(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Traité théoretique et pratique des maladies de la peau: avec un atlas ..."

Google 



This is a digital copy of a book thaï was prcscrvod for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 

to make the world's bocks discoverablc online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 

to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 

are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other maiginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journcy from the 

publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prcvcnt abuse by commercial parties, including placing lechnical restrictions on automated querying. 
We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain fivm automated querying Do nol send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a laige amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attributionTht GoogX'S "watermark" you see on each file is essential for informingpcoplcabout this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countiies. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can'l offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite severe. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps rcaders 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full icxi of ihis book on the web 

at |http: //books. google .com/l 



Google 



A propos de ce livre 

Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec 

précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en 

ligne. 

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression 

"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à 

expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont 

autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont 

trop souvent difficilement accessibles au public. 

Les notes de bas de page et autres annotations en maige du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir 

du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains. 

Consignes d'utilisation 

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages apparienani au domaine public et de les rendre 
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. 
Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les 
dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des 
contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées. 
Nous vous demandons également de: 

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers. 
Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un 
quelconque but commercial. 

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez 
des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer 
d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des 
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile. 

+ Ne pas supprimer l'attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet 
et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en 
aucun cas. 

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de 
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans 
les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier 
les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google 
Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous 
vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère. 

A propos du service Google Recherche de Livres 

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite 
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet 
aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer 
des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse fhttp: //book s .google . coïrïl 







l'^Lf. 



-Z- 



TRAITE 



THÉORIQUE ET PRATIQUE 



MALADIES DE LA PEAU. 



TOME I. 



1 ' 



TRAITE 



THÉORIQUE ET PRATIQUE 



MALADIES DE LA PEAU. 



TOME I. 



i * ■ ■ « ■ 



&*ATLA8 de cet ouvrage se compose d'un Tolume grand in-4^ de 96 plan- 

''dlet gravées et coloriées » foat|iMuit 400 flim^, qui représenteot les diffé- 

TCDtcs maladies de la pcan et leurs principales variétés. Prix 70 fr. 

Prix du teite, 3 voL in-8* 23 fr. 

L'ouvrage eompfef, S vol. in-8* et Atlas. ..«••.• SB h. 



"-•■j 



mm^ 



tmnsmi Can wavl ebiovarDi evi ftâiâWAiiiiB» 5. 



TRAITÉ 

THÉORIQUE ET PRATIQUB 



MALADIES DE LA PEAU, 

ATBC un ATLAS IH-4* 

comrMJUAniT 400 fiovees oRjtrssâ mt couomiiM». 

PAR p. RAYER, 

MMVUAaT wm «M, aiBicia db L*iArarAi m 1.4 ciAiirt, anvAun m la li««| 

ifmmMMMIkt ■■■■■■ Mi ACABtalH MTALM M ■ÉaflCniB 

M rABii R M ntMwim m. 

SEOOlfDS ÉDITION, EIiniREBIENT EEFOUDUI. 



A PARIS, 



CHEZ J. B. BAILLIËRE, 

LIBKAIRB DE L'ACADÉUIE ROYALE DE MÉDECIN B, 

1835. 



. ■ .y j 



ft i< 



•■ 1 « • 



!i '. 



J I 



v\r •;,:•: » .- 



C. DUMÊRIL, 



Médedu consultant du Roi, cheralier-de U Légion-d'flonaevr » OMOibra d« 
l'Institut et de 1* Académie royale de médeciDe, professeur à U Facalté de 
médecine et an Jardin du Roi > médeciB tn cbef de la Slaîsoa Royale de 
^«nté, etc. 



TÉMOIGNAGE D'AFFECTION ET DE RECONNAISSANCE. 



P. RAYER. 



I" 



t ' 






/ /. . M . 



xiij wtLÉEkaL. _ * 

yropr€s à certain^ pays et de quelques maladies des 
animaux susceptibles de se transmettre à l'homme. 

J'ai indiqué, dans mi^ court historique, les pre- 
mières observatioDsI&ftés sur chaque maladie, les 
recherches qui en ont rendu successivement l'his- 
toire plus complète , et les meilleures monographies 
dans lesquelles ces divers travaux ont été résumés. 

Enfin, dans un ouvrage pratique^ il conveo^it 
d^Vâyè'r lèii' pHtidJpies' généraux d'^uh grand nonnîbre 
dbbset^tions particulières qui représentassent ks 
individualités des principfdes formés dès maladies 
db la peau; qui montrassent rapplicatiôa dès diver- 
ses méthodes théhipieu^îques, ou quiiSssènt cbn- 
âaîfre^dës 'donnés ,'hon décriteé, 01^' dès' coinplica- 
ébn^ Vaféï dâdï l'e^ôl^ttibn eût difficilement tro^v^ 
place dans une description générale : dans ce but, j'ai 
âlt)iil*di^x'bë]bts ^^' d^^fections diverses qui dj9t 
été'Vèéiièiliis; sous 'mes yéùx^ par les internes atta« 
t)iêï i^iiceé§iiVëme^'^t'à%6^^ à rhôpit^l Sain»^ 

jtttoiîiéèt^à^îh^i>M'dëià;c^^^^ * 

Eol iiJoq .«î.inno*; li'^id :.: • > }ï i: .^^ , • 

ôJà Jno inp ?.î)J '». /' ^ ' '■ .' ;j- ' «. . i . 

Paris, UBmantÈdS:," ' î./ r" .-■.: ;» * ■■.■^ • 

'^iiiii^f' fr*..' V :•■•, .L »*.'.' îi- ' ■ I» . » :.;.i.î; . ■•• ■ - '.ïi*^ 

«.ivi. : i;l •)!> ./:•){ in;! -an i* »'• »;i.i. , >> .* | •' ■ -»'' 



*^-^- ',r / -Al 






INTRODUCTION. 



Déjà, et depuis long- temps ) on avait décaché de la 
pathologie générale , Tétude et la description des ^laladies 
(jai se manifestent à l'extérieur du corps par des symp- 
tômes caractéristiques; et on ne peut contester que l'his** 
toire de ces maladies n'ait été exposée, avec plus de -soin, 
par les hommes qui en ont fait une étude spéciale* Cepen- 
dant il faut reconnaître qu'il y aurait de graves in- 
convéniens à isoler complètement cette étude de celle des 
autres affections morbides de l'économie. Ce serait sur- 
tout une faute grave que de séparer ^^ertaines éruptions 
cutanées des lésions des autres ^sftînes lorsqu'elles recon- 
naissent la même origine. Vouloir isoler les éruptions véné- 
riennes , par exemple , des autres symptômes d'infection^ 
des exostoses, des périostoses, des douleurs ostéôcopes, etc., 
ce serait disjoindre arbitrairement les symptômes dune 
même affection. Ces éruptions vénériennes ont même trop 
de rapports avec les symptômes primitifs, auxquels elles 
succèdent ordinairement, pour qu'on ne les embrasse pas 
dans une même étude. 

Certaines maladies, telles que \qs fièvres éruptiues, pro- 
duites par une infection générale, bien qu'elles se mani- 
festent sur l'extérieiir du corps ^ à certaines périodes, par 



Xij IiraROBUCTION. ' 

temps sans, se reproduire. Sans être aussi fréquentes et. 
aussi frappantes, les atteintes alternatives de goutte, de 
lichen agriusy d'eczéma chronique et de psoriasis,, sont 
asfiez souvent observées , dans les classes élevées de la so- 
ciété, pour qu'il paraisse y avoir réellement, dans quelques 
cas, une sorte de consanguinité entre ces affections, mal- 
gré la différence de leurs apparences. 

Dun autre côté, entre ces affections qui, pour me 
servir d'une ancienne expression, ont ,leur racine, à 
t intérieur et les éruptions que les excitans extérieurs pro-. 
duisent à la peau, et que j'ai désignées sous le nom èiérup- 
lion^ artificielles^ il 7 a cette différence profonde que, lors, 
même quelles se montrent sous la même forme élémen*. 
taire, elles appartiennent toujours à deux ordres distincts 
de maladies. 

Non-seulement la nature des affections de la peau est 
indépendante de leurs apparences extérieures; mais tout, 
dans .ces maladies , leur action salutaire ou nuisible, leur 
guérison>plus ou moins prompte, tout, jusqu'à leur na- 
ture, peut être modifié par diverses conditions de l'é- . 
conomie, par Imfluence de^i âges et par les progrès et 
le(^ dégradations de l'organisation. Depuis, long-temps , on 
a remarqué que Teczéma impétigineux des ex\iaj\% {croûte 
laiteuse) était souvent une maladie salutaire, dont. la guéî 
rison aurait lieu spontanément au bout d'un certain temps,, 
lors même qu'on abandonnerait l'éruption complètement 
à elle - même. Qui ne . sait que , lorsqu'une semblable 
éruption se déclare à l'époque de la inenstruation ^ et que 
cette fonction est irréguiière , toutes les guérisons que l'on 
obtient , même 4i l'aide des moyens les 'plus actifsi, . sont 
a^uvf^t: suivies Ae promptes récidives, .et que la cure 
jifiAt. m-^cpaspièie y,, m salutaire, tant qu'une fonction 
aus£^i: importun te n'est pas régularisée. Enfin, presque 
tott^les éruptipivs qui surviennent a .l'époqiie de l'âge cri- 
tique,. iont éxtirémement rebelles > quelle que soit la fopnie 
som laquelle elles se mofiJurent, Cojasidérées comme des 



INTRODUCTION. Xiij 

excrétions supplémentaires, par quelques pathdogistes, 
ou comme un iphénomène critique et dépurateur par 
quelques autres /il est toujours difficile et quelquefois dan- 
gereux de les ^érir. Plus on observe et plus on étudie la 
marche et le développement de la plupart des affections 
cutanées, indépendantes de causes extérieures apprécia- 
bles, p\ason reste convaincu de leur rapport avec Tétat 
de la constitution et de la nécessité de les envisager sous 
ce point de vue avant d'en entreprendre la guérison ou 
cf en modifier la marche. 

Le champ et les difficultés de l'observation s agrandissent 
encore pour les maladies aiguës, auxquelles certaines 
constitutions épidému/ues impriment un caractère de bé- 
nignité ou de malignité , qui donne à tous les faits indivi- 
duels une ressemblance que Ton a remarquée dans pres- 
que toutes les épidémies de varioles hémorrhagiques y 
de scarlatines malignes, etc., etc. Alors les règles du pro- 
nostic et du traitement doivent être plutôt cherchées dans 
les histoires d épidémies analogues que dans les descrip- 
tions générales des formes vulgaires de ces maladies* De 
même dans certaines saisons et dans certaines constitutions 
médicales y le caractère des fièvres éruptives est quelquefois 
assez uniforme pour qu'un même traitement soit applica* 
ble à la pluralité des cas , sans qu'on ait égard aux disposi- 
tions et aux conditions individuelles. Cependant cette in- 
fluence des saisons et des constitutions médicales est beau- 
coup moins évidente que celle des constitutions épîdémi- 
ques. 

Un petit nombre d'affections, telles que le cancer et la 
mélanose, lorsqu'elles se déclarent à la- peau, sont le plus 
souvent la manifestation d'une diathèse , dont les effets se 
font ou se feront sentir sur les organes intérieurs ^ il est 
bien plus rare qu*elles circonscrivent leur action dans les 
points de la peau où elles semblent se fixer. 
On voit quelquefois certaines maladies de la peau , telles 

<pie l'eczéma, le lichen survenir dans le cours d'nQô affec- 



tir llfTRODUGTIOjr. 

tÎQU inlémure plus ou nioiiM grav€t) €it leur «pparitioii 
Mre bientôt suivie d une solution fayorable de la. maladie» 
0*tin autre coté , il n'est pas rare d observer la disparition 
plus ou moins complète de quelques éruptions cutanées, 
non-seulement à l'invasion ou dans le cours d'une maladie 
algue I mais encore au début et pendant toute la durée 
d'une maladie chronique intérieure. C'est surtout entre 
lèê affections des membranes muqueuses et celles de la 
peau, qu'on observe ces déplacemens fâcheux ou salu- 
taires 9 suivant que le mal se porte à l'intérieur ou k l'exté- 
rieur du corps. Dans un cas particulier, lorsque de sem- 
blables alternatives ont été observées, il faut respecter 
l'affection de la peau lorsqu'elle existe, chercher à la fixer 
kirsqu elle se déclare, même la rappeler et la reproduire, s'il 
est possible, et, plus tard , favoriser son développement sans 
s'opposera sa marche, dans l'espoir d'en obtenir la guérison. 
En résumé, l'observation de chaque jour rend de plus 
en plus frappante cette vérité que l'étude des maladies de 
la peau ne peut être séparée de Ja pathologie générale, et 
deoelle des autres affections morbides, avec lesquelles elles 
ont des rapports nombreux et variés. En effet la connaissance 
de ces maladies embrasse celle des infections générales , 
des vices héréditaires , des effets du tégime , etc. i elle 
éomprend celle des maladies qui les ont précédées , des 
lésions internes qui les accompagnent, Tapprédation des 
mcRlifieations organiques qui succèdent à ceitaines ërup- 
tîoni ^ la prévision des maladies qui peuvent survenir après 
leur disparition, etc. Mais pour que ces vues générales ac- 
quièrent une utilité pratique, poui^ qu'elles puissent être ap 
ptiqufées, avec fruit, au traitement des affections cutanée^!, 
retendue de ces rapports et de ces influences, frappante 
dans quelques cas, eonstestée ou tout-à-^fait nulle dans 
quelques autres, doit être étudiée et appréciée, autant 
que possible, dans les espèceé^ et même dans leél indi- 
vidualités morbides, avec toutes leurs cooditionft et tous 
krtira démens. 



UrTAODUCTIOlf. XY 

Hip^iifriiw (i) aTtfl iminrcpié qm les mémot éniptioQs 
poiiy^nt 4e prétenler ti?eo deux caraotères^ suhrant 
qfk^Um existaient par ellet^^mes , ou qu elles étaient le 
ik^ d*un état morbi A (àw^oxM^ , abseesêus) {v).Geê aoli»- 
fkuis des maladies par la peati (3) s annoncent, dit*il, par 
des tubercules I des tumeurs, des pustules, des ulcères , 
VeWpéciei ete^ et suivant que leur développement est pluii 
ou moins rapide, les solutions sont elles-mêmes plus ou 
HKiios promptes. Lorsque la solution de la maladie ne se 
fti'l pas par des tubercules, des ulcères à la peau, ou 
par d*aiAres voies, les rechutes sont promptes et fréquentes. 
Ge nippori des éruptions avec les maladies est rappelé 
dans plusieurs autres passages , ou Hippocrate paraît 
plutôl rediercher ce que signifient (4) ces éruptions que 



(i) Hippocratis Opéra, interprète Foèsio^ in-fol. Francofarti i6ai. — QBco» 
momim Bi/^foeratis , anûiore Foësio , in-fol. Francofurti, 1 588. Je me sois servi de 
édbîtea ^ paase poar oae des plua ezactet. Je doit oep«ndant faire n* 
qae dam la traduction daFoës, comme dan* toataa Im antres trad«e« 
laliaaf j |A^enrs expressions de la nomenclature ont été rendues par des 
fpi ont anjoard*hni «ne antre acceptions exemple, Uekwt^pêf impwti^i 
tjBi uUhMÊm ta per pustulmf tdpkoi par ^fiùUgo, etc.} pour prétenir les erreurs 
fni pn u fi meat résulter d'une semblable interprétation , j*ai quelquefois intercalé 
lie ai^tafraea après les expressions latines dn tradaeteur. 

(a) Inpeiieiiiea (XMx^vtc) et lepr», aUncantesque vitiligines (MliXfUiMl), n 
jwmibua quideat eut puerishorum aliquid oontingat aut, sensim se prodeasy 
diwinfpttete temparia- angetur : in iis quidem ea puatahs abscessus eise mi- 
aime existimaada aunt, sed moréL A qnibns es bis aliquid subito awl l umqae 
efln|iifi>t» id certi miscôtsu» («novroiotc) diei poasit. Oriuntur aatem albicantes 
lltiliflnea ea aiasiaié qaidem ietbalibus asorbia , vehit qa« morbus ph»nlc«as 
(fONpNHya) didlur. htfvm vero et impetigiaes ex iis qui ab atthabile fiuat. ( Wf^ 
pocratia Op, PnecUctomm lib. ii, p. 114O 

(3) Quinetiam qaa» le^ catem tths^dunt, loras emmpentia tubertoula (^piôf^ra) : 
Vflat pM^reaeealfa et pnmlenti quidam taasores, aut nicas, aut reliquat hojusce 
geaçna îa cote e0|oresceutes pustol» (t$otnfôi(ifMiTa), desqaamatio, glabratie et 
fifill91ia> deSaviuB, Titiliginet («X^oc], scabiesy (Xiivpat) aliaque bujusee 
podit V^ eonferto et repeotino quodam oonfluxu, boq antem dimidiato et 
«enû repente abseeduut, et quaeumque alla dicta sunt,ftsi non indigne morbi 
cxcretioni respeadeaat. (Hippocratis. Dà merb. imiganinu , lib. 11, p. xooa.) 

(4) Quae erumpere et febres decernere nata suait ulcéra ao tubereula , si non 
affaerint, jndieatÎpaefB ipaam tollont. Quibus vero latro tabsifttaat, eertissimas 
et cd^iriiaaa aMtrb^aai recidiTas affSemat. ( De mopb, imlgar^f lib. n, p. teti^) 
-I<Wat|Nrwnsa. «fibiei (<h4«)» teHP««i#a«> (^^^V «MUga <Afég> et 



xvj urrRODUcnoir. 

s attadier à les décrire on à les étudier en ellèSHRBiémes. Il 
les envisage, en outre, sous d'autres points de ^ue^ sous 
celui de leur nature et de leur trsdtement (i) dans leurs 
rapports avec les âges (a) , et même avec les saisons (3). 
liés affections strumeuses des enfans , les éruptions de la 
dentition^ le développement du cancer chez les hommes 
d'un ftge mûr, celui du prurigo chez les vieillards avaient 
fixé son attention. 

Hippocrate décrit l'érysipèle et les accidens de sa ré- 
trocession (4); ilmentionne les phiyctènes et diverses érup- 
tions dont les noms sont conservés dans la noméndature 
(eczéma, ecthyma, phlyzacia, psydraeia); il fait quel- 
ques remarques sur Thydroa d'été , la lèpre , le pso*- 
riasis, le lichen, le pityriasis (5), les excoriations pru- 
rigineuses du pudendum (6) , le^ éphélides et leur traite- 



alopetin ex pkuUa oriuntitr/Snot antem ista lœditas potins tpam merii^ ; faTin , 
(xD^oy)^ strumae, phygethla, fionmciûiet carbiinciilas,ex pitaita orinnfor (De «^ 
fectàonibus p. 5a5). -— Qnibns per febres assidaat pnstalae (^Xu^axta) toto cor<- 
porc enaseimtnr, lethale est, niti qoid purnlentiuB abscedat. fai bis Terô p ga eci p uè 
adnasciad aures tnbercnla soient (Coacœ prœnotwnes^'p, i33). — - Qubns ad 
articnlos prcmbrae pnstnl» snperficiales enatas snnt, ac snbinde rigent iis. Teint 
ex acceptis plagb corn dolore Tenter et ingmna mbescnnt , et perettnt {Comem 
pnenoi.^. igIS). — Pnstnlarnm emptiones (éÇoc^iofAara) Teint snmflBa'cate leriter 
lacerata ant TelUcata» totins habitas tabem et comqttionem denuntiant (CMtem 
prœnot, p. iSgi ). — Eos (dolores) jnTari spes est, si absccssns aliqnis empcrit .... 
ant pnstnlsB toto corpore pnllnlarint. (PreeèUctomm lib. ii. p. log.) 

(z) Cnm fances «grotant, ant tnbercnla in oorpore exorinntnr, excr«tîOBe»ia 
considerationemadlnbendaB. Sinamqnebiliosaesint, corpns simnl «grotat. At si én- 
aomm simiies extiterint, seenm . corpus nntnas. {Jlphoriem, sott. n, •— apk iS, 

see. Tiz. lib. II. p. zi44*) 
(s) PnetUetonan lib. n, p. gS, — Aphonênu soet. ni. aph. St. 

(3) Vere...., lepr», impetigines, Titiligines et pnstvln nlceroM plariaMB, «t ta* 
bereiila, et articulornm degrés (Jphatismit Bb. ni, sect Tn> «^ apb. sect. nx> 
aph. !io.> p. ia48). — À£8tate...M et oris txnleerationes, genitafintn palre^Bnet 
ctsndamina. (Apk, sec. m. aph. 9Z, p. 1148}. -^hyeme...., Tiris;'»- P«t«l« 
■inltM noctnnusepinyctides dicte (De wre ioeû ei a^uis, p. aSl^ 

(4) Piwdictorum, lib. 11 , p. 45. — Jpkorûmi Sect. ti. iqph . a5. 

(5) PneMetonun, Lib. 11 , p. zog. 

(6) Si nlcera in pndendis ianasœntnry etprnritna^eorripiat»olett^ hedcM^ rnU, 
et mali pnniei dnlcis folin trita, tiao Teteri nacerato, deh»de carnein reccntem 
foUis obdnclania tvbdi|iti9 op|i9iiiKet per iraci^ 



IZVTROnTTCTlON. XVIJ 

ment (i); il décrit le cancer (2); il tlistingiie qurtre ap- 
parenees des ulcères (3); îl indique dos affections gant;ré. 
neuses graves {fwmœ) (4). Enfirt il p:»»*!!: cl imo fièvre Tpidé- 
mique (5), dans laquelle on ohservuir. utù^ t'rupîion (av9ûaxeç) 
analogue à celle qne produit 1:» brùlu»e; nialidie consi- 
dérée par quelques érudits , coniinc ';» [' lito-y(*ro!e, et re- 
gardée avec plus de raison, par quel |ues autres , comme 
une &èvre huileuse. 

Plusieurs histoires parli<*niièro5 di^ la (lollection Hirpo- 
cratique sont renuirquahles , ioit pan.^' qu'elles se iatla* 
chent à la doctrine des (h.'ixks fà:r'JjTa.«î\ soit par la vî- 
ffueuret la vérité des d<?srri»)ti(>Ms : vA esl !e cas d'une nour-- 
lice, dont tout le rori»?" '^'^ ^^^**''''*''' <l'e. '/';7//;7/.', lorsnu'ello 
eut cessé d'allaiter (6) ; tel est ceiiu de Silène, atteint d'un'?, 
fièvre grave, dont le eorps se couvrir, le huitième jour, 
de taches rouges ^ et qui i^ioùrut le oirzièmc jour (r^: tel 



(i) De morbîs mulierum. Lib. ii, p. ftO-;. 

(2) De morb. mulier. Lib. ii, p. TkiS. 

(3) At Yerù nlccra quatuor progrcJicndi modes mihi Uiiberc vidcntur. Unum 
qmdemin profandum, cujusniodl sunt iislulosa, cir;itriccob(lurt:i, et intus oara . 
Alterum qao ad saperiora tendant, yebitqiic çnper cxcrcsreutcai carnom babfnt. 
Tertlum in latmn, quaU.i quae soi peutia d'icuutur. ()t:iirlii» luodiis c.^t, qni &olus se* 
candum naturam motus vidctur. [/).• .ned^co i:lff\ m. -m.) — [JJc ulcciiùm, p 8Gû). 

(4) Nomœ verù rauxiin.j sunt lethalcs, qu;c putrodinés alli-^S'inè (iC6< (•i:J''uCcs 
babent, suntque nigcrrimae et .sic<Ù8sima>. Yiùos.'e quoqnn et inpcnculnm prseci- 
pitant, qu;esaniem njgram redduut. (/'/vtr^c/o;, lib. u^ p. ijS.) 

(5) Cranonc carbuueuli aestatc grassnbanlur. Per itiag;t >.. i»;><.j;i r»i'.ii et Con- 
tinentcr compluit , idquc ab Aus'ro magis. Sanios qu.'îcm >» t>- i;« ^ ,vfi Mibnas* 
cebatnr, quae intro conclusa dum iucalcseeret, prm*i>^iueii: (- ^i^ -.>• .. :'•(.!. ido ven» 
in pustulas erumpcbat iis affines, qnse iu ambus^i» i.t'ri .-.«.dci.t. . .ai.: • itérât sub 
ente arJoris sensus, ut uri vidercutur. (i^tf woa^. t'«/g. lib. is, p. «h "i'. 

Aristopbontis filiam febri» tertio et quinto die prehcbdit, si • ;: i-Iurinium per • 
mansit, alvus tainea buic cuuturbata e«t, difiic:lis judicalio luit, supru trigintri 
dies cessavit. Pubtulae (<p"AU)CTatvaî) quidcra ex laboribus non vcheuienubus, ad 
diem septim«m perveaiunt, aliquantulum lividae {De morb. vulg. lib. iv, p. H2o.> 
"i (G) Lactanti piutulîe (tx06u.aTa) per totnm corpus eruperutit, quae adœstatcai 
eonsederunt, ubi lactare desiissct. {De morb. a>uig. Lib. ii, p. ioi3.) 

l f^\ Octavo sudor frigidus per omnia mcmbra diffusus est, cum pustulis (éÇav - 
1 Vùmcta) rnbentibus , rotandis, parvis, varis non absimilibus , quae peroianeban t 
1 leqne abscessom faciebant. ( De morh, vulff, Lib. i, p. 970.) 



• • • 



XVUJ INTRODUCTIOir. 

e5t encore celui de Thasus atteint d*une affection gangré- 
neus^du pied, etc. (i) 

Gelse (2) n*étudie pas , comme Hippocrate , les érup- 
tions cutanées relativement à leur origine et aux crises 
qu'elles présagent. Il remarque bien que le phlegmon 
se déclare quelquefois après les fièvres, que certaines 
éruptions surviennent pendant le printemps et pendant 
Télé, que d'autres sont plus communes chez les enfans; 
mais il s'appesantit peu sur ces rapports. D'un autre côté, 
les notions qu'il donne des maladies sont, en général, 
beaucoup plus complètes que celles d'Hippocra te; ses des- 
criptions du furoncle et de Torgeolet-, de l'ulcère calleux , 
des engelures, de lerysîpèle, et surtout de l'érysipèle 
gangreneux , du lichen circonscrit ( première espèce des 
papulœ)^ du lichen xigrius ( deuxième espèce àespapulce)^ 
du sycosis, du psoriasis ( troisième espèce & impétigo ), 
du psoriasis guttata ( alphos ) , et surtout celles de Télé- 
phantiasis des Grecs, du cancer, de la pustule maligne {car- 
)uriculus)y et de quelques maladies des parties génitales ou 
des ongles , sont non-seulement très remarquables par leur 
précision et leur exactitude , mais encore par l'excellence 
des préceptes thérapeutiques. Celse décrit les diverses es- 
pèces d'alopécie (^area , ophiasis), et plusieurs maladies du 
cuir chevelu {porrigo^ cerion) ; il est difficile de reconnaître 
le caractère de quelques autres affections (^igm's sacer^ 
epinyciis , scabies , diverses espèces d'impétigo , etc.). 

Pline (3) ne décrit point les maladies , et en particulier 
celles de la peau ; mais il indique une foule de remèdes, 
simples ou composés, contre toutes celles qui étaient con- 
nue». Sa nomenclature est conforme à celle des médecins 
grecs. 11 parle de plusieurs éruptions , dont Celse ne fait 
pas mention , du lich^ des enfans , du prurigo des vieil- 



(i) Z>.' morh, wtltf» p. 985. 

{■?.) Ceisus. De remêdica* Kd. FoD^uier etRatier,iB-ia, Paria i8a3. 

(3) Plhiiî Aerundi. Bhtoriœ munJi Lib. xxxvci. Venise 1569. 



UCTRODUCTION. xix 

lards ) du prurigo pudennU, des furfures faeiei^ etc. Il 
signale quelques maladies nouvelles ou particulières à 
certains pays ; la mentagre contagieuse et la gemursa 
en Italie > le charbon (pustule maligne) particulier à la 
Gaule Narbonnaise et de 1 elëphantiasis très commun en 
Egypte. Pline indique plusieurs remèdes très énergiques 
contareles maladies de la peau , les cantharides et l'ehiterium 
à l'intérieur, le vinaigre , la chaux et Talun à Textërieur; 
Il Ait mention de bains minéraux , employés avec suc* 
céSi dans le traitement des ulcères et de quelques maladies 
de la peau. ( De differentia aquanim , mm^nis et obsefva* 
UonAusJ) 

Galien (i) rapporte Thrstoire de plusieurs cas d'herpès 
et d'ëléphantiasis ; il indique un grand nombre de re« 
tnèdes (a) contre Térysipèle , les lichens, les vari, le syco* 
sis , etc. Mais sa théorie humorale obscurcit ses descrip» 
tions, et l'entraîne dans de nombreuses digressions, défauts 
que la précisioti et la pureté des tableaux de Celse rendent 
encore plus frappans. Quoiqu'il ait fait une étude particu-» 
fièré des sueurs et des autres phénomènes critiques, et 
qu'il remarque que les ulcères de la peau sont souvent l'in- 
dice d'un mauvais état de la constitution (3), Galien n'in*- 
siste pas autant qu'Hippocrate ^ur les rapports des érup- 
tions cutanées avec la solution et les dépôts des maladies. 

La distinction des maladies cutanées en celles qui atta^- 
quent la. peau de tout le corps , et en celles qui se bornent 
à la tête ou à quelques régions du corps, est nettement 



(z) Galeni 0|pem , in-folio, Basile», i56a. -^ Novus wdex w omnia fuœ emimu 
CÛteni epeim, Ib«^oI. Basile», i562. 

> (s) Qaleiii OperOf bif folio, Basile», i56a« De ôomposiihne pkarmaeor, seta»dtm 
loeos. Cl. '▼. p. 3a3. 

(3) Magna tameh ex jparte cntis, qnoniâm in banc ezcrementa, qn» in habitnm 
corporis colUguntur , natura expellit , multis et assiduis nlceribus afficitnr 
qaippè cancri, phagedâen», herpetes erodentes, carbnncnli, et qn» Chifonia 
(t TelephStâ tocaiAtnr, teiltetpe ali» Tdoemm gçfneratlonores ià) ejnsiïnrdi f àco<4iy« 
lia nascnntiir. {De temperamentis, lib. m , Cl. t, p. 45.) '' 



XX. IWTRODUCTIOÎC. 

exprimée dans Vlsagoffe (i) où Fauteur signale la liaison 
de plusieurs de ces affections de la peau avec la goutte et 
\e rhumatisme. Sous le nom d'â^^cop , et de Tenpioit Ç/ai^us 
des latins) (2) , Gaiien indique clairement l'eczéma fluept 
du cuir chevelu ( teigne muqueuse ) et Timpétigo aigu de 
la même région (porrigo^t'o^a Willan). 

Gœlius Âurelianus (3) a exposé , avec quelques détails , 
le traitement du phthiriasis, et de Téléphantiasis dont 
Arétée (4) ^ fait un tableau plus complet et plus animé. 

Aétius (5) traite de plusieurs maladies de la peau d'après 
Archigène, et^jp affections des parties génitales d après 
Léonidès : il décrit avec un soin particulier quelques mala- 
dies de la peau chez les enfans à la mamelle , et il donne de 
bons préceptes sur la diète lactée, siir l'emploi des bains, 
sur celui de l'eau froide, en lotions dans les fièvres , et sur 
une foule d'autres moyens thérapeutiques. Scribonius Lar- 
gus (6) a caractérisé le zona déjà indiqué par Pline. 

Alexandre de Tralles (7) reproduit les observations 



• (i) Catem totiusqae corporis partes exagitant lepra, psora, alphos albus, 
alphos niger, leace , impétigo simples , impétigo Rgrestis, dracontiasis, acbrocor- 
dones* thymi, myrmecise, clari, calli. Quâedam borum ex podagrâ et articulari 

morbo, quaedam ex sese oriuntur. — Achores , pityriasis, meliceres, athe- 

roma, et favus. Porrù eam partem, quae capillo tegitar, et mcntum occupant, 
alopecia, opbiasis, calvities, et madarotes. Pili omnes fluunt, extenuantur, quas- 
«anttir, scinduhtor, squalescunt, in pulverem rediguntur, siibflavescunt, canescunt. 
ÇDe exierioriUis capiUs aJfecùbus.T^ Introductio seu medicus X17.) - 

(2) -^X^P^?) ^^ ^^^ manantia ulcéra, cutis capitis vitinm sunt^ ab ipso sic dicta 
affectu,quôd^cutém tenuissimis foraminibus perforent, ex qnibiis glutinosa efflait 
sanies. Haie vitio affine est , qaod xm^oV dieunt Grœci (nos favum), in quo fora- 
mina sunt, qnàm in illis majora, mellenm continentia bumorem. (Galeni 2>tf iv- 
mediis paratuJaciUbm. — 7. Classis. t. m, p. 3oo). Aetius {Tetrabibl. cap. 68, 
lib. a.) décrit l'impétigo du cuir cbevelu sous le nom de (XsXixvipi;. M. Alibert a 
décrit celui de la face sous le nom de mélitagre. 

(3) Cœlius Aurelianus. De morbis acuUs etekronicis. In-4- Aiastelodami , 17 55. 

(4) Arçtaeus, De causis et signis acutor, et diiUumorum morborum. In-fol. Lngd. 
Batav. 1735, p. 67. 

(5) Aetii (Amideni) Contractas ex^ vetetibus medieinœ tetrabiblos, hoc est XYi ser^ 
rnone/. Bâ le 1542. in-fol. 

(6) Scribonius largus. De compositione mecUcamentorum. 

(7) Alexandri (Tralliani) Ubriduodecùn, grœd et latini, muUo quam tuUea auetiom 
rȐetintegnores.ML9iS/i^m'd^, 



nrritobucTioN. xxj 

des médecins grecs sur les maladies extërieiires de la 
tête. 

Paul d*£gine distingue nettement la lèpre du psoria- 
sis , et donne une très bonne description de Yanychia ma* 
Ugna^ sous le nom de pterygion. Il conseille de ne combat- 
tre les éruptions des enfans qu'à leur déclin, et signale 
l'influence du régime et du lait des nourrices, (i) 

Les médecins Arabes (a) ont non -seulement reproduit 
les obseryations d'Hippocrate, de Galien , de Rufiis, d*Ori- 
baze, de Paul d'Egine, etc., sur les maladies cutanées; 
mais ils ont décrit, les premiers, la variole, la rougeole, 
et réléphantiasis dit des Arabes, Avicenne (3) a donné 
une très belle description de la pustule maligne et du 
cbarbon- pestilentiel {de pruna et igni persico); sa des- 
cription de vesicis et ifi/lationibus y paraît se rapporter au 
pemphigus et au rupia, et celle de Vessera à 1 urticaire; le 
safati correspond à Teczéma impétigineux de la tête et des 
autres régions du corps; le bothor lemm^ la couperose (4). 
Enfin, Avicenne paraît avoir distingué la gale (5) Awpru» 
rigo. Avenzoar a indiqué l*acarus scabieL (6) 

Les médecins arabes, grands partisans delà saignée, 
ont, en outre, enrichi la thérapeutique de plusieurs re- 



(i) Pnstulis qQ£C pucro pcr cutem erumpimt , primum 5anè nullom faccssera 
negotium oportet ; ubi vcrô prohc decrcvcriut , tuuc jam curare tentabimns, 
lialneis.-.». optimum vcrô est niitricem dulciori victu uti (Paoli ^ginetae Opus d€ 
^e medica. Lib. r, p. 7. Parisiis, i^yi ). 

(2) Rhazès. In mcdicinali disciplina, ch xxvi. in-folio. Vcnetiis, i542. 

(3) Avicenne. In re medica omnes.yi Q.mins^ in-folio, i5G4.(lib. iv, fen.i, tract. yr, 
p. 71, 72 et 73) a bien^distingué la rougeole de la yariole «: Yariola veroin princi- 
pio apparitionis est emmcutia et nltitiido ; et morbillus est miner variolis et 

minus accedet oculo quam variolae Lacrymo! in eo suntplures... et dolor dorsi 

minor. » 

(4) Sparguntur super nasum et super poma minuUarum bothor (pustulœ) alb», 
quasi ipsa sint puncta lactis. 

(5) £t 5cabies quidcm differt a pruritu in hoc quod cum pruritu non snnt bothor 

(pustulse) sicut snnt in seabiae et pruritus quidem seuilis parum obedit cura- 

tioni. 

(6) Avenzoar. De recùfocatione et Jacilitaùone medicatiorUs et regimimis, Vene- 
tiu, in-£ol. 1549* -.,4 



xsDJ imrRODuerioir. 

mèdes, ^ ont fait de nouyelles applications do ceux qai 
étaient connus, lis ont étudié, avec soin, l'action des bains, 
et en particulier celle des bains d eaux minérales sulfureuses, 
dans les maladies de la peau. 

Les auteurs , dont les travaux succédèrent aux médecins 
arabes , nous ont transmis l'histoire des deux épidémies les 
plus remarquables, par leur étendue et leur durée, qui aient 
jamais été observées. Théodoric ( i ) et Gilbert (a) décrivirent, 
les premiers, la lèpre du moyen âge; Torella (3), Manardi 
(4)9 Massa (5), Frascator (6), et une foule d'autres firent 
connaître les formes variées de la syphilis. 

A l'occasion de ces deux mémorables épidémies, et pour 
en fixer les caractères , DeU'Aquila (7) , Leoniceno (8) , et 
quelques autres, cités dans XJphrodisiacus^ tels que Mon- 
tesaurus (Natalis), Scanaroli (An t.), Cataneo (Jacob), se livrè- 
rent avec plus de soin , qu'on ne l'avait fait jusqu'alors , à 
une étude comparative des descriptions de la lèpre, de 
leléphantiasis, dJpalphos et du leuçé par les médecins 
grecs , et de la lèpre , de Téléphantiasis , et de quelques 
autres maladies de la peau par les médecins arabes. Ces 
auteurs rappelèrent que les traducteurs de Rhazès etd'Avi- 
cenne avaient fait usage du mot lèpre pour désigner Télé- 
phantiasis des Grecs 5 que la lèpre des Grecs était une mala- 
die squameuse, et que l'éléphantiasis des Arabes était dis- 
tinct de ces deux affections. 

Un des chirurgiens les plus célèbres de la renaissance , 



(i) Th^odorici. Chimrgia sccundam medUadonem Bugonis de lue venerea 
x5i9, in-folio, 
(a) Gilbert. LaurfiaangUcattaseueompendiumtotiusmedieinœ.'Ljonin'^^ i5io. 

(3) Torellas De pudendagra tractatus» -^ ConsiUa quœdam etc. — Aphrodi* 
fiacus. p. 491» in-fbi. Lugduni Batavomm, 1728. 

(4) Manardi. Médicinales epistolœete, Ferrare, in-4^ i5ai. 

(5) Massa. De morho galUco, •— Aprbodisiacns, p. 39. 

(6) Fracastor. SjrphUidis sive de morbo galUco Libri très. Y eromf i53o, in-4*< 

(7) Aqnilanns (Sebastianus). Dtf morbogalUco, Apbrodisiacus, p. x. 

(8) liconiceni. De epidemia quam Xtali morbum gafUcum ^ocant. — Apbrodi- 
naoosy p. 17. 



• • • 



INTRODUCriOir. XX11J 

Guy de Chauliac (i), distingua cinq espèces de teignes , 
qui correspondent exactement à Timpétigo, à l'eczéma , au 
sycosis, et au favus du cuir chevelu ; il a bien caractérise 
la pustule maligne, et a le premier parlé de la contagion 
de la gale. 

Gui Guido (a) indiqua la varicelle vésiculeuse* 
Dans son Traité des maladies contagieuses y Frascator (3) 
chercha à déterminer quelles étaient les maladies de la 
peau contagieuses, et quelles ne Tétaient pas ; il a, en ou- 
tre^ Jbien distingué lanthrax {^phymd) du véritable charbon. 
Femel (4) décrit le lentigo, les rougeurs, les pustules 
et les tubercules de la couperose ; il décrit avec soin quel- 
ques formes des syphilides, indique le purpura ou au moins 
les ecchymoses spontanées ; il réunit dans un même groupe 
{impétigo) j les éruptions papuleuses et squameuses , et dé- 
crit l'eczéma du cuir chevelu , sous le nom de tinea. 

P. Foreest (5), observateur érudit, a publié plusieurs 
observations particulières parmi lesquelles on remarque 
un cas de pemphigus infantilis^ un exemple de gale con- 
tagieuse qu'il distingue de plusieurs autres maladies qu*on 
désignait alors également sous le nom de scabieSy un cas 
de psoriasis palmaire, un exemple de lèpre vulgaire, etc.; 
ces observations sont accompagnées de scholies , dans les- 
quelles Foreest examine et discute les descriptions anté- 
rieures et relatives à des faits analogues* 

Schenck (6), érudit laborieux, a rassemblé un grand 
nombre d'observations sur les maladies des poils , sur les 



(i) Guy de Cbanliac. Chirurgiœ tractatus. m»fo1. 1570. 

(2) Vîdius Vidias. Ars univers, medicinœ, 1. 11. cap. ti. De yarioUs et morbilUf. 

(3) Fracastor. De morhis contagîosis, lib. 11, cap. i5 : de distinctione infectionnm 
cntaoearum. — Ibid, Phyma Tero farunculo simile pcnè est; sed planins est, et ro- 
tondius , vnlga.s improprie Carbonem vocat , multnm differens ab eo, qni pro- 
prie Carbunculns dicitar. 

(4) Femelii Vfiiçersa medicina , in-fol. Coloniœ ad Allobrogum , 1679. 

(5) Foresli ( P.) Observationum et curât, medic. etc. ^- De exteriorlbns Tftiff 
capitis, de macnlis faciei, depmritn ani, de pblyctasnîs. 

(6) Schenkii. Observât, medic. rarior. Libri m, in-fol. Lugdnni, x<$44* 



XXIV IHTRODUCTIOM. 

cornes congénitales et accidentelles, sur les maladies do 

cuir chevelu , sur le sycosîs (mentagre ), sur le lichen , etc. 

Sennèrl (i) décrit avec soin les changemens de couleur 
de la peau, et en particulier les taches hépatiques, les 
sueurs fétides des pieds, des aisselles, et même de tout le 
corps; il donne une histoire détaillée des maladies des 
poils et de la plique, d':iprès Sfamigel et d'autres obser- 
vateurs. 

Baillou (a) a reproduit et commenté la doctrine hippo- 
cratique sur les maladies cutanées, considérées tantôt 
comme existant par elles-mêmes, tantôt comme des dépota, 
tantôt comme des vices loeaus. 

Les estais de Joubert (3) et de Campolongo (4) méritent 
à peine d'être mentionnés. 

Mercuriali (5) introduisit, dans ses descriptions, les 
observations des médecins qui l'avaient précédé. 1! divisa, 
comme Guljen , les maladies spéciales de la peau , en deux 
sections, suivant qu'elles étaient particulières à la tête , ou . 
qu'elles pouvaient se développer sur toutes les parties des 
tégumens. Il partagea ces dernières en plusieurs groupes, 
suivant qu'elles altéraient : i" la couleur de la peau (leucé , 
alphos, etc.), ou qu'elles rendaient l.i surface de cette 
membrane rude et inégale (impétigo seu lichen, pruritus, 
scabies seu psora, lepra), auxquelles il ajouta diverses 
tumeurs sans les décrire. Sous le nom de tinea , il esposa 
clairement les symptômes caractéristiques de la teigne 
faveuse (porrigo lupinosa Willan;yâfKî des modernes), 

(l) Sennerti Optra, t. m, lib. v.pars tertia. De auis, capili>ra<n el wtgulum 
miks. Par»iis,i63r.in-fol. 

(ï) BalloDti (GuU), Optra omi^. Epidm. et EpUemer. lib. i, t. i, p. 49, in-i», 
Ceaetx, 176a. 

(3) JoQbcri (Ltturenl). De ajfecdlas pilomm et cuUè, in-ia. GenèTe. 1571. 

{l^ Compolongn (Kniil.). Demotbis cataneis. Lib. it, tract, m, Pariiiis, i634. 

toqiorii excrtmealii ex nre Hieronjmi Mercarialis exerptl et ia guinyue libmi dU 

geisit ac eiliJii.Xenaut, i57i,in-4'>. — B;l!c,i5;6 in-S". — Vcneiiis 1601 in-fol. 

— Ibid. i6i5 ip-4°.— Voyez amti le livre de Mercuriali : De décoration* , dus 

uel il traite dn» maladie» dea ophU» et je plniients autres maladies t 



liiTRODUGTIOir* XXT 

ses croates sèches et jaunes, sa transmission par conta- 
gion et la destruction des poils. Il sépare complètement, 
et avec raison , cette maladie des achorès et àe&favi^ dont 
il note, avec soin, Tinfluence sur la constitution ou sur 
des maladies antérieures. 

Après avoir rappelé la division de Mercuriali , Riolan 
fils (ï) en proposa une autre, d'après leurs apparences, 
sans avoir égard à leur siège : les maladies de la peaii 
peu vent ""être divisées lo en pustules (prurigo, scabies^ 
psora, lepra, impétigo, psydracia, brûlure) ; 20 eh diffor- 
mités ( taches , colorations morbides , chute des poils , 
phthiria^is) ; 3^ en tubercules (verrues , clous , eondylômes); 

Hafenreffer (2) décrivit très brièvement , et souvenir 
d'après des auteurs anciens ou contemporains, les mala- 
dies cutanées', sans qu'aucune vue générale présidât à 
leur distribution. Il comprit la variole, la rougeole, les 
éruptions vénériennes et leurs symptômes primitifs dans 
l'étude des n>aladies de la peau. Il îi'y a vraiment de remar- 
quable dans son ouvrage, comparé surtout à celui de Mer- 
curiali, que la description des syphilides, celle des varioles 
dysentériques , et l'histoire des pediculi, Hafenreffer en 
admet qnatre espèces , dont une correspond évidemment à 
l'acarus scabiei. Il a cherché, en outre, à établir une synony- 
mie entre les nomenclatures grecque , latine, arabe et alle- 
mande ; mais il a commis uif assez grand nombre d'er- 
reurs, en rapprochaint entre elles des descriptions très in- 
complètes , et appartenant évidemment à des maladies 
différentes. 

Après un court aperçu sur la structure de la peau, 
Wiilis (3) divise les affections cutanées en deux sections, 

(i) RioUni (Joannis). Opéra omma. — De morbis cutaneis, p. 547 » in-fol. 
1610. 

(a) Hafenreffer (Saiâuel). nav^oy^eiov à'.oXc^epu.ov «» q^o càtis eique adhce- 
rentiwn partium iffeclus etc. traduntur, In-12. TubiDgae i63o. — Ulmi 1660 in-8. 

(3) Wiilis : De affectibus cutaneis , eorumque morbis. De medicamentoram 
opcrationibusy sect. m, cap. ▼, p. 279. — Opéra omrUa, Amstelodaini, in>4°f 
ïÔSa. . V 



XIIV IBTRODOCTIOIf. 

cornes congénitales et accidentelles, sur les maladies dn 

cuir clierelu , sur le sycosis (mentagre ), sur le lichen , etc. 

Sennêrt (i) décrit avec soin les changemens de couleur 
de la peau, e\ en particulier les taches hépatiques, les 
sueurs fétides des pieds, des aisselles, et même de tout le 
corps i il donne une histoire détaillée des maladies des 
poils et de la plîque, d'après Stamigel et d'antres obser- 
vateurs. 

Baillou (2) a reproduit et commenté la doctrine hippo- 
cratique sur les' maladies cutanées , considérées tantôt 
comme existant par elles-mêmes, tantôt comme des dépôts, 
tantôt comme des vices locaux. 

Les esfais de Joubert (3) et de Campolongo (4) méritent 
à peine d'être mentionnés., 

Mercurîali (5) introduisit , dans ses descriptions , les 
observations des médecins qui l'avaient précédé. II divisa, 
comme Galien , les maladies spéciales de la peau , en deux 
sections, suivant qu'elles étaient particulières à latéte, ou- 
qu'elles pouvaient se développer sur toutes les parties des 
tégumens. Il partagea ces dernières en plusieurs groupes , 
suivent qu'elles altéraient: 1° la couleur àe la peau (leucé, 
alphos, etc.), ou qu'elles rendaient la surface de cette 
membrane rude et inégale (impeiigo seu hchen, prurituS; 
scabies seu psora, lepra), auxquelles il ajouta diverses 
tumeurs sans les décrire. Sous le nom de tinea, il exposa 
clairement les symptômes caractéristiques de la teigne 
faveuse ( porrigo lupinosa W\\\a.ji;Javus des modernes), 

(1) Seiinerli Opéra, t. lu.Iib. v,pars terlia. Oe calk, capitlorwn si unguium 
*ûûî, TatLsiis, i63i.in-fal. 

(i) Bailonii (GuH). Opéra omnia. EpLdeio. «t Epheœer. lib. i, t. i, p, ig, în-i", 
GeoevK, 1762. 

(3) Jualert [LaurenO- De iffeclUius plhrumet culis,m-i1. GenÈTe. 157a. 

(/,) Compoloneo (Emil.). De murlÀi calaiieis. Lib. it, Iracl.ill. Pnrisiis, i634. 

(5) Xccardiin (l'aulut). Traclalùmem de mnibù culaaeis et omnibui humani 

gessii flc edUit. Voni'Iiis lS-^,ia-^°■ — BiHe, 1576 in-R" — V-„»i;:. ilini in-fol. 
— Ibid. i6a5 in-i'.— Voy«i auiri le liTtc de Merc 



liiTRODUGTIOir* XXT 

ses croates sèches et jaunes , sa transmission par conta- 
gion et la destruction des poils. Il sépare complètement, 
et avec raison , cette maladie des achorès et àe&favi^ dont 
il note, avec soin, Tinfluence sur la constitution ou sur 
des maladies antérieures. 

Après avoir rappelé la division de Mercuriali , Riolan 
fils (^i) en proposa une autre, d'après leurs apparences, 
sans avoir égard à leur siège : les maladies de la peaii 
peu vent ""être divisées lo en pustules (prurigo, scabies^ 
psora, lepra, impétigo, psydracia, brûlure) ; 20 eh diffor- 
mités (taches, colorations morbides, chute des poils, 
phthiriasiis) ; 3^ en tubercules (verrues , clous , eondylômes); 

Hafenreffer (2) décrivit très brièvement ,' et souvent^ 
d'après des auteurs anciens ou contemporains, les mala- 
dies cutanées, sans qu'aucune vue générale présidât à 
leur distribution. Il comprit la variole, la rougeole, les 
éruptions vénériennes et leurs symptômes primitifs dans 
l'étude des n^aladies de la peau. Il îi'y a vraiment de remar- 
quable dans son ouvrage, comparé surtout à celui de Mer- 
curiali, que la description des syphilides, celle des varioles 
dysentériques , et l'histoire des pediculi, Hafenreffer en 
admet qnatre espèces , dont une correspond évidemment à 
Vacarus scabiei. Il a cherché, en outre, à établir une synony- 
mie entre les nomenclatures grecque , latine, arabe et alle- 
mande ; mais il a commis uif assez grand nombre d'er- 
reurs, en rapprochant entre elles des descriptions très in- 
complètes , et appartenant évidemment à des maladies 
différentes. 

Après un court aperçu sur la structure de la peau, 
Wiilis (3) divise les affections cutanées en deux sections, 

(i) RioUni (Joannls). Opéra ommcu — De morbis cutaneis, p. 547 , in-fol. 
1610. 

(a) Hafenreffer (Saiâuel). Hav^cy^eiov àtoXo^epuLOv *» quo câtis eique adkœ" 
rentiwn partium ifjeclus etc. tradunlur. In-i2. TubiDgae i63o. — Ulmi 1660 in-8. 

(3) Wiilis : De affectibus cutaneis , eorumque morbis. De medicamentoram 
operationibusy sect. m, cap. ▼, p. 279. — Opéra omnia, Amstelodamiy in-4°f 
i68a. - j 



XnV IlfTRODUCTIOir. 

cornes congeDitales et accidentelles , sur les maladies du 
cuir chevelu , sur le sycosis (mentagre ), sur le lichen , etc. 

Sennert (i) décrit avec soin les changemens de couleur 
de la peau, et en particulier les taches hépatiques j les 
sueurs fétides des pieds, des aisselles, et même de tout le 
corps; il donne une histoire détaillée des maladies des 
poils et de la plique , d'après Stamigel et d*autres obser- 
vateurs. 

Baillou (2) a reproduit et commenté la doctrine hippo- 
cratique sur les maladies cutanées, considérées tantôt 
comme existant par elles-mêmes, tantôt comme des dépôts, 
tantôt comme des vices locaux. 

Les essais de Joubert (3) et de Campolongo (4) méritent 
à peine d'être mentionnés. 

Mercurialî (5) introduisit, dans ses descriptions , les 
observations des médecins qui lavaient précédé. I! divisa, 
comme Galien , les maladies spéciales de la peau , en deux 
sections, suivant qu'elles étaient particulières a la tête, ou, 
qu'elles pouvaient se développer sur toutes les parties des 
tégumens. Il partagea ces dernières en plusieurs groupes , 
suivant qu'elles altéraient : 1° la couleur de la peau (leucé , 
alphos, etc.), ou qu'elles rendaient la surface de cette 
membrane rude et inégale (impétigo seu lichen, prurituS; 
scabies seu psora, lepra), auxquelles il ajouta diverses 
tumeurs sans les décrire. Sous le nom de tinea , il exposa 
clairement les symptômes caractéristiques de la teigne 
faveuse ( porrigo lupinosa Willan^yi^w^ des modernes), 

(i) Sennerti Opéra, t. m, lib. v,pars tertia. De cutis, capillorum et unguium 
n/itiis. Parisiis, i63i,m-fol. 

(2) Ballonii (Gull). Opéra omnja. Epidcm. et Epbemer. lib. i, t. i, p. 49» in-4°, 
Gene\£e, 1762. 

(3) Joubert (Laurent). De af/ectibus pilorum et cutis, \n-ii. Genève, 1572. 

(4) Compolongo (Emil.). De morhis cutaneis. Lib. iv, tract, m. Parisiis, i634- 

(5) Accnrdiiis (Paulus>). Tractationem de tnorbis cutaneis et omnibus humani 
cori)oris excrementis ex ore Hieronjmi Mercurialis excepit et in quinque libres di» 
gessit ac ediJit. Venetiis, 1572, in-4^. — BA!c, 1576 in-8". — Venetiis 1601 in-foL 
— Ibid. 1625 in-4°. — • Voyez aussi le livre de Mercuriali : De decoratione , dans 
lequel il traite des maladies des ongles et de plusieurs autres maladies cutanées. 



ses croûtes sèches et jaunes, sa transmission par conta- 
gion et la destruction des poils. Il sépare complètement, 
et avec raison , cette maladie des achores et des/auij dont 
il note, avec soin, Tinlluence sur la constitution ou sur 
des maladies antérieures. 

Après avoir rappelé la division de Mercuriali , Riolan 
fils (i) en proposa une autre, d'après leurs apparences, 
sans avoir égurd à leur siège : les maladies de la peau 
peuvent^être divisées lo en pustules (prurigo, scabiesj 
psora, lepra, impétigo, psydracia, brûlure) ; 20 eh diffor- 
mités ( taches , colorations morbides , chute des poils , 
phthiriasis) ; 3^ en tubercules (verrues , clous , eondylômes). 

Hafeoreffer (2) décrivit très brièvement, et souvent 
d après des auteurs anciens ou contemporains, les mala- 
dies cutanées, sans quaucune vue générale présidât à 
leur distribution. Il comprit la variole, la rougeole, les 
éruptions vénériennes et leurs symptômes primitifs dans 
1 étude des n^aladies de la peau. Il n'y a vraiment de remar* 
quable dans son ouvrage, comparé surtout à celui de Mer- 
curiali, que la description des syphilides, celle des varioles 
dysentériques , et l'histoire des pediculL Hafenreffer en 
admet qnatre espèces, dont une correspond évidemment à 
l'acarus scabiei. Il a cherché, en outre, à établir une synony- 
mie entre les nomenclatures grecque , latine, arabe et alle- 
mande; mais il a commis uif assez grand nombre d'er- 
reurs, en rapprochant entre elles des descriptions très in- 
complètes , et appartenant évidemment à des maladies 
différentes. 

Après un court aperçu sur la structure de la peau , 
Willis (3) divise les affections cutanées en deux sections, 

(i) Riolani (Joannls). Opéra omnia. — De morbis cutaneis, p. 547 , in-fol. 
1610. 

(2) Hafenreffer (Saiùuel). IlavS'cy^siov à'.oXc<5'eofi.cv «*» quo cutis eique adhœ" 
rendum pariium ifjeclus etc. traduntur. In- 12. Tubingae i63o. — Ulmi 1660 in-8. 

(3) Willis : De affectihus cutaneis , eorumque morbis. De medicamentoram 
operationibas, sect. m, cap. y, p. 279.'— Opéra omnia, Amstelodaini, in-4°, 
i68a. - • . 



XXVJ INTRODUCTIOir. 

suivant qu'elles sont vel<ium, vel sine tumore. Les affec- 
tions cutanées aifeç tumeurs sont générales om particulières. 
Des premières les ^ne8 surviennent, avec fièrre, la variole , 
la rougeole I les exanthèmes morbides et les efflorescences 
dès enfans; les autres, sans fièvre, le prurigo, les maladies 
impétigineuses et les affections lépreuses. Lej maladies cu- 
tanées, sans tumeur^ comprennent toutes les taches, les 
éphélides, les taches hépatiques^ etc. Ces divisions étaient 
assez naturelles. Th. Bonet (i) a rassemblé ^ dans un Re- 
cueil utile, un assez grand nombre de cas rares de maladies 
cut^iiées , la plupart extraits des Mélanges des curieux de 
la nature (2) , ou des Actes de la Société de Copenha- 
gue (Z). A son exemple,!. Manget, dans sa Bibliothèque 
mé^iço'prat^ue (4) , a reproduit littéralement le travail de 
Willis; il la fait suivre de diverses observations intéres- 
santes de maladies cutanées , publiées par J. L. Glaudini , 
Raymond, Jean Forti, Benoît Silvaticus, Hagendorn, 
Rayger , Schuitz, Wedel, Ant. Saporta, Helwîg, etc. ; et 
il a contribué à répandre la connaissance de ces faits 
pratiques. 

Plusieurs observateurs ont aidé aux progi es de la pa- 
thologie cutanée, en publiant des faits particuliers dans 
des Recueils ou des Collections d^observations, pour dé- 
montrer Tutilité de divers traitemens ou pour faire con- 
naître certaines formes rares des maladies de la peau. Pour 
cette raison, je dois faire mention des Centuries de La- 
zare Rivière (5) , des Observations de Marc-Aurèle Seve- 

(i) Bonet (Th.). Medicincg septerUrionaUs ccUectitia. Gênera-, 1684 et 1686. 
a vol. in-foL 

(a) Ce recueil contient nn assez grand nombre de cas qni méritent d*étre 
consultés. Voyez : Index uaiversalis Ephemeridum, in-4** Norimbergae, 1739* 
Art. Scabies , Gutta rosacea, etc. 

(3) Acta regiœ societatis medicœ Bafniensis^. — On trouve ans û des faits inté- 
ressans dans plusieurs autres Recueils, et en particulier dans la Coflection académie 
que des Mémoire t , des actes j des sociétés littéraires étrangères, in -4®, Paris, 17 55. 

(4) Manget (J. J.) Bihliotheca medico-practica : Cutis morbi, 1. 1 ,p. 8o3, et seq. 
ia-lol. GenevaB , i645. 

(5) Riverii (Laz.) Observationes medicœ , et Ohs. commumcatœ in-4'' Pariaiûi f 



/ 



• • 



rino (i), notammeiit de cell^ relatives à Télëphantiâiis 
des Arabes, de différentes parties du corps; et des Re- 
cueils de Zacutus Lusitanus (a), de G. Stalpart van der 
Wiel (3), de Félix Plater (4), de Dodoens, de Bene- 
vieni (5), de Borel (6), d'Hagendorn (7) i de Philippe 

tfUfi. J^aii emar^ié on cas de gangi^e de la peau produite par on réticatoire 
{ixtaoeat saupoudré de cantharidet ; un exemple de rëtroceflâon de tubercules 
delà fMty et qui fut suivie d'une fièTre continue mortelle; remploi de la p<Mn- 
vade de// êdpiié Uane dans un cas d'ecséma impétigineux ( impétigo fera) ; celui 
de la pommade àù précipité rouge dans l*obglade fongoense; un exemple d'eczéma 
ërjnpélatenx sons le nom de scabies pruriginosa y plusieurs cas de sjphilide 
cèei dea noweau-nés ou des enfans; un cas d'éruption sqaameuse générale, 
otrémenent prurigineuse, qui parait »e rapporter au pityriasis général, eto, 

(i) Sevfrini (Marcel. Aarel. ). De reconditd abscessuum aaturd. Neap. in-8, 
x63a. On lit, dans ce lecueil, un cas d^élépbantiasis du scrotum avec fig. ( I>0 
tkteestibuâ muccocamôis); un cas d'éléphantiasis de la jambe avec fig. ( Utrifer' 
mit cruris zbtcessus ) ; on exemple de tumeurs sous-ciitanées de la peau , avec 
fig. et des rechercbes a«sez curieuses sur l'épinyctide (i>e epinjrctidis et roseoUs , 
Ubei unus), 

(a) ZsuBVÛ Lusitani Opéra , in-fol. a toI. 1649, — * t. xi, p. 140. •— Invetêrata <u 
iKo, oleo Lombacino cureta — De ptaxi medica admiranda, lib. m (obs. x36). U^ 
eera manaatia diutuma in umversa corporis mole exorta (cas d'eczéma traité suc- 
csssîTement par les saignées locales et générales , par les bains alumines , le 
petit-lait et les purgatifs, et gaéri par des cautères ) Zacutus Lusitanus 
rapporte (>ib. x) un cas d'eczéma furfuracé du cuir cheTelu guéri par des lotions 
d'urine (oîis. 3), de phtliinasis des paupières (obs. ^S)^ de couperose guérie par 
les sangsues (obs. 75), de verrue de la langue guérie par l'application des feuilles 
de la grande chélidoine (ohs. 79) , de prurit des parties génitales (obs. 92) , de 
Tariole chez une femme giosse (obs. 47) * de sueur fétide (lib. iiz, obs. 74}, de 
soeur de s<ing (lib. m, obs. 4^)«ctc. 

(3) Staljjart Van der Wiel (C ).{Obs, rarior. med. Centnr. in-ia, Leidae 1727.) 
rapporte et figure un cas d'ichtbyose, plusieurs exemples de nmvi, un cas 
d'anesthésie , etc. 

(4) Plater (Fel.) {Observât, libri tresy \n-\i 1660) rapporte un grand nombre 
d'ezen^ples de maladies do la peau : {In super/iciei corporis dolore observationesf~^ 
la discolor atione observaitones ) ; mais ces cas sont souTcnt mal caractérisés et 
forcbargés de formules. 

(5) Ood'inaei (Remb.) M'^dicinalium observ., exempla tara, in-12, Harderwick ; 
(Observ. sur Télépbantiasîs des Arabes, sur les syphilides, la lèpre, les produc- 
tions corn^'es). 

(6) Borellij ( Pétri ) Btiî. et obs. medico-physicarum centuriœ , in-ia Castris, 
1653. (( >bs . sur des tubercules fongueux à la suite de la Tariole, sur des poils et 
des cornes accidentelles , sur le purpura hœmorrhagica). 

(7) H^igendorn (L.) Obs. medico^practicorum Centurias très , in-is. Francofurti 
sd Viadrnm. (Obs. suri a variole, cas de variole chez le fœtus; obs. sur la rou- 
{Bole et leê maladies secondaires; sur le prurigo , etc.). 



à 



xrvii) iicTBoiHFCTioir. 

Hechstetter (i),'etc. A une époque plus rapprochée de 
nous , plusieurs observateurs, tels que Duncan (a), Reil (3), 
De Haën (4), J.-L. Gilibert (5) , etc., ont aussi publié , dans 
des Recueils cliniques, un assez grand nombre de feits prati- 
ques sur l'histoire et le traitement des maladies de la 
peau. 

Le mérite géoéral de l'ouvrSge de Tùrner (6) est d'offrir 
un caractère posi^f et pratique. A l'appui des points de 
doctrine qu'il expose, Turuer cite souvent un ou plusieurs 
Ë)îts, tirés de sa pratique ou empruntés à divers auteurs. 
Le premier, il a donné une bonne description des diverses 
espèces d'herpès (herpès circinaius , herpès phlyciœnodes 
herpès zoster) , qu'il sépare positivement de l'herpès exe- 
dens vel depascens (lupus)j il distingue l'anthrax furon- 
cuieux du véritable charbon; il rapporte, d'après Willis, 
un exemple curieux de privation delà sueur (anhydrose)j 
• il signale le danger de la suppression des sueurs abon- 
dantes ou fétides; il décrit les nœvi colorés , les luevi vas- 
culaires et les neevi dégénérés, et il expose leur traitement 
par la ligature, l'excision et la cautérisation; il rapporte, 
d'après JobaMeekren, un cas remarquable d'exteusibilité 
de la peau du cou et de l.i poitrine. 



(l) HecLsIslterl (Phi 


1.) flara. 


■umoii.mfdiô.ac 


cadei ,r, 


«. A» 


gusix Vmdolieo. 


n.m,m-.s(ph,.surlei. 




,t ,.lusie« 


rsïiauUiÈmcsa, 


>ce lié 






im). 












(î) Dunran ( AndrciB 


■ ) CasM 


meaicina 


(;.-. 01 : 


mglieo i 


n latli 


nu m ïcrtie Rjan. 


in.8. Lugduni Butavon 


im 1783 (Obs.su 


r rrmpi 


,ù du s. 


iblimt 


à rinlcricui- et k 


reiléricur.dani divers 


W9 mal«( 


lies de h 


1 peau: 


Obs. s. 




tcio-aes ^l «ic le 


purpura.) 














(î) Rdl (J. CliriitO. 


Miw.-»fl 


hil. cUnici 


>™,« fi. 


ukul. Is 


i-S. H 


kIï. <;9^-I79l- 


179a. (Obï. intcressnnli 


!S sur l'ii 


rmorrbée 


pctéclii 


aie, sur 


les i„ 


;inphLgns,turIcs 


maJadio couséculircs à 


la rops 


ouïe et i 




''«■) 






(4) Dehacu, R^ihm, 


.d^aJi. X, 










r83. ( 01>s. et rc- 




siir l'iDij 


cul.itiuu, 


. sur la 




!,las 


.carl,iLine,laiiii. 


Lïire e. *ur 1« .u«u,i ■ 


critiques 




rLliques) 








(5) Gilibert (J. Em.) 




-ù, medici: 




.'iE.8,L 


DgdUi) 


,i,,;9..(0bs..„ 


le cancer de U peau, tu 


r la gati 




sur les 


ulcères, 


lava 


riale,lepciiipbi. 


gns, U<jphai»,elcO 














(6) Taxant (Daniel). 


Trealiae 


ifdUcas 


tsincidi 


at lu Ih. 


-.SU- 




in-8°. - Ibid. 1756 in- 


8". — T, 


radncl. fi 


■aurais P. 


deux V. 


ol.în-' 


n. Paris, 1743. 



INXRODUCTIOX. XXix 

Le travail de Lorry (i) se distingue par les Tues géné- 
rales, et la manière large avec laquelle Tau teur a envisagé 
l'étude des maladies de la peau : de ce côté, Lorry est 
évidemment supérieur a tous ceux qui Vont précédé, et à 
la plupart des auteurs qui Tont suivi. Il commence par 
étudier la peau saine ^ dans «on organisation et dans sa 
structure; il en compare les élémens dans les diverses 
régions du corps; et après un coupd*œil rapide sur ses 
fonctions, il s attache à étudier ses rapports avec les autres 
parùei du corps. Lorry passe rapidement en revue les di- 
verses modifications que îa peau peut éprouver sous Im- 
fluence des agens extérieurs^ sous Viri/Iueiicc de l'air, des dif- 
férentes températures, de^ climats, dci applicala^ des bois- 
sons et des alimens, de l'exercice et du repos , du sommeil 
et de la veille , des alïectious de l'àme , etc. Il signale 
fmsuite les effets des causes intérieures ou organiques, 
telles que celles qui résultent de la constitution strumeuse, 
de Tallaitement, des virus variolique , vénérien , morbil- 
leux, etc.; et il insiste sur la nécessité de rechercher, 
avec soin , les causes probables de ces affectious. Sous 
Je rapport du pronostic, il les étudie comparativement 
chez les enfans, les adultes et les vieillards; il signale avec 
force le danger de leur répercussion, reproduit et déve- 
loppe les distinctions hippocratiques des maladies de la 
peau , en celles qui sont déterminées à la peau par des ma- 
ladies internes, et en celles qui sont produites par un travail 
tout-à'fait local. Ses vues générales, sur le traitement des 
maladies cutanées , sont du plus haut intérêt; il fait pres- 
sentir les modifications importantes que ce traitement ré- 
clame ^ suivant que les éruptions sont nées dans des cir- 
constances où elles doivent être regardées comme cri- 
tiques, dépuratoires , ou dangereuses à guérir; suivant 
qu'elles indiquent une solution lente ou rapide des mala- 
dies intérieures ; suivant enfin , qu elles sont tout-à-£iit 

(z) liOrry» Tmeuitus d€ morOis cutaneis, in- ^**, Patisiis , X777. 



XXXij INTRODtiCTlOIf. 

Wiilan, dans un ouvrage classique qui a beaucoup con- 
tribué à répandre la connaissance des maladies de la 
peau. Bateman a^ en outk'e, figuré , dans un Atlas com- 
mencé par Willan , un grand nombre de maladies de la 
peau. 

Les travaux de ces célèbres pathologîstes ont été repro- 
duits par M. Gomez (i), dans un tableau synoptique j 
des maladies de la peau; par Em. Sz^ay (2), dans sa dis- 
sertation inaugurale, sous forme de Manuel; par Ber- 
trand (3), par Ab. Hanemann (4) et Sprengel, qui les ont 
fait connaîlre, en France, et en Allemagne. 

Le petit ouvrage de Retz (5) n'a pas de caractère scientifi- 
que: c'est simplement un recueil de notes et d'observations 
concises, ayant la plupart un but pratique. On y trouve 
des exemples dekéloïde, de dartre écrouelleuse, d'érup- 
tions aux parties génitales chez l'homme et chez la femme^ 
plusieurs remarques sur la constitution^ sur le caractère 
physique et moral des individus habituellement sujets aux 
affections herpétiques. L'auteur cite l'influence que les 
maladies de la peau du visage exercent sur l'humeur, 
les goûts et les habitudes des femmes d'un certain âge 5 
il rappelle les rapports des maladies de la peau avec la 
goutte et avec les affections des voies urinaires; il peint 
les difficultés que présente presque toujours le traitement 

Fiftib édition, London 1819. — 7^h. edit. 1829. — Delineations of ctUanèous diseases, 
iiin4o,Lûndoii, 181 7. — Reports on tke diseases^ of London ^ 8*, London, 1819.-^ 
Jl. Aoth. Todd. Thomson a publié en 1839 un Extrait Ae r Atlas de Bateman, 
avec addition de plusieurs figures originales. 

(i) Gomes (B. A.) Ensaio dermoscgraphico, o succinta e sysèemaiica descripcé^ 
dms dœnças cutaneas , (tic eon indicaçdo dos respectives remédias oâonselhados, 
in-4<' Lisboa, i8ao. 

(a) Sealay (Emeric). Diss, inaug. sistens synopsin morborwn cutis secundum for'* 
'mms extemds dispositonun. Vindobonœ, 18 18. 

(3) Abrégé pratique des maladies delà peau, etc., par Thomas Bateo^n, traduit 
de Tanglais par Bertrand , sur la 5*^ édition iu-S*^ Paris i8ao. 

(4) Praktische DarsteUungder Hautkrankkeiten nach ff*Ulans's System hearbeitet 
ofon Th. Bateman, aus dem englischen ûbersetzt rvoti Abraltaxn Hanemann , mit 
Vorrede und anmerkungen ^fon Kurt Sprengel,in-8«, Halle, i8i5. 

(5) l^gU^Vet maladief delà peau 9t de ceUetdt tésprti, în*i8 a* édit. 1790. 



iirrBODUGTioir. xxxuj 

des affections cutanées , et la fréquence de leur récidive ches 
les individus qui ne veulent point s'astreindre à Texactitude 
et à la sévérité d'un taaitement ou d*un régime long et ré- 
gulier* 

ATépoque où fon désignait encore | en France iprer* 
que toutes les maladies dironiques de la peau, du vi- 
sage, du tronc et des membres , sous le nom de dartres 
Qlierpetes), le collège de médecine de Lyon, ayant pro- 
posé, pour sujet de prix, de déterminer quelles étaient lea 
différentes espèces de nlartres ^ quels en étaient les catises et 
les symptômes^ et quelles étaient les maladies qui en dépen- 
daient ; H. J. A. De Roussel (i) adressa un mémoire qui fut 
couronné. Sauvages (a) avait admis neuf espèces de dartnetf 
(indépendammentdespsydracia, de Thydroa, de 1 epinyctldei 
de la couperose, des éphélides, et du vitiligo) ; le genre 
herpès comprenait : i° la dartre farineuse ; a° la dartre 
encroûtée ; 3° la dartre miliaire; 4"* '^ dartre rongeante ; 
S"" la dartre vérolique;, 6° la dartre en jarretière ; 7° la dai^e 
en collier; 8° la dartre boutonnée; 9'' le zona. Les espèc}9S f 
admises par Roussel^ sont, en général, mi|^ caractériséeii 
et se rapprochent davantage de celles qui sont décrites au- 
jourd'hui, sous d'autres noms. Roussel comprend évidem- 
ment, sous le nom A* herpès furfuraceus ^ les affections pa- 
puleuses et squameuses ; on reconnaît, dans sa dartre squa» 
meuse humide ou dartre vwe , les caractères de Tecz^ma 
excorié; la dartre crustacée correspond à Timpétigo. Rous- 
sel s'est attaché à rechercher et à indiquer les signes, à 
Vaide desquels on peut déterminer si une éruption cuta- 
née est le dépôt , la crise ou la, solution d'une maladie in- 
térieure, ou bien si elle existe par elle-même; et c'est 
là un des caractères de son travail , remarquable , en 
outre , par les efforts que lauieûr a faits pour rapprocher 
et coordonner des descriptions incomplètes j rendues 

(i) De Roussel (H. F. A.) DUs.devanis herpetum ëpedebus, m-8. Cadomi, X779* 
(a) Sauvages (aoÎMicr de), JPfoioiogia metkoMca, a yqL i»4« X768.iluBUtelodaB h 
Tol.Zyp» x3av 



Wimf i]rYaoj>iiGTioHl 

fimê ékmenttê «noore pav la diversité des nomendatures. 

0aM kpetit traité de Poupart ( i), on ne peut noter comme 
offrant quelque intérêt , que ses remirques sur la i-épercus- 
sion et les métastases des maladies chroniques de la peau; en-* 
oérèbplupartde» faits qu*il cite sont-ils empruntésà Bâiilou, 
à Richard Meady à Sauvages , à Raymond, à Tissot , etc. ; ce 
ient dçs cîxémples dfe dysurie , de leucorrhée, d'affections 
d)ie^r¥eau«ldesLpoilmons survenues après la guérison d'é» 
Mptiotts cutfthéetf. ^En outre , Ppupart a étudié laction 
êe kl toquelourde {^Anémone pulsatilis ), dans les dartres, 
m liveur d<i laquelle il cite plusieurs observations. 

lackson (2) a disserté très longuemeni sur les causes et la 
tMute des iDàladies de la peau qu'il n'a envisagées que d*une 
lÉKHiière vague et générale.Ii les divise en trois groupes : l'sé-» 
ivëti^jns dépravées des glandes sébacées; 2** état morbide des 
Jtolb^sdespoiU; 3' condition morbide des vaisseaux cutanés, 
i 'dMtitugi 1^9) a borné ses recherches aux maludies chro- 
ldq6*M et Sordides de la peau. Il les divise en trois ordres : 
nifttàéîef sordides papulieuses (impétigo, herpès), mala- 
dtei'-aovdkies pMjjrcténoïdes (acbor, rogna), maladies sor- 
dide pustuleuses (gotta rosea , scabia , lepra , tinea). 
fiMi^Je pi^mi^r groupe, sous le nom à impétigo^ il décrit 
ah^i»' exactement lé lichen, dont il donne une bonne 
(Kfinifiofi; et sous> le nom à' herpès^ il comprend les 
iéCiBes 'maladies que les anciens ( herpès miliaire , herpès 
'àiéitêry hêppe^ eêthiomène). Dans le second graupe, il décrit 
lotià kl Àotn d'tteikyr, Teezéma et l'impétigo de la face et 
i)h ebir chevelu j «t la gale sous le nom de rogna : le troi* 
atèiHé grdupé comprend la- >%9M ou couperose, la scabia 
(flti pamirèire fecttéma^ la lepra c*est-à dire la lèpre des 
Grecs et Veléphantiasis , la tigna qui correspond aux app»» 
)M«(ssvi)irfUiiioéps, eroûtèuses et hiunides de reciéma et 

(i) Poapart. TrmUi des dartres, in-ia, Parif, 17S4. 
^T^ MAÉA^nè (S«giiiâ H^an). ihrmmiûpétUk^iogiai mi-S^ htmdvm, r^t. 
• a(é^^tiÊmwmfi ^iBctmn^} Dêlh mêtmtiië mêHut^é s^dids im ge^^êm e m êptth 
êrutiaio tèorito-f^Uec* i toI. FirenM »* edmoiit*<— Firense, % vol. iM^ifé 



d< l'impétigo da ciûr chevelu. Et .is^tiMl, quiii^m poé» 
térieur, louvrage de Chiarugi est beauooap inferiétir awi 
travaux de Willau, 

Wilson (lohn) (i) a divisé les malmlhs ée im pemm^ 
1^ en éruptions fébrile» (urticaire^ éruption mifiaire, w»U 
celle , varioUî, vaccine, peniphigns, rougeole, scarlatiiie^f 
2» en iaBaniniations simples (excoriation , brùlui^i ^*^g^ 
lure^ etc.) ; 3^ en conj^liiutionnelcs (érysipele, ef&orescMi» 
cesy rougeurs de la face, erc,), 4' éiuptîons pap«ieiisei| 
5* éruptions vésiculeuscs (gale, eccéma, voua y iierpèti 
aphthes); 6^ éruptions pustuleuses ( gale puiiUik«i)|ê^ 
impétigo, porrigo , croûte laiteuse) ; j^ éruptions infatt^ 
tiles (strophulus); 8o éruptions squameuses ( lèpre , psé^ 
riasis, pityriasis, taches syphilitiques, éléphantiasis) ; ^^eH 
tumeurs (acné, tumeurs foUiculeuses, furoncles); lo* en 
excroissances (cors, verrues); ii^ en taches (leniigo^ 
éphélides, purpura, nœvi)\ 120 blessures; i3* ulcérai 
(u'cère simple, «Icèi^ déprimé , ulcère calleux, ulcère fi^fi- 
gneux, ulcère syphilitique, ulcère scorbutique, "likclnpi^ 
scrofuleux )• Dans un appendice, il expose qitelquesT^* 
flexions sur la disparition spontanée de plusieors éfti|>«^ 
tions cutanées suivie de symptômes nerveux grarves, On 
des vices de cette classification est de manquer iTunité : 
mais ce reproche peut être fait à presque tontes les cèMN- 
sifîca tions des maladies de la peau. Dans la formation -èm 
ses groupes, Tauteur a eu égard à la-fois à la nature dck 
imiladies, à leurs rapports avec la ronstitulion, et à tencs. 
apparences extérieures. Un reprodie plus séri4»iix, est/lâ 
composition môme de quelques groupes; toutefois, il iaiK 
reconnaître que le premier groupe , si on y ajoutait l eryai- 
pèle, serait fort naturel. 

M. S. Plumbe (2) a publié récemment une nouvelle elassi* 

(i) Wilson (John). A/amiUur trtatise cm euiameous Âim a êêu in-S* LMiài&m sj. 
édition i8i4> 

(a) Plombe (Samuel). Apractieml treatise on «Rfcas^s t^ tk» shm-, w4. Len- 
non x8a4- 



fiettionde» maladies de la pétu. Une première section com- 
prend les maladies qui tirent leurs caractères distinctifs des 
particidarités locales de la peau ( acnéj sycasis , porrigo)'^ la 
deuxième section comprend Içs maladies qui dépendent 
d'un état de débilité de la constitution , et conséquemment 
Xune diminution du ton des vaisseaux de la peau ( purpura/ 
pempliigus^eothyma, rupia). Plusieurs maladies^ ordinaire^- 
jnent salutaires^ symptomatiques d'un dérangement des 
organes digestifii-et caractérisées par une inflammation 
active, forment une troisième section (porrigo/a^/o^a ^por- 
xigo .larçalisy lichen, urticaire, herpès, furoncle). Quelques 
nàaladies ( quatrième groupe ) sont caractérisées par une 
ùiAammation chronique des vaisseaux qui produisent Vépi-- 
deime {lèpre, psoriasis, pityriasis; pellagre , ichthyose , 
▼errues). Enfin , une cinquième section comprend les ma- 
ladies les plus dissemblables (gale, eczéma ^ éléphantiasis, 
éiy thème, etc.) Il y a certainement quelques aperçus in- 
génieux dans cette classification ; mais elle est [inférieure à 
celle de Willaii. L'ouvrage de M. Plumbe est remarquable, 
dans d'autres rapports, par les vues pratiques^ et par 
l'importance que l'auteur attache aux connexions des ma- 
ladies cutanées avec les états de la constitution. 

M. Derien (i) avait divisé les maladies de la peau en 
aiguës et en chroniques^ et proposé, comme secondaire, la 
distinction de ces maladies en essentielles et en symptoma* 
Uques. Pierre Frank (2) et Joseph Frank (3) ont également 
adopté la division des maladies de la peau en aiguës \exan- 
themata ) et en chronique (impetigines). Mais cette clas- 
sification , appliquée d'une manière rigoureuse , conduit à 
&ire, dans deux sections différentes, l'histoire d'une même 



(i) Derien (Jacques). JSssai ètune table synoptique des maladies de la peau. 111-4. 

Paris, 1806. 

4.. (9) Ffanck (Johan. Petr.). De (grandis homikum morbis epitome. Mannheim et 
Vienne, 1792. 

. (3)]Fraaok (Joseph). Praxecs medicœ umversœ^ prœcepta.'m^S. TAnnn\iS2i 
•r-VoK îH. IV \ De morbis cutis. 






ilrTEODUcnozr. xxrfij 

affection, suivant le mode lent ou rapide de son dévelop- 
pement et de ses progrès. Ainsi, l'urticaire aiguë est placée 
par J. Franck, dans une première classe, sous le nom 
à'uiticaria^ et Turticaire chronique, dans une seconde, 
sous celui d*urticatio. Le pemphigus aigu est décrit , dans 
une section,. sous le nom de bullœ ; et dans une autre, le 
pemphigus chronique figure sous celui de pemphigus. Dun 
autre côté, on peut avancer, contre l'opinion de J. Frank, 
que ràythème, le strophuius, l'herpès, Tecthyma, la teigne 
muqueuse, etc., ne sont pas constanunent des maladies 
chroniques , et que les furoncles ne sont pas toujours aigu9, 
P. Frank a divisé les exanthèmes en nus et en scabreux 
et les maladies impétigineuses en celles qui sont bornées à 
la superficie de la peau,. et en celles qui l'attaquent plus ou 
moins prrfondément. J. Frank a décrit à-peu-près, sans 
ordre, les maladies cutanées comprises dans ces deux 
groupes. La division secondaire, qu'il a adoptée, des mala- 
dies idiopathiques et symptomatiques, ne peut être em- 
ployée dans une classification pour la . division des sous- 
ordres; mais cette distinction est d'une utilité réelle, 
lorsqu'on l'applique à chaque maladie, en particulier. 

M. Alibert, dont les travaux ont une juste célébrité , a 
essayé de réunir les maladies de la peau en familles (i). 
Personne n'a saisi, avec plus de vivacité, les aspects des 
maladies, et n'a peint plus heureusement leurs principaux 
caractères. On remarque surtout ses descriptions delà teigne 



(i) Alibert. Précis théorique etprjiHque sur les maladies de la peau, in-S^avo]. 
première édit. Paris, 1810. -— ae édit. Paris 1822.—- Description des maladies de la 
peau observées à l'hôpital Saint-Louis, Paris, x825, fig. in»fol. : i** Teignes (T. fa- 
Tease, T. granulée, T. furfaraoée,T. amiantacée, T. muqueuse). — 2° Pliques 
(P.moltiforme, P. solitaire, P. en masse.) —• 3» Dartres (D. furfuracée,I>. squa- 
meuse, D. crustacée,D. rongeante, D, pustuleuse, D. phlycténoide , D. crythc- 
moîde.) — 40 Ephélides (E. lentifonne , E. hépat'tque, E. scorbutique). — 5° Cow- 
caoÏDEOu kéloïde. — 6** Lèpre (L. squnmeasc,L. crastacée, L tuberenleuse.) — 
7" PiAws (P. ruboïde, P. fongoïde.) — 8° IcHruYOSES (I. nacrée, I. coracc, T. 
pellagre) — 90 Syphii.ides (S. pustuleuse, S. végétante, S. ulcérée.) — io'> ScRO- 
'ULis (5. vulgaire, S. endémique.) iio PsoRiDas ( P. pustuleuse purulente , P. 
pvtulease vcsiealcuse , P. papuleose, P. crustaccc) ' 



• 



/m^eoÊe ({ûwuÉ^)^ de \a dartre nmgeém^ (lufius)^ delà 
ii^kie^ de la dartre squameuse humirle (eczéma flueni), de 
kt scrofule y de la syphilide^ etc. Le travail de M. Alibert se 
xiecoramande d'ailleurs par des remarques et des vues plra- 
tiqaes d*un grand intérêt, et par un grand jiombre d^ob* 
aerrations panâculières, destinées, soit à peindre les appa- 
reiiee$ rares de quelques formel de maladies, soit à dé- 
illontrer l'efficacité de quelques moyens thérapeutiques 
GÙ Tinfluence salutaire que les éruptions exercent quel- 
quefois sur la constitution, ou bien encore à montrer, 
les dangers de leur répercussion. M. Alibert a publié 
récemment un ouvragé plus complet (i) , dans lequel 
il a proposé une nouvelle classification. Le premier 
groupe ( dermatoses eczémateuses^ comprend des mala- 
dies inflammatoires ; le deuxième ( dermxiioses exaMhÀ' 
màteuses ) se compose è^éruptions fébriles ; le troisième 
(dermatoses teigneuses) est formé d'affections du cuir che- 
velu; les quatre groupes suivans renferment des affections 
constitutionnelles; le quatrième (^ dermatoses dartreuses) 
des étttpiions chroniques commîmes à tous les tégumens; le 
cinquième les dermatoses cancéreuses; le sixième les derma- 
toses lépreuses; le septième les dermatoses véroieuses ; \e 
huitième les dermatoses strumeuses ; le neuvième (derhuh, 
toses scabieuses) a.^ pour caractère général, de provoquer 
an prurit à la surface de la peau; le dixième ( dermatoses 
hémateuses) comprend les pétéchies^ le purpura; le onzième 
(dermatoses dyschrotnateuses) des chan^gemens de couleur 
de la peau; le douzième [dermatoses hétéromorphes) diverses 
altérations non classées. Cette classification (2) manque 

\. 

. (i) Alibert. Monographie des dermaioseg. a toI. m-8 , Pari», i83x 

(a) M. Paget (Essai sur les avantages de la méthode naturelle eompttrée aveê 
ta classification artificielle dans C étude des maladies de la peau. — Revue médicale 
année i8i3. — Ediob. mcd. and surg. journ. vol. xxxix, i833, p. a55. — vol. 
XL , p. i) a cherché % prouver qne la classification de M. Alibert était natareHe. 
Son opinion a été combattue , avec snccès , par M. Martins (Ch.) {Les précepteê 
de la méthode naturelle appliqués à la classification des maladies de la peau isk^^ 
1834), qui aurait dû reconnaître en même temps q«e la clataification de Willûi 



nmioDUCTioH. xxxîm 

d'onitëf Tanteiir a forme ses groupes tantôt d'après la 
nature inflammatoire des mabdies ou leur caractère fe* 
briie, tantôt d'après leur siège, leur couleur, ou d*après 
]eur causes, etc. En outre, il suffit de jeter un coup-d'œil 
sur les maladies comprises dans ces diiférens groupes , 
pour reconnaître rhétérogénéité des élëmens qui compo* 
sent plusieurs d entre eux; inconvénient qui n'est paa 
racheté, comme dans la classification de Willan, par des 
avantages réels pour le diagnostic. Ces groupes n'offrent 
d ailleurs que peu d'utilité pratique, si Ton en excepte ceux. 
des sjphilides et des affections strumeuses* 

MAI. Cazenave et Schedel ont adopté la classification de 
Willan, sans assigner une place au lupus, à la pellagre , 
aux syphilides, au purpura, à Téléphantiasis des Arabes et à 
la kéloîde (i). Leur ouvrage, fait sur le même plan que 
celui de Bateman , est , comme le sien , un très bon précis 
des principales maladies de la peau. Ils lont enrichi des 
observations de M. Biett sur le lupus et les éruptions véné« 
riennes qu'ils ont décrites avec soin; ils ont fait connaître le 
résultat des expériences de M.- Biett surTemploi de divers 
médicamens actifs, tels que les iqdures de mercure et Tio* 
dure de soufre, dont il a le premier étudié l'action et si* 
gnalé les avantages. Comme les pathologistes anglais et 
comme M. Biett, ils ont souvent conseillé radministration, 
à l'intérieur, de remèdes énergiques, tels que la teinture 
de capitharides et les priparations arsenicales, dans le 

w 

était artificielle, tout en en démontrant la snpériorité. M. Banmès {Lettre eTun 
médecin de province aux dermatophiUs des hojjiiaux dé Paris. Paris, i834 ) a oaé- 
eoQQu les avantages de la classification de Willan , a contesté à tort inutilité 
de la déteruiioatico de* *^»ècet , et a sttp{>osé grataitemenl qoe <îeax qui 
VaTaient «doptée, Vavaieiit pas tenu compte des autres apparences desma- 
Udie^ en expcteaot leurs caractères et leurs signes diagnoiiiqui-ai, Un reste, 
ii a ev raUon d'insister sur l*iœporiance de rélude des causes et 4es autree 
eooditions qui précèdent ou accompagnent le défeloppement dea BaUdies ào 
li peau.. 

(i) CêmeaMwm «t SebedeU Jhrégé fnUigttê 4h m«Mm 40 h pMM. m^ Pvii 
l'^édit iSaS.— a« édit. xa33. 



id nmuutiTcnoir.' 

traitement des maladies chroniques de la peau, invétéréea 
et rebelles. Le travail de M. Gibert (i)., se fait remarquer 
par plus d'ërudition , par quelques faits particuliers coocâs, 
mais bieu choisis, par des remarques pratiques sur les 
maladies de la peau , considérée» dans leurs rapports 
arec la constit^tioii «t divers états morbides. Sa dasiû- 
fication, conforme à celle de Willan, en a les araotages et 
les inconvémens. 

M. StruTc (a)j dans une classification sYstématiqm des 
maladies de la pca^u, a indiqué presque toutes les variétés 
connues. M. Wilkinson^S) a fait. sur le traitement des ma 
ladies de la peau des remarques importantes. La brochure 
de M. KeisoQ (4) n't^re aucun intérêt. 

M. M. Ë, Grimaud (5) a parUgé les maladies de la peati 
en quatre ordres ( i" maladies du corps réticulaire ; 3° ma- 
ladies des papilles^ 'i'> maladies des cavités înfuadibili- 
formes ; ■4," maladies des follicules ). . 

Balter avait divisé les maladies ouianées en deux cla^ses^ 
dont l'une ( maladies Àpidermiques) comprenait les squa- 
mes , les vésîcides et les bulles ; et l'autre (maladies du 
derme) embrassait les papules, les tubercules et les pustu- 
les. M. Craigie (6) a également distribué les maladies cu- 
tanées d'après un ordre anatomiqae , qui correspond à 
celui de Willan. 

M. Dendy.(7) les a classées, d'après un point de vue 
purement étiologique, dont l'utilité est plus spéciale 
chez les enfans ( i° maladies symptomatiques des dé- 
sordres du canal alimentaire; a" maladies sjmptomatï- 



{i)QSlMirt.Kaiiiifldtt maUiif ipéciaJetdala paaa,'m-t-i, tS3<. 

(a) Smre(Lacl, Aiiï.)..ïrH<9»'"norismn <:iiMiuorvmIa>fal.fig.B«rlin, itaj). 
(4 WiUûiitiin (J. H.). Renarkt w _ - . . 

(i) KïliOB (T.U.). A/aw hintt nUtiye 
{S) LaAciae frtmçaUe, (S3l, p. 317. 
(6) CtK^w.EUinenUo/geiunlandpathologicaliuuttBmyaS.hanAotl.iZM. 
(7J I>aadT(WalMr). IVtiKùf^rtfCKMiMOK/ dùttiit àmdmlal tv cUUhoad, 
hi.ft.I«adoD(iSa7, 



qnes des Mnons des fenctioiis d assiinilatieii ; S« maladie» 
sjtnptomatiqaes d'excitémens extemet et d'une idiosyn* 
crasie particulière; 4° maladies produites par des infections 
spécifiques; S^ maladies locales sans dérangement con* 
stitntionnel.) 

Ch. Billard (i) a dit {uelques obsenrationa sur les mak- 
dies de la peau chez les enfans, et les a distribuées d'après 
la classification de Willan. 

HM. Unger (a) et J. L. SchSnIân (3) <mt om entretoir 
{uelques rapports entre les maladies de la peau et oe qu'ils 
tppellent les exanthèmes des plantes. 

J« Fantonetti (4) a fait une addition importante sur la 
pellagre, mon ouvrage, dans la traduction italienne qu'il 
en a donnée et AL Dickinson (5) l'a rendu plus élémen- 
taire, en supprimant les observations particulières. 

Pour compléter cet aperçu (6) sur les travaux des hommes 
qui ont contribué, par des observations générales, par la 
publication de faits particuliers, par des études spéciales 
et par des traités ex professa y enfin par des recherches 
d'érudition ou des ouvrages d'enseignement élémen- 
taire j a éclairer les maladies de la peau ; il me resterait 
i rappeler un grand nombre de Monographies sur près- 



(i) Billard (Ch.). Tnùtè des maladiet des enfans uoupeau-nés et à la mamelle» 
ÎH-S. Paris, i8a8. — a^ édition , a^ec notes, Paris i833, in-8. 

(a) Un^er. Die Exanthème der PJlanzen pathogenedsch und nosogpaphieh dar» 
gesteilt. Vienne i833. 

(3) Schônlein*s AUgemeine und specielU Pathologie und Thérapie, Wursbnrg, 

mS, x832. 

(4) Fantonetti (G. B.). Trattato teorico e pratico dei mali deHa pelle, Milano, i83o. 

(5) Dickinson (Will.). TreaHse on diseases ofthe skin. in-8. London , i833. 

(6) J'indiqae ici qaelqnes oarrages que je n*ai pn consulter : Atsbury. Dise, 
ie morbis cutaneis, Edinb. 1787. — Boncursius ^Bartbol.). Opuseulum de malis 
txtemis. Bonon. x656. 80. — Cartheuser. Dise, de potioribus morbis cutaneis, 
Franeof. ad Viadrum, 1760. — Dimsdale. 2>w. de morbis cutaneis.l&dinhurgh, 1773* 
— A'Dobscfaa (F.). De cute et de morbis cutaneis, Jenae, i8o5. — Hartmann. Diss0 
ie cutis ex terioris morbis, Begiom. 1736. — Jessenius (J.). De cute et cutaneis a/' 
feetibus. Praegae, 1611. — Jenftlamn. Diss, de morbis cutaneis. Erlangae» Z77X. — 
Kcbel. Diss. antiquitates morborum cutaneorum sis tans, Giessse, l'J^» -— Scbnlit* 
Diu, da cutis ex terioris morbis, Balae, 1740. 



qat toutes ka afféotîoii$ ^^utane^a^ et pUiâeurs me- 
moires relatifs à des expérieiiçes thérapeutiques». Ces in- 
dicaticms seront mieux placées dans les généralités sur 
le traitequent des inflammations aiguës et chroniques de 
la pea«| ou dans Y Historique qui termine la description 
de clique maladie; mais je dois mentionner,, ici, les re- 
cherches de Dazille (i) sur les maladies de la peau .chez les 
nègres; celles de Horace Aymon Wilson (2), sur les mala- 
dies de la peau chea( les Indous ; et. les belles recherches 
d' Adams (3) sur les poisons morbides^ 



(x) Daxîtte. O^. m* les malaâie» de* nègres, a toLIq-S, ParUf 1782. 

(a) Wibon (Eoraoa Ajkoii } a puUié im Mémoire, sur la lèpre des Indous oa 
Knibfiif «or va onlargiMcnifiit morbide de la pean de la oniMe, lar im cas d'é- 
largissement de la pean du col dans les toI. z et ly des Transaedons ofAemedieai 
andphysicsi sœùtrof CaLmtta, in-8 , z8ao— iSaS. On tronre danif le même re^ 
«jndl nnéas cniiens de nuûadie pédieaUUre impHye : les insectes étaient très pe* 
tits, nais Tisibles à l'œil nn. 

(3) ▲dans. Ohs, on wiorMpoUom tkromc ttndactue, la^* lig. Londost 1807^ 



TRAITE 



1 . 



TB]|01iI<^XJÉ Ét>Ri.TIQU|i 



ttà» 



MALADIES DE LA PEAU. 



' ouÉsmeAinoir« 

5* !• Tià compris, dans cet ouvrage; sou3 le nom de 
Maladies de la Peau , toutes celles qui se manifestent à 
IVictériearduocQpps, par quelques caractères distinctits. Plu- 
sieurs 4e cet maladîea sont précédées, accompagnées ou 
suivies de la lésion d'un ou de plusieurs autres tissus, et 
quelquefois de modifieations du sang \ l'altération de la 
peauqaî les caractérise, n'est, en fait^ qu'un de leurs prin* 
dpaux élémens, 

$. 3. L'iétude des maladies de la peau exige comme con- 
naissances préliminaires, celle de sa conformation, de sa 
structure et de ses fonctions. Ces maladies se rattachent 
naturellement à deux divisions principales, suivant qu'elles 
affectent primitivement la peau elle-même ou ses annexes. 

$. 3. La peau peut être le siège xle plaies, d'inflamma- 
tions aiguës ou chroniques, d^anémie, de congestions, d'hé- 
morrhagies, de névroses^ de décolorations et de colorations 
accidentelles, de vices de conformation et d'altérations de 
texture. Les dépendances de la peau, c^est-à-dire les ongles 
et les poils, offrent aussi quelquefois des dispositions anor- 
males, consécutives à diverses altérations des parties qui 
fournissent ces appendices* En outre, quelques animaux 
peuvent accidentellement naître, vivre et se reproduire à 
U sur&ce «t dans l'épaisseur d^ la peau. 

t. i 



§. 4. Le tableau suivant indique a-Ia-fois les noms des 
principales altérations de la peau et de sesjiëpendances, et 
Tordre dafis ie^tiereiré5^éèi*ohf8a(:nb^t^em^ 
plaies étant naturellement du domaine de la chirurgie^ 
il n'en sera point fait mention dans cet ouvrage* Je 
me Mra|§ Clément albst^a de p§^e^^(^ qi|elques^ ay t^s 
maltufids: ootièiemjÉEt Àr^Ogécts ^ jkÀk ^ M vahiÉÈ dltii s 
leur début, si leur véritable siège avait été plus généra- 
lement connu ) et sL)& n?agaiai ejipf^ra jeter quelques lu- 
mières sur leur nature et leur traitement; mais je n'ai pas 
cru devoir comprendwpcr fjlaw- «^ UbUau , plusieurs ma- 
ladies peu connues [Bouton d'Alep, RadesygCy Plan, etc . ), 
dont >'air6iégi^ la xlescriptioa daof le fTocabulaire^ 

r tfrdfeâre.'-^ «uùDidièitfef artfBdtb. 
a>° BÊdtnum.t ^ VémMf^vm ^ rafipd» — 
' BoUes arUficielles (ampoale , -rni- 

y* ^esieuUuse*, H«rp^».eeiéma» &y* 
étêtfftim, gftto, iMt9t>-!nAdîpi«<» 
sadanûna. Vésicales-mrtificfellM. 

( yarioelle, rariole) j Àaulimu Tatf* 
dnaies ( raaclMr vMaiaelW^ i 



gmnmi i. I cooperoia, STCosif ,âaipêtif». fa- 



SECTION 1**. 



OUKItBl*'. 



A <ui« sairia 
fiirBM élé-' 
mentatirc 



dvlapM». ■ tribttée» d'après 
l»«onibf« etlêri 
forme de lears 

uirea. 



tw-, etetliyiaab —^ VHÉtatte a|Ufi* 

ciellet* 

9* JiWivwiiAftirir. Oxt«ÀiiiÀ^; cfar, 
. anthrax^ 

6* GtigriMUief, Ptttlalé nnH^.' -^ 
- Charbo^.yéopAMtKpInîdii. 
7» Paptdêutet. Sbopliaias , Cdiitt t 

pmriff». ^ Pyl» arli.^iiWI Wj, 
S"* ^iMM«iu«i. Pityriai» , peoriaaia « 

lèpre» peltefM» ^-r 9|qi«im «rtifi^ 
oenes. 
f* Taimrirfwiiefe iMfm » ■ éKpl— rt» 

sis des Qrees, caoMr* «^ T|ib«rcale§ 



(dingttfaeaiir. 

{ItfanfMrtiattaKii 
Balleuse, 
OtBgmpMose. 
formes été- \ / Bianthèmatense , b^ 

I tabercoliUM » 



^ OunviB II. 




I ruMUMUC «tiuMa 



tiuMim fbllioUfVMt. 



3 









tartlMfii. 



. t 

t • 



VI. 






l•s<D^ul du Mt 



a«4«pigstai. 



/BsiUtttiM.dUaamrtiMi, àbolltiMi.4« hmariMIid 

^illtiktfy^ i 4>Mèp«vllimi4«lèl»t«M«ltWMitf, MMdM- 

Déeol0rmtiom t Ltoeo* 
patbi* ftatml* oo 
partielU. 

CMM«li«ii metkbnttlUt 
mmfi piframiUirM , 
MmU», l«nUra. 
CDioasiaat bmImut* 
ai«,leUr*t— teiote 
brossé* éê la ptaa 
prodlailsMr r«sag« 
laierM oa aitrat» 
dTargaat* 

IAUaaoa , épainiM^ 
oioMconiM» oon» 
datqaaaurtioa dta 
BoaT«aa>Bét. 

Caâmaa I. ] Oajzisi «bcaoea , cMaald* dértloppeiarat , aecfoit» 
AltiratioB dta OA* I ataMal dèattaré das oaf Im t ebaafwant da coa* 
flat etdelajpeao i laar , tachât , da sqaanutioa , diata at laprodae» 
«fai Ut foarnit. ) tioa dtt oaglat , atc 
CaArnaa 11. \ 
dépaadaneas \AItératiand«tpoib I laflammatioa dtt balbtt dat poib ;Sl{qaa , coloratioa 
dalapaaa. J et d«8ibUicaUt\ aoeidtntelU, canitit, alopéeia • teotrafa dat cha* 
qai Ut_ prodai- 1 Ttax , tista piUaz aeddantal , ate. 
tcnt. J 

^^a^ obtar. } iainimit. ( ^-ïl ^ f *"• ^^ '^^^ '^r^'" ^~ nouretu-ajU ) , «a- 
tt lia tuf ^^d 1 ^^^^^ 1 t»***» inorganiqutt. — Coloratioot a rtifielallaa. 

la paaB« dant l'éptit- ^ [ Pêdieulus 9»rporis, pedieuiiu eapitis , fdicmluM puhit t 

tcur «m ao*d«toat da> animét* I pnlts irritant, pûlea ptn»tmmi mstnui JUiwim m» 
catta mambrana. S | éimtiuù, . 

SBCTION lY. 1 

Maladia priaytÎTtmaDl étrtnfArel 

à la paao, mait qai lai imprime > Éiéphantiatii det^Arabet. 

^aalqoefoit det ahérationt par* i 

ticolMraa. / 

$• 5. Toutes les maladies indiquëes dans ces différens 
groupes ^ se manifestent à la surface externe des tëgumens 
par quelques caractères di^tinctifs. Dans toutes^ la peau est 



sBcnodciL 

Altération dat 



4 CLASSmCAHON. 

plus OU moins affectée; mais il en est qui sont précëdées 
ou accompagnées de symptômes fébriles ou d'antres lésions 
fondaïuenlaleft. Enfin, il en est un grand ItOmbre qui, 
indépendamment des altérations de la peau, qui les re* 
présentent extérieurement , sont évideinment Uées à des 
étais morbidea du sang^ ^ du système nerveux on de 
lïertàiâs organes. Les maladies de la peau doivent donc 
|tre étudiées au-delà de leurs apparences extérieures. 



« C ««a^* • ^»' • • • 4* 



... - , . -^ 

■ : ■ 1 •>' 



. I ■ 



I • . 



r^ Jw 



ff Si V^ i ?WT^r'*g7ÇTÏpg^7^H^^ S ^yTW6V? y3C8SB^^ 



PREMIÈRE SECTION, 



MALADIES DE I<A PEAU, 



^ I » 



CHAPITRE PREMIER. 



INFLAMMATIONS DE LA PEAU. 

$• 6. Je réunis sous le nom générique d^inflammaiiona 
de lapeauj toutes les maladies qui sont caractérisées exté- 
rieurement par Paccumulation du sang, dans un point, une 
région ou la totalité de la surface de cette membrane dé- 
tenue le siège de sensations morbides; phénomène suiri de 
résolution, de desquamation , de sécrétion accidentelle ou 
d'ulcération des parties affectées. 

$• 7. Ces maladies, aussi nombreuses que variées, étu« 
diées d'une manière générale dans leurs caractères exté* 
rieurs , c'est-à-dire dans ceux qui sont à-la-fois les plus 
constans et le plus facilement appréciables , se montrent 
dans leur élai , sous des apparences qui peuvent être ré-> 
duites à huit formes principales : 

1» Les Exanthèmeê y caractérisés par une teinte rouge 
générale de la peau, ou par des taches rouget ou rbugeâ« 
très, distinctes et disséminées à sa surface,' ef qùt se ter- 
minent par résolution, délitescence, ou desquamation* 

3^ Les Bulles ^ ou petites tumeurs aqueuses, ordinaire-* 
ment transparentes , formées par un épanèbemeilt^'dé^^ 



y 



6 imvLiMNkrtojxs de i^k vrlv. 

loshé ou do lymphe coagulable, au-dessous derépîderme 
soulevé. 

3' Les Vésicules ^ ou petites élevures séreuses, trans- 
parentes, différant des bulles par un moindre volume, et 
form^ei |âj- nj^e §f>\^\e^é^tî^Qiffpé\i 4ifp$Sj|^ ifvec ou 
sans lymphe coagulable au-dessous de l'épiderme. Ces pe- 
tites gouttes de sérosité peuvent être résorbées ou s'épan- 
cher à la surface de la peau, après la rupture des vésicules. 
Celles-ci sont suivies de descjuamation, d'excoriations su- 
perficielles, ou iethpttftofW pMT de petifiq^ croûtes minces et 
lamelleuses. 

4** Les Pwô^/w/é'«^ouélevures purulentes, formées par du 
pus ouubèiîun)^rnioi4)iâefinoB séreuse, ^léposéesoit dans 
un follicule, soit au-dessous de l'épiderme ou dans les 
aréoles du d^ine. Ltô |Hi6ti»ie9 se dewèckflfnt wndinaire- 
ment sous la forme de croûtes dures et épaisses, qui ca- 
chet . ^.^I^e^is 4|S8 e^cor^tious çiji^es^ilçéraiiç^splus 
|]^u pfiQiiis pro^ndes. 

b^ . 1^(38 Papules , cm .^ev:pres soUd^ -^ ffésU^twt^, pr^ 
qfre.toujour^ ficccm^pugn^es f|^ détnan^aisos ^ se temiinant 
. p9ri:^si^tip|} ou desqtiain^tipii ^ loi:s^',e}l(^ pe^pn^p^s 
.4tété<^ pf^r 1^ «QXig^es^ 

6^ Les Squames, fornfuéespiM: 4es]$m)€;3 pi^ J^ip^l^ d'é- 
.jp^erx^fs^l^éréet $(ë:c^ qui ^e détacbient coAUmielleœent 

7?.Jit^ JTff^cfCff/^, lyi prîtes tumeprs/^oUde^^çircpo- 
,$cfU(e$;,;P^fsi^finUsi^pUis fx>lumiuef^ que 1^ papnl^j 
.«ç tçrwft^fit j)9X T^jwJwjioR^indu^^^ par- 

tielle, ou par ulcération. . 

.[gye39^-ç^i^é'^tjiiiter-aréoJaî^^^ et qui se te^- 

niineif^.*jp/i^ J^ç.l^gl^sipn. jd'ttW hourh^Uon, 
vS^3uf,%M^ for^^es.çe peij.Kfnt,Alrp,cpp|ii<|érée8 



«e ae iraoaGMrjiieal ^jHnnt toutes les tmes dans hs «iilr^^ à 
V aide d'IrrîUiifnis âiiîficieUes et gredpées. Pltisieurs se 
déweUrffieaijàanê des ëWmens distincts de la pean» et se 
montrent constamment afeo les mêmes caractères, lors- 
qu'elles se déclarent, de nouveau, après une disparition 
plus ou JOQÎns loi^u^ Quant & la naus^ spéciale en 
vertu de laquelle l'inflammation de la peau se manifeste 
plut^pig: upa Tésionle iqoe jpar mi^ papule ^ on se pré- 
sente SOV3 la Airne «squameuse, eUe ast ancore inconnue. 
5* 9f Tontep les in.flammaiions de Ja peau , Bors celles 
fui sont désignées sous le nom de gangreneuses, et dont 
la forme élémentaire est variable et peu connue, peuvent 
^tre fàçH^meut rattachées , dans leur état, â une ou à plu-* 
sieoira de ces formes, dont les caractères sont poaîtiis et 
facilespent appréciables. 

INFUMAIATIONS. 

^$* L ji sme seule form&élémenUùre. 

i*^ JSMMihémaÉeuses r Ery thème, érysipèle, rougeole^ 
roséole, scarlatine, urticaire; exanthèmes artificiels. 

3^ BuUeuees s Pemphigns, nipia, bulles artificielles (am- 
poule, vésicatoire ). 

5^ Visiculeuses ; Herpès, sndamina, eczéma , hydrargy- 
rie, gale, suette-miliaire; vésicules artificielles. 

4® Pusèuleuses : Eruptions varioliqucs ( varicelle , va- 
riole), éruptions vaccinales (vaccine, vaccinelle); 
couperose, acné^ sycosis, impétigo, favus, eclby- 

ma^ pustules artificielles. 

5® Furanûideusee : Oi^eoiet , clou» anthrax. 

S^^^tmgréneuseiis iJfQêiixle maligne, charbon i înflaanwia* 
tion gangreneitse typhoïde. 

7*" Populeuses: Staopbnlus , Uchen , prurigo j papules ar- 
tificielles. ■ 



â mPLAMMÀTIOirS M 14 PtkXX 

8^ SéjvameuseejVltyiiQSis^'psoTÏkshiMfre^ pellagre* 
îirflainmations squameuse» artificIeHes» 

^\ Tuberculeuses: Lupus, ëUpfiantiasb 4ei <ï|:^ ^ cw 
cer; tubercules artificiels* 

$• IL A plusieurs jxHrmèé ilémentairesé 

x^ i7m2f/r0^^ exantbëmateusey bulleuse, gangreneuse. 

n^ Engelures^ exantbématense> buileuse, gangreneuse. 

3^ Syphilides^ e^tanibémateuse^ vésiculeuëé, bùlleusen 
pustuleuse^ papuleuse^ squameuse^ tuberculeuse et yëgë- 
tante. 

$. 10. J^ai déjà signalé les principaux dëFauts de cette 
classification. Le plus grave , sans doute^ est de réunir 
dans plusieurs groupes des affections étrangères les unes 
aux autres '|)ar leur marcbe et leur traitement, et d'en 
séparer d*autres, telles f\ue \^ fièvres éruptives, qui 
ont entre elles une analogie si frappante; mais ces graves 
inconvéniens, que je ne veux point dissimuler, sont com* 
pensés par la rapidité et la précision du diagnostic à l'aide 
de la méthode artificielle que nous avons adoptée i et cet 
avantage, en dernière analyse, est le principal et peut<r 
être le seul qu*on puisse espérer^ dans l'état actuel de la 
science, d'une classification nosologique. 

$.11. Dans cette énumération des inflammations de la 
peav, je n'ai point dû &ire mention des ulcères. Jamais ils 
ne constituent une altération primitive ou arrivée i son 
éiaL Ils succèdent constamment à des abcès sous-^cutanés 
ou à des inflammations vésiculeuses, pustuleuses tuber* 
culeuses^ etc. D'ailleurs la description des ulcères ne peut*» 
être détacbée du tableau des diverses inflammations qui les 
■ptodutsent. Par la même raison , j'ai rattaché la desorip- 
lion des gerçures et des crevasses aux maladies qui don- 
nent lieu à leur formation (érytb^noie^ eczéma^ licbenii 
l^riasis , sypbil||cl^ i etc. \ 



' càtàCTiua» ^ 

$• )9. LoÊ ercûUê Ibrméf par les homcui» d ep g^é ci et 
desséchées k la snrfiice de la peau nloMe oa non aloërëe» 
ne pouTâienl être prises doq plut pour oaradèredisliiictîf 
d'un genre. Indépendamment qu'ayant d'ilre €roûtêU9eê ^ 
lesmaJadiessontTësiculeusesy pustulenseS|bnllens6i9etG.,un 
groupe formé d'après ce point de Tue eût été pins Tagoe 
qu'aucun de ceux: que nous avons adoptés. Mais étudiées 
comme phénomène secondaire , les croates présentent ^ 
dans leur mode de formation , dans leurs dimensions y lenr 
couleur^ leur adhérence 9 eto« , des particularités propres à 
caractériser certaines espèces ( &tos 9 rupia , etc. )• 

S* i5. Uanalyêe {Mimique des bumeu» morbides, li* 
quides on desséchées 9 produites par la peau malade, ne 
peut fournir quedes caractères d'un intérêt très secondaire ; 
cependant lesanalyses des humeurs de la vaccine^ delà ta* 
ride vraie ou modifiée^ du favus, des tumeurs mélaniques, 
etc., ont offert des résultats qui prouvent inoonlestable» 
ment qu'il ne faut repousser aucun genre d'investigation. 

§, i4. La même remarque est applicable & quelques 
autres altérations oonsécutivea. Ainsi les iaehêê pigmen^ 
iairea formées par le dépdt d'une certaine quantité de 
sang dana le tissu de la peau ; la desquamaiion furfureunie 
del'épiderme, produite par certaines inflammations papu- 
leases ou vésiculeuses ; les ctcatricea que laissent à leur 
suite la variole , le zona y le rupia , la vaccine ^ le lupos , les 
syphilides ulcérées, etc.^ pfficnt des caractères qui décèlent 
leur origine à l'œil d'un praticien exercé. 

$• i5. Lorsqu'une inflammation cutanée s'étend aux 
membranes muqueuses, celles-ci offrent quelquefois 
distinctement les mêmes formes pblegmasiques que la 
peau. Cependant la différence de structure de ces deux 
divisions du système cutané apporte nécessairement 
des modifications dans le développement et l'apparence 
des diverses' formes de l'inflammation à leur surface. 
£n wtre|.ks symptômes particuliers è chacune 4'eUeai 



^o nrFLAMMftiMRra Mrxà n^u» 

faokti^/taWv mt lajpeau^ wat Weii plm dbtCHM sié les 
mtriDbraocB «Hiq'uetMefi. 

kl peau , les unes but eonstamoMU utH ^*rehe ^i^^ cTd 
richronique-; Ub autres ;, MiîfaDtquei'aeCiM dea/eMae^^qui 
k» fimluiaent est peraiànenta oa paasagèrcr, pei»r4Bfit^ 
montrer «oiifl l'une 0ii 'HatrtrA de ces foritteè. 

J. 17. Xiet-pMnomèaesl^oatis, tes plu»^e«knti|n84et%tt- 
flMaBMtion, la rmigeup^, la doySleur^ le oAiMiM^'^ tli #*• 
jmMir, pFëBenleiit dens les {>klegmesies eUfeiiéeà-tMefeille 
de nuances et de variétés qtie l'j^xposavki iitee détflM'^ea 
:&jsant l^htatcire îndividiieHe de ehacufle d'uilés. 

f. tB^ La rougeur est «m {^Domine eoiMant') eilt 
qu^eile eooatilue le ^ cifraotère le plus apparMt de nii- 
Âainnaation , eônkime dans les exanâièmes , aeit qnf^e 
ne puisse étrâ 'fedlement appfréoîjkbiê ^ôf^avaifl la feruia- 
ti<Mi ou apràs la ruptore des^éstdules, des bulleserdes 
pQsliiles, on après te eh ute dsa squames et des fiirftires. 
Cette vottgenri légère et fugace dans la i^oséele , vif» et 
animée dans la socirlatîne^ a pour oaraotère distinctif de 
disperattre par la pression , et de se rétatflir prompteittent 
kH«qu*on la cesse. Oe ti^est «que dans quelques cas exeep- 
tionods, «asM pliis fréquens qn'oâ ne le croât générale- 
ment, que ia rougeur tte dispavatt pas complètement. 
Alors mie- certaine quantité de sang a été déposée dans le 
•tissu de la peau. Lorsque la rougeur s'éranouit, elle lai^ée 
à sa suite, surtout dans les inflammations tésiculeusMy 
pustuleuses, buUeiises;, ete. ^ des teintes brunâtres on |au« 
nfttres qi|i s^ffiieentarec le temps. 

$• 19. Le démangeaison, lachalenr, la cuisson, la brft- 
iure, la tension, le sentiment d'éroÂon, etc., sont aq- 
taiit'deibrMes soos lesquelles la douleuhtie la peanenflam- 
mée pont se'tnonfrev, A chacune se rattachent ^u ne fente 
deveancet caraoléristûqoee 4e quelques espèces de mah- 
. dies ^le déaaangeaîsott «des çaraotAi^ pca.^ulieilide«sla 



\ 



gale f k pruijgOf Feeiàiia et TuriicAire^ It atntiniMli dt ki 
chaleui , âore daiM VérjùptAe, cb«ttd et biialanl dàna b 
4)carialiiie 9 ait plus pt^ononoë tncore dans rbj^lnurgynt. 
Enfin 9 aï fduaUun pbkgmaawa culanéea mml accoœiMih- 
gnéea da dëmangeakona «iolentei et întoiérablea, d'antras 
n'excitent paaordinairecneDt le phis lëgerprai*il(syphilide^« 

^. do. La peau enflammée ne donne plua cetle ôensatiMi 
de cbàkur 49U9e.€i balilueuae, qu'on peiçok dana l'élat 
^ain.L^a^gmentation de la chaleur eat appcàciahleau thaïe- 
momi&re dans la plupait des inflaromatîont Mguea» aur^ 
tout dana la acarlaline et rbydrargyrie ; elle eat nulle ou 
insensible dan3 les infikunmatîona chroniques. Sous le^rap* 
port de kl aensation > la chaleur parait au malade légère 
i>a peoMftense, douce ou âcreetniordioante^etsoaveiit 
plus âeirée qu'eUe ne Test rMlemant^r 

S* 33 • La iuméfactàon de la peau, facilement appfféciflbie 
dana quelques îaflamm*tiona aiguës (éiyaipèie , uriioaire , 
tarî(^9 «ry thema nodoêum^ anthrax, aie»), est pou sensiUe 
dans quelques autres ( roséole ^ pityriaaia , ctc« )• La tumé- 
faction apparente de la peau, dans la plupart des caa^ est 
due au moins an partie , à celle du tissu oeUntaire sous^u* 
tané correspondant. 

§ 93. JLea fonctions de la peau sont toujours plus ou 
mcHin altérées par les inflammations aiguës de cette raem- 
ibrane. ha perapiration cutanée (i) peut être diminuée ou 
suspendue comme dans le summum de l'éruption de la 
scarlatine, ou augmentée comme dans la buelte-miliaire, 
ou modifiéa-sous le rapport de se9 propriétés pliysiqi^es et 
chimiques. La sécrétion de l'humeur huUeuêe (s), qMi 
dans rétat saiu est déposée sur la siufape de la peau 9 est 

(x) Cmikuhank (William). Expeiiments onthe insensible perspiration ofthe hw 
mtmhodft shewiftg iu^f^ffittitjr êà rt^pirationi S**, a éd., Lond., 1795. — B.oth 
(C^-BL-G.). Sits, de fran^imêiaite euUned^ m^mlièfrii emhns ammaUe hunmm ctpt- 
servatiani insfrviénfe^ ^tç»f Habe , 1793. — « StaU (G.-£.). iM««. de timm^finUiaue 

(2) Lndwig tt Gnitnnaciier. De kumore eiUemiiuvgtMtBiiaf^i% Otirta,ffiptff. 



^M t^FtàMHÂTIokô IfÈ LÀ f£ilV. 

-toùl-à-fait 5iU8pendue dans les inflammations squameuses, 
'8ur les points aSectë^é Ce défaut de sécrétion est surtout 
tris remarquable dans le pityriasis du cuir chevelu , sur les 
plaques squaimenses de la lèpre ot du psoriasis H|vé4eré, etc. 
• Quant à la sécrétion de V humeur sébacée , elle est sus- 
.pendue daiïs les mêmes conditions; mais elle est é?idem<- 
ment augmentée dans une variété d'acné {Ac. punctaia)% 
en outre elle est modifiée dans certains impétigo , dont 
l'humeur, qui a plutôt l'apparence du miel ou d'une forte 
«olution de gomme que de véritable pus, suinte des folli- 
cules; enfin 9 cette sécrétion est évidemment remplacée par 
celle d'une humeur contagieuse, dans le favus« 

%• 1»5. La séci*étion de Vépiderme est elle-même loujoui^ 
plus ou moins modifiée dans presque toutes les inflamma- 
tions et particulièrement dans celles qu'on a désignées sous 
le liom de equameueea ; des humeurs séreuses ( inflamma- 
tions uésiùuleuaes ) , ou pnrulentes ( inflammations /^ua/ii** 
ifiMe^ ) sont quelquefois déposées entre cette membrane et 
le chorion, ou dans la cavité des follicules. 

La production des ongles et des poils peut aussi préseiH 
ter des modifications remarquables^ que je ferai connaili^ 
en traitant de leurs altérations. 

5* ^^* Quant à la faculté absorbante de la peau , et (i) 
au dégagement de gaz (2)à la surface du corps, ces phéno- 
mènes en santé et en maladie, admis par quelques observa* 
tenrs et contestés par d'autres, réclament de nouvelles 
recherches. 

J. 35. Symptômes généraux. — Toute inflammation de 
la peau, aiguës intense ou de quelque étendue, est accom- 
pagnée d'une fièvre plus ou moins vive; souvent aussi cette 



(i) VVtftraiBb. Sur fa/aevUé absùrbmte de la peam (JouriK hebdomad., t. i, 
- p. sgo, eC BaUetia des teiences médic. de Ferrussac, t. xix, p. 20). >— Ijarpeiit, 
de wçmtiê ahiorhmHê (BbU. des sciences ined.de Ferr., t. xvii, p. 334). 

(a) ColUrd de Bfaitîgny. Exhalmtims ^azeutâê de Im Pé^m. (BulU d«t fcienoM 

•' lléd.'4t 9irt«, Vszm, ^ 9.) 



fièrre précède PappâiritioD de la cbeleor et mime Paltér«« 
lion des tégomens. 

Ces sympt^es précanetmscmt très remarquables dané 
quelques inflammaticms aigoSs (la rougeole, la scarlatiiiey 
la varicdle, k yaiîolei la miliaire) , désignées par un grand 
nombre d'auteurs sons le nom defièpreê irujMpeê (i)i 
Dans ces ajBfocdons , la fièrre et les symptômes générauiê 
précèdent de plusieurs jours les apparences morindes de 
la peau ^ qui alortf n'est ni douloureuse , ni altérée dans ses 
priiicipaIes&nctîons.Qûe!ques-unssont même d'opinionque 
ces symptdmes ou celte fièvre constitue plus ces maladies 
irtq^pes^ que Féruption elle-même* On cite des exein- 
]to de fi^rres varioleuse, miliaire, morbilleuse, etc. , sans 
éruption. Ce qui est certain , c'est que le trouble général 
des fonctions doit être pris en grande considération dans 
Fappréciation des phénomènes de ces maladies et dans les 
r^les de leur traitement. On voit aussi des érysipèles et 
des urticaires survenir , sans cause appréciable, après nn 
oa deux jours db fièfre. Les dénominations de fiè9r0 èry^ 
•ipélcUeuBe Aefièçre ortiie^ employées par quelques au-» 
teurs^ expriment une certaine analogie entre ces maladies 
et les fièvres éruptives. La fièvre cesse quelquefois et di- 
minue toujours au moment de Féruption* Plusieurs in» 
flammations internes et notamment des angines se déve«> 
loppent de la même manière , & la suite d'un mouvement 
fibrile. Enfin quelques affections cutanées ont des symp- 
tômes précurseurs non féhrUea : ce sont des douleurs plus 
oa moins vives, comme dans Fherpès zosier et dans l'her- 
pès pA/^e^noirfe, et qui survivent quelquefois & la dispa* 
rition de ces éruptions* 

$ fi6. Le temps qui s'écoule entre Faction des causes 

(i) Snasso (D.L.}. itfbr^rum exiuuhêmalicorum dêscriptùmU^ uhtdamm/Umâ an- 
ibiatag, épecuHeH,eic. 1x1-4. Amftelod» — Chanel (C. t c). An im exanAemaie mono 
•efehriU morèur sit Mtu inin/lammatùme eutUP I]i-4* ^ti^ zSsg.— EieUioni(H}. 
BâMdhmeh mber dk BekandUuig wtd Ferkùtuiîg der Coniagûu^Ssherkaftén Bxam^ 
&«•#,«<«.} r^Serlia, iS3i. (iaalyit par Hlâltré. Ç^^ inii.iS334ia-4«,p* S9I 



jr^ mFLAMMjaaK>M&. 931^ XÀ pejlu. 

fl949ÎQQPQ* à^r 1» yaifiisAi^jf de la scarlatiiv? y de U tougie^i 
de la yaricelle^ de la suette-miiiaîre, cl le développement 
d/e li^nvB, prewei» phénoaièaes appréciables ^ a élé désigné 
savM le nom d^infiubaUon. Sa durée yârie suivant lea .e8«^ 
pèçes. Dans les ujialadies chroalques ^ susceptibles de se 
IrimsmeUi'e par i4;iocu(atiQOy la dui*ée de cette période Tarie 
foiMifealeaiept suivant les espèces* de maladies « mais onH 
cqrejoiiVMA [^.individus qiiiles.contracteat. 4'AatraiiaBC4?» 
sipu da rseppe^rc^ ri^itdânarbHtoire de la g^e^da &vit%j 
del^^pfallîSfCto, 

: $,.'?- Qgaiat aux sjrxnptâmetr généraux (}ue les iaflanir 
OQbBJtions QulaméeSf aiguës. préâentei>t le plus ordinaireiiiMai 
dans, leiur étaf^ iU paissent d'organes plus ou moîas. noaH^ 
l^reu^K, ^1 quelquefois d'appareils partioulicrs suiTaiii.leies«i 
pàciesy:cooinie le. démontre l'étude- coiiaparalive de la- vaf 
riola ,1 d» la rougeole ^.de- la scarladae, elo, I^e nombre t^ 
la gfiuvilé de ceasjfimptâmes me^sont pas toujours en i»pr 
I^Qrt avec' L'inldQsité de l'infiammation de. la pean-; daqi . 
UAc; fouiede eas,ceUiÇ-ci n'est , en réalité, qu^un des éléyosensv 
do€€^ maladies, et quelquefois on <les moins graves* 

J/antagpniai^e de ta sécrélioif urinair^ et de: la tjraqspkat* 
liop cutailée ept très^^marquable dans quelqaes ibfluiii^avi 
tiqn^. cutanées ; Çrrœfe prétend que les odeurs particulièref^ 
qm se dégagent de la peau dans la variole et la.miliaiiie^ 
coïncident, avec des^ altéra lions de l'urine. 

j^.aS. lies inflammations chroiûques se dessinent souveol 
suc U. peau sans êtrç précédées et sans être accompagaéoi 
dM plus léger trouble dan» les principales fonctions» Ces 
maladif donnent lien cependant quelquefois à une aorte * 
d'irritation nerveuse dans le jour, ou à de l'insomnie peu» I 
daat la nuit*. On a vu l'irritation produite par le prungo ^ 
causer non-seulement l'insomnie, mais encore un dépé- ^ 
riJBsemeiil [Progressif et Ta morl. Quelques inflammations 
eatafiéeeehcoaiqaes,^ surtout eeUes qoi se développent aiu» ^ 
p«rfi<| ffivàtrim, peutenc provoquer des désirs véiaérieiir { 



mfiolîles (i) ou même une soite de talyrian». fs). ToutON 
fois celte conesponcliinceend-e les tegumens el lesorgan 
de la génération, obsfirvée dans d'autres cUconKlances (5^ j 
n'a Lieu que dans un petit nombre de inalatlics cuLaDees. 

S. 3Q. Complications. — D'aiili-esniaÏ£ic]ies(ara^noi'rh^ I 
dysménorrhée, etc.) s'associent quelquefois au- début dek ' 
inHammatiuns aiguës et (ilironiques de la peau. Ces der-^ 
uières peuvent êlre effet ou cause des premières, el il ea| 
souvent difScile de détermineL' laquelle de ces altératioas 
est primlliTe ou conséoulive. 

Dans un certain nombie dç cas, les affections^ primaires 
et secondaires paraisËeut ëlre l'eSet d'une méaie cause ^ 
et quelquefois d'une cause spéciale , co m Rie dans la rott- 
geele, la scarlatine, elc. 

Lorsque je traiterai d'une inHamniation de la peau en 
particulier, je ferai connaître los maladies qui apparais- 
sent le plus souvent, d'une manière accidentelle, dans son 
cours; qu'il me i^uiHse de citer coniniie eiiemple de ces 
complications fréquente», celles de la gale el du prurigo; 
de l'eclhyma , du rupia et des furoncltjs ; de l'ecEéma et de 
l'imp::tigo; de la scarlatine et des sudamina,etc. 

$. 3o. Lorsque les fièTreséruplivesse compliquent entre 
elles , au lieu de parcourir iiidividueUemenl leurs périodes 
accoutumées, elles offrent des particularités remarquables. 
Tantât une d'elles suspend sa niai'clte pour la veprendre à 
1 «poque delà convalescence de l'aulve qui suit son cours ; 
tanlât au contraire , la marche de falTeclion intercurrente 
parait accélérée. Certaines éruptions se modifient dansleur 
développement et leur apparence, lorsqu'elles sont coa- 
tractées û>peu-^près à. la même époque, comme ou l'a vu 
dana certains cas d'inoculationâ rapprochées ou simulla- 

genario, magno ïnipefu umm eiiliise. (Loi-rj. Di mnràii eataatit, p, aS.) 
(i) Diipre.t.Ro»oj. iJiii. sar It laijriasii i Ln-S", P«ri», au m. 



fiéét lit la tâitofe et de 1« vaccine , sur on même individu. 

S.5u On n^ fiiit jusqu'à^ ce jour qu'on petit nombre 
de recherdiesanatomiques sur 1^ maladies anxqodles ont 
succombe les individus atteints d'inflammations chroni-- 
ques de la peau. Après la mtivi on a observe des lésions 
des poumons, des organes digestifs i de J'utéros^ etc..^ 
dans Une propoition qui ne parait guère sVIoigner de la 
fréquenoe i^lative de ces maladies, chei d^autres [sujets. 
Ces résultats ne présenteront une utilité réelle et ne de^ 
viendront la source d'applicationfe pratiques^ que lorsqu'on 
aura constaté^ par mi plus grand nomlM« d'ouvertures de 
corps, qveltes sont les lésions intérieures qui coïncident 
plais fréqttediment avec telle inflammation de ta peau qu V 
vec telle autre. Il est déjà démontré que le rnpia et te lupus 
existent souvent tfftc les scix)flilc0 ; que l'ecséma impéti* 
gineut'. de la ht^- 4â du cuir- chevelu est fréquemment 
compliqué, cbet^ letetafans, de eeecoHxdîtes et de gan« 
glionites chroniqmi^lePabdomeii; que la couperosecoexiste 
quelquefois avec une inflammation jgastro-întestinalei etc. 

$• 5s. Jene^apportettii pbmt d'exemples d'inflamma* 
lions de la peau compliquées avec les fièvres biUeuâe, mu* 
4fueu9t ^' Waxique ^ etc,, dont l^xistenee^ comiAe état 
morbide^sdnet, ne m-a pas été démontrée par l'observa-» 
lion} je itucerai quelques, histoires de bomplioations de 
ces phkigmasies akree la dotbinenlérite et avec lajîèpre 
iHtemUitenie (i)'qtte je me suis' attaché, depuis long* 
temps, à séparer des j^ras conlîmiea. 

S. SS. htà maladies iniereurrenteê péuveftt modifier les 
éniptions eolâuées dans leur marche, leur coleration, 
leur terminaison V etc. 8ous l'influence d'une irritation 
intérieure, accidentelle^ on voit quelquefois une érup- 
tion qui durait, depuis plusieurs mois, se flétrir ou se 
dissiper peu>-à-^pen et disparaître entièrement pour se 



BÉTftocEssioirs. a 7 

reproduirei se reformer lentement , aussitôt que la conya- 
lescence se déclare; ces disparitions des inflammations de 
la peau comme effet sont bien plus fréquentes que le même 
phénomène considéré comme cause. Un malade auquel je 
donnais des soins ^ à PhApîtal de* ta Charilé, pour une sy- 
phîlide, ayant été atteint d'une pneumonie, son éruption 
disparut presque tout-à»coup: et elle ne tarda pas à se 
montrer lorsque la résolution de cette inflammation du 
poumon fut obtenue. 

5. 54. Non-seulèment les altérations de la peau peuvent 
être précédées ou accompagnées de plusieurs autres affec-* 
tiens, mais parmi les inflammations des tégumens, il en 
est qui sont ordinairement suivies d'autres maladies. Ces 
affections consécutives , assez fréquentes et quelquefois 
d'une haute gravité après les fièvres éruptives, sont très rares 
à la suite des maladies chroniques des tégumens ; la phlé- 
bectasie des veines de la face dans l'hypertrophie du nez à 
la suite de la couperose 9 l'alopécie consécutive au favus , 
les cicatrices difformes produites par les brûlures , les 
taches et les cicatrices des syphilides^ sont des résul- 
tats des altérations primitives 9 et non des affections se- 
condaires. 
S. 35. Certaines maladies de la peau peuvent alterner (1 ) 



(1) Novî hominem cni quOtiet herpetes conquiescunt , loties haemorrlioïd«i 
numpimt, largo imbre Sueutes et cruciatibus distingaendi (Lorry Z?<r morb. 
^an. pag. 3o3). — ^Duo tantùm hic notare suffecerit exempta. Alterum nobilissim» 
nmliem qoae scbirroso tumore ipsam uteriun depasceute laborare videbatur. At ttt«* 
morille ynlta fœdato per fluentium ulcerum herpeticorum sorditiem sanabatur; qua? 
Bleora peasimo repercassa consilio, rnrsùs in hepar decumbebant , deindè verô in 
«temm rnrsùa; et eâdem si ingentibus vexaretur menstrualibus bsemorragiis a ut 
flnore albo mncoso perpetao, horumce malorum ncutrum cxpcriebatur (Lorry. De 
funé. euian. , p. 5S ). — Lorry rapporte également qa^un jeune homme portait 
en même temps une obstruction squirrheuse de la rate et une couperose sur le nex, 
«t que tontes les fois que, par des fondans appropriés, on parvenait à dimi- 
nuer la tumeur splénique , la goutte-rose croissait et s'étendait d'une manière 
sensible; lorsqu'on négligeait les fondans, la tumeur reprenait son rolumc primi- 
^, et la maladie cutanée diminuait notablement en intensité et en étendue. 
(Unry. De morb, eut., p. 648.) 

I. a 



celte membrane et en partie dans l'ëpiderme; 4^ Vépî^ 
derme; auxquels il faut ajouter les folUculea sébacés, les 
onglea et les follicules ^p/Z^r^f. Ces élémens et ces dépen- 
dances de la peau éprouvent, par le fait de l'inflammation, 
plusieurs altérations primitives ou consécutives. 

J'exposerai les caractères anatomiques des exanthèmes, 
des vésicules^ des bulles, des pustules^ des tubercules , eta 
dans les généralités placées en tète de chaque ordre, ou 
en faisant l'histoire des espèces qu'ils renferment* Je me 
borne, ici, à quelques remarques préliminaires sur la 
part plus ou moins active que les divers élémens de la 
peau prennent aux inflammations de cette m embrane. 

§. 37. Dans la plupart des phlegmasies cutanées ^ le 
derme ou au moins sa couche fibreuse et profonde , est peu 
affectée. Le réseau vasculaireetles papilles de la surface ex- 
térieure du corium , les follicules sébacés et les follicules 
pileux sont le siège de presque toutes ces maladies , si on 
excepte le furoncle, l'orgeolet et l'anthrax, qui se dévelop- 
pent dans le tissu cellulaire sous-cutané et inter-areolairedu 
derme. On trouve quelquefois du pus dans les aréoles de 
ce tissu « à la suite des brûlures et des inflammations cu- 
tanées chroniques et intenses produites par l'application 
des càntharides. 

L'hypertrophie du derme peut être la suite de quelques 
inflammations chroniques , du lichen , de la lèpre , etc. 
Celte hypertrophie est plus remarquable dans Péléphan- 
liasis des Arabes et dans le premier degré du cancer^ 
Le derme se ramollit dans quelques inflammations cutanées 
profondes, et cette altération précède les perforations de 
}a peau indépendantes de gangrène. 

S. 38« L'injection morbide du réseau vasculaire (i) de 

(i) Meckel. Recherches anatomiques gur la nature de Vépiderme et du réseau 
qu^on appelle malpighien ( Mém. de Tacad. royale des sciences de Berlin , année 
1753 , pag. 79-97^. — ®* ^* Albinos. Acad. annot,,lib^ i, cap. 5. — Haase (J.-G.). 
De vasis cutis et tntestinorwn absarùentUtus pUxihusqu^ Ijrmphmicis pelv, humani s 
in-fol.y LeiM'y 1786. 



OWBaVATIONS AHATOMIQCBS. ai 

la surface exleme da derme est le principal car«ctèi*e ana- 
tomique d'un groupe d'inflammationa cutanées ( exan- 
théines)* Cette injection a lieu aussi d'une maniire remar* 
quable au-dessous de l'épiderme soulevé par un dëp^t de 
sérosttë ou de pus, dans les inflammations vësiculenses^ 
huileuses et pustuleuses , et même aa--dessons des écailles 
des inflammations squameuses. Elle n'est pas moins ëvi* 
dente dans les inâammations tuberculeuses. 

Les Teines du réseau vasculaire de la peau éprouvent 
gae^oefeia une Yéritahle phléhectasie , dans les couperoses 
anciemMSy dans les eceéma des membres inférieurs chez 
les vieillards 9 et surtout dans quelques espèces de nœpi 
sanguinei. 

On a attribué ïa fréquence des inflammations érysipéla- 
teuses de la face à la prédominance du réseau vasculaire de 
cette ré^on ; mais d'autres parties très pourvues de vais- 
seaux, le gland , les grandes lèvres, sont rarement atteintes 
d'inflammations éiysipélaieuses : leur fréquence à la fiice 
tient donc à d'autres conditions* 

$. 3q. Les papilles (i) de la surface externe du derme 
paraissent spécialement afièctées dans les inflammations 
squameuses. Le développement des papilles de la peau a 
quelquefois lieu à un haut degré à la surface des vésica- 
toires qu'on a entretenus long-temps en suppuration ; mais 
c'est surtout dans Téléphantiasis des Arabes , dans la syphi- 
lide végétante, dans quelques naspi^ dans l'ichthyose, et 
particulièrement dans une variété de cette maladie observée 

(i) Les papilles découTertes par Malpighi ( De lingud exeercit. / in £pisL — De 
extemo tactus organo y in Epist. — Oper. omn. t. xi )• ont été admises et dé- 
crites par Rnysch, qni a fignré celles dtfis mamelles de la femme, du mamelon de 
la baleine et de la langue de Phomme ( Thésaurus anat, ii. tab, xv, Jîg. i, 4, 6 , 
7» S, 9], par Albinus {Acad, annoLy lib. iir, cap» ix et xii), par Hintze ( De pa- 
piOis cutis taetui inservientibus, Lugd. bat. 1747)» par Gaultier {Reeh. anat. sur 
l'organisation de la peau de Phomme; in-4o» Paris, 181 x), et par Dutrochet. Obser- 
vations sur la structure et lu régénération des plumes , avec des considérations sur la 
composition de la peau des animaux vertébrés, ^Journ. de phys. Mai 1819. — Joum. 
cofflpl. des se. méd.» t. T; p. 3^0 . ^ 



-«j 



ua iKFLjjoiATiairs db ul mm. 

6ur quelques individus coniiHssoof lenomA'hammtàporcS" 
épies, que l'allongement des papilles est rettaarrquable. 
Quelques palbol^isies an t supposé que leprurigaétâit l'efiêt 
d'une inflammation des papilles : mais cette assertion n'a 
point été ëtay ée d'observations anatomiques. Cette maladie * 
se développe ordiilairement à la partie externe d^ cuisses 
ou des bras ^ et aux épaules, où l'œil ne distingere jpoint 
les papilles de la peau; et on ne Pobâiirve ^s à la pûliie 
des doigts et au Jalon où elles sont très apparentes^ 

S» 4o. Quand à la membrane épidermiqu^ pi^^nde 
( touche albide profonde, Geuiltier)^ qui n'est point or- 
dmaireroent aperoevable dans la peau de l'homme, elle 
m'a paru très distincte dans quelques cas d'éléphantiasis 
des Arabes, et tout-à-fait semblable à l'ëpidéhne^xtdrieur; 
j'ignore si elle éprouve quelque modifi<;at ion datisd'antres 
affections. 

.$• 4i . Le pîg7nent(i)est altéré dans la pkipart des in- 
ftammations cutanées; car tmt certaine qfiantité de sang 
est presque toujours déposée du-dessous de Pépidermé, 
dans la couche épidermiqne dés papilles lorsqu'elle existe, 
à la surface ou dans l'épaisseur d^i corium ; led exanthèmes 
eux-mêmes présentent qnelqnefob. ces snffusions sanguines. 
De la quantité de sang déposé et de la proportion de ses 
élémens imbibés dans la peau , résûltéât ées taches brunes, 
violettes, cuivreuses, jaunes-grisâtres', et^. qui persistent 
pendant un laps de temps plus ou mi^ins considérable, 
suivant l'âge et la constitution des malades, la spécialité de 
TafiFection, les moyens cura!iFs,etc. 

(i) B. s. Albinus., Dâ tede et cauÉç^, c^ris ^thiopum et cœterorum homituun, 
Lugd. Batay. 1737* et Aimot. acad^ Ub^^j, cfip .11. — Sammering. Ueberdie kœper 
iiche yerscidedenheit des Negers a/om Èurojpaért — Q^erard Home. Sur la cou- 
leurnoire du réseaumuqueux de la peau {Àrch. gén. de Med. 1. 1, p. 90). — Hen- 
singér. Reclierches sur la production accideritteîle du pigment et du carbone dans 
te corps humain (en allemand); Eisenach, iS23. Extrait {Arcïûves gén. de mé- 
decine, t. V, p. 290). — Marx. Sur le pigmentiwi de la peau des nègres ( Bullet. 
des sciences médicales de Fermssac, L xvii, p. 322)* — Leidenfrost. Diss. de 
statu proBUkmaturali sueci retis Malpighiani-, Doisburg, Z77X* 



$. 49. Uépiderme(i) ëprouve de nombreuses altérations 
aa déclin ou à la suite des inflammations de la peau ; il dé- 
cent sec et cassant, se gerce , se fendille , s'ëpaissit et se dë- 
tacbe du derme sous la forme de fnrfures , où sous celle 
de squames, de lames, et quelquefois en larges lambeaui 
sur les i^égions où il est plus épais on plus résistant , cOTAme 
à la plante de^ pieds, a la paume des mains, aux genoux, 
aux coudes , etc. Sa chute, rarement accompagnée de celle 
des onglesy l'est plus souvent de celle des poils. 

La cooleur de rëpidei*me peut subir plusieurs modifica- 
tions. 11 devient jaunâtre dans quelqties syphrlidClii , noir 
dans une variété de pityriasis, d'nn bldlic mat dans la lèpre, 
et d'un blanc nacré dans quelques pityriasis du cuir cbe« 
velu. L'augmentation ou la diminution de l'épaisseur^ de 
la transparence, de la résistance de l'épiderme^ fournit des 
caractères importans dans la détermination des espèces. 

§. 43. Les Follicules sébacés. (a), ont des maladies qui 
leur sont propres(5): ils s'altèrent dans plusieurs autres af- 
fections qui leur sont primitivement étrangères. Lespaiiies 
de la peau le plus souvent enflammées sont aussi celles qui 
sont le plus abondamment pourvues de follicules. L'histoire 
de l'eczéma , de l'impétigo, du favus, de l'acné, de la cou* 
perose, etc., démontre combien leurs inflammations sont 
nombreuses et variées. Les follicules du menton, cheê 

(i) H. Fabrido. Dtf totius animaUs integumentis ac primo de cuUenld, et us qum 
iupra cuticaJam «unf/in Oper. omn. — Ladwig. De cuticuld ; Leipsiae, 17^* -^ 
Mcckel. Nouv, obs. sur Vépiderme ( Mém. de racadcmie royale des sciences de 
Berlin, année 1757).-— Monro S. De cuticuld humand ; in fus Works» Edinburg^, 
i^gi. — J.-Th. Klinkosch et Hermann. De verd naturd euticuUey ejusque regene'^ 
raùone/ Pragae, I77^* ~— ' B. Mojon. Suirepidermide, ete.i Genna, i8i5. — - Chiaje 
(S.). Osservazioni suiia stnUtura délia epidenmde umana ; Napoli, 1827. 

(a) J.-CIi. Reuss [prcesid. Autenrletli ). De glamdulis sehaceis. Diss. Tabingae, 
1807. — Webcr. Sur les foUicules sébacés (Journ. compl., t. xxix, p. i38). — 
Eicbbom, Sur les excrétions de la peau et sur les ofoies par lesquelles elles s'opè" 
rent ( Bulletiii des sciences médicales de Férussfic. t: xi , p. 1 5 ), a avancé que 
les follicules sébacés n'existaient pas comme organes spéciaux, et qne Venduit sé- 
bacé de la pean était sécrété dans les follicules pileux; mais on sait que les fol- 
licules dii gland et ceux de la peau de plusieurs animaux ne sont jamais piliferes. 

(3) C. JLaûel. De/olUcuîotum sebaceorum morbis,- in-So, Eostock, 1828. 



24 INFLAMMATIONS JD£ LA PEAU. 

Pbômmc y soui sujels a une espèce d'inflammation pus- 
tuleuse fort rebelle (Sycosis menti) : ceux du pénîl sont 
plus rarement afièctës que ceux des autres régions du corps. 

§• 44. Les altérations des Follicules pileux seront ulté-" 
rieurément décrites ( Maladies des poils ). Aux maladies 
qu'on sait généralement affecter ces petits organes, il faut 
ajouter le favus. 

Les follicules pileux des parties génitales et des aisselles 
sont plus rarement malades que ceux de la face et du cuir 
chevelu, Dans cette dernière région, les follicules sont plus 
profonds et plus développés , et les inflammations y sont 
toujours plus graves et^ plus rebelles. 

$• 45. Je décrirai plus tard les altérations qu'éprouvent 
les ongles lorsque l'eczéma , la lèpre , le psoriasis^ les sy phi« 
liden^ etc., atteignent la peau qu'ils revêtent. 

§» 46. La fréquence relative des inflammations cutanées, 
sur le- côté droit ou sur le côté gauche du corps, est un 
point d'étude sinon fort utile au moins curieux ; lorsque 
je décrirai le zona , l'ictère, etc. , je signalerai les remar* 
ques de Meblis (i) sur ce sujet, et quelques erreurs qui lui 
sont échappées , sqs calculs n'ayant pas été faits sur des 
bases assez larges. 

$• 47. Quelques inflammations se développent indis- 
tinctement sur toutes les parties du corps (éry thème ^ 
ecthyma, etc.); mais plusieurs de ces maladies affectent 
spécialement certaines régions. L'eczéma se montre au cuir 
chevelu, aux oreilles, à la marge de l'anus ; le prurigo, affecte 
de préférence la partie externe des membres^ le lupus , les 
joues et les ailes du nez, etc.; la couperose, le sycosis, 
et l'acné, regardés comme des modifications d'une même 
maladie, attaquent la face, le mentoa et la peau du tronc: 
d'autres enfin occupent constamment toute ou presque 
toute la surface du corps (rougeole, scarlatine, etc. ) 

(i^ Meblis (C. F.Ed.}. Comment, de morbU hominis dextri et sinistri ,- 8«, 18 17. 
( DeUctus opuscuiamm, J. Frank. tÔI. i. Novocomi 1837. ) — Cartereau (£.F. G ) 
De la symétrie dont le corps de f homme , thés. ui-4. Paris ^ x8a3. 



