(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "À travers la presse"

■ ' ..■.;• . 







///• <f/^ 



A TRAVERS l.\ PRESSE 






Tous droits de traduction réservés pour tous pays. 



Copyright by Th. Tert, Albouy er C, Paris. 



-^A4~t 



A. DE CHAMBURE 



A travers 



la Presse 



Préface de M. ADOLPHE BRISSON 



Q 




h *o 






PARIS 
Th. FERT, ALBOUY & C" 

12, Rue des Petites-Écuiue< 

4914 



1 (> 



m 



AVANT-PROPOS 



// n'entre pas dans notre pensée d'écrire ici fAistOÎi , i 

pli te de In presse. 

Depuis tant d'années la presse est mêlée de sipn s '/ la vie 
des peuples que, pour réaliser ce programme, il faudrait en 
quelque sorte suivre pas à pas toute leur histoire. 

Plus modeste est notre but. 

\ >us voulons simplement, dans une rapide étude à tr;>- 
v< i~> la presse, axer les traits caractéristiques de cette forme 
de la pensée humaine, depuis les papyrus rudimentaires des 
anciens peuples fusquau.e grands périodiques de nos /ours. 

Les journalistes pourront, croyons-nous. y trouver d'utiles 
renseignements. 

Quant aUX lecteurs des fournau.c, de plus en plus nom- 
breux aussi bien eti France qu'à l'étranger^ Une saurait leur 
être indifférent de savoir comment est née et s'est développée 
cette grande presse, dont personne — qu'on s'en ré/ouisscou 
qu'on le déplore — ne peut contester V action sur f opinion 
publique qui aujourd'hui régit le monde. 

A. C. 



PRÉFACE 



M. de Chambure nous convie à faire avec lui un \ tra- 

vers h presse. Suivons-le. (l'est un guide aimable el -air. Nul. 
mieux que lui, ne pouvait mènera bien celle lâche. Tour à lour, 
depuis vingt-cinq ans, fondateur d'un quotidien à l'ai a-, d 
leurd'une agence télégraphique et téléphonique d'informations. 
chef de publicité, notre confrère connaît, pour les avoir maniés, 
tous les rouages, si nombreux et si divers, du journal moderne. 
Il sait ce qu'on y publie ; (les yeux de l'Argus, à qui rien u •'• 
chappe. r.ii avisent chaque matin et chaque soin ; il sait quelle 
esl sa vie, d'où lui viennent ses ressources, comment- organisent 
ses moyens d'action, son rayonnemenl et m puissance* Tout 
cela, il noua le dit dans des pages alertes, l'a m ilières. colorées, 
inslrui li\es. amusantes, qui seront lues avec un égal profil par 
las professionnels et les gens du monde. L'ouvrage, fort bien 
composé, contient un historique nourri et précis de la prêt 
travers les siècles et un vivant tableau de ce qu'elle esl d< n i mie. 
Il embrasse d'un regard d'ensemble le passé et le présent. Cette 
étude arrive à une heure favorable ; je conçois qu'elle ail tenté 
un espril averti et curieux. Nous vivons sous le règne «lu - qua- 
trième pouvoir ». Le journal, roi de l'univers, se rattache à tout, 
va partout, porte partout la passion et la lumière. La même feuille 
de papier se glisse dans le palais et dans l'usine, parle à I intellec- 
tuel et à l'ignorant, partout interrogée, commentée, aimée du 
plus grand nombre, redoutée de quelques-uns. M. de Chambure 



— vu 



A travers la Presse 

consacre un chapitre de son livre à ïhéophraste Renaudot. Il le 
lui devait. C'est notre aïeul. Nous le vénérons à ce titre, et aussi 
pour avoir montré un peu de courage et de fierté dans l'exercice 
de sa profession naissante. Au lieu de se faire le plat apologiste 
d'un seigneur, de se nourrir de ses miettes et de subir ses 
ruades, Renaudot travailla pour la foule. Il offrait sa Gazette 
au passant ; le passant lui remettait une obole. Ils étaient quittes : 
ou plutôt, le passant demeurait l'obligé du gazetier. Renau- 
dot pouvait presque se dire et se croire indépendant. Sans 
doute sa liberté se trouvait à la merci d'un caprice du car- 
dinal ou de la méchante humeur de Sa Majesté ; mais enfin il 
n'avait pas besoin de mendier ; il vivait de son commerce et 
siégeait dans sa boutique avec autant d'orgueil que les mar- 
chands de Hollande derrière leur comptoir. 11 essuyait d'ailleurs 
de terribles assauts. Il devait s'appliquer à contenter tout le 
monde, à ne mécontenter personne. 11 louvoyait parmi les 
écueils. S'il se montrait trop aimable envers M. de Richelieu, 
il irritait la Reine. Au surplus, ces illustres personnages ne dai- 
gnaient s'occuper de lui que lorsqu'ils avaient à lui faire 
quelque représentation désobligeante. Renaudot pesait ses 
phrases, interrogeait l'horizon, s'orientait comme un bon pilote 
qui ne veut pas échouer au port. 11 déploya dans le gouverne- 
ment de son frêle esquif autant de prudence, autant de génie 
qu'Alexandre et Charles-Quint... 

Et non seulement il avait à redouter la fantaisie changeante 
des grands, mais il fui fallait lutter contre la jalousie des follicu- 
laires. Ils enviaient son privilège ; ils eussent désiré de lui ra- 
vir. Il parvint à le conserver et le .légua à ses fils, mais ceux-ci 
ne surent pas le défendre contre l'émulation des concurrents. 
Loret rédiga sa Muse Historique, où il narrait, en de faibles 
vers, la chronique du Louvre ; Donneau de Visé édita le fameux 
Mercure ; Colletet, le Journal de Paris qui fut suspendu dès le 
second numéro. 



VI 11 



Fref.-.o- 

Tuis parure ni le Journal été Savants, l<* Journal du Ptdaii, 
le Journal Ecrlésiasiiqu$. El tandis que ces limid< 
produisaienl <-n France, l'Angleterre, plus avancé I su 

iTiii le premier des quotidiens, le Daily Courant, «jui <>l»iini 
nu succès prodigieux. Le Daily Courant l'ni l'ancêtre, le pré 
curseur, l'annonciateur de la presse actuelle. EBe s'est déve- 
loppée lentement, progressivement, parallèlement sai liber! •- 
politiques, affranchie par la Révolution, livrée sont la Terreur 
;hi\ violences démagogiques, bâillonnée de 1802 à 1815, elle 
s'épanouit aussitôt après, elle s'émancipa, grâce i llrameur dé 
bonnaire, ù l'esprit libéral de Charles X et de Louis-Philippe. 
Le génie de Girardin acheva <l< i la transformer. De l'organe 
doctrinaire lu et apprécié d'une élite, il tri l'organe populaire 
h bon marché et 6 gros tirage. La polémique qui le mil au 
prises avec Vrmand Carre] et qui se termina par un combat 
meurtrier esl restée fameuse. L'incident fut. semluV-t-il. 
int'vaetement rapporté. J'en liens la version véritable de la 
bouche d*ini contemporain el crois intéressant de rajouter à 
l'abondante »'l précieuse documentation «le M. de ClianibvraJ 

La dispute s'engagea d'abord sur I» 1 terrain couisscitiaL Gi- 
rardin venait de fonder la Proue et de créer le journal po- 
litique quotidien à quarante francs par an. Il avait exposé 
dans des prospectus les combinaisons financières qui ren>- 
(lai.ni possible la réalisation de son projet. Une petite gazette 
satirique, le Bon Serai», qui avait pour directeur Capode l-Vuil- 
lède, commenta ces prospectus et jugea, sans bienveillance, la 
combinaison qu'ils présentaient au publie. Emile de Girardin 
répondit à l'attaque parnn procès en diffamation. Le National 
intervint alors et blâma diserètemenl le tlircctenrdela frotta 
de montrer une susceptibilité si pointilleuse... Girardin iî- 
posta avec vivacité. Kl Armand Garrel alla le Noir, avec son 
ami Thibaudeau, pour lui demander une explication. Leur 
entretien, quoi qu'on ait prétendu, fut des plus comtois 

— ix — 



A travers la Presse 

« Une rencontre avec un homme tel que vous, dit Girardin, 
me paraîtrait une bonne fortune. — Je ne partage pas votre 
sentiment, répliqua Carrel. Un duel n'est jamais une bonne 
fortune. » Ils estimèrent pourtant qu'on ne pouvait l'éviter. Et 
comme si Carrel avait eu l'intuition de sa fin prochaine, il ajou- 
ta : « Si le sort m'est contraire, Monsieur, et si vous faites ma 
biographie, je pense qu'elle sera honorable ? » Girardin s'incli- 
na et les deux adversaires se séparèrent jusqu'au lendemain. 

« C'est à cela, me dit le vieil ami de Girardin à qui je dois 
ces confidences, que se réduit ce différend ridiculement 
grossi. Parcourez le National et la Presse et les autres jour- 
naux de l'époque, et vous serez étonné de la modération de 
leur langage. Ils discutaient, ils disputaient, ils étaient ardents 
sur les idées, mais, dans les mots, ils restaient polis et ne re- 
couraient pas, pour attaquer ou pour se défendre, au grossier 
vocabulaire qui s'étale trop souvent aujourd'hui clans les po- 
lémiques ». 

Emile de Girardin avait été prophète. Son innovation corres- 
pondait à l'évolution des mœurs, au développement de la cu- 
riosité générale et de la culture. Avant lui, les grandes feuilles 
quotidiennes étaient avant tout des organes de doctrine. Elles 
avaient à leur tête des hommes pontifiants et solennels en qui 
s'incarnait l'esprit d'un parti. Un des plus illustres fut Havin, 
qui gouverna le Siècle avant la guerre et exerça sur l'opinion 
une influence considérable. Les ennemis de l'Empire se grou- 
paient autour de lui ; ils le considéraient comme le vivant dra- 
peau du libéralisme. Havin écrivait rarement ; il signait quel- 
quefois certains articles de ses collaborateurs ; mais on le sen- 
tait partout et toujours présent. Il planait au-dessus du jour- 
nal, il en était l'âme ; ses abonnés lui témoignaient une con- 
fiance illimitée et assuraient, par leur fidèle empressement, la 
prospérité matérielle de son œuvre. A cette époque, les tarifs 
d'abonnement, très rémunérateurs, dispensaient de recourir 



Préface 

nu affaires ». Wec quelques milliers de lecteurs, une feuille 
un >iil administrée prospérait. L'abaissement du prix de 
l'abonnement el de In vente ;>u numéro eut, comme contre : 
Ue nécessaire, l'accroissement des recettes provenant de La pu* 
blicité. Le journal cédé à perte n'équilibra son budget < i n«- par 
les recettes d'à-côté. Il tira des annonces, des réclames, du l>ul- 
letin financier d'énormes ressources, qui lui permirent de 
« iiàl. m- ». déplus (Mi plus le lecteur. Le grand journal, dont le 
tirage atteint ou excède le chiffre il'iin million d'exemplaires, 
as! un formidable instrument de propagande et d'expansion. 
Entre les mains d'un homme supérieur, animé de la passion du 
bien public, il peut rendre d'émtnents services, entreprendre 
de vastes desseins. Il dote la littérature, encourage la science, 
subventionne les explorateurs, découvre des terres mysté 
rieuses, civilise l'intérieur du continent noir, conquiert les 
pùles... Qu'un conflit international éclate, il envoie sur les 
champs de batailles des héros. Vivant parmi les troupes, en 
contact avec le danger, le correspondant de guerre finit par 
n'être plus qu'un soldai. Il l'ait le coup de feu entre deux ar- 
ticles et accomplit des prouesses. Je connais un ancien con- 
frère, qui assista comme reportera la campagne russo-turque 
de 1877. Accrédité auprès des généraux russes et toujours aux 
avant-gardes, il couchait sous la tente et partageait la soupe 
du bivouac. Quand l'armée arriva devant IMewna. il avisa nu 
de ses collègues, hardi comme lui et insoucieux du danger, et 
lui proposa ce pacte : 

« .le vomirais, lui dit-il, franchir les murs ayant tout le 
monde, être le premier à télégraphier l'enlèvement de la place, 
mais je ne me sens pas assez fort pour tenter à moi seul «elle 
aventure. Veux-tu m'aidera 

— J'accepte... Que faut-il faire ? 

— Nous nous glisserons celle nuit à travers les sentinelles. 
Je sais un endroit par où les murailles sont accessibles. Il estpro- 



\i 



A travers la Presse 

bable que l'un de nous succombera. Jurons que le survivant, 
dès que l'événement sera accompli, expédiera une dépèche à 
chacun de nos journaux, et signera cette dépêche de nos deux 
noms. De la sorte, nous serons de moitié dans l'honneur 
comme nous l'aurons été dans le péril ». 

... Les deux amis exécutèrent leur plan. Ils reçurent d'hor- 
ribles blessures, mais n'en moururent point. Et ils rentrèrent 
au gîte, n'ayant tiré de leur folle escapade que la joie d'avoir 
bravé la mort et d'exciter une admiration universelle. 

Chacun, dans sa sphère, tire profit de la prospérité et de la 
diffusion'de la presse. . . Le grand journal offre aux écrivains d'in- 
nombrables débouchés, des gains considérables ; il les rapproche 
de ceux qui les lisent. En communication perpétuelle avec la 
foule, le romancier, le chroniqueur, le critique, l'essayiste, s'ins- 
truisent, apprennent à mieux connaître le pays où ils sont nés, à 
saisir, àétreindre, suivant l'heureuse expression de M. Raymond 
Poincaré, « les réalités de la patrie ». Ce passage d'un récent 
discours du Président de la République mériterait d'être inté- 
gralement cité. Parlant de son ancienne collaboration à la 
grande presse quotidienne de province, M. Raymond Poincaré 
s'exprimait ainsi : 

« Lorsque, comme moi, on aime passionnément son pays 
natal, on est porté à croire que rien ou presque rien n'existe 
en dehors de lui, que ses intérêts sont les intérêts généraux, 
que ses coutumes sont les coutumes universelles. Pour com- 
prendre ce que cet aspect des choses a tout de même d'un peu 
fragmentaire, il n'est que de regarder la France parles fenêtres 
de vos journaux ; elle apparaît alors dans sa variété pittoresque 
avec le génie différent de ses provinces, avec la multiplicité 
infinie de ses goûts, des usages et des caractères. Cette di- 
versité n'est ni désordre, ni incohérence ; mais on n'en peut 
dégager une synthèse harmonieuse qu'à la condition d'en bien 



XII 



Préface 

connaître i<»u- les éléments el de mesurer exactement les. pro- 
portions el I»'- valeurs. Où trouver ces renseignements néces- 
saires ailleurs qu'auprès tl«» ceux <| u i relletenl l'opinion el le 
plus souvanl la fonl .' Collaborer à quelqaes-nns de ros jour- 
naux, c'esl s»' mettre mieux à même d'apprécier le sentiment 
public, < 1 1 1 i , « 1 ;i ii ^ tous les pays libres, est l'indispensable appui 
rJes gouvernements; c'est pénétrer plus avant dans l'intimité 
de la France républicaine, c'esl saisir de plus près les réalités 
dé la patrie ». 

Celte tâche, ou peut dire cette mission éducatriee de la pn 
les plus éminents de uns pédagogues Ton! définie et louée. 
■< Quand vous serez un peu plus grands, déclarait dernièrement 
li- directeur de l'Ecole normale supérieure à de petits écoliers, 
habituez-vous à lire un journal. Vous trouverez dans les jour- 
naux populaires à vous instruire sur I»'- grands événements qui 
se passent dans votre pays el dans huis les pays du monde » (1). 

De telles vérités avaient été, dès longtemps, pressenties. Royer- 
Collard voyail dans le journal une « nécessité sociale ». une 
•> sauvegarde des libertés ». Sainte-Beuve regrettait qu'on n'eu! 
pas écrit l'histoire de la presse « dans son incomplet même et 
dan- son inexacl inévitable ». « Cette histoire est à faire, ajou- 
lail-il, et je voudrais que quelque académie ou quelque librairie 
provoquai à i ette tacha deux ou trois travailleurs consciencieux 
el pas trop pédants, aimables el pas trop légers. Il est temps 

<l :el ouvrage s'exécute; ilesl déjà lard, bientôt on ne pourra 

plus... Malgré tout le soin possible, il faudra se résigner, dans 
une telle besogne, à bien des ignorances, à bien des inexacti- 
tudes. On saura de moins en moins les vrais auteurs, je ne dis 
pas des articles principaux, mais même des recueils. Quelqu'un 



(l) Discours de \I. Ernest Lavisse, de l'Académie Française, directeur .!»• 
l'école normale supérieure, à la distribution des prix aux élèves des « 
communales de Nouvion-sur-Thiérarclie, le 5 octobre 1913, 



xm — 



A travers la Presse 

a trouvé l'autre jour, très spirituellement, que les journaux sont, 
nosllliades, et qu'ils ont des myriades d'Homères. En remontant 
toutefois, le nombre des Homères se simplifie. Par malheur, 
«eux qui seraient en état d'éclairer, de contrôler quotidienne- 
ment les origines des journaux, manquent de plus en plus. » 
Avec un peu trop de- modestie, M. de Chambure se défend 
d'avoir tenté d'accomplir l'œuvre jugée si difficile parle grand 
critique. ïl n'a voulu, nous dit-il, apporter que sa petite pierre 
à la construction ultérieure du vaste édifice. En réalité^ tra- 
vers la Presse est plus et mieux que cela. Si ce livre n'est pas 
l'histoire du journalisme, il en est un excellent abrégé ; il ren- 
ferme un trésor de renseignements, de documents classés avec 
méthode, présentés avec la clarté et la grâce la plus séduisante. 
Sainte-Beuve qui aimait la solidité sans pédanterie et l'esprit 
joint (à l'érudition, en eût été satisfait... 

ADOLPHE BR1SSON. 



— XIV — 



PHKMIKRE PARTI K 



À travers la Presse 



LES ORIGINES DU JOURNALISME 

l>;ms l'ancienne Egypte. - . — A Rome. — En Chine. — Le premier pé- 

riixihiii'' européen. — Les imprimeurs anversois. — Théophraste Renaudot et sa 
tette I !!-• collaboration royale. — La« Gazette burlesque . de Loret. — 

l..-s ■ Nouvelles à la Main ». — Un « Pater ». — Les débuts de la presse en An- 
gleterre. — Le « Tua 

Il esi extrêmement difficile d'assigner au journalisme une ori- 
gine exacte 

Dan- les collections de papyrus «lu Mus.'-»' du I. ouvre, il <*xiste 
un document de l'an IT.'iu avanl J.-C, sous le régne de Thout- 
mès m, dans lequel le ministre lokhmara commente différents 
articles d'un journal officiel du temps, concernant les missions 
confiées aux sars par le^ponyernemenl de l'Egypte. 

Ce document est confirmé par d'antres papyrus de l'époque 
d'Apriès, qui attestent <|nr Memphis, en ces temps lointains, pos- 
sédaif nne sorte d'organe politique officiel. 

Les égyptiens ont connu non seulement les feuilles gouverne- 
mentales, mais encore celles d'opposition ; le célèbre papyrus de 
Turin prenant à parti.- EUtmsès III en est la preuve. 

Hérodote parle de « journaux satiriques » dirigés contre les 
Pharaons cl cite le « Journal de la Cour » qui relatai! les der- 
niers scandales de la ville. Irx promenades nocturne* du roi Ama- 
BÎs et ses orgies au bord du lac Moeris. Le rédacteur de ce journal 
n 'était autre qu'un scribe du Palais payé fort cher par les ban- 

— 3 — 



A travers la Presse 

quiers hébreux, afin que par ses libelles, simplement destinés en 
apparence à distraire le public mondain, il pût donner une forme 
expressive à l'opposition des vieux partis et exciter la haine du 
peuple contre le souverain. 

D'autre part, Flavius Josèphe assure que les Babyloniens avaient 
aussi des chroniqueurs chargés de relater jour par jour les événe- 
nements. 

Il n'apparaît pas que la Grèce ancienne ait eu des journaux. La 
vie publique y était très intense, mais elle se trouvait circonscrite 
dans de très petits états. Elle tenait toute entière à Athènes sur 
l'Agora. .11 n'était nul besoin de journaux pour connaître les 
nouvelles, les citoyens pouvant aisément se les communiquer 
les uns aux autres de vive voix et les commenter de la sorte. 

Il en est autrement à Rome, dont la domination s'étend rapide- 
ment au loin. Rome eut des publications qui rappellent un peu 
nos périodiques actuels : c'étaient des parchemins que l'on col- 
lait sur les colonnes des édifices, sous les portiques, et que l'on 
trouvait chez tous les coiffeurs. Ces Acta Dkirna Populi Romani 
devinrent quotidiens et Ton y lisait à peu près tout ce qui constitue 
la matière de nos journaux. L'historien Leclerc assure qu'on y 
trouvait la relation des prodiges, les nominations des magistrats, 
les paroles des tribuns populaires, les édils, les spectacles, les 
incendies, les mariages, les naissances, les cérémonies funèbres, 
les exécutions, les banqueroutes, les longévités ou fécondités ex- 
traordinaires, le récit des événements militaires, les jeux publics, 
les rivalités des cochers du Cirque, les succès ou la chute des 
acteurs. 

L'usage de ces publications était si bien entré dans les mœurs 
publiques qu'on y pouvait lire le nom des visiteurs après les récep- 
tions officielles. C'est ainsi que — Dion Cassius s'en porte garant — 
Livie fit insérer dans les « Actes » tous les noms des sénateurs et 
même des hommes du peuple qui avaient été admis à l'honneur 
de la saluer. Agrippine fit de même. Tibère et Commode y eurent 
également recours pour les besoins de leur politique. Ces publica- 
tions n'étaient pas seulement lues à Rome; elles étaient expédiées 
daûs les provinces et aux armées en campagne. 



Les Origines du Journalisme 

Les Chinois qui, bien avant les Kuropéens, ont connu la | 
priété de L'aiguille aiitiantee •■! possédé une poudre explosive, De 
Les ont-ils pas égalemenl devancés dans l'invention du joui 
lisme 7 lin* chose, on tout cas, est certaine» C'est que les pre- 
miers numéros «lu KiiHj-Pan (Gazette de Pékin), journal qui 
paraît actuellement encore à Pékin, «latent d'un peu plus uV 
neuf siècles. Il es! question du i King Pao - dans on réoil du 
poète Sou. heu. qui mourut en l'an 1101 de notre ère. Maints 
(lliinois des plus érudits affirment même que son origine remonte 
à une plus haute date. Sous la dynastie des Thang, qui rogna de 
l'an 618 à Tan 907, des poètes ont fait allusion à ce journal. 

Nous avons eu entre les mains un numéro récent du K'uuj- 
Pao : il comporte douze feuillets longs de 18 centimètres, larges 
de 10, dont chacun est divisé en sept colonnes par des lignes 
rouges ; chaque colonne contient environ quatorze caractères. 
Les feuilles sont cousues dans une couverture de papier jaune, 
au recto de laquelle on lit en haut, dans l'angle gauche, le titre 
King-Pao. 

Quel fut le premier périodique européen ? La question ■ 
longuement et souvent posée et l'accord semhle s'être fait sur le 
nom de Nieuwe Tifdùtgen, publié en 1605, à Anvers, par l'impri- 
meur Abraham Verhoeven. 

Cependant, un professeur de l'Université d'Heidclberg a décou- 
vert récemment une petite brochure de douze pages, portant la 
date de 1609 et dans laquelle l'éditeur, Jehan Carolus. déniai*, 
dans un avertissement, qu'il publie des journaux depuis plusieurs 
années. Cette brochure-journal paraissait à Strasbourg, sous ce 
titre : Ordinary Avisa. 

Antérieurement à cette date, l'imprimerie de la veuve Christof- 
lel van Remund fit paraître à Anvers, à chaque événement qui 
se produisait dans le monde, une plaquette de quatre pages, petit 
in-octavo, composée en caractères gothiques et presque toujours 
illustrée d'une gravure sur bois. Une de ces plaquettes est datée 
dcl.V.J 

Ajoutons qu'on possède en outre, datée du 16 septembre 1551, 
une ordonnance d'Henri II portant défense « que nul ne soit si 



— o 



A travers la Presse 

osé d'écrire nouvelles qui touchent les affaires des princes et du 
royaume, sous peine de confiscation de corps et de biens ». 

On a cru longtemps que le premier journal publié en Europe 
avait été YEnglish Mercury. Le célèbre érudit Georges Ghalmers 
découvrit un jour au British Muséum quelques numéros de ce 
périodique datés de l'année 1588. Mais en 1839, quinze ans après 
la mort de Ghalmers, un autre Anglais, M. Wats, remit les choses 
au point et prouva que le prétendu journal de 1588 n'était qu'une 
mystification du XVIII e siècle. Le mystificateur, lord Harwicke, 
avait introduit au British Muséum les feuilles de YEnglish Mer- 
cury, dont le texte n'était qu'une traduction littérale des gazettes 
de Hollande. 

L'histoire de l'imprimeur anversois Abraham Verhoeven, père 
vraisemblable du journalisme contemporain, est assez curieuse. 

C'était pendant que les deux ducs de Nassau assiégeaient An- 
vers, l'un par terre, Fautre par le fleuve. Verhoeven eut l'idée de 
distraire ses concitoyens, de réconforter leur moral, en leur don- 
nant des nouvelles imprimées sur les victoires des armées qui 
défendaient la ville. 

C'est dans la seconde quinzaine de mai 1005 que ce premier 
magazine vit le jour. Il était entièrement consacré à la relation de 
la bataille d'Eeckeren, du 19 mai 1605, et commençait ainsi : 
« Pourtraict véritable E au vif, de la joyeuse victoire acquise le 
« 17 de may l'an 1605 par les gens de leurs Altezes auprès d'An- 
« vers, sur le Blockers-Dijck contre les rebelles de leurs susdictes 
« Altezes, lesquels sont venus par la rivière de l'Escault avec une 
« quantité de batteaux, pensans couper les Dicques pour mettre 
« siège devant la Ville d'Anvers, tant par eau que par terre ». 
Suit alors le récit de la bataille. 

Le journal n'était, à ses débuts, ni daté, ni numéroté. Ce ne fut 
que plus tard qu'Abraham Verhoeven le fit paraître périodique- 
ment, avec un soleil d'or comme emblème ; mais ce n'était, hélas ! 
qu'un emblème, car Verhoeven ne fit pas de brillantes affaires et 
mourut pauvre, comme Théophraste Benaudot. 

Abraham Verhoeven multipliait les attractions pour son journal, 
s'adressant aux écrivains du temps, donnant des illustrations, des 

— 6 — 



Le» Origine» du Journalisme 

portraits, des actualités , par exemple, l'arrivéedu premier éiépkanl 
envers, ejo 16:;:;. Il publiait môme des i ai i ni 

m. -ni e&Ued'un prédicateur protettanl faisait unanonféren 

derrière lui, le diable qui lui souillait il»- mauvaises inspirations, 

au moyen d'un soufflet. 
Vains efforts ! Pendant onze ans, lu pauvre Verhoeven servit 

aux magistrats municipaux \ ingl abonnements dont pa> un n ,-t.til 

payé. Ce ne fui qu'au boni de ce temps qu'il < > I > t i n t uns subvention 
de cinquante florins d'or, ce qui n'empêche pas sa ruine. 

Successivement, son imprimerie, puis son journal, furent ven- 
dus à l'encan ; celui-ci fui acheté par Verdussen qui eu lit la 
Gazetta Extraordinaris. 

Gependanf le Nieuvot Tijdmgen ne manquait pas •! 'intér< i. I 
tains numéros comptaient seize pages et lorsqu'il y avait >ura- 
bondance de matières, Verhoeven n'hésitait pas à faire des sup- 
pléments. Dans la seule journée «lu B octobre 1620, il publia quatre 
éditions successives. 

Verhoeven n'inventa P«s seulement le journal périodique : il 
lut, en outre, le \ .mï laltlc eréateur du journal illustré, car la plu- 
part de >»■> numéros comportaient une ou plusieurs planchi 
y. -es sur bois et représentant ce que nous appelons aujourd'hui 
la grande actualité. Le numéro du 23 août 1620 contient trois gra- 
vures, et celui du 30 avril 1627, sept. 

Mieux encore : quelques numéros de l'année 1621 renferment 
des cartes géographiques, et un numéro de 1622 comporte un 
supplément musical. 

Verhoeven avait un peu partout des correspondants qui le te- 
naient fidèlement au courantdes grands événements mondiaux. Le 
numéro du 26 juillet 4619 prouve qu'il possédait un rédacteur à 
Lisbonne et celui du 29 avril 1622 contient un article d'un predi- 
cateur protestant établi aux Indes-Orientales. 

Un numéro de l'année 1609 nous apprend le prix dxxNieuwe 77/- 
dinijrn. A la lin d un cmipte-rendu des l'êtes, qui eurent lieu a An- 
vers à l'occasion de la proclamation de la Trêve de douze ans, I 
dacteur écrit : « Voilà que vous en avez bien assez pour vos deux 
sous, ne vous plaignez pas ! » 

— 7 — 



A travers la Presse 

Le 30 mai 4631 (1), parut à Paris le premier journal, la Ga- 
zette. Ce nom était emprunté à une feuille qui se publiait à Venise 
et qui coûtait une « gazetta », petite pièce de monnaie de la va- 
leur de deux liards. 

Veut-on connaître l'article de présentation au lecteurque Renau- 
dot écrivait pour ce premier numéro ? Après nous avoir parlé du 
« soulagement que ses nouvelles apportent à ceux qui écrivent à 
leurs amis, auxquels ils étaient auparavant obligés, pour conten- 
ter leur curiosité, de descrire laborieusement des nouvelles le 
plus souvent inventées à plaisir et fondées sur l'incertitude d'un 
simple ouy-dire », Renaud ot ajoute : 

La difficulté que je dise rencontrer en la composition de mes gazettes 
et nouvelles n'est pas icy mise en avant pour en faire plus estimer mon 
ouvrage ; c'est pour excuser mon stile, s'il ne répond pas toujours à la 
dignité de mon sujet. Les capitaines y voudroient rencontrer tous les 
jours des batailles et des sièges levés ou des villes prises ; les plaideurs 
des arrêts en pareil cas ; les personnes dévotieuses y cherchent les noms 
des prédicateurs, des confesseurs de marque. Ceux qui n'entendent rien 
aux mystères de la Cour les y voudroient trouver en grosses lettres. Tel, 
s'il a porté un paquet en Cour sans perte d'homme, ou payé le quart 
de quelque médiocre office, se fâche si le roi ne voit son nom dans la 
Gazette. D'autres y voudroient avoir ces mots de « monseigneur » ou de 
« monsieur » répétés à chaque personne dont je parle... Il s'en trouve 
qui ne prisent qu'un langage fleuri ; d'autres qui veulent que mes re- 
lations semblent à un squelette décharné... 

Puis, il continue : 

Et si la crainte de déplaire à leur siècle a empesché plusieurs bons 
auteurs de toucher à l'histoire de leur âge, quelle doit être la difficulté 



(1) Cette date est donnée par induction. Les premières gazettes, en effet, 
ne portent ni date, ni numéro d'ordre, mais seulement une signature alpha- 
bétique. Ce n'est qu'à la sixième gazette, portant la signature F, que l'on 
rencontre, à la fin, une date, 4 juillet 1631. Comme la Gazette paraissait tous 
les huit jours, on trouve, en remontant, la date du 30 mai pour le premier 
numéro. 



Le» Origines du Journalisme 

d'écrire celle de la semaine, voire du jour môme où elle est publiée. 
Joignez*} la brièveté Mu temps que l'impatience de votre humeur me 
donne, el je suis bien trompé si les plus rudes censeurs ne trouvent 
ili.^ii" de quelque excuse un ouvrage qui se doit faire en quatre heures 
• In jour, que la venue des courriers me laisse, toutes les semaines, pour 
cnbler, ajuster et imprimer ces lignes. 

