbes & 
^articules. Nous ne parlerons point ici des Particules , mais feulement 
les Noms & des Verbes. On diflingue les Noms en Subftamifs , & 
4djeflifs , d'où dérivent beaucoup A' Adverbes , & auxquels vienent fe 
ondre les Participes. C'efl l'ordre que nous allons fuivre en finifTant par 
es Ferbes , qui font d'une nature toute différente. 

Article I. De la formation du Pluriel des Noms j 
foit Suhjlantifs ^foit Adjecèijs, 

Le pluriel doit fe former fur le flngulier : c*efl une règle confiante dont 
>n ne doit excepter que les Irréguliers. Du nombre-de ces derniers font 

i 



Ixxlv PREFACE 

les mots Auflral , boréal , canonial , conjugal , fatal , filial ^ final i 
fru<^al , littéral , naval , Pafchal , pafloral , peâloral , trivial , &. quel- 
ques-autres Adjeitifs en <2/ , qui n'ont point de malcuiin pluriel , quoi- 
qu'ils ayent un t'éminin , comme on peut le voir par ces exemples ; terres 
aujlrales ; heures canoniales , fatales ; chantons triviales , pajiorales , 
6cc. Le mot carnaval , quoique lubflantiF , n'a pas de pluriel. 

iMais régulièrement les lubftantifs 6l adje^lits en al tont aux au pluriel : 
Siind cheval , mal , brutal ^ ÔLc. veulent au pluriel chevaux , maux , brU" 
taux , ikc. De cette règle on doit excepter ces trois fubftantits , bal , 
bocal & régal , qui au pluriel tont bals , bocals ck régals. 

Les mots terminés en ^i/, prenent pareillement aux au pluriel : Exemp. 
travail , émail , font travaux , émaux. Mais cette règle n'eit pas géné- 
rale ; car il y en a qui prenent iimplement une s au pluriel , comme 
mail , camail , attirail , ji^Vji/ , détail , éventail , portail , qui t'ont au 
pluriel , mai/,? , camails , &c. & enfin il y en a d'autres qui n'ont aucua 
pluriel , comme bercail & poitrail. 

Les noms terminés en au 6c en eu au fingulier , prenent ordinairement 
un X au pluriel , comme beau , château , &c. qui t'ont beaux , châteaux , 
^cfeUf vœu , &c. font /^;/.r , vœw^ , &c. De cette règle on ne doit 
excepter que bleu , qui veut bleus au pluriel. On trouve aveus dans quel- 
ques anciens Livres ; mais aveux paroît plus régulier avec un x. 

A l'égard des mots terminés par un e fimple ou muet , il eft certain que 
le pluriel fe forme en ajoutant une s après la finale du fingulier. Ainfi les 
mots Syllabe , complice , garde , année , Pontife , gage , 6l femblables , 
font au pluriel , fyllabes , complices , gardes , années , Pontifes , gages , 
6cc. cela eft conftant; mais on a varié fur le pluriel des mots terminés par 
un é fermé, autrement dit é aigu. Quelques Auteurs anciens vouloient 
au pluriel , qualité^ , aliie^ , Abbe^ , tue^ , & généralement ainfi tous 
les mots qui ont leur term naifon en é aigu au fingulier : ce qui eft une 
faute que l'Auteur de VOjjicina Latinitatis , & plufieurs autres Savans 
ont remarquée , & dans laquelle on ne feroit pas tombé , ft l'on eût fait 
la réflexion (uivante. 

Les féminins des adjeftifs mafculins terminés par un é clair , fe for- 
ment en ajoutant un e fimple après la finale du malcuiin. Exemples , 
embourbé fait embourbée au féminin ; enfoncé, enfoncée \ lardé , lardée , 
& ainfi des autres. Or il eft certain que tous ces féminins prenent une s 
au pluriel pour finale ; par conséquent le mafculin pluriel doit en prendre 
aulîi une , non feulement pour conlerver le raport qui doit fe trouver 
entre le mafculin & le féminin , mais encore pour latisfaire à la règle 
générale , qui veut que le pluriel foit formé fur le fingulier en y ajoutant 
une s finale , comme on le verra ci-après. En effet , il n*y a prelque 
que les mots terminés par une diphthongue qui prenent un x au pluriel , 
encore y en a-t-il qui veulent une s. 

Les terminés en i & en z^ , & ceux qui le font par les confones b , 
c , d i f , g , h , m y n , p , q &c r , p-enent une s au pluriel. En voici 
des exemples : Fleuri , fait fieuris y yenu , venus ', plomb , plombs yfac , 



GRAMMATICALE. Ixxv 

fdcs ; lourd , lourds ; clej , clefs ; /o/z^ , /o/z^^ ; almanach , almanachs ; 
parfum , parfums ; examen , examens ; /of//j , /oi/;?^ ; co^ , co^^ ; 6l dur , 
durs , &c. 

Ceux qui font terminés en / prenent pareillement une s au pluriel , 
comme cruel , cruels ; pareil , pareils ; y^/^/i/ , fubtils , &c. On doit 
cependant excepter ciel & œz/ , qui veulent au pluriel , deux , ieux , 
quoiqu'on dile œUs de bœuf\ ciels de lit. L'Académie & le P. Buffier 
écrivent arc-en culs , parce que ces trois mots n'en tont qu'un ; de même 
que , par la même railon , on écrit Us arc-boutans. 

Pour ce qui eft des mots terminés en ^ & en a: , ils ne changent rien 
au pluriel mafculin , comme on peut en juger par ceux-ci , epars Ôc cU" 
rieux , bois & voix , divers , ^rôs , §ras , roux , & iemblables , qu'on 
écrit au pluriel comme au fmgulier. 

A l'égard de ceux qui lont terminés en l , ils méritent une attention 
plus particulière , pour connuitre le caprice de l'ufage & le peu d'uni» 
tormiié de la part des Ecrivains. 

Il y a des mots terminés en at ^ et ^ it , ot Si ut t comme plat , fujet , 
maudit , dévot , attribut , & Iemblables , dont le pluriel le forme en 
ajoutant une s après ia finale du fmgulier. Tous les Auteurs en convienent. 

Il y a d'autres mots qui font terminés en él , comme refpcâ , fu/peâ , 
&c. d'autres en pt , comme prompt , ëic. d'autres en rr, comme part , 
ouvert , fort , &.C. dont le pluriel fe forme pareillement en ajoutant une 
s après la finale du fmgulier : cela eft encore général & fans difficulté. 

Enfin il y a des mots terminés en ant , ent , irn , ont & unt , comme 
enfant , content » faint , pont , défunt , & mille autres iemblables. Il eil 
indubitable que les mots termmés en int , ont & unt , doivent prendre 
une s au pluriel après la finale du fmgulier ; 6l que par conséquent on 
doit écrire faints , ponts , défunts , & ainfi leurs Iemblables. 

Toute la difficulté roule donc fur les mots en ant &i en ent. Danet , 
■ dans fon Di6^ionaire François , dit que les mots qui finiflent en ant ou 
ent au fingulier , prenent au pluriel une s au lieu du t final , & qu'ainfi 
Centime nt fait fentimens au pluriel. 

Il faut convenir que cette Orthographe eft très-anciene , comme on 
le voit par une Grammaire Françoife imprimée à Orléans en i6io , & 
donnée par Charles Maupas Bloifien. Il faut cependant remarquer qu'on 
trouve dans tous les meilleurs Livres les mots dents , lents , vents , ÔC 
quelques autres , avec un t & une s au pluriel. MM. de l'Académie, dans 
es premières Editions de leur Diftionaire, confervoient le / dans plufieurs 
mots. C'eft fur ce modèle que plufieurs Ecrivains & Imprimeurs fe règlent 
dans l'Orthographe des Ouvrages qui fortent de leurs plumes ou de leurs 
prefies. On peut cependant leur reprocher aux uns comme aux autres, 
de n'être pas réguliers ; car ils admettent le t dans plufieurs mots au plu- 
riel , & le retranchent de quantité d'autres de la même terminaifcn : irré- 
gularité dans laquelle ils ne tomberoient pas , s'ils faifoient attention à ce 
que dit l'Auteur de VOfficina Latinitatis , dans fon pe:it Traité de l'Or- 
'.hographe , où il foutie.^t que le pluriel fe fait du fingulier , en y ajoutant 






îxxvj PRÉFACE 

une s : ce qui ed très-véritable , &. conforme au fentiment de M. Reftaut. 

On ob)e£lera fans doute que l'ulage veut qu'on écrive aujourd'hui de 
la forte , & que cet ufage eft fondé fur ce que le / ne fe prononce point 
dans ces mots. Examinons ces deux raifons. 

A l'égard de l'ufage , il efl fujet à varier ; & fouvent il dépend de ceux 
mêmes qui s'en rendent efclaves : d'ailleurs , dans le cas dont il s'agit , 
Tufage n'étant pas général , comme nous venons de le prouver , on ne 
doit pas le fuivre aveuglément. 

Pour ce qui efl de l'autre raifon , il faut convenir que le / ne fe pro- 
nonce point au pluriel des mots terminés en ant & ent ; mais cela n'en 
autorife pas la fuppreflîon. 11 ne fe prononce pas davantage dans les mots 
déferts , pans , jforts , faims , points , ponts , attributs , attraits , & mille 
autres , où tous les Savans l'admettent. Par conséquent il faut reconoître 
qu'on doit le placer dans les uns comme dans les autres , ou qu'on doit 
le retrancher de tous également : Abjurdum confequcns , ergo & antece- 
dens. 

On prétend que les mots en ant & ent ne doivent conferver le / au pluriel 
que quand ils iont d'une feule lyllabe , comme dans gants , cents , dents , 
lents , vents. Mais nous n'apercevons rien de folide dans cette raifon qui 
ne tend qu'à introduire une nouvele bigârure dans l'Orthographe. De ce 
qu'un mot a plus ou moins de lyllabes qu'un autre , il ne s'eniuit pas qu'on 
doive ou qu'on puifle l'écrire différemment d'un autre qui a la même ter- 
minaifon. Cette variété efl trop contraire aux principes de l'analogie, 
qui eft une des principales règles de l'Orthographe, 

Il feroit bien plus fimple ti. plus raifonable de ramener tous les pluriels 
à une loi uniforme , en les formant par la feule addition d'une ^ , & par 
conséquent en confervant le t dans les pluriels de tous les noms en ant & 
ent. M. Reftaut en a donné de bonnes raifons , & il y a conformé fon 
Orthographe dans fa Grammaire. M. l'Abbé Girard a pensé comme lui 
dans fes vrais Principes de la Langue Françoife ; mais il a refpe61:é un 
ufage qu'il regardoit comme le plus général , & il n'a osé s'en écarter. 
Cependant il y a plufieurs bons Ecrivains , & entr'autres le favant ÔC 
pieux Auteur de V Abrégé de l'Hifloire de V Ancien Tefîament , qui ne fe 
font pas laifiés entraîner au torrent de cet ufage , & qui ont continué &C 
continuent encore de laifler le / avec l'j des pluriels des noms en ant & ent, 
C'eft ainfi que l'AcadémJe les écrivoit dans les précédentes Editions de fon 
Di£tionaire , mais elle retranche le t dan la nouvele. Nous nous faifons 
«n devoir de fuivre la façon d'écrire de cette favante Compagnie. 

Les mots Latins qui ont été Francisés , comme Opéra , impromptu , 
duplicata , récépifsé , FaElum , & femblables , n'ont point encore de plu- 
riel certain , les uns les écrivant avec une s , les autres fans s. On peut 
obferver que comme ils confervent leur forme Latine , ils ne font pas 
i'ufceptibles de Ja forme de nos pluriels. 



GRAMMATICALE. Ixxvlj 

Article II. Des Noms de nombre Cardinaux, 

Les Noms de nombre fe diftlnguent en Nombres Cardinaux & Ordi- 
naux. On appelé Cardinaux , ceux qui défignent une quantité fans en 
marquer l'ordre : un , deux , trois , quatre , &c. Les Ordinaux , font 
ceux qui défignent Tordre : premier y fécond , troifieme , &c. 

Les Nombres Cardinaux communément ne varient ni pour le genre , 
ni pour le nombre. Mais il faut en excepter le premier : car on dit au 
mafculin , ï//z ; au féminin , une ; & au pluriel , les uns , les unes ; delà 
vient auffi le fubftantif , (Quelques-uns , quelques-unes. 

Le mot cent n'a point de féminin ; mais il a le pluriel , que les uns 
écrivent cens , & les autres cents. De ce que nous venons de dire fur les 
noms terminés en ent il fuit qu'on ne doit écrire cens que dans la fignifica- 
tion du mot Latin , cenfus. Car lorfqu'il ne s'agit que d'une centaine, 
il eft certain qu'on doit écrire cent ; mais quand il s'agit de plufieurs cen- 
taines, il convient d'écrire cents : Exemples , cent hommes , cent pilloles; 
deux cents hommes , trois cents écus. La prononciation en devient plus 
douce & plus agréable à l'oreille , quand ce nom de nombre fe rencontre 
mmédiatement devant une voyele ou une ^ 'fans afpiration. On peut 
même ajouter que les règles fondamentales de l'Orthographe l'exigent , 
puifque ce nombre étant multiplié , il convient de l'écrire avec la lettre 
:araclériftique du pluriel , ainfi que tous les autres noms. Mais il faut con- 
venir avec Danet , M. Reftaut , & plufieurs autres Sa vans , qu'en fait de 
date , cent eft indéclinable : Van mil Jept cent foixante & quatorzième. La 
:aifon de cela eft que tous ces nombres fe réuniffent pour ne former en- 
emble qu'un feul nmt : Car comme on dit Van millième , on dit enfuite , 
^an mil- centième , l'an mil- fept- centième , Van mil-fept-cent-foixantieme , 
ik enfin l'an mil- fept- cent- foixante & quatorzième. 

Pour ce qui eft du mot mille , il eft conftant qu'il eft pareillement indé- 
:linable , & qu'on doit écrire deux mille homnies , trois mille livres , à 
:juatre mille lieues , cinq mille ans , & femblables. La raifon ne s'oppo- 
eroit pas à ce que mille s'écrivit avec une s en certains cas , aufti-bien que 
■ ent ; mais l'ufage général ne le permet pas. A l'égard des dates , on doit 
■crire mil avec trois lettres , comme on vient de le voir , dans les exem» 
)les que nous venons de donner. 

Le mot vingt prend Vs du pluriel dans ces mots , quatre-vingts , fix-* 
'ingîs , quinze-vingts , parce que c'eft comme ft l'on difoit quatre fins 
/ingt , fix fois vingt , quinine fois vingt '. & cette s fe fait fentir devant 
es voyeles & devant Vh non afpirée , quatre-vingts ans , fix vingts hom^ 
nés. Cette dernière expreflion a vieilli ; on préfère aujourd'hui cent vingts 
[ui exprime plus nétement le même nombre. Il ne nous refte que quatre- 
'ingts & les Quinze-vingts. Mais parce que cette s ne fe prononce point 
[uand ce nombre quatre-vingts eft fuivi d'un autre , l'ufage eft de la 
etrancher dans ce cas. Ainft on écrit : quatre-vingt-un , quatre-vin^t deux, 
uatre-vingt-trois , fans s. 



Ixxvllj PREFACE 

On difoit autrefois feptante , o6iame & nouante : mais ces termes ont 
vieilli. On a feiretnent conlervé feptante dans quelques exprelîions : Les 
Septante femaires de D inieL : Us Septante Interprètes de ia Bible : les 
Septante Difciples de Jcjus-Chrift. Hors ces cas on àhfoixante-dix , ou 
foixante & dix , quatre-vingt , &. quatre-vin^t-uix. Sur quoi Ton peut 
obferver que comme on dit quatre-vingt-dix , quatre-vingt-on^e , quatre^ 
vingt-dou:^e , ik ki autres , lans y insérer la conioncèîoa 6» , on peut bien 
dire de même foixante-dix , foixante-on^e , foixante-dou^c & les autres. 

Article III. Des Noms termines en ION. 

Les mots en tion ^ fion ont un Ton fi uniforme qu'il faut néceflaire- 
inent avoir recours aux Latins dont ils font dérivés , pour ne pas écrire 
avec une s ceux qui doivent Tctre avec un t. Ainfi peur bien écrire 
extenfion , & lemblables , il eft neceliaire de favoir que ce mot vient du 
fupin extcnfum ; & qu'au contraire intention doit être écrit avec un ^ , 
parce que ce mot vient (.Vintemum. Il en eft de même des mots terminés 
en élion & en xion , dans l'Orthographe de<quel^ ou pouroit fe tromper, 
fi l'on n'avoit pas recours aux Latins dont ils tirent leur origine. C'eft 
pourquoi il faut favoir que diSlion vient de diâum , & réflexion de refle' 
xum i pour ne pas confondre le Si avec Vx, 

Article IV. De la formation du Féminin des Adjeciifst 

C. Les noms terminés au mafculin par un c, forment leur féminin en 
ajoutant he après cette finale. Exemples , Franc , blanc , tout franche , 
blanche. Il ne faut excepter de cette règle que public , Turc , caduc , qui 
veulent au téminin , publique , Turque , caduque : d'où il fuit aflez natu- 
rélement que Grec doit avoir au léminin Greque : cependant on trouve 
communément Grecque : c'eft une irrégularité manifefte ; & il eft très- 
facile aux Imprimeurs de la réformer , en fupprimant ce doublement 
qui n'eft fondé ni fur l'étymologie , ni fur la prononciation. 
£), Les noms terminés en d , prenent un e après cette finale. Exemples, 
Grand , froid , laid , fécond , profond , lourd , jourd , gaillard , &c. 
au féminin font , grande , froide , laide , féconde , profonde , lourde , 
fourde , gaillarde , &c ainft des autres. On ne doit excepter que ces deux 
mots , nud & crud , qui au féminin font nue & crue. 
E. Ceux qui font terminés en é aigu, prenent au féminin un e fimple après 
la finale du mafculin. Exemp. Courbé ^ éfacé , gardé, ciéé, étoufé, changé, 
èouché , roulé, aimé, né, frapé , ciré ^ aisé , vanté, trouvé , annexé', 
& généralement tous les participes pafTifs des Ver es de la première con- 
jugaifon ajoutent un e muet après la finale du mafculin pour en former le 
féminin. Exempl. Courbé fait courbée ; éfacé , éfacée , &c. 

Les noms terminés par un e fimple , ne reçoivent aucun change- 
ment ; car on écrit aimable , ferme , maigre , rouge , & femblables , ^u 
mafculin comme au féminin. 



G RA M MA T l C A L E. Ixxlx 

F, Ceux en/, changent cette lettre en vc au téminin. Exemp. neuf, 
veuf, \>if^ Juif, pojitif, ^dif , oifif , captif -, & Temblables , tont au 
féminin , neuve , veuvs , vive , Juive , pojiuve , aâive , oi/ive , captive, &c. 

Il QÎi vrai qu'autrefois on luiUoît la ieitre/au téminin , & qj'on écri- 
voit neufve , veufve , & leinblables; mais ce n'etl plus l'ulage , on la 
retranche à prélent de tous ces leminins. 

G. Ceux en ^ , veulent gue au téminin. Exemp. long , longue. 

L Ceux en i , forment leur témmin en ajoutant un e après la finale 
du malculin. Exemp. Ami , boiifi , cueidi , feuri , guéri , hardi , 6î 
femblables , au féminm font , amie , houfe , cueillie , fleurie , guérie , 
hardie , &.C, 

£. Il faut obferver que les mots terminés en ^/ & en il ^ prenent am- 
plement un e après cette finale pour former leurs téminins. Ain(i égal fait 
égale ; fubdl , fubtile , & de même tous leurs femblables. Mais on a 
fuppose que ceux qui lont terminés en el , dévoient doubler la finale du 
malculin , avant d'y ajouter un e pour en taire le féminin. Exemp. natu-' 
Tel ^ naturelle y 6 amfi des autres. Mais il eft cependant vrai que les 
noms en er paffent du maiculin au féminin ians doubler leur r : de pre-^ 
mier , première ; de léger ^ légère , ôc ainfi de tous les autres générale- 
ment. Rien n'oblige donc de doubler en pareil cas !a lettre / ; & puiique 
^'égal on fait égale ; de fubtil , fubtile ; donc on peut auiii de naturel 
iormer naturele. L'ufage, dit-on, s'y oppole. Les Imprimeurs peuvent le 
changer ; & nous le taxions dans ce te Edition. 

Les noms en eil doublent néceflairement la confone pour lui confer- 
ver l'articulation mouillée. A'mû de pa:eil on (âh pareille. C'eft un cas 
évidemment différent de ceux qui précèdent. 

A l'égard des mots en o/, comme fol & mol , qui font aujourd'hui 
d'un rare ulage , les Anciens ont doublé la finale du mafculin , avant 
que d'y ajouter un e pour en faire le féminin. Ainfi de mol ÔLfol'ûs ont 
ait molle , folle , pour rendre bref Vo qui précède : d'ailleurs , le mot 
Tzo/ & molle vient du Latin mollis , où font les deux /. Il en eft de 
même du mot nul & nulle , dérivé du Latin nullus ; c'eft une raifon d'y 
conferver les deux / : mais pour le mot fol , qui ne vient pas du Latin , 
rien n'oblige d'y doubler la lettre / ; car fi Vo devoit être long , on y 
mettroit auiourd'hui un circonflexe ; ainfi le féminin /c?/e, avec une feule i 
& fans accent , doit fe prononcer bref. 

V. Les mots terminés en ain , ein , in Si. un , comme certain , plein , 
•nclin & brun , au féminin ajoutent un e après la finale du makuiin ; 
linli on doit écrire , cert^iine , pleine , encline & brune au féminin. Il faut 
rependant remarquer qu'il y a des mafcuhns en in , qui au féminin font 
gne , comme malin ik benin , qui font maligne , bénigne. 

xMais on a fupposé que ceux en ien Si. çn on , dévoient doubler la 

in-^ e du mafculin ; ainfi d'ancien on a fait ancienne ; de mien , mienne ; 

le bon , bonne ; & ainfi des autres. Il eft ailez évident que c'eft une 

• ;xception à la règle des autres term-inaifons ; & qu'aujourd'hui cette 

îxception devient entièrement inutile : car ce doublement n'a été introduit 



Ixxx PREFACE 

que pour rendre les voyeles brèves , dans un temps oîi on n*avoit pas 
un circonflexe pour les rendre longues : aujourd'hui que nous lavons les 
rendre longues par le circonflexe , il lufFit de les écrire lans accent pour 
les rendre brèves ; aind comme de premier on a fait première , fans dou- 
bler la lettre r , de même d'ancien on peut faire très - régulièrement 
anciene , fans aucune équivoque de prononciation , puifqu'en Latin on 
dit bonus , bona , bonum , avec une feule /z , on peut donc écrire en 
François bon 6l bone ; 1 étymologie le demande , & la prononciation ne 
s'y oppofe pas. 

A l'égard des noms terminés en an , ils font dans leurs dérivés écrits 
avec beaucoup de variation. Les uns doublent la finale dans le féminin , 
comme payjanne , qu'on trouve communément avec deux n : au con- 
traire courtijane n'en a (ouvent qu'une. La règle générale étoit d'écrire 
tous ces mots avec deux n , à caufe que- la pénultième efl" brève ; car une 
des règles les plus communes des Anciens , qui n'avoient pas le fecours 
de noi accens , étoit de doubler les confones pour rendre les voyeles 
brèves : delà vient que , fans égard à l'étymologie , ils écrivoient cou' 
Tonne & peijonne , tandis qu'en Latin on écrit corona & perfona : mais 
aujourd'hui que nous avons le circonflexe pour rendre les voyeles lon- 
gues , nous pouvons écrire fans équivoque , courone & perjone ; & par 
la même raifon , courtijane & payfane. 

R. Les mafculins en r forment leur féminin en ajoutant un e après la 
finale du malculin. Exemp. greffier , grôjjîere ; dur , dure ; léger , légère ; 
& femblables. Ceux en eur varient ; car trompeur îd\t trompeufe ; atieur , 
a6lrice , vengeur , vengereffe ; ÔC ainfi quelques-autres qu'on trouvera danS 
leur ordre alphabétique. 

S. Les noms termines en s , fuivent la même règle. Exemp. Ras fait 
rafe ; gris , grife ; mauvais , mauvaife ; aquis , aquife ; clos , clofe ; in» 
dus , inclujc , & femblables. 

De cette règle on ne doit excepter que les mots fuivans , Gras , bas , 
las , épais 6c gros , qui font au féminin , grajfe , bajfe , lafje , épaiffe èc 
groffe , pour donner à la lettre/ l'articulation forte qu'on lui donne en 
prononçant ces mots , & qu'elle perdroit fi on ne la doubloit pas. 11 faut 
auiii oblerver que frais \QUt fraîche ; & abfous , abfoûte» 
T. Ceux qui lont terminés en t au mafculin , forment leur féminin en y 
ajoutant un e après la finale du mafculin. Exemp. Délicat fait délicate ; 
plat , plate ; favant , favante ; faint , fainte ; teint , teinte ; innocent , 
innocente ; fubit , fubite ; maudit , maudite ; dévot , dévote ; fufpeéî , 
fujpeâe , & femblables. 

On a cru devoir encore excepter de cette règle les mots terminés en et , 
dont le plus grand nombre fe trouve écrit au féminin avec deux / ; muet , 
muette ; fujet , fujette , & ainfi des autres. Mais il en eft de ce double- 
ment de la lettre t , comme de ceux des lettres / & /z , en pareille pofi- 
tion , c'efl-à-dire , après la lettre e pour ia rendre brève ; cela étoit très- 
bien quand on n'avoit pas de circonflexe pour la rendre longue : mais 
aujourd'hui que nous favons la rendre longue par le circonflexe , ces 

doublemens 



GRAMMATICALE. Ixxxj 

doublemens devienent inutiles ; & quand on verra muete & fujets fans 
doublement 6c fans accent , on comprendra facilemenx que la voyele efl 
brève , quoique la confone ne foit pas doublée. 

U. Les noms en u , prenent un e par augmentation , & y mettent deux 
points ou un tréma , ë , lorfque cet adjeftif eft terminé par une fyllabe 
dont la prononciation pouroit être équivoque fans ce fecours : c'eft-à- 
dire , que cet ë tréma n'eft néceflaire que dans les adjectifs féminins ter- 
minés en gué , comme ambiguë , aiguë , &c. pour obliger de prononcer 
Vu séparément , comme on le prononce au mafculin , ambigu , aigu. A 
l'égard des autres noms féminins terminés en ue , Ve final n'exige pas ces 
deux points , parce que la prononciation n'en peut être équivoque. II 
faut donc écrire , grenue de grenu ; menue de menu ; moujfue de moujju ; 
branchue de branchu ; entendue d'entendu ; venue de venu , &c. 
X. Enfin les malculins qui font terminés en jc , changent cette finale en 
fe au féminin. Exemp. hideux fait hideufe ; orageux , orageufe ; fâcheux ^ 
Qcheufe , ^ ainfi des autres , dont on ne doit excepter (\ue faux , doux ^ 
5c roux , qui au féminin font , fauJTe , douce , roujfe. 

Ces Remarques fur les terminaifons des adjeéfifs font pour la plupart 
tirées de VOfficina Latinitatis : on y a feulement ajouté quelques nou- 
veles Obfervations fur les moyens de perfeftioner notre Orthographe. 

Article V. Des Adverbes dérives des Adjectifs, 

La plupart des adverbes terminés en ment , fe forment fur l'adjeélif 
féminin dont ils font dérivés , en y ajoutant la fyllabe ment ; c'eft pour- 
quoi lorfqu'on double la finale du mafculin pour former le féminin de 
!'adje6iif , on la double également pour i'ad verbe, & lorfqu'elle demeure 
fimple au féminin , elle eft également fimpie dans l'adverbe. En voici des 
exemples fur toutes les finales. 

En C. Blanc , blanche , blanchement ', public , publique , publique" 
ment. 

En D. Lourd , lourde , lourdement ; nud , nue , nuement. 

En £": Ceux-ci fe forment fur le mafculin , en y ajoutant la fyllabe 
ment. Exemp. Agréable , agréablement ; aisé , aisément. La raifon de cela 
sfl que Ve du féminin étant muet , ne fe prononce pas. On n'écrit donc 
point aiséement , mais aisément , parce qu'on le prononce ainfi. 

En F. Ceux-ci fe forrcent fur le féminin. Exemp. AHif^ aâive ^aéii' 
i^ement ; attentif , attentive , attentivement , & femblables. 

En G. De même. Long , longue , longuement. 

En /. Ceux-ci fe forment comme ceux en e , fur le mafculin. Exemp. 
Hardi , hardie , hardiment ; poli , polie , poliment ; vrai , vraie , vrai^- 
ment. C'eÙ. encore parce que Ve muet du féminin ne fe prononceroit pas. 
On n'écrit donc point harditrnent , mais hardiment ; parce que c'efl ainfi 
iju'on le prononce. 

En L, C'eft fur le féminin qu'ils fe forment. Exemp. Final , finale , 
^.nakment j fubtil , fubtile , fubtilcjnent ; par-eil , pareille , par.eillemcnt ', 

k 



îxxxl) PREFACE 

mol y molle, mollement; nui, nulle, nullement. De même de cruel ^ 
ceux qui ont tait cruelle , en ont dérivé cruellement : mais nous avons' 
montré que rien n'exige ce doublement , qui n'eil: fondé ni lur Tétymo- 
logie , ni fur la prononciation : d'oh il fuit qu'on peut écrire , cruel, 
cruele , crutlement. 

En N. Il en eil de m.ème de ceux-ci. Exemp. Certain , certaine , c-ertai* 
nement ; plein , pleine , pleinement ; fin , fine , finement. Ceux qui aiment 
les doublemens inutiles écrivent , ancien , ancienne., ancïeni.ement ; bon , 
bonrie , bonnement : Mais on prononce anciene , ancienement : bone , 
bonement ; 6l rien n'empêche de l'écrire ainii. 

En R, Ils fuivent le téminin. Exemp. Léger , légère , légèrement ', fier ,> 
fiere , fUrement ; dur , dure , durement , ëcc. Il eft bien remarquable 
qu'on ne s'elt pas avisé de doubler !'/• même après Ve : on écrit légèrement', 
pourquoi donc n'écriroit-on pas de même, cruélemcnt , ancienement ? 

En S. Ils fe forment pareillement fur le tcminin. Exemp. Gras , grajfe , 
grajfiement ; niais , niaife , niaifement ; frais , fraîche , fraîchement ; 6ic. 
En T. De même. Exemp. Délicat , délicate , délicatement ; fubit , 
fubite , fiibitement', dévot, dévote , dévotement , 6:c. Encore ici ceux 
qui aiment à doubler lans nécefiué , écrivent , net , nette , nettement. Ce- 
pendant on écrit fecret , fecrete , fccrétemcnt. Pourquoi donc n'ecriroit-on 
pas n^^tement ? 

En U. Les adverbes dérives des adjeflifs en u, font, ceux qui méritent 
le plus d'attention , à caufe de la diveriité des l'entimens. Les uns veu- 
lent qu'ils iuivent le mafculin ; d'autre le féminin : ainfi on trouve , fuivant 
le goût de chaque Auteur , Abjolument , cper dûment , ingénument , ou 
avec un circonflexe, dûment , ajjidùment , ingénument , &c. ou avec un f » 
duement , ajjîduement , ingénuement. Lorfqu'on y met 1'^ ou du moins le 
circonflexe , on les dérive du féminin ; lorlqu'on n'y met ni ïe ni le circon- 
flexe , on les dérive du mafculin. Mais il en eil de ces adverbes comme 
ce ceux qui vienent des noms terminés en ^ ou en i ; ils font originaire- 
ment tirés du féminin comme tous les autres ; la feule différence i^'Ci que 
Te muet du iéminin ne s'y prononçant pas , on le retranche en le com- 
penfant par un circonflexe pour alcnger la voyele dans les mots moins 
ufités , dûment , ajfidûment , ingénument , ou même fans accent , en 
JaîiTant la voyele brève dans les mots plus ufités , ahfolument , éperdu-- 
ment , ingénument : & c'eil: ainfi que l'Académie écrit ces trois mots. 

En X. Enfin les adverbes qui dérivent des adjeé^ifs en x , fuivent éga- 
lement le féminin. Exemp. Hideux , hideufe , hideufement \ faux sfaujfe, 
fauffement ; doux , douce , doucement ; ambitieux , ambiiieuje , ambi" 
îieufementy 6i femblables. .D'où il ré'iilte qu'il faut avoir recours aux adje- 
ctifs féminins , pour favoir comment on doit écrire l'adverbe qui en dérive. 
On vient de voir qu'il n'y a que les adverbes dérivés des adieéfifs en e , 
en i Si en u , qui femblcnt être exceptés de cette règle ; mais que cette 
exception prétendue ne confille que dans la fuppreflion de ïe muet qui 
ije fe prononce pas : aisé , aisée, aistment', hardi , hardie , hardiment ', 
ahfolu s ûbj'olue , abfolumem. 



G R A M MA T 1 C A L E. Ixxxilj 

A régarrl des adverbes dérivés des mots en ant ou ent , ils Te forment 
en changeant les deux iinaies à\.\ mafculin en m , après laquelle on ajoute 
la iyliabe jncnt. Exemp. Suffijant , arrogant » inno.cent ^ prudint^ &LC, 
font Sujjijammcni , arrogammcnt , innoccjiiment , prudemment , & ainfi 
des autres. Mais on prononce Suffifarnent , arrogument , ïnnoçanicnt , 
prudament , &c. Cependant on conferve le doublement de ïm dans 
innocemment , prudemment 6>L autres , dérivés des adieâiifs en ent , pour 
convertir le Ton de cet e en celui de Va. Mais rien n'empêche d'écrire 
Sufnfiment , arrogament & autres , dérivés des adjectifs en ant , avec 
une feule rn , pui (qu'on n'y en prononce qu'une. 

Au refre il ne faut pas croire que tous les adjedifs en ent forment leurs 
adverbes comme ceux dont nous venons de parler. Quelques-uns fuivent 
la règle commune : lent , lente , lentement ; préfent , préfente , préfenie" 
ment , commue les autres noms terminés en t. 

L'tf qui précède la fyllabe ment eil ordinairement muet dans ces ad- 
verbes : mais quelquefois il prend le fon de Vé fermé : tels font Aveuglé- 
ment , commodément , communément , conformément . énorniément , expref- 
sèment , imperiinément , impuntment , incommodémcnt , obfcurcment , 
opiniâtrement , précisément , profondément , profusémcnt , fubordinémert. 
Il ne feroit peut-être pas facile de montrer pourquoi ces adverbes prenem 
Yé fermé : mais il ne faut pas confondre avec ceux-là ceux qui vienent 
des adjectifs en é fermé : aisément à'aisé ; délibérément de délibéré , ÔC 
autres fembiables dont la forme efl régulière. 

Article VI. Des Participes, 

On diftingue dans la Langue Françoife deux Participes : le Participe 
A6tif , aimant ; le Participe PaiTif , aimé. Ou plutôt ce dernier Participe 
entre également dans la Con|ugailon A6live , j'ai aimé , comme dans 
la Con)ugaifbn PaiTive , ]e fuis aimé : & le premier apartient également 
aux Verbes Neutres , tombant , comme aux Verbes A61ifs , aimant. 
D'ailleurs , celui-ci eil: toujours indéclinable , de manière que c'eft moins 
un Participe qu'un Gérondif, tel que celui des Latins, amando , ca^ 
dendo, îî n'y a donc dans la Langue Françoife qu'un feul vrai Participe ^ 
qui eil celui que l'on nomme Paffif, aimé , tombé. 

Le Participe ou Gérondif iQïny'mè par ant^ efl: généralement indéclinable, 
c'eft' à-dire , qu'on n'y diiVingue ni mafculin , ni féminin , ni fmgulier , ni 
pluriel : Les hommes aimant Dieu font attentifs à fuivre fes loix. Il y 
a cependant certains Adje*^lifs qui reffemblent à ces Gérondifs ; & ces 
Adjeétifs fe déclinent : Ainfi on dira : Un fang bouillant', une huile bouil- 
lante ; des bouillons rajraiclii(fans ; des eaux dormantes , 6t femblab'es. 
Pour diilinguer ces Adjeélifs Verbaux d'avec les Gérondifs . il fuitit de 
favoir que l'Adiedif va très-bien avec le Verbe Etre ; mais le Participe , 
nullement. Ainfi on dira très-bien : Je fuis prévenant ; vous êtes ravij- 
faute ; ils font séduifins : ceux-là fe déclinent. Mais on ne dira pas : 
Je fuis lifant ; vous êtes, foupante ; ils font dormans : ceux-là ne fe dé- 

kij 



Ixxxiv PRÉFACE 

clinent point. Ainfi pour difcerner les cas où le même mot eft employé 
d'un côté comme Gérondif & de l'autre comme AdjeLlit , il faut voir 
comment on peut les expliquer : le fens du Gérondif s'explique par ces 
particules , Lorfque , parce que , &c. au lieu que le fens des Adjeclifs le 
rend par qui efl ou qui font. Exemples : Ces villages, dépendant de ma 
feigne urie ^ m'apartienent; c'eft-à-dire , m'apanienent , parce qu'ils dé- 
pendent de ma feigneurie : voilà le fens du Gérondif qui eft indéclinable. 
Au contraire , on dira : Les villages dépendans de ma feigncurie m'apar>- 
tienent : c'eft-à-dire , Les villages qui font dépendans de ma feigneurie : 
voilà le fens de TAdjeétif verbal toujours déclinable. 

Quant aux Participes paflifs , qui font feuls en François les vrais Par" 
ticipes , il y a des cas oii il fe déclinent , & d'autres où ils ne fe décli- 
nent pas. C'eft peut-être ce qu'il y a de plus difficile à diftinguer dans 
notre Langue. Mais M. l'Abbé d'Olivet ayant traité particulièrement ce 
fujet , & l'ayant réduit à trois règles très-fimples , nous allons préfenter 
ces règles avec quelques exemples qui en montreront l'application. 

I. Règle. Pour les Verbes AHifs. Quand le Participe des Verbes 
Actifs précède fon régime fimple , il ne fe décline jamais ; & au con- 
traire , quand il en efl: précédé , il fe décline toujours. Exemples : J'ai 
reçu vos lettres. Vos lettres que f ai reçues. Les hahitans nous ont rendus 
maîtres de la ville ; & cette ville , le commerce l'avoit rendue puijfante. 
Les peines que m'a données cette afaire. Dans ces quatre phrafes , le 
Participe fe décline, parce qu'il fe raporte aux pronoms que ^ nous ^ la, 
qui expriment fon régime fimple. Mais on dira : Je les ai fait peindre ^ 
parce que ce pronom ne fe raporte pas au Participe //2;/ , mais au Verbe 
peindre. De même , C'ejl une fortification que j\2i appris à faire ; parce 
oue le pronom que ne fe raporte pas au Participe appris , mais au Verbe 
faire. On dira : Les chaleurs qu'il a fait , parce que ce pronom que n'eft 
pas le régim.e du Verbe : les Verbes Imperfoneîs , tels que celui-ci , 
n'ayant point de régime. On dira : Vous ave^ fait plus d'exploits que 
les autres n'en ont lu , parce que le pronom en n'eft pas un régime fim- 
ple , mais une expreftion partitive , qui fignifie non pas cela , mais de 
cela. Les feuls pronoms qui puiiTent être régimes firaples , font me & nous, 
te & vous , le ^ la , les , 6c que , furquoi il faut encore obferver que 
me & nous , te &L vous , peuvent fouvent fignifier à moi & à nous , â toi 
& à vous ; & alors ce ne font pas des rcigimcs fimples , mais des régimes 
relatifs , qui ne rendent point indéclinables les Participes. Il n'y a que les 
feuls régimes fimples qui failent décliner les Participes , dans les Verbes 
Aftifs. Il faut encore obferver qu'on peut dire également , mais en 
différens fens : Je les ai vu peindre ; & Je les ai vus peindre : (hns la 
première de ces deux phrafes le Participe eft indéclinable , parce que le 
pronom fe raporte , non pas au Participe vu , mais au Verbe peindre : 
le fens eft , J'ai vu qu'on les peignoii. Dans la féconde phrafe , !e Par- 
ticipe eft déclinable , parce qu'il fe raporte au pronom : le fens eft : Je 
les ai vus , lorfqu'ils peignoient. 

IL Règle. Pour les Verbes Réciproques, Quand le Participe des 



GRAMMATICALE. Ixxxv 

Verbes Réciproques eft précédé de Ton régime fimple , il fe décline tou- 
ours : hors ce cas , il ne Te décline jamais. Exemples : A^ou^ nous fom- 
nés -cndus maîtres de la ville. Cette ville s' eft rendue puijfante. La dé- 
'obsiffance s'efi trouvée montée au plus haut point. Dans ces trois phrafes 
e Participe fe décline , parce que les pronoms nous Sife expriment Ton 
-égime fimple & direéh Mais on dira : Ils fe font fait peindre ; parce 
luefe ne fe raporte pas kfait , mais à peindre. On dira : Elle s'efi mis 
ùs chimères dans la tête ; parce que le pronom fe n'eft pas ici !e régime 
Impie ; il fignifie ici à foi , qui eft un régime relatif. On dira : Les Loix 
]ue s'étaient prefcrites les Romains , parce que li; Participe le raporte à 
lue , & non pas à/e : le pronom que eft ici le régime fimple ; le pronom 
c n'eft que le régime relatif fignifiant à foi. 

III. Règle. Pour les Verbes Neutres. Quand le Participe des 
Verbes Neutres fe conilruit avec l'auxiiiaire Avoir , il ne fa décline ja- 
Tiais ; & au contraire , quand il fe confi:ruit avec l'auxiliaire Etre , il fe 
iécline toujours. Exemples : Elle a langui long- temps. Elle eft morte de- 
mis quelques jours. Cela eft fi clair que cela n'a pas befoin d'autre expli- 
ation. Ceux qui fouhaiteront un plus ample dévelopement des deux pre- 
mières règles , le trouveront dans les EJfais de Grammaire de M. l'Abbé 
i'Olivet, insérés dans le volume intitulé , Remarques fur la Langue Frart' 
:oife y Paris, Barbou , 1767, in-iz j page 211 & fuiv. 

Article VU. Des Serbes, 

On trouvera les Verbes dans leur ordre alphabétique , avec des Re- 
marques fur les plus difficiles & irréguliers , dont nous aurons foin de 
marquer l'Orthographe la plus fuivie chez les meilleurs Auteurs , foit dans 
es temps , foit dans les modes : & nous n'avons pas ici d'autre obferva- 
ion à faire , finon qu'il eft plus régulier de conferver que de (upprimer 
s iidans les premières & fécondes perfones du préfent de l'Indicatif & de 
'Impératif des Verbes dont l'Infinitif eft terminé en dre , parce que ce 
/ étant la lettre caraftériftique de ces Verbes , ne doit pas être perdu 
le vue. Ainfi on écrira , \'entends , tu entends , entends , du Verbe 
mtendre : je comprends , tu comprends , comprends , du Verbe comprcn- 
ire : je répands , tu répands , répands , du Verbe répandre : je réponds p 
u réponds , réponds , du Verbe répondre , & ainfi des autres. 

li eft d'un ufage général d'écrire avec un d les mêmes perfones des 
v^erbes de cette efpece , lorfqu'elles ne font que d'une fyllabe ; comme 
ians , je rends , tu rends , rends : je prends , tu prends , prends : je 
^nds y tu vends , vends : je ponds , tu ponds , ponds : je perds , tu 
7erds , perds : je tords , tu tords , tords , &c. L'analogie & l'unifor- 
nité demandent que la même Orthographe foit obfervée dans les fim- 
)les & dans leurs composés ; & de ce que ]e composé a plus de fyllabes 
jue le fimple , il n'en réfulte pas qu'on doive y écrire différemment une 
çrminaifon qui de part & d'autre eft la même. 

Il faut excepter de cette règle ks Verbes dont l'Infinitif eft terminé 



Ixxxvj PRÉFACE 

en Indre , comme , je crains , tu crains , crains : je peins , tu peins ^ 
peins : je y'oi/ij , tu joins , yoi/2^ : des Verbes , craindre , peindre Ôc 
joindre ; & les Verbes , abfoudrc , dijjoudre & refondre , qui font , 
']'ahfous , tu ah fous , abfous : je diffous , tu diffous , dijjbus : je Ayo//j , 
tu r^yowj , réfous. On remarquera que ces Verbes ont un r & non 
un i^ à la troifieme perfone du fmgulier ; il craint , il /^ei/z/ , il joint, 
il abfout , il difj'out , il refont. Ainfi ce n'eft pas le c/ qui en eA la 
lettre caraftériftique , & c'ed là la véritable raifon qui l'a fait fuppri- 
mer dans ces Verbes. 

TROISIEME SECTION. 

Des a c c e n s , 

Et autres Signes u fîtes dans t Ecriture, 

Les Accens dans leur première origine , fervoient à marquer Téléva- 
tion & TabaiiTement de la voix : mais dans l'ufage préfent de la Langue 
Françoife , ils fervent principalement à diftinguer le fon plus ouvert des 
voyeles , & particulièrement les différens fons de \e : quelquefois auffi 
ils lervent à diftinguer des particules prifes en différens fens , & néan- 
moins prononcées de la même manière , en fgrte qu'alors l'Accent eil 
entièrement indépendant du fon. Nous allons traiter de chaque Acceni 
séparément. Nous parlerons enfuite de quelques-autres fignes ufités dans 
l'écriture ÔL dans limprefTion. 

Article I. De f Accent Circonflexe, 

Le Circonflexe n'étoit point autrefois en ufage : il n'a été admis dans 
la nouvele Orthographe , que pour marquer les fyllabes longues qui 
avoient une /ou une autre lettre dans l'anciene Orthographe, & quel- 
ques-autres où cet Accent ne fupplée à aucune lettre iupprimée. AinCi 
l'on écrit aujourd'hui avec i , ^ , / , 6 , // , les fyllabes que nos An- 
ciens écrivoient par as » es , is , os , us ^ & dont la prononciation eft 
longue. En voici des exemples : 

â lâche , -j C ^^ lafche. 

ê même , / \ fj mefme, 

î gîte , > Autrefois , < is gifle. 

thiône , V J os throfne. 

û flûte , -^ ^ us flufle. 

On écrit encore fyjîême , extrême , par la feule raifon que les e y (on\ 
lonos : mais il faut obferver que dans leurs dérivés , & lorfque cet i 
.celTe d'être luivi d'un e muet , il devient bref, & le Circonflexe le change 
en aisu : fyfiématique , extrémité : mais on dira extrêmement . parce que, 
quoique le moi (bit alongé , 1'^ muet y eft refté. 



GRAMMATICALE. Ixxxvlj 

L'Accent circonflexe fert aufli à diftinguer plufieurs mots dont l'Ortho- 
raphe ell femblable , & le fens différent. Ainfi on écrit sûr , certus -; 
ûr , maturus ; du , debuit vel debitum , & crû , fundus , avec un û cir- 
:)nflexe , pour les différencier , au moins aux ieux , & empêcher qu'on 
i les confonde avec fur , luper ; mur , murus ; cru , crevit vel credidit , 
: du , particule qui dénote le Génitif. 

11 eil: encore bon de mettre cet Accent fur les pénultièmes fyllabes des 
■emieres & fécondes perlbnes du pluriel des Prétérits , comme dans 
:>us jouâmes , vous jouâtes ; nous rendîmes , vous rendîtes; nous reçu- 
es , vous reçûtes , parce que ces fyllabes font longues. C'eft le fenti- 
ent & l'ufage de l'Académie , comme on peut le voir dans Ion Dit^io- 
lire , au mot Aorijîe. 

Mais il eft abfolument inutile de mettre cet Accent fur les u à la fin de 
irtains mots , comme dans lu ^ pu ^ vu , Ja , conçu , fous prétexte que 
?s u étoient autrefois précédés d'un e , & qu'on écrivoit leu , peu, veu, 
eu , conçeu , parce que l'Accent Circonflexe n'y peut fervir de rien pour 

prononciation ^ ni pour la fignification. 

Il eff néceffaire de s'en ferv:r à la troifieme perfone du ffngulier de 
mparfait du Subjonftif, de quelque conjugaifon que foit le Verbe, ainfi 
j doit écrire : qu'il aimdt , qu'il jouît , qu'il dût , qu'il apprît , qu'il 
t , & leurs fembinbles. 

11 réfulte de ces Obfervations que le Circonflexe doit être employé , 

1®, Pour marquer qu'une voyele ou fyllabe t(ï longue ; ioit qu'on en 
: retranché quelque lettre , foit qu'il n'y ait eu aucun retranchement. 

2"*, Pour diffinguer un mot d'avec un autre femblable par rexprelfion , 
dont le fens elt différent. 

Hors ces deux cas , l'Accent Circonflexe n'eff qu'une fuperfluité em- 

raffante , qui ne lert qu'à furcharger l'écriture. 11 eil: fort peu important 
être averti par cet Accent , qu'il y a une lettre de retranchée dans un 
ot ; mais il fera véritablement utile , lorfque fon ufage fera fixé à indi- 
ler une lyllabe longue. Il convient donc de le banir de toutes les fylla- 

s brèves , quelque retranchement de lettres qu'il puiffe y avoir. C'eft 

plan que l'on luivra dans ce Di6fionaire. 

Article II. De r Accent Grave, 

L'Accent Grave n'a lieu en François que fur ces trois voyeles à ^ J, u. 

Sur Va prépofition qui fe met devant l'Infinitif, ou qui m.arque le 

atit . comme à Paris , à Pierre , à faire , 6tc. pour le différencier 

■ Va verbe auxiliaire , qui défigne un Pafbé , comme il a été , il a, 

• nii \ & de Va qui marque le Préfent , comme il y a ^ il a ^ qui doit 

:j]ours être un a fimple. 

Vè Grave ne doit être placé que fur les fyllabes finales dont le fbn efl 
i:s-p'ein & très-ouvert , & qui font terminés par une s; c'eft le fenti- 
]?nt de Pierre Corneille , de Meilleurs de Port- Royal , & du P. Buffier. 
. nù il ne faut pas écrire par q , comme nos Anciens , mais par es la 



IxxxvHj PRÉFACE 

dernière fyllabe des mots fuivans : abfch , accès , agrès , après , auprès, 
Cérès , Cyprès , décès , dès , excès , grès , près , procès , j accès , & leurs 
feiTibiables. 

On met quelquefois Ye grave à la pénultième , foit pour y exprimer le 
ion fimplement ouvert, p/ernière, foit pour y exprimer le ion très-où- 
vert , diocèfe. Mais dans le premier cas , il n'ell beloin d'aucun accent, 
première fuffit ; perfone ne s'y trompera : un e pénultième , fuivi d'un e 
muet , doit toujours le prononcer. Dans le fécond cas , l'accent qui y 
convient , eft le circonflexe : diocèfe. Ainfi l'accent grave , même fur 
Ve , paroît devoir refter fur la feule dernière fyllabe , comme chez lej 
Latins & chez les Grecs. 

Va Grave n'a lieu & ne doit être admis que dans le feul mot oà , 
adverbe , lorfqu'il peut fe tourner en Latin par la particule in , ou lorfqu'i 
défigne quelqu'une des queiHons de lieu , ubi , undè , qiiô & quà : cai 
lorfque le mot ou eu conjonction disjon61ive & fignifie ou bien , qu'or 
exprime en Latin par vel ou aut , il taut toujours l'écrire avec un i 
fim.ple : c'eO: Tufage général. 

A Px T I C L E III. De l^ Accent Aigu, 

L'Accent Aigu ne doit être mis en François que fur 1'^ fermé ou foible 
ment ouvert , îoit au commencement , foit au milieu , foit à la fin de: 
mots : comme dans bonté , donné, h'é ell fermé à la fin des mots , bonté 
donné , & quelquefois à la pénulrieme , c'eft- à-dire , dans les noms ter- 
minés en ge , Collège , liège , privilège , Jïége. Hors ces cas , Vé aigu f( 
prononce foiblement ouvert , comme dans réfifler , réfléchir , 6i fembla- 
blés ; & il remplace dans bien des mots une /retranchée que l'étymo- 
logie y avoit fait conlerver, comme dans étude , répondre , rétablir 
chrétien , 6lq. que l'on çcrivoit autrefois , eflude , rejpondre , rejlablir 
chreflien , &c. 

Vé doit ordinairement avoir l'Accent Aigu dans la fyllabe re , lorf 
qu'elle commence un mot , comme dans répondre , république , & ui 
grand nombre d'autres. Il y en a plufieurs d'exceptés , tels que rebours, 
rebroijffèr , rebuffade , rebut , &c. on peut fe rappeler ce que nous er 
avons dit en parlant de la lettre £. Il faut feulement obferver que dan: 
ces mots on ne met point d'Aigu fur la fyllabe re , parce que Ye y ef 
muet, 

Vé eft foiblement ouvert dans rélégation , ÔC muet dans reléguer. Or 
dit rémijjion , quoiqu'on dife remettre : rétention , quoiqu'on dife retenir 
irréligion & irréligieux , quoiqu'on dife , religion & religieux, &c. Com 
munément cela vient de ce que dans les mots plus ufités , Ye devient muet 

Souvent un même mot a des fignifications toutes différentes , en 3 
prononçant la fyllabe re avec Ye muet ou avec Yé foiblement ouvert 
Répanir avec Yé foiblement ouvert , fignifie diflribuer ; & repartir ave^ 
Ye muet , fignifie répondre , ou partir une féconde fois. Répond'-e , figni 
£e faire une reponfe , ôc répondre , fjgnifie pondre une féconde fois. 

Quafl 



GRAMMATICALE. Ixxxîx 

Quant aux noms terminés en iere , comme lumière , première , & tous 
les autres qui ont un e muet à la dernière fyliabe , & un autre ^ à la pé- 
nultième , les uns mettent un Accent Aigu é fur la pénultième fyliabe , les 
autres y mettent un Accent Grave è ; plufieurs n'y veulent aucun Accent. 
La prononciation de cet e tient le miieu entre celle de IV fermé 6c de i'e 
très-ouvert ; de forte que nous n'avons point d'Accent qui puiiTe indiquer 
le Ton de cet e. Quoiqu'il pareille approcher un peu plus de Vé fermé 
que de Vê très-ouvert , cependant on peut dire qu'il n'a befoin d'aucun 
Accent , parce que fa prononciation eft iuffiiament déterminée par fa po- 
fition , Ye pénultième ne pouvant jamais être muet devant une dernière 
fyliabe muete. Il faut feulement obferver que fi on eft obligé de divifer 
un mot fur cet e pénultième , il faut y mettre un Accent Aigu pour le 
faire prononcer : Ils arivé-rent ', ils pénétré-rem» 

L'Accent Aigu fe place encore fort bien fur la fyliabe pré , quand elle 
eft initiale dans un mot François dérivé d'un Latin qui commence par la 
prépofition prcs : car alors Vé cû foiblement ouvert , comme dans ceux« 
ci , précédent , prérogative , prétexte , prébende , précaution , précepte , 
précipice , précis , prédejîiné , Prédicateur , Préface ^ Préfet , Ôi plufieurs 
autres femblables. 

Enfin IV Aigu eft encore admis , & fe prononce fermé , au commen- 
cement , au milieu, & à la fin de tous les mots oii il fe trouve fuivi d'une 
voyele , quelle qu'elle loit , pourvu qu'il n'y forme pas une diphthongue. 
En voici des exemples approuvés par nos Modernes : Créateur , néan^ 
moins, préambule , il agréa : Réel, fiippléer , créé: Déité , obéiffance^ obéi : 
Théorie , préoccupé , Théologie , Réunion , réujfir , & plufieurs autres 
fembia:bles. 

- Enfin , pour placer à propos l'Accent Aigu , il faut connoître IV fermé 
ou foiblement ouvert, par-tout où il fe rencontre , & l'oreille ne peut s'y 
acoutumer qu'à force d'entendre parler des peilones dont la prononcia- 
tion eft fans défaut. 

Pour éviter la prononciation choquante de deux e muets qui fe rencon- 
treroient de fuite , IV muet des premières perfones des Verbes devient 
fermé & prend l'Accent Aigu , quand ces perfones font fuivies du pro- 
nom perfonel je , avec lequel elles ne font qu'un mot : aimé- je? parlé je ? 

Article IV. Du Tréma, ^ ou double point placé ,. 
fur les VoyeUs, . iu-^ni 

- Il n'y a en François que trois voyeles qui portent des points en tête , 
favoir, ë , / , ii , dont l'ufage efl de montrer qu'elles ne forment pas une 
diphthongue avec la voyele qui les précède , & que par conséquent ou 
doit les prononcer séparément , comme on va le voir, 

L'e Tréma ne fe rencontre qu'après Ya , Xq & Vu. 

Après \a , comme en ces mots , Aérius , Aétius , aéré , & fembla- 
bles , où Yé Tréma fert pour éviter qu'on ne prononce Mrius , uEtius, 
ccré , &:c. 

i 



xc PREFACE 

Après Vo , dans alo'és , poék , No'él , pour empêcher qu'on ne pro- 
nonce Vo & Ve comme la diphthongue œ , qui fe trouve en ces mots , 
œcuménique , œdémateux , œfophage , &c. quoique plufieurs bons Ecri-* 
vains n'admettent pas même iV Tréma dans ces circonftances , parce 
que nous n'avons point de mots où l'œ fe prononce en diphthongue ; cat 
dans ceux que nous venons de citer , il tient lieu d'un e fimple. D'ailleurs, 
toutes les fois que des deux voyeles qu'il faut prononcer séparément , l'une 
efl un é fermé, ou foiblement ouvert, l'Accent Aigu qu'il porte eft fuffifant 
pour empêcher qu'il ne foit confondu dans la prononciation avec la fyllabe 
qui le précède ou qui le fuit. Ainfi dans aéré , aérien , poéjîe , l'Accent 
Aigu fur Ve produit le même eftet que les deux points. Mais fi cet e fait la 
pénultième fyllabe d'un mot qui a un e muet à la dernière , comme il 
n'eft pas fufceptible de l'Accent Aigu , on peut y mettre les deux points, 
comme dans Noél , poêle. Par la même raifon les deux points font inu- 
tiles dans aloès , p^rce que Vs s'y prononce fortement , & que Ve doit 
avoir un Accent Grave. 

Et enfin après Vu, dans ai^ué , ambiguë^ ciguë ^ &c. pour faire con- 
noître qu'on doit prononcer ces mots autrement que ceux-ci, fatigue ^ 
langue , ÔC femblables. 

A l'égard des mots rue , connue , menue , & tous les autres qui finiflent 
par ne , précédés d'une autre confone que g , il n'y faut point de Tré- 
ma , parce qu'on ne peut confondre la terminaifon de ces mots avec 
aucune autre. 

L'i Tréma fe place après Va , l'a & Vu. 

Après Va dans haïr , Adélaïde , Danaïde , Théhaïde , & femblables ; 
pour empêcher qu'on ne prononce Va &. Vi comme dans les mots air , 
chair , chaîne , ÔCc. où ils forment la diphthongue ai. Par la même rai- 
fon , il faut écrire aïeul , faïence , caïer , ou cahier , glaïeul , païen , 
camaïeu , càïeu , gaïac , jaïet , judaïque , judaïfer , Judaïfme , laïc , 
naïf y naïveté , Nicolaïtes , profaïque , fpondaïque , & autres femblables. 

L'i étant après un ê fermé , & devant faire la fyllabe séparée , les deux 
points y font abfolument inutiles , & l'Accent Aigu fuffit fur Ve , pour 
diftinguer la prononciation de Ve & de l'i. Ainfi il faut fimplement écrire , 
Enéide , obéir , Deité , réimpojïtion , réimprejjîon , réimprimer , réinfeSlery 
reintégrer , réintégrande , réitération , réitérer ; fidéicommis , Néréide , 
Plébéien , Pléiades , & femblables , pour marquer que Ve & l'i n'y for- 
ment pas la diphthongue ei , comme en ceux-ci , frein , dejfein , plein , 
pleine , &c. 

L7 Tréma fe met après Vo dans Stoïcien , floïque , Jloïquement , hé" 
roïque , fimoïs , & femblables , parce que Vo & l'i n'y forment pas la 
diphthongue oi , comme en ceux-ci , oifeau , moitié , emploi , &c. 

Enfin il y en a qui placent l'i" Tréma après Vu en ces mots , Louïfe , 
hruïne , nous concluions , Druide , jouïfj'ance , g'^/owi , ouï , auditus , 
& femblables , pour faire connoître que ces trois voyeles o , « & i , ne 
forment pas dans ces mots la diphthongue oui , ni «i , comme en ceux- 
ci y oui , ita , ( qui quelquefois eft de deux fyllabes chez les Poètes , 



GRAMMATICALE. xc; 

auquel cas il faudroit écrire oui ) patrouille , rouille , bouillon , gre~ 
nouille , ruiffeau , &c. 

On pouroit cependant encore fe pafler de mettre Yï Tréma après u 
& ou , dont le fon ne change pas , foit qu'ils iorment une ou deux 
iyllabes avec ïi. C'eft l'ufage qui apprend quand ui & oui doivent être 
d'une ou de deux fyllabes. Ils font prefque toujours d'une feule dans la 
converfation , & l'on ne doit faire fentir la diftinftion des deux fyllabes 
que dans le difcours foutenu & dans la Poéfie. Ainfi dès que le fon n'en 
eft pas différent dans ces deux manières de les prononcer , Vï Tréma y 
eft inutile. 

Il n'y a pas plus de raifon de metrte les deux points fur VI des 
diphthongues ui & oui , qu'il n'y en auroit de les metrre fur l'une des 
trois voyeles ia , ie , io , &c. qui fe prononcent tantôt en une & tantôt 
en deux fyllabes. Cependant on ne les diftingue jamais par les deux 
points quand elles forment deux fyllabes : il doit en être de même à 
regard des voyeles ui & oui. 

Vu Tréma fe place après les voyeles a Se o. 

Après Va , dans ces mots , Archelaïis , Emmaus , Efail , Sa'ûl , & 
femblables , pour marquer qu'elle n'y eft pas diphthongue , comme en 
ceux-ci. Laudes, Saumon, Paul, &c. 

Après Va , en ces mots , Pirithoils , Bagous , & femblables , pour 
faire voir que la dernière fyllabe de ces mots ne fone pas comme la diph- 
thongue ou y qui fe trouve en ceux-ci , tous , goût , jour , &c. dont la 
prononciation eft bien différente. Pour en avoir une preuve incontefta- 
ble , il ne faut que comparer ces deux noms Saill , Roi des Ifraëlites , 
& Saul , Apôtre. L'Orthographe de ces deux mots eft femblable ; ce 
font les mêmes lettres : cependant la prononciation en eft bien diffé- 
rente ; car le premier eft de deux fyllabes qu'on prononce séparément , 
Sa-ill ; au contraire , le fécond n'eft que d'une , puifqu'on prononce 
Saul comme Paul : ainfi il faut avouer qu'il n'y a que le Tréma ou les 
deux points qui fe trouvent fur VU qui en font la différence : d'où il faut 
conclure qu'il ne doit être employé que dans ces fortes d'occafions ; 
:'eft-à-dire , pour diftinguer d'une diphthongue les voyeles qui n'en for- 
ment pas , & qui doivent être prononcées séparément. 

Par les mêmes raifons qui vienent d'être expliquées à l'égard de Ve 
Fermé ou foibîement ouvert après o & <2 , & avant i , il n'eft pas né- 
reffaire de mettre deux points fur Vu quand il eft après un é fermé , 
Dour empêcher qu'on ne prononce ces deux voyeles comme la diphthon- 
yue eu , TAccent Aigu fur Vé fufîira pour les faire prononcer séparément 
ivec le fon qui leur eft propre. Ainfi on écrira réunion , réuj/îr , &c. 
k non réunion , réijffir , &c. 

On a fouvent confondu Vï Tréma avec Vy : delà vient qu'on le trouve 
lans ces mots , Roïaume , nétoïer , aïant , & cent autres où il ne doit 
)as avoir d'entrée , l'y ayant droit d'y être placé par préférence , com- 
ne nous l'avons montré en parlant de W. 

On écrivoit aufTi autrefois avec un « Tréma les mots louer , jouer ^ 



xcli PRÉFACE 

Loïûs , bouillon , greno'ûïlU , joïiir , & plufieurs autres fembîabîes , & 
cela , difoit-on , pour empêcher qu'on ne prononçât lox-er ^ jover, Lovïs , 
hovillon , grcnoville , jovir , & ainfi des autres. Mais aujourd'hui où la 
figure de Vu voyeîe & de IV conlone eft aufîi différente à la vue , que 
le Ton l'eft à l'oreille , il n'y a que les gens qui ne favent pas lire , 
qui puiflent s'y méprendre. 

Article V. De t Apoftrophe, 

'L'Jpofirophe a été inventée pour marquer rélifion ou fupprefTion 
d'une voyele finale , & aider à la prononciation. Elle doit le mettre à la 
place de Ve dans ces monofyllabes , ;c , te , fe , la ^ le , de , ce , me , 
que y ne , lorfque la finale eft mangée par le mot fuivant , qui commence 
par une voyele , comme en ces exemples : J'aime , il t'aime , il s'aime ^ 
l'ambition , Vlioneur , c'ejl , d'avoir , il m'aime , il n'a , qu'il , & fem- 
blables , pour faire voir qu'on ne doit pas prononcer , i\ fe aime , la am- 
bition , le honeur , 'û ne a , & ainfi des autres. 

Elle Te met encore après ces mots entre &i jufque , lorfqu'ils font fuivis 
de ceux-ci , autres , eux , elles , à , au , aux , ici. Exemples , entr'eux, 
entr' elles , entr'aufes , jufqu'a , jufquau y jufqu'aux , jufqu'ici , & fem-f 
blables , pour marquer que la finale du premier mot eft mangée par le 
fuivant. 

L'ufag^e veut auflTi qu'on la mette dans les mots , aujourd'hui , cejour^ 
à'hui , d'hui en un an , d'abord. 

On s'en fert encore quelquefois pour fupprimer Xe final du mot grande y 
quand il eft joint à ceux-ci , grand' Mejfe , grand' peur , grand' chambre ,• 
grand'falle , grand' chère , grand' pitié , grand' chofe ^ mais cette règle n'eft 
générale & toujours ufitée que dans le mot grand'mere. 

Enfin , quand la particule fi fe rencontre devant les pronoms il & ils ,. 
l'ufage général veut qu'on faffe une élifion , 6c qu'on écrive s'il , s'ils , 
avec une Apoftrophe. 

C'eft abufivement que l'on a quelquefois fupprimé Ve du mot quelque, 
pour y fnettre une Apoftrophe: quelqu'afaire , quelqu événement. C'eft 
nnir mal à propos deux mots qui doivent être séparés. Si on lupprimoit 
r^ dans ce mot , bientôt il faudroit le fupprimer dans tout autre, par-tout 
où il feroit fuivi d*une voyele, & pi efque tous les mots fe trouveroient con- 
fondus les uns avec les autres. Mais non : il faut laifier cet e au mot quelque 
comme à tous les autres , quoiqu'il y foufr.. élifion dans la prononciation. 

Article VL De la Divifion, 

Le figne qu'on appelé Divijion , parce qu'il fert à divifer les mots à 
la fin des lignes , pouroit aufti être appelé Trait-d'union , parce qu'il fert 
aufli à joindre & unir enfemble deux ou trois mots qui , pour ainfi dire , 
n'en forment qu'un , comme on peut le voir dans ceux-ci : Avant-coU' 
reur , avant-garde y arners'ban , franc-fief , portç^manteau; c'ejî-à-dire y 



GRAMMATICALE. xdl] 

ns-à-vîs , & quantité d'autres , qu'on trouvera diftribués félon Tordre 
ilphabétique dans ce Traité. 

Mais le principal ufage de la Divifion eft , comme nous l'avons dit , 
le diviler ou couper les mots qui ne pouvant être mis entiers dans une 
igné où il en entre une partie , font achevés au commencement de la 
bivante , ce qu'on doit abfolument éviter dans les Titres , & autant qu'il 
:ft pofîible dans les placards ^ les in folio , Si. même dans les in-^^^ 
)ù elle ne doit être adrnife que très-rarement. Dans les i/z-S^, in-i2 & 
n-i6 , elle eft plus fupportable : cependant on doit encore alors l'éviter, 
lu moins dans les premières Pages, dans les Epîtres Dédicatoires & dans 
2s titres des Chapitres , Articles , ou Paragraphes : mais elle efl: fi fré- 
[uente dans les petits Livres , tels que font les i/z- 12 à deux colonnes , les 
;z-i8, les 1/1-24 , les in-ji , & les autres encore plus petits, au(îî-bien que 
lans les additions ou notes marginales , qu'on ne peut prefque plus l'y 
viter, 

Lorfqu'on ne peut fe difpenfer de l'employer , voici les règles qu'il 
onvient de fuivre dans la manière de l'appliquer. 

La Divifion ne doit être placée qu'entre deux fyllabes ; & il faut que 
elle qui la précède foit au moins de deux lettres , comme an-née : car 
e figne auroit très mauvaife grâce après une feule voyele, comme en ces 
lOîs , a-vec , a-voir, é-vénement , o-blatïon , i-vrogne ., & fembiables , à 
noins qu'il n'y eût devant cette première fyllabe une éiifion , comme 
*, /', n\ ce qui rend la Divifion tolérable , quand d'ailleurs on eft gêné, 
exemples , d'a-mour , V é-vénement , n a- voit , &c. Ainfi au lieu de 
nettre à la fin d'une ligne a- & au commencement de la fuivante vec , 
. faut mettre le mot entier dans la ligne fuivante. 

On ne doit jamais placer la Divifion au milieu d'une diphthongue , ni 
u milieu de plufieurs voyeles qui peuvent former une ou deux diphthon- 
ues : voici des exemples de ce défaut , cœ-ur , ay-ant , Roy-avrnc y 
i-oût , recu-eillir , exempti-on , Si. plufieurs autres fembiables qu'il faut 
bfolument éviter. 

La Divifion a encore lieu entre les Verbes & leurs Nominatifs , quand 
s font tranfposés ; ce qui arive quand il y a une interrogation i^près 
es mots , je , tu y il , elle , nous , vous , ils ^ elles Se on. Exertiples, 
'is-je , vois-tu , croit- il, ejï-elle , allons-nous , ire:^-vous , y feront- ils ^ 
iendront-elles , croit-on , &c. Mais quand les Verbes fe terminent par 
n e muet ou par un ^ , on ajoute un t en faveur de la prononciation ^ 
)rfque ces Verbes (ont fuivis des pronoms il , elle Si. on ; &i ce t (e met 
ntre deux Divifions. Exemples, Penfe-t-il , parle-t-elle , dira-t-on ? 
autrefois on mettoit une Apofirophe après le t au lieu de la Divifion : 
lais ce n'eft plus l'ufage , parce qu'en effet il n'y a là aucune éiifion ; au 
ontraire , ce ; eft inséré là précisément pour empêcher qu'il n'y ait 
lifion. 

La Divifion fe place encore fort bien après les pronoms moi , toi , 
'/ , lui , elle , nous , vous , eux Si elles , îorfqu'ils font fuivis du mot 
•Jme relatif. Exemples , mol-même , toi-même , foi-même , lui-même g 



xciv PREFACE 

elle-même , nous-mêmes , vous-mêmes , eux-mêmes , elles-mêmes. La raifoni 
de cela eft que les deux mots ainfi unis , font confidérés comme ne for- 
mant qu'un leul mot. Mais c'eil un abus que d'écrire avec une Divifion 
en même-eemps : cette expreffion eft composée de trois mots qui doivent 
demeurer séparés : en même temps. 

On admet la Divifion entre le mot très & l'adjeftif qui ïe fuit immé- 
diatement. Exemples , Très-beau , très-humble , &c. iSi enfin après ce 
mot jufque , & plufieurs autres lorfqu'iis font fuivis de la particule dé- 
monftrative là. Exemples , jufque-là , celui-là , celle-là , 6lq. Ce font 
toutes exprefTions où les deux mots unis font confidérés comme n'étant 
qu'un feul mot. 

Les confones qui peuvent fe joindre enfemble au commencement d*un 
mot , doivent aufli le joindre au milieu (ans les séparer. C'efl le fenti- 
ment de MM. de Port-Royal ; ôc Ramus prétend que de faire autrement 
c'eft commettre un barbarifme. Suivant cette règle , on doit divifer , 
Do-6leur , épilé-pfie , P a-fleur , pro-fpérer , &c. parce qu'il y a des mots 
qui commencent par les mêmes confones divisées , tels que Cttjiphon , 
PJîttacus , flo , jpes , &c. 

Il faut ici rappeler ce que nous avons déjà dit , que lorfqu'on divife 
fur un e pénultième qui n'ayant point d'accent , doit néanmoins fe pro- 
noncer , il faut lui donner l'accent aigu , afin qu'on le prononce : ils 
aimé-rent \ ils murmuré- rent', ils tombé-rent. 

Il ne refte plus à faire fur la Divifion , qu'une feule obfervation qui 
ne regarde que l'abus de divifer quelquefois deux lettres d'un mot qui 
finit une ligne , pour les porter au commencement d'une autre. Exemp, 
Jémêri-té , cel-le , & femblables , ce qu'an doit éviter par deux railbns : 
la première , parce que la Divifion n'eft point agréable aux ieux des 
Le61eurs ; vérité dont étoit fi perfuadé M. de Tiilemont , qu'il ne la 
foufroit dans fes (Euvres que très-rarement : la féconde railon eft que 
la Divifion tient la place d'une lettre , & qu'il faut que la ligne foit bien 
ferrée , s'il n'y a pas de place pour l'autre , auquel cas il vaut mieux 
efpacer les mots , & porter deux fyllabes au commencement de la ligne 
fuivante , comme têmé-rité , ou même le mot tout entier , s'il eft court, 
comme celle. 

Article VIL De la Ponctuation. 

L'Ecriture étant l'image de la parole , elle doit avoir fes paufes comme 
le difcours : c'eft par ce motif que la ponéluation a été inventée. Le 
point eft la marque de la plus forte paufe : aufli ne l'emploie-t-on que 
pour marquer que le fens d'une période eft parfait & fini. Les deux" 
points , que les Imprimeurs nomment comma , fe placent au milieu de 
cette même période entre deux propofitions qui le fuivent néceffaire- 
mei)t. Le point-&-virgule , qu'on nomme petit-qué , fe mettent quand 
il y a encore une plus grande liaifon entre deux propofitions : enfin , 
la virgule s'emploie entre des termes qui font par eux-mêmes diftin^ls , 



GRAMMATICALE. xcv 

laîs qui font unis par la conftru61ion. Le pcth-qué eft ainfi nommé , 

arce qu'autrefois il fervoit à abréger en Latin le mot qucz , au lieu 

nquel on écrivoit q\. Le comma tire fon nom du Latin camma , qui 

gnifie divifion d'une période. Remarquez que les conjonftions 6» , ni ^ 

i , comme , & quelques-autres , tienent lieu de la virgule , quand les 

rmes qu'elles affémblent font fimples & courts. 

On peut ici obferver que quand la conjondion & unit deux nominatifs 

a deux régimes, elle n'a pas befoin de virgule : Les Grecs 6» les Romains 

it cultivé les Sciences & les Arts : mais lorfqu'elle joint deux phrafes ^ 

!e admet la virgule : Les Grecs ont fubjugué les Perfes , & Us Romains 

't fubjugué les Grecs, Si entre deux phrates fe trouve une conjonélion 

us forte ; c'eft-à-dire , car , mais , parce que , on emploie le point- 

rgule : // y aura de l'orage ; car le temps fe couvre. Mais fi entre 

ux petites phrafes il n'y a aucune conjonétion ; c'eft alors la place des 

'ux points : Le temps fe couvre : il y aura de l'orage. Au refte , il eft 

fficile de déterminer des règles fixes fur l'ufage de ces pon6luations : 

les varient félon la fuite & l'enchaînement du difcours. Il fuffit d'ob- 

yer que le point-virgule eft plus fort que la fimple virgule , & vaut 

)ins que le double point , 6c on doit avoir grande attention à ne point 

icer une ponéluation forte avant une autre foible. C'eft pourquoi il y a 

5 cas où la pon6tuation forte du double point doit fe changer en fim- 

; virgule , relativement au fens de la phrafe qui demeure fufpendu. 

nfi on écrira : Le peuple crioit devant Jefus : Hofanna , au fils de 

ivid. Voilà le double point précédant un point. Mais fi je dis : Le 

: 72e peuple qui crioit devant Jefus , Hofanna au Fils de David ; quel* 

I '.s jours après cria , Qu'il foit crucifié : Ici je ne puis plus mettre un 

; jble point avant Hofanna , parce qu'il feroit fuivi d'un point- virgule ; 

fuis donc obligé de mettre avant Hofanna , une fimple virgule , & 

: Jr conferver le parallèle , je mettrai de même une fimple virgule 

I mt ces mots : Qu'il foit crucifié. En un mot c'eft le fens du difcours , 

\ doit déterminer la nature des ponctuations. 

3utre le point fimple , le double point , & le point-virgule , donr nous 

\ ions de parler , on diftingue encore le point-interrogant ? & le points 

i niratif! 

-e point-interrogant ? fe place à la fin d'une période dans laquelle il 
^ . une interrogation , pourvu cependant que cette période ne foit pas 
:Jp longue ; car alors on peut la terminer avec un point fimple. 

^e point' admiratifî fe place après une exclamation. Mais comme il 
l 'e fouvent que cette exclamation eft fuivie d'une interrogation , le 
m-admiratif don être mis immédiatement après l'exclamation, & le 
xntinterrogant à la fin de la période. En voici un exemple : Hélas ! qui 
' roit pensé ? 

l faut encore obferver qu'on ne doit point mettre de Capitale après 
twint-admiratif^ ni après le point-interrogant , à moins qu'ils ne ter» 
nent une phrafe. 



xcvj PRÉFACE 

Article VII L Des Parenthefes & des Crochets, 

On confond quelquefois deux fignes qui ont néanmoins un uHige fort 
différent : ce font les Parenthefes 6c les Crochets, 

Les Parenthefes fervent à conferver quelques parties qui apartienent au 
difcours , mais qui en interrompent la iuite : les Crochets fervent à enter- 
nier quelques paroles qu'on inlere dans un difcours, mais qui ne lui apar* 

tienent pas. ,x , » 

Ainfi on dira : Les idolâtres ( tant ils font aveugles l ) adorent dei 
Pieux qui font Us ouvrages de leurs mains. Ici c'eft une rétlexion qu 
interrompt la fuite du difcours ; c'eft une féconde phrafe qui coupe 1; 
première , &C sépare le Nominatif d'avec Ion Verbe : cela doit être entr< 
parentheies. Mais fi l'on raporte les paroles d'un Auteur , & que pour ei 
éclairer le fens , on y ajoute quelques mots , ces mots étrangers au texti 
doivent être entre deux croctiets. ie fuppofe qu'on raporte ce que di 
M. Boffuejc en parlant d'Annlbal : ?> Ce grand Capitaine [ Annibal 
V réduit à fe fauve r de fon pays , remua l'Orient contr'eux , [ contre le 
» Romains , ] 6c attira leurs armes en Afie. v Ce qui eft mis ici entr 
crochets n'apartient point au difcours ; ce ne font point des paroles d 
l'Auteur i mais elles font ajoutées à fon texte : voiià pourquoi elles doi 
vent être , non pas entre parenthefes , mais entre crochets. ^ 

Dans l'ufage des parenthefes & des crochets , il s'eil élevé une qneftio 
fur la place que doivent y occuper les ponéluations , qui quelquefois 1é 
terminent : les ponftuations doivent-elles être dehors ou dedans ? Il eft peu 
être allez étonani qu'on ait pu être indécis fur cela ; car dès que ces por 
ouations apartienent aux paroles enfermées dans ces parenthefes ou dar 
ces crochets , il eft évident qu'elles doivent y être renfermées. Ainii o 
dira avec M. Rollin : " On fit dans cette Campagne , ( c'étoit la troifiem 



„ de la féconde guerre Pimique ; ) ce qui ne s'étoit lamais pratique )u: 
j, ques alors.» Il eft évident que ce point-virgule eft relatif à la phral 
entermée dans la parenthefe , 6i qu'ainft il doit y être lui-même rentei 
mi D'ailleurs les parenthefes doivent être difposées de^ manière que 
les "fupprimant avec tout ce qu'elles renferment , le difcours demeui 
ponaué comme il devroit l'être s'il n'eût pas été interrompu. Otez 1 
phrafe renfermée ici dans ces parenthefes ; que reftera-t-il ? » On fit dar 
î, cette campagne , ce qui ne s'étoit jamais pratiqué jufques alors, w Voi. 
le difcours fondue comme il doit l'être. Si le point-virgule etoit hoi 
la parenthefe , il viendroit alors fe réunir avec la virgule qui precece 
parenthefe ; vous auriez deux ponctuations au lieu d'une ; & ce fero 
celle-là qui deviendroit inutile , parce qu'elle n'apartenolt qu'à ce que rei 
fermoit la parenthefe : elle devoit donc y être elle-même rentermce. 
Il y a cependant un cas où la pon^uation peut fe mettre après 
parenthefe : c'eft dans les Tables alphabétiques où les prénoms ie trai 
Ipofent &fe mettent entre parenthefes après le nom. Exemple^: / 
Lri^nan ( Hugues ) , Cardinal, La virgule doit être après la parentnek 
*" ■^ ^ V o y pourquoi 



1 



GRAMMATICALE. xcvj 

lOUrqiioi ? parce qu'elle ne le laporte pas à Hugues , mais à de Lujignan, 
[u'elle sépare d'avec Cardinal , c'eft- à-dire , que le lens de cer énoncé 
{1: , Hugues de Lufignan , Cardinal : voilà la vraie place de cette vir- 
,ule. Pouroit-on la mettre avant la parenthefe ? pouroit-on écrire , de 
^^ufignan , {Hugues ) Cardinal ? Non : parce que de Lufi^naa & Hu-^ 
ues font inséparables : le iens eft Hugues de Lufignan : mais ces deux 
nots inséparables doivent être séparés du mot Cardinal par une virgule ; 
unique place de cette virgule elt donc entre la parenthele ik le mot 
Cardinal, 

Autre queflion fur Tufage des parenthefes dans les Tables : on de- 
lande s'il ne taudroit point mettre Lujignan {Hugues de) , Cardinal. On 
rétend que cela eft néceflaire pour rendre dominante la lettre L qui dé- 
îrmine le rang de ce nom dans une Table alphabétique. Mais première- 
ment c'efl: mutiler ce nom que d'en séparer le de. Il eit évident que ce 
^e n'apartient point à Hugues mais à Lufignan. Dans ce nom Hugues 
'e Lufignan , il n'y a que deux noms à diftinguer , favoir le prénom 
iugues , & le nom de famille de Lufi.gnan. On peut bien séparer 6£ 
'anfpofer le prénom Hugues , mais l'article de eu inséparable du nom ; 

en fait partie eiTentiele : de Lufi.gnan. La feule précaution qu'il y sit à 
rendre relativement à l'ordre alphabétique où fe trouve ce nom , c'eft 
e ne donner qu'uae petite letfe à l'article de aiin que la lettre initiale du 
om qui fuit foit feule dominante : de Lufignan ( Hugues ) , CardinaL 

Article IX. Des Guillemets, 

Les doubles Virgules que l'on nomme Guillemets , ont , dit-on , été 
infi appelées du nom de celui qui le premier s'en fervit. On les empioie 
o.ur diilinguer dans le difcours certaines parafes , certains pallages plus 
u moins étendus , que l'on emprunte d'ailleurs , & que l'on y in:ere. 
/lais on varie dans la manière de les tourner & de les placer. Les uns 
îs emploient comme les virgules m ; les autres les retournent u , pour 
e les pas confondre avec les virgules : d'autres les emploient de l'une ÔC 
e l'autre manière comme les parenthefes , diftinguant Guillemets ouvrans 
. & Guillemets fermans ». A l'égard de ceux qui fe continuent depuis 
ouverture julqu'à la clôture , les uns les mettent à droite , & les autres 
gauche. On a auffi vu communément des textes par un Guillemet 

' uvrant a , & les continuer par des Guillemets fermans » : cetre pratique 
fl: aflez vifiblement difcordante : car lorfqu'on diftingue Guillemets ou- 

\rans a & Guillemets fermans » , il eft allez évident que l'ouverture doit 
ontinuer depuis le premier jufqu'au dernier , qui feul doit être fermant, 
/[ais la pratique la plus fimple , & , ce femble , la plus naturele , eft de 
égiiger Totalement cette dillinftion , en mettant tous les Guillemets en 
orme de doubles virgules , & toujours à gauche. La raifon de préférer 
1 gauche , c'eft qu'à droite , à la fin des lignes , ils furchargent les dî- 
ifions qui peuvent s'y trouver , ils coupent trop le fil du difcours , au 

m 



xcvilj PRÉFACE GRAMMATICALE. 

lieu qu'à gauche , ils ne nuifent jamais à rien. A l'égard des pon^luations 
qui les terminent , il eft affez évident qu'elles doivent les précéder , 
comme elles doivent précéder la parenthefe fermée. 

Ceux qui voudront en favoir davantage fur tous les points de Gram- 
maire ou d'Orthographe dont nous avons parlé , trouveront de quoi 
fe latisfaire dans les Méthodes de MM. de Port-Royal , dans leur Gram- 
maire générale & raifonée , dans la Grammaire Françoife du Père 
Buffier , dans celle de M. Reftaut , dans les Remarques de M. l'Abbé 
d'Olivet , & dans le Diétionaire de l'A c a d É M i E. 



Explication des Abbréviations 

insérées dans le corps de cet Ouvrage. 

V. a. fignifie verbe aElif, 

V. n ^ . . . verbe neutre. 

V. r verbe réciproque, 

part . participe. 

f. m fub(îantif mafculin» 

f. f. fubjlantif féminin. 

adj adjeâif. 

adv adverbe. 

X terme. 

y. Préf. let. A Voye?i la Préface lettre A ; & aînfi ■ 

des autres lettres. 

Noms des Auteurs cités dans cet Ouvrage. 

Acad Le Diâionaire de V Académie, 

Dan Danet. 

Joub Joubert. 

Rich Richeht. 

Boud Boudot. 

Di£l. des Arts Diâionaire des Arts. 

Pur Furetiere , ou le DiBionaïre de Trh», 

voux. 

Du Gange, Ménage. 

Dupuys fur Robert Eftienne. Vaugelas. 

Baudoin fur Nicod. Calepin. 

Alonet. Jacquier. 

Binet, Reftaut. 

On ne raporte point ici les noms de tous les Auteurs à qui on a eu 
recours pour faire ce Traité , parce ^uon les cite dans les endroits où 
on a bejoin de leur autorité. 



TABLE 

DES Sommaires de la Préface. 

?RÈVACE, ou Remarques fur Art. XXVI IL Des Lettres 

l'Orthographe en général , & fur Romaines & Italiques, 
fes différentes parties, 

^ •" ^ SECONDE SECTION. 

DES Mots. 

Art. \. De la formation du Plu- 
riel des Noms , foit Subjlantifs , 
fait Adje^ifs, 

Art. il Des Noms de nombre 
Cardinaux, 

Art. III. Des Noms terminés 
en ION. 

Art. IV. De la formation du 
Féminin des AdjeHifs. 

Art. V. Des Adverbes dérivés des 
Adjemfs. 

Art. V I. Des Participes, 

Art. vu. Des Verbes, 

TROISIEME SECTION. 

DES A C C E N S, 

Et autres Signes uftés dans 
l'Ecriture, 
Art. I. De l'Accent Circonflexe, 
Art. IL De l'Accent Grave, 
Art. m. De l'Accent Aigu, 
Art. IV. Du Tréma , ou double 

point placé fur les Voyeles, 
Art. V. De l'Apoftrophe. 
Art. V L De la Divifwn, 
P^^r,Y\\. De la Ponauation. 
Art. V 1 1 L Des Parenthefes 6» 

des Crochets. 
A R T. I X. Des Guillemets, 



REMIERE 


SECTION. 


DES Lettres, 




. R T I C L E I. , 


De la Lettre 


A. 


.RT. IL 




B. 


RT. IIL 




C. 


RT. IV. 




D. 


. R T. V. 




E. 


. R T. V I. 




F. 


. R T. V I L 




G. 


.RT. VIIL 




H. 


.RT. IX. 




I. 


. R T. X. 




J. 


RT. XL 




K. 


.RT. XIL 




L. 


.RT. XIIL 




M. 


.RT. XIV. 




N. 


. R T. X V. 




O. 


.RT. XVL 




P. 


.RT. XV IL 






RT. XVIIL 




R. 


RT. XIX. 




S.' 


RT. XX. 




T. 


. R T. X X I. 




U. 


R T. X X I L 




V. 


. R T. X X I 1 1. 




X. 


• RT. XXIV. 




Y. 


RT. XXV. 




Z. 


RT. XXVL 


Des Lettres 


Ca^ 


pi taie s. 






RT. XXVIL 


Des petites 


Ca^ 


pitaks. 







AVIS. 

\JUe\qne attention qu'on aît eue dans le 
cours de l'impreffion de ce Traité , nous ne 
pouvons nous flater de n'avoir point laifsé 
paffer quelque faute : nous prions le Leâeur 
indulgent de vouloir les corriger à la main ; 
& fi on s'aperçoit que dans quelques mots 
nous n'avons pas fuivi l'Orthographe défi- 
gnée, on doit faire attention qu'il eft impof- 
îible que dans un Ouvrage de cette efpece , 
il ne le gliffe quelques variantes , principa- 
lement dans les mots où l'Ufage ne paroît 
pas encore décidé. Nous olons nous pro- 
mettre de l'attention avec laquelle nous 
avons fuivi cette Édition , qu'il s'en trou- 
vera peu. 



TRAITÉ 




TRAITE 

D E 

rORTHOGRAPHE 

FRANÇOISE 

J 

iN FORME DE DICTIONAIRE 

A , Suùjf. maf, première Lettre de l'Alphabet y 
& première des Koyeles^ 




5 eft foiivent une 
prépofmon , qui 
reçoit plufieurs 
lignifications dit- 
terentes , félon 
les mots aux- 
quels elle fe 
joint;alorsilfant 
le marquer d'un accent grave ^ 
ainfi qu'il fuit , à , pour le diflin- 
guer de la troifieme perrone de 
l'indicatif a du verbe avoir : ces 
<z & ii , font brefs ; mais on 
dit , un petit a , un grand d , & 
alors il eil: long. 
Va , nom de pluileurs rivières. 
Uron , fubil. mafc, Frçre de Mqv- 



fe , premier Grand - Prêtre de 

l'anciene Loi. 
Abaca , f m. efpece de lin qui 

croît dans les llles Manilles. 
Abaiffe , f. f: t, de PâtiiTier. C'eft 

la pâte qui fait le deilous d'un© 

pièce de patiilerie. 
Abaifsé , ée , part* 
AbaiiTement , f. m. L'état de ce qu', 

eft abaifsé. 
Abaiifer , v. aft. Faire aller en bas^ 
Voyez la Remarque qui fe 

trouve fous le mot Abutrc. 
Abaiileur , f. m* terme d'Anato- 

mie. Mufcle qui abaiffe. 
Abalourdir , y. ad. Rendre baîôurd)^ 

ftupids. 



B A B A 

On dit aufli Abafourdir ; maïs 

l'étymologie tirée de balourd 

femble décider pour Abalourdir, 

Abandon , f. m. Délaiffemenr. 

Abandoné , ée , part. 

Abandonement , f. m. Abandon ; 

dérèglement. 
Abandoner , v. a. Laifler ; céder. 
On écrit auilî Abandonner ; 
mais on prononce Abandoner : 
6c il en eft ainfi de tous les ver- 
bes terminés en on, 
s'Abandoner , v. n. Se livrer au 

bien , aux excès du délbrdre. 
Abaque , f. m. t. d'Archite61ure. 
C'eft le tailloir , ou la partie 
fupérieure des chapiteaux des 
colonnes. C'eil aulli une table 
fur laquelle les Mathématiciens 
étendent de la poufliere , pour 
tracer leurs figures. 
Abas , f. m. Poids en ufage en Perfe. 
Abafourdir , v. a. V. Abalourdir. 
Abatage , f. m. Peine & frais pour 
exploiter un bois. 

On écrit aufli Abattage : mais 
l'Académie écrit Abatage , & 
on le prononce ainfi. Voyez 
Abatrc. 
Abatant , f. m. Efpece de table 
qui fert à donner plus ou moins 
de jour , dans la boutique d'un 
marchand de draps. 
Abâtardi , ie , part. 
Abâtardir , v. a. Ne fe dit qu'au 
figuré. Altérer la nature d'une 
chofe , ou le naturel d'une per- 
fone. 
Abâtardiffement , f. m. Altération, 
Abatée , f. m. Mouvement d'un 

vailTeau en pane. 
Abatélement , f. m. Sentence du 
Conful dans les Écheles du Le- 
vant. 
Abatement , f. m. Découragement. 
Abateur , f. m. Celui qui abat. 



A B A 

Abat-faim , f. m. Grofle pièce de 
viande. 

On prononce Abafaim. 
Abat- jour , f. m. Petite fenêtre qui 
ne reçoit le jour que par en haut. 
On prononce Abajour, 
Abatis , r. m. Chofes abatues. 
On écrit aufîi Abattis : mais 
l'Académie écrit Abatis , & on 
le prononce ainfi. Voyez Abatre, 
Abatre , v. a. Mettre à bas. 

Ce mot eft écrit avec beau- 
coup de variété chez les Auteurs. 
Danet & Richelet écrivent aba- 
tre 6c fes composés avec un feul 
b Se un t. Nos Anciens , comme 
Dupuys fur Eftienne en 1573» 
Baudoin fur Nicod en 1607 , le 
P. Monet en 1637 , & le P. Bi- 
net en 1645 » °"^ ^^^'^ indifférem- 
ment abatre 6c abbatre. MM. 
de l'Académie, Furetiere, Joubert 
6c Boudot écrivent abattre avec 
un ^ & deux tt. A l'égard des 
deux bb , il s 'eft glifsé dans l'ufa- 
ge l'abus de doubler la lettre ini- 
tiale du fimple dans tous les com- 
posés de la lettre ou prépofition 
A. On a fuivi cette façon d'é- 
crire dans les premières éditions 
de cet Ouvrage j mais dans celle- 
ci nous ne devons pas nous laif- 
fer entraîner à ce torrent , puif- 
que nous avons à y oppofer TA- 
cadémie & trois autres bons Au- 
teurs. Ce n'eft pas que nous pré- 
tendions ici rcnverfer le principe 
félon lequel on écrit : AccommO' 
der y affirmer , aggréger , alléguer^ 
annoncer , apporter , arroger , 
ajfocier , attenter , & fembla- 
bles. Nous admettons ce principe 
avec quelque reflridion ; & nous 
croyons que c'eft com.munément 
l'étymologie qui doit déterminer 
à doubler la lettre initiale ^ ou[ 



A B A 

à ne la pas doubler. Elle doit 
être doublée , quand l'étymologie 
l'exige, par exemple , quand c'eft 
un mot qui vient du latin où la 
même lettre eft doublée , comme 
dans les exemples précédens : 
elle ne doit point être doublée , 
^and l'étymologie ni la pronon- 
ciation ne l'exigent point. Ainfide 
baijlfer vient abaijfer ; de battre 
vient abattre ou abatre , fans qu'il 
foit néceiTaire de doubler le b , 
puifque l'étymologie ni la pronon- 
ciation ne l'exigent point. Quant 
aux deux tt , que l'Académie 
conferve dans abattre , c'efl: qu'iZ- 
battre vient de battre , &. que 
battre vient de battere , que l'on 
trouve dans les Conftitutions de 
Charlemagne , & qui fe di/bit 
au lieu de batuere , que l'on trou- 
ve dans Plaute. Mais quoique 
l'on écrive battre & abattre , on 
prononce néanmoins batre & 
abatre ; & TAcadémie même 
écrit abatage 6l abatis : c'eft ce 
qui nous détermine à préférer 
abatre. Du refle ce verbe fe 
conjugue comme batre. Voyez 
batre. 

Vbatu , ue , part. 

Ibatures , f. f. plur. t. de Chafle. 
Foulures qu'un Cerf laiffe dans 
les brouflailles où il a pafsé. 

\bat-vent , f, m. PaillaiTon on 
Charpente qui garantit du vent. 
On prononce Abavent. 

abbatial , aie , adj, Apartenant à 
l'Abbé ou à TAbbeile. 

Abbaye , f. f. 

Il y en a qui écrivent au- 
jourd'hui Abbaïe. On prononce 
Abai - ie ; l'y eft donc néceiTai- 
re pour tenir la place des deux i. 
Mais à caufe de l'étymologie qr.i 
€xi^€ deux bb ^ Richelet fait en- 



A B B 5! 

core plus mal lorfqu'il écrit Abaïù 
avec un feul b & un ï. V. la Re- 
marque du mot fuivant. 

Abbé , f. m. 

Ce mot , feîon la remarque de 
S. Jérôme , vient du Syriaque 
Abba , qui fignifîe père ou pa-, 
ternité. Les Latins par analogie 
ont écrit Abbas avec deux bb ; 
nous ne pouvons donc nous dif- 
penfer de les admettre en Fran- 
çois au mot Abbé. Cependant on 
prononce Abé. 

AbbefTe , (. ï. 

Quoique tous nos bons Au- 
teurs François aient écrit de la 
forte , Richelet a cru devoir re- 
trancher un b de ce mot. S'il l'a- 
voit omis par inadvertence , il 
ne l'auroit pas auffi retranché du 
Latin AbbatiJJa , qu'on a de tout 
tems écrit avec deux bb. On pro- 
nonce néamoins Abejje. 

Abbréviateur , f. m. 

Abbréviation , f. f. 

On écrit aufîl Abrévïateur 6^ 
Abréviation , de même qu'on 
écrit Abréger. Mais Abréger efb 
un mot tellement francisé , qu'il 
a perdu les veftiges de fon éty- 
moîogie tirée du Latin Abbrevia- 
re , au lieu que les deux autres 
confervent la forme que leur don- 
ne leur étymologie tirée du Latim 
Abbreviator , Abhreviatio. 

A , b , c , f. m. Alphabet, 
On pronnonce Abécé. 

Abcéder , v. n. t. de Chirurgie; 
V. Abfceder. 

Abcès , f. m. V. Abfch, 

Abdication , f. f A<^lion d^abdiquer.; 

Abdiqué , ée ;, part. 

Abdiquer , v. a. Renoncer à quel- 
que dignité» 

Abdomen , f. m. t. d'Anatomîe. 
il k dit d'un Mufcle dont la 
Aij 



4 A B E 

fonction efl de mouvoir en de- 
hors la partie à kquelle il efl ata- 
ché. C'ell au(îi le bas- ventre. 

Abducleur , adj. & i\ m. t. d'Ana- 
tomis. 

Abdulas j r. m. pi. Nom général 
que les Perfans donnent ai;x Re- 
ligieux. 

Abécédaire , f. m. Qui eft à l'a , 
b, c. 

Abécher , v. a. V. Abéquer. 

Abée , f. f. Ouverture par où coule 
Teau qui fait tourner la roue d'un 
moulin. 

Abeille , r. f. Mouche qui fait la 
cire & le miel. 

Abei , f. m. Second fiis d'Adam & 
d'Eve. 

Abénévis , f. m. ConcelTion d'un 
Haut- Jufticier pour détourner les 
eaux d'un ruilfeau. 

Abéône & Adéone , f. f Divinités 
qui préfidoient aux voyages. 

Abéquer un oifeau , v. a. Lui met- 
tre de la nourriture dans le bec. 
Quelques Auteurs écrivent ab- 
hecquer , mais l'ufage n'approu- 
ve plus ce c : cette lettre a été 
retranchée de quantité d'autres 
fnots où elle étoit inutile comme 
dans celui-ci : de forte qu'on écrit 
aujourd'hui , choquer , paquet , 
piquer , vaquer , &c. pour ckoc- 
qutr , pacquet , pïcquer , vacquer, 
6cc, Furetiere & Danet écrivent 
fibbécher , mais ce mot vieillit ; 
abéquer eft plus en ufage : ainfi 
îï faut écrire & prononcer de 
c€tte dernière façon. 

Aberration , f. f. t. d'Aftronomie. 
Éloignement ap'parent d'une étoi- 
le relativement au lieu efFe(!^if où 
elle eft. 

Abêti , ie , part. 

Abêtir , V. a. Rendre bçte ^ ftupide. 

4.t>horré 5 ée ^ part. 



A B L 

Abhorrer , v. a. Avoir en hor- 
reur. 

Abigéat , f. m. t. de Jurifprudence 
Vol d'un troupeau de bétail. 

Abilene , Contrée de Syrie. 

Abîme , f. m. Goufre protond de 
terre ou d'eau. En terme de Bla 
fon , c'eft le milieu de l'écu. 

Abîmé , ée , part. 

Abîmer , v. a. ÔC n. Précipiter 01 
tomber dans un Abîme. 

J'abîme , tu abîmes , il abîme 
nous abîmons , vous abîmez , il: 
abîment. J'abîmois , &c. J'abî- 
merai , &c. Il prend le circon. 
flexe quand la fyllabe fuivantî 
eft muete. On écrit zuffi Abyme 
Abymé , Abymer, 

Ab-inteftat , t. de Jurifprudence 
Héritier ab-inteftat , c'eft à-dire.. 
qui hérite de droit de celui qu 
n'a point tefté. 

Abjeft , abjeé^e , adj. Méprifable 

Abje61ion , f. f. Mépris. 

Abjuration , f. f. Renoncement fo- 
lemnel à une héréfte. 

Abjuré , ée , part. 

Abjurer , v. a. On dit , abjurer 
une héréfie , y renoncer. 

Ablais , f. m», t. de Coutume. 
Blés coupés qui font encore fur 
le champ ; dépouille de blés. 

Ablaque , adj. Soie que l'on tiro 
de Perfe. 

Ablatif, f- ^m. t. de Grammaire/ 

Able , ou Âblete , f. m. Sorte de" 
poiftbn. 

On prononce âble long 5 & 
en conséquence on alonge fes. 
dérivés ablcte & âbleret. 

Ablégat , f m. Vicaire du Légat» 

Ableret 9 f. m. Filet qui fert à pê- 
cher les âbles. 

Abluer , V. a. Laver une anciene 
écriture pour la faire revivre. 

Ablution , i f, t. Eçciéftaftique. 



A B O 

Abnégation , f. f. Mépris de foi- 
! même. 

jA.boi , f. m. Le cri naturel d'un 
1 chien. \. Abois. 
l'A-boiment , f. m. A6lion d'aboyer. 
On écrit auffi aboiement : mais 

on prononce aboiment. \Je muet 

fe perd après une voyele devant 

la terminaifon ment. 
\bois , r. va. plur. 

C'eft l'extrémité où eft réduit 

le cerf. On dit auffi d'une per- 

fone qui fe meurt , qu'elle eft 

aux abois. 
\boli , ie , part. 
\boHr , V. a. Anuîler , détruire. 
^boiifTement , f. m. Abrogation, 
"abolition , f. f. t. de Chancélerie. 

Lettres de pardon du Prince. 

Deftru^tion d'une Loi , d'une 

Coutume, 
^bomafus , f. m. l'un des eftomacs 

des animaux qui ruminent. 
\bominable , adj. Horrible. 
\bom.inablement , adv. 
abomination , f. f. Horreur , a6lion 

exécrable. 
Abondament,adv. Avec abondance. 
On écrit auffi abondamment ; 

mais on prononce abondament : 

ces fortes d'adverbes dérivés des 

adje6^ifs en ant , perdent le fon 

nafal de Va : ainfi de l'adje^lif 

abondant fe forme abondament^ 

&c. 
\bondance , f. f. Grande quantité , 
^.bondant , ante , adj. Qui abonde. 
l'Abondant , adv. t. de Prat. De 

plus , outre cela. 
\bonder , v. n. Avoir ou être en 

grande quantité. 
\boné , ée , part. 
\i>onement , f. m. Convention, 
"^boner , v. a. Donner à un prix 

que Ton trouve bon. 
'Aboner, y, paf. 



A B O S 

Aboni , ie , part. 

Abonir , v. a. Rendre meilleur. 
On écrit auiïi Abonner & abon- 
nir : mais ces deux mots viennent 
de l'adjeftif bon-j qui en s'alon- 
geant perd le fon nafal de Vo : on 
prononce donc Aboner & Abonir, 

Abord , f. m. Approche , accès. 

d'Abord , adv. Premièrement. 

Abordable , adj. m. & f. Qu'on 
peut aborder. 

Abordage , f. m. t. de Marine. î! 
fe dit de deux vaiffeaux ennemis 
qui s'accrochent pour fe com- 
batte ; & de deux vaiffeaux du 
même parti , qui fe heurtent par 
la violence des vents ^ ou des 
flots qui les font dériver l'un fur 
l'autre. 

Abordé 5 ée , part. 

Aborder , v. a. Aller à bord. 

Aborder , v. n. Approcher. 

Aborigènes , f. m. pi. Peuples dont 
on ne connoît pas l'origine. 

Aborné , ée , part. 

Abornement , f. m. L'a£lion d*a^ 
borner. 

Aborner , v. a. t. d'arpentage.' 
Donner des bornes. 

Abortif , ive , adj. Qui eft venu 
avant terme. 

Abouché , ée , part. 

Abouchement , f. m. Conférence. 

Aboucher , v. a. Ménager un en- 
tretien entre deux perfones. 

Aboucouchou , f. m. Sorte de drap 
qu'on fabrique en Provence. 

Abougri , ou plutôt Rabougri , ie , 
t. de Forêt. 

Abouquement , f. m. Addition de 
nouveau fel fur un monceau de 
vieux. 

Abouquer , v. a. t. de Salines. 

About , f. m. Extrémité de toutes 
fortes de pièces de charpenterie 
& de menuiferie mifes en oeuvre^ 



» ABO 

Abouté , ée , adj. t. de Blafon. 
Il Te dit àes pièces d'armoiries 
qui fe répondent par les pointes. 

Abouti , ie , part. 

Aboutir , V. n. Toucher par un 
bout. 

Aboutiflant , f. m. Ce qui aboutit. 

Aboutiflant , ante , adj. Qui aboutit. 

Aboutiflement , f. m. Ne fe dit 
que d'un abfcès qui aboutit. 

Aboyant , ante , adj. Qui aboie. 

Aboyé , ce , part. 

Aboyer , v. n. 

Il ne faut pas écrire abo'ier 
comme Richelet , parce que l'on 
prononce aboi-ier. V. Préf. lett. 
ï & Y. Mais lorfque la finale eft 
en e muet l'y fe change en i : Il 
aboie , ils aboient , parce qu'alors 
on n'y prononce qu'uni , comme 
dans joie , voie. 

Aboyeur , eufe , adj. Qui aboie. 

Abraham , f. m. Nom propre. 

Abrégé , f m. Sommaire. 

Abrégé , ée , part. 

Abrègement , f. m. Acourciflement. 

Abréger , v. a. Acourcir. 

Ces quatre mots nous vien- 
nent du Latin abbreviare ; cepen- 
dant l'ufage adopté par l'Acadé- 
mie en a retranché un b. On 
trouve dans Danet abbré^é & 
abrégé , ce qui fait croire qu'il 
balançoit fur le choix de ces deux 
manières d'écrire ; mais celui de 
l'Académie eft préférable , parce 
que ce mot eft tellement fran- 
cisé , qu'il perd les velliges de 
fon étynwlogie. 11 n'en eft pas 
de même des mots Ahbréviateur 
& Abbréviation , qui confervent 
dans la prononciation même les 
veftiges de leur étymologie. 

Abréviateur , f. m. 

Abréviation , f. m. V. Abbrévia^ 
leur & Abbréviation, 



A B K 

Abreuvé , ée , part. 

Abreuver, v. a. Mener à Tabreu- 
voir. 

Abreuvoir , f. m. Lieu où l'on me- 
né boire les chevaux & le bétail. 

Abri , f. m. Lieu où l'on fe met 
à couvert du mauvais tems. 

à l'Abri , adv. À couvert. 

Abricot , f. m. Fruit, 

Abri coté , f, m. Sorte de dragée, 

Abricotier , f. m. Arbre. 

Abrié , ée , part. 

Abrier , v. a. t. de Jardinier. Met- < 
tre à l'abri. l'Académie dit Abri- 
ter & Abrité : cependant elle» 
même , du mot épi , form.e épier, 
monter en épi ; d'où nous con- 
cluons que l'analogie peut fair€ 
préférer abrier & abrié, 

Abrivent , f. m. Ce qui garantie 
du vent. 

Abrogation , f. f. A6l:ion par la- 
quelle on cafTe une Loi , on fup- 
prime une Coutume. 

Abrogé 5 ée , part. 

Abroger , v. a. Supprimer. 

Abrohani , f. f. Moufteline fabri- 
quée à Bengale. 

Abrotone , f. f. Herbe odorifé- 
rante. 

Abrouti , ie , adj. t. d'Eaux & Fo- 
rêts. Brouté par le bétail. 

Abruti , ie , part. 

Abrutir , v. a. Rendre brute. 

Abrutiffement , f. m. Stupidité 
groffiere. 

Abfcéder , v. n. t. de Chirurgie, 
Se changer en abfcès. 

Abfcès , f. m. Apoftême. 

Plufieurs écrivent abfce^. V, 
P. Lettre è. Danet , Richelet Se 
l'Académie écrivent abcès , fans 
avoir égard à Vf qui eft dans le 
mot latin abfcejfus. Furetiere 
écrit absès ; mais c'eft une faute 
qu'il faut éviter, 



A B â 

^brciûe , f. f. t. de Géométrie. 

Vbfence , f, f. éloignement. 

^bfent , ente , adj. &. fubft. 

'Abfenter , v. n. s'éloigner. 

^bfide , i. f. V. Jp/ede. ^ 

Lbrinthe , f. f. Plante médicinale. 
Furetiere écrit Abfynthe^ Riche- 
let & Danet Abfinthe. Calepin ÔC 
Eftienne difent qu'on écrit éga- 
lement 6c abfynthuSi & ahfinthus^ 
abfinthium & abfynthium : du Gan- 
ge aime mieux ^^^/z/z^w; Boudot 
préfère Abfinthïum. Voilà des au- 
torités pour les deux manières. 
On avoit d'abord mis dans ce 
Didionaire Abfynthe ; mais on 
fuit ici le fentiment de l'Acadé- 
mie , qui préfère abfinthe. 

ibfolu , lue , adj. Indépendant , 
impérieux. 

.bfolument, adv. D'une manière 
abfolue. 

bfolution , f. f. Rémiiîîon. 

bfolutoire , adj. Qui abfout. 

.bforbant , f. m. Médicament qui 
a la vertu de confumer une hu- 
meur fans la diffoudre. 

bforbant , ante , adj. Qui ab- 
forbe. 

bforbé , ée , part. 

bforber , v. a. Confumer , en- 
gloutir. 

bforption , f. f. t. de Phyfique. 
Engîoutiflement. 

bfoûdre , verbe a6lif irrégulier. 
J'abfous , tu abfous , il abfout : 
nous abfolvons , vous abfolvez , 
ils abfolvent, J'abfolvois , &c. 
J'ai abfous , &c. J'abfoûdrai , 
&c. J'abfoûdrois , &c. Abfous , 
abfolvez. Que J'abfolve , ôcc, 
Abfolvant. 

On écrit aufli Abfoudn fans 
accent : mais on prononce Ab' 
foudre , lonf 



bfous. abfoûte 



part, 



A B S 7 

Abfoûte , r. f. Abfolution publique 
qui fe donne au peuple le Jeudi- 
Saint , dans les Cathédrales ;6c le 
jour de Pâque , dans les Paroifies, 

Abftême , f. m. Qui ne boit point 
de vin. 

s'Abftenir , v. n. Se priver de quel- 
que -chofe. 11 fe conjugue comme 
Tenir. 

Abftergent , f. m. t. de Médecine. 

Abfterger , v. a. t. de Chirurgie 
ou de Médecine. Purger , né- 
toyer. 

Abfterfif , ive , adj. Qui abflerge. 

Abfterfion , f. f. t. de Médecine. 
C'eft l'aétion des abflergens fur 
les corps. 

Abftinence , f. f. Modération , pii- 
vation d'alimens. 

Abftinent , ente ; adj. Qui s'ab- 
ftient , ou qui efl modéré dans 
Tufage des alimens. 

Abflra6tion , f. f. Défaut d'appli- 
cation. C'eft auffi la séparation 
qui fe fait de quelque chofe j par 
le moyen de l'efprit. 

Abftraire , v. a. Faire abûraftion^ 
Il fe conjugue comme Traire, 

Abftrait , aite , part. 

Abdrait , f. m. t. de Logique. 

Abftrus , ufe , adj. Caché , diffi- 
cile à entendre , à pénétrer. 

Abfurde , adj. m. & f. t. de Phi- 
lofophie. Contraire au bon fens. 

Abfurdement, adv. D'une manière 
abfurde. 

Abfurdité ^ f. f. Ce qui choque k 
fens commun. 

Abus , f. m. Mauvais ufage. 

Abusé , ée , part. 

Abufer , v. a. & n. Tromper ^ 
faire mauvais uf^ge de quelque 
chofe , &c. 

Abufeur , f. m. Qui séduit. 

Abufif , ive , adj. Qui tient de 
l'abus. 



» A C A' 

Abufivement , adv. Par abus. 

Abuter , v. n. t. de Joueurs de 
quilles. Tirer au but. 

Abutilon , f. m. ou Guimauve de 
Théophraite ; Plante bonne con- 
tre la Gravele. 

Abyme ^ f. m. 

Abymé , ée ., part. paf. 

Abymer , v. a. 6c n. 

Voyez Abime , Abîmé , Abîmer. 

Acabit , f. m. bonne ou mauvaife 
qualité d'une chofe. 

Acacia , f. m. Nom d'arbre. 

Académicien , f. m. 

Académie , f. f. Société de Gens 
de Lettres ; lieu où l'on s'afTem- 
ble pour les Sciences ©u pour les 
Arts. 

Académique , adj. m. & f. 

Académiquement , adv. 

Académilte , f. m. Qui eft d'une 
Académie. 

Acajou , f. m. Arbre d'Amérique. 

Acanacé , ée , adj. t. de Botanique. 
Il le dit des Plantes épineules. 

Acanthe, f. f. Plante , 6i terme d' Ar- 
chite6ture. 

Acaparé , ée , part. 

Acaparement , f. m. 

Acaparer , v. a. Enlever d'une 
foire des marchandifes pour les 
vendre plus cher. 

Acaré , ée , part. 

Acarement , T. m. t. de Palais. 
Confrontation de témoins avec 
un criminel. 

Acarer , v. a. t. de Palais. Con- 
fronter. 

Acariâtre , adj. Qui ed d'une hu- 
meur fàcheufe. 

Acarne , f. m. PoifTon de mer , & 
elpece de Chardon. 

Acafte , f. m. Fameux ChafTeur. 

Acaftillage , t. de Marine. Qui ie dit 
en parlant des châteaux de Tavant 
& de l'arriére d'un VaUTeau. 



A c c 

Acaflillé , ée , part. 

Acaftiller , v. a. t. de Marine. Don 

ner deux châteaux à un Vaifleau 

Acatalede , adj. t. de Poéfie Latine 

Un Vers acatale(Ste eit celui au 

quel il ne manque point de Tyllab' 

à la fin. 
Acataledique , adj. Acatale6le. 
Acatalepfie , f. f. Impofliblité d 

l'avoir une chofe. 
A caufe de , prépofition. 
A caufe que , conjoaftion qui gou 

verne l'indicatif. 
Acazement , f. m. t. de Coutume 
Acazer , v. a. Donner en fief. 
Accablant , ante , adj. Qui accâbh ( 
Accablé , ée , part. 
Accablement, f. m. Langueur, 
Accabler , v. 

primer. 
Richelet 



a. Surcharger , op 



écrit Acablant 



blé , Acablement , AcabUi 



Aca 
L'A 

cadémie écrit Accablant , Acca 
blé , Accablement , Accabler. Dan 
le flyle familier , on ne prononc | 
qu'un c ; mais dans le flyle poëti 
que & oratoire , en doublant 1 
c , on rend ce mot plus énergique 
Dans l'un & l'autre Va du milie 
fe prononce long ; c'efl pour([uc 
nous mettons Accablant , Acca 
blé , Accablement , Accabler. 

Accéder , v. n. t. de Droit. Con 
fentir. 

Accélérateur , trice , adj. Qui ac 
célere. 

Accélératif , ive , adj_. Qui accélerÊ 

Accélération , 



Accéléré , ée 



f. f. Promptitude, 
part. 



Accélérer , v. a. PrefTer. 

Accenfes , f. m. pi. Officiers public 
à Rome , dont la fonftion répon 
doit à celle de nos Huiffiers. 

Accent , f. m. Le fon de la voix , 1 
manière de prononcer , marqu 
qui fert à la prononciation. 

Accentuation 



A C C 

ccentuation , f. f. t. de Gram- 
maire. 

ccentLié , ée , part, 
ccentuer , v. a. Marquer d*un 
accent. 

cceptable , adj. m. & f, 
cceptant , ante , adj. 
cceptation , f. f. Adlion d'accepter, 
ccepté , eé , part, 
ccepter , v. a. Agréer , recevoir, 
ccepteur , f. m. t. de Commerce, 
cceptilation , t. de Jurifprudence. 
Qukance qu'on donne fans rece- 
voir d'argent. 

cception , f. f. Égard , confidé- 
ration qu'oa a pour quelqu'un. 
En terme de Grammaire , ligni^ 
fication d'un mot. 
ccès , r, m. Abord , retour pé- 
riodique de certaines maladies^ 
ccelTîble , adj. m. & f. Dont on 
peut approcher 

cceffion , f. f. t. de Palais. L'a.6li£>n 
d'accéder à un traité. 
ccefTit , f. m, t. de Collège, 
cceflbire , f. m. & adj. m. & f. 
Qui n'eft regardé qus comme la 
fuite d'un objet principal, 
ccident , f. m. Malheur , infor- 
tune. En terme de Philo/ophie, ce 
qui eft dans un fujet en telle forte 
qu'il peut n'y être pas. 
ir Accident , manière de parler 
adverbiale ; par cas fortuit, 
ccidentel , ele , adj. Qui n'eft que 
par accident. 

ccidentélement , adv. Par accident. 
On écrit aulfi Accidentelle au 
féminin de l'adjeftif , & delà l'ad- 
verbe Accidentellement ; mais 
dans l'un & l'autre on ne pro- 
nonce qu'une / , & cela eft ana- 
logue aux autres adjeé^ifs & ad- 
verbes : Général , aU ; Générale" 
ment ; Subtil , ik j Subtilement , 
ôcc. 



A ce p 

Accife , taxe qui fe levé fur le 
vin &. autres boiftbns en Angle- 
terre. 

Acclamation , f f. Cri de joie ÔC 
d'approbation. 

Accommodable , adj. m. & f. Qui 
peut s'accommoder 

Accommodage , f m. Apprêt de 
viande. 

Accommodant , ante , adj. Avec 
qui l'on peut s'accommoder. 

Accommodation , f. f. t. de Palais,' 
Acord qui fe fait à l'amiable. 

Accommodé , ée , part. 

Accommodement , f. m. Acord ^ 
ajuftement. 

Accommoder , v. a. Acorder , aju- 
fter. On prononce Acomoder , & 
de même fes dérivés. Cependant 
on écrit Accommoder , parce qu'il 
vient du latin Accommodare. 

Accourir , v. n. Venir , aller prom-» 
ptement. Il fe conjugue comme 
courir ; fi ce n'eft que le Prétérit 
reçoit l'un & l'autre des verbes 
auxiliaires ^ j'ai accouru , je fuix 
accouru ; mais en deux fens : j'ai 
accouru , marque une aélion en- 
tièrement pafsée ; au lieu que je 
fuis accouru , rparque une adion 
dont l'effet eft encore préfent. 

On prononce Acou.rir : cepen- 
dant on écrit Accourir , parce 
qu'il vient du latin Accurrere : 
où il faut remarquer qu'encore 
qu'ij y ait deux rr en latin , néan- 
moins on n'en met qu'une en 
François : d'où il fuit qu'on pou- 
roit bien auffi n'y mettre qu'un c. 

Accouru , ue , part. 

Accrétion , f f. t. de Médecine. 
Accroiflement. On y prononce 
les deux ce, 

Accroiftement , f m. Augmentation, 

Accroître , v. a. & fe conjugue 
comme croître. Augmenter. 
B 



10 A C C 

On prononce Acroître : cepen- 
dant on écrit Accroître , parce 
qu'il vient du Latin Accrejcere, 

Accru, ne, part, du verbe Accroître, 

Accrue , T. f. Augmentation. 

Accumulation , f. f. Amas. 

Accumulé , ée , part. 

Accumuler,v. a. Mettre en monceau. 
On prononce Aciimuler : ce- 
pendant on écrit Accumuler , 
parce qu'il vient du Latin Accu- 
mu lare. 

Acculable , adj m. & f. Que l'on 
peut accufer. 

Accufateur , \. m. trîce , f. Celui 
ou celle qui accule. 

Accufatif , 1. m. t. de Grammaire. 

Accufation , f. f. Aftion par la- 
quelle on accufe. 

Acculatoire , adj. Qui accufe. 

Accusé , ée , part. & f. m. & f. 

Accufer , v. a. 

On prononce Acufer ; ce- 
pendant on écrit Accufer , par- 
ce qu'il vient du Latin Accufare, 

s 'Accufer , v. r. 

Acenfe , f. f. t. de Coutume. Ferme 
ou héritage qu'on tient à cens 
6l rente , ou à prix d'argent. 

Acensé , ée , part. 

Acenfement , f. m. A61:ion de don- 
ner à cens. 

Acenfer , v. a. Donner à cens. 

Acéphale , adj. m. & f. Qui n'a 
point de chef. 

Acerbe , adj. m. & f. Acre , verd. 

Acéré , ée , part. 

Acérer , v. a. t. de Taillandier. 
Joindre de l'acier au fer. 

Acérides , f, m. plur. t. de Méde- 
cine. Emplâtre faite fans cire. 

Acertainer , v. a. Convaincre. 

Acétabule , f. m. t. d'Anatomie. 

Acétabulum , f m. Sorte de Plante. 

Acéteux , eufe , adj. Qui a lô 
goût de vinaigre. 



A c H 

Acetum, f. m. mot Latin Francis! 
en Chimie , vinaigre. 

Achalandé , ée , part. 

Achalander , v. a. Procurer de* 
pratiques à un marchand. 

Acharné , ée , part. 

Acharnement , f. m. Aélion d'un 
animal qui s'atache opiniâtre- 
ment à fa proie. 

Acharner, v. a. Exciter quelqu'ur 
contre un autre. 

Achat , f. m. Acquifition. 

Ache , f. f. Herbe. 

Achées , f. m. plur. Vers de tern 
dont on fait un apas pour pren 
dre du poiflbn. 

Achéloé , f. f. Nom d'une des Har 
pies. 

Achemens , f. m. plur. t. de Blafon 
Chaperons ou lambrequins qu 
envelopent le cafque & l'écu. 

Acheminé , ée , part. En t. de Ma 
nege , il fe dit d'un cheval qu'oi 
a commencé de drefler. 

Acheminement , f. m. Moyen ci 
difpofition pour arriver à quelqm 
chofe. 

Acheminer, v, a. Mettre en che- 
min, t 

s Acheminer , v. r, 

Achéron , f. m. Fleuve des enfers 

Acheté , f. f. V. Hachete. 

Acheté , ée , part. 

Acheter , v. a. Acquérir à prix d'ar 
gent-^ 

L'e de la pénultième demeun 
muet , tant qu'il n'eft pas fuiv 
d'une fyllabe muette : dans et 
dernier cas , il fe prononce : ainf 
on dit : J'achète , tu achètes , i 
achète ; nous achetons , vou; 
achetez , ils achètent. J'achèterai 
tu achèteras , &c. J'achéterois , 
tu achéterois , &c. 

Acheteur , f. m. celui qui achète. 

Achevé , ée , part. 



AGI 

, chévement , f. m. Perfection, 
chever , v. a. Finir, terminer j 
perteftioner , &c. 

Vé de la pénultième demeure 
muet , tant qu'il n'eft pas fuivi 
d une fyllabe muete , dans ce der- 
nier cas , il fe prononce : J'achè- 
ve , tu achèves , il achève , nous 
achevons , vous achevez , ils achè- 
vent. J'achèverai , tu achèveras , 
&c. J'achèverois , tu achèverois, 
ë:c. Delà vient que l'Académie 
écrit Achèvement. 

.chille , f. m. Roi de Theflalie. 
chillée, f. f. Plante des montagnes, 

.chit j {. m. efpece de vigne. 

.chopement , 1. m. Occafion de 
faute. 

On écrit auffi Achoppement , 
parce qu'il vient du vieux mot 
chopper , qui fignifie heurter. 
Mais on prononce Achopement. 

.chores , f. m. plur. Petits ulcères. 

i.chronique , adj. t. d' Agronomie. 
Il fe dit d'un aftre ou d'un 
point du Ciel opposé au foleil 
dans (on lever ou dans Ion cou- 
cher. 

Uidalie , Surnom de Vénus , com- 
me étant la Déeffe qui caufoit 
des foins & des inquiétudes. 

^cide , adj. m. & f. Aigre. 

Icide , f. m. Un des fels primitifs. 

acidité , f. f. Qualité acide. 

^.cidule , adj. m. & f. Qui eft de 
la nature des acides. 

^ciduler , v. a. t. de Médecine. 
Mettre des fucs acides dans quel- 
que chofe. 

\cier , f. m. Fer parfaitement pur. 

'■Vclampé , ée , part. 

^clamper , v. a. t. de Marine. For- 
tifier un mât par une pièce de 
bois. 

A.cœmete , f. m. Qui ne fe couche 
jii jour ni nuit. 



A C O ir 

Acœtes , f. m. Homme fort pau- 
vre dans la Mèonie ou la Lydie. 

Acoisé , ée , part. 

Acoifement , f. m. t. de Médecine, 
Calmée. 

Acoifer , v. a. t. de Médecine. 
Calmer. 

Ces mots viennent du vieux 
mot , coi , ou cois , qui vient 
du lalin quietus , calme , tran-. 
quile. 

Acolade , f. f. Embraflade , jonftion, 

Acolé , ée , part. t. de Biafon. 

Acoler , v. a. Embraffer , joindre. 
On écrit aufîl AccolUr & Acco^ 
1er , mais on prononce Acoler. 

Acolure , f. f. lien de paille. 

Acolythat , f. m. Dignité d'Aco-- 
lythe. 

Acolythe,f. m. Ordre Eccléfiaflique. 
On écrit Acolythe , parce que 
ce mot vient du Grec , qup les 
Latins ont imité en écrivant Aco- 
lythus. D'autres néamoins écri- 
vent en latin Acolytus , ôc en 
François Acolyte. 

Acomas , f. m. Arbre. 

Acompagnateur , f. m. t. de Mu- 
fique. 

Acompagné , ée , part. 

Acompagnement , f. m. Ce qui 
acompagné , ou l'adion d'acom- 
pagner. 

Acompagner , v. a. Pi eft auiïl n; 
paf. Aller de compagnie , ou 
faire compagnie. 

On écrit auffi Accompagner ,' 
&c. Mais on prononce Acom- 
pagner ; & ce terme vient da 
mot François Compagnie j en for- 
te que l'étymologie ni la pronon- 
ciation n'y exigent point le re-r 
doublement. 
Acompli , ie , part. 
Acomplir , v. a. Achever. 
s'Acompiir , v. r. 

Bij 



tz A C O 

On écrit aufîi Accomplir , Scc. 
Mais on prononce AcompUr : 
& quoique ce terme vienne du 
Latin Compkre , cependant le 
composé n'étant point ufité en la- 
tin , l'étymologie ni la pronon- 
ciation n'y exigent point le re- 
doublement. 

Acompliflement, r. m. Achèvement. 

Acon , f. m. Petit bateau dont le 
fond eft plat. 

Aconit, f. m. Plante vénéneufe. 

Acopum , f. m. t. de Pharmacie. 
C'efl une fomentation compo- 
sée de drogues chaudes & émol- 
lientes. 

Acoquiner , v. a. 

Acord , f. m. Convention , con- 
fentement , union de fentimens. 

Acordable , adj. m. & f. Que l'on 
peut acorder. 

Acordailles , f. f. plur. Aïïemblée 
de parens ou d'amis pour la fi- 
gnature d'un contrat de mariage. 

Acordant , ante , ad). Qui acorde. 

Acorde , f. f. t. de Marine. Com- 
mandement fait à l'équipage 
d'une chaloupe , quand on veut 
l'obliger à nager enfemble. 

Acorde , ée , part. & f. m. & f. 

Acordement , f. m. t. de Coût. 

Acorder , v. a. & n. paf. Mettre 
d'acord. 

Acordoir , f. m. t. de Mufique. 
On écrit aulTi Accord , &c. 
Mais on prononce Acord. 

Acorer, v. a. t. de Marine. Apuier. 

Acorné , ée , adj. t. de Blafon & 
de Fortifiation. 

Acort , orte , adj . Complaifant. 

Acoftable , adj m. & f. Que Ton 
peut acofler. 

Acofîé , ée , part. 
Acouer , V, a. Aborder. 

On écrit auffi Accofter , ÔCc. 
Mais on prononce Acojler, 



A c G 

Acotar , f. m. t. de Marine. Pièce 
de bordage. 

Acoté , ée , part. 

Acoter y V. a. Apuier. 

On écrit aum Accotter ou Ac- 
coter Mais on prononce Acoter. 

Acotoir , f. m. Apui. 

Acouchée , f. f. Femme qui a ré- 
cemment enfanté. 

Acouchement , f. m. Enfantement, 

Acoucher , v. n. & a. Enfanter. 
On écrit aufli Accoucher. Mai* 
on prononce Acoucher. 

Acouchôur , eufe , C m. & f. Qu: 
aide les femmes dans l'enfantement 

Acoudé , ée , part. 

s'Acouder , v. r. S'apuier fur le 
coude. 

Acoudoir , f. m. Sur quoi l'on peui 
s'acouder. 

Acoué , ée , part. 

Acouer , v. a. t. de Chafle. Don- 
ner le coup à un Cerf au défaut 
de l'épaule. 

Acouple , f. {. t. de Chafle. Liens 
dont on fe fert pour atacher les 
chiens enfemble. 

Acouplé , ée , p«rt. 

Acouplement , f. m. AfTemblage. 

Acoupler , v. a. Joindre , lier quel- 
que chofe enfemble. 

On écrit auffi Accoupler, Mais 
on prononce Acoupler, 

Acourci , ie , part. 

Acourcie , f. f, t. de Marine. Paf- 
fage que l'on ménage dans le 
fond de cale & des deux côtés. 

Acourcir, v. a. Rendre plus court. 

Acourciflement , f. m. Diminution. 

Acoufmate , f. m. Phénomène qui 
fait grand br-uit en l'air. 

Acouftique , f. f. Science qui con- 
cerne l'ouie. 

Acouflique , adj. t. de Mufique. 
Qui concerne l'ouie. 

Acoutrement , f. m. Vêtement. 



ACQ 

Icoutrer, v. a. 

Lcoutumé ,*ée , part. 

icoutumer , v. a. Faire prendre 
une coutume. 

On écrit auffi Accoutumer. 
Mais on prononce Acoutumer. 

kquéreur , T. m. Celui qui acquert. 

acquérir , v. a. Rendre fien par 
achat. 

J'acquiers , tu acquiers , il 
acquiert ; nous acquérons , vous 
acquérez , ils acquièrent , (ou plus 
fimplement, J'acquers , tu ac- 
quers , il acquert ; nous aquérons, 
vt)us acquérez , ils acquerent , ) 
J'acquérois, &c. J'ai acquis , &c. 
J'acquis , &c. J'acquerrai , &c. 
( Danet écrit , j'acquérerai , &c. 
C'eft une faute. ) Acquiers , ( ou 
Acquers , ) acquérez. Que j'ac- 
quière , que tu acquières , qu'il 
acquière ; que nous acquérions , 
que vous acquériez , qu'ils ac- 
quièrent. ( Ou que J'acquere , 
que tu acqueres , qu'il acquere , 
que nous acquérions , que vous 
acquériez , qu'ils acquerent.) J'aC' 
querrois , &c. Que J'acquiffe , 
èi.c. Acquérant. Richelet retran- 
che le c de ce mot & de tous 
fes composés , où i'ufage l'admet; 
il ne faut pas rimiter,parce que ce 
mot vient du Latin Acquircre , 
oïl le c tient lieu de la rédupli- 
cation de la lettre q. Néanmoins 
en François on prononce Aquérir, 

acquêt , f. m. t. de Pratique. 

Uquiefcement , f. m. 

Lcquiefcer , v. n. Déférer. 

On prononce Acquiefcer , ou 
même Aquiécer, Cependant on 
écrit Acquiefcer, , parce qu'il vient 
du Latin Acquiefcere. 

icquis , r. m. ConoifTance. 

Lcquis , acquife , part. 

icquifition , f. £ 



A c R 13 

Acquit , f. m. 

Acquitter , v. a. V. Aquit, Aquiter» 

Acre , adj. m. & f. La première 
iyllabe efl longue. Piquant. 

Acre , f. m. t. d'Arpentage en Nor- 
mandie , & autres Provinces. 

L'acre contient 160 perches 
de terre. On ne doit point met- 
tre de circonflexe fur Va , parce 
qu'il efl bref en ce mot. 

Acrédité , ée , part. 

Acréditer , v. a. Mettre en crédit,' 
On écrit auffi Accréditer. Mais 
on prononce Acréditer. 

Âcreté , f. f. Qualité de ce qui eft 
acre. 

La première fyllabe eft longue, 
parce que la féconde eft muete. 

Acridophage , f. m. & f. Qui vit 
de -fautereles. 

Acrimonie , f. f. Aigreur. 

La première fyllabe efl brève,' 
quoique ce mot vienne à'âcre , 
parce que le mot s'alonge , 8c 
que la féconde fyllabe n'efl pas 
muete. 