\ 



CAUSES. a 5 

§. 48. Uéiiologie des inflammations cutanées a été l'objet 
de Hombreases recherches. De bonne heure on s'est attaché 
à distinguer certaines maladies locales de la peau , telles 
que les verrues, les tumeurs folliculeuses, les appendices 
cornes, de quelques autres dont, pour me servir d^une 
expression ancienne et énergique^ la racine était à l'inté- 
rieur. Four approcher autant que possible de la connais- 
sance de ces causes^ on a dû non-seulement étudier la na- 
ture et les effets des excitans extérieurs, mais encore les 
r£»pports (i) de la peau avec les principaux organes, et l'in- 
fluence des auti*es maladies sur celles des tégumens. 

$. 4g. Ainsi étudiées comparativement dans.leurs causes, 
leur marche, leur terminaison, leur traitement^ dans 
leur nature ou leur condition d'existence, les inflamma- 
tions cutanées se rangent naturellement dans deux e«ié- 
gories. Les unes essentiellement localea , produites pardes 
causes extérieures évidentes, sont d'une guérison prompte 
et facile^ les autres, développées sans causes extérieures 
appréciables , paraissent liées à des conditions morbides, k 
des états plus ou moins complexes de l'organisation, dont 
elles ne sont pour ainsi dire qu'une expression s^mptoma- 
tique (lupus scrophuleux; pourpre hémorrliagique) , etc. 
§. 5o« Des humeurs naturelles , ou d'autres substances 
déposées à la surface de la peau , la crasse du cuir chevelu 
(dans le pityriasis capitis ) , l'humeur de la transpiration 
( dans l'intertrigo des oreilles), le flux Ieucorrhéique(dans 
celui des cuisses ) « le contact et le frottement de vêtemcns 
grossiers ou rudes (2) , les jarretières, les corsets, une foule 
de substances irritantes, telles que la moutarde, les can« 
iharides, le tartre stibié, la poix de Bourgogne , l'huile de 
croton tiglium, elc. , excitent des inflammations parli- 

(r) Lorry. De morbis cutaneis. — Art. vx. De sensu cutis ad alias partes relw 
dvo, seu cutis cum aUis partibus , p. 25. 

(2} Sauvages namerat erysipelas in cute nasccas a çQlIariua^ eccIesia^Ucorum 
Bsu. (Lorry. D9 morbis cutan., p. 68.) 



ft6 INFLAMHÀTlOlfS 0E LA. PBAV. 

cuiières , qui se moutreiit sous des formes yariëes ( extn- 
thèmes, vésicules, pustules, bulles, etc.) 

§• 5i« Plusieurs inflammations chroniques sont pro- 
duites par la malpropreté. C'est en partie à cette caute 
que^Willan attribuait le gi*and nombre de maladies cuta-* 
nies observées à Londres^ dans les classes inférieures du 
peuple. La fréquence des maladies de la peau ou an moittt 
de la gale^ parmi nos Bas-Brelons^ tient évidemment à. 
l'incurie dans laquelle ils vivent , et à la facilité avec laquelle 
ceiie dernière maladie se propage. Il est incontestable 
que le prurigo et quelques inflammations artificielles 
seraient plus rares dans les classes pauvres , si la nécessité 
ne, les forçait à négliger l'emploi des bains et d'autres 
moyens hygiéniques que leurs professions pénibles i*en<- 
dfiBt souvent plus nécessaires. Au reste, les travaux sur 
l'uyige et l'abus des cosmétiques (i) doivent être repris et 
présentés sous un point de vue plus scientifique et plut 
en rapport avec nos connaissances actuelles. 

§.52. Une température trop élevée de Pair extérieur e«t 
la cause évidente de quelques inflammations de la peau 
( eczéma solaire ^ lichen des tropiques ). Cette même 
cause exaspère souvent les inflammations chroniques, 
(cauperose, lichen de la face), ou augmente les déman- 
geaisons produites par quelques autres (lichen, gale). « 
Le froid humide produit une inflammation particulière de 
la peau, des>maius et des pieds ( engelure )• 

L'impi^ession du froid hâte la formation des plaques dans 
l'ortiraire et favorise le développement de l'éléphantiasis 
des Acabes, en Egypte et aux Barbades ^ etc. 

§. 53. L'influence de Vélectricité est peu connue : on sait 

(x)Mercnriali8. lÀb, de decoradone. in-4« Venct. 1623. — YsDXaigio.Dedecorationei 
in Oper. — Baimeau , histoire naturelle de la peau et de tes rapports avec la santé 
0t la beauté du corps , 8^», Paris, i%o^.—^*ttom&diOT{iyKalopistna, oderdie Kuns^ 
der ToileUeJur die élégante fFelt, Erfurt, 1804. — Cliaals-des-étangs. Considérât, 
mtat. etphysioL sur h peau, suinet d'un précis s»r Us cosmétiques, in-^* Paria , 
1816. 



CAUSES. ay 

seulement que les ëlincelles électriques peuvent produire à 
la pea des taches indélébiles. 

$.54.'Cerlâines inflammations agibsentquelquefoiscoaime 
cause directe de quelques autres; c'est ainsi que la variole 
et la rougeole provoquent le développement des furoncles 
et des éry thèmes observés dans la convalescence de ces ma* 
ladîes. 

§• 55. Plusieurs modifications et quelques affections des 
organes digestifs, ont sur le développement de certaines 
maladies de la peau une influence assez mal appréciée et 
assurément exagérée (i), mais établie par des faits incon- 
testables. Qui n'a vu , après trois ou quatre jour3 d'excès 
de table, le front , le neîR , les paupières, se couvrir d'éle- 
viires et de pustules^ chez des jeunes gens habituellement 
sobres ? Qu'à ces excès pususagers succèdent des écarts 
de régime habituels,- il se développera une inflammation 
chronique ^ sur la face ou sur d'autres régions du corps. 
On sait aussi que les ivrognes sont d'autant plus sujets à 
la couperose que les vins dont ils usent sont plus spiri* 
tneux. 

'§. 56. L'influence des aliniens salés et épicés sur le déve- 
loppement des inflammation^ chroniques de la peau, si- 
gnalée depuis long-temps, n'a été contestée par aucun obser- 
vateur. Le riz , les- huîtres , les homards, diverses espèces 
de poissons, provoquent quelquefois des éruptions exan- 
thémaleuses. 
§. 57. Lorry a signalé une influence analogue exercée par 



(x) Lorry. De morhis cutaneis, pag. 39. — Genesîn eflflor«sceiitianim in sordibus 
sjrstematis gastrici quaeri fer è semper debere, mnltorum atque ctiam nestds obser- 
vationibas convictimi videtur (StoU. Rat. med. in-S. part, i, pag. 28. — Welti 
Exanthematum forts abdominalis, in-4. Gœttlng. — De Nciifville, F'ersuch undGrùn' 
driss einer pract. Abhandl. von Sympathie des Verdaungsystem . Gœttingeti,' 1788. — 
Tissot: Oi&rwrtf.y^t. xir , p. 71.— Lorry a vu: Stupendos in ente turaorcs assnr- 
gere nobili fcmin» , quoties illa vcl tantillum oryzœ assumeret (De morh.cutajty 
pag. 27). — Encyclopédie métliodique. Art. acide nitrique. — Alibert , Théni' 
feutiquc, 5« édit. , tom. 11, pag. 427. 



28 INFLA.MMATIONS DE LA PEAU. 

certains inédicnmens. Toutes les fols , dit-il ^ que j'ai 
élé obligé d'administrer à des malades des esprits acres ou 
volatils, i] s'est montré à la surface de la peau de petites 
éièviires prurigineuses, non-critiques, contenant quelque* 
fois de la séiosilé. Comme Lorry ^ j'ai vu des éruptions pro- 
duites par l'huile essentielle de térébenthine , le poivre cu- 
bèbe, la belladone, etc. Fourcroy signale comme un effet 
de l'empoisonnement par l'acide nitrique, une éruption de 
pustules analogues a celles de la petite- vérole \ la ciguë in- 
.troduite dans l'estomac produit quelquefois des taches à la 
peau, surtout aux jambes et aux cuisses. 

Le travail de la dentition donne souvent lieu,chez les eo* 
fans , au développement de Téry thème ou du strophulus, 
vulgairement connus sous le nom de feux de dents. Enfin, 
beaucoup d'inflammations cutanées sont précédées de 
dégoût, d'amertume delà bouche, de nausées, quelque- 
fois de vomissements ou d'autres désordres fonctionnels des 
organes digestifs. 

§. 58. Depuis Galien, un grand nombre de médecins ont 
regardé comme bilieuses (i) la plupart des affections chro- 
niques des tégumens. La fréquence des maladies de la peaU| 



i 
1 



chez les enfans, a paru expliquée parle développement cou- 
sidérabledu foic.Pujol cite le cas^d'une vieille fil le hydropiqot " 
qui portait depuis dix ans des obstructions dans cette glandtfj^ 
et à laquelle il survint une dartre humide et croûteuse aoX ^ 
cuisses et aux bras; une belle-sœur de Pujol, atteinU "* 
d'une dartre humide au.'ç oreilles», eut plus tard uuemaladi^| 



(i) La Société royale de médecine proposa un prix sur ce sujet» en Z783. Le pi* ^ 
remarquable des mémoires qui lui furent adressés en 1786 , celui de Pnjoi {Dif 
sertation sur les maladies de la peau relativement a Véiat du foie. — OEuyres •• ^" 
PnjoL Paris, i823, t. Il ,p. 99) est vraiment pauvre défaits, et contient fi* — 
foule d'opinions hasardées. — Galien. Methodus medendt. Lib. iv , c. 1 7 (Hcf 
petcs biliosus procréât succus ). De tunioribus prœternaturalibus , cap. ix (UerpèiV 
— Ludwig. Adversar, med. pract., vol. i. pag. 202. — Lieutaud, Précis deméàeô0 
pratique 9 t. 11, p. 282. — Lorry, Z>tf morbi$ cutanci* , p. 5i à 5a.— Barbetlt^ 
Opéra omnia, cap. : de herpete, ^ . • 



CAUSES. 39 

bëpatiqae; Lieutaud assare que la dissection anatomique lui 
a prouvé que les dartres rebelles ainsi que les autres mala- 
dies chroniques dérivaient souvent d'un vice du foie; Lorry 
avance que la bile altérée produit des pustules prurigi- 
sensés 9 des charbons, etc.; enfin, suivant Pujol, on 
loit supposer qu'une maladie de la peau dépend d^une 
alléralîon de la bile, toutes les fois que cette affection est 
née sans cause manifeste , chez un individu bilieux , ou 
lorsqu'elle a été précédée delà suppression d'un flux hémor* 
rboidal, d'une fièvre bilieuse, d'ictère^ de coliques hépati- 
ques^ de fièvres intermittentes rebelles, ou bien encore lors- 
qu'elle esl née sous l'influence prolongée d'un régime acre 
et échauffant. Darwina prétendu que l'acné était lié à un 
dérangement des premières voies; et M. Plum be a réuni dans 
un même groupe plusieui*s maladies qu'il considère comme 
(ttrdlnairementsymptomatiques d'un dérangement desfonc* 
tioDs digesti ves ( porrigo Zarf^aZ^^ porrigo ^àt^o^a, stro- 
phulus, lichen, urticaire , herpès, furoncles, etc.). 

Barbette a contesté avec raison que le foie et la bile eus- 
s^t une aussi grande influence sur le développement des 
inflammations chroniques de la peau. En effet , non«seule- 
ment )'ai vu très souvent des maladies de l'appareil biliaire 
sans éruption à la surface du corps, mais dans une foule 
de maladies cutanées, il m'a été impossible^ malgré les re-> 
cherches les plus minutieuses, de découvrir des traces de lé- 
sion, concomitante ou antérieure, du foie ou de ses annexes. 
Enfin dans les pays chauds^ où les maladies de cet appareil 
sont si fréquentes, la concordance des affections du foie 
avec celles de la peau n'a point été signalée. 
i S- 59. Quelques observations incomplètes avaient aussi 
I conduit à penser que les maladies de la rate (1) se réflé- 
\ ^Hissaient quelquefois sur les tégumens. Les résultats de mes 






(i) Valu. Saggio sopra diverse matattie ciitanee. (Rapports des maladifs dt la 
iteavec celles de la peau. } 



3ùL iNlPLAMMATÎOirS DE LA PEAV. 

de ta lymphe , à l'âcrelé du sérum et du mucus , près» 
que tout ce qui a ëté ëcrit sur ce sujet est hypothétique: 
j'^ceplelesexpëriencessur les propriétés contagieuses des 
humeurs de la vaocîne, de la variole, de la gale et du mu- 
cus nasal dans la rougeole , etc. Le développement de plu- 
sieurs de ces affections sans cause appréciable , leur héré- 
dité, leurs fréquentes récidives, etc., «ont autant de cir- 
constances que l'altération du sang rendrait moins obscures, 
si elle était démontrée. 

§. 64. La Pléthore générale qu'on observe chez quel- 
ques individus sanguins, dont la peau est rose , cause plus 
rarement une inflammation cutanée que les pléthores 
locales produites par la stase ou Taffluence habituelle ou 
accidentelle d'une certaine quantité de sang, dans une région 
de la surface extérieure du corps. 

§. 65. Les rapports de la peau avec les organes de la 
respiration ont été bien étudiés par Meckel (i). Toutefois 
nos connaissances sur l'influence des maladies des organes 
de la respiration sur celles de la peau , se bornent à un 
très petit nombre défaits. M. Alibert a rapporté deux exem- 
ples d'eczéma alternant avec des paroxymes d'asthme. On 
sait que la coqueluche est qiielqnefois sui^e d'éruptions 
cutanées ^ et que la phthisie pit>duit une éphidrose 
grave et des sudamina. 

§. 66. J'ai vu quelques inflammations chroniques de la 
peau, ne se développer que pendant la grossesse (eczéma 
impéligineux, prurigo, etc.); d'autres cesser ou au 
moins diminuer sensiblement d'intensité pendant la mens* 
truationy la gestation et l'allaitement , et se développer 
de nouveau à l'occasion de la suppression des menstrues , 
ou à l'époque naturelle de leur cessation. J'ai vu l'eczéma et 
d'autres inflammations chroniques se montrer lout-à-coup 
chez des femmes quiavaient cessé brusquement d'allaiter par 

(i) Meckel. DUs. pidmomtm cum cute commercium illustratum. Halte , 1789. 



suîle de la mort de leur enfant ou de leur noarrbson ( dar^ 
très taiieuêea de. quelques auteui^). Dos observatioas ona** 
logues ont'ëié faite» dopnU long-tempR. (i j 

S» 67r Quelques auteors assurent que Tabui du coït peut 
pi*ovoquer des émption^ dartreuses : Lorry pense qu'elles 
sont généralement Pefiet d^une cause opposée : « Certè 
utriusque sexûs evolulioiie faclâ, si castam iiisUtoerînl 
^tam, einimpit Tulgà ingens pustularum gloraerata con*- 
geriesCa). » Les Jeunes filles atteintes de ces éruptions, et 
eo f.'ar(icuUer de l'acné ^ ont souvent la couperose à un âge 
plus avancé. 

$. 68. Lorry assure qu'on yoit quelquefois survenir des 
éruptions prurigineuses chez les individus atteints de né* 
phrite (3). Quoique mon attention se soit dirigée d*une 
manière particulière sur les maladies des i*ei ns^ depuiil 
quel(|ues années , je n'ai point rencontré d'exemples en 
rapport avec cette assertion. 

^ 69. Non-seulement certaines diathèêea modifient l'ex*- 
pression de quelques\ maladies cutanées , mais elles pré- 
disposent éminemment au développement de plusieurs 
d'entre elles. J'ai Mmarqué que les enfans ticropHuleus^ 
anx lèvres épaisses , a la.leteen forme de calebasse, étaient 
souvent atteints d'ecaémaimpétigineux de la face et du cnii^ 
chevelu, à l'époque de la première dent'iion t ils sont 
qaelquefois affectés de lupus ( dartres rongeantes) fortf 
rebelles, à Tdge de sept ans et à IVpoque de la puberté. 



(x) Gilibert. Advers. praei.,p. %&, 27 ( Suppressio menstroamm herpetav 
causa). — «Undè fit'à menstruis delitcscentibiis dimidia feBlinarrim pan môrhn 
« afBciatur cutaneis , et eu magis reb«Uibas, qu6 cutis ipsU magu antfà nilMrit 
« (Lorry, De morb, eut. , p. 71). — • Dantur etiam mulieres quibus , dùm tardi^« 
« emiiipunt menses , furfura «ninent similia , cessantia sîmiil a<: copiosiùs illi 
- effliucerint. *• (Lorry, p. 9S.) 

(2) Lorry. De morb. cutan., p. ^5. 

(3) Nec novum et inobsertâtnm-ift nephritide, quotîes ealculus pangit Yents» tt 
nreterom substantiam , pnstulae prurientM ad eutem oriantnr. (^ Lorry, Op. dV. 
p. 65.) ' 

J. 5 



84 'INFLA.MMATIOKS DE LA PEAU. 

$. 70. Parmi lescans^'s des maladies de la peau, Galien 
ind qu« le vice arlhritique ^ Ludwig (1) tuil la- même 
ob.servalion , el Lorry a remarqué, dans dvis Tamilles où 
la poulie ^iai{ hén'ditaire^ que caiix qui liaient' exem4)ls 
des douieiir.*< «irihriHqiies élaietil sifjet^ A des maladies 
dÊiihvu>es :,Pimteiui «*i i^na le a u.ssi l'influence des r///i- 
malumes i^ur le développemenl .de ces alTeciions. Pour 
moi ^ l'alliance fr^^quente des r/a/*//'^«, de la goulteetdu 
rbumaiisme est lki fart démonlrc^; j'ai la ces ^rnptiunf 
ftévanouir loul-à-coup .sans cause manifeste , et les ma- 
lades livK'sà loiite la violen(*e des douleurs articulaires. 
,- -8 7 1. Zf7;fcV^'W//<f d'pn grand nombre de maladies, et 
en .particuli«fr c^lie des âlfcctlons cutanées, esl un des faits 
i)e palhologie le mieux (^tabli.Eile ^Jtt souvent la loi des 
resservi b lances,. et quel(|uefoiii celle des sexes. 
. S.. 72.^,Quelques individus, e\em[>ts de vices liéiédi- 
taires, en apparence d'une bonne constitution , sont telle-» 
ment sujets à x^erLiines çspèces d'inûammatious cutanées, 
qu'il a paru, convenable à Hufeland (i) de désigner celle 
disp^lion,^ous Ij, no.ui do consUtutio psorica^ dénomi- 
9.<^H9.W.4M^:4^^» Frauk a remplacée pc«r£elle de consUtulîo 
i^mpe,li^igino&ai\Ya\ sojgné un gvo^d nombre d'individus 
cjUt^.ieKjijiel^s l'ecsïéma, le psoriasis^., le lichen^ elc^ 
pajtl^is^f^^'ent.fen çffl'l un phénomène eo/2«///i//ioA//7ei diffi-* 
^ileà 4A^.rMÎi*6 9 tendant sans cesse à se reproduire 9 et ia-» 
dépjenciauLde toutç cause accideulelle, appréciable. 

S. 73. Plusieurs inflammations de la peau peuvent être 
congénitales (érysipèle, variole, pempbigua, etc.); d'au- 
&i!vé.i^Ç 4,^Vifftpp.p^P.t principalement chez les enfans ( stron 
pfaàtius^ penapbigue i^ya^i/itf , vornoXii infantilis ^ ix>u* 
âèbîe;j*fâyus}j d'autres sont plqs communes chez les vieil- 
lards ( prurigo «e/z/Z^; ^emçWxgus pruriginosue ^ etc.). 

»- (î)r?ï?4^*^'. :^^^/*r.:^ »<"*• f^rihtii. svabu. t, m» p. a5. — •• Lorry* De morb. 
(ft]^fià£eland. Journal der prakùschen IleUkunde, 21» B. 4 Su S. 14. 



S. 74. StiitaM M. Alîbci*t , les vidangeurs ^ les tadiy1« 
dus qui Tirent or4inati*ement dans un air chargé d'exhalai« 
Kons suifareusesy sont rarement atteints d'inflammations 
chroniqoes des t^gumens (1). On a cru aussi remarquer que 
les chai^îonnîersetles ouvriers employés n la Fabrication de 
ia plombagine^ guérissaient^ par la seule influence de lent* 
profession, des maladies de là peau dont ils étaient affectésj 
IVi rencontré nn assez grand nombre dVxceptions & oeé 
asseitions pour avoir plus d'un doute sur leur exactitude. 

On a décrit aons le nom <le gâte des épiciers, et squs 
cdai de paotiasiê des boulanger» , des éruptions vésicu -* 
leoseset ^opuhuacB -artificielle»^ produites par des topiques 
irritans , et de véritables eccéina survenus chez des in* 
dividus exerçant ces professions. L'hydrargyrie a été 
observée chez des ouvriers employée aux mines de 
mercure. Les professions qui exigent de grands efibrts 
musculaires, et Tex position dn corps i une lempéraliii^e 
élevée, provoquent de promptes récidives d'eczéma ^ dt 
licben , de«ouper«se^ eto^ , quelques jours après leur gaé-^ 
ri^n appareate. 

S. 75. L'influence des lieux ^ des clim>ats et des »aî»on9^ 
plus prononcée que celle des professions^ imprime des 
nuances eux maladies cutanées qu'il convient dVtiidier, 
et des modifications si l'organisation qui les i^endent plus 
rares ou plus fréquentes. Une foule de dénominations : 
peinphigns €2^9 Indes, du Brésil^ de la Suisse; lichen 
des tropiques , lèpre des Arabes , lèpre des Grecs ^ lèpit 
des Juifs , suelte des Picards , pustule maligne de Bour^' 
gogne , etc. 5 roséole d'été, roséole d'automne , etc. prou* 
vent que cette influence a été remarquée et peut-être exa- 
gérée par les pathologistes. Plusieurs maladies sont près* 
^ue exclusivemeut observées dans certaines contrées : la 

(i) Lorrj émet nue opinion contraire : <« Sxpè herpetibus ant sordiboa 
« cotis morbosis prodacendis fait satia vicie ia latrinarum. (Lorry. De morh. eutan^ 
p. 35.) 

5. 



36 imnjoiMiLTioNS de la vkait. 

pellagre dans le Milanais, la pustule d^Alep en Syrie , etc. 

Ce serait une élude curieuse et utile que celle de la dé- 
termination du degré de fréquence des inflammations de 
la peau et celle de certaines espèces, suivant les climats et les 
localités. Aujourd'hui les observations sur ce sujet (i) sont 
trop peu nombreuses pour servir de base à un examen 
comparatif de quelque importance. Les çpinions les plus 
apposées naîtraient évidemment de recherches incom- 
plètes. 

§ 76. A cette étude de Pînéluence des lieux et des climats^ 
•e rattache naturellement celle df^s maladies cutanées, en^ 
démiques ,\A\^s(\\x& la suette-iniliaire, la pustule maligne, 
la plique^ la pellagre, etc. l'ai démontré que la suette-mi' 
liaire était endémique^ dans les lieux ombragés et hu'* 
midesi quelques travaux statistiques ont été entrepris sur 
d'autres maladies et doivent être continués. 

$• 77* Quant aux maladies cutanées, autrefois épidémie 
guesj telles que Téiéphantiasis des Grecs^ dans le moyen 
âge, les syphilides, à la fin du XY* et au commencement 
du xVi* siècle, et qui ne le sont plus aujourd'hui; leur 
mode d'invasion et de développement est aussi inconnu que 
celui des épidémies de variole, de rougeole^ de scarlatine, 
de suette-miliaire , que nous voyons attaquer des popula- 
tions plus ou moins considérables, & des époques plus ou 
tnoins éloignées, dans un même lieu ou dans des points 
Toislns d'une première irruption. 11 est impossible d'ex- 
pliquer comment certaines maladies, après avoir eu le 

(i) Willati et Bâteman, Maladies de la peau k Londrvs (Willa». Reports om 
•&« dùeases in Londom, in-12 , iSoi. — BateinaQ. Reports on the diseases ofLon^ 
don 9 8», Londres 1819). — Maladies de la peau h Dublin (Med. and Sarg Joarn. 
£dinb. t. XXXIV, p. 99 ). — Segond , Maladies de la peau k Cajenne ( Joarn. 
hebd. a» série, t. IV, pag. 434)* — Suivant Lorry : •• Ohnoxii sunt morbis eutaneis 
Sritfmes, Picardi, Flandri, Batavi. n (De morb. eut. p. 34). M. RicLerand pense, au 
contraire , que les Bataves sont très sujets aux maladies des voies urinaires et 
rarement attaqués de maladies de la peau. — Nouv, éUm. de physioL X« éd. 
Paris, i833, tom. 11, p. x 52. 



CAVSCS. 37 

caractère ëpidëmique» l'ont ensuite perdu, (andis que 
d'autres l'ont constamment conservée 

§ 78. Relativement aux inflammations de I« peau, l'his- 
toire des Cunslitutions médicaleê cal fbri mcomplète. Il 
parait démontré cependant que Përysîpèle peat réclamer 
des méthodes de trailéraent parliculiàrea, suivant la consti* 
tution régnante; que la variole , la rougeole^ la scarlatine, 
etc., onl quelquefois un caractère de bénignité ou dema* 
lignite qui devtent le trait distinclif decei*tainesépîdëalies. 
On a eu tort* de contester l'exactitude de^ ces remarques; 
mais aussi trop souvent on a voulir voir^ chaque année et 
chaque trimeçtre, dans des maladies essentiellement diffé- 
rentes, un caractère commun -de causalité jpt de dévelop- 
pement, et c'est Aveo moins de fopdement encore qu'on a 
conseillé de leur appliquer uneseule méthode de traitement. 

S 79^ H^^etqti^s inflammations aiguës (variole, vaccine, 
etc. ) et plusieurs inflammations chraniques (gale, favus ), 
sont contagieuses. Ces inflammations se transmettent à 
l'aide d'agens particuliers, connus sous le nom de i^irue 
on de miasmes. L'homme n'est en général afiK^cté qu'une 
fois de la variole, de la rougeole et de la scarlatine. Une 
première atteinte de la gale^ du fayus , de ia syphilid^ 
ne préserve pas d'une nouvelle infection. La gale, essen- 
tiellement contagieuse par le contact, n'est pas suceptible 
d'être inoculée par piqûre; la vaccine, transmissible par 
inoculation, ne l'est point par le simple contact ou à l'aide 
de frictions sur la peau. Le nombre des maladies de la peau 
susceptibles de se transmettre par tin ou plusieurs de ces 
modes de contagion (1) n'est pas encore rigoui*eusement 
fixé. J'ai vu, dit Pujol,'Un dentiste attaqué sur la main 
droite d'une dartre pipe (eczéma?) infecter, en un jour, 
la face d'un grand nombi^e d'élèves à l'École royale et 
militaire de Sorèze. La dartre parut sur le visage de ces en- 

(i) \danis. Observatioiu on morbid vmsons ehronic and acuu p in-4* London, 
1S07. 



38 INFLÂMMATHXM p£ I^A PEAIT. 

fans quatre à ciiK] jours après lesattoucbediiaif^sd^ParViste^ 

§• 8». Diagnostic. — Les inflamma! loti .^ cutanées , con- 
siil(^t'éo^ d'une manière géiiërale, sont dislincles des hë- 
jmorrhiigies, en ce que la rougeur, dans ces dernièieHy ne 
disparaît pas par la pression; elle n'est point non plus ac- 
compagnée de chaleur^ el le plus souvent est exempte de 
sensations morbides. En outre, à la suite desinfljmmations, 
il y a ordinairement une desquamation de l'ëpiderme^ ou 
une sécrétion accidentelle : circonstance étrangère aux 
hémorrbagies^ dont les taches rouges passent successive* 
ment au jaune yerdâlre et au jaune clair à mesure qu'elles 
^«f&cent» 

Tout€s les fois qu'il y a production de squames,, de 
furfures, ou séqrétion accidentello, on ne peut confondri 
l'inflammation avec la con^f-stion ; il n'y a dé difficulté 
réelle que lorsqu'il s'agit de déterminer si certaines con- 
gestions avec chaleur morbide , qu'on observe quelquefois 
aprèa une violente contention d'esprit ou chez le» femmes 
dont la menstruation est difficile et à l'époque des règles, 
sont les premières apparences d^un érysipèle. En effet, que 
la congestion persi^^te^et l'inflammation l'aura bientdt 
remplacée. 

$. 8 k Quant a 1 4 détermination des espèces,el]e office rai^ 
ment une grande difficulté, lorsque la maladie e^^t revêtue 
de ses caractères essentiels j lorsqu'elle est dans son état, on 
qu'elle a parcouru une ou plusieurs de ses périodes. 

Plusieurs inflammations aiguës^ et en particulier les 
fièvres éruptives^ n'ofi*rent souvent, à leur début, que des 
caractères équivoques, que des lésions élémentaires in- 
complètement dessinées; plus tard , vers leur déclin , cea 
maladies ne présentent que des formes plus ou moins 
altérées ou complètement détruites, qui ne peuvent servir 
au diagnostic , qu'autant qu'on ies rapproche des phéno- 
mènes antérieurs. 

Daiis un cas particulier, il faut d'abord rechercher 



qnelle peut avoir é\é la anitte de la maladie ^ pnis^ par 
une inspeclion allentive, délenninei' à c|iK>ilo forniti ap« 
pavticnt l*ëruplioii, cVsL-à-diie si ellu tsl exanlhèmaifuse, 
bullfuêe.j vésiculeuse^ puMtnleune^ etc. li ne fupx pliia 
ensuite que de rornpftit*r lo.i symplome^ el ia mai-ehe de 
l'espèce avec ceux des phleginasies, qui se pr&enleul «bus 
U m^me forme géiiërique. ' 

S* 8). Suivant que la forme primitive' d^ Tinflamma** 
^ ttt intacte ou alte'i^, suivant qu'eMe est dArûfite 
00 lomplacée pa r d'aul rea alt^f nations conac^oVives i su i vaut 
^fio que 1«^ maladie est simple ou eainpHqnée d'autres 
iBflsinmation.<v de la peau d'une m^me f^rme prioiilive oa 
lie foiiDes difféi*enleA , le diagnostic peut Être plus ou hioma 
difficile. Un examen attentif des alt^ralidn&cèdi&éc.ulivea 
(croûtes, ulcères , nquûfneê ^ cicà/ricaa) peut quel t^ueluj», 
Mns autres ren^eig^emcn8, conduire à la connoinsance des 
liions ëlënientoirea. Onilleurson trouve celles-ci qu^Upie*' 
fois intactes, dons le voisinage des poinlh' *e lu pèaiiiefalua 
Anciennement affectés. Lorsque pi iiiiieurs rormessbiîl r&]j((ies 
Wun même point ou sur un même individi* , il en oxtsle 
toujours une prédonvinanfe^à laquelle len autres ^tlc'li^tmH 
né(*8 par voie d\iualyse, doivent v\re valtadiovs, comme 
accident elles, ou comme c;instituuu( :lr» complicalhn^» '; 
$. 83. L^^s inflammations de lii peau étant (j'iielquerolz>yt^- 
èociéeaà de» maladies deti meuibranes uii:.().u*:tses«di:'a Miar 
cèjes ou de leurs auiK*xes. le diamio-lic, |.<»ii: ùiy cojiiplc*t>-. 
doit faire mention de Texistenco ou de r»il»>enoe de^es 
dernière^et dos cau.ses uppirciabics de leur doM^loppeipenL- 
§, 84. Pronoftlic, — il n'y a de biu-e poui: le p/ono^licf 
que dans une conruiisî'ance exnc!e de ia niordi*^ el des.li!r»s 
minaiMins naturelies des in(l imniidiurKS niques ei chroniques, 
de la peau ; que dnn.s relk du degré dVfficiiciié des moyens-^ 
qu'on leur oppose, des circonstances <]«ii ptMivout hâier dé- 
cider, relarder, emjjêchor ieiir gurri ofi, tcîieî» (jue l'i<p- 
parilîon du flux mexi&lruel cljezL^s fillciJ puLèiCS, sa.. cç$- 



4o l.VFLAMMÀTIOirs DE LÀ PEAU. 

Stttioii prochaine chez les femmes qui approchent de l'âge 
critique, etc. 

Dauji la plupart de.s inflammations aiguës, eurlout dans 
les fièvres éruptives simples, inarche ^ périodes ^ pbiSno- 
mènes, durée, tout peut être prédit et calculé; dans les 
inflammations aiguës , anomales ou compliquées de lésioni 
plus ou moins graves, il n'y a plus de règles dans leurs 
progrès , ni de calculs applicables à leurs terminaisons. 

$. 85. La gravité du pronostic est modifiée par les âges* 
Chez les vieillards, les inflammations chroniques d« 1» 
peau, indëpendantes^ causes externes^ doivent être soih 
vent respectées, quelquefois modelées, rarement guéries. 
Chrs les adultes, une aum grande réserve ne pourrait 
être juslifiiée, et le pronostic est moins fâcheux. Cfa?'Z la 
enfiius, la, plupart des infiamiiialions chroniques, excepté 
le FaTus, le lupus et la gale, sont susceptibles d'une guérie- 
son spontanée, après un hips de temps plus ou moins 
considérable, et elles sont.souvent salutaires. 

'5-66. Quant aux inflammations héréditaires; quant 4 
e<tUes qui se développent par suite de diathèses scrophu- 
leusoj ou arthritique, etc., elles sont nécessairement re» 
beiles et d'une guéinson plus difficile que les mêmes affec* 
tions, nées sous d'auties infltience&. 

Toutes les iuflammat ions artificielles, quelle que soit leur 
forme, sont d'une guérison pi*ompte, facile et souvent 
spontanée. 

5* 87. Les inflammations aiguës et chroniques delà peau 
sont quelquefois aaluladres. Le développement d'un exan- 
thème peut amener la solution d*une angine (1,^; on a vu un 
engorgement abdominal, une inflammation pulmonaire, 
des douleurs erratiques et plusieurs maladies de la peau, 
guéries par le développement d'un érysipèle (3). Cet 

(i) Bochoer. DUs, de mMgind exanthcmaium eruptione toUfendd, HaU., 1765. 
(a) VanTekiuier (Cm.) Dis*, sur divers points de fari de guérir ^ in-4* Paria ^ 
iSsi.*— 'Sabatier, Projws, mê^ Férynpêlef i»4. Paria, iSSXr 



PBONOSTIG. 4l 

exanlbème, survenu au thorax clies une femme atteinte 
de péritonile puerpérale ti è:i grave , a fait cesser cette ma* 
ladie. J'ai vu souvent une éruption de furoncles ciies 
les adultes, et des eczéma impéligineux, chez les entuns , 
Hoir lieu en même temps que tous les .symptômes d'une 
inflammation intérieure disparaibsaient ; )*ai vu égale- 
menl des éruptions d'ectliyma survenir dans la conva- 
"Kencede plusieurs maladies aiguës. Les furoncle? ju- 
gent soavent la folie (i). Pujol a vu des hypochondries se 
utmpertout-à-coup par des éruptions furfuracées qui cou— 
▼nient toute l'habiludedu corps. Un jeune enfant d'ua 
fln(3jy après avoir éprouvé tous les symptômes propres 
'ux méaingiles^ tomba dans le coma , les sutures s'écar- 
tèi-eot^ la téie se dérorma. Le docteur Gall , auquel on le fit 
Tûir^ prononça qu'il était hydrocéphale et porta un pro* 
noslîc fâcheux. Les dérivatifs sur le canal intestinal avaient 
dchoiié; le volume de la tête augmentait; Tenfanl était 
pile, faible; les exlmnités étaient infiltrées, lorsqu'une 
option croâteuse générale décida de son sort; la fièvre 
ce^; son teint ^ qui était couleur de cire jaune ^ i>e ranima 
6t l'enfant revint par degrés a la santé. La tète , quoiqu'un 
pea difforme, est beaucoup moins disproportionnée. 11 a 
dix aus ; il est robu.ste et jouit de toutes les facultés physi* 
tjues qui appartiennent aux enfans les plus forts de son 
ige; mais son intelligence est très bornée. Pierre Frank(3)^ 
cite le cas d'une inflammi'ilion du cerveau heureusement 
terminée par un érysipèle. Rosen et Mead rapportent 
des exemples de fièvres intermittentes , guéries par l'appa- 
rition de la variole. M. Andral cite le cas d'une pneumonie 
fort grave et presque désespérée, dont les symptômes se 
dissipèrent comme par enchnntcment en même temps 

qu'une éruption varioleuse se développa. M. Brachel (4) 

• 

(i) Esquirol. Art. Folie, Dict. des sciences médicalt s. 
(3) Guersent. Dict, med. 21 roi. i'« édit. tom. xi 1 p« 3x5. 

(3) De cur. homin. morbis. lib. Tii* p* iSa. 

(4) Gazette médicale, i833. In-4., page 374* 



4^ DTFLAMMATIÔIÎS DE LA PEAU. 

a vu une phlbisie giïërie par la variole. J'ai vu cjiez un 
jeune magr^lrat une bionchite que je croyais compliquée 
de tubercules, guérir à la suite de l'apparition sponlanëe 
d'un eczéma sur les deux avant- bras. On a publie une 
foule d'observations sur l'action salutaire de la vaccine, 
dans un grand nombre de maladies j et tout en reconnais- 
sant que ces résultats ne sont pas exempts d'exagéra^ 
tîbn, il n'est pas moins incontestable que cette éruption 
à plusieurs fois modifié heureusement la marche de quel- 
ques afTecfions chroniques. C'est pour cela que toute in- 
flammation de la peaU qui survient dans le cours ou au déclin 
d*uné maladie interne, doit être en général respectée, si elle 
n'est pas trop intense et si la maladie interne marche ven 
la guéi*ison ou devient moins grave à mesure que l'inflam- 
mation des tégumens se développe ou parcourt ses périodes. 

5. 88. L'utilité des inflammations artificielleà (i)quefe 
thérapeutiate provoque et entretient quelquefois sur cer- 
taines régions du corps, repose elle-même sur ces obser-é 
Vâtiôns; on sait qu'elles ont été employées avec succès par 
Fouquet dans l'iingiuej par Goodwin, dans l'angine d^ 
poitrine; par Jentier dans les catarrhes pulmonaires, etc. s 
il n'y a peut-être pas de inaLJies chroniques dans les-* 
quelles je ne les aie expérimentées moi-même, avec plu* 
Où ixioins de succès. 

S.*'89. Des observations analogues ont conduit à inoculer 
la gale et quelques autres maladies contagieuses de \à 
peau (2). Le docteur Lhomme a guéri un enfant qui tom^ 
bait dans le dépérissement à la suite d'une entérite , en lui 
inoeliUnt la teigne. Dans des cas analogues, il m^a semblé 
qull valàU mieux recourir à une éruption artificieile qu'à 

(i) E. Jèliiltf. On their^tmerice of ai^cial entpdons in certain diseases, eto 
in-4 London, 1822. 

(a) Storr. Diss. de effiçaciâ insitionis scahiei in gravioribus quiBusdam morèis, 
Tub. 1781. — Alibert. Précis tk. etj>r, sur les maladies de Ut peau, in- 8. tom. Xj 
page 5a. 



Pinocnlation d'une maladie dégoûtante et souvent diffi- 
cile a guérir. 

§. 90. Dans d\iutres circonstances , loin d'être saj nia ire, 
le dévelop peinent des inflammations cutanées est nuisible. 
I^a rougeole accélère quelquefois la marche des affedlions 
tuberculeuses des poumons*^ des érysi pèles répëlés aggravent 
l'éléphantiasis des Arabes^ l'eczéma des jambes favorise Ful- 
cération des varices, etc. Enfin , il est des cas où il est à* 
peu-près împeteible de délerminer si une éruption doit 
être favorable ou nuisible. M. Ci>lineil, qui a élttdié aveô 
soin le développement des maladies de la peau chez les 
aliénés» n'est pas encore parvenu à i^connaîlre jusqu'à 
quel point elles pouvaient être salutaires. (1) 

$. 1^. La rétroœssion des inflammalionsaiguëâ est accom- 
pagnée d'accidens graves, pl»s communs dans la rougeole 
et la scarlatine que dans les autres éruptions. Nôti-seiile* 
ment il fiiut être en garde contre les funestes eflFetsde ces 
rétrocessions des fièvres éruptives, mais encore confiée 
ceux des brusques disparitions dé certaines inflammations 
chroniques^ du lichen , de l'eczéma et de l'impéiigo. J'en 
rapporterai des exemples. 

S 92. La fréquence des cas où on a vu la disparition 
d'une inflammation de la peau coïncider avec le dévelop^ 
pement ou les progr^ d'une inflammation inléiieurë a fciit 
craindre de les supprimer et de les guérir (2). Lorsqu'il 
existe à^la-feia-, sur un même individu , deux affections, 
une externe et Taulre interne , il est dangereux de com- 
batlre activement la première. 

On trouve dans les Recueils académiques quelques exem- 
ples de maladies des organes digestifs consécutives à la 

(i) Dict. de médecine , en aS yol. , t. ix , p. 1 89.— Maladies des aliénés, . 

(1) Chaussier. /f» herpetes in quocumque casu curandi? Monspel. 1785. — 
Kaymond. Des Maladies qu'il est dangereux de guérir, in-8. 18 c6. — Dartigues, 
Maladies de la peau qu'il convient dentretenir, tlics. Paris , an xiii. — Philippe 
Boyer. Propositions de médecine et de chirurgie. Paris, i825, pag. ii et ÏS, 



44 IJyFLAMMA.TI01fS DE LA PEAU. 

(ILspariiion de dartres ou de teignes ^ Ces faits «ont rares 
et souvent peu concluans. Les nombreuses recherche! 
faites dansées derniers temps sur les maladies de Tesloroac, 
de l'intestin et de leurs annexes ont peu ajoute à ces pre- 
mières observations ; trop souvent on a ii^^ligé de s'euquér 
rir de leujs causes. Toulefuis le fait recueilli par M. Bou- 
chard mt^rilail d'être cité Jv 55. 

§. 93. Plusieurs observations tendent à établir que la 
suppression des dartres, ou de la gale, peut occasioner 
répilepsie (i), la folie ,ou d'autres affecûonscérébrale.«»Eri 
l'an iv^ à Bassenherm , sur la rive gauche du Bbiu^ 
on reçut dans l'hdpital qui y était établi ^ un capo- 
roi, âgé d'environ 2S ans, d'un tempérament sec et 
bilieux, affecté d'une dartre vipe ^ d'environ ^Dàtre 
pouces de diamètre, située à la partie antérieure etsupé* 
rieure de la cuisse droite. Elle s'étendait un peu sur H 
scrotum et y excitait de vives démangeaisons. M. BouiU 
laud* chirurgien en chef de cet h<jpital , usa d'abord dei 
moyens les plus rationnels; mais bient<^t tourmenté pat 
l'Impatience du malade, qui se plaignait d'éprouver un 
prurit intolérable dans la partie affectée, accompagné d'unt 
insomnie constante, il céda aux sollicitations de cet homme 
indocile, et permit l'application de quelques compressa 
imbibées d'oxycrat sur la partie dartreuse. Mais quelle fui 
sa surprise^ quand, le lendemain, il trouva ce militaire dam 
rélat le plus sinistre! La dartre n'existait déjà plus sur )é 
membre; mais ta somnolence, la respiration stertoreuse^ 
la perte de tout sentiment et de tout mouvement volon- 
taire étaient survenues aussitôt après la disparition de celle 
maladie. Tout fut tenté pour rappeler l'humeur herpéti- 
que; de larges véaicatoîres furent appliqués sur l'endroit 
primitivement attaqué , et les moyens propres à com- 

^i) Schenck. lAh.i. De Epilepsid^ Obs. i6. — Rochard {Journal de médecine^ 
t.KXT, p«g 46). — Esqiiirol. Art. Folie. Dict des Se. médic. — Gilibcrt. Adversan 
practic.pr, p. igS* — Ephem. nat.cur, Dec. ij. Aiin. iv. Obs. SQ.-^-Ann. t. Obs.a'ai4. 



bittre cette apoplexie mëtaslalique furent en Tain euayés. 
Le mal fil des progrès^ et le malheureux përit le troisième 
jonr. L'ouverture du corps ne fut point faite, (i) 

L'amaarose(9) et les convulsiou8(3) , surtout cbes les en* 
&ns, ont aussi quelquefois ëtë produites par la suppi^ession 
d'inflammations aiguëa ou chroniques de la peau. Sans 
doute il se peut qu'on ait quelquefois attribue à ces dis|Mi- 
ntioQsdes accidens auxquels elles ëtoient étrangères; mais 
lorsqu'elles se déclarent, comme dans Tobservation prë- 
Mnttj presque immédiatement après une répercussion , 
d/es soulèvent une question grave de pathogénie et de 
tbérapeatîque. 

$• 94. On a vu la phthisîe puImonair%(4) se développer à 
Il suite de la guérison de dartres. Lentin^ Loder, Pederit, 
Portai, ont rapporté des exemples de phibisie attribuée a 
h suppression de la sueur de la plaole des pieds. Un jeune 
porte-faix, que je venais de guérir à l'hâpital de la Charité 
d'on eczéma des jambes^ fut pris^ presque immédiatement 
après sa sortie, d'une pleurésie, pour laquelle il vint de 
nouveau réclamer mes soins, et dont il guérit sans retour 
de l'éruption. J'ai vu une bronchite suivre laiyguérison 
d'an rupia , chez un individu sciophuleux , et j'ai recueilli 
qoelques exemples analogues d'inOairmatious pulmonaires 
i la suite de guérisons méthodiijues d'eczéma, de lichens 
€t de psoriasis. 

J. g5. Des maladies du cœur ou de ses membranes (5) ont 
été aussi obs^ervées à la suite de la suppression des inflam- 
mations cutanées. 

(i) J. B. Campct. Sur V apoplexie. An xcr (i8o5), page x8. 
(a) Hoffmann. Med. rat. syst. p. i , s. i, c. 8, obs. i (MorbilU snppressi). — Kleia. 
blerpr. cUnie. tit. amaurosis (fx repulsis yaris faciei). 

(3) Gilihert. Advers, pract, pritnar. , p. 197. ( Phœnigmus per plumbea reper* 
ausut ). 

(4) Undè dira ncc rara tamcn est phthyseon historia qa» a retropulsis nascan- 
tar herpetibus. (Lorry. De morbis cutan. , p. 27.) 

(5) Pressayin. Nouveau traité de saveurs, in-tSyp. 174. Lyon, 1769. 



4^ INFLAMMATfOii^ 9B LA PEAU. 

;§« .96.. To«t «arrt^oniïaisff^nt qi>e ces tVi\$,nyér\i9nl vtwi 
&érteu$e dU^ntion , j'dffirme c^ne les aGciden« iii4rrl^aé« o U 
guéri^oi^ des dartres et des Uignea sowt c^pcndanl plu^ ra-* 
rfi# qu^on ne le pense gémualement A la suite de ce^ ré- 
^voçessions, le plus souvent ôr> observe, chez les eafans^ 
4ej5 otjblhainiiesy des ganglionlles du co/i, des o(ites; de» 
surdités, parfois des hydrocéphales aiguës; /chez les jeunes 
gens, des catarrhes pulmonaires, des phthisies ^ eiiC.; dans 
l'àgç rpûr el chez tes vieillards, des lésions du foie, l'ascite^ 
la cystite, etc. L'observation suivante est unexejnple ausn 
rare que curieux de ces m^ta^tases : 

Un marchand de vin consulta M. Pçlit, pour un 
écoulement du caj^al de l'urolre, qui hû était survena 
depuis quelques jours; les douleurs étaient vives ^ la malièi^ 
de récoulement parfaiten^ent analogue à celle d'une 
blennorrhagie, aussi M,. Petit, pensa que c'était réellement 
c^tte affection \ mais cet homme jura sur son honaeui; 
qu'il ne s'était point exposé ^ 1^ contagion, ^t que fit 
femme jouissait de la meilleure santé. Il fallait c^pendaal 
trouver une cause qui eût donné lieu àcette inflammatioa; 
M» Petit.la trouva en apprenant que le malade portait 
depuis longt-iem ps unedartre à l'avant-bras gauche, dont 
la disparition brusque avait précédé Técoulement de peu 
de jmirs seulement* M. Petit fit appliquer un vé$icatoir% 
sur le point oij la dartre avait eu son siège; celle-ci reparut 
bientôt, et tous les symptômes de cette prétendue blennpr* 
rhagie se dissipèrent aussitôt. (1) 

§. 97. Traitement, — Une foule d'agen« et diverses mé* 
thodes ont été recommandés contre les inflammations ai- 
gués ou chroniques de la peau , d'une manière assez géné- 
rale pour qu'il y ait une utilité réelle à étudier, d'un 
même point de vue, leurs principales applications. Ce pre- 
mier aptjrçu rappellera d'ailleurs quelques recherches ihé- 

(i) Bouchard. Rssai sur Vcmplci des dénvadjs exUrnes^ pag. 58, iii-4. Paris, 



rapeiitiques qu'il convienl de répéler aujourd'hui, dans des 
condilions mieux d^^lermîni'es. Plus tard, dans l^hi.stoire 
individuelle des influmma lions de la peau, je m'attacherai 
à préciser les doses et le mode d'adminislra lion des re- 
mèdes qu'elles r/^cltin>enl à lei^rs diverses pe^riodes^ et les 
modifica fions qui peuvent naître delà connaissance delei.rs 
causes^ de la constitution des malades^ et de certaines 
lésion?* accidentelles ou întercurrentee. 

S. 9b. Traitement des inflam. atgnës» — Il existe un 
certain nombre d'inflammations aiguës de la peau dont 
les conditions d'existence sont telles, que rien ne peut en 
arrêter avec avantage la marche régulière; les divers phéno* 
mènes qui les caractërisenl paraissent aussi irrésistibles que 
ceux de l'action organique normale. Le r<île du médecin 
est d'en rt'gieriLe développement et d'en circonscrire les efiFets. 

Celte méthode expecla/Ue est applicable aux érysipèles 
simples, aux rougeoles vulgaires,, aux scarlatines sim- 
ples , à toutes les inflammations artificielles peu intenses* 
Sauf quelques cas exceptionnels, elje doit même être 
adoptée, comme méthode générale, dans le traitement des 
fièvres éruptives. exemptes de toute complication. 

Ainsi donc, plusieurs inflammations aiguës doivent 
être maintenues dans certaines bornes par le régime, la 
diète et les boissons délayantes ; le mal s'épuise de lui- 
même, et la gaérison s'achève naturellement. Mais toutes 
les fois que ces infls^mmations paraissent devoir se propa- 
ger à une grande étendue de la peau, au tissu cellulaire 
sous-cutané ou à d'autres organes, ou qu'elles sont ac- 
compagnées d'une forte fièvre , on doit faire intervenir 
l'action de moyens plus ou moins énergiques, à moins 
qu'un phénomène critique n'annonce que ces maladies ont 
une tendance naturelle à une prompte terminaison. Il ne 
£aut pas oublier en outre que ces inflimmations ont le 
plus souvent un certain nombre de périodes à parcourir, 
et qu'on ne pourrait sans danger chercher à les faire 
avorter dès leur début. 



48 fiffPLAlOIltîOirS DE LA. PEAU. 

S. 99. La fixation du degré dfi chaleur {i) nécessaire au- 
tour des malades et des parties afFect(?es, esl un point sur le- 
quel on est souvent consulté dans le traitement de» inflam- 
mations aiguës de la peau, et surtout dans celui des fièvres 
éruplives. Dans la rougeole, une température assez élevée 
m'a paru le plus souvent salutaire. Elle serait fort incom- 
mode, et probablement nuisible dans la scarlatine. Elle 
augmenterait la bouffissure et la céphalalgie dans l'érysi- 
pèle de la face. 

S. 3 00. Les symptômes fébriles des inflammations cutanées , 
aiguës^ non contagieuses, sont allégés par la soustraction 
d'une certaine quantité de sang , lorsque la constitution des 
malades la permet ; la marche de l'éruption est alors plus 
simple et plus i-égulière. Je crois devoir Faire observer de 
nouveau cependant qu'il est un certain nombre de cas où 
la terminaison spontanée et naturelle de la maladie est 
tellement évidente, qu'il convient de s'abstenir des émis' 
MÎona sanguines , qui auraient l'inconvénient de fatiguer et 
d'affaiblir inutilement les malades. Dans ces derniers temps, 
on a évidemment abusé des saignées locales dans le traite- 
ment des fièvres éruptives. Renouvelant utie opinion erro- 
née de La Métrie, on a môme proposé de les faire avorter ^ 
à l'aide de saignées répétées. Cette erreur signalée , il faut 
aussi reconnaître qu'elles sont impérieusement nécessaires 
pour combattre les inflammations intercurrentes qui en- 
traînent souvent la disparition de ces éruptions. L'expé- 
rience m'a cotifirmé les avantages de cette pratique an- 
ciennement approuvée. (2) 

Les saignées locales sont généralement utiles dans l'é- 
rysipèle plilegmoneux, la scarlatine angineuse, la variole 
accompagnée de vomissemens opiniâtres, la rougeole avec 

(i) Pohl. Pr. De regimine caloris etjrigoris in morbis exanthematias, Leips.» 
1767. 

(2) Kortam. DUs.de exanthematis /ehrium actUarum retrogressis per ventete^io* 
nem restituerais. HaUs» 1741- 



bronchite inteme» oa compliquée de pneumonie. Chex les 
enfans , cette manière de pratiquer une émission sanguine 
exige une surveillance active; sinon la soignée est rare- 
ment ope'i*<e dans In mesure convenable : presque toujours 
les piqâres coulent tL*op ou trop peu 

$• lor. Lorsque , dans les fièvres, rciupllon estiliffi- 
elle ou disparait 9 Pujol assure que le tartre atibii , u doses 
vomitives « la rappelle soudainement et soustrait ainsi le 
malade a un grand danger. Dans certaines constitutions 
ëpidémiques, les vomitifs ont ét<5 signalés comme préfé* 
rables à la méthode expectante et aux «^missions san- 
guines (i). Conseillé par P. Frank et CuUen au début 
de plusieurs maladies aiguës dans lesquelles la peau est 
plus ou moins enflammée, le tarti'e slibié est aujourd'hui 
restreint^ dans son applicalion, à un plus petit nombre de 
cas. Souvent utiles dans Térysipèle produit par une cause 
externe, dans Purlicaire occasioné par les moules , l'é- 
métique et Pipécacuanha ont été rccomznandés d^une ma- 
nière li-op générale , au début de la rouijcole, pour favori- 
ser le développement de l'éruption , qin* peut être entra- 
vëe par des conditions morbides fort différentes (con- 
Tulsîons, pneumonie, dentition laborieuse, etc.). Enfin, 
suivant M. Fonlaneilles(2) une solution cVun gros d'émè- 
tique par livre dVau, en fomentation* est un excellent anti- 
phlogistique dansTérysipèle et plusieurs autves phlegmasies 
cutanées, aiguës. 

I S 102. Les purgatifs y recommandés avec raison par 
Hamihon dans la scarlatine, ne sont pas moins salutaires 
dans riij'drargyne, dans quelques cas de variole et d'éry- 
sipèle , etc. Halle assure même que des tentatives bardies et 

téméraires ont prouvé que la petite-vérole pouvait quel-» 

(r) StoU. AtM. mècL 1 , pag. i5-58. "' ' 

(a) BuUetin de Ut Soc» mêd, tTémtdation, Octobrt xS23« 



-^ «T» 



^ nrFLÀMMATIONS DE LA. PEAU. 

quçfois cédtr, d^ns toutes ses périodes ^A la méthode éva- 
caante. Je n'ai point répète celte expérieupe. 

S io3. l^s boiêsons diaphorétiques (i)^ et, ea particu- 
lier, les infusions de fleurs de bourrache et de jfleurs de 
sureau sont généralement eniployées lièdes^ pour désal- 
térer les malades, et pousser à la peau, dans les deux pre- 
mières périodes des fièvres éruplives. On a quelquefois re- 
cours aux bains tièdes dans le traitement de Térysipèle 
phlegmoneux des membres, dans celui de l'ecthymai de 
Pérylhème papnleux , de la petile- vérole, etc. On s'en sert 
aussi pour rappeler l'éruption de la rougeole dans quel- 
ques cas de rétrocession. Dans le même but aussi on em- 
ploie les bains de papeur. 

S. io4. Les onctions avec la crème, le cérat , l'huile , le 
suif ou la graisse, diminuent la chaleur et la sécheresse de 
la peau dans l'érysipèle, la variole et la scarlatine^ celles 
avec la crème procurent un grand soulagement dans la 
variole confluenle de la face, 

S^ io5. Wright, Currie, de Martius, etc., pensent que la 
réaction qui succède aux lotions et aux aspersions d'eau 
froide les rend utiles dans certains cas de scarlatine, de 
rougeole avec chaleur sèche et brûlante de la peau ^ ou 
avec tendance à la méningite , etc. Je n'ai point expéri- 
menté cette méthode contre laquelle, en France, on est 
assez généralement prévenu. 

L'eau froide, simple ou acidulée, a été employée avec 
succès, en lotions ou en bains, dans le traitement delà 
brûlure à divers degrés , dans celui des ulcères et dans 
les cas où la peau était le siège de chaleur et de prurit. 
L'eau enboisàona été préconisée par Hancockeet par beau- 



(i) Janbért. Déterminer quelles sont y dans les Jlèvres exanthématiques y les cir^ 
constances dans lesquelles le régime rafraîchissant est préférable a celui qui est 
échauffant t et celles dans lesquelles on doit employer une méthode contraire, 
(Mém. de la Société royale de méd. ia-4,9 1 1« T776 y p,5dg.) 



cmp ^«otrei dans le trailetnènt de la aoavtaliMe , '4e U 
rougeole et de U pe(ile-Tërole.# 

$. io6. Harria rapporte quelques exemples en faveur de 
rappUcaUon de VeaprU devinai) dans l'ërysîpèle^.l'^Mtfl- 
estquelquefoîa employé dans les brûlures; et James {2) an«> 
nonce avoir plusieurs foia constaté reflicacité de œ i^e* 
mëde dans Pinflammation douloureuse des vésicatoîres. 

S-/«7* ÏJuriication(i)9ii\é pratiquiW pour rappeler à 
l'extérieur quelques fièfres ëroptives brusquement dispa* 
rues. J'ai plusieurs fois remplacé ce moyen pardesaina^ 
pismes ou des bains légèrement sinapisés, ches les enfima; 

§. io8. On se sert avec succès des pésicatoires pour fixer 
quelques érysipèles ambulans, pour appeler Tinflammation 
àl'exlérieur dans l'érysipèle phlegrooneux , pour la rame» 
ner à la peau après la rétrocession des fièvi'es éruptivea. 
Stoll pense que leur applioation doil être précédée de l'em* 
ploi des purgatif dans les fièvres miliaires (4) : ce pré^ 
cepte est trop général. 

S 109. Dans ces derniers temps on a conseillé decaotériser 
la peau avec la pierre infernale ou une âoluUon ooiicaTs- 
irée de nitrate d'argent ( deux scrupules dans une ouille* 
rée et demie d'eau ) , pour entraver la marche de diverses 
maladies cutanées 9 aiguës , et pi'évenir les accidens qui 
?iennent quelquefois les compliquer. Cette méthode 
connue sous le nom èi Ectrotique , a été surtout mise en 
usage contre la variole , l'érysipèle de la face , le zona et 
d'autres variétés d'herpès. 

% 110. Un certain nombre d'expériences tend à établir 
que les préparations mercurielles exercent réellement une 
influence remarquable sur le développement des inflam-- 
mations cutanées aiguës. Recommandées contre l'érysi|)èle 



(i) Harris (G.) Dits, nud, et chir,,, 80 Londres « I7i5. 
(1) James (&.) Medicirud Dictiontuy, in fol., t. x, p. 699. 

(3) Schmxn,{Httfelemd Journal derpmku MeUkumU, vr, fi. et ji «t. p. i5S.)« 

(4) StoU. > RaU med. t. ic » p. 26a. 

4. 



5a IKFLAMMATIOirS DE LA. PEAtT. 

par M. Ricord , les préparations mercunelles l'avaient éii 
atiténeDrement pour pré^irver delà variole et de la scar* 
latine. Suivant Wedeking, il ne se développe pas de pus- 
tules varioliques là où on a appliqué un eniplâtre mer^ 
curicl^ et on empêche lesefFeta de l'inoculation au moyen 
de lotions faites avec nnje dissolution de sublinié et de sel 
ammoniac. 

Dessessart a conseillé te cnlomel comme préserratiÇde la 
variole (i) ; Sacco et Selig assurent que le mercure 6te au 
fluide vaccin sa propriété contagieuse et affaiblit Téruption 
vaccinale déjà développée. Hoffmann , Baglivi , Letsom , 
Lentin, Andry, Rerl, Hufeland, Hildebrandt, Cotugno* etc., 
ont employé le mercure jusqu'à salivation dès le début de 
la petite- vérole , pour en atténuer la violence. Huxham^ 
Baiiey^ Douglas, Kreysig, Huteland, etc., l'ont aussi 
conseillé contre celte affection^^enfin Loesecke, Mueller et 
Hamilton, le recommandent dan^H la rougeole: j'ai répété 
quelques-unes de ces expériences et j'en ferai connaître 
les résultats. 

S. 111. Quant au% méthodes présenfafwes y je ne puis 
rappeler que l'efficacité de la vaccine relativement à la pe- 
tite-vérole, et l'utilité moirtsdémonlrée de la belladone dans 
les épidémies de scarlatine. La propriété attribuée au cam- 
phre do détruire le principe contagieux de la rougeole est 
plus qu'incertaine. Leaérythèmes et les urticaires inter-^ 
mitiens doivent être combattus comme les fièvres d'ac- 
cc*s ; quant aux inflaninialions /7^'r/orf/çr7/r.?, dépendantes 
do l'iini('n<»^*rhéo, df» la iH'sménoi^rhée on de la suppre.sMon 
d'iuie évacuation h»bitnelle, on en prévient le retour en 
rétabîwsnnt cc-s évacuations on en y suppléant par la sai- 
gnée et l'^s piirgrîtifs. 

§. 1 12. Tiaiiemen iiles inflammations chroniques, — Le 
trailement des maladies chroniques de la peau pa^se, 

(i) Méthuù^s de Vlhstifuf. Se, pltj's, t. iir. 



TRAlTBMEirT. 53 

arec raison^ poor un des points les plus difficiles de notre 
art. Outre qu'elles guérissent quelquefois sous l'influence de 
remèdes de nature hîen diffi$i*ente , et dont le choix j 
l'application et l'opportunité offrent de nombreuses diffi^ 
cuites et quelques incertitudes, on ne peut dissimuler non 
plus qu'on éprouve une sorte d'hésitation à combattre 
plusieurs de ces affections, dont la disparition peut élresui« 
vie d'accidens plus ou moins gi*aves. 

$. 1 1 3. La dièie végétale, la diète lactée et la diète blanche 
sont applicables à une foule d'inflammations chroniques de 
la peau » développées lihez des individus jeunes ou d'un Age 
laûr^ et bien constitués. Une vitf sobre et régulière, une pitH 
prêté habituelle , un régime composé de viandes blanches, 
de légumes frais , de fruits aqueux et fondans, contribuent 
puissamment à assurer les effets des moyens th^^rapeuli* 
ques. La dièie blanche a même été regardée par quelques 
médecins comme le seul rem^e efficace contre les ioflam* 
mations chroniques.de la peau. 

La dUle lactée (i) suivie avec persévérance, a procuré 
des guérisons que les préparations pharmaceutiques, en ap« 
parence le mieux Indiquées^ n'avaient pu décider. Toute- 
fois ce régime est nuisible aux vieillards : sous son influence, 
j'en ai vu tomber dans une sorte d'anémie, que des alimens 
plus nourissans ont dissipée. 

Quelques personnes oui peine à digérer le lait; presque 
loutes finissent par s'y habituer. Tel sujet qui d'abord ne 
pouvait supporter cet aliment^ dit Pujol, est parvenu à s'y 
accoutumer graduellement. J'ai vu l'estomac se faire plus 
facilement à cette dièteen employant de temps en temps des 
laxatifs ou de l'eau de chaux. Quelques individus digè<*- 
lent mieux le lait d'ânesse , d'antres le lait de chèvre pur, 
ou coupé avec de l'eau d'orge. 

(i) <* Lpc in omnibns cataneornm morborum ctiratioiiibas adeô célèbre est, «t 
miiltiini soli rite appbcato omnem omninù fidnciamaddanti reliquisneglectis, 
û pro solo rictu eo utantor. (Lorry, de morh, euLf p. SSq.) 



,54 INFLAHUA^faNT^ Jm l'A iPEiLU. 

§. Il 4. L^s i!^m7/oA2« de veau, depqukt,.de gi^enouille, 
j^uvent èUe Fecominandé^ aux perstinneâqui répugnenl à 
l'usdge habilueil du lait. Quelques observateurs ont »itri- 
biié aux bouillons de tortue , de lézard (i) et de vipère (!2) 
,de^ avantages spéciaux, De nombreux essais faits à Geoève, 
en Italie et en Allemagne, en Angleleri^et en France, 
dans des cas de cancer y de lèpre ^ d^él^bantiasis^ desy^ 
philide , etc. , ont été suivis de résultats assez favorables 
fioiir qu'il convienne de i*épétec ces expérience^ sans pré- 
Tention. 

S, 1 1 S.UàhètineAcê , ^ob seulement l'usage èhxnt <}tian- 
lâté d'àlim^ns àu-déssou» de celle que réclament PâppéCtt 
€t ^activité digestive (curajhmis) a été recommandé dans 
plusieurs inflammations cbroniqnes , et en particulier 
dans les syphîlides. J'ai quelquefois obtenu ^6s guérisohs 
éludes et durables en réduisant la quantité d'alimens 
où en changeant leur qualité ; Loriy cite des faits analo- 
gues (3). Mais peu de malades ont la volonté assez 
ferme pour s'astreindre à un régime sévère et aux priva* 
tiens qu^il entraîne. Les^ femmes s'y soumettent plus faci- 
lement. Une célèbre accoucheuse de Paris ^ d'une bonne 
constitution, portait une dartre phagédénique sur les 
joues \ elle cessa son régime habituel qui était fort nour- 
rissant et très recherché \ s'astreignit à vivre simplement 



(i) Roemer (J.-J.) tfcber den Nuzen und Cebrauch derEidexen in Krehssckaden^ 
étr ÏMgiseueha und ^ersehiâden&n ffautkrankheiten, Leipsik, ifjSS.-^ Anàenjoum. 
dt médéc. tom. uux p. i44* "^ ^^' Comment, von Edinb, ix. z, p. 357. — ^ 
Carminati, Opusc, therapeiU. n. 4> tom. i, 1788. 

(a) Home (F.) CUnic. restarches, — Dehaen. Rat, med. P. iX| c. 6, §. 3. — 
Gttttnnali» iii, c. 6, J. ^. -^ Colombier, Code de méd. milit., t. v. p. 279. 

(3) m Cert^ valentiMimam novi hominem exercitio et animi corporia apprimè 
M deditmn, qui miserè herpetibus, et adfaciem et ad artus laborabat, prurienti- 
u bus illis, et noctu dinque vexantibas. Quoniam vini fortioris usui moderato 
M ad^ctum noveram, sold vinimutatione in oiigopboram et tenue sanatum fuisse 
« tesfpr. Aiium vidi qoem aqoa potns omninô liberum fecit ab hujusmodi vitiis. » 
(Lorry, de morb, eutan* pag. 40.) 



THàimnnrv» 65 

de Ufgtmiti préparés avec on peu de beurre et d'eau salëe : 
elle guérit ; et dix ans api^ès elle n'avait point éprouvé de 
rechutes. 

Sous l'influence de ces dièles sévères, eti même temps 
que les ëroptions disparaissent, souvent la constitution s'af- 
faiblît «t un régime aussi rigoureux ne peut être continué: 
combattues et éteintes par la diète , le8 éruptions se repro* 
duisent à mesure que la santé généi*ale l'edevient meilleivre* 

5» 11 6. I>es circonstances dépendantes de l'âge, du tenir 
pérament, d'a£fbolions antérieures ou concomitantes, et 
des conditions particulières dans lesquelles les malades 
86 trouvent placés , exigent quelqfuefois qu'on sulistitue le 
régime tonique et fortifianà au régime antiphlogislique, 
qui est cependant d'une application beaucoup plus gêné* 
raie. ( Voyez rupia , lupus, impétigo. ) 

$^117. Si les avantages d'un régime approprié hOiU, bien 
démontrés, les iaconvéniens des écarts de régime^ d'uqe 
vie irrégulière^ de l'usage du café (1 ), des liqueurs fortes, de 
viandes sa léea, etc«, ne le sont pas moins. Il suiBj, mème^ 
dans une foule, de caH, que des malades en voie de gué*- 
rison ou guéris s'écartent tnoraentanéiuenl du i^g^ime 
sévère auquel ils s'élaieal. asli^eiiits, poui^ qu'une exaspé-^ 
ration à^ la maladie pu uqf^ jécidive se déclare. Quel- 
quefois même ces rechutes out lieu au mQmeq(/Qii il sem* 
blait permis d'exercer une surveillance moias active $ur 
la qualité et la quantité des alimens. 

(i) M. Yattain traita, en 1747* une dame qui arait une dartre i/iWsnr les deux 
bras. Les remèdes v^t internes qu*externes , les mieux indiqués , n'opérèrent 
aucun effet salutaire, quoique la dame suivît le régime prescrii, à IVxception 
d'une tasse de café an lait qu'elle prenait tous les matins et d'une I Teau l'après- 
diner, disant que c'était, toutes ses délices, et qu'elle, ne pouvait abandonner .cette 
habitude. Rebutée à la fin de prendre force remèdes san^ effet, l'observateur ga- 
gna sur elle dé se borner à une demi-tasse pendant huit jours'', et^nfin d'aban- 
donner cette liqueur agréable. Depuis cette époque, les remèdes ^ lejcgime opé- 
rèrent à merveille, et cette dame fut guérie de cette maladie incommode (Sau- 
cerotte, H/giène chirurgicaU. — Prix de V Académie royale de chirurgie^ tom. v, 
p. 40.) 



56 HrFLAMMàTiOgS J>S Z.A. PXàV. 

§. 1 18. Le repas y le défaut 9 ou la dimiautîon f}e Faclion 
musculaire oat uoe influence très remarquable sav la 
marche desinûammatlonsde la peau. J'ai vu des individus 
alteinls de psoriasis graves, être complètement guéiîs, 
après être restés patiemment au lit pendant un mois. LHn* 
fluence du repos n'est pas moins remarquable sur la marche 
de l'eczéma et de l'impétigo. Une méthode opposée ^ un 
régime de vie dur et fatigant , ont été recommandés 
p^r Van Swieten contre la syphilis. Les résultats de aion 
expérience ne sont pas iavorables à ce précepte. J'ai vu 
constamment l'exeixice actif aggraver les syphilides ou 
a'opposer à leur guéiîsop. 

§• 1 z g. L'observation clinique démontre jouiTiellement 
l'utilité de remèdes extérieurs dans le traitement des in- 
flammations chroniques de la peau. Les anciens les em- 
ployaient souvent, mais presque toujours après un ou piu« 
sieurs purgatifs cathartiques.. Lorry en a restreint l'emploi 
à un trop petit nombre de conditions^ et a rejeté une foule 
de topiques^ dont l'utilité est incontestable. Bell les a trop 
vantés : car si , dans un grand nombre de cas, la nécessité 
d'agir directement sur l'organe a&cté, est bien démon* 
trée,- it faut aussi reconnaître que dans une fouie d'inflam* 
mations chroniques de la peau (eczéma, lichen, lupus, pso* 
riasis, lèpre, pityriasis, éléphantiasis desGrecs), l'altération 
locale des tégumens n'est qu^une des conditions de ces ma- 
ladies, et que la guérison est ordinairement incomplète 
après un simple traitement local. 

§. 1 20. Des remèdes externes, les uns, tels que les acides, le 
nitrate d'argent, le feu 9. l'alun , etc. n'ont qu^un effet local 1 
tandis que les autres sont suivis de phénomènes prompts ou 
éloignés i, produits par l'absorption des substances appli- 
quées à la surface du corps. Les salivations qui surviennent 
après l'administration extérieure du mercure^ l'amaigris- 
sement observé après l'emploi prolongé des bains ou des 



TRAiTsmsirr. $7 

T>ncUon8 iodëes; l'augmentation des forcei musculaires par 
les baÎDs suIFureux; les coliques produites par Papplica'* 
cation des préparations de plouib sur des surfaees exco- 
riées; les douleurs de vessie oc-casion^ par les emplâtres 
de cantharidesy etc., témoignent de ces effets secondaires 
et de leur impoi*tance. 

$• isi> Lorsqu'on réfi^hit que plusieurs maladies de la 
peau doivent leur origine à la malpropreté, et que le plus 
grand nombre est accompagné d'une augmentation de la 
chaleur du corps ou de sécrétions morbides, on est peu sur« 
pris des heureux effets qu'on obtient de l'usage des bains 
simples soit pour calmar l'inflammation, soit pour en pré- 
venir le retour* L'utilité des bains de décoction de son, des 
bains émolliens, gélatineux et huileux,ou préparés avec 
des décoctions d'amidon, de mauve et de laitue^ n'est 
pas moins bien démontrée. Ces bains sont préfi?rables aux 
bains lièdes ordinaires. On sait que la colle de poisson €t 
celle de cuir de bœuf préparée dans Hle de Rhodes, en 
solution dans l'eau, étaient employées avec succès par les 
anciens Grecs, dans le ti^aitement de la bràlure, du pso* 
riasis, de l'éry thème, etc. En général, ces bains gélati- 
neux doivent être administm à une température peu 
élevée, car les bains chauds prolongés convieiment rai*o- 
meut lorsque la peau est très enflammée. 

§. 12 3. Les bains fraisj et les bains de rivière en parti- 
culier, sont avantageux dans un grand nombi^ d'inflam- 
mations chroniques, rendues flxes par leur nature, par 
leur forme ou leur ancienneté. J'ai fait sur l'administra- 
tion des bains frais narcotiques y dans le traitement des 
inflammations chroniques et douloureuses des téguniens, 
plusieurs expériences dont les résultats m'ont paru très 
satisfaisans. 

§. 123. Les lotions adoucissantes , telles que celles qui 
sontfaites avec les décodions de mauve, d'à Itliéa, de bouillon 
blanc , de fausse acanthe, dt* laitue, de belle, de parié- 



59 INFULMIUmm DB U. HUU. 

tairCf et autre* pUoUs mjieiU^iiqiin; lo» kMiaqi,,.ëiDii 

de »ureui., d'oliban, de m^lilot* d'euphraue , fe cl nimi»r 
iryty ou Bvçc les feuillei et Iç&tigea d« plnalaiD; les cùffh 
pliumcf de miiB de pain et de farine de rû) oudeftiçiili 
de pomme de terre, appliquas à uoe bible teçkp^^pt 
wrlegjurfacea enflammée» e^circonacritei^Boiitgài fei fa 
mept utilefl.. -■■.■■:■ .j< 

%. lai. LeaoncfJQ/v pcatiquâea UfotVbuiîa on, «TOf^-tp 
gredêaet de mouton j de boeuf, d'our», de chapon, de ihMt 
tor,,etç., rendent. la peau plus souple et apaiaeat quel^Mr 
fois la dopleur, la chaleur et te prurit, lii^ig-teqip^^ 
a cru que chaque espèce de graisse îtait dou^ de prepriâllfc 
curati*efl,pailiculîÀref. M. Cbeïieul( i) a constaté qua nO» 
soilement ces.eorps Tariaient par les j^voportïoqs zalAtwr4i 
dejeura priDcipei conBlîtuans.BAÛ «uspî par la .prdràRpa 
ou.l'abcenee de certains principes accessoîc^s. qui {wasCiit 
ue PAS j&lre sans, influence sur leur action thérap^ntî^Ub 
Si pn se sert leplusordlnairenaeqt de la^rawae daptMt 
c'est à cause de la facilita avec laquelle on «e la procure. 

Hufeland (a) a recommandé contre les dartres le* fric- 
tions d'huile d'olive et celles d'huHs de noix. Odier »'e»t 
servi de l'huile pour guérir des brûlures, et M. Oelpeçb 
en a proposé l'usage contre la gale. 

$..135. Les avitnlAges des émiaaions aanguinea sont 
moins marqués dans lesinflammations cutanées chronique* 
que danalesaSeclionsaigiiëa. Cependant la saignée géné- 
rale et les saignées locales, opérées à l'aide de sang- 
sues ou devenlousesè pompe, ont produit, sous tnes.yeux, 
des «fiels très salutaires. J'en -ai relii-é de grands avantagei 
dans l'eczéma, l'impétigo de la face et du cuir clievetu, 
le pMiriasjs, le lîohen , le prurigo local , rherpè^ pblycté- 

(i) ChnreaL Retktrthei dàitûqati nt là eorpi gm tFoHgme tiiint^, l»t>. 
(s] Journal dm fnk. BMIauult. X, B. 4 St. p. I43 — XIU B. 4 St. p. 17g. 



59 

noïde, elç*Il oonyient même d'employer la saignée « ches 
les individus jeunes » touten les fois que rinflammatiôiiest 
étendue ou accompagnée de sensation» douloureuses; j'y 
ai eu même recours a?ec succès chez les vieillards bien 
constitués. 

§• 126. Depuis long -temps les préparations salfu" 
reuaes jouissent d^une réputation méritée dans le traite- 
ment des maladies chroniques de la peau , et surtout dans 
celui de la gale. 

Les eaux sulfureuaeê prises pendant une ou plusieurs 
maisons modifient profondément la constitution , et elles 
procurent peul-^tre un plusgrand nombre de guérîsonsque 
tout autre moyen. En France, les bains d'eaux minérales 
sulfureuses naturelles d'Aix (Provence), de Bagnères (1), 
de Bagnères de Lucbon, de Billazai (Deux-Sèvres ), de 
Barèges (2)^ de Cauterets^ d'Enghien, de Gréoulx (Basses- 
Alpes) ^ de BagnQ^ (Lozère)^ d'Ax (Ariège) Saint-Amand 
(Nord) 9 ont acquis une juste célébrité; en Allemagne, 
celles d'Aix-Ia«Chapelle, de Wisbaden, deNenndorf^ celles 
d'Aix et de Saint-Gervais en Savoie^ de Bade, de Lapey- 
rière, de Scbinznack^de Louësche, en Suisse (3); de Guitra 
(Corse); d'Argui en Piémont; d'Alhama, de Hardeles, 
en Espagne; celles de Naples; les eaux de Baden (basse 
Autriche); de Baden ( Souabe ) ; celles d'Harrowgale, 
de Leamington, de Croft, en Angleterre, sont aussi ifort 
salutaires. 

Après quelques jours de leur usage, plusieurs de ces 
eaux et en particulier celles de Louesche, déterminent 
une éruption particulière connue sous le nom de pous- 
sée y caractérisée par de petites laclies rouges, poiu- 

(i) Lorry. Op. cit. y p. 338. — Ganderax. Recherch. sur les propriétés phys. 
chimiq. et m/dic. des eaux min. de Bagnières de Bigorre. in-8®. Paris, 1827. 

(a) Bordea (Th.) L'usage des eaux de Barèges et du mercure dans les écrouelleSy 
Paris, l'jSn, in-ia.. 

(3) Payen (J. F.) Essai sur les eaux minérales thermales de Louesche, Paris, 
1828, in-40. 



6o IlfFLAMMATiairS DE LA PEAU. 

tillëes, prurigineuses, et des plaques rouges, qui» d'abord 
aperçues soi^ lés membres, s'étendent bientôt à presque 
toute la surface du >corp3 : un mouyenient fëbriie accom* 
pagné d'anorexie , d'une soif ylve , se manifeste i le som* 
meil devient agité ; les urines sont troubles et épaisses : 
au bout de huit à quinze jours , tous ces symptdnhes dis- 
paraissent dans l'ordre de leur manifestation ; Tcpiderme 
se détaclie en ëcailles furfurac(?es ; tes démangeaisons 
seules persistent pendant quelque temps. Gette éruption 
parait être un des heuretix effets de ces bains dont elle 
ne doit pas faire interromj)t*e l'usage. Les bains de Baden 
(Argovie)^ les eaux et les bains de Saint-Âmand dé^termî<» 
lient aussi quelquefois une poussée analogue' à celle que 
produisent les eaux de Louesche, mais qui n'e^t ni si géné- 
rale , ni si constante. 

Plusieurs eaux sulfureuses, (elles que celles de Bonnes, 
de Cauterets, de Charbonnières (près Lyon), d'Ëngbien 
(Seine), £e prennent également à l'intérieur, pures ou éten- 
dues d'un peu (|e lait. 

§. 127. J'ai souvent pu constater, à l'hôpital de la 
Charité et dans les établissemens de Tivoli et des Néo- 
tb^rmes, l'efficacité des bains sulfureux artificiels; mais 
pour qu'ils soient salutaires, il faut que la température et 
la durée des bains soient réglées sur les e£Fets qu'ils pro- 
duisent non-seulement sur la peau, mais encore sur la 
constitution. Dans un très grand nombre de cas, j'ai re- 
connu qu'il y avait un avantage réel à augmenter graduel- 
lement la durée du bain , que j'ai prolongée jusqu'à quatre 
à cinq heures. Cet^e pratique, si commune atix sources 
d'eaux minérales, ne doit pas être rejetée , comme quelques 
p ersonnes Tout avancé^ dans des établissemens d'eaux mi- 
nérales artiiicielles. J'ai traité des eufans, qui soûl arrivés 
progressivement à prendre des bains sulfureux de trois 
heures ; et des malades adultes ou d'un âge plus avancé ont 
pu rester sans fatigue^ dans des bains sulfureax artifi* 



ttek^ pradunt quatre à cinq heures. Le priAcipal ob* 
aUcle â ce mode d'administration, Tient des malades eux» 
mêmcjii f qui en ignorent souvent les avantages , et qui dann 
les grandes villes , et à Paris surtout , consentent rai*ement 
i consacrer un si grand nombre d*heui*es au3( soins de leur 
santé. C'est pourtant ainsi qu'on parvient le plus promp- 
lement et le plus sûrement a modifier les constitutions dites 
dartteuses , et à prévenir des i*ëcidi ves fréquemment obser-* 
T^es après d'autres traitemens. 

5 128. hen fumigations sècJiea et sulfureuêee , appU-^ 
qnëes an traitement des inflammations chroniques de la 
peau, par Glauber (1) et Lalouene(3), reproduites avec 
d'heureuses modifications par M. Gales (5) sont devenues 
d'une application plus facile et pkissalutaire, depuis les per- 
fectionemens apportés aux appareils par M. Darcet|(4}« En 
Angleterre, MM. Clarke (5) et Wallace (6), en Alle- 
magne , M* Decarro (7} ont publié sur leurs efièts des ob« 
servations intéressantes, mais qui ne me paraissent pas 
exemptes de quelque exagération. Souvent utiles dans los 
eczéma chroniques , elles le sont rarement dans les pityria* 
sis, dans la lèpre et Timpétigo; dans tous les cas, elles af- 
faiblissent plus les malades que les bains sulfureux ; elles 
modifient d'une manière moins durable la constitution, 
et procurent plus rarement des gnérisons complètes. Ces 
fumigations irritent quelquefois la peau, et peuvent , en 

(i) Glauber (Jean-Kadolphe). Famei nwi philosophici, sive descriptio unis dis» 
tiBatoriœ novœ. In-ia. AmtteYodaini , 1661. 

(a) Lalonette (P.) TfanveUe méthode de traiter les maladies ^vénériennes par 
les fumigations, Paris, 1776. 

(3) Gales. Mémmre et rapport sur les Jîtniigations\sulfareuses appliquées au traite» 
ment des affections cutanées. In-8. Paril, x8i6. 

(4) Description des appareils a/umigations , établis sur les dessins de M.Darcet, 
a f hôpital Saint-Louis, en i8i4f et*'** Ip-4* Paris, 18 18. 

(5) Clarke (Arthur), An essay on diseases 0/ the skin containing practical ob» 
serçations on the siUphureousJumigalions, etc. In-i2. London, i8a4. 

(6) Wallace (W). Observations on sulphureous Jumigatiims, etc. Id-8. Dablio, 
1810. 

(7) Decarro. (/.^ Okfà(va^qn^ mr Us fumigations sulfitmuses* Vienne, xSiq^ 



fti' iTiFLAMMitirtira im tx peatï. 

outrefrroduîrê des syncopes, des afcfe'desu ffbd i' B ftbjafe.^ 
il seraiî dangereux de les employer ïndîscrèteiË^tMAjl 
les enTanÀ, les femmes enceintes, les vieillards usthmalt^ÛiL 
lésadulles îiileints de tubercules pulmonaires , etc. * ' 

La vapeur'de soufre administrée d'après le proc^^^^ 
M. Balland e^t beaucoup moios iiTÎlanfe ^iif& lès fuHdî^" 
lions de gaz acide sulfureux , qu'elle remîAacé Mnfj 
avec avantage. ' . '.'''* ' 

Les lotions et les pommades soufrées ont des éffeti i^t 
loguea aux bains sulfureux ; leur aclîvilc peut être 'dnî* 
nuëc ou augmentée par t'addilion de quelques auttWsiJft 
stances plus ou moïas énergiques (iode, mercure ) , oii d)^ 
ne jouissent que de propriétés peu sensibles (cîiarboo, 1^ 
timolne). Ces lexiques ne modifient pas la cotislîtufioiitt 
sont généialement moins utiles que les bains suirùren^ 
pixilongés. - ■ .-. 

$. ]2g. Les auifares de potasse f de soude ou dç cKam 
sont employée, uon-seulenaent pour la composition ^ 
bains sulfureux artificiels , luais encore en boisson , & Il 
dose de cinq à six grains par pinte d'eau ^ et sous forat 
sèclie à la quaulîlé de quatre à six grains, dans de^ ^- 
Iraita de plantes regardées comme dépuratives. Oa nn*> 
crit aussi le soufre inlérieuremenl, à la dose de douu i 
TÎngt grains, ou comme purgatif spécial, ou dans la petuél 
d'en provoquer l'absorption et les effets sur lu constitulioB> 

5. i3o. Les bains de nier{i), pris frais ou chaud»^ el la 
bains d'eau-mère des Salines(2) , sont très efficaces dans 
plusieurs inâammations chroniques de la peau surtoat 
cheiB les scrophuleux. Hussel n'administrai!, les tiaina qu'a- 
près avoir donné l'eau de mer à l'intérieur. Lînd les a re- 
commandés contre la gale et les ulcères rebelles des metn- 

. 68 — Frank, de aumuL &m» 
^ul. i,p.33(. 
méd. de Firassnc . t. IT ■ n. a8S. 



bret^ il. Delaporlo ai%élraieal MAté par lètf bai» de nMr 
nn grand noanbre de galetix, enfin M. Zomtnloaite (l) li 
oombînë leur action arec celle du sulfure de potasse. CetCë 
dernière méthode pourrait être recommandëe aux mate- 
lots ou aux soldats , dans les ports de mer , pendant les 
ebaleurs de î'étë. 

Tai TU des maladies de la peau fort rebelles^ et en parti- 
cuUer des eczéma chroniques de la marge de Panus ^ qui 
avaient résisté aux préparations ar&énicales^ guérir après 
une ou deux saisons des bains de mer , et sans récidives. 
Lorsque ces af][ections se reproduisent / il faut repi*en- 
dre les bains de mer, les étés suivans. J'ai vu cette pra- 
tique opérer des guérisons qui ne se sont pas démenties 
depuis plusieurs années. On assui*e que dans l'h^^pital du 
port de Newcastle on fait un usage très fi*équent de ce 
moyen thérapeutique. Les médecins deMbeauxétablissemens 
fermés en France, dans les ports de Dieppe, de Boulogne, 
du Havre, de la Rochelle, publieront sans doule de non-^ 
velles observations sur ce point intéressant de thérapeu- 
tique , qui n'a pas encore été étudié avec tout le soin dési- 
rable* Il conviendra aussi de déterminer plus rigoureuse» 
ment les cas dans lesquels ces bains ne doivent point être 
conseillés ; j'ai constaté qu'*ils avaient été nuisibles à 
des individus d'un tempérament see et irritable. Dans les 
affections cutanées très étendues et dans les inflammations 
squameuses, il faut ordinaireYnent faire prendre quelques 
bains tièdes avant de prescrire les bains de mer. H est rare 
aussi qu'ils soient employés seuls et sans un traitement 
interne qui a toujours plus ou moins de part dans les ré- 
sultats obtenus. 

§• i5 1 . A Paris, les bains alcalins artificiels dont la com- 
poâilion se rapproche, jusqu'à un certain point, de celle 
des bains de mer, sont prescrits dans des circonstances ana- 

(i) Annales cUniques de MontpdUer» décendbre iSxa. 



64 mïuMHXTKras m la peut. 

Joguei. On lei pi-ëpare dam no* h^pïtanx en mêlant 
bain tiède quatre à aixotices de sous-carbonate de aoi 
sel mai'in, saupoudre à la surface des f^r^res, a ^té ri 
mande par Scbeliing(i),LVau sa/^e contenue dans les hnS- 
trcs est vulgairement usitée parmi les amareilleurs conlre 1 
les maux de jamlie. Je connais un malade qui est parventi | 
à se guérir d'un eczétna^t^/vû^ fort désagréable , en em- 
ployant cette mfme eau en lotion. 

S. tSï. Les bains d'eaux minérales salines de Balaruc, 
de Nérisjdo Saint-GervaEs, les eaux minérales ferrugi- 
neuses de] Cliateldon ( Puy-de-DOme) ;] les eaux de Sainte- 1 
Marie et celles de Ptombièi-es oiiL élé employées arec succèi ■. 
dans quelques espèces de dartres tuai délerminées. 1 

S. i55. Les lotions savonneuses anciennement conseil- ] 
lées contre les dartres , l'ont été récemment par M. Lugol 
contre la Raie. 

g. i34. Les Adi'yiA locaux (manulnves et pédiluTes) pea- 
veul ëtie prescrits non^seulement comme topiques, oi^ 
encore dans le but de provoquer en même temps l'ahMCk» 
tion de diverses substancts médicamenteuses. Les bainide 
pied de sublimé, ceux avec addition d'acide nitro-muriali- 
que ont éié essayé.^ contre les dartres et les syphilides mttt 
des iTsuUaU assez variables. 

§. 1 35. La salive indiquée par Galien et par Celse (s), 
e«)l devenue pai-uii nous un remède populaire contre lei 
furfures du pityriasis et ceux dus lichens de la t'ace. Lai 
nourrices s'en servent souvent pour calmer les vives d£- 
inangeaiijons qu'éprouvent les cnlans atteints destropbidsfc 

5. ]36. L'urine^ et surtout celle du malin Çunmt 
aanguinis) a t'ic anciennement employée en lotions, at 
l'est encore aujourd'hui dans nos campagnes contre h 

(1) Marcm nnd Scbetliog. Jaktbûchir der Xedicin ait WUientehmft tt.X 

I Si. p. 4X 

• Fil. 



i. 



TÊLkTTKMXSrt* 65 

gà»f lés peéSettli et le» eciséma chroniques du cuir che-- 
▼elii. 

$« 137. LeÉ bainê et les douches de papeitr humide (1) 
peureot (ire utilement prescrits ponr rappeler à l'extc^rienr 
certaines inflammations de la peau, pour opérer la chute 
deaaqcMimes et des croûtes, pour activer la circulation 
danales points des t^omens sur lesquels on les dirige, et 
pour amer quelques inflammations chi*oniques. Us sont 
enccsre otiles dans une foule d'autres conditions que j'au*» 
raî soin de fiiira connaître avec détail. P. Frank assure 
qse la ^^apeur qui s'exhale du corps d'un animal nouvelle- 
mrat tuë (-i) a suffi ponr guérir certaines dartres. 

$. i58« Quelques inflammations chroniques de la peau 

ont été traitées avec succès par Viode et ses composés (3).. 

On s'en est surtout servi pour combattre les inflammations» 

développée^ ches les sci'opbnletix. J'ai obtenu de bons ré- 

•ttltats de l'association de Tiode, du mercure, du soufre 

et de l'opium dans le traitement des lupus scropbuleux^ 

et des syphilldes tubercalcuses el ulcérées. L'action de ces 

mélangesdouésdepropriélés très énergiques doit être atten- 

liîement surveillée : ils exercent en outre . comme toutes les 



(ï) AUamonellL Mimoire sur les eaux minérales de Naples et les hains de fa» 
peun, Paris, 1S04. — • ÀMalini (Paolo). Ricerehe metUche su i bagni a t^apore r 
^calonco e tuUe /mmigasioni di sostanze ammoniacali e balsamiche , di zol/b , 
dinurcurio, etc.Naples, i8ao. — Rapou. Traité de la méthode Jumigaloire ^ a vol. 
iii-8«, Paris, i8«3. — >PliiIouze. Essai sur les bains de sapeurs employés à Saint-' 

(2) Frank (P.) Dtcurand, hamin. morb. lib. ly, p. 63. 

(3) Oimel.S. Obt.'sdr V emploi de l'iode dans le goitir , les scrophules et les dar^ 
très, (Revae tnélic. iSai.t. vi, p. 8r, et Joum. univ. des scienc. méd., t. xxv, 
p. 5.) -* Kjllsy. St^lei de f iode dans le goitre » les scrophules et les dartres 
(Jo'rn. c.Bpl. î.xvri, p. 307). — BelUol. Essai sur les avantages de l'iode 
dxtts tra ^^têttt ^ la dartre /arfuracée , tic. Paris, 1825, în-4*'- — Lagol. ilfJ/ri. 
: 4 Cs %'di a t^'de, iii-80, Paris, i8ag (Dans la scrophule cutanée et Estbio- 
Dnie y, p»» Ijagol. Troisième mémoire sur l'iode, in-80 Paris, !83i ( Sero- 
j'tlss cutaaéss ulcéreoses et Estbiomènes, pag<î 4^61). •— Masson (Th-) 
Sartemploid Copiant Joint hViotle dans la scroplut^e cutanée ulcéreuse, ( Jour a 
fcî3i ;t.ir, p. 117.) 

5 



66 INFLAMMilTldlfS DI lÀA PEAU. 

pt*<^pa rations dMode, une influence l'emarqnable sur la Qon^ 
stitution, 

A Vextèrieur^ la pommade iodurée , la pommade au 
proiO'iodute cle mercure ^ les solutions iodiitées /hibles tt 
fortes ou rubéfia tilei), \fd% bainf toduréf généraux ou \o^ 
eaux, les cal a pi as nés ioUun's ^ l'iode caustique (solution 
dune once d^iode et d'une once d'ioduré de potassium 
dauti deuK onces dVau ) , ont été applu|ué.s av«c beaucoup 
d'IialiiUté par M. Ligol au traitement des lupus ( scrO'» 
pilules estliiomèt]e.>) et de quelques autrej affectiona eiHa*»: 
nées. J'ai spéoialcineul expérimenté l'action des iodlures et 
mercure et celle de Viodure de soufre, 

A Vintérieur^ Teau minérale iodurée , préparée d'après 
la formule de M. Lngol, est de toutes les boissons cell# 
qui me parait préférable. On peut donner aussi l'iod« i' 
l'intérieur à des doses progressives d'un denii-graio^ di^ 
trois quarts de grain, d'un grain et cii^j quarts de grai» 
par jour. J'aurai l'occasion de i^venir sur les efifets de ces 
remèdes énergiques (art. Lupus ^ SypHUides )• 

S. i3g. Le charlatanisme a étrangement abnsë des sty^ 
ptiques et des astrîn^^fns , faussement appelés purgatifs 
de la peau. Lorry (i) cite un cas fâcheux de répercussion. 
Il pense cependant que , lorsque la guérison d'une aiFectioa 
. dartreuse ancienne a été obtenue , il faut raffermir le tissa 
de la peau, à l'aide de l'eau végéto-minérale, des bains 
acidulés ou d'une solution d'alun ; et il est incontestable 
que cette pratique^ préconisée par Bell, est souvent néces- 
saire. Les inconvéniens des sels et des oxydes de plomb (a) 
ont été exagérés. Ces remèdes sont utiles pour calmer 
certaines inflammations de la peau accompagnées de hi" 

(x) Yidi hominem suppressos per saturnini effectam tierpetes loagis atque atrcH. 
cibus mails venrticaii atque kepatis redimere. (De morb» cutan. p. 34a). 

(2) Alesandri Tralliani , /i6. /, c. i3. — Pauli .£ginetaB. L, IF", c. a, p. ao, — ^ 
Aitk'in (Jôlin). Obseivadons on tlie external use oflead. Lond. 177 j, in-8 — Gon* 
lard. Tiaiié sur Ips effets des préparaliuns eU plomb ^ etc.MontpelheTf lyôâ.-rl^ 
labfosse. Journ. de méd.y t. xxv> p. 576. — Frauk. De cur, liomitu mor^. lilklfr 
p. 67 ( non tifse latn penticiosum.) 



iriLàfr£itfÉ9f.' 6^ 

ci^tton»'morbidlP8 . On ^e sert 6ts préparations de zinc (i) 
dans des circonstances analogues. 

$. i4o« Unlun en lotions (s), à la dose d'une once ou une 

once et demie par pinte d'eau , diminue les sëérëtions nrtor- 

bidés de la peati dans reczéma fliient , le lichen agriua^ etc., 

etcaltne aiagulièi^ment le prurit qui accompagne ces 

maladies. Recommande parTurner, ce moyen n^est p^a 

aiaeft> eslimé par Lorry. Le hora» (3) a 6të également em- ^ 

piojf^ i rextëriem*, uni à l'axotige el à l'alun, dans le frai* 

lemest du pîtyriana et de quelques autt*es inflammations 

cotanées chroniques* 

Le sou&acélaùe de deutoxyde de cuwre (verdct) a é\i 
appliqué à l'extérieur (4) ainsi que placeurs auti^s prépa- 
rtiiona cuitreuses 9 dans les syphilidcs. 

$ i4i. h^lotionêei les fomentaiions avec l'eau froide^ 
pare oa ëmoIUenie , peuvent être employées avec avantage 
dans une foule de cas où il s'agit de combattre le prurit 
et la chaleur. J'y ai eu souvent recours. 

La compression (6), conseillée par Bell dans le traite- 
mant^^et' «leèresy par M. Bretonneau dans les érysipèles' 
pbleg<fDÔneuz des jambes, et par M. Velpeau contre les 
brâlurés graves^ a été appliquée au traitement de l'eczéma, 
des tubercules cancéreux , des nœvi et de l'éiéphantiasis des^ 
Arabes. La situation et la disposition des parties peuvent* 
quelquefois rendre la compression difficile ou douloureuse; 
etlen^attaqne pas non plus les conditions de formation des 



(i) jauni, génér, de mid. , t. xxvi , p . 4^5. — Hanke. Emploi du chlorure de zinc 
(irehi gén. de méd., t. xz, p. 277.) — Bell. Traité des licèresy p. a3i. 

(2) lindt. Diss, de alumin. virtut, med, Gœtt , 1784. — Alexandri Trall. Lib. /. 
e, la eeç. -— Paul. Mgau JL IF^ e. 20. {Terra cimoiia eucco selaiù subaetm^ 

n\ -^Keinliart. VtUitê du borax contre les dartres fwrjuracèes. (Revue médie. 
t. XTf , p. 46a. — Arch. gétt. de méd. t. xïv, p. 458. ) 

(4)Desanlt, Joum, de ckururgie^ t. m. — Stark. Inst. eUnic, p. 3o. 

(5) Br«toime««. J^unêagesdela compression dans les injlammaûons de la peau , 
iii-4* Paris, i8i5. -— G«érin. Jvurn, analjrt, t. i, p. gS. — f(otw. Bibliothèque 
médicale 9 août 1S16. 

5. 



63 INFLAHUAIIOqS DE LA VBLV. 

éi uptions darlreones, et n'est contra ella qtte.d^i||«,qlf)il!è 

secondaire. ■■• .- , ;.::,..' 

S- i43. Le c/uubon (i) a été esu; é i l'inli^ÎMVi<fe 1 
l'exténeiir ceulre la gale, qui gu^rîl plus fa6Îlem«nl;4t 
pluï sûrement à l'aide d'autrcB moyens. £n ■e.serrCiifcA 
la poudre do charbon et des loi ions savonneuses, Tbomuin 
;i obtenu, en cinq àInjil)ours,la guérison de trois teigneux. 
M. Brachel est parvenu au même résultat, au bunt d'un 
mois seulement, â New-York, Buivant Hunold , on em- 
ploie lecliabon i-ëduit en pâle avec Le rhum. Les essais quej'ai 
tcnl^savec le charbon seul ou mélange avec le soufre, m'oot . 
prouvëqu'il nVtail d'aucune utilité contre le farus, et^ 
les autres inâammalïons du cuir chevelu cédaient pl wfc 
cilementà d'auti'es préparations. L'application du chaimm 
en poudre sur tes nlcères cansécutifs au i-upia , au .lap<|if 
etc. , encilc fortement les surfaces nlcérées et angm«nl>ih, 
siippurulîon. ^- isiiiii' 

Des charbonniers ont aesi^rti à M. Poissant, médteïéi' 
Brest, que la gale et les dartres les épargnaient oonatAie 
menl. Lampadîus cite quelques cas de guérison d'îtiflam* 
matious de la peau obtenues par le carbure de «oiift^. 

§. 1 15. Al'exti'rîeur, /'wayt/f de inangcintse{i) a él4 em- 
ployé, soit pur,, comme desNicutil', dans le Iraitemeat de 
•vieux ulcéi'e.i, soi t associé ù diverses sul>slauces, comme d» 
piluloîre, soit iaçorpoi-é avec uuoou deux parties d'tixoagc, 
coptre les dartretf , les teignes et la gale. M. Jmdebt 
dil on avoir relira quelque avanlof^e djns les dartres, con- 
Ire lesquelles M. Alilieil n'en a obtenu aucun bon eflet. 
M. Deuis Morelotl'a trouvé plus efficace contre les (/«ir/ni 

[t) D^t>l,Ob. et Rèfiadimi lur le iraiumttU île la gala iHiopalhiqae fark 
l^udrr de ciariwu Bulletip ie* Scienn-i. t. TCll , |i. 9iS. — TlionHnu. A»it. 4t 
rin^l. clmig.de ffaiuhiiiirg„i-g^ — Elirait, laarn. gcnér.de mM. t- xix,|t. mI. 
- - Urinii [F. D.) Cantldénuiitiu lar ruU'làé dt h fnnJre de charia» J* iaU JMf k 
i'aitrlvfnt de la leîgne, de ta gale et de quelqaea mHtrei affc' 
Piriit, m XII. — 'rhomaon. Onguent de dmiimel dt beur 
(u) Ballflin det Sciearti mrd. de téroasar 



TRA.!T»MElfT. 69 

ulcérées que con!i*e les dartres écailUuses el ïniliaii*e5. 
M. Grille (i) assure que les ouvriers employés à la nuiic 
de mangati&se qu'on exploite à Maçon ^ ne sont pas sujets 
à la gale, et qu^ ceux qui , dans ce pays y en sont atteints , 
Tiennent se guérir en travaillant avec \q% ouvriers (9). Le 
docteur Kapp de Bareutli a pi*escrit avec succès cet oxyde 
en frictions, en pilules et même en gorgarismes, contre 
les roèflues afifections et dans les syphilides. 

hemuriale de manganèse a été donné à l'intérieur con- 
119 les maladies dartreusea^h la dose de dix à vingt grains 
par jour. Je n'ai point répété ces expériences. 

5. i44. Quelques inflammationsdelapeau^ primitivement 
chroniques , on devenues telles, restent souvent stàtion- 
naires ; alors on a recoui*s avec avantage aux excilans !o- 
oaax* Cette pratique est suivie d'une exaspération momen* 
tanée des syraptâmes, à la suite de laquelle on obtient 
quelquefois une guérison complète. Dans Templdl de ces 
moyens, il ne faut pas dépasser certaines limites; sous 
leur influence, la maladie pourrait «'exaspérer et prendre 
tn caractère beaucoup plus grave. 

S i45. On se sert de la chaux ^ unie à partie égale de 
1^ Mvon , pour détruire de {letites tumeuin^ verrues , excrois- 
\ iinces^ nœpL Hufeland (3) a recommandé contre la icigne 
Bs mélange de parties égales d'huiie d'olive et de chaux* Cet 
oxyde parait être la base de la pondr-e épilaioii*e des frères 
Mahon, employée avec succès contre le favus. Associée au 
a)uli*e et à un corps gras, la chnux forme une pommade 
D5i(ée contre les dartres et In gal^ Il ne faut jamais ptT- 

(i) Grille et Morellot. Méimnre sur f oxyde de Mat^gfuièse dans^Us maiadies eu- 
àuées (Actes de la société de médecine de Lyov, t. xi, p. 63^65). — Sjlryr Quelr 
faer imes sur Vemploi de l'oxyde de Manganèse dans le traitement des maladies 
oUuées, — Morellot. Sur le mente sujet ( Annales de la société de ipédefûne de 
Vn^dHer, t. m , part, i, p. a6a). — Villard fils (Actes de la sodé té de santé 
iefyon^X, 11, p. iia)g 

(2) Journal de Leroux, t. xvi, p. 128. . ^ 

(3) Nouvelle bibliothèque médicale^ 1828, t. III, p« 4^3, ^ ^ 



70 INFLAMMAXlQirS J» LA PEA.IT. 

dre de vne^ lorsqu'on l'emploie à Tcxtëiieur, ppre, o^ but- 
luo. avec de l'huilei qu'elle produit quelqueEoisuae excita- 
tion trop vive ou tuie. dbpari^on bruaque des.érup.lîoiii 
culanéejj. A l'intérieur , Vhydrochlorate de choux a été 
eip ployé contre le hipua et réléphaïuiasia, 

$. iéi6. M^Girai?dyde Lyon, conseille l'application ^ 
Vdmmoniaque étendue d^eau pour prévenir les prennes de 
l'inflammation dans le^ brûlures. On a quelquefois coni» 
battu beureusement par dfs lotions A^^au ammomoAcde 
et par. la pommade^. de GondretXw teignes^ et le$;dwe^ 
très; ces expérienciss devront être répétées dans 4as con- 
ditions, mieux déterminées* 

$. 147. Les lotions acidulées^ les linimens avec additîds 
i? acides plus ou moins concentrés^ ont été recommandés 
dans le traiteçient de quelques inflammations chroniques de 
la peau, telles que l'impétigo, la couperose^ le prurigo^ etc. 
I/adide acétique étendu d'eau , anciennement recottf^ 
mandé (1) contre la lèpi'e et lés lidiens, Va été de non* 
veau par M. Wilkinsott. 

L'acide sulfurique (.3) a été employé extérieurement 
pour oauUUnser ou ariver certaines inflammations chroni- 
ques de Ja peau. L^acide nitrique {5) ^ mélangé avec ia 
caisse, forme une pommade qui a été fortement récom- 
mandée par Alyon; pur, il est employé pour cautériser 
diverses: éruptions ou «la surface des ulcères. X'^cifibA^c^np- 
chlùrique , élendii- d'eau , favorise la résolution des engehi* 
Kes>..(^).) incorpora dans un onguent ou uni à une huile 

• • • ■ ' 

(i) Hippocratis Opéra omnia , in-8. ^ vol. éd. van der Linden. Lugd. Batav*» 
t. I , p. 606. De humidorum luu, 

(a) Kiiiglake. Kihn\ 'plaçai medic. Journal iSoa, p. ii etsnÎT. — Agneob I 
CdUMnèniin Poppium, -ée-^trioloy^. S^f. . 

(3) Alyoft. Essai suf' tes propriétés mié^eales lie tdqejrçène, in-So ^ i^gS. 

(4y ^omson (A* T.) On f^e emplojmunt of the aeid.pruss. as local appiieaJIùm 
in impétigo (Tlie London medic. Jfoum. febr. 1823 ). — Bull, de la soc. médit» 
ePémul. y 182a , p. x65. — Bulletin des sciences médicales de FérusMC, t. ix , p. a68< 
•— Revue médicale , t. xvx , p. 4^^' — Arch. gen. de midec, , t. xvi y p. 989. 



1 9 mmm».wm^Ê^9^m ^I 

fixfl^îl« 4fttflM«#eilU contre la t^ign^^ ict ifar^rfir et la 
gaJUi M* Tbomsott a employé en lotions un toéi#nge d'une 
partie diacide hydrocyaniqaemédùwal^ de deux d^alcool 
et de vingt d^eau, pour calmer la douleoret les démangeai- 
aoos qui accoropagupnt l'impétigo. Le D" Schneid^ i de 
Dni^ldorf^ «'est a^rri avec succès contre des éruptions 
dartreuaesi accompagnées de beaucoup de démangeaison > 
et notamment contre des éruptions des parties génitaltsi 
d'un mélange d'uo gro^ el demi diacide by dix>cyapif^e ^ 
de dxr once^ d'alcool et d'autant d'eau de rose. J'ai i4f4ii 
ce$ expërieqœç et j'en ferai connaître les résultats. 

$. i48. Deimann et Van der Bosch ont signalé les 
aTaateg^ du chlore (i) (acide du sel dtphlogisiique) appli- 
qué extérieurement. contre les dartres. Le D' Kapp a cité 
de nouveaux succès du chlore liquide contre les mala- 
dies cutanées, ateo excès de force plastique. Duncan a 
cofiseill^ , contre la teigne et les dartres ulcérées, une huile 
qu'on prépare en faisant passer un courant de chlore dans 
4e l'huile d'olive , et qu'on laveeusuile i l'eau froide. En 
14810 , à Flessingue, Chesbcil employa l'Iiydrochlore conire 
la gale. M. Chevallier rapporte l'avoir vu udininistreravec 
succès , en frictions, dans cette maladie, et la pharmacopée 
ii/iiVé>/'«e//ef donne la formule d'une pommade a uti-psorique, 
composée d'un gros dechloie et d'une once d\ixou<Lie. 

$. 149. l^ chlorure de soude a élé employé par M. Alî- 
bert contre les lispus (dartres rongeantes ), el par M. Ro- 
che contre une teigne fdveuse ( porrigo lupinoxsa^ A^ illan) 
qui avait résisté au IrciitemenI de» Tièrcs Mahon ('i). Trois 
observations d'eczéma du cuir chevelu ^feigne muquense^^ 
traité par le même moyen , sont ra|)poitéi8 par M. Co* 
tercaa dans l'ouvrage de M. Chevallier(3). Cet habile chi- 

(i) Deimano. Dœrîng Journal fur die neuesu hUàndischt Litteratur 1. B. i st. 
p.4o.^Xapp. BibLtnéd , XXIV, p. 41 5. Extr, des Annales de méd» tT Altenbourg, 
(3) Bulletin des sciences médic. de Fénissac, févr. 1814* P* i^^* 
(3) CheTaUier. "VArt de préparer Us chlorures, in-So, Parb, 1829, p. aoi. 



miste a pubK^ la fovmâle d'une pomniade eompcMée de 

chlorure de chaux et de lurbiib minerai^ employée ti\ec 

succès dans un cas de dartre rthellé^ So\v^^xi M. Der* 

heiûMt (i), on guérit la gale dans l'espace de six è dix Joars 

au moyen delotîonspratiquéesavec umêolùiionde chlorure 

de soude, de potasse ou de chlorure de chaux (trdis onces 

par litre d'eau), ou mieux au moyen de.ces méoies eblortires 

liquides préparëa dii^ectement et' contenant cin excis de 

cÛorè; M . G. Darling (ii)a5sure que le prur?g6 des ^tadés 

lëyi^set diverses irritations du yagîn cèdent Facileméotinnc 

lotions avec le chlorure de éoude. Enfin, je puis! ajotrtér 

que. )'ai constaté expërimentalemetlt ^ue les chlorures 

pouvaient êti'e appliques, avec succès, au fraîtieiniétit 

d'un assez grand nombre de maladres chroniques de ta 

peau. ^ • 

S. i5o. L'expërienco a démon Ire qu'il y avait souvent de 
Parantage à cautériser avec le nitrate d'argent (i), d'ïitie 
raanièi*e superficielle , la peau atteinte d'inflammàticins 
chroniques rebelles; mais il est également prouva 'q 
cette méthode perturbatrice^ employée prëmalurétnènt^ 
peut être suivie d'une exaspération de Tiiiflammation 
qu'elle est destinée à combattre, et que, faite avec peu de 
ménagement , elle a quelquefois altéré profondément la 
peau et donné lieu à des cicatrices indélébiles. 

§. i5i. MarC'Aurèle Severin(4)a eu recours avec auccès 
dans plusieurs circonstances a Vustion employée par Al* 

(i) Gazette de samté du i5 décembre 1827. 

(a) Notice sur P emploi du chlorure de soude en médecine,,(JS,xir. àu BaU. dei 
8C. méd. de Férassac. t. tiu, p. 91. ) 

(3) Home (Everard). Fractical Observât, on- tke treaUhent oftdeerst otc. iii*S*j 
London, 1793. — GuiMemineau (L. G.) De Vemploi du nitrate d^argent fmiiu 
dans le traitement externe de quelques nudadies ^ m-4<>» X'aris» i8a6. — Cox. LoimI, 
nied. Gazette^ t. x , p. 67a. — Jobert (de Lamballe). Emploi des caustique* dans 
le traitement des maladies de la peau (Jouri). bebd. 2^ série, t.Ti,p. 1x9 )• — 
Velpeaa. Emploi des caustiques dans le tr, des mal. de la i>eau. (Noav. rer. méd., 
t. XV, p. ^i5. ) 

(4) M. A. ScTcrino. De e^cac. medic, Francf. 164$» in-fol. p. 255* 



. XMAIXBMSVT. 73 

contre Im lupus dartres rongeanien). SauoeffoUe 
rapporte robseryation d'une pclile fille atleinle d'un nU 
cère à la suite d*une brûlure ^ qu'il guérit par l'insolaiion* 

5« i5d. U y a long*tenips qu'on a propose de traruffor- 
mer les inflammations chroniques de la peau en i^jBam* 
mations aiguë», afin de modifier et d'accélérer leur mar« 
cbe et d'obtenir plus vite leur guérison. Dans ce but 9 Hip- 
pocrafe (1) ajoutait des oantfiarides à l'onguent hatikon^ 
employé contrecertains ulcères ; Celse (a)combattait les pa» 
puleê graves par un onguent cantharidé^ Galien (S) eon- 
seillait de provoquer la suppuration sur les points occupés 
par des maladies rebelles de la peau ( lupps > mentagre) 9 à 
l'aidé d'un mélange de cantharides et d'hellébore incorpo- 
rés dans de la graisse ayec d'autres substaij^ plus ou mo^is 
actives. Paul d'Egine et surtout Aétius ont aussi recom- 
mandé cette pratique, renouvelée par ^mbroise P.aré(4)y 
lorsque 9 sur l'avis de HouIUer j il fit appliquer un t^sicO' 
toire sur le visage d'une femme atteinte de couperose. 
Plusieurs autres pathologistes ont eu recours aux appli- 
cations de cantharides dans la lèpre , le lupus ^ le psoria- 
sis, etc. Lorry a vu un charlatan user de ce moyen per- 
turbateur avec succès. J'y ai eu recoui*8 moi*ni^.me plusieurs 
fois ; mais il m'a toujours semblé pr^férabje d'appliquer 
successivement plusieurs petits vesicaloires, au lieu d'un 
seul d'une grande dimension , lorsque la peau ctiût malade 
dans tine étendue considérable. II faut se rappeler que la 
malade d'Ambroise Paré eut un violent détire. 

M. Blin pense que le meloë proscarabeusy incorporé avec 
de là graisse, est plus utile qu'aucun autre moyen dans le 
traitement des dartres , et il a proposé d'essayer ce mé-* 

(i) Hippocrate. JLii, de ulcmiimf , p. 5x5, éd. Foëi.«— GEconomiâ Hippbcr. 
Art. ftxpucov. 

(2) Celse. Ih papulit , lib. t. 

(3) Galien. De eomtfosU. med, secwuL toc. lib. ▼, cap. S. 

(4) Parc (Ambr.) QEt^ret complètes ; in-foL lib. xxi. Ves venins , |»»g. 790. 



« ^4 nfFLAMKÂtVtyiM M IiA. PEAU. 

lange^ecifilre la teigne (i). Sciltef avait dëji recommàiidé 
ce topiqoa^ qui «nflaminé et faH ^uppnr^r les éitepliotis 
.vavant-de'Iefl gaérir»{a) 

• > >' L'iËè'^atiipkMai^s dé petite joubarbe et' de grande chéU^ 
éolèkei^h tffit' de Vipurge et d'atrtres rëg^tanx dcree ou 
-itritàtis^ les- feuille die là clemaèis i^italbd ( herbe aux 
'^iuir>^ là racine 'dHMifpëratôiré,, etc., sont au^ quiel- 
' iqoefSriiT'ehiptojrës ' ^ur ' ^ viver éèi^ainfei ihfliainimatioùs 6Ô- 
- tftaéetf chroniques. 

* ' S. 1 53V 1/huilé volatile dé iéréhênlhînè(Z) a é^e essayée 

Céhtrèies t eignéaëi lés viéiixulàères^ Chàussier, petaporte 
'^ MwAlibert xriii^t'^nstàtë qub l^uile animale de jbfppfîlÇi) 
-y^àfë ,' t>il mé\àiij^\ dliùilë , appliquée ext^neàreipent , 
' ^it èffièac» dlîMj ijuelqu^ de'teîgnéà^fii '^é àarirèa 

iimgéànièe sci^liûleùseà.; Pôncélet l'avait d^jà reçbm- 
•manfdëe* spëcIàféMieht' (k>nf ire relie ilèrûlère nioladie. tl 

ftiùt ïèUbloVép céitiEf fatiilé inëfang^e avec Peau (démiionce 
•parlitre d eau ) , ou unie a Quelque corps gras 5 a — ^ 




|>uréfiuf déé surfaces enflammées, elle'produij quèlquerofs 
^VioteAstiiàtix de tèié.- A l'intérieur, IÇhuïle de cqjepùi 
et Thuiié de pétrole pure' ou mélangée avec d'aulçê^ 
^i/b«»tahbes , 'ft\1iel 'dose de deux à aix cuillerées , a él^âo^ 
îhliiiTstHe àvëcfsùdcès daiis^dès dartres rebelles. 

**'*^ iS^4. On" se sert quelquefois q^ véeiçatçireew^v dé- 
placer une éruption développée à la face ou sur quelque 
Autre régîot^ t)u elje est très incouiniode ; on y a recours 
pour.remplacer iina éruption naturelle par une inflamma- 
tipn artincielle temporaire. Je suts plusieurs lois pa^*vfni^ 
& 'trisinsporfer au bras ou à la cuisse des eczéma déyeloppés 

(j), jjlfll|f»M(ÛQM.#s.iSs S^iété UruUen^ du CaJ^tdot* t x, p. 94. 
(3) Neue Beitrœge zur Natur und Arznejrgelahrtheit , Berlin, 17S1. im^ tnAi 
en français par Coray, Montpellier, 1796, 2 vol. in-S*. > 

(3) Biblioth, méd.y t. lx, p. 198..— Qazatte d* smué, a® ai,, septeabr» xM. 
(i) Bulletin d^s sçienc. ntédic. À«iU xSiS. 



aux oreilles on aux parties génitales. Dans des cas noii» 
beui^ux^ les Tésicatoires ont provoqué une nouf elle irnp- 
tioD sans déplacer la première. On commence toujours 
par établir Texuloire avaut d'employer les dessicatifii ou 
les répercussi&. 

$• i65. Les Tësicatoiies sont encore utiles pour rappeler 
a l'extérieur (i) une éruption dont la disparition a pré- 
cédé le développement de maladies plus ou moins graves. 
On a aussi employé Véléctricité (a) dans ce même but. 11 
€st quelquefois indispensable d'oppliquer le vésicatoiiie sur 
le lien même qu'avait occupé Téruption. 

Une jeune cuisinière se présenta à rH6tel-Djeu; elle se 
plaignait d'éprontier un mal dégorge depuis plusieurs mois. 
M. Bourdier, après un examen attentif, né voyant TÎan 
qui indiquât même la plus légère indisposition l^ ne prescri- 
vit point de médicamens. A la visite du leudemain, la jeune 
fille demanda son'billet desortie. M. Bourdier, qui avait 
pensé qu'elle s<^phi1gnait pour rester àl^h^pital, l'examina 
plus attentivement encore. La gorge n'offrait aucune Irace 
d'inflammation, maiselleélaitextrèmemenl sèche. M. Bour- 
din apprit j>iéntét de la malade qu'elle avait eu une dar- 
tre à la partie antérieure du cou , et que le mal dé gorge 
n'existait que depuis sa disparition. Il fait appliquer un vé- 
sicatoire sur la partie qui avait été afieciée. Dès le lende- 
main 9 la gorge était humide , et la malade se trouvait très 
bien; mais comme elle ne put rester assez long-temps a 
i'Hôtel-Dieu pour qu'on employât avec succès les médica- 
mens qu'exigeait l'aifection darireuse, elle sortit et fit sé- 
cher son vésicatoire. Quinze jours après, elle fut obligée de 
revenir à l'h<ipital , parce que la sécheresse de sa gorge 
avait reparu. Unsecond vésicatoire fut appliqué î>ùr la par- 

\ , , , 

(i) Bnchner. Diss. de fvesicatoriorum ad exanthêtnatm a nobiUorilHU pmrtibmt 
evoeanda efficacUate. Halse, 1758. — DeMeza. Diatrib, med, tnu. Htfoirfs ^775. 

(3) Sîgaud-LafoncL I>« félectriêUé médicale ^ ia-8. Paris, iSoa , p. xio. 



/ 



76 INFLAMMATIONS BB tk PEAU» 

lie aDtérieure du eoa, et on obtint un succès aussi coin* 
plet que la première ibis. M. Bourdier f oulut remplacer le 
vésîcaloire au cou par un vésicatoii^e au bras, mais à peine 
le priNinier fut-il cicatrise que la gorge i^edetint sèche. Ou 
en fit successivement appliquer un entre les ëpaules, uu 
autre à la nuque 9 mais on n'en obtint aucun succès; de 
mAnière qu'il fiiUut nécessairement en poser un troisième 
sur le lieu ou la dartre avait existé* {1) 

Il est impossible de citer une observation plus concluante 
en faveur du lieu d'élection. C'est inutilement qu'on a 
voulu remplacer ^e vësicatoire appliqué sur la partie anté* 
rieure du cou par trois autres vésicatotres successivement 
posés au bras, entre les épaules et à la nuques toujours la 
^brge 9 redevenue sèche ^ a forcé le médecia à Tapplication 
d'un troisième vésicaloire sur le point mêmjs où la dartre 
avait en son siège. 

S. i56. Lesvésicatoir^y habituellement conseillés com« 
me dépuraùifi dans un grand nombre d'inflammations 
chroniques delà peau»sont.presque eonstamment nuisibles 
Ioa*sque le mal occupe une assez grande étendue sur la sar- 
facjs du corps. Chee les enfans^ et quelquefois chez les 
adultes, on emploie souvent, de préfét^ence fiux cantba* 
rides } le boi9 4^ garou , qui produit un suintement ana<- 
logue à celui de Teciséma. J'ai répété , avec succès, la pra«» 
tique de Jœger ( 2) dans les eczéma du cuir chevelu , 
qui consiste, à appliquer et a entretenir long-temps des 
Vésicatoires aux bi^as. 

S* 157. Après la disparition brusque d'une inflammation 
spontanée de la peau, ou provoquée par l'action de i-é- 
percussifs, s'il se déclare quelque maladie intérieure, on 
obtient aussi d^heureux «ifets des catUères (3). J'ai vu des 

(i) Bouchard. Essai sur P emploi dés dérivatifs externes, ia-4. Paris, zSi6, p. 55. 

(a) J«ger (J. Ch.) Fimfzig prakdsche chirurgische Cautelen /ir angeheude 
fPmdmente. franeforuàdr-le-ltfein, îii-8. 1788-179». 

(3) Pajol. Maladies clùxmiques de ta peau , t. 11 , page ao8. — Lorry. J>e 
morbie Émtmums , p«g. SaS-^Dreyssig. Buféland Journ, der praktimhen BeUkundc^ 
xyrii , B. 3 St p. 136.— Waton. Joum, de mid.^ tom. lxxxiii, p. 343* 



11 

sujets nés de patens darlnuz ei qui <Uienl defenoa d^une 
MDlé laDgniiMnte» aans caa«e apprëcMible , te fertifier 
sensiblement après Papplîcaiion d'un de ces exotoirea. 

$. 1 58. Indépendamment de l'action directe qu'il con- 
fient d'exercersurlapean malade dans le traitement des af* 
fedions cutanées, il faut en outre» le plus soutent » raodU 
fier plus ou moins la constitution : c'est i cette action lente, 

{profonde et intime qu'une foule de mëdicamens doivent 
eur efficacité. 

Aussi est-ce une opinion asses générale que celle qui a 
été émise anciennement par Oribaxe, qn'on ne peut obte« 
nîr une guérison complète des maladies de la peau , sans 
un traiiemeni interne ou général. 

S* iSg. J'ai retiré de grands avantages de la saignée dans 
plusieurs inflammations chroniques de la peau. Quelques 
praticiens restreignent l'usage des émissions sanguines &ux 
éruptions qui se développent cbes des individus forts et 
vigoureux , ou d*une constitution sanguine ou bilieuse (i). 
J affirme que j'y ai eu recoui-s plusieurs fois avec succéi, 
loim même qu'elles n'étaient pas réclamées par Is consti- 
tution des malades, notamment chesE des vieillards tour* 
mentes par de longues insomnies t|u'occasionaient des 
prurigo 9 des lichens, des ecxéma i*ebelles h d autres traite* 
mens. Àvicenne avait déjà donné le conseil d^une sem* 
blable pratique. 

Dans les inflammations chroniques de la peau , le sang 
e»i ordiuairemcnt couenneux • même chez les vieillards. 
Cirt i'tat du sang doit èlre pris en considération « et peut 
rendre néce&saire une nouvelle émission sanguine ; mais 
il ne faudrait pas chercli^^r à changer binisquement cet 
état du 5ang par des saignées i*ép('(éas} la constitution 
des rn;ihuIe.scnsoufirrirail inévitablement : en outi*e il pour- 

(i) Ven» seetîû, que, in Mioiis atqiie actnoftiii coBstîtutionibvs anmquani 
oBittcnda , nocere Umen poled ia lans^Sdulis at^c inertibos. (Lorry. Df morWf 
cKte)!., pag. 3a3.) _ , . ^ 



J^ IITFLAMMAflMfi iM %JL FEAU. 

rait arriver ^ comme je Pai observé, que If^'saîig , dé^éno 
de plue in pUii séi^ax î conservât néanmoins son: irp(itttd6 
à se ooagolêr sous forme couénnedse. Enl'gétVcrar, 'teasai** 
gn^es ne doivent èlre répétées qu'à des intervalles assez 
éloignés, tous les ttiois, par exemple, ef aux époques ixlèn-' 
struflles chee les femmes atteintes de maladies d^ la peaof' 
précédées d'aménorrhée ou de dy&ménèrrhéel 

$.'i6o. Loraqu^on a i^ôoùrs à la saignée, les niàlaSea 
doiventêtre rais en raême temps à un régime sévère. Pour' 
boisson on fait ordinairement usage de décoctions d'orjgé^ de 
chiendent, de' ^tit-lait^ de limonades légères; soùvedt' 
aussi on combina Faction de ces premiers moyen» avec 
celle des purgatifs et de^ bains tièdes. Mercurialis (i) conl» 
battait, pendant toute lèltr durée, les herpès et les lichens 
par le régime-^ la saigi!iée, léi sangsues et les bains. Pour 
quelques autres paihologistes,le régime doux et humeotafit* 
constUoe seulement Iç traitement préparàtoirs ^ auquel ils' 
font succéder l'administration habituelle des purgatift.' 
D'autres^ renversant l'ordre deces hiédications, emploient 
les lavemenset les laxatifs avant de pratiquer la saignée* 
Quelques-uns préftrent tempérer Faction des^ purgatifs el' 
de la) saignée^ par l'administration passagère de bains^' 
tièdes ^ dont l'oppoitunité h-a d'autres règles que celles qoi'i 
naiasexït du degré d'excitation des organes digèstils on d^' 
la peau. Cette dernièi*e méthode, suivant moi, est appti'»' 
cable à un plus grand tlombi*ie de cas que lès précédentes. 
Enfin on a conseiiléd'associerà'tesdrfférens moyens quelqu<js 
remède^ extérieurs, connus sous le nom d& stypttques oa 
tépeffeusêifê y préparés avec la noix de gale, l'alun, l'acé- ' 
tate dé plomb y et c'est quelquefois une nécessité d'y i*ecou- 
rirv-Halié^a) a proposé que méthode analogue, uioins les 



(i^ «.fitiam si bimi «diut indioU nûtteBdà saai^aia&s. •• (MercumUs. ^ mor^, 
cu^gf/^., r^JDe JLi o k ê m i hiu^ fM^^ 7Sviii-4.JUyd» x6aS.) .. ^ 
(a) HalIé. Mém* de la soc roy, de médee, In-4. tom. yiii » pag. 3f 1^ 



SittJMai» #angaînetv ti ^ï oonsûu d^m FêdatiaklnitUMi 
MMabiiMe des purgatifs et des baina tiède». * -w 

On a iinpi'pprenieai désigne, dans ce» derniers leaîtMt ' 
sous le nom de méthode d'Hamilion (i) » la pratique cfùi 
iion&isle à cotuba lire exclusivement les iiiflaoïnHilions chiv^ • 
liques de la peau par les purgatifs. Ottli*e queceftotnë^*- 
ihode est fbrl aacieune ^ un médecin fi'guiçais, Jouberl (tt)| 
l'a auUrefois pr^coniaée^ elle exige une sur?eiUaDce^civi« 
ree de la part des médecins, lors même que les organe* 
digestift sont pai&ilemeot sains. 

fimploy^^ incoosidérément , lea purgatif pourraient 
quelquefois provoquer une excitation morbide sutf le.canal » 
digestif ftui y ied'uuo réaction sur la peau(3)yOu développer • 
dans l'estomac et. l'iuieslia des iuflimmations chroniques 
difficiles à guérir et capables d'amener des allérationa-de 
Ussu incurables. C'était dans la crainte de ces métastase» que 
Van Qelmont avait voulu exclure les ocUhartiquêê'dvt trai- 
tement des maladies de la peau ; et dans ces derniei» temps^ 
la même pensée nous avait, en France , rendus assea gêné» 
ralement trop réservés dans leur emploi. 11 faut même que 
fsjoute , car c'est un fait incontestable, que les inSamma*» 
lions gastro-inteslinales artificielles^ provoquées par les 
purgatifs, guérissent facilement du moment où on sus*' 
pend l'action de ces remèdes , à moins qu'elles ne soient 
ealretennes et rendues persistantes par quelque prédisposi* 
tien individuelle. 

§. 16 i. Les purgatils /nî/u>ra^i/À et les 2axa<{/», sont fré- 
quemment eomployés dans le traitement des maladies de la 
peau. Les infusions légères de rhubarbe el le sirop de <^i« 

(i)Hainilton. Observations sur les avantages et F emploi des p\Mrf^Js,.'ïxtiàmt 
de Taoslais par La fisse , Paris , iSa5 , in-8. Il ne s'est point occupé da traite- 
ment des inflammations chroniques de la peau. 

(-iS Jonbert. Quœst. mei» 5,6. — î)e affsctihus p'dorum et cutis, etc. Genevie, 

In-I2. 1572. 
{V\ Boêhmer. Diss, de piirgantibus ckronica cutis exanthemata nonnumguani 

exacef*a»<ii»*«Hala» 1764. 



8p ïifFLAlfMA'nOlfS M l PEAIT. 

ccree ptrar les enfans, les purgalifii sàltns , lés tolfàUII'^ée 
tnaguf^sie, de soude on de potasse à la dose de dedi: :gnfl 
oa dHine demvonce , quelque!» eaux minérales ptirgaittes, 
telles que celles de Sediitss , de St. Martin de Crussol ( Ardfr^ 
che), deMerlan^e^ etc., et les eaux feri^uginenses salines 
de Campagne (Aude); le tartrite acidulé de potassera 
la diole de deux gros dans nne pinte de petH4ait , d^eAta 
de.Teau, ou d'infusion de chicorëe^rempliàsent lemAme 
but et les mêmes indications. 

On emploie quelquefois aussi le soufre et le calorn'el^ 
comme purgatifs. Les pilules mercurielles de la pharma- 
copée de Paris, les pilules de Bellosie et d'autres caihtu^ 
tiques ont été adihînisti'és avec succès à des malades pi*é- 
pai<és par on régime doux et par un usage fréquent des 
bains tièdes. 

$. 169. h^% anciens regardaient lespurgatifi inergiqueÊ 
comme des remèdes très efficaces cofiti*e les maladies de 
la peeo. Une femme élait tourmentée depuis long^lemps' 
de dartres rebelles â tous les remèdes; 6alien(i) ayant 
appris que les purgatifs avaient été négligés, employa im* 
médiatemeot les plus forts cholagogues ^ et dans peu* de 
jours cette feipme fut guérie* Souvent la témérité des empi- 
riques a triomphé de la réserve de médecins instruits: la 
poudre d'Ailtaud a opéré des guérisons nombreuses. Ces 
résultats doivent encourager à avoir plus souvti^t recours à 
cette méthode , dont j'ai obtenu moi-même des succès re- 
marquables. En usanl de tels remèdes , on pi*endra garde 
de fii'liguer la constitution on de créer des désordres plus 
graves, (a) . , 

Oribdze (5) et Arélée (4) ont conseillé l'hellébore dans 

(c)'Calèm. Methàd. med. Lib* zxt, cap, 17. 

(a) Tùm demùm proTidendam ventriculo et intestini» , ne aliquod ûiflnBBM' 
tori» irritationift tigotun in pessimam degeneret phlogotin. ( Lorry. De morh, 
eut. pag. ^35. ) 

(3) Oiibaxe. CoUeetanea arU medic, Paris» i556, in-8. Lib. vu et lib. VUi» 
cap. m et Ti» • ' ' ' ^ 

(4) Aretai. Opéra, éd. BoerHL ia-foL pag. iSd* 



ntAiTncBfT. 9i 

rëlëphantiMÛ des Grecs et quelque» autres maladies de la 
peau. 6allen(i)dit avoir guéri la lèpre par une saignée co- 
pieuse^ les bains lièdesel l'hellébore. Paul d'Gginç (i) l'em- 
ployail à l'extérieur. Celsea recommandé TAe^eiors noifi 
Schmidell a employé a?ec succès l'entrait d'hellëbore^dans 
deux cas de lèpre des Grecs^ G. Fabrice deHilden a guéri « 
par leaiéme moyen, une jeune fille, alleinted'tme m^liidie 
delà peau fort grave; Willan a conseillé la teinture d7^(^- 
hore dans le traitement des iuflammaliotis squameuses; 
Smith a prescrit avec quelque succès la pommade d'A^^- 
lébore çt la teinture à l'intérieur , dons plusicura mala- 
dies cuUinées^ suivant Swediaur, les lotions faites avec 
la décoction et la teinture d'boUébore sont utiles contre 
le psoriasis 9 le prurigo et les teignes; Bi{;elow a recom- 
mandé contre les dartres invéléréea Vongueni (Thellé^ 
bore i^rt. Je m'empresse d'ajouter que ces résultats^ en ap* 
parence si Civorables^ sont de peu de valeur. D'abord^ il 
règne beaucoup d'incertitude sur l'espèce d'hellébore em- 
ployée par les. anciens (3); et c'est bi(eu à tort qu'on a réuni 
sous le nom ^hellébores des substances aussi diiférentes 
({neVhelleborus Ti^r (hellébore noir) et le vçratrum album 
(helléboi^ blanc). J'ai prescrit, à L'hôpital de la Charité, 
la poudre d'hellébore noir jusqu'à la dose de soixante 
à quatre-vingt grains, et la teinture d'hellébore noir a la dose 
detroisgrosjsanspccasioner le plus léger dérangement dans 
les fonctions digesiives et sans observer aucune modijicatîon 
dans les symptômes de diverses altérations de la peau. Le 
veratruTn album sera l'objet de nouvelles expériences. 
§. i63. La^ra^ïofe( Gr. o^ci/za/w L.) (4) a été souvent 

(i) Galeni. Art, curai, ad Glaucon. Lib. ii. 

\i) Panli ^ginetae Opéra in-S. c567. Lib. ///, chap. IL 

(3) Paulet. Remarque^ sur V hellébore des anciens (Joura. gén, de médecioe , 
t Lii,p. 4iO.) — ^HaDiiin. iVo/tf sur les hellébores des anciens (Journ. gén. de in*d. 
t xLxv, p. 7.5- xga. ) 

(4) Delavigne (G. F,)Dis&. de gratiold officinali ejusque usa in morlis cutaneis, 
Erlangae, 1794» Wr4*^ 

I. 6 



8a INFLAMMArrOHS DE LA. PEAD. 

«inployvc cotiim^ purgulive, à la doite d'un den]i-grot*|M 
gros en infusion , ou en poudre à la dose du vingt àUÉM 
grains, daiu le tiaîteinent des darlret, K.aslzewskt n^E 
que celle planle guérît lea ulcèrca v^n^riens du nez ^ de li 
gorge, et M. Delavigne Ta vu employer avec succè» coulre 
la gale et quelques anti-es maladies cutanéci:. Sloll etdei 
Haen l'ont plusieurs fois a^ociée au sublima, dans la cuw- 
tion dessypbilîdeR. 

S. i64. Les<T/ra/w(i),el en particulier l'enu (feeAau:r(j! 
et la liqueur de potasse de la pliaimacopée d'Edïoihoois, 
à ^a dose de vingt à trenle gouttes, ont tlé employés pat 
Willan dans le traitement de plusieurs inflammationschr*' 
niques de la peau , et surlout dans les squames. 

Le aous-carbonale de soude et le sous-carbonale de av 
tasse, à la dose d'un demi -gros à un gros par pînte d'infu- 
sîon de cliicoi-ée, ou combinés avec le soufre ont dlë essayer, 
contre divei-ses affections cutanées. Vammoniague (3)« 
son sous-carbonate l'ont été plus spécialement dans lessy-i 
philides. On donne le sous-carbonate ù la dose d'un dcml-{ 
groa par jour, en deux doses. Peyrilhe tait observer aot\ 
l'alcali volatil du commerce (sous -carbonate d'ammoaia'r 
que) contient les deux tiers de craie, sophistication qui 
diminue beaucoup l'énergie de ce sel. Dans les hâpiiauxel 
la pratique civile, il faut soigneusement s'informer sî It 
carbonate employé est rifcent oa ancien, et si la soIutioDc^^ 
tté conservée dans des vases bien bouchés; car toutes wf 
circonstances influent sur la quantité d'ammoniaqne prifl 
par les malades, et par conséquent sur les effets des dool 
pi-escriles. * 



(i)Blaoe. Traasaaioas fnr dit imprcvimiiu cf médical and ekimrp'ciil but 
led^- yol- II- — Hitchill. MedUal rvposiiorj, voL it , n. t r. art. g. 

(») DcthirdiDg (G. C.) Dits, de aqtut calcU idyie mUma mu mlutari in i/Ko 
ia mntbii eiaalhemadcii chronieti. Roiloch. 17^ , ia-4. 

(}) Aaàia Journal Je MédceUif. lonif iLi.p.SSj. — I 
Pejrilhe. Remidt rumreaa conlrn lit maladitt vinéricnnei 
mal, on E>i«i lur les n/erliil det akaUi iiiÀaliU , ia-Eo, F*ri*, 1774. 




TRAITSMKNT. 83 

% i65« Les aoid09 sont d*une utilité plus générale et 
plus incontestable que les alcalis. Chacun d'eux a une 
infloence qui loi est propre. A l'appui de cette opinion, 
je puis citer Faction spéciale qu'exerce Facide êulfiai^ 
que (i) sur l'ecaëma ulcéré et le lichen agrius ^ et celle 
de Fadde nitrique sur Pimpétigo el le pityriasis. On donne 
ordînairemetit un demi-gros d'acide sulfurique par pinte 
d'eau dTorge sucrée. Ches les adahes, fen ai quelquefois 
porté la dose â un gros par jour, en l'étendant dans deux 
pîaiai d'eau. Mursinna la prescrit atec succéd à la dose 
tr&sâeFée d'une demi*once par jour. Les malades doivent 
boîie à petits coups et m^me avaler aussitôt spi es un peu 
d'eau fndche , lorsque l'estomac n'est point encoi^e accou-* 
tome à eette boisson. 

L'utilité de Vacide hydrocîilorique étendu d'eau ou 
idminialré dans des décoctions de gruau, d'orme pyra-» 
Hidal el de doûce«amère, a été constatée par de bons oh* 
lervateurs; on emploie ordinairement cet acide a la dose 
fan gros â un gros et demi par pinte d'eau avec une once 
de sucre. 

Vacide nitrique (3), plus énergique que l'acide sulfuri- 
qoe« a été principalement préconisé contre les syphilides. 
Alyon donnait jusqu'à un gros d'acide nitrique pur dans 
deux livres d'eau , et conseillait de boire cette limonade 
par demi-verre toutes les deux heures^ en se servant, d'un 
tube de verre pour ménager les dents. Le degi*é de con- 
centration de cet acide variant depuis 20 jusqu'à 4a** du 
pèse-acide de Baume, il est indispensable de Faire mention, 
dans les prescriptions, du degré d'après lequel on a calculé* 
Les limonades préparées avec Vacide acétique ou les acides 

(i) Home (F.) CUtùeal experimentt , historié and dissections. Londres, 1781, iii<^. 
-* Darwin. Eoonomia, m. — Fosbrokc. On s/te use of the dilute sulfuric acid i/t 
wuMeous diseases, (Tbc Lond. médical a&d sm-g. Joarnal» juin iSua.) 

(1) Alfon. Essai sur les^m^nctés médicales de Coxj^ène^ S»» Paris 1797. • 



/ 



«4 mEXABtMATram I». LA PEA.U. ■ 

7Îtm(|Uejl«rlai'ii|ue et oxaiii()iie ,a(>at,jnoinB ' «fnergïquË 
et moins salutaii'es. 

S. i86. hBB préparation» anttmonialea (^ i) d'abolie»- 
say^es contre i<*s mnUdies cutanées des unimaux , appli- 
quées par Bas. V,.ileatinuu traitement des mêmes afieclioit 
cheB l'iiomme , onl ëlé l'objet de nombreuses expérieoca 
Ijë plus souvent elles ont élé adminisliées de coDcei't btc 
d'autres médicaraens plus ou moins actifs. Je ferai coo- 
na!lre les plus usitées de ces médications composées en Im 
tant des maladieâ dam lesquelles elles ont été le plus ipt- 
cialement recommandées. 

§. 167. Le sulfure d'antimoine employé dam le 
maladies ciironiques de la peau par Baldinger et Vuglet, 
dans la gâte pat' Hermann et Tissot, forme la ha^edt! 
tablettes de K.unckel et d'une foule de pilules anti-darlnt 
5è£. Oullen dit l'avoir sou?ent donné plusieurs senjainesii^ 
suite à la dose d'un demi-gros h un gros, sans qu'il a 
soit résulté de phénomènes apprtciables. Dans uu ou dem: 
cas seulement où ce remède fut porlé à une grande don 
il produisit de légèi-es nausées et même le vomisseraW 
Je l'ai fait prendre, s^ns succès, à plu.sieurs malades a&a- 
té» d'inflammations clironiques de la peau , à la tlose d'un.. 
dedeuK on trois groa dans vingt-quatre heures, sans avoir 
observé de dérangemens uu de moditicatious dans les font- 
tions digCstives. Il est donc permis de s'élonnei- du soit 
qu'on a pris de reproduire, dans quelques formulaires , de 
recettes du bols, de pilules et de poudres dans lesquelles 1:> 
sulfure d'antimoine est administré à la faible dose de qi» 
tre, six et huit grains. Quant aux eSels éloignés que leâul; 



(>) Baûle Talntia. Triaimphwageii da Aaliimanii, 8° Ltipnck, i6u4. Iw 

hai,e(J). Jè?«iMi«. mp,aaic,<./a,dlci.y:. Lood. 1771, In-S», p. 45.— « 
Tnili Ihéùr. etpmt. dei iJcèiti , tpad. de l'nngl-ppr Bnsqoilloo, ia-8. Paris, ifcl 

p.iïo CliamboniieMDOlEai. Oiïff™. cUjUc^, l'aris. 1789.— Desaalt J<0 

Je aUn^rpi . 1 m. — (IuIbcsqII- mpU'^d j^^m. Jcr piaa. Heilkun4e. XU t.- 
IlurelaacL TruJIè Je la niuhdit scrofAuleuti^ vadiiit par Baiisqael , S" pBÎ 



TKàimsiiT. 85 

iiire d'antimoine produit sur le» maladies chroniques de la 
pean, ils m'ont paru moins sensibles et moins'apprëciables 
joe c^eox qne déterminent le repoB et le régime de vie 
régulier auquel sont astreints les malades admis dans nos 
bdpttaux; double oiroonslance qui complique toutes nos 
ixpëriences et qui est trop souvent méconnue on oablié0 
le» thérapeutistes. 

Cette observation s'appKque i quelques autres prépara«^ 
lions, telles que Véthiopa aniimonial d^£luxha¥n,mélauge 
d'antimoine% de mercure et de fleurs de soufre, qu^on a 
recommandé dans le traitement des dartres scrophuleuses. 
Elle s'applique aussi à Vonguent de sulfure d^anlimoine 
dont on a vanté les effets dans quelques maladies de la peau 
et qui ne m'a paru avoir d'autres proprii-tés que celles de 
l'axonge impure. Souvent aussi le sulfure d'antimoine a 
été associé à d'autres médicamens plus ou moins actifs. D'a- 
près le conseil de M. Hufeland;, une jeune fille^gée de 
louze ans, atteinte de dartres j i rit le sulfure d^antimoinei 
I la dose d'un scrupule , trois K is par jour, et cet le dose 
ftit portée progressivement à une demi- once ^ toutes les, 
viiigt-quatre heures. Au bout de six emaihes, cette malade 
Aait complètement guérie, mais el e avait pris en même 
temps des bains sulfureux et de la douce-amère. 

La décoction de sulfure d'antimoine est beaucoup plus 
active qu'une égale quantité du même sulfure , employée 
en poudre. M. Guibourt a .soumis à l'ébullition une once 
de sulfuie d'antimoine dans seize onces d'eau distillée jus- 
qu'à réduction de moitié environ. La liqueur filtrée, 
et précipitée par l'hydro-sulfate de potasse et l'acide by<* 
drochlox^ique , a fourni un grain huit dixièmes de sulfure 
d'arsenic sec, ce qui répond ù un grain quaranle-qdati^; 
centièmes d'acide arsénieux. Celle transforma lion d'un sul- 
fiire d'arsenic insoluble en un acide soluble ot émineminent 
énergique, explique ponr(|uoi la décoction de sulFme d'an- 
timoine est beaucoup plus active ^jue le sulfure lui-mêino. 



Sb irfFLAUHATIONS DB Ll PEAU. ■ 

J'ai pu faii-e prendre jjendont pliisieura jours, une d«ni-L 
once de sulfure d'antimoine à plusieurs malades, sans qu'ili 
en aient éprouvû le plus léger eSet, tandis qu'ils élaienl 
purges a»ez fui teinent par la décociiondedeux gros seu- 
lement lies mômes sulfures. On conçoit qu'ils n'iiuraieDl 
pu prendi'Cj sans inconvénient, eu une seule fois, les tr» 
guarb de graîu d'acide aiséuiciix que la m£tno quantittl 
de sulfure d'anlimoine cède à l'eau liouilUnte. 1 

S. 168. Les utiles efftls de la ï/flone de Felts et ie h 
décoction à'j4rnouU , àana plusieurs maladies de la peiu 
et spécialement dans les syphilides, me paiaissenl dus en 
partie à la formation d'un« ceilalne quantité d'acide ar- 
s^nienx. Malhenreuseraenl ces tisanes ne^ont jamais ideo' 
tiques;car le sulfure d'antimoine des ofBcines est tatilùl 
pur et tantât combiné arec une certaine quunlitû d'ars- 
nic. Lorsqu'on ne renouvelle pas le sulfure dans la prépa- 
ration des tisanes, ainsi que cela se pratique dans quelt^tici 
hôpitaux , celui qui a été soumis plusieurs foisà l'ï^buUilioii 
se trouve par cela seul moins chargé d'arsenic , et la tisace 
est moins active. D'autres conditions peuvent donner , en 
apparence, au sulfure d'antimoine des propriétés qu'il n'i 
pas. Un acide minéral, administré après l'ingestion de ca 
sulfure, provoque presque toujours des vomïsseineus. 

Le sulfure d'antimoine et de mercure (^élh'iops anlimo- 
nîal ) Jouit à-peu-pr&f des mêmes propriétés que l'anti- 
moine cru. 

Le/>rôfo«yfkff'anfimoine (fleurs argentines d'aniimoiiK] 
à la dose d'un dixième de grain trituré avec du sucre, d 
les pilules de Jamea ont été conseillées contre les maladia 
attribuées ù la répercussion des inflammations de la pcM. 