On sait que Théophraste Henaudot, m- à l.umlun en 1584V. tvail 
étudié la chirurgie à Paris et était allé se faire recevoir docteur 
à Montpellier. De retour dans la capitale en 1612, il obtint, des 
son arrivée, le titre de médecin dn roi et, bientôt après, Riche- 
lieu, qui se connaissait en hommes, le distingua et lui donna l'of- 
fice de " I "in ii îissaire général des pauvres valides et invalides du 
royaume ». 

De caractère humain et généreux, il avait établi, pour venir en 
aide aux travailleur-, une maison de prêts, mi mont-de-piété dans 
lequel affluaient les gens nécessiteux. 

Plus tard, il eut l'idée de créer une sorte d'office de publicité, 
qu'il nomma « bureau d'adresses et de rencontres », dont le but 
était de faciliter les transactions commerciales par la mise an pré 
sence de l'offre et »le la demande. Il faut songer qu'il n'y avait 
encore aucun système de réclame organisé ; les annoncés se fai- 
saient tant bien que mal par l'entremise des crieurs publics. La 
tentative de ReUaudot eut tout de suite un tel succès qu'il se 
fonda sur le même modèle une quantité de bureaux concurrents 
dont Théophraste Itenaudot finit par être nommé <• Maître ^,- 
aérai ». 

Il n'abandonnait pas pour cela ses malades et les visitait fort 
soigneusement ; mais recevant, des employés de ses nombreux 
bureaux d'annonces, les relations rapides des événement» de 
chaque jour, il colportait au chevet de ses clients les nouvelle- in- 
téressantes, et il fut bientôt considéré comme l'homme le mieux 
renseigné de Paris. 

Renaudot eût alors l'idée de rédiger des bulletins où il consi- 
gnait les anecdotes et les récits de l'actualité. Il les distribua d'a- 
bord au cours de ses visites : puis, quand il eût compris le mer- 

— 9 — 



A travers la Presse 

veilleux instrument qu'il avait entre les mains, il se décida à les 
faire imprimer. 

Son protecteur Richelieu se rendit vite compte de l'appoint 
considérable qu'apporterait à sa politique une feuille rédigée sous 
son inspiration et il demanda à Louis XIII d'accorder à Renaudot 
un privilège exclusif et perpétuel pour l'impression et la vente 
d'une gazette hebdomadaire. 

Le premier numéro de la gazette porte comme adresse : Au bu- 
reau d'adresses, au Grand Coq, rue de la Calendre, sortant au 
Marché Neuf, près le Palais à Paris. 

La Gazette parut d'abord une fois par semaine, en huit pages, 
petit in-4 b . Il y avait une excellente classification des matières : 
les quatre premiers feuillets étaient consacrés à la « Gazette » 
proprement dite, à la chronique du jour ; les autres, à l'informa- 
tion, sous la rubrique « Nouvelles ordinaires de divers endroits », 
cela — dit Renaudot — « pour la commodité de la lecture, qui est 
plus facile à diverses personnes étant en deux cahiers, et aussi à 
cause de la diversité des matières et des lieux d'où viennent les 
lettres y contenues, les « Nouvelles » comprenant les pays qui nous 
sont septentrionaux et occidentaux, et la « Gazette » ceux de l'O- 
rient et du Midi ». 

Richelieu ne se contentait pas d'inspirer la « Gazette »,il en- 
voyait souvent à Renaudot des articles entiers où l'on reconnaît 
aisément le style et la main de ce grand ministre. Il y faisait in- 
sérer « les traités d'alliance, les capitulations, les relations des 
sièges et des batailles, écrites par les généraux, et les dépêches 
des ambassadeurs, lorsqu'elles contenaient des faits que l'on vou- 
lait faire savoir à toute l'Europe (1) ». Mais sait-on que Louis XIII 
lui-même ne dédaigna pas de collaborer à la « Gazette » ? Dans 
le recueil des manuscrits deBéthune, on voit encore plusieurs de 
ses articles que l'on retrouve imprimés dans les Gazettes (2). Re- 
naudot a d'ailleurs parlé de cette collaboration, au cours d'une 
requête à la reine Anne d'Autriche, quelque temps après la mort 



(1) R. P. Daniel, Préface de l'Histoire de Louis XIII, par le P. GrifTet. 

(2) Id. 

— 10 — 



Les Origines du Journalisme 
de LoQÎS XIII, « Chacun -ait, dit-il, que le roi défunt ne li-ail p.i- 

seulement un- -n /ri t. --ci n'y soutirai! pas le moindre définit, mtii 
du il m'envoyai! presque ordinairement des mémoires pour \ em- 
ployer... Etait-ce à moi à examiner les actes du gouvernement ' 
Ma plume n "a été que greffière. . . . , mes presses ne sont pas plus 
coupables d'avoir roulé pour ces mémoires que le curé qui les li 

rail a son prune, ijue l'huissier «>ii le trompette <|iii le- publierai! 

Comme toute entreprise nouvelle, l'heureuse initiative de Re- 
naudot suscita des critiques, des raillerie- et des jalousies. La pro- 
tection du roi et celle de Richelieu ne furent pas inutiles au hou 
gazetier à qui des ennemis attribuaient des visées louches et des 
i ni entions sournoises. Nous avons eu sous les yeux un numéro 
• In Courrier Véritable des Pays-lias, dont le rédacteur en chef, 
Pierre Hugonnel, « docteur en droit et avocat eotmnifl el establi 
de grâce spéciale en Testât et charge de gazetier », traite assez 
cavalièrement son confrère Henaudot. « Lega/etierde Paris, dit-il, 
semble modifier son style. 11 ne débite plus les médisances et les 
fanfaronneries avec tant d'éclat. 11 est réduit de ranger ses men- 
songes dans le coin de ses gazettes... » 

Henaudot ne se faisait pas faute de répondre à ses détracteurs, 
ce qui donna lieu à d'acerbes polémiques. 

Mais la faveur du public dédommageait Théophraste Renaudot 
et. a la lin de la première année, il pui réunir en un volume l<- 
treiite-et-un numéros qui avaient paru. Il les édita sous ce titre : 
Recueil des Gazettes de Tannée }(>:>!. 

En puhliciste avisé, Renaudot se ménageait la sympathie et du 
roi — à qui il offrait une dédicace — et du public aminci il ex- 
posait, dans sa préface, le but qu'il poursuivait et les difficultés 
qu'il avait à surmonter. 

La publication des Gazettes, dit-il, est, à la vérité, nouvelle, mais 
cette nouveauté ne leur peut acquérir que de la grâce, qu'elles se con- 
servent toujours aisément... Surtout seront-elles maintenues pour l'uti- 
lité qu'en reçoivent le public et les particuliers : le public pour ce qu'elles 
empêchent plusieurs faux bruits qui servent souvent d'allumettes aux 
mouvements et discordes intestines...; les particuliers, chacun d'eux 

— 11 — 



A travers la Presse 

ajustant volontiers ses affaires au modèle du temps. Ainsi, le marchand 
ne va plus fabriquer en une ville assiégée ou ruinée, ni le soldat cher- 
cher emploi dans les pays où il n'y a pas de guerre ; sans parler du sou- 
lagement qu'elles apportent à ceux qui écrivent à leurs amis, auxquels 
ils étaient auparavant obligés, pour contenter leur curiosité, de des- 
crire laborieusement des nouvelles, le plus souvent inventées à plaisir, 
et fondées sur l'incertitude d'un simple ouy-dire... Du moins sont-elles- 
(les Gazettes) en ce point exemptes de blâme qu'elles ne sont aucune- 
ment nuisibles à la foule du peuple, non plus que le reste de mes inno- 
centes inventions, étant permis à chacun de s'en passer, si bon lui 
semble. 



Après la mort de Louis XIII les ennemis de Téophraste Renau- 
dot s'acharnèrent contre lui. Il subit des procès odieux, dont l'un 
lui fut intenté pour exercice illégal de la médecine, sous le pré- 
texte qu'il avait pris ses grades à la Faculté de Montpellier et non 
à celle de Paris. Il perdit ce procès. D'autre part, on l'accusa d'u- 
sure parce que, véritable précurseur en bien des choses, il avait 
fondé à Paris le premier Mont-de-Piété, prêtant sur gages au taux r 
pourtant raisonnable, de trois pour cent d'intérêt, 

La régente Anne d'Autriche, qui ne pardonnait pas au publiciste 
d'avoir soutenu quelquefois contre elle les idées du feu roi, pour- 
suivit Renaudot de sa haine et songea même un moment à lui 
interdire toute publication ; mais celui-ci, fort de son privilège 
exclusif et perpétuel, se défendit de telle façon qu'il gagna son 
procès et que Mazarin, dont il avait conquis l'estime, lui accorda 
définitivement toute facilité pour l'édition et la vente de ses 
gazettes. 

Théophraste Renaudot mourut le 25 octobre 1653, laissant à ses 
fils le soin de continuer son œuvre et de lutter aussi sans doute 
contre les mêmes difficultés. 

Louis XIV, en effet, hérita de la haine que sa mère avait pour 
la presse. En avril 1662, il fit incarcérer à la Bastille toute une 
société de nouvellistes composant un assez étrange corps de ré- 
daction ; c'étaient: Pierre Leclère, marchand fruitier ; les abbés 
Delépine et Guérinon ; Pradier, solliciteur d'affaires au Palais ; 

— 12 — 



Les Origines du Journalisme 

Gaigneron, Du pré et Parlait, domestiques ; L Lecomte, naître 
l'hôte] de la présidente de Barillon; P. Mathieu, avocat au Pai 
lement, el legargottier Lamy. 

Si Théophrasle lltnaiidot a été le premier journaliste gouverne^ 
mental recevant directement de LouisXNIetde Richelieu L'inspira- 
tion de ses articles, l'opposition, qui est de toutes | ( - rp.>qu«»s, eût, 
■de sou côté, d'ardents pamphlétaires à son service. Malgré le prhri 
lège de la Gazette, une quantité de périodiques couraient les 
ruelles et les salons. Un des plus amusants était rédigé par le 
poète Jean Loret. 

Ce Jean Loret fut un être original cl charmant qui tenait de l'im- 
provisateur, du reporter, du parasite. Doheme délicieusement im- 
prévu, il écrivait toutes ses gazettes en vers octosyllabiques, inno- 
vant ainsi les « chroniques rimées », à la manière de Haoul Pon- 
ction et autres. Il parait avoir été à la solde de M" c de Longueville 
à qui toutes ses galettes sont dédiées. Songez que les dédicaces 
étaient alors rarement gratuites et que, de mars 1650 à mars l< 
date de sa mort, le l>on Loret ne manque pas un courrier. 

Alerte, avisé, toujours aux aguets, prêta violer toutes les con- 
signes, a renverser tous les obstacles pour arriver jusqu'à la 
grande dame qu'il veut interviewer, Loret, vrai reporter dans le 
sens moderne du mol, décrit chèque samedi, quinze années du- 
rant, en une brochure de deux cent cinquante vers, la physionomie 
de la Cour et de la Ville. 

Mais la chasse aux anecdotes et aux petits scandales n'esl j>;i^ 
constamment heureuse. Loret a beau courir de tous côtés, battre 
le pavé, escalader les étages, demeurer des heures dans les ruelles 
ou sut les promenades publiques, se glisser dans la foule et dans 
les salons, interroger des personnages ou des laquais, il revient 
quelquefois bredouille. Pour comble de malchance, les informa- 
teur- <|iii, d'occasion, lui apportent quelques billets intéressante, 
•ne lui content souventes foisque des balivernes. Ht s'il est la- d'une 
nuit passée à remuer les «ailes et les dés — car Loret asl 
froyablement joueur — l'inspiration est rebelle à l'heure d'écrire 
J hebdomadaire pamphlet : le poète journaliste, après avoir nielan 

— 13 — 



A travers la Presse 

coliquement et inutilement médité, doit cependant, vaille que 
vaille, s'exécuter : 

Princesse, il faut que je l'avoue, 
Ma muse est presque au désespoir, 
Car certainement hier au soir, 
Au lieu de songer à la rime 
Je jouai si tard à la prime 
Que je dors encor tout debout, 
Et ne sais pas bien par quel bout 
Je dois commencer ma copie... 

D'autres fois, le grand succès de ses inspirations poétiques in- 
cite de vils plagiaires, « pires cent fois que des fripons », à dé- 
marquer sa copie, et il s'en plaint amèrement: 

Des débiteurs de faux papiers, 
Pires cent fois que des fripiers, 
Ont fait imprimer mes gazettes, 
Sans craindre ni loi, ni syndic, 
Pour en faire un lâche trafic... 

Et c'est pour se défendre contre l'avidité des contrefacteurs 
qu'il dit de son imprimeur : 

Il doit observer cette loi 

De n'en tirer chaque semaine 

Qu'une unique et seule douzaine. 

Tant pour mes amis que pour moi 

Après cela point de copie, 

En dut-on avoir la pépie... 

II n'a point part aux festins qu'il doit conter ; on l'y convie, mais 
en simple spectateur ! 

... Je fus introduit 
Avant qu'on est servi le fruit ; 
J'ai vu des quantités si grandes 
De toutes sortes de viandes 

— 14 — 



Les Origine» du Journalisme 

QtN moi, qui jamais tant nVn vit, 
Kn fus ; 1 1 1 ( - 1 1 1 1 1 • i ■ i * • 1 1 > ravi. 
Je vis plusieurs beautés fort lestes. 
Tant lières, douces que modestes. 
De tout je mangeai goulûment... 
Mais ce fut des yeux seulement. 

Le tirage «le sa gazette I « nue unique et seule douzaine » 
d'exemplaires ne procure, hélas ! à Loretquede bien maigrei fet 
sources, «'i le pauvre poète se plaint d'être par trop impécunieux : 

Je n'ai pour toute faculté 
Que des bottes, des épousett*--. 
Sept paquets de vieilles gazettes, 
Un miroir, un verre cassé, 
Un aliiian.icli «le l'an passé, 
lii Traité sur le Purgatoire, 
Un honnête godet pour boire, 
Un habit pour couvrir ma peau, 
Quatre ou cinq étuis à chapeau, 
I n encrier façon d'ébène. 
Deux camisoles de futaine, 
Quatre manchettes, trois rabats, 
Une unique paire de bas. . 

Un journaliste, si avisé qu'il soit, n'est pas absolument à l'abri 
d'une fausse nouvelle. Il arriva un jour à Loret d'annoncer, sur 
la foi d'un colporteur, le trépas d'un de nos plus fiunew acteurs, 

quoique défunt il ne fut pas » ; et il s'empresse de rectifier : 

Par je ne sais quels colporteurs, 
Un de nos plus fameux auteurs, 
Fut occis dès l'autre semaine ; 
C'est-à-dire ils prirent la peine 
De crier partout son trépas, 
Quoique défunt il ne fut pas. 
Cet auteur est Monsieur Corneille. 

— 15 — 



A travers la Presse 

Çà et là, Loret décoche quelques épigrammes à la royauté, 
mais il n'est pas, à proprement parler, un journaliste d'opposi- 
tion. Sa muse est plaisante et malicieuse, mais point méchante. 

A côté de ces gazettes imprimées, une sorte de journalisme ma- 
nuscrit et clandestin s'était propagé sous le nom de Nouvelles à 
la main. Ces écrits étaient déjà assez nombreux au temps de la 
Fronde pour que Renaudot ait pu dire qu'il aurait voulu faire 
pendre « tous ces faiseurs de gazettes à la main, car ils étaient 
cause qu'ils ne se vendit plus guère de gazette imprimée ». 

Au XVIII e siècle, elles prirent une grande extension. « Dans 
l'origine, nous dit Monteil, les nouvellistes se bornaient à se com- 
muniquer les nouvelles qu'ils avaient recueillies chacun de leur 
côté (ou tirés de leur imagination) et, en se séparant, ils les 
répandaient de vive voix par la ville. Bientôt, on en était venu, 
dans la plupart des cercles, à en tenir registre ; on en discutait 
la valeur et, si elles le méritaient, on leur donnait place dans 
une sorte de feuille dont les copies manuscrites étaient répandues 
à profusion dans Paris. Telle est l'origine de ces fameuses « Nou- 
velles à la main » dont on a tant parlé. Le commerce s'en était 
môme à la fin régularisé, autant que le permettait leur nature 
clandestine ; chaque cercle avait ses bureaux de rédaction et de 
copie, ses correspondants en province, et les gazettes manuscrites 
comptaient un grand nombre d'abonnés auxquels on les adressait 
moyennant une somme qui variait suivant qu'elles se composaient 
de plus ou de moins de pages. Le tarif habituel allait de six à 
douze sols. La plus célèbre fut celle qui émanait d'un cercle de nou- 
vellistes qui se tenait chez M me Doublet, laquelle logeait « moyen- 
nant 1500 livres pour le bail à vie, à charge de continuer les 
loyers sur le pied de 2025 livres par an, en le Couvent des Filles 
jacobines de Saint-Thomas ». 

Piron fréquentait chez M me Doublet et l'on sait de quel esprit 
caustique, étincelant, varié, toujours jeune, cet écrivain était doué. 
Bachaumont, l'abbé Legendre, Falconet, Mirabeau, Voisenon, 
Voltaire lui-même, et d'autres encore, constituaient une sorte de 
comité de rédaction qui faisait des « Nouvelles à la main » une 

— 16 — 



Les Origines du Journalisme 

publication extrêmement spirituelle et d'une portée qui dépe 

de beaucoup le divertissement de la haut. . I!ll«-- < ommen- 

cèrenl véritablemenl le travail d'opposition tenace et sans 

qui prépara ITSÎI. 

La police surveillait e( pourchassai! sans pitié les nouvellistes, 
qui écrivaienl chaque semaine dans la gazette inautorisée de 
M Doublet. L'abbé Prévost fut une des premières victimes. On 
l'exila 6 Bruxelles el il dut partir sans qu'il eut même le tempi 
de prévenir ses amis. 

Après cette exécution la police respira et le chevalier de Ifouhy 
put même écrire dans son rapport à M. de Marville : « On approuve 
fort la suppression des « Nouvelles à la Main », qui donnaient 
souvent matière à des plaintes; leur publication servait de pré- 
texte à d'autres ga/etins et à bien des abus ». 

De Mouhy parlait trop vite : les bulletins n'étaient pas suppri- 
més. Aussi frondeurs, aussi vivant-, aussi alertes, on les vit re- 
puraitre de telle manière qu'on dût requérir contre eux l'intetf (, ii- 
tion du Parlement. Omerde Fleury, ennemi personnel de Voltaire, 
prononça un jour un violenl réquisitoire contre les « Nouvelles à 
la main » : « Ces feuilles, dit-il, sont remplies de fausses nou- 
velles, de suppositions de toutes sortes, de médisances, de calom- 
nies qui passent dans tout le royaume et même dans les provinces 
étrangères où les lecteurs, qui n'ont pas pour l'ordinaire assez de 
connaissances pour découvrir le faux d'avec le vrai, ont toujours 
a>-ez de curiosité ou de malignité pour rechercher ces sortes d'e- 
crits, dont le débit forme un produit considérable à ceux qui 
abusent ainsi de la crédulité des peuples. » 

Le roi, fatigué des attaques continuelles des « Nouvelles à la 
main » lit mander à Berryer par M. d'Argenson qu'il eut a empê- 
cher par tous les moyens en son pouvoir la publication de ces 
libelles. Berryer n'aboutit à rien qu'à rendre la lutte plus sour- 
noise et plus âpre. Son successeur, M. de Sartines, fut plus heu- 
reux et, d'emprisonnements en exils, il parvint à décimer de 
telle façon les rédacteurs du journal incriminé, que celui-ci dut 
cesser de paraître, non sans dédier au roi, dans le dernier numéro 
mis en vente, un Pater doni voici la teneur : 

— 17 — 



A travers la Presse 

Notre père qui êtes à Versailles, que votre nom soit glorifié ; votre 
règne est ébranlé, votre volonté n'est pas plus exécutée sur la terre que 
dans le ciel. Rendez-nous notre pain quotidien que vous nous avez ôté. 
Pardonnez à vos Parlements qui ont soutenu nos intérêts comme nous 
pardonnons à vos ministres' qui les ont vendus ; ne succombez plus 
aux tentations de la du Barry, mais délivrez-nous du diable de 
chancelier. 

Ainsi moururent de leur belle mort ces « Nouvelles à la main », 
qui furent à la royauté un peu ce que fut à l'Empire la fameuse 
Lanterne d'Henri Rochefort. 

Après la déconfiture des « Nouvelles à la main », le Journal 
de politique et de littérature, rédigé par Henri Linguet, ramassa 
les armes tombées et continua la bataille. 

Henri Linguet fut le véritable précurseur des journalistes poli- 
tiques du XIX e siècle. Doué d'une combativité toujours tendue, 
polémiste ardent et incisif, politicien acerbe et d'une indignation 
constamment renouvelée, il ne consentit à être le courtisan de 
personne. Il brava le Parlement, les fermiers généraux, les avo- 
cats, l'Académie, les philosophes, et donna au monde l'étrange 
spectacle d'un petit homme irascible en constante attitude de com- 
bat, toujours en avance sur les idées de son temps, tenant en échec 
tous les pouvoirs. Il entra de plain-pied du régime monarchique 
dans la Révolution comme dans un domaine à lui et mourut 
guillotiné... « pour avoir encensé les despotes de Vienne et de 
Londres ». 

Mentionnons aussi : le Journal des Savants (1) fondé en 1665 
par Denis Salle, conseiller au Parlement, (Colbert plaça ce jour- 
nal sous la protection du Gouvernement) ; le Mercure, fondé 
en 1872, par de Visé; le Journal de Verdun, fondé en 1704 ; les 
Nouvelles Ecclésiastiques, fondées en 1728 par les jansénistes; 
les Mémoires de Trévoux ; les Petites Affiches ; le Journal de- 



(1) Le Journal des Savants est publié actuellement sous les auspices de 
l'Institut de France (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) et sous la 
direction de M. René Cagnat, de l'Institut. 

— 18 — 



Les Origines du Journalisme 

l'un* : le Journal politique det v !>•/•>, dont le pie 

mi.r iiniiifiM partrt le 2o lévrier I7.su el dont l'existence ne fut 
qu'à peu près d'une année. 

Le Journal de Paris était quotidien. Il rendait compte « d 

pluie el <lu beau temps, dei i reautés du jour, de L'historiette 

qui avait couru la veille (!)»»; mais ce n'était pas toujours moi 
péril. Pour n'avoir « fait que citer des couplets qu'on avait im- 
primés impunément avant lui (2) », ce journal fut suspendu le 
ijuin 1788 el ne put reparaître, le 21 juin, qu'avec la - ollnbora- 
iion imposée de l'académicien Suard à qui l'on attribuait <« un 
traitement fixé par I»' r<>i, avec un petit intérêt particulier dans 
l'affairé qui puisse le lui rendre encore plus personnelle (3) ». 

Cet arrangement « I ( » 1 1 1 1 . i naissance à une chan-un : 

De huit mille écus de rente 
Perdant jusqu'au dernier quart , 
D'une plume pénitente 
J'écris h Monsieur Suard. 
Touché de tant de repentance, 
Epris d'argent et d'amour 
Mon patron rompt une lance 
Dans le cercle de la cour. 
On me rendit mon pupitre, 
Et le bon Monsieur Suard 
Chez moi ne voulut qu'un titre 
\ ver sa prébende à part. 

Parallèlement au journalisme français (4), les publications pé- 
riodiques anglaises prenaient un développement merveilleux 



(i) La Haiuk: Correspondance littéraire. 

(2) Grimm : Correspondance littéraire, philosophique et critique. 

(3) Grimm : Id. 

(4) Il convient de citer une publication commencée à Liège en 1 T 72 et qui 
s'est poursuivie jusque vers 1813: l'Esprit des Journaux: « espèce de jour- 
nal qui prenait leurs bons articles aux divers journaux français, qui en tra- 
duisait a son tour îles journaux anglais et allemands, et qui en donnait aussi 
quelques-ans de son crû, de sa propre rédaction ». Sainte-Beuve, dan- 
Portraits Contemporain*, en fait grand cas. 

— 19 — 



A travers la Presse 

sont nos voisins d'Outre -Manche qui connurent les premiers le 
journal politique quotidien avec le Daily Courant (l'Informateur 
quotidien), fondé à Londres en 1701. 

Antérieurement au Daily Courant, de nombreux Mercure avaient 
paru librement; mais après la tragédie de Whitehall, Cromwell, 
devenu le maître, établit une censure rigoureuse contre laquelle 
s'éleva vainement la grande voix de Milton, le glorieux auteur du 
« Paradis perdu ». 

Sous les derniers Stuarts, le nombre des périodiques anglais dé- 
croît sensiblement et, après la défaite des Whigs, la Gazette de 
Londres, fondée en 1665, survit à peu près seule. 

En 4693, la censure estabolieen Angleterre. C'est alors la grande 
époque des Bolingbroke, Prior, Addison, Congrève, Swift, etc., 
C'est la vogue des feuilles plus littéraires que politiques, ouvrant 
à la presse périodique un monde inexploré qu'elle parcourt avec 
succès. 

Addison fonde, avec Steele, le Tatler (le Bavard), le Spectator (le 
Spectateur) et le Guardian (Gardien). La verve rivale de Boling- 
broke et de Swift remplit de son ironie et de son humour YExa- 
miner (l'Observateur) etYIntelligencer (le Nouvelliste). 

La presse britannique est à ce moment en pleine floraison. On 
voit naître successivement le Morning-Post (Courrier du Matin), 
Y Evening-Post (Courrier du soir) et le Daily Universal Register 
(Enregistreur quotidien universel) qui, après neuf cent dix- 
neuf numéros, changeait son titre pour celui, célèbre aujour- 
d'hui, du Times (Temps). 

Le prospectus du « Times » ne manquait pas d'originalité; il 
débutait ainsi : 

Pourquoi changer la tête ? Cette question sera certainement adressée 
par le public, et nous, le Times, étant très humbles et très obéissants 
serviteurs du public, nous nous croyons tenus d'y répondre. Toute 
chose a une tête — et toutes les têtes sont sujettes à changer. — Toutes 
les maximes et toutes les opinions émises par M. Shandy, sur l'influence 
et sur l'utilité d'un surnom bien choisi, peuvent parfaitement servir à 
montrer les avantages qu'on obtient, en plaçant une tête attrayante au 

— 20 — 



Les Origines du Journalisme 

bout de la première poge d'un journal. Pour ces raisons et pour bfc n 
d'autres encore, les fondateurs-propriétaires du Daily Universal Réguler 
ont ajouté à son nom primitif celui de Times, qui étant un monosyl- 
l.il'c, délie les corrupteurs et les mutilateurs de la langue. Le Times. 
quel nom monstrueux ! — Accordé ; car le Times est un monstre a 
plusieurs tètes, qui parle avec cent bouches, révèle mille caractères, et 
qui, dans le cour- nformalions, fait subir à ses formes et à ses 

idées d'innombrables changements. Le /7m<-\ ('■tant formé de matériaux 
et possédant des qualités de natures opposées et hétérogènes, ne sau- 
rait être classé ni dans le règne animal ni dans le règne végétal ;mais... 
il est douteux, et dans la description, la discussion, la dissection et 
l'illustration, il emploiera les plumes des « literati » les plus célèbres. 
Les têtes du Times sont nombreuses: la littéraire, la politique, la com- 
merciale, la philosophique, la critique, la théâtrale, la fashionable, 
l'humoristique, la caustique, etc. Chacune d'elles sera fournie d'une 
dose suffisante d'intelligence pour l'accomplissement de sa tâche, ce 
que la nature n'accorde pas dans tous les temps, même aux tètes de 
l'Etat, aux tètes de l'Eglise, aux tètes de l'armée et encore moins ans 
grandes têtes des Universités. La tête politique du Times, comme celle 
de Janus, la divinité romaine, a une double face ; d'un cùté elle sourira 
continuellement aux amis de la vieille Angleterre ; et de l'autre, elle 
prendra toujours un air hostile vis-à-vis de ses ennemi- 
Mais voici 17N9. Le cœur du monde semble affolé, et la France 
commence à éprouver une sorte d'angoisse à l'approche des convul- 
sions révolutionnaires. Les journaux à ce moment commencent à 
s'affirmer un Etat dans l'Etat, et c'est en eux que l'on sent véri- 
tablement vivre et frissonner l'âme populaire. 



21 — 



Il 

DE LA RÉVOLUTION AU SECOND EMPIRE 

La prisse pendant la Révolution. — Les bénéfices du métier. — La presse moi \m 

Directoire, l«' Consuht et l'Kmpirc. — Les ul.is de Napoléon sur la presse. — 
Les j i > u 1 1 1 a 1 1 \ au comiiiaixli'ini'ii!. — Le « Journal des Débats » et les fK-rcs Ber- 
lin. — Le <■ Feuilleton » — Une femme journaliste. — «iuizot. — I • Hen un- 
ri Chateaubriand. — Opération! cétariennet. — Les Cents-Jonrs. — La presse 
sous la Ucsl.iiuatiiin. — Louifl XVIII, journaliste. — Les Ordonnances de Charles X. 
Le " National » et Tbitn. — Protestation et résistance des journalistes. — La 
presse sous la Monarchie de juillet. — Les revues. — Le roman-feuilleton. — 
La « Presse » et Emile de Cirardin. — Les journaux sous ladeuximi< République. 

La Révolution française ouvre l'ère d'émancipation d«> !.. 
|u-.'sse (1). 

Il est curieux 'l<' parcourir l;i IMe dos pe'riodiques fondés à 
eette époque. 

Apres la publication des Lettres àses Commetêstnts 2 mai I" 
• le Mirabeau 1 aîné, prolégomènes de son Courrier <!*• Provt 
on vit surgir à (] uolqut's jour- d'intervalle : 

Le Journal des EtatS-( irnrraa.i -. par LUOBBI : 

Le Bulletin des séances des Etats-Grénéraux'i par Makki. depuis 
duc de Bassano ; 

I c Point iln J>>)<>\ ou Recueil de ce qui s'est passé la teilie à /'.!>- 
semhlce Xalionalr, par Baiu:iu: ; 

Les Evangélistcs du Jour, par Dilaiki: ; 



(1) Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen : 

« A ut. X. — Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, m- in- i iligieuses, 
pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi parla loi. 

m Art. XI. — La libre communication des pensées et des opinious est un 
des droits les plus préciaus de l'homme. Tout citoyen peut donc parler, 
écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans 
les cas déterminés par la loi. » 

— 23 — 



A travers la Presse 

Le Patriote Français, par Brissot; 

Le Courrier de Versailles à Paris, par Gorsas ; 

Les Révolutions de Paris, par Prudhomme, Loustalot, et Tournon, 
avec leur exergue fameux : « Les grands ne nous paraissent grands 
que parce que nous sommes à genoux... Levons-nous ! » ; 

Les Révolutions de France et de Bradant, par Camille Desmoulins ; 
• L'Observateur, par Feydel, qui avait pris cette épigraphe : 

« La publicité est la sauvegarde du peuple » ; 

La Chronique de Paris, par Condorcet, Rabaut-Saint-Etienne, 
Ducos, etc. ; 

Le Journal des Débats et Décrets, par Barère et Lolvet ; 

Le Pidriiciste Parisien, par Marat, qui, dès le sixième numéro, 
prend le titre d'Ami du Peuple ; 

Le Journal général de la Cour et de la Ville, plus connu sous le 
nom de Petit-Gauthier ; 

Les Actes des Apôtres, pot-pourri en vers et en prose, auquel 
fut opposé le Disciple de Apôtres ; 

Le Journal Universel, ou Révolutions des Royaumes, par Audoin ; 

Le Mercure National, par Carra, Tourinon, Keralic, etc ; 

La Chronique du Manège, dans le genre des Actes des Apôtres, 
par Marchand, auteur de la « Constitution en Vaudevilles » ; 

L'Assemblée Nationale, par Perlet ; 

Les Annales de la Révolution, par Bayard, qui devinrent ensuite 
le Journal de la Municipalité et des Districts de Paris ; 

Le Journal de la Ville et des Provinces, par Fontanes ; 

Les Annales Patriotiques et Littéraires, par Garra et Mercieb, 
l'auteur du « Tableau de Paris » ; 

La Gazette Nationale ou le Moniteur Universel, dont le premier 
numéro parut le 24 novembre 1789 ; 

V Orateur du Peuple, par Fréron ; 

La Gazette Universelle, ou Papier-Nouvelles de tous les pays et 
de tous les jours, par Cerisier. 