Acrobate , f. m. Danfeur de corde. 

Acroc , f. m. Déchirure. 

Acroche , f. f. Embaras , retarde- 
ment. 

Acroché , ée , part. 

Acrochement , f. m. L'a6lion d'a- 
crocher. 

Acrocher, v. a. Atacher, arrêter, &c. 
On écrit auffi Accrocher. Mais 
on prononce Acrocher. 

Acrocome , f. m. Qui a les che- 
veux longs. 

Acroire , v. n. Ne fe dit qu'à l'In- 
finitif , & fuit toujours le verbe 
faire. Ce verbe ne s'entend que 
d'une chofe faufTe- Ex. Je lui fis 
acroire qu'il iroit à la guerre. 
On dit auffi s'en faire acroire , 
pour dire fe promettre de foi- 
même plus qu'on ne peut. 



t4 A C R 

On écrit aufîî .accroire. Mais 
on prononce Acroire. 

Acronyqiie , adj. t. d'Aftronomie 

qui fe dit d'un aftre qui fe levé , 

ou fe couche précisément au coU' 

cher du foleil. 

L'étymologie de ce mot exigeTy- 

Acroftiche , f. m. Pièce de Poéfie 
dont chaque vers commence par 
une lettre qui fait partie d'un nom. 
Des Auteurs font ce mot du 
féminin , parce qu'en Latin & en 
Grec Acrojlichis eft du féminin ; 
mais l'Académie veut qu'eii Fran- 
çois , Acrofliche foit du mafcu- 
lin & ad). Elle écrit Acro(îiches 
ingénieux & Vers acrofîiches. 

Acroteres , f. m. plur. t. d'Archi- 
élure. Petits piédeftaux fur les- 
quels on pofe des figures , au 
milieu & aux deux extrémités 
d'un frontifpice. 

Acroupi , ie , part. 

s'Acroupir , v. r. Pofer la croupe 
fur les talons. 

On écrit auiïï Accroupir. Mais 
on prononce Acroupir ; & com- 
me ce terme vient du François 
croupe , l'étymologie ni la pro- 
nonciation n'y exigent point le 
redoublement. 

AcroupifTement , f m. L'état d'une 
perfone acroupie. 

Aàe , f. m. t. de Morale , de Pra- 
tique , &c. 

Aftée , f. m. Premier Roi de TAt- 
tique. 

Aftéon , f. m. Fils d'Ariflée. 

Afteur , f. m. trice , f. f. 

Aftif, ive, ad). AgiiTant. C'eft auffi 
un t. de Grammaire. 

Aétion , f. f. Opération , &c. 11 
efl: aiiffi t. de Commerce. 

Aftionaire , f. m. Celui qui a une 
aétion dans une compagnie de 
commcrceaoudans une entreprife. 



A C U 

A^lioné , ée , part. 

Aftioner , v. a. t. de Palais. 

On écrit auffi AEiionner \ maïs 
on prononce AHioner. 

Aftivement , adv. 

Activité , f. f. Force & vertu d'a- 
gir , vivacité , promptitude. 

ASrice , V. Auteur. 

Aéluel , ele , adj. Effeétif ; pré- { 
fent. 

Aéluélement , adv. Préfentement, 
On écrit auffi Aéluclle au fémi- 
nin , & delà AFluellcment ; maiî 
on prononce Aâluele , ôc Aâiué- 
Umcnt. V. Accidentélement. 

Acueil , f. m. Réception bonne oi 
mauvaife. 

Acueilli , ie , part. 

Acueiilir , v. a. Recevoir. Ce me 
fe dit en bonne ou mauvaife part 
l'épiihete qu'on lui donne le dé- 
termine. 

On écrit auffi Accueillir. Mai» ' 
on prononce Acueiilir. 

A cul , f. m. Lieu étroit , d'où l'or 
ne peut fortir. On y prononce 1'/ 

Aculé , ée , part. 

Aculement , f. m. t. de Marine 

Acnler , v. a. poufîer quelqn'ur 
dans un endroit , d'où il ne puif 
fe s'échaper. 

On écrit aufîi Acculer. Maiî ■ 
on prononce Aculer. 

Acutangle , adj. m. & f. t. de Géo- 
métrie. Il fe dit d'un triangle doni | 
les angles font aigus. 

Adage , f. m. Proverbe. 

Adagio , adv. t. de Mufique. Lente 
rnent. 

Adam , f. m. Nom du premiei 
homme. 

Adamantée , f. f. Nourrice de Ju' 
citer. 

Adaptation , f. f. action d'appliquei 
une choie à une autre. 

Adapté , ée j part. 



A D E 

dapter , v. a. Ajufter , appUquer 
une chofe à une autre, 
darca , T. m. t. de Marine. Écume 
falée. 

darige ,f. m. C'efl le fel ammoniac, 
datais , f. f. Toi le de coton faite 
à Bengale. 

ddition , C f. Augmentation , ad- 
jon6^ion. 

On prononce les deux dd ; & 
parla on diflingue ce terme du 
mot Adition , qui a une autre li- 
gnification. V. Adition. 
dditioné , ée , part, 
dditioner , v. a. t. d'Arithméti- 
que. On prononce les deux dd. 

On écrit auffi Additionner ; 
mais on prononce Additioner. V. 
Abandoner, 

ddufteur , adj. & f. m. t. d'Ocu- 
lifte. 
dduaion , f. f. t. d'Oculifte. 

Dans ces deux mots , on pro- 
nonce les deux dd : c'eft que ces 
mots viennent immédiatement du 
Latin : AdduSloT y AdduBio. 
délaïde , f. f. Nom propre, 
demption , f. f. t. de Droit. Ré- 
vocation , retranchement, 
déhologie , f. f. Partie de l'Ana- 
tomie qui traite des glandes, 
dénos , r. m. beau coton qui vienjt 
d'Alep. 

.dent , f. m. t. de Charpentier. 
Entaille en forme de dent, 
.déône & Ab.éône , f. f Divini- 
tés qui préfidoLent aux voyages, 
.depte , f. m. Celui qui eft initié 
dans les myfteres d'une Seâe ou 
d'une Science, 
.dextré , ée , adj. t. de Blafon. 

Il fe dit des pièces qui en ont 
une autre à leur droite, 
adhérence , f. t. Atachement à 
un lentiment , à ua parti , à une 
choie. 



A D I îj» 

Adhérent , ente , adj. Qui adhère. 
Le plur. Adhérens fe prend fub- 
ftantivement. 

Ces mots font formés du par- 
ticipe adhczrens ; ainfi Joubert a 
tort d'écrire adhérant , adhérante. 

Adhérer , v. n. Tenir à quelque 
chofe , fuivre un parti. 

Adhéfion , f. f. Liaifon , jonâion. 

Adiante , f. m. Plante capillaire. 

Adiaphore , f. m. Efprit de Tartre. 

Adiaphorifle , f. m. &: f. Luthérien 
mitigé. 

Adieu , adv. Terme de civilité dont 
on fe fert en prenant congé les 
uns des autres. 

Adieu , f, m. Au plur. Adieux. Les 
derniers faluts que l'on ie donne 
en fe quitant. 

Adipeux , eufe , adj. t. de Méde- 
cine. Gras. 

Adiré , ée , part. 

Adirer , v. a. Égarer. 

Adirés , f. m. Sorte de chiens de 
Barbarie. 

Adition , f. f t. de Jurifprudence. 
Acceptation d'un héritage. 

Adjacent , ente , adj. Contigu. 
Quelques-uns retranchent le d 
de ce mot , parce qu'ils ne le 
prononcent pas ; mais i'ufage veut 
qu'on Vy admette , à caufe du 
Latin dont il tire fon analogie , 
& parce qu'il ie prononce. 

Adiedif , ad]. & f. m. t. de Gram- 
maire. Il fe dit d'un nom qui fe 
joint ordinairement à un fubft. 

Adje^Livement , adv. en manière 
d'adjeftif. 

Adjeftion , f. f. t. Dogmatique. 
Jonftion d'une chofe à une autre. 

Adjoindre , v. a. Donner un affo* 
cié pour traiter une afaire. 

Adjoint , ointe , part. 

Adjoint , f. m. Collègue , afrocié. 
L'ancien ufage veut qu'on écri- 



(î? A D J 

ve de cette forte , parce que le d 
fe prononce ; mais Richelet veut 
qu'on écrive Âjoint. Il eft ce- 
pendant à préfumer qu'il doutoit 
de la réuflue de cette nouvele 
Orthographe , puifqu'à la page 
142 , de l'on premier volume , il 
écrit tort bien Adjoint. Voyez 
Pr. let. D. 

Adjondlion , f. f. t. de Palais. Ad- 
dition de nouveaux moyens. 

Adjudant , f. m. Aide. Il s'emploie 
en parlant d'Officiers étrangers. 
Adjudant-Major , eft en France 
Aide- Major. 

On écrit aufTi Â'judant ; TA- 
cadémie écrit Adjudant. 

Adjudicataire , f. m. & f. Celui ou 
celle à qui on a adjugé quelque 
bien. 

Adjudicatif , ive , adj. Qui adjuge. 

Adjudication , f. f. A6le par lequel 
on adjuge. 

Adjugé , ée , part. 

Adjuger , v. a. t. de vente. Attri- 
buer à quelqu'un par autorité de 
Juflice. 

L'Académie , Furet, Danet & 
tous les anciens Di6l!onaires écri- 
vent ainfi ; mais Joubert & quel- 
ques-autres Modernes écrivent ces 
mots fans ^ , en fuppofant qu'on 
prononce ajugé , ajuger , &c. en 
quoi ils fe troippent. Pour moi 
je crois qu'on doit écrire & pro- 
noncer adjuger , conformément 
à l'étymologie de ce mot qui nou§ 
vient des Latins. 

/Ldjuration , f. f. t. Eccléfiaflique. 
Formule dont l'Eglile fe fert dans 
les exorcifmes. 

Adjuré , ée ^ part. 

Ad]urer , v. a. Commander au nom 
de Dieu. 

Admetre , v. a. Recevoir. 

On écrit aufli Admettre , par- 



A D M 

ce qu'il vient de Mettre ; mais oî 
prononce Mètre & Admetre. S 
l'on conferve les deux tt dans Met 
tre comme dans Battre , parct 
que ce lont de petits mots don 
l'orthographe change moins vo 
lontiers , il femble que du moin 
dans les composés , on peut biei 
écrire Admetre comme Abatrt 
Voyez Abatre y du refte ce ver 
be le conjugue comme Mettre, 

Adminicule , T. m. t. de Pratique 
Circonftance qui lert à forme 
une preuve. 

Administrateur , f. m. trice , f Ce 
lui ou celle qui a la conduite d 
quelques afaires publiques ou pai 
ticulieres. 

Adminiftration , f. f. Conduite , ré 
gie,&c. 

Adminlflré , ée , part. 

Adminiflrer, v. a. Gouverner, régli 

Admirable , adj. m. & f. 

Admirablement , adv. 

Admirateur , f. m. trice , f. 

Admiratif, ive, adj. 

Admiration , f. f. 

Admiré , ée , part. 

Admirer , v. a. Confidérer ave 
furprife ce qui paroît merveilleux 

Admis , ife , part, du verbe Ad 
mètre. 

Admifîjble , adj. m. & f. Digni 
d'être admis. 

Admiflion , f. f. Réception. 

Admodiateur j f m. 

Admodiation , f. f. 

Admodier , v. a. 

V. Amodiateur , Amodiatioi 
& Amodier» 

Admonété , ée , part. 

Admonéter , v. a. Réprimander. 

Ué pénultième s'alonge 6 

prend le circonflexe quand la dei 

niere fyllabe efl muete. Ainfi 01 

prononce 6c on écrit : T admonété 

ti 



ADO 

tu ddmonêtes , il admonête ; nous 
admonétons\ vous admonéu^ , ils 
admonétent. 

On écrit auffi Amonéur : mais 
TAcadémie préfère Admonéter, 

idmoniteur , f. m. trice , f. Celui 
ou celle qui donne des avertifle- 
mens. 

idmonition , f. f. Avertlflement. 

idolefcence , f. f. Âge qui luit l'en- 
fance. 

tdolefcent , f. m. Jeune homme. 

idonien , adj. t. de Poéfie. 

On dit aulTi Adonique : l'Aca- 
démie préfère Adonien. 

adonis , 1. m. Jeune homme extrê- 
mement beau. 

idonisé , ée , part, 

idonifer , v. a. Parer. 

.doné , ée , part. 

Adoner , v. n. paf. Se livrer. 

On écrit auffi s'Adonner ; & 
l'on écrivoit même autrefois s' Ad- 
donner : mais on prononce s' Ado- 
ner. V. Abatre. 

idopté , ée , part. 

adopter , V. a. Prendre quelqu'un 
pour fiis. 

Ldoptif , ive , adj. Qui efl adopté. 

adoption , f, f. 

idorable , adj. m. & f. 

adorateur , f. m. 

adoration , f. f. 

idoré , ée , part. 

Ldorer , v. a. 

^dos , f. m. t. de Jardinage. Terre 
élevée en talus contre un mur. 

^ofsé , ée , part. 

Adoder , v. a. Mettre une chofe 
contre une autre. 

^ouber , v. a. Boucher des trous. 
C'eft auffi un terme de Tri6lrac. 

Vdouci , ie , part. 

youcir , V. a. Rendre doux. 
J'adoucis , tu adoucis , il adou- 
cit : nous adouciiTonSj vous adou- 



ADR 17 

ciffez ; ils adouciflent. J'adoucif- 
fois , &c. J'ai adouci , &c. J'a- 
doucis , &.C. J'adoucirai , &c, 
J'adoucirois , &c. Adoucis , adou- 
cifTez. Que j'adouciiTe. 

On écrivoit autrefois Addoucîr ; 
mais on prononce Adoucir : & \\ 
efl d'ufage de l'écrire alnfi. 

Adouciffant , f. m. t. de Médecine. 

Adouciffement , f. m. 

Adoué , ée , adj. t. de Fauconerie.' 
Il fe dit des perdrix acouplées. 

Adrachne , f. f. Plante dont on fait 
du Papier à la Chine. 

Adragan , f. m. Efpece de gomme. 

Adrefîant, ante^ adj. Qui s'adreiTe. 

AdrefTe , f. f. Indication. Dextérité. 

Adrefsé , ée , part. 

Adreffer , v. a. & n. Envoyer. 
Toucher. 

On écrivoit autrefois Addreffer ; 
mais on prononce AdreJJer ; & il 
eft d'ufage de l'écrire ainfi. Ces 
deux exemples , Adoucir iSC 
Adrcjfer , confirment encore ce 
que nous avons dit contre la rédu- 
plication des confones dans les 
mots composés de la particule -^. 
Voyez Abatre, 

Adriatique , adj. Mer, c'eft le Golfe 
de Venife. 

Adrogation , f. f. t. de Jurlfpruden- 
ce. Efpece d'adoption. 

Adroit , oite , adj. 

Adroitement , adv. 

Adulateur , f. m. trice , f. Celui ou 
celle qui flate. 

Adulatifa adj. m. Flateur. 

Adulation , f. f. Flaterie. 

Adulte , adj. m. & f. Il eft auiii f. 
Celui ou celle qui eft en âge d'a- 
dolefcence. 

Adultère , f. m. Violement de la foi 
conjugale. 

Adultère , f. m. & f. & adj. Qui 
viole la foi conjugale. 
C* 



i8 A D V 

Adultérer , v. a. Commettre im 
adultère. 

Adultérin , ine , adj. Né d'un adul- 
tère. 

Adufte, adj. t. de Médecine. Brûlé. 

Adudion , f. f. Biûiement. 

Ces deux derniers mots ne Te 
difent qu'en pariant du corps hu- 
main. 

Adventif , ive , adj. t. de Jurispru- 
dence. Biens qui arivent à quel- 
qu'un , foit par prélent , foit par 
uiccefiion collaté.ale. 

Adverbe , f. m. t. de Grammaire. 

Adverbial , aie , adj. Qui tient de 
l'adverbe. 

Adverbialement , adv, 

Adverbialité , f. f. t. de Gram- 
maire. 

Adverlaire, f. m. Celui ou celle qui 
s'oppol'e. 

II y en a qui écrivent & pro- 
noncent Averfaire ; mais Danet , 
Joubert &. l'Académie les con- 
damnent , & l'ulage veut qu'on 
prononce le d. 

Adverfitif , ive , adj. Qui marque 
oppofirion. 

Adverle, adj. f. Opposé, contraire. 
De tout temps on a écrit de la 
forte ; mais Riche'et a jugé à pro- 
pos d'écrire Averje , fans d ^ îbus 
prétexte qu'il ne le prononce pas 
en ce mot. Joubert a fuivi ce fen- 
timent , qui répugne à l'étymolo- 
gie , à l'ufage , & à la prononcia- 
tion reçue. V. Préf. let. D. 

Adverfité , f f. Difgrace , malheur. 
Généralement tous les Auteurs 

. écrivent de cette manière ; ce qui 
feul doit prouver qu'il faut écrire 
Adve^fe , puilque ces deux mots 
fortent de la même fource , & 
que le d s'y prononce également. 
^ , diphîhongue banie de la plu- 
part des mots dérivés du Latin. 



A E R 

Aînfi A*yFgyptus , fe forme en 
François Egypte ; & d^^Et/iiopia^ 
Ethiopie , 6lc. Cependant on 
conferve cette diphthongue dans 
certains mots d'un ufage moins 
commun , tels que ceux qui vont 
fuivre. Ceux qui ne fe trouveront 
point ici , fe trouveront fous la 
lettre E , tels que É^ée , Égide , 
&c. 

JEâoue , f. m. Un des trois Juges 
des Enfers chez les Païens. 

^gée , adj. V. Egée, 

iEgide , f. f. V. Égide, 

iEgilops , f. m. t. de Médecine. 
Tumeur qui s'ouvre à l'angle de 
l'œil. 

iîlgyptiac , adj. Onguent déterfif. 

Aéré , ée , part. 

Aérer , v. a. Donner de l'air. 

On dit auffi Aérier ^ pour dire, 
changer l'air , chajfer le mauvais 
air : mais l'Académie , dans ce 
fens même , dit Aérer. 

Aérien , ene , adj. Qui eft d'air. 

Aérographie , f. f. Defcription de 
l'air. I 

Aéromancie , f. f. Art de deviner 
par le moyen de l'air. j 

Aérometre , f. m. Inftrument qui j 
fert à mefurer l'air. 

Aérométrie , f. f. C'efl: l'Art de 
m.efurer l'air. 

Aérophobe , f. m. & f. Qui craint 
l'air. 

iErugineux , eufe , adj. Qui tient 
de la rouille. 

On écrit aufli Érugincux , ce 
qui prouve qu'il ne faut pas pro- 
noncer Aéru^ineux , mais Airugi- 
neux ; en efïet il ne vient pas de 
Aér , aeris , comme les précé- 
dens ; mais de jErugo , la rouille ; 
d'où j/Eruginofus , iî^rugineux. 

iEfculan , f. m. Dieu qui préûdoit 
à la ?vlonoie. Ma 



A F M 

, thiopis , f. f. Plante. 

. îiologie , r. f. Partie de la Méc^e- 
cine qui traite des caules des ma- 
ladies. 
On écrit auffi Aitiolope 6» Étio- 

. logic. 

. 'acii , le , part. 

, adir , v. a. Rendre fade. 

On écrit autîi Affadir , mais ce 
mot vient de Fade , & rien ny 
exit^e le doublement de Yf. 

, adlifement , f. m. 

. aiie , r. t. Tont ce qui eft le fujet 
de quelque occupation , &.c, 

. *airé , ée , adj. 

On écrie auiîi Affaire , mais ce 
mot vient de Faire , ëc rien n'y 
exige le doublement de Vf, 

4 aide ment , f. m. AbaifTement 
causé par fa propre pefanteur. 

, aifsé , ée , part. 

, 'aider , v, a. Surcharger, faire tom- 
ber fbiis le faix. 

On écrit auiîî AffaiJJer , mais 
ce mot vient de Faix , ÔC rien n'y 
exige le doublement de Vf. 

, aitage , f. m. t. de Fauconerie. 

. 'ai té , ée , part. 

, taitement , f. m. A£lion d'afaiter. 

. faiter , v. a. Dreffer un oifeau de 
proie. 

, laiteur , f. m. t. de Fauconerie. 
On écrit auiTi Affaiter ^ &c. par 
riiabitude qu'on a de doubler la 
confone après Va : mais ici rien 
n'exige ce doublement. 

,falé , part. paf. t. de Marine. II fe 
dit d'un vaiffeau qui ne peut pren- 
dre le large, par trop, ou trop peu 
de vent, 

. faler , v. a. t. de Marine. Abaifler. 
On écrit auffi Affaler , par la 
même habitude de doubler la con- 
fone après Va : mais ici rien n'e- 
xige ce doublement, 
famé , ée , part. 



A F F 1$ 

Afamer ^ v. a. Faire fouffrîr la faim. 
On écrit aufn Affiimcr : mais ce 
mot vient de Faim. , & rien n'y 
exige le doublement de l'jC 

Ateagé , ée , part. paf. 

Aféagement , 1. m, 

Aféager , v. a. t. de Coutume. Don- 
ner à féage. 

On écrit auffi Afféager : mais 
ce mot vient de Féa^e , & rien 
n'y exige le doublement de Vf 

A fermé , ée , part. 

Afermer, v. a. 

On écrit auffi Affermer \ vn^h' 
ce mot vient de Ferme : Ôt rien 
n'y exige le doublement. 

Aieurage , f. m. Prix que met aux 
denrées un Seigneur ou un Ma^ 
giftrat. 

Afeuré , ée , part. 

Afeurer , v. a. Mettre le prix aux 
chofes , en évaluer les feurs. 

On écrit auffi Afeurer ; mais ce 
terme vient du vieux mot feurs , 
& rien n'exige le doublement. 

Affabilité , f. f. Manière douce & 
honête de parler à quelqu'un ôc 
de l'écouter. 

Affable , adj. Doux , gracieux. 

Affable ment , adv. 

On conferve les deux Jf* dans 
ces trois mots , parce qu'ils vien- 
nent du Latin Affahilis. Le fécond 
a eu. long dans Affable & dans 
. Affâblement , à caui'e de la fyllabe 
muete : mais il eft bref dans Af-» 
fai'iUté , parce qu'alors cette fyi* 
labe n'eft plus muete. 

Affaneures , f. f. pi. Eié qu'on donne 
aux moiffonneurs au lieu d'argent. 

Affeftation , f. f. Manière trop re-r 
cherchée & trop étudiée. 

Affe£îé , ée j part. 

Affecter, v. a. L)efl:iner,toucher,&c; 
On conferve dans ce mot les deux 
jf',parce qu'il vient du Lat» Affeâ^re» 
Cij 



m A F F 

'Affe£lif , ive , adj. Qui excité , quî 
touche. 

Affe6lion , f. f. Amitié , tendrefle. 

Affe61ioné , ée , part. 

Affeclionérnent, adv. Avec afFeftion. 

Affe£lioner , v. a. Aimer , &c. 

AfFe^iueufement , adv. d'une ma- 
nière afteftueufe. 

Affectueux , eufe , adj. Plein d'affe- 
^ion. 

On conferve dans ces m.ots les 
éeuxf, parce qu'ils vienent du 
Latin AfeBio & Jffeâus. 

Affermi , ie , part. 

Affermir , v. a. Rendre ferme. 

Affermiffement , f. m. Aftion d'affer- 
mir , ou état d'une choie affermie. 
Dans le ftyle familier on pro- 
nonce Afcrmir ; mais dans le ftyle 
poétique & oratoire , en doublant 
îy on rend ce mot plus énergique , 
Affermir. 

Affété , ée , adj. Plein d'affe£lion. 

'Afféterie , f. f. Affectation. 

On conferve & on prononce 
les deux ^ dans ces deux mots , 
parce qu'ils vienent du Latin Af-- 
feElare , d'où les Italiens ont fait 
Affettare, 

Affiche , f. f. Placart qu'on atache. 

Affiches , f. f. pi. On appelé ainfi 
des Feuilles Hebdomadaires éta- 
blies à Paris & dans les Provinces. 

Affiché , ée , part. 

Afficher , v. a. Atacher un Placart, 

Afficheur , f. m. Celui qui atache 
des Placarts. 

On conferve les deux ^ dans 
ces mots , parce qu'ils vienent du 
Latin Affigere. 

Affidé , éè , adj. Celui ou celle en 
qui on fe fie. 

Affidés , ou Affidati , f. m. pL noms 

. des Académiciens de Pavie. 

On conferve les deux jf dans 
. fes mots 3 parce qu'ils vi^- 



AFP 

«ent de Tîtalien Affidato , au pîu- 
rier Afldati, 
Affiliation , f. f. Adoption^ 
Affi.lié , ée , part. 
Affilier , v. a. Affocier. 

On conferve les deux^dans ces 

mots , parce qu'ils font imités du 

Latin j quoiqu'ils n'y foient pas 

du meilleur ufage. 
Affinité , f. f. Liaifon. 

On conferve les deux^ dans ce 

mot 3 parce qu'il vient du Latin 

Affinitas^ 
Affirmatif , ive , adj. qui affirme. 
Affirmation , f. f. A6lion d'affirmer 
Affirmative , f. f. Propofition qui af- 
firme, j 
Affirmativement , adv; 
Affirmé , ée. part. 

Affirmer , v. a. Affurer. ^ 

On conferve les deux ff" dans 

ces mots , parce qu'ils vienent i^ 

du Latin Afirmare. 
Afflngers , f. m. plur. Officiers qui 

préfident au ventes publiques 

d'Amfferdam. 
AffliClif , ive , adj. Qui caufe douleur. 
Affliftion , f. f. Chagrin , &c. 
Affligé , ée , part. 
Affligeant , ante , adj. 
Affliger , V. a. Caufer chagrin , dou- ' 

leur , &c. 

On conferve les deux jf dans i 

CCS mots ; parce qu'ils vienent du 

Latin Affliger e, \ 

Affluence , f. f. 

Affluent , ente , adj. Se dit d'une ' 

' rivière qui tombe dans une autre. 

Affluer , V. n. Il efl peu en ufage. i 

Abonder. i 

On conferve les deuxjf dans i 

ces mots , parce qu'ils vienent 

du Latin Affluere, \ 

Afilé , ée , part. 
Afiler , V. a. t, de Coutelier, DoiVj i 

ner le fil, 



A F I 

On écrit aufli Affiler \m2\s ce 
mot vient de fil; 6c rien n'y exige 
le doublement. 

fin de , conjondion qui gouverne 
l'infinitif. 

fin que , conjonftion qui gouverne 
le fùbion^tlf. 

Ces deux conjon6lions déno- 
tent la fin pour laquelle on fait 
quelque chofe. Ceux qui écrivent 
aff.n , font très-mal. îl y a des 
phrafes où à fin fe doit écrire en 
deux mots avec un à grave ; mais 
cela ne doit jamais fe faire quand 
afin peut fe convertir en Latin par 
la particule ut» 

finage , f. m. A6lion par laquelle 
on afin€ les métaux, 
fine , ée , part. 

finement , f. m. État des chofes 
afinées. 

finer , v. a. Épurer , rendre plus 
fin. 

finerie , f. f. Lieu où l'on afine. 
fineur , f. m. Celui qui afine. 
finoir , f. m. Inftrument pour afi- 
ner le chanvre. 

On écrit aufifi Affiner , &c. mais 
ces mots vienent de//z;& rien 
n'y exige le doublement, 
fioune , ou Flume , f. m. forte de 
lin qui vient d'Egypte, 
fiquet , f. m. Bois percé fervant à 
tricoter. 

fiquets , f. m. plur. Ornements de 
Dames. 

On écrit aufîî Affiqiiets : mais 
rien n'y exige le doublement, 
foibli , ie , part. 

foiblir , V. a. Diminuer la force. 
. foibliffant j ante , adj. Qui diminue 

la force. 
! foiblixTement , f. m. Diminution de 
forces. 

On écrit auffi Affo'Mr , &c. 
mais ce mot vient de Foibls , & 
rien ny exige le dçwbieïnent. 



A F O at 

Afolé , ée , part. 

Afoler , V. a. Il n'eft que du ftyle 
familier. Rendre fou. 

Afolir , V. n. Ce terme eft bas & 
populaire. Devenir fou. 

On écrit aufTi Affoler èc Affolir ; 
mais ces mots vienent de /a/, 6c 
rien n'y exige le doublement. 

Aforage , f. m. Droit Seigneurial. 

Afouage , f. m. Droit de couper du 
bois dans les Forêts. 

Afouagement , f. m. Dénombre- 
ment de feux. 

Afouguer , v. a. Terme qui exprime 
les effets de la fougue. 

On écrit auffi Aforage , Af» 
fouace , Affouagement , AffoU" 
guer ; mais rien n'exige dans ces 
mots le doublement. 

Afouragement , f. m. Aâ:ion d'afou- 
rager. 

Afourager , v. a. Donner du fourage 
aux beftiaux. 

On écrit aulli Affourager 6c Afi 
fourcher ; mais ces mots vienent 
de Fourage , §c de Fourche ; rien 
n'y exige le doublement. 

Afourcher , v, a. t. de Marine. C'eft 
jeter une ancre à la mer , de façon 
que fon cable faffe une efpece de 
fourche avec le cable d'une autre 
ancre qu'on y a déjà jeté. 

Afranchi , ie , part, 

Afranchi , ie , f. m. & f. Celui oh 
celle qu'on a rendu libre. 

Afranchir , v. a. Rendre libre , dér 
charger , délivrer. 

Afranchiflément , f. m. A£lion d'a- 
franchir. 

On écrit auffi Affranchir , &c. 
mais ce mot vient de franc , & 
rien n'y exige le doublement. 

Afres , f, f. plur. Grande peur. 

On écrit aufli Affres ; mais on 
prononce âfres , en alongeant 
Va , parce qu'il eft fuivi d'un e 
muet. 



52 A F R 

Afrétement , f. m. t. de Com- 
merce de mer. 
Afrété , ée , part. 
Afréter , v. a. Prendre un vaifTeau 

à fret, c'eft-à-dire, à louage. 
Afréteur , f. m. Celui qui afrete. 
On écrit aufTi Affréter ; mais 

ce mot vient de fret , & rien 

n'y exige le doublement. 
Afreufement , adv. D'une manière 

afreufe. 
Afraux , eufe , adj. Horrible , épou- 

vantable. 

On écrit audi Affreux : mais 

ce mot vient d'âfres , & rien 

n'y exige le doublement : Va s'y 

abrège, parce qu'il n'ell plus luivi 

de Ve muet. 
Afriandé , ée , part. 
Afriander , v. a. Rendre friand. 
Africus , f. m. Un des principaux 

vents. 
Afriolé , ée , part. paf. & adj. 
Afrioler , v. a. Afriander. 

Ces deux derniers mots font 

bas & populaires. 
Afrique , 1. f. Troifieme partie du 

monde. 
A front , f. m. Injure acompagnée 

de mépris. 
Afrontailles , f. f. plur. Connns de 

plufieurs fonds aboutiffans aux 

côtés d'un autre fond. 
Afronté , ée , part. 
Afronter , v. a. Tromper. 
Afronterie , f. f. Tromperie. 
Afronteur , f. m. Celui qui trompe. 
Afronteufe , f. f. Celle qui trompe. 
Afubîement , f. m. Tout ce qui 

couvre la tête & le corps. 
Afubîer , V. a. Ne s'emploie que 

dans le burlcfque. 
Afût , f. m. r. d'Artillerie & de 

chafle. ^ 

Afutage , f. m. Travail des Cano- 

lûers pour difpafer les afûts ; tous 



A G A 

les outils néceflaires à un Menui 

fier pour travailler, 
Afuté , ée , part. 
Afuter , V. a. t, de Canonier ô 

de iMenuifîer. 
Aga , f. m. Mot très-commun che: 

les Turcs : il fignifie Comman^ 

dam. 
Agaçant , ante , adj. Qui excite. 
Agace , f. f. Efpete de Pie. 
Agacé , ée , part. 
Agacement , f. m. Douleur de dent 

causée par quelques acides. 
Agacer , v. a. Picoter , exciter. 
Agacerie , f, f. Manière d'attiré 

l'attenrion. 
Agallochum , f. m. Sorte de boi 

des Indes ; c'efr une efpece d 

bois d'Aioës. 
Aganipedes , ou A^anipides , f. 1 

plur. Nom des Mufes. 
Agapes , f. f. plur. Sorte de feflin 

que faifoient les Chrétiens dan 

les Églifes. 
Agapet-es , f. f. plur. Vierges ei 

Communauté dans la primitif 

Églife. 
Agaric , f. m. Plante de la natur 

du champignon. 
Agafle, f . f . Pluie très-abondante 
Agate , f. f. Pierre précieufe. 

L'Académie , Fur. Pvich. &li 

Diâ:. des Arts écrivent ainfi 

Danet , Joubert , Boudot , &c 

écrivent Agathe. Mais comme c( 

mot vient du Grec que les La 

tins ont imité en écrivant achate. 

fans h après le r, je ne vois pai 

pourquoi on en mettroit en Fran 

çois. 
Agatis , f. m. Dom.age causé pai 

les bétes. 
Agdeftis ou Agdiftls , f. f. Nom d< 

la mère des Dieux, 
Age , f. m. Durée de la vie , ou 

certain intervalle de fiecles. 



AGE 

Dans ce mot , ainfi que <îan$ 
les cinq fuivants, ïa eft long. 

,ge-d or , f. m. Règne de Saturne, 
pendant lequel , félon la fable ^ la 
terre produifoit tout d'elle-même. 

ge - d'argent , f. m. Tems que 
Saturne pafla en Italie , où il en- 
feigna l'art de cultiver la terre. 

i^e-d'airain , f. m. Tems où , 
après le règne -de Saturne , le 
libertinage 6c l'injuftice commen- 
cèrent à régner. 

i^e-de-fer, f. m. Nom du tems 
où l'on commettoit les crimes les 
plus horribles. 

tlé , ée, adj. Qui a un certain 
âge. 

^^ence , f. f. Charge d*Agent. 

<;encé , ée , part. 

ijencement , f. m. Ajuftement. 

i;encer , v. a. t. du ftyle familier ; 
Ranger. 

<;enda , f. m. Mot emprunté du 
Latin ; Mémoire où eft écrit ce 
que l'on doit faire. 

^;énorie , f. f. Dé^ff^ de Tlndu- 
ftriê. 

/;enouillé , ée , part. 

i;enouiiIer , s'Agenouiller , v. n. 
Se mettre à genoux. V. Pr. let. iî. 

l;enouilloir , f. m. Ce fur quoi on 
s'agenouille. 

/;ent , f. m. Celui qui agit. 

;^;gravant , ante, adj. Qui aggrave, 

/;grave , f. m. t. d'Officialité. Se- 
conde fulmination foiemnelle d'un 
Monitoire. 

'/;gravé, ée , part. 

i;graver , v. a. Augmenter. 

' On conferve & on prononce 
même les deux gg dans ces mots 
qui vienent du Latin .4ggravare, 

/;grégation , f. f. Aflbciation. 
On écrit aulli Agrégation ; en 
le dérivant du mot Agréger-, mais 
il dériva çQcore plu$ immédiatg^ 



AGI 2J 

ment du Latin aggregath; c'eft 
ce qui demande qu'on y con- 
ferve les deux gg, 

AggrefTeur , f. m. Celui qui ata- 
que le premier. 

Aggreffion , f. f. Aâion de celui 
qui ataque le premier. 

On écrit auffi AgreJ[feur ÔC 
AgreJJion ; mais ces deux mots 
vienent immédiatement du La- 
tin , Aggreffor & AggreJ^o ; c'eû 
ce qui lemble demander qu'on y 
conferve les deux gg. 

Agile , adj. Léger , fubtil. 

Agilement , adv. Avec agilité. 

Agilité , f. f. Soupleffe de corps. 

Agio , f. m. t. de Banque. Excé- 
dent qu'on prend fur une fomme. 

Agiographe , f. m. V. Hagiographe, 

At^iologique , adj. V. Hagiologique» 

Agiotage , f. m. Profit ufuraire fur 
des billets. 

Agioter , V. a. Faire l'agiotage. 

Agioteur , f. m. Celui qui fait l'a- 
giotage. 

Agir , V. n. Faire quelque chofe. 

AgilTant , ante , Qui agit. 

Agitation , f. f. Mouvement , &c* 

Agité , ée , part. . 

Agiter , V. a. 

Aglaïé , f. f. Une des trois Gracesi, 

Agnat , f. m. t. de Droit. On ap- 
pelle Agnats les collatéraux del^ 
cendans par mâles du même 
père. 

Agnation , f. f. Lien de confan- 
guinlté qui eft entre les mâles 
defcendans du même père. 

Agnatique , adj. Qui concerne les 
agnats. 

Agneau , f. m. Le petit d*une bre- 
bis. 

Il ne faut pas prononcer aneau^ 
ni ag-neau : mais il faut prononcer 
\n mouillée. Les Efpagnols pro- 
noncent ahsan : c'çft à c^uoi (^ 



â4 A G N 

réduit l'effet du g dans et mot & 
dans les cinq fuivans. 
Agneler , v. a. Il le dit d'une brebis 

qui met bas. 
Agnelet , f. m. Petit agneau. 
A-g»>elins , f. m. Peaux d'agneaux 
préparées. On nomme ainii les 
faines des agneaux. 
Agnels , r. m. plur. Efpece de mon- 
noie qui a eu cours en France fous 
plufieurs Rois. 
Agnès , f. f. Jeune fille fimple. 
Agnus , f. m. Image de piété. 

L'a eft long dans ces deux 
mots : mais le g ne fert qu'à mouil- 
ler Vn comme on vient de le dire. 
Agnus-caflus , f. m. ArbrilTeau. 
Furetiere & Danet écrivent ce 
mot fans divifion , &C par ce 
moyen en font deux. Je préfère la 
manière d'écrire de Joubert & de 
l'Académie. 
Agonales , f, f. plùr. Fêtes célébrées 
parles Romains en l'honeur du 
Dieu Janus. 
'Agone , f. m. Nom donné au Sacri- 
ficateur qui frapoit la Vi<5^1me. 
Agonie , f f. État d'un malade qui 

éfl à la dernière extrémité. 
Agonifant , ante j ad]. Qui eft à l'a- 
gonie. 
Agonifer , v. n. Être à l'agonie. 
L'Académie , Fur. & Joub. 
écrivent ces mots avec un/: Da- 
net & du Cange avec un i , parce 
qu'ils font tirés du Grec , que les 
Latins ont imité en écrivant ago- 
niio, V. Pt. let. Z. 
Agonoftique , f. f. Partie de la Gym- 
naftique qui a raport aux com- 
bats ufités chez les anciens. 
Agonothete , f. m. Officier qui pré- 
fidoit chez les Grecs aux jeux fa- 
crés. 
Agonyclite , f. m. & f. Qui ne flé- 
chit jamais le genou. 



A G R 

Agfafe , f. f. Crochet qui paiïb dar 

un anneau. 
Agrafé , ée , part. 
Agrafer , v. a. Atacher avec ur 
agrafe. 

Furet. Joub. &c. écrivei 
agrajfe , agraffer : TAcadémie 
agrafe & ^gf^fif ' Dantt éci 
agrajje & agraphe. Cette demie 
façon d'écrire n'eft point ufué( 
ce leroit cependant peut-être 
meilleure , s'il eft vrai que ce m 
nous viene de l'Hébreu garaph 
qui figmfie , félon Furetiere , f( 
titer comprehendit ; d'où l'on 
fait en Hcbreu agroph ou œgrop 
le poing. Suivant cette étymo' 
gie on devroit écrire agrapin 
agrapher ; mais l'ufage ne le pi 
met pas. D'où je conclus qi 
vaut mieux employer 1'/: m 
avec l'Académie je n'en m 
qu'une , parce qu'on n'en pi 
nonce qu'une. 

Agraire , adj. t. de Jurifpruden 
Les Loix agraires chez les Roma 
concernoient le partage des teri 

Agrandi , ie , part. 

Agrandir , v. a. rendre plus gra 
Si l'on vouloir conferver l'ufi 
de doubler les confones après 
au commencement du mot . 
faudroit écrire Aggrandir : n 
l'Académie écrit comme on p 
nonce , Agrandir, 

Agrandiffement , f. m. 

Agréable , adj. Qui plaît. 

Agréablement , adv. 

Agréé , éée , part. 

Agréer , v. a. & n. Recevoir fa 
rablement ; ou plaire. 

Agréer , v. a. t. de Marine. D 
ner à un vaiffeau tous fes agrès 

Agréeur , f. m. t. de Marine. C 

qui fournit & examine la quî 

des provifions de bouche poui 

voy. 



A G R 

voyage. C'eftaufTi celui quiorien- 

j te les vergues , Trape les poulies , 
& palTe le funin» 

agrégation , f. f. Voyez Aggréga^ 
tion. 

Agrégé , ée , part. 

igréger , v. a. Admettre quelqu'un 
dans un corps. 

Il vient du Latin Aggregare ; 
néanmoins on prononce Agréger ^ 
l'Académie l'écrit ainfi. 

.gré ment , f. m. 

Lgrès , r. m. plur. t. de Marine. 
Tout ce qui eft néceflaire pour la 
manœuvre d'un vaiffeau. 

On écrit auffi Agrêts ; mais l'A* 
cadémje préfère Agrès; & en 
effet le verbe qui en dérive eft 
Agréer , où l'on ne voit aucun 
veflige de t. 

i.grefTeur , f. m. Voyez Aggreffeur. 

.greffion , f, f. Voyez AggreJJîan. 

.grede , adj. Sauvage , impoli , 
groflier. 

igrêts , f. m. Voyez Agrès. 

.agriculture, f. f. Art de cultiver la 
terre. 

.grie , r. f. Efpece de dartre. 

igrifé , ée , part. 

On écrit auffi Àgrifer; mais 
on prononce Agrifer, & rien n'o- 
blige d'y doubler Vf. 

igriophage, f. m. Qui vit de bêtes 
féroces. 

Lgriote , f. f. Efpece de cerife fau- 
vage. 

igripaume , f. f. Plante. 

Lgripé , ée , part. 

kgriper , v. a. t. populaire qui figni- 
iie prendre avec violence. 

On écrit auflï Agripper ; mais 

I on prononce Agriper ', & rien n'o- 
blige d'y doubler le p. 

^grouper , grouper , v. a. t. de Pein- 
ture. Mettre plufieurs corps en- 
femble. 



A H E a;- 

Aguerri , îe , part. 

Aguerrir , v. a. Rendre propre à la 
guerre. 

Je m'aguerris ^ tu t'aguerris , i! 
s*aguerrit : nous nous aguerrif- 
fons , &c. Je m'aguerriffois , &c. 
Je me fuis aguerri. Je m'aguerris , 
&c. Nous nous aguerrîmes , &c.- 
Je m'aguerrirai , Ôcc. Que jem'a- 
guerriile , &c. Je m'aguerrirois , 
&c. Aguerris-toi , Aguerriftons- 
nous. 

Aguets , r. m. plur. Il n'efl d^ufags 
que dans ces phrafes , être aux 
aguets \fe tenir aux aguets ; mettre 
aux aguets. Epier ou faire épier. 

Aguilles , f. f. plur. Toiles de coton 
qui fe fabriquent à Alep. 

Ah ! interjection qui marque diffé-. 
rens mouvemens de Tame. 

Ahan , f. m. Grand éfort. 

Ahaner , v. n. Faire de grands 
é forts. 

Aheurté , ée , part. 

Aheurtement , 1. m. Obflination, 

s'Aheurter , v. n. paf. S'opiniâtrer.' 

Ahi î Exclamation de douleur. 

Ahuri , ie , part. 

Ahurir , v. a. Etoner. 

Aï , Aïe , interjeftion de douleur; 

Aide , r. f. Secours , aiîiflance. 

Lorfque ce mot eft employé 
CGinroe adje^fif,. il efl mafculin 
en parlant d'un honjîne , & fé- 
minin en parlant d'une femme ou 
d'une Eglife. 

Aidé , ée , part. 

Aider , v. a. Donner de l'aide. 

Autrefois on écrivoit ayde , 
û.yder ; on prononçoit même aid-e » 
èi aider', mais l'ufage préfentveut 
que l'on prononce Ôc que Ton 
écrive , aide , aider , parce qu'3 
n'y a aucune raifon qui autorifé 
en ces mots l'y ni 1'/". 

Aides , f. f. plur. Il étoit autrefois mi 



è(5 A I G 

Impofitions , rubfides. C'eft auiTi 
un t. de Manège. 

Aidoialogie , \. f. Partie de la Mé- 
decine qui traite des parties hon- 
te ule s. 

Aieul , f. m. aïeule , f. p!ur. Aïeuls , 
6c aïeux , m. aïeules , f. 

Autrefois on ccrivcit ayeul : 
mais comme l'yen ces mots ne vaut 
pas r^' tréma , l'Académie écrit 
aïeul , ôc je préfère cette Ortho- 
graphe. V. Pr. 1er. ï Ôc la remar- 
que du mot ayant. Au piur. on dit 
j-iieuls quand on veut défigner 
précisément les deux grands pè- 
res , paternel & maternel : hors 
delà on dit Aïeux pour iïgnifier 
généralemient tous ceux de qui on 
defcend. 

Aigade , 1. f. t. de Marine. Provirion 
d'eau douce. 

Aigail , f. f. t. de Chafle. Rosée qui 
demeure fur les feuilles des herbes 
6c des arbres. 

Aigayer , v. a. Baigner ou laver 
dans l'eau. 

On écrit auflî Aignade , Ai- 
^uail & Ai^uaycr : mai> comme 
dans ces mots Yu eft inutile , l'A- 
cadémie le fupprime en écrivant 
Kigali & Aiguyer , quoiqu'elle le 
conferve dans Aiguade. 

Aiglantier , f. m. Efpece d'épine. 

Aigle , r. de tout genre» Oifeau de 
proie. 

Ce mot eft mafculin quand on 
parle de l'animal ou de fa repré- 
îentation en cuivre au pupitre 
d'une Eglife. Il efl féminin en ter- 
me de Blafon & d'Aflronomie. 

Aiglete , f. f. Petite aigle. 

Aiglon , f. m. Le petit de l'aigle. 

Aiglure , i\ f. t. de Fauconerie. Bi- 
garure. 

Aigre , adj. Il eft auffi fubftantif. 
Acide 5 piquant au goût. 



AIG 

Aigre-de-cédre , f. m. Liqueur. 
Aigre-doux t douce , adj. Mêlé ci 

doux &. d'aigre. 
Aigrefin , f. m. Qui vit d'induftrie 

efcroc. 
Aigrelet , ete , adj. Aigret. 
Aigrement , adv. Avec aigreur. 
Aigremoine , f. f. Herbe médicinal 
Aigremore , f. m. Charbon pu 

vérisé. 
Aigret , ete , adj. Un peu aigre 
Aigrete , f. i Sorte d'oifeau. bor 

d'ornement de tête. 

On écrit aulTi Aigrette : ma 

on ne double point ce t dans 

prononciation. Voyez la note f 

Aiguillete. 
Aigreur , f. f. Qualité de ce q 

eft aigre. 
Aigri , ie , part. 
Aigrir , v. a. Il eft auffi neutre paiT 

Rendre ou devenir aigre. 
Aigris , f. m. Pierre précieufe. 
Aigriftement , f. m. 
Aigu , uë , adj. Qui fe termine i 

pointe ou en tranchant. 

Vé finale du féminin de c 

adjectif doit avoir un tréma , poi 

faire connoître que la prononci; 

tion de la dernière fyllabe eft diffi 

rente de celle du mot Bègue 

6c femblables. 
Aiguade , f. f. V. Aigade. 
Aiguail 3 f. m. V. Aigail. 
Aiguayer, v. a. V. Aigayer. 
Aigue-marine , f. f. Pierre pr( 

cieufe. 
Aiguière , f. f. Sorte de vafe. 
Aiguiérée , f. f. Pleine aiguière. 
Aiguillade , f. f. Gaule dont fe fe 

vent les Laboureurs & Voituriei 

pour piquer leurs bœufs. 
Aiguille , f. f. Verge de m^tal aigui 
Aiguillée , f. f. Etendue de fil , d 

laine ou de foie , préparée pov 

travailler à l'aiguille. 



A I G 

iguiller , v. a. t. d'Ocullfte. Ôter 
la catarafte de Tœi!. 
iguillete , i\ f. Cordon ferré par 
ies deux bouts. 

On écrit auiïi Aiguillette : mais 
on ne double point le t dans la 
prononciation , & les deux dérivés 
luivans , Aiguilleter & Aiguille^ 
lier , prouvent qu'en effet il ne 
faut qu'un t dans Aiguillete. 
iguilleter , v. a. Atacher avec des 
aiguilletes. 

iguilletier , f. m. Ouvrier qui ferre 
les lacets & les aiguilletes. 
iguiliier , f. m. Etui où l'on met 
des aiguilles, 
iguillon , f. m. Pointe. 
iguilloné , ée , part. 
iguilîoner , v. a. Exciter. 

On écrit auffi Aiguillonner : 
mais on ne double point Vn dans 
la prononciation, 
iguisé , ée , part, 
liguifement , f. m. A(î>ion d'aiguifer. 
iiguifer , v. a. Rendre aigu. 

Richelet écrit ces derniers mots 
avec un é aigu au lieu à.' ai. Je ne 
fais quelle raifon l'a engagé à ne pas 
fuivre l'ufage établi fur l'étymo- 
logie de ces mots. S'il craignoit 
qu'on ne les prononçât mal , que 
n'imitoit-il Danet , qui , à côté 
de ces mêmes mots aiguière , ai- 
guille , &c. enfeigne qu'il faut pro- 
noncer éguiaire , égaille , &c. 
avec cette différence feulement 
qu'on prononce Vu dans aiguille, 
&c. mais non dans aiguière. 
^igiiment , adv. Rudement. Le 

Vayer s'eft fervi de ce mot. 
^il , f. m. Aulx au plur. Efpece 
d'oignon. 

On prononce VA & on mouil- 
le 1'/ : c'eft à quoi fe réduit la' 
valeur de Vi dans ce mot & dans 
fon dérivé Aillade, 



A I M 27 

Aile, f. f. Ce qui fert aux oifeaux 
pour voler. 

Ailé , ée , adj. 

Aileron , f. m. extrémité de l'aile. 

Ailete , f. f. t. de Cordonier. 

Aillade , f. f. Ragoût d'ail. 

Ailleurs , d'ailleurs , adv. 

On prononce VA & on mouU- 
le les deux // : c'eft à quoi fe 
réduit la valeur de 1'/ dans ce 
mot. 

Aimable , adj. Digne d'être aimé. 

Aimant , f. m. Pierre qui a la pro- 
priété d'attirer le fer. 

Aimanté , ée , part. 

Aimanter , v. a. Froter d'aimant. 

Aimantin , ine , adj. Qui a la 
vertu de l'aimant. 

Aimé , ée , part. 

Aimer , v. a. Avoir de î'afteéiion 
pour un objer. 

Aine , f. f. Partie du corps où Ce 
fait la jonction de la cuiffe ÔC 
du ventre. 

Aîné , ée , adj. Plus âgé. 

Aînelle , f. f. Priorité aà^e. 

L'Académie met fur ces deux 
mots l'accent circonflexe quialon-. 
ge la première fyllabe. 

Ainfi , adv. En cette manière. 

Air , f. m. L'un des quatre élé- 
m.ens. 

Airain , f. m. Cuivre mélangé. 

Aire , f. f. Superficie plane fur la- 
quelle on marche & on bat le bled. 

Airée , f. f. La quantité de gerbes 
qu'on met à la fois dans l'aire. 

Airele , f. f. Arbrifleau, 

Airer , v. n. Faire fon nid. 

Airier , v. a. Ce verbe ne fe dît 
guère qu'en parlant d'une maifon 
dont on a chafsé le m^auvais air , 
en y faifant brûler des bois ds 
fenteur. Voyez Aérer. 

Ais , f. m. Pièce de bois. 

Aifade.ouAifTade, t. de Marine. 
©i) 



HB Aïs 

C'eft l'endroit où la pouppe 
commence à fe rétrécir , & où 
font auiïî les radiers. 

Aifance , f. f. Facilité. 

Aife , f. f. Contentement. 

Comme ce mot ne s'emploie 
ordinairement qu'avec les iviatifs 
mon , ton , fon , notre , votre , 
nos , vo^ , yèi- (S* /f :/r^ , qui font 
de tout genre , on doute quel- 
quefois s'il eft mafculin ou fé- 
minin. L'Académie le fait du fé- 
ininin , & je penfe de même , par- 
ce qu'on a dit autrefois â la mal 
aife , & qu'on dit encore toutes 
fes aifes. 

à l'Aife , façon de parler adverb. 
Com.modcmenr. 

Aife , adj. de tout genre, Conte'nt. 

Aisé , ée , adj. Facile. 

Aifement , f. m. Latrine. 

Aisément , adv. Facilement. 

Aifleiier , f. m. t. de Menuiferie. 
Pièce de bois qui fert à cintrer. 

AifTelle , f. f. Le dedous du bras. 
On conferve dans ce mot les 
dçux // , parce qu'il vient du La- 
tin Axilla : mais on ne les double 
point dans la prononciation. 

Aillete , f. f. Inftrument de Tone- 
Her. Petite hache. 

On écrit auffi AiJTette : mais on 
ne double point le t dans la pro- 
nonciation. Il ne faut pas confon- 
dre cet infrrument avec rjjjete 
des Couvj-eurSjOU la Hacheie des 
Charpentiers. 

Aiffieu , f. m. V. Ejjieu. 

Aitiologie , f. f. V. JEtïolo^ie, 

Aius-Locutius , f. m. Dieu de la 
Parole. 

Ajax , Prince Grec qui fut au Siège 
de Troye. 

Ajouré , ée , adj. t. ds Blafon. Per- 
cé à jour. 

Ajourné i ée j part. 



A j u 

Ajournement , f. m. t. de Palais 
Aflignation. 

Ajourner , v. a. 

Ajouté , ée , part. 

Ajouter , y. a. 

Ajudant , f. m. V. Adjudant. 

Ajurte , f. f. t. de Marine. Nœiu 
de deux cordes atachées enfem 
ble. 

Ajufté , ée , part. 

Ajuflement , 1. m. A6lion par la- 
quelle on ajude. 

AjuOer , V. a. Rendre jufte. 

Ajufteur , f m. Eft celui qui me 
les efpeces au jufte poids. 

Ajuftoir , f m. Petite balance pou 
ajuRer les monoies. 

Ajutage , f. m. t. de Fontainier. 

Ajutoir , f. m. t. de Fontainier. 
Ces deux mots font fyno- 
nymes. On écrit auffi Ajullagt 
& Ajufloir : mais l'Académit 
préfère Ajutage & fupprime Aju 
toir. 

Alais , f. m. Oifeau de proie , pro- 
pre pour le vol de la perdrix. 

Alaife , f. f. t. de Menuifier. La plan- 
che la plus étroite d'un panneau. 

Alaité , ée. part. 

Alaiter , v. a. Nourir de fon lait. 

On écrit auflTi Allaiter ; mais ce i 
mot vient de lait , & la duplica- i 
tion de VI n'y eft pas plus nécef» 
faire que dans Alarmer ^ qui vient i 
de larme. 

Alambic , f. m. Sorte de vaifleau 
qui fert à diftiller. 

On écrit aufli Alembic ; mais 
l'Académie préfère Alambic. 

Alambiqué , ée , part. 

Alambiquer , v. a. Faire pafTer par 
l'alambic. 

Alan , f. m. Gros chien propre à 
chafTer le fanglier. 

Alaque , f. f. t. d'Architefture. Mem- 
bre quarré & plat fur lequel efl 



A L B 

' posé la bafe des colonnes, 
laqueca , f. f. Pierre des Indes qui 
arrête le fang, 

larbes , f. tn. plur. Nom des Ara- 
bes établis en Barbarie. 
largué , ée , part, 
larguer , v. n. t. de Marine. Se 
mettre au large. 

. arme , f. f. Signal pour faire cou- 
rir aux armes , frayeur , épou- 
vante. 

. armé , ée , part. 

. armer , v. a. Donner l'alarme. 
On écrit auffi Allarme & Al- 
larmer ; mais l'Académie préfère 
Alarme & Alarmer, 

'. iaterne , f. m. ArbriiTeau. 

. bâtre , f. m, Efpece de pierre 
blanche. 

. be ou Albete , f. m. Petit poiflbn 
de rivière, 
berge , f. f. Pêche précoce. 

. bergeage , t. de droit. Bail à em- 
phytéofe. 

. bergier , f. m. Arbre. 

. bernus , f. m. Efpece de Camelot 
qui vient du Levant. 

i berzarin , f. m. Laine d'Efpa- 
gne. 

. bicore , f. m. Poiflbn de l'Océan. 

. bigeois , oife , f. m. & f. 

, bion , f. f. Ancien nom de l'An- 
gleterre. • 

. bique , f. f t. de Droguifle. Terre 
gralTe & blanchâtre. 

. bornez , f. m. Efpece de manteau 
en ufage chez les Maures. 

Ce mot vient de l'Efpagnoi , 
où on récrit ainfi Albornoi avec 
un :^ à la fin. 

.bran , f. m. Jeune canard fau- 
vage. V. Halhran. 

jbrené , ée , t. de Fauconerie. ]\ 
fe dit d'une oifeau rompu en fon 
pennage. Voyez Halhrené, 

i brener, v, n, ChafTer aux ADîrans. 



A L C 19 

Albuglné , ée , adj. t. d'Aoatomie. 
Qui eO: blanc. 

Albugineux , eiife , adj, t. d'Anato- 
m.ie. Qui efl: blanc. 

Albugo , f. f. t. de Médecine. Ta- 
che blanche. , 

Album , f. m. Cahier de papier 
blanc. On le prononce comme 
en Latin Album, 

Albunée , f. f. Piimeufe Sibylle. 

Albus , f. m. Monoie de Cc^ogne 
valant huit deniers. 

Alcade , f. m. Nom d'un Juge Ef- 
pagnol. 

Alcaheft , f. m. t. d'Alchimie. Dif- 
folvant univerfeî. 

Alcaïque ., adj. Se dit d'une forte de 
vers. Grec ou Latin. 

Alcali y f. m. Voyez Alkalu 

Alcantara , f. m. Ordre militaire 
d'Efpagne. 

AIce , f. f. Animal fauvage. 

Alcée , f. f. Plante. 

Alchimie, f. f Art de diiToiMreles 
corps naturels , & de les ré'cudre 
dans leurs principes. 

Alchimique , sdj. m. ÔC f. Qui apar- 
tient à l'Alchimie. 

Aîchimifte , f. m. Celui qui cultive 
l'Alchimie. 

Alcide , f m. Surnom d'Hercule. 

Alcimédon , f. m. Fameux Scul- 
pteur. 

Alcohol , f. m. t. de Chimie. Pou- 
dre impalpable. 

Alcohoiisé , ée , part. 

Alcoholifer , V. a. t. de Chimie. 
R-éduire en poudre très- fine. 

Aie cran , f. m. Livre de la loi des 
Turcs. 

Ce mot efl: composé de deux 
mots Arabes : favoir l'article .2/ & 
Koran ^ qui fignifîe lecture : ea 
forte qu'ils appelant leur lo* la. 
Icfîiire , comme nous appe'.o^is la 
nôtre l'écriture. 



50 A L E 

Alcove > f. f. Quelques-uns le font 
mafculin. L'Académie ie fait fé- 
minin. 

Alcyon , r. m. Oifeau de mer. 
Riclielet écrit alcïon , parce 
qu'il n'aimoit pas Yy; mais il ne 
faut pas rimiter. 

Alcyonien , ene , adj. Apartenant 
à l'alcion. 

Alderman , f. m. Mot Anglois. 
Officier municipal. 

Ale6lon , f. f. Une des trois Furies. 

Ale6loriene, f. f. Pierre qui fe trou- 
ve dans l'eflomac d'un vieux 
coq. 

Ale6ioromancie , ou Aleftryoman- 
cie , r. f. Divination par le moyen 
d'un coq. 

Alec^ryon , f. m. Jeune foîdat, con- 
fident & favori de Mars. 

Alegre , adj. Gai , difpos. 

Alégrement , adv. Ledement. 

AlégrefTe , f. f. Se dit plus ordi- 
nairement d'une joie publique. 
Quelques-uns écrivent ce mot 
avec deux // ; mais ils font mal. 
Richeîet écrit alaiyreffe , qui ré- 
pond mieux au Latin aLicritas. 
Mais ce mot efî: du nombre de 
ceux qui font tellement francisés 
qu'ils perdent les veftiges de leur 
étymoiogie. 

Alençonois , oife , adj. Qui eH: d'A- 
Jençon. 

Alêne , f. f. Outil de Cordonier. 

A'.cnier , f. m. Qui fait des alênes. 

Alenois , adj. Épithete qu'on donne 
au creiTon. 

Alentir , v. a. Rendre plus lent. 

Alentour , adv. V. En tour. 

Alérion , f. m. t. de Biafon. Petite 
aigle lans bec & fans ferres. >■ 

Alêne , adv. Debout , foyez prêt. 

Alerte , adj. Vigilant , vif. 

Aiéfer , v. ?.. t. de Monoie. Ba- 
tre légèrement les carreaux fur 



A L E 

renclume pour rehaufTer leur 
cornes. 

Aléfoir , f. m. t. d'Horlogerie. 

Alete , f. m. t. d'Architedure. Pe 
tite aile. 

Alethe , f. m. t. de Fauconerie.V 
Alais. 

Aleu , franc-aleu , f. m. Fonds d 
terre exempt des droits Seigneu 
riaux. 

Dan. Rich. Joub. l'Acad. 6 
Furetiere écrivent alleu , parc 
qu'on trouve ailodium dans Cal 
lepin. Mais du Cange , aprc 
avoir confulté tous les ancien 
Manufcrits , déclare qu'il a trou 
vé avec une feule /, alodis ^ alo 
dus y alodium , alaudum , t 
qu'on doit écrire en François 
aleu'franc , ou franc-aleu , coni 
me on peut le voir en diverfe 
Coutumes. Dans celle du Du 
ché de Bourgogne on trouv 
franc aloud ; dans celle de Metz 
franc aloy ; dans celle de Vitry 
franc aleuf , &c. Toute cette pa 
ge qui eft la i6i , 162 , de di 
Cange , n'eft remplie que d'au 
torités & paflages qui prouven 
qu'on doit écrire aleu : on 3 
trouve même le pluriel alcux. 

Alevin , f. m. Menu poiû'on. 

Alevinage , f. m. A'^Hon d'aleviner 

Aleviné , ée , part. 

Aleviner , v. a. Empoiffoner ur 
étang. 

Alexandrin , adj. Épithete que l'or 
donne à certains vers françois. 

Alexipharmaque , ou Alexitere , adj, 
& fub. t. Médecine. Qui réfiftï 
au venin. 

Alezan , ane , adj. De couleui 
fauve. 

Alezan , f. m. Cheval de poil alezan, 

Aleze , f. f. drap dans lequel on en- 
velope ua malade. 



IA L G 
^Jeié , ée , adj. t. de Blafon. Il fe 

, doit des pièces honorables qui ne 
touchent pas le bord de l'écu. 

.liange, f. f. Efpece de laitue. 
Igalie , r. f. Inftrument de Chi- 
rurgie. Sonde creufe. 

, ganon , f. m. Chaîne qu'on met 
aux Galériens. 

. garade , f. f. Infulte. 

. garot , r. m. C'eft le régule de 
l'antimoine. 

. gebre , C f. Science propre à fa- 
ciliter les calculs , 6c à rélbudre 
des queftions de Mathématique. 

', gébrique , adj. Qui apartient à 
l'algèbre. 

., gébrifle , f. m. Celui qui fait 
l'Algèbre , & s'y exerce. 

j gérien , iene , adj. Qui eft d'Alger. 

4 gonquin , ine , f. m. & f. Peu- 
ple du Canada. 

i gorithme , f. m. L'art de calculer. 

iguazil, f. m. Sergent, Huiffier 
Efpagnol. 

On prononce Algoua^îL 

1 gue , f. f. Sorte d'Herbe marine. 

J laire , f. f. V. biliaire. 

À ibanies , f. f. plur. Sorte de toile 
de coton qui vient des Indes. 

iibi , f. m. t. de Palais. Préfence 
d'une perfone ailleurs. 

iibi-forains , f. m. plur. Vaines 
allégations. 

iiboron , f. m. On appelé Maître 
aliboron , un homme qui fait le 
connoifleur en tout, & qui ne 
l'eft en rien. 

iica , f. f. Efpece de froment. 

iichon , f. m. V. ALuchon, 

>idade , f. f. Inftrument de Ma- 
thématique , & t. d'Horlogerie. 
Règle mobile placée fur un aftro- 
[abe. 

'iiénable , adj. Qui peut s'aliéner. 

iiénation , f. jf, Tranûation de 
propriété. 



ALI 51 

Aliéné , ée , part. 

Aliéner , v. a. Tranfporter la pof- 
fefiion d'un bien à un autre. 
Rendre ennemi. 

Alier , f. m. Filet. 

Alignement , f. m. Ligne qu'on tire» 

Aligné , ée , part. 

Aligner , v. a. Tirer à la ligne. 

Aliment , f. m. Nouriture. 

Alimentaire , adj. t. de Palais. Qui 
efl: deftiné pour les alimens. 

Alimenté , ée , part. 

Alimenter , v. a. Nourir. 

Alimenteux , eufe , adj. t. de Mé- 
decine. Qui nourit. 

Alinéa , f. m. Le commencement 
d'une première ligne. 

Alinger , v. a Fournir de linge. 

Aliquante , adj. f. t, d'Arithmétique. 
Il fe dit des parties qui ne font 
pas comprifes exaélement un cer- 
tain nombre de fois dans un tout. 

Aliquote , adj. f. t. d'Arithemétique, 
Il fe dit des parties comprife» 
exaélement piufieurs fois dans un 
nombre. 

Alifma , f. m. Nom de piufieurs 
plantes. 

Alité , ce , part. 

Aliter , V. a. Réduire à garder le lit. 

Alife , f. f. Fruit. 

Alizé , adj. t. de Marine. Se dit 
d'un vent réglé , qui dans cer- 
taines faifons fouffle toujours du 
même côté'. 

Alizier , f. m. Arbre. 

Alkali , f. m. Sel de foude. On 
donne aufîi ce nom à tous les 
fels qu'on tire par lotion de la 
cendre des plantes. 

Alkalin , ine , adj. 

Alkalifation , f. f. L'Adlion d'alka- 
Itfer. 

Alkalisé , ée , part. 

Alkali fer , v. a. t. de Chimie* 
Tirer l'alkali. 



52 A L L 

L'Académie écrit Alcali , ôcc. 
irais elle avoue que ce mot eft 
composé de deux mots Arabes , 
favoir de l'article ^/ , le , & de 
Kali , qui eft le nom de la foude. 

Alkékengi , f. m. Plante. 

Alkermès , f. m. t. de xMédecine. 
Contedlion faite avec le lue ex- 
primé des grains de Kermès. 

Allant , r. m. Qui va. 

Allé , ée , part. 

Alléché , ée , part. 

AUéchement , ï. m. Amorce. 

Allécher , v. a. Attirer , gagner par 
carelTes , &c. 

Ces trois mots ne s'emploient 
que dans le Comique. On y con- 
ferve les deux // , parce qu'ils 
vienent du Latin AUicere. 

Alice , f. f. 

Allées & venues , f. f. plur. Dé- 
marche^. 

Alléj:;ation , f. f. Citation. 

Ailette , r. f. Bateau de fuite. 

Allégé , ée , part. 

Allégeance , f. f. Vieux mot , qui 
fignitîe Adouciflement. On appe- 
lé en Angleterre Serment d'allc- 
geance , un a6te de IbumiiTion 
au Roi. 

Allégement , f. m. Soulagement. 

Alléger , v. a Rendre moins pelant. 

Allégerir , v. a. t. de Manège. 
Rendre un cheval plus léger du 
devant que du derrière. 

On conferve dans ces mots les 
deux // , parce qu'ils vienent du 
Latin Allevare ou Aileviare. 

Allégorie , i. f. Figure de Rhéto- 
rique , par laquelle, en exprimant 
une chofe , on en fait enten- 
tendre une autre. 

Allégorique , adj. Qui tient de l'al- 
légorie. 

Allégoriquement , adv. Par allé- 
gorie. 



A L L 

Aîlégorisé , ée , part. 

Allégoriler , v. a. Se fervir d'ail 
gories. 

Allégorifeur , f. m. Celui qui che 
che des allégories. 

Allégorifte , f. m. Celui qui exp 
que les allégories. 

Allégro , adv. t. de Mufique. Gd 
ment. 

Allégué 5 ée , part. 

Alléguer, v. a. Citer , mettre V 
avant. 

On conferve dans ces dei 
mots les deux // , parce qu'i 
vienent du Latin Allegare. 

Alléluia. Mot hébreu ; cri de joit 
qui fignifie Loue^ Dieu. Il i 
faut pas prononcer Allelui-u 
mais Allelu'ia. 

Alléluia , f. m. Plante. 

Allemagne , f. f. Grande contr 
de l'Europe. 

Allemand , ande , adj. Qui eft d!^ ^ 
lemagne. 

Allemande , f. f. Pièce de Mui i 
que , forte de danfe. 

On dit auiîi danfer une AU 
mande. 

Aller , V. a. Ce t. a des fignifie 
tions différentes , félon les dive 
termes auxquels il eft joint. 

Je vais , tu vas , il va : noi 
allons , vous allez , ils vont. J'a 
lois , &.C. nous allions , voi 
alliez , ils alloient. J'ai été , ; 
fuis allé ; je fus , j'allai , &:c. noi 
allâmes , &c. J'irai , &c. J'iroi; 
&c. nous irions , &c. J'aurois été 
^c. Va , allez. Que j'aille , & 
que nous allions , que voi 
alliez , qu'ils aillent. Que j'ai 
lafle , que tu allaiïes , qu 
allât : que nous allalfions , qu 
vous allalîiez, qu'ils aliaffent. Qu 
j'euffe été , &c. Allant. 

On prononce aler j néanmoii 



A L t 

f^ tm conferve dans ce mot les deux 
// , parce qu'il eft fi court, que 

: le retranchement d'une lettre y 
bleiïeroit l'œil. 
llésé , ée , part. 
lléfer , V. a. t. d'Artillerie. C'eft 
nétoyer l'ame d'un canon. 
lléfoir , {. m. t. d'Artillerie. Cou- 
teau tranchant qui iert à nétoyer 
l'ame d'un canon. 
lléfure , f. f. C'eft le métal qui 
tombe lorfqu'on allefe un canon. 
On écrit auiîi Allé:i^er , &c. 
mais l'Académie préfère Alléfsr, 
lieu , f. m. V. AUu. 

Jiiage , f. m. Mélange de Métaux. 

Jliaire, f. f. Sorte de Plante. 

L'Académie écrit Aliaire en 
fuppofant qu'on le prononce ainfi: 
mais en Latin c'eft Alliaria dé- 

I rivé de AlUum : cette plante eft 
ainfi nommée, parce qu'elle a 
l'odeur & le goût de l'ail. 

..îliance , f. f. Union. 

.llié , ée , part. 

.llié , f. m, Confédéré. 

Jlier , V. a. Lier enlemble. 

On conferve dans ces mots 
les deux // , parce qu'ils vienent 
ou du moins font imités du La- 
tin Alligare^ quoiqu'ils ne fe pre- 
nent pas dans le m,ême iens. 

illioth , t. d'Aftronomie. Nom 
d'une étoile. 

.Ilobroge , f. m. Homme ruftre. 

-llobrogie , f. f. 

On prétend que le Royaume 
de Bourgogne a porté ce nom. 

-[location , 1. f. t. de Compte 

illocution , r. f. t. de Médaillifte. 

illodial, aie , adj. Qui eft en franc- 
aleu. 

jllodi alité , f. f. Qualité de ce qui 
eft allodial. 

On conferve dans ces deux 
oiots les deux // , à caufe de 



A L M 53; 

1 ufage qui s'eft introduit de l'é- 
crire en Latin AUodiatis, 

Alloué , f. m. Nom d'un Juge dans 
certaines Jurlididions. 

Alloué , ée , part. 

Allouer , V. a. Approuver les arti- 
cles d'un compte. 

On conferve dans ces trois 
mots les deux // , parce qu'ils 
font imités du Latin Allaudare , 
quoique dans un fens différent. 

Allure , f. f. t. de Manège. 

Allufion , f f. Figure de Rhétorique 
qui confifte dans un jeu de mots. 

AUuvion , f. f. AccroiiTement de 
terrain qui fe fait au bord de la 
mer , ou d'une rivière. 

Almadie , f. f. Barque de Sauvages, 

Almagefte , f. m. Colleftion d'ob- 
fervations Aftronomiques. 

Almanach , f m. Acad. Fur. Danl 
Joub. Livre contenant un Calen- 
drier. 

Ce mot vient de TArabe Ma- 
nach , qui fignifie compter ; 
ainfi Richelet a tort d'en retran- 
cher la lettre h. S'il ne daignoit 
pas écrire comme les autres Sa- 
vans , au moins devoit-il s'accor- 
der avec lui-même , & fe reftbu- 
venir du mot révajfer , ht. R. oh 
il écrit fort bien Almanach, tandis 
qu'à la lettre A il l'écrit fan< h. 

Almandine , f f. Pierre précieufe. 

Almucantarat, ou Almicantarat , û 
m. t. d'Aftronomie. 

Aloé , f. m. Plante ou Arbre. 

On écrit auiîi Aloès , mais 
abufivement. 

Alogne , f. m. forte de cordage. 

Aloi , f. m. Titre de l'or & de l'ar- 
gent. 

Alonge , f. f. Ce qui alonge. 

Alôngé , ée , part. 

Alongement , f. m, 

Alonger ^ y, a. Rendre plus long; ■ 



54 A L O 

Alopécie , f. f. Sorte de maîadie. 

Alors , adv. En ce temps là. 

Alofe , r. F. Sorte de poiflbn. 

Alouchi , r. m. Gomme qui coule 
de l'arbre qui produit la canele, 

Alouete , i. t. Sorte d'oifeau. 

Alourdi , ie , part. 

Alourdir , v. a. Rendre lourd. 

Alouvi , ie , adj. Afamé comme 
un loup. 

On écrit auilî Allouvi ', mais 
ce mot vient de Loup , le dou- 
blement de 17 n'y elt pas plus 
néceilùire que dans Alourdi qui 
vient de JLourd. 

Aîoyage , (, m. Sorte d'alliage 
dont le fervent les Potiers d'e- 
tain. 

Aloyau , r. m. Pièce de bœuf. 

Aloyé , ée , part. 

Aloyer , v. a. t. de Monoie. Don- 
ner à l'or & à l'argent l'aloi requis 
par les Ordonances. 

Alpen , ou Alpage , f. m. Terre 
qui n'eft pas labourée. 

Alpes , f. f. plur. Montagnes qui 
séparent l'italie de la France. 

Alphabet , f. m. Les lettres d'une 
langue mife par ordre. 

Alphabétique , adj. Qui eft félon 
l'alphabet. 

Alphanet , i. m. Oifeau de proie» 

A'phée , f. m. Fameux Chafcur. 

Alpiou , f. m, t. du Jeu de Balfere. 

Alpille , f. m. Efpece de chiendent. 

AlquitoLîx: , f. m. Plomb minéral 
qui vient d'Angleterre. 

Ahe , V. HJt€. 

Altérable , adj. Qui peut être al- 
téré. 

Altérant , ante , adj. Qui altère. 

Altératif, ive , ad|. Qui altère. 

Altération , f. f. Soif, ou Change- 
ment qui altère , &c. 

Altercation , f. f. 

AJtéié , ée , part. 



ALT 

Altérer , v. a. Caufer la foif , ch; 

ger , corrompre. 
Ahernatit , ive , ad). Se dit de de 

chofes qui agilTent continué 

ment l'une après l'autre. 
Alternative , f. f Pouvoir de ch 

fir l'un ou l'autre , &c. 
Alternativement , adv. L'un api 

l'autre. 
Alrerne , adj. t. de Géométrie. 
Alterné , ée , part. 
Alterner , v. a. Former des ang 

par une ligne qui coupe de 

lignes parallèles. 
AhelTe , f. f. Titre d'honeur. 
Althca , f. f Plante ; autremf 

nommée Guimauve. 
Althéa , f. vu. ArbriiTeau que 1' 

nomme aufli Kctmia. 

On écrit aulPi Althaa , pai 

qu'il s'écrit ainfi en Latin ; m 

Va des Latins iè change par ' 

nous en é. ' 

Altier , ère , adj. Fier , orgueillei 
Ahimétrie , f. f. Mefure de ha 

teurs. 
Ahin , f. m. Monoie de Mofcov 
Aluchon , f. m. Partie d'un mouli 
On écrit auffi Alluchon ; mi . 

on prononce Aluchon. 
Aluco , f. m. Efpece de hibou. 
Alude , f f. Bafane colorée. 
Aludel , f. m. t. de Chimie. 11 

dit de plufieurs tuyaux de ter 

fans fond , mis les uns fur 1 

autres. 
Alumé , ée , part. 
Alumé , ée , adj. t. de Blafon. 
Alumele , f. f. t. de Coutelier. 
Alumer , v. a. Porter la lumière 

c'eft-à-dire , mettre le feu. 
Alumete , f. f. Ce qui fert à ait 

mer. ^ 

Alumeur , f. m. Celui qui alunit 
On écrit aufli Allumer , &< , 

mais c^s-snots vienent de lunùi 1 



A M A- 

re ; & rien n'y exige le double- 
ment. 

..lumineux ^ eufe , acîj. Qui efl de 
la nature de l'aiun. 
■un , i\ m. Sorte de Tel minéral. 

.jîuner , v. a. Tremper dans de 
l'eau d'alun. 

j uniere , f. f. L'endroit où l'on 
travaille l'aiun. 

On écrivoit autrefois Aliim , 
parce qu'en effet il vient du Latin 
Alumen : & on a tbrmé delà Alu- 
miere ; mais l'ulage a prévalu 
pour Alun , d'où dérive A limier e. 
On conferve Vm feulement dans 
A lumineux , parce que celui-là 

, vient immédiatement du Latin 

. Aluminofus. 

i.'éolaire , adj. Qui apartient aux 

■ alvéoles. 

iVéole , f. m. Partie de la ruclie 

,.des mouches à miel , & trous , où 
ont inférées les dents. 

//iTon , f. m. Nom donné à dif- 
erentes Plantes. 

i/tarque , f. m. Officier qui com- 

. nande des Archers. 

Viabilité , f. f. Qualité qui rend 
ine perfone aimable. 

^ladéifle , f. m. Religieux Fran- 
rifcain. 

iiiadis , f. m. Sorte de manche 

-d'habit. 

^ladou , û m. Mèche faite avec 
me efpece de champignon, 

Aiadoué , ée , part. 

^ladouer , v. a. Flater , adoucir. 

.âiadouri , f. m. Coton qui vient 
d'Alexandrie. 

^laigri , ie , part. 

i^aaigrir , v. a. & n. Rendre mai- 
gre , devenir maigre. 

AiaigrifTement , f. m. Diminution 
l'embonpoint. 

^-lalgame , f. f. t. de Chimie. 

Aialgamé , ée , part. 



I 



A M A 5; 

Amalgamer ^ v. a. Unir quelque 
métal avec du mercue. 

AmaJ tirée , f. f. Nom de la Che-» 
vre qui alaita Jupiter. 

Amande , f. f. Fruit. 

Amande , f. m. Lait d'amande. 

Amandier , f. m. Arbre. 

Amant , ante , f . m. & f. Qui aime. 

Amarante , f. f. Fleur & couleur. 

Amarantine , f. f. t. de Fieurille» 
On écrit Amaranthe & Ama" 
ranthine , mais abuilvem.ent. 

Amariné , ée , part. 

Amariner , v. a. t. de Marine. 

Amarque , f. f. Signal de mer pour 
éviter les bancs & les rochers. 

Amarrage , f. m. t. de Marine. 
Ancrage. 

Amarre , f. f. t. de Marine. Gros 
cable pour attacher un vaiiTeau. 

Amarré , ée , part. 

Amarrer , v. a. Attacher. 

On prononce Amâre , Ama^ 
rer , &c. Ce qui pourroit déter- 
miner à l'écrire ainfi. 

Amas , f. m. Affemblage de plur 
fleurs chofes. 

Amàfsé , ée , part. 

Amâfîer , v. a. Faire amas. 

On écrit aufTi Amas & Amaf- 
fer fans accent : mais on pronon- 
ce Amas autrement que bras\ 
& Amaffer autrement qu'embraf- 
fer. C'eft ce qui nous- détermine 
à mettre l'accent. 

Amâllete , f. f. t. de Peintre. 

Amateloter , v. a. Mettre les ma- 
telots deux à deux. 

Amateur , f. m. Celui qui aime. 

Amati , ie , part. 

Amatir , v. a. t. d'Orfèvre. Laff- 
fer l'or ou l'argent fans le polir. 

Amaurôfe , f. f. Maladie des ieux. 

Amazone , f. f. Femme coura- 
geufe. 

Amba^ , t. de Géographie» Terri- 



5'5 A M B 

V toire dont le poflefTeur a Haute 
& Baffe-Juftice. 

Ambages , f. f. piur. Embarras de 
paroles. Il qÛ peu ufité. 

'Ambare , f. Arbre des Indes. 

Ambarvales , f. m. plur. Fêtes en 
l'honeur de Cérès chez les Ro- 
mains , pour obtenir une bonne 
récolte. 

Ambaflade , f. f. La charge , la 
fonftion d'un Ambaffadeur, 

Ambafl'adeur , drice , f. m. & f. 
Celui qui eu. envoyé par un Roi, 
ou par une République , vers une 
Cour étrangère pour négocier 
des afaires importantes. 

Ambefas , T. m. t. du Jeu de Tric- 
trac. 

Ambiant , ante , t. de Phyfique. 
Qui entoure. 

Ambidextre , adj. Qui- le iert éga- 
lement de Tes deux mains. 

Ambigu , (. m. Il fe dit d'un repas 
où l'on fert les viandes 6c le dtf- 
fert en même tems. 

Ambiguë , ué , adj. Obfcur , équi- 
voque. 

Il faut néceiTairement un tréma 
fur Ve au féminin Ambiguë ^ parce 

♦ que Vu du mafculin conferve fa 
prononciation au féminin. 

Ambiguité , f. f. Obfcurité. Equi- 
voque. 

On y fait fentir Vu , Ambiguî-té. 

Ambiguement , adv. Avec ambi- 
guité. 

Ambitieufement , adv. 

Ambitieux , eufe , adj. 

Ambition , f. f. PafTion déréglée , 
qu'on a pour l'éiévation , pour 

* la gloire , &c. 
Arabitioné , ée , part. 
Ambitioner , v. a. Defirer , recher- 
cher avec palTion. 

Amble 5 f. fn, t. de Manège. 
Ambler , y, n^ Aller Tambie, 



A M B 

Ambîeur , f. m. Ofncier de la p 

tite Écurie du Roi. 
Amblygône , f. m. t. de Géométri 

Angle obtus. 
Amblyôpie , f. f. Maladie des ieu 
Ambon , f. m. Tribune d'Églilé 
Amboutir, v. a. t. d'Orfèvre. Re 

dre une pièce de métal conve 

d'un côté & concave de l'auti 
AmboutifToir , f. m. Outil d'C 

fevre. 
Ambracan , f. m. Poiflon de m* 
Ambre , f. m. Subilance réfineu 
Ambré , ée , part. 
Ambréade , f. f. Ambre faux , 

factice. 
Ambrer , v. a. Parfumer d'amb 
Ambretc , f. f. Sorte de Plante , 

de poire. 
Ambrofie , f. f. \'iande qu'on {< : 

voit fur la table des Dieux. 
On écrit auiïî Ambroifu 

mais abufivement. 
Ambrofie , f. f. Plante , ou mé 

cament en forme de firop. 
Ambulant , ante , adj. Qui marc! 
Ambulant , f m. Commis à chev 
Ambulatoire, adj. Qui va & vie 

d'un endroit à un autre. 
Âme,f f. Le principe de la vie. Et 

capable d'idées & de fentimens. 
\Ja efl auffi long dans âme q 

dans âge : il y mérite donc égal 

ment le circonflexe. 
Amé , ée , adj. t. de Chancelerie. 
Amélanchier , f m. Arbriffeau trè 

connu en Provence. 
Améléon, f m. Cidre fait en Baifigi 
Amelete , V. Omelete, 
Amélioration , f f. 
Amélioré , ée , part. 
Améliorer , v. a. Rendre meilleur 
AmélioriiTement , f m. 
Amen , Mot Hébreu , qui fignif 

ainfi foit-il ; ou , il ed ainfi. 
Aménage , f, m. t. de Voiturier, 



AME 

.ménagement, f. m. t. des Eaux- 
Forets. 

.ménager, v. a. 

mendable , adj. m. & f. Qui eft 
fujet à l'amende. 

mende , f. f. Peine. 

Plufieurs écrivent en ce fens 
amande : c'eft une faute. Ce mot 
vient du Latin Menda , faute. 

mendé , ée , part. 

.mendement, f. m. Changement en 
mieux. 

mender , v. a. Faire payer l'a- 
mende , ou rendre meilleur. 

mené , f. m. t. de Jurifdi6lion Ec- 
cléfiaftique. 

mené , ée , part. 

mener , v. a. Faire venir au lieu 
où l'on eft. 

,ménité , f, f. Agrément, beauté. 

menuisé , ée , part. 

menuifer, v. a. Rendre plus menu. 

I On écrit auKi ylménui/er , avec 
un accent : mais ce mot vient de 

' Aff/zWjOÙl'eeftmL^t&fans accent. 

|mer , ère , adj. On prononce for- 
tement la finale. 

mérement, adv; D'une manière 
amere. 

méricain , aine j f. m. & f. Qui eft 
d'Amérique. 

On écrit auffi Amériquain , 
comme dérivé à' Amérique : mais 
Amérique vient d'-^meVic^d'où en 
Latin America , &L Americanus 
d'où Américain. 

mérique , Quatrième partie du 
monde. 

mertume , f. f. Qualité de ce qui 
eft amer. 

.meftrer , v. a. t. de Teinturier en 
foie. 

mefurement , f. m. t. de Coutum.e. 

.m.efurer , v, a. t. de Coutume. 
Réduire à une mefure légitime. 

.mété , é« , adj. Aboiié. 



AMI 57 

Améthyfte , f. t Pierre précieufe. 

Ameublé , ée , part. 

Ameublement , f. m. Aflbrtiment de 
meubles. 

Ameubler , v. a. 

Dan et veut qu'on dife meubler ^ 
& l'Académie ne fait point men- 
tion à' A meubler. 

Ameubli , ie , part. 

Ameublir , v. a. t. de Coutume. 
Convertir en nature de bien meu- 
ble. 

AmeublifTement , f. m. Aftion d'à» 
m.eublir. 

Ameuté , ée , part. 

Ameutement , f. m. Afiion d'a- 
meuter. 

Ameuter , v. a. t. de Chaffe. Faire 
une m.eute ; exciter à la sédition. 

Amfigouri , f. m. Difcours ou poème 
burlefque. 

On écrit auffi Amphigouri : mais 
l'Académie préfère Amfigouri : 
c'eft qu'en effet il ne paroit pas que 
ce mot viene du Grec comme les 
autres commençans par Amphi, 

Ami , ie 3 f. m. & f. & adj. 

Amiable , adj. m. Ôc f. 

à l'Amiable , adv. En ami. 

Amiablement , adv. Avec douceur. 

Amiante , f m. autrement Asbefte, 
Sorte de pierre minérale. 

Amical , aie , adj. 

Amicalement , adv. 

Amiél, f. m. Linge bénit que le Prê- 
tre met fur fa tête quand il dit la 
Melîe. Le c ne s'y prononce pas. 

Amidon , f. m. Voyez Amydon. 

Amiertes , f. f. pi. Toiles de coton 
qui vienent des Indes. 

Amignardé , ée , part. 

Amignarder , v. a. Carefier. 

Amignoté , ée , part. 

Amignoter , v. a. Flater. 

A-mi-la , f. m. t. de Mufique. 

Aminci , ie , part. 



58 A M M 

Amincir, v. a. Rendre mince. 

Amineiir, f. m. t. de Gabele. Me- 
fureur de fel. 

Amiral , f. m. & Chef Général des 
armées navales. 

Le Didionaire des Arts enfei- 
gne que ce mot vient de l'Arabe 
Amir , qui fignifie Seigneur : c'eft 
pourquoi il ne faut pas écrire Ad- 
mirai , Admiriiiité , comme on le 
trouve dans quelques Livres. l'A- 
cadémie écrit Amiral. 

Amirante , f. m. Titre de dignité 
en Efpagne. 

Amirauté , f. f Charge d'Amiral. 
II fe prend auiTi pour le fiége de 
la Jurifuiifîion de l'Amiral. 

AmifTibilité , f. f. Qualité de ce qui 
peut être perdu. 

Amiliible , adi. m. & f Qui peut fe 
perdre. 

Amitié , f. f. Affection mutuele. 

Amman , f. m. Titre de dignité chez 
les Suiffes. 

Ammeiilre , f. m. Echevin de Stras- 
bourg. 

Ammi , f. m. Plante. 

Ammjtes , f. f. Pierre fabloneufe. 

Ammodite , f. f. Sorte de ferpent. 

Ammon , f. m. Surnom de Jupiter. 

Amm.oniac , aque , adj. Sel ammo- 
niac ; gomme ammoniaque. 

On écrit auiTi , mais abufive- 
ment , Armoniac. 11 vient du La- 
tin , Sdl animoniacus. L'Acadé- 
mie préfère Ammoniac. 

Amnios , f. f. t. d'Anatomie. Mem- 
brane qui enveîope immédiate- 
ment le fœtvis. 

Amniflie , f f. Pardon. 

A^modiateur , f. m. Celui qui prend 
à ferme. 

Amodiation , f. f. Bail à ferme. 

Amodié , ée , part. 

Amodier/, v. a. Donner à ferme. 
On écrit auiïi Admoditr , ^v- 



A M G 

mais on prononce Amodier , ô 
l'Académie le préfère. 

Amoindri , ie , part. 

Amoindrir , v. a. Diminuer. 

Amoindriflementjf. m. Diminution 

Amoife 3 f. f t. de Charpentier. 

Amoli , ie , part. 

Amolir, V. a. Rendre mou , afoiblit 

Amoliflement , i. m. Ailion d'amo 
lir , ou état d'une chofe amolie. 
On écrit aufli Amollir , &c 
mais on prononce Amolir , fan 
avoir égard à l'étymologie tirée dt 
Mollis , parce que Amolir ne dé 
rive pas immédiatement de Mol 
lis , mais du François Mol. D( 
folf Afolir ; de Mol , Amolir. 

Amome , f. m. Drogue des Indes. 

Amomi ,f m. Poivre delà Jamaïque 

Amoncelé , ée , part. 

Amonceler , v. a. Mettre en ui 
monceau. 

Amonêter , v. a. Voyez Admo- 
nêter. 

Amont , adv. tf de Batelier. En re- 
montant. 

Amorce , f f. Appât. 

Amorcé , ée , part. 

Amorcer , v. a. Attirer. 

Amorçoir , f. m. Outil de Charpen- 
tier. Petite tarière. 

Amorti , ie , part. 

Amortir, v. a. Faire mourir. Ren- 
dre moins ardent. 

Amortiflable , adj. t. de Coutume. 

Amortiffement , f. m. Extini^Hon. 

Amiovibilité , f. f Qualité de ce qui 
ell: amovible. 

Amovible , adj. Qui peut être ré- 
voqué. 

Amour , f. m. & f. Sentiment pat 
lequel le cœur fe porte vers ce qui 
lui paroit aimable. 

Ce mot eft toujours mafculin 
quand il défigne Cupidon. Lorf- 
qu'il défigne ia paiTion d'aimer , 



AMP 

îl eft pareillement mafculm au 
fingulier ; mais toujours du fémi- 
nin au pluriel. Exemple : D'ar- 
dentes amours. Jcad. V. M. Re- 
ftatit. 
mouraché , ée , part. 

! amouracher , v. n. paf. SJengager 
en de foies amours. 

. Tiourete , f. f. Amour & amufe- 
ment, 

iTioureurement,adv. Avec amour. 

jTioureux , eufe , adj. Qui aime 
avec paiTion. 

,• npateler , v. a. t. de Teinture. 
Donner le bleu aux laines. 

tnpélite , f. Terre qui fe diffout 
dans l'huile. 

i aphiam , f. m. c'eft l'Opium chez 
les Turcs. 

^ iphiarthrôfe , f. f. t. d'Anatomie. 

^ nphibie , f. m. & adj. Qui vit 
dans l'eau & fur la terre. 

* iphiûologie , r. f. Ambiguïté. 

t iphibologique , adj. Qui a deux 

^'ens. 

'iphibologiquement , adv. 
hphibranchies , f. m. plur. t. de 

Dentifte. 
hphibraque , f. m. t. de Poéfie 

Latine. 
i iphiftyons , f. m. pi. Juges de la 

Srece. 

^iphigouri , f. m. Voyez Amfi- 
■ \oun. 
Iiphimacre , f. m. t. de Poéfie 

Latine, 
ft-iphiproftyle , f. m. Efpece de 

Temple chez les Anciens, 
ftiphiptere , f. m. Serpent qui a 

leux ailes, 
ftiphisbene , f. m. Serpent à deux 

2tes. 
^iphifciens , t. d'Aftronomie & de 

jéographie. Peuples qui habitent 

• a Zone-torride. 
^îphiîhsâtrea f, m. Lieu élevé avec 



AMP 59 

des fiéges pour la commodité de 
ceux qui affilient à quelque fpe- 
ftacle. 

Piufieurs favans Auteus re- 
tranchent la féconde h de ce mot ; 
Danet eft de ce nombre , quoi- 
qu'à la lettre T il écrive fort bien 
théâtre. Je crois que c'eft une faute 
d'impreflion , ôc d'autant plus vo- 
lontiers , qu'il raporte le mot 
Grec d'où dérive Amphïtheatrum , 
amphithéâtre ; & qu'on trouve dans 
la ligne fuivante amphiteatralis , 
amphlteatricus avec une feuie h ; 
fautes qu'on ne peur attribuer à 
M. Danet , & qu'on ne doit im- 
puter qu'à l'Imprimeur de fon Di- 
dionaire. Ua de la pénultien»e fe 
prononce long ; c'eit pourquoi il 
convient de lui donner un circon- 
flexe , Amphithéâtre. 

Amphitrite , f. f. Déefle de la mer. 

Amphore , f. f. Vafe ou grande me- 
fure des Anciens. 

Ample , adj. Etendu au-delà de la 
mefure ordinaire. 

Amplement , adv. 

Ampleur , f. f. 

Ampliatif , ive , adj. Qui augmente 
ou qui ajoute. 

Ampliation , f. f. t. de Pratique. Dou- 
ble d'un A61e. 

Amplié , ée , part. 

Amplier , v. a. t. de Palais. Différer. 

Amplificateur, f. m. Qui augmente, 
qui exagère. 

Amplification , f. f. Figure de Rhé- 
torique. 

Amplifié y ée , part. 

Amplifier , v. a. Augmenter , exa- 
gérer. 

Ampliffime , Qualité dont on ho- 
nore certaines perfones. 

Amplitude , f. f. t. d'Aftronomie. 

Ampoule , f. f. Petite bouteille , ou 
éievure fur la peau. 



%o A M Y 

Ampoulé , ée , adj. Enflé. 

Ampoulete , f. m. Nom de l'hor- 
loge d'un Navire. 

Amputation , f. f. Retranchement 
de quelque membre. 

Amputé , ée , part. 

Amputer , v. a. t. de Chirurgie. 

Amulete , f. m. Médicament com- 
posé de Tmiples. 

Amurca , f. f. t. de Pharmacie. 

Amurer, v. a. t. de Marine. 

Amures , f. f. pi. t. de. Marine. 

Amufant , ante , adj. Qui amule. 

Amusé , ée , part. 

Amufement , f. m. Tout ce qui fert 
à diftraire & à divertir. 

Amufer , v. a. Diflraire ou divertir. 

Amufete , f. f. Bagatele qui amufe. 

Amuleur , f. m. Celui qui amuie. 

Amufoir , f. m. Chofe qui amufe. 

Amydon , f. m. Pâte de fleur de 
froment. 

Amydonier , f. m. Marchand d'a- 
mydon. 

On écrit auflî Amidon 6» Âmi- 
donkr : mais ce mot vient du 
Latin y Amylum ; enforte qu'on 
devroit écrire & prononcer Amy- 
Ion par/ au lieu de d. 

Amygdales , f. f. plur. Petites glan- 
des qui font aux côtés de la gorge. 
A Cad. Joub, 

Ce mot tire Ton origine du La- 
tin Amygdala ; ainfi Richelet & 
Danet ont tort d'écrire Amigdales. 

An , r. m. Intervalle de douze mois. 

Ana , f. m. Nom que l'on donne à 
certains recueils dont les noms 
font ainfi terminés. 

Anabaptifme , f. m. Héréfie. 

Anabaptirte , f. m. Hérétique qui 
enfeigne qu*on doit rebaptifer les 
enfansquandilsontl'âge de raifon. 

Anabrôfis , f. f. t. de Chirurgie. 

Anacarde , f. m. Fruit. 

Anachorète , f. m. Ermite. Acad. 
Dan. 



ANA 

Richelet & Joubert retranche 
Vh de ce mot , pour empêch 
peut-être qu'on ne prononce c 
au lieu de co. Mais ils ne font p 
attention qu'en voulant prévei 
cet inconvénient , ils commette 
eux-ipêmes une faute en déroges 
à l'ufage & à l'étymologie de 
■ mot qui vient du Grec , dont 1 
Latins ont fait Anachoreta , q 
vaut mieux , félon MM. de Pc 
Royal , qu'Anachorita qui 
trouve dans S. Jérôme & Calep 

Anachofte , f. f. Étofe de lai. 
croisée. 

Anachronifme , f. m. Erreur dans 
Chronologie, 

Anacréontique , adj. t. de Poéfie 

Anagailis , f. m. Plante qu'on nomr 
Mouron. 

Anagogie , f. f. Élévation de Tefp 
aux chofcs céleftes. 

Anagogique , adj. Myftique. 

Anagrammatifer , v. a. Faire u 
anagramme. 

Anagrammatii^e , f. m. Celui c 
fait des anagrammes. 

Anagramme , f. f. Tranfpofition d 
lettres d'un nom , pour y trouv 
un mot à l'avantage ou au dé] 
vantage de quelqu'un. 

On fait ce mot féminin , mi 
abufivement ; les mots Mon 
gramme Si Programme (ont mafc 
lins : c'ell qu'en effet le neutre d 
Grecs & des Latins fe conver 
ordinairement parmi nous en m* 
culin. 

Anagrammer ^ v. a. Faire Tan 
gramme d'un nom. 

Anagyris , f. m. Arbre aufll non 
mé Bois puant. 

Analeftes , f. m. plur. Fragmei 
choifîs d'un Auteur. 

An aie me , f. m, Projeftion de 
fphere. 

Analeptique 



A N A 

lâleptique , adj. t. de Médecine. 
Reitanrant. 

.nalogie , f. f. Convenance , pro- 
portion. 

nalogique , adj. Qui a de Tana- 
logie. 

. laiogiquement , adv. Avec ana- 
logie. 

nalogifme , f. m. Argument de la 
caule à l'effet. 

nalogue , adj. Qui a du raport. 

nalyfe J. f. Rédu6lion , rélolution 
des principes dont une chofe ell 
composée. 

nalysé, ée, part. - 

t lalyfer , v. a. Faire Tan^yfe. 

nalyil:e,r. m. Versé dans l'analyfe. 

t lalytique , adj. Qui tient de i'ana- 
lyfe. 

i lalytiquement , adv. Par analyfe. 

I lamorphôfe , f. f.Tableau qui pré- 
fente différens points de vue. 

(lanas , f. m. Plante des Indes qui 

'produit d'excellens fruits. 

fiapefte , f. m. t. de Poéfie Latine. 

hapeftique , adj. Il fe dit d'un vers 

: composé d'anapeftes. 

Iiaphore, f. f. Figure de Rhéto- 

■ rique. 

Iiaplérotique, adj. t. de Médecine. 

Iiarchie , ù f. État qui n'a point de 
chef. 

fiarchique, adj. Qui tient de l'a- 
narchie. 

Iiargyre» f. m. Qui eft fans argent. 

hafarque , f. f. Enflure. 

haflomatique jadj. t. de Médecine. 

haftomofe , f. f. t. d'Anatomie. 

haftomotique , f. m. Sorte de 
Médicamens. 

hate,r. m. Sorte de teinture rouge. 

hathématisé , ée , part. 

^lathématifer , v. a. Fraperd'ana- 
thême. 

L'Académie & Danet écrivent 
anathématifer , Joubert écrit ana- 



A N A '41, 

thimanier , & fuit ainfi l'Ortho- 
graphe des Grecs. V. Pr. lett. Z. 
Richelet écrit anatématiier quel- 
cun : cette manière d'écrire eft 
ridicule. 

Anathématifmfi , f. m. Canon qui 
porte anathême. 

Anathême , f. m. Excommunication* 
Ce mot vient du Grec , que 
les Latins ont imité en écrivant 
Annthiema : ainfi Richelet efl blâ- 
mable d'avoir écrit ce mot fans /z. 
C'eflabufiyement que l'onalonga 
Va dans Anathême , puifqu'il efl: 
bref en Grec & en Latin. 

Anatocifme , f. m. Sorte d'ufure. 

Anatoiie , f. f. Nom que les Grecs 
ont donné à l'Afie mineure. 

Anatomie^f.f. Dille6tion d'un corps 
humain , ou de quelque bête. 

Anatomique , adj. Qui apartient à 
l'anatomie. 

Anatomiquement , adv. 

Anatomisé , ée , part. 

Anatomifer , v. a. Faire l'anatomie; 

Anatomifte , f. m. Savant en anato-? 
mie. 

Anatron , f. m. Voyez Natron. 

Ance , f. f. Voyez Anfe, 

Ancêtres , f. m. plur. Aïeux. 

Anche , f. f. Petite languete qui fert 
à donner du vent à des inflrumens 
de Mufique. 

Anché , adj. t. de Blafon. 

Ancher , v. a, t. de Mufique. 

Anchilops , f. m. Tumeur qui vient . 
à l'angle de l'œil. 

Anchife , f. m. Prince Troyen. 

Anchois , f. m. Petit poiflon. 

Joubert écrit anchois 6c anckoix^ 
Ménage dérive ce mot de l'Ita- 

. lien anckïoa ; Fur. de Tltalien an^ 
choia. Pour moi , comme il me 
paroît qu'il y a faute dans l'un 
de ces deux Auteurs , je me 
range du coté du plus grand oonq* 



^2 ANC 

bre , & préfère anchois. L'Aca- 
démie récrit ainfi ; l'Erpagnol dit 
Anchova. 

Anchue j t. de Manufad^ure de lai- 
nage. La trame d'une étote. 

Ancien , ene , adj. Qui exifte depuis 
long-tems. Il eil de trois fylla- 
bôs. 

Anciénement , adv. 

Anciéneté , f. f. 

On écrit auiTi Ancienne , An- 
ciennement , Ancienneté : mais la 
prononciation ne double pas plus 

. - Vn dans ces mots , que dans 
divine , divinement , divinité &c. 

Anciles , f. m. pliir. Nom de certains 
boucliers que les Romains prcten- 
doient être tombés du Ciel. 

Ancolie , f. W Herbe. 

L'Académie écrit ainfi , & non 
pas Ancholicy avec une h , qu'on 
n'y prononceroit pas. 

Ançon , f. OT. Sorte d'arme ancienne. 

Anconé , f". m. t. d'Anatmnije. M. 
Winflow dit toujours anconé. 

Ancrage , f. m. t. de Marine. Lieu 
propre à jeter l'ancre. 

Ancre , i\ T. t. de Marine. Grofl'e 
pièce de fer qu'on jeté au tond de 
l'eau pour arrêter les vailTeaux. 

Ancré , ée , part. 

Ancrer , v. n. t. de Marine. Jeter 
l'ancre. 

Ancrure , f. f. t. de Tondeur de 
draps. 

Ancycomele , f. m. Inflrument de 
Chirurgie. Sonde courbe. 

Ancylotome , f. m, Efpece de biflouri 
courbe. 

Ancyroides , T. f. plur. t. d'Anato- 
mie. 

Andabate , f. m. Sorte de Gladia- 
teur. 

Andaiîlots , f. m. plur. t. de Marine. 
Anneaux qui fervent à amarrer la 
yoilô raife fur le grand étai. 



AND 

Andaîn , f. m. Ce qu'un fauche 
coupe d'herbe d*un feul mouyi 
ment avec fa faux. 

Andante , adv. & f. m. t. de M 
Il que. 

Andouille , f. f. Boyau farci. 

Andouiller , f. m. t. de Vénef 
Petite corne qui vient au bois d'i 
cerf, 

Andouilîete , f. f. Petite andouil 

Andratomie , f. f. t. d'Anatom 
DilTet^ion du corps humain. 

Andriene , f. f. Robe à l'ufage < 
Dames. 

Androgyne , mâle & femela , f. 
C'eft ainfi qu'écrivent MM. 
l'Académie , Danet & Joube 
Richelet écrit andropne ; m 
il ne le contente pas d'écrire 
François contre l'ufage , il po 
fa réforme jufques fur l'Orthog: 
phe Latine , en écrivant andro'^ 
nus au lieu à'androgynus qui 
trouve avec un y chez tous 
bons Auteurs. 

Androide , f. m. Figure d'horai 
qui parle & marche par le fecoi 
des reflbrts. 

Andromaque,f.f. Femme d'Hefl 

Andromède , f. f. t. d'Aftronom 

Androfacé, f. m. Plante, 

Ane , f. m. Bête de fomme. 

Anéanti , ajîéantie , part. 

Anéantir , v. a. Réduire au néa 
J'anéantis , tu anéantis , il at 
antit : nous anéantiflbns , vo 
anéantirez , ils anéantirent, i 
néantiflbis , &c. J'ai anéanti, & 
J'anéantis , &Lc. J'anéantirai : & 
Que j'anéantifle. J'anéantirai. 

Anéantiflement , f. m. 

Anecdote , f. f. Hiftoire fecrete. 

Anémomètre , f. m. Machine ç 
mefure les vents. 

Anémone , f. f. Fleur. 

Anémofcope > f. m. Machine. • 



A N G 

Géométrie qui fait conjioîfre le 
beau ou le mauvais terns. 

iiépigraphe , adj. Qui eft fans titre. 
On lit dans le Di6Vionaire de 
l'Académie Anégyraphe. C'ell: ap- 
paremment une faute d'impref- 
fion. 

.lerie , f. f. Ignorance , ftupidité. 

j leiTe , f. f. Femele de l'âne. 

jieth , f. m. Fleur ou plante. 

Ce mot vient du Latin anc 
thum. Furet, & Danet écrivent 
anet fans h contre l'étymologie. 

, lévrifme , f. m. Tumeur mole 
qui obéit au toHcher. 

, ifra^lueux , eufe , adj. Plein de 
détours & d'inégalités. 

. îfra6luofu€ , f. f. Détour & iné- 
galité. 

. îgar , f. m. Efpece de remife. 

L'Académie écrit Angar & 
Hangar avec un h afpirée. Mais 
du Cange & Furetiere raportent 

I plufieurs paffages , qui prouvent 
que ce mot vient du Latin anga- 

i rium. 

itîge , f. m. Efprit célefte. 

. nge , f. f. Poifton de mer. 
ngéiologie , f. f. V. Angiologie. 
ngélique , adj. Qui apartient à 
l'Ange. 

ngélique , f. f. Plante , ou inftru- 
ment de Mufique. 
ngéliquement , adv. D'une ma- 
nière Angélique. 

ngélolatrie , f. f. Culte des Anges. 

.ngelot , f. m. Efpece de petit 

fromage , ou Monoie qui a eu 

cours en France. 

mgéîus , f. m. Mot Latin francisé. 

Prière à la Vierge, 
.ngérone , f. f. Déeffe du filence ; 
à laquelle félon quelques-uns , on 
avoit recours dans les maux , & 
particulièrement contre l'efqui- 
nancie. 



A N G 45 

Angevin , ine , f. m. &: f. Qui efl 
d'Aniou. 

Angine , f. f. Maladie de la gorge, 

Angiologie , f. f. t. d'Anatomie. La 
partie qui traite des vaifleaux du. 
corps humain. 

Angiofperme , adj. t. de Botani- 
que. 

Angle , f. m. Rencontre de deux, 
lignes qui fe coupent. 

Angle , adj. t. de Blafon. 

Angiet , f. m. Petite cavité creuséô 
en angle droit. 

Angleux , eufe , adj. Epithete qui 
fe donne à des noix difficiles à 
tirer de leur coque. 

Anglican, ane , adj. Celui ou celle 
qui profefie en Angleterre la Re- 
ligion dominante. 

Anglicifme , f. m. Façon de par- 
ler Angloife. 

Anglois , oife , f. m. & f. Qui eft 
d'Angleterre. 

Angoiffe , f. f. Douleur vioîetite. 

Angon , f. m. Efpece de javelot 
dont fe fervoient les anciens Fran- 
çois. 

Angoumoifm , ine , f. m. & f. Qui 
eil de l'Angoumois. 

Angouria , f. m. Efpece de melon 
d'eau. 

Anguichure , f. f. Baudrier qui fert 
aux Veneurs à porter leur Cor 
de Chaffe. 

Anguillade , f. f. Sorte de fouet 
fait de la peau des Anguilles. 

Anguille , f. f. Poiffon. 

Anguillers, f. m. t. de Marine. 

Canaux qui font à fond de cale 

pour conduire les eaux à la pompe. 

Angulaire , adj. Qui a des angles. 

Anguleux , eufe , adj. Qui a des 

angles. 
Angufticlave , f. m. Tunique des 

Chevaliers Romains.- 
Anguilié 5 ée , adj. Etroit. 
Fij 



^4 A N I 

Anicroche , f. f. Difficulté. 

On écrit aufîi Hanicroche ; 
nais fans afpirer Yh : l'Acadé- 

^ TTiie préfère Anicroche. 

Anier , iere , f. m. & f. Qui con- 
duit les ânes : on appelé Rude- 
anier , un Pédagogue qui traite 
rudement fes écoliers. 

Anil , f. m. Plante du Brefil , dont 
les feuilles fervent à faire l'Indigo. 

'Anille , f. f. t. de Blafon. 

Animadverfion , f. f. t. de Palais. 
Correélion. 

'Animal , f. m. Tout corps organisé 
qui a de la vie & du mouvement. 

'Animal , aie , adj. Qui apartient 
à l'animal. 

Animation , f. f. t. de Médecine. 

Animalcule , f. m. Petit animal. 

Animé , ée , part. 

Animer , v. a. Donner la vie , ex- 
citer , encourager. 

Animofité , f. f. Haine. 

Anis , f. m. Plante , ou Dragée. 

Ankylogloffe , f. m. t. de Méde- 
cine. Vice du fîlei de la langue. 

Ankylcfe , f. f. t. de Médecine. 
Maladie des jointures du corps 
humain. 

On écrit auHi Ankiloglofje & 
'Anhilôfe. 

Annal , aie , adj. Qui ne dure qu'un 
an. 

Annales , f. f. plur. Hiftoire de ce 
qui s'efc pafsé chaque année. 

Annalifte , f. m. Hiilorien qui écrit 
des Annales. 

Annate ^ f. f. Droit que l'on paye 
au Pape. C'eft le revenu d'une 
année d'un bénétice confirtorial. 

Anne , f. f Nom de la Mère de la 
Sainte Vierge. 

On prononce abufivement an- 
ne ; au lieu de pr«)noncer comme 
en Latin , Anna , Anne. 
Anneau , (. m. Cercle, 



A N N 

On prononce Aneau ; mais o 
y conferve les deux nn , parc 
qu'il vient du Latin Annulas. 

Année , f. f Le tems que le foie 
emploie à parcourir les douz 
fignes du Zodiaque. 

On prononce Ance ; mais o 
y conferve les deux nn , parc 
qu'il vient du Latin Annus» 

Annelé , ée , part. 

Anneler , v. a. Frifer par boucle! 

Annelet , f. f. t. d'Architeéture ^ 
de Blafon. Petit anneau. 

Annelure , f. f. Frifure de cheveu: 
par boudes. 

Annexe , f. f. Ce qui eft dépen 
dant d'un autre. 

Annexé , ée , part. 

Annexer , v. a. Joindre , unir. 

Annihilation , f. f. Réduction d'ui 
corps à rien. 

Annihilé , ée , part. 

Annihiler , v. a. Anéantir. 

Obfervez qu'on double Vn dan 
Annihiler , & qu'on ne la doubli 
pas dans Anéantir; c'eft que l'ui 
vient du Latin Annihilare ; &qu( j 
l'autre vient du François Néant 

Annille , f. f. t. de Blafon. | 

Annion , t. de Droit. Délai d'un a#i 
accordé par la Chancélerîe à ur , 
débiteur. , 

Anniverfaire , f. m. & adj. Ce qui fe \ 
fait tous les ans. 

Annoife , f. f. Plante. 

Annonaire , adj. Nom des Provin- 
ces & des Villes d'Italie qui étoient 
obligées de fournir par an une cer- 
taine quantité de vivres à la Ville 
de Rome. 

Annonce , f. f. Publication. 

Annoncé , ée , part. 
Annoncer , v. a. Faire favoir. 
Annonceur ,f. m. Celui qui annonce. 
On prononce Anoncer , &c. 
Mais on y confçrye les deux nn y 



A NN 

:5arce que ce mot vient du Latin 

Annuntiare» 
' nonciade , f. f Ordre de Reli- 

^ieufes & de Chevalerie. 
[ nonciateur, r. m. Nom d'un Offi- 

:ier de l'Églife de Conftantinople 

qui annonçoit les Fêtes. 
' nonciation , f. f. 
Dans ces trois mots on pronon- 

:e les deux nn , parce qu'ils déri- 
vent plus immédiatement du Latin. 
' none , f. f. Proviiion de vivres 

)our une année. 
' notateur , f. m. Qui fait des 

emarques. 
\ notation , f. f. Remarque fur quel- 

[ue ouvrage. 
\ noté , ée , part. 
i noter , v. a. t. de Pratique. 
\ notine , f. f. t. de Liturgie. 
I luel , ele , adj. Qui dure un an. 
\ luélement, adv. Par chaque année. 
On écrit auffi Annuelle & An- 

mellement : mais la prononcia- 

ion ne double pas plus cette /, 
■ 'ue dans civile & civilement. 
buité , r. f. t. de Commerce. 

lente annuele. 

Liulaire , f. m. Doigt annulaire. 
i.iuUer. Voyez Anuler. 
hus , f. m. Racine du Pérou. 
bbli , ie , part. 
^Dblir , v. a. Rendre noble, 
bbliflement , f. m. A<^ion de 

endra noble , ou état de celui 

ui eft anobli, 
bdyn , yne , adj. t. de Médecine. 

Jui calme les douleurs. 
L:)lis , f. m. Efpece de Lézard. 
Ljmal , aie , adj. Il fe dit d'un 

erbe irrégulier. 
L)malie , fl f. t. de Grammaire 

l d'Aflronomie. Irrégularité. 
Lîmaliftique ,adj. t. d'Aftronomie. 
Dmien , iene , f. m. 6c f. Qui 

(l fâns loi. 



A N O 47 

Anomies , f. f. plur. Coquilles fof- 

^ files. 

A non , f. nx Petit d'une ânefle. 

Anon , f. m. Fcuit de TAmérique; 

Anoné , ée , part. 

Anoner , v. n. Parler , ou lire avec 
peine. 

Anonyme , adj. Qui efl fans nom. 
Ce mot tire fon étymologie 
du Grec ; ainfi il ne faut pas écri- 
re anonime , comme Richelet , 
ennemi juré des lettres h ^ y. 

Anotdie , f, f. t. de Navigation. 
Tempête de vent de nord. 

Anorexie , f. f. t. de Médecine. 

Anormal , aie , adj. Déréglé. 

Anfe , d'un pot ou panier , (. î. 
On appelé auffi Anfe , l'en- 
foncement de la m.er dans les 
terres : & alors quelques-uns 
écrivent Ance : mais cet enfon- 
cement neÙ apparemment ainfî 
nommé , que parce qu'il a la 
figure d'une anje : ainfi c*eft le 
m.ême mot pris en deux fens dif« 
férens , & l'Académie écrit ainfi 
dans les deux fens. 

Anséatique , adj. Il fe dit de cer- 
taines Villes unies enfemble pour 
le commerce. 

Anfete , f f. t. de Marine. 

Anfpe6t , f. m. t. de Marine. Le-» 
vier. 

Anfpeflade , ou Anfpefade , f. m. 
Soldat inférieur au Caporal. 

Dans les Ordonances militai- 
res imprimées au Louvre , on 
trouve ce mot écrit de la forte , 
comme dans le Diélionaire de 
Furetiere , qui dit que ce mot 
nous vient de l'Italien Lancia 
fpei^jda. D'oii je conclus que Ri- 
cJieiet & Joubert ont tort d'écrire 
Anfpeçade , & Ménage Ancef^ 
pejjade ; mais l'Acadén^e écrit 
Anfpejfads, 



^'6 A N T 

Antagonifte , C m. Adverfaire, 

Antan , f. m. l'année précédente. 
Des neiges d^antan, 

Antanaclale , f. f. t. & figure de 
Rhérorique. Répétition d'un mê- 
me mot pris en différens lens. 

Antanaire , adi. t. de Fauconerie. 

Antarctique , adj. t. d'Aftronomie. 
Opposé à j'ar6tique. 

Antarès , f. m. Nom d'gne étoilje 
fixe de la première grandeur. 

Ante , f. f. t. de Meunier. Pièce 
de bois attachée aux volans des 
moulins à vent. 

Antécédemment , adv. Précédem- 
ment. 

Antécédent , ente , ad;. Qui pré- 
cède. 

Antécédent , f. m. t. de Grammai- 
re , de Logique & de Mathéma- 
tiques. 

AntécefTeur , f. m. ProfeiTenr. 

Ce terme n'eft en ufage que 
dans Jes Écoles de Droit. 

Antechrifl , f. m. Ennemi de Jefus- 
Chrift. 

L'/ ne fe prononce pas. 

Antcnale ^ f. m. Oifeau de mer. 

Antenne , f. f. t. de Marine. Ver- 
gue. 

Ce mot conferve Tes deux nn 
Parce qu'il vient du Latin An- 
te nn a. 

Antépénultième , adj. C'eft la troi- 
fieme fyilabe d'un mot , en com- 
mençant par la dernière. 

Antérieur , eure , adj. Ce qui pré- 
cède en ordre de tems. 

Antérieurement , adv. Auparavant. 

Antériorité , f. f. Priorité de tems. 

Antes , f. m. t. d'Architeé^ure. 

Antefciens, f. m. plur. V. And- 
fciens, 

Anteftature , f. f. t. de Fortrfication. 
Petit retranchement fait avec des 
paiifTades , ou des iàcs à terre» 



A N T 

Anthelmlnthique , adj. Il fe dit d 

remèdes qui agiflent contre 1 

vers. 

Ce feroit abufivement qu'( 

écriroit Antelmentique. 
Anthère , f. f. t. de Botanique. 
Anthiope , f. f. Reine des An» 

zones. 
Anthologie , f. f. Recueil d'Éf 

grammes Greques. Ce mot 

gnifie proprement Recueil 

fieurs. 

Ce feroit abufivement qu*- 

écriroit Antologie, 
Anthora , f. f. Plante. 
Anthoxanthum , f. m. Plante. 
Anthracofe , f. f. t. d'Oculifte. 
Anthrax , f m. t. de Médecine. 
Anthropologie , f. f. Science ( 

conduit à la connoiffance de l'ho 

me & du corps humain ; ou fiç 

re par laquelle l'Écriture faii 

attribue à Dieu des aélions 

des afFeftions humaines. 
Antrhopomancie , f. f. Efpece de I 

vination qui fe fait par l'infp 

£tion des entrailles d'un homi 

mort. 
Anthropomorphite , f m. & f. Ç 

attribue à Dieu une forme h 

maine. 
Anthropopathie , f f. Difcours f 

lequel on attribue à Dieu ce c 

ne convient qu'à l'homme. 
Anthropophage , f. m. & f. Q 

mange les hommes. 
Anthropophagie , f. f. l'AtSlion 

manger les hommes. 
Anti , efpece de prépofition qui 

trouve devant plufieurs mots. 
Antiapopledique , adj. t. de Méc 

cine. 
Antibacchique , f. m. t. de Poé: 

Latine. 
Anticabinet , f. m. 
Antichambre , f. f. 



ANT 

ijtichrêre , f. f. Terme de Pratî- 
que. 

lîtichrétien , ene , f. m. & f. Op- 
posé à Jeius-Chrlft. 
[itichriftianirme , f. m. Religion 
opposée au Chriftianirme, 
ijîichthone , f. m. 6c f. t. de Géo- 
graphie. Qui habite uns terre op- 
posée à celle qu'habite un autre. 

Il faut y conferver les deux h. 
îiticipation , f. f. Action par la- 
quelle on anticipe. 
i iticipé , ée 3 part, 
iticiper , v. a. Prévenir , ufurper. 
i Jticœur , f. m. Maladie de che- 
val. 

! iticour , f. f. Première cour. 
fiticyre , Ile féconde en Ellébore, 
îitidate , f. f. Date antérieure. 
! itidaté , ée , part. 
! itidater , v. a. 

f itidotaire , f. m. Recueil de re- 
mèdes. 

(itidote , f. m, Contrepoifon. 
îitiene , f. f. t. d'Égliie. 

On écrit aufli j4ntienne ; luais 
■rien n'y exige cette duplication. 
Ce terme vient du vieux mot 
i Andphône» 

litigorium, f. m. autrement dit 
A^ur. 

(itilogarithme , f. m. t. de Géo- 
métrie. 

htilogie , f. f. Contradi£lion des 
îpaffages d'un auteur, 
htimélancholique , f. & adj. Con- 
traire à la niélancholie. 
iitimenfe , f, f. Efpece de nape 
qui fert à l'Autel, 
iitimoine , f. m. Minéral, 
iitimonial , aie , adj. t. de Mé- 
decine. 

ntinational , aie , adj. Opposé à 
la nation. 

iniinomie , f. f. Contradiftion qui 
fe trouve entre dei^ Loix, 



ANT 47 

Antipape , f. m. Concurrent du 
Pape. 

Antiparallele , adj. m.^& f. t. de 
Géométrie. 

Obfervez qu'à la fin il ne faut 
qu'une l , parce que ce mot vient 
du Latin AntiparaUelus» 

Antipathie , f. f. Averfion naturele. 

Antipathique , adj. Contraire , op- 
posé. 

Antipériftahique , adj. Opposé au 
mouvement périllaltique. 

Antipériftafe , f. f. t. de Philofo- 
phie. Combat de deux qualités 
contraires , comme du froid & 
du chaud. 

Antipeftilemiel , ele , adj. Opposé 
à la pefte. 

Antiphonier , f. m. t. de Liturgie. 
On dit aufll Antiphonaire du 
Latin Antiphonanum , comme de 
Breviarium Bréviaire : mais l'A- 
cadémie préfère Antipkonicr , qiu 
eft plus François. 

Antiphrafe , f. f. Ironie. 

Antipodes , f. ra. plur. Ceuîe qui 
habitent fous l'hémifphere qui 
nous eft opposé. 

Antiptôfe , f. f. figure de Grammaires 
par laquelle on met un cas pour 
un autre. 

Antiquaille , f. f. t. de mépris pour 
déiigner des chofes antique* de 
peu de valeur. 

Antiquaire , f. m. Celui qui a U 
cpnnoiiTance des monumens an- 
ciens. 

Antiquariat , f. tn. Connoiffance 
de l'Antiquité. 

Antique , adj. Ancien. 

Antique , f. f. Monumens anciens; 

à l'Antique , adv. À la manière 
antique. 

Antiquer , t. de Relieur, C'efl enjo- 
liver la tranche d'un livre de Peti» 
tes figures de diverfes couleurs. 



î4,g A N T 

Antiquité , f. f. Anciéneté , ou les 
fiecles pafsés. 

Antifale , f. f. Première fale. 

Antifciens , f. m. piur. t- de Géo- 
graphie. On appelé ainfi les peu- 
ples qui étant deçà & delà l'équa- 
teur ont à midi leurs ombres op- 
posées. 

Antiftrophe , f. f. Figure de Rhé- 
torique. Converfion réciproque 
de deux ternies conjoins 6c dé- 
pendans l'un de l'autre. 

Antitenar , f. m. t. d'Anatomie. 

Antithefe , f. f*. Figure de Rhéto- 
rique. Oppofition de mots ou de 
pensées. 

On prononce abufivement An- 
tithefe. 

Aniitype , f. m. Type , ou figure 
qui en reprélente unje autre. 

Antivénérien , f. m. & adj. t. de 
Médecine. 

Antœciens , f. m. plur. t. de Géo- 
graphie. On appelé ainû les peu- 
ples qui habitent fous un même 
méridien , mais fur des parallèles 
opposées. 

Antoifer , v. a. t. de Jardinier. 

Antoit , f. m. Outil de Marinier. 
Inftrument de fer courbé. 

Antonins , ou Antoniftes , Reli- 
gieux de Saint Antoine, 

Antonomaie , f. f. Figure de Rhé- 
torique , par laquelle on fe fert 
d'un nom appellatifau lieu d'un 
nom propre , comme TApôtre 
pour dire Saint Paul. 

Antre , f. m. Caverne. 

Anuiter , s'Anuiter , v. n. paf. 
Voyager la nuit. 

Anulation , f. f. Aftion d'anuler , 

Anulé , ée , part. 

Anuler , v. a. Rendre nul. 

On écrit auffi Annuler ; mais 
on prononce Anuler , 6c ce 
mot vient du François Nul^ com- 
ine de Cul y AcuUr, 



A P A 

Anus , f. m. t. d'Anatomie ,empn 
té du Latin , par les Médecine 
L'<2 eft long dans ce mot 
françois comme en latin. 

Anxiété , f. f. t. de Morale, Pein 
tourment. 

Aorirte , f. m. t. de Gramma 
Greque. 

On prononce Orijîe. 

Août , f. m. Huitième mois 
l'année : fixieme chez les Ancic 
qui commençoient l'Année 
Mars : delà vient que le fuiv; 
eft appelé Septembre, 

Aoûté a ée , part. 

Aoûter , V. a. Faire Mûrir. 

Aoûteron , f. m. MoifToneur. 
On prononce Oùt &L Outero 
néanmoins TAcndémie veut c 
l'on prononce Aoûter, 

Apagogie , f. f. t. de Rhétoriqi 
Demonftratioji d'une propofiti 
par l'abiurdité de la propofiti 
contraire. 

Apaisé , ée , part. 

Apaifer , v. a. Adoucir , calme 

On écrit auiîi Appaifer : m 

ce mot vient de Paix , rien î 

exige le doublement , & l'A 

demie écrit Apaifer, 

Apalachine , f. f. Plante. 

Apalath , f. m. Plante. 

Apanage , f. m. Terre* que les Se 
verains donnent pour partage: 
leurs puînés. 11 fignifie aufTi d 
pendance d'un autre. 

Apanage , ée , part. 

Apanager , v. a. Donner en af 
nage , Acad, Fur. 

Apanagifte , f, m. Qui a un af 
nage. 

Danet & Joubert doublent 
p dans ces mots : mais du Ca 
ge prouve qu'il n'y en faut qu'u 
parce qu'ils vienent du Lai 
Apanagium^^ 

Apanthropi( 



A P A 

panthropie , f. f. t. de Médeci- 
ne. Mifanthropic qui vient de 
maladie. 

.pareille , ée , part, 

.pareiller , v. a. Affortir. 

.pareilleur , eufe , f. m. ÔC f. Qui 
apareille , &c. 

On écrit aufîi Appareiller ;n\d\s 
ce mot vient du François Pareil j 
rien n'y exige le doublement. 

.parenté , ée , adj. 

!\parenter , y. n. s'Allier. 

On écrit aulB s'Apparenter \ 
mais ce mot vient du François 
Parent ; rien n'y exige le dou- 
blement. 

! parelTer , v. a. Apefantir refprit. 

Ce mot eft nouveau , & quel- 

qu 'oppofiticîi qu'il ait trouvé . il 

y a apparence qu'il réuiTira \ car 

t il eft expreffif. 

.parié , ée , part. 

.parier, v. a. Joindre des chofes 
qui doivent aller naturélement 
enfemble. 

On écrit aufîî Apparier ; mais 
ce mot imité du Latin , n'envient 
pas ; il a le même fens & la même 
origine {:^Apareiller ; rien n'y 
exige le doublement. 

parîment , f. m. A61ion d'aparier. 
On écrit âu(^\Apariemen[ , mais 
cet e ne fe prononce pas. 

paritoire , T. f. Herbe. 

paroner , v. a, t. de Jaugeage. 

parte , f. m. t. de Théâtre. C'eft 
ce qu'un aèteur dit à part , & com- 
me avec Toi-même. 

Ce mot emprunté du Latin 
à parte , ne prend point d's au 
pluriel. 

parlement, f. m. Logement com- 
posé de plufieurs pièces. 

piartenance , f. f. Dépendance. 

partenant , ante , adj. Qui apar- 
tient. 



A P A ^ 4P 

Apartenir , v, n. Être à quelqu'un. 
Il le conjugue comme tenir» 
On écrit aulfi Apparienir : il vient 
du Latin Pertincre : mais le com- 
posé n'étant point ufité en Latin , 
rien n'y exige le doublement. 

Apas , f. m. Attrait , charme. 

Apât , f. m. Ce qu'on met à un 
hameçon pour prendre & attirer 
le poiPion. 

Apâtelé , ée , part. 

Apâteler , v. a. Donner de l'aliment 
à des oifeaux. 

Apâté , ée , part, 

Apâter , V. a. Attirer avec, un apât. 
On écrit aulli Appas , Appât 
& Appâter ; mais ces mots n'ont 
point d'étymoîogie Latine qui 
oblige d'y conl'erver ce double- 
ment. 

Apathie , f. f. t. de Philofophie; 
Infenfibilité morale pour toutes 
choies. 

Apathique , adj. Infenfible à tout, 
Richelet retranche ïh de ces 
mots fans raifon. 

Apaumé , ée , adj. t. de Bîafon. 

Apauvri , ie , part. 

Apauvrir , v. a. Rendre pauvre, 

Apauvrifîement , f. m. L'état de 
pauvreté. 

On écrit auiîî Appauvrir ; mais 
ce mot vient du François Pauvre , 
& rien n'y exige le doublement. 

Apédeute , f. m. Ignorant. 

Apédemifme , f. m. Ignorance des 
Belles-Lettres. 

Apennin, f. m. Nom d'une célèbre 
montagne de l'Europe. C'eft une 
branche des Alpes. 

Apens , adj. Voyez Guet-appens, 

ApepHe , ù f. t. de Médecine. Mala- 
die qui confifte à ne point digérer. 

Apercevable , adj. Qui peut être 
aperçu. 

Apercevoir , y. 2. Commencer à voir. 



jo A P E 

Il Ce conjugue comme recevoir. 
On écrit aulîi Appercevoir ; mais 
il vient du François Percevoir ; 

■ rien n'y exige le doublement , & 
l'Académie écrit Apercevoir» 

Aperçu , ue , part. 

Autrefois on écrivoit Aperçeu ; 
maintenant on écrit comme on 
prononce , Aperçu» Voyez la Pré- 
face , lettre //. 

Aperchtïr , v. a. t. d'Oifeleur. C'eft 
remarquer l'endroit où un oifeau 
fe retire pour y pafler la nuit. 

Apéritif, ive, adj. t. de Médecine. 
Qui ôte les obftruftions. 

Apertement , adv. Manifeftement. 

ApetifTement, f. m. Diminution. 

Apetifsé , ée , part. 

Apetiflèr , y. a. Rendre plus petit. 
On écrit auffi Appetijfer ; mais 
ce mot vient du François Petit ; 
rien n'y exige le doublement , ôc 
l'Académie préfère ApetiJJer. Ob- 
servez que le premier e doit refter 
muet comme il l'eft dans Petit, 

Aphélie , r. m. & adj. t. d' Agrono- 
mie. 

Aphéréfe , f. f. t. de Grammaire. 
Retranchement. ■ 

On prononce abufivement>^/7A<r- 
rêfe ; il vient du Latin Apharejes , 
où l'e eft bref. 

Aphonie , f. f. t. de Médecitie 
Extindiion de voix. 

Aphorifme , f. m. Principe d'une 
Science. Maxime. 

Aphoriftique , adj. t. de Médecine. 

Aphte , f. f. t. de Médecine. 

Api , f. m. Sorte de Pomme. 

Apiétrir , v. n. Devenir piètre. 

Apiquer, v. n. t. de Marine. Il fe 
dit d'un vaiffeau qui approche de 
l'ancre mouillée , & lorfque le 
cable commence à être perpen- 
diculaire. 

Apis j f. m. Divinité Égyptiene. 



A p L 

Aplaner , v. a. t. de Couverturîei 

C'eft faire venir la laine avec de 

chardons. 
Aplaneur , f. m. Celui qui prépa 

re des couvertures avec des chai 

dons. 
Aplani , ie , part. 
Aplanir , v. a. Rendre plan & un 
Aplaniflement , f. m. L'a6lion d'à 

planir. 
Aplanifleur , f. m. Ouvrier qui don 

ne une féconde préparation au 

draps , après leur première ton 

fure. 