$. 1G3. Les médecins anglais ont beaucoup ^rt!conU 
l'ubiige du vin antimoiùal d'HuxItam contre les aflèc* 



: TftAlITEKBlIT. 87 

lions cutané (i). M. Pages (3) dit les avoir cpmbaUui^y 
avec succès, pai* le* tartre stibié pri^ à doses .d«. p|ita 
eo plus élevëêft^ Un darti^ax, âgé de S7 ans,, ^raiié 
par M. Pages , piHt le premier jour du traitemeait^ ub 
demi-grain de tarlrate anlimonié de potasse et dix grains 
de douce amère i la dose eu^.t progressivement ajig^en- 
tée; au bout de. cent soixf^ite-douze jours |, le induot 
prenait, en denx fois, chaque jour, trente«deux gc«i 
d'extrait de douce-amèire et trente-deux grains de tartrittt 
antîmonié de potasse* Un auti^e malade , également (iSeoté 
de dartres j prenait, ver^ le quarantième )Qur, dou;9e g^osL 
d'extrait de douce-amère et ^ix grains d'émétiqne. Un 
ti*oisièm6 malade arriva graduellement à pre^drcquatre? 
vingt-cinq grain» d'extrait derJiUê radicans et seize graina 
d'^métique par jour. 

Plusieurs malades qu0 j'ai ; soumis â ce traitement > en 
commençant par un grain de tarti*e stibii , ont épronvQ 
des diarrb^ ou des vomissemens, d'autresont eu plosieùiB 
selles liquides dans le jour. Chez un petit nombre il y à eu 
tolérance; mais jamais je n'ai porté le tartre stibié à une 
dose aussi élevée que M. Pages. Au reste , ces observations 
prouvent que l'habitude est une cause de tolérance non 
équivoque. On a employé de la même manière un ëkctuaire 
anli-dartreux , composé de cinq grains d'extrait de suroao 
vénéneux et d'un grain d^émétique. 

$• 170. On s'est aussi servi de Isl pommadé et des lotions 
stibiéea pour faire passer à l'état aigu quelques- inflamma- 
tions chroniques des tégumens , et en accélérer la termi- 
naison. W.Blizard (3) a employé Veau émétiaée à l'ex- 

(i) Httxham. Ohservadûmi <m andmmty^ page 60. -^ J. BrisUite , /. e,, p. 45. 
.— Adair. Médical eommenttmes wm Edinb, ix , p. 35. 

(4) Fages. Mémoire sur ^efficacité du tartrate aniimonié de potasse combiné aux 
extraits de douce-^mètv etderhas radicans, dans le traitement des dartres, (Re« 
cneil périod. de la toc. de méd. t. vi.) 

(3) Blixard. Lnnd, medt Joum^Tttt, .1787. 



8b IltFLAUMATIOHS DB LA PEAn. 

J'ai pu Fiiîi'e prendre pendant plusieurs jours, une devi< 
once de sulfure d'anlîmoinc ù plusieurs malades, sans tf/ik 
en aient éprouvé le plus léger effet, tandis qu'ils .étiieal 
purgés a^sez forteineut par la décociion de deux gi-os seu- 
lement lien mêtties sulfures. On conçoit q\i'its n'auraient 
pu pi'endie, sans inconvéaient, ea une seule fois, les bsii 
quarts de grain d'acide urséniciiic qiio la même qumili 
de sulfure d'«nlinioine cède à l'eau liouilbnte. ^M 

S. 168. Les utiles effets de la tisane c/e Felia et delà 
décoction à^Arnoult , dans plusieurs maladies de la peau 
et spécialement dans les syphilides, me paraissent dus en 
partie à la formation d'une certaine quanlilé d'acide ar- 
sénieQx. malheureusement ces lisanes ne font jamais iden- 
tiques; car le sulfure d'antimoine des officines eât 1anl<jl 
pur et tantôt combiné àTec une certain? qu-antité d'arse- 
nic. Lorsqu'on ne renouvelle pas le sulfure dans la prépa- 
ration des tisanes, ainsi que cela se pratique dans quelqu» 
hôpitaux , celui qui a été soumis plusieurs foisà l'ébultilîon 
se trouve par cela seul moins chargé d'arsenic , et la tisane 
est moins active. D'autres conditions peuvent donner, en 
apparence, au sulfure d'antimoine des propriétés qu'il n'a 
pas. Un acide minéral, administré après l'ingestion de ce 
sulfure, provoque presque toujours des vomîssenieas. 

Le sulfure d'antimoine et de merc«/e(élhiops anlïmo- 
nïal ) jouit à-peu-près des mêmes propriétés qile l'anli* 
moine cru. 

Le;)/Mox)'(Jed''an'i/n<7tne(Seurs argentines d'anlimoinc) 
à la dose d'un dixième de grain trituré avec du sucre, et 
\^ pilules de James ont étë conseillées contre les raaladiei 
attribuées ù la répercussion des inflammations de la peau. 

S. 169. Les médecins anglais ont beaucoup préconisé 
l'uspge du vin antimonial d'Uuxham contre les aBiac- 



: TftAlTElf EXT. .' : 87 

tlom cuianiSes (i). M. Pages (3) dit les avoir cembaUui^y 
avec succès, par le* iartre siibié pris à doiei déplus 
eo plus élevëês. Un dartreax , pgé de S7 ans ,, ^raiié 
par M. Pages, prit le premier jour du traitemeait^ ub 
demi-grain de tarlrate anlimonié de potasse et dix grains 
de douce amàre; la dose eut^.t progressivement augmen- 
tée; au bout de; cent soixAiite-douze joui^i, le mikm 
prenait, en deux, fois, chaque jour, trente«deux . gc«i 
d'extrait de douce-amère et trente-deux grains de taririttt 
antimonié de potasse* Un autre malade , également (iSeolé 
de dartres , prenait , ver;S le quarantième jour , dou«e gços. 
d^extrait de douce-amère et dix grains d'émétiqne. Un 
troisième malade arriva graduellement^ à prendre quatre* 
vingt-cinq grain» d'extrait derJiUê radicana et seize grains 
d'^métique par jour. 

Plusieurs malades que j'ai soumis à ce traitement > eu 
commençant par un grain de tartre stibîé , ont épronvQ 
des diarrb^ ou des vomissemens, d'autres ont eu plusieurs 
selles liquides dans le jour^. Chez un petit nombre il y à eu 
tolérance; mais jamais je n'ai porté le tartre stibié à une 
dose aussi élevée que M. Pages. Au reste , ces observations 
prouvent que l'habitude est une cause de tolérance non 
équivoque. On a employé dé la même manière un ëlectuaire 
anti-dartreux , composé de cinq grains d'extrait de sumao 
vénéneux et d'un grain d'émëtique. 

$. 170. On s'est aussi servi de la pommadé et des lotions 
êtibiées pour faire passer à l'état aigu quelques inflamma- 
tions chroniques des tégumens , et en accélérer la termi- 
naison. W.Blizard (3) a employé Veau émitiaée à l'ex* 



(i) Httxham. CbtwvaOôiu tm tmtùnonjr, page 60. -- J. Brisbane , /. e., p. 45. 
— Adair. Médical eommsnmw wm EMnb, ix , p. 35. 

(4) Fages. Mémoire sur feffleaeùé du tartrate anUmonié de poiasse combiné aux 
extraits de douce»amère etderhaB radicans, dans le traitement des dartres, (R«- 
cneil périod. de la toc. de méd. t. vi.) 

(3) Blisard. Lnttd, med* JoumkTtn, .1787. 



86 nrFLjLHiUTion de la peau. 

J'ai pu Fitï» prendre pendant plusieurs jours, iin«<)a» 
oofie de»uliiii-fld*«ntinioiDG i plusieurs mcilades, sansqn^T 
en aient éprouvé le plu* léget cfiet, tuudis qu'ils éUictf 
purg^ aîMS fortement par la flécoctioa de deux gi-os «eu- 
kiB«Qt des mteiM mirurea. On conçoit qu'ils n'nui-aieiit 
pn'^«lidrç> MM iiU!«nVàù«>t, eu une seule Tois, les Im 
quarts de pain d'acide anàiicux que la même quântilÉ 
d« aulfiired'aatÎBMÛitt c4de i l'eau bouillante. 

S. 168. La ulilet efléU de la tUane de Fells et (k li 
di^OCttop A'^tTtOuU f dans pUisieuis lualadies de la peio 
et spÀjalcBient dans les syphilides , me paraissent dus m 
partie à la formation d'une ctiiaiue ijuantlté d'acide ir- 
aénîenx. Malhenreusementcei lisanes lieront îatnaisideii- 
tiquei}Car le sulfure d'anlimoîne des ofHrines e^t taoliU 
pur' et tantôt combiné avec une certaine quunlitû d'aïK- 
nict Lorsqu'on nerenouvdle pas le Eulfuie dans la prépa- 
ration des tisanes, ainsi qae cela se pratique dans queltji'C! 
hdpatanx, celui qn! a ^téaoumis plusieurs fois à l'^bullilion 
se li-onve par cela seul moins charge d'arsenic , et la tisact 
est moins active. D'autres oondilïons peuvent donner, en 
apparence, an sulfure d'antimoine des propriétés qu'il n'i 
pas. Un acide minéral, administré après l'ingestioi) dc 
sulfure, provoque presque toujours des vomissemeus. 

ije sulfure d'antimoine et de mercure (^éthiops aiilimi>- 
ntal ) jouit à-peu-prës des mêmes propiiét^s que l'anli* 
moine çi-u. 

Lep/fifmryde <I'anfiinotne(fleui-H argentines d'antîmoiot] 
i la dose d'un dixième de gi-aîn trituré avec du sucre, c( 
\a piltdes de James ont été conKeillëes contre les malatHei 
attribuées à la lépercussioD des inflammations de la pcsu. 

J. 169. Les médecins anglnîs ont beaucoup préconisé 
l'usage du via antimonial d'Iiuxhani contre les flff«* 



: TAAtlEMfilIT. 87 

I lions cuUm^ (i). M. Pages (a) dit les avoir combalUiast 

gi avec succès» par Itf Uirtre siibié pris à doses da plua 

y eo plus éleY^aar Un darlrenx , âgé de S7 ans ,. traité 

^ par M. Pages, prit le premier )our du traitemeot^ un 

gi demi-grain de tarlrate antimonié de potasse et dix grains 

Il de douce amère; la dose en^J^.t progressivement augi^en- 

y tée i ao bout de: oent soixayite-douse )oura , le mabde 

prenait, en deax fois, chaque jour, trenle«deux gcoa 

d'extrait de do.uce«amère et trente-deux grains de tartrita 

antimonié de potasse. Un auli*e malade, également affecté 

de dartreê , prenait , vers le quarantième jour , douze gros 

d'extrait de douce-amère et dix grains d'émétiqne. Un 

troisième malade arriva graduellement à prendre quatre* 

iringt-cinq grains d'extrait àerhua radiccma et seize graina 

d'émétiqoe par jour. 

Flusieiuri malades que j'ai soumis à ce traitement > en 
commençant par nn grain de tartre stibié , ont éprouvé 
des diarrh^ ou des vomissemens, d'autres ont eu plusieurs 
i «elles liquides dans le jour. Chez un petit nombre il y a eu 
I tolérance ; mais jamais je n'ai porté le tartre stibié à une 
I dose aussi ëlevée que M. Pages. Au reste , ces observations 
^ pi'OUTent que l'habitude est une cause de tolérance non 
I ^uivoque. On a employé de la même manière un élecluaire 
I anti-dartreux , composé de cinq grains d'extrait de sumao 
j vénéneux et d'un grain d'émétique. 

f $• 170. On s'est aussi servi de la /x>/nma<fe' et des lotions 
stibiées pour faire passer à l'état aigu quelques inflamma- 
tions chroniques des tégumens, et en accélérer la termi- 

' liaison. W.Blizard (3) a employé Veau émétisée à l'ex- 



(i) Haxham. CbsBrpotioiu om antimonjr, page 60. — J. BrisiMun, /. e,, p. 45. 
— Adsir. Medkal ccmmentÊrits ifon Edinb» xx , p. 36. 

(a) Fages. Mémoire smr feffœacUé du tartrate antimomé de potasse combiné aux 
sxtrmiu Je doncfomère etderhM radicans, dans le traitement des dartres, (Re« 
«aeilpériod. de la toc. de méd. t. vi.) 

(3) Blisard. Lnnd, mâd* Joum*Titï, .1787. 



86 ntriiitiuTioirs bb la nutr. 

J'ai pu Fsire prendre pendant pliitieon jours, onftdnH- 
onm de sullve d'antinooinc à plmwara maUdo, ■>■■ ^|^l* 
CD aient éprouvé le fluê légjer ei^, '^ndia ^*îji,jiÉaîiat 
purgé* ùa« fertenieiil par la décoction de danx gréi «p* 
kncat des mteica inlfum. Od coo^dt qti'iU n'amaiiil 
pu fKaàK*, iUM iac«nVâuCDt> en mie amie faim,- èmbA 
goarU de ^aîn d'acide arsâiiens qno la tahan qÔAMM 
de «Ifiire d'antimoine cAde i l'cao boaiUmte. . ■ - >:.i 

S- 168. Ua utilei çflëlsde la titaw de Ftteît et'Alh 
décocttoD A*jimotUt, dans plusiêun inalâdiea d^K* jM^ni 
et apécialonent dans les ayphilidaa, me pireiint i\\ jui m 
partie à la romution d'une ceilaine ynantilé d*«cïdê ai^ 
aâiienx. Malhenreoaetnent ces lisanei neiont )«in«la'^eg. 
tiquei^cark salfure d'anlimoine des offirfnét est tadîdt 
pur* et tantât combiné avec nne certaine quantité d'attae- 
nict Lor^u'on ne renouvdle pas le sulfure dana la prfat- 
ration des tisanes, ainsi que cela ae pratique dana: ^iielqiiçi 
hdplanx , celai qni a éié qoumispluNeura fbisl l'ét^aj^tifla 
«e trouve par cela seol moins, charge d'arsenic , et l'a ttsana 
est moins active. D'autres eonditions peuvent donner, en 
apparence j an sulfure d'antimoine des propriétés qu'il n'a 
pas. Un acide minéral, administré après l'ingestion de ce 
«Dlfure, provoque presque toujours des Tomissemeas. 

Le tuifure d'atUimoine et de mercure Ç^éWào^ tijiMmo- 
nial) jouit à-peu-prôs des mêmes propriétés que l'anlt- 
moine cm. 

Le/»ttkMV9^d'anftmoine(flenrs argentines d'antimoine} 
1 la dose d'un dixième de grain trituré avec dn ancre, et 
lesjN7u/es(fe /fîmes ont été conseillées contre les maladies 
attribua à la répei-cussîoa des inflammslious de la peau. 

%. 16g. Les médecins anglais ont beaucoup préconisé 
l'uh-ige du vin antimonial d'Huxham conti'e les iiSîbc- 



: TAAlTSHfilIT. 87 

lions cuUmées (i). M. Pages (a) dit les avoir combalUies» 
avec succès» par Itf tartre stilné pris a doses da plua 
eo ploa éleyrfasr Un darlrcox» âgé de S7 ans,, traité 
par M* Plages 9 prit le premier jour du traitements un 
demi-grain de tartrate antimonié de potasse et dix grains 
de douce amère; la dose en^^.t progressivement augi^en- 
tée; ao bout de. oent soixaiite-douse )oars,^ le mabde 
prenait, en deux, fois, chaqae jour, trenle«deux gcoa 
d'extrait de douce^imàre et trente-deux grains de tartrita 
antimonië de potasse. Un auli*e malade, également affecté 
de dartreê^ prenait, vers le quarantième )our , douze giros 
dVxtrait de douce-amère et dix grains d'ëmétique. Un 
troisièma malade arriva graduellement à prendre quatre* 
vingt-cinq grains d'extrait àerhua radicana et seize graina 
d'ëmétiqne par jour. 

Fkiâenri malades que j'ai soumis à ce traitement > eu 
commençant par un grain de tarti*e stibié , ont éprouvé 
des diarrh^ ou des vomissemens, d'autres ont eu plusieurs 
selles liquides dans le jour. Chez un petit nombre il y a eu 
tolérance ; mais jamais je n'ai porté le tartre stibié à une 
dose aussi ëlevée que M. Pages. Au reste , ces observations 
pi-ouvent que l'habitude est une cause de tolérance non 
équivoque. On a employé de la même manière un élecluaire 
anti-dartreux , composé de cinq grains d'extrait de sumao 
vénéneux et d'un grain d^émétique. 

S. 170. On s'est aussi servi de la pommadé et des lotions 
stUnéea pour faire passer à l'état aigu quelques inflamma- 
tions chroniques des tégumens, et en accélérer la termi- 
naison. W.Blizard (3) a employé Veau émétisée à l'ex- 



(i) Haxham. C^tennuiioms om antimonf, page 60. — J. Britb«M, /. e,, p. 45. 
«— Adair. Médical eommentÊmes wm EJinh. xx , p. 36. 

(a) Fages. Mémoin mr leffœacUé du tartrate antimomé de potasse combiné aux 
axtrmU de dtmee^unère et de rhas radicana, dans le traitement des dartres, (Re* 
cnâl périod. de la toc. de méd. t. vi.) 

(3) Blinrd. Lomd med% Joum^witx, . 1787. 



.j" 



86 WJFUmUTIOKS BB il PEIU. 

J'ai pu îair* prendre pendant pluiieiiTs jours, an* dé»- 
onoe de uiKui'e d'antinwinc i ptnawon ranlade*, Bans qu'Ut 
en aient éprouvv le fin» léger «Itt., landit ^qu'Ul.ji U iMrt 
purges aîM* foi'tenuHt . par la dûcociioo de éeax groi ani* 
kaaflnt des intoiea •niruces. Oo confoit qn'ita n'oimieBl 
papreiidiw,iuwitic«iiTÂueDt, ai on* aoile fus, i« trofa 
qnam de g^ain d'acide arséoîeux que la mima qaaatM 
d« aolfare.d'ablûnoine cède 1 Teen boaiUanle. . 

S- 168. La utîlet eflêude la ti»an^ de Fett* et de h 
d^coctîoii A*jimoutt, dana plusieurs taBladiet d« U peao 
et sp^ialcBient dans les syphilîdas , me paraissent dus en 
partie à la forman'on d'une certaine yoantilë d'acide ar- 
a&iïenx. Malhenreusetnent ces tisanes ne sont jamais iden* 
tîquesjcar le suiruie d'anlinfoine des officines est tanidt 
pur' et tantdt coinbiilé avec une certaine quantité d'a^ve- 
nie. Lorsqu'on netehourdle pasle tulfure dans la prdpa- 
ration des tisane^ ainsi que cela ae pratique dans quelque! 
hdjnianx , celai qui a ^îé (foumispluaieure Ibisi l'^ullîtiiMi 
se trQUve par cela seul moins charge d'arsenic , et la tiaan* 
est moins active. D'aulres oonditions peuvent donner , en 
apparence, au saifiire d'antimoine des propriétés qu'il n'a 
pas. Un acide minéral, administré après l'ingestion de ce 
sulfui'e, provoque presque toujours des Tomiasemens. 

Le auffure (f'anïimcu'nee/ de mercure (élhiopsantimo- 
niai ) jouit à-peu-près des mêmes 'propriétésqiïe l'anli- 
moine cru. 

Le/i;MMr^de(J'iui/*moine(fleur8 argentines d'an(tmoine) 
i ladose d'un dixième de gi-ain trituré avec du sucre^et 
im piluUê de Jamea oat ëlé couseilléesconli'e les maladies 
attribuées à la répei-cussioa des inflammations de la peau. 

S. 169. Les médecins anglais ont beaucoup préconisé 
l'usage du via antimonial d'Huxham conti'e les a£^* 



: TAAlTSHfilIT. 87 

tlotis cuUmées (i). M. Pages (a) dit les avoir combalUiaê^ 
avec succès 9 pw lit tartre stibié pris à doses da plua 
eo ploa Si^féu^ Un darli*eox , âgé de 07 ans ,. trailé 
par M* Pages, prit le premier jour du traitements un 
demi-grain de tarlrate antimonié de potasse et dix gi:aina 
de d<Hice amèore; la dose en^^.t progressivement augi^en- 
téej ao bout de. oent soixaiite-douse jours 9^ le mabde 
prenait, en deax. foiS| chaque jour, trente«deux gcoa 
d'extrait de douce-amère et trente-deux grains de tartrita 
antimonië de potasse. Un auli*e malade, également affecté 
de dartreê^ prenait, ver^s le quarantième jour, dou^se gros, 
d'extrait de donce-amère et dix grains d'ëmétiqne. Un 
troisième malade arriva graduellement à preqdrc quatce? 
vingt-cinq graint d'extrait derhu9 radiccuia et seize graina 
d'ëmétiqoe par jour. 

Fkiâenrs. malades que j'ai soumis à ce traitement > en 
commençant par nn grain de tartre stibié , ont ëprouvQ 
des diarrh^ ou des vomissemens, d'autres ont eu plusieurs 
selles liquides dans le jour. Chez un petit nombre il y a eu 
tolérance ; mais jamais je n'ai porté le tartre stibié à une 
dose aussi ëlevée que M. Pages. Au reste , ces observations 
prouvent que l'habitude est une cause de tolérance non 
équivoque. On a employé de la même manière un ëlecluaire 
anli-dartreux , composé de cinq grains d'extrait de sumao 
vénéneux et d'un grain d)émëtique. 

S* 170. On s'est aussi servi de Ia pommadé et des lotions 
stilnées pour faire passer à l'état aigu quelques inflamma- 
tions chroniques des tégumens , et en accélérer la termi- 
naison. W.Blizard (3) a employé Veau émétisée à l'ex- 



(i) Haxham. Cbimvatêomt tm antimony, page 60. — J. BritbaM, /. <?., p. 45. 
— Adaîr. Mtdkal commemHuiet *»on Edinb. xx , p. 35. 

(1) Fages. Mémoirt mr leffteacUi du tartrate anHmomé de potasse combiné aux 
txtrmUs de dûuct'amère etderhvL^ radicans, dans le traitement des dartres* (Re« 
cacUpériod. de la toc. de méd. t. vi.) 
^ (3) Bliiard. Lnnd, mâd, Joum^witï, . 1787. 



_^ ^^f- 



86 ntjruHiUTio» m la peàit. 

J'ai pu faire prendre pendent plutieun jours, un» dow* 
once de<ulliired'snlii|U>incA plnueura maUden, sanaqn'ili 
en aient éprouvé le fdi» léger «E«t, tandJa ^u'iJa.;^i*Bt 
purgea aîM* fortement par la dvcoclioo de deux gréé aeii- 
lement dee .ntoiaa aolfuies. Oo coDgait qu'ita n'uiraiçM 
pB^Hr«iuli!«>aiMBiiio9nT<Dieot, «nmeacale foîa, je» troii 
qaarla de g^aio d'acide arsàiieiix que la taimo quanlM 
de Bolfare d'atatÙDoîne cMe A r«an boaiUÉDle. . 

S. 168. Les utilei eftéu de la tiêant de Ftltt et de la 
d^coctîoii A*^mouttf dans plusieun inaladiea d<t la pe<Bil 
et Bp^ïalcBieiit dans les «yphilidea ^ me paraiuent dus ea 
partie à la formatioa d'une certaine gasntîlé d'acide ar- 
aàiïenx. MalheareuaenKDt.cei tisanes ne sont jamaUideo* 
tiquea^carle lulfuiè d'antimoine des offirînei est tanidt 
pur' et tantôt combina avec une certaine quonlit^ d'arse* 
nie. Lorsqu'on aerenouTdle pasle uiirure dans le pr^^- 
ration des tinoes, «tuai qae cela aé pratique dans quelquea 
hdpianx , celoî qui a été «fournis plusieurs Ibisi l'^btUUtim 
se U'onve par cela seul moins charge d'arsenic , et la tiaBOt 
est moins active. D^aulres eonditions peuvent donner , en 
apparence^ au sulfure d'antimoine des propriétés qu'il n'a 
pas. Un acide minéral, administré après i'iagestibn de ce 
sulfure, provoque presque toujours des vomissemeus. 

Le aulfare d'antimoine et de mervure{é\)\\oçs iirAivao~ 
niai ) jouit à-peu-près des mêmes 'propriét^sque l'anli- 
moine cru. 

IjepMonyde dl'a7ifim<»ne(fieurs argentines d'antimoine) 
1 la dose d'uu dixiàme de gi'aîn trituré avec du sucre » et 
\e& jpiliUes de Jameê onl ëié conseillées contre les maladies 
allribnées ù la répei-cussion des inflammations de la peau. 

$. 169. Les médecins anglaisent beaucoup préconisé 
l'uange du vin antinionial d'Huxham contre lea tïïw 



: TAAllBMfilIT. 87 

tiolM cutané (i). M. Pages (u) dit les avoir cembaliuait 
avec succès, par le* Uwtre siUné pris à doses da plua 
eo plus élevées^ Un darti^BOx, âgé de S7 ans,, trailé 
par M. Pages, prit le premier )our du traitemeot^ un 
demi-grain de tarlrate antimonié de potasse et dix grains 
de douce amèore; la dose en^^.t progressivement augmien- 
tée ; ao bout de oent soixaiite-douse jours , le mabde 
prenait, en deux fois, chaque jour, trenle«deux gcae 
d'extrait de douce^amère et Ireate-deux grains de taririta 
antimonië de potasse. Un aaU*e malade, également affecté 
ée dartres^ prenait, vers le quarantième jour, dousegros 
dVxtrait de douce-amère et dix grains d'ëmétiqne. Un 
trotsiàm^ malade arriva graduellement à prendre quatre* 
TÎngt-cinq grain* d'extrait derAii^ radicam et seize graina 
d'émétique par jour. 

Plusieurs malades que j'ai soumis à ce traitement > eu 
commençant par un grain de tarti*e stibié , ont ëprouvQ 
des diarrhées ou des vomissemens, d'autres ont eu plusieurs 
idles liquides dans le jour. Chez un petit nombre il y a eu 
tolérance; mais jamais je n'ai porté le (artre slibié à une 
dose aussi ëlevée que M. Pages. Au reste , ces observations 
prouvent que l'habitude est une cause de tolérance non 
^uivoque. On a employé de la même manière un ëlecluaire 
aati-darlreux , composé de cinq grains d'extrait de sumao 
?ëoéneux et d'un grain d'émëtique. 

$. 170. On s'est aussi servi de Ia pommadé et des lotions 
êtibiées pour faire passer à l'état aigu quelques inflamma- 
tions chroniques des légumens , et en accélérer la termi- 
naison. W.BIizard (3) a employé Veau émétisée à l'ex* 



(i) Knxham. ObswrvoAMs tm antimony, page 60. — J. BrisbaM , /. e., p. 45. 
-> Àdair. Médical eommentmnes w>n EJinh. xx , p. 36. 

(1) Fages. Mémoire sur f efficacité da tartrate antimonié de potasse combiné aux 
extraits de doace^mère etderhns radicans, dans le traitement des dartres* (Re- 
môlpériod. de la toc. de méd. t. vi.) 
, (3) BUzard. Load, med, Joum»Tttt, . 1787, 



88. INfXAMMA^IOlrS BX 1.A PEAD. 

técfeur'edMrè la teigne^ et le doctetir Teiàina (i) a admi« 
Didtré al^^cKncûès'i^émëtiqiiè è petites dofses aux Ronirloes 
des eiifan-^ à la tnàibelle, atteints île cette içême éruption. 
Ml R:é(JâMi0i* (â) a gti^ri pne gonttl9-rose atee Itf pommade 
d'AMettrîetïi. 

'^•'i,^t\ tjt ûhlàruredfaniOnôinè est eniplojrë eonfiiie 
citiSèkiide dané la pàstYiIe itlMîgfie^ le hènnè» inméral 
eMfëdilris lâ cônipoàhion de plusiecm pcWmades reoOSH 
rd^ttAées contré lé»' maladies de la pean. 

'S', iy!)^.' Lorsque les inflatnrtiatioiis chroniques de Iâ peav 
sediifréh^ppentdhezdes individus faibles oti soropfaulènxy 
oÛ men lôîsqne t'iiifisision de ces maladies a été précédée de 
dyiiâiétidtr&ée , d'arttiënorrhée ou de chlorose , Pi ndiea- 
tidU i>rii1ci|taie esï de ntodifiér la constitution, et leapré' 
paraiiona ferrugineuses sont .souvent Vanti-dartreuâs par 
eicdléncé : je citerai jflosîeurs faits à Fappui do C6Ue as- 
seiaïô^. Batétoan* a conseillé de dontie^tiné petite' ^an- 
tit€dë vin chalybé* et tFautrés préparations fertâginemes 
aux eiifatis atteints d'impétigo et de sti^ophnluSé- Biles 
rxCtftii paru avantageuses dans quelques cas de purpura 
hœmàrrhagica. 

Lès eaux minérales ferrugineuses et les limons ferrU' 
giiièux (3) de Contrexevîlle (déparlement des Vosges), de 
Bonfrbon-rArchaliibauk (déparlement de l'Allier), dePjr-' 
mont, deSpa, de Dri bourg (Prusse), ont été reçomœan* 
dés dans les métties conditions. Carmtcbaël (4) a vaiHé 
le carbonate' de fsr dans les affections cancéreuses. Je Tai 
es^yé' plusieurs fois dans le cancer de la peau, toujoun 

(i) Annaliurùv* dimedicina, Luglio, iSag. — Revue médicale j iSag^t. m , p. 493. 

(2) BibUoth. médic. , t. lyii, p. 34o. 

{^) MatcBrd. {IL "il.) Besckr^ung n/on PymutrU. Leips. X7S4-X7S59 H tc^. 
in-80^ Il B, p. 106. i83. «^ Brandis. Er/ahntngen uâber die f^irkung der £i» 
séiunittel im aUgemeinen und des Drihirgen H^as*ers ùtt betondem. Hanovre , 
i8o3, iii«8. 

(4) Carmicbaël (R.) Essay on the ejjfects of carbonate and othen préparations 
0/ iron upon cancer. 2« cdit. ia-8° , Dublin , 1809. 



TRAflXXCtfT. 8^' 

sans 8 nccb cMtre l'afiectton locale , maurqQelqiiefbtf avec 
avantage pour la constitution. 

S* 175. La graphite ou plombagine {i)j consldlérëeil y a 
quelques années comme un carbure de fer ^ regardée au- 
jourd^ai comme an vëritable charbon contenant acci- 
dentellement des parties ferrugineuses , a iik employée 
contre les maladies cutanées chroniques, d'après une ob- 
servation faite à Venise, sur des ouvriers admis dans la ma* 
nnfiicture de crayon, et qui ne tardèrent pas è être déli- 
vrés de maladies de la peau dont ils étaient atteints* - 
M. Marc assure aussi avoir employé ce remède contré 
des maladies hérétiques rebelles. M. Hufeland cite 
l'exemple d'une damcf dé 4i ans^ atteinte d'une couperose 
qui avait résisté à tout, et qui ftit guérie par l'usage in- 
terne et externe de la plombagine. Dans son rapport de 
1817 à 1818^ il rappelle les bons efiPets de ce remède. On le 
donne intérieurement^ & la dose de douze grains & un gros 
par jour, en pondre, en potion, en électuaire^ et surtout 
e npilules. Quelquefois on l'associe au soufre, au mercure et 
an sublimé. L'estomac le supporte facilement , et au bout 
de quelques jours ce médicament augmente , dit-on , abon- 
damment les urines; deux a trois onces suffisent pour les 
cas les plus opinidtres. A. l'extérieur on l'applique en pou- 
dre, ou plutôt incorporé dans un corps gras. Des-observa- 
tions contradictoires ont été publiées dans la gazette de 
Salzbourg (2). Mon opinion sur le degré d efficacité de ce 
remède n'est point arrêtée ; je ne l'ai pas assez expérimenté. 
§. 174, On emploie les préparations mercurielles con- 
tre les maladies de la peau , soit intérieurement à petites 
doses, soit extérieurement sous forme d'emplâtres, (l*on- 

(i) YfeijaAioiA, Der Graphit, aïs neaentdecktes HeilmUtel gegen die FUekten, 
c'est-à-dire , La plombagine proposée comme un remède nouveUement découvert 
contre les dartres, in-S, Leipsik, 1809. — Hufeland. Troisième rapport de l'insti' 
tut polycUnique de Berlin, l8i3. — Heim. {Hom Archiv. 1810. mart. 327.) 

(2) Salz. med, chir. Zeit, 1809, T, p. 337. 



9Q. IKFLAHM AXIONS X>£ LAPE AU. 

gqens , de lotions ^,de bains , etc. ; on enfin cpmme stinin*- 
lans locaux ou coipme caustiqiieSé 

Geber, JSésué et Bii^s passent pour ayolr prescrit^ les 
preoiieM) des onguen$^ j^ercurieh cont|.*e les éruptions 
cutanées, la maladie pëdiculaire, les ulcères ^ etc. Em-* 
ployées par Tbeodorio et Guy de Chauliac eonl^ la gale, 
lesdb/*^/v<f> et divergea espèces de teignes^ la ptique^l'yawS| 
Fëléphantiasis, et puis appliquées par J. Berenger de Carpi 
et Fallopio au traitement des maladies vénériennes , les 
préparations mercurielles ont été ensuite administrées à 
l'intérieur par Yigo et n'ont pas cessé depuis d'être usit^. 

S* T75. Le mercure à l'état métallique, uni à t'axonge 
et au savpn médicinal , comme dans les pilules de Sédillot 
ou à la conserve-de çynorrhodon, comme dans l& pilules 
bleues^ a la dose de quatre, six et huit grains, est un remède 
puissant^ dont l'action sur les $ypbilides et quelques autres 
maladies cutanées est des.plus remarquables et des plus sa* 
lutaires. J'administre souvent le mercure sou3 cette forme; 
métliode bien préférable , au moins dans le plus grand 
nombre des cas, aux fiîclions pratiquées avec l'onguent 
mercuriel. Associé à quelques autres substances, le mercure 
a donné naissance à une foule de remèdes plus ou moins 
énergiques. Il est uni au soufre dans les pilules anti^dar" 
treuses de Barlhez, au soufre et à l'anlimoine dans ïa pou- 
dre éihiopique recommandée par Hufeland contre les 
éruptions chroniques des enfans. Enfin Véihiops minéral^ 
poudre noire résultant de la saturation du. mercure avec 
le double de son poids de soufre, a été essayé contre les 
maladies de la peau , avec quelque avantage. 

S. T76. Depuis les expénences de Lalouette (i) , on em- 
ploie avec succès les fumigations de cinnabre , dans le trai- 
tement dessyphilides invétéi*ées et dans celui des dartres , 
en dirigeant la vapeur qu'il forme ^sur les parties malades^ 
au moyen d*un enicunoir ou d\ine boite fumigatoire. La 

(i) Ancien journ. de méd.f tom- xiv, p»g. 191 



dose esl d'un denir<»gFbê a du gros et demi ptr fuimfâtuiiiy 
qu'on repète ordioairemeiit de deux en trois jours. Admi« 
nistrëes sans précaution^ les fnmigatioDS cinnabrées peu- 
Tent occiMiôner des aceidens graTes. 

Associa an camphre et an cërat^ le cinnabre forme une 
pommade recommandÀî <x>ntre quelques espèces de darirtê 
et oontre la maladie pédiculaire. Il a ^té administré k l'ex^ 
térienr en frictions (1) et intrfrieur^nent, à petites doses^ 
dans Je traileinent de l'impétigo. 

S* 177. Le proto-chlorure et le deuto-cblorure de mer^ 
cure entrent dans la composition de presque toutes les 
pommades anii^herpiiiqueê inscrites dans n<Mi formu* 
laires» On trouve dans les observations communiquées i 
BÎTÎire^ deux cas de syphilis guéris par le calomel. Willan 
et Batelnan ont usé largement de ce remède dans le traite- 
ment des maladies de la peau. Plusieurs darireê aquameufêê 
ont été combattues avec succès par ce mojren (3). Je crois 
a?oir constaté , nndès premiei^s, que le pi*écipité blanc 
( calomel obtenu par précipitation ) ^ uni à Paxonge 
dans la prçpoKion d'un gros sur une once de graisse ^ 
administré en frictions sur les parties malades à la dose 
d'un a plusieurs gros, tous les jours, exerce une action 
spéciale sur deux inflammations s(|uameu6eB (lèpre, pso- 
riasis). Je n'ai jamais vu ces friclions prodnii*e la sali- 
vation, si souvent occosionée par radministration inté* 
rieure du calomel, même à petites doses. Sous ce rapport , 
il y a une difiereticc réelle entre la pommade de calomel et 
l'ungueut mercuriel dont l'action sur les glandes sulivaires 
e$l constante, quel que soit le mode de son administration. 
Yixï vu des malades atteints de p^soritisis anciens et in- 
ve'tcrés employer en factions une demi-livre de calomel 



(i) Werneck. Traitement de la sjphiUs par lesjiictions cinnabrées. {^ Rev. raéd. 
j* sér., t. I, p. lao.) 
(a) Vacquié, Joitrn* complém. du Diction, des scienc, inédic. , tom. xxxi , p. 255. 



g» INFLAHAUmOSrS DIS XA PEAU. 

çans ^pffouter dé éàlivatioa, et obtenir Une, guériflon 
parftite. A Piolërieur, ^ la doae de hpit, doiMU, «eise 
et vingt ^ins, U produit ordinairement platienrs selles^ 
indépendamment de cettet action , il en exerce une 
autre non^moifeia reroarquUe aur la coii8titutian«r Comme 
altérant ^ à la doae d'un à cinq graiiis, il déterndna aon«« 
v^nt de la sali? atlon , 4 jqiidquefôia après un petit nom^ 
IfKe de doM8« Je rapp<n?|ierai pluéieura obaervatîona qoi 
prouvent que le calomel appliqué sur' la membrane |>itnî^ 
taire, peut aussi guérir les syphilidéSi Leoalomel^ uni au 
wlfure d'antimoine, pu associé au soufre doré d'antknoine,^ 
(.pilules de Plumier), .ou au kermès minéral, entre<dans 
ib composition d'une foule de remèdes qui ont joui d'une 
eertàine cëlébritéé Enfin on- a conseillé d'employer contra 
les maladies de k peau , le calomel à ^intérieur et le su^ 
blimé à l'extérieur. 

S* 1^8. Zse deutO'chlorure de mercure (i)est la base 
d'une foule de médicamens simples et composés. Brisbane 
a démontré combien ce remède pouvait être utile dans 
le traitement des maladies de la peau y contre lesquelles 
d'autres préparations mercurielles avaient échoué. Lorry 
et plusieurs autres médecins ont confirmé ces heureux 
résultats par leur «pratique. J'ai employé souvent le su- 
blimé avec succès dans le traitement des eczéma chroni- 
ques et rebeller, et ordinairement à plus faible dose que 
dans les syphilides. Pendant son administration, les ma- 
lades doivent évitei? soigneusement l'impression du froid et 

(i) Cottoii. (S.) jin herped^ Ucetnon nfsnereo, suhlimatum corroswwn. Pamiby 
în-4. 177a. ? — Hoffinann. Diss. de mercurio in affeetibus cutaneis. ArgentoratL 
(Wittwcrr (Pfa. L.) eotteet. Dits, Argent, ii. — Bri^ane. Observ, and' inquir. bjr a 
eoàatymf phytiàmm» L z» a. z49« — Ca£fé. Avantages des haine metvurielsdane le 
traitement des maladies cutanées et ^vénériennes ^ïn*^. Paris, l8i5. — Wedeking. 
Beildelberg klinische Annalen. 1829 , t. 537 {Extrait. Arch. gén. de méd., t. xiii, 
p. 275). — Bulletin dessdenc. medic, de Férussac, tom. xx , p. rkZ'j, — Amelang. 
Emploi exter. du suèHmé dans les maladies de la peau ( Ballet, des se. méd. de 
FérnssaCft. xtiii , p. S3 ). — Miguel. Ineonvéniens du sublimé dans les maladies 
de ht pMM. ( Ardi. gén. de méd. t. xrx , p. 290. ) 





deifhDinidilë. J'ai quelquefois combine raolion des pur* 
gatifs aveo celle du sublime. 

Les baiiiê de mblimi (deux gros à une ooce dans deux 
cents livxes d*eau )y inventés par Banmë, ont été spéciale* 
ment appliqués au traitement des syphilidet. Cette manière 
d'administrer le mercure a été préconisée par M. Caffé el 
par M* Wedekind,qui a proposé une formule particuliitre 
(sublimé et muriate d'ammoniaque de chaque une demi«« 
once pour un bain )• Je les ai souvent employés j et ja-i 
mais je ne les ai vus produire de salivation $ mais aussi 
leur action salutaire m'a paru souvent fort incertaine. Je 
n'y ai point eu recours dans les cas de sypbilides 9erpigi^ 
neuses ulcéries , dans la crainte, que le sublimé ne (àt 
absorbé dans une trop g rende proportion. La durée des 
bains y l'état de la peau et surtout le degré d'aptitude a 
l'absorption, influent nécessairement sur les avantages et 
les inconvéniens des bains mercuriels. 

S- 179. Le sublimé a été employé en lotion contre la gale;: 
Peau de Gowland jouit de quelque célébrité en Angleterre 
contre la couperose^ à l'hôpital Saint-Louis, on se sert d'une 
solution d'un gros de sublimé dans une livre d'eau co- 
lorée par l'orcanette ( eau rouge ) , pour bassiner les 
dartres et surtout celles auxquelles on suppose une origine 
vénérienne. On assure qu'il est quelquefois arrivé des 
accidens d'empoisonnement , en appliquant sur la peau 
des compresses imbibées de Veau antirdartreuèe du car« 
dinal de Luynes, analogue à la précédente, pour sa com- 
position. On se sert des solutions de sublimé concentrées, 
pour détruire les condylâmes ; j'ai déjà fiait mention de$ 
pédiluves mercurielad ansle traitement des sypbilides. 

S. 180. M. Werneck a employé le bromure {i) de mer- 
cure contre les dartres rebelles je ne Tai point expérimenté. 
§. 181. Les iodures de mercure sont des remèdes énergi- 
ques, dont les effetsm'ont paru des plus salutaires^surtoitL 

(i) ByJUeu d^s Se, médic* de Féruss. , t. xxiv, p. ao 



94 IKFLAMMATIOICS DE LA PEAU. 

dans ksin^crmina lions cutanées tuberculeuses et paptileuses 
chroniques. Us sont surtout applicables an traitement des 
maladies vénériennes , compliquées de scropltules. Le deu^ 
iO'wdure Pemporle même en activité sur le sublimé èor« 
rosif. Â l'extérieur , tl a suffi quelquefois de laisser le den* 
to-iôdure en contact avec la peau pour y déterminer une 
inflammation érysipélateuse très intense. Lorsqu'on Fadr 
ministre à Pintérièur, il &ut commencer par un séIziàAie 
de grain 9 et en élever graduellement la dose jusqu'à un 
huitième et bien rarement jusqu'à un quart de grain. 

heprolO'iodure de mercure, moiiïs énergique qtie le pré' 
cèdent, s'emploie intérieurémeht| dans les mêmes condi- 
tions', à la dose d'un demi*>grain, qu'on porte graduelle*» 
ment à un et deux grains. A, l'extérieur, je me sers quelque^ 
fois de la pommade de protp*iodure de mercure pour dé- 
terminer un travail de résolution dans les tubercules du 
lupus , de la couperose , du sycosis j etc. 

S. 182. Vanté par Chaussier et par Horn^ le cyanure de 
mercure (i), incorporé dails l'axonge , a été conseille par 
Thomson^ contre la couperose, l'eczéma et d'autres in- 
flammations de la peau. Ce remède est d'une telle énergie 
qu'à l'înlérreur^ les premièi'es doses ne doivent être que 
d'un seizième de grain. 

§• 18Î. Voxyde rouge de mercure entre dans la coni«» 
position d'une foule de pommades dont on se sert avec 
avantage dans le traitement des inflammations chroniques 
de la peau : une des plus célèbres est celle de Desault. 

S* i8i. Ij^proio^nitrate dé mercure , incorporé avec des 
graisses, a été aussi employé en frictions dans le Irai te* 
ment de plusieurs maladies de la peau ; en solution dans 
Teau, on s'en est servi avec succès contre le prurigo et la 
maladie péJiculairc. 

(1) tfom. Recher. sur la méd.prat, z8k3, p. 55o (en aXLeminà.)'-» Bulletin des 
se, méd. de Pèrussae, t. y, p. 262. — Parent «Sur (es effets du cyanure de mercure 
dans le traitement des affect, sjrphiliti^. (Revtte médicale iSSa^ t. ni} p. S33.} 



I 

\ 



TiàRsinnrr. ;, ' 95 

$. i85. L'inflammation ërosive do lupus ejMbntoo des 

'syphilides êerpigineuêeê a'arréle sonven! , après une ou 

plusieurs api^icatiens de nitreUe acide de mercure (4). On 

fait dissoudre un gros de proto-nitrate de mercure dons 

une mice d*aoide nitrique; on trempe ensuite un pinceau 

dans oe liquide, que Ton étend sur la partie malade. On 

la couvre d'une couche plus ou moins épaisse de charpie 

rapée , imbibée de ce caustique , loMio'on teut obtenir une 

ttiitërisation plus profonde. Plusieurs cas de lèpre et de 

psoriasis invétërài ont été guéris par cette méthode. 

$. i86. Le êouê'-deuio^u^ie de mercure (précipité 
jaunes turbitli minéral), indiqué comme préserratiFde la 
pelite-yérolé , est employé avec succès^ a 1 -intérieur , dans 
le traitement des dartres rebelles, à la dose d*nn quart de 
grain, répété deux ou trois fois par jour; cette dose peu 
être portée successivement jusqu'à deux on trois grains. En 
l'incorporant avec Taxonge dans la proportion d*un hui- 
tième, on Forme une pommade propre à exciter avanta* 
geusement certaines inflammations de la peau , et en par- 
ticulier des psoriasis anciens et invétérés. 

$. 187. Les préparatione d^or (3) ont réussi non--seule« 
ment dans le traitement des sy philides , mais encore dans 
celui du favus et de quelques autres inflammations chro- 
niques du cuir chevelu. Elles paraissent surtout avanta- 
geuses pour modifier la constitution des scrophuleux at- 
teints de maladies de la peau. M. Chrestien a fixé le mode 
d'administration de ces préparations; je le ferai connaître 
en traitant des sy philides, de l'eczéroa et dn pityriasis. 

$. 188. Les préparations arsenicales (3) paraissent 
avoir été employées pour la première fois^ en Europe, dans 

(i) Godart. De Remploi dn niirate adde de mercure, iii-4. Paris , 1826. 

(2)Niel. Recherches et ohs, sur les préparatt(ms d'or , in-S. Paris, i8ai. 

(3) Adair. Médical commentaries tfEdinb. t. ix, i. p. 35. — Girdlestone Lond, 
med. and physic, joumaLfebruary^ 1806. — Harles (CliO De artenici usu in medi'* 
«ûi«, in-8. Norioib. i8ii« ^ , - -^•. ._ , 



j^ idifFLiJiiitAavptr^ p» tjl peau. 

U ii*aitemç«t à^ mal^dle^de la peau, par A.dair ^ Girdles* 
. 10D€ de YarmoujUi.Ce dernier essaya d abord la solution de 
.f'ofpierdam un cas de lèpi« qui e:^i$tait depuis quaturee 
.aaa^ et le.|nf(|ade gûërit à l'aide depcitile» fl.oseaaoaveiit 
répétée». Gî^dlestone assure qu'il obtint ismi^ite plusieurs 
oenUines de guérisoii^ de* lèpre, de prurigo^ de psoriasis et 
Aetâignefi. ^ seot^id .cas de lèpre offrit uq phénomèiie 
.qui.atâi*a,soQ aiteitiUpa. Après trois doses , de huit gofiities 
chacunëyeti vingt «quatre, heures^ le corps entier «la 
malade devint d'un rouge d'écrevisse , et le visage oT"- 
frit Taspect d'une inflammation érysipélateuse commen- 
çante. Girdiestone fit suspendre la solution jusqu'à ix 
que la rougeur fut dissipée^ et plus tard ne la pn^- 
crivit qu'à une dose moitié moins forte qui fit disparaître 
graduellement la maladie. Dans un troisième caflby la guéri- 
son de la lèpre fut précédée de larges bulles sur les fesses, 
{^effets curatifs,. produits par la solution de Fowleri 
étaient souvent précédés d'un acci*ois&ement,de l'érup- 
tion , de bulles ou de fissures aux pieds,. loix orteiky 
aux mains et aux doigts. Un malade y atteint , depuis 
deux ans, de larges plaques de lepra nigricans sur les 
joues, qui avaient résisté à divers traitemens, prit 
quatre gouttes de solution arsenicale , deux fois par j^our: 
la première dose produisit une rougeur d'écrevisse a la 
peau 9 de la tension dans le ventre et un léger évanouisse- 
ment. Le malade &t soulagé par un grain de calomeU et 
la. lèpre fut guéi*ie par deux gouttes de solution prises deux 
fois par jour^ pendant six semâmes. Après uqe légère réci- 
dive , le malade reprit le médicament à la dose de quatre 
gouttes qui produisirent les mêmes effets ; il se guérit de 
nouveau en prenant la solution à la dose de deux goutles, 
etjjans en éprouver d'acciden.s. La plus forte dose à laquelle 
Girdiestone ail donné la holulion a été douze gouttes, trois 
fois par jour. Il reconnut ensuite que six gouttes 3uili- 
saienl dans la plupart des cas. Quoiqu'il ait quelquefois 



reiuii àditmaocr, en peu de jours, la gvavilé des maladies, 
cutanées , cependant il apprit par expérience & ne paa 
croire la ^uérîson complète, à quelque dose que la solution 
eut été portée y à moins de six à sept semaines de son usage 
Vu malade prit la solution ai'sénicale à im dose de f ingt 
gouttes, trois fois parjour pendant plus de trois mois, avant 
que sa ]èpi*e dispai*ût. La dose avait été trop forte, et ^lle 
dérangea les fonctions des intestins, sans avaiycer l'époque 
de la guérison» Ce même malade eut dessyraplâines.ner* 
veux^ des.évanouissemens, de la diarrhée, etc. , accidenta 
qni, malgré des soins assidus, persistèi^ent pendant plu- 
âenrs aemaines. J'ai vu, ajoute Girdlcstone, de làfaibiease, 
des douleurê de ventre, des Jiémorrhùgied naealesy de la 
ioux,A^ sytaj^iômes ictériques et Fbydropisie, survenir 
après l'emploi inconsidéré de la solution. De trop fortes 
doses donnent en général une couleur iclérique à l'urine. 
Lorsque les malades sont constipés, Ip solution arsenicalo 
saflBit quelquefois pour régulariseï* les selles, et lorsqu'il 
existe de la diarrhée, nn quart de grain d'opium^ donné 
deuj^ ou trois fois par jour, corrige les effets de l'arsenic. 
Eu général, il faut toujours commencer par de très 
petites doses, jamais ne les porter au*delà de cinq. à six 
gouttes , trois fois par jour , et persister dans leur em- 
ploi tant qu'elles ne produisent pas d'accidens. Chez les 
enfans, les doses doivent être d'une, deux , trois ou quatre 
gouttes, une ou deux fois parjour. 

Suivant M. DufiSn, qui a étudie l'action de la solution 
de Fowler dans les affections squameuses^ ou a beaucoup 
abusé de ce remède , et il a dû souvent être abandonné 
comme nuisible. Cependant il l'a administré dam phia 
de quatre cents jcas , et ne l'a jamais vu produire de mal. 
11 le fait prendre ordinairement dans une décoction do 
douce-araère, dedapinie mezereum , ou de salsepareille,, 
qu'il regarde comme d'utiles auxiliaires, il pense qu'uii; 
petit nombre de goull03 , prises à des intervalles courta 
I- 7 



^ INFLAMMilTtOirS l>e LA. PEAU. 

ei rapprocha, sont plus utiles et plus éfhrés émn ienrs 
efféls qu'une-plus forte dose. Il a eu rttt%tti€!iit occasion 
d'en prescrire pins de. dix ^ trois fois par }6lir; six saffi- 
àent oMtriairemeht^ et dans un tioort espace de temps ^ 
dixou qtifnsé jours au plns^ on peut obsertei* les effets db 
i*émëde notr-fleUlement sur la ràaladie, mais encore sor la 
consUtulion. Le premier symptôme que prôilhiit la soTotiôtl 
est nne accél^i'àtion' sensible' d u pouls, qmj'A le 'xùéâltcament 
est long-tempi tîonlînni! , peut s'éfcveir à vingt oti trente 
pulsàlîohs-par'minuteira-delà du nombre qu'on avait ob- 
servé àvàritéon emploi. En outre le pôul% devient vif éi: 
dnr ; bientdt le malade se plaint de pricotcmens, de mal i\XX 
yeiiY, ou de démangeaisons; les paupières enflent, suftoàt 
1-inlërieure, et Toeil est entouré d'un léger cerdé livide. Ce* 
symptômes pi*écèdent quelquefois l-accélAratfOn du p'otilt.' 
8i le médicament est continué , les mailadearépi^ouveut êék 
Fa'ible^sès d*e^omac , des douleurs de verilre et parfois 
des élancemens dans la poitrine et des timchées; la lan- 
gue devient blanche , la Face est altérée, son expression est 
triste, îf survivent de l'anxiété précordiale, etc. Ces symptô- 
mes ividiquent que Remploi de Tarsenic a été su?vi ti-opl 
lo«g-iemp<. Il ftiit en ce^jer Pusagè lorsque raiccélérâtron 
dupouls-et'Penflure des paupières se déclarent. " '; 

L^ 'niéd^iris anglo-américains n-ont pas non plusli'é^ 
sivé A avoir recours aux préparatiofis arsenicales dans 
plusieurs maladies cutanées. Le docteur Rush, der Phi^a^ 
délphîe, a- prescrit Tacide arsénieux en pilules contre les 
daririPê et autres affections graves de la peau.* Il le fai- 
sait prendre deux fois par je^nr, à la dose d'un quinzième , 
d'un dixièfne et à\in huitième de grain , mêlé avec du 
savon, et faisait boire en même temps une infusion dVu-* 
paioriufn fierfolialum , plante amèrc très commune dans 
les Etals^Uiiis. M. Valenlin , qui a fait connattre ce fait, 
a vu plusieui*s pei*sonncs suivre ce traitement pendant 
plasde deax mois, sans observer aucun changement favo* 



table drflM bur maladie « nMis aussi sails àucuhe'allératMn 
apparcnto^elenrianU^ Willan et Bateman oat auiti'baaii- 
ooop vante les effets- de la solittion minérale de Fmndàr 
dans de9<sas opinvAiresde lèpre^ de lichen, deprl]ri|fo-e|pde 
•poTFigo. lla^assurenl qu'elle peut être employée avec»)a«ile 
aécuritë, lonqnVlle est administrée ch^ec pruddnce, -aDdls 
ib-ne paraissent pas aroir Audié ses ^peraii^ë effimià avec 
k aaîa qoeFowler et Girdiestone y avaient appartéLi ^ 
Dkua les Téfiexionsisar l'usage dèlarâenic^ lûe^ devaiit 
leJycéedePfaiiadelplne, en 1819 , John Hedman->Cofte, 
après ^étre élevé contra la répugnance qu'inapirtiise. re- 
mède à beaooéup de praticiens ,. rapporte l'observaliop 
d'une dame lépraase depuis qualorse ans yquî^ !n^yamt 
leliré aucuns avantagea des «remèdes .les plus"énergiqncb, 
lïit gnérie par l'usage do la solution. minérale ^ è la dobe de 
cinquante gouttes^ trois fois par jour y -pendant deux oifa 
et demi$ il y eut , sur la fin du traitement', cela de parti'» 
entier quis, lorsque l'affection fnt-Buk^ie point de se dissi- 
per, la imalade ne ptuivait plus supporter 'au-delà do cinq 
gouttes de la solution , trois -tbis .par îour^ aaiis?éproiifier 
ane inméfaction de la face, des nadaées:,. de la perte .d'a|l- 
pétît, nnepesankenr dans les yeux et la tète; œ.qéi indî- 
qaait 9 dit*il , qu'il fallait céseer pendant quelque) (ftmpa «e 
remède. Le docteur Otto, de Pkiladelpliie, publié à >la 
nême^poque trois faits de dartres opiniâtres,' qui avaient 
résisté au soufi^ , à rantimoine , au sublimé , à la <^Uva- 
lion, etqni ont cëdé aux préparations arsenicales. Qeux 
ans après ^ il n y avait pas la moindre apparence de relo^Qr 
de la maladie, ni aucune conséquence ftlcheuse' de i'ac* 
tion.du ndédicament. Le docteur Baideley a aussi emplojfé 
la solution de'Fowler contre ias maladies cutanéts^ «mus, 
suivant liikif il he faut pas en continuer trop. lon^eai|)s 
l'usage, 'parce^qp^il a «Ci^uVap^reoTotr'quç l'ar.seDiQ«faooQ- 
mulait dans l'économie, el y produisait des effets tràs fâ- 
cheux, tels que destranehées^, des venta ^etije» paralysies 

7- 



ICO INFLAMMATIONS DE LA PfiAV. 

. des membi^es* M. Fodëré dît avoir employé 1a aolation de 
Fowler avec succès dans quelques dartres rebelle: Une 
femme (i) de ti^nte^six ans , ëpouse d'un capitaine prison- 
nier en Rossie , obligée de gagner péniblement aa vie , 
avait la i^espiration gênée , une menstruation très irr^« 
Itère ^ et les mains couvertes d'une dartre écailleuae ^ qui 
l^ligaoit de ti'availler avec des gants. Cette malade, d'un 
teint altéré et d'un tempérament très bilieux > avait essayé 
infructueusement toutes sortes de remèdes. ]>& premiers 
•ffels des pilules arsenicales furent de régulariser la mens- 
truation ^ de rendre la respiration plus, libre et 'le teint 
pins clair ; mais les dartres n'avaient pas changé , quoiqn^'l 
y eût déjà plqs de cent pilules àe prises. M. FodéiTé or- 
. domia de continuer , et au bout d'un mois , il fut prié de 
visiter cette dame , qu'il trouva attaquée d'une fluxion de 
poitrine avec fièvre et crachement de sang; en même 
temps la dartre avait disparu ^ et les. mains étaient par- k 
fiiitement nettes. Il traita cette nouvelle maladie, qai i^ 
céda au bout de huit ^onrs à l'usage des adoucisaans, et ^ 
îi fit suspendre l'arseaic pendant un mois. Api^ès ce terme, i 
I^^ dartre reparaissant de nouveau y la malade reprit son | 
remède , et à la deux cent cinquantième pilule , le& mains 
'étaient comme dans 1 état naturel , à part un peu de ru- 
desse à la peau. 

$. 189. M. Jourdan ayant rassemblé dans la phamuu»* 
pée universelle , art. jirsenic , presque toutes les prépara- 
tions qui ont joui de^quelque célébrité , je me suis borné a 
iyidiqaer , dans \e formulaire ^ celles qui sont ou qui ont 
été le plus généralement usitées contre les maladies de la 
'|H?au. Je me^uis surtout attaché à préciser Templot de ces 
-remèdes énergiques, à en fixer les doses, et à en montrer 
les effets physiologiques et curatifb, les avantages et les 
jnconvéniens. Quelque» eczéma chroniques i^ebàlea , des 

. :: ■ . .. ..3 



'TRikITEMCNT. lOI 

bourseè) de le marge de Tanus, des grandes livres, etc., sont, 
de louteslesinflaminatioiu ▼•êiculeiises^eelles daoslesquelles 
ces remèdes sont d'une application plus fréquente et plus 
salttlaire. CSesprëparationsnedoivent jamais itre employées 
dans les inflammations exantbémateoses. Elles softt rare- 
ment utiles et quelquefois dangereuses dam les infianuna* 
lions buUeuses chroniques. Parmi lesa£Eections papuleusts^ 
lestieliens circonscrits, confluons et chroniques, en rë<« 
clament quelquefois l'usage ; on en a abusé dans le pru- 
rigo, le pityriasis, le psoriasis et la lèpre, qu'elles com- 
battent quelquefois avec succès. Lorsque ces maladies sont 
invélécëes, l'action prolongée et soutenue de prëparalicma 
arsetticiales peut altérer la membrane muqueuse des or- 
ganes digestif ou la constitution , sans modifier avanta- 
geusement la peau hypertrophiée. 

•§. igcK J'analyserai ultérieurement les observations de 
M. Robinson et celles d'Horace Hay man Wilson , sur Tem* 
ploides préparations arsenicales dans le traitement de l'élé» 
phantiasis des Grecs. Quelques expériences m'ont appris 
que non-senlement les altérations profondes de la peau qui 
caractérisent extérieurement cette maladie, ne sont point 
dëti*uites par ces pi*éparations, mais que celles«ci provoquent 
quelquefois des désordres et des complications graves lors- 
que leur emploi est prolongé pendant plusieurs mois, ou 
alterné avec d'autres médicamens énergiques. Dans un cas 
d'éiéphantiasis des Arabes^ Delpech a administré , sans 
succès , pendant deux mois^ la solution de Fowler; il n'en 
est résulta qu'une diminution de l'appétit, un peu de dé- 
?oiement etd'anuiigrissemenL 

$•191. Indépendamment des altérations que les prépara- 
fions arsenicales peuvent provoquer dans les organes diges« 
tifs, indépendamment desti^mblemens et des paralysies des 
membres observées par plusieurs auteurs , le tait suiyautet 
deux faits analogues dont j'ai eu connaissance, tendent à éta- 
blir qu'adminiât^^éesinteippestivemect, elles peuvent déler- 



IM3Sf INFLAMMATHXBIS DC £A. PEJLU. 

miner une véritable paFolysie<le»partîe8 génil^ileB.l'airagnë 
à Phépital delà Cbaritë> de la lèpre et d'une entëriteobroni* 
i|aè, un compositeur en imprimeriey ogë^de aS antf, îoûàgsant 
ktfbîtoeUeRieat d'une bonne santé^ quoique d^unè ^oiuMlitu- 
tiomas^m faible^nalteint depuis cinq ansd'une lèpre vufgafy^ 
qtiLd'ftHord, bomëe auisr coudeset aux^ genoxix^ s'ëtàit ékfÊh 
4aey iesaumées'sui vablesv k toutes Ie& a utres paiiîes ditt^oi^ 
Isès deux.pveànères années,* cetle maladie fût cMahtfttwè 
par Jies^i^atn»aimplés, le» bains 9uirui;eiux>'et d'autines- prëfNH 
rations desoufue. Là troisième annëe, eel homme fit divers 
g e n aèécd et fut enfin soumis à Faclionde la scitUionidà^Fôfih 
hr, Cfm'ibpriA progressivement, depuis einq j^usqn'ài Sringl 
gouttei^ pendant troia mdisé «Peu de temps après av^vftil 
iiâtage de ce remède^ il éprouva des douleurs àl'èstQéBac^ les 
digestions devinrent pénibles^ il perdit seaforcea^ fut pria 
dtunediaiTbëe assez abondante et lesoirganesde la gënératîon 
lurent ifrappës d'une véritable paralysie. Celle-ci-a pertist^ 
peiKiaist dix*<buii mois ^ et il m'assure aujourd'hui que la 
diavrhée e^t rappelëe.par le plus l^er écart de régime. 
. I i|Le».piM^pa rations arsenicales , imprudemmeu'tapptîqu^ 
à'^extérieur ^ peuvent aussi déterminer des accidens graves. 
Une j.mrne femme de chambre , pour f^iire passer des poux 9 
s'étatit frotté la tète ayec de la pommade chargée d'arse- 
nic , six à sept ^ouis api'ès, toute la tête devini enflée , les 
fit*fiUes doublèi*ent de volume^ se couvrirent de croûtes^ 
lesglanded sou3<maxillaires4 les jugulaires, celles du tour 
du cou, /du. derrière de la tête, les parotides même s'en-* 
govgèrent rapidement ; les yeux étaient étinoelahs et gros, 
le visage tuméfié et presque érysipélate^x ; l£^ malade avait 
le pou«b.dur , tendu et fiévi*eux$ la. langue aride , la peau 
^sèobè: elle se plaignait d'une chaleur vive sur tout le corps^ 
jCt-dWi feu dévorant qui la consumait. A ces maux ex té» 
rieura-s'étaient joints^des vertiges , des faiblesses sync<^les^ 
de$ cardialgies, des vomissemens de^ temps à autre, de l'al- 
iréifaiioft, dea ailleurs en urinan-t^^une longue constipa tôèô 






TBAiriMUniT. .loS 

et de» tremblemepA dans les meEnbi*eii) «t€o impoifibîlitié 
de se soQtenir sur ses ïambes. Lia léle s'échauffait el U y 
avait des momens de délire. M. Ue^grooget fil sur-le-champ 
une copieuse soignëe , et i*ecomraauda de saiirner la malade 
•H pied y pendant la nuit. Il prescrivit une aniple boisson 
d'eau de poulet 9 émulsionnée et nitrée , des lavemtas avec 
la graine de lin et le miel mercurial, de» pédiluves alca- 
lins, cio. U fit oindre la tète avec une pommade qui c#- 
tânait un quart de son poids de craie blanche en poudre.*. 
Le lendemain i) y eut un peu d'amendement, mais il y 
avait del'assoDpissement. Il fil appliquer alors huit à dix 
sangsues aux cuifses. La nuil fat agitée, l'enflure d^la tAle 
-parut s*étre accrue j et , sur le malin, tout le corps se ooa* 
.vrit d'une éruption considérable de petits boutons, A poinifs 
blanches comme do millet, surtout aux pieds et aux mains. 
.La malade était très faible et ne pouvait rester assise fîans 
éprouver des maux de cœur. On administra des laxatif»» et 
en moins de quarante-huit heures l'éruption se dessécha, 
tomba par desquamation; le ventile s'ouvrit et tous les ao^ 
cidens diminuèrent. La malade élail hoi*s de danger, mais 
comme il restait de la sécheresse et de l'irritation dans la 
poitrîne, avec un peu de toux, elle fut mise à l'usage du 
lait d'ânesse.... Dans le cours de la convalescence, lès cli€i«- 
Teux tombèrent.. (1) 

$. 192. En résumé, les préparations arsenicales sont des 
remèdes énergiques^ d'une utilité incontestable dans plu- 
sieurs maladies graves de la peau. Leur action porte surtout 
sur les organes digestifs, sur les tégumensel le système ner<- 
veux, commele démontrent incontestablement les observa- 
tions publiées sur leurs operative effecta et sur leurs effets 
curalifa. Ces préparations doivent être données d'abord à 
l'intérieur, à très petite dose: à celle d'un seizième de grain, 
par exemple, pris en une ou deux fois, pour un adulte; 

(i) RâemtU périodiqMê de la société <h médecine de Paru , t. ti , p. as.) 




Io4 INFLAMMATIONS BK LA PEAU. 

cette dose peut être perlée graduellement jusqu'à un quiii, 
un sixième, oa un huilième de grain ^ mais tràs rarement 
aa*delày quoiqu'on en ait donne jusqu'à un grain, ddsei 
Jaquelie le remède peut agir à la maniera des poitons. 
Avant de Ic^eraployer, il faut être certain que les organes 
digestifs sont dans un ëtat d'iutëgrîtë parfaite et non dît- 
poses à s'affecter d'util manière permanence, foos nth- 
fiuence d'une mt^dication stimulante; surtt>ut6i elleiloit éb*e 
pi'olongiée; La prudence exige quelquefois qu'oti lidmi- 
nistre soi-ihème ces médicamens, ou qu'on n'en conBe aux 
malades que de très petites doses à«Ia-fois« Leurs effets sar 
les organes digestifs et te système nerveux doivent être tous 
les jours scrupuleusement «urveillés ; pour peu que ces re* 
mèdestlétei*minentd'accidens, il faut en diminuer la dosé, 
ou en suspendre momentanément l'usage; et lorsqti'ib 
occasionnent des douleurs épigastriques, là constriction du 
gosier, des angoisses précordiales ^ des spasmes, des vo- 
missemènsy de là diarrhée ^ etc.,, il faut renoncer Âlenr 
emploi : ce parti est préférable à celui de combattre ces 
symptômes par les narcotiques. Dans le traitement des 
maladies chroniques de la peau , il ne faut jamais perdre 
de vue que les operàtipe effecta de ces préparations, d'a- 
bord lents et sourds, peuvent acquérir plus d'intensité et 
provoquer le développement de lésions plus ou moins 
graves. S'il est permis de tout essayer, avec prudence^ 
contre des maladies aussi rebelles, il y nurait témérité 
blâmable à persévérer long«temps dans l'emploi de remèdes 
aussi énergiques et qui peuvent devenir dangereux. 
• % igS. La résistance déplorable que les maladies chroni- 
ques de la peau offrent quelquefois à une foule de remèdes 
a donné lieu à quelques expériences hardies sur l'usage 
intérieur des cantharides. Employées du temps de Pliue, 
et pas toujours avec bonheur (i)^ dans la lèpre et les li- 

(i) « Cossinum , cquitem romamun, nmicitiâ Ncronis prÎDcipis ootum, câm b 
« Uchent corr^ptiu çssct, vocaftus ex iEf ypto medicvs ob hanc rpletudinem «jus 



TRAITEBUINTi lo5 

cheuS| conaeîIliSes par Aficenne et pai Mead (i) daiMle 
traUement de l'él^phantiasis desGrecs^el plus récemmeQl (a) 
dans diverses maiadiesdela peau, les Cênily\v\dei(leinUdrede 
canûuuideê) sonl fort employées aujoni^dliui par quelques 
patbologisles contre la lèpre, le psoriasis et plusieurs autres 
afleclions chroniques des tognmens. J'aurai soin d'exposeï', 
dansle.ooursdecet ouvrage^et parlitulièren^ent ^n irai|aot 
delà lèpre et du psoriasis, les précautions qu'il est indis- 
pensable de pi^ndre pour ne pas con? eciir d^ prime abord 
œ remède énergique en un véritable poison ; mais je aois 
devoir faire observer que, s'il est bien démontré que la{tein- 
ture de cantbarides fait souvent disparaitre, dans un petit 
nombre de semaines ou dans l'espace de quelques niois, des 
affections de la peau qui ont résisté à une foule de remèdes, 
il ne Test pas moins que des malades ont pris sans succès 
jusqu'à i5o doses de lo, i5 , 20 , 3o et 6q gouttes de tein- 
tare de cantbarides, et que d'au(i*es en ont tait inutilement 
usage pendant plusieurs mois. On ne peut se dissimuler 
non plus qu'il peut arriver, quelle que soit l'habileté 
du médecin à administrer ce remède , que les organes 
digestifâi et surtout lesoi*ganes génito - uriuaires éprouvent 
des dérangemens plus pu moins graves. J'ai vu plusieurs 
jualad^ êlie fatigués d'éreclious douloureuses et d'autres 
<:pron^er des symplôrn€4 non équiroqucs de cystite. Les 
femmes suppoilent en général beaucoup plus dilGcilcmeut 
ce remède que les. hommes. 

S. 194. Pour terminer celle revue des nombreuses ex- 

« à Caesare , cùm cantharidum potum proeparare voluiâset , intcrcmit. Ycrùm illi- 
•* tas prodesse non duLium est, cum succo t^minao nTseet serQ ovis vel caprje.. . 
» Efficacissimae omncs ad lepras lidienasque. » ( C. PUnii Secundi. HiM. mundi 
lib. xxxrti , Lugd. 1587, p. 719. ) 

(i) Mead. OEuvres phytiq- et médecin., trad. par ÇoaHe, a vol. m-80. Bouillon , 
1774. Médecine sacrée, cliap. II> tom. xt , p. i34, 

(2) Home. C2iaiçal r<!«rarc/iAs,pag. 47t. — Smitli. Médical commentai iet, 1. 1, 
I. 6. — CvUca,Jl^^ti^». médicale j t. ic, p. 588. t^ Brj#Vvic. Oèt. med. ^ a 
tocietj- 0/ fhj-sicians, London, t. xviii} p. 5. 



fàS IirFLAMXATIOirS DE TJl pead. 

périehcies que les maladies de la peau ont provoquées, il 
me reste à appeler l'attention sor un assez grand nombre 
de substances Tégëlates dont Fefficacitë contre oes métnes 
maladies a ëté établie par des obseryations pin* ou moins 
exactes. 

r Diverses espèces d^jisclepiaa (i) (jisc. gigohièaj A^t. 
• Flhoetoxietimy L.) ont ëtë recommandées dânâ le traite- 
ibent de ta lèpre , de l'yaws^ de Tëiéphantiasis et de qud^ 
^ que» atitrea maladies rebelles. 

S. ig5. Knakstedt a publié , dans lei^ Mémoires idèPin* 
étitut de SL'Péterabourgy une noie dan» làqnelleil ëtaUit 
que k racine d^aunée (Jnula jReïéniutn^ L.) (a),adfeniiiiètrée 
à l'intérieur et à Tes teneur , est très efficace contre^ les dar^ 
très et quelques autres maladies de la peau; dans plusieun 
■pays^ cette racine^ réduite en" pulpe et incorpoi^ avec 
delà graisse, est employée en frictions contre la gale. 

S. 196. On â attribué à Vaconit[Ac. ^dpelL'iéy L.)(3}des 
propriétés sndorifiques efficaces dans les affections cuta- 
nées. Cependant M. Tômmassini a donné, sanft succès, 
Pé^ctràit d'aconit, depuis dix jusqu'à quatre-vingt-seize 
grains par jour , dans un cas de dartre syphilitique.; Oo i 
assure d*un autre câté que l'extrait d'aconit, à faibles doses, 
' a causé des accidens effrayans , des défaillances , des verti^ 
ges,un tremblement général, etc. Je l'ai expérimenté 1 
non-seulement dans les maladies de' la peau , mais encore 
dans d'autres conditions, et j'ai constaté que l'extrait 
•d'aconit napel était très variable dans son action suivant 
qu'il provenait d'aconit des montagnes ou d'aconit cul- 

(z) BuOed» de là SocUU pkSùnuiàttquê^ 1 1, p. 184, Sa part. — Plûffiûr. Str 
' le Madar et tes prcpriétis. — Arch. géuér, de midec., t. xvii , p. 574.) I 

(a) Kuhn. Phjs. medic, journal, 1800. p. iSg. — Ambroise Paré recominancb '• 

• nu onguent (Tamiée et de riiereure. {OEuprety lie. F'It c 14.) 

(3) Pallas.- Voyage* dans différentes provinces de V empire de] Russie f t. ▼» 

• p. 399. — Tomassiiii ( GtueUe de santé, si man, 1816. •— Joum. gén. de méd,, 
t. t^i , p. zS6. — HajKt "^ Aconit (^Dictiomt, de médee* et de chirurg. prmk, 
ÎB-SS Paris, 1829.) 



I ■ 

tiv^i SQÎva&t I# degré de soins apporté è sa pfépara^on et 
i ■ sa coiiservation j et qu'il pt^oduisait, à dose médiea-* 
Aenteose^ rarement des effets thérapeutiques conslans et 
salutaires. 

Quelques pratioîens ont proposé d'associer raconft au 

dento-chlorare de mercure dans le traitement des syphi^ 

Sdea. ' ' 

J. 1 97 . Stoerk a conseillé contre plusieurs maladies cbro^ 

niques de la peau, Textraît d^jinemone pratenêi9,'L*(t) 

èladose d*un a deu3C*grains par jour. M: Bonnet a guéri des 

dartres rebelles en faisant prendre deux fois pairioui^^pen- 

da«t quelques mois*, ut» grain et. demi d'extrait d'ané* 

faome mêlé à 8 fois son poids de sucre: les parties office-* 

ties élaietit latées avec une décoction de jusquiame et de 

ciguë. Chomel a i*ecQmmandé Y^4nemone nemoroêa^Li 

appliquée sur la tète dans le traitement de la teigne. D'au* 

très observations ont été publiées en fayeur de l'anémone 

puleatiUe^ 

%,i 98. La racine de Barda ne (Arctium Lappa, L.) (3), à 
la dose d'une ou deux onces par pinte d*eau en décoction-, 
âété employée aveb quelque succès dans les iuflammations 
squameuses ou passées à Tétat furFuraçé. Il faut continuer 
l'usagé de cette plante pendant plusieurs mois , car elle 
n'agit que très leutemetit. Autrefois on appliquait les 
feuilles de bardane contuses sur la téte^ dans les maladies 
chroniques du cuir chevelu ^ d'où lui est venu le nom 
Hherbe aux teigneux, 
§. i99.0nai^commandé la ciguë ( 3) (Comu/n macula^ 

(t) Màmy. Apparat, môdicam., t. tic» p. 98. — Bonnet. Anemm joum. de 
mëd., t. i^Yiiij^lO, — * XJX,^. 8a3 , 1783. -^ Chom«l, JPlaafa^ usuêlUst t. xx, 
p. 376. 

(%)ClMimbon de Montanx. Observât. cHnic, Paris, 1789. 

(3) Paré (Amb.) Œuvres, lib. xvi, c. a. — De Préval. J^ur», de mid, 
t XXXVIII, p. 139. — Fouquet, Gazette de Gtirdanne, p. 11 3. — Landeutte. 
Jown. de médec, t. xxvi, p. 335. — Waton, Joum. de méd., tom. LXXXiii» 
^ 34a. — Sespine. Jtmra, gén* de médec^, t. aucxYixi.^ p. 437* 



Io8 INFLAMMATIONS JDE LA PEAU. 

ium^ L. )aon-seuIeii]ent dans le traitement des ulcères soro- 
pbuleux , luais encore dans celui des doKires ; c'est même 
le premier emploi qu'en fit Jean Vico dans le seizième 
siècle, et la teigne est une des maladies dans leaijueUes 
Sloerk l'a trouvée le plus souvent efficace,. Hu£eland l'ad- 
ministre es térieurement et intérieurement dans les af- 
fections du cuir chevelu; Murray ne l'employait qu'à 
l'extërkur. Des sypbilides ont é\é guéries par la ciguë 
officinale. 

§• 300* Dans un iCertainnombi*e^de maladies , l'indi- 
cation principale est de modifier la constitution , et cette 
indication absorbe quelquefois toutes les autres. Ainsi ont 
conseillé de combattre toutes les afiections cutanées dont 
les scrophuleux et les individus d'une organisation molle 
et lymphatique peuvent être afièctés, par les sucs de co- 
chlâga'ia ( Coc/t/^aria officinaliê , L.), de raifort {CochUar. 
armoriacai L.) et de cresson {Syeimbrium naaturtiwn^ 
L, ) ; par les infusions aqueuses et la bierre de houblon 
( Hu7nulu9 hipalus,\j.) ^ par le suc et l'infusion de trèfle 
d'eau {Menyanthea trifoliata, L. ), par la bierre de vermi* 
culaire {Seclum acre.^ L.)> etc. C'est d'après le même prin- 
cipe que les décoctions de quinquina et de aerpenkdre de 
Virginie ont été employées pour remédier à l'état cachée* 
tique de la constitution observé dans l'impétigo scabida 
des vieillards, dans le rupia^ et l'ecthyma luridum. 
. §. 301. M. Elliotson (i) a fait cesser un prurigo chez un 
homme de soixante-dix ans , en trois semaines^ en lui ad* 
nainistraiit yn demi-gros de vin de coldiique^ trois fois par 
jour. J. Bauhin s'est servi du colchique extérieurement 
pour détruire \99pedicuU capitia et lespediculi pubia. J'ai 
employé, avec succès , la teinture de colchique dans quel- 
ques lichens compliqués de goutte ou de rhumatisme 
Itérédifaire, 

(1} lomtf* medt C^izeite, t. ix , p. 34* — Ârth, géi^, de méd,^ t. xtx y p. v}^ 



TUiimcnrT. 109 

S* 909. Un granA nombe d'obaerraiions i^ucillîeB par 
Carrère, RaBoa, Berlrand-Lagr^ie, Gricblon el plusieurs 
autres médecins ne laissent aucun doute sur l'efficacité de 
la donce^mère {Salanwn dulcamaray L.) (1) dans le trai- 
tement de l'ecséma et des inflammalions squameuses. Si 
Desbois de Bochefert et M. AUbert n'en ont pas retiré iea 
mêmes avantages, il but peut-ébre en attribuer la cause à 
ce qu'ils n'en ont pas employé d'assez fortes doses , ou bien 
à ce qu'ils n'ont pas assez multipfié leurs ex péiîences ; car, 
ai la douce^miv^ ne produit chez quelques individus au« 
eune amélioration ^cfaezd'autres elle ne tarde pas à montrer 
ses effets salutaires. -11 ne faut pas oublier non plus que , 
tandis que de simples psoriasis des genoux et dés coudes 
résistent quelquefois aux plus fortes doses de ce remède, on 
?oit des inflammations chroniques étendues à de grandes 
surfisces céder fiicilement à des doses moins élevées. Dans 
tous les cas, elles doivent être progi^essivement augmen* 
lées. J'ai emplçyé jusqu'à quatre onces de racine^ en dé- 
eoclion, en vingt^ualre heures , et depuis deux scrupules 
jusqu'à deux gros d'extrait dans le même laps de temps. 

Les bains de douce-amère ont été reconmiandés dans les 
^Blêmes affections, et surtout dans. les éruptions cutanées 
syphilitiques qui ont résisté joji mercure : je n'ai point étu- 
dié leur action* 

§. 2o3. Galien , Oribaze, yEtius, Avicenne, Mesué^ et 
parmi les modernes , Gilbert, Pincl , Sprengel , etc. , s'ac- 
cerdeul à regarder lafumelerre (2) comme propre à com- 



(i) Lumaeiu. Diss. de dukamard. m-40 Vpsal, 1^71 (Amœnit. acacl. t«I. riti, 
&• iSé.) — Garrère ( J.-B.-F.) , Tndté des propriétés, usages et effèu de la douce- 
4un«fv ou solaaam icauidens , dans le traitemerU de plusieurs maladies et surtout 
des maladies dartreuses. in-SS Paris, 1781. — Bertrand de Lagrésie. Estai sur 
k traitement des dartres, apec des observations sur Vefficaeité de VextrtUt de 
douee-amère^ in-ia, Paris, X7S4. — Gardner, Emploi de la dauce~amère dans 
les maladies de la peau, ( Arch. génér. de médecine, t. xxv, p. ^67.) 

(a) Otto (B. C.)» Diss. dfi/um(vid. Traject. ad viad. in-40 i789«-*Menaret. 
Joum.de métfec, XomtU 



•• n 



otiD ïinniiAiiCMiriLZioro »9K iXA peau. 

battre ïmjdMrtreg'-H nïèfoa% Véléfhwati^^i^ Otï^ administre 
ordinaifekiieiit jonjsoc peoddiH deux à ItL^ois mois^ tkfjk piin* 
'iemps vila dose die deux .à six nonces., qu'où ël:àre,pr4^gret- 
«ivemeiit jtisqu'à douze onees. Menucet a combiné l'exir^tlt 
i-defttmelerre ayec la cigua et le mercure doux. J'ai ^^uiel«- 
t^iiefotsi eiwpioj^ la.fmneterre^/de concert ww d'au(r#B 
>niédtcamens plus ou moins actifs :;:ClincQn8tance qui m'èm- 
'péche d^émettre nnecopittion sùv «son degn^ d'éfficAQi të« ; 

$• 3o4. M. LK>iï«IeoV de Loagchamp. a* prescrit II vecm^ 
ces ks feuilles de garou {Dapkne gnidium^ ht) (i) ,4oht 
Fnâttge avait déjà été recommandé parAussel, Wrigbl^et 
Swediaùr dans les maladies delà peati. Cullen a vu denom- 
breux ulcères, après un traitement neiercuriel, guéi^iripar 
cet te décoction pi*ise pendant deuxà trois aemaiiaeâ^. Sinclair 
a ftiit quelques expériences sur le<daphne mwareum^et 
Rouch l'a associé au benjoin. D- un aititre c<}lé, We4el^t 
HofiFmann seisont élevés contre lùDapfme gnidiutn^uqvfil 
iU reprochent de produire des ardeurs bràlantes.d'ansl'ef- 
tomao, de la cardialgie, des tranchées^ des:fiïu.pei)pgrgati0iyy 
eto. J'ai vo admiiMstrei!: et j'«i fait prcndi^e. à piuaiaiiis 
malades la déoooiiion de bette écorce; ' et loul:<ett i^oon- 
nfaissa'iit''^iie-plasîetKsontjépronvéde8aceidens analogoMà 
c<dux;tp»^ je v^eas- de «appeler , aucun xsependant n'a éléjM- 
sez fortement éprouvé par ce remède pour que j'aie eit>i 
•re^ettei' de l'avoir coiiÉteillé. ,. . 

$. 2o5.Très anciennement on a employéà l'inférieur Veçi^u 
'sde goudron (3) contre les iuQammatipp^, chroniques, de ta 
peau. On trouve dans les pharmacopées des Ëtals-Unis, du 
collège de mé4ecine de Dublin et d'Edimbourg, diverses 
formuiea d'onguens et de iinimens préparés avec cette sub- 
stance. Oii a varié à l'infitli les proportions àé goudron et 
d'axongé. Je mélange ordinairement une partie de gou- 
dron et quatre de graisse. Cette pommade i^énssit souvent 

(A Mojmd des fkaites usuelles ^7» ^H.t-!^^ ^, 

(a) Batemau. Apruct, sjnops» of cutaneous tUseases,^iBA,\^9i^v^ 93. 



^É^cÉitÈÉtr '■ ' lit 

lani làfrtftMmiftfioita poputearas, et rarfoiit^BS te prti* 
igfh On h admhiisflré âVec sncoès la pour i l^intMear, de-* 
m» un deim<^gt09 joaqu^à une demi-onoe^ par joor, dana 
èetfayma cfaronicpie et quelqaea inflaiBinations aqua- 
leoaea. 

$. 9o6. Les t^gétatix dits sudor^iques {i) , le iassafirasj 
I salsepareille ) le gayac, sont des recièdes paîssans' dans 
ià ajpbilides et quelques autres maladies cutanëes. Dans 
loahâpitanx, on administre généralement ces médiea* 
alàïs à de trop faibles doses , je les ai élevées avec succès 
jsqu'è six^ huit et dtx onces par jour, pendant un on'denx 
Mis. 

f . 907. Le café de gland (2) , Pinfusion de graterôn 
Galium aparine^ L.);le h\XQ A'^iBnanthe crocata^ h. y 
'extrait et lé brou de noix ( Juglcaiê regLa^ Li) (3) ; la 
lécoclion d'orme, et surtout celle d*orme pyramidal 
[tnmuè pjrramidalU j L.) (4), vantée pat AckerraanyF. 
Home , Lysons , Letsom et Bonau ; la décoction de la' 
racine dé patiènde { Rumes patienim^ L. ) et celle dn 
himex'ncuiusj L. (5) , la décoction de la tige de pensée 
«ravage (^Fiola tricolor, L.) (6) , dont I^^Vertu exaltée par 
Stoerk/a été contestée par Obernefier',')e« infusions de 
ftorlles de romarin '[Ledurr^ piduêirt , Li)ij) et de rosage 
{Rhododendnun ehtyâanthum , L.) ,' regardées par quel- 
ques auteurs Comme de poissans sudorrfiques ; l'extrait 
des Femlles du siimac vénéneux {Rhus et Toxicodendrum 
radicanéy L.) (8), à la dose de quinze à vingt grains, trois k- 

(i) AkjJû^ JSrgo eutameU tiffèciihu hjdrmtica ? Paris, X579. — HoielAnd. 
Smmtd der prakL Arzen. 11 B. p. 188. — Home. CUnieal reicarehes.- 
(1) Perroa. Jvmm. compL dé* seience* médicales ^ t zliix, p. 337. 

(3) HnnezoTky. Ane. joum. de médee, . t. ucxm, p. ag& 

(4) Banan. ( J.-B.) HUl nat. de la peau, 9fi Paris , 180B. 

(5) AerteLr Curât. diutam^iT^ c. i3. 

((^ Haaae. {Diss, de viola ùiaotori^ p. io5.) — Obemeflcr (Jbiim. Hmfekmd 
ier prakt. Beilkunde. IX B. 
(7) Limueiis. De îedo palustri^ Upsal, i??^- 
(I) DdErcfoy. l>espnpnMêdêlmpUmte4^ip«Uetbn»rmiitmna, Faria, 'T^* 



li3L INFLAMMÀTIOirS DE LA FBAIT. k 

quatre foia par j^iy^^i^xorlédans re9paGexle/3lx.a«iiiyaiQe$j et 
gradaelioipeat, >u$qu!à una deixiL*oii,ceou^à une once dans 
TÎagt-quatre heures j la déoocLionde divecsea espe^fis de sca- 
hie^seaÇSc^at-iJiewiiif^JL.lSc^auceîaçiy L.)^et l^ur sacÀ ladqae 
de deux à quatre onces ; la bierre de yermiculaire {Sedfiim 
acreyL.)et son infusion aq^eus9, et ^elques autres prépa- 
rations végëtaies^.oat encore été recQmmandées contre lest 
dç.rires et .1<|S ^ji^ne^. Quoique j'^ieirepuellli on, certain 
nombre de faits,. i^^L*Jl'action decea substances, Urne reste 
encore bijen des incertitudes sur leurs effets et sur leur de-, 
gré d'efficacité ron verra cependant qne je me^uia attaché 
à étudier leurs propriétés et à préciser les conditions uni 
rendent .leur emploi rationnel ou d'une utilité moins în- 
certaîne» 

. $. 3o8. Quelques observations critiques termineront cetle 
revue thérapeutique. 

Les expériences, nombreuses et variées que la ténacité 
et les. fréquentes récidives des inflammations de la peau 
ont provoquées ^ ont sans dout^ I^nr importance; .niai& 
c'est une mine abondante dans laquelle l'éttt.de et l'ob- 
servation appi^piient seules à puis«^r. En outre^^ s*il est 
constant que plusiep/s remèdes ^ tels que les purgatifs, 1^. 
préparations antimoniales, sulfureuses et arrsenicales , sont 
aujourd'hui employés avec succès dan^. pv^ue tontes 
les maladies chroniques de la peau^ quelle que soit leur 
foime et quel que soit l'ardre auquel «lies appiirlieE^i^ientJ 
il n'est pas moiqs, évident que des expériences plus. pré* 
cises, faites dans des conditions mieux déterminées, c'est* 
à-dîi-e dans des çspèçeé bien déôritéb, devraîeitt être plus 
utiles et d'une plus (acile application : tel a été et tel a du 
être le but de mes expériences. 

Il ressort aas.si dé l'examen de ces essais théràpetitlqncs 
une triste vérité, c'est qu'à des maladies rebelles^ on a 
opposé les remèdes les plus djfféreus par leurs pit>prîél& 
physiques et chimiques et qu^'aujourd'hui même, il est 



souvent dilfieSe de décider de leur choit el de leur op- 
portunité. 

11 est bciie d^enlrefoir également comment lesmédecinr 
qui ont été frappés de Faction salutaire de quelque:! inflaiBl« 
mations cutanées et des accidens plus ou moins graves qui 
suivent quelquefois leur gucrison ou leur disparilion , ou 
qui se sont découragés en voyant leurs fi-équenles i*éci« 
dives, ont été conduits a adopter une méthode de traite* 
ment tout-à*fait expectanie on paUiaiîp^ ^ où bien encore 
i remplacer ces maladies par des exutoii'es ou des inflam^ 
maiiona artificielleê; pratique dout Tapplicction est ri*é- 
qncnte chez les enfans et les vieillards. D^autres ontévi* 
demment regardé les inflammations de la peau, comme 
un phénomène extérieur lié à des conditions internes plus 
graves et plus importantes; ils ont pensé qu*on ne pouvait 
obtenir une guérison complète de ces maladies qu'en mo- 
difiant profondément la constitution, par un régime ou 
des remèdes appropriés à sa nature. Aux sanguins et aux 
plëllioriques « ils ont recommandé la saignée, les bains 
amples, la diète lactée, etc.; aux scrophuleux, les amers 
tttes préparations d'iode, etc.; aux daiireux par hérédité^ 
les préparations sulfureuses « antimoniales, ai^sénîcalcs , etc. 
D'autres, sans perdre de vue la distinction importante et 
toujours nécessaire de la constUuiion et de la maladie, 
se sont cependant spécialement proposé de rechei*cher des 
remèdes curatifi pour chaque espèce d'éruption et pour 
chacune de ses périodes^ ils ont insisté sur la convenance 
de la méthode expectanf e ou anti-phlogistique modérée • 
dans les fièvres éruptives ; sur l'efficacité des préparations 
mercurielles dans les syphilides; sur celle des préparations 
sulfureuses dans la gale et le obloasiha; sur l'utilité bien 
démontrée des eaux sulfureuses naturelles ou artificielles 
dans un grand nombre de maladies cutanées ; sur les avan* 
tsges de l'épilalion dans le fiivus du cuir chevelu \ sur 
les heureux effets des limonades nitrique et suifuriquc 
I. ^ 



f^^ UCFLAMM^TlOf^ J)K LA PEAU. 

da^is 1(Ç liç lieo et !e.|)ruiig<>, dis iufluvfâ ^aj^ lei.,(4pui 
sr.hopliiiteux, des piTparatioti.s rerruginouseâ^ dai:i4.1fis iu* 
flcHPtruitiunfi. cuUinëes avec aménorvbéç et dysménor- 
rheoi, «te. ;.recoiv]ai8sani cependant qM^,(iaiiji quelques 
cas de maladies rebelles, on e^t obligé. d'ea^yjer tQun-à- 
tour la i&aigiiée,^ les purgalifs^ les baiqs de vapeur, lei 
bxiiiis alcaline) les préparai ions arsç^^içulea, ^KÇf ^ avant 
d ohlenir uiie cuënson durable. D'aulres ont vecoimu par 
expérience la néçeî^il^ ^.'^5^^* ^^^' l'organQ mali^de, & 
r'aiiCê de bains simpl^s^ou 'niodicameuleux. de caatërUa- 
tioas bupeificielles ou profondes, de lotions, de c^aplasn^es 
cle Dpmmad^s simples pu composées, defumigaUons, eXcWt 
ils se sont attacbés^ démontrer Futilité des remèdes exié* 
rieurs, toujours efficaces lorsque les altév4l,ioas de la 

S£an s'ont locales, ou lorsque leui: action^ comme, cell^ 
es préparations sulfureuses, mercurielles, |odurée&» etc.,. 
s^étend a toute la constitution, ou bien cmcore lorsqu'elle 
est c6hlï)iuée avec celle de remèdes internes qui e^erceat, 
cette influence profonde. 

EuHu^ il est i9çontest()ble que des vues Ibëoriques ont 
dq^ué i^ la tbérapeutique des direction^ particulières ^ 




allf bas élérecounue sitôt sans Porîgine billsM^i 
pc^* les anciens aux maladies de la peauj les incoovénieni 
de^ces remèdes et de qi^elques autres^ tels que ceux de» 
préparations ï^ntimoniaies, ^rsei^icale^*, cantjtiarideejj, cto*. 



prepi^ri 




saiis. sa tendance systématique à exalter (i) la senôbjUté 
et fëuergie des sympathies gastro* intestinale», mai 

. • I ^ . !■ . t > II'»' 

CÔ J V BVjtaC« «^ ^ouudU sol-inâiBf c«|te «rrott : «i«i KtUMBM. Mi^ tU mai» 



«: • nrAnuiarr« Mil 

i^ÊÊ éiÙÊÊ ^ f flrc i iite» ou Mâeoiwiuei par qii«U|iN» pvalU 
eitns dm! l^atieitli«» étaii . M«p excluiîrvf nient poift^ iiir 
les tëgumens. 

En léwaiéf pour dli'igei* sûremept le Iraitemeni d'une 
inflummation de la peau, il faut te rappeler aa marche 
naturelle; calculer aon degré d'influence salutaire ou nui- 
Mble SUD la constituliouf ses rapports avec elle ou arejB lea 
OUiladies antérieui*e8; son afBuUé avec d^autrea aflfectioufi 
dont le développement ultérieur est plus ou moins pro* 
bable; il faut mesurer d'avance l'étendue d'action d'où 
changement dans le régime et les habitudes non-seule- 
ment sur la maladie» mais encore sur la constitulionj il 
fout prévoir les efTels du progrès de TAge et de cerlaiu.es^^ 
révolutions organiques; enfin, parmi les agcns théra- 
peutiques, il faut choi:«ir celui qui semble à-Fa- fois le mieux 
approprié à la constitution individuelle, au dfegré, i Pé* 
tendue et à l'ancienneté dé la maladie. Comme on le voit ^ 
celte direction est un pi*oblème plus complexe qu'il ne^ 
le pavait i un premier apetçu : ta vraie lbdraiptuAi(|ue 
«Ht dans l'hiatotre des capèpea , et mieux encore dann L'nib^i 
strYatioff et l'élude eompavaLive d'un grand tembradn 
Inis pafftkulicfs. 

mfLAMMATIONS IXANTHÉMATEUSE& 

Tocu^ ArU Exvtthéme^ Mjsanthémmeîtt. 

$• 209. Je désigne aous le nom d'inflammationA tmm^ 
tkémaùfiuea plusieurs, maladies de la peau , caraciéràicea 
extérieurement , dans leur élat et dans leur plus haut dt^ré 
de développement^ par Faccumulalion morbide du aai^ 
dans un point, une région ou toute la surface deceltt 
membrane. Ces inflimmat ons se terminent par résolu»* 
lÎQU^ par délitescence et poi* desquamation. 

8. 



Il6 IlfFLllIMÂTIOlfS EXAHTHiMATEUSES. 

C^gi'oupc comprend Tërythème, l'érysipèle,!* rcm« 
geôle y la 8C6i*laline, la roséole j Purticam et qudqoea in«- 
flammations artificielles. 

' $.''i{iÀL Lé caractère anatomique commun et générique 
Hë cies inflaitimations est la teinte rouge dé la peau , âans 
les pùfÀits afieçtés^ cette rougeur disparaît à la pre^iônet 
se r^tâfilii promptement. L'injection sanguine de là peau. 
Ingère da^is la roséole et la rpugeble , souvent passagère 
dansPùriicaire, est plus intense dans l'érythèrho etPëry- 
sifpèle. Elle a principalement son siège dans le résean vas- 
cuiaîre dû derme. Cependant , dans Térysipèle, l'urticaire, 
et même dans la rougeole et la scarlatine, elle s'étend quel- 
quefois au tissu cellulaire sous-cutané. 

La cbal^r et la tuméfaction sont très variables dans les 
exanthèqies. Il en est de même de la douleur ; quelquefois 
nulle dans la roséolei elle est souvent tensive et continue 
dans l'érysipèle*. 

" Lorsque la résolujtion de oes inflammations s'opère, Yé^ 
pide'rme se détache en écailles, comme dans la scarU'- 
tibe et Férysipèle, ou en furfures presque insensibles, 
comme dans la rougeole et la roséole. Plus l'injection 
sanguine a été forte, plus la desquamation est considéra^ 
ble^ plus l'épide^me est épais, comme aux mains, aux 
couddrx)n^il{i[Àan(e des pieds, plus cette desquamation 
est apparente. Après la chute de l'épiderme, la peau est 
lisse et luisante,' et souvent d*un rouge plus vif que dans 
réiat naturel. Après une première desquamation dans les 
exanthèmes, et surfont dans la scarlatine 4 il s'en opère 
qnefqtiefois nne seconde. Il semble alors qu'un reste d'io- 
flaumaftion entretient un excès de séci*étion épidermique; 
ee n'est réellement que lorsque la peau a perdu la rongeur 
morbide qu'elle avait acquise, que le nouvel épiderme for- 
mé a Taspei*! de celui qui recouvt*e la peau suine. Dans la 
convalescence cl dans la crise de quelques maladies ai^ 



amuanuTHxm EXAinrHiiummni '§17 

guësy Pépiderme se détache ainsi de la peau, aana qu'elle 
ail été seoaibleoient enflammée. 

§• 3ii. Lorsque la motta lieu au début ou datàêVétal 
d^m exanthème, et qu'on examine le corps, quelques 
heures après, à peine y a-t-il quelques capillaires injectés 
à la aur&ce des points enflammés. Le gonflement du tissu 
œlhilaire est aussi toujours beaucoup moins considérable 
que pendant la vie. Si on examine la peau enflammée, 
planeurs jours après la mort, l'épiderme se détache plus 
&cilement que sur la peau saine. Sur le coccyx et les 
trocbanteiv de la plupart des cadavres, l'épiderme s'er 
lève plutôt que sur les autres régions, sans attti*e raison 
que rirrilation antérieure éprouvée par la peau et pro* 
duite par le coucher pendant la vie. 

$• ai!i. Les exanlhèmes cutanés coïncident souvent avec 
det inflammations de même nature de la membrane mu- 
queuse gastro-pulmonaire. Plusieurs mime n'offrent de 
véritable intérêt pratique qu'à cause de ces rapports im- 
portans. Parmi les phénomènes précurseurs qui signalent 
souvent Tinvasion des inflammations exanthémateuses ^ 
il en est, tels que les légers frissons suivis d'une chaleur 
halilueuse de la peau, et la fi*équence du pouls , qui 
expriment plutôt un trouble généi*al des fondions qu'une 
affection locale ; d'autres, tels que la rougeur des bords et 
de la pointe de la langue , une soif plus ou moins vive, 
un dëgoùt pour les substances unimales, la difficulté do 
la déglutition, la toux et le râle bronchique, etc., indi-> 
quent une véritable association de l'inflammation des 
membranes muqueuses avec celle de la peau (i)« U y a 
quelquefois un rapport asscK exact entre l'intensité de 
Tinflammahon de la peau et celle de ces membranes; 
plus souvent , le développement extérieur des exanthè* 
m^ est, AU contraii^, entravé par l'intensité des afflec-^ 

(t)Talnè. Diss, sur lès maUtHet émpH^ki iii*4. Pinrity .1819. th s6»' 



9it 

peut aussi arriver que d'auir(« Wm«%«b s*AAiiiicîetil à resiëtnu 
OMMpletMifi ) qi/^tlM i«efi(lettt plosou ^moim jp-afv^ê «ttiinint 
l'iH^pcttfaaee ^at*g«n0B4i£^oiëi>«t la naior* «ks tu oauM 
^m a produit k t^ratigeftient 4eê fontùens. 

4* S'iS.'OrdittaHvmMk l«»infl^ttitiiiitî«iw«xatitliëttM(lef»ei 
«fTeoùNit «ne m$nnimtigeii et 'CWèimàe, «t letir duvet « 

tMDls 4it ^i^eenteiit eepttidattt cvtic k lypif imiermiUtfU^ 
OèsMIttténiv ]«• seu^s in&NïMiiaisonâiie'ia pcuiu qt^noieiU 
siMcepliUM fdt se MFptHtniurre |^ar aocèâ ct^'oS^ dr ^^ 
fikmMei HUimmswfm, Ijarsi^'e^ief ri« fK>»t pat ccmbtfc» 
tket %[ imefièiri'rd'a^cè»^ <^ phkgmasies nilemïiifleftiai 
se développent le plus urdihaiveiiieot pendant Je*ex*o«iw 
i>«4k>riiMt'«fieâffsrt«ODdeir«i^an«sdtgefttiis^ dooX l'HuSuefce 
evt très marquée Mvià pixid«ictionde l'urtîeim'e etdètféry* 
thèmes lntermftt«ns. 

f.'!n4i. Danslet'exatithimes, les limites du derme ^tdt 
ta <501I€Ikb vasculaire sont boatiootip plus fdciles a reconnais 
tre que «ur la peau saine ^ une incisioti suivant r<^paiaseitr 
de IaF|ieau suffit pour distinguer ces deux coucliesf c'est 
iréritabl<emeiit alora^ comme ie remarque jivec raisetf 
M* Geitdriti,qti'on Ferait tenté de croire que le lissa lié* 
ticutail^e et le derme constitoetit deux memlMrafies super» 
posée». 'Quand l'iolLimmation a étë.vioiente^ le rëseau Vase» 
otilaiM da derme est d'une couleur rouge, et même l»rtt«* 
n4tM^ CoQiiiie dans Verythema nodoeum, hi rnbeolâ 
nigra eC rdrjsipèle gangreneux ; une oerl<aine quantité 
de sang s'est ëpa9chëedao8 le tissu delà peau.dËQfin il exisle 
qoelqsMfoia un: dép^t de «érosîté dans les anéoles du 4snae 
( ëryâipiàte V ftcaviatiDe }• 

§#o^sS. Les esanlhAmes m peoTent ^econfbodua, daai ^ 
Umêïïkat^ «iMoaMenh autre ordre d'inAammatioiis destégvpi ■ 
mens. Lorsqu'il s'agit de distinguer entre elles les espèces qui I 
compoaMft 4^e^ce«|ie #1 ^ les sreooiuiaiire au lit iim,iM- ) 



111 RjMIS ATlIira CXAxiTHemaTeuSBS» ^^9 

lades j il ne Paul pas oublier que (rois auti*e.<« éruptions peu- 
?enl aussi se monlrer sousla furaieexaulliémaleusc (bru- ' 
lure, engelure, syphilide, exanlhémateuses). Chez les nè- 
gres , la teinte rouge des exanthèmes esl obscure et le dio- 
gti6stîc plus diflScîte (jlie chez les blancs. 

La teinte rouge produite par le sang épanché dans le 

tissu cellulaire sous-cutané ou dans la peau, diS&rç de qelle 

'des exanthèmes en ce qu'elle ne disparaît pas par la pi*ea«' 

âon. Cette circonstance et d'autres considérations tirées de 

lâ hature des raafacfies auraient dû éloigner VVillan depU* 

cér Tes péléchîes et le pourpre hémorrhagiqtie dans les e:i^aiii 

thèmes. Dans les inflammations paputeuses et squameus,eiiS, 

api*èsla chute ou l'enlèvement de répidermc^ dans les in- 

iliimntatîons vésiculeuses , huileuses, pustuleuses, api*ès la 

ohnte dés croates, on Toit, à la surface, (hi corps des 

tiBches l'Ouges^ qn'on^^istingue Facilement des rougeurs 

primitiTes des exanthètnei^ par leur forrtie et I^ur degl^ 

fénciennelé, ou ert.^hronnant des chang^meïis qiié'là 

(ean a éprouvée atafVir de présenter cbs taéhefâ, 6à mtbii^ 

encore en les tabandonniiiH A eltès-mémés pendant qbV^t- 

qoes jours afin qu'elle^ *8ë levêlènt de leiSr éaractère j}(Ç- 

mitîrfet éssehtîel. " ' ' : : • 




rjrw'pèle intense , abatidotthéà Uû-»mèrtiè% «t aïoiivéni Mi?- 
ttontë de bulles sèmhlab'Iesià Mle^ tW p^mphigosj sôHs 
te rapport^ il pifrâît deslfné & forHiéFrartiWau intfeléiiiér 
diaîi^ èAtreles idflaiiîmat(bnsif^3è&ril h»»rtîa?étt6é§ k b'tHféh^^^ 

là! détierniînalWn dés àufi'esiifff'ClroHs qui pfeùvëiït 'iVs- 
toeiier Adx «xanlbèmes^st uH ilê< points l\^A ];)fus intéi^é'JJâiis 
dtt dlfifgndstie:il iiYiporte d'établir 'tinë''<fiiî»tlï'iWfTon'èhtre 
ttè^hi coM]^èxe««l dés l^iis p^lus sirtijîflesv à^fit'de fï^èitev 
M» règto'd^kùfr-frtfil^iÉenrt." ^M ■■-^ '• '^ • îi:»J5o: : 



t •• ■ 4 I 






l%0 nftkVMJLTlOJXS MXàXtnÛUAjnSM. 



J^ryihême. 

Vo«â»« Art Ërythème^ Efflontetnce cutanée, EoMgeër des Hawewt^mès » 

imtertrigo , Mucuiœ voleUieœ» 

S* 917. L^^rylbème est un exanlhime non coniagieax , 
àTéè on sans fièvre ^ caracléri&ë par une ou plusieurs taches 

rpuges de quelques lignes à plusieurs pouces de diamètre | 
dîsséiiiiiiées siir une ou plusieurs régions du corp^^ et dont 
la dui*^e fa plus orcKnaire, à l'étal aigu , est d'un à deux 
aepledaireiF. 

S* ^^8* L'ëry thème aigu offre sept variétés principales; 

1* Èiythema interirigo» Chez les enfans nouveau- 
nés et chez des individus doues de beaucoup d^embon- 
Ifoint^ le frotlement i^pétë de deux surfaces contigue» 
doiine quelquefois lieu au développement de ceU« va** 
riëtë^ au dessous des matnellçs, aux aiseUes ^ aux aiuei» 
â ia partie supérieure des cuisses , au nombril* eu générsl 
sur tpus les points où la peau forn^e des plis ou des rides* 
L'ihtertrigo peut aussi être produit par le contact des Suenn 
branches ^ des .^ux gonorrhëique et dysenlëriquia, par ce- 
lui dès urines et des matières fécales, par Técouiement des 
larmes, do vmw^ ,des fosses nasales , etc. Dans,rinlertrijp 
jpfHficU -d^f. nûm^eftEê-nés y ou dan^ celui qui se développe 
quelquefois f]u;i^.a)^ y à la paît ie supé»*ieure des cuîssesi 
ohe« le$ kjnime^ qi^i nëgligent les soins de propiieté, uo^ 
buifi^eufti^éro-ppiruientey d^unt odeuiv Çide et dësagi^ble, 
suinte, pendant ]i|ustei|r^ joui^s de U. surface de la pe^u en« 
f^^mv^f derf i^ue. le ^ège d'une démaiig^aVH>n asses viive. 
.^Sj Çpttf oMJfKÇ^f^esteotrelenue par les causes qui Toqt jiro* 
.dof^A >>tBÇa« îp gwçe et ofii-e dq5.c««v<Msçs plus ou /moins 
profondes, indiquées par une lign^ rouge. qui. trarfeise des 
•orfiMeshumidesd'unblanc grisâtre. Lorsque l'intertrigo se 



développe entre les orteils, à la valve, au prépuce, A la 
marge de Fanus, etc., ces parties deviennent presque tou- 
jours Je siège de gerçures pins ou moins profondes* 

Le docteur Ehrenberg (i) a fait connaître une variété 
remarquable d'intertrigo, qui attaqua tout l'équipage d'un 
visisseau sur la mer Bouge* La peau do scrotum dtait 
fortement enflammée , douloureuse et en même temps tris 
lâche; de toute sa surTace^ il suintait une matière puri* 
fimne; le mal se dissipa dès qu'on eut mis pied è terre, 
mais il reparut souvent et prômptemeot lorsqu'on rentra 
dans le vaisseau. Les Arabes en son&aient moins que les 
Francs. 

Ches les enfans â la mamelle , mal soignés et dont les lan« 

(pes sont sales ou impr^nés d'urines et de matières (Scales, 

on observe souvent des taches d'^rythème sur les fesses , la 

ipsrtîe postérieure des cuisses ^et les bourses , qui sont d'un 

«rage vif, sans apparence. d'élevures* Ainsi enflammée, la 

peau est pluv chaode que sur les autres régions du corps; 

k tissu cellulaire sous-cutané n'est point tuméfié, mais le 

pouls est quelquefois fréquent. Les enfans , à l'époque de la 

première dentition , offi*eot aussi assez souvent sur les 

joues* des iamhes d*un rougê vif, chaudes, mais sans 

tuméfaction dujtssu cellulaire sous* cutané. En même 

temps, il y a chaleur â la liouche , douleur et gonflement 

des gencives, salivation , envie de mordiller et de m&* 

chef. Ces rougeurs ^d'abord pa^sagèiett , finissent quelque-* 

fois par devenir pensistanies ; plus, tard, la chaleur et la 

rougeur diminuent, el la peau des joues devient rude et 

comme fendillée, 

' La marche on l'équitalioo prolougée, le décubitus con- 
stant mironeinênne partie (Ery th. />ara/r£/nma), la piqAre 
d'une aigoilie oûd'un insecfe(EryCh. apanelurd)^ ta disten- 
âon morbide de la peau par un mdème ou par l'aivasarque 



_» • I 



{lyMmUftm éhi SeMeeé^ méifhahstU Fèn/siéc, t. xin , p. )3lb 



{Sfyittk Af^e, Wiiltti)^ le votèifiage d'unie înflaiiinialiiMi 
|Mifllt3l«u8e ou vétricul^use, celui li'uixci pkie ùii d'oii ut 
cère^ pfxxhiMeiU fi^quemiiaent cette inflidiiifiiaiioa isupcri' 
'fici«lle de ia p^au, quiae diffièl^e de PimtiHrîgo q«i'enf ce 
«qu'elle a'eitt poiui Bccompognoe de aëoréif6tt morbîdcw 

fio liVrythenM papulaiutn (WiHkin) ^ développe siiir** 
lent cbes ks femmes et left^^jeiuies genn^ èl se teerott^ le 
j^Ios OMliDfiirenient A la ftiçe dondile des maiils^ëu'ebii^ 
5U4* le 'viiMi|^9 U poiinnè^ les bi^as et les.avaBt«*bras.-ijél 
jpeiiies taches rèuges qui «le car^téFÎsettt , innégfttièk^eiimrt 
arrondies y du Wame d'«ne (leùle Jentilie, d^pasaétii vé^ 
rement la largeur d'un centime; lcgèren>ent saillaiiceWi 
lïotDiile pa^^oloBses^ d'un rot^ge vif au début, elles «prenifent 
bientôt une teinte violactéis^urlètit a lear centre j èi diqp^r 
raisbeol. presque coniplètêineiït sous kl i^ressiion du doigt 
Cette éruption est assez s^onvent préeédiée de fièrre et «o- 
compagnéè d'dbalfemeat^ de iaifoiesse^ d'aporexte «ide 
douleur dans lesmembres^ Bile se moMre queIqiieiV>i»olii9 
des illdiv^du»ait)einiA de rbumatàsme migvt\fièi>t9 rkêuAé^ 
Usî/Hule ■éiiêpcipe ), Ces tadhés peuretit élre iiombl>euéés et 
former par leur i>éftnién'des groôpes m^golieri plus m 
moins considérable; dans l'eif{>dce d^cm à deux jéupseHcl 
s'affaisselKt almiv^eati de la pea'c^ qui les etitobrev 'dt* là nsM* 
geur élie^inème est dissipée aprè^ uti ou 4eu« septecuirreN^ 
le plua souvetit sanB desquamation ietïsifble; 

S'' L'ei^iberaa /ie6erçM2éi/um dififS^re de la ^rariété pA^ 
cëdenle en ce qu'ilya^ enti^eles plaques comme pap«^ l 
leuaasyde petites tsimeur^» légèrement piOémf nettes qui sftif i 
fuissent dans l'espace d'un septénaire , tandis que' ht ftk^ t 
ques pâlissetttplus lentement, de?femiei!it livides^ et nenlit- ^ 
par«iii}s?nt que ddoa Ie%sepjiensnt^ suivant; ViéiylhèRm !•* i| 
bereuU^x est préeëdé léa- fièvre et ordidairement acooifl* \ 
pagoé 4i^;iiuilaise et tl^insomnie. . , it ■i}' ^ 

4° Chez les femmes, les enfans et les jeunes gens, \ 
d'une cons^tion ;moUe aitid^an leupéraiç^t JjFinpba* 



va 

liqne^on ohienre.ABMK fréquemment une aiibre YSiridié 
. ( Ery\h.n9do9um^ Willan ). Un malaise gc^n^ral, de l'abat-> 
tenient , un peu de Gèyre précèdent de (]uel(|ues jours ou 



B 



accompagnent 1e dëveloppemenl de cette éruption, qui se 
montre oi-dinaireinent siir les bras et la partie antérieure 
des jambes, sous la forme de taches rouges, ovales, un 
pevi élevées Teii leur centre, et dont IVtendue varie de 
quelques ligrfes à On pouce et demi clans leur plus grand 
dLmètiê. En passant la main sur ces taches , on sent quM- 
les forment de véritables nodosités. Ces petites tumeurs , 
rouges et doulpureuses , dont le plus grand diamètre est 
parallèle au tronc lorsqu'elles sont développées sur les 
jambes, semblent tendre à la suppuration; mais bientôt 
leur vofume diminue; une teinte bleuâtre remplace la 
rougeur priniitive^ tet elles se résolvent dansPespace de 
dix ou douze jours, laissant après elles des taches bleues 
ou jaunAtres comme si la peau avait été meurtrie. J'ai vu 
cette espèce dVry thème survenir dans le cours du rhuma- 
tisitie et être précédée de douleurs très aiguës. 

5°. Uerythema marginatum est caractérisé par des 
taches d^un rouge livide^ circulaires, d'un demî-pouce 
& un çouce de diamètre, dont la circonférence est bien 
détachée de la peau , élevée , proéminente ^ et légèrement 
papuleuse ; leur surface luisante semlile vésiculeuse , 
mais au-dessous de Tépiderme il n'exiite point de séro- 
aîté. Ces taclies, dont Tapparitîon peut être précédée ou 
accompagnée d'un mouvement fébrile, se montrent sur 
toutes les régions du corps , sur les membres , à la face , 
dans le cuir chevelu^ et même sur les conjonctives. 

6" Les plaques de l'érythème forment quelquefois des 
cercle complets dont le centre est sain ( Erj'th. circinna' 
tutn )• La forme annulaire de cette variété la rapproche de 
Pherpia eirtinnatus , -mais elle en diffère eMentiellement 
pàt ^bMttce d(to y4s\cû\éÈ, ^àr sa marclie et sa durée. Elle 
félmîjgM'Metït datatitflfgtE! dèi âtlneadjc qu'on ofodetteià la 



ia4 INFLA.MM\TIOirS EXANTBUÉMiLTBOSSS. 

8uil€ do lichen circonscrit et de la lèpre^ dont la guërUon 
s'est opérée du centre des plaques vers leur circonfiSrenoe. 

7** L'erythema fugax, dans lequel la rougeur large- 
ment diffuse , toujours superficielle , sans gonflement 
appréciable de la peau ou du tissu cellulaire 80us-culané| 
est inégalement répartie sur les diverses régions da corps. 
Cette teinte rouge des tégumens diffère peu quelquefois de 
leur couleur naturelle^ la peau est sèche et sa chaleur est 
toujours au-dessus de celle de la température habituelle 
du corps. Les deux bras d'un adulte atteint d'une dotbi* 
nentérite présentaient « le jour de son entrée à l'hôpital 
de la Charité, une teinte d'un iH>uge uniforme pi^esqno ' 
aussi vive que celle de la scarlatine; je le fis saisner^et 
en trente-six heures la rougeur disparut* Cette éruption 
peut èlre' intermittente ou apparaître momentanément 
sous l'influence d'exacerbations ou de paroxysmes fébrilest 
Lorsqu'elle survient à la fin des maladies graves^ elle dis- 
parait à la mort et quelquefois même à ses approclieit 
Cet érythème est ordinairement suivi de la chute de l'épi* 
derme , et quelquefois de celle des cheveux lorsque sa 
durée se prolonge; phénomènes qui ne sont souvent ap-* - 
préciablos qu'un ou deux septénaires après la disparition 
de la rongeur de$ tégumens. 

$.219. Ery thèmes chroniques, — Les ouvriers qui 
emploient Turine fétide pour dégraisser et blanchir les 
tissus de laine; les maçons qui se servent de la chaux vivei ^ 
les mineurs occupés i extraire le plomb et le cuivre; les ^ 
forgerons exposés, à une vive chaleur, sont souvent atlejnti 
d'éry thèmes chroniques des mains. Ces parties, d^abord 
rouges, plus tard sèches et farineuses, se durcissent, se 
gercent^ et ne peuvent s'ouvrir sans étendre les crevasse$| ^ 
qui sont ordinairement situées transversalement à la paume ^ 
palmaire des mains 9 eQli*e le pouce et le doigt indicateur* ^ 
La peau est rai*ement r«ndu|e,fjans toute son épaisseur^ iei ^ 



iBTiBhns. itS 

bords des crefanes sont dors; leur fond eti qudqMfoit 
saignant , Burtout pendant l*bi?er« 

L'ërythème chronique et les crevasies cbst pieds ne se 
Toient guère que chw les peraonnes qui vonl pîeda naa , 
ou qui , n'ayant pas de baa dans leurs souliers, négligent 
ka soins de propreté. Ces cre?asses, qui ont plus d'iten« 
doc qae de profondeur, s^établissent aux talons et dans les 
p& die la plante du pied ou entre les oi^teils. 

Les lèpreê ont aussi leurs érythèmes et leurs gerçuret; 
les causes les plus ordinaires de celte Ugère ai&ction , qui 
a long- temps porté le nom à présent suranné defendillurgs^ 
lont le grand froid , Pextrème chaleori et la séclieresse de 
Pair qu'on respire par la bouche , etc. 

Chez les femmes qui nourrissent pour la première fois , 
lorsque les mamelons sont violemment irrita par les efforts 
ifpétés que &it Penfant pour opérer la succion j celte ir- 
ritation piovoque une inflammation érytbémateuse, quel- 
(pefois assez vive pour contraindre & renoncer à l'allaite- 
ment. Chaque application de la bouche occasionne des 
douleurs intolérables , de l'Insomnie et de la lièvre. On a 
TU de ces gerçures placées circulairement à la base du ma* 
melon devenir assez profondes pour le délacbei* entièi*e- 
ment et être suivies d^une ulcération plus ou moins consi* 
dbrable. 

Chez les femmes grosses , dans les derniers mois de la 
gestation y lorsque les tc^gumens ont éprouvé une disten- 
sion excessive^ on observe quelquefois des rougeurs et des 
gerçures sur le ventre. II en survient aussi ))ur ces mêmes 
parties et sur les jambes ^ chez les hydropiques. 

Les gerçures de ta marge de Vanus^ auxquelles quelques 
auteurs ont exclusivement donné le nom de rhagadeê^ peu- 
vent être la suite de l'érytbème ou d'autres inOammations 
chroniques du rectum, ou bien d'une grande dilatation de 
cette ouveiHure lors de l'excrétion de matières fécales , 






^1*6 INFLAMMATION» «IàMBEMATECSE)». 

ÔBTtBfi^ vcp1»miiieti9es^ ces gerçiit'és sont qfielqHefiMseoiii* 
pliquées de la constriclion spasmodique de l'anvA. 

Lsf gerçure» du ptipucë sont queiqacfoU prcMfciMci par 
l'ëi^cction du pënis, qot d»t4*nd et feadKIle la peaa y lonqot 
F^smiure du prépuce est étroite. 

' Le»get*çttre8 de la- i^a/fv sont pt*es(jue toii}9um contfcv^ 
tvfesau IîcImii agnusj ou à' Peczëiua rubrum, déveiap- 
pé sur les pavlies géakdles^ ou bieo elles surviennent. è 
la MÛte <Vacooucheroe«s laborieux, san» étee senaibleoieiit '^ 
précédëes d^iérylMiae. ^ 

§. nao^UérylhèmechroQÎqueindépefidanfcdascauseftefr * 
teroeSf eat iine affeciion apy relique souTeiU: KebeUe^ tel ert \ 
celui que l'on désigne Tulgairemenf sous le nova jde tachât 
de feu ^ qui coïncide quelquefois avec la couperose, et 
tu! «iiccède plus souvent encorel Celte vanVté dVryithèmei 
sujette à des retours babitueTs, est caractérisée parunèieinlé 
rouge de la peau qui pâlit sous le doigt et par de lëgfiiiéi '] 
arborisations vasculaires sur les pommettes ou sur les aifei ^ 
du hes. Elle est accorppâgnëe de prurit et d'un sentl^ • 
ment d^ardeuret de tension, surtout lorsque le sang âé | 

£orle accidentellement à la tête. Enfin, lors de IVpidëmit f 
quia l'igné n Paris en 1829 (Acrodynie ), j''ai observé un ^ 
grand nombre d'infli mma t ion» érythémateunes cbron iquei 1 
de la paume des mains et de la plante des pieds; mais ellcP I 
étaient accompagnées d'une sécrétion épidermique si re- | 
hiarquable que leur dettcription* paraît devoir être rattachée ^ 
A celFe du pytiriasis rabra, ou plutôt à celle de la maladli • 
épfdëmique dont eHes étaient uu d^s principaux caractèiti Hi 
fTôdkB. atL Aci-odynie. )• * 

S- 221. Diagnostic. Une éruption antérieure de ▼ésÎ4 ^ 
d»')^, Péfoiilement cFune humeur plus abondante, plut ^ 
séreuse, une plus grande ténaoiCa de l'inflammation , dis» i 
fIngnHit l'ecaiénHi de l'oreille, des pur liesgt^ni laies, de It l 
marf^ de rantw^ du nombi il ^ etc. ^ des inlertrigo dévelop^ •; 
pés ilans ces luèmes régions. Quant aux écouLinens bka* \ 



**1 

«or«h9g.H|«tf H «ui^ iniêÊUrigu dit noaibnl , t( faat toiir 
ooaip&«f pour ne paa le« eonfondre, n«ii-aeultinffi| de 
r^apect d^ l'iufLiniiiAlion, mais encore de te otUNe. 

'Le^érylhkm^sjkBpulfiâs ^iftégaceë peu? enl ètredifBcile* 

méat dwlingu^« dequelquei variétés de ia roséole , quoique 

c^Ue-ci par sa niarebese rapprache datantage des fièvres 

Captives. Quani à l'urtioairey elle di£Eère de Pérythème 

p^piMleux par la plus grande dimension de ses plaques, 

f$gi\H défuangeaison particulière qui l'accompagne <, par 

saiMrche iâ*régulière , souvent Tegaceou inlermitlente, et 

ppir FalMence de la teinle violacée que Ton observe dans le 

pfsamier- Ihm le lichen uriictUusy les papules sont 

mw^s layges, plus arrondies, plus solides; leur couleur 

Ht faMfiçoup moins foncée qne celle des taches de l^éry- 

ÛAoàe pupitieox ; comme dana l'urticaire ^ il existe tou* 

JMjcs un pscirii li*ès intense; il est tellement vif dans le 

4ffp|>l|^^uat qu'il prive coroplèlemeiit les enEsns de som- 

mfiL Enfin j'ai vn Térythème papolènx se montrer sur le 

Cni^ , le visage et la> poitrine , après deux ou trois jours 

4e ajmpfcôaes fébmles» de manière à simuler lesélevnree 

H les tAcbes ^i pcéeèdent le développement des postule» 

ét'la. iraiiole^ ^ 

Au preittier coup«d*'oeil y les tacites violacées de rérythè- 
ne p0fu lû tuh pourraient être pribes^ pour des plaques sy- 
philitiques ., à leur début ; mais la marche de ces dernières 
si elles n'étaient poinl accompagnés d'autres symptômes 
Téaéi'ien^ 9 wffir^it pouv les distinguer, lors même qu'elles 
m'ojEi^ijtaiQat pas une teînteluisan^e, cuivrée ou gnsAtre, 
Lorsque ces deun évoplioos exialent Â-la*fois cheai un 
«iftBievAaIildey la détevminaisoa des plaques appartenant 
i-df^^çuoe d'elles ejtig^ quelque habileté et beaucoup d'at« 

La eemplication asses Fréquente de VéryitiimB ehroni^ 
jiie et de la couperose ne peut justifier Pierre Frank d'avoir 
lieni deux nmladisa aussi distinctes, dans une même i|es« 



I»8 UtUUlUTJtnn nUlTTB^H&TKOU». 

aripria*.&l cdèlj'Frfrythènie est un exanthème. Mil 
cMiporoM «t MMclAis^ par des pattii[«s. 11 împortt 
b««u,eoup-*iu«i <dc dàtinguer. à l'akle d'une exploralïon 
atiOths*^ divwi «rganes, l'^rythime idiopathiqae in 
fimes, de U nHWgC 4c l'anus , dei bourses et des raerabrti 
inlKrimin ^psvàmi par la malpropreté, de cetnî qai 
goïocmIc ioDJKiil'dtei it» imuveaii-ueti avec de^ cœco-colilo 
aiguëi ou ohronîqiMfl , et qui a lee mêmes npparenen 
De «emblablei roagcui-s di^velopp^eG aux fesses et aax 
p«rlM* ifénitaka ciûs I^ enFam, ont pu èlt-e regardr» 
coai9« de» ajrm|>(^ines de syphilis par des observalem-^ 
aupoi-fietels; «njoard'liui <le semblabUa méprises sool heu- 
TetisenwtH très nres. Celle vari^të de IVryihèatej la seile j 
qui: puîriu être teofinidue avec l'ërysipèle, en dtOèrepu I 
l'AlMeiwe de.la - tan^clioii du listii cellulaire soi»- 1 
catané.. Quant nx 'Jiulres vuriélës, V<5rysipèle e»t s»» 
coatredit.de t^uftleaexanlhème» celui avec lequel elW 
poan'aiadlJe-plM difficilement être confondues. Les^-| 
fWM oMUéculiTea 4 l'eczérnu,au lichei: , ou aux syphi- 
lîdcs.de U:r«it>f;,-de' la mai^e de Vanus, des ot-eilJesel ' 
des a>*iiii<loo8t les crevasses produites par le pityriasis ou 1 
Ik psoriasis de la paume des maiasaet de la plante dtil 
pieds, différent de celles que l'on observe dans les iéry j 
lltèmea chroniques, eo ce qu'elles ont été précédées ou mbI 
accompagoées d'autres formes élémentaires caractM- 1 
tiques. 

L'ierylliema nodoaxtm ne peut être confonéu avec an 
cun6 antre: Tat-ùété- des exaulbèmes; il diS^re tolaleWeÙ 
de la roséole par U tumétoction profonde qui le caiwttf- 
rise. U accompaf^ne quelqueToïsle rhumaliMne. VMyiftMli 
aanulattan diR'àre de t'iieipèa en anueau , en ce qtt'Il-i^ 
point surmonlé de vésicules. On pourrait rattacblif k 
l'erythenia Iteve quelques îaflnmmattoin exanlMtoAtnJni 
artificielles. . ' ' ~ . 

S. 373. Pronoc^.— Lesérythèmes «igiu, 4jD«!lfliqae 



soit leur é(endae, n'offrent par eux-mêmes aucune gra? itë^ 

et leur durëe ne dcpas.se pas ordinairement un ou deux sep* 

tenaires; les érythèmes chroniques, produilsel entretenus 

par des causes exlcrncs, guérissent assez rapidement sous 

rîufluenced'uu traitement convenable: quant aux.éiythè* 

mes anciens survenus sans cause physique ou chimique 

appréciable , leur guérison est aussi difficile qu'incertaine. 

$. 325. Traitement. ^ Toutes les Fois. que les variétés 

de l'éry thème aigu sont apy reliques et sans complication, 

efles guérissent d^elles-oiémes dans Tespace d'un ou deux 

septénaires. Lorqu'elles sont douloureuses ou avec fièvre^ 

il faut les combatlre par les émollicns, par les bains de 

décoction de guimauve ou d^amidon , tièdes ou frais, ou 

^ presque froids^ et par la saignée générale, si réruptioii 

i s'est étendue aux conjonctives, si le malade est d'une 
ibrte constitution ou sujet à deii épistaxi.s. La diète doit 

^ être rarraichissante : les limonades, te petit-lait^ l'orgeat 

\ sont des boissons convenables. 

On diminue souvent la douleur et la sécrétion morbide 
dans Vintertrigo des enfans, par les soins de propreté, 
en renouvelant fréquemment leurs langes et en saupou- 
drant de poudre de J^copode les gerçures et la peau en- 
flammée , après l'avoir nettoyée avec une décoction de 
racine de guimauve. 

Chez les adultes, lorsque l'interlrigo ani est le résultat 
de l'équitation , il faut oindre la peau avec du suif légè- 
rement ramolli par la chaleur. Lorsque l'érylhème est pro- 
duit par la pression ducorps(£/y/7£./7a/*a/n/7z/na9 Sauva- 
ges), il faut protéger la peau en la recouvrant d'un em- 
plâtre de diachylum gommé, et autant que possible, faire 
porter le poids du corps sur d'autres régions. Celte espèce 
d'éry thème est sou vent accompagnée d'ecchymoses eu ta nées 
ou sous-cutanées, double altération qui^ dans les dothinen- 
térites graves et chez les vieillards, est souvent suivie de 
gangrène. Pour prévenir cette fâcheuse terminaison oa 



l3o INFLAMMATIONS XXANTHÉMATEC78IS. 

emploie quelquefois avec succès, en lotions, la décoction 
de<}uinqtima, une solution d'alun ou la décoction de (an. 
L'érythèmc produit par la distension dé la peaa dans 
l'oddème et Panasarque doit être confibattu par les lotions 
mucilagineuses Froides, le repos , la position horizontale 
des inëfillires , la compression, et rarement par les én&i§- 
sions Sanguines locales, qui cependant sont quelquefois 
nlrles; en outre, il "faut recourir aux moyens employés 
contre l'hydropîsië. 

Les k^sîotis qui précèdent ou accompagnenf le dévelojp- 
pement de Téry thème aigu offVerft des indications parti- 
culières. La saignée générale est toujours nécessaire tu 
début de la jièvre rhumatismale éruptiifc : les saignées 
•locales sur l'abdomen ou à la marge de l'anus, sont sou- 
vent utiles dans les cas de gastro -entérite ou de cœco- 
colite, chez les enfans à la mamelle, atteints en même 
temps d'dry thèmes des cuisses et des fesses. 

§. 22 4. Les dvyXhitmes chroniques des mains et des pieds 
produils par causes externes doivent êlre combattus par 
Jes bains tièdes, les cataplasmes émoUiens et quelquefois 
par les bains de vapeurs. Les bains d'eau de vaisselle et les 
onctions avec Thuile ou l'axonge à laquelle on ajoute 
quelquefois de l'oxyde de zinc dans la proportion d'un 
huitième du poids du mélange^ sont les remèdes ordinaiitls 
d<»s gerçures des pieds et des mains. On graisse les mains 
ou les pieds, et on porte nuit et jour un gant ou un chaus- 
son de peau, pour rendre aux tégnmens la mollesse et la 
souplesse qu'ils ont perdus. 

Contre les gerçures des mamelles on emploie les lotions 
d'eau de guimauve et de tête de pavot avec addition 
d'une certaine quantité d'acétate de plomb. Où pra- 
tique sur le mamelon de légères onctions avec le mu* 
cilage de coing, l'huile d'amande- douce, le beurre de 
cacao ^ ou toute autre substance analogue, dans laquelle 
on ajoute une petite quantité d'opium, lorscjue les doa* 



j leurs sont très vives. On a .soin do iavrr !e sein îivaiil de 

j le préseuler à rcfiTanl^ loiequ'on n^'ulorrc)in|)» pa.s com- 

, pIctemciiL Pallailemcnl. Nt'dnnioins ces remèdes ne réus- 

sisseat ordinairement qu'autant que la mère consent à 

fi ' 

ant de son lait pendant quelques jours; sans 

celte précaution, la succion renouvelle continuelLment 

les gerçures. On opère la déplëlion des mamelles à l'aide 

de ventouses à pompe ou en exposant les parties affectées 

à la vapeur de l'eau chaude. Lorsque les gerçures sont 

guérieSy6fi|>eal essayer de. nouveau l'atlaitenietrt si la se- 

cr^lîon du lait continue. 

Avant l'accouchement j onprë^nt le développement de 
ces gerçui^es i l'aide de légères succions prépara toircs exer- 
cées sur le mamelon, qu'on a soin de couvrir ensuite. d'un 
chapeau de gomme élastique. 

Les gerçures du prépuce exigent l'opération du phy- 
mosis, lorsqu'elles sont dues à la distension et à Téraille-* 
ment de cette partie dans l'érection du pénis. 

Les gerçures de Vanua réclament l'emploi des supposi- 
toii*es adoucissans, des bains et des lavemens émolliens; 
lorsque celle maladie est compliquée de la constriotion 
i^asmctiiqae du rectum^ elle cède ordinairement aux 
douches gélatineuses, et guérit plus sûrement et plus rapi- 
dement par le double débridement proposé par M. Boyer. 

Lesgei^ui^ des /a/née^, compliquées d'œdème et de 
péiécliies, sont avantageusement combatlaes par la posi- 
tion horizontale du membre, par la compression et même 
par les saignées locales, lorsque la peau est très enflammée. 

Les gerçures des orteils exigent que les piedis soient fré- 
quemment lavés, et qu'on place entre les doigts de la 
charpie fine qu'on a soin de renouveler. 

Les gerçures superficielles des neuveau-nés guérissent 
rapidement par les soins de propreté, par l'emploi des 
baînset delà pondre de lycopode dont on saupoudre Ie« 
parties euQammées, 



l3a IlfFLAMMATIONS EXANTHiUATEUSKS. 

Quant aux ^rythèmes chroniques ihdëpendans de 
causes externes, aux taches de feu, t^les résistent souvent 
aux bains, aux lotions astringentes, et aux autres moyens 
qu'on leur oppose. On est quelquefois parvenu à les 
guêrilr a Taide des bains et des douches de vapeurs, aU 
terne's avec les douches hydro-sulfureuses ; dans quelques 
cas, la guërison a paru favorisée par l'aclion des pur- 
gatifs. 

Historique et observations particulières. 

S. 235. L'éry thème s^ié diversement et souvent incom* 
plèiement décrit dans les ouvrages de pathologie. Une de 
ses variétés a été indiquée coipme une maladie particulière 
aux en fans ( rougeur de la marge de l'anus )^ une autre 
( érythème chronique) a été désignée sous le nom de «Eor- 
treérythémoïde j une troisième a été confondue avec l'éry- 
sipèle ( érythème diffus ). CuUen a avancé à tort que 
l'érythème était toujours exempt de fièvre concomi- 
tante ou secondaire. En le présentant comme le plus 
faible degré de l'érysipèle , Caiiisen évidemment n'a pas 
connu ses principales vai^iétés, bien décrites par Willan. 
La pellagre, qui appartient à l'ordre des squames, et I'a« 
crodynie, qui se rapproche de celte dernière maladie par 
plusieurs caractères; les brûlures et les engelures qui peu- 
vent se montrer sous la forme huileuse et gangreneuse; 
l'hydrargyrie , dont la forme est vésiculeuse , ont été 
rattachées, dans ces dei*niers temps, mais sans fondement, 
à l'érythème. On trouve des exemples des principales va* 
ri^tëfl de cet exanthème dans plusieurs recueils pério* 
4iques. (i) ^ 

(x) Sehenck. Obg, med, rarior. in-fol. 1644 , p. agS ( Éryth. des nuunellet). — 
WiUaft. ReporU ofthe fuhlic di^ensary. ^- Edùiburgh med. and surg,joum.\wMr* 
x8xi (trois exesiples d'éryth. tuberculeux). — Joum, des hSpùaux , ïn'foi. f 
â« année, p; 10 (Éryth. des lèvres). — Joum. hebdomad., t. xv, p. 7a (Érydi. 
circinné ). — Bulletin de* tcienee* médic. de Férussac > t. xni y p. 23a (intertriga 



iBTTHiME. l33 

Obs. L ErythèmeêymptomaUque de* fesieê eidescuiê^ 
»eff; cœc<M^lite. — La fille de M. ^^^ Agée de seize mois, 
éprouva , dans les pr<^miers jours du mois de novembre 
1834, tous les symptômes dUme cœco-colile aiguë j selles 
liquides , fréquentes , glaireuses et parfois sanguinolentes , 
douleur facilement provoquée dans le colon par la près* 
âon ; peu ou point de douleur dans les régions occupées 
fftr les autres viscères de Fabdomen $ gas distendant le 
gr^ intestin et fréquen^ment expulsés; fièvre, diminution 
del'appétit, langue presque naturelle. Â la mèmeépoque, 
plusieui*s taches rouges d'un demi-pouce à deux pouces de 
diamètre , ovales ou irrégulières , foiiement empreintes 9 
non proéminentes, se montrèrent sur la partie supérieure 
des cuisses^ vers les régions trochantériennes^ inguinales 
cl ischiatiques. Le tissu cellulaire sous-cutané ne partici- 
pait point à l'inflammation de la peau. Les accidens cédé* 
l'eut, dbns Tcspace de douze jours ^ à l'application de 
sangsues à Tanus, à l'emploi des bains tièdes et des cata- 
plasmes émoliiens^ aux injections dans le rectum d'une 
petite quantité de décoction de guimauve et de têtes de 
pavot ,| et au ixfgime antiphlogistique. Un mois après, 
nouvelle atteinte de cœco - colile , nouveau développe- 
ment des taches de Téry thème. M^me régime , même 
Irailement , m^me succès. Depuis lors , chez celte enfant, 
rinflammation du gros intestin s'csl renouvelée à plu- 
sieurs reprises et à des époques plus ou moins éloi- 
gnées, et a toujours élé accompagnée de taches érythé- 
mateuses syu)ptomaliques sur les fesses et les cuisses. La 
diète et le traitement antiphlogistiqucs ont été constam- 
ment employés pour prévenir ou combattre cette double 
inflammation., qui , après plusieurs paroxysmes et plp-* 

« 

mttalis, — Lond. med. Gaz. t. xi , p. 37-485 (Éryth. irrUaù/)."- Lond, med. 
Gc& L x^ p. 587 (Sore nayel. Sore cars. TF. Hunter). — Lond. m$d. Gaz., t. t, 
P-CSS (Eraptive rhnmatic fever. Cœk). — Aiibert. fréçit sur les maladiu dêlm^ 
ptm^X. I, p. 373 (Dartre ér7thémoî4«^ \^^ 



l34 INFLA^MMATIOTTS EÎAÎfTHÉMATEDSES^ 

sieui-d rechutes, a coraplèlement cédé. Depuis le mois de 
mars 1828, Tenfinit s'est bien développé el a joui sans 
îirlerruplion d*une bonne santé. 

Obs^ il Erythema marglnatuni ; plaques diaséminéu 
sur la face ^ et sur les membres z bronchùe. -r- BoiIIiot 
(Jacques), âgé de vingt-sept ans, carrier, demeurant à 
Arcueil , entra , le i3 février 1827^ à rhôpilàl de la Cha- 
rité; Cet homme', d'un tempérament sanguin et fortement 
cbnstil-cié^ était atteint depuis huit jours, d'une éruption 
pom'laquefle it venait réclamer des soins. EHe élaît caracté- 
r4*:ée' par des pl^Tqties rouges, irrégulières, de dimensions 
variées, légèrement proéminentes, tion prurigineuses, et 
dont 1* teinté s'efiaçait pai^ Timpression du doigt. On voyait 
un certain nombre de ces plaques sur le front et sur Je nez; 
la paupière droite était rouge el légèrement œdémateusej la 
paupière snpérienre gauche n'était injectée que dans une 
petite partie de sd surface. On remarquait de semblables 
plaques sur le côl et sur les faces dorsales des avant-bras^ 
où elles étaient en général plus larges qu'au visage. Il y 
avait plusieurs plaques derrière les oreilles. Leur surface 
paraissait parsemée de petites élevures blanches; mais 
en soulevant l'épîderme avec la pointe d'une épingle, on 
voyait qu'il n'existait point de liquide épanché au-dessous 
de lui. Quelques plaques seulement étaient surmontées 
de vésicules accidentelles. Les dimensions des plaques 
ne pouvaient guère èti'e appréciées sur plusieurs points 
on elles étaient confluenles ; quelques - unes avaient 
un pouce de diamètre, d'antres étaient moins larges* 
Le merrton était mamelonné et parsemé d'élevures rou- 
ges, solidèff et de petits tubercules aplatis au sommet ^ 
dans les inteinralles desquels la peau offraH sa couleur 
naturelle. On voyait de semblablies élevures , mais plus 
petites, sur dî9*éi*eDS poittts deA joues et du col ; Fépîderme 
qui lat recouvrait était luisant. Une des élevures du inen* 
ton était surmontée d'une croûte jaune produite par 



« . 



SaTTHàME. |35 

la dessîcalioQ d'une vé^iculv. Les lèvres, inégalemeiit 
ronges, paraissaienl comme marbrées; sur chaque con* 
jonctiye il existait une plaque d*un rouge très vif vers les 
angles internes des yeux qui étaient larmoyans. On içoyait, 
sur la partie antérieure des jambes, des taches moins 
rouges que celles de la face. 

Cet érythème , apparu après deux jours d'une forte 

toux et de lassitude, s'était d'abord montré sur le coL 

Le troisième- jour, le malade avait pris le lit. Depuis 

lors, il survenait le soir des frissons qui duraient toute la 

nuit. Céphalalgie, langue humide, sans i*ougeur sur les 

bords, recouverte d'un enduit jaunâtre; borborygroes, 

constipation ( une seule selle depuis huit jours), poub 

développé , un peu plus fréquent que dans Tétat sain , 

râle muqueux à la partie postérieure du poumon gau« 

che ifiaignée de trois palette9 ; limonade gommée , diète). 

— i5 février; sang liés coucnneux^ sueurs abondantes, 

plaques moins proéminentes et moins rouges ù la face. 

LVpiderme parait ridé à leur surface derrière les oreilles, 

quelques taches des mains et des avant- bras offrent 

une teinte moins rouge et moins violette. Un peu de 

sérosité. dans quelques vésicules accidentelles. Les taches 

des.jambes sont moins rouges* — 16 février, les taches des 

jambesont diminué; plusieurs plaques de la face deviennent 

blanches et luisantes, celles des lèvres sont moins i*ouges 

et affaissées. Céphalalgie moins forte, sommeil , apyrexie, 

expectoration facile ( limonade , lai^emena émolliens, 

deux bouillons j trois soupes). — Le 17, les plaques des 

avant -bras blanchissent à leur centre et forment des 

espèces d'anneaux; les taches de l'avant-bras droit sont 

devenues coufluented; celles de l'avant-bras gauche offrent 

on peu plus d'étendue; d'autres ont disparu derrière les 

oreilles et sur une partie de la paupière supérieure droite, ou 

cellcaqui persistent forment comme de petits ilôts entourés 

de peau blanche ou rosée; une légère desquamation a lieu 



l36 nrFLAMMATIONS EXANTHÉMATBtiaXS. 

â la racine du nez et derrière l'oreille gauche. Les taches 
des Jambes sont adTaiss^es. Sommeil, respiration et ex- 
pectoration faciles, appétit prononcé. — Le 18, la rougeur 
des tâches s'efface de plus en plus, leur saillie diminue 
«iurtout au centre, Toedèrae des paupières dispaiTilt^ enfin 
tontes les taches érylhémateuses de la peau se sont pnH 
gressivement affaissées, et ont été suivies d'une légère dès- 
qoahoaticrh. Le malade est sorti guéri le 28, après quinze 
jours de séjour a l'hâpital. 

Obs, IIL Plusieurs variétés cPéry thème sur un rnéme 
indipidu recueillie par M.UonnelJ. — Oalivot (Michel), 
âgé de Tingl-huit ans, maçon , garçon , entra à Vh6^ 
pif al Saint-Ântoîne le 4 mai i85o. Ce jeune homme, 
rort et bien constitué ^ n'avait jamais eu de maladies 
de la peau. Depuis sept jours, il s'était développé sur la 
face des plaques rouges accompagnées de démangeaisons 
qui Pempèchaient de dormir. Les fonctions digestives 
àvaietit été dérangées et on avait appliqué des sangsues â 
répîgastre. Le 5 mai , on voyait sur la face , sur la pai*tie 
supérieure et antérieure de la poitrine, et sur les jambes, 
des plaques d'un roUge livide, saillantes, irrégulièrement 
circonscrites, qui ne disparaissaient point complètement 
sons la pression du doigt. Les unes de la largeur d'une 
pièce de dix sous, étaient arrondies, d'autres de la largeur 
de la main étaient légèrement ridées à leur surface. Leur 
circonférence était luisante et transparente comme si 
nn liquide était déposé sous l'épiderme; mais quand oU/ 
piquait la peau^ il i:e s'écoulait que du sang. Sur les 
Jambes, tes taches étaient ovalaii*es, profondes, comme 
noueuses et d'une teinté violette, livide. Sur le dos des deux 
mains et sur la face dorsale des deux avant-bras, les 
taches étaient papuleuses et de la dimension dé petites 
lentilles. Sur Ht tête et' dans les cheveux, on sentait de 
petites nodosités. Ces taches étaient le siège de déman- 
geaisons asso?! vives. La tête était (douloureuse, les yeux 



lÊRTTHèME. l37 

îtaieul un pou injeclés; le pouls l'tail plein et dur, la 
bngoe blanche. Le câlë droit de la poitrine était moins 
lonore que le gauche. Point de douleur a l'épigaslre 
[utignée de trois palettes^ limonade). — S mui^ les pla- 
ines rouges, affaissées , ne sont plus luisantes à leur circon - 
rérence; la rougeur disparaît par la prei^sion du doigt. On 
observe à leur surface de petites furFures. A la place des 
nodosités des jambes, il reste des taches brunes et jaunes. 
Le malade sort guéri quelques jours après. 