Nous ne citons que les plus marquantes parmi les feuilles que 
vit éclore cette première année de liberté, car, à les bien compter, 
on en trouverait plus de cent cinquante. 

Les années suivantes, de nouvelles feuilles vinrent s'ajouter aux 

— 24 — 



De la Révolution au Second Empire 

précédentes : mil quarante .-m 1 7i*o ; quatre-vingt-cinq en 1791 ; 
Soixante en LÎ92 : cinquante en 171) ', : quarante eu 179 i ; trente- 

cinq en 1795, et autant en 1796. En 1797, le nombre des nonvellei 

publications périodiques s'élève à quatre-vingt-cinq environ, liais, 
.mi 1798, il oe lui plu- qne dédis sepl : il remonte à vingt sh 
en 1799, pour tombera sepl seulement au cours de l'année 1800. 
Après cette époque le mouvement de la presse fut tout à fait in- 
signifiant. 

Le .tournai des Débats, qui a survécu jusqu'à nos jours, parut 
pour la première fois le 29 août 1789(1). 

La Gazette de France et le Journal de Paris, qui avaient changé 
de rédaction (1rs 1rs premiers jours de la Révolution, continuaient 

,i paraître. 

<>n arbora toutes les dénominations possibles et impossible- 
pour lancer un journal. Il y eut des Rultetins, Feuilles , Annales, 
Chroniques, Courriers, Postillons, Messagers, Tribunes, Echos, 
Avant-Gardes, Avant-Coureurs A Sentinelles, Vedettes, Spectateurs, 
Observateurs, Indicateurs, Mirons, Tableaux, Lanternes, etc. Il y 
eut encore un Point du Jour, une Etoile du Matin, une Aurore et 
aussi un Lendemain ou ['Esprit n'es Peu il les (le la Veille, dont 
l'épigraphe résumait le programme : « Je cours toute la journée, 
je lis toute la soirée, j'écris toute la nuit pour le lendemain ». 

Combien d'autres dénominations caractéristiques ou bizarres ! 
<>u vit des Patriotes : Le Patriote Républicain, te Patriote révolu- 
tionnaire, etc. ; beaucoup d'Amis ': Y Ami <lu Peuple, le Véritable 
Ami </a Peuple, VAmi îles Lois, ÏAmi île la Pair, \' Ami de l'Hu- 
manité, etc. ; des Orateurs, des Avocats, des Tribuns; un grand 
nombre de Défenseurs; V 'Anti-Fanatique ; V Anti-Royaliste ; le 
Contre-Poison des Jacobins, par Moreau et Jardin. On put lire: 
le Modérateur ; le Pour et le Contre ; la Boussole ; YEcoutettr aux 
portes ; 1«" Furet Parisien ; VArgus Patriote avec la devise : « Au- 
«la\ et vigilans » ; le Journal des Rieurs; les Hapsodies du Jour; 
I * Apocalypse ; la Légende Dorée. 



(1) A l'occasion de &on centenaire, ce journal a publié, en 1889, un livi .* 
devenu très rare : « Le Centenaire du Journal des Débats ». 



— 25 — 



A travers la Presse 

Les titres les plus fantaisistes s'offrirent aux lecteurs. Dans 
l'innombrable liste de ces publications plus ou moins éphémères, 
nous relevons la Moutarde après Dîner ; la Lanterne Magique Na- 
tionale ; les Prônes Civiques; Y Arlequin, journal de pièces et de 
morceaux ; le Cousin de tout le Monde ; le Hoquet Aristocra- 
tique ; la Savonnette Républicaine ; la Poule Patriote ; les Sottises 
de la Semaine ; le Père Duchesne, dont le nom est devenu prover- 
bial ; les Lettres B... Patriotiques, auxquelles Lemaire avait donné 
cet épigraphe : « Castigat bibendo mores » ; la Trompette du 
Père Bellerose ; le Journal des Halles, ajusté, ravaudé et repassé 
par M. Josse, écrivain de la pointe Sainte-Eustache ; et, pour en 
finir, le Je m en f... s, dont la manchette portait en sous-titre : 
« Journal b... patriotique. » 

Toutes ces feuilles — et nous en passons — furent publiées 
in-8° et même in- 12, à l'exception du Moniteur et de trois ou quatre 
autres qui avaient adopté le format in-4° à deux colonnes. Le nu- 
méro se composait de huit à douze pages, qui ne représente pas 
une page de notre format actuel. Leur prix cependant n'en était 
pas moindre de 9 à 12 livres par trimestre. 

Ce qui avait suscité cette extraordinaire quantité de feuilles pé- 
riodiques, c'était l'article 8 de l'arrêt du 15 juillet 1788 convoquant 
les Etats- Généraux. 11 s'agissait de déterminer dans quelle pro- 
portion les trois ordres seraient représentés. « Les savants et les 
personnes instruites » étaient invités par cet article à adresser au 
Garde des Sceaux « tous renseignements et mémoires à ce sujet ». 
On prit cela pour une suspension du système de censure préalable 
et de permissions auquel étaient soumises l'imprimerie et la librai- 
rie et, sous couleur de mémoire au Garde des Sceaux, une nuée 
de journalistes rédigèrent les premières gazettes de la Révolution. 

La plupart de ces rédacteurs devaient prendre une part impor- 
tante aux événements qui se préparaient. C'étaient Mirabeau, 
Brissot, Barère, Tallien, Gorsas, Loustalot, Condorcet, Parât, Ra- 
baut-Saint-Etienne, Louvet, Carra, Mercier, Fontanes, Chénier, 
Camille Desmoulins, Fréron fils, Hébert, Robespierre, Babœuf, 
Marat, etc. 

— 26 — 



«"«AJiA*? 1 "» 



•iéf 



fa €asdte te #r<mtt fe 

Fondée en /6j/ '-ZZ' ~"~. 



UljîrH.'..». I -\ y.'^r- 

•m teMw 'fjf— LmImmjmmmmI 
Inmm( m mW 1m mmIm *» mm, 

■mm. m* «*m*«* .1 w. »m»»mm 4 m 

fBM MM MrtMM tMNM * MNM 

n t««M «m m-mm. ' *«td5 

mm. te* mumAIn i»"i , a «mA 
.te— te. -*— ktatab «mm 

|MJ*J||M M | »I*W»> ■ ■*!«' *« 
,**■-—*. rrtHMMf blMMW* 

i*m tatfwliMMr* 

-m —- . I «• 4m Wi a * «G* 
,« .l •■ M4«« mm I *.<• Mm M** 
, v U >rfc.ii 7 im lu fcyMM 

ClMwHb mmm wTwnlin 

wmm ••* hu u iiL*iJ'»yrX 

MM L. te.l HlU H> l " ■* 

U** r.».«k.— < Ni M h MM 
l«M». «M Il MlllIlIlMi». fM* h M*- 

'* ÎTT -ffi-n^i L-^T- 

MMM MM l MlwlM MMiMlMM 

MAMM M ImMvmMB M te* 

mMm\ •*•* M**** ta UM mm 

£M«! mTmmZmV h MM M*'*. «7 

. U -MM * M » »M MM. M .MM 

U mmtmI *- i mMm>mm «mm «mm 

f»»Ml M1WÉM— IéMj^WmJmmU» 
•M. IMM Mi M Mb . 9<tlM| 



U* n*»l M M*mMm-*M M* Ml 
MM en r*.M «r«t km H CmmMm «M 

** *■"■•*• * **«* — ■■ -» >Hli»J 

*♦« 

I., 

V 




U j— «»l n àii l . yi i mm mm» 
tej»M) i » Im i mm m» Il NmMmk 

•H.r r .l t MM M M«MMlM«V 
" «,«* m ** * M IMfcjllM M^, - 

jj-JTC »*•*£ mmmC?Î 

MM m *>•• M M iMMMf ,1 M,» 
MM*. H *MMM* mf *|MI Tl «Wl M 

WtMJMffM) te M«*M «M M 
NÉmIm«M)MM« M) wm " 



falMMWftwWWMlCfMllM) 

HMM.OH--MMlM.MM 

CMMtmm hunh mm— m 

rit; £ M*crs. p ï- 'S?-? 

jmJmi 11 ■ , MMM r*. U «MH- 

Im u i h I m Tmmtmm. m im Mim 

mmm «. I^iVimi Î-m.i '*£"**' 




MtHfllMMI U^AMMIMMS 
*M* M |ll|lll MM MIMfN |Mf MM 

M^fM teJ»Mtete Mf«M<^I MM rt 4M 

MteâtMMM*.*. I t)tj li te •> 
■MM. 4MM tefrUlM^M-MM rwl- 



t.-vrr.c 



tteMMM*- 



MM IMhNMMMI L* MM M 

MM* MMMMMM LmmMm* te M- 
M*M WMM»|iyi* A* l 4j M)C« 

•mmXm* fÊ*fv4mf3k m# H. 



MmMMM, Il *iX»li mimW m 

■ Mh »lll M WlMfaM*> MMj ^ 1^faMl 
Il h M^I M jaW^WiJMM*,"^ M» 



ritmufllt» do Jour 



li'ÏHMM M AmESC 



MMMm/MM rwMM» 

^M?Mr^MMtxX3cyr» îsc 



EX'T.mSm^^mm? 



kl conversation 

avec le Pspc 

«kMMj*.MbNMMh« 

% '««MM OMtelte' > m J I ' m MX 
^ * *M | .*M MMl l <M '« H fcl MM 

M4 I MVM^M-M M M M fMM f f«MMl 



iMudMtaMMi I ne*ei d'Actualité 

tfMKMMJMMMi 

MIMMt "* 

f¥ m$lm)mk. >mm te mmm 

* Mm. bj !■ m te MM» MM» 

MW »^MM) MI»l M M 



r M**M* Mi |l*)h M MMM IMM 

llé* H lM M MM 4 Mto «MK Ma 



M*M**.MWMM 






csr. 






MMMM*. MMM 



M *M • ***** l MM MMtelM] *MM* 
«MM • M) MM* M *M*| «M MM* Mj 

M MM. MM Wlll M • MMM 



e£? 



«Mm M. MM.M.rthte.M M. 

| * M M» I MM M. * MM «M* M MWM* M 

**ÎVm'mm« fMMMlMMIM 
MMM M*4.«*M M M MMM» 

UtMK r MM l»iMM< 

■ WMMMtM MtlMHMMl 



" ^M^M-^r-t 

4> «M MMM (IM 

4MMIMMHMMII 
■MMXMMMMt MM*W«W* Hlf tel 



Cte IMhteMMUMWM 



U VUDRCDI JAI-T 
. - •X'JR'Immm^-mm.m nrS 



ZClkMMwt 



MM) M te MVMM* hnMilH 4 

tfw» ■ ■■* i m1m«*j|.J . 
T-* j * *— i ii' i ii i ii| un i 

4 MMMfM Ml MMMMM MMmTM M 




d» ftainl Jttn 



tr^x'^nrjss: 



uyw met-m u» 









I* «kMJ M it M M* M 






Sa 



ut iiii hw il u tttm 

HteMM&MAMH -MM* 4» 

*Vmmm.> mTCm» mmXmm 

kt»Mr*ilH*iMM<MM 

I ilf bi il i'I'i— JH~ ' 



— "-*• Ses ■ 






-mÉm 






ss i%=£ :-t^-is 






De la Révolution au Second Empire 

On |>"ui ju&er, par le non de leurs rédacteur*, du Ion dei jour* 

I1.IIIX. 

Louis Blanc, peignant l'agitation extra trdtnaire de» bureaux 

-de rédaction il»> 1789, dit que la I! solution avait apporté avec 
elle te journalisme. 

Dans l'espace de quelques mois il y eut, dit-il, une éruption sans 
eiemple de feuilles mensuelles, hebdomadaires, quotidiennes, roya- 
listes ou populaires, élégiaques ou satiriques, retenues ou effrénées, 
distillant le poison ou distribuant l'injure, semant l'erreur, servant la 
calomnie, proclamant la vérité, donnant un écho à toutes les passions, 
faisant tomber un éclair sur toutes les idées et réunissant dans je ne 
sais quel fantastique concert tous les bruits de la nature, depuis le ru- 
gissement du lion jusqu'au cri des oiseaux moqueurs... A côté des jour- 
naux qui se vendaient, il y eut ceux qui se donnèrent ; à côté des jour- 
naux qui allaient chercher le lecteur au fond de sa demeure, il y eut 
ceux qui altendirent et arrêtèrent le passant au détour des rues. Le jour- 
nalisme imprimé, le journalisme crié, le journalisme colorié, le journa- 
lisme*collé le long des murs, se disputèrent un public avide. 

Le journalisme officiel était représenté par quatre feuilles dû- 
ment patentées et privilégiées : la (iazrtte 'I*' France, qui tenait 
registre des naissances, unions et morts royales ou princiè- 
res;le Mercure, dont les charades et les logogriphea charmaient 
les loisirs de la ville et de la province ; le Journal de Paris, M 
sentiellement informateur, qui recueillait au jour le jour tous 
les événements de la grande ville ; et le Journal Générai de l'abbé 
<le Fontenay, consacré spécialement aux découvertes scientifiques, 
aux belles-lettres et aux arts. 

En outre, le libraire Panckoucke avait le privilège d'imprimer 
pour Paris une édition spéciale du Journal de Bruxelles et du 
Journal <lr (leurre, dans lesquels on trouvait les derniers rensei- 
gnements sur la politique européenne. 

Enfin, le Courrier de f Europe, qui était censé s'imprimer à 
Londres mais qui sortait en réalité d'une librairie de Boulogne- 
sur-Mer, battait en brèche le pouvoir avec une violence extrême. 

— 2\) — 



A travers la Presse 

Il était rédigé par Brissot de Marville, dont la devise était : « Une 
gazette libre est une sentinelle qui veille sans cesse pour le 
peuple ». 

Au milieu de ce débordement de feuilles publiques, il est cu- 
rieux de lire l'opinion que Marat, journaliste, avait de ses con- 
frères : « Un bonhomme qui aura rimaillé quelque sottise ou 
fourni un méchant article à la Gazette, ne sachant que devenir, 
se met à tenter la fortune en fondant un journal. Le cerveau 
vide, sans connaissances, sans idées, sans vues, il s'en va dans 
un café recueillir les bruits courants, les inculpations des en- 
nemis publics, les complaintes des patriotes, les lamentations 
des infortunés, il rentre chez lui la tête pleine de ce fatras, qu'il 
couche sur le papier et qu'il porte à son imprimeur, pour en ré- 
galer le lendemain les sots qui ont la bêtise de l'acheter. Voilà 
le tableau des dix-neuf vingtièmes de ces Messieurs ». 

Hébert n'est pas plus tendre pour ses confrères en carmagnole, 
qu'il traite d'intrigants et de fripons. 

Ces luttes fratricides entre révolutionnaires donnent aux jour- 
naux une sorte d'emportement frénétique. Camille Desmoulins 
interpelle ainsi Marat, dans les Révolutions de France et de Bra- 
bant: « Monsieur Marat, vous ferez de mauvaises affaires. Encore 
cinq à six cents têtes abattues ! Vraiment, vous êtes le drama- 
turge des journalistes ! Les Danaïdes et les Bramacides ne sont 
rien en comparaison de vos tragédies. Vous égorgeriez tous les 
personnages de la pièce jusqu'au souffleur ! » Les Révolutions de 
France et de Brabant ont un immense succès (1). L'Ami du Peuple 
n'en continue pas moins à inspirer des mesures sanguinaires. 
L'Orateur du Peuple de Fréron, est plus féroce encore. Quant au 
Père Duchesne, d'Hébert, il recule, si l'on peut dire, les bornes 
de l'ignominie ; par ses violences, froidement calculées, il dé- 
chaîne la Terreur : on ne peut lire sans épouvante son apostrophe 
à Marie-Antoinette, la veille de son exécution. 



(1) Vers la fin de 1793, Camille Desmoulins publia le Vieux Cordelier, mais 
ce journal ne vécut pas longtemps. Arrêté comme suspect de « modéran- 
tisme », Camille Desmoulins périt sur l'échafaud, avec Danton, le 5 avril 1794. 

— 30 — 



De la Révolution au Second Empire 
Jean L.Mvl avait lai--.'- i|r> >urr«'ssi-urs .-I ^a gaZ( tte rimée 

.'■tait reprise dans matntet feuilles. Voici une pièce de vers pa- 
iiir dairsies ictes des Apôtres qui énumére les journaux les plus 
fii vedette de l'époque : 

Viens çà, portier, viens que je te désigne 

Tous mes journaux, mes cent papiers divers 

Qu'entre tes mains aujourd'hui je consigne. 

Tu retiendras et le disert Garât, 

Et son héros, le sage Robespierre ; 

La Sentinelle à la voix forte et fière ; 

Le Point du Jour qui vient midi sonnant ; 

Le Postillon qu'on apporte en courant, 

Le Moniteur à la marche plus lente, 

Le doux Camille et le tendre Marat 

De l'assemblée image très parlante ; 

Kt son rival l'éloquent ttiauzat 

Qui narre tout en bon Auvergnat ; 

Et le journal si plein de bonhomie 

De Mirabeau, Clavière et Compagnie; 

Et Mons. Prudhomme en argumenta ai fort; 

Mercier enfin, et Laharpe et Champfort ; 

Mercier, .Champfort et Laharpe et Prudhomme, 

Grands écrivains que tout Paris renomme ; 

Champfort, Prudhomme et Laharpe et Mercier 

V passeront enfin chez mon portier. 

Et voici une autre, destinée à ôtre mise au bas d'un portrait 
do Marat : 

Peuple, voyez cet œil farouche. 

Ces muscles en convulsion, 

Et les efforts que fait sa bouche 

Hurlant la Constitution. 

De votre « ami » voyez l'image : 

Que ses traits sont bien exprimés ! 

Ils sont ressemblants. Convenez 

Que, s'il les aime, c'est la rage. 

— 31 — 



A travers la Presse 

Jamais le métier de journaliste ne fut aussi périlleux qu'à cette 
époque. Veut-on connaître le sort des grands polémistes révolu- 
tionnaires ? 

Décapités : Durosoi (la Gazette de Paris), Camille Desmoulins 
(les Révolutions de Brabant et le Vieux Cordelier), Linguet (les 
Annales de Brabant), Brissot, (le Patriote Français), Gorsas (le 
Journal des Quatre-vingt-quatre Départements), Girey-Dupré (col- 
laborateur de Brissot), Fabre d'Eglantine (les Révolutions de Paris), 
Decharnois (le Spectateur) , Parisau (la Feuille du Jour), Boyer (le 
Journal des Spectacles), Hébert (le Père Duchesne), l'abbé Bouyou 
(la Feuille à deux Liards , etc., etc. ; 

Assassinés : Suleau (le Journal de Coblentz), Marat [Y Ami du 
Peuple) ; 

Condamné à la déportation : Barcre, Barère de Vieuzac, sur- 
nommé « l'Anacréon de la Guillotine » (le Point du Jour); 

Mort de douleur à la nouvelle du massacre de Nancy : Loustalot 
(les Révolutions de Paris) ; 

Mort de chagrin : l'abbé Boyou {Y Ami du Roi) ; 

Mort de peur : Villette (la Chronique de Paris) ; 

Fugitifs : Peltier (les Actes des Apôtres), Bivarol (le Journal de 
Cambrai), Mallet du Pan que Marat, le désignant au Comité de 
Salut public, appelait Mallet Pandu (le Mercure de France)', 

Torturé : l'abbé Poncelin (le Courrier Républicain) ; 

Pillés et volés : Gautier (le Journal de la Cour et de la Ville), 
Fievée (la Chronique de Paris). 

Tels étaient alors les bénéfices du métier ! 

En considérant ce tableau, un journaliste de l'époque, Bertin 
d'Antilly (1 ), s'écrie : « Puisse-t-il servir d'instruction à ceux qui se 
jetteront dans cette carrière périlleuse sans avoir consulté leurs 
forces et leur courage î » 

Le Directoire eut son journal officiel, le Bulletin Politique, qui 



(1) Bertin d'Antilly fonda le Thé le 27 germinal an V, en la forme ordinaire 
des gazettes, in-4° à deux colonnes. « Voici le thé ! Qui veut du thé ? Prenez 
votre thé, Messieurs! II est fort, le thé ! », criaient le matin dans les rues de 
Paris les colporteurs de cette feuille satirique (E. Hatin, t. 7, p. 307). 

— 32 — 



De la Révolution au Second Empire 

changea de titre el s'appela le Rédacteur (I), et ses journaux of- 
ficieux, le Journal des Défenseurs de l" Patrie t le Cçnservateus* i 
If Révélateur, le Moniteur. Mais la presse d'opposition inquiétait 
fort le gouvernement. Gelai ci, ù la date du 4 septembre 1T!»7, prit 
un arrêté ordonnant l'arrestation et la mise en jugement des 

auteurs h imprimeurs des journaui intitulés : le Cautriee des 
Départements, le Courrier Républicain, le Journal de Perlet, le 
Mercure Français, YEclair, le M essayer du Soir, 11 Quotidienne) If 
Censeur des Journaux, V Auditeur National, la Gazette l-'nui< 
l,i Gazette Universelle, le Véridifue, le Postillon dût A rmé e s , le 
Précurseur, le Journal général de France, Y Accusateur Public, tes 
Bapsodies, la Tribune ou Journal des Elections, le Grondeur, le 
Journal tfes Colonies, le Jour/ml des Sjtee/acles, le Déjeuner, Y Eu- 
rope Littéraire, la Correspondance, le 77/e, le Mémorial, les v4n- 
//'//^ Universelles, le Miroir, les Sonrelles Politiques, les ,-ic/r\ ///-.s 
Apôtres, Y Aurore, V Etoile. » 

Le Conseil des Cinq-Cents et Le Conseil des Anciens approu- 
vèrent cet arrêté du Directoire exécutif et votèrent une loi dont 
l'article 38 plaçait, pendant un an, « les journaux, les autres 
feuilles périodiques et les presses, sous l'inspection de la police 
<|ui pourra les prohiber. » 

Les journaux supprimés par l'arrêté du l septembre t897 n'a- 
vaient oas tardée reparaître sous d'autres noms et, pour échap- 
per aux rigueurs dû gouvernement, se montraient assez réservés. 

Ils n'en fuient [tas moins supprimés de nouveau. 

La presse de Paris nVtait pas Beule frappée; les mêmes me- 
sures de rigueur étaient prises à regard des journaux de province : 
le Journal des Amis, à Met/; ['Observateur de la Dordogne, a Péri- 
gueux ; la Gazette Horde/aise et le Courrier de lu Gironde, a Bor- 
deaux : le Journal de Lyon, à Lyon ; le Bulletin de l'Eure, à 
Evreux; \e Courrier du Midi. etc. 



(1) Jusqu'au II thermidor au V, ce journal portait en tète l'avis suivant : 
« Les articles officiels de ce journal sont les seuls qui passent sous les yeux 
du Directoire au des au >ii>tituées; le gouvernement n'a aucune 

part aux autres. » (M.) 

— 33 — 



A travers la Presse 

A l'expiration des pouvoirs conférés à la police sur les journaux: 
par l'article 35 de la loi de septembre 1797, plusieurs membres 
du Conseil des Cinq-Cents, notamment Berlier, Eschassériaux, 
Ghénier, réclamèrent pour la presse un régime normal. Berlier 
parvint même à faire voter par cette assemblée un projet de loi 
assez libéral ; mais le Conseil des Anciens le rejeta comme insuffi- 
sant à réprimer les abus. En attendant que les deux assemblées 
pussent se mettre d'accord, Berlier fit adopter par le Conseil des 
Cinq-Cents (24 juillet 4799) l'abrogation de l'article 35, et le Con- 
seil des Anciens s'y rallia. 

La presse put croire qu'elle revenait alors à un régime de liberté, 
mais elle fut bientôt détrompée. Sous prétexte que les condamna- 
tions encourues sous l'empire de l'ancienne loi n'avaient pas reçu 
une complète exécution, les Directeurs prirent, le 29 août 179!), 
un arrêté dont l'article premier était ainsi conçu : 

Article 1 er . — Seront déportés comme propriétaires, entrepreneurs, 
directeurs, auteurs, rédacteurs des journaux désignés ci-après," savoir : 

Mémorial : les nommés Laharpe, Fontanes, Bourlet de Vauxcelles ; 

Messager du Soir : Laoglois (Isidore), Lunier, Porte ; 

Miroir Beaulieu, de Tallerac, Bridel-Sourignères ; 

Nouvelles Politiques Nationales et Etrangères : Boyer, Xhrouef 9 ; 

L'Observateur de l'Europe : Robert ; 

Journal de Perlet : Perlet, Lagarde, Fontanelles ; 

Le Petit Gauthier ou ia Petite Poste : Lucet ; 

Le Postillon des Armées ou Bulletin Général de France : Nicole ; 

Le Précurseur : Duval ; 

La Quotidienne : Marchand, Geoffroy, Riche et Ripert ; 

Rapsodies du Jour : Villers fils, Montmignon, Daudoucet ; 

Le Thé : Bertin d'Antilly ; 

La Tribune Publique : Le Blanc, Dupré ; 

Le Véridique : Poujade, Ladevèze ; 

L'Argus : Lefefvre-Grandmaison, Fontcharraux dit le Romain ; 

Annales Catholiques : Sicard ; 

Actes des Apôtres : Barruel-Beauvert ; 

L' Accusateur Public : Richer-Serizy, Migneret l'aîné ; 

— 84 — 



De la Révolution au Second Empire 

V Aurore : Grosley, Lassai.-, <n imaldy ; 

Le Cerueur des Journaux . dallais, I.auglois ; 

Le finir, ■!• . <!■ I.ijiiii : lYl/.in ; 
Le Courrirr /..; :traordinair$ : Caillot, Denis ; 
L'AntifTeiroriêle : Brooillet, M eilbac ; 
Le Courrirr Républicain I leschelle frères, Poncelin, Auvi.. 
Le Déjeuner : Tulot, Delain ; 
VEcho : Wasselin ; 
lî Eclair . Berlin, de Vaux, .Neuville; 
L'Europe l.i'i '■■ ■■ • <i;;!!i . 
Gazette de /'muer : Ffevée, Debarle ; 
Gazette Universelle'. Kippeit; 
L'Impartial Bruxellois: Hrackeniers ; 
L'Impartial /européen : Morneweck ; 
h' Invariable : lloyou ; 

Le Journal drs Colonies : Chautard, Datibonneau, Chausson, Colas; 
Le Journal Général dr France ou le Gardien de la Constitution : Jol- 
livet-Barallère. Teulières. 

Cinq semaines après, 1»' 3 septembre 17!)!), le Directoire exécu- 
tif taisait, en outre, arrêter les rédacteurs et imprimeurs de 
nu/.- journaux : la Parisienne, la Quotidienne, le Courrirr de Pa- 
ris, le Nécessaire) le Grondeur, le Journal des Hommes lÀàres t le 
Démocrate, le Journal dès Défenseurs de la Patrie faisant suite à 
VAmi des Principes, le Bulletin officiel des Armes Coalisées, !•• 
Miroir, la Feuille du Jour. Les scellés furent apposés sur les 
presses et sur les bureaux de rédaction. 

L'opinion publique, revenue des grandes elTervcscences révolu^ 
tionnaires, laissa faire ces coupes sombres sans protestation. 

Arrive le Consulat. 

Une des premières préoccupations de Bonaparte est de réduire 

ei de limiter le nombre des journaux. « Le gouvernement, dé- 
clarent les Consuls, peut arrêter la circulation d'un livre reconnu 
dangereux avant qu'il ait été distribué à beaucoup de personnes ; 
les journaux, au contraire, ont été répandus, tant au dedans qu'au 
dehors, et ont propagé ce qu'ils renferment de contagieux avanl 



A travers la Presse 

que le Gouvernement ait été instruit des articles vicieux qu'ils 
contiennent. L'obligation que le peuple français a imposée aux 
Consuls de veiller à sa sûreté leur commande de prévenir le mal 
que les journaux peuvent faire et de ne laisser circuler que ceux 
dont les propriétaires et rédacteurs offrent une garantie reconnue 
de leurs principes républicains. » 

Suit aussitôt l'arrêté suivant (17 janvier 1800) : 

Les Consuls de la République, 

Considérant qu'une partie des journaux qui s'impriment dans le dé- 
partement de la Seine sont des instruments dans les mains des ennemis 
de la République ; — que le Gouvernement est chargé spécialement par 
le peuple français de veiller à sa sûreté ; 

Arrêtent ce qui suit : 

Article 1 er . — Le ministre de la police ne laissera, pendant toute la 
durée de la guerre, imprimer, publier et distribuer que les journaux 
ci-après désignés : 

Le Moniteur Universel {Y), 

Le Journal des Débats et des Décrets, 

Le Journal de Paris, 

Le Bien Informé, 

Le Publiciste . 

L'Ami des Lois, 

La Clef du Cabinet, 

Le Citoyen Français, 

La Gazette de France, 

Le Journal des Hommes Libres, 

Le Journal du Soir, par les frères Chaigneau, 

Le Journal des défenseurs de la Patrie, 

La Décade philosophique, 

Et les journaux s'occupant exclusivement de sciences, arts, littéra- 
ture, commerce, annonces et avis. 

Art. c 2. — Le ministre de la Police générale fera incessamment un 
rapport sur tous les journaux qui s'impriment dans les autres départe- 
ments. 



(1) Depuis un mois environ (22 décembre 1799), lej« Moniteur Universel» 
était le journal officiel du gouvernement. 

— 36 — 



D e la Révolution au Second Empire 

\im :t. — Le ministre de la police veillera à ce qu'il ne s'imprime 
.un un dhiiv. au journal, tant dans le département de la Seine que dans 
I» s autres départements de la République. 

Aht. \. — Les propriétaires et rédacteurs des journaux conservés 
par le présent arrêté se présenteront au ministre de la police pour jus- 
tifier de leurs qualités de citoyens français, de leur domicile et de leur 
signature et promettront fidélité à la Constitution. 

Aht. 5. — Seront supprimés sur-le-champ, tous les journaux qui in- 
séreront des articles contraires au respect dû au pacte social, à la sou- 
veraineté du peuple et à la gloire des armées, ou qui publieront des in- 
vectives contre les gouvernements et les nations amies ou alliées de la 
République, lors même que ces articles seraient extraits des feuilles pé- 
riodiques étrangères. 

Art. 6. — Le ministre de la Police générale est chargé de l'exécution 
du présent arrêté, qui sera imprimé au « Bulletin des Lois ». 

Par le Premier Consul, 
Le Secrétaire d'Etat : 

Huia k.s-H.-Maret. Le Premier Consul . 

Bon w\. 

Le Million- de la Justice : 
Abrial. 

Fouché ayant observé que le litre du Citoyen Fronça** pouvait 
faire naître des Uni fus, ce journal dut s'appeler le Courrier 
Fronçais. 

Ainsi réduite, la presse est facilement surveillée. Tous les ar- 
ticles, toutes les phrases, tous les mots sont passés au crible par 
une police inexorable. La moindre velléité d'indépendance attire 
sur le journal qui s'en rend coupable les foudres de l'autorité. 