On écrit auffi AppUnir ; mai 

ce mot vient du François Plan 

rien n'y exige le doublement 

& l'Académie préfère Aplanit 
Aplati , ie , part. 
Aplatir, v. a. Rendre plat. 
Aplatiflement, f.m.L'adion d'aplatîi 
On écrit auiïi Applatir : mai 

ce mot vient du François Plat 

rien n'y exige le doublement , 6 

l'Académie préfère Aplatir. 
Aplefter , v. a. t. de Marine. Éten 

dre les voiles. 
Aplomb , f. m. Ligne perpendicu 

laire à l'horizon. 
Apnée , f. f. t. de Médecine. Étai 

dans lequel la réfpiration paroîi 

prefque abolie. 
Apocalypfe , T. f. Révélation. 
Apocalyptique , adj. Qui tient de 

la révélation. 
Apocope , f. f. t. de Grammaire. 

Racourciflement. 
Apocrifiaire , f. m. Nom qu'on 

donnoit au député d'une Églife. 
Apocrouftiques , f. m. plur. t. de 

pharmacie. Médicamens. 
Apocryphe , adj. Secret , inconnu » 

& douteux. 

Richelet écrit Apocriphe y fans 

fe foucier du Latin Apocryphus, 

d'oÎJ ce mot tire fon origine. 



A P O 

pocyn , f. m. Plante ou Arbrif- 

i'eau. 

podidique, adj. t. de Logique. 

Démonftratif , & convaincant, 
.pogée , r. m. t. d'Aftronomie. 

C'eft le point le plus éloigné du 

centre de la terre, 
.pographe , f. m. t. dogmatique. 

C'eft une copie de quek^ue livre 

ou écrit, 
.point , r. m. Menue monoie que 

l'on donne pour achever une 

fomme qu'on ne peut faire en 

grofles pièces. 

pointé, ée , part. & f. m. 
.pointement , f. m. t. de Palais. 

Il fignifie aufîi les gages d'une 

perfone employée. 

pointer , v. a. t. de Palais. 
pointiffer , v. a. t. populaire. Ren- 
dre pointu. 

On écrit auffi Appoint , appoin- 
ter , Appointijjer ; mais ces mots 

vienent du François Point ou 

Pointu ; & rien n'y exige le 

doublement, 
ipollon , f. m. Fils de Jupiter & 

de Latône , & frère de Diane. 
kpologétique , adj. Ce qui juftifie. 
apologie , f. f. Difcours pour ju- 

flifier quelqu'un, 
kpologique , adj. Qui tient de Ta- 

pologie. 
Ipologifte , f. m. Qui écrit une 

apologie, 
apologue , f. m. ]nflru6lion mora- 

rale tirée de quelque Fable. 
Vpoltronir, v. a. t. de Fauconerie. 

Couper les ongles à un oifeau. 
\pomécométrie , f. f. Art de me- 

furer les objets hors de portée. 
\poneurôfe , f. f. t. de Méde- 
cine, 
^pophlegmatifmes , (. m. plur. t. 

de Médecine. 
A.pophthegme , f, m. t. de Rhé- 



A P O SX 

torique. Sentence courte & in- 

génieufe. 
Apophyge, f. £;*.t. d'Archite<fture. 

Endroit où la colonne fort de fa 

bafe , & commence à monter. 
Apophyfe , f. f. t. de Médecine. 

Partie éminente qui s'avance hors 

du corps d'un os. 
Apoplectique , adj. Qui tient de 

l'apoplexie. 
Apoplexie , f. f. Privation foudai- 

ne de fentiment & de mouve- 
ment. 
Apore , r. m. Problême difficile ai 

refondre. 
Apofiopêfe , f. f. t. de Rhétorl-* 

que. Réticence. 
Apoftafie , f. f. Défertion de U 

vraie Religion , ou d'un Ordre 

dans lequel on a fait profeffion. 
Apoftafier , v. n. Tomber dans Ta- 

poflafie. 
Apoftat , f. m. Celui qui eft coupa-; 

ble d'apoftafie. 
Apofté , ée , part. 
Apoflême , f. m. Enflure extérieure^ 

avec putréfaction. 

C'efl: ce qu'on appelé abufi* 

vement Apoflume. Ce mot vient 

du Latin Apoflema. L'Académie 

écrit Apoftérne , quoiqu'elle ait 

confervé le verbe Apoflumer. 
Apofter, v. a. Employer quelqu'un 

à entreprendre , à faire quelque 

chofe. 

Autrefois on écrivoit ce mot 

avec deux pp ; mais ce n'eft plus 

l'ufage. 
Apoilille , f. f. Adition faite à la 

marge d'un écrit. 
Apoiliiié , ée , part. 
Apoftiller , v. a. 
Apoftis , f. f. t. de Marine. 
Apoftolat , f. m. Dignité , minifle-? 

re d'Apôtre. 
Apoiloiin , f. m. Religieux. 
Gij 



r^2 A P O 

Apofloliqiie , adj. Qui vient <îes 
Apôtres. 

Apoftoliquement , adv. 

Apodolorum , f. m» Sorte d'on- 
guent. 

Apoftrophe , f. f. En t. de Gram- 
maire j c'eft une virgule qu'on 
met entre deux lettres. En terme 
de Rhétorique , c'eft une figure 
par laquelle on adrefle direde- 
ment la parole à quelqu'un. 

Apoftrophé , ée , part. 

Apoftropher , v. a. Adrefler la paro- 
le à quelqu'un dans un difcours. 

Apoftume , r. f. V. Jpoficme. 

Apoftumer , v. n. Ce mot vieillit , 
on dit Suppurer. V. Jpoflémc, 

Apothéôfe , f. f. Déification. 

Apothéose , ée , adj. Déifié. 

Apothicaire , f. n\7" Acad. Fur. 

Ce mot vient du Latin ApO' 
teca , tout lieu où l'on tient quel- 
que chofe en réferve ; & du Can- 
ge prouve qu'on a toujours écrit 
Apothecarïus : ainfi Richelet & 
Joubert ont tort d'écrire Apoù- 
Caire fans h. Ceux qui écrivent 
jîpotiquaire font encore plus 
mal. 

Apothicairerie , f. f. Salle où l'on 
garde les drogues de Médecine. 

Apothicairefle , f. f. Celle qui a foin 
de l'Apothicairerie. 

Apotome , f m. t. d'Algèbre 6c de 
Mufique. 

Apôtre , f. m. Difciple du Sauveur. 

Apotropéen , ene , f. m. & f. Ce 
mot ell Grec & veut dire celui 
qui détourne quelque chofe de 
mauvais, 

Apozeme , f. m. t. de Médecine. 
Déco6lion de plufieurs fimples. 

On prononce abufivement 
'Apo{cme : il vient du Latin ApO' 
^gfna ovi r^ eft bref» 



A P P 

Apparat , f. m. Préparation à un 
aftion folemnelle. A6lion fait 
avec éclat. 

Apparaux , f. m. plur. Agrès d'u; 
vaifleau. 

Appareil, f. m. Préparatif, ma 
gnificence. C'eft auffi un t. d 
Chirurgie. 

On conferve les deux pp dan 
ces mots , parce qu'ils vienent di 
Latin Apparatus. 

Appareillage , f. m. t. de Marine 

Apparemment , adv. Vraifembla 
blement , en apparence. 

Apparence , f. f. Ce qui paroît. 

Apparent , ente , adj. Certain 
évident. Il fe dit aufti de ce qu 
n'eft que vraifemblable , & di 
ce qui eft faux. 

Appariteur, f. m. Bedeau. Sergent | 

Apparition , f. f. Vifion. 

Apparoir , v. n. t. de Palais. Être i 
manifefte. 

Apparoître , v. n. Se faire voir , A 
montrer. 

Apparu , ue , part. 

On conferve dans ces mots le? 
deux pp , parce qu'ils vienent di; 
Latin Apparere. 

Appeau , f. m. Oifeau privé dont 
on fe fert pour appeler les autres; 
forte de fiflet qui contrefait le 
chant des oifeaux. 

Appel , f. m. L'aftion d'appeler. 

Appelant , ante , f. m. & f. 

Appelé , ée , part. 

Appeler^ v, a. Nommer, défigner,' 
faire venir , &c. 

On écrit auftî Appeller , parce 
qu'en effet ce mot vient du La- 
tin AppelUre : mais on prononce 
Appeler , & l'Académie s'eft dé- 
terminée à l'écrire ainfi, du moins 
partout où ce premier e eft muet; 
car loffqu'on le prononce , l'Aca- 
démie pour le faire prononcer \m, 



A P P 

end 17 en écrivant J'appelle. Tap- 

^eloïs , T appelai , T appellerai , 

kc. Ce qui produit une variété 

lans la conjugailbn de ce verbe. 

vlais Xe pénultième fuivi de Xe 
nuetfe prononce nécelîairement : 
k; dans les autres cas un accent 
Lir cet é fuffit pour le faire pro- 
oncer : ainfi fans avoir befoin 
e rapeler en aucun cas les 
eux // , il fuffit d'écrire Tappe- 
.' , f appelais , J'appelai , J'ap- 
élerai , &:c. Ce verbe alors fe 
onjugue fans aucune variation 
orthographe. On confervera feu- 
;ment les deux // dans les deux 
lots fuivans. 

i )ellatif , ive j adj. t. de Gram- 
laire. 

I )ellation , f. f. t. de Palais. 

' On conferve les deux pp , & 
s deux // dans ces deux mots , 

' arce qu'ils vienent immédiate- 

: lent du Latin yippellaùo , Ap- 
Hlativus. 

. >endice , f. m. Ce qu'on ajoute 
1 forme de fupplément à la fin 
un livre. 

■encire , v. a. Pendre , attacher, 
en du , ue , part. 
On conferve dans ces mots 
s deux pp , parce qu'ils vie- 
înt du Latin Appendere, 

i lens. V. Guet-appens. 

i^entis , f. m. Toit adofsé con- 
e un mur , qui n'a qu'une feule 
Dnte. 

i] ert , V. imperf. Comme il appert. 

■ erme de Palais. 
Furetiere & Danet écrivent 
nfi , pour fe conformer à l'an- 
cn uiage & à l'étymologie de 
î mot qui vient d'apparet. Quel- 
les Auteurs écrivent apen , par- 
: qu'ils croient que ce mot vient 
1 Latin apertum. 



A P P yj 

Appefanti , ie , part. 

Appefantir , v. a. Rendre plus pefant. 

Appefantiffement , f. m. L'état 
d'une perfone appefantid» 

Ces mots vienent du François 
Pefant ; & par cette raifon fem- 
bleroient n'avoir pas befoin du 
doublement : mais ce doublement 
les rend plus énergiques. On y 
conferve Ve muet comme dans 
Pefant. 

Appété , ée , part. 

Appétence , f. f. t. dogmatique; 
Aâion d'appéter , ou de tendre. 

Appéter , v. a. Ne fe dit guère 
que des defirs qui vienent des 
caufes natureles. L'e de la fécon- 
de fyllabe fe prononce fermé. 

Appétibilité , f. f. t. de Philofo- 
phie. 

AppétifTant , ante , adj. 

Appétit , f. m. Inclination , defir de 
manger. 

à l'Appétit , manière de parler ad- 
verbiale , pour dire , par envie 
d'épargner. 

Appétitif , ive , adj. Concupifcible; 

Appétition , f. f. Paflion de l'ame. 
Tous ces mots confervent les 
deux pp , parce qu'ils vienent du 
Latin Appeterc, 

Applaudi , ie , part. 

Applaudir , v. a. Approuver paf 
un battement de mains. 

Applaudiflement , f. m. 

On conferve les deux pp dans 
ces mots , parce qu'ils vienent du 
Latin Applaudere. 

Applicable , adj. 

Application , f. f. 

Applique , f. f. Or d'applique , c'eft- 
à-dire , or que l'on applique. 

Appliqué , ée , part. 

Appliquer , v. a. Mettre une chofe 
fur une autre , &c. 

Ces mots eonfervent les deux 



5^ A P P 

pp , parce qu*ils vienent du La- 
tin j^pplicare. 

Apport , f. m. Marché où l'on ap- 
porte. 

Apporté , ée , part. 

Apporter , V. a. 

Ces mots confervent les deux 
pp y parce qu'ils vienent du La- 
tin Apportarc, 

Apposé , ée , part. 

Àppofer , V. a. t. de Pratique. 

Appofition , f. f. L'a6Uon d'appofer. 
On doit écrire V appofition du 
fceau , non pas la pojînon du 
fceau , parce que l'on dit àppo- 
fer le fceau. Ces mots confervent 
les deux pp , parce qu'ils vienent 
du Latin Apponers : & on les 
prononce même dans Appo{hion» 

Appréciateur , f. m. 

Appréciation , f. f. Eftimatlon faîte 
par Experts. 

Apprécié , ée , part. 

Apprécier , v. a. Mettre le prix. 
Ces mots confervent les deux 
pp , parce qu'ils vienent du Latin 
Àppreciare. 

Appréhendé , ée , part. 

Appréhender , v. a. Craindre , 
avoir p^ur. En t. de Palais il fi- 
gnilîe , prendre , arrêter. 

Appréhenfif , ive , adj. Timide. 

Appréhenfion , f. f. Crainte , prife, 
faifie. 

Ces mots confervent les deux 
pp , parce qu'ils vienent du Latin 
Àpprekendere , quoique dans un 
fens différent. ^ 

Apprendre , v. a. Acquérir quelque 

connoiffance qu'on n*avoit pas. 

11 fe conjugue comme Prendre. 

Apprenti, f. m. Ceîni qui apprend. 

Apprentie , f. f. Celle qui apprend. 

On dît auflî sbufivement Âp- 

premif, au mafculin , & ^pprcn- 

tiffe au féminin ; T Académie dé- 



A P P 

cîde pour Apprenti O Apprem 
Apprentiflage , f. m. L'état de 

lui ou de celle qui apprend. 
Tous ces mots confervent 

deux/?;?, parce qu'ils vienent 

Latin Apprehendere , quoic 

dans \m iens différent. 
Apprêt , f. m. Préparation p 

quelque chofe. 
Apprête , f. f. Petits morceaux 

pain menus , & taillés en lo 
Apprêté , ée , part. 
Apprêter , v. a. Préparer. 
Apprêteur , f. m. Celui qui appn 
Ces mots confervent les d( 

ppi parce qu'ils vienent du L 

Apparere. 
Apris , ife , part. 
Approbateur , f. m. Celui qui 

prouve. 
Approbatif , ive , adj. Qui tén 

gne de l'approbation. 
Approbation , f. f. Confenteme 

&c. 
Approbatrice , f. f Celle qui 

prouve. Ce mot n'eft: pas enc 

bien établi ; mais je ne de 

pas de fon fuccès. 

Ces mots confervent les d' 

pp , parce qu'ils vienent du L 

Approbare. 
Approchant , ante , adj. Qui 

proche. 
Approche , f. f. Mouvement 

lequel on s'avance vers un ob 
Approché , ée , part. ' 

Approcher , v. a. ' 

Ces mots confervent les d( 

pp , parce qu'ils font imités 

Latin Approxitnare, 
Appropriance , f. f. t. de Coutui 
Appropriation , f. f. L'aftion 

s'approprier. 
Approprié , ée , part. 
Approprier , v. a. Rendre une c, 

fe propre. 



A P R 

; Ces mots confervent les deux 
i'^ , parce qu'ils font empruntés 

u Latin Appropriare , de la baffe 

-atinité. 

éprouvé , ée , part. 
trouver , v. a. Agréer , con- 

;ntir. 
Ces mots confervent les deux 

, parce qu'ils vienent du Latin 

tpprobare. 
jiroximation , f. f. t. d'Arithmé- 

que & d'Algèbre. 
Ce mot conferve les deux pp , 

arce qu'il dérive immédiatement 

i Latin Approximatio. 
]2 , adj. Raboteux , violent , 

^ide , ardent. 

pment , adv. Avec âpreté. 
ps, Prépofition de tems , d'or- 

e & de lieu, 
ps-coup , façon de parler ad- 

•rbiale. 
p:s-demain , adv. 
fîs-dîner , f. m. Tems qui fuit 
i.médiatement le dîner, 
pîs-dînée , f. f. Tems qui s Gé- 
lule dépuis le dîner jufqu'au 
lir. 

p:s-midi , f. f. Intervalle depuis 
idi jufqu'au foir. 
pi's-quoi , façon de parler ad- 
^ rbiale. 

p:s-fouper , f. m. Tems qui fuit 
iimédiatement le fouper. 
ps-foupée, f. f. Tems qui s'é- 
cule depuis le fouper jufqu'au 
cucher. 

Js-tout , façon de parler adver- 
hle. 

3: té , f. f. Qualité de ce qui eft 
are. 

On écrivoit autrefois A [prêté , 
ele dérivant du Latin A [périt as. 
\ la Préface , art. du Circon- 
fxe. 
p'r^oisé , ée , paru 



A PU rr 

Apnvoifer , v. a. Rendre doux & 
privé. 

On écrit auffi Apprivoi[er\ mais 
ce mot vient du François Privée 
6l rien n'y exige le doublement, 

Aprofondi , ie , part. 

Aprofondir , v. a. Rendre profond, 
ou pénétrer au fond. 

Aprofondiffement , f. m. A6Hon 
d'aprofondir. 

On écrit auffi Approfondir ^ 
mais ce mot vient du François 
Profond , & rien n*y exige le 
doublement. 

Apron , f. m. Poiffon d'eau douce, 

Aprovifioné , ée , part. 

Ap^ov^floneme^lt , f. m. 

Aprovifioner , V. a. Faire des pro« 
vifions. 

On écrit auffi Approvijîonner j 
&c.mais ces mots vienent du Fran- 
çois Provifion ; & rien n'y exige 
le doublement , ni du ^ , ni de Xn* 

Apte , adj. t. de Palais. 

Aptitude , f. f. Difpofition à quel- 
que chofe. 

Apui , f. m. Soutien. 

Apuié, ée , part. 

Apuier , V. a. & n. Soutenir. 

On écrit auffi Appui & ap» 
puyer : mais rien n'y exige le dou- 
blement du ^ , & quant à l'y, il 
ne pouroit y être confidéré que 
comme ayant la valeur de deux i , 
ce qui feroit une prononciation 
vicieufe devant Ve muet , où en 
effet l'Académie ne met qu'un i, 
comme dans J'apuie , tu apuies , 
&c. Il en fera de même au futur , 
J'apuierai , ( que l'on prononce 
J'apuirai ; de même au condi- 
tionel Papuierois, Or cet i qui eft 
néceffaire dans ces trois pofitions, 
fuffit dans toutes les autres : Pa^ 
puie , tu apuies , /'/ apuie ; nous 
apuions , vous apuie^ , ils apuienu 



Ï<J A Q U 

J'apuiois , &c. Nous apuîïons ,' 
&LQ. Tapuiai y &c. Qwe J'apuie, 
&c. Qwf /20«^ j:^«iz ons , &c. Alors 
ce Verbe le conjugue régulière- 
ment & fans variété d'orthogra- 
phe. 11 refte feulement à obferver 
qu'on ne doit pas prononcer 
Apu-ier , mais Apui-er. 

Apui-main , f. m. t. de Peintre. 

Apuré , ée , part. 

Apurement , f. m. t. de Finance. 

Apurer , v. a. Clore un compte. 
C'eft auffi un t. de Doreur fur 
métal. 

Apyre , adj. t. d'Hiftoire naturels 
Ce qui réfifte au feu. 

Apyrexie , f. f. t. de Médecine. 
CcïTation de la fièvre. 

Aquatile , adj. Qui naît & fe fleu- 
rit dans l'eau. 

Aquatique , adj. Plein d'eau. 

Vïonoï\QQz Acouatile & Açoua- 
tique. 

Aqueduc , f. m. Con{lru<5lion de 
pierre faite dans un terrain inégal 
pour conferver Teau de niveau. 
Prononcez Akeduc. 

Aqueux , eufe , adj. Plein d'eau , 
ou qui eft de la nature de l'eau. 

Aquila-alba , t. de Chimie , em- 
prunté du Latin. 

Aquilin , adj. Courbé comme le 
bec d'un aigle. 

Aquilon , f. m. Vent furieux & 
extrêmement froid. 

Aquilonaire , adj. Qui tient de l'A- 
quilon. 

Aquit , f. m. Quitance , décharge. 

Aquit-à-caution , f m. t. de Doua- 
ne & des Aides. 

Aquitaine , partie des Gaules , au- 
jourd'hui la Guienne & la Gal- 
cogne. 

Aquité , ée , part. paf. 

Aquiter , v. a. Rendre quite. 

s'Aquiter , v. r. 



A R A 

Danet écrit Acquiter & Àcqi 
ter. Mais on prononce. Aquit 
Ce mot vient du François qui 
ou quite , &. comme l'on pi 
nonce quiu , on prononce ai 
Aquiter , avec un feul /, Le c 
tenoit heu que de la rédupli( 
tion de la lettre q , que l'on r 
double plus dans la prononc 
tion. Voyez la Remarque 
Abatre. 

Aquit-patent , f. m. t. de Finan 

Arab-j , f. m. & f. Qui eft de 1' 
rabie. Au figuré , dur , avare. 
Ce feroit abufivemcnt qu' 
prononceroit Arabe . puifque 
fécond a eft bref dans le La 
Arabes, 

Arabefques , f. f. plur. t. de Pe 
ture 6c de Sculpture. 

Arabique , adj. Qui efl d'Aral 

Arac , Arack , ou Rak , f. m. E; 
de-vie que font les Tartares. , 

Arachné , f. f. Habile brodeufe 

Arachnoïde , adj. t. d'Anatomie ,., 

Ar^eoftyle , f. m. V. Aréoflyle, '' 

Araignée , f. f. Infeéle. 

Araires , f. m. plur. Inftrumi , 
d'agriculture. 

Aralia , f. f. Plante. , 

Arambé , ée , part. 

Aramber , v. a. t. de Marine. Aci i 
cher un bâtiment pour venir 
l'abordage. , 

On écrit aufîî Arramber ; 1' , 



cadémie préfère Aramber. 
Arame , f. m. Palais des Rois , 

Perfe. ; 

Aramer , v. a. t. de Manufaâi ' 

de lainage. 
Arangé , ée , part. 
Arangement , 1. m. Ordre da 

lequel on met les chofes. 
Aranger , v. a. Mettre quelq 



diofe en ordre. 

Pn écrit auiïï Arranger : m 
ce n 



A R B 

!e mot vient du François Rjngi 

k rien n'y exige le doublement, 
hnjuez , Maifon de Campagne 

les Rois d'Efpagne. 
hnteles , f. m. plur. t. de Vénerie. 
;'isé ,' ée , part. 

hfement , f. m. t. de Maçonerie. 
Iifer , V, a. t. de Maçor.erle. Mèt- 
re au niveau. 
On écrit auffi Arrafer ; Mais 

e mot vient du François Ras ; 

^ l'Académie préfère Arafer, 
haleté, f. f. Arc d'Acier mon- 

é fur un fût de bois. 
\ >alêtier , f. m. Celui qui tire 

e l'arbalète. 
: Le mot Arbalète vient du Latin 

ircul>alij!a;d'ou Arcubalijlarius^ 

elà régulièrement Arbalêùer , & 
: bufivement Arbalétrier , fondé 

ir ce qu'on a prononcé aufli 

Dufivement Arbalêtre. 
: alétiere d'une Galère, f, f. 

ofle où combatent les foldats. 
. alêtille , f. f t. de Marine. In- 

rument dont on fe fert pour 

rendre les hauteurs des aftres. 
. itrage , f. m. Jugement d'un 

ifférent par arbitres. 
, itraire , adj. Qui dépend de la 

olonté. 
. itrairement , adv. d'une façon 

bitraire. 
iitral , aie , adj. D'arbitre, 
litralement, adv. D'une manie- 

I arbitrale. 

Htration , f. f Eftimation. 
litre , f. m. Franc ou libre ar" 

tre. Faculté de i'ame. 
litre , f. m. & f. Celui ou celle 

ai exerce l'arbitrage, 
litre , ée , part, 
litrer , v. xi. Eftimer une chofe 

1 gros , régler comme arbitre, 
tolade , f, f. t. 6c ragoût de 

"raiteur. 



A R B SI 

Arboré , ée , part. 

Arborer , v. a. il n'a d'ufage qu'au 
iiguré. Planter à la manière des 
arbres. 

Arboribonze , f. m. Prêtre du Ja- 
pon toujours errant, 

Arborisée , adj. f. t. de Lithologie. 

Arboufe , 1. f. Fruit qui croit dans, 
le Languedoc. 

Arboufier , f. m. Arbre qui produit. 
r Arboufe. 

Calepin écrit Arhoujfe ; d'où 
fe formeroiî Arboujjier : mais 
cette Orthographe n'eft plus fui- 
vie. Danet écrit arhoife , arboi- 
fier ; pour moi je préfère ar^ 
boufe , arboufier , à caufe du 
grand nombre d'Auteurs qui font 
de ce fenîim.ent , & parce que 
ces mots font dérivés du Latin 
Arbuius, L'Académie écrit Ar-^ 
boufe & Arboufier. 

Arbre , f. m. Plante ligneufe, 

ArbrijOTeau , f m. Petit arbre. 

Arbrot , f. m. t. d'Oifeleun Petit 
arbre garni de gluaux. 

Arbuïle , f. m. Petit arbrifleau. 

Arc , f m. Inftrument propre à tirer 
des flèches. 

Arcade , f. f. Ouverture cintrée. 

Arcane , f. m. Mot emprunté du 
Latin paries Alchimiiles trour dé- 
figner quelqu'une de leurs opéra-, 
tions myftérieufes. 

Arcangi , f. m. Soldat Turc. 

Arcanfon , f. m, C'eft la Colo- 
phane. 

Arcade , f f. t. de Marine. Culaf- 
fe de navire. 

ArcafTout , f. m. Drogue médici- 
nale de la Chine. 

Arcaune , f. f. Minéral , ou forte 
de craie rouge. 

Arc-boutant , f. m. Pilier qui fert 
à foutenir une voûte , un pont, 

Arc-bouté , ée , part. 

H 



j8 ARC 

Arc-bouter , v. a. Soutenir. 

Dans ces trois mots on ne pro- 
nonce point le c. 
Arc -double au , f. m. t. d'Archite- 

£lure. 

Arceau , f. m, t. d'Archite<^ure. 

Arcenal , f. m. V, Arfenal. 

Arc-en-Ciel , f. m. L'Académie 
écrit au pluriel ytrc-en-Ciels, 

Archaïfme , T. m. t. de Grammaire. 
Expreflion anciene. 

11 y taut une h , quoiqu'elle 
ne le prononce pas. 

Archal , r. m.. Fil d^archal , non 
pas fil de Richard^ comme parle 
le menu peuple. 

Archange , 1. m. Acad. Fur. Dan, 
Pvichelet & Joubert écrivent Âr- 
cangc fans h , contre l'étymolo- 
gie : car ce mot vient du Latin 
Archangelus : mais on n'y pro- 
nonce point Vh. V. la Remar- 
que fur le mot Anachorète , & la 
Préface , lettre h. 

Arche , f. f. Ouverture cintrée qui 
fert fous un pont. 

Arche de Noé , f. f. Bâtiment en 
forme de vaifleau. 

Arche d'alliance , f. f. Cofre my- 
ftérieux chez les Juifs. 

Archée , f. f. t. de Chimie. 

Archelet a f. m. Diminutif d'un arc. 

Archer , f. m. Cavalier de Maré- 
chaufsée ; foldat du Guet. 

Archet, f. m. Petit inftrument pour 
jouer du violon , &c. 

Archétype , f. m. t. de Théologie , 
prononcez ArketypL'. Modèle. 

Archevêché , f. m. Diftri6l ou lo- 
gis d'un Archevêque. 

On écrit aulli Archevêché ^ par- 
ce qu'il vient d'Archev-éque : mais 
on prononce Archevêché , parce 
que la dernière fyllabe ceffant d'ê- 
tre mue'e,la pénultième s'alonge. 

Archevêque , f. m. 



ARC 

Archî , mot que Ton joint à (l*a 

très dans le ftyle familier , po 

marquer un grand excès dans 

choie dont on parle. 
Archiacolythe , f. m. le premi 

acolythe. V. Acolythe. 
Archicamérier , f. m. Dignité pi 

de la perfone du Pape. 
Archiconfraternité , f. f. La premie 

confraternité. 
Archidiaconat , f, m. Dignité , 

bénéfice d'Archidiacre. 
Archidiaconé , f. m. Jurifdi£li< 

fpirituele d'un Archidiacre. 
Archidiacre , f. m. Originaireme 

le premier Diacre : aujourd'h 

c'eft un Prêtre même qui exer 

une forte de Jurifdiétion fur u 

partie d'un diocêfe. 
Archidiocéfain, adj. m. Qui dépei 

du Diocêfe d'un Archevêque. 
Archiduc, f. m. Le premier Duc :tit 

ufité dans la maifon d'Autricli 
Archiduché , f. m. Seigneurie d'i 

Archiduc. 
Archiduchefle , f. f. Epoufe ou fœ 

d'un Archiduc. 
Archiépifcopal , aie , adj. Apart 

nant à l'Archevêque. 
Archiépifcopat , f. m. Dignité d*A 

chevêque. 

On prononce Arkîépifcopali 

Arkiépifcopat» 
Archimage , f. m. Chef de la Rel 

gion des Perfes. 
Archimandrite , f. m. Supériei 

d'un Monaf^ere. 
Archipompe , f. f. t. de Marini 

C'efl le puits du navire. 
Archipresbytéral , aie , adj. Qui r€ 

garde l'Archiprêtre. 
Archiprêtre , f. m. Premier Cur^ 
Archiprêtré , f. m. Charge d*Arch 

prêtre 
Architecte , f. m. Celui qui fait l'ai 

de bâtir. 



ARC 

i-chite<5lonographe , C m. Celui 
qui fait la defcription de quelques 
bâtimens. 

./rchite6lonographie , f. f. Defcri- 
ption des bâtimens. 

Prononcez j4rki dans ces deux 
mots , parce qu'ils font tous grecs , 
& peu ufités dans notre langue , 
qui ne corrompt les mots que 
par le fréquent ufage. 

é chiteâure , f. f. Art de bien bâtir. 

/ chitrave , f. f. t. d'Achitefture. 
Partie de l'entablement qui eft 
au deflbus de la frife , 6c au 
ielTus du chapiteau. 

é chitriclin , f. m. Maître-d'Hôtel. 

4 chives , f. f. plur. Lieu où Ton 
^arde les titres & papiers d'une 
naifon , ou d'une communauté. 

i chivifte , f. m. Celui qui garde 
es Archives , & y travaille. 

ichivolte, f. f. t. d'Architecte. 
\vc contourné. 

i chontat , f. m. Dignité de l'Ar- 
:honte. 

i chonte , f. m. Titre des princi- 
paux magiflrats des républiques 
greques. 

Prononcez Arhontat & Ar- 

■ konte. 

khure , f. f. t. de Menuifier. 

i çon , r. m. t. de Sellier. 

^.çoner , v. a. t. de Chapelier. 

^çoneur , f. m. t. de Manufa<^ure. 

^cot , f. m. Excrément du cui- 
vre dont on fait le potin. 

^ Clique , adj. Le pôle arBique. 
Si Richelet avoit pris garde à 
'étymologie de ce mot , tiré du 
Srec , il n'en auroit pas retran- 
:hé la lettre c. 

/61itude , f. f. t. d'Anatomie. 

/6lium, f. m. Plante. 

/(fturus , f. m. Nom d'une étoile. 

fldélion^ f. f. Homme qui fait le 
30J1 valet. 



ARE s 9 

Ardemment , adv. Avec ardeur. 

Ardenne , Forêt dans le Duché de 
Luxembourg. 

Ardent , ente , adj. Qui eft enflarné. 

Ardeur , f. m. Chaleur véhémente. 

Ardillon , f. m. Peinte qui eft au 
milieu d'une boucle. 

Ardoife , f. f. Pierre brune & tendre. 

Ardoisé , ée , adj. Qui tire fur la 
couleur d'ardoife. 

Ardoifiere , f. f. Lieu d'où l'on tire 
Tardoife. 

Ardre , v. a. Brûler. Il eft vieux. 

Ardu ,ue, adj. Difficile. Il eft vieux. 

Aréa , f. f. t. de Médecine. Mala- 
die qui fait tomber les cheveux. 

Arec ., f. m. Fruit d'un arbre des 
Indes. V. Areque. 

Arène , f. f. Menu fable & mou- 
vant. Place où combatoient les 
Gladiateurs. 

Aréner , v. a. t. d'Architei^ure. 
s'Afaifter. 

Aréneux , eufe , adj. Sabloneux. 

Arenté , ée , part. 

Arentement , f. m. A6tion d'aren» 
ter. 

Arenter , v. a. Donner ou prendre 
à rente. 

On écrit auflî Arrenter ; mais 
ce mot vient du François Remcy 
& rien n'y exige le doublement. 

Aréole , f. f. t. d'Anatomie. 

Aréomètre , f. m. Inftrument pro- 
pre à pefer des liqueurs Ipiri-. 
tueufes. 

Aréopage , f. m. Lieu où s'aflem- 
bloit le Sénat d'Athènes. 

Aréopagite , f, m. Juge de l'Aréo- 
page. 

Aréoftyle , f. m. t. d'Architefture. 

AréoteClonique , t. d'Archite6iure 
Militaire. 

Aréotique , f. m. t. de Médecine. 

Areque , f. m. Palmier de Malabar, 

Arer , v. n. Chafter fur les ancres. 
H.j 



'^o ARE 

Arérages , f. m. plur. Ce qui eft 

dû d'une rente. 
Arérager , v. n. Laiffer courir fur 
foi les arérages d'une rente. 

On écrit auffi Arrérages : mais 
ce mot eft tout François , & rien 
n'y exige le doublement. 

Areftographe , f. m. Compilateur 
d'Arrêts. 

Ce feroit abufivement qu'on 
écriroit Arrétogmphe , parce que 
ce mot vient du Latin Arejîum , 
Arrêt, d'où AreJIographus , Are- 
ftographe. Voyez Arntijîe. 

Arc ce de poiflbn , f. f. Acad. Fur. 
Rich. Joub. Ce qui tient lieu d'os 
dans les poiffons. 

Ménage dérive ce mot du La- 
tin Ari(la , à cauie de la refiem- 
blance qu'il y a entre une arête & 
un épi : ainli il me paroît qu'on 
doit écrire ce mot avec une feule 
r y fuivantl'étymologie & Tufage, 
non pas arrête avec deux rr , 
comme l'écrit Danet. 

Arêtes , f. f. gales qui vienent fur 
les nerfs des jambes de derrière 
d'un cheval. 

Aréthufe , f. f. Compagne de Diane. 

Arêtier , f m. t. de Charpentier. 

Arganeau , f. m. V. Organeau. 

Argémone » f. f. Efpece de Pavot. 

Argent , f. m. Sorte de Métal. 

Argenté , ée , part. 

Argenter , v. a. Couvrir d'argent. 

Argenterie , f. f. VailTele & uten- 
iiles d'argent. 

Argenteux , eufe , adj. Pécunieux. 
il e([ bas. 

Argentier , f m. C'efl une charge 
chez le Roi. 

Argeniihque , adj. t. d'Alchimie. 
Qui a la vertu de faire de l'ar- 
gent. 

argentin , îne , adj. Qui a la cou- 

. leiîf ou le fon de l'argem. 



A R G 

Argentine , f, f. Plante. 

Argent-vif, f. m. V. Vif-argent 

Argiens , f. m. plur. C'eft-à-di lil 
les Grecs. 

Argile , f. f. Terre à Potier. \i 

Argileux , eufe , adj. Qui tient t î 
l'argile. \i 

On écrit aufli Argille & Arg ij! 
leux , parce qu'ils vienent du L 
tin Argilla & Argitlofus : m: J 
en François les deux // après , 
ont ordinairement le fon mouili J 
ce qui fait ici une équivoque : c 
on ne doit pas prononcer ^r^i// J 
comme fi/le, mais Argile, comr 
file : l'Académie lève cette éq J 
voque en écrivant Argile 6^ Ar^ 
leux. J 

Argo , f. m. Navire des Argonî d 
tes , fur lequel Jalon , avec i ij 
Princes Grecs , alla conquérir 
Toifon d'Or, J 

Argonautes , f. m. plur. On noi 
moit ainfi les 52 Princes Gre J 
qui s'embarquèrent avec Jafor 3 

Argot , f m. t. de Jardinage. E i 
trémité d'une branche morte, i 
fignifie auili le langage des guei 

Argoter , v. a. t. de Jard nage, t 

Argoulet , f m. Arquebufier, ' 

Argoufm , f in. Sergent de Galet 

Argue , f. f. Sorte de bâtime 
de mer. • 

Argue , f. f. t. de Tireur d'Or. 1 

Argué , ée , part. 

Arguer , v. a. t. de Palais. Repre 
dre , accufer. 

Argument , f. m. Raifoneme 
qu'on fait en fuppofant certaii ( 
principes d'où l'on tire des cons' 
cuences. 11 fignifie aufTi l'abré^ 
d'une Hiftoire, d'un Poëme, & 

Argumentant , f. m. Celui qui a , 
gumienie. 

Argumentateur , Qui aime à faii , 
des argumens. 



A R I 

Immentatlon , ù f. Manière de 

aire des argumens. 
^;umenter , v. a. Faire des argu- 

nens. 
^;us , f. m. Fils d'Ariftor ; il 

voit , dit-on , cent ieux. 
î^utie , r. f. Argument Tophiftique. 
^^yraipides , f. m. plur. Corps 

'élite de l'armée d'Alexandre. 
^;yrogonie , (. f. La Pierre phi- 

Dfophaîe. 
i;yropée, f. f. Art de faire de 

argent, 
i aniline , f. m. Nom de Se6ie. 

)o6]:rine d'x\rius. 
i das , f. m. Taffetas des Indes 

)rientales. 
\ de , adj. Sec , ftérile. 
idité, f. f. Sécherefle , ftérilité. 
hn , r. m. & f. Qui eft de la 

etle d'Arius. 
\ 2te , f. f. t. de Mufique. Air 
, if & enjoué. 

\ got , f. m. Efpece de Fifre. 
Image , f. m. t. de Marine, 
imé , ée , part. 
Imer, v. a. t. de Marine , & 

l'Épinglier. 

I meurs, f. m. plur. t. de Marine. 
On écrit auflî Arrimer & Arru- 

ncr : l'Académie préfère Arrimer, 

k: l'on prononce Arimer. 
I on , f. m. Fameux Muficien. 
isé , ée , part 

ifer , V. a. t. de Marine. Abaif- 
er les vergues. 
'airque , f. f. Nom d'un Cri- 

ique sévère. 

iitocratie , f. f. Gouvernement 
)o'itique , où le fouverain pou- 
'oir eil: entre les mains des prin- 

ipaux de l'État. 

iflocratique , adj. Qui apartient 
: i'Ariftocratie. 

iflocratiquement, adv. D'une raa- 
liere ariflocratique. 



A R I «?r 

Ariflodémocratie , f. f. Gouverne- 
ment , où la noblefle & le peu- 
ple ont conjointement l'autorité. 

Ariftodémocratique , adj. Qui apar- 
tient à l'Ariftodémocratie. 

A.rilloloche , f. f. Plante. 

Ariftomenes, f. m. Tyran fort cruel. 

Ariftote , f. m. Philofophe célèbre 
de l'Antiquité. 

Ariftotélicien , f. m. Qui fuit la 
do6l:rine & la méthode d'Ariftote. 

Arithmancie , f. f. Art de deviner 
par les nombres. 

Arithméticien , ene , f. m. & f. 

Arithmétique , f. f, Acad. Fur, 
Art de bien compter. 

Richelet n'aimoit pas afTez la 
lettre h pour la foufrir en ces 
deux derniers mots , où les Grecs 
l'ont placée les premiers , & où 
elle a été refpe61:ée par les Latins, 
& nos meilleurs Écrivains Fran- 
çois , que ce fameux Réforma- 
teur a cru devoir corriger. 

Arithmétique , adj. Qui eft fondé 
fur les règles de l'Arithmétique. 

Arithmétiquement , adv. 

Arius , r. m. Fameux héréfiarque. 

Arivage, f. m. Abord des vaifTeaux 
dans un port. 

Arive s f. m. t. de Marine. Côté 
du vaifTeau qui regarde la rive. 

A rivé , ée , part. 

Arivée , f. f. Venue. 

Ariver, v. a. Aborder, approcher 
de la rive. 

On écrit auiïi Arriver : mais 
ce mot vient du François Rive ^ 
& rien n'y exige le doublement. 

Arlequin , f. m. Boufon. 

Arlequinade , f. f. Boufonerie. 

Armadille , f. f. Sorte de Frégate 
légère. 

L'Académie écrit Armandille : 
on trouve dans le Di'flionaire du 
Commerce Armadille» 



6i ARM 

Armand - Gafton de R O H A M , 
Cardinal , Évêque de Strasbourg, 

avoit toutes les qualités qui font 
un grand Prince & un grand Pré- 
lat. 
Armarinthe , f. m. Plante. 
Armateur , f. m. Qui a un vaiflTeau 

armé en guerre. 
Armature , f. f. t. de Charpentier. 
Arme , f. f. 
Armé , ée , part. 
Armée , f. f. 

Armeline , f. f. Fourure de Laponie. 
Armement , f. m. Préparatifs de 

guerre. 
Arménien , ene , f. m. & f. 
Armer , v. a. 
Armes , f. f. plur. Profeffion de la 

guerre. 
Armet , f. m. Cafqiie. 
Armillaire , adj. Sphère armïltaîre, 
Armilles , f. f. plur. t. d'Archite- 

âure. 
Armiftice , f. m. Surpenfion d'ar- 
mes. 
Armogan , f. m. t. de Marine. 

Tems propre pour naviger. 
Armoire , f. f. Sorte de meuble. 
Armoiries , f. f. plur. Armes de 

famille. 
Armoife , f. f. Plante vulgairement 

nommée, herbe de la Saint Jean. 
Armoifin, f. m. Efpece de Tafe- 

tas. 
Armon , f. m. Partie du train du 

devant d'un CarofTe. 
Armoniac , adj. V. Ammoniac. 
Armoriai , adj. & f. m. Recueil de 

plufieurs armoiries. 
Armorié , ée , part. 
Armorier , v. a. Peindre des ar- 
moiries. 
ArmoriAe , f m. Qui pofTede la 

fcience des armoiries. 
Armure , f. f. Armes dont on fe 

couvre. 



A R O 

Armurier , f. m. Celui qui fait 

qui vend des armes. 
Aromate , f. m. Drogue odor 

rante. 
Aromatique , adj. Qui tient de 

romate. 
Aromatifation , f. f. Emploi 

aromates. 
Aromatisé , ée , part. 
Aromatifer , v. a. 
Aromatite , f. f. Pierre précieu 
Aronde , f. f. t. de Charpentie 
Arondelat , f. m. Le petit de 1'. 

rondele. 
Arondeîes , t. de Marine. P( 

valfleaux légers. 
Arondi , ie , part, 
Arondir , v. a. 
ArondifTement , f. m. L'aélion < 

rondir. 
ArondifTeur, f. m. Celui qui aron 
On écrit auffi Arrondir : n 
ce mot vient du François Roi 
& rien n'y exige le doublem< ; 
Arolage , f. m. t. d'Hydraulic jj 
Arosé , ée , part. [ 

Arofer , v. a. Verfer de l'eau c( J 

me une rosée. 
Arofement , f. m. L'a6lion d'aro ^ 
Arofoir , f. m. Vafe fait pour a 
fer. 1 

On écrit auflî Arrofer : n | 
ce mot vient du François Rost l 
& rien n'y exige le doublemc 
Aroure , f. f. Mefure de terre. ^ 
Arpégement , f. m. t. de Mufiq i 
Arpéger , v. n. Faire des arpéj t^ 
mens. i 

Arpent , f. m. Certaine étenc 

de terre. 
Arpentage , f. m. Art de mefu . 
les terres par arpens. . 

Arpenté , ée , part. \ 

Arpenter , v. a. ^ 

Arpenteur , {. m. Celui qui arper 
Arqué 5 ée , adj. Courbé. 



A R K 

luebufade, f. f. Coup d'arque- 

ufe. 
l uebufe , f. f. Arme à feu. 
k lebusé , ée , part, 
^[uebufer , v. a. Tirer à quel- 

u'un un coup d'arquebufe. 
^[uebuferie, f. f. Métier d'Ar- 

uebufier. 
\ lebufier , f. m. Ouvrier qui fait 

c vend des arquebufes ; ou Soldat 

rmé d'une arquebufe. 
\ [uer , V. n. t. de Charpentier. 

>ourber en arc. 
\ aché , ée , part. 
y achement , f. m. t. d' Architefture. 
i rrache-pied , adv. Sans relâche. 
i acher , v. a. Détacher avec 
. 'ort. 

k acheur , f. m. Celui qui arrache. 
i achis , f. m. t. des Eaux ÔL 

orêts. 
On conferve les deux rr dans 

es mots , parce qu'ils vienent du 

,atin Arripere : & que d'ailleurs 

îs deux rr leur donnent plus d'é- 

ergie. 
i ageois , oife , f. m. & f. Qui 

1 d'Arras. 
ih ,{. m. Jugement d'une Cour , 

u d'une Juitice fouveraine. 
fîte-bœuf , f. m. Plante. 
ihe , f. f. Obftacle. 
J Sté , f. m. Convention , réfo- 

ition. 

jSté , ée , part. 
J eter , v, a. Empêcher ou déter- 

liner quelque chofe , &c. 
jêtifte, f. m. Compilateur d'Ar- 

;ts. 
On conferve dans tous ces 

lots les deux rr , fans que l'on 

uiiTe en donner d'autre raifon 

ue l'ufage qui faifoit autrefois 

oubler prefque toutes les con- 

mes après VA initial : car on 

h en Latin Are[lum avec une 



A R R 6^ 

feule r : en forte que tout con- 
court à la fuppreffion de ce dou- 
blement qui n'eft fondé ni fur 
l'étymologie ni fur la pronon- 
ciation. On prononce Arct Are" 
ter y &c. 

Af rhé , ée , part. 

Arrhement , ù m. t. de Palais. 

Arrher , v. a. Donner des arrhes. 

Arrhes , f. î, plur. Gage qu'on don- 
ne pour aifurance de l'exécution 
d'un marché. 

On conferve dans ces mots 
les deux rr & l'A , parce qu'ils 
vienent du Latin Arrhabo. 

Arrière , f. m. t. de Marine. C'eft 
la poupe d'un vaiiîeau. 

en Arrière , adv. En retard. 

Arriéré , ée , part. 

Arriere-ban , f. f. Convocation 
des arrieres-vaffaux du Roi. 

Arrière-boutique , f. f. Seconde 
boutique derrière la première. 

Arrière-change , f. m. C'eft l'inté- 
rêt de l'intérêt. 

Arriere-corps , f. m. t. d'Archite- 
61ure. 

Arriere-cour , f. f. Seconde cour. 

Arriere-faix, f. m. t. d'Anatomie, 

Arrière-fermier , f. m. Sous-fer- 
mier. 

Arriere-fief , f. m. Fief dépendant 
d'un autre fief 

Arriere-garde , f. f. Dernière par- 
tie d'une armée. 

Arriere-main , f. f. Revers de la 
main. 

Ce mot eft mafculln lorfqu'ii 
fignifie un coup de l'arriere-main. 

Arrière-neveu , i. m. Fils du neveu. 

Arriere-panage , f. m. t. des Eaux 
&: Forêts. 

Arriere-petit-fils , f. m. 

Arriere-petite-fille , f. f. Fille du 
petit fils ou de la petite fille. 

Arrière-point, f. m, t. de Coutu- 



i?4 A R R 

riere. Point fait d'avant en ar- 
rière. 

Arriere-faifon , f. f. La fin de l'au- 
tone. 

Arrière- VaiTal ^ f. m. Vaffal qui 
relevé d'un autre vaflal. 

Arriere-vouflure , f. f. t. de Ma- 
çonerie. Petite voûte derrière la 
première. 

Arriérer , v. a. Mettre en arrière. 
On conferve encore dans ces 
mots les deux rr fans autre rai- 
fon que l'ufage ancien qui les y 
a introduits : car on prononce 
Aricre & Ariérer ^ fans qu'aucune 
étymologie oblige de doubler Tr. 

Arroche , f. f. Plante. 

Arrogament , adv. Avec arrogan- 
ce. 

Arrogance , f. f. Orgueil. 

Arrogant y ante , adj. Fier. 

Arrogé , ée , part. 

Arroger , v. a Attribuer. 

On conferve dans ces mots 
les deux rr , parce qu'ils vienent 
du Latin Arrogare. 

Arroi , f. m. Terrain. Il eil vieux. 

Ars , f. m. Plur. V. /4ns. 

Arfenal , ou Arcenal , f. m. Ma- 
gafm d'armes. 

Furetiere & Joubert donnent le 
choix des deux manières d'écrire; 
& Richeîet eft du même fenti- 
ment. Ceux qui écrivent arcenal, 
dérivent ce mot de V'AAaùÏ arce \ 
ceux qui écrivent arfenal , com- 
me l'Académie , Furetiere , & le 
Di6lionalre des Arts , le déri- 
vent du mot Italien arfenale. Da- 
net écrit arcenal & arcenac , 
somme M. Vaugelas , qui donne 
cependant la préférence à arce- 
nal au fingulier. Mais comme 
tous ces Meilleurs font d'accord 
pour le pluriel arcenaux ou arfe- 
naux , je me crois en droit de 



ART 

conclure qu'on doit écrire au tw. 
gulier arcenal ou arfenal , parc ' 
que les hnguliers en al fe chai 
gent au pluriel en aux : E) 
Cheval y chevaux ; mal , maux < 
&c. au lieu que les fmguliers e ' 
ac prenent une s au plur. aprc 
la finale du fmgulier : Ex. Sac 
facs ; lac , lacs , &c. V. la Pr. 
aux Terminaifons. 

Arfenic , f. m. Poifon. 

Arfenical , aie , adj. Qui tient d 
Tarfenic. 

Arfm , f. m. t. de Coutume. 

Art , f. m. Manière de bien fait 
un ouvrage. Arts au pluriel , fi 
gnifient dans le langage des Uni 
verfités , les Humanités ôc la Ph ' 
lofophie. 

Arteil , f. m. V. Orteil, 

Artémon , f m. t. de Mécanique l 

Artère , f. f. t. d'Anatomie. 

Artériel , ele , adj. Qui apartier ^ 
aux artères. 

Artériologie , f. f. Partie de l'A ^ 
natomie qui traite des artères; 

Artériotomte , f. f. t. de Chirur ^ 
gie. Ouverture d'une artère fait i 
avec la lancete. 

Artéfien , ene , f. m. & f. Qui ef i 
d'Artois. 1 

Arthritique , adj. t. de Médecine ' 
Qui concerne les articles ou join ■ 
tures. 

Arthrodie , f. f. t. d'Anatomie. Ar ^ 
ticulation. 

Artichaut , f. m. Efpece de légu- 
me. Acad, Dan. Joub. Mén. Dïâ 
des Arts. 

On trouve artichaut dans Fu- 
retiere , Richeîet & Calepin- : 
mais comme Binet , & les plus ' 
anciens écrivent artichault , je 
préfère artichaut. • ' 

Article , f. m. Certaine partie àé- ' 
tâchée, &c, 

Articulaire j 



AR,T 

iculaire , adj. t. de Médecine, 
liculation , ù f. Prononciation 

iflinfte. C'eft aufli uo t. d'Ana- 

)mie. 

liculé, ée , part. 
|:cuier, V. a. Prononcer diftin- 

'ement. 
i en , f. m. t. de Collège. Qui 

:udie en Philofophie. , 

fice , f. m. Adrefle. 

ficiel , ele , adj. Qui fe fait par 

■tifice. 

I ficiélement , adv. Avec artifice. 
■ ficier , f. m. Celui qui fait des 

;iîx d'artifice. 
' ficieufement , adv. d'une ma- 

ere artificieufe. 

ificieux, eufe, adj. Rusé , adroit. 
I 1er , f. m. Ouvrier qui travaille 

l'artillerie. 
: lerie , f. f. Tout l'attirail de 

lerre. 
I leur , f. m. Celui qui fert dans 

irtillerie. 
I mon , f. m. t. de Marine. C'eft le 

ât qu ieft le plus près de la poupe. 
I fan , f. m. Ouvrier. 
I fane , f. f. n'eft point en ufage. 

faut dire femme d'Anifan, 
ifon , f. m. Petit ver. 
ifte , f. m. Habile ouvrier. 
iftement , adv. Avec art. 
Dméli, f. m. Cataplafme fait 

^ec du pain & du miel. 
I , f. m. pJur. t. de Manège ou 

î Maréchal , les quatre Aru. 

es quatre membres. 

On écrit auffi Ars ; mais il 

ent du Latin Anus , qui feroit 

1 François au fmgulier Art , 

où le pluriel Arts, 
ire, f. f. Mefure de terre. On 

t auffi Aroure, 

1 fpice, f. m. Sacrificateur Romain, 
ilpicine , f. f. Science des Aruf- 

ices. 



ASC '6f 

Aryténoïdes , f. m. pîur. t. d'Ana- 
tomie. Cartilages du larynx. 

A rythme , f. m. t. de Médecine, 
Défaillance du pouls. 

Arzel , adj. m. t. de Manège. Chfi- 
val qui a une marque blanche 
au pied droit de derrière. 

As , f. m. Carte , ou face de dé 
marquée d'un feul point. 

On prononce l'j , & Va efl long. 

Afarine , f. f. Plante. 

Afarum , f. m. Plante. 

Asbefle , f. m. Matière incombu- 
ftible. 

Afcagne , ou Jule , f. m. Fils uni- 
que d'Énée & de Créufe. 

Afcarid'? , f. m. Petit infeéle. 

Afcendant , ante , adj. Il eft auflî 
fubftantif, t. de Généalogie. 

Afcenfion , f. f. Elévation. 

Afcenfjonel , ele , adj. t. d'Aflro- 
nomie. 

Afcete , f. rn. Ce'ui qui s'efl con- 
facré à la piété. 

Afcétere , f. m. Synonyme de Mo- 
naftere. 

Afcétique , adj. Qui a raport aux 
exercices des afcetes. 

Afciens , f. m. plur. t. de Géo- 
graphie & d'Aftronomie. On 
nonime ainfi les peuples de la 
Zone torride qui font fans ombre 
à midi. 

Afcite , f. f. HydropiGe du bas 
ventre. 

Afclépiade , adj. t. de Poéfie Latine. 

Afclepias , f. m. Plante. 

Afcolies , f. f. plur. Fêtes en l'ho^ 
neur de Bacchus. 

Afcarchat , f. m. Magiftrature jointe 
au Sacerdoce en Afie, 

Afiarque , f. m. Magiftrat qui pré^ 
fidoit aux jeux facrés en Alie. 

Afiatique , adj. m. & f. Qui apac- 
tient à TAfie. 

Afile , f. m. V. Afyie, 



t6 ASP 

A fine , adj. Bite. afine. 

Afmodée , (. m. Prince des démons. 

Alpalathe , f. m. Sorte de bois. 

Aipe^ft , f. m. Vue , regard , objet 
de la vue. 

Arperge , f. f. Légume. 

Afpergé , ée , part. 

Afperger , v. a. Arrofer. 

Afpergès , f. m. Mot Latin fran- 
cisé. Goupillon. 

Afpérlté , î. f. Âpreté. 

Afperfion , f. f. Aélion d'afperger. 

Arperfoir , f. m. Goupillon. 

Afphalite , T. m. t. d'Anatomie. 

Afphalte , f. m. Minéral. 

Aiphodele, f. m. Heibe Médicinale. 
Fureîiere , Danet , Joubert , 
le Diction, des Arts , écrivent de 
la forte , & font ce mot du fé- 
minin : Richelet le fait du maf- 

- culin ; & pour faire approuver ce 
fentiment , il écrit AJphodel fans 
e final contre l'ufage. L'Acadé- 
mie écrit Afphodele , & le fait 
mafculin. 

Alphyxie , f. f. t. de Médecine. Le 
dernier degré de la fyncope. 

Afpic y f. m. Serpent fort venimeux, 
& efpece de lavarule. 

Afpini , f. m. Drogue Médicinale. 

Afpirant , ante , adj. Il eft auflî 
liiblL Qui alpire. 

'Afpiration , f. f. t. de Grammaire 
& de Dévotion. 

Afpiré , ée , part. 

Alpirer , v. a. Attirer l'air , ou 
prétendre à quelque chofe. 

Alpre , f. m. Petite monoie qui a 
cours à Conftantinople , & qui 
vaut huit ou dix deniers tournois. 

Afla, f. ij Plante. 

Afsâblé , ée , adj. Arrêté fur le sa- 
ble , rempli de sable. 

Afsâbîement , f. m. Tas de sable. 

Afsâbler , v. a. II n'eft d'ufage 
^'en parlant d€s vailTeaux, 



A s s 

AfTa-doux , f. m. C'eft le Benjoir 
AiTa-t'œtide , f. m. t. de Pharnucit 
All'aillant , ante , f. m. &. f. Qi 

aflaille. 
AfTailli , ie , part. 
AiTaillir , v. a Attaquer. 

J'aflaille , tu ailailles , il aflai 

le ; nous aflaillons , vous aflail 

lez , ils aflailient. J'affaillois , & 

J'allaillis , &c. J'aflaillirai , &( 

J'aflaillirois , &c. Que J'aflaille 

&c. Que J'afl'aillilTe , ôcc. 
Aflaifoné , ée , part. 
Afl^aifonement , f. m. Ce qui fe 

pour accommoder les viandes 

apprêt, 
AlTaifoner , v. a. Apprêter , accon 

pagner > adoucir. 
Auaiioneur , f. m. 

On écrit aufll AJfdïfonner 

Ôcc. Mais on prononce Affaïf 

ner ,&c rien n'y exige le doubL 

ment. ' 

Aflaki , f. f. Nom de la Sultai v 

favorite. 
Aflaflîn , ine , f. m. & f. ou ac 'j 
Aflaflinat , f. m. Meunre comir 

en trahifon. 'i 

Aflaflîné, ée , part. i| 

Affaflïner , v. a. Tuer de deffe 'i 

formé ou en trahifon. 'i 

AfTation , f. f t. de Pharmacie. 
AlTaut , f. m. Attaque à force d'à li 

mes. 
Afséeur , ou Afleyeur , f. m. M( 

d'ulage à la Cour des Aides. 
AflembJage , f. m. Union de pK 

fleurs chofes. 
Aflemblé j ée , part. 
AfTemblée , f. f. Mulntude de pe 

fones afTemblées en un même lie i 

& pour un même delTein. . f 

Affembler , v. a. Joindre enfembl< t 

réunir. •■ 

AfTembleur, ù m. Celui qui a/Ten i 

ble. 



A s s 

Aener , v. a. Porter un coup ru- 
le & violent. 

Aeoir , V. a. Mettre dans un fiege, 
)U pcfer. 

J'aflieds , tu afTieds , i] afîîed : 
îous afleyons , vous afleyez, ils 
iffeyent. Vaugelas veut ils af- 
ïent ; mais il n'eft pas fuivi en 
:ela. J'affeyois , &c. nous af- 
eyions , &c. Richelet écrit j'af- 
éois y ce qui ne me furprend 
)oint , parce qu'il n'aimoit pas 
a lettre y. J'aflîs , &c. J'afleierai , 
m j'affiérai , &.c. J'afleierois , ou, 
'aiîiérois , &c. AfTied , afleyez. 
2ue j'affeye , &c. que nous af- 
eyions , &c. Que j'alTife , &c. 
\freyant , non pas afséant. L'A- 
:adémie dit : J'affiérai ou j'alTeye- 
•ai , &c. J'aiTiéroisowj'affeyerois, 
kc. S'ajfeoir s'emploie plus or- 
dinairement. 

i lermenter , v. a. t. de Palais. 

> lertion , f. f. t. dogmatique. Pro- 
îofition qu'on foutient être vraie. 

ifertivement , adv. Affirmative- 
ment. 

i fervi , îe , part. 

ifervir, v. a. Afrujétir. 

iTefTeur, f. m. Officier de juftice. 

J fedorial , aie , adj. Qui apartient 
à l'Aflefleur. 

iTete , f. f. Instrument des Cou- 
vreurs, 

On écrit aufli Àjfette ; mais on 
ne double point ce t dans la pro- 
nonciation. Il ne faut pas confon- 
dre cet inftrument avec Vy4ijfete 
desToneliers, ni avec la Hachete 
des Charpentiers. 

.fiez , adv. Suffilament. 

.ffidu , ue , adj. Continuel, 

.ffiduité , f. f. 

.ffiduement , adv. Avec affiduité. 
ffiégé , ée , part. 
iTiégeant , ante , adj. Qui affiege. 



A S S Cf 

Affiégeants , f. m. plur. 

Alîiéger , v. a. 

Affiégés , f. m. plor. Ceux que Toi» 
afîiege. 

Affieme , f. f. forte de pierre fpon- 
gieufe. 

AlTiente , f. f. Compagnie de Com- 
merce en Amérique. 

Affiete , f. f. Situation, impofition 
de la Taille , & utenfile de table. 

Affiétée , f. f. Plein une affiete. 
On écrit auffi AJJîette & Ajjlét* 
tée : mais on ne prononce point 
ce doublement. 

Affignat , f. m. t. de Jurifprudence. 
Conftitution de rente fur un cer- 
tain fonds. 

Affignation , f. f. Attribution , in- 
dication , exploit de Sergent , &Cj 

Affigné , ée , part. 

Affigner, v. a. Attribuer, indiquer, 
donner une affignation. 

Affimiîation, f. f. t. de Phyfique. 
L'a6tion de rendre femblable. 

Affimilé , ée , part. 

Affimiler , v. a. Rendre femblable.' 

Affimulation , f. f. t. de Rhétorique. 

Déguifement & feinte qu'on 

emploie pour adoucir les chofes» 

Affis , ife , part. 

Affife , f. f. t. d'Archite«51ure. 

Affifes , f. f. plur. t. de Palais. 

Affiftance , f. f. Secours , préfence.' 

Affiflant , f, m. Celui qui affifle. 

Affilié , ée , part. 

Affilier, v. a. Secourir , êtrepréfent^ 

Affi)ciation , f. f. Société. 

Affocié , ée , part. & f. 

Afibcier , v. a. Admettre quelqu'un 
dans une fociété. 

AffiDgue , f. f. Mot Efpagnol , qui 
fignifie vif-argent , & dont on fe 
fert pour déngner les vaifiTeauX 
. qui le portent en Amérique. 

Aflomé , ée , part. 

Aflbmer , v. a. Tuer avec une ma(^ 



^8 A S S 

fue , &c. Accabler , ennuyer à 
l'excès. 
AfTomoir , f. m. Petit ais chargé 
d'une pierre pour prendre des 
rats. 

On écrit aufîî Àjjbmmer : mais 
on prononce AJJomer , & rien 
n'exige le doublement. 
Aflbmption , f. f. Fête de l'Eglife, 

C'eft auiîi un t. de Logique. 
Aflonah , f. m. 
Affonance , f. f. t. de Mufique , de 

Rhétorique & de Poéfie. 
Aflbrti , ie , part. 
Aflbrtiment, T. m. 
AiTortir , v. a. Mettre enfemble des 
chofes qui ont un rapport mutuel. 
J'afTortis , tu aflortis , il ador- 
tit : nous afTortiffons , vous aflbr- 
tiflez , ils aiïbrtiiïent. J'aflortif- 
fois , &c. J 'aflortis , &c. nous 
aflîbrtîmes , vous aflbrtîtes , ils 
affortirent. J'ai afll'orti , Sec. J'af- 
fortirai , &c. J'aflortirois , &c. 
Aflortis , aflbrtiflfez. Que j'aflbr- 
tifle, &c. 
AlFortiflant, ante , adj. Qui aflbrtit. 
Afl'oté , participe du verbe ajfoter , 
qui n'efl: plus en ufage. Infatué. 
Afl'oupi , ie , part. 
Aflbupir , V. a. Endormir , calmer, 

apaifer. 
AflToupiflant, ante , adj. Qui aflTou- 

pit. 
Aflbupifl*ement , f. m. Etat d'une 

peribne aflbupie. 
Aflbuplî , ie , part. 
Aflbuplir , V. a. Rendre fouple. 
Afl^ourdi , ie , part. 
AflTourdir, v. a. Rendre fourd. 
Aflx>uron , f. m. C'eft le bois d'Inde. 
Aflbuvi , ie , part. 
Aflxjuvir , V. a. Raflafier , contenter. 
Aflîbuviflfement , f. m. Etat de celui 

qui efl aflfouvi.. 
Aflujéli j ie , parte 



A S S 

AflTujétir , V. a. Soumettre , arrêt* 
fortement. 

AflTu^etiflTant , ante , adj. Qui afli 
jétit. 

Aflujétiflément , f. m. Dépendar 
ce , foumiflion , devoir. 

On écrit auflî AJfujettir : ma 
ce doublement ne lert qu'à faii 
prononcer Ve , & l'accent en tiei 
lieu , AJjiijétir. 

Aflîirance , f. t. Certitude. 

Afluré , f. m. C'eft le propriétaii 
du vaifTeau , ou du chargement 
qui eft afluré par l'aflureur. 

AflTuré , ée , part. 

Afliirément , adv. Certainement. 

AflTurer, v. a. Certifier, rendre su: 
Autrefois on écrivoit Àjfeurer 
la plus grande partie des Modei , 
nés , & l'Académie , écriver 
ajfurer. Quelques-uns écrivent a^ 
sûrer , s'imaginant fauflfemer 
qu'une lettre retranchée doit tou ^ 
jours être remplacée par un ac 
cent circonflexe. V. Pr. au cir 
conflexe. 

Afliireur , f. m. t. de Négociant , 
C'eft celui qui aflTure un vaiflTeai 
fur mer , & qui répond des évé i 
nemens. i 

After , f. m. Genre de Plante. | 

Aftérie , f. f. Pierre précieufe. ] 

Aftérifme , f. m. t. d'Aftronomie. | 
Conftellation. \ 

Aflérifque , f. m. t. d'Imprimeur, i 
qui fignifie une efpece d'étoile I 
qui défigne quelque chofe. i 

Afthmatique , adj. Qui eft fujet à i 

l'afthme , 
Afthme , f. m. Courte haleine. 
Richelet ayant apparemment 
envie de plaire aux Dames qui 
écrivent ordinairement comme 
elles parlent , a cru devoir écri- 
re afme , quoiqu'il sût parfaite- 
ment que «e mot efl originaire^ 



A ST 

lent Grec, & que les Latins l'ont 

nité en écrivant Afihma, 

c , f. m. t. de Cordonier. 

agale , f. m. t. d'Archite6ture. 

Tpece d'anneau dont on orne 
haut & le bas des colones. 

al , aie , adj. Qui apartient aux 

1res. 
,'e , f. m. Gorps lumineux qu'on 

oit au Ciel. 
; ée , f. f. Fille de Jupiter & de 

'hémis. DéefTe de la Juftice. 
. eindre , v. a. Aflujétir. 
: eint , einte , part. 

i(5tion , f. f. Qualité d'une chofe 

bingente. 
i ingent , ente , adj. Il eft aaflî 

bftantif. Qui reflerre. 
1 oc , f. m. t. de Marine. Greffe 

>rdc atachée à une cheville de 

as. 

[ Dite, f. f. Corps marin pierreux, 
i olâbe , f. m. Inflrument d'A- 

onomie. 

Le dernier â eft long en Fran- 

»is , comme dans le Latin Jftro' 

bium. 
ialogie , f. f. Art chimérique , 

ivant les règles duquel on croit 
')Uvoir connoître l'avenir par 

ifpe^lion des aftres. 
i ologique , adj. qui apartient à 

Lftrologie. 
{ Dlogue , f. m. 
(DHome, f. m. 

bnomie , f. f. Science qui ap- 
) end à connoître le mouvement 
t la difpofition des aftres. 
n^nomique , adj. 
bnomiquement , adv. Suivant 
1. règles de TArtronomie. 
(îce , f. f. Mauvaife fineire. 
fjî , r. m. Lieu de refuge & de 
sreté. 

Il y en a beaucoup qui écrivent 
îufivement AfUe, Richelet yeu: 



A T A '6p 

a^ïh\ parce qu'on prononce de la 
forte : mais il y a apparence qu'il 
ne faifoit pas attention au fon de 
la lettre/, qui emprunte celui du 
l quand elle fe trouve entre deux 
voyeles ; ni à l'étymologie de ce 
mot qui nous vient du Grec , 
que les Latins ont imité en écri- 
vant afylum. V. Pr. lett. S. & F. 

Afymmétrie , f. f. t. d'Arithmétique. 

Afymptote , f. f. t. de Géométrie- 

s'Atabler , v. r. Se mettre à table* 

On écrit auflî s'Attabler', mais 

ce mot vient du François Table ^ 

& rien n'y exige le doublements 

Atabule , f. m. Sorte de vent fâ- 
cheux qui règne dans la PouillCo 

Atache , f. f. Lien. 

Ataché , ée , part.. 

Atachement , f. m. Ardeur , paf* 
fion , zèle. 

Atacher , v. a. Lier une chofe à 
une autre. 

On écrit aufli Attacher ; maïs 
on prononce Atacher , & rien 
n'y exige le doublement. 

Ataquable , adj. 

Ataquant , f. m. 

Ataque , f. f. 

Ataqué , ée , part. 

Ataquer , v. a. Commencer une 
querele ; offenfer le premier. 

On écrit aufli Attaquer ; mais 
on prononce Ataquer , & rien 
n'y exige le doublement. 

Ataraxie , f. f. t. de Philofophie. 

Ataxie , f. f. t. de Médecine. 

Atelage , f. m. Aflemblage d'ani- 
maux pour tirer une voiture. 

Atelé , ée , part. 

Ateler , v. a. Atacher des chevaux 
ou des bœufs à un carofle , ou à 
une chârete. 

On écrit aufli Atteler ; mais 
on prononce Ateler , & rien n'y 
exige le doublement. 



7d A T E 

Atélée , f. f. t. de Chirurgien, 

Ateles , f. f. plur. t. de Vitrier. 

Atelier , f. m. Lieu où plufieurs 
ouvriers travaillent enfemble. 

On écrit auflï Attelier 6c Ate- 
lier fans accent : mais Va étant 
long , demande l'accent ; & le 
doublement eft inutile. L'Acadé- 
ti.ie le fupprime. 

Atellanes , f. f. plur. Farces Ro- 
maines. 

Atéloire , f. f. t. de Bourelier. 

Atémadoulet , f. m. Titre du pre- 
mier Miniftre de Perle. 

en Atendant , adv. 

Atendre , v. a. Être dans la crainte 
ou dans refpérance de quelque 
chofe. 

J'atends , tu atends , il atend: 
nous atendons , vous atendez , ils 
atendent. J'atendois , &c. J 'ai aten- 
du , &c. J'atendis , &c. J'atendrai , 
&c. J'atendrois , &c. Atends , 
atendez. Que J'atende, &c. Que 
j'arendiffe , &c. Que nous aten- 
difTions , &c. Atendant. 

On écrit auffi Attendre ; mais 
on prononce Atendre , & rien 
n'y exige le doublement. 

Atendri , ie , part. 

Atendrlr , v. a. Rendre tendre , 
toucher de compaflion. 

AtendrifTant , ante , adj. Qui aten- 
drit. 

AtendriiTement , f. m. Pitié , com- 
paffion. 

On écrit aufTi Attendrir : mais 
ce mot vient du François Ten- 
dre , & rien n'y exige le dou- 
blement. 

Atendu i ne , part. 

Atendu que , ccnjonflion caufati- 
ve. Puifque ; vu que. 

Atente , f. f. Etat de celui qui 
atend. 

Atéreau , f. m. t. de Traiteur. 



ATH 

Atermoyé , ée , part. 
Atermoyer , v. a. Donner des t 

mes. 
Atermoiment , f. m. L'aûion 

donner des termes. 

On écrit aufîi Atermoiemeti 

mais cet e ne fe prononce p 
Aterrage , f. m. t. de Marine. 

Endroit où Ton vient reconn 

tre la terre , en revenant 

voyage. 
Aterrer , v, a. Renverfer quelqu' 

par terre , l'accabler , le ruin 
Aterrir , v. a. t. de Marine. Pn 

dre terre. 
Aterriffement , f. m. Limon , sa 

qui font changer de lit à t 

rivière. 

On écrit aufli Attérage & A i 

rir , Attirer & Atterri (femet \i 

mais tous ces mots vienent 

François Terre ; & cette étyn 

logie qui y demande les deux ii 

n'y demande pas les deux / 
Athanor , f. m. de Chimie. 
Athée , f. m. Celui qui nie la 1 

vinité. il 

Athéifme , f. m. Opinion im] 

des Athées. 
Athénien , ene , adj. Qui efl d' 

thênes. 
Athérôme , f. m. t. de Médecii 
Athlète , f. m. Luteur. ^ 

Athlétique , f. f. L'art des Athlet li 
Athlotete , f. m. Celui qui pré 'i 

doit aux jeux des Athlètes. 
Atiédi , ie , part. 
Atiédir, v. a. Rendre tiède. B 

lentir. I 

Atiédiffement , f. m. Tiédeur,! 

froidiffement. ^ 

Atifé , ée , part. ' 

Atifer , V. a. Vieux mot qui vf 4 

dire parer , ajujler , 
Atifet , f. m. Ornement de te j 

Il eft vieux. ^ 



li A T O 

:t!té , ée , part. 

.t ter , V. a. Vieux mot qui fi- 

lifioit parer, 
tté , ée , part. 
jir , V. a. Approcher les tîfons 

s uns des autres ; exciter. 
Liîur , eufe, adj. Qui atife. 
.i:)noire , f. m. t. de Fondeur, 
it :é , ée , part. 

A:er , v. a. Apofter quelqu'un. 
On écrit aulli Àttïtrer ; mais 

; mot vient du François Titre, 6c 

2n n'y exige le doublement. 
l: Lide , f. f. t. de Peintre & de 

:ulpteur. 
unte, f. m. Figure qui portoit 

îs fardeaux dans l'Architefture 

reque. Ce mot vient Ôl' Atlas, 
Lintique , adj. Mer atlantique. 
l1 s , Nom de Montagnes d'Afri- 

le. C'eft auffi le nom du fils de 

ipiter & de Climene. 
js , f. m. Livre qui contient tou- 
' s les Cartes du monde ; ou 

Dm de la première vertèbre du 

DU. 

Liiofphere, f. f. t. de Phyfique. 
a maffe d'air qui environe la 
îrre. 

Ce feroit abufivement qu'on 
;riroit Athmofpere ; parce qu'il 
ent du Latin Atmofphcera. 

aie , f. f. Efpece de teinture. 

LimbifTeur , f. m. t. de Fauconerie. 

L'me , f. m. Corpufcule. 
C'eft abufivement qu'on pro- 
once Atome : car il vient du La- 
n Atomus , où Yo eft bref. 

Imie , f. f. t. de Médecine. Ma- 
die des foiides. 

lur , f. m. Dame d* A tour. 

Liurnance , f. f. t. de Coutume. 

Imrnement , f. m. t. de Cou- 
jme. 

l.urner , v. a. Orner , parer. 

lout , f. m. t. de J«u, . 



A T R 7r 

Atrabilaire , adj. Mélancholîque. 

Atrabile , f. f . t. de Phyfique. 

Atradfylis , f. f. Plante. 

Atramentaire , f. f. Pierre de vi- 
triol. 

Atrape , f. f. Piège. 

Atrapé , ée , part. 

Atrape-mouches , f. m. Petit oifeatj. 

Atraper , v. a. Prendre , furpren- 
dre , &c. 

Atrapeur , eufe , f. m. & f. 

Atrapoire y f. f. Piège. 

On écrit auiîi Attraper , &c. 
Mais ces mots vienent du Fran- 
çois Trape , & rien n'y exige le 
doublement. 

Atre , f. m. Sol d'une cheminée. 

Atremper,y. a. Donner de la trem- 
pe au fer. 

On écrit auffi Attremper ; mais 
ce mot vient du François Trempe , 
& rien n'y exige le doublement, 

Atriftant , ante , adj. Qui atrifte. 

Atrifté , ée , part. 

Atrifler , v. a. Caufer du chagrin. 
On écrit auffi Attrifler ; mais 
ce mot vient du François Tri' 
fie ^ & rien n'y exige le double- 
ment. 

Atroce , adj. Exceffif, 

Atrocité , f. f. Enormité. 

Atronchement , f. m. Droit Sei- 
gneurial. 

Atrophié , ée , adj. Membre atro^ 
phié , qui ne prend point de 
nouriture. 

Atrophie , f. f. t. de Médecine. 
Confomption. 

Atropos , f. f. Nom d'une des trois 
Parques, 

Atroupé , ée , part. 

Atroupement , f. m. Aflemblée. 

Atrouper , v. a. Aflembler. 

On écrit auffi Attrouper ; mais 
ce mot vient du François Troupe ^ 
& rien n'y exige le doublement. 



72 ATT 

Atteindre , v. a. Toucher , arriver, 
parvenir. 

J'atteins , tu atteins , il atteint : 
nous atteignons , vous atteignez, 
ils atteignent. J'atteignois , &c. 
J'ai atteint , &c. J'atteignis , &c. 
J'atteindrai , 6cc, J atteindrois , 
&c. Que j'atteigne , &c. Que 
î'atteignifTe , &c. Atteins , attei- 
gnez , Atteignant. 

Atteint , eTite , part. 

Atteinte , f. i. Coup dont on eft at- 
teint. 

On conferve les deux tt dans 
ces mors ; parce qu'ils vienent 
du Latin Attin^ere. 

Attenant , ante , adj. Il eft auffi 
adv. & prépofition. Voilin , con- 
tigu , tout près. 

On conferve les deux tt dans 
ce mot parce qu'il vient du Latin 
Attinens. 

Attentat , f. m. Crime énorme. 

Attentatoire , adj. t. de Palais. 

Attenté , ée , part. 

Attenter, v. n. Entreprendre quel- 
que chofe pour nuire à quelqu'un. 
On conferve les deux tt dans 
ces mots , parce qu'ils vienent 
du Latin Attentare. 

Attentif , ive , ad]. 

Attention , f. f. 

Attentivement , adv. 

On conferve les deuxtt dans ces 
mots , parce qu'ils vienent du 
Latin Attendere. 

Atténuant , ante , adj. t. de Mé- 
decine. 

Atténuatif , ive , adj. qui atténue. 

Atténuation , f. f. Afoibli fie ment. 

Atténué , ée , part. 

Atténuer , v. a. Afoiblir. 

On conferve les deux tt dans 
ces mots , parce qu'ils vienent 
du Latin Attenuare. 

Atteftation , f. f. Certificat, 



ATT 

Attefté , ée , part. 

Attefler , v. a. Certifier , prend 

à témoin. 

On conferve les deux // da 

ces mots , parce qu'ils vienent i 

Latin Atteflari. 
Atticilme , f. m. Façon de pari 

délicate , propre aux Athéniei 
Atticurge , u d'Architeifture. Col 

nés quarées , conftruitcs à la ir 

niere des Athéniens. 
Attirail , i, m. Bagage , équipa^ 
Attirant , ante , adj. Qui attire. 
Attiré , ée , part. 
Attirer , v. a. Tirer à foi. 

On conferve les deux tt da 

ces mots , parce qu'ils viene 

du Latin Attrahere. 
Attouchement , f. m. Aftion 

toucher. 
Attoucher , v. n. Apartenir p 

confanguinité. Il eft vieux. 
On conferve les deux tt da 

ces mots , parce qu'ils viene 

du Latin Attigere , ou Attinge 
Attra6lif, ive, adj. Qui a la v( 

tu d'attirer. li 

Attradion , f. f. L*a6lion d'attÎK 
Attraftionaire , f. m. t. de Phy 

que. i 

Attra6trice , adj. f. Qui a la ver 

d'attirer. :i 

Attraire , v. a. Attirer par quelqi 

apas , ou vertu fecrete. 
Ce verbe fe conjugueroit cou 

me Traire ; mais il n'eft gue i 

en ufage. 
Attrait , f. m. Inclination , pe) 

cliant , charmes , apas. 
Attrayant , ante , adj. Attirant I 

charmant. 

On conferve les deux // dai 1 

ces mots , parce qu'ils viene 

du Latin Attrahere. 
Attribué , ée , part. li 

Attribuer , v. a. Imputer. 

Attribut 



A U B 

ibut , f. m. Propriété qui con- 
lent à une perfone , à une chofe. 

\.iibutif, ive , adj. Qui attribue. 

Ltibution, f. f. Conceilion de 
roits, 

Uibuts y r. m. plur. t. de Peinture. 
On conlerve les deux tt dans 
25 mots , parce qu'ïls vienent du 
atin Attribuere. 

Vrition , f. f. Douleur d'avoir 

ffensé Dieu à caufe des çhâti- 

lens dont il punit le péché. En 

de Phyfique il fignifie le frote- 

lent de deux corps. 

On conferve les deux tt dans 

:; î mot , parce qu'il vient du La- 

*;a Attritio. 

^', Particule formée par contra- 
ion de la Prépofition ^ , & de 
irticle le : elle fert à marquer le 
>atif fmgulier des noms mafeu- 
is qui commencent par une 
Dnlbne. Elle fait au pluriel aux, 
ar contraftion de i & de l'arti- 
e les : alors elle fert à marquer 
■s Datifs pluriels. 

l )ade , f. f. Concert qu'on don- 
e au point du jour à la porte 
e quelqu'un. 

^)ain , f, m. Etranger qui n'eft 
as naturalisé. 

l)aine , f. f. C'eft k luccefîion 
'un aubain qui apartient au Sei- 
neur ; c'eft auffi tout avantage 
lefpéré qui arlve à quelqu'un. 

k^an , f. m. Droit qui fe paye 
u Seigneur , ou aux Officiers 
e Police pour avoir permiffion 
'ouvrir boutique. 

^^e , f. f. Pointe du jour , ou 
êtement eccléfiaftique. 

l^e-épine, {.ï, Arbriifeau épineux 
On difoit auiïi autrefois ^/^Z'Êf- 
'in , au mafculin. 

^Dere, ad"), t. de Manège. Cheval 
loni le poil eft cQwleur dépêcher. 



%s 



A u C 

Auberge , f. f. 

Aube, gifle , f. m. & f. 

Auberon , f. m. t. de Serrurier, 

Auberoniere , f. f. t. de Serrurier. 

Aubervilliers , f. f. Sorte de laitue 
fort dure. 

Aubier , ou Aubour , f. m. t. de 
Forêts. Le bois qui efl entre l'é- 
corce & le corps de l'arbre. 

L'Académie préfère Aubier ; 
& ne parle pas même de l'au- 
tre. V. Aubour. 

Auhîfoin , f. m. Plante. 

Aubin , C f. t. de Manège. C'eft 
aufli le blanc d'un œuf. 

Aubinet , ou Saint- Aubinet , t. de 
Marine. Pont de cordes. 

Aubour , ou Aubier , f. m. Sorte 
d'arbre. 

L*Académie le nomme Aubier; 
les Botaniftes Aubour , 6c parla 
on le diftingue de ce qu'en terr 
me de Forêts on appelé Aubier 
V. Aubier, 

Auftuaire , f. m. t. de Bibliothé- 
caire. Supplément. 

Aucun , cune , adj. 

Aucunement , adv. Nulement. 

Audace , f. f. Hardiefle mêlée d'in- 
foîence. 

Audacieufement , adv. 

Audacieux , eufe , adj. 

Audience , f. f. a6tion par laquelle 
on écoute ; lieu où l'on plaide. 

Audiencier , adj. Huijfier audien- 
cier , qui fert à l'audience pour 
appeler les caufes par placets. 

Audiencier , f. m. Qrand Audien- 
cier , Officier de la Chancéleriô 
de France. 

Auditeur , f. m. Celui qui écoute. 

Auditif , ive , adj. t. d'Anatomie. 

Audition , f. f. t. de Palais. 

Auditoire , f. m. Le lieu oîi l'on 
écoute , & les perfones qui y foftÇ 
aflemblées, 

K 



74 A U G 

Au^e , f. f. Pierre , ou pièce de 
bois creusée en long. 

Augée , f. f. Plein une auge. 

Augelot , r. m. t. de Vigneron. 

Auget , r. m. t. d'Oifelier, ÔC 
d'Artillerie. 

Augment , f. m. t. de Droit, ou 

- de Grammaire Greque. 

Augmentateur , trice , f. m. &. f. 

. Celui ou celle qui augmente. 

Augmentatif , ive , adj. Qui aug- 
mente. 

Augmentation , f. f. Accroiflement. 

Augmenté , ée , part. 

Augmenter , v. a. Accroître. 

Augurai , aie , adj. Qui apartient 
à l'augure. 

Augure , f. m. Préfage , & titre 
chez les Romains. 

Auguré , ée , part. 

Augurer , v. a. Conjej^urer. 

Auguftade , f. m. Dignité chez les 
Romains. 

Augufte , adj. Majeftueux , & nom 
propre. 

St Auguftin , f. m. Évêque d'Hippo- 
ne ^ fort connu par fes Ouvrages. 

AuguOin , r. m. Religieux. 

Auguftine , f. f. Religieufe. 

Aujourd'hui, adv. Qui marque le 
jour où l'on eft, 

Aulique , adj. Il fe dit d'une Cour 
iupérieure dans l'Empire d'Al-^ 
lemagne. 

Aulique , f. f. Thefe de Théologie. 

Aumailles , adj. f. plur. Il fe dit des 
bêtes à cornes. 

Aumônes , f. f. Charité qu'on fait 
aux pauvres. 

Aumône , ée , part. 

Aumônée, f.f. Pain que Ton don- 
ne aux pauvres après un enter- 
rement. 

Aumôner , v. a. Il n'eft d'ufage 
que dans la Pratique. 

^umônerie, f, f. Office Clauilral. 



A U N 

Aumônier , iere , adj. & f. m. 
f. Qui fliit l'aumône , ou dign: 
chez les Moines. 

Aumuce , f. f. Fourure que ] 
Chanoines portent fur le bras 
Du Cange ,fol. 158, rapor 
plufieurs autorités & palTages q , 
prouvent que de tout tems , 1 
dans tous les pays on a écrit > 
Latin almucia , aumucia & alm 
cium ; & en François anmu^ 
Ainû Danet , Richelet & Joub( 
femblent avoir tort d'écrire a 
mujje avec double Jf. Cependa 
l'Académie l'écrit comme em 

Aunage , f. m. Mefurage à l'aur 

Aunaie , f. f. Lieu planté d'Aun( 

Aune , f, m. Arbre. 

Aune , f, f. Mefure. 

Aune , ée , part. 

Aunée , f. f. Plante. 

Auner , v. a. Mefurer à Faune. 

Auneur , f. m. Officier commis po 
marquer & vifiter les aunes. 

Auparavant , adv. Qui marq 
priorité de tems. 

Il y a des gens qui font fuiv 
auparavant d'un que i^ , & q 
dif'ent auparavant que de fai 
cela : c'eft fort mal parler ; c 
c'eft confondre le mot aupar 
vant , qui étant adv. ne ré^ 
rien , avec la Prépofition ava 
que & avant de. 

Auprès , Prépofition. 

Auréole , f. f. Petit cercle de li 
miere que les Peintres mette: 
autour de la tête des Saints. 

Auriculaire , adj. Témoin aurici 
laire &L confejjîon auriculaire 
l'un reçoit & l'autre eft reçu pî 
les oreilles. 

Aurifique , adj. Vertu aurifique 
c'eft la puiflance de changer qui 
que chofe en or. 

AurilUs j t. de Man&ge« 



AU S 

one , r. f. Plante. 
i)ore , r. f. Le point du Jour, 
liore , f. f. Fille du Soleil 6c de 

. Lune. 
L' chois , oife , f. m. & f. Qui 

ft d'Aufch. 
Ipice , r. m. Préfage , proteétion. 
Lipicine , f. f. L'art de deviner 

ar le moyen du chant , du vol , 

L de l'appétit des oifeaux. 
i fi , con)on£lion , ou augmen- 

itive , ou comparative. 
Vfi-bien que , conjon^lion. De 

îême que. 
Vfi-tôt , adv. Dans le moment. 
Ifi-tôt que, conjon^lion. Dès 

ue. 
^ ter , r. m. Vent extrêmement 

haud. 
llere , adj. Rigide. 
Itérement, adv. Avec auftérité. 
V, lérité , r. f. Sévérité, 
lirai, aie , adj. t. de Géogra- 

hie. Qui eft du Midi. 
Vlrafie, Grand Pays de la Fran- 

e Orientale qui avoit titre de 

Loyaume. 
Vbafien , ene , f. m. & f. 
^[Iregue , f. m. Juge en Allemagne. 
\ an , r. m. Vent qui fouffle du 

ôté du Midi. 
!V:ant , adv. Qui marque égalité, 
\:antque, conjon^Hon. Selon que. 
1 LUtant que , conjonélion. Parce 

[ue. 
^tel , f. m. Ceft dans l'Eglife le 

(eu où fe fait le Sacrifice. 
Ateur , f. m. ÔC f. Celui , ou celle 

jui compcfe quelque ouvrage 

i'efprit ; qui a fait ou inventé quel- 
que chofe , qui en eft la caufe. 
Athenticité , f. f. Qualité de ce 

:jui eft authentique. 
Athentique , adj. Célèbre , folemnel, 
Athentiquée , f. f. Femme con- 

i^aincue d'adultère. 



AUX 7T 

Authentiquement , adv. Avec au- 
thenticité. 

Ces quatre mots vienent du 
Grec que les Latins ont imité en 
écrivant Authenticus : mais Ri- 
chelet a jugé à propos d'en re- 
trancher la lettre /^ , & a fait 
tomber plufiçurs Savans dans la 
même faute , entr'autres Joubert, 
Danet plus modefte que lui , a 
laifsé au Public le choix des deux 
manières d'écrire. L'Académie 
conferve l'/r. 
Autocéphale , f. m. Ce mot q^ï 

Grec , 6c fignifie Chef. 
Autochthones , f. m. plur. Nom que 
les Grecs donnoient aux premiers 
habitans d'un pays. 
Auto-da-fé , f. m. Mot emprunté 
de l'Elpagnol. Jugement de l'in- 
quifition. 
Autographe , adj. Ce qui eft écrit 

de la main d'une perfone. 
Automate , f. m. Machine , qui par 
des reft'orts cachés , fe remue 
d'elle-même. 
Automatifme , f. m. L'art des au- 
tomates. 
Automnal , aie , adj. Qui eft de 

l'Autone. 
Autone , f. f. Divinité allégorique 
qu'on dit être la Déefle des fruits. 
Autone , f. m. L'une des quatre 
faifons. 

On écrit aufli Automne , parce 
qu'il vient du Latin Aufumnus : 
mais Tufage eft de prononcer 
Autone : On varie encore fur le 
genre de ce mot que les uns font 
mafculin & les autres féminin : 
mais les noms des trois autres 
faifons ; V Hiver , le Printems , 
l'Été y font mafculins : 6c en 
Latin Autumnus , eft aufli maf- 
culin ; c'eft ce qui porte à pi'éférer 
le mafculin pour l'Autone, 
Kij 



75 A U T 

Autopfie , f. f. Contemplation. 
Autorifation , f. f. t, de Palais. 
Autorisé , ée , part. 
Autorifer , v. a. Apuier de Ton 

crédit , approuver. 
Autorité , f. f. Pouvoir , crédit , 

paflage de quelque Auteur. 
Autour , Prépofition. 
Autour , f. m. Grand Oifeau de 
poing , qui fert à la chaile du 
vol. 
Autourferie , f. f. Art de drefler 

des Autours. 
Autourfier , f. m; Celui qui drefle 

les Autours. 
Autre , pronom & adj. Qui mar- 
que diftérence. 
Autrefois , adv. Aciénement. 
Autrement , adv. D'une autre ma- 
nière. 
Autre-part , adv. Ailleurs. 
Autriche , Nom d'une des plus 
pniHantes Maifons de l'Europe; 
& Royaume en Allemagne. 
Autrichien , ene , f. m. & f. 
Autruche , f. f. Oifeau. 
Autrui , f. m. fans plur. Toute au- 
tre perfone. 
Autunois , oife , f. m. & f. Qui 

eft d'Autun. 
Auvent, f. m. Petit toit qu'on met 

au deflus des boutiques. 
Auvergnat , ate , f. m. & f. Qui 

eft d'Auvergne. 
Auvernat , f. m. Gros vin d'Or- 
léans. 
Aurefque , f. f. Efpece de cidre 

excellent. 
Auxerrois , oife , f . m. & f. Qui 

eft d'Auxerre, 
Auxiliaire , adj. Qui aide. 
Auxiliateur , trice , f. m. & f. Se- 

courabîe. 
Avachir , s'Avachir > v. n, S'a- 
■ molir. 
Avage y fc m. Droit que le Vf le 



A V A 

boureau fur plufieurs fortes ' 
marchandifes , tous les jours 
marché. 

Aval , f. m. t. de Négoce , arti 

figuré. 
Aval , adv. t. de Batelier. 

Avalaifon , f. f. Chute d'eau ii 
pétueufe. 

Avalanges , f. f. plur. Chute 
neiges détachées des montagn^ 

Avalant , ante , adj. t. de Batèlii 

Avalé , ée , part. 

Avalée , f. f. t. de Manufaélurf 

Avaler , v. a. Abforber , ou fa; 
defcendre. 

Avaleur , f. m. Gourmand. 

Avalies , f. f. plur. t. de Commi 
ce entre les Bouchers &c les M 
gifliers. 

Avaîoire , f. f. t. de plaifanterie c 
fe dit d'un grand gofier , d'i 
gourmand. 

Avalure, f. f. t. de Manège. 

Avalure , f. f. Maladie des Serii 

Avance , f. f. 

Avancé , ée , part. 

Avancement , f. m. 

Avancer , v. a. 

Avanie , f. f. Infulte. 

Avant , Prépofition & adv. 

Cette Prépofition fe joint av« 
les particules de & t^ue , ma 
diverfement : Avant que je vinJJ 
ÔC avant de venir. Ce feroit abi 
fivement que l'on réuniroit 1< 
deux termes , en difant , Avai 
que de venir. Le ^:/e apartienta 
fubjonftif , & le de fufEt feul à 
vant l'infinitif. 

Avant , f. m. t. de Marine. La prom 

Avantage , f. m. 

Avantagé , ée , part. 

Avantager , v. a. 

Avantageufement , adv. 

Avantageux: , eufc , rd;. 

Avant-bec , f, m. t. d'ArchiteéhifS 



A V A 

ant-bras , f, m. t. de Chirurgie. 

i^ant-corps, f. m. t. d'Archite- 
ïiure. 

^ant-cour, f. f. première cour. 

/ant-coureur , f. m. Celui qui 
:ourt devant. 

/ant-couriere , f. f. 

^ant-dernier , ère , adj. Q^ii pré- 
ede le dernier. 

Aant-faire-droit, t. de Palais. 

^ant-fofsé, f. m. Fofsé qui pré- 
ede. 

>^ant-garde , f. f. Partie la plus 
:vancée d'une armée. 

/ant-goût, f. m. Goût qu'on a 

, )ar avance. 

A ant-hier , adv. Le jour qui pré- 
ede celui d'hier. 

Ji ant-logis , f. m. Premier logis. 

Aînt-main , f. f. t. de Jeu de 
aùme. 

A int-mur , f. m. t. de Fortifica- 

, ion. 

Aant-péche , f. f. Pêche précoce. 

A ant-pieu , f. m. t. de Charpentier. 

^ant-poignet , f. m. t. d'Anatomie. 

À ant-portail , f. m. t. d'Archite- 
lure. 

A ant-propos , f. m. Préface d'un 

• ivre. 

ôant-quart , f. m. t. d'Horlogerie. 

Aanttoit , f. m. Toit avancé. 

Aant-train , f. m. t. de Charron. 

Aant-veille , f. f. Surveille. 

Tous les composés de la Prépo- 
ition Avant , fe mettent avec 
me divifion , comme ceux que 
2 viens de citer , & ibnt de mé« 

: ne genre que le fubflantif fimple. 

Aare , adj. m. & f, 

Aarice , f. f. Paflion déréglée pour 
îs richefles. 

Aaricieux , eufe , adj. 

Aarie , f. f. t. de Marine. Do- 
nage arivé à un vaiHeau , ou 
ux marchandifes dont il eft char- 



AVE 77 

gé; c'efl: auffi un droit qui fe paye 
par chaque vaifléau pour l'en- 
tretien du port où il mouille. 

Avafte , t. de mer. C'eft aiTez. 

Avé , f. m. t. Latin qui n'a point 
de pluriel. CeÛ le premier mot 
de la Salutation Angélique adres- 
sée à la Sainte Vierge. 

Avec , Prépofitîon conjcn^live. 

Aveindre , v. a. Tirer hors. 

Il fe conjugue comme Atteindre» 

Aveine , ou Avoine ^ f. f. Sorte de 
grain. 

L'Académie, Furetiere, Cale- 
pin , Delbrun > le Diftionaire des 
Arts , Danet , Boudot & plufieurs 
autres , écrivent avoine , fuivant 
l'anciene Orthographe. Joubert 
écrit aveine & avoine , & laiffe 
le choix des deux. Richelet n'ad- 
met qu*iZVf/;2f.Tachard,dans fou 
Diélionaire Latin, dit qu'<7vei/zf eft 
aujourd'hui plus en ufage ^yCavoi- 
ne,, ce qui eft très-véritabiè. Pour 
moi je prétererois aveine , parce 
que ce mot répond mieux à fou 
composé avénage , & au mot La- 
tin avena. Les mots François qui 
font dérivés des Latins en ena , 
ont ordinairement leur terminai- 
fon en eineoxx ene. Exemp. plena, 
pleine , arena , arène , &c. Ce- 
pendant l'Académie s'efl déclarée 
pour avoine , fans parler d' aveine. 

Aveline , f. f. Efpece de noifete. 

Avelinier , f. m. Plus communé- 
ment Coudrier. 

Avé-Maria , f m. Nom d'un cou- 
vent de Religieufes , à Paris ; ou 
l'endroit d'un Sermon oii le Pré- 
dicateur invoque la Sainte Vierge. 

Avénage , f. m. Droit SeigneuriaL 
Redevance d'aveine. 

Avenant . ante , ad|. Gratieux. 

h l'Avenant, adv. Il fent foi> vieux 
tiyle ; à Proportion. 



78 AVE 

Avènement , f. m. 

A vénerie , f. f. Lieu femé d'aveine. 

Avenir , v. n. ariver. 

Ce verbe ne fe conjngiie que 

dans les troifiemes perlbnes. II 

avint ; il avenoit ; il aviendra ; il 

aviendroit ; qu'il aviene ; ave- 
nant. 
Avenir , (. m. Le teras à venir. 
a l'Avenir , adv. Déformais. 
A vent , f. m. t. d'Eglife. 
Aventure , f. C Événement inopiné. 
à l'Aventure , adv. Au hafard , fans 

delTein , à la grojfe aventure. 
Aventuré , ée , part. 
Aventurer , v. a. Haf^uder. 
Aventureux , eufe , adj. Hors d'u- 

fage. Qui halarde. 
Aventurier , riere , i. m. & f. Qui 

cherche les avantures. 
Aventurine , f. f. Sorte de Pierre 

précieufe. 
Avenu , ue , part. 
Avenue , f. C Chemin ordiiTaire- 

ment garni d'arbres par où l'on 

arive en quelque lieu. 
Avéré , ée , part. 
Avérer , v. a. Prouver. 
Averne , f. m. t. Poétique qui figni- 

fîe l'enfer. 
Averfe , adv. V. Ferfe, 
Averfion , f. f. Haine. 
Averti , ie , part. 
Avertin , f. m. Maladie d'efpîlt qui 

rend furieux. 
Avertir , v. a. 

AvertiiTement , f. m. Avis , confeil. 
Avertifleur , f. m. Officier chez le 

Roi. 
Aveu , f. m. Aveux , au pluriel. 

Reconnoiffance , confelTion. 
Aveuer , v. a. V. Avuer. 
Aveugle , f. m. & adj. Privé de 

la vue. 
à l'Aveugle , adv. Aveuglément. 
Aveuglé , ée , part. 



AVI 

Aveuglement , f. m. 
Aveuglément , adv. 
Aveugler , v. a. 
à l'Aveuglete , ou Aveugletes. ad 

À tâtons. 
Avii^^uaillement , f. m. Provifion i 

vivres. 
Avi^luailleur , f. m. t. de Marir 
Avide , adj. 
Avidement , adv. 
Avidité , f. f. Paffion pour quelq 

chofe. 
Avigi>onois , oife , f. m. ÔC f. Q 

eit d'Avignon. 
Avili , ie , part. 
Avilir , v. a. Rendre vil & mép 

fable. 
AviliiTement , f. m. 
Avillons , {. m. t. de Fauconer 
Aviné , ée , part. 
Aviner , v. a. Imbiber de vin. 
Aviron , f. m. t. de Marine. 
Avironer, v. n.Se fervir del'aviro 
Avis , f. m. Avertiflement , co 

feil , fentiment. 
Avisé , ée, part. &adi. Prudent, fa^ 
Avifemènt , f m. Pensée. 
Avifer , v. a. & n. Penfer. 
Avitaillé , ée , part. 
Avitaillement , f. m. t. de Gueri 
Avitailler , v. a. Mettre des vivr i 

dans une place. 
Avivage , f. m. t. de Miroitier. 
Aviver , v. a. Rendre plus vif. 
Avives , f. f. plur. Maladie des ch 

vaux. 
Avocafler , v. n. Faire la profe , 

fion d'Avocat. Ce terme eft ba 
Avocat , f. m. Celui qui plaie , 

les caufes. 
Avocatoire , adj. t. de Jurifpn i 

dence. i 

Avoine , f. f. V. Aveine. 
Avoir , V. a. Pofleder. 11 eft aul 

auxiliaire. 
Sa conjug.^.ifon eft fortirrég 



A V O 

iîere. J'ai , tu as , il a ; nous 
avons , vous avez , ils ont. J'a- 
vois , tu avois , il avoit ; nous 

. avions , vous aviez , ils avoient. 
J'ai eu , &c. non pas j'ai cû. J'eus, 
:u eus , il eut; nous eûmes , vous 
i\\tQ% , ils eurent. J'avois eu , 6cc. 
f'aurai , tu auras , il aura ; nous 
lurons , vous aurez ^ ils auront, 
^'aurois , &c. Que j'aie , que 
u aies, qu'il ait; que nous ayons, 
jue vous ayez , qu'ils aient. Que 
'eufle , que tu euffes , qu'il eût. 
2ue j'euiTe eu , 6cc. Ayant. On 
crit aufîi , Que j'aye , que tu 
yes , qu'il ait ; que nous ayions , 
ue vous ayie^y qu'ils ayent. C'eft- 
-dire que fi l'on met l'y grec au 
ngulier , il faut y ajouter un i 
u plurier ; mais li l'on met un i 
u imgulier , l'y grec fuffit au plu- 
er , parce qu'en prononçant ai- 
ms , on conl'erve Xi du fmgulier, 
C on y ajoute la terminaifon ions 
u plurier ; & c'eft ce qui exprime 
yons. L'Académie néanmoins 
crit , Que j'aye & que nous 
yons, 

l)ir, f. m. Bien. C*eft tout mon 
voir. 

l.)irmé , ée , part. 

L'ùfinement , f. m. Projet de réu- 
lon des Catholiques avec les 
roteftans, 

l)ifiner , v. a. Être yoifm. 

^■>rté , ée , part. 

brtement , 1*. m. Acouchement 
/ant terme. 

l^>rter, v. n. ^lettre bas avant 
tems ; ne pas réuffir. 

^vrton , f. m. Né avant le tems. 

l^>ué , f. m. Protefteur d'une 
glife. 

^"ué , ée , part. 

M'uer , v. a. ConfefTer , approu- 
îr, reconoître, 



A X O 7p 

Avoyé , ou Avoué , f. m, Magi- 

ftrat des Villes Suiffes. 

Avril , f. m. Quatrième mois de 
l'année. 

On y prononce 1'/ mouillée. 

Avuer , V. a. t. de Chafle. Suivre 
de l'œil une perdrix. 

On écrit auiîi Aveuer , il vient 
du mot vue , qu'on écrivoit au- 
trefois Veue. 

Axe , f. m. t. de Géométrie. C'eft 
la ligne droite qui paile par le cen- 
tre d'une fphere , ou d'un globe. 

Axi , f. m. Efpece de poivre. 

Axifuge , adj. Qui a la faculté de 
s'éloigner d'un axe. 

Axillaire , adj. Qui apartient à l'aif- 
felle. 

Axinomancie , f. f. C'eft l'art d« 
deviner par la hache. 

Axiome , f. m. Maxime confiante. 
h'o s'y prononce long , parce 
qu'il vient du Latin Axioma. 

Axipete , adj. m. 6c f. Qui a la 
force de s'aprocher d'un axe. 

Axonge , f. f. C'eft la graifle que 
l'on xionxmt oing. 

Ayant , non pas Alant , Participe 
du verbe Avoir. V. Pr. lett. Y 
ik ï. 

Ce Participe eft indéclinable, 
& n'a ni fém.inin ni pluriel : il 
y en a pourtant qui écrivent Tes 
^y^/2/i^ caufe , parce qu'il eft re- 
gardé là comme fubflantif. 

Il y a pluUeurs Modernes qui 
écrivent aiant avec un ï tréma : 
c'eft une faute , parce que le 
tréma ne doit jamais fe pronon- 
cer avec la voyele qui le pré- 
cède , comme on peut en juger 
par le mot aïeul , qu'on pronon^ 
ce a-ïeul ; & qu'au contraire ou 
prononce ai-iant. Ainfi il faut 
écrire ayant , parce que Vy a le 
fon de deux ii. 



Sa A Z E 

Aye , forte d'interjeftion dont fe 
fervent les Charetiers , & qui 
paroit faite de aille , Impératit' 
^'aller. 

'Azamoglan , f m. Enfant qui fert 
dans le sérail : les Turcs difent 
Agiam-Oglan , c'efl-à-dire , en- 
fant étranger. 

Azebro , f. m. Efpece de cheval 
aui fe trouvie en Ethiopie. 

Azedarac , f. m. Arbre. 

Azerbe , f. f. C'ell la mufcade 
mâle. 

Azerole , f. f Fruit qui croît en 
■ Provence. 

Azerolier , f m. Arbre. 

Azimut , f m. t. d'Aftronomie. 

Azimutal , aie , adj. Qui apartient 
à l'Azimut. 

Azone , f. m. & f. Dieu reconu 
& adoré par tous les peuples. 

Azoth , f. m. t. de Chimie. 



A z Y 

Azur , f. m. Pierre minérale 
couleur bleue. 

Azuré , ée , adj. 

Azurer , y. a. Mettre en coul 
d'azur. 

Azygos , f. m. t, de Médecin» 

Azyme , f m. & adj. Pain a^yn 
c'eft-à-dire , fans levain. 

Richelet écrit aiimc ; mais i 
content de réformer l'Orthog 
phe Françoife , il n'épargne 
même l'Orthographe Latine , 
écrivant a:^imus , fans le foui 
de l'ufage auquel tous les Sav 
fe foumettent , & fans s'em 
raifer de Tétymologie de ce mi 
qui a été formé du Grec , 
qu'on doit par conséquent ce; 
avec un y , comme on l'écrit 
Latin , Â^mus. 

Azymite , f. m. & f. Qui fe 3 
de pain fans levaia. 





B, S ubjiannf mafculin j jeconde l^eitre de L'Aipliabct^ 
& première des Conjones. 




QUARE, & B 

Mol , f. m. t. de 
Mufique. 

On écrit aufli 
Béquarre ou Bé- 
carre & Bémol : 
mais ces mots 
rent leur étymologie de la lettre 
?, que l'on prononce Béien forte 
ue l'un fignifie un B dont la fi- 
ure eft équarie , ÔL l'autre un B 
ui défigne un fon adouci & pour 
infi dire am^Ii : on diilingue aufli 
i B- fa- fi y qui eft un des fept 
Dns de la gamme, 
îîiel. Tour bâtie par les hommes 

près le déluge, 
î -heure , f. m. Lait de heure qui 

,'eft pas encore pris. 
h'A , f. m. Superfiuité de paroles. 
î)illard , arde , adj. 
î')iller , V. n. 
3 )ine , r. f. Il ne fe dit proprement 

ue de quelques animaux. 
î.>iole , r. f. Chofe de peu de va- 

2ur. 
3')ord , f. m. t. de Marine. C'eft 
t côté gauche du navire quand 
>n va de la poiippe à la proue. 

On écrit auffi Bas-bord \ l'A- 
«démie préfère Bâbord. 



Babouche , f. f. Soulier des Turcs. 
Babouin , f. m. Gros finge. 
Babouiner , v. n. Faire le boufon. 
Babylonien , ene , f. m. & f. 
Bac , r. m. Grand bateau plat : au 

plur. Biics. 
Bacalas , t. de Marine. 
Bacaliau , f. m. Autrement morue 

feche. 
Baccalauréat , f. m. Degré dans 

rUniverrué. 
Bacchanales , f. f. plur. Fêtes en 

l'honeur de Bacchus. 
Bacchanalifer , v. n. Faire la dé- 
bauche. 
Bacchantes , f. f. plur. Femmes qui 

célébroient la Fête de Bacchus, 
Bacchus , f. m. Dieu des Païens , 

fils de Jupiter & de Sémélé. 
Dans tous ces mots on ne 

prononce pas Vh. 
Bâcha , r. m. OfRcier Turc. 

Les Turcs prononcent Pacha ," 

& les Italiens BaJTa ou Basha, 
Bact^iciier , f. m. Qui a le dégié de 

Baccalauréat. 
Bachique , adj. m. & f. Qui apar- 

tient à Bacchus. 
Bachot , f. m. Petit bateau qui fert 

à pafler une rivière. 
Bachotage , f. m. Vacation duba-; 



82 B A D 

telier qui conduit un bachot. 
Bachoteur , f. m. Batelier qui con- 
duit un bachot. 
Baci'.e , f. m. ou Fenouil marin , 

Plante. 
Bâclage , f. m. L*arangement des 

bateaux dans un Port. 
Bâclé , ée , part. 
Bâcler , v. a. Fermer avec des 

chaînes & des bâres. 
Bacquet , f. m. Voyez Baquet. 
Ba6tréole , f. f. Ce font les rognures 

des feuilles d'or. 
Baculer , v. a. Donner des coups 

de bâtons. 
Baculométrie , f. f. ou Mefure des 
hauteurs acceflïbles avec des bâ- 
tons. 
Badaud , aude , f. m. & f. Niais. 
Badaudage, f. m. Action de badaud. 
Badauder , v. n. Faire le badaud. 
Badauderie , f. f. Sotife. 
Badiane , f. f. Fruit que porte l'arbre 

d'Anis qui croit à la Chine. 
Badigeon , f. m. t. de Maçonerie. 
Prononcez Badijon. C'efl un 
mortier fait des recoupes de pierre 
de taille. 
Badigeoné , ée , part. 
Badigeoner , v. a. Peindre avec du 

Badigeon. 
Badin /ine , adj. Il efl: auffi f. 
jBadinage , f. m. Folàirerie , plai- 

lanteiie. 
Badinant , f. m. Cheval furnumé- 

raiie dans un atelage. 
Badine , f. f. Petite pincete. 
Badiner , v. n. & a. Faire le badin. 
Badinerie , f. f. Bagatele , puérilité. 
Bafoué , ée , part. 
Bafouer , v. a. Traiter indignement. 
Bâfre , f. f. Goinfrerie. 
Bâfrer , v. n. Il efl bas. Manger 

avec avidité. 
Bâfreur , f. m. Gourmand. 
Sâgage , r. m. Équipage de gens 



B A G 

de guerre ; hardes qu'on po 
en voyage. 
Ba^âre , f. f. Il eft du ftyle famili 
Bruit , tumulte. 

On écrit auffi Bagarre \ m 
on prononce Bagare. 
BagaiTe , f. f. t. populaire. Femi 
livrée au défordre , & t. de F 
finage de fucre. 
Bagatele , f. f. Chofe de peu 

conséquence. 
Bagne , f. m. Lieu où l'on renfen 

les forçats. 
Bagnolete , f. F. Coëfure de femr 
Bagnolois , oife , f. m. &. f. Qui 

de Bagnols. 
Bague , ii f. Anneau. 
Bagnaude ,f. f. Fruit du baguenaudi 
Baguenauder , v. n. Ce mot eft 
ftyle familier. S'amufer à des c 
Tes vaines. 
Baguenaudier , f. m. Petit arbre 
Baguenaudier , f. m. Il ell: du û 
familier. Celui qui baguenaude 
Baguer , V. a. t. de Tailleur. 
Baguete , f. f. Verge , houffine. 
Baguier , f. m. Petit cofret pour! 

rer des bagues. 
Bahut , f. m. Le t ne fe pronoi 
point. Cofre dont le couvercle 
arondi. 
Bahutier , f. m. Artifan qui fait « 

Bahuts. 
Bai , aie , adj. Couleur de roi 
brun. Il ne fe dit que du poil ( 
chevaux. 
Baïanifme , f. m. Doéfrine de Bai 
Baïanifle , f. m. Difciple de Bai 
Baie , f. f. Plage , ou Fruit charr 
Il fignifie auffi tromperie , 
n'eft alors que du ftyle familiei 
Baigné , ée , part. 
Baigner , v. a. Mettre dans le bail 
Baigneur , eufe , f. m. & f. Celui 
celle qui fe baigne ou qui tientba 
Baignoir , f. m. Lieu où l'on fe baigi 



BAI 

3 ^noire,r.f. Cuve où Ton fe baigne, 
i^u , ou Bégu , r. m. t, de Manège, 
i , r. m. t. de Palais. 
Dans ce mot l'i ne fert qu'à 

louiller /, en forte que c'eft i'a 

:ul qui le prononce, 
'e , ii m. Nom qu on donne aux 

.mbafîadeurs de Venife , réfi- 

2ns à Conftantinople. 
2 arge , f. f. Sorte de blé. 
E e , f. f. t. de Marine. Efpece de 

jve. 

2 é , ée , part. 
liée , {. ï. 

ï ement , f. m. A6lion de bâiller, 
éer, V. n. Refpirer en ouvrant 

bouche. La première Tyllabe eft 

ngue. 
a er , v. a. Donner ; la première 

llabe eft brève. 
i^refTe, f. f. Il n'eft d'ufagç 

l'en ftyle de Notaire. 
^et , adj. m. Cheval de poil roux 
■ ant lur le blanc, 
aeul , f, m. Celui qui remet ies 

difloqués. 
ï 2ur , f. m. Celui qui bâille. 
aeur , f. m. t. de Pratique. Il ne 

dit guère que de celui qui baille , 

li donne, 
ai , r. m. Au plurier , Baillis. 

fficier Royal qui rend ou fait 

ndre la juftice. 

Furetiere , Danet , Ménage ont 
• rit Baillif. Mais Richelet , Jou- 
.■rt , & le P. Buiner écrivent 

ailli , & ati pîur. Baillis , fans 
^, & r Académie a fuivi cette 

'rthographe. 
aiage, f. m. t. de Palais. Tribu- 
■: j1 du Bailli. 

^ive , f. f. Femme d'un Bailli, 
a on , f. m. Morceau de bois 

■l'on met dans la bouche de 
; Jelqu'un pour l'empêcher de 

ier , ou de parler. 



BAI 85 

Bâillonné , ée , adj. t. de Blafon. 
Bâilloner , v. a. Mettre un bâillon 

dans Ja bouche de quelqu'un. 
Bain , 1". m. Aélion de fe baigner. 

Lieu propre à fe baigner. Eau ou 

autre liqueur où l'on fe baigne. 
Bain-Marie , f. m. Eau bouillante 

dans laquelle on met cuire ou 

chaufer quelque chofe renfermé 

dans un vafe. 
Baïonete , f. f. Sorte d'épée courte , 

qui tire fon origine de Baïone. 
Baionois , oife , f. m. & f. Qui eft 

de Baïone. 
Baïoque , f. f. Petite monoie d'Italie^ 
Bairam , f. m. Fête des Turcs. 
Baisé , ée , part. 
Baiiemain , f. m. t. qui n'a préfente- 

ment d'ufage qu'en matière téo- 

daîe. 
Baifement , f. m. Il ne fe dit guère 

que de faétion de baifer les pieds 

du Pape. 
Baifer , v. a. Appliquer fa bouche 

ou la joue fur le vifage ou les 

mains de quelqu'un. 
Baifer , f. m. Aélion de celui qui 

baife. 
Baifeur , eufe , adj. Qui fe plaît à 

baifer. 
Baifoter , verbe diminutif & fréquen- 
tatif. Il eft du ftyle familier. 
BailTe , f. f. Déchet. 
Baifsé , ée , paKt. 
BaifTer , v. a. ou n. Mettre plus bas ^ 

ou defcendre plus bas. 
Baiffiere , f f. Vin qui eft au bas. 
Baifure , f. f. Endroit du pain qui eft 

le moins cuit , & qui dans le four 

a touché à un autre pain. 
Baiou , f m. t. de Charpentier. 
Bajoue , f. f. Partie de la tête d*uil 

cochon. 
Bajoues , (. f. plur. t. de Vitrier. 
Bal , f. m. AUemblée de perfones 

pour danfer. 

Lij 



^4 BAL 

Baladin , f. m. Voyez Ballaàin. 
Balafre , f. f. Taillade lut le vifage. 
Balafré , ée , part. 
Balafrer , v. a. Faire des balafres 

fur le vifage de quelqu'un. 
Balai , f. m. Inflrument dont on fe 

fert pour nétoyer. 
Balais, adj. m. Qui ne s'emploie 

qu'av«c le mot Rubis. 
Balance , f. f. Inftrument pourpefer. 
Balance , f. f. Un des Signes du 

Zodiaque. 
Balancé , f. m. t. de Danfe. 
Balancé , ée , part. 
Balancement , î'. m. 
Balancer, V. a. Tenir en équilibre. 

Examiner ; Héfiter. 
Balancier , f. m. 

Balancines , f. f. plur. t. de Marine. 
Balançoire ^ f. f. Pièce de bois mife 

en équilibre , fur laquelle on fe 

balance; on en fait auili de cordes. 
Balandran , f. m. Manteau de cam- 
pagne. 
Balandre , f. f. Sorte de Bâtiment 

de mer. 
Balant , f. m. t. de Marine. 
Balanus , t. d'Anatomie. 
Balaile , f. f. Sorte de coite de lit a 

l'ufage des pauvres , tormée de 

balle d'aveine , envelopéedans de 

la toile. Il fignifie auiîî un bal de 

camp.^gne. 
B. laufte , f. f. Fruit du Grenadier 

fauvage. 
Balauftier , f. m. Grenadier fauvage. 
Balayé , ée , part. 
Balayer , v. a. 
Balayeur , eufe , f. m. & f. 
Balayures , f. f. plur. 
Balazée , f. f. Toile de coton , qui 

fe fabrique à Surate. 
Balbutié , ée , part. ^ 
Balbutiement , f. m. Bégaiement. 
* iBalbutier , v. n. Parler avec difHculté. 
Dans ces trois mots le / fe pro' 

nonce comme un c. 



BAL 

Balcon , f. m. 

Baldaquin , f. m. Efpece de E 

qu'on porte fur la tête du Pap 
Baleine , f. f. Poiflbn. 
Baleineau, f. m. Le petit d'une! 

leine. 
Balenas , f. m. Le membre de 

baleine. 
Baleftrille , t. de Marine. Inftrum 

avec lequel on prend les hautei 
Balevre , f. f. t. d'Architefture. 
Bali , f. m. Langue dans laquelle { 

écrits les livres des Bramines. 
Balin , f. m. Grand drap qui re( 

le grain quand on le vane. 
Baline , f. f. Grofle étofe de la 

qui fert à faire des embalages 
Balife , f. f. t. de Marine. Signait 

Ton met dans les lieux dangere 
Balifeur , i'. m. t. de Marine. C 

qui eu chargé de veiller aux tej 

des riverains. 
Balifier , f. m. Plante. 
Baliile , f. f. Machine de guern 
Balivage , f. m. t. des Eaux & For 

Marque des baliveaux. 
Baliveau , f. m. Arbre qu'on la 

d'efpace en efpace dans un 1: 

qu'on coupe. 
Baliverne , f. f. Difcours inutile 
Baliverner , v. n. 11 efk du flyle fa: 

lier. S'occuper de balivernes. 
Ballade , f. f. Efpece d'anciene F 

fie Françoife par couplets , 

danfe de campagne. 

L'Académie, Ménage , Fu 

tiere & Danet écrivent Ballai 

avec deux // , parce qu'on troi 

dans la baffe Latinité bailare p< 

faltare , dont on a fait ballau 

balUtrïx & ballaùo , mots c 

rivés du Grec. Voyez du Car 

fur ces mots. 
Balladin , f. m. Balîadine , f. f.H 

prend ordinairement en mauva 

part. 



BAL* 

Furetiere & Danet écrivent de 
i forte ; Richelet & Joubert ne 
eulent qu'une / en ces mots à 
iu(e de la prononciation : mais 
;tte raifon ne doit pas l'emporter 
ir rétymologie , puifqu'on pro- 
3nce fort bien aler^ alant , quoi- 
j'on écrive aller , allant, L'A- 
idémie qui écrit Ballade , met 
bnmoins Baladin. 

zix'in , f. m. Efpece de Faucon. 

ce , f. f. Sorte de petite boule , 
j t. d'Imprimerie , ou gros Pa- 
jet , ou Envelope du grain. 

hv , V. n. Ce mot eft vieux. 
'anfer. 

dît , (.m. Danfe. 

aDn , f. m. Grofle boule de cuir 
mpîie de vent. 

a)nier , f. m. Faifeur de ballons. 

a )t j f. m. Pente baik de mar- 
andifes. 

a)tade , f. f. t. de Manège. 

à ):e , f. f. Petite balle , ou Plante 
' l'on nomme auffi Marrube, 

a)té , ée , part. Fur. Daru 

a)ter , v. n. & quelquefois a. t. 
y\ jeu de Paume. Peloter ; Di- 
later une afaire \ fe jouer de quel- 
< l'un. 

Richelet & Joubert écrivent ces 
•:rniers mots avec une feule/; 
:ais je penfe qu'on doit les écrire 
^ec deux // , parce qu'ils nous 
enent de balUre , ou de palla , 
a de pallone , en changeant , 
'•mme dit Ménage , la lettre P 
i. B. 

a)tes , f. f. plur. VaifTeaux de bois 
]iur tranfporter la vendange. 

a ire , f. f! t. de Marine. 

a urd , ourde , f. m. & f. t. de mé- 
]is. Il eft auffi adie6iif. Smpide. 

a'urdife , f. f. Stupidité. 

aimine , f. f. Plante. 

aimiqne^ adj. t, de Médecine. 



BAN 8/ 

Balfamîte, f. f. Plante qu'on nomme 

auffi Tanaijîe. 
Balfamum , t. Latin , qui fignifie 

l'arbre qui produit le Baume du 

Levant. 
Baltique , adj. La Mer Baltique, 
Baluftrade , f. f. t. d'Archite6le. 
Baluftre , f. m. Sorte de petit pilier 

façoné , qui fert à compofer une 

baluftrade. 
Baluftré , ée , adj. Orné d'une ba-. 

luftrade. 
Balfan , adj. m. Cheval noir ou bai ^ 

marqué de blanc à un pied. 
Bambin , f. m. Enfant à la mam.elle; 
Bambochade , f. f. Tableaux de fû- 

jets grotefques. 
Bamboche , f. f. Petites figures , ou 

forte de canne- 
Bambou , f. m. Bois des Indes 

Orientales. 
Ban , f. m. Publication à haute voix 

d'un ordre fupérieur , & t. d'E- 

glife. 11 fignifie auffi exiL 
Banal , adj. t. de Coutume. II fignî-; 

fie auffi commun , vulgaire. 
Banalité , f. f. Droit Seigneurial. 
On écrit auffi Bannal & Ban» 

nalité ; mais on ne fait point fen- 

tir ce doublement dans la pronon- 
ciation ; l'Académie écrit Banal 

& Banalité. 
Banane , f. f. Fruit du Bananier. 
Bananier , f. m. Plante commune 

dans les Indes. 
Banc , f. m. Bancs , au pluriel. 
Bancale , f. f. t. de mépris qui dé- 

figne celui qui a les jambes torfes» 
Bancele , f. f. Petit banc. 
B anche , f. f. t. de Marine. 
Bancroche , f. m. t. de mépris qui dé- 

figne celui qui a les jambes torfes. 
Bandage , f. m. Ligature. 
Bande , f. f. Morceau d'étofe , ou 

de toile coupé en long ; morceau 

de fer plat , étroit 6c long \ troupe 

de foldats , 6cc, 



85 BAN 

Bandé , ée , part. 

Bandeau , f. m. Bande quon met 
fur le front , ou fur les ïeux. 

Bandelete , f. f. Diminutif. Petite 
bande. 

Bander , v. a. Lier & ferrer avec 
une bande. 

Bandereau , f. m. C'efl le cordon 
qui fert à pendre la trompeté. 

Banderole , f. f. Petit étendard. 

Bandiere, f. f. Paremens de damas 
que l'on met au deffus des mâts. 
C'eft auiïî un t. Militaire. 

Bandins , f. m. t. de Mer. 

Bandit , f. m. Voleur , vagabond. 

Bandoulier , f. m. Sorte de vaga- 
bond. 

Bandoulière , f. f. 

Bandure , f. f. Plante. 

Bane , f. f. Grande toile qu'on met 
fur les bateaux pour fe garantir 
de la pluie. 

Bané , ée , part. 

Baneau , f. m. Petit vaifleau de bois 
propre à contenir les liqueurs. 

Banée , f. f. Droit du Seigneur 
pour contraindre fes fujets de 
moudre à fon moulin. 

Baner, v. a. Couvrir d'une bane. 

Baneret , adj. m. Qui a droit de por- 
ter Baniere. 

Baneton , f m. Efpece de cofre percé 
qui fert à conferver le poifTon. 

On écrit aufli Banne , Banni ^ 
ô:c. mais on ne fait point fentir 
ce doublement dans la pronon- 
ciation. 

Bangue-de-Bourgogne , f. m. Etofe 
dont il fe fait un grand commerce 
à Lyon. 

Bani , ie , part. Il efl auffi fu.bft. 

Banians , f. m. plur. Idolâtres des 
Indes. 

Banie , f. f. Publication. 

Baniere , f. f. Eufeigne , drapeau. 



BAN 

Banir , v. a. Chafler , exiler. 

Baniffable , adj. Digne d'être b; 

BaniiTement , f. m. Exil. 

On écrit auiTi Bannir , t 
mais on ne fait point fentir ce d' 
blement dans la prononciation, 

Banlieue , f. f. Environs d'une \ 
dans l'étendue d'une lieue. 

Banque , f. f. Trafic d'argent qu' \ 
fait remettre d'une Ville à i 
autre. 

Banqueroute , f. f. Faillite d'un m 
chand , qui ne pouvant payer 
detes , cefTe fes payemens, 
ferme fon magafm. 

Banqueroutier , iere , f. m. & f. G 
ou celle qui fait banqueroute. 

Banquet, f. m. Feftin. 

Banqueté , f. f. t. de Fortificati 
C'eft auffi un petit chemin rele * 
& im petit banc. 

Banqueter , v. n. Faire un feflin 
vieillit , & n'efl: guère d'ufagec 
dans le flyle familier. 

Banquier , f. m. Négociant qui 
palTer de l'argent d'un lieu àl'i f 
tre , par des lettres de change. 

Bans , f. m. plur. t. de Chaffe, 

Ban vin , f. m. Privilège qui dor 
pouvoir aux Seigneurs de ven< 
le vin de leur crû durant un cert 
tems , à l'exclufion des autres 1 
bitans de la Paroifle. 

Baptême , f. m. Sacrement de F 
glife. 

Le p ne fe prononce pas : d 
vient qu'on écrit auflTi Batême, 

Baptisé , ée , part. 

Baptifer , v. a. Donner le baptên 
Danet eft le feul qui ait éc 
baptiser , à caufe du mot La 
taptiiare , qui fe trouve di 
Charles Eftienne , & plufiei 
bons Auteurs , qu'il a jugé à p 
pos d'imiter par préférence a 
autres qui écrivent baptifars a\ 



BAR 

le/V.Préf. let. 5 & Z. Ob- 

rvez que le p ne le prononce pas. 
laVilmal , aie , adj. Qui apartient 

3 Baptême. 

On y prononce le /? & Vs. 
..'.'tiftaire , adj. Regiflre ou Extrait 

aptiflaire ; comme on dit Re^i- 

-e ou Extrait mortuaire. 
a:iftere , f. m. Lieu où l'on ba- 

iie. 

Dans ces deux mots on ne pro- 

)nce pas le p , mais on pro- 

)nce Vs, Le dernier vient du 

atin Baptifterium : c'efl ce qui 

)lige d'y mettre un e à la pénul- 

îme. 
a Jet y r. m. Petit cuvier de bois. 
On écrit aufTi Bacquet : mais 

tte duplication eft inutile ; l'A- 

démie préfère Baquet. 
!ajete , f. f. t. d'Épinglier. 
aietures, f. f. plur. t. de Mar- 

and de vin. 
a lier , f. m. Coton qui fe fait à 

Inyrne. 

a, (. m. V. Bard. 
a ge , f. m. Droit pour la réfe- 

t on des Ponts ; ou forte de linge 

<.vré. 
a ger , f. m. Fermier du Barage. 

On écrit auffi Barrasse & Bar- 

.^er ; mais dans la prononciation 

<i néglige ce doublement. 
a gouin , f. m. Langage corrompu, 
a gouinage , i, m. 
a gouiner , v. n. Parler un langa- 

y corrompu. 

a gouineux , eufe , f. m. & f. 
amdage , f. m. Sorte de Pêche. 
!a:que , f. f. Petite hute. 
aiqué , ée , part. 
aiquer , v. a. Faire des baraques. 

In'eft d'ufage qu'avec le pronom 

{rfonel. Se Baraquer. 
-ait , f. m. Vieux mot qui figni- 

f'it tromperie. 



BAR §7 

Baratas , f. m. Efpece de rat. 

Barate , f. f. Vaifl'tau qui fert à faire 
le beure. Acad. Fur. Dan. Joub, 

Barater , v. a. Batre la crème pour 
faire le beure. 

Baraterie , f f. t. de Marine. Trom- 
perie du Patron ou de l'Equipa- 

ge. ^ , 

On écrit aufli Baratterie , par- 
ce que ce mot vient de rEfpagnol 
Barattar , qui fignifie changer : 
mais on prononce Baraterie. 

Barbacane , f. f. Petite ouverture 
qu'on fait dans un mur , pour 
tirer à couvert fur l'ennemi , ou 
pour faire écouler l'eau. 

Barbacole, f. m. Jeu de hazard, au- 
trement dit Pharaon. 

Barbare , adj. Cruel. 

Barbarement , adv. Avec barbarie. 

Barbarie , f. f. Cruauté. 

Barbarifer , v. n. Pécher contre les 
règles de la Grammaire. 

Barbarifme , f. m. t. de Grammaire. 
Faute grôlTiere contre la pureté 
du langage. 

Barbe , f. m. Cheval de la côte d'A- 
frique. 

Barbe , f. f. Poil du menton. 

Bai-be à Dieu , f. f. Plante. 

Barbe de bouc , f. f. Plante. 

Barbe de chèvre , f. f. Plant-e. 

Barbe de Jupiter , f. f. ArbrifTeau; 

Barbe de Moine , f. f. Plante. 

Barbe de Renard , f. f. Plante. 

Barbeau , f. m. Poiffon. 

Barbelé , ée , adj. Il fe dit d'une 
flèche qui a des dents. C'eft auflî 
un t. de Blafon. 

Barberie , f. f. Nouveau mot in- 
venté par les Maîtres Chirurgiens. 
C'eft l'art de rafer la barbe. 

Barbet , ete , f. m. & f. Efpece de 
chiens. 

Barbete , f. f, Efpece de Plate-forme 
d'où on tire le canion à découvert. 



88 BAR 

Barbets , f, m. p!ur. Nom de plu- 
fieurs habitans du Piémont. 

Barbeyer , v. n. t. de Marine. Il fe 
dit du vent qui pafle à côté de la 
voile. 

Earbichon , f. m. Diminutif de Bar- 
bet. 

Barbier , f. m. Celui qui fait la 
barbe. 

Barbillon , f. m. Diminutif de Bar- 
beau. C'eft auffi un t. de Manège 
& de Fauconerie. 

Barbon , f. m. Vieillard. 

Barbonage , f. m. Qualité de bar- 
bon. 

Barbote , f. f. Poiflon de rivière. 

Barboter , v. n. t. qui fe dit des 01- 
feaux aquatiques. 

Barboteur , f. m. Canard privé. 

Barbotine , f. f. Sorte de feinence 
menue propre à faire mourir les 
vers. 

Barbouillage , f. m. 

Barbouillé , ée , part. 

Barbouiller , v. a. Salir ; gâter. 

Barbouilleur , f. m. Méchant Pein- 
tre , mauvais Auteur. 

Barboute , f. t. de Rafinage de fu- 
cre. 

Barbu , Ue , adj. Qui a de la barbe. 

Barbue , f. f. Poiffon de mer. Mar- 
cote , ou farment avec fa racine. 

Barbuquet , f. m. Petite gale qui 
vient fur le bord des lèvres. 

Barcalon , f. m. Titre du premier 
Minifl-re de Siam. 

Barcel, f. m. Sorte de canons très- 
courts. 

Barco-longo, t. de Marine. Bar- 
que longue. 

Bard , f. m. Civière à bras. 

Bardane , f. f. Plante. 

Barde , f. m. Prêtre des anciens 
Gaulois. 

Barde , f. f. Tranche de lard. 

Bardé , ée , part. 