0b8. IV. Eryihème papuleux et tuberculeux , bron- 
ciïte, rliumatisme. — Fièvre rJiwtiaiismale éruplive 
(recueillie par M. Bonnet). — Marie Micbau<^âgée de 
vingts-deux ans, domestique, fille, molle et lymphaliqûqi 
éprouvait du malaise depuis quatie mois qu'elle habi- 
tait Paris. Quefques joui^ avant son entrée à l'hâpital, elle 
avait observé des i*ougeurs sur différentes parties de son 
corps. On Toyait sur les deux coudes et sur les bi*as des 
plaques rougea dont les dimensions variaient dépuis 
celle d'une pièce de dix sous jusqu'à celle delà paume 
lie la main. Ces plaques^ saillantes , douloureuses, s'effa- 
çaient sous l'impression du doigl pour 5c reproduire , 
aussilclt qu'elle cess'tit, de leur circonférence vers leur 
centre ; queUfues-unos étaient légèrenienl bleuâtres. L'arti- 
culation du coude droit était un peu tuméfiée , ses muu- 
vemens étaient gênés, le loucher élaît douloureux. Perte 
de l'appétit, haleine fétide, pouls fréquent , stieut», point 
detoux, écoulement des règles, — Le i*'mars i85o, les doux 
genoux et les deux coudes sont tuméfiés el douloureux; les 
derniers demi fléchis ne peuvent être étendus. La malade 
souffre aussi dans le poignet droit cl un peu dans les doigts; 
elle ne peut leur donner le plus loger inouvcmenl sans 
de vives lïOnffranccs. Les plaques rouges, observées lit veille, 
sont dans le même étal; il en est survenu suiHa cuisse de 
plus nelitès, de la dimension d'une lenlille ou d'ane pièce 
de dix sous. Elîes sont saillantes ^ lis^ses el douloureuses au 



l38 Iim.àMU^TIONS SXANTBiHATlSnSES. 

toucher. Pouls fréquent , plein ; anorexie ( deux saignèeM 
de trois palettes dans pingt-rqualre heures, eau gommée). 
— 6 mars, les articulations des poigncits sont seul.es douloin* 
reuses ; les plaques rouges du coude sont dissipées; quel* 
ques taches livides et bleuâtres sont disséminées, sur lei 
membres : toux , râle sifiGtant et muqueux. Los douleun 
rhumatismales persistent; aux coudes et aux poigneU»: ^ 
plaques ressemblent à des marbrures; langue jaune^ épaisM 
et sale^.vomissemensj point de selles, douleura dansk 
ventre^ insomnie {trentel sangsues à Vépigastre , deiês 
lapements émolliens, diète). "^ 8. des taches bleuâtiel 
remplacent les plaques; le genou gauche est douloui^enx^ 
l'es poignets et les coudes le soat un peu ( trente sang^ 
sues sur le genou y bain )• — 9. et lo, la malade soufo 
toujours^dans les genoux çt les poignets, qui sont un peu 
tuméfiés; douleurs à l'épigastre ért au ventre, point dfli 
diarrhée , enduit de la langue d'utie couleur jaune ( bair^p 
bouillon). — 11 , le genou droit est moins douloureux ^ 
appétit, bouillon. — 17, la malade squffre moins. On cou* 
tinue les bains. Soupes. — $2 , convalescence. La malade 
sort guérie le 3 avril. 

Obs. V. Ery thème papuleuxj confluent et hémorrhor 
gique ( recueillie par J.-U. Sabatier ). — Bridoux, âgé de 
25 ans, cordonnier, entré à l'hôpital de la Charité le 
i'^ juin i83i , n'a jamais eu de maladie grave. Depuis 
.son jeune âge^ il a Phabilude d'être purgé au printemps), 
chaque année, à cette époque, dès qu'il sent diminuer soa 
appétit ou dès qu'il éprouve uu léger malaise, il prend deux 
grains de tartre stibié^ et le lendemain un purgatif. Celte 
année il a omis ces remèdes; il a beaucoup travaillé depaii 
plusieurs mois^ se levant à quatre heui^eç du malin, se cou^ 
chant à nrAuil ; son régime alimenlaire est moins bon 
qu'autrefois. Sa constitution physique se rapproche de. 
celles qu'on a désignées sous le nom de lymphatiques. 

Le 3i mal i83i, il éprouva un violent accès de colèret 



V^rs le soir du même jour, bouffissure et chaleur au visage» 
démangeaisons sur plusieurs points du corps. Bicnt<ît ap- 
parurent sur les bras^ le dos^ la poitrine^ le venire et les 
membres inférieurs, des plaques rouges, saillantes, qui> d'a^ 
bord peu considérables, augmentèrent rapidement de vo- 
lume et devinrent confluentes sur plusieurs régions. Ab- 
sence de toux, de nausées^ de douleur à la gorge et aux 
yeux; nuit agitée. — l'^Juin. Le malade se rend au Bureau 
central, s'expose à la pluie et à un courant d'air froid« Le 
soir, la Face est un peu bouffie, d'une teinte rose pâle uni- 
forme; tout le reste de la surface du corps et surtout la 
région postérieure du tronc, offrent des plaques plus ou 
moins larges, en général Irrégulières, d'un rouge vif, faisant 
une saillie très sensible à Tœil et au doigt. La rougeur dis- 
paraît par la pression^ et reparait aussitôt après. Ces pla- 
ques sont complètement indolentes. Depuis le matin, un 
peu de toux et de mal de gorge ^ langue humide, assez 
nette; pas de diarrhée; respiration naturelle; pouls à 96 
{tisane dégomme miellée ; sirop diacode , dem^i-once). — 
a juin. Nuit assez bonne, sommeil interrompu seulement 
par la toux. Sur toute la rëgion postérieure du tronc , les 
plaques sont affaissées et leur teinte rouge animée est rem- 
placée par une teinte violacée pâle. Sur plusieurs points 
correspondans aux plaques primitives et dans les inter- 
valles qui tes séparaient, on observe des taches évidem- 
ment faémorrhagiques, analogues à celles du purpura : 
elles ne disparaissent ni ne diminuent d'intensité par la 
pression. Sur le ventre et les membres , la teinte rouge 
et les plaques saillantes de la veille sont conservées. Pouls 
à 108^ assez résistant [saignée de 5 palettes^ limonade 
gommée ; diète), — Même jour, sept heures du soir. 
Sur le tronc, les plaques sont affaissées: une teinte violacée 
remplace la coloration rouge qui les animait encore un 
peu le matin. Sur les jambes et les cuisses , on retrouve 
encore les plaques de la veille avec leur saillie et leur 



l4o INYLillMATIONS BXAJrXHiMATEîTSES. 

teinte rouge , mais à un moindre degré. La chaleur 
de la peau a augmenté; elle est surtout très forte au dos^ 
où une portion de la peau restée blanche lors du débat 
de l'éruption, offre maintenant une teinte violacée qui 
disparaît sous la pression du doigt. Sur d'autres paiiies^ 
on observe de larges plaques d'un violet foqcé, que la prêt* 
sion ne fait pas disparaître. Le sang de la saignée n'est 
pas couenneux: point de toux; de quatre-vingt-seize à cent 
pulsations par minute. Le malade peut fermer les poingi 
avec facilité^ ce qu'il ne pouvait luire la veille à cause du 
gonflement et de la raideur des doigts. «^ Z juin y on note 
des ecchymoses, étendues en lignes, ou en plaques irrégu« 
lièrcs sur les épaules et sur les lombes. Teinte vlolac^y 
générale, delà peau de la région postérieure du troaC) 
disparaissant par la pression. Sur ce fond^ ça et la des ma* 
cules isolées, ayant la teinte des ecchymoses. La suffusioo 
sanguine est surtout apparente au dos, les macules très 
rapprochées et larges^ sont principalement empreintes^ 
sur les cuisses j les lombes, (es flancs et le ventre; les bras 
en sont moins couverts. Ces macules disparaissent in- 
complètement sous la pression du doigt. — 4 juin. Déjà 
une teinté jaune-pâle se distingue au milieu de la colora- 
tioù violacée, générale du dos. Plusieurs des taches con* 
fluentes offrent aussi un commencement de résorption 
dans leur centre, dont la teinte jaune contraste avec la 
teinte rouge violacée de leur circonférence. La face est 
naturelle; l'appétit est revenu. — 5 juin. La teinle jaune 
est très marquée sur les points qui étaient le siège des 
ecchymoses. Les macules nombreuses des membres infé' 
rieurs persistent plus longtemps; la teinle jaune s'y trouve 
moins abondamment répandue qu'ailleurs ( limonade ^ le 
quart d'alimena ). — 6 Juin. La peau du dos ne conserve 
plus d'autres traces de l'éruption qu'une teinle uniforme* 
ment violacée très pAle, et qui dispanal sous la pression 
du doigt. Les taches vio!«'<cécs, observées sur les cuisses les 



I «oiftces presque liivëaires. Le 9 jain , le malade 
«fiiit rëleUi qaittePbdpilal. 
fcr'Vl; Œdème deê jambes, éryihimej iacJiê* pi*» 
Jm 9 gerçures. François Marlin^ âge d^ soixante- 
fù», atteint d'œdème«de pëtÀ^bies et de gerçures aux 
s, ae présenta au bureau central le 5 août i8j6« 
}93 9 à la suite de fatigues prolongées, il avait 
vé une semblable affection , dont la guérison avait 
ises rapidement obtenue à l'aide de lotions d*eaa 
!• Pendant quinze mois environ , il a eu des gerçures 
pains, dont la guérison a eu lieu depuis quelques 
lenlement. Employé , depuis quinze jours^ à manœu- 
m balancier h l'hôtel de la monnaie , cet exercice 
loicoup fatigué. Ses jambes sont devenues œdéma» 
f, et lorsqu'on les comprime avec les doigts, elles 
narrent l'impression. Des tacbes érythémateusea 
rouge uniforme, qui disparaissent à la pression, 
Dt montrées à la face interne des jambes; deve- 
plos nombreuses les jours suivans, elles forment 
ffd'hui plusieurs groupes. Indépendamment de ces 
I, oiii distingue dans l'épaisseur de la peau, un assez 
\ ncmibre de pétéchies noires et violacées , très rap« 
éei à la partie interne et antérieure des jambes et plus 
à lear partie externe et postérieure ; elles sont dis* 



\ 



] 



))reuses gerçures in*égu]ièi-eâ^ la p{u|>art Irans verbales , 
d'une demi-ligne environ de largeur, et de pluâîeiui» ligMi 
de longueur. Les unes intéressent là peau asses proToorfé* 
ment et d'une manière égi^le dans totut^ ieurci^aidue; «s» 
humeur jaune , transparente , visqueuse , suinte eaM 
leurs bords , et se convertit en ligaes filaaaentemts k 
long des jambes. Les autres n'inléretseat aussi profin-* 
dément la peau que dans une partie de leur longueur^ et 
dans le reste de leur étendue paraissent fot'mées pa« oie 
ligne rouge , dépourvue d'éptd'erme. Les pieds sonitsil»- j 
mat«ttx et ne présentent ni éry thème , ni pélécbîes; k ] 
partie supérieure des jambes est saine. li 

Le 5 août, le malade est admis A la Pitié; dans l'espace 
de deux jours, soixante sangsues sont appliquées surlei 
jambes, qui sont couvertes de cataplasmes éniolliens* 
L'œdème, les pétéchies, les gerçures marchent progres- 
sivement vers la guérison , et le malade sort de l'hôpital 
le i5 août 1820. 

Obs. VII. Erylhème chronique du nez et des régicnB 
malaire^j précédé d'épis taxis habituels etd'érysipèleailA 
face. — Baptiste, âgé de trente ans, marié, domestiqu^f 
a eu la gourme pendant sou enfance. De 1800 à i8i5« 1 
il a eu constamment un érysipèle à la face toutes les foil 
qu'on lui a coupé les cheveux; en i8i3, i8i4et iSiS^il 
a été atteint de furoncles. Il a eu la gale en 1820* OMi 
blennonhagieen i8i4et uneautreen 18 18; toutes lesdem 
ont été cordées et ont duré chacune six niois environ; 3 
ignore s'il y avait du mercure dans les tisanes qu'il a 
prises. Depuis son enfance^ il est sujet à des saigneinem 
de nez tellement fréquens, que, pour me servir de son 
expression , il n'a jamais donné un mouchoir de podM 
à la blanchisseuse qu'il ne fût teint de sang. Los épistaxii 
s'arrétèrentj il y a deux ans et demi-, il devint sourd em 
huit jours. Cette snrdité persista pendant deux mois tk 



jpérii njàns remèdes; mais aloi*» apparui'eni «unie ces cl les 
iones des tach<ê rouge» qui se sont lentement agrandies. 
Le 30 ipai 1838, je remarquai sur le visage trois tacbes 
rouges (vulgairement tacJies de feu) ^ l'une situëe sur la 
r^ion malaire droite dont elle avait la forme triangu- 
laire; Tautre, du cdté opposé, offrant la même disposition. 

Ces taclies, d'un ronge fonce et bien dessinées^ ne 
sont chaudes que loi*sque le seiig lui monte a la tète; il 
n'y éprouve pas, pour le moment^ de démangeaison, et 
kfiqu'ii en a senti , il sVst borné â passer la main sur la 
peau , sans se gratter. La troisième lâche couvre la base du 
nez et se prolonge un peu plus haut à gauche qu'à droite. 
En comprimant la peau du nez entre les doigts, on 
fn Fait sortir quelques gouttelettes séreuses qui semblent 
s'échapper des follicules. Jamais la peau n'a été grasse 
comme dans Tcnduit c^rumineux ; jamais il n'y a eu de 
aointement à^eaux rousses comme dans l'eczéma rubrum^ 
ni de pustules comme dans la couperose, ni de papules 
Comme dans le lichen. Avant de me consulter, cethomme 
lyait fait usage de plusieurs pommades dont il ignore 
k composition {péUt-laîl^ saignée , lotions a^ec rémuU 
lion d'amandes , laitage ]; après la saignée qui fut abon^* 
dinle, la teinte rouge de la peau, disparut momentané- 
ment, mais elle revint bientôt. Je fis faire deux appli- 
cations de sangsues dans les narines (six chaque fois); 
iprès ces applications, la peau des joues devenait plus 
chaude , et le malade prétendait que le sang lui montait 
dans les joues. Pendant long-temps il a fait usage des bains 
de pieds dont l'effet salutaire n'était que momentané. De- 
puis deux mois, il porte au bras un vésicatoire qui n'a 
exercé aucune influence sur la marche de cet exanthème. 
Baptiste n'a jamais eu de catarrhe-, il y a une huitaine 
d'années, il a éprouvé une extincliou de voix qui a duré 
deux mois. 

Les purgatifs et les lotions sulfureuses ont diminué assen 



l44 iid^LAïkMATiôlrs sxavthjSmateijsbs. 

sensiblement cet exanthème poaf que le malade, d^esp^^ 
rant d'une gùërison radicale, ait cesse de s'en occpper. 
Obs, VIU. Ery thème c/ironique de la main et de Va* 

pant'bra8{\). — M. F âgé d'environ quaranle-six ans, 

tics vif, et habitueliemeut livré à de fortes coatentions 
d'esprit , après quelques jours d'un travail forcé vit se dé- 
velopper assez promptement , sur le dos de la main gauche 
et Tavant-bras du môme côté , d'assez larges plaques rou- 
ges qui se réunirent et prirent bientôt une teinte violacfc 
Comme il était sujet à celte éruption qui ne se manifestait 
pas toujours dans le mêiqe 'point, il se mit à l'usage des 
boissoni* délayantes, prit du petit-lait, des bains de piedi 
quelques bains généraux , fit des lotions calmantesi 
suivit un régime adoucissant, et suspendit ses travaux; 
traitement très rationnel , et qu'il employait ordinaire* 
ment en pareil cas. Mais après trois semaines ^ la maladie^ 
qui se dissipait constamment au bout de douze à quiûie 
)0urs, avait acquis beaucoup d'intensité. Je fus consultai 
cette époque : Témption s'étendait depuis les pix^mières 
phalanges jusqiie près du coude^ elle était légèrement éle* 
vée, d'une couleur presque lie de vin, et accompagna 
d'une grande démangeaison , que le malade avait Iieau** 
coup de peine à ne pas satisfaire; la surface était rugueuse^ i 
molle, et offrait plusieurs îlots de tégumens sains. Je (b 
appliquer tout autour quelques sangsues^ et dans le milieu, 
sur les places où la peau était intacte. Ce dégorgement 
sanguin n'apporta qu'un léger amendement. Des lotions 
calmantes y astringentes et opiacées avaient été faites inati- 
lement. Je conseillai au malade comme préparatoire 
deux bains entiers de vapeur, puis les douches hydro- " 
sulfurées dirigées sur le siège du mal : elles changèrent 
prompitement l'aspect de l'éruption , au point que, dès 
la seconde, l'exanthème était moins élevé, moins rugueux 

(i) Hapoii, Tmité de h méthode JumifpHioire % t« zi» p. 27^ 



MaTsipàu. s45 

d beaucoup plus pâle, el qu'après dix joura de traite* 
ment, il avait enlièremeat disparu* 

EryêipiU. % 

TOGAB. Art Mryjipèle, Aosa FàUuiea p if mû sâcew. 

S» 336. L'âryaipèle est une inflammation exaa(liéma«* 
teuse, exienaiveet non contagieuse, Garaci<!riséc par une 
teinte rouge delà peau aveogouOement du tissu cellu- 
laire soua-cutané, se lerniinant èrdinaii^oient par r^ln- 
lion et desquamation, quelquefois par suppuration^ et 
rarement. par gangrène. 

$• 3a7« Causes. — L'érysipèle peut se développer so«8 
l'influence de causes appréciables^ telles que la malpropreté, 
les fix>ttemens durs et ixMtérés,^une chaleur vive, l'attou- 
chement de plantes vénéneuses , le contact de certains in- 
lectes ou des humeurs qui s'échappent dcleur 'H>rp8; l'ap- 
plication de topiques iiTÎtans , les piqûres d'instrumens im- 
prônés d'humeurs animales en putréfaction, une plaie 
eontuse> une opération chirurgicale, l'inoculation do la 
vaccine , de la variole, etc. Il faut aussi compter parmi les 
Closes dont l'action est bien avérée, certaines influences 
da système nerveux provoquées par les affections vives de 
Ptme^ par un chagrin profond , un violent accès de co* 
1ère. Quant aux alimens grossiers, aux viandes putréfiées ^ 
anx assaîsonnemcns très épicés, à l'abus des liqueurs spirî- 
tueuses, aux excès de table, ils peuvent certainement don- 
ner lieu au développement de l'érysipèle , mais rien ne 
prouve qM'ils le provoquent plus fréquemment qu'une au- 
tre maladie. L'étiologie d'un grand nombre d'érysipèles 
est enveloppée de la jàms complète obscurité. Il est 
constant ' que leur développement peut coïncider avec 
on état couenneux du sang, analogue à celui qu'oa 

I. lO 



i^ê INFLAMMATieifâ ÉXAttHEMATEUSSS. 

obsei^Ve dans h rhumatisme atgu ; il ifèst pàè^ HitoiA 
vrai que chez quelques malades épiii^À pâi' dès' inflâtif* 
ma lions chroniques , un éry^ipèle diffus et mobile est 
le présage d'une mort prochaine^ l'observateur constate 
ces faits sans en entrevoir ïa cause. D'autres faits ne se 
prêtent également à aucune explication rigoureuse. Il est 
des années, m'écrivait M. Calmeit en iSiiS, 6ù les ëry- 
sipèles se multiplient à l'infini chez les aliénés; pendant 
titi (emps plus ou moins long , il faut sûspenidre (es médi- 
cétlîons révulsive^r qni font pour ainsi dire la base dii traite- 
ment dé l'aliénation mentale. L'applicbtion d'un siêfoD, 
d'un moxa, d'un vé^icatoTre, est suivie d^une rhflairnmaiion 
érj^sipélateuse; une plaie superficielle de la peau tst le mèfiie 
inconvénient ; le plus léger coup , l'buvertelre d'une veîiie, 
vfht application de sangsues occasionnent des érysipèles. 
Cette année (1828), sous cîe rapport, a été singulière* 
ment remarquable; depuis six mois, te» infirmeries sont 
encombrées d'aliénés érysipélateux. La maladie se mani* 
fesh? sur un point <]uelconque du corps, quelquefois suf 
une partie saine de la peau , le plus souvent dans le v^ -i 
sinage d'un cautère. Après cinq à six joui» de traitement^ 1 
elle se propage aux régions voisines, et dans l'espace ié 
vingt, trente, quarante, cinquante jours, eHe a parcoum 
toute ou presque toute la surface du corps. La mëtbodfe 
de la compression , lorsqu'elle a pu être suivie n'a pro- 
duit aucun bien; les piqûres de sirngsue devenaient le 
centre d'un nouvel érysipèle; plusieurs sujets ont été dans 
un dtat désespéré; quelques-uns ont suceomlié. J*aî vu les 
années pi^éderïtes, dans, la maison de Charenton^ é€à 
consiiiiUiona épidëmiques analogues ^ mais meins grà^ 
VèSi y^ Des faits du même genre ont été observés àBicétrei 
è4^9bl{>étrtère*, à l'hôpital Sarint4^uis, à la Charité, etc. 9 
dèhs certaines saisons et à certaiites époques, où les érjr- 
srpèhes^ sont* montrés en tel nomlke-que cette maladKt 
l>à<ra)ssaif vériteblemen t épidémiqu^. 



»• I 



On a dit que Térysipèle poafffit ^é trMsmetti^ d'an 
individu à un autre, par contagion; Cette opinion , nou- 
rellemc^t reproduite par Whealhered et poff le docteur 
Wells et qu'une observation i*ecuetllië par M. Costaliat 
semble étayer , est nëe peut-être de ce que deux ou 
plusieurs individus expoi^és aux niAmod influences ont 
été successivement ou simultanément atlefnts de celte 
makdie. L'éryripèle est plus fr<5quent au printemps et on 
aotomne que dans toute autt^ saison. 11 peut apparaître 
sor un même individu à des Coques dëlerminées et plus 
ou moins rapprochées. LVrysipèle, par cause externe, 
attaque de préférence les personnes dont la peau est fine 
etdélicate. Il en est qui^ chaque année, ont une ou plu- 
sieurs attaques d'érysîpèle; comme quelques atjtj^es Sont 
atteints de Teczéma ou du lichen. Dans l'aménoH*hée« 
Pérysipèle revient quelquefois périodiquement aux épo- 
ques auquelles les règles devraient avoir lieu : on voit plus 
rarement chez l'homme, celle marche et ces récidives, 

§. 228. Symptômes. — Toutes les fois que l'érysîpèfea 
été produit par des causes qui n'ont pas agi directement 
s&flapeau, on observe presque constamment* a va ni le 
développement de cet exanthème , quelques phéiiopaènesi 
morbides communs à plusieurs maladies aiguës ; céphalal- 
gie, don leur à l'épigastre , nausées, bouche àmèi'e, con- 
stipation , langue sale^ lassitude spontanée , madtfiâe géné- 
ral, frissons passagers, dureté et fréquence du pôiils , etc. 
[Fièvre érysipélateuse j Hoffmann. ) 

Vers le deuxième ou le troisième jotfr de ce môuvêmetit 
fibrîle, l'érysipèls' simple s'annonce par les syraplôni^s 
raivans (initium) : tuméfaction légère, inégalement cir- 
conscrite dans une partie des tégumens , le plus souvent! 
an visage; rougeur de la peau^ tirant un peu sur le jaune 
et quelquefois livide, disparaissant par la pression ,' se re- 
produisant immédiatement lorsqu'elle a cessé, douleurs 
mes et piquantes dans le point afFeclé^ accompagnées' de 

10, 



§48 IITFLAMMATIONS EXANTHjSbIàTEUSES. 

cuisson et d'un sentiment de chaleur sèche et ardente. Ces 
accidens et le'mouvement fébrile qui les accompagne aug- 
mentent d'intensité jusqu'aux troisième et quatrième joan 
(ati^men/c^m), et persistent à-peu -près autant de temps au 
même degré {slalua). La peau en flammée se couvire quel- 
quefois de vésicules analogues à celtes de l'eczéma ou de 
la milii^ire (érysîpèle miliaire). Souvent aussi des bulles 
apparaissent sur plusieurs points de la surface de i'érysi- 
pèle {ivyû^h\Q phlyclétioïde). Ces bulles^ isolées ou con- 
fluentçs, analogues aux ampoules produites par la brû- 
lure, se i*ompent dés le premier jour de leur apparition^ 
et le plus souvent vers le cinquième ou le sixième Toor 
de la maladie; l'hqmeur qu'elles contiennent sedeâsècbe 
et forme des croûtes dures, flavescenles, qui deviennent 
brunes ou noirdtres, et qui ont une ou plusieurs lignes 
d^épai^un 

La terminaison la plus favorable de cette inflammation 
est là résolution; on juge qu'elle aura lieu lorsque les 
symptômes, apt'ès avoir subsisté dans toute leur force pen- 
dant trois' ou quatre jours, commencent à diminuer d'in- 
tensité (decrenienium)', on est assuré que la résoluiio/^ 
est opérée, lorsque la rougeun la douleur^ la chaleur et la 
tumé&otion sont' dissipées : l'épiderme tombe par écailles» 
les croûtes. se détachent, et bientôt il ne reste plus qu'an 
léger empâtement qui ne tarde pas à disparaître. La cfes* 
quamation est plus ou moins apparente , suivant les ré- 
gions atteintes par l'érysipèle et son iptensité. George 
Wilson a montré pendant plusieurs années de suite ^ au 
lycée médical de Londres, un malade qui était sujet & des 
attaques jannuelles d'érysipèles , à la suite desquels l'épi-, 
derme des mains se détachait en entier, de manière à for- 
mer un gant <;t celui des pieds une sorte de sac. Un cas 
semblable est, rapporte dans le sixième volume des 7Va/?s- 
actiona philosophiqiAeà, (i) 

■ (i]ClieTilier (Th.) Lectures tm the gênerai shneture ftf ihe kumun bçdr^ p. las. 



liBTiiràLE. 149 

De toutes les inflammations des l^umens, IVrjrsipèle 
simple est celle qui a le plut de tendance à s*évanonir 
brusquement. Cette disparition subite de IVrysipèle est 
qoeiquefiiis suivie de son apparition <ur une auti*e itf- 
gion du corps ( ërysipèle ambulant ou erratique ) , 
ou du développenfiént d^une phlegmnsie d'un organe plus 
important (^rysipèle métoêiatique). Ainsi on Ta tu se 
manilèster d'abord au cuir chevelu , au iront, à la face , 
pais s'étendre successivement au col , ensuite aux épaules, 
tandis que la face et le cuir chevelu en étaient délivrés; on 
bien apparaître momentanément au visage et^tre rem- 
placé par des symptômes graves, par une affection mor- 
telle du cerveau ou de ses membranes. 

La fièvre, la chaleur^ Tinsomnie , l'embarras gastrique 
snlvent ordinairement la marche de l'érjsipèle; plus pro- 
noncés à mesure que l'inflammation fuit des progrès, ils 
décroissent, danshi même proportion que cette dernière , 
Ters le septième ou huitième jour de Téroption. Ofle ter- 
minaison est quelquefois annoncée par des urines sédimen- 
teases , des évacnatîpns al vines ou une légère hémorrhagie. 

A<* L'érjsipète phle^fmoneux ^ comme son nom l'indi- 
que, participe à-la-fois de l'érysipèle eldu phlegmon; la 
peau et le tissu ccliuIaiMl sous-cutané peuvent (tre seuls 
affectés, ou bien rinflammalion peut gagner le tissu cel- 
lulaire sous-aponévrotîque^ produire de grands d^sordi'es 
et mettre la vie du malade en danger, s'il n^est secouru à 
temps et d'une manière convenable. On peut, avec M. Pâ- 
tissier , rattacher les diverses nuances de celte espèce 
d'érysîpèle à trois degrés principaux , d'après l'intensité 
des phénomènes morbides. — i*' degré. Au début, anxié- 
tés suivies de picolemens et de rougeurs sur la région du 
corps qui va êlre le siège de l'érysipèle; bientôt sentiment 
de brûlure dans le point enflammé; teinte brillante^ 
rouge, animée de la peau, diminuant insensiblement 
vers la circonférence de Térysipèle, et disparaissant mo- 



jr $0 INFLÂHMATIp]^^ t^X^^BÈMXTEVSBS. 

in^nUiiuiueui pdr b pressÎQU dju doigl, 9pi es laquée la 
peâu. comprimée lepi^end plus lenlciDcul et son niveau et 
i^a couleur rnorl)ide quç dans Tcrysipèle simple. La partie 
des t^uruensûfifeclée, soulevée parla (un^ijéfactLOA du Ufisa 
cellulaire souâ-cutajié ^Dru^e i^ne tui^eur large, dureel 
profonde} la ;douIeur devient pppgitive,, la chaleuivbrâ- 
lanle , le^,^anglions lynipbaliqqes s'enflamment^ up 
mouven^ent febiile considérable a lieu. Si, vera le cia- 
quièoie ou le sij^ième jour, on voit la pe^u moins ix>uge 
et moins tendue, se couvrir d^écailles furfuracées, et i^ 
ti&su ceU{i)aire#ous-culané reprendre son volume primitif 
Férysipèlfi ptUegmoueu^ se termini^ra par ré$okiti«n ou 
par un œdème dont la sërosilé sera résorbée au bout de 
quelques jours. Si, au oontra^i^e, la douleur devient pul- 
sative, 01? lie tardera pas à découvrir quelques signes de 
suppuri^ion» Ces abcès , ouverts spontanément ou paf 
uu^ncialqp, donnent is&uç à un pus de bonne nature et 
se cicatrisent en peu de jours. — 2® degré, L'<?rysipèle 
phlegyioneux occupe une plus grande éieudue; la rou- 
geur, la chaleur, les souffrances et la fièvre sont plus vives. 
Du sixième au neuvième jour, si l'inflammation est abaii* 
donnée à elle-même , des foyers purulcns se forment çà et 
là sous la peau et même entre J^s muscles ; à leur ouver- 
ture, jd^s lambeaux gangrenés de tissu cellulaire sortent 
avec les matières de la suppuration^ des clapiers^ des 
trajets iSsLuleux s'établissent. et fournissent un pus icho- 
reux et fétidç* Quelquefois la peau, décollée^ amincie^ 
devient grisâtre et se contourne en dedans des bords des 
ulcérations^ La membrane muqueuse de l'estomac et de 
l'intestin s'euQamme.^ et .souvent les malades succombent , 
épuisés par la fièvx*e« par la diarrbée et par la suppuratio|Di 
abondante du tissu cellulaire sgu^-cutané. — 5*" degré. Dès 
le débuts les accidens sont encore plus intenses. Dans Tes* 
pace.de deujç à trois jours ^ l'érysipèle acquiert son ploa 
bapt degré; la peau, lisse ^ tendue et biMllante, est d'un 



rouge YÎF.^ aç cgnserve qu'un instanl l'impression du 
doigt. Ifi^^ dé/ÊOtàres se multiplient et s^aggravect; pouls 
dur et fréi^fiiait , douleurs violenles, agitation j insomnie, 
dëiirej soif 1^ redoublement fébrile le soir. Vers le cinquième 
ou sixième Jour, la peau enflammée prend une teinte viola- 
cée, perd sa aensibîlitë, se ramollit et se couvre de phlyctènes 
remplies de sérosité rougeâtreou noirâtre. Bientôt des ec* 
cbymoses etdes escbaresse forment (érysipèle jti^?^re/2e//j;), 
en m^me temps que pli(«ieui*s foyers de suppuration s'é- 
tabltsseni. Danç les cas les plus heureux, les escbaresse 
détachent, lies plaies sa ciqiitriscnt ; mais le plus trouvent, 
les malades succombent à la résorption du pus, à ^^ 
affections graves de l'estomac, de Tintestin, du cerveau 
annoncées par |es phénomènes suivans : langue couverte 
d'un enduit jaune, verdâlre, brunâtre ou même noir, 
d'abord humidei, puis sèche et aride, état fuligineux des 
gencives et des dents , haleine fétide , vomissemens de 
matières bilieuses , diarrhées , déjections involontaires , 
noires et fétides ; pouls dur et fréquent, réponses lentes 
eftaicdivesy vertiges, rèvassQries, délire taciturne^ spu- 
bresauts des tendons, mort. 

5^ Rien n'est plus commun que de voir rœdème du tissu 
cellulaire c^us-cutané survenir dans la dernière péi iode 
de rérysipèlti simple , ou du premier degr^ de i'éryi^jp^ 
phlegmoneux^ c'est un phénomène constant ^ans rérymr 
pèle des.bour^ ou des paupières ; mais on ^..dopué ylu» 
spécialement le nom d'érysipèles œdémateu^x kfiWff: 4iUù^ 
lesquels la tumeur formée par la pe;^u et le IjfiSr^d^^lai&'e 
«oua-cutaoé, développée d'une manière lecile, pr^r^ssi^ 
offre la résistance de l'œdème et de remphysèHR<» 9 apfli^u 
delà Iqn^ion de l'érysipèle phlegmoneux. La pc^uy^uje 
K^IjibrilUnte, comprimée avec le doigt ^ en côn^ieive long- 
temps l'impression. Rarement voit-on des bulles accidon- 
tellessur la peau, et lorsqu'il en existe, plus petites et moins 
élevées que dans les érysipèles simples et phlegmoniaux , 



î 5a INFLAMMATIONS KXAJITHlÉMATEtJSES. 

«Iles apparaissent du troisième au cinquième )out*, à comp- 
ter du moment de la formation de la tumeur, se rompent 
et sont remplacées par des Croules minces et peu étendues. 

Les parties génitales de la femme ^ le scrotikn chex 
Pbomme, les jambes et les membres enflés des hydropi- 
ques, sont le siège le plus ordinaire de Térysipèle œdéma- 
teux, qui se développe fréquemment à la suite d# pfqôres 
ou de scarifications pratiquées sc^* la peau et té tissu celln- 
laire distendu par l'accumulation moi*bide de la^ sérosité. 

De toutes ces terminaisons, la gangrène est la plus 
fâcheuse. Elle est annoncée por une douleur vive , une 
teinte rouge et luisante de la peau, qui devient bientdt 
livide et plombée. 

§• 329. L'organisation de la peau et du tissu cellulaii'e 
sous-cutané, modifiée dans di veines i^égions du corps, les 
rend plus ou moins aptes à être affectés de Pune ou de 
l'autre de ces variétés. 

1* Uéryaipèle de la face est sans contretlit de tous le 
plus fréquent. Il commence par le nez, les joue:?, l« 
paupières ou les lèvres % et s^étend avec plus ou moins de 
rapidité à la moitié et plus souvent à la totalité du visage. 
Le tissu lâché des paupièi*es est tuméfié et œdémateux; 
les yeux sont fermés et larmoyans, le nez est enflé, les 
tiftcines sont sèches, les lèvres boursouflées, les oreilles 
rouges et luisantes; une salive abondante découle de la 
i)<ôi|che^ quis'ouVte difficilement , quelquefois même Tin- 
flamoMlton de la peau se propage dans les fosses nasales, 
ïephà^ytifx et la caisse du tympan ; souvent , pendant que 
JMpîd^lWie se détache en écailles furfuracées dans quelques 
potfi48,-la iphlogofe se'soulient ou se déclare dan^ quelques 
aUtl*e)i^ surtout sur le nez ; sur le front et le cuir cheTelo. 
Oe tous les éry si pèles , celui de la face est le plus suj(f i 
lifte résolution brusque. Celle fâcheuse terminaison est le 
plus ordinairement précédée on suivie d'affections du cer- 
veau ou de ses membranes, annoncées par du délire, 



JBTSIPiliK. i53 

par nn assoupisfement prorond et léthargique, des sou» 
bresants des tendons, etc. Dans quelques cas, la dispari- 
lion de P^rysipèle m'a paru consécutive au dëveloppcment 
de l'affection céi*ëbrale. La 1ei*niinaison la plus ordinaire 
de Pérysipèle de la face est la résolution ; elle peut s'opérer 
d'un côté, et la suppuration s'établir sur plusieurs points 
du côté opposé. 

Léveillé a m un érysipèlo de la fixce compliqué d'une 
inflammation pseuuO-membrancuse du larynx et de la 
trachée-artère, dont l'existence ne fut reconnue qu'après 
la mort. Le coryza^ l'ophthalmie , i^tite externe et la 
bronchite sont les complications les plus fréqueptes de 
celle variété. 

2* Uérysipèle du cuir chet^elu offre presque toujours 
les caractères de l'érysipète phlegmoneux. Les piqûres^ les 
contusions , les plaies contuses ( érysipèle trauniatique ) , . 
les incisions pratiquées sur les tégumeus du crAnc.en sont 
les causes les plus fi*équentes. H se manifeste ordinairement 
dans le voisinage du point irrité, et quelquefois du côté 
opposé^ du sixième au dixième joui* de la solution] de 
continuité des tégumens. Au début, douleur sourde , puis 
vive, h la tète; inflammation œdémateuse des tégumens 
du crâne, qui pi*ésenlent une fluctuation niollnel pâteuse. 
La peau, d'un rouge pâle, blanchit, .VcnFonco sous la 
pression du doigt, conserve long«temps celle empreinte, 
«l ne reprend que lentement sa couleur el son niveau pri- 
mitifs. Le plus léger contact renouvelle ou accroît les 
souffrances, qui sont accompagnées a'uu mouvement 
fébrile; la tension des tégumens vers l'occiput , le gonfle- 
ment dtt pavilloj:! des oreilles rendent quelquefois le décu- 
bitus snr le dos ou sur le côté presque impossible, iîi cette 
irifiammatibn est abandonnée à elle-même, il survient 
ordinairement des IVissons irréguliers, c-t le malade tombe 
dans Vtïi état comateux. La peau enflammée s'amincit, 
s'enti-'ouveel donne i«sr;e à du pus el à des lambeaux gan- 



l6A INFIAMMATIOfi> KK^TBÉNLJlTEUSBS. 

grénés du lissu cellulaire et de l'apouévro^ oc^ipito-frQfi' 
taie. lia gatigrène n'atteint presque jaipaia la peau, du 
crâne 9 qui, «uivant la remarque judicieuse ôfi M* Dupuy* 
tren, est pourvu de vaisseaux indépendans de cei^x quise 
distribuent dans le tissu cellulaire sous-épicranien. l/A 
jours suivans, de nouveaux foyers de suppuration s'éta- 
blissent dans les points les plus déclives^ voisins du 
foyer de Fërysipèle; de nouveaux lambeaux du tjssa 
cellulaire et de l'aponévrose se détachent; la suppuration 
est fétide et abondante ; les os du cr✠sont quejque&if 
niis à nu^ et si le^al i^'est arrêté dans ses progrès , /e 
délire, la diarrhée et plusieurs autres symptômes gr^vci 
annoncent une mort prochaine. 

3^ L'érysipèle des mamelles, chez les femmes, présente 
souvent tous les caractères de l'érysipèle pbIegmoneux.au 
plus haut degré. L'impression du froid sur ces organâs 
peu de temps après la délivrance, l'irritatipn que la suc- 
cion de l'enfant détermine lors d'un premier allaitement^ 
en sont les causes les plus fréquentes; il se termine presque 
toujours par suppuration et est accompagné de gangUo: 
nites ax il la ires. 

4** L'érybipèle de la région ombilicale a été principale 
meut observé sur les nouveau- nés, dans les hôpitaux «t 
les maisons d'enfans trouvés; il s'élend quelquefois jusqu'i 
la région hypogastrique et aux parties génitales. La gan*' 
grène est une des terminaisons Fréquentes de cette in- 
flammation, qui, abandonnée à elle-même^ est souvent, 
mortelle. On attribue son développement a de violeotea 
manœuvres exercées sur le cordon ombilical, à un mau- 
vais régime, ou à l'insalubrité de plusieui^ des établisr 
semens où les nouve^^u -nc^s sont rassemblés. Il est fré* 
qoemment compliqué- de péritonite et quelquefois d'une 
inflammation de la veine ombilicale. 

5** L'érysipèle du pli de raine est quelquefois sympto- 
matique de l'infiltration des matières fécales, à la suite 



iRTSIPÈLE. ]j55 

d'une perroration del'inlestîn^ opéri^e versfar&ide cniraley 
oa dana le canal Inguinal. Dans ce cas, te tissu ceUulaii*e 
est crépitant et emphysémateux. • 

6° L'érysîpèle du scrotum et du prt^puce se terminent 
souvent par gangrène chez les vieillards ; le gonflement 
œdémateux dp prépuce est quelquefois si considérable que 
les malades ne peuvent uriner; le scrotum^ doublé ou tri- 
plé de volume, se gangrène le plus ordinairement dans les 
points où il touche le lit. 

7* Uérysipèle des membres est le plus souvent borné à 
Tavant-hraa ou i la jambe. Lorsqu'il s'est établi dans le 
voisinage des articulations , il est quelquefois accompagné 
ée l'inflammation des membranes synoviales. Si l'inflam- 
mation s'est propagée profondément au tissu cellulaire 
soQs-cutanë, le volumes des parties peut être singulière- 
ment âugmenti'. J'ai vu le bras acquérir presque les di- 
mensions de la cuisse. Les membres sont le siège le plus 
ordinaire de l'érysipèle plilegmoneux : le repos et une at- 
titude convenable sont deux conditions indispensables 
pour obtenir une guérison rapide. 

8» M. Renauldin rapporte un exemple d'érysîpèle gé" 
néral développé chez une femme âgée de cinquante ans 
environ. Toute la peau du tronc et des membres légè- 
rement tuméfiée, présentait une rougeur érysîpélateuse 
U'ès intense^ la face était la partie la moins affectée; 
la malade , qui se sentait comme dévorée par les flammes^ 
fijt promptemenl guérie par l'usage des apéritiFs et des 
tains tîèdes fréquemment répétés. 

5. 23o. Observations anatomiques. — L'érysipèle le plus 
«mple atteint non-seulement la couche vasculaire de la 
peau, mais s'étend à toute l'épaisseur de celte membrane 
et au tissu cellulaire sous-cutané. Uéryblpèlephlegmoneux 
ne diffère réellement de VéiysipiAe simple que par un plus 
haut degré d'inflammation du tissu cellulaire. Suivant 
M. Ribes^ dans l'érysipèle, les petites veines des tégumens 



1 56 nrFLfXUÀTIOira EXANTHiMATIECSBS. 

sont principalement afièct^es et les raniiwcules 'dei ii 
lëi'iolet^noms enflamni^ea ; tes vaisseaux lynii)baliqD{i 
sont enz-mèn^ei Maés i un inoindi'e degré que les 
et les arlères; la toàgear tnflammaloii-e est surlout n- 
mariiuable «or la luniqiie inlerne des petilcs'v eïoea, dontla 
cavité est i-emplie par du pus. Lors ite la lei-mînaistit 
de l'éryiipèle par gangcine, les parois de ces vaisseaiti 
sont noirs et se déchirent avec lu plus grande facilita. 
Suivant moi , cea dispositions des veinules et des artmole 
ne sont poipt constantes : je n'ai pas Irouvé ta plus 
trace d'inflammation de ces petits vaisseaux dans plunean 
érysipèies que j'ai dissé(]u^. P'ailleurs, ces observai! 
de M. Bib^ ne peuvent flrt applicables qu'aux veîno 
soua-cutanëesj les veinules du réîeau Tasculaire et desM- 
pîlles de la peau sont trop tenues pour qu'un paisse consli' 
ter leur inSammatioa. O;*, t'allération des veines sous-cu- 
toaées ené-mâme n'e&t-pas coustante, et le pus qu'ello 
contiennent^ dans qu^quescas^peut a Voir él^ absorbé. Cet 
ce qui avait eu lieu, chez un malade dont je Kappgnt 
l'hïsloii'e. La peau de la t'îice élait pâle, cxcepiêsurif 
paupières, qui conservaient un peu de rougeur dans It 
points que les huiles n'avaienl point occupé. L.e lU»i 
i:ellnlaire sous-culané et înlei-musculaire de hi Face éuil 
itifiUn- d'une séiosilë jautiiiEre punileiHe; de petits depuis 
d'un vëriloble pus existaient en avant cl en avrièii: 
muscles orbiculaîres des pHupiéies, dans le tissu cellulsin 
de l'oibîlc el se propageaient veis les fosses teii3poralê>;|l 
lissu cellulaire du cuir chevelu était lui-même infiUr^.Le 
parois des veines de la Face et du col, quoique baîgui^es dan) 
le pus, ii'nlfraitint aucune liace d'inflammatioû. Plmiean 
de ces petits vnii>âeaux conleuaieuL une sérosité puruleolc 
semblable à celle ëpancliée daus-le Liiisu cellulaire enflau- 
m('. Les m lénolesuiait;!!! salues. J'ai également trouvé du pus 
diius les vaisseaux lymphatiques d'un membre abdomii»! 
flileiut d\ni piilegmon ^TysipéJatcuXjCl sans allerationai 



prëciable des parois de ces vaisseaux. Bnfioj j*ai rencontréde 
véritables inflammations des veines principales de membres 
envahis par un ërysipèle phlegmoneux , ou par un phieg* 
mon comme à la suite d'un panaris ou d'une amputation ; 
si j'en yage d'après mes propres recherches, la phlébite 
complique plus souvent les inflammations du tissu cellu- 
laire que celles de la peau. 

Dans i'ërysipèle phlegmoneux et gangi^^neux , les dis- 
positions morbides de la peau et du tissu cellulaire sont 
portées à un plus haut degré ; le pus est rassemblé en un 
ou plusieurs foyers^ ou infiltré dans le tissu cellulaire ^ 
;|nidans d'antres points est baigné par une sérosité san- 
goinolenle. La peau, le tissu cellulaire sous-cutané, les 
aponévroses, le périoste et les os superficiels peuvent 
être frappés de mort , et les cadavres offrir plusieurs alté* 
rations propres aux inflammations pnlmonaiies, céré- 
brales et gastro-intestinales ou de petits dépôts de pus dans 
le foie ou les poumons. J. Davy a observé que le sang^ 
dans l'éiysipèle, se coagulait aussi rapidement que dans 
l'état sain, et que cependant il pré^ntait le plus souvent 
one couche couenneuse. 

§. 2S1. DiagnosUc. — L'inflammation est trop géné- 
rale et trop superficielle dans la rougeole pour (ti*e con- 
fondue avec l'érysipèle; d'ailleurs elle est piquetée ou dis- 
posée en petits arcs. La scarlatine, lors même que l'érup- 
tion n'ocGupe pas la totalité de la surface du corps, 
Ïi diSere en ce qu'elle est contagieuse et presque cour- 
amment accompagnée d'un mal de gorge considérable. 
Ea outre la teinte rouge framboisée de la scarlatine est 
bien différente de la teinte rouge foncée de l'érysipèle. 
Dans l'éry thème , l'inSammalion , souvent disposée sous 
ferme de taches , est toujours plus superficielle et moins 
Aendue que dans l'érysipèle, qui occupe, au contraire, 
une large surface quelquefois surmontée de bulles ou de 
yMcuIcs, et toujours accompagnée de la tuméfaction du 



tSo ÏSÉliSOtJi.'iaOUS EXAlTTHÉ&rA.TE'nsES. 

lÎMti celIiiUirt «Qnt^cutaiié. De nombreux taractèi' 
parent i*éry|ipé|e àea mabdica biiUeu.'ea, et en par(icu1i« 
du ptfqiphlgdt, ËaËn, il est impossible de confondre cel 
esAothème avec le.pbleginan , le furoncle et l'anthiax, 
dont OR tkvti consiitter compai-ativement la descriplion, 

J. aSa. Proaottic. — L'eiysiptle simple ^ exempt de 
toiife ootnplicatioo j est une maladie peu Ëérieuse, siirM 
si la peau n'est enflaniiu^e que dans une élendue ntu 
considérable. Lorsque l'inflanimation des tt-giimens s'et 
développée HOUB rinâi^ence de cauNesquionI agi prlmili- 
renient sur le système nerveux ou sur les organes digei' 
tifs, ou lorsque ( c'est le cas le plusordlDait-e) la causent 
résille indéterminée, le pronostic est moins Hivorable. L«s 
évytipèïea phiegmôaeux cl proronds des membres sont une 
maladie tràsdatt^reuse; les éryi^ipèles diffuset erratiques, 
développé* dans le cours des maladies chroniriues rébrilt») 
sont du plus-mauvais augure^ les érysipèles phlegmoneux 
compliqués de phlébites ou de résorptions purulentes sont 
presque toujours lûortels. 

tl'un autre cûté, on a vu la piiripneimionte , quelque- 
fois le rliuulatismeet la goutte , èlre heureusement i-em- 
plac^s par un '■rysipèle survpiiu peu de temps après leuc 
iuvasion. Mais c'est surtout, dan^ les inflanimalioiis cbro- 
niques de la [leau que le développement de l'éiysipèle a élé 
quelquefois salutaire. 

La disparition subite et spontanée de IVrysïpète eil 
toujours un accident du plus fâcheux caractère. Elle est 
souvent déterminée par le développement accidentel ou 
par les progrès d'une autre maladie pLus ou aïoioa gran. 

§■ 233. Traitement. — Lorsqu'une cause évidente a 
produit chez un individu sain un léger érysipèle^ le repO^ 
la situation littrîzontale du membre, si la maladie s'est dé- 
veloppée aux extrémités inférieures^ des lotions avec Peau 
fl-aicbe ou les décoctions de racine d'altbsea, de feuiiïea 4é 
mauve el do sureau, uu deléaèrea ondioos avec l'axonge 



fi qfotlquct boMoi» délayantes ^ teUas qae l'aau adduléa 
•ret le ahropde visaigrèy la limonade citiîqne^ le pelit'' 
Uk aufififtenl ordinairement pour proenrer une guériaon 
^od obtient ]^reiqoe aiiMÎ sûrement en abandonnant la 
■dàdie à elle-même. 

Si l'éiystpèle est plut inlenae et pina ëtenda et ii à 
FÊnflimmation- locale se joignent une chaleur ardente et 
miferselle , la sécheresse de la bouche et do la langue , 
kfiréquence y la dureië et Télévation du pouls, etc. , ou si 
naétat de pléthore générale est un obstacle au développe- 
ment et,à la marche régulière de Téroption, il fiiut ouvrir 
laiJe-cbamp une des veines du bras ou la saphène , et faire 
kardimeut des lotions avec de l'eau de guimauve fraicbe 
lar la peau enflammée; le soir ou le lendemain , une sai- 
gnée locale^ pratiquée à une certaine distance des limites 
deTiuflammalion, assure les heureux effets de la saignée 
générale. Ces émissions sanguines doivent être l'épétées le 
lendemain et les ioui*ssuivans,si le sang est très couenneux, 
etsi^ loitsque l'éruption est arrivée à son élal^ la fièvre 
persiste aa même degré que lors de l'apparition de l'exan* 
Ifaàme ; toutes leb fois que Térysipèle est compliqué de 
pUébite cette pratique doit être encore plus active. 

11 sera supei-flu d'y recourir si la fièvre a diminué, soil 
^près rérnption^ soit après une première saignée, ou par 
Wfait même de la marche naturelle de la maladie, arrivée 
Isa période de déci^oissance. Chez les vieillards et les in- 
ividus cachectiques, dans les érysipèles gangreneux , ou 
tprès les résorptions purulentes^ la s.iignée est nuisible el 
Ût être rejetée. Si Térysipèle simple a été précédé de 
ifmptôilies d'irritation de l'intestin et de l'estomac, il 
eenTÎent de faire une ou plusieurs applications de sang«> 
ans'sur l'abdomen. Toutes les fois que la constitution des 
miades me l'a permis, ou bien lorsque l'intensité des 
i^ptdmes l'a réclamé , la saignée m'a paru le moyen le 
phn sûr à opposer aux érysipèles survenus après un ou 



l60 tMLAMHATIOKB iXAItTHiMÀTEUSES. 

plusieurs jours de fièvre et tans causes extcrnea appré* 
ciaiiles ( ftèvreê éryaipélaleuêea )• Dans l'àysipèle de U 
face^ après l'emploi des émissions sanguines > les pëdilufci 
sinapisës , les vé^icatoires aux jambes et les lavemens Usa- 
tifs m'ont toujours paru utiles et souvent néce8satre8«tait* 
qu'il y avait imminence d'accidens cërëbraux. , - 

Les avantages des émissions sanguines dans le traiteoMt 
des érysipèles simples étendus à une large surfàte» ou 
compliques d'autres maladies plus ou moins grarea^ soat 
donc pour moi une vërité démontrée; mais pourêfcre otitOy 
les saignées doivent être pratiquées largement et au d^ 
but de la maladie, dont elles modèrent souvent les synp- 
tomes qu'ules font rarement avorter. Employées avec 
trop de réserve, ou à une époque trop éloignée de l'innf 
sion du mal, elles ne préviennent ni les progrès ukénenn 
de l'Inflammation de la peau et du tissu ceHuIaire souf 
cutané, ni les lésions sympathiques plus on moins grava 
qui peuvent survenir. 

Lorsque les organes digestifs sont exempts d'inflamni- 
lion, et ce cas n'est pas rare, on peut employer uM 
autre mélliode de traitement qui consiste principalemeril 
dans l'administration du tartre «//&^ ^ à dose Tomîliic* 
J'ai vu ce moyen réussir^ soit que les malades rendissent 
ou non une quantité plu» ou moins considérable de bik « 
Cependant, après des expériences comparatives 9 je rests ^ 
convaincu que la saignée est généralement plus aalutairt ^ 
et applicable à un bien plus grand nombre de cas qaek ^ 
tartre stibié à doses vomitives, ou fractionnées. Il ne faut y 
pas non plus admettre comme démontrée Topinion aouveni ^ 
reproduite que les vomitifs , dans ceitacines conatitutioni ^ 
médicales, giiérissenl constamment les érysipèles deve-» ■. 
nus rebelles à d^autres méthodes. À une époque ( janvitt 
i855) où celte assertion sur la uécessité de i^ecourir «Xfi 
clusivement au tartre stibié ou a l'ipécacuanha était rt" 
produite à TAcadémie royale d|$ médeciney plusieurs mà^ 



iRTSIPàLK. 161 

adet, M l'hdpital de la Charité , guériâtaienl aoiis Finflaence 
le la méthode expectante et quelques autres , apr&« uoe ou 
pluaieurs ëmiiiions sanguines; mais les vomilifii sont ne* 
cessaires toutes les fois quei je développement de Pérysi- 
pèle est dû à l'ingestion ou k la présence de quelque sub- 
itance acre ou vénéneuse dan«f l'estomac. Les voroitirs ei 
les purgatifs^ souvent utiles chez les scrophuleux y ont été 
employés avec succès dans les érysipèles fie la face ^ tantât 
comme évacuans^ tantôt comme dérivatifs; après une ou 
plosieurs émissions sanguines , leur utilité et celle des pé- 
diluvesy des vésicatoires aux jambes et des lavemens pur- 
gatiEs sont bien constatées. 

Quanta la méihx)de expectante^ elle peut être appli- 
qnée aux éxysipèles simples, ou aux fièvres érysipélateuses 
peu intenses; la guérison s'opère naturellement » tantôt 
sans autres phénomènes que ceux de la résolution de 
rinflammatlon, et quelquefois après un mouvement cn'- 
tiquem Dans une constitution épidémiquey pendant la- 
quelle des érysipèles régnaient è Tuiîn, en 1721 , C. 
Bicba assure que la maladie se jugeait souvent par une 
l^ère diarrhée, et quelquefois par une épistaxis. Je n'ai 
point observé ces sortes de crises; peut-être ne lejai-je 
point épiées avec asse» de soin , ou les ai-je quelquefois 
prévenues par un traitement perturbateur. 

Adoptée d^une manière trop large, la méthode expec- 
tante conduirait inévitablement, dans quelques cas, à 
ijourner la saignée à une époque où elle serait moins 
louveut salutaire et quelquefois impraticable; c'est un 
icueil que n'ont pas toujours su éviter les médecins qui 
ont rapproché i'éiysipèle des fièvres exanthématiques. 

Quant aux onctions avec Vonguent mercuritl^ avec 
taxonge, ou avec le beurre^ sous leur influence, si les 
érysipèles simples se résolvent toujours, les érysipèles 
phlegmoneux se terminent quelquefois par suppuration. 
Dans les érysipèles de la face, j^ai plusieurs fois fait oindi*e 
1. *i 



un ées côt^ du visage avec de l'axôngè, ifft ràûft-è avec 
de fon^vénl mei^^riel; plasretV^s fy^sfaii'sàf les onclions 
«yèc h gi-aitoe ou t*cnîgm»iif «^fcurfel otit^-fté fatfltSsùr 
unfC joirey fa^riftiB^ qift VinÛei^mûlioù a éîê éfc aiM mtrrfé 
à eit^flién!i« ^ur l'autre; le (It^'croK^emi^t âé iH mtilsSk 
«'a pas été pluîT rapide sur trn côté qaéstlï» Panti^i Ces 
médicertious topiques ont moins déportée que les péf- 
a^mi^s qoi les ont spëoialement r ec Mmtf â ta déès , né fear en 
auribaent. Ceci est Mrtottt très ëvîâent pôffrr î^ éry rfîpèlrt 
préoëdës de fièvre peiiiâatft un ou deû* fonts ; et dorfl les 
jiétiiodes de développement , d^êat ei de d^roTSSemetirt lié 
sont point étoufFëes par ces remèdes eÀléi-ietirè , qnî ârrtfi^ 
nàetti «eiftemeni la rhriènry la s^ciierèiii^ et laf tén^km dib la 
pemiOn aeniphiy^ dans le T:ième bift, hfkfïne ^upchi^ . 
écéek la mirface de la peau en^atnrtt^^ fei càiap/ktsWU^ \ 
•émoUienB arrosés d^eatr de Ooula^rd y lè^ lettons avèe VnU 
iwdoTX Véther, etc. 

On à aasuré ^ue des cautérèédtioliè artf^rficlelles «hrec 
le lûlrate d'argent arrêtaient promptem/foi la toai*chè de 
J'ëpyiïpète; Les rësultats de qnelqifes expérienci» qne j'jî 
li^tMi sont contraires A cette assertion. 

On ohercbefa afiirer l'ërysipèle amhulaht-^nï appliquant 
«if pésicaicire sur le lieu qu'il occupe , ou tkxt un de cent 1 
où il s'est primitivement établi ; il faut <?oÈnrtMUe on tnème 
tenipa le» ihflammations internes, s'fl en existe. MtfYbeO' ; 
rcMMement les ërjpsipèles ambuians et diffkà se moiVtreilt 
éocrvenl^ comiMo pbéooiffène ultime , comme symj^tdnie 
d'ufift moi*t inévitable, ches des indJvidusx^puisé? par de 
longues «oufFrancts; Ces ërysipèleiSr sont tin i^fiel de i^iofis 
plus ptH>C(mdesot plus graves qn'im vd<icatoii^neg«érif paé. 
L'<>i^tpète inùermiltent est une maladie tvèsr tnre^ )e 
ncTai ohâert9»é qu'à la face 5 il tHatI préetWé et acceMpàgiAt 
d^eiceè$ de névra^ie faciale. Quel qne soit lé type qu*H a^ 
fe^lfC^ il cètle ordinairement avec elles, à l'usage du qtiili* 
qnintt ou dit snlfate de quimne^ adininisivé comme dadt 
les fièYrca d'accès. 



Difii» Turysipèle phlrgmvncnx deif nîvmbttn^ sî tfti est 
appelé SI temps, apt*ès avoir pralîqiié une Ou pluâiours 
ïaign^es gën^rales^ quand Page et la conâtitutioii le permet- 
tent, on uppliqaera un nombre de sangsues proportionné à 
retendue et & Tîntensilé de rinflammation. Pour faciliter 
IVcoulement du sang , on plongera les malades dans un 
bain tiède; les parties alFtictées seront ensuite recouvertes 
de cataplasmes émolliens , narcotiques et pi*esqne frais: 
les haina iièdeê seront rëpëtds les jours suivans; c'est uA 
mojen puissant^ ti*op souvent m'gligé, iiu début du mal. 
Malheureusement, lorsque les malades se présentent dans 
les hâpitauit , souvent le pus est dé)ii infiltré ou i*duni 
en Foyers dans plusieurs points; la peau est chaude, lui- 
saale, tendue^ d'un retire foncé; le membre offi*c un 
éinï d^empdtement que M. Uoyer a indiqué, avec raison, 
comme un des signes de la terminaison de cette pblegma- 
sie par suppuration. Il taul pratiquer sur-le-champ uti 
certain nombre à'inciaixms qui , en débridant la peau et 
les aponévroses d'enveloppe , produisent un proknpt sou- 
lagement, donnent lieu & l'écoulement d'un^ grande 
quantité de sang et de sanie^ et permettent au pus infiltré 
oti rassemblé en foyer de s\'chapper au dehors. On {Pré- 
vient ainsi la formation de vastes cl nombreux abcès, la 
gnitigrène du tissti cellulaire, et on évite des décoliemens 
considérables At la pdau. Los incisions sont utiles lors 
mênie que le pus n'est pas encore réuni en foyer. Cetlo 
assertion , émisé par Hulchi&on, combattue par Samuel 
Cooper, est devenue pour moi une vérité incontestable, 
depuis que j'ai été témoin des succès qu'obtenait de cette 
pratique Beatichêne,drirurgien del'hApilal Saint-Antoine. 
Le nombre des incisions doit être proportionné au degré 
et à rîhtensîlé de l'inflammation, et leur profondeur cal- 
culée d'après lé gonflement du membre. Lorsque la gan- 
grène s'est déclarée dans un on plusieurs points, c'est le 
cas de débrider lai'gement en combaltan* riuflammalion 

11% 



|6(^ INFLAMHA.TIOIJF6 BXAirT9£MA.T]EUSÈS. 

rn^Qt (cbes le^ iemmes ainiéiK>iTliéLque8, par dei ëiiiifi8i<Mis 
sang^^ines, pratiquées toii3 les mods aux époques des-règles; 
on agît de la même manière lorsqu-11 a remplacé une b^ 
morx'hagie babitcelle. 

* * 

BisUnique et ohservatitms parttcuHéreê* 

§• 254. On consultera avec fruit quelques monographies 
et plusieurs observations sur Fëiysipèle simple (i), Tërysi- 
•ph\e phlegmon eux (2), Férysipèle gangreneux (S) y Péry- 
%\f^\^ général (4), ou de la lolalité d*ttn côli du corps (5)} 
sur rërysipèle de la face ^6) , sur celui Au nombril B^ec 
inflammation de la veine ombilicale (7) , sur Përysîpèle 
inietmiUent (8) , sur Wrysipèle épidémique (9) ; sm la . 
coTÛa^on à6YéYyh\^h\é {io)i sur lé diagnostic de IVry- 
thème el de Tërynpèle (11); sur les ërysipèles snln* 

, ( x) Mamiide (B. Itf . Bu) Etsai sur Nrysqtèle simple, in-4, Paris , x8 1 x. 

(a)?atiMier. J^ss» itw J^éiysipèk phUgmoneux ^ ini4*Pvv, i8i5. — 0U«i^ 
De Nryôpèle pUegmoneux , ia»^, Paris, iSao. — LeUleBjBt (J> B.) Diss. surtifj: 
ètpèîe phUgrmmeuac des memhres, m-4* Paris, i824< 

(3) J)ietiomMir0,de S^ Couper. Art. gangrène, 

(4) Mercier. -Erysip^U vfiù^rsel mpri rufcottckeménL-^Ktoai»» Arck, gs^ * 
méd, , t, XjpiT, p. 55a.. . 

(9j Stoeller {Loder Joum.fur die Chîrurg.^ iv,B. z St. p. i49-) 
.'i/SJtéylêÛhtLBr^sip. de U/aeSyCompl. de létrjmgo'trmehéite ÇBief, méd.,t.x^' 
VulÂ^» )rrsPiony, Gaz» méd. iS33, p. aSt. 

(7) Dugès. Recherches sur Us maladies des enjans ^tonpmuMtés , m*4. Vas*» 
xff'f H.} — Robert Lee. Lond, med. Gaz. , t. m , p. 533t 

(8; Lttnc./y. , 1 1^ ^p; tt^j, ( Erys. intermitt de là fact. ) 
^ • ^) Telpe^iii. Zmncetiû franc. x83z, t. r, p. io5. — W: CifasMi. Relation, d^f^ 
érjrsipèle épidémique y observé h Montrose, 182a. — r;Q< £(• \V^eatherheatl , J^ 
Essajr on tho diàgiï. hetween erysipelas , phlegmon and erj^ (épidcmio à liord 
dhm ndssnnr)* 

,.f^\f^ Ctlfiao^^ {Edifia, jnsd. and, surg,jmH^- t.xsc9 ]v aog)..^*- WeUi* TVwWt*^ 
a sdcietyfor the improv. of med, andsurg.AnovAede^, vol..|l, i(. 17. — CcMtaUat 
Pivpé^ioiif et re/lesè.' 'sur quelques points de méd, et de chir. in-^. Paris, iSBSi 
p. 4* — Willan. Art. Erysipclas. 

. . jC^O )999e W««t^erhp4<; \Mi^ ê^saj^ mihc- diagn,J^^tween styïïipeL,pklegm^aad 
ervifu Lond. zSiq. ' 

I I ■•<■<■ ■ . • 



£»TSipàLE. 169 

uireM (i)^SDir te.ur riitcoceatUon ('j)j sut la cou^j^Ucafiott de 
Vxysipèle avec la phlébite (3; , avec des aQeclkuui cdr.é-» 
orales (4). Plusieurs observations ont clé aussi publiée;» eu 
aveur de la compression (5) , de Vacupiuicture (Ç) « dc« 
:>nc(îons avec Paxonge^j)^ Vhuile d'ainandc douce, la 
trente ou l'onguent mtrcuriel (8)^ d.ans les érys»i[>èleB 
dmples ou phlegmonenx *y des véaicatoires (9) dus les 
érysipèles ambulaos ou phlegmoneuqE ; de la c^utériss^îon 
avec ie niUale d*argent (10) ou le cantÀre^ (uluel (m) 
dans certaines espèces d^érysipèles. On devra aussi.Cjpnjiulter 
quelques remarques sur la saignée (12) et aou Aegçé c^'effi-* 
cacitéy sur rutililé des vomitifs {li)^ sur les ine^nvéïyiens 
du laudanum à Tex teneur, à forte dose (24)9 etc. ^e^cu 
Sous le nom d'érysipèle j M. Lav^rence (i5) a CQnrniis 
lérysipèle ordinaire et les inflammations du tissu cellMla.ire 
ft0.us-cutané , des glandes sous-culané^s, des gaines iibreu^^cs 

(z) Sftbsder. Propot, swrVéïysip. et les mal, cuian. iii-4> Paris, i83a. 

(2) Jçmm. eampL t. zxxi , p. 193. — BulUt. des' se. méd. de Férussuc-, t. xix , 
jp< aair-Blandin. Dèlin k la suite de Im réperatsâiom dû PérytipèU, (Arrli. géi^ de 
med., t. xxviii, p. a63.> 

(3) Fbndin. Joum, compl. tom. xli , p. 68. 

(4) Sjrmptâmes d'eneépkalile, sans lésion du cerveau. (Joum. hd^d., t iv, 3* sér. , 
p. iio.) 

(5) Yelpean. JUém, sur l'emploi de la compression dans l'érjrsipèle phlegmoneux 
et dans les brûlures. (Arch. gén. de méd. t. xi, ji. loa. — t. ▼, p. 27.) 

(6) Bright. Aeupunctma dans Vèrjrsipèle. (Gax. méd. in-4* Paris, iS33.) 

(7) Martin-Soloift. Lancâtie/hanç., t. v, p. 217. 

(8)Bicord. Lancette /ranç. (83x ,^t. v, p. 109. — C. BroUBSdis, Lanc./ranç* 
t V, p. 273. — Lanc, franc, février i833. 

(f)) Pâtissier. {h,9r. cité^ 

(xo) Higgmbotto^ (J). Gugn^n deV.érjs. delà JJnçe p/sr VappJL j^xjL dn nitraJt 
f argent ( Rev. méd. t. zvi, p. 288). — Chomel. Lanc. franc. , t. vx , p. 24 1« 

(ix) Lvrey. Emp^i du cautère actuel dans térysip. traumatique. (Rev.ldéd.t 
t i^v p. 177.^ ■'■'.- 

(^2^ JDiiliowrg. yjdvA. gjbk, d^ mid, t.x» p. 684* " Louis. Arch, ^féf, df .méd, 
tom. if.jtii , p. 33o. . , . 

{ifÇ) Désaât.' Remarq. et Oh, . sur férysîp. ((Narres d« I)«taiAt, V, it, p.- 58i.) 

(14) Gniand. Obs. d'un empoisonnement produit par Vapplic. du laudanum a trop 
fort4 dfsf^ (BnjyL te s<(HH)pd.^FérusMfr, jai|T. tSa;, |^ w) 

(i5) Lawrence (W.) Obs, on tAe natjtff <W>^ 4^«a<«^fMo|f'^çrflf^*i|iHVt5» f^8. 



t68 IlfFLAMMÂTlOlrS £XÀIITH£MATSDSES. 

et des membranes synoviales. Rust (i) a considéré l'érjsî- 
pèle plutôt comme une fièvre exanthématique que comme 
une simple inflammation de la peau; et belle asscrtioa 
serait exacte si on retranchait du nombre des érysipèles 
tous ceux qui sont produits par une excitation /oca/e; 
F. Ch. Louis (2) a fait remarquer de nouveau que la fièvre 
précédait souvent l'ëruption; enfin Ruht a avancé qae 
rérysipële était toujours accompagné d^un certain char- 
gement de r électricité animale, que perçoit la main avec 
laquelle on touche la peau enflammée, fait que j^ai cher- 
ché à vérifier et que je n^ai pu reconnaître. 

Obs. IX. Erysipêle phlegmoneux de la face pluspro' 
rtoncé du côté droit que du côté gauche} arachniiis; 
emploi tardif des émissions sanguines , mort / pui 
dans les veines dé la face, — Col... (Jean), menuisier ^ 
âgé de trenle-gept ans, fût admis à l'h<}phal de la Pitié, 
le 14 décembi^e j825, et placé dans la salle Saint*Léon, 
n" 4. Cinq semaines avant son entrée à l'hôpital. Col,,... 
était tombé dans une fosse. Pendant trois quarts d'heure : 
ses jambes et une partie du tronc restèrent plongées dans j 
Peau ; a la suite de cet accident , douleurs dans les jambes, 1 
suivies de l'inBltralion des membres inférieurs et de Tabdo- ' 
men. Celte hydropisîe fut combatlue avec succès parla 
pommade d'extrait d'aconit employée en frictions. 

Le 25 mars 1826, serrement à Pépigastre et vomisse- - 
mens sans cause appréciable. Le 25, développement d'un ' 
érysipèle à la face. Il occupe la partie inférieure du front, ;« 
les paupières et le nez. La rougeur de ces parties, peu fon- ^ 
cée, excepté sur la paupière supérieure droite, disparaît k •> 
la pression; la tuméfaction, peu sensible sur les joaesi 
très mifrquée sur le front et le dos du nez , s'ëterfd à droite 
jusqp'4 la région temporale; les paupières sont cedéma* 

(i) Eoft. Sur les emmct, spée. de Vérjrsip^. (Gts. méd.iii-4. zS33, p. z6.) 
'' (i) £Mri«. iSmi^méd, là-4: iS3f, j». 3^ 



•i „- 



!eu6Q9, Buiiout celles de l'œil dix>it, à Tangle interne da-> 
qael existe une pblyctëne ; les parties enflammées sont le, 
siège d'une chaleur vive et Acre, plus Forte aux paupières 
que sur les autres régions de la face. Ventre souple et aen- 
rible & la pression, langue sèche et croûteuse ; soif très in- 
lente; anorexie, coliques passagères , constipation, ex- 
crétion libre des urines , toux sans oppression, peau 
ehaude^ pouls développé et ti^ fréquent^ céphalalgie, 
KHomeil interrompu. Le 36, le front, les paupières 9 les 
deux joues et la lèvre supérieure sont d'un it>uge luisant et 
toméfiés; la région parolidienne, la partie supérieure et la- 
térale du cou sont enflammées. La rougeur qui existait sur 
la paupière supérieure droite est remplacée dans presque 
toute son éleudue par une large bulle qui contient une 
homeiirséro purulente. Une petite phlyctène existe égale- 
ment à l'angle interne de l'œil gauche. Le uee et toute la 
joue droite sont couverts de croûtes jaunâtres formées 
par le dessèchement d'une humeur qui fine entre les 
paupières abaissées et principalement vers leurs angles* 
Dans toute l'étendue des parties affectées , le malade 
éprouve des élancemens douloureux» Langue bêche , soif 
continuelle, déglutition facile; douleur épigastrique à la 
pi*es«ion ou dans les efforts de toux; râle crépitant à la 
partie inréneui*e du poumon droit; expuition de matières 
^nuqueuses sanguinolentes^ sentiment d^une chaleur gén^« 
i*ale et brûlante, pouls très fréquent {limonade gommeuse). 
le 27^ tuméfaction énorme de la face, et plus prononcée 
<ur la joue droite ; augmentation de la tumeur de la légion 
]iarotidienne^ teinte rouge violacée de la peau enflammée; 
lax palpébral séreux et jaunâtre (^rf/ara/z/^ sangsues der- 
^re lea oreilles ; sinapismes auxpieds^ cataplasmes émoi- 
liens sur la fiM:e , limonade gommeuse). Délire pendant 
tOQte la nuit , langue sèche; évacuation alvine; pouls très 
béquent , peau plus chaude que dans l'état naturel ( Li- 
^nade gommeftise). Le 18 , le gonflement de la région 



ilJO INFLAMMATIONS £XAa)n»l£MATEtrSfi5. 

parotidienne du coté droit s'esl propage aux pai^lîe^ Uié- 
rale« du col et à la partie supérLeoie du thorax» ZiH peau 
de la face y luisante et pâle, offre une couleur livide sur les 
^ue5 et à la partie, supérieure des paupières» Les buU^ 
accidentelles sont afiaissées^ desséchées et remplacées 
par des croûtes brunâtres. Le flux palpébral a diminué; le 
maladç ne peut tirer la langue de la bo.ucbe, La «oif est 
moins intense; le pouls est petit et fréquent^ le délii'e 
continue ( même prescription ). Le 29^ la taméFacti^a de 
la joue droite ^ plus considérable que celle de la joue gau^^ 
che, est séparée par une légère dépression de la tameur 
formée par le gonflement de la région parotidieone. Lu 
lèvre supérieure est uniformément gonflée ; les phlyctèoei ■ 
dei^ paupières sont entièrement desséchées. L'afEiissement J 
succède au déiire; déglutition difficile , excrétion rare I 
des urines (JD^f/or nouveaux ainapi^mes aux cuisses; lir 1| 
mojriade vineuse.) Mort dans la journée. Le. 3o y auiopsis.du 
cadavre^ La peau de la face est pâle , exoepvé sur les pau- 
pières , qui conservent un peu de rcugeui:^daas les poiai|> 
que les bulles n'avaient point occupés. Le tissu cellulaire 
sous- cutané et iutex-musculaire de la face est infiltré d'usé 
sérosité jaunâtre et purulente: de petits dépôts d'un véri- 
table pus existent en avant et en arrière des muscles oHii- 
culaires des paupières. Ces infiltrations purulentes ont 
lieu également dans le tissu cellulaire de l'orbite et ^ , 
propagent vers les fosses temporales. Au-delà de la 1^ 
gion temporale gauche, le tissu cellulaire du çuircheveitt 
est lui-même infiltré. La. tumeur de la région parotidienod 
e^t formée par une large infiltration d'urle sérosité puruf ^ 
lenta dans le.tissu cellulaire qui entoure la paroti(de« CettI 
■glande n'est point. ^iojecieey mais le tissu cçllulahe qui , 
lenlre dans sa texture iestin^iUré. Une^:^mblahlei0Ûlllli«v , 
tion se remarque dans le tissu 4^11ulaH>Q jsouar eiiiao^ii 
ci^du.a la surfaire du grand pectc^iilyidu.oôté dii^ilU-Lc» 
pai'oii dâs veines dfl'l»^ ce et ductl^ qpoiqv^e baJi^iiées fur 



l» puf, n^oBrenl aucune trace d'inflammalioii, Plnsieurt 
tl« ces peliu vaisseaux contiennent une sérosité purulente 
Bemhlable à celle qui est épanchée dans le tissu cellulaire 
enflammé. Les artérioles étaient également saines. L'arach- 
noïde qjui recouvre les hémisphères supérieurs du cerveau , 
^tait épaissie et opaque ; le tissu cellulaire sous-arachnoï- 
^en- correspondant était infiltré de sérosité* Dans plusieurs 
pKnnts de la base du crAne, la dure-mère était rouge, 
ainsi que l'aracbnQÏde superposée à sa surface. Le troisième 
ventricule contenait une grande quantité de sérosité. Il y 
en avait moins dans les vjentricules latéraux. La consis- 
tance du cerveau et du cervelet était naturelle, l'horax et 
çbdom^n. Adhérences partielles du péricarde au cœur, 
formées par une pseudot-membrane celluleuse, ancienne*, 
cœur uo peu plus volumineux que dans Tclat naturel , 
adhéi*ences.des plèvres costale et pulmonaire entra ciliés, 
poumons crépitans; rougeur de quelques ramifications des 
|»Fonches).état scinde la membrane interne du larynx 
eL:de la trachée^ langue couverte d'un enduit épais^ rougeur 
delà membrane muqueuse du pharynx; teinte no ira ne 
ot verdâtre du grand cuUde-sac de l'estomac et dequt*lqui\s 
poi'lions de Tintestin grêle * paraissant ûtre le résullut de 
Tinfiammationet de la putréfaoLion^ ioie d'une couleur 
brune foncée^ les autres organes contenus dans Tabdo* 
roen^ sans allération. 
.0' 

Rougeole. 

YocAB. àxUM0\igeole^Mhctlœ, MorbUU , Ridmolœ^ fièpre morbiUeusc, 

5. 235. La rougeole e^t une inflammation cxanthéma-r 
(euse et. coptagieusje,^ précédée de frissons^ accompagiii'e 
delaru^oiçtpcn.t, dîéleruuement, de toux férine, et caracté- 
risée extérieuvenoent par de petites taches rouges de la di- 
mc'ti^ion d^iuursujL'jCSjLlep.uce^, prvtniiuenLes sur les points 



ï'J!à INFLAMMATIONS EXANTHEMATÊUSES. 

où les follicules sont saillans , séparas par de petits inter' 
stices ii^rëguliers où la peau conserve sa teinte nainrelle} 
formant ensuite par leur rëunion de petits croissans^ 
qui s'affaissent vers le septième ou huitième jour, à dater 
de l'invasion, et sont ordinairement suivies d'ane des- 
quamation furfuracée. 

S* 236. La rougeole présente plusieurs variétés , i. Rai. 
vulgaris ; 2. Rub. sine ealarrho^ aive spuria; S. Rub, 
nigra; 4. Febris morbillosa; 5. Rub. anomala^ Rub. 
nuiUgna. 

§.'237. Rubeola vulgaris {m6rbilli benigni^ regulam, 
La rougeole vulgaire offre trois stades : 

1" stade [Stadium contagii ^ Rosen. — Apparaiui 
effhrescentiœ ^ Morlon). La rougeole vulgaire débute par 
des alternatives de frisson et dé chaleur, par du malaise^ 
des la&êitudes dans les membres, de l'abattement et par 
un sentiment de douleur et de pesanteur dans les ycax 
et le front, accompagné de penchant au sommeil etl 
l'assoupissement. Bient<}t le pouls s'aôcélère, la peau de^ 
vient chaude, la surface de la langue blanchit, se;* bords 
et sa pointe sont d^un rouge nnimé^ la soif se fait sentir^ À 
des nausées et quelquefois des vomissemens se déclarent, - 
et l'épigastre est par fois douloureux. Le deuxième jour 
de rinvasion, tous ces symptômes se prononcent de plos 
en plus; les yeux deviennent rouge et larmoyans, le tua- - 
lade éternue souvent, il éprouve du prurit dans les fosses a 
nasales, de l'oppression, un sentiment de pesanteur & e 
l'épigastre, et un écoulement de mucus limpide se fait par g 
le nez. La gorge est légèrement douloureuse ^ une toux , 
plus ou moins violente se manifeste; et chez les très jeunes \ 
enfans l'assoupissement et même des convulsions pas* ■ 
sagères se joignent quelquefois a ces phénomènes. Le 
troisième Jour y l'intensité des symptômes va toujours 
croissant, les yeux deviennent plus sensibles et enflammés; 
les paupières et leurs bords libres paraissent un peu tu<« 



lOtJGEOUU 173 

méfiés; nnetouxièche et fréquente, de l^enrouement de 
la dyspnée, un sentiment de conatriction a la poitrine, 
parfois de Tanxiété, Je l'assoupissement ou du délire, un 
romissement ou de la diarrbëe chez les eufans pendant 
la dentition , ou des sueurs abondantes d'une odeur par* 
ticulière et douceâtre, précèdent l'apparition de Pexan- 
ibème, qui se déclare ordinairement le guairième jour de 
^explosion des premiers symptômes, lequel peut corres- 
pondre au dixième, onzième, douzième, treizième et 
quatorzième jour de l'infection. 

2* stade {status morbif Morton; atadium eruptioniê). 
De petites taches rouges , distinctes, presque circulaires^ 
peu proéminentes, de la forme et de la dimension de mor- 
sures de puces, apparaissent d'abord sur le front, le men- 
ton, le nez, les joues et autour de la bouche, et se répan- 
dait successivement, dans la journée même, ou le lende- 
main sur le cou, la poitrine et les membres. Cette éi*up- 
tion est presque toujours accompagnée de démangeaison 
ai d'une vive chaleur à la peau. La plupart de ces petites 
taches circulaires sont bientôt remplacées par de plus 
laiges^ et sont quelquefois disposées en grappes {Rub. 
corymboaa) ,i{u\ ne sont pas exactement dessinées, mais 
qui se rapprochent, de la forme d'un croissant ou d'un 
demi - cercle ( racematim coalescunt. Sydenham )• Ces 
deux espèces de taches se fondent dans la peau, et ne 
donnent pas sous le doigt la sensation d'une surface inégale 
et proéminente. Les taches demi circulaires sont formées 
par la réunion des petites taches arrondies dont nous 
9Vons parlé; les petits points qui les forment peuvent 
être quelquefois comptés sur les cercles qui sont séparés 
les uns des autres par des interstices où la peau conserve 
sa teinte naturelle. La couleur de ces petites taches est 
moins animée que celle qu'oiFrent les (égumeusdansla scar- 
latine. Il suffit de tendre la peau pour faire disparaître la 
rongeur. Ou remarque quelquefois, a la surface de la peau, 




Ï7'S INFLAMMATIONS EX à WTÉ MATHEUSES. 

tant elle fat siipej Ktielle, du pelîtes éteviires papittewB 
roses, qui, loi-aqu'eHessonl 1 rès tuollîplîfe, donnent à l'ctup' 
lion un aspect particulier (/OM^eu/â boulonnée). Sur leTÎ- 
s,ige, celle teinte rouge est à son summum vers le cinquièm 
jour; le sixième, ces taches commencent à s'affaisser «ri 
s'affdiblir, en niÉme temps celles qni sont situées stir d'où- 
1res régions du corps deviennent plus foncées et plus 
nombreuses. 

Le quatrième jour de l'invasion, on dfslingtie ausil 
quelquefois sur la luelleet le voile du palais tIepefîtfstafhB 
d'un rouge obscur, semblobles à celles qu'on observe sur 
la peau. Le cinquième joilr, elles deviennent confluenlM. 
Celte légère inflammation occasionne au malade une sen- 
sation de sécheresse et tl'a^périté dans le pharynx , et ag- 
grave l'enrouement qui s'elait manifesté dès Jea premiefs 
jours, 

Dès que l'éruption est achevc/e, la Fn'qnence dd pouls, 
la chaleur, la soif, la rougeur des yeux, le coryza, le nul 
dégorge, elc, diminuenl considërablemeiit ïl'iolensili, 
L't m6me disparaissent quelquefois complètement. L'op- 
jire.'^sion et la toux seules persistent chez quelques indiri- 
diis ; les nausées et les vomissemens ces.sent même dès tf ' 
(|'.iairièiije jour, et la chaleur, l'oppression, l'insoraraf 
disparaissent oi'dinnirement vers le sixième. 

5' stade {crisis; decUnalio vel desquamatlo). Le nui- 
trième jour de l'éruption , c'est-à-dire le septième tsa If 
linilième de l'invasion , les taches de la rougeole commen- 
cenL à pâlir dans l'ordre de leur apparition el prennenl 
alors iHie teinte d'un jauue-pile. Ces taches ja-anati-essont 
jilus fixes que la rOugeur à laquelle elles ont succède; on 
rip lienl les faire dispaïaîlro en letidant la peau. Bîenl^t 
l'épiderme se détache entrés petites lamelles furfiiracfe 
sur les parties où la rougeur a disparu ; la peau derenoe 
tièche el quelquefois rugueuse, est le siège d'une démangeai' 
sou très désagn'abie jusrjn';m dixième p« douzième jour. 



te, eài rare chez les adultes dans- cette foriëlë; dam 
morns simples:^ Ie( toax et l'expectoration se pro^ 
L pendant la convalescence* 

58. Ruhtola aine catarrho. Dans des ëpidëmies de 
le, Willan a remarqué qu'un certain nombt*e de mir- 
rtfsentaient une éruption dont les apparences extë- 
et la marche étaient les mêmes que celles de la rou- 
ulgairCj dont elle différait en ce qu'elle n'était point 
>agnée defièvre, de catarrhe ou d'opbthalmie (iZu- 
ine catarrho; spuria vel incocta) : il ajoute qu'un 
lie de quelques mois ou même de deux ans s'écoulait 
sfois entre cette éruption et le développemeht de la 
le vulgaire , qui le plus souvent se maniièstaît trors 
Lre jours après l'éruption non fébrile. Ce fait, jePai 
plusieurs fois , et je l'ai vu accompagné de circon- 
qui établissaient encore mieux la nature morbil- 
le ces éruptions. Ainsi , j'ai vu plusieurs enfans 
même famille, habitant le même appartement^ 
mt souvent dans la même chambre^ itre atteints 
rongeole catarfliale fortement dessinée , hors un 
entre eux , dont la maladie offrait les symptômes 
stade de la rougeole et ceux de l'éruption, tnoins 
énoraènes de la bronchite. Ces rougeoles sans cet* 
j considérées comme effets d'une cause épidémiquc, 
Iles les analogues des varicelles observées dans les 
ïîes de variole? 11 est difficile de les distinguer de 
les roséoles, autrement <jue par leur cause : toute 
lion entre elles est impossible^ lorsqu'elleàsonl spo- 
es. {F oyez Roséole.) 
3^. Sou$ le nom de ruheola nigra^ Willan a indiqué 



fjè USFLÂMMATiaVS tXAJXTBÈUkTEVSES^ 

un aspect peu ordinaire de la rougeole, dont l'érupUott, 
vers le septième ou huitième jour à dater de l'invaaion, 
devient tout-à-fait livide avec une teinte jaune^ Cette va- 
riété , accompagn<^e de langueur et d'accélération du pouk, 
a ëté principalement observée chez les personnes, d'une 
constitution faible. Le docteur Ant. Todd Tbomaon a vu 
chez un enfant de huit ans, atteint de cette variété^ Pépi- 
derme s'enlever comme une toile d'araignée humide, lors* 
qu'on pressait le poignet pour tâter le pouls. J'ai vu plusienn 
exemples de ces rougeoles noirâtres chez des en&ns atteiati 
de tubercules pulmonaires et de cœco-coliles ohroniquesiel 
qui étaient épuisés par la diarrhée et par la fièvre hectique; 
la plupai*t des taches de la rougeole ne s'effaçaient pas paf 
la pression du doigt; et lorsque l'existence de ces enfaosie 
prolongeait quelques jours au-delà de la durée ordinaire | 
de la rougeole, la peau présentait des taches morbilleuiei 
qui différaient de celle du purpura simplex par leur forme 
et leur distribution , mais qui offraient^ comme elles, dei 
teintes variées, brunes, jaunâtres ou d'un gris sale, suivaat 
le degré de résorption du sang déposé dans la peau. 

Je rapporterai une observation bien propre à faire ^ 
connaître une autre variété de rougeole noire ou bé- 
morrhagique^ dans laquelle la plupart des taches sont 
d'un rouge vineux et ne disparaissent pas non plo* 
par la pression. Cette variété ne parait pas liée, comme 
la précédente, à un affaiblissement de la constitution par 
des maladies antérieures; je l'ai observée chez des indifi" 
dus forts et bien constitués. A cette occasion je fei^ai re* ^ 
marquer que dans la rougeole vulgaire^ si on examine 
avec soin et avec précaution la surCice du corps, on dis* 
tingue presque toujours un certain nombre de taches plus '^ 
foncées qui ne disparaissent pas complètement par la ' 
pression, qui ensuite deviennent jaundtresets'effacQnt plus ^ 
lentement que les autres dans la convalescence. ^ 

$. 24o. Rougeole sans éruption (febria morbiUoia). 



Délit "^rttnki non «ôîm remarquable ^oe Ut preoMcato, 
I élëohseryée dans des ëpid^mie.^ de rougeole. Syd^nham 
iiit nsentioa dt rougeoles anomales (1674) et à\\ntfiètfnt 
morbillmuêe qui régnait dans le même temps, et qvi 
fiait caradëriaje j à l'extérieur «par une éruption de facile» 
rar le col et sur les épaules, imitant celles de la rougeole^ 
dont ellediflRSrait en ce que, dons celle*ci, l'éruption «lait 
répandue sur tout le corps. Gregory vsr plus loin : il affirme 
a^mr observé des rougeoles ao/ia érupUon. M. Guersent 
4 m également, dans des familles où rognait la rougeole, 
quelques individus présenter tous les syroptdraes de cettiQ 
maladie, hormis l'exanthème. J'ai plusieurs fois observé 
des roogeoles dont Péruption était incomplète et qui pou** 
Taieni être rattachées à la fièvi^morbilleusedeSydenham; 
mais )e n'ai point rencontré de faits semblables à çeux.indi- 
qoéspar de Haen, Gregory et M. Guersent, quoique mon at* 
tenlion ae soit dirigée sur ce point, depuis quelquesaunéea. 

La grippe etquelques variétés de broucliilei*ègnent queU 
qoefois avec la rougeole. 

$. 34 1. Rougeole* anomales et compliquées {Ru6^ 
anomalœ). Ches les enfa.ns qui ont la peau line et délicate , 
1 exanthème de U rougeole apparaît quelquefois partiel- 
lement dès le troisième jour; souvent il ne se manifeste 
pas avant le dnquième ou le sixième, sur les individus 
qui ont la.peaa brune et épaisse ; ses progrès soQt quelque- 
fois entravés ou arrêtés par Texpositiou au froid ou par 
un usage intempestif des purgalifk. Une petite fille at- 
teinte de rougeole, éprouvant du prurit dans lesfoi^t^ 
nasales , on crut qu'elle avait des vers^ après l'administra» 
lion d'un purgatif^ l'éruptiou disparut tout à«coup, et.ne 
put Être rappelée. CtWM rétrocession At l'exanthème estsou- 
veot accompagnée de douleurs intestinales^ de diarrhée, de 
difBcultédei'espii'er, de délire, de convulsions, etc^; danA 
d'autres circonstances, l'éruption parait sur les bras, après 
avoir été observée à la. face, ou bien ne se propage point 



VfZ nrFLALiiMATioiM ftiMtaiM/iTEusss. 

■ 

car lés itettibrts , qui ne pfësenteAl pas ûfie 9tQÏ9 ffldié 
dàM toute leu^ étend ae. > ' 

$. sis. Chez les entatis no'ui^eati^ne's, des éttiptioiispapu- 
teBs€tt%efMMidrMe^atià(rophufcM;chesdesmakude^ 

bUé^d^éèi Kb pciètâ4^ de* kt vâttote ntffuM^air moçuMe, 

ééê éj^lsfàxfs, dé!^<«fl'atxhti«4iôn9-fîS^^(tes>|M^ déyrf* 

ftb1<fc>iis«érébràfè9)des inflàmif)MH9tt)8 {rtilsMi motaài^jmfH^ 
tefWiftiè lé crdtip^ lia broflcMEè, hi pnéUvA^nftey tt^Me^iM»- 
iite^ eto;, ëtt s'dsicëiftirt k rëfuptiôit^déla ^dit^é^^, amw rtt 
k éme tùéiaâië otié foufe dlgyprmfom >ywylb m ililfi tt 
dimi tt ftint étefMfjf» tè iftodèl^ dMV ies^olite^f HtfoiB pWT' 

%TeW'frOR!j|( 

Uoîfé^ Vêt âiàfrnêè se éMêf^ êàm lë eo^tto'dhifrê Mu- 
gfébtë, c^^ qiufàhiti'éf<)^ un' syYnf^fMé' gÉtt^> àMMctt it 
eltef est tf€C^4i^gHé&d'Q^fMil4i4 H ériMtiàHk fté^MMt. 

leur durée et ieiirs effets, peuveiif élWdMgèiSeneiéfs'éNlr m- 
émti Ib détttitidil', éC ëtfévWt é»ivi ^ii'Me fWlÉUtiaison 

tîfOiifél'teî 

$. i43. tA ^Mgéote petirt exeeeeir uwé tolkiéiicé $(sAutain 
^W'deè mflMfiiMMio]^ cbrotrrqt^^ de lié peà#. J'ai soigné, ii 
l^t^kal SiibMntëiàe;^ ^«é jeilM Hlle AtleHM^ 
o1lréfii}f|dé de la ihce^-^a dAi cifôY^rn «ed^dt^ittA, et qui 
-mt iàtfaérVàp^ m^ Forte éfcrptioi^ de l'OttgSHlél D'ùiV tfutre 
^Mé^ M. A^béK i^^t^ôrfe Pofisei^cnkfn dé dMx etifiiiii 
«fitfèt^d^èèaAAVft'iniij^^ du eort- ohé>(^lfc» (éteftonnr 

ii^««tè)ér (}di aj^R côV^trÀcté li^ rbu^eotC^^fiMont tout-à' 
ttoup cféhfâVi^Mséir dr^ «choreir, et i¥e tardèStnit pd» à sue* 
MMkeV. 

t)liii4<faèiqueïr ctfs^ Ifa fougeolè a pât'n p^toquei* le dé- 
t^eto|3peilltm des iubétculiga fHiitiH»riiiiitHn-} dotiveat M^si 



«Hetflt Ullu ki^ P^ ^"^ (^ )< C>or9q«(e l^tr rougeole ei^f. eottCfac- 
't>J0 im itièwNr tiM ip g qt» la parioié, ordinairement \et rou- 
^(eol^M'dëfietojlINrkrpMiliîèFe, el MApetrd alom Itiir^archte 
tjfe I > ir^i4 tf fcp» Wioliyii^ YteuMeut iti{>iH>rt< tfrrexemt>f6 

- S* 344; Jirfâihn KméitmiiPM ( Mb/4> êmindàrii >. «^ 
Fendant l> éH K Wl IwMr êwi UL ^a obé«fte^ fw krdov, Cn atne» 
«m l«» iB«wlMwMifetetin ^ lantdl d^ ptnhiltea' semlhlableâ 
à asiles rivUieilpfnta, eu bien de» pu^HiiteA* acddenlelt<^ 
HHimi f idmj i toft ^ fi w ii ^ épïti^aes sti^ les pied^, les jambes, les 

•'ëtitÊÊtiê nù hHlêÊ^nta. Dfeins d'âtsires* circonstances , ce sont 

'tfcaf iùÊHMÊMti^fié chroniques des paupières eC^ié leurs 

b«rd9 Kbito ,m dé la CMjonctive; des éruptions v^icu- 

léttae^étiffc pATilton de Toreiliié, des eugorgemetis clirb- 

Mi<|<Mé ^M^IfMigKMS lymphtrfrqties sous-^-cutànëS: ce s'ont 

Mftf 'Àltf t^^otiefaites, des (onx opfniâtres anarlogues à la co- 

-<)toei\l<lbê,. detftKiéotf-colites, des|)neumonies, des pleuré- 

shsé^etéVi^^lé&èxîêtase spéciale veuis^ùfent pins réelles 

tprtr d^ flltfbtsttofis {toftamrAatoires, ayant Même siège et 

fhétûe éLéoâMf nlufis produites pafr d'atifres inflirences. 

tA tWfgitftë, ttlt tfûfûqùê(ôi9 suivie de phtbiste, comme 

. F» Hdffinatiiyyirfatt dé;à remarqua. 

• %. 5i4*. 4)iftërfraihn9ù^aiomique8.— V6ge\ avait placé 

- iKiriè^^ IMmiihèteit de la rongoole dÀs Pépiderme. Des 
'if^dii^<Sh^ ylÉi^Aîxaetéi) ont démoiitté que la rongéole af- 
' ibdIaSt apètfialèméht là iti^fmbrane tànqueuse des voies aé- 

l46àA#ét1^ c^[)srtéthfuTaire de la peisù, qu^on ti^ouve 

' ^)«èfM§ thelfc les* tfidtvîdûs t(ùl ont succombé à cet te ma - 

Ridië: IM èâtttelflt^ iMIbiïiiques des inllammations mor- 

'bffletiMv ia ititigëùi* er la séérétibit ées bronches ou de 

TItftiisthi , ne'ffffSretït pas sensiblement de cielfes que Pon 

6bierre & là' attiVè' des autres 7uflitmmations non spécifiques 

de^ mértfie* pfMîés. Laennec présume qtre rorlhopnée suf- 

foeanle qui^mj^rte quelquefois les enfans h la suite de 

(f) ÉaènSU CbljfMf médle: , i** éd» » t. tiz, p. 49* 

12* 



l8o IlfFLAMKATIOlfS EXAJfTHiMlTBnnS. 

la rougeole, est le résultat d'un oedème idiopathiqne da 
poumon. J'ai vu cette difficulté de la reapiration produite 
par une bronchiie pwudo'^membrctneuse trèa iniraie et 
mortelle. Dans les rougeoies anomales et compliqiiéeê, m 
trouve des lésions yariées suivant les parties affiset^; 
quelquefois au^si la mort ne peut être expliquée par les al* 
tërations des solides observées à Fouvertore des cadavres» 

$• 246. Cauêe9. — • La rougeole ^poradique^ ou épiéU^ \ 
mique.^ est pcoduite par . une cause spécifique dont la 
salure est inconnue et qui n'agit, en] général, qu'une fois 
sur un mèmeindividu^Çette maladie se transmet facilenNat 
parmi les personnes qui habitent une même maison^oiepitt- 
dant une certaine disposition à la contracter est tellemeat 
nécessaire qu'on voit des individus résister à l'influence d'une 
pi^emière épidémie et être atteints dans unesecionde.ToieUiy 
Schack, deHaen, Meza, assurent qu'ils ont observé plusieqn 
fois la rougeole sur un même individu , tandis que Bosens- 
lein affirme que, dans une pratique de quarante ans, il n's 
pas vn^ une seule récidive. Bateman en admet la possibilil^y 
d'après le docteur Saillie. Dans une lettre écrite à 6.-L.Tsr* 
gioni(i}, Genovesi dit avoir examiné AtiXXïïhi pandémie nif* \ 
béolique qui eût lieu en 1 787, dans la ville de Santai-Cro^ 
quarante-six individus^ tant hommes qu'adultes, a£Pectés ée 
nouveau de la rougeole quoiqu'ils l'eussent eue quelques an* 
nées auparavant. Dans l'épidémie qui r^na à Vire, en 
1777, Duboscq de laRoberdière eut occasion de traiter ée -. 
cette maladie éruptive plusieurs en&ns qu'il en avait goé^ «• 
ris en 1773. Depuis la publication de la première édition dt ^ 
cet ouvrage, j'ai observé trois exemples très remarquaUii ^ 
de ces récidives. Un est celui d'une petite fille de sa|it : 
ans qui , trois mois après une rougeole bien caractéiiiie . 
fort grave et compliquée d'une pneumonie ^ a éprouvé ^ 
une nouvelle attaque de rougeole, avec catarrhe, toux ; 
férine, enrhumée^ et qui a été suivie d'une ophthalraie 

(i) AviH aopre la talut, nmmia, w>L FIT liu, W ngm, éaU» Lig, 7«fftoH, 
p. QS7-«7a- 



• ROUGECKJS. ■ i ' . fSi 

aKNrfcîUeiue tris rebelle. M. Guenent a ôbaerv< de sem- 
Uablee râcidiTes. 

Qiielc|«et indiTidns peuvent avoir de fr^iienten coiii- 
nmoMitioni avec dea malades affêoldt de rougeole sana 
ea élre atteinta. Une jeune femme ayant contracte 
ocUe Mladîe, sa fille ainée la prit trois semaines apris, 
et sa Ble cadetle^ Agëe de huit ans, qui jour et nuit 
habitait a?eo sa sœur, a'en fut point attaqua. Toutefois 
le nombre des individus qui paraissent se pas être aptes 
4 MQtraceer la roug^Ie est comparativement moioa con« 
ddérable qae œlui des personnes non vaccines cfaes les- 
quelles la •variole ne s^est jamais déchlMe : Borsieri va jus- 
qu'à dire qu'à peine existe- t--il une personne qui en soit 
csempte. La rougeole attaque tous les âges, et se développe 
dans tous les climats. P. Âlart. d'Angbiera (i) dit qu'elle 
n'existait pas dans le Nouveau-Monde, et qu'elle y a été 
importée en i5i8. 

On l'observe ordinairement sur les jennea enfanst 
quelquefois cbes les adultes, très rarement ehex les vieil- 
krds» Vogel et d'autres assurent que des enfiins en ont 
sffert- des traces à leur naissance. BUe attaque les en- 
fiios plus souvent après qu'avant la pi*emière dentition. 
M. Baron a retnarquë que l'angine et les affections céré- 
brales ëlaieai les complications les plus ordinaires de la 
rougeole cbes les en&ns a la mamelle. Elle se communique 
par le contact ou par infection ; elle peut aussi être pro- 
duite par l'inoculation du sang des pei*sonnes qui en sont 
afiectées, ainsi que l'établissent les expériences de F. Home, 
vérifiées par Speranzaydant une épidémie de rougeole qui a 
régné à Milan, en 1833. Ce dernier a inoculé d'abord six 
jennes garçonsde la maison de travail ; la maladie a été com- 
muniquée et a suivi une mai*che régulière et très bénigne. 
Cette expériencea été répétée par .d'auti*e& praticiens et par 
le professeur Speranza , dans plusieurs autres circonstances 

(i) J>e rehmt OtêmicU et 0/M Jffo9o, ikca4* IF, cap. X| f. 6a« 



|9» nrFLAlIMATIQiiil ISIMirHiMA.TSI1SE8. 

Mt «vetf IMS s^ùcàs coioplel. On &îsail avec mot tiMwUt mm 
très légère incision sur une des plaques rub^Uqnes ktfjul 
larges et le pUis «n^nunées, de ««itiènei à m ^h» la 
;|^oini9 i)e rHisUrpitteoi )fiàt leîale id« «aog. Oa <praUqa»t 
de9 pjiqâces rai' le bras de l'individu «ain, eicm ki reaoavrait 
d^Qoe bandeti Le« leflfeu de rinoculation se faamfajitaîgBi 
(OpdinairemenljuaJbiwt daqudqoee oai's..Altz.lilDEa(ft) 
49t luooke (fè) ont ùipcmlii ia rougeole avaa l^tunûor hMfr 
jnale ei lin sabre reopeiUîs aKr d«a îndindiM altaîiitajdoaeUe 
maladie* Deweei rapporte^ d'apràs Chapmai^ qoaidfaaMftif 
de cegeni*e oiit été iontileinent tentés, ea jfcSott ati disf»» 
aaire de Phîladelpbî»^ et cependant le aang^laa lanMa^ k 
mucus nasal et bronchique^ et Icsi lamdles e^fidlideardal^^ 
pidermoi fur^iH auccessivemept employée^ le. n'ai poifli 
répétd oea expériences. 

S« aijr» La rougeole règne.le plus SDaveoi d'jine mtaùiti 
épidémique à la fin de l'hiver^ et au conuneocemesiidv 
.printemps. Uépidémie de rougeole observa a» i6fi| à 
Londres j par i^denbam^ et celle qui regsa A Upsal « 
4^59, décrite par Bosea, furent ^i^§(n^« : det rougeob 
a^wmaléiê et malignes régnèrent 4 liottdnes an 1674 ; I^ 
pidémie "obatt^fée on 174 1, à Plymoui^ par HttKbami élsit 
souvent compliquée de pneumonie; Wataon a vu da» 
rhâpiial des Bnfansr Trouva à lAMadi^es» en 176$ et 1768, 
deux épidémies de rougeoles pulrides ; des rongeoles liés 
graves, compliquées de mUiairej.ÏMimïil observées A Vif» 
et décrites par Polinière et le Pecq do la CI6t«re ^ en 4 771 
et 1773^ les iXHJgeoles qui régnèrent i Paria, en l'anvff jj 
étaient OKnpliquées A^affiediene abdœmimales ; en l'an vfl» 
elles étaient quelquefois associées i la.«Mr2aiii9fl. Dana «se 
opidémic de rougeole 9 observée à la fin de litooci au oeof 
naenoemant de 180a par Oonabrueh (S)^ quelques anfam 

(i)Jgsww^tiyiai. iirfi«fMfc,to4,.Uwaid, i7Sy,p.ge. 

(3) Gonabmch. FermUehte pmhtUehe Bermerhmgem, ^nfeland. Jom. 4m 
prak|isc|i«p ]Ii|ikiia4s»a.jpa,at â, «.Se.) 



fureni attelais à^ fièvres nuabiUiiUfS taas riMptiû^* Ils 
avaient une fièvre violenj^e av4*c lori li*s iiyw^Lunieii c^tUr- 
rbawjc qui accfl^pj^iU'.nl U j'<ujj;cole; {>tij« ij «ui*.if naU ou 
une^^MipJÎou ià {)i'ij;ie visible (|iii disjjiti.A4bsiiii rçpulaaieni , 
ou ^voi^kwciil «oe foiejur ^kruubiiLef ^u uiie ditutJi^c^e^ oii 
aae rvaci^itûtH^ «l((ll»uj*4ifwiire rruriAf; c^cu^o de .ces 
évacu9Ai<¥i« araii ^^«riçfiie diose de «inécUl; «'tUicLni/éfi- 
denijniBj^i, dic-ilg desfièviie^ murJbiileiMos qui a1Laic^l.t ii^é 
pjçtiUoes dfi YinfiueuJta i^t de la jcpfjuelociie. 

£0 Aiulûiyt compara.! iveiaeHi ces vpidcmie^ cAuo gi*a^ 
ooq;i]ire4'ai^ii«a d«in4 J'Jusloire iioun a ë(é iiiis>ée^ 00 .voit 
qvi; la jilufHin ont oTTeii un caj^autcio paiiicailif r de biu^- 
gfiilé Qu jde maUgnilé 9 et (]ue pjosqne toutes uut v.t:i; pim^- 
déai d^affectioos •c/rtanli^iës^ de coqueluches 1 jjjaa giipjpi^ 
OM 4^inflj^^aj^ qu^ladli;;» iuicieuiieinjcuX Judiqure^ çp^iji^c 
li^pnéU^dêt des ^uii^ilu.(iuu> iuuiJiiiUeuM:s ; iwiSu dUes li^iU 
(HWîifl^iais fpocéi)^ A 4ea épidémies 4^ variole. Cette ^tm^ 
«93?, 4msj#^voHtfig}bi^iyé|à IV!'^ c,e)tesucces«j]aa.s^)^' 
lie par 3lç^k et<d^ U^^f 4W «^i« ^lu^iei^ra «u^^ds ,{|u|> 
spr^ amie ^ppouf^ penij^int xyvin;^ jpk^J^s wie v^iilf^^ 
iofé0 fiftyfA.^ fkQi empile é/^ .aiieûiM 4p jla lufy^eole, 

S. 348. fiiqgimtiPf -r Uww fl^ »ti^ dp ^ qonfpgiqu ff\i 
de l'ç^rpesctf#io^,rf W«jW€y.i§.li> P^i^ftl^ p^t i»^*^ pr4- 
sDmée , si la fièvre est ac/:9K;>pAgK^>j4f*i rougsuf* 4^ ^ei^ 9 
de larmoiement, de coryza humide p à^4)Wff^9^^f' f ^^ 
doulem* et d'ardeur dttos la gorge, de toux <Àç)vÇ.^jîaii- 
ganle, de somnolence; s'il règne une épidémie de rougpo^if; 
si le malade n'en a point été atteint antëriempement , si sa 
famille en est affectée^ ou s'il a eu des rapport^ avec fies 
pei*aoDnea infectdes. Au début de VérupUon , le diagn^tic 
n'est pas encore certain ; les petites taches ixnuges par Ij^- 
quelles a'annonce la rougeole, tant qq'elles sont ^sçjlées, 
ressemblent beaucoup à celles dp la variole;, mais elles 
ne tai*dent pas à èt;*e disposées en pelils arcs ( i/i jçiçemos 
QoUeciœ^ Foreest), et si elles sont ordiuairement peuéle- 



l84 IlfFLJLMMATlOMS EXÀKTfliMATEUSES* 

yréea et comme papiileoses sur la face et sur le front, elles 
o&rent Tapparence de véritables taches sur la poitrine et 
sur les membres^ bien dîslinctes des élevures de la varjote^ 
qui plus tard deviennent de véritables pustules* La rou- 
geole oflPre des caractères qui la distinguent suflisamment 
des autres exanthèmes , et en particulier de la acariatine. 
Dans cette dernière maladie, la rongeur est en nappe, égale 
et continue, ou du moins ses taches, analogues aux aur^ 
faces ërysipélateuses ^ sont beaucoup plus larges que oeliei 
de la rougeole qui laissent entre elles de petits intervalles 
irrégnliers , où la peau conserve sa ctelenr naturelle. Ce- 
pendant lorsque la rougeur et la tuméfaction des joues 
sont très prononcées dans la rougeole , elles peuvent 
obscurcir ou masquer, sur le visage, la forme particulière 
de l'exanthème morbilleux qui est bien dessinée sur d*aii* 
très régions du corps. Enfin, dans la plupart dev rougeoles , 
il y a toux férine , et quelquefois expectoration de crachats 
pisrtic'uliers : tandis que , dans la scarlatine , la langue, h 
bbàche et la gorge sont ordinairement d'un rouge vif, 
sans toux et sans expectoration. Dans la scarlatine^ k 
desquamation de l'épiderme s'opère en larges lambeaux, 
*snrtbut à la paume des mains; elle est fnrfuracée dans la 
rbbgtote. Là rougeole dîfiPère de la roséole A^élè , moins 
"§iit la- forme de l'exanthème, qu^en ce qu'elle ebt ordi« 
xtairément àccompctgnée de lannoiement^, de toux, d*aU 
téràtion de la voix> etc. Il est plus ^difficile de distinguer 
*Ia Toiagèole et surtout la rougeole aanê catarrhe des ëmp- 
''iioins^tiké Willan a réunies sous le nom de Moêéolm. 
(Vi/ytzAoséàley 

' L'existence d'un exanthènici , dans la rougeole tHdgaire^ . 
ri^ péttne^'^f^ de la confondre avec le catarrhe pulmonaira . 
drtfihairif di/ 'avec la grippe. A la fin de sa durée, le ea- ^ 
^'ASsitiïi^ éiàrbileiisi donne quelquefois iieu à uneexpecto- 
^'^fdrijjaVticùJièi^e, qui a fixé l'attention de M.LerBii8icr 
ii^ikliAi' Aùdriit;' D'abord m uqueux , clairs et limpides, 



I 

\ 

I. 



HOOcnoLs. i85 

lu boQt dé trois à quatre )oni*i, les* crachats idavîeiraeiit 
épais, arrondis, liises è Ictir surfiK>e, d'una couleur )aune- 
▼crdAtre, parfailement isolés les uns des autres, et surna- 
gent & une grande quantité de mucus glaireux et trana- 
perena comme les crachats de quelques pblbisiques. Bien- 
tôt ces crachats sont remplacés par d'auttes qui adhèrent 
lu fôiid du yase , semblent formés d'un mucus grisfitre, 
homogène , nMé d'air et de aalire, et qui ressemblent aux 
ciaehats oixliuaires du datarrhe chronique. Chen les jeunes 
enfiins^ l'expectoration est nulle ou peu abondante; beau- 
coup de rougeoles ne sont pas accompagnées d'expecto- 
ntion. 

Quant aux catarrhes mor bilieux (rougeoles sans érup^ 
non ) qu'on a observés dans des épidémies de rougeole , et 
qui sont produits par la cause spécifique de cette dernière, 
iU présentent , pendant la yie, quelques caractères propres 
à les distinguer des'mflammatioos ordinaires 6m voies 
aériennes: la toux est sonore, d'un timbre particulier, 
firine et enrhumée; les crachais sont quelqueibis numrau- 
laires, et la dui^ de cette aflPeclion oatanrhale est ana- 
logue à celle de la rougeole vu^aire. J'ignore. si l'humeur 
on les émanations d'un catarrhe morbiileux , sans érup* 
tion, peuvent donner lieu au développement d'une rou- 
geole avec exanthème; ce qui constituerait un caractèi*e 
important. 

Dans la rougeole^ il faut , en outre, par une exploration 
attentive des organes de la digestion et de la respiration 
déterminer l'étendue et l'intensité des inflammations in- 
ternes qui accompagnent l'exanthème , et en particulier 
le 4efgcé dé celles de la membrane muqueuse gasiro-pul- 
aM>naire. 

les ophihalmieê nwrbilUuseêèe tnanifestent ordihaîre- 
nient avant le développement de Texant^me.' Biles sont 
humideê^ et «érsiasev i et suivent la nlarche delà maladie 
principale* Ches les cn%ns faible^ oi) aoropfaulaiixj elles ne 



l9$ OTLkHKlTInm eUSTHÉHÀTECSES. 1 

tmià9ti§fptut:^BVrua que dans I« (!éci-oist«meql tie l'i | 
rvptjoBb iQM*À.iM>Vr-.«phlhaliiiies qui sucvienn«nt ^li^ 
Urdi ellHiMHt |lU|Ub dues auxccaiU de if^gime, m\-: 
ntfreidiiMDMWffltbï^u'àla came spéciale de U roiignik! 

S( 2igf,PtWtpatia,''^ l£& ^[lidémieide rougeole, «"i^l 
V«atll^iglMii4Ùtf^rifiisuns et 1» climats tempem.mll 
plua aieiirUiibmt«Utii le» payscltaud» ou Uès riHjids.TuU' 
4cfbùt ]• uAnevilla ou le même canton, & tles vpoqm 
'd)ff^re«lei, |wu«wt él>e le tliéltrè dVpid^mîes de i-ougcol 
Mtiif^Dfli 4Hl KeortriJQ'es. L'épidémie de 1670 ohsermJ 
Loadrs par Syàttiium\ Ctit bénigne; cflie <le 1674 f"' 
remarquable^ au contraire, par In fi-equence de la com- 
plica Uon de l'-w ^ ti U iiMPe avec la pérîpneunionie. 

La Koagcvk Mtl^eet régoJièi'e ne doit i aspirer a ucui» 
GraiRf«>4lwta«L jefa^Utt les sympttlmes n'amendent apie 
r«rupiîcMik. ..-..,- 

■ h»'téffdmii: ée it marche de la maladie, le p« 
d'inteaail^ dea^isAamisslions gastro- pulmonaires et it\i 
fiÀri'e,iIa.fliO)leui: gffoérale de la peau lors du d^veiof- 
pemçnt de l'ezaathÀtne , une égale lépartilioii des ladi6 
bUr la fact), le trpnc.et les membres, sont des signes l'avo-j 
rablest. Tiisot aswre que des évacualions cuasïdéi-able 
par la sueur, les urines et les selles, dans le counè 
la maladie, Miit d'au bon augure; j'«l tu des coau- 
lescen ces très promptes sans que ces évacuations uieqtiV 
lien, etdes dùrcbéet plus nuisibleaqu'utïleii. 1 

Lec/MY>aCnîm«rdel'ârupLionsont en général p\ua^rg0 
cbç&leatnùioa^-Bartoul pendant la dentition. La umUI' 
est plus dangereuse chex les femmes enceintes ou auani- 
leneot ««:ouebé^, chez les individus pusillanînMi^* 
chez ceux qui sont déjà atteints depuis long-temps-dÎMi 
aSHtiB«>dfaroii(qne de quelque riscère, et notam(aeitil> 
tubBi-otdes 'pulmonaires, Cepfindaa^, ea^^6rat,^nU.^*iiw 
do rexadBtÛoHb lait subordonnée à l'intenHiA, àtm MêI' 
ijitei'ses qui l'accon)pagnent ou qui lui succàdenL L'ûup- 



ion de la rougeole ayant le troisième jour, son apparition 
ardive, irrëgulière ou incomplète» sadisparition brusque» 
9 rougeur plombée des taches » le développement de pëlë* 
bies avec une forte dyspnée, sont des symplâmes graves. 
Is indiquent souvent des pneumonies dont l'esislence 
ist facile à reconnaître par l'auscultation et la peixussioii 
le la poitrine.^ Quant à la teinte livide ou noîr&tjre dos 
.arches, elle n'aggrave point le pronostic, dana certaines 
rougeoles hémorrhagiques, qui ne présentent d'aîlleui» 
^u^ les symptâmes des rougeoles vulgairta. 

La disparition de Téruplion par l'impression du iioid 
peut être suivie de métastases graves , et quelquefois de b 
mort. 

La coexistence de. quelques inflammations de la peau 
et en particulier celllB de la variole^ rendent le pronostic 
plus fâcheux si elles augmentent le ^'ouble général des 
fonctions. Des affections dn cerveau on de ses membranes, 
l'angine laryngée croupale et la bronchite pseudo-mei^i** 
hraneuse peuvent occasioner brusquement la mort; 
dans la plupart des cas» elle a lieu vera Je huitième ou 
le neuvième jour de l'invasion » ou beaucoup plus tard 
par suite des progrès des maladies secondairesn 

§B 260. Traitement -^Ijorsque l'inflammation des voies 
aériennes qui accompagne rexanthème de la rougeole 
ett peu intense 9 et qu'elle parcourt &cileraent et réguliè- 
rement ses périodes , le traitement est des plus simples. 
Couvrir assez les malades pour les préserver du froid et des 
variations de température, sans les fatiguer par une chaleur 
incommode; les maintenir à la diète et leur faire prendre des 
boissons tièdes et légèrement diaphorétiques » comme des 
infusions de bourrache et de fleurs pectorale^ sucrées ou 
miellées; administrer quelques cuillerées d'un Woob ou 
d'une potion gommeuse si la tou3( est fatigante 4 pres- 
crire l'inspiration d'une vapeur émolUeiite qui diminue 
en même temps le coryza et le mal de gorge^fE^nfin» gf^ 



iBS JNFIAHMATIORS KXASTHKHATKDSES. 

MratUf iM y^iiK d'une lumière trop vive; XeU sont le 
KM^Ctaf.qfa'il faut générale ment employer dans la rougeolt 
sù^b'iiri imlgnire. Pendant toute cette pëi'îocle, lea 
finit i|aîjtf ilécouvient factlement et sans précKulion, Ai- 
nnt être«urTeillé»»oigneus«ment jour et nuit. 

Le traitement de la rougeole sans catarrhe peat « 
rMimftA Un régime doux et aux boissons délayantes. 

Lm iiriUmmàUons qoi précèdent, accompagnent « 
■tififenl i« rougeole, poar peu qu'elles soient inteiuet, 
rétament des soins particuliers. Une application de sao^ ' 
Met à' P^igaslre dans le cas de gaRlro-<ntéi-ïle , et à li 
partie aniérîeure du col dans la laryngite concomitant; 
une oa plusieurs saignées du bras, lorsque la péripneu' 
mdaieort'ïmniinente on déclarée, produiscnl unegrsixJi 
améliBfstibn dans les syniptdmes, favorisent le déveiop- 
pomMt'de l'exanthème lorsqu'il ne s'est pas déclai-é; l( 
r^nfariant lorsqu'il s'est montré sous la forme d'énip- 
tiôu lueeegsives et itif^omplëtes, et préparent Bon retouf> 
Itwsqki'it rat subitement disparu. 

La saignée peut être employée dans toutes les périodti 
de la maladit^, si des complicnlions la réclament ; le ploi 
souvent, ou la pratique avant le développement de l'exaa- 
tbème.l/apparitioRou l'existence do Qux menstruel, si elk 
n'apasproduit un Eoulagemenl efficace, tics*opposepasàce 
qu'on ouTre la veine. Cliez les 1res jeunes eiitàns, l'ap^ 
calioo de sangsues sur la parti» supérieure de la poildn 
etitf en général, préférable à la saignée. Ces applicaClMi 
doivent être répétées aussi souventque le requiert la grnrilî 
des sympKjmes; cliez les enfaus au-dessous de cinq àMi 
}a phtébotomie n'est indiquée! que dans le cas d'oppreiWA 
soudaine avec sulfocalioQ ou de pneumonie très inteofb 

Les piqûres des sangsues coulent quelqaeftn» sî àbOft* 
dkmment, tmvqae la respiration est gânée, qa'un« peè- 
aùtmt ÏMlelligenle doit en suivre les effet! ; il faut vriller a 
même temps à ce que la surface du corps soit préserï*^ 



ftOITGXOLB. 189 

de Pimpreisioa àa froid ^ tartout pendant qu^on renonvelle 
les linges et les cataplasmes si on y a eu recours pour 
favoriser l'ëcoulement du sang , ou bien encore lorsqu^on 
lécouvre le malade pour en arrêter la perte > à l'aide de 
l'agaric ou d'une caulërisation avec le nitrate d'argent. 

L'oppression, l'anxiété, les palpitations, l'agitation 
c|u'on observe les troisième, quatrième et cinquième jours 
de la rougeole ne réclament les saignées générales ou loca* 
les qu'autant que ces symptômes dépendent évidemment 
d'une laryngite aiguë, inlense,d*une pneumonie ou d'une 
bnmcbite très étendue. Dans tout autre cas, la saignée 
pourrait être nuisible, en dérangeant la marcbe naturelle 
le la maladie, en rendant l'éruption moins abondante 
et la crise moins franche* Les praticiens qui s'abstiennent 
des émissions sanguines voient ordinairement l'oppres- 
sion se calmer et la gène de la respiration se dissiper 
sprès le développement régulier de rexanthèaie* Je dois 
sjouter que les saignées générales ou locales pratiquées jus- 
qu'à dé&illance par Rhazès, employées avec plus de mesure 
par Mead et par Selle n'ont pas sur les inflammations 
morbilleuses des voies aériennes une influence aussi £alu- 
taire que sur les inflammations des mêmes organes pixH 
duites par lé froid ou par toute autre cause, non spécifique; 

Si l'exanthème vient à dUparaitre tout-i-coup, il faut 
recbercber si cet effet est dû au développement ou à Taug- 
mentation subite d'une inflammation intérieure, à des 
convulsions , ou bien si cet accident a été produit par 
l'impression du froid. Dansle premier cas^ il faut combattre 
directement les complications ; dans le second^ on plonge 
le malade dans un bain chaud simple, dans un bain de 
rapeur, 00 bien on applique deslinges chauds sur la poitrine 
e ventre et les extrémités, en les renouvelant aussi sou vent 
jue cela est nécessaire pour provoquer la sueur et le retour 
le l'éruption : si le cas parait tics grave , on promène des 
nnapismes sur ces mémos parties. Les vésicatoires sont 



Vyi niFLAHHATlOtfS EXAimiÊUA.TEOSES. 

plus partie ni iê rem tilt utiles Jans les rougeoles compllguéii 
de pleiir^aies ou àa pneuruonies, torsqu'iine ou plasieuE 
soignées ont éié pralirjuées. 

Lorsqu'il surrieiii das c.oavutsioru chez les enfansatli' 
qiKS de la rougeole pendant le IraTaîl de la denlilion,il 
Faut appliquer des Baogfiues au-dessous des oreilles. m 
v^slcatoiresui' la lAle ou à la nuque, donnei- de petîleaJu* ' 
decalomeld llnt^iieur, eii même îenaps qu'on cliei-chei 
rappeler rérupliouàl'aide des bains de vapeurs ou desbaÎE ; 
sloapisl?s. La rê^pparilion de re\niit!iènae ne doit pas Ki* 
jours conduire à un pronostic favorable; j'aî vu les col' 
vulsions persister malgré le retour de réruptïon et 1« 
cnFans succonlber en quelques lieures. 

Lorsque la riin/v/iee est ationdariLe elle doit £tre com- 
battue par des cataplasmes émoIJieiissur rabdoinea,]»r 
les laTemensded'^coclioiisde guimauve ou ci'amîdon,pi< 
la tWriaque et l'opium ù petites dosés. H ne faut pï 
confondre ces diarrhées screuties avec les évacuations glai' 
leuses et sanguinolenleu d^s cocco-colîtes, qui r^clamenl 
l'application des sangsues à l'anus ou sur le trajet dugr» 
intestin. 

Dans les laryngo-trachèilea avec toux fréquente, felï- 
■gànte et avec timbre croupal , il faut pratiquer des si- 
gnées locales à la partie antérieure du cou et admïnùlff 
ensuite le tartre sîibié ou l'ipécacuanba ; les eEfurts Aavr 
missementsoul presque toujours suivis d'une dlaphorése* 
lulaiie; à doses purgatives, ce^ m^dîcameus Eeraïent 6si9- 
coup moins utiles. 

h'in/lammaiion de la gorge est apaisi5a par les bois- 
sons et les gargarismes adouoissans, e( pai- les p^dilaf* 
alcalins-, les légères ^plata sis ne doivent polnl ^l'earrAilÀ 
l/op/Uhalmie niorbilleine , abandonnée à elTe— ho&àci 
elle est légère^ doit être comballue par tes saagsuM etki 
lotions adoucissantes si elle est plus intense : un v^âo*- 
loire à la nuque el des iiurg.dirs lont niîcesaaires lorsqu'elle 



jiêrmiedaifi la eonmiescenee ; en genJrtfT, elté M peu 



rrave. 



Lfi méthode expectante où antt-phlogîâtique raodéi*ée 
»t applicable à la variété de rougeole hémùrrhagiqut 
fut 9 par ses autres symptAmes , se rapproche do la rou- 
ble vidgttire. Lorsqu'au contraire Tes fâches sont très 
pâles et d'une couleur liride^ et loi*sque le pouls est petit , 
wcéMtéy la peau à peine chaude, et que ces phénomènes 
iftnt liés & un état cachectique de la constitution , l'eau 
vineuse 9 la décoction dé Quinquina, les potions t'thérées 
A camphrées y donnent quelquefois lieu à une réaction sa- 
hlaire; il faut aussi chercher & la provoquer, toutes les 
Ibis que la marche régulière de lor rougeole paraît avoir été 
AMravée par l'abus des éraii&ions sanguines ou par l'in- 
fluence d'hémorrhagies considérables. 

La pâleur, la lividité des taches , la formation de pécé- 
chies, la prostration et d'autres symptômesadynamiqaes, 
root quelquefois l'expression la plus commune de la rou- 
geole dans certaines constitutions épidémiques. Les vésica- 
loîreâ promenés i la sur&ce du corps, le camphre, la ser- 
pentaire de Virginie , les préparations de quinquina à 
rintérieur, sont les remèdes qui otit été le plus générale- 
liient recommandés contre ces i^ougeoles malignes qu'on 
obsei*ve rarement à Paris. 

Dans les rougeoles catarrhalea très intenses^ dans 
celles où la bronchite est très étendue tandis que l'éruption 
est (>eu considérable, et A plus forte raison toutes les fois 
qu'une dyspnée suffocante^ sans symptômes de pneumo- 
nie^ peut £tire craindre une bronchite pseudo-membra- 
neuse , le tartre slibié ou l'ipécacuanha , administrés le 
(icuxiènne ou le troisième jour de la maladie^ diminuent 
sensiblement les symptômes de Tinflammation des voies 
ameane8,et favorisent le développement de l'éruption. On 
a aussi recommandé celle mélhode d'une manière générale 
pour rappeler rexanlhème après sa létrocession; j'ai eu plus 



19* onLuotiTion tx.àSTHiKA.rf»nxs, 

■olITCVt npMM aux saignées, aux baim et *ax vinnlif 
Tta, lomjiie cm cns graves se sont présenléa. 

Fondant U otunmleacence ^ une diarrhée spontanée (t 
pMMgèf«,bTOnse quetgucrois la guéiison des inflamn» 
tiçii» iecovlaififf, de la conjonctive, du larynx et des p» 
nrqiif .Ceptndfi t en abundoni^ant à elle-mêni»celU aftc- 
tÏQKÎnlqitiq^^ quelquefois nalulaire , on e'expoac à voirir 
nuladM llép^ÂF ^"^ rinUiience de cccco-colîtes rebdlal 
pltu fréqiKHlei. que les diarrhées purement s^rensa «' 
ori^iqiies. JPpHV. Uférenir ou comballre les maladies seci»- 
daÛDn,i]l)eIq|iç|^prâliriensexp«i-imeiiL^B conseillent cejK"- 
dont d'iotitcria procédé de la nature et d'employer l« 
pargali^nûliqmirs tels que le sirop de eurs dépêcher,!' 
maont^Uer^^ de Uitre, etc. J'ai adopté cette praliij* 
poor tous les caa on l'appareil digestif a peu ou point souF- 
fini danslie AOiirs de la rougeoie. 

Lwfqutt toalgré cette préciutîon , les affections calu- 
ihalea mcn-billfuses restent station naires, a'cteudent et» 
prolmugit^t as-delà du terme ordinaire de la.conrak' 
cence, les.Téùcaloires volniis, appliqués sor Ja pciulne.! 
ou entretenus au bras ou à la cuisse, sont constammal 
salutaires. Le régime <ies enfans esige une surveillaiM 
açti?e; j'ai souvent fait prendre le lait d'ûnesse dautf 
hrouchiles graves ^ lorsque la rougeole paraissait 
provoqué ou h&\é le développement des tubercules pJ- 
moDaires. 

LVpoque ù {^quelle la contagion n'est plus à craiiji' 
n'est pas rigoureusement délerminéc. L'isolement, Mil 
moyen prCf^Uiçtique de la rougeole sporadique, M 
^Ire prolongé jusqu'au vingtième jour environ. D^nib 
épidémies de rougeoles graves et malignes, la prudent 
conseille d'éloigner les enfans du tbéâtre de répidenitt 
lorsque la rougeole e^t bénigne, loin de la redouter, on t 
conseillé de l'inoculer aux personnes qui ne la conliM- 
tent pas, dans l'espérance dVii aiigraenter encore Hn- 



Mimcou. y^ 

BMaîlé cm de mettre la constîiation à Pabri d'ane inlec« 
tion plus graye. 

ISêtarifUê et obêervatians particulières. 

S« 95i. lUiasèt(î) nedfcrît point la roageole comme 
une maladie nouvelle , mais il eii a donné le preniier une 
description exacte; et il la distingue de la variole par un 
nom particulier {hasba). Les savantes et laborieuses re- 
cherches de Willan (s) n'établissent pas^ dans mon opi- 
mon , que cette maladie ait été connue des médecins 
pccs et latins, ni qu'elle ait ëlé vue en Europe , dans le 
onquième et le sixième siècle. Constantin» dit Y Africain^ 
Pa obaervéedansle oniième siècle et l'a décrite, le premier, 
sous le nom de morbillL Rhazès, Rivière et Setinert ont 
insisté sur Vtiffiniii de la rougeole et de la variole. Hoff- 
aiann(5) et Gruner ont regardé la i*ougeoIe comme'une 
apèce particulière de fièvre caiarrhale exanihéniaiigua. 
Sjrdenham (4) a donné une bonne description de ses deux 
farmes principales ( morbilli regulareà — morbUU ano" 
mali )• Quelques phénomènes , tels que la lenteur du 
fouU (5) dans la période de desquamation et l'aspect par- 
ticulier des crachats (6) ont donné lieu a des remarques 
utiles. Des observations intéressantes ont été publiées sur les 
rougeoles congénitales (j)^viv\eA récidives àt roug^le(8), 



. (i) "Shâak^Dê ^vanoUs tt morMiis, in-zt. Gottiiiga, 1781. 

(s) VnU«i. MUeMauomi PTorkt, eompritmg an mquiry ùuo ikt mutiqmiijr of 
mmileSf ete., îb-S, Lond. zSax. 

(9) Hoflbuuui (Wed.) De/ebribms, seot x, oip. iiii(/ebns morbiUatu), 

(4) SydenhamCTh.) Cpera m^., iii-4. Geners» 1769, t z , p. zao-i43r 

(J) Hasp«r. ( BuR, des se médic. ds Fémssae, t. zi, p. za5 }. 

(m Aadcal (G.) Rsehsrckës sur Vexfeeloration, 111-4. Paris, zSaz, p. 917. — « 
iMb. Jmtm, hchd, , t yzzz , p. 489. 

(7) Roten. MmUdses des enfans, chap. xnr, p. a55. 

(8) Morton. Exereu. Ul^ cap. 3, p. zS De Haen. Fehr, Mm. — Divlr, FI, 

S<0> p. 107. — Targîoai T«3sietti (Jot.) Prima raceoU, di osseivaz» p. zez« 

I. l3 



1^ INFLAMMATlOirS BaLAJITHÉMATEtJSES. 

9ur les morbilU êine niorbillis (i) dont Texiiienceiie paut 
être contestée. La science pos&èdc aussi de bADA maWrÎAUX 
sur les épidémies de rougeole (2); sur ses compUcationt 

avec laJ!5fi{<5«^ «^ 

Varachnitis (5), Xagaslrite et Ventériie (6); avec des ecchy' 

g^f^Ies<|^ai n'oni'Uçç\>jféq,u'un c$té dii corpfit (ii9Jf.^% WVW 

p£ipu(es9ti die vésicules açcidenieU^s|i x)i ^^n9XiX.)g9mar 
ladies aecondx^irea li^s plqs fr4(]W)i)te9^a^f p. qpe c|es4f)|Uni: 
iTjfttîpii? palinoqaîfes. op abdon^ipaî^, et8u|rfl'iGiutrejBJi|l(fi); 
revfpçment fort fai^çs, ^ds que Pami^urose, fet.l'Â 



iA->i. Wéàfè , 1759, — Diiboscq de la Roberâière (/oft/n. «b m^<2. , t. ja.Tin)i— 
BaiUif t'^VWMVritr^ ff 4 vMMi^/<ir Ifttf imfrmmÊmm -ôfmtdkk met éMm^ Âimm 

p) lie ËaeiL Traciatùs de /eàt. divîs. -^'j. vi.' De fehre mprWosâ: «ïçnporf 
«élAiicMnMiifc'fepfcdfeuiioofu * !^ «t et e4 i^i^Ma^mn , freqtWkrtW #liil /ébi^ —iflÉ * 
Jlf^aÇ^nVEMluMBs (^^lio^iqBiii vcxifit», «piod ftVpefrhr«94«|iiMdo, MfHV' 
cmn jiVmptom^tibiu , «lecunïant , fie si efflorescen|iae bai ^nl^MCiitiirâ ftnf^i 
-flMê fàmeqiiiiiitm' tamen. €itrfltK> eaflem est, ^ààiâ qu» tff lia sia^o'èoatif^M^ 
Tmipmpi ae morInlWniB». — Baog (Ladov.) SêUùêm dilké nêsaotmiii Jhén^ 
ciani pro jamo yj%i (Act. aoo. haTn. "mtX. i, .p.:^o6j) ; « ]yto^j|ia. j^dliAo .9^ 
œgroYÛb&nt....'. ifôn nnlli 'febre morbillosà cum .oomibas efàsdem ^tyinptqiiiib- 
iMft elÉtpik»t^ ëdanllié|late Affciibtieniilt/<^-^ CoqpbftrtMi Okv^e «^. -^ti 
JPièviF fwyWf^y'f d« Sjdimbaai était iin^ rOP^oole antfn^le nccotipiiigi^ .dtai 
l^eHB erupiion. 

(sd^âydVÂibftm. i^.àii. '^*Rm66 IfAnA:'. Vr.) Jci. sdc'. havn', toI. z, p. soft.— 

hf)m CtalPife. A>f«iA tfjakk. t. t^f. 414. i«^- IteaflOf-^T^ Gcdbw- 

A r«iu£^mfr,. i8a< (]^y. méd., t. xni, > ^)-ir XH»fii«- ii^^ 
IV«»'(Àtixi. dé Ta medJ pliys., avril i8^). — Lombard. JSpid, de nfkgtJt 
à Genève, en i83a (Gaz. méd. , i833, p. 89 ). 

(3) Sydenham. Çli^4^:f,^jA'2i).^imi^»m0t.f àiiH^ .i t^«^»>»'> ' 

(Sq Jleîi! Semorab:^clMc, , t. i , part. 11, p. 11. ^ I^HIWie9<-2Pr. .^r/fKI^'* g 
»• éd. Par^^z8a6 , 1. 1 . p. 35i . — Andral. I^emB médite. , V». n, Â^ff Jlf 14* ^ 

(6) BtpMiMri«ii.<L^A gèn:iffmêâ}, t. T, p. :ii^ * 

{j") Lancette /ramçt^fXw^'^'^t^ ^ 

(8)jDft|HuBÉ.jQ« j^rfcv |Mr&ab«4 («Rat. ftied. , t. fir, p. 87). — RMIgidk ■■? ' 
pendant la marche de TinocnUition {Joum. gén, de Méd. , t. ly, p. 460.) ' ^ 

(9)Gregory(G,) lon^. JMNI^ jf«2.Cx, p.4V- V 

v(i<^.Afai:_ ^Siij^.^ 4¥ f«- W^<^< f^ Férm^Q • t.^i , p. Ai6w ^ 






. MVMOU. • . .' (If ft 

pffpduU» par lA.iiul«di6 de Bright (i). 1^ IraUemenl de lu 
roofeola n ^të aiusi l'objet de reclierches ipëaiûlea , ipr lefi 
bouneflèu des énûêsions êonguineê (9), sur hw^ jncouvér 
iiîepe(3j; 4ur Tutilil^ des pé^icuioirtê diins les itM)g«ipl^ mo- 
ipele#(4); aux* lei éméU^calharLiqu/ôê (5) employés comme 
OEufthod^ periiirbatrice^ sur les lotions fraîdes (6)9sur la c|i- 
netipn des opbJhalmen motbiileuâe§.{7)fBUV Vinoonlalian 
de4e rougeote (8)# 9ur (}iieU|ues moyens i^diqqës comme 
jffJkerpaiify [9) de cette druption \ et sui* U mortalité 

ÏVlle a occasionne à Paris , en i85o (lo). La dissertaliop 
. j!. M. ,R^ Lefort ( 1 1) et le Traité d» Roux (13) méritent 
jl'dre consultés. 

0b8. X. ^Rougeole hémorrhagique ( recueillie par 
M I Gaide }• — Xouj» - Edme Laury» serrurier^ se présenta 
à l'hôpital 8aint "^ Antoine , le 10 juillet 1838. Depuis 
trois ou quatre jouraj céphalalgie > lassitude générale, 
jfl^uleui's lombaires ^ frii^ous irréguljers , sentiment 4® 
^leur dans l'arrièire bouche et gène de la déglutition., 
jlfmpjement ass^z marqué , eucbifrepemeot ^ rougeur et 
tinnéfactiim dn Folle dp palais et des amygdales,, touy , 
expectoration peu.abondante, chaleui* Assez prononcée de 
la peau., qui , aux régions antérieure et postérieure du 
thorax, étai): le siège d'une éruption yiolac^^^ formant 

(i) Gregory. AUérmt, des reins , ttpee urine alimmineuse et hydropisie (Arch. gé^ i 
waià., t. xzix , p. 3g6.) 

(9) Sydenhaaii. Op, ar.(m morlùUit rotrooedcalibiis ). ' G an d roa. Cm*, méé. , 
|833 , p. %'jb, 

(3) CasenaTe. (/oxni* hÎM., t. rr, p. 75.) 

(4) Ree. périod. de êa Soe, de méd, de Paris , t. ly, n« 19 

(5) D«sçâv«t. {Rge, périod. de h eoc de méd., t. tx, p. 419. ) 

(6) Tliaer. {Bep. méd,, tnfÛ 1829, p. 127 ). 

(7) Weller. TraiH ihéor. et pnU, des mai. des yeux, trad. franc.; par F. J. 
lictter. 9 toi. Boif , 189S, t. n, p. i55. 

(8) Home (F.) Qmn cité. — Speranui. JBiifi. des se. méd..,t. xv, p. 60. 

(9) Toartnal. Gaz. méd., iii-4^-i83a, p. 8.(SoufrepréserYatif de la roogeole.) 

(10) Joum, eompfém. des se. méd., t. xli, p. 44i* 

(ci) Lefort. AmA. surtorigiue de la rougeole, etc., m-4*^. Paris, 1806. 
(ta) Ronx (Gaspard^. JYailé smr la rou§eole yia.-9. Paris» 1^07. 

i5. 



196 IlfFLA.inifATXO]!rS £XAl!rtH£HA.TEn8BS. 

de petit» arcs de cercle peu nombreox et encore peu pro- 
nonces. Quelc|ues petites Tésiculeà ëpai^sea se TOyaîent en 
otiire à la région dorsale. Le 1 9l, les taches que J'ai' indi* 
quées avaient augmenté eu nombre ; elles existaient éri- 
demment sousTorme de portions d'anneaux qui cernaient 
imparfaitement de petites surfaces irrégulièi*és de peso 
'saine. Ces taches, d'un ronge plus foncé que celui de h 
rougeole vulgaire, d'une teinte analogue à celte des pété- 
chies , étaient nombreuses et recouvraient toute la 'sur&ce 
du corps. Elles ne disparaissaient que très incomplètement 
sont la pi^ession du doigt. Du reste, persistance des sympïft* \ 
mes indiqués: sonoréité de la poitrine, rftle muqnéux pen 
prononcé^ toux rare et suivie de quelques crachats com- 
posés d'une matière blanchâtre ^ compacte^ homogètieet 
entoni^ d'un liquide transparent et peu abondant; très 
légère fréquence du pouls ^ abdomen souple et indolent 
fjbàiêsonê adoucisaanUSfjulep héchique , diète). Le 1 S, en 
examinant les taches avec plus desoin^ je vis que celles de 
la face disparaissaient entièrement sons la presaon da 
doigt , tandis que celles du tronc et des mettibrës', loin de 
pouvoir être effacées par la pression ou par là tension de 
la peau , n'éprouvaient , en général , aucun changement. 
Celles qui existaient à la pailie antérieure de la poitrine 
avaient déjà pris une teinte moins foncée; celles de la 
région dorsale étaient d'un rouge presque noirâti^ et toot- 
à-fait analogue à celui du pourpre hémorrhagique , dont - 
elles ne différaient que par leur disposition en arcs de i 
cercle. Les paupières étaient déjà le siège d'une légire « 
desquamation ( bouillon )• Le i5 , la couleur des tacbeSf ^ 
quoique moins foncée, était cependant encore fortement ^ 
empreinte, surtout si on la comparait à celle des tacha ^ 
de la rougeole pulgaire^ au sixième jour. Le 16, de tous Ici ^ 
symptâmes indiqués plus haut et qui accompagnaient l'é* j, 
ruption, une toux peu fréquente seule restait; les taches, '^ 
de moins en moins foncées, existaient encore. Le ^4, quoi- ^ 



que beaucoup jplus . pAIei et d'une leiate jauiiâli'e*.! les 
tacsbes h^morrhagiquea éiatenl encore appareilles. C'^laieai 
ke eeuiea tracea qui existassent de la,, rougeole. Laury, 
poor érites les aceidens si ii-équeos après cette. affection, 
Ifff ta à l'bApîUl jusqu'au i*' août. 

Obà. XI. .Moygûols^ croup, engouement du, poumon 
geiÊÊckei inflammation du poumon droU^ entèfo^-coUêe^ 
idiotieuêef eervieau eain et normoL -— T.m**! Agfi df* 
eîliq ana, fut admis i Fhdpital des enfaos le,i m^^ 
4Aa5, et plaeé dans la salle Sainl-Jean». n* 8. Cal ei^ 
but) on iapparence bien développe, ëlaii idiot* .D'apuès 
le rapport de ses parens, il éprouvait depuia troif a|i.« 
dss maux de tète yiolena et par fois des Tomissenieni, U 
y afait eaiFiron quiose joura qu'il était venu à rhdpital 
pour une angine tonsillaire; elle afait cédé à la diète, à 
quelques. bains de pied et a une application de sangsues 
i la .partie antérieure et supérieure du cou. Depuia aa soiv 
tie de l'hôpital cet enfant avait eu une toux aasea fréquente, 
qaelquea eonvulaiensj.des vomissemens, et le 1$ maraau 
matin one éruption de rougeole s'était, déclarée à la fiioe.n-* 
i4 mara (deuxième jour de ^éruption) , l'exanthème de la 
loogeolei occupe toute la surface du corps 9 toux sèche, 
pouls fréquent, peau chaude, yeux lavmoyansj diar- 
rhée (aou dé gomme , Julep gommeux ). «•— i5 mars 
(troiêième Jour de téruption)^ yeux larmoyana, et chas* 
sieox ; lèvrea sèches, langue sèche , plaintes çt cris au plus 
léger attouchement; pouls peu fréquent; diarrhée ;l'exan* 
thème est toujours assex animé et confluent a la fiice. — 
iSmarëj l'exanthème persiste et offre le même aspect que 
la veille; la toux etle dévoiemenl continuent. L'enfant tii^t 
les yeux fermés, la toux est un peu sonore. On renonce à 
Bxaminer le thorax et le pharynx^ tant reniant crie et s'a- 
gite. Le soir la voix est tout-à*fait croupale et le pouls est 
[dus fréquent {huit sangsues à la partie antérieure du 
larynx j cataplasmes sinapisés autour des jambes."^ 




l98 INFLAIIMATIOHS BXAJITHÈHA.TBUSES. 

1^ mare, tes sangsues AppliquéeE la reitle, ODI prnM 
une saignée locole tibonrianic ; c-ependant la respiialienl 
extrêtnenietiï|»ânéeîladiftnhteeonliiiue; lepouU«&ipe()^ 
tililbi-me, l'«nt'ani osiabaiiu et prostié; l'exanthème Ml 
rougeole eiit encore distinct mais très yh\v { deux vàiiat 
toirv» aux jambes), La fespication est dereiiue il« plm'n 
pluflgènée; l'enfant n'a plus toussé e( est mort Amidî.— «A 
lopsù du cadavre, le 19 mars. Il existe encore d«B Ims 
i-viiJentesdel'exBiilhèmeile la rougeoU soi- la piua ertoè 
partie de la surface du corps. Le tissu Dellnlaire soM-eir 
Tanéel la Face interne du derme ne pi'esenlent point d'tojn» 
lion* La Fonneel la consistance du cerveau , du cerïtM 
et de la moelle épinière n'ot'fienl aucune particularît^ti* 
puisse rendre compte de l'idiotisme. Les cii-convoltilion 
cérébrales ont le d^gré de développement qu'oo oluerK 
sur ksmftins de cet ilge; les ventricules lalërauK coatîeil- 
nwil très peu de sérosité. La parlie supérieure du laryiu 
était occupée par une exsudation pseudo-membraneiw 
jaunâtre et molle; il existait en ouire, tjueli^uvslambeaui 
membin ni Formes vers la partie inférieure do la trachée 
lu'ièro et les premières divisions des hi-onchee. La raem- 
iH'ane muqueuse du larynx , de la trachée et des bi-oticb». 
était partout d'un i-ouge unifoimémeiit violacé. L» 
lobes du poumon gauche étaient engoués; la lobe moyei 
du poumon droit était hcpalisë; les deux autres lul>» 
Ploient sains. Le cœur était sain ; la membrane ntuqueuK 
de l'estomac était couverte d'un mucus épais; l'orjficepy- 
lorique était Irèséfroit. Quelques taches roses arbortséesK 
faisaient remaitiuer sur la membrane muquetiee de i'tnlei- 
tin grêle; elles devenaient plue nombreuses à mesui-e qu'on 
nppi'oehait de la valvule iléo-coecale. La membrane mu- 
queuse du gros intettln étuit d'un rouge fonce, plus pro- 
noncé vers l'S iliaque du colon et dans l'intérieur du 
reciot»', Lesganglions lymphatiques du mésentère éiaicui 



ronges rfe taméAbi le rate et les orgaiiirs* aéotfélstlrt/at est*' 
rrAcofs flcVarine éttiieni dan» rélatuaiuini. 
■ Obs»*XU« BougfoiÊ, hnmohiU p9mutàû'*inemh9a9imi9e ^ 
wtÊÊunumie pariieih^ -«**L..... > Agé de (|ual«MBë •■ni^ fiU 
mêlai y danft les pi-amiers }oui.8 de fièfHet; iSa^ d'un 
iégvr eataiirbo» lie i&ffprier, il me prtfafcBlf <diui toi 
ij uap4 Awmtpfétuamarê de la rougBoItt LavAÉoîakiuiiti^iMp» 
■ y a» <l ai ' uuaia w H t »> loua j «^ La jâtidialaor tiMèilripacn^ 
aaaé Mit îmi do pmlt ^ aépbaUgpai, Énsidtée |lréoardîiàt^ 
takiX'frëqimw tt afehe. itàiiid^ftaâilr 17 e^îa i&.4^£a 19^ 
VesBUihèiiM de i» abuffeale aatdéalam et aa menftff* tfuaMi* 
Mmenfe aar lennaga^ sur le tpencetaMrlh8iiNeblv4a'{ 
ilia aeua«ouépilaiil draa le tien ipftrieur du poamèn-dlTfHt^ 
béfaouBe etdvreld doipgvlB^ langue rouge e*f|ii|ee(bie} 
t«BK Mqdanle' elioubve ( êmgnih Ai biamda dnm pa^ 
f trtfi^ ^edteyb i i iarfe Tjultip gommtuxy *^ Z# m* ^lAleMir 
dai PeanaBikème ^ tonoi frëquenle ,. crachat» muqiieuK peu 
tboudana.; râle muqaieuitt dan» Ica deux titra ÎDfifkrîettr^du 
j^nmiaft dMt ; rMe tiii peu «onoiv dans le^t ièitiiipdrieur 
ém peanKm geudbe ; reapiratien eouvle et Orèaihaqneule 9 
peiîb dor el* tvèe Mqnent • ( saignée' du b/XÊà dm Èraiê JM* 
tete» yiidirgbiiiiMl^)i -- Le si ^ ki touic eat phi*n*are« la 
respira tie« eal ou^iaè gênée ; ecpeudant le râle âe fait eu* 
tendre dansia mèmvëielMiM'qtiafla veille, l'exânibàme a 
«Ëaparu aans laiaeer d'autres ké(M>qo'u<ie lëg^e desqua- 
mation sur le visage \ la langue est Uamihe «ti unnos 
piqnetée. — Le^'i , la i^espiration esl de noiiveihi'itfuafrà- 
quente; le malade éprouve tout^i-coup et à plusiefurs 
reprises beaucoup d'opprestdon ; le r&le est moins disûnct 
et le respiration plus obscure dans les parties des pou- 
mons où il avait été entendu ; absence presque complète 
de la respiration- à la partie posléiieui^ et inlërieur<s du 
poumon dr«Ht (.quinee sangsues sur ce dernier point, 
eau gommée). -— Le 33, accès de suffocation plus rappro* 
cbéS) orthopuée^ face un peu livide, lèvres violettes, pouls 




aoo rSFLàMMATIONS EXAÏTPHiM-lTEDSES. 

très petit et très Tiiéqiienl { cenl tiente piiltatîoas Mri» 
nule), mort àcini]l)«ui'csdu soir — Auiopaûducaditm: 
cerveau et cet-veiet sains , linîs ruiUeiéea envit'uQ deiér«' 
âli dans les venirîoulea Ulërnux du cerveau ; la membniN 
rauqiieuee du pharynx , du Inrynx, d« La Irach^etda 
bionche», eut d'un louge viobcé , yXua pranonoû daiwlei 
pointa où le rÂle arail éii constaté pendant la vie^ ruacn- 
tionv blanobâlres, BièmhraDÎfurnies, ua peu moiiM coiwi» 
tantea que les psoudo-niembi'anes du croup , rempliMiit 
les ramifications des bronches qui se distribuent daru la 
deux lobes supérieurs des poumons- Ëngooement et pr^ 
mier degré d'hi'patisaiion de la paitie inférieure et poUé- 
lieure da poumon droit, dont toutes les »uU-ea parlin 
£onl crépilMites. Le poumoa gauche est cn^piiant et adhèft 
par «on sommet à la plèvro costale. La membrane miH 
quenie de l'estomac était d'nn blanc sale. Il exiatait quel- 
ques taches rouges vers la fin de l'ili^n. Les autres visciru 
renfermas dans r>ib(lomcn liaient sains, 

Obs. XIIL Rougeole» inoculées (i). — Un enfant desMt 
mois, qui avait unct^riiplion abondante à la tête et unécuf 
lemeut derrière les oreilles, fut inoculé par Home, leai 
mars 1758. Le septième jour de l'opération, l'enfënt com- 
mença à être malade; il eut un peu de fièvre, de la cha- 
leur, de l'inquiéludti, quelques ëternueroens t il ne louM 
que six à sept fois, point d'o phi bai mie — Le -jq Qisra, l'é- 
ruption commença à puiailre : elle était sèche. — la S 
a?rit, l'enfanl fut prompiement rétabli. 