\.\i/ni t/rs /,///%■ ose critiquer une décision de l'Institut. Aussitôt, 
sur un rapport du ministre de l'Intérieur portant que ce journal 
B « une empreinte qui ressemble peu à son titre ». Y Ami des Loi* 
esl supprimé. Le Républicain démocrate ^ d'Audi, signale Le ren- 
chérissement des crains. Voilà une nouvelle qui pourrait « tr< »u- 
bler la tranquillité publique » dans le département ! Le ministre 
de l'Intérieur ordonne au préfet du (1ers de le supprimer « sans 

— :n — 



"A travers la Presse 

avoir égard aux réclamations qui pourront être faites par le ré- 
dacteur ou les intéressés ». Les Annales de la Religion publient 
un article de M gr Lecoz, évèque de Rennes, contre le mariage des 
prêtres. De tels écrits « aigrissent les cœurs, dérangent les mé- 
nages et ne peuvent produire aucun bien ». Malgré l'intervention 
de l'abbé Grégoire, membre du Sénat, les Annales de la Reli- 
gion sont supprimées. Le Journal de correspondance du Concile 
National de France, édité à Coutances, subit le même sort. La Ve- 
dette de Rouen, les Annales politiques et littéraires de la Cha- 
rente-Inférieure, le Journal du département de l'Aube, etc., sont 
également supprimés. 

Le ministre de la police se montre un peu moins brutal à l'égard 
du Journal des Débats. Après avoir fait saisir les numéros conte- 
nant des articles qui lui déplaisent, il le prévient qu'il sera sup- 
primé s'il continue à être rédigé dans « un mauvais esprit ». 
Ghabaud-Latour, membre du Tribunat, que les frères Rertin 
s'étaient adjoint pour « avoir quelqu'un à opposer aux intrigues 
de Pcnvie », s'empresse de donner au ministre l'assurance de la 
soumission du journal. 

Ronapartc devenu Empereur (18 mai 1804) redouble de sévérité 
à l'égard de la presse. Dans une série de lettres à Fouché, il expose 
ses vues. Le 22 avril 1805, il lui écrit: 

Faites comprendre aux rédacteurs du Journal des Débats et du Publi- 
as te que le temps n'est pas éloigné où, m apercevant qu'ils ne sont pas 
utiles, je les supprimerai avec tous autres, et n'en conserverai qu'un 
seul; que, puisqu'ils ne me servent qu'à copier les bulletins que les 
agents anglais font circuler sur le continent, qu'à faire marcher, sur la 
foi de ces bulletins, les troupes de l'Empereur de Russie en Pologne, 
à conlremander le voyage de l'Empereur d'Autriche en Italie, l'envoyer 
en Courlande pour avoir une entrevue avec l'Empereur de Russie ; puis- 
qu'ils ne me servent qu'à cela, je finirai par y mettre ordre. Mon inten- 
tion est donc que vous fassiez appeler les rédacteurs du « Journal des 
Débats », du « Publiciste », de la « Gazette de France », qui sont, je 
crois, les journaux qui ont le plus de vogue, pour leur déclarer que, s'ils 
continuent à n'être que des truchements des journaux et des bulletins 

— 38 — 



De la Révolution au Second Empire 

Mglaifi et a alarmer sans cesse l'opinion en répétant bêtement lus bul- 
letins de Francfort et d'Augsbourg, sans discernement et sans jugement, 
leur durée ne sera pas longue ; que le temps de la Révolution est Uni et 
qu'il n'y a plus en France qu'un parti ; que je ne souffrirai jamais que les 
journaux disent ni fassent rien contre mes intérêts ; qu'ils pourront 
Faire quelques petits articles où ils pourront montrer un peu de venin 
mais qu'un beau matin on leur fermera la bouche. 

Le 2\ avril, nouvelle lettre: 

Dites aux rédacteurs que, quoique éloigné, je lis les journaux ;que 
1 ils continuent sur ee ton, je solderai leur compte ; qu'en l'an VIII je 
les ai réduits à 14. .le pense que ces avertissements successifs aux 
principaux rédacteurs vaudront mieux que toutes les réfutations. Dites- 
leur que je ne les jugerai point sur le mal qu'ils auront dit mais sur le 
peu de bien qu'ils n'auront pas dit. Quand ils représenteront la France 
vacillant, sur le point d'être attaquée, j'en jugerai qu'ils ne sont pas 
Français, ni dignes d'écrire sous mon règne. Ils auront beau dire qu ils 
ne donnent que leurs bulletins : on leur a dit quels ils étaient, ces bul- 
letins : et, puisqu'ils doivent dire des fausses nouvelles, que ne le disent- 
ils à l'avantage du crédit et de la tranquillité publique ? Oiseaux de 
mauvais augure, pourquoi ne présagent-ils que des orages éloignés? 
Je les réduirai de 1 1 à 7 et conserverai non ceux qui me loueront, je 
n'ai pas besoin de leurs éloges, mais ceux qui auront la touche mâle et 
le co'ur français, qui montreront un véritable attachement pour moi et 
mon peuple. Vous savez la confiance que j'ai en vous ; je trouve que 
vous ne donnez pas une assez grande direction à cette partie. 

Le 28 du même mois. Napoléon écrit encore à Fouché : 

La réforme des journaux aura bientôt lieu, car il est par trop bête 
d'avoir des journaux qui n'ont que l'inconvénient de la liberté de la 
presse, sans en avoir les avantages et qui, par malveillance ou ineptie, 
colportent tous les bruits propres à alarmer le commerce, et toujours 
dans le sens et dans la volonté de l'Angleterre. Dites aux rédacteurs 
•que vous ne leur ferez aucune observation sur de petits articles : qu'il 
n'est plus question aujourd'hui «le n'être pas mauvais, mais d'être tout 
a fait bons, car on ne les laissera pas jouir de bons revenus pour ne 

— 39 — 



A travers la Presse 

rendre aucun service, et au contraire pour nuire. En répétant cela aux 
différents journalistes, et leur disant qu'ils ont encore trois ou quatre 
mois pour faire leurs preuves, ce sera à eux à faire leur profit de ces 
avertissements. 

De tous les journaux, celui qui préoccupait le plus Napoléon, 
c'était le Journal des Débats. Fondé par Baudoin (1) en 4789 ce 
journal avait été acheté vers la lin de 1799 par Bertin, ancien 
directeur deYEclair (2), et son frère Bertin de Vaux, en commun 
avec Boux-Laborie et l'imprimeur Le Normant(3). Sous l'habile 
direction des frères Bertin, le « Journal des Débats » n'avait pas 
tardé à prospérer. Evitant de prendre part aux discussions poli- 
tiques, il avait donné un grand développement à la partie litté- 
raire. 11 créait le « Feuilleton » que devaient adopter, l'un après 
l'autre, tous les journaux, et s'assurait la collaboration de Geoffroy, 
Dussault, de Feletz, et un peu plus tard celle de Delabot, abbé 
de Boulogne, Malte-Brun, Saint-Victor, Boissonade, de Bonald, 
Boyer-Collard, Chateaubriand. Le nombre des abonnés s'éleva au 
chiffre, considérable pour l'époque, de 30.000. 

C'est Geoffroy qui rédigeait le « Feuilleton ». Il devait y rendre 
compte des théâtres, En réalité, à propos d'une pièce, il parlait 
de tout. Littérature, histoire, politique, il passait tout en revue. 
Avec quel esprit et quelle érudition ! Quand il touchait à la poli- 
tique, c'était pour attaquer les idées révolutionnaires et pour ad- 
mirer celles de l'Empereur, et c'est là peut-être, autant que dans 
la protection de Chabaud-Latour, qu'il faut chercher la cause des 
ménagements relatifs que le ministère de la police avait pour 
le journal. 



(1) Baudoin avait fondé un autre journal, le Logographe, qui avait eu beau- 
coup de succès. Louis XVI ne se couchait jamais sans l'avoir lu. Ce journal 
fut supprimé après une année d'existence (décret du 17 août 1792). 

(2) Supprimé par le décret du 4 septembre 1797. 

(3) Le numéro 5 de cette nouvelle feuille, dont le titre avait été légèrement 
modifié : « Journal des Débats et Lois du Pouvoir législatif et des actes du 
Gouvernement », sortit de l'imprimerie du journal, rue des Prètres-Saint- 
Germain-l'Auxerrois (E. Hatin, t. 7, p. 442). C'est là que se trouvent encore 
aujourd'hui l'imprimerie et les bureaux du « Journal des Débats ». 

— 40 — 



I» ...«■ n» 



JOURNAL DES DÉBATS 

POLITIQIES ET LITTÊRAIRKS 






Txzzsx? ^r?ViJ. v« 



u niint tiECiimt ~zzrzzz: 












Ssrar^jcsgsj 



as 



ÎHrvrrvriSrr: 



Tri- ■■■r-' 









'..U» AIT4MH D«a 



chine et japon 



— —."»'* '. '^—y* ** rTi^TT ~~^r *~' i " ^" * T'r" T*'*. ^f 



■Srvrrr-.^r^iirÈ'^ 






«u itm te /ou* 









sCSSts. 



nés 



jsssrjvs 


















EHîIHî 






gtC*yF?'7~ T7 * T~ , ' "Tijvrrv^ 



Igsfjr. 

u amta inlùm 



■nrsasurxs: 



err'.-^sjS 1 -- 



»t MIIIU I 



REVUEMBS»! 



:35ftS?K5 



y w çj^ rïSCi-j * <• 



H53gS=cS5 



jtaus— — ■ 















£.ïT 






TeE» 






De la Révolution au Second Empire 

Cette altitude prudente des « Débats » ne suffit pas cependant 

;i dissiper mm |il<-li'iiient les appréhensions de Napoléon. Sous 
un l'utile prétexte (t), rjEnipereur écrit 20 mars 1805; : « Mon 
intention est que désonnais le « Journal des Débats « n< pé- 
• pas qu'il n'.iit été soumis la veille à une censure. Vous 
nommere/ un censeur «lui mit un homme sûr, attaché et ayant du 
tact, auquel les propriétaires du journal donneront 12.000 IV. d'ap- 
pointements, (l'est à cette seule condition que je permettrai que 
ce journal continue de paraître. La censure toutefois se doil par 
s'étendre >ur le feuilleton ni sur les articles littéraires, mais seu- 
lement sur la politique et sur la partie littéraire qui pourrait être 
faite dans un mauvais esprit politique ». 

Ce censeur-rédacteur, l'Empereur le désigne lui-môme 
« ce sera M. Fievée; il répondra de l'esprit du journal ». Puis, 

C me le titre du « Journal i\i's Débals luidéplait, parce qu' « il 

rappelle les souvenirs de la Révolution », il lui impose celui de 
Journal de l'Empire, 

Napoléon ne se contente pas de bâillonner la presse, il la ran- 
çonne. Il l'ait prélever, « pour être appliqués à des pensions qui 
seront accordées aux gens de lettres », trois douzièmes et demi sur 
les bénéfices du <\ Journal de l'Empire »,du « Publiciste » et de la 
« Gazette de France ». Le ministre de la Police générale est invité 
à taire, à l'égard des autres journaux, une retenue de deux h trois 
douzièmes suivant l'importance des profits. 

Si le « Publiciste » était loin d'avoir la vogue des <« Débats », 
il occupait cependant une place importante dans la presse. Fondé 
par Suard, il avait comme collaborateurs Dupont de Nemours, La- 
cretelle jeune, Morellet, de (tarante et M 11 " Pauline de Meulan. 

Fille d'un receveur général de la généralité de Paris ruiné et 



(I) Il s'agissait de la reproduction d'un article paru la veille dans le « Pu- 
bliciste » sur la décoration du Duc de Brunswick. Le •• Journal des i»»M>ats », 
avant de l'insérer, av. ni consulte la police et, ù.i Fie - les lai- 

naiix il* la police que l'article avait été arrangé tel ». 

— 43 — 



A travers la Presse 

mort pendant la Révolution, Pauline de Meulan avait cherché dans 
la littérature et dans la presse les moyens d'existence nécessaires 
à sa mère, à ses trois jeunes frères, à sa sœur et à elle-même. Elle 
publie d'abord quelques romans, puis elle entre à la rédaction du 
« Publiciste ». Ses articles sur la littérature, la société, les spec- 
tacles, obtiennent un vif succès. Elle excelle dans l'actualité. « Ce 
qu'il y a d'étonnant, dit Morellet dans ses Mémoires, c'est qu'elle 
écrit ses articles « stans pede in uno », du soir au lendemain, sur 
la demande du directeur; qu'elle fait ainsi l'extrait d'une pièce de 
théâtre dont elle a vu la première représentation la veille, d'un 
gros livre qui vient de paraître ». Et Morellet ajoute : « Je ne con- 
nais aucun homme de lettres qui ait une littérature plus saine, un 
meilleur style et plus d'idées piquantes et neuves ». Un jeune 
rédacteur du « Publiciste », qui n'était autre que Guizot, la re- 
marqua et l'épousa. 

Lorsque Napoléon nomma un rédacteur au « Publiciste » son 
choix se porta sur Lacretelle aîné, membre de l'Institut. 

Un arrêté du ministre de Police générale du 25 octobre 1810 
vint mettre fin à l'existence de ce journal, en ordonnant sa fu- 
sion avec la « Gazette de France ». Cette mesure, dit le Ministre 
dans son rapport à l'Empereur (l),est avantageuse aux journaux 
parce qu'elle les obligera à faire des économies. « Elle est égale- 
ment avantageuse au gouvernement. Les douzièmes qu'il prélève 
sur les bénéfices des deux feuilles séparées ne s'élèvent pas à 9.000 
francs. Après la réunion, ces mômes douzièmes rapporteront treize 
ou quatorze mille francs ». 

Avant le « Publiciste», le Mercure avait disparu. C'était, comme 
les « Débats », un journal beaucoup plus littéraire que politique ; 
il ne paraissait que tous les samedis, mais il comptait des collabora- 
teurs éminents, de Fontanes, La Harpe, l'abbé de Vauxcelles, d& 
Bonald, Gueneau deMussy et de Chateaubriand. Ce dernier, comme 
il le raconte lui-môme dans la préface de ses « Mélanges litté- 



(1) Document trouvé aux Archives nationales par M. G. Le Poittevin, au- 
teur d'un intéressant ouvrage sur la « Liberté de la Presse ». 

_ 44 — 



De la Révolution au Second Empire 

râires », était entré au « Mercure » pour combattre m faveur «lu 
rétablissement des saines doctrines religieuses et monar- 
ohiques ». « Et ces combats, dit-il, n'étaient pas sans péril : la 
police entendait à demi mot; le donjon deYincennes, les désert! 
de la Guyane et la plaine de Grenelle, attendaient, si besoin 
était, les écrivain- r< . \ .1 1 1 - 1 < - <>. < >n sait qui' Chateaubriand avait 
voué une grande haine à Napoléon depuis l'assassinat du duc 
d'Enghien [i). Ne pouvant pas l'attaquer directement, il stigma- 
tisait la tyrannie des empereurs romains; et c'est ainsi qu'à pro- 
pos « 1 1 1 « Voyage pittoresque eu Espagne » d'Alexandre de La- 
borde,il écrivit, loi juillet 1807, sur Néron, ce fameux article 
que M. Henri Welschinger rappelait dernièrement à la séance pu- 
blique des cinq Académies : 

Lorsque, dans le silence de l'abjection, l'on n'entend plus retentir que 
la chaîne de l'esclave et la voix du délateur ; lorsque tout tremble de- 
vant le tyran, et qu'il «•-! aussi dangereux d'encourir sa faveur que 
de mériter sa disgrâce, l'historien parait chargé de la vengeance des 
peuples. C'est en vain que Néron prospère, Tacite est déjà né dans 
l'Empire ; il croit 'inconnu auprès des cendres de (ieiinanicus, et déjà 
l'intègre Providence a livré à un entant obscur la gloire du maître 
du monde. 

Kientot, toutes les fausses vertus seront démasquées par l'auteur des 
Annales ; bientôt il ne fera voir dans le ty«an déifié' que l'histrion, l'in- 
cendiaire et le parricide semblable à ces premiers chrétiens d'Kgypte 
qui, au péril de leurs jours, pénétraient dans les temples de l'idolâtrie, 
saisissaient au fond d'un sanctuaire ténébreux, la divinité que le crime 
offrait à l'encens de la peur, et traînaient à la lueur du soleil, au lieu 
d'un dieu, quelque monstre horrible. 

Si le rôle de l'historien est beau, il est souvent dangereux : mais il est 
des autels, comme celui île l'honneur, qui, bien qu'abandonn- is, ré- 
clament encore des sacrifices : le Dieu n'est point anéanti parce que h- 
temple est désert. Partout où il reste une chance à la fortune, il n'y a 
point d'héroïsme à la tenter; les actions magnanimes sont celles dont 



« Seul, il avait osé donné sa démission de ministre plénipotentiaire le len- 
demain môme de L'assassinat du duc d'Enghien .. (M. Hsiuu Wilsch 

« Napoléon et Tacite »). 

— 15 — 



A travers la Presse 

le résultat prévu est le malheur et la mort. Après tout, qu'importent les 
revers si notre nom, prononcé dans la prospérité, va faire battre un 
cœur généreux deux mille ans après notre vie ? 

Cet article fit sensation. On y vit une allusion à la tyrannie 
napoléonienne. Le « Mercure » fut supprimé et Chateaubriand 
soumis à la surveillance de la police. « Deux ans après, dit 
M. Henri Welschinger, son cousin Armand de Chateaubriand, 
accusé d'avoir conspiré contre l'Empereur, fut fusillé dans la 
plaine de Grenelle. Enfin, on s,ait comment les courtisans de Na- 
poléon et comment une Académie servile firent expier au grand 
écrivain sa courageuse indépendance en lui refusant un des prix 
décennaux pour le « Génie du Christianisme » et en l'empêchant 
de prononcer son discours de réception » (1). 

Le 1 er octobre 1811, il ne restait plus à Paris que quatre jour- 
naux politiques quotidiens : le « Journal de l'Empire », le « Mo- 
niteur », le « Journal de Paris » et la « Gazette de France ». A la 
suite d'une correspondance échangée entre le. duc de Rovigo, 
ministre de la Police générale et Napoléon, la confiscation de la 
propriété des journaux fut décidée. On commença par le plus impor- 
tant : le « Journal de l'Empire ». On en forma vingt-quatre parts : 
huit attribuées à la police générale et les seize autres réparties 
entre quelques hommes de lettres et des personnes de la Cour (2). 

Ce décret est du 18 octobre 1811. Le texte en est curieux : 

Considérant que les produits des journaux ou feuilles périodiques ne 
peuvent être une propriété qu'en conséquence d'une concession ex- 
presse faite pour nous ; 



(1) Lecture faite par M. Henri Welschinger, de l'Académie des Sciences 
morales et Politiques, à la séance publique annuelle du 25 octobre 1913 des 
cinq Académies de l'Institut de France. 

(2) « Tout fut pris comme butin de guerre, jusqu'à l'argent qui était en 
caisse, jusqu'à une somme que Bertin de Vaux avait entre les mains, 
jusqu'aux meubles qui garnissaient le bureau de rédaction ». E. Hatix, t. 7, 
p. 540. 

— 16 - 



De la R évolution au Second Empire 

Considérant que le « Journal de l'Empiro » n'a été concédé par noua 
i aucun cnticpivn. ur ; que les entrepreneurs actuels ont fait de» 
Immi, lices considérables par suite de la suppression de trente journaux, 
bénéfices dont ils jouissent depuis un grand nombre d'années et qui 
les ont indemnisés bien au delà de tous les sacrifices qu'ils peuvent 
avoir faits dans le cours de leur entreprise ; 

Considérant, d'ailleurs, que non seulement la censure, mais même 
tous les moyens d'influence sur la rédaction d'un journal ne doivent 
appartenir qu'à des hommes sûrs, connus par leur éloignement de 
toute correspondance <'i influence étrangère ; 

Nous avons décrété et décrétons ce qui suit : 

Art. t ,r . — L'entreprise du « Journal de l'Empire » est concédée à» 
une société d'actionnaires, qui sera composée de vingt-quatre actions. 

\i;r. 2. — Les bénéfices de l'entreprise seront en conséquence par- 
tages en vingt-quatre parties égales, formant autant de paris d actions. 

Art. 3. — Sur les vingt-quatre actions, huit seront attribuées à l'ad- 
ministration générale et perçues par notre ministre de la police. Leur 
produit sera affecté à servir les pensions qui seronl données par nous 
sur le produit desdites actions, à des gens de lettres, à titre d'encoura- 
gement et de récompense. 

Art. 4. — Les sei^e autres actions seront distribuées par nous à des- 
personnes pour récompense des services qu'elles nous auront rendus. 

Art. 5. — Ceux de nos sujets en faveur de qui nous en auron<= dis- 
posé jouiront, leur vie durant, de la part des bénéfices revenant a 
chaque action. A leur décès, lesdites actions rentreront à notre dis- 
position, pour «Hre données de la même manière. 

Art. 6. — Les actionuaires auront l'administration de l'entreprise, 
approuveront les marchés et toutes dépenses quelconques ; nomme- 
ront l'imprimeur, le caissier, l'agent comptable et les collaborateurs. 
Le ministre de la police aura un commissaire pour représenter les ac- 
tionnaires des huit actions retenues. 

Art. 7. — Notre ministre de la police est chargé de l'exécution du 
présent décret. 

Signé : Napoléon. 
Par l'Empereur, 
Le ministre, secrétaire d'Etal, 
Duc de Bassano. 

— 47 — 



A travers la Presse 

Par une série de décrets, les mêmes mesures de spoliation sont 
prises à l'égard de la « Gazette de France », des « Petites Af- 
fiches », du « Journal de Paris ». 

Depuis le décret du 3 août 1810, le nombre des journaux de 
province était limité par département à... un. Ce journal était 
placé « sous l'autorité du Préfet ». Une lettre du ministre de la 
Police générale à M. de Sainte-Suzanne (6 novembre 1810), trace 
nettement le rôle des préfets à l'égard de la presse. « Je vous invite, 
dit le Ministre, à ne faire publier dans le journal de votre dépar- 
tement que ce qui peut augmenter la contiance publique envers 
le gouvernement et ce qui est nécessaire à l'exécution des me- 
sures administratives ». 

La direction de l'esprit public était ainsi tout entière entre les 
mains du gouvernement. « Le grand général, dit Nettement, éta- 
blissait partout la discipline des camps. La pensée avait ordre de 
se mouvoir dans tous les journaux au commandement d'un capo- 
ral et entre deux roulements de tambour (1). » 

Le 1 er avril 181$, les armées alliées font leur entrée à Paris. 
Déclaré déchu par le Sénat, obligé d'abdiquer à Fontainebleau, 
Napoléon se retire à l'îleM'Elbe (20 avril). Comme une meute dé- 
muselée, les journaux se ruent à la curée du vaincu. Ils l'accablent 
des pires outrages, l'affublent des noms les plus dérisoires. « La 
presse était devenue la vive expression de la passion du jour, et 
cette passion, c'était la haine de l'Empire et de ses guerres in- 
cessantes, de son gouvernement arbitraire, il régnait donc un 
affreux déchaînement contre Napoléon, contre sa famille, contre 
ses ministres et tout ce qui lui avait appartenu » (2). 

Dans sa déclaration de Saint-Ouen, du 2 mai, Louis XVIII s'était 
engagé à respecter la liberté de la presse, « sauf les précautions 
nécessaires à la tranquillité publique ». Le 6 juin, l'article 8 de la 
liberté constitutionnelle la consacre. Mais six jours après, paraît 



(1) Nettement: « Histoire politique, anecdotique et littéraire » du « Journal 
des Débats ». 

(2) Thiers : « Histoire du^Consulat et de l'Empire », t. xvm, p. 74. 

— 48 — 



De la Révolution au Second Empire 

iinr ndonnance qui, an attftpd— fl la loi nouvelle, maintient las 

[OIE, il.nrU ri n- le m r n t - relatif» a I DlSge de la pr- !SS< '"t UUX 
délits <|ui pourraient nmeltre par celte voir ». La loi noti- 

\elle m- M l'ail pas attendre. Le |» ï*« » j t- 1 dégOBé !'• 5 juillet par le 
ministre do l'Intérieur esl voté le 21 octobre |»;ir la < )haiul>r>- d«i 

Députés. La liberté de la presse est supprimée, la censure 
rétablie. 

Loaris XVIII était oonandanl un journal iste) pas de métis*) 
bien entendu, mais asnaèeur: Quand il n'était encore que cornU* 
<le Provence, il se plaisait à jeter incognito «les articles dans les 

boites à lettres de journaus/. Devenu roi de France, il atoiwH pan 

renoncé à cette habitude, et M. Merle, qui dirigeait Hb \< ut JbiilM 
avec M. Caucliois-Lemairo, a donné à ce sujet de curieux ron-'-i- 
gnemënts : « La penséo du « Nain Jaune » fut do nous moquer des 
ridicules de tous les parti-, de llétrir toutes los lâchetés et toutes 
les défections, do relever la gloire de la France en présence dès 
baïonnettes étrangères, et de rire aux dépens des prétentions 
exagérées. Dans ces attaques, nous avions pour auxiliaire 
Louis XV M, qui fut un de nos premiers abonnés, qui Usait avi c 
empressement tous nos numéros, qui eu riait de bon CCBUT et qui 
nous envoya plusieurs foisdes articles très |,ini tournés, fort spi- 
rituels et passablement malins, écrits de sa main royal»', et dont 
il nous fut aise de reconnaître l'auteur, en comparant l'écriture à 
celle des notes qu'il nous avai t mi! remettre par M. de Talleyrand 
pour les lettres du <• Cousin et de la Cousine ». Ces articles nom 
I irrivaient par la « bouche de 1er » ; nous avions donné ce nom 
à une boite que nous avions l'ait placera la porte du cabinet lit- 
téraire do M. Caucliois-Lemaire ; par cette voie, nous avons reçu 
une foule d'articles très remarquables, qui donnaient un*' grande 
réputation d'esprit et de malice au « Nain Jaune » et rendaient 
notre part de rédaction aussi légère que facile I) ». 

Tout-à-coup, on apprend que Napoléon a quitté sa retraite et a 
débarqué en France 6 mars l,X|.\' ; mais les journaux ne croient 



(1) Merlk : « Trente ans de souvenirs littéraires et politiques ». 

— 49 — 



A travers la Presse 

pas à la réussite de son entreprise. Benjamin Constant, dans le 
« Journal de Paris », attaque Napoléon d'une façon virulente 
(11 mars). Le 19 mars, le « Journal des Débats » affirme que « la 
petite troupe de Buonaparte » ne saurait entrer dans Paris. Le 
20 mars, il publie l'article suivant : 

. . . Quel serait le résultat de l'aveugle entreprise de Bonaparte si la 
France se laissait envahir, conquérir et remettre sous le joug par un 
aventurier de l'île de Corse, accompagné d'une poignée de brigands 
étrangers et de quelques bandes de déserteurs?... Cet opprobre et ce 
malheur ne nous sont point réservés! . Ce grand peuple qui a triomphé 
du monde ne verra pas sa gloire échouer contre le petit souverain d'une 
petite île" de la Méditerranée, échappé de ses côtes en fugitif et dé- 
barqué sur les nôtres en brigand. La France sera délivrée parla France, 
ou la France cessera d'exister; et le néant vaudrait mieux pour elle que 
la honte de retomber sous l'exécrable joug de son bourreau. 

Mais Napoléon, qui avançait à grands pas, se présente le jour 
môme devant Paris et y fait son entrée sans résistance ; 
Louis XVIII et sa cour avaient pris la fuite. 

Dès le lendemain, le « Journal des Débats », redevenu le « Jour- 
nal de l'Empire » (1), publie : 

La famille des Bourbons est partie cette nuit de Paris ; on ignore en- 
core la route qu'elle a prise. La capitale offre aujourd'hui l'aspect de la 
sécurité et de la joie. Les boulevards sont couverts d'une foule immense, 
impatiente de voir-arriver l'armée et le héros qui lui est rendu. L'Em- 
pereur a traversé deux cents lieues de pays avec la rapidité de l'éclair, 
au milieu d'une population saisie d'admiration et de respect, pleine du 
bonheur présent et de la certitude du bonheur à venir. 



(1) Les frères Bertin avaient quitté Paris quelques heures après Louis XVIIT 
et s'étaient réfugiés à Gand, où ils avaient fondé (14 avril 1815) le Moniteur 
Universel, avec la collaboration de quatre ministres de Louis XVIII : Chateau- 
briand, de Lally-Tollendal, deJaucourt et Beugnot; titre qu'ils durent chan- 
ger, dès le second numéro, sur les observations du gouvernement des Pays- 
Bas, en celui de Journal de Gand. Ils revinrent à Paris après la chute de Na- 
poléon et reprirent la direction des Débats. 

— 50 — 



De la Révolution au Second Empire 

Napoléon, pendant ion exil lemblail l'ôtre converti aux idées 
libérales. « J'ai voulu, disait-il à Benjamin Constant, j'ai voulu 

l'Empire du momie, et pour me l'assurer un pouvoir sans I" m. - 
m'était nécessaire. Pour gouverner la France seule, il se peut 
qu'une Constitution vaille mieux. Voyez donc eeqni ^ous semble 
possible, apportez-moi vos idées : des discussions politiques, des 
élections libres, des ministres responsables, la liberté de h presse, 
je veux tout cela; la liberté de la presse surtout (1). » El «I 
édictelVlc/e additionnée aux Constitutions impériales dont l'ar- 
ticle (ii portait : « Tout citoyen a le droit d'imprimer et de publier 
en las signant, -ans aucune censure préalable, sauf la responsa- 
bilité légale, après la publication, par jugement par jurés, quand 
même il n'y aurait lieu qu'à l'application d'une peine correc- 
tionnelle ». 

Les événements n'ont pas permis de juger si Napoléon était 
Bincère dans sa conversion à la liberté de la presse: on sait que, 
définitivement vaincu par l'Europe coalisée, il fut, quelques mois 
après, embarqué pour Sainte-Hélène où il devait Unir ses jours, 
« après six longues années d'un supplice qui maintenant fait 
boute à ses bourreaux (2) ». (iuizot croit que l'Empereur atten- 
dait, pour imposer de nouveau son despotisme, « d'être redevenu 
le plus fort ». Il n'en reste pas moins des Cenl-Jours, dit M. Hatin, 
cette grande leçon : le spectacle d'un homme, qui avait énergique- 

ment comprime la liberté de la presse, forcé dans les mauvais 
jours de recourir à cette liberté. 

La Restauration est la grande époque des discussions a la tribune 
et dans l;i presse. « Après quinze ans de silence, la France se pré- 
cipitait tout entière vers les discussions de la tribune et de la 
presse ; elle s'enivrait de ses institutions modernes (3) ». I. a mê- 
lée d'opinions, les unes libérales, les autres conservatrices, qui 
passionnait la tribune se continuait au dehors dans les journaux. 



( Ii IU-.N.i\Mi\ Corstani : « Mémoires pour servir à l'histoire de mon temps». 

(2) IIkmw \\ 1 1>< iiiM.K.R : « Napoléon et Tacite ». 

(il) Sylvestre de Sacï : « Variétés .politiques et littéraires». 

— 51 — 



À travers la Presse 

« L'esprit public, comprimé si longtemps par les armes, éclatait 
par mille voix. On sentait partout l'explosion d'un siècle nouveau 
dans les âmes. La France fermentait d'idées, d'ardeur, de zèle, de 
passions, que la Révolution, l'Empire, la Restauration, plaçaient 
face à face, et à qui l'élection, la tribune, le journalisme, ouvraient 
l'arène pour se combattre ou se concilier. Chacun des camps de l'o- 
pinion avait ses écrivains, soldés de popularité ou de faveur, se- 
lon la cause à laquelle ils se vouaient (1) ». 

Les journaux d'opposition étaient ceux qui comptaient le plus 
grand nombre d'abonnés. 