BAR 

Bardeau , f. m. Colleétif. Petits 

dont on fe fert pour couvrir 

maifons. 
Bardele , f. f. Efpece de felle à 

quer. 
Bardenoche , f. f. Étofe qui fe fal 

que à Lyon. 
Barder , v. a. Couvrir de barde; 
Bardeur , f. m. Celui qui dans 

ateliers de maçonerie , porte 

bard ou la civière, 
Bardls , f. m. t. de Marine. 
Bardot , f. m. Petit mulet. 
Bâre , f. f. Pièce de bois , de f 

iSiQ. étroite 6t longue. 
On écrit aulfi Barre : mais d 

la prononciation on ne doi 

point IV; on alonge feulement 

& c'eft ce que marque le cire 

flexe. 
Bàré , ée , part. 
Bâreau , f. m. Bâre de bois ou 

fer ; le lieu où l'on plaide. 
On écrit aulTi Barreau , n 

on prononce Bâreau : il eft déi 

de Barre ou Bâre. 
Bârer , v. a. Fermer avec une bî 
Bâres , f. f. plur. Jeu de cou 

C'eft aufTi un t. de Manège & 

Fauconerie. 
On écrit auffi Barrer & Ban 

mais on prononce Bârer & Bel 
Baret, f. m. C'eft le cri d'un Éléph 
Barète , f. f. Bonet des Cardina 
Barétone , f. m. Bonet du Grai 

Maître de Malte. 
Bareur , f. m. t. de Vénerie. i 
Barfouls , f. m. Sorte d'étofe di 

s'habillent les Nègres. : 

Bargache , f. m. Efpece de M( I 

cheron. i 

Barguignage , f. f. Il eft du ft; I 

familier. Irréfolution. i 

Barguigner , v. n. Il eft du ftj i 

favnilier. Marchander fou à foi 
Barguigneur , eufe , f. m. & f. 
Baricac 



BAR 

cade , f. f. Retranchement fait 
la hâte. 

!^ cadé , ée , part. 

i cader , v. a. Enfermer par des 
aricades. 

K* er , f. m. t. de Monoie. 

keve , f. f. Obftacle. 

On écrit auGl Barricade , 
arrière , &c. Mais on ne pronon- 
î point ce doublement ; & à 
iule de la longueur de ces mots, 

I abrège Va de la première i'yU 
be. 

'à ga de More , f. f. Sorte de 
ie des Indes Orientales. 

a i , f. m. Sorte de petit toneau. 
Cad. DiSÎ. des Arts , Fur, Dan. 

. ich. Joub. Boud. 

II ne faut pas écrire harril 



ec deux 



comme on le 



)uve dans quelques Didionai- 

s. Du Cange dérive ce mot 
' barillus , mot de la baffe La- 
• lité ; & raporte plufieurs paf- 
i'es , qui prouvent qu'on doit 
I rire baril en François , comme 
< , écrit bar lie en Italien , & baril 
I Anglois. On mouille 17 dans 
I mot comme dans fes dérivés, 
liage , f. m. t. de Finance. 
adar , f. m. Officier de Galère. 
1 let , f. m. Petit baril. 
i:)lage , f. m. Affemblage de 
«/■erfes couleurs mifes fans règle, 
ii)lé , ée , part. Rich. Joub. 
ipler , V. a. Rich. Joub. Acad. 

Danet écrit bariollé , barioller, 
jec deux // : c'eft une faut«. 
liretiere dit que ce mot vient 
< Latin variare , dont on a fait 
ïrioler , en changeant la lettre 
len ^ , comme font prefque 
tas les Gafcons. 
ai[ue , f. f. Gros toneau. Fur. 
jan. Rick. Joub. du Cange. 

L'Académie écrit barrique ; 



BAR Sp 

mais comme il y a apparence qu« 
ce mot dérive de barillus , on 
peut l'écrire avec une feule r, 

Bariquet, f. m. Petite barique. 

Barleria , f. m. Plante. 

Barlong , gue , adj. Il fe dit prin- 
cipalement des habiis. 11 elt du 
llyie familier. 

Barnabite , f. m. Nom de Reli- 
gieux. 

Barnache , f. f. Oifeau de paffage,' 

Barnacle , f. f, Efpece d'huître. 

Barne , f. f. t. de Salines. 

Baromètre , f. m. Inftrument avec 
lequel on mefure la pefanteur 
de l'air. 

Baron , f. m. 

Barone , f. f. 

Baronet, f. m. Diminutif de ^^ro/?; 

Baronie , f. f. Seigneurie & Terre 
d'un Baron. 

On écrit aufîi Baronne , Ba^ 
ronnet & Baronnie , félon l'ancien 
ufage , qui vouloit que les déri- 
vés des mots terminés en on dou- 
blaffent la lettre n : mais dans la 
prononciation Vo perd alors le 
. Ion nafal , & l'on n'articule qu'u- 
ne feule n. Ainfi dans l'origine 
on a pu prononcer avec le fou 
nafal , Baron-nie ; mais aujour- 
d'hui on prononce Baronie : ÔC 
pourquoi y conferveroit-on l'é- 
quivoque d'une prononciation qui 
ne s'obferve plus } 

Baroque , adj, t. Qui fe dit des 
perles qui font d'une rondeur im- 
parfaite. Il fignifie auffi Bizare. 

Barofcope , f. m. Synonyme à Ba- 
romètre. 

Barot , f. m. t. de Marine. 

Baroîé , adj. t. de Marine. 

Barotier , f". m. Voiturier. 

Barotin , f m. Diminutif de harot. 

Barque , f. f. Bâtiment de mer, 

Sarquerole , f. f. Petite barque, 
. M 



50 BAS 

Barquete , f. f. Sorte de pàtilTerle 
qui fe tait en Languedoc. 

Barras , 1". m. Sorte de Gomme. 

Barre , f. f. V. Bdre. 

Barfes , f. f. plur. Grandes boîtes 
d'étain , dans lefquelles on ap- 
porte le Thé de la Chine. 

Bartavele , f. f. Efpece de Perdrix 
rouge. 

Bârure , (. f. t. de Luthier, 

Bas , bafle , adj. 

Bas , f. m. La partie inférieure de 
certaines chofes. Il fignifie aulïi 
le vêtement des jambes. 

Bas , par-Bas, à Bas , en Bas, ià-Bas, 
ici-Bas , adverbes qui marquent 
toutes choies intérieures à d'autres. 

Bafalte , i. m. Efpece de Marbre noir. 

Bafane , f. t. Peau de mouton pai- 
sée par le tan. 

Bafané , ée , adj. Hâlé , noirâtre. 

Bas-bord , f. m. V. Bâbord. 

Balcule , f. f. Toute machine dont 
un des bouts s'élève lorfqu'on 
pefe fur l'autre. 

On prononce dans ce mot la 
lettre /. 

Bafe , r. f. Fondement , apuî. 

Bas-fond , f. m. t. de Marine. 

Bafigloffe , t. d'Anatomie, 

Bafilaiie , adj. t. d'Anatomie. 

Bafilic , f. m. Herbe odoriférante, 
ou forte de ferpent. 

Bafilicon , f. m. Sorte d'Onguent. 

Bafilique , f. f. On donnoit autre- 
fois ce nom à une grande Salle, 
où les Princes rendoient la jufti- 
ce ; on le donne aujourd'hui aux 
grandes Eglifes. 

Balin , f. m. Efpece de futaine. 

Bafoche , f. f. V. Basoche. 

Bafque , f. f. Petite pièce du bas 

d'un pourpoint. 
Bafque , f. m. & f. Nom de Peu- 
ples d'une Contrée de la Gaf- 
.cogne. 



BAS 

Bas-relief, f. m. Ouvrage de S 

pture , dans lequel ce qui 

reprélenté a peu de iaillie. 
Bade , f. m. t. de Manège. Pa 

& inftrument de Mufique. 
Baffe-contre , f. f. t. de Mufu 
Baffe-cour , f. f. Cour déftinée 

ménage de la campagne , 

aux écuries. 
Baffe-lice , f. f. Tapifferie de 

& de laine. 
Baffe-licier , f. m. Celui qui fai 

baffe-lice. 
Baffement , adv. Il n'eft d'uf 

qu'au figuré. D'une manière bi 
Baifes , 1. f. plur. t. de Marin 
Baffeffe , f. f. Il ne fe dit p( 

dans le fens propre de bas ; n 

feulement pour fignifier fe 

ment , ou a6lion indigne c 

honéte homme. 
Baffet , f. m. Efpece de chien. 
Baffe-taille , f. f. t. de Mufiqut 

de Sculpture. 
Baffete , f. f. Jeu de cartes. 
Baffile , f. f. Sorte d'herbe, 
Baffm , f. m. Grand plat. 
Baffme , f. f. Grand baffm de( 

vre. 
Baffiné , ée , part. 
Baflîner , v. a. 
Baffmet , f. m. Pièce creufe d*i 

arme à feu ; o\i t. d'Anatom 

& nom d'une Plante. 
Baffmoire , f. f. Bafîin couvert ( 

fert à chaufer un lit. 
Baffon , f. m. Inftrument de M 

Tique. 
Baffant , ante , part. & adj. Suj 

fant , qui convient. 
Baff , f. m. Petite monoie d'Al 

magne. 
Baffe , f. m. t. de Jeu de cartci 
Bafter , v. n. Il eft vieux , fuffii 
Bafferne , Ç ^ Efpece de char a 

cien. 



BAT 

lies , f. f plur. C'eft aînfi que 

ous appelons les Étofes d'écor- 

e d'arbres. 
I<:ide , f. f. Maifon de Campa- 

ne , en Provence. 
{ïtille , f. f. Forterefle de Paris. 
{<tillé , ée , adj. t. de Blafon. 
{;:inçzue , f. f. t. de Marine. 
J;. mgue , ee , part. 
; Bai'tinguer , v. r. Se couvrir de 

^iles matelafsées. 
{::ion , f. m. Boulevart. 
l.tonade , f. f. Coups de bâton. 
{ toner , v. a. 

Mude , r. f. t. de Marine, 
{.-ventre , f. m. t. d'^natomie. 
{, , f. m. C'eft la queue du poif- 

on. 
l , f. m. Selle groiTiere. 
I.îge , f. m. t. d'Agriculture. 
Vige , f. m. Droit Seigneurial. 
{ lille , f. f. Combat. 
I illlé , ée , adj. t. de Blafon. 
Jailler , v. n. Contefter. 
Jlaillon , f. m. Petit corps d'Infan- 

erie. 
lanomes , f. f. plur. Toiles qui 

e vendent au Caire. 
) ant , f. m. Efpece de marteau , 

»u partie d'une porte, 
î.ant , ante , adj. Qui bat. 
J*ard , arde , adj. 
î ardeau , f. m. Efpece de digue 

)our détourner le cours de l'eau. 
î:ardiere , f. f. t. d'Agriculture. 
î ardife , f. f. Qualité de bâtard. 
Jate , f. f. Efpece de raves qui 

Toît chez les Nègres. 
Jayoles, f. f. plur. t. de Ma- 
ine. 
le , f. f. Maillet , ou plateau de 

)ois , ou fabre d'arlequin. 
Eté , ée , part. 

Bteau , f. m. Efpece de barque. 
Etée , f. f. t. de Relieur. 
Btelage , f, m. Droit qu'on paye 



BAT pr 

au batelier , ou Tour de Bate- 
leur. 

Batelée , f. f. Charge d'un Bateau. 

Batélement , f. m. t. de Maçonerie, 

Bateler , v. a. t. de Marine. 

Batelet , f. m. Petit bateau. 

Bateleur , eufe , f. m. & f. Joueur 
de farces. 

Batelier , ère , f. m. & f. Celui ou 
celle qui conduit un bateau. 

Batement , f. m. L'aftion de batre. 

Bâter , V. a. Mettre le bât. 

Baterie , f. f. t. de Guerre , de 
Cuifme , & de Joueur d'iniliru- 
men?. 

Bateur , f. m. Celui qui bat.' 

Bâti , ie , part. 

Bâtier , f. m. Celui qui fait des 
bâts. 

Batifoler , v, n. Il eft du flyle fa- 
milier. Badiner les uns avec les 
autres. 

Bâtiment , f. m. Edifice. 

Bâtir , v. a. Conftruire. 

Bâtifle , f. f. L'a6Hon de bâtir; 
ConftruiSlion. 

BâtiiTeur , f. m. Qui aime à faire 
bâtir. 

Batifte , f. f. Toile très-fine. 

Batiture d'airain , f. f. t. de Forgeai 

Batoire , f. f. Palete qui fert à batre» 

Bâton ^ {. m, 

Bâtoné j ée , part, 

Bâtoner , v. a Rayer. 

Bâtonet , f. m. Petit bâton pouï 
jouer. 

Bâtonier , iere f. m. & f. 

Batrachite , f. f. Pierre qui fe trou- 
ve dans le corps des grenouilles. 

Batrachomyomachie , f. i\ Guerre 
des grenouilles & des rats. 

Batre , v. a. fraper. 

On écrit aufli Battre , parce 

qu'il vient de Battere , qui en 

balTe latinité fignifie la même 

chofe , & qui peut venir da mos 

Mij 



^^ B A U 

Satuere qu'on trouve dans Plante. 
Mais une étymologie tirée de la 
baffe latinité ou du vieux Latin 
de Plaute ,efl- elle ailez reipe^îihble 
pour prévaloir fur Tufage qui eil: 
de prononcer Batre avec un (eul 
/ ? Je bats , tu bats , il bat , nous 
bâtons , vous bâtez , ils bâtent. 
Je batois , &c. Je bâtis , &c. J'ai 
batu , &c. Je batrai, &c. Je ba- 
trois , &c. Bas , bâtez. Que je 
bâte , &c. Que je batifle , &c. 
Voyez la rem^irque fur AhiUrc. 
Battologie , f. f. t. de Grammaire. 
Supcrfluité de paroles ; répétition 
inutile. 

Ce mot conferve les deux tt , 
parce qu'il vient du Latin Bduo- 
lo^ia. 
Batu , ue , adj. 
Batue , r. f. t. de Chaffe. 
Bature , f. f. L'aaion de batre le 

blé dans l'aire. 
Bau , f. m. t. de Marine. 
Baubi , f. m. Chien courant d'An- 
gleterre. 
Baud , f. m. Chien courant de Bar- 
barie. 
Baudes , f. f. plur. t. de Marine. 
Baudet , f. m. Petit âne. 
Baudi , ie , part. 
Baudir , V. a. t. de Chafle. 
Baudouinage , f. m. Accouplement 

des ânes. 
Baudrier , f. m. Écharpe de cuir, 

qui fert à tenir fépée. 
Baudruche , f. m. Boyau de bœuf, 
dont le fervent les Bateurs 
d'or. 
Bauge , f. f. Lieu où repofe le fan- 
glier ; ou paille mêlée avec de 
la terre délayée. 
a Bauge , façon de parler adver- 
biale , & baffe. En abondance. 
Baugue , {. f. Herbe. 
'BmmQ , f. m. Fiante médicinale. 



B A V 

La Sainte Baume , Roc céie 
dans la baffe Provence. 
Baumier , f. m. Arbre qui prod 

le baume. 
Bavard , arde , adj. Qui parle f. 

difcrétion. 
Bavai der , v. n. Parler trop. 
Bavarderie , f. f Caradere du ] 

vard. 
Bavardin , ine , f. m. & f Babilla 
Bavarois , oife , f. m. & f. Qui 

de Bavière. 
Bavaroife, f. f. Liqueur chaudi 
Bave , f. f Salive qui coule de 

bouche. 
Baver , v. n. Jeter de la bave. 
Bavete , f. f. Pièce de toile. 
Baveufe , f. f. Poiffon de Mer. 
Baveux, eufe , adj. Qui bave. 
Bavoché , adj. m. t. de Gravi 

& d'Imprimerie. 
Bavocher , v. n. t. d'Imprimeu 

& de Doreur en détrempe. 
Bavochure , f. f. Défaut de ce c 

n'eff pas net. 
Bavois , f. m. t. de Monoie. 
On écrit aufîi Bavouer. \J l 
ca demie préfère Bavois. 
Bavolet , f. m. Cocfure de jeun 

payfanes. 
Bayer, v. n. Regarder en ouvrant 
bouche, lln'eff d'ufage en ce fei 
qu'en cette phrafe proverbij 
le & figurée. Bayer aux Coi 
milles. 

On difoit autrefois Béer poi! 

Baier; Y Académie préfère Baye, 

On a feulement conferve Tad 

jeftif Béant. 

Bayeur , eufe , f m. & f. Qui baye 

Bazac , f. m. Coton très-fin , qu 

vient de Jérufalem. 
Bazadois , oife , f. m. & f. Qui ef 

de Bazas, 
Bazard , f. m. Marché public dan; 
i'Orient. 



'' BÉA 

îl:he , f. f. Jurifdiaion fubal- 
t(ne. Joub. 

L'Académie , Mornac , le Di- 
£)naire des Arts , Furetiere & 

I .net écrivent Bafoche , & di- 
(tt que ce mot vient de Bii/z- 
lit. D'autres le dérivent du 
Csc , qui fignifie parler d'une 
irniere goguenarde. Cette éty- 
nlogie me paroît plus nature- 
le parce que cette petite Cour 
{\ alterne n'a ordinairement pour 
J,;es & Avocats que de jeunes 
C rcs , qui n'ont guère de refpeft 
k uns pour les autres. C'efl: le 
ff ciment de Ragueau. Ménage 
é( t indifféremment Baioche 6c 
R'bche. On peut choifir. 

e.im , f. m. Arbre ou Gomme. 
)n écrit aufli abufivement Bé- 
i um : il vient du Latin BdelUum, 
* . indéclinable , qui marque le 
:(des Moutons. 
M , ante , adj. Qui a la bou- 
\ , ou la gueule ouverte, 
a; ois , oife , f. m. & f. Qui eft 
ItBéarn. 

W ate , f. m. & f. Il fe dit d'une 
xbne qui affe<^e de paroître 
1< ote. 

«ication , f. f. 
ité , ée , part, 
it er , V. a. Déclarer bienheureux, 
it que , adj. Il n'a d'ufage que 
h s cette phrafe du ftyle dogma- 
i(e. La vifion béatifique dont 
lus jouijjons en la prejence de 
Bu, 

ites , f. f. plur. Toutes fortes 
IfiDetites chofes délicates. 
Lt ides , f. f. Il ne fe dit guère 
[t de la félicité éternele , & au 
►il. les huit Béatitudes. 

II belle , adj. Bien conformé. 
)n écrit bel au mafculin , quand 

:eadjeaif eft plaeé devant un 



BEA p5 

fubftantif qui commence par une 
voyele , ou un A fans afpiration. 
Exemple : Un bel enfajit , un bel 
homme. On conferve les deux // 
au féminin belle , parce que 
ce m.ot eft court , que fi on l'é- 
crivoit autrement l'ceil pouroit ea 
être blefsé. 

Beau , f. m. Ce qui efl: beau, 

bien & Beau , bel & Beau , adr. 

tout Beau , adv. Arrêtez. 

Beaucoup , adv. de quantité. 

Beau-fils , f. m. t. relatif. Fils paf 
alliance. 

Beau-frere , f. m. t. relatif. Frère 
par alliance. 

Beau- père , f. m. t. relatif. Pere^par 
alliance. 

Martial - Louis DE Beao^^tl 
DE Saint Aulaire, ^vê- 
que de Poitiers , a toutes les qua- 
lités qui ont toujours formé dans 
fon Illuftre Maifon de Grands 6c 
Savans Prélats. 

Beaupré , f. m. t. de Marine. C'eft le 
nom d'un mât qui efl: fur la proue. 

Beau- revoir , f. m. t. de ChaiTe. 

Beauté , f. f. 

Beauvaifin , ine , f. m. & f. Qui 
eil de Beauvais. 

Beby , f. m. Toile de coton qui 
fe fabrique à Alep. 

Bec, f. m. Partie du corps d'un oifeau. 

Bécabunga , f. m. Plante. 

Bécafigue , f. m. V. Bec-figue, 

Bécarre , f. m. V. B. 

Bécard , f. m. Femele à ce qu'on 
dit du Saumon ; ou Saumon du 
Printems. 

BécafTe , f, f. Oifeau de partage. 

Becaffeau , f. m. Le petit de la bé- 
caffine. 

BécafTine , f. f. Oifeau. 

Bec-de-corbin , f. m. On donne 
ce nom à divers outils. C'eft auiïx 
une forte d'arme. 



$ BEC 

ec-de-cuiller , f. m. t. d' Anatomîe. 

Bec-de-grue , f. m. Plante. 

Bec-fi2;ue , f. m. Oiieau. 

On écrit aulTi Bccafipie , parce 
qu'il vient de l'Italien Beccafico: 
mais l'Académie achevé de le 
francifer en dilant Bec-figue. 

Bécharu , f. m. Oifeau. 

Bêche , f. f. Inftrument d'Agricul- 
ture. 

Bêché , ée , part. 

Bêcher , v. a. Remuer la terre avec 
une bêche. 

Béchet , f. m. Sorte de Chameau. 

Béchique , adj. t. de Médecine. 

Béchu , ue. V. Bécu. 

Becquée , -? y. C Béqué. 

Becqueter, 5 ^ ^ C Béqueter. 

Bécu , ue , adj. t. d'Oifelier. 

On 'dit abufivement Béchu , 
puifqu'il vient de Bec fans h, 

Bécune , f. f. Sortade Poillon de mer. 

Bedaine , f. m. Gros ventre. 

Bedats , r. m. plur. t. de Coutume. 

Bedeau , f. m. Officier d'Univeriité 
& d'Eglile. 

Bédégard , f. m. ArbrifTeau. 

Bédeiin , f. m. Coton du Levant. 
On dit aufîi Bèledin. 

Bédélium, f. m. V. BdeUïum. 

Bedon , f. m. Vieux mot qui n'eft 
plus en ufage que dans cette 
phrafe : Un frjos bedon. 

Bée , adj. f. Ce mot ne s'emploie 
qu'en cette phrafe : Gueule bée. 

Béer , V. n. V. Bayer. 

Bé-fa-fi , f. m. V. B-fa-fi. 

Béfroi , f. m. Autrefois Beffroy. 
Tour ou clocher d'où l'on fait 
fentinelle. V. P. let. V. 

L'Académie , Furetiere , du 
Cange , le Diction, des Arts & 
Ménage écrivent ce mot avec 
deux ff, & dif:nt qu'il vient du 
•vieux mot béer , qui lignifioi: 
€riei' , 6i du mot cffi^i. Mais l-'u. 



B E G 

fage efl de prononcer éfro 

béfroi ; & c'efl: ainfique l'écri 

Richelet , Joubert & Dane 

Bégaiment , f. m. L'aîlion de 

On écrit aum Bégaierm 

mais dans la prononciation o 

fait point fentir cet e. 
Bégayé , ée , part. 
Bégayer , v. n. Prononcer ; 

difficulté. 
Bégu , ue , adj. Se dit d'un 

val ou d'une jument. 
Bègue , adj. Qui a peine à p. 
Bégueule , f. f. Femme fote 6 

varde. 
Béguin , f. m. Coefe d'enfant. 
Béguinage , f. m. Maifon de ] 

établies à Malines. 
Béguine , f. f. Religieufe des F 

Bas. 
Begum , f. f. Titre d'honeur , q 

donne aux Princefles de 

douftan. 
Bchen , f. m. Racine niédicinj 
Beige , r. f. Sorte de Serge 

Ton fait en Poitou. 
Beignet , f. m. Sorte de pâtifl 
Béjaune , f. m. t. de Faucone 
Bel , f. m. Nom d'un Dieu 

Babyloniens. 
Bel , belle , adj. V. Beau. 
Bel & beau , adv. Entièrement 
Bélamie , f. f. Tunique dont fe 

vent les Moines. 
Belandre , f, f. Petit bâtiment 

mer. 
Bêlant , ante , part. Qui bêle. 
Belchite, adj. Laine tirée d'Efpai 
Béledin, f. m. V. Bédelm. 
Béleîacs , f. m. Étofe de foie , fa 

quée à Bengale. 
Bêlement , f. m. Cri des moui 

& des brebis. 
Béiemnites , f. f. Pierre de Lyi 

qui yictit d'Aiicmagne. 



BEE 

lèr , V, n. Se dit du cri des mou- 

ns & des brebis. 
le te , f. f. Petit animal. 
lée, f. m. 6c f. Ancien Peuple 

;s Gaules. 
!^ eois , oife , f. m. & f. Qui eu. 

îs Pays-Bas. 
eique , adj. m. & f. Qui eft de 
. Province des Belges. 
é:r , f. m. Le mâle de la bre- 
s , ou un des Signes du Zodia- 
je. 
lé^ve 3 f. f. Anneau qui fufpend 

bâtant d'une Cloche. 
\ê ame , f. f. t. de Mythologie. 
Ie:re, i\ m. Gueux qui mandie 

ir fainéantiie. Coquin, 
di-dona , f. f. Nom Italien d'une 
ante qu'on nomme en François 
du 'dame. 
e tre , f. m. Il s'emploie quel- 
• efois adje<^ivement. Qui a un 
Ux air de beauté. 

On prononce Bélâtre : il vient 
I! Bel , belle, 

ï lus Belle j adv. De nouveau. 
e;-Dame , f. f. Plante, 
ei -de- Jour , f. f. Plante. 
e;-de-nuit , f. f. Plante, 
dî-filie , f. f. t. relatif. Fille par 

iance. 
e-ment , adv. Ce mot eft du 
vie familier. Lentement, 
eî-mere , £ f. t. relatif. Mère 
nr alliance. 

eiî-fœur , f. f. t. relatif. Sœur 
.ir alliance. 

eigérant , ante , adj. Qui fait 
1 guerre. 

B queux, eufe , adj. Guerrier, 
e maire , f. m. Prêtre de Bel- 
!ne. 

Bl>ne , f. f. DéefTe de la Guer- 
1 , & fœur de Mars. 

Dans ces quatre mots on pro- 
i>nce le? deux // , parce qu'ils 



BEN $;• 

vîenent du Latin Belligerens , 
BeUicofiis , Bellona. 

Bellot , ote 9 adj. Diminutif de 
Beau. Il ne fe dit que des enfans. 
On prononce Belot : il vient 
de Bel, belle, 

Belomancie , f. f. Divination qui 
fe fait par les flèches. 

Belvéder , f. m. Lieu dont l'afpe^. 
efl: agréable. C'eft auffi le nom 
d'une Plante. 

On y prononce Vr. Il vient de 
de l'Italien , Belvédère , qui fi- 
gnifie Belle-vue. 

Bémol , f. m. V. B. 

Ben , f. m. Arbre ^ ^(, i. Fruit. 

Benais , adj. V. Benêt. 

Ben-album ,' f. m. Plante. 

Bénédicité , f. m. Mot Latin fran» 
cisé. 

Bénédicte , f. m. t. de Pharmacie. 

Bénédiélin , ine , f. m. & f. Nona 
de Religieux & Religieufes. 

Eénédiclion , f. f. 

Bénédiéiionaire , f. ra. Livres 4es 
Béaédiftions. 

Bénéfice , f. m. 

Bénéfîceace , f. f. Bonté particu- 
lière. Ce mot n'a point fait fortu- 
ne , quoiqu'il foit doux , & qu'il 
ait été employé par de très-bons 
Auteurs. 

Bénéficiaire , adj. Héritier qui a 
obtenu des lettres de bénéfice 
d'inventaire. 

Bénéficiai , aie , adj. Qui conce»- 
ne les Bénéfices. 

Bénéficier , f. m. Qui a un béné- 
fice. 

Benêt , adj. m. Niais , idiot. 

On écrit auffi Benais ; mais 
l'Académie préfère Benêt. 

Bénévole , adj. Bienveillant. 

Béni y ie 3 adj. Voyez Bénit. 

Bénignem.ent ^ adv. Avsc ào\Xy> 



ççur. 



feiî B É Q 

Sénignité , f. f. Ce mot vieillît. Dou- 
ceur , bontér 

Bénin , bénigne , adj. Doux , hu- 
main. 

Bénir, v. a. Donner bénédi6lion. 

Bénit , bénite , part. 

On dit aulTi abufivement , Béni , 
bénie , le plus grand ufage elt pour 
Bénit , bénite. 

Bénitier , f. m. 

Benjoin s ^. m. Sorte de réfine. 

Bénoite , f. f. Plante, 

Béquce , f. f. Ce qu'un Oifeau 
prend par le bec. 

On dit aufiTi bcchée & becquée : 
tnais Vh eft fans fondement puifque 
ce mot vient de bec fans h \ & la 
prononciation néglige ce double- 
ment. 

Béqueter , v. a. Donner des coups 
de bec. 

On écrit aufTi Becqueter : mais 
la prononciation néglige ce dou- 
blement. 

Béquillard , f. m. Qui va avec une 
béquille. 

Béquille , f. f. Sorte de bâton. 

Béquiller, v. a. t. de Jardinage. 

Béquillon , f. m. t. de Fieurifle. 

Berams , f. m. plur. grofles Toiles 
de coton. 

Berbéris , f. m. Arbriiïeau, 

Bercail , f. m. Bergerie. 

Berce , f. m. Petit Oiieau connu en 
France. 

Berce , f. f. Plante. 

Bercé , ée , part. 

Berceau , f. m. Lit d'enfant , ou 
efpece de voûte. 

Bercer , v. a. 

Berche , f. f. t. de Marine. Petite 
pièce de canon de fonte verte. 

Bérénice , f. f. Reine d'Egypte. 

Bergame , f. f. Sorte de tapifle- 
rie. 

Bergamote , f. f. Sorte de Poire. 



B E R 

Berge , f. f. Rive efcarpée , ou j 

bateau. 
Berger , ère , f. m. & f. 
Bergerete , f. f. Sorte de vîn. 
Bergerie , f. f. Lieu où Ton enfei 

les brebis. 
Bergeries , f. f. plur. Padorales^ 

Hiftoires amoureufes. 
Bergeronete , f. f. Petit Oifeau , 

Petite Bergère. 
Bergerot , f. m. Petit Berger. 
Bergerote , f. f. Petite Bergers 
Béricot, f. m. Oifeau allez c( 

mun. 
Béril, f. m. Voyez BêryL 
Berian , f. m. V, Brelan, 
Berle , f. f. Plante. 
Berline , f. f. Efpece de carofle v 

de Berlin. 
Berlingot , f. m. Beriine coupée 
Plufieurs prononcent abufi 

ment Breline & Brelingot. 
Berlue , f. f. 11 n'eft que du {l 

familier , & ne fe dit qu'en c 

phrale : Avoir la berlue. 
Berme , f. f. t. de Fortification, 
Bermudiene , f. f. Plante. 
Bernable , adj. Qui mérite d'< 

berné. 
Bernacle , f. f. Coquillage. 
Bernardin , ine , f. m. & f. N 

de Religieux & Religieufes, 
Berne , f. f. Efpece de Jeu , 

l'on met quelqu'un dans unec 

verture , qu'on tient par les q 

tre coins , pour le faire fauter 

l'air. 
Berné , ée , part. 
Bernement , f. m. Aftion de berr 
Berner , v. a. Faire fauter quelq 

en l'air, ou le tourner en ridici 
Berneur , f. m. Celui qui berne. 
Bernicle , mot populaire , pour dir 

Rien. 
Berniefque , adj. ôc f. m. Efpece 

burlefqu^. 

Bernique 



B E s 

eliiquet , f. m. t. populaire. Etre 

a berniquet , c'eft-à-dire , à la 

hface. 
le lois , olfe, r. m. & f. Qui eft 

' Berne. 
;auyer , ère , f. m. & f. Qui eft 

1 Berry. 
efe , f. f. forte d'Étofe. 
é'I , r. m. Pierre précieufe , au- 

i;ment nommée , Eau Marine, 

' n mouille la lettre /. 
On écrit aufTi Bérïl : mais il 
ent du Latin Beryllus. 
le ce, (A. Biflac. 
lecier , f. m. Qui porte une be- 

;:e. 
le igre , adj. Se dit du vin qui aigrit, 
^eiguë, f. f. Outil de Charpentier. 
L'Acad. Fur. le Di6l. des Arts , 

.anet , Richelet & Boudot écri- 
"'int de la forte : Joubert & Mé- 

) ge veulent befaguë , ce qui ne 

•utabfolument rien. Il feroit éga- 
•înaent vicieux d'écrire Befeguë, 

. me femble qu'on pouroit plutôt 

• rire bijaiguë , parce que cet in- 
' rument coupe des deux bouts ; 

îaisil faut fuivre l'ufage. Quant 

.1 tréma du dernier ë il eft abfolu- 

fr:ent néceffaire , afin que l'on 

ononce cette dernière fyllabe 

lîrementque celle desmots^^^e, 

ypie , &c. 
kint , f. m. Anciene monoie de 

impire de Conftantinople , 6c t. 

î Blafon. 
\î'X , f m. t. de Tri6^rac. 
le , f. m. Mot Celtique dont on fe 

rt pour défigner quelques poires. 
•ecles , f. f. plur. Lunetes. 
>eiarde , f. f. Sérure qui s'ouvre 

ïs deux côtés, 
loche , f. f. Inftrument d'agricul- 

ire. 
Ie)gne-, f. f. t.^u ftyle familier, 
îoin , f. m. 



B E T P7 

BeiTon , one , adj. Jumeau. Il efl 

vieux. 
Beftiaire , f. m. Nom que les Ro- 
mains donnoient à ceux quiétoient 

déftinés à combatre contre les 

bêtes. 
Beftial , aie , adj. Qui tient de la bête^ 
Beftialement , ady. En bete. 
Beftiaiité , f. f. Brutalité. 
Bcftiaux , f. m. plur. du mot Bétail^ 

originairement Bejlail. 
Beftiole , f. f. Diminutif. Petite bête. 
Bêta , f. m. t. du ftyle familier , qui 

fe dit d'un homme très-bête. 
Bétail , f. rn. t. col!e61if. Troupeau,' 
Ce mot eft irrégulier , car au 

pluriel il fait bejliaux , dont on 

prononce l'.^. 
Bête , f. f. xALnlmal irraifonable. 
Bétel , f. m. Plajue qui s'atache aux 

arbres. 
Bêtement , adv. en bête. 
Béthléhémites , f. m. plur. Sorte da 

Moines. 
Bétille , f. f. Sorte de Moufleline- 
Bêtife , f. f. Sotife , ftupidité. 
Bétoine , f. f. Plante. 
Béton , f. m. Sorte de mortier en 

ufage dans la Maçonerie. 
Bette , f. f. Poirée. 
Betterave , f. f. Efpece de bette qui 

tient de la rave. 
Bétune , f. f. Carofle à un cheval. 
Bétyle , f. m. Pierre qui fervoit à 

faire des Idoles. 
Beuglement , f. m. MugifTement du 

bœuf ÔC de la vache. 
Beugler , V. n. Il ne fe dit propre- 
ment que du cri du bœuf & de 

la vache. 
Beure , f. m. Crème épaiflie. 
Beuré , ée , part. 
Beuré , f. m. Sorte de Poire. 
Beurée , f. f. Tranche de pain , fur 

laquelle on a étendu du beure. 
Beurer , v. a. Couvrir de beurç, 
N 



p? B I A 

Beurier , iere , f. m. & f. Celui ou 
celle qui vent du heure. 

On écrit aufli Beurre , mais rien 
n'oblige de mettre deux rr, l'ufage 
étant de prononcer Beure , &c. 
Bevante , f. f. forte de droit établi 

dans le Commerce de mer. 
Beveau , f. m. Inftrument de Géo- 
métrie. 
Bévue , f. f. Méprife. 
Bey , r. m. Mot turc qui fignifie , 

Seigneur. Les Turcs difent Beg, 
Bezan , f. m. Voyez Befant. 
Bezans , T. m. plur. Toiles de coton 

qui fe tirent de Bengale. 
Bézeftan , f. m. Marché public en 

Turquie. 
Bézier , f". m. Poirier fauvage. 
Bézoard , f. m. Pierre qui s'engendre 
dans le corps de certains animaux 
dans les Indes , & qu'on dit être 
un excellent contrepoifon. 
B-fa-fi , r. m. t. de Mufique. 

On écrit auffi Bc-fa-fi : mais 
l'étymologie de ce mot le tire de 
la lettre B , qui fert à marquer 
dans la Mufique la note/, qui fe 
change quelquefois en fa , 
Bia , f m. coquillage qui fert de 

monoie dans les Indes. 
Biain , ou Bian , f. m. t. de Cou- 
tume. Corvée tant d'hommes que 
de bêtes. 
Biais , f. m. Situation de travers ; 

manière , façon , moyen. 
Biaifer , v. n. & a. 
Biambionées , f. f. plur. Étofe des 

Indes. 
Biaris , f. m. Efpece de Baleine qui 

a des dens. 
Biafle , f. f. Soie crue qui vient du 

Levant. 
Biberon , one , f. m. &f. Il eft du 

ftyle familier. 
jBible , f. m. Le Livre par excellence , 
Cefl-à-dire les Saintes Ecritures 



B I C 

contenant l'Ancien & le Nouv» 

Teftament. 
Bibliographe , f. m. Celui qui 

versé dans la connoifTance 

Livres. 
Bibliographie , f. f. Connoiflai 

des Livres. 11 fe prend plus f 

vent pour l'art de dreffer 

Catalogues de B ibhotheques. 
Bibliographique , adj. Quiconce 

la Bibliographie. 
Bibliomane , f. m. & f. Qui i 

paffion d'avoir des Livres. \ 
Bibliomanie , f. f. Paflion d'a^ 

des Livres. 
Bibliophile , f, m. Qui aime 

Livres. 
Bibliothécaire , f. m. Qui a foin 

Livres d'une Bibliothèque. 
Bibliothèque , f. m. Bâtiment p. 

de Livres. On le dit auflî 

Livres qui y font contenus. 
Bibus , t. indéclinable , & de i ' 

pris. C/ne affaire de bibus , c'< 

a-dire , de nulle importance. 
Biceps , f. m. t. d'Anatomie. 
Bicêtre , f. m. Hôpital où l'on i 

des Vagabonds &. Libertins. 
Biche , f. f. Femelle du cerf. 
Bichenage , f. m. Droit Seigneui 

Minage. 
Bichct , f. m. Mefure de grains 

contient à peu près le minot 

Paris. 
Bicho ouBicioSjf.m. Efpece de\ 
Bichon, bichone, f. m. & f. Efp' 

de chien. 
Bichot , f. m. Mefure de grains 
Bicoq , ou pied de chèvre , f. 

t. de Méchanique. 
Bicoque , f. f. Place peu fortifiée 
Bicornis , f. m. t. d'Anatomie. 
Bidens , f. m. Plante. 
Bidet , f. m. Petit cheval. 
Bidon , f. m. t, de Marinet 
Bien , f. m. 



B I E 

Sh , adv. qui marque un certain 

égré de perfeftion. 
Sii 6l beau , adv. Entièrement. 
3ii-aimé,ée,adj. Qui eft très-aimé. 
B,i-dire , f. m. Ce mot n'eft d'u- 

ige que dans le ftyle familier : 

îeau langage, 
îii-difant , ante , adj. Il vieillit , 

L ne fe dit guère qu'en raillerie. 
îiT-être , 1*. m. État d'une per- 

)ne , à qui rien ne manque 

îlon fa condition. 
3 ifai6leur , trice , f. m. & f. Celui 

u celle qui fait du bien. 
On dit auffi BienfaBeur , trice ; 

L Bienfaiteur , trice. L'un eft plus 

nalogue au Latin Benefatlor ; 

autre s'acorde mieux avec le fub- 

antif François Bienfait ; l'Aca- 

émie préfère Bienfaiéieur , trice , 

ui tient le milieu entre les deux, 
îi ifaifance , f. f. Inclination à faire 

u bien, 
îiitaifant , ante , adj. 
îiifait , aite , adj. 
îiifait , f. m. Grâce , faveur , plaî- 

r qu'on fait à quelqu'un. 
5 aheureux , eufe , adj. Très-heu- 

3UX. 

î:i-loin , Conjon6lion qui fignifie , 
u lieu, 

3 nnal , aie , adj. Qui dure deux ans. 

5n-que, Conjonftion. Quoique. 

înséamment , adv. Avec bien- 
éance. 

3 nséance , f. f. 

Bnséant , ante , adj. 

B n-tenant, ante , adj. t. de Pratique. 

în-tenue , f. f. 

Bntôt, adv. Dans peu. 

Bnveillance , f. f. Bonne volonté , 
lifpofition favorable. Il ne fe dit 
^ue du fupérieur à l'égard de l'in- 
férieur. 

Bînveillant, ante, adj. Qui a de 
la bienveillance. 



B I G ç^ 

Bien-venu , ue , adj. Qui eft bien 
reçu. 

Bien-venue , f. f. Il ne fe dit pro- 
prement , que de la première fois 
qu'on arive en quelque endroit. 

Bien-voulu , ue , adj. Qui eft l'ob- 
jet de la bonne volonté. 

Bière , f. f. Cofre de bois. Ouefpece 
de boiffon fort commune. 

On écrit auffi Bierre ; mais 
rien n'exige ce doublement , & 
l'Académie préfère Bière. 

Bievre , f. m. Efpece de Loutre ^ 
ou de Caftor. 

Biez , f. m. Efpece de canal. 

Bifé , ée , part. 

Bifer , v. a. Rayer. 

On écrit auffi Biffer , mais rien 
n'exige ce doublement , & l'ufage 
eft de prononcer Bifer. 

Bifurcation , f. f. L'endroit où une 
branche devient fourchue. 

Bigame , adj. de tout genre. Il eft 
auffi f. Qui a deux femmes en 
même tems , ou qui a épousé 
plufieurs femmes fucceffivement. 

Bigamie , f. f. Mariage avec deu3& 
perfones. 

Bigarade , f. f. Orange aigre. 

Bigâré , ée , part. 

Bigâreau , f. m. Fruit. 

Bigârautier , f. m. Arbre. 

Bigârer , v. a. Diverfifier de cou- 
leurs. 

Bigârure , f. f. Diverfité de couleurs. 
On écrit auffi Bigarreau , Bigar- 
reautier ; mais rien n'exige cet e 
qui ne fe prononce pas ,ni ce dou- 
blement qu'on ne fait point fentir. 
On alonge feulement Va & c'efl 
ce qu'imprime le circonflexe. 

Bige , f. f. t. d'Antiquaire. Chariot 
tiré par deux chevaux. 

Bigle , adj. & f. Louche. 

Bigler , V. n. Loucher. 

Biene j f. f. Tumeur au front. 
Nij 



/ïoo B I L 

Bigordan , ane , f. in. & f. Qui eft 
de Bigorre. 

Bigorne , r. f. Outil de Serrurier. 

Bigorner , v. a. t. de Mineurs. 

Bigot , ote , adj. & f. Faux dévot. 

Bigotere , ou B'gotele , f. f. Pièce 
d'étcfe ou de cuir , dont on ie 
fervoit autrefois pour tenir la 
mouftache relevée. 

Bigoterie , f. t'. Dévotion faufle & 
outrée. 

Bîgotilme , r. m, 

Biguer j V. a. t.v de Jeu. Troquer. 

Bigues , f. f. plur. t. de Marine. 

Biis , f. m. Poids & mefuies dont 
on fe fert aux Indes. 

Bijon , f. m. t. de Pharmacie. 

Bijou , f. m. Ornement précieux. 

Bijouterie , f. f. Protefllon de Bi- 
joutier. 

Bijoutier, f. m. Celui qui fait tra- 
fic de bijous. 

Bilnn , f. m. Petit livre qui fert aux 
Banquiers & Marchands , pour 
écrire leurs detes adives & paf- 
fives. Mettre [on bilan au Grefe , 
c'eft faire banqueroute. 

Bilboquet, f, m. Jeu d'enfant. 

Biie , f. m. Humeur jaune & acre. 

Biliaire , adj. t. d'Anatomie. 

Bilieux , eufe , adj. & f. Celui ou 
celle qui a de la bile. 

Bill , f. m. t. Anglois. Projet d'A6le. 

Billard , f. m. Jeu d'adrefle. 

Billardé , ée , part. 

Biilarder , v. n. Toucher deux fois 
fa bille pour un feul coup. 

Bille , f. f. Boule d'ivoire. 

Billebâré , ée , part. 

Billebârer , v. a. Il eft du ftyle fa- 
milier. Mettre des couleurs peu 
convenantes & différentes fur un 
habit. 

On écrit aufli Bïlhbarrer : mais 
on néglige le doublement , & on 
alqnge Va en prononçant BilU- 



iB I L 

Billebaude , f. f. Il efl du ftyle , 

milier. Confufion. 
à la Billebaude , façon de parler 

verbiale. Sans ordre. 
Biller, V. a. t. de Navigation. 
Billet, f. m. Petit écrit. 
Billeté , ée , adj. t. de Négoce 

de Blafon. 
Billete , f. f. Acquit de la Douane. 

ftrument des Tondeurs de drai 

& des Verriers. En Blafon , c 

une petite figure quàrée. 
Billetes , f. m. phir. Sorte de I 

ligieux. 

On écrit auflî Bïllette & i 

Uttes ; mais rien n'exige ce di 

blement que l'ufage néglige d 

la prononciation. 
Billetier , f. m. Commis qui expé 

les billetes. 
Billevesée , f. f. Il eft du ftyle fai 

lier. Difcours frivole. 
Billion , f. m. t. d'Arithmétique. 
On prononce Bilïon comi 

Mïlïon , mais on écrit Million 

Billion , parce qu'ils vienent 

Mille & Bis mille. 
Billon , f. m. t. de Monoie. 
Biilonage , f. m. Trafic illicite 

celui qui billone. 
Billoner , v. n. Pris en bonne par 

c'eft recueillir les efpeces dél 

6tueufes. Pris en mauvaife par 

il fignifie fubftituer des efpeces c 

feéfueufes en la place des bonn( 
Billoneur, f. m. Celui qui billon 
Billot , r. m. 
Bimauve , f. m. Plante. 
Bimbelot , f. m. Petit jouet d'enfan 
Bimbelotier , f. m. Celui qui fait 

ou qui vend les bimbelots. 
Binaire , adj. Composé de dcu 

unités. 
Binard , f. m. Chariot à quati 

roues d'égale hauteur. 
Biné , ée , part. 



B I Q 

nment;, f. m. t. d'Agriculture. 

nr, V. a. Donner une leconde 

f :on à la vigne : & en général , 

cubler. 

rt , r. m. Ce qu'on met fur un 

«andelier pour achever de con- 

fnmer une chandele. 

n, f. m. Compagnon d'un Reli- 

pux qui fort. 

ncle , f. m. Efpece de lunete. 

nculaire , adj. Qui Tert aux deux 

iix. 

noie , f. m. t. d'Algèbre. 

icraphe , f. m. Auteur qui écrit 

<s vies ou de Saints , ou d'au- 

ts. 

o-aphie > f. f, Hiftoire de la vie 

d; particuliers. 

plal , aie , adj. Qui a deux pieds. 

pie, adj. Quimarche à deux pieds. 

p. me , f. f. Sorte d'arme des 

/nazones. Double hache'. 

On y conferve les deux nn , 
p ce qu'il vient du Latin Bipennis. 
qî , (. {. La femele du Bouc. 
q;lar , f. m. Cuifinierdu Divan 
dUger. 

q;t , r, m. t. de Monoie. Sorte 
d trebuchet. Ou le petit d'une 
b[ue. 

q.îter , v. a. Pefer avec le bi- 
q^t. Il fe dit aulTi de la bique 
qi produit (es biquets, 
mbrot , f. m. Sorte de foupe 
Cîz les Hollandois. 
rt (. f. Inûrument d'ofier pour 
pmdre du poiflbn. 
rne , f. f. Ancien vaifTeau qui 
a)it deux rangs de rames. 
re , f. f. Bonet dont Te fer- 
vient les Jéluites pendant leur 
Nviciat. 

ri , r. m. Jeu de hazard. 
ri r , f. m. Ce qui arrête un 
Caffis lorfqu'il efllevé. 
s bife , adj. Brun. Il ne fe dit 



BIS tôt 

proprement que du paîn ou dé 

la pâte. 
Bis , adv. pris du Latin. Double- 
ment. On y fait fentir 1'^. 
Bifage , f. m. t. de Teinturier. 
Bifaïeul , eule , f. m. & f. t. relatîi^ 

Père & mère de l'aïeul ou de^ 

l'aïeule. 
Bifannuel , eîe , adj. t. de Bota^ 

nique. Qui dure deux ans. 
Bisbille , f f t. populaire. Querele. 
Bifcapit , f m. Mot francisé en 

ufage dans la Chambre des 

Comptes de Paris. 
Bifcayen , ene , f. m. & f. Qui eft 

de Bifcaie. 
Bifcornu , ue , adj. Mal fait. 
Bilcotin , f. m. Pâte cuite avec da 

fucre. 
Bifcuit , f m, 
Bife , f f Vent de Nord. 
Bifeau , {. m. Extrémité coupée etï 

talus , ou baifure du pain. 
Bifer , V. n. t. d'Agriculture. 
Bifet , f. m. Pigeon fauvage. 
Bifete , f. f. Petite dentelé de peti 

de valeur. 
Bifeur , f. m. Teinturier du petit 

tein. 
Billingua , f. m. Arbrifleau. 
Bifmuth , f. m. Corps minéral. 
Bifon , f. m. Bœuf fauvage des 

Indes. 
Bifquain , f. m. Peau de mouton 

en laine. 
Bifqûe , f f. L'avantage qu'un des 

joueurs donne à l'autre au jeu de 

la. paume, & qui vaut quinze. 

C'eft auffi une efpece de potage. 
Biflac , f. m. Sorte de fac ouvert 

par le milieu , & fermé par les 

deux bouts. 
Bifle , f. m. Serpent , ou t. de 

Blafon. 

Lorfqu'il fignifie une forte de 

foie on doit écrire Byffe. V. Byje, 



ho2 BIT 

BifTexte , f. m. t. de Chronologie l 
jour qu'on ajoute à l'année tous 
les quatre ans. 

BilTextil , ile , adj. Qui fe dit de 
l'année où fe rencontre le biflexte. 

Biftoquet , f. m. Inftrument de bil- 
lard. 

Biftorte , r. f. Plante. 

Biftotier , f. m. t. de Pharmacie. 

Biftouri , f. m. Inftrument de Chi- 
rurgie. 

Biftourné , ée , part. 

Biftourner , v. a. Tordre les ani- 
maux. 

Biftre , f. f. Drogue dont fe fervent 
les Peintres. 

Bifulque , adj. t. de Naturalifle. 
Fendu. 

Bites , f m. plur. t. de Marine. 

Bithynien , ene , f. m. & f. Qui efl 
de Bithynie. 

Obfervez que dans ce mot , 
c*eft la féconde fyllabe qui doit 
avoir l'y , parce qu'il vient du 
Latin Bïthynia. 

Biton , f. m. t. de Marine. 

Bitonieres , f f. plur. t. de Marine. 

Bitord , f. m. t. de Marine. 

Bitume , f m. Limon gras , & épais. 

Bitumineux , eufe , adj. 

Bituriges , f. m. plur. Ancien Peu- 
ple de la Gaule. 

Bivalve , f. f. t. d'Hiftoire naturele. 

Biventer , f. m. t. d'Anatomie. 

Biviaire , adj. Lieu où deux che- 
mins aboutiffent. 

Bivoie , 1. f. Chemin fourchu. 

Bivouac , f. m. t. de Guerre. 

Bizâre , adj. Fantafque. 

Bizârement , adv. 

Bizârerie , f. f. Caprice. 

On écrit aufïî Bigarre , &c. 
ce que l'on prétend fonder fur 
l'Italien : mais il faudroit donc 
écrire Bi^^arre ; car les Italiens 
écrivent Bii^arro, N'eft-ce pas 



B t A 

alTez que nous afTujétiiîîonsn 
langue aux étymologies tirée 
Latin , du Grec & de l'Hébi 
fans Taffujétir encore à celles 
fe tirent des langues vulgaii 
Les Italiens font maîtres de 
langue , & nous de la nôtre ; 
fons-les écrire Bi^^arro ; & ( 
vons Bi^dre , puifque nou 
prononçons ainfi. 

Bizert , f. m. Oifeau de pafla^ 

Blafard , arde , adj. 11 ne fe 
guère que d'une couleur tei 
DU d'une lumière foible. 

Blaireau , f. m. Animal. C'eft; 
que l'écrivent l'Académie 
Did. des Arts , Furetiere & " 
net. Mais Ménage , d'après î 
maife , eft d'avis qu'on doit i 
re bléreau , parce que ce 
nous vient de blerellus , tiré 
glerellus , en changeant la ] 
miere lettre. 

Blâmable , adj. 



Blâ 
Bl 



ame 



f. m. 



ame , ee ^ part. 

Blâmer , v. a. 

Blanc , f. m. La couleur blam 

Blanc , anche , adj. 

Blanc-bec . f. m. Jeune hoir 
fans expérience. 

Blanc-étre , f. m. t. d'Exploitat 
de bois. 

Blanchaille , f. f. Menu poifTon 

Blanchards , f. m. plur. Sorte 
Toile de lin. 

Blanchâtre , adj. Tirant fur le bla 
Richelet écrit blancheâtre. 
ne comprends pas pourquo 
ajoute un e devant Va. Il eft v 
qu'on doit écrire rougedtre , p 
ce que le g devant un a fait 
Pour donner à cette fyllabe 
fon d'un j long , on eft contra 
d'insérer un e entre ces de 
lettres j mais cette raifon ne 



B L A 

ncontre pas dans le mot blart^ 

<itre. 

aihement , adv. Il n'a guère 

t^ifage qu'en c«tte phrafe : Te- 

T. blanchement , c'ell-à-dire , en 

li^e blanc. 

3! herie , f. f. Lieu ow l'on blan- 

ct la cire. 

ai het , f. m. Sorte de camifol© , 

1 1. d'Imprimerie. 

a heur , T. f. Couleur blanche. 

a :hi , ie , part. 

a :himent , f. m. Il ne fe dit 

c linairement que des pièces de 

t les entières , ôc de la monoie 

c rgent. 

a hir , v. a. ou n. 

a: hiflage , f. m. Action de blan- 

cr. 

a: hilTerie , f. f. Lieu où l'on 

b nchit le linge ou la toile. 

ai hifTeur , eule , f. m. & f. Celui 

c celle qui blanchit du linge. 

a: -manger , f. m. Sorte de mets. 

a lices , f. f. plur. Flateries. Il 

e vieux. 

ai[ue, f. f. Jeu de hazard. 

ai[uete , f. f. Sorte de Poire , 

c petit vin blanc , ou friquafsée 

hnche, 

a![uille , f. f. Petite monoie qui 

a cours à Maroc. 

aie , f. f. Veffie oîi l'on met 

(j tabac. 

a , f. f. Monoie de cuivre qui 

a cours à Berne. 

ai , ée , part. 

a r , ou fe blafer , v. a. ou n. Ufer 

c s'ufer par les excès du vin. 

an, r. m. Science qui apprend 

àdéchifrer les devifes 6c armes 

dpeintes fur un écu. 

la né , ée , part. 

la ner , v. a. Peindre d«s armoi- 

rs. 

lahémateur , f, n^ 



BLÉ loj 

Blafphématoire , adj. Qui tient du 
blafphênae. 

Biafphême , f. m. Parole injurieufe 
contre Dieu , ou fes Saints. 

Blafphémer , v. n. Il efl aufli queir 
que fois aftif. 

L'e pénultième s'alonge & 
prend le circonflexe quand la 
dernière fyllabe eft muete. Ainfi 
on prononce & on écrit. Je blaf' 
phêms , tu biafphême , il biafphê- 
me ; nous blafphémons , vous 
blafphémez , ils blafphêmem, 

Blatier , f. m. Il ne fe dit guère 
que de ceux qui tranfportent du 
blé fur des chevaux d'un mar- 
ché à l'autre , ou qui en vendent. 

Blé , f. m. 

On écrit auffi bled au fingu- 
iier , & bleds au pluriel. Fure- 
tiere écrit blé au lingulier , & 
bleds au pluriel. Dans le Di6lio- 
naire des Arts on trouve blé au 
fmgulier , blés au plur. Calepin 
écrit blé, du Cange blé & bled^ 
L'Auteur de VOfficina Latinïta" 
lis dit que blé eft aujourd'hui 
plus en ufage qus bled. Richelet, 
à la lettre B , ne veut abfolument 
que blé ; cependant on trouve 
bled avec un d aux mots , Muid, 
Munition, Nielle , Pampe, Pipe^ 
Ravellene , Remblayer , Survi" 
der f & ailleurs dans fon Di6èio- 
naire. D'oîi l'on doit inférer qu'il 
o'étoit pas certain de la réufïite 
de cette Orthographe. Dans les 
premières Editions de ce Didio- 
naire , on a mis Bled au fmgUf 
lier & bleds au plur. ; on fe fon- 
doit fur l'étymologie de ce mot, 
qui nous vient ou du Latin bla» 
dum , ou du Saxon blad , qui fi- 
gnifie fruit ou femence. Mais plus 
les mots font communs dans une 
Langue , plus cette langue \^\ 



tc)4 B L E^ 

i approprie à Ton ufage en négli- 
geant leur étymologie. L'ul'age 

^prévaut aujourd'hui pour blé ^u 
fingulier , & blés au plur. : c'eft 
ainii qu'on le prononce , & c'eft 
ainfi que l'Académie l'écrit. 

Blêche , adj. Homme mou & ti- 

■ mide. 

Bléer , V. a. Enfemencer de blé. 

Bleime , f. f. t. de Manège. 

Blême , ad). Pâle. 

Bl^^mir , V. n. Pâlir. 

Blêmiflement , C m. Pâleur. 

Bléreau , f. m. V. Blaireuu, 

Blefsé , ée , part. 

BleiTer , v. a. 

Bleff^Jre , f. f. Plaie, outrage , injure. 

Blete, r. f. Plante. 

Bl#u , bleue , adj. & f. Au- plur. 
-bleus & bleues. Ce qui eil de 

- la couleur du Ciel. 

Bleuâtre -, adj. 

Bleui , ie , part. 

Bleuir -, V. a. Rendre bleu. 

Blin , f. m. t. de Marine. 

Blindé , ée , part. 

Blinder , v. a. Garnir de blindes. 

Blindes , f. f. t. de Fortification. 

Bloc , r. m. Pièce de marbre , telle 

• qu'on la tire de la carrière. C'eft 

.. auiîi un t. colle<Slif. 

Blocage , f. m. ou Blocaille , f. f. 

~- Menu moilon. En t. d'Imprime- 

' rie Blocage ie dit d'une lettre mife 
exprès à la place d'une autre. 

Blochet , f. m. t. de Charpentier. 

Blocus i f. m. C'eft quand on occu- 

~' pe toutes les avenues d'une place. 

Blond , onde , adj. 

Blond , f. m. La couleur blonde. 

Blonde , f. f. Dentelé de foie. 

Blondin , ine , f. m. & f. Celui 

~ ou celle qui a les cheveux blonds. 

Blondir , v. n. Devenir blond. 

Blondiftant , ante , adj. Qui blondit. 

Bloqué , ée , part. 



B L G ' 

Bloquer , V. a. Occuper toute? i 
avenues d'une place. En t. d' | 
primerie , c'eft mettre ex| j 
une lettre à la place d'une au 

Bloft'ac , Nom d'une magnifi 

Promenade de la Ville de I 

• tiers que l'on doit à Monfi 

le Marquis de la Boi 

DONN^AYE ET DuTyMEI 

Comte de Blossac, 
tendant de la Province , 
premier Préfident du Cor 
Supérieur. Ce Grand iMagil 
a toutes les vertus qui ont i 
- jours atiré-à fon Illuftre Maif( 
l'amour 6c l'atachement de 
Bretagne. 

Blot-, ^ rn. t. de Marine & 
Fauconerie. 

Bk)ti ,- ie , part. 

B lotir-, V. a. Il n'eft d'ufage q 
vec les pronoms perfonels. 
tapir , fe cacher. 

Bloufe , f. f. Trou d'un billard 

Blousé , ée , part. 

Bioui'er , v. a. ppufler une 1 
darhs une blouie. 

BloulTe , f. f. Laine courte. 

Eluet y i; m. Petite fleur bleue. 

Bluete , f. f. Petite étincelede) 

Bluté j ée , part. 

Bluteau , r. m. Tamis. 

Bluter, V. a. Séparer la farinée 
vec le Ton. 

Bluterle , f- f- Lieu où les boul 
gers blutent la farine. 

Blutoir , f. m. Il fignifie la me 
chofe que Bluteau^ 

Bobèche , f. f. Le trou d'un ch; 
délier , dans lequel on met 
chandele ; & ie petit inftrurai 
que l'on met dans le chandeli 
pour empêcher quelefuifnelegâ 

Bobine, f. f. Inftrument pour < 
vider de la foie ou du fil. 

Bobiné, ée> part, 

Bobine 



i 



B O Ë 

ober , V. a. Dévider fur la bo- 

be. 

obieufe , f. f. Celle qui bobine. 
pb , f. m. t. enfantin. Petit mal. 
oc^e , f. m. Bofquet , petit bois, 
or^^er , ère , adj. Qui hante les 

J'is. Les Dieux Bocagers, Il 

lîillit. 

5C , f. m. Efpece de bouteille. 
xie , f. f. Sorte de danfe grave , 
q n'eft plus en ufage. 
3c :d , f. m. Machine dont on fe 
f t pour écrafer la mine. 
Df-dé , ée , part. 
3c *der , V. a. PafTer un bocard. 
X3t , r. m. t. de Médecine. 
>cie» f. f. t. de Marine. 
)ciure , f. f. t. de Marine. 
)c iche , f. f. Sorte de parchemin 
ti i-fin. 

)ïi , ou Grate-boëffe , f. f. In- 
timent de Monoyeur, 
ȏ , V. ^ozV. 
e; , f. m. Taureau châtré. 

3n prononce abufivement heu 
d^ant une confone ^ mais tou- 
j« rs ^^«/devant une voyele : ÔC 
l' cadémie ne fait aucune mera- 
tii de la fuppreffion de Vf. On y 
cifervel'o à caufe de ibn éty- 
B'log,ie tirée du Latin Bas , ^orij-. 
i^e , f. f. Couverture piquante 
q envelope la châtaigne, 
fde , f. f. Droit Seigneurial, 
f, ou Bou. C'efl une des meil- 
Iires efpeces de Thé de la 
^line. 

hmien , ene , ou Bohême , f. 
1 & f. 
hmillon , f. m. Petit Bohémien. 

L'e long & circonflexe de Bo- 
hie s'abrège & prend l'aigu dans 
ihémien & Bohémillon. 
îd , f. m. Civière à bras , 
3nt les Pêcheurs de morue Te 
r<vent. C'eft aufîi le nom qu'oa 



B O I lo;' 

donne aux Seigneurs & Sénateurs 
de Ruffie. 
Boie 5 f, f. Sorte d*éto£e fabriquée a 
Amiens. C'eft auiTi un terme de 
Marine. 
Boien , ene , f. m. & f. Ancien 

Peuple de la Gaule Celtique. 
Boire , V. a. Avaler une liqueur. 
Je bois , tu bois , il boit : nous 
buvons , vous buvez , ils boivent. 
Je buvois , &c. Je bus , nous 
bûmes , &c. J'ai bu , &c. Je boi- 
rai , &c. Je boirois , &c. Imp. 
Bois , buvez. Subj. Que je boive , 
&c. Que je bulle , &c. Buvant. 
Boire , f. m. Boiflbn. 
Boirin , f. m. t. de Marine, 
Bois , f. m. 
Boifage , f. m. Bois dont on fe ferC 

pour boifer. 
Boisé , ée , part. Il n'a guère d'u-* 
fage que dans ces phraTes : Mai-^^ 
fin bien boisée ; Pay? boisée 
Boifer , V. a. 
Boiferie , f. f. Ouvrage de Menui^^ 

ferie. 
Boifeux , eufe , adj. Il fe dit âe% 
plantes qui font de la nature du 
bois. 
Boifilier , f. m. t. de Marine. Cou- 
peur de bois. 
Boiffeau , f. m. Sorte de mefure. 
BoifTelée , f. f. Mefure que contient 

un boifieau. 
BoifTelier , f. m. Celui qui fait & 

vend des boifleaux , &c. 
Boiflbn , f. f. Tout ce qu'on boit. 
Boite , f. f. Vin en boite , propre 

à boire. 
Boîte 5 f. f. Petit vaifTeau qui fe 
ferme avec un couvercle. 

C'eft ainfi qu'il faut écrire avec 
l'Académie , parce que la pénul- 
tième fy Uabe ell: longue. On a 
auffi écrit boète , mais il n'efl plus 
d 'ufage. 

9. 



lio6 



B O M 



Boiter , V. n. 

Boiteux , eufe , adj. Qui boîte. 

Boitier , f. m. Qui fait des boîtes ; 
ou Boîte de Chirurgien. 

Bokas , r. m. Toile de coton qu'on 
tire de Surate» 

Bol, ou Bolus , f. m. Petite boule 
de drogues médicinales. 

Bolaire , adj. Nom d'une efpece de 
terre. 

Bollandifle , f. m. C'eft ainfi qu'on 
nommoitles Jéfuites d'Anvers qui 
travailloient à la Vie des Saints , 
commencée par Bollandus. 

B olzas ,f.m. Cou[îl qui vient des Indes. 

Bombance , f. t. Somptuofité en 
bonne chère. Il n'a d'ufage que 
dans le ftyle familier. 

Bombarde , f. f. Pièce d'artillerie. 

Bombardé , ée , part. 

Bombardement , f. m. 

Bombarder , v. a. 

Bombardier , f. m. 

Bombafin , f. m. Étofe de foie , & 
Futaine à deux envers. 

Bombe , f. f. Grofle grenade. 

Bombé , ée , adj. t. de Géométrie. 
Courbé. 

Bombement , f. m. t. d'Archite- 
fture. Convexité. 

Bomber , v. a. Rendre courbe. 

Bomerie , f. f. t. de Commerce 
maritime. 

Bon , bonne , adj. 

On écrit au féminin Bonne , 
mais contre l'étymologie , puif- 
qu'il vient du Latin Bona , & 
contre laprononciation , puifqu'on 
prononce Bone. Cependant fi l'on 
ôtoit une lettre d'un mot fi court , 
l'œil pouroit en être blefsé : c'eft 
pourquoi nous la laiflbns. 

Bonace , f. f. Il ne fe dit guère qu'en 
parlant de Tétat où eft la mer , 
quand elle eft calme. 

Bonaïïe , adj. Il ne fe dit guère que 



BON 

d'une perfone de peu d'efpri j 

eft du ftyle familier. 
Bonbanc , f. m. Pierre blanche 
Bonbon , f. m. t. pris du lan 

des enfans. Friandife. 
Bon -Chrétien , f. m. Sorte de p 
Bond , f. m. Saut en l'air, 
Bonda , f. m. Arbre. 
Bonde , f. f. Ce qui fert à fei 

l'ouverture d'une éclufe. 
Bondir , v. n. Sauter. 
Bondifl'ant , ante , adj. 
BondifTement , f. m. 
Bondon , f. m. Bouchon de bi 
Bondoné , ée , part. 
Bondoner , v. a. 
Bondonier , f, m, Inftrumen' \ 

Tonelier. 
Bondrée , f. f. Oifeau de rapii 
Bonduc , f. m. Plante. 
Boneau , f. m. t. de Marine. 
Bonet , f. m. Habillement de . 
Bonetade , f. f. Révérence , c \ 

pliment. 
Boneté , ée , part. 
Bonete , t. de Fortification, , 
Boneter , v. a. Rendre des refp 

à ceux dont on a befoin. 
Il fe dit particulièrement i 

follicitations foumifes & fréqi 

tes qu'on eft obligé de fair^ 

eft du ftyle familier. 
Boneterie , f. f. Corps de Marcha 

Bonetiers. 
Bonetes , f. f. plur. t. de Marine 
On écrit aulR Bonnetes , i 

mais rien n'oblige d'y confer 

un doublement que ï'ufage n' 

met point dans la prononciatio 
Boneteur , f. m. Filou. 
Bonetier , f. m. Celui qui fait 

vend des bonets. 
Bonet-quarré , f. m. Sorte de bo; 

de figure quarrée. 
Bon-henri , f. m. Plante. 
Bonheur, f. oa. Félicité^ 



I 



B OR 

Uvoîr le bonheur , eft une fa- 
<n de parler du ftyle familier. 

loiiomie , f. f. Caradlere d'un bon 
i»mme. 

On écrit auflî Bonhommie , 
■Tce qu'on écrit auflî Homme , 
jais contre l'étymologie , puif- 
< l 'il vient du Latin Homo ; & con- 
lî la prononciation , puifqu'on 
lononce Home ; l'Académie 
rit Bonhomie. 

kifié , ée , part. 

Jcifier , V. a. Il ne fe dit guère que 
;s terres. 

}(^iour , f. m. Manière de faluer. 

îc ite , f. f. Poiflbn de mer. 

Je ne', f. f. Nom qu'on donne à la 
)uvernante d'un entant. 

îc ne-aventure , f. f, 

îc ne- Dame , f. f. Plante. 

m Bonne fois , adv. Il Tignifie , 
rieufement. 

h nement , adv. De bonne foi. 

\i ne-voglie , t. de Marine. 

^;(bir, f. m. Manière de faluer. 

J( tans , r. m. Sorte d'étofe fabri- 
uée à Cantor. 

}<ité, f. f. 

J<ize , f. m. & f. Prêtres Chinois 
u Japonois. 

îijueteau , {. m. Petit bouquet de 
ois. 

V juillon ,f. m. B ucheron.Il eft vieux. 

î ax , f. m. Minéral des Indes 
)rientales. 

îborifme ou Borborygme , f. m. 
/ent qui fe fait entendre dans 
?s inteflins." 

3'd , f. m. L'extrémité de quelque 
:hofe. 

îrdage , f. m. t. de Marine. 

3rdat , f. m. Petite étofe qui fe 
abrique au Caire. 

3rdayer , v. n. t. de Marine. 

Brdé , f. m. Galon d'or , d'ar- 
gent , ou de foie. 



B O R 107 

Bordé , ée , part. 

Bordée, f. f. La décharge de tous les 

canons d'un des côtés du vaifleau. 
Bordel , f. m. Lieu de débauche. 
Bordelage , f. m. Droit Seigneurial. 
Bordeliere , f. f. Petit poiflbn de 

rivière. 
Bordement, f. m. t. de Peintre en 

émail. 
Border , v. a. Mettre un bord , ou 

fuivre un bord. 
Bordereau , f, m. t. de Finance, 
Bordier, adj. t. de Marine. 
Bordier , iere , f. m. & f. Efpece de 

métayer. 
Bordigue , f. f. t, de Pêcheur. 
Bordoyer , v. a. t, de Peintre en 

émail. 
Bordure , f. f. Ce qui borde quelque 

chofe. 
Boréal, aie, adj. Qui eft du Sep- 
tentrion. 
Borée , f. m. Vent du Septentrion, 

6c l'un des quatre principaux. 
Borgne , adj. 

BorgnefTe , f. f. t. bas & injurieux» 
Bornage, f. m. t. de Palais. 
Bornager , v. n. t. de Batelier. 
Borne , f. f. Limite , &c. 
Borné , ée , part. 
Borner , v. a. Mettre des bornes, 
Bornoyer , v. a. t. d'Archlte6ture 

& de Jardinage. Reconnoître à 

l'œil fi une chofe eft droite. 
Bornoyeur , f. m. Celui qui bornoie, 
Boryflhene , f. m. Rivière qui arofe 

la Mofcovie. 
Bofan , f m. Breuvage des Turcs. 
Bofel , f m. t. d'Archite6lure. 
Bofphore , f. m, Efpace de mer. 

entre deux terres. 
Bofquet , f. m. Petit bois. 
Boflage , f. m. t. d'Archite^iure. 
BofTe , f. f. Grofleur difforme. 
Bofl'elage , f. m. Il ne fe dit que du 

travail en bofle fur de la vaifîele. 
Oij 



-ïoS BOT 

Boïïelé , ée , part. 

Bofleler , v. a. Il ne fe dit guère 

qu'en parlant du travail en boffe. 
Boirelure , f. f. Cifelure naturele 

qu'on voit fur certaines feuilles. 
BoUeman , f. m. t. de Marine. Of- 
ficier de l'équipage. 
BoflTer , V. a. t. de Marine. 
Boflete , f. f. t. d'Éperonier. 
BofTetier , f. m. Autrement les 

Fondeurs. 
Bofleurs , f. m. plur. t. de Marine. 
Boffu , ue , adj. 
Boflué , ée , part. 
BofTuer , v. a. Il ne fe dit qu'en 

parlant des boffes qu'on fait à la 

vaiflele. 
Boftangi-Bachi , f. m. Officier du 

Grand Seigneur , qui a la dire- 

6lion des Jardins. 
Bofuel > f. m. Sorte de tulipe. 
Bot , adj. Qui n'a point de féminin , 

ai. n'eft en ufage que dans cette 

phrafe : Pied bot , <jui Je dit d'un 

pied contrefait. 
Botal , f. m. t. d'Anatomie. 
Botane , f. f. Sorte d'étofe des pays 

étrangers. 
Botanique , f. f. ConnolfTance^ des 

Plantes. 
Botanillie , f. m. Qui connoît les 

Plantes. 
Bote , f. f. Aïïcmblage de plufieurs 

chofes , ou efpece de chauflure 

de cuir pour monter à cheval , 

ou t. d'Éfcrime. 
Bote , ée , part. 
Botelage , f. m. L'action de mettre 

en botes. 
Botelé , ée , part. 
Boteler , v. a. Mettre en botes. 
Boteleur , f. m. Celui qui met du 

foin en botes. 
Boter , V. a. Faire des botes. Met- 
tre des botes à quelqu'un. 
JBotier jf. m. Celui qui fait des botes, 



B O U 

Botine , f. f. Diminutif. Petite 1 
On écrit aufTi Botte ; mais , 

n*exige ce doublement que 

fage n'admet point dans la 

nonciation, 
Bouard , f. m. t. de Monoyeur, 
Bouc , f. m. Mâle de la chev 
Boucachard , f. m. Chanoine 

gulier réformé, 
Boucage , f. m. Plante ombellife 
Boucal , f. m. Mefure d'Italie. 
Boucan , f. m. Lieu où les Sauy; 

font fumer leurs viandes. 
Boucané , ée , part. 
Boucaner, v. a. Faire sécher c 

chair ou du poiilon à la fumé 
Boucanier , f. m. Celui qui va 

chafle des bœufs fauvages, 
Boucaro , f. m. Efpece de t i 

figillée. 
BoucalTih , f. m, Étofe de coter i 

de lin. ( 

Boucaffiné , ée , adj. Il n'eft ( i 

fage qu'avec le mot Toile. 
Boucaut , f. m. Moyen toneau 
Boucharde , f. f. Efpece de cif 

de Sculpteur. 
Bouche , f. f. 
Bouché , ée , part. 
Bouchée , f. f. Petit morceau 

quelque chofe à manger. 
Boucher , v. a. Fermer. 
Boucher , ère , f. m. & f. Celui 

celle qui vend de la viande. 
Boucherie , f. f. 
Bouchet , f. m. Efpece d'Hypoci 

d'eau. 
Boucheture , f. f. Ce qui fert 

boucher des terres. 
Bouchin , f. m. t. de Marine. 
Bouchoir , f. m. Plaque de fer q 

fert à fermer un four. 
Bouchon , f. m. Ce qui fert à bo 

cher un vafe. C'eft aulTi un tern 

de careffe. 
Bouchoné , ée , part. 



B O U 

kchoner, v. a. Chifoner. 

Jcchot, f. m. t. de Marine. 

{ccle, f. f. 

le clé , ée , part. 

Iv clément/. m.L'a«5lion de boucler. 

îc cler , V. a. 

Icclier , f. m. Arme défenfive. 

îccon , f. m. Terme pris de l'Ita- 

.■n , qui fîgnihe Morceau. Z)o;2- 

.7 le boucon , fignifïe errfpoi- 

ner quelqu'un ; il eft du ityle 

milier. 
kctin , f. m. Bouc fauvage qui fe 

ouve dans les Montagnes du 

'auphiné. 
îcdé , ée , part, 
oier , V. n, 11 fe dit proprement 

i s enfans. Il s'emploie quelque- 
'iis adivement. 

o lerie , f. f. Mauvaife humeur, 
cleur , eufe , adj. Qui boude, 
qlin , f. m. 

oline, f. f. Nœud du verre, 
oiinier , f. m. Qui fait & vend 
(S boudins. 

o liniere , f. f. Inflrument qui fert 
i faire le boudin, 
oiinure , f. f. t. de Marine, 
o loir , f. m. Il eft du ftyle fami- 
Ir. Petit réduit. 
o;? , f. f. Crote , pus. 
o :e , f. f. t. de Marine. 
o^:r , V. a. t. de Monoie. 
0"!ur , f. m. Charetier qui enlevé 
!• boues. 

oitux j eufe , adj. Plein de boues, 
oiant , ante , adj. Qui boufe. 
oie , f. f. Enflure de joues. 
o;ée , f. f. Terme qui fe dit de 
Tffion fubite & palTagere de di- 
vrfes chofes. 

oier , V. n. Il eft du f>yle familier. 
Ifler les joues. Être de mauvaife 
hmeur. 

oi^te , f. f. Toufe de petits ru- 
bis, t. de Marine. 



B O U -ïbp 

Boufi , îe , adj. Enflé. 

Boufir , V. a. Enfler. 11 n'eft d'ufage 
qu'en parlant des chairs. 

BoufifTure , f. f. Enflure. 

Boufoire , f. m. t. de Rôtifleur. 

Boufon , one , adj. & fubft. m. & f» 
Plaifant , facétieux. 

Boufon er , v. n. Plaifanter. 

Boufonerie , f. f. Plaifanterie. 

L'Académie , Furetiere , Da- 
net , Joubert & Boudot mettent 
deux^dansces mots , o^i Richelet 
n'en veut qu'une. Ménage dit 
que ces mots vienent de l'Italien 
buffone ; & dans Saumaife on 
trouve bufones ; d'où l'on pou- 
roit conclure qu'il faut écrire ces 
mots avec deux f\ mais Ménage 
lui-même les a écrits avec une 
feule , & l'ufage eft de n'en pro- 
noncer qu'une. 

Bouge , f. m. 11 n'efî guère d'ufa^e 
qu'en parlant des maifons ou 
logent les artifans & le bas peuple. 

Bougeoir, f. m. Chandelier à queue. 

Bouger, v. n. Se remuer. 

Bougete , f. f. Efpece de fac de cuir 
qu'on porte à cheval. 

Bougie 5 f. f. Chandele de cire. 

Bougie , ée , part. 

Bougier, v. a. t. de Tailleur. 

Bougran , f. m. Toile gommée. 

Bougranée , adj. f. Toile mife en 
bougran. 

Bouillant, antç , adj. Qui bout. Vif. 

Bouillar, f. m. t, de Marine. 

Bouille , f. f. t. de Pêche. Longue 
perche qui fert à remuer la vafe. 

Bouille-cotonis , Bouille-charmai , 
f. m. Deux efpeces de Satins des 
Indes. 

Bouiller , v. a. t. de Pêche. 

Bouilli , f. m. Viande cuite avec de 
l'eau. 

Bouilli , ie , part. 

Bouillie 5 f, f. 



iio BOU 

Bouillir , V. n. 

Je bous , tu bous , il bout : 
nous bouillons , vous bouillez , 
ik bouillent. Je bouillois , &c. 
Je bouillis , &c. J'ai bouilli , &c. 
Je bouillirai , &c. Je bouillirois , 
&c. Imp. Bous, bouillez. Subj. 
Que je bouille , Sic. Que je 
bouilliiïe , &c. Bouillant. 

Bouillitoire , f. m. t. de Monoie. 

Bouilloir , f. m. t. de Monoie. 

Bouilloire , f. f. Vaifleau propre à 
faire bouillir de l'eau. 

Bouillon , f. m. Liqueur agitée & 
gonflée par l'avion du t'eu ; ou 
JUS de viande mêlé avec l'eau où 
elle a bouilli. 

Bouillon-blanc , f. m. Plante. 

Bouillonement , (. m. 

Bouilloner , v. n. Il ne fe dit que de 
l'eau & des autres liqueurs , lorf- 
qu'elles fortent ou qu'elles s'élè- 
vent par bouillons. 

Bouis , f. m. Inftrument de Ctor- 
donier. 

Bouis , V. Buis. 

Boujon ,t. de Manufacture de laine. 

Boulangé , ée , part. 

Boulanger , ère , f. m. & f. 

Boulanger , v. a. Faire du pain. 

Boulangerie , f. f. Art de faire du 
pain. Lieu où on le fait. 

Bouldure , f. f. t. de Moulin. C'eft 
la fofle qui efl: fous la roue. 

Boule , f. f. Corps fphérique ou 
rond en tout fens. 

Bouleau 3 f. m. Arbre. 

Boulenois , oife , f. m. & f. Qui 
efl: de Boulogne. 

Bouler , V. a. Il fe dit des Pigeons 
lorfqu'ils enflent leur gorge. 

Boulet , f. m. Boule de fer; ou 
jointure qui efl: au-defllis du pa- 
turon de la jambe d'un cheval. 

Boulete , f. f. Petite boule. 

Boulté , ée , adj. t. de Manège. 



B o tr 

Boulevard , f. m. Gros baflîc 
rempart. 

L'Académie , Furetiere , ] 
net , Boudot , & quelques au 
écrivent boulevan. Ménage 
que ce mot vient de l'Allemj 
Bolwerk , qui fignifie Ouvr 
de poutres. Du Cange le déi 
de Burgwardus , composé de B 
& de ward , mots Teutons , d 
le premier fignifie Bourg ou "^ 
lage , &L le fécond Garde '. ce 
me paroît plus naturel , pj 
qu'en effet un boulevard eft 
qui garde une Place. Ainfi 
peut écrire ce mot avec un 
quoi qu'en dife Ménage. 

Bouleversé , ée , part. 

Bouleverfement , U m. Défordi 

Bouleverfer , v. a. Mettre en ( 
fufion. 

Bouleux , f. m. Il fe dit d'un chi 
trapu. 

Boulier, f. m. t. de Marine. F 

Boulimie, f. f. C'eft une mal; 
qui caufe une appétit défordoi 
Ce mot efl composé de d 
mots Grecs , qui fignifient b 
& fdim , comme fi l'on vou 
dire qu'un homme qui a lab 
limie , feroit capable de man 
un bœuf , ou qu'il a une i 
égale à celle d'un bœuf. 

Boulin , f. m. Trou d'un colc 
bier ; trou que les Maçons l 
fent dans un mur , pour échaf 
der les pièces de bois qu'on i 
dans ces trous. 

Bouline , f. f. t. de Marine. 

Bouline , ée , part. 

Bouliner , v. a. 11 ne fe dit que d 
Soldat , ou autre qui dérobe d 
un camp. 

Boulineux , f. m. Voleur. 

On écrit aufl;î Bouimeur ; n 
on prononce Boulineux, 



B ou 

rdingrîn , f. m. t. cle Jardinier, 
.ece de gazon figurée. 

Iplingue, f. m. t. de Marine, 

tôinier , f. m. t. de Marine. 

k;oir, f. m. Inftrumentde Ma- 
in. 

ÎQon , {. m. t. de Charpenterie. 
<he ville de fer qui a une tête 
mde. 

•o oné , ée , part. 

to oner , v. a. t. de Charpenterie. 

loons , f. m. plur. t. d'Artillerie. 

lo oucbachi , i', m. Capitaine des 
niflaires. 

• djuer , V. n. Ce verbe ne fe dit 
joprement qu'en parlant d'un 
iige , lorfqu'on le contraint de 
Hier quelque chofe 

!o juet,r. m. AfTemblage de fleurs. 

a[uetier , f. m. t. de Faïencier. 

iajuetiere, f. f. Celle qui fait & 
'nd des bouquets. 

o juin , f. m. Vieux livre de peu 
i mportance. 

opiner , v. n. Chercher ou lire 
< vieux livres. 

o'.[uinerie , f. f. Ramas de plu- 
i urs paflages de vieux livres. 

:o {uineur , f. m. Celui qui chér- 
ie de vieux livres. 

oijuinifte , f. m. Celui qui vend 
c vieux livres. 

o acan , f. m. Sorte d'étofe. 

L'Académie , Furetiere , Da- 
It, Richelet & Joubert écri- 
int de la forte , pour fe confor- 
tîr à l'étymologie de Ménage , 
<i dérive ce mot de l'Italien 
àiracane. Oi ne peut cependant 
iimer ceux qui écriront hour-- 
r:an , parce qu'il peut venir du 
Itin burra , qu'on trouve dans 
lanet & du Cange ; ou du vieux 
TDt bourras , qui , félon le Di- 
ionaire des Arts , fignifiç un 
fDs drap. 



BOU m 

Bourache , f. f. Planche. 

On écrit aufTi Bourrache , & 
abufivement bourrache. Il vient 
du Latin borra^o ou borago, M. 
Linnaeus préfère borago. L'Aca- 
démie écrit bourrache ; mais on 
prononce bourache. 

Bourade , f. f. Coup qu'un lévrier 
donne au lièvre. 

Bouras , f. m. GroiTe étofe faite de 
boure. 

Bourafque , f. f. Tempête violence 
& fôudaine. 

On écrit aufli Bourrade , bour- 
ras , bourrafque , mais rien n'e- 
xige ce doublement qu'on néglige 
dans la prononciation. 

Bourbe , f f. 11 ne fe dit guère que 
de la fange de la campagne , & 
il fignifie proprement , le fond 
des eaux croupilTantes des étangs 
& des marais. 

Bourbeux , eufe , adj. Plein de 
bourbe. 

Bourbier , f. m. 

Bourbillon , f. m. t. de Maréchal. 

Bourbon, f. m. Nom de l'Au- 
gufte Mailbn qui règne en France. 

Bourcer, v.n. t. de Marine. Cargudr. 

Bourcet , f. m. t. de Marine. 

Bourcete , f. f. Plante que l'on man- 
ge en falade. C'efl la mâche. 

Bourdaine , f. m. Arbrifleau dont 
on fait le charbon. 

Bourdalou , f. m. Sorte de pot de 
Chambre oblong. 

Bourdaloue , f. f. Sorte de trèfle qui 
fert de cordon au chapeau , ou 
étofe modefle. 

Bourde , f. f. Menfonge. En t. de 
Marine , il iàgnifie la voile que 
l'on met quand le tems eft tem- 
péré. 

Bourdelage , f. m. Droit Seigneurial. 

Bourdelier , f, m, t. de Jurifpru- 
dence. 



«12 B O U 

Bourdelols , oife , f. m. & f. Qui 

eft de Bourdeaux. 

Bourder , v. n. Se moquer. Ce mot 
ne peut fe fouftrir que dans le ftyîe 
burlefque , ainfi que le fuisanr. 

Bourdeur , f. m. Qui donne des 
bourdes. 

Bourdillon , f. m. Sorte de bois de 
chêne refendu , propre à taire 
des futailles. 

Bourdin , f. m. Efpece de pêche. 

Bourdon , f. m. Bâton de Pèlerin , 
& t. d'Imprimerie. Efpece de 
groffe mouche. 

Bourdonant , f. m, Oileau de l'A- 
mérique. 

Bourdoné , ée , adj. t. de Blafon. 

Bourdonement , f. m. Le bruit des 
bourdons. 

Bourdoner , v. n. Faire 'Un bruit 
fourd (Se confus. 

Bourdonet , f. m. t. de Chirurgie. 

Boure , f. f. Poil des animaux. 

On écrit aufTi Bourre ; mais 
Tufage eft de prononcer Boure. 

Bouré , ée , part. 

Boureau , f. m. Exécuteur de la 
Haute-Juftice. 

On écrit auffi Bourreau ; & 
l'étymologie femble autorifer ce 
doublement, parce que ce mot 
vient de burrus , qui fignitie roux ; 
& qu'en certains Pays , les Bou- 
leaux font obligé de s'habiller en 
rouge ou en jaune. Ménage dé- 
rive ce mot du Bas- Breton , 
bourrcu , qui fignifie Boureau. 
Mais ces étymologies doivent- 
elles prévaloir fur l'uiage qui veut 
que Ton prononce Boureau. 

Bourée , f. f. Petit fagot de menu bois. 

Bourele , f. f. Femme du Boureau. 

Bourelé , ée , part. 

Boureler , v. a. Tourmenter. 

Bourelet ;, f. m. Efpece de couffin 
rempli de boure. 



B O U 

On écrit auffi Bourlet & Bo 

relet , ce mot vient de Bou) 

c'eft'une raifon pour y coni 

ver Ve ; on prononce Boun 

avec une feule r ; c'eft une rail 

pour n'en pas mettre deux. 
Bourelier , 1. m. Ouvrier qui ; 

des harnois pour les chevaux. 
Bourer , v. a. Remplir de bpur 

ou donner une bourade. 
Bourg , f. m. Ville non clofe. 
Bourgade , f. f. Petit bourg. 
Bourgeois , Bourgeoife , f. m. 8 

Citoyen ou Citoyene d'une Vi 
Bourgeois , oife , adj. Qui tient 

bourgeois. 
Bourgeoifement , adv. 
Bourgeoifie , f. f. Qualité de bo 

geois. 
Bourgeon , f. m. Nouveau jet ( 

arbres & des vignes. 
Bourgeoné , ée , part. 
Bourgeoner, v. n. Jeter des boi 

geons. 
Bourg-épine , f. m. Arbriflea 

qu'on nomme autrement , iV 

prun. 
Bourg-meftre , f. m. LV fe pi 

nonce. Premier Magiftrat d'u 

Ville. 
Bourgogne , f, f. Nom qu'on don 
en quelque endroits au faintoin, 
Bourguignon , one , f m. & f. 
Bourguignonifme , f. m. Exprefli 

Bourguignone. 
Bourguignote , f. f. Efpece de cafq 

de fer , ou bonet garni. 
Bouriche , f. f. Efpece de paniei 
Bouriers , f m. plur. Pailles qui 

mêlent dans le blé batu. 
Bourique , f f. Ânefle. 
Bouriquet , f. m. Ânon , ou Toun 

quet dont on fe fert dans les min 
Bourir , t. de Chafie. 

On écrit auffi Boumcke ,Boi 
rique j &c. mais l'ufage eft de r ^ 



B O U 

g^er le doublement dans îa pro- 
niciation de tous ces mots. 
Diiaflbte , r. f. Efpece de figue 
din violet obfcur. 
Di me , {. f. Soie de Perfe qui 
n ft pas de la meilleure qualité. 
DDche , V, Bourache. 
)i:aut , f. m. Efpece de faule. 
)i]e , f. f. Petit lac. 
)iJe-à-Pafteur, f. f. Plante. 
)i;eau , f. m. t. de Charpentier 
6 de Plombier. 
)Les , f. f. plur. 

)i;ete , f. f. Petite bourfe. Ce 
nt eft bas. 

)uier , f. m. Celui qui a une 
pi fion gratis dans un Collège. 
►uier , ère , f. m. & f. Ouvrier 
q' fait & vend des bourfes. 
u lier , V. n. 11 eft du ftyle fa- 
[T er. Contribuer à une dépenle 
fa ; en commun, 
un , f. m. t. de Maçonerie. 
u Dn , f. m. Gouflet. 
u^uflé , ée , part. 
u:3ufler , v. a. îl n'efl: d'ufage 
qi;n parlant de l'enflure qui fur- 
viit à la peau. 

u; , ue , adj. Fantafque , Ca- 
Diieux , Fâcheux, 

)n écrit aufTi Bourru ; mais 
*iige efl de prononcer Bouiu. 
ui , f. f. Fiente des bœufs & 
Je vaches. 

)n écrit auffi Bau^e , l'Aca- 
léiie préfère Boufe. 
uilage , f. m. Conflruftion de 
iiailles faites de terre fans 
)i(re : ou mauvais ouvrage. 
ulié , ée , part. 

uiler , V. a. Faire un mur avec 
iea terre , ou autre mauvais 
>iirage. 

ulleur , eufe , f. m. & f. Celui 
)i3:elle qui boufille. 
uii , f. m. Efpece de croûte 



B O U 115 

atachée aux pierres qui fortenc 
de la cariere. 

BoufTole , f. f. Cadran de mer. 

Boufirophédon , f. m. Mot emprunté 
du Grec , il fe dit de la manière 
d'écrire alternativement de droit 
à gauche & de gauche à droit , 
fans difcontinuer la ligne , à l'imi- 
taîjon des filions d'un champ. 

Bout , f. m. Extrémité , fin. 

à Bout , façon de parler adverbiale. 
A l'extrémité , à la fin. 

de Bout en bout , façon de parler 
adverbiale. D'une extrémité à 
l'autre. 

Boutade , f. f. Fougue. 

Boutane , f. f. Étofe qui fe fait à 
Montpellier. 

Boutant , adj. t. d'Architei^ure , qui 
fe dit par corruption pour Butant, 
& qui n'eft ufité qu'avec les mots 
arc & pilier. 

Boutargue , f. f. Mets qui excite à 
boire. 

Bout-d'aile , f. m. Efpece de plume. 
Ce feroit abufivement qu'on 
écriroit Bouddle , parce que ce 
mot tire fon origine de ce qu'il 
fignifie une des plumes du bouc 
de l'aile des oies. 

Boute , f. f. t. de xMarine. 

Bouté , ée , adj. t. de Manège. 

Bouteaux , f. m. plur. t. de Marine. 

Boutée , f. f. t. d' Architecture. 

Boute-en-train , f. m. Celui qui 
anime les autres. 

Boute-feu , f. m. Au pluriel , Boute- 
feux. Incendiaire. 

Boute-hors , £ m. t. de Marine , ou 
efpece de jeu. 

Bouteiiiage , f. m. Ancien droit 
Seigneurial. 

Bouteille , f. f. VaifTeau propre à 
contenir des liqueurs. 

Bouteilîier , ou Boutillier , f. m. 
11 n'eft en ufage qu'en cette 



114 



B O U 



phrafe : Grand BouteïUicr de 
France. 

Si Ton a égard à l'étymologie , 
BouîUiicr eil régulier ; on a dit 
Biuicularïus dans la baffe Lati- 
nité , formé de Butica : mais du 
primitit' François Bouteille , doit 
ie former BautcilUer. C'eft auffi 
le plus ufité , & il eîl dans l'Hi- 
ftoire des Grands Officiers de 
France. L'Académie écrit néan- 
moins Bounllier. 
Bouterole , i'. f. Petit morceau d'ar- 
gent ou de cuivre qu'on met au 
bout d'im foureau d'épée. 
Boute-lelle , T. m. t. de Guerre. 
Boutique , f. f. 
Boutiquier , f. m. Qui vend en 

boutique. 
Boutis , f. m. t. de Chaffe. 
BoutifTe , f. f. t. de IVIaçonerie. 
Boutoir , f. m. Outil de Maréchal. 
t. de Chaffe , & de Corroyeur. 
Bouton , r. m. 
Boutoné , ée , part. 
Boutoncr , v. a. Produire des bou- 
tons, 
Boutonerie , f. f. Marchandlfe de 

Boutonier. 
Boutonier , f. m. 
Boutoniere , 1. f. 

On écrit auffi Boutonner , &c. 
mai^ l'ufage eff de prononcer 
Boutoner , &c. 
Bouts-rimés , f. m. pîiir. t. de 

Poéfie. 
Bout-iaigneux , f. m. L'extrémité 
d'un quartier de veau , ou de 
mouton , du côté de la gorge. 
Bouture , f. f. t. d'Agriculture. 
Bouvart , f. m. Jeune taureau. 
Bouvement , f. m. Inftrument de 

rvîenuifier. 
Bouverie,r. f. Étable à mettre des 

bœufs. 
Bouvet , f. m. Rabot de Menuifier. 



B Px A 

Bouvier 5 ère , f. m. & f. Celui 

celle qui conduit des bœufs. 

Bouvier , ou Bootes , f. m. Fih 

Jupiter & de Caiifto. 
Bou Villon , f. m. Diminutif. Je 

bœuf. 
Bouvreuil , f. m. Efpece d'oif{ 
Boyar , f. m. Noble de Tran 

vanie & de Mofcovie. 
Boyau , f. m. Inteflin. 
Boyaudier , f. m. Artifan qi*i 

les cordes à boyau. 

Furetiere dit Boyautier ; n 

l'Académie préfère Boyauiï 

qui efl le nom ufité. 
Boye , f. f. V. Boie. 
Boyé , f. m. Prêtre de l'Am 

que. 
Boyer , f. m. t. de Marine. Ef| 

de chaloupe. 
Bozel , f. m. t. d'Archite»^ure. 
Brabançon , one , f. m. 6c f. ' 

eil: du Brabant. 
Brabante , f. f. Toile d'étoupe 

lin , qui fe fabrique à G and. 

Bracelet , f. m. Ornement du b 

Ménage dérive ce mot de . 

cilc au de braciletum ; du Ca 

de bracile : ainii il fiiut écrire 

mot avec un c , comme Té 

TAcadéroie , & non pas brajft 

comme Joubert , qui le dé: 

a[iparemment du mot bras, 
Brâchcr , v. n. Crier de toute 

force. 
Brâchet , f. m. Sorte de chien 

chaffe. 
Brachial , aie , adj. m. t.-d'A 

tomie. 

On prononce Brakial y pa 

qu'il dérive du Latin Brachia 
Brachio , f. m. Petit d'un ours 
Brachmanes , f. m. plur. Philo 

phes Indiens. 
Brachypnée , f. f. t. de Médec 

Refpiration courte. 



B R A 

triencr, v. n. Chafler furtlve- 

;ent fur les terres d 'autrui. 
kioniev , C m. Celui qui bra- 

one. 
îrjypepfie, (. f. t. de Médecine. 

igeftion lente. 
îr; ue , f. f. t. de Luthier & de 

larine. 

Ir;, r. m. Efpece de goudron. 
\Ti) , f. f. Linge, t. d'Imprimerie, 

( de Marine. 
Ifilard , arde , adj. Il eft du ftyle 

] nilier. 
ir.ler , v. n. Parler beaucoup & 

1 s-haut. 

nleur , eufe , adj, 

rte , V. n. 11 n'eft: guère d'ufage 

< 'à l'infinitif , à la troifieme per- 
iie du préfent de l'indicatif, // 
hit , ils braient ; à la troifieme 
I rfone du futur , // braira ; & 
; a troifieme perfone du condi- 
t nel , // brairait. Il ne fe dit 
( e pour fignifier le cri de l'àne. 

rîè , f. f. Charbon alumé. 
rîier, v. n. t. de Chaffe. II ne 
i dit que du cri du cerf, 
raiin , ou Bramine , f. m. Prê- 
1: des Indiens. 

Ei ,f. m. Excrément de l'homme. 

'L'zà]e^i^ Breneux femble fup- 

jfer que l'on écrive Bren ; mais 

< prononce Bran , & l'Acadé- 
iie l'écrit ainli. 

racard , f. m. Lit portatif. 

pscardier , f. m, Qui conduit un 

hncard. 

rachage , f. m. colleftif. Toutes 

1< branches d'un arbre. 

r£che , f. f. 

raché , ée , part. 

racher , v. a. Il n'eft guère d'u- 

f;e qu'en parlant d'un voleur 

c'on pend à une branche. 

rîche-urfme , f. f. V. Acanthe. 

r^chide , f. m. Prêtre d'Apollon 



E R A îif 

Didjméen , & furn.om de Bac- 
chus. 

Branchier , f. m. Jeune oifeau de 
proie. 

Branchies , f. f. plur. t. de Méde- 
cine. Ouies des poillons. 

Branchu , ue , adj. Qui a des brari- 
ches. 

Brande , f. f. Petit arbufle. 

Brandebourg , f. f. Sorte de cafa- 
que à manches ; ou ornemens 
d'habits. 

Brandebourgeois , oife , f. m. & 
f. Qui efl: du Brandebourg. 

Branderie , f. f. Lieu à Amfler- 
dam où on fait les eaux-de-vie. 

Brandevin , f. m. Eau-de-vie. 

Brandevinier , f. m. Il n'eft d'u- 
fage qu'en parlant de ceux qui 
crient & qui vendent de l'eau- 
de-vie dans un camp. 

Brandi , ie , part. & adj. Enlever 
un fardeau tout brandi , c'efl-à- 
dlre , tout d'un coup. 

Brandillé , ée , part. 

Brandil'.ement , f. m. Agitation. 

Brandiiler , v. a. Mouvoir deçà ^ 
delà. 

Brandilloire , f. f. Corde , ou plan- 
che qui fert à brandiiler. 

Brandir , v. a. Secouer, mouvoir. 

Brandon , f. m. Flambeau de paille 
qui fert à éclairer la nuit. 

Brandoner, v. a. Mettre des bran- 
dons. 

Branlant , ante , adj. Qui branle. 

Branle , f. m. Agitation de côté 6l 
d'autre , ou forte de danfe. 

Branlé , ée , part. 

Branlebas , f. m. t. de Marine. 

Branlement , f. m. 

Branler , v. a. Remuer, chancelé»'. 

Branloire , f. f. Ais qui fert à brail- 
ler. - . 

Braque , f. m. Efpece de chien da 
chaile. 

pij 



ii<5 B R A 

Braqué , ée , part. 

Braquemart ,1". m. Anciene épée 

courte Si large. 
Braquement , f. m. t. d'Artillerie. 
Braquer , v. a. il ne fe dit que de 

certaines chofes qu'on peut tour- 
ner & préfenter d'un côté ÔC 

d'un autre. 
Bras , f. m. Partie du corps hu- 

Hîain. 
Brasé , ée , part. 
Brafer , v. a. Souder le fer. 
Braficr , f. ir.. Feu de charbons 

ardens. 
Brafillé , ée , part. 
Brafiller , v. a. 11 n'eft guère d*u- 

fage qu'en cette phrale : f:iirc 

brafiller ^ de s Pêches. 
Brafque , f. f. Mélange d'argile Si 

de charbon pilé. 
Braffage , f. m. t. de Monoyenr. 
Braflard , f. m. Arme qui couvre 

le bras. 
Brafie , f. f. Mefure. 
Brafsé , ée , part. 
Brafsée , f. f. Autant qu'on peut 

contenir entre Tes bras. 
Brader , v. a. Remuer des liquides. 
Braflerie , f. f. Lieu où l'on braffe 

la bière. 
Braiïeur , eiife , f. m. &. f. Celui 

qui fait de la bière, 
B afficourt, ou Brachicourt , f. m. 

t. deManege. 
Braflïeres , f. f. plur. Habillement 

de femme. 
BrafTm , f. m. t. de Braffeur. 
Braflbir , f. m. t. de Monoie. 
B rai'lts , f. m. Toiles rayées des Indes. 
Bravache , f. m. Fanfaron fur ia 

valeur. 
Bravade , f. û Menace d'un fan- 

.fciron. 
Brave , adj. Vaillant. 
Bravé , ée , part. 
Bravem.fnt, adv. Coin âge wfemsnt» 



B R E 

Braver , v. a. Infulter , choqu 
Braverie , f. f. Il eft du ftyle 

milier. Beaux habits. 
Bravoure , f. f. Valeur , cour 
Brayé , ée , part. 
Brayer , v. a. Enduire de brs 
Brayer , f. m. Bandage. 
Brayete , f. f. Fente d'un haut- 
chauffe. 
B rayon , f. m. t. de Chafle, 
Bréant , f. m. Oifeau. 
Brebiage , f. m. Tribut qu'on ! 

fur les brebis. 
Brebis , f. f. Femele du bélier. 
Brèche , f. f. Ouverture. 
Brechc-dent , f. m. & f. À 

il manque des dents de dev 
Brochet , f. m. & par corrup 

Brichet. Partie de la poitrine, i 
Brécin , r. in. Croc de fer. 
Bredi-bredd , Expreffion burlef ( 

pour marquer un grand flux j 

bouche. 
Bredindin , f. m. t. de Marine. 
Bi-edouille , f. f. t. du Jeu de 1 

élrac. 
Bredouillé , ée , part. 
Bredouiilement , f. m. Aftlon 

bredouiller. 
Bredouiller , v. n. Prononcer n 
Bredouilleur , eufe , f. m. & 

Celui ou celle qui bredouille. 
Bref , brève , adj. Court. 
Bref 5 adv. D'une manière coui 
Bipef , f. m. Lettre du Pape , 

petit livre qui marque quel Off 

les Eccléfiaftiques doivent d 

chaque jour. 
Bregin , f. m. t. de Marine. 
Brehaigne , adj. f. Qui fe dit c 

ft ?les ftériles. 
Brela f. m. Jeu de cartes. 
Brelantiv-r ^ v. n, Jouer aux cRrt 
Brelandier , ère , f. m. & f. t. 

jurieux. Joueur de cartes. 
Brçhndinier , ère , f. m. & f. Mi 



B R E 

<and & Ouvrier qui n*a point 
( boutique. 
nne , V. Berline. 
rœ , t. de Marchand de bois. 
r«,)que , f. f. Bagatele. 
riche , r. f. Droguet fil & laine. 
rcie , r. f. Poiflbn. 

L'Académie , le Di^. des Arts , 
liretiere , Danet & Joubert écri- 
■\nt ainii : RIchelet , qui eft 
îjjours d'un goût fingulier , 
crit Bremme en François , en 
litin Bremma; Furetiere & Da- 
1 1 écrivent en Latin Brefmia , 
cmme du Cange , chez qui on 
tiuve Brefrne en François , fui- 
\nt l'anciene manière d'écrire, 
remx , eufe , adj. Sali de bran. 
'Cie , f. f. Sorte d'étofe fabri- 
que à Lyon. 

-ee , f. f. Mefure des liquides 
e. ufage à Rome 
eim , f. m. Outil d'Artifan. 
•écate , f. f. Efpece d'étofe. 
'él , f. m. Sorte de bois rouge , 
q a donné le nom à la Province 
à Bréfil. 

On mouille VI dans ce mot. 
rélien , ene , f. m. & f. Qui 
e du Bréfil. 
réilé , ée , part. 
é 1er , V. a. t. de Teinturier. 

[1 fignifie aufli rompre par 
pits morceaux, 

élet , f. m. Efpece de bois de 
b:fil. 

ein , ane , f. m, & f. Qui eft 
d la BrefTe. 

"ein , f. m. t. de Marine, 
réiller , v. n. Tirer l'épée pour 
le oui & le non. 
ré illeur , f. m. Fanfaron, 
eiudé , ée , part, 
e'uder , v. a. Couper les oreil- 
le à un cheval. 
'ei j f. f. Longue épée. 



B R E 117 

Brété , ée , part. 

Brétele , f. f. Bande de cuir , ou cor- 
de dont fe fervent les portefaix* 

Brételé , ée , part. 

Brételer , ou Bréter, v. a. t. d'Ar- 
chiteéture. 

Bretefsé , ée , adj. t. de Blafon. 

Bréteur , f. m. Qui porte une lon- 
gue épée. 

Breton , one , f. m. & f. Qui eft 
de Bretagne. 

Bretone , f. f. Capote. 

Bréture , f. f Dentelure qui eft à 
l'extrémité d'outils d'Artifans. 

Breuil , f. m. t. des Eaux & Forêts. 
Bois taillis. 

Breuilles , f. f. plur. Boyaux d'un 
poilTon. 

Breuils , f. m. plur. t. de Marine. 
Cordes qui fervent à carguer les 
voiles. 

Breuvage , f. m. Liqueur à boire^ 

Brevet, f. m. Écrit qui contient là 
grâce , ou le don que le Roi 
fait , &c. 

Brévetaire , f. m. Porteur d*un 
Brevet du Roi. 

Breveté, ée , part. 

Breveter , v. a. Donner un brevet. 

Bréviaire , f. m. Livre qui contient 
l'Office de l'Églife. 

Bréviateur , f. m. Nom d'Officiet 
du Pape. Celui qui di^te , ou 
qui écrit les Brefs , ou les Reï* 
cripts. 

Bribe , f. f. Il eft du ftyle fami- 
lier. Morceau de pain qui reftô 
d'un repas. 

Bricole , f. f. Bandes de cuir dont 
les portefaix fe fervent. 11 a 
d'autres fignifications. 

Bricoler, v. n. Pouffer obliquement 
une bille , une balle , un boulet 
pour le faire aller par réflexion 
en un certain endroit. 

B rie te au , f. m. Pièce de bois , 



ii8 BRI 

fervant au rnétier de Tifferand. 
Bride , f. f. Partie d'un harnois. 
Bridé , ée , part. 
Brider , v. a. Mettre la bride. 
Bridoir ^ f. m. Mantoniere. 
Bridon , f. m. Bride légère. 
Brief, brieve , adj. 11 n'eft en 

ufage que dans la Pratique. Court. 
Brièvement , adv. D'une manière 

brieve. 
Brièveté , f. f. Le peu de durée 

de quelque chofe. 
Brifaut , f. m. Nom d'un chien de 

chaffe. 
Brifé , ée , part. 
Brifer , v. a. t. bas & populaire. 

Manger avidement. 
Brifeur , eufe , f. m. & t. Une fe 

dit que par plaiianterie. Celui 

ou celle qui brife. 
Brigade , f. f. Troupe de gens de 
• guerre. 

Brigadier , f. m. Officier qui com- 
mande une brigade. 
Brigand , f. m. Voleur de grands 

chemins. 
Brigandage , f. m, Volerie. 
Bri^ander , v. n. Voler fur les 

grands chemins. 
Brigandine , f. f. Elpece de cotte 

de maille. 
Brigantin , 1". m. Vaifleau de bas 

bord. 
Brigittin , ine , f. m. & f. Reli- 
gieux & Religieufe de Sainte 

Brigitte. 
Brignole , f. f. Efpece de Prune. 
Brigue , f. f. Pourluite ambitieufe 

pour obtenir quelque chofe. 
Brigué , ée , part. 
Briguer , v. a. 
Brigueur , f. m. Qui brigue. 
Brillant , ante , adj. il eft auîTi 

fubftantif. 
Brillante , ée , part. 
Brillanter , v. a, Tûlilei- ds^ dîa- 



B R I 

mans à facetes , pardeffus & j 

deffous. 
Briller , V. n. 
Brimbale, f. f. t. de Marine, 

de Méchanique. C'eft la h 

qui fait jouer la pompe. 
Brimbalé , ée , part. 
Brimbaler , v. a. Il fe dit princ 

lement des cloches , quand 

les fonne mal & en défordre 
Brimborion , f. m. Il eil: du fl 

familier. Chofe de peu de val 
Brin , f m. Ce que le grain 

la graine pouffe d'abord hon 

terre. 
Brin d'eftoc , f. m. Bâton f( 

par les deux bouts. 
Brinde , f f. t. provincial, qu 

gnifie une petite Jument. 
Brindes , f. f plur. Il n'a d'ui 

que dans ces phrafes : Fairt 

blindes , boire des brindes 11 vi 

lit. Boire des fautes à la ror 
Brioche, f. f. Sorte de pâtilTer 
Brioine. V. Bryoine. 
Briois , oife , if. m. & f. Qui 

de la Province de Brie. 
Brion , f. m. t. de Marine. 
Brique , f. f. Morceau de t( 

cuite. 
Briquet , f. m. Inftrument d'ac 
Briquetage , f. m. Brique coni 

faite. 
Etiqueté , ée j part. 
Briqueter , v. a. Contrefaire la 1 

que. 
Briqueterie , f. f. Lieu ou Ton 

la brique. 
Brlquetier , f. m. Ouvrier qui fa 

ou qui vend la brique. 
Bris , f m. t. de Palais. 11 n'eft d 

fage qu'en parlant de la rupti 

d'une porte avec violence. 
Erifans , i. m. plur. t. de Mari 

Rocher à fleur d'eau. 
Brife , f. f. Vent d'a©as , t. de Mari 



B R O 

rii , ée , part. 

-i:-cou , r. m. Il eft du ftyle 
tnilier , & fe dit d'un efcalier 
c il eft aisé de tomber. 
riies , r. f. plur. t. de ChafTe. 
rïiment , f. m. Fraisure, 
rit , V. a. Mettre en pièces. Il 
€ neutre en t. de Marine. 
:iijr, f. m. Il n'eft d'ufage qu'en 
c:te piarafe : Brifeur d Images. 
ri-vent , f. m. t. d'Agriculture, 
uite de clôture , ou de petit 
iir. 

rï; , r, m. t. d'Archite£lure. 
rfir , r. m. t. de Chanvrier. 
fi ue, f. f. Sorte de jeu de cartes. 
riire , f. f. t. de Blafon. 
ri unique , adj. De la grande 
letagne. 

:c , r. m. Grand vaifleau pour 
çttre du vin. 

feinter , v. n. Acheter , reven- 
,e; , ou troquer des tableaux, & 
a:res curiofités, 

rc auteur , f. m. Celui qui bro- 
cite. 

rcard , f. m. Raillerie piquante, 
rcardé , ée , part, 
rcarder , v. a. Faire des bro- 
crds. 

rçardeur , eufe , f. m. & f. 
rcart , f. m. Étofe tiflue d'or 
c d'argent. 

rcatele , f. m. Petite étofe qui 
i.ite le brocart. 

rcoli , f. m. Rejeton d'un vieux 
coux. 

rchant , adj. t. d'Armoirie. 
rcfie , f. f. Pièce de fer longue 
t menue. 
rené , ée , part. 
rchée , f. f. t. de Rôtifleur ôc 
c Chandelier. 

rcher , v. a. Pafler l'or , 6cc. 
cns une étofe : coudre les feuil- 
1 d'un livre , Ôcc. 



B R O iip 

Brochet, f. m. Sorte de PoifTon. 

Brochete , f. f. Petit morceau de 
bois pointu. 

Brocheton , f. m. Petit brochet. 

Brocheur , eufe ^ f. m. & f. Celui 
ou celle qui fait des bas avec 
des aiguilles à tricoter. 

Brochoir , f. m. Marteau de Ma- 
réchal. 

Brochure , f. f. Livre couvert de 
papier. 

Brodé , ée , part. 

Brodequin , f. m. Sorte de chauf- 
fure. 

Broder , v. a. 

Broderie , f. f. 

Brodeur , eufe , f. m. & f. 

Brodoir , f. m. t. de Chapelier, 

Broie ,f. f. Indrument dont on fefert 
pour rompre le chanvre, 

Broiment , f. m. L'aftion de broyer. 
On écrit auffi Broiement ; mais 
on prononce Broiment. 

Bromos , f. m. Plante. 

Bronchade , f. f. Faux pas que fait 
un cheval. 

Bronchement , f. m. A(^Hon de celui 
qui bronche. 

Broncher, v. n. Faire un faux pas. 

Bronches , f. f. plur. t. d'Anatomie. 

Bronchial , aie , adj. t. d'Anatomie» 

Bronchique , adj. t. d'Anatomie. 
On prononce BronkialScBron^ 
kique ; parce que ces mots vie- 
nent du Latin Bronchite. 

Bronchocele , f. m. t. ce Chirur- 
gie. Prononcez Broncocele. 

Brpnchotomie , f. f. t. de Chirur- 
gie. Prononcez Broncotomie. 

Brontès , ou Brotès , f. m. Fameux 
Cycîope , fils du Ciel & de la 
Terre. 

Bronze , f. m. Alliage de métaux, 
ronze , ee , part. 

Bronzer , v. a. Peindre en couleur 
de bronze. 



I20 B R O 

Broquart , f. m. t. de Vénerie. 

Broque , f. f. t. de Jardinage. La 
tête d'un rejeton. 

Broquete , f. f. Petit clou à tête. 

Broffailles. V. Brouffailks. 

Brofle , f. f. Efpece de vergetés. 

Brofsé , ée , part. 

Brofler , v. a. Nétoyer avec la 
brofle. 

Broflîer , f. m. Ouvrier qui fait des 
brofle s. 

Brou , f. m. Écorce qui couvre les 
noix & le coco. 

L'Académie écrit Brout : mais 
ce font deux mots qui ont deux 
fens difierens. On diuingue celui- 
ci en écrivant Brou comme on 
le prononce. 

Brouailles , f. f. plur. Inteftins de 
volailles. 

B rouée , f. f. Brouillard qui tombe 
en bruine. 

Brouet, f. m. Bouillon fait de lait, 
d'œufs , & de fucre. 

Brouete , f. f. Efpece de petit cha- 
riot qui n'a qu'une roue. 

Brouété , ée , part. 

Brouéter , v. a. Tranfporter quel- 
que chofe avec une Lrouete. 

Brouéteur , f. m. Qui traîne des 
Chaifes qu'on appelé brouetes. 

Brouétier , f. m. Qui mené une 
brouete. 

Brouhaha , f. m. Il eft du flyle 
familier. Acclamation. 

Broui , f. m. t. d'Ouvrier en émail. 

Broui , ie , part. 

Brouillamini , f. m. Il eft bas. Dé- 
fordre , confufion. 

Brouillard , f. m. Vapeurs épaif- 
fes. 

Brouille , f. f. 11 efl du flyle fami- 
lier. Brouillerie. 

Brouillé , ée , part. 

Brouiilement , f. m. Il n'efl; guère 
d'ufage qu'en certaines phrafes , 



B R o 

comme , U brouiilement des co 

leurs. 
Brouiller , v. a. Mêler , femer 

difcorde , troubler, embaralTe 

embrouiller. 
Brouillerie , f. f. Trouble , con( 

fion , divifion , querele. 
Brouillon , f. m. Première éba 

che d'un écrit. 
Brouillon , one , adj. & f. m. & 

Qui eft fujet à brouiller. 
B rouir , v. a. t. qui fe dit des bl 

& des fruits. 
Brouiffure , f. f. t. de Jardinage 
Broufl*ailles , f. f. plur. Arbrifleai 

fauvages qui vienent d'eux-m 

mes dans la campagne. 

On écrit auflî Brofjailles : l'j 

cadémie préfère Broujfailles. 
Broullm , f. m. Menues brandi 

chifones qui pouflent tout | 

en un tas. On dit le Broujj | 

d'Érable y parce que cet arb 

efl fujet à cet inconvénient. 
Brout , f. m. Jeunes branches qi 

les animaux broutent. 
Broutant , ante , adj. t. de Vén 

rie. 
Brouté , ée , part. 
Brouter , v. a. Il ne fe dit gue: 

que de Therbe qui tient à la terri 

& de la feuille atachée à l'arbre 
Broutilles , f. f. plur. Menues brai 

ches dont on fait des fagots. 
Broyé , ée , part. 
Broyement , f. m. V. Broiment. 
Broyer, v. a. Réduire en poudfi 
Broyeur ^ f. m. Celui qui broi 

des couleurs. 
Broyon , f. m. Efpece de molet{ 
Bru , f. f. "Belle-fille. 
Bruant , f. m. Petit oifeau. 
Brugeois , oife , f. m. & f. Q' 

eft de Bruges. 
Brugnon , f. m. Efpece de pêch( 
Bruine, f. L Pluie 'froide- 

B ruiner 



BRU 

Lier , V. imperfonel qui ne fe 
3 que de la bruine qui tom- 
b. 

lie , V. n. Faire un bruir fourd 
t confus. Il n'eft guère d'ulage 
r a l'infinitif, & a la troifieme 
p-fone de l'imparfait de l'indi- 
cif , où l'on dit : 11 bruyoit , ils 
:>.yoient. 

uement, f. m. Bruit confus, 
u , f. m. Il fe dit de tout Ton , 
aiculé, ou non articulé, 
unt , ante , adj. Qui brûle, 
û , ée , part. 

u , f. m. Il fent ici le brûlé. 
ûment , f. m. A6lion de brû- 
le 

àj-, V. a. ou n. Réduire en 
c« dres , ou être en feu. 
%\ï , r. m. Il n'ell guère d'u- 
faî qu'en cette phrafe Brûleur 
i» maifons. 

Lii: , f. m. t. de Marine. 
lil-e , f. f. Imprefîion que fait 
le eu. 
an! , aie 5 adj. Qui vient l'hi- 

V. 

iii2 , f. f. t. de Marine. Brouil- 
la, épais. 

ui, f. m. Couleur brune. 
ui, une j adj. Qui tire fur le 
ne. 

ui , f. f. Le tems qui eft en- 
tr. le coucher du foleil & la nuit, 
uille, f. f. Plante, 
uis , f. f. plur. Toile quife fa- 
bï[ue à Rouen. 

utt , ete , adj. & f. Diminutif 
dtbrun. 

uite , f f. t. de Mufique. 
ur , ie , part, 
ur- , V. a. Rendre brun. 
utTage , f. m. Ouvrage de Bru- 
nieur. 

ruîTeur, eufe , î, m, 6c f. Qui 
binit, ■ 



BRU 121 

Brunifibir , f. m. Fer rond & poli 
qui fert à brunir. 

Brunifîure, f. f. t. d'Artifan. 

Brufc , f. m. ArbrilTeau. 

Brufque , adj. Prompt & rude. 

Brufqué , ée , part. 

Brufquembille , f. m. Jeu de car- 
tes. 

Brufquement , adv. 

Brufquer , v. a. En ufer avec quel- 
qu'un d'une manière prompte ÔC 
incivile. 

Brufquerie , f. f. A£lion prompt* 
& inconfidérée. 

Brut , ute , adj. Qui n'eft pas poli. 
Il fe dit ordinairement des dia- 
mans , & de gens fans éduca- 
tion. 

On y prononce le r. 

Brutal , aie , adj. 

Brutalement , adv. Avec brutalité- 

Brutalisé , ée , part. 

Brutalifer , v. a. Traiter quelqu'un 
durement. 

Brutalité , f. f. A6lion brutale ; pa- 
role outrageante. 

Brute , f. f. Animal privé de rai- 
fon. 

Brutier , f. m. Oifeau de proie. 

Brutifié, ée , adj. Devenu brute. 

Bruyant , ante , adj. Qui fait gand 
bruit. 

Bruyère , f. f. Petit arbrifleau cham- 
pêtre. 

Bryoine , f. f. Plante. 

Bryon , f. m. Efpece de moufle. 
On écrit auffi Brioine & Brion. 

Bu , ue , part, de Boire. 

Buanderie , f. f. Lieu deftiné à faits 
la leflive. 

Buandier , ère , f m. & f . Celui 
qui fait le premier blanchiment. 

Bubale, f m. Animal qui tient du 
cerf & de la vache. 

Bube , f. f. Puftule. 

Bubon, f. m. Tumeur à l'aine. 

Q 



>122 B U C 

Bubonocele , f. m. t. de Chirurgie. 

Buccal , aie , t. d'Anatomie. 

Bucchante , f. f. Plante. 

Buccin j l\ m. Efpece de coquille. 

Buccinateur , f. m. Qui Tonne de 
la trompeté. 

Buccine 5 i. f. Inftrument de Mu- 
fique. Vieux mot. 

Bucentaure , T. m. Grand Vali- 
(eau des Vénitiens. 

Bucéphale , (. m. Nom du Cheval 
d'Alexandre. 

Bûche , f. f. 

Bûché , ée , part. 

Bûcher , f. vn. Amas de bois ; Heu 
où on le ferre. 

Bûcher, v. a. Abatre du bois dans 
une forêt pour en faire des bû- 
ches. 

Bûcheron , f. m. 

Bûchete , û f. Menu bois. 

Bucioche , f. m. Drap de Pro- 
vence. 

Bucolique , adj. Qui fe dit des Poé- 
fies Paftorales. 

Buée , f. f. Vieux mot qui fe dit 
encore dans quelques Provinces 
pour lejjive, 

BuVet , f. m. Sorte de meuble. 
L'Acad, Ménage, Fur.leDi6l. 
des Arts , Danet & Joubert 
écrivent ce mot avec deux /f, 
Richelet avec une feule : on pou- 
roit dire qu'il en faut deux , à 
caufe de TEfpagnol buffette , 
dont ce mot François tire fon 
origine ; mais les étymologies 
tirées des langues vulgaires doi- 
vent elles dominer fur notre lan- 
gue ? L'ufage eft de prononcer 
Bufet, 

Bufeter , v. a. Boire au toneau. 

Bufeteur, f. m. Qui boit au toneau. 

Bufle , f. in. Bœuf fauvage. 

Ménage, le Diâ. des Arts, 
Fnretierô , Danet & Richelet 



B u I 

écrivent bufle , parce que ce : 
félon du Gange , dérive do 
flus , ou félon Ménage , d » 
falus. Il y en a d'autres qui ; 
vent buffle avec deux^, co.i 
l'Académie , Joubert , du Cn 
même & Calepin; peut-être à u 
de l'Allemand buffel; & cetti t 
mologie feroit peut-être aul 3 
turele que les deux autres : m 
qu'il y a de certain , c'ef [! 
Tufage eft de prononcer Bi :. 
Buçle , f. f. Plante. 
Buglofle , f f. Plante. 

On écrit auffi & on proi 9 
abufivement Buglofe, 
Bugrane , f. f. Plante. 
Buhots , f m. plur. t. de P n 

cier. 
Buire , f. f. Efpece de cruch 
Buis , f. m. Eipece d'arbrifft , 
On écrit aufli Bouis ; m ( 
ne le prononce ainfi que i 
quelques phrafes baffes & n 
verbiales : donner le bouis i. 
Buifart. V. Bufart, 
Buiflbn , f. m. Haiier. 
Buiflbn-ardent , f. m. Arbrif u 
Buiflbnet , f m. Petit buiflbi 
Buiflonier, iere , adj. 11 n'eft e 
d'ufage que dans ces faço:( 
parler : Lapins buijfûniers : « 
Vécole buiffbniere. 
Bulbe, f. f Oignon d'une pit 
Bulbeux , eufe , adj. Qui tie ( 

la bulbe. 
Bulbonac , f. m. Plaflte. 
Bulgare , f. m. & f. Peuple d'Eu p 
Bullaire , f. m. Recueil de Bi^s 
Bulle, f. f. Il fe prend ordi.r 
ment pour une Gonftitutio gi 
nérale d'un Pape. En t. de i) 
fique , il fignifie une petite 3i 
teille pleine d'air qui fe forn ii 
l'eau. 
Bulle , ée, adj. Qui eft autheniui 



B U R 

B ete ou Burlete , f. f. t. de Cou- 

ime. 
B etin , f. m. Petit billet , fufFra- 

2 donné par écrit. 
F eau , f. m. Arbre. 
B ete , f. f. Petit oifeau. 
B 
E 



ias , f. m. Navet Tauvage. 

hthalmum , f. m. Plante. 

lévrum , f. m. Plante. 

refte , f. f. Mouche qui , man- 

ïe avec l'herbe fous laquelle elle 

\ cachée , fait mourir enflé com- 

le un tambour. 

lil , f. m. Efpece de ferge. 

ilifte , f. m. Commis qui tient 

bureau. 

ite , f. f. GrofTe étofe de laine, 
ité , ée , sdj. Qui imite la burate. 
itine , f. f. Efpece de Papeline. 
)as , f. m. Petite monoie qui fe 
brique à Alger. 
),{.(. Étofe grofliere faite de 
ine. 

îau , f. m. Sorte de table de 
iverfes formes & à divers ufa- 
;s, & lieu deftiné pour travailler 
l'expédition de plufieurs afaires. 
île , ée , adj. t. de Blafon. 
2t, f. m, Efpece de poiflbn. 
îte , f. f. Petit vafe. 
îtier, f. m. Porteur de buretes 
ins les Églifes. 

^alefes , f, f. plur. Laine qui fe 
■e de Burgos. 

^andine , f. f. Sorte de nacre, 
^au , f. m. Efpece de limaçons , 
î la coquille defquels on tire de 
îlle nacre. 

^rave , f. m. Gouverneur de 
ielques lieux en Allemagne, 
^raviat , f. m. Dignité de Bur- 
ave. 
n , f. m. Pointe d'acier qui fert 

graver fur les métaux, 
'"é , ée , part, 
ner , y. a. Graver avec le burin. 



BUS 123 

Bnrlefque , adj. Plaifant , ridicule, 
Burlefquement , adv. 
Burfal , aïe , adj. H ne fe dit qu'a- 
vec ie mot à'Edit , en parlant 

de ceux que le Prince fait pour 

avoir de l'argent. 
Bufart , f. m. Oifeau de proie. On 

donne par raillerie , ce nom 

aux derniers clercs d'une Etud« 

de Procureur. 

Oh écrit auffi Buifart ; il, vient 

du Latin Buteo. 
Bufc , f. m. Morceau de baleine, 

&c. dont les femmes fe fer^'epç 

pour fe tenir droites. 
Bufe , f. f. Oifeau de proie qu'on 

ne peut aprivoifer ; ignorant , for. 
Bufiris , f. m. Tyran , fils de Nep- 
tune , & Géant monftrueux. 
Bufqué , ée , part. 
Bufquer, v. a. Chercher. Il ne fe 

dit qu'en cette façon déparier; 

Bujquer fortune. Il fignine aufli 

Mettre un bufc, 
Bufquiere , f. f. C'eft l'endroit où 

les femmes m^ettent leur bufc ; 

une pièce d'étofe à i'ufage des 

Dames. 
BufTard , f. m. VaifTeau où l'on 

met des liqueurs. 
Bufle i f. m. Statue à demi-corps ; 

& en plein relief. 
Buftuaire , f. m. Gladiateur chez 

les Romains. 
But , f. m. Point où l'on vife , fia 

qu'on fe propofe. 
Butage , f. m. Droit de corvée. 
Bute , f. f. t. de Maréchal. C'efl 

aufîi une petite élévation de terre. 
Dans ce dernier fens , on écrit 

aufîî Butts ; mais on prononcie 

Bute dans les deux fens. 
Buté , ée , part. 



Buteau , f. m. Grofïier. 
Buter , V. rs. Vifer au but 3 
mer une bute. 



ra for- 



124 BUT 

Dans ce dernier fens , on écrit 
anfîi Butter ; mais on prononce 
Buter dans les deux fens. 

fe Buter , v. n. paf. Se déterminer. 

Butés , f. m. Fils de Borée. 

Butiere , adj. f. Arquebufes butïeres. 

Butin a {. m. Tans pluriel. Tout ce 
qu'on prend fur les ennemis pen- 
dant la guerre. 

Butiner , v. n. Faire du butin. 

Butor , f. m. Efpece de héron. Il 
fe dit aulTi d'un homme mal 
adroit. 

Butorde , f. f. Ce mot eft pure- 
ment fatyrique ou comique. Il 
fi^nifie une femme fans eiprit. 

B.uture , f. f. t. de Chaffe. 

Butyreux , eufe , adj. Ce qu'il y 
a de gras dans le heure. 

Buvable , adj. Que l'on peut boire. 



B U V 

Buvande , f. f. La liqueur qi n 

exprime du marc du raifm. 
Buvant , ante , part, de Boire. 
Bu veau , f. m. Outil de Maçoi 
Buvete , f. m. Lieu où les ps 

de Palais vont fe rafraîchir. 
Buvetier , f. m. Celui qui tiei ia 

buvete. 
Buveur , f. m. Celui qui boit 
Buvoter, v. n. Boire à petits co 5. 
Buyo , f. m. t. de Botanique. 
Buze , f. f. Le tuyau d'un : > 

flet. 
ByfTe , f. m. t. de l'Écriture Sai î. 

Selon quelques-uns forte de i ». 
Il prend alors l'y , parce < il 

vient du Latin ByJJus. 
Byzantin , ine , ad). Qui efl e 

Byzance , c'efl-à-dire , de C - 

ftantinople. 




125- 




! , Subjlantif mafculin , troijieme Lettre de F Alphabet^ 
& féconde des Confones, 

fe prononce devant a, o^^u^ comme le ^; Cabaret^ 
\ nnc , Cuve : mais devante , & i , il fe prononce comme 
i Cèdre y Ciment : & on le prononce delà même m.aniere 
: nt ^ , o y & z^ , quand on met une cédille deffous : 
: me en ces mots , Façade , Façon , Effaçure, 




A , adverbe & 
interjeéHon. 

Çà&là,acîv.D3 
côté & d'autre. 

Caachira,ouCoa- 
chira,f. m. C'eft 
la plante de l'In- 



Cabaret , f. m. Lieu ob on donne 

à boire & à manger. C'eft au0i 

le norn d'une Plante. 
Cabaretier , iere , f. m. & f. 
Cabas , f. m. Panier de jonc» 
Cabaflet , f. m. Efpece de morion. 

Il eft vieux. 
Cabeça , f. m. Sorte de foie qui 

vient des Indes Occidentales. 
Cabéliau , f. m. Efpece de morue. 



al î , f. f. Faftîon , complot , 

^ été , fcience fecrete des Juifs. 

al îr , v. n. Faire des menées Cabefas , f. m. Efpece de laine qui 

^ êtes. vient d'Eftramadure. 

îH:ur, C m. Qui cabale, Cabellan , f. m. t. de Marine. 

at fte , f. m. Savant, dans la Cabillaud , f. m. Efpece de morue 

Cille des Juifs. très -connue en Hollande. 

»b [lique , adj. Qui apartleiit à Cabille , f. f. Tribu d'Arabes , on 

la abale des Juifs. d'Abiffens. 

ibi ;ros , f. m. Laine d'Efpagne. Cabillots , f. m, plur. t. de Mer, 

'l^'î, f. f. ^ Cabinet, f. m. 

^l^' ir , V. n. Faire des cabanes. Câble , f. m. Grofle corde, 

^'^ )n , f, m. Petite hute-. Câblé , adj. t. de Blaibn. 