Le 6 juillet ijbii , un enfant de dix-huit mois et d'un 
complexion fort délicate fut inoculé. Premier Jour db fil 
mnladia , fièvre et sécheresse! deuxième et Iroisiànu, 
itt\KU\ •,fjuatrièTne,lo\i% et éternuement pendant la ]oar> 
ïiéo, légères nausées; riti(iniï:me , im peu de loax nen> 
djnil la nuil, t'ic^niiL-nient, giande .sécheresse, anorexie} 



BOirOIOtE. %0Y 

wisiètHe, toax phis fréquente et ^l«naaetn«nt; plotieors 
toebet paraÎMeuil le matin , niait elles rentrent pi^ue 
tontes. Septième j les taches ëruptires ionl particollèrtf^ 
ment muliipliëes^ sur les côtés et sur les caisses, ok elles 
wnl presque conflnentes. Elles sont cependant pins dis- 
tinctes qoe dans la rougeole naturelle. Les yeux sont A 
peint humecta. Soif, élernuement rare , toux plus M^ 
^pwnlmm Huitième, dëroiement. Neuvième j oe derniei* 
lymptôme ceise \ disparition des laches$ pins de toux ni 
fétermiemaut. 

Searlaêine. 

▼ssàB, m» PmtfÊtMii MéueBëf MÊ o rè Uâ €ûm/hMmti fiè&$ fèmgêt 

S* â52. La scarlatine est un «xanthèsas contaglcMX quî » 
après un ou deux jours de fièrre, s'annonce par de )petils 
points rouges, bientôt remplacés par de larges tactit« 
nt^gulièi*es, d'un rouge écarlate ou d'une teiute fnamVoî* 
afci étendue à presque toute la surface du corps, aecom- 
pagnée d'angine et se terminant par desquamation à là fin 
du premier septénaire. 

^ 355. Cette maladie présente plusieurs expressions 
symptooialiques qu'on peut rapporter à quatre formes 
principales : scarlaUna êimplex , scarlatifia anginoaa y 
icarlatina aine exanihemaie , acarlaiina maligna. ^ 

1^ Scarlatina einipUx. Willan ( scarlatine bénigne 
H régulière). — Première période (incuiatioii) ^ Une f«i« 
blesse ou un malaise général , des nausées et des frissons 
passagers, bientôt suivit de cl^aleur, et une soif considéra « 
Ue.sont les aympiômea précurseurs les plus ordinaires de 
l'éruption. Il s^.y ioint quelquefois des douleui^s de tète, 
des enyies de vomir, des vomissemens , des sàignemens de 
nez, de l'assoupissement ou quelques autres acoidens ner« 




aoa usn-UMMATions exahthémateuses. 

veux chez les enfans. Ces premiers symptâmes , qui « 
di'cUrent à toute heure du jour, augmentent ordinairenol 
le soir et dans In nuit. 

Oeuxième p^i-iode (éruption). — Le deuxième jonrk 
l'invasion, qui correspond au cincfuième on sixième A 
l'infection, la Face se gonûe ; de petites tncbes , non proé- 
minentes , d'abord d'un rouge peu tcmcé , puis d'un KHip 
vif, sépai'f'ea par des intervalles où la peau oonswni ' 
teinte naturelle, apparaissant en graud nombre sur 11 
visage, le cou et la poitrine. Dans l'espace de viogt>quilR 
heures, de semblables taches rouges se inoiiireat sur 
tout le corps , ainsi que sur les lèvres, sur la langue, le 
palais et le pharynx. Le troisième jour, la plupaitile 
intei'sJices que les petits points obsei'vés aur la pean antmi i 
laissés entre eux ont disparu et sont remplacés par de Ur^cî | 
taches pointillés , irrégulières et dentelées vers kiii; 
bords. L'exanthème devient continu sur les joues el l« 
membres, autour des doigts, et prend la couleur écarkt \ 
qui le cai'Bctérise. Quelques élevures papuleuses se iéic 1 
loppent ordinairement en même temps sur les mains, 1' 
poitrine et les membres. La peau, beaucoup plus chaudt i 
que dans les autres exanthèmes, est brûlante, prurigineux 
tendue , sèche . et sensible au toucher. Sa surface , gêné'- ] 
leraent «nie, est rugueuse comme la peau d'oie sur qael- | 
ques points , et en particulier à la partie externe et poslff 
lieure des bras et des cuisses ; les pieds et les mains oè !» 
rougeur est ordinairement intense , sont enBés , raidei ^ 
douloureux. Sur le tronc , l'exanthème de la scarlatine 
bénigne, rarement gênerai, se dessine en larges t«^ 
comme pointillées vers ieiu's bords, très diversifiées dani 
leur Ibrme et leurs contours. Aux aines, aux fesses el au» 
phs des arliculalions. dans le sens de la flexion , la couleur 
écarlate est plus forte et plus persistante que sur les autres 
régions du corps. Cet exanthème, moins vif le matin qo< 
pendant la nuit, est toujours plus foncé lu soir, surtout l> 



itoisièmê eê le guairième Jour. Il semble alors ^ pour me 
iervir d^une expression d'Haxham, quels surface du oorpK 
s été barbouillée avec du suc de framboise» ou peinte en 
ronge. La fièrre ditninue ordinairement après- l^ëcnpl ion. 

_ ■ 

' Tnoisiènie pâîode. -^^ £e cinquième , et< au plnt MHI lé 
ibci&bie)odr^l%zan thème commence A pâlir; lartMigear 
quitte lés parUes alBècl^ dans Tordre on elle était apparue; 
iè mage se AFgonfie, les interstices qui séparent les taches 
êbnetiMni ^os- larges , et la couleur de ces dernièi^es eit 
iMsii vite. Le septième, les earàclères de Tekanthème sont 
iSfit pen distinots. Dès le cinquième, one légère deaqhamcH 
liani prëcMèe de prurit , a lieu sur le cou , les tempes et la 
poitfine. Le huitième et le neurième , de larges lânfkelles 
épidérmiqfoes èe détâchent de la sirHàce de la peau deè 
nrains^ des doigts , des'pieds et dfautres régions du corps. 

Avant Pârtiption et i son début, le pools est ordinaire- 
SMat plein et fréquent; la sm*&ce st/périeûre de la larigue 
est couverte d'tin enduit blancbfltre; ses bords sont rongea^ 
le pharynx offre une teinté éryihémateu&e pointillée j;" les 
amygdales sont pen tuméfiées ; quelquefois les yeux sont 
rouges j brillam et humides; le èommeil est agité ou trou*- 
blé par des rêves. Ces symptômes présentent une rémission 
marquée le deuxième ou le troisième jour de l'éruption; 
la langue se dépouille quelquefois de son épithélium ; sa 
sur&ce paraît alors d'un rouge ti^ adimé. 

À cette époque^ la scarlatine bénigne présente quelque- 
fois une anomalie assez remarquable (ret^eraio). Après 
un mouvement fébrile, la peau se couvi*e de nouveau de 
lâches rouges moins nombreuses et moins larges que celles 
de la première éruption , et ces accidens s'évanouissent 
après ane sueur plus ou moins abondante. 

Quelquefois l'éruption de la scarlatine simple a lieu sans 
tymptâmes précurseurs sensibles. 

O* Scarlatinxianginosa{ScarLcynanchioa. CuUen).Le8 
symptômes précurseurs sont plus violens ; une sensation 




ii«4 nmunfATiSfr» sxAiriBÉMiTEDSEs. 

bnii!4|a<jd«in)<l«tv.d«iW les muscles du cou et de la mi- 
ojwiw ioHriBBtiei a ]ku eouvent au débul de celle \w«\i 
LtaMta)ljioitr»lB^^i7nxest enSâmmé, la voix est no- 
qiM^jb;4^lMitfon)<l^ile et douloureuse; la membniM 
«»fffnMj^.|fLlt(Hiohe, «t du phaiyiix est d'un ronge tii 
Ttf {BWnM: 4^i1t¥ffK exléiieur} le gouflemeut fo 
#l|iyf4alM:«|t,wiHfQt,nBez couBidë^able. Quelques joun 
«IFÂ^^tMpap. et Uii Murent dès Je lendemain , les piljen 
Wtfn«lOT4u Toil* dû iMilais , les amygdales et le pharynt 
W .MQTÏItvL^'iVi. flanh visqueux, ëpais, ou de flocoDi 
d'w(Mn^t^C«^pnll#p^ , £rise ou jaunâtre , blanche ou a- 
témiMff.^lHl^pft._k.cti]*t\ati l'on observe dans ceiuino 
MByg^littw. (j^es-exii^tioas de couleur et de coiuUlsnff 
difffcfotea; sq pç«|»^0l souvent ea uissse et forment d« 
«qpAOMdp 9M6t»4 dÎMifctes des plaques couenaeuses,ei 
M^M'i^lflimtJiwUaik e| qu'on peut les sillonner avecp 
CprptdaroP'loratfHf^avec le bout du doigt j saos qu'il 
«oiéwltad*^ donlcai^ Ces plaques puilacëes ou caaétafH j 
H rBiwiif41|fp| (|U;i(uq)'eu leadeinain; elles se propageât 1 
fOBVent sur les ^rliet Iflérales du pharynjK et même jus- 
qu'à l'oesophage. Je ne saclie pas qu'on en ait jamais ob- 
serva, opràt la mort, dana le larynx ou la trarhée-arlère. ' 
Fl«nohoa leur donne le nom de croule ou d<; creuf | 
aphiheuêc} FolbergiU et Husbam les cousidétaient à toil , 
comme des escarrhes etdes ulcèies. Lorsque les loosilla i 
sont inégalement boursouflées et saignantes , ces exsuda- 
tion* puttacéaa sont quelquerois colorées eu brun ou et 
noir, et simulent d'autant mieux l'aspect de certaios utcèni, 
qne l'haleine contracte souvent alors une odeur fëlîde. Ea 
examinant arec plus d'attention, on voit que cette mattèn 
pulUc^, blonche., grisa- ou nuire, se détache tris facile- 
ment de In membrane muqueuse du pharynx «t jamaîi pir 
lambeaux, comme dans l'angine couenneuae. LeapoinUtt- 
flammés dëtergà par l'eSèt des boissons et des gargarimei, 
n'offrent aucuneperte de substance, ni aacune aloésatioa; 



MÂBLATUfC. iùS 

dooble droomlanee qui a lien dans l'angine gangrénenae. 

Les deuxième, troiaième et quatrième jours , la tempe- 
hrture da corps i^Aève quelquefois & quarante*eUun de- 
grés et même i quarante-deux centigrades; en outre le 
]^ubest Fréquent et peu développe; altération delà bou- 
dw, langue d'un rouge animé, papilles très prouoncéciy 
naoisées, Tonrissemens, diarrhée ou constipation , toux sans 
tepectdration; éternuement, coryza, voix gutturale; soû- 
lent hémorrhagie nasale , gène de la respiration. 

L'exanthème n'apparait pas ordinairement d'aussi bonne 
kare que dans la scarlatine simple; souvent il ne se dé- 
dve que le troisième jour, et ne s'étend pas aussi con- 
iamment sur toute la sui*face du corps. Il se compose de 
taches isolées d'une teinte écarlate ou fi-amboisée, éparses 
sftr le dos, les flancs, le col, la poitrine et les membres et à- 
peu-près constantes sur les poignets. L'exanthème s'eflàce 
quelquefois en entier le jour même de sou apparition , et 
se développe de nouveau à une époque plus ou moins rap- 
prochée. Le plus ordinairement , dans cette variété, l'in- 
Itammalion do la peau est accompagnée d'une tuméfaction 
très prononcée du tissu cellulaire sous-cutané^ surtout à la 
iace et aux doigts , dont la flexion et Textension se trou* 
vent gênées. Eo6n la durée entière de Texanthème est plus 
longue que dans la scarlatine simple, et son mode de 
desquamation est moins régulier. Celle-ci est A-peu-près 
nulle lorsque l'éruption a rapidement disparu; elle se pro- 
longe au.contraire au-delà du troisième septénaire, loi*sque 
l'exanthème a été très intense. 

La scarlatine angineuse peut être compliquée de pneu- 
nonic ou d'accidens cérébraux et devenir mortelle. Les 
mabdies secondaii*es sont aussi plus fi^équentes , dans celte 
variété , qu'après la scarlatine simple. 

3° Scarlaiina maligna. La scarlatine se présente quel- 
qnefi>is avec des synipiâmes plus elFrayans encore. Elle 
débute comme la scarlatine angineuse, et^ dans l'espace 




3U)6 INFLAMMATIONS EX^NTITKHATEUSES. 

(le lieux à trois jauis, elle est caractérise par ànstffB^ 
\ùmea d'une exlrème gravit»'. Souïenl aussi elle s'ataon 
pav une douleur 6xe duiis quelque partie du oorpi-O 
phénomène, observé pur de Haen, i^tait du plus mautii- 
aii§.uve dans la conslitution epîdémique île 1^77 à )^;ij, 
déciile par Mt»a. A ua fiissoii profoud {/lorror) sticu^l 
utierièvi'eardeiite:fioit'ln£slinguibIe, céphalalgie, fwuli ' 
fi-Ëtluent et véhément, ardeur à la gorge, Tomtss«aiuwe 
diariliée, coma ou délire; Itois ou quatre joqrs api'b. 
éi'uptioa de tachas plus cleTées que dans la ^scarlatine b^ 
nigae j parfois urines sauguijiolentes, 

L'apparîlion de l'exanllième est lardive; sa teinte Ml 
Aible et livide; il est quelquefois parsemé de p(!técliiei]ii 
iliirée eut incertaine ; il peut apparaître et diaparailre* 
|i]ubieurs reprises. Le pouli est petit cl irrégulier, les dwlt 
«L ia langue sont couvertes de croules noirçe ou l>ruittf. 
Jt!s yeux sont mouillùa et fortement injecte»; unûcoul^ 
Xfwni fétide a quelquefois lieu pur les fosses iiasak'x; la 
joues sunld'uo rouge luncé; il y a eamfme temps aijnlili 
diilire, chez lesaduUea;com<), agitation cliest les enta ns;b- 
leitiË fétide, respiration bruyante et laborieuse , occaiiir 
.née par des muscotites épaisses et visqueuses déposées Au* 
le pharynx i déglutition difiîcile ou impossible; constric' 
liun des mâchoires, ei^suJation noirùtre à la surlàce de 
amygdales et des parties voisines. Un cornu coalinuel,!* 
difficulté extrême de la lespiialiun, une diarrliL-e altoB- 
danLe, la fujnriation de nombreuses pétéchitis, annoncen' 
nne mort prochaine qui a lieu quelquefois souilainemeDl 
dûs le deuxième, troisième ou quairiènie jour. 

Le petit nombre de malades qui survivent à ces premier» 
Hccidemonl encore à redoiiler les suites de l'inQdmmatiQii 
des voies aériennes et des organes digestifs , qui persîile 
iipièsla gutiison de l'exantlidine. Des escanhes gongré- 
lieuiies,Ge foiment souvent au tiocliaulcrset au sacrum: 
•elks sont buiviea de Uiges ulcéraliuos, dout U guécitmi 



difficile prolonge encovela convalesoenoe. Lorsqu'elles sont 
jointe à des infiammatioDs intestinales obronîqnesy ces 
ulo^ration^ sont toujoura grafves et quelquefois mortelles. 

é*. Scarlaàina sine examikemale. Dans l'ëpidëmie de 
12^66 , observée par Fotbergill et par Hoxham à Edim- 
bourg , quelquefois 9 chez les personnes d'un certain Age 
d très rarement ches les eafaas , après le mal de gorge 
le plus, violent » il n'y avait aucune éruption , quoiqu'il 
y eût de la démangeaison i la peau , et qu'on y ohser- 
vlt ensuite une desquamation plus ou moins considé- 
rible. Dans l'ëpidëmie de Buckinghamshire, observée en 
.1788 par Rumsey, le mal de gorge ëtait un symptôme 
plus ft:équent que l'ëruptiôn. StoU, Aascow, Bsng, Ranoë 
el.,daqs ces derniers temps, un observateur aussi fidèle 
qu'éclairé» Dauce^ onl aussi constaté l'existence de ces 
fièvres scarlatines sans éruption. Je ne les ai point obser* 
vëes; mais celle circonstance lient peiit*élre è la difflcultë 
de saisir tous les CraiU d'une épidémie de scarlatine , dans 
la pratique dune grande ville comme Paris, et & la 
rai'elé de cette maladie dans les hôpitaux de Saint-Antoine 
et de la Charité où Ton n'admet que des adultes. 

S 954» Quelle que soit la (orme sous laquelle se montre 
la scc4rlaline9 l'exanthème peut être compliqué avec d'au- 
tres i4iflammations delà peau. Du quatrième au cinquième 
)i«ur de l'éruption , il ae Sait souvent sur le cou , les aisselles 
et quelquefois sui* d^auti^es régions du corps, une éruption 
de aui/a/TsÂoo, de petites vésicules semi-globuleuses, conte- 
nant un fluide perlé ou transpai*ent , qui est promptement 
alisoiHbé ou qui s'écoule à la surface de la peau après la 
rufUure de l'épidei*me ( scarlalina miUfaris Frank ). 
Quelquefois aussi on observe, au début de la desquama- 
ticMi , des éruptions prùrigineu.ses , telles que l'urticaire; 
U.'» complications de la scarlatine avec la rougeole > l'éry- 
sipèle et les inflaminattons pustuleuses sout plus rares. 

S* aââ» M4dadies 9€GQndairea. ^ Pendant la convale^i*^ 



\ 




]|o8 INFLAHMiLTIOITS EXAnTHÉUATEUSES. 

cence, du quato>7-i^m(i au quinzième jour de la mal 
quelquefoîb plus tard , oii ubseire souvent une anosai 
dont l'étude mérite ane altention [)articu)ièt-e. Cetteb>< 
dropisie a lieu burtout eu hiver et chez les enfaDa,ili 
suite de i'imptesiioa du froid. Elle s'annonce par un tu» 
tinionl de lassilude, de langueur, de tristesse ou de dégeôl; 
par dci l'iniiomuie et par la rareté des urines qui devien- 
nent épaUsea, bruties , noirâtres «l quelquefois aw 
semblables ii de la lavure de chaii-. La face vt les paupiètO I 
surloutse tuméfient, et l'œdème gagnant les exti-étulléiiii- j 
férieut'es ne larde pas à devenir général. Tous le^ autcon I 
sont d'accord sur la gravité de celte espèce d'anasanjM. i 
D'après Plenciz et de Ha«n * elle est beaucoup pla 
meuruière que la maladie primilÎTc. Pienciz, Slôii, 
de Haen etWilhering regardent celle lijdropisie , pr«-' 
que comme une seconde période de U maladie, comRK ' 
un de ses caraclères distinctiCi. C. Vieussetix l'atlnboe 
à l'impression du froid; Robert de Langies à une crrs 
impariaîle j BlacVall , et plus récemment M. Peschier, ofll 
constaté que dans celle espèce d'anasarqiie, Pui-ine étùl 
souvent albnmineuse; G. Uberlachet (ij en aliriliueii 
cause une adecùon des reia.s. Il y a dans l'ensemble 
de ces remarques, bien des molifs pour rechercher si celle 
espèce d'anasarque n'est pas une variété de l'hydropitie 
que M. Bright a fait connaîlie, que MM. Gregory et Chfi»- 
lison onl éctaii-éc par de nouveaux faits, el sur laquelle i'(i 
fait iBoi-m£*me un assez grand nombre de recherches (il- 
Fn e0et, comme la maladie de Bright, l'anasarque con- 
sécutive à -la scarlatine est presque toujours produite pir 
l'impression du froid et de l'humidité. Au début de t'a 
deux maladies on observe souvent une altération particu- 
lière des urines qui sont brunes, albumineiiscs et rhargôei 
de cruni'. Toutes deux sont très graves et se terminent 

(i) Uberlicfaer (Creg.) Jiliandlwg vora ichiiiatkJSeèrr, Wien. 37a. 
(a) Tiuot De (V''-<ï'"ie j-rod^ilt £ar Va/fecùon gniBilnue rfsj leint, is-dil 
Pw^i , iB3ï. 



|ue1quefob par des hydrothprtix et des hydrèc^pTiales, 
*l sont bien dislîncles des hydropûiés pa9siyes qui di^pen- 
lent d'an obstacle au cours du sang, et dont M. Bouil- 
aiid a si bien Fait connaît i*e le nic^canisme. Je n'ai pas eu 
'occasion d'examiner, api*ès la naurl, les organes et les 
-éins en particulier d'individus morts d'anasarquie suite 
le la scarlatine, quoique j'aie ëtë assez souvent dans le 
cas de faire de semblables recherches sur des indYtidin 
qui avaient succombé à la maladie de Bright. Je n'€ti ai pas 
troovë d'exemples parmi les nombreuses observations pu- 
blia par M. Gregory; mais pendant la vie^ il ja une 
identité si parftite dans l'expression des phénomènes de 
ces deux maladies que l'autopsie des cadavres démontrera 
très probablement qu'elles sont de m^me nature. 

On peut encore observer^ à la suite de la scarlatine, des 
ophtbalmies, des otites, des bronchites, des entérites, des 
amauroses, des parotides et des inflammations du testicule 
chez les adultes, des engorgemens des glandes 6ous-maxil- 
laires et inguinales chez les enfans; mais ces maladies sont 
plutôt accidentelles que secondaires. 

$• 356. Obserpotionsanaiomiquea.'-^ljovsque la mort est 
arrivée le deuxième jour de l'invasion, je n'ai ti*ouvé qu'un 
peu de rougéiir dans la membrane muqueuse bronchique ; 
les traces de la scarlatine s'étaient évanouies. Lorsque la 
mort avait eu lied'letroisièn'e jour, la membrane muqueuse 
du pharynx , de la trachée et des bronches offrait une rou- 
geur uniforme; le cerveau présentait un engorgement san- 
guin, et le réseau vasculairede la pie-mère était injecté; la 
membrane muqueuse de l'estomac offrait quelquefois une 
rougeur et pointillée de petites ecchymoses. Dans la seconde 
période de la maladie, les lésions étaient à-pen-près les 
mèmes^ avec cette seule différence qu'elles étaient plus évi- 
dentes ; j'ai trouvé delà rougeur et quelquefois un dc'pôt de 
pas dans les amygdales et le tissu cellulaire sous-mu(jueux 
de la partie supérieure du larynx; la membrane muqueuse 
I. i4 



ftl* tMÊfhàMMiOUim* pXUlTHiMATEnKES. 

de la trarji^ et des bioncbes ûlatt louge ou d'une (vinleli- 
vidcuoifoime; lespeliu Taiiscâtix de In pie-aièi-c ai''i'vbi'dt 
et racbidieiinê Aaieut tuject^s et offrnient quelguefoii de 
petites eccliymoseà, et lesveiiliicules latéraux conlenaiciil 
de la Mi'oïilù ; mais (juelquelbis aussi , je u'aî renconlré tv 
C4]ac lôsioti qui pût rcndie comble des ayniptdiDefl ciri- 
braaxohsevxésTpeiuiiihtla vie. Le saiig ai^lé peu examiot; 
l'ignore s'il jouit, comme dans ia rougeole, de propriél6 
coritagieuRCa. J'ai observa: des L/ourïouâonieijs însoliiea ik 
placjucsdePéyereldela plupart desfolliculeii desinleslini 
des eccliy moses et du sang ù lu aui-face de la membrin 
muqueuse gasU'O-iul&itiuale , pluaraiemeut ùas épanuk- 
m«ns sanguinolent et puiuleiis dans la cavité dc;jpléri«, 
qui , p.ir la proiuplilude de leur developpctueul ei de km 
marcbbjjtembidieiit tenir du génie de la scarUiiae;laliuU' 
che, les foiseiuaïaleiietle pliarynxunt prési^ntésourKiiili 
rougeur et les aUéralioJia proprt'sij l'aagiiie crèmeutf- 
S'. aSy, Cotises. — L» scarlatiue est contagieuse, mù>'* 
un moiudi'c degcë que la i-ongeole. Pitil-Badel n cliatli 
vainement ù l'inoculer; tuais un assure que ^loll y K> 
piirveiuii J. l'rauk assure mÉuie qu'elle peut se transtiiellrt 
de riioinme au chien. Elle aiFecIcprincipatenieut le? enfiB 
Kl le» adolesceii.s . et plus raremcut len adultes; elle all^ 
bien rai-enicnt. deux loiii le même individu. Suj; dvux milt 
i-as, Willau u'a jias vu un seul exemple de i-^ctdÎTe. Jsp's 
cunnaiaïais pas t^ delà publiculioii de la piemièi'e^ 
lion de cet ounaP: j'en ai ((.'cueilli un depuis. Lamabdii 
contractée par contagion euiviul ù un jeune. Iiuiume qU 
j'avais coîgné de la tcarlatîne plusieui.ïannécsaupaiaTaiili 
et qui étnil convalescent d'une pneumonie danii luqueik 
les émission!) sanguines araienl <!ié largemeui enipjuyéw. 
Tous les individus ne sont pas apies au ni^uic dcgi^^ 
runtracler la scarluiîiie, et louleu le.s conditions ne sont p» 
l'palenient piopri.'» ù »ou développement. Elle alteial ulil» 
KiL-iluaieut les ftimiui^s que les hommes. Quel<]ues iudîïi- 



âCABLATIHE. ^Iff 

, après avoir ëtëexpoiés en vain, pendant plusieurs jouiv« 
I contagion de celte maladie , en ont ëlë Frappés plus 
Ij'à la suite d'un simple rapport avec des personnes qui 
ieatTisitë des malades atteints de cet^ exanthème. La 
rhtine règne presque toujours d'une manière épidémi-- 
^ et Je. plus souvent vers les équinoxcs* On l'obsei*ve 
idant l'hiver, lora des vicissitudes atmosphériques ou 
Hjoe lo temps est humide, froid et nébuleux, et dans 
■Ires saisonè^ après des pluies abondantes immédiate- 
il suivies d'une grande chaleur. 
éBS épidémies de scarlatine, considéixies individuelle-* 
it 9 oflfrenl tou)oui*8 un caractère particulier qui les rap* 
ché ou les éloigne de quelques autres. Certaine.^ épidé- 
sont été remarquables pur leur caractère de bénignité, 
e douleur fixe était un des sympt<!imes graves de Tépi- 
liè observée en 1777 et 1778,(1 Copenhague, par Meza; 
carlatine maligne a été d^rite par Sennert , en 1619, 
observée en Saxe, en i6g5 et 1697; Chr. Morton à 
mé le tableau d'une épidémie de .scarlatine avec pa- 
ides et bubons; l'épidémie de 1748 et 1749, observée a 
Haye, était accompagnée d'ulcération de la gorge et des 
nies génitales; dans l'épidémie d'Upsal, de 1741, décrite 
vRosen, des parotides n'étaient point d'un mauvais au- 
*»; l'épidémie observée en 1761, par Navier, à ChAlons- 
*':Mame, et celle qui fui observée à Vienne, en 1770 et 
77^9 par de Hacn et Kirchvogel, oQVii*ent tous le^ ca« 
•Wtresde la scarlatine maligne. 

^taines épidémies se sont monti*ées avec un caractère 
*tleou "compliqué: telleétait l'épidémie décrite par Lorry, 
'**777. Celle qui fut observée par A.nt. Stœrk, a Vienne, 
**?59, était accompagnée d'une éruption miliaii*e; l'ëpi- 
''tfedcCéphalonie, décrite par Angel. Zullatto^futre- 
^Qable par une complication bilieuse et verminense. 

5* 358. Diagnostic. — La scarlatine diffère de la nnsgeole, 
Nses symptômes précurseurs, par la teinte écarlatede 



:>» ISFUHMATiaSrs fXaUPTBÈlilLTlXmKé. 

aonesanlhème dont les taches beaucoup |)lus larges, lift 
forme délenninée, ne pt'éscnlent pas comme cellea iA 
rougeole de petites éleruves disposées en aicn et sensilh 
au toucher, et par l'inflammation du pharynx qui fis- 
compagne presque constamment. Dans la rougeole, le m- 
lade (?piouve, trois ou quatre jours avant l'éruption, è 
l'enchififnement et de l'éternuement , «ne toux sèclïed 
rauque; les yeux deviennent humides et lar>iioyana;iliai 
la scarlatiAe, les ^^eux sont ardens , enQammf^s^ les ni- 
ladesse plaignent d'une douleur à la gorge. La roug«ol> 
se montre, le quatrième jour de l'invasion , d'abord suris 
parties supérieures du ti-onc et s'étend peu-à-peu sur lei 
autres; L'exanthème de la scarlatine paraît dès le seconH 
jour sur tout le corps. La rougeole lalsitc le plussouv«iili, 
sa suite des bronchites, des ophlhalmiea et des entéiiit); 
l'anasarque succède plus oïdinairement à la scailtiiiK '. 
Suivant M.Heim, la scarUline a une odeur caracl^HslIqn'l 
qu'il compare à celle qu*on sent dans des magasins où l'"! 
conserve de vieux fromage, de vieux harengs, ou biai' 
celle qu'exhale, à quelque distance, la loge où l'on retiW 
les lions et autres auimaux de proie. Cette odeur se msili' 
fesle dès le d^bul d<.-la maladie et avant même l'apparitî* 
de tVsduthèine. X^ rougeole a aussi son odeur partk* 
lière. Celle odeur, depuis le début de la maladie jusqu'à 
septième jour est douceâtre; plus tard, elle devient oîgi* 
letle, et loul-ù-faîl semblable à celle qu'exhalent li 
plumes IVaichemetit arracht^es sur une oie vivante OH fi 
vient d'être tuée. La scarlatine dlEEèie également par fl^ 
sieurs caraclères de la roséole , de l'ërysipèle , $. ^i, «|A 
l'érytbèmeS- 3^>- Le développement accidentel d« i 
mina et de vésicules datia la scarlatine, ne peut v 
iucertain le diagnostic avec la suette-mitiaire. Da)»ll 
scarlaliaej elles sont peu nombreuses et n'occupent qv 
certaines régions celles sont éparses sur la surlace da cari' 
dans la suette. Ëofia l'existence d'un oxanlli^UQ iw^ 



i la peaD suffit pour établir une distinction enli*e la scar- 
latine et les angines crémeuses ou pullac^es du pharynx ^ 
nbservées dans quelques épidémies de scarlatine et dési» 
piées par Johnslon, Wi(hei*ing, Stoll, etc. sous le nom 
le scarlatines sans éruption, M. Bretonneau a très bien 
iécrit les caractères qui distinguent la scarlatine maligne 
ingineusedeladiphthérite. Un troublcextr^roedelaciiou- 
lation comparable à celui qui résulte de la moi*sure d'une 
vipère , peut élie observé dès le début de la scarlatine 
naligne*, lerbytbmedela respiration nVst pasmoiuM altéré; 
Sréquemment les fonctions du canal dtgestifsont perver- 
ties et d'énormes vomissemens accompagnent une diarrhée 
eonlinuelle, en même temps que len dt*^ordre«( de Pinner- 
Tttion, qui se prononcent de plus on plus, préfiAgent une 
terminaison funoste. Le début de la dipht hérita est^i peine 
marqué par un mouvement iïbrile, ou du moins^ après 
va accès de fièvre éph<)mère, le poi-Is ne tarde pas à 
peitlrede sa fréquence. Les fonctions organi()ue8 et celles 
<mi appartiennent à la vie de relation, sont si peu trou* 
Wes que le plus souvent les enfan8,qui Font déîà<lan* 
gfireusement atteints de Tangine maligne, conservent leur 
ippélit habituel et continuent leurs jeux. Chacune des 
phases de la scarlatine s'accomplit dans les termes d'ime 
^luréelimitéo; aucun terme ne peut ^tn* mis aux progrès suc- 
■ ««ssifs de la diplithérîle. La marche de la «carl«tine e^t très 
", •ï'ê,elle peut se terminer par la mort depuis le premier 
, l^squ'au dernier jour, de Tunique septénaiie qui constitue 
\ ^^tat) l'inflammation diphthërique tend h la chronicité, 
^i<)ccIusion des voies aériennes n'apporte pas un terme à 
* durée. L'inflammation scarlalineuse s^élend presque sî- 
^Itanëment à tous les points des surfaces muqueuses 
rdiedoit occuper; éminemment locale, c'est d'un seul 
P^Dt que l'inflammation diphthérique se propage avec 
J r^iou moins de rapidité aux surfaces qu'elle envahit gra- 
^llement: ainsi^ tandis que d'épaisses concrétions altérées 



Sll4 INFLAHMATtOKS BXAnTHiUA.3Xnnft. 

ilaui leur couleur, recourre&t depuis plusieurs joiin la 
lonsil-'es «l lea pai-ois du pdarynx, on Ironvc si leaujri 
succombe à Pocclusion des voies adiieniies, la membriR 
muqueuse do U [rachi^e, des bronches et des fosses m- 
fàlfa, Up!s8^ deconciétiotis qiiî orfrenl les cai-jaclèiesd'iiiK 
exsudation plus récente. L'ioâu m motion scarlatîneiuei 
f>eu de teudance à se porter dans les canaux a(!nrém, 
taudii que l'iuHammation dtp)illi^ri([ue a uue exti-éme m- 
dance à s'y propager. Dans la scailaline , si le malade sut' 
tombe dans le cours du premier septénaire, aticuueJâiu 
anatotiiiqiie impottante ne montre ordinairement la cauK 
manitèate de la mort; la diplilhérile ne devient moiUlle 
qu'au moment où les couches membraairorme» qui lapù- 
Eent l'inlérleur des, canaux aérifères, apportent, parlent 
aoeumutation ou leur décollement, un ob^Iaole mécauiqui 
à la respiration; quelquefois ménie l'uspliyxîe ne surfin! 
pas avant que plusieurs divisioiui des bronclies ne Eoicf 
otidiiiteH d'une exsudation coucrète. Le Iraitemeoltopiq», 
en. modifiant de la manière fa plus salisFaisahte l'inflam* 
nialion couenneiise des tonsilles, n'abi ège pas la scarlaline 
el n'en diminue pas le danger; les premiers jours du seconJ 
septénaire amènent la desquamation do la peau et lue 
convalescence plus ou moins péuible; les malades, qui 
sont parvenus ù une époque avancée de leur convaln- 
cpnce, ne sont pas encore ù l'abii des coa^téquoncesQ- 
clieusbs de celle fièvre exanlhémalique; ils restent cxpoiB 
aux ulcûralious gangreneuses de la peau , auK coutuIsmo^ 
à l'ana^arque, à l'œdème des poumons, alTection^chmi* 
ques presque toujours accompagnées d'un cbaqewMil 
remarquable dans les urines qui conliacteul uq« coidcli 
i'auve très foncée, due à un mélange de cruor aUéi^dM 
sa couleur. Au conlraii-e, si le traitemeut topique mSK 
l'iuflammalion dlplilli^rique, le retour à la santé estob- 
teuii aussittît que la maladie locale est tet'Uiînée. Les cpi- 
déiiiies i«s plus racurliières de scarlaline inoîcsopoeol ^ 



SCAUt ATUIR. A 1 5 

peine un tiers ou un cinquième de ceux qui en tout aU 
teinU, quelle que soit lu niiëdication employée, el le pliiA 
souvent la raortaltté csl l)eaucoup nioindre;el ileU «-peu- 
près prouvé, que tous ceux qui sont aflPecté:i d'angîoe ina- 
ligne périssent si la maladie est abandonnée à elle-même» 

Ajoutons que dans la scarlatine comme dans la rou* 
geole, ce qu'il importe le plus^ sons le rapport du diagno- 
stic, c'est do déterminer l'étendue et l'intensité des désordres 
qui accompagnent cel exanibèroe et le caractère de béoi- 
pilé ou de malignité de l'épidémie régnante. 11 fiiut aor« 
leot apporter la plus grande attention dans l'examen des 
H» de scarlatine maligne» Le délire et d'autres symptAmes 
Uraves sont quelquefois le résultat de la violence de i'in* 
flammation de la peau , du pharynx ou de quelque autre 
organe; dans d'autres circonstances^ ils semblent dépen«- 
dre d'une congestion dans les veines méningiennes: enfin 
il est des c.is où ces phénomènes y indépendaiis de toute es- 
pèce de congestion céi^ébrale, sont encore plus graves el 
plus inexplicables, 

$. 359. ProTioatic. — Ijascarlatinetî/np/^^chesun suiet 
bien constitué qui n'a pas récemment éprouvé de maladies 
a^;uësou chroniques, est sans danger. Une scarlatine bé- 
nigne pourrait cependant devenir dangereuse par la rélixh- 
cession de Texanlbème provoquée par un traitement in- 
cendiaire ou par l'impression du froid. Une bémorriuigie 
nasale au moment de l'éruption est salutaire. 

Le degré d'étendue de la phlegniasie pharyngienne et 
gastro-intestinale qui précède et accompagne quelquefois 
Pexantbème, le caractère de l'épidémie régnante, les af- 
fections pulmonaires ou cérébrales qui peuvent •sui^venir 
à diverses époques de son développement, rendent le pro- 
nostic plus ou moins grave, suivant qu elles sont elles- 
mêmes plus ou moins rebelles. 

Chez les femmes récemment accoucftées, la scai latine 
Dst ordinairement grave. \ la Maternité, M» Senn a (H^ 



vrâ nmjiinunoM kxàmvbjèmatkcsbs. 
strv^ quVtle s'attaquait presque ijanuis lee femmes gitm 
iÀ^ii'i^éw IHi^lal, mtiîs qu^ell^ la coatracuieat kà 
lemeirt nprès t'aceouohentent. 
' §. 360. Trailemenl. — Dans la scarlatine simple, tri 
légèi-e, on favorisera la inurche nilturc-lle et rëgulitreilt 
Pexanlhèfnc par l'action d'une tempéralui-e douce et uni- 
forme; on retommandt-ra !a diète, les pcdiluves, les bo» 
sons (l^yantes el fraîches , telles que les infusions (!a nO> 
Irtlcs, «teooijuelicot, agi-i^ablennent acidulées avec les «ixf 
detiiiion ou de groseille. Chez tin iiidiïidu fort et pléttû- 
Tique, Si la chaleur delà poau est très considérable, on pn* 
titfbert Une saignée du bras. Les malades ne- doivent ps 
se laisser aller an mouvement instinclifqui les porte in 
découvrir; et l'air de la chambm ou des salles ne doit kUt 
renouvelé qu'arec précaution. Plus tard il ne faut p«c tev 
permettre de liortir de leur appartement ou les roniunlt 
des Mpîtaux avant le tienlième jour. 

$.' a€i. Dans la scaHaline angineuae, les gargariioM 
adoucissans avec le lait coupé uu la décoclioii de gui- 
mauve miellée , les saignées du bras ou du picdj l'applici- 
tion de sang-tues autour da cou ou à l'épigastie , celle^ 
sinapismes mitigée sur les coiidepieds, les CdtaplauMi 
éinolliens disp')s^sen cravate autour du cou , sont gtfuéi*- 
lement utile?<. Lorsqu'il ne parait plus permis de pet-iitstct 
dans ce»itioyen», ijans s'exposer à déranger la mai'chenali^ 
relie de la maladie, il faut avoir recours à rapplicatiuD d'à 
vésicaloireà la nuque, faire appliquer Aur l'épiga&lre elsof 
toutes leii. parties du ooi'jis où la clialeur tut coniùdéraUi^ 
des lin^i -ou des éponges imbibées d'eau froide viift^ri^ 
qu'oa renouvejitf fréquemment, • ~ , ^ ■ . : - 

P'Kulrm méihodes comptent de nooibreax pavtiitMt 
Currie, Wilhciing, Baleman el It; donteur /\ut. '1'. TlWil^ 
sou, oui employé li.iidimenl Its lotion» ou les aapctaioBi 
fioidea. Le malade >'sl mis nu dans une baigitoiie, vl on 
lui jelte sur la lËte uu ou ileunL baquets d'eau ftuiJe. Api^ 



! 



dCAXkkTtmu 917 

lui avoir rapidemeot essuyé le corpa, on le remet au lit} et 
ai la sensation du fix)id se prolonge, on lui fait boire un 
peu d'e^ u chaude et de vin. En quelques minutes, le iK>uls 
devient moins fréquent, la chaleur de la peau diminue, la 
soif est moins vive; un sommeil calme succède ù Tagita- 
tîon, et il est ordinairement suivi d'une transpiration 
salutaire. Si les accidensse renouvellent, si la chaleur de- 
vient Acre et très élevée, ou répète les aspersions, qui 
procurent un nouveau soulagement. 
, La crainte d'une répercussion, exprimée par lesmalades 
<Wies assistons, a quelquefois obligé les médecins anglais 
k réduire cette méthode à de simples lotions froides acidu- 
lées, sur les mains , sur la face, sur le col et sur le tronc. On 
renouvelle l'air de la chambre, en même temps qu*oo 
diminue la tempéi^ature du coi^ps. 

Nous ne possédons , dit Baleman , aucun agent , je n'en 
excepte pas même la saignée, qui agisse sur les fonctions 
de l'économie animale avec autant dVflicacité, de^ûielé 
et de promptitude que l'application de Teau froide sur 
Upoûu, pendant la plus furte chaleur de la scarlatine. 
J*ai eu, dans un assez grand nombre de cas, la satihfac- 
Uon de voir s'amélioin^r sur-lecliunip les symptômes, et 
^n changement subit s'opérer dans» la physionomie du 
Bialade, à l'aide dts lotions fi oides sur la pc^au. 

Plusieurs médecins anglais ont piopobé de combattre 
exclusivement la scarl<iline angineuse par \fih purgatifs^ 
affirmant qu ils ne produisaieul jamai^i les accidens ucr- 
Huz et la dépression du pouU qu'on observe quelquefois 
ils suite de la saignée. Le célèi)re W illuii , partisan de 
ttlleuiélhode,employaitlecaloinelà ladoi^edcdeux àlrois 
grains avec une même quantité de poudre antiiuonîale. Sur 
tiiMs cents malades traité^;, suivant cette méthode, par un 
médecin d'Ypswich, en 1773, il n'en mourut pas un seul. 
Pour diminuer la fièvre, la chaleur et Tinsomnie, on a 
•nsti employé, dès le début de la maladie, le tartre étibiék 



al6 IVFLAUMATIONS EXANTHéMATEUSES. 

doses vomitives, tooleslcs viagL-quatre ou (ouïes \»M 
l'aDte-fauit heures. 

l-e chlore, adminîfiti'éà \a dose de deux gros pour 
oncesd'eau , dans l'espace de douze heures, s été pic» 
niaé par M. SathwUe comme un remtidespecifi(|uc. Jcb'h| 
point expérimenté ces diverses inéfhodea. 

%. 3G3. [)aiisles5carlatjncssinipleflelaiiginciues,coffl^ 
^u«âad'iQflahimatiot] ialenite de l'estomac, de l'iitleslm,^ 
larynx et des bronches, de congestions cérébrales oudV 
rachnitîs, etc. , l'activité des mMicalioiis nnt i-phlogrstiqH 
doit èlre pto portion née au nombre et à la gravité de fl 
afiêclîons. Au début, elles réclament les saignées dapiJ 
et l'application de sangsues autour du cou, à PépigastittI 
fiur tous les poiuts oà l'inflammation s'est propagée; M- 
pendant il ne faut pas prodiguer ces saignées au puni 
qu'elles deviennent eties-inâmef des hémoi'rhagiesrdcbeui» 
Il ne fiiul pas noa plus attribuer tous les délires à l'infla»- 
tnation du cerveou ou de ses membranes. Il faut au«a'il- 
voii' atlendL'e quelque chose du temps dans celle fièff 
exanlliématique, comme dans toutes les aiilres. Vienooil 
ensuite, comme pour la loiigeole, l'indicaiion derappdff 
l'exanthème i la peau par d<;s bains et desi-ubèfiam,fcn- 
qn'il est dtf^pam à la suite de l'impression àa froid etd' 
l'humidité, et celle dtS le fixer pour ainsi dire par dwïi- 
sicaloires, lorsqu'il paraît et s'efface atlemalivenient.Ltcf- 
que cette marche irrégulière de l'exanthème eat tahef 
donnée à des paroxysmes d'inilalion intérieure, conW 
cela a lieu le plus ordinairement, le meilleur mvytnà 
fixer l'exanthème à la peau est de combattre et deif^ 
ti'uire les aSèclions inlerneSj ce qui mniheureusemeat bV 
pas loiijoui'S possible. 

§, 363. Dana\ascai\almT: maligne (scar.alatciausfatia^ 
adynamiqiie de (juelques modernes), que peut-on iMMMt 
avec Hticcès au détire, aux suffii^ons aiingaifio VM 
l'eslomac, dans les plèvres , les méninges, elc. ? hti^ 



KAlLATIlffE. a 19 

goëe échoue presque conniammQQt ; le pouls so d^primo 
ifeo une promplitude désespérante, comme dans les do«* 
ihineniërîtes graves, dont on retrouve queI(|ueIoi8^ & l'ou* 
vertnre du corps, les lésions inleslinales. D'un •uti'e cMi , 
les médecins qui ont le plus préconisé les lotions et les 
aspersions froides , déclarent que, dans celle variété^ elles 
ne sont point avantageuses. L'ipécacuauba et le lartre 
Hàhié provoquent le vomissement, expulsent* le mucus 
éarieax accumulé dan^ Parrièi^e* gorge, et ont quelquefois 
smbM rameâer la maladie à une marche plus i*égulière. 
Las fumigations vinaigrées, et les décoctions de quinquina 
4t de contra -yerva acidulées avec l'oxymel ou l'acide mu- 
lutique, eu aiguisées avec du chlorure de cbaux ou légè- 
nment alcoolisées, sont généralement conseillées en gar-* 
«garisme ou en lotions. Lès vésicatoires volans et les sina- 
pismes autour du col sont égalenient recommandés. On 
«Mire que les purgatifs et spécialement le calomol à la dose 
de huit à dix grainsy ont été plus souvent salutaires qu^au- 
con autre moyen. Je ne les ai point expérimentes; les 
«carlalines malignes sont assez rares à Paris , dans la pra« 
Uque civile^ et même dans nos hdpitaux. 

Suivant que la scarlatine sans exanthème se pi*ésente 
tvec les caractères de la scarlatine simple ou compliquée 9 
on avec ceux de la scarlatine angineuse ou maligne, on lui 
applique le traitement de ces variétés. 

$. 364. Pendant la convalescence^ on prendra toutes les 
' précautions nécessaires pour prévenir le développement de 
\ tioasarqne. On prémunira le malade contre l'impression 
r en froid; on administrera quelques bains tièdes, et si la 
Y Mute de la peau est deveime blafarde , on frictionnera 
( l^èrement la peau avec des flcinelles sèches et chaudes y 
SQ imprt^gnées d'une vapeur aromatique. 

L'anasarque elle-même , développée spontanément ou 
«rvenue à la suite d'écarts de i-égi me, devra être corn*- 
battue, si l'état de la constl'utioii lo permets» par la sai- 



asto nrrLA.Mu&Ti(»B axjùnHnbummBs. 

gaée et les baïns lièdes, par t'ac^tate de potauei 
d'un denù-groe par jour, ou par le calomel à dose pu- 
gallre. 

$. 365i Ifi doctem- Hahnemann (i), ayant assuré if», 
dans une épidémie d« scarlatine , les enfans et lesadulM 
auxquels on avail admiiiiatré U belladone avaient iSi 
préaerués i^ celte maladie, bien qu'îh eussent fréqucnlt 
ceux qui eâ liaient atteints, plusieurs médecins françaiid 
étrangers ae sont empressés de véri^er cette assertion, El 
iSsOf une 1res fovle ëpidëmio de scailatine s'étant niani- 
festéei Gulersiob, aucgo dâsenfansquî pi-ii-ent l'exlrail 
de belladone n'en fut attaqué (a) : on te donnait pendiol 
buit jours. Huft^land a recueilli treize rapport» de diren 
médecins allemands, qui ont cunârmé cette opinion eui 
l'effîcscilé piéservadve de la belladone danit la scai laliiie. 
M. I^artinl (3) d'oïl aussi d celte verlu préseiTalÎK' 
M. Ibrélisle, médecin à Metz, a vu douze enCins préser«^ k 
par la bcltndone, de la ticarlaline qui en attaqua deux ceM 
six au milieu desquels ils vivaient (4). Le docteur Velsoni 
donn^ cette plante à deux cent quarante-sept personne 
dont treize seulenieut conlracièient la scaHaline. Il pro- 
crivait deux grains d'exliail dissous dans deux oiW 
d'eau et deux gros d'alcool , dont H adininislrail quioi 
4 vin^t jtuulles par jour. Il ré-.uli>; des recherches-^ 
docteur Wagner sur l'ennemble di-, épidi'niiea on onl 
adminisli-é la liulladone, comparées à celles oà on as 1^ 
pas employée, que. dans les premièies, on a perdu Uxà 
au plus un enfant sur seize, tandis qu'' en est mort unsac 
ti'ois dans eus dernières (â). Des vîllag s entiers s'en toOt ] 
préservés enAIIeinagneen prenantla belladone. Berndtcon- 

(i) Hihncmsan (Samaet). HeUaag laid Ferhàtung da Seh^riachlùttft. Hf 
remberg, i8ai, in-4. 
(i) Rn-uc màdkah, \. z, p. ai3.< 

(3) RcvHt nudicals, bu, p. S^I. (ircli. gën. de mi-d. , t. r, 1E4.) 

(4) BiMn'iM lit la toà^ré miMcale J'imulalioa, a'ril iSiJ, p. >oi. 

(5) Joum. dti fTogrèi dtt k' 




BCARIiATIVS. ^Okl 

teille de &ire dissoudre deux grains d'extrait de belladone 
dans une once d'eau de canelle, et de donner chaque jour, 
pendant toute l'a dur^e de Tëpidémie^ deux gouttes de 
Dette liqueur soir et matin, aux enfans d'un an , et à ceux 
if an Âge plus avancé, une à deux gouttes de plus qu'ils 
tfoiit â*ann^. TouleFois, dans une épidi^mîe de longue 
durée ^ l'usage quotidien de la belladone pourrait bien ne 

8 être sans inconvénient. Les effets d'un médicament 

ki énergique, employé même à petites doses, devront 
jfitre attentivement surveillés. Tous les documens sur l'effi- 
dÉcilë de la belladone contre la scarlatine ont été réunis par 
fiafeland (i). Schvrartze, Cock (2) et quelques autres ipé- 
dpcins nient cette faculté préservatrice, qui demande à 
Itre confirmée par de nouvelles expériences. 

Le docteur Hahnemann a reconnu que la belladone pro- 
duisait quelquefois une rougeur plus ou moins fugace de 
la peau et de la sécheresse dans la gorge; phénomènes 
lomœophatiques qui ^suivant lui, expliquent ^efficacité 
ie cette plante. 

Enfin on a encore recommandé, comme préservatif de la 
scarlatine, une combinaison de soufre doré et de calomel (3). 
JLa dose, pour les enfans de deux à quatre ans, est d'un 
sixième ou d'un huitième de grain de calomel uni à autant 
ée aoufre doré d'antimoine^ et mêlé à un peu de sucre ou de 
magnésie j on répète celte dose trois ou quatre fois par jour. 

A Paris , il est impossible de s'assurer du nombre de 

perisonnes qu'une épidémie de scarlatine peut atteindre. Je 

n'ai pu répéter convenablement ces expériences sur la 

propriété prophylactique de la belladone otf du soufre doré 

^antimoine. 

(z) La oferia préservativâ delà belladone contre la tcariatine, in-S. Berlin, 
itl6 ( en allemand). 

(2) Cock. Gazette médic,^ i83a , p. 53o. 

(3) Thomassen a Thnessink (L. J,)/ats'over de voorhehœding vn/i dû Roode* 
fitf. Oroning, x8o8« 



aaa inflâhmatiovs bxakth^ateusbs. 



Ht0torique et oheervatuma parUeuUéréê^ 

$. 266. J08. Frank pense que la scarlatine, au moins la 
scarlatine maligne, a étë connue des médecins grett A 
arabes; mais les passages d*Arétée, d'i£(|as et d'ATicenniç 
qu'il indique^ sont fort obscurs (1). Ingrassias (3) le pre- 
mier a donné les caractères de cette éraplion en temMl 
non équivoques; il dit qu'elle était connue à Naplesseoi 
le nom de RcMsania ou de Rossalia avant l'année iSoOi 
Foreest (3) la range parmi les fièvres épidémiquea et h 
décrit sous le nom ùq purpura; Baillou indique l'épidémie 
qui régna a Paris en i58i (4) , sous le nom de pubeola^ 
et Jean Coyttar, médecin de Poitiers, paraît Pavoir obser- 
vée dès 1557 : depuis lors, celte maladie a été l'objet d'une 
foule de recherches. a 

De nombreuses observations ont été publiées sur lèses* 
ractèresde la scarlatine (5) sur quelques Jbrmes de c6Ue 
maladie (6), sur la scalatine simple et sur la scarlatios 

(i) Aretens. De morb, acut. Lih» FIL — iBtins. Tetmh, It, seim» 4. -^ AH* 
cenna. Lit, IF, fin. ^, tr, 4-6. (Sciirtatiiuim ffemekm ià est betam falvia 
▼ocat)? 

(a) Ingrassias. Detumoribus prœternatÊuram y i556, cap, î^p, 194 1 « jUtarift 
▼crû idcirco Rossaniam nimcnpant. Quouiam maonl» per muTenimi corpu ib* 1^ 
rimé magiue ac parr», ignit» ac rubr» enm viz effatu digao tw66re, iMir ^ 
isulta seorsvm dutincta eryiipebta dupersi^ snnt , ut totoa oorpu igalti* '' 
•ppareat.^.... Si puer qnidcm febriens , yariolaa anteà pauus ait « non ai i( * 
aioii>Ulos e^pecunti quod û utrumque horum pnecesaerit, Jam Roasdii* 
timent. » . ' 

(3) « Hic cum In Ibbrem malignam incidisset» deinde etiam pmrpmrm ootiqiW 
esset t non pustnlas rubras eagque latas instar morbiUos lial>ebât f qnamflf Âfk 
non niliU diitaBant. (Foresti Obs, es car, medic,chintrg.,KotkoiDMf)it ia-feL ffi3» 
lib. Yi , 1. 1 , p. !ii58.) 

(4) Coyttar (J.) Dejebrilus purpwratis epidemieU quœ ann» tSSj iw^pite mâL 
Poitiers, 1578, in-4^ 

(5) Jahn. Joum. eompl. des se. méd^, t. xxxvz, p. 387;-— t xxzTXl,p. t^g, 

(6) Sticbel. Bmttet. des se, méd. de Férussac^ t Xii« p. 3io« — ArmstroDg. /nvt 
iHuêi, o/the tcarUt/ever. Lond. in-8. iSiS. 



i 



SCAELiLTIVE. %ii 

xanÊhème {ï) ,suv l9iscarlàiiae€uigineuse{7)f sur les 
Lines compliquées ét{^ection typhoïde^ scarlatine 
xiej (3)) de syniptâines ataxo^ctdynamiquea (4) , de 
\&mesntrveux{b)y d*arachniiis{6), d*eficéphaliie(j)y 
yfiides (8) , de coryxa couenneux (9) ^ de diarrliées 
t(io)^ à^érupiion miliaire (ii), pèêiculeuêe ^ puèlt$'- 
W^phfycUnoïde (.1 3j , de parioloïde (i3)^ sur le dë- 
ileaient de la scalaline chez les femmes en cou^^ 
4}, et chea les enfans pendant la dentition \ sur les 
liea secondaires telles que Vanasarque{\^ei le rAii- 
pne(i6); de purpura (i y) , sur le diagnostic de la 

lagina cmn febre» mm ëruptùme, miaus temper pericttlota, ^piarto vel 
motbi die, large saliratione, haenioiTfaagBâ nariniD , radore, vt! ethm 
adaareft fiaiebantar (Aatcow. Ois.pmet. de tauiai, efidem, aaao 1777 
-— Act. soc. Bavn. toI. it , p. 99. j. xi ). ^ Bang. Act. toe, Binm. toI. xi , 
Sebel I6id, p. 3a. — Colliag. 3ted. communie, toI. h, art as, p. .363. 
ithé^jpg. O» the scarUifwer and sore throat, Load. 1779. — G. PUtolIet. 
r la McarL anginetue qui a régné èpidiaUqaemêni à Langres en xSox, 
ris. — Laatbiez. Diu, mur la scarlat. qui a régné éptdéndfmmeni k 
m 1819. Ia*4. Paris — Troasseaa. jlrck. génér, de mèd, t. zxii p. 54r. 
%.Joum,hebd.^t,yn,^, 55. 

eber. Joum, hebd. , t. y, p. 86. — Gaerseat. Lane,/ranc, t. y, p. m. 
oaasais. Gaz. médic. i83x , p. aoo. 

reat-Dachltelet Traité de Vamehnitis , p. 34,ia«S. Paris, xSax. 
Kjaig^ (F. Ladw.). Abhandlung ùber das SeharUckfieber^ etc. ia*8. 
xSoa. 

iSsoL De cjrnanche purpuro • paroiidea. *- Leaiercier. Epid. Je tcati. 
de parotides» (Rer. méd., t. y, p. 435.) 
unm des kSpit » » ia-fol. , p.|3i 3. 

nbitBtoa. Mem, ofthe med. society qf London. toL xxi , part. x6. 
0R7. Mém, soc* nyr, de med. , t. il , p. 1 34. — Chomcl. LMic. franc, t. y, p. 89. 
tark. JÊnn. med. second. , p. 46. <.^ J. P. Fraak. De cur. homin. morb. 
«TOlat. Lano.frane,^ t. y, p. 411. 

Ufiitti. — Hujeland^ s journal t xxi » B. 3 St. p. lao. — Seaa (L.) Sur la scar» 
erpérale, ia-4. Paris, i8i5. 

•anert. Defebr.^ \. ly, cap. la. — ^Vieasseax. De fanatarque a la suite de 
ine (Joarn. géa. de méd., t. yi, p. 378 •401) — Méglia. Mémoire sur Pana» 
la etdte de lafiè9re sca, latine ( Journ. de méd. chir. jaarier 18 1 1). — Black- 
Obs. on the nature and cure of dropsies^ ia-8. Load. x8i8. — Peschier. 
hunineuse après la scarlat. (Joum. de ckim., t. yii, p. 410. ) 
[array. &w une espèce de rhumatisme consécutif à la scarlatine (Bled, aad 
ura. of Ediab. , t. xxxiii.) 
Paal, {Med. and Surç. jour.lpf Edinh. , t. xxzvit, p. a8.) 




•»24 INFLAMMiTIOIfS ÊXAJÏTEIÉMATETJSES. 

scni'lalinc el de la diphthêrlte (i), atir les altéralnni^ 
viscères o la suile de la scarlntine (2). sur les récidlïMpI 
conslalées par J. Frank, non observées par Wîlfânetdoi 
la possîbiliié est adiuiËe par Flebertlen et p)asi«ur8 soi'» 
Le Iraîlemenl a été aussi l'olijet de recherches partirulîiffi 
sur i'iitilile'el \es\nconyfti\<:nif\t:ssaignéev fi) . aurM 
cacilë du chlore (5), des affusions et des lotions froîdii (t 
des éni4tiques (7), et despurgatifs (8j, et en parlioulài 
sur l'utililé du Ciilomel. {9) 

^. 367. Ees observations suivantes mollirent que laim 
celle ne derdnge point ia marche de la scarlatine, quei 

pourpre hémurrhagique n'ehl pas toujours une conn))l>a' 
lioit grave, et que le;< salguécs sont quelquefois impniv 
santés diins ccrluines scailalînes anec délire, compli'juA' 
ou non de pneumonie. ' 

Obs. XIV. Scarlatine simple et varicelle fâsicwfetfj 

parcourant régulièrement leurs fériodea ( recueillie ])«1 
M, Bonnet ). — ■ Adèle Despreaux , âgée de aeize ans, J?| 
mestiqiie, a été vaccinée et n'a eu ni la Tariole, nii<| 
rougeole. Le i5 octobre i83o, frissons, malaise, lassinnl'] 
générale, soif vive, point de tous nî de douleui-sabdomi-P 
nales-, sueur dans la nuit du 17 au 18. Le matin, nial'v 

(,) Perfein» (W.B,). £»<.;/«. b n-^'JogU-al ^md eomparatUic mttv ^ *f 
imacliB maUgaa anJ tlie scarlal . aaginasa. Lood. 1787- — ItretonneaD. .Jltk^ 
de mcd. c. ïiir , p. 19. 

(î) Tiiin.ee.{Anh. gin. Je médsc. , t. mnc, p. 3ai-4oi.) 

(3) J. Fraot. Praxcos. mcd. unia. priùcrpl. , ïol. 11 , part, i , p, aSfl. 

(4) Dbocb. Mé,n. cilé (SfBntages) — Murbcck, Bail, des se. méj. 4t fti^^. 
t. xJL, p. 6i. (Incanr^oiens.) 

(5) B.tliwili.. 0/ Ihe lailùj 0/ oi:jge„al. murUHo aeid ùi the ™* flf J««* 
Jcver. (Ann. oftned. for ihe jear i8o3, p. 487.) 

(Q) Cnrrie (/ûncO A^'-fc. repMs 0» </« ^^astf o/mM^. ca/rf ™/ „,a™,«. | 
ttmedf ia fèi^r anà Whera diseuses , in-î. iJTerpool , 173S. 

(7ISIUII. i(a(. mB^..piirt. H, 171-îâi; — pirt-iii.p. .5-6. 

(SJ Stroeh. aiifeUml Joi,m. dtr j>n,ki. BeiUmds 111. B. a Si. i3» r**Mt * 
aprfiririiptiDn). — Homiltpo. Oavr. ciiè. 

(9) Hufelind. Joura. derprakc. Btiikuada, iir, B. a St. p.»5 j — .ïfa-L <^ 
p. 77î — ivi. B. r se. p. 14, 



la goi^f 4raptioD de scarlatine. — «Zla iS» la faee, les 
l a c m lir oi Kipërieiira^ et une partie des membres inFërienrs 
unit d'un ronge cramoisi y étendu en nappe, plus pronon- 
rt.i leur partie externe et disparaissant sous la pression 
lu doigt. Langue blanchâtre, arrière*gorge douloureuse, 
d^Wi rouge livide, amygdales l^èrement tuméfiées; selles 
iitiirelles; poitrine sonore, point de toax; soif^ peau 
ehaode, pools fréquent {dUie , tienne de gomme mcidu'- 
Uè).'^ Le 19, la rougeur est plus vive sur les membres 
infiirieurs ; une nouvelle éruption s'est déclarée sur la Face 
ei sor le tronc , où l'on voit un grand nombre de petites 
vésicules isolées, transparentes à leur sommet ( c/ucite/t* 
JM»). — £eao, l'exanthème dé la scarlatine diminue, 
la gorge est moins rouge et moins douloureuse; les vési- 
eales observées la veille, sont plus nombreuses^ plus en- 
llammées à leur base et plus volumineuses. Les jours sui- 
vant, la scarlatine et la varicelle vésiculeuse ont achevé 
Mtnrellement leur cours, et la malade est sortie guérie, 
-la 27 octobre. 

• ' OBa.^XY. Scarlaiine ; pointillé Itémorrhagique^ pari- 
^seUe 4^siculeuêeydépeloppée sur les pointe qui n'ont point 
^té occupés par Vexanthème de la ecarlatine ( recueillie 
fiarM. Bonnet).— Mandler (Louis), âgé de vingt-quatre ans, 
^bénLite, fort et bien consli tué ^ entra â l'hôpital Satnl- 
Antoine^ le 18 octobre 1829. 11 portait sur les bras des ci- 
catrices vaccinales.Trois jours auparavant, il s'était aperçu 
que son ventile était rouge. Cette rougeur s'était développi^ 
tout-i-coup sans avoir été précédée de mal de gorge ou 
le dooleui^ de tête , et il avait continué son travail. — 
^19, pouls naturel, légère chaleur à la peau, rougeur 
^ve et écarlate de toute la partie antérieure du tronc, et 
A* la moitié supéiieure des cuisses. Moins intense sur les 
jurties latérales du tronc où elle forme de petits point^^ 
lougcs très rapprochés, la rougeur ressemble à celle d'une 
^crevisse cuilej les yeux, le liez ^ la 501*86 ne sont Je 
t. *3 



3a6 IRFLAHUJkTroira «UVnt^MATEDSBS. 

nouvelle épistaxia, langue rouge, liutnidc, point ùtis^l 
leur dans le veuli'e ; deux selles dans la journée , deiq» 
tnalionsurU partie anlcfteuie du col. Les pét^bÎM (! 
• UeecohymoseMden jambes pâtissent et prennent une ItioV 
jaunâtre. — ^8, loux j crachats, eniouement, bugu 
-ntoi^ range, point dVpistaxis; appélil. — -j^, la rougn 
1 lV» t,plu»BenHblc', les petiles ecchymoses des jambe»*'' 
■ frent ane couleur jauQe-veL'd.1lre; i'épislaxis se teaoH- 
'Teite et plus abondamment que les jouis pi-éc^den«i l' 
*if))tlflde DO l'end poiut de ^ng par l'anus , nî pat' le ciiu 
;<)« l'urî)<i-e. I.a laague est muîiis rotige, la toux et l'ct- 
rouemeot persistent; même ii^gime, — - Du. -jq jlanvUrsi 
-^jvvrier, ladasquamatioa s'ëlablit sui' tout le cQi-pf; 9^- 
i/rier, uouv^e ^istaxîs, (oux, céphalalgie a^ez iultox: 
ponls fort et plein (saignée île trois palettes ). — // 
TOet \es joni'S suivans, la desquaoïation est générale, In 
e|»ët^chie8 et les ecclij'moaes ont entièrement tlisuti 
*ii!^staxîi ne .s'est point renouvelle ; le malade est Hi'' 
giiért le i4'f*jvriei-. 

Ons. '^Wl. Scarlatine angineaaetpointpneumoniqutàf 
conscrit, à la parue poslêrieure des deux pruiniona;déliK- 
aaignte, mort (recueillie par M. Boonel). — Dayoal (C^ 
- pél'tc),îtgé de seize ans, graveur sur mtlaux, enlr^ à t'hilinD' 
Saint-ànloine,lex3 septembte i83g.Cejeui)ehoinoieaN>> 
. ét^ vaccina, et n'avait jamaiseu la rougeole, ni la scavlati* 
Cinq jours avant son enlrte i'i l'iiâpila], il avait él^piiiJ' 
coryza, d'angine, de cL'plialalgie, de fièvre et de dianbiK 
des sangsues avaient été appliquées au cou. Sur le 
et les exlremitës îafi^rîeui'eSj la peau élait d'un rouMB^ 
inleuse i)ui disparaissait piir la pression du doïgl. Sutl> 
poitrine et les membres supérieurs, la rougcar 4;taît pai** 
litige, d'uDç teinte pâle, comme si elle avait déjà diain* 
sur ces parties. La langue et l'arricre-ginge étaient roa|B 
comme la peau. Les amygdales luméliées se touclw"' 
pnr leurs laces corrrsjKin:laiiles. D'MtJeurs abOuipÎMiC' 



SGAEtATlâJb« ad9 

ieltes liquides. Le soir^ délire* ogllalioii (rèa groude; 
langue sèche , pouls frëquenl cl plein , chaleur intcase ii 
à la peaa (vingt sangsues derrière les oreilles , tisane de 
gemme). Le délire est moins bruyant et inoins coiitinu« Le 
malade reconnaît unepei^sonne qu'il a?uil vue deux jours 
auparayanl; loux, rdie sibilant, bulles de rAle crépitant à 
la partie poKtérieure et inférieure des poumons ( tisane 
de gomme , julepj diète j saignée de tfws paUtles )• Lo^ii^ 
Vamygdalite a augmenté^ le cou est tuméfié, le malade ^ 
peol ouvrir la bouche ^ la langue est sèche et rouge; la teii^ie 
de la acariatine est générale et uniforme. RAIe .crépiti|fit i 
la partie postérieure et inférieure des deux poumons j dé-r 
lire ( saignée de trois palettes ^ quinze sangsues au^des^ 
sous de cluique oreille )• Sang très couenneux ; le délice 
continue i langue sèche, point de selles; les sangsues qui 
beaucoup saigaé; mort à deux heures du matin. — ^u^ 
topsie du cadavrey trente^deux heures après b niort^ 7^ 
L'estomac, l'intestin et les antres organes de rabdom^ lie 
présentent rien de remarquable. Les poumons^ gorgés de 
sang noir, sont crépitaus dans toute leur étendue, excepté 
dans un point très circonscrit de leur partie postérieure où 
leur tissu est dur et hépatisë^ et d'où le sang ne découle pas 
eu nappe, en y pratiquant, coinme daus le& autres poîi^ls^ 
des incisions. La membrane muqueuse dos bronches est un 
peu plus rouge que dans l'état sain* 11 y a à-peu*près 
une cuillerée A bouche de sérosité limpide dans les ventri- 
cules; le cerveau et le cervelet sontsains; l'amygdale jgauçhe 

contient un peu de pus , la droite^ plus dui'e , e^t rouge et 

tuméfiée. 

Obs. XVIII. Scarlatine y délire, saignée; mort ^ sans 

' oUération grave des solides (recueillie par M. Bonnet )• 
^ Antoinette Proukis , âgée de vingt-sept ans, ouvrière en 
cachemires, forte, bien constituée, était indisposée depuis 
quelques jours; son enGsnt, âgé de huit ans, contracte la 
scarlatine et meurt» Le huitième jour, elle se sent plu9 




a5» INFLAMMATIONS EXAUTHÉMATCOSES. 

l'aîbh", et se courlie. Le lendemain, pointillé roug* snril 
(■bi-[)s, dbufèiti' a la gorge el à IVpiga.'^lre, TomiareiM», 
(reroicment cE délire ( saignée, sarjgsuea à l'^pigaatn]. 
— Ae 2i Tfitti i85o, jieaii cliautle, d'un rouge unifonn?, 
cotrlttie si oii l'eiM barbouillée arec ô\\ jus de frAntboin, 
oitrfns infelise à la F^ice et au :^ jambes, pouls plein , frt- 
({oènt, c6'! douloiMOUK et lum^fié, langue d'un nwp 
«Hiilôisi; amygdaTt-Svolumineuscs et d'un roDwe fonri, > 
îîVidS, qnî s'étend dans îe phaiyrix et sur le voile du paliii»: 
siilF, nausées, épîgnslre douloureux, diarrhée; poîlriiH 
s'athe, agitaKon, subdelin'tim. — yi, nuit agitëe, plain- 
tes, épïgaslre doulonreiix (i 2 sangsues derrière les ortii" - 
tes: 20 à'Pépi^stre, sinnpismes sur les pieds). — Lt il, 
Ws sangsues bbt' 'beau coup saigné-, délire presque confr 
l]Bfe^, riabtces, yeux Icmes, Tenlre douloureux, iJisr- 
"ilftPe, pouls fnlqiient, langue sèche, l'exanthème pSft 
X l'S^ sahgaites sous les oreillea ^ deux demi-lavemaa 
êhi^tîéiis, slnapismes aux pieds, diète, tisane degommt\ 
Mort à trois heures dans la nuit. — Autopsie du cadavtt 
trente heures apiès ta mort. L'estomac offre des marbrure 
livides; sa meihbiane muqueuse a sa consistance et son 
«épaisseur naturelles; à la fin del'inleslin grêle, les ploqtia 
de'Peyer sont bien dessinées,- un peu de rougeur autuor 
des plaques qui sont saillantes et piquetées de noîr ; point 
do rougeur, ni d'ulcération dans l'inlcilin; point d'en- 
yprgemcnt des ganglions lymphatiques de l'abdomen; 
pcOte quàiiTit^ dé sérosité dans les plèvres, sans trace d^n- 
lîammàtîori, ni de Fausses membranes; cœur sain ; le sang 
est noir, liquide, cl contient quelf^Ues bulles d'air; la I 
omygdales seul doublées de volume etinjeclées; le cec- 
veîi^^t'^es dëpé^dàtites sont dnâsTëtat sain. 



JRùêéole* 

ToCABpArt. IHyMiM «N0INI& ratMê, Matk, Jmuêé iWigtcUf âmiolê 

^fflortsunee érjiipélateuse ^ Mu^eola, 

S* 968. Dans la première édition de cet ouvrage, j'ai 
décrit , d'après Willan , sous lo nom do roséole , plusteura 
éniptîons cutanées , aiguës, non contagieuses^ fugitives^ 
cwactérîsées par des taches rouge», diversement figurées, 
ou point proéminentes, et ordinairement précédées 
^mpagnées- de symptômes fiibriles. 
-iOe nonvelles observations m^ont démontré qu'il était 
hapoMble de diàtingner pi osieura espèces ^e roséole de IV- 
YyÂèaie;enontre^ )*aî pensé qu'il convenail de rechercher 
ihmeaMre variété^ dont les taches ressemblent assee bien k 
ddea de la rougeole (roseola infantilU) et qui forme le type 
{Mkieipal de ce groupe, n'était pas elle-même une mo- 
iKfioation ou une variété de la rougeole aanë ctUarrhe. 
liais les faits ne sont paa ehcore asses elaira, ni mes idées 
asses arrêtées pour qn^ )*ose détruire le groupe formé par 
•Wiltan; Qooi qu'il eii soit^ voici les caractères qui oift été 
aaiignuo par cet auteur à ces diverses éruptions dont l'èxis* 
IMoe ne-peut être contestée, que) que soit le nom qu'on leur 
ddlme j et quelle que soit la place qu'on leur assigne dans 
Mte classification nosologique. 

' t® Roseola œstipa. Cette variété , quelquefois précédée 
d^une légère fièvre, apparaît d'abord sur les bras, la 
BK^e et le col; dans l'espace d'un où deux jours, elle est 
répëiidae sur le reste du corps et y produit un picote* 
ittent et une vive démangeaison. Elle se montre sous la 
Ibrme de petites plaques distinctes, plus larges, plus 
pftles et plus irrégulîères que celle de la rougeole , èé- 
çspées par- des intervalles nombreux où la peau a» sa 
couleur naturelle. D'abord rouges, elles prennent bien- 
tôt la couleur rose •« foncée qui leur est particulière. Le 
pharynx présente la même teinte, et te malade éprouve. 



aâ* tSVLXltiSkUOgi tlDUrTH£HA.TEI3SESi 

en araUnt, uue aorte de cudes^ et de sécheresse dtwli 
gorge. Le second }our, réru{)tion continue à êlreaniiBÀ; 
kRini^tlement après, son éclat dtminae; deI<jgèreft»As| 
d'un rouge obscur persistent jusqu'au quatrième jour, 
^UlpV^ÛBent «Dlièrcmeol le cinquième, aînHÎ que )e d^w 
gflflieat de la constilutîou. 

QusIqDefoia cette effloiescence, boin^ ù certaîue*p*HM 
dalafÂOCet du col, et ùla partie snpdrieare de la Boitrincti 
desj^ttlcs, se moulre sous tii forme de pUtjues li'ès Hà» 
mentélcvt'ea, qui causent de violenter démangea i.son«,tu>' 
ne produiseDtpas le fourmillement qui accoiapagne l'urli' 
ctfir*. Id maladie dure au plus uri .septénaire. L'érupliu 
par«U*>t disparaSt quelquefois à plusieurs reprises, sa niClw 
appnioftbld, ou à la suite d'afldclious movalea visa,» 
biaavptès l'ingeslion d'alimens épicéa et de liqueurn^baol' 
Saolttu'itu rétrocession de l'exanthème est oi'dinaireiDQî 
socpmpagnée d'an dérangement des fonctions de VtAf-i 
tope* à» céphalalgioj d'un ëlat de langueur et de lassituib' 
qu« htmouv de réruptîon Eiit disparaiti-e sur-le-ctitnf 
Cette variété survient ordinairement, pendant l'êtes 
chez -Iqs Femmes douées d'une constitution irrîtablejelli 
est quelquefois liée à des aSeclions intestinales de la «aitM 
et semble représenter un état intermédiaire ^nlrc Vfij- 
thèmeet l'urticaire, qui doit être eombatlu par unediiu 
légère, des boissons acidulées et quelquefoixpar des Ussli^ 
3° Raseola autumnalia (i). Cette variélû atlaqut Its 
enfans , dans l'automne, et se montre sous la forwadi 
taches distinctes, circulaires ou orales, d'un rouge» 
et qu! augmentent successivement d'étendue, jusqu'àn 
qu'elles aient ^icquis la dimension d'une pit-ce de rinCt 
soiis, Elles apparaissent prioci paiement sur les bi-MiMit 
terminent quelquefois par desquamation. Celte elHoM* 



(i) M. Aat Toild Thompion ciW , d'iprcs Bitemin , deni eu m^ n 
ertte TiriM, M q«i famt McompigBta^lB lymptAioc» fâirllM Ma n 
pract. ijfMpiU ^ caUui. iitmses , 'raA.liamA., iSag.p. 1(3.) 



»(^ 



œnoe ii*€it «ccoinpagaée ^pie de peu de laalaite et de dé- 
mangeaûen. 

. G^est ëridemment une variété iPëiyfhème. 

5^ Rœeola iwwivJfiila. Elle cat qndquefoia accompagnée 
de symptâmes fi^brilea ; alora aa durée eat courte; dana 
dViutrea oaa^ il n'y a aucun dérangement dana Penicmble 
des fencliona^ et l'éruption continue pendant un temps 
indéterminé. Elle parait sur presque toutes les parties du 
cirpa aouala ferme. d'anneadx roses 9 dont liis airea cen- 
iraJea ont la ooukor ordinaire de*la peau. Ce» anneaux 
n'fmt d'abord qu'âne à df^ux ligues de diamètre j^ila s'élar- 
gSasent progressivement » et acquièrent 4}uelquefoi^ jusqu'à 
m pouce et diMni-de circonréreoce. Le matin, refflorasoenoe 
est toujours moiçs animée. Lorsqu'elle est chronique^ elle 
«t lerde et décolorée; elle s'avive , le soir 00 dans la nuit, 
el produit 4e la. cbaleiDr -, de la démaqgeaison on des pico* 
lamens à la peau. Si elle disparait ou s'afiaiblit^ l'estomac 
se dérange; lil survient de la langueur j. des vertiges et des 
douleurs dans les membres j symptômes qui sont ordinal* 
tcment caln|és;par un bain tiède. 

. Lorsque l'éruption., devient chronique , elle doit être 
combattue par leys bains de mer et les aci.des minéraux. 

La description de cette variété devra être ultérieurement 
fisodue' dans celle de Teiythema annuUUum. 

. 4** Boseola infimtilis. Dans celte variété , les taches lais- 
sent entre elles de plus petits intervalles de peau saine que 
dans la roaeola cvs^W.* Lorsque l'éruption est générale , si 
00 ne tenait compte, pour établir le diagnostic, que de 
rapparence de l'exanthème, on pourrait facilement la 
eontbndi^ avec la rougeole vulgaire (1). Cette variété de 
roséole attaque les enfans pendant la denlilion, ou elle 
survient dans le cours d'affectioiis intestinales et fébriles, 

(i) Underwood penie que cette erreur a été ploûeiirs fou oonraïUe. ( O» cl# 
f/iteases tff childre» i toI. i, p. S7.) 



a34 ixFtAmrATiojs vnâmniiXATeosES. 

Quelquefois' elle n'existe qu» pendjint use acule>Buîl;M 
bien elle appaiail et dispai\tît succf^ssiveuieDtpflndaBtfl* 
sieurs jouis, accompagme it'tin dértmgement des gmib- 
puies fondÎADS. Elle peul aosai se nionLrer auccessiMWÏ | 
Bur difrërcnles parties dit corps. ' 

QiiecelleTari^të ttoitune modifioationtiéiaTougea\ta 
qii*ellG«DdDit indépenclitiite, elle doit être regardée ccniiit 
ié type da groupe roséole. 

S" Roseola varioîoaa {]). Cet exanthème snrvieal qofl- 
cjuefoie «vant l'ërtfptioh de la peHte-vérofe nâturelleffi 
de la petite vërole inoculée; plus rarewieni avant la pr^ 
mièw. Dtttis la petite-véïTile inoruWe, cette roeëole panîi 
Hue fois sarrp»nze, le second joor de la fièvre ^rnplmijui 
cmTeâpottd au nénvîèhie ou a« dixième jotir après V'inwif 
\ai\on. Grt (tpierçoit d'abord l'exanthème sar les hta^.'t 
poilnoeefla face, et lej«rt)F9i)i?âat J! s'étend suv tetroncrl 
les exlrémit^s. I^s tafhes longues, înégulîères ou dîffiiseï, : 
Jaisséntïntre elles de notnbi'euxirrteiTa! les. Plosntremeilt, l 
Wlle r<!reA)(e ttt cffroclâ'isée par 'oné rougeur presque gt- 
jiéiale, et légèrement proéminente sur quelques poinB. | 
Elle dure envii-oti trois jours; le second on Je troisièmfi 
les pustules varioliques peuvent êti'e reconnues , au milin 
de ^a rdugeur roséolec, por leur élévation airondie, buf 
duieté et la blancheur de leur sommet; at^ssit^t quIM 
apparaissent l'efflorescence diminue. Elle a é\.é regardédpu 
plu.sieurs inoculaleurs comme l'annonce d'une éropMtl 
di'icrèle' de petite-vérole. Mes obscVraiions sur la petÎH^ 
véiole nalureJU, coo formes à celles de Walfcei: (a), OR 
portent et penser précisément le conlroire. 

GeUe éruption est diffipilement.répwcut^e par nu air 

(■} Oiaotcut et Valentlii ont d^cril \i mséale warioliqui soqi le aoia iii^ 
lim am,maU rosace {Tmili himn^u^ ti /.rari^uf À ri„ac<Jalion, in-8. |i, i%\ 
DimidaU CTb.] ■ rapporté plagienra ciemplcs de roiicole k la sailc dr la nmii 
iaocnlêe. {lUilhaiii acIueSe d'iiwcalcr la pttàe-vénie, trad. H. Foui^ei, 1-71, 

W»lker. Inguin imo ihe itnatl-eox. cIkp:8. Edlab: i 



firoîd ou {Mff des boksona froides. Observa par les premiers 
écrivains qui ont dcrit sur la petite-vérole^ elle a été priso 
pour la rougeole ) c'est ce qui leur a fait dire que la rou- 
pole sa convertissait quelquefois en petite- vérole. 

La roseola pariolosa pourrait être rattachée à Peiy- 
tlièiiie. 

& Roseola vaeeina (i). Cette effloresccuce a lieu chez 
fnalqaes enikns , du neuvième au dixième iour après Tin- 
létion du faocin. Elle apparaît 9 sous la forme de pe- 
tilir tadies conflaentea» quelquefois diffuses comme celles 
ds la roséole variollqne. On Paperçoit jen même temps 
fit Varébie qui se forme autour de la pustule vaccinale; de 
U elle s'ëtend irrégulièrement sur toute la sui*£ioe du 
corps ; mais elle n'est pas aussi générale que celle qyii sur- 
iinit après l'inoculation de la variole. Elle est ojffdinaire- 
■Hâl 'aeoompagnëe d'une acoélèration du pouls et d'une 
lire anxiété. 

€omme la précédente , c'est une variété de Téry thème. 

7^Ro8eoIa miliariê. Willan dit que cette variété ac*- 
compagne souvent une éruption de vésicules miliairesavec 
iièvre; je ne l'ai point observée. 

8* hoseola fibrili^. Dans les fièvres continues et dans 
tes fièvres typhoïdes^ Bateman a observé oneef&orescence 
]ui ressemblait à la roseola œstwa ou à la rougeole. H a vu 
lans la maison de convalescence^ cette roséole survenir 
rois fois à la fin d'une fièvre légère. Chez deux de ces 
naladeis» l'éruption dura seulement deux ou trois jours; 
ihez le troisième , elle parut le neuvième jour de la fièvre, 
près un profond sommeil et une douce transpiration. Les 
acbes, d'une couleur rose brillante, d'une forme ovalaire, 
égèrement proéminentes et unies à leur surface, dévelop- 
pées sur les bras et la poitrine, étaient plus nombreuses à la 

(i) Pearson. Ohserpations coneermng thâ éruptions , etc. (• Lond. PhUoiophica l 
^lagazine. January, 1809.) 



I 



•l36 INFLiMHATIOirS tXkWTBimk't^ÊÊSÊÊf 

parli« Salecneden bras. Celle éniptioQ n'était acconipagiù 
d'aiicane d^mangesison, ni d'aucune antre sensation. Tw 
les Kympldinei! fébriles s'apaisèrcut le même jour, et Icm- 
lade lie garda plus le lit. Le lendemai» PeilloreKeiin 
sVlaît étendtte; lea taches étaient devenues larges et coa- 
fluentes, mais leur couleur, sfTiiib'iie surtout à leur ceaW. 
avait pris une teinte pourpre , tandis que les boi-dsconli- 
Huaient à être lOuges et légèrement ëlevés. X^ lEoiuèn 
jour, toutes les taches avaient une tendance à dev«iiirb'- 
vides , et le qualrièmc il en reliait à peine de Inn 
ainsi (jue des syn^plâmes fébriles. 

L'histoire de celle rari^lé pourrait Être fondue danscdiij 
de ]'éry thème. | 

9" Rôseola rhUmatica. Une elBorescence loséolée tl 
quelquefois liée à des altaques de goutte 011 de rhiimailii* 
fébrile, Baletneti asoignëun individu d'une oonslitotiH 
goutteuse, chez lequel une roséole, accompagnée d'u^i 
forte fièvre, d'une extrême langueur, d'une anoi-exie coin- ' 
plète et de conslipaliou, exista pendant une semaine sali 
les extrémités infi-rieures , le front et une porlioailo 
cuir chevelu. Le seplième jour, cette «^ruplioa se iermi"' 
par desquamation, et au, milieu de la nuit, les actic»- 
lations du pied droit furent attaquées d'une ïunammaliot 
goutteuse. J'ni vu des tacbes rnséolées survenir vers h b 
d'un rhumatisme ( Obs. XIX ). Sous le nom de peUiiè 
rhumalica, le professeur Schoenlein (1) a aussi aîgnrf 
celle vai'ielé à laquelle il assigne les caractères suîvsBt: 
douleui'9 plus ou moins vives des articulations et des O" 
tremilés, offrant des rémissions, changeant de siège, aof 
mentant pur Tiniluence du froid et s'apnîsani par lada- 
leur du lit ; frissons suiyis d'une réaction fébrile plus n* 
moins prononcée, avec acctléralion dupoul.s et auj 
talion de la chaleur de U peau qui esl sèche. 

(0 Puctu (Conr. Bcnrl.) Sur le peUiuiis rliumaùca, (DuUeL des M. i 



lOSiOLB. ftS^ 

Un ^at gastrique l^er, avec perle de Pappétit, 
bouche p&teofle oa aϏre^ euduit mnqaeax 9 bltDdilLre 
Ml. jaonAtrede la langue j annonce le d^bul de la mala- 
die« Viogt-quatre on quarante-buit heure» après et ioa« 
veni plus tard, apparaît nne éruption particulière, qui 
ooninience toujours . aux jambes, ne. s'ëlablit quelquefois 
que sur les- membi^es abdominaux et le plus souvent se 
développe en même temps sur les bras et sur les épaules ; 
sUe existe rarement sur le tronc et jamaisù la figure. Celle 
éniption consiste enpeliteci taches isolées, arrandies, de 
la grosseur d'un grain de raillet ou d'une petite lentille « 
rarement proéminentes et d'une couleur rouge foncée ou 
violacée^ quelquefois noirâtre. Le nombre de ces taches 
est très variable; ordinairement elle ne sont ni si nom- 
breuses ni si rapprochées entre elles, que les vésicules de la 
niliaire ou les taches de la rougeole. La fièvre cesse, et les 
.dooleui^s rhumatismales quittent le malade ou perdent 
beaucoup de leur intensité au moment où cette éruption se 
déclare. Sous l'influence d'un i*égime et d'un traitement con- 
venables, ces petites taches, dont le nombre peut augmenter 
par des éi*uptions répétées, pâlissent» et la maladie se ter- 
mine par une desquamation furfuracée. Si la marche de 
cet exanthème est ti;oublée, soit par l'influence du froid 
et de l'humidité, soit par des applications répeicussives, 
les taches disparaissent tont-à-coup et les douleurs repa-- 
raissent plus ciguës qu'elles n'étaient au commencement 
delà maladie; les articulations se gonflent, les mouvcraens 
deviennent douloureux et impossibles et la fièvre se rallume. 

Cette maladie^ observée à Wurzbourg, où les rbuma- 
tînmes sont presque endémiques et assez souvent funestes 
p^r leur complication avec la miliaire, attaquait le<i 
adultes^ et plus souvent les hommes que les femme?. 
M.Fuchsdit que c'est en hiver et au printemps^ sous l'in- 
fluence d'une atmosphère froide et humide^ qu'il a observé 
e^lleémplion,"" 



336 INFLAMMATION HtâlÏTHÉMATEUSBS. 

Lelraitetneoteiu'onluiopposeâl'MpilalJe Wnrlibaiq] 
consi.ile dans l'administrât ion du tartre stibi^, s'il yBcn 
plicatïoti gaslrique; dans l'emploi du vin d« cotchiqSt 
s! les douleurs rhumatismales sont graves , et dans Vim 
des dinphorétiqueâ, tels que racétatcd'animonîu<]iie,eiii 
pondre de Do^ve^, pour déterminer ï'éwption. Oa nep^ 
met que des boissons clttnides et adoucissantes ; le i(gM 
est simple et anliplilogistique. 

Petzold [i), Nicliolson et Hemmrag (aj, ont antii A 
serve des roséoles artlultiques. Enfin le docteur Codt(| 
a donné la description d'une fièvre éruptice rhumatawà 
épidêniique observée dans les Indes occidentales. 

10° Roseola cholerica (4). J'ai observa cette rari^téèf 
IVpidémie de choléra asiatique qui a régné à Par 
1833. A la suite de la période de réaction, il aurvcturt-l 
^chez quelques cholériques, surtout chez les femmes, i»| 
éniplion qui apparsissaîl le plus ordinairement surli! 
maitis et sur les bras , et s'étendait ensuite sur le coI,li 
poitrine, le Tentre, les membres supérieurs et înfëria» 
A son début, elle était caractérisée par des plaques lapltiplfl 
irrégulièrement circulaires, s'éloignanl. plus ou moiii 
dans certains endroits de cette forme, d'un rouge très clair, 
saillantes et peu prurigineuses. Trè| nombreuses êutte 
mains, les brasetia poitrine, elles rélaientmoins sur d'antm 
régions ; sur quelques points elles étaient très rapprocliiB 
et tendaient à se confondre. Entre ces diverses planuaib 
peau était saine et formait des îlots blancs et irr^guliflii 
quelquefois l'éruption , à son summum , était disposée * 



(l) Petiotd. Obi. mtd. cliir 












(î) HcmmiBE. Brjlrirge sur 


'prakL 


Arlntyhun 


ie.W.i 


■^'^'^"''*"^ 


[Tj CodL. Oit. oa tke tpid. 


crupd^ 


e rhumadcfclier of Ihe Très 


rnJi,.<^ 


«d.m,d.,.T(.jo««.,l.«. 


ni.p 


43). 








(4)Bai.l»j.-««»«"^..r/a 


ivsiole 




OH chaUr 


- (G>.. 


de iiati, ii»4 


SSÎ, P:iris, I83l ). — Bnb 


Dglou. 






<■« Chol 


rafl^Bd. art 


m..t X,p,S7BJ.— Lepe 


H-àeA 


-ClÛturB a 


™ll obseï 




e énnitina 1 >• 


itt du cUoléca siitiradiniic {CoUm 


rf-oij. iurf 


i niflf. Cl 


Ut cousiic, r^laaiJÊn 



ffafM0^B|«Q «ont rapprocbéas» qui (SmbmimbI qm 
fléogeiireB nappe aates analogue â la acarlatine Ugèrei anr 
dtolrai ^paMls Vaipcot db rëroptîon ae npprochait da« 
JrÎMitagfrde odoi da la rongtola at qualquefoii de H^vticaik«. 
' •' /ai va qetia druplîon compliquée d'oiie îofliMniatioh 
dtt {iharynz on des amygdales , et ia diApuritioa aui?ie 
Vilne aggraTatioB des sympt^^mes et m6me de la mort, 
fior la poitrine, le« tacbea doTenaient quelquefois con- 
loOttCes et-donneisHt lieu i des plaques de la largeur 
"Ma main 5 saillantes et assez bien riroonscrites. L'ërup* 
€d0'pl>enait ensuite une teinte rose terne; à peine pou* 
tait-on en décou? rir les traces sur la pean^ dans certains 
jointe y celles» ëtait d'un jaune-clair. Vers le sixième ou 
le septième jour, l'épidermese fendillait et se détachait en 
écailles très larges, sur presque tous les points où Përup* 
tion avait existé. 

' Historique et observations pmHeuliéreSé 

$. 269. J'ai déjà indiqué les principales recherches firitcs 
sur la rosëole, en décrivant les variétés de cet exanthème. 
Orlov (i), Seîler(a), Heîm (3)el Slromeyer (4) se sont olla- 
chés à faire ressortir les caractères qui le distinguent de la 
i*ougeoIe.et de la scarlatine. II n'est pas aussi facile d'établir 
une ligne de déoiarcation entre la roséole et Féiythème. 
Sans doute on ne peut confondre l'ér}'thème papuleux, 
sans fièvre, borné aux mains, et ses plaques saillantes et 
bien circonscrites, avec les tâches rouges de la roséole, 
plus ou moins étendues et non proéminentes, i-épandues 



(i)OrtoY (A. J.). Progrmmnui de mbeolarum •tmoMhmmdêêcriHÙne, JLaenugi« 
Wg, X7S5, ia*4. 

(2) Seller. Diss, de morhiïïos inter et ruheolas diJferenCd a>erd, in«/|. Wittem- 
^, x8o5. 

(3) Heim. Journal de méd. de HuftHand^ iSiS. 

(4) Stromcyer (Aug. Em. Pltilip). 'De ruheolarum ôi môrinliomm éitrriniinr. 
in-.',«. Gfctting, iSi^i. 




a^O tNFtAHHATrOHS El[A.l(THKMATenSES. 

en nappe sur presque toute la aurPace du corps, et 
nues api-ès un mouvement fébi'ite analogue à celui lt| 
fièvres éruptives. Mais si on compnie un certain nombitltl 
('ails parbculiers dVrylhènic er de roséole, on verra i|rï 
existe entre ces deu!( ■tfiWction.splusitjurspoiutspai'Icsqo'i 
elleiae louchent et se tondent l'une dans l'au(i-c. Qii<t'<!fj' 
thème devienne plus géiiëi'al, tgue ses taches soient un|» 
moins proéoiinenles, ou bien que les plaques dt; la vi»ée\i. 
parunevioIenci;plusgi-andedel'inflamn)atîoi],devieniiM 
légèrement saillantes , et les a pparencea de ces deux ejï» 
thèmes se confondent. Ain^i, les éruptions cliolériqia 
oS'rentà leur début plusieurs caractères qui les rapprocher, 
de l'erytbema ^a^u^(7^un^,■ elles le perdent bientôt puEi 
levËlirceux de la roséole. ITnlîn , la roséole a.i/iu/aine 
la roséole nHio/rtrtn/^',dontla marche peut «tre cUroDÙiiii, 
doivent être évidemment ratlaclx^Gs à l'éry thème, I 

Sydenham (i) pemail que la roséole était une vaiiin 
de la lougeole; d'aulrea ont supposé qu'il existait eali 
première et la seconde la m&ine analogie qu'entre lei 
rlolcB apurice el les var. verœ. D'autres (a) enBn sei 
attaclies à prouver que la roséole représenta it un (-tata 
bide particulier, distinct des autres exanthème^:. 

0ns. XIX. RJtuinatiame articulaire très rebelle; inf 
tion érythémaleuse, roséolée, fugace i aymptôntea d'elê- 

rite et de bronchile (recueillie par M, Gujot;. Le igi* 

vier »835, la nommée Hauteleuille(Marie;, liabituellein* 
bien ijortanle, bien léglte, aée de parens sains, enttii 
l'hilpitalj elle élait malade depuis neuf jours. Le ? janTiK 
après un travail fatigant, friaiions ir régulier.», înappëinn 
pesanteur épigaslrîque, d'Jioiemenli le lo, douleur au g^* 
nou et au coudepied droit, et dans la r^ion tombur'i 
le i4 , elle est tellement soufflante qu'elle garde le Kp« I 

(l) Sfilnilxai. Op. HuxL Sect. r. eip. i. 

(i) H^Ibuiii. (Fnd.) OfiT. t. ii.— Pnrserii tntiilKlhv. ni. f , p. ni 1 Ib* 

SiJk p}iet"l. (n=**o^. «i II. p. 171. 



8y Mniimeiit génëral d'endolorissement , doulenr rive 
articaialiona fifmoro^tibiales; la droite seule est gonfla ; 
Il de diangement de couleur à la peau^ augmonlation 
a doulenr par la pression^ fisice colorée; langue blan- 
tre, très humide; inappëlence, constipation, poitrine 
e, peau chaude et sèche, pouls fréquent et Tir( bour^ 
ie miellée jjulep avec teinture de colchique Gogoutteê ; 
foée de 3 paleites)^ caillot i-etraclë couenneux. Le 3o » 
agetnent {teinture de colchique 60 gouttee).^Le ai, 
imitation des douleui^s; elles gagnent Pëpaule droite; 
siement ( bourrache mieliée^ teinture de colchique 60 
lloa). Le 33 , face colorée, yeux vi& et briUans ; langue 
le^ rouge à sa pointe et sur n^ bords; abdomen souple^ 
aient ; dévoiement , cinq vomissemens ,de matières 
eoscs et yerdfttres. La tuméfaction du poignet droit 
lisparu, mais les genoux sont plus douloureux; pouls 
in jet fréquent ( bourrache miellée, saignée de 5 palet:' 
). 94, caillot retracté couenneux, soulagement, senti- 
Dt de faiblesse générale, pouls fi*équent, mais petit; peau 
ilueuse, quatre gardcrobes liquides, soif modérée* aS^ 
nélioration continue, les genoux sont peu douloureux, 
dévoiement persiifte. 26 et 37, la partie antérieure de 
poitrine et de Tabdomen , et la région lombaire^ sont le 
ge d'une éruption roséolée. A la poitrine, quatre à cinq 
iques arrondies, bien circonscrites, d'un à deux pouces 
diamètre, d'un ix>sc pâle, ne disparaissent pas complè- 
&ent sous la pression du doigt; le centre tle quelques 
iques semble déprimé. Sur Tabdumen exûte une zone 
ugeâtre festonnée, ondulée, qui s'étend obliquement 
i'hypochondre gauche aux environs de l'épine iliaque 
lérieure et supérieure de l'os des isles; sa partie infé- 
mre est uettement limitée par un limbe blanchâtre, sem* 
able à celui des plaques de la poitrine. Il n'en est pas de 
bne de la partie supérieure, dont la couleur rosée diminue 
sensiblement et se fond dans la peau saine. Les festons 
K $9 



f^ nm.UtMATIONS ZXAJjTnÉMATfUSES. 

4(9 ï»-§»l»H((nï»'ieiuc sont d'une laigeui- inégale. La jn 
sDp^i;ifyaf«4f lAiVgiun loinbaiie oQ're quatre plaquai 
U^NfR:!! «ell^ Ae la poiliiuc; le reste du corps a'cai 
BfH)!* ffitat. ï^ fp^Eade n'éprouve ni ciialeut> ni prudj 
4ff9iWr* .4ffm]«* parties qui sont le siège de réiuptisf 
qniinfqMiqCU^iftifâsâmmentde l'urlicaii-e. 

ï* iï)lïittÎÉC, les clonleurs se manifestent, avec circi 
y*!léitlëil^lé, dhns l'épaule et le poignet droit. Le j 
aispelil; la langae est sèche, & 
1 poilrihe, sanslaîil 
len ( hourraclie mia 
Lé ïg^'JJWkîifatice des d&ulems dans le poignet! 
^ni âVC ^HM; sneitrs abondâmes qui procurent du' 
iBgertrtStj.'tiii^rtlian de Téruplion sur l'abdomen; 
âéninîHÀt'ï'ëtlslG pins. Dan,s b nuit du 2 févi-iêt, 
wsttrièfi'istlrfpltiintirs, somnolence, vives doulenrf 
dètiï- foî^'*tii <t dans les articulalions des doigt^ 
WjritgonfWBss èbnslipalîon depuis Irois jours ((feiui 
tirifààînà'àiïii avant-brai ). A daler de cette épfl 
]e sdatileurj sont allées en dlinimian!; le 4 fc'vrii 
avaîi plus que dy l'engourdissement: la fièvre* 
pleaqoe disparu , mais la malade était extrêmement &Ibl^ 



-HVH; l'A«^6b i disparu f 
IrtiértC'èlit a'^Iiili sur l'aljdoi 



Le démbitus sur le dos avait produit 1 



excorislM 



légères an sacrum, qui fnrent recouvertes d'un emplW 
dediachyluiïi gohiméîon permît quelques bouillons et* 
lait. Uhë légère bioncliilé qui était survenue, disp** 
avec plxim-^litude; la malade allait au mieux , lorsque,' 
ïi févrîej-^ undévoîeraeni abondant se manïresta. On^" 
rendit maître par des laveincns opiacés. Le» douleurs repc 
rurent brusquefflmeot, Se li, dans le genou droit et l'i- 
paille du mime cdlé; la fièvre se rolluma et une saig[>^ 
fûl pratiquée; ce Tut la dernîùiT. Le 18 TOvrier, la mîbdf 
^lait bien, et le 25 , elle pul soitir de rhiîpital. 

, OVB. XX. Cholha algitie , roséole à la «hiV« A h 



Moséour. «143 

réaction^ guirUon (recueillie par M. DupUy). -^ 
Bougat y yalet de chambre, âge de quarante*trois ans, 
entra à l'hôpital de la ChariuS le 17 mai i833. Cet homme 
Aait malade du choléra depuit huit jouva* 11 avait ëuS 
eonfié aux soina d'un praticien distingué. Des sangaues, 
dea Tentouses scarifiées, des moxa 4f aient éto placés sur 
la région épigastrique. Cependant la diarrhée elles yo-- 
jniasemens avaient continué. Le malade était â peine 
sorti de la période algide , quand il fut admis A riidpital. 
Il présentait aIoJi*s l'état suivant : langue humide et tiède; 
voix très faible, face pale^ sans expression cholérique | 
pouls petite mais très appréciable ^ pas de crampes, pas 
de vomissemens pendant la nuit, une seule selle en diar«- 
rhée. La respiration parait pénible^ quoique l'auscultatioà 
ne fournisse aucun signe morbide. On provoque une réaor 
jdon plus forte â l'aide de quelques cuillerées de vin de 
M^laga et de sinapismes appliqués aux extrémités. Les 
jours suivanSj la voix reprend son timbre naturel, le 
pouls se relève et la respiration cesse d'être pénible» 

Le aij une éruption so manifeste sur tout le corps, mais 
spécialement sur les membres; et sur le ventre. Elle est 
disposée par plaques assez étendues, d'un rouge assex 
ibncé, de forme irrégulièrement circulaire j non proé^ 
minentes et offrant tous les caractères de la roséole. 
Bbns certains points ^ cette rougeur est en nappe et. res- 
semble un peu à celle do la scarlatine. Sur la poitrine, 
l'éruption se rapproche beaucoup de la rougeole. Du reste, 
l'état général est excellent. Cette éruptfon n'est accom- 
pagnée d'aucun trouble des principales fonctions. Le 27, 
elle était entièrement éteinte et ne fut pas suivie de des-^ 
qnamatîon. Le malade était en pleine convalescence. 

Plusieurs faits de ce genre ont été observés dans les.salles 
del'hôpilal de la Charité. Deux malades deM. Lheruiinîer , 
ont piésenlé, pendant la pt'riode de réaction, la même 

16, 



éruption, qui a éié aussi rencontrée chez trois malades de 
M. Rullîer« 

Obs, XXL Roséole {fausse rougeole ?)• •«-* Le 19 joia 
iSsS y je Fus appela pour donner des soins au jeune 6. L 
Cet enfant) âgé de quatre ans, est blond, et bien constitué. 
Le matin, en l'habilliht ^ sa bonne avait ëtë étonnée de lui 
voir le visage couvert de petites lâches roses , sans éléva- 
tion à la peau , isolées et offrant une teinte à«pen-préi 
semblable ù celle de la rougeole. Lors de ma visite , non* 
seulement ces taches existaient^ mais on en distinguait 
plusieurs autres sur la poitrine et sur les bras. La teinlej 
dans ces dernières^ était moins. aniraëe. Je n^en découvrii 
point sur les autres régions du corps. L'enfant était sam 
fièvre; il avait bien dormi la nuit précédente, et deman- 
dait à se livi'cr à ses jeux habituels. Cependant fa tangos 
était sale à sa base et légèrement piquetée. L'appétit éfaik 
diminué depuis quelques joui*s , et les garderobes étaient 
raines; la pression ne provoquait point de douleur à Yi* 
pigastre, ni dans aucune antre région de l'abdomen; b 
gorge n'était point enflammée; il n'y avait ni toux ui 
larmoiement. Deux ans auparavant, j'avais soigné cet en- 
fant d^u ne rougeole bien caraclcrisée, ainsi que ses deux ^ 
frères qfii habitaient le même appartement^ et qui l'avaient ^ 
contractée à la niême époque. Cette circonstance , jointe l 
à l'absence de quelques -uns des principau:^ caractères^ 
cette nialadiei me fil penser que ce léger exanthème ii'é- 
tfjt autrt chose que la roséole ^ oa fausse rougeole de 
.quelques auteurs {eau de gomme , soupes et bouillant)* 
L'enfant dornaitjpaisiblement pendant la nuit. Le lendemain * 
ao juin, son.état ne présentait pas de changement notable. 
Le 21 juin, l'exanthème était déjà pMe; Tenfant fit une 
promenade de deux heures; il prit plus d'alimens quels 
veille. Le surlendemain, il n'existait plu.s de traces de ce 
léger exanthème, et «près deux ou trois jours du même 
régime^ l'appétit reprit toute son activité. 



ROSÉOLE. , 3J}5 

Obs. XXIL Roséole {fausse rougeole ou rougeole modi^ 
fiéeT). — Un enFanl de' dix ans, fils d'un homme do peine 
fat atteint de la roséole, dans les premiers jours d'août 
1835. Il y avait environ Tingt-quaiio heures que l'cxan" 
thème s'était déclaré, lorsque je Fus appelé. Cet exanthème 
oonsistait en petites taches distinctes, non pixiéminentes , 
plo5 larges et plus irréguh'ères que celles de la rougeole. 
Elles occupaient principalement le tronc et la partie 
mlerne des membi^es supérieurs. Elles n'étaient accompa- 
ffnêeis ni de démangeaison , ni d'aucune autre sensation. 
Le pharynx offrait une teinte éry thémateuse sans gonfle- 
ment des amygdales , mais accompagnée d'un léger em- 
barras dans la déglutition. La langueétait un peu blanche à 
sa base. Point de désordres fonctionnels des autres organes, 
et en particulier de ceux de la digestion et de la respiration 
{pédiluve sinapisé , eau d^orge édulcorée avec le sirop 
de gomme y bouillon, lait coupé ). Le lendemain, l'cxan- 
thème offrait a-peu-près la même teinte; rien ne fut 
changé au régime. Le surlendemain^ la couleur des taches 
était affaiblie, et elles étaient d'un rose pâle. La santé 
générale de l'enfant n'était nullement altérée. Il conti- 
miait de se livrer a ses jeux et a ses habitudes. Enfin ^ le 
quatrième jour, ce léger exanthème s'éteignit sans laisser 
de traces sur la peau. 

Urticaire, 

VoGAB. Art. Aspritudo , uredo, purpura urtUata « essera , fièvre ortiée t 
porcelaine f scarlatine ortiée ^ epinjctis pruriginosa, 

§. 270. L'artîcaîre est une inflammation exanthéma- 
teuse, non contagieuse, caractérisée par des taches proé* 
minentes, plus pules ou plus rouges que la peau qui les 
çnloure, rarement persistantes , qui apparaissent après un 
mouvement fébriie, se reproduisent souvent par accès^ou 




aftfi ISfLAMMATIOWS EXAKTnÉMATEDSES. 

t'aggroveot par paroxysmes et sont toiijwu'.'s accompfign^ 
li'uue caisson et d'tin prurit semblables à ceux qna prt- 
iluît In piqûre lies orties, 

VVillan a noté six espèces d'urticaire : i" uri, JcbrSi. 
ti" urf. evanida , 5' nrt, perstana, 4" url. confirli, 
5° nrt. suhcittanea , 6° urt. luherom , qui peuvent fcn 
r^llachées à deux groupes principaus , suivant guelttr 
marche est aiguë on chronique. 

§.271. Urlicaire aiguë, — Pi-emière yaridlé ( art,_^ 
hrilis). Celte variété est souvent produite par l'îngcitiw 
de diverses substances aiiinenlnirea , telles que les crevelle, 
les crabes, lesbomards, les œufi de quelques puisiom. 
et surtout par les moules. Les poissons aal^s, dess^cfc| 
ou fumés et d'autres substances , telles que le biflnc d'œuf, ' 
les mousserons, le itiibl, le gruau, les amandes araèr(!< | 
les amandes de fruits à noyau , les framboises , les fraise, 
les concombres verts; quelques médîcamcns, tels que 'i| 
valt^iiane ou le baume de copabu, peuvent aussi occisio- 
lier le développement de celte éruption chez les indiTÎdw 
qui y sont prédisposais. En outre, il pavait dêmcmlrr 
que ce n'est, ni à un élat morbide des moules, ni à lem 
altération admise par Biiiarows, ni aux matières véné- 
neuses , végétales , animales ou minérales, dont elles peu- 
vent accidentellement se nourrir; ni à la présence il'J 
cancer pinnotherea, pelit crabe qu'elles renferaient sou- 
vent; ni à l'écume noirdti-e, à la crasse marine donU 
parlé Lanionroux (1); ni même au frai des étoiles^ 
mer, qui est un de leurs alimens depuis le moit> de m> 
jusqu'au mois d'août, d'après les înléressantes recherches 
de licunîe; maïs bien pluliît à une prédisposition indi"- 
dueiie particuUère que ces accidcns doivent être attribués- 
Une ou deux heures après l'ingeslîon de ces substance!, 
.lOQié^rouve des pesanteurs ù l'cpîgastre, des nauEéeSjUfl 



ntTfCATBX. M7 

abattement général, des rertiges, etc.; bienlâc la peau 
devient chaude et réruption parait sur les ëpaules, aux 
lombes, à la face interne des avant-bius, aux cuisses et 
autoar des genoux , 011 elle est caraclërisc^e par des élé- 
vations rouges ou blanchâtres , entourées d*uno auréole 
d'un rouge vif cramoisi. Cesdlevures, le plus souvent irré- 
gnlièrcs, quelquefois circulaires^ sont pi*oéminentes et 
d'une étendue variable. Lorsqu'elles sont tr&s nombreuses 
ouTérilablement confluentes sur quelques points, la peau 
offi-e une teinté rouge presque générale; la face et les mem* 
bres sont tuméfies et raides {urt, conferta , Willan )• Cette 
éruption est accompagnée d'une démangeaison et d'un sen- 
timent de fourmillement des plus incommodes, surtout 
pendant la nuit , ou lorsque les parties affectées sont 
exposées a Pair. Dans quelques cas , cette variété est 
compliquée de taches érythémateuses. Elle est souvent 
précédée ou accompagnée de vomissemens et de déjections 
alvines; on a vu des spasmes^ des suffocations et des con- 
vobîons compliquer ces accîdens , et on a rapporté plu- 
veurs exemples de cette espèce d'empoisonnement termi- 
nés par la radiât (i). Au bout de vingt-quatre ou de trente- 
six heures l'éruptiun diminue d'intensité, et ne laisse sur 
la pean que de légères traces qui sWacent complète- 
ment quelques jours après. 

Uurtîcaria ab îngestis n'est pas loujours accompagnée 
d'élevures prurigineuses blanchâtres; c'est quelquefois 
une simple efflorescence ayant ta teinte de la scarlatine , 
et qui appartient réellement autant à l'éry thème qu'à l'ur- 
ticaire. 

2** Uurticaria febrUis se développe aussi quelquefois 
sans cause appréciable , ou bien sous l'influence de la 

(i) Foderé. Mêd. légale, t. it, p. 85. — An oeumHt of twô %s9% ùJ4êalk fram 
tmtingmusseU, byG. Mun Barrows. I^ond* i8i5. — Ya& Coiifer'f. Foy^ • 
Mscoverjr. vol. u , pi a86. 



*à^d^ INFLAMMATIONS EXANTH£MAT£DSES. 

dentition 9 d'affections morales vives ou prolongées, de 
chagrins domestiques , d'accès de coIèi*e , etc. Les symptô- 
mes sont à<'peu-près les mêmes que ceux qu'on vient de 
décrire, seulement ils ne sont pas ordinairement accom* 
pagnes de vomissemeps et de déjections alviaes. L'éruption 
Qst moins générale et ne persiste pas pendant toute la durée 
de la maladie , qui est au moins d'un septénaîœ ; olle ap« 
parait et disparait irrégulièrement sur presque toutes les 
parties du corps ^ et son retour, qui a lieu surtout Je M>ir j 
est accompagné d'un léger mouvement fébrile. 

Le malade , en ee grattajtjt , peut souvent i*eproduire k 
volonté les taches ortiées, dont la durée individuelle rai*te 
entre quelques minutes et deux ou trois heures. Dans 
quelques cas rares, ces élevures persistent pendant deux 
ou trois septénaires ( urL perstans , Willan )• Les malades 
éprouvent de rabattement, de l'anorexie^ de la ftèvre et 
quelques désordres fonctionnels des organes digestife. L'é- 
ruption diminue insensiblement d'intensité; bientôt ses | 
retours ne sont plus caractérisés que par un léger prurit; 
enfin ce sympliîme ne tarde pas lui-même a disparaître. 

Lorsque cet exanthème a été très pronoiy^é ^ et surtout 
lorsque les taches ont été persistantes, on observe quel* 
quefois sqr la peau une légère desquamation. 

§. 272. Urticaire chronique. Elle dure ordinairement 
plusieurs mois; je l'ai vue persister pendant plusieurs au* 
nées chez une jeune (ille dont la mère avait autrefois - 
éprouvé les mêmes accidens. On l'observe surtout che» les t 
femmes ou chez des personnes dont la peau jouit d'une 
. grande sensibilité. Un jeune doreur sur métaux produisait g 
a volonté; sous mes yeux, les taches blanches de l'urlicairei f 
en se frottant ou en se pinçant légèrement la peau des bras ^ 
et du visage. Dans une foule de cas, celte éruption m'i ^ 
paru liée à #ti dérangement des fonctions des organes di' ^ 
gestifs et Furtoul de l'estomac; mais je l'ai observée cbei i^ 
des personnes qui jouissaient d'ailleurs d'une bonne sanlÀ \ 



TOITICAIBE* !^49 

Les ^0?ure8 apparaittent à des époques irrégulièi^es, tan- 
lot sur un point, tantôt sur un autre (urt eponida 
Willan )• Souveni elles se montrent spécialement sur une 
région ^ sans dire accompagnées de fi&vre, et disparaissent 
(N^ioairement an bout de quelques heures. Les plaques 
sont le plus souvent irrégulières et ressemblent assez bien 
a celles que produit la flagellation ; elles n^out point d'au- 
réole érytbànaleuse et ne présentent d'autres symp* 
tûmes qu'une très vive démangeaison. Dans quelques 
cas y le prurit est remplacé par une sensation de picole* 
ment j sous la peau , semblable à celle que détermine la 
piqfire d'une aiguille (urt. aiibcutanea , Willan). L'érup- 
tion 9 jpresque nulle , est bornée à quelques points rouges 
peu élevés, et a un petit nombre de taches qui apparais- 
sent à des intervalles fort éloignés. Celte variété d'ui ti* 
caire est ti*ès rare , et ordinairement occasionée par des 
affections morales vives. 

L'urticaire chronique se présente quelquefois avec des 
caractères plus graves (urL iuberosa , Willan). Ce ne sont 
plus seulement des- élevures légèrement proéminentes, 
mais bien de véritables tubérosités, plus ou moins larges, 
dui*cs, profonde^^ s'étendant au tissu cellulaire sous-cutané, 
quelquefois accompagnées de véritables ecchymoses, de 
gène dans les monvemens et d'une tension très douloureuse 
de la peau. Cf» tumeurs prurigineuses apparaissent le soir 
ou la nuit, et le lendemain elles ont entièrement disparu, 
laissant le malade làible, abattu , inquiet et .h)us le poids 
d^une lassitude générale. Elles se montrent surtout sur les 
lombes et sur les membres; mais elles peuvent occuper 
presque toute la surface du corps , occasioner une tumé- 
faction générale de la face^ du col ou des membres, être 
accompagnées de dyspnée, d'irrégularité des battemens du 
cœur, et d'autres symptômes plus ou moins graves qui le 
.plus souvent se sont développés sous l'influence d'une 
fièvre d'accès {fibriê iniernUttena urticaria , Frank ). 



%;^ IMFLÂMMÀTIOS» , BXàlTYHlsMATEUSES. 

L^uplîon disparaît complètement «v€c la fièrre.et repa* 
rait avec elle. 

Ces variétés d'uiticaire chronique, irr^vlièrés -dans leur 
marche , disparaissent qtielquefais pendant quelque )Q0I9, 
pour se reproduire, sans cause appréciable ,' à desëpoqnci 
plus ou moins éloignées. Ce n'est souvent qu^aprè» plu- 
sieurs mms dedurée^ et quelquefois après plusieurs Ktanm 
^u^elles cessent complètement^ d'une masiàre spoùlà' 
née ou à la suite d'un traitement méiiiodique. TreancrciH 
4>n cas dans lequel la durée de l'éruption Sut de dixanoésif 
et Heberden parle d'un cas plus rebelle encore, dans le^ari 
die exista pendant dix-sept ans. L'exanthème «st soîrii 
lorsqu'il u élé très intense , de desquamation fur^racA^ 

S. 273. L'urticaire accompagne q^eiquefixa une fièfff 
ânterâiitlente quotidienne ou tierce. Jos^f raiik l'a obacrtÀ 
«dus cette ibrjne à Pavie , dans les mois de mai et juin 1^9^^ 
et à Wilna, dans les mois de mai*s et avril 1813 y «or wi ; 
assez grand nombre d'individus pour que cette fièvre in- 
termittente ortiéepûl être considérée 'GOB;iiiie ^idétnigue. 
L'urticaire est quelquefois associée k des affections chrodi- j 
q>ues d'un ou de plusieurs viscères. Sa liaison avec des af* | 
fections des organes digestifs est très fréquente j elle cit 
plus rare avec des inflammations des voies aériennes. Le , 
docteur Clarké a vu l'urticaire se développer asses fré* 
qnemment chez les femmes atteintes de cancer de l'at^' 
rus, et je l'ai observée trois fois, chez des femme» nerveoseif 
a la suite de fausses couches. Dans les rhumatismes accom- 
pagnés d'éruptions (^fièvres rJuimatismales éruptivei)) ^ 
j'ai observé presque aussi souvent des élevuret ortiéeê qoe j 
des taches érythémateuâes ou roséoléea. L'urticaire p€«t 
coexister avec d'autres maladies de la peau , aveiï le licbcn 
simple t avec l'érythème, avec la roséole et quelqoefiHS 
avec l'impétigo. Wichman l'a vue coippliquer là variok^ ^ 
et Hufelami la rougeole et l'ictère. J'ai vu un malheufMp ' 
patient atteint <l'nrticarîrt et d# prarigo', et dont^-le ooif^ ^ 



URTICÀIBi;. »5f 

iUi\t coufert de taches de sang et de larges ëgratignures^ 
le déchirer k peau avec une aorte de fureur. 

§. 27e. Causes. — Indépendamment des causes âéjà 
exposées , il en est d'autres que je dois rappeler. Chez 
]aelques personnes , la peau est tellement susceptible et 
tellement prédisposée h celte éruption, qu'il suffit du plus 
légËT frottement et de la moindre pression pour la détermi- 
ner. L'urticaire se déclare sniiout, pendant l*été, chez les 
Conmes et chez les individus nerveux et sanguins , et plus 
souvent chez les enFans elles adultes que chez les vieillards. 
Cependant le froid parait exercer une influence remarqna- 
lle sur son développement; les taches ortiées apparaissent 
surtout lorsqu'on expoce certaines parties du corps à Taîr; 
et J. P. Frank assure que cette maladie est aussi rare en 
Italie qu'elle est commune en Russie. 

On a vu rurticaire se reproduire périodiquement tous 
les mois , ou a des intervalles plus éloignés. 

§. 275. Diagnostic. — Les feuilles de Vurtica dioica et 
de Vurtica urensy le rhus toxicodendrum , les piqûres du 
eimex lectuarius^ ou bien encore, suivant Boaumur^ le 
contact des petits poils de quelques chenilles peuvent donner 
lieu au développement de plaques ortiées que leur peu de 
dai^e doit faire soigneusement distinguer des urticaires 
chroniques^ ordinairement si rebelles. Dans ce cas^ pour éta- 
blir le diagnostic , il suffît de remonter à la cause de l'érup- 
tion. Les élevures blanches', proéminentes et entourées de 
larges auréoles propres a Turticaire, diffèrent non-seulement 
par celte apparence, des taches de l'éry thème, mais encore 
par la sensation particulière de piqûre, de cuisson et de 
démangeaison qui les accompagne. La marche aiguë ^ 
continue et persistante de Verythema nodoaum le dislingue 
de Vurticaria tuheroaa , qui se reproduit ordinairement 
sous forme d'accès. Les taches de la roséole ne peuvent être 
confondues avec les élevures d'un blanc mat del'qrticaire, 



el ne sonl point accompagnées da prurit qui la caraclérise. 
Les urticaires chroniques s'éloignent de la scarlatine et 
de la rougeole par leur marche et une Foule de caractères. 
Cependant l'urticaire n'est pas toujours bien dessinée suV 
toutes les parties qu'elle occupe. J'ai vu un cas d^urt.fi' 
hrilis y dans lequel les taches mamelonnées^ blanchdtres 
et prurigineuses , étaient accompagnées d'une rougeur 
vive des bourses et du pénis ^ qui avait entièrement l'as* 
pect de la scarlatine^ sur la poitrine, l'éruption avait 
presque l'apparence de la rougeole, c*est-à-dire qu'elle 
consistait en demi-anneaux dont le centré ou les airei 
étaient occupées par de la peau saine. Ce qui distinguait 
l'urticaire, dans ce cas, c'^claient sesflevures mamelonnées 
sur quelques points et Tabsence des autres symptômes de 
la rougeole et delà scarlatine 

Les papules du lichen urticatus sont arrondies^ moins 
étendues et moins saillantes que celles de l'urticaire; leur 
teinte est plus foncée, elles sont plus résistantes et ne dis* 
paraissent jamais spontanément. On pourrait encore plui 
difficilement prendre pour l'urticaire les papules ou les i 
tubercules isoléf, persistans, produits par la piqûre de cer- 
tains insectes (cousins, punaises ) et qui sont aussi accom- 
pagnés d'une vive démangeaison. Enfin il y a si peu d'ans* 
logie entre l'exanthème de [^urticaire et les vésicules de b 
miliaire, que je suis étonné que J. Fank ait cru devoir éta* 
blir un parallèle entre ces deux maladies» 

§. 276. Pronostic. — L'ulîcaire aiguë n'offre par elle- 
même aucnn danger. Lorsqu'elle est produite par l'ingestion ^ 
de substances vénéneuses, celles-ci peuvent occasioner des m 
accidens plus ou moins graves et m^me la mort ; mais 1'^ ■ 
ruptioH est tout-à-faît étrangère à cette fatale terminaison* m 
Les urticaires chroniques sont souvent très rebelles. ^ 

La disparition de l'exanthème a quelquefois été suifi* - 
du développement ou des progrès d'une inflammation io«* u 
testinaie ou d'une affection céi*ébrole. 'c 



D'an antre cdl4» quelques inflammatioiis intérieures ont 
paru diminuer parle développement de rérupiioo. Kocti 
eile l'exemple d'une pleurésie qui fut enlevée tout-àcoup 
par le développement d'une efflorescence ortiée. Dans 
d^autfescirconstances, elle peutèli*e critique ou apparaître 
en même temps que s^opère la solution d'une maladie plut» 
m moins grave* Tel était le cas d'un ouvrier des ports, 
lUeint d'une doubte pneumonie^ placé d^us mouservice, 
à'Phâpilal Saint-Anloine , ec chez lequel apparurent* au 
aoment de la résolution, une parotide et presijue imroédia» 
tsment une urticaire et un gi*oupe d'herpès phlycténoïde 
anrune des oreilles. 

$• S77. Traitement — L'exanthème artificiel produit 
par la piqûre des orties, bien distinct de la fièvre ortiée^ ne 
lèslame j le plus souvent ^ aucun traitement. Si le nombre 
des piqûres a été considérable , si l'éruption occasionne de 
Fagacement, de l'insomnie ou d'autres symptômes ner- 
veux , on les calme par des applications locales acidulée» , 
par des bains frais ^ simples ou acidulés, ou par des lotions 
avec l'acétate de plomb liquide étendu d'eau froide. 

Loi'sque l'urticaire aiguë est le résultat de l'ingestion de 
certaines substances vénéneuses ou rendues délétères par 
one idiosyncrasie particulière, si le vomissement ou les 
évacuations alvines n'ont pas eu lieu , il faut se hâter de les 
provoquer à l'aide du tartre stibié ou de l'ipécacuanha; 
quelques médecins préfèrent même, lorsque les symp- 
tômes sont graves, recourir sur-le-champ au sullinte de 
zinc ou au sulfate de cuivre, à cause de la rapidité avec 
laquelle ils provoquent le vomissement. Après les évacua- 
tions, si la maladie s'est développée chez un adulte, on 
donne une boisson fortement acidulée avec Tacide ni- 
trique et vingt à trente gouttes d'élher dans deux ou 
trois onces d'eau distillée , sucrée Le lendemain , si leséva- 
cualions alvines n'ont pas été assez abondantes, on iltit 
preudiCiiu malade deux oncos d'Iuiile douce de riciu ou 



â54 lOTLAMMATIOirS mVTEOfXATEJSBS. 

quelC|B^ aiBitt^ substance laxatiye^ et l«4rtiFleDdeiiMià nn 
bain tiède. ^*" 

L'urticaire aiguë eet-elle indépendante â^ Piagestioa 
d'ane substance vénëneuse ; eet-elle jointe à une iaflamma* 
tion de la membrane muqueuse ; apparatt-elle meikeirta* 
ikémedt dans les paroxysmes de cette dernière affeetiim ; 
leè saignées locales à Pépigas|j?e et à la marge de Panai) 
les boisson» délayantes, les tavemens ëmoUiena, les baitai 
tièdes d'eau de mauve, d'^eau de laitue, une diète plus ou 
moins sëvère remplissent dans ce cas unedooble indîcaUoi^ 
et la guérisofi s'opère. Lorsque Pétat de la constitution m 
s'y oppose pas formellement , il faut même dans un aas 
grand nombre de cas recourir à la saignée; dans Vurii^ 
caria tuberoaay la violence des accès exige mènae qu'on lu 
répète. Le sang e&t presque toujours conenneax , et , api^ 
la saignée, j'ai vu les fièvres ortiées quelquefois s'ëteindretf 
être toujours modifiées d'une manièreaTantageuse.Loraqot 
l'urticaire est accompagnée d'une inflammation du pbir 
rynx , de l'intestin et des bronches, la saignée peut £ti*ecf 
outre nécessitée par ces dernières affections ^ mais il nt 
faut pas répéter les saignées, dans l'espérance d'éteindre 
l'éruption^ si la première évacuation sanguine n'a pai 
procuré un soulagement notable. J'ai fait saigner, trois fois à 
enhuit jours, un malade atteint d'une urticaire aiguë con- * 
fluente (urL confsrta. Willan ) sans modifier sensiblemeit ^ 
l'éruption, qui céda plus tard à des bains frais. J'ai vudei . 
taches orliées, blanches et proéminentes, être momentané .? 
ment rappelées par un bain frais; mais elles n'étaient plw p 
accompagnées de démangeaison ni de cuisson» Lorsque la ?* 
violence des démangeaisons occasionne une insomnie 
presque complète, il faut avoir recours aux préparaliom 
opiacées. 

Dans V\iY\\cix\vQ chronique on recherchera si le développe- 
ment de l'éruption est favorisé par l'usage habituel de r 
quelque boisson ou de quelque aliment dont il importa -^ 



ràii de supprimer Posage. Plosieanmaladei ont éprouvé 
nn prompt soulagement j suivi d'ona guérison ooropIète> 
ea^-abatenaat de anbsiances spiiilueuses, des alîmena épicéa 
et eo-ae éoumeltant à un régime doux et régulier. 

Lorsque l'urlicaire est intermiltenêe , et soua la dépen- 

danoe d'une fièvre d'accès l'exanthème^ cède ordinaire* 

tuant avec la iièrre aux préparations de quinquina ou i 

dnitttres fébrifuges | j'ai même employé plusieurs fois le 

nMilede quinine arec suecès contre de simples paroxysmes 

ésfièvreortîée, n'ayant point les caractères d'une fièrre 

iatfermiltente , et pendant lesquels Térupcion se montrait 

air nn plus gitind nombre de régions et arec plus de 

YÎolence. 

Bbfin, j'ai vu plusieurs exemples d'urticaires chroniques 
e( rebelles qui, après aroir été combattues sans succès par 
fà dièle et un traitement antiphlogistique^ ont guéri sous 
l'hifluence des purgatifs, des bains alcalins, des bains et 
des douches de Vapeurs. Plusieurs de ces urticaires étaient 
héréditaires et développéessans causes appréciables. 

Historique et observations particulières. 

S. 278. Celse ( 1 ) dît qu'il se développe quelquefois à la peaii 
des élevures analogues à celles que produit la piqûre des 
orties. Les médecins arabes décrivent cette éruption sous 
le nom dressera (i) adopté par plusieurs pathologistes. Les 
caractères de Yurticaria febrilis (3) ont été assez bien ex- 
posés par Sydenham, par Juncker et par Sauvages 5 et 
ce dernier a désigné l'urticari^^f^a/zù/a 50us le nom do 
porcelaine^ Des observations et des remarques ont été pu- 

(i) Celse. Dere medicd» li'j. i, cap. xxviii, i5. 

(2) Cliemnî/,. Diss. de essera Arahum. Hnfn. 1707. 

(3) Sydenbam. Qhs. mcd. §. v,cap. G.Febriserysipelatosa. — Jancker. Conspecr» 
in9d. pract. talj. 64. — Sanvages. TiosoL me(K — >Scarlat. uriiea^a. 



aSÔ INFLAMMATIONS KLAJSTBÉMATEVSES. 

bliées 8ur l'urticaire produite par tes moules (i) , par ka 
écrevisses (a), par la chair de porc, et par d'autres sob* 
stances alimentaires (3) ou mëdioamenteases. Frank^ 
parle d'une urticaire compliquée de sphacèle (4). Michaeiii 
a &it quelques remarques sur les accidena qui survien* 
nent après la suppression (5) de l'éruption ou sui: son dé- 
veloppement comme maladie secondaire dans la variole; 
quelques observations ont été publiées sur l'urlicaria lii&s* 
rosa (6)9 et sur son traitement ; sur les urticaires intermit- 
tentes (7) et sur l'emploi des bains salins (8) dans le trai- 
tement des urticaires chroniques. Enfin la dissertation cri» 
tique de Lochner (9) et les mémoires d'Heberden (lo) et 
de Kock (ii) méritent d'élre consultés. 

Obs. XXIII. Indigestion produite par des moulas; uriir 
caire. — Madame N.... , âgée de vingt-huit ans , llieu con- 
stituée et jouissant d'une bonne santé, mangea abondam- 
ment des moules à son déjeuner^le 2 février 1820. ta 
de temps après, elle éprouva du malaise, une sortt 
d^anxiété précordiale et de la céphalalgie. Je fus appela 



(1) Moerhing. Epist, ad WtHhof^ quœ mytwJbomnt vënauun et éth eo mituf 
pulas cutieidares tttustat. Brem. 174a. (Haller. coUect. diss. praeL, t. lU» B.tt>) 

(2) Grimer. Pr. De fehrc urticatdf a cancris JUtvtatSibus et /rmgmrim «f^ 
/metn. Jena. 1774* 

(3) Wiuterbottom* Medicfacts and observatùms, vol. y, n. 6. 

• (4) Frank. Inierp. elinic. i, p. 411. (Urticaria typhodes, cnm iphaeélo.} 

(5} llichaelis. Hufeland und Himljr Joum, der pr, MeUk, xSxa. Feb. p* Sf'" 
xSio, Jan. p. 9g. 

(6) Frank (P.) Interpret. dûùcœy in-8**pars. x. Tobingc, z8i!i. — > Cai«Mrt> _ 
Nouvelle èibUoth, médicale, in-8, 1827. 

(7) Frank (P.) Op. cit. p. 4o5-4i3. — Godard. Joum, de mêd.,X. x, t'flit 9 
' — Planchon. Joum. de méd,, t. xvii, 176a. — Golfin. Joum, de SédiBot^ t kt*" « 
Q^hom. Ohs. on the epidem. dise^s in Minorca. Lond. 1768. 

(8) Tolberg. Hujehmd. Joum, der prakt, Beilkunde, xxti. B« at p. it. 

(9) Loechner (M. F.) De novd purpurœ specie Nesselsueht dictm, am aipcto* . 
Celsi vel nredo PlinU et auriga f^egetii et Apuleii? (Eph. nat cur. cent. TCtTif 
p. 55.) 

(10) Heberden. 0/ the nettle-rash (Medic. transactions, ia-8. lOuà, ^*^t i 
p. X73).) 

(ï I ) Kock. Progr, de felrc urticata* Lip». X79a. 



{lILXiGAmE. ^^J 

t^ langue, ^lalt naiuvclle; l'vppga&lre était le «riège d'un 
8^»ÛQ^^(|epe8anLeuvlip9 incommode y le veoUe souple, 
avait 89 (i^cm^ jet ses dimeniions naluinellee; k poulç éia^ 
fenV ej: d^prîn)^ ^ la re&piralion pvre, ipaia oppres«^e; 
t^ç.i^J^^rirace.cli^corp^y et spécialement les meipbre^ iorr 
^4^^^ jetaient cooverts de nombreuses taches d'an demi- 
î^f>|Kieâ ub poqcQ de diamètre 9 plus blanches qpe la peau, 
raoémjiientea^ et qui étaient le siège d'une sjeq&ation tout-r 
à-fiâit semblable à celle que produit la piqûre, des or|iea. 
Ces t^ch^, constituées par un boursouflement iparjtiel de 
Ji^pcsatt. étaient çatoia*ées d'une auréole inflammatoire 
[éku^gni^ê d'émétique dissous dans trois ffierti^ti aâau, 
4 jprençlrfi à dix minutes d^interpalle). La malade vom\t 
ptiisif»(tFi moules non digérées } mais elle en rendit moins 
guVUe n'en avait pris. Elle se sentit cependant Fort soqr 
lagjpe,, s'endormit et transpira assez abondamment (cato- 
plasmes émoUiens sur le ventre, deux lisn/emens imotr 
lierfJSf eau sucrée). Le soir pouls naturel , .langue blanche 
a s&baiey nulle douleur dans l'abdomen, disparition des 
lacb.es ortiées. Madame N. dormit paisiblement peûdanJ: 
)a< nuit^ et prit un bain Uède de vingt n^inutes le lende- 
main matin (soupe eu bouillon dans la journée). Iiesur- 
Jendemain réla,blis$en9ent complet. 
. Qbs, XXIV. Urticaire; gastro^enUfite ^ application' 
de sangsues à Pépigastre.. — Le 25 février iSaG^G...., âgé 
de seiçe ans j bien constitué ^ se plaigpait depuis plusieurs 
jours de mauK de tète, de doiileurs d'estomaa^t d'une dir- 
minvtion sensible de Pappétit. Ce jour<;U, il aidait un ipeu 
moins déjeuné qu'à son ordinaire , se sentant plua indis- 
posé» Après une course à la campagne, il a]1a se coucher* 
et je fus appelé pour le voir. Il se plaignait d'éprou«ver à*la 
peau un sentiment d'ardeur intolérable^ sprtout dans; la 
paitie ifilerne des bras et des cuisses et $ur le col. 11 Ini 
semblait, disait-il, qu'on lui avait IVol té ces partiesave^: 
de& ortic^« Elles étaient, en effet , couvertes de larges tacher 
*• 17 



aS8 nthimikTitm iÈsurtnfaCA*iEBtt&; 

proémiiiaitéJ^usMàRdMi^iuela peau cjul les entourait, 
et^opt-l-bil MmbUblM & oetres qu& produit l'urticiilioD. 
Un peu plat Urd, âe senifalallles tacites proéminentes 
parnripf-ïur l*- poitrine. CeHe«<c; étaient entourées d'one 
aortote KOM ti^ e^Bamin^; Le malade s'ëtait forlemeiit 
gr»U< i {ft^teton rcprbés.' et ^di- cette mauœuvre avait 
peat-êlre proToqu* la rougeur de la |)eau. Le visagi; étail 
im peti bÂuffi,' 1«8 ^tiDi briilBiis et la li^te chaude. Es 
]B|iCi«,^ -fiingde blsncke- et pic|tiel<'e de puinls rouges, 
sbiF, doftf^ur et cIiRleuf épîgasti'iqiins; eni-ies de vomir, 
proVoqtf^ p^i" Pinge»lton d'une limonade t]u'on lui 
orait aflnuiniMréf ;- constipalîoti depuis deus jours; 
wities rAïv«'«l rbugeii, respiration naturelle { seîse sang- 
ëue» à répig09trf , dééodion de chiendent rhiellèe , ca- 
ta/ilatme» émbl/ûfU tar l'êpfgtûtre , après la rliiite det 
9angaiiis)i t'frxanthime persista loule la soirée et tine 
parftedé ifl' Wtiit. Le Icntlemaîn inutin, il u'eii i-L'slait plus 
delfacea; les {>i{|ûret des ungsuà avaient roumi beaucoup 
deun^; U langue était encoi-e bliuiche; la soif moid' 
dce et la doulcar cpigaulrique à-peii-près nulle ((Jecoc/îon 
de chiendent miellée). Vers quatre heures apris mïdî, 
nouveau paroxysme, céphalalgie, douleur et clialeurépi- 
gastnijueaj soit', pouls fréquent; chaleur à la peau^ et 
nouveau développement de l'urticaire, qui, co moins d'une 
demi-heure, occupe le tronc, les membres et le menton 
{douze sangsues à Vèpigaatre , cataplasme érjtoUierU, 
décoction de chiendent miellée , lavemerd). Une heure 
api'èfi, tout rexanllrème avait disparu, et le malade éiait 
soulage. Une soeur gént'raîe inonda la peau pendant la 
nuit. Le lendemain matin, apyrexîe C(jmp1èle( f/^coc/jon 
de cliiendent miellée, bouillon de veau). Depuis lors, 
l'urticnii-e n'a [îlits reparu , et l'infliimmation gastro- intes- 
tinale qui l'avait accompagnée a cédé après quelques jours 
de i-égtme. 

Obs. :XXV. Th-llvaiiP aigu'è à relor:rs iriTgtiHe 



ttÀTléAlRÉ. aS^ 

gnées; paroxysfnes réguliers le soîry combattu» avec succès 
par le-^Mdfhte de quinine (tecuetllie par M. Bonnet.) --Les 
poniinier(Jaçques)xâgé dé ^[uaranle-quatrèansy marié, entra 
à Ph^itiil'Satuf-Antoinc, le 7 septembre 1829. Cet homnie, 
Kd1)itb«ilcfhi'ehi: hhn portant et sobre , était moina l)ieii 
depQiir Âx moië. Le 4 scptièrn])re , il se mit en l^ôtère y et 
le aoirisiême son corps fut couvert de plaques bTapcWs 
orlîises, qui lui causaient beaucoup de ddmangeaison et 
Temfièchaient de dormtr.'La nuit fut très agitée ^ toutes lés 
régioiiè du corp^ ëtaieni cou!irerlcs de plaques ortiées, les 
unes làx^ges comme la main , les autres plus petites^ sàil- 
lanteft'èt ètitourées^^une auréole érytbémateuse. Sur d^au- 
tre^^bblUT, au lieu deplaques blancUeS| il existait de larges 
tacfaéif' JTobges y non saillantes, dont la circonféren(^e était 
irrégullè'î^. Ces dernières disparaissaient sous la pression dà 
doigt^ iafidis que les plaques ne faisaient que p&lir. La 
démangeaison était tr%s vive surtout pendant la nuitj dans 
le jour elle revenait par accès irréguliers d'une inégale du- 
rée. L'éruption oHiéë né diiiparaissait jamais complètement 
de la peau. Elle augmentait dans les paroxysmes avec la dé« 
mangêaiaon; le pouls était plein, fréquent, la face et les 
membres étaient gonfiéset offraient d& véritables nodosités. 
Le Tenflre n'est pas douloui^eiit, les fonctions digestivéssont 
régnUèi'es^ la poitrine résonne bien 9 la pei*cussion, mais 
l'expunsion pulmonaire n'est pas large(petit lait, saignée 
de quatre paletteê) ; le sang est couenheox. — 'Le 9 dans 
le jour, la chaleur et la démangeaison sont moins vires; 
les auréoles i*ougcs des plaques sont plus apparentes que 
les élevurea ; quelques selles liquides ; le pouls- est plein , 
fréquent {tia. de gomme^ J^i^p» baignée de deux palettes). 
Ije 10, le sang n'est plus couenneux. Le soir les plaques 
ortiées ont produit de la démangeaison et ont empêché 
le sommeil; plusieurs selles liquides {gonvmejjulepy bain 
froid). Le 1 1 au matin, le malade s'est bien trouvé dans le 
bainj après s'ètremisaulit, il luiestsurveqRd'autreaplaque» 



aCo ISFLAMMATlOIfS F:^jJyNj;nÉHATEDSES. 

qui lui nul i,Mip.'.»il>raiico!ii)iV'(îfcipail5Calsoii, J>e^j[Olttroii 
_f(^i-^ l<: jiiuf II C)> ai)parail tie nn-j^eUts, qiij dispovpisîflt 
Hij lioiit (rtiiie lietire, tiiicliiuffoi^ plus tôt. En puUeum^ 
piii|)lluii » lieu réguliéicnifiit loijs Icç ïui^-s; pllç dure 
'ptusieiirs lieuiew. li-ouljlc- ou <;]^i(K;rlip le s^^niifeU (^l^ ja, 
Jtiiit Biaina de ait/Jale (le ijrunine à ((} Jin dp L'aqck li' 
»olr , Lavcmenl imulUcid) hv i3, il o'tBl dév«iopué moiin 
(je plHfjiiesj nui-s lu iiitiluilt; a «iie.agin;, tt a Qiifoi;e ^pjfoovc 
ijf Icj cjialem' cl t!<;s (Jûjnoiijji^iiisoiis. Le i4, il ue s'mI 
's ptUl rnjm!)iL' (]i? plaiiues-, à points] 



ï^f 



iMiiile c 



(' ([litlijuids (i 



'^"i^'l 



\ fuIfiL .d«;sË|b 



î/i/iii grains de sulfate de i^uiiii/n). Lo i5 , il n'es! iwlnl 
ap'pà| u tje phiijiies à !a peaii ; ïe malailu ic.>si-i^j. a peine 
'Qiitlijii'espicLilcinciis^ pi>u (!'*.■ sdfWJiien (Jinit ^rqf/f.^dèitil- 
hle de quinine). Nun'.sciilediru'iltJiiptiori du .=ôli-', juji.* 
eycQjR c>.'l!e dii jour n'oni plus ivjK-iru; lu niftîa^e. est soiii 
einjf] (e TÎitgl-lrois scplunibre li^ïïg. 






l^anihèm^ attiifiei*ls*, - 



.li;*- 






JLj^^iHPput ayao! i^^Jp^ laisser fvt;l>*':'f4o"if'|i«;ii( Iwb iidtt 

g^i]p<i, Ofyfiihue de çR(J,Xt>lt:Sçen» ^uilirir, piayd^n^l piuwçun 
seW'ieiSi4'i"ft-^W™i(W* trjf Uléma lei"?«*s çVootqnwqiii 
avaitfft, i^é i|vj>^,^^^eft.Pfii; ,i^^ cpUplasntos ,de -j(fly«« (te 

tiqn49^L |;^flp^i*«*ft^,ï^t lawâima tjiw i«iiê dee^tarh^ d« 

ht Ji^'fe'iirtft-e, 

li)Rtau!ilpAiôiKJtlfiiric.méd,dePariT,.t. im[iii,p.48. 



— '-■ ^g( 



XXAVTHKBTn âRTIFICIIlLS. 

plfilrc ex ammoniaco eum mrm/rru de la pharmacopée 




qui sasna 

pctidaril quelques lours. après lesquels il âiir vin l'heâucpup 
de fièvre el nue éruption. de grandes taches rouget entre- 
œélëes de petits boutons ei répahdues par iout le corps. 
Deux saignées et lé i*égimé antiphjo'gtitîqué stimrênf pour 
dissiper tous ces symplâmes en une bcniaiue. 

J'ai soigne un nomnié de ci/tquatiii;-hei'jf ans« altoint 
i'uu lumbago et qilii avait sur les luiubes un large ei-y* 
thème de neuf pouces â^ctenduo transversaleniêAt et dé 
cinq â sii pouces de haut en bas, produit par d[es fricl'Io'îîs 
pratiquées avec ié l'huile de laurier- cerise^ Cet êxan- 

éini- 



e, la peau paraissait comme taclielee et piquetée 

quelques pofnts. Cet aspect était du a renne la rour 

geur était fbVÀiec par raggloiVierâ^idn de plusieurs iacliii 

rouges dont' la circohiefencé^ nioiiis eimauahïeé que te 

centre, se fondait insépbiblcmenl en. une ietnW brêsqu^ 

senibiâDlè à celle de la pcàVi'saine; qiiéK^^ poirits d^iiti 

roûge plus anîm*é que lés taches dolinaîeril aussi un 

aspect piqù'elc ai ces dernières et ppr conséquent ay^ 

ry thème forme par leur réunion. Là rougeur dlspaiaissâ^ 

rDornentanément par Jà p'resMon du .duigl. Le' ma!ad4^s< 

ota renaît d'ëprôù ver uiiè légère dénia hiîeaisoii drfns cecif 



ry thème forme par leur réunion. Là rougeur dlspaiaissâ^ 

)é 

pTargnâît d'ëprôù ver une légère dénia hgeaisoii dans cette 
partie 9 mais il nV avait point dé chaleur morbide , ni de 
gonflemehi du tissii cellulaire sous-culaîie. Toutes- 




Parmi Içs^ttttttibl^eiïx r&^lïded qtiî rè?<»i^m fleà mim «ff 



2^62 INFLAMMATIONS KXÂNT|1£M\T£17S£S. 

des conseils au Dùspensaîre de l'hôpital do la Chnrilé cl qui 
viennehl prendre des ia/«,5 de vapeur bu d%:s bains sid* 
fùrei/ix yYén aï vii plu^curis'êlre aùeinls d'éruptions vài- 
ciilèuJses, papuleu^es^ou exanlliëitiateusés artificielles, tou- 
joiiris de pieu de durée. Plusieurs a tKres remèdes, tels que 
les lotions ammoniacales ou acides, les bains alcalins. et les 
tu'mîgati^s sulfureuses, peuvent prodliire des exaulliènies 
artificiels qu'on dislingue cintre eux, en l'emontantà leur 
câus^. 