Gh.-G. Etienne avait quitté les « Débats » pour passer au 
« Constitutionnel » (2). Jar, Evariste Dumoulin et Tissot étaient 
ses collaborateurs. Au mois de novembre 1821, il s'était adjoint 
comme rédacteur un jeune homme qui avait quitté la Provence 
pour venir chercher fortune b Paris dans les lettres, Adolphe 
Thiers. 

An « Journal des Débats », les frères Bertin avaient pour col- 
laborateurs : de Chateaubriand, Villemain, Saint-Marc-Girardin, 
de Sacy, Jules Janin. 

Le Courrier Français était rédigé par Benjamin Constant, de 
Broglie, Mignet, Cormenin, etc. 

On ne trouve que des abbés et des marquis à la Quotidienne, 
gazette de l'aristocratie et du clergé. Ses directeurs furent succes- 
sivement Michaud et Laurentie ; son rédacteur le plus brillant, 
Charles Nodier. 

Lamennais écrivait au Drapeau Blanc. 

Guizot, Cousin, Villemain, de Broglie, de Barante, Thiers, Ré- 
musat, Vitel, Duchâtel, Duvergier de Hauranne, Pierre Leroux, 



(1) Lamartine : « Histoire de Ja Restauration ». 

(2) Un monument vient d'être élevé en l'honneur de Gh.-G. Etienne, à Cha- 
mouillet, dans la Haute-Marne, où il était né. A l'inauguration qui a eu lieu 
le 28 septembre 1913, M. Jules Claretie a retracé la physionomie de cet 
homme de lettres qui avait été élu deux fois à l'Académie française (Napo- 
léon l'avait rayé pour quelques vers qui l'avait choqué), et M. de Nalèche, 
vice-président du Syndicat de la presse parisienne, a loué le journaliste abon- 
dant, le polémiste généreux et le satiriste indépendant. 

— 52 — 



De la Révolution au Second Empire 

Dubois, Jouffrpy, Daniiron, Ampère, Sainte-Beuve, collaboraient 

ail Globe % à la lin in- h'ninr/tisr.nux Tah/rtte* I nwerSêUes, au 7>/////>. 

Tins lard, le 3 janvier 1830, Thiecs, Mignet et Armand Carra] 
rondèreni le National. 

La presse, pendanl la Rest aura tion, connaît toute sorte de vi- 
cissitudes. Revenu Bui*1e trône après les CeUta-Jours, Louis JtVHI 
avait d'abord rail preuve d'idées libéral. - : mais une ordonnance 

• lu li août av.nl A<- nouveau soumis les journaux à la censure. 
Puis, après de longues et baillantes discussions à la Chambre des 
Pairs et à la Chambre des Députés auxquelles prirent part de B 
nald, Hoyer-Collard, de Chateaubriand, Benjamin Constant, Yil- 
lèle, Camille Jordan, CltbièrC, une loi fut votée qui donnait à la 
presse de sérieuses garanties. Cette législation de 1819 imposait 
aux journaux et aux écrits périodiques un cautionnement et un 
éditeur responsable, mais elle leur donnait de-* loi- ri A*-- ju_' - 
1rs crimes et délits commis par la voie de la presse se trouvaient 
déférés au jury, sauf 1rs diffamations et injures contre les BÛanTea 
particuliers qui rrlrvaient de la police correctionnelle ; la preuve 
des laits imputés ;i un agent de l'autorité dans l'exercice de ses 
fonctions pouvait être faite. C'était une ère nouvelle qui s'ou- 
vrait pour la presse.- f 

L'assassinat du duc de Berry, attribué aux excès de la liberté de 
la presse, amena ane réaction violente. La Chambre «les Pairs, 
par loti vois contre 101, et la Chambre des Députés, par 136 voix 
contre 109, votèrent le rétablissement de la censure. 

I.e premier acte de Charles X fut de rendre à la presse sa li- 
berté, « ne jugeant pas nécessaire, dit l'ordonnance du 20 sep- 
tembre, de maintenir plus longtemps la mesure qui a été prise 
dans des circonstances difficiles contre les abus de la liberté des 
journaux ». Mais ers promesses de liberté furent de courte durer. 
La censure fut de nouveau rétablie. 

L'auteur de Roberi-Rribetl et de .Iran-Paul (liafiait — deux 
livrée qui firent la joie de nombreux entants — Louis DesnojerSj 
dirigeait alors un journal qui rappelait la bête de l'Apocalypse, 

— 51 — 



A travers la Presse 

en ce sens qu'il avait sept têtes. Comme il fallait déposer un gros 
cautionnement pour les feuilles quotidiennes et qu'on ne de- 
mandait rien aux hebdomadaires, Desnoyers, qui voulait fonder 
un journal paraissant tous les jours et qui n'avait pas In somme 
nécessaire, tourna la difficulté en changeant chaque matin.le titre : 
le lundi, c'était le Trilby ; le mardi, le Sylphe ; le mercredi, le 
Lutin; ainsi de suite jusqu'au dimanche, après quoi on recom- 
mençait au nez de l'autorité bafouée et irritée, mais impuissante. 

Le ministère d'extrême droite du duc de Polignac souleva les 
clameurs de la presse. Le Figaro annonça « toutes sortes de 
choses abominables ». La Chambre, ayant refusé sa confiance au 
ministère, fut dissoute, mais les élections furent favorables à 
l'opposition. Le 25 juillet, le ministère faisait signer au roi trois or- 
donnances, la première suspendant la liberté de la presse, la se- 
conde renvoyant la Chambre des Députés, la troisième « réformant 
le régime d'élections dont l'expérience avait fait sentir les incon- 
vénients. » 

Le National, que venait de fonder Thiers, prêcha la résistance. 
Les rédacteurs des journaux d'opposition se réunirent dans ses 
bureaux et décidèrent de faire une protestation collective. 

Voici quelques extraits de ce document : 

... Le Moniteur a publié ces mémorables ordonnances, qui sont la 
plus éclatante violation des lois. Le régime légal est donc interrompu ; 
celui de la force a commencé. 

Dans la situation où nous sommes, l'obéissance cesse d'être un de- 
voir. Les citoyens appelés les premiers à obéir sont les écrivains de 
journaux ; ils doivent donner les premiers l'exemple de la résislance à 
l'autorité, qui s'est dépouillée du caractère de la loi. 

. . . Nous essaierons de publier nos feuilles sans demander l'autori- 
sation qui nous est imposée. Nous ferons nos efforts pour qu'aujour- 
d'hui au moins, elles puissent arriver à toute la France. 

. . . Les Députés élus, convoqués pour le 3 août, sont bien et dûment 
élus et convoqués. Leur droit est le même aujourd'hui qu'hier. La France 
les supplie de ne pas l'oublier. Tout ce qu'ils pourront pour l'aire pré- 
valoir ce droit, ils le doivent. 

Le gouvernement a perdu aujourd'hui le caractère de légalité qui 

- 54 — 



15 F, VUE 




r. 



DES 



MONDES 



I/IANÇOIS BULOZ, FONDATKUR 



I.XXXIII ANNÉE. — SIXIÈME l'ÉUIODE 



LIVRAISON DC 15 OCTOBRE 1913 



l.I' DES HISTORIENS. - III. LES HISTORIENS 
m. «.nbiifi H,iin.'i.itn . léraie fran- 



III. 
IV. 

V. 

VI. 
VII. 
Vlll. 

I\. 



XI. 
XII. 
XIII. 



DE i.'insr 
LATINS 

LA KAMII.I I 
Hnrd. 

■ PAYSAGE8 D'IlKliMM', par i ui. f 'ii< ii.i» iii.n «i.- vo K u<< 

LES MANOEUVRES DU LANQCfiDOC UN l« • i- féaénij 



<>N. nruvii '.m- pamïb, par »tr«« Ifumpltrv 



LE 



M. ARN-il.l» 



l. par M. Henri Loi in 

RAKD SIÈCLE, » par m, Braeafl itandci. 

S DE VOYAGE, ptt H. Unt»i-lrl l.nalf 



Hal.u 

ROMANCIERS ANGLAIS CONTEMPORAINS. 
BBNNJ M. Fiiiiiln Uoi. 

i 'ESPAGNE 

a TRAVBR! 

vu LONA. 

«la m.» . 

IBS, par M. Honry (.rn\«i(x. 

RBYÙE DRAMATH IPN0N/SB8, A LA COMÉDIE-FRAN. 

ÇAb - S, A LA RR1 

LES RSOV/NS, AU GTMNAfit; — UAMLMT, M Tin \TRE- 

ANTOfNE, ptrM. it<>m> ttwumtr, d< l'Académie française. 

RtVI ! MES. - UN RECUEIL DE LETTRES DE JOHN 

l.ni Kl', par M. T. «l«- fTy»éwr*, 

CBROTOQUE DE LA QUINZAINE, HISTOIRE POLITIQUE, par 
M. Francis Clinrmc<*. de l'Académie française. 

BULLETIN HIHl.lOCKAPHIOUE. 



'M 

.7.18 
788' 

7W 

MX 

«4 



»23 



•j*: 



De la Révolution an Second Empire 

commande loi Nous lui résistons pour ce qui nous concerne ; 

c'est à laj'runce à juger jusqu'où doit s'étendre sa résistance : 

Du National : Tiiiers, Mkjnet, Cahrel. Caambolle, Peysse, Albert 
Stacker, Bulle, Di'houiet, rédactruo, et Gauja, gérant. 

Du Globe : Ch. de IIkmisvt, H. Dejean, de Gui/.ard, rédacteurs et I*. 
LtBOl \, gérant. 

Du Constitutionnel : Kvariste Dumoulin, Cauciiois-Lemaire, Année, ré- 
dacteurs. 

Du Couvrir, /'nuirais : Ciiatelin, Alexis de Jussieu, Avensl, J. K. Du- 
cont, avocat, lini.i. Moussette, rédacteurs et Valentin de la Pu- 
nu /k, gérant. 

Du Temps : J.-J. Baude, Busoni, Barbaroi a, Il vi ss.ma.w Hussard, 
n.\ n , A. Billiard, Cualas, rédacteurs et J. Coste, gérant. 

Du Commerce : F. Larréucy, rédacteur et Bert, gérant. 

Du Journal de Caris : Léon Pillet, gérant. 

De In Tribune : Auguste Fabre et Ader, rédacteurs. 

Du Courrier des Electeurs : Sarrans jeune, gérant. 

Du Figam : BOBAHI et N. Koqueplan, rédacteurs. 

Du Sylphe : Vaillant, gérant. 

Ce fut le commencement de [insurrection où sombra la royauté 
de Charles X. 

Une nouvelle Constitution Charte de 1830) fut rédigée par la 
Chambre des Députés, et le nouveau roi Louis-Philippe l pr jura 
de l'observer. Elle reconnaissait à tout Français le droit «le pu- 
blier et de taire imprimer ses opinions en se conformant aux 
lois . Lu censure était abolie ; les crimes et délits commis par 
la voie de l'imprimerie étaient soumis au jury : le taux du cau- 
tionnement, considérablement réduit; les droits de timbre et de 
porl. .(baissés. 

La presse républicaine, à la tête de laquelle se trouvait la Tri- 
fnmr rédigée par (iodelroy Cavaignac et Armand Marrast, qui con- 
sidéraient la Dévolution de 18.'i0 comme un avortement, et la presse 
légitimiste, qui ne pardonnait pas à Louis-Philippe ce qu'elle 
appelait une usurpation, attaquèrent de part et d'autre legou\ 
nement u\ec une grande violence. Il y eut des procès de pn 

— Oi — 



A travers la Presse 

retentissants, notamment celui de la « Tribune », qui fut défendue 
par Godefroy Cavaignac et Armand Marrast. 

A la suite de l'altentat de Fieschi, le ministère proposa aux 
Chambres, qui les adoptèrent, les lois dites de septembre, qualifiant 
d'attentat à la sûreté de l'Etat toute attaque contre le principe et 
la forme du gouvernement, lorsque cette; attaque avait pour but 
d'exciter à la destruction ou au changement de gouvernement. Ces 
mômes lois proclamaient l'inviolabilité constitutionnelle du roi et 
prononçaient des peines contre quiconque ferait remonter jusqu'à 
lui la responsabilité ou le blâme des actes de son. gouvernement. 

L'élan des journaux n'en fut pas ralenti. De quarante-deux mil- 
lions en 1836, le nombre des feuilles timbrées à Paris pour le 
service des journaux s'élevait dix ans plus tard à quatre-vingts 
millions. Le nombre des abonnés aux journaux de Paris était 
passé de 70.000 à 200.000. 

A la date de 1846, il se publiait à Paris, 27 journaux quotidiens : 
le Moniteur Universel, journal officiel ; le Siècle et le Constitu- 
tionnel, qui soutenaient la politique de ïhiers ; le Journal des 
Débats et la Presse, qui défendaient la politique de Guizot (les Dé- 
bat avaient comme nouveaux rédacteurs Michel Chevalier, Cuvil- 
lier-Fleury, Philarète Chasles) ; la Quotidienne et la Gazette de 
France, organes légitimistes dont les directeurs respectifs étaient 
de Brian et de Genoude ; le National, journal démocratique ; 
Y Epoque, Y Univers, le Journal de Paris, le Charivari, le Courrier 
Français, la Patrie, le Corsaire, le Commerce , le Temps, etc. 

Inspirée par Ledru-Rollin, rédigée par Flocon, luBéforme était, 
vers la fin de la Monarchie de juillet, l'organe de la révolution dé- 
mocratique. Elle avait été devancée par le Réformateur, fondé par 
Raspail et continué par Armand Marrast, puis par Louis Blanc. 
Ce dernier succéda aussi au Bon Se?is, créé par Cauchois- Lemaire. 

Un journal avait inscrit en tète de ses colonnes : « Toutes les 
institutions sociales doivent avoir pour but l'amélioration morale, 
intellectuelle et physique, de la classe la plus nombreuse de la 
société ». C'était le Globe, transformé par Michel Chevalier ; il 
portait comme sous-titre « Journal de la doctrine de Saint-Simon : 

— 58 — 



JA. à, l-ANUXSAW 









ME" IE (If fi! 

,rss:tzizzz 




«OMIKUllATKM 



ttdf * 



wtunv rttmoi* 

11 rrttttmunlHl 

^ ^^œt«2î" ex 

ÏK £ m £l-l*£"l~ » ' 

nurvi*££r .. m iiiii fc iii m*- 

SffT H£ 1 "jiil'i^ .■•■■> 

Mfcl W •" ■■»•• < 

i^m» ■ «* < £ ££** J S Hh 

V-ijr*" - ««»* — .* k« " * " h* 



m i i m Mi H | T ^ 

■ y M i n p jrnmm i r <nrQ£^ 

ù*-« » M* t * «i n ii m a m. 
ff*** ,'— 7*, "-, *— jjf * J*i 

*■*• M la ataMwSTànlfb •»'*» 

.'".SEC 



•.int"*!' 



llî T ll " I J^ .» MM#H NM nnC 

« W ►«* » .T* 1 ** * 'I' * " '' • » 

vj l* i**** *** ** *—?* /." '? ''* **— 

Ky « »S*yJJ7*J' 

» rtjuaa. « i, kavTV.VS 

j— * ***'»•** M»W«l | llllTini 

làr-ts; crsra£2 






Comment «ot M utictis 

le tort: 
Il la somcflpttMMOMlli 

Et" 



H <U — I «W& — y— > «jii ■ 

"■tijjàaMil 
UrkHM iIMiii 










rzir- »>^S5s* f 5*e*5 







Mxonki <k puent 

« 
<mlan* « Cammnm 















aTJ 



l. M» fcvMi 



•— <■■ *• *•#" • MM MMalMM* 




Le* Fortifications 

U CMMM *. MM M , r, | * iw. 



TT *K**5r**** • — *** *"~ ~ 
»,~- i- - ^.TT C a*!*S T 

rxflî — 



W0UVEU1S OU JOUR 









•r-SSit. 1 



'.xz&r 



Un* mtiton t «nonar» 

•I anM«*llt 
d» nombr*ui.(Hi«ri»n 







r r5cS£ 



La M| G85 ha 



WtftHMà WH II lli 
JU«- «■>- "> I | " - * " * 










lu, 



















De la Révolution au Second Empire 

religion, Bcience, industrie, association universelle. » Il ne dan 
pas Longtemps : mais un autre organe il»- ci- -_ i<-- social lui fondé 
parut) <li>ii|ilf ilt- l'Ourier, Victor Considérant, sous le titre de : 
la Démocratie Pacifique. Ce journal était quotidien. 

V Avenir, fondé par Lamennais, avec la collaboration de Lacor- 
ilaireet de Montalriulirri. riait l'organe de la démocratie chrétienne. 

Il y avait aussi un certain nombre de revues. 

Dès 1828, Guizot avait fondé la Revue Française, en lui donnant 

comme épigraphe ce vers d'Ovide : 

Et qtiod nu ne ratio est, impetUS ante fuit (1). 

M. de Rémusaten avait écrit l'introduction. 

Mn IS2U, Vfi-on fondait la Revue de Paru ••! quelques mois 
après Sëgur-Dupeyron et Mauroy faisaient paraître la Revrn det 
Deux-Mondes dont Buloz devenait le rédacteur en chef en 1831. 
Victor Hugo, Lamartine. Alfred de Musset, Alfred de Viunv. Bal- 
zac, Alexandre Dumas, George Sand, Eugène Sue, Sainte-Beuve, 
Casimir Delà vigne, Scribe, Benjamin Constant, Cuvillier-Flem\ 
Sainl-Mair-liirardin, Jules Janin, Léon Gozlan , Alphonse Kan\ 
écrivaient. 

A la Revue Indépendante collaboraient : Pierre Leroux, 0. 
Sand et Viardot. 

C'est la Revue <lr Paris qui a introduit le roman dans les éeriis 
périodiques. Les journaux suivent aussitôt son exemple. Dans le 
Siècle, Alexandre Dumas publie successivement: le « Capitaine 
Paul », les « Trois Mousquetaires » et «Viiu/t ans après > ; etdu coup, 
c'est cinq mille abonnés déplus qui s'inscrivent à ce journal. 

Alexandre Dumas, d'ailleurs, y trouve son compte ; payé à la 
ligne, il invente ces dialogues qui ont fait fortune : 

— Eh bien? 

— Bien. 



(1) «Ce qui est maintenant de la raison a été «1 '.ilx.nl nn»lan passionné». 

— 61 — 



A travers la Presse 

— Rien ! 

— Rien. 

— Comment î 

— Rien, vous dis-je. 

— C'est impossible. 

— Puisque je vous le dis. 

— En es-tu bien sûr ? 

— Certainement. 

— C'est un peu fort ! 

— C'est comme cela. 

Le journalisme qui, en 1830, avait fait une révolution pour la 
France, songea à en faire une pour son propre compte. C'est Emile 
de Girardin qui en fut le promoteur. 

Jusqu'à lui, les recettes principales, sinon totales, des journaux 
étaient fournies par l'abonnement. Le droit de timbre, qui pesait 
sur la presse depuis le Directoire, empêchait le développement de 
la vente. L'abonnement était lui-môme à un prix qui arrêtait son 
expansiop. Il coûtait en moyenne 80 francs par an. Girardin l'a- 
baissa brusquement pour la Presse à 40 francs, et fit entrer l'an- 
nonce en prévision de recettes. Sa combinaison consistait à avoir 
beaucoup de lecteurs pour que les commerçants eussent intérêt à 
faire des annonces chez lui, et à profiter du bénéfice des annonces 
pour abaisser le prix de l'abonnement. Son journal avait été lancé 
le 1 er juillet 1836. Au bout de trois mois, la « Presse » (\) avait 
déjà plus de dix mille abonnés ; elle en comptait bientôt vingt 
mille et, dès 1838, ses annonces étaient affermées 150.000 francs 
par an, somme énorme pour l'époque et pourtant combien mo- 
dique si l'on songe aux encaissements de publicités diverses réa- 
lisés de nos jours par le Petit Journal, le Petit Parisien, le Matin, 
le Journal, et autres grands quotidiens. 

Cette réforme dérangeait les intérêts : de violentes protestations 



(1) M^ Emile de Girardin collaborait à la « Presse ». Sous le pseudonyme 
de V" de Launay elle publia, notamment, de 1836 à 1847, des « Lettres Pari- 
siennes » d'un esprit très vif. 

— 62 — 



cmilc oc SflRISflr 



uwcnM n iimimitiii 



LA PRESSE 



nTTT 



Effroyable Acci dent aux Manœuv res Allemandes 

UN AEROPLANE TOMBE DANS LA FOULE : NOMBREUSES VICTIMES 



Déclaration du Gouvernement Grec sur le Discours du Roi 



[iWipiiitKiimitt 

nui mis u mu 






iw Mutin» ta u m ta J in 



■ ■*— « **• «•• M»ji m —;—■»■. m 



&Stete3S i uT. rrirv. * 



kt» l««l««')IS<«» r.T.T 



- ... p.. - 1 .««• *. 



u rutft-sutfii, ii u s 









ara L »*vwir«r. z 






^CisrSvSîrt: 



i» IHMM »-.". 



««K'iaursrtcnB 
X'Js s. Tracas* 

rs^^îîiratî-SB 

isarErâ'i? 



Bulletin du Jour 

itmnanaiMMR 






— i < i *» i 1*111. «■■■»■ 






«•* *~m •* |N|—iii rt 1, *■ ». 



JV^ 






MARIAQI n JVM, 



ta " /Yrtw Sportit» " 



, IW£ JOURNÉE BIEN REMPUE 



t Poincar; parcourt II Correze 






aji!;," i ,L.gr^: 



Au Crii.es laitiTrts 

OU JUOQul)T 
1*1 MltlMHTt V f»»r»D'll 




UN SUD AUTOMOBILE 

•JatlOt.il**)*>'*'> 



4-*«jSvsr5 



'TrjBT.xx z^rs: 



MM) pM » M>>I ■» •— H jg» 



b*j^*s 

ML MM» 4» I •jtJMèt, M*M MM* lt 



J*MM«M.kMM(«MM » 



tÊgÈks&ËI 






MMMMM '-MM MW W» • «MM 

"gT"- " ,- T" *, 

g=?v.vatfra.fs 
Erjs.—^*— *■— 



■ ■| H » H ■*■! I . a O» M«- v. 



rï L. 



ijss'rtadir^ 






5gâ«A*s.7 



X7ÎX 









■t'J bMÎ wj ■■■ ■ V -T f! S m T i' im» 

UfWJ Mfc» ■>>! £ ■< »»— M». I* 



usrSïrrjrs" 

rsc.-sva.rrirrs 

. ■ ■ ■ ■* "; ■ «■~- r - > - — 
nmiiw con.it» 



IftlaHim ifiKfc» 

SU» LE OISCOOIS 

du Roi Constantin 



£%35 






KfUOKin MHIIHU 



ïs^EEt^v--- 



i iif i« imt m* 






De la Révolution au Second Empire 

se firent entendre. Le Charivari faisait dire à la « l'i : « Ji> 

perds sur chaque abonné, mais je me rattrappe sur la quantité >■ 
Ceia finit par un duel au pistolet entre Emile deGirardin el Anna ml 
Carrel, < 1 ■ i n ^ lequel celui-ci perdil la vie. Mais les journaux, les 
uni après I ei autres îi L'exception du < Journal des Débais », se 
virent obliges de suivre le mouvement «d d'abaieser les prix. Il- n<- 
s'en trouvèrent pas plus mal ; ils son trouvèrent même un. -un 
leur tirage et, partant, le coût 'les annonces, augmenta rapide- 

ment. I>«' 1836 à 1846, le tira^- dr> journaux avait doublé. 

A peu près à la môme époque d'ailleurs, la pressa britannique 
connaît une évolution semblable. Le \l<>r/tin</ /'o>/. le runes, le 
Standard, qui coulaient o !r. 60 le numéro, doivent huiler ce 
|ui\ il o ii-.. .'{<> pour soutenir la concurrence avec le Daily Veto* 
les Nouvelles quotidiennes que viennent de fonder Charles 
Dickens et Dilke. 

Survient la Képubliquc de ISi-8. L'un des premiers actes du 
gouvernement est de proclamer la liberté absolue de la prési 
de supprimer le cautionnement et le timbre Les journaux sortenl 

de terre ; voici : 

La République, dT'.i «a m: B Ankara; 

La Vraie République, de Pierrk Lkroix, liAiuikseï (ii-:»u«<;i s wd; 

Le Keprésnitani du Peuple, de Proudhon; 

h* Ami du Peuple, de lîvsi-ui. ; 

Le Peuple Constituant^ de Lamennais et Pascal Im pbat : 

UÈre Houvelle, de Lacordaibb et Osanam; 

Le Pays, de Lamartine et Arthur DE La <ii BRONNIÈBE : 

Le Bien Public, d'EceàNB Pelletai 

L'Opinion Publique, d Au rkd Nbttbmbni : 

L'Assemblée Nationale t d'AoRiEN de Layalbtt] ; 

Le Dix Décembre, qui s'appelle ensuite l<- Pouvoir, Àe Granixr 

de C.ass \..\ vc. ; 

Le Spectateur, de Louis Joordan, Ponsard, Emili \u.nu. Peux 
Tocrnachon (\adar) ; 
Le Journal, d' Alphonse Karr ; 

— 65 — " 



A travers la Presse 

Le Messager de l'Assemblée, cTEugène Forcade et Félix Solar ; 

V Evénement, de Paul Meurice et Auguste Vacquerie (1) ; 

La Liberté, de Lepoittevin Saint-àlme, Auguste Victor et 
Ponroy. 

La Libertés, été le premier grand journal à un sou. Le 25 mars 
1848, Alexandre Dumas y fit son entrée sensationnelle, avec cette 
profession de foi tout au moins bizarre : « Ego sum qui sum ! 
J'ai fait la révolution de juillet! J'ai fait la révolution de février ! 
J'ai écrit quatre cents volumes ! Je ferai toutes les révolutions 
qui me seront demandées ; j'écrirai tous les volumes qu'on 
voudra, car je suis celui qui suis ». Et le lendemain paraissait 
la fameuse tirade « Les lions de marbre : Aux Prussiens et aux 
Autrichiens », une des plus belles pages assurément du journa- 
lisme. 

Au point de vue des petits journaux, la presse de 1818 paro- 
diait celle de 1793. 

Comme au temps des grands ancêtres, chaque jour voyait éclore 
'plusieurs journaux : le Pamphlet où écrivaient Ponroy, Am. Achard 
(Grimm), Champlleury, A. Vitu, Ch. Monselet, Th. de Banville 
(Fr. Villon), Paul Féval, qui signait « un ouvrier sans ouvrage », 
Henry Murger ; la Chronique de Paris, de Ville rhessant, René de 
Rovigo et Jouvin ; la Revue Comique, de Lireux ; le Lampion, de 
Montépin ; l'Aimable Faubourien, avec le sous-titre « journal de- 
là canaille » (vendu par la crapule et acheté par les honnêtes 
gens, beuglaient les camelot), qui arborait cette devise, extraite 
des œuvres d'Hégésippe Moreau : 

Ce peuple qui, sur l'or jonché devant ses pas, 
Vainqueur, marchait pieds-nus et ne se baissait pas ; 

le Diogène, qui s'en prenait surtout à ses confrères de la grande 
presse; le Crédit, Y Ordre, le Courrier, la Constitution, le Banquet 
Social, levhrîst Républicain, Fraternité, etc.. 



(1) M lle Marie Hugo collaborait à V Evénement, sous le pseudonyme d'Adèle,. 
et M me Hugo y publiait un feuilleton sous son nom de jeune fille, Marie 
Foucber. 



66 



LA PATRIE 



OROANB DE L.A. OBPBNBB NATIONALE ** 









TSEES£:S«=s 



IES RETRAITES DE CE S OIR S LES SYKD1CALISTES :1ESMESPRES D'ORDRE 

Dôtails Complets sur l'Atterrissage d'un Ballon Allemand près de Lille 

Obsè ques du G énéral de Né grier Drame rue Mesla y 

DOUBLE JEU 









;;r„-3£. 







'.î'.Si.svii v* 



ÉrSf 
S ■ ■ 






Ld Pnta* Spoffwt 



■ nli.i m. Il m» h • <• MM 

La Politioui 

Ht •"'-£- = -- 



r * rt *" t •*• •** ■*■*"* ***'** *• ■*•** 



iSr-^*JST",; 



s ysim/, ■ yy jTAr 



USHÎRM!L<IILIHIHS|v5aEBB?£ : :r: 

• >t»l liia K illt ""' ""**** r*"ITi* i 



;."• •.•" i ■Tmr" t^o ««■■ 









Récit de Voyage 
DES AlIOHIUTES ALLEMANDS 

qui viennent d'atterrir pre» de Lille 



ni 

m*, ■■■y* |WfMWP>-ièw M M^ iy wi 
« ■*■■■ — ■ «W m** ■ 

■fwTJTSW «V tivr « ■ .tj£ 



•csT-iiûSTi vrn,T ^t-ss5r£Sî£Er** 






m. hknnion ^——rzsrs rs 
JuîrcsrJL.'ETz.. mm 



lu Pmta il lu lent 



W wU «M iIHI», « ■ l Ml'» ' 




ASS 



Sir- -"ïsSlvi 










l Csitnlirii ><rP<iicl. 



isss?*^^ 



•Mi 




Ch^i M. Antoine 



D Ml MU MCHCrOtT ' 






De la Révolution au Second Empire 

Les partisans de Louis*Napoléon éditaient : \'A.igle % XtBonajtar- 
le Socialisme Napoléonien^ la Redingote-Grue ^ le Petit Capo- 
tai. Louis Blanc avait son journal qui Be nommait le Nouveau 
Monde. Mais l<- plus original de tous était le Çroqtêe-Mort de /</ 

e, nécrologie politique, littéraire »>l luldio^rapliique, de tous 
les journaux, pamphlets, revues, nouvelles à la main, satires, 
almanachs et « canards » périodiques. nés, morts, avortés, vivants, 

ressuscitas ou métamorphosés .1 Paris, à Lyon •'! dans le* princi- 
pales villes de Franee, depuis Le 11 février jusqu'à l'installation du 
Président de la République en décembre 1848, Bnivi de I « art de 
déterrer les journaux et de s'en faire 3.000 livres de revenus ». 



— Gi» — 




H 

ce 

O 
u. 

Ul 

X 

u 
o 

ce 

E 

u 

I 



SI 



-o s 

- .2 

I a 



5 s 



-> "5 



g » S 

SI— — 

« '£ 3 

§1 * 

a ° ** 

o « 2 

a e s 

49 C a> 



t- o 

■ i a 









°- a 8 

sa 
8^3 



3 B 

o<.£ 
£ I 

a a 

o. (►» 
3 " 
<4 v 

J2 *° 
*3 -• 

-o o 

v 3 
S o 

3 <S 
O* > 
•J= 3 

H o 
o '" 

a S 
o a 

i! 



O m 

s a 
cr o 
E "3 

y 



«S55 



•3J J. 

fe 5. 

3* 
a. « 

a i, 
al 

1 o 

e 3 



12 

o. 
—• 
3 .. 

3 J 

S- 9 

"3 ® 

M 

II 

g S 

Î3 xs 
-3 ^ 

S*3 
•a 




III 



LA PRESSE, DE NAPOLEON III JUSQU'A NOS JOURS 



La nnii .lu 2 décambre. L'embastillament de la presse. — Les trucs dr EUgaalt 
— Les gérants de journaux. — Les bouillons de • la Mort ». — Cucbevid-Cla- 
rigny. — La presse -ohn ornementale et la presse d'opposition. — La « Lanterne » 
d'Henri Rochefort. — Les journaux de la Commune. — De 4871 à 1881. — I i I i 
berté de la prosse. — La presse de nos jours : quotidiens de Paris régionau . 
départementaux coioniam : revues. — La presse, grande Industrie. — Journaux 
publiés en langue lram;aisc à l'étranger 



Dans la imii «lu 1'" au 2 décembre 1851, In police et la troupe 
l'étaient emparées dos principales imprimeries. La République, 
VAvènement <ln Peuple, la Révolution, le National, ont leurs 
presses arrêtées et mises sous scella. 