126 C A B 

Câbleau , f. m. Petit câbîe. 
Câbler , v. a. t. de Cordier, 
Câbiot , r. m. t. de Marine. Sorte 

de corde, 

Va eft long dans ces cinq mots. 
Caboche , f. f. Il n'eft en ulage 

que dans le flyle familier. Tête. 
Cabochon , C m. Pierre précieufe, 

polie & non taillée. 
Cabotage , f. m. t. de Marine. 
Caboter , v. n. Naviguer le long 

des côtes. 
Cabotier, f. m. Sorte de bateau. 
Cabre , f. f. t. de Galère. 
fe Cabrer , v. n. paf. t.. de Manège. 
h'a eft long dans ces deux 

mots. 
Cabri , f. m. Jeune chevreau. 
Cabriole , f. f. 
Cabrioler , v. n. 
Cabriolet , f. m. Voiture légère, 
Cabrioleur , f. m. 
Cabrions , f. m. plur. t. de Marine. 
Cabus , adj. m. Pomé. Des choux 

cabus. 
Caca , f. m. t. dont fe fervent or- 
dinairement les nourices & autres 

femmes , en parlant de l'ordure 

des enfans. 
Cacaber , v. n. On s*en fert pour 

exprimer le cri de la Perdrix. 
Cacade , f. f. Décharge du ventre. 
Cacalia , f. f. Plante. 
Cacao , f. m. Amande d'un arbre 

qui croît dans le Brefil. 
Cacaoïer , f. m. Arbre qui produit 

le cacao. 
Cacaoïere , f. f. Lieu planté de 

cacaoïers. 
On écrit abufivement Cacaoyer, 

pour Cacaoïer. On dit auffi Ca» 

caotier pour éviter le choc des 

deux voyeles : mais il eft moins 

ufité. 
Cacaus ,'ou Cacus , f. m. Fameux 

brigand , fils de Vukain. 



c A c 

Cachalot , f. m. Sorte de balei 
Cache , f. f. Lieu propre à cat 
Caché , ée , part. 
Cache-platine , f. f. t. de Gu^ 
Cacher , v. a. Souftraire à la 
Cachet , f. m. Petit fceau. 
Cacheté , f. f. Petite cache, 
en Cacheté , fe dit adverbialen : 

En fecret. 
Cacheté , ée , part. 
Cacheter, v. a. 

Il fe conjugue comme Ach , 

c'eft-à-dire que Ve muet cef : 

l'être quand il eft fuivi d'ui " 

cond e qui doit être muet. V i 

Acheter, 
Cachexie , f. f. t. de Médecii 

On prononce Cakéxie, 
Cachiment , f. m. Sorte de fj . 
Cachimentier , f m. Arbre. - il 
Cachos , f. m. Plante. \ 

Cachot , f. m. Prifon obfcun 
Cachoterie , f. f. Manière m ;i 

rieufe. 
Cachou , f. m. Suc d'un arbr ji 

vient du Pérou , & qui i 

parfumer. 
Cacique , f. m. C'eft un Chei / 

méricains. 
Cacis , f. m. Plante. 

On écrit auftî CaJJls ; a 

l'Académie préfère Cacis. 
Cacochyme , adj. Mal-fain. , 
Cacochymie , f. f. t. de Méd( H 

Abondance de mauvaifes a 

meurs. 
Cacoëthe, adj. t. de Médeci' 
Cacophonie, f. f. Son qui ci-ju 

l'oreille. 

C'eft abufivement que el 

ques-uns difent Cacaphonie c 

mot vient du Latin Cacoph îi 
Cacotrophie , f. f. t. de Méd< n< 
Cadaftre , f. m. Regiftre pu c 
Cadavéreux , eufe , adj. (2^^ ^^ 

du cadavre. 



CAD 

dâvre , f. m. Il ne fe dit que du 
corps humain. Corps mort. 

h'a s'alonge dans Cadavre ; 
nais il s'abrège dans Cadavéreux', 
k il convient de marquer cette 
iifférence par l'accent circon- 

lexe. 

deau , r. m. Un trait de plume 

;rand & hardi. C'eft aulfi un 

epas, un préfent. 
! iée , nom d'une des trois Li- 

ues des Grifons. 
I leler , v. a. Faire des ca<îeaux. 
; lenas , f. m. Elpece de ferrure. 
On difoit autrefois Cadenat , en 

ffoibliiTant le dernier a ; mainte- 

ant en lui donnant le Ton plein, 

n écrit Cadenas. 
{ ^enafsé , ée , part. 
C enaffer, v. a. 
[ ence , f. f. Certaine mefure 

j'on garde dans la Poéfie , la 
ofe, le chant & la danle. 
C encé , ée , part. 
L sncer , v. a. Il n'eft d'ufage 

j le dans cette phrafs ; Caden-' 

r les périodes^ 
Z 2ne , r. f. Chaîne avec laquelle 

I atache les Forçats, 
Z înete , C f. Petite chaine de 

I eveux. 

D ;t , ete , f. m. & f. Celui ou 

lie qui eft d'un âge inférieur. 

C; :t€ , f. f. Pierre de taille pour 

ver. 
^; ter , V. a. Paver avec des 

:rres de taille. 
^ , f. m. Juge des çaufes civi- 

chez les Turcs. 
Za efquer , ou Cadilefquier , f. m, 
^ . je d'armée chez les Turcs. 
^ , r. m. Sorte de ferge de laine, 
^a é , f. m. Efpece de droguet. 
^a lie , f. f. t. de Chimie. 
Zz lus , f. m. Nom d'un deai^- 

i:u de la Grecç. 



C A F 127 

Cadole , f. m. Nom que les Séru- 
riers donnent au Ipquet d'une 
porte. 

Cadran , f. m. 

Cadrature , f. f. t. d'Horlogerie. 

Cadre , f. m. Efpece de bordure. 
On écrivoit autrefois Q^uadre, 
l'Académie préfère Cadre \ & Va 
étant lang demande le circon- 
flexe Cadre, 

Cadrer , v. n. Convenir. 

On écrit auffi Quadrer ; & 
l'Académie l'écrit ainfi , quoi- 
qu'elle écrive Cadré : l'un néan- 
moins dérive de l'autre. 

Caduc , uque y, adj. Qui tombe. 

Caducée , f. m. Verge que Mer- 
cure reçut d'Appollon. 

Caducité , f. f. Vieillefle débile. 

Cœculus , f. m. Fils de Vulcain. 

Cœneus , Surnom de Jupiter. 

Caenois , oife , f. m. & f. Qui eft 
de Caen , prononcez Canois , 
oife. 

et Cœtera , t. emprunté du tatin , 
ainfi abrégé dans l'écriture ^ é'c. 
On écrit aufli 6» cetera. 

Cafard , arde , adj. Bigot. C'eft 
aufll l'épithete d'une étofe. 

Cafarderie , f f. Hypocrifie. 

Café , f. m. Graine en forme de 
fève ; lieu oîi l'on prend , & où 
Ton vend du café en liqueur. 

Cafetan , f. m. Robe longue que 
le Grand Seigneur donne par 
honeur. 

Cafetier , f. m. Celui qui vend du 
café en grain , ou an liaueur. 

Cafetière, f. f. 

Caffa , f. m. Toile de co:.on qui 
vient de Bengale. 

CafEIa , f. f. Troupe de voyageurs, 
qui s'afiemblent pour trayerfer 
avec plus de sûreté les États du 
Mogol. 

Cafisr 5 f, m. Arbre qui porte le café. 



128 



C A H 



Cage , f. f. 

Ca'^ier , C m. t. de Fauconerie. 
Cagnard , arde , adj. PaieiTcux. 
Cagnarder, v. n. S'acoutumer à la 

tainéantife. 
Cagnardife , f. f. Fainéantife. 
Cagneux , euie , adj. Qui a les 

jambes mal tournées. 
Cagot , ote , adj. Hypocrite. 
Cagoterie , f. f. Fauile dévotion. 
Cagotiime , T. m. Hypocrifie. 
Cagou , U m. ïl eft bas. Homme 

qui mené une vie obfcure. 
Cague , f. f. t. de Marine. 
Cahier , f. m. Affemblage de feuilles 

de papier ou de parchemin. 
Cahimitier , f. m. Arbre fruitier de 

l'Amérique. 
Cahin-caha , adv. Ilfe dit des chofes 

qui vont mal. 
Cahohane , f. f. Sorte de tortue. 
Cahorfm , ine , f. m. & f. Habitant 

de Cahors. 
Cahot , f. m. Saut d'une voiture. 
Cabotage , f. m. SecoulTe que l'on 

relient dans une voiture. 
Cahoté , ée , part. 
Cahoter , v. a. Secouer. 
Cahoue , f. m. Nom du café chez 

les Orientaux. 
Cahute , f. f. Petite loge. 

L'Académie 6c Furetiere écri- 
vent ainfi , quoique ce mot pa- 
roifle venir de l'Allemand hutten, 
qui fignifie une petite maifon. 
Voyez Calepin aux mots Caja 6c 
Tugurium. 
Caïc , f. m. t. de Marin.e. 
Caïeu , f. m. t. de Botanique , & de 

Fleurifte. Petit oignon. 
Caille , f. f. Oifeau de paiTagç. 
Caillé , ée , part. 
Caillé , f. m. Lait coagulé. 
Caillebote , f. f. MalTe de lait 

caillé. 
Caillebote , ée , adj. 



C A I 

Caillebotîs , f. m. t. de Marir 
Caille-lait, f. m. Plante. 
Caillement , f. m. Maladie qui ei 

aux femmes en couche. 
Cailler , v. a. Figer , coagulei 
Caillete , f. f. Le quatrième v tr 

cule du bœuf. 
Cailleteau , f. m. Jeune cailk 
Cailletot , f. m. Efpece de et 

turbot. 
Caillot , f. m. Petite mafle é n 

caillé. 
Caillbt-rofat , f. m. Sorte de ir 
Caillou , f. m. Pierre dure. 
Cailloutage,f. m. Amas de ca: u 
Caïmacan , ou Kaimakan , r 

Officier chez les Turcs. 
L'Académie écrit Caïr? a 
Caïman , f. m. Efpece de c ce 

dile. 
Caimand , ande , f. m. & f. ei 

diant. Il eft peu ufité. 
Caimandé , ée , part. 
Caimander , v. n. Mandier. 
Caimandeur, eufe , f. m. & f. 2I 

ou celle qui caimandé. 
CaiiTe , f. i". Cofre , boîte . ie 

bour. 
Caiffier , f. m. Celui qui a f( ( 

la caifle d'unTréforier , d'u; îa 

quier , d'un Négociant. 
Caiffon , f. m. t. de Guerre. 
Cajan , f. m. Arbre des Incî 
Cajeput , f. m. Huile arom qi 

des Indes Orientales. 
Cajolé , ée ^ part. 
Cajoler , v. a. Careffer , flat 
Cajolerie , f. f. Paroles flateu: . 
Cajoleur , eufe , f. m. & f. 
Cajutè , f. f. t. de Marine. 
Cal, f. m. Durillon qui viei a' 

pieds , aux mains & aux gtîi^ 
Calabrois , oife , f. m. ôi f. (i' 

de Calabre. 
Caladaris , f. f. Toile de cote c 

vient de Beneale, 



CAL 

hâe , r. f. t. de Manège. 

iaiibn , f. f. t. de Marine. 

ambour , f. m. Bois des Indes. 

amédon , f. f. t. de Chirurgie. 

ament , l\ m. Plante exceiienie 

ontre la toux , ÔC bonne pour 

eilomac. 

aminaire , adj. m. & f. Quiapar- 

ent à la Calamine. 

aminé , f. f. Terre foffile & bi- 

jmineui'e qui afine le cuivre. 



amiltré , èe , part, 
amil^rer , v, a. Friler. 
amite , f. f. Un des noms qu'on 
donnés à la pierre d'aimant 6c 
la bouflole. 

imité , (. f. Infortune , mifere. 
imiteux , euf* , adj. Misérable, 
mdre , f. f. Sorte de grofle 
rive ; forte d'infeéie. 
indre , f. f. Machine dont on fe 
rt pour preiTer <Sc luftrer les 
aps. 

mdré , ée , part, 
mdrer , v. a. Prefler & luflrer 
s draps avec la calandre, 
ndreur , f. m. Celui qui ca- 
ndre. 

aire, adj. li défigne les pierres 
i terres que ra(Stion du feu peut 
langer en chaux, 
as , f. m. Fameux Devin. 
et, f. m. t. de Marine, 
ination , f. f. Aclion de réduire en 
laux , ou en poudre , les métaux 
les minéraux par la force du feu. 
iné , ée , part, 

iner , v. a. t. de Chimie. Re- 
tire en chaux. 

is , f. m. Efpece de Faucon de 
lit. 

al , f. m. Supputation. C'eft 
ffi la pierre qui fe forme dans 
veiTie , ou dans les reins. 
Lilabîe , adj. m. &. f. Qui peut 
calculer. 



CAL I2P 

Calculateur , trice , f. m. & f. 

Fontenelle a employé Calcw 
latrice en parlant des Dlles Man- 
fredi. 
Calculé , ée , part. 
Calculer , v. a. 

Calculeux , eufe , adj. Pierreux. 
Cale , f. f. t. de Marine. Il fe dit aufîi 
d'un morceau de bois plat qu'on 

met ibus quelque chofe pour y 

fervir de foutien. 
Calé , ée , part. 
Calebas , ou Calbas , f. m. t. de 

Marine. 
Calebaife , f. f. Fruit de l'Améribque. 

Bouteille de courge. 
Calebaffier , f. m. Arbre de l'Amé- 
rique. 
Calebotin , f. m. Petit panier fans 

anfe. 
Calèche , f. f. Efpece de caroffe & 

d'ornement de femm.es. 
Caleçon , f. m. Vêtement qui cou- 
vre les cuilTes. 
Caleçonier , f. m. Ouvrier qui fait 

des caleçons. 
Caléfadtion , f. f. A6iion du feu qui 

caufe la chaleur. 
Calemar , V. Calmar. 
Caiencar , f. m. Toile peinte , qui 

vient des Indes ck de Perfe. 
Calendaire , f. m. Sorte de Regifire 

d'ÉgJife. 
Calender , f. m. Religieux de Perfe 

& de Turquie. 
Calendes , f. f. plur. Les Romains 

nommoient ainfi le premier joujp 

de chaque mois. 
Calendrier , f. m. Livret qui contient 

l'ordre des jours , des femaines , 

des mois , & des fêtes de l'année. 
Calenter , f. m. Tréforier des Fi«« 

nances chez les Perfes. 
Calenture , f. f. Fièvre chaude. 
Calepin , f. m. Religieux Auguflin ,' 

Auteur d'un Didionaire nommé 
R 



130 CAL 

Calepin , ce nom s*applique à 
tout rejcueil femblable. 

Caler , v. a. Baiirer , plier. Il ne fe 
dit guère que des voiles d'un vaif- 
leau. li fignifie auifi mettre des 
cales. 

Caleiix , eufe , adj. Qui a des cals. 
On écrit auiïi Calleux ; mais 
on prononce Caleux. 

Caltat , f. m. Charpentier de vaif- 
- feau. ■• 

Calfat , f. m. Radoub d'un vaifTeau. 

Calfaté , ée , part. 

Calfater , v. a. Boucher les trous 

. d'un vaiffeau. 

Calfateur , f. m. Celui qui calfate 

• un vaiffeau. 

Calfatin , f. m. Valet du calfat. 

Calfeutrage , f. m. Ouvrage de celui 
oui Calfeutre. 

Cafeutré i ée , part. 

Calfeutrer, v. a. Boucher des fentes. 

.Calibre , f. m. Signifie la grandeur , 
b groifeur , & la largeur de cer- 
tains corps. 

Calibré , ée , part. 

Calibrer , v. a", t. d'Artillerie , & 
d'Horlogerie. 

Calice , f. m. 

Califat , f. m. Dignité du Calife , ou 
durée de fa puifl'ance. 

Calife , f. m. Nom que portoient 
les premiers Souverains Maho- 
inétans : il fignifie vicaire ou fuc- 
cefleur , relativement à Mahomet 
à qui ils avoient fuccédé. 

Calitourchon , f. m. Il ne s'emploie 
qu'adverbialement , & dans le 
ftyle familier avec la prcpofition 
à. Jambe deçà , jambe delà. 

Câlin , ine , f. m. ôc f. Mot bas que 
le peuple emploie pour figniher 
un fainéant. 

Câliner , fe câliner , v. n. paf. Pren- 
dre Tes aifes. 

ÇaJingue , f. f. t. de Marine, 



CAL I 

Caliorne , f. f. t. de Marine. 
Callemandre. Voyez Calmande 
Calleville , f. f. Voyez Calville 
Caiiope , f. f. Une des neuf Mu , 

qui préiidoit à l'Éloquence. 
Calligraphe , f, m. Écrivain , coj e, 
Callionyme , f. m. Poillon de :r, 
Calloûté , f. f. Peut calus. 
Ca'lots , f. m. plur. Malles de pit ;, 

qu'on tire brutes des ardoilie . 

Calmande , f. f. Étofe de laine lui ;e, 

On écrit aufli Calleman, ; 

maisl'ufage eft de prononcer i/. 

mande , &. l'Académie l'écrit; fi, 
Calmant , f. m. 6c adj. t. de é- 

decine. 
Calmar , f. m. Étui que l'on noi le 

plus communément Écrit e. 

C'eft aufli le nom d'un anir . 
Calme , adj. 
Calme , f. m. Bonace. 
Calmé , ée , part. 
Calmer , v. a. Apaifer. 
Calmi , f. m. Sorte de Toiles pe îs 

qui vienent des États du G id 

Mogol. 
Calmouc , ouque , f. m. & f. ] m 

de Peuple en Tartarie. 
Calobre , f. f. Sorte de vêtei nt 

qu'on met fur un habit poi le 

conferver. 
Calomniateur , f. m. & f. 
Calomnie , f. f. Fauffe accufa n. 
Calomnié , ée , part. 
Calomnier , v. a. 
Calomnieufement , adv. 
Calomnieux , eufe , adj. 
CaJot , f. m. Morceau de bois ] ■« 

caler une pièce de charpente 
Calote , f. f. Petit bonet. 
Calotier , f. m. Celui qui fait & ^ '^ 

des calotes. 

On écrit auflî Calotte & d t- 

tier : maison prononce Calote 

Calotier. 
Caloyer , f, m. Moine Grec, 



CAL 

( 'que , f. m. Trait léger d'un deC- 
ein qui a été calqué. 

( que , ée , part. 

( Iquer , V. a. t. de Peintre Se de 
Sraveur. Pader légèrement avec 
me pointe fur chaque trait d'un 
ieflein , dont le revers eft marqué 
e couleur rouge ou noire , pour 
n avoir les mêmes traits. 

( umet , f. m. Grande pipe dont 
î fefvent les Sauvages. 

( us , f. m. Dureté qui fe forme 
ans quelque partie du corps. 

( vagi , r. m. Frnitier du Grand 
eigneur. 

( /aire , f. m. Petite montagne 
ans la Terre-Sainte , & toute 
jtre élévation fur laquelle on a 
lanté une croix. 

C -^airiene , f. f. Religieufe. 

C manier , f. m. t. d'Agriculture. 
' elui qui tafle les gerbes dans 
1 grange. 

C 'ille , f. m. Efpece de pomme. 
On écrit auffi Calleville : mais 

• j 1 prononce Calville , Si. l'Aca- 

îmie l'écrit ainfi. 
C inifme , f. m. Do£lrine erronée 

î Calvin. 
C inifte , Cm. Se f. Se61ateur de 

alvin. 
C itie , f. f. État d'une tête chauve. 
C 'bite , r. m. & f. Qui loge dans 

le cabane. 
C ^pfo , f. f. Nymphe. 
C aïeu , f. m. Pierre fine furla- 
. jielle fe trouvent plufieurs figu- 

• I s formées naturélement. C'eft 

iïï une forte de peinture. 

C ail , f. m. Habit Eccléfiaflique. 

C: aldoli , f. m. Sorte de Religieux 
îblis dans TÉtat de Florence : les 
êmes en France portent le nom 
Camaldules. 

C; arade , f. m. Compagnon. 

Ci ard , arde , adj. CamuSo 



C A M î^î 

Cambage , f. m. Droit qui fe levé 

fur la bière. 
Cambayes , f f. plur. Toiles de co- 
ton qui fe font à Bengale. 
Cambilte , f. m. t. de Banque. 
Cambouis, f. m. Vieux oing qui 

s'am.aiïeau bout de l'eiîieu. 
Cambrafmes , {. f. plur. Toiles fines 

fabriquées en Egypte. 
Cambré , ée , part. 
Cambrer , v. a. Courber , voûter. 
Cambrure j f. f. Courbure en voûte, 
Caméade , f. f. Eipece de poivre 

fauvage. 
Camée , f. m. Pierre composée de 

différentes couches , & fculptce 

en relief. 
Caméléon , f. m. Petit animal fait 

comme un léfard , Si. qui prend 

la couleur de tout ce qui fe trouve 

au|yi-ès de lui. 
Caméléopard, f. m. Animal qui tient 

du Chameau & du Léopard. 
Cameiine , f f. Plante. C'eft aufîi 

une robe de camelot. 
Camelot , f. m. Étofe tifTue de poil 

de chèvre. 
Cameloté , ée , part. 
Cameloter , v. a. Imiter le camelot; 
Camelotine , f. f. Petite étofe tifTue 

cotnme le camelot. 
Camérier , f. m. OfHcier du Pape, 
Camérifle , f. f. Dame du Palais en 

Efpagne & en Portugal. 
Camerlingat , f. m. Dignité ou char- 
ge de Camerlingue. 
Camerlingue , f. m. Cardinal qui 

régit l'Ërat de l'Églife. 
Camion , f. m. Épingle très-petite, 
Camifade , f. f. Ataque de nuit. 
Camifard , arde , f . m. & f. Calvi- 

nifte rebelle des Cevenes. 
Camifole , f. f. Chemifete. 
Camomille , f. f. Sorte de plante. 
Camouflet , f. m. Fumée qu'on 

fouHe au nez. d'une perfone qui 



132 C A M 

dort , par le moyen d'un cornet 
de papier alumé par un bout. 11 fe 
dit auffi d'un afront , d'une mor- 
titication. 

Camoyard , f. m. Efpece d'étofe. 

Camp , r. m. t. de Guerre. 

Campagnard , arde , adj. Il efl auiîi 
fubil:. & le dit avec quelque forte 
de mépris. 

Campagne , f. f. 

Campanaire , f. f. t. de Fondeur de 

. Cloches. 

Campane , f. f. Crépine d'or , d'ar- 
gent ou de foie. C eil auffi un t. 
d'Architeélure. 

Campanile , f. f. t. d'Archite<5}ure. 

Campanini , f. m. Sorte de marbre. 

Campanule , f. f. Plante. 

Campe , ée , part. 

Campéche,f. m. Arbre d'Amérique. 

Campement , f. m. Aâ:ion de cam- 
per. 

Camper , v. a. & n. 

Cam perche , f, f. Bâre de bois qui 
traverfe le métier des Ouvriers en 

. Tapifferie de Bafle-lice. 

Campe , f. f. Sorte de Drcguet 
croisé. 

Camiphre , f. m. Gomme d'Arabie. 

Camphré , ée , adj. 11 n'eft guère 
d'ufage que dans ces phrafes : de 
Vefprit de vin camphré ; VeaU'de- 

. vie camphrée. 

Camphrée , f. f. Plante. 

Campine , f. f. Poularde très-fine. 

Campo , f. m. Laine d'Efpagne qui 
vient de Séville. 

Campos , f. m. Mot pris du Latin , 
qui fignifie le congé qu'on donne 
à des écoliers. On n'y fait point 
fentir Vs. 

Camus , ufe , adj. Qui a le nez 

court & plat. 
Camufete , f. f. Petite camufe. 

CanabaiTete , f. f Sorte d'étofe. 
Canacopole , f, m. Nom que ies 



^C A N 

Mifîîonaires donnent aux ( é 

chifies chez les Indiens. 
Canade , f. f. Meiure de vii 

d'eau que les Portugais donn t 

chacun de ceux qui comp( n 

l'équipage d'un vaifleau. 
Canade , f. m. Gifeau d'Amer le 
Canadien , ene , f. m. & f. & J 

Qui efl établi ou né en Cai ij 
Canadois , oife , f. m. 6c f. i 

ginaire de Canada. 
Canaille, f . f. Colleélif , t. de é 

pris. 
Canal , f. m, 

Canamelle , f. f. Canne à fucre 
Canapé , f. m. Efpece de lit 5 

de chaife de repos. 
Canapfa , f. m. Sac de cuir. 
Canard , f. m. Oifeau aquatiqi 
Canardé , ée , part. 
Canarder , v. a. Tirer qnelc if 

avec des armes à feu & ni 

être vu, 
Canardiere , f. f. Lieu ou un ( i^ 

feur fe cache pour tuer des i- 

nards. Ouverture de muraill» ai 

où l'on peut tirer fur l'en ni 

fans en être aperçu. 
Canaflre , f m. Coire fait de lu 

de bœuf , dont les Efpagnc fe 

fervent aux Indes. 
Cancel , f m. C'efl: l'endroi lu 

chœur d'une Églife qui ell le js 

proche du grand Autel. C'efl l\ 

le lieu où l'on tient le fceau. 
Cancele , f m. Sorte de petit 1- 

cre , qui reflemble à l'araig e. 
Canceler , v. a. Bârer un ade j ir 

le rendre nul. 

On écrit aufîi CancelUr ; c> 1- 

me étant dérivé du Llatih 'Cai l- 

lare ; mais on prononce Cane r. 
Cancer , f. m. t. de Médecî. 

C'efl: auffi un désignes du ►* 
diaqiie. 
Cancre , f. ivf, Écrcv rlTe demer, 



i C A N 

; iJelâbre , f. m. Grand chandelier 
branches. 

Va eu long dans ce mot coni- 
le dans le Latin Candelabrum. 

; deléte , f. f. t. de Marine. 

\ deur , f. f. Bonté , fincérité. 

; di , r. m. Sorte de grand bateau 
l'on voit fur la Seine. 

\ di , ie , part. 

; didat , f. m. Celui qui brigue 
lelque charge , qui afpire à quel- 
le degré. 

} lide , adj. de tout genre. Sincère. 

/ jidement , adv. 11 eft de peu 
liage. Sincèrement. 

^! Jiote , r. f. Sorte d'Anémone. 

l\ iir , fe candir , v. n. paf. Il ne 
dit proprement que du lucre. 

Il , f. f. Oifeau de bafle-cour. 
Richelet écrit canne en ce fens 
2c deux nn , c'eft une faute : 
i ne doit écrire de la forte que 
. (que ce mot fignifie un rofeau , 
1 ce qu'alors il tire fon origine 
\ Latin canna. 

"A !as , f. m. Morceaij de canelle 

' j curé de fucre. 

)a le , f. f. Écorce d'un arbre. 
3n écrit auffi Cannelle : mais 
écrit en Latin Canella , & l'on 
\ nonce en François Canelle. 

>ai lier , f. m. Arbre qui porte la 
c elle. 

'ai ^etiére , f. f. Oifeau. 

/ai )in , f. m. Efpece de peau de 

^ r^ Jton. 

^ai] e , f. f . Diminutif. Petite cane. 

-aflDn , f. m. Diminutif. Petit 

^ c! ird. 

Jarj as , f. m. GroiTe toile ckire. 

^an , f. m. Eau de ris épaiiTe. 

jan te , f. f. Sorte de petite ferge. 

'an t , autrement Colin , f. m. 
au de mer. 

ani e , f. f, Chiéne , feméle du 
b^et. 



C A N 155 

Caniculaire , adj. de tout genre. Il 
ne fe dit que des jours pendant 
lesquels la canicule domine. 

Canicule , f. f. Conftellation du 
Zodiaque. 

Canide , f. m. Perroquet des ïfles 
Antilles. 

Canif , f. m. Petite lame de fer fort 
fine. 

Du Cange dérive ce mot de 
Canipulus ou de Knivus : Mé- 
nage de l'Anglois Knif, qui fi- 
gnifie un petit couteau. Ce feroit 
abufivement que l'on écriroit ou 
prononceroit Ganif. 

Canin , ine , adj. 11 n'efl: d'ufage 
qu'au féminin , & en ces deux 
phrafes : Faim canine , & dent 
canine. 

Caniveaux , f. m. plur. t. de Paveurs. 
Gros pavés. 

Cannage , f. m. Mefurage des éto- 
fes avec la canne. 

Cannaie , f. f. Lieu planté de cannes 
& de roleaux. 

Canne , f. f. Rofeau , t. de Bota- 
nique , & forte de mefure. 

On conferve les deux nn dans 
ce mot, parce qu'il vient du Latia 
Canna : mais on prononce Cane. 

Canneberge , f. f. Plante. 

Canneficier , f. m. Aibre qui pro- 
duit les bâtons de caiTe. 

Cannelade , f. m. t. de Fauconerie. 

Cannelé , ée , part. 

Canneler , t. d'Architecture. Creu- 
fer. Il n'eft d'ufage qu'en ces 
phrafes : Canneler une colonne , 
canneler un pilaftre. 

Cannelure , f. f. Cavité ronde. 

Cannequins , f. m. plur. Toiles de 
coton qui vienent de Sénégal. 

Canner , v. a. Mefurer avec la 
canne. 

Cannetille , f. f. Fil d'or ou d'ar-. 
gent tortillé. 



134 C A N 

Cannete , f. f. Petit morceau de ro- 
feau qui lert à dévider de la Ibie. 

Cannibales , f. m. Peuples d'Amé- 
rique. 

C annule , V. Canule, 

Canon , f. m. Pièce d'ArtîHerie, 

Canon , f. m. Dicret. 11 ne le dit 
pro^prement que des décifions tou- 
chant la Foi (k. la difcipline. 

Canonade , f. f. Coup de canon. 

Canonage , f. m. Science du canon. 

Canoner , v. a. Batre à coups de 
canon. 

On écrit auffi Canonnade , ca- 
nonnage & canonner , &c. Mais 
dans tous ces mots , on ne pro- 
nonce qu'une n. 

Canonial , aie , adj. Il n'a guère 
d'ufage qu'en ces deux phrales : 
Heures Canoniales , & Office 
Canonial. 

Canonicat , f. m. Bénéfice d'un 
Chanoine. 

Canonicité , f. f. Qualité d'une 
dodrine orthodoxe. 

Canonier, f. m. Celui qui tire le 
canon. 

Canoniere , f. f. Sorte de tente ; 
embrafure à mettre du canon cou- 
verture dans un gros mur pour 
faire écouler les eaux ; morceau 

. de Tureau vuidé , d'où les enfans 
font fbrtir avec quelque bruit des 
tampons. 

Canonique , adj. de tout genre. 

Canoniquement , adv. Selon les 
règles. 

Canonifarion , f. f. Cérémonie par 
laquelle le Pape , après plufieurs 
enquêtes , met au rang des Saints 
une perfone qui a vécu fainte- 
ment. 

Canonisé , ée , part. 

Canonifer , v. a. 

Canonifte , f. m. Do6i:eur en Droit 
Canon. Celui qui .a écrit 1-iir le 



c A N 

Droit Canon ; celui qui l'e ;i 

gne. 
Canot , f. m. Petit bateau. 
Canqueter , v. n. On s'en fert u 

exprimer k manière de criei e 

canes. 
Canfchi , L m. Arbre du Jap( , 
Cantal , ù m. Fromage d'Auve u 
Cantanetes , f. f. plur. t. de Mî ic 
Cantate , f. f. Pièce de Mu u 

vocale. 
Cantatille , f. f. Petite cantatf 
Cantharide , f. f. Sorte de mo u 
Cantibai , t. de Menuiferie. 
Cantine , f. f. Petit cofre prc ; 

mettre des bouteilles ; lieu oi o 

vend du vin aux foldats. 
Cantlnier , ère , f. m. & f. ' u: 

qui tienent cantine. 
Cantique , f. m. Chant en î o! 

de grâces , à l'honeur de j tu 
Canton , f. m. Certaine ét( u 

de pays , contrée , quartier n 

Ville. 
Cantonade , f. f. L'aile , le ( i 

ou le côté du Théâtre. 
Cantoné , ée , part. & adj. 
Cantonement , f. m. Repos oi 

procure aux troupes en les ( ri 

buant en difFérens villages < iti 

gus , avant l'ouverture & fi 

de la campagne. 
Cantoner, v. n. Mettre en car ifi 

ment. 
fe Canton er , v. n. paf. Se n m 

cher en quelque canton. 
On écrit auflî Cantonn f 

Cantonnement , Cantonner ; ai 

dans tous ces mots on ne fo 

nonce qu'une n. 
Cantoniere , f. f. t. d'Imprirri^ 

C'eil aufTi un petit rideau ' o 

tend au pied d'un Ht. 
Canule , f. f. t. de Chirurgie 

' -C'eil ainfi que ce mot 

devoir être écrit avec une te^ '■ 



CAP 

enant de Canaliculus. L'Acadé- 
lie l'écrit ainfi. 

. , f. m. Tête. Il n'eft d'uiage en 
î fens que dans les phrafes fui- 
intes : Parler cap à cap j armé 
'. pied en cap. 
; , 1. m. Promontoire. 
: able , adj. de tout genre. 

acité , r. f. L'étendue d'un lieu , 

un vafe , &c. Il fignifie aufli , 

;elligence , habileté. 

ide , f. f. t. de Chapelier. 

ige , f. m. C'eft la même chofe 

é Capitation. 
I; iraçon , f. m. Couverture qu'on 

!t fur un cheval. 
I; raçoné , ée , part. 
\ raçoner , v. a. Mettre un ca- 

•açon fur un cheval. 

On écrit aufïi Caparaçonner : 
j is on n'y prononce qu'une n. 

i trouve Caparajjonner dans 

îlques Diftionaires : il faut 
' ire ce mot avec un c , comme 
« le trouve dans les meilleu;"s 
j teurs. 
, f. f. Manteau à capuchon. 
, f. f. t. de Marine. Vaijjeau 
i cape, 

îr , V. n. t. de Marine. Mettre 
^l . cape. 

I )n dit aufli Capier ou Capayer 
q i'éloi^nent de leur étymologie. 
^} an , r. m. Pauvre Prêtre qui 
c -che l'occafion de dire une 
A Te. C'eft. aufTi le nom d'un 
p; t poiflbn de mer. 
ap îr , V. a. t. de Mer. 
ap :t , f. m. t. de Manège, 
ap ne , f. f. Petit chapeau que les 
le nés portent par ornement. 
3p du , f. m. Efpece de pomme, 
ap r , Droit que les Turcs font 
pa îr aux Marchands Chrétiens, 
apî ^ga , f. m. Gouverneur des 
pt ;s du Serrai], 



CAP 135- 

Capillaire , adj. de tout genre. Dé- 
lié corrune des cheveux. 

Capillaire , f. m. Plante. 

Capilotade , f. f. Sorte de ragoût. 

Capioglan , f. m. Valet du Serrai!. 

Capion , f. m. t. de Marine. 

Capifcol , f. m. Dignité de Chef 
ou de Doyen dans plufieurs Cha- 
pitres. 

Capitaine ,f. m. Chef, grand homme 
de guerre. 

Capitainerie , f. f. Charge d'un Ca- 
pitaine d'une Maifon Royale ou 
des chaffes , le lieu où il loge. 

Capital , aie , adj. & f. m. ôc f. 
Principal. 

Capitale , f. f. La première Ville 
d'un Royaume , d'un État , d'une 
Province. 

Capitan , f. m. t. de mépris. Fanfa- 
ron outré. 

Capitan-Bacha , f. m. Bâcha de la 
mer. 

Capitane , f. f. t. de Marine. Galère 
que monte le Commandant. 

Capitanie , f. f. Nom que l'os 
donne aux douze Gouvernemens 
établis par les Portugais dans le 
Brefil. 

Capitation , f. f. Impofition qui fe 
levé fur chaque perfone. 

Capitel , f. m. C'eil le plus clair 
& le plus Hquide d'une leffive. 

Capiteux , adj. Il ne fe dit que du 
vin qui porte à la tête. 

Çapitole , f. m, Fortereffe de Rome , 
fur le mont Tarpéïeri. 

Capiton , f. m. Soie groffiere. 

Capitoul , f. m. Echevin de la Ville 
de Touloufe. 

Capitoulat ^ f. m. On app&le ainfi 
les différens quartiers de la Ville 
de Touloufe. 

Capitulaire , adj. m. & f. Aparté- 
nant au Chapitre. 

Capitulaire , f, m. Ordonance, 



13(5 CAP 

Cap'tulairement,adv. Dans raflem- 
blée du Chapitre. 

Capitulant , adj. Il eft auffi fubd. 
Celui qui a voixea Chapitre. 

Capitulation , T. f. 

Capitule , 1' m. Petite Leçon. 

Capituler , v. n. Traiter de la red- 
dition d'une Place. 

Capitzi-Kihéïa , T. m. Grand Cham- 
bellan du Grand Seigneur. 

Capiverd , f. m. Animal. 

Caplan , f. m. V. CapeUn. 

Capnomancie , f. f. Divination par 
la fumée. 

Capon , r. m. Ce terme efi bas 
& pris des écoliers. Joueur fin 
& trompeur. C'ell: au(îi un t. d$ 
Marine. 

Capone , t. de Marine. 

Caponer , v. a. t. de Collège. 

Caponiere , f. f. t. de Fortification. 
Petit corps- de-garde avancé. 

On écrit aufli Caponner & Ca- 
ponnicre : mais on n'y prononce 
qu'une n. 

Caporal , f. m. au plur. Caporaux. 
Soldat au deffous du Sergent. 

Capot , f. m. Efpecc de cape. 
On dit auili au Jeu de Piquet ; 
Faire capot , & Etre capot. 

Capote, f. f. Habillement de femm.e. 

Câpre , f. f. Fruit du câprier. 

Câpre , f. m. t. de Marine. 

L'Académie dillingue ainil ces 
deux mots ; dans le premier Va 
eil long , & dans le fécond il 
eft bref. 

Caprice , f. m. Bizarerie , Légèreté. 

Capricieux , eufe , adj. 

Capricieufe.mentj adv. Par caprice. 

Capricorne , f. m. \Jn. des douze 
Signes du Zodiaque. 

Câprier , f. m. ArbriiTeau. 

Caprizant , adj. m. t. de Médie- 
cine. 

Capix3n , f. ip. t. ce Jardiniers. 



CAP I 

C'eH: ainfi qu'ils nommenft 

grodes fraifes. 
Capfe , f. f. Petite boîte de c r 

dont on fe fert au fcrutin. 
Capfulaire , adj. m. Se f. t. *a 

natomie. 
Caplule , f. f, t. de Botaniqi l 

d'Anatomie. 
Captai , f. m. Titre ancien q { 

gnifioit chef. 
Captaieur , f. m. t. de Jurifpruc ic 

Romaine. Celui qui , par u 

ries , tâche à furprendre de 1( 

nations ou tellamens. 
Capté , ée , part. 
Capter , v. a. Il ne fe dit îi 

qu'en cette phrafe : Cap i 

bienveillance. 
Captieufement , adv. 
Captieux , eufe , adj. Qui t 1 

tromper. 
Captif , ive, adj. II ne fe dit ;r 

qu'en parlant des Guerre m 

cienes , ou de ceux qui fot ari 

par les Turcs ou les Barb; s. 
Captivé , ée , part. 
Captiver , v. a. Il neû poin l'u 

fage au propre. Aifujétir. 
Captiverie , t. de Commerc ie 

Nègres. 
Captivité , f. f. 
Capture , f. f. Prife , butin. 
Capuce , f. m. Vêtement de eli 

gieux. 
Capuchon , f. m. Capuce, 
Capuchoné , adj. m. Couver 'm 

capuchon. 
Capucin , ine , f. m. & f. Rel îuî 

îk. Religieufe. 
Capucinade , f. f. 
Capucine , f. f. Plante. 
Caput mortuum , f. m. t. diM 

mie , emprunté du Latin. 
Cacfuage , ou Cacage » façon lO" 

donne au hareng, lorfqu'oj'éiH 

le faler. 

C.Jej 



C A Q 

( jue , f. f. Petit baril ^ & t. de Cirier. 

( que , ée , part. 

C juer, V. a. t. de Marine en par- 
ant du hareng. 

C perole , f. f. ou Caqiierolier , 
m. Petit pot de cuivre à trois 
ieds. 

C {uet , f. m. Babil. 

C [uete , f. f. Sorte de baquet. 
L'Académie l'écrit amli avec 
n feul /. 

C [ueter , v. n. Bruit que font les 

;j ouïes quand elles veulent pon- 

! re. Babiller. 

C uéierie , f. f. Aftiôn de Caque- 



Ce mot prend un aigu , à caufe 
.1 iecond e qui étant muet tait 
rononcer le premier, 
ueteur , eufe , f. m. & f. Qui 
arle beaucoup , & ne dit rien 
i folide. 

'letoire , f. f. Petit fauteuil qui 
rt à caufer à Ton aife. 
ueur , f. m. t. de Marine. Ma- 
iot qui caque le hareng. 

, conjonétion qui lert à mar- 
ier la raifon d'une propofuion 
/■ancée. 

ibé , f. m. Ambre jaune, 
ibin , f. m. Cavalier armé d'une 
irabine. 

ibinade , f. f. Tour de cara- 
n. 

îbine , f. f. Arm.e à feu. 
ibiné , ée , part, 
tbiner , v. a. Tracer des lignes 
eufes, 

ibiner , v. n. Décharger fon 
)up & fe retirer, 
ibinier , f. m. Cavalier armé 
î Carabine. 

iclie , ou Carag , f. m. Tribut 
le les Chrétiens payent au Grand 
iigfteur. 
icol , f. m. t. <i'Archite£î:ure , 



CAR ^137 

qui n'efl guère d'ufage qu'en cette 
^ phrafe : Un cfcalier tn caracol. 

Caracole , f. f. t. de Guerre & de 
Manège. 

Caracoler, v. n. Il fe dit du mou- 
vement en demi rond qu'un cava- 
lier fait tantôt à droit \ tantôt à 
gauche. 

Caracoli , f. m. Métal. 

Caracore , f. f. Sorte de Navire. 

Caracouler , v. n. On s'en fert pour 
exprimer la manière de crier du 
pigeon. 

Caradere , f. m. Marque , titre , 
lettre. 

Cara6térisé , ée , part. 

Caraclérifer , v. a. Défigner quel- 
qu'un par tout ce qui lui efl pro- 

Cara6téri{lique , adj. En t. de Gram- 
maire , c'efl: la principale lettre 
d'un mot , qui fe conferve dans 
tous les changemens qui lui ari- 
vent. C'eft auiTi ce qui marque 
le cara6î:ere d'une perfone , ou 
d'une chofe. 

Carafe , T. f. Perite bouteille d.^ 
verre. 

Carafon , f. m. Greffe bouteille de 
verre. 

Caragach , f. m. Sorte de coton 
qui vient de Smyrne 

Garagne , f. f. Réfine aromatique. 

Caraïbe , f. m. Sauvage de l'Amé- 
rique Tvléridionale. 

Caraïte , f. m. Juif qui s'atache à 
la lettre de l'Ecriture. 

Caramel , f. m. Sucre fort cuit. 
L'Académie écrit Caramel : 'A 
vient de l'Efpagnol Carameles, 

Caranguer , v. n. t. de Marine. 

Carangueur , f. m. t. de Marine. 

Carapace , f. f. Groffe écaille de 
tortue. 

Caraque , f. f. t. de Marine. Vaif- 
feau fori^grand. 



ïjS CAR 

Caraquorij f, m. Vaiffenu renforcé. 

Carat , f, m. t. de Monoie. Cer- 
tain titre de perteélion dans i'or ; 
& iorte de poids pour les dia- 
mans. 

Caravane , f. f. Troupe de mar- 
chands qui s'affemblent pour 
voyager plus sûrement. On nom- 
irie amil les premières courfes 
que les Chevaliers de Malte t'ont 
fur mer. 

Caravanlerail , f. m. Grand Bâti- 
timent deftiné à loger les cara- 
vanes. 

Caravelle , f. f. Efpece de barque. 

Carbatine , f. f. Peaux de betes 
nouvélement écorchées. 

Carbet, f. m. Grande café des Sau- 
vages. 

Carbonade , f. f. Viande qu'on fait 
rôrir fur des charbons. 

L'Acad. Fur. Dan. & Richelet 
écrivent Carbonnade , quoique ce 
mot viene du Latin carbones. On 
prononce Carbonade. 

Carbouillon , f. m. Droit des Sa- 
lines de Normandie ; c'efl la 
quatrième partie du fel blanc fa- 
briqué d<^ns les Salines. 

Le Dl*^t. de Commerce prétend 
qu'il faut dire quanbouillon ; il 
eit fondé en raifon , li Ton s'en 
raporte à l'étymplogie. 

Carcailler , v. n. Exprimer le cri 
des cailles. 

Carcaife , f. f. Four de Verreries. 

Carcan , f. m. Coi ier de fer ataché 
à un poteau dans un lieu public. 

CarcalTe , - f. f. Corps d'un Animal 
mort , où il n'y a prelque plus 
que les os. On nomme ainfi une 
efpece de bombe , & le corps d'un 
vaifleau qui n'eil: point bordé. 

ÇarcafTonois , oife , f. m. & f. 
On écrit aulTi Carcaffonnois \ 
mais il vient du Latin Carcaf- 



CAR 

fonenjis , &. l'on n'y pror 

qu'une /:. 
CarcinÔmateux , adj. t. ce Mé 

ne. ULere carcinomateux. 
Carcinome , f. m. t. de Méd( 
L'a eft long dans ces 

rsots. 
Cardamine , f. f. Herbe qui 

dans l'eau. C'eft le creflon. 
Cardamome , f. m. Graine ^ 

cinale. 

L'o eft long dans ce n 
Cardaile , f. f. Efpece de p 

propre à tirer la bourre < 

foie. C'eft aufli le nom 

Plante. 
Carde , f. f. Côte de que 

plantes. Sorte de peigne à c; 
Cardé , ée , part. 
Cardée , f. f. Morceau de 

cardée. 
Carder , v. a. Démêler les 

de la laine , de la bourre , 

la foie. 
Cardeur , eufe , f. m. & f. 
Cardialgie , f. f. t. de Méd( 

Douleur violente qu'on fent 

l'oiifice de l'eilomac , aco 

gnée de palpitation de coei 
Cardialogie > i. f. t. d'Anatoi 
Cardiaque , adj. m, 04 f. t. de 

decine. Cordial. 
Cardier , f. m. Ouvrier qui fa: 

cardes pour carder. 
Cardinal , f. m. Prince de l'É 
Cardinal , aie , ad]. Ce qui i 

fondement de quelque chofe 
Cardinalat , f. m. Dignité de 

dinal. 
Cardinale , f. f. Plante, 
Cardon , f. m. Efpece d'artic 

qui ne porte point de pon 
Cardouzile , f. f. Petite étoft 

laine fans foie. 
Carême , f. m. Tems d'abftin 

& de jeûne. 



ÏCC 



oit 



di. 



i 



CAR 

( éme-prenant , f. m. Jours qui 

recèdent !e Carême. 
( énage , f. m. t. de Marine. 
C êne , f. f. t. de Marine. 
( ené , ée , part. 
(^ éner , v. a. Radouber un vaif- 
, i jau. 
' Dans ces quatre mots on voit 

ue IV s'ouvre plus lorfqii'il eit 

livi d'un ^ muet, & alors il prend 

: circonflexe Caréné. 
C eflant , ante , adj. Qui careffe. 
C elle , r. f. 
( efsé , ée , part. 
( eiTer , v. a. 

C et , f. m. Sorte de tortue. 
C ^aifon , r. f. t. de Marine. C'eft 

charge d'un vaifTeau. 
C ^amon , f. m. Sorte d'épicerie 

ès-précieule. 
C ^ue , f. f. t. de Marine. 
C ^ué , ée , part. 
C ^uer , V. a. t. de Marine. Trouf- 

I les voiles. 
C pueras , ou Galbas , t. de Ma- 

ae. 
C ;ueur , f. m. t. de Marine. 
C atides. V. Caryatides, 
C bou , f. m. Animal. 
C cature , f. f. t. de Peinture. 
C e , r. f. Maladie des os & des 

;nts. 
Ce, ée , part. 
C er , V. a. Il ne fe dit guère 

le des os qui fe pourriffent. 
Cl fat , f. m. ou Rarele , Étofe de 

! ine croisée , qui fe fabrique en 

' ngleterre. 
C. ,lon , f. m. Son harmonieux 

: plufieurs cloches ', bruit , tu- 

julte. 
a uhle Carillon , façon de parler 

verbiale. Beaucoup, 
Cï lonement , f. m. 
Ci ioner , v. a. 
Ci iioneur , f. m. 



CAR I3P 

On écrit aulli Carrillon & Car» 
rlllonner : mais rien n'exige ces 
doublemens. 

Carine , f. f. Pleureufe. Femme 
qu'on louoit chez ie^ Romains pour 
pleurer dans les funérailles. 

Carinthien , ene , i. m. 6c f. Qui 
efi; de Carinthie. 

Carioîe , f. f. Petite voiture cou- 
verte. 

On écrit auffi Carriole ; mais 
on prononce Canole, 

Carifel , ou Crefeau , f. m. Grofle 
toile qui ell h même que le ca- 
nevas. 

Carillade , f. f. Aumône. 

Carlien , ene , adj. pour Carlovin- 
gien. Qui defcend de Charles 
Martel. 

Carlin , f. m. Petite monoie d'ar- 
gent qui a cours à Naples. 

Carlingue , f. f. t. de M urine. 

Carme , f. m. Ordre Religieux. 

Carmel , f. m. Montagne de la 
Terre-Sainte. 

Carmélite , f. f. Reiigieufe qui vit 
fous la Règle des Carmes. 

Carmes , f. m t. dont on fe fert 
au jeu de Tridrac. 

Carmin , f. m. Couleur rouge. 

Carminatif , ive , adj. t. de Méde- 
cine. 

Carnage , f. m. 11 fe dit princi- 
palement des hommes. Maffa- 
cre. 

Carnaffier , iere , adj. Il fe dit des 
animaux qui ne vivent que de 
chair. 

Carnaffiere , f. f. Poche faite d'un 
gros rézeau , dans laquelle un 
chafTeur met le gibier qu'il tue. 

Carnation , f. f. t. de Peinture. 

Carnau , f. m. t. de Marine. 

Carnaval , f. m. Le tems qui s'é- 
coule depuis le jour des Rois 
jufqu'au Carême. 

Sij 



I40 CAR 

Carne , f. f. Angle composé de 

plufieurs luperficies. 
Carneau. V. Créneau, 
Caniele , f. f. t. de Monoie. 
Carnelé , ée , part. 
Carneler , v. a. Faire la carne!e. 
Carnet , f. m. Extrait du livre d'un 

Marchand. 
Carnification , f. f. Changement des 

os en chair. 
fe Carniner , v. n. Se changer en 

chair. 
Carnofité , f. f. t. de Chirurgie. 
Carogne , (. î. t. injurieux. 
Carolus , f. m. Monoie hors d\i- 

fage. 
Caron , f. m. t. de Charcutier. 
Caron , W m. Une des Divinités 

de l'Enfer. C'eft lui qui pafle les 

Ombres dans une Barque. 
Caroncule , f. f. t. d'Anatomie. 
Carolfe , r. m. Sorte de voiture. 
Carofîier , f. m. Celui qui fait des 

carolTes, C'eil: auffi le nom d'un 

arbre d'Afrique. 

On écrit auiTi Carrojfe & Car- 

rqffier : Mais on n'y prononce 

qu'une r. 
Carote , r. f. Racine. 
Caroter j v. n. Jouer mefquinement. 
Carotides , f. f. plut. t. d'Anatomie. 
Carotier , iere , f. m. & f. Celui 

ou celle qui joue mefquinement. 
Carotique , f. m. t. d'Anatomie. 
Caroube , f. m. Fruit du Caroubier. 
On dit auiîi Caroitge , mais 

abufivement , puifque l'arbre s'ap. 

pele Caroubier. 
Caroubier , f. m. Arbre commun 

en Italie. 
Carpafum ^ f. f. Plante dont le jus 

pris en breuvage , endort & étou- 

fe incontinent. 
Carpe , f. m. t. d'Anatomie. 
Carpe , f. f. Poiflbn de rivière. 
Carpeau , f. m. Petite carpe. 



CAR 

Carpete , f. f. Gros drap rayé rc 

pre à l'emballage. 
Carpillon , f. m. Très-petite cp( 
Carquefe , f. f. t. de Verreri i 
Carquois , f. m. Étui de flech 
Carrare , f. m. Nom de lieu ( oi 

donne à du marbre de la cô d 

Gènes. 
Carre , f . f. La carre d'un cha-^ m 

d'un habit , &c. 
Carré , ée , adj. & part. Qi d 

d'une figure à quatre angles c it! 
On écrit aufîi Quarré : ai 

l'Académie s'eft déterminée m 

Carré. On prononce CârL 
Carreau , f. m. Efpece de v 

plat, ou pièce de verre, ou u 

fin , de figure carrée ou a c 

chante. 

On prononce Careau. 
Carrefour , f. m. Lieu où ab il 

fent & fe croifeut plu fie un le 

& chemins. 

On prononce Carefoiir. 
Carréger , v. n. C'eft fur la x 

diterranée ce que louvier oi ^u 

voyer fignifie fur l'Océan. 
Carrelage , f. m. L'aélion &: '.i 

vrage du carreleur. 
Carrelé , ée , part. 
Carreler , v. a. Paver avec e 

carreaux. 
Carrelet , f. m. Poiflbn de r '. 
Carrelet , f. m. Filet pour p:c r 

du poifTon. 
Carreletes , f. f plur. Outil de r 

rurier. Limes. 
Carreleur , f m. Celui qui pc !' 

carreau. 
Carrelure, f f. t. de Savetiei 
Carrément , adv. En carré. 
Carrer, v. a. Donner une fi ri 

carrée. 

Dans tous ces mots on ne o 

nonce qu'une r quoiau'on en i 

ve deux , peut-être pour c ^ 



CAR 

nfer le df du Latin Quadrum , 
uadrare , &c. 
jet , r. m. t. de Marine, 
j ier , f. m. Journalier qui tra- 
ille aux carrières. 
\ iere , f. f. Lieu d'où l'on tire 
pierre ; lieu d'exercices. 
On prononce Carier &L Cd- 
re. 
'c Dufel , r. m. Courfe de chariots 
de chevaux. 

Ménage écrit de la même ma- 
I re , 6c dit que ce mot nous 
' nt de l'Italien Carrofeilo. 
3 )ufle , f. f. Bonne chère qu*on 
1 en buvant. 
Ce terme efl emprunté de TAl- 
■ •>and. 
a i.re , f. f. La largeur du dos. 

On prononce Canire. 
3 ie , f. f. ou Crefeau , étofe 
< fe fabrique en Angleterre, 
a hu , f. m. t. Marine, 
a yer , v. n. t. de Cocher, 
a . f . f . Aflemblage de plufieurs 
I )iers colés l'un fur l'autre, 
a aux , f. m. plur. On appelé 
i fi fur mer les Cartes Marines, 
a i , f. m. Écrit par lequel on 
î )ele quelqu'un en duel ; acord 
f entre les États , pour l'échan- 
i Si la rançoti des prifoniers de 
{ rre. 

ai ade , f. f. Sorte de mefure 
[ ir l'arpentage. 

ai e , f. f. t. de Charpenterie. 
a'^ ete , adj. t. de Couvreur, 
ar -on. V. Quarteron. 
-ai fianifme , f. m. Syftême de 
t "cartes. 

ar len , f. m. Celui qui fuit les 
f^imens de Defcartes. 
ar lene , à la Bouîonoife , forte 
d'foie qui vient de Milan. 
^^ ime , f. m. ou Safran bâtard, 
Pite. 



CAR 141 

Cartier , f. m. Ouvrier qvii fait des 
cartes. 

Cartilage , f. m, t. d'Anatpmie. 

Cartilagineux , eufe , sa]. Qui ell 
de nature de cartilage. 

Cartifane , f. f. t. de Broderie, 

Carton , f. m. GrofTe carte faite 
de papier haché & colé, 

Cartonier , f. m. Ouvrier qui fait 
des cartons. 

Cartouche , f. m. Ornement de 
Peinture & de Sculpture, f. f. t, 
d'Artillerie. 

Furetiere & Danet difent que 
ce mot eft du genre maiculin 
parmi les Ouvriers , & dans le 
langage ordinaire , du féminin : 
l'Académie le fait du Mafcuiin 
dans le premier fens , & du fé- 
min dans le fécond. 

Cartouchien , f. m. Voleur. 

Cartouchier , f. m. Petit cofre où 
le foldat met fes cartouches , ou 
charges de fufi!. 

Cartulaire, f. m. Papiers concernant 
le temporel d'un Monaftere , &c. 

Carus > f. m, t. de Médecine. 

Carvi , f. m. Plante- 
Caryatides , f, f. plur t, d'Archi- 
tecture. 

On écrit aufli Cariatides , mais 
abufivement ; il vient du Latia 
Caryatides. 

Cas , f. m. Accident, afticn , efli- 
me , chofe , &c. C'eft aufTi un 
t. de Grammaire. 

en tout Cas , façon de parler ad- 
verbiale. A tout événement , 
quelque chofe qu'il arive. 

Cas , caife , adj. Cafsé. Foix cajje, 
enrouée. 11 eft vieux. 

Cafanier , iere , adj. Il eft aufti f. 
Poltron , fainéant. 

Cafaque , f. f. Sorte de manteau. 

Cafaquin , f. m. Efpece d'habil- 
lement court. 



142 CAS 

Cafcade , f. f. Chute naturele , ou 
artificiele d'eau. 

Cafcanes , f. f. plur. t. de Fortifi- 
cation, 

Câfe , {. m. Maifon. 

Va fe prononce long dans ce 
mot. 

Cafetnate , f. f. t. de Fortification. 

Cafematé , ad . l n'eft gue^e d'u- 
lage qu'en cette phrale : Baflion 
cafemjté. 

Câfer , V. n. t. du ieu de Tr »Slrac. 

Caferete , f. f. Moule de fromage. 

Caferne , f. f. Logement des l'oldats 
dans une garnilbn. 

Caferné , ée , part. 

Caferner , v. a. & n. 

Cafeux , eufe , ad;. Qui ei^ de la 
nature du fromage. 

Cafilleux , eufe , adj. t. de Vitrier. 

Calque , f. m. Armure qui couvre 
la tête. 

Caflade , f. f. Menfonge que l'on 
fait pour fe délivrer des impor- 
tunités de quelqu'un. 

Caflaille , f. f. t. de Labourage. 

CafTandre , (, f. Fille de Priam & 
d'Hécube. 

CàfTant , ante , adj. Sujet à fe 
cafier. 

CaiTation , f f. t. de Pratique. 

Caflave , f f. Sorte de farine. 

Câffe , f. f t. d'Imprimeur. 

Càfle , f f. t. de Droguifte. 

Câfsé , ée , part. Rompu. 

Câfieau , f. m. t. d'Imprimerie. 

Câffe-cou , f. m. Endroit dange- 
reux. 

Câfle-cul , f. m. Chute furie derrière. 
L'^ fe prononce long & très- 
ouvert dans tous ces mots. 

Câfle-mufeau , f. m.. Pâtiflerie. 

CâfTc-noifete , f. m. Inftrument qui 
fert a calTer des noifetes. 

CâiTer , v. a. Rompre , anuier. 

CiiiTerole , f f. Indrument cg cuifine. 



CAS 

CâfTeron , f . m. Sorte de p 1 

volant. 
Caflete , f f. Petit cofre. 
CâlTetée , f. f. Une câffe pi ( 
Câfle-tête , f. f. Vin fumeu 

arme des fauvages, 

L'i2 fe prononce long dar ç 

mots. 
Cafletin , f m. t. d'Imprimer 
Cafleiir , f m. Cdffeur de rac / 
CalTidoine , f. f. Pierre préc tl 

fort eftimée dans l'Antiqu . 
Calfie, f. f. Arbre apporté des i 
CafTier , ou Canificier , {. v. ^ 

bre qui produit la câlTe* 
CalTme , f. f. Petite maiic 

Campagne. 
Caffiopée , f. f Conflellatio 
CaiTo ete , f. f. Petit vaiflc 1 

l'on fait brûler des parfun 
CafTonade , f. f. Sucre qui n'' \ 

préparé. 

On dit aufll , mais at v 

ment Caflonade : il vient d '( 

tugais Cafjonada , qui fign n 

fuere en caiflon. L'Aca (l 

écrit Cajfonade. 
CûfiTure , (. f. Rupture. 
Caftagnete , f, f. Inftrume < 

bois dont fe fervent les da u 

Sorte d'étofe. 
Caflagneux , f, m. Autreme ( 

Plongeon. 
Cafte , f f. Tribu d'Indien? 
Caftel , f. m. Petit Châteat 
Caftelane , f. f. Efpece de m 
Caftelogne , f. f. Couvert'. < 

laine très-fine. 
Caftillan , f. m. Monoie d'< q 

a cours en Efpagne. 
Caftillan , ane , f. m. & f. C* 

de CaftiUe. 
Caftille , f f. Débat. 
Caftine , f. f. Sorte de Min il. 
Cdftonade. V, Cajfonade. 
Caftor , f, m. Animiii ai-np^ ^' 



C A T 

ZùvSi PolliJX , r. m. Enfans de 
îpiter & de Léda. 

Z ramétation , f. f. Art de pla- 
■r un camp. 

Z. rat , f. m. Celui qu'on a châtré. 

Z ration , f. i\ t. de Chirurgie. 

uj lalité , r. f. Ce qui eH fondé Ilir 
i cas fortuit. 

:; el , ele , adj. Il eft auffi fubil. 
ccidentel , fortuit. 

3; élément , adv. Il n'eft guère 
;té. Fortuitement. 

w. ifte , f. m. Docteur qui a écrit, 
que l'on confulte fur les Cas 
conlcience. 

3i chrefe , f. f. t. de Grammaire, 
pece de métaphore. 

Zc :ombes , f. f. plur. Lieu defti- 
à la sépulture des morts. Acad. 
r. Dan. Rich. 

Quelques-uns ont écrit Cata^ 

ibes ^ ce qui n'eil: pas confor- 

, à l'étymologie de ce mot : 

■ du Cange prouve amplement 

1 on doit écrire en Latin Cata- 

;j. j nbiZ, non pas Catatumbcz. Voi- 
' ce qu'on lit en cet endroit. 
' iex Gregorii Magni Catatum- 
] habet , non Catacumbas , nisî 
i idum fît in Editionibus , quod 
: r ; nam & aliquot Cod. MSS» 
( cezteri Scriptores con fiante r 
i tacumbas p'iffim habent. Vide- 
i potior ratio exijiimandi fie 
^ 'a , quod ad ejufmodi cryptas, 
(. ut ita dicam , valles , Mar- 
t im corpora déferrent Chriflia- 
n qui dum rogarentur ubinam 
J\ -rent , refpondebant Cata cum- 
i> , feu ad Cumbas , id eft ad 
entas vel ad valles. Ou plutôt, 
ctnot vient tout fimplement du 
L n Catacumbas. , cavités fou- 
tt aines. 

'atjDupe, r f. Catara^e, ou 
ci:e d'un fleuve. 



C A T 145 

On dit auffi , mais abufive- 
ment , Catadupcs. il vient du La- 
tin Cata dupa. 

Catafalque , f. m. Décoration d 'Ar- 
chitecture funèbre. 

Catagmatique , adj. m. 6c f. t. de 
Médecine. 

Catalan , ane , f. m. & f. Qui eft 
de Catalogne. 

C^tale^tes , 1'. m. & adj. plur. Ou- 
vrages d'un Ancien qui ne lont 
pas achevés. 

Catalepfie , f. f. t. de Médecine. 
Hipece d'apoplexie. 

Cataleptique , f. m. 6i f. Ataqué 
de catalepfie. 

Catalogue , f. m. Lifte par ordre 
de perfones ou de chofes, 

Catanance , f. f. Plante. 

Le Di(Si. de l'Académie le 
marque mafculin : cependant fon 
étymologie & fa terminaifon le 
font téminin. 

Catapan , f. m. Nom d'office chez 
les Grecs. 

Catapelte , f. f. Inftrument de fup- 
plice dont on fe fervoit autre- 
fois. 

Cataplafme , f. m. t. de Médecine. 
Sorte de médicament. 

\Js doit s'écrire & fe pro- 
noncer. 

Catapuce , f. f. Plante, 

Catapulte , f. f. Machine de guerre 
des Anciens. 

Catarafte , 1. f. t. de Médecine. 
Jl fignifie aufïî chute d'eau : les 
CataraEles du Nil \ lei Cataractes 
du Ciel. C'eft encore le nom d'un 
oifeau marin. 

Catarre , f. m. Fluxion d'humeurs. 

Catarreux , eufe , adj. Sujei aux 
catarres. 

On dit auifi Caterreu^ , mais 
ab îiivement : il vient du Lj.tin 
Catarrhus j de forte qu'oa dg- 



144 C A T 

vroit même écrire en François 
Catarrhe : mais on néglige cette h 
qui ne le prononce pas. 

Cataftrophe, f. f. Événemejit funefte. 

Catéchisé , ée , part. 

Catéchifer , v. a. Inftruire des vé- 
rités de la Religion. 

Catéchilme , f. m. Inflruftion de 
la Do61:rine Chrétiene. 

Catéchifte, f. m. Celui qui apprend 
aux enfans le Catécliilme. 

Catéchiftique , adj. de tout genre. 
Qui concerne le Catéchifme. 

Catéchumène , adj. de tout genre. 
Celui ou celle qui ie prépare à 
recevoir le Baptême. 

On prononce Catecumene , & 
Richeiet 6c Joubert l'écrivent de 
la ibrte ; mais comme ce mot 
nous vient du Latin Catechume- 
nus , non pas Cathecumcnus qui 
fe trouve dans Danet , il faut 
écrire comme l'Académie , quoi 
qu'en puilïent dire les parti- 
lans de la nouveauté. V. Pr. 
lettre H. 

Catégorie , f. f. t. de Logique. Or- 
dre de chofes qui font de diffé- 
rente efpece , mais qui fe rapor- 
tent à un même genre. 

Catégorique , adj. de tout genre. 
Qui eil: dans l'ordre. 

Catégoriquement , adv. D'une ma- 
nière précife. 

Catergi , f. m. Voiturier dans les 
États du Grand Seigneur. 

Cateroles , f. f. plur. t. de ChafTe, 

Cathartique , adj. de tout genre, t. 

de Pharmacie. 
Cathédrale , ad), f. Il n'eft d'ufage 
qu'en cette phrafe : Es^life Canné- 
drale. Il fe prend auiîi iubftami- 
vement. 
Cathédrant , f. m. C-elui qui en- 
feigne en chaire , ou qui préfide 
à \m afte public. 



c A T 

Cathédratique , adj. de tout 
Il fe dit de certain droit t 
pal. 

Cathédrer , v. n. Préfider. 

Cathérétlque , adj. de tout g( 
de Pharmacie. 

Cathéter , f. m. Inftrument d 
rurgie. L'accent grave eft 
ment néceflaire , pour fair 
la prononciation de la d 
fyllabe , qui na pas le mê 
que la terminaifon des inf 

Cathétérifme , f. m. Opéra 
Chirurgie. 

Catholicilme , f. m. Ce r 
nouveau , 6c ne s'emplc 
dans le dogmatique , pc 
figner la Religion Catho' 

Catholicité , f. f. Il fe dit d 
élrine de l'Eglife Catholiq 
des perfones qui en font 
fion. 

Catholicon , f. m. Efpece 
mede. 

Catholique , adj. de tout g 
ne fe dit qu'en parlant de 
Religion. II eft aufTi fub 

Catholiquement , adv. Coi 
ment à la foi de l'Eglife catl 

Cati , f. m. Apprêt propre 
dre les étofes fermes & b 

Catiches , f. f. plur. t. de C 

Catimaron , f. m. Petit b 
dont fe fervent les Indie 

Catimini , En Catimini , i'c 
parler adverbiale. Secrète 

Catin , f. m. BaiTm dans le 
reçoit un métal femdu. 

Catin , f. f. Abbréviation 
therine , & femme de n^ 
vie. 

Catir 5 V. a. t. de Bonetiei 
DégraifTeur. PreiTer ; (i^o 
luftre à une étofe. 

Catius , f. m. Dieu du Pag 

Catoche , f. f. t, -de M-éd 



<,î( 



C A V 

Dîi , f. m. Nom d'un Cenfeur 

omain; on s'en fert pour dé- 

^ner un homme fage & se- 

:re. 

)ptrique , f. f. Science qui ex- 

ique les effets que produit la 

flexion de la lumière. 

)ptromancie , f. f. Efpece de di- 

nation dans laquelle on emploie 

i miroir. 

i , ou Katti , f. m. Monoie dont 

. fe fert en Chine. 

ignole , f. m. Sorte de jeu. 

ilcade , f. f. Marche de gens 

cheval , faite avec pompe & 

rémonie. 

ilcadour , adj. m. Écuyer qui 

feigne à monter à cheval. 

On dit auffi Cavalcadeur : TA- 

mie préfère Cavalcadour, 

lie , f. f. Femele du cheval. 

On écrit auffi Cavalle : mais 

Lcadémie préfère Cavale , ÔL 

1 le prononce ainfi. 

ilerie , f. f. Soldats à cheval. 

ilet , f. m. t. de Verrerie. 

ilier , f. m. Homme qui eft à 

eval. 11 fe dit aufli d'une pièce 

fortification, 
ilier , ère , adj. Il n'efl guère 
jfage que dans les phrafes fui- 
ntes : Avoir l'air cavalier , 

mine cavalière. 

Cavalière , adv. . Librement ; 
Jn air fier 6c aisé, 
iliérement , adv. D'une façon 
valiere. Ce t. fe prend en bonne 

mauvaife part. 
îlot, f. m. t. d'Artillerie, 
ilquet , f. m. t. de Guerre, 
î , f. f. Lieu fouterrain , &c. 
i , adj. Il n'eft d'ufage qu'en 
tte phrafe : La veine cave : 

lune cave, 
î , ée , part, 
îau , f. m. Petite cave. 



C A V I4J 

Cavée , f. f. Chemin creux. 

Cavehane , f. f. Mot Turc ; c'eft le 
lieu où l'on prend du café. 

Caver , v. a. Creufer petit à petit. 
C'efl auffi un t. de Jeu. Caver 
au plus fort , porter à l'extrémité. 

Caverne , f. f. Antre , grote. 

Caverneux , eufe , adj. Plein de 
cavernes. 

Cavernofité , f, f. Efpace vide 
d'un corps caverneux. 

Caveflbn , f. m. t. de Manège», 
Efpece de bride. 

On prononce Cavéçon. 

Cavet , f. m. t. d 'Architefture, 

Caviar , f. m. (Eufs d'efturgeoiî 
falés, 

Cavidos , f. m. Mefure de longueur 
en Portugal, 

Cavier , f. m. t. de Coutume. 

Cavillation , f. f. Raifonement faux. 

Cavin , f. m, t. de Fortification. 

Cavité , f. f. Ce qui eft creux , 
ou vide. 

Caucafe , f. m. Montagne. 

Cauchemar , f. m. Oppreffion qui 
vient pendant le fommeil. 

On écrit auffi Cochemar ; l'A- 
cadémie préfère Cauchemar, Mé- 
nage le dérive de Calccz mala , 
pris au fens de mala cakatio , 
mauvaife oppreffion. 

Cauchois , oife , f. m. ôc f. Qui 
eft du pays de Caux. 

Caudataire , f. m. Celui qui porte la 
queue de la robe du Pape , ou d'un 
Cardinal. 

Caulicoles , f. f. pîur. t. d'Archî- 
tedure. 

Cauriole , f. f. t. d'Architefture. 

Cauris , f. f. Coquilles blanches 
dont les Nègres fe fervent pour 
monoie. 

On écrit auffi Coris ', l'Acadé- 
mie préfère Cauris. 

Caufal j aie ^ adj. t. de Grammaire, 
T 



14(5 C A U 

Caufalîté , r. f. Manière dont une 
cauie agit. 

Caulatif /ive , adj. t. de Gram- 
maire. 

Cauie , r. f. 

à CauCe de , prépofition. 

à Caufe que , conjondion. 

Causé , ée , part. 

Cauler , v. a. Être caufe. 

Caufer , v. n. S'entretenir fami- 
lièrement avec quelqu'un. Parler 
trop. 

Caufe rie , f. f. ^ 

Caufeur , eufe , adj. 

Caufticité , f. f. Inclination à dire 
ou à écrire des chofes mordan- 
tes & fatyriques. 

Cauftique , t. dogmatique , adj. de 
tout genre. Brûlant. Au figuré , 
mordant , injurieux , médifant. 

Cautele , f f. Finefle. 

Cauteleufement , adv. Avec fineiïe. 

Cauteleux , eufe , adj. Rusé , fin. 

Cautère , f. m. t. de Chirurgie. 

Cautérétique , adj. m. & t". & f m. 
Qui fert à faire des cautères. 

Cautérifation , f. f. Effet de la pierre 
cauftique. 

Cautérisé , ce , part. 

Cautériler , v. a. Appliquer un cau- 
tère. 

Caution, f. f. 

Cautionage , f. m. A6^ion de cau- 
tioner. 

Caution é , ée , part. 

Cautionement , f. m. 

Cautioner , v. a. Se rendre caution. 
On écrit auffi Cautionner , &Lc. 
Mais on prononce Cautioner. 

Ce , cet , cette , au plur. ces , Pro- 
nom dém. nftrat'if , adj. 

On écrit ce , quand ce pronom 
fe trouve devant un mot dont la 
lettre initiale eft une confone 
ou une h afpirée. On écrit cet , 
quand il fe trouve devant un mot 



CED 

qui commence par une voy *( 
une //fans afpiration. Exeni 
Capitaine , ce hardi Con a 
dant ; cet enfant , cet hc ir 
Au féminin on doit écrire ei 
au fingulier ; & au plur. ce. .0 
Ls deux genres. Quand 1» )r 
nom ce précède immédiat le 
le verbe être , on fait une fn 
de Ve en la place duquel o ir 
une apoftrophe, & par ce r y 
des deux mots on n'en fait 'i 
Exemp. C'efi lui , cejl pou ji 
c*f/?-à-dire , c'a été lui , 6 :i 
blables.V.laPréf. àr.4;7o/oi 

Céans , adv. 11 ne le dit gue q 
de la maifon où on eft a 
on parle. 

Ceci , Pronom démonftratij 

Cécité , f. t. Etat d'une p b 
aveugle. 

Cédant , ante , adj. Qui c ?. 

Cédé , ée , part. 

Céder, V. a. Abandoner, d i( 
fuccomber. 

Cédille , f. f. Petite virgule 1' 

met devant a , , « , foi: î 

pour lui donner le fon de r. 

On y prononce 1'/ m( ili 

Cédrat , f. m. Efpece de citr e 
& fon fruit. 

Cèdre , f. m. Sorte d'arbre 
férant & très-haut. 

On y prononce l'é feri . 

Cédrie , f. f. Réfine ou lique ( 
fort du cèdre. 

Cédron , f. m. Torrent dont 
parlé d ns l'Ecriture Saint» 

Cédule , f. f. Écrit > billet. 

Ceignant, ante, adj.^ Qui < 1 

Ceindre, v. a. Qui fe conjugua ) 
me atteindre. Mettre au X 
environer. 

Ceint , einte , part, de Ceir e 

Ceintrage , f. m. V. Cintra^ 

Ceintre , f. m. V. Cintre, 



C E t 

;. ture ^ {. (. 

;, turé, ée, adj. Entouré d'une 

inture. 
y turier , (. m. Celui qui fait & 

li vend des ceintures. 
A turon , f. m. 
:i , f. m. Fils de Lucifer & de 

hioné. 
j , Pronom démonflratif, 
"ji don , f. m. Verd pâle. 
l( , ée , part. 
]i brant , f. m. Celui qui célèbre 

MeiTe. 
]\ ^ration , f. f A6lion de célébrer. 
]\ ire , adj. de tout genre. 
>( oré â ée , part. 
A 3rer , v. a. 
)« Drté , f. f. 
:J( 3 , f. m. Breuvage des Orien- 

>| IX. 

*i * , V. a. Cacher , taire. 

;î» -i , C m. Plante potagère. 

] in , f. m. Petit poiffon de mer. 

V» ité , f. f. Promptitude. 

]> \e , adj. de tout genre. 

^ !lin , f. m. Religieux, 

)t que , adj. de tout genre, t. de 

édecine & d'Anatomie. 
A lat , f. m. État d'une perfone 

i n'efl: point mariée. 
A ataire , f. m. Celui qui vit 

is le célibat. 
A , Pronom f. V. Celui. 
Oe rage , f. m. Droit feigneurial. 
^t rerie , f. f. Bénéfice de l'Of- 

i er clauftral , qui eft Cellerier. 
3c| rier , iere , adj. & f. m. & f. 

' ai a foin des provifions & de 

] nouriture dans un Monaflere, 
3e îr, f. m. Lieu où l'on ferre 

1 provifions d'une maifon. 
3e :e , f. m. Ordre Religieux. 
3e laire , adj. de tout genre, t. 

( Inatomie. 
Celé, f. f. Chambre de Reli- 

■ ux ou de Relig^ieufe. 



C E M 147 

Celte , f. m. Peuple de l'anciene 

Gaule. 
Celtique , f. m. & f. Peuple de 

l'Efpagne. 
Celui , m. Celle , f. Il fait ceux & 

celles au pluriel. Pronom démon- 

ftratif. 
Celui-ci , celle-ci , & au plur. ceux^ 

ci , celles-ci. Pronom démon- 

flratif. 
Celui-là , celle-là . & au pluriel , 

ceux-là , celles-là. Pronom dé- 

monftratif. 
Cément , f. m. t. de Chimie. 
Cémentation , f. f. t. de Chimie. 
Cémenter , v. n. t. de Chimie, 

Puriner l'or. 
Cémétérial , aie , adj. Qui concerne 

le Cimetière. 
Cénacle , f m. îî n'efl d'ufage 

qu'en ftyle de l'Écriture Sainte. 
Cendre , f. f. 
Cendré , ée , adj. De couleur de 

cendre. 
Cendrée , f f Petit plomb fort menu. 
Cendreux , eufe , adj. 
Cendrier , f. m. Celui qui fait ou 

qui vend des cendres. C'eft auiîî 

la partie d'un fourneau , ou d'un 

réchaud qui reçoit les cendres. 
Cène , f. f. Le dernier fouper de 

Notre-Seigneur. 
Cénelle , f. f. Fruit du houx. 
Cengle , V. Sangle. 
Cenglé , V. Sanglé. 
Cengler , V. Sangler. 
Cénis , nom d'une montagne des 

Alpes. 
Cénobiarque , f, m. V. Ccznchiarque. 
Cénobite , f m. V. Cœnobite. 
Cénobhique , adj. V. Cœnobitique, 
Cénotaphe , f. m. Tombeau vide. 
Cens , f. m. Rente feigneuriale , 

& foncière. 
Cenfal , f. m. t. du Commerce 
du Levant. 

Tij 



Î48 C E N ^ 

Cenfe , f. f. Petite Métairie qu'on 
donne à ferme. 

Censé , ée , adj. Réputé. 

Cenfeur y f. m. CeUn qui veille à 
robfervation des loix , & au fou- 
tien des bonnes mœurs ; criti- 
que. 

Cenfier , adj. Seigneur qui a droit 
de lever des cens. 

Cenfier , ère , f. m. & f. Celui ou 
celle qui tient une cenfe à ferme. 

Cenfitaire , f. m. Celui qui doit 
des cens. 

Cenfite , adj. m. & £ Sujet au 
cens. 

Cenfive , f. f. Étendue d'un fief fur 
lequel il eft dû des cens. Rede- 
vance du Cens. 

Cenfivement , adj. Avec droit de 
cens. 

Cenfuel , ele , adj. Qui a raport 
au cens. 

Cenfurable , adj. de tout genre. 
Digne de repréhenfion. 

Cenfure , f. f. Charge de Cenfeur^ 
Punition eccléfiaftiquei corredion. 

Cenfuré , ée , part. 

Cenfurer , v. a. 

Cent , adj. numéral de tout genre, 
& f. m. 

Danet obferve que ce mot au 
pluriel fait cents ou cens , mais 
que dans les dates il eft indécli- 
nable , & qu'on doit écrire Van 
milfept cent , & ainfi des autres , 
parce que c'eft un nombre abfo- 
lu pour un nombre ordinal , & 
que Ton n'y parle que d'une 
année , comme s'il y avoit Van 
milfept centième. M.Reftaut con- 
firme cette Remarque. 

Centaine , f. f. Nombre de cent. 
Brin de fil ou de foie. 

Centaure, f. m. Animal fabuleux, 
demi-hom.me & demi-cheval. 

Centaurée , f. f. Plante. 



C E N 
Centaures , f. m. plur. P p] 

d'une Contrée de la Thel le 
Centenaire , adj. de tout genrt ^^ 

a cent ans. 
Centenier , f. m. Capitaine d :e 

hommes. 
Centième , adj. & f. de tout m 

Nombre d'ordre relatif à \\ 
Centinode , f. f. Plante. 
Centon , f. m. Ouvrage coi o 

de plufieurs Vers pillés. 
Cent-pieds , f. m. Nom d'i fe 

pent qu'on voit à Siam. 
Central , aie , adj. Qui eft d s 

centre. 
Centre , f. m. Milieu. 
Centrifijge , adj. t. de Ph) u 

Qui s'éloigne du centre. 
Centripète , adj. t. de Phy u 

Qui tend au centre. 
Centrofcopie, f. f. Partie de la éi 

métrie qui traite des centn 
Cent-Suifte , f. m. Soldat. 
Cent-Suifles , f. m. plur. Ce r 

gnie de cent Suifîes établie )i 

la garde du Roi. 
Centumvir , f m. Magiftr ( 

lanciene Rome. 
Centumviral , aie , adj. m. . 

Qui concerne le Centumv 
Centuple , f. m. Cent fois aut . 
Centuriateur, f. m. Hiftorien c d 

vife fon ouvrage par interva c 

cent années. 
Centurie , f. f. Partie d'une )l 

divisée par centaines. 
Centurion , f. m. Capitaine de 'r 

hommes. Il n'eft d'ufage ( e 

parlant de l'anciene milice c 

maine. 
Cep , f. m. Souche , pied à 'i 

gne. C'eft auflî dans plufn 

Provinces le modèle Açs il 

féaux. C'eft encore une efc 

de lien ; & en ce fens il ne 1 ii 

qu'au pluFiel. 



CEP 

On écrit auffi Sep de vigne : 
Lcadémie préfère Cep. Ménage 
dérive de Cippus , d'où dé- 
e auffi le mot Ceps au fens 
liens ou entra\»es. 

lîau , f. m. t. de Monoie. 

e' es , t. d'exploitation de bois. 

€ ndant , adv. Pendant cela , ou 

j lobftant cela. 

é alalogie , f. f. La partie de l'A- 

1 omie qui traite de la tête. 

é aie , f. m. Fils de Mercure. 

k alique , adj. Tout ce qui apar- 

■i it à la tête, 

^ ée , f. m. Condellation. 

e , f. m. plur. Fers qu'on met 

; : pieds & aux mains des pri- 

1 iers. V. Cep, 

k , f. m. Efpece d*onguent. 

e ;re , f. m^ Chien à trois tê- 

1 , commis à la garde des en- 

; . , enchaîné par Hercule. 

t , (. ï. V. Cherche. 

é au , f. m. Cercle de bois. 

ie aux,f.m.pIur.t.deFauconerie. 

e Ile , f. f. Oifeau aquatique , 

1 ambiant au canard. 
Quelques-uns difent Sarcelle , 

1 cadémie préfère Cercelle. Il 

( ive du Latin Querquedula. 

e: ; , f. m. Figure ronde , com- 

{ è fous une feule ligne ; 2S- 

i iblée. C'eft aufli le nom que 

1 i donne aux neuf Provinces qui 

c ipofent l'Empire d'Allemagne, 

t LUX Provinces de Bohême & 

t^, a Prulïe. 

ei er , f. m. Ouvrier qui fait 

^ cerceaux, 

er pes , f. m. plur. Peuples que 
J iter changea en fmges. 

er pitheque, f. m. Efpece de finge. 

er fis , f. f. t. de Médecine. 

er eil , f. m. Bière où Ton met 
l€:orps d'une perfone morte. 

er on, f. m. Fameux voleur. 



C E R t^$ 

Céréales , f. m. plur. Fêtes infti^ 
tuées en Thoneur de Cérès. 

Cérébral , aie , adj. Qui apartient 
au cerveau. 

Cérémonial , f. m. Livre qui con- 
tient les cérémonies. 

Cérémonie , f. f. 

Cérémonieux , eufe , adj. Qui fait 
trop de cérémonies. 

Cérès , f. f. Fille de Saturne & de 
Cybeîe , & DéefTe de l'Agri- 
culture. 

Cerf, f. m. Efpece de bête fauve. 
L'/ne fe prononce point. 

Cerfeuil , f. m. Plante. 

Cerf-volant , f. m. Ïnfe6^e volant. 
C'eft au/Ti une efpece de Machi- 
ne dont les enfans s'amufent. 
L'/ne s'y fait point fentir. 

Cérifaie , (. f. Lieu planté de ce- 
rifiers. 

Cerife , f. f. Fruit du cerifier. 

Cerifier , f. m. Arbre. 

Cerne , f. m. Rond tracé fur la 
terre avec un bâton. 

Cerné , ée part. 

Cerneau , f. m. Ce qu'on ote 
d'une noix verte en la cernant. 

Cerner , v. a. Couper en rond. 

Céromancie , f. f. Divination par 
le moyen dç figures de cire. 

Cerquemaneur , f. m. Expert qu*on 
appelé pour planter des bornes. 

Cerre , f. m. Sorte de chêne. 

Certain , aine , adj. Vrai , indu- 
bitable. 

Certainement , adv. Infailliblement, 
affurément. 

Certes , adv. Certainement. 

Certificat , f. m. Écrit par lequel ort 
attefle qu'une chofe eft véritable . 

Certificateur , f. m. Celui qui cer- 
tifie une caution , &c. 

Certification , f. f. Atteftation. 

Certifié , ée , part. 

Certifier , v. a. Déclarer , afTurer 



i^o C E R 

. qu'une chofe eft véritable. 

Certitude , f. f. 

Cérumen , f. m. t. de Chirurgie. 

L'humeur des oreilles. 
Cérumineux , eufe , adj. Qui tient 

de la cire. 
Cerus , ou Serus , f. m. Dieu du 

Tems favorable. 
Cérufe , f. f. B;anc de plomb. 

On récrit & on le prononce 

abufivement ainfi : il vient du 

Latin Ceruffa , qui devroit don- 
"^ ner en François Cérujje, 
Cervaifon , f. f. t. de ChalTe. 
Cerveau , f. m. Subfiance molle & 

blanche enfermée dans le crâne. 
Cervelas , f. m. Sorte de faufciiTon. 
Cervelet, f. m. t. d'Anatomie. La 

partie poftérieure du cerveau. 
Cervelle , f. f La partie la plus 

molle du cerveau. Au figuré , 

efprit , jugement. 
Cervical , aie , adj. t. d'Anatomie. 

Qui apartient au cou. 
Cervier , f. m. Loup cervier. 
Cervoife , f. f. BoifTon faite avec 

du grain & des herbes. 
Céfar , f. m. Nom des Empereurs 

Romains. 
Céfarien , f. m. Officier des Em- 
pereurs. 
Céfariene , adi. f. Ce mot ne s'en- 
tend que lorfqu'ii eft joint avec 

opération, 
Ceffant , ante , adj. Qui cçÇ^e. 
Ceffation , f. f. Interruption de 

quelque a6lion. 
CefTe , f. f. S Ans cejfe ^ continué- 

lement. N'avoir point de cejfe ; 

ne cefTer point. 
Cefsé , ée , part. 
CeiTer , v. n. Diicontinuer , finir. 
Ceffible , adj. m. & f. t. de Droit 

François. 
CeiTion , f. f. Tranfport , abandon. 
CefËonaire, adj. de tout genre, Ce- 



I 

c H a: 

lui ou celle qui accepte u c{ 

fion. 
Cefte , f. m. Gantelet. C'ei au 

la ceinture de Vénus. 
Céfure , f. f. t. Poétique. ;pi 

dans le vers. 
Cet , V. Ce. 
Cétacée , adj. de tout genn ;i 

dit des gros poiff ns & m ftr 

qui font dans la mer. 
Cétérach , f. m. Plante. 

Furetiere , Danet , Jou rt 

l'Académie écrivent cétérdi. nj 

comme ce mo eft original: ne 

Arabe , il femble que no (d 

vons récrire comme ceux q 

nous le tenons , puifque r s 

pronon-.ons comme eux. 
Cette ( le Port de ) , c'eft oi pc 

mence le Canal de Lang do 
Chaa , ou Tcha , efpece de 'n 

Japon. 
Chablage , f. m. Peine & tra ]( 

C hâbleur. 
Chableau , f m. Corde qui rt 

remonter les bateaux. 
Chablé , ée , part. 
Chabler , v. a. t. de Marin 
Chableur , f. m. Officier c m 

fur les rivières. 
Chablis , f. m. Arbres abat pi 

le vent dans les forêts. 
Chabnam , f m. ou Rosée , I iSi 

de moufieline très-fine qu a] 

porte de Bengale. 
CHabot , f. m. Poiflbn. 
Chabouc , f. m. Grand fouei v( 

lequel les Indiens punifle li 

criminels. 
Chacal , f. m. Animal à pei >r' 

femblab^e au Renard. 
Chacart , l'. m. Toile de cot( q 

vient des Indes Orientales 
Chacelas , V. Chajjelas. 
Chacone . f. f. Air de fymp n» 
Chacun , une , Pronom diftri ti 



C H A 

îs pluriel. Chaque perfone , cha- 

e choie. 
;i audrier , f. m. t. de Marine. 
;i erconées , f. f. plur. Toiles 

. intes qui fe fabriquent dans les 

ats du Grand Mogol. 
;f ouin , ine , f. m. & f. Il eft 

Ti adj. t. injurieux & populaire. 
'} Durer , v. a. Défigurer , bar- 

uiller. 
h jureur , f. m. 

h rin , f. m. Déplaifir. C'eft aufTi 
' i nom d'une efpece de cuir , ôc 
■ J ne étofe qui y reflemble. 
î rin , ine , adj. 
li rinant , ante, adj. Qui caufe 

• chagrin. 

b finement , adv. Avec chagrin. 

i: riner , v. a. 

h le , f. f. 

b leau , f. m. Canal de plomb 

« de bois. 

h ete , r. f. Petite chaîne. Plu- 

i irs ouvriers fe fervent de ce 
:. 1 ne , pour exprimer différen- 

I chofes. 
3n écrit aufîi Chaînette ; mais 
•; < prononce Chainete. 
h etier , f. m. Ouvrier qui fait 

< chaînes , &c. 
h. on , f. m. Anneau ou bou- 

c de chaîne. 

hl , f. f. Subftance qui eft en- 
: ti la peau & les os. 
h? î , f f. Siège d'un Prédica- 
ts ■ ; Chaire d'une Églife , d'une 

Vverfité. 

i^î ; , f. f . Siège ordinaire, 
'h; n , f. m. Bateau plat, 
'hï nd , ande , f. m. & f Celui 

celle qui a coutume d'acheter 

Ce un même marchand, 
'ha idife , f. f. Concours de cha- 

lals. 
'hï (lique , adj. de tout genre, t. 

à Médecine. 



C H A iji 

On prononce Calaflîque, 

Chalcédoine , f f, Pierre précieufe. 
On doit prononcer Calcédoine^ 
& c'eil: cette prononciation qui a 
porté Richelet, Joubert & l'Aca- 
démie 5 à écrire ce mot fans h ; 
mais comme on trouve en Latin 
Chdlcedonius lapis , à caule du 
fleuve Calchedon , fur les rives 
duquel fe trouvent ces fortes de 
pierres , il femble qu'on doit écri- 
re Chalcédoine , comme le Diâ", 
des Arts , Furetiere 6l Danet, 
V. Pr. lettre //, 

Chalcédoineux , eufe , adj. t. de 
Joaillier. 

Chalcite , f. m. Minéral, 

Chaicographe , f. m. Graveur en 
airain. 

Chaldéen , ene , f. m. & f. 

Avec l'article défini , fignifie la 
Langue Chaldaique. Tous les 
mots ci-deffus depuis Chalaflique^ 
s'écrivent avec une /? , & fe pro- 
noncent comme s'il n'y en avoit 
point. 

Chaleur , f. f. Qualité de ce qui 
eft chaud. 

Chaleureux , eufe , adj. Il ne fe dit 
que des perfones , & n'eft guère 
en ufage. 

Chalibé , ée , adj. t. de Médecine. 
On prononce Calibé, 

Châlit , f. m. Il vieillit. Bois de lit. 

Chaloir , v. imperfonel. Il ne fe dit 
guère que dans cette phrafe : // 
ne ni en chaut. Il efk vieux. 

Cliâlon , f. m. Grand filet de pê- 
cheur. 

Chaloupe, (Tf. Petit bâtiment de mer. 

Chalumeau , f. m. Tuyau de pail- 
le , &c. 

Chalumer , v. a. Boire. 

Chalumet , f. m. Petit bout d'ivoi- 
re , où l'on emboitoit les pipes 
à fumer. 



15-2 C H A 

Chamade , f. f. Signal des affiégés. 

Chamailler , v. n. Se batre , dil- 
puter. 

Chamalllis , f. m. Combat. Il eft 
du ftyle familier. 

Chamarré , ée , part. 

Chamarrer , v. a. Orner un habit 
de palTemens , galons , broderies. 

Chamarrure , f. t. Paflemens dont 
l'habit eft chamarré. 

Richelet écrit Chamarer , cha- 
marure , parce qu'on prononce 
ainfi : mais l'Académie double la 
première r : Furetiere nous ap- 
prend que ce mot vient de clui- 
marre , mot Gaulois , qui figni- 
fie un habit de Berger. 

Chambellage , ou Ciiambrelage , 
r. m. t. de Coutume. 

Chambellan , i, m. Officier de la 
Chambre. 

Chambor , belle Malfon Royale à 
quatre lieues de Blois. 

Chambranle , f. m. Ornement qu'on 
met autour des cheminées , por- 
tes & croisées. 

Chambre , f. f. 

Chambré , ée , part. 

Chambrée , f. f. t. Colle6^rf. Nom- 
bre de foldats qui logent enfem- 
ble. On dit aulTi de la quantité des 
fpe6hiteurs & du produit de la 
recette , a l'Opéra & à la Comé- 
die , Bonne , faible Chambrée, 

Chambrelan , f. m. Ouvrier qui tra- 
vaille en chambre. 

On écrit aulTi Chambreland : 
mais on n'y prononce pas le i/, 
& l'Académie ne l'écrit pas. 

Chambrer , v. n. & a. t. de Guerre. 

Chambrerie , f. f. Office clauflral 
de Chambrier. 

Cliambrete , f. f. Diminutif de 
Chambre. Il eft du llyle familier. 

Chambrier , f. m. C'étoit autrefois 
une grande Dignité chez les Rois : 



CHA 

& c*eft maintenant un C ( 

dans quelques MonafleresU 

quelques Chapitres. 
Chambrière , f. f. Servante. ] 

auffi le nom d'une efpece d< ) 

pour les chevaux. 
Chame , f. f. Nom généric : 

coquillage. 

On prononce Came : ( 

cadémie propofe l'un & 1' i 

en donnant cependant le p r 

rang à Chame. 
Chameau , f. m. Bête de ( i 
Chamelier , f. m. Marchan 

condufteur de chameaux. 
Chames , f. m. plur. Petits pc ) 

autrement moules. 

On prononce Cames. 
Chamois , f. m. Chèvre fai j 

fe prend auffi pour la p 

chamois. 
Chamoifeur , f. m. Qui i r 

les peaux de chamois. 
Champ , f. m. Pièce de te 

bourable. 
fur le Champ , façon de pa 

verbiale. 
à chaque bout de Champ , |1 
Champart , f. m. Droit feigi i 
Champarter , v. a. Lever h ^i 

de Champart. 
Quelques.unsdifentC/^jm / 
Champarterefl'e , adj. Qui f( t 

la Grange feigneuriale , où i 

tent les champarts. 
Champarteur , f. m. Comm » 

lever le Droit de champ . 
Champenois , oife , f. mi. 6c ( 

eft de Champagne. 
Champêtre , adj. de tout g( e 
Champi , f. m. Sorte de p i« 
Champignon , f. m. Petite a 

fpongieufe. 
Champignoniere , f. f. Coi e 

fumier préparée pour y fs: 

nir des champignons. 

Chai 'il 



C H A 

;; mpîon , r. m. Homme de Guer- 

; brave , vaillant. 
3 1 , f. m. Hôtélerie chez les Turcs , 
! chef des Tartares de Grimées. 
Z\ ice , r. f. Premier coup de dés 

l'on jeté pour en faire jouer un 

tre ; fort , avanture. 
^; icel , ou Chanceau , f. m. Par- 

du chœur d'une Églife. 
1\ icelade , f. f. Gongrégation de 

lancines Réguliers. 
^1 icelant , ante j adj. Qui chancelé. 
^j îcélement , f. m. Action de ce 
I i chancelé. 
)\ iceler , v. a. N'être pas ferme , 

e irréfolu. 
]] icelier , iere , f. m. & f. Grand 

Scier de la Gourone. 
]\ icélerie,f. f. Tribunal du Sceau. 

On écrit auffi Chancellerie fe- 

1 l'ancien ufage de doubler les 
' ifones après Ve ouvert : mais 
, ccent tient lieu de ce double- 

:nt qui ne fe prononce point : 

puilque l'Académie écrit Chan- 

ier , on peut bien écrire C/iarZ" 

erie. 
)!' ceux , eufe , adj. t. populaire. 

rureux. 
It ci , ie , part. 
)li cir , V. a. Moifir. 

Ce verbe , qui ne fe dit qu'en 

lant des fruits , ne fe conjugue 

< à la troifieme perfone de 

< ique tems. 

•h cifTure , f. f. Moififlure. 
h cre , f. m. Ulcère qui ronge 
1 chairs. 

■h creux , eufe , adj. 
'h deleur , f. f. La Fête de la Pré- 
i tation de Notre-Seigneur , & 
c la Purification de la Sainte 
,'-fge. 

n deher , lere , f. m. & f. Mar- 
c nd qui fait 6c vend des chan- 
ti?s* 



C H A 1^3 

Chandelier , f. m. Inflrument à 
mettre la chandele ou bougie. 

Ghandele , f. f. 

On écrit aufîi Chandelle ; mais 
il vient du Latin Candela , & on 
prononce Chandele , d'où l'on dé- 
rive enfuite Chandelier. 

Ghanfrein , f. m. t. de Manège & 
de Menuiferie. 

Chanfreiné , ée , part. 

Chanfreiner , v. a. t. de Menuifier. 

Change , f. m. Troc d'une chofe 
contre une autre. 

Changé , ée , part. 

Changeant , ante , adj. 

Changement , f. m. 

Changer , v. a. 

Changeur , f. m. 

Ghanlate , f. f. t. de Couvreur. 

Chanoine , £ m. 

Chanoinefle , f. f. 

Ghanoinie , f. f. Ganonicat. 

Chanfon , f. f. 

Chanfoné , ée , part. 

Chanfoner , v. a. Faire des chan- 
fons. 

Chanfonete , f. f. Diminutif de 
Chanfon, 

Chanfonier , iere , f. m. & f. t. qui 
n'eild'ufage que dans le ftyle fa- 
milier. 

Chant , r. m. 

Chantant , ante , adj. 

Chanté , ée , part. 

Chanteau , f. m. Morceau coupé 
d'un grand pain. 

Chantepleure , f. f. Arrofoir de Jar- 
dinier. 

Chanter , v-. a. 

Chanterele , f. f. Oifeau que l'on 
met dans une cage pour attirer les 
autres oifeaux dans les filets. G efl 
aufii une corde d'inftrument. 

Chanteur , eufe , f. m. & f. 

Chantier , f. m. Magafm die bois 
en pile, 

V 



1^4 C H A 

Choiitignole , f. f. Pièce de bols qui 
loutient les pannes d'une char- 
pente. 
Chantourné , f. m. t. de Tapiflier. 
Chantourné , ée s part. 
Chantourner , v. a. t. d'Archite6lure. 
Chantre , f. m. 
Chantrerie , f. f. 
Chanvre , \. m. Plante. 
Chanvrier , f. m. Ouvrier qui ha- 
bille le chanvre. 
Chaos , f. m. Confufion de toutes 
choies. 

On prononce Caos : mais on 
conlerve Vh , parce qu'il vient du 
Latin Chaos» 
Chape , f. f. Il fe dit principalement 
de cet ornement d'Eglife appelé 
pluvial. On y prononce \\î très- 
ouvert. 
Chape , adj. t. de Blafon, 
Chapeau , f. m. 
Chapelain , f. m. Bénéficier titulaire 

d'une Chapelle. 
Chapelé , ée , part. 
Chapeler , v, a. Il n'a guère d'ufage 
que danî cette phr4re : Chapder 
du pain. 
Chapelet , f. m. 
Chapelier , iere , f. m. &. f. 
Chapelle , f. f. 

On y conferve les deux // , 

parce qu'il .vient du Latin Capella. 

Chapellenie , f. f. Bénéfice d'un 

Chapelain. . 
Chapelure , f. ï. Ce qu'on ote de 

la croûte du pain. 
Chaperon , f. m. Coëfure de tête ; 

haut d'une muraille. 
Chaperoné , ée , part. 
Chaperoner , v. a. Il n'eft guère d'u- 
fage qu'eu cette phrafe : Chape- 
roner une muraille. 
Chaperonier , f. m. t. de Fauconerie. 
Châpier ,f.m. Celui qui porte chape. 
Chapin , f. m, Chauflure ^rpagngle. 



C H A 

Chapiteau , f. m. Ornement ( ir 

chiteélure. 
Chapitre , T. m. Divifion d'uni e 

& Corps de Chanoines. 
Chapitré , ée , part. 
Chapitrer , v. a. Réprimande! 
Chapon , f. m. Coq châtré. 
Chaponé , ée , part. 
Chaponeau , 1. m. Petit chap , 
Chaponer , v. a. Châtrer un ■ {. 
Chaponiere , f.f. Vaifleau d'ar^ t 

ou de cuivre , pour mettre ur ta 

pon en ragoût. 
Chaque , Pronom diftributif d( lu 

genre. 
Char , f. m. Chariot, 
Charadrios , f. m. Oifeau de u 

conerie. 
Charag , f. m. Tribut que les « 

tiens payent au Grand Sei^ Ji 
Charançon , f. m. In(e6le qui : g 

les blés. 

Le Dift. des Arts & Ri le 

écrivent charcnfon ; c'eft n 

faute , on doit écrire ce mot e 

deux a , & l'Académie j p: t 

le c avec cédille. 
Charbon , (. m. Morceau de ji 

brûlé , & efpece de Maladie 
Charboné , ée , part. 
Charbonée , f. f. Côte de bœ o 

de porc qu'on fait ordinaire 'f 

griller ou rôtir. 
Charboner , v. a. 
Charboneux , eufe , adj. t. de fl 

decine. 
Charbonier , ère , f. m. & f. ^} 

fait ou qui vend du charboi 
Charboniere , f. f. Place mai é 

dartsles bois pour faire le char n 

•Se dans lesmaifonspourTym n 
Charbouillé , ée , part. 
CharlDoulller , v. a. t. d'Agrici if 

pour exprimer les effets < 1 

• niele. 
Charcuté , ée , part. 



C H A 

;i -cutôr , V. a. Hacher , ou tailler 

la viande. 

1] cutier , ère , f. m. & f. Ven- 

ur de chair de pourceau , &c. 

On difoit autrefois Chaircuitier , 

kendant défigner par-là un ven- 

^ ur de chair cuite : on a dit en- 

; te , Chaïrcutier ; & enfin Char- 

, ier , auquel l'Académie donne 

préférence. 
]\ don , f. m. Sorte de Plante. 
]\ doneret , f. m. Petit oifeau. 
)h donerete , f. f. AfTaifonemeat 
• avec le Cardon d'Efpagne. 
;i7 ionete , ou Cardonete , f. f. 

)ece d'artichaut fauvage. 
]h joniere , f. f. Terre pleine de 
^ rdons. 

)h îe , f. f. Cendres qui refient 
i es qu'on a coulé la lefTive. 
■■ On écrit auffi Charrie : mais 
» prononce Chârée, 
Ih :te , f. f. Voiture. 

3n écrit aufTi Charrette , C^^jr- 
j > , &c. mais on prononce 
< ïrere , Charetée , &c. 
)h ;tée , f. f. Charee d'une cha- 

M. 

k tier , charetiere , f. m. & f. 

( i conduit une charete. 
k tin , f. m. Efpece de charete 

i ■< ridele. 

;h ;e , f. f. Fardeau ; OfHce , &c. 
la harge , façon de parler adver- 

t e. 

!hi ,é , ée 3 part. 
hè eant , ante , adj. 

n prononce Charjant. 
:hc ement , f. m. t. de Marine & 

d Commerce. 

ha eoir , f. m. t. de Canonier. 

1 prononce Charjoir. 
ha er , v. a. Mettre une charge ^ 

dîner une commiffion , &c.' 
;ha eur , f. m. 
'ha eure , f. f. t. de Blafon. 



CHA lyj 

On prononce Charjure. 

Chariage , f. m. Action de charier. 

Charié, ée , parc. 

Charier , v. a. Voiturer dans une 
charete. Entraîner. 

Charier , f. m. Pièce de groffe toile 
qui renferme les cendres qui fer- 
vent à faire la lefîive. 

On écrit aufTi Charrier , mais 
on prononce Charier : & on le 
diflingue ainfi du verbe Charier, 

Chariot , f. m. Voiture. 

C'efi: ainfi qu'écrivent l'Acad. 
Fur. Dan. Rich. Boud. Joub. le 
P. Monet , du Cange , Calepin , 
Nicod & Baudouin. Calepin dit 
que les Italiens & Efpagnols écri- 
vent caro. Du Cange & Monet 
dérivent ce mot du Latin carrus , 
ou de carruca, C'eft cette kiy-^ 
mologie qui a porté quelques Sa- 
vans à écrire charriot2i\cc deux rr ; 
cependant depuis plus d'un iiecle 
on n'en met qu'une. 

Charitable , adj. de tout genre. 

Charitablement , adv. 

Charitatif, ive , adj. t. du Droit 
Canonique. 

Charité , f. f Amour d^ Dieu 6c 
du p»:ochain ; aumône. 

Charivari , f. m. Bruit confus. 

Charlatan , ane , f. m. &. f. Ven- 
deur d'orviétan ; hâbleur. 

Charlatané , ée , part. 

Charlataner , v. a. Imiter les Char- 
latans. 

Charlatanerie , f. f. V. Pr. let. N. 
Tromperie de Charlatan. 

Charlatanefque , adj. De Charlatan. 

Charlatanifm.e , f. m. Cara(2:ere du 
Charlatan. 

Charmant , ante , adj. Qui plaît. 

Charme , f. m. Enchantement , 
appas , attraits. 

Charme , f. m. Arbre. 

Charmé , ée , part. 

Vij 



1^6 C H A 

Charmer , v. a. Ufer de fortilége ; 

enchanter. 
Charmeur , (. m. Sorcier. 
Charmille , f. f. Plant de petits 

charmes. 



Chc 



ige 



f. m. Tems 



oppose 



au Carême , & Droit Seigneurial. 

Charnaigre , f. m. Eipece de chien 
courant. 

Charnel , ele , adj. Qui aparticnt 
à la chair. 

Charnélement , adv. Selon la chair. 

Charneux , eufe , adj. t. de Méde- 
cine. 

Charnier , f. m. Galerie qui efl au- 
tour des Cimetières. 

Charnière , (. f. Pièces de métal 
jointes enfemble par une broche. 

Charnu , ue , adj. Fourni de chair. 

Charnure , T. f. Parties charnues. 

Charogne , f. f. Corps mort Se cor- 
rompu d'un animal. 

Charoi , f. m. A61ion de charier. 

Châron , one , (. m. & f. Ouvrier 
qui fait des voitures. 

Châronage , f. m. Ouvrage de 
Châron. 

On écrit auflî Charron & Char- 
ronnage , mais on pronorrce Châ- 
ron & Châronage. 

Charpente , f. f. Ouvrage en pièces 
de bois. 

Charpenté , ée , part. 

Charpenter, y. a. Tailler des pièces 
. de bois. 

Charpenterie , f. f. 

Charpentier , 1". m. 

Charpie , f. f. F^ilamens de linge 
usé. 

Charte , f. f. Titre , Lettres Paten- 
tes , &c. 

On écrit auffi Ckartre , mais 
abulivement , puifqu il vient du 
Lann Ckarta, On appelé Charte 
Ï^Grmandt! , un titre ou privilège 
acordé aux Normands par le Roi 



c H A 

r Louis Hutin , en 131 5, 
Mars , confirmé depuis pî 
férens Rois de France fes 
ceffeurs. 

Charte-Partie , f. f. t. de Ma 

Chartil , f. m. Grande charete 
tranfporter les blés. 

Chartre , f, f. Prifon. 

C'eft un ancien mot do: 
trouve les vertiges dans S. 1 
de la Chartre à Paris , & d: 
Vincent de la Chartre , p 
Château-du-Loir. Ce mot fi 
aufîi langueur ; car on dit c 
fant eft en chartre. Mais a 
riel , le mot char très n'efl 
bué qu'à des titres ou enfi; 
mens , & en ce fens on écri 
correftement Chartes. V. C 

Chartreule , f. f. Maifon de 
treux. 

Chartreux , eufe , f. m. & f. 
gieux & Religieufe de rOr( 
b. Bruno. 

Cliartrier , f. m. Lieu où l'on 
les Titres d'une Commun 
Abbaye , &c. 

Quoiqu'on écrive Charte 
me étant dérivé de Charta 
pendant l'équivoque de pn 
ciation entre Chartes & Cha 
a fait que l'on a dit Char. 
comme de Calendes , CaUn 

Chartulaire , f. m. Recueil des ' 
tes d'une Abbaye. 

On prononce Cartulaîre. 

Charuage , f. m. t. de Coutu 

Charue , (, f. Inftrument pou 
bourer la terre. 

Chas , f, m. Trou d'une aif^uil 

Chaferet , f. m. Petit cliâfns 
faire des fromages. 

Chafnatarbafli , f. m. Grand 
forier du Sérail. 

ChafTaky , f. m. & f. Ofîiçie 
Grand Seigneur , 6c fille qi 



C H A 

' -and Seigneur a honorée de (a 
1 drefle. 

h Te , f. f. Sorte de caifle où l'on 
; iferme des Reliques. 

La première fyllabe eft longue , 

l'Académie y met le circon- 
^<e. 
lie, f. f. Aftion de chafTer. 

La première fyllabe eft brève. 
h é , r. m. Pas de danie. 
hé, ée , part, 
h e-boffe , r. f. Plante, 
h e-coquin , f. m. Bedeau qui 
( fle les gueux, 

H e-coufm , f. m. Mauvais vin. 
hl slas , f. m. Sorte de raifin. 

^ufage eft d'écrire ainfi , & 
r . Chacelas, 

h î-marée , f. m. Vendeur de 
f Ton de mer. 

h î- poignée , f. m. Outil de 
1 irbifTeur. 
h' îr , V. a. 

h. îrefle 3 S, f. Femme qui aime 
1; haffe. 

hi ;ur, eufe , f. m. & f. 
h; e , f. f. Humeur vifqueufe qui 
f des ieux. 

h; eux , eufe , adj. Qui a de la 
c lie. 
bâ î , f . m. Ouvrage de Menui- 

f(; ?. 

I 'a fe prononce long , & l'A- 
c! îmie y met le circonflexe. 
ha )ir , f. m. t. de Tonelier. 
ba , adj. de tout genre, 
b; ment , adv. 
la: té , f. f. 

^a )le , f. f. Ornement des Prê- 
tri 

^a: )l!er , f. m. Celiu qui fait ou 
qi vend des chafables , & autres 
or mens d'Églife. 
lai chate , f. m. & f. Animal 
de eftique. 
^âtjne, f. f. Ftm. 



C H A IJ7 

Châtaigne , ée j adj. Couleur de 
châtaigne. 

Châtaigneraie , f. f. Lieu planté de 
châtaigniers. 

Châtaignier , f. m. Arbre. 

Châtain , adj. m. Il n'eft guère en 
ufage qu'en ces phrafes ; Poil 
châtain , cheveux châtains. 

Chate , f. f. Femele du chat. 

Chate , f. f. Sorte de Barque. 

Chatée , f. f. La portée d'une chate. 

Châtelain , f. m. Seigneur ou Jugs 
d'une Châtélenie. 

Châtelé , ée , ad;, t. de Blafon. 

Châtélenie , f. f. Terre d'un Sei- 
gneur Châtelain. 

On écrit auiîi Chctellenîe félon 
l'ancien ufage de doubler la con- 
fone après Ve pour le faire pro- 
aoncer : mais l'accent produit le 
même effet ; & puifqu'on écrit 
Châtelain , il efl naturel d'écrire 
Châtélenie. 

Châtelet , f. m. Lieu où fe tient le 
Préfidial & la Juftice ordinaire 
du Prévôt de Paris, 

Chatemite , f. f. Hypocrite. 

Chatepeleufe , f f. Charançon. 

Chater , f. m. Efpece de valet de 
pied en Perfe. 

Chater , v. n. Produire des chats. 

Chat-huané , es , adj. t. de Fau- 
conerie. 

Chat-huant , f. m. Oifeau no6lurne. 
Le t de la première fyllabe ne 
fe prononce pas , & Vh de la fé- 
conde efl afpirée. 

Châtiable , adj. Qui doit être châtié. 

Châtié , ée , part. 

Châtier , v. a. Punir , corriger. 

Chatière , f. f. Trou pour les chats. 
On écrit auffi Chattiere ; mais 
on prononce Chatière , & l'Aca- 
démie l'écrit ainfi. 

Châtiment , f. m. Punition. 

Chaton , f. m. Petit chat. 



r;8 , C H A 

On écrit auiîi Chatton ; mais 
on prononce Chaton , & l'Aca- 
démie l'écrit ainfi. 

Chaton , f. m. Partie d'une bague. 

Chatons , T. m. plur. Fleurs de 
noyer & de coudrier. 

Chatouillé , ée , part. 

Chatouillement, f. m. 

Chatouiller , v. a. Caufer un tref- 
faillement par un attouchement 
léger. 

Chatouilleux , eufe , aoj. 

Chat-pard , f. m. Animal. 

Châtré , ée , part. 

Châtrer , v. a. 

Châtreur , f. m. 

Chauche-branche , t. d'ouvrier. 
Levier qui fert à élever de grands 
fardeaux. 

Chaud , aucle , adj. & fubll:. Qui 
a de la chaleur. 

Chaude , f. t. t. de Verrerie. 

à la Chaude , adv. D'une manière 
trop vive , trop violente. Du 
premier abord. 

Chaudeau , f. m. Bouillon. 

Chaude-chalTe , f. f. Pourfuite d'un 
prifonier. 

Chaudement , adv. Avec chaleur. 

Chauderet , f. m. Un des moules 
dont lé fervent les bateurs d'or. 

Chaude-fuante , t. de Serrurier. 

Chaudier , v. n. t. de Chaflé. 

Chaudière , f. f. 

Chaudron, f. m. Utenfile decuifme. 
On écrit aufîï Chaudcron ; mais 
on prononce Chaudron , & l'A- 
cadémie l'écrit ainfi. 

Chaudronée , f. f. Ce qu'un chau- 
dron peut contenir. 

Chaudronerie , f. f Marchandife de 
Chaudronier. 

Chaudronier , iere , f. m. & f. 

Chauf , Chouf , f m. Soie de Perfe. 

Chaufage , f. m, Provifion de bcis 
à brûler. 



C H A 

Chaufe y {. {, u de Fonderie. 
Chaufé , ée , part. 
Chaufe-chemife , f. m. Son 

panier. 
Chaufé-cire , f. m. OfRcier i 

Ciiancélerie qui prépare &.a 

la cire pour fcéler. 
Chaufe-lit , f. m. Bafîînoire , l\ 
Chaufe-pied , f. m. Chauferet 
Chauler , v. a. 

On écrit aulFi Chauffer, Ch. j 

Chauf âge , &.c. mais on pror 

Chdufer ^ CMaufe , Chaufage j 

rien n'y exige le doublemen 
Chaulerete , f. f. Boîte qui [ 

chauler. j 

Chaufe rie , f. f. t. de Forgeroi 
Chauléte, f. f. Soie de Perfe. [ 
Chanteur , f. m. t. de Forge. 
Chauloir , f. m. Lieu où i\ \ 

chaufe. 
Chaufour , f. m. Grand Four à ii 

la chaux. 
Chaufournier , f. m. Ouvriei d 

fait la chaux. f 

Chaufure , f. f t. de Forge. I 
Chaulé , ée , parf. 
Chauler , v. a. Chauler le blé 
Chaulier , C m. Celui qui tie « 

four à chaux. 
Chaume , f. m. Partie dutuy; d 

blé qui refte ataché à la t 

quand on l'a fcié. 
Chaume , ée , part. 
Chaumer , v. a. Arracher le chc ii( 
Ciiaumiere , f. f. Petite maifon 'U 

verte de chaume. 
C ha u mine , f. f. Petite chaumi î. 
Chauflage , f. m. Droit de Pc e 

6: ce qui eft néceflaire poi ;n 

treter:ir quelqu'un de foulier 
Chauffant , ante , adj. 11 ne ^^ 

jiuere que des bas. 
Chauffe , f. f. Pièce d'étofe U' 

portent les Doéteurs, 
Chauîsé , ée , part. 



C H A 

Z\ ifsée , f. f. Digue pour retemr 

eaux. 
lï ifl'e-pied , f. m. Ce qui fert à 

aufler aisément un foulier. 
^liiTer, V. a. Il ne fe dit qu'en 
_ lant des bas &. des fouliers. 
lï ifles , f. f. plur. Vêtement qui 

livre les parties inférieures du 

-ps. 
> Ifete , f. f. Sorte de chauflure. 
]h iTetier , f. m. Fabriquant de bas. 
^h ffe-trape , f. f. Inftrument garni 

< quatre pointes de fer , pour 

< mer les palTages à la Cavalerie. 
;B flon , f. m. Sgrte de chaufTure. 
]h flure , f. f. Ce que l'on met 

; : pieds pour les chauffer. 
]h ve , adj. de tout genre. Qui 

1 plus de cheveux, 
îh ve-fouris , f. f, Oifeau no- 

f rne. 
;h v^eté , f. f. État d'une tête 

* uve. 
;h vir , V. n. Il n'efl en ufage 

< en cette phrafe : Chauvir des 
i 'lies , les drejfer. 

'k s , f. f. Pierre calcinée par le 

-1- 

:hl îri , f. m. Efpece de halle 
c s les Indes. 

ilDnis , f. m. MoufleJice qui 
\ ît des Indes. 

h ladar-Bakhi , f. m. Grand 
1 iforier du Sérail, 
h Js , f. m. t. de Chafle. 
h- igni , f. m. Petit Tréforier du 
ail 

h; lya , f. nv Second Officier 
d JanifTàires. 

"' i , f m. Monpie d*étain qui a 
c rs dans les Indes Orientales. 
"< » f. m. Il ne fe dit que de la 
t^ de l'homme , & n'eft guère 
d âge qu'en Poëfie. 
h^ i'œuvrç , f. m. Quyrage par- 



C H E ijj^ 

L'/ne fe prononce pas au plu- 
riel , les Chef-d' œuvres. 
Chéiecier, V, Chévecïer. 
Chef- lieu , f. m. Lieu principal. 
On y prononce Vf, 

Chegros , f. m. t. de Bourelier. 

Chéita-bunde , f. f. Soie qui fe fait 
dans les États du Mogol. 

Chelezzi , f. m. Grand Dépenfier 
dans la Maifon du Grand Sei- 
gneur. 

Chélidoine , f. f. Plante excellente 
pour la vue. 

On prononce Kélldoine. 

Chélonite , f. f. Pierre qui fe trouve 
dans le ventre des jeunes hiron- 
deles. 

Chémage , L m. t. de Coutume. 

Cbembalis , f. m. Sorte de cuir qui 
vient du Levant. 

Chêmer , v. n. t. populaire , qui fe 
dit particulièrement des enfani qui 
ont du chagrijj. 

Chemin , f. m. Paflage public. 

Chemin-couvert , f. m. t. de Forti- 
fication. 

Chemin-des-rondes, f. m. t. de For- 
titication. 

Cheminée , f. f. 

Cheminer , v. n. Aller , marcher. 

Chemife ^ î. ï, 

Chemifete , f. f. Diminutif. 

Chênaie , f. f. Lieu planté de 
chênes. 

Chenal , f. m. Courant d'eau bordé 
de terre , où un vaifTeau peut 
entrer. 

Chenaier , v. n. t. de Marine. Il y 
en a qui écrivent Chenailler. 

Chenapan , f. m. Mot tiré de l'Alle- 
mand , où il défigne un brigand 
des Montagnes noires : en F^an-- 
cois il fignifie un Vaurien. 

Chêne , f. m. Arbre. 

Chêneau , f. m. Jeune chêne. 

Ghêneau , f, m. Conduit d'eau. 



i6o C H E 

Chenet , f, m. Utenfile de che- 
minée. 
Chénete , f. f. Herbe. 
Chêne-verd , f. m. Chêne qui con- 

lerve fes feuilles veries en tout 

tems. 
Chéneviere , f. f. Lieu lemé de 

chanvre. 
Chénevis, f. m. Graine de chanvre. 
Chénevote , T. f. Le tuyau de la 

plante du chénevis , dépouillé de 
■^ ion chanvre. 

Chénevoter, v.n. t. d'Agriculture. 
Chenil , f. m. Logement des chiens. 
La lettre / ne le prononce point. 
Chenille , f. f. Sorte d'infeéle. 
Chênon , f. m. t. de Vitrier. 
Chenu , ue , adj. Blanc de vieillefle. 

11 eft vieux. 
Cheoir , V. Choir. 
Chepenec , f. m. Sorte d'étofe dont 

fe fervent les Turcs. 
Cheptel , ou Chepteil , f. m. t. de 

Jurifprudence. 

L'Académie préfente les deux , 

donnant ainfi la préférence au 

premier. 
Chepu , f. m. t. de Tonelier. 
Cheq , r. m. Grand Prêtre de la 

Mecque. 
Chèque , f. m. & f. Qui eft de 

Bohême. 
Cher , ère , adj. Tendrement aimé. 
Cherche , f. f. Soin qu'on prend 

pour trouver quelque chofe. C'eft 

auiîi un t. d'Archite(^l:ure. 

En ce dernier fens , T Acadé- 
mie obferve qu'on dit aufli Cerce. 
Cherché , ée , part. 
Cherche-fiche , t. de Serrurier. 
Chercher , v. a. 
Chercheur , eufe , f. m. & f. 
Chercolée , T. f. Étofe des Indes , 

foie & coton. 
Chère , f. f. Tout ce qui regarde 

les viandes. 



c H E 

Chèrement , adv. Tendremei 

Chéri , ie , part. 

Chérif , f. m. Prince chez le; 

bes. 
Chérir , v. a. Aimer tendrer 
Cherlefquier , ou Cherlesker 

Lieutenant Général des a 

du Grand Seigneur, 

L'Académie écrit Cher 
Cherquemole , Étofe des In< 
Cherté , f. f. Prix exceflif. 
Chérubin, f. m, Efprit célef 
Chervis , f. m. Racine.' 
Chefneghir-Bafchi , f. m. Cl 

ceux qui font l'elTai des -v 

qu'on fert au Grand Seign ' 
Chetel , f. m. Voyez Chepte 
Chéîif, ive, adj. Vil , mép 
Chétivement , adv. Pauvren i 
Chétolier , f. m. Celui qui i 

des beftiaux à cheptel. 
Chétron , f. m. t.' de Bahut | 
Cheval , f. m. Animal. I 

Cheval-de-Frife , f. m. t. de ( i 

Poutre armée de pointes d ; 

ou de pieux ferrés , pour t 

de bariere. 
Chevalement , f. m, t. d'A i 

6ture. 
Chevaler , v. a. t. vieux & b 
Chevalerie , f. £ Grade de 1 

valier. 
Chevalet , f. m. Supplice ; l 

ment de bois. 
Chevalier , f. m. Titre d'ho J 
Chevaline, adj. £Iln'eftei'î 

qu'en cette phrafe ; Béte m 

Une. 
Chevalis , t. de Navigation. 
Cheval-marin , f. m. Anima «1 

leux. 
Chevance , f. f. Lô bien qu'c a 

eft vieux. 
Chevauchable , adj. m. & i 
Chevauchée , f. f. Il n'eft(^^ 

que dans le ftyle de Pratiq. 
Cheval iô 



C H E 

vaucher , v. n. Aller à cheval, 
ihevauchons , adv. À calitbur- 
lon. 

vau-léger , f. m. Au plur. Che- 
iw léger s, 

vecerie , f. f. C*eft la premier.e 
•ignité dans plufieurs Collégiales, 
vecier , f. m. Celui qui a la 
•emiere Dignité dans un Châ- 
tre. 

On écrit aiiiîi Chéfecier : l'A- 
idémie préfère Chévecier, 
v^elé , ée , adj. t. de Blafon. 
velu , ue , adj. Qui porte de 
ngs cheveux. 

i^elu , f. m. t. d'Agriculture, 
/ekire , f. f. t. Colledif. Les 
eveux. 

/er , V. a. t. de Joaillier. 
/et, (. m. Oreiller long&rond^ 

partie d'une Eglife. 
i^eteau , f. m. t. de Moulin, 
v'être , r. m. Licou. Il eft vieux, 
^^eu , r. m. Poil de la tête. Au 
Lir. Cheveux. 

/ille , f. f. Morceau de bois 
i de fer. 
iiWk , ée , part. 
/iller , V. a. Mettre des che- 
lles. 

/illete , f. f. t. de Relieur, 
v'illoa , f. m. t. de Tourneur 

de Ferandinier. 
villots , f. m. plur. t. de Marine, 
villure , f. f. t. de Vénerie. 
v\x , V. n. Venir à bout de 
lelqu'un. Il eft vieux. 
/ifTement , f. m. Convention, 
v're , f. f. Femele du bouc, 
vreau , f. m. Petit d'une chèvre. 
vre-feuill.e , f. m. Plante. 
Quelques-uns écrivent Chevre- 
uil ; l'Académie préfère Che- 
e-feuille. 

vre-pied , f. m. On entend fous 
: nom les Faunes & les Satyres. 



C H E i6t 

Chevreter , v. n. & a. Qui fe dit 
d'une chèvre qui met bas. 

Chevrete , f. f. La femele du che- 
vreuil. 

Chevreuil , f. m. Bête fauve. 

Chevreufe , f. f. Sorte de pêche. 

Chevrier, f. m. Qui conduit des 
chèvres. 

Chevrillard, f. m. Petit chevreuil. 

Chevron , f. m. Pièce de bois. 
C'eft auffi un t. de Blafon. 

Chevroné , ée , adj. t. de Blafon, 

Chevroté , ée , part. 

Chevroter , v. a. Faire des che- 
vreaux. 

Chevrotin , f. m. Peau de chevreau 
corroyée. 

Chevrotine , f. f. Plomb à tirer le 
chevreuil. 

Chez , Prépofition, 

Chiaoux , f. m. Huilîier chez les 
Turcs. 

Chiafle , f. f. Écume de métaux. 

Chicambaut , f m. t. de Marine. 

Chicane , f. f. Procédures a^-tifi- 
ciéufes. 

Chicaner , v. n. Faire des procès 
à quelqu'un pour des bagateles ; 
fâcher , chagriner. 

Chicanerie, f. f. Tour de chicane. 

Chicaneur , eufe , f. m. & f. 

Chicanier , iere , adj. Qui chicane. 
Il n'eft d'ufage que dans le ftyle 
familier. 

Chiche , adj. de tout genre. Avare. 

Chiche-face , f m. Homme mai- 
gre & chagrin. 

Chichement , adv. D'une manière 
chiche. 

Chicheté , f. f. Avarice. Il eft bas. 

Chicon , f. m. Laitue Romaine. 

Chicoracée , adj. f. t. de Botanique, 

Chicorée , f. f. Plante. 

Chicot , f. ra. Petit éclat de bois. 

Chicoter , v. n. t. populaire qui 
fignifie difputer, 

X 



i62 C H I 

Chicotin , f. m. Plante acre & 
amere. 

Chien , iene , f. m. & f. Animal 
domeftique. 

Chien-célelle , f. m. Conftellation, 

Chiendent , f. m. Plante. 

Chiéner, V. n. Faire de petits chiens. 

Chien-marin , f. m. Efpece de poif- 
fon. 

Chier, v. n. Se décharger le ventre. 

Chieur , ieufe , f. m. & f. Qui 
le décharge le ventre. 

Chife , f. f. t. qui le dit par mé- 
pris en parlant d'une étote mau- 
vaife. 

Chifon , f. m. Vieux morceau d'é- 
tofe , de linge & de papier. 

On écrit aufli Chiffe & Chiffon : 
mais on prononce Chife & Chifon. 

Chifoné , ée , part. 

Chifoner , v. a. Bouchoner. 

Chifonier , iere , f. m. & f. Qui 
ramafTe des chifons. 

Chifre , f. m. Caraftere qui fert à 
exprimer les nombres. 

On écrit aufTi Chiure : mais on 
prononce Chifre» 

Chifré , ée , part. 

Chifrer , v. a. Écrire des chlfres. 

Chifreur , f. m. Celui qui fait bien 
compter avec la plume. 

Chignon , f. m. Le derrière du cou. 

Chilerbaffi, f. m. Officier du Grand 
Seigneur qui a foin des confitu- 
res. Prononcez KiUrbaffî, 

Chillas , f. m. Toile de coton qui 
yient de Bengale. 

Chiller , v. a. t. de Fauconerie. 

Chimère , f. f. Monflre fabuleux. 
h'e da la pénultième fe pro- 
nonce ouvert dans ce mot , & 
fermé dans le composé chiméri- 
que. 

Chimérique , adj. de tout genre. 

Chimériquement , adv. 

Ghimérifer , v. n. Se repaître de 



C HI 

chimères, de vaines imaginât ($. 
Chimie , f. f. Art de décomp er 

les corps , 6c de les recomp ;r. 
On écrit aufTi Chymie , en > 

pofant qu'il vient du Latin Chy a. 

Mais il vient de Chimia , & d'I- 

chimia. L'Académie écrit C/ « 

& Alchimie, 
Chimique , adj. de tout genre, lù 

apartient à la Chimie. 
Chimiile , f. m. Celui qui s )- 

plique à la Chimie. 
China , f. f. Plante. 
Chinage , f. m. t. de Coutur 
Chinfreneau , f. m. Coup q n 

reçoit à la tête. Ce mot efl )• 

pulaire. 
Chinois , oife , f. m. & f. Hab t 

de la Chine. 
Chinquer , v. n. Il eft bas. B t 

par excès en choquant les vei . 
Chint , f. m. Toile Indiene. 
Chinte-Seronge , f. f. Toile' 1: ■ 

che de coton , propre à î 

mife en couleur. 
Chiourme , f. f. Tous les for > 

d'une Galère. 
Chipage , f. m. t. de Taneuf. 
Chipé , ée , part. paf. L 

Chiper , v. a. t. de Taneur. | 
Chipoter , V. n. Il efl du fl ; 

familier. Manger peu. 
Chipotier , ère , f^ m. & f. ( i 

vétille , qui contefle fur un r . 
Chique , f. f. Petite tafTe à c; . 

C'eft aufTi une petite boule ; 

marbre , ou de terre cuite , d f 

les enfans fe fervent pour jou , 

ou enfin une efpece de ciror 
Chiquenaude , f. f. Coup du doi 
Chiquet, f. m. Il n'eil: plus d'uls 

que dans le ù.y\e familier. Pei 

partie d'un tout. 
Chiragre , f. f. Goûte aux naaii 

II efl aufTi f. m. pour fignif 

celui qui en . efl ataqué. 



C H I 

C rcilla , f. m. Animal. 

C rographaire , adj. Créancier 

(ont la dette n'efl: fondée que 
'ur un billet. 

i On prononce Kirographaire; 
i nais on doit toujours écrire chi' 

ographaire , parce qu'il vient du 

.atin Chirographum , écrit figné 

e la propre main du débiteur. 
C romancie , i. f. Art de deviner 

ar l'infpeflion des lignes de la 

lain. 
Le chi (q prononce comme kî. 
C romancien , iene , f. m. & f. 

)ui exerce la Chiromancie. 
( ron , f. m. Centaure. 
C rurgical , aie , adj. Qui apartient 

la Chirurgie. 
( rurgie , f. f. Partie de la Mé- 

ecine qui confifte dans les opé- 

itions manueles. 
( rurgien , f. m. Celui qui exerce 

i Chirurgie. 
< rurgique , adj. de tout genre. 

)ui apartient à la Chirurgie. 
C fe , f. f. Efpece de poivre du 

lexique. 
C fte , f. m. t. de Médecine. 

On prononce Ki(îe, 
C tes , f. f. plur. Toiles de coton 

e Mafulipatan. 
C tes d'Amedabad , f. f. plur. Toî- 

s peintes qui vienent du Mogol. 
C tome , ou chitombe , f. m. Chef 

e la Religion parmi les Nègres. 

L'Académie préfère Chitomc. 

^ure, f. f. Il ne fe dit que des 

Kcrémens que font les mouches. 
C amyde , f. f. Efpece de man- 

îau des Anciens. 
C cris , f. f. Déeffe des fleurs. 
C oris , f. m. Petit oifeau. 
C orofe , f. f, t. de Médecine. 
^■>c, f. m. Heurt d'une chofe 

ontre une autre. 
^ )colat , f. m. Breuvage composé. 



C H O j(55 

Chocolatier , iere , f. m. & f. Celui 
ou celle qui fait ou vend du 
chocolat. 

Chocolatière , f. f. VaifTeau qui 
fert à délayer ou à faire cuire le 
chocolat. 

Chœur, f. m. Troupe de mufi- 
ciens qui chantent enfemble ; & 
partie d'une Eglife. 

L'A ne fe prononce pas. 

Choin , f. m. Sorte de pierre dure; 

Choir , V. n. Tomber. Il ne fe dit 
guère qu'à l'infinitif, & au par- 
ticipe chu. 11 vieillit. 

Choifi , ie , part. , 

Choifi-le-Roi y Magnifique M$ifon 
Royale fur le bord de la Seine. 

Choifir, V. a. Faire un choix. 

Choix , f. m. Ele6î:ion , préférence 
d'une chofe à une autre. 

Cholédologie , f. f. Partie de la 
Médecine qui traite de la bile. 