M« N dgé de quaraqte-^six ans, ayant pris vers six à 

isépt heures du matin quaraute-quafre grains de 5e//a</o/za, 
fut £iaisî, une heure environ aprèâfingestion, d'une cépha- 
lalgie; «us-orbitai^*e des plus intenses j avec rougeur exces- 
sive des veux et de la face, rougeur qui s'étendit de proche 
en proche à toute la surface du corps. En quelques minutes 
toii te la peaiv présenta une teinte rouge uniforme, exacte* 
ménl s&mblàhie à celle que l'on olisèrife dans la scarlo' 
ti/ze ; de plus , le malade éprouvait à la gorge une rougeur 
in^einse et une chaleur vive qui serpblait se propager dans 
lloul le trajet 4^1 tube digestif. Une circonstance remai*- 
quablc, c'est ijjûe toulci* les viHQs urinaires , et surtout le 
col ,de la vessie , étaient devenues le siège d'une irritation 
ires douloureuse. Le malade, au niilieu de son délire lo- V 




liens et une application de sangsues. 

Quelques autres substances, pri&es inl<$rieurement, oc- ; 

casionneot quelquefois des éruptions exanthémateuses. v 

Dans un qas d'empoisonnement produit par le daturé ^ 

^/raf^mfi/n (i) chez un enfant de deux ans, le docteur . 

Mçîwi àe Pliîladelpbie , dit que la face de la petite malade ..■ 

(z) Joum, des progrès des sciences et dés institutions médicales, t. m , p. 94* ^ 

£i(tnit <!■ Ifarfk-Amtriemn médical and sutyicaljotunal, Jimuary, 1827. ;^ 



devint d'une coaleur rouge écarlale tellement pronon- 
cëe^ qiro.Ge mddectn assure n'en avoir jamais vu d'aussi 
marquée dans la scarlatine ; la peau était chaude, le pouls 
très accéléré y Ja Iwgue et l'arrière - bouche sèches et 
rouges; la s^i^eresse de la première était si pYoïtoncée, 
qne la 8.i]r&ce de cet organe était luisante. La fece^Ie 
COQ 9 la poitrine étaient couverts d'une multitude de petites 
taches brillantes dont plusieurs avaient une forme étoiléct 

INFLAMMATIONS BULLEUSES. 

■ ■ 

yoGAB.^Art. BitUe, Phfyciène, 

$• 980. Les inflammations bullevises delà peau sont ca- 
ractérisées^ dans leurétdt^ par de petites tumeurs dont 
le volume varie entre celui d'un pois et celui à\\n œuf 
d'oie, ordinairement transparentes, formée» par une hu- 
meur séreuse ou séro-purulente, épanchée entre le der- 
me et l'épiderme. 

$. aSi. Deux inflammations cutanées, indépendantes 
ût causes extérieures locales, se montrent constamment 
èoas cette forme : ce sont le pemphigus et le rupia. Les 
iamponles et les vésic.atoires forment un groupe d'inflam- 
mations huileuses artiflcielies , bien distinctes des précé- 
dentes. XI^' 'développe accidentellement des bulles dans 
plusieurs pYilegmasies delà peau et en particulier dans la 
lirûlure et l'engelùre, dans l'érysîpèle et dans quelques ec- 
zéma aigu5. 

§. 283. Le rupia avait été classé parmi les vésicules par 
Bateroan. Cependant il reconnaît que cette éruption est 
caractérîsée,i soQ débuts par de larges vésicules, onde 
petites bulles (liUle veaicationa)} or comme les bulles et les 
Vésic4i!es ne diffièrent réellement entre elles que par leurs di- 
mensiorïs, j'ai ]^référé classer lé rupia dans lesinflamma-' 
lions bùlbuses, celte maladie se rapprochant plus du pem« 



ptri^nsGl surtout du pemphigas infànlili»^ que de la gâte, 
éttA tnHraireet dès attires éruptiôtts t^sieuieuM^s. Lorsqpe 
le isotiar est àrrini k son erilioi* déveiof}|>ert)éVit, il tètUtritiré 
A^ez fiètfvent ffrec les caractères d^une indaitmiKUoii f^ 
éitfHlo-btJtUeMe , qui semblé desliiâée ft foVmer l'driiréMÉ 
ii»t(efmëdiaii^ entre les toiles et )es vëâicuIésV Willtaiitt 
arait tsrfgn^ sa véritable place dans îea herpiê^ et j'ai éi 
loft dé le dëfachèr de ce groupe dans la p^éAiî&re ëdRÂm 
de cet ouvrage. \ 

§• 383. One tatobe ^tbéàiateuse', plàs ^ moins vive, 
précède probablement toujours la formation des buIles,qaoi' 
qu^elle ne puisse èlre^ dans tous les cas, constatée. L'espaco 
de temps qu'elles mettent à se développer, est très variaUe) 
leur formation peut ^re presque instantanée y ou avoîf 
lieu d'une manière lente et progressive. L'humeur qu'ellcp 
contiennent, leplua souvent. séreuse et transparentei <i(| 
quelquefois fiéro-purulent'e ou sanguindente^ ou se 
du derme par une couche de lymphe coagulable; 
peut rester long-temps accumulée soual'épiderme lo 
est dur et résistant^ comme à la paume des ^mains, l 
plante des pieds, elc. ^ ou s'épancher rapidement à la siirr 
face de'ia pe^u , lorsque les bulles se sont développées 
les paupières , les joues, les lèvres, etc.; souveut cette 
zneur se des&èche sous la forme de croates. soUd^ plo^f 
lUQÎns épaisses. La peau que cas croûtes protègent, 
couvre d'un nouvel ëpiderme, ou devient le siège d't| 
ulcération, dont la guérisôn peut se faire plus ou m 
jaltendre. 

$. 38^^ Ljss bulles artificielles et produites par I^ap 
cation des, cautharidès, de l'ammoniaque ou de T 
bouillapjle sur la. peau» ou. par la distension de cette m 
brane, etc. ,; annonoent toujours un degré d'irritation lo 
plus éieçdque celui qui pf*oduit les taches érythématç» 
mais il^seiak impossible de démontrer que la peau e^t pi 
irritée dans Te pemphigus et le rupia que dans la scailîi 



IHFLAMMATIOlfS BUlLEDSfiS. ^6$ 

le el Puiiicaîre. On ne p«ul Aablir de comparaison en* 
! rinlensitë de l'inflammation de^ diverses formes que 
mdtt ftVglt delumdme cause. Ainsi là rougenr, la bulte, 
scharre produites par la brûlure sont des degrés d*une 
Dammation de plus en plus foi te, mais quand les causes 
nt idiflerentesj la comparaison n'est plus admissible; et 
m ne peut dire que la bulle du pemphigus soit d'un de« 
i plu» ëlevé que Péry thème de la scarlatine ou la pustule 
: la variole. 

$• 285. Les inflammations buUeuses, dans leur ëtat, ne 
uvent être cpnFoQdues atec les exanthèmes ($• 309). Elles 
ktau contraire beaucoup d'analogie avec lesinflamma- 
)Ds vésiculeusesy dont elles différent cependant en ce que 
I bulles ont des dimensions beaucoup plus considérables 
lé les vésicules* Les bulles accidenlellea produites par la 
onion de plusieurs vésicules, telles que celles qu'on 
)iervc dans )e 2onû et d'auli^es variétés d'herpès , oOfrent 
a^ Caractère particulier; leur base, toujours irrégulière, 
m quelquefois de petits arcs qui attestent la fusion de 
iQsieurs vésicules. 

$. 286. Le diagnostic de ces inflammations , nécessaire- 
lenl incertain lorsque les bulles ne sont pas entièrement 
ëveloppéeS) ou lorsqu'il n'existe sur la peau que les taches 
Fythémateuses qui précèdent la formation de ces petites 
nmeurs, peut être également fort obscur lorsque les bulles 
l^t rompues^ leur humeur desséchée et remplacée par 
k croûtes plus ou moins épaisses , par des iackes ou par 
^ulcéralions superficielles. Ces incertitudes ne peuvent 
|W dissipées que par des renseigoemens précis sur l'état 

1^ la peau qui a précédé la formation des croûtes^ des 
les et des ulcérations, ou par une étude minutieuse de 
Elibrme, de la disposition el des dimensions des all«ralions 

pw^cuiives aux diverses espèces de bulles. ( Ployez Pem- 



a66 INFLAMMATIONS BUIUOSBS. 

Pemphigus. 

VucAB. Art BnUe^ daHre phljeténoîde t fièvre pen^làgodê^ kfi 

pemphigtu^ pompholîx. 



\ 



$. 287. Le pemphigus est caractérisé par rëruptioti, wt 
ané on plusieurs régions du corps, d'une ou de plusteari 
balles volumineuses, jaunÂtres et transparente;» , qui lè 
terminent par PefiPusion du liquide qu'elles contiennentî 
par la formation d'une croûte plus ou moins é'paisse oa 
par utie excoriation supet*ficielle. 

Les apparences diverses que l'âge du malàide (peaiphi* 
gus congénital; pemphigus des enfans), le nombre dcj^ 
bulles (pemphigus 5o^//(l£.«'e; pemphigus coriftuent)jh 
mode d'apparition (pemphigus simûlUtné ; pcnrpb'4 
successif) j la marche plus ou moins rapide de rénlplioi^ 
(pemphigus aigu; pemphigus chronique) ^ l'existence 
l'absence d'un appareil fébrile ( pemphigus pyrétiquifi 
pemphigus opyrétique) , etc.^ iniipriment au pempbiji 
ont été la source d'une foute d^ distinctions que les pal 
logistes ont créées pour faciliter l'élude de cette malac 
j'adopte comme fondamentales les deux' suivantes : 
phigus aigu y pempfiigus chronique. 

$. 288. Le pemphigus aigu {^fièvre huileuse ^ fii\ 
pemphigode, fièvre sjynoque auec pésicules j etc.) est m 
maladie rai*e. Je n'en ai vu qu'un petit nombre d'exeniptciliii^ 
Il peut être général ou partiel. Il se montre sur toutes IJI^^^ - 
régions du corps; le plus ordinairement sur les raembrt* 
abdominaux, quelquefois sur les membres tlioraciqi>^< 
le tronc et le visage; plus rarement à la plan4« des pi< 
sur le cuir chevelu et les parties génitales : les balles 
presque toujours disséminées. 




Il débute quelquefois sans symptômes précarsenrsi 



û 



peut être précédé de malaise , de vives démangeaisons i ^ 
peau et d'une fièvi'e légère; ou bien après des frissons ir^ 



PJBUPfllGOâ. 967 

réguliers, la peau âeyient sèche, et biùlmte» avec soif» 
aiiorexic .et craeislus grande fréquence du pouls* Ces ^vo^ 
dirômes duitint un, deux, ou Irols jourf. L'éruptipn a'an- 
lipnce alors par une ou plusieurs taches rouges circulaires 
oâ'ovàlesj, légèrement proéminentes, de quelques lignes à 
plusieurs pouces de diamèlre* D'abord d'un i*ouge clair, 
dba oéqutèrent bientôt que couleur plus obscure^ leur 
ibnnatioa est précédée et aceom'pagjnée de douleur et de 
cludeurdans les points affectés, fiienlât ces lachc^ ér)^tbé« 
Wtéusease transforment en véiûtables bulles. Uire cer-> 
taint quantité de séro$jlé transpùrehlé est déposée entre 
l^aderme et répi4ci*mc qu'elle soulève sous la forme d'am- 
ppniles que l'on va cooiparées avec raison aux bulles pro-* 
^itea.^ur la peau par l'application de l'eau bouillante ou 
4es emplâtres vésicans.Le développement de ces bulles a 
q^lqtteJFoîs Lieu presque immédialement après l'apparition 
éen taches, érythémaléQse» dont elles envahissent rapide- 
ment toute la surface;, circonstance qui a conduit quelques 
gbiervateui^ à supposer que les bulles du pempbîgus n'é- 
taient point pi;écédées de rougeurs à la peau; mais l'exis- 
^ndè dé ces taches rouges primitives est si réelle que les 
înalle^ soui quelquefois entourées d'une aui'éole ou bande 
çiixubire rose |H.*ove];iaut des patlies les plus excentriques 
dl68 taches que les bulles n'ont pas entièrement envahies. 
J^.peau située entre les bulles est lout-û^fait saine, à 
mpina qu'eilfs ne soient très rapprochées; elle peut ofiVir 
^prs.une teinte érylhcmatcuse plus ou moins prononcée. 
^^ijBi nombre des belles est^ en général, d'autaut plus 
ooiMidérable^ que ie.pemphigus occupo une plus grande 
éirâdue d^ .légumens. Quelquefois cependant on u Vu un 
pe^t pomhi*ed^ bulles disséminées sur toute la surface du 
corps y tandis. que. dans d^autres circonstances elles étaient, 
pour ainsi dire, agglomérées sur un seul point. Par fois il 
n'eJli^te qu'une seule et large bulle (Pompholix aoUtariu^, 
Wilian); elle »'anno|Qpc par ua sentiment de fourBiille- 




469 IHFLAMMATIONS BÛtLEUSES, 

nieni (Jjï.s le pm'n'f de la peau qu'elle doi'l occiiper, 
ocqnîeft rapidement de telles dimensions qu'elle contïail 
plHsiem-s onces de'.'éroslK'. Celle bulle se rompt dans Ta- 
pace de quai'<in[e-Fiuit henres. Souvent , nii on deux jours 
;tprès, une seconde hulte s'élëve pi*ôs de la première. Cell^ 
ci petit être suivie de deux on li-ois autres bulles voluBf- 
hcusea, quîsedéVeloppéiïl delà même manière; raaisaloti 
le pempliigirS devient ordinjicement chœnr^ue. Celte ïj- 
f télé est ejîlfâmenienl: rare. J'ai tu Celte laige btillesoli- 
laire Bflrvenîr à fil janibe, cliiz uu jeaue homme, an nio- 
ment où it entrait en Convalescence d'une dothmenlMf. 

Le vohi/ite dés bulles du peniphigus varie depuis «lui 
d'un lofie de pois Ou d'amaiTile jusqu'à celui d'un œufiJt 
pôiifc ou d'un laige T^sîéatoiré. Dès les premk'rs temps dt 
itui-formaliurt. les buileâ ont d<^ià ed' grande partie, is 
dimensions qn'eltes doivent adqu^vir plus lard. ParvenuM 
à leur plus grand déveioppéujent, la plupart contlentleDt 
une liiimeur séreuse, transparente, jaunâtre, eiti-iiW, 
scirtblabfe à la âéi'bsiW «îés vrfdicatoireï. Lofsqûe Pinfiniâ* 
nirttion de la peau a f:\é très vivti, nue cei-|aiiie rlfuantilé 
de lymphe coajjnlable peut êli-'C déposée à la face extevw 
du deime. Pleines et dîstendaes pendant leur accroisse- 
ment et leur état qui dure ordinairement deux ou froi* 
jours, les bulles s'afFiiissent ensuite; elfes se rïdeiït, te 
flcii lisent tl Jbrmtnl vers leur partie la pluS déclive u« 
espèce de petile poche pendante dans laqueltè la sérôsîf^ 
eai retenue. A,ii bout de TÎngt-qualre ou de qa^rante-îitiîf 
iieurea, la plupart d'entre elles se roiWpenf et laissent 
écbapipcr en graflde partie lo fluide qu'elles' conli€nnen(. 

Apres la ruptufè des balles i si l'éfÔ'deVriTe' eif dïWéW 
parieft-ôtlémênt, ourfe qurelque ailtre rt'aliièté , fl ërf^ 
.siille iffs' excoriations plu* où' motite doliIttÊf^pusËs. Hdi 
sAUvciil elleà'sont remplacées 'pa^ dèï crottée iathtîïtediJdj 
qtit bféHÎssArt arti^sïri-eqtl'fliesjéviehïrtliï plttflâ^ciiiAy. 
toi'sdrfteirfclltjfé'dfei dfôm'éss'est' op(?fSé', it resté à' lî( p«l4 



e rei*i;ipMon oes Duues e^i supuii^nee ^t çop- 
m }f)vafiue le peniphigus est coiupliqufS d'f4jP94Uir/e 
idoB de la peau, il est pre8(|ue toujùu^v ac^oru- 
lEi mouvement fébrile; si l'éruj^tiou s'ëleud daas 
y. ou aux organes géniio-unnqireay si elle est 
Lee 4'unc inflammation gaalrO'inte^tinQle pn d^.^ 
re parlîc du corps , leç bymptâmes généraux peu- 
plus ou moins graves. On a vu une éruplipn 
le de pemphigus aigu produire du délire , une 
exirême et des symplôme^ otaxiques ch^z les eu- 
lie suivie de symplomes odynamiques graves et 
ois mortels chez les vieillards, 
serve quelquefois des bulles incomplètement dé'* 
S4 elles apparaissent sous la forme de taches circu- 

i^lhémateuses légèrement proéminentes. En pas- 
oigt à leur surface, on sent que IVpiderme est 
t qu'un léger épanchement de sérosilé a eu lieu 
us de celle membrane. L'épiderme soulevé se de- 
bout de quelques jours, et laisse à nu une 
igQ cernée par un petil liseret épidermique. 
|. Le pemphigus chronique {maladie véniculaire^ 
^dyctenoïde con/luente ^ W'xherl ipompholix diuti* 
illan) est une maladie beaucoup plus fi^équeqte 
îinpbigqs aigu^ donl il difii^re par la longue durée 
ition, qui est ordînairemenl de plusieurs mois. 



les femmes t]ue les hommes. Ces bulles se d^ve1op{)eiiti( 
époques plus ou moins éloignées el se succèdent penA 
dix è ti*ente septénaires, et quelquefoif même pendantp 
sieurs années» TantAt elles se monument sur une seule r^ 
du corps; tantôt au contraire elles en envahissent su 
vement toute la surface. Plusieurs jours avant la 
éruption , quelques malades éprouvent des doufeuei 1" ' 
les membres, un sentiment de lassitude où d^abbattà? 
ces premiers accidenssont quelquefois si légcrsqu^lsp)^ 
souvent îna^ierçus. De petites taches rouges pi^eéj^ 
fourmillement ne tardent pas à se monti*er sur uneo^ 
sieurs légions du corps ; l'épiderme se soulève à leur A^ 
leur base sMIargit^ de manière à former dans fespac^ 
quelques heures des bulles du volume d'une noisette 
même d'une noix. Au bout de deux ou trois jours, quelqti 
bulles ont acquit la dimension d'un œnfde pigeon, y 
bulles se rompent par le froilemeut ou â la suite de M 
distension. L'épidei^me soulevé s'aiFaisse, se plisse el se m 
sur le derme enflammé; ou complètenient enlevé, il l^im 
nu. des excoriations douloureuses au pourtour desqudl 
répidermè de la circonféreuce des bulles se fronce el ^ 
vient le siège d'une légère exfoliation. Les bulles qui n^^ 
point été rompues se troublent el s'affaissent; elles ff^ 
nenl uneteinte blanchâtre el elles sont bientôt rçmpb^ 
par des cfvutes apla(ie$^ peu épaisses et brunâU'e'*!' 
nouvelles bulles s'élèvent près des anciennes ; elles if^ 
quelquefois précédées de picotemens, d'un accès fébrile» ' 
douleurs vives, lancinantes, analogues à celles quiannoi 
cent l'éruption du zona, et j'ai entendu p}usieui*8 maU^ 
les comparer h des étincelles électriques. 

Telles sont l'apparence et la marche Ja plus ordinifi 
du pemphigus chronique : elles peuvent subir plusiefl 
modifications. 

Les taches rouges circulaires, primitives ne sont quel 
quePois visibles que lors du d«'te!oppement des premier 



ea ou bien seulement lors des dernières éiiiplions. Ta! 
^Qsieurs fois les bulles commencer par 4ine fësicule 
olame d^one pelite lenlilte qui s'élargissait ensuite au 
t d'acquérir le volume d'un petit œuf; Quelques hullen 
c»ne auréole I d'autres n^en ont pas; le plus souvent 
xstnées, les bulles sont plus rarement disposées en 
îrrégnliers ou en anneaux analogues à ceux de 
wiriëtés d'herpès. Les bulles peuvent être conflucnics, 
par leurs bascsj alors elles deviennent prompte- 
purulentes et sont remplacées par des croules minces, 
; \es intervalles sout occupés par des squames qui se 
livrent un peu les unes les autres. Cette variéié se 
f^^^ppe le plus ordinairement à la face. Quelquefois 
^lion se Gxe sur une petite surface de trois à qualité 
^8 de diamètre; plus souvent je Ta! vue bornée à la face, 
^x mains et aux avant-bras sur lesquels les bulles se suc* 
'^t pendant plusieurs mois; on l'a vue se déveIop]per 
'^i la partie inférieure de la jambe. Lorsque l'éruption 
'^Dsidérable, le malade est quelquefois obligé de gaitler 
Kt) mais il existe rarement delà fièvre^ à moins que l'in- 
"Bmation ne se soit propagéie sur les membranes muqueu* 
^Lorsque les excoriations sont nombreuses, les malades 
c<^bent épuisés parla douleur et rinsomnie, ou sout 
'■^par des hydropisies et des diarrhées colliquatives. 
$• agi. Uéruption cutanée du pemphigus peut être 
^^ëe ou accompagnée d'une inflammation des mem- 
"^nes muqueuses gastro-intestinales ou génito-urinaires, 
'1 se montre sous la forme do taches circulaii*es ou de 
tUes aplaties sur les parties qui sont pourvues d^épithé- 
^m. J'ai observé cette extension de la maladie sur les 
t*mbranes muqueuses, à un haut degi*é, chez un ancieu 
«lire de Paris auquel je donnais des soins avec M M . Manry 
Kapeler, et qui élait citteinl d*un pemphigus chronique 
nipliqué de prurigo. Â plusieurs reprises nous pûmes 
ir des bulk-s (iplalies dans riiiU'rlenr de la bouche et 



5k ^à iNPLAMBÎATïpNS BULtËttSÊS. 

sur fe Voile du palais^ et dans les derniers (emps de 6eU 
makdie ^ue les soins les plus empressés ne pui;enl an^c 
dâus ses progrès , l'mfiammation atjtQqu^ le grps .inA(4lio 
la veçsie et lès bronches. 

Là stomatite s'aliie souvent au p^tnphlgos de la fajce^ 

elle h'esl quelquefois qu'une extension, ^a cœco-çoIite.|j 

cystite ou la vaginite compliquent souvent celui quf J 

développe sur les parois de Vabdomen . pu wv la piQ 

su périeùi^ des cuisses. Dans ces cas complexes , lesd^ 

dves fonctionnels des organes digestifs et, des voies urioudj 

s'associent aux phénomènes produits par l'inflamingtg 

de la peau. Le développement des bulles est préoê4?. 

accompagné d'un état de langueur, de h^ssitude, de 

phalalgie, de nausées^ de dysurie, de douleur dans 

membres y etc. Outre les inflammations gastro-intestin 

qui compliquent si fréquemment le pemphiggs quelles. 

été regardées par M. Giliberl comme un de ses élénwi 

d'autres affections, et en particulier des maladies i»^ 

peau, telles que rhèrpès et le prurigo, yiennejtit s^f 

joindre quelquefois. Le pempfaigus peut survenir danii 

cours de la vaccine ou de la gale^ et il a quelqueFob"^ 

Juger des inflammations intérieures , telles que là p 

monie ou la dysenterie, ou remplacer le rhumatisme. 

M. Gîlibert s'es^t trompé , je pense, lorsqu'il a regacdé 

érysipèles surmontés de bulles accidentelles comme 

exemptes de cet exanthème compliqué avec le pcœphUj 

Il fisut aussi distinguer du véritable pemphigus les baH 

accidentellësqu'on observe dans quelquescasdegalesapt^ 

lies ou à la suite de l'œdème. On a eu tort de rappiiM^ 
du pemphigus aigu les bulles ordinairement flasquei.j 
saiiguiriolcntus qui se développent quelquefois sur les faj 
etjes trochanters dans le cours dés doihinentérites griTj 
§.292. Observations analomiques, — L^alléralionj 
la peau dans le pemphigus est absolument la mêineql 
celle qui a lieu dans le second degré de t» brûlure oui 



PXMPHIGUS. «73 

ille de Papplicalion des emplâtres vésicans. Daat le pem- 
bîgutf infanlilU^ le derme est souvent ulcéré au centre des 
ullea (Obs. XXVlll). Les membranes muqueoscs du ma- 
leloUj de la vulve, des lèvres et de la bouche , sont queU 
aefbis le siège de véritables bulles. On a eu tort de dire 
no lea bulles du pempliigus pouvaient 4e développer dans 
ettoiuac et l'intestin^ et sur d^auti*es parties des mein« 
^nes muqueuses non pourvues d'épithélium ; maiail est 
Hulant qu'on a souvent observé , a la suite du pemplûgua 
llÇQnique devenu mortel, lu ix>ugeur, répaisaissement, 
ft|i^Kiollissement , les ulcérations et d'autres altéi*ations 
Ppduites par l'inflammalion des membranes muqueuses* 
fiMieurs t'ois on a ti*ouvé le Tuie gras chez des iadiyidus 
lorta du pemphigus. < 

' J- 295. CaUêes, «^ Elles sont lo plus souvent fort obs- 
ares. Le pemphigus se développe spécialement pendant 
htver et l'automne ; il atteint les deux sexes , et- tons les 
g«Sf mais sQilout les vieillards : il peut èti*e congénital. 
tM. Gaitskell et Husson ont inoculé l'huhieur séi*euse 
jbnienue dans les bulles, et les piqùi^es se sont promp** 
llnent <*ffaeées. M. Gaide et moi uvons répété sur nous* 
lÉmes cette expérience avec de la sérosité et du pus'pris 
^r une femme âgée, affcclée d'un pemphigus chronique^ 
1^ sans qu'il soit résulté d^autre effet que ceMi d'une 
'^ple ptqùi-e. Le travail de la dentition^ chez les enfans, 
^excès ou des écarts de rédme. des affections moPHles 
^^ chez les adultes ^ l'aménorrhée ou la dysménorrhée 

tles femmes ont paru , dans quelques cas, exercer une 
hice réelle sur le développement du pemphigus. Plu- 
bon antem*s l'ont observé sous forme épidémique. 

Le pemphigus chronique att£|que surtout les individus 
ime constitution détériorée; le séjour dans les habila- 
tms froides et humides, une nourriture malsaine favo- 
«Qtson développement, qui dans d'autres circonstance» 



caC Miif^A^ftiit iftexpii^ablv, Lo sang eil lOcrfonl conen* 

$; *îgi. Dhgnt^lc. ^ Loi*squclei iii/fer «ont faleh db 
tiiiètes-' et iniaCtes, le pi;iiiphigus ne* peut èivt cotitoûik 
êtiet âtrcuffè'atiTi^ itirfladKe. Soas lé rappbrt ànatomîqtiK 
ïék èrUturès huileuses ont quelque fessèitiblanice' avéc^'M 
petnpliigus parr?e1; mais la connaissance dé l'a causé qui 
les à'prcxfuitëà- le^-ëfi duslirigue. LoVsqli'une %ullc' nrilqii 
{potrèpholix solitarius) constitue le petnpbiguâ^ si eflé'^'ilit 
sans iriit^ote, elle reissembfe parfaitement à Pampôùld'pMH 
dtiîté*pâf un* empfâlrè vësicanl ; celle-ci n'en 'diffèreiîU^ 
tettiént'qti^ par ief eâuse qui la fait naître. Je rapfjortlJMl 
plu^ loiti^ilh exempli^ de pemphigu5 6Îm£//^à l'aidé dit^lH 
poudre de canlharides par une malade de t'Jidpital SaM 
Aat^^injç,; P^s le r£//;îa, les bull,ea .ordioaivenienl moi* 
ijijQ^hri^sifÇf y, {lilu»; petites , plas aplaties qife cellei d| 
pmp^ig)i?9 sont^uiyies de véritables ulcéi'ations , et r^ 
plaçf^e^ .p{L|* des cioû^es épaisses et proëminenles. 

Les kuj.1^ qui se déyeloppent quelquefois. accidentellN 
n^nKd^nsiksërysipÀles diffèrent de celles du pem 
en çv qj^ V^ies se montreat sur une large surface unifi 
qi^L.ro^igie lavec toméfactioa du .tissju cellulaire «mW^' 
cutan4, (, . t j- 

Lor^l^Q les bMlles.du pempbigus sont petitei et dispoiMP* 
en grpvpes {p»s^ XXX ) , l'érupl^on peut être di«lingiA**- 
.de rherpès pblyciénçïde en ce que ces buUes, toujos^^ 
.pJias v.plMniineuses que celles de l'herpès, si^at^ntrcmM!^^ 
4? iHAlltîs^ isolées qui offrent les caraçtàres du pemphigost^ 

Qr|-.,diftij!igue lef^ çroutea du pemphigua de cellps 




l'impétigo eijk ce que 1^ croûtes dece dernier sont épaû..:;^|. 
noueuses et chagiinées, tandis que celles qui snccèdeo^ 
aii pèmphigus sont raitices, souvent bombëes à iMP^ 
cent le et plissées à leur circonférence, et foimées d'onk^ 
seule pièce qui représente l'étoudue et la forme des buw^ 
auxquelles clies ont succé<lc. Les crufties du p^mphijpft. 



s'il*'"'** 'il '/'k 

igpi ottreiu $buvenl une dispo»il?on carucl($r!stu|u6 : la 
i«oftle que forme iTîumcur dcsscchee dos bii((c$ rasseiu- 
lée dans leur point le plus déclive ^ e&l recouverte ûar 
il disque ëp!derq;iique d un jaone biuindlre et de la di-^ 
iem îon d^s bulles. 

tj^éacJies que laisse le pemphig^ns après la chute des 
raÀtes ou des disquef ^iyermlques ^ séparées les unes 
ket. autres par de la peau saine, sont d'un rouge sombre^ 
rohe étendue variable et souvent limitées h leur circoni 
pence par un liseréjt épidçrraique très distinct. 
5. 295. Pronostic. — ^ Le pemphigus aigu cq)YréUquésà 
imune naturellement dans l'espace de deux ou trois 




grave suivant qu'il s'est propagd 

nuqueuses et qu'il est ou non compliqué de symptômes 

{hevyeux y ataxiquea : cette dernière complication est heu-* 

[jpaspment fort i-are. 

;Le perapbigus chronique annonce un mauvais état de 

p constitution : c'est toujours une maladie fort rebelle et 

^auts^Bt plus fâcheuse que l'éruption est plus étendue , 

plus fréquemment renouvelée, ou compliquée de catarrhe 

ij^ulinonaire, dec^stiie^ etc. Le pemphigus /7/£^n^JiViOtf//.9 

^1 souvent mortel chez les vieillards. 

' ...■■' 

, On a cité quelques exemples où le pemphigus a exer- 
fi une inQuencQ sqlutaire sur des maladies intérieures. 
h\ vu un homme qui, après avoir éprouvé plusieurs at- 
Jkiques d!hémoptysie j fut atteint d'un pemphigus chroni- 
que des*de4}C jambes j» à la suite duquel ces pertes de sang 
ne se sont plus reprodifitca. Dans quelques circoustauces, 
hguërisondu pemphigus a été suivie d'accideus plus ou 
Ij^^jns graves. 

J. 296, TraUemenL — Dana le pemphigus aigu et sans 
Sèvre^ lorsque les bulles ne sont pas d\me ires grauile 
l!meu$loa et sont peu nombieuius, il faut ahunch^mer 

18. 



3^6 IKFLAHMA.TIOVS BULLEUSBS. 

IVi'uption il elle-m^me, vt su bonior à iIoRiier issue à li 
sérosîtt^, en pi-LitiijuJnt ù l'ûpiderme souW^ une ou plu- 
sieurs pelitti.s uuvbi'iurca, 

Lor.squc IViiiplion du pempliîgus aîg^u esL plus coiui- 
dt^table, on duît veiller ù ce ijuc IVpiiiei-me reste ap*^i- 
f[ii4 à la cui'fâce île L pUipait ilca IjuIIcs ; il Hiul les çréaeT' 
vei' (lu ri'bllciiK'iit tt[nhs leur luptuic; el lorsqu'elles sont 
estoiicec, les pansée avec un linge Pi-nélié enduit decéril- 
Le trailennent général consiste dans les huissuiis délayaiiln, 
les limonades avec les acides v^gélanx, la dièle lactée, UD 
itlgiine anliplilogistique et quelques liains liùdes. lînfinii 
l'érnplioii a éié piccéd<''e ou acconipagnûe de fièvre, oti 
d'une inilammation îriténein-e, ou si le malade est d'iinc 
futle cun.--tilu(iuu, un l>îen encore si les bnllea ont ^^\â urr- 
ctdées d'amenuiTliée, ilfïiut pvallquci- une saigriéi' du bras 
ou du pied , un appliquer des sangsues dans te voîsin.ige 
des pailles afleclées. 

Lorsque le pemphigus chronique n'occupe qu'un pElit 
esp;)ce e[ que l'él.ntdt: la coustilulion est fatiafnittant, le 
mal cèJe paifois nuit boissoin Jcijiyjuiles et h l'emploi des 
bains lièdcs ou froidi, enip[oy*!s seuls, ou alterne'^ arec les 
bains légèrement alcalins qiii dîniûlueuL le prurit et U 
chaleur de la peau. 

Chez un adulte, ou chez \\\i individu dont I;i coii-itîiutioD 
n'est point sensiblement déti'riorûe, le periipliigus cln'o- 
nique a-t-il envahi, en plusieurs mois, ta piesquc totalilc 
de la surface du corps; existe- 1-il de la fièvre L-t de nom- 
breuses excoraliuns à la peau; rintlammalion s'esl-elle 
propKgée u quelques parties des membranes niunucuscs; 
ime saignée doit êlre pratiquée, et la peau doit êîre cou- 
verte de topiques emolliens, gt'Liliiieux ou huileux. 

Les bains émotiiens sont utiles; mais il Faut se garder Js 
lesliop prolonger ou de les adnnnisliei' à unetempéraliii^ 
('■levée. Lorsfjue les maladcis sont trop Faibles pour se rendre 
eijx-uit'jiiw uu bain , il faut i ^iiùiicer à ce moyen , car «n 



raupHiGus. 177 

produit presque toujours des excoriations douloureuses 
ïn les diant de Teau pour les transporter dans leur lit. 
Uorson place les malades sur une toile de taffetas gomme ^ 
ït on enireloppe la peau enflammée de compresses' trern^ 
lées dans une décoction émoiliente et narcotique, qu'on 
ir abin de fréquenôment renouveler. 

'- Enfin, lorsque les inflammations concomitantes deTesto- 
fme et de Tintestin sont elles-mêmes fort graves et que les 
t li ias ions sanguines ne peuvent £tre employées a cause de 
Wil de faiblesse et d'épuisement de la constitution , on 
liÉisf e sur les préparations émollientrs et narcotiques , h. 
ièsea gHiduées , surtout sur celles qui ne contiennent ni 
lia ni alcool. Lorsque les l>ois8ons aqueuses et goirirtieases 
iifOToqùent des vomisse mens et des douleurs épigastriques, 
te les donne par cuillerées pour étancher la soif. 

Quelquefois on a eu recours , avec succès, i la diète 
aciée qu'on rendait de moins en moins rigoui*eu8e , aHn 
hé\a remplacer graduellement par une alimentation plus 
kiurrissante. Chez des vieillards dont la constitution était 
Klériorée, lorsqu'il n'existait point de signes d'irritation 
ks organes digestifs, on a employé avec succès la décoc- 
^n de quinquina acidulée, l'eau vineuse, les amers , les 
•^migîneux et un régime tonique ; mais la membrane 
'aqueuse gastro-intestinale est si rai*ement intacte dans 
^le variété de pemphigus, qu'on ne saurait mettre trop 
^prudence dans l'emploi de ces moyens, 

Loi*sque l'appareil digestif est sain, les purgatifs sont 
^elqucFois saluiaires« Les linumade.s nitrique eu sulfu" 
tique continuées arec persévérance pendant plusieurs 
Qiois ont aussi Opéré plusicui*s guérisous remarqua l)lei>. 

Les ferrugineux ( le bous-carbouate de fer, à la dose 
fun demi-gros à deux sciupules), les pilules de sulfure 
Kl de carbure de fer^ le vin chalybé, etc. , sont très utiles 
orsque l'éruption a été précédée de dysménoi'rhée el d'a-^ 
oénorrliée. 




ajâ inFLAMMATlOKS B«.LEDSES. 

qiR' \ji% i'>>t'<iiu:ii', tA i^isijiie rtj.stoniiic ut l'inleslïii jinplt- 
scUiU'^'iiplxltilouX^ espèce d'allétaliao ( Obs. XXX), ou 
dp piTiJispuiiiliiin .'i l'itiflaininotioii. 

Che;c les vit.'ilUii'il«. Ira ini]itjaifia\']oa» pemp/iîgvïdeti» 
inËitibiDiica mii(j lieuses, Jorsqu'cileâ fie prolongent oust 
rtnonvËilent , ne doivent point êli-e cumbatlues pur 1» 
l'mùsjont eo^g^uitias., qui ailalblissent la constitulion»Di 
pvùveoiijo reloui- de uoiivelles t^i'iiplions.,I.csgargarlu)« 
adoucis/iatiB acidulés avec l'iicide )nui-ia(ic|iia ou.aiguv 
avec l'alun modifient aranUigetisemenL les iti^'ininutiaia 
biilleuses de la Itouche et du pharynx; lea boiiisoÉA dînii 
liqu^ ^l tiili'éoâ, le^ topiques émoUiens au-dessus du piibb, 
et les If^remt^ns de paiiélaiic calmcnl les dysurles et k) 
lirmaliin'cs ipii suiïicjiiieuL (jueitjuefois dans les deitùèm 
jM'jioflifi de.s peiiipliJgus chroiiiqins. La diarrhée qui wr- 
^ôdu NoiiypiiL ces acoideii;s et l'insomnie occasiooee Jinf 
k'3,,e]f.coi'iutiotis ou par le développement accîdL'nluI du 
piurigu, doivtqt t^l■e calmées par lea opiacés, jjar la tli^- 
riniiie et le diascordium. Lorsque raclioii prolongée lif 
Tupiuin fiiliguait TcslomaG, j'ai fait plusieurs fols ap 
pliijuer,,,avec sueccs un demi -grain ou trois quarts dt 
gi-uiu d'hjdrocliloi-ale de moipliîne sur nue ou plu- 
sieurs bulles excoiji'o.s. A cnlLe période, les hydi-opiat» 
suul piÊique loujouis le présage d'uucnioi't procbaiije; 
une pneumonie liyposlallque Icrmine quelqucruis au» 
celle scène de douleui'. j 

Historique et ohscrvaiiona particulières. I 

%. 297. La deicriplion qii'nippociate(i) a donnée delà 
fièvre pempliigode est fort obscure. Ch. Lepois f3),lepi-e- 
iTiier, a indiqni; clairement le pemphïgus. 

(1) Hippocr. Opcra. VA. Cb«f.er, l.-ix, p. 38 Fûï.. OEcoaomÎM m^f. Art. 

(a) De marUi a sema coUune el dilurU onis. Obs. Hq. 



Un grand nombvo d'oWrTaiiotis oni i-iu piiUli4'ieft sur Ip 
p€UiphigU8 aigu à éruption émmUanéa (i)tMir le |Mem- 
phîguA aigu à éruption ftucceusipt {ui) , sur le pcmphigus 
aigu compliqué^ avec des affeci ions iiile&tiDales, dii^ biliew 
ar« (3) avec la gaslro-entérile (4)^ avec -la pneumonie (5}| 
avec les symplâniea ataxiques (6), avec la ^(kccine(j)y 
avec le prurigo. (8) 

Lsi science possède encore un plus grand uomt>re de 
içcheixhes sur lo pempbigus chronique (9), hérédi" 
faire (10) des vieillards {a) , et quelques remarques sur 
ie peixipbigus gangreneux (12) y qu'il conviendi^ait peut- 

(i) Délias Amœmtatêt medieœ. Casas, ix , p. 71 (fUiris catarrlialis vesicularis). 
H-8etiger (Christophe) Bpkèm. nat. cur. iecas. I, ann. FUI. Ôbi. SB. — Hcbréard. 
0^0tv, MurUpemphigus (Joara. génér., t. xliii, p. 376). — GilibJK; Monogrmphie 
dm p^mpAigtu, in-8. Paris , i8x3. 

(a)IMck80ii. Observât, on pemphigus (Trtknvkct. of Trisli Acad. 1787, p. 47)* — 
HolTiBaiHi (Fred.) Ds mffé&tm ran teorbudeo puttulari. Sappl. ic t p. a.— ^VliregKo 
(JonriL de méd., t. Lxxsi , p. aa 1). -— Gilibert Advertar, m^dico prxÊcUea prima' 
liUgduni 177 1, p. i83. — Yallot. Recueil périodique de la société de mèd. de Paris , 
t. IV, p. 29a. — Stevrart (David), d case ofthe pcmphigus major t^ SmwHtggs , 
(Bled, and pbysie. cosunest. by a aoeiety. Edinbarf . to^ vi , p. 79.) 

(3) FUikc. Demorbis hiUosit anomaHsf etc., p. 1 18. — Jalabert Joum, de méd' 
t. LXXZTI, p. 65. 

(4) Robert. Observât* sur une fièvre vésiculaire (Journ. de méd. Chir. et pbarm* 
t. 3cxm, p. aa7). — - Barbtenz. AnnaUs da la méd. pkytiaL, t. it, p. 78^ -^^ Ri- 
«hard. ièid.^t. m, p. 374.— Strambio. Buliet. des se. méd. da Wènmme. Mkn iSa7, 

>.«48. 

(5) Frank (J. P.) Epit. de emr. hem. morbis^ Ub. lu , p. a58. 

(6) SâTafy. Joam, de méd. ehirurg. et pharm. t. xxxi , p> aoS , sept. x8xi. 

(7) Hnssoa. Recherch. hist. et médie. sur la vaccine, 3' édtt. , p. 884. -* Fine. 
Obs. sur une éruption particulière survenant pendant le cours tTmwvaceineClmuh. 
iKd. chirarg. et de pharm., 1. 1 , p. 5x3). — Fejrez Vaccine. 

(8) Batcman. DeHneatione 0/ autan, diseases, PL 33, fig. a. 

(9} Wiclunann. Bejrtrage zur keuntras des Pemphiqusy etc. Erfort, 1790. — 
MoQton. Observatiim sur une maladie. vésicuUàre y t. xmii, p. 4i* -~ Robert de 
Langres. Mém. sur lepempkigut{Joum. de méd. et de ebirorg. , t. xxxv, p. a6). — 
Asdrahali. Ar^divesgén. de méd.^X. xyit, p. 601. — ^Biett. Joum. kebd..^ t. viix, p. 46. 

(10) Jacqoexnin. CAs. smr une maladie singulière de la peau. (Joara. géa. 4e 
méd., t. xxx, p. 264.) 

(11) Macbride. Introduct. méA. k la théorie et à la pratif. de la médee.^ trad. par 
Petit-Radel, t. x, p. 917;— 1. 11, p. 54 x. 

(xa) WhjtiBley-Stekes. Aftnal. de Utiérature médic. étrangèret an. 1810 , septemb. 
p. 225 




a8o IHFLAMMATIOIÎS BOLLEUSES. 

êlrefierallacIieraiiiupiaMrAoro/tcn; sur lepemphigiu(/(i 
cflm/ï.î(i),Burlescomplication3du pempli îgu.s avecVhy»U- 
rie{i); sur lepemphigus des efifans(i), dajbeluii oudei 
/iOT(fC(i«-nM(4);desfemm(K^ro.ï,wa[5); enliii lesobterva- 
lions de M. UraditL (6) sur plu^iieiirs espècm t]f pumplii- 
gii», les faits rassembles par M. Oziiiiam (7) sur le prmpbi- 
giie épUlémiqtie, cl les recherches critiques et hiatoriatiet 
de M. Bidault de ViMiers (8) seront lues arec inlêrvt. 

§. 398. Lesobservalions .^uîvanlesse rapporlenL à qnd- 
(jiios variiîlés de peniphigus. L'une de ces variétés csl atm 
iMre pour que pUisieiir» pntlinlogisles en aient contesté 
l'existence (pcmphigiisnr(//Ks]; l'iiutre n'ara il pas été dé- 
crite avant que je l'eusse observée (peinphigusft/-ci/ia/u*V 
«ne ti'oisîème ( pemphigua infantUis) diflèi-e lellemenl 
des autres qu'elle a été latlacliée ou rupia par Bateman, 
qui n'en a indiqué que TorL incomptctemeiit les caractères. 
Les autres offrent aussi quelques parliculanli's remar- 
quables. 

Obs. X.X.VI. Pemphigua aigu simultané, développé aitr 
Vavanl-hras droit; erythème annulaire; herpès phlyclé- 

([}F. Thierry rapporte, qu'en 17Î6, il régna à Prague, parmi les mitiladrB, 
aoQ maladie contagieiufl «t très meurlrièra, La ba[leA qnit'éltraïeDt anrlipiH 
étaient de la dimention d'une noiielto et HTaicol beaucoup d'analogie «mil* 
phlyetènei dei Tésicaloirea («tdtc. tipirvmaUlt, p. i34,iii-ii. Paria, 17S5). 
LaDghans, «ousleiiam depempltigui kgiveûcust b décrit luie maladie épidéaioM 
qui ré^aa en Smite en i;5ii (Laoghan. Acu Helvt. toI. h, p. 160). 11 «t dif- 
ficile de décider » cw épidémiea duiicnt être ratUcbéet aune Tariét£ gmeii 
pemphiguj aigu qu^on u'obserrerait plasHujoord'Jini ou plutôt au^ dotldvM- 
tériiei aiec craplion de bnllei dont j'ai <rn plnaienra eunplrt. 

(pî^VTavk.. Eeiiom.dtcar.liam.iJUirbU.^.iii, p. afii. 

(3) ^itmaa. Synopii» n/cutaa.iUteaies, iSi9,p- 197. (Obi. de Willao.) 

(4)Ouander. Den/iwuenligititea /utr St Hcilkundt uad GeiiÊrUJuiélft,t.U 
Si, 3. — Lolutein. /oKm. amplém. ici icitnc.midic., i.Ti. — Hiace. Sur fa ^mc 
fhigiu det noaveaa-nés. {&tA\. dea ac. méd. de FémiMC, t. XI ,p.47.) 

(S)'ijiixtl.Diis.iurU:pemphigui, iQ-4, p, i3. Paria, i8ii. 

[éjRec.pir. Jeta toc. di médtc. 1. 11, p. 55. 

(7) Oiaaam. HUt.dct malaJ. rpidéinlgittj,t. v, p. ïo6. 

(8) Rechtrchei ei abien/. sar le ptmplùgus, ma kùioire »t la (jfioMfniM. (Es- 
cneil pcriad. de la aoc de méd. de Paris , t lit, p. i.) 



nde (recoeillio par M. Gaide). ~ Briooft (Angélique} | 
ife^ A ée de Tingi^IroU ana ^ demeurant rue des Noyers | 

* 39, réglée, pour la première fuît, & Tflge de douse ans ^ 
I é\i exactement depuis celte époque. La dernière ëpo* 
lé menstruelle a eu lieu il y a quinase jours ^ et comme 
B eoulume en a duré trois. Celte jeune fille n'avait eu 
leune affection cutanée ayant celle que je vais décrli*e. 
rrivée à Paris depuis trois semaines, elle servait , comme 
wnestique , chex un restanraieuri et y prenait une meil- 
lîire nourriture que celle è laquelle elle était habituée. 
jpnioe cause morale ne parait avoir influé sur le déve- 
Ippemeni de la maladie. 

Cinq jours avant son entrée à rhApital (31 août 1838), 
^on, sans frisson précurseur, ressentit à la partie infé- 
enre de Tavant-bras droit, et dans la main du même câté^ 

• dématigeaisonsqui, si elle ne s'était retenue, l'auraient 
Hrtée è se gratter Fortement. Il survint dé petits boutons 
^ges pendant l'existence desquels la démangeaison per- 
Kta. Ils se recouvrirent de petites cloches (je me sers des 
^pressions de la malade) qui grossirent et devinrent 
«nblables aux bulles que j'indiquerai plus tard. Ces 
^oehes^e multiplièrent sur l'avant*bras; des taches ronges 
tt^inreut sur quelques autres parties du corps , et la ma- 
Ue entra le si août à i'hopital Saint-Antoine. Le 33, 
Vant-bras droit et la main du même colé , sièges de 
^nplion , présentaient un gonflement assez prononce , et 
^e chaleur plus grande que celle de l'autre bras. Ils of- 
nient en outre les altérations suivantes; 1^ quelques 
ïches rouges d^une très petite dimension: 2" des bulles 
K>mbreuscsj 5* oes excorîalionsj 4^ des croûtes 5 5* des 
lobes blanchâtres qui avaient été recouvertes par des 
rouies ; 6** quelques vésicules. 

1^ Les doigts seuls étaient le siège de taches rosées , peu 
)mbreuses, assez régulièi*ement ari*ondies, de la lar- 



îBa INFLAMMAtroM SCLLEUSKS. 

ment sons la piea^toif . cl n'CKÎslalfnl ni sut' ta l'égint 
(■av|)ieii(i«, ni sur l'svant-bra'iS "j" des but/ps dont \eti* 
liime VAvitiit ciXrc celiiî d'un pois el celui d'une nmwittt 
cxifrivicnt à la p.^jtic înr^j'iettre et .iiii'Iulii sur lé boni 'ti* 
lerile de l'nïniit-hias. Ces bulles élaieiit formas par V 
Minlèvemeiit àc l'épidaine et l'accumulation ati-deaso» 
lie celle meinbrone d'une ceittiine quantité dfe stîrosirf. 
parfaitement tranipaïunte dans ipi^lques- iines, légère 
ment opaline dans d'autres. Au norabru de Tingt-ciiH|l 
licnle, c-lies «étaient très rapprochées, disposées en foniri 
de cliapelet , el occupaient à peine on e^ace large OOflUIR 
la muiti. Fiesqite louIC8 régulières, ellea avaient acquis It 
plupart, leur vulumi.' di.'liiiilif déd leur origine; quelqijt 
auliespluti petites loisdcleur appaiïliau, s'étaient agçjraO 
piiriVxifnaicii de leur eirconferenci-; d'autres, irregulièin, 
il unfjles arj'oiidis, étaitiit évideiiimeiit fornittes par lafu- 
siun de pluâieuis bidleN qui , ainsi ai:5enil)lt^ts, repi-<!«ii- 
liiient des huit de oliilTie ou des espèces de guîWnQilct. 
Presque toulcs ces bulles existaient sans auréole, latiJi! 
que d'uuircs en pr&enlaient une asse» marqu(!e à lem 
circooféreute. Sur quelques bulles Irauspareules , on pou- 1 
vait apercevoir, à travers la sérosité, la surface rose! 
des pa2)itle5^ celte coloration existait plus specialemcol 
dans les bulles entourées d'une auréole, La non-twna- 
prireuce des autres bulles paraissait due ù une maliÙR 
blanchdire qui formait sur le derme une couche titi 
légère; quelquefois celte couche n'occupait pas le cenlf^ 
de la bulle et permetiaît de voir, à lr<ivers répiderm! 
rompu, l'injeciion rosée du corps papltlaire. Les bullfî 
JIct; plus anciennes étaient rendues entièrement opsN}^ 
par du pus ou par une plus grande (épaisseur de U ^USSC 
membrane qu'elles conlenaienl. 

5° Des excoriations rouge'ilres c onséc^i lires ii des blilk) 
dont lV|)idern>e avait été enlevé par le rretteiHont om f»' 



Uê tèMmonç de U isalude, éuienl i^ai^ et ^porse* sur la 
ffiAKM du biitfi» 

.. il'* Des croules ei des lamelles épidermiques^ comme 
miniraulaires, pi-ovenaiit de la doMicalion el dte raflaîa- 
lemejil des buHes, existaient çk ci li sur le membre afie&- 
)ém Toutesétaienl forlement adb^renleft à la peaii) plusieurs 
im coosisiaient réellement qu'en une lamelle circulaire 
iPiépiderme, de la dimension des bulles et qui^ api^ès avoir 
f^ imbibée de sërosi té Jaunâtre ou purulente, te liionvait 
^'pouveau appliquée sur la peau. Ces lamelles dirculaii'es^ 
jdinaii'emeat d'un jaune brun , se continuaient avec 
J^piderme sain par leur ciixonférence. D'autres, croûtes 
Âûent plus compliquées dans leur structure et secoibpo- 

{^ient de la lamelle épidermique et d'une véritable croule 
annûire, arrondie^ de moitié moins large que la lamelle 
l^lle-même, et qui en occupait , tanlôt le centre, tantôt un 
^es segmens. La plupart de ces croûtes et de ces lamelles 
^Vnlevaient d^une seule pièce , et laissaient alors la dernière 
|^(ice du pempbigus , qui consistait -en taches arrondies 
jjj^u nombreuses, delà dimension des croûtes, et dont la 
peinte, d'un blanc mat^ contrastait avec la coloration 
ibaturelle de la peau^ Quelques croûtes analogues a celle 
3f|ue je viens d'indiquer existaient à la partie antérieure du 
-ijtronc. Entre ces dilliérenles altérations propres au pemphi- 
•gus, on remarquait une bande érythémaleuse, en forme 
M couronne ovalaire, parfaitement régulière , et dont le 
Centre était occupé par de la peau saine. Cet anneau n'était 
Recouvert par aucune vésicule, 

, La partie de la peau qui revêt la moitié inférieure 
des quatrième et cinquième métacarpiens, celle qui est 
litnée entre ces deux os^ et celle qui recouvre l'extrémité 
^périeure de la première phalange, étaient surmontées 
d'un très grand nombre de véhicules, du volume d^une petite 
tête d'épingle, ou d'une grosse lentille, les unes isolées^ 
m^is la plupart, réunies en groupes irréguliers. Quelques- 



394 INFLAMMATIONS BDLLEUSES, 

unes de ces vësiciiles, isolées ou en groupes, ëlaient «h 
lourdes d'une nutcole d'un rouge foncû, Iiicn distincte dl 
la teinte rose légère que présentait la peau de l'avant-bru. 
L'elat général de la maUde (-tait très satif^Fiiisant; elle fut 
mise il l'usage de la limonade et. au quart d'alim.era. 

Le ^5 août, plusieurs bulles (]ui, la veille, étaient dlf 
tincles, sVlaient rencontrées par leurs bords et comniii- 
niquaient ensemble , ce dont noua pûmes nous assurer n 
pratiquant à l'une d'elle une ouverture qui laissa échapper 
toute la E^rosilé qu'elles conteraient. — Le a4 , toutes les 
huiles s'étaient rompues et recouvcrlt^s , les unes, de l'épi- 
derme rid^ et plissi! sur lui-même; les Bu(i-es, de croùln 
analogues à celles que j'ai indiquées plus haut. -^ Le îg, 
aucune nouvelle bulle ne s'elait formée-, quelques croijtu 
existaient encore au poignet ; pondant la journt'e, la ma- 
lade voulant obtenir sa sortie pour le lendemain , les a»aîi 
enlevées avec une épingle.— Le 3u, sur les points qiie la 
croûtes avaient occupes, existaient des laclics recouverte 
desquames peu nombreuses: leur couleur, d'un rouge 
wbscnr, contrastait avec la teinte blancliàlre dos points 
qui avaient élé le siège des croûtes dont la chute avait <:\k 
.spontanée, Ces deux espèces de taches étaient les seul» 
traces de celte inflaïuniation huileuse. La malade deman<}4 
sa sortie; on Pajouiuaalin de s'a.'îsurer qu'il ne surviendrait 
plus de nouvelles bulles {ûnm; ti-ois quarts d'altmens). U 
3 septembre, la malade sortit de l'hùpilal,porlanl sur l'avant- 
bras droit les taches circulaires , qui prédenlaient encore, 
d'une manière assez iranclite la différence de teinte que 
j'ai indiquée , et qui aurait permis de reconnaître , in^a 
à cette époque, rérnption dont cette ienne fille avait été 
atteinle. 

Obs. XXVII. Pemphigus chronique; liiiUea diitpoaiei 
en anneaux et en guirlandes ; complication nvec Therpis 
ci/i?(na^iM (recueillie par M. GaLde.)—Grainpn>l(Ânloîiie), 
âgé de soixante-huit ans, demenrant rue de la Pépinière, 



ttMPHIGUS. %%S 

mtà à riiApilal Saint-Antoine, le iS août 1828. Cet 

Homme d'une asses bonne constitution , habitait depuis 

deux mots la campagne, et s'occupait de jardinage, lorsque 

dans le mois de juin 1837, c'poquo à laquelle la chaleur 

éuit très considérable, il eut une première attaque de 

pêmphigus. Si l'on s^en rapporte à ses souvenirs, cette ërup 

tien s'était monti*<!e surtout à' la partie antérieure du cou 

% aur le menton : elle était complètement guérie, après 

^flÊq semaines d'un traitement qui consista surtout en onc- 

MMa Faites sur les régions afTectées, a?eç le cérat soufré, 

mjâmns l'administration du yin atitiscorbutique. Au mois 

ite juin dernier , époque à laquelle la température de l'at- 

■noaplièi*e était assez élevée, parurent de nouvelles bulles 

Ipi se dc'veIoppèi*ent d'abord sur le poignet, puis sur 

plusieurs autres régions. Le i5 août ^ elles présentaient les 

Oaractères suivons: 

Sur le membre Ûioracique droit , on voyait 1* des 
loches rouges saillanleis de forme variable ; 3^ des bulles 
jplus ou moins avancées dans leur développement; 3** des 
jfroùles; 4*^ des altérations qui n'appartenaient pas au 
pfcnipHigus. 

Les iadies étaient aplaties, d'un rosé foncé; leurs di* 
: Utensions variaient entre celje d'une lentille et celle d^tine 
inèce de vingt sous; elles dépassaient légèrement I3 niveau 
de la peau environnante et dlsparaii^saient momentané» 
ment sous le pression du doigt. Ces taches, proéminentes, 
^rses sur quelques points du membre, étaient rappro- 
chées sur quelques autres^ et dii^posées les unes à là sufte 
des autres, de manière a former des bandés irrésulières 
qui cernaient plus ou moins complètement des taches iso- 
lées et discrètes. De ces bandes, les unes avaient quéfques 
lignes seulement de largeur; les autres étalent' plus con- 
udérables. Sur le bord'convexc de ces bandes, la rougp'ur 
se terminait bru&quemenl et formait entre la peau saine et 
la région affectée une ligne de démarcation bien tranchée, 



'^f ■• 'HWpfttCTS. atj 

KM Iiïi1l«s, qu^Dolaî•^ûl ^conltTl» térv-r' 
evfll Ifl fuushe membiane t\\\e phiiiwirf 
BUi-lTttïe «clernff tin dtrme , d^iiudiSe, [la- 
SS9KE"pron<inc(, ntialo!;ne à celui delachu 
jueltej iTpfisaient lesbuUtsellea-mùmes. 
C mâmo dimension que les bitllti^ nuX- 
RtaïWcf fti;,' ^laienli comme ces (lemi^t-es j 
SàiilTdirdispnscessous Forme rit' h;tn(lnt 
\t li! <^buletir Tariàit du jatitir A un brml 
^lïYès à' lii peaa , assez ^panses &- ivut 
latfeoD^ pliffi taidces et cntnmf st^ikiimeo- 
iei à' Icnr clrCoTi f^i-enCe. Sî'oii !ea dÔn- 
Àrt'ifoutirtt au-dèssens (feHcVttne nuifno* 
rrieWt sèche et "(]iiétqilptbis cndtfile d'tiM 
l'iltiè' irialièri*' ' S^i-b-p«i-u!enle. Qiielfjtiesi- 
^én'seilessécliaflt et en se lelrvani .-iTifiërit 
Wîrèiirent fcfptdèrme aVec l«ipiel dlés se 

rt(t des alliîrattous propiTî au petnpliifiit* 
'fti'eîBlire th'»raci(]ùi.' tlioit (jnelques v^il- 
(fitiié, grosse lÛlodVpingle, p;l^^aîlettIl■ïll 
l éiiliemôl^es avec 1(.K liulles du penrplii- 
uilide pliIyzaciCe, S li.'i.'.e diivo el r^tigo, 
'liih occupé pal' tihe' croûte bi-iin*riu, 
lopp(!e' à la' Va&ii èx'ierne do ravaiit-brai 
ilatioii d«t coàde. 

loracîque fauche pv^acJntaîl aiiisifcnis hïà 
hl^us; Igj baniles rouges el saîiranles"y 
! phlS oxaeleinei)! des arcs de ctrcie; quel- 
lèi' ceMiâleiit ime poilion de peau pal'- 
ilre, di:jposlllon plus gi^ncràle encorCsui- 
lea't'o;''-S-fait rt'cciitcs'y >!u\çn\ en'iiliis 
'l'i Irpiii'niê coHplèleiiïeiit riiuispaieules, 
■ifcajefif une fiili:ise ttieml);-aiie liirilll-i'eilé 
l'àuïdaiia Ii.'SplHS'av.iuci\M, UttlOl (jucl- 



taiiais que sur cdiii Jt li.iirs bords' qui con-espOnJaît i 
leui-'copcàïiti^, la loiigcur [ii;cinuaî{ gi'iiduellenienl eJK i 
■fun'^a^'i JJOUL* ainsi dircj avec civile des (dçhes ari'Oiliei 
(l'iiul'es bandes i-oug'ea circonsci-îvaiënt. Au resie , celle dV 
position h'existairpas sur tous les points dii'tucmbre; qu^- 
qiielois, ces anoeau:( bulieux pliis ou moins réguliers , cif I 
coria Clivaient d'une nianiéie asstz exacte des portionsilî 
peau lout-à-faÎLsiilnej alors la teiiilc rouge cle ces anneaut 
se lei'âiinaît bruafjucmeut el dans le sens de leur convexili 
et dans celui de leiir concavilê. Les points de la peau sur- 
monti!s de cea laeliesélaieut le aïège d'une chaleur sensibkr 
nofi-^euleinenl pour le malade, mais eijcore pour robsei- 
valeuc qui appliquait la maiii sur le membre ; ces laclifi 
rojuges et ces anneaux rouges et iaillaiis, jjlus ou xaoafi 
r^-giiliérs, ont élé plus tai'd lecouverts de bulles. 

Le plus 60,uvent disiinctes, les bulles existaient quil- 
quèrois sous forme de bandes saillaiiles analogues aux pr»- 
cMeélès^ d'aùties fois enfin, elles entouraient les ci-oûle 
que je Vais indiquer, et dans ce cas elles ôlaîent beau- 
coup tnoTns volumineuses. Leurs dimensions vitrlaienl 
entre celles d'une grosse leiililie el celle d'une nciiseite. 
Quelques-unes ciaiun! ToVuiées par raéciiinuIaLÎun , au- 
dessous de l'épiderme , d'une sérosité loiil-à-latl Iraos- 
jjareiiloj mais la plupart avaient une teinte opalin^, fl 
renla'maienl de la sérosité transparente el presque toujoun 
uije fausse méuibraue d'un blanc Icrne, quelquefois inGl- 
Iréc d'une pelile quanlilé de sang. Cette dernière dispos- 
tLQH se reticogtrait uti'me dans hs haUes les plus l'^ceui» 
Le ïl.lus grand nombre de ces bulles étaient fendues et 
i;eiaB)jesj,?<*ît P^i" ^^ '* sérosité , soît par dès fausses- mein- 
l}j-jinesî.^'â,U,iiés d'une f»rmàtion plus ancienne, étalent 
ii^^çs àleur tsurfiice, comme «ij une partie de la miiHl^ 
.qn\'Ues^valeHt,cV"i.lsiiu ayant été r^sorWe, la lame^pï- 
(iuiii:iilucq«Vli'^Aya''swli;véescfûtoiiamtcrelit-^CMu'«lt«' 



M' Ofi ouf rail eet hMtê^ qif^ftlam&l ^conforlk térbV 
itij cl 4U*on enlevât la fausse merobrotic l|ue piuiiênr^ 
HhfftrinaieMtj té 8ai4ti(}e externe So derme , déinniée; pu* 
ièiftttit d'un i^b^aMns'proudncI, àhalogne à celui defaèhea 
^iiiiilivoa sur lesquelles repéraient lërbulienelles-riièftiés. 
" 'fiés croâiesy dé mAme didtasTobi' que les btllléi aux-* 
ijl^lles elles at&îent succ^^,* Aaîent^ comme ces Idenïièhes ^ 
NHiiDesisoIéeS) lesautrèirdUpqscessous forme dis bdndies» 
ttV étoffes, dont b <toale'ur tarUdit du jWnnci nn brmi 
fttti foiicë , adh^nfèar ï la peaa , assez ëpânsek 6r leur 
lAtire, (fffr?eh('beâdéoUi^ p^ et cdtnm^, sqiiiomen- 

Ék et 4î^éri^)fine/'<"lêtrr circot^fêfenee; ti-dii Ics^ dAa- 
ItetiMfla penn; crl'T^OutMt àu-di^s^tis d'eHei'thie suifaOe 
Wtj/^, ordrnairekheirt sèche et'itinétqttrfoîs cndffile d'un* 
plèiUk quantité d'ûké^ nitaUèré''Mrb-pÙrutentei-Quelqney; 
iinéa de ces kroiités én'sedessSchaiit et ë'ii^e rel lisant dTiTiétit 
ife' froncer cîrcuIairèmiînt:.IVpidôni1e''aVec Itqtxel éflès se 
lîidtÎHuâîent- * • "• ' ' ■• 

**'lildëpendamment dés all&'alfphs'iîropres au pemptitgns 
V'éâtist^tit sur le niembre th'iràbiq^i'c^'dioh quelques véiU 
JE^tes du rolume.d'une grosse iCtèî'dVpi'ngTe, paifâltemrtit 
frifU^arénfes, et eiilremâl^ àivcc les bulles du penrbhi- 




dévéIoppë( 

ïl près de l'arliciilaliori' dû coudé. 'j 

■ lÀ membre thôracique fauche présentait aiiisi'tfous h3â 
i^rés du pemphig^us; léj» bandes foûges et srdllfanles'y 
timulâiént même plok cxacteméijt des arCs de cercle ^ quel- 
quefois ttiôme'efTes cèiuâlent uiie portion 'de peau par- 
faitement circulaire, dij^poâitiori plus générale encore'sur 
ÎÉ'jtroBcJ L^fe bùïfes'Voiïl-S-falt Wcentes y i?taîenl én'plus 
grand nonibVe;fx»f^ qn'èiqCi'é;ct>hJ|ilètemeut frânsparcnles, 
\i plupart ienfentîaicïît une fiiusse membrane înûltn'e de 
8cix>iUé, pr<î$enlau( dans les plw^ avauc^'ej^ taïU'lt quel* 



a88 HfFLAMMATIOVS BULLEUSE8. 

qucA points d'un blanc mat ^ tantôt l'InfiltratioD sauguîae 

dont )'ai pai'lé* 

ILe membre abdominal droit était celui où les baiidei 
saîIlaBt6s rouges étaient Ip plut exactement recouverleide 
bulIfBi. Une de ces bandesf, quoique très longue, avilit U 
disposition suivante : partant de Ifi partie externe et supé- 
rieure d^ la cuisse, au niveau du grand ti*ochaateà*>'clk 
descendait obliquement, en dedaq^, yei^ le scrotum, .puj| 
en se contournant, gagnait la partie interne du gensi 
qu'antérieui*ement elle cernait d'une manièi^e incompUle 
et remontait, eu serpentant^ juaqjui^'^u point d'où je J,V 
supposée partir. Celte; bande allongée était eonciposée A 
plusieurs autres plus petites représentant des arcs de cefA 
plus ou moins grands; elle avait d'aijleurs tous les cara^ 
tères quej'ci assignés à celles qui existaient sur les meia« 
br.es supérieurs. L'^pace que ciitronscrivait celte baïuk 
était occiipé par des points depeau saipe.et par d'aalrtf 
taches rouges irrégulièrement groupées et recouvcrles.éf 
bulles et de vésicules. C'était surtout sur le trajet de cfttl 1 
bande qu'on rencontrait les plus larges bulles du pemplû- 
gus; en sorte que cette guirlande bulleuse avait une ani: 
logie frappante avec les groupes d'herpès circi/ia/iis qni >~^ 
existaient sur l'auti^e cuisse et surtout sur le tronc. !^ ' 

Les bulles étaient plus nombreuses sur ce membre qtf^ 
partout ailleurs. Affecté depuis moins long-temps, il râ*^ 
présentait aucune des croûtes que j'ai dit exister sur kl ^'^ 
bras , jBt offrait une altération qu'on ne rencontrait (Mi . 
sur les autres i*égions; je veux parler de Iégèi*es exooiîa' 7 
tions dont les dimensions variaient enlxe celle d'une pièce 
de vingt sous et celle d'une de quarpo^e. Sur aucune " 
d!el.Us le derme n'était enlevé. ^ 

Le membre abdominal gauche ne présentait pas de - 
bulles; mais dans plusieurs points il était le siège de lacfa^ ^ 
rouges, circulaires, qui cernaient exactement une portioa ^ 
plus ou moins étendue de peau saine ^ dont la largeur variait 



PSMPHIGUS. 289 

enlre celle d'une pièce de cinq sous et celle d*nne pièce de 
Tiiigt souM. Ces anneaux étaient presque tous recouverts 
oa nurmontés de vésicules Irnusparentes du volume d'une 
grosse tête d'épingle ou d'une lentille ( Iterpea circinatuê )• # 

Ces gi*oupes d'herpès bien dessinés sur la région que je 
viens d'indiquer, l'ëtaient beaucoup mieux encore sur le 
tffonc. Un de ces groupes existait au-dessous du sein gau- 
dpe, quatre à la région épigostrique, et plusieui*s antres i 
Ipypogastre; c'était surtout ù la partie postérieure du ti*oao 
iHmyceê groupes se rencontraient en plus grand nombre. 
QlDs cette région , ii*ois groupes situés l'un au-dessous de 
r«utre et i*éunis par leur circonTérence, formaient une 
4sinde saillante de deux h trois pouces de long sur six ou 
luit lignes de large, qui présentait trois portions circu- 
laires de peau saine; le centre de l'un de ces groupes était 
bcoupë par une croûte d'ecthyma plus saillante que la 
Hgne rouge qui l'entourait ; un furoncle -assez gros était 
^fAacé au centre d'un de ceux que l'on rencontrait sur 
l'omoplate du câté droit. 

RnOn cepcmphigus avait aussi envahi les régions men- 
tonnière et supérieni^e du col; ici les bulles étaient moins 
tégulières, la sérosité qu'elles contenaient, plus prompte- 
^ent terne et les croûtes plus épaisses^ se desséchaient 
Ikoins rapidement. En outre, les follicules pileux de ces' 
^ioos s'étaient enflammées et avaient fourni une ma- 
1ère d'un )aune-verdâtre ^ solide, analogue aux croûtes 
e l'impétigo. Les autres parties de la face et le cuir che- 
élu étaient exempts d'éruption. 

Toutes les légions que je viens d'examiner étaient le 
^ge d'une chaleur considéiable, d'une démangeaison et 
un fourmillement qui s'exaspérait d'une manière très 
(table dans les points qui, quelques heu l es après, de- 
iei|l se couvrir de bulles. Ces symplcWes étaient d'ail- 
irs d'autant plus prononcés que Téruplion était plus 



conïïttfjiïte et pîtis voîsîDe de sa ïbrrrftilfen^ îb txliitaieiil 
k peine au brus dixyil nui lui le premier afiecl^. 

L'élat gf^jnéral (Ui malade était assez sattsiàisânt} k 
thorax cl Pabdomen ne présentaient aacuae altération; 
les ft!i€ultès inlellectùeltes seules étaient affaiblies, de- 
puis long-temps Grainprot était dans un état Torsîn de 
l'imbëcîllilé. Là circulation ne présentait aucun pfaéao- 
ttiène morbide. Le malade^ confié aux soins éclaimde 
M. Kapéler, fut soumis au traitement suivant l^limomlà 
citrique^ jtdepgùmmeux^ houillott^ soUpes ^ pansemem 
des surfaces excoriées avec du cérat simple.) 

Pendant les preni,iers jours que Grainprot a paaài 
l'hôpital, de nouy^elles bulles se oont développées prinor 
paiement sur les cuisses et le tronc ;<mais toujours elkii 
sont montrées sur des plaques rouget sailiantesi^ qtu* 
d'abord isolées, se réunissaient bientôt aux bandes ifl^ 
lanies que j'ai indiquées^ et en altéraient la forme. Le A 
on ajouta au régime du pain de gruau et des jéguniBf 
et le malade prit dans la journée quelques tasses de booil* 
Ion :»ux herbes. 

Le 22 , on ne pouvait plus 'distinguer les bandes atu* 
lanies primitives qui existaient les jours précédensâS 
. cuisse droite et faisaient relief au-dessus du niveau de Ij. 
peau saine. De nouvelles bulles développées sur des lad 
également saillantes affectaient, à la cuisse gauche, 
même disposition en bande. Les groupes circulaires^^ 
multipliaient sur la région dorsale, qui çà etlâ ofEraitif^d 
bulles entremêlées de vésicules développées sur ces ta" 
elles-mêmes. Le malade se plaignait d*avoîr eu la 
deux selles liquides. ' ' 

Le 25 , les taches rouges augmentaient encore en n 
bre ; il s'était développé sur la faré externe de la c 
gauche miebulle delà dimension d^une pièc^ de cmqfra^ 
environ > dont la ba^e Aait e^ilQUi^a d'une i^ar^ateroi^ 




jiliçhijo 4i r^rteoieat deUiçhà» de Upwm «Miie.qffti 
wdi* {Off^ aJouM^un gruiti* da ia^tre Uibié éana /n 
t<i% ta an diminua demoiiiélaquÀniiié d*idimefvi.) 
Sy.kiaimeaax^rjFlhéinajteUK efc les gcoapcs cxrc«i*« 
wiôculeux du tronc avaMat augnenlé 4% nombre ». 
pit que la foraie primitiw de IHnflatnmalîon éfaît 
oiew Cependant à la r^lon dorsale on ponrait en* 
NT quelques gixMipei circolaivea qui^ rénnisàd^au» 
armaient des âgurea ▼ariëe6> parmi lesquelles on 
it des huit déchiffres très réguliers. Le dévoiement 
ntai^ Le malade atait maigri depuis son entrée à 
al, son pouU depuis deux jours araît pris un peu 
lacnce $ la graritë du pronostic augmentait. Ce 
, des pei^sonnesches lesquelles Grainprot avait iong^ 
servi, crurent devoir faire transporter ce malade 
lies, et nous avons le regret de n'avoir pu nous pro- 
le renieignemens ultérieurs sur Fissue de Pafibction 
lont il était atteint. 

irai remarquer que le malade qui fait le sujet (?o 
observation, a é\À deux années Je suite ufièctë do 
ligus^ et chaque fois^ pendant les mois les plus 
I de l'année, et que c'est seulement n la deuxième 
e que l'éruption est devenue générale. 
, XXVIII. Pempfiigus chronique offiunt des btÉlett 
res et des groupes analogues à ceux de llterpès 
irwïde ; aménorrhée ; guérison ( recueillie par 
lyot )• Françoise Bicard , âgée de quaraiite-deux 
Bvrière en châles, d'une bonne'constitulion^ dépdià 
irs années éprouve de légèi^es, mais n*équentcs in- 
itions. La menstruation ^ qiii s'est établie h l'âge dé 
lit ans^ a été presque constamment irrégâlière et 
Kindante; mariée à vingt-deux ans, et mère-de tin^is 

9 elle les a pei^us a un âge peu avancé. Depuis qua<* 
oa elle a desflueurs blanches très ahondautes, survc-* 

U aMiAe 4'uiie bWunoiTliagitw II y a cinq hioi$eni^tit 



agi INFLAMMATIONS BCtLEOSES. 

rop, ù une epoijue inensU'uiiilc , elle fut prise d'un ft'isson 
qui dura |)Uisit.'ui's lieiiitiset. fut suivi de Oùri-e. Le deuxième 
jour npidic^lîoii de scitigsuca aux cuJsse.s; les règles nert:- 
viiii'eiit pas, tt une t.'ritptioii de bull&t, isolées ou en 
gi'oitpe, appai'ul successivement aux ciiIsscb, sui- leUonc 
et tea membres siipùieurs dans le ^ens <ia la flexion. Ll 
Uléma II geaisoti éluil fuiteet augmentait par le séjour au lil. 
La malade Giiti.i ù l'Itâpilat &ii[it- Louis où, |]endant pla- 
sieurs semaines elle fui tiailtfe par les bains de son, ta K- 
monade et les pasIillciiiKiuri-ees. Elle soi'ltL sans être gu^riCi 
paKsa quelque temps chez elle et entra à l'In^pilat de la 
Churilé le 6 mars ië35. . 

Les iiiembiea ihuracliique.;, notnrament les avAnt-bru, 
dans le 9tit$ de la Sexiun, offrent des groupes irréguiiers île 
bulle» ariuridies, convexes, demi transparentes, de h 
gru-ueur d'uu pois cL plua, remplies d'un liquide limpide 
cl l^iiu , sépai-éca entre elles pur des imervalleit très pelil^, 
dans lesquels lu peau est rouge et injecLee; sur quelques 
points, les bulles cuufluenles te réunissent par leurs boni) 
(.-urrËSpondaiis. On voit çd eL là , quelques bulles isolées, 
noIainiueuL à la lèvre siipi'rieure, à la face interne di^i 
ctil.'^es, au blinde la région lombaire. La base des bulles su- 
lilaireâest tantdt ncltemeilt l'iicnnsciite parla peau î^ainc, 
sans roiiguur , toutûL par im cercle rosé qu'on remarque à 
la base de toules celles qui sont disposées en gi-oiipes, Lor»- 
qu'or, donne issuo k la sérosité et qu'on enlève^ l'épidemei 
le derme sous-jucent parait rougeâtre, grenu , humide e( 
peu epflumrué. La malade ayant l'habitude de percer 1» 
huiles à mesui-e qu'elles apparaissent, très peu ont pu 
suivre leur marche naturelle. Cependant on rencontre 
sur quelques points des croûtes formées par leur humeur 
séreuse, desséchée^ elles sont d'une couleur lu'unûtre peu 
foncée, proéminentes, légèrement coniques , grenues , iné- 
gales à leur base qui (lent assez fortement hu derme, légère- 
ment excorié ou simplement rouge. Dans d'autres points lei 



I»EHPHiGO«. SI93 

croùlc$soDt mpiiia cpaUscs y planes ou un peu^cou?cxes; 
en6)i.ça el là ii n^cxiste, comme débris de bulles, que de 
Iégq.*es exfoliât iona ^pidermiqucs y circulaires, adhiVcares 
par un de leui*^ bords, sus-jacenles à des lâchas ros^s ou 
brunâlres^ di^aiiîou remarquable au--desius de la fesse 
droite. 

L'éruption de çea bulles se fiiit lonjours successivement, 
. etla malade fi cru remarquer que la peau, sur les points où 
elles vjou.t se d^telopper^ offrait souvent Mne teinta plus 
mimée et devenait le siège d'une d<^mangeaison asses vive ; 
chaque bulle atteint rapidement, ses dimensions, le prurit 
est surtout .notable, lorsque la température du corps s'é* 
lève par le séjour au lit, par exemple. 

La peau des avaut-braa , dans le scus de la flexion , dont 
aucun des points n*a été exempt de bulles i la suite d'érup- 
tions successives, paraît être plus épaisse que dans l'état 
sain. Les principales fonctions et en particulier celles de 
la respiration^ (j^ ta digestion et de la circulation sont ti*cs 
régulières ; il y a aménorrhée depuis plusieurs mois [tiaane 
(Forge avec un demi^groa diacide nitrique , carbonate de 
fer à la dose de vingt-quatre grains )• Consti|V)ttion que 
deux lavemens frpids font disparaître. 

Le 9 mars, on cautérise avf'c le nitrate d'argent fondu 
phisieursL bulles à l'avant-bras gauche : vives cuissons dans 
la journée, apparition de nouvelles bulles que l'on cauté- 
rise. Le 10 mars, continuation de la tisane nitrique et du 
carbonate de fer: autour des portions cautérisées ii appa- 
raît un grand nombre do bulles. Le %o mars, la malade 
commença à prendre Afd^ bains simples qui furent journeN 
loment employés jusqu'au i"' avril. La décoction d'orge 
acidulée avec L'acide nitrique .» fut toujours la boisson 
habituelle : le carbonate de fer était porté à la doâc de 36 
grains. 

Au 1*' avril, les cuisses n'offraient plus que quelques 
bulles isolées aux ayant- bras j l'éruption journalière se 



%f^ l»FL\MMATIOHS DL'ILF.DSES. 

(■otnpofflil d'mi nioins Ritiniî nombre do bultes, tualaellf 
nvail loiifoMrs lien. Des tiAinB alratins arec qiruti'e^^oneb 
(te rnrbonutfl de polosse furent prescrits. La niAlade en mit 
six'cflhnilioiiis! ils inotlifièrent peu son clat. 

t.eeirvvil, ks règles parnietit pour 1^ première Wi 
dejiuis cinq mois, el coulèrent deux jours et peu àfcnn- 
dnmWipnt. Le 12, celleTeinrop éprouva, s^tis cf^use appri}- 
cisWc, de noiiTeaux: accîdens; chiiletir à la peau, m- 
queiicedn pouls, ngi talion, Roif, céphalalgie, saiîs quel'ei- 
ptoialton des' viscères thmaciques ou abdominairx cil 
y faire dccoufrir Ja moindie altération ; une saignée fut 
prescrite, mais il fut impossibledelapraliqun*. Le^i4arril, 
la ficv te, ainsi que les antres symptiîmes, avaient Holable- 
ment diminut^. Le pempliigus offiait une moditicalloii 
li-ès remarquable : les bulles nVlaîent plus franspareniet, 
CVtitii lin fluide stro-pnrulenf qui les remplissait , la pvm 
des aivanl-bras était IrÈsanimfe, lesenliment lieAl'maïf 
{^eaison aVait fait place à une caisson assez viVe, ei lés bulla 
des Ciiîâses el du tronc offraient une dispositiou sem&labtï. 
La malade prît sept bains gélaiinenx el, à rinlt'rieur, la 
décoction de chîcoi'ée avec addition de deux gros de sulfdle 
de soude: l'irritation de la peau se calma. Le 21 avril, 
l'olai de la malade était tiès salisfaisanl, car de nouvelles 
bulles iies'élaien t pas formées , et toiis les accidens générant 
avaient disparu. On prescrivit un demi-gros de (a liqueur 
de IVarson en trois doses; elle Fut succe^^^ivemenl port^ 
jusqu'à un gros. La malade la supportabien. De noaVéHes 
bulles ne se manifestèrent point. La peaà n'bffrait plAs 
aucun symptôme d'inflammation. Des exfoliaiiotos ^pîd«r- 
mîques s'opëraient sur les avaut-bras. Vers le 1" mai, ie 
pli du bras offrît un groupe de très petites bulles qui , pour 
la dimension,, ressemblaient à celles qui avaient 'ëté^réoé* 
demment observées. Mais elles ne contenaient qu*im« très 
pclîlo q lia ntiléde sérosité. El lesdisparmenlaH boutdequel- 
qiiesjoui-s, la surface des avanl-bras n'en a pnsoffei-t depuis. 



• 

L* lufueur de P(^aJrHon Fut cuaiinuë.e à lu duiif d\iu gixn^^ La 
iuëruou «e ooimulida de pluâ ca plut. à.u 8 mai, la» rcgies 
ircivèrent e|. furent plu.> abundantes qu^eltcs iravcùcnt été 
lepuU pluâieuis années; ell^ coulèrent (rois, jo.urâ. Le j5 
BiM, lajncilade demanda sa sortie el promit dese préiientei' 
de nouveau, s'il survenait dernouyelles éruptions. Le 1 5 
juillet , la guérison i|e s'était pas démentio. 

0b6. XXIX. Pe^iphigua infarUilis} idcération de la 
jMttf 9 inflamnuUi^a. gaatro-iniesiinale ( recueillie par 
lUGaide )• «^ Paqui Françoise , d'une faible constitution, 
1^ de sept moisj sevrée depuis trois, demeurant rue 
&iqt-Bernfird, n*' 6> fut apportée, le 7 juillet i8a8, par 
>sajuère^ À la consultation de l'bâpital Saint^-Antolne. Six 
semaines auparavant, cette enfant avait eu une ophlbalmie 
qui., après quiuz.e jours de dqrée j, s'était dib&ipée sans 
qu'on lui eût opposé aucun trailemont. Cette inflanima- 
lionde la conjonctive fut bieutât suivie d'une maladie ou- 
Isnéo fort remarquable ^ qui envahit successivement la 
3eau du col et cçlle de la partie antérieure et postérieure 
lu trottQ* Les diverses altérations qui la constituaient et 
|ui n^ï^araissaient être que des degrés différens d'une 
néme maladie, avaient toujours débuté de la même ma- 
iièi*e ; enfin, la inère de l'eniaut ne s'était pas aperçue que 
eUe éruption qui était survenue, disait- elle, pi^squesu* 
titen^ent et à-ia-fois-sur les diverses régions qu'elle occupait, 
Ùt été précédée de sympl<îines particuliers. 

Cette éruption se composait : 1° de bullea arrondies , à 
les degrés différens de développement j 2° d^ excoriations 
ouges j humides , arrondies, offrant presque toujours une 
Icération dans leur cenli-e ; 3'' de croûtes peu nombreuses 
résqnlant quelques caraclères particuliers. 

1** Les bulles assez régulièrement arrondies^ de la di- 
lension d'une grosse lentille^ presque toujours isolées et 
[Mirses sur la peau du tronc^ étaient quelquefois réunies en 
lus graïid nombre et en groupes irréguliers qu'on rcmar- 



àgô IlTFLAMMATIOirS BXJLLBUSKS. 

qtiait surtout sur la région dorsale. Elle» étaient entourées 
d'nne auréole rosée qui disparaissait sous la pression du 
doigt. Ces bulles étaient formées par l'accumulation, entre 
répiderme soulevé et le derme, d'une certaine quantité 
deséràsité opaline, qui s'écoulait lorsqu'on déchirait l'épi- 
derihe assez fortement tendu. 

La surface externe du derme ^ mise i nn, était ix>iigeet 
présentait à son centre une ulcéraiion grisâtre , l»eancoup 
plus petite que l'excoriation eîfe-'mêttte. Cette petite ulcé- 
ration centrale, qu'on aurait pu couvrir avec la léte d'une 
épingle, cor^*espondait h un |;oirrt de la peau ramollie 
imprégné d^une gouttelette de pus. Ces buile.4 hémisphéi' 
ques et a centre ulcéi^é^ existaient déjà depuis ^^lusieaiv 
jours, lorsque nous les examinâmes. 

2°LèseArcom<zo/Z9 consécutives aux bulles dépoailléeiée 
l'épideitne offraient presque (outes, dans leur centre, nw 
ulcération arrondie, qui n'était autre chose que cdk 
qu'on ob$ervait dans les bulles intactes^ mais qui ici avii 
ordinairement acquis plus de largeur et de profondeur* Bn 
effet , ces ulcérations avaient des dimensions qKti* appre* 
chaîentdecelles d'une lentille; quelquefois même, lorsqaelei 
excoriations étaient confluantes ou assez rapprocliées, dN 
se réunissaient pour former de petites bandes ulcéreu«e$t 
iiTegulières, allongées, serpigînenses, analogues à ccli«5 
qu'on rencontre dans queltjues syphilides. Ces nlcératiott^ li 
n'étaient pas toutes également profondes 5 les unes n'inté* p 
ressaient qu'une partie de l'épaisseur du derme , dont lf< 
aréo?e» paraissaient d'aulanl plus larges que l'ulcération 
eîle-mêmo était plus profonde*, il y en avait même q>i 
s'élaietit étendues à toute l'épaissonr de Ici )>eau. Cliacaiie '^ 
des excoriations était d'ailleurs, comme les bulles qui ks ^ 
avaient précédées,^ circonscrite par une auréole rosée. m 

5« Enfin les croûtes, assez rares a la vérité, existaient ç^ y 
et là entre les bulles et les ulcérai ions. Ces croûtes, deb ^ 
dimension des bulles primitives^ étaient jaundtrcs^ peu ^ 



PKMPHIOUS. 1197 

{paisiet et adhérentes k la peau ; quelques-unes préien- 
taient i leur centre une dépression d'un jaune moins fenoc 
Bt qui. correspondait à la petite ulcération centrale. Toutes 
les régions affectées paraissaient le siège de douleurs asses 
rives, que la petite malade exprimait par des mouvemens 
et des cris qui devenaient plus fréquens lorsque le poids du 
corps portait sur une région où l'éruption était pliisconsi- 
dérable. 

Indépendamment de cette affection de la peru » depuis 
phisieui*s semaines le ventre de l'entant était dur» tendu, 
vdumineux; la langue était un peu rouge, et il y av^t 
vn dévoiement assez abondant (panêâmenl des régions 
maltides avec des linges fenHrés , enduits de céraf 
et recouverts de charpie ; boissons adoucissantes , nour- 
riture légère et peu abondante ^ bains émoUiens }. Le 
i3 juillet 9 de nouvelles bulles s'étaient développées , quel- 
ques-unes étaient tont-à-rait récentes; comme celles que 
f ai déjà décrites , elles offraient une teinte opaline qu'elles 
devaient, non & la (sérosité transparente qu'elles renfer- 
maient, mais à une pseudo-membrane d'un blanc jaunâ- 
tre. Si on enlevait cette Fausse membrane, la surface papil- 
taire du derme était , comme dans les bulles plus anciennes, 
uniformément ronge ; mais le centre , au lieu d'âtre occupe; 
par One vétitable ulcération , présentait une petite tache 
blanchâtre qui mar(|uait le point qui plus tard devait rem- 
placer rnlcération déjà indiquée; l'enfant n'avait plus de 
dévoiemcnt ( même traitement ). 

Le i5 , il ne s'était pas formé de nouvelles bulles, mois 
il en existait encore plusieurs , la plupart dispoeées en 
groupcs^sur la peau qui recouvi'e les omoplates, et sur la 
partie inférieure gauche du thorax. Ces régions présen- 
taient mî^me une teinte rosée presque générale^ due à la 
réunion des cercles inflammatoires qui entotiraient les 
bulles ou les excoriations. Elles étaient aussi le siège de 
douleurs plus vives. 



99B INFLAMlTA'mmS «DLLEUSBS. 

On appliqua quMre sangsues sur une portion de peii 
èêitie occupant à-f)eu^pi'ès le centre du giwipe, skoéiar 
l'omopjfite ganche^ et t>n continua le paasemeat habkiMl 
^^lk3. boissons adoucissantes. 

. Le 17 , les sangsues appliquées sur le point indit|aé 
avaient;^ jproduît un soulagement très marqué; la peau et 
les excoriations elles-mêmes présentaient beaucoup moiw 
de r9ugeur. L'enfant était t^enu très proprement ^ les pin- 
seineï^s étaient faits avec soin. Plusieurs ulcérations , qOB 
nous avions vues aux visites précédentes, étaient tout-ij^ 
fait guéries et remplacées par une cicatrice blanchâtre^ 
arrondie, déprimée et favéolée. D'autres ulcérations étajea^ 
recouvertes d- une croûte noirâtre peu épaisse; ces croùt^ 
ainsi que les cicatrices, étaient encqre entourées d'une 
auréole rosée,, mais beaucoup plus terne que celle des bulhi 
et des ulcérations. L'amélioration qui avait suivi la pre- 
mière application de sangsues, engagea à en Êiîre uneilH 
conde sur un point sain de la peau et voisin de la régi* 
inférieure gauche et postérieure du thorax, qui était oc* 
cupé par un groupe bullenx analogue à celui qui d^i 
avait exigé Pemploi de ce moyen ( continuation des bcàfiM 
tiêdes et des boissons adoucissantes ). 

Le ao juillet, la petite malade était très bien; il n'exif 
tait plus que trois ulcérations groupées à la partie infêrienrt 
du thorax. Les croûtes détachées avaient laissé au-dessom 
d'elles de petites cicatrices isolées, analoges à celles que )tf 
indiquées; celles qui ont succédé aux ulcérations cuo* 
• Auentessont serpigineuses, et simulent de petites bando 
irrégulicres qui pouvaient facilement, si on- voyait Ja 
malade pour la première fois ^ être attribuées à unelogle 
autre cauae qu^a celle qui les a produites. Le a4 juillel* 
il no restait plus aucune trace de la phlegmasie bulieM 
dont avait été atteinte cette enfant; mais elle présenta ce 
jour-là de nouveaux sympt^îmes d'inflammation gastro- 



iBteslioale j aiixqucls on opposa avec auccài ka baim ^ Jes 
.Bdouciasana. 

Ors. XXX. Pemphigua çJironique des deux famhea 
guéri par le^ préparaiions arsenicales s nliéruUioHmen" 
^y, vésicatoires aux jambes^ sans succès. ^^^..^.^ âgé 
llWiron cinquante ans, fik.u^^ maladie grav^^iOa avril 
1897. ^° ^"^ appliqua des aiaopîsuea aux. jambes^ •qui^dë- 
.lavuinèrent une inflatpmaliouaa^suri'Ve} elle: fut aai vie 
tffvD suintement conisidérablei» Ç^te it^flammaiion let le 
«luiateinent auquel. el)e -djmuiitiilieiiY.pi^rsislèifenlil^ndant 
Minx mois wv4roq«. ftl» &t.!un. voyage ^ans le midi^ ^t 
ÏKssle mois d'octobre , Jei jasnbes et suriout la i^^gion àt& 
iDolIelS) furent atteintes d'un pempbigus clvfoniqois^ ca- 
QMl^risé par l'éruption successive de buHcs.de sis. a huit 
ijgnes de diamètre. On employa ,tour'*à-tour les bains et 
tai cataplasmes (^mpLUf^jos, Us lotions saturnines el sulfn- 
'CHses , sans pou vq^;. obtenir la guérison de cette maladie. 
^ retour à Pans, /et souffrant beaucoup de cette érup- 
ion 9 M. me fit appel<?v ^ 1", février i8a8* jLa jambe 
Toite était principalement affectée. Le mal occupait toute 
I. partie postérieure ^externe et aniérieure, jusqu'au bas de 
I jambe; mais tous les points n'étaient pas affectés de la 
iéme manière ni an mâme degré. On reminquait : 
^ des éminenceê; arrondies , rougeâtres^ de la dimension 
'on haricot, douloureuses^ solides, simulant des tubor* 
iries aplatie : elles ooustiluaient un premier degré de 
éruption. Le lendemain, ces plaques étaient ti^ansformées 
1 de véritables &uZ^«^ contenant -de la sérosité transpa- 
^ate. 3** Quelques huiles , les unes intactes , tendues , 
)m bées et ixîmplîes d'une humeur séreuse ; les autres af- 
issées -et rompues. 3° Des croûtes aplaties, lamtlleuses 
jaunâtres^ pi*ovenaat de la dessiccation des bulles* 4°.Des 
:coriations rougeitres ^ sanguinolentes , les unes circu- 
rea comme les bulles qui les a\^ent- produites ^ les 
1res de formes différentes et plus larges , conséputkes a 



300 fNFLiiMM^TIOKS BOLLEUSES. 

Fex<?orîatIon de pltisieiirs bulles réunies par leurs borà 
correspondans. De ces excoriations, les unes araientPn* 
pect des vésièaloires réceù»; léà autres celui d'un tésîca- 
toire courert d'une psendô-^embrane blanche ou deat- 
cbée. 5° Entre ces diverses altérations, la peau éld| 
rougeâtre dans quelque^ points, -et dans un plus jn 
nambreavattsa couleur'nalurelie. ■' 

Cette înâamtyiat ion ne d^ageait pas beaucoup de' 
leur ; les dou lents il^é^tiient vives que par parôxysflda] 
à la suite d'efforts potfrmarèlMr ; là progression éfai 
p^n>-près impofteiblé^ lié mala^A; gardait la chambre. 
fit i'émarquer, -H )é Tài Constate depuis , que les païKrt 
mes douloiiredx avaiei^t lieu {^rindpalement la noit»] 
<]4ie chaque érii}Uion d^btilles élait précédée de douti 
vive» dans les mollets. Bn parlant de ces douh 
M. s'exprimait à-peu-^prè^ comnfie les individus al 
d*un zona douloureux. La jambe drdtte élail tum^l 
engorgée itifériétii'^ment. Sur la janibe gauche on ol 
des altérations analogues, mais beaucoup moins | 
noncées; 

Les organes digestifs étaient sains; seulement il y i*^ 
une cori^tipation très bpiniâti-e et qui^ malgré l'usagei 
bîtuel des lavemens , se prolongeait parfois petidatit qal^ 
à cinq jours. Les urines étaient nàtcirelti^d.' Les orgara'* 
la respir)ation et de la circulation exerçaient régiilij 
ment leui's ifenctions. Le système nerveux paraifsait 
aflècti*. M. était «nsceplîbie , très irritable, bar 
' hizaiTC ; et il se plaignait parfois d'avoir la tête lourdcj 

Je fis paiMer les jambes avec un linge fcnèti^ endttlf 
cérat saturné , couvert de charpie , comme si elles ei 
ële atteintes d'une briMure huileuse. La charpie était 
ehéo'avec) ioinapftïs avoir été imbibée d*eau de guii 
de deux jours Tun, le malade prenait un bain gëlatû 
et chaque jour plAieurs tasses de. bouillon de veau. 
l'inAiieoce de cte traitement , qui Ait continué penfl 



nMPHiGtm. 3oi 

cnvii^on trob senutinet, plusieurs bulles te dessëcMreat et 
lîttent remplacoes pair d'autres aveo des alternatives de 
meux et dé pire. Constanimeiit après le bain , les {ambes 
diefenaient plus tendues, ot presque toujours api^ès cet 
iftux il y avait ^i*ttplion d^une ou plusieui-s bulles ; aussi 
■ malade prenait - il avec n^pugnance ces bains aux- 
peis il trouvait l'inconvénient tVattendrir la peau* Un 
Ncatoire avait dëjà ëté applique au bras. Je mis le ma« 
à l'usage du phosphate de sonde , jluik du calomel , à 
laxatives, sans obtenir d'amëlioralion. Vingt sang- 
Furent appliquées sur là jamhe droite^ et celte appli- 
ion eut pins d'inconvéniens que d'avantages. Les piqûres 
ifiammèrent et suppurèrent sans amélioration sensible 
|os l'état des parties affectées. 

ténacilé de cette maladie et le bon état des organes 
^tifs me décidèrent à employer la liqueur de Peai^son, 
malade en fit usage progressivement à la dose de 6 , 
lO) i5 , 3o, 25 et 3o gouttes. Le mieux se déclara dès 
moment où elle fut portée à 20 gouttes. Les jantbes 
lient totalement guéries au bout d*un mois de l'usage do 
Ktte liqueur, qui fut continuée deux septénaires après la 
Uérlson. Indépendamment de cet effet curatif , la liqueur 
L Pearson produisit : 1° un léger dérangement des orga- 
MB digestifs , que le malade désignait sous le nom de 
^^anflement, mais point de coliques^ point de diarrhée ni 
\ vomissemcns; 'X^ une légère liouffisure du visage , aveo 
|ieiqties taches érythémateuses sur les doigts. 
Ces deux accidens ont cessé par le seul effet de la sus- 
tnsion du i^mède. 

Plus tard , ce malade^ qui depuis long-temps était fort 
iginal , fut atteint d'une aliénation mentale. Nous 
ùmes , M. Esquirol et moi , après avoir fait pratiquer 
usieurs saignées sans succès, qu'il convenait d'appliquer 
s vé^icutoires volanssur les parties qui avaient été autre- 
[s occupées par le pemphigus. Ces applicatious n'exe^v 




3oa 1»fLA.MlUA.TI0I(S BULLEUSES. 

cùienl Aucune influence *ur U fulie qui dAc^nîn pi* 

lawi on dtimenct' j deux ans aprèj le malade moui-ut jw* 

]ytiqn& 

. Rupitt. 

,, T«ei«. AH. AupM, alçirai atomifaet. 

§. 39g. I^ rupia est caractéitsé par de petites buUa M' 
Itejjf upUlies, remplies d'uu Iluide séreux ^ bientât Iroubli, 
purjfoi'meou saiiguinûlcnl, auxquelles succèdent descrg^ 
tes Doiies, épais-sceau pi'oémiDenles, qui cachent des oic^ 
râlions plus ou moins profondes. 11 présente trois vartéljt- 
iiipia aimplex, rupia proemineas, rupia escJiarotiea, 

§. 3oo. Symptômes. — Le lupia siniplex se développe 
ordiaaii'ement sur les jambes, quelquefois sur les lonû» 
et les cuisses, el plus rarement sur d^aulres régioas iln 
corps. U s^unuonce par une ou plusieurs Iiuiles aplaliO) 
de lii dimension d'une pièce d'un franc, quî conlieniKnl 
d'abord UDtj humeur si^reui^e et tiHnspai'enl'e. Cette lui* 
nieur devient bieiilùl Iroulile et purulente, s'épaissit et se 
Irauslbrrae en cioiUea de couleur chocolat, plus épaissai 
leur ceuirequ'ù leur circonférence, qui se continuent aT«c 
l'tjpidei'me soulevé par la iiriosilé qui baigne leur pour- 
tour. Au-dessous de ces croûtes, qui se détachent nalhrel- 
leiuenlau bout de quelques jours, oh accidenlellemefit pai 
le frottement on toute autre cause, ie derme est eaxo- 
/-ie, Celle ulcération superricielle, abandonnée ù elle-même. 
se tica trise ou âe recouvre d'une nouvelle croûte, qui tombe 
plus tard, et peut (iLre ainsi plusieurs fois reproduite. 
Lorsque la -cicatrisation. est opérée^ U peau cooserfe l»pg- 
lemps une teinte rouge livide. 

S'' Dans le rupia/)/-oefniJi£/ia,lea Willos&ont plHslargna 
les ci'udtes plus é(>ai»!ies, et les uWratîOMa {ilua pro&unkt. 
ClKwit>« bult« çst . p'<*cid<.'e d*ua« IacIiq i^ttugf,, «H'CHktii'ei 



ur It^MlWiypîdei^roe est soulevé lealaoïeiH 4Hufi «» \it^ 
fiin iioirAtre plus ou moîna ëpawj qiû se conorèle fM wmtp * 
émeut el doune lieu à U fortnAlion d^une croàtQ^ doei 
i%ii8seur et l'étendue augmenUot lei jourê ttuivans, L« 
BiitoiiGéi^Qce» de cette croûte est ealourëe d'une auWole 
NOgeâU*e^ de quelques lignes de largeur, sur laquelle l'd* 
pidenue est aoule?é par un nouveau dépât desërosilé^ 
^i devient la souà*ce d'une nouvelle incrustation qui 
49016 à l'étendue de la première. L'auriéole s'tHargit 
yhiu d'une manière lente à la base de la civ)ùte 'primi- 
ifai^ qui s'étend en surface et en épaisseur pendant trora 
■f quatre jours, el. quoIqueFois m^me pendant nèpt à trait 
liafef. Alors la croùiç parait beaucoup plus életfdue en 
idboe qu'en épMsseur, et sa forme peut être comparée 
I celle d'une écailU d'huilre. Plus souvent , en même 
HE^ que la cro(ile s'élargit, elle s'élève, devient conique, 
l'finit par ressembler atiseft bien au mollusque univalTe , 
MDuu sous les noms de lepaa ou depctUtUe. Gttte croate, 
idinairement fort adhérente, ne peut être détachée qu'i 
•idG d'applications humides el émolUentei^ La peau, mise 
mi, offre une ulcération d'nue étendue et d'une proFon* 
eur variables* JSi la parlie a£Eeclée reste exposée à l'air, 
ne nouvelle croûte se reforme plus ou moins vite, ou bien 
ulcération s'étend en profoudeur, et peut ac(|uérir en lar- 
ïor la dimension d'une pièce de cinq francs, dont la surface 
t blafarde et saignante. Ces ulcères, qu'on désigne vulgai* 
iment sous les noms à* ulcères aùoniques^ei dont la guéri* 
m ne s'obtient que lentement, soûl toujours remplacés 
ir des cicatrices sujettes à se rompre, et dont la teinte 
olacéo brunâtre persisle fort loag-lemps. 
S^ Le rupia escharotica se développe spécialement chee 
8 enfans cachectiques et quelquefois chez des vietllai'ds 
ichoz des adultes atteints de rhumatismes chroniques ou 
> syphilis constitutionuelle, sur les jambes, les cuisses» le 
roium> l'abdomen^ lee lombes^ le col et la partie tupé*- 



3ô4 nœLkUhïXTiàvs buixeuses. 

rieare de la poiti'ine, et bien rarement sur les membres sa-^ 
p^ielvrs. Il di^baté pai: une ou plusieurs taèbes i^uges^ lifi* 
des,- sut* lesquelles l'épidrme est bientôt légèrement siaulèfé 
pai' une humeur séreuse ou séiro-stinguînolente. Ces boUei 
s-éiargissentd'unemanièreirr^gulièpe*, \à sérosité setroublt 
et prend une teinte noiruti'e. Bientôt elles se rompent, d 
le derme, mrs à nu, parait ulcéré, ramolli et gangvfi|( 
sur pliiMeurs points; une bumeur sa ngornt) tente et 1res 1^ . 
tide baigne la suffaee de' celte ulcération, dont les boi%.^ 
sont livides et peu douIoùi*eux. Chez des adultes, j'ai ?» 
rupria eschnrqtica avoir la dimension du rupia p 
herisy ef "de petits lambeau^ de pi^au et de (issu cellu 
niorCîfiéS) se détacher lentement de ta 'surface de ces u 
re^. Chez les enfans, les bulles du rupia escharolica fi 
quièrent pas Oi*dinai renient de si grandes dimeasions^ 
les bulles se succèdent en plus grand nombi*e^ les uloé 
tions deviennent très idoulou reuses, o^asionent de la 
vre et dé l'insomnie, et la mort peut survenir dans \ 
pace de deux à trois septénairen. Dans tous les cas, la 
calrisation de «os ulcères se fait toujours long^tempsat 
dre..On rencontre souvent Tecthyma avec le rUpia 
plex et rarement avec le rupia e^cAaro^/ca ;)'ai ob 
plusieurs exemples de rupia compliqués de purpura et 
rhumatismes chroniques, et, comme M. Plumbe^ j'ai 
plusieurs fois cette éruption survenir chez des indivl< 
atteints de syphilis constitutionnelle. 

S* 5oi. Ctiuaes. -^ Les scrophuleuK et les enfansd| 
peuplevdou^s d'une constitution délicate, ou affaiblis ptf 
des maladies antérieures, sont prédisposés au rupia qui 4^ 
montre surtout pendant Thiver cliez ceux qui s^out m» 
vôtus, mal logés ou mal nourris, et particulièrement i II 
suite de quelques inflammations cutanées telles que latl* 
riote, la scarli«tine , la l'ongeole, etc. J'ai vu le rupia coiil? 
pliqué avec le pdurpre hémorrliagique. Le rupia se défi* 
loppe aussi chez les vieillaids et quelquefois chez les adulttfi 



$. 5o3« jDiagnoaiic ** Les petUe» buUes aplaties du rupîa 

•oèniien Demie phiS8ou?eiil un fluide trouble et séreus. Elles 

M peuvent âtreçoorondues avec les bulles largos» transpa* 

rcotescl proéminentes du peniphigus. D'ailleurs^ la croûte 

fugueuse^ épaitôe,soiiv«jiil proéminente du rupia.el ses ni- 

^^iious sont bien dishncles des croules iauiclteuses du 

Jlwmpliigua. Cependant le peinpliigus infaniHU , dans le- 

"^1 la peau e»( quelquefois ùlcéi*ee au centre des bulles ,' 

4|mble faii*e une sorte de transition entre c^ deux mala- 

Le i*upia difiCère de l'ecthyma par sa forme pri- 

ive, qui est bullcuse ^ tandis que celle de Tecthyma est 

iileuse^ la base des pustules Je l'ectbyma est fortement 

mmëe^ la croûte dont elles se couvrent plus tard est 

re et comme enchÂssée dans le. tissu de la peau| la cir- 

nférence des bulles du rupia n*offi*c point la même 

■iflammatton^ et ses croules sont beaucoup plus larges, 

flm pix>ëminentes et moins adhérentes que celles de l'ee- 

febyma. Il faut convenir cependant que les bulles du rupi^ 

bfiennent ti*ès vite purulentes, et que le diagnostic fi*&t 

tevent d'autant pins difficile qu'on rencontre quelquef 

Bs deux éruptions en méaic temps sur le même inH' ^ ^^^ 

■tpeudant les croûtes proéminentes et les ulcéra^' ^^ ' "* 

Nides et souvent rebelles du rupia sonttbien . \ P*^" 

toutes enchâssées et des ulcérations de IV I * 

^haroiica ne peut ètreconfondu ni a' i*^ . / ,. ^^^ 
,. . ^ . , ,, , , , ^ec la pustule malmne 
Hi est enlourt'e d une large ba.se r • ^i . , 

^ , . ,, , ® ^ -lyMpélaleuse.niavecies 

tiselui^es huileuses et gangiA ^„„^ , . , . , 

^ 5, î- „ ,. ^ ,^^^^W8es des mams et des pieds. 

^ , . , -^ ï "P»a " est jamais une maladie 

fave; le rupia 6»c// ,~^/-^„», a» 1 • a 11 

, ' ^ y. ^^'^o/ica noflre lui-même de danger 

U autant que lér,,^^;^^ ^^^ considérable. Lorsque le ru- 
la te deYeIo-j,pe ^^^ ,^ ^^^^ ^^^ jambes, il est tou- 
>ur6 suiv. d^ulcéraltons rebelles. La durée de là maladie 
•peu», être calculée approximaliveraeol qu'autant qu'on 
'Of compte de l'âge du malade, du .nombre et ^ç Fe- 
ndue des bulles ou des ulcérations, du degt^ d'alléra- 



*fkî6 INFLAMMAIÏOirS fiULLEUSES. 

t{<>n 4e la 'comtitniîon et de l'inDuence que peàv«Bt e|Q 
cer quelques maladies concomitantes , telles que 1 
scrophules ou des inflammations 'chroniques des orgaM 
digestifs et dès poumons. 

§. 3dî. Traitement, — Le traitement du rapia tA'gi 
néral ou local. Le premier a pour but de modi&ri 
constitution plus ou moins' profondément altérée. Leid 
4l'un6 nourrice pour les eufans à la mamelle épuisés f| 
la faim, la misère ou un lait de mauvaise qualité^ 4j 
yiavdes de bœuf et de mouton y et un via généreux étSMi 
dVau |>Qur leâ enfans et les adolescéns à chairs 
ou sorophuleux ; des alimens appropriés au nombre 
la nature des maladies concomitantes , si la constî 
s'est altérée sous leur influence; telles sont Les règl 
ix'gime; ce sont les premiers soins et les plus imp 

Le traitement local peut être ainsi résumé : 
' On ouvrira les bulles du rupia aimplex , si elles 
tiennent de la sérosité. On les couvrira d'un linge 
sûr lequel on appliquera une petite quantité de cl 
^. l'oii maîintiendra le tout au moyen d'un bandage 

^' Mf. 

preSo j^ rùpia êimplex et dans le rupia proôi, 

f ' nte des croûtes , les bulles ulcérées de 
après a . de l'ea a de guimauve , si elles sont 

êlreiav s ont animées par des lotions faites 

loureiises; elles sei. ^^^^^.^^ ^^ ^^^^^ ^^ ^^^^^ 

le Tin siicré ou une . ^^^^.j^^^^ ^^ ^^^ ^ 

que ^'^^'^"^'^^^^^^ épiderme , L à 1. 

saîre à la pioduction d un nou t^ sauDoudfcr 

matioh dune cicatrice. ' Souvent , «^ «*^ V'^.^Z 
ulcères db rupia avec la crème de ^f'''!^'^^^^^ 
les topiques celui que j'ai vu réussir le pk.^ con iam» 
LeWos et la positron horizontale des mem Qi'^*^ « 
comfaresôion méthodique, bdlent la cicatrisation a.-3«l|^ 
tio»& bimdeleltes agglut inaiives peuvent être empj^ 
dâtis^^udciues cas de rupia solitaire ou peu nombinç 



/^ 



— tibei { mais ane fois la forme roude des ulcàret mo- 
Q^ il convient de remplacer les bandelettes par un 
} fisnètrë coQvert de charpie, iMintenu par pn bandage 
pressir. 91 on persiste dans l'emploi des bandelettes , 
haii*s deviennent presque toujours violacées et Ibu^ 
|aes« ce qui nécessite des cautérisations répétées. Celles 
n pratique avec le nitrate d'argent sont souvent salu- 
I9. On peut atissi , dans quelques cas , cautériser avec 
icides nitrique ou muriatique , ou avec le nitrate acide 
atrcui*e. 

craque Téruptiou s'est étendue à plusieurs régions du 
pa, il faut avoir recours aux bains alcalins et %ux baifis 
ureux , alternés avec les bains simples; lorsqu'ils pro- 
tent une trop vive excitation^ on les rend moins actifs 
liminuant la dose de leurs principes constituans. 
Wr nettoyer la peau et détacher l^croûtes^ et af^n de 
ux apprécier l'état dies excoriations, je fais pi^esque 
JQurs administrer un bain tiède aux malades qu'on reçoj t 
snoshôpitaux. Les scrophgleux prennent finbainsulfiii- 
K, et je le renouvelle quelquefois pendant le traileuM^i. 

jEistorique et observatianê pariieuliéres. . 

. 5o5. A peine existe*t-il quelques observations parti- 
ères sur le rupia. Cependant .cette maladie est, f>euit- 
i plus fréquente qne le pemphigus. Si elle est généraje- 
at moins bien connue des médecins , c'est que les bulljes 
la caractérisent sont toujours peu nombreuses <,< et 
liât remplacées par des croûtes et des excorialiovs 
• plusieurs chirurgiens ont décrites sous le n^m d'ul- 
?s atoniques, d'ulcères crozl/^z^jc , etc. Willan«t B»te- 
a .ont donné les premiers une bonne dtscriptioade cette 
Adie; Lori'y.(i).aemb!e l'avoir entrevue; M.PIumb»(ii) 

I «4k>iTet sttpè iBiitU «tostis'toperpoiitis, et mpitui ad -»tta»iseie miiinck 
liflibiu » (Uofcy. J>0 morb» çut^» p- 8x}. Fui p. ,76 : IJfa^ pasU^aa jH^cà 
replenaa, etc. 
iTltaiihe (Sâm.) Jpmct. twa^ on dUetéêkjÀftM sMn. Mi hiàû.ijt^i^i ^. 

30. 



d f O IITFLÂHM ATlOitô^ BUIXtmES. 

M. Gmdf);— Un^ Femmed'nne vilïgraine d'aune ei d'uni 
c3<9ndtiftrtion moUe, se présenta à la comuUfttîon de l'h^ 
pilM Saitlt-Antoine, le 22 juin i82^/porr«flt à là ptrlil 
iniet^e de la jambe dt*oile vtie èscbafie de la dr iiiM Îiioi 
d'iirr^ prèf e dé trente soik?,' tvès iVr^^iiKi^î^ineift iarroa^ 
«t{)i4sért(ant sur Tuii' de dès bùrddiuii périf proMttHFtotmdt 
peàil sarh^, qui â'eAfônçait fd^n'àmoieiëde l'edc4ianrelïfl«H 
fo»; CéWé e^harre, d'ilH rioi^ fbtic^^ «SOylitfiQDiçait A M ft<^ 
tadïer d^lslpr^ân daine, ^ui ëlaiitenfldMïftiëedaiis^iniéavai 
gi'ilndé<^iEfndûeià son pounôiiiv<yn elle ^tuito rbuge^ i«ada4 
loi^aMéét deul^^iirèùsfe. I) existait autour de oelte eKhgilt 
tin ènt|)&léttiékift assez eonèidârabte. La malade j reiaealrit 
iHie 'OotirlèiJr'>iVe et une cbaïeuj^ incommode.» Celte afiee» 
tioti àtâif tommencé plusieufii jonra àupai:«v4nl par 
gtoèi^ éiâàfié ( rtonî Tulguli-e des bulles ) de la largeor é 
re8diayre;'tette ckliheW^fta^l^OInpueetaTaitété rempliafc 
jpar utw ctotiée Aé^te) t^êlml ie nom qine ia Inalade dm^ 
\iB\yèfVk:à6hàfT^: Il nlVitistait auéundessynipt^edgém^riâi 
qu'oÀf'iH).4^ve dëhè la ptfsttftë maligne, et cette §ewm 
h'exetçFÀH poin{=^nè|^dé»^rôfe^iOn8'dans lesquelles oa k 
cottti6crèhttbiluelfe!l9^nt : e'ëtftit éçidemment un exempk 
dé rti]Mâ ^gan^r'étieuJx èblitairê {tùînpreêses dPeau de fftt 
TrtdUi^ fràïdê dans le jour,, tatàplasmeài émollienë pe^ 
dark 6i nUil). Le s^ir jititi^eetile^femtbe rerint à Ffaâpiial; ic 
le petit promôrttoîrë de perfu êàihe qui existait 4e 2» arifc t . 
<iômi«'ètémetit diisj^àrn. L'escliaiTe avait une forme arro^ ^ 
'âiêf ei ètlë étatf beaucoup plus isolée 'de ta peau sainB» ^ 
etilfeTéllé eC cette dernière , il existait un sillon d'unf j^ 
Ifgde eïiVîi'On , dont le fond, d'un gris - noirâtre , ëliit ^ 
analogue à Celui qu'on obsef f e autour des escbarres pro- ^ 
duiles par ufr mbrceâd de pota$6e caustique. La roi^ctf -^ 
enyiroAnànte ëtait beaucoup diminuée^ Le 2 /ai/Ze/ ^ l'a»* t'^ 
diaffe ié 'détidcbe $ l'ulcération n'intéresse pas ffMitBVér f^ 
paisseur de la peau, sur laq;oel{e on distingue lea aréate 1^ 
du dermofdÀhs quelques an ti*ee|Kitets^! la peau esi^dm- c. 



|4èleiii«iit dilrttite el remplacée par une aorte de eooenna 
Mawchâtre^ peu épaitse, et humectée de «ang. Le repoli 
quelques «jipUcationa de crème de tartre amenèrent asaes 
rapidement la guérison de cet ulcère, qui paraiaaait plua 
laéél que ne Vest ordiuairement le rupîa. 
-. Olia. XXXUL Aupia; gueri$on saisie tTaccidèn^ fé'^ 
Mfef disêipw par une saignée ( recueillie par. M^ Goyot )• 
^f^i" Moii*ean, 4gë de ?îogt<»deux ans, marchMid de papier 
ymitt d'une maufaise cenatilulion, entra le 34 d^cem- 
Wt'.i83ai à l'hôpital de.laCharitë, Lorsque )e le via-pour la 
premiève fois, il était depuis plusieuirs. jours en traitement 
|lMir un nipîa dont les iMiUes afoient disparu , et avaient 
Jut jdace à des croules briinAtres mêlées de lignes faunes , 
ilssea proéminentes. Dans deux poiilts de la surface ex^- 
teraeet inférieiire de la ïambe droite, la chute do ces cro&« 
tes avait laissé à nu des ulcérations ovalaires de quati*e li^ 
gûes environ de largeur sur six de lofiguemr ; elies étaient 
peu profondes et d^lin rouge blafard. -. 
.. Le traitement, qui d^abord avait consisté dans les émoU 
ites^ fut cl^angé dans- les premiers jours de janvier, épo-' 
|ue k lequelle des pansemens avec le linge fenéiré et la char- 
ge furent subÀlilués aux cataplasmes et aux lotions d'eau 
e guimauve. Plus tard, lacoiupression et la cautérisation 
?ec le niti^tô d'agent fvjftdo^ aidée de baid!» sulfureux, 
ne le malade prenait hahituellemeut, complétèrent ïa ci- 
ilrisaCion , qui fut presque entièrement achevée le ao jau- 
er.Jusque-i»la santé généitile avait été bonnes mais alors 
malade éprouva , sans cause conuue^ hors la guérisoub 
ses ulcères , des frissons irréguliers ^ qui se continuèrent 
ndant toute une journée. Le-so au soir^il s^y joignit de 
chaleur, un état de malaise général , une douleur vague 
a base de la poitrine, de la céphalalgie^ de l'élévation et 
l'accélération dans le pouls. La nuit do 20 au Si fut 
tée e| sans sommeil. A la visite du 31, la face étAit colo'- 
, la douleur de tète moins Intense; mais le sei^iment 




3ia INFLAMMATIONS BULLEUSES. 

de coiiâtriclioii ù la poilriiii' élait aussi vif; un îuslanlm 
criilrecorniaiU-edelacrepilalion à la base du poumon droii: 
mais un nouvel examen ne roarnit pluj le méuie résultoi, 
Le malade toussait peu, et la poitrine résonna it bîenàli 
percimion; il n'expectorait pas. La langue était liiimiile, 
naliireile, l'épigastie t-1 le reale de l'abdomen étaientJDiI»' 
lens. La veille, te malade avait tté à la gardorobe; le ponb 
elail loige, dëviloppc el rmjuenl, la peau cliaude, la ml 
assez in icnse (/('«a/(e riW^e, diélt, saignée détroits» 
letle»). Le 31 an soii-, liiminulion de la céphalalgie, penù 
tance des anlressymptùm^. Le sa au miilin, le maJiidet 
reposa deux heures; la peau est moins chaude, le paab 
moins fréquent (^titane d'orge, diète). Le soir, exacei'bï- 
tion marqnt'c; jusfju'au a4, parsistance de la Rèvre; miii 
alois elle dimiime se iisi blâment. Le innlade sent rcnnidt 
i'appè\H (tisane de gomme édulcoiée, bouillon coupé, }^ 
vemens érttolliena.) Les symptômes se calment de plus et 
plus. Le 26 apyrexie complète : on donne des alïmens. 
Rien de notable le a?. Le 28 le malade demande f^ sortir 
Les lilréralions du rupia elaient complètement et soli- 
dement cicatrisées; mais sur les points affectés, la nm\ 
conservait nne teinte bleuâiie. 

Injlammationa huileuses artificielles. 

5. 3o6. J'ai com))ri.= , sons ce nom, les ampoules , i» 
vèaicatoires , et d'ai:ti'es éruptions bullcuses , uroduiw 
par des causes locales, évideuLes. 

j4mpoule. 



S- 307. On désigne, sous le nom d'ampoules , les bulles 
développées aux pieds et ans mains, à la suîle d'une forle 
pression, d'un pincement OU de fTolttinens rudes et \'i- 



AUMUtE. 3l3 

Lei «aipoulet preduit«s par des ftottemem iont 
M de rougear, de chaleur et d'an gonflenient doo« 
: ÛÊ^Ufeàuç Un flbide fléreux s^épauche aôiif l'ëpi- 
foA «e soulève sonk la fenne d'une bulle ammdiey 
noins étendue^ i la snrfiiee de laquelle le tact est 
Bur ou tout-à-fait n^K 

pie les ampoules sont occasîonëes* par une près- 
lente et subite» lorsqu'un doigt, par exemple, est 
it pince ou serré entre deux corps durs, elles se 
pent presque instantanAnent^ La së^oaîté qur les 
tst sanguinolente et leur cdiiletir^st-ridlaciëe ou 
9 X on leOr donne ? olgàirement le liom depinçonëJ 
I ampoulesdo talon ^ Pëpiderme, épais et rési&tant, 
nré d'une manière ntiifurine, et s<yi»Tettton ne peut 
nm^itre qu'à la saîlhV arrondie ^u^dlesformeât,'à 
on extrême et à la dbuleur^*elles obeasiônnébl^ 
données à elles-mêmes, «les ampoulés s'aflMsseiit; 
ité est résorbée ou s^éconle après l'ittdsiôn ou la 
re de f épiderme* La rupture spotltanéel deè am^ 
in talon esl toujours tardive; là sérosUé 'qu^élles 
leiit ' devenue brunâtre et d'une graOde fétidité , 
! par des ouvert uii?s qui se forment dânr l'éptfténôe 
et en partie détroit. 

8. Les bulles des ampoules lie peuvent frtre ron- 
I qu'avec celles de la brftlui*e ou des engelai*es. 
s en distinguer» il suffit de i^monter à la cause qvi 
odniies , lorsque leur sitiiatioh h'eh décèle pas suffi- 
ni Foirigine. i: 

19.11 faut pratiquer une on plusieurs petites ouvër- 
iix ampoules àès quelles sont formées, afin de don* 
ue à la sérosité qu'elles contiennent j lorsqu'elles 
lumineuses^ on les incise dans toute leur longueur.- 
^on néglige d'ouvrir les aih poules* situées sous le 
elles peuvent être suivies de petite fistules itàix 
ine msitèlti iclioreuse^'trës fétide. Dan^ éé <lMr} il- 



3lG ISFtAMMATIOMS IUTtLKUSF.S. 

fiins. Ils peiivenl donner lieu à dcsinfl;<mtnalior:sdouloib 
leusea des ganglions lympliatiques de l'nissellej deraioe!! 
du col. Lorsqu'ils sotil appliquas su bras, à la cuifiseou ill 
nuque, l'inflainmalioii sVtend méaie quelquefois aiixré- 
gions voiainesetan lisso cellulaire wus-cutané. LesvésiW' 
loiies d'une 1res grande dimension sont presque loujoini 
siiÎTiB J'nne réaction f(*brile; comme la brûlure, iUpai- 
venl provoquer l'infliimmalion des organes digesliE) , dit 
irrildlions du cerveau ou du sysième nerveux , etc.; kts 
applicaliuQ, dans les maladies aiguës, est presque touitmH 
suivie d'un ledoiiblemeni. M. Bichard a vu utie fièvrt «■ 
termittente provoquée par un v^nicâtoire, et chaque secfc 
pr^cédd d'une vive douleur dans la peau enflammée; i'siAt 
lûmctin d'un semblable accident. Ayant fait appliquei'deut 
v/sioatoires sur la face dorsalo des avant-hras d'un ado- 
lescent atteint d'une paralysie saturnine, la douleur il 
l'inflaminalîon de la peau produisirent un violent accès A 
fièïl-e, qui fui même accompagné de syncope. 

Corvisart peniiait que la sécrétion des v^sicatoires pou- 
vait êlre assez ahondanie pour épuiser les forces de cerlaîns 
malades; on a fait aus?i la mfme remarque relativemeol 
aux larges biflluref, 

§. 3i3. Les bulles produites par les emplâtres vésica» 
peuvent Mre dislingu^s, par la nature spéciale de \nt 
cause, de celles de la biùlure, de l'engelure et du peifr 
phigns. Indépendamment d'aulres circonstances tii-^ * 
leur forme, deleiir silualion et de leur étendue , les 



uppui 



ou dessf'chés et couverts de si 



mes. différent par leur mode de formalion des uicératkiiii 
superficielles et des états squameux circonecnis qui succè- 
dent à cérliiines inflammations biilicuses un Tésîcqleiise). 
■ Lorsque les vésicaloires ont été long-lemps enirelenus, 
ou-qii'ila ont produit d'hCTtreux efftls , soft sur la ronsfilu- 
lion, soit sorîa marche d'une afTeclion locale , ilssoiitdu 
nombre des inflummalîons qu'il est dangereux de sup] 



• visicàToimË» Si 7 

cr brusqoeiiMiiL Toutefoin , lorsque la matàdte f|oi en a 
nnroquë rapplkatîon est guérie, ^sî elle it^est pas coiistilu-^ 
OnheUe, hérédUaire^ ou sujelle à réctctive, il convient 
'ofçév^v graduellement la cicotriçalton de ce^ inOamma- 
maarlificielles en les pansant avec un topique adoucis* 
nt/ ou seulement en s'abttenant de les Irriler* Si les 
Refînes digestiCi sont sains, on donne ensuile un ou plu- 
|urs purgatifs. 

iiJLes v^g<rlations,pi'odui(es par les vësicatoires doivent 
ijl cauléi'ûiées , ou mieux excisées avec des ciseaux 
wbea sur le plat. 

|r|ies bains sulfureux hAtent la résorption des taches pig- 
ileiilBires produites par les vésicatoires» 

\. J^istoriqtie et ohêtrvationê particuUéres* 

$. 3i3« Les vcbicaloires ont été étudiés, dans ces dèi'nièrs 
ps, sous le rapport analomique, par M. ViHcrmë(i)et 
M. Geudrin (a). MM. Braudes et Beimann ont analysé 
meur des bulles (3). M. Broussals (4) a parFanement 
tbti que les vdsicaloires employés comme révulsifs dans 
(inflummalions chroniques de l'estomac, étaient plus 
Duvent nuisibles qu'utiles. Ils peuvent provoquer des accî- 
pns plus ou moins graves dans d^uulres conditions. 
Lea effets dissimulas de la poudre de canlliarides 
euvent être une cause d^erreur pour le diagnostic 
Obs. XXXVI ). ♦ 

Obs. XXXIV. Fièvre inlerniitlente occaaionée par 
ri vésicaluire ( Richard , Annales de la médecine phy- 
^logique y t. lu). — M. X..., officier de chasseurs^ entra 
ms mes salles poiu* y être traité de douleurs vagues pèr- 
es dans la poitrine, et qui paraissaient dépendre des fati- 

i) 'ViUermé. ArU /fausse membrane , DicL dé* se. médicales. 

a) Gendrin. J7ff|* anat. des inflammations t 1. 1, p. 4i6, in-S. Paris, i8a6. 

3} Bulletin dès se, médte, , t. x » p, 33o. 

4) Histoire des phl^maties chroniques , t. m , p. 96, iii*8. ParU, {8aa. 



L' 



3(S INFLAMHATIOSS MîtLfttTSES. 

giies que DtïsaÎL naître uiie équitflEioa ré[>étée. Bien ii'iir- 
iionçait qu'iJ exislSt une imUlîon «lendue de queiqu'w 
àes orgniics cohlenus clans la cav^.lé tliorâcîque; et ut 
lt'j;er catairlie venait seul confirmcL' la déposition du mi- 
Ude. Pendant long-temps, uu régime et des boissom ' 
adourissanles furent employés; mais leur effet n'apn' 
pjs répondu à l'altenle du malade, nous sppliquîme 
quelques 9»ng3uc.s et ensuite un v^sicatoireau bra^ gaucht. 
Je m'absentai à celle <<paqiiederiii".pilal, et quand jeremi, 
trois jours après, j'appris que ]\1.X... avait éprouvé cliaq» 
jour un accès de fièvre as.-ea violent, et que cet accès étsrt 
Tonu aux mêmes heures : de plus, j'appris quel» suppD- 
ration ne paraissant pas sufSsanle au chirurgien do pan* 
ment, celui-ci avait cliaque jour stimulé la plaie avec ife 
nouvelles caniharides , et que la douleur vive qui en ré- 
sultait était chaque fois le prélude de l'accès. Ne douianl 
plus dès-lors que l'irritation produite par le vésicatoire w 
fût la causa de la fièvre intermittente, je fis appliqua 
des9u«in cataplasme arrosé de laudanum, et dûs ce mO- 
nii;nt la douleur et la fièrre ne se reproduisirent plus, 

Obs. XXXV. Eczéma du bras prouoqué par un. véiiai- 
toiie. — M. Cil... , âgé de trente-deux ans , d'un teropé- 
ranient sanguin, était sujet depuis plusieurs année:! à on 
cgryza chronique, qui donn[Lit lieu à un écoulement liabi' 
luel et très abondant d'une humeur séreuse et muqueiiK. 
Ce flux était continu; de sorte que, lorsque ^1. Ch...- 
voulait écrire, il était souvent obligé de tenir un moucWr 
sous son ne/., pour recevoir l'humeur qui en découlait. Lors- 
que ce flux, qui paraissait avoir été provoqué par l'usage 
liubiluel du t.ibacj venait accideulellement à se aupprimert 
M. Ch....p qui jouissait d'ailleurs d'une bonne Miaulé, ne 
tardait pas à éprouvir de la céphalalgie et de la pesanleui' 
de lêle, dont il ét^it débarrassé aussililt t\m C<ette sécrétion 
morbide seri'iablissait. Après avoir eiuyédiS^ireas uaoy^^ 
contre cette maladie incommode, M. Ch.... se décida à 



feJDiîre appliquer .un vésicttoire au bras, L'miplftfre vési- 
4ppl>c]ui fut èmployé.est Tulgaîrement connu sous le nom 
Bo ^éaicatoir^ anglais». II produisit unelarg^^ huile; Je len- 
■lll^ain el Iç surlendemain, la suppuration s'établit comme 

a îîen ordinairement» 
[. plusieurs jours après ^ M. Ch...« me fil appeler pour 
liner une éruption qui.s'était développée autour de 
•vésicatoire, et qui lui causait une déipangeaison si 
qu^il ne pouvait résister au besoin de se gratter. Cëiie 
iminjation accidentislle occupait presque la totalité de 
Lparlie antérieuris et externe du bras. Elle consistait en 
îules et en excoriations superficielles. Il n'y avait 
l'iip petit nombre de vésicules intacts. Elles étaient très 
|iles, à peine yisibles à l'œil nu, et baignées par une 
iité jaunâtre très abondante qui suintait des excoria* 
is. Les linges des vésicatoirés étaient rapidement péné- 
de cette bumeur plusieurs fois le jour. Les excoria- 
m'offrirent l'aspect de l'ecEéi(na aigu et ulcéré, 
(t^'à-dire une. surface r<9Dge ,. inégale ^ parsemée de 
squelettes de sang et de petiis points distincts , rouges et 
iprculaires, correspondans aux. vésicules déti^uites. Le vési- 
iloi|*e était devenu chaud , saignant et douloureux ( ea^ 
lias mes de mie de pain ef de décoction de racine de 
\imauve ; lotions fraîches et émollientes y bain tiède , 
^Sfigime anti^phlqgistique). Malgré ce traitement, l'eczéma 
N9 propagea, les jours suivans, jusqu'au pli' du bras. Les 
iiëinangeaisons devinrent tellement insupportables, qu'elles 
lltonnèrent lieu à une insomnie fatigante et & beaucoup 
d'agication. dans le joun L'écoulement du nez ayant tou- 
IfHirs lieu, je supprimai le vésicatoire quinze jours après 
rVavoir fait appliquer. L'eczéma n'en persista pas moins 
ql^core environ yingt jours , époque à laquelle il ne restait 
•plus qu'un peu de rougeur à la peau. Plus tard un séton 
lécé appliqué et entretenu & la nuque > el le Aux nasal a 
ǔȎ. 



3 10 INFLAUKilTIOHS tlILLEDSES. 

0B6. XXXVI. Acvidena divers: peniphigua aimulii 
l'aide de la poudre de vanthnrides. — Bouillot (FtsH' 
cuise), journalièie, âgée de cia([iinote-neiif ans, enlva 1 
riiâpilal Sailli -Antuinii le 6 avril i^:i8.Ci.-(le retunif.dMt 
lu i^eauest pâle et terne, se plaignait (i)ilVpra:iïev de lewp 
«n temps Ati vomissemeus; elle accuEtiil e;i outre wat 
doiileui' t'pigasl tique, une conslipalion habïtLielle. Celh 
niaUid« fut inÎKe au r<lgime des gastrites clii-utiiques, (t 
prit ({ueliiiics doses db rigue. Sous l'influence de ce IiâiU- ^ 
tnetil) suivi pendant plusieurs mois, les vomisse mens t'. 
les hémalémè-ses dont ils étaient parfois accompagnes ijiv 
parurent enlicieniGnl; une hëmaturii;, dont le malads 
avait épiouviS quelques atteintes, cessa presqu'eii niîmr 
temps. Peu île temps apiès, un éryaipèle assez iiilense sei 
montra à la r>ce, et dispuriiL assez vite ii la suite d'uuc' 
saignée; mais bienidl les lèvres de la petite plaie, quoi' 
qu'elle eût été pratiquée avec un insirumeiii propreft 
bien aiHIë, s'endummèi-eni; le tissu celluIaîi-G soiis-cuIsRi 
devint liii-mèrao le siège d'un petit noyau d'cngorgeraeiit 
nntour auquel on fil deux applicalions de sangsues. Lt 
bras l'ut couvert de cataplaMnes émolliens. Au-dessous dt 
ces topiques se développèrent bientôt de petites v^siculo 
très nombreuses et très rappi'ocliées, qui se rotnpaiil 
pi-esque immédiatement après leur formation, Uitssaieali 
nu la peau excoriée. Bientôt aussi celte première éruption 
l'ut remplacée par une autre j des bulles dont la dimen- 
sion variait entre celle d'un pois et celle d'une amanilfii 
se montièrent sur la partie inférieure du bras; cea 
bulles oîFiaienl cela de particulier, que presque toujoun 
elles avaient chncime la forme d'un arc de cercle, ou bien 
étaient liop petites pour que, prises séparément , elles «f- 
fectassent une forme déterminée. Elles se succédaient lie 

(i) Celle femme a;BDt limaté nue cruption,iI «t pouiËIe quepluiennioi- 
dena qu'elle disait épToDTer, et rjtii le trouvent notéi (IsBi celle oti(erT«6«i 

p'aient puiot rfellement etisié. 



vAlICikTOiRE. 3jil 

liaaière à furm^r, par letu* léunion ou leur rapproche* 
nftnly des arcs de cercle plus ou moins réguliers. Presque 
!Q!U}jUurs ces bulles se développaienl sur les bords supé- 
iàwr^ îuroriegr el externe de rexcoriaiion primitive, 
idte-ci ne s'accit)issait que dans ce sens , et son bord 
Ulerne continuait de former une ligne parallèle a Faxe 
lu bras. Les éruptions successives des bulles avaient été 
Clément rapides, que le 6 septembre, malgt^ l'emploi 
li quatre nouvelles saignées de quatorze onces chaque, 
à peu de joui*s de distance, toutes aussi couenneuses 
dans le rhumatisme articulaire le plus intense , et 
[ré deux opplications de sangsues dans le voisinage 
réiruptiou, Vexcoriaiion qui résultait de la rupture 
bulles. avait, tant au*defsus qu'au^-dessous de Tarli- 
jjolation huméro'Cubitale ^ envii*on six a sept pouces de 
Itoteursur trois de largeur. Les bords externe supérieur 
Ht: inférieur de cette large excorialion étaient irrégnlièà*e« 
peut arrondis; dans leur voisinage existaient des bulles 
iillgulières ou irrégulrères, du volume d'une noisette envi- 
y^a, et qui contenaient de la sérosité transparente ou lé- 
lèrement opalîne; les unes étaient séparées de l'excoria* 
J0n par de la peau saine, les autres la touchaient par leurs 
^rds. La suiTace de l'excoriation était légèrement proémi* 
lente, et présentait une foule de petits mamelons compo- 
te de petites saillies (papilles allongées) séparées par des 
titervalles linéaires légèrement courbes. Celte excoriation, 
|uî fournissait une assez grande quantité de pusj était dans 
[uelques points recouverte de fausses-membranes, et dans 
[.iieiques autres présentait de petits ilôts pourvus d'un épi- 
terme mince et transpareut , comme IVpithélium des 
ileiiibrane:i iiiuqueuse.s dont il offrait la teinte rose. L'ex- 
oriatiou de la peau présentait en outre une parlicu- 
irité Ij'ès remarquable. Si ou perçait avec une épingle 
u si on pressait entre les doigts un ou plusieurs de ces 
lamelons fuîmes pur Téiongatiou des papilles , on en 

I. 21 



3aa lPfFL\MHA.TIOKS DDLLEUSES. 

exprimnil une peliie nappe desérosilé. Plusieurs foUlon 
Jes pansemens el après aîoii' ahsiUrgé la surface de l'ex- 
coiîilion, nous avoua pu conslalti' ce phi*noinène. Toutt 
la région a&cctéu était le siège de douleurs ifès vives gi)t 
la mfllaiJe comparait h celles i^ii'uccafiioiincraît une Udk 
de Ciiiiil' enfoncée aucce^isiremenl dans plusieurs points du 
liras; les douleurs n'avaient pas luu jours la mfime intensité: 
elles étaient plus pi'unoncéea aprè? le pansement; presqin 
toujours celui-ci était suivi d'ua violent frisson qui ti 
prolongeait pendant deux ou trois hcui-es eL qui étH 
remplacé par une chaleur couuidéi'ablc. 

Les douleurs, très vives au-dessous «le rexcorîstio&, 
relaient aussi à la partie interne du bras el sur la fact 
dorsale de l'avant-brai el de la luain , au-dessous de la peau 
saine ;loujoui'.'< accompagnées d'une violente céphalalgie, 
elles cessaient après quiilques heures de durée, et se reuou- 
vêlaient ordinairement au milieu de la ntiit poux- disparaî- 
tre à quatre ou cinq heures du malin : la seosalion mer- 
bide de la chaleur était peu considérable et loin d'ÈW 
proportionnée à la douleur, La fjce de la m^tlade élait 
pâle, la langue légèreiniint jaunâtre ; il n'y avait aucuu 
syinptiîrae abdominal , à pari la constipation ijui durait 
quelquefois de huit à dis. joui'.s, et souvent était suivie de 
Mlles sanguinolentes. Le poula s'accélérait dans les crises 
et la douleur causait une irisoninie presque aomplkle 
Depuis la formation des bulles, la peau escortée aTtil 
été pansée avec du cérat simple étendu sur un linn 
fenêtre; la malade avait pris des bains locaux émolliet» 
el malgré ce Irailemenl et les anli-ph logis tiques qui l'a- 
vaient précédé, presque tous les jours elle avait eu de nou- 
velles éruptions huileuses , toujours annoncées par une 
exacerbalion marquée dans les douleurs brachiales, exa- 
ccrbation tt^Ile que la malade, atant le pansement 
annonçait Pappai'itiou ou la non-apparitiun Je nou- 
vells bulles, et quelle indiquait môme les puiiita de U 



ViSTCATOIRfi. 3aS 

circonférence et de la sarFace primitivement excoi^iée 
qa'elles occuperaient, et cela avec la plus grande exact i^ 
KKle, surtout si l'éruption était nombreuse, (i) 

Plusieurs fois nous avons trouvé a cette altération 
delà peau un aspect plus satisfaisant; la suppuration y 
jlaît moins abondante, et mênie la plus grande parti^î 
le la surface excoriée était recouverte d'un nouvel épi-' 
lëhne, mince et rosé comme Pépithëlium de h mem-' 
l^ne muqueuse des lèvres; les douleurs alors étaient, 
tfbins vives, et nous aurions pu croire à une gitérisofi- 
jll^Iiaine, quand tout-à-coup survenait une nouvelle 
Àrttption de bulles qui apparaissaient indistinctement sur 
4k^ points qui n'avaient point été encore aBeclés, ou sur 
«bdx qui étaient recouverts d'un ''épiderme de nouvelié' 
iirmation. : 'N« 

Depuis le 6 septembre jusqu'au i" octobre, ou avaîf' 
|)an.sé l'excoriation avec ducérat camphré étendu sui^' du 
l^apier de âoie, mauitenu par une compresse et une bande à 
ftïde de laquelle on exerçait une légère cottipro^sîon, sans 
pouvoir obtenir même une amélioration qui diuAf ' trois' 
i^rs de suite. Le i**^ octobre, on prescrivit des bains al- 
^lins locaux f pi'éparés avec deux grosseuleménl dé car- 
V>nate de potasse , et ce moyen n'eut pas plus de suc- 
cès que ceux qui avaient été d'abord employés. 11 «'cit 
^ît encore de nouvelles éruptions bulleuses précédées, 
•omme les premières, de douleurs extrêmement vives, 
•oraetérisées par le soulèvement régulier ou inégulier, 
tnéaire ou ovalaire de l'épiderme et accompagné d'une 
tifiltration séreuse du tissu îhter-ai*éolaire el papitlaîre 
u derme. 

(i) Je transcris ici mes notes telles que je les ai recueillies ; mais je crois de- 
>ir faire observer qa*ayant reconna plus tard que cette hmme avait produit 
« baUes avec delà poudre de cantlviridea , il se pourxÉit que» dès cette époque.. 
!e noua en eût imposé aor Uorigine de ses douleurs et 9ur le mode de forma* 
m des bolles« 

21« 



3:l4 INFL .vu MATIONS BDLLEOSES. 

LeS octulire, uti lenUi ili:!>''uppast;r,ù l'aide d'une furie 
cuinprbs.-rioii . ù la l'ui'maliuti de nouvelles bulles; lesbjim 
alraliris lurent ciïsés; louiez les bulles furent uuveilei 
avec une luucelle, el. In si'iosilé stiaiil éooulëe, on appli- 
qua avec le plus grand soin un bandage rorlutnenL coffl- 
pvessir c]ui ^'é(enduiL depuis rexliéoillé des doigU j usqnï 
Wpaiile. Lu niiilade supporta eu mage use m eut l'upplicjtiiui 
de cel appaieil gênant et douloureux, (|iii, i-eoou veld cluqae 
joui' avec le iiifuie suiti que la preiuitiieruis, ctnpêclia jus- 
qu'au 17 oetubre le développement do nouvelles bulles- 
Cependant, malgré la compression, celle tûtnme canlj< 
nuail, disuît-elle, de leii^eutii' joui* el auil les iuiileurin- 
giiCs qui pitcéiliiient ordinaiieraoïit la fuiiiuliou d» 
bulles, el ce ne fui qu'à l'aide de pi'épaialioris opiaci!« 
administrées à l'intéjieur, qu'un parut parvenir à pi-ocuwï 
du sommeil. Le i4, la surface qui avait élé le siège d' 
IVruption butleuse était entièrement recuurerte d'un nou- 
vel ^pîderme. Celle améliuialion remartjuable persiit) 
le lâ el le 16; vcia'ia pendant la nuit de ce dernier jour, U 
malade épi'uuva de nouvelles douleurs trùs aiguës, uon- 
seuleuii^ul dans Iv brai druil , mais encore h lu région épi- 
g;istiiqne où elles avaient absolument les inémea caruclères, 
Le 17, à qiialre heures du niulin, ces douleurs étaïenl 
si fiées (t), que la lualiide d^s^'ira le banditgc dans la 
partie supérieure du bjas. Le malin, quand nous le dé- 
couvrîmes, nous trouvâmes toule la régiou primilîvetitetU 
afTetléc recouverle de nouvelles bulles , doiil les dimeu^ioiu 
variaient depuis celle du petit doigl jusqu'à celle deU 
main-, jamais l'éruption n'avait été aussi nombreuse. La 
plupart des bulles étaient tendues et remplies d'une grande 
quantité de sérosité transparente; dans quelques autres tv 

(i) Cm doDleari émicnl probablement Câala; la malade eu conreane depuii. 
qne ce jour-là elle ST.it Sesierré le bandage pour appliquer de la poudre ite 



visiCA^TOIRE. 3a 5 

fluide C'Iait accumulé dans leur portion la plus de'clive, et 

IVpidemie, ibr le point opposé de leur circonférence, 

paraissait ridé et comme Rappliqué sur la couche pai)il!aire« 

Toutes ces bulles furent ouvertes et le bandage compressif 

-réappliqué; IVpiderme s'enleva les jours suivans, et quoi* 

que les douleurs persistassent avec une très grande inten- 

sUëy à peine, du 17 au 24 octobre s'ét ait-il formé deux 

ou trois bulles du volume d'une pièce de cinq sols^ qui, 

fonl^-fait plates au moment où nous ôtlons le bandage, se 

^emplissaient d'une plus grande quantité de sérosité dans 

l^l^i^rl intervalle q^ii existait entre l'enlèvement et la 

^application de l'appareil. 

Le 24 , après de nouvelles douleurs brachiales et épi- 
l^stiûques fort aiguës, et malgré la compression, il se fit 
une nouvelle éruption de bqlles aplaties. Mais cette érup- 
tion et peut-être plusieurs de celles qui l'avait précédée, 
avaient été probablement produites par de la poudi'e de 
cantharidesque la malade s'était furtivement procurée et 
que, pendant la nuit^ elle avait appliquée sur le bras, afin 
de prolonger son séjour à l'hâpilal. Fn effet , au moment où 
Ton enleva le bandage, nous aperçûmes sur la peau quel- 
ques petits points bruns que nous crûmes être de la poudre 
decantharides.Le lendemain et le surlendemain, nous n'en 
pûmes découvrir, soit que la malade n'en eût point appli"- 
qpié ces jours-là, soit qu'elle eût exactement enlevé cette 
poudre, une ou plusieurs heures avant la visile. Mais 
Je 27, nous trouvâmes sur Fépaule une assez grande quan- 
tité de la même poudre, dont les petits grain» bruns ou 
d'un vert brillant furent fac lement reconnus par nous et 
le pharmacien, pour de la poudre de canlharides. Alors 
nous visîiâmes le lit et les vêlemens de celte femme, avec 
le plus grand soin, et nous trouvâmes renfermés dans un 
linge deux onces de farine de moutarde et un large mor- 
ceau de toide sur lequel était étendue de la poudre de 
çantharides , que celte femme convint avoir dérobée 



3«C INFLAMMATIONS BULLECSES. 

dans l'appeieil. Elle avoua m^me qu'elle avait appliguîe 
do celte poudre sue lo. brus dons le but d'y proroqUK 
une értiption de iiouveltea bulles tl prohahlernenl ausn 
dans celui de piolonger son .'éjouv o l'h<*ipilHl. Mais elle) 
crinsinmmcNt SQiiKtiiii et iiffiriué quel'applicâtiou desuD- 
ihaïides avaîléle Taile, pour la pi-eniièie fuis, le 24 ocl«* 
brc. Depuis celle époque, celle femme ayant élé exacis- 
ment, snrviillt'e et. le bandage compressif ayaut élé sa- 
gneusemeiil appliijué autour du lirss et des ('paules, It 
guéi'istiii com{)1éle des bulles et des excorîiilîons s'esl opêi^ 
en i]imtre ou cinq jouis et do nouvelles éruptions n'aat 
plus eu lieu. 