D'autres feuilles Buapendent d'elles-mêmes leur publication «•! 
attendent les événements : parmi celles-là, le Corsaire, le Metskger, 
le Siècle, If Charivari, l'Union, VAssejnblée Nationale, VDpinion 
Publique, V Ordre. 

le luireau de censure réinstallé au ministère de l'Intérieur box 
vrille de près les textes du Journal des Débats, de Vl'nirrrs, el de 
la Presse. Le Constitutionnel et la Patrie deviennent journaux <»l 
licieux, et le Moniteur, journal officiel de l'Empire. 

Après avoir publié un article hostile au (loup d'Etat, le Siècle 
s'abstient de paraître du mercredi 3 au mardi 9 décembre. Il répa- 
rait le !» décembre, avec, en-tète, un avis déplorant l'interruption 
imposée par les circonstances, suivi d'une déclaration de la rédac-' 
tion ainsi conçue : 

Par suite de l'état de siège décrété le 2 décembre, autant que par 
respect pour nos principes qui sont inaltérables, nous sommes oblig as 



— 73 — 



A travers la Presse 

de nous abstenir de toute appréciation et de toute discussion des faits et 
actes officiels que nous nous bornons par conséquent à enregistrer : 
L. Havin, directeur politique du Siècle, Léon Plée, Louis Jourdan, Hip- 
polyte Lamarche, Auguste Julien, T.-N. Bernard, J. Rousset, Gustave 
Cavazan, Auguste Hussan, E. de la Bédollière, Duchatelet, Félix Mor- 
nand. 

Quelques jours après, nouvelle déclaration : « Nous remplissons 
vis-à-vis de nos abonnés, en leur donnant le résumé des actes of- 
ficiels de cette semaine, la lacune laissée par notre publication. » 
Suit une colonne de décrets, datée du 2 décembre et nommant des 
sous-préfels, juges de paix, etc. 

Le 10 décembre, après une série de documents officiels, paraît 
une note explicative qui témoigne surtout de l'embarras de la ré- 
daction : « Nous continuons à extraire des journaux, dont la pu- 
blication n'a pas été interrompue, les récits qui peuvent, à défaut 
d'un historique complet, faire connaître en partie les principaux 
événements accomplis depuis huit jours. » 

Les semaines suivantes, le Siècle continue à insérer unique- 
ment les pièces officielles, les faits divers, les informations com- 
merciales, les comptes-rendus de tribunaux, sans se livrer à la 
moindre appréciation politique des événements. 

Pendant un certain nombre d'années, ce journal ne fut plus 
qu'une simple feuille administrative. 

De 1852 à 1868, Napoléon 111 mit à la publication des journaux 
de tels obstacles qu'il devint bien difficile d'en fonder de nou- 
veaux. 

Pour créer ou prendre la direction de tout journal ou écrit pé- 
riodique de politique ou d'économie sociale, il fallait obtenir l'au- 
torisation préalable du gouvernement. Cette autorisation, qui ne 
pouvait être accordée qu'à un Français jouissant de tous ses droits* 
était également nécessaire pour tous les changements opérés dans 
le personnel des gérants, rédacteurs en chef, propriétaires ou ad- 
ministrateurs. Pour les journaux ou écrits périodiques paraissant 
plus de trois fois par semaine dans les départements de la Seine, 



»!••' H>l«l> 



l'/\ction 



_ « ~ M 



POLITIQUE 



mm cm a in ami 



..«,. — -. .-m-» — 

— ta — l «m, i-i ■» U Mm JT. 

»»■» . «VMMé mIWm * — m" 

V* »W).H M «VU IbM- «1 

*«T««»- «*• mM*I M IM < — |M 

M > i1 n « M M"**» « t l f M M » 

mmm. mm m» j*« Umim «■ 

* (M» '«* *r>Mf MM* M MM 



S"* ** *. *— ' *** ** * * *** * ■'* 

«^■1 i i l lll il •> k IW 
w-. a * u /«a,. , «il 



CW>«. k H-Ç~4. !■» k» 

t>~ •-"■ ïVi^r!rLi , k7i»cr 

»■■*> •****. ->H«kM* 

•-»""< ki »— *»■ « 

kk •.,__»•- 



imw**' * k i«a«T«p» 

— k»«>T m il T yèni i n iijkwki 
SE-» k-»a--â-?-*»k<>- 

m-mE-T... f- u MMw pw HIMiM »T 
*■■■ ■*< «MM *■!_ -*M^ I «MM MM* 

5MrVS5âfrS£ 



g« »» . *i tf i i l— «.ni», 



OPINIONS 



L'EsMuioa «m* OU* 



s.'ars. 



fmmi n m t. un futÊ 



"" ■' ■ ' il » m ïmim 



£-^£SÏ-2j 

np "_**"**_*; '***!*?,'***■ " *— 



HJtv^ir^r*- 



"-» y É h i m**?U m mm -ma , m| 

|*m p-M-U ! ■ ■ ■ « ■ th r. ■■£ £ ■ " Ù 

r*M-fa MM* -M MI M* - M «CM «-M*-»- 

«•k— m uni i | V i 



r« 



!-nr.--r<:--rJi-ï ■■**■ 




X». ' m ii^r*-** *•** **- 

***n ** j n"* i — «n-, »k» — ««■ 

UimIWi --W Hi lM ki" 
j MjM lMIkBi M fka «m«i^|M 

1* "•"•* nmm -*■*-—' ^y.*T-*-r 



£"-"»_-» «a - k i l i « ■ 

•Sktar. " 



i£S CRANDS RAIDS AÉRIENS 

Garros traverse 

l a Méd iterranée 

» MM é> rnjm à autru mm '«Mb «f mmr* 

a"?,m;f5£S55 




BÎSSrSnSLS 

s^ssMa» 

MMM y*M^M*-«^lfc MfW. M, -M-MM 

_*TkK s AiSî 



JUj M(M * M MMM. M -a M» 



H^Sgk tflgS l EXTERIEUR 

■*—■ ■*■*•-* '.-* i' ii I-- ■ 

l ' il I !■ T l ' l ' ' ' **"' " ' '• -J- I I IJ~ ■_! 






^^kHS=S3 

*f > k — if «■7* | '«"■■» 1 |i* k 1B 11,^, j. M. ■_ J 



kyir ^ a- ysTt'j a 



.•astjsjrS 






kVktk3X*kT 
n^a-sx*SrCïkr 



tM».k «Mil»» 

a.*'îafr7â»v*t 









In?? &i^Tii5r"vf" > "•** * 

«M» ..•..•* «Wh M .nLl.1 

_J— *?PM* «j.M*l*.«>-«i 



• b CM-«MM 

~—--^— »»« r* c **r »»r 
^^■âs£5SS 



y **iru**. •.y; k~sr 

k *fwi^* "ki*ki ■>ïkj» 1 » , r** 

!Stsr.r:ervr 






U Ur«r<s 






De tout et de tous 






i-~.k-^««-___k... 

*- r - — — •*--? M" • ■» 



-«■45!"*"*"' 

I " iili ■■ » «kl M m k Km v . 



er.-. 



•-.--îrraSiTts 



-.- 






ta>kk*'rai «• - 7* 1 T T". 









M-M M M « MM CH» ■ «Tl* fN* 



■-•• •»» ••» -M-MM -, M»w 

■»;.— M.JMMM. M S MmC -^* «M. 




•EsËs&Sx^ 



LâTT»:- ■ 









De Napoléon III jusqu'à noi Jours 

:. Seine el Marne, de s. -in.- .1 1 lise et du Rhône, versement d'un 
cautionnement de cinquante mille francs. Ponr lei villes de cin- 

(|uante mille filins et au d»'-su- dans !••> autres départements, 
cautionnement de vingt*ctnq mille francs. Il a 'était plus que dé 
quinze mille fruncs pour les autres villes. Bn outre, un droit de 
timbre de six centimes par feuille de soixante -ilcMi/.- cru (i mètres 
carrés el au dessous pour les départements de la Seine et de Scine- 
et-Oise, el de trois centimes pour les journaux, gravures mi écrits 
périodiques publiés partout ailleurs. 

La publication d'une fausse nouvelle, môme de bonne foi, cons- 
tituait un délit, Il élaii interdit de rendre compte des procès pour 
délit de presse, le jugement seul pouvant en être publié. Tout 
journal était supprimé de plein droit, après une condamnation 
pour délits "U contraventions commis dans l'espace de deux an- 
nées. Il pouvait, en outre, 6tre supprimé par mesure de -mvir 
générale ; mais, dans ce cas, un décret spécial inséré au Bulletin 
</rs Lots était nécessaire. 

L'efl'et immédiat de cette loi sur la presse fut de provoquer la 
disparition d'un grand nombre de journaux qui n'avaient pas les 
fonds nécessaires au cautionnement ou bien dont les directeurs 
ou les propriétaires avaient encouru quelque condamnât ton anté- 
rieure pour délit de presse. 

En 1853, nous ne trouvons plus à Paris que quatorze journaux 
quotidiens: le Journal (1rs Débats, la Presse, le Siérle, ieCotutitu- 
tionnel, le Pays, la Patrie, Y 'Assemblée Nationale, la (iazeite >lr 
France, Y Union, ['Univers, Y Estafette, le Journal des Faits, le Cha- 
rirnri et le Moniteur . auxquels vinrent se joindre plus tard : l'Opt- 
nion Nationale, la Liberté, le Temps, le Figaro, la Lanterne, le 
Gaulois, I" Rappel, le Petit Journal, la France, le Monde, \o(rlobe t 
l'Avenir, le National, Y Époque. 

De même qu'au temps de Charles X on s'ingénia à tourner la 
loi. Dans le chapitre XV des « Aventures de ma vie », Henri Ro- 
chefort en donne un amusant exemple : 

Comme ii était indispensable pour fonder un journal politique, non 

— 77 — 



A travers la Presse 

seulement d'obtenir l'autorisation ministérielle, mais de verser un cau- 
tionnement, la jeunesse républicaine dont Raoul Rigault, Ferré, Lon- 
guet étaient les plus actifs meneurs, s'ingéniait à lancer dans les 
jambes du gouvernement des pétards contre l'explosion desquels, mal- 
gré toute sa puissance, il demeurait impuissant. 

Rigault, par exemple, venait innocemment au ministère déposer un 
titre de journal, la Nature ou la Science pour tous, ou le Géographe, 
dénominations essentiellement bénignes, auxquelles la politique sem- 
blait devoir rester totalement étrangère. 

Le premier numéro paraissait et on y lisait ceci : « Chers lecteurs, 
nous allons, si vous le voulez bien, commencer par des études sur 
l'histoire naturelle ; voyons d'abord : V Aigle qu'on &, par erreur, qualifié 
« le roi des oiseaux ». 

Puis, il continuait sans plus de préambule : 

« L'aigle est un animal de proie, pillard, voleur, lâche et féroce. lise 
nourrit de la chair des autres animaux plus faibles et va jusque dans 
les nids dévorer leurs œufs. On l'a vu souvent s'abattre sur des mou- 
tons dont il arrache la laine pour en tapisser son aire. Il ne recule 
devant aucune cruauté pour satisfaire son insatiable appétit. 

« Peut-être, après tout, les naturalistes ont-ils raison de lui appliquer 
le titre de « roi », la plupart des souverains ayant, à l'instar de l'aigle, 
l'habitude de se nourrir du sang de leurs sujets comme du bien que 
ceux-ci ont péniblement amassé. » 

A peine un exemplaire de la publication était-il déposé au minis- 
tère que les agents se précipitaient sur les kiosques pour arrêter la 
vente, mais il était généralement trop tard. La police attendait alors 
pour le saisir l'apparition du second numéro de la feuille qui, natu- 
rellement, n'en avait qu'un. 

Seulement, au bout de quelques jours, elle était remplacée par 
une autre non moins scientifique et dont le premier article était une 
dissertation sur les habitudes, le plumage et les mœurs de : la Grue. 

On y expliquait que cet échassier marchait en se dandinant et en 
soulevant les plumes et les ailes, ce qui lui donnait l'air de porter une 
crinoline. C'était un oiseau dénué de toute espèce d'intelligence qui se 
nourrissait de poissons et perchait souvent sur les toits des maisons et 
même des palais. 

Aussi, il n'était pas rare de voir de temps en temps une grue se 
montrer jusque sur les balcons des Tuileries. Les savants en comptaient 
plusieurs espèces notamment la grue couronnée, qui différait de la 

— 78 — 



L'ACTION "FRANÇAISE 



ORGANE OU NATIONALISME INTEGRAT 



'— BC*— 



MMM 



tlON ^^ 



s? 






IL r A VINGT ANS 

y Zola gras 
fl le Zola maigre 

«w«i^— I ••**•¥ ■"• Mi — 

•«*•• aM Bwk . Dm wwi l pl «m, 

». >■• *** «.v» r«- 

LMPI te »-*-«. M * 

Ersgsaag 

MM » ltM*"lMtaM MM. 
*- .MM * MtN M»M»M», k L- 

»-.«•.• tM.MMM» Oa I«»«mJ 

«*••• 0» M »»MH M M* «M » ■■ > 

m h. i H »»t ^U» ImA T j I j imMjm.. 

I i wi I m* M i mmmJmm» s «m» • 
<■<* '• | ll> ■ili m » * llyy .1 « 

»>— * * m » « ç« ■ • »m% r __. 

A" M ta «Mw **V"*J**"* 

fc '* * f ****** »r" * mr " * 

CTSI|rM%M hl «MtM MMi M 

M«ff III il - hi mmCSTCm 
W*.V kMI W« t .Mm. h i y 

wu*^x^mm»mV-Z"t:. 

m»ji» mm. m «mm h> «m • iw 

Cmmm b* wtMk !•<»*• h» jnr. 

>» ^ ty » M > yw Ma»MM>>. 

MM. mm/mm <mmm k M* *.TK 
y "mm . tn *— .h m > «»*,-.,. . 

MMMhw p«4mw m MM ** 

M M«% M» ^ifclfcl» «| 

<til\kïL.« m « pX*f * 



MAM IM IkWM-Aj. ■ *MM » 

Mm» «m mm* ™ ».. *-t t. M 
Cm m mk mm t« M *J» *f> - * 
• V i 'J ï J' i ff Xî mmm£ * Jm S-C 'kjSî 

y*. fc ** ?f* *\. ""***■!**- * "**?* .i** — • 

(MMMmMM (UUm IfMNM 
ê wKw mmmm» iC MJfM tf bM 

»M» MM W —l 4 • mm*» «m» «t MM* 

» ht iwETV, *■«« I. M**. N^f. 

**» M MM^TmmMmTmm 

*»•>•*"• *• *>■»■« M*Ji > 

IMMMTbMfeMM. hm* 
■ m*Jm i ■» m*> NMtMf, rat 

-"*'••* *• .t*. *?*y* > *■• 

i*m <MM mI i^ m» «M ê îii. m» 

sE^THy. 

«>m1 M* ï Dm i*m t tiMt w> 




LA POLITIOUB 





E5L£u"~ 






rx?B ^ 






ECF^OS 




i r»»i I. W t m» mm <-• -m 

* i i j m mm» m» y »***» mm h»m 

MM «M M SmN Xm) I m* 

MM « (MM * M Ml «J.W.i 



rr. 



: ~"ï -fi. » fcT^rrdd 

k«4MI«MI MEta'i^ 



,m ■■ . ■ mm » ~ — ■ »~ x 



jSrjù^râiS Jjftt "a£ 






KIEL ET TANGER' 

ItU'lUII UltMMt 



£«'■ '-.i'^. - — 2TJZT. 






"ï ?Ç.'tf¥!T*â?>! , ?f 



î?".?"? 



■ I m i m ii»i ttllMMM *Mfc»- 

r'i l I I. «WiÏM ' l ' i * ! ï " 
llil lu «■ ■ I» MiWgli i r" 

3BÎ S JC. l !il U»S iC 




** i i T* ^» »'î ii i *» k 




L'AHTICLli 
UCiimiUCOlMIE 







POOR LE SiLCT 
■WM»M«g«BVA: 

Xf.mi - « ^^fc— " ■ "■ ; 



:-.ca 






►-— I » I . r fc « IMil . • 

m» - fciiVi* IM 






£«».-« 



lUUTTUKIrmD 

ïtr" i eLcrri.TTur.-. 










« LA MAISOMNltAU 

LOUIS nniLLOT 

c=?JFr 






«MM MM MM ,. 



^M^H 



De Napoléon 111 Jusqu'à noi Jours 

première en ce qu'elle portait sur la t« -, l<' une aigrelte formant diadème. 

BUe marchait aussi d'un pas plus tier, dressant le cou et semblant dire 
aux autres de son entourage : — Je suis couronnée et vous ne Tètes pas. 

La loi imposant pour tout écrit périodique un gérant responsable, 
Kerré et ses collaborateurs allaient la nuit le chercher aux Halles, parmi 
les malheureux qui dormaient sous l'abri des pavillons. On lui payait 
pour deux jours une chambre dans un hôtel d'alentour, puis, moyen- 
nant vingt francs, on lui faisait signer une déclaration de gérance qu'on 
portait réglementairement au mim-i-rr «le l'intérieur. 

Au cas où le Parquet aurait cru devoir exercer des poursuites pour 
ces divers crimes de lèse-histoire naturelle, il lui eût été impossible de 
mettre la main sur le coupable qui avait depuis longtemps quitté son 
hôtel pour reprendre sa vie errante. 

En 1860, Floquot, alors rédacteur du Courrier de Parie, eut 
la hardiesse «le réussir la première tentative d'émancipation qui 
déconcerta le gouvernement et contre laquelle on n'osa pas sévir 
directement. 

Ile journal avait été abandonné par llippolyte (bastille et repris 
en 1857 par Clément Duvernois ; mais celui-ci étant loin de pos- 
séder les cinquante mille francs nécessaires au versement du 
cautionnement, il songea à se constituer fictivement ce capital 
par des procédés que l'on devine. Seulement, il n'avait même pas 
les quarante francs nécessaires à fâchai «les papiers timbrés in- 
dispensables à la réussite de l'opération. Où trouver ces malheu- 
reux quarante francs? 

\\ ilïriil de Fonvielle avait un bouillon de trois cents brochures, 
dont le seul titre, « la .Mort », épouvantait et décourageait l'a- 
cheteur. Il mit généreusement ces trois cents brochures à la dis- 
position de son ami. Duvernois s'en fut les vendre, en solde, à un 
libraire, qui en donna quinte centimes pièce. Et voilà les qua- 
rante lianes trouvés. 

Aussitôt, ('dément Duvernois prit la direction du « Courrier de 
Paris ». 

Cette nouvelle feuille débuta par un coup d'éclat. Avec erà- 
nerie, Floquet, dédiant toutes poursuites, émit et soutint la thèse 
que, pourvu que l'on publiât le compte-rendu sommaire et lé- 

— SI — 7 



A traye.rg jg jjggg 

gai des séances, on avait le droit de discuter les opinions expo- 
sées devant le Corps législatif ; et il fit comme il disait. 

Cette particulière interprétation des décrets stupéfia d'abord 
l'autorité qui, se ressaisissant bientôt, invita le directeur du 
« Courrier de Paris » à purger des condamnations encourues en 
Algérie et qu'il avait d'ailleurs totalement oubliées. 

Ainsi ce journal né de « la Mort » y retourna par le plus court 
chemin. 

Mais l'élan était donné et l'initiative de Floquet suscita des 
imitateurs qui harcelèrent impitoyablement l'Empire. 

1860 marque l'apogée du Moniteur Officiel, dans la rédaction 
duquel figuraient : Sainte-Beuve, Mérimée, Théophile Gautier, 
Ampère, Théodore de Banville, Beulé, Caro, Vielcastel, Eugène 
Delacroix, Octave Feuillet, Edouard Fournier, Désiré Nisard, Léon 
Gozlan, Arsène Houssaye, Paul de Molènes, Viollet-le-Duc, et cet 
excellent Cucheval-Clarigny, plus tard directeur à la fois du Cons- 
titutionnel et du Pays, dont le nom, fâcheusement original, prêtait 
à toutes sortes de jeux de mots et fut mis en charades, dont voici 
les deux plus célèbres. 

La première est de Cauvain, écrivain spirituel comme un bossu, 
qu'il était d'ailleurs : « Qui est-ce qui, si la République rouge 
arrivait, mettrait son premier sur son second, pour sauver son 
entier ? » 

L'autre est de Jules Viard ; elle est un peu compliquée, mais, 
comme disait son auteur, elle a, en plus, le mérite d'être didac- 
tique : 

Mon premier ne sent pas, sauf tout respect, la rose ; 
En selle, sur mon deux et mon trois il se pose ; 
Mon deux, moitié du mot dont mon trois est la fin, 
Forme avec cette fin la plus noble conquête 
Que, sur les animaux, l'homme jamais ait faite ; 
C'est l'avis de Buffon. — Lecteur vous êtes fin ! 
Marchons ! — Mon quatre est le premier de clarinette 
Mon cinq est le second du même mot. Mon six 

— 82 — 



De Napoléon III jusqu'à noi jours 

I tst ie deux de Vigny. — Pour vous la chose est nette : 
Mon tout sur deux journaux vient d'être bien assis. 

l'nst-Scriptum 
'■■ Pour être bien compris par les gens de Lagny, 
Je vous dirai tout bas : Cu-cheval-Clarigny. 

La Patrie, organe .>ffici»Mix du gouvernement, était la propriété du 

banquier helama m». J nal d'informations, Lima vrac et. loncièresy 

polémiquaient cependant quelquefois. Une femme, M n,e de Lascaux, 
y collaborait sous le pseudonyme de vicomtesse de Hennevillc. 

Le Constitutionnel^ inventeur du fameux serpent de nui, que 
l'on sortait chaque fois qu'il était besoin de distraire l'attention de 
l'opinion publique, était aussi gouvernemental. Il était dirigé par 
le docteur Véron. (l'est ce journal qui publia le « Juif-Errant » 
d'Eugène Sue, l'un des plus grands succès du feuilleton littéraire. 
Il rapporta à sou auteur cent mille francs et même, si l'on en 
croit Pontmarlin, cinq cent mille. 

Au Pays, autre journal officieux, Adolphe Granier de Cassa- 
gnac collaborait régulièrement. 

Mais l'opposition était beaucoup plus riche et mieux armée ; cil' 
«tait représentée par : la Ckùette de France et Yt'ninn, nettement 
royalistes; le Journal des Débats, la Presse, le Siècle, Y Opinion Na- 
tionale, le Temps, le Figaro, lu France, V Avenir National, YFpoque, 
V Etendard, le Courrier du Dimanche, la Chronique, le Messager 
de Paris, Y Esta/, •t te, etc.. 

Après une période de recueillement, le Siècle était revenu tout 
doucement à la politique républicaine : Louis Jourdan, la Bédol- 
licre, Taxilc Delord, Edmond Texier, en étaient les premiers ré- 
dacteurs, sous la direction de L. Havin. 

De physionomie plus franche et d'allure plus vigoureuse, le Jour- 
nal //es Débats comptait au nombre de ses rédacteurs : Hippolyte 
Rigault, Edouard rie Laboulaye, Prévost-Parariol, chroniqueur bril- 
lant et solide qui avait, suivant les expressions de Maxime du Camp, 
la phrase facile, lebeau langage, l'épigramme habilementenveloppée 
et une grande habileté àse mai n tenir dans une mesure irréprochable. 
La Pre<i<e était dirigée par NeITtzer, « Alsacien instruit, pesant 

— 85 — 



A travers la Presse 

de corps, agile d'esprit, renfermé, bourru, à la plume alerte, inci- 
sive, souple, qui, lorsqu'il sortait du scepticisme politique, son 
vrai fond, se trouvait orléaniste ». Alphonse Peyrat, Adolphe 
Guéroult, y collaboraient. 

V Opinion Nationale, dirigée par Adolphe Guéroult, offrait à ses 
lecteurs les signatures de Sauvestre, Francisque Sarcey, Edmond 
About, Alfred Assolant, Henry Maret, Jules Levallois, Jules Bris- 
son, Castagnary, Hector Malot. 

En 1861, A. Nefftzer avait quitté la direction de la « Presse » 
pour fonder le Temps. Ce journal possédait une rédaction extrê- 
mement remarquable, par la qualité et le nombre de ses collabo- 
rateurs.. La politique générale y était traitée par Schérer, Ch. Dol- 
fus, J. Grenier, Servais ; l'économie politique, par André Cochut, 
Maurice Block ; la critique théâtrale, par Louis Ulbach; la critique 
sociale, par J. Weber ; le courrier de Paris, par X. Aubriet; les 
beaux-arts, par Ch. Blanc, Burger, Gh. Dolfus, de Sault ; les 
sciences mathématiques, physiques et naturelles, par Grandeau, 
Laugel; l'histoire et les voyages, par Vivien de Saint-Martin; l'a- 
griculture, par Guy de Gharnacé, Marie, E. Risler, Saury ; les va- 
riétés embrassant l'ensemble de la littérature française et étran- 
gère, par Baudry, Boscowitz, Cahen, Cherbuliez, Gh. Dolfus, Fon- 
tanes, Guardia, P. Janet, Marion, F. Morin, Michel Nicolas, 
A. Réville, Edmond Scherer, Ch. Schmidt, Daniel Stern. 

Par la suite, le « Temps » améliora encore sa rédaction et s'ad- 
joignit successivement : Jules Ferry, Charles Floquet, Challemel- 
Lacour, Spuller, Kaempfen, Edouard Hervé, Hector Pessard, Clé- 
ment Duvernois, Erdan, Louis Blanc, Clemenceau, etc. 

Ce journal, comme on le voit, fut une pépinière d'hommes po- 
litiques et même, on peut le dire, d'hommes d'Etat. 

Un Roumain, Grégory Ganesco, directeur du Courrier du Di- 
manche, eut l'idée de grouper des écrivains de tous les partis d'op- 
position et s'assura une collaboration très diverse où brillèrent 
entre autres : Prévost-Paradol, J.-J. Weiss, Edouard Hervé, Gus 
tave Humbert, Villetard, Alfred Assolant, Ferdinand Duval, Lam- 
bert de Sainte-Croix, Castagnary, Erdan, Clément Duvernois, etc. 

Le Figaro parut le 2 avril 1854, d'abord sous la forme hebdo- 

— m - 



LA LIBRE PAROLE 



»tt»rrim u, i 



La FYaiic» aux Fiançai»/ 



-S*- .•STSr'.-rT^ Directeur: EDODARD DRUMONT 

À~ 7J!i= 1:1:= 'ITT II ê 



"-gjgng^-" 



les 



prochaines 



'«•gtete-N kl M* «M- 

■ 



y,l.li,'nUw . *•»• ■ 

+* 1 ■ » «m» la» te* f W ll »i 

1 •** ■ " ■ " ■ — »'•• ' tbL f "** 

•1 ^ I* • '— —***'— ■. ( ** ? JÎ ? 

«J **..'.) . ...» <a, a~aw. M- . ■•» 
t^a, W 4»M. M '« «a il W»- « 
nmi r mmm mm L*> 1-mmi 

■te» Mte* 



«r !••« M te «M U lMlia, H MM>- 
p "lS 'jw ' «M •***•'« *» "• 
«te*N MM J«M »»*a«aa* a» H *« 



«ta*,»*. MO «Ml teM a»X 
-*.•* .-*•*•» « .MM* 1-- 
*èaw *M* •• »*»MI «W, ».. 

W. a M <.<OM •*. — 

C .. t ■ <••>•' fall u iw 

("r •+*» U aV. wMM» *. 

>H a»HM .T. W MM te-a 
M» -art» •* h. — . Il IJII 4 






M* a. .a* * CW*W •» raaW* » 
•a» m i \* CUltef» M. »%i M* 



» teM. te. w W*. t 

a» «M «M te M» 



I O*.-» « «a, te* • »W flM ••*» •> 



0* parte W H» » n •» I *Mft «a) 4 



'-*•*• t» * «MM. 
4 •• u tejiMI * "f-rar te 



M JM t mIm*, «tete aaaa4 il • M» 
fMJ te aVM é* Un» wM l » i «a ••■( 
«V* a. Ml **-*• «a -M*. 

i" * f ' _*f-flL— *** •¥"£ 
• T.** _'*?** * * "• *"■* 

tejtete-r« «te .■iateyaw»! en a*ate H 

a. N.. M l, ». 4 EL «M 1" 



iT.~" E ' 



H .»^<l»é> 



•Mat a i II «t f aj|aji| pi «aaj ajaj 

*» iWtejlMja, Wfaa M « •*> 

• raMX M M,», «r* t,», fcteMa 

: . .iaaaH *Mt M» 

■te» -ai kfMJ, 



'•*«» '«MW '*•*•< ■• «te* .a. 

art te** te Tnax thSrraM, « 
■ .aa-ar* ■.., te* «ta-afcfii 



ha i im wmmtw mm tmwmti *mjT 



fi*>\ *.m> i>ui noM 



Billet du/\tatin 

LA OIPLE 

BpflM* wm»-> *»»>■..-,. «m 

*>•«. fa*»* *4 H £»* )•»£. «aMte 
»«i - K-^ ate»«î «aa-»a.a-, 






> -J jM-aTt-MM-'iteV* ^«aC^W* 



•a»i M* aaM «, BM MM 



1a. a... 



******* »** « > »■■■■■ " »> «tej» •*■ g 



Les FF.\en détresse 



•*• i»^ii un i r »» * " T T wi il! 
a» iai+— t * W . aa a. a. | »*«ia#»il • 



î^^*teWMapvy ite&izt 

•Ma ïl aMaaa ♦> M» '*■*. «m 

_»*M 4M» JaaaaMM • M r« 
if* Mt tetZ» TâSTî^ÎM •* 

^immmT^^mm^hIc 

— Hîa**'*. 1 ^''aM^'liL'w. 
Mate Mai» tiaJM a •» m., 

'S^H'.ata'aaa»" 



tlaÛJt.MM. 






aLÏTrlçatr' ^as : 



Fruits deLaldté 

u mm imm a ttiai 

r£acrtw;. u -r.r 
! icT. "i^* ""L'.IH 



k SmT&m « atn m pC* « 



ECHOS 

a HMJ «MtelfllMajl W te « Mi l » 
* ■ Il II ■>! «a PteM*. é M «Ma» » 

ggaVlalMKWlfgH 

MHMM te Cm?* tite'-^MIMJM 

T-asarfla-.»- . ... 



^ftrae-rtta;»! 






s£iSs!vî?ia3 ,, J 



■Tri 



siarsr— r - ' 







LA PRISZ PI MARRAKECH 

UhMMtete-JKtel i 




Menus_Propos 

rtuKt DtCUAKATIOM 












.—.r 



La DMWki 



UDkAtBtnntt 






_Tj,~- rV ! ■ 



[=%Frë£5s 



De Napoléon III jusqu'à nos Jour» 

madaire. Villemessantcompril admirablement toul te résultai qu«- 

l» T.iii produire allé feuille d'opposition habilement conduite. 

Il traita le j 'nal comme one affaire el lii concourir ;< s,, publi- 
cité toul ce qu'on aurait cru devoir lui être funeste. Il fallail i 
Vîrlemessmil du bruit autour de son journal et il sut parfaitement 
•'arranger pour qu'il y en eût. Il lit rire toul Paria aui dépens d'un 
homme politique qui voulut le contraindre à insérer un droit de 
réponse : cette réponse, il la publia, mais à raison... d uni* li-m- 
par semaine. 

En 1856, son journal étant près de succomber sous 1rs proi 
Villemessanl adresse une supplique au Prince impérial .!--• de 
quatre jours, et obtient une remise des peines encourues. 