Choléra-morbus , f. m. Mot em- 
prunté du Latin , pour fignifier 
un épanchement de bile lubite. 
C'eft abufivement qu'on écrit 
Colera-morbiis y puifqu'il vient 
du Latin Choiera, 

Chômable, adj. de tout genre. Qui 
doit fe chômer. 

Chômage , f. m. CefTation d'agir. 

Chômé , ée , part. 

Chômer , v. n. & a. Ne rien faire 
faute d'ouvrage. S'abftenir de 
travailler. 

On a prétendu qu'il falloit deux 
m dans ces mots , parce qu'ils 
vienent du Bas-Breton chom , 
qui figniiie s'arrêter , fe repofer. 
Chommet d''a:^é , arrêtez-îà , de- 
meurez 'à. Mais l'Académie pré- 
fère d'écrire ces mots comme 
on les prononce , Chôrnable , 
Chômage , Chômé , Chômer. 

Chômer , f. m. Petit oifeau fort 
gras qui fe trouve en Normandie. 
Xij 



1(54 C H O 

Choncar , f. m. Efpece d'oifeau 
de proie. 

Chon'drille , f. f. Plante. 

Chondrologie , f. m. Partie de l'A- 
natomie qui traite des cartilages. 
La protniere fyllabe fe pro- 
nonce Kon. 

Chopement , f. m. Faux pas en 
heurtant du pied. 

Choper , V. n. Faire un faux pas 
en heurtant du pied. Ce mot 
& le précédent ne font guère 
iifités. 

Ghopine , f. f. Moitié de la pinte. 

Chopiner , v. n. Ivrogner. 

Chopinete , f. f. 

Choquant , ante , adj. Qui offenfe. 

Choqué , ée , part. 

Choquer , v. a. Heurter avec vio- 
lence. Infulter , déplaire. 

Choraux , f. m. plur. Enfans de 
chœur. 

Dans ce mot & dans tous les 
fuivans, jufqu'à cliofe , la pre- 
mière fyllabe fe prononce ko. 

Chorée , f. m. Pied de vers. 

Ce fer©it abufivement que l'on 
écrlrolt Corée ; car il vient du La- 
tin Chorcus , dérivé de Chorus. 

Chorégraphie, f. f. L'art de noter 
les pas de Danfe. 

Chorévêque , f. m. Nom qu'on 
donnoit anciénement à des Évê- 
ques fubalternes, 

Choriambe , f. m. Pied de vers. 
Ce feroit encore abufivement 
qu'on écrirok Coriambe , puifqu'il 
eft composé de ces deux mots 
Cfwrée OL ïambe, 

Chorion ^ f. m. t. d'Anatomie. 

Chorifte , f. m. Chantre du chœur. 

Chorographie , f. f. Defcription 
d'un lieu , d'un pays. 

Chorographique , adj. de tout gen- 
re. Qui a[)artient à la Choro- 
graphie. 



C H O 

Choroïde , f, f. t. d'Anatom 

Chorus , mot Latin qui n'eft » ifa 
ge qu'en cette phrafe : .jr 
chorus 5 chanter enfemble ta 
ble. 

Chofe , f. f. Ce qui eft. 

Il fe prend au mafculin m 
cette phrafe. On ma dit qu m 
chofe qui ejl très-intérejjant.] -1 
vient qu'on dit auffi quelque oj 
de bon , c'eft- à-dire , qui ej n 

Choter , v. a. Du blé choré. 

Chou , f. m. Au plur. Choux é 
gume. 

Choucas , f. m. Corneille gi , 

Chouete , f. f. Oifeau de ni 

Chou-fleur , f. m. Légume. 

Chouquet , f. m. t. de Mar 

ChoufTet , f. m. BoifTon que i 
les Turcs. 

Choyé , ée , part. 

Choyer , v. a. Conferver avec ii 

L'Académie écrit : il c t 

ils choient. Dans ce mot & l 

les fuivans , jufqu'au mot Ck ( 

ter , on ne prononce point . 

Chrême , f. m. Huile fainte . 

Chrêmeau , f. m. Petit bonet c i 
met fur la tête des enfans c | 
baptife , après qu'on les a i 
avec le S. Chrême. 

Chrétien , ene , adj. & f. Qu 
profeflîon de croire en J i 
Chrift. 

Chrétiénement , adv. 

Chrétienté , f. f. Le Pays chré 

Chrie , f. f. t. de Rhétorique 

Chrifmation , f. f. Aftion d'ir 
fer le Chrême. 

C H R I s T , f. m. Ce mot 
fignifie Oint , defigne princ 
lement Notre-Seigneur. 

Quand le mot Chnfl. eft ) 
au mot Jefus , on ne pronc 
point l'j de Jefus ni de Chrifl 
fus Chrifl , prononcez Jefu- Ci 



C H R 

lie t ne fe prononce même 
c ; devant les voyeles ; en forte 
[j devant les confones , on pro- 
n ice Jefu Chri, 
|i e-marine , f. f. Plante, 
i^ianifer, v. a. Rendre Chre- 

tj:. 

il ianifme, f. m. Religion Chré- 

ti e. 

Il natique , adj. t. de Mufique. 

C mt qui abonde en sémi-tons. 

Il ilque , f. f. Hiftoire félon 

[' ire des tems. 

i; liqueur , f m. Auteur de 

c unique. 

M ogramme , f m. Aflemblage 

d Tiots en vers ou en profe , 

d t les lettres numérales mar- 

q nt la date ou l'année de quel- 

q événement. 

>n dit aufli Chronographe , 
n ; abufivement ; ce dernier 
n fe prend dans un autre fens. 
u ographe , f. m. Auteur qui 
a :rit fur la Chronologie. 

)n le prend aufîî pour ChrO' 
n -amme , mais abufivement, 
u ographie , f f. Chronologie. 
iri ologie , f. f. Do6lrine des 
tdî. 

it ologique , adj. de tout genre. 
Jr ologifte , f m. Celui qui fait 

[ui enfeigne la Chronologie, 
ir ologue , f. m. Il vieillit. C h ro- 
n( gifte. 

ir- omette , f. m. Inftrument de 

IV hématique pour mefurer le 

te ;. 

ir; ilide , f. f. Efpece de ver ou 

d€ henille. 

in nthémum , f. m. Plante. 

ir:s, f f. PrêtrefTe de Junon 

1 'gos. 

'f) 'coUe , f f. Pierre précieu- 
se ou matière adhérente aux 
ni' ,ux. 



CHU i5y 

Chryfocome , f. f. Plante. 

Chryfolithe , f. f. Pierre précieufe. 
Danet , Joubert , le Di£t. des 
Arts écrivent chryfolithe ; parce 
qu'il vient du Latin Chryjolithus» 
L'Académie & Furetiere écri- 
vent chryfoUte, Richelet écrit cri- 
folite en François & cryfolhus 
en Latin , comme s'il était en 
fon pouvoir de réformer l'Ortho- 
graphe de ces deux Langues , def- 
quelles il retranche les lettres k 
& y par tout où il lui plaît. Il 
écrit crifolite au lieU de chryfoli" 
te i chrifocolle pour chryfocolle , 
cronique , croniqueur , pour chro' 
nique , chroniqueur. On ne peut 
pas dire qu'il ait écrit de la for- 
te à caufe de la prononciation, 
puifqu'elle eft toujours la même , 
loit qu'on life ces mots comi^pe 
nous les écrivons , ou qu'on les 
life comme les écrit Richelet. 

Chryfopée , f. f. t. d'Alchimie. 
Science de faire de l'or. 

Chryfoprafe , f f. Sorte de pierre 
précieufe. 

Chuchoter , v. n. Parler bas. 

Quelques-uns difent Chucheter: 
l'Académie préfère Chuchoter. 

Chuchoterie , f. f. Entretien bas. 

Chuchoteur , eufe , f m. & f. Qui 
chuchote. 

Chuquelas , f. m. Étofe de foie & 
de coton qui vient des Indes 
Orientales. 

Chut , particule dont o» fe fert 
pour impofer filence. 

Chute j f f. Mouvement d'une chofe 
qui tombe. 

Dans toutes les ancienes Édi- 
tions & dans Danet même on 
trouve chcûte ; dans les nouve- 
les chute avec û , parce qu'il y 
a un e de retranché ; ce qui a 
donné lieu de croire que la fyl- 



i66 CI B 

labe étoit longue : mais l'Aca- 
démie la fait brève en écrivant 
Chute, 

Chyle , f. m. Suc blanc qui fe fait 
des aîimens digérés. 

Chyllfere , adj. de tout genre. Il 
fe dit des vaiffeaux qui portent le 
chyle. 

Chylification , f. f. Formation du 
chyle. 

Chylôfe j f. f. t. de Médecine. 
On prononce Khylôfe. 

Chymie , f. f. Y. Chimie & Al- 
chimie, 

Chymôfe , f. f. t. de Médecine. 
On prononce Khymôfe 

Ci , adv. de lieu & de tems. 

Ci-après , ci-contre, ci-deiTus, 
ci-deiTous , ci-devant ; celui-ci , 
celle-ci , ceux-ci , celles-ci , &c. 
%V. ma Préf. à la Divifion. 

Ciboire , f. m. Vafe Sacré. 

Ciboule , f. f. Petit oignon. 

Ciboulete , f. f. Petite ciboule. 

Cicatrice , f. f. Marque des plaies. 

Cicatricule , f. f. Petite cicatrice. 

Cicatrifant , adj. & f. t. de Méde- 
cine. 

Cicatrifatif , ive , adj. t. de Méde- 
cine. 

Cicatrisé , ée , part. 

Cicatrifer , v. a. Il eft auiîi n. paf. 
Faire des cicatrices. 

Cicero , f. m. t. d'Imprimerie. 

Cicerole , f. f. Efpece de pois chi- 
ches. 

Ciclades , f. f. plur. Nymphes. 

Ciclamen , V. Cyclamen. 

Ciclamor , V. Cyclamor, 

Cicognat , f. m. Petit de la cicogne. 
Cicogneau eft plus en ufage. 

Cicogne , f. f. Oifeau. 

On prononce abufivement Ci- 
gogne , & plufieurs l'écrivent ainfi. 
Il vient du Latin Ciconia, 

Cicutaire, f. f. Plante. 



G I G 

Cid , f. m. Mot emprunté e 

rabe , qui fignifie Chef. 
Cidre , f. m. Boiflbn. 
Ciel , f. m. Au plur. deux. \ 

tie Supérieure du monde. H 

des Ciels de lit , & en t( h 

peinture , Ce Peintre fait '; 

Ciels. Il fignifie auiTi air , n 
Ciel , ou Cœlus , f. m. ,s 

l'Air & de la Terre. 
Cierce , f. m. Chandele cl 
Cierge du Pérou , f. m. 1 ; 
Ciergier , f. m. Ouvrier i 

&. qui vend des cierges. 
Cigale , f. f. Sorte d'infetS 
On le prononce abufi ti 

ainfi : ce devroit être ( ii 

du Latin Cicada, 
Cigne , V. Cygne. 
Cigogne , V. Cicogne. 
Ciguë , f. f. Herbe dangert ;, 
On le prononce abufi ti 

ainfi:ce devroit être Ci , 

Latin Cicuta. 
Cil , f. m. Poil fitué aux e k 

tés des paupières. 
Cilice , f. m. Vêtement ; i 

piquant. 
Cilindre , V. Cylindre» 
Cillé , ée , part. 
Cillement , f. m. Mouvem 

ieux & des paupières. 
Ciller , v. a. Il ne f© dit ■ 

mouvement des ieux &: c' 

pieres. Il eft auffi v. n. t li 

il ne fe dit que des cheva 
Cimaife , V. Cymaife, 
Cimbale , V. Cymbale. 
Cimbalaire , V. Cymbalain 
Cime , f. f. V. Cyme. 
Ciment , f. m. Sorte de M i< 
Cimenté , ée , part. 
Cimenter , v. a. Lier avec du ( .e 
Cimentier, f. m. Homme ( ' 

le ciment. 
Cimetere , f. m. Sorte de ce e' 



C I N 

i iere , f. m. Lieu deftiné à la 

I jlture des morts. 

■ r-, f. m. Pièce de bœuf. C'eft 

li un t. de BlafoD. 

y.e , (. f. Erpece d'Argile. 

j le , adj. Matière cimolie, 

^ -e , r. m. V. Cinnabre. 

« lele , f. f. t. de Mer. 

(i , r. m. Inftrument de Char- 

e ier. 

i ire , adj. Urne cinéraire. 

i :ion , f. f. Réduction du bois 

n endres. 

g 5e , f. m. t. de Marine. 

g, ée, part. 

g lU , f. m. t. d'Archite6lure. 

g , V. n. & a. Naviger à 

le îs voiles. 

n :e , f. m. Minéral rouge , 

h lillon. 

jufivement Cinabre , puif- 
u vient du Latin Cinnabaris. 
ni orne , f. m. Arbrifleau. 
q idj. Numéral de tout genre, 
qi n , f. m. t. de Guerre. 
l\, taine , f. f. coiledif. Nom- 
re e cinquante. 

qi te , adj. Numéral de tout 
în Cinq dixaines. 
ju tenier , f. m. Il ne fe dit 
\\ parlant de la milice & de 
f :ce des Villes. Celui qui 
'mande cinquante hommes. 
\\i\ ieme , adj. 
M îlle , f. f. t. d'Artillerie. 
[uii le , adj, de tout genre. Il 
• ."Ti f. m. 

[ui lement , adv. En clnquie- 
e n. 

■ag, f. m. t. de Marine. 
jej." m. Figure en demi-cer- 

C€ ;roit abufivement que l'on 
■«•o Ceintre : YAc^<3^imÏQ écrit 

îtri 

é,:e, part. 



C I R 167 

Cintrer , v. a. Arcndir en arc. 

Cioutat , f. m. Sorte de raifin. 

Cipollini , f. m. Marbre verd qui 
vient d'Italie. 

Cippe , (. m. Petite colonne que 
les Anciens plaçoient fur les gran- 
des routes. 

Cirage, f. m. Application de cire. 

Circé , f. f. Fameufe Magiciene. 

Circée , f. f. Plante. 

Circoncire, V. a. Couper le prépuce. 
Je circoncis, nous circoncifons, 
vous circoncifez , ils circoncifent. 
Parf. Je circoncis. Fut. Je circon- 
cirai : je circoncirois : que je cir- 
concife. Imparf. Subj, Que j« 
circon cille. M. Reftaut, 

Circoncis , ife , part. 

Circoncifion , f. f. Cérémonie Ju- 
daïque 6l Mahométane. 

Circonférence , f. f. Le tour d'un 
cercle. 

Circ©nflexe , adj. Il n'ed guère 
d'ufage qu'avec le mot accent. 

Circonlocution , f. f. Circuit de 
paroles. 

Circonfcription , f. f. Ce qui limite 
la circonférence des corps. - 

Circonfcrire , v. a. Limiter. 

Circonfcrit , ite , part. 

Circonfpe£l , efte , adj. Difcret ; 
retenu. 

Circonfpeftion , f. f. Prudence. 

Circonltance , f. f. Particularité qui 
acompagne un fait. 

Circonftancié , ée , part, 

Circonftancier , v. a. 

Circonvallation , f. f. Fofsé qu'on 
fait autour d'un Camp. 

Circonvenir , v. a. Tromper. 

Circonvention , f. f. Surprife. 

Circonvenu , ue , part. 

Circonvoifm , ine , adj. Il n'efl 
guère d'ufage qu'au pluriel , & 
ne le dit que des lieux Ôc des 
chofes. 



i6S C I R 

Circonvolution , f. f. t. d'Archite- 
fture. 

Circuit , f. m. Enceinte , tour. 

Circulaire , adj. de tout genre. Rond. 

Circulairement , adv. En rond. 

Circulateur , f. m. Charlatan. 

Circulation , f. f. t. de Chimie & 
de Médecine. Mouvement de ce 
qui circule. 

Circulatoire j adj. t. de Chimie. 

Circuler , v. n. 

Cire , r. f. 

Ciré , ée , part. 

Cirer , v. a. Enduire de cire. 

Cirier , f. f. Ouvrier qui travaille 
en cire. 

Ciroëne , f. m. Emplâtre. 

Ciron , f. m. Infecte qui s'atache 
à la peau de l'homme. 

Cirque , f. m. Bâtiment des An- 
ciens , deftiné aux Spectacles. 

Cirfakas , f. m. Étofe des Indes. 

Cirfocele , f. f. t. de Médecine. 

Cirure , f. f. Enduit de cire. 

Cifaillé , ée , part. 

Ciiailler , v. a. t. de Monoie. Cou- 
per avec des cifailles. 

Cifailles , f. f. plur. t. de Monoie. 
Gros cifeaux à couper le métal. 

Ciieau , f. m. 



Ciieaux , 
composé 



f. 



part. 

a. Travailler avec le 



m. plur. Inftrument 
de deux bâres tran- 
chantes. 

Cifelé , ée , 

Cifeler , v. 
cifelet. 

Cifelet , f. m. t. d'Orfèvre. Petit 
cifeau. 

Cifeleur , f. m. Ouvrier qui cifele, 

Cilelure , f. f. Ouvrage du Cifeleur. 

Cifoir , f. m. Efpece de cifeau. 

Cifibïde , f. f. t. de Géométrie. 
Ligne courbe. 

Cifte , f. m. Plante. 

Cilleaux , f. m. Ordre & Abbaye 
de Religieux. 



c I T 

Ciftercien , f. m. Religieux c 
dre de Cifteaux. 
Us fe prononce. 

Ciftophore , f. m. t. d'Ant 

Ciibe , f. m. V. Siftre. 

Citadelle , f. f. Forterefle ce 
dans une ville. 

Citadin , ine , f. m. & f. I- 
d'une Cité. 

Citation , f. f. Affignation 
un Juge. Allégation de < 
paflage. 

Cité , f. £. Ville murée. 

Cité , ée , part. 

Citer , V. a. Afîigner , al!^ 

Citérieur, eure^ adj. Qui eft( 

Citerne , f. f. Réfervoir d 
pluie. 

Ce mot vient du Latir 
na. C'eft cette étymolc 
a porté nos Anciens à 
ciflerne. Les Modernes < 
devoir mettre un circonfl 
Vi en retranchant la lettre 
l'accent circonflexe doit 
faire connoître la longi 
certaines fyllabes , au 1 
celle-ci eft brève ; c'eft p( 
l'Académie écrit Citerne I 
cent. V. la Préf. au Cire 

Citerneau , f. m. Petit liei 
à côté d'une citerne. 

Citife, f^ m. ArbrifTeau. 

Citoyen , ene , f. m. & f 
tant d'une ville ou d'un» 

Citrin , ine , adj. Efpece 
leur jaune. 

Citron , f. m. Sorte de fr 

Citronat , f. m. Efpece de 

Citroné , ée , adj. 

Citronelle, f. f. Plante ;Liq 

Citronier , f. m. Abre. 

Citrouille , f. f. Sorte de 1 

Civadiere , f. f. t. de Mar 

Cive, f. f. Petite herbe, qu 
dans les falades. 



C IV 

i)f; f. m. Ragoût de lièvre. 
il te , f. f. Petit animal dont on 
lî un parfum du même nom. 
Acù. aulli une petite herbe po- 
î ;ere. 

i] re , r. f. Sorte de petit bran- 
rd. 

'i\ , île , adj. Honête , affable. 
« qui concerne les citoyens, 
i^ :ment , adv. Eh matière ci- 
V , ou d'une manière civile, 
i^ se , ée , part. 
i^ fer, V. a. Rendre poli. En t. de 
i ais, il fignifie rendre une ataire 
c lie de criminele qu'elle étoit. 
lii té , f. f. Honêteté , compli- 
t nt. 

!i^ ue , adj. Courone civique. 
ik ud , f. m. Chien de chafi^, 
h udage , f. m. 

'h uder , V. n. Aboyer fré- 
c mment. Crier fans fujet. 
Id uderie , f. f. Criaillerie im- 
\ tune. 

la udeur , eufe , f. m. & f. 
h , f. f. Ouvrage de Vanier, 
1^ , f. m. t. de Coutume. 
lai aire , adj. Édatant , lumi- 
nx. 



'la , f, f. t. d'Afinage. 

•lai ment , adv. 

la t , ete , adj. Diminutif. Au 
n culin il ne fe dit proprement 
q du vin rouge , à la dillin- 
^in du blanc. 

■la| te , f. f. Efpece de Ratafia. 

'la- tes , f. f. plur. Sorte de Re- 
li) ufes. 

;lai-voie , f. f. t. de Jardinage. 

'lai re , f. f. t. des Eaux & Fo- 
ré. Endroit dégarni d'arbres. 

'lai n , f. m. Efpece de trompeté. 
v> ne s'en fert plus qu'en poéfre. 

'lai emé , ée , adj. Qui n'eft pas 

^P' à près. 

'lai foudure , f. f. Efpece d'étain. 



C L S tS0 

Claif-^oyance , f. f. Pénétration. ' 

Clair-voyant , ante , adj. Pénétrant, 

Clamefi , f. m. Acier commun , 
qui fe vend en forme de petit* 
carreaux. 

Clanieur , f. m. Grand cri. 

Clamponier , ou Claponier , f. m; 
Cheval qui ell long-jointé. 

Clan , 1. m. t. de Charpenterie. 
C'eft aulTi le nom d'une Tribu en 
Ecoffe & en Irlande. 

Clandeftin , ine , adj. 11 n'efl gue-» 
re d'ufage qu'en ces deux phrar- 
fes : Mariage clandeflin , ajem", 
blée clandejline, 

Clandeftinement , adv. D'une ma- 
nière fecrete. 

Clandeftinité , f. f. Vice de ce qui 
ert clandeftin. 

Clapet , f. m. t. de Méchanique. 

Clapier , f, m. Trou de lapin. 

Clapir 3 V. n. Il ne fe dit que du 
lapin , qui fe cache dans un trou. 

Claque , f. f. Il n'a guère d'ufage 
que dans cette phrafe : Une CU" 
que fur les feffes. C'eft aufli une 
efpece de fandale. 

Claquebois , f. m. Inftrument de 
Mufique afTez grolfier. 

Claquedent , f. m. Il n'eft guère 
d'ufage qu'en parlant d'un gueux, 
C'eft un claquedent. 

Claquement , f. m. Bruit des dents 
ou des mains. 

Claquemuré , ée , part. 

Claquemurer , v. a. Renfermer. 

Claque-oreille , f. m. Sorte de cha- 
peau. 

Claquer , v. n. Faire du bruit. 

Claquet , f. m. V. Cliquet. 

Glaqueter , v. n. Il exprime la ma- 
nière de crier de la cigale. .| 

Clarification , f. f. L'a61:-ion de ren- 
dre une liqueur claire. 

Clarifié , ée , part. 

Clarifier , v. a. Rendre clair, 

y 



179 G L A^ 

Clarine , f. f. Petite clachete. 

Glariné , ée , adj. t. de Blaibn. Il 
fe dit des animaux qui portent 
une fonete. 
Clarinete , i\ f. Inftrument de Mu- 
fique. 

Clarifrime , f. m. Titre d'tioneur. 

Clarté , f. f. Éclat , lumière. 

Clas , f. m. Son des cloches qui 
fe fait quand un homme eft mort. 
Prononcez Va long , fans taire 
fentir Vs. On dit auffi Glas &L 
Giais : mais il parolt venir du 
Latin Clajficum , fonerie , ou plu- 
tôt du Latin Clama, 

On a ataché à cette fyllabe 
Cla l'idée d'un grand bruit ; de- 
là vient qu'on dit d'un grand 
tonerre , qu'il a fait des CLi-clas. 

CUfTe , f, f. Rang , ordre. 

Cladique , adj. 11 n'eft en ufage 
qu'en cette phrale : Auteur claf- 
fi que, 

Clatir , V. n. t. de Vénerie. Il (t 
dit d'un chien qui redouble fon cri. 

Claude , f. m. & f. Nom propre 
d'homme & de femme. 

Il n'y a que le bas peuple qui 
écrit «Sv prononce Claude. 

Claudication , f. f. Action de boiter. 

Claufe , f. f. Article d'un acle. 

Claufoir , f. m. t. de Maçonerie. 

Clauftral , aie , adj. Apartenant au 
Cloître. 

Clavaire , f. m. Gardien des Titres 
de la Chambre des Comptes. 

Claveau , f m. Maladie des bre- 
bis , comparée à la petite vérole. 

Claveaux , f. m. plur. Pierres qui 
ferment les voûtes. 

Clavecin , f. m. Inikument de Mu- 
fique. 

On écrit aufTi ClaveJJin : mais 
on prononce Clavecin , 6c l'A- 
cadémie récrit ainii. 

CldY^lé , ée , adj. 



CLE 

Clavelée , f. f. V. Claveat 

Claveilin , f. m. V. Claveci, 

Clavete , f. f. Petite chevill ^ 

Clavicule , f. f. t. de Mede u 

Clavier , f m. Ce font les t( h 
de l'Orgue , du Clavecin . e 
Vielle , ôcc. C'eil: auln u a 
neau qui lert à réunir pli ^\ 
clets. 

Clayon , f. m. Petite claie. 

Clayonage , f. m. AlTembla 
pieux en forme de claie. 

Cléché , ée , ad], t. de Blal . 

Clédonifme , f. m. Divin?,' - 
fe tire des paroles que 1 
nonce. 

Clef , f f. ïnflrument qui t 
ouvrir & termes. 

L'Académie , Fur. Dan. c 
Boudot , &prefque tous le ii 
& bons Auteurs écrivent n 
Les prétendus réformate i 
l'Orthographe ont cru n 
écrire clé , parce qu'on i ^r 
nonce pas Vf de ce mot. : 
Buffier eil de ce nombre : c: 
clé au fmgu'ier , &L clée. o 
clefs au pluriel. Cependant il 
pas encore vu rimer ce me f 
vallées , ou autre femhlal: 1 
P. Joubert écrit clé au im ei 
& clés au j)lur. en quoi il s' 
corde ni avec le plus granc )[ 
bre des Auteurs , ni avec 
Bufîier, fon confrère. L' Aci tn 
avertit feulement qu'on pi Qi 
ce CléyXnêmQ devant une v el 
On écrit Clef , parce qu'i ^e 
du Latin Clavis , de mén | 
de Navis on a fait Nef. ■ 

Clématite , f. f. Plante. 

Clémence , f. f. Vertu qui )i 
à pardoner les offenfes. 

Clément , ente , adj. 

Clémentines , adj. f. plur. pr u 
ilantivement. Recueil des I ;r 



CLE 

' es de Clément V , ou de pièces 

: ribuées à S. Clément. 
;ii che , f. f. t. de Serrurier. Lo- 

iet d'une porte. 
]\j Tiene , f. m. Fameux Athlète. 
;r, fydre , f. f. Horloge d'eau. 
X'are, f. m. t. de Faiiconerie. 
)U \ r.m. Celui quiell encré dans 

] tat Ecdéfiaflique -, ou qui tra- 

' lie fous un homme de pratique. 

Le c final ne le prononce point. 

)1( é , f. m. Corps des Ecclélia- 

: [ues. 

)k eot , vieux mot. Petit clerc. 
]\i, :al , aie , adj. 
^1( :alement , adv. 
)i£ ature , f. f. État des Gens 

( glile. 
)le lonîois , oife , f. m. & f. Qui 

i de Clermont. 
)l(i mancie , T. f. Sorte de divi- 

r ion qui le fait par le jet des dés. 
)lî mancie , f. f. Efpece de divi- 

I ion qui fe fait par les clefs. 
)li : , ente , f. m. & f. Il ne fe 

^ proprement que des parties à 

I ard de leurs Avocats. 

lli :ele , f. f. Protection que les 
i nds Sei2;neurs de Rome acor- 
centraux pauvres Citoyens. 
Dn écrit auiîi CUentelle , félon 

II cien ufage de doubler les con- 
^es après Ve dans les terminai- 
fts muetes ; mais ce mot vient 
c Latin clientela , & l'Académie 
e conséquence préfère d'écrire 
t. ntele. 

^lij :e , f, f. Seringue de fureau. 

'^Mï , ée , part. 

^iipment , f. m. Mouvement de 

h paupière de l'œil qui fe ferme 

à emi. 
^li^ î-mufTete , ou Ciimuffete , f. f. 
_^-J d'enfans. 
-^lij ir , V. a. Il ne fe dit que des 

i' X , & n'eft d'ufage que dans 



t L T 'i-jï 

cette phrafe : cligner les ieux , 
pour dire fermer les ieux à demi. 

Clignotement , f. m. Mouvement 
des paupières. 

Clignoter , v. n. Mouvoir fouveîït 
les paupières.' 

Climaéiéfique , adj. de tout genre. 
il n'eft d'ufage que dans ces phra- 
fes-: An climaâîérique , année 
clirnacîérique. 

On dit auiîî Climaterique ^mû% 
abufivement. 

Climat Vf^ rn. t. de Géographie. 

Clin , f. m.' Clin d'œiL Prompt mou- 
vement de la paupière. 

Clin caille , f. f. Menue marchan- 
dife de fer ou de cuivre. 

Ciincailler , ère , f. m. 6c f. Qui 
vend de la clincaille. 

Clincaiilerie , f. f. Profeiîion des 
marchands de clincaille. 

On dit auffi Clinquaille , & 
Qiiinquaille, Il y a même à Paris 
une rue^ que l'on nomme de la 
Qjiinquaillerie : mais c'eft un refte 
du vieux langage : on préfère au- 
jourd'hui Clinqudillerie , que l'oa 
prononce Clincaiilerie. L'Acadé- 
mie ne parle pas de ce mot. 

Clinique , adj. de tout genre. Qui 
fe dit de ceux qui recevoient le 
baptême au lit de la mort. 

Ciinopodium , f. m. Plante. 

Clinquant , f. m. Petite lame d'or 
ou d'argent. 

Clio , f. f. Une des neuf Mufes ; 
Elle préfide .à l'Hiftoire. 

Cliquart , f. m. Sorte de pierre ex- 
cellente pour bâtir. 

Clique , f. £. Société de gens qui 
Cubaient. 

Cliquet , f. m. Petite late qui bat 
fur la m-eule du moulin. 

On dit aulîî CUqu£t : mais de 
Cliquet vient Cliqueter qui expri- 
me le bruit de cet inftrumeiat. 



^7^ C t. G 

Cliqaete , f. f. Inftrument fait de 

deux morceaux de bois. 
Cliqueter , v. n. Faire un bruit 

continuel comme un cliquet. 
Cliquetis , f. m. Bruit des armes. 
Cliqueur , f. m. Filou , bréteur. 
Clilte , f. f. Claie faite d'ofier. 
Cliisé , ée , part. 
Clifler , V. a. Garnir de cîifTe. 
Clitoris , f. m. t. d'Anatomie. 
Cliver , y. a. t. de Lapidaire. Cli- 
ver un diamant. 
Cloaque , f. m. & f. Conduit fait de 
pierre & voûté. Ce mot fignifie 
aufîi par extenfion , tout lieu 
puant. 
Cloche , f. f. Inftrument dont on 
fe fert pour foner. C'eft aufîi un 
utenfile de jardins 6c de cuifi- 
nes. 
Clochement , f. m. L*a6lion de 

boiter. 
Clochepied , f. m. Efpece d'étofe 
à Cloche-pied , adv. En fautant 

fur un feul pied. 
Clocher , f. m. Bâtiment où font 

les cloches. 
Clocher , v. n. Boiter, 
Cîochete , f. f. Petite cloche. 
Clochetes , f. f. plur. t. d'Archi- 

teae. 
Clocheton , f. m. Petit clocher. 
Cloifon , f. f. Séparation faite avec 

des ais. 
Cloifonage , f. m. Ouvrage de 

cloifon. 
Cloifoné , ée , part. 
Cloifoner , v. a. Séparer par une 

cloifon. 
Cloître y f. m. 
Cloîtré , ée , part. 
Cloîtrer , v. a. Renfermer quel- 
qu'un dans un cloître. 
Cloîtrier, f. m. Religieux fixé dans 

un Monaflere. 
Clopin-clopant , exprefîion prover- 



c L 

bîale. Il efl- du flyle fanjt 
pour dire , En clopinant. 

Clopiner , v. n. Marcher di :il 
ment. 

Cloporte , f. m. Infe6te, 

Clorre , v. a. Fermer. 

Je clos , tu clos , il clc J' 
clos , &c. Je clorrai , tu cl ^a 
il clorra , &c. Je clorrois [ i 
clorrois , il clorroit , &c. I ^ 
Clos. L'Académie obfervi ^t 
ce verbe efl peu ufité & è 
irrégulier. 

Clos , f. m. Lieu cuhivé & ir 
de murailles. 

Clos , ofe , part. Fermé. 

Clofeau , f. m. Petit Jarc c 
Paylan. 

Cloferie , f. f. Petite métair 

ClofTement , f. m. Le cri r n 
de la poule. 

ClofTer , V. n. Crier comn i( 
poules. 

Clotho , f. f. Une des Parc :. 

Clôtoir , f. m. Outil de Va r, 

Clôture , f. f. Enceinte de mui ei 

Clôturier , f. m. Vanier. 

Clou , f. m. Au plur. clous. 

Clou de Girofle , f. m. 

Cloucourde , f. f. Herbe. 

Cloué , ée , part. 

Clouer j V. a. 

Clouere , f. f. Petite enclum( 

Clouté , ée , part. 

Clouter , V. a. Garnir de cl( . 

Clouterie , f. f. Commerce de c lî 

Cloutier , iere , f. m. & f. U 

fait ou vend des clous. 
Cloutiere , f. f. Moule fervan " 

cloutiers. 
Clufe , f. f. t. de Fauconerie. 
Cluse , ée , part. 
Clufer , v. a. t. de Fauconeri 
Clymene , f. f. Nymphe , Filltl^ 
l'Océan. C'eil aufîi le nom d' e 
Plante, 



C O A 

\iere, f. m. t. de Médecine. 

Ze mot vient du L-atin CLyjlcr 
t Cly/lerium. Ainfi Riche let a 
i : d'écrire clifiere en François, 
f clifîerium en Latin. 
)-j cusé , f. m. Accusé avec un 
plufieurs autres. 
). if, ive , adj. Qui contraint. 
y, uteur , trice , f. m. & f. Celui • 
q eft adjoint à un autre. 
); utorerie , (. f. La dignité de 
C idjuteur ou Coadjutrice. 
>2 ; , r. m. t. de Négociant du 
l! ant , qui fignifie CommijfiO' 
n e, 

)£ lation , f. f. Épaiffiflement 
q arive à un corps liquide. 
K lé , ée , part, 
la 1er , v. a. Rendre épais. 
)2 ; , ou quoaille , f. f. Laine 
la lus groffiere de la brebis. 
•>i :r , V. n. t. de Chaffe. 
)a ment , f. m. Cri des gre- 
n .lies. 

)a r , V. n. Crier comme les 
g! Quilles. 

)a , f. m. Animal. " 
)b , ou Cobolt , f. m. Demî- 
m al. 

! 'Académie, enréuniffant ainfi 
cç deux mots , femble donner 
la éférence à Cobalt. 
>b f. m. t. de Marine. 
)-l irgeois , f. m. t. de Com- 
m :e de mer. 

îb b , f. m. Nom qu*on donne 
à • mine d'argent au Pérou. 
)c V. Coq. 

>cf le , f. 1. 11 n'eft d'ufage qu'en 
ce : phrafe : Pays de Cocaïne, 
Fe le & abondant. 
)Ci e , f. f. Nœud de rubans au 
ch eau. 

>C3î , adj. Il fe dit d'une per- 
foi capricieufe. C'ell un mot 
ba: 



C O C 173 

Cocatrîx 5 f. m. Sorte de Bâfilic. 
Coccigrues , V. Coquefigrues, 
Coccix , r. m. t. d'Anatomie. 
Coccus , 1". m. Ei'pece de chêne 

verd. 
Coche , f. m. Voiture publique. 
Coche , r. f. Entaillure faite dans 

un corps folide. 
Coché , ée , part. t. de Peintre. 

Qui eft fait en coche. 
Cochemare , V. Cauchemar. 
Cochenille , f. f. Graine dont on 

fe fert pour teindre en écarlate. 

C'eft aufti le nom d'un infefte 

qui donne la même couleur. 
Cocher , f, m. Celui qui mené un 

coche ou un caroiTe. C'eft aufti 

le nom d'une conftellation. 
Cocher , v. a. Il fe dit des coqs 

qui couvrent les poules. 

L'Académie l'écrit fans accent, 

rendant ainft la première fyllabe 

brève , comm.e dans Cochet, 
Cochet y f. m. Petit coq. 
Coche vis , f. m. Efpece d'alouete. 
Cochlearia , f. m. Plante. 
Cochois , f. m. Outil de Cirier. 
Cochon , f. m. Pourceau. C'eft auflî 

un t. de Métallurgie. 
Cochonée , f. f. Portée d'une truie. 
Cochoner , v. n. Il ne fe dit que 

d'une truie qui fait des petits 

cochons. 
Cochonerie , f. f. Saleté. 
Cochonet , f. m. Boule à douze 

faces marquées de chifres. 
Coco , f. m. Fruit du Cocotier. 
Cocon , f. m. Coque dans laquelle 

fe métamorphofe le ver à foie. 
On dit auflî Coucon , mais 

abuftvement, puifque CoconwiQnt 

de Coque. 
Cocotier , f. m. Arbre. 
Coftion , f. f. Il fe dit proprement 

de la digeftion des viandes dans 

l'eftomac. 



174 C O D 

Cocu , f. m. t. de dérifion , qui défi- 
gne un homme dont la lemme 
manque à la fidélité conjugale. 

Cocuage , f. m. t. de dérifion, qui 
fe dit de l'état d'un homme qui 
eft cocu. 

Cocyte , f. m. Nom de Fleuve. 

Code , f. m. Recueil de Loix. 

Co-déciraateur , f. m. t. de Jurif- 
prudence. 

Codic Uaire , adj. de tout genre. 
Qui eil: contenu dans un codi- 
cille. 

Codicille , f. m. Addition à un tefta- 
ment. 

Codille , r. m. t. du jeu de Qua- 
drille. 

On y mouille 17. 

Co-donataire , adj. m. & f. t. de 
Jurifprudence. 

Cœcum , r. m. t. d'Anatomie, em- 
prunté du Latin. 

Cocfe , f. f. Couverture de tête. 

Coëfé , ée , part. 

Coëter , V. a. Couvrir la tête. 

Coëfeur , eufe , f. m. & f. Qui 
coëfe. 

L'Académie écrit Coifi , Coif- 
fé , Coiffer , &c. Cependant on 
prononce Coéfe , Coefé , Coéfer , 
6cc. 

Coëlacient , f. m. t. d'Algèbre. 

Coëture , r. f. Ornement de tête. 

Co-égal , aie , adj. t. de Théologie. 

Çœnobiarque, f. m. Supérieur d'un 
Monaftere. 

Çœnobite , f. m. Religieux qui 
vit en communauté. 

Çœnobitique , adj. de tout genre. 
Qui apartient au çœnobite. 

On prononce Cénobite , &c. 
Maison écrit Çœnobite, &c. parce 
ces mots vienent du Latin C(z- 
nobium , Couvent , lieu où l'on 
vit en communauté. 

Coërcitif , ive , adj. t. de Palais. 



c o F 

Coercition , f. f. t. de Pala 
Co-état , f. m. Qui fe dit d< e 

d'un Prince qui partage î" 

veraineté avec un autre. 
Coéternel , ele , ad). Qui ; 

de toute éternité avec un i\ 
Co-Evêque 5 f. m. Évoque y 

un autre. 
Cœur , f. m. Partie noble c 

nimal. 
par Cœur , façon de parler , 

biale. Par mémoire. 
Cofin , f. m. Petite corbeil 
Cofiner , v. a. t. de Menui - 

ne fe dit qu'avec le prono [ 

fonel. Se courber. 
Cofre , f m. 
Cofré , ée , part. 
Cofrer , v. a. Il eft du flyle fa : 

Mettre en prifon. 
Cofret , f. m. Petit cofre. 
Cofretier , f. m. Qui fait < 

vend des cofres. 

On écrit auifi Coffre '" 

mais oïl prononce Cofre ' 
Cogmoria , f. m. Mouifeli: i 

Indes Orientales. 
Cogna (Te , f. f. Coin fauvaj 
Cogn ailier , f. m. Arbre. 
Dans ces deux mots le 

fert qu'à faire mouiller Vn. 
Cognât , f. m. Parent du ce 

femmes. 
Cognation , f. f. Parenté di i 

des femmes. 
Cognatique , adj. Qui apartie i 

cognats. 

Dans ces trois mots on i 

nonce le g. 
Cogné , ée , part. 
Cognée , f. f. Outil de fer | 
Cogne-fétu, f. m. On appel i 

proverbialement & bafîeme j 

lui qui fe donne bien de la ' 

pour ne rien faire. 
Cogner , v. a. Fraper , hei: ; 



C OK 

)et, f. m, t. de Fabrique de 
t| .ac. 

)i oir , f. m. Outil d'Imprimeur, 
Dans ces fix mots le g ne Tert 
cà faire mouiller l'/z. 
ïbitation , ù i\ t. de Jurifpru- 
«•ice. 

); DJter , V. n. Demeurer avec 
c ïlqu'un. 

): -ence , f. f. Liaifon entre les 
p ties d'un difcours. 
>l itier , ère , i^ m. & f. 
)i Ion , r. £ Jon6^ion de deux 
ç les enfemble. 

)j Dation , r, f. Diftillation réité- 
r d'une même liqueur. 
)1 )er , V. a. t. de Chimie. 
)1 te , f. f. Corps d'Infanterie. 
)1 ; , f. f. AiTemblée tumultueufe. 
)i coie , adj. Tranquille. Il 
r \ guère d'ulage que dans ces 
f ifes ; Se tenir coi , demeurer 

)il , & fes dérivés. V. Coëfe & 

k iuivans. 

)i aiîier , f. ra. Arbce. V. Co- 

glfier. 

n f. m. Angle. C'eft auffi une 

p e de fer ou de bois. V. Coing. 

^ idence , f. f. t. de Géomé- 

ti 

)ij ÀQV , V. n. t. de Géométrie. 

)î' , ou Coin 3 f. m. Fruit du 

C gnaffier, 

)n y conferve le g , pour le 
d nguer du mot Coin qui figni- 
ii an Angle. Ce g paroit venir 
d mot CoignaJJier , au lieu du- 
q , vraifemblablement on a dit 
C -ignafier , & de-là Coing, 
ol , f. m. Lâche. Il efk du %le 
lii; & familier. 

^i( er , V. a. Traiter quelqu'un 
er coïon. 

5K -rie , f. f. Lâcheté , fotife. 
iit f, m. Acouplement des fexes. 



COL 17? 

Coite , {. £. On dit mieux lit de 

plumes. 

Ménage , Nicod , Monet , 
Baudoin , Fur. Dan. Rich. 6c 
Joubert écrivent de la forte ; l'A- 
cadémie écrit couette. 

Col , ou Cou , f. m. Acad. Par- 
tie du corps , 6l ce qui y ref- 
femble. 

Lorfqu'il s'agit précisément de 
la partie du corps ainfi nommée, 
on ne prononce Coi , que dans 
quelques façons de parler ironi- 
ques & peu ufirées , comme celle- 
ci du Poëme de Cartouche : 

Lorfque pour certain vol 
Mon malheureux papa fut pendu 
par [on col. 
L'ufage veut qu'on écrive & 
qu'on prononce aujourd'hui CoUy 
comme Sou pour Sol ; mais il 
ne faut pas écrire Cou avec un 
// circonflexe. L'Académie écrit 
Cou. 

Lorfqu'il s'agit des chofes qui 
reffemblent à cette partie da 
corps , on prononce encore au- 
jourd'hui Co/;ainfi on dit un Col 
de chemife , un Col de montagnes, 
&c. 

Colachon , f. m. In dru ment de Mu- 
fique fort commun en Italie. 

Colarin , f. m. t. d'Architeéture. 

Colas , f. m. Nom qu'on donne 
aux Corbeaux nouris dans une 
maifon. 

Co'ature , f. f. t. de Pharmacie, 

Colchique , f. ra. Plante. 

Colcotar , f. m. t. de Chimie. 

Co-iégataire , f. m. t. de Droit, 
L'Académie écrit Collegataire\ 
& l'on trouve aulîi en Latin Col' 
legatarius : Cependant l'Acadé- 
mie dit Co'donataire ; il femble 
donc cjue par conformité on de- 
vroit dire Co-légataire, 



i-jc coi; 

Colera-morbus , f. m. V. Choiera- 

morbus. 
Colère , f. f. Émotion de l'âme. 
Coleref , f. m. t. de Marine. 
Colérique , adj. de tout genre. En- 
clin à la colère. 
Coli , f. m. V. CoUr. 
Coliart , r. m. PcilTon. 
Colibri , f. m. Oifeau. 
Colifichet , f. m. Bagatele. 
Colimaçon , f. m. t. populaire , 

V. Limaçon. 
Colimb , Colimbe , ou Colin , f. m. 
Efpece d'oifeau commun en 
France. 
Coîin-maillard , 1. m. Jeu d'enfans. 
Colique , f. f. Maladie. 
Colir , ou Coli , f. m. Officier de 

la Chine. 
Colisée , f. m. Amphithéâtre. 
Collabefcence , f. f. Ataiilement. 
Collatéral , aie , adj. Ligne paral- 
lèle à la ligne direéte. 
Collateur , f. m. Celui qui a droit 

de conférer un bénéfice. 
Collatif , ive , adj. Il ne fe dit 

qu'en matières bénéficiale*. 
Collation , f. f. Droit de conférer 
un bénéfice. AiTtipn de conférer la 
copie avec l'original. Repas léger. 
Dans ce dernier fens , on pro- 
nonce CoUùon. 
CoUationé , ée , part. 
Collationer , v. a. Conférer la co- 
, pie avec l'original ; examiner fi 
un livre efl: parfait. Faire un repas 
léger. 

Dans ce dernier on prononce 
Colationer, 
Colle 3 f. f. Matière gluante. 
Collé , ée 3 part. 
Collecte , f. f. Levée des Tailles, 

ou autres Importions. 
Colle âeur , f. m. 
Colle6lif, ive, adj. t. de Grammaire. 
Collection , f. f. Recueil. 



c E 

Colleélivement , adv. Il ni 
ufage que dans la Logiqi . 

Collégataire , f. m. V. Co-U^ a 

Collège , f. m. Compagnie < 
fones notables. Mailon d' 
tlon. Ce mot demande un 
fur le premier é , parce qu 
fe prononce terme ^ au lie 
eft ouvert dans Collègue. 

Collégial , aie , adj. Il n'efi 
en ufage qu'au féminin , ( 
cette phrafe , Églije Col 

Collégien , f. m. t. provincia 
lier de Collège. 

Collègue , f. m. Compagn 
dignité. 

Coller , v. a. Joindre avec e 
colle. 

On prononce , Cole , )l 
Coler : cependant on y ce :i 
les deux /. 

Coîlerage , f. m. C'eft un 'r 
fur le vin. 

Collerete , f. f. Sorte d'ajuf w 
de femme. 

Collet , f. m. Partie de V\ il 
ment. 

Colleté , ée , part. 

Colleter , v. a. Prendre au 1 

Colletin , f. m. Pourpoint fan: i; 
ches. 

Collier , f. m. Cercle de pe ; 
autre matière que l'on m ; 
tour du cou. 

On prononce Colerete , - 
Coleté , Coleter , Coletin , < ■ 
cependant on y conferve le < 
/ , parce que ces mots v » 
du Latin Collum, 

Colligé , ée , part. 

Colliger , V. a. Recueillir , rar 

Colline , f. f. Éminence. 
On prononce Coline ; t 
dant on écrit Colline , parc | 
vient du Latin Collis. 

Cojliquation , f. f. de Médec: 
Coli : 



c o t 

\c fion , f. f. Choc de deux corps. 

.'c «cation , f. f. t. de Pratique. 

;c 'que , f. m. Contérence, 

icqué , ée , part. 

'.c 'quer 5 V. a. Placer. 

id cler , V. n. t. de Palais. 

:<ii fion , r. f. Intelligence fecrete 

( re différentes perlones. 

foire , adj. de tout genre , t. 

( Pratique. 

a ibirement , adv. D'une ma- 

r re collufoire. 

oi re , f. m. t. de Médecine. 

0! nbage , f. m. t. de Charpen- 

je. 

o' nbe , f. f. Femele du Pigeon, 

nbeau , f. m. Pigeon. 

nbier , f. m. Bâtiment où l'on 

r re des Pigeons. 

nbin , (. m. Minéral. 

:ibin , ine , adj. Efpece de cou- 

1 • de gris de lin. 

. , f. m. Fermier ou habitant 
c le Colonie. 

1 , f. m. t. d'Anatomie. 

oi âge , f. m. Exploitation d'un 
c on. 
oi ,el , f. m. 

01 elle 5 r. f. Compagnie Colonelle. 
ol ie , f. f.' Peuplade , ou lieu 
c îlle habite. 

0.! nade , f. f. 

oi ne , f. f. Pilier rond. 

)n prononce Colonade & Co' 
l ' ; cependant on y conferve 
I< deux nn , parce que ces mots 
V lent du Latin Columna , d'où 
1' a fait d'abord Colomne , & 
e lite Colonne. 

ol hône , f. f. Réfme ou efpece 
d ^omme. 

^es Joueurs d'Inftrumens la 
n ament Colophane ; Si le Di6lio- 
n e de TAcadéraie l'écrit ainfi. 
^ is ce mot vient du Latin Colo- 
P nia ; ce qui décide pour Vo , 



C O M 177 

avec un circonflexe , parce qu'il 
ell long. 

Coloquinte , f. f. Plante. 

Colorant , ante , adj. Qui donne de 
la couleur. 

Coloré , ée , part. 

Colorer , v. a. Donner de la cou- 
leur ; déguifer , excufer. 

Colorié , ée , part. 

Colorier , v. a. Employer des cou- 
leurs dans un tableau. 

Coloris , f. m. Mélange & applica- 
tion des couleurs. 

Colorifation , f. f. t. de Chimie 6c 
de Peinture. 

Coloride j f. m. t. de Peinture. 

Coloflal y aie , adj. De grandeur 
démefurée. 

Colofle , f. m. Figure de grandeur 
démefurée. 

Coloflre , f. m. t. de Médecine. 

Colportage , f. m. Emploi de Col- 
porteur. 

Colporté , ée , part. 

Colporter , v. a. t. de Police. 

Colporteur , eufe , f. m. & f. Ceux 
qui portent des marchandifes en 
ville. 

Coltie , f. f. t. de Charpentier. 

Colure , f. m. t. d'Aflronomie , 6c 
de Perruquier. 

Coluthéa , f. m. Petit arbre. 

Colybes , f. m plur. Pâte employée 
dans l'Eglife Greque. 

Colza , f. m. Plante. 

Coma, f. TU. t. de Médecinér 

Comateux, eufe, adj. t. de Médecine, 

Combat , f. m. 

Combatant , f. m, 

Combatre , v. a. 

L'Académie , Furet. Danet ," 
Joubert & Boudot écrivent com- 
battre. Cet ufage paroît conforme 
à l'étymoiogie ; car battre vient 
du verbe Latin battere , qu'on a 
dit par contra<5lion pour batuere , 



178 C O M 

& qui le trouve dans les Confti- 
tutions de Charlemagne. Suétone 
emploie batuere pour pugnare , 
dans la Vie de Caligula. Batuere 
{q trouve aulTi dans Plaute in Ca- 
fine. Mais lufage eft d'écrire & 
de prononcer Combatre. 

Combaîu , ue , adj. 

Voyez la Remarque fur le mot 
Abatre, 

Combe , r. m. Mefure de grain en 
Angleterre. 

Combien , adv. de quantité. 

Combinaifon , f. f. 

Combiné , ée , part. 

Combiner , v. a. 

Comble , f. m. Ce qui excède ou 
couvre. 

Comblé , ée , part. 

Combleau , t. d'Artillerie. 

Combler , y. a. Remplir avec excès. 

Comblete , f. f. t. de Chaffe. 

Combourgeois , T. m. t. de Marine. 

Combriere , f. m. t. de Marine. 

Combugé , ée , part. 

Combuger , v. a. Remplir d'eau des 
futailles pour les éprouver. 

Combuflible , adj. de tout genre. 
Difposé à brûler. 

Combuftion , f. f. Ce mot fignifie 
proprement un grand défordre. 

Comédie , f. f. Pièce de théâtre. 

Comédien , ene , f. m. &: f. Qui 
joue la Comédie. 

Comète , f. f. Corps lumineux. 

Comcté , ée , adj. t. de Blafon. 

Comices , f. m. plur. Affemblée du 
Peuple Romain dans le champ de 
Mars. 

Cominge , f. f. Sorte de bombe. 

Comique , f. m. 6c adj. de tout 
genre. Qui apartient à la Co- 
médie. 

Comiquement , adv. D'une manière 
comique. 

Comité , f. m. Officier de Galère. 



C O M 

Comité , f. m. t. pris des Angle I| 
vient du Latin comitia \ & li; fiç 
affemblée de CommiiTaires. 
Comitial , adj. m. Épileptique 
Cominve , adj. f. Il n'eft d'^ 05 

qu'avec le (iibftantif A^o^/e/, 
Comma , f. m. t. de Mufiqi & 
d'Imprimerie. 

M M. de l'Académie, dans )!• 
6lion.des Arts , difent que ce .01 
vient du Grec , qui fignifie c , 
je coupe. Or il eft certain q dî 
toutes les ponéluations il n'y 1 j 
point de plus forte que les ui 
points pour couper le fens m 
phrafe. Il faut donc conclut us 
les deux points méritent i ui 
d'être nommés comma , q k 
point & la virgule qui ont j m 
de force ; & qui , malgré le li- 
ment de Richelet & de A' ii 
Fertel , font nommés peàt-qi ai 
tous les Imprimeurs , parce ili 
fervent efte61ivement à ab ei 
cette particule Latine , quan il( 
fignifie & ; comme on pe' îr 
juger par ces exemples : Jl ;> 
hominefq'y , -Deofq; , & fei a- 
blés. 

Commandant , ante , adj. 

Commande , f. f. Il n'eft d' ?< 
qu'en cette façon de parler a ;r 
biale : de commande. 

Commandé , ée , part. 

Commandement , f. m, ' 

Commander , v. a. 

On prononce Comander '0 
mandement , &.C. fans qu'on j ï 
juftifier le doublement de l'^^ u 
trement que par l'ancien ufa: ii 
doubler les ccnfones aprè e 
voyeles brèves , ou par la rel n 
blance de ce m.ot avec les a e 
où ce doublement eft fond' u 
l'étymologie , 

Commaaderie , f, f, Efpece d e 



C O M 

•fice dépendant d'un Ordre Mi- 
aire. 

imandeur , f. m. Qui a une 
ammanderie. 

Il y en a qui écrivent ces deux 
Dts par un e , parce qu'ils vienent 

Latin comimndare , qui fignifie 
nficr. Du Cange confirme ce 
itiment quand il dit , Commenda 
depojîtum. Mais l'Académie les 
it avec un a^&L l'on prononce , 
mmanderie & Commandeur. 
me , adv. de comparaifon, &c. 
On prononce Corne , bref & 
s doubler Vm. 

mémorairon , f. f. t. d'Églife. 
mémoratif, adj. Qui rapele 
fou venir. 

mémoraiion , f. f. Souvenir, 
mençant , f. m. 
mencé , ée , part, 
mencement , f. m. 
mencer , v. a. & n. 
On prononce Comancer , Co- 
ncernent, &c. cependant l'ufage 

d'écrire : Commencer , Corn- 
ncement , &c. fans que l'on 
ffe en donner d'autre raifon 
î la refTemblance de ce mot 
îc les autres qui s'écrivent & 
)rononcent de même ; tels que 
mmende , Comment , Commen- 
, &c. que l'on prononce Co- 
nde y Cornant , Comanter , &c. 
Tiendataire , adj. Abbé corn- 
idataire. 

nende , f. f. Abbaye en com- 
nde. 

3n prononce Comande , & Co- 
idataire , quoiqu'ils vienent de 
nmenda, 

nenditaire , ou Commandi- 
■e , f. m. Celui qui a une Com- 
ndite. 

nendite , ou Commandite , f. 
. de Négoce. 



C O IV^ I7P 

Commenfal , adj. Ce mot fe dit 
proprement de ceux qui mangent 
à même tabl« ; ma.s il n'eil: guère 
d'ufage qu'en parlant des Oiîiciers 
de la Maifon du Roi. 

On prononce Commanfil , quoi- 
qu'il viene de Menfa : & c'eft que 
celui-là même fe prononce en 
François Manfc , quoique relati- 
vement à rétymologie on écrive 
Mcnfe. **^ 

Commenfurabilité , f. f. t. de Géo- 
métrie. 

Commenfurable , adj. de tout genre , 
t. de Géométrie. 

On prononce ces deux mots en 
François comme en Latin- Men- 
fur a , d'où ils dérivent. 

Comment , adv. de quelle manière. 
On prononce Cornant \ & ce- 
pendant l'ufage eft d'écrire Com- 
ment , fans que l'on puiiïe en don- 
ner d'autre raifon que fa refTem- 
blance avec Comme ; & dans les 
autres mots commençant par ces 
deux fylJabes Commen ,\\ faut pro- 
noncer Comman. 

Commentaire , f. m. Explication 
d'une chofe qui n'efl pas claire. 

Commentateur , f. m. 

Commenté , ée , part. 

Commenter , v. a. 

On prononce Comantaire , &c. 
quoiqu'il viene du Latin Commen- 
tari us. 

Commer , v. n. Faire des compa- 
raifons. Il eft du flyle fam.ilier. 
On prononce Corner. 

Commerçable , adj. de tout genre. 

Commerçant , f. m. 

Commerce , f. m. 

On prononce Comerce ; mais 
on écrit Commerce , parce qu'il 
vient du Latin Commercium. 

Commercer , v. n. 

Commère , 1^ f. 

Zij 



iSo 



C A M 



Commettant , ante , f. m. Si f. 
Commettre , v. a. 

Il ie conjugue comme Mettre , 

on prononce Comctre; mais on 

écrit Commettre , parce qu'il vient 

du Latin Committere. 

Comminatoire , adj. de tout genre , 

t. de Pratique. 
Comminer , v. n. Il fe dit des Cen- 
fures comminatoires. 

Dans ces deux mots on pro- 
^ nonce les deux m comme dans 

le Latin d'où ils vienent. 
Commis , f. m. Qui a un emploi. 
Commis , ife , part. 
Commiie , f. f. t. qui n'eft d'ufage 
qu'en matière féodale. 

On prononce Comis , &c. on 
écrit Commis , &c. parce que ces 
mots vienent du Latin CommiJJus, 
Commisération , f. f. Pitié. 

Dans ce mot on prononce com- 
me en Latin les deux m. 
Commiflaire , f. m. Préposé. 
Commiflariat , f. m. Bureau de Com- 

miflaires. 

CommiiTion , f. f. 

CommiiTionaire , f.m. Il n'efl guère 

d'ufage qu'en matière de Négoce. 

On prononce ComiJJion , &c. 

on écrit CommïJJlon^ parce que ces 

mots vienent du Latin CommiJJîo. 

Commifioire , adj. de tout geni;e. t. 

de Jurifprudence. 
Commiïïure , f. f. t. d'Anatomie. 
Committimus , f. m. t. de Chan- 

célerie. 
Committitur , f. m. t. de Formula. 
Commodat , f. m. t. de Jurifpru- 
dence. Prêt gratuit. 
Commodataire , f. m. & f. Celui 
ou celle qui a reçu ]e prêt. 

Dans ces fix mots , empruntés 
du Latin , on prononce comme 
en Latin les deux m. 
Commode , f. f. Meuble, 



C O M 

Commode , adj. de tout geni , 
Commodément , adv. 
Commodité 3 f. f. 

On prononce Comode ; c 
Commode , parce qu'il vi i 
Latin Commodus, 
Commotion , f. f. t. de Méd jr 
Dans ce mot , emprun ( 
Latin , on prononce comrr. ( 
Latin les deux m. 
Commué , ée , part. 
Commuer , v. a. 11 n'eft guer i 
fage qu'en cette phrafe : Ca m 
la peine , la changer. 

Dans ces deux mots^emp t 
du Latin Commutare , on pro k 
comme en Latin les deux m 
Commun , une , adj. 

On prononce Comiin , 01 :\ 

Commun , parce qu'il vie; d 

Latin Communis, 

Communal , adj. t. de Coutu . 

Communalifle , f. m. Memb d 

certaine fociété. 

Dans ces deux mots, dé^i^ d 

Latin , on prononce comr e 

Latin les deux m , ainfi quÊ n 

Communaux qui fuit. 

Communauté , f. f. 

Communaux , f. m. plur. t. de lU 

tume. 
Commune , f. f. Corps des hal te 
d'une ville , d'un bourg , ou u| 
village. I 

Communément , adv. Ordir e 
ment , généralement. 

On prononce Comunautl 'fl 
mune , Comunément ; ceper iï 
on y conferve les deux m , { c< 
que ces mots vienent du '. t 
Communis. 
Communiant , ante , adj. 

On prononce Comuniantl 
Communier. 
Communicabilité , {, f. DifpofJl 
à communiquer. 



C O M 

oimunicable , adj. de tout genre. 
< li peut fe communiquer. 

Tiunicatif , ive , adj. Qui fe 
cnmunique facilement. 

0^ nunication , f. f. 

)ans ces quatre mots , emprun- 
t du Latin , on prononce com- 
r en Latin les deux m» 

01 iiunié , ée , part. 

nunier , v. n. 

01 nunion > f. f. Réception du 
C ps de Notre- Seigneur : union 
d s une même Foi. 

D^ luniqué , ée , part. 

n luniquer , v. a. Rendre com- 

lï 1 , faire part. 

)n prononce Comunîer , Co- 
rn icjuer ; mais on y conferve les 
d { m , parce que ces mots 
V ent du Latin Communia & 
C imunïcare. 

)i3 lutatif , ive , adj. Il n'eft d'u- 
fa qu'en cette phrafe : Jufiice 
Ci •nutative, 

)ïi utation , f. f. Il n'eft d'ufage 
qi n cette phrafe : Commutation 
di eine , changement, 

ans ces deux mots , empruntés 
di ,atin , on prononce comme 
d£ le Latin les deux m. 
m icité , f. f. Qualité de ce qui 
ifl ompaéle. 

»ni.fte , adj. de tout genre. 
Se ; , qui a peu de pores. 
)d gne , f. f. Fille ou Femme 
qi a liaifon d'amitié avec une 
au î. 

>m! gnie , f. f. 

'm gnon , f. m. Qui a liaifon , ou 
oc :é avec un autre, 
•m: rable , adj. de tout genre, 
mj raifon , f. f. Parallèle, 
mi ant , ante , adjj t. de Pra- 
:iqi 

mpatif, ive , adj. t. de Gram- 

Bai. 



C O M i8i 

Comparativement , adv. Par com- 

paraifon. 
Comparé , ée , part. 
Comparer , v. a. 
Comparoir , v. n. t. de Palais qui 

n'efl d'ufage que dans ces phra- 

fes : Etre ajjigné à comparoir ; 

recevoir une ajjipiation à compa» 

roir. 
Comparcître , v. n. t. de Palais, 

Paroître devant un Juge. 
Comparfe , f f. Entrée du Quadrille 

dans un Carroufel. 
Compartageant , adj. t. de Palais. 
On'dit plus ordinairement copar" 

tageant. 
Compartiment , f. m. AfTemblage 

de plufieurs figures. 
Compartiteur , (7 m. t. de Palais, 
Comparution , f f. t. de Palais. 
Compas , f. m. Inftrument de Ma- 
thématiques. 
Compafsé , ée j part. 
CompafTement , f. m. A6lion de 

compafler. 
Compafler , v. a. Mefurer avec le 

compas. 
CompaiTion , f. f. Pitié. 
Compatibilité , f. f. Convenan,ce , 

acord. 
Compatible ^ adj. de tout genre. 

Qui peut convenir avec un autre. 
Compatir , v. n. S'acorder ; être 

touché de la peine des autres. 
Compatiffant , ante , part. Il eft 

auiTi adj. 
Compatriote , f. de tout genre. Qui 

eft de même patrie. 
Compendium , f. m. Mot emprunté 

du Latin. Abrégé. 
Compenfation , f. f. A(51ion de corn* 

penfer. 
Compensé , ée , part. 
Compenfer , v. a. Faire qu'une chofe 

tiene la place d'une autre. 
Çompérage , f, m. Alf.niîé entre les 



i82 C O M 

parrains , les marraines , & les pè- 
res ôc mères. 

Compère , f. m. Nom que le père 
& la mère donnent au parrain , ou 
le parrain au père , ou la marraine 
au parrain. 

Compétemment, adv. D'une ma- 
nière compétente. 

On prononce Compétament\on 
y conferve Ve à caule de ion ori- 
gine tirée de Compétent. Ceux qui 
écrivent Compétant , en dérivent 
Compétamment, 

Compétence , f. f. Droit de con- 
noître & de juger d'une afaire. 

Compétent , ente , adj. Portion 
compétente , âge compétent , Juge 
compétent. 

On prononce Compétant , & 
Compétance ; & l'Académie écrit 
Compétant , quoiqu'elle écrive 
Compétence. Ils vienent du Latin 
Competens 6c Competentia. 

Compéter , v. n. t. de Pratique qui 
n'eft en ufage que dans cette 
phrafe : Ce qui lui peut compéter , 
apartenir. 

Compétiteur , f. m. Concurrent. 

Compilateur , f. m. Celui qui com- 
pile. 

Compilation , f. f. Recueil. 

Compilé , ée , part. 

Compiler , v. a. RamafTer ce qui a 
été écrit & pensé par d'autres. 

Compitales , f. f. plur. Fêtes chez 
les Romains. 

Complaignant , ante , adj. t. de Pra- 
tique. 

Complaindre , v. n. Se plaindre à 
quelqu'un. 

Complainte, f. f. t. de Pratique. 

Complaire , v. n. Se rendre agréable 
à quelqu'un. 

Complaifance , f. f. Condefcsn- 
dance. 

Complaifant , ante , adj. 



c o M 

Complant , f. m. Plant de 

composé de plufieurs piç 

terre. 
Complanter , v. a. t. d*Agri( 
Complément , f. m. Ce qui 

un nom.bre ou une melur 
Complet , ete , adj. Achevé 
Beaucoup d'Auteurs l 

la lettre / au féminin. L'A 

ne la double pas : c'ed qu 

on prononce Complète, 
Complété , ée , part. 
Complètement, adv. d'une r 

complète. 
Complètement , f. m. Ce qi 

plete. 
Compléter , v. a. Parfaire. 
L'Académie ne double 

/ dans ces mots : c'eft qu 

on ne le double pas dans 

nonciation. 
Complexe , adj. Composé. 
Complexion , f. f. Difpofitic 

rele du corps. 

On ne met point d'acc( 

fur Ve fuivi de Vx , parc 

ce lieu il ne peut être pi 

autrement. 
Complexioné , ée , adj. Ce 

guère d'ufage que parmi 1 

decins. 
Complication , f. f. Afleml 
Complice , adj. de tout geni 

aulFi fubftahtif. 
Complicité , f. f. 
Compiles , f. f. plur. Derni< 

tie de l'Office Divin. 
Com.pliment , f. m. 
Complimentaire , f. m. t. de 

mer ce. 
Complimenté , ée , part. 
Complimenter , v. a. 
Complimenteur , eufe , f. m. 
Compliqué , ée , adj. Raff 

mêlé l'un avec l'aiure. 
Complot 5 f. m. 



ta 



V^ 



C O M 

oi >loté , ée , part. 

jploter , V. a. 

Di «ontl^ion , f. f. Douleur, regret. 

n 'oné , ée 3 adj. t. de Blafon. 

n .onende , f. f. Comporition llir 

le jroits dûs à la Cour de Rome. 

n orté j ée , part. 

)r ortement , (. m. // vieillit. 

h liere d'agir. 

)r orter , fe comporter , v. a. n. 

& éc. Permettre ; fe conduire 

d' e certaine manière. 

iq osé , ée , part. Il s'emploie 

i\ fubftantivement, 

é Dfer 5 V. a. 

■n Dfite , adj. de tout genre , t. 

i' :chite6bre. Il fe prend aufli 

il antivement. 

n )fiteur , f. m. t. d'Imprime- 

■'u k: dcf Mufique. 

a ifition , f. f. 

rr .{leur , L m. t. d'Imprimerie. 

rt >te , f. f. Efpece de confi- 

u 

tr éheriGble , adj. m. & f. Qui 

»e être compris. 

ir. éhenfion , f. f. Faculté de 

^rendre. 

m endre , v. a. II fe conjugue 

ne prendre. 

•Tï ifle , f. f. t. de Chirurgie. 

m ^fîibiliîé , f. m. Qualité d'un 

■ qui peut fe comprimer. 

m îflible , adj. m. & f. Qui 
'61 fe comprimer, 
m; îflion , f. f. Aftion de com- 
ri' îr ; ou éta,t de la -chofe com- 
'H :e. 

m me , ée , part. 

"ïj mer , v. a. Prefler avec vio- 
înl 

:"F s , ife , part, de Comprendre, 

01 )ris , non Compris , efpeces 
e 1 mules adverbiales , qui figni- 
««^în y comprenant, &fan.sy 
Pnrendrç. 



C o M 183 

Compromettre , v. n. & a. Confen- 
tir réciproquement ; commettre 
quelqu'un. 

Il fe conjugue comme mettre. 

Compromis , ife , part. 

Compromis ., f. m. A^e par lequel 
on remet à des arbitres la décilion 
d'un différent. 

Compromiflaire , f. m. Celui à qui 
on remet la décifion d'un diiié- 
rent. 

Comprovincial , adj. Qui efl de la 
même Province. 

Comptable , adj. de tout genre. Il 
s'emploie auffi fubftantivement. 
Qui doit rendre compte. 

Comptant , adj. m. Argent com» 
ptant , c'eft- à-dire , que l'on 
compte fur le champ. 

Compte , f. m. Calcul. 

Compté , ée , part. 

Compter , v. a. Nombrer , calculer. 

Compteur , f. m. Qui compte. 

Comptoir , f. m. Table ou bureau 
où l'on compte. 

Dans ces fept mots , on ne pro* 
nonce point le p ; cependant oa 
l'y conferve , parce que ces mots 
vienent du Latin Computare , 6c 
que par-Jà on diftingue Compte , 
Computum , d'avec Comte , Co- 
rnes ; quoiqu'ils fe prononcent 
l'un & l'autre de même. 

Compulsé , ée , part. 

Compulfer, v. a. Prendre commu- 
nication d'un Regiftre public. 

Compulfeur , f. m. Qui compulfe. 

Compulfoire , f. m. Lettre de Chan- 
célerie , qui oblige \qs perfones 
publiques à communiquer leurs 
regiftres. 
Comput , f. m. t. de Chronologie. 
Supputation des temps qui fervent 
à régler le Cafendrier. 
Computifte , f. m. Qui travaille au 
comput. 



ïS4 C O N 

Comtal , aie , adj. Qui apartient 
à un Comte. 

Comtat , f. m. C'eft l'État d'Avi- 
gnon. 

Comte , f. m. Celui qui poflede un 
Comté. 

Comté , r. m. Titre d une Terre. 
On l'a fait autrefois féminin ; 
delà vient que l'on dit encore au- 
jourd'hui U Franche-Comté. 

Comteiïe , f. f. Celle qui poffede un 
Comté. 

Comtois , oife , f- m- & f- Q.^^ ^^ 
de Franche-Comté. 

Comus , f. m. Divinité , dont l'u- 
nique fonction étoit de préfider 
aux fêtes , aux toiletes des femmes 
& des jeunes hommes qui aimoient 
la parure. 

Concapitaine , f. m. Capitaine avec 
un autre. 

Concafsé , ée , part. 

Concafler , v. a. t. de Pharmacie. 

Concaténation , f. f. t. de Philofo- 
phie. Enchaînement. 

Concave , adj. de tout genre. Il eft 
auÏÏî f. m. Courbe & creux. 

Concavité , f. f. Le dedans d'un 
corps rond & creux. 

Concédé , ée , part. 

Concéder , V. a. Oétroyer, acorder. 

Concentration , f. f. t. de Phyfique. 
Aéfion de concentrer , ou effet 
de ce qui cfl concentré. 

Concentré , ée , part. 

Concentrer , v. a. t. dogmatique. 
Réunir au centre. 

Concentrique , adj. t. dogmatique. 
Qui a même centre. 

Concept, f. m. t. dogmatique. Sim- 
ple vue de l'efprit. 

Conception , f. f. Aélion par la- 
quelle l'efprit ou le corps conçoit. 

Concernant , Participe qiK l'uiage 
a rendu indéclinable , & qui û- 
gnifie , fur , touchant. 



c o N 

Concerner , v. a. 
Concert , f. m. Harmonie. 
de Concert , efpece d'adverbe 

cord. 
Concertant , ante , adj. Qui c n 

ou joue fa partie dans un ce ai 
Concerté , ée , part. 
Concerter , v. a. Chanter ou 31 

férer enfemble. 
Concerto , f. m. t. de Mufiqi 
Conceffion , f. f. Don & o6t . 
Conceffionaire , f. m. Celui i 

obtenu une conceflion. 
Concevable , adj. 
Concevoir , v. a. Se dit d'une i ^ 

qui devient enceinte , 6c c 'e 

prit qui reçoit les idées. 
Je conçois. Je concevo: J'i 

conçu. Je conçus. Je con' ra 

Qu'il conçoive. 
Conche , f. f. Bonne ou m.- îil 

fortune. U vieillit. Ilfignifie El 

fécond réfervoir des marais in: 
Conchites , f. f. plur. Coquill p{ 

trifiées. 
Conchyle , f. m. Sorte de \ lo 

à coquille. 
Conchyliologie , f. f. Scier qi 

traite des coquillages. 
Concierge , f. m. ôc f. Qui a \i rd 

d'un Hôtel ou d'une Prifc 
Conciergerie , f. f. Office 01 g< 

ment de Concierge , ouPr 1. 
Concile, f. m. Affemblée d'E (u« 

pour décider fur le dogme 1 ' 

difcipline. 
Conciliabule , f. m. Aflembl «< 

gullere 6c tumultueufe. 
Conciliant , ante , adj. 
Conciliateur , trice , f. m. & 
Conciliation , f. f. Acord , ioi 
Concilié , ée , part. 
Concilier , v. a. Acorder en! w 
Concis , ife , adj. Bref , fuc< 5- 
Concifion , f. f. Qualité de qi 

efl concis, 

Concîi c" 



CON. 

itoyen , ene , adj. Citoyen de 

1 même ville. 

5 lave , f. m. Lieu oïl les Car- 

c aux s'aiTemblent pour élire un 

I )e. Il Te prend auin pour l'Af- 

i iblée des Cardinaux. 

)! avifte , {. m. Ecoléfiaftique 

c acompagne un Cardinal au 

( nclave. 

)i u , ue , part. 

n uant , ante , adj. Qui conclud. 

)i uie , v. a. Terminer. 

Quelques Auteurs écrivent con- 
c\ re avec deux rr , mais l'Aca- 
d lie récrit avec une feule. 

conclus , tu conclus , il con- 
z. . Ily en a qui écrivent il conclut 
a : un/: mais l'Académie préfère 
k , qui tire fon origine du Latin 
c^ :ludere. Nous concluons , vous 
D :Iuez , ils concluent. Je con- 
z: is , &c. Nous concluions , 

V j concluiez , ils concluoient. 

V a Pr. let. /. J'ai conclu , ôcc. Je 
C( :lus , tu conclus , il conclut : 
i', adémie préfère ici le t ; par-là , 
le étérit fe diftingue du préfént ; 
!a oifieme perfone du fingulier 
>' )rde avec la féconde du plu- 
:i' Nous conclûmes , vous con- 
:L 'S , ils conclurent. La pénul- 
\i e de ces trois perfones de 
'i rifle eft longue , comme dans 
e; autres verbes. Danet écrit 
K conclufmes. Il vaut mieux 
n re un accent circonflexe que 
:e première /à la pénultième, 
>c marquer davantage la quan- 
it [e cette fyllabe. J'avois con- 
:li &c. Je conclurai , tu conclu- 
aî il conclura : nous conclu- 
, vous couclurez , ils conclu- 
II y en a qui ajoutent un ë 
la ce futur , & écrivent je con- 
■h ai, ÔCc. C'eft une faute. Que 
e nclue , &c. Que nous con» 



CON itf 

cluîons. Je conclurois , &c. U né 
faut pas doubler la lettre r en cet 
endroit , comme Daner, Que je 
conduire , que tu conclufTes , qu'il 
conclût. A l'impérat. Conclus, 
concluez. Piuiieurs foutienent 
qu'on doit écrire conclue , à caufe 
du plur. conclue^ : mais Jacquier , 
dans fon Traité de l'Orthographe , 
eu du fentiment contraire ; ô£ 
dans toutes les bonnes Éditions 
des Satyres de Boileau on trouve 
ce vers ; 

Et conclus avec moi qu'un Doreur 
n'ejl qu'un fot, 
où conclus eft écrit avec un s. II 
eft à remarquer que nos verbes 
terminés en re ont leur impérat. 
femblable au préfent de l'indica- 
tif. Exemp. Fais y faites ; nais , 
naiffei -^parois , paroijje^ ; réponds^ 
réponde:^ ^ &C ainfi des autres. 

Conclufion , f. f. Fin. 

Concoélion , f. f. On dit ordinaire- 
ment co<??/o/7. Digeftion. 

Concombre , f. m. Plante. 

Concomitance , f. f. Union. Il n'eft 
guère d'ufage que dans le dogma- 
tique Sl dans cette phrafe adver* 
biale : Par concomitance. 

Cojicomitant , ante , adj. t. dogma** 
tique. Qui acompagne. 

Concordance , f. f. Raport , réu* 
nion. 

Concordant , ante , adj. Vers con- 
cordant. Il fe prend auffi fubftan- 
tivement. 

Concordat , f. m. Convention. Il fe 
dit principalement en matières 
Eccléfiailiques. 

Concorde , f. f Union. 

Concorde , f. f. Autrement appelée 
la Paix. 

Concourir , v. n. Agir conjointe* 
ment. 

Il fe conjugue comme Courlr^^ 
Aa 



fî^'6 C O N 

Concourme , f. f. Drogue doftt fe 
fervent les Teinturiers. 

Concours , f. m. A6lion par laquelle 
on concourt. 

Concret , t. dogmatique. Joint , 
composé. 

Concrétion , f. f. t. de Phyfique. 

Conçu , ue , part, de Concevoir, 

Concubinage , f. m. 

Concubinaire , f. m. 

Concubine , f'. f. 

Concupifcence , f. f. Appétit déré- 
glé. Inclination naturele vers les 
biens fenfibles, 

Concupifcible , adj. Il n'eft en ufage 
que dans le dogmatique & dans 
cette phrafe : Appétit concupifcible. 

Concurremment , adv. Par concur- 
rence. 

On prononce Concurrament : 
on y conferve Xe à caufe de fon 
origine tirée de Concurrent, 

Concurrence , {. f. Prétention de plu- 
fleurs perfones à la même chofe. 

Concurrent , ente , adj. Qui pourfuit 
avec un autre une même chofe. 

ConculTion , f. f. Exaélion d'un 
Officier public. 

Concufîionaire , f. m. 

Condamnable , adj. de tout genre. 

Condamnation ^ f. f. 

Condamné , ée , part. 

Condamner , v. a. 

On prononce Condanable , 
Condanation , Condané , Conda- 
ner. Cependant on conferve Vm , 
parce que ces mots vienent du 
Latin Condemnare. 

Condé , f m. Nom d'une Branche 
de la Maifon Royale de France. 

Condenfation , f. f. t. de Phyfique. 

Condensé , ée , part. 

Condenler , v. a. Rendre denfe. 

Condefcendsnce, f.f. Complaifance. 

Condefcendant , ante , adj. 

Condefcendre , v. n. 



c o N 

Condifcîple , f. m. Compagno) 
tude. 

Condition , f. f, 

Conditioné , ée , adj. 

Conditionel , ele , adj, 

Conditionélement , adv. 

Condoléance , f. f. Il n'eft 
d'ufage que dans ces phr 
Compliment de condoléance \ 
de condoléance. 

Condonat , f. m. Efpece de N 

Condor , f. m. Oifeau. 

fe Condouloir , v. r. Particip 
douleur de quelqu'un. 

Conduéleur , trice , f. m. & i 
conduit. 

Conduire , v. a. Mener. 
Je conduis , &c. nous ce 
fons , &c. Je conduifois , 
nous conduifions , &c. J'a 
duit , &c, nous avons con 
&c. Je conduifis , &c. nou 
duisîmes , &c. Je conduirai 
Conduis , conduifez. Que j( 
duife , &c. que nous conduil 
&c. Je conduirois : nous ce 
rions , &c. Que je condu 
que nous conduifilTions , 
Conduifant. 

Conduit , ite , part. 

Conduit , f. m. Canal. 

Conduite , f. f. Aélion de con 

Condyle , f. m. t. d'Anatomi 

Condylôme , f. m. Excroifl'an 
chair. 

Cône , f. m. t. de Géométrit 
ramide. 

Confabulateur , f. m. Qui tien 
verfation. 

Confabulation , f. f. Il ne i 
qu'en plaifanterie , ainfi q 
fuivant. 

Confabuler , v, n. S'entreten 
chofes légères & agréables. 

Confeétion , f. f. Compofition 

Confédération , f. f. Ligue. 



C ON 

édéré , ée , adj. Il eft aufli 
;)ft. Allié. 

1 )n fédérer , v. n. paf. Se liguer, 
c éré , ée , part. 

c érence , f. f. 

c érencier , f. m. Préfident d'une 
( iférence. 

c érer, v. a. Comparer; donner; 
j ler avec quelqu'un. 
îfle , f. Il n'a ni genre ni ar- 
t e , & ne fe met jamais qu'à- 
> : quelques verbes. Aller à con- 
i é , être à confefle , &c. 
îfsé , ée , part. 
o' ifler , V. a. 
c îffeur , f. m. 
îflîon , f. f. Aveu. 
îfTional , f. m. Siège du Con- 
i eur. 

ance , f. f. Efpérance. 
ant , ante , adj. 

demment , adv. 

3n prononce C onfidament : 

< y conferve IV , à caufe de 

1 origine tirée de Confident. 
dence , f. f. Part d'un fecret. 

< nvention au fujet d'un béné- 

dent , ente , f. m. & f. A qui 

1 i fait part de fes fecrets. 

dentiaire , f. m. Qui tient un 
1: éfice par confidence. 

é , ée j part. 

01 2r , v. a. Commettre. 

e me confie , &c. nous nous 
c fions , &c. Je me confiois , 
f . Nous nous confiions. V. Pr. 
1< Y. Je confiai , tu confias : 
il onfia : nous confiâmes , vous 
c fiâtes , ils confièrent. Je con- 
fi ai , Ôic. Confie , confiez-vous. 
C e je confie , Ôcc. Que nous 
c fiions , &c. Je confierois, &c. 
V, e je confiafle , &c. que nous 
c fiafiTions. Confiant. Obfervez 
«1 quoiqu'on prononce Je con^ 



c o N ig7 

firaîf Je confirais^ cependant on 
eft obligé d'écrire Je confierai , Je 
confierois , fi l'on veut diftinguer 
ces mots d'avec ceux qui déri- 
vent du verbe Confire, 

Configuration , f. f. Forme exté» 
rieure du corps. 

Confiné , ée , part. 

Confiner , v. a. & n. Reléguer ; 
être fur les confins. 

Confins , f. m. plur. Bornes. 

Confire , V. a. AiTaifoner ÔC faire 
cuire. 

Je confis , tu confis , il confit : 
nous confifons , vous confifez , 
ils confifent. Je confifois , &c. 
J'ai confit , &c. Je confis , &c. 
Je confirai , &c. Impérat. Con- 
fis , confifez. Subj. Que je con- 
fife , ôic. Confifant, 

Confirmatif , ive , adj. Qui con« 
firme. 

Confirmation , f. f. 

Confirmé , ée , part. 

Confirmer , V. a. Rendre plus certain.' 

Confifcable , adj. de tout genre. 

Confifcant , adj, m. Sur qui peut 
échoir une confifcation. 

Confifcation , f. f. 

Confifeur, f. m. Qui confit. 

Confifqué , ée , part. 

Confifquer , v. a. Adjuger au fifc; 

Confit y ite , part. 

Confitéor , f. m. Prière ou formule 
de confelïîon. 

Confiture , f. f. Il fe dit prefque 
toujours au plur. 

Confiturier , iere , f. m. & f. 

Conflit , f. m. Choc , conteftatîon; 
On écrivoit autrefois Conflit , 
parce qu'il vient du Latin Co/z- 
fii^us : tnais l'Académie s'eft dé- 
cidée pour Conflit ; parce qu'on 
le prononce ainfi : tant il efl vrai 
que la prononciation prévaut in- 
fenfiblement fur l'étymologîe.^ 
A ai) 



■i?8 C O N 

Confluent , f. m. Jon<ftion de deux 
rivières. 

Confondre , v. a. Mêler. 

Confondu , ue , part. 

Conformation , f. f. Manière dont 
une chofe eu. conformée. 

Conforme , adj. de tout genre. Sem- 
blable. 

Conformé , ée , part. 

Conformément , adv. 

Conformer , v. a. 

Conformité , f. m. Qui fe con- 
forme à la religion dominante. 

Conformité , f. f. Reffemblance. 

Confort,, f. m. Il eft vieux. Atfi- 
flance. 

Çonfortatif, ive , ad'j. Il efl auffi 
fubft. Qui rend plus fort. 

Cpnfortatlon , f. f. Il n'efl guère 
d'ufage que dans ces fortes de 
pb^âfes : Cela eft ton pour la 
confortdtion des nerfs, Uneflomac 
affaibli a be foin de confortation. 

Conforter , v. a. Il ne fe dit guère 
qu'en Médecine. On le difoit 
autrefois au figuré ; mais il com- 

. mence de vieillir en ce fens. 

Confrairie , f. f. V. Confrérie, 

Confraternité , f. f. Société. 

Confi^çfô , f. m. 

Confrérie , f. f. AiTociation pieufe. 
Qn étiivoit autrefois Confrai- 
rie : en le trouve ainfi dans Fur. 
6c Dan. L'Académie même Técri- 
voit ainfi : Si cet a venoit adez 
évid.çmment du Latin Confiater , 
Confraternitas , ou Confrutria , 
d'où Confrairie. On a même 
prétendu le dériver auiTi de Frai- 
riû , qui a néanmoins un fens 
foi;t différent , & qui pouroit 
bien n'avoir rien de commun 
avec Confrairie. Nous en par- 
lerons à fon rang. Quoiqu'il en 
/bit , l'Académie s'efl détermi- 
née à écrire Confrérie , de même 



c o N 

qu'on écrit Confrère : il ne (tg 
pas fe rendre efcîave des ét^ o- 
logies pour des mots aufîi i^ 
faitement naturalisés. 

Confrontation , f. f. 

Confronté , ée , part. 

Confronter , v. a. 

Confus ^ ufe , adj. 

Confusément , adv. 

Confufion , f, f. 

en Confufion , façon de parle d» 
verbiale. 

Congé , f. m. Anciene mefure ur 
les liqueurs. 

Congé , f. m. Permiflion d'à , 

Congéable , adj.. de tout ger t. 
de Coutume. 

Congédié , ée , part. 

Congédier , v. a. Renvoyer 

Congélation , f. f. A6tion de r« 
cir les liqueurs. 

Congeler , v. a. Durcir les liqi % 
Obfervex cjue l'Acadcmie > 
ne l'accent au fubftantif , & tn 
au verbe ; c'eft que le "\ le 
dérive plus immédiatemei [| 
Geler ; au lieu que le fubf if 
vient immédiatement du a 
Congelatio , où Ve fe pron< & 

Congénère , adj. de tout gen r. 
d'Anatomie , ôc de Botanic ; 

Congeftion , i. (. t. de Méde -*. 

Congiaire , f. m. Diftributioi u 
largefle Romaine. 

Conglobation , f. £ Figure de i ;• 
torique. 

Conglobé , ée, adj. t. d'Anato î. 

Conglomiéré , adj. t. d'Anato ?• 

Conglutinadon , f. f. 

ConghîtîTrîé , ée , part. 

Conglutiner , v. a. Rendre glt ^ 

Congois , oife , ou Ccîigolan , •• 
f. m. & f. Qui efl de Gong 

Congratulation , f. f. 

Congratulé , ée , part. 

Congratuler , v. a. 



C ON 

•e , f. m. Poiflbn de mer 
feblable à une anguille, 
lîi éganifte , f. m. On donnoit ce 
ti 1 à ceux qui étoient des Con- 
7' ;ations dirigées par les Jefuites. 



Il; egation 



r. f. G 



ompagnie 



de 



p. bnes eccléfiaftiques ou laï- 
qi ; , séculiers ou réguliers. 
)i es , r. m. Aflembiée de plu- 
fn :•$ Miniftres de différentes Fuif. 
fa es. C'éîoit auffi un t. de Palais, 
mu, ue , ad]. Il n'a guère 
i' ige qu'en cette phrafe : Por- 
ù congrue, 

m uifme , f. m. t. de Théologie. 
m jifte , f. m. t. de Théologie, 
m iité , f. f. t. dogmatique. 
m ûment , adv. Suffifament , 
ce îâement. 

Académie y met l'accent, 
p; e qu'originairement on difoit 
Ci Tuement : en fupprimant Ve , 
01 . alongé Vu. 

>n re , adj. t. de Botanique. 
)n , f. m. Lapin, Il eft vieux. 

n écrit auîli Connil ; mais 
01 )rononce Conil , en mouil- 
la; foiblement VL 
m î , f. f. t. de Marine. 
m T , V. n. Chercher des fub- 
te ges. Il eft bas & vieux. 
>n -re , f. f. Échapatoire. 

n écrit aulTi Conniller Sc 
Ce nlliere ; mais on n'y pro- 
ie e qu'une n. 

'ni le , adj. de tout genre. Qui 
1 ' figure d'un cône. 

bfervez que ce mot en s'a- 
101 îant s'abrège & perd l'accent, 
'njbral, aie, adj. 
•n] hralement , adv. 
»n] bre , f. f. 
>"] bré , ée , part. 
>ni brer , v. a. 

'") :idre , V .a. Joindre enfembîe. 
'nj it, te , part. Il eft auffi f. 



C O N igp 

Conjointement , adv. Enfembîe. 

Conjondif , ive , adj. t. de Gram- 
maire. 

Conjonction , f. f. Union. 

Conjon61ive , f. f. t. d'Oculifte. 

Conjondure , f. f. Rencontre d'à- 
faires. 

fe Conjouir , v. n. paf. Il vieillit. 
Se réjouir avec quelqu'un de ce 
qui lui fait plaifir. 

Conjouiflance , f. f. Il n'eft guère 
d'ufage qu'en ces phrafes : Corn- 
plimens de conjouïffance : Lettre 
de conjouij^ance. 

Conjugaifon , f. f. t. de Grammaire. 

Conjugal , aie , adj. Qui concer- 
ne 1 union des époux. 

Conjugalement , adv. 

Conjugué , ée , part. 

Conjuguer , v. a. t. de Grammaire. 

Conjurateur , f. m. 

Conjuration , f. f. Complot contre 
l'Etat ou contre le Prince. 

Conjure , f. f. t. de Coutume, 

Conjuré , ée , part. Il eft auffi f. 

Conjurer , v. a. Prier inftamment; 
détourner un malheur ; former 
un complot. 

Connétable , f. m. C'étoit autre- 
fois le Chef des armées. 

Connétablie , f. f. Tribunal des 
Maréchaux de France. 

On prononce Conétable & 
Conétdblie : cependant on y con»- 
ferve les deux n à caufe de l'an- 
cien ufage , qui au refte étoit affez 
mal fondé ; car on croit, avec 
aflez de fondement , que ce titre 
vient du Latin Cornes flabuli , 
d'où l'on a dû faire Comeftable, & 
par corruption Conneflable , Cc?/z- 
nétable. 

Connexe , adj. de tout genre , t. 
de Palais. 

Connexion , f. f, Liaifon. 

Connexité , C f. Raport. 



ipo C O N 

Connivence , f. f. Indulgence qu*on 
a pour des fautes qu'on n'ofe 
approuver. 

Conniver , v. n. Diffimuler. 

Dans ces cinq mots on pronon- 
ce les deux n , qui leur vienent du 
Latin Connexus , & Conniver e, 

Connoiflable , adj. de tout genre. 
Il n'eft guère d'ufage qu'avec la 
négative. Il nejî pas connoijfable. 

Connoi (Tance , 1. f. 

ConnoifTement , f. m. t. de com- 
merce de mer. Déclaration de 
ce qui compofe la charge d'un 
vaifleau. 

Connoiffeur j eufe , f. m. & f. Qui 
fe connoît à quelque chofe. 

Connoître , v. a. 

Je connois , tu connois , il 
connoît : nous connoilTons , vous 
connoifTez , ils connoiflent. Je 
connoiflbis , &c. nous connoif- 
fions , &c. J'ai connu , &c. Je 
connus , tu connus , il connut : 
nous connûmes , vous connû- 
tes , ils connurent. Je connoîtrai, 
&c. nous connoîtrons , &c. Je 
connoîtrois , &c. Connois , con- 
noiflez. Que je connoifle , &c. 
Que je connuffe , que tu con- 
nuflfes , qu'il connût : que nous 
connuiîions , que vous connuf- 
fiez, qu'ils connuflent. Connoif- 
fant. 

Dans ce mot Connoître , & 
dans tous fes dérivés on ne pro- 
nonce qu'une n : on y conlerve 
néanmoins les deux à caufe de 
l'étymologie Latine , cognofcere 
qui le dit pour connofcere , d'où 
connoître. 

Connu , connue , part. 

Dans l'adjeftlf féminin connue 
Vè tréma eft nutile , parce qu*on 
ne peut coniondre cette pron-^n- 
ciation avec celle d'aucun autre 



C O N 

mot. Il n'en eft pas de \\ 
ÔL ambiguë , ciguè , &c. d t 
prononciation pouroit être ( 
fondue avec celle de ba^u 
gue , &c. 

Conoïdal , aie , adj. m. & i J 
a la forme d'un conoïde. 

Conoïde , f. m. t. de Géo ti 
& de Médecine. 

Conque , f. f. Grande coqull! n 
rine. Il fignifie aullî une I 
re de grains dont on fe t 
Baïone. 

Conquérant , f» m. 

Conquérir , v. a. Acquéri \ 
les armes. Il n'eft guère d e 
qu'au prétérit y f conquis , l u 
temps composés du part. \ { 
du verbe auxiliaire avoir. 

Conquêt , f, m. t. de Pratic 

Conquête , f. f. Plante. 

On écrit aufti Conquettt : li 
on prononce Conquête, 

Conquête , f, f. 

Conquêter , v. a. Il eft vieux, •! 
quérir. 

Conquis , ife , part. 

Confacrant , adj. m. Qui fac in 
Evêque. 

Confacré , ée , part. 

Confacrer , v. a. 

Confanguin , guine , adj. I n 
du côté paternel. 

Confanguinité , f. f. Parenté dt t( 
du père. 

On y prononce Vu co n 
dans le Latin Confanguini i 
d'où il eft emprunté. 

Confcience , f. f. 

en Confcience , façon de \ e' 
adverbiale. 

Confciencieufement , adv. 

Confciencieux , eufe , adj. 

Confcript, f. m. Il n'eft d'i^e 
qu'en parlant des Sénateun o* 
mains. 



C ON 

Dn écrit aufli Confcrh , parce 
c on le prononce ainfi : ou plu- 
t. comme on n'y prononce ni 
p ni r , on peut bien y con- 
[, rer l'un & l'autre à caufe de 
- /mologie , puifqu'il vient du 
[ in Conjcriptus. 
1 orateur , f. m. Qui facre un 
E îque. 

r cration , f. f. 

r. cutif , ive » adj. Il ne fe dit 
j re qu'au pluriel , ÔC dans le 
n 2 de Pratique : trois Diman- 
z. consécutifs , &c. 
n :ution , f. f, t. d'Aftronomie. 
n cutivement , adv. Tout de 
'u . 

n l , r. m. Avis ; ou Aflem- 
)1 où l'on prend confeil & avis, 
n lié , ée part, 
n lier 
it .1er , 

n !s ) f. m. t. de Banquier, 
n itant , ante , adj, 
n itement , f. m. Approbation. 
n iti , ie , part. Il n'eft guère 
r ;ge qu'au Palais, 
n tir , V. n, Acquiefcer, 
î verbe fe conjugue comme 

m [uemment , adv. 

ïi prononce Conséquament : 
m conferve Ve , à caufe de 
bi )rigine tirée de Conséquent. 
n; [uence , f. f. 
C séquence , façon de parler 
id> rbiale. 

ns uent , f. m. t. de Philofophie. 
ns uent , ente , adj. Qui fuit, 
p réfulte. 

( nséquent , façon de parler 
id" rbiale. 

nft dateur , trice , 
nf< nation , f. f. 
'nf< ^atoire , adj. f. Cour 
^eri toire» 



, V. a. 

, ère , f. m. & f, 

f. m. 



f. m. &f. 



son- 



c O N ipr 

Conferve , f. f. Efpece de ccnti- 
ture. G'eft au'ffi un t. de Marine. 
Au pluriel , c'eft une forte de 
lunetes. 

Conferve , ée , part. 

Conferver , v. a. 

Confidérable , adj. m. & f. 

Confidcrablement , adv. 

Confidérant , ante , adj. Qui con- 
fidere. Il n'eft guère d'ufage qu'a- 
vec quelque adverbe , Ôc dans 
le ftyle familier. 

Confidération , (. î. 

Confidéré , ée , part. 

Confidérément , adv. Avec confir 
dération. 

Confidérer , v. a. 

Confignataire , f. m. Dépofitaire 
d'une fomme confignée. 

Confignation , f. f. Dépôt public. 

Quelques-uns n'y prononcent 

point le g ; mais c'eft corrompre 

ce mot ;ï' Académie n'admet point 

cette mauvaife prononciation. 

Configne , f. f. t. de Guerre. 

Configné , ée , part. 

Configner , v. a. Mettre au dépôt 
public, 

C'eft abuftvement que quel- 
ques-uns n'y prononcent point 
le ^ , ou du moins ne mouil- 
lent point Vn ; car c'eft à quoi 
fe réduit la valeur du g dans ces 
cinq mots : il fert &. doit fervir 
à mouiller Vn, 

Confiftance , f. f. État permanent , 
ou folidité. 

Confiftant , ante , adj. 

Confifter , v. n. Il fe dit de l'état 
d'une chofe confidérée en fon 
être. 

Confiftoire , f. m. Confeil du Pape, 

Confiftorial , aie , adj. 

Confiftorialement , adv. En con- 
fiftoire , ou félon fes formes. 

Confoloble , adj. Il ie dit le plus 



ïpa C N 

fouvent avec la négative. // rCeJl 
pas confolable. 

Confolant , ante , adj. 

Confolateur , trice , f. m. & £ 

Confolation , i. ù 

Confolatoire , adj. de tout genre. 

Confole , f. t\ Pièce d'Archite(fture. 

Conlblé , ée , part. 

Conloler , v. a. 

Confondant , f. m. t. de Médecine. 

Confolidation , f. f. A6lion de con- 
Iblider. 

Confolidé , ée , part. 

Confolider , v. a. t. de Chirurgie. 
Réunir , rafermir. 

Confommateur , f, m. Qui con- 
fbmme. 

Conlommation , f. f. 

Confommé , f. m. Bouillon fuc- 
culent. 

Conlommé , ée , part. 

Confommer, v. a. Achever; détruire. 

Confomptif, ive , adj. t. de Mé- 
decine. 

Confomption j f. f. Confommation. 
C'efl: auffi le nom d'une mala- 
die fort commune en Angleterre. 

Conionance , f. f. t. de Mufique 
& de Grammaire. 

Confonante , adj. t. Il ef): au(îi f. 

Confone , adi. t". Il Te dit de tou- 
tes les lettres de l'Alphabet , qui 
n'ont point de Ton d'elles mê- 
mes , & ne peuvent fe pronon- 
cer fans être jointes à des voye- 
les. Il eft auiîî ùibflantif. 

On écrit auffi Confonne , Con- 
fonnante ^ Confonnance ; mais on 
n'y prononce qu'une n , &. l'éty- 
mologie même n'en veut qu'une, 
puifque ces mots vienent du La- 
tin Conjonars. 

Confort , f. m. t. de Pratique. Il fe 
dit rarement au fingulier. 

Confonde , f. f. Plante. 

Confpirateur , trice , Cm. & f. 



CON 

Confpiratîon ^ {. {, 
Conipiré , ée , part. 
Confp rer , v. n. Se joindn 

l'exécution d'un deffein. 
Conflament , adv. 

On écrit auiîi Conjlam 

mais on prononce Confia 
Confiance , f. f. Fermeté d 
Confiant , ante , adj. 
Conftaté , ée , part. 
Conliater , v. a. Vérifier v> 
Conlkllation , f. f. Aflembla 

toiles. 
Conftelié , ée , adj. 
Conlter , v. n. Imperfonel. 

s'emploie guère qu'au Pale 

Ton dit : // confie de ou 
Confternation , f. f. 
Concerné , ée , part. 
Conflerner , v. a. 
Conflipation , f. f. État di 

qui eft conftipé. 
Conilipé , ée , part. 
Conftlper , v. a. Refferrer le 
Conftituant , ante , adj. Qi 

ftitue. 
Conftitué , ée , part, 
Conftituer , v. a. Établir; c 

fer un tout. 
Conflitutif , ive , adj. Qui coi 
Conflitution , f. f. Etablifle 

compofition ; Ordonance. 
Conftitutionaire , f. ni. 6^ 
Conftrifteur , f. m. Qui rt 
Conftriétion , f. f. t. de Ph) 
Conftringent, ente, adj. Q 

ferre. 
Conftruftion , f. f. Arangei 

difpofition. 
Conftruire , v. a. Bâtir ; ar 
Je conftruis , tu conftri 

conftruit : nous conftruil 

vous conftruifez , ils coi 

fent. Je conflruifois , &c. 

conftruifions. Je conftruifis 

conilruisîmes. Je conftruira 



C O N 

conflruirois , nous conftruî- 
r -js. Conùruis, conftruifez. Que 
'i^:onftrui(e : que nous conftrui- 
iis. Que je conilruififle : que 
r isconftruififlions.Conftruifant. 
rj mit , ite , part, 
oî ibftantialité , (. f. t. de Théo- 
1( e. 

31 îbftantiel , ele , adj. t. de 
1 îologie. 

1)1 bftantiélement , adv. t. de 
1 èologie. 

aj l , f. m. Magiftrat Romain ; 
c donne auffi ce nom à d'au- 
t Officierj en France. 
01 ilaire , adj. de tout genre. 
o; ilairement , adv. 
ilat , f. m. Dignité de Conful. 
ikant , r. m. Celui qui donne 
c feil. 
0^ Itation , f. f. 

iltative , adj. f. Qui n'efl d'u- 
i ) que dans cette phrafs : Avoir 
•^ c confultaiive. 

0' ilté , ée , part, 

o; .Iter , V. a. 

0- Iteur du Saint Office , f. m. 

1 fteur commis par le Pape 
p r donner fon avis. 

o: mant , ante , adj. 
0) ;mé , ée , part. 
01 mer , v. a. Détruire , diffiper. 
01 s , f. m. Dieu des confeils. 
oî ft , f. m. Il n'efl en ufage 
q dans le dogmatique. Action 
p laquelle deux corps fe tou- 
c nt. 

3n y prononce le 61 final. 
01 din , f. m. Habitant de la 
c ipagne. 

91 gieux , ieufe , adj. 
01 gion , f. f. 

oi.illes, f. f. plur. Ce font les 
bires de foie. 
01 mination , f. f. Souillure, 
w >miné , é« , part. 



c o N 15.5 

Contaminer , v. a. Souiller. 

Ces trois mots font vieux. 

Contaut , f m. t. de Charpenterie. 

Conte , f. m. Récit plaifant. 

Contemplateur , trice , f m. & f. 

Contemplatif, ive , adj. 

Contemplation , f. f. 

Contemplé , ée , part. 

Contempler , v. a. - 

Contemporain , aine , adj. Il efl 
auffi f m. 6c f. Qui efl du même 
temps. 

Contempteur , {. m. Qui méprife. 

Feu l'Abbé des Fontaines fe 

fervoit fouvent de ce mot qui efl 

énergique , & même nécefTaire. 

Contemptible , adj. Méprifable. Il 
vieillit. 

Contenance , f. f. 

Contenant , f m. t. dogmatique. 

Contendant , ante , adj. Concur- 
rent. Il n'efl guère d'ufage à l'ad- 
jeélif que dans les phrafes fui- 
vantes : les Princes contendans. 
Les parties contendantes. Il s'em- 
ploie plus ordinairement au fubfl. 

Contenir, v. a. 

Il fe conjugue comme Tenir. 

Content , ente , adj. 

Contentement , f. m. Satisfa6lion. 

Contenté , ée , part. 

Contenter , v. a. Satisfaire. 

Contentieufement , adv. 

Contentieux , eufe , adj. Litigieux. 

Contentif , adj. t. de Chiru^rgie. 

Contention , I. f. Difpute. 

Contenu , f. m. 

Contenu , ue , part. 

Conté , ée , part. 

Conter , v. a. Narrer. 

Conteflable , adj. Qui peut fe con- 
te fier. 

Conteflant , ante , adj. Qui con- 
tefle. Il fe prend aufîi fubflantir 
vement. 

Conteflation , f. f. Querele, 
Bb 



ip4. C O N 

Conteflé , ée , part. 

Contefter , v. a. Dirputer. 

Conteur , eufe , f. m. &: f. Qui 
conte. 

Contexture , f. f. t. didaftique. 

Conti , Nom d'une Branche de la 
Maifon Royale de Bourbon. 

Contigu , uë , adj. Qui avoifine & 
touche. 

Il doit y avoir deux points fur 
Vë final du féminin de cet adj. 
autrement il rimeroit avec figue, 

Contiguité , f. f. État de deux cho- 
fes qui fe touchent. 
On y prononce Vu, 

Continence , f. f. 

Continent, ente , adj. Qui a la 
vertu de continence. 

Continent , f. m. t. de Géographie. 

Contingence , f. f. Qui n'eft d'u- 
fage que dans les phrafes fui- 
vantes : félon la contingence des 
afaires , félon la contingence des 
€as, C'efl aulli un t, de Géo- 
métrie. 

Contingent , ente , adj. & f. m. 
Qui peut ariver ou n'ariver pas. 

Continu , ue , adj. Dont les par- 
ties ne font pas divisées. 

Continuateur , f. m. 
Continuation , f. f. 

Continue , f f. Il ne s'emploie guère 
qu'adverbialement : A la conti- 
nue. Il eft aufli f. f. dans cette 
phrafe ; La continue l'emporte. 

Continué , ée , part. 
Continuel , ele , adj. 
Continuélement , adv. 

Continuer , v. a. 

Continuité , f. f. Suite ; durée con- 
tinue. 

Continûment , adv. Sans interru- 
ption. 

On écrit aufli continuement ; 
mais on prononce Continâment : 
& l'Académie convieaC qu'on 



c o N 

peut récrire ainfi : c'eft-àfl 

que Vu s'alonge ÔC Xe s*éc 1; 

Contondant , ante , adj. t. de ki 

rurgie. 
Contorniate , adj. f. Sorte de ù 

daille. 
Contorfion , f. f. Mouvement »• 

lent. 
Contour , f. m. t. de Peintu i 

de Sculpture. 
Contourné , ée , part. En k 

Blafon , il fignifie Tout < 

gauche. 
Contourner, v. a. Marquer îi 

des traits & des lignes les a 

tours d'une figure. 
Contrabout , f. m. t. de Coût e 
Contra étant , ante , adj. Qui i 

trafte. 
Contrade , adj. t. de Gram « 

Greque. Nom centrale , ii 

contrade, 
Contraété , ée , part, 
Contrafter , y. a. Faire une » 

vention. 
fe Contrafter , v. n. paf l( 

Phyfique , qui fe dit des f 

des & des nerfs. C'eft aul ii 

t. de Grammaire. 
Contraaion , f. f. t. de Phj I 

& de Grammaire. 
Contraéluel , ele , adj. 
Contraélure , f. f. t. d'An 8 

élure. 
Contradiéleur , f. m. 
Contradiélion , f. f. 
Contradictoire , adj. de tout g i 

Qui contredit. Il n'eft guert u 

fage qu'en certaines phraf( 1' 

ftyle didaélique. 
Contradiétoireraent , adv. 
Contraignable , adj. t. de Pa . 

Que l'on peut contraindre. 
Contraindre , v. a. Verbe q ^ 

conjugue comme craindre 
Contraint , ainte » part. 



' C O N 

j-aînte , f. f. Violence pour 

jaire , adj. Oppose. 

ontraire , adv. 
G 'allée , f. f. Allée latérale. 

)n écrit auflî Contre-allée ', mais 

proncmce Contr allée. 
[ 'Amiral , f. m. Officier d'une 

)n écrit aufll Contre-Amiral ; 
; s on prononce Contr' Amiral, 

nme Contr* échange. 
z iriant , ante , adj. Qui aime 

ontrarier. 
c arié , ée , part, 
c irier , v. a. Contredire, 
c iriété , f. f. Oppofition. 
)lle , f. rn. t. de Peinture & 
( Sculpture. 

cfté , ée , part, 

Q ifter , V. a. & n, t, de Pein- 
t ; & de Sculpture. 
û X , f. m. 

)aécrivoit autrefois Contra^î , 
i am* étant désivé du Latin 
i ura^us , d'où l'on conlerve 
( orée c dans Tes dérivés Con- 
t 'ilé , Contractuel ; mais Tufage 
C de pononcer Contrat , & l' A- 
c émie l'écrit, ainfi. 
0' averion , f. f. 
0- a-yeva , f. f. Plante, 
a e , prépofition fervant à 
n quel oppofition. 

01 e-baincer, v. a. Il n'eft guère 
d fage (u'en matière de Morale. 

)n net un figne d'union dans 
c mot Se dans la plupart des 
fi ans j pour mieux diftinguer 
\i deuxmots dont ils font com- 
p es. Cr Ve apartient quelque- 
f( au mt fuivant , & alors il eft 
p cédé cune apoftrophe qui tient 
li de elui que l'on fuppri- 
n. Maiie plus fou vent il apar- 
fc it au \oi précédent j & alors 



C O N ipy 

îl eft fuivi d'un trait d'union , 
ou a l'on veut d'une divifion qui 
le divife d'avec le mot fuivant. 
Ainfi on écrit C ontr* allée ^ Con- 
tr* échange , Contre-carrer , Con^ 
tre-balancer , &c. 

Contre-bande , f. f. Il fe dit de 
toutes les chofes dont le corn* 
merce eft défendu. 

Contre-bandé , ée , adj. t. de Bla- 
fon. 

Contre-bandier , f. m. Qui exçrce 
la contre-bande, 

Contre-bâré , ée , adj. t. de Blafon. 

Contre-bas , adv. Du Las en haut. 

Contre-bafie , f. f. GrolTe baffe de 
violon. 

Contre-baterie , f. f. Baterie de ca- 
nons , opposée à une autre. 

Contre-carré , ée , part. 

Cojitre-carrer , v. a. S'oppofer di- 
rectement, 

Contr 'écart , f. m. t. de Blafon. 

Contr'écartelé , ée , part. 

Comr'écaneler , v. a. t. de Blafon. 

Contr'éch nge , f. m. Échange. 

Contre-charme , f. m. Charme con- 
traire. 

Contre-châffis, f. m, Châffis devant 
un autre. 

Contre-cœur , f, m. Plaque de fer 
appliquée fur le cœur de la che- 
minée. 

Contre-coup , f. m. Répercuflion 
d'un coup fur un autre. 

Contre -danfe , f. f. Danfe de plu- 
fieurs perfones enfemble. 

Contre-dire , v. a. Dire le contraire. 
Ce verbe fe conjugue commie 
dire , excepté à la féconde per- 
fone du pluriel du préfent de 
l'indicatif: Vous conircdife^ $ non 
pas vous contredîtes , comme 
l'écrit Jacquier dans fon Traité 
de l'Orthographe Françoife. On 
écrit auiTi ^Corarsdire fans divi- 
Bbij 



1^6 C O N 

fion ; mais c'eft une exception 
inutile ; cette divifion ne nuit à 
rien. 

Contre- difant , ante , adj. Qui aime 
à contre-dire. 

Contre-dit , ite , part. 

Contre-dit , f. m. Réponfe opposée. 

fans Contre-dit , façon de parler 
adverbiale. 

Contrée , f. f. Étendue de pays. 

Contr'enquête,f.f Enquête opposée. 

Contr'efcarpe , f. f. t. de Fortifi- 
cation. 

Contr'efpalier , f. m. Efpalier op- 
posé. 

Contr'étambot , f. m. t. de Marine. 

Contr'étrave , f. m. t. de Marine. 

Contre-façon , f. f t. de gens de 
négoce. 

Contre-faftion , f. f. t. de Librairie. 

Contre-faire , v. a. Imiter. 

Il fe conjiigue comme Faire. 
On écrit aum Contrefaire fans 
divifion : m.ais c'eft encore une 
exception inutile : il eft toujours 
mieux de s'en tenir aux règles 
générales. 

Contre-faifeur , f m. Qui contre-fait. 

Contre-fait , aite , part. 

Contre-fanons , f. m. plur. t. de 
Marine. 

Contre- face , ée , adj. t. de Biafon. 

Contre-fenêtre , f. f. Fenêtre op- 
posée. 

Contre-fiches , f. f. plur. Liens. 

Contre fineffe , f. f. Finefîe oppo- 
sée. 

Contre-flambant , ante 3 adj. t. de 
Biafon. 

Contre-forts , f. m. plur. t. d'Ar- 
chitedure. 

Contre-fruit , f. m. t. d'Architefture. 

Contre-fugue , f. f. t, de Mufique. 

Contre-gage , f. m. Ce que l'on 
donne à un créancier pour sû- 
reté de fon dû. 



C ON 

Contre-gager , v. a. Donn 

contre-gage. 
Contre-garde , f. f. t. de I 

cation. 
Contre-hacher , v. n. t. de 

veur. 
Contre-hachures , f. f plur. 

Graveur. 
Contre-hâtier , f m. Uten: 

cuifme. Chenet à plufieurs 

pons. 
Contre-haut , adv. Du haut ( 
Contre-herminé , ée , adj. 

Biafon. 
Contre-iflant , adj. t. de B 
Contre-jauger , v. a. t. d'A 

6î:ure. 
Contre-jour , f. m. Endroit ( 

au jour. 
à Contre-jour , façon de 

adverbiale. 
Contre-jumelles , f. f. plui 

Maçonerie. 
Contre-late , f. f. t. de Ccu" 
Conire-laté ,^ée, part. 
Contre-later , v. a. t. deCou- 
Contre-îatoir ^ f. m. t de 

vreur. 
Contre-lettre , f. f. Vfte 

qui déroge à un au'e. 
Contre-maître, f. m.Officit 

Marine. 
Contre-manche, ée , adj. 

Biafon. 
Contre- mandement , ! m. ( 

opposé. 
Contre-mander , v. a Donn( 

ordre opposé. 
Contre-marche , f. f. Il fe d 

parlant d'une armét 
Contre -marée , f f. t de Ma 
Contre -marque , f. f. »econde 

que. 
Contre-marqué , ée part. 
Contre-marquer , 1 a. Apf 

ufas (econde marcie. 



C O N 

î-mine , f. f. t. de Guerre. 
;-miné , ée , part. 
;-miner , v. a. t. de Guerre. 
;-mont , adv. Il n'efl: guère 
ige que dans ces phrafes : 
ber à la renverfe far les pieds 
re-mont\ Gravir contre-mont', 
ilUr à contre-mont. 
;-mur , f. m. Mur près d'un 

î-muré , ée , part. 
:-miirer,v. a. Faire un con- 
nur. 

-ordre , ou Contr *ordre , f. m. 
-pal , f. m. t. de Blafon. 
-paie , ée , adj. t. Blafon. 
-partie , f. f. t. de Mufique. 
-paflant , adj. m. t. de Bia- 



-pese 



ee 



part. 



n -pefer, v. a. Contrebalancer. 

l \^ guère d'ufage qu'au figuré. 

1; -pied , f. m. t. de ChaiTe. 

B -poids , f. m. Poids op- 

)• '. 

nj -poil , f. m. Le rebours du 

1^ 

'- :re-poil 5 façon de parler ad- 

'i iale. 

lî -point , f. m. t. de Mufique. 

T -pointe , f. f. Couverture 

li ée. 

n dit abufivement Courte'^ 
o\e. Le vrai mot eft Contre- 

.e , parce que ces couvertures 
3: piquées en contre-point. 

n -pointé , ée , part. 

n -pointer , v. a. Oppofer point 

1 tint. 

lîi -pointier , f m. Qualité qu*on 

e aux TapifTiers dans leurs 

-€ -es de Maîtrife. 

it -poifon , f. m. Remède op- 

'0 au poifon. 

it -preuve , f. f. t. de Graveur. 

ïit :preuvé , ée , part. 



C O N 1^7 

Contr'cpreuver , v. a. t. de Graveur. 

Contre-promefTe , f. f. promefl'e 
opposée. 

Contre-quille , f. m. Pièce de bois 
opposée à la quille. 

Contre-fanglon , f. m. Courroie qui 
fert à arrêter la fingle. 

Contre-fcel , f. m. t. de Chancélerie, 

Contre-fcellé , ée , part. 

Contre-fceller, v. a. Mettre le con- 
tre-fcel. 

Contre-feing , f. m. Signature du 
■fecretaire. 

Contre-fens , f. m. Sens contraire. 

Contre-figné , ée , part. 

Contre-figner , v. a. Signer en qua- 
lité de fecretaire. 

Contre-temps , f. m. Accident qui 
s'oppofe au fuccès. 

à Contre-temps , façon de parler 
adverbiale. 

Contre-tiré , ée , part. 

Contre^irer , v. a. t. de Graveur, 

Contre-vairé , adj. t. de Blafon. 

Contre-vallation , f. f. t. de Forti- 
fication. 

Contre-venant , ante , adj. Il n'eu 
guère d'ufage qu'au fubft. 

Contre-venir , v. n. Agir contre 
une loi. 

Il fe conjugue comme Fenir 
ou Tenir. 

C ontre-vent , f. m. Volet qui ga- 
rantit du vent. 

Contre-vérité , f. f. Parole qui doit 
être prife dans un fens opposé. 

Contre-vifite , f. f. Seconde vifite. 

Contribuable , f. m. t. de Finance. 
Il n'efl d'ufage qu'en parlant de 
ceux qui payent la Taille. 

Contribué , ée , part. 

Contribuer , v. a. Aider' à quel- 
que chofe. 

Contribution , f. f. Levée de de- 
niers. 

Contrifté , ée , part. 



ipg C O N 

Contrifter , v. a. Caufer du cha- 
grin. 

Contrit, ite, adj. t. de Théologie. 

Contrition , f. f. Douleur de re- 
pentir. 

Contrôle , f. m. Bureau ; & droit 
<ju'on paye pour des formalités 
de juftice. 

Contrôlé , ée , part. 

Contrôler , v. a. 

Contrôleur , eufe , f. m. & f. OiR- 
cier qui tient le contrôle. 

Du Gange qui dérive rôle du 
Latin rotula , me détermine à 
croire qu'il faut écrire ce mot 
avec une feule / , & un accent 
circonflexe fur V6 , pour faire 
connoître que V6 eft long. On 
a d'abord écrit rooU , comme 
aage , &c. & il ne faut pas 
borner Tufage de l'accent circon- 
flexe à marquer dans les fyllabes 
longues le feul retranche4nent de 
Vf y puifqu'on écrit âge. On trou- 
ve dans les Diftionaires de l'A- 
cadémie & de Richelet , rôle , 
contrôle , contrôler , &c. avec un 
ô circonflexe. On trouve encore 
dans les ImprefTions du Louvre 
Controlle , controller ^ comroUeur: 
mais on prononce Contrôle , con- 
trôler , contrôleur, 

Contr'ongle , f. m. t. de Chafle. 

Contr'ordre , f. m. Ordre opposé. 
On écrit auffi Contre-ordre ; 
mais on prononce Contr'ordre 
comme Contr* échange : il eft donc 
naturel d'écrire l'un comme l'au- 
tre. 

Controverfe , f. f. Dlfpute. 

Controversé , ée , part. 

Controverfifle , f. m. Il ne fe dit 
guère qu'en matière de Reli- 
gion. 

Contronvé , ée , part. 

Controuver ? v. a« Inventer. 



C O N 

Contumace , (. f. Refus de : or 

fenter en juflice. 
Contumace , adj. Accusé ( i 

comparoit pas. 

Ce feroit abufivement i'( 

diroit Contumax : c'efl le -n 

Latin ; en François on di ai 

tumace. 
Contumace , ée , part. 
Contumacer , v. a. Juger pj % 

tumace. 
Contus , ufe , adj. Meurtri c 

Chirurgie. 
Contufion , f. f. Meurtriflur 
Convaincant , ante , adj. Qi oi 

vainc. 

On écrit auffi Convaim ii 

parce qu'on écrit : Nous co ,ii 



quons 



vous convain 



que I 



convainquent. On écrit ai a 
trois mots par analogie n vi 
ment au dernier , qui m ;i 
pas s'écrire autrement. ^ 1 
mot Convaincant étant im ;i 
dant de ceux-là , peut trè te 
conferver le c , éc l'Aca li 
le lui conferve. 

Convaincre , v. a. Obliger d 

venir d'une vérité ou d'un . 

Il fe conjugue comme Fi fl 

Convaincu , ue , part. 

Convenant , f. m. Nom d'um fl 
des Ecoflbis. 

Convenant , ante , adj. Il efl ' « 
Qui convient. 

Convenir^v.n. Il fe conjugue c( n 
Venir. Demeurer d'acord. 

Conventicule , f. m. Petite a n 
blée. Il fe prend toujours en fil 
vaife part. 

Convention , f, f. Acord. 

Ccnventionel , ele , adj. 

Conventualité , f. f. Société de M 
nés qui vivent enfemble. 

Conventuel, ele , adj. Qui co -i 
ne toute la communauté, l 



C O N 

>ituélement , ady. En cem- 

tiuté. 

\ m , ue , part. 

1^ gence , f.f. t. de Géométrie. 

\ gent , ente , adj. t. de Géo- 

isie. 

■V s , verfe , adj. II n'eft guère 

'tge que dans ces phrales : 

r. convers : Sœur converfe, 

n ogique , on dit : Une pro- 

}j on converfs» 

,\ fable , adj. Qui a la con- 

e: tion douce &. agréable. 

,\j fation , f. f, 

1^ fe » adj. f. V. Convers, 

i^ feau , r. m. t, de Gharpen- 

■ri 

v fer , V. n. 

IV fion , f. f. Tranfoiutation. 

i\i fo , f. m. t. de Marine. 

i\) :i , ie , part. 

mploie auffi comme fubft. 
iV ;ible , adj. de tout genre. 
[i peut fe convertir. 
IV :ir , V. a. Changer , &c. 
IV iiflement , f. m. t. de Mo- 
Di 

IV liffeur, f. m. Qui convertit. 
; ft que du ftyle familier. 
iv| e , adj. 11 fe dit d'une fur- 
C' extérieurement courbe. 
IV ité , f. f. Superficie exté- 
ei d'un corps arondi. 
IV ion a f. f. Preuve évidente, 
: "et qu'elle produit. 
iv ée , part. Il eft bien fouvent 
ib; ntif. 

IV , V. a. Inviter. 
IV. ; , f. m. Celui qui fe trouve 
uî epas avec d'autres. 
IV ation , f. f. A^lion de con- 
oc ;r. 

»V', f. m. Efcorte. 
iv«able, adj. de tout genre. 
>ehble. Il vieillit, 



C O N 1$$ 

Convoiter , v. a. Defirer. 

Convoiteux , eufe , adj. Qui conr 
voite. Il eft vieux. 

Convoitife , f. f. Cupidité. 

Convoler , v. n. Il ne fe dit que 
dans ces phrafes ; Convoler en 
fécondes noce. Convoler à un fé- 
cond mariage. 

Convoqué , ée , part. 

Convoquer , v. a. Faire aflemblea- 

Convoyé , ée , part. 

Convoyer , v. a. Il fe dit princi- 
palement en termes de Marine- 
Efcorter. 

Convulfif , ive , adj. Qui fe faîf 
avec convulfion. 

Convulfion , f. f. Mouvement ir- 
régulier & involontaire. 

Convulfion aire , adj. & f. de tout 
genre. Qui a des convulfions. 

Convulfionifte , f. m. & f. Qui tient 
aux convulfions. 

Conyfe , f. f. Plante. 

Coobligé, ée , adj. & f. Obligé 
avec un autre. 

Coopérateur , f. m. Celui qui co- 
opère. Il ne s'emploie que dans 
les matières de piété. 

Coopération , f, f. 

Coopératrice , f. f. 

Coopérer , y. n. Opérer avec quel» 
qu'un. 

Cooptation , f. f. t. dont on fe fert 
dans les Univerfités. 

Coopter y V. a. AjGTocier. 

Gopahu, f. m. Baume. 

Copal y f. m. Gomme. 

Copartageant , eante , f. m. & f. 

Copeau , f. m. Morceau de bois, 

Copermutant , f. m. Celui qui per- 
mute avec un autre. 

Copie , f. f. Écrit tranfcrit d'après 
un autre. En t. d'Imprimerie » 
c'eft au contraire l'écrit d'aprè^ 
lequel on imprime. 

Copié , ée , part. 



âoo C O P 

Copier , v. a, 

Copieufement , adv. Il eft princi- 
palement d'iifage dans ces phra- 
les : Boire copieufement ', manger 
copieufement', uriner copieufement. 

Copieux , eule , adj. Il ie dit prin- 
cipalement dans les phrafes fui- 
vantes : Lu Lanpie Greque eft 
plus copieufe que la Laùne \ cefl 
un homme copieux en paroles \ re- 
pas copieux; évacuation copieufe, 

Copique , f. m. Monoie de Mof- 
covie , qui vaut un fol de France. 

Copifte , f. m. Celui qui copie. 

Copou , r. m. Toile la plus edi- 
mce à la Chine. 

Copropriétaire , T. m. & f. Qui 
poiïede par indivis la propriété 
d'une mailbn , ou autre bien. 

Copte , f. m. On nomme ainfi la 
Langue Egyptiene , & les Chré- 
tiens originaires d'Egypte. 

On écrit auffi Copthe , mais 
abufivement ; car ce nom vient 
du Latin Coptes. 

Copte , ée , part. 

Copter , V. a. Faire batre le bâ- 
tant d'une cloche feulement d'un 
côté. 

Copulatif , ive , adj. t. de Gram- 
maire, 

Copulation , f. f. Conjonction. 

Copule , f. f. Jonftion. 

Coq , f. m. Volaille , & herbe odo- 
rit'érante. 

Coq-à-l'âne , f. m. Indéclinable. 
Difcours qui n'a point de fuite. 

Coque , f. f. Écale d'œuf; écorce 
de la noix ; faux ylis d'un cor- 



dage. 



Coquelicot , f. m. Plante. 
Coqueliner , v. n. Il exprime le 

chant du coq. 
Coquelourde , f. f. Plante. 
Coqueluche , f. f. Maladie. Vieux 

capuchon. 



COQ 

Coqueluchon , f. m. Efpece ■( 

puchon. 
Coquemart , f. m. Utenfile ' c 

Inie. 
Coquereles , f. f. pîur. t. de i fi 

Coqueret , f. m. Plante. 

Coquerico , f. m. Chant d :( 

Coqueron , f. m. t. de Navi {( 

Coque figrue , f. f. Il fe dit t 
hérement des chofes friv( , 
chimériques. Un tréma 
final feroit inutile , parc n 
la terminaifon de ce mot u 
à la prononciation, ne pe \ 
confondue. On écrit auifi c 
grue. Mais l'Académie éc { 
le ment Coquejigrue. 

Coquet , ete , adj. Qui chi k 
plaire. 

Coqueter , v. n. Dire des do i 
aimer à les écouter. 

Coquetier , f. m. Marchand v 
lailles & d'œufs. C'eft a 
utenfile de table. 

Coquéterie , f. f. -Afféterie ( 
ule pour plaire. 

On écrit auffi Coquette. 
le dérivant du féminin Co (i 
mais dans ces deux mo 
ne prononce qu'un r , ù'\ 
Coquéterie. 

Coquillage , f. *m. t. Collet î 
tits poiflbns à coquille. 

Coquille , f. f. Coque de lir c 
& de certains poiflbns. 

Coquilher , f. m. Armoire 
met des coquilles. 

Coquillon , f, m. t. de Me " 

Coquin , ine , f. & adj. t. c i 
& de mépris. Misérable. 

Coquinaille , f. f. Troupe i < 
quins, 

Coquiner , v. n. Gueufer , f£ '^ 
ter. 

Coquinerie , f. f. A£lion de c c 

Cor , f, m. Durillon qui vie: ^ 



COR 

)i!s. C'eft auili le nom d'une 

r ipe de chafle. 

(|& à cri , adv. t. de Vénerie. 

r. m. Plante marine. 

, r. f. Plante maritime. 
[^ n , ine , adj. Qui efl rouge, 
[i 'efl plus en ufage. 
ri Vides , f. f. plur. Ce font les 
il .'Rces du corail blanc. 
ij H] , f. m. Oifeau noir. 
ri lie , r. f. Panier. 

I lier 3 {. m. Officier de l'Églife 
'. igers. 

■Ij lies , r. f. t. d'Artillerie. 

■} ard , f. m. Coche de Paris à 

]\ )eil. 

i at , f. m. C'eft le peut du 

eau. 

i ^n , f^ m. Panier à oublies. 

i , f. m. Corbeau. Il efl: vieux ; 

y^ . feulement confervé Bec de 

n, 

> ,e , f. m. Colîe6î:if. 

■( , f. f. 

ï , ée , part. 

'( u, f. m. 

■q î , ée , part. 

1 2r , V. a. TrefTer en forme 

e )rde. 

■^ ïte , f. f. Petite corde. 

c er , iere , f. m. & f. Reli- 

id : & Religieufe de l'Ordre de 

a François. 

d ère , f. f. Corde à plufieurs 

als. 

d ! , f. f. Petite corde. On ne 

îf )Ioie que dans cette phrafe : 

tt er quelqu'un à fa cordele, 

à , V. a. Faire de la corde , ou 

II irer du bois, 
de, f.f. 

d , aie , adj. Il efl aufTi fubfl. 
d ement , adv. Sincèrement, 
d ité , f, f. 
d ■ , f. m. Celui qui faif des 

01 ;s. 



COR 201 

Cordilias ^ f. m. GrofTe étofe de 

laine. 
Cordon , f, m. Lien. 
Cordoné , ée , part. 
Cordoner , v. a. Tortiller en ma- 
nière de cordon. 
Cordonerie, f. f. Métier de Cor- 

donier. 
Cordonet , f. m. Petit cordon. 
Cordonier , f. m. 

On écrit aufïi Cordonnier , Cor* 

donnsrie ; mais on prononce CoT'» 

donier , Cordonerie. 
Cordouan , f. m. Cuir qui vient de 

Cordoue. 
Cordouan ( la Tour de ) fameux 

Phare de France en Guienne. 
Corée. Voyez Chorée. 
Coriace , adj. Dur. 
Coriambe. Voyez ChoHambe, 
Coriandre , f. f. Plante. 
Coridale , f. f. Plante. 
Cor-indum , f. m. Plante. 

C'efl un nom Latin , qui con* 

ferve fa prononciation Latine. 
Corinthie , f. f. t. de Fleurifre. 
Corinthien, ene , adj. f. m. & f. Qui 

efl de Corinthe. On donne ce 

nom au quatrième des cinq ordres 

d'ÂrchiteClure. 
Coris , f. m. Coquille qui fert de 

monoie à Siam. C'efl aufTi le nom 

de plufieurs Plantes. 
Corlieu , ou Courlis , f. m. Oifeau 

de rivière. 
Corme , f. f. Fruit. 
Cormier , f. m. Arbre. 
Cormoran , f. m. Oifeau aquatique, 
Cornachine , f. f. t. de Pharmacie. 
Cornage , f. m. t. de Coutume. 
Cornailler , v. n. t. de Charpen- 

terie. 
Cornaline , f. f. Pierre précieufe. 
Cornard , f. m. t. d'injure. Il efl bas. 
Corne , f. f. 

Corne-d'Ammon , f. f. Coquille. 
Ce 



202 COR 

Corné , ée , part. 
Cornée , f. f. t. d'Oculifte. C'eft 
auffi le nom d'une pierre pré- 
cieufe. 
Corneille , f. f. Oifeau. C'eft auffi 

le nom d'une Plante. 
Cornement , f. m. Maladie d'oreille. 
Cornemufe , f. f. Inftrument ru- 

llique. 
Corner , v. n. & a. Sonner d'un 
cornet. Publier : en ce dernier 
lens 5 il n'eft que du4tyle familier. 
Cornet , i. m. Petit Cor. 
Cornete ^ f. m. Officier. 
Cornete , T. f. Coëture. 
Cornetier , 1". m. Artifan qui refend 

les cornes de bœuf. 
Corneur , 1'. m. Celui qui corne. 
Corniche , f. f. t. d'Archite61e. 
Cornichon , f. m. Petite corne. Petit 

fruit. 
Cornier , f. m. t. de Forêt. 
Cornière , f. f. t. de Marine & d'Ar- 

chitetture. 
Cornillas , f. m. Le petit d'une cor- 
neille. 
Cornouille , f. f. Fruit. 
Cornouiller , f. m. Arbre. 
Cornu , ue , adj. Qui a des cornes. 
Cornuau , i'. m. PoilTon de mer. 
Cornue , f. f. t. de Chimie. Sorte 

de vaifieau de terre. 
Coroliiique , adj. m. 6c f. t. d'Ar- 
chite6lure. Orné de fleurs & de 
feuillages. 
Corollaire , f. m. t. didaftique. 
Corona-folis , f. m. Plante. 