5. 3i4. D'autres causes peuvent encore donner lieu «n 
développement de bulles arliJliieUfS. M.Bmchel lapporU 
qu'il H produit une éruption penipliigoïde sur le bras li<< 
nilyïé d'un liunimc en le aoumeltanl au murant d'mie 
foile pile galvanique, et que cette éruption se desstfclia le 
septième jour. Wic'inîannfi), MM. Bourdoi.s, Thillayeet 
Guériri (j) ont vu des ëiupiions éiysipélaleuses et 6m/- 
leiises produites par le rlius loxicodendrum et le rhus ra- 
dicans. 

%. Di5. Enfin M. Gab. Pellelon a publié, dans leyww- 
nal de Chimie médicale (3), l'exemple d'une éruption 
huileuse pioduilusur les doigts par des boulettes de mort- 
aux-rats , préparées avec une poudre de noix Tomicjiie, de 
IVomage d'Italie et d'amande amère. 

(1) Wichmann. Ideta sur DUgaeilùi. i. B. p. 7$. — Noik. aUat. de VAead. ia 



nmAinvATioirft visicirunnis. i%j 

INFLAMMATIONS VÉSICULEUSES. 

TocAB. Art. Féttcuks. 

S* 5i6. Ce groupe est caractérisé par des véMiculea^ 
c'ebt-à-diie par de petites ëlevurea séreoseï, traosparen- 
leiy ne difféitint des bulles que par un moindre volume, 
!f| formées par une gouttelette de séi*osita, déposée avec 
j^ sans lymphe coagulable au - dessous de l'épiderme. 
=iQes petites gouttes de sérosité peuvent être résoi bées , ou 
i^épancher à la surface de la peau après la rupture des 
vésicules. Cellea-ci sont suivies de desquamation, d'exco- 
.riations superficielles, ou remplacées par de petites croates 
minces et lamelleuses. 

Les inflammations vésiculeuses sont au nombre de cjnc;: 
{L'herpès , l'eczéma , Tbydrargyrie , la gale, la auette mi- 
tiaire el les sudamina^ auxquelles il f<iut encore ajouter 
U sypbiiide vésiculéuse et les vésicules artificielles. 

$. 3^7^ Le caractère vésiculeux de la gale, a été contesté 
par Bateman, quila range parmi les pustules; cette erreur 
1 été relevée par M. Biett. D'un autre côté, Bateman a classé 
lans les tféaicules la vaccine, les aphthos , le rupiai et la 
^aricelle. Or, la vaccine est incontestablement une infl^m- 
}Q!ài\on pustuleuse. Les aphthes ne. sont point une makh- 
lie de la peau , et le rupia est une afiectioa huileuse, 
telativement à la varicelle, je conviens que sur trois ou 
[uatre variétés que présente celte maladie, et désignées 
»ar les pathologistes anglais sous les nomade chichen-pox^ 
wine-pox, hipes, SmaU-pox modificaied, une au moins^le 
hicien-pox^ est parfaitement vésiculéuse ; OMps il est cer^ 
)in aussi que les autres variété$, el en particulier la smail 
H)x modificated {variole modifiée )i sont constamment 
ies maladies pustuleuses. Par ce double caractère , la vâ(< 
îcelle forme la transition entre les inflammations véaicu* 



3a8 lA'fXAMMATIOKS VÈSICULEOSKS. 

]çus«K rt pmliileiises. I,i!)ie dr la laltaL-her à l'im oui 
l'aulic ilece.i groupes, j'ai firdféré la classeï' tlnnslespui- 
tul«3 , «fin do la lappiochei- de ta vanule dont elle n'csl 
qu'une inodificalion. 

Il se développe accidctilellLiiicnt des Wsiculosdand d'au- 
tres maladies , mjis elles soiiL clora ppu nombrcusts d 
constituent de vérilables compliciitions. 

$. 3i8. L'apptiiiticin de.s vésicules ftir In peau n'etl pit 
précédée de rongeur appréciable dans la gale , et sinM 
dans les sudamina. Celte loiigeiir e^t nii coiiliaîi-c Irb 
évidente dansl'lierpès, l'eczéma ^ rhydiarjiyiie et lasncllf 
iniliaire. Elle se montre sons la forme de jnoi/z/a nii A 
taches ronges plus ou moins considérables, siii' lesqitelb 
les vésicules se dessinent. Les dimensions de quelques Ti'^si- 
culea sont assez considérables dans plusieurs variétés d'Iiîf- 
pès. Les vésicules de l'eczéma sont ni pelîies au contraire, 
qu'elles ne peuvent être fiicilemenL distinguées qu'à li 
Ioup«. Queliiuefoifl même on ne peut reconnaître qu'uni 
élevnre est vésicuieuse qu'en la pei'çant avec une épingit 
dont la piqûre donne issue à la sérosité. La forme des vé 
sicules n'est pas moins ViHrîable, Les vésicilles de I;i miliaii 
sont globuleuses, celles de l'herpès labiatia lai-ges et 
aplaties, celles de la gale actiminées. 

Les vésicules penveut èlre éparses ou former des gna- 
pea plus ou moins con.-idérables; leur éi'uption est tanlôl 
simullauée, tanidt successive; la durée de chacune d'elles 
varie entre quelques heures et plusieurs jours. 

§. 5 19- Les vésicules peuvent se lerininer 1" par lai*- 
sorplion de l'humeur qu'elles contiennent el une légère 
desquamation ; 2° par la transformation de celle humeur 
en une matière purulente, et plus tard en croûtes minces 
et lamelleuses sous lesquelles) se forme un nouvel épi- 
derme ; 3" par l'excoriation de la peau , qui roumit 
d'abord tme sécrétion séro-puru lente , et devient ensuite le 
siège d'une desquamation habituelle; 4''enfin 1res rarement 



fffFLUUfàTIONS YlésiGUTArSBS. SlQ 

par ulcéitilion, comme dans le zona et la syphilide vë* 
fiiculeuse. 

Dans la suelte miliaire , lesv^loules ne .sont luscepli- 
Ues qne du premier mode de terminaison. Dans l'herpès, 
elles offrent souvent le second, et il n^est aucun d'eux que 
Fecséma nepuisse présenter. 

Les phlegmasies ?ësiculeu«es peuvent se compliquer 

tTec les inflammations exantbémateuses, pustuleuses, etc., 

Blux d'entre elles, la gale et la suette miliaire, sont 

•«BOtagieuses ; les autres ne le sont pas, et leur éliologie 

r'M souvent ttès obscure. 

â. S» Sjo. Les inflammations vësiculeu^es sont bien dis« 
Miactes des exantbémateuses. Elles le sont moins des bul- 
Aoiea dont elles diffèrent cependant par la moindre 
'^ûntnsion des élevures qui les ciractérisent. Ainsi les 
-^lics du phemphigus ne peuvent être confondues avec les 
Iptiles vésicules de l'eczëmç , de l'faydrargyrie et de la 
■laette miliaire. En outre , chacune de ces maladies a des 
^iractères particuliers* 

Les caractères qui séparent les vésicules des papules, 
des tubercules, etc., ont été définis 8, et seront ultérieu- 
Irement exposés. 

Les croûtesy Xe^squamea furfuracées et les taches ronges 
yui succèdent k quelques inflamnruitions vésiculeuses, sont 
(dus difficiles à distinguer des altérations analogues qu'on 
c^bserve à la suite d'antre^i éruptions. En traitant de 
cHiaque inflammation, je ferai connaîlre les moyens d'éta* 
blir le diagnostic dans ces cas difficiles. 

Sous le double point de vue du pronostic et du traite* 
tueni, les inflammations vésiculenses n'offrent point de 
^ractères communs et génériques. 



33o ntrLAiIM\TIONS VKSIC0LEUSE5. 

Herpès. 

VociB. An. Dartres, Berpit, Telltr, 

$■ 5ai. Je désigne avec WilUn €l Baleman, soiali 
nom 6'lierpèg , un genre de phlegmasies cutanées, nos 
contagieuses, caraclérUé par des giuiipea de vésicules, 
enflammas à leur base, dislincts, ^lipar^s par des iota- 
vailes gù la peau resle snine, el doui la dcs^icationindt- 
Tiduelle a lieu dans l'espace d'un à deux septénaîi-es. Lt 
diverses espèces d'herpès, rapprociiées par lu fgrme ctr> 
culaire des groupes des vésicuLes , difTèrenl entre elfes p» 
le aitge ( herpès labialisi lierpcs proeputialia) ou pu 
l'arrangement dcfl groupes vc'siculeux, tanlôt épars et di 
Jiémin^» (Iteïpès p/ilycltmaïdes) , ou disposes en formedc 
dejni-ceinluie (iici|:ès sosler), ou en anneau (l)e^pèsci^ 
vinafuë), ijii enfin par \a couleur du limbe qni les eft; 
toure (herpès i>j«]. Pris dans celle acception, devenH 
c!dssi[|[ie, le mol herpès o'esl point synonyme des mol) 
vagues et indctermînés dartre et leUer , par lequel les 
anciens pnlhologislea français et anglais l'avaient Iraduil. 
li reprffsenle des affections la plupart distinctes de celles 
(]ue Loriy et quelques autres patliologisles ont groupées 
sous le nom d'herpès ; et il offre en outre un sens précis el 
rigoureux qu'il n'a pas dans la nomenclature de ces diE& 
rens auteurs. 

Herpès zoaler ou Zona. 

VociB. Xit. Zona, feu de Saint- Antoine, dartre phlycténo'ide ertzone, h/fil 
zoiter, iryslpèle pustuleux , Igais Sïcer, elc. 

§. 32 2,L'herpèsaosie/-est ainsi nommé parce qu'il appa- 
raît le plus ordinairement sur un des côtés du corps, sons 
la forme d'une bande demi circulaire formée par plusieun 
groupes de vésicules agglomérées, susceptibles de se trans- 



HERPÈS SOSTBR. . 

>mierj par leur rëuuion, en bulles irrégulières, et dont la 
joérison est ordinaU^ement complète après deux^ trois ou 
loalre septénaires» 

S* 523. Symptômes. —L'éruption du zona peut èlre dis- 
Dièle et caractérisée par des groupes de vésicules ëpars et 
pi nombreux; pjus rarement elle est confluente, de ma- 
hf^à ce que les vésicules des groupes^ aplaties et violacées, 

!i4oachetjt ou se réunissent par leurs bords correspon* 

' »$ dans ce cas, Fépiderme peut être soulevé et détaché 
peau en larges lambeaux, comme dons les brûlures 

■qulo-bulleuses. 
^th n'ai point observé le zona sous formé chronique. 
If^illan ne fait point mention de cette variété i admise pal: 
llrry et M. Âlibert, et dont Borserii cite un exemple; 
^Hanc speciem tamen diutinam non pîdi y niai semel 
% vetula quant sllgmata puatularum auh omoplala 
iriM^a ad aliquot menaes summo cruciatu atque ar-' 
hta pertinaciler diuexarunt. » (i) 
*>$. 324. Le zona peut se développer sur toutes les ré- 
Ions du corps : le plus souvent il se montre ^r le tronc, 
lièlquefois %uv le col, sur la face et sur le cuir chevelu , 
»T les bourses et sur les membres. Comme Térysipèle, 
t«is plus rarement que lui , il est quelquefois précédé 
Un frisson plus ou moins prolongé^ de céphalalgie, d'à- 
tation , d'insomnie, de nausées , de soif, de perle d'ap- 
hit; le pouls s'accélère, la langue se couvre d'un enduit 
Unâtre ou blanchâtre, le malade répugne à se livi*er à 
^ occupations ordinaires, ftXc, : plus souvent on n'observe 
as ces symptômes précurseurs. La veille de l'éruption, le 
nlade se plaint de picotemens, de cuissons, d'une cha- 
Kir brûlante, ou de douleurs aiguës dans la région que lé 
Ha doit envahir. 
J'ai dit, dans la première édition de cet ouvrage, que 

,•- ^ t j j ■—••* ■- • , 

l) Burserios. Imstitut% med., toI. zi, p. 39. 



332 INFLAMMATtOirS V^ICITLEUSÊS. 

5ur dix cas de zona on en observait huit sar le câté droit 
du corps, sans que la cause de cetle disposition anatiH F 
mîque fui connue. Depuis , MM. Schëdel et Cazenavemrt 
également avance que dix -neuf fois sur vingt, cette 
éruption se montrait sur le même côte du corps. Aojmir- 
d'hui ces proportions ne me paraissent pas exaetes; sar 
cinquante* trois cas de zona que j'ai notes depuis qàê^ 
ques années, trente-sept seulement s'ëtaient dë?6lop|ift 
du côié droit. Je dois même ajouter que Beil piëtendaiîÉ 
observé le zona presque toujours du câté gaudiCy^if^] 
sur vingt-cinq cas, C. F. Id. Mehlis en a noté seifeVJ 
câté gaucbe et neuf seulement du câté droit. La diffÊi 
de ces résultats prouve e'videmment que le calcul dei 
proportions n^oSrira de j^ésultats certains que loi 
aura été fait sur des bases beaucoup plus larges. 

1** Le zona du tronc est de toutes les variétés de 
maladie la plus fréquente. Les parois de Pabdometf^ 
sont plus souvent le siège que celles du thorax. LesM 
part d'un des points de la ligne médiane, se porte fA, 
dehors pour rejoindre le voisinage de la colonne vcrtfel 
brale et forme de cette manière une espèce de demi-ceia*] 
ture ou de demi-zone. Je n'ai jamais vu le zona formera*' 
cercle complet; dans ce cas, il serait à*peu-près im(K»*] 
sible de le distinguer de l'herpès phlycténoïde. Pliof? 
Turner, Roussel ont parlé de cette disposition du Kona*, 
mais ils n'en ont point rapporté d'observations authefl- ï* 
tiqueji. L'exemple publié par M. Monlault mérite d'être M 
cilé(i) : P. âgé de vingt-^six ans , éprouve des symptôme» ^ 
d'embarras gastrique; le septième jour, douleur vivedan« p 
le col é droite sans toux ni gène de la respiration; pendant li 
trois jours , tisane d'orge miellée, bains tièdes; api*ès qnoi t 
parurent sur le côlé droit, on bas et en dehors de Faisselle, M 
des plaques érythémateuses au milieu desquelles de petites s 

(f}/oum. hebd., a« série, t. iv, p. sSq. {Zona formant une eemture eomfS^ ^ 
autour du tronc, ) 



HmiS Z08TBR. 333 

jûcnles blanctiâUes ne tardèrent pas à paraître; de ce 
^i r<^ruption gagna successîveinenl le devant de la 
narine, La partie postéi*ieure du (ronc, puis en dernier 
jm le Q^yi gauche ) etc. 

•J^jàzouaL du tronc j ilans son état et au summum de 
M développement , se présente sous la forme d'une^bande 
iJiDi circulaire plus ou moins large^ formée par plusieurs 
lipcs arroudis ou avales de vésicules argentées, grises, 
ijaunâites, quelquefois mélangées de bulles irrégulières, 
jurées d\ine auréole rouge et qui sont pleines d'une 
Hlé transparente ou. sanguinolente^ Il s'annonce par 
taches irrégulières d'un rouge assez vif, qui se mon- 
tât quelquefois aux deux extrémités de la zone, pour se 
Hndre par des taches intermédiaires, ordinairement 
me plus petite dimension. Bientôt ces taches sont sur- 
jetées de petites vésicules blanches, argentées, transpa- 
les, de la forme et du volume .de petites perles; dans 
ice de trois à quatre jour^, elles Acquièt*ent la dimen- 
^00 d'une petite lentille ou d'un gros pois. Alors les taches 
||}r lesquelles les vésicules se sont développées deviennent 
^s aniinées , et la rougeur dépasse de quelques lignes la 
QÙrconférence de chaque groupe de vésicules. Au bout de 
^nq ù six jours, l'humeur "qu'elles i^enferment pt*end une 
teinte opaline^ devient séro-puruleute, et lorsque l'in- 
Qammation est très intense, les vésicules nç tardent pas 
^ contenir de véritiable pus. Il en est qui se rompent spon* 
tanément du deuxième au quatrième jour, et laissent 
échapper une sérosité limpide et inodore: l'épiderme se 
détache et le réseau vasculaire du derme mis à nu suppure 
|>endant quelques jours. D'autres^ et c'est le plus grand 
Hombie, se dessèchent^ se couvrent de petites croules 
brunes ou jauu4lres, ordinairement lamelleuses^ parfois 
proémineQtes , disposées sous forme d'une bande qui 
rappelle la direction de l'éruption , et qui ne tardent pas 
à se détacher de la peau; d'autres enfin se flétrissent ou 




.1 



334 INTLAMUATIONS VBSICOLEOSES. 

HïOileaI,et riiumeiir qu'elleM coalietinent est lésorbit 

L^appat'iiiori de la plupart des groupes vésiculeux di 
7,0 nu est succeaMve; pendnut que les preraîêres véhicula 
deviennent purulentes €t se dessècbcnt, d'autres groupuK 
montrent daasleuvsintervalleseteuivenr la tuèuiemartk 
Dans le zona des parois du (borax , ces nouveaux groupa 
.se développent quelquefois sur l'épaule, f)e manièrt 1 
farraei' une espèce de T pat' letir réunion avec lespremien- 
On remaïque aussi une semblable disposition des groupa 
de véïiâiiles, lorsque daii« le zona des parois de l'abdomtB. 
les nouveaux groupes s'élenJent sur la partie supérieuit 
de la cuisse coiTespondaiile. 

Après liuil jouis, au moins, et trois semaines au plu! 
à datei do l'inva.sion , toutes les croules des Tésîculesi) 
zona discret soûl oi'dînairemeat détachées. Cette raaladit 
ne laisse alors d'autres traces que des lâcher d'un roiip 
foncéy qui disparaissent peu-à-peu et dont la disposrlion 
oblique et eu bandes régulières décèle encore le caiacliR 
de réruplion qui les a produites. 

Cette lerminitisoii de l'éniplîon nVst pas aussi proniptf 
lorsipie les vésicules ont élé cojilluenles et 1res inflammées; 
eu se dL-saéchant elles se couvrent de croules d'un jauD! 
brun, très adliérenles, au-dessous desquelles la peau 
s'ulcère quelquefois et ne cicd Irise lentement. 

On observe quelquefois une aulie marche de l'inSam- 
malion : la peau surmontée de vésicules est frappa è li 
partie posléiîeure du Ironc , de gangrène ou de rafnoW»- 
semeKt , soît par t'eSel de l'inllammâlion , soit par Strile 
de la compression que celle partie de la peau ëpronn 
dans le coucher en supination. Les escharrea à bords den- 
telés et trrégulîeis n'intéressent pas constamment toute U 
peau, comme jem'en suis plusieurs foisassuré, en prome- 
nant une aiguille à leur surface, ou en faisant pënélrern 
pointe dans son épaisseur. Elles se séparent plus ou moiiu 
rapideinenl, suivant leur étendue el leitr épaisseur, sui- 



ni rage et le degi*é de force des malades. Si on examine 
peau api*ès la chute de ces éschart^es , il semble qu'on 
k enlevé avec un emporte-pièce une couche du derme 
Il est resté blanc ^ mais dont les aréoles présentent de 
Ailes taches rougefttres^ correspondantes aux prolonge* 
Inia celluleux et vasculaires qui le pénètrent. Os exco- 

m8 sont très irrégulières et surmontées par de petits 
dé peau rouge et non autrement altérée. Lorsque 

rption est confluente ^ la peau qui entoure ces sur-» 
excoriées reste long- temps rouge ^ et la guérison 

tit attendre. Les cicatrices de ces ulcérations sont iu* 

fbiles; j'en ai vu plusieurs iqui ressemblaient à celles 

la peau présente après la guérison des brûlures pro*' 

les. 

^es symptômes généraux qui accompagnent le dévelop>- 

Eient du zona, la fièvre, la soif, la céphalalgie, etc., 
înuent ordinairement d'intensité et cessent quelqfue- 
même entièrement, lorsque l'éruption s'est opérée. 
ke douleur locale, quelquefois fort aiguë, analogue à 
Ile que cause la brûlure, persiste jusqu'à la an de la 
Idadie et occasionne une insomnie fatigante. Par fois ci'tte 
Meur se fait sentir plusietirs semaines ou quelques mois 
Irès la disparition complète de l'inflimmation des tégu* 
bns. Je Pai vue même constituer le principal caractère 
HÉ» zona at^rié ou incomplet : un malade qui portait un 
lil groupe de vésicules d'herpès au-dessous de l'omoplate , 
"fusait en mêrtie temps une douleur très aiguë, bornée 
klilusivement au côlé gauche de la poitrine et qui s'éten* 
U|, sous forme de bande, de la colonne vertébrale au 
'^rtjura. 

*3" Le zona du col est plus rare que le précédent. Je l'ai 
^ accompagné d'une inflammation très vive desganglions 
^ftiphatiqnes sous-mastoïdiens. 

S* Loi*sque le zona se développe sur la face, l'tnflam- 
^^lUiti se propvige quelquefois dans ta bouche dont elle 



336 INFLAMUATIOSS VÉ SIC OLE USES. 

u'etivahit cjg«lenient qu'un de» câléf. Un vieillaidj âgéii 
soixante-dix ans, entra, le 5 janvier 1837, i \'[iùfi\;\ 
de la Pilié, poui -^'y l'aire U-ailerd'un cal-iiilie pulinonaiit; 
le iSjanviei', dans la nuit, il ^c nianift-sla une inflamuii' 
lion vésiculeuse sur la joue gauche, qui depuis tioîs w 
<juati'e jours orait ^(é lo siège de duuluurs yiies daiitli 
dJi-ecLîoii des bianciies et des ramifications de lu âeptiènK 
paire de nerl». La peau de ce côliî du v'inago oBiaitdi 
petites taches rouges légèrement violacées, disparaïssUt 
pur la iireiision , qui ne lardèrent pas à se transfurn 
pelii<s groupes de Teslculea seiiibluhles à ceux d'un 
du troue. Uieiitât la membrane muqueuse de la tntHlil 
gauche de l'arcade de la tuficlioire supérieure, dt'pourrw 
de dents, et la face interne de la )oue gauche , furent cou- 
verles de vésicules isol'jes OH en groupes, el de (jutlfiua 
huiles irrégulièi'es, d'un diainèlre variable, fiualogu»! 
celles de la Face. On dislingunit aussi de semblables \is- 
cules sur le côld gauche de la vcùle palatine. Elles etaiti' 
plus nombreuses sur cette dernière , prés de l'arcadeil- 
véulaire; toutes avaient une forme iirégulière, ronilt, 
ovule ou allongée, et semblaient entourées d'une lép 
auréole à leur circonférence. Celle inflamuiation lut ac- 
compagnée, au début, de frissons prolongés et de coiuli- 
paiion. Le i4, l'humeur des vésicules situées autour it 
■ iitz b'élait en partie convertie en ci-oùtes fla ve.'-cenlci', 
d'auti'cs vésicules qui commençaient à paraître étaient 
plus proéminentes; il y eu avait un petit groupesurli 
tempe. La veille, le malade avait éprouvé des douleun 
très vives dans le c<>lé gauche de la face et uue foi-le cépha- 
lalgie dans le même tùlé de la lète. Le 36 , les vtSsiculesdc 
la tempe et de la partie externe de la joue ( les première* 
apparue») étaient desséchées, celles de l'iutériuur de li 
bouche étaient encoie recunuaii'sahlcs, les douleurs tou- 
jours bornées ù la muiiîé gauche du visiige, avaient répara 
el persisté pendant loule la nuit. Le 17, les vésicules delà 



facjeél»îeiitJ3Êitiplacéespartks ci'o&Les brunes, raincos auK 
cndroUs QVt le« ,v«iiioole8 éiaieiit i^tuK'eâ, 4!pai89es et auxi- 
logu€8 à celles de l'impétigo dans les poiiils où elles 
avaient ëlé tonflu^les; celles, de riûlérieur dçla bouche, 
cfui ûyiaient disparu à la suite d'une d^uajeciatioB de 
rëpithéiium, étaient remplacées par de petites taches 
rotigès* ...... 

4° L9 zona envahit plus rarement le cuir ckev£lu* 
Amb.y^igé^de quarante^sept ans^ i^sseiHil, le 27 octobi*e 
iDày^iuiedouleuroUisanle dan:»l'œil et le sourcil gauches, 
«t qui ^ propagea bientôt au côlé gauche du Iront et d^ 
crâne, sans s'étendre infôrleurement sur. la face. Dou$se 
Jieares i^rès rinyasion de cett^ douleur^ des vésicules 
disposées en groupes se montrèrent sur lea paupières de 
i'œil gautihei qui étaient contractées et laissaieuX suin- 
ter ane humeur séreuse entre leui^ bords.- Le lendemain, 

* 

le-côté {(aucbe.du'frontetda crâne jusqu'à la suture lamb- 
-doïde fiit occupe par de petits groupes de vésicules, 
sem4>lablês à ceii'^c des paupières; aucun d'eux ne dépas- 
sait la tigbe médiafie-pour se porter du coté opposcv Le 
5o octobi'c, ces petits groupes- de vésicules, épar^sqrle 
front et le cuir chevelu , ofi^aient les dispositions suivautes : 
'parmi kes vésicules ^ Lesiioes n-cemmeut apparues, aussi 
petites <|u'uxre tète d'épingle, et transpareuteâ, cunieiiaient 
tin liquide jaune, t ces clair et limpide ;.d*auti*es. étaient 
primitivement pI-us volumineuses, ou accidentellement 
formées de la i*éunîon de plusieurs petites; enân^ de plus 
anciennes, tout-)*à>fail desséchées, étaient remplacées par 
.une pclîte €^*oâte noii'e, comme enchâssée dans la.pe^u. 
TouA ces groupes se desséoliaient comnae après, lear déve- 
loppement sut* d'autres régions du corps. 

S'* Le sona perpendiculaiie ou parallèles l'axe d'un 
membre Q&{ moins rare; V<^t^ ai recueilli pi usieur;^ exemples: 
quelques au Ires ont été insérés dans les recueils périodi- 
qtu's. l.orsqMo le zona envahit l'un d<^ membres abdomi* 

I. 22 



^8 iNFLAiniÀTiovs ytBkevtxums. 

it^nXj ke grimpes vësiculeox sont ëpara «uF.lâ rigM 
lombari*e droite ou* gauche , «or lu ciiisie.y'ia fgmbéiÊ. le 
pied cai*i*eiipondan8. 

J'ai Tir aoni, mois rarement, le^ema soccuper exdttl^ 
Temcnt un vàii de la peau du péme, des bburèeë^ de-I'ame 
et'^e la marge de Tanus. 

7^ Enfin, Mardis cite un cas de zona qu! occupaîi iaid 
un rôié du corps, (i) 

$. S25. Le'zona aefnontreraremetftoominèuQe affiectioB 
lotit- à -fait diùiple. Parfois des ^résiculet paydFaeiëet appa* 
rtfissent acoidenlellement an mîtiet] des «ésioules qui le cr 
ractëiisent. Les ganglions iyinphatiqnee de l'aîsselle «uK 
«otirT^&nt'enflaninaés dans le zona du thorax; j'ai voce 
dernier complique d'-une pleurésie dëfeloppée du mène 
càtii et qui fut montenlanénient inéoonaue,^la dooleir 
ipcarle et la toux ayant paru ftuffisammoQt expliqué» psr 
l'inflammatjton de la peau-. Piusieura fois auaai^ j'aLfvk 
zona des parois du thoro^x aceompagnë d'une broncbiK 
plus ou moins intense. Parmi les dërangemens.inlëiiaVi 
qni peuvent être 11^ ou coïncidep avec cette in^minatioi 
de la peau , il n'en est peut être pas de plus fréquensquc 
ceux de l'estomac et de Pintestin. Outre que les phëno* 
mèVies prëcu;rseuFS du zona dc^cèlent ordinairement ub 
dérangement antérieur des, organes digestifs 4 ce dernier 
persiste quelquefois plusieurs jours après le dëFcloppement 
cotÀplét de rëruption* J^ajouiêrai que d'autrea condiiioitf 
morbides accompagnent presque tôu)ours^cetfeinHaaiins* 
ti(>n vësicufleuse de la peau. L'une de ces conditions ^t 
une espèce de névralgie affectant les nerfs interoostatiX) 
dati^e^ona des pai'ois du thorax; les nerb lombaires j 
dans celui des parois de Tabdomien ; le crural ou ic sciali- 
que, dans celui des membres abdominaux j etc.; névral- 
gie foi-le ou légère, qui nou*seulement précède toujours 



e !iAé)irek>ppemen t de i'mflammMioii vëHtctileuse de k pèa u, 
nais qui ioi survit cjuel^aiefois pendanl pIusteiunBiiDoi*9>el 
■ëctavie des médications pMitieùltèt^* Sous ee vappdrt, 
fiOniniesous ceiai de leur coitactère extérieur, il: y a une 
strtaine analogie entre les vëmculcfs- du sonaet ireUes*4e 
Pberpès labiàlia (MTodait pa!^ Ia> fiàvre întermitteulei; U»c 
MMire condition est r<^tat conenneux 'du satig'Cjiie î*aî 
ebsèrré chez pi*esque tous les malades atteints daiBoaa^ <t 
•auxquels j'ai fait pratiquer des saigorfca. - 
: ^. 326. Observations anatomiqêteé^ -^PendaiM ki y\é, 
"m peut étudier là ditipoÀtion antitomique des 'V^éncùdfesct 
^ks bulles; en les ouirrant«^eo la pointe d'une épingJe «ai 
d-nne iancelfe. On reconnaît^ lors qu'indépendarpsuentëe 
ja sérosité qu'eltes contiennent ^ J4 ^xiete dans ht *plu^#t 
^^tre dles une peîitie fiAsse nielnikwne ti^ adliéreMe à 
lasiirface du rë&eau vascutBrrredetapeau.Ce nétean^cl'iln 
Touge vif, Surmonté de pelilefifgrannlation^ formées par 
ks papilles, offre pâi^ois de ^^s points d'un .tiouge 
violacé, surtout dans les/vffstculèA- cfiii crnitiennentde '4ft 
9éix>silé sanguîriblente. La quantité de sérosvté épanekéc 
est quelquefois ft'ès Y>cu pensidérable. Sur•pl«lB|el»n:>^rileTl:- 
lards , j'ai noté les dispositions sttWantés : lf;s ëlevuret -des 
gi'oupes, bien détachées «de Japeau'^ distinçtesion coiié- 
renies, de la dimension djssîgirosées vésicules 'du sons ^ 
étaient violacées^ aplaties, et ne se déchiraient p«s parla 
pression du doigt*- -A Ja Tue , il étavlt invpossihie -de recon*- 
naître si ell^scôntentrient ou non trn flaide; mais 4afm goutte 

de sérosité^Hnrpides'écôuIaitvJorsqil'on détachait l^épidei'iBe 
arec ta pointé d^îhc^^épjïigle, eltâtiKTOyart' «lors ique la 
teinte violette et (a ^dureté des étevures étaient dues à nue 
véritable élongati^n des p«ipvltes« Datos un ca» oùvle ma- 
lade succomba, j'eus «occasion' de eonsUier'que les vais- 
seaux qui pénètrent àlraTersleS'^aTéolesdU'derihetélaieQt 
très injectés dans len points coneàpondfns à-oeux oàWa vé* 
sicules s'étaient développées^ 

32« 



34o HfPLAMlEATIOJfS ViSlCULEUSfiS. 

La pseudo-meosbrane n'existe pas ou est moins appa- 
rente daas les vëbicule« et les bulles devenues puruleutei. 
Celles duni la surface a été frappée dcgaugi-ène, ou qui ont 
^lë suivies d'excorialioiiff offrent d^iutres disposil ionà .que 
j'ai pu faciiemept étudier sur le cadavre d'une femme ^^nn 
âge avance, affectre d'un zona confluent du €âtédix)it delà 
partIejupélitMiro.du llioriix, et qui^ vers la fiu de cette ma* 
^ ladie, jcpounit. à l'iiophal Saint- Antoine, d'une inflam- 
mation de la membrane muqueuse gastro- pulmonaire. 
\j^ excorialionsétaient dentelée» > très in*égulières^ et sup 
montées ÇA et là de petits il ois de peau saine ou simple* 
ment roùge à^sa surface. La peau était dëlruite<à une 
inégale profondeur sur les points excoriés; sur tous elle 
tftaît ramollie; sur .:plusieui>s elle, pi'ésentafit • à peine k 
cimsistance d'june.gel^ 4e gi'x>séiUe^ les fibres des ai-éoles 
du derme n'étaient pltis distinctes; enfin, sur quelques 
«utreis points, là peuu détachée du tissu cellulaire sou»* 
cutané 9 était légèremeut tvouée; sur quelques aulitii 
«lie était dëlruite daus t^ne étendue assez considéiabk* 
Le (issu cellulaire n'était rouge et enflammé que dans 
certains points*. Les nerfs sous-cutanëâ et principale* 
ment eeu& que fonmit le plexus cervical ^ t^xaminA 
«vec le plus grand soin^ ne pi^sontèient aucune altératioa 
.appréciable. Ce zona , quoique confluent, avait été peu 
douloureux. 

5« ^'ij* Cau^ea^ — Lès Causes du zona sOnt peu conouee; 
U «M plus commun dans l'^té et l^automne^ surtout Ioni- 
que iÀ tempérai uie (St variable. J'en ai oliservé uo tit^ 
grand nombre d'exemple pendant. l'été et l'automne de 
&8'i7. Geoffroy, au oontraii-e , a vu Ain- grand nombiccle 
personnes en être atteinte» dans lejmoiade mars 1 778.!^^ 
4idultcs en sont plus souvent affectés que les f ulàns et I<^ 
vieillards. J'ai vu quelques pei^^miu^ eu éprouver plusieurs 
i^cîo^i^es dans Tespace de sept a huit ans, comme d'duïit'? 
en épi onvvni île l't'iy >ij. èle, de l'ui liraiw\ ï.U\ : cm l'a m ùk' 



uéllràs 20ST£1I; 3^1 

téiHÎcliUîre(i); iln'asl ni cofHagieux ni ëpid^niique. Geoff- 
roy (ti) dit ^ ilestvrai,« noe beanopup de personnes furent 
itteliites du zona dans le mois dé mars 1778 ^^ niais il re- 
narqna nussi que les maladies q^ii régnèventprincipalemeni 
turent des affections catarrhales de la tête et de la poitrine. 
Toutréccmnaent on a signale cpmme un exém-ple à*épidé* 
mie de zona , cette observation de Geoffroy et plusieurs oas 
de cclio maladie que le hasard on d'auti*es circonnlances 
iraient rassembles daiis le même hôpital; Les miiladtes vd- 
litablement ëpidémîqUes attaquent les masses, 
' 5. 328. Diagnostic, -^ Les gi*onpes de vésicules qui ca- 
racléri5»ent Pherpès phtyctënoïde , différent de ceux du 
xona, en ce qu'ilt env:ihiftsetlt toujours plusieurs ft^gtons 
do corps ^ telles que la nuque, les vengions paroi idienuesj 
les parois du thorax^ les aisselles, les parties génitales^ etc. 
et ils n'offrent jamais la Forme régulière d*nne demi^-zone. 
D'autres caractères dis(ingi»ent encore le zona de l*horpàs 
phlyclénoïde et des aittres varii'tésde Hierpès, En général 
les vésicules de ces dernières sont moins volumineuses 
et ne sont jamais suivies d'excoriations profondes ou 
des c'schorres qu'on observe quelquefois dans le zonu. U 
D a de commun avec Térysîpèle que les désordres fonc- 
tionn-.'ls des organes digestifs qui les accompagnent ou 
les précèdent assez fi'<^quemment F«n et l'autre; 00 ne 
trouve dims les cafaclères extérieurs de l'érysîpèle aucun 
des symptômes locaux du zona. Cependant Therpès 
zoster a été décril par quelques auteurs comme mxvù espèce 
d'érysipèlc, probablement parce que ce dernier "ei^l 'quel- 
quefois surmonté de bulles. Mai» on ne peut confondre 
le.^' groupes <le vésicules du zona avec les bulles irrégu- 
lières et souvent très larges qu^on observé dan^l'érysipèle. 
Il est vrai que les vésicules du zbna y Jorsqu'elfés sont cou- 

(i) London médical gazette ^ t. ii, p. 63a* 

(2) Mémoires de la société ro/, de méd,, t. ii| 1778. 1 • .• .' 



34^ nsfiehkmuncfojxs vilsicraxnsBS. 

fioenles , ae transforment quelqueCoL» en buUea irrégiH 
liéres; mais elles sont eutDurées d'auréole» qui a^étendeat 
à- mesure que la maladie fait ^des progrès et que les f^sî*' 
cuk» eit lèfl bulles se. rapprochent de l^ëpoque^de leur 
dessical'iori. D'ailleurs le zona présente oonstamnoentHUie 
foi*me tout*à-&jt étvangère à rérjsipèlè. Dans ce deraiêr,. 
la tumëiaclion de la peau ^ beaucoup plus prononcée qoe- 
dans. Iç sK>aa,.est accompagnée du bouirsoufleméat du 
tissu cellulaire sous-cutaiwf. Enfin Téi^yaipèio se termine 
par une desquamiflion générale de la partie sur kiquelleil 
siégeait , tandis que.ki chute des croûtes du zona est bor- • 
nie aux seuls points que les* bulles et :los-^ësi6ule9.onl oc- 
cupes: La forme du zona suflil pour le diftiu'guer du pem- 
pliiga8%:Le zona n'occupe^ pour ainsi dire^ qu'une bantte 
de la peau ; le pemphigus est caraclérî&é par une lurge 
bulle solil dire, ou par des bulles nombreuses épai*sessur 
plusieui*8 régions du. corps et ne s'étendant jamais es 
forme de ceinture. Dans 1b zomi, la ruberaclion-fosme an* 
tour de chaque groupe de vésicule uue auréole qui de^ 
vient de plus en plus large , 'à meaure qu'elles marchent 
vers kl suppuration ; dans le pemphigus^ on n'observe que 
de légèi'es aui*^oIes; elles sont même quelquefois nulles 
ou imperceplibles; la rougeur de la peau disparoit a me« 
sure que les bulles sVtendent ou se dessèchent. 
• §; Î29.i Pronostiic. — L'hei'pès jzos^r n'est jamais une 
maladie sérieuse chez les eu fans et les adultes; chez ks 
▼ieillai*df il peut éli*e suivi d'escharres ou d'ulcérations 
gan|^réfïfiuses, toujours graves, J. Lange cite deux cas où 
celle iA»ladie fut morlelle (i). PMer fit Hoffoiann, sans 
doute-y ont iài't allusion a des cas analogues.^ loi^squ 'ils ont 
dit que le siona ét^it une maladie ^langereuse et maligne. 
Loi^ry^ lkir>erij .;jGeofFioy, etc., n'on4 pas tenux compte de 
cesfuils exceptionnels; pour eux le zona n'est point une 



mèlftifi^ amieuse : ns^eriion ?raie , car, sur plu3ieiu*8 c;en* 

laîiies dezona que j'ai traitées , à peine pourraîs-je ciUr cinq 

Qtt six €iaa où il s'est terminé par la mort et cepstamnaent 

c^s de& vieiilai^ds. Si Pline le naturaliste a avancé que 

«^ite: maladie devenait funeste Iqrsqu'eile. formait, une 

ceMAture .complète autour du corps, les remaix]ues contra*- 

4îctoireft. de Turper et Tobservation de M« IVlont^uU 

prouvent que cette assertion est inexacte. , 

L'herpès ;sos/^r ^rt quelquefois de crise à de» maliidî^ 

{dus graves. On connaît Tobservation intéressante de J. 

W. Gulbrandy de. vefUgine periodicd per zpnam soluid. 

On a cité Je cas 4'une pleurésie ^ cojQsécutive à la guërisoa 

d'un ulcère, g^^évie par leritptiQii de l'herpès iso«^r(i}. 

Mais dans cette ol>servation,les signes el les caraclèiea de la 

pleurdbie n'ont pas^térigouFeusenient indiqués. D'un autre 

côté, la marche du zona peut être modifiée par des maladies 

persistantes ou concooli tantes^ Deux femmes, placées dans 

le service da M. Récamier, étaient atteintes de ):iévralgie 

iciatique : des groupes vésiculeux d'herpès jKo^tor se mon^ 

tfèrent ça et là sur I^ cuisse et la jambe malades ; m9is.au 

lieu de s'accroître , de se développer, de parcourir ^ en un 

mot» la. marche accoutumée du zona., elle se flétrirent et 

se séchèrent presque dès leur débuts et du quatrièmes au 

cinquième jour on ne voyait presque plus de traces de 

Pérupiion. (2) 

$. 33o. Traiteaient. — * Lorsque le zona est précédé de 
douleurs vives^ de chaleur et d'élévalioa du pouls, etc. ; 
U9e saignée du bras ou l'application dequelques^sangsue^à 
l'anus ou à l'épigastree^ quelquefois ut i le ^ le plus sou-* 
vent ces accidens se calment par le repos, le régime et 
les boissons tempérantes. Ces premiers symptômes peu- 
vent diminuer d'intensité ou persister avec la*|tl«|i€i force 

(i) Pleurisy, with an erupdon of herpès appàreailj eritkàL (I^ond* mëd* gax* 
ti, p. 707.) 



344 INFLAMMATIONS VrîSICULEUSES. 

pendant plunieurs jouis el t'Ntger du iiouTeiiii l'emploi Je 
la tjaignéo, snrlout lorsque Iq seng l'uitirii par la premièi'e 
A clé couenneiix. J'ai ainKi comballii avec succès i'imom' 
nie et les doulenrs dans un reilaîn «ombre de cas de îon» 
fihiiles. LoïKiiiie les malades se i-el'ueoîcnl à l'i-mploi de h 
Kiii^ut^e, je faii:;!!» fippli{)neL- une guirlande de sAOg- 
Biips vers les points les pins d(i;ilu(iieux . tt je piescnMλ 
iitie pilule mi une polinn naiTolique pour !i; son-. Lq 
piïTmpt soulagement qu'on ut>lient ainsi , re f^iil tonjonn 
nllenitre plusieurs joilis lorsqu'on so borne à une nu'lttoijo 
purement especlanlf. l'/i iiîsunK', Il's t'miKsionisniipnines, 
nuisïlilcsclio?: lesvieillards, inutiles chez les udulles Uxsquï 
l'ériiplion est pen considûraijje on peu anitnée , sont ufilea 
dan.-, les zona très doulotireux el lébrile'i, lorsque l'âge 
et la constitution des malades pei-mellent de les em- 
ployer. 

J'ai vu administrer et j'ai essayé, depuis quelques »nnévi, 
IVrat'-tique su début du zona, loi-Hqu'il était aceoinpaf;ni5(lt 
symplômrê gastriques; iepuÈ» a^surerquc t-es sympt<îni« 
ont persiflé sans tire moiiiGi'* avatilugiiusornoul , pi^squo 
toujours jusqu'au inomeni delà dessiculion coinpièlc des 
vésicules-, la ni^tliodc purement cxpeclanle donne un 
mcillcuir ix'sultat. 

Les topiques émoUiens s'opposent à la de'isicatîon des 
ïésicules et iavoriseul les excoriai ions. Les linlmens opia- 
cés ont le inÈme inconvénient , mais ils calment les dou- 
leurs eî procnrenl du sommeil lorsqu'ils sont ëtcudussirr 
lesvcsicules exci?^esoii excoriées- Ils ne produisent jantali 
la répercussion du zona que quelques auloni-s ont pru 
ledouter. 

Lorsque l'éruption est continente el l'épldernie soulevé 
ou détaclifsur une large surface, ou bien encore lorsque 
les malade; ne gaideiit pas le lit (ce qui a lien le plus 
ordinairemeui) i! convient si on ne cSuliîrîsè pas les vési- 
cules, de prés-^rvcr lu peau cnflatnm^e du frotlefneut 



HEAràS ZOSTEA. 34^ 

«S vétemens , en la saupoudrant ^'amrdori ou en la 
ouvrant de papier de soie* imprégné d^hnile et de Iauda« 
mm ou d'un linge Fenôlrë enduit de cérai et recouvert 
Puné couche mince de charpie. 

' Tiés maliides, surtout ceux d'un âge avancé, doiTent avoir 
mn dé se coucher habituellement sur le c^t^ sain; sans 
cette pfécantioii , ils s'exposent è produire de petits points 
gangirneux sur un ou plusieurs groupes. Lorsque ces pe- 
tiles escharres sont formées , on les couvré d'un moi'ceau 
tkdidchylum gonnnë. Après leur chute, ta peau ulcérée ou 
icrforéc doit être pansée avec tin linge fenêtre enduit de 
iérat camphré et couvert de charpie sèche. Si les escharres 
«ont larges et profondes^ on les couvre d'un morceau de 
diachylam gommé : lespansemens doivent être faits et re- 
nouvelés avec soin; de légères cautérisations avec le ni- 
trate d'argent hâtent fouvenl la cicatrisation. A l'inté- 
rieur , Peau vineuse, le vin, là décoction de quinquina , 
sont les boissons des vieillards. 

Turner'avait conseillé d'exciser les vésicules; M. Serres a 
proposé de les cautériser y dans Iç but d'abréger la durée 
(le l'éruption et d'en diminuer les douleurs. J'ai cfsay^ 
celte nïëlhode ; les cinq premières expériences ne lui furen t 
pas favorables; chez tous les malades la cautérisation fuit 
douloureuse, sans que la durée du zona fut abrégée. De î- 
puis, }'ai répété el varié celle expérience , et il me semb le 
démontré aujourd'hui; i° que si après avoir ouvert ou ex- 
cisé les vésicules, on touche légèrement leur intérieur avec 
le nitrate d'argent, de manière à produire seulement une 
petite croûte tiès sopèrficiellé, comme cela seprati(|ue 
souvent pour les aphthcs , la durée du zona est diniinu^c; 
et qu'elle est prolongée, au contraire, si la cautérisation 
est faite avec peu de soin et trop profonde; 2** que les vé- 
sicules convenablement cautérisées sont plus rarement sui- 
vies d'excoriations ou d'eschariTs que celles que l'on aban- 
donne à elles-mêmes, surtout chez les vieillai^ls, et lors- 



548 INFLAMMATIONS VÉSIC0LEOSES. 

île la caulêrisatlon des vi'siniles. Pinel (i) et M. Louis [l) 
ofil rappovIÀ des cas de donieura pGi'sislaiit plusieiiti an- 
nées après la disparilinn de rernptroti; M, MoIinlé(5)K 
M, Lesdnécal (4) onl inséré dans leurs disserta lions pln- 
stura exemples de zona du Ironc et des membres. Dam 
les deux observalioiis suivanles, le zona s'est développé 
dnn.i dos ("égiyus où on l'oLserTe assez rarement. 

Obs, XXXVir. Zona du rôtégauche de taface etdt 
l'intérîear delà bouche. — MuU... (Michel), iîgé de viugt- 
Hrpt ans, scicui- de pieire , demeuiaiit iiie des Biodeurs, 
II" 24, enira à l'Hdlel-Dieu le 29 nùis 1826. D'mi lem- 
përnmenL saDgiiin et vigourenx, il fut atteint, en iSai, 
d'tiiie.blennori-iliigie simple; elle giiéiil dans l'espace desîï 
semaines. Depuis lors il n'a point fait usage de prépara- 
tions mercurielles. Il mène mie vie sobie et lé^ulièro. Le 
Jeudi 25 mars, cet buiTirae éprouva , sans cause connue, 
de petits élancemena dans l'oieilie gauclie, Le 34, ils de- 
vinrent plus foits et se pràpagèreiit an cou. Le aS, en 
fumant comme à son ordinaire, ÏI sentil un Port pîcole- 
ment à la langtic. Un de .-ics cainaradi's l'exatnitia et lui 
(lil qu'elle 4\ail blanche, Lors(|iie Mal..., ctil cessé de fu- 
mer, ie mal d'oreille tlfriid 1res violenl. Dans la nuit tîu 
samedi- au dimanclie , il se furina sur la joiio gauche , pii-' 
de l'Di'eille, de peiile.s cloclies qui , le lundi et le mardi, se 
inulliplièreiil cl se muiili-érent sur te monton. Le mardi 
snîr, le malade s»rtil el Fut saisi par !e froid. De reloui 
t!hea iui, il trembla pendant trois heures. A ce frlMOii 
suecéda «ne chaleur qui dui'a loule la nuil. Mal... ne Gt 
auciui loniùi!;' contre cctifl maladie jusqu'au dimanche. 11 
iît couler quL'liiucs gouttes d'IiuHc d'olive daus l'oreille 



(l) H'aSBg. pliHotDfh. Art. zona. 
(a) Journ. bnbd. , I. TI , p. 3S i . 



(i) LEséaécal. Diii. lurUai 



BKRP^ks Z08TKR. 349 

ioaloureuse^ et se tavà la bouche à plusieurs reprises avec 
le l'eau TÎnalgrée. Le mercredi 3g mai*s , jour de son en- 
yéeà Fhâpital, la maladie de Mal... présentait les carac- 
.èrëssuÎTans: 

t. jLa JGae gaudie est tuméBc^e , dure et chaudei Depuis 
Boreille jusqu'au menton, sur une^ étendue en largeur de 
JhMs travet*s de doigt , existe une bande de bulles et de 
■éiicules arrondies^ de dtSei^nt^s dimensions. Les v&i- 
H&les ont d'une demi*ligne à uneligno de diamètre, et sont 
Iptrses ou disposées en groupes. Les bulles sont beaucoup 
ibis volnmineusej) que les vésic^iles, mais moins nombreu- 
Ib; elles ont de quatre à six lignes de diamètre. Plusieurs 
Émcules sont placées vers leur circonférence.. Quelques^ 
ties de ces bulles et de ces véhicules sont transparentes, 
!• contiennent une sérosité limpide; d'autres sont d'un 
bine mat et renfermenit une humeur qui ressemble à du 
tUj. Ces bulles et ces vésicules sont entremêlas de croûtes 
iri'ëgulières jaunâtres et molle5^ 

* Le conduit auditif externe est le siège d'une sécrétion 
liiriforme abondante. On n'y aperçoit point de rougeur ni 
Valcération ; mais plusieurs petites vésicules existent sur 
m pavillon de l'orerlle. 

La moitié gauche de la langue est tuméfiée, épaisse^ 
ltouge« couverte de plaques blanches, molles^ îrrégulières. 
les unes ont le volume des vésicules de la peau, les autres 
se rapprochent des bulles par leur plus graude dimension. 
JL'éf>aisseur de ces plaque^îest égale à celle d\ine feuille de 
p«pier. Quelques-unes de ces plaques formées par Tépi- 
ihélium épaissi, sont presque détachées^ de semblables 
plaques blauçhiiti^es existent à la face inférieure de la 
langue, sur la paroi interne de la joue gauche et sur la 
moitié gauche des gencives et de la lèvre inférieure; mais 
on n'en voit point sur le palais ni sur la lèvre supérieine. 
Enfin celte affection est limitée d'une manière extrême- 
ment exacte par la ligne médiane : In moitié droite de la 




35o Inflammations vésiccledses. 

iiclieel en particulier la mohii dioiLe do la tangWMt 



nels. 



leitr couleui-el li 

La salive sécii'ti^e en aboïKlunce est filante; TIisIb» 
Ml féliJe, mais n'a poîiU l'odeur parliculièi-e qui a'exhali 
d« la bouche chez les peisotineM qiiî ont «se tics pi-éju- 
ratioiia mercurielles. Le malade assure n'avoir ni mauviE 
guûl ni chaleor dans la boticbc. A.rijourd'hui, la dou' 
leur qu^il a éprouvée h l'ureïlle est beaucoup moins i» 
tense. Point de céphalaigis, point de touK ; app^il pa 
pvouunc^, soif nulle, coijslipalîoii depuis trois joiiii, 
point de douleur à l'abdomen, môme à la pressiuti; urina 
ualurelles, pould Ibrt, plein, non Fébrile ( aargyjée du bm 
de trot» palettes, eau de veau , lacement, g^argaritia 
d'eau d'orge avec miel rosat , bouillon }. — 3o marx, la 
yt'aiciiles tt les liulles qui existaient la veille se sont chan- 
gi'es en croûtes jaunâtres. Cinq nouvelles vésicules, groxa 
comme la lêie d'une épingle, demi transparentes, conte* 
nntil un liquide hiancbâtre, se sont formées dans la nuit 
Plusieurs des plaques blanolie»i qui couvraient le cdlë gau- 
clie de la langue t^e sont délachée.'i. 1^ pouls est plus fr^ 
qitenl quel>i veille et moins plein {eau de venu. ^ hniiHon, 
fforgarisnie). — 2 avril , l.< lani^ue ne présente plus de 
plaques blanches que sur son bord. La moitié gauche de II 
snrfaresupéiieure de cet orgnne paraît d'un ronge vif, cl 
est btiin-Houllée depuis b de.<quamation. La moitié droite 
Phl couverte d'un It^ger enduit hianchâlre. Il n'y a plusds 
bulles ni de vi'siculeK sur la face, sur laquelle an ne disll»* 
gue que des croûte;- { eau de ueau, bouillon, gargarisme). 
— bavril. Il ne reste aucune Iraoe dex-plaquès btancha 
diins l'intérieur de la noiicbe. Le bord gauche de la latig* 
présente un sillon lohgiludinal, borné snpérieurenseotrt 
inféiieurement par une ligne taillante et ixiuge. La turbw 
£U|)<Jrieure de la moitié gauche de \a tangue est cdcok 
ruugc et inégale. Lorsque le malade tiré U langue d* li 
houche , la pointe de cet organe so dévie du t^H gauche. 



n 8«li<!r3rtioii e«t4)eaocoup moins abondante t}ue les jours 
réeëdens ; la )oue gauolie ««t moins tendue; elle n'est plus 
wage ni ciiaude^ Les croûtes qui ont succède au& hiàlltâ 
ï aux vésicules ckSveloppëes sur le menton , i*essemblenl 
H'peu à celles de l'impëligo figurala. On remarque, près 
lll^vi4lon'de l'oreille, troîs^.roûtes diffëi*entes des auires; 
l«s sont brunes , sèches , semblables à une petite lame de 
Nrne<^ et sont enfbnoëes un peu au-dessous du niveau de 
IImu ( cataplasme ). -^ d8 iipril , toutes les croûtes sont 
ivbées 'depuis qu'on a applique sur Li >ôue des càlaplas*^ 
1^ pendnnt la nuit. Quelques points de la peau du men- 
ll sont calleux et ipdurës comme les tpbercules qui suc- 
rent à la mentagre.lVtàl..^. était xranrplèlement rétabli 
^8 avril 1826. 

Obs. XXXVin. Zona développé sur le cité gauche^ du 
tyde lajace, du conduit auditif externe^ ei sur une par- 
* du cuir chevelu du même côté. -^ Ba ptiste Lambert, Âgé 
%4ix-sept ans, menuisier, se présenta à la consultation 
rhâpilal Saint*Antoine « le 34 aoàt 48^28. Ce jeune 
ianme, d'un tempérament. sanguin , d'une forte cousti- 
lion, avait ressenti, le mardi 19 août, delà pesanteur à 
'^te et déft démangeaisons dan.^. les l'égi^os qu'occupe 
Nftaption. Sur la partie latérale gauche du col , au-dessus 
fcla cbvicule, derrièi*e le pavillon de ^'oreilie^ sur la joue 
kdans la barbe, sur la partie anléi*ieure et externe du 
lié gauche de la poitrine, on voyait plusieui*s groupes 
t vésicules de zona. 

Cesgroiipesson t tous le siège d'une rougeurprononcée qui 
«paraît sous la pression du doigt pour reparaître immédia- 
tnent apràs. Sur quelque^^uns de ces groppesmoins avan- 
«qoe le plus grand nombre, de petites vésicules surmon* 
ut les plaques rouges sur lesqufjlles ellei^ font une légère 
iHie. Sur le côté droit, derrière l'oreille et sur le cuir 
«(telu dn même côté, ces vésicules aant plus apparentes 
e celles d^s groupes disséminéa dans la barbe et «ur ^ 



353 INFLAMMATIONS VÉSICDLECSE5. 

nicnlon. Le malade aNnuru (jiie ces ilernières ne *e sonl J>- 
ïelopjK'es que Jf puis hier. Uii groupe exjsie aii-dovanhlii 
cundiiit auditif, à la luciiie des' clieveux ; un buIiy tt 
(roiivc dans le conduit uiidilii' Ini-inéme. 

Les pallie;! occupas pai- l'iîrtiplion sont peu duuiou- 
reiiaes; l'étil de Iq coii&l îlutiun est lalisIàisaTil. L'appel 
est Iioii. 

Le malade ne fut aslreltit A aucun l'égime; â la finih 
detixiètne septénaire, il ne reslait de celte ériipliou n<S 
des l.TCJios violaciies, qui rappelttient la forme des groupe 

Herpès phlycténoîdea. 

Vocii. Arl. Herpii miliaire , Uerpès phljcljiioiile. 

§, 333. L'Iierpès phlyct^noïde est caractérisé par da 
groupes de vésicules glol>Lileuses et transpaieiitea , du 
liiine d'un grain de millet ou d'un très peiil pois , qui 
paraissent en nonïbre plus ou moiiia ronsïdérable sur ilii 
liiches rouges , ordrnaivciïiPnl circulaires, eparses • 
Iruuc ou (l'duires réaions du coi ps, 

§. 533. Syïiiptômen. — Celte variété de l'htiipès, hifi 
décrite et ligui-ce par Baloniuii, se déçeloppo quelquefo 
exclusivement sur !c fiont, les jones, le col, plus soutcbI 
aui' les membres , d'o-ù elle se ptopagesur pluaîeurii.aiilrei 
pciiuls, Willan et Bateman pensent que l'herpès plilyclé- 
iiûïdc est toujuurs uno eualadie a(]^/iè. Je l'ai vu devenu' 
('Aroraiyce par l'éruption successive de plusieurs groupes Js 

Ml^icuk'S. 

Un sentiment do rourmillomput , de déniangoaison o" 

de cuisson donlou]-euse, de chaleui- ficre sur les pointsoù 
cc-lte c'ruplion doit apparaître , vM suivi ds ia furmatio" 
de [jelils points rouges pres(|i]e imperceptibles, groiiptf 
autour les tim des autres, de manître ù formei- bie<i- 
tôf une snHat'e irrégnlii-re, dont la largeur varie eiili'' 



selle (f un ^o de trois francs et nelie de la panme de lu 
main. Quelques heures apFès^ ou le lendemain au plus lard^ 
des v^^icules dures, rënitenles, globuleuses, trau^paren- 
tes, dont le volume varie entre celui d*un grain de millet 
(herpès mUiaire)^ ou celui d'une pelîle perle, ou d'ua 
gros pois, remplies d'une lymphe ordinairement iucoloi'e 
ou citrine et quelquefois biunûtre chez les vieillards, s'élè- 
vent sur les Uches rouges en groupes irréguliera plus ou 
moins considi^rables, ordinairement composé» de douée à 
cinquante vésicules. A ces groupes, quelquefois au nombre 
de deux seulement ^ succèdent plusieurs groupes sembla- 
bles. Les tégumens conservent leur teinie naturelle entre 
ces dlGTérens groupes , mais rarement entre les vésicules 
qui les composent; le fourmillement et la cuisson deviens- 
^ent plus vifs par l'augmentation delà chaleur extérieure, 
et par celle du lit pendant la nuit. Le volume de la plupart 
des vésicules s'accrott rapidement, quelque»-unes même 
Requièrent des dimensions assess considérables , et parais- 
*Qnt formées ptir la réunion de plusieurs vésicules con- 
Uuenles. A peine vingl-quatreou trente-six heures se sont- 
«lies écoulées aprèi la formation de ces élevures, que 
l*huraeur qu'elles contiennent est déjà tr5uble. Les plus 
petites prennent une teinie laiteuse, et les phis volumi- 
lieuses, devenues brunâtres, sont remplies d'une sérosité 
Sanguinolente. Toutes souffrissent ou se rompent du sixième 
Bu dixième jour, pendant que de nouveaux groupes se dé- 
veloppent. L'humeur des petites vésicules e^t quelquefois 
r&oïbée, et plusieurs groupes semblent avorter; celle qui 
est contenue dans leur intérieur se transforme en croûtes 
jaunes ou noirâtres, qui se détachent ordinairement du 
dixième au douzième jour. Les points affectés conservent 
pendant quelque temps de la rougeur ou une teinte rouge 
livide j il reble parfois un sentiment de piqûre ou de cuis- 
son semblable à celui qui survit assez fréquemment à la 
disparition du zona^ Plusieurs semaines après la guérîsoa 



354 iitruuHATioirs t^sicttleuses. 

des T&icules, de petites taches jaunes cîrculairaa ïiidi- 
(juent encoi'e le siège qu*eliea ont occupé. 

Entre ces groupes l'iréguliers , la pean présente quel- 
quefois çà et là des vésicules et quelques pustules acciden- 
leiles. Dans qiielcjiics cas rare», les groupes de Téïîctila on! 
nue fonnp régulière el circululic, et les aires des taclus 
sont comeitM de vésicules non flucntes. Cette Tarîflé, 
connue en Anglelorre sous le nom de- nirîes , est presque 
toujours accompagnée de vives douleurs et d'un dérange- 
ment notable de la conslîlulion. 

Le Ji'veloppeinent do l'iierpoa plilyclénoïde est quelque 
fois li^ à un léger Ironble des organes digestifs, annonce 
par la Iculeurdes digestions ^ la soiT, la cJialeu^ stomacale, 
le méléorisme du ventre, etc. C'est même dans ccrtaioi 
cas celle affeeiion înltiieure qu*il Imporle 1»; plus ds 
comlialtre. On olwervG aussi d'autres syraptdmes précur- 
seurs : un malade accusa pendant deux junrs des dou- 
leurs vives, semblables  celles du rliunKiIisme ou de la 
ssiatique, et l'éruplion occupa bientôt le» deux meiibn 
inféiieurs. Elltj peutae rc-ncunirer sur des individus iifTeclè 
d'autres lualadjts. J'ai vu, cliiz un individu altcinl d'un 
catarrhe pulmonaire, un herpès plilyclénoïde f.e dévelop- 
per sur la Face , sur la parlie anlfîiieiire du ihoro^ , sous l« 
ais>el1es , sur les membres et siir le scrotum , et s'antioncer 
par des plaques rouges, d'un à plusieurs pouces de diamè- 
tre, dépassant légèrement le niveau de la ])eau, surmontées 
d'abord do petites vésicules niilîaîres, rapprochées, rougei- 
lies , difficiles à distinguer à l'oeil nn , faciles à coastalcr 
en piquant légèiement les plaques avec la pointe d'une 
épingle. Parmi les plaques du scrotum, qui furent bienUtl 
eunuonlées de vésicules, il en existait deux ou trois déû 
dimenàion d'une pièce de vingt sous , doiil le caractère 
aurait pu fucilemenl être mt'connu, tii on avait fait moim 
d'otteutiou aux autres groupes. Celte inflamraa,liou cuta- 



HEaPiBS FHLTCTiElCODES. 355 

3^ n^eut aucune inBucnce salutaire ou nuiiiblo sur la 
siârclie de PafFectipa catarrhale. 

La' durëe de rherpès phlyclënoïde «st as^ez variable; 
ordinairement de deux à trois septénaires , elle est quel- 
q|uefois plus considérable; les taches qui succèdent aux 
iréaicules peuvent se prolonger pendant plusieurs mois. 

S* 334. Causes. -^ Comme celles du zona, les causes 
ie l'herpès phlycténoïde sont fort obscui^es. Il est plus frë - 
quent chez les adultes que cliez les enfans et les vieillards^ 
et se développe quelquefois à la suite de veilles, de cha- 
grins ou d'autres actes qui excitent et modifient le système 
nerveux. 

5, 335. Diagnostic, — L'herpès phlycténoïde ne peut 
Itre confondu avis le pempMgus : le premier est carac- 
térisé par des vésicules, et le second par des bulles. 
Quelques circonstances peuvent cependant jeter de l'obs- 
curité sur le caractère distinctif de ces dibx mala- 
dies. D'abord M, Alibert a autrefois décrit le pemphigus 
ious le nom d'herpès phlyctœnodes ou de dartre phlycté- 
itoïde; mais ce n'est pas la première fois que deux afiec- 
tions diift^rentes ont été appelées du même nom : pour 
éviter l'erreur^ il suflSit d'en êlie prévenu. D'un aulre cAté, 
l'iiabitude qu'on a depuis long- temps de se servir indis- 
tinctement des mots bàUe et phlyctène aurait du engager 
Bjitetnan à ne pas employer Tépithète phlycténoïde y qui 
t«nd aussi à propager cette confusion. L'ancienne dénomi- 
nation d'herpès miliarisy ou (ouïe autre qui eût rappelé le 
Volume des vésicules ou leur disposition en groupes, eiit 
été certainement préférable. L'herpès phlycténoïde se rap- 
proche du pemphigus, lorsque les bulles sont peu volu- 
mineuses, comme on l'observe souvent dans le pemphigus 
pruriginosus ; mais les bulles du pemphigus sont rarement 
en groupes. D'ailleurs , dans le pemphigus pruriginosus , 
les bulles sont petites et rondes , et mélangées de papules ; 
tandis que dans l'herpès phlycténoïde , lorsque les vésî-* 

a5. 




356 INFLAMMATIONS VÉSICtTLECSES. 

ouïes sont larges, elles sont inégulières et anguleuses. 
lj)is[]iie l'heipès phlycU'imïde est compliqué de bulles ac- 
cidentelles, il peut itli-e confornlu avec le pempbîgus com- 
pliqué d'herpès ; ces deux élats forment une sorte de 
Iransilîon enire ces deux maladies. Les bulles du pemnh- 
gus aigu diffèrent trop dt-s v^icufe* de l'herpès plilycle- 
iioïde, po(ir(]ue le diagnostic soit îticerLain et difficile. 

Lhtns l'eczéma , les vésicultâsont raretnent en groupes; 
cepi'ndant j'ai vu quelques exemples de celte disposirjgn; 
mais les vëbicules de l'ecKénia sont plus petites et moins 
saillantes que celles de l'herpès. 

§. 536- Prognoslic et traitement. — L'herpès phlycl^ 
noide, dont les dangers ont été singulièrement esag^rw 
par quelques pathologisles , occupe rarement tm grand , 
nombre de régions de la peau. Lorsqu'il est aigu , et c'est 
le caractère qu'il affecte presque constamment , il guérit 
natiuelleitrttol dans l'espace d'un à trois sepléiiaire^ , chei 
tes individus bien constitues. Sa durée peut être abrogée 
par la cautérisation des vésicules. Je l'ai va c^der Faâ- 
ienient aux bains Froids ou tempères, aux lotions éinol- 
lietiles et narcotiques Fraîches, aux boissons délavâmes et 
à la dièle aniiphlogislique. aans qu'il ait été Ti«!ccssaire Ai 
recourii' aux éniîssionh sanguines. Cependant, dans l'her- 
jès plilyelénoïde comme dans l'herpès zosler , chez les 
individus robustes , et toutes les fois que l'éruption con- 
sidérable, tiès douloureuse, provoque l'iasomiiie, la sai- 
gnée procure un soulagement notable; souvent le sang 
e^t couenneux. 

La chaleur extérieure et celle du lit augmentent la dou- 
leur. Les l'ornentations et les cataplasmes frais soiilageni 
quelquefois, lorsqu'on les apjiiique sur des groupes très 
enllammés-, mais comme ils empêchent la dessicatîon dei 
^ésic^les, ils sont en général plus nuisibles qu'utiles. 

Lorsque cette maladie se développe che» les en&nj, 
Undarwood conseille de leur Faire prendri* t« sue de panais 



MUvage à la dose d'une à cinq cuillères à soupe , métëes 
afec une. ou plusieurs cuillerées de k^« 

Ea résumé, lorsque l'éruption est aiguë et peu considé- 
rable , il faut 9 surtout chez les enfans, que la cautérisation 
.effraie , abandpnner à elle-même cette légère ififlammatiou, 
d|ont la guérison spontaniée est prompte et certaine. Chez 
les adultes, lorsque Têruption est considérable^ il faut 
cautériser légèrement les ?ésiculeft et , si la dopleur e&t 
très vive, pratiquer gne saignée. Lorsque la. maladie est 
rendue chronique par des éruptions successives de groupes 
de vésicules, et ce cas est très rare, l'expérience a pvouvé 
que l'emploi des. purgatifs favorisait la guérison de cffs 
éruptions, dbn^^ dévelof^pement par^^ dû. qu^quefois 
à un étal couenneux du^ng^ et plus souvent à de& causas 
inconnues. Les (fquleurs vives qu'on observe assez fréqi^em* 
ment à la suite de l'herpès zoster, ont liuu plus rareu^nt 
dans l'herpès phlycléuoïde; il laisse aussi moi^ souvent 
des cicatrices sur les points qu'il a occupés* 

Historique et observations particulières. 

§. 337. Balemim pense que cette variété de l^herpès a 
'été indiquée par Galien sous le nom d'epmQç xey^^caç (^her- 
pès mlliaris). Les passages cités par Foës (1), et fous ceux 
que j'ai consultés à l'aide du novus Index in omnia quœ 
exstanb Galeni opéra. In-foL^ Basilece^ 1662, m'ont paru 
trop vagues pour être susceptibles d'une interprétation 
rigoureuse; et je vois autant de caractères propres à l'ec- 
zéma qu'à l'herpès dans \^ette observation d'une dame 
romaine, qui, suivant Galien (2), avait un herpès à la 
malléole. Aélius (3) reproduit Galien. Même vague, même 
incertitude daris les descriptions de l'herpès millaire )us- 

(i) OEconomia HippocratU^ art. EpTrnç. 

(2) Galeni meth, med, mêtié BatUbr, riffii , t. m« p. zS^* 

(3) Aetios. Tetrii sêmu % , in-fflit, ok^ ids, ^ ^ 



358 INFLÂMMATIOirS visfCULEUSEb. 

i]u'à Turnei* (1)9 qni en assigne claireoient les caractères. 
Willan el Batcman (3) en ont donné une nieilleare de- 
scription et une assez bonne figure. Russ^ (3) W d^rit 
sous le nom très impropre d'herpès exedens. J. Frank (4} 
en a donné une description peu exacte et obscurcie par de 
faux rapprochemens. Underwood (5) à fait tneiltiôn de 
son développement chez les enfans, ^t M. Alibert , dans 
sa monographie des dermatoses, a décrit cette variété de 
l'herpès sous le nom à^olophlyctide miliaire, 

Obs. XXXIX. Herpès phlycténoïde à la face y précédé 
d* une pleurésie et âfun érysipèle. — Roger , typographe, 
âgé de trente> neuf ans, d'un tempérament bilieux et oer' 
^eux, demeurant rue Saintd-Marguerité^ut admis a Ph<J- 
pital de la Pitié le i4 janvier 1826. Il était atteint d'une 
pleui*ésie; elle fut combattue et guérie par les émissions 
sanguines; quarante sangsues furent appliquées sur le 
point douloureux; le surlendemain , une saignée du 
bras fut pratiquée; deux jours après, elle fut répétée et 
seize sangsues furent ensuite appliquées à l'épigaslit. 
Quelques jours après , un érysipèle se développa à la face. 
(^ huit sangsues sous chaque oreille) y le lendemain huit 
sangsues Âirent encore appliquées à chaque tempe. La 
guérisoi) de l'érysipèle fut rapide ; la face conserva seule- 
ment un peu de bouffissure. Le 12 février 1826 un herpès 
phlycténoïde apparut sur le visage qui était alors le siège 
d'une desquamation assez abondante. On distinguait 
plusieurs groupes de vésicules sur les régions malaire et 
massélérine de la joue gauche et sur les régions frontale, 
temporale et nasale du côté droit. La plupart de ces vési- 
cules avaient environ une ligne de diamètre; celui des 

(i) A treatise of diseuses incident to Ae skin, in-8. Loadon , I73x» fiftbe^» 

P» 74- 

(2) Delineations of cutaneous diseuses y pi. xlix. 

(3) De herpetibus , in-S°, p. 29. 

(4) Praxeos univ. medic, prœeepta. Art. herpès miliaris, 

(5) Çn ihe diseuses ofchiidrm, Ei^hth, «dit. ui-3» p. 182 



HXRPte PHLTCTiEirODEft. 3$9 

aoli:<e3ëtaittia peu. plus considérable. Ceir^sicules dépour- 
vues d'auréoles , contenaient une sérosité blanchâtre et 
senii - transparente et ne se distinguaient de la peau qui 
les entourait , que par leur couleur blanche et comme ar- 
gentine* Dans les intervalles qu'elles laissaient entre elles 
la peau avait conservé ia teinte pAie qu'elle avait pris de- 
puis la guérison de Férysipèie; le développement de ces 
vésicules ne fut point accompagné de chaleur ni de 
douleur à la peau, La langue était un peu rouge, et cepen- 
dant les fonctions digestives étaient régulières elle sommeil 
naturel. Le 18, les. vésicules étaient desséchées et rempla- 
cées par de petites croûtes minces et brunes; quelques 
autres étaient jamiàtres et plus épaisses. Une gasti*o-bron- 
chite succéda à cette légère inflammation de la peau et le 
malade prolongea encore quelque temps son séjour à 
riwJpital. 

Obs. XL. Herpès phlycténoïde développé sur le tronc , 
iaface et les membres inférieurs, précédé d*un catarrhe 
de pessie et suivi d'une bronchite. — Pierre Fort,. horlo- 
ger , âgé de soixante-onze ans, demeurant rue de la Ca- 
landre 11° 399 vint me consulter au bureau central des 
Wipitaux, le 19 mars 1826. Cevieillacdest bien constitué; 
Kon teint est jaune et bilieux. Trois semaines auparavant, 
U avait éprouvé les préludes d'une rétention d'urine. Le j4, 
i la suite d'un déjeuner au cabaret, elle devint com- 
plète} la fièvre s'alluma et dura pendant quarante-huit 
heures; époque à laquelle , après avoir bulargcment d'une 
tisane faite avec de la graine de lin , la réglisse , l'orge et 
le chiendent, il put uriner sans le secours de la sonde. 
Depuis lors y Fort urine six à sept fois par jour, et rend 
environ une pinte d'urin^ qui dépose ordinairement une 
n]atièi*e blanchâtre. Il n'éprouve point de douleur à Tby- 
pogastre, ni les autres symptômes de l'inflammation chro- 
nique de la vessie. Il venait- réclamer des conseils pour 
un autre maladie (herpès phlycténoïde compliquéde bron* 



360 INFLAJUMÂTIOVS VÉSICCI^VSES. 

cliiUJ , qui »VtaiL déviant le i? mara, pendant les snesn 
• boudantes qui terminèrent le violent noces de fittvreqtui 
la rétention d'urine avait provoque. Dans la ouït du li 
au 17, plusieurs i^roupM (le vésicules apparurent snr le 
crtlè droilde la parlîe anlérieure de la poitrine; queIffiKj 
vi'ïiculesso développèi-eiiL sur les lèvres, sur le« .lilei ilii 
nezft sur les oreilles, dunslaiouroéedu 17 mars. Le len- 
demain, il se plaignit de picolemena dans la peau ia 
fefties , sur lesquelles il ne pouvait a'jippuyer sans douleur. 
L'éruption s'y elail propa^ree. 

Le 19 mars 1826, on distinguait plusieurs Tésiculotiic 
tacleï, 1° sur le nez, sur les lèvres et an-de£soiisdesorelll«ti 
il en exisliiit un grand nombre sur l'oveille droite; elln 
liaient plus rares sur l'orville gauche; 3° sur la parlisaU' 
t^iioure delà poitrine plusieurs groupes de véhicules m^ 
liaiies parvenues à iliffërens degrés de iléveloppemenls la 
unes sont pleines d'une sëi-oailé Irsnïparente, tandis quf 
les autres sont troubles el séio-purulentes ; 3" sur Is 
fesses, deux groupes bien distincts, fbrmi^s par des véii- 
cuitis on peu plus volumineuses que lesprécedenles. Toute 
ces vésipules ont des dimensions beaucoup plus considé- 
rables que celles de l'eczéma; leur base, peuenflimiméejeit 
cependant entourée d'un petit cercle rouge. Jo con^tulai. 
en oulie, l'eRÎilence d'une broncliile. Appétit peu pro- 
nunce , sommeil interrompu par des quintes de Ions; 
expecloi-alion assez abondante (/wone /îec/o/-Q/e j /ooc/i; 
ditte végétale ). Le 24, la.plup.irt des vésicules étaient 
dessecliées; celles qui étaient moins avancées avaient un 
petit point jaune à leur centre; les autres avaient été 
détruites par leTrotlement. Le 36, toutes les vésicules qui 
n'avaient pas ^le détruites etnient transl'ornit'es en pelil« 
croules noiie;, ovales, de la dimension de très petits 
grains de riz. Le 28 , de pelites lacliea rouge» indiquent Iv 
points ou lu cliule des croîitos s'est opért'e. La bronchites 
encore persitlé quelque temps. 



TocAB. ijrt JHngvporm. 

/Jf:^38. L'b^rpift circifuUmê ^t oaraclërité povde pe- 
)jfill0 v&icules globuleuMt très rapprooli(!éa ^ €t dispoMftis 
IP-fçrilie d'aQineaux ou de baodea circulaires^ é% manière 
^jpc»raier des ovales ooisipleUy dont le centre eat ordinaire- 
'ti(l^^i intact^ et dont les bord&^surmoniés de rësicules, sont 
t'im roage plus, ou moins vif* Sa durée est ordinairement 
If un à deux seplénairçiS) ell# peut 6tre beauconp plus 
K^ngue, lorsque iVruption des anneaux vésiculeni^ est suc- 
Ipssive. Il apparaît sur te cou-, ks )Oues, les bus ou les 

EiulejSy e(c. , SQUS la forme de taches irotuges. enflammées, 
culaires ou oyales, d'un demi-pouce ou deux pouces de 
Li^màtre, et dont. le développement et rexistence sont 
tççompagnës d'une démangeaiiK>n et d'un sentiment de 
Oiirraillement très incommode. La rougeur est moiris 
^ive au centre des petites taches que vers leur circonfé- 
rence; elle est tom-à-fait nulle ^llr ks aires des plus gran*- 
4f^i où la peau conserve sa .teinte naturelle. Bteut<ît de 
3B^LUe3 véhicules globuleuses, très rdppix>Ghées , dont la 
J^se est légèrement enflammée, et qui conttenuent un 
-Auide lransparenl,se développent sur la circonférence des 
lâches, en même temps que leur intérieur acquiert mo- 
mentanément une teinte rouge un peu plud foncée. Du 
* quatrième au sixième jour de l'éruption, la rougeur di- 
minue; les vésicules de la circonférence se troublent, se 
rompent, ou se recouvrent de petites croûtes brunâtres 
font minces, dont la iîhute a lieu du dixième au quinzième 
jour, pei^aQrt qu'une légère desquamation s'opère au cea* 
tredes lâches, lorsque la rougeur s'y est propagée. Quel- 
quefois aussi l'humeur des vésicules est résorbée; elles se 
flétrlsseiit^ et cette absorption est suivie d'una exibliation 
presque ipsequiilile de t'épi4ei?me« W «llA^euiii d'un petit 



56a INFLAMMATIONS VÉSICULEUSES. 

diamètro , Kurmoalés de très polîtes vt'siçules , oS'i'ent sur- 
tout celle dernière levminiiisoii, que l'on observe rarement 
lorsque les ovales sunt très Urgea et les vcsicutes plus vo- 
lumineuses, 

L'btr pas circinatiis n'est jamcVis accompagné de désor 
dres fonctionnels généraux , à moins (ju'il ne soit comptî- 
<]UH d'une aulre malafJie. Il peut se prototiLjer pendant 
plusieurs semaines, lorsque les laclie^ et les vésicules qui 
le catactérisenl se développent successivement sur diverses 
régions du corps. J'ai vu de ces groupes vésiculetix en 
anneau , epars sur la peau surmontée de bulles de 
pempbigus. 

Plusieurs enTans d'un même collège ou d'une m&me fa- 
mille sont quelquefois alteitits de l'Iieipès circinaluai 
retle circonstance a conduit quelques auteurs a penser qu'il 
était contagieux; mais celle simultanéité de développe- 
ment peut tenir à d'autres causes, à l'impression du froid 
par exemple. 

Les médecins anglais ayant d'abord désigné l'herpès 
ciicinaliis sous le nem de ringworm (^vev en anneau), 
par lequel on a égaiemeiit indiqué une variété de lavus 
l porrigo scululala ) , maladie incontestablement conta- 
gieuse, cette confusion dans 'a nomenclature a pu con- 
tribuer à propager l'opinion que l'herpès circinata» 
pouvait se transmettre d'un individu à un autre. L'ber- 
pès circinalua ne se reproduit pas par inoculation. 

On observe l'herpès circinalus principalement chez 
les eufans, les jeunes gens, les femmes, les personnes 
blondes dont la pean est fine et délicate : il est assez ordi- 
naire de voir ces anneaux herpétiques sur les joues et le 
menton des jeunes tilles. Les causes de l'berpès circinalus 
cbi'ouique, caractérisé par des éruptions successives, 
sont tout aussi inconnues que celles de l'herpès phlyclé- 
noïde ou du pemphigua qui afifecle la même marche. 

L'herpès c/fcmfltoa étant la seule maladie de la ] 



HERPi» GIACUfATUS. 36S 

qui 86 montre août la forme d'une lâche érylliématease 
entoarée d'uneauvéole de vésicules^ il est facile de lere- 
coopatlre^ loniqa'elleii ne sont pas détruites. Sont-elIés 
flëtries.ei remplacées par une lég&re exfoliation-de Tépi- 
dernié sarlin jbnd rouge exactement circulaire^ cet état 
•de la peau peut être confondu avec l'ei^ythema cirbina^ 
tum i son déclin , ou avec une plaque de lèpre dépouillée 
de squames. Dans le premier cas, quelques débris de yési* 
culessurunoQ plusieurs anneaux éclaireraient le diagnos- 
tic; dans le second, Terreur est a-peu-près impossible. Les 
anneaux érythcmaleux de la lèpre vulgaire en voie de 
guérison disparaissent très lentement ; et il est bien rare 
qu'il n'existe pas eu même temps d'autres plaques lé» 
preuses stationnaires on dont la guérison est moins ayan- 
ë^e. Quant au favus en écu ou en anneau (porrigo scu^ 
tiilata)j c^est une maladie contagieuse, d'une durée longue 
et indéterminée, et dont les croûtes offrent des caractères 
particuliers. 

Bateman conseille , pour calmer la démangeaison qui 
accompagne le développement des vésicules, .de recourir 
 des lotions faites a^c de l'eau Jans laquelle on aura dis- 
sous du sulfate de zinc, du bot*ate de soude ou de l'alun. 
L'application fréquen^ment renouvelée de linges imbibes, 
d*eau froide atteint parfaitement le même but. On a aussi 
recommandé les bains alcalins ou les lotions salines. J'em- 
ploie souvent, avec succès, la cautérisation légère avec le 
nitrate d'argent. En résumé, le traitement de l'herpès cir" 
cinaius est le même i|ue celui de l'herpès /^A/^c/^/zoKc/e:. 

Historique et observatianê particulières. 

S* 339. Çelse, après avoir évidemment indiqué le zona 
aous le nom AHgniaaacer, ajoute : « Alterumautem est in 
summcB cutis exulceratione, sed sine altiiudiney latum^ 
êublipidum^ inœquaUier tamefij mecUufnque sanescit y 



36^t 



INFLAUlUTiaNS visiCULÏCSES. 



extremiM proceiienlihus, ne sœpe id qund jam aanttm wî- 
dcbalur, ileràm exutceratar ( i). » Ce passnge, t^m, suî- 
vaiil Batemaii, parait se rapporter h, Vhavç^ circinattts , 
n'<^t pas Huiceptible d'une inlerpiélBlÎDn rigoureas», et 
me semble pliilât rappeler une variété île psoriasis pal- 
ma'ire i^darlre fqi/ameitee ceriirifuge , M'iherl). Tuinh- 
a désigné d'une mnnière claire el positive celle variété de 
riieipès sous les noms de serplga el de ringtvorm (j). On 
trouve dans \e Joiiraai hebdomadaire, I. iv , p. 197,6! 
dans la Lcmcette française , I. T, p. g, quelques remarques 
sur cette variélé. J'ai cilô un exemple de sa comolicaliim 
avec ]« penipliigus (Obs, XXVJI). 

Herpès lahialia, 

VoçtB. irtiSiBOEbcms labiale, ]ijirti%ii\in\K,e.\c., éruption dei iivm, 

S. 54o. Une légère chaleur locale, bientôt suivie d'un 
senlimenl de cuisson ou de lension, précède et arcompa- 
gne le d^velfippeinent dtis groupes de vésicules qui carac- 
lérisent l'herpès InbiuUs- Ordinairement ces groupes for- 
ment sur la surface des lèvres une «orle d'anneau inégii- 
ller doht la cïrconfërence s'étend inégalement sur le raen- 
* Ion , les joues et les ailes du nez. L'humeur des vésicules, 
d'abord transparente, devient trouble dans l'espace de 
vïngt-qiialre heures; elle offre ensuite une teinte d'un blanc 
jaunâtre, et finit par présenter un aspect purîforme. Dis 
le quatrième ou le cinquième jour de l'éruption, les vési- 
cules se rompent ou se dessèchent; le fluide qu'elles ren- 
ferment s'écoule ou se Iranafbrme en crgr\les noirâtres, 
qui se détachent oidînairement du huiliètrïe au (Jouzième 
jour, époque à laquelle il ne reste plus de traces de celle 
légère infïaramatlori. Lorsqu'on enlève les ci-oAles aranl 

(i) Dt n medici. Vit. y, swit. jS, 

Û,p. 7},ii>-9.L(iDd, 1736. 



kiMr;eiiiiif^d>ei4co*(îon «t lia ftjrmHlioti'd\jti nôbVel épi- 
derme , il s'en forme d'autres dont la desftîccallon et la 
dittt* fe>fii9t'plu« loi^g*teiÂi<ps âltendi'e. Cette ëntpiSoi) è>t 
touJKMirS' «ccvHspagnée d^on^ tianiéfaclion plus ou n^oths 
oofMfdài^aMe des pafrtieè affectées. - * 

«• Vheépi»lainaliê peut ét^e-produitdii^ètteÉi^htfiar Tac* 
timdfa causes extérieures sur U peati des lèvrèà', par l'im* 
preeBfioii du froid, par le passage d'uÂetetopéràturé ële-* 
fée à l'air Froid et humide^ par le c6h?àd Se tSorps âcrek 
ou irritans, etc.; souvent il apparaît dans'le c^rss et sur-" 
tCKityers lé déclm d'unis stomalife^ d*Vih corysa, d'urié aiip 




cjni n'a pas' éîé dàtremehl tndlSqriëé'par quelqi 

auteurs qui onl parlé de cette légère iuflamiQ^sit^n, Tous 

Ont cependant remarqué qu'elle élait^çuuvp^l précédée oUi 

accompagnée d^aphthes ou de vé&icules dans là boi^che. 

J'ai vu l'herpès labialis développé danjs.'.ç^tie caYiié et 

sur la' Toute palatine ^ accompagné de gène dans la dé** 

gtutitiOn , de douleurs à répigasirej^ de rappprt&| de nau». 

s&s^ îtc.) son àppariLîou a qxielquefois lieu J.ors d^ la 4i» 

lulnulion ou de la cessation d'une pdlçgniasie des visçàres». 

L'herpès /a&^/i« ne peut être coiifondu a.yepaut;unf9^utra 

affection dtss'îàvres. La disposition des y^icMle^efigi^oupea 

î:iolés, leur marche régulière, le volume considérable que 

plusieursd'entreelleiiaQquièrentfleurdessicationsousforme 
de croules, sont autant de circotistaAces qui ne permettent 
pas de confondre V\\&vç^ilg,hiaUê aveq l'aïKiema développe 
sur les lèvres : il est quelquefois plus difficile de distinguer 
eet herpès des vésicules arlifioiètles. 

L'herpès 2«fria/i« est quelquefois d'^un b6h auguré dans 
les fièvres et l'indice d'une prompte terminaison. In fe- 
bticantibus assidue fiuht pualulœ circà lahia eà tèosurf^ 
jaxià fébris soluiionem (i). Comine dans une foute de 

(i) ÀoâBt« Ttfr.n» semo i « m«fot.; p. a34* 




3^ INFLAUntAtlOlIlS VÉSiCtJtfetlSES. 

rinftjimmntion des ^anglitins ne s'est Jameîs terhïtti^e par 
snpjîurairun. 

LVxcilalion conlintièlle des organes de !a grfn^ratïr>fl, le 
conlacl des fliiidcs secrélés par le vagin ou Pulrfrus atteioU 
d'inflitiïimalionii clironi(|ues, soni , de loilleï Ie« cûasa 
assijrnôes à celle maladie, celles dont l'influence me par^i 
la nlieas d^raoïili^e. J"ai vu celle affection se reproduirt 
ainsi plusieurs ro7^ sur un même individu. Dans d' 
semblables, M. Pearson pense qu'elle peul être occasion^ 
par PusQgedesprëparaliona mercuritlles; d'autres croient 
avoir oliservrf qu'elle se développe plus fi-^ijuomtnent chH 
Its sujets ({ui ont cproiivé une on pIuKÎeUisatteinte.t de Ut 
!<yphilis. M. Copelaud assure qu'elle est quelquefois symp* 
loinalique d'une plilegniaaie ou d'un ri^lic^rissemen t dll 
canaldel'nièllire.M.EvanaeLM.SjmuelPlumbeaffirmeoïi 
au contraire, que le plus souvent son existence est lide 1 
une affection des or.îjanes digestifs, lînfin tous reconnais^ 
sent que l'herpès prœpulialis n'est point conlagieuf> 
M- Eivaris rapporte, ri est vrai, qu'un de ses amis ayant 
iniroduit soiis IVpiderme dn bras, vei-s le lieu où l'on 
pruliqueovdtuîiirtiTieiil i'iiioculalion , de la lymphe prisï 
dans une vésicule siliiiîe Rur le prùpuce , il s'ensuivit I( 
développement d'une vésicule beaucoup plu» Iftrgfr qse 
cetiv qui fTait lôut'ni le fluide inocuh; ; mdi» Celte expé- 
rieuM piiMem-a fois cenou'velée n'ayunt pld» âonnë le 
m^W i-^aiïltat, d'ailleurs peu concluant^ la ^roductioa 
decHtf'Vdi'irté de l'herpès., d'après M. Ev» W- Itri-méme, 
paVAtt'insdépeAdantè d'une eause spécifique. ' 

Iax vésicutès de l'heipèe phipwi/ftftj rie pt»ve«t tirt 
eonfondues a^ec Wspuatuléêei les tubercuié» ^philttiqua 
qnf se développent quelquefois sur le ptépuce j ohncuna 
décos formes phlegraasiques a des caraelèi'eS fefei» tfan- 
chés. L» venerola vulgaria ( Evans ) eal de toQiea Iw ma- 
îadii'S des Oi-ganes de la générai ion , celle i^ s 'il serait U 
plut facile d« confondre avec l'het'pès pttffptitialii^ 'VotAe' 



i^is^la première s'amionce par une pustnle solitaire , tan- 
dis que l'herpès est forméj dans le priticipe^ par ùngtoupe 
^.peliles yésiculeê. Les croûtes minces et écailleuses de 
Vhetpès ptœputialia ne pourront pas non plus être con<> 
If^odues avec les croules épaisses de la venerola vul» 
0^'iS' Le diagnostic offre plus de difficulté, lorsque ces 
Sections &e développent à la face interne du prépuce, et 
^'elles sont excoriées. Les malades ne peuvent souvent 
^4ire si l'inflammation était primitivement pésiculeuae ou 
pustuleuse. Le prépuce peut être accidentellement en- 
jftimmé , dans un d'as d'herpès prœputicdisj de manière à 
9^ndre le diagnostic incertain pendant quelques jours. Ce- 
2^ndant les excoriations superficielles de l'herpès sont bien 
jdistinctes des ulcérations syphilitiques , remarquables par 
l*ur profondeur, leurs bords durs et élevés^ et la petite 
paeudo-raembrane grisâtre qui les recouvre» Enfin , les 
;^tiles croûtes minces et aplaties de l'herpès ne peuvent 
ftire prises pour les croûtes des pustule^ syphilitiques. 
^ L'herpès prœpuUalis est une maladie peu grave, dont 
la' guérison a lieu ordinairement dans l'espace d'un à 
^ux sçpténah'es. Lorsque l'herpès prœpulialiê se déve- 
loppe à la partie externe du prépuce, il est rare que Ton 
•vit consulté pour cette légère inflammation, à moins que 
les vésicules n'aient été excoriées ou enflammées par le 
contact des yètemens, ou par l'application inlemnestivede 
t quelques topiques irritans. 11 convient, au reste, d'aban- 
donner cette éruption à elle-même, car tout ce qui tend 
à entraver sa dessiccation prolonge sa durée. M. Evans a 
6u connaissance d'un cas dans lequel elle fut d'environ six 
semaines, par le soin qu'on prit d'empêcher, à l'aide de 
diverses applications, les petites ulcérations des vésicules 
de se couvrirf de croûtes. Lorsque les vésicules sont situées 
â la partie interne du prépuce , et qu'elles sont excoriées^ 
on en .obtient constamment la guérison en introduisant 
une petite quantité de charpie âne entre le gland et le 




S'jû iirrLAHMATions visfCntctTsiES. 

pi-^puce , el par le seiil usage des lotions fraîches et salut- 
ninej, L'IierpÊfl proeputialis peut se reproduire à des épo- 
(]ues assez lappiochu'es puiirofFiir lous les caraclèrea d'une 
maladie chronique; dans curna, il existe souvent eri même 
temps nue inflammation chronique de l'iirèlhie : on abrège 
I(i dur^e de rileipès /j/œpw(ia/fa ea cjuléiisanlsuperficiel* 
lement !« véaiculfs. 

ffiâtorique el observations particulière s. 

$. 3i3. L'iiGi[i<!s prœputialisg vaguement indîtjué sons lei 
notas (rnphthafd'ulcusciilaprœpuliifé j^hmealappiiqaèi 
à des ■(jliliieii ou vûsiciileiî bolildire^ , a l>(^ d<;ct'it avec soiu 
parRuyslua(i),parKeuti;aie(33 elparEvans(3). J'en rap- 
porterai un exemple. D'autres ont Élb publiés dans lu jour- 
nal hebdomadaire , I. VII, p. tSQ, et le journal complé- 
mentaire ^ t- xLl, p. 45S ; quelques remanjues suc sa 
coïncidence avec le:»' rétréci ^aernens de l'uifilhic ont été 
iiKÔt-éeiidansIa /îftJuemec/iKaZe, juin i83o. Enfin le/acfua- 
rlum a ('lé recommimdé conli'« cette éruption par M. Bo- 
tlialiii.''. {Bull, des se. méd. de Fèrussac , I. XXII, p. io5.) 

J'ai VII plui>i(.'urs c>is d'herpès prœpulialia, je van en 
cousigix >■ ici un e:!Lem[)le. 

Ob3. '\Ll. Uerpèa prœputialisi légère inflammation 
d'un d«a ganglluns lymphatiques de l'aine droite. — 
M. N...., iirgociant, âgé du qi^rante ans, marii!, bien 
consliltu;, père du quatre entans, n'a jamais éprouvé de 
maladies vénériennes. Sa lemme, depuis plusieurs «unées, 
e^il sujette à une leucorrhée liahiluellu, toujours plus abon- 
dante après la i-évo'iition tnenslrueile. Le 3 août iba^, il 
vint meconsniier pour uneinâimmalion développée de- 

(i) ffiilorj- i^aa tyuplwe iliuasc oj ikc ialegumenli of peau. (Médical and 
phyiLoal joo™..l. uni,) 

(3) Obteiwiioas apoahtrfti 0/ A' frtfiKt. (Tlte Edinburglimcdicaiiil pli}M- 
c*l journal, 10I. vu). 

<?)PaAo'..»adpiacLnmiirkswiaiMralioa<J'thegtaitalorgaiu.1oaà.,iiig,g.i-j. 



yaiir tttibi )tMn ètir (e f^répoco. Elle oKiHtl kér eài'aèlèm 
lUtAÉt^ : & l'fe'ltérieur da pr^pQce et près de èon OUi^r^ 
tliM ejtistaient trois gi*oupes de petites v^Btciules al;nmdies 
tel ieml-tratlparentes. Chacun de ces groupes était com^ 
Jpfckèë de hait à douze vésicules. A la surface externe du pré* 
puce, on distinguait quelques autres lésicules, et plusieurs 
petites excoriations qu'on aurait pu couvrir avec la tête 
dPnne ëpingle. La surface inleme du prépuce dtait plus 
l^nflammée que Pexterne. Le lissu- cellulaire sous-cùlané 
^tait lui-même un peu tuméfie, et la peau du prépuce ne 
pouvait être ramenée sans douleur vers la base du gland. 
TJn des ganglions lymphatiques de Tainé di*oite ^tait légà^ 
rêment tumëfié et douloureux. Tous les atilt^es orgaiies 
étaient dans l'état sain (cfecoc/îon d*orge acidulée). Aucun 
changement ne fut apporlé au riégime. La poÉtje affectée 
fat entourée de linges doux \ destinés & la préserver du 
frottement. Les vésicules extérieures se rompirent dès le 
lendemain ou le surlendemain, et pour la plupnrt ^e 
couvrirent de'petites croûtes minces et noirâtres. Une lé- 
gère excoriation succéda aux vésicules delà partie interne 
du prépuce. Cette excoriation Tut lavée plusieui's fols le 
jour avec de Teau de guimauve^ et le i5 aoul^ TulFection 
du prépuce et Tengorgemeni de Paine droite étaient dis- 
parus. 

Herpès vulvaria y herpès auricularis, herpès^ 

palpebralis, etc. 

$. 3i4. Des vésicules semblables à celles de Therpespr^* 
putialis se développent quelquefois sur la paupière supé- 
rieure, dans certaines ophtfaalnlies; sur le pavillon de 
PoreiHe, dans Totile externe 3 sur les grandes lèvres^ chez 
les femmes atteintes d'écoulement leucorrhéique , pendant 
la gt'ossèsse, ou A la suite des couches. Une jeune femme 
était accouchée depuis un mots s Paccouchemeut et ses 

24 • 




379 ITfFLAaiHATIOTTS VÉSICCLECSES. 

suites avaient çlë heuieuxt les lochiea s'étaient termina 
lequinzii'inQ jour, mais il y avait tnuiours un peu d ecou* 
lemunt muqueuîE. Elle fit une longue course à pied , et le 
même jour elle seutit de la douleur iiii haut des cuisses, et 
dcséluiicemens qui i'cmpëcliaieut de donnii:; elle se lava 
avec de l'eau froide. Je l'examiuai. Vers les points où lu 
peau des'gk'judeB lèvres se continue avec celle des cuisses, 
exislaieut deux giuupcs de vébiculesj la plupart bieu dis- 
tinctes, globuleuses et arrondies comme de petits pois, 
IransparcuUs on i-éunies de manière à former de petites 
bulles irri'guti&ies. Du vagin s't'couluit une luimeur mu- 
queuse abondante sur leï grandes lèvres, qui ^laittnt le 
siège d'élancemeuB douloureux. Quelques Iwius de siège , 
des lotions cmollienics et satuinitie:> calinèi'eut piomple- 
meut ces accident. 

J'ai ausM donné deij toinsi^ un jeune ouvrier, agi: de seize 
ans , bien constilue , et qui avait à h face dorsale des deux 
mains un grand nombre de vésicules semblables à celles 
do l'herpès labialis. Plusieurs de ces vésicules étaient des- 
sécbi'es, leSautresconleuaient une liunicur sero-purvilente. 
Celte inflainrai^iun vésîculcuse , dont la durée fut de sept 
il liuit jours, s'était déjà développée plusieurs litis chez un 
jeune homme dont l'étal élail de broyer des couleurs, et 
qui avait l'habitude de se laver les mains avec de l'eâit for- 
Icmeiit acidulée, après les avoir frollées avec du savon 
noir. J'ai vu la niên^e éruption se montrer à la paume de 
la main et sur la pulpe des doigts , sans cause appréciable. 
Retenue par un ('pidernie épais, l'humeur des vésicules 
avait été en partie résorbée. 

Herpéa iris. 

%. 345. L'herpès iris est caractérisé par de pel ils groupef 
de vésicules, entourés de quatre anneaux conceniriqiws, 
érythémaleuxjde nuances diiî'éreiites. Les malades cou»- 



HBRPàS IRIS. 373 

parent quelquefois certé ëruplion à de petites cocardes. 

' Cette inflammation se développe le plus souvent sur 1« 
face <forsdIe des înains^ sur le coudèpied -^ sur l'olëcrlney les 
liialléoles, etc. Elle débute par de petites taches rouges 
circulaires, composées d'anneaux concentriques de nuan- 
ces variées, et qui acquièrent successivement de deux à 
huit lignes de diamètre. Â.u centre de cliacane de ces ta- 
ches apparaît du deu:cièrpe au troisième jour ujio yésicuto 
aplatie, d'un blanô jaunâtre, entourée elle-même de plu«< 
-sieurs autres plus petites, disposées en aniiëati. La vésicule 
centrale est entourée par un premier «oercle d^uii rôuge 
lirun obsc^ir; celui-ci par un second, plus extérieur, ayant 
à-peg-ptès la même couleur que la vésicule centrale; ce 
dernier par un troisième, d'un rouge plus foncé; un qua- 
trième où Taréolc se dessine lé septième, lé huitième, ou le 
neuvième |our^ et offre une couleur rosequi se-lbrld insen- 
siblement avec la teinte naturelle de la peau. De ces an- 
neaux le troisième est ordinairement le piris étroit ; il» peu- 
vent tous, mais surtout le premier^ se couvrir de vésicutes. 
bu dixième au douzième jour^ Thumeûr des vésicules est 
résorbée, ou elle. s'écoule ou se desséclie k leur surface sous 
la foi*ime de croûtes superficielle^^ qui se détachentavant la 
fin du second septénaire. 

L'herpès iris a été observé le plus souvent chee tes en« 
fans et les temmes^ seul ^ ou simultanément avec d'autres 
variétés de l'herpès. Il est bien distinct des^ autres variétés; 
c'est la seule maladie de la pTeau dans laquelle lès vésicules 
soient entourées de plusieurs anneaux concentriques. Lors- 
que la vésicule centrale est détruite, et lorsque sçs akineofux 
.sont peu marqués, l'herpès irîs peut être confondu avec 
le.s taches de la rosëole annulaire ^ celle-ci en diSere ce- 
pendant par la plus grande étendue dos disques, qui dé- 
passent quejqutffois celle d'une pièce de cinq francs^ et par 
l'absence de débriiï de vésicules. * . ,. . 

L'Iierpùs iriâ guérit spontanément dan5 l'espaw^^Viif ou 




374 INFLAMMATIONS \£SIC1ILET]SES. 

UuiiK stpU'aaii«s. On en abiège la durëe en cauldiisant té' 

gùi'cmiMit Ub véhicules ovec du nîlrale d'argent» Lorsque U 

saignée ckI retiOue niicessaiie par (judrjue inOamnaalion 

turicumiUiule, la eoitslraçtioa du «ing fibrtge la durée de 

lyT'ip'ioi- 

fff^trigtt$ pt ç^gervaiion» particuliéref. ^H 

S. 546. CvIIe ïarii'lé de l'iierpès a été lil ablie par Balemia, 
qui eo a i]\)oaé une dt;.'^criplîon exacte et une bonne; 6gure. 
M. Mar^liall-Iiall en a publié une liisloiie di-laillée (i). 
M. l,ed<fboeL' a lappoilô le cas d'une maladie cutanée héré- 
ditaire, r|u'il cvoil analogue à l'herp^-^ (Ws (a). M. Alibert 
classe telle (■riijjliun dans le groupe Qhphlyctideë. 

(»BS. XJ-li. /iKr/?èa tria des régions olécrâniennea et 
prélotuU^nties,' — Michel, âgé de vingt-sept ans, tapksier, 
• denifurant rue do l'Ourainen" 61, fut admit) an qualrième 
dispensaire le gmai-s iSaC. JeluidorniaL des soi|i3| de con- 
cert avec. M. Bayle, mon collègue. Le â et 6 mats, Minliel 
nvaii t'éprouve des dt'mangenisons aux lèvres, aux coudes, 
aux mainB, aux genoux. Lob jours suiv.ins, ces parties se 
coiivrûent euccc^î veinent d'une éruption vésiculeuee. Mi- 
chel ne suspendit pouitant pas ses occupa lions habiluel- 
Je&. ^1 esl fort, sanguin et bilieux, et avait éVé atteint de la 
ntènK maladieau motsd'octobi'e préc^denl} il n'a jamais en 
d'aultes affettiont de la peau. Le 9, les vcsiculee qui s'4- 
tiiitot développées &ur les lèvres environ «ix ou sept jouis 
aupH l'avant, étaient pour la plupart transformées en croû- 
tes minces et brunes, et offraient les caractère» de l'ber- 
j>Ù9 labialiê. Une seule vésicule, située sur la lèvre supé- 
rieure, contenait de la sérofité. L'herpès iria occupait les 
régions olécr^nienncs des nienibres supérieurs, et rotulien- 

(i) "C*« oj parlicular emptit/e diseaie ( Edinturgli Med. and inrf . lonT«. 

(1) t^tlmiti S4fncM niHtaiitik Firvuat, t-xTiii,p. 79. 



SMBS des membité infèiieiin}} il n'dtait, apparu qu€ depuis 
^qiMlre )OMrs. Les vésicultps, au nombre de vifigl environ 
a& bras droit j et moins nombreuses au bi-ftf gauphr» of- 
4rafe^l la disposition suivante. An centre d'upe siiriace'eii- 
flamtnee de qnatre à six lignes de diamètra^^pn distin- 
guait une petite vâsicule d'an blano jaiinAti^ contenant 
un peu de sA^ositë et commençaut 4 se dçssarbfr; ce poiut 
jaunâtre ëtait entouré d'un premier anneau d'un rouge 
hron, celui- ci. d'qn. second, à-peu-près de I9 même cou- 
leur que la vésicule centrale; le troisLàine, qui était le plus 
. éij>oit > était d'un rouga fonc« ; et trois iours après^ mu qua- 
IriÂme anneau plusvexcentriqne entoura les preyBiers: 
m teinte rose se fondait insensiblement avec |a couleur na- 
turelle de la peag. > . 

Les vésicules des réglons rotuUeunes offraient u^e.dispp- 

ait]oa'tout^à-&it semblable. Je dois aja.Mter cependant 

^u'it existait sur ,1e dos de la main droite et près des vdsi- 

cilles développées sur Je coude et sur le genou iin petit 

nombre de vésicules globuleuses semblables à celles de 

l'berpès plitycténoïde^ et qui conlenaienl une aéro^té lim* 

pi^e et. transparente. Toutes ses vésicules étaient le, siège 

d'un picotement très vif (saignée du hroa^^nne palette 

ei demie; bain;:iis(me d'orge). Les jour^ suivans, la desaic- 

oatjon des vésicules s'opéra , elle 1 5 mars 18^6^ on ne 

4islinguait plus que de petites tacbea rouges circulaires 

sur les parties de la peau qui. avaient été atteintes de cette 

légère inflammation. 

Obs. XLIU. $lcmaiUe; herpès irU. •*- Germain (|Fi:an- 
çois) serrurier^ âgé de dix— neuf ans^ demeurant rue d^ 
Faubourg* Montmartre* n. 79^ entra à l'hi^pital de la Pitié 
le iSavriLiQ^Sj pour y être traité d'une stomatite et d'une 
maladie de la peau. Germain est d'un tempérament lym- 
phatique; il a les cheveux châtains, la peau blanche et les 
chairs molles. II n'a éprouvé que deux maladies^ la petite- 
vérole dans son enfance, et dans le mois d'avril t83$ une 




376 INFLAMMiTIOSS visiCUlECSES. 

înAjuimalion de la peau iintilogue ù celle dont il est al- 
leint nujoui-d'hui. Quoique i'tiffeclion de la boiii:]ie soîl la 
ranladie principale, je décrirai d'abord l'inflammatioti 
de la pfOu.Le 16 avril il exîsie sur les membres su pi^neurs 
et infeiieura uo certain Dombi-e de taches, don! le dïn- 
mèlre variable est de deux à hifit lignes; une d'elles, ayant 
la forme et les dimensions d'une pièce de cinq fotis, est 
située à la partie inféi-îetue et exierne du bnis gauche, 
une autre au pli du bras; six autres, dont deux du diamè- 
tre d'une lentille, se sont développées sur l'av.int-bras droit, 
et un plus grand nombre sur le membre abdominal gau- 
che. Deux d'entre elles, sittiées li la partie supérieure et 
externe de la cuisse, sont très l'approchées: les autres sont 
éparses et disséminées. On dislingne sur le membre du calé 
oppose plusieurs autres taches, dont deux sur les fesses. 

La plupart de ces taches sont furméei de plusieurs an- 
neaux concentriques rouges ou roses et rendus distincts 
par la diflërence des nuances. Leur rentre est uccii[>é par 
une petite ci-oûle brune et mince, produite probablement 
par la dessiccation de l'humeur d'une vésicule. En effet , Je 
malade assure avoir donné issue à de la sérosité en grattaut 
ces taches, dont l'éi-uptiou a eu lieu à une époque récente, 
mais qu'il ne peut préciser. Ces taches étaient circulaires, 
et lesdiraensions descercles ou desarineanx concentriques 
étaient variables, mais proportionnées j celles do» taches. 
AnI'our du point jaune central existait un pi~(mier an- 
neau d'un rouge foncé ; celui-ci élaitrenfermé dans un se- 
cond pins exceuti'ique et d'une teinte rose; un troisième 
^tait d'un rouge Foncé et obscur comme le premier; nn 
quaSriènie eriiîn^ d'une leinle rose, se lond.-tit insensible- 
ment dans 1b peau, I,cs jours suivaos, te deuxième anncan 
devint blanc et vésiculeux; mais le ntalade le déchira avec 
ses ongles, et donna issue à qiioiques gouttelettes de séro- 
.silé. Toutes ces taches étaient le siège d'une démangeaison 
assez vive. Le 30, les petites croûtes de la partie moyenne 



Himpàa IMS. 3(77 

des taches étaient tombëèSy et laissaient voir one surface 
rose , recoBfeiâiC'pûr un nouvel éplderme. 

L'affecli€ra'de labonche a commence il y a environ douze 
jour8| par des aphlhès et une augmentation de la sécrëllon 
de la salive. Deux jours après , la tuméfaction des lèvres fut 
suivie de celle de la langue, et bientôt de Finflammatlon de 
1» gorge. La dëglutifiôn devint difficile et douloureuse; le 
bord libre des lèvres se çouvvit de croûtes brunes ou 
jaunes* Le 16 , les commissures, des lèvres sont saignantes 
et enflammées y leur membrane muqueuse , celle des gen- 
cives et de la partie interne des joues ^ la voûte palatine, 
sont couvertes d*aphlhes ou de taches blancbçs el proémî'- 
nentes, quised^sînent bien sur la. membrane muqueuse 
enflammée. La langue est humide , et la surface supérieure 
est enduite d'un niucus épais et blanchâtres la bouche est 
pHteûséi légèrement amèi'e et tellement enflammée que le 
malade peut à peine Fentr'-ouvrir. L'ëpigastre est doulou- 
reux; ^f, constipation^ apyi*exie {dièkt, gargarisme 
adoucisfant, iUane d^prgé). Le 17, tuméfâctioQ plus con- 
sidérable des lèvres; taches blanches, confluentes sur la 
paf.lie întei'ne des jou^ {même prescription). Le 18 ^ l'in- 
flammation de Ja bouché a diminue èt'i la sécrétion de la 
salive es! moins abondante; constipation (laifemént^ bain, 
bouillon et luit). Le 19, desquamation delà surface supé- 
rieure dé la langue, qui parait d'un rouge animé comme 
dans la éonvalescence de la scaHatine. Le 20, le malade 
ouvre la boucha sans douleur, l'inflammatjlou dimiuue 
progressivement les join's suivans^ et la gaérison de la sto- 
matite est complète le 3o avril i826. 

JSczéma. 

TocAB. Art. Eczéma, dartre squameuse humide, datirevhâ, gale épûténùquô, 

teigne muqueuse , teigne furfuracée , etc, 

$• 547/ L'eczéma est une inflammation de la peau; non 




3^ INFLAMlUnOl^ V^CCLEUSES. 

coutagieuse, souvpnl bornée à une seule r^gi»» ^o Wp*( 
caiacl(i|isée à fon tl^but par de tiès pel'iie^ v^îcules ww 
proi'mineDlef j oi-dinairement très rappiochêes ou «nlièi'e- 
ment agglomérées, qui se tcrminenl par ia rfcsorpliwiB 
Pluide ({u'elleg conijenneal ou par de» excorialions SBpw- 
ficielles , accompagnées O'uufi exlialation siisusd ( enus 
roussesy vnlgairemenl), auxquelles socctjiienl des squamest 
des fiiiFures, ou de nouvelles éruptions vésiculeuse» de 
même nali^re. 

Souvent horné ù une seule partie du corps, l'ecaéma 
peut Être ge'ne'ial , et se monlrer «irauUanéinent ou «uccn- 
sïvemenl sur pi usiqiirs régions. l\ affeole de préféiencecçlles 
on les follicules sont nombreux et 1res apparens , le cuîr 
chevelu , les oreilles, et plus rarement la face,IeU'onç,Ie 
poùrlour des ongles, la face dorsale des mains et les mem- 
bres sitpi'iienrs. II s'iîlend quelquefois sur les membranes 
miiqoenses. Chez l'homme , on l'observe fréqnerameot à la 
partie interne des cuisses, au ECroIuin, à la marge de l'a- 
nus ; chez !a femme, il se développe parfois sur les meçi- 
lîranes muqueuses du mamelon, de la vuWe et du recluni; 
chez les cnfans , il iilTecte spécialement la face et le cuir 
clievelu, ei. sYfend quelquefois jusque dans l'intérieur tle 
la bouche, des fosses nasales et de rorcille externe. 

L'eczéma est aigu ou chronique. Dans tous les cas, la 
maladie est caractérisée par une seule ou plusieurs érup- 
tions successives, sur une même région ou auv diverses 
parties du corps ^ quant aux vésicules , elles sont agglomu- 
rees sur de larges surfaces, ou disposées en groupes iri-é- 
guliers et rarement sous forme de bandes. Lorsque l'eczéw^ 
est général , on observe quelquefois sur le même individu 
toutes ces variélésàdifférens degrés et à différentes périodes. 
Dans d'autres circonslances,nne d'elles se montre, seule, 
avec t©i)9 ses caractères dislïncfifs. 

§. 348. Syniplômes. — Dans l'eczéma aigu ^ l'éruption 
^f pelibes, vésiculca est annoncée par un Beotiment de 



ImrmlbflMn^i e| qttidqu^oii pav un Térîtabk prurit; 
9ik9 lippjmmHSUl itjw pm wq» rougeur, chaleur ^ teiMÎenj 
.fti pHÎraleot dutt» leur dUpp(sitiQa trois variétés bi«a de- 
i)ri|ep ipar Wilia|i) Jt** ecséiôa ^impUtx y 71^ «c^ma r^i^mm,* 

, 1^ ]9âo» l'eccéiii^ ^impU» » yariétë ordinairenl^t très 
fll^BÎgMylii peau» «urmŒatëe de vëfiicuieâ>:eoB8epTe leplus 
•H^ofieÀtia ieifite naturelle entre les élerpre?.!! n'y a nî olia- 
leur ol. tpioitf Faction ^ les f^^iculet très petites^ plusoumoins 
npproohées', contiennent lioe goût teinte de sérosité Jtkn- 
-|ifi4t«'6tooprespoiuknt ordmairenient anx petiti^^îliies 
:ll^oà ilMf nt le^ poils qu'on observe très distinctement à la 
rpartieiotemeden bras » des cuiasies ^ etc. Lorsque l^unieur 
des Téncalçs est rësorbëe, P^piderme qui conconrait j^leur 
Jbrmalioii ae ride et ae détacha sous la forme d'an très petit 
dlifqne»Plus souvent encore, les vésicules , a près, quelques 
-jours d'eKÎstence y se rompent on sont détruites par le frol- 
.tem«nt$ la gouttelette séreu$e s'écouIé, et donne lieu* à la. 
jfonnation d'un grain î^unâtre qui ne tarde pas à se dota- 
cher,. laissant un pelit point rose, tantât sec , tantôt hu-- 
amide^ entouré d'un cercle blanchâtre. Dan», ce dernier 
.eaa»*on ^per.çoU un très petit pore i'oii suinta une goui- 
teleiic séveuae>[qui, en se desséchant, forme une croàlc 
de la grosseur d^nne tête d^épingle. Quelquefois aussi des 
Ismelles d'épidfsrme altéré et rendD plus épais par Phu« 
nenr desséchée des. Tésioules, sont détachées delà peau, 
fidnventp eelte époque, et sans causes connues, il se fait 
une nouvelle éraption qui suit en (ont la marche de la 
.première, et Feczéma devient chronique. 

Un de mes élèves , le docteur Levain , a fait connattre 
vne variété de l'ecséma simplex qui n'avait pas été décrife 
par Willan^ ni par aucun des pathoiogistea qui, depuis lui, 
ont fait une étude spéciale des maladies de la pesu. Elle 
a'annonce par de petits groupes de vésicules^ dont la di- 
mension varie entre celle d'une pièce de dix à q)aarante 



38o IPfFLAMlI4TI0WS VlfsiCni^DSES. 

soiM. Les résiciiles sont nombi'euses , très petites, en (ont 
semblables ù Celles' des antres Tarîétés d'eczéma , et par 
conséquent beaacoiip moins volitmlneusts que celles qoî 
carad^riient Vlim-pts phfycténo'ide. Ces groupes sont dis- 
séniin^s sur la peau , qui ii''est rouge que dans les potnls 
affectés. Sur ces taches rouges surmonlées de vésicoles, 
l'ëpiderine peut quelquefois ttre détaché et enlevé d'an 
seul moi-ceaii. Sa face îulerne est humide et présente it 
peliis points blancs ou d'un jaune foncé, produits p« 
riiuinenr des vésicules. Le dorme est rouge , non uicért 
Les groupes de vésicules ont une assez grande analogie 
avec ceux de l'herpès prœpulialis, et cette variété de 
l'ecztîma semble âtre le moyen de transition entre es 
deiir éruptions véaiculeuees. 

L'eczéma aimpîex envahît souvent toute la surface du 
corps, spécialement che-/ les enfans, les jeunes gens et lei 
personnes înilables. Sa guéiîson est ordinairement rapide; 
ses rtScidives sont assez rares. Les maladies avec lesquelles 
on peut le plus facilement te confondre, sont les éruptioru 
vêsiculeuâi:s artificielle* prodaitea par l'insolation et le 
lichen stmplcx. Pour ëvileC cette dernière ei'reor, il suffit 
de se rappeler que tes vésicules coniiennent de Ifi sérosité, 
tandis que' les élevures du lichen sont solides et donnent 
une goutlçlelle de sang lorsqu'on les perce. 

s° L'inQammation de la peau est quelqnetoie plus ia«- 
tense ( eczém» rubrum ). La partie qui va être le siège de 
l'ëruplîoths« tnmélie, devient chaude, rouge et luisante 
comihc dans l'éryllième ou l'érysipèle. Elle ert surmontée 
de [Kliles véhicules coniluentes , d'abord Iranspaventes, 
puis pi'ompLement laiteuses, qui se rompent et donnent 
lie^i d up écoulement de s&'ositc l'ougeâtie. Plus tard l'é- 
pidtarme^ impiiigné de cette humeur épaissie , le rauiollit 
sur quelques points, .se- détache sur quelques. auti-e.<, se 
dessùche sous forme de lamelles jaunâtres peu épaisses, 
qui »oot aussitôt remplacées par des croAles légères, 



kczjbii; . 38 k 

|)Vov«nânt dû desséchemenl de la sérosité qu'exhalent les 
siii'fdces malades. Enfin , la peau présente çà et là de petits 
points roses^ autour desquels l'éplderme forme un ?à*i table 
Jjseret, irrégulièrement découpé 9 qui indique la dimension 
des véstGules. 

Lorsque l'eczéma rubrum est très intense, la chaleur, lu 
rougeur et la tension persistent , ou n:ême augmentent 
pendant, plusieurs jours 9 les vésicules naissent et se rom« 
pent rapidement. Le fluide qu'elles fournissept iriiie les 
parties déjà très douloureuses \ et son contact donne lieu à 
des excoriations superficielles plus ou moins étendues. La 
peau, rôuge, privée de son épiderme, parait parsemée d'une 
ninhitude de /7ore« qu'on poui rait couvrir avec la tele d'une 
petite épingle, et d'où suinte une humeur roussâlre, quel- 
quefois avec une telle abondance qu'elle inondele linge des 
malades {dartre squameuse humide). D'autres fois les petites 
irésiculesse réunissent, se confondent et forment des bulles 
irrëgulières, analogues à celles que l'on remarque dans 
certains érysipèIes..L'épidermej soulevé dans une grande 
étendue, se rompt, des flots de sérosité s'échappent, la couche 
•ous-épidermique, mise à nu, fortement tuméfiée, présente, 
en-outre des por^ déjà indXqxxis^àiQs fausses membranes 
blanchâtres, molles, peu adhérentes. Enfin l'exhalation 
séreuse diminue et finit par se tarir; des lamelles épider* 
miques ,. d'abord humides et peu adhérentes , rendues 
jaunes et verdAtres par l'humeur qui les imprègne, se des- 
sèchent, tombent et sont ensuite remplacées par d'autres 
lamelles^plus sèches et plus persistantes. La peau perd in* 
sensiblement sa tension et sa chaleur ; la rougeur diminue, 
et les parties recouvrent lentement leur état naturel., dont 
le retour est annoncé par la formation à^Mxx nouvel épi- 
derme semblable à celui des parties saines- Mais souvent 
de nouvelles éruptions surviennent , et l'eczélna rubntrn 
devient chronique» 

5® L'eczéma et l'impétigo ont entre eux une grande ana- 




38o INPLAMMATIOJTS visiCULEDSBS. 

floiie. Les vésicules sont nombreuses, 
«erablables û celles' dta autres varioles d'eczénoa, et par 
consé:juent beaucoup moins volumineuses que celles qui 
earacl^cisenl Vhcvpis phljcténotde. Ces groupes sont dis- 
séminés sur la peau , qui n'est rouge que dans les points 
al&ctés. Sur ces taclies rouges Kurmonlées de vésicnles, 
IVpiderme peut quelquefois être détaché et enleTÔ d'un 
seul morcenu. Sa face juleme est humide et présente de 
peliis points blancs ou d'un jaune foncé, produits par 
l'humeur des vésicules. Le derme est rouge , non ulc^r^, 
Les groupes de vésicules ont une assez grande analogie 
avec ceux de l'herpès prœpulialis, et cette variélé de 
l'eczéma semble être le moyen de tt'ansitioa entre ces 
deux éruptions vésiculeuBes. 

L'eczéma aimplex envahit souvent toute la siufaee du 
corps, spécialement chez les enfons, les jeunes geos et les 
personnes irrilables. Sa guérison est ordinairement rapide-, 
ses r»!cidive3 sont assez rares. Les maladies avec lesqHelie^i 
on peut le plus l'acitement le confondre, sont les éruptions 
vèsLculeuses artificielles produites par l'insolation et le 
lichen sim/dcx. Pouréiiler celte dernière enreurj |I suffit 
de se rappeler que les vésicules contieTiDent de la sërosité, 
tandis que- les élevures du lichen sont solides et donneDt 
une gouttelette de sang lorsqu'on les perce. 

2° L'inQammation de la peau est quelquefoifl pt|ts ia*- 
lense ( eczéma rubrum ). Lh partie qui va être le siège de 
l'éruptioihse luméfie^ devient chaude, rouge et luisante 
comAie diins l'érythème ou Pérysîpèle. Elle eet surmontée 
de petites vé-^icules coniluenles , d'ahord transparentes, 
puis prompteinent laiteuses, qui se rum[)ent et donnent 
lie^i à un écoulement de a^osité l'ougeÂtre. Plus tard l'é- 
pid^rmc, imprvgné de cette humeur épaissie, te lamoUit 
sur quelques points^ .se- détache sur c|ue)que«. autres, se 
dessùche sous forme de lamelles jaunâtres peu épaitifies, 
qui sont aussitôt remplacées par des croûtes légèi^es, 



kczjbii; . 38 k 

|)Vo venant àù desséchemenl de la sérosité qu'exhalent les 
siirfdcet malades. Enfin ^ la peau présente çà et là de petits 
points roses^ autour desquels l'éplderme forme un réritable 
liseret, irrégulièrement découpé y qui indique la dimension 
des véstGules. ^ 

Lorsque^ l'eczéma rubrum est très intense, la clia^eur, lu 
rougeur et la tension persistent , ou n:ême augmentent 
pendant, plusieurs jours 9 les Tésicules naissent et se rom« 
pent rapidement. Le fluide qu'elles fournissent irrite les 
parties déjà très doulpureuses ^ et son contact donne lieu à 
des excoriations superficielles plus ou moins étendues. La 
peau^ rôuge, privée de son épiderme, parait parsemée d'une 
multitude de /70re« q^u'on pouirait couvrir avec la tele d'une 
petite épingle, et d'où suinte une humeur roussâlre, quel- 
quefois avec une telle abondance qu'elle inonde le linge des 
malades {dartre squameuse humide). D'autres fois les petites 
irésicules.se réunissent, se confondent et forment des bulles 
irrégulières, analogues à celles que l'on remarque dans 
certains crysipèles.X'épidermej soulevé dans une grande 
étendue, serompt, desflots desérosité s'échappent, la couche 
•ous*épidermique, mise à nu, fortement tuméfiée, présente, 
eo- outre des por^ déjà \nà\f\\xés y Aqs fausses membranes 
blanchâtres, molles, peu adhérentes. Enfin l'exhalation 
séreuse diminue et finit par se tarir; des lamelles épider* 
miques ,. d'abord humides et peu adhérentes , i*cndues 
jaunes et verdAtres par l'humeur qui les imprègne, se des- 
flèchent, tombent et sont ensuite remplacées par d'autres 
lamelles- plus sèches et plus persistantes» La peau perd in- 
sensiblement sa tension et sa chaleur y la rougeur diminue, 
et les parties recouvrent lentement leur état naturel^ dont 
le retour est annoncé par la formation à^Mxx nouvel épi- 
derme semblable à celui des parties saines.. Mais souvent 
de nouvelles éruptions surviennent , et l'eczAna rubnirn 
devient chronique. 

5® L'-eczéma et l'impétigo ont entre eux une grande ana- 




38a IKFU-MMATIOlrs T^SICULEUSES. 

logio pour lea régions dn corps sur lesquelles îli m aov 
trent , et peul-élie pour l'tlénienl de la peau d«iu lequel 
ils se (léf eloppenl {Ua JoUiculea); aussi n'eiL-il pas i-arc 
de voir sur le même îutlividu quelques réjjioiude la pe&u 
uBeélëea d'impétigo, tandis que d'autres sunt enTahia 
par l'eczému. 11 arrive quelquefois aussi que «les surFaco 
plus ou moins considérables des légumens sont surmonlées 
d'un mélange de vésicales d'eczéma et de pustules d'impé- 
tigo, et plus fiéquemment encore l'on voit les vésicule* 
d'eczéma devenir puruhnten, et donner lieu à une variéfi 
que Witlan a, décrite sous le nom d'eczéma impeligi- 
jiodes. Lorsqu'elle débute d'une manière aiguti, la tensiuii, 
ia clialc«r tt la rougeur sont considéraWesj ce n'est plus 
de fourra illemens ni de démangeaisons que les tz)alade;< se 
plaignant ; mais c'est d'élancemens ,dedoulGui-s très viie». 
Les vésicules deviennent rapidement purulentes ; l'épi- 
derme, ftoulet^aoua la forme delargeslarabcauxjs'imprôgne 
de riiLimcur qu'elles contiennent, et apparaît souà la forme 
de croules verdSii-cs, l>imelleuses, qui ne lardent pas à 
tomber, et meileni à dûcuuverl une surface dont la ronarui- 
est aussi intense que celle do carmin. Loi-sque l'M-uplîon 
est consid<-rable , la malière icboieusc qu'elle Iburnil est 
tellement ubondantej que tous les appareils de pansemens, 
les draps, les couvertures en sont imprégnrâ ; Tudeur en 
est des plus désagié^blesj elle est fade et analogue à celle 
que I épand une laige biillure en suppuralton. Ordinaii«- 
merit il existe autour de ces eczéma impéliffinaax nu 
cercle lOuge tuméfié, parsemd de petites vésicules transpa- 
rentes, laiteuses ou desséchées, eo tout semblables à cette* 
quicaraclérisentl'eczéma rwfirum. Parfois les vésicules elles 
croules se renouvellent , et la maladie devient chronique. 
L'eczéma impétigineux peut durer plusieurs semaines, 
se porter (Pune partie sur une autre, ou enfin en'vtihir 
presque tout le tégument externe; ic plus souvent oepen- 
dant il n'occupe qu'une région. Lorsqu'il ne tead pas 1 



p99s»t A Mat'clirbHt^Ue f tons les sjrmpiâaies s^àmeitidënt, 
Pinflammation dJiminâe, leë crofttes lamêltetises tombent , 
Pfpidermé se reproduit, et la peau violacée n*offre plus 
qu'âne léght^ desquamation. 

Les trois formes aiguës que je viens de décrire offrent 
des ndahces extrAmement variées. Le plus souyeut , les 
ateidens ne s'étendent pas au-delà de la partie malade, ou 
des régions sur lesquelles l'éruption s*est déve'oppée. Cepen- 
dant lot^qu'elie est fort étendue , elle est accompagnée de 
symptâthes généraux ; le pouls devient fréquent ^ il y â de 
la soif| de l'anorexie; le sommeil est interrompu. Les dou-> 
leurs sont exaspérées par la chaleur du lit; quelquefois les 
monTemèns sont impossibles ou fort douloureux. Les com- 
plications les plus fréquentes sont des ganglionites dans le 
voisinage des parties affectées, et chez quelques malades , 
surfont chez les enfans, une inflammation d3 l'estomac 
ou de l'intestin. 

4* Eczéma chronique. — Les trois variétés de l'inflam- 
mation de la peau qui constituent l'eczéma aigu peuvent 
ae présenter & l'état chronique; c'est même, il faut le dire 
la tendance de Veczémà rubruni et de l'eczéma impetigino- 
dêê. Souvent api*èsla rupture des vésicules, ^inflammation 
i^aggrave, envahit les couches profondes de la peau, et 
même le tissu ccllulairesoiis-culané. Excitée par des érup- 
tions vésiculeuses répétées et par' le contact d'un fluide 
idioreux abondant, la peau s'excorie^ présenté des ger* 
cures que cei*talns mouvemens rendent plus étendues et 
plus profondes , surtout si la maladie s'est développée en- 
tre les doigts, aux mamelons, & la marge de l'anus, aux 
jarrets, etc. Dans le plus grand nombre des cas, les régions 
affectées offrent d'abord l'aspect d'un vésicatoire en sup- 
puration , et fournissent une sérosité purulente d'une 
odeai* désagi*éable, qui pénètre facilement les linges appli- 
qués sur la peau. Ces eczéma fluens provoquent de vives 
démangeaisons accompaguées de cuisson ; la peau » vive* 



384 IKFLAJrMATIOlïS VÉSICDLETJSES. 

meot enflammi^e, devient sanguinolente, d'une coul«ut 
violacée, et paraît parsemée d'une mullitode de peliK 
pores, d'où au'mie une sorle de rosée sér(>use. Fatigués par 
lin prurit des plus violeur, les malades ue parlent que 
d'âcreté du sang , ùefeu intérieur, etc. lis ne peuvent se 
lÏTiei- au sommeil; teuis souITianccs, luomenlanément 
assoupies, renaissent souvent toiit-à-coup et sans cau;t«s 
appréciables; alors rien ne peut modérer l'ardeur qu'il» 
melleut à se gratter; uno sérosité sanguinolente s'écoule 
de la peau déchirC-s; les démangeaisons deviennent inLo- 
It^rables , surtout daus les eczéma du përînée, de la marge 
de l'auus , de la vuUe , du rcclum ; et lorsque la maladie 
est abandonnée à elle-même, eet élat se perpétue souvent 
des mois, des années entières. 

lorsque l'inflammatioti est diminuée, l'cczdnia chroni- 
que prend un autre aspect. Après un laps de temps plm 
ou moins considérable, les éruptions vésiculeuses ou vési- 
. culo-pusluleuses deviennent plus rares, et fîni^i^Qnt niéœe 
par ne plus se reproduire; les croûtes qui, d'abord bu- 
mides et épaisses , étaient aussitôt remplacées que déladiées 
di; la peau , deviennent de plus en plus minces , sècbea et 
adhérentes; la peau se couvre de petites écailles jaunàlrn 
( dartre squameuse ou furfitmcèe de quelques auteurs), 
parmi lesquelles on rencontre quelques croules sanguines, 
suites de légères excoriations produites par les ongles du 
malade. L'exbalalion séreuse est remplacée par une simple 
exfolialion épidermique plus ou moins aboadaule. Plus 
CCS eczéma ont été intenses , plus leur durée a été longue j 
plus leur disparition entière se fait attendre, et pendant 
long'temps on aperçoit encore des débris qui peuvent làiie 
reconnaître l'existence antérieure de cellemaladie.iï'iise fait 
une nouvelle éiuplion vésrculeu.te sur des surlàces qui ont 
élé ou qui sont encore afieclées d'eczéma, les nouvelles 
vésicules se rompent beaucoup plus vile que celles qui se 
développeul sur des régions qui n'oul pas cinore élé en- 



fiCZEIlA. 395 

vahîes : à peine existentielles pindant ciffq on six h^rtê , 
ceq«i lient sans doute au peu de «ésistance qu'offre î'ëpi- 
dei^e de nouvelle formation. Enfin il arrive quelquefois 
que de^petites (éruptions vësiculeuses se forment sous Tépi* 
derm« épaissi et altéi*é. 

S- 349. Après avoir décrit d'une inailière généi*ale Tee- 
■éma à l'état aigu et à Félat dironique, et les principales 
rariétés que cette maladie peut offiîr, je vais indiquer les 
part iciilari lés qu'elle présente sur diverses régions du corps. 

' t^ Eczéq^a du cuir chei>eluf teigne muqueuse Alibert ; 
porrigo larvalie. Willah ). Extrêmement fréquent chez 
les enfans à la mamelle f parvenus à l'âge de trois, cinq, 
et huit mois, et a l'époque de la seconde dentition» il n*est 
pas rare chez les jeunes gens de l'un et dei'autr é sexe, sur- 
tout chez ceux qal ont les dieveux blonds, la peau blanche 
et délicate, qui sont doués d'urne constitution lymphatique 
ôa scrophuleuse^ et dont lar tète est enferme de calebasse. 
Gel le variété ^«^pàrée à tort de l'eczéma sous le nom de teigne 
eu deporrigOy occupe tantât une partie de lii tète seulement, 
tantât loute sa sui^fiee, et s'étend presque toujtmrs sur les 
Dreîiles^ la nuque, le front et la face. Chez les très jeunes 
Mfans, les vésiitules de Teczéiua, i*ép.andues sur le cuir ofae» 
irelu et les tempes, forment bientôt des croates minces qui 
acquièrent une plus grande épaisseur à mesure que le suin- 
Uînient continue. Le cuir chevelu, tuméfié, fournit en abon- 
dance un fluide visqueux qui colle et enduit les cheveux en 
mas^e et par couches, et forme en se desséchant de» croules 
lamelieuses jaunes ou brunes. Dans cet état d'acuité, la tèie 
lit chaude, le cuir chevelu rouge et tendu ^ les enfans sont 
tm proie à une démangeaison dont rien ne peut exprimer 
la violence;. elle redouble lorsqu'on leur découvre la tête 
nu qji*on l'exposo à Fair; ils la frpllent violemment contre 
leara épaules ; ppur peu que l^urs mains soient libres^ 
ib se grattent avec une vivacité inouïe, et le sang coule 
K>us leurs ongles. Lorque les cheveux ont été coupé» avec 




386 INPLAMMATIOHS visiCULEDSRS. 

KMael^l«a«roùiM viil«vé<àà l'uiOe da cMapiaatms 4paal- 
lians, leRiui-iclievv{u, ni|is à au ttir cjuelijues jioinls, semble 
«iitl<iiL d'une tnaùiii-v d'appuretice, cusoeuse, <j4ielque£)is 
l'iutI;iiiMnaliun ae piupHgt; au ima ceilulitirt: sous-cuU- 
ih', qui lurine de petites tumeurs proélDÎnenle.^, luxom- 
pagliées d'une (joulfiur triw vive, Irùs aignij, et qui se lei- 
mincnl oi-diiiain^mcnl pai- U suppuration. Les ganglion^ 
(le U nuque &l des j-égio>iïpAroLidi«uncsdevienaQnt dou- 
loureux et se tLimiîfîcnt. Dans quelques cas, les vésicules de 
l'eczéma socl mélangées de pustules d'împi;ligq,el iescroA- 
tes sont alors lieaucoup pkis épaisses et plus ad lit^ienles. 
Une gi-aode quanlilë de puux se montre ausïj «n mfme 
temps sur te cuir chevelu. 

■ L'eczûrna du cuir cliCTelu se propage très souvent au 
front, aux tempes, à la face, à la nuque et aux épaules. 
Si les enfans atteints de oeLle éruption sont entoures des 
soins obDTenables, si on fuit lomber les croûtes au nioyea 
de lotions et de c-alaplasmes émollicns, l'inflammation du 
cvit cl>evelu diminue, «t ordinairement le suintement se ta- 
l'îl au bout d'un ou deux mnis. Si ces eoins sont iiégligéi, 
Jee linges qui enveloppent la tète imprégnés du fluide së- 
«i<ét«^ par les surfaces emOammées, augmentent le prurit, 
]*inflainmation devient chronique et plus profonde, Im 
bulbes deschevetiK s'enflaran^nl, et leurcbute peut avoir 
lieu Mtr une Bnrfaoeaflaez considérable; en m6me tempsle 
cuircltevehi sui- cguelques points enflammes prend ua m- 
-^tct furfuracé {Xaignefar^'u racée, Aliberl). 

Lorvqae le suintement ichoronx s'arrête iout-à>coup, 
naturellement ou à la suile.de m^icalionsiutem.pestive&, et 
amène le d'ess^cbeinenl trop prompt des croûtes, lea enfan-^ 
deviennent morne», taciturnes, tnquiets,mal portaas. D'un 
autre oâloj lorsque la sérosité coule avec abondance,, lors- 
qu'dle arrose et pénètre de toutes paris le cuir clievolu, les 
principales fondions s'exécutent souvent avec la plus par- 
faite Tt^gulariléj et la sanlé dea enfana s'améliore quelque- 



^eeityidtirons <ni'iiefl dlurriiées <a4x>iiilantes r^b^lt^s^ vctïtio 
'«iisertatién 'i^accordc avec celle de Billaiul., i\u\ dit «vuir 
vu^'àVhospïce des 'Ëdraiis -Trouvés^, un fi^sez grand nom- 
bvt d*9n(fiin6 À la mamelle, atteints d'eczëma da outç^iiclie- 
Telù {ieignemuqueuse)j qilt, après la guérison knté et na- 
'tui^elie à% èette iaflammatiM , ont ofiTerl un état de santé 
-et de fraîcheur remarquables. 

<2heB lesadakas» l'eesëraa chronique da cutc chevelu at* 
AX&ût apëeialement les individus lymphatiques on scro{^u- 
leox j à l'Age critique, les femmes en sont jplus souveiit^f- 
-fectées que les hommes. La plupart de ces eczëma, d'aboMl 
fluena et /uHriûba, deviennent plus tard squameuK et 
fiârfiittteéê$ alor»latuitië(action, la rougeur etla chaleur de 
la pean'aoBt presque nulles^ le ouir ohevelu, dépouillé des 
«quames^iri te recouvi^aientj parait légèrement tôuge et lui- 
«ant. laea «quames sont quelc^uefois d'une couleur argen- 
tine et nacrée, et ressemblent asse2 bien ausE pellicules 
dont les plumes des jeunes oiseaux sont enveloppées. Quel- 
iquefois dcfs paquet» de cinq â ibîx cheveux sont enchato* 
iiéa dans oea«quames^ qu'ils dépassent par leur extrémité 
libre et par leur extrémité adhérente. Dans cet élat ^ Tec- 
-Bétna ne provoque que des démangeaisons peu vives, et la 
4^le n'exhale aucune odeur. 

Quelquefois Peczéma chronique du cuir ohereki se. pro- 
page aux 'oreilles et aux sourcils^ attaque le bord libre 
des paupijbreSf provoque la chute des cils, et détermine 
desbphfhalmies chroniques rebelles. 

On observe rarement l'eczéma du cuil* chetelu clie| les 
^eillftrds, probablement à cause des tfhangemens survends 
daifr l'organisation de la peau. Je Pai vu quelquefois coui'« 
dder avec une sécrétion foUîcUleuae cérumineu9Q^ abon*- 
^Qaiite» 




388 INFLAÏTMATIOSS VlÉSIcnLEDSES. 

3°. Eciémade la face. — X'eczcma de la face chez les 
jeunes en Tansaccompagne souvent celui du cuir clievelit 
et des orgilles; plusieurs auteurs l'ont déci-il sous le nom 
Af! croiile laiteuse. Il se mon lie ordinairement sur lefronl, 
les joues et le menton } les petites vésicules qui le caracté- 
risent, disposées en groupes irn'guliers, dt'passen là peine le 
niveau dn la peau, qui acquiert bienltlf une teinte érytbénia- 
(euse; au bout de quatre à cinq jours ces vcdicules se roiu- 
peut, donnent issue à un ÛuMe visqueux et jaun^tre^ qui 
se concrète et se transforme en croûtes minces jaune vei- 
dSlre; de nouvelles vésicules ne tardent f)as a se dévelop- 
pera tacii-conftli'encedecesgroupesoudaDS leur voisinage; 
l'humeur qu'elles conlicunent sVpanclw à la surface de la 
peau, en tnËme temps qu'un suintement considérable s'é- 
tablit au-dessous des premières squames 4u croûteti. et 
ajoute encore à leur épaisseur et ù leur étendue. Si. cette 
maladie e^t abandonnée à elle-même, plusieurs éruptions 
uni lieu, jusqu'à ce que toute la facesoit pour ainsi dire enve- 
loppée de lamelles jaundtres. Souvent Tbumeur séi-euse ou 
séi'o-pnrulenle est très abondaiile (eczéma impeligirtodes); 
au-dessous des lamelles cl des croules Ja peau est d'un i-uuge 
très animé, parsemée d'une multitude de petits pores, cou- 
verte de légères fausses membranes d'un blancjaileuxî elle 
se gerco, s'excorie sur les joues, vers lescon^missuies des lè- 
vres, dans l'enfoncement qui les sépare du menton ; ces ger- 
çures sont augraenlées par la succion j les pleurs et les cris. 
Plus tard, l'eczéma de la face présente tous les caractères 
d'une inilamraalioa chronique; les vésicules sont rares, l'é- 
coulement, devenu peu abondant, se tarit, 4I la peau se re- 
couvre de lamelles sèclieset grisâtres quï&e délacbentsans se 
reproduire; les surfaces malades, puurvues.d'uu épideifme 
trè» mince, restent encore long-tempa ^rythéniateuses, et 
deviennent le sJège d'une desquamation furfuracée^^jui, 
elle-même "Suit par cesser, Jamais les excoi'ialions et les 
fissures qui accompagnent les ecuénia de la face ne laissent 



BCZJilEà. 389 

de clcaUrlces. Celles que l'on observe quelquefois sopt le 
résultat des excdrialioQS que lesenfansse fout avec lettrs 
ongles; poijif les prévenir, il. convient de leur ^nveloppiM^ 
les mains pendant la nuit; car j'en ai vuqui se melUièn^ le 
Tisage eu sang à force de se gratter, loi*squ'on ne prenait 
pas cette précaution. 

L'ecsséma delà face se propage quelquefois aux bords li- 
bres des paupières^ aux membranes mj^iqueuses de la bos-^ 
che, desfbsâes nasales et des conjonctives ;répitbélium> 
rapidement détruitsur celles qui en sont pourvues, est rem- 
placé par de petites-fiiusses membranes blanchftlres. Xorsr- 
que l'eczéma des paupières envahit les4x>njonc(ives, tous 
les symptômes d'une ophthalmie aiguë se déclarent : les 
yeux deviennent rouges^ larmoyans, sensibles à jf^ lumière; 
les bords libres des paupières sont tuméfiés et cedémateux* 
Dans les fosses natales, l'eczéma doiine lieu à un pruiît 
fort incommode et à un écoulement séreux très abondant. 
Celte maladie envahit rarepient la bouche; je l'ai vue bor- 
née à la lèvre ioférieùre, autour de laquelle elle formait 
une e&pèce^d'anneau; quelquefois la membrane muqueuse 
buccale, r^uge, tuméfiée, présente çà et là de petites ^^ulcé- 
rations superficielles, analogues à des apbthes, etlesen« 
fans jyidenl>la salive en abondance. 

Chez les adultes^ l'eczénia ruhnim et impetiginodes de 
la £ice est souvent accompagné d'une tuméfaction générale 
da igjsage et d'un œdème des paujSières semblable à celui 
qu'on observe dans i'éiysipèle phlegmoneux* L'eczémade 
la face difiere de cette dernière i|||ladifi«n ce qu'il est d'une 
plus longue tterée^ et qu'au lieu STune inflammation exan- 
thén^atéuse simple ou compliquée de bulles, la peau offr« 
une éftipûon yésiculeuse ou vQ^i^uIo- pustuleuse oi|fiinaire* 
ment a|(compagnée é'une chaleur prurigineuse. Quand 
l'«ezéma delà face est passé à l'élat chronique^ l'exhalation.^- 
séreuse est presque insensible; la ^oe se couvre d'écaillea 
furfuracées%ii tombent et se renouvellent ; le^i sourcils et 




"Sfyi- INFLAMMATION» VËblCULEUStS. 

If'- j>jti|}iiros !^ ill'jçiitrti.wf'nt fpK'finii'fljisr il« li'ur» jjoHs. Piiî 

jmtu^s filliJH lyni[)liuti(|UL-9 duiK bi inentilniitfîon ii'L'IiiiL 
point' i-êgi il itire , vu clic/, lest^ itellus le (Tux menstruel ne 
»'élnit point encoi'c ttabli. On la voit l'jti'cmeiit cIkts Itss 
vii'ii lards. 

* 3' Ecuèma des oreiilea. L'erzénrn des oreilles est une 
Us vaiiélés qiiVii rencontre le plus ^qucminent citez les 
deux sexes , à loul Sge. On l'observe soiiTeiil chex Jes lim- 
uiea iiprèslii cessation di: flux inerifti'Ufl. Lony en a bien 

ndiqiié les caraclèros (de auribus tuppurantibus). Les 
liés jeunes eafans en sonl souvent atteint». It coïncide fré- 
quemment ûTCo l'eczëtiia du cuir chevelu et de la fdce 
dont il suit on précède qiielqucibis.le diîvoloppement. Il ne 
laiil pas le CQTirundre avec t'intertrigo , sorte^d'trylhème 
d« la p(trli« pfisiéiimirt' dos oreilles accompîigin; de fis- 
.sure.'4 et d'un léger suinlcmeul. J'en ai aussi ul»erv4J de 
numi)reiiX exemple» cIick dt; jeivios GUcij ds qiiinEO à vingt 
anai la< plupart n'étaient point encore r^^lées, ou l'elfiiout 
toit ii'régulièreiiient. LorstiuÔ cetecziima se moiïti'O à l'état 
aigu , liM oiaillea deviennent rouges, tuin^'Hife^ leur vo- 
lume est souvent douMej un âuide roussâtrc s'éeoulo vapi- 
dcmcnt (les vésicules, des fissures s'élablisseat', riaPain- 
matiou se propage au cowiuil auditif autour duquel se for- 
ment quelquefois de petits foyers puruletis cxoessiveDjent 
douiouroux. L'auditioil est pervertie ou suspendue ; les 
ganglioûs lympliatiques voisins s'enflamment. Le plus son- 
vunt cet eczéma defficnt )É|roniquc', la peau se couvi'e de 
lamellei» d'an jauDe fonce, semblables à de Itères couches 
d(! cirejaune fendillées; un fluide roussâtre , dont l'êcou- 
Iementt«ugmente par la>pk£ssion , s'échappe des fîMur^. 
tiouvCnt, lorsque les parties uialadn paraissent revenir à 
leur état naturel , tuut-à-coup , sans cause connue, une 
éruption nouvelle ^e déclaie. 

L'eczétiwi des oreilles est ordinairement Ifès rebellt 



ctles^ lësfeinniéri Fépoque crHique) il gii^ritau conlrAire 
très fiiciloÉient et natiireUetiuent* ches les enfetis, lon^ 
^'ii s?éêl iléveloppë pendant le traTail de la deniitioa* 
Oh a conseille de plaeer dans le (conduit auditif externe 
des morceaux d'épongé ou des bcmn^elets de charpie , afin 
d'empêcher le rëti^ëcissement de celle ouymture; celte 
prëcautiori a plus d'incônvéniens que d*avantageaw'E)an8 
Peczëma aigu des qreiUes j on atteint mieux le bnl^ti'oa 
se propose par la saignëe, les applications de sangsues, les 
pëdiluvesy les laxatifs. Dans leseeKéma cbroni€|nes, le gon* 
flement du'tissu (Cellulaire sô^s^cutanë est rarement porté 
anjijomi de rendre cette pi*ëcaation néces^îre. 11 est rare 
qué^l'eczéraa des oreille» ne s^ëtende pas aux n^ons paro* 
tidiennes^ m'assëtériennes et au cuir chevelu ^ la^plus ordi* 
naîrement aussi les deux oreilles en sont afieclëes en même 
temps ; mais la maladie n'est pas toujours^ au même degré 
de l'an, et de l'autre c<)lë« 

4« Easéma desrnameUes. L'eczéma des mamelles est 
beaucoup moins fréquent que ceux que je viens de décrire^ 
je !ie l'ai jamais^ vu chez les }eunes enfans. M. Letiaineaa 
i*ecueilli plusieurs observations chez de jeunes fenimes<|ui 
nourrissaient pour la première fois. Il importcdenepasle 
confondre avec l'érythème ou les gerçures qui sont beau*** 
coup plus fréquentes que l'eczAttu chez les femmes qui 
allaitent. 0n l'observe quelquefois, surtout à l'état chi-o- 
nîque, chez de jeunes (ilies et chez des femmes qui n'ont 
jamais nourri. Quelquefois l'inflammation se porte d'un 
mamelon à l'autre; de très vives démangeaisons se font 
sentir 9 une sérosité jaundtre ou roussàbi e fine isibondam* 
mentdes parties aflectées^ et imbibe rapidement les linges 
dont on les couvre. La membrane muqueuse des manie* 
lo^s^ enflammée daâs toute son étendue-, mais d'urne 
manière inégale, ofiFre de petites excoriations sembla- 
bles à des égratignures linéaires; quelques peints sont 
d'an rouge animé, humides^ par^semés de pelile&gout>- 



\ 



Sga IKFLAMMATIUHS VESICOLECSte. 

teleiles sci'o>janginno!entt;s, queltjucs autres sonl cou- 
verts Oecrtiûte« jaunâlies qui vQnt en diminuanl d'cpaiî- 
seur (iu cenli-e ù la circonft-i-ence. Celle inflammation 
est ordinairement accompagnée de dt^mangeatsons lies 
vives, qui augmentent à-l'approclie et pendant la mcns- 
traalioD. Les mamelons rcMlent long-temps sqwtmeux ; ils 
suinlent un jour et sont secs le lendtimaîn. t'nfîn, après 
plusieurs guérisons et plusieurs lechitles, les démangeai- 
sons diminuent , le siirnlement séreux cesse : il se forme un 
nouvel dpiihélium lisse eh uni comme celui qui recouvre 
les parties saines. Je n'ai jamais observé cliez l'homme 
l'eczéma des mamelles. II importe de le dislinguei* des cre- 
vasses ou gerçures simples , et surtout de ne pas le conlùu- 
dre avec les nlci! rat ions syphilitiques; il e«t ordinaiiement 
très rebelle, peut durer des années , et réclamer un traite- 
ment actif à son début. 

5° Eczéma de la région ombilicale. La peau de la région 
ombilicale offre beaucoup d'analogie avec celle qui cir- 
conscrit les ouvertures naturelles ;«ussî l'eezéma du nom* 
bril ressemble -I -il beaucoup à celui du mamelon ou dé la 
vulve. Il a élé pris pour une lilennorihagie syphilitique. 
Chez Jes enfansquî viennent de naître, des tractions exer- 
cées sur le cordon ombilical, sa ligature et l'emploi des 
corps gras , donnent li^piquelquefois aA dëveloppetnent de 
petites vésicules el à de légères exconations dtclinctes de 
celles de l'uczéma par leur peu de durée. 

6° Ecséina de la partie interne des cuisses^ du prépuce, 
du scrotum , de la marge de Vanun , el de l'^trémilé in- 
férieure du rectum chez l'iîomme. Ces variétés d'ecaéma 
sont fort rares dans l'enKince ; elles sont phis fréqueulcs de 
trente à quarante ans qu'à toute autre époque de lu vie. 
L'eczéma peut commencer par l'une ou l'autre de ces ré- 
gions, su porter ensuite sur les autres uu les envahir 
toutes e4;taième temps. Le sommeil est inlerroœpu ; les 
malades, tourmentés par an prurit habituel, sout irascibles, 



- ^- BCZISMA. 39a 

agU^s ; les vé:tlcule3 naiaecnt , se rompent ou sont dëchii^ 
aossitâl après'Ieur formation ^ de sorte qu'il est souvent 
impossible. d'en i*encontrer d'iatacieç. La peau est enduite 
d'une bumeur ichoreuse ; les malades se déchirent avec 
leurs ongles 9 des fissures se forment et donnent lieu à un 
ëcoulemcnt séro^sanguinolenl ; le pénb^ le^crotum, le pe- 
rmet offrent de larges excoriations ; la chax'pie et le linge 
dont on recouvre ces parties en sont proroptemenl imbi« 
b^; la marehe.j le frottement, la clialeur du Ut^.queN 
quefoift La pr(!sence de pedicuU pubis ajoutent encore à 
^1 irritation dé)â si vive; l'éreclion^ l'émission des urines, 
la déf<k»tion sont quelquefois douloureuses. Dans la grande 
majqritë des cas, cet eczéma devient chronique. C'est tou- 
jours une maladie longue et rebelle, contre laquelle les 
patienssdlliciteat les remèdes les pins actifs ; il est des cas 
cependant où ils doivent être employés avec beaucoup de 
ménagement. Un de mes malades , atteint d'un eczéma 
chronique de la marge de l'anus depuis vingt ans, fut acci- 
dentellement affecté dune inflammation très grave de la 
membrane gastro-pulmonaire, qui céda à une diète rigou- 
reuse, a. l'usage du-Jait d'ânesse, de boissons mucilagi- 
neuses et à l'application d'un cautère. Pendant l'acuité 
et la période la plus grave de cette maladie, l'eczéma de 
la marge de l^anùs di^parut complètement et se manifesta 
de nouveau après la guérison de l'inflammation gastro- 
pulmonaire. Ce balancement des inflammations intérieures 
et extérieures est bien digne de fixer l'attention des pallio- 
logisles et des thérapeutistes. 

On a quelquefois confondu l'eczéma du scrotum et du 
périnée^ etc. , et surtout les fissures qu'il détermine, avec 
le lichen agrias ou des ulcérations syphilitiques. 

7° Eczéma de la partie inlei:nedes cuisses, de la value j 
île la marge de Vantis , des membranes muqueuses,^ du 
pagin et du rectum. Les enEans sont rarement atteints 
de l'eczéma de ces régions; chez la femme adulte j il peut 




3()4 INFt&MMiTTOns TËSICIIT^USSS.^ 

coiiimencpr p.iv l'une dVlIca, se" pi-op jgtii- cnsiiilfi an» 
niiliTi «m les envahir foules à-la-li.iis. Comme reliiî des 
|)nrtk's g(hii!iili'silerili>mnie, il dùbtilo parde l.i cliateiircl 
un piuril ÎTi»iip|iin-liibiti; rpsTésicuIci t-c rorajitHit ààa leiir 
iiaisssnce; les ctoiileni's deviennent inIoléi\ibIeff, des exco- 
riations se &>rmonl ; 1;i maladie SG propage aux gr.indtis 
lèrrCs , à la membrniio miif|ijeuae du vagin , n la marge 
" de l'anus et au rectum. Alors les cuissons , les démangeai- 
sons sont exlr^menicnl viveo ; l'iSisiission des urines est 
douloureuse, nu ecoiilemenl d'une odeur Fade a Irew paf 
les parties génitales exienies. Le vagin, la face inl-erne dei 
grandes livres offreni de psiitos escoriatioils roiige.s siipeiv 
ficieiles- les mul.nilcs se tivieot qiielijuefois à l'unatiisnie 
avec une soilcde lui eur, comme dans le piur'[s,o pudendi; 
les r-appoi'Us sexuels' sont impossililes ou Ibrt" doulouieiix. 

Cell^ vnrÎL'lé de l'wziîma a é\é (itieiqueluîs prise pour 
uTienlTectioii syphililique , et il osl souvent difficile , loiv 
qu'elleft^t accompagna d'un écoulement leu^orrli^ÏTjue.de 
détermÎTrer si ce flux est la oause ou l'eftet d« développe- 
meiit de l'i'rU])lion vésiculnu^e. Cependant ks humeurs 
Cjui s'écoulent du vagin chez les femmes atteintes de leu- 
corrhée ou deblunnorrhagie, donnent bien plus souvent . 
lieu à des inloilrigo qu'à de véiilaliles eczéma. 

8" Eczéma des membres injèrieura et supérieurs, 
Los eczéma des avant-bras , des bras et des cuisses ne pré- 
sentent rien de particulier; ceux des jambes chez les 
vieillards ont éié décrits sous le nom d'ulcères dartreux. 
lis débuient ordinairement d'une manière chronique, el 
Honl quelquefois ai-compagnes de varices et d'ulcéi-ations. 
Le plus snuveni l'eczéma des jambes a tes caractères de 
l'eczéma ruhruni. La peau, violacée, tendue, peu chaude, 
parsemée d'une mutiilude de petits pores qui haïssent 
écouler nii lluidis ichnreux, ronssdire, présente des en- 
curia lions d'un roitge vif. dont \a iuriacv ^»\. piquetée A% 
points d'un ronge plus toncé; d'autres- parties oifrent 



tevomenloii ti-ouve Jcs vësicnl».'» iiiiîtrlcs. LVruplién vési- 
Hdéusesé propage quelquefois à (u fiicedorsalo Ans piedâ et 
h» orteils ) i Pintei^valle qui les répare > et aloi^s ou observa 
!• mt^mea phénornènes que dans les eczëma des mains et 
fev doigts. Au resle, il Faut distinger les eczénaa primitifs 
f OTiÎYis d'ulcères des ë^rtiptions vësiculeuses produites poi? 
^tHintuct du pus qui V^coùle d'anciennes ulcérattons. La 
iérison de ces eczëma est difficile; lorsque les ercorialions 

Et guéries, lorsque, le suintement séreux n'existe plu&, 
pIii^ chute des.ct*où'tes a eu lieu, il reste pendant iong- 
Mipsune exfoHation ëpidarmique ^ un état aquameux de 
i^peiau, qui conserve une teinte i*ottge, violàcëe, luisante, 
« \et plus ingère excitation reodtirelle la maladie avec 
Ites de gi*avîlé qbe lors des prettiftrei atteintes. 
^^' Eczémn du pli du coudé y dsa aisseliéâ , desjUrrela, 
• ils offrent, dans leur ddveiopperaenl et dans leur mar^ 
he> beaucoup de ressemblance aveofîceux qui se montrent 
la marge de Fanus et aux environs des jparties gënitales 
^ Vun el de Fautive sex-e-; ils sont éepeudant beaucoup 
loiflB douloureux : celui des aisselles est le piqs rare', 
^ ofire souvent r^|iparence tk . 1-eczéma impétsgiueux. 
katis ces régions 5 UcliallBitr est Qt^dinairerm^nt considéra- 
le ; elles sont dans un état habituel de moiteur; les folli- 
ules sont nombreux , les nk)ûv^mens répétés : de là la 
iolenoe de»d(émangeaisons, l'abondance de la sérosité et 
t formation d^excoriation« et de fissures difficiles à guérir. 
L importe de distinguer ces yariétés des lichens confluens. 
jo^ Eczéma des mains • — ^^L'èczëma simple» se montre 
ipelfluefois dans l'intervalle des doigts^ sur la face dorsale 
IMiisûins^.et sur la partie antéri^uredes poignets. J'ai vu ses 
ériiKtaled'^disséminées aussi volumineuses aV aussi acuminées 
ne oetios de la gale. II est vrai que li'^une de ces affiîctions 
st contagieuse et que l'autre ne l'est pas; mais Fexpérience 
tii établit ce caractère', lorsqu'elle n'a pas été faite accidén- 




396 INFLAMMATIONS TÉSICtJLEtTSBS . 

lellcmenl as peut t-tre conseillée. L'eczcma rubrumsemtM' 
U'e assez souvent sur la face dorsale des mains eL des dojgls, 
queltjiu'rDisduusIcursiutcrvallea ou au pourtour desougles; 
les vésicules, extrëuiemeul i-approchi^e-s, peuvent donnei' 
lieu à là formation de bullus plus ou moiiu coiiiiîili'rabJes. 
Lorsqu'il Cit. borné au pourtour desoogles, oitisi que je l'ai 
plusieurs fols observû, il simule assez bien un anyxis, et 
lui'squ'il devieuc chronique , la peau de la face dorsale des 
mains s'liypi.'rlropliie et se couvre de croûtes larges, 
épaisses, jaunes ou brunes ; l'intervalle des d«jigts offre da 
crevasses profondes , dont Je fond est follement enElamin^ 
et dont les bords sont surmontés de lamelles croûleuses.Il 
suinte de ces fissures un fluide séro -purulent, surtout pen- 
dant les mouveniens de âonion. Quand on passe la main sur 
les surfaces malades, ellee paraissent rude» comme l'écorce 
d'un vieux clièrie> Long*lenips après, lu peau reste dure, 
sÈclie, furfuracée,.et se fendille facilement. 

Dans Feczéma génital, après plusieurs éruptions succes- 
sives, l'ioflammation se propage quelquefois à la paji/neii; 
la main; alors la sérosité est déposée et retenue au-dessous 
del'i-pidermeet non versée ù la suiTace externe; ce cjuimo- 
diDe noiableinetit l'apparence de l'éruption. L'eczéma des 
onglessera décriLdflnsun^u[reparagi*apbe.(>^oy.ONYxlS.) ' 

%. 35o. Complications. — Une foule d'observationsj re- 
cueillies sous mes yeux p«r M. Levain, prouvent que l'ec- 
zéma peut coexister avec la plupart des maladies qui alla- 
queul le tégument externe. Très souvent on apepçoït des 
pustules d'impétigo au milieu ou dans le voisinage d'une 
région occupée par l'eczéma; c'est même sa complication la 
plus naturelle et la plus fréquente. Je l'ai vu comcidcr arec 
la lèpre,4isEéminédans l'intervalle des plaques squameusesj 
et guérir pend^fBJ. quecelLu dernière'pcrsistait, comme si 
clKicune de CCS maladies avait tenu à un;; condition pailjr 
culiërC. Clicz une JLune femme atteinte d'un psoriasis^u/- 
laia fuit étendtr,<xi:tail cnm^e temps uu eczéma Huent 



feczâtfi. 397 

dfe la face et des orerlles. J'ai vu l'éczëina coïncider aTcc 
d^^yphiUdes squameuses. Des bulles de rnpia, des pustu- 
Icad'eclbyma, des furoncles, se rencontrent quelquefois sur 
'des indÎTidus atteints d*eczéma chroniques d'une ou deplu- 
sieurs régions du corps. Certains eczéma des parties sexuel- 
les et du -cuir ebevelti sont accompagnes àùpediculi qui 
excitent sans -cesse les malades à se gratter. Quelquefois 
Veczéma précède la gale; d'autres fois il est occasion^ par 
les pomn>ades employées dans le traitement de celte mala- 
■^ie»Ghez les enfans, des inflammations des membranes mu- 
^jueuses coïncident ou alternent souvent avec le dévelop- 
. pemeùt de cette éruption.* Lorsqu'elle est générale, lorsque 
la sétrétion est abondanteetduredepuis long-temps, il peut 
ssrvenir delà touxoudu dévoiement.Cesaccidensont lieu 
^lus souvent chez lès vieillards affaiblis ou épuisés par des 
maladies antéri^eures. J'ai vu ^eczéma du cuir chevelu, de 
la face et des oreilles envahir les membranes muqueuses 
des yeux , du nez, du conduit auditif, et donner lieu à des 
ophthalmies intenses^ des otites et à des coryzas chroniques 
âuivies d'écoutcmens abonda ns et tëlides. La grossesse peut 
développer l'eczéma, compliquer et entraver son traite- 
naentv quelquefois il le déclare chez les jiouÎTices après le 
i^ fle?rage.Chezleseilfans,il envahitquelquefoisia mvmbrane 
muqueuse de la bouche. L'eczéma des jambes, x^liez les 
TÎeii lards, est assez fréquemment accompagné de pété-* 
chies -autour de la peau enflammée^ d'œdèmc, de tumeui*s 
tariqueusea et d'ulcères qui retai'dent ou empêchent sa 
goérison. J'ai vu peu d'eczéma chez les phthisiques; sou- 
vent, au contraire, il coïucide avec des gastrites, des enté- 
rites et des bt*onchites , surtout chez les enfans ; chez ces 
derhiera.il est quelquefois remplacé par des conyulsions. La 
conséqoenjçe pratique à déduire de ces observations , c'est 
que le traitement de l'eczéma doit être modifié suivant les 
Ages et lesidio'-syncrasies , et surtout suivant le nombre, la 
nature et Tintensilé de ses diverses complications. 




î^ nTFLASrjlATJOlïS 7É3ICUtntJSBS. 

' ^. SSt. Obseruntinna finalomitfum. — * i[>(n ■{îtlUéitltii 
-niI(<ni'>s5un[î-i-etiliGllt!tilBiil[i(Tocl^f)ai)B'Pe(-m:mn.^^l, 
ti CcIlL-TiitiIaiiiG peiilallL'iniIre prestjiie Imilos te» ]Mir((a>ïfii 
It^gumw» cxlei'iie , elle hk Jiionire de pri'fiîi'eHce  la Em 
imwne dpsrwifises , bus plis des coudes, atix jarrrts, wk 
ataaeUes, aux aines, au cuir clieyetti , au soi'otum, à Ja 
*ulve, à U niai'ge de l'anus , et g^Hi^raiement Bur les «^ 
droits où les follicules tout le y\ua àéve\uppés et le plos 
«ombi'Ciix. L'eczoïna du cuir cbevelii est très fréquent cbta 
iei enfiius, ei à cet âge les follic'Lik's sont nombreux et plaa 
ToliiiniliGU^c; il est raie au conlraire chez les vieillardii, 
Xi'unîiClIon des folliciilps e»t i^vldenle dans reczéma s/m- 
plex. Enfin , l'ecK^nia se montre rarement dans lea r^gioiw 
où l'exisïuiice des follicules est douleuse, à la paume d» 
«miiis, à U plante des pieds, anx n'fiions rotulierines et oli^- 
«ranieniiRs, Dans l'eusi^ma «w/>?ex, le corps papillaire n'eit 
-^oint iujeilé; il lest dans l'eczéma rubriun ; les couclies 
firoibndes de la .peau«t le tissu cetlniaiie sua'^-cutan^ aont 
«quelquefois enflutnmt^s; lorsqae la peau est excoilt^c, elle 
peul se cour I il' de pseiido-merahruiies analogues à celles 
que l'un oliseive à Is surface des vi'.^catoîres. J'ai iiiêine 
vu, chez des ?ieillaids, la peau lies jamlics aileiole d'ee- 
KCiua rubriim. (jffrir de pelila Irons qiCon aurait pu lem- 
ptir avec la lùle d'une épingle, et de pelîles ulci.-ratiQiis 
siaiieuses , très iri-éguliéres , qui n'inlét'i^.'vsiiienl pas tonte 
l'épaihseur du dornie; la peau avait «n apparence assa 
analogue à oelle qiui présenterait une planche de bois 
d'acajou vermoulue ù sa surface. Dons tes eczéma impéti- 
gineux chroniques j'ai aliservé à la surface de la peuu de 
légers mamelons dus à une sorte d'ëk>ngaLion des papiUet. 
L*épiderme éprouve lui-même diverses «ll^ralîons; dans 
les eczéma chroiiiques, il se r&out en une sosie de pous- 
sière farineut^e , ou se détache en petites leinielles, dont 
le centre d^un gris jaunllre est plus adhéreot k la pmo 
^w leur circonférence. Danscerlainseczéiit» d«smiiiM| 



Jié{ijdoraie -Muli^é et desaécbé tombe en laq^.'iscailleâ 
)3unâlres, plus épaisses iontquMles upt éié ixnbibëes de 
^léroBÎlé. ^ufin, iliins quelques cas^ [V*pLdemi« est ddliMjil; 
'le derme est â nu ou recouvert pav des croûtes dont 
r^paiaseiir est variable. Le liquide sécrété par les surfeices 
•malades^ parfois séreux , limpide, peu odorant, est dans 
-d'auli^s cas trouble,; jaune, verdâtre ^ et plus ou moins 
oouaistant; il a une odeur fade, nauséabonde daiis l'eczé- 
jca impétigioeux, surtout lorsqu'il existe dos pustules d'im- 
jpétigo oaélangées avec les vésicules de l'eczéma. En se des- 
'#iëchant, cette humeur donne Heu à la formation de croû- 
iàa qui ont quelque ressemblance avec celles de l'impél-igo. 
JLwsque.rinflam.mation est vive, elle peut envahir les folli- 
cules pileux, la matrice des ongles^ et déterminer la chute 
^e ces appendices. En résumé, le siège primitif de l'eczéma 
est dans les follicules de la peau ; mais d'autres clémens de 
cette membrane sont affectés dans l'eczéma rubruni et 
impeiiginodea. Les papilks, toute Tépaisseur du derme, 
le tissu cellulaire sous-cutané et les ganglions limpliatiqites 
s'affectent quelquefois consécutivement : de là ces p(,>iits 
^licès qui se formeut chez les en fans atteints d*eczéinu de la 
tôte, et cesgangtioni^cs douloureuics qui iie terminent qurl- 
f queibis par sup,puration. D'autres maladies de la peau 
Yl^acué, laeouperose, la mentagre, Timpéligo) alfocleul 
^iljBsi et plus évidemment les follicules. 11 existe dune 
euti*e les maladies de la peau des diiférerices qui doiv.ênt 
t\xe recherchées ailleurs que dans les élémens anatomiques 
uù elles se développent. 

$. 553. Causes. -^yiài vu plusieurs eczéma impétigineux 
se déclarer exclusivement pendant la j^rossesse, cesser avec 
elle, se renouveler pendant une deuxième et une troisième 
gestation 9 et guérir promptement après l'accouchement, 
quoiqu'ils eussent résisté à divers traitemcns. Chez les en* 
£in8i le travail de la dentition et la qualité du lait de la 
nourrice} chez les famines i raméaonhée et la dysménor* 



(SOO IIIFLAMMATIOlrS VésiCULElTSBS. 

rhije exercent (jiicIqueroU aussi une iiiHnence winarqua- 

ble sur le dt'yeloppemenl de l'eczt'ma. ^ 

L'impoEsibllitë vu l'on est, dans une foule de cas, de Irou- 
vei- une cause (évidente ou pi-obable, poile à penser que 
l'ecEi-ma esl le plus souvent dt'vt-Ioppù et enlrelenti par 
une altération cachée des Huideâ on des solidea. Dans celle 
maltiditr, comme dans presque toutes les inflammaliom 
iiidi-petidantes de canses externes, le ^ang esl couenneux. 

Si un iTialndc guéri d'ecxcma est allcinl plus tard d'uoe 
nouvelle éiiiplion, il esl prisque certain qu'il oSriia le 
œpmc gcni-e et la même espèce. Cette spécialité de forme 
et probablement de nature, dans les récidiveS;, a été ob- 
servée dans le pemphigus, le fa fus, et dans plusieurs autres 
maladies des légnmcns. 

DuHs l'enfance et la jeunesse, l'eczéma se monire à \i 
lêle; dans l'âge mûr, à la potldnc, îr l'abdomen, el Kurloul 
.«ux organes sexuels; chez les vieillards, le plus souvent 
aux extrémités inférieures et à la marge de l'anus. D'après 
Bill.ird, on remarque assez souvent l'eczéma du tronc et 
des membres chez les nouveau-nés; il dît l'avoir lencon- 
Irt'' irhezdesenfjnaà peine ilgés d'un jour. M. Levain, ayant 
accouché une femme alteinlc d'un eczéma impiétigineiis 
de tout le cuips, Tit chez son enfant, deux jours après, 
quelques groupes de vésicules sur l'avant-bras gauche, au 
cou et aux jarrets, el biemôt un ccziînia rubi-um se déclara 
sur le front et au cuir chevelu. C'est à l'époque de la pre- 
mière et de la deuxième dentitions qne les CnTans sont 
spécialepient atteints d'eczéinji. Les femmes en sont plus 
fréquemment affectées que les hommes, sûrloal à l'âge 
critique. Les eczénna chroniques du cuir chevelu , des 
oreilles, des sourcils et des paupières, sont communs che2 
les scropliuleux. L'eczénta n'est point contagieux; mais 
dans quelquL's circonstances, surtout loi'sqn'il est flueni, 
l'humeur qui en découle peul déterminer snr les parties 
saines une éruption vésiciilou*e. M, Levain a vu un eczéma 



ECZÉMA. liOl 

Mgn d^ la iBLuIve cbez uoe femme dont le mari avait. une 
^^ggkblableérupliop très ancienne au scrolUm; la première 
^iM^^ul proinpiement. J'ai recueilli plusieurs faijis sem* 
«blables. , ' 

r ' Dans presque toutes les maladies^ ont)bserve des récidi- 
wires; dans >aucUne elles ne sont aussi fréquentes qtie dans 
,l;ec9éma.' J'ai rècueiUi une foule d'exemptes de rechutes 
-ioatlenduiËS, déterminées , par les variations de tempéra- 
Mjav^j les erreur^ de ri'giine, les affoctiona de l'dme^ etc. J'ai 
St#a diis eczéma guérie et se reprodairc douze ou quinze fois 
(MM>ns l'espace de plusieurs mois, même sous l'influence du 
jr^ime le plus rigoureux et le plus régulier. Ces rechutes 
'>aM]t lieu surtout çhe^ 1^ personnes irritables et nerveuses. 
S 353. Diagnostic. — L'eczéma est de toqtes les maladies 
%de la peau celle qui présente les apparences, les plus.var!ées5 
it car suivant qu'il est aigu ou chronique « simple ou com- 
fe^pliqué de pustules > il p(|3i).t être caract<^risé par des vési- 
&^u les. avec ou sans rougeur, par des excoriations humides 
3.0M fiuentes, par des: squames croûteuses ou de petites 
-ëctfilies furfuracées. ^ 

Willan et Bateman ont ^attaché à l'eczéma plusieurs 
ëruptionà vc'siculeuses artificielles ^ qui 9 sous ie rapport de 
Jeiir nature et de leur traitement, en sont toutyà-fait dis- 
tlrtctCd'. Tel est l'eczéma «o/are (coup de soleil), qu'où ob- 
' serve chez les laboureurs au temps des moissons, et chez 
les habitans des. villes qui vont passer les beaux jours à 
la oampafgne. La peau de là face ^. du couj des mafns^ et 
. généralement toutes 1^ régions habituellement découver- 
fes, devenues ërythéhialeuses, préseritent un très grand 
nambre de petites vésicules analogues a celles de Peczéma, 
ei qui se terminent, rapidement par une légère desqua-- 
niationfiijri'urâcée. , 

Quelques préparations raercurielles produisent une 
éi*uptii»n vésiculeuse qt/un a rapprochée do l'eczéma, 
duiit elle offre les càractètes'^tévieurs^ mais par sa na- 
I. 26 




((da ISFLAMMATIOUS VÉSICDLEUSES. 

tore et na marche elle n plus d'analogie avec les inOatn- 
Tiintinns artificieil*^ (voyez hyâi-argyTie). Plusienrs aali-es 
diilistuiices , les emplâtres de poix de Bourgogne , d* spara- 
drap, de diachylum gommé de ciguë et d'opium; lessiics 
. de quelques plantes de la famille des euplioi-biocées , l'huile 
de crolon tiglîtiin , les lotions sulfurenses, les arides suffi- 
samment éieadiis d'eau , etc., ont aussi la prt^riélé de dé- 
velopper sur la peau de peliles vésîcules qui, par leur 
forme, leui-dispbsilton el Icni-s dimension? se rapprochent 
plus ou moins de l'ec^i^rtia ; mais ces Inflinmaations vésicu- 
leuies arlilicielles en dlIRrent essenliellemcnl par leur Da- 
tiiro, et ga<^nBse.tîl touleii avec une faqitilé et une prompti- 
tiide qui conlrastent singulièrement avec la ténacité et les , 
fréquentes récidives de celte maladie. 

Les vésicules de l'Iieipès sont globuleuses, environna 
(l'une auréole inflammatoire, heaucoiip plus volumiueuies 
(rtie celles de l'eczûrna et disposées en ffroupes. Les petites 
gOHileleties séreuses qu'on observe quelquefois dans le rhu- 
itialisme, dans les péi-itoniles pm-péraleH, dans les dothî- 
jienléiiles, fie. (voyez sudami-na) sont dénuées des carac- 
lèies inllammiitoii'és el bien dialincles des vésicules de 



Lo[squel'eczémâ«im/>7«jroccupelesinIei'ralIesdesdoigl8, 
lespoignels, les plis du coude, les jarrets et la partie anlé- 
rieui-e de l'nbdomhn , il est quelquefois difficile de le distin- 
guer delà gale : c'est i lort que l'on a avancé que les vésicules 
de l'eczéma étaient toujours plates elagglom^réesj je les 
ai vues aussi voliimineuses que celles de la gà\e et comme 
elles éporses et un peu acumiiiées; mais la gale est essen- 
llellenîcnt contagieuse, et l'eczéma ne l'esl-pas; cêluî-cl 
est presque toujours aigu, la gale est consliiniment chro- 
niq'ie: enfin, le prurit de l'eczéma est une^espèce de 
cuisson , celui de la gale est une sensation plutâl agréable 
(pic priiible. Les petites panules rouges , solides, prarigi- 
neuscs da lichen ne conlîSiinent point de sérosité comme 



lies r?sfîcok«« -de l'eczéma sîiflple. Dans le lichen confliîent 
et'eAflàTnmi$(lîcln?n agrius de WinÀTi)*,lori8q«« les paptilcs 
agglomMés cii larges pbqucs ont ëtë excôrWe» par lés 
onglieft, la peau devenue rouge et sanglante foinnît uh li- 
tfUÎdo ^*o-tai)^iiino1ent , qui prend, en se des6ëc)ian(, Un 
Âàt intermédiaire ^ux. squames et aux croules facile  
confondre avec l'eczéma ruhriim fluent; aussi ce degré 
arancë et Irèis grave du lichen a-t-il été rapproché par 
Al. Alibcrt des excoi iâtions de l'eczéma, et fondu dans sa 
descripiton de là dartre squameuse humide. Les petites 
pustules psydraci^es de l'impétigo contiennent dès leur 
naissance une humeur épaisse, jaune, vei^dtre. L'eczéma 
impetiginodes offre à son début ou des vésicules transpa- 
rentes qui deviennent rapidement purulentes, ou^ ce qui 
est plu5 rare, un mélange de vésicules d'eczéma et de'pus- 
tulea d'impétigo. Les croules de l'eczéma impetiginodes 
sont moins épaisses, pi n^ sèches, plus compactes que celles 
qui résultent delà rupture des pustules d'impétigo qui sont 
jaunes,^ verdâlres^ rugueuses, iné<Vales^ chagrinés et qui 
ressemblent assez bien à de la gomme du cerisier. L'eczéma 
de la vtilve et du vagîii détermine un écoulement abon- 
dant qui pourrait êlre pris pour une blennorrbai^ie; mais 
il est rare qu'on -ne rencontre pas quelques vésicules in- 
tactes dans le voisinage des parties affectées. Dans les cas 
de syphilis, les démangeaisons sont pi^esque nulles; dans 
les eczéma des organes sexuels elles sont le plus souvent 
intolérables. Quelquefois il est difficile de distinguer les 
ecséma chroniques devenus squameux, dés lichens et du 
prurigo anciens développés aux parties génîlales. ï-orry. 
me parait même avoir confondu ces trois maladies rebelles 
dans sa description du prurigo pudendi: toutefois avant 
d'être parvenu h IViul squameux , IVcxéma des piittie^ 
gcnîlales est accompagné d'imi sniutt^menl dbond:int qu'un 
n^obserro point dtms lesautrts ivlîVclious dont je viens (k(2 
pa&ler. L*ecai''ma du cutr chevc*'» , ix. l'état de desquatu^itîoti^ 

a6. 




4o4 ISFLAMMATIONS VÉSICOLEUSES. 

oVst paa toujours fucllc à dialirigtiur du psoriasis ef du pi- 
tyriasis capitia; cependatil il est rare qu'on ne i-eiiconire 
JMs des lamelles jaunâtres et même d<^ croûtes attr quelque 
pavlie du cuir chevelu ou des oreilles, ou stir quelque 
Û|ir4 région du corps, ce qui n'arrit-e p:is dans le pîlj- 
Tiasîs, maladie essenliKlIemeiit furfuiacée et qui ne Hue 
iaraais. 

§. 554. Pi-onaitic, — Chez les etiFana, l'ecKéina du cuir 
clievelu et de la face est souveul une éruption saliitaiif. 
Lorsqu'il se montre pendant le travail de la dentilion, il 
ae guérit ordinairement que lorsque les dents ont pa- 
g ru. Chez les jeiincs Hlles dont hi inenMruatinn est irrégii- 
lière, l'eeztiuci des oreilles et celui du ctiin chevelu sutii 
rebelles , et ne disparaissent l<; plus souvent que lorsrjti'uii 
changement favorable s'eal opéré dans leur conslilution. 
L'ecKéma chez les femmes parvenues ù l'âge critique gueiit 
difGcilcmcnt; celui qui survient pendant la gestation ne 
disparaît ordinairimentqu'aprùs l'accouchement. Lorsque 
Teczéma eSt liérédiUiive, les guérirons soiil souvent suivies 
de récidives. Cliez les cuisiniers, les chapeliers, les (eitilii- 
riei-s, les eczi-nia des mains sont dune guérison difficile; 
chez les vieillards, lex eczéma des jambes , quelquefois ac- 
compagnés d'oedèmes el de tumeurs variqueuses, sont sou- 
vent incurables. L'ecziîma résîi.ted aulnnl2)[uHanx moyens 
de guérison qu'il occupe une plus grande élendue , qu'il 
est plus ancien^ phis ijpvéléré e( développé aux extrL'iuiléi 
inft'rietnes ou suc le cuir chevelu. Chez lis enfant et les 
vieillards c'e.st souvent une maladie gaHl est dangereux 
^ de guèrli: 

^. 355. TraUemen.l.~ Rappeler l'influence que la den- 
tition, la dysménorrhée, l'aménorrhée el la grossesse exer- 
cent sur le développement de quelques eczéma , c'est faire 
entrevoir te» indications que leur trailemenl réclame. Il 
est des eczéma dont la guérison s'obtient à l'aide du temps 
et du régime; d'autres exigent l'emploi de moyens plus 



ECZÉMA. 4oS 

on moins éuevgiquespl éa est dont on ne peut e$p^rei*la 
guérUon on qu'il serait dangereux de guérir. 

Bon nombre .de guéri.sons, ullribuée^ à Templol de mé» 
dicaïuene peu actils y doivent cire presque* enUèrement 
va pporlée» il la puissance du régime^ du repos el dulemps, 
dont l'influence est très marquée surtout chez les gens du 
peuple Inrrés à des occupations pénibles^et admis dans les 
bôpiiatiXi 

Vax vu des enfans à la mamelle atteints d'eczéma du 
ciijir chevelu, dont la guérispn a été obtenue par un chan- 
gement de. nourrice. J'ai vu des adultes et des hommes 
d'tin âge mûr atteints d'eczéma clironiquc des bourses , de 
la marge de l'anus et d'autres régions du corps , dont les 
symptômes étaient constamment aggravés par les plus 
légers écarts du régime, il ne faut pas sans doute attacher 
li'op de prOpiîétés curative^f à une foule de bouillons rafrai- 
cliisdans, dépuratifs^ èlc, recommandés contre toutes ks 
affections cutanées , et en particuliei* contre Peczéina; 
mais, d'un autre côté, dans ces derniers temps, ou a peut* 
être trop négligé ces moyens, ou plutôt le n'gime ali- 
mentaire dont ils faisaient partie. Toutefois», il ne faudrait 
paa astreindre rigoureusement' pendant un an ou plusieurs^ 
mois des individus d'ailleurs bien portans , et d'un certain 
âge,,. a un- régime diététique rafraîchissant, leur consti- 
tution pourrait en souffrir. 

J!ai vu plusieurs eczéma contre lesquels un grand nom- 
bi*e d'ageus théivipeutiques avaient été impuissans laut 
que les malades avaient conservé leurs habitudes el s'étaient 
livrés a un exercice actif, et qui ont cédé ausL mêmes 
moyens du moment que ces mêmes individus ont été sou- 
mis k un repos prolongé. Le temps fimt aussi par modifier 
l'eczéma , et quelquefois par eu amener la guérison'. Des 
personnes atteintes d'eczéma chronique, ont guéri sans se 
soumettre à aucun traitement. 

Les bairi9 simples ou émoUiens, &ais ou- tempérés > 



r'-V 




4ll6 INFLAMMATIOMS VésiCOLECSES. 

Midi dt! la plus f;)'»nde fit lîlô dniis les przénid simples, 
iliiris les oczëma flueiiH , squameux ou fuifiuacés, alois 
mèiiie fjue le» piiilics afficnes ne plongent pas datia l'eau. 
Vers le dt'clin da ces aOecliouB, lor5((ii'il n'e!ïii.te plu^ que 
d« (a raideur el de la séclieiesiie à la peau, dans les eczéma 
chroniques de la face ductile des tuains, des doigls, efc. ■ 
les bains de vapeurs aqueuses, el luteux encore Jes doocfiei 
de vapeurs, sotil uliifs. Lorsque l'cczi-ma eat passé à lYlal 
a'quameax , les bains de mer, les bains alcalins deponîl- 
■ lent Tacilemnit la peau des coucbes épidermitjLtes accu- 
mulceaà sa suifjee; mais ils augmcn lent presque toujours 
lu rougeur, el les squames â« reproduiseiil rapidemini. 
Les bains locaux lépc'lés plusieurs Foispar jour, les loiioDJ 
d'ean de graine de lin, de fleurs de mnuve, de tèles de pu- 
TÔls ou de lait pur, sont souvent utiles dans l'eoKéma dt6 
parties gi^nilalcs; les bain» de siège lièdes, répétés deuï 
imsie jour, procurent toujours un très grand soitlagerRenl. 
iii J'ficzéma s'est ëtendu sur la membrane muque-.asedela 
vnlv«, ksinjeciioiis d'eau de guimauve avec ou uns addi- 
tion d'ac^late de plomb, sontulik-8. Les bains siiirufeux ont 
été auiM employés à ce(l« périodeavaiicee de i'oczéma, sur- 
tout chez les individus âgés et affaiblis, Ils proVuqueal quel- 
quefois de nouvelles éruptions; aussi ont-ils élé avantageux 
en rappelant dus eczéniu dpnl la disparition spontanée ou 
obtenue par l'art avait été suivie d'accidens plus uu moins 
graves. Les eaux de Louëche ont été sou vent Conseillées avec 
succès dans ce but. Quelquefois aussi eiks ent paru foire 
parcourir plus râpidument leurs périodes" à d''aneiens ec- 
zéma cl^n hâter la guérisori. J'ai vu rarement les bains 
sulfureux artificiels avoir d'aussi bons résultais, excepta 
dans les eczéma anciens des vieillards et chez certains 
adultes oîi parfois seulement ils m'oni paru diminuer la 
rougeur et le suintement de la peau , après les avoir mo- 
mentanément exaspérés ; mais il faut faire exception pour 
les scfbphuleux chez lesquels ces bains sont oonstamment 



utiles. J'f i obtenu de bons effeis dVnc pommade sulfuro- 
alcaline, qui ne diflPère de la pommade d^Helmericb» qu'en 
ce qufellç contient moins de soufre ^l de sous-carbonate 
4e potasse. Le. soufre à l'intérieur ne. m'a. paru exerce^* 
Vlijpaçtioâ appréciable sur les eçzéû^a chroniques^ que 
lonqu'il produisait un effet purgatif. 

fians les ec^^ia fluens qui occupent de petites surfaces, 
laa lotions émoUientes sont utiles. Lorsque l'eczéma est 
auiyi dVjEcoriatiQns douloureuses et étendues,. lor^ue la 
peau est rouge et tuméfiée, ou çouveile de croûte» jaunâ- 
tves.d'nne épaisseur assez considérable, il faut i^emplacer les 
IcUionset Jesfommitationsémoilientes par des cataplasmes 
de fécule de pomme de terre, de Ëirine de. riz , ,de mie de 
pain^ délayées dans le lait ou dans les décoctions de racine 
de guimauve et de têtes de pavâts^ ces cataplasmes sont 
.pré&rables à ceux que l'on prépare ave^ la &rine de graine 
de lin qui provoque quelquefois des éruptions, vésicu- 
leuses ou pustt^leuses artificielles. Lorsque la peau est gfir- 
Die de poils, ces topiques doivent être enveloppés d'un 
morcean. de gaze. 

Chez les enfans atteints d'eczéma du cuir chevelu et de 
la £icê, lorsqu'on fait usage des cataplasmes^ il faut avoir 
soin de sécher soigneusement la tète et de la tenir bien 
couverte, surtout les premiers jours; si on omet cette 
précaution , il survient des otites ou des ophtbalmies plus 
ou moins graves, Vépilation est une pratique absurde 
4lan8 la période d'acuité de l'eczéma du cuir chevelu, et 
n'offre pas d'avantages lorsque l'inflammation est passée 
à l'état chronique. 

Une compression modérée , exercée par un bandage 
roulé, convenablement appliqué ^ est souvent employée 
avec succès chez les vieillards affectés d'eczéma rubrum 
des membres inférieurs , lorsque des tumeurs variqueuses 
on Pœdème complique cette maladie, ou lorsque les 
personnes qui en sont atteintes sont obligées de gai*dei? 



4o8 INFLAMMATIONS V^SCCDLEUSES. 

pi^iitliint Iunr;-U'mp9 l'dliilatlc veHicale, eftas se livier à 

beaucoup lie moLivemeiiF. 

On n cnrtsoillé de leiièi-os canlériRalioiiS avec le nitrate 
d'argent fondu , ou à l'aide d'une forie solution cCacide 
muriati^ue , pour changer le mode d'aclivili^ de la peau, 
lorsque l'eczéma esl passé à l'étal squameux, el qu'il exifle 
depuis pluxieui's mois ou cpielques année». Dans le même 
Ijul, on s'est servi de pommade de prêcipilé rouge , de 
calaplasmes rails avec delà potileche'lidoine, les clt-matitos, 
r^purge, eic. ; on a eu aussi yev,oMTK anwésicatolrea appli- 
qués sur loule ri>Ienduede)<i pean atteclée. Si l'on aoblenu 
ainsi la guériwra d'eczéma chroniques cii-conscrils, souvent 
OR les a aggravés. Rn gépei'Sl, lorsque t'eoz^ma est à l'élat 
squameux o« fuifuracé, les pommades adoucissantes sont 
préréraliles aux autres topiques; les bous etluts des poin- 
mades d'oxyde de lync et de calomel tiennent certainemcnl 
en grande partie à !a graisse de porc dans laquelle ces sub- 
stances ebnt incoi'por^es, souvent à petites doses. 

M. Aliberl a rapporté l'obseivation d'un eczéma (^dartre 
squameuse) dont la disparitiun ocdiiiona une aliénation 
mem.nlc. J'emplote constamment les exuloirea dans les 
eczéma rebelles du cuir chevelu et des parties génitales. 
Lorsqu'oli a obtenu , ou lorsque l'on veut obtenir la gué' 
rison d'un eczéma ancien chez un vieillard , ou chez un 
individu qui a souffert an léncu riment d'une maladie vis- 
cérale chronique, il convient d'entretenir â un des bras un 
cautère ou un vésicntoire. Si (a théorie deS' répercussions 
réclame encore un bon nombre d'éclaircisseinens , il suffit 
qu'elle soulève des craintes et des incertitudes pour qu'oa 
ne néglige aucune précaution. 

J'ai dit que l'eczéma du cuir cbeveln , de la face et des 
oreilles, cîiez les enfans, était queiquelols une maladie 
salutaire. Aussi convient-il d'examiner d'abord s'il ne serait 
pas dangereux île le guérir , !a meilleure terminaison i^tant 
quelquefois celle qui s'opère nalurellemenl. Assez de (aits 



ECzéifÂ. 409^ 

atleslaii le Ranger qu'il y aà£fiire évanouir ces «l'uptious 
jyun autre çâlë on « vu des o^btbalmies^ des oitte&j des 
mniéviUts disparaître lor^ du développement de certains 
cçséina ; e( ds^jas ce cas ^ il faut n'opérer la guérison de ces 
émpjtions que dfunemani&r&lente et graduée. Ces remar* 
f oeii soj]tapplical)Ies a d'aulres âges^ lorsque recséma se 
fr^p&enfe dans des conditions analogues. 

lies acides végétaux étendus d'eau , les limonades sulitt- 
riqoe^ murtatique^ tartarique, avec ou sans addition de 
gomme ^ le lait coupé a.vec de l'eau d'orge ou de gruau, 
Ipoorles personnes qui supportent difiiciteroent les boissons, 
«oidnlées , sont généralement reconunandéidansje traiter 
fluent de Fecséma aigu y et sont moins utiles dans le trai- 
tement de l^eczéraa chronique. 

liorsque l'eczéma est aigu , lorsque les démangeaisons 
sont vives , lorsque PinÛammation est porlée h un' degré 
considérable, concmie dans l'eczéma rubrum ou impetigir 
nodesy i\ faut pratiquer nne ou plusieurs émissions san-^ 
j^dines. J'ai eu occasion de constater un grand nombre de 
Ais l'utilité de \asaiffné&j m^me dans les eczéma chroni* 
^aés• Lorsqu'une première évacuation a été suivie d'une 
«mëlroration. notable,, c'est en général un motif pour. en 
pratiq^ier une seconde après quelques )oui*8. de repos. Je 
Sii5 'souvent de ces sr^gnées exploratives dans le Ivailement 
des maladies de. ki peau. Toutefois, il est des eczéma qui 
irësistent à ce moyen ou qui font des progrès» sous l'influence 
lied émissions i'anguines^ et il est difficile de tracer des règles 
Iprécises pour tous, les cas où elles doivent être prati(]uées 
ourejelees. EHes sont presque toujours nuisibles aux indivir 
dus irritables, peu $auguius,.et cbez lesquels l^eczéma s'est 
déirf?loppé ou exaspéré a ta suite d'une excitation plus ou 
tnpius violente du système nerveux. Les eczéma hétx'di- 
taires sont ordinairement fort rebelles 9, et il ne faut pas 
9^obsiin0r à vouloir en obtenir la guérison à l'aide des émis^ 
«ions 8ân|[uines. Chez les adultes et les mdividus d'un ^ge 




4lO INIXAMMATIOSa VisiCDLEirSES. 

uiftr, les saign«fs giStiéraiea iionl coii&linnment pi-éfinMliIrs 
aux saignées (oaaies. Ces deiiitèrcs soiil les icules qu'on 
puisse mi'tU'tt en a^aga chez les enfans. Ujug les ecKéma de 
la face et du cuir cheTelii,de la vulve et de la marge de 
l'anun , on ap|iiii]ue souvent avec siiccùs un certain tioui- 
bre de sangsues aux enviions des pariies enflummë^; chea 
les vieillards, il l'aut êli'e sohre dVtnissions £anguine«: w 
pendant elles sont quelquefois néce:4SHtres, ioi-sqtie l'ecxéma 
est l.irgeinenl excorié et flnenl, ou lor>iiu'il est actMinipii* 
gné de vives douleui's et d'insomnie. 

Dans les eczéma chioniques, snrtout dans ceux delà 
lace et di^ cuir clieveiuj les eaux de Sedlîlz, de Balaruc, les 
sulfates de soude et de magoésie, la crème de Uiti-e^ admi- 
nifilrés cliaque jour de iiiunière à procurer une ou deux 
selles liquides, sans coliques, ou bien à doses purgatives, 
deux fois par semaine, pendant deux ou trois moi.s, sont 
Ulilcs toutes les fois qu'ils ne suscitent qu'un trouble pas- 
sager dans les organes digestif, et sans inûiience friclieuâc 
sur la conslilaliuii. Il faut cc»aer leur emploi lorsque leiu' 
adjiiitn'slialion est suivie d'un malaise continu ou d'iiiilrcs 
accidens qui peuvent faire craindre le déveluppemenl 
d'une inâammalion de resiotuac au des Lnlestins. 

Dans le traitement de l'eczéma chez les enlans, un a 
rarement lecours aux purgatif ; \U sont nuisibles chez les 
femmes enceintes et pendant l'allaitement. Les individus 
nerveux et sujets à une conslipation habituelle en Fout 
au contraire usage avec succès. Le calomcl, adminislré 
seul ou associé au jalop, peut èlve employé comme pur- 
gatif; mais lorsqu'il est prescrit à doses brisées^ son usage 
est preiique constamment suivi d'uno in dam mal ion dou- 
loureuse de la bouche. Quelques eczéma sont lellemenl 
douloureux, les insomnies si fatigantes, qu'il faut reeourtr 
à l'action-des préparations narcotiques. 

Carréreet Bertrand>Lagr^sieonl singulièrement vanté les 
effets de la douce-amère dans le Irailemenl de l'eczéma 



ECZÈHA. 4'^ 

fcfcirir» PiVc). L^ia et Paufrr associaient ao suc, i l-éxtraU 
et à )a.dëcïocli*>n do cette plante IVmploi des puigtitifs et 
siirlout celui des pilules de Belloste. Après avoir mis innti- 
letnent en usnge le régime et le trailcnient ontiphlogisli- 
ques^ et la méthode purgative contre des ecz^mor lnvéttff*és 
de la marge de Ka'nus et ôes parties génitales, î*at quel<]fue-* 
, ibis ena ployé avec succès la décoction de douce - amëre ^ 
/ aTec ûddttiori d'un quart de grain de sublime corrosif^ 
mais ce lirait ement a ses dangers ou au moins ses incon- 
yëniens, lors mènae quUlest diiigé avec mesure. 

Les préparations arsinicalea sont quelquefois le seul 
' remède à opposer «irx eczéma cbrouiques et rebelles des 
bourses, de-la v.ulve et de la marge de l'fmas, etc. > lôVs* 
qu*on veut en obtenir la guëri.^oa complète. Je lie revien- 
drai pad sur ce que j'ai dit des pjpéraiive effecta de cea 
médlçamens $. 188-192, et des précduttona qu'exige leur 
emploi. J'ajouterai seulement que c'est sontént un conseil 
salutaire à donner aux malades d'un ilge avancé ou dVne 
iaible constitution , que de li»s engager a supporter patiem- 
ment leurs jnfirmit<!«i lorsqu'elles ne sont pas intolcrableÂt 
\a disparition passagère de ces exutoii*es naturels est quel- 
quefois suivie d'accidéns ou de récidives qui se déclarent 
un ou plusieurs mois après la cessation de ces Vemèdes 
énergiques. 

Historique et ùbeervations pc^rticulieres. 

$• 356. Suivant Â^lius (1), les Grecs dé^ignaient ^oos le 
nom à^eczéma, des vésicules prurigineuses qui n'jétaienl; pas 
• suivies d^ulcérations. Pans cçs derpiers tèmps^ Wit|an X^) 
a rep>roduit celte dépomination et s'en est servi pour dési- 
gner une éruption vésiculeuse non coulagieus^^ doptplur 

(i) « £as ix^cpkATa «^ ebulUente/ervore, Qraeci .valgo appdUnt » {Tetra^. iv, 
sêhn. 1 9 cap. .laS). 

(a) Bateman. ^noosis qfcut* Useases^ ord. vi , <r/f. Eczenia. 




4ia INFLAMMATIOSS VÉSICULE II SES. 

sieurs l'oriiiot et diverses lei'iniiwisons avdient été (l^crîles 
à lort comme (les inaktdieailidlinck'Sfiuusdej noms [lat ti- 
en II cis. 

Plusietirsobsei'f niions d'eczi^ma simptex ont clé publit'ea 
soiii\esdénoin'malit)iii ti'échauboulures, tTérupiion vésicu- 
leuie, de rubores cunt vesiculis et pruritu. ( i ) 

Un grand nombre d'histoires pa il icul lires d'eczt'raa ru- 
brnm ou d'eczéma impeliginades, d'eczéma fluens, ont 
ëlé indiquées par les palhotogistea français, goirs les vocas 
de dartre vive (a), de dartre squameuse /luuiide (5), 
d'herpès fongueux (4), de dartre avec ampoules ou vési- 
cules {^)\ il tant aussi y ratia cher pluaietij-s desci'i plions de 
icahies fera , agria. (6) 

Fhialeurs observations d'eczéma parvenu à sa dernière 
pérînde, â l'ëlat fuifura^, ont été publiées sous lea noms 
de dartre furfupacée i d'autres ^nl élé décrits sous les noms 
de dartre érysipélateuBe (eczdma rubruni), d'éruption 
laveuse (eczéma «t>i;/j/e^> (7) 

Les eczéma de la face el du cuir chevelu, dans leur él^ 
d'acLiilé, on télé décrits sous les nomsdecrwîieiiiVeuse.fS), 
de leigiie muqueuse l^^),àt porrigo /a7■^'aZw(lo),de scabies 
faciei { 1 1), de galle delà fac 
fans (i2)j l'étal furfuracé c 



e et delà tête des petits e 
l TaspecL tï»iia^'oce.de l'épi- 



(0 Sclieoïk. Ois. medic. rar.. 


eu.,yo\.ic 


i-foL 


. n- 749- 




(i) Bertrand-bagréiie. £»=<■ , 


sur U trail. 


des 


darIKi (OU. 


i,n, V, Ti, VII, 












(3)Alkberi. Pr^-^s ™r (« m- 


iladiei de k 


•P'" 


u.arol. in-l 


l*,!. >, p. ia4— 


DïImu. Am>. de la méd. physhi 


'..t.VII, p. 








(i)S»,on. Rec. pétiiid.^ ta 


sac.Jtméd. 




Li.p. 36, (i 




(S) Bertnind-IjgMàe. Ourr. 


ciic(Obs. 1:1 


'■)■ 






(6) PIaler{F.).i'mi*M,t.ii 


,p.67^.- ^ 












',!>.: 


î,6. 




(SJiFischer. De morb. cuMn. ^en, . , G«ti 


ting. 


,1735 (««.ta 




— Wolff. Dits, de cmsta l^ilea. 




..Ai 




,«,.793. 


{9)Alib«rt. 0«>r. o«f, p. 35. 










(10) Will^n. O-ycaUn. diseasi 


■i, m-4, Atl 


. Pnr 


■rigo. 




(■1) Rec dt, ««„ de la soc. de santé de Lyon 


,t.i, p. 33r. 




(IJ) MaoriceBO. TraUédesmal 


•adiei Jes/ei 


nmcj 


i gtosses, etc. 


,io-4.P»ri., 1740. 


l..,p,5.<^ 











deetne qne cette maladie offi*e' quelquefors dans «a dTer--' 
nfère.p&âode, ont é\Â d^mts scuis les Doms de teigne /î«r- 
j^amcéè^^i), deiéigue amiantacée. (2) ^ 

Ei>fifi'> dans ce.<» dernieï'alefnps, plusieurstobsecTations 
fS'ecèéma 4iXk\.éïé insérées, soàs ce nom,. dans divei'S te* 
cueîls. (3) 

Ou y trouve aussi des Faits et des remarques suv Pulflitc 
de la pommade de cA/z^/ar^We^ pour rappeler les eczéma 
dîspai%is y. sur Tefficacilë de la ciguë (4)^ sur les ineonvé- 
tiîens des coiffes de taffetas gommé {S) y dans les eci&éma 
du cuir chevelu, sur l'efi^cacilé dés emplâtresde diaoJiylufn 
gommé (6), de la dauce-amère (7) ,,des émoUiens lat de la 
saignée (8), ûxi précipité blanc (9), du rlîus radicans (10), 
des lotions dc9iu6/fm^(L]}^du sulfure depotasse{i^)^ $tc. 
Poupart (i3) cite plusieurs observations de gué^son des 
dartres pitres suivies^d'accideus plus ou moins graves. 

La dissertation deiyLLevain(i4) mérite d'être consultée. 
Cette confbsioii dans le langage et te classoment des Taiis 
est née- non v seulement delà divergence. des nomenclatu- 
res, mais encore de PerreUv dans laquelle sont tombée la 
plupart des patbologistes, en considérant comme maladies 



(i) Alibert. Ottt^r/cî;^. Obs*tv, p. aS; 

(2} Alibert Oacr. c(V. Obs; Il y p. 3f. ' 

(3) Joum, hehd.^ t. rv, p. 77-78; — t. vin, p. 44. — t^tvne médie, Join i83o. 
p. 343. — Joam. oompléin.', t. xni , t. xxxri, p. %S. — Ibid, t. xxxix, p. 37.— 
Zanc.yrAnA, t.'y, p'.>5S. iS3l. 

(4) Labpnardière. Ree, périodi de ta soc. de méd. , t. l » p. 001. 
{5) tiTspine. Rec. périod. de la soc. de méd. , t. xxxyixi, p. 437.' 

(6) hàbotkatdièrè. Rec. périod, de la soc. de méd. , 1. 1; ,p. a6i.— Rec, peu, de, 
la soc. deoiéd.^ t. LVi, p. 29a. 
' (7) Voyez les Obs. de Çaîrèrc, Crichton, etc. , dtées page 109. 

(8) Bobiliier. Ree. pir. de la soc. de méd. a<^ série , t. xxxi , p. i35> 

(g) Yatcqiûé.Jpum' compi.ft. iL3LXi9^5'). 

(10) y<^ez les Obs. de Dufrénoy citées page iir. 

(ti) Vincenzo Corapagneito. {Gat. méd. iHji , p. 433). 

(13) Bertrand {Rec.pér. de la soc. de méd,, t. xltiii , p« 369). 

(i3) Traité des dartres , in-xo , p. 86. Paris, 1784. — Det maladies infemes 
çue- les nncès dartreux produisent . 

^i^)Jjeva'm{J.) JEssai sur Peczéfna, Paris , iStky, 



4)4 IIÏFLA.MMATlOIt8 ViSlCULEnSES. 

d(9tin ctes les degiës on m^tne los diB'cienles lerminaisom 
de l'ecs^ma, dont iU ii'nTuient pas tludiéavecBoîo lesmo- 
dihcaliuns et les linnsliiiinatLons euccessîves. Je rpgr*ik' 
<}iie is nature de cet ouvrage ne me permette pas de va;}- 
[lurter un plusgi-and nuinbi-e d'observations porficuliùrm 
aur uiit; lUubdiedunL le» pli»;nomènea extérieurs sont ai ra- 
l'iùi, el dont le traitcmeiil offre souvent de si insurmoDta- 
lilea dillicu.lêa. 

Obs. XLIV. Ec.aêina vhroniqite de îa mamelle droite, 
guériaon par l'eau de Sediilz »/ un Uniment alcalin. — 
Une jeune fille , d'un tempérament sanguin el lymphati- 
que, élait alleiote d'un eczëiiia clii-oni'jue de la mamelle 
droite depuis trois mois. An lien d'f-tre lisses et polies 
comuaG dans l'étal sain, la membrane muqueuse du ma- 
melon et la peau voisine étaient coiireiies , dans l'élendiiu 
de trois ponces de diamètre, de lamelles épiderraîqncsgri- 
sàlrttsou jaunâtres. Celles qui élaiont Eilitcs an centre du ma- 
melon éuieutplua épaisses que celles qui étaient placées Tcrs 
s» cirounrércnce.bessquameti étaient sillonnées par plusie&TS 
petites gL'tçures .superficielles, d'où suintait une liuraeur 
rcreu^e luunïûlre. Un ne di.-ilinguait plus de vésicules 5 eliea 
uvaient été d(.'iruiles. Cette jeune lille diî^aîl que, dans les 
premiers lem^isdesa nmladio, la peau affectée avait rendu 
beaucoup d"en(/jr rou.iiea. Le manieltin était fç iîège de 
démangeaisons assez vives; elles devenaient intotéi.afeles 
pendaut la menstruation. Je Itii conseillai de se purger 
tous les huit jours avec une liouieille d'eau qe SediitK , du 
iVotlcr légèrement trois ou quatre fois par joUr la (>aitie 
malade avec un Uniment analogue à ceini qui est recom- 
mandé par HuMaud , et vomposé de deux parties d'huile 
d'olive et d'unu d'eau de cbaux, qu'on mélangeiail eniaileà 
parties égtili s. Après quelijuos onctions faites avec ce lîiii- 
meiit, k-â démangeaisons diniinucrenl cunsidôt'ahlt-nitnl. 
KItes avaient rr'!^ le .quinzième iour,el au hônl dVn mois 
tt di nii la ^uiTiinnéliiil complète. 



Ol»,'X.LV.'JSciifna chronique dès dâàx mameUes; 

'gtténson,par la: pomntade de précipité roz/jf-e. *-^ Made- 
tndkelte N.^^i;. figée de dix-neuf ans ^ d'un lempérariaent 

'sàÂgu^î^^ttyailt les cheveux blonds elles y^ux bleus ^ de- 
niein*afïr& Paijs^ rtiè d^Ecosse, fut sdftiise àd quïi.trième 
dispensaire ) le 3i no^^^en^bre iSsS. Vaccitiée à Tâge de 
cinq dnit., mademoiselle N.i. tf avait jamais ëté malade 
avant lecomnlencement de Tannée 1625. A celte époque, 

■ uti ecKémà se déclara , sans CajDse appréciable , sur le ma- 
melon du scjn droit 9 et fut accompagné de très vives 
démangeaisons* . Deux mois après, la même maladie se 
tnonira sur Je mamelon du sein gauche. Une sérosité i-oùs- 
sAtre oti jtïuûâti'e fluait abondamment sur la surface dès 
deux ' mamelons enflammés, et imbibait rapidement le^ 
linges dont on les recouvrait. Cette inflâmmatioil locùlc' 
n'était ^accompagnée d'aucun dérangement des4Éi*iYicipàles 
fonctions; seulement la menstruation é(aiAj(ioinsn'guliè're 

^ dépuis qualité h cinq moin. Au début de cet eczéma ^ mdde- 
fn^iselio'N...;, d'après lés conseils d'un homme de Part, 
fit-sm* le mamelon plusieurs applications d'une pommade 
soufrée, qui ^émbla aggraver rinflammation.Ëlle.fit en- 
éuile des lotions avec de Teau de^sprr. Elle prit a Pintérieur 

' de. la tisane d^orge et de cTiiendent^ et du bouillon de veau. 
L'inflammation diminua. Mademoiselle N.'.. appliqua eh- 

-suite sur les deux mamelons des linges enduits d'onguent 
de <iânctte(i). l^endant l'emploi de ce topique^ la rougeur, 
les démangeaisons et là sécïétion de Thumeur rbdssdlrc 
diiiimuèrcnt encore sensiblement ; mais ton» ces 6ymp» 
t^mès se ranimèrent tôut-à-coup sans cause appréciable. 
Enfin ) on lui conseilla d^appliquei* huit sangsues sur les 

* mamelons enflammés. Cette application donna lieu à un 
<rcdalement.de sang considérable^ et fut suivie de peu de 
soulagement. 



i 



• 1 ■ • 

(1) OHgHOUdeeatifitte : *ï[à emplâtre diacaldteos, de diaehjlinii gommé » drt 
•«Be»fittit« d'ofive» côlcoter oq perox^d^ de fer^ d« cfan^ne pifrttes 4^lés« 



Al6 INFLAMUATIOHS VÉSICCIiDSES. 

31 novembre i8a5. Les seins sont bien conPorm^: 
on .-ne iliitingiie plus uncnne vi'sicule à la siiiTiice des 
manieton:j. La membrane muqueuse esl enfl.innnée dans 
toule son élendue, maïs d'une manière inégale. Elle 
offïe de petites cxcorialiocs semblables à des ëgi-atignuiei 
et de petites gei'çurea liti^aii-es, L'épîthelium est détruit 
dans <[ueb]ues points, qni sont d'un longi: très animé, 
liumideii et p«rsemi!s de pelitcs goutleielles de sang. 
Dans quelqusa autres , il est épaissi et un peu i-otis»dlre; 
- il eal blaucli^lre et plus mince vers ia rîiconference du 
mamelon. Enfin le mamelon ne l'essemble p:is mal à la 
fiuiTâce d'un vésicatoiie en dessiccation , qu'on aurait 
^gi-atigné avec les ongles, ou plutôt il offic l'aspect de 
l'eczëma parvenu à l'éiat que quelques pathniogisles 
tVançnis ont désigné sous le nom de dartre SfjuaTneuse, 
La sui-lii(^ du mamelon, eu lïou d'être lisse comme dans 
l't'tat naturel^ est inégaie tt rude au loucher. Cette 
inSammaliun de la peau était le $iège de dénia ngeniso tu 
iuloléi'alileg. Loriiquc in malade avait résisté i pendant le 
jour, au désir de se giallei-, si>uvcnt la nuit , h moitié en- 
dormie, elle dOcblruit avfc les onj^lcs les mamelons eu- 
flammés. Cette inBammaiion L-l'uit superficielle, et ne s'é- 
lendait point au tissu cellulaire sous-culatié ( limonade 
sulfurique , baina tiède» f lotions d'eau de (Jotifard)- 
Ce tiaitcmenl l'ut coi,ilinué pendant un inoie. sans autre 
avantage qu'une légère diminution de l'inllaiiimatioti. Od 
suspenditf pub on ce^a iotalcmcnl ia limonade, qri avait 
p'ovoqué des coliques. LeH deux mamelons restèient long- 
temps squaiueiix; ils Buiniuienl un )om-, et ib ëtaientsecs 
le tendomaîu. Je: conseillai alors de faire malin et soir de 
légères rrictions avec la pommade opbtlialiiiique do De- 
sauli; d'en cesser l'emploi, lorsque le inniuelou paraîtrait 
très irrité; puis d'y iccourii" de nouveau, cuiome cela se 
fait dans les inllaminalîons chroniques dt:s paupières. 
Celte pratique fut bientôt suivie de !a d'nii'iulion des dé- 



ECZÉMA. 4^7 

mangeaUonÇj^ de la cessation du suintement, et de la for- 
mation d'un épitbélium lisse et uni comine celui de la 
|$^u aaiiie. Une rechute eut encore lieu sans cause appré^ 
oiabte, 4t oif retînt à l'emploi de la pommade d^oxyde 
rougV^ mercure. Enfin, après plusieurs guérisons et plu- 
siéui^ rechutes de moins en moins fortes, cet eczéma ëlait 
parraitedient guëri à la fin de mars. Nous avons con^servé 
la malade au dispensaire jusqu'au 4 mai 1826, aân de 
con«»tater s'il ne surviendrait pas de récidives. 

Obs. XLVI. Eczéma Yuhvum et impetiginodes çhro" 
tiique de la main gauche; guérison par la saignée y le 
ëublimé et la douce-amère.^- N., ouvrière en chapeaux 
depaille, ma;*iée^ Agée de trente-six ans, d'un tempéra* 
ment lymphatique, demeurant rue Papillon, u^5, vint 
me consulter dans lé mois de février 1822 , pour un eczé- 
ma impetiginodes de la main gauche. Cette maladie 
s'était déclarée vers la fin du mois de décembre 182I, et 
malgi*é plusieurs remèdes qui lui avaient été opposés, s'é- 
tait constamment aggravée. Lorsque je fus consulté^ elle 
olFraii les caractères suivans : .sur la face dorsale de la main 
gauche^ la région métacarpienne était rouge, excoriée^ 
douloureuse et donnait issue, par un grand nombre de 
points, à un liquide visqueux, acre et abondant, qui ex- 
halait une odeur très fétide. Les linges qui recouvraient la 
main s'imbibaient rapidement et devenaient raides par la 
dessiccation. Ce suintement était si considérable que la ma- 
lade avait été obligée de discontinuer son état depuis cinq 
semaines. Vers la circonférence de cette excoriation exis- 
taient quelques petites croûtes squameuses jaunâtres et 
plusieurs petites taches rouges^ développées depuis deux 
ou trois jouiv^ sur lesquelles on distinguait un grand nom- 
bre de petites vésicules transparentes. Le lendemain, la 
plupart d'entre elles étaient grosses comme la t£le d'une 
épingle, et la sérasité qu'elles contenaient était opaque et 
laiteuse. PIusieui*s petites pidstules psydraciées^ légèrement 
I. 27 



j^fi înflammatioms vésiculeuses. 

aroi'miiicnles, c-t cjuclques pellles résiciitej tran^patenlfs, 
éluieDt déveloiipiîfcs t>ui- les boi'ds dus dnigis, lueurs rainuiea 
tlaient enfljmmtes , excoiii'ea et piéiieiil aient plusieius 
fissures très douloureuses. Toutes ces parlîes élisent ie 
siège d'une démangeaison jnsupporlable, el la malade les 
graUaÎL involontairement à chaque insliint. La santé géné- 
rale de celte Femme était bonne, la menstruation régulière 
(saignée de deux patelles; bains locaux de décoction de 
aon; cataplasme de farine de ris; unguart d^i grain de 
ajfbliiné, le malin à jeun, dans une tasse de lait; troit 
verres de décoction de douce-amère diaqiie jour; bain 
tiède tous les quatre Jours). Ce tiaîlemenl fui bientût 
suivi d'une diminution de l'inQammalion el de la sécrétion 
moibide qui l'uccorapagnail. Je croyais même la guérison 
prochaine, vers b fin du troisième sepl<5naire; la peau de 
la face dorsale de la main était blanchâtre, cotiverlede 
squame^, mais sans rougeur, sans fissure, sans écoulenient, 
et il ne s'était point défeloppc de nouvelles vésicules ni 
de nouvelles pustules sur les doigts. Tout-à-coup une, 
éruption 6c vésicules eut lieu , sans cause appix-ciabln, sm- 
les mêmes parties qui en avaient clé le siège; celle (érup- 
tion lui accompagnée, les premiers jours, d'un suinlemeut 
1res considérable el de démangeaisons insupportables^ 
mais elle parcourut plus rapidement ses périodes que la 
première. Le même Irallemenl fut conlinuë, sans aucun 
déraiigeraenl appri^cîabledes organes digestifs. La guërison 
était complète le aS mars 1822 et ne s'est pas démentie 
depuis celle époque. 

Obs. XLVll. ii'cse'ma chronique des deux Jambes. — 
Madame,.., âgée de ticnle-huit ans, d'un tempérament 
sanguin el nerveux, mère de trois enfans, n'avait jamais 
eu de maladie de la peau, lorsqu'elle fut atteinle, sans 
cause appréciable, d'un eczéma des deux jambes, dans le 
mob de mars 1822. A la suite de pîcotemens el de déman- 
. il survlnl une lariic- tache 1 




îrlîe externe de la jambe gauche. On distinguait à l'œil 
Q et mieux encore à la loupe une quantité innombrable 
e petites vésicules sur la peau enflammée. Les jours sul- 
insy de nouvelles taches, surmontées de petites vésicules, 
I montrèrent à la partie interne de la jambe, et bientôt 
idé sérosité jaunâtre et poisseuse s'écoula abondamment 
Sr une infinité de petits pores : les linges dont on envie^ 
pàit la jambe en étaient promptement pénétrés. Cette 

tie devint alors le siège de démangeaisons intolérables; 
Pi naouvemens étaient difficiles et douloureux sur la jambe 
Rite 5 le nombre des vésicules fut moins considérable et 
B^peau sur laquelle elles s'étaient développées était beau- 
9rtp moins enflammée. Du reste, la santé de madame ... 
I offrait pas le plus léger dérangement (saignée de trois 

ites; peiit-lait; bains tièdes). Les jambes furent 

^s avec un linge fenêtre, enduit de cérat saturné, sur 
ùel on appliquait ensuite une couche mince de char- 

pour absorber la sérosité suintant de la peau enflam- 
f^e. Ces médications et ces pansemcns procurèrent un 
^lagement d'autant plus marqué, qu'auparavant ma- 
^^e ... se contentait d'appliquer des linges fins ou du 
Epî^r de soie sur la peau des jambes et que les tractions 
^elle faisait pour les délacher^ déterminaient deâ^ ex- 
SHations douloureuses qui se couvraient de gouttelettes 
sang. Le petit-lait et les bains tièdes ont été continués 

dant deux môls^ sans autie interruption que celle que 
fménstruation rendait nécessaire. L'inflammation vési- 
âleuse des jambes et les excoriations qui lui succédèrent 
i sont calmées et exaspérées à plusieurs reprises sans 
Hises appréciables. De nouvelles vésicules se développaient 
oièlqnefois au moment où laguérison paraissait prochaine. 
I maladie s'est ainsi prolongée pendant cinq mois. Ma- 
une •«• non^seulcmcnt a suivi le régime de vie le plus 
milier» mais elle n'a presque pas discontinué l'usage du 
tit^Iaîl et a pris plu9 de cent bains tièdes« Jnsqu'j^ c^ 

^7^ 



jaO iNFLàUMATIOns VÉSICHLEDSES. 

jour la gii^rîson a élé cotaplète et exemple de récidive, 
Obs, XLVIIL Ecréma chivnique de la marge de Vanut 
eiduicrotum, pnonasix palmaire et plantaire : pïutieurs 
trailemens in fructueux; guérisonpar iea préparationaar- 
aénicales. — En i8o3,N... éprouva une tkès riv« dôinaii- 
geaison à la parlîe interne des fesses, veis la région du toc- 
cyx. Les démangeaisons et aïeul (elles que chaque jour il ne 
pouvait s'einpêcliei- do se gratter à plusieurs reprises. Après 
celle mauœiivie, il dûlacliail de ses ongles une matièrt 
blauche el humide, qui n'était, à ce qu'il croit, que de i'é- 
piderrae mouillé et ramolli par le siiirilemenl habituel de 
ces parties. Depuis cette époque, celte maladie a offert plu- i 
sieurs rémissions, à la buile desquelles elle s'est cotistam- 
meul aggravée. Le» lotions avec l'eau de niélishe el les feuil- 
les de ronces ou avec l'eau de Goulard, les onctions arec 
le cérat simple ou chargé de préilpilé rouge, employées 
à de longs iuleivalies, avaieut morneutanément quelque 
efiîcacitéj le mal perdait de son intensité, mais ce n'élait 
que pour quelques jours, il reparaissait bientôt, et quel- 
quefois mt^ne avec plus de force. L'oau de guimauve fui 
également employée el sans plus de succès. En 1810, lu 
maladie avait gagné tout le pourtour de l'anus et les bords 
conespondans des fesses. L'exlréiiiilé infùieure de l'intes- 
tin devint le siège de démangeaisons insupportables, qui 
occasionaient de grandes souffrances au malade toutes les 
fois qu'il allait à la selle j à dater de 1822, toutes les par- 
ties aifectées ne formaient plus qu'une cipèce de vésic;:- 
toire. N. . fut obligé de placer dos tampons de charpie en- 
tre les fesses, pour absorber la sérosité acre qui s'exlialait 
de la surface de la peau enOaimnéo. En iH-2't, il se déve- 
loppa sur les hraii. les cuisses el les fesses, de grosses pustu- 
les semblables à celles de l'eclliynia, dont la guérîson fut 
lente et difficile. Vers la fin de la infme année, l'inflamma- 
tion gagna le scrotum, el y occasiona des démangeaisons 
insupporlables; !e maLde décliîrail perpéuiftllcment la 



SCZEMA. 4^ < 

peau avec ses ongles; une humeur sérense^ jaunAtre^ 
sujDlail par une infinilé de petits pores de la surface en- 
flammée. ^Je n'ai jamais pu distinguer de vésicules; maïs 
la marche et le siège de la maladie, l'abondance de Thu- 
meur sécrétée me firent penser que cette dartre squameuse 
humide était plutôt un eczéma chronique qu'un lichen 
iigrius, d'autant plus qu'il existait sur la partie Interne 
et aupérieore des cuisses plusieurs petites vésicules sembla* 
bles à celles de l'eczéma. Outre cet eczéma chronique, le 
malade était atteint d'un psoriasis palmaire et plantaire. 
Ce psoriasis s'était d'abord manifesté à la paume de la 
main droite, entre le pouce et l'index, puis à la main gau- 
che, enfin à la plante des pieds. 11 avait été annoncé par de 
vives démangeaisons, immédiatement suivies de plaques 
ërythéraateuses irrégulières^ non surmontées de vésicules 
ou de papules. Après le développement de ces taches, l'é- 
piderme n'avait pas tardé à prendre une teinte jaune. La 
pean^ devenue très épaisse, s'était fendillée à plusieurs en^ 
droits; l'épiderme se détacha par lamelles; enfîn^ il se 
forma plusieurs gerçures (bains gélatino^ulfureux ; trois 
verres de tisane de douce-amère; lotions avec la liqueur 
de vanSwieten^ charpie fine entre les fesses). Au bout 
de quelques jours, ce traitement avait produit une légère 
aniclioration. On cautérisa avec le nitrate d'argent les vé- 
sicules de la partie interne des cuisses, et leur guérison eut 
lieu peu de temps après. Au bout d'un mois, l'inflamma- 
tion des bourses était guérie, ainsi que celle de la partie 
inférieure et postérieure du raphé; mais la peau située au- 
dessus de l'anus, restée rouge, présentait de légèi^es fissures^ 
et fournissait un faible suintement. 

L'jnflammation s'étant ravivée, on substitua les onc- 
tions avec la pommade d^oxyde de zinc aux lotions &ites 
avec la liqueur de Van*Swieten. Le 18 juin^ les démangeai- 
sons étaient très vives; la charpie fut trempée dans une so« 
lulion de vingt-quatre gouttes de laudanum. 11 s'était foimé 



434 IHFLAMMATIOHS V£S1CUL£DS£S. 

lillinicmeiil iièa abundaiil , (jui enduit et laclie la chemise. 
Cependant )c ue renia ii] liai sur Iqs parties sfiuctt'es ui les 
véaicules ni les pelils poiiils que ia peau piésenle ui-dicai- 
reraeul , lorsque le commet des vésicules a élé détruit ou 
enlevé. Quoique de semhlaliles exacerbations aient déjà eu 
lieu plusieurs fois saus cause appi-écJable,N... pense qu'une 
iadigeslion , produile pat- quelques vctrcs de bierie qo'il 
a busavant-liîer, a pu avoir de l'influence sur celte derniùit 
recliute. Il a cessé les sucs d'herbes, il coalinue le petit-lait, 
les lotions et lespilult'.sile Plumier. Le i5 août, la guérisoa 
était à-peu-près compicle. N. .. fil un voyage et alla pren- 
dre les bains de mer. Je lui donnai de nouveaux soins 
-rlans le mois d'octobre. La peau de la marge de l'anus était 
â({uaineiise. Quelques douches de vapeurs liuraîdcs 6renl 
tomber ces squames, et la peau reprit de la souplesse. Une 
nouvelle rechute me décida à lui proposer de se souineltie 
à l'usage d'une préparation arsenicale. A dater du lO no- 
vembre, il a pris d'abord six goutles de la solution de 
Pearson ; Celle dose a été pi-ogressivement augmentée, et 
portée enfin jusqu'à trenLn*quiitre goutles. Ce remcide n'a 
pioduit ni diarrhée ni vomiasemens; mais à trois ou qua- 
tre reprises, il a provoqué des frissons, une petite toux 
sèche et un malaise général, qui ont dft en faire suspendre 
momentanément l'usage. Au i5 mai 1826, dix grains 
d'aiséniale de soude avaient élé pris, la guérïson élait 
complète au moins en apparence, la peau avait sa cou- 
leur naturelle, et était couverte d'un épiderme lisse et uni 
comme la peau lu plus saine. 

Obs. XLIX. Eczéma chronique du cuir chevelu , des 
oreillex et des joues, guéri par la douce-ainère, la li- 
gueiir de y art Swielen et la pommade d'oxyde de lÙk 
(recueillie par M. Biason).^La nommée B-.., âgée'dc (rente 
ans, d'un tempérament sanguin et nerveux, mariée, de- 
meurant au tîiubourg Saint-Antoine, atteinte d'un large 
eczûma des deux oreilles, Tint me consulter le 5 février 1 8a6. 



* 

SCZIÎHA. 4^5 

Il y avait environ cinq mois qu'un eczëma s^ëtait dé- 
clare à la fittite d'un travail forcé et de Fatigues que cette 
femme avait éprouvées en soignant un de ses enFans atteint 
d'une maladie grave. Interrogée sur ses maladies anté- 
rieures , cette femme me rapporta qu'elle n'avait jamais eu 
de.raaux d'oreilles; qu'elle avait été atteinte d'une jpA/e^- 
wnaiia alba dolens^ en 1821 , à la suite de ses couches; 
qa'elieétait bien réglée et n'avait point de flueurâ blanches; 
^ue ses enfans et leur père n'étaient point affectés de mala- 
aies de la peau. L^eczéma chronique dont elle était atteinte, 
arait d'abord paru sur la région occipitale, qui avait 
é\é le siège d'un suintement considérable. Un mois après « 
il avait, quitté son siège primitif ^ gagné l'oreille droite, et 
de là s'était étendu progressivement aux parties voisines. 
Un mois plus tard, l'oreille gauche s'était également 
affectée. La peau enflammée, suivant le rapport de la 
malade, avait rendu beaucoup dCeaux rousses. Cet écou- 
lement s'arrêtait parfois pendant quelques jours, et repa- 
raissait ensuite avec plus d'activité. Il était accompagné 
de démangeaisons intolérables. Le sommeil était inter- 
rompu y et la malade avait beaucoup maigri , quoiqu'elle 
n*eùt pas d'autres souffrances. 

5 février 1825., L'eczéma développé sur le câté droit 
de la face occupe tout le pavillon de l'oreille et une 
grande partie de la joue. Celte surface enflammée offre les 
dispositions suivantes : la teinte de la peau est comme 
niarbrée, et sa surface humide; là, c'étaient de petites 
surfaces rouges , de dimensions et de formes variées , où 
le corps réticulaire était à nu ; ici , des croules jaunes 
très minces, lamelleuses et très adhérentes; dans d'au- 
tres points , quelques gouttelettes de sang s'échappaient de 
la saiface de la peau excoriée; enfin , il e&istait aussi quel- 
ques petites croûtes noirAtres qui dépassaient à peine le 
niveau des tégumens. Toute cette sur&ce exhalait une 
odeur fade tr^ désagi*éable, et une humeur séreuse et jau- 



àap INFLA.MMA.T19KS V4&1CDLEUSES. 

nâtie suintait (J<ia puinU le» pi as enQammds. Du cdté ga^r 
che, la joue el t'ort^illc oSïmeut une lii^positiuii s^mbjâblr. 
Tuiilcscesi giarlie^eliiieiit lesiùge d'uni; vive ilcuiiiiigeabua. 
il ii'exi.slait av;cim tl^rangement dua voies dïgeslives ni Ji: 
Iciul autre appai(il [Iml» verres de tisane de dwicft- 
amère et une cuillerée de ligueur de ï^anSn-'ielen , le 
matin à jeun ). Depuis lors celle Fomme est ïenue me voir 
riïgiilioiTnient tous Iës liiiît jouis; elle a suppurtd la ji- 
queiii' el la douce-amère sans àlrc trop fatiguée; les pi-e- 
raières doses provoquèrent cependant du dt'voiement et 
im peu de loiix. Ces accidcria , qin m'engagèretil à pres- 
crite quelques bains lièdes, ne lardèrent pas à êlre calin^f. 
Au tjout d'un mois ce double eczdina avait presque entïÈ- 
vemenl, disparu. Il ne restait plus que quelques croules 
jaunâtres et lanielleiises , sur lesquelles je tïs appliquer df 
légères couches de pommade d'osydo de zinc, La ma- 
lade a pris quelques bains tièJes dans les mois de mars el 
d'avril, el la guérisoii ne s'esi pas donientie. 

ÛBfi. L. Eczéma du cuir chevelu ( lelgac muqueuse] 
pediculi cnpitis ; abcès sous-cutané , gastro -erilérile: 
ffiiàrUun par les bains licde.3 , tes snignées locales el 
les émoUiens. — Je fus aiipelé, le 6 janvier i8a6 , pour 
donner des soins à un petit garçun 3géde cîncj ans, fils de 
M. RI. ., aubergiste, fauliourg Saint-Denis. J'appris qnecet 
enfant avait eu la petile-vtirole à l'âge de sis mois ; qu'à 
l'yge de trois ans, il avait é\6 ollcinl d'une diarrhée qui 
l'avait beaucoup fuliguc'; enfin que depuis lors il s'elait luu- 
joursbien porté. Cependant, depuis trois mois, sa léle élaîl 
liabiluellement couverle de poux, el depuis six semaines 
environ , sur la région oci-ipilale, le cuir chevelu fournis- 
sait abondamment une humeur jaunâtre el visqueuse qui 
collait les cheveux. Tour tout Iriiilement , la mère de cel 
enfant s'iîlail bornée a laver la peau eitflammée avec de 
l'eau tiède. Le 6 janvier 18 a6, je reconnus chez cel enfant, 
une leigne muqueuse du cuir chevelu el une gasti-oenlérile 



^ig^-i^ Vw humeur , d^ne couli^ur paille, ^in^iU de plu- 
^ijl^uis poinls de la pt^au; d^autres étaient couverts par des 
crcùïes jaunes et molles^ collées avec les cheveux. La tè(e 
était inclinëesur l'épaule gauche; on distinguait au toucher^ 
sur la région occipitale, plusieurs pelils phlegmons sous- 
cutanés qui formaient des bosses très douloureuses. Une 
déciles, située près de l'apophyse masloïde du cdté gauche^ 
plTrait de la fluctuation. J'y pratiquai une ouverture qui 
Ipnna issue a une cuillerée à café d'un pus blanc et épais. 
Plusieurs ganglions lymphatiques cervicaux étaient ep- 
immés , tujfnéfiés , et simulaient une sorte ^e chapelet le 
long des parties latérales et postérieures d^ col. Une dou- 
leur épigastrique a^sez vive, quelqcMÎ f qvies de vomir, la 
rougeur piquetée de la langue, dont la base était blanche^ 
fie la soif, une forte constipation depuis plusieurs jours, 
l'accélération du pouls , la chaleur et la sécheresse de la 
peau, jointes à un grand accablement , étaient les princi- 
paux symptômes de l'inflammation gastro-intestinale. La 
îespiralion était pure ( cinq sangsues à Vépigastre ; eau 
^mmée; cataplasme émoUient sur la région occipitale ). 
X<>'s piqûres des sangsues fournirent beaucoup de sang. Du ^ 
.(^u i3 janvier, l'inflammation gasirorintestinale fut combat- 
tiJepar les bains tièdes administrés deux fois par jour et 
par les cat^iplasmes et les lavemens émolliens. L'enfant fut 
nourri avecdeJ'eaq de gomme ou du lait coupé. Les acci- 
dens diminuèrent progressivement, et le i5 janvier l'en- 
fant était en convalescence. Pendant tout ce laps de temps, 
l'inflammation du cuir chevelu n'éprouva aucune amélio- 
ration sensible par l'effet des cataplasmes émolliens. La 
mhve de Tenfant m'assura même que la teigne muqueuse 
s'était exaspérée depuis l'apparition de la phlegmasîe gas- 
tro-intestinale. Je coupai les cjieveux sur les points en- 
flammés ; les cataplasmes émolliens furent continués ; un 
vésicatoire fut appliqué au bras gauche; vingt-cinq jours 
(rpvèsj la guérison de la teigne muqueuse était <>9aif4ète, 



4a8 INFLAMMATIONS visïCDLEnSES. 

Ob8, LI. jâttaquea successives d'eczéma lubrum algU, 
pendant nu grand nombre d'années a des époques 
irrégulières (^t). — N..., âgé de ireiile ans, est sujetde- 
puis l'Âge de sehs ans à une înâaminaiion de la peau qni 
disparaît et se rejjroduiL à dts (époques iriégu Hères. Les 
allaqueB de celte afieelion sonl précédées , pendant quel- 
ques heures, par une sensation que ce malade désigne soui 
]e nom singulier de fourmillement au creux de Veatomac, 
sans nausées, sans Bèvre et sans perle d'app^tïl. II com- 
mence alors à senlir un peu de raideur et de chaleur dans 
diverses parties du coi*ps, qui, en quelques heures, devien- 
nent rouges el lum^&ées. Les pieds, les mains, les oreille 
et les lèvres .sont les parties que l'infiammatîon attaque 
principalemenijtnaisellesemonlreaussisinlc risage, sur 
les paupières el quelquefois aur le cuir chevelu. Dans les 
plus foi'les allaquL's il n'y a point de pailîe du corps qui 
n'en puisse être affectée. Néanmoins les membres, sur- 
tout les pieds et les mains, sont le siège le plus ordinaire 
de cette maladie. 

Le deuxième ou le troisième jour decetle éruption, quand 
on examine a ttenlivcment les points a tTec tés, la peau paraît 
souleve'e par d'innombrables petites vésicules. Sa surface 
est inégale sur les points où elles sont distinctes , tandis 
qu'elle offre une rougeur brillante el une tuméfaction uni- 
forme partout où elles sont confluentes. Ordinairement, 
du troisième au quatrième jour, la tuméfaction diminue, 
l'épiderme se fendille, se détache en petites lames el laisse 
, qui fournît une 



à décou' 



t une surtace rouge, 



humeur d'une odeur fade et désagréable. Sur les extrémités, 
à la courbure des orteils et aux jointures des doigts. Use 
forme de profondes fissures ou des ulcéralions dont la 
guérison est rapide. L'épiderme se détache en lames quel- 



a uaconiKClei with mercarial a 



, lyjl 



quefois aussi larges que la main , et présente un aspect qui 
ne peut mieux être compare qu'à celui du Ironc des pla* 
tanes lorsqu'ils se dépouillent de leur ëcorce. Les ongles 
eux^mâmes peuvent se détacher. Peu de jours après, le 
nouvel épiderme reprend graduellement son aspect ordi- 
naire, el dans quinze jours ou trois semaines , - à compter 
du commencement de l'attaque, cette affection a ordinai- 
rement disparu ; mais quelquefois^ au moment où le 
malade se croit convalescent , le nouvel épiderme devient 
dur el sec , et lea symptômes déjà décrits se reproduisent 
tout-à-coup. Depuis quelques années^ ces attaques i^evien- 
iient deux ou trois fois par an , et ne paraissent être 
influencées par aucune saison. Quelqucs*unies de ces atta- 
ques ont été très légères, et quelquefois bornées à la main 
ou même à un doigt. Dans ce cas, le malade pense que les 
pi*ogrès de l'affection ont été suspendus par l'emploi du 
nitre et des purgatifs apéritifs. Ce gentleman , d'une con* 
«litution délicate^ sue facilement par le plus léger exercice^ 
mais pendant les attaques de l'eczéma , les sueurs se sup- 
priment. 

Un médecin ayant supposé que cette affection cutanée 
pouvait être produite par l'usage du poisson , le malade 
s'abstint d'en manger pendant plusieurs mois; mais pen- 
dant qu'il suivait ce régime, il eut une attaque violente. 
Lors de la première atteinte, il était convalescent d'une 
gonorx*hée , pour laquelle il avait employé quelques re- 
mèdes intérieurs, dont aucun n'avait affecté la bouche. 
11 n'avait jamais eu d'affections syphilitiques. Lors<|ue 
M. Marcet vit ie malade pour la première fois ( en mars 
1808), celui-ci était au troisième ou au quatrième jour 
d*une dts plus violentes attaques qu'il eût éprouvées depuis 
plusieurs années. La phlogose et la tension de la peau 
étaient encore visibles dans quelques parties. L(^^ deux 
mains, particulièrement la paume où l'épiderme est le 
plus épais, et les intervalles des doigts offraient des cru- 



436 IWTLAMSIiTIOB'S VferCULEDSES. 

va^es firofoiKles et des excoriations. N^anraoîns !1 n'y 

avail ni fièrie ni soif. Le malade se plaignait seulemenl 



de pesanlear, de raîileui- et de cliaSeur dans les 



pai'ii 



afFecl^és, Les angles de la bouclic, les oreilles et Ifs pieds 
n'élaïenl que légèiemenl allaquës. Parmi les noiubieux 
remède* qu'il avait eôsayds à diverses époques, il n'avait 
jamais employé de cataplasmes. M. Marcel conseilla d'wi 
appliquer sur leS mains , do les faire avec de la fdrine de 
graine de lin , et de le ai-roser avec une solution d'^célale 
de plomiy. Ils piofliiisîrcnl une dimioulion sensible dam 
îa tension et la tum''facfion de la peau, et surtout un grand 
souiagempTil ; mnis après qu'on les eut enlevés, la chaleur 
et la tension reparurent gi'aduellement, et exigèrent h 
répélitioD et un iisage non inlerrompu de ces applications, 
même pendant la convalescence qui se déclara au liout de 
Irora à quatre jours. Pour prévenir le retour d'une sem- 
blable inllnmmatlon, M. Marcet conseilla l'usage de la sa!- 
.sepaveille, l'emploi des sels neulres , et surtout celui de* 
baitis tièdes. La même personne le fit appeler de nouveau 
eu iiiHi 1810. Il la liouva dans un élal analogue ù cttui 
que jo viens de décrire, mais beaucoup plus grave, quoi- 
que sans fièvre et sans autre dérangement évident de la 
sanl^ géni'rale. La desquamation était telle sur tout le 
corps , qu'en aoulevanl les draps ils paraissaient réellement 
couverts de squames, et M. Marcel ajoute qu'on aurait pu 
facilement en ramasser une poignée. Les mains, les pîeds, 
les lèvres , le visage et les paupières étaient les parités le 
pins fortement attaquées. L'cpiderme, et en particulier 
celui delà plante des pieds, se di'tachait en plaques iari^eS 
commela paume de la main. Celleallaque avait commencé, 
douze jours avant la visilede îW. Marcel, par un sentiment 
d'oppression à la région précordiale. Suivant le iTialade , 
celterecliuleavjilété produite par une forte ondée de pluie. 
Après une durée de quelques jours, l'inflammation ovait 
diminué, mais e le s'élait exaspi'réc de nouveu» iiuelqi 



jours après. C'éfall la sea!è atlaqae qa'îl eût ëpfi'ôuvéô 
depuis d&ajt âiïs, et il attribuait cét(6 amélioration à i'u-* 
ffigè fréquent qu'il avait fait des bains tièdes, et au soin 
qii'îl avait ea d'entretenir la liberté du ventre. II avait aussi 
eriipîoyé lés bains froids avec avantage. On revint au même 
traitement local, c'est-à-dire à l'applicatibn de cataplasmes 
sfir les piedis el lés mains. A l'intérieur, M. Marcet ordonna 
lirie pondre sudorifique qui , en excitant la transpii*âtion , 
parut diminuer le malaise et la raideur des membreis. Âii 
bout d'un septénaire, la convalescence était complète. En 
juin' 1811, ce genJElerhan apprit a M. Marcet qu'il avait eu 
q^ii'ël^ties semaines auparavant une autre attà(^ue paiTaite- 
niètït semblable aux précédentes^ mais plus légère. Cef 
médecin le perdit de vue jusqu'en mars i8i5, époque à 
laquelle il le revit convalescent d'uiie violente atlaqùe. 
L'^piderme était en partie renouvelé, ou tombait éri larges 
lames dont le malade avait rassemblé une poignée. Ce der- 
nier lui apprit qu'il avait eu onze attaques deptiiis qu'il n'a- 
vait vu M. Marcet, une environ tous les deux bu trois mois, 
dont quelques-ùneS avaient été trèè légères ; qu'un purgatif 
a dose brisée était plus utile pour diminuer les premiers 
pyrnptôraes que tout autre remède, el que, pendant les 
plus fortes attaque^, il avait de la chaleur et de l'irritation 
ciàns l'iirèthre et de la peine à uriner. Son visage et sa éânfé 
^^hé'rale ne paraissaient pas altérés. Depuis lors, il a con- 
tinué à avoir cinq à six attaques par an , mais en général 
plus bénignes que lés premières. Le 20 avril 181.7, il se 
plaignait de dysurié, elle précédait ou suivait les attaques 
de l'affection delà peau, ou avait quelquefois lieu dans 
leurs intervalles. La santé générale était toujours bonne, 
les laxatifs continuaient de le soulager, et il pensait que 
l'exposition à l'air froid ou humide était une des causes les 
plus fréquentes de sa maladie. 

Obs. lu* OphtlufJniie congénitale y muguet y roséole y 
scropinûes y crasse du cuir chei'eluy léger eczéma impéti* 




43l INFLAHHATIOITS VéSICULBUSES. 

gineux ( teigne muqueuse de la face et de la t£le ). — Mn- 
dauie'''^*accoucliaàlnrin(Iu mois de mur» iS'Jâd'unenfaDt 
du sexe fèniiiin, bien conâliLiiô,maU dont les deux conjonc- 
tiven étaient légèrement enila minées. Cet eiifaot fui confié 
à une nourrice d'une santé (l^'Ilcaltt, dont le lâil était ahon- 
dant,inals peu profilablu à l'enfant. Dan^ l'espace d'un 
mois, malgré l'uange journalier des bains tièiles émolliena, 
des collyres udoucûsuiis , des friclinns îrrîtautes derrière le 
pavillon de l'oreille avec U pommade au gaiou , et malgré 
l'application d'un petit vésicaloirc à la nuque, l'ophlbal- 
mie , plusieurs Fois arrêtée dans ses progrès , s'exaspéra de 
nouveau h diverses reprises, et guérit enfin vers la 6n da 
quatrième seplénaîre, sans laisser de I races sur la conjoDC- 
tive ou sur la cornée Irunspai'Cnte, Dès le douzième jour 1 
après la naissance, les lèvres, les bords de la langue et la 
paitie interne des joues furent atleiiiles de l'inflammation 
pultacée parliculièie aux nouveau-nésj et que l'on désigne 
sous le nom de muguet. L'allaitc^menl fut momentanément 
suspendu, et l'cnfunt fut nourri avec du lait coupé. A-peu- 
prèsà la même époque, la surface du corps se couvrit d'une 
roséole si géuérale, que la nouri'ice et les parens de l'en- 
Tant crurent, qu'il était atteint de lu rougeole. Tiois joun 
après, il ne restait plus de traces de cette inflammation 
exantliémaleuse. Le muguet ne s'éiendit pas au-delà de la 
bouche, dans laquelle on promenait de temps A autre nn 
plumasseau ti-cnipé dan^ une décoction de racine de gui- 
mauve, édulcorée avec du miel rosat. L'enfant épi-ouva 
cependant quelques coliques, suivies de suiies vcrdÂtreset 
d'une fréquente expulsion de vents, et il était très agîlé 
pendant la nuil. L'allaitement fut recommencS ; on chm- 
sil une nouriice plus forte, dès que l'enfaul put prendre 
le sein sans duultur. La base de la langue éiait un peu 
blanche. L'eniiuit éprouva d'abord ijuelqiies cu[iquei;de& 
papules volumineuses se déveioppt-reut sur les cuisses et 
sur les fi-îses l^strophului ], Le sommeil fut agité ; cepen- 



ECZIÊMA. 433 

dani l'eufaat pi*enait souvent le sein: la couleur et la 
oonsistaace^es matières fécales étalent naturelles; on n^a- 
rail pa9âij9COBliiiué'de baigner l'enfant tous les jours. Un 
Içger suirijtèmènK s'établit à la partie postérieure du pavillon 
dcaoreilleiB.; il fut entretenu. Enfin ^ un groupe de petites 
pustules jaunes se développa sur la joue droite^ et un autre 
plus considéi*able se montra sur la région pariétale du même 
cdté. Chacun de ces groupes se transforma bientôt en une 
croûte jaune, et humide, et se dessécha quelques. semaines 
après/La croûte niiioce du visage tomba spontanément^ et 
Iai}<sa une petite laclie rouge sur la peau. Celle du cuir 
riievelù futdétachée à Tâide d'un cataplasme émollient^ 
le ig juUl.et i&a6. On enleva de la même manière une 
craase jaune, épaisse ^ comme imbriquée et très adhérente 
à là peau. Depuis la naiiisance de l'enfant, cette crasse 
forpiait uiie sorte d*eaduit u la surface du cuir chevelu. 
Elle s^avançait un pe9sur le front en avant de la racine 
des cheveux. Au-dessous dVtle, la peau e'tait saine et ne 
paraii»sait pus avoir <^té eiiflammce. Pendant* tout ce lùps 
dé temps, t'eufanl a élé baigné presque tous les joni'S. 

Obs. LIII. Eczéma impétlgineux très rebelle ; modi- 
JlciUiona reinarquableé. de Véruption ( aepect furfurat^é 
ou Squameux à la face y sur le cuirchepelu, et à la pau- 
me des mains ) (recueillie par M. A. Guyol). — Pierre 
Balthasar, cocher^ âgé de cinquante -cinq ans, grand 
et assez maigiL*e., jouissait habituellement d'une bonne 
santé* Atteint d'un eczéma ijnpétigineux , il entra à Tho- 
pilai de la Charité le 11 mai*s i833. A part Une pleurésio , 
dont il a él^ atteint il y a plusde quinze ans, et d'un écou- 
lement blenuorrhagique qu'il a eu dans sa jeunesse, il ne se 
souvient pas d'avoir jamais été malade. Ses paï^ens sont 
sains. U fait quelquefois des excès de vin et use largement 
d*eau- de-vie. 

Vers le mois d'août i852, de petites taches vésiculeuses 
d'eczéma apparurent sur l'uvant-bras droit. Des douleurs 
I. a8 




53$ IHFLAMHATlOîîS V^SICCLEDSES. ' 

fiViaril di^PlartV* dâds h l'tJj-ioii luinluire, le malade I. 



en Val 11 



I it (l-.tii 



iipISli'e < 



i' pi)ix df liuiirgo^iio qui ptWuisit 
i, (lueLiiies jours api-ts, l'eczéma oKalt 
el les jambes. La déma rigeâisôu y ém 
Rji-le, sui tout pend-ml lu nuit , et dans lé Jolii- elle ^lail 
qiielijiiufois asai'^irript'i-ii^ii^e po'iii' obligei-'Ie malade à Jes- 
cendre du a,iè-j,ù du sa ï'oilure , afin de se grafter plus à 
l'aise 1 celte rnaViteuFre éuïl accompagnée et suivie de 
IVcoiilcmcnt d'une certaine qnuiitiid d'une inimeiir j'Oua- 
sj'tre, (jni en se concvélanl formail des n-oûles. Lor.-iqne 
ctl homme se pré>^enlil à t'Ii-Spiial , plies étaient CelleitienL 
continentes qu'elles formaîenl des espèces de bollînes 
minces el lamelleiiKea autour des jambes. Le siic de cres- 
son av;iil élé employé sans succès et aucune antre mé- 
dication n'avait été tentée. 

Atfônarnv(!è à rixlpitai , on rem|rquait sur les jambes 
des èrofttes assez épiisaes , d'une teinte jaunâtre , sale ou 
grisSlre, iniîgales, lameltèu.'ies, iriégulièi'ementdis.séininées, 
séparées çS et là par di's geiçiiivs humides et rugueuses. 
Aux ciiis.se.s, aux avant -hi'as 4;t à la iTgion lombaire , aii- 
dctisous dw crcûles, la sui face du derme, humide et excoriée 
éiîtil paisem^éde peU[s pùîrîls plus rouges d'où la sérosi'ii.' 
semblait suinter. Lalêleélaîl exemple de celle aiïèctioij, LJ" 
démangeaison nVlait pas très vive, le malade avait de l'an, 
pëfî!, dormait passablement, et n'ofiViiitaucunddrangemênt 
des principales Tondions (^sufjure cïnnlîmolne , doiise 
grains^ hain xulfareiix , limonade gammée; trois quarts 
d'atimens). Le i5 mat.s, le sulfure d'antimoine avait ëté 
jjorlé à trente giains san.'î que le malade eût épiouv^ 
de coliques oiiFùt ailé à la garderobe. Lqs bains sulluretix 
avaient modifié l'a.ipecl de l'eczéma; les croules avaient en 
partie disparu; le derme mis à nn était rougè et humide 
[lotions alummc-iisea : alun, laigrosi eau , lieux tivrei), 
Mlles déleimineiit des cuissons assez WVes el on W sus- 
peiidapiè.-ideim jcjnrsd'rmploi. Le 19 ninis, le maladt^fut 



'AB[%fi^k L^ mftlg nept^sent» pa6 de couenne, maisietfftillot 
^ait très tvtraclë. Le sdlfure d'antimoine , porte â trente- 
ik± grain», fot continnë fusqu^au ?4 niar$ Bans provoquer 
-de ' purgatfoti ^ou d'au1i*e8 phénomènes physiologiques 
iippréoiablr8«>Qufatre* vingts grains d'eii'ébore noir 'Hepa- 
V^hi tcrincre !a constipation , que des pilitles ^mëlcsëes d-nn 
denii'grain firent dif(pariRÎire. Cm pilules el lefrbiiinssijlfu^- 
ireiix Furent continués. Le tàrtre^libi^, i la dose d'un gvain 
«1 demi ei^ trois pilules dans les vtngt-quati^ heures, rtint 
ibonstamment le- ventre libre ^ et fut prescrit j^jsquViu- «lé 
'k'^rtl. Dans les derniers jours^ il avait provoqnëdes vopElHs- 
seonens^ et l'èczétiia^ combattu- en outre jpfar là oonpi^- 
âion , n'avait pas fail de notables progi^ès vei» k guérison. 
'D*un jour à l'autre son aspect ^tait ti^ès variable : les 
jambes étaient alternativement sèches ou humides et exco- 
Yiées ; T^tat général de là constitution* n'avait pas présenté 
-.^e variatiottô. • . 

Après quelques jours de repos, le malade fut mis à Fitsago 
*^ -la liqueur de Peaj^son , à la dose de 56 gouttes par }our. 
^ei*8 le 18 avril, l*appétit diminua sensiblement,' et ce 
-phénomène précéda une exacerbât ibn fort remarqiKible 
dé l'afFeclion ecîEénlaleuse. Tout-à-coop la démangeaison 
îdevînt plus- vive , U pea u fongît ei se^couvrit de vésicules; 
%lléfe versèrent abi>ndainmeiit un liquide rons»Atrequr, en 
'h concrétant, foirma des cr<>Aies asscib épaisse», notara- 
-toent sur les jattibès. te prurit était très vif- et tfccôm- 
''^Mighé d'un sfentîment de chalettr fort désagréable ; le 
]^q]s s'accéléra, le soîtlinèil fut Irotiblé, l'Âppétrt disparut 
tb'mplèlemeht; une saignée abondaltile^ dont le Ifang fut 
.tebemietix , ptocurti une détente générale: ÎDe larges cata- 
yiâkmés furent appliqués Mn* letr âurftrces ënflattimées; des 
fctihis frais rempiatrèrelfit lés'bainflf^trlfuretix, et lemalade 
tut ihîséu pêfîi lait; Quelques fours de tft régime et de ce 
Ifaîf emént auffiftint pour calmer les aecid^nsof diminuer 
■ ■ i&i 



INFLAMMATiOHS V^SICULEUSBS. 
:iuti lie U prau. Lu tiKuiw O'or<>e 




l'iïiSiiiiiRiatiuti lie U prau. Lu tiKuiw O'orge ucîduliJe a 
Piicide iiitn<|ui:, tt lu iiqiibui' <1<.- PcurNOn lurt^ul icpriaei. 
Le 6 iniii , Ws j^iiulics vluiiril (J^bnir^ESÛt;» de letifs craùlc, 
vl la pi>aii ovuit pt:r(Ju sa coukii: i-ou^c; Us excoiiaduiu 
t!czi-aiïtlt:iMes4iai4;iil plus pAlos, pi<|ueU'tst]e.--aiig,coniniï 
si \i» pL-Jiu (.'ûl c-k- l(ti;j:iemeu( étodî'L' à sa surface par l'aC' 
(iun d'une rupc. CoIlD aitt-'lioi'ulioii nu fut pas de JoRgite 
duiti?. Un iiuuve.'iu moHvumeitl T^'hiik fiiL ouîri d'uae 
iioiivell<! Liupiioi). \x rtijiido Fui saigne et l'eiaLs à l'usage 
dcRbaîiisriiiisct du pMÎt liiiuLcsQugûliiiLcoui'iinoDX. Une 
lûg«te ruiiciic d'oxunge l'ut (^ittiidiie fUi !ii poau dos jainlwt 
qu'un enveloppn de ealnpIoKnies émulltciis. 

A la niiitiic «poqiii- , la fuce devint le «ièfc d'n;ie rni})* 
liun analogue, atiivic d'iiii« dvqitutiialioii tînltuiici'i' 
pi'inuipaleiiifjiit sur ]i;s endi-uiU couvt-ilsdt! ptiiU^ âui 1» 
MJui'cilii, il se Iwrtiia de pttiiojt cmiiles iiu^-tigiiieusu. 
Le cuir cAovuUi , nolumiiieuL k.i parliu aiitt.'ri«urc, ulTril 
l)ieiUiîl uue deSiiuiiiuaiioii exlr£iiiUHi'iil alioudunii;, l)l<iti- 
c)it:,aiioiicée, et duni Ji's ùcallioii iiiJliiJniIuul aux ciicviux. 
Si l'on iVoUall la pejii il <|ii'oii |j ik'b^.nMssâl de cL'Me v>- 
pèca lit: iailti-d, ulk- |]Lirji.s.-aJL pen t^iill,itiiu]i''.- uu-dt^.ssuiM. 

A la face paliuniie des main», la desquamalioii olTmt 
■in anli-c aipccl. De largL's plaques t-pidQrjuiiju&t se. déla- 
ihatent de la peau, et au-dessous d'elles le dtii-me pa- 
rtiiwMl humilie el rouge. Les bains, frais et le pclil-lail 
l'ure»! conlinués jusque vers la iin de tuai, époque i la- 
qiiL-lle l'écs^'ina des jambes triait ea bon éiltt. Lescioùlcs 
ne M reproduisaient plus, le suintement était à-peu- 
piès nul ; IVltil général de la cuiulitution salislaisaul. 
VccH le 10 iuin, on j-evint à la limonade nitrique , et les 
l);iius «impie» turent conlinués. L'aj^ouge en IVictiofis fui 
prescrite. Le m«l Eestuîl stutioDDaire. Le la iuip , plu- 
ML>iir:< points de la peau des jaaibea 8*enllaintuëi,-ent de 
ntm\eau el se couvrirent de croîiU's impelîgincuses; le 
nuiliide fut saigne unf I roieicKie loin; après quelques bains 



riniples^ \me nouvelle aAiéliovatioh se ihk:iiira..Le.m.al<iclo 
•otlît le 34 jintlel a833 , non cuni paiement gu^vin h 
peati des membres iHait dans on ^ëiat supportable f les 
j^rincipales Fonctions étaient régulièi^cs, et la desquamatioii 
Micacée du euir chevelu était toujours abondante^ sans 
prtirît^nî cnîsson* 

'- Obs. LIV, Eczéma ^tê nombril $ gnérUomfponianée jei 
hrtthque suiide dègjasi/^iê chronique; bons effhUfihia véèi^ 
ivoire et d*ttn cautère eur te eiège-primUif dé l'érupiiori 
(Mcueillie par M; Guy ot).^— Le nomme M... (François Jo- 
ieph), âge de quarante-six «n8,,:cordonfii€r9 d'une asse» 
bonne Gonstitiilion,'5e[bi*e, et n'ayant jamais faitdcfmn-* 
lédies gi*à testent la l'hôplti^l de taCharitcle'S )uin i833. 
Cinq ans auparavant, il avait en aii nombril, une (^rup^* 
rîon de la largeur de la paume de la main, accompa- 
gna de cuisifon et de démiatigeaison et rèndiivit desr eaiêx 
rmiss^s : c'éiait probablement un eczéma. «Après un mois 
de durée le mal disparut Hinusqucmeni , sans «qu'aucune 
ihédicalion énergique lui eût èto opposée. Avant làdispaii* 
tiôa de t;et(e éruption, M... n'avait jamais éproufé do 
ffroiible dans les fonctions digej^tivei^f a daler de ce rao- 
itiènt ^ il se manifeçta des dotHenrs à l'épigastre , de la 
|yesanteur, ^insi qu'un sentiment d'embarras dans Ijntes- 
tln« Le malade eut des envies de vomir et inèkne.des vomis* 
aemens. Quelques joui^.de repos, des boissons émollientei?, 
dés sangsues à l'épigiaMtrè, calmèrent les premiers accidens ; 
l^ais les digci^tious restèrent, difficiles; M... Me pouvait 
tiseï* indtfffremment de tous le^ aiimens; il né supportait 
qiie ie lait et les potages maigres : la viande et le vin furent 
^xcliia de son régime. Au bout de quinze mois, rél<il de 
!!•>.• s'était amélioré, les digestions étaient plus faciles; 
Mais ce mieux ne dura pasjong-temps , et les premiers 
syfitpl^îmes »se renouvetèi^Yit. M... entra a l'HAel- Dieu; 
m lui appliqua deux fois des sangsuçà i t'anus^ et on lui 




433 IBFL&MMATIONS TfalCDLEIlSE&. 

lit prendre quett^ucs butiu. il soi'Ut Ml bopt de tyûms 

joui'H, peu soulagé. 

Lur9t|u'tl en 110 à l*hùpital de la Chaiil^, le 5 juîa iS35, 
levieugi; «laii pâle, noltiblemenl amaigrij ainsique kix^le 
du corps. La langue Ha\t pâle, Uancbâtre »u ceiilre, un 
peu rouge à la puink'; l'ipigablie étail douloureux. M...» 
plaignail d'inappétence, de Uaiumiilës, d'un senlitnenl de 
coaitt-iirtiua incunimode, .tuilouL apiùs l'ingesltondc cec- 
lains alimeiis «t nolamiuent des té|;uiii<^. Oigestîoss babi- 
tuellemeul diSIcîles, rsppoi-ls acides, Q.iluosites, aclles na- 
lui-elleji, sensation d'acidtiù aux gencives, séciétion plus 
aboriU&ute de la salive, p^iTois vomissemetis, inéUu- 
nolie babituclle, ce^pi ration pure, point de chaleur à la 
peuu, pouls naturel. Nous clieicbâmesà rappelée par l'ap- 
plication d'un v^sicaluire au nombiil, i'éruptioa cutanée 
dont la suppression paraissait avoir élé la cau^e de loiu lei 
accideus (tieatte dégomme, bouillon, soupes, laU)- 
Le 9 juin, le malade, dont la sensibilité ^lait liés vive, 
se plaiguil de ne pouvoir supporter le véeicaloire , qui 
étaii douloureux-, ou en fit cicatriser b moitié. Tuul le 
temps que dura celte inSainmaliou'âr'lilicifille, l'estomac 
fut moius soo0i'<iot; et les -di gestion. s se firent mieux. Mais 
le malade se plaignant de nouveau du v^sicatoire, oa le 
supprifua le i6 juin, el le i8 juin il fut remplacé par un 
caut-ère, au-dessus du nombril établi avec d«ux grain* 
de potasse caustique. Dès. le sa, l'amélioration était nota- 
ble. Le liât et une très petite quantité d'atimons solides 
formaient le régime du malade, qui n'avait pfvvonu une 
seule fois depuis son traitement. La langue dtait moina 
sale, la face avait un meilleur aspect. Au 3o juin, l'e»c^arre 
était sur le poinE de tomber. Le 3 juillet, le malade, 
après avoir mangé une assez grande quantité de pruneau^* 
eut un vomissenient assez abondant. Cet accident ue 
s'ent pas reproduit. Le â juillet, le mal.atje «i^mandiL 
sa sortie. L^s dif^t^stionsOlalenl plus liivîles; lu gêne épi- 



j^nslrique aTait'dimiuué de raoilié j .la sécrétion sallvaire 
^lait moindre^ l'appëlil étail plus développé; M... ruan- 
ffeait et digérait facilement le quart , et prenait un peu de 
titi»On lui recommanda d'eu Uet^uir son cautère. 

My^irurgyrie. 

TocAB* Art. Hydrargjfrie, Eczéma mercurieL 

. §. 557. L'I)ydrargyrTeest une éruption cutanée, produite 
par l'administration intérieure ou extérieure du mercure, 
et caractérisée par des vésicules développée^ avec ou sans 
fièvre sur des surfaces rouges d'une étendue plus ou juoins 
considérable. Alley en a décrit trois variétés; hydrargyria 
mitis , hydrargyriafebnlu , hydrargyria rnaliçna. , 

5. 558. Symp tomes. ~^i^\Jhydrargyria mitis, k\ei pre- 
irrière vue, semble consister en une légère efflorescence de 
couleur rosée; mais lorsqu'on place les parties. affectées en-r 
Ire l'œil et la lumièrie, eu regardant avec beaucoup d'at- 
tfntion^on voitla peau couverte do véhicules transparentes 
presque imperceptibles, et {\vi\ peuvent être facilement 
distinguées à la loupe. L'éruption, de ces vésicules n'e^t 
j[^récédée d'aucun dérangement appréciable de la constitu- 
tion. Elles apparaissent principalement à la partie supé- 
rieure et interne des cuisses , au scrotum, aux aines, i \^ 
partie inférieure de l'ubdomen, où elles sont annoncées par 
un sentiment de chaleur vive et de cuisson. Âlley a vu cette 
éruption s'étendre à toute la surface du corps. Les déman- 
geai>ons cuisantes qui accompagnent Téruption^ revien- 
nent qnaelquefols par accès, excitçnt de la rougeur à la peau 
et de Taccélération dans le pouls. La couleur de l'éruption 
diminue pai* la pression, et elle s.e reproduit tout-à-coup 
lorsqu'on cesse décomprimer la peau. Si on continue l'em- 
ploi du mercvirCj l'éruption augmente. Lorsque les vésicules 
sont bjcn dévelop|>ées9 la peau paraît rugueuse sous 1q 




440 INFLAMMATIONS vésiCULEUSES. 

cloîgt. Quelquefois IVfRorescence pdlit spns desquama- 
tion senMbledelVpiderme; dans d'aulrcs cas, la peau m; 
reprend sa couleur notiii-elle qoe long-temps après (jue 
l'épidei-me a commencé & s'exfoHer. 

\j' hydrargYriamiti s àé^4nère souvent en /ijydrargyna 
fibrilia ou en hydrargyria maligna , lorsqu'on continua 
l'usage du ium'cure nprèâ l'Apparilion de iVriipliou, ou 
bien eucoïC iuri>(]uu ce remède c-sl lepiis trop liîl aprcs la 
couvale.'cence, ou enfin lorsque les maliid^s tcslonl plon- 
gés dans une almosphère niercurieilc. Diins de semblaMu i 
conditions , quelques individus ont «prouvé une êeconde 
éruption de' mâme n;itiiie et quelquefois plus grave quefa 
première, Alley cîle dcnx cas où celle récidive n*a pu être 
altriljuce à l,i reprise du mercure. Des deux malades, l'un 
l'Iaitatleinl de plyalismo: l'infiammaliondes t^encivescon- 
linun jusqu'aprè.t ladeuxièraeailaqiie. Le second malade, 
éiant restépar nécessite dans (ine alraosplière mcrcurïelle, 
pi-ésenta des symptômes fébrries dès ia première apparîtiuit 
de la maladie et dans l'intervallequîsVcoula entre la dispa- 
rition et le retour de IVruplion. Pearsoii dit avoir vu de 
t,c4nblabtes récidives, lorsque les malades avalent quille 
riiôpilal et se trouvaient dans une atmosplière pui-e. 

a" DansV/ifilrar^ria fibrilia l'éruplîonest préc(?décde 
langueur, d'iigîlaliou, de frissons; elle est flccompagiit^ 
de Jf'mangeaiTOii et de ciliuleur à îa peau, dont la surface 
e^t plus rugueuse au toucher que d;uis l'efflorescence do la 
première^spèce. 

Celte éruption, loujours accompagnée d'une fièvre pins 
on moins (ïonsidérable , i-essenihle tellement les do'ix 
premiers jonrs à la rougeole, qu'il serait difficile de dis- 
tinguer l'une de l'autre, si l'on ne tenait compte que 
de leurs carnclères extérieurs. A la fin du deuxième jour 
les facbes de l'bydrargyrre fébrile, d'abord isoléeS) 
distinctes, deviennent ordinairement confluentes-, elles 
se réunissent en plaques rouges, de forme et de grandciii 



1 



firmiàRGTEiB. 44 i 

variées^ plus larges que celles de. la rougeole y et qui ne 
se .deminenl -p8B| comme celles de cette dernière 9 eu 
pelits arc9 jrr^iiei*s. Le troisième et le quatrième jour , 
dans les cas les jplus graves ^ la plus gratide partie de Li 
aurfàce du corps devient d'un roDge brillant comme dans 
la première vari^^té. L'éruption commence. ordinairement, 
chez les hommes, par le scrotum el rintërieur dfM cuisses, 
quelquefois sul* l'a face dorsale des bras et des mains, et 
plus souvent sur le dos et l'abdomen. Le doctevir Ouncan 
cite un cas dans lequel la maladie commença par la face, 
qui est ordinairement une des dernièi*es parties affectées, 
liea vésicules sont plu^ apparentes àans rhydrargyriaje^ 
brilU^ que dans Vhydrargyria mUis, surtout au début de 
IVruption ; plus tard le frottement des vètemens peut les 
avoir détruites. D'abord^ très petites, transparentes, en- 
tourées d'un cercle rouge, les vésicules acquièrent bientôt 
lé volume d'uue tête d*épingle et deviennent opaques et 
purulentes. Lorsque cette éruption diminue, au premier 
coup-d'œil die i*essemble beaucoup à rexanthème de la 
scarlatine angiueuse arrivé à son déclin; cependant Thy- 
drargyri^ conserve toujours une couleur plus foncée. 

La chaleur de la peau s'élève quelquefois à SS'degrés cen- 
tigrades; dans aucQùe maladie peut-être elle n'est aussi con- 
tinue et aussi fatigante. Lorsque l'éruption s'est étendue en 
larges plaques, une humeur épaisse et très fétide suinte 
des parties où deux surfaces de la peau se touchent , comme 
aux aisselles, aux aines, à la partie interne et supérieure 
des cuisses, etc. La desquamation conimence le qua- 
trième jour de l'éruption, rarement plus tard. Plus la ma- 
ladie est légère, plus tôt Tépiderme s'exfolie : il se dé* 
tacheen plus larges portions que dans la premièi^e espèce. 
Eu général, cette desquamation est précédée d'uu mal de 
gorge qui parait être la c<»use de la chute de l'épitbéLium 
du voile du palais et du pharynx. 

Une seconde exfoliation de l'épiderroe a quelquefois 




Vl4 IKFLAMMATICWS vàsKULEtI5BS,~1 

Ueu , et la peau pi^roît rauge Jcuinme avant la premike 
iluqjiaiiialiuii i ce n'est souvent ^u'tipi'ès do nuuvellfi 
exliitialioiis éfiidcimiquefl ijii^elle icpienii sa cuul«ui' iialu- 
relie; ttlovs cepbénouièiie ne iik-i'cpicKliiil plus. Ces iles- 
qtinmalioiu SDCce.tâives et répeléea ont été ob^teirées Mii- 
tout liana les cai »ù l'vn avait voulinut! l't^niploî liu mercure 
îipiès ['appL-ii-ilion du la maladie. 

Dcu maux de r£l«, des nausées , un enduil blanc sale de 
la langue, <]e la coii^tipalion, de roppie.-^Bjon, une (dus 
yiolenle, de la diOicultéà respîrei' tioul lesBytnptâmcs gé- 
néraux le plusoidinaiiement obaei'VQ^ au début de l'éiup- 
tion; le pnuls donne de ceut à cent iiente pulsalious 
par mlntile.s \a soif est ardente et les malades désirent 
fiveiaeiit les boissons acidulées. Ati uiumunt de i'érupùoa 
t'urine eat rare et fortement colorée; elle devient plus 
aboi'danle et dépose un nédimciit fuifiiracé vers la fiu de 
Utnuladie; i<uiiveul il y a constipa lion on diarrhée, et en 
deux pljéuomèiies peuieut alleiuEir avecrérupiîon. 
, Dans un cas observé par Alley,. L'ijstoUiac recela 1^ 
boih^ons ).'enclant loule l^i diitée de la ma]>idif. 

La fièïie ilituinue lois de la deaquaniation , et se tei'- 
miitc ordinâûemcnL vera le ouziéme jour. 

3° La cause la plus ordinaire deVhydratgyria maligna 
est Ift coutiniiation de l'emploi du mercure ou de sou ab- 
sorption parler poumons, après l'apparition des pi'emiéres 
véeicules. Un malade nifeclé de Vhytlrargytia milîa Ttit at- 
teint de la forme maligne pourélre resté dans un hâpilal 
de Dublin , où Ton en;plgyait le mercare. Plusieurs autres 
laits ont prouvé que ce aiélal pouvait être ainsi absoibé 
par les poumons. Quoi qu'il en soit , Vhydrargyria mail' 
gua est caractérisée par les symptdmes suivons : laclialeur 
de la peau s'élève à 42 degrés centigrades ; Ifl gorge et les 
amygdales sont Itès douloureuses, la couleur Ut; l'^upticH 
e.it d'un rouge foncé ou pourpre; le visage est lelieoieul 
euilé que les irailii ue sout plus disLiaetii ; les {xaupi^es eii< 



llèrement fermas partagent 1» tuméfaction générale; 
et: lorsque les vëaiculea fluenl , Us yeux deviennent excès- 
sivenient douloureux. La pedu tuméfiée et douloureuse est 
caoverte de vésicules d'une plus grande dimension que 
di|ns les autres variélés^ et de bulles volumin^euses qui ^ en 
w rompant j fournissent une humeur Acre et abondante. 
Les Tésicules sont si not¥ibi*euses , quje tout Tépiderme se. 
détache comme dans les varioles compliquées de, roséole. 
L'odeur de l'ex&udation est caractéristique (Alley), et ana- 
logue à une forte odeur de poisson (Spensjj elle est telle- 
inent désagréable , qu'elle cause des nausées au malade et. 
à ceux qui Papprochent. Dans un cas rappoi*tépar Alley, 
lorsque Pépîderme se détacha de la pçau du dos, il s'en 
ëc9ula du sang au lieu de sérosité. 

L'épiderme s'exfolie plus lard que danajes deux pre- 
mières variétés; la desquamation n'a lieu'qtre vei^s le hui- 
tième ou dixième jour de l'érupl ion. L'épiderme se détache 
quelquefois en entier de la muin^ de manière à représen- 
ter une sorte de gant. Il se forme ensuite d'épaisses incrus- 
tations qui se séparent en lamelles jaunes^ une nouvelle in- 
crustation succède à un nouvel écoulement de sérosité, et 
chaque nouvelle desquamation découvre une surface de 
de moins en moins l'ougej enfin l'exsudation cesse et Tépi- 
derme normal est reproduit. Cependant la peau peut res* 
ter rude et éoailleuso. Quelquefois les ongles des pieds et 
des mains se détachent en même temps que l'épiderme oq 
nn peu plus tard. Dans un cas rapporté pnr Pearson , non- 
seulement les ongles tombèrent, mais ceux qui leur suc- 
cédèrent fuirent déformés, comme ceux des pei*sonnes at- 
teintes d'onyxis eczémateux. 

Pendant que la desquamation commence sur un 
point, un écoulement séreux ou purifonne a quelque- 
fois lieu sur un autre, et lorsque la maladie a disparu de 
presque toute la surface du corps, un seul point peut res-v 
iei' douloureux et enflammé; tel était le cas d'un malade 



ex(P|)ti* j 



INFLAMMATIONS VESICDLEUSES. 

pnvlc M. CariiiirliAël; l'éruptiou dispnriiL pailuiil 

hnis M iiiix inaîit!},qiiireslJ!i'ent ioiigiï--. duii- 

iip|iintieiit eitcoW ppnilunt Iroïs .scmainw; 

x\in d'un jcniic hoiitme Iraîlê par le doc- 



teur Spptia, et l'hcx lequel la maladie, npiés avoir alla- 
(lue la partie infi'rieiire du' vunlrt; , les organes de là gi'mî- 
ralioti, la pnrtie ïiipc'rieiirc cl inlenie tle.^ cuîsAo.s et le 
ruic chevelu, persista lonf;-lemps sur ce dcriiïei- ]Joiiil| 
api As avoir giitii lapideniviit sctv les autres. 

A. laMiile lie l'/ijdrargyrinrnaligna,onoh&evve nueU^Mb- 
fois dti- gangllonittd douloureuses, dv l.irgptialicè^ aux aif- 
BL'Ilcstil desTiiruticIcs sui' d'il titres paili^s du corps. Lipcnii 
pL-utauH.si ^tteproroiidéinciU iriodiGée dans sas coucIicncx- 
léiicuies. Un «|)il:>dc, inarrjut dp pelîlc-VL'ioIe, aj^ant cii 
une Rlla(pie4'^f/r«/-^'/'(Vr m(ï//^//rt, apièssa g in- tison on 
i!G put d^couvi-it' ïui- la peau aucune cicnliice. Pi'arson a 
TU tomber le» cheveux , la barbe, les poils tJes aisselles et 
du pubis et une grande partie des sourcils ; mais il est laie 
d'olucrver la chute des cils , tors même que les paupièri.'S 
ont été enflammées. 

La lièvre, oi'dinaiiemeat accompagnée d'une grande 
opprestaîon, de difficulté de respirer, d'une toux rali- 
ganlc, d'une douleur Sxe dans la poîtiine, tjuelijnerois 
de oracbemeus de sang et de sufTocalîou, estea général 
proportionnée à TiiiHammalion extérieure. Le pouls est 
diuet plein cotiiiiie dans la péri pneumonie; la goigecït 
très douloureuse; la voix est quelijueibîs rauque ; la 
langue d'abord blanche devient jaune et brunûtre à la 
base ; cependant , dans un cas rapporté par le doc- 
teur Spens, elle est restée nette et humide pendant toute 
la maladie. 

Alley n'a vu (pi'un seul malade, chez lequel l'appétit se 
fut (-un>ervé. Cependant M. Mullin parle d'un individu 
atteint de l'espèce la plus grave, et qui était à peine rassa- 



siè ^ar le double de la portion d'aliiHcfts ordlnaii^ement 
^ccordife d#ti8 riiûpilaU 

PeuJant totile la maladie, ou observe iK'aucoup de fuî- 
l)l£»>e et d^abaUeineut, le sommeil est nul et l'opium ne 
|)rocure que de courts intervalles de repos ^ Ie& doulem*s 
sifiil qiielquefols inexprimables. Un des malades du doc- 
teur iipens^ pour peindre son ctat^ lui disait : « Il me scm* 
bic qu'où me déchire tes chairs «• D#is les cas les pins 
graves, une diarrhde abondante et f(élide, du déUrç et du 
€oma précèdent la mort. 

L'anorexie est au.ssi marquée que dansâtes affections fé- 
briles ordinaires. Un malade observé par Alley eut des 
convulsions; un autre rendait involontairement ses urines 
et ses excrémens. 

Des frissons et une sensation pénible à In peau indii* 
quenl ordinaii*emcnt une recrudescence ou une récidii^e 
de la maladie; chaque nouvelle altùque est accompagnée 
de la (ièv^o inflammatoire (|tii a annoncé la première* 

Des ulcères gangreneux 9 la fi:>lule à rauiiSp la phtliisie 
pulmonaire, le marasme^ etc. ont été observés à la suite 
de riiydrargyjie maligne. 

Ces trois variétés représentent les principales Ibrmes de 
riiydrargyrie^ je dois dire cependant qu'on a vu cette 
maladie débuter d'une manière peu grave en apparence y 
et revêtir plus tard les symptômes les plus dangereux; 
f|ue des rechutes put été plus sérieuses et plus longues que 
les premières attaques; que la fièvre ne répond pas toujours 
tt Tm tensi té des sy m ptâniesextérieur.s; enfin, que l'éruption 
quoique [lartielle peut être suivie de desquamaitotis dou- 
loureuses et répétées. 

%, 359. Causes. — - J'ai vu traiter et j'ai traité nioi-niêlne 
un ashe/. grand nombre de malades chez lesquels Padmiuis- 
tration du calomel ou de l'onguent mercuriel a {H'oduit 
des.»iili.valiuns abondantes; j'ai soigné un grand nombre do 
duieurs atteints de tremblemens mercuriels, et depuis 




'jI'^ INFLAMMUTIORS TimStJLEirsES, 

■ vîi'ii!l nfisqnR i'êliiilic, jii n\û olisfivé (]iie Iroîs exeinpii 
d'Iiydtarpyrio. l'oiirquuî celle m;ilailie csi-elle si rare i-ii 
FiJHÇc? li t'fil iiicoiitestuMe (:e|>eiidait) qu'elle *S( prodhilt 
par l'adminisliiitiuri du mercure; que la simple â[|^p4•l1- 
sion des pi-^patations mprcufî«î(es oiiÊIe SouvenT .-.es piti- 
giès; que l«ur iiticigi; nggt-jive ses ayniplômos, et qu'elle 
peut être leproduile pac la i-epri.'e ti-op pi-omple de «s 
pifparafions. II ^All)le donc qo'iine pr«?di s position de la 
peoii ou de lu conflit ution ou que d'autces cou ri il ions 
peu couuuea soiil nécessaires 4 la production de celle 
loaliuliej de inënic on «ail que certaines personnes peu- 
vent foii-e usage des préparations mercuritlles s; 



cprouv 



r d'tffel Ùc\ 



iux, tandis que d'autres sont affecl^H 



par de ti-ès petites doses des mèmps substances. 

Sur un ceilainnomlned'iiidividusalleînlsd'liydrargyne, 
les uns ne l'ont été qu'une fois , quoiqu'ils aient éié soumis 
à pluiieurs tralleiiiens mercuiiels; d'autres, après avoii 
_^<5 affectés de celte éruption an commencemeirt d'un liai- 
temenl mercurîel, onl pu le reprendre snns en ^proliïW 
d'inconiéniens: chez d'aiilres enfin , ri'niptioii n'a en lieu 
qu'api es la salivation ou d'aufres syiiiplômes del'inlluente 
niercurieile, ou à la suite de l'impression du froid ou de 
quelque autre cause. Aucun 3ge n'en est exempt : cepen- 
dant l'eai-son n'a jaiiiuis vu l'hjdaigyrie chez des œutaiies 
ugcs de plus de cinquante ann. 

Quelquefois l'hydraigy rie a été bénigne quoiqu'un eût 
employé beaucoup de mercure avant sbn invasion ; d'au- 
tres fois elle a été grave et maligne après l'adt^înislra- 
lion d'une quantité compara tÎTenienl hèî jielilede ce nié- 
t»l et avant qu'on pût supposer que Ceiju'ôn appelle la 
mercurialUation eût existé. Un adulte a'été âflfecré d'Iiy- 
dcargyrie pour avoir pria deux grains de proto-cliloriire 
de nieicuie petidanL deux joui.i (Alley, Oba. 4), Le 
docteur Ditncan a vu un cnssemblaiile cliez mus fiile de 
néiiraii'i. iVoi.'' groins de calomel, dunuêa ù un enfaiil lie 



»pt ïn^ potlT hî purger, ont pvadiiît nrre i^apiir>Ti tjtctt- 
cttrnetle fÀMèy, Obê^.5). Le ^êréde lenfaiit avait été aiUfini 
ià^h^érapgyrîàtnaligna vingl «as auparavant , en Faisanl 
aa liaitettent mercui'iel -coiilie une maladie vénérieniie. 
Deux iœujs olil été affectées eq même temps de celte 
éniplion à l'hâpital de Lock , de Uublin , après avuir em- 
ployéen rrictlan trois draclimesd^onguetit mercuriel cam- 
phré ( Alley, Obs. i et 2 ). Un des cas les plus graves, 
observés par Alley^ avait élé produit par une pilule bleue» 
Bnfiifi Peai'voh dit a^oir vu celte maladie occasioViée 
par le contact de l'onguent mercuriel et même pat* celui 
de quelques grains de précipité rouge. 

A DubliA , les Frictions mercurielles ont paru déterminer 
'pl03 fi-équemment l'hydargj^k que d'auli'es préparationfF 
de mercure administrées inleTieui^Tient. Alley pen»e que 
la quantité de camphre qui entre dans la composition dl^ 
l'dngueot mercUriel camphré, employé dans l'hâpital de 
Lock . est trop considérable ( deux scrupules de camphre 
pour une once d^onguenl mercuriel simple ) , et que cette 
circonstance nVst peut-être pas sans influence sur la Fré- 
quence du développement de Thydrargyriedans cet hitpilal. 
^ Les symptômes de catarrhe pulmonaire observés dans 
riiydi'argynê, ont Fait penser au docteur Gregory que le 
froid était une des causes déterminantes de cette éruption. 
Un des correspondans du docteur S'pens lui écrivait égale - 
'ment de Madras qu'elle était ti-ès Fréquente che« Fe» Indiena, 
qa^on p«^ut dîfficileitietit Faire vêtir pehdant un trait emtétit 
mercuriel ; mais d'urïautre côté ces sy m'ptdtties de èatarrhie 
ont été observés dans Phydrargy rie, sous l^'nflaenfsed'ùÂ^- 
doirce température. 

Les hommes paraissent plus sujets à cette matatfre qu<e 
tes femmes* 



;ir*< 



448 



inFLUlUATlONS VÉSICOLEUSES» 








«&" 


UT4r>rerri> 


Toui. 


KMi. 


faA 


Ho"""*- 

Fmimu 


6 

4 


1 


4 




e 




Total 


'" 


'9 


14 


43 


s 


35 



Ces caa utit ^të oliservés pai' Alley dans une période de 
dix aanm : trois fuis Btftiietnent la maladie a'osi dt.'vcloppre 
cliez des ctitàiia, el chez aucua dVus le mcrcuic n'avait 
été admiDiali-<! pour une affection vénénenu« ; chez la 
plupart des udiiltes , le iii^hire avait été eiiipluyé pour 
uiniballre des symplAiea vénériens primitilîi ou secon- 
dai tes. 

S- 3 6o. Diagnostic. — Pour distinguer l'hydiai-gyrie d» 
antres inaludîes , il stilTil de se rappeler que cette iiiilani- 
luation vé&ictileuseest produite parle mei cure; ijuel'erup- 
lion cl la fiùvre sont ibocliroite.s ; ()ue la peau enilatnméi; 
st'crèle, sur quelqueii points, une liumeur dont l'odeur est 
eiiraclcristique: que la desquamation , pi écedée de douieiin 
à la gorge el aux amygdales, a lieu du quatrième au liuî- 
lîènie jour, etc. Il esl vrai que l'eczéma rubrutn a tous les 
caractbi'es extérieurs de l'hydrargyria; même rongeur à !■ 
peau el mêmes vésicules. Mais il ne reconnaît pas, comme 
elle, une C£uise spéciale: il est l'arement aussi général, 
el n'eât f^s accompagné d'inââtniDîilioQ de \a bouche, 
d'angine, de salivalion , elc. L'Iiydrargyrie est une maladie 
aiguë; l'et-zéraa ruhrum est presque toujours cluooique. 
On distingue encore plus facilement l'hydrargyrie des 
pustules non fluentes, produites par les frictions d'oa- 
gucnt mercuriel rance sur des parties couvertes de poils; 
on ne lu conrondra pas non plus avec quelques autres îa- 
flammalionsaitiliciellesdela peau. On sâllqueles moules, 



)e& a^anàeë timères^ les mousseroDS> les harengs ^ les 
crabes f les homards , pris comme alimens ^ peureiit pro« 
duire des éruptions qui , suivant la remai^qne da docteur 
Roadeau « ont quelque ressemblance avec la scarlatine , 
Përylhème ou riiydrargyrie. Le docteur Clarke et M. Rod- 
gers ont aussi fait connaître des éruption» produites par 
des poissons d'un usage ordinaire chez les Indiens, ou lés in* 
salaires de Hle Sainte-Catherine. Alley a vu une ëruptioti 
Tesîculeusedont la couleur était semblable à celle d'un 
homard bouilli, occasionne par un maquereau g&té^ Le 
dbcteur Johnsfori^ de Cork , cite un cas dMruption géiiërnle 
provoquée par le camphi'e, etc. La conuaissanoe de ces 
laît.set celle des conditions dans lesquelles Thydrargyrie 
te développe, rendent toute espèce de méprise impossible. 

§. 56i. Pronostic. — Dans deux cas de gonorrhée, dit 
Aliey,récoulementa été suspendu par l'hydrafgyrie,et n'a 
jàitiois repnru après la guérison de cetteéruption. Cette sus- 
pension ou cette di:$parition des sympt<)mes n'est pas bornée 
â ceux de nature v(^n<frienne. Un malade qui employait 
l'onguent merciiriel pour une hépatite grave,, fîit atteint 
'<]'hy drargyrie après quelques h*ictions, et Tafiection du foie 
l^isparut-; une solution de deuio-chlornre de mercure, 
présente par un empirique dans nn cas analogue, fut sui- 
vie des mêmes cfièts salutaires. Ces guérisons, signalées par 
Afley^ n'ont cependant été observées que lorsque TafiFec- 
îion mercurielle s'est montrée sous la forme fébrile ou 
^naligne. L'hydrargyrie bénigne cause peu ou point de 
diminution dans les symplâmes de la sypliiU^ locale ou 
institutionnelle^ ou d'unia autre maladie. On a observé en 
Outre que, lorsque les symptômes primitifs delà syphilis 
avaient été éloignés par l'hydrargyrie., ils reparaissaient 
|>resque toujours après la diminution de la iièvi^ qui avait 
dccompagné l'éruption mercurielle. Le docteur Keiin 
Uvait déjà remarqué que les ulcères syphilitiques disparus 
Sous l'influence de cette espèce defièpre se reproduisaient 

I. 29 




4^(1 INFUMUAI'IU^US V.É^CUifCSES."' 

vn géi)w*»l| lymiif'ifllv, «'ilMit,, à.'^esi^rç que le çnçîadu 

j'KCuiwv-iit *B* ("m'i-esi . 

, L'i)y(li4igji(« vtJiil uHit mu[lJfîc;||.ioit Je (a çou&i/lulion 
!l;fli;itule du pi-lle que pru^uU ovtiiiiaiieineuL le mcicmer 
Alley, Ci'iuiipUiti (;1 Wilbn pcnseni que le développetnont 
lie celte éru^iiiuii ne doit avoîi' §ucuiie înllueiice sur 1^ 
duiée du liaileiiicut des laiiliilies Ttui.'rienoe«. Qwe|gijM 
pialiuieosoiilpfnifiiddutoïiJiH-^qii'tiiîepluspttliteqjjanlilé 
fie, raai:cuve,il&\i atocs noçe],a^ifc pour \a guérîsoii de des 

. MM..Gi'j;neUetWilmvt,cliiiuigiensàl'|iâpi|ialdeLocfc, 
a'otit jamais vm l'iiydreivgyi'ie dounei- lieu à des craîiilea 
iénU'.iH^^ , cp ([u'ilà alliibiient à l'habitude coDsianfe qu'ils 
on! de siitipi.'ndre l'emploi du. mercure dès l'hivasioii tle k 
m^iadi^. 4L CiampLoii n'a vu l'iiydrargyrie ne tei-raiptr 
pur la fapi% que chey, quelques m:ilades t^ui , cioyant'|'4- 
l'u^itiOQ v^Hfii'ieune , avuicuL cuiilijiuf' IV^ploî dea prep?- 
l'atiuns luercurielltia. yuivaul lui, hi ùlivie: qui ^ccofupiignp 
IVriipUcm , , quel que .soil fioa di-g"'é de viplentfj: , n'ci^l ja- 
mais gvave; ie danger de la (iti-re sefO;idaire, qui appa- 
rail ioL'squt: la peau est baigriùe d'une iiutueur puruleale, 
cat prupurl)uiii)é à i't'lÇljdue deii siiifaces dijiiudtps. CBlle 
lièvre peid quelquufwis b caHaclèrc ii4fla!i!ma loire et pe^t 
prendre l'apparence de Iq fièvre |jc(;)ique. l^cs malades 
t'prouvent des frisious, upe sojlp de tieiubleipent des 
memliiâa, une extrèiue failtlea^e et un amaigrissctfient 
trop, couaidérahle pour élie expUqu(5 seulement par la 



liunnu 



.bide. 



§. 363. 'TraUement. — Pour que la gucrîson de i'/iydrar- 
gy lia mitis s'opère , i.UuIïiideanHpendrereinpioi du mer- 
euro, desoualraii-eleqialadeà l'infliieiiced'uue almosphère 
inercu|-ieHe, t'il y est exposé, el de lui recoiniiiundei- lii- 
Iniie iiùage de quelques biiini-, de li'ii;.soi>s d<^^li>yauteii el de 
légers purg.jivlft. Pearaoïi a jugé qmilqiieruia ulile Je couU- 
nuet' l'tiui^lui du uttïicure, pcndauL l'ùupiUua, par des 



^poDÂdérations étrangères «u (raiteroent de celle tnaladlle. 
ttprsque rbydraFgyrie est à son ideciln, on peiit ap3âi 
j^eLquçfilîs reprendre avec avantage l'emploi du mercjire 
contre la syphilU ? dans le cas de Davidson ^ ir^ppbrt^ par 

^1^ docteur Spens^ le nierçurç fut ainsi prescrit, et là guë- 
fi^fi de l'éruption n'en fut pas rooln^i rapide; un autre 

^ipalade, altei;^t d'eczi^rpa rnercuriel , avait un bubon 

.ujçpé à Tainç gauche : lorsque l'inflammatioa fqî, & son 
déclin, on prescrivit une pilule mercurielle matin Jet soir, 

«et le bubon guérit sans que riuflâmmation de l{i pejiii fiïit 
BjggA-aTée, ' 

pans rhydrargyrîe^'firi/e sirifple et dans l'espèce m/a- 
ïigne, rien ne pourrait autoriser remploi du mercure. En 

. le suspendant dès le .début , on a été quelquefois asseas peu- 
reux pour rendre peu grave une înGfanimatjon qui débu- 
tait avec violeHce.» L^oubli de celte précaution a produit , 



Shy^^^^^'èyy^^^ une fois. déclar^,*a une niarche' presque 

forcée; aussi FeArson' et Alley pensenl-iU que^ si les 

I^Qiplijmçs le^ plv^s douloureux de celle maladie peuvent 

^tre calmés par des remèdes appropries, aucun traitement 

• MÇ P*^"^ ^^ arrêter la m.'xrche. 

JPans Vhydr.argyriif' febrilis el dans Vhydrargyr!^ ma^ 
iigna y les alplulions fraichejv ou froides calment la cba- 
Je.ur fatigante qui accompagne l'éruption. Les bains 
tièdes pu frais sqqt aus^sL très utiles , lorsque Tétat des 
.jqrial^des pern^et dé I^ répéter à des intervalles rapprochés. 
L'itnmersion dans l'eau tiède t^oiilageaît un malade traité 
pq.ir le docteur iSpeps ; maîô elle ne put êlie répétée parce 
flin^'elle produisait \s^ syncope. Après les immersions fré- 
cjtiepi. es dans l'eau iV.aîche ou tiède , los purgatifs sont le 
j^py^^n le plus sur de diminuer la chaleur excessive de la 
ucau. Le ductei^* Cranaptou prescrit le jalap en poudra 

29- 




ij5a IHPLAMMATIOBS VÉSlCULErSES* 

«!i!>w.-l^ aux s«l'4 neu|>x-s; le Judeiii' Spens -s'est s<M'vÎ de 
i'^lecttiaivu l^tiîlîr uvec pnilies égales de soiiTrC ."ultlmi^; 
Alley pense que le iiularli-iite de polasse esl préf<!raMc. 
Les purgatifs mercuriels duiv«n( âlre i*e}el^s. 

Lorsque le pouls esl plein et fort , la iaigri<;e doit être 
pratiquée, Giii-toiil dans les Cas de bronchite concomi- 
taiile. Àlley a vu muui-Ii- une m^ilade, parce qit'uii ciui- 
gnit de fairt une saignée nécessaire. Le calai-ihe pul- 
monaire met'ciirïel cède souvent aussi aux purgaliË). 

Alley dit que les vcsû-atoiies peuvent queltjuefois Ëtiè 
utiles. Muliin pense qu'il nsl ù craindre que leur applica- 
tion sur des parties euQaiumées et couvertes de vésicules 
ne soit, suivie de gangrène. 

Les cas où IVmélique pourrait être ulile n'unt pas éU 
Buffisamment di'lerminés. 

On éianche la soif avec les lioisson.s acidulée?, 
Peardon couseille d'einployei' l'upiiiiii, puur procurer 
du sommeil, abjt'ger les souIFi-ances, et combailre la 
dianliée qu'on olwejve pi'esque toujours peiidani la 
fièvie secondaire. On associe quelijiielbis avec smcèti les 
opiacés et. le quintiiiina à un vin gifnéreux , dans la pé- 
riode de sécrëlion purulente de VIiydrargYfin maligna. 
Pour prévenir la i-ésorption de l'humeui- 6écx-é\.ée et 
avancer la formation d'un nouvel épîdernle . indi'pendam- 
nient des hains tempéi-és et des «blutions répétées, ou s 
i«commândé les poudres absorbantes, le charbuti m\i, 
les liD.i(ii«ns avec de l'eau de chaux etc.QitHntaux lotions 
•ou aux applications saturniACB, Alley pense que leui'S 
Aviintages comme topiques sont plus que balances par 
ies inconvéniens de leur absorption. 

En résumé, les ablutions fraîches, les bains terapéréi , 
un ivgîKte doux , tes purgatifs et l'opiur