Le « Figaro », devançant en cela le « Matin », a des trouvailles 
originales : il crée une société d'encouragement pour améliorer 
l'esprit français ; un dtner auquel on peut participer moyennant le 
versement préalable de dix francs, plus l'obligation de « faire un 
bon mot ». avec le plaisir de voir son nom publié dans la liste 
des invités. Il paie largement ses collaborateurs et en change sou- 
vent. Passent successivement dans la salle de rédaction : Noriac, 
Monselet, Albéric Second, (lustave Glaudin. Nestor Itoqucplan, 
Barbey d'Aurevilly^ de Banville, Aurélien Scholl, Albert Wolff, 

Delvau, Vallès, Rochelbrt, etc. Notons aussi, parmi ses collabora- 
teurs, Léo l.cspi's qui, sous le nom d-- Timotbée Trimin. devait 
faire la fortune du « Petit Journal », en même temps que la sienne. 
Le 1 er mars 1865, le tirage du « Petit Journal » s'élève déjà à 
190.930 exemplaires; le 1 er mai suivant, à200.000. Dès 1864, Ti- 
molh.e Trimm y fait tous les jours une chronique dialoguée ; par- 
fois, toute la première page en est remplie ; il y dépense un esprit 
et un à-propos extraordinaires. Pierre Véron y publie des cause 1 >iefl 
humoristiques. VA le journal se répand de plus en plus, franchit 
les frontières, après avoir pénétré dans les plus petits hameaux. 
Les tirages, si importants dès la deuxième année, devaient mon- 
ter jusqu'au chiffre énorme d'un million d'exemplaires, gr El 
l'invention de M. H. M arinoni qui, en dotant le « Petit Journal », 
puis la presse de tous les pays, de ses rotatives, créa la véritible 
diffusion du journal. 

— 89 — 



A travers la Presse 

En 1860, Paris comptait 500 journaux ; en 1869, plus de 900, 
Le nombre de journaux publies en France, à cette dernière date, 
dépassait 2.000. 

« La France contient, dit l'Almanach Impérial, trente-six mil- 
lions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement » : 
c'est ainsi que débutait le premier numéro de la Lanterne, d'Henri 
Rochefort. On sait quel fut le succès immense, immédiat, de celte 
petite brochure où Rochefort, vaudevilliste converti, s'affirma le 
premier polémiste français. Quel humour dans tous ses numéros ! 
Et comme l'opposition était heureuse d'entendre crier si haut ce 
qu'elle disait tout bas ! 

Je suis profondément royaliste, dit Rochefort. On me permettra 
pourtant de choisir mon héros dans la dynastie. Comme bonapartiste, 
je préfère Napoléon II. C'est mon droit. J'ajoute même qu'il représente 
pour moi l'idéal du souverain. Personne ne nieraqu'il ait occupé le trône, 
puisque son successeur s'appelle Napoléon III. Quel règne, mes amis, 
quel règne ! Pas de contributions, pas de guerre, pas de liste civile... 

Ces plaisanteries sont devenues historiques. L'éclat de rire qui 
les accueillait enhardit le public et l'opposition. Le gouvernement 
y perdit vite tout son prestige. 

M. Pierre de la Gorce a noté d'une manière très vivante l'aspect 
de Paris au moment de la grande vogue de Rochefort : 

La rapidité du- tirage eut peine à répondre à l'impatience du public. 
Vers la fin de l'après-midi, on ne voyait plus, de la Madeleine à la rue 
Montmartre, que gens qui lisaient tous la petite brochure rouge et sem- 
blaient se pâmer d'aise. Tout accrut la curiosité et très spécialement la 
physionomie de Rochefort. Que voulait ce gai boulevardier soudain 
transformé en pamphlétaire? Etait-il Républicain? Révolutionnaire ? 
Aspirait-il seulement à brusquer la renommée ? Plusieurs, se fondant sur 
son origine et sur le patronage de Villemessant, affirmaient, avec beau- 
coup d'assurance qu'il n'était qu'un légitimiste déguisé... Cette prise à 
partie de l'Empereur par un simple journaliste parut au public, rangé 
en galerie, le spectacle le plus piquant du monde. Jamais on ne s'était 
tant diverti depuis la« Grande duchesse de Gérolstein ». 

— 90 — 



l'Humanité 



JOUR!!»!. ■OCtAlfTf QUOTIDIEN 



01. ' r.iu.,.. > 

JEAN «J AU H^Cl 



Ht 



•7 



Pour le Journal da Parti 

ET SON IMPRIMERIE 



ijrjr 



■ 



ACTION 

INTERNATIONALE 

*• t«— * #» ta» inmiWi y» 



I* M ta r *^" •*J" ** 



SOUSCRIPTION DÉ TROIS CENT NlbbE FRAJICS 

en I2.000 Obligation» de 2.1 fr. 



i* *. >«wJWii u i iifÉa m .* * w 

Êtm ««■■■ tw* Vm MMM 






1 ' " ^" T î V ^ t f.\ J T*" — ' * '7*|S ,,, •• 



mi nm unn 









Km i «Ml Jw* „% «m ^< *■» 



UN ta fP*M» *—-.,*. «>M|l 

«m ta nta«M ém ptaitaf» * taM 
— „« . 

lasHummiii 
5s 



TV TC 7i'T7*L?Ti.'* t rril.' 

£r« . — t jus rsSTrrr 

M f if> M» ^■«■éj T l w i * '— » 



Andrtnople aurait capitulé 
Monasllr allait être prise 




KII CIDilfS 



PARTI SOCIALISTE 



.tss^. rss. ys.~ sf 



vaasvz 



:euzs.'3l%œzr. 



«"■•■Kt 



De Napoléon III jusqu'à noi jours 

fcprès la publication de di\ numéros, Raeheforl fui poursuivi 

el l'onJiimné ù un an de prison et à 10.000 francs d amend. 

Réfugié à llruxelles, il continua la rédaetinn de la Lanterne i 
el parvint, par les moyens le-, plttf ini|n«\ us, à la l'air»- passer •-■■ 

France, où elle connut un regain dé succès d'autant plus grand nue 
la brochure était maintenant clandestine. 

La réussite inouïe <le la « Lanterne » fouetta la verve et l'audace 
«le i|uelques ^cns de lettres, et l'on vit paraître BUOCesSÎTement 
déni le même genre: la Cloche, de Loin- I ll.ach; le Lorgnon, 
il Aurélien Seholl ; le Diable à Quatre, de Lockroy et Villenx ■-- 
tant ; le Ré frac taire, de Jules Vallès; \h Réforme, de Vermorel. 

Rochefort, rentré en France comme député et couvert par l'im- 
munité parlementaire, éteignit la « Lanterne » (I) et continua sa 

campagne d'opposition dans la Marseillaise. 

On se rappelle l'assassinat de Victor Noir par le prince Pierre 
Bonaparte. A cette occasion, Rochefort sonna en quelque sorte le 
^ r las de l'Empire : 

J'ai eu la faiblesse de croire qu'un Bonaparte pouvait être autre 
chose qu'un assassin. 



(!) A la mort d'Henri Rochefort (1 er juillet 1913), un éditeur parisien, 
II, Bavard, o fait connaître ans lettre «lu célèbre pamphlétah<- qui n'avait 
pas été écrite pour être publiée et qui montre que, sous le polémiste violent, 
il y avait un galant homme et un homme de cœur. 

En 1886, M. Bavard avait pensé à rééditer la Lanterne. Henri Rochefort, qui 
y avait consenti, relut ses petites brochures écarlates. Kf aussitôt il •••rivit : 

Pari», l'J mai 1886. 

Mon cher Itavard, je viens de relire les extraits de la Lanterne de Belgique, et j «•■» 
suis fort troublé. C'est d'une grossièreté qui s'expliquait parla fureur d'un proscrit, 
mais aujourd'hui, après dix-sept ans, remettre sous les yeux des IsctSPM, des in- 
jures contre l'impératrice qui est vieille et veuve et qui ne règne plus, contre le 
prince impérial qui est mort, et même contre la reine d'Espagne qui n'est plus reine. 
« -;i me parait réellement impossible. Tous les gens que j'attaque sont plus OS BMiss 
disparus ; vraiment, je suis convaincu que cette réédition me ferait le plus grand tort. 

Relisez cela et vous serez de mon avis. Je sais que vous avez fait des frais, je 
vous en dédommagerai. Nous trouverons une autre combinaison : un volume de 
mes « Urimsel » par exemple, sur lequel vous vous rembourserez au besoin. Mais 
croyez-moi. mon cher I taxant, nous piquerions une tête formidable en republiant 
•ces lanternes là. 

Je voudrais vous voir. Tout à vous. H. RocsBVOST. 

P. 8, — J'ai essayé de faire des coupures, mais il aurait fallu tout couper. 

— 9.1 — 



A travers la Presse 

J'ai osé m'imaginer qu'un duel loyal était possible dans cette fa- 
mille où le meurtre et le guet-apens sont les traditions d'usage. 

Notre collaborateur Paschal Grousset a partagé mon erreur et aujour- 
d'hui nous pleurons notre pauvre et cher ami Victor Noir, assassiné 
par le bandit Pierre-Napoléon-Bonaparte. 

Voilà dix-huit ans que la France est entre les mains ensanglantées 
de ces coupe-jarrets qui, non contents de mitrailler les républicains dans 
les rues, les attirent dans des pièges immondes, pour les égorger à do- 
micile. 

Peuple français, est-ce que, décidément, tu ne trouves pas qu'en 
voilà assez? 

Gomme le gouvernement provisoire de 1848, le gouvernement 
du 4 septembre supprime le timbre, le cautionnement, et pro- 
clame la liberté des professions de libraire et d'imprimeur. Il sévit 
néanmoins, pendant le siège, contre deux journaux, dont la pu- 
blication — aux termes du décret — est un danger public. 

Pendant le siège on voit paraître : la Vérité qui devint le 
Corsaire, le Mot d"Ordre, la Patrie en Danger, le Bien Public, 
le Soir. 

Pendant la Commune : le Cri du Peuple, Paris-Libre, la So- 
ciale, le Bonnet Rouge, la Commune, l'Affranchi, le Réveil du 
Peuple, la Montagne, le Père Duchêne. 

Le 29 mars, le Journal Officiel de la Commune contient lavis 
suivant : « Les autorités républicaines de la capitale veulent faire 
respecter la liberté de la presse ainsi que toutes les autres. » Vaines 
promesses ! Le 3 avril, Lissagaray écrit dans son journal Y Action : 
« Nous demandons la suspension sans phrases de tous les jour- 
naux hostiles à la Commune ». Et dès le lendemain, la Commune 
supprime le Journal des Débats, le Constitutionnel, et le Paris- 
Journal. 

Le 18 avril, elle supprime avec autant de désinvolture : le 
Soir, la Cloche, le Bien Public et Y Opinion Nationale ; le o mai, 
le Petit Moniteur, le Petit National, le Bon Sens, la Petite Presse, 
le Petit Journal, la France et le Temps. Le 11 mai, c'est le tour du 
Moniteur Universel, de Y Observateur, de Y Univers, du Spectateur, 
de Y Etoile et de Y Anonyme. Le 18 mai, dix journaux sont encore 

— 94 — 



• 



L'Homme Libre 



■ l — lll H I T tttilt m tMftMl PV 



JOUKMAL QUOTUMfM OU MATW 

» 4 é~ *., .. Ck.f O. CLEMENCEAU 






A PROPOS 

MIIIIILSSGIUIHS 






i iwiy w èfc l> i +mm*»* 






«■*»». fl!wj*juj£llMlM 



^jy^j^gy*^ 



iTZiîS^ mTtr ;*■«■ »w «T»£**S— * W*** ?"iJ 



SS.'JvîSââ'r 



R 



«l u #MI> li nm IMa 



D* Mm pm H 

ïscssïr.n.'fi.*» 



— • i— 



W ■ Jwtftl MM< ta «« 



srr: 



EtSS 



t MM- tar !«• B*bn 






'-£& 



affssfiF— -« — 



r.ey 






La question des Eglises 



4M -l^ t - U i-BI MM ■* 









■**^y.7. ■ i r— ****• 






[*m p3C3-t pvMm* -«., 7T"- mi ^r * "Tit-uTlT 



> '*"> •*« f h m u t M*«J»« r ., . |l<l .■! AJ», 1|t | ^ n m 









i. ... ~» i j n ■ ■ „ r.. 'n_~ ~ '-— t. ti ii ^m ijt iîi.1 -. «es 



v. . m. u 






!■*? - .'*"». "Tl"~!**" 






siitt.Tfnts.'^ rA-, 1 ^ 






"' Trsssr-tnra 



CTJ5.T 



ÊçhOS^ |y2gsgj]|| î ^HS^^ ^-i™^'r 



ir.-â.^Cy,-.'; 



- — •- ■ -Tit-:-^.- ^"I^* "?"'.' ? Él » J •** •**"■■•• ta»_»M- ••» 






-sr.' — 






r-» 



Mm i"rt 


















* r~!> i^SiSii i T* î ^T i i n ** 












SURrE^U 



yggrjff.çg 



LE DRAME 

L'imiiiii 



^ZIL lg?HCg5g^ 



» «-#• ■■**>■■ «kJk~ÎMMJ 



.M*S 



ii.«s"JLT5c'££ 



ïwewSSsreB 



■«■M» te f— • *• wv •— ' 



•tf^w.*-. 


















De Napoléon III jusqu'à nos jours 

rapprîmes et le Comité de Salut public prend un arrêté portant : 
« Art. i. Les attaqués contre la République et la- Commui 

miil (li'l( ; ifi > ;i la Cour martiale. » 

La presse illustrée complait alors de spirituels caricaturistes 
avec André GUI, Pilotell, Bertall, Moloch, Hadol, Le Petit et 
Dauroier. 

Le Trac, journal des peureux, publiait «'ii manchette : " Kn eus 
de bombardement, le Trac sera porté à domicile, jusque dans la 
cave du souscripteur ». 

Le 21) mai 1871, le Cri du Peuple lance son fameux averti 
ment eus Versaillais: • Aucun soldat n'entrera dans Pari- 
M. Thiers est chimiste, il nous comprendra. >» 

Au cours des deux situes, la nécessité de faire arriver en pro- 
vince des nouvelles de la Capitale fit naître une presse spéciale. 
Il y avait le Ballon-Poste , la Ùépêche-Balloni le Montgotfier, le 
Moniteur Aérien, qui s'éditaient en formats très réduits pour que 
chaque ballon quittant Paris put eu emporter en quantité. 

Les périodiques de la Commune, comme leurs aînés de 93, 
étaient d'une violence effrayante. Il faut songer que leurs rédac- 
teurs écrivaient leurs articles entre deux coups de feu aux bar- 
ricades. Jules Vallès souhaitait de voir, « dans l'incendie du bom- 
bardement, Damber tout l'héritage du génie ». Cet universitaire 
dévoyé, fin lettré, osait ajouter : « On mettrait le feu aux biblio- 
thèques et aux musées qu'il y aurait pour l'humanité*, non pas 
perle, mais profit et gloire ». 11 y avait du vitriol dans cette 
encre. 

D'autres exprimaient des opinions aussi insensées en une langue 
moins élégante. Maroteau, dans la Montagne, excitait le peuple, 
en termes odieux, aux plus basses représailles : 

Les chiens ne vont plus se contenter de regarder les évoques, s'é- 
crie-t-il, ils les mordront; nos balles ne s'aplatiront pas sur les scapn- 
Jaires ; pas une voix ne s'élèvera pour nous maudire le jour où Ton fu- 
sillera l'archevêque Darboy. 11 faut que M. Thiers le sache ; il faut que 
M. Favre, le marguillier, ne l'ignore pas. Nous avons pris Darboy 
comme otage, et si Ion ne nous rend pas Blanqui, il mourra. La Com- 

— 97 — s 



A travers la Presse 

mune l'a promis ; si elle hésitait, le peuple tiendrait le serment pour 
elle. Et ne l'accusez pas ! — Que la justice des tribunaux commence, 
disait Danton, au lendemain des massacres de septembre, et celle du 
peuple cessera. — Ah ! j'ai bien peur pour Monseigneur l'Archevêque 
de Paris !... 

Dans le Vengeur, Félix Pyat, toujours prêt à la déclamation... 
et à la fuite (il fuit, disait Rochefort, comme un tuyau de conduite), 
écrivait à propos de M. Thiers : 

Au nom de Paris, au nom de la France, au nom de l'humanité, que 
son nom parricide soit trois fois maudit ! Le jour de sa naissance mau- 
dit! Le jour de sa mort fêté ! Que sa maison tombe à l'heure même où 
tombera cette colonne qu'il a célébrée et dépassée en crimes ! Qu'il n'en 
reste qu'une pierre avec cette inscription vengeresse : — Là fut la mai- 
son d'un Français qui a brûlé Paris. 

Le 28 mai 1871, la Commune s'effondre dans le feu et le sang, 
entraînant avec elle cette hideuse caricature de la presse. 

Après la Commune, la presse se trouve pendant plusieurs 
années sous le régime de l'état de siège. Il s'agissait alors pour 
le Gouvernement de libérer le territoire, dont une partie était en- 
core occupée par l'armée allemande, et de rétablir la paix inté- 
rieure. M. Thiers n'hésite pas à faire suspendre les journaux (le 
Corsaire ) Y Assemblée Nationale), qui lui paraissent une entrave 
à son œuvre nationale. 

Voici comment le directeur du Corsaire, l'un des journaux 
frappés de suspension, s'est exprimé à ce sujet dans Ylndëpen- 
dance Belge : 

Le régime de l'état de siège était bien plus arbitraire, bien plus 
draconien, que le régime établi par Napoléon III à la suite du coup 
d'Etat de décembre 1851. Sous le régime de décembre 1851, les jour- 
naux ne pouvaient être supprimés qu'après trois avertissements ; sous 
l'état de siège, ils l'étaient « ad nutum », sur un signe de M. Thiers ou, 
après lui, de M. le duc de Broglie. M. Thiers aurait reculé devant lapen- 

— 98 — 



. FXCELSIOP 

-■" ™ Inttrn.il lllindn» OuntiHipn - • 



Mutik riuM LAri 1 1 1 



Journal Illustré Quotidien 



LE "VOLTURNO EN FEU LES UMTS DE SAUVETAGE DANS LA TBJtfÊTE 



f Q.R JDQ.D.-S.. 



sak; NEUF 



*«i /~> K? 




L'APPEL DESESPERE QUE LE " VOLTURNO" ADRES: 
**•». Cm «IkMfl **l 4M ivto r« éM muni Ai it ii iiiiuHim H|Hi O «wn M4. •« *• . 



■ >» Il »i» i — «•: 






De Napoléon III jusqu'à nos jours 

sée di' fermer uni- usine, une fabrique, de |i'ti-r sur Ifl pa\.\ »mi p|«in 
hiver, toute une population d'employés et d'ouvriers, mais, dès qa II 
■.'agissait d'un journal, il n'hésitait plus. Si importante que fut la pro- 
priété représentée par ce journal, il la détruisait sans scrupule. Quand 
If '.» août IN 10 les représentants du peuple à l'Assemblée législative vo- 
tèrent une loi sur l'état de siège qui disait dans son article premier : 
I l/Ktat de siège ne pourra être déclaré qu'en cas de péril immim-ut 
pour la sécurité intérieure et extérieure » et qui était précédée d'à» 
f\ posé des motifs déclarant que « le régime exceptionnel de l'état de 
siège ne pourrait être que momentané et passager », ils ne prévoyaient 
pas que, vingt ans plus tard, une autre assemblée maintiendrait l'état de 
siège pendant cinq années, en pleine paix intérieure et extérieure, dans 
l'unique but de fournir au gouvernement le moyen démuseler la presse 
et de se débarrasser des journaux d'opposition. 

L'état de siège aboli le 29 décembre 1S75 — sauf pour la Seine. 
la Seine-et-Oise, les Bouches-du-Rhone, le Rhône, rendus au droit 
commun quatre mois plus tard — la presse connut encore une 
période assez tourmentée, suivant le ilux et le retlux des crises 
ministérielles et des circulaires qui en découlaient. 

Le gouvernement du lb' mai prononça maintes fois l'interdiction- 
du droit de vente sur la voie publique. 

Le 14 décembre 1877, une amnistie annula 2.700 condamnations 
pour délits de presse prononcées depuis le 16 mai ; puis enfin, le 
29 juillet ISSI l'ut promulguée la loi libérale sous le régime de 
laquelle nous vivons aujourd'hui : plus de brevet d'imprimeur ni 
de cautionnement ; plus de droit de timbre ; plus d'impôt sur le 
papier ; les délits politiques déférés au jury (1). 

A l'heure actuelle, le journalisme s'éloigne de plus en plus de 
la forme doctrinaire. Des quotidiens, qui paraissaient autrefois 
avec quatre pages et qui en ont aujourd'hui six, huit et même 
davantage, se bornent souvent à apprécier, en un bref « éditorial », 
l'événement politique le plus important de la journée et rem- 



it) Nous publions le texte complet de cette loi en suppléme l i 

notre livre. 



- 101 — 



A travers la Presse 

plissent leurs colonnes de nouvelles de France et de l'étranger. Ils 
s'efforcent, avant tout, d'être bien renseignés et la rapidité avec la 
quelle les lecteurs sont tenus au courant des événements mon- 
diaux est vraiment merveilleuse. 

En outre, et parce que le public, en ces temps de « struggle for 
life », n'a plus une minute à perdre et tient à trouver immédia- 
tement l'article qui l'intéresse, le journal est devenu classificateur. 
La mise en pages offre toujours à la même place la politique, la 
chronique, les échos de Paris, les faits divers, les tribunaux, les 
théâtres, les sports, les annonces, etc. ; en sorte que chaque lec- 
teur, en ouvrant son journal, peut jeter immédiatement les yeux 
sur le coin qui l'intéresse, sans avoir à lire la feuille entière. Des 
titres, des sous-titres, résumant l'article, lui viennent encore en 
aide. Certains journaux y ajoutent la « manchette ». 

Le journal d'un homme, représenté récemment encore par Cas- 
sagnac, par Rochefort, tend à disparaître ; de même, le journal 
d'une cause, selon la formule de Drumont. 

Le Petit Journal et le Petit Parisien, à cinq centimes, tirent 
chacun à plus d'un million d'exemplaires, en plusieurs éditions 
successives, réparties dans toute la France et jusqu'au fond des 
provinces les plus reculées. On sait le développement considérable 
qu'ont pris parallèlement le Journal et le Matin (.1). 

La province a suivi le mouvement et les grands régionaux, 
grâce à leurs fils spéciaux, ont réussi à prendre sur place une réelle 
avance d'information sur l'heure d'arrivée des journaux expédiés 
de Paris. 

Des agences télégraphiques et téléphoniques, Havas, Reuter et 
d'autres, dont nous aurons à parler, mettent en communication 
constante et rapide tous les points du globe ; et il n'est plus de 
petite bourgade où ne puisse être connu, presqu'en même temps 
qu'à Paris, l'événement sensationnel qui se produit à l'autre bout 
du monde. 



(1) Dans le monde de la presse, à Paris, ces journaux : « Petit Journal », 
« Petit Parisien », « Matin », « Journal », sont dénommés : « les quatre 
grands », 

— 102 — 



!«' •»««« - N 



■-" 



Ctaq C«m*m> * tu. M* * Tk. A*» ■■■ 0«« Cmmaa* 



•■onm«hsmV» 

«H W WI II H H l— il •«»•• ..... 



4T'€clniir 



«*j»*rr ji.-orr 



Jowinjl d« Pi'.t Qw 



Le Mois 

Extérieur 



M« ■« »»«M 
I IMt U»MM 









liras 



» «■•mmm héj»» «m 

*.-»* ktr. « MM «M n IIIM M 









ERjrX! 



liS 









j§§Jj|:: T ^±: 



ECHes £Tj=r=V^S£:H| OCTOBRE 



l* «mnuru t> «im 






\j» Oooofr mi P^toat 






K?ÇW 



mmf tt 4*aJi to*M««* ■ — ■ ■■»■> « * 



Vpi- — 7» «"' " i» I I . i "î « ;i ; » 







miiitiM ii -nui 






•-arrr 






jgfïtïffï. 



Cesi l« (fisc Me. 







£r=vrr=£3=.-.£ 






•«■« * • - <i i- ^i *> m— «M fat- uw» m 11 !■ m .*! MM 






»~rr zxs^ £za*. 



Pt*M f«< ■*« Mtlftll "y? -L . JlTi 


















:<r* 



l» 






De Napoléon III jusqu'à nos jours 

I! y m actuellement à Paria pini de 3.000 publications qui oc- 
cupent en rédacteurs, informateurs, reportera, employés d'admi- 
nistration, typographes, fondeurs, mécaniciens, porteurs, ren- 
deurs, etc., plus de 150.000 personne». Si Ton ajoute les publi 
cations non moins nombreuses de la province, on voit que la 
presse est devenue «m France une véritable industrie concourant 

grandement iiu travail et à la richesse publiques. L'augmentation 
«lu nombre de pages des journaux nécessitée par les besoins plus 
étendus «le leur information et de leur publicité, et l'augmentation 
de leur tirage, onl eu une répercussion sur la fabrication du pa- 
pier, la construction des machines et les transports. La presse 
l'ait aujourd'hui une telle consommation de papier que le 
« l'élit Parisien » s'est mis à fabriquer lui-même le sien: vingt* 
deux millions et demi de kilogs en 11)12. Les imprimeries ac- 
croissent et perfectionnent leur matériel. Chemins de fer et voi- 
tures publiques portent par milliers des ballots de publications 
dans tous les coins du pays. Tout en assurant par ses propres 
moyens le transport de ses exemplaires dans les environ- de Pa- 
ris, le « Petit Parisien », à lui seul, verse environ 250.000 francs 
aux compagnies de chemins de fer. Ainsi, cène sont pas seulement 
des nouvelles qui cheminent mais aussi des marchandises dont 
la confection implique une grande main-d'œuvre et de gros 

capitaux. 

Mais, avant daller plus loin, il convient d'accorder un souvenir 
à quelques-uns des journaux disparus ou effacés : 

la Bataille, qui évoque le nom du fougueux et trivial marqua 
de Lissagaray, dit Lissagaray ; 

Le Constitutionnel, qui a passé successivement entre les mains 
de Véron. de Nivies et plus récemment de Hamm ; 

La Cocarde, fondée par Georges de Labruyerc, M mc Séverine et 
Pierre Denis, dirigée ensuite par Castelin, député, avec Mermeix 
Comme principal collaborateur ; 

L'Estafette, de .Iules Périn ; 

L'Etendard, d'Hector Pessard ; 

— 105 — 



A travers la Presse 

Le Français, de Ïhureau-Dangin, Eugène Dufeuille et Auguste 
Boucher ; 

La Fronde, fondée par M me Marguerite Durand, pour « lancer des 
pierres », et qui n'eut qu'une existence éphémère ; 

Le Jour, de Charles Laurent ; 

La Justice, de Georges Clemenceau ; rédacteur en chef : Camille 
Pelletan ; principaux rédacteurs : Stephen Pichon, Alexandre Mil- 
lerand, Georges Laguerre ; 

Le Moniteur Universel (1789), qui fut pendant longtemps le 
journal officiel et qui rappelle le nom de Paul Dalloz, le créateur 
des journaux populaires ; 

Le Petit Moniteur et la Petite Presse ; 

Le Nain Jaune (1). fondé en 1814 par Cauchois-Lemaire, avec 
la collaboration de Ch.-G. Etienne, de Jouy, Merle, etc., ressuscité 
en 1857 par Adolphe Jalabert; en 1863, par Aurélien Scholl ; en 
1867, par Grégory Ganesco ; 

La Nation, publiée sous la direction de Camille Dreyfus, député, 
qui eut des malheurs judiciaires ; 

Les Nouvelles (1907), paraissant tous les jours, sauf le dimanche ; 

L'Observateur Français, de Denis Guibert; 



(1) Le Nain Jaune était l'inventeur de deux ordres de chevalerie qui 
eurent, en leur temps, un succès de fou-rire auprès du public : l'ordre de 
l'Eteignoir et l'ordre de la Girouette. 

L'ordre de l'Eteignoir était décerné à ceux qui s'étaient le plus distingués 
par leur « ignorance »., leur « impudence » et leur * mauvaise foi » ; à « tout 
écrivain bien connu pour n'avoir d'opinion que celle qu'on paie », et « qui 
ne recule devant aucune absurdité, quelque grossière, quelque palpable 
qu'elle puisse être, s'il y a plus de profit à l'avancer que de honte a la sou- 
tenir ». Le brevet, adressé à domicile à tous les dépositaires, portait comme 
devise « sola nocte salus » et comme insigne un éteignoir et une chauve- 
souris, les ailes déployées. 

L'Ordre de la Girouette était décerné à ceux qui s'étaient le plus distingués 
par la variation de leurs opinions. Nul ne pouvait faire partie de l'Ordre s'il ne 
prouvait « avoir changé trois fois de suite d'opinions » et avoir servi plusieurs 
gouvernements. Quant à la grande maîtrise de l'Ordre, elle ne pouvait être 
conféré qu'à « un homme qui. pendant une période de vingt-cinq ans aura 
changé vingt-cinq fois de systèmes, d'opinions, d'amis, de dignités et de 
fonctions, qui aura été universellement reconnu pour avoir trahi tous les 
gouvernements et vendu, le plus tôt et le plus cher possible, celui qui le 
dernier l'avait acheté. » 



106 



Six ou IL.il !•« 



ma» m » 



LECHO DE PARIS 



NOUVELLES DU MO NDE ENTIER 

•m-— > m «ém u — — • • »Utl M L'ONU M 



"H"'» »'» — 



• - • — » — — . ». ta* 



La Liberté 
M. Clemenceau 

*■■* » **T qr. w <a "" — f **"' 



JbiymM* «nu iIMmum n 



Waote •• t nn iMW H »! I tmrm Qta» 

g«*» *> «*■ <M I- in -m •«• 

- " '«• H «M . U MM* «M •* 

«M». • 
•*».. i» *>■■■«■ y_ J X t MIT* 

i*J«» »H> »' — *l f >w>» U J» «M 



g*^» f»y i ur gs» £*?. 



5* jf~ mjs\s *" ""^ 



_ A 

■Dill M»M». M «J».. NHf tti jtatajT 



kVtss.'^âr» 



esatruïr 



"ix y 



T EZh tm Chn«m »■«• ■ Oi?ii 
O» t Vwl M f — »? X — ni' " ! ' "m 



«srr»î£rftMSfiS 

-ta • •> MjfcM, wmVi 
•*» •* *m <mjpm M •* m 

? '**■■ " — ' u» — ■** % »m «■— 

*• WtaA 9»*m liri»i TcltTÏ 



* "*?'*'* ■?*"» ***<> •■•»•».«— ta» 

*-■*— * * ■■■■ ii, ■»»»• i ii » 

*^^** *- -'■ —« 

g** — * y*» •*•»> »«•» "•"«• 






•MÉWlMWf *. MM*. «tattM 1-^" 

•MMMMt, «Mtal ta MMMW «H 



U« Billet 

de Junius 



Si"" * > r *^y r ' >ll " , *.r*' i— 



ScseT'*^ 



ECHOS 






•«•MM NM è ». («UM "klftaMâ 

•M. taV kta «M»*, p*x taj «ytaj 

•*i *>^« Htatal |iNMta«éM 

•ta» f» ♦«*• m itatart», ta*» ta ta 

■ «MM» Su. nninitta* 

u l! '" * * laM * •*• M k 
'*•* **■»•»»*• •*• mi mm. « 

fta» •-.tatal ékf ta ■ÉtaitaJH 

s*y»^^£yj^tata' 

fta^ I. H *-~^?*£.* ?T*..i** **■ **>M ■■ M«1t itaMMtataS. tatata MM 









POUR LU 
CHAMDtS VACANCES 



«-—.*» Mil ii . » m m H » 



■ | »> * *•» *» r~ 






""VjtJvS:"" 

<W Mta ta» M^MMMM 



Da Tramway 
dans u ravin 

Il i il ■*• ta ii «mm 
U Min M MM a» • M 



COURTOISIE 






ïîr jï-'jj^ j^??-"*— • 



Tir; 



2SS. ~ 3-?- »!——•• - 






*** " " T »»° — -■ — ■ 












u.-^.fp.^U, 



> r n i » — «■— ^— « 



2>3— »-»-.-_-. 









f»J»^55 Zm*« teZZ" 









rrrss-*r 



S . ' JÙI ' ^ ÎTS^ 



a 



De Napoléon III jusqu'à nos jours 

La Paix, «le Gaston Carié, confident de l'Klyséc au temps «lu 
président Jules (in'-vy ; 

Le Paris, où Arthur Ranc mena une ardente campagne contre 
le général Boulanger ; 

Le Parti National, fondé par un républicain de la première 
heure, Jules Brisson, ami de LéonSay; 

Le Pays, qui défendait avec Paul Lenglé les conceptions du 
Prime Jérôme; 

La Vois Nationale, de M. Dausset, membre du Conseil munici- 
pal de Paris, ancien président de celte assemblée; 

Le Voltaire, où collabora un homme politique remarquable par 
son savoir autant que par la clarté et la vigueur de son esprit, 
M. Paul Doumer, qui depuis a publié dans le Matinées articles 
d'un haut intérêt national. M. Haymond Poincaré y écrivit aussi, 
ainsi que M. Paul Strauss, actuellement sénateur de la Seine, pré- 
sident de l'Association fraternelle des journalistes républicains. 