C'efl le nom Latin d'une Plante 
qu'on nomme Tourns-fol. 
Coronaire , adj. t. d'Anatomie. 
Coronal , aie , adj. t. d'Anatomie. 
Coronille , f. f. Arbulle. 
Corporal , f. m. Linge d'Églife. 
Corporalier , f. m. Étui où l'on ferre 

les Corporeaux. 
Corporel , ele , adj. 



COR 

Corporélement , adv, 
Corporifié , ée , part. ■ 

Corporifier , v. a. Fixer & îk\{ 
en corps. On dit aufli corp< ^ 
tion , corporifer : mais l'A lé 
mie ne parle point de cesmc 
Corps y f. m. Subflance étend 
à Corps-perdu , façon de parL 4 

verbiaïe. 
Corps-de-garde , f. m. Solds è 

garde , ou lieu où on les pla 
Corps-de-îogis , f. m. Étendi d 

bâîimens. 
Corpulence , f. f. Groffeur d'^ - 
Corpufculaire , adj. m. &. r 

Phyfique. 
Corpufcule 3 f. m. t. de PI 

Atome. 
Corradoux , ou Couradoux , n 

t. de Marine. 
Corre6l , e6le , adj. 
Corre6tement , adv. 
Corre(^e.ur , f. m. Celui qui ce ? 
Correctif , ive , ad). Ce c 
vertu de corriger. Il eft pi.. - 
vent f. m. 
Correftion , f. f. 
Corre<5iionel , ele , ad]. Qui ii 

tient à la correction. 
Correctrice , f. f. Celle qui ce ;( 
On appelé ainfi la Supérieu e 
Religieufes Minimes. Dan .' 
mis dans fon Diftionaire i 
çois & Latin. 
Corrégidor , f. m. Officier de J c 

en Efpagne. 
Corrélatif 3 ive , adj. t. didafî { 
Corrélation , f. f. Relation ré( c 

que entre deux chofes, 
Correfpondancé ^ f. f. 
Correlpondant , ante , adj. 
Qui a relation avec une pe ^' 
abfente. 
Correfpondre , v. n. Répondr 'i 

fentimens & a6tions. 
Corridor ^ f, m. Galerie, 



(5 O R 

> gé , ée , part. 

>: ge)c , V. a. Oter les défauts. 

> gible , adj. de tout genre. Qui 
jjt fe corriger. 

j n ne fe dit guère qu'avec la né- 

.' ive. Cet homme nejlpas corri- 
\le. 
:o )boratif , ive , adj. Qui fortifie, 
"o^boré , ée , part." 
;;o, )borer , v. a. Fortifier. Ces 

< IX mots ne fe difent qu'en par- 

1 1 de remèdes ou d'alimens. 
:o )dant , ante , adj. Qui ronge. 
])q )dé , ée , part. 
Zc\ )der , v. a. Ronger petit-à- 

fit. 
"c )i , f. m. t. de Corroyeur. 
:o )mpre , v. a. il fe conjugue 

( nme Rompre. Gâter , altérer. 
"c )mpu , ue , part. 
^0 )fif j ive , adj. 11 eft auffi f. Qui 

; ge. 
3c Dfion , f. f. A6lion de ce qui 

. rode. 
Ce 5yé , ée , part. 
Zq )yer, v. a. Préparer des cuirs. 
Dans ce mot l'y vaut deux i ; 

\ on le conferve par-tout où la 

I niere fyllabe fe prononce ; mais 

1 fqu'elle devient muete , le fe- 
ad i n'ayant plus d*apui , fe 
■d. On dit : il courroie , ils 

t irroient. 
!^o )yeur , f. m. Ouvrier qui cour- 

: e les cuirs. 
Ce ude , f. f. Plante, 
uojpteur , trice , f. m. & f. Qui 

• rrompt. 
Ce aptibilité , f. f. Qualité d'une 

<Dfe corruptible. 
Ce jptible , adi. de tout genre. Su- 

j à corruption. 
Co jption , f. f. Altération ; pouri- 

1 e. 
Co , f. m. t. de Vénerie. Il n'eft 

nfage que dans cette phrafe : 

■ 1 cerf de dix Cors, 



C O S 205 

Corfage , f. m. La "taille du corps. 
Corfalre , f. m. Pirate. 
Corfelet , f. m. Petite cuirafTe. 
Corfet , f. m. Corps de jupe. 
Cortège, f. m. Suite de perfcxnes 

qui acompagnent. 
Cortical , aie , adj. Semblable à 

de récorce. 
Cortine , f. f. Peau du férpent Py- 
thon ; ou trépié d'airain confacré 
à Apollon. 
Cortufe , f. f. Plante. 
Corvéable , adj. t. de Coutume. 
Corvée , f. f. Servitude. 
Corvete , f. f. Sorte de barques qui 
font toujours à la fuite d'une Ar- 
mée navale. 
Corus , f. m. L'un des principaux 

vents. 
Corufcation , f. f. t. de Pliyfique. 
Corybante , f. m. Prêtre de Cybele. 
Corymbe , f. m. t. de Botanique. 
Corymbifere , adj. t. de Botanique. 
Coryphée , f. m. Le premier d'une 

troupe. 
Coryfe , f. m. t. de Médecine, 
Cofaque , f. m. & f. Nom de Peu- 
ple en Mofcovie. 
Cofcinomancie , f. f. Divination qui 

fe fait par le crible. 
Co-sécante , f. f. t. de Géomiétrie. 
Co-ieigneur , f. m. Celui qui pofTede 

un fief avec un autre. 
Co-finus , f. m. t. de Géométrie. 
Cofrnétique , adj. t. de Pharmacie. 
Cofm.ogonie , f. f. Syftcme de la for- 
mation de l'Univers, 
Cofmographe, f. m. Qui fait la 

defcription du Monde, 
Cofmographie , f. f. Defcription du 

Monde. 
Cofmographique . adj. de tout genre. 

Apartenant à la Cofmographie. 
Cofmolâhe , f. m. Liftrument de 
Mathéiratiqiie. 

Ifa eit long , comme dtins AjîrO' 
lâbe. C c ij 



204 C O T 

Cofmologie , f. f. Science des loix 
e^énérales du monde phyfique. 

CoTmologique , adj. de tout genre. 
Apartenant à la Cofmologie. 

Cofmopolite , f. m. Celui qui le dit 
citoyen de l'Univers fans s'atacher 
à aucune patrie. 

Conas , f. m. Mouffeline très-fine 
des Indes Orientales. 

Code , f. f. La goufTe qui renferme 
les pois , &c. 

CofTer , V. n. Qui fe dit des mou- 
tons qui fe heurtent les uns contre 
les autres. 

Cofibn , f. m. Infe6k. 

Cofiu , ue , adj. Il fe dit fpéciale- 
ment des pois & des fèves. 

Coftal , aie , adj. t. d'Anatomie. 
Prononcez Vs 

Cofton , t. de Marine. 

Coilume , f. m. t. de peinture pris 
de l'Italien , & qui fignifie les ufa- 
ges des diftérens temps. 

On prononce en Italien Coftou- 
mé y mais en François Cojîumc : 
l'Académie n'y met point d'ac- 
cent. 

Co-tangente , f. f. t. de Géométrie. 

Cote , f. f. Marque numérale. 

La première fyllabe eft brève. 
Si l'on confultoit l'étym.ologie 
prife du Latin Quota , on écriroit 
Quote : mais ce nom eft tellement 
francisé , que l'Académie écrit 
Cote 5 & delà le verbe Coter ; on 
tire aufli de ce mot rexpreflion , 
Cote mal taillée. 

Coté , ée , part. 

Côte 5 f. f. Os courbé & plat. 

La première fyllabe eft longue , 
comme étant dérivée de Cojla, 

Côte-à-côte , façon de parler ad- 
verbiale. 

mi-Côte. Il n'eft d'ufage qu'en cette 
phrafe adverbiale : à mi-côte , une 
maifon banc à rpù^côt-e. 



c o T 

Côté j f. m. Partie droite ou g ;jjj 

de l'animal , &c. 
à Côté , Prépofition. Auprès 
de Côté , adv. De travers. 
Coteau , f. m. Petite colline. 
Ce'^mot dérive de Côte , c ^n* 

dant on prononce Coteau ; < ^ 

cadémie l'écrit ainfi ; c'ef ne 

félon l'ufage , les noms s é- 

gent en s'aîongeant. 
Côtelete , f f. Petite côte. 

Si l'on conferve ici le ci n; 

flexe du mot Côte , quoiqu't j. 

longeant , c'eft peut-être à ifç 

de Ve muet qui favorife l'ai î- 

ment de Vo. 
Coter , V. a. Marquer fuivan r- 

dre des lettres ou des noml . 
Coterie , f. f. Il fe dit principale ijt 

dans le flyle familier. 
Cothurne , f m. Chauflure de ;s 

A<Steurs fe fervoient anciéne it 

pour jouer le Tragique. 
Coti , ie , part. 
Cotice , f. f. t. de Blafon. 
Côtier , adj. t. de Marine. Il fe j; d 

aufll fubftantivement. 
Côtiere , f. f. t. de Marine & d. 

dinage. 
Cotignac , f m. Sorte de conl e 

fcïite avec des coings. 
Cotillon , f. m. Petite jupe. 
Cotir , V. a. Il eft populaire , i S 

fe dit qu'en parlant des fruits 
Cotifation , f. f. Aélion de cotii 
Cotisé , ée , part. 
Cotifer , v. a. Taxer. 
CoîiHure , f. f. Il ne fe dit que s 

fruits. 
C otite , V. Quotité, 
Coton , f. m. Efpece de laine, 
fe Cotoner , v. n. Se couvrir c i 

certain coton. 
Cotoneux , eufe , adj. Qui dev. : 

comme du coton. 
Cotonier j f. m. Arbre. 



u cou 

yiine^r.f. Greffe toile de coton. 

Di lis , r. m. Ce font des fatins qui 

V lent des Indes Orientales. 

5t -é , ée , part. 

oi 'er , V. a. Aller côte-à-côte. 

)15 : , r. m. Petit fagot. 

3ti n , le même que Cotteron, 

)t , r. f. Il ne Te dit plus que de 

r, billement des femmes de bafle 

c« dition. 

)n prononce Cote : on y con- 
fe e les deux t , pour diftinguer 
c{ Tiot d'avec Cote , pris pour 
m que numérale. 
Dti , f. f Efpece de canard. 
)ti on , f. m. Petite cotte. 

>n prononce Coteron» 
Dti , f. f. Plante. 
H 2ur, f. m. t. de Jurifprudence. 
)t] , f. m. t. d'Anatomie. 
)ti , f. f. Mefure Romaine. 
)tj don , f. m. t. de Botanique , 
& )m d'une Plante. 
)t) ide , adj. t. d'Anatomie. 
)u f. m. Partie du corps. 
V« ez la Remarque fur Col, 
)u; 1 , arde , f. m. & f. Qui man- 
qu le hardiefTe. 
)u; ife , f. f. Poltronerie. 
)U( int , adj. Il n'eft d'ufage que 
da^ ces deux phrafes : Chien cou- 
ch, ' ; Soleil couchant, 
>uc nt , f. m. La partie occiden- 
tak le la terre. 

me , f. f. Lit. En ce fens il efl 
de u d'ufage dans le langage or- 
din e ; mais on s'en fert dans la 
Poi î. C'eft auffi un terme de 
^ar lier. 

'iicl , ée , part. 

ucl î , f. f. Lieu oti l'on couche, 
uct -, V. a. 
ucl ■ , f. m. 
'ude,f. f. Petit lit. 
uct ir , eufe , f. m. 
:ou e avec un autr«. 



^ f. Qui 



COU 205- 

Couchis , f. m. Ce que l'on met fous 
le pavé d'un pont. 

Couchoir , f. m. ^ de Doreur. 

Co.ucou , f. m. Oifeau. 

Coude , f. m. Partie du bras. 

Coudé , ée , part. 

Coudée , f f. Mefure de longueur. 

Coudelates , f. f. t. de Charpentier. 

Coudepied , f. m. Partie fupérieure 
du pied. 

Couder , v. a. Plier en forme de 
coude. 

Coudoyer , v. a. Pouffer avec le 
coude. 

Coudraie , f. f Lieu planté de cou- 
driers. 

Coudran , f. m. t. de Batelier. 

Coudraner , v. a. Tremper une coA» 
de dans le coudran, 

Coudraneur, f. m. t. de Batelier. 

Coudre , v. a. Atacher enfemble. 
Je couds , tu couds , il coud : 
( On trouve il coût dans Richelet 
& Joubert : Danet écrit je coud , 
c'eft une faute. ) Nous coufons , 
vous coufez , ils coufent. Je cou- 
fois , ôcc. nous coufions , &c. J'ai 
coufu , &c. Je confis , &c, J'avois 
coufu , &c. Je coudrai , &c. Je 
coudrois , &c. Couds , Coufez. 
Que je coufe , &c. Que je cou- 
fiffe , que tu coufiffes , qu'il cou- 
sît. Coufant. Ce participe ell in- 
déclinable : ainfi Richelet & Jou- 
bert ont tort d'écrire coufante. 

Coudre , Voyez Coudrier. 

Coudrete, f. f. Coudr^ùe. Il eit vieux. 

Coudrier, f. m. Arbre qui porte des 
noifetes. 

On dit auffi Coudre ; l'Acadé- 
mie préfère Coudrier. 
Couenne , f. f. Peau de pourceau, 
Couenneux , adj. m. t. de Médeci- 
ne. Sang couenneux, 
Couetj f. m- 1. de Marine* 
Couette , Voyez Çoîti^ 



2o5 COU 

Couillaut , f. m. Valet de Chanoine 
de rÉ^life Cathédrale d'Angers. 
De colliberti. Voyez les origines 
de la Langue Françoile de M. 
Ménage. 

Coulage , f. m. t. de Commerce. 

Coulament , adv. D'une manière 
coulante. 

Coulant , ante , adj. 

Coulant , r. m. Gros diamant que 
les Dames portent au cou. 

Coule , i'. f. Scapulaire des Bernar- 
dins. 

Coulé , r. m. t. de Mufique & de 
Danfe. 

Coulé , ée 5 part. 

Coulée , f. f. t. de Marine. 

Couler , V. n. Fluer. 

Couleur , r. t. ImpreiTion de la lu- 
mière. 

Coulevrée , ou Couleuvrce , f. f. 
Plante. 
L'Académie préfère Couleuvrce. 

Coulevrine , f. f. Pièce d'artillerie. 

Couleuvre j f. t". Reptile. 

Coulis , f. m. Suc d'une chofe con- 
Ibmmée à force de cuire , pafsé 
par une étamine , &c. 

Coulis , adj. m. Il n'a d'ufage que 
dans cette phrafe : Fent coulis. 

Coulifle , f. f. Rainure par laquelle 
on fiit couler un châflïs , &c. 

Couloir, f. m. Écuele de bois à fond 
de linge. 

Onditauffi, dansîemêmefens, 
Couloire au féminin : mais l'Aca- 
démie préfère le mafculin Couloir. 

Coulpe , f. f. Faute. Il n'ed d'ufage 
que dans les matières de Religion. 

Coulure , f. f. 11 fe dit de la vigne 
lorfque les fleurs tombent. 

Coup , r. m. ImpreiTion que fait un 
corps fur un autre. 

tout à Coup , -\ Façons 

tout d'un Coup , L de parler 

à Coup sur ^ J adverbiales, 



cou 

Coup fur coup , 
après Coup , 
à tous Coups , 
pour le Coup , 
pour ce Coup , 
à ce Coup , 
encore un Coup 
Coupable , adj. de tout genre 
auffi quelquefois fubft. Qui 



Faço; 

de pa 

adverb' 



mis quelque 



faute. 



Coupe , f. f. Il fe dit d'un I 

pied que l'on coupe. 
Coupe , f. f. Taffe. 
Coupé , f. m. t. de danfe. 
Coupé , ée , part. 
Coupeau , f. m. Sommet d'un 

tagne. 
Coupe-bourgeon , f. m. Petit; 
Coupe-cercle , f. m. Inftrum 

fert à couper du carton en 
Coupe-cu , f. m. t. du jeu d^ 

quenet. Il vieillit. 
Coupe-gorge , f. m. Lieu dar 

à caufe des voleurs. 
Coupe-jaret, f. m. Affafïïn, 
Coupele , f. f. t. d'Afineur. 
Coupelé , ée , part. 
Coupeler , v. a. Faire paflei 

coupele. 
Coupe- pâte , f. m. t. de Pat 
Couper , v. a. Trancher , di r 
Couperet , f. m. Sorte de co ii 
Couperofe , f. f. Vitriol. 
Couperosé , ée , adj. Il fe ( i' 

vifage gâté de bourgeons 

rougeurs. 
Coupe-tête , f. m. Jeu d'enfai 
Coupeur , eufe , f. m. &. f. •'< 

de ceux qui coupent les gn )| 

vendange. 
Coupis , f. m. Sorte de cot 1 

vient de Bengale. 
Couple , f. m. èc f. Deux chc ' 

même efpece. 

Ce mot eft du genre m "f 

quand on parle de perfones di 



cou 

ïi nt fexe , unies par amour ou 
p mariage : & du genre fémi- 
fi , quand on parle de quelques 
i: naux, commebœufs, pigeons ; 
5 ; ou d'œufs ou autres chofes qui 
T ont pas doubles par leur natu- 
•i car dans ce dernier cas on dit 
7^ e. Àinfi on dit un couple d'a- 
n s , une couple de chapons , 
5^ ne paire de bas, 
U î , ée , part. 
U 2r j V. a. Lier des chiens deux 

L I -UX. 

d :t , f. m. Certain nombre de 

.'( qui forment une chanfon ; 

:'' aufli un t. de Serrurerie. 

u :té , ée , part. 

u ter, V. a. Maltraiter quelqu'un 

la des chanfons. 

u. ir, f. m. Outil de fer tranchant. 

u; !e , f. f. L'intérieur d'un dô- 

n 

u' 1 , f. m. Refte de toile ou d'é- 

; ou partie d'un papier por- 

ai intérêt. 

J] -8 , f. f Divifion. 

Ji i. f. Efpace à découvert en- 

îi é de mu rs . 

n f. f. Les Officiers & princi- 

a Seigneurs qui acompagnent 

r airement un Roi. 

■» f. f. Siège de Juftice où l'on 

la 2. 

Jr eux , f. m. t. de Marine. 

11" e , f. m. Difpofition ferme 

t irdie. 

ir- 2ufement , adv. 

ir eux , eufe , adj. 

ir lent , adv. Rapidement. 

»f' t , f. m. Ce qui court. 

"■^t, ante, adj. Qui court. 

-( urant , adv. Facilement. 

Ti te , f. f. Sorte de danfe. 

'f' -in , f. m. t. d'Artificier. 

•r) ton , £ m. t. de Charpentier. 



we ; adj. Se dit d'wn çbe- 



C O U 207 

val qui n*a pas le mouvement des 
jambes bien libre. 

Courbature , ù f. Maladie du cheval 
courbatu. 

Courbe , adj. de tout genre. Qui 
n'eft pas droit. 

Courbe , f. f. Certaine pièce de bois 
coupée en arc. 

Courbé , ée , part. 

Courbement , f. m. Aftion de cour- 
ber, 

Courbement, adv. D'une manière 
courbe. 

Courber , v. a. Il eft auffi n. paf. 

Courbete , f. f. t. de Manège. 

Courbeter , v. n. Faire des courbetes; 

Courbure , f. f. État d'une chofe 
courbée. 

Courcaillet, f. m. Appeau de cailles. 

Courcele , f. f. Petite Cour. 

Courcive , f. f. t. de Charpenterie. 

Courçon , f. m. t. d'Artillerie. 

Courée , f. f. t. de Marine. 

Couret*, f. m. t. de Marine. 

Coureur , eufe , f. m. 6c f. Qui efl 
léger à la courfe. 

Courge , f. f. Plante. 

Courier, f. m. Celui qui court la 
pofle pour porter les dépêches. 

L'Académie écrit Courrier ; mais 
il paroît plus naturel de faire venir 
ce mot de courir que de courre ; 
& de quelque m.aniere qu'on l'é- 
crive , on prononce Courier. 

Couriere , f. f. Il ne fe dit qu'en Poé- 
fie de l'Aurore & de la Lune. 

Courir , ou Courre , v. n. Aller avec 
vitefle. Je cours, tu cours, il court ; 
nous courons , vous courez , ils 
courent. Je courois , &c. Je cou- 
rus , &c. J'ai couru , &c. J'avois 
couru , &c. Je courrai , tu cour- 
ras , il courra : nous courrons , 
vous courrez , ils courront. Je 
courrois , &c. Cours , courez. 
Que je coure , &c. Que je cou- 



2o8 cou 

rufie , que tu couru (Tes , qu'il cou- 
rût : que nous couruffions , que 
vous courufliez , qu'ils courullent. 
Courant. Il faut remarquer qu'on 
ne double la lettre r qu'au Futur 
de l'indicatif, & au conditionel 
pré'ent. Le vieux infinitif Courre , 
n'eil: plus d'ulage. 

Courlis , ou Courlieu , f. m. Elpece 
d'oifeau aquatique. 

Couroir , f. m. Lieu où l'on court. 

Courone , f. f. 

Couroné , ée , part. 

Couronement , i. m. 

Couroner , v. a. 

On écrit aufîî Couronne , C<pU' 
rojirKînent , Couronner ; mais on 
n'y prononce qu'une feule n , & 
le Latin même n'en met qu'une, 
Corona , Coronatio , Coronarc. 

Couronure , 1. f. t. de ChalTe. 

Courre , v. n. comme Courir , mais 
dont il ne refle que cet intînitif. 

Courroie , f. f. Lanière. 

Courroucé , ée , part. 

Courroucer , v. a. Son plus grand 
ufage eft dans le ftyîe foutenu. 

Courroux , f. m. Colère. Son plus 
grand ufage efl: dans le haut ftyle 
en profe ou en poéfie. 

Cours , f. m. Il fe dit particulière- 
ment de l'eau des rivières & des 
ruiffeaux. 

Courfe, f. f. Aclion de courir. 

Courfier , i. m. Grand cheval de ba- 
taille. Il fignifîe auffi un gros ca- 
non d'une Galère. 

Courfier , f. m. t. de Marine. 

Richeîet dit en ce fens , Cour- 
fiere , au féminin ; mais l'Acadé- 
mie préfère le mafculin Courfier, 

Courfon , f. m. t. d'Agriculture. 

Court , courte, adj. Qui a peu de 
longueur. 

Court , façoji de parler adverbiale. 

de Court, façon de parler adverbiale. 



cou 

Courtage, f. m. Métier de Ce f 

droit des Aides. 
Courtaud , aude , f. m. & f. I ; 

des hommes & des femmes 1 

cheval, d'un chien, ëi d'un i 

ment de Mufique. 
Courtaude , ée , part. 
Courtauder, v. a. Couper la ; 
Court-bâton , f. m. Tirer au i 

bâton. Difputer. 
Court-bouillon , f. m. Manier ' 

prêter le poiflon. 
Court-bouton , f. m. Sorte c : 

ville de bois. 
Courte-bote , f. m. Petit horr , 
Courte-boule , f. f. Sorte de 

boule. 
Courte-haleine , f. f. Maladie ' 

nomme autrement Vajîme. 
Courtement , adv. 
Courte-paille , f. f. Tirer à la f 

paUle. Tirer au fort. 
Courte-paume , f. f. Jeu de r 

moins étendu. 
Courte-pointe , f f, V. Contre- . 
Courtier , f. m. On difoit auti i: 

Couratier. Entremetteur. 
Courtiliere , f. f. Infeéle. 
Courtine , f. f. Rideau de lit i 

Fortification. 
Court-jointé , f. m. t. de Ma e 
Courtifan , f. m. Qui ell atac i 

Cour. 
Courtifane , f. f. Femme de a 

vaife vie. 
Courtisé , ée , part. 
Courtifer , v. a. Flater. 
Courtois , oife , adj. Il vieill: 
Courtoifement , adv. Il vieill 
Courtoifie, f. f. Civilité. 
Courton , f. m. C'eft la troifiei (j' 

quatre fortes de filaffe qu'( tii 

du chanvre. 
Couru , ue , part. 
Coufeufe , f. f. t. de Relieur. 
Coufin , ine , f. m. & f. 

C 1^ 



cou 

I î , r. m. Sorte de moucheron 
i lant. 

i lage , r. m. Parenté. 

i lé , ée , part. 

jier, V. a. & n. 

5 lete , ou Coufinote , f. f. Ef- 

^î de pomme. 

i! iere , C f. Gaze qui garantit 

è coufms. 

i; r , f. m. t. de Relieur. 

il couiîi , façon de parler po- 

t ire , qui fignifie telUmmt 

M 'ement. 

1 , r. m. Oreiller. 

let , f. m. Diminutif. 

II n , f. m. t. d'Agriculture. 
Il . ue , part. 

il f. m. Ce qu'une chofe coûte. 
\i t , adj. Il n'efî d'ufage que 
a cette phrafe , le prix coûtant. 
1^ u , f. m. 

U :s , f. m. Épée large & courte. 
\{ rie,f m. Métier de Coutelier. 
I n écrit auiîi Coutellerie , fe- 
>i^ anciene habitude de doubler 
:s; nfones après Ve pour le faire 
r( )ncer; mais il eft évident que 

le faire prononcer il n'y a 
u ui donner un accent , Coûté- 
T, & puifqu'on écrit' Coz/r^/i^r, 
e bien naturel d'écrire Couték- 
e vec une feule /; la différence 
e nfifle qu'en ce que Ve fe pro- 

01 î dans celui-ci , & ne fe pro- 
01 ) pas dans l'autre. 

Jtt IV , ère , f. m. & f. 

ne. ?re , f. f. Sorte d'étui. 

i« le , grofle toile qui vient de 

?^^' 

Jt^ , V. n. Être acheté un cer- 

îir Tix. 

itt c , eufe , adj. Qui engage à 

e î dépenfe. 

iti( , f. m. Celui qui fait des cou- 

ils. 

Util ;s , f. f. plur. t. de Marine. 



COU 2op 

Coutil , C m. Efpece de toile. 

On prononce Couti; &C delà 
vient que celui qui en fait fe nom- 
me Coutier. 

Coutre , f. m. Morceau de fer tran- 
chant 5 ataché à la charue pour 
fendre la terre. 

Coutume , f. f. Ufage ordinaire. 

Coutumier , iere , adj. Qui a cou- 
tume. Il eft vieux. 

Coutumier, f. m. Livre qui contient 
la Coutume d'un Pays. 

Coutumiérement , adv. Par coutu- 
me. 

Couture , f. f. 

Couturerie , f. f. Lieu ou les coutu^ 
riers travaillent. 

Couturier , riere , f. m. & f. Qui 
travaille en couture. Le mafculia 
n'eft guère en ufage. 

Couvé , ée , part. 

Couvée , f. f. Les œufs qu'un oifeaiî 
couve , ou les petits qui en font 
fortis. 

Couvent , f. m. Monaftere. 

On écrivoit autrefois Coîjvent , 
comme dérivé de Conventus. Mais 
l'ufage ayant prévalu pour faire 
prononcer Couvent , on eft enfia 
convenu de l'écrire ainfi : & voilà 
comme Tétymologie fe trouve 
fouvent forcée de céder à l'ufage. 

Couver , v. a. & n. 

Couvercle , f. m. 

Couverfeau , f. m. t. de Charpentier, 

Couvert , f. m. 

Couvert , erte , part. 

Couvertement , adv. 

Couverture , f. f. 

Couverturier , f. m. Qui fait ou qui 
vend des couvertures. 

Couveufe , f. f. Qui couve. 

Couvi , adj. m. Il fe dit d'un œuf à 
demi couvé ou gâté. 

Couvre-chef, f. m. Sorte de coëfure 
de toile que portent les pay fanes. 



:2io C R A 

Couvre-feu , f. m. Utenfile tle cuivre 
ou de fer. 

Couvre-pied , f. m. Petite couver- 
ture d'étofe. 

Couvreur , f. m. 

Couvreufe , f. f. Femme de Cou- 
vreur , ou celle qui couvre des 
chaifes. 

Couvrir , v. a. 

Je couvre , tu couvres , il cou- 
vre : nous couvrons , vous cou- 
vrez , ils couvrent. Je couvrois , 
6cc. Je couvris , &:c. JVi cou- 
vert , &c. J'avois couvert , &c. 
Je couvrirai , &c. Je couvrirois , 
&c. Couvre , couvrez. Que je 
couvre , &c. Que je couvrifle , 
* &c. Que nous couvrirons , que 
vous couvriffiez , qu'ils couvrif- 
fent. Couvrant. 

Co-vendeur , f. m. Qui vend avec 
un autre. 

Coyau , f. m. Petite pièce de bois 
entaillée fur la roue d'un moulin. 

Coyers , f. m. plur. t. de Char- 
pentier. 

Crabe , f. m. Bois qui vient de l'A- 
mérique, h'a eft long. 

Çrabier, f. m. Oifeau d'Amérique. 

Crac , mot qui exprime le bruit 
que font certains corps durs, fecs 
& folides. Il eft du ftyle familier. 

Crachat , f. m. 

Craché , ée , part. 

Crachement , f. m. 

Cracher , v. a. Jeter la pituite. 

Cracheur , eufe , f. m. ôc f. 

Crachoir , f. m. Vafeoù l'on crache. 

Crachotement , f. m. 

Crachoter , v. n. Cracher fouvent. 

Craie , f. f. Sorte de terre blanche. 

Craignant , adj. Une perfone crai- 
gnant Dieu : Un bon Citoyen 
craignant les Loix. 

Ce mot eft fouvent employé 
comme participe du verbe Crain- 



c R A 

dre. Ex. Cet homme craigna. 
ce qu'on lui avoit prédit, n'a 
&c. 

Craindre , v. a. Appréhenda 
Je crains , tu crains , il c 
( Jacquier écrit il craind; o 
pas l'ufage. ) nous craigr 
vous craignez , ils craigne 
craignois , &c. Je craignis 
J'ai craint , &c. Je craindra: 
Je craindrois , &c. Crains 
gnez. Que je craigne , que ti 
gnes , qu'il craigne : que 
craignions, &c. (^ue je craij 
que tu craignifles , qu'il cra 
que nous craignlUions , &c. 
gnant. 

Craint , ainte , part. 

Crainte , f. f. Appréhenfion 

Craintif, ive , adj. Sujet à la c 

Craintivement , adv. Avec c 
Il eft de peu d'ufage. 

Cramoifi , f. m. Sorte de c 
rouge. 

Cramoifi , ie , adj. 

Crampe , f- f- Contraction ai 

Crampe , adj. f. Il n'eft c 
qu'en cette phrafe , Goûte a 

Crampon , f. m. Pièce de f 
courbée. 

Cramponé , ée , part. 

Cramponer , v. a. Atacher 
un crampon. 

Cran , f. m. Entaillure. C'efI 
le nom d'une Plante. 

Crâne , f. m. 

Craonnois , Territoire de Ci 
On prononce Crâdois. 

Crapaud , f. m. Animal. Acaa 
Van. Rich. Joub. 

Dans plufieurs Di61ionar 
trouve crapaut avec un / 
c'eft une faute ; parce qu'er 
vant de la forte , il faudroit 
crapautine , contre l'ufag' 
veut crapaudine. 



C R A 

ludaille , f. f. V. Crépaudaille. 

ludiere , f. f. Lieu où il y a 

ucoup de crapauds. 

ludine , f. f. Pierre précieufe ; 

r\te ; & morceau de ter &: de 

mb. 

Crapaudine , t. de Cuifine. 

)ufrin , ine , f. m. & f. Il Te 

de ceux qui font petits & con- 

aits , &ne s'emploie que dans 

lonverfation familière. 

le , f. f. Excès de boire & de 

iger. 

1er , V. n. Être dans la cra- 

leux , eufe , adj. 

elin , f. m. Efpece de gâ- 

1. 

ement , f. m. 

er , V. n. Il fe dit du bruit que 

certains corps, 
eter , v. n. Craquer fouvent. 
verbe fert auflî à exprimer la 
iiere de crier de la Cicogne. 
eur , eufe , f. m. & f. Qui 
it aisément, 
ne , f. f. Sorte de poire. 

, f. f. Ordure. 

, adj. Groiîîer , épais. 
ux , eufe , adi. Couvert de 
Fe. 

e , f. m. Efpece de tafle. 
nié , ée , part. 
jler , V. a. t. de Peinture & 
Gravure. 

1 , f m. Vilain coquillage qui 
iche au fond d'un Vaiileau. 
!t auffi le nom d'un oifeau 
itique. 

:e , f. f. Il ed mafculîn quand 
gnifie foldat ou cheval ; & 
inin , quand il exprime le lin- 
pi fe met autour du cou. 
n , f. m. Morceau de miné- 
:oloré. 
né 5 ée , part. 



C R É 211 

Crayoner , v. a. Deffiner avec du 
crayon. 

Crayoneur , f. m. Qui crayone. 

Crayoneux , eufe , adj. Qui efl d« 
la nature de la craie. 

Créance , f. f. Ce que Ton confie ; 
ou ce qui eft dû. 

Créancier , iere , f. m. & f. Celui 
ou celle à qui il eft dû. 

Créât , f. m. t. de Manège. Sous» 
Écuyer. 

Créateur , f. m. Qui crée. 

Création , f. f. 

Créature , f. f. Être créé. 

Crébebe , f. m. Arbre & fruit. 

Crécelle , f. f. Moulinet de bois 
qui fait un bruit aigre. 

L'xA.cadémie ,1e Did. des Arts, 
Fur. Dan. & Joubert écrivent de 
la forte. C'eft l'inflrument dont 
on fe fert au lieu de cloche , les 
Jeudi & Vendredi de la Semaine 
Sainte. 11 y en a qui difent crcf- 
felle y mais l'Académie & Fure- 
tiere penfent que crécelle vaut 
mieux. Au refte il paroît que c'eft 
une corruption du mot Crécerelle, 
nom de Toifeau dont cet inflru- 
ment imite le cri. 

Crécerelle , f. f. Efpece d'oifeau de 
proie. 

Crèche , f. f. Mangeoire des ani- 
maux. 

Crédence, f. f. Petite table. 

Crédibilité , f. f, t. dogmatique. II 
n'eft guère d'ufage que dans ces 
phrafes : Motifs de crédibilité : 
Cela n ajoute- t~il pas un degré de 
crédibilité ? 

Crédit , f. m. Réputation de fol- 
vabilité. 

à Crédit , façon de parler adver- 
biale. 

Credo , f. m. Symbole de la foi. 

Crédule , adj. de tout genre. 

Crédulité , f. f. Facilité à croire. 
Ddij 



212 



C R E 



Créé , ée , part. 
Créer , v. a. Tirer du néant. 
Crémaillère , f. £ Inftrument de 
cuifine. 

L'Académie , Furetiere,Danet 
& du Cange écrivent Crémaillère, 
Joubert écrit crémilliere , Richelet 
crémiliere ; ce font des fautes. Ce 
mot vient du Latin crernajier , cre- 
mathra , ou cramacularia. 
Crémaillon , f. m. Petite crémail- 
lère. 

Ce feroit abufivement que l'on 
diroit Crémillon. 
Crème , f. f.La partie la plus grafle 

du lait. 
Crément , f. m. t. d'Ordonance & 

de Grammaire. Accroiflement. 
Crêmer , v. n. Il fe dit du lait qui 

fait de la crème. 
Crémière , f. f. Femme qui vend 

de la crème. 
Crémillée , f. f. t. de Serrurier. 
Créneau , f. m. Pièce de maço- 

nerie. 
Crénelé , ée , part. 
Créneler , v. a. Faire des créneaux; 

façoner en forme de créneaux. 
Crénelure , f. f. Dentelure faite en 

créneaux. 
Créole , f. m. & f. Européen d'o- 
rigine , né en Amérique. 
Crêpage , f. m. Apprêt que l'on 

donne au crêpe. 
Crêpe , f. m. Étofe un peu frisée. 
Crêpé , ée , part. 
Crêper , v. a. Frifer. 
Crépi , ie , part. 
Crépi , f. m. Mortier. 
Crépin , f. m. Il n'eft d'ufage que 
dans ces phrafes populaires , per- 
dre [on faïnt crépin ; porter tout 
fon faint crépin. 
Crépine , f. f. Sorte de frange. 
Crépir , v. a. Enduire un mur de 
mortier, 



C R E 

CrépiiTure , f. f. Enduit qui Jm 

une muraille. 
Crépitation, f. f. Bruit d'une f ht 

vive. 
Crépodaille , f. f. Sorte de c )oi 
Son étymologie prou\ m 

c'eft fon vrai nom : c'ed or 

abufivement que l'on dit C m 

daille. 
Crépon , f. m. Étofe un p fr 

sée. 
Crépu, ue , adj. Il ne fe dii ei 

que des cheveux. 
Crcpufcule , f. m. Petite lu» , 
Créquier , f. m. Prunier fa igi 

Il eft refté t. de Blafon. 
Crès , f. f. Sorte de toile qi f; 

brique à Morlaix. 
Créfeau , f. m. Étofe de laine c éi 
Crefibn , f. m. Plante. 
Creflbniere , f. f. Lieu oùv :1 

creflbn. 
Crête , f. f. Morceau de ch qi 

vient fur la tête de quelqu ri 

maux. 
Crête , ce , part, du verbe ( ?: 

qui n'efl pas en ufage. 
Crêteler , v. n. Il exprime ci 

des poules quand elles ont \ il 
Cretone , f. f. Sorte de toik m 

che. 
Créufe , r. f. Fille de Pria l 

femme d'Énée. 
Creusé , ée , part. 
Creufement, f. m. A6liondecr îi 
Creufer , v. a. 

Creufet , f. m. Petit vafe de « 
Creux , eufe , adj. Il eft aufli no 
Crevaille , f. f. Repas où l'on u 

ge par excès II eft bas. 
Crevafie , f, f. Fente. 
Crevafsé , ée , part. 
Crevaffer , v. a. Faire des fe 'S 
Creve-cœur , f m. Il eft du fty a 

milier. Grand déplaiftr. 
Crevé , ée , part. 



CRI 

;i- , V. a. & n. 

î^te, C f. Petite écrevifle de 

^' 
j^ m. Voix haute & poufsée 

i\; effort. 

;; & à Cri 3 façon de parler 
ic ;rbiale. 

\c sv , V, n. Crier fouvent. Il 
i' : que du ftyle familier , ainfi 
qi les deux mots fuivans. 
la ;rie , f. f. Cri fréquent, 
a :ur , eufe , f. m. 6c f. 
a; , ante , adj. 
ai , arde , adj. 

ibi , f. m. Peau percée de trous, 
;b , ée , part. 

ib , V. a. Nctoyer avec le 
:ri ;. 

ibj r , f. m. Celui qui crible. 
;b X , adj. m. t. d'Anatomie. 
ib!' es , f. f. plur. Ordures sé- 
3a is par le crible, 
ib; ion , f. f. t. de Pharmacie. 
10 f. m. Inflrument de Mécha- 
iii( î qui fert à lever toutes for- 
tes le fardeaux. 

a ne prononce point le der- 
liè c. 

ic- ic. On fait fentir le c à la fin 
de naque fyllabe , pour mieux 
2x mer le fon d'un déchire- 
mc. 

icc e , adj. t. d'Anatomie. 
ié êe , part, 
iét f. f. Publication, 
ier V. n. Jeter un cri. 

crie, tu cries , il crie : nous 
cri< s , vous criez , ils crient. Je 
cri( j tu criais , il crioit : nous 
criiis , &c. Je criai , &c. J'ai 
cri( &c. Je crierai , tu crieras , 
il (?ra : nous crierons, vous 
cri( iz , ils crieront. Je crierois , 
&c Crie , criez. Que je crie , 
&c Que je criaffe , &c. Criant. 

< i prononce au Futur Je cri"^ 



CRI 115 

rai ; & au Conditionel Je crirois, 

Crierie , f. f. Le bruit qu'on fait en 
criant. Il eft du ftyle familier. 
On prononce Cririe. 

Crieur , eufe , f. m. & f. Qui crie. 
On nomme auffi Crieurs , cer- 
tains Officiers dont la fondion 
eft de répéter les enchères. 

Crime y f. m. Faute énorme. 

Criminalîsé , ée , part. 

Criminalifer , v. a. Il ne fe dit qu'en 
termes de Pratique. 

Criminel , ele , adj. Il eft auflî f. 

Criminélement , adv. 

Crin , f. m. Poil long & rude. 

Crinier , f. m. Artilan qui accom- 
mode le crin. 

Crinière , f f. Tout le crin qui efl: 
fur le cou d'un lion. 

Crinis , f. m. Prêtre d'Apollon. 

Crinon , f. m. Sorte de petits vers 
qui vienent fous la peau des en- 
fans. 

Crique , f. f. t. de Marine. Petit 
port naturel. Anfe. 

Criquet , f. m. Bidet. 

Crife , f. f. Changement foudain 
qui arive dans une maladie. 

Crifpation , f. f. Refferrement des 
parties les unes fur les autres. 

Crifpé , ée , part. 

Crifper , v. n. Reflerrer. 

Criffer , v. a. Il fe dit du bruit que 
font les dents. 

Criftal, Criftallin : V. Cryflal , Cry- 
flallin. 

Crit , f. m. Sorte de poignard. 

Crithomancie , f. f. Sorte de Divi- 
nation. 

Crithophage , f. m. & f. ou adj. 
Mangeur d'orge. 

Critiquable , adj. de tout genre. 
Digne de critique. 

Critique, adj. de tout genre Sujet 
à crife , ou exerçant critique. En 
ce dernier fens il eft auffi f. m. 



2T4 C R O 

Critique , f. f. Uart de juger d'un 
ouvrage d'efprit. 

Critiqué , ée , part. 

Critiquer , v. a. Cenfurer. 

Croacement, ou Croaflement, f. m. 
Cri des corbeaux. 

Croacer , ou Croafler , v. n. Rich, 
Il fe dit du cri des Corbeaux. 

La plupart des Diftionaires ,& 
celui de l'Académie , écrivent 
croajfement , croajjer : mais l'au- 
tre manière dont Richelet écrit 
ces mots paroît plus naturele , 
étant plus conforme aux Latins 
crocire & crochare , dont on a 
fait croacer. Il f^ut feulement ob- 
ferver que le c devant a ou o , 
prend alors une cédille : Le cor^ 
beau croaça , croaçoit. 

Croate , f. m. & f. Nom de Peuple. 

Croc , f, m. Inftrument de fer ou 
de bois , dent de cheval , &c. 

On n'y prononce point le c 
final , du moins à la fin de la 
phrafe ou devant une confone : 
car on va voir qu'on le prononce 
devant une voyele. 

Croc , le c final fe prononce for- 
tement : Mot du ftyle familier , 
fervant à exprimer le bruit que 
les chofes feches & dures font 
fous la dent. 

Croc-en-jambe , f. m. Tour de 
lutte. 

On y prononce le dernier c. 

Croche , adj. de tout genre. Il eft 
vieux. Qui eft tortu. 

Croche , f. f. t. de Mufique. 

Crochet , f. m. Petit croc. 

Crochetage , f m. Droit de croche- 
tage. 

Crocheté , ée , part. 

Crocheter , v. a. Ouvrir avec un 
crochet. 

Croche teur , eufe , f. m. & f. Qui 
porte des crochets. 



c R o 

Crocheton , f. m. Ce font I 
petites branches des crocl 
porte-faix. 

Crochu , ue , adj. Tortu. 

Crocodile , f. m. Animal, 

Crocore , ou Crocotcn , f. 
billement ancien. 

Crocus , f. m. C'eft le noi 
du Safran. 

Crodon , f. m. Fauffe Divii 
anciens Saxons. 

Croiler , t. de Fauconerie. 

Croire , v. a. & n. Eftin: 
chofe vraie. Avoir la te 
Je crois , tu crois , il 
nous croyons , vous cro 
croient. Quelques-uns , 
tendent que ce mot eft 
be , écrivent croyent ; i 
fe trompent. L'Académi 
croient comme foicnt. Je c 
6<:c. Nous croyons , &c. J 
&c. J'ai cru ( non pas c 
croirai , Sic. Je croire". 
Crois , croyez. Que je 
&c. que nous croyons , & 
je cruffe , que tu crufles 
crût : que nous crufTion 
Croyant. 

Croifade , f. f. Ligue cor 
infidèles ou les hérétiques 

Croifat , f. m. Monoie d 
qui fe fabrique à Gènes , 
vaut un écu & demi de Fi 

Croisé , ée , part. 

Croisée , f. f. Fenêtre. 

Croifele , ou Croifete , f. f. 
qui fe fabrique à Marfeill 

Croifement , f. m. t. de Maiti 
mes. 

Croifer , v. a. Il eft aufîi i 
Mettre en croix, ou être en 

Croifete , f f. Plante. V. Cn 

Croifeur , f. m. t. de Marin 

Croifier , f. m. Nom d'un < 
Ordre de Chanoines Régi 



C R O 

e , f. f. t. de Marine. 

)n , f. m. La travene d'une 

c. 

e , f. f. Inftrument de fer 

2 bois pour faire le bifcuit 

ler. 

ice , f. f. Augmentation. 

it , f. m. Quartier de la lune 

Telle croît. 

i ^ C ï, TilTure de la ferge 

î fait en croix. 

f. m. Augmentation d'un 
eau par les petits qui y 
nt. 

, V. n. Autrefois croiflre : 
éface lettre /. Devenir plus 

croîs , tu croîs , il croît : 
croiflbns , vous croiflez , 
iflent. Je croiflbis , 6cc. Je 

&c. J'ai crû , &c. Je croî- 
kc. Je croîtrois, &c. Croîs, 
îz. Que je croiiTe , ôcc. Que 
lie , que tu cruffes , qu'il 

que nous cruffions , 6cc. 
Tant. 

circonflexe eft néceflaire 
'S trois mots , Je croîs , tu 
, il croît , pour les diflin- 
des trois autres pris du ver- 
oire ; Je crois , tu crois , il 
: dans ces trois derniers le 
e la diphthongue eft foi- 
au lieu qu'il eft fort dans 
)is premiers. 

ne , f. m. Tuyau d'orgue, 
f. m. Amas de petites co- 
>. 

f. m. t. de Marine. 
, f. m. Monoie de compte 
anton de Berne. 
it , f. m. Gueux, 
it , ante , adj. Qui croque, 
ite , f, f. Pièce de Pâtiffe- 

^ , f. f. On dit : Manger 



C R O 2iy 

quelque chofe à la croque au fel ^ 
pour dire , la manger fans autre 
airaifonement que le fel. 

Croqué , ée , part. 

Croquelardon , f. m. Écornifleur. 
Ce mot eft burlefque. 

Croquer , v. n. & a. Il fe dit des 
chofes dures ou feches , qui font 
du bruit en les mangeant. 11 figni- 
fie auffi faire un croquis. 

Croquet , f. m. Sorte de pain d'é- 
pice. 

Croqueur , f. m. Qui croque. 

Croquignole , f. f. Chiquenaude. 

Croquis , f. m. t. de Peinture. 

Crofle , f. f. Bâton d'Évêque ou 
d'Abbé. Et forte de bâton dont 
les enfans fe fervent pour jouer. 

Crofsé , ée , adj. & part. 

CrolTer , v. n. Pouffer quelque 
chofe avec une croffe. 

Croffetes , f. f. plur. t. d'Archife- 
£lure ôc de Vigneron. 

Croffeur , f m. Qui croffe. 

Crotaphite , adj. t. d'Anatomie. 

Crote , f. f. Boue. 

Croté , ée , part. 

Croter , v. a. Salir de crote. 

L'Acad. Fur. Danet & plu- 
fieurs autres Di6lionaires écrivent 
crotte , crotter avec deux tt ; mais 
on n'en prononce qu'un. On pré- 
tend même auffi que ces mots 
doivent être écrits avec un feui r , 
parce qu'ils tirent leur étymolo- 
gie de crufla , félon Nicod , ou de 
creta, felojî Ménage; mais la pro- 
nonciation feule fuifit pour reje- 
ter un / inutile. 

Crotin , f. m. Excrément de quel- 
ques animaux. 

Crouchaut , f. m. t. de Charpen- 
terie. 

Croulant , ante , adj. Qui croule. 

Croulement , f. m. 

Crouler, v. n. Tomber en s'afaiffant. 



2i<5 C R O 

Croulier , ère , f. m. & f. Il fe dit 
des terres ou fables mouvans. 

Croupade, f. f. t. de Manège. 

Croupe , 1. f. Partie de derrière de 
quelques animaux. 

Croupe , ce , adj. Cheval bien 
croupi, 

à Croupetons , adv. d'une manière 
acroupie. 

Croupiader , v. n, t. de Marine. 

Croupiat , f. m. t. de Marine. 

Croupi , ie , part. 

Croupier , f. m. Ailocié fecret dans 
une afaire. En t. de jeu , c'eft 
celui qui eft aflbcié avec le joueur 
qui tient la carte , ou le dé. 

Croupière , f. f. Morceau de cuir 
qui s'applique à la crroupe. 

Croupion , 1. m. Extrémité du bas 
de l'échiné. 

Croupir , v. n. Il fe dit des chofes 
liquides qui fe corrompent. 

CroLip.iïant, ante , adj. Qui croupit. 

Crouftille , r. f. Petite croûte. 

Crouftiller , v. n. Il eu: du ftyle fa- 
milier. Manger de petites croûtes. 

Crouftilleufement , adv. D'une ma- 
nière crouftilleufe, 

Crouftilleux , eufe , adj, Plaifant , 
drôle. Il n'eft d'ufage qu'au fi- 
guré. Il eft bas. 

Croûte , f. f. Partie extérieure du pain. 

Croûtelete , f. f. Petite croûte. 

Croutier , f. m. Brocanteur de 
mauvais tableaux. 

Croûton , f. m. Morceau de croûte. 

Crowne , Croone , ou Courone , 
Monoie d'argent d'Angleterre. 

Croyable , adj. de tout genre. Digne 
d'être cru. 

Croyance , f. f. 

Croyant , f. ra. Il n'eft guère d'u- 
fage que dans cette phrafe : Abra- 
ham ejl appelé le Père des Croyans. 
On emploie auffi ce mot comme 
participe du verbe croire. 



CRU 

Croye , f. f. t. de Faucone; 

Crû , f. m. Terroir où q m 
chofe croît. Du vin de me -4 
d'un bon crû , &c. On dj 
aufli du blé & de toutes 
très denrées : & figuréme 
que quelqu'un a dit de lui-n ig, 

Cru , crue , part, du verbe m 

Crû 3 crue , part, du verbe ( m 
On les prononce tous d [di 
même, en alongeant Vu 'an 
Ve muet : mais on met le on 
flexe au fécond , pour le lin 
guer du premier , ÔC par qyi 
Ion verbe porte cet accei 

Cru , crue , adj. Qui n'eft p û 
On écrivoit autrefois li 
pour montrer qu'il vient d là 
Crudus ; mais ce d fe pn nci 
fi peu , qu'au féminin on & 
on écrit Crue. L'Académ 'el 
donc déterminée à écrire a lal' 
culin même , Cru fans d. 

à Cru , façon de parler adv( île 

Cruauté , f. f. Inhumanité. 

Cruche , f. f. Vafe de terre; i de 

Cruchée , f. f. Plein une cru , 

Crucherie , f. f. Bêtife. 

Cruchon , f. m. Petite crue 

Crucial , aie , adj. Il n'eft en 
d'ufage que dans cette p e 
Incijion cruciale. 

Crucifère , adj. m, & f. t. d' 'lii 
teélure & de Botanique. 

Crucifié , ée , part. 

Crucifier , y. a. Atacher iDi 
croix. 

Crucifiment , f. m. A6^ion ( m 
cifier. 

On écrit aufti Crucifie} t 
mais on n'y prononce po l'< 

Crucifix , f. m. Repréfentati d 
Jefus-Chrift crucifié. 

On n'y prononce poin <> 

Crucifixion , f, f, L'ft6lion d ^ 
cifier, 



C R Y 

, ue , adj. V. Cru, 
é , f. f. Qualité de ce qui 
crud. 
r. f. Augmentation. 
, ele , adj. Inhumain* 
•ment , adv. Avec cruauté. 
;nt,adv. D'une manière crue, 

>n écrit aufli Cruement ; mais 
prononce Crûment ; & l'A- 
:mie l'écrit ainfi. 

, aie , adj. t. d'Anatomie. 
le , f. f. Monoie de Portu- 
, qui vaut environ deux li- 

de France. 
; , f. f. t. d'Archite6lure , & 
latomie. 
)graphie , f. f. Art d'expri- 

les pensées d'une manière 
ée &. obfcure. 
i-portique, f. m. t. d'Archi- 
ire. 

, 1. m. Danet , Monet , Bi- 

Baudouin , Dupiiys, Pierre 
parente, 

lin , f. m. & adj. Tranfparent 
me du cryftal. Baudouin , 
et. 

Académie écrit criflal , cri' 
n , criflalline ; Richelet , cri- 

crifidin , criflaline ; Jou- 
& Fur. criflal , criflallin , 
•■lime ; Danet cryflal , cry- 
! , cryftaline. Il femble qu'il 
t mieux d'écrire ces mots 

un y ; & cryflalUn avec deux 

arce qu'il tire fon origine du 

\ cryflallus & cryflallinus. 

lifation, r. f. t. de Lithologie , 

î Chimie. 

'isé , ée , part. 

iifer, V. a. Réduire en cryftal, 

t , r. m. t. de Mufique. 

ou Cube , f. f. Déeffe des 

ains. 

1". m. Corps folide à fix faces 

:s. 



C U E 217 

Cubjculaire , f. m. Valet de chambre. 

Cubique , adj. de tout genre. Qui 
apartient au cube. 

Cubital , aie , adj. Qui apartient au 
coude. 

Cuboide i f. m. t. d'Anatomie. 

Cuccing îmbroorbaffi , f. m.. Pre* 
mierÉcuyerdu Grand Seigneur. 

Cucubale , î. m. Plante. 

Cucurbitacée , adj. de tout genre, t. 
de Botanique. 

Cucurbitains , f. m. plur. Vers plats, 

Cucurbite j f. f. t. de Chimie. 

Cueille , f. f. t. de Marine. 

Cueilleret , f. m. r. de Pratique. 

Cueillete , f. f. Il fe dit des fruits qug 
l'on retire tous les ans d'une terre. 
En ce fens il eft vieux. 

Cueilleur , eufe , f. m. & f. Il n'eft 
guère d'ufage que dans ce pro- 
verbe : // eft fait en cueilleur de 
pommes ; elle eft comme une cueil'^ 
leufe d'herbes. 

Cueilli , ie > part. 

Cueillir , v. a. Détacher des fleurs 
ou des fruits. 

Je cueille , tu cueilles , il cueille : 
nous cueillons , vous cueillez , ils 
cueillent. Je cueillois , &c. Je 
cueillis , &c. J'ai cueilli , &c. Je 
cueillerai, &:c. Je cueillerois, &c. 
Cueille , cueillez. Que je cueille , 
&c. Que je cueilliffe , &c. Cueil- 
lant. 

Cueilloir , . m. Petit panier d'ofier 
pour amaiTer les fruits. 

Cuença , f. f. Sorte de laine qui vient 
d'une Ville d'Efpagne , de la- 
quelle elle a pris fon nom. 

Cuiller , f, m. Oifeau. 

On écrit auffi Cuillier; mais cet 
i eft aufti inutile que dans Cuil" 
1ère , qui va fuivre , & d'où l'on 
a pris le nom de cet oifeau. 

Cuillère , f. f. Utenfile de table. 
On écrivoit autrefois Cuiller : 
Ee 



2i8 C U I 

& on prononçoit Cuillé ; depuis 
on eft convenu de prononcer IV, 
comme dans/er & wer ; & l'on a 
continué d'écrire CuiUier en pro- 
nonçant CuilLiere ; l'Académie 
écrit même encore Cuiller , en 
avertifl'ant qu'il faut y prononcer 
IV. Mais dans le Diéîionaïre de 
Commerce » Édition de 1741 , on 
a mis Cuillère ; on l'a mis de 
même dans V Apparat Royal , 
Édition de Paris , 1765. La rai- 
fon de cela efl que dans les noms , 
la terminaifon en er , 1er , lier , eft 
communément mafculine , &: (e 
prononce en e' , & que pour la 
rendre féminine on y ajoute Ve 
muet , ère , 1ère , llere ; Confeil- 
1er , ConfeilUre ; Marguiller , 
Alarguillere ; Roturier j /2o/w- 
ri^re ; puis donc que le nom 
dont il s'agit , eft féminin , & que 
l'on prononce CuilUere , comme 
Soupière , Tourtière , Poivrière , 
il eft naturel de l'écrire ainfi , au 
lieu qu'il eft fort étrange d'écrire 
Cuiller , comme Soulier , Délier , 
Écailler , lorfqu'en effet on le pro- 
nonce tout autrement. Le Di6l. 
des Arts , Richelet ÔC /oubert 
écrivent CuiUier, Pour moi j'éface 
\i , parce que la double // mouil- 
lant dans ce mot , elle a le même 
ion qu'elle auroit, ft elle précé- 
doit un i. Ainfi il en doit être de 
ce mot comme du mot Confeiller , 
que tout le monde écrit de cette 
forte , quoiqu'on prononce Çori' 
feillier. D'ailleurs le mot Cuillère 
eft plus conforme aux mots Cuille- 
rée & Cuilleron , qui en font déri- 
vés , & que prefque tous les Au- 
teurs modernes écrivent de la mê- 
me manière que je l'écris. 

Cuillerée , f. f. Plein une cuillère. 

Cuilleron , f. m. C'eft la partie creufe 
de la cuillère. 



C U I 

Cuine , f. f. t. de Chimie. 
Cuir , f. m. Peau d'animal. i 
Cuirafle , f. f. Partie de l'armi 1^ 

couvre le corps. 
Cuirafsé , ée , part. 
Cuiralier , v. a. Revêtir d'ur at 

rafle. 
Cuiraflîer , f. m. Cavalier ar i 

cuirafle. 
Cuir-bouilli , f. m. t. de Gaîi i 

de Bourelier. 
Cuire , V. a. & n. Préparer 1 iji 

mens ; caufer une douleur ni 
Je cuis , tu cuis , il cuit % 

cuifons , vous cuifez , ils c % 

Je cuifois , &c. J'ai cuit , ] 

cuifis , Ôcc. Je cuirai , t J 

cuirois , 6cc. Cuis , cuifez, in 

je cuife , &c. Que je eu ; 

&c. Cuifant. Ce verbe eft tr 

quand il fignifie caufer de i 

leur. 
Cuifant , ante , adj. Apre. 
Cuifme , f. f. 
Cuifmer j v. n. 
Cuifmier , iere , f. m. & f. 
CuiflTart , f. m. Armure de la 
Cuifle , f. f. Partie du corps. 
Cuiflbn , f. f. Aftion de cuire 
CuiflTot , f. m. Il ne fe dit qu'e u 

lant de vénaifon. 
Cuiftre 5 f. m. Valet de Collég / 

fe prononce. 
Cuit , ite adj. 
Cuite , f. f. Cuiflîbn. 

On écrit aufli Cuitte ; m; 3i 

prononce Cuite , & rAca( ^ 

l'écrit ainfi. 
Cuivre , f. m. Sorte de meta . 
Cuivrete , f. f. Petite anche de c 1 
Cul 5 f. m. 

LV ne fe prononce poin ^ 

on la fupprime dans les co 

ses ; comme cu-levé , cu-ba. 
à Cul , façon de parler adverb '• 
Culafle , f. f. La partie de de ^ 

d'une arme à feu. 



CUL 

[h s , r> f. Saut de tête en bas. 

Ibé, ée , part. 

Ibl 2r , V. a. 

Ici f. f. t. de Marine. 

Ié| r. f. t. d'Archite<^ure. 

le) V. a. t. de Marine. Aller en 

ri re. 

lei 1 , r. m. t. de Sellier. 

lie , adj. Il n'eft d'ufage qu*en 

ej phrafe : Boyau culier. 

ie , r. f. t. d'Architecture. 

lir ation , f. f. t. d'Aftrono- 

oi 

loi ^' ^' Dernier-né. C'eft aufli 

;ei li refle au fond d'un creufet. 

lo , f. f. Partie de vêtement. 

io: , ée , part. 

lo , V. a. Donner la culote à 

m ifant. 

lo , r. m. Enfant nouvélement 

m, Lilote. 

Ite f. m. Hommage qu'on rend 

i i îu ou à Tes Saints, 

Iti :eur , f. m. Celui qui cultive. 

Iti , ée , part. 

Itr r , V. a. 

Itt , f. f. 

m , f. m. Plante. 

mi tif, ive j adj. Qui fe fait par 

ce nulation. 

mi tivement , adv. t. de Droit. 

mi , ée , part. 

mi r , V. a. t. de Jurifprudence. 

Vf: nbler , réunir. 

né rme , adj. de tout genre, t. 

1'^ atomie. 

ne ou Cuvete , f. f. t. de For- 

ifi< ion. 

pu é , f. f. Defir déréglé. 

pici , ou l'Amour , f. m. Fils 

ie lars & de Vénus. 

rai , adj. m. & f. Qui peut re- 

:e> r guérifon. Ce mot ne fe dit 

5U€ qu'entre les Médecins , 

1:1a fon contraire incurabU eft 

^or m ufage. 



C U R 219 

Curaca , f. m. Nom qu'on donne 

au Gouverneur du Pérou. 
Curage , f. m. Nétoiment ; & nom 

d'une Plante. 
Curatele , f. f. Charge de Curateur. 
Curateur, trice , f. m. & f. Celui ou 

celle qui eft établi pour admini- 

ftrer les biens d'un mineur. 
Curatif , ive , adj. t. de Médecine. 
Curation , f. f. t. de Médecine. 
Curchus , f. m. Faux Dieu des an« 

ciens habitans de la PruflTe. 
Curcuma , f. m. Plante. 
Cure , f. f. Soin d'une maladie. C'eft 

auiTi le Bénéfice d'un Curé. 
Curé , f. m. Prêtre commis au foia 

d'une ParoîfTe. 
Curé , ée , part. 
Cureau , f. m. t. de Tondeur de 

draps. 
Cure-dent , f. m. 
Curée , f. f. t. de Vénerie. 
Cure-oreille , f. m. 
Cure-pied , f. m. Inllrument de fer 

crochu. 
Curer , v. a. Nétoyer. 
Cureté , f. f t. de Chirurgie. 
Cureur , f. m. Celui qui nétoie. 
Curial , aie , adj. Qui concerne une 

Cure. 
Curie , f. f. Portion de Tribu chez 

les Romains. 
Curreufement , adv. 
Curieux , eufe , adj. 
Curion , f. m. Chef d'une Curie. 
Curiofité , f. f. 
Curmi , f. m. BoifTon femblable à 

la Bière. 
Curoir , f. m. t. de Laboureur. 
Curon , f. m. t. de Labourage. 
Curfeur , f. m. t. de Mathémati- 
que. 
Curule , adj. Qui joint avec le mot 

chaife , étoit un fiege d'ivoire , 

dont fe fervoient les Magiilrats 

de Rome. 

E e ij 



220 C U V 

Curures , f. f. plur. Se dit de la boue 
d'un érang qu'on defleche. 

Curviligne , adj. de tout genre, r. de 
Géométrie. 

Curvité , f. f. t. de Géométrie. 

Cufcute , r. f. Plante. 

Cufloné , ée , adj. t. de Marchand 
de bois, 

Curtode , f. f. Rideau ou Pavillon. 

Cuftode , r. m. Supérieur de quel- 
ques Ordres Religieux. 

Cuftodial , aie , adj. Qui apartient 
au cuftode. 

Cuftodie , f. f. La partie d'une Pro- 
vince de Cordeliers. 

Cuftodi-nos , f. m. Qui garde un 
Bénéfice pour un autre. 

Cutanée , adj. de tout genre. Qui 
apartient à la peau. 

Cuvage , f. m. Lieu où l'on met les 
cuves. 

Cuve y f. f. Grand vaifTeau de ven- 
dange. 

Cuvé , ée , part. 

Cuvée,f.f. Vin que contientune cuve. 

Cuvelage , f. m. t. de Mineur. 

Cuver , v. n. Il ne fe dit que du 
vin qu'on laiile dans la cuve 
avec la grape , durant quelques 
jours , pour fe faire. 

Cuvete , 1. f. Petite cuve de cuivre , 
d'argent , &c. 

Cuvier , f. m. Cuve de leffive. 

Cy , adv. de lieu : V. CL 

Quelques-uns écrivent l'ad- 
verbe ci avec un y : mais ils ne 
peuvent apuier d'aucune raifon 
une Orthographe fi contraire à 
nos Principes. 

Cybele , f. f. Mère des Dieux. 
Le pain lui étoit confacré. 

On écrit aufR Cybelle ; mais on 
prononce Cybele , & ce nom vient 
du Latin Cybele. 

Cyclamen , f. m. Plante. On y pro- 
nonce Vn, 



C Y M 

Cyclamor , f. m. t. de BlaA 

Cycle , f. m. Révolution ou ^ 
d'années. 

Cyclique , adj. Il fe dit deî n 
Poètes de chanfons. 

Cyclopes , f. m. plur. Ouvri n 
travailloient fous Vulcain o 
forger les foudres de Jupitt 

Cygne , f. m. Gros oifeau n 
tique. 

Le g ne fert ici qu'à faire m 
1er l'/z. 

Cylindre , f. m. Corps folide 31 
& rond. 

Cylindrique , adj. de tout n 
Qui a la forme d'un cylir . 

Cymaife , f. f. t. d'Architefti 

Cymbalaire , f. f. Plante. 

Cymbale , f. f. Inftrument c li 
fique. 

Cyme , i. f. Sommet d'une 1 it 
gne , d'un arbre , &c. 

Ce mot vient du Latin 
comme on peut le voii 
Charles Eftienne , Budée , 
les bons Auteurs. 11 fignifi 
prement en Grec , la ti\_ 
germe , h poujfe ; & comm 
lignification efl bien difFért 
celle de Sommet , que les 
appeloient Cacumen , Dan( 
P. Monet ont cru devoir le 
rencier dans l'Orthograpl 
écrivant cyme, tige ; & cimt 

. met. Mais dans l'ufàge de 
langue , la cyme , même e 
lant des plantes , ne fe dit c 
fommet : l'Académie écrit 
également la cime des monta 
& la cime des arbres : mais 
mologie tirée du Grec der 
que l'on conferve dans l'i 
l'autre l'y. 

Cynique , adj. Épithete d'une 
de Philofophes impudens. 

CynoglolTe , f. f. Plante. 



C Y P 

ie , f. f. Surnom de Diane. 

ius , f. m. Surnom d'Apollon. 

j , 1. m. Arbre. 

i ;-petit , r. m. Plante. 

i , f. f. Surnom de Vénus , & 

( ^ui lui eft con(acrée. 

] patique , adj. de tout genre. 

Anatomie. 

aes , f. f. plur. t. d'Anatomie. 



C Y Z 221 

Cythérée , adj. m. & f. Épithete qui 
fe donne à Vénus. Il fe prend 
aulTi fubftantivement pour Vénus. 

Cytife , f. m. Arbriileau. 

Cyzicene , C m. Grande falle chez 
les Grecs. 

Czar, Czarine , f< m. & f. Empe- 
reur & Impératrice de la Mof- 
covie. 




Eeiij 



212 




XJ y Suhjlantifmafcuiin y quatrième Lettre de l'Alph 

D ^ à la fin d'un mot , devant un autre mot qui ( 
iTJence par une voyele , fe prononce quelquefois co 
un t : Ceji un grand afrontcur ; le froid efl extrême, 

A , Particule qui 
ne fe met jamais 
qu'après une affir- 
mative , ou une 
négative : Oui- 
da ; nenni-da. Il 
eft du ftjle fami- 




lier ; On ctrivoit anciénement dea, 

Daalder , efpece d'argent de Hol- 
lande , de valeur de trente fols 
chez les HoUandois , & le petit écu 
de France. 

D'abord , adv. V. Abord, 

Dabouis , f. m. Toile de coton qui 
fe fabrique aux Indes Orientales. 

Da6tyle , f. m. t. de Profodie. 

Da6lyliop:iancie , f. f. Sorte de Divi- 
nation qui fe fait par les anneaux. 

Da6lylique , adj. Qui apartient au 
daftyle. 

Daftylonomie , f. f. Science de 
compter par les doigts. 

Dada , f. m. t. enfantin qui fignifie 
un cheval. 

Dadais , f. m. Nigaud. Il efl du ftyle 
faitiilier. 



Dâgon , f. m. Nom de l'Idol 

Philiftins. 

On y prononce Va long i 

vert. 
Dagorne , f. f. Vache à qui 

rompu une de fes cornes. 
Dague , f. f. Poignard. 
Dagué 5 ée , part. 
Daguer , v. a. Fraper de la d 

11 eft vieux. Il efl quelquef 

& c'eft alors un t. de Faucc 

& de Vénerie. 
Dagues , f. f. plur. Premier bc 

cerf. 
Daguet , f. m. Jeune cerf. 
Daigner , v. n. S'abaiffer ju 

vouloir bien. Il eft toujours 

d'un infinitif. 
Dalllots , f. m. plur. t. de Ma 
Daim , f. m. Bête fauve. } 

Daine, 
Daintiers , f. m. plur. t. de Vén 
Dais , f. m. Efpece de Pocle en 

me de ciel de lit. 
Dalle , f. f. Tablete de pierre. V< 

auiTi Darne^ 



DAM 

H tique , r. f. Efpece de tunique. 
a , f. m. t. de Marine. 
à f. m, t. de Théologie. 

] n prononce Van, 
^ , f. m. Étofe de foie à fleurs. 
^ bnium , f. m. Plante. 
li quête , r. f. Efpece d'étofe 
.liguée à Venife. 
m juiné , ée , part. 
[1 piner , v. a, Enchafler de 
)i lU de l'argent dans du fer. 
Oi juineur , f. m. Qui damaf- 
ti '. 

m {uinure , f. f. Travail du da- 
is uineur. 

a é, ée, part. Il fe dit du linge 
e ble qui eft à fleurs ou à per- 
>r ;es. 

n er , V. a. Fabriquer en fa- 
)i 3e Damas. 

ni eur , f. m. Qui damafle. 
n| ure , f. f. 

n' f. f. Titre des femmes de 
u; é , &c. 

n* efpece d*ad verbe du ftyle 
m er. 

m ée , part. 

n( eanne , f. f. Efpece de grofle 
01 ille. Il eft du ftyle familier, 
m , V. a. Il fe dit en parlant du 
lUîi Dames. 

ne t , f. m. Jeune homme qui 
lit ; beau , & qui cherche à 
lai aux Dames, 
nii , f, m. Échiquier à quyrés 
lai > & noirs. 

nr )le , adj. de tout genre, Di- 
le le damnation. 

I ï a dans ce mot le fon de Vn , 
J ] itôt elle s'y perd , aufli bien 
ne ins tous les dérivés du verbe 
an.'r; & la première fyllàbe 
^ ] igue : Danable. 
nn ilement,adv. D'une manière 
atr ible. 
nn on , f. ^ 



DAN 22J 

Damné , ée , part. Il eft aufîi fubft. 

Damner , v. a. 

Damoifeau , Damoifel , f. m. 
Titre qu'on donnoit autrefois à de 
jeunes Princes. 

Damoifelle , f. f. t. de Palais. Hors 
de cet ufage on dit toujours De- 
moifelU : V. DemoifelU. 

Danaïdes , f f. plur. Cinquante 
lœurs qui épouferent leurs cin- 
quante coufms-germains. 

Danché , ée , adj. t. de Blafon. 

Dandin , ine , f. m. & f. H eft du 
ftyle familier. Sot , niais. 

Dandiner , v. n. Branler le corps 
comme un niais. 

Danger , f. m. Péril , rifque. 

Dangereufement j adv. avec danger. 

Dangereux , eufe , adj. Qui met 
en danger. 

Dank , ou Danck , f. m. Monoie 
d'argent qui a cours en Perfe , & 
qui revient à notre gros. 

Danois , oife , f. m. & f. Qui habite 
le Danemarck. 

Dans , Prépofition de lieu & de 
temps. 

Danfe , f. f. Mouvement cadenc^^ 

Dansé , ée , part. 

Danfer , v. n. 

Danfeur , eufe , f. m. & f. Qui danfe. 

Dantzick-hor , f. m. Monoie d'ar- 
gent qui fe fabrique à Dantzic. 

Dantzicois , oife , f. m. & f. Qui eft 
de Dantzic, 

Danube , f. m. Nom du plus grand 
fleuve de l'Europe. 

Daphné , f. m. nom d'un Fauxbourg 
d'Antioche , dans lequel il y avoit 
un Temple &: un Oracle fameux 
d'Apollon, 

Daphné > f f. Fille du fleuve Pénée. 

Daphnis , f. m. Berger , fils de Mer- 
cure. 

D'après , forte de prépofition attri- 
buée à la Peinture. 



224 D A R 

Dard , f. m. Javelot ; poiflbn de ri- 
vière. 
Dardanaire , f. m. Ufurier. 
Dardanelles , f. f. plur. Nom de 

deux Châteaux fitués furie détroit 

de Gallipoii , à peu de diftancede 

Confhantinople. 
Dardanus , f. m. Fils de Jupiter. 
Dardé , ée , part. 
Darder , v. a. Jeter avec la main une 

arme pointue. 
Dardeur , f. m. Qui darde. 
Dariabadis , 1". m. Toile de coton 

qu'on tire de Surate. 
Daridas , f. m. Sorte de tafetas des 

Indes. 
Darins , f. m. Toiles de chanvre qui 

le fabriquent en Champagne. 
Dariole , f. f. Sorte de pâtiiîerie. 
Dariolete , f. f. t. dont on fe fert 

pour fignifier une fuivante , qui 

s'entremet des galanteries de ia. 

maîtrelTe. 11 n'eft d'ufage que 

dans le ftyle familier. 
Darique , f. f. Anciene monoie 

des Perfes. 
Darnamas , f. m. C'ell: la meilleure 

forte de coton qui viene de 

Smyrne. 
Darne , f. f. Tranche de poiiïbn. 
On dit auffi Dalle : l'Académie 

préfère Darne. 
Darfe , f. f. La partie d'un Port de 

mer la plus avancée dans la Ville. 
Dartre , f. f. Maladie de la peau. 
Dartreux , eufe , ad). 
DaiTeri , f. m. Miniftre de la Reli- 
gion aux Indes. 
Dataire , f. m. Officier de la Cour 

de Rome. 
Date, f. f. 
Daté , ée , part. 
Dater , v. a. Mettre la date. 
Daterie , f. f, Jurifdidion à la Cour 

de Rome. 
Datif , f. m. t. de Grammaire. 



D A u 

Dation , f. f. t. de Droit, i., 
Dative , ad), f. Il n'eft d'ufa \i 

dans cette phrafe : Tuteïe H 
Datte , f. f. Le fruit du Pak . 
Dattier , f. m. Arbre qui pi > 

dattes : c'eft le même e 

Palmier. 
Dature , f. f. Plante. 
Daube , f. f. t. de Cuifme. 
Daubé , ée , part. 
Dauber , v. a. Il eft bas. tri 

coups de poing. Railler. 
Daubeur , f. m. Qui daube 
Daucus , f. m. Plante. 
Daugrebot , f. m. Petit va ai 

un pont , dont fe fervent H 

landois pour la pêche. 
Dauphin , 1. m. Poiflbn. 
Dauphin, f. m. Titre c f 

donne à l'Héritier préfor, i 

la Couronne de France. 

D A u P H I N E , f. f. Ép< ! 

Dauphin. 

Dauphine , f. f. Étofe. 

Daurade , V. Dorade. 

D'autant , adv. A proportic 

D'autant mieux, adv. de i{ 
raifon. 

D'autant plus , adv. de ce; ir 
fon. 

D'autant que , conjonélion. le 
dit guère qu'en ftyle de f i^ 
& de Chancélerie. 

Davantage , adj. Plus. 

Davier , f. m. Inftrument d )( 
tifte. 

De , Prépofition fervant à n ji 
le génitif ou l'ablatif, foit Jl 
foit avec l'article. Mais au i 
lin , au lieu de dire de le , 
du ; & au plurier au lieu ^ 
de les , on dit des 

Dé , f. m. Petit cube d'os ^ 

voire. Au plur. Dés. Ce îJ 

un petit inftrument dont 1 

vent les femmes pour co £ 

Débsg 



D É B 

lage , f. m. Adion de débi- 
le , r. m. A6lion de débaraf- 
m Port. C'eft aufli la rupture 
glaces. 

lé , ée , part. 
lement, i'. m. Débâcle. 
1er , V. a. Débarafler ; ouvrir, 
neutre il fe dit d'une rivière 
: les glaces vienent à fe rom- 

leur , f. m. Officier qui com- 

de fur les Ports, 

•ans ces fix mots 1'^ eftiong, 

Académie leur donne le cir- 

lexe. 

oulé , ée , part. 

ouler , V. a. Il eft très-bas. 

: tout ce qui vient à la bouche. 

3ge , f. m. AJfiJîer au déballa- 

'une balle de Livres , &c. 

^r , V. a. Détaire une balle. 

)n prononce Débaler & D4' 

^e. On y conferve les deux /, 

jfe de l'ancien ufage qui fait 

e balle, 

dade , f. f. Il n*a d'ufage que 

cette phrafe ,àla débandade, 

ti de parler adverbiale , qui fi- 

e en défordre. 

dé , ée , part. 

dément , f. m. Aftion de fe 

inder. 

der , y. a. Détendre. 

quer, v, a. t. de Jeu. 

tifer , V. a. Il n'eft d'ufage 

n cette phrafe : llfeferoitplu- 

iébaptifer que de faire telle 

DOuillé , ée , part, 
oouiller , v. a. Il ne fe dit gue- 
ie du vifage : V. Préf. let. il. 
:adour , f. m. t. de Marine. 
iage , f. m. t. de Marchand de 

ié , ce , part. 



D É B iiy 

Débarder , v. a. Décharger le boi| 
de deflus les bateaux. 

Débardeur , f, m. Qui débarde. 
^Débarqué , ée , part. 

Débarquement , f. m. 

Débarquer, y.n, Sortir d^unvaifleaii; 

Débarafsé , ée , part. 

DébarafTer , v. a. Ôter Tembaraj, 

D^bâré , ée , part. 

Débârer , v. a. Ôter la bâre. 

On écrit auffi Débarrer & Dè-d 
barrajfer : mais on prononce i?ff- 
bârer & Débaraffer. 

Débat , f, m. Conteftatioi). 

Débâté , ée , part. 

Débâter , v. a. Ôter le bât. 

Débats , f. m. plur. t. de Palaîs; 

Débatre , v. a. Contefter , difputer; 
Il fe conjugue comme Batre. On 
dit aufli , fe débatre , s'agiter. 

On écrit aufli Débattre , félon 
Tancien ufage qui faifoit écrire 
battre : mais ce doublement in-» 
commode beaucoup dans la con- 
jugaifon de ce verbe , où il efl; en- 
tièrement inutile , n'étant jamai* 
prononcé. 

Débatu , ue , part. 

Débauche , f. f. Dérèglement. 

Débauché , ée , part. & f. 

Débaucher , v. a. Jeter dans le vice; 

Débaucheur , eufe , f. m. ôc f. Qui 
débauche. 

Débentur , f. m. Mot Latin francisé, 
dont on fe fert à la Chambre dô$ 
Comptes. 

Débet , f. m. t. de Finance. 

Débifé , ée , part. 

Débifer , v. a. Afoiblî?L' Il n'efl guè- 
re d'ufage que dans cette phrafe : 
Être tout débifé. 

Débile , adj. de tout genre. Foible. 
Il ne fe dit guère qu'en parlant de 
l'homme. 

Débilement , adv. D'une manière 
débile. 



'^26 D Ê B 

pébilltation,f. f. Aflion par laquelle 
on devient foible. 

Débilité , f. f. FoiblefTe. 

Débilité , ée , part. ^ 

Débiliter , v. a. Atbiblir. 

Débillardé , ie , part. 

Débillardement , T. m. t. de Char- 
penterie. 

Débillarder , v. a. t. de Charpen- 
terie. 

Déblller 5 v, a. Détacher des chevaux 
. qui tirent des bateaux fur les ri- 
vières. 

Débit , f. m. Vente. 

Débitant , f. m. Qui vend en détail. 

Débité , ée , part. 

Débiter , v. a. Vendre. 

Débiteur, eule , T. m. 6c f. Qui dé- 
bite. Il ne fe dit qu'au figuré , & 
en mauvaife part. 

Débiteur , trice , f". m. & f. Qui doit. 

Débitis , f. m. t. de Chancélerie. 

Déblai , f. m. Dégagement. Il n*a 
d'ufage que dans cette phrafe : 
Voilà un beau déblai. 

Déblayé , ée, part. 

Déblayer , v. a. Débarafler. Il fe dit 
des chofes & des perfones qui in- 
commodent. 11 eft familier. 

Déboire , f. m. Dégoût ; déplaifir. 

Déboîté , ée , part. 

Déboîtement , f. m. Il fe dit des os 
qui font déplacés ou dliloqués. 

Déboîter, v. a. Il ne fe dit propre- 
ment que des os déplacés. 

Débondé , ée , part. 

Débonder , v. a. Il eft aufli n. Ôter 
la bonde ; ou fortir avec impétuo- 
fité. 

Débondoner , v. a. Ôter le bondon. 

Débonaire, adj. de tout genre. Doux 
& bienfaifant. Il n'eft d'ufage dans 
le ftyle sérieux qu'en parlant des 
Princes. 

Débonairement , adv. Av«c bonté. 
Il vieillit. 



D É B 

Débonalreté , f. f. Bonté , do % 

II eft de peu d'ufage. 

On écrit aulTi Débonnain 'a 

mais on prononce Dcbonain '-i 
Débord , 1. m. Ce qui paffe a « 

du bord. C'eft aulli un t. di [i 

decine. 
Débordé , ée , part. 
Débordement , f. m. A6lion < li 

border. 
Déborder , v. a. & n. Ôter le (j 

ou fortir du bord. 
Débordoir, f. m. Outil de Pic e 
Débofsé j ée , part. 
Débofler , v. a. t. de Marine. 
Déboté , ée , part. 
Déboter , v. a. On le dit aufî 1 

flantivement : Le ddboter d c 
Débouché, f m. Moyen ; expc i 
Débouché , ée , part. 
Débouchement , f. m. A£lion 

boucher ; Expédient à cet t 
Déboucher, v. a. 
Débouclé , ée , part. 
Déboucler , v. a. Ôter la bouoi 
Débouilli , f. m. t. de TeintuJ 
Débouilli , ie , part. 
Débouiilir , v. a. t. de Teintu 
Débouquement, f. m. Adionn 

bouquer. 
Débouquer , v. n. t. de Marin 
Débourbé , ée , part. 
Débourber , v. a. Ôter la bou 
Débourgeoifer , v. a. Faire pei 

quelqu'un les manières boui 

fes. 
Débourer , v. a. Il fignifie au 

pre , ôter la boure ; mais il 

guère d'ufage qu'au figuré. Ir 

re ; former quelqu'un. Il eft 

n. paf 
Déboursé , ée , part. & f. m. 
Débourfement , f. m. Aélion c 

bourfer. 
Débourfer , v. a. Tirer de l'a 

de fa bourfe. 



DE B 

Ut , adv. Sur pied. 
uté , ée , part, 
uter , V. a. t. de Pratique, 
utoné , ée , part, 
utoner, v. a. Ôter les boutons, 
lillé, ée, part. 

liller , fe débrailler , v. n. paf. 
îdouillé , ée , part. 
:douiller , v. a. t. du Jeu de 
flrac. 

dé , ée , part. 

jée, f. £ t. d'Hôtélerie. C'eft 
rix qu'on paye pour un che- 
, lorfqu'on ne s'y arrête que 
:mps de Ton diner. 
1er, V. a. Ôter la bride, 
'ébrider : Tout de fuite. Il eft 
ilier. 

i , f. m. plur. Refles. 
uillé , ée , part, 
uillement , f. m. 
uiller , V. a. Démêler, 
talisé 3 ée , part, 
talifer , v. a. Ôter la brutalité, 
ti , ie , part. 

tir , V. a. Il fe dit principale- 
t des glaces de miroir, 
her , V. n. t. de Vénerie. Sor- 
u bois. Il s'emploie auffi fub- 
tivement. 
que , ée , part, 
quer , v. a. Chafler quelqu'un 
e place qu'il occupe. 
, f. m. 

é , ée , part. 

er , V. n. Il eft auffi v. a. & 
ifîe ôter du but. 
, prépofition. Deçà & delà ; 
eçà ; de deçà ; en deçà. Acad, 
'.. Rich. 

^eté , ée , part, 
heter , v. a. 

e , f. f. Ouvrage divisé en dix 
ies. 

ence , f. f. Déclin , chute, 
one , f, m, Qui a dix angles. 



DEC 



B< 



,;<; 



'2n 



écaille , ee , part. 



Décaiffer , v. a. 

Décalogue , f. m. Les dix Comman-. 
démens de Dieu. 

Décalquer , v. a. t. de Peintre & de 
Graveur. 

Décaméron , f. m. Ouvrage qui con- 
tient les avions de dix journées. 

C'ell par corruption qu'on le 
prononce ainfi , le vrai mot feroit 
Déca-éméron ; car il vient du La* 
tin Dechemeron. 

Décampé , ée , part. 

Décampement , f. m. 

Décamper , v. n. Lever le camp; 

Décanat , f. m. Dignité de Doyen; 

Décantation , f. f. t. de Chimie. 

Décanté , ée , part. 

Décanter , v. a. t. de Chimie. 

Décapé , ée , part. 

Décaper , v. a. t. de Chimie ÔC d^ 
Marine. 

Décapité , ée , part. 

Décapiter , v. a. Couper la tête. 

Décarelé , ée , part. 

Décareler, v. a. Ôter les câreaux; 

Décaf!:5de , f. m. t. d'Architeélure. 
Ce Teroit abufivement qu'on 
écriroit Décajlile ; car il vient du 
Latin Decaflylus. 

Décafyllabe , adj. de tout genre. U 
de Grammaire. 

Décédé , ée , part. 

Décéder , v. n. Il ne fe dit que des 
perfones. Mour|r. 

Déceindre , v. a. Ôter une ceinture; 

Déceint , einte , part. 

Décélement, f. m. A6^ion de déceler. 

Décelé , ce , part. 

Déceler , v. a. Découvrir ce qui eft 
caché. 

Obfervez que Ve de la féconde 
fyllabe refte muet tant que la troi- 
fieme fe prononce ; mais fi la 
troifieme devient muete , la le- 
conde fe prçnoncc , & prend l'a** 
F I ij 



â^g DEC 

cent , quand elle n'efl pas pénul- 
tième. Ainfi la féconde fe pronon- 
ce , quoique fans accent , dans 
ces quatre perfones : Je décelé , m 
décèles , il décelé ; ils décèlent ; 
elle refte muete dans celles-ci : 
nous décelons , vous décelé:^. Je 
décelais , &c. Je décelai , &c. 
Mais elle fe prononce & prend 
Taccent dans celles-ci : Je décèle- 
rai , &c. Je décèlerais , &c. 

Décembre , f. m. Douzième mois 
de l'année. 

Décemment , adv. Avec décence. 

Décemvir , f. m. Magiftrat des Ro- 
mains. 

Décemvirat , f. m. Dignité de Dé- 
cemvir. 

Décence , f. f. Honêteté. 

Décennaire , adj. m, & f. Qui pro- 
cède par dix. 

Décennal , aie , adj. Qui dure dix 
ans. 

Décent , ente , adj. Honête, 

Déception , f. f. Tromperie. Il n'eft 
guère d'ufage qu'au Palais. 

Décerné , ée , part. 

Décerner , v. a. Ordoner juridique- 
ment. 

Décès , f. m. V, Préf. let. è. Mort 
naturele d'une perfone. 

Décevant , ante , ad). Qui trompe. 

Décevoir , v. a. Tromper adroite- 
ment. 

Je déçois , tu déçois , il déçoit ; 
BOUS décevons , vous décevez , ils 
déçoivent. Je décevois , &c. Je 
déçus , &c. Je décevrai , &c. Je 
décevrois , &c. Déçois. Qu'il 
déçoive. Que je déçufî'e , &c. 

Déchagriné , ée , part. 

Déchagriner , v. a. Réjouir. 

Déchaîné , ée , part. 

Déchaînement , f. m. Il n'efl d'ufa- 
ge que dans le figuré , & fignifie 
'tmportement extrême. 



DÊG 

Déchaîner, v, a. 

Déchalandé , ée , part. 

Déchalander , v. a. Faire per( i] 
chalands. 

Déchanter , v. n. Il eft du fl^ f 
milier. Rabatre de fes prêter i 

Déchaperoné , ée , part. 

Déchaperoner , v. a. t. de F j 
nerie. 

Décharge , f. f. 

Déchargé , ée , part. 

Déchargement , f. m. A£lion < 
charger. 

Décharger , v. a. Ôter la chai 

Déchargeur , f. m. 

Décharmé , ée , part. 

Décharmer , v. a. Ôter un cl 
à quelqu'un. 

Décharné , ée , part. 

Décharner , v. a. Ôter la chaii 

Décharpi , ie , part. 

Décharpir , v. a. Ce mot efl ba 
parer deux perfones qui feb 

Déchafsé , ée , part. 

Déchafler , v. a. t. de différenî 
vriers. i 

Déchaumé , ée , part. | 

Déchaumer , v. a. t. d'Agriéu 

Déchaufsé , ée , part. 

Déchauflement , f, m. 

DcchauiTer , v. a. 

DéchaulToir , f. m. t. de Dentii 

Déchéance , f. f. Perte d'un dr( 

Déchet , f. f. Diminution , peri 

Déchévelé , ée , part. 

Déché vêler , v. a. Décoëfer 
femme en la tirant aux cheve 
On dit auffi Décheveler ; p 
qu'on dit Cheveux ^ avec i 
muet : mais le bon ufage n'ac 
point deux e muets de fuite : h 
cond fait prononcer le premie 
lui donne l'accent , comme 
vient de le voir au mot Décelt 
Décbifrable , adj. m. & f. Que 
peut déchifrêr. 



DEC 

ké , ée , part. 

\: -ement , f. m. II le dît de Ta- 

, de déchifrer , & de la chofe 

é e qui eft déchifrée. 

L -er , V. a. 

î, eur , f. m. 

i.ieté, ée^ part. 

h ueter , v. a. Couper en petits 

c eaux. 

h jeteur , eufe , f. m. & f. 

Il jeture , f. f. Il ne le dit guère 

ifi es taillades qu'on fait à une 

[i! ge , r. m. On appelé à Paris 

/, îe déchirage , celui qui pro- 

21 des vieux bateaux. 

li , ée , part. 

bi ment , t. m. Aftion de dé- 

it . 

bj : , V. a. Rompre , mettre en 

î< . 

li] ir , f. m. 

lil e,{.(. 

K , V. n. Diminuer peu a. peu. 

e chois,&c. nous déchoyons, 

)u échoyez , ils déchoient. Je 

d \j &c. Je déchérai , &c. Je 

cl ois , &c. Que je déchoie , 

c. )ue nous déchoyons , &c. 

m i déchufle , &c. 

D :crivoit autrefois Dicheoir ; 

là noit , nous déchéons , vous 

ch, ; mais ces mots ne font 

is tés : l'Académie les fuppri- 



idij 



, ée , part. 
lOv : , V. a. t. de Marine. Re- 
itti à flot un vaifleau échoué, 
m le , part, de Déchoir, 
dé ée , part. 

ciéi ;nt , adv. D'une manière 
cid. 

der V. a. Déterminer. 
lié ie , part. 

Her V. a. Ouvrir les cils des 
^. ne fe dit <jue des ieux. 



DEC 2i2gi 

On écrit aufli Deffiller,' mais abu- 

fivement , puifqu'il vient de cils. 
Décimable , adj. Sujet aux décimes. 
Décimal , aie , adj. Qui regarde les 

'Décimes. 
Décimateur , f. m. Il ne fe dit que 

de celui qui a droit de lever la dîme 

dans une Paroi fie. 
Décimation , f. f. Aélion de décimer. 
Décime, f. f. 
Décimé , ée , part. 
Décimer , v. a. Prendre le dixième* 
Décimes , f. f. plur. Ce que les Bé- 

néficiers payent tous les ans au 

Roi. 
Décintré , ée , part. 
Décintrer , v. a. t. de Maçonerie, 
Décintroir , f. m. Inftrument de Ma- 
çon. 
Déciré , ée , part. 
Décirer , v. a. Ôter la cire. 
Décifif j ive , adj. Qui décide* 
Décifion 3 f. f. Jugement. 
Décifionaire , f. m. Qui décide avec 

aflurance. 
Décifivement, adv. D'une manière 

décifive. 
Décifoire , adj. m. t. de Pratique, 
Décizelé , ée , part. 
Décizeler , v. a. t. des Eaux 6c 

Forêts, 
Déclamateur , f. m. 
Déclamation , f. f. 
Déclamatoire , adj. 
Déclamé , ée , part. 
Déclamer , v. a. Parler en public ; 

inveéliver. 
Déclaratif, ive , adj. t. de Pratique. 
Déclaration , f. f. 
DécJaratoire , adj. de tout genre ^ 

t. de Pratique. 
Déclaré , ée , part. 
Déclarer , v. a. Manifefter. 
Déclenché , ée , part. 
Déclencher , une porte , v. a. Le- 
ver h clenche. 



2^0 DEC 

Déclic , f. m. Machine quî fert à 

enfoncer les pieux. 
Déclin , r. m. Décadence ; fin. 
Déclinable , adj. t. de Grammaire 

& d' Agronomie. 
Déclinailbn , f. f. 
Déclinant , adf. m. Il n'a guère 

d'ufage que dans cette phrale : 

Cadran déclinant. 
Déclinatoire , adj. & f. m. t, de 

Pratique. C'eft auffi un inftru- 

ment de Géométrie. 
Décliné , ée , part. 
Décliner , v. n. & a. Pencher , c'efl 

aufli un t. de Grammaire. 
Déclive , adj. m. & f. Ce qui eft 

en pente. 
Déclivité , f. f. Situation d'une cho- 

fe qui efl: en pente. 
Déclore , v. a. Ôter la clôture. 
Déclos y ôfe , part. 
Décloué , ée , part. 
Déclouer , v. a. 
Décoché , ée , part. 
Décochement , f. m. A6lion de 

décocher. 
Décocher , v. a. Tirer une flèche. 
Décoftion , f. f. Eau dans laquelle 

on a fait bouillir des drogues ou 

des fi m pi es. 
Décoëfé , ée , part. 
Décoëfer , v. a. Ôter la coëfure. 
Décognoir , f. m. t. d'Imprimerie. 
Décolé , ée , part. 
Décolement , f. m. A6lion de dé- 

coler. 
Décoler , v. a. Couper le cou ; ou 

séparer ce qui étoit colé. 

On écrit auffi Décoller , parce 

qu'il vient du Latin Collum dans 

le premier fens , & Colla dans 

le fécond iens. Mais on prononce 

Décoler, 
Décoleur , t. de Pêche de morue. 
Décoloré , ée , part. 
Décolorer , v. a. Ôter la couleur. 



DEC 

Décollation , f. f. Ce mot i 
ufage que pour fignifier] 
tyre de Saint- Jean-Baptil 

Décolté , ée , part. 

Déçolter , v. a. Découvrir la 

Décombré , ée , part. 

Décombrer , v. a. Ôter les < 
bres. 

Décombres , f. m. plur. An( 
mauvais matériaux , & ^ 
qui reftent de la démolit! 
bâtiment. 

Ceux qui donnent le g 
minin à ce mot , font i 
cifme. Le vieux mot en 
fignifie boucher un paflac 
barafler un chemin : de 
fignifie le contraire. C( 
vienent de combri , qui 
des arbres ou branches ( 
coupés qui embaraflent 1 
mins. Voyez du Cange 
combri. 

Décomposé , ée , part. 

Décompofer , v. a. Diflbi 
corps. 

Décompofition , f. f. Adior 
compofer. 

Décompoté , ée , part, 

Décompoter , v. s. t. d'Agri 

Décompte , f. m. Ce qu'on 
batre fijr une fomme. 

Décompté , ée , part. 

Décompter, v. a. Rabatre; 
décompte. 

Déconcert , f. m. Méfintellij 

Déconcerté, ée, part. 

Déconcerter , v. a. Troublei 

Déconfire , v. a. Défaire les ei 

Déconfit , ite , part. 

Déconfiture , f. f. Défaite de 
mis. Il eft vieux. 

Déconfort , f. m. Défolatioi 
vieux. 

Déconforté , ée , part. 

Déconforter , v. a. Défoler, 



i. , ^ ^ ^ 

C eillé , ée , part, 
c'eiller , v. a. Difluader. 
c enancé , ée , part, 
c enancer , v. a. Faire perdre 
n nance. 

q -enue , f. f. Malheur. Il eft 
e . 

teur , r. m. 

tion , f. f. EmbélifTement. 
oé , ée , part. 

er , V. a. Défaire une corde. 
, ée , part. 

D) • , V. a. Il ne fe dit propre- 
e' que des théâtres , des pla- 
s & des autres lieux publics. 
ration , f. f. Aélion d'écor- 
r, 

3in , f. m. t. purement Latin, 
li a guère d'ulage qu'en cette 
Il : : Garder le décorum. Il eft 
1 3 le familier. 
DJ lé , ée , part. 
^i ier,v. a. &n. Coucher hors 
! ez foi ; ou Obliger quel- 
l'i de quiter fon lit. 
)J e , V. a. II fe conjugue corn- 
î I udre. 

)il nt , ante , adj. 
)i ment , f. m. 

)i: • , V. n. Il ne fe dit que des 
Oi liquides qui tombent peu à 
Li de fuite. 
>U , ée , part. 
'u| r , V. a. 

u ur , eufe , f. m. & f. Qui 
:c )e. 

u; î , ée , part. 

|U' ;r , V. a. Il ne fe dit guère 
ei )arlant des chiens courans. 
"ire, f. f. 
U) ^é , ée , part. ^ 
ui ;ement , f. m. 
ui;er , v. a. 

ut , f. m. Diminution de lu- 
'Ti lans le cours de là lune, 
ul , ue , parh 



2^1 



DEC 

Découfure , f. f. 

Découvert , erte , parfc 

à Découvert , adv. 

Découverte , f. f. 

Découvrir, V. a. U fe conjugue com- 
me Couvrir. 

Décrafsé , ée , part. 

Décrafler , v. a. Ôter la crafTe, 

Décrédité , ée , part. 

Décrédiîement , f. m. A<5Uon de dé- 
créditer. 

Décréditer , v. a. Ôter le crédit. 

Décrépit , ite , adj. Fort vieux. 

Décrépitation , f. f. t. de Chimie. 

Décrépité , ée , part. 

Décrépiter , v. a. t. de Chimie. 

Décrépitude , f. f. Âge décrépit. 

Décret , f. m. Ordonance. 

Décrétale , f. f. Lettre du Papç-, 

Décrété , ée , part. 

Décréter, v. a. t. de Palais. 

Décreufer , v. a. V. Décrufer, 

Décri , f. m. Cri public qui interdit 
Tufage de quelque chofe 3 dimir 
nution de réputation. 

Décrié , ée , part. 

Décrier , v. a. Ôter la réputation. 

Décrire , v. a. Il fe conjugue comme 
Écrire, Repréfenter. 

Décrit , ite , part. 

Décroché , ée , part. 

Décrocher , v. a. 

Décrofre , v. a. Il n'efi guère d'ufage 
qu'en l'oppofant au mot Croire , 
& il eft du ûyle familier. 

DécroilTement , f. m. Diminution, 

Décroître , v. n. Diminuer. 

Décroté , ée , part. 

Décroter , v. a. 

Décroteur , f, m. 

Décrotoire , f. f. Brofle pour dé- 
croter. 

Décrouté , ée , part. 

Décrouter , v. a. t. de Vénerie. On 
dit aulîi décrouter un pâté. 

Décru , ûe , part, de Décroître. 



s.^2 DEC 

Décrue , ée , part. 

Décruer , v. a. t. de Teinture. Lefli- 
ver le fîl écru. 

Décrûment, f. m. Aftion de dé- 
cruer. 

On écrit auffi Décruement ; mais 
on prononce Décrûment , ôc l'A- 
cadémie l'écrit ainfi. 

Décrusé , ée , part, 

Décrufement , 1'. m. Aftion de dé- 
crufer. 

Décrufer , v. a, t. de Teinturier, 
Préparer des cocons de foie. 

On écrit auffi Décreufer ; mais 
l'Académie préfère Décrufer. 

Déçu , ue , part, de Décevoir. 

Décuire , v. a. Il ne Te dit guère que 
des firops & confitures , où l'on 
met de l'eau pour les rendre plus 
liquides quand ils font trop cuits. 

Décuit , ite , part. 

Décuple j ù m. Dix fois autant. 

Décurie y f. f. Bande de dix perfo- 
nes, 

Décurion , f. m. Chef d'une Décu- 
rie. 

Décuflation , f. f. t. de Géométrie. 

Décuver , v. a. Tirer le vin du To- 
neau. 

Dédaigné , ée , part. 

Dédaigner , v. a. Méprifer. 

Dédaigneufement , adv. Avec dé- 
dain. 

Dédaigneux , eufe , adj. Qui mar- 
que du dédain. 

Dédain , f. m. Mépris. 

Dédale , f. m. Labyrinthe. 

Dédale , nom d'un Ouvrier fi ingé- 
nieux & fi adroit , qu'il faifoit des 
ftatues mouvantes. 

Dédamer, v. n. t. du Jeu de Dames. 

Dedans , adv. de lieu. 

Dedans , f. m. Partie intérieure. 

Dédicace , f. f. Consécration, 

Dédicateur , f. m. Auteur qui dédie 
un Livre. 



D Ê D 

Dédicatoîre , adj. Ce mot i 
ufage qu'avec Épitre, 

Dédié , ée , part. 

Dédier , v. a. Confacrer. 

Dédire , v. a. Défavouer. i 
la féconde perfone du pli 
préient de l'indicatif , vou 
fe[ : à l'égard du refle il fç 
gue comme Dire. 

Dédit , ite , part. 

Dédit , f. m. Rétractation. 

Dédomagé , ée , part. 

Dédomagement , f. m, 

Dédomager , v. a. Réparer 
mage. 

On écrit aulTi Dommag, 
conséquence Dédommage 
on prononce Domage 6 
mager. 

Dédoré , ée , part. 

Dédorer , v. a. Ôter la don 



Dédoublé , ée 



part. 



Dédoubler , v. a. Ôter la d< ' 

Déduftion , f. f. Souflradic 
ration. 

Déduire , v, a. Rabatte ; ra I 

Déduit , ite , part. 

Déduit, f. m. Divertiflemei : 
fir. Il ne fe dit que dans i 
badin. 

Déefl'e , f. f. Faufle Divinit 

Défâché , ée , part. 

Défâcher , fe Défâcher, v : 
Il n'eft guère d'ufage qu ( 
taines phrafes proverbial( ■ 
eft fâché , qu'il fe défdcht 

Défaillance , f. f. Foiblefle. 

Défaillant , ante , f, m. & 
Palais. 

Défaillir , v. n. Tomber e: -^ 
lance. 

Ce verbe n'eft plus gue u 
qu'au pluriel du préfent. ^ < 
fai lions , vous défaille{i H f 
lent ; à l'imparfait , Je déj ij 
&c, au prétérit , Je défail < 



D É r 

défaillisse, &ànrtfiftitif, 

'aiUiu L'Académie ne recon- 
que cela. 

2 , V. a. Détruire. Il fe conju- 
comme Faire, 
, aite , part. 
>.,{.(. Déroute. 
, r. m. t. de Coutume. 

|ué, ée , part* 

juer , V. a. Déduire. 

I , f. m. Imperfeftion. 

; ur , f. f. Il eft vieux, Cefîa- 

I de faveur. 

i irable , adj. de tout genre. 
■ n'eft pas favorable. 

II :ion , f. f. t. de Chimie, 

I f , adj. m. t. de Grammaire , 
i: *eil d'ufage qu'en cette phra- 
; '^erhe défeâiif. 

: Dn , f. f. Abandonement de 
.1 

r eufement , adv. 
ï' eux , eufe , adj. 
n ofité , f. f. Imperfe^ion ; 
lit. 

ii , f. m. t. des Eaux & Forêts, 
' 1 écrit aufli Défends , & Dé- 
n [[ dérive du verbe Défendre; 
^ là pourquoi le d lui convient. 
V. itque des bois font en défend^ 
r* l'il eft défendu de les couper. 
i idémie écrit Défends : mais 
;p dant elle le met avant Dé- 
rii ir , ce qui femble montrer 
le in intention étoit de n'y point 
ei 5 cette s inutile , qui eft ap- 
iMment une faute d'impref- 
3r 

2n ;ur , défenderefle , f. m. & f, 
d<?alais. 

en e , v. a. Protéger ; Pro- 
bt 

J défends , tu défends , il dé- 
nc nous défendons , vous dé- 
t^c '- , ils défendent. Je défen- 
e>is &c. Je défendis , &c. J'ai 



DÉ F 25 j 

défendu , &c. Je défendrai , &c. 
Je défendrois, &c. Défends , dé- 
feiiLdez. Que je défende , Ôcc. Que 
je défendiffe , &c. Défendant. 

Défendu , ue , part. 

Défens , f. m. Voyez Défend. 

Défenfe , f. f. Proteétion ; Prohibi- 
tion, 

Défenfeur , f. m. Prote£teur. 

Défenfif , ive , adj. Il n'eft guer« 
d'ufage qu'au féminin : Armes dé" 
fenfives. 11 eft aufli fubftantif. 

Déféqué , ée , part. 

Déféquer, v. a. t. de Chimie. 

Déférant , ante , adj. Il n'eft guef^ 
d'ufage que dans ces phrafes : £"/« 
prit déférant i humeur déférante^ 

Déféré , ée , part. 

Déférence , f. f. Condefcendance; 

Déférent , adj. Cercles déférens ; 
Vaiffeaux déférens , t. d'Aftrono* 
mie , 6c d'Anatomie* 

Déférer , v. n. Céder. 

Déférer , v. a. Donner. [I n'eft guè- 
re d'ufage qu'en parlant des Di* 
gnités. Il fignifie auffi Dénoncer. 

Déferlé , ée , part. 

Déferler , v. a. t. de Marine. Dcr 
ployer les voiles. 

Défermé , ée , part. 

Défermer , v, a. Mettre dehors- 

Déferré , ée 5 part. 

Déferrer , v. a. Il n'eft guère d'ufa- 
ge au propre que pour fignifier 
ôter le fer du pied d'un cheval , ou 
d'une autre bête de monture. 

Défet , f. m. t* de Libraire. Imper- 
fection d'un Livre. 

On devroit dire , Défe£l, de Dé' 
feBus , comme Contrat , de Con- 
traBus : mais l'ufage eft de pro* 
noncer & d'écrire , Contrat ^ 
Défet : 6c voilà comme on négli- 
ge l'étymologie dans ces mots eai 
tiérement francisés. 

Défêuillé a ée , part. 

9g 



^2-J"4 D Ê F 

Défeuiller , v. a. ôter les feuilles; 

Défi, r. m. Appel. 

Défiance, f. f. Crainte d'être trompé. 

Défiant , ante , adj. 

Déficit , f. m. t. de Pratique. C'eft 
un mot emprunté du Latin ; &C 
comme en Latin , c'efi: un verbe, 
en François on ne lui donne point 
Vs du pluriel. Il y a là plufieurs 
déficit. 

Défié , ée , part. 

Défier, V. a. Provoquer au combat. 
On dit aulli fe défier ; ne pas fe 
fier. 

Défiguré , ée , part. 

Défigurer , v. a. Gâter la figure. 

Défilé , f. m. PaiTage étroit. 

Défilé , ée , part. 

Défiler , V. a. & n. Ôter le fil. Aller 
à la file. 

Défini , ie , part. 

Définir, V. a. Déterminer , décider. 

Définiteur , f. m. Officier de plu- 
fieurs Ordres Religieux. 

Définitif, ive , adj. 11 n'eft guère 
d'ufage qu'en ces fortes de phra- 
fes : Arrêt définitif; Jugemmt dé- 

' finitif; Sentence définitive. 

Définition , f. f. Explication. 

en Définitive , adv. t. de Palais. 

Définitivement , adv. En jugement 
définitif. 

Définitoire , f. m. t. de plufieurs Or- 
dres Religieux. 

Déflagration , f. f. t. de Chimie. 

Déflegmation , f. f. t. de Chimie. 

Déflegmé , ée , part. 

Déflegmer, v. a. t. de Chimie. 

Défleuri , ie , part. 

Défleurir , v. n. Il ne fe dit qu'en 
parlant des arbres qui vienent à 
perdre leurs fleurs. 

Deflexion , f. f. t. de Phyfique. 

Défloration , f. f. t. de Palais. 

Défloré , ée , part. 

Déflorer , v. a. Il qû à remarquer 



D É F 

que ce verbe , ni fon pan 
ni défloration ne fe difent qi 
les informations ôc dans le 
cédures de Jufl:ice. 

Défluer , V. n. t. d'Aftrologit 

Défoncé , ce , part. 

Défoncement , f. m. t. de Te 

Défoncer , v. a. 11 n'efh d'ufag. 
parlant de futailles , de tor 
&c. 

Déformé , ée , part. 

Déformer , v. a. 11 ne fe di 
que dans ces phrafes : D 
un chapeau ; déformer un fi 

Défoueter , v. a. Prononcez 
ter , t. de Relieur. 

Défourné , ée , part. 

Défourner , v. a. t. de Billar 

Défrayé , ée , part. 

Défrayer , v. a. Payer la ( 
de quelqu'un. 

Défriché , ée , part. 

Défrichement, f. m. 

Défricher , v. a. 

Défricheur , f. m. 

Défrisé , ée , part, 

Défrifer , v. a. 

Défroncé , ée , part. 

Défroncer , v. a. Ôter les pi 

Défroque , f. f. La dépoui' 
Moine. 

Défroqué , ée , part. 

Défroquer , v. a. 11 ne fe di « 
qu'en raillerie, en parlant d fi 
hgieux qui quite l'habit de - i" 

Défuner , v. a. t. de Marine. 

Défunt , unte , adj. 11 n'efi le 
d'ufage qu'en quelques pi éi 
Le Roi défunt ; la défunte ^« 
Il efl: plus fouvent fubftant 

Dégagé , ée , part. 

Dégagement, f. m. 

Dégager , v. ?.. 

Dégaine , f. f. Il ne fe dît qi '*' 
cette phrafe baile & iro "« 
D'une belle dégaine. 






D Ê G 

n y met le circonflexe comme 
d s Game ; parce que l'un & 
[' tre fe prononce long & ouvert, 
îi mé , ée , part. 

;î ner , V. a. Quoique ce verbe 
{( aâif , on ne l'emploie guère 
q ;n fupprimant le régime , com- 
n: dans cet exemple : Il faut dé- 
7, ler ; quand ce vint à dégainer, 
îfneur , f, m. Bréteur. 
;^ ité , ée , pajt. 
:^ iter , v. a. Ôter les gants. 
le ni , ie , part. 

nir , V. a. 
^ :oné , -ée ^ part. 
:g :oner , v. a. Ce mot ne fe dit 
\\ n badinant. 
;o , f. m. Ravage. 
:g chi , ie , part, 
ig chir , v. a. t. d'Artifan. 
!g chiflement , f. m. A6^ion de 
1< luchir. 

g , f. m. AdoucirTem.ent de l'air. 
^ i , ée , part, 
g ?r , V. a. Il eft aufli n. paf. 
g ération , f. f. 
g éré , ée , part. 
g érer , v. n. Ne fuivre pas 
\ impie de fes ancêtres, 
g ;andé , ée , adj. t. Burlefque. 
r dit des perfones & des cho* 
e; Dérangé ^ négligé. 
^î,ée,part. 
g' :r , v. a. t. d'Oifeleur. 
g ition , f. f. t. de Médecine, 
gnllé , ée , part. 
g iller , v. a. Il eft bas. Vamir. 
g< illis , fl m. Il eft bas. Ce que 
a vomi. 
g< é , ée , part. 
g< er , V. a. Il fe dit du chant 
le oifeaux , & figurément de 
ei qui parlent mal à propos. 
g<: 5e , ée , pa?t. 

gc cernent , f. m. Épanchement 
î'« 1 , de bile. 



D Ê G 2jj 

Dégorgeoir , f. m. t. de Canonier. 

Dégorger , v. a. ôc n. Déboucher 
ce qui eft engorgé; ou cefler d'être 
engorgé. 

Dégourdi , ie 5 part. 

Dégourdir, v. a. Ôter l'engourdiffe* 
ment. 

Dégourdiflement , f. m. 

Dégoût, f. m. Répugnance. 

Dégoûtant , ante , adj. Qui donne 
du dégoût. 

Dégoûtant , a4ite , adj. Qui tombe 
par goûte. 

Dégoûté , ée , part. 

Dégoûté , ée , part. 

Dégoûter, v. a. Faire perdre le 
goût.^ 

On écrivoit autrefois Dégonfler : 
comme Goujl , du Latin Guftus; 
mais on écrit & l'on prononce 
GotU 5 Dégoût & Dégoûter. 

Dégoûter , V. n. Tomber goûte à 
goûte. 

On écrit auffi Dégoutter & 
Goutte , comme venant du Latin 
Gutta : mais, on prononce Goûte 
& Dégoûter. L'étymologie peut 
bien fe conferver quand elle ne 
contredit pas la prononciation ; 
mais dès qu'on l'abandone en pro-. 
nonçant , il n'y a plus lieu de lat 
conferver en écrivant. Voyez I3 
Remarque fur Déjeter. 

Dégradation , f. f. Privation d'une 
dignité ; d'un titre honorable ; dé^ 
gât ; domage. 

Dégradé , ée , part. 

Dégrader , v. a. 

Dégrafé, ée , part. 

Dégrafer , v. a. Acad. Fur. Danl 
joub. Détacher une agrafe. 

On écrit aufTi Dé^raffer ; mais 
on prononce Dégrafer ; & il n'y a 
point d'étymologie qui autorife à 
conferver ce doublement qu'on ne 
prononce pas. 



(^^6 t> t G 

pégraifsé , éç , part, 

jDcgraiiïer , v. a. 

Pegraiiieur , f. m. Qui dégraiflç. 

Dégrapiner , v. a. t. de Marine. 

Dégras , r. m. Ç'eft l'huile de poiiïbn. 
, pegravoiment , f. m. Signitie l'effet 
d'une eau courante qui dégrade 
un mur ou un pilotis. 

On écrit aulli Dégravoiement ; 
tni}S on prononce, Dégravoimenty 
& l'Académie l'écrit ainfi. 

Dégravoyé , ée , part, 

ÎDégravoyer , v. a. Dégrader un 
mur ou un pilotis. 

Degré , f. m. Marche ou efcalier. Il 
ie dit auffi figHjément de tout ce 
qui élevé. 

On difoit autrefois Degré ; on 
y prononçoit le premier e , com- 
îTie on le prononce dans prefque 
tous les mots commençans par ces 
deux lettres De : mais infenfible- 
jnent on a rendu cet e muet dans 
quelques-uns de ces mots , & par- 
ticulièrement dans celui-ci : l'A- 
cadémie l'écrit ^mCi Degré, 

Pcgréé , ée , part. 

Dégréer , v. a. Ôter les agrès. 

Dégringolé , ée , part. 

Dégringoler , v. a. Il efl aufTi n. paf. 
Percendre vite. 

Pégroflage , f. m. t. de Tireur d'or, 

Dégrofler , v. a. t. de Tireur d'or. 

pégroffi , ie , pan. 

pégrofTir , v, a- Il n'eft en ufage au 
propre , qu'en pariant des ouvra- 
ges de Menuiserie & de Sculpture. 

Déguenillé , ée , adj. 

Déguerpi , ie , part. 

Déguerpir , v. a. t. de Pratique. 

Déguerpifl'ement , f. m. 

DégueuJer , v. n. Il ne fe dit que 
d'un vomiiïement qui vient d'ex- 
cès de débauche. Il eft bas. 

Péguignoner , v. a. Il ne fe dit que 
dans la converfation la plus fami- 
lière. 



D Ê H " 

Déguisé , ée , part. 
Déguifement , f. m. 
Dégui(ér , V. a. Traveflîr. 
Déguftation , f. f. t. des Aie 
Déhaité , ée , adj. t. de Fauc ;fi 
Déhâlé , ée , part. 
Déhâler , v. a. Vh s'afpire. n, 

haie du vifage. 
Déhanché , ée , adj. Il fe di 

hommes &. des chevaux. 
Déhardé , ée , part. 
Déharder , y. a. t. de Chaffe _ 
Déharnaché , ée , part. 1 
Déharnachement , f. m. ' 
Déharnacher , v. a. h'k s jr 

Oter le harnois. 
Déhérence y i\ f. V. Déshén , 
Dehors , adv. de lieu. 
Déicide , f. m. Ce mot n'eft e i{ 

qu'en parlantdes Juifs qui c( in 

nerent à mort NoTRiî 

G NEU R. 

Déification , f. f. Cérémonie l| 

quelle les Païçns mettoien le 

qu'un au rang des Dieux, 
Déifié , ée , part. 
Déifier , v. a. Mettre au nom d 

Dieux. 
Déifme , f. m. Religion des I :e 
Deifte , f. m. & i Qui n'a ti 

Religion que celle de recoi ti 

un Dieu. 
Déité , f. f. Dieu ou Déefle i 

Fable. 11 n'a guère d'ufa^ (i 

dans la Poëfie. 
Déiviril , ile , adj. t. de Thé( ;ii 

Divin & humain. 
Déjà , adv. de temps. 
Déjeftion , f. f. t. de Méd ^ 

C'eft auài un t. d'Aftrologic d 

ciaire. 
Déjeté , ée , part. 
Déjeter , fe déjeter , v. n. pa ' 

dit du bois qui fe courbe c < 

tend. 
On écrit aufli JDéjetter^ ce n 



DE J 

, r ; mais on prononce Jeter Si 
, ter, & l'Académie l'écrit ain- 
: :'eft qu'il eft naturel d'écrire 

I me l'on doit prononcer. 
jier, V. n. Il fe dit du repas 

I I fait le niatin avant le diner. 
] er , (. m. Le repas qu'on fait 

atin. 

n prononce Déjeûné , & on 
( t même auffi de cette manie- 
. lais le Déjeûner t le diner , le 
i r &L lefouper font de vrais in- 
i; s employés en fubftantifs , 
y. ne U lever & le coucher , U 
n '.r & le manger : or on fait 
n îs infinitifs en er fe pronon- 
•r în £•' , au moins devant les 
)i nés , fans que pour cela on 
u tte Vr , qui doit même y re- 
e: parce qu'on la fait fentir de- 
if es voyeles. Voilà donc pour- 
if 'on conferve Vr dans tous ces 
ib ntifs verbaux. 

Ire , v. a. Il ne fe dit que des 
U' iges de Menuiferie , de Char- 
21 rie , & de Maçonerie. 

^i , te , part. 

3J î , f. f. L'une des plus belles 

\y phes de la fuite de Junon. 

01 -, V. n. t. de Marine. 

pv f m. Temps ou les oifeaux 
d ;.fe réveillent. 
ud : , ée , part. 

m r , V. a. Il ne fe dit pro- 
re ;nt que des poules quand 
ieibrtent du juchoir, 
à ; Drépofition. 

I çà & delà , au delà , en 
elà par delà , de delà. Acad. 
^at Rieh. On trouve au-delà 
an: foubert , & au de-là dans 
ou )t. Le fentiment de MM. de 
^Ç lémie eft le meilleur, 
âbi , ée , adj. 
âbi nent , f. m. 



àbt 



Y. a, 



D É t 257 

Délacé , ée , part. paf. 6c adj. 

Délacer , v. a. Défaire un lacet. 
\Ja efl long dans ces cinq 
mots : c'eft pourquoi il demande 
le circonflexe. 

Délai , f. m. Retardement. 

Délaifsé , ée , part. 

DélailTement , f. m. Abandone- 
ment. 

Déliifler , v. a. Abandoner. 

Délardement , f. m. t. d'Archits- 
6ture. 

Délardé , ée , part. 

Délarder , v. a. t. d'Architefture, 

Délâfsé , ée , part. 

Délâilement , f. m. Repos. 

Délâffer , v. a. Ô ter la laflîtude. 
La pénultième de ces mots efl 
longue : c'eft pourquoi elle mé- 
rite le circonflexe. 

Délaté , ée , part. 

Délater , v. a. ôter les lates de 
defTus un toit. 

Délateur , f. m. t. de Palais. 

Délation , f. f. Dénonciation. 

Délavé a ée , part. 

Délaver , v. a. t. de Teinturier. 

Délayant , f. m. t. de Médecine. 

Délayé , ée , part. 

Délayement , f. m. A<^ion de dé- 
layer. 

Délayer , v. a. Détremper quelque 
choie dans du vin , dç l'eau , &e. 

Délectable , adj. Agréable. Il fe 
prend quelquefois fubftantive- 
ment : L'utile , l'honête , & le 
déleéîable. En ce fens il vieillit. 

Délégation , f. f. Plaifir. 

Délefté , ée , part. 

Délester , v. a. Réjouir. 

Délégation , f. f. Copimiflion don- 
née à quelqu'un. 

Délégué , ée , part. & f. m. 

Déléguer , v. a. Commettre quel- 
qu'un pour reconnoître j juger , 



238 D Ê E 

Déleftage , f. m. t. de Marine; 

Dé'erté , ée , part. 

Délefter, v. a. Ôter le left d'un 
vaiffeau. 

Délefleur , f. m. Celui qui eft char- 
gé de faire délefter. 

Déliaifon , f. f. t. de Maçonerie. 

Délibation , f. f. t. de Jurifprudence. 

Délibératif , ive , adj. t. de Rhé- 
torique. 

Délibération , f. f. Confultation. 

Délibéré , f. m. t. de Palais. 

Délibéré , ée , part. 

Délibérément , adv. Hardiment. 

Délibérer , v. n. Examiner , juger. 

Délicat , ate , ad]. Agréable au 
goût. Fin , ou Folble. 

Délicate , ée , part. 

Délicatement , adv. 

Délicater , v. a. Traiter avec mo- 
leffe. 

DélicateiTe , f. f. 

Délices , f. f. plur. Plaifir. 

Ce mot elt du genre mafculin 
au fingulier ; mais il neù. guère 
en ufage qu'au pluriel , & pour 
lors il eft féminin. Danet&i l'A- 

■ cadémic. 

Délicieufement , adv. 

Délicieux, eufe , adj. 

Délicoter , fe Délicoter , v. récipr. 
t. de Manège. 

Délie, f. f. Surnom de Diane. 

Délié , ée , adj. & part. 
"Délienes , f. f. plur. 11 fe dit des 
Fêtes célébrées à Athènes enl'ho- 

• neur d'Apollon. 

On écrit auffi Délïennes : mais 
on ne prononce point ce double- 
ment. 

Délier , v. a. Ôter les liens. 

Déîinéation , f. f. t. de Peinture. 

Délinquant , ante , adj. t. de Pra- 
tique , qui n'efl guère d'ufage 
qu'au fubdantif. Coupable. 

Délinquer , v. n. t. de Pratique , 



D Ê E 

qui n'a guère d'ufage qu 

térit ; Ceux qui ont dél'in 
Délire , f. m. Aliénation d 
Délit , f m. t. de Pratique. 
Délité , ée , part. 
Déliter , V. a. t. de Maçoi 
Délitefcence , f. f. t. de Mé 
Délivrance , f. f. 
Délivre , f. m. t. d'Acoud 

de Fauconerie.- 
Délivré , ée , part. 
Délivrer , v. a. 
Délogé , ée , part. 
Déîogement , f m. 
Déloger , V. a. & n. 
Délot , f. m. t. de Marim 
Déloyal , aie , adj. Qui n', 

ni loi. 
Déloyalement, adv. Avec] 
Déloyauté , f. f. Infidélité , ] 
Delphinal , aie , adj. Qui a 

au Prince Dauphin. 
Delphinium , f. m. Plante. 
Delphus , f. m. Fils d'Apc , 
Delta , f. m. Nom d'une lei 

que , & d'une Province d'. 
Deltoïde , adj. t. d'Anator 
Déluge , f. m. Inondation. 
Déluté , ée , part. 
Déluter , v. a. t. de Chiifti 
Démagogue , f. m. Che) 

faélion populaire. 
Démaigri , ie , part. 
Démaigrir , v. a. t. de Cha 

rie & de Maçonerie. 
Démaigriffement , f. m. A^ 

démaigrir. 
Démailloté , ée , part. 
Démailloter , v. a. 
Demain , adv. de temps. 

L'^ y refte muet. 
Démanché , ée , part. 
Démancher , v. a. Ôter le n ^ 
Demande , f. f. 
Demandé , ée , part. 
Demander , v. a. 



D Ê M 

I ns ces trois mots & dans 

i],^ant IV refte muet. 

liiem , eufe , f. m. & f. En 

q I de Pratique on dit Dernan- 

tÙ au féminin. 

i;] ^eaifon , f. £ Picotement. 

lï^ çer , V. n. 

ig elé , ée , part. 

12 élément , i\ m. A<5tion de 

•n lîteler. 

la eler , v. a. Démolir les 

u; lies d'une ville. 

la ibulé , ée , part. 

i^ buler , V. a. Il n'eft plus 

ui e au propre , & ne fe dit 

l'i figuré & dans le ftyle fa- 

ili 

la ;e , f. m. t. de Marine. 

la le, r. f. Façon de marcher. 

1^ , ée , part. 

ia " , V. n. t. de Marine. 

C écrit auITi Démarrer ; mais 

i , )nonce Démarer. 

lai , ée , part. 

lai r , V. a. Déclarer un ma- 

ig, lul. 

lai lé , ée , part. 

lal jer , v. a. 

la lé , ée , part. 

la ler , v. a. 

lai |ué , ée , part. 

ia= juer , v. a. Ôter le maflic. 

\ï\ , ée , part. 

lâi , V. a. 

lêl, f. m. Querele. 

lêl , ée , part. 

lêl , V. a. 

tei')ré, eé , part. 

lei )rement , f. m, 

lei )rer , v. a. 

>éi gé , ée , part. 

tellement, f. m. Tranfport 

r ubles. 
léi^er , V. a. 
lerî, r. f. Folie, 
lei : , fe démener , v. n. paf. 



D É IVÏ 25P 

S'agiter. Il eft du flyle familier. 

Démenti, f. m. 

Démenti , ie , part. 

Démentir , v. a. Nier ce qu'un au- 
tre affure. 

Démérite , f. m. A£lion qui mérite 
punition. 

Démériter, v. n. Faire ce qui rend 
digne de punition. Il n'eil guère 
en ufage que dans le dogmatique. 

Démefuré , ée , adj. Qui excède la 
mefure ordinaire. 

Démefurément , adv. Excefîive- 
ment. 

Démettre , v. a. Il fe conjugue 
comme mettre. Difioquer ; defti- 
tuer. 

Démeublé , ée , part. 

Démeublement , f. m. 

Démeubler , v. a. 

Demeurant, ante, adj. 

au Demeurant , adv. 11 eft vieux; 

Demeure , f. f. Habitation. 

Demeuré , ée , part. 

Demeurer, v. n. 

Demi , ie , adj. Qui contient la 
moitié d'un tout. 

Il efl à remarquer que le mot 
demi eft indéclinable quand il 
marche avant le fubftantif , Sc 
pour lors on met une divifion 
entre deux : mais il devient adje- 
&\i quand il marche après ; & 
doit par conséquent s'acorder en 
genre avec le fubflantif qui pré- 
cède. Exemple. 

Demi-arpent , f. m. 

Demi-aune , f. f. 

Demi- cent , f. m. Cinquante. 

Demi- douzaine , f. f. Six. 

Demi-fleuron , f. m. t. de Botanique. 

Demi-heure , f. f. Trente minutes. 

Demi-lune , f. f. t. de fortification. 

Demi-métal , f. m. Subfiance mi- 
nérale. 

Demi-métope , f. f. t. d'Archite^. 



5^40 ï) Ê M 

Demi-montre, f. f. c'eû k moitié 
de l 'argent qu 'on doit aux troupes. 

Demi-muid , f. m. Moitié de muid. 

Demi-once , f. f. Quatre gros. 

Demi-pied , f. m. Six pouces. 

Demi-fetier, f. m. Moitié de cho- 
pine, 

Demi-toife , f. f. Trois pieds en 
quarré. 

Quand le mot demi marche 
après le fubftantif, on doit écrire 
un jour & demi , une heure & 
demie t &c. 

Demie , f. f. Z<2 demie eft fonée. 

Démis , démife , paît, de Démettre, 

Démiffion , f. t. A6le par lequel 
on fe démet. 

Démidionaire , f. m. & f. & adj. 
Celui en faveur duquel on a fait 
une démiflion, ou ce qui concer- 
ne la démiflion. 

Démittes , f. f. p!ur. Sortes de toi- 
les de coton de Smyrne. 

Démocratie , f. f. Sorte de Gouver- 
nement où le Peuple a toute l'au- 
torité. 

Démocratique , adj. Qui apartient 
à la démocratie. 

Demoifelle , f. f. t. devenu commun 
à toutes les tilles d'honête famille. 

Démoli , ie , part. 

Démolir , v. a. Abatre quelque 
édifice. 

Démolition , f. f. A6^ion de démo- 
lir ; décombres. En ce dernier 
fens , il ne s'emploie qu'au plur. 

Démon , f. m. Diable. 

Démoniaque , adj. 11 s'emploie 
aufîî au fubftantif. Qui eft pofsc- 
dé du démon. 

Démonographe , f. m. Auteur qui 
a écrit fur les démons. 

Démonomanie , f. f. Traité fur les 
démons. 

Démontrable , ad), t. dogmatique. 
Qui peut fô démontrer. 



Démonftratèur ^ f. m. 

Démonftratif, ive , adj. 1. 1 
lofophie. 

Démonftration , f. f. 

Démonftrativement , adv. 

Démonté , ée ^ part. 

Démonter , v. a. ôtér à qU' 
fa monture. 

Démontré , ée , part. 

Démontrer , v. a. Prouver. 
Obfervez que quoique 
viene du h^ùn Dcmonjlrar 
néglige néanmoins Vf q 
conferve cependant dans . 
Jîration , Demonjlrateur , j 
jlrable, Démonftratif, Déi 
tivement : tant il eft vrai q 
diftinguer entre les mots q 
tirons du Latin , ceux qui 
la forme de leur étymc 
comme Démontrer , & C€ 
la confervent, comme Dén 
lion , & les autres. 

Démordre , v. n. Lâcher c 

' tient avec les dents ; qui 

entreprife , un defl'ein , l 

Démouvoir , v. a. t. de Pi 
n'a guère d'ufage qu'à X\ 

Dému , ue , part. 



De 



le 



part. 



Démunir , v. a. ôter les mu 
Démuré , ée , part. 
Démurer , v. a. Ouvrir ce <; 

muré. 
Dénaing , f. m. Petite mot 

Mofcovie. 
Dénaire , adj. de tout genr 

a raport au nombre dix. 
Dénaté , ée , part. 
Dénater , v. a. Défaire de 
Dénaturalisé , ée , part. 
Dénaturalifer , v. a. Prive 

qu'un du droit de régnia 
Dénaturé , ée , part. & adj. 

inhumain. 
Dénaturer, v. a. Il ne fe < 



D É N 

î cette phrafe : Dénaturer fon 

é, ée, adj. ou enDenché, 

t. de Blafon. 
, ite , f. f. Sorte de pierre 
^ che , qui porte des emprein- 
; d'arbres ou de plantes. 
i ation , r. f. Adion par la- 
jle on dénie. 

I il , f. m. t. de Monoie. 
i f. m. Refus d'une choie due. 
hé , ée , part, 
\ et , V. a. Rendre moins 

je, ée , part. 

j er, V. a. 

i eur , f. m. 

i , V. a. Nier ; refufer. 

li , f. m. Pièce de monoie. 

i à-Dieu , f. m. Arrhes d'un 

; hé. 

i Saint-Pierre , f. m. Tribut 

î Angleterre. 

i ï , ée , part. 

i :ment , f. m. Ce qui tend 

nigrer. 
i| :r , V. a. Médire de quel- 

*!'• 

icbrement , f. ni. Compte; 

Q inateur , f. m. t. d'Arith- 

i [ue. 

natif, ive , adj. t. qui mar- 

J{ e nom propre de quelque 

ic. 

nation , f. f. Nom qui mar- 
ié \ qualité principale des per- 
'H OU des chofes. 

01 î , ée , part. 

10 ;r , V. a. t. de Pratique. 
( i écrit auffi Dénommer : mais 
■^ nt du Latin D^nominare , 
• '-< prononce Dénomer : ainfi 
îtMologie & la prononciation 
ac dent pour ôter le double- 



241: 



D É N 

Dénoncé , ée , part. 

Dénoncer , v. a. 

Dénonciateur, f. m. Délateur. 

Dénonciation , f. f. Déclaration ; 
délation. 

Dénotation, f. f. Défignation de 
quelque chofe. 

Dénoté , ée , part. 

Dénoter , v. a. Défigner ; mar- 
quer. 

Dénoué , ée , part. 

Dénoûment , T. m. Il n'eft d'ufa- 
ge qu'au figuré. La folution , l'é- 
claircifTement d'une aventure. 

On écrit aufli Dénouement ; 
mais on prononce Dénoûment, 

Dénouer, v. a. Défaire un nœud. 

Denrée , f. f. Tout ce qui fe vend 
pour la nouriture. 

Denfe , adj. de tout genre. Épaif. 
Il n'efl d'ufage que dans le uyle 
didaélique. 

Denfité , f. f. Épaifleur. 

Dent , C f. Os de la Mâchoire. 