Nous nous reprocherions de passer sous silence une gazette 
hebdomadaire, aujourd'hui disparue, — les Grimaces — fondée en 
ISS7 par M. Ocjave Mirbeau, dont le distingué critique du Temps, 
M. Paul Souday, racontait tout dernièrement les avatars singu- 
liers, Qu'on nous permette môme de nous y arrêter un moment : 
il est toujours curieux, encore que ce ne soit point très rare, de 
voir un farouche anticlérical, internationaliste, anarchiste, qui 
s'est auparavant montré, non moins farouchement, clérical, mi- 
litariste, royaliste, bonapartiste ou césarien, et môme antisémite. 

Le premier article dans les « (irimaces » du futur collaborateur 
de X Aurore était intitulé : « Ode au choléra. » On y lisait ceci : 

Autrefois la France était grande et respectée... Des hommes la 
prirent et commencèrent sur elle l'œuvre maudite. Ce que l'Allemand 
n'avait pu faire, des Français le tirent ; ce que l'ennemi avait laissé de- 
bout, des républicains le renversèrent. Ils s'attaquèrent aux hommes, 
aux croyances, aux respects séculaires du pays. Ils chassèrent le prêtre 
de l'autel, la sœur de charité du chevet des moribonds et traquait Dieu 
partout où la prière agenouillait ses fidèles devant la Croix outragée. 
Comme ils avaient peur de l'armée, ils l'insultèrent... Ils apprirent aux 

— 109 — 



A travers la Presse 

soldats à mépriser leurs chefs, encouragèrent la révolte, primèrent l'in- 
discipline, exaltèrent le parjure... Ce n'était pas assez de la politique de 
haine, il leur fallait la politique de l'ordure... Le marquis de Sade dut 
compléter l'œuvre de Jules Ferry. Priape s'associa avec Marianne. Ils 
appelèrent alors la littérature obscène à leur secours, et pendant que 
les livres religieux étaient proscrits des écoles, l'on vit s'établir aux de- 
vantures des libraires, librement protégé, tout ce qui se cachait honteu- 
sement au fond de leurs bibliothèques secrètes... etc. 

Et M. Octave Mirbeau appelait sur ces criminels, les républi- 
cains, la justice du choléra exterminateur. Avecla même éloquente 
virulence, il défendait la pudeur et les bienséances, avec les- 
quelles il devait prendre, par la suite, quelques libertés. 

Il n'y a d'ailleurs — ainsi que l'observe M. Paul Souday — 
aucun argument à tirer de ces variations ni contre l'une* ou 
l'autre des doctrines que M. Mirbeau a successivement soutenues, 
ni contre M. Mirbeau lui-même, dont la bonne foi n'a jamais 
été douteuse à aucune étape de sa vie. Car, non seulement, il avait 
comme tout le monde le droit de changer, mais il a toujours été 
conséquent avec lui-même dans l'attaque, tantôt au nom d'un parti, 
tantôt au nom d'un autre parti, contre la société contemporaine, 
et même contre toute société. C'est toujours la même àpreté sati- 
rique, la même brutale truculence. Peu lui importe Fétiquettc 
d'un parti, pourvu qu'il soit d'opposition intransigeante. On est 
également bien placé à l'extrême gauche et à l'extrême droite, pour 
invectiver contre le centre. Une étonnante conversion, une criante 
palinodie, une totale métamorphose de M. Octave Mirbeau, c'eut 
été son adhésion aux idées gouvernementales et modérées. En 
passant d'un extrême à l'autre, il est resté fidèle à sa nature de 
pamphlétaire paroxyste et forcené. » 

Voici maintenant les journaux qui constituent ce qu'on appelle 
la presse politique française ; nous procéderons par ordre alpha- 
bétique : 

L'Action, fondée en 1902, par M. Henry Bérenger, actuellement 
sénateur de la Guadeloupe. Journaliste avisé, brillant polémiste, 

— 110 — 



«MMUunn 



LE FIGARO 



intMHift 






■ OMUAIHB 



Carnet de voyage 

m-?m' ^M ^"jjrît * wWllll"» W. .. 

>>iw whiji tww 



mm » « mm» -yi' wi^i, w ■— m» 

iméé g. M*. * 

M tw*M i lW>l l i l>C 4* 

^xts^ry ■;■■ J..7TT. £ 

»*•**! 14mm knjiM * *» 

JMM 1*1 ImI 4» M J J MM H Mj 1**t'W 



lllMM|Mll 4» M 

iMttWNMWI 
M.*. MM. M^fW- fM l . 

MwrfïtiwVkMM m»* 4mTm «Mk- 

MMl Mlf. MM MMlM ( MM) 
JM|l <|ll l*t H»"Mi 

NmnI M», fl-*"** 4» <«<. M M« 

■'^»MU-*sRnM* 



?t-«r- 



ÎtTlMM. 

•i* -. '**;**** •■ *»*■*- 

. i, .,.. i. ifliî -. ». 
mi * M MMir - «mmIi 

MMMtfMJMl «*4MMrt 
h «MMMl • f « M 



,■ . 4 MMMM M* tM*M 

^^^^Km* >r ■ **> ■ 

bt WUM ■ M MM 4-1,., 
K. » MMM *V» MM . _4MM 

IMMbHM M^mITm . 

^RX« * MMIM WM> 



jw'jMMl «fto»» It MtftMM 






M* mmZ Vmm-M m 1 M>M * lr M tS 



iWMMMir' 

» M i l» te MMMtM M mmI! 

ïtcSIcrs'SrJ 



«•MM NlMM KW h* MM - * 

mjmmM Imm mwm Mm Min» 

4 — MB « PU» MMMVM» f M) M l 

Ere ' 






M^<M *MMMW1 Mt MM ll>*J ■■ ■■I 

&MMMMHMI *mTLmM IMM 
Mt.MMM. MMMtoMtlIM 
M M M* MM «MMO V 

1*11 Lmm . M MMMM hM, I MMt- 

i-rM» 



Ml M CmW M M fMMMMJMMMXM 



IMM>M,M|iI M I > M| T mm M«J»M , 
fa* *i léH fW lI l l M l IMlfcMMl 
MMMMl ' »lW MM MM»N»W i*> 



•ST. 



iTT"' î" STISLmT 



S*«i *•*■*■!' ; iii i »m »wî^ 



rsn: 



JEUDIS ZÊLANDAIS 



MM» M ■ n. !■»■ rt* MM MM M 



Ci" 



.•uses,::, 




***" " ■■■. **» " « " ■ i T 

'' n'y **! f* **' 



i .i ' fi ' i ' > <ii!w li îlT i T* ES— «*<■« 






ar3=T= 






s*==r,^ac=i;w 



ïï£s5: 



Échos 



:S=: 



CwmTV-X' I'm" » ' m», il 



M«MM]M CmM 









1' 'mmmm* y C mmmTJ 

MltMèW /MI I IMI M Om H»* 

rertr jc .^MM^rrii* 

M|«_*'"rtM» . 

MMMMl M PmIIW M* MMl MM M- 



■^rrri: 



| J rtMf M MB MM WMtl l l Ml 

£Un l tMU k MMT«ri 

M» «M M t a T 4 



MJMIUMI fc M *MM MJmU M. 

3mm» m. m m» U NM« ta 

M TMM. I I M. M MMÉM MK 
UMMMMtMMMM MM| M MM 

U MBMtll 'M> W MMM 
■M*73»iMhMMM»MN 



MUM rt iKn m* mm— - «r 

MMfc 1 ! ^ Il| 






n ■ li>l ■ <M MM M— M-M >■ 
«MM, Ml M (MM M) MMM MM HW 

OM.W VMM IM M MM> MM M* 

"1X£mÎ7mmJ^mmSm 
4 m* mm 4m mm m> mmbmm m 

M »4M 4 MM MM IM *> MMl M> 
CiM MhMW t riM I| l l » l| *M 



mJmm T m hTmh é> 



UZ-Tï-m 1 



«MM» MM JMM M MM MMM 

4mm. m* 4pm nmX m*. K < 



L^m-X 



4.MMI 

,kMf*MM4MM 
« MMMM) 4* MMM MM 



MMM M -4MlZw 4- Mm» 



KttSAS 



w~ 






rcc'Lt 



- A MM «MM M MM 4» 



* ^«.. - _ 



LeroideCrèwâPtfl» 

ZmSk 



• a- M MMMM.MWIMM M *MM 
M^-MM . tX-lT •*"■ " "" 



mmmmT t'S! m-mS* mH 

«MMMMM M IM I II M ■> tMM. 
tMMM M ta M, > , „| nl iMMI M . 
UM M ttMM * M» MMtM, 4 M» 



mTmmmm*m TT im T i ■ mJm mm 

m tMfM. MMM M MMM -MM> 




3if«*î'S*r. , sr:*? 

M— JE—, n i un i »^»>» 



Lf wrxct or a raonciar 
Le retour 4 Paris 



ZflzSzû Z t t m ST ^Z^ 



r*^s 



M t M M MM 44MMJ ' M MMM 



De Napoléon III jusqu'à nos jours 

M. Henry Bérenger donne à ce journal un réel utl 
articles sonj aouvenl cités dans les re\ ues .1 ■• presse. | v, ,(.,_,, m .t,. 
d'une politique dite d'avant garde, il sail e, pendant crier s. tempe 
iMssc-cDii ii ct'iiv de s, ,m parti <|ui risquent de le compromettre. 
En philosophie, il se réclame des doctrines positivistes. 

L'Action l'nmr/iisr ("1907), « organe du nationalisme intégral n 
(directeur politique: M. Henri Vaugeois ; directeur-rédacteur an 
chef: M. Léon Daudet), est l'arche Bainte des royalistes ardents. 
Propagée par les «es lots du roi »,r« Action Française » est le pro- 
totype du journal d'opinion. Kilo compte, parmi >es collaborateurs, 
MM. .Iules Lemattre, de l'Académie française, et Charles MaurraSj 
<|iii sérail digne «l'en être pour ses remarquables études littéraires. 

L'Aurore (1897) a été illustrée, au temps de l'affaire Dreyfus, 

par la collaboration de M. (longes Clemenceau, mais elle <•-! n-- 
tée célèbre -nitout par le fameux « .l'accuse » d'Emile Zola, lit» 
1 898-i 899, ce journal atteignit un fort tirage. Il est continué au- 
jourd'hui par un homme de travail et de conviction. M. Marce 
Brossé, neveu de Victor Simond. 

L'Autontr (1885), née de la brouille survenue entre le prince 
brume cl le prince Victor, fut l'organe où étineela pendant trente 
ans l,i verve de Paul de Cassagnac ; ses deux lils, .MM. PauletCuy 
de Cassagnac, y continuent avec honneur les traditions du père. 

La Bataïïie Syndicaliste (1910), organe de la Confédération 

nérale du Travail et des socialistes révolutionnaires, prêche l'é- 
vangile du syndicalisme intégral. 

La Croix (1880) est le journal le plus répandu parmi les catho- 
liques pratiquants ; son tirage est très important. Le directeur 
de la « Croix », M. Féron-Vrau, est, dans t tutelaforcedu terme, 
mu h. .mine de bien. Rédacteur en chef: M. Jules Bouvattier, an- 
cien député. 

La Démocratie (1009) est le bulletin de combat de l'organisation 
sociale ul religieuse « Le Sillon » ; son directeur, l'ancien poly- 
technicien M. Marc Sangnier, y dépense sans compter son talent 
et son argent. 

— lia — 9 



A travers la Presse 

Le Daihj Mail, édition parisiennne du journal anglais de même 
nom, a été importé à Paris en 1902. 

Le XIX e siècle, fondé en 1871 par Edmont About, a été, pen- 
dant un certain nombre d'années, un journal très important et 
très populaire. Francisque Sarcey publiait chaque jour un ou 
plusieurs articles, d'une verve, d'un esprit et d'un bon sens in- 
tarissables. Parmi les autres collaborateurs de cette époque : Eu- 
gène Liebert, Paul Lafargue, E. Schnerb, Emmanuel Arène (qui 
écrivit plus tard au « Figaro» et à d'autres journaux), Jules Proal 
(qui écrivit plus tard à la « Petite République Française ») ; 
M. Raymond Poincaré y fit paraître de remarquables études litté- 
raires. Ce journal fut continué par Portalis. Il est actuellement 
aux mains des radicaux-socialistes. 

L'Echo de Paris, créé en 1883 par Valentin Simond, a pris, sous 
la direction de ses deux fils, MM. Henri et Paul Simond, un grand 
développement, en même temps qu'une autorité incontestable, 
notamment dans les questions militaires et les affaires extérieures. 
Ce journal est lu par l'élite de toutes les aristocraties : politique, 
industrielle, commerciale, financière, mondaine. M. le comte de 
Mun et M. le comte d'Haussonville — grands seigneurs, grandes 
plumes ; — MM. Maurice Barres, Paul Bourget, Denys Co.chin, 
deJSégur, Frédéric Masson, René Bazin, de l'Académie Française ; 
G. Saint-Saëns, de l'Académie des Beaux-Arts; le général Maîtrot, 
dont les articles ont eu un grand retentissement dans l'armée et au 
Parlement lors de la discussion de la loi de trois ans ; le général 
Cherfils; MM. Jules Delafosse, député, Gabriel Bonvalot, Charles 
Foley, Fourcaud, Jean Herbette,Sauvaire-Jourdan,Garapon, Marcel 
Hutin, Henry Baùer, etc., y collaborent. Chaque jour, Y Echo de 
Paris publie les « Fiches » de Franc-Nohain et les « Billets de Ju- 
nius». On s'est demandé quel écrivain, ou plutôt quels écrivains 
empruntaient tour à tour le pseudonyme de Junius, et on a cru y 
découvrir un académicien célèbre par ses romans et ses pièces 
de théâtre, ainsi qu'un autre académicien récemment élu qui est 
en même temps l'un des députés les plus écoutés ; mais le mystère 
n'a pu être positivement éclairci. L' « Echo de Paris » a un fort ti- 
rage, sans cesse en augmentation. 

— 114 — 



Le Gaulois 



tS HO» OKAMS JOUKMAL DO MATIN 



hd Colline 

inspirée 

«n « ml » 

B»»— « m * *> ! «■— §■■< ■ "«tu» 

£*»^' '£• SU, ttZST'CSà* 












tr.tt ~ 






icafM'scï.-ia: 







LSSxsHSk 

■sriar.tvusx^ 

rr£" L. 

«TiXsrtvirr.T 






sas*-. 



csti: 



wSnrsssrsr 
Tw^asag—-— 





C* qui »• paii» ^•^gg.- ytv gj; 
Mu m runn .Tt V3T,. M . 




ïSSSSïïTrr 



ra^aa-i^cir 







r5t.5ar.vwr 






ps5vï?§§ 







La Protactkm 

àm Minorité» 



ssrrys CtLîrSLC/j- ' g; -;-.■-. r=, r-z- .— 






de Domrtmy 

• «ta» 















rS^^ure-^ 







ï 



De Napoléon III jusqu'à nos jours 

V Eclair 1887 , qui fui un journal strictemenl informatif avec 
i i/.i . esl devenu politique sous bi direction de M. Ernest .ludet, 

écrivain 1res distingué, patriote ardent, r pu aux questions de 

politique extérieure. 

L'Evénement, Fondé sous les auspices de Victor Hugo, ressuscité 

en 1880 par I»' fameux sénateur Bdm I Magnier, est actuellement 

dirigé par M. Israëls. 

VExcelsinri l!MM il apport»'- dans la presse parisicnnedes formules 

nouvelles ; ce journal illustré se développe avec rapidité, grâce à 
Une direction pleine d'initiatives hardies, en rendant attrayantes, 
par ses excellentes reproductions photographiques, les informa- 
tions les plus arides : il porte en exergue ce précepte il»- Napoléon : 
Le plus court croquis m'en dit j » 1 1 1 — Ion- i^i'un long rapport. »> 

Fonde en lN.*;i par II. de Villemessant, longtemps dirigé par 
Francis Magnard, plus tard par A. Périvier et de Rodays, le Figaro 

s'est affirmé le moniteur des gens de goût, sous la direction de 
riionimc de lettres lin cl avisé qu'est M. Gaston Galmette. Sa col- 
laboration politique et littéraire, qui comprend des académiciens. 
MM. .Iules Lemaitre, de Mun. Henri Lavedan, Masson, Barrés, 
de Ségur, d'Haussonville, Ilanoteaux, Henri Jolv, etc.. et d'autres 
écrivains, MM. Alfred Capus, Jules Hoche, Paul Adam, Jacques Nor- 
mand. André Beaunier, Georges Gain, Emile Bergerat, Grosclaude. 
Julien de Narton, Robert de Fiers, Claveau, Francis Chevassu, 
Hier, Fœmina (M m0 Bulteau), etc., est des plus variées. On j re 
(barque aussi des dessins de Forain, Abel Faivre et Albert Guil- 
laume. Le « Figaro » a été en France le premier journal à six pages. 

La France, fondée en 18(52 par M. de laGuéronnière, continuée 
par Emile de Girardin. ensuite par M. Lalou, poursuit de nos jours 
sa lutte de défense sociale sous la direction du I) r Jullia. 

Le (iuuii.i* (18(>o) compte plus de 10.000 abonnés dans la vieille 
noblesse française. Ce journal a toujours défendu les croyances re- 
tigieuses et royalistes. Des écrivains de premier ordre, parmi lès- 
Quels des membres de L'Institut, y collaborent. Son directeur, 
M. Arthur Meyer, dont les articles réunis en volumes ont obtenu 

— 117 — 



A travers la Presse 

le plus vif succès, a une grande autorité personnelle dans la 
presse : adversaires aussi bien qu'amis , tous le considèrent 
comme un arbitre indiscutable en matière journalistique. 

La Gazette de France, doyenne des feuilles françaises (1631), 
évoque le souvenir du Comte de Chainbord, dont elle continue à 
refléter la pure doctrine. 

Le Gil Blas (1878), qui égaya nos pères et dont le nom remet en 
mémoire Armand Silvestre et Grosclaudc. est aujourd'hui com- 
plètement transformé sous la direction de M. Pierre Mortier 

UHorn?ne Libre est un des derniers venus (avril 1913) parmi les 
journaux politiques. Directeur-administrateur : M. A. Bernier. 
Rédacteur en chef: M. Georges Clemenceau, sénateur, ancien pré- 
sident du Conseil des ministres, dont les articles quotidiens sont 
toujours jeunes et vigoureux. Secrétaire de la rédaction : M. Fran- 
çois Albert. Collaborateurs :MM. Gaston Thomson, député, ancien 
ministre, Charles Vellay, Georges Mandel, Henri Duvemois, etc. 
L' « Homme Libre » publie des dessins satiriques de Sem et Her^ 
mann Paul. 

L'Humanité ( 1903) est le moniteur officiel du parti socialiste 
unifié. Directeur politique : M. Jean Jaurès, député, leader bien 
connu du parti. 

Né en 1880, au retour d'Henri Rochefort de la Nouvelle-Calé- 
donie, l'Intransigeant conduisit plus décent mille Parisiens à la 
gare de Lyon, lors du départ du général Boulanger, en 1887 : c'est 
aujourd'hui l'œuvre d'un véritable journaliste, Léon Bailby, tous 
les jours sur la brèche avec du bon sens et de l'esprit français. 

Le Journal a été fondé en 1889, par F. Xau. Dirigé depuis 1892 
par une personnalité du monde des affaires, M. Henri Letellier, 
que seconde un homme d'une compétence journalistique peu com- 
mune, M. Alexis Lauze, le « Journal » a un très gros tirage, sans 
cesse en augmentation. Henry Maret y publia, pendant plusieurs 
années, son quotidien et très spirituel « Carnet d'un sauvage », 
continué avec succès, sous le titre de « Les jours se suivent », par 
Gaston Téry. Le rédacteur en chef, M. Jacques Dhur, fait des en- 
quêtes sociales approfondies. MM. Pierre Baudin et Gauthier, séna- 

— 118 — 



LE JOURNAL 



Bffi==:lilT7r 



La Leçon des Manœuvres 

L'ARMll fM MAI INSTRUIT! 
MAL OU TILLEl, MAL COMMANDAS 



CW r— ■ ' 
"L a* — i -n« -y»«« ii— ifcy* 

< M f n i i. *■ |ii n »iii n i tu «'Mm 
jinili il » m jùT If ■'■N U y*- 
•> * im Zm mm Mm *. 

-ïtl^Jli *7i£Ti»m TÏ»» » 

«~~. «.. u «a r« M*»» > mm 
f»m»M# «. li n m i ♦» «mVOmM 



Un Discoursde H- Barthou à Pau. 






•* "*• *" .Si?' 1 ' ^..'> VI1 

«M M M— 4«'»W*I-» »^"-T 

ii aTn i »m m-U»m, iiw-/fa»n M 

«I ■■MmVimm *-m ta» hJT 
•■ I I * »• H- I ■Hili, » 
<"***» »■*• H-»H>VJii 

mJmÎmm»! - mmmm"TSmmmm? S 

mm-, |M iPill.nl hwMmwM- 

M* t .hui« m *m» '«y» »* 

' *< MM M «-' M M .i M |M*.M. 

£•*•* ►w'w' ta ÉH *. «MM 

■MMJMM » MM «M MMM «MM». 



mtmm, M r yy i. > mJ.Tm*m m i jj? 

•«■MM M-* * MMKWMn- 
MMvMtf. r****».*. 4* IAJMMMM 

•V Mt MMW M MfMH * H MM ? 
«TMM MM 4 T MHMM» Ml -Mn < 



MMWMU l MJT MM W MV «t R Mru 

vmi*m uTS Ïmmm«*^ fS .t 

M m MM (MM I Ml il < 
Mal fM* » Mil Ml M*«l 

M M MM , ^« M MMMJ M, MM M M*» 

ClMW*MMM MM IMMk 

hMMMFM» •«• VMM. IIMff 

«Ml «M «M M Ml> ÉH |ll|ll m» - 

MM*». M M M M W M M MMlMV M— 



Smmm7*^mmmÏ^^mm' 

ImmT mS?^33 

JfMMM MM»7M*liT-TMM-M 
MMMMMWM M «MM I M MMM, 4 



U PW L * «M* HM^i'rSr'iVî 

mMl MéUw ' mTmM» MMMfM MM) 

-a» i... ....M j» i» >.i n »,.i 

'g3cg~S."£yx'g 



jSU m JT 

2^*^ ** MMJhjMMMMM 



8T7mUT TmmmTX hiWm 

MM MM MfK) M MM • M* » **• 
M» •> * MM « M -M M* M M- 
M. ». M-t «M MMM_M lMM M 

«M MMjHHà >•*» Ml MM) 
MM M I HMh MlliMÉ MI M 

NlX M ÎlM MMM^MIMmVm X 



•M MMk M f*M MWMMM 

ft .tmmi** ******* T*. . 

MgM j »JM)MIM M» M» IMMM MM " 

MM t M» WMUM M Mt«M» M MtM 
Wm, M *W T »Mj ,mW MM M MfM 

rMfMMMM. MaMMVtEmT- tay MM 



M MM MWMMM* ' — MMt MM MfM 

Xk.MMMlMMItMV 



M Wl Mil llllIlMfcl, M MM» M 
«MMM t li jMMM-MltU 

•MM 4 MiMMMM. PWmTmm M M 

•*» MMM IM I Iir M MA l-MMM 

MMM> M >. ■»■ M, MM M MM. . >M- 

MHM .MÎWMrMr «M jltlllMll M 



*^Amm~m5mV«Î 

MMmTm mTmM MPlIMI 

MBr 1 ; 



M térm» MI nrkH>ili —ami 

iMiMm M* | i y*'* u a !î* L ' l"T "^ 
ç!é> V. w ■> ■UVm *• Mai 



"£gaue 
.. •■.yiT Îs 

i «>«i l ii ï ii an« «NèaMJb » 
b»»ff*1i iy*l » ■■■ ■7T 
»««« <i ».! I II I Mm i l «jj? 



mm. «Mm 
•VVM "M MMMMMmTVmTmi^iSSm 




«• _» k_>. «_u .«~w «. 
»Mfc i»i i n n l ii m Hp4at ri*«« 

^âv %g*Z15 5^JâS 

"•^""M^MtfTMIt MMMr" 

MfMIMI MM M* MM.MIIM HM J 
mT«MMSm, MM M. M 'MMW MM 



■M Q?i MM» *> ^mA mT*V^ 






CSX: '«- L UST-TT 
XUSSXJfii--' 





LES TORTUES GEANTES 

.1 |arxim -Ici l'U-:ci 

u It Duk de Suat-Cu; 







Ei'î.-rvs.ri-i-xr 

mmTI *"* iTTi mT *mÎm 1 **-* > ?'-*-' 




200 KILOMÈTRES 
en 69 minutes 46 secondes 




•saaEvr-s-rTsl* 



HW»f ■!■ I «» ■ ■ r*/**T* C • — •**• • •*— •*•* «HkK «TX« ».>■■>■» ■ KM « 

*■» ■—' n&m m» t t >■■■ w, O •»• » m -«•- *■ «*< -• -» y »y ya >w» » ■— — 



IMMMMMtT C*' " * • 



MM TMSjMJSnSM irst 

MJ t M » WM M M» M MMMMJM 










>a 



De Napoléon III jusqu à nos jours 

leurs, André Lefè^ pe, Charles Leboucq, Chanmei députés, traitent 
les questions politiques et économiques; M. Charles Humbert, sens 
teur, les questions militaires; M. Saint Brtec, In p« »l i • i»| u«- ••! r.» n _: .■!•«• ; 
M. L( ; »)|iol(l Multillciii. les questions de mutualité; M Alfred Du 
ouet, les questions historiques; M. Jean de Bonnefon", les ques- 
tions religieuses. M. Abel llermant rédige In critique dramatique; 
M. Il;i\ naldo Hahn, la critique musicale ; M. Paul Reboux, la revue 
• If- livres : M. Maurice Gaussorgues, le compte-rendu dès débats 
de la Chambre. Parmi les autres collaborateurs : MM. IrbaillGo 
hier, Paul Adam. Kmile de Saint-Aulmu, Lueieu hescaves. Mar- 

gueritte, Edm. Claris. Charles Pettit, Kd. rlerriot, sénateur, Lu- 
dovic Xaudeau. Menr\ lîarhy. elc. MM. Max et Alex Fischer, 
C. de Pawlowski, écrivent îles variétés fantaisistes; Raoul Ponchon, 
une gazette riméé. M 1 " Marcelle Tinayre puldie chaque semaine 
nue chronique sous la rubrique « Le Journal de la Femme » (1). 
En octobre 1 913, la direction littéraire du « Journal » avait été con- 
tiée a M. Jules Clarelie, de l'Académie Française, ancien adminis- 
trateur unn'i al de la Comédie Française ; mais la mort est venue 
Frapper brusquement M. Claretie peu après, le 23 décembre. 

(•) Depuis Pauline il»' Ifeulan (V* Guisot), nombreuses ont été les fonimoa 

«lin on) écrit dans les revins et les journaux. La plus oélèbre a été George 
Sainl. Nous avons vu* auss'i que M B * Emile deGirardin écrivait à la « Presse >» ; 
Marie Koucher (M me Hugo e( Adèle (M 11 * Marie Hugo) à « l'Evénement »; la 
\ icomtesàe de Renneville (M me die Lascaux), à la « Patrie ». Juliette Lamber 
(M mc Edmond Adam) a publié « t •- nombreux articles à la « Nouvelle revue » 
qu'elle i longtemps dirigée. Lucie Félix-Faure (M° ,e (Joyau 1 ' a collaboré à 
plusieurs revues. Actuellement, ÏYonne Sarcey (M»* Adolphe Brisson) écrit 
aux « Annales » qu'elle dirige avec son mari ; la duchesse de Rohan.la corn- 
de Noailles, M me Daniel Lesueur, collaborent à cette revue ; Gyp (com- 
de Martel), à la « Libre Parole » ; Gérard d'IIouville (M me Henri de 
Régnier) etM mï Hulteaunu>< Figaro » : Gabrielle Reval,àla« Vie heureuse »• ; 
Colette Yver à « L'Echo de Paris ni; M<» e Jaequemairc, au « Temps » et à 
« L'homme Libre; » Colette (Colette Willy) et M œe Marbo, au « Matin » ; Sé- 
verine, au « Matin », à « L'intransigeant » et au « Gil Blaa »; M m *» Jean 
Berlheroy et Jane Catulle-Mendès, aux « Annales » et à la « Vie Heureuse » ; 
Lucie Délai u» -Mardrus, au « Journal ». Marcelle Tinayre écrit aussi à la « Vie 
Heureuse ». 

« Ladies lirst ». dit la politesse anglaise: pinceaux dames; mais en litté- 
rature — atteste M. Gustave Lanson — et tout particulièrement dans le jour- 
nalisme, ajouterons-nous, les femmes françaises n'ont pas besoin delà cour- 
toisie masculine, elles se font place de vive force, par le talent. 

— 121 — 



A travers la Presse 

Nous avons déjà parlé, à différentes reprises, du Journal des 
Débats, dont la fondation remonte à 1789. Ce journal est aujour- 
d'hui publié sous la direction distinguée de M. de Nalèche. Il 
défend les idées républicaines modérées. M. Ghaumeix y a rem- 
placé comme sous-directeur M. Francis Charmes lorsque celui-ci 
a pris la direction de la Revue des Deux-Mondes. Les principaux 
collaborateurs sont : MM. Ernest Lavisse et Denys Cochin, de 
l'Académie Française; MM. Paul Leroy-Beaulieu, Henri Joly, 
Charles Benoist, Welschinger, Bourdeau, Liesse, de l'Académie 
des Sciences morales et politiques ; M. Maspero, de l'Académie 
des Inscriptions et Belles-Lettres ; MM. A. Hallays, Maurice Mu- 
ret, de .Quirielle, Delzons, Jacques Bardoux, de Thomasson, Joseph 
Aynard, Paul (iinisty, Adolphe Jullien, qui rédige la critique mu- 
sicale, et Henry Bidou, qui a succédé à M. Henri de Bégnier pour 
la critique dramatique et dont les feuilletons obtiennent un très 
vif succès. 

Le Journal officiel de la République Française est à la quarante- 
quatrième année de sa fondation. 11 est divisé