Dent-de-chien , f. f. Plante. 

Dent-de-lion, f. f. Plante. 

Dentaire , f. f. Plante. 

Dentale, adj. f. Ce qui fe pronon- 
ce avec l'aide des dents. 

Denté , ée , adj. Il n'eft d'ufage 
qu'en parlant de certaines choies 
qui ont des pointes , qu'on appelé 
des dents. 

Dentée , f. f. Coup de dent. 

Dentelaire , T. f. Plante. 

Dentelé , ée , part. 

Dentelé , f. f. 

Dentelure , f. f. Ouvrage en forme 
de dents. 

Denticule, f. m. t. d^Architeâiure. 

Dentier , f. m. Rang de dents. 

Dentifrice , f. m. Remède propre à 
froter les dents. 

Dentifte , f. m. Chirurgien qui s'ap- 
pUque au foin des dents. 

Dentition , f. f. t. de Médecine. 
Hh 



242 D É P 

Denture , f. f. L'ordre dans lequel 
les dents font arangées. 

Déi?udation , f. f. t. de Chirurgie. 

Dénué , ée , part. 

Dénuer , v. a. Il n'eft bien placé 
que dans le figuré. Dépouiller. 

Dénûment , f. m. Privation. 

On écrit aufTi Dénuement ; 
mais on prononce Dénûment, 

Dépaqueté , ée , part. 

Dépaqueter , v. a. Défaire un pa- 
quet. 

Dépareillé , ée , part^ 

Dépareiller , v. a. Ôter l'une de 
deux chofes pareilles. 

Déparé , ée , part. 

Déparer , v. a. Ôter ce qui pare. 
En ce Tens il n'eft guère d'ufage 
qu'en parlant de paremens extra- 
ordinaires d'un Autel. 11 fignifie 
aufli , rendre moins agréable. 

Déparié , ée , p^art. 

Déparier , v. a. Ôter l'une des deux 
qui font une paire. 

Déparler , v. n.. Il ne fe dit qu'a- 
vec la négative , & dans le îtyle 
familier. Ceffer de parler. 

Départ , f. m. 

Départagé , ée , part. 

Départager , v. a. t. de Palais. 

Département, f. m. Diftribution; 
ou choies diftribuées. 

Départi , ie , part. 

Départie , f. f. Départ. Il eft vieux. 

Départir , v. a. Diftribuer. 

Dépafsé , ée , part. 

Dépafler , v. a. Il fe dit en parlant 
d'un ruban , ou de quelque autre 
chofe femblable. C'eft aufli un t. 
de Marine. 

Dépavé , ée , part. 

Dépaver , v. a. 

Dépaysé , ée , part. 

Dépayfer , v. a. 

Dépecé , ée , part. 

Dépècement , f. m. 



D É p 

Dépecer , v. a. Mettre qu m 

chofe en pièces. 
Dépêche , f. f. Lettre d'afaire: 
Dépêché , ée , part. 
Dépêcher , v. a. Expédier proi | 

ment. Il ne fe dit guère m 

dans le ftyle familier. 
Dépeindre, v. a. Repréfent 
Dépeint , einte , part. 
Dépendamment , adv. Ave i 

pendance. 
Dépendance , f. f. Sujétion, 
Dépendant , ante , adj. 
Dépendu , ue , part. 
Dépendre , v. n. 
Dépendre , v. a. Détacher. 
Dépens , f. m. plur. Frais. i| 

Pratique. 
Dépenfe ^ {. i. 
Dépensé , ée , part. 
Dépenfer , v. a, 
Dépenfier , iere , adj. Il s*en '« 

aufli fubftantivement. Qui ( 

la dépenfe. 
Déperdition , f. f. t. didadic 
Dépéri , ie , part. 
Dépérir , v. n. S'altérer. 
Dépériflement , f. m. État < < 

qui dépérit. 
Dépêtré , ée , part. 
Dépêtrer , v. a. Dégager; dél r 
Dépeuplé , ée , part. 
Dépeuplement , f. m. A6H0 ( 

dépeupler. 
Dépeupler , v. a. Dégarnir d' ■ 

tans. 
Dépié , f m.Démembrementd i 
Dépilation , f. f. Adion de < 

tomber le poil. 
Dépilatoire , f. m. Emplâtre i^ 

faire tomber le poil. 
Dépilé , ée , part. 
Dépiler , v. a. t. de Méde î 

Oter le poil. 
Dépiqué , ée , part. 
Dépiquer, v. a. Ce termç ^ 



D É P 

fort approuvé. Adoucir ; 
oler. 

é , ée , part, 
er , V. a. Découvrir. 
, f. m. Indignation ; déplaifir. 
: , ée , part. 

r , fe dépiter , v. récipr. Agir 
dépit. 

ux , eufe , adj. Qui fe dépite, 
éj ée , part. 
:ement , f. m. 
:er , V. a. 

re , V. n. Etre défagréable. 
fance , f. m. Dégoût, 
'ant , ante , adj. Qui déplaît. 
fir , r. m. Chagrin , mécon- 
iment. 

té , ée , part. 

ter , V. a. Ôter une plante 
in arbre pour les planter 
irs. 

toir , f. m. Outil de Jardinier. 
, ée , part. 
-, V. a. Étendre ce qui étoit 



) e , ee , part. 
)] ;r , V. a. Il ne fe dit que 
e plis faits à Taiguille. Il eft 
Li n. paf. 

)1 able , adj. de tout genre. 
, fe dit guère que des chofes. 
)ll ablement , adv. 
3I é , ée , part. 
)1 er , V. a. Plaindre ; avoir 
it 

)1 er , V. a. Étendre ce qui 
te reiïerré. 

î mot n'eft guère en ufage 
u 1 termes de Guerre ou de 
Ine : cependant on dit fort 
ie , rire à gorge déployée, 
3I lé , ée , pan 
pi 1er , V. a. Ôter les plumes. 
)c , ie , part^ 
3c • ^ y. a. Ôter le poli. 
30 ;nt, adj. m. t. de Grammaire. 



D É P 245 

Dépopulation , f. f État d'un pays 
dépeuplé. 

Déport , f. m. t. de Pratique. Il 
n'eft guère d'ufage qu'en ces 
phrafes : Payer fans déport ; paya- 
ble fans déport , fans délai, if fi- 
gnifie auffi le droit , par lequel 
certains Évêques jouifTent un^ 
année du revenu des Cures va- 
cantes , en les faifant delTervir. 

Déportation , f. f. C'étoit chez les 
Romains , un baniflement per- 
pétuel. 

Déportement , f. m. Conduite. Il 
fe prend d'ordinaire en mauvaife 
part, & ne fe dit guère au fmgulier. 

Déporter , fe déporter , v. récipr. 
Son plus grand ufage eft au Pa- 
lais. Se défifter. 

Dépofant , ante , adj. Il eft auffi f. 
Qui dépofe. 

Déposé , ée , part. 

Dépofer , v. a. Deftituer. 

Dépofitaire , f m. & f. Celui ou 
celle à qui on confie un dépôt. 

Dépofition , f. f. Deftituîion ; ce 
qu'un témoin dépofe. 

Dépofsédé , ée , part. 

Dépofséder, v. a. Ôter à quelqu*ui|^ 
ce qu'il poiïede. 

DépofTeffion , f. f. Il n'eft guère 
d'ufage qu'en ftyle de Pratique.. 

Dépofté , ée , part. 

Dépofter, v. a. Chafler d*un pofte. 

Dépôt , f. m. Ce qu'on a confié. 

Dépoté , ée , part. 

Dépoter , v. a. t. de Jardinier. 

Dépoudré , ée part. 

Dépoudrer v, a. 

Dépouille , f. f. 

Dépouillé , ée , part. 

Dépouillement , f. m. 

Dépouiller , v. a. 

Dépourvoir , v. a. Dégarnir du 
nécedaire. Il n'eft guère d'ufage 
qu'au prétérit Ôc à l'infinitif. 
Hhij 



244' 'D i^ 

Dépourvu , ue , part, 
au Dépourvu a façon de parler ad- 
verbiale. 
Dépravation , f. f. Dérèglement. 
Dépravé , ée , part. 
Dépraver , v. a. Corrompre, 
Déprécatit", ive , adj. t. de Théo- 
logie. 
Dép ré cation , f. f. Figure de Rhé- 
torique , par laquelle l'Orateur 
fouhaite qu'il arive quelque bien , 
ou quelque mal. 
Déprécié , ée , part. 
Déprécier , v. a. Mettre une chofe 

au-deffous de Ton prix. 
Déprédation , f. f, t. de Palais. 

Vol ; pillage. 
Déprédé , ée , part. 
Déprécier , v. a. Il fe dit des Mar- 
chandilés que l'on pille dans un 
vaifi'eau contre les loix. 
Déprendre , v. a. Détacher. Il fe 

conjugue comme Prendre. 
Dépréoccupé , ée , part. 
Dépréoccuper , v. a . Oterla préoc- 
cupation. 
De près , adv. de lieu, 
Déprelsé , ée , part. 
Dépreiïer , v. a. t. de Relieur. 
Dépreilion , f. f. t. de Phyfique. 
Dépri , r. m. t. de Finance 6c de 

Jurifprudence féodale. 
Déprié , ée , part. 
Déprier , v. a. Révoquer une priè- 
re ; contremander. 
Déprimé , ée , part. 
Déprimer, v. a. RabaifTer. 
Déprisé , ée , part. 
Déprifer , v. a. Témoigner qu'on 
fait peu de cas d'une choie. H 
ne fe dit guère qu'en parlant de 
Marchandife. 
Dépromettre , v. a. Révoquer une 

promefie. 
Dépucelé , ée , part. 
Dépucélement ^ f. m. 



D É R 

Dépuceler , v. a. 

Depuis , prépofition de temp d, 

lieu éc d'ordre. 
Dépuration , f. f. t. de Chir , 
Dépuratoire , adj. t. de Chii , 
Dépuré , ée , part. 
Dépurer , v. a. t. de Chlm 
Députation , f. f. Envoi de dé éi 
Député , f. m. Envoyé. 
Député , ée , part. 
Députer 5 V. a. 11 ne fe dit ii 
d'un fmiple particulier , ma' u 
Corps ou d'une perfone < i 
torité , qui envoie quelqu'ui ( 
commiflion. 
De quoi , V. Quoi. 
Déraciné , ée , part. 
Déracinement , f. m. 
Déraciner , v. a. Arracher um 

te avec fes racines. 
Déraifon , f. f. Défaut de r 
manière de penfer qui bl 
raifon. 
Déraifonable , adj. m. & f. 
Déraifonablement , adv. 
Déraifonement , f. m. 
Déraifoner , v. n. Tenir dc 
cours dénués de raifon. 

On écrit auffi Déraîfi 
&c. mais dans tous ces me 
ne prononce qu'une n. 
Dérangé , ée , part. 
Dérangement , f. m. Défor 
Déranger , v. a. 
Dérapé , ée , adj. t. de Mai 
Déraper , v. a. t. de Marin 
Dératé , ée , ad"^. Gai ; enj 
Dérater , v. a. Ôter la rate. 
Dérayure , f. f. t. de Laboi 
Derechef, adv. Il vieillit. Ui 

conde fois. 
Déréglé , ée , part. 
Dérèglement , f. m. Déford 
Dérèglement , adv. Sans reg 
Dérégler , v. a. Troubler l'c 
corrompre. 



D É R 



d , ee , part. 

0- , V. a. Ôter les rides ; ré- 

1 

il , f. f. Moquerie. 

v if , ive , adj. t. de Médecine. 

K ion , f. f. t. de Grammaire. 

V ion , f. f. t. de Marine. 

Il de fa route. 

, f. f. t. de Marine. 

, ée , part, 
/j , V. n. t. de Grammaire, 
i Marine. 

n ogie , r. f. t. d'Anatomie. 
lî , iere , adj. Qui eft après 
il es autres. 

i îment , adv. de temps. 
'1 , ée , part. 

1 robée , adv. En cacheté. 
»1 • , V. a. Prendre ; ravir. 
M ; , ée , part. 

»i îr , V. a. t. de Fauconerie. 
( dit auffi Déroquer , parce 
' /ient de /?oc : mais l'Aca- 
n femble préférer Dérocher , 
n le de Sec , sécher. 
'£ ion , f. f. t, de Palais. 
•f cire , adj. Il ne fe dit que 
5 aufes par lefquelles on dé- 
5 i un Afte , à un Édit , &c. 
'^ nce , f. f. Il n'eft d'ufage 
V. ftyle de Chancélerie. 
1^ nt , ante , adj. Qui déroge, 
g , V. n. Statuer quelque 
3 de contraire. 
i' , ie , part. 

i , V. a. Ôter la roîdeur. 
»i^ u , ue , part, 
li re , V. a. t. de Fauconerie. 
d , ie , part. 

«|r, V. a. Ôter la rougeur. 
•M é , ée , part. 
'uer, V. a. 
u , ée , part, 
unent, f. m. t. de Géomé- 



u • 5 V. a. Étendre une chofe 



DÉS CL^^ 

roulée. C'eft auffi un t, de Géo- 
métrie. 

Déroute , f. f. Fuite ; défordre. 

Dérouté , ée , part. 

Dérouter , v. a. Faire égarer quel- 
qu'un ; le déconcerter. 

Derrière , prépofition locale oppo- 
sée à la prépofition devant, 

Dervis , f. m. Religieux Turc. 
On dit auffi Derviche ; l'Aca- 
démie femble préférer Dervis. 

Des , particule qui tient lieu de la 
prépofition de & de l'article les. 
h'e eft ouvert. 

Dès , prépofition de temps. 

Dès que, conjon6lion. Auffi-tôtque; 
Puifque. 

Défabusé , ée , part. 

Délabufement , f. m. 

Défabufer , v. a. 

Défacordé , ée , part. 

Défacorder, v. a. Détruire Tacord. 

Défacouplé , ée , part. 

Défacoupler , v. a. Détacher des 
chofes acouplées. 

Défacoutumance , f. f. Perte de 
quelque coutume. 

Défacoutumé , ée , part. 

Défacouîumer , v. a. Faire perdre 
une coutume. 

On écrit auffi Défaccorder , 
Défaccoupler , Défacoutumer ; 
mais dans tous ces mots on ne 
prononce qu'un c, 

Défachalandé , ée , part. 

Défachalander , v. a. Faire perdre 
les chalands. 

Défafleuré , ée , part. 

Défafleurer , v. a. t. d'Architeôure, 

Défafourché , ée , part. 

Défafourcher , v. n. t, de Marine. 

Défagencé , ée , part. 

Défagencer , v. a. Troubler l'a- 
rangement , la difpofition d'une 
chofe, 

Défagréable , adj. de tout genre. 



iz^6 DÉS 

Défagréablement , adr. 

Défagréé , éée , part. 

Défagréer , v. n. Déphire, 

Défagréer , v. a, t. de Marine. 

Délabrement , f. m. Chofe déia- 
gréable. 

Défaigri , ie , adj. Qui n'a plus fon 
a greur. 

Défitiré , ée , part. 

Défairer , v. a. t. de Fauconerie. 

Défajufté , ée , part. 

Défaiufter , v. a. Faire perdre la 
jufteiTe. 

Défaltéré , ée , part. 

Défaltérer , v. a. 

Défanché , ée , part. 

Défancher , v. a. t. de Mufique. 

Défancré , ée , part. 

Défancrer , v. n. t. de Marine. 

Défapareillé , ée , part. 

Défapareiller, v. a. On dit plus 
ordinairement dépareiller. Ôter 
une de deux chofes pareilles. 

On écrit auflî Défappareiller ; 
mais on ne prononce qu'un p , 
comme dans ApareilUr. 

Défapointé , ée , part. 

Dérapointer , v. a. Oter du rôle. 
On écrit auffi Défappointer ; 
mais l'Académie écrit , Défa- 
pointer , parce qu'on n'y pronon- 
ce qu'un/), comme dans y^/joi/zr^r. 

Défappliqué , ée , part. 

Délappliquer , v. a. Oter l'appli- 
cation. 

On y conferve deux p , parce 
que ce mot vient du Latin j4p' 
pticare, 

Défapprobateur , f. m. Celui qui 
défapprouve. 

Dérappropriation , f. f. Renonce- 
ment à la propriété. 

Dans ces deux mots on con- 
ferve les deux p , parce qu'ils 
vienent du Latin Jpprobator , 
Appropriatio, 



DÉS 

Défapprouve , ée , part. 
Dél'approuver , v. a. Con « 
On conferve dans ce •)\ 

deux;? , parce qu'il vient i 

tin Approbdre. 
Défaprendre , v. a. Ou )t 

qu'on avoir apris. 
Défapris , ife , part. 

On écrit aufli Défap^ ^ 

mais on n'y prononce q i 

comme dans Ap^endre. 
Défaproprié , ée , part. 
Défapropriei , fe céiapro] 

récipr. Renoncer à la pi i 
On écrit auffi Défapp -i 

mais on y prononce qj 

comme dans Aproprier» 
Défarangé , ée , part. 
Défaranger,v. a. Mettre hors 
On écrit aufli Défai 

mais on n'y prononce c t 

comme dans Aranger, 
Défarboré , ée , part. 
Défarborer , v. a. t. de A 
Défarçoné , ée , part. 
Défarçoner , v. a. Mettre I 

arçons. 

On écrit aufll Défan 

mais on y prononce qi 
Défargenté , ée , part. 
Défargenter , v. a. Ôter 1 

Il eft plus ufité au parti 
Défarmé , ée , part. 
Défarmement , f. m. Il fe 

troupes qu'on licencie , 

vaiffeaux dont on ôte les 
Défarmer , v. a. Ôter les ; f 
Défarroi , f. m. Dé Tordre. • 

d'ufage qu'avec les prép' ' 

en & dans. 
Défaffemblé , ée , part. 
Défaïïembler , v. a. 
DéfalTbrti , ie , part. 
Défaflbrtir , v. a. 
Défafluré , ée , part. 
Défaûurer , v. a. Rendre w : 



DÉS 

îicertain , d'afluré qu*ll étoit. 

1;, f. m. Accident funefte. 

jaux, eufe , adj. Funefte. Il 

; d'ulage que dans la Poéfle 

, ûy\e foutenu, 

'» lé , ée , part. 

.ï 1er , V. a. Réjouir. 

y itage , f. m. Préjudice ', per- 

; lomage. 

11 itagé , ée , part. 

^ nager , v. a. Caufer du 

rge. 

\ itageufement , adv. 

-v ttageux , eufe , adj. Qui 

X du défavantage. 

\ 1 , r. m. Dénégation. 

\ glé , ée , part. 

V gler , V. a. 

V lé , ée , part. 

/ er , V. a. Dérapprouver ; 
e d'avoir dit ou fait, 
é , ée , part. 

é , V. a. Détacher ce qui 
: lé en plâtre. 
ei mce , f. f. Extraftion. 
il int , ante , adj. Qui defcend. 
ei ement, f. m. t. de Coutume. 
H:q y V. n. Aller de haut 
t. 

ej j , ue , part, 
ît Dn , f. f. t. d'Aftronomie. 
;r , f. f. A£lion de defcen- 
: . k t. Chirurgie. 
■i| Dn , f. f. Explication ; re- 
ii :ation ; dénombrement. 
[B lage , f. nî. Aftion de dé- 
itsr. 

îTî lé , ée , part. 
11 1er, V. a. Défaire une baie. 
écrit auflî Balle , Embal- 
, ^éfemballer ; mais dans tous 
n ts COI ne prononce qu'une /. 
nlrqué , ée , part. 
iilrquement , f. m. 
Tilrquer, v. a. 
m.urbé, ée, part. 



DÉS 247 

Défembourber , v. a. 
Défemparé , ée , part. 
Défemparer , v. n. Quiter. Il eft 

quelquefois aftif. , fur-tout en U 

de Marine. 
Défempenné , ée , adj. Dégarni 

de plumes. 
Défempesé , ée , part. 
Delempefer , v. a. Ôter l'empois. 
Dél'empli , ie , part. 
DéfemplirjV. a. Rendre moins pleiiv 
Défempfiibné , êe , part. 
Défemprilbner , v. a. 
Defenchanté , ée , part, 
Défenchantement , f. m. 
Défenchanter , v. a. . 
Défencloué , ée , part, 
Défenclouer , v. a. Tirer un clou» 
Défendormi > ie , part. 
Défendormir , v. a. 
Défenilé , ée , part. 
Défenfler , v. a. 

Défenflure , f. f. Ceffation d'enfîure. 
Défengrené , ée , part. 
Défengrener , v. a. t. d'Art. 
Défenivré , ée , part. 
Défenivrer , v. a. Chafler l'ivrefTe. 
Défenlacé , ée , part. 
Défenlacement , f. m. A6lion de 

défenlacer. 
Défenlacer , v. a. Tirer des lacets, 
Défennuyé , ée , part. 
Défennuyer, v, a. ôter l'ennui,.- 
Défenrayé , ée , part. T 

Défenrayer , v. a. Oter la corde qui 

empêche une roue de tourner, 
Défenrhuraé , ée , part. 
Défenrhumer , v. a. 
Défenrôlé, ée, part. 
Délenrôler , v. a. 
Défenroué , ée , part, 
Défenrouer , v. a. 
Défenfeigné , ée , part. 
Défenfeigner , v. a. Enfeigner le 

contraire. 
Défenséveli , iç , part. 



248 DÉS 

Défensévelir , v. a. 

DéfenfOrcelé , ée , part. 

Défenforcélement , f. m. 

Pélenforceler , v. a. Délivrer de 
l'enforcélement. 

Défentêté , ée , part. 

Défentêter , v. a. Faire ceiTer l'en- 
têtement ; détromper. 

Défentortillé , ée , part. 

Défentortiller , v. a. 

Péfentravé , ée , part, 

Défentraver , v. a. Ôter les entra- 



ves. 



Déf 



envenime , ee , part. 



Défenvenimer , v. a. 

Déséquipé , ée , part. 

Déséquiper , v. a. t. de Marine. 

Défergoté , ée , part, 

Défergoter , v. a. t. de Manège. 

Défert , f. m. Lieu défert. 

Défert , erte , adj. Inhabité. 

Céferté , ée , part. 

JDélerter , v. a. Abandoner un lieu. 
En t. de Marine , laifTer quel- 
qu'un malgré lui dans un pays 
étranger. 

Déferteur , f. m. 

Défertion , f. f. 

à la Dérefpérade , adv. Il efl du 
ftyle familier. 

Défefpéré , ée , part. 

Déiefpérément , adv. Avec excès. 

Délelpérer , v. a. & n. 

Défelpoir , r. m. 

Déshabillé , f, m. Il n'eft d'ufage 
qu'avec la prépofition en ou dans. 

Déshabillé , ée , part. 

Déshabiller , v. a. 

Déshabité , ée , part. 

Déshabiter , v. a. l'Académie ob- 
ferve que ce verbe n'eft plus en 
ufage ; on n'a confervé que fon 
participe. 

Déshabitué , ée , part. 

Déshabituer , y, a. Faire perdre 
l'habitude. 



DÉS 

Après ce dernier mot ci oi 
ve dans des DiiStionaires , ki, 
1er y desharnacher : ce foir ;u 
fautes , parce que \'h de ce: ju 
mots étant afpirée , elle d er 
confone gutturale. Or deva jn 
confone on doit écrire de 10 
pas des. Exemples : Déb ?r 
découdre , défaire , dégarni S», 
Par conséquent , déhâler , '.a, 
nacher , comme déjeuner 10 
pas desjeûner , ainfi qu'on :r 
voit autrefois. 

Déshérence , f. f. Droit Seign ia 

Déshérité , ée , part. 

Déshériter , v, a. 

Déshonête , adj. de tout geni 

Déshonêtement,adv.D'unem ît 
déshonête. 

Déshonêteté , f. f. Vice de :ji 
eft déshonête. 

Déshoneur , f. m. Turpituà in 
famie. 

On écrit auffi Deshon, ■ 
Deshonnête ^^Q. mais on n' 'c 
nonce qu'une « , & Tétym y. 
même n'en demande qu î 
pnifqu'on dit en Latin Ho i 
Honejlas. AufTi voyons ■ m 
qu'en François même l'ufa el 
d'écrire Déshonorer avec n 
feule n. 

Déshonorable , adj. m. 6c f '2 
pable de déshonorer. 

Déshonoré , ée , part. 

Déhonorer , v. a. Caufer di îi 
honeur. 

Déshumanisé , ée , part. 

Déshumanifer , v. a. M. de V ;£ 
las trouve ce terme heureuff tf 
inventé. Dépouiller i'homn: d 
fes fentimens naturels. 

Défignatif , adj. Propre à déf 2 

Défignation , f. f. Adion ai é 
figner. 

Défigné , ée , part, 

Défi| f 



DÉS 

)é;ner, v. a. Faire connokre. 
)é icorporé , ée , part. 
)éicorporerj v. a. Séparer d'un 
( -ps. 

)é lence , f. f. t. de Grammaire. 
)t itatué , ée , part. 
)é ifatuer , v. a. Défabufer, 
)é d'eàé , ée , part. 
)éife61er, v. a. Ôter l'infe^lion. 
)é ifeftion , f. f. 
)é térefsé , ée , part. 
)é itéreflement , f, m, 
)é itéreffer , v. a. 
)è , f. m. Souhait. 
)é able , adj. m. & f. 
>é é , ée , part. 
>é er , V. a. Souhaiter. 
►é eux , eufe , f. m. & f. Qui 
( ire avec ardeur. 

Dn écrit & on prononce De/ir , 
i . mais l'Académie préfère de 
] moncer & d'écrire Dejir , &c. 
1 m la manière commune de 
} •noncer les noms en de. On 
j it remarquer qu'il y en a très- 
j i qui perdent l'accent. 
'c iement , f. m. Renonciation. 
'ç ter , fe défifter , v. récipr. 
•è à. V. là. 

'e ige , f. m. t. de Coutume. 
'è ors , adv. Dès ce temps-là. 
é 3éi , ie , part. 
'é béir , v. n. Ne point obéir, 
'éoéiffance, f. f. Adion de dé- 
^'éir. 

'é béiflant , ante , adj. Qui dé- 
[ léit. 

'é oligé , ée , part. 
'é bligeament , adv. D'une ma- 
1 re délbbligeante. 

)n écrit aufli Dé/obligeamment ; 
1 is on n'y prononce qu'une m, 
'é bligeant , ante , adj. Qui dé- 
1 )lige. 

ébliger , v. a. Il ne Te dit guère 
c 2 des légères offenfes. Faire du 
'plaifir à quelqu'un. 



DÉS ù^^ 

Défoccupation , f. f. État d'une per- 
Tone délbccupée. 

Défoccupé , ée , part. 

Défoccuper , fe défoccuper , v. ré- 
cipr. Se défaire de ce qui occu- 
poit. Il eft plus ufité au participe. 

Defœuvré , ée , adj. Qui n'a rien à 
faire. 

Défœuvrement , f. m. État d'une 
perfone défœuvrée. 

Défolant , ante , adj. Qui caufe une 
grande afflidipn. 

Déiolateur , f.,m. Qui défoie. 

Défolation , f. f. Trifleffe. 

Défolé , ée , part. 

Défoler , V. a. Affliger. 

Défoppilatif , défoppilative , adj. t; 
de Médecine. 

Défoppilation , f. f. t. de Médecine, 

Défoppilé , ée , part. 

Défoppiler , v. a. Oter les obftru- 
éfions ; déboucher. 

L'Académie , Richelet , Fure- 
tiere , & plufieurs autres Auteurs 
écrivent ces mots avec un ieu\ p ; 
ils vienent cependant du Latin 
oppillare. 

Déiordoné , ée , adj. 

Défordonément, adv. Dérèglement; 
avec confufion. 

On éciit aulTi Dé/ordonné ^ &C. 
mais on n'y prononce qu'une ;;. 

Défordre , f. m. Manque d'ordre. 

Déforienté , ée , part. 

Déforienter , v. a. Faire perdre la 
connoiiTance de la fituation où 
l'on fe trouve. 

Déformais, adv. Depuis ce mo- 
ment. 

Déforné , ée , part. 

Déforner , v. a. Ôter l'ornement, 

Défofsé , ée , part. 

Défoffer , v. a, Ôter les os. 

Défourdi , ie , part. 

Défourdir , v. a, Défaire ce qui efl 
our^i. 

li 



a^o DES 

Delponfation , f. f. Promeffe Co' 

lemneJe de Mariage. 
Deipotat , f. m. État gouverné par 

un Defpote. 
Defpote , i\ m. Titre qu'on donne 

au Prince de quelques États. 
Defpoticité , f. f. Defpotifme eft 

plus en ul'age. 
Delpotique , adj. m. & f. Abfolu. 
Defpotiquement , adv. 
Derpotilme , T. m. Pouvoir abfolu. 
Delpumation , f. f . t de Chimie. 
Defpumé , ée , part. 
Defpumer , v. a. Ôter l'écume 
Defquamation , f. f. t. de Chirurgie. 
Deflaifi , ie , part. 
Deflaifir , fe deflaifir , v. récipr. 

Se défaire de ce qu'on polTede. 
Deffaififfement , f. m. Adion de fe 

delTaifir. 
Deffailbner , v. a. t. d'Agriculture. 
DefTalc , ée , part. 
Deflaler , v. a. Ôter la falure. 
DefTanglé , ée , part. 
Deflangler , v. a. Lâcher les fangles. 
Deffaouler , v. a. V. Deffouler. 
Defséchant , ante , adj. Qui def- 

feche. 
Defséché , ée , part. 
Defséchement , f. m. Aftion de def- 

sécher. 
Defsécher , v. a. Rendre fec. 
Deflein , f. m. 

à Deffein , adv. Avec intention. 
Deffellé , ée , part. 
Deffeller , v. a. Ôter la felle. 
Defferre , f. f. Il n'eft^d'ufage que 

dans cette phrafe : Être dur à la 

dejjerre, 
Deflerré , ée , part. 
Deflerrer , v. a. 
Deflert , f. m. Le fruit & ce qui 

l'acompagne fur table. 
Deflerte , f. f. Ce qu'on ôte de 
• deflus la table d'un Prince , 6cc, 
DeiTervant , f. m. Qui deflert. 



DES 

Deflervi , ie , part. 

Deffervice , f. m. Mauvais ofi -^ 

Deflervir , v. a. 

Deflicçatif , ive , adj. t. de M e- 
cine. Qui defséché. 

Defliccation , f. f. t. de Chim 

Defiiller , v. a. V. DécilUr, 

Deflinateur , f. m. Qui deflim 

Deffiné , ée , part. 

DefTmer , v. a. 

Deflblé , ée , part. 

DelToler , v. a. t. de Maréch ^ 
d'Agriculteur. 

Deffoudé , ée , part. 

Deffoulé , i-Q , part. 

Deffouler , v. a. 

On écrit aufli Dejfaoulcr , :( 
qu'on écrit encore de r m 
5jow/; mais on ne prononce m 
CQt a ; &c s'il vient de San , 
il faut avouer que ce mot a i ii 
perdu les traces de fonétymo î, 
qu'il eft affez inutile de vouk u 
conferver celle-là , puifque 1; o 
nonciation l'exclut entiérerr . 

Deffous , adv. de lieu ; quelqi ii 
f. m. 

Deffus , adv. de lieu ; quelqi ii 
f. m. 

U faut écrire là dejjïis , a j 
fus , au dejjous , par dejfui . t 
dejjous , de dejjus , & fei i 
blés , fans divifion ; mais o :i 
doit mettte à ci-dejfus , ci-del •• 
c'eft la pratique de Danet . i 
chelet & Joubert. 

Deftin , f. m. Deftinée. 

Deftination , f. f. 

Deftirié , ée , part. 

Deftinée , f. f. Il eft plus en i ;« 
en profe que deflin , & il fe p< 
au îingulier pour l'effet du d n 

Deftiner , v. n. & a. Projeter i 
pofer dans fon efprit. 

Deftituable , adj. m. &,£. Qui " 
p^uc ddftituer. 



DÉS 

r^itué , ée , part. 

Efiituer, V. a. Ôter à quelqu'un 
ne charge , un emploi. 

rftitution , f. f. Adion de defti- 
ler. 

tftrier , f. m. Vieux mot qui figni- 
oit un cheval de main, 
L'Académie le conferve ; on y 
renonce la lettre /. 

E^ruéleur , trice , f. m. & f. Celui 
u celle qui détruit. 

E Iruâif , ive , adj. Qui détruit. 

E budion , f. f. Ruine. 

E uétude , f. f. Il fe dit des Loix 
ui s'éteignent par le non-ufage. 

E i;ni , ie , part. 

E union , f. f. Séparation ; difïor- 
e ; méHutelligence. 

E unir , V. a. Séparer ce qui étoit 
ni. 

Dans tous les mots ci-defTus , 
omposés de la prépofition def ^ 
ne faut point mettre , comme 
)anet , une divifion entre le mot 
mple , & fa compofition. Par 
xemple , on ne doit point écrire 
'ef-obliger , def-unir , & fembla- 
les : il ne faut non plus mettre 
'accent aigu fur la prépofition 
e/ , parce que la lettre /doit en 
;nir lieu quand elle eft fuivie d'une 
onfone ; mais quand elle eft fui- 
ie d'une voyele , comme dans 
Ufobliger, défunir ^ &c. ou quand 
;s mots font fimples , comme dé- 
■flement , déjîpiatioji , défilât ion , 
i femblables , il faut y placer un 
aigu , lorfque la prononciation 
? requiert. On entend par mots 
•mples , ceux qui peuvent former 
in mot François , quoique sépa- 
és de ce qui paroit être le com- 

»osé. Je dis ceci en faveur de 

;eux qui n'ont pas étudié. 

^taché , ée , part. 

-tachement , f. m. Dégagement 



D É T i;i 

de toute atache. C'eft aufli un t. 
de Guerre. 

Détacher , v. a. 

Détacheur , f. m. Celui qui ôte les 
taches des habits. On dit plus 
ordinairement dégraiffeur. 

Détail , f. m. t. de Commerce. 

Détaillé , ée , part. 

Détailler , v. a. Vendre en détail ; 
faire le détail de quelque chofe. 

Détailleur , llerefTe , f. m. & f. t. de 
Commerce. 

Détaillifte , f. m. Celui qui , dans 
une hiftoire , aime le détail. 

Détalé , ée , part. 

Détaler , v. a . Ôter «e qui étoit étalé. 

Détalinguer , v. n. t. de Marine. 

Déteindre, v. a. Faire perdre h 
couleur. 

Déteint , einte , part. 

Dételé , ée , part. 

Dételer , v. a. Détacher des che- 
vaux atelés. 

Je dételé , &c. J'ai dételé , &c. 
Je détélerai , &c. On écrit aufîî 
je dételle , je détellerai , &c. Mais 
ce doublement eft inutile , parce 
que dans l'un il fuffit d'écrire mê- 
me fans accent je dételé ; Xe pé- 
nultième , fuivi d'un e muet , fe 
prononce néceflairement^Ôc dans 
l'autre il fuffit de marquer l'accent 
qui le fera prononcer. Je détélerai. 

Détendre , v. a. 

Détendu , ue , part. 

Détenir , v. a. Il n'a guère d'ufagC 
qu'en ces fortes de phrafes : Dé- 
tenir le bien d' autrui , &c. 

Détente , f. f. Petit morceau de fer 
qui fert à faire lâcher le reflbrt 
d'une arme à feu. 

Détenteur , trice , f. m. & f. t. de 
Pratique. 

Détention , f. f. de Pratique, 

Détenu , ue , part. 

Détergé , ée , part. 



2.^2 D É T 

Déterger , v. a. t. de Médecine. 

Détérioration , f. f. 

Détérioré , ée , part. 

Détériorer , v. a. Dégrader ; rendre 
pire. 

Déterminatif , ive , adj. t. de Gram. 

Détermination , f. f. Réfolution ; 
décifion ; application d'un mot à 
une fignification particulière. 

Déterminé , ée , part. 

Déterminément , adv. Réfolument. 

Déterminer , v. a. Réfoudre ; con- 
clure ; décider. 

Déterré , ée j part. 

Déterrer , v. a. 

Dcterreur , f. m. Qui déterre, 

Déterfif , ive , adj. t. de Médecine. 
Qui nétoie. 

Déteftable , adj. m. & f. 

Déteftabîement , adv. Très-mal. 

Déteftation , f. f. Horreur. 

Détefté , ée , part. 

Dételer , v. a. Avoir en horreur. 

Détiré , ée , part. 

Détirer , v. a. Étendre quelque 
chofe pour l'unir. 

Détifer , v. a. Il n'eft d'ufage qu'en 
cette phrafe : Détifer le feu. 

Détonation , f. f. A61ion de détoner. 

Détoné , ée , part. 

Détoner , v. n. Sortir du ton , &c. 

On écrit auffi Détonner ; mais 

il vient du Latin Tonus , & l'on 

prononce Détoner : l'Académie 

l'écrit ainfi. 

Détordre , v. a. Défaire ce qui étoit 
tors. Il fe conjugue comme Tordre, 

Détorqué , ée , part. 

Détorquer , v. a. t. Dogmatique. 
Donner à un paffage une expli- 
cation forcée. 

Détors , orfe , part, de Détordre, 

Détorfe , f. f. Entorfe. 

Détortillé , ée , part. 

Détortiller , v. a. Défaire ce qui 
étoit tortillé. 



ï^ Ê T 

Détoupé , ée , part. 
Détouper , v. a. Ôterle bo lo 

d'étoupe dont quelque va ja 

étoit bouché. 
Détoupilloné, ée , part. 
Détoupilloner , v. a. t. de Jard gi 
Détour , f. m. Sinuofité; cire d 

paroles ; prétexte. 
Détourné , ée , part. 
Détournement , f. m. L'afti» d 

détourner. Ce mot n'eft p; pi 

en ufage. 
Détourner , v. a. Éloigner , m 

flraire. 
Détraâ:er , v. n. Médire. Il e 

guère en ufage que dans la ". :c 

logie Morale , non plus qi k 

dérivés. 
Détra<5leur , f. m, Médifant. 
Détraftion, f. f. Médifance, 
Détrape , f. f. Débaras. 
Détraper , v. a. DébarafTer. 
Détraqué , ée , part. 
Détraquer , v. a. Déranger ; i 

gler. 
Détrempe , f. f. t. de Peinture 
Détrempé , ée , part. 
Détremper, V, a. Mouiller ;trer n 
Détrefle , f. f. Affliftion. 
Détriment , f. m. Domage. 
Détriplé , ée , part. 
Détripler , v. a. t. d'Évolu i 

Militaires. 
Détroit , f. m. Paflage étroit. 
Détrompé , ée , part. 
Détromper , v. a. Tirer d'er i 
Détrôné , ée , part. 
Détrôner , v. a. Chaffer du tr : 
Détroufsé , ée , part, 
Détroufler , v. a. 
Détroufleur , f. m. Voleur. 
Détruire , v. a. Renverfer. 

Je détruis , tu détruis , il ' 
truit : nous détruifons , vous ; 
truifez , ils détruifent. Je déi' 

fois , &c. Je détruifis , &c. î 



D É V 

tmîi , &c. Je détruirai , &c. Je 
truirois , &c. Imp. Détruis , dé- 
iièz. Que je détruife , &c. Que 
détruilifle , &c. Détruifant. 
uit , ite , part, 
î , r. f. Chofe due. 
1 , f. m. AfRiiftion ; habit lugubre, 
éronome , f. m. L'un des Livres 
rés qui compofent le corps de 
Bible. 

: , adj. nutiiéral. Nombre qui 
ubîe l'unité. 

:ieme , ad), numéral. Second. 
C'eft abufivement qu'on l'em- 
■ie au fens propre de Second', il 
proprement d'ufage convena- 
qu'en le joignant à un autre 
mbre : Vingt-deuxième , Trente- 
ixieme y &c. 

iémement , adv. Secondement. 
Dô même que le précédent , ce 
me ne convient qu'en le joi- 
int à un autre nombre : Vingt- 
ixiémement , Trente-deuxième- 
it , &c. 
lié , ée , part. 

1er, V. a. & n. Defcendre; ou 
re defcendre, 
lise , ée , part. 

Hier , V. a. Voler les paflans. 
ncé , ée , part. 

ncer , v. a. Prendre & gagner 
devans ; furpalTer. 
ncier , iere , f. m. & f. Prédé- 
feur. 

nt , prépofition locale. 
3vant , adv. Aller au-devant, 
itier , f. m. Tablier des fem- 
s de bafle condition. 
ntiere , f. f. Sorte de tablier 
jne femme porte à cheval. 
future , f. f. t. de Maçonerie. 
dation , f. f. Ruine d'un pays. 
té , ée , part. 

■ter , V. a. Ruiner un pays, 
opé , ée , part. 



D é V 2;5 

Dévelopée , f. (, t. de Géométrie. 

Déveloper , v. a. 

Dévelopement, f. m. Afïion de dé- 
veloper. 

Devenir , v. n. 

Déventé , ée , part. 

Déventer , v. a. t. de Marine. 

Devenu , ue , part. 

Dévergondé , ée^ adj. Qui n'a point 
de honte. 

Déverrouillé , ée , part. 

Déverrouiller , v. a. 

Devers , prépofition de lieu. 

Dévers , erfe , adj. Ce qui n'eft pas 
d'à plomb. 

Déversé , ée , part. 

Déverfer , v. n. Pencher. 

Déverfoir , f. m. L'endroit où l'eau 
Te décharge. 

Dévêtir , V. a. Il n'efl guère d'ufage 
qu'avec le pronom perfonel. Se 
dévêtir, 

Dévêtiflement , f. m. t. de Jurifpru- 
dence. 

Dévêtu , ue , paTt. 

Déviation , f. f. Détour. 

Dévidé , ée , part. 

Dévider, v. a. Mettre un écheveau 
en un peloton. 

Dévideur , eufe , f. m. & f. 

Dévidoir , f. m. Machine à dévider. 
On dit auffi Dévider, &c. mais 
l'Académie y met l'accent Dévi- 
der , &c. 

Devin , ine , f. m. & f. 

Deviné , ée , part. 

Deviner , v. a. 

Devineur , f. m. Au féminin Dévî^ 
nerejje. Celui ou celle qui prétend 
deviner. 

Dévirer , v. n. t. de Marine. 

Devis , f.' m. t. d'Architeéle. Def- 
cription de tout ce qu'on doit exé- 
cuter pour la conitruélion d'un 
Ouvrage. Il fignifioit autrefois , 
Entretien familier. 



65^4 D É V 

Dévifagé , ée , part. 

Dévifager , v. a. 

Devife , 1"". m. Figure acompagnée 
de paroles. 

Devifer , v. n. S'entretenir familiè- 
rement. 

Devoiment , f. m. Flux de ventre. 
On dit auffi Devoiement; mais 
on prononce Devoiment. 

Dévoilé , ée , part. 

Dévoilement 3 f. m. A6lion de dé- 
voiler. 

Dévoiler , v. a. Ôter le voile ; dé- 
couvrir. 

Devoir , V. a. Être obligé à quelque 
chofe. 

Je dois , tu dois , il doit : nous 
devons , vous devez , ils doivent. 
Je devois , &c. Je dus, tu dus , il 
dut : nous dûmes ^ vous dûtes , ils 
durent. J'ai dû , &c. • J'admets 
Vu circonflexe en cet endroit à 
caufe de l'ufage. V. la Pr. let. û.) 
Je devrai , &c. Je devrois , &c. 
Que je doive , &c. Que je dufTe, 
que tu dudes , qu'il dût : que nous 
duflïons , que vous dufTiez , qu'ils 
duffent. Devant. 

Devoir , f, m. Ce qu'on eft obligé 
de faire. 

Dévole , f. f. t. du Jeu de Cartes, 

Dévolu , lie , adj. Échu ; acquis. 

Dévolut , f. m. t. de Matière béné- 
fîciale. 

L'Académie 6:Richelet écrivent 
dévolu , mais il me femble que dé' 
valut vient du Latin Devolutum , 
& eft plus analogue aux mots fui- 
vans qui en dérivent , Dévolutai- 
re , Dévolutif, Dévolution. 

Dévolutaire , adj. Celui qui prétend 
à un Bénéfice par dévolut ; celui 
qui le poflede ainfi. 

Dévolutif, ive, adj. t. de Droit. 

Dévolution , f. f. t. de Droit. 

Dévorant , ante , adj. 



D É V 

Dévorateur , f. m. Il ne fe dit « 

qu'au figuré. Celui qui dé\ e 
Dévoré , ée , part. 
Dévorer , v. a. Manger avet ^ 

di ce ; confumer. 
D é vot , ote , adj. Il eft aufli f. '. c 
Dévotement , adv. 
Dévotieufement , adv. 
Dévotieux , eufe , adj. Qui d 

manières dévotes. ! 

Dévotion , f. f. 
Dévoué , ée , part. 
Dévoûment , f. m. 

On écrit aufTi Dévouement i, 

on prononce Dévoûment. 
Dévouer , v. a. Sacrifier ; con 
Dévoyé , ée , part. 
Dévoyer , v. a. Égarer, 
Dextérité , f. f. AdrefTe. 
Dextre , f. f. II eft vieux. Main i 
Dextre , adj. t. de Blafon.' 
Dextrement , adv. Il eft du ft : 

milier. Adroitement. 
Dextrochere , f. rn. t. de Bla 
Dey , f. m. Nom de celui qui i 

mande à Tunis en Afrique, 
Di , particule inséparable de 

ques mots François. 
Dia , mot dont les charetiers '< 

vent pour faire aller leurs cl: i 

à gauche. 
Dia , Nom d'une faufie Divii . 
Diabètes , f. m. Nom d'une m 
Diable , f. m. Démon, 
en Diable , façon de parler ; ' 

biale. 
Diablement , adv. Excefliven i 
Diablerie , f. f. Sortilège ; mal : 
Diâblefle , f. f. Méchante fen ! 
Diablotin , f. m. Petit diable. 
Va eft long dans ces fix 

au contraire il eft bref da 

deux fuivans. 
Diabolique , adj. de tout gen 
Diaboliquement, adv. Par un i 

chanceté diabolique. 



D I A 

iarthame , C f. t. de Médecine. 
ihylon, 1". m. t. de Médecine, 
io , f. m. Chapelain de l'Ordre 
( Malte. 

i ode , f. m. Sorte de firop. 
ii:onat , f. m. Ordre lacré. ■ 
If onefle , f. f. Veuve ou fille au- 
I fois employée à certains mini- 
ires eccléfiafliques. 
iiDuftique , f. f. t. de Médecine, 
ire , r. m. Celui qui a le Diaco- 

);2me, f. m. Bandeau Royal. 

jnsla Poéfie il s'emploie pour 

i yauté. ^ ' 

iiioftique , adj. t. de Médecine. 

ii Dnal , aie , adj. t. de Mathéma- 

taes. 

i; jnalement, adv. D'une manie- 

1 diagonale. 

i; ede , f. f. Préparation médici- 

le. 

u Ste , f. f. Idiome ; langage d'un 

Académie fait ce mot du mafcu- 
1 , & dit que la Langue Greque a 
c ^érens dialefîes. Furetiere eft du 
I me fentiment ; mais Richelet 
( êrve que MM. de Port-Royal, 
c is leur Grammaire Greque , le 
f it féminin , & il efl: de leur avis. 
1 ' a cependant variété fur cela 
cis les différentes Éditions de 
< te Grammaire: dès l'Édition de 
ï32 , qui eft une des meilleures , 
( y trouve ce mot communé- 
T nt au mafculin ; & il y refte ce- 
fidant encore quelque veftige 
c féminin. C'eft qu'en Grec 5c 
c Latin , quoique ce mot ait la 
tminaifon mafculine , il eft ce- 
pidant réputé féminin ; il doit 
<iîc l'être auffi en François, 
^iadicien , f. m. Logicien, 
'iaftique, Cf. La Logique. 
'ia^iqementjadv.EnDiale^icren, 



D I A 2^^ 

Dialogifer , v. n. Faire des dialogues. 

Il ne fe dit que dans l'École. 
Dialogifte , f. m, & f. Auteur qui 

écrit des dialogues ; celui ou celle 

qui fait un dialogue avec un autre. 
Dialogue , f. m. Entretien de plu- 

fieurs perfones. Il ne fe dit guère 

que darM> le ftyle familier. 
Dialogué , ée , part. 
Dialoguer , v. a. Faire parler plu- 

fieurs perfones. Il n'eft d'ufage 

qu'au paffif. Cette fcéne efi bien 

dialoguée. 
Dialthée , f. m. Sorte d'onguent. 
Diamant , f. m. Pierre précieufe. 
Diamantaire , f. m. Lapidaire , ou 

Marchand qui trafique en diamans. 
Diamargariton , f. m. Médicament. 
Diamétral , aie , adj. Il n'eft guère 

d'ufage qu'au féminin & dans cette 

phrale : Ligne diamétrale. 
Diamétralement , adv. D'un bout 

de diamètre à l'autre. 
Diamètre , f. m. t. de Géométrie. 

Ligne droite qui coupe un cercle 

en deux parties égales , en palTant 

par le centre. 
Diamorum y f. m. Sorte de firop. 
Diane , f. f. t. Militaire. Batre la 

Diane. 
Diane , f. f Déeffe de la Chaffe. 
Diantre , f. m. Mot très-familier , 

dont on fe fert pour éviter de dire 

diable. 
Dianucum , f. m. Sorte de firop. 
Diapalme , f. m. t. de Pharmacie. 
Diapafme , f m. Parfum. 
Diapafon , f, m. t. de Mufique. 
Diapédêfe , f. m. t. de Médecine. 
Diaphane , adj. m. & f.Tranfparent. 
Diaphanéité , f. f. Qualité de ce qui 

eft diaphane, 
Diaphœnix , f. m. Éle6luaire de 

dattes. 
Diaphorêfe , f. f. Évacuation par les 

pores de la peau. 



2^6 D I A 

DiaphoritiquQ , adj. m. & f. t. de 
Médecine. 

Diaphragmatique , adj. Qui concer- 
ne le diaphragme. 

Diaphragme , 1'. m. t. d'Anatomie 
&L de Botanique. 

Diapré , ée , part, du verbe Diaprer, 
qui n'eft plus en uiage. Varié de 
piufieurs couleurs. 

Diaprun , f. m. Éle61uaire de pru- 
nes. 

Diaprure , f. f. Vaiiété de couleurs. 
Il eft vieux. 

Diarrhée , f. f. Dévoiment. 

L'Académie , Furetiere, le Di6l:. 
des Arts , Danet & Joub. écrivent 
de la lorte. Richelet écrit dïarrée 
fans h : c'eft une faute , parce que 
ce mot vient du Grec , qui ligni- 
fie diffluo , je coule , que les La- 
tins ont imité en écrivant diar- 
rh(sa , comme on le trouve dans 
Calepin. Les mots écrits en Grec 
avec deux ^ , afpirent le fécond ; 
& par-tout où cette lettre eft afpi- 
rée en Grec, elle prend en Latin, 
& par conséquent en François , 
une h. Ex. Rhétorique , rhume , 
&c. V. Pr. let. H. 

Diarthrolé , i\ f. t. d'Anatomie. 

Diafcordium , f. m. Sorte d'opiat. 

Diasébefle , i\ m. É!e6luaire de sé- 
befte. 

Diaséné , f. m. Éleclualre de séné. 

DiaibiHque , (. i. Noit\ qu'on donne 
à la Médecine préfervative. 

Diaftafe , f. m. t. d'Anatomie. 

Diaftême , f. m. t. de Mufique. 

Diailole , r. f. t. d'Anatomie. 

Diaftyle , f. m. t. d'Architeéïure. 

DiateiTaron , f. m. t. de Mufique 
& de Médecine. 

Diatonique , adj. m. ÔC f. t. de Mu- 
fique. 

Diatragacanthe , f, m. Sorte d'Éle- 
duaire. 



D I c 

Diatribe , f. f. Differtation ; ou pi 

peaantefque. 
Dicéiies , i. f. plur. Sorte de fa îi 
Dichotome , adj. t. d'Aftronc e 
Dichotomie , f. f. t. d'Aftrono e 
Dittame , f. m. Plante. 
Diétateur , f. m. Magiftrat Ri a 

qui avoit un pouvoir abfolu s 

dant fix mois. 
Dié^ature , f. f. Dignité de DiS i 
Diélé , ée , part. 
Diélée , f. t. Leçon qu'un } t 

diète à fes Écoliers. 
Dicter , V. a. Faire écrire que i 

fous foi ; fuggérer. 
Diétion , f. f. A<Slion de dire i 

niere de s'exprimer. 
Diélionaire , f. m. Catalogue d ) 

les mots d'une langue rang ) 

ordre alphabétique. 

On écrit aum D'Ulloni < 

mais on prononce DiHionai 

en Latin même on écrit Dit i 

rium , de manière que l'éty 

gie & la prononciation s'acc 

pour fupprimer de ce mot, c 

inutile. 
Di(5i:on , f. m. Mot ou fenteni \ 

a pafsé en proverbe. 
Di61um , f. m. Le difpofitif ] 

fentence. 
Didactique , adj. t. de Coilég( 
Didactique , f. f. L'art d'enfei^ f 
Didon , f. f. Reine de Tyr. 
Diedau , f. m. t. de Pèche. 
Dieppois , oife , f. m. & f. Ha \ 

de Dieppe. 
Diérefe , f. f. Figure de Gramr j 

Divifion d'une diphthongu j 

deux fyllabes. 
Dierville , f. m. ArbrifTeau ; P < 
Diefe, ou Diéfis , f m. t. de Mu ■ 
On écrit aufli DierèfeSil 

mais abufivement : car cet a ; 

alonge Ve qui eft bref en Gr 

en Latin, 



D I F 

lîj;, ée , ad). Qui porte un diefe. 
li. ; , r. f. Régime de vivre : affem- 
|:e. 

i )n écrit auffi Diette , mais abu- 
^ement : car il vient du Latin 

czta. 
ir.itique , adj. de tout genre, t. de 
. ^'decine. 

i tique i (. f. Science qui com- 
l 'nd le régime de vie qu'il faut 
I ifcrire aux malades. 
I u , r. m. Le premier & le fou- 
1 ain Être. 

i( -donné , Surnom que l'qn don- 
; à quelques Princes. 
i( c, f. m. plur. Êtres imaginaires 
( î la fabuleufe Antiquité ado- 
1 \, 

i: mant , ante , adj. Qui diffame, 
i] nateur , f. m. Celui qui diifa- 
1 . 

ii mation , f. f. Action de difFa- 
: r. 
i Tiatoire , adj. de tout genre. 

li diffame, 
i mé , ée , adj. t. de Blafon. 
! cné , ée , part. 

i' mer , v. a. Déshonorer ; dé- 
ler. 

'i| ré , ée , part. 

i remment , adv. Diverfeme-nt, 
: rence , f. f. Diverfité. 
: rencié , ée , part. 
i rencier , v. a. Mettre de la dif- 

ence. 
i rent , ente , adj. Divers. 
i rent j f. m. Débat ; difpute. 

3n écri voit auirii!>i^'Wn:/ pour 
• Hnguer ce fubftantit'd'avec l'ad- 
; ^if ; mais ce d n'ayant d'ailleurs 
icun fondement, l'Académie 
: sfere Différent, 
'i remiel , ele , adj. t. de Mathé- 

itiques. 
'i rer , v. a. Retarder. 
>i :rer , v. n. Être diflemblable. 



D I G 2;7 

Difficile , adj. de tout genre. 
Difficilement^, adv. Avec peine. 
Difficulté , L f. 

Difficukueux , eufe , adj. Qui trou- 
ve des difficultés atout. 
Diffonne , adj. d£ tout genre. Défi- 

Ditiormé , ée , part. 
Difformer , v. a. Ôter la forme. 
Difformité , f. f. Laideur. 
Diffraction , f. f. t. d^Optique. 
Diffus , ufe , adj. Prolixe. 
Diffusément, adv. D'une maniera 

diffufe. 

Richelet ne veut qu'une feule/ 

dans tous les mots ci-deffus : mais 

l'ufage , fondé fur l'étymologie , 

veut qu'on les écrive avec deux^- 
Diffufion , f. f. Aétion de ce qui s'é- 

pand. 
Digaftrique , adj. t. de Médecine. 
Digéré , ée part. 
Digérer , v. a. Faire la digeflion ; 

fouffrir patiemment. 
Digeffe , f. m. Partie du Corps de 

Droit. 
Digefteur , f. m. Vafe à cuire le* 

viandes. 
Digeffif , ive , adj. Il eft auffi f, 
DigePiion , f. f. 
Digitale , f. f Plante. 
Diglyphe , f. m. Qui a deux gravu- 
res. 
Digne , adj. de tout genre* 
Dignement , adv» Selon ce qu'on 

mérite. 
Dignitaire , f. m. Celui qui poffede 

une dignité dans un Chapitre. 
Dignité , f. f. Prééminence ; charge. 
Digon , f. m. t. de Marine. 
Digreffion , f. f. Changement de 

propos. 

Il ne faut ni lire , ni écrire Dif" 

grejfion. 
Digue , f. f. Chaufsée ', obilacle. 
Digue , ée , part. 

Kk 



i;8 D I L 

Diguer , V. a, C'efl donner de l'cpe- 
ron à un cheval. 

Dijonois , oife , f. m. & f. Habitant 
de Dijon. 

Dilacération , f. f. Déchirement. 

Dilacéré , ée , part. 

Dilacérer , v. a. Déchirer. 

Dilapidation , f. f. Dépenfe foie. 

Dilapidé , ée , part. 

Dilapider , v. a. Dépenfer mal-à- 
propos. 

Dilatabilité , f. f. La vertu de s'éten- 
dre. 

Dilatable , adj. t. d'Anatomie. 

Dilatateur , f. m. t. d'Anatomie. 

Dilatation , f. f. Extenfion. 

Dilatatoire , adj. Pris fubftantive- 
ment au mafculin. t. de Chirurgie. 

Dilaté , ée , part. 

Dilater , v. a. Étendre. 

Dilatoire , adj. de tout genre, t. de 
Palais. 

Dilayé , ée , part. 

Dilayer , v. a. Différer. Il vieillit. 

Dileftion , f. f. Amitié. 

Dilemme , f. m. Sorte d'argument. 

Diligemment , adv. Avec diligence. 

Diligence , f. f. Promptitude. 

Diligent , ente , adj. A6lif. 

Diligente , ée , part. 

Diligenter , v. n. & a. Hâter. 

Dimachere , f. m. Sorte de Gladia- 
teur. 

Dimanche , f. m. 

Dîme , f. f. Dixième partie. 

Voyez la Remarque fous Dîmîer. 

Dimenfion , f. f. Mefure. 

Dîmer , v. a. Lever la dime. 

Dimetre , adj. t. de Poéfie. 

Dîmeur , f. m. Celui qui prend & 
levé les dîmes. 

Dîmier , f. m. Journalier qui court 
les dîmes. 

Il y en a qui écrivent dixme , 
dixmer , dixmeur , dixmier , com- 
me l'Académie ; d'autres écrivent 



D I N 

dîfme , difmer , difmeur , di '< 

comme Furetiere , Danet ^^ 

mais ces manières font hors .( 

ge , depuis qu'on fe fert i :i 

conflexe. 
Diminué , ée , part. 
Diminuer , v. n. & a. Rendre \ 

dre , devenir moindre. 
Diminutif , ive , adj. t. de ( r 

maire. Il efl auflî fubftantif, 
Diminution , f. f. Amoindrifle r 
Dimiffoire , f. m. Lettres qu'u) v 

que donne à fon Diocéfair )i 

recevoir les Ordres d'un t 

Évêque. 
Dimifforial , aie , adj. Lettres ù 

fo ri aies. 
Dinanderie , f. f. Marchand c 

cuivre jaune. 
Dinandier , f. m. Celui qui tr il 

en cuivre jaune , ou qui en i 
Dinandois , oife , f. m. 6i f. b 

tant de Dinant. 
Dînatoire , adj. Du dîner. 
Din-dan , fon des cloches. 
Dinde , f. f. Poule d'Inde. 
Dindon , f. m. Coq d'Inde. 
Dindoneau , f. m. Petit dincl 
Dindonier , iere , f. m. & f ji 

garde des dindons. 
Dîné , ée , part. 
Dînée , f. f. L'endroit où l'c; ii 

rête pour dîner , lorfqu'on e 

voyage. 
Dîner , v. n. Prendre le rep d 

midi. 
Dîner , f. m. Repas du midi. 
On écrit auffi Dîné , mai m 

fivement ; parce que le Dîn i 

le Souper font des Infinitifs c( ^ 

le Boire & le Manger. 
Dîneur , f. m. Il n'eft guère d g 

qu'en cette phrafe : C'efl ui a 

dîner. 
Dintiers , f. m. plur. Ce font 1 ''* 

gnons du Cerf. 



D I O 

)i, éfain , aine , f. m. & f. Qui efl 

. Diocêfe. 
)i êfe , r. m. Certaine étendue de 

1 ys fous la jurildiétion d'un Évê- 

ie. 
Ve fe prononce ouvert & long 

ins ce mot , parce qu'il vient du 

.' tin Diœcejîs ', mais ielon l'ufage 

< notre langue , qui abrège les 
' yeles en alongeant les mots , 
( : e devient bret' & fermé dans 
. océfain , au lieu duquel on a 
{ autrefois Diœcéfain , qui étoit 
f is régulier , puifqu'il vient du 
j tin Diœcefanus. 

)i , oife , Cm. Se f. Qui eft de 
Isen Dauphiné. 

)i< yfia , f. f. Pierre précieufe. 

)i' yfiaques , f. f. plur. Fêtes en 
1 )neur de Bacchus. 

)i yfus , f. m. Surnom donné à 
1 :chus. 

Il ne faut pas confondre Dio- 
; ^us , furnom de Bacchus , avec 
, onyjius , nom de plufieurs 
î nts & autres perfonages célé- 
1 îs que nous appelons en Fran- 
' s Denys. 

>i trique , f. f. Science qui apar- 
1 it à l'Optique. 

'il thongue , f. f, t. de Grammaire. 
Richelet , Joubert & Furetiere 

< ivent diphtongue ; mais il faut 

< IX h dans ce mot , parce qu'il 
■^ nt du Latin diphthongus, 

'i )é , f. m. t. d'Anatomie. 
ii-matique , f. f. L'art de con- 
ittreles Diplômes. 
Ij )me , f. m. Charte. 
ijîre, t. d'Architefture. Temple 
c a deux rangs de colones tout 
î tour. 

ij/ques , f. m. plur. Tablete ; re- 
ntre public. 

Ce feroit abufivement ou par 
l 'prife qu'on écriroit Dyptmie : 



DIS sj-p 

car il vient du Latin Dïptycha, 

Dire , V. a. Exprimer. 

Je dis , tu dis , il dit : nous 
difons , vous dites , ils difent. Je 
difois , &c. Je dis , &c. J'ai dit , 
&c. Je dirai , tu diras , il dira : 
nous dirons , vous direz , ils di- 
ront. Je dirois , &c. Impér. Dis , 
dites. Subj. Que je dife , &c. 
autrefois que je die , que je difle, 
que tu dines , qu'il dit : que nous 
diffions , que vous diffiez , qu'ils 
diflent. Dilant. 

Dire , f. m. Le difcours, 

Direéi , eéle , adj. Droit. 

Direfte , f. f. t. de Jurifprudence. 

Directement , adv. En ligne directe. 

Directeur , trice , f. m. & f. Qui di- 
rige. 

Direction , f. m. Conduite. 

Directoire , f. m. Petit livre qui mar- 
que comment on doit dire l'Office 
& la MeiTe de chaque jour. 

Dirigé, ée , part. 

Diriger , v. a. Conduire ; régler, 

Dirimant , ante , adj. t. de Droit 
Canonique. 

Dis , particule inséparable de plu- 
fieurs mots François, 

Difcale , f. f. t. de Commerce. 

Difcerné , ée , part, 

Difcernement , f. m. Jugement, 

Difcerner , v. a. Diftinguer. 

Difciple , f. m. Écolier ; élevé. 

Difciplinable , adj. m. & f. Capable 
d'être difcipliné. 

Difcipline , f. f. Gouvernement ; in- 
ftruétion. 

Difcipliné , ée , part. 

Difcipliner , \. a. Régler ; inftruire. 

Difcobole , f. m. Sorte d'athlète. 

Difcontinuation , f. f. Interruption, 

Difcontinué , ée , part. 

Difcontinuer , v. a. Interrompre. 

Difconvenance , f. f. Difpropor* 
lion. 

Kkij 



2(^ô DIS 

Difconvenir , v. n. N'être pas d'a- 
cord ; nier ; ctre mal-séant. 

Difcord , r. m. Dirpute. 

Difcordant , ante , adj. Qui difcorde. 

Difcorde , f. f. Divifion ; querele. 

Difcorde , f. f. Déefle que Jupiter 
chaira du Ciel, parce qu'elle brouil- 
loit continuéiement les Dieux. 

Difcorder , v. n. t. de Mu Tique. 

Difcoureur , eufe , f. m. Si. f. Qui 
parle beaucoup , avec peu de 
jullelle & de prudence. 

Difcourir , v. n. Parler fur quelque 
matière. 

Difcours , f. m. Entretien ; ouvrage 
oratoire. 

Difcourtois , oife , f. m. & f. Il efl 
vieux. Incivil. 

Difcourtoifie , f. f. Il eil vieux , & 
ne fe dit que par dérifion. Manque 
de 'civilité. 

Difcrédit , f. m. Perte de crédit. 

Difcret , ete , adj. Retenu. Il ne fe 
dit guère que des perfones. 

Difcrétement , adv. D'une manière 
difcrete. 

Difcrétion , f, f. CirconfpeRlon ; 
prudence. 

Difcrétoire , f. m. Lieu où fe tienent 
les allemblées des Supérieurs. 

Difculpé , ée , part. 

Difculper , v. a. Juftifier ; excufer. 

Difcurfif , ive , adj. t. de Logique. 

Difculîif , ive , adj. t. de Médecine. 

DifcufTion , f. f. Examen ; difpute. 
Richelet écrit difcution avec un 
t; c'eft une faute qu'il n'auroit 
pas commife , s'il avoit fait atten- 
tion que ce mot vient du Latin 
difcujjio. 
Difcuté , ée , part. 
Difcuter , v. a. Examiner. 

Difert , erte , adj. Qui a une grande 

facilité de parler. 
Difertement > adv. D'une manière 
diferte. 



D I S 

Difete , f. f. Pauvreté ; défi ( 

vivres , &c. 
Diféteux , eufe , f. m. & f. g 

vieux. Qui manque des m^ 

nécefiaires. 

On écrit auiïî Dïfcttes t D 

fetteux ; mais on n'y prc ni 

qu'un t. 
Difeur , eufe , f. m . & f. Il e 

dit guère que dans ces ph es 

Dijeur de bons mots. Difi , 

nouveles, Difeufe de bas;at ;. 
Difgrace , f. f. Perte d'amitié m 

heur ; infortune. 
Difgracié , ée , part. 
Difgracier , v. a. Priver de fes I m 

grâces. 
Difgracieux , eufe , adi. Dé( éi 

ble. 
Difgrégation , f. f, A6tion qui ai 

les chofes les unes des autr 
nifgrcgé , ée , part. 
Difgréger , v, a. Séparer. 
Disjoindre, v. a. Séparer. Il il 

dit point des chofes mater 5, 
Dis|oint , ointe , part. 
Disjonétif _, ive , adj. t. de < \i 

maire. 
Disjonction , f. f. Séparation. 
Diilocation , f. f. t. de Chku ?. 
Dilloqué , ée , part. 
Difloquer , v. a. Il fe dit des os 'c 

fait fortir de leur place, 
Difparate , f. f. Mot emprur c 

l'Efpagnol. Inégalité dans 1; )i 

duite ou dans les difcours. . 
Difparité , f. f. Différence. 
Difpariiion , f. f. Aftion de > k 

roître. 
Difparoître , v. n. Ne paroître is 

s'évanouir ; s'éclipfer. 
Difparu , ue , part. 
Difpendieux , eufe , adj. Qui ■ il 

beaucoup. 
Difpenfateur , trice , f. m. & f !' 

dillribue. 



il D I S 

idnfàtion , f. i\ Dlflributlon ; 

a niniftration. 

If nfe , f. f. Exemption ; relâche- 

c ment du droit commun en fa- 

\ ir de quelqu'un. 

it^ nsé , ée , part. 

ili nfer , v. a. Diftribuer ; exem- 

ii rse , ee , part, 
if' rfer , v. a. Répandre de côté 
t d'autre. 

if rfion , f. f. Aftion de difperfer. 
ifl nible , adj. de tout genre, t. de 
I Dit. 

ii| s , adj. m. Agile ; léger, 
if se , ée , part, 
if 1er , V. a. Ranger , &c. 
iffitif, ive , adj. Préparatoire. 
I ;ft aufTi f. & alors t. de Palais, 
if fition , f. f. Arangement , ^c, 
if ^portion , f. f. Inégalité, 
il ^portioné , ée , adj. Inégal, 
if table , adj. de tout genre. Qui 
f t être difputé. 
if taillerie , f. f. Vaine difpute. 
i^ te , f. f. Quereie ; contefta- 
tii, &c. 
il' té , ée , part, 
if ter , V. n. 

if teur , f. m. Queréleur. 
if e , f. m. t. d'Aftronomie & 
c Botanique. C'efl aufïi une forte 
d Dalet des anciens. 
if ifition , f. f. t. dogmatique. Re- 
c rche exafte & sérieufe. 
if iteur , f. m. Qui difséque. 
ii^; lion , i\ f. t. d'Anatomie. 
if: nblable , adj. de tout genre. 
ï îérent. 

ifl nblance , f. f. Défaut de relTem- 
bice. 

if ifion , C{. Difpute ; divifion. 
)n écrit aufîi Dijfennon ; mais 
il ent du Latin Dïfsnfio : &i on 
p nonce Dijfenfion comme Af- 
(<^on dérivé d'JfcsnJÎQ. 



. DIS 261 

Difséque , ée , part. 
Difscquer , v. a. t. de Chirurgie. 
Difséqueur , f. m. Qui difséque, 
DilTertateur , f. m. Celui qui differte. 
DilTertation , f. f. Traité pour éclair- 

cir quelque matière. 
DifTerter , v. n. Faire une difTerta- 

tion. 
Diiiident , f. m. Non conformifle. 
Dillimi'aire , adj. de tout genre, t. 

didaélique. 
DifTimulateur , trice , f. m. ^ f. Qui 

diffimule. 
Diilimulation , f, f. Déguifement. 
Diiîimulé , ée , part. &c adj. Il eft 

quelquefois fubflantif. 
DiiTimuier , v. a. Feindre ; déguifèr. 
DifTipateur , trice , f. m. & f. Qui 

diffipe. 
Diflipation , f. f. A6tion de diiîiper 

ou état d'une perfone diflipée. 
Dillipé , ée , part. 
Diffiper , V. a. Difperfer ; détruire. 
Diffolu , ue , adj. Il ne fe prend 

que dans le fens moral , & figni- 

fie impudique. 
DifToluble, adj. îln'eft d'ufage qu'en 

Chimie. 
Diffolument, adv. D'une manière 

diflblue. 
DifTolutif, ive , adj. DifTolvant. 
DifTolution , f. f. Séparation ; deilru- 

élion ; débauche. 
Diffolvant , ante , adj. t. de Chimie. 
DiQbnance , f. f. t. de Mufique. 
Diflbnant , ante , adj. Il ne fe dit 

qu'en Mufique. 
Diffoudre , v. a. Fondre ; liquéfier ; 

rompre ', séparer. 

Je diflbus , tu difTous , il dif- 

fout : nous difTolvons , vous dif- 

foîvez , ils diObîvent. Je diflbl- 

vois, &c. J'ai diflbus, &c. Je 

diiToudrai , &c. Je difToudrois , 

aie. DiiTous , difTolvez. Que je 

diiTolve , 6cc. Diffolvant. 



a.62 DIS 

Dlflbus , oute 9 part. 

DiiTuadé , ée , part. 

Difluader , v. a. Détourner quel- 
qu'un de quelque deffein. 

Diffuafion , r. f. 

Diflyllabe , adj. de tout genre. 11 efl 
auffi fubftantif. t. de Grammaire. 

Diftance , f. f. Éloignement. 

Dlftant , ante , adj. Éloigné. 

Diftendre , v. a. t. de Chirurgie. 

Diftendu , ue , part. 

Didention , f. f. t. de Chirurgie. 

Diftillateur , f. m. Qui diftile. 

Diftillation , f. f. t. de Chimie. 

Diftillé , ée , part. 

Difliller , v. a. Tirer quelque fuc par 
l'alambic. Il eft fouvent n. & fi- 
gnifie tomber goûte à goûte. Acad. 
Danet. 

Richelet écrit dijliler ; mais il 
faut deux // dans ce mot , parce 
qu'il vient du Latin diflillare, 

Diftinft , infte, adj. Différent. 

Diftin6tement , adv. D'une manière 
diftin^e. 

Diftin^lif, ive , adj. Qui diftingue. 

Difliné^ion , f. f. Différence ; sépa- 
ration ; nobleffe. 

Diftingué , ée , adj. Différent ; rare. 

Diftinguer^ v. a. Faire une dif>in- 
«ftion ; différencier ; avoir des 
égards pour quelqu'un. 

Diftinguo , f. m. t. Latin qui n'eft 
d'ufage que dans l'école. 
On prononce Diflingo. 

Diftique , f. m. Poéfie dont le fens 
eft contenu dans deux vers. 

Diftorfion , f. f. t. de Médecine. 

Diftraaion, f. f. 

Diffraire , v.a.Ilfe conjugue comme 
traire. Détourner ;ôter; déduire. 

Diftrait , aite , part. & adj. Qui 
penfe à autre chofe qu'à ce qu'il 
devroit. 

Dlftribué , ée , part. 

Diitribuer, v. a. 



D I T 

Diftributeur , trice , f. m. & f 
Diffributif, ive, adj. Qui rj 

chacun ce qui lui eft dû. 
Diftribution , f. f. 
Diflributivcment , adv. t. de ic 

que. Séparément. 
Diftri(^ , f. m. t. de Jurifprud :( 

Reffort. 
Diftriglyphe , f. m. t. d'Ar \ 

éture. Efpace qui eft entre 5i 

triglyphes. 
Dit , r. m. Il n'eft guère d ij 

que dans cette phrafe : Z< fi 

6» faits des Anciens. 
Dit , te , part, de Dire. 
Dithyrambe , f. m. Sorte de F j 
Dithyrambique , adj. Qui ypi ;i 

au Dithyrambe. 
Diurétique , adj. m. & f. t. d( [( 

decine. 
Diurnaire , f. m. Officier qui \ 

voit ce que le Roi faifoit c u 

jour. 
Diurnal , f. m. Livre d'Églife 
Diurne , adj. t. d'Aftronomie 
Divaguer , v. n. S'écarter d b 

objet. 
Divan , f. m. Confeil du Gran e 

gneur. 
Divan-Béqui , f. m. Intendant ! 

Juftice parmi les Perfes. 
Divergence , f. f. t. d'Optique i 

Géométrie. 
Divergent , te , t. d'Optique d 
Géométrie, Il le dit de deux ra; s 
qui partant d'un même point )t 

toujours en s'éloignant l'i d 

l'autre. On applique le mêm ic 

aux lignes. 
Divers , erfe , adj. Différent. 
Diverfement , adv. En diverfe is 

nieres. 
Diverfifiable , adj. m. & f. Qu îi 

Ce diverfifier. 
Diverfifié , ée , part. 
Diverfifier , v. a. Varier. 



D I V 

•fion , f. f. Aaion par laquelle 

détourne, 
fité , f. f. Variété, 
ti , ie , part. 

tir , V. a. Faire plaifir. Dé- 
mer. En ce dernier fens , il 
amenée à vieillir, 
tiffant , ante , adj. 
tifTement , f. m. 
ende , f. m. t. afFeâé aux 
mpagniesde Commerce. C'efl 
î un t. d'Arithmétique. 

, ine , adj. Qui eft de Dieu. 
ation , f. f. 
ement , adv. 
isé , ée , part. 
ifer , V. a. Mettre au rang des 

!UX. 

ité, f. f. Eflence divine. 
, adj. t. de Palais. 
;, ce , part, 
ir , V. a. 

;ur , f. m. t. d'Arithmétique, 
bilité , f. f. Qualité de ce qui 
t fe divifer. 

ble , adj. de tout genre. Qui 
t fe divifer. 
on , f. f. 

ce , f m. Séparation du mari 
ie la femme ; abandonement. 
gation , f. f. Publication, 
gué , ée , part, 
^uer , v. a. Publier, 
adj. numéral de tout genre. 
ùx dans ce mot fe prononce 
ime un { devant une voyele ; 
ant une confone il ne fe pro- 
ice point. Quand il eft final , 
fuivi d'un repos , il fe pronon- 
fortement comme une s. II efl 
i fubft. Quand dix eft joint à 
autre nombre , on met une 
ifion entre les deux : ainfi l'on 
t dixfept , dix-huit, dix neuf y 
on prononce diffept , di^-huit, 
neuf. On écrit ^\iSi foixante 



DOC 2d3 

& dix , 6* quatre-vingt-dix. Enfin 
on écrit fans divifion cent dix , 
mille dix, 

in-Dix-huit , t. de Librairie. 
On prononce , in-di^-huit. 

Dixième , adj. de tout genre. Il eft 
aufii fubft. Nombre d'ordre. 

Dixiémementj adv. En dixième lieu. 
On prononce Dixième & di^ié* 
mement. 

Dizain, f. m. Ce qui eft composé de 
dix. 

"tjuelques-uns écrivent dixain , 
ce qui paroît plus naturel ; mais 
dizain eft plus en ufage , parce 
qu'il eft conforme à la pronon- 
ciation; & l'Académie l'écrit ainfi. 

Dizaine , f. f. t. d'Arithmétique. 

Dizeau , f. m. t. de Moiflbneur. 

Dizenier , f. m. t. de la Milice Rq» 
maine. 

D-la-ré , f m. t. de Mufique. 

Docile , adj. Doux & fournis. 

Docilement , adv. 

Docilité y i. î. 

Docimafie , & Docimaftique , f. f, 
t. de Chimie. 

Dofte , adj. 

Doctement , adv. 

Dofteur , f. m. 

Doftoral , aie , adj. 

Dodlorat , f. m. Degré de Doéleur. 

Do6lorerie, f. f. État de Dofteur; 
Thefe que foutient un Licencié 
pour être reçu Douleur. 

Do6lrinaire , f. m. Prêtre ou Clerc 
de rinftitut de la Doftrine Chré- 
tiene. 

Doârinal , aie , adj. Il fe dit des 
avis des Théologiens. 

Do^rine , f. f. 

Document , f. m. t. de Pratique. 

Dodécagone , f. m. t. de Géomé- 
trie. 

Dodécahedre , f. m. t, de Géomé- 
trie. 



S(54 D O G 

Dodine , f. f. Elpece de fauce. 

Dodiner , fe dodiner , v. n. paf. Il 
eft bas. Se dorloter. 

Dodo , f. m. Mot dont on fe fert 
en parlant aux enfans , & qui 
n'elt d'ufage que dans ces phra- 
fes : Faire dodo , ou Aller à 
dodo. 

Dodu , ue , ad). Il eft du flyle fa- 
niiler. Gras. 

Dogat , f. m. Dignité de Doge. 

Doge , f. m. Chef des Républi- 
ques de Venife ou de Gènes. 

Doge lie , r. f. Femme du Doge. 

Dogmatique , adj. de tout genre. 
Qui regarde les Dogmes. 

Dogmatiquement , adv. 

Dogmatiler , v. n. Il fe dit prin- 
cipalement en matière de Reli- 
gion. 

Dogmatifeur , f. m. Celui qui dog- 
matife. Il Te prend toujours en 
mauvaife part. 

Dogmatifte , f. m. Qui établit des 
Dogmes. 

Dogme , f. m. Point de Do^irine. 

Dogre-Bot, r. m. Sorte de Vail- 
feau qui navige fur la mer d'Al- 
lemagne. 

Dogue , f. m. Gros chien. 

Doguer , V. a. Il ne ('2. dit qu'avec 
ie pronom perfonel des béliers ÔC 
des moutons. 

Doguin , doguine , f. m. & f. Mâle 
& femele de petits dogues. 

Doigt , r. m. Partie de la main ou 
du pied. 

Richelet , contre l'étymologie 
& Tufage , retranche le g de ces 
deux mots , parce qu'il ne s'y 
prononce pas : mais il y a appa- 
rence qu'à la fin de fon Diétio- 
naire il ne fe fouvenoit pas de 
ce retranchement , puifqu'au mot 
Vouloir il écrit fort bien Doigt. 

Doigter , V. n. t. de Mufique. 



t) CE 

Doigtîer j f. m. Ce qui fert © 

vrir un doigt. 

On prononce Doiter & h 

lier. 
Doite , f. f. t. de TifTerand. 
Dol , f. m. Vieux mot qui '( 

plus en ufage qu'au Palais, j 

gnifie tromperie. 
Dolé , ée , part. 
Doléance , f. f. Il eft du ft; f 

milier. Plainte. 
Dolemment , adv. Il eft u 

D'une manière dolente. 
Dolent, ente, adj. Il fe dit en rî ri 
Doler , V. a. Unir le bois av< Ji 

doloire. 
Doliman , f. m. Habit Tun 
Doloire , f. f. Inftrument d ' 

nelier. 
Dom , f. m. Titre d'honeu q 

fe donne en France à c .w 

religieux. 

On le donne auflîauxsé e 

en Efpagne & en Portugal \i 

avec cette différence qu'er [) 

gne on écrit Don , & en ?< 2 

Dom. Conséquemment k 

écrire comme eux, quand < )£ 

le d'eux. 
Domage , f. m. Perte. 
Domageable , adj. de tout 11 

Qui apporte du domage. 
On écrit aulfi Dommù 

Dommageable ; mais on n' 'i 

nonce qu'une m. 
Domaine , f. m. Fonds. 
Domanial , aie , adj. Qui ap e 

aux domaines. 
Dôme , f. m. t. d'Architeft . 
Domenger , f. m. t. de Coi i 

Gentilhomme. 
Domerie , f. f. Efpece de Bé: ù 
Domefticité , f. f. État de 1 ii 

ftique. 
Domeftique , adj. de tout ge • 

fe prend aulB fubftantiv. ^ 



D M 

p ir les ferviteurs de la maifoiî. 

) îftiquement , adv. 

>' cile , f. m. Demeure. 

)i cilié , ée > part. 

): cilier , fe domicilier , v. récip. 

f.le Pratique.. S'habituer. 

)' fié 5 ée , part, 

>; fier , V. a. t. d'Aftrologie. 

) nant, ante , adj. Qui domine, 

)] narite , ù ù t. de Mufique. 

)] nateur , trice , f. m. & f. Il 

lî s'emploie guère que dans le 

R e foutenu. 

> nation , f. f. Puiflance. 

j! né , ée , part. 

3 ner, v. n. 6c a. Commander j 

(\ safler. 

y nicain , aine , f. m. & f. Re- 

li ;ux & Religieufe de l'Ordre 

d Saint Dominique. 

y. lical , aie , adj. Qui apartient 

a Seigneur. 

y licale , f. f. Cours de Ser- 

n îs. 

nicalier , f. m. Prédicateur des 

1 aanches. 

31 10 , f, m. Camail d'Eccléfia- 
fl -le ; ou Habit de bal. 
01 notrie , f. f. Marchandife de 
p. er marbré. 

notier , f. m. Ouvrier qui fait 
d papier marbré. 
0- )table , adj. Son plus grand 
u ^e eft avec la négative. Ce 
c. 'al n'ejî pas domptable» 
o: )té , ée , part. 
0- )ter , V. a. Vaincre ; ailuj.éîîr. 
)n écrit auffi Domtable , Dom- 
ti i Domter; parce que dans l'u- 
(i ; familier on le prononce fans 
p nais dans l'ufage du ftyle fou- 
tu , on prononce le p ; c'eû la 
n larque de l'Académie qui en 
c< séquence conferve ce;;. 
*oi)teur , f. m. 11 ne fe dit point. 
►oDte-venin , f. m. Plante. 



DON 2^5^ 

Don , f. m. Préfent. C'efl: aufli un 
titre d'honeur qu'on donne aux 
séculiers en Efpagne, V. Dont, 

Donataire , adj. de tout genre. Ce- 
lui ou celle à qui on a fait une 
donation. 

Donateur , trice , f. m. & f. Celui 
ou celle qui a fait une donation. 

Donation , f. f. 

Donatifme, f. m. Héréfiede Donat, 

Donc : On diloit autrefois doncques. 
Particule qui, fert à marquer la 
conclufion d'un raifonement. 

Dondaine , f. f. Anciene machine 
qui n'eft plus d'ufage. 

Dondon , f. f. t. familier. Grofle 
femme , belle & réjouie. 

Donjon , f. m. Le lieu le plus éle- 
vé & le plus fort d'un Château. 

On écri.t aufli Dongeon : mais 
on prononce Donjon, Ôc l'Acadé- 
mi.e récrit ainfi. 

Donjoné , ée , adj. t. de Blafon. 

Donnant , ante , adj. Qui aime à 
donner. Son plus grand ufage eft 
avec la négative. Cet homme n'ejl 
pas donnant. 

Donné , ée , part. 

Donner , v. a. 

Donneur , eufe , f. m. & f. Il n*efl 
guère en ufage que dans le ftyle 
familier. 

On prononce Doner , Doné ,' 
Donant , Doneur^en conséquen- 
ce on devroit écrire ainfi,&cela 
feroit même conforme au Latin 
Donare. Mais ce mot efl: fi fré- 
quent & fi court que l'œil pouroit 
être blefsé en le voyant ainfi écrit. 
Il faut donc atendre que l'onfoit 
plus acoutumé au retranchement 
des lettres inutiles. 

Donnola , f. f. t. de Foureur. 

Dont , particule de grand ufage ^ 
qui le met au lieu du génitif & de 
l'ablatif des pronoms relatifs de 
Ll 



2<f5 D O R 

qui , du quel & de laquelle ', OU 
defquels , de/quelles. 

Donzele , f. f. t. de mépris. Fille 
fufpefte. C'eft aufli le nom d'un 
poiflbn de mer. 

Dorade , f. f. Poifl'on de mer. C'efl 
auffi le nom d'une conll^llation. 

Dorage , f. m. t. de Chapélerie. 

Doré , ée , part. 

Doréas , f. m. MoufTeline (jui vient 
de Bengale. 

Dorénavant, adv. Déformais. 

Dorer , v. a. 

Doreur , eufe , f. m. & f. Qui dore. 

Dorien , ene , adj. Mode Doricn; 
'. DialeCte Doriene. 

On dit auffi DialeEle Dorien, 
V. la remarque lur Diale^e. 

Dorique, adj. m. & f. Second Or- 
dre d'Architet^ure. 

Dorloté , ée , part. 

Dorloter , v. a. Il efl du ûyh fa- 
milier. Flater. 

Dormant , ante , adj. 11 eft auffi 
fubftantif , & en ce fens ne fe dit 
que des Martyrs qu'on appelé 
les fept Dormans. 

Dormeur , eufe , f. m. & f. 

Dormir , v. n. Être dans le fameil. 
Je dors, tu dors , il dort : nous 
dormons , vous dormez , ils dor- 
ment. Je dormois , &c. Je dor- 
mis , &c. J'ai dormi , &c. Je dor- 
mirai , &c. Je dormirois , &c. 
Dors , dormez. Que je dorme , 
&c. Que je dormiïïe , que tu dor- 
mifles , qu'il dormit : que nous 
dormimons , que vous dormif- 
fiez , qu'ils dormilTent. 

Dormitif , adi. Il eit auffi fubft. Qui 
provoque à dormir. 

Doroir , f. m. Outil de Pâtiffier. 

Doronic , i. m. Plante. 

Dorophage , f. m. Qui vit de pré- 
fens. 

Dorfal , aie , adj. t. d'Anatoijaie. 



DOT 

Dortoir , f. m. Lieu où coui i 
les Religieux & Religieufes, 

Dorure , f. f. Or appliqué. 

Dorychniiim , f. m. Plante. 

Dos , f. m. 

en Dos-d'àne , façon de parle: 
verbiale. 

Dofe , f. f. t. d'Apothicaire. 

Dosé , ée , part. 

Dofer , V. a. t. de Médecins 

Dofle , f. f. t. de Menuiferie. 

Dofleret, f. m. t. d'Archite6t 

Doffier , f. m. Partie d'une c 
ou d'un lit. C'eft auffi un 
Pratique. 

Doffiere , f. f. t. de Charetiei 

Dot, f. f. 

On y prononce le /. 

Dotal , aie , adj. Qui aparti< 
la dot. 

Dotation , f. f. A6Iion de de 

Doté , ée , part. 

Doter , v. a. Donner une de 

D'où , adv. de lieu. 

Douaire, f. m. Don en cas de vie 

Douairier , riere , f. m. & f. 
Pratique. 

Douane , f. f. Bureau. Ceft aui 
droit qu'on paye pour les 
chandifes de tranfport. 

Douane , ée , part. 

Douaner , v. a. Mettre le plor 
quelque marchandife. 

Douanier , f. m. Fermier ou ( 
mis de la douane. 

Furetiere dit que ces deux 
niers mots vienent de l'Italien a 
na , Ménage de l'Hébreu de 
qui Cionifie juger , & du Cano 
Bas-Breton doen , qui fignine 
ter. Le même Ducange ajc 
Doanerius , qui doance veêîi^ 
ac trihuta exigit vel recipit. 1 
tes ces érymologies prouvent 
Danet a eu tort à'èznvQdouaJ 
douannïtr avec .deux mu . 



D O U 

bla , f. m. Monoie d'argent quî 
frappe à Tunis , & vaut à peu 
hb trois livres de France. 
Dlage , r. m. t. de Marine, 
jle , ad), de tout genre. Il eft 
Il fubft. Qui vaut une fois au- 
it; ou Diffimulé. 
jle , r. m. Efpece de monoîe. 
jlé , ée 5 part. 

)leau, adj. m. t. d'Architefture. 
)leaux 5 L m. plur, t. de Char- 
iterie. 

)Ie-feuille , f. f. Plante. 
)lcment , f. m. t. de Finance. 
)]ement, adv. En deux ma- 
res. 

)ler , V. a. Mettre le double. 
)let , f. ro. FaufTe pierrerie. 
)lete j f. f. C'eft un des jeux 
l'Orgue. 

lion, f. m. Monoie d'Efpagne. 
;ft aufli un t. d'Imprimerie. 
)lure , f. f. 

âtre , adj. de tout genre. Qui 
d'une douceur fade. 
On écrit auffi Douceâtre : & 
alloit bien l'écrire ' ainfi lorf- 
on n'avoit point de c avec 
lille ; mais puifqu'on a maia- 
ant la cédille , il eft plus na- 
el d'écrire Douçâtre , puif- 
on le prononce ainfi. 
ement , adv. 

:ereux , eufe , adj. Il eft auflî 
•ftantif. Qui eft doux, fans être 
•éable. 

:et , ete , adj. &• f. m. & f. 
minutif de doux. Il ne fe dit 
'. des perfones , & il n'eft d'ufa- 
, que dans ces phrafes : Faire le 
icet ; faire la doucete ; mine 
iccte. 

:ete , f. f. Sorte d'herbe qui 
mange en falade. 
:eur , f. f. 
^he , f. f. Donner , prendre la 



D O U 12?7 

Douche. Épanchemerrt d'eaux mi- 
nérales , fur une partie affligée. 
Douché , ée , part. 
Doucher , v. a. Donner la douche. 
Doucine , f. f. t. d'Architecture. 
Doué , ée , part. 
Douegne , f. f. t. de mépris. Vieille 

gouvernante. 
Douele , f. f. t. de Tonelier. 
Douer , V. a. t. de Pratique. Aflî- 

gner un douaire. 
Douillage , f. m. Mauvaife fabri- 
cation des étofes de laine. 
Douille , r. f. t. d'Armurier. 
Douillet , ete , adj. Doux & mollet. 
Douillétement , adv. D'une manière 

douillete. 

Dans ces quatre motsl'i ne fert 

qu'à faire mouiller les deux /. 
Doulebfais , f. m. MouiT^liiie qui 

vient des Indes Orientales. 
Douleur , f. f. 
Deuli , f. m. Efpece de voiture 

dont on fe fert aux Indes. 
Douîoir , fe douloir , v. récipr. U 

eft vieux. Se plaindre. 
Douloureufement , adv. 
Douloureux , eufe , adj. 
Doute , f. m. Incertitude, 
fans Doute , façon de parler adver» 

biale. 
Douter , V. n. Être irréfolu. 
Douteufemejit , adv. Avec doute; 
Douteux , eufe , adj. 
Doutls , f. m. Toile de coton quî 

vient de Surate. 
Douvain , f. m. t. de Marchand 

de bois. Bois à faire des douves. 
Douve , f. f. Petite planche. C'eft 

aufti une Plante. 
Doux , douce , adj. Qui eft d'une 

faveur agréable , 6cc. 
tout Doux 3 façon de parler adverb. 
Douzain , f m. ?vIonoie de cuivrei 
Douzaine , f f. CoUeftif. Nombre 

de douze. 

Llij 



'2<58 D R A^ 

Douze , t. numéral. 

in- Douze , t. de Librairie. 

Douzième , adj. de tout genre. Il 

eiï aufli fubftantif. Qui eft après 

l'onzième. 
Douzièmement , adv. En dduziéme 

lieu. 
Douzil , f. m. C'efl le fauffet d'un 

toneau. 
Doxologie , f. f. t. de Bréviaire. 
Doyen , f. m. Le plus ancien ; Sc 

dignité dans une compagnie. 
Doyéné , f. m. Dignité de Doyen. 
On écrit auiTi Doyenné : mais 

on n'y prononce qu'une n. 
Draba , f. t*. Plante. 
Drachme , f. f. Monoie des Grecs. 
On écrit auflî Dragme ; & on 

le prononce même amfi , mais 

abufivement puifqu'il vient du 

l^at'm Drachma. 
Dracuncule , (. m. Petit ver qui 

s'engendre fous la peau. 
Dragan , f. m. t. de Marine. 
Dragée , f. f. 
Drageoir , f. m. Petite boîte où les 

Dames mettent des dragées. 
Drageon , f. m. Bouton d'un arbre. 
Drageoner , v. n. t. d'Agriculture. 
Dragon , f . m. Eipece de ferpent. 

On donne aufîi ce nom à une 

forte de foldat. C'eft encore le 

nom d'une conftellation. 
Dragonéj adj. t. de Blafon. 
Dragoneau , f. m. Ver long qui fe 

met entre cuir & chair. 
Drague , f. f. Pellfi de fer à rebords. 

C'eft aufli un t. de Marine , de 

Braffeur , & de Vicrier. 
Draguer , v. n. Pêcher quelque cho- 

fe dans la mer. 
Dramatique , adj. de tout genre. , 

t. de Poéfie. 
Drame , f. m. Pièce de Théâtre 

qui confifte dans la rej)réfentation 
d'une a^ion. 



D R E 

Dranet , f. m. Sorte de filets nj 

la pêche , traînés par deux 31, 

mes. 
Drap , f. m. 
Drapé , ée , part. 
Drapeau , f. m. 
Draper , v. a. Couvrir de dr 
Draperie , f. f. 
Drapier , f. m. Marchand , g 

briquant de drap. 
Draftique , adj. de tout genre. i( 

Médecine. 
Drave , f. f. Plante. 
Drayer , v. a. t. de Corroy . 
Drayoire , f. f. Inftrument de r- 

royeur. Couteau à revers. 
Drêche , f. f. Marc de l'orgi 
Drege , f. f. Filet pour la j w 

des foies & des turbots. 
Drelin , mot inventé pour fig ji 

le fon d'une fonete. 
DrefTe , f. f. t. de Cordoniei 
Dréfsé , ée , part. 
Dreffer , v. a. Faire tenir di 
Dreflbir , f. m. Efpece de bu 
Drille , f. m. Il eft du ftyle fan r. 

Il fignifioit autrefois un fok 
Drille , f f. Chifon de toile qu :l 

à faire du papier. 
Driller , v. n. Courir. Il eft t 
Drilleur , f. m. Celui qui ran a 

les vieux chifons. On dit s 

communément Chifonier, 
Drifte , f. f. t. de Marine. 
Drogman , f. m. Interprète che î 

Turcs. 

On dit aufli Dragoman : 1 5 

l'Académie préfère Drogmai 
Drogue , f. f Sorte d'épicerie. 
Drogué , ée , part. 
Droguer , v. a. Donner ou prêt » 

fouvent des médicamens. 
Droguerie , f. f. Toute forte î 

drogues. 
Droguet , f. m. Étofe de laiflfi ^ 

de fil , QU de foi.ç« 



D R O 

1 uier , f. m. Cabinet d'un Na- 
alifte. 
i uifte , r. m. Vendeur de dro- 

:îS. 

: , oite , adj. Qui n'eft pas 

irbe. 

i , r. m. Ce qui eft jufte ; au- 
: ité , &c. 

I oit , à bon Droit , façons de 
1 ier adverbiales. 
•i , adv. Dire6lemenf. 
■) ement , adv. Équitablement. 
X ier , iere , adj. Il eft de peu 
; iage. 
i jre , f. f. Équité. 

roiture , adv. Directement. 
( , adj. de tout genre. Il efl du 
f e familier. Plaifant. 
i ment , adv. Il eft du ftyle fa- 
r er. Plaifamment. 
I rie , f. f. Il ei\ du flyle fami- 

Plaifanterie. 
« (Te , f. f. Femme de mau- 
f é vie. 
c aclaire , f. m. Efpece de Cha- 

■1 lU. 

< IX , f. m. Sorte d'emplâtre. 

-' art , f. m. Nom qu'on donne 

î Hollande aux Ghefe de la 

f ice. 

( ne , f. f. t. de Chauderonier. 

( neur,f. m. t. de Chauderonier. 

L ue , adj. Il fe dit des petits 

D aux qui font prêts à s'envoler 

i nid, 11 fignifie auffi épais, 

i é. 

•i adv. En grande quantité. 

te, f. m. Nom des anciens 

^ res Gaulois. 

" fme , f. m. Do6lriiie des 

^ ides. 

y e , f. f. Nymphe. 

y 'téride , f. f. Plante. 

, ^articule qui lient lieu de la 
)r ofition de , & de l'article le, 

jf, m. Devoir j dette» 



Dû 



DUC 



26'p 



ue , p.irt. 



Dubitativement , adv. Avec doute. 
Duc , f. m. Nom de dignité. C'eft 

audi un Oifeau. 
Ducal , aie , adj. Qui apartient à 

un Duc, 
Ducat , f. m. Le ducat d'Efpagne 

vaut 5 liv. 3. fols. 
Ducaton , f. m. Sorte de monoie. 

Demi-ducat. 
Duché , f. m. Terre à laquelle le 

titre de Duc eu ataché. 
Duché-Pairie, f. f. Terre à laquelle 

eft ataché le titre de Duc &. Pair. 
DucheiTe , f. f. Époufe d'un Pue, 

ou Dame qm poflede un Duché. 
Duélile , adj. de' tout genre. Il ne fe 

dit guère que des métaux. Qui 

peut s'étendre avec le marteau. 
Duétilité , f. f Qualité des métaux 

qui peuvent s'étendre fous l€ 

marteau. 
Duel , f. m. Combat fmgulier. 
Duellifte 5 f. m. Celui qui eft cou-" 

pable de duel. 

Furetiere écrit Duélïfle : mais 

ce mot vient du Latin Duellum , 

ÔC l'Académie préfère Duellijle, 
Duire , V. n. Vieux mot qui n'ed 

plus en ufâge que dans le flyle 

familier. 
Dulcamara , f. f. Plante. ■ 
Dulcifié , ée , part. 
Dulcifier , v. a. t. de Chimie. 
Dulcinée , f. f. MaitrelTe. 
Dulcoré 3 adi. Dulcifié. 
Dulie , f. f. C'eft ainfi que l'Eglife 

appelé le culte qu'eiie rend aux 

Anges & aux Saints. 
Dûment , adv. D'une manière con- 
venable à ce qui fe doit. 

On écrit aufli Duement ; mais 

on prononce Di'ment , & l'Aca- 
démie l'écrit ainfi. 
Dune , f. f Hauteur ou élévation 

de pierre , de terre , ou de sable. 



270 D U P 

Dunete , f. f. t. de Marine. 

Dunkerquols , oife , f, m. & f. Qui 
eft de Dunkerque. 

Duo , f. m. t. de Mufique. 

Duodénum , f. m. t. d'Ânatornie. 

Dupe , f. f. Aisé à tromper ; cré- 
dule. 

Dupé , ée , part. 

Duper , V. a. Tromper. 

Duperie , f. f. Filouterie. 

Duplicaire , f. m. t. de ' Hiftoire & 
de la Milice Romaine. 

Duplicata , f. m. Le double d'une 
dépêche. 
Il n'y a point d*^ au pluriel. 

Duplication, f. f.*t. de Géom.étrie. 

Duplicature , f. f. t. d'Anatomie. 

Duplicité , f. f. Fourberie. 

Duplique , f. f. t. de Pratique & 
de Mufique. 

Dupliquer , v. n. t. de Pratique. 

Dur , dure , adj. Ferme. 

Dur , adv. // entend dur. Il croît 
dur comme fer. 

Durable , adj. de tout genre. 

Durai , adj. t. de Mufique. 

Duracine , f. f. Fruit. 

Durant , prépofition fervant à mar» 
quer la durée du temps. 

Durcir , v. a. & n. 

Durée , f. f. Efpace de temps qu'une 
chofe dure. 

Durement , adv. Avec dureté. 

Dure-mere , f. f. On appelé ainfi la 
membrane extérieure qui enve- 
lope le cerveau. 

DuFer , V. n. 

Duret , ete , adj. Il eft du ftyle fa- 
milier. Diminutif de dur. 

Dureté , f. f. Fermeté ; docilité. 



D U Z 

Durillon , f. m. Callofité. 
Durilloner , y. n. Devenir du 
. Dans ces deux mots, on r 

le la lettre /. 
Duriufcule , adj. de tout genr 

peu dur. 
Dutrou , f. m. Plante. 
Duvet , f. m. La plume la 

douce des oifeaux ; & ç 

de coton qui vient fur les fr 
Duveteux , adj. t. de Faucon 
Duumvir , f. m. Nom géni 

donné par les Romains à ce 

Alagiftratsqui originairemer 

toient que deux. 
Duumviral , aie , adj. Qui ap; 

aux Duumvirs. 
Duumvirat , f. m. Dignité de E 

vir. 
Duzil , f. m. t. de Toneli( 

Douiil. 
Dynamique , f. f. Science de 

ces , ou des puifTances. 
Dynafte , f. m. Petit Souver 
Dynaflie , f. f. Lignée & fu 

Rois. 
Dyndimene , f, f. Surnom d' 

bêle. 
Dyfcole , ad), de t. genre. Q 

carte du femiment des au 
Dyfpepfie , f. f. t. de Méd 

Difficulté de digérer. 
Dyfpnée , f. f. t. de Médecine 

ficulté de refpirer. 
Dyflenterje , f. f. Maladie 

trailles. 
DyfTentérique , adj. Qui re 

la dyflenterie. 
Dyfurie , f. f. t. de Médecine 

éiculté d'uriner. 



271 




jl Subjlantlf mafculin , cinquième Lettre de V Alphabet , 
& la féconde des Voyeles. 




Au , f. f. L'un des 
quatre éiémens. 
On ne pronon- 
ce pas beaucoup 
IV j il eft prefque 
muet. 

Eau-de-vie , f. f. 



f. f. plur. Jurif- 
Dn qui connoît des rivières & 

bois. 



le , part. 
, s'ébahir 



V. récipr, S'éto- 



\- rte , f. f. 

j: Se Forêts 

li 

k 

x\ 

a, 

le , être lurpris. 

iLemeat, f. m. Étonement. Il 

;1 vieux. 

, ée , part. 

r , V. a. Couper la barbe. 

ir , f. m. t. d'Imprimeur, & 

Ihauderonier. 

li , adj. m. t. de Marine. 
f. ni. Divertiffement. Il n'eft 

que du llyle familier , & 

î dit guère qu'au pluriel. 

lent , f. m. Divertiffement. 

i Te dit guère. 

, s'ébatre , v. récipr. Se di- 

r II eft vieux, 
écrit auffi Ebattre & Ebat- 

nt : mais «n n'y proHonce 



qu'un /. Ce verbe fe conjugue 
comme Battre, 

Ébaubi , ie , adj. Surpris ; étoné* 
Il eff bas , & ne s'emploie qu'en 
plaifantant. 

Ébauche , f. f. Première forme 
qu'on donne à un ouvrage. 

Ébauché , ée , part. 

Ébaucher , v. a. t. de Peinture , SC 
de Sculpture. Donner les pre- 
miers traits. 

Ébauchoir , f. m. Outil pour ébau- 
cher. 

Ébaudir , s'ébaudir , v. récipr. Se 
réjouir avec excès. Il eft vieux 
& ne s'emploie qu'en plaifantant, 

Ébaudiffement , f. m. 



Ébe , f. f. t. de Marine. 

Ébeiie 5 f. 

Ébéné 



f. Bois dur & noir, 
ée 5 part. 



Ébéner , v. a. Donner à du bois la 

couleur de l'ébene. 
Ébénier , f. m. Arbre. 
Ébénifte , f. m. Ouvrier en ébsne. 
Ébénifterie , f. £ 
Ébertauder j v. a. Tondre une étofe 

de laine. 
Ébloui , ie , part. 
Éblouir , V. a. Empêcher l'ufage de 

la vue par une trop grande lumière. 



1272 Ê B O 

Éblouiffant , ante , adj. Qui éblouît. 
Éblouiffement , f. m. Difficulté de 
voir, causée par trop de lumière. 
Éborgné , ée , part. 
Éborgner , v. a. Rendre borgne. 



Ébouilli , ie , part. 

Ébouillir , v. n. Diminuer à force 
de bouillir. Il ne s'emploie guère 
qu'à l'infinitif & au participe. 

Éboulé , ée , part. 

Éboulement , f. m. Chute de^ ter- 
res. 

Ébouler, s'ébouler, v. récipr. Tom- 
ber en ruine. 

Éboulis , f. m. Chofe qui eft ébou- 
lée. 

Ébouqueufe , f. f. t. de Manufactu- 
re d'étofes. 

Ébourgeoûé , ée , part. 

Êbourgeonement , f. m. Retranche- 
ment de bourgeons* 

Ébourgeoner , v. a. Couper les 
bourgeons. 

Ébourgeoneur , f. m. Qui coupe 
les bourgeons. 

Ébouriffé , ée , adj. Il fe dit des 
perfones dont le vent a mis en 
défordre les cheveux , la perru- 
que , ou la coëffure. 

Êbouziné , ée , part. 

JÉbouziner , v. a. t. de Maçone- 

. rie. 

Ébranché , ée , part. 

Ébranchemtent , f. m. Aftion d'é- 
branchec. 

Ébraoïcher , v. a. Dépouiller un 
arbre de fes branches. 

Ébranlé , ée , part. 

Ébranlement , f. m. Secouffe. 

Ébranler , v. a. Donner des fecouf- 
fes. 

Ébréché , ée , part. 

Ébrécher , v. a. Il ne ie dit qu'en 
ces phrafes Ebrécher un couteau, 
un rajoir y 6'c. 

Êbrené , é-e , part. 



ÊC A 

Ébrener, v. a. Torcher unc^ 

qui n'eft pas net. 
Ébrillade , f. f. t. de Manège ^ 
Ébrouer, s'ébrouer, v. récipr. 

Manège. 
Ébruiter , v. a. îl eft auffi n 

Divulguer. 
Ébuard , f. m. Coin de bois. 
Ébullition , f. f. Etfervefcenci 
Richelet 5 écrit ébulitu 

faut deux // , parce que ce 

vient du Latin ebulUo, 
Écaché , ée , part. 
Écachement , f. m. Froiflure , n 

tufion. 
Écacher , v. a. Écrafer , froif 
Écacheur d'or , f. m. Ouvrie u 

écache l'or. 
Écaille , f. f. Petite mem] « 

dure. 
Écaillé , ée , part. 
Écailler , v. a. Ôter l'écallle. il 

aulB V. récipr. 
Écailler , ère , f. m. & f. Qui i^ 

&qui ouvre des huîtres à l'é' e, 
Écailleux , eufe , adj. Qui fe 'S 

par écailles. 
Écaillon , f. m. t. de Maneg( 
Écale , f. f. Coque ou couve e 

des noix & autres fruits. 
Écal« , ée , par^r. 
Écaler , v. a. Oter l'écale. ' ^ 

auffi récipr. 
Écarbouillé , ée , part. 
Écarbouiller, v. a. Écrafer. 'U 

bas, 
Écarlate , f. f. Couleur rouge ff 

dit auffi du drap teint en te 

couleur. 
Écarlatin , f. m. Cidre exc< nt 

que l'on fait dans le Coter .." 
Écarlatine , adj. f. Une fièvre r* 

latine, 
Écarquillé , ée ^ part. 
Écarquiilement , f. m. ASiion é- 

carquiller. Il eft bas. 

Écarqu r , 



E C C 

niller , V- a. Il ne Te dit que 

s ces phrafes du ftyle familier : 

•rquiUer les jambes ; écarquiller 

■eux. 

, f. m. A6lion de s'écarter. 

irt , adv. 



ee , part. 



part. 

a. Tirer à quatre 
ajuffi n. en t. de 

de Blafon. 
État des chofes 



lé , ée , 
1er , V. 
/aux. Il eft 
on. 

lure , f. f. t. 
ment , f. m 
tées. 

r , V. a. Éloigner, 
que , adj, de tout genre, t. de 
iecine. 

artique , adj. t. de Médecine, 
lomo , r. m. Nom donné par 
'eintres à un tableau où JesUS- 
msT eft repréfenté. 
môfe , f. f. t. de Chirurgie, 
afte , f. m. C 'eft un des Livres 
Ancien Teftament. 
aftique , f. m. Nom d'un 
e de l'Ancien Teflament. 
aftique , f. m. & adj. de tout 
•e. Qui apartient à l'Egliie. 
>n prononce Ecléfiafllque : 
. on conferve les deux ce à 
e de l'étymologie tirée du La- 
^cclefia. 

aftiquement j adv. En Ecclé- 
ique. 

ens , f. m. plur. Partifans de 
life. 

rotique , adj. de tout genre, t. 
-^harmacie. 

Diogie , f. f. Partie de la Mè- 
ne qui traite des Excrétions, 
lique , adj. Maladie ecdémi- 
; maladie que l'on ne voit 
n certain pays, 
fié , ée > adj. Il eft auffi quel- 
"ois fubftantif. Qui a l'efprit 
r. 



É C H 273 

Échafaud , f. m. Aflemblage de pièces 
de bois , fur lequel on monte. 

Quelques Auteurs écrivent 
efchafaut ; Richelet échafaut ; & 
à la lettre R , au mot RUhafaa- 
der , il écrit échaffauts au pluriel 
avec deux Z', comme Danet : du 
Cange écrit efchafaudus , efchaf- 
faud ; & un peu plus bas il ra- 
porte cette phrafe de René Be- 
noift , fur l'ordre qu'on garde au 
Sacre des Rois de France. Primo 
paratur folium in modum efcha-^ 
faudi , aliquantulum eminens. 
D'où je conclus qu'on doit écrire 
échaffaud ou échafaud. Mais Tu- 
fage ayant retranché une /de ce 
mot , le dernier eft le plus à la 
mode. À l'égard de la finale , ce 
doit être abfolument un d , parce 
que Tétymologie le requiert , & 
que d'ailleurs on ne peut fe difpen- 
fer d'en mettre dans \qs composés 
de ce mot. V. ma Remarque fur 
le mot Crapaud. 

Échafaudage , f. m. Conftru6lioii 
d'échafaud. 

Échafaudé , ée , part. 

Échafauder , v. n. Il ne fe dit que 
de ce qui regarde la conftruéliion 
des bâtimens. 

Échalas, f. m. Bâton qui foutient les 
ceps de vigne. 

Échalafsé , ée , part. 

Échalaflement , f. m, A^ïlon de 
mettre des échalas aux vignes. 

Échalafler , v. a. Garnir une vigne 
d'échalas. 

Échalier , f. m. Clôture d'un champ 
faite de fagots liés enfemble ; pe- 
tite échele qui fert à pafl'er par 
deft'us. 

Échalote , f. f. Sorte d'ail. 

Échampi , ie , part. 

Échampir , ou Récha^npir , v. a. t, 
de Peinture. 

M m 



^74 Ê C H 

Échancré , ée , part. 

Échancrer , v. a. Tailler en forme 
de croiiTant. 

Échancrure , f. f. Coupure en demi- 
cercle. 

Échange , f. m. Troc. 

Échangé , ée , part. 

Échanger , v. a. Troquer. 

Échanfon , f. m. Officier qui fert à 
boire. 

Échanfonerie , f. f. Lieu où l'on 
garde la boiflbn du Roi. 

Echantilié , ée , part. 

Échantiller , v. a. Confronter un 
poids avec le poids original. 

Échantillon , f. m. Petit morceau 
d'étofe. 

Échantilloné , ée , part. 

Échantilloner , v. a. Échantiller. 

Échapade , f. f. t. de Gravure en 
bois. 

Échapatoire , f. f. Subterfuge. Il eft 
du ftyle familier. 

Échapé , ée , part. 

Échapée , f. f. Emportement d'un 
jeune homme. 

Êchapement , f. m. t. d'Horlogerie. 

Échaper , v. a. Évader ; efquiver. 
11 eft auiïi récipr. S'échaper. 

Le mot Échaper , s'emploie 
avec la prépofition de quand il 
iignilie fortir du lieu où l'on étoit ; 
il le met avec la préporition à 
quand il fignitîe n'être pas aperçu, 
faifi , 6cc. L'un des coupables a 
échapé au Préi/ôt , & f autre s' eft 
échapé de prifon. On écrit aulTi 
Échapper ; mais on n'y prononce 
qu'un p. 

Écharde , f. f. Petit éclat pointu de 
bois. 

Échardoné , ée , part. 

Échardoner , v. a. Ôter les chardons 
d'une terre. 

Échardonoir , f. m. Outil pour 
échardoner. 



É c H 

Écharné , ée , part. 
Écharner , v. a. t. de Tanneu 
Écharnoir,r.m. Outil pour écha % 
Écharnure , f. f. t. de Tanneui 
Écharpe , f. f. Large bande ( a- 

fêtas , &:c. Vêtement de itn ;s, 
Écharpé , ée , part. 
Écharper , v. a. Donner un ip 

d'eftramaçon. 
Échars , arfe , adj. Avare. •{! 

vieux. C'eft aufli un t. de M( is 

& un t. de Marine. 
Écharfement , adv. Il eft y x. 

D'une manière avare. 
Écharfeté , f. f. t. de Monoie. 
Échâfle , f. f. Il n'eft guère d't ;e 

qu'au pluriel. Échâjfes, 
Échauboulé , ée , adj. Qui s i$ 

échauboulures. 
Échaubouîure , f. f. 11 eft du e 

familier. Élevure fur la peau 
Échaudé , f. m. Sorte de pet :• 

teau. 
Échaudé , ée , part. 
Échauder, v. a. Laver d'eau ch; „ 

11 eft aufti V. récipr. 
Échaudoir , f. m. t. de Bouch- 
Échaufaifon , f. f. Échaubouli ; 

maladie qui vient de ce (5 a 

s'eft trop échaufé. 
Échaufé , ée , part. 
Échaufement , f. m. A6lion • 

chaufer. 
Échaufer , v. a. Donner de la • 

leur. 
Échaufourée , f. f. Entreprife * 

méraire. 
Échaufure , f. f. Rougeur qui \ t 

fur la peau. 

On écrit auffi Échaufu , 

Échauffourée , Échauffer , • 

Mais dans tous ces mots , 2 

prononce qu'une f. 
Échauguete , f. f. Lieu élevé { r 

placer une fentinele. 
Échauler , t. d'Agriculture & ' 



É C H 

1 courage qui fe dit des blés. 

iauler vaut mieux. 

i- mce , r. f. Jour où l'on doit 

Y: t r. m. t. qui Te dit au Jeu des 
J lecs. 

i :s , f. m. plur. Sorte de Jeu , 
l pièces qui y fervent. 

3n prononce Échets : c'eft-à- 
c ; , qu'en y confervant le fon 
( \'e très-ouvert , on y néglige 
1 ticulation du c final. 
I âge , f. m. t. de Coutume. 
;1 ete , f. f. Petite échele. 

On écrit auiTi Échelle : mais on 
I prononce qu'une / ; il n'y en 
î u'une dans le Latin Scala ; & 
1 me en François dans les déri- 
^ Echelon , Echelete, 
I on , r. m. Petite pièce de bois 
[ fert de degré dans une échele. 
: aillé , ée , part. 
:. liller, v. a. Ôîer les chenilles. 
: lilloir , f. m. t. de Jardinier, 

10 , f. m. t. de Fonderie. 

veau , r. m. Fil , foie ou laine , 

)liés en plufieurs tours. 

/elé , ée , participe du verbe 
( éveler , qui n'eil point en ufage. 
j feft ufité qu'au féminin , & il 
: dit d'une femme qui n'eft pas 
I .'fée. 

On dit auffi Echevelé , avec 
< ax e muets , mais contre l'u- 
'■ ;e qui de deux e muets fait pro- 
lacerie premier. 
' vin , f. m. Officier de Ville. 

yinage, f. m. Charge d'Échevin. 

',ad]. m. t. de Vénerie. 

re , f. m. t. d'Archite6rure. 

;nole , f f Fufeau de Boutonier. 

Ion , f. m. t. de Marine. 
: 1 , f. m. Médecin du Sérail. 
: îe , f. f. L'épine du dos. C'eft 
iffiun t. d'Architecture. 



27; 



É C H 

Échiné , ée , part. 

Échinée , f. f. Morceau du dos d'un 
cochon. 

Échiner , v. a. Vieux mot, Affomer 
de coups. 

On dit aufTi Échigner ; mais 
l'Académie préfère Échiner. 

Échinophora , f f. Plante. 

Échinopus , f. m. Plante. 

Échioïdès , f. m. Plante. 

Échiqueté , ée , adj. t. d'Armoirie. 

Échiquier , f. m. Tablier fur lequel 
on joue aux Échecs. C'eft aullî le 
nom d'une Jurifdi6Kon en Angle- 
terre , & autrefois en Normandie. 

Échium , f. m. Plante. 

Écho , f m. Prononcez Eco. Réfié- 
chiiTement & répétition du fon. 

L'Académie , le DiéL des Arts , 
Fur. Danet , Boudot , Calepin & 
autres écrivent ainfi. Calepin dit 
que les Italiens écrivent comme 
nous écho , & les Anglois échoe. 
Il y a apparence que ces Étrangers 
ne craignent pas qu'on p.'-ononce 
chez eux g'-cr/îo pour e'co , comme 
l'ont appréhendé P».iche!et & Jou- 
bert , qui , contre l'ufage & l'éty- 
mologie , écrivent de cette der- 
nière façon. V. mes Remarques 
furie mot Anachorète , fur la lettre 
H , & fur 1'^. 

Écho , f f. Nymphe que Junon 
condamna à ne répéter que la 
dernière parole de ceux qui l'in- 
terrogeoient. 

Échoir , V, a. Ariver ; tomber ; venir. 
On écrit aulii échîoir , mais 
l'Académie préfère échoir. Au 
préfent de l'indicatif , il n'efl 
guère en ufage qu'à la troifieme 
perfone du iingulier , il échoit , 
qu'on prononce quelquefois , // 
échet. On dit au prétérit indéfini , 
y échus. Au futur , pécherai. Au 
QQndMionQiyj'échcrois. Au prétérit 
M m ii 



27^ É C L 

du fubjon6iif , que 'féchujfe. Au 

participe du préfent. Echéant. 
Échomes , f. m. plur. t. de Marine. 
Échométrie , (. f. Art de faire des 

échos. 
Échope , f. f. Petite boutique ata- 

chée à un mur. C'efl auiïi un in- 

ftrument de Graveur. 
Échoué , ée , part. 
Échouer , v. n. Être poufsé dans un 

endroit où il n'y a pas affez d'eau 

pour floter. 
Échoûment , f. m. t. de Marine. 
On écrit aufTi cchouemcnt',m.3\s 

on n'y prononce point l'^. 
Échu , ue, part, à'échoir. 
Écimc , ée , part. & t. de Blafon. 
Écimer , v. a Couper la tête d'un 

arbre. 
Éclaboufsé , ée , part. 
Éclaboufler , v. a. 
Écîabouffure , T. f. 
Éclair , f. m. Éclat de lumière. 
Éclairci , ie , part. 
Éclaircie , f. f. t. de Marine. 
Éclaircir , v. a. 
Éclairciflement , f. m. 
Éclaire , f. f. Plante. 
Éclairé , ce , part. 
Éclairer , v. n. Imperfonel. Faire 

des éclairs. 
Éclairer , v. a. Illuminer. 
Éclamé , adj. Serin qui a l'aile ou la 

jambe cafsée. 
Éclanche , f. f. Gigot. 
Éclat, f. m. Splendeur; bruit. Partie 

d'un morceau de bois brisé. 
Éclatant , ante , adj. Qui a de l'éclat. 
Éclaté , ée , part. 

Éclater , v. n. Se rompre par éclats. 
Ecledique , adj. de tout genre, t. de 

Philofophie. 
Éclegme , f. m. t. de Pharmacie. 
Écliplë 5 f. f. Il fe dit principalement 
de l'obrcurcifTement du Soleil à 
notre égard par rinterpofiiion du 



ÉCL I 

corps de la Lune , ou de l'c rm 
cilTement de la Lune par 1 et 
pofition de la terre. 

Éclipsé , ée , part. 

Éclipfer , s'éclipfer , v. a. & i )a: 
Cacher , ou fe cacher. 

Écliptique , f. f. t. d'Aftronorr 

ÉclilTe , f. f. t. de Chirurgiei i 
Boiffelier , & de Vannier, ui 
ais fort déHé ; ofier fendu. 

Éclifsé , ée 3 part. 

Édifier , v. a. Mettre des éclif ■ 

Éclopé , ée , adj. Boiteux. 1 
On écrit auiTi écloppé ; m oi 
prononce cclopê. 

Éciôre , V. n. Il n'eft guère d gf 
qu'à l'infinitif, & aux troif e! 
perfones de quelques temps k 
conjugue comme f/cVf. Il fe j{ 
quelques animaux c[ui na m 
d un œuf. 

On écrit auflfi éclore & éc, t\ 
mais l'Académie qui écrit èc , 
obferve qu'on dit , il éclô. /i 
éclora ; il éclôroit ; ce qui c ie 
lieu de conclure qu'on doit J 
écrire & prononcer , éclôn h 
éclôfent ; (juil ècl6fe\ qu'ils '■ 
fent : & conséquemment 1 r- 
conflexe fe portera fur le pan le 
qui fuit. 

Éclôs , ôfe , part. 

Éciufe , f. f. Conftruélion de p e 
ou de bois , qui fert à reten u 
à élever l'eau. 

Éclusée 3 f. f. Eau qui eft cont e 
dans les éclufes , & qui en c< ;. 

Écobans , f. m. plur. t. de Ma ;. 

Écoinfon , f. m. t. d'Architettu 

Écolâtre , f. m. Chanoine qui it 
d'une Prébende qui l'oblige ^ 
tenir École de Philofophie i e 
Théologie. 

École , f. f. 

Écoleré , ée , adj. t, d'Orfèvre. 

Écolier , iere j f. m. & f. 



ECO 

)] uire , V. a. Refiifer à quel- 

[i II ce qu'il demande. Il eil du 

[•i familier. 

)] ait , ite , part. 

>; mat , f. m. Régie. 

i: me , adj. & f. m. & f. Qui 

I ménager. 

>i mie , f. f. Ménagement. 

II mique , adj. 

Il niquement , adv. 
Il miler , v. a. 

Académie écrit tous ces mots 
^( un tf fimple , & non pas 
i un œ. 

ij , f. f. t. de Batelier. Pelle 
r fe. 

i{ che , f. f. Machine qui fert à 
1( it des pierres , &c. 
II , f. f. Peau d'un arbre. 
►i , ée, part. 
M r , V. a. Ôter l'écorce. 
)l é , ée , part. 
le checu , adv. En gliflant. 
)i er , V. a. 

H erie , f. f. Lieu où l'on écorche. 
)i eur, f. m. 

II ure , f, f. Enlèvement de la 
e . 

u îr , f. m. Bâtiment qui doit 
c ipagner les moulins à tan. 
>•, , f. f. t. de Marine. 
4 , ée , part. 

•r r , V. a. Rompre une corne. 
ir lé , ée , part. 
>r 1er , v. a. Il eft du ftyle fa- 
fi T. Chercher à manger aux 
é ns d 'autrui. 

•rlerie , f. f. Adion d'écor- 
itr. 

ir leur , eufe , f. m. & f. Celui 
u iWe qui écornifle. 
rire , f. f. Éclat emporté de 
a le d'une pierre , &c. 
'fl , (. f. Couverture des pois. 
>^ 5 ée , part, 
'fl , V. a. Tirer de la cofîe. 



ECO 277 

ÉcolTeur , eufe , f. m. & f. Celui ou 
celle qui écoffe. 

Écoflbis , oife , f. m. Si f. & adj. 
Qui eft d'Écofle. 

Écot , 1". m. La quote-part que cha- 
cun doit^our un repas commun. 

Écotard , f. m. t. de Marine. 

Écoté , ée , adj. t. de Blafon. 

Écouane , f. f. t. de Monoie & de 
Sérurerie. 

Écouané , ée , part. 

Écouaner , v. a. t. de Monoie, 

Écouer , v. a. Couper la queue à 
quelque animal. 

Écouet , r. m. t. de Marine. 

Écoutle , f. m. Oifeau de proie. 

Écoulé , ée , part. 

Écoulement , f. m. 

Écouler , v. n. paf. 

Écourgée , f. f. Sorte de fouet. 

Écourgeon , f. m. Orge carré. 

Écourté , ée , part. 

Écourter , v. a. Couper trop court. 

Écoutant , ante , adj. Qui écoute. 

Écoute , f. f. Tribune fermée par des 
jaloufies , d'où l'on peut voir ôc 
écouter. C'eft auffi un t. de Ma- 
rine. 

Écouté , ée , part. 

Écouter , v. a. Prêter l'oreille pour 
entendre. 

Écouteur , f. m. Celui qui écoute. 

Écouteux , t. de Mane2,e. 

Écoutille , f. f. t. de Marine. 

Écoutillon , f. m. t. de Marine. 

Écouvete ,f. f. Vergeté. Il eft vieux. 

Écouviilon , r. m, Inftrument de Ca- 
nonier. 

Écouvilloné , ée , part. 

Écouvilloner , v. a. Nétoyer un 
canon avec l'écouvillon. 

Écphradique , adj. de tout genre. 

Écran , f. m. Meuble pour Te parer 
du feu. 

Écrasé , ée , part. 

Écrafer , v. a. Aplatir & brifer. 



278 É C R 

Écrémé , ée , part. 

Écrémer , v. a. Ôter la crème. 
Le fécond é s'alonge & prend 
le circonflexe , lorl'qu'il eft ruivl 
d'un e muet. // écréme ; ils tcri- 
menu 

Écrété , ée , part. 

Écréter , v. a. t. de Guerre. 

Le fécond i s'alonge , & prend 
le circonflexe lorfqu'il eft luivi 
d'un e muet. // ècréte ; ih écrêtent. 

Écrevifle , f. f. Poiflbn. C'eft auffi 
l'un des fignes du Zodiaque, 

s'Écrier , v. r. 

Écrille , f, f. Sorte de claie pour 
empêcher le poiflbn de fortir 
d'un étang. 

Écrln , f. m. Petit cofret où Ton 
met des pierreries. 

Écrire , v. a. Tracer des lettres. 
J'écris , tu écris , il écrit : nous 
écrivons , vous écrivez , ils écri- 
vent. J'écrivois , &c. J'écrivis , 
&c. J'écrirai , &c. J'écrirois , 
6cc. Écris , écrivez. Que J'écri- 
ve , &c. Que j'écrivilTe , &c. 
Écrivant. 

Écrit , ite , part. 

Écrit , f. m. Ce qui eO: écrit. 

Écriteau , f. m. Infcription en gref- 
fes lettres. 

Écritoire , f. f. 

Écriture , f. f. 

Écrivain , f. m. 

Écrou , f. m. Le trou dans lequel 
entre la vis en tournant. 

Si quelquefois on le fait fémi- 
nin , cela vient de ce que quand 
on dit un écrou , l'oreille a peine 
à diftinguer fi l'on dit un ou une. 
La même ambiguité fe remarque 
dans plufieurs mots commençans 
ainfi par une voyele. 

Écrou , f. m. Article du regiftre des 
emprifonemens. 

Écroué 5 ée , part. 



É C R 

Écroueles , f. f. plur. Il n'ef 

fage qu'au pluriel. Sorte c 

iadie. 
Écrouer , v. a. Écrire fur le r 

du Geôlier l'adle de l'en 

nement d'une perfone. 
Écroui , ie , part. 
Écrouir , v. a. t. de Monoi 
Écrouiflement , f. m. t. de M 
Écroulé , ée , part. 
Écroulement , f. m. Éboulet 
s'écrouler , v. r. Tomber e 

faiifant. 
Écrouté , ée , part. 
Écrouter , v. a. Ôter la cro 
La diphthongue ou s' 

& prend le circonflexe , lor{ 

eft fuivie d'un e muet. // éi. 

ils tcroûtent. 
Écru , ue , adj. Épithete 

donne aux Toiles qui n'c 

mais été mouillées. 
Écfarcôme , f. m. Excroiffai 

chair. 
É6lropion , f. m. t. de Mé( 
Édylotique, adj. de tout ge 

de Pharmacie. 
ÉiStype , f. f. t. d'Antiquaire 
Écu , f. m. Bouclier ; Arm 

Pièce de monoie. 
Écubier , f. m. t. de Marina 
Écueil , f. m. Rocher dans 1 
Êcuele , f. f. Pièce de vaille 
Écuelée , f. f. Plein une éc 
Écuifsé , ée , part. 
Écuifier , V. a. t. des Eaux l 

rets. 
Éculer, V. a. t. de Cirier 

Cordonier. 
Éculon, f. m. t. de Cirier. 
Écume , {. f. Efpece de mo 
Écume , ée , part. 
Écumer , v. a. Jeter de l'éc 
Écumeur, f. m. 11 n'eft poi 

ufage au propre. Pirate ; Co 
ïîcumeux , eufe , adj. Ce m 



ECU 

ityle Poérique. Qui jeté de lé- 
ce. 

f lire , f. f. Utenfile de cuifine. 
H , ée , part. 

1^ , V. a. Nétoyer la vaifieîe. 
ij.iil, f. m. Petit animal fau- 
â'. 

11 r , eufe , f. m. & f. Celui & 
e qui écure. 
r , f. f. 

f) 1 , f. m. t. de Blafon , ôc de 
if nage. 

f lé , ée , part. 
{ ler , V. a. Enter en écuflbn. 
il loir , f. m. t. de Jardinier, 
y , f. m. Titre de Noblefle. 
y -Tranchant , f. m. Officier 
Li :oupe les viandes, 
a f. f. Nom d'un célèbre re- 
Li mythologique, 
n Lieu oh l'Écriture dit avoir 
:t ; Paradis Terreftre. 
R , ée , part. 

n • , V. a. Rompre ou arra- 
K les dents. 

i^ , ante , adj. Qui édifie. 
ii îur , f. m. Celui qui bâtit. 
ic on , f. f. Il ne fe dit guère 
i ropre qu'en parlant des 
e )Ies. 

c, f. m. Bâtiment» 
è ce , part. 

e V. a. Il eil de peu d'ufage 
t 3pre ; on fe fert plutôt du 
hdtir. 

t '. m. Magiftrat Romain, 
é f. f. Charge d'Édile. 
, m. Ordonance faite par 

ince. 
u, f. m. Celui qui revoit & 
t [iprimer l'ouvrage d'autrui, 
0' f. f. Impreffion d'un ou- 
H 

se ée , part. 

re , ou DofToyer , v. a. t. de 
«îminier. 



É F A 17P 

Édredon , f. m. Duvet d'oifeau. 
Quelques-uns écrivent éderdoni 
l'Académie dit édredon. 

Éducation , f. f. Soin de l'inftruftion 
des enfans. 

Édulco ration , f. f. t. de Pharmacie» 

Édulcoré , ée , part. 

Édulcorer , v. a. Rendre doux. 

Étaçable , adj. m. & f. Qui peut 
s'éfacer. 

Éfacé , ée , part. 

Éfacer , v. a. Rayer ; abolir ; dé- 
truire. 

Éfaçure , f. f. Rature. 

Éfané , ée , part. 

Élaner , v. a, t. de Jardinage. 

Éfaré , ée , part. 

Éfarer , v. a. Troubler excefîîve- 
ment. 

Éfarouché , ée , part. 

Éfaroucher , v. a. Éfrayer , & faire 
éloigner. 

Éfaufiler , v. a. t. de Rubanier, 

ÉFeuilîé , ée , part. 

Éi'euiller , v. a. Ôter les feuilles. 
On écrit auffi Effacer , Effa- 
ner , Effarer , Effaroucher , 
Effaufiler , Effeuiller ; mais 
on n'y prononce qu'une /; & 
l'Académie même écrit Éfaufiler, 

Effe61if, ive , adj. Vrai ; réel. 

E{Fe6^ivement , adv. En effet. 

Effe^lué , ée , part. 

Effectuer , v. a. Exécuter, 

EfFémination , f. f. A61ion , ma- 
nière des femmes. 

Efféminé , ée , part. 

Effé miner , v. a. Amolir; affoibîir. 
On conferve les deux /dans 
ces mots , parce qu'ils vienent 
du Latin : EffeElus , Effemino. 

Effendi , f. m. Homme de Loi chez 
les Turcs. 

Effervefcence , f. f. t. de Phyfique; 

Effet j f. m. Ce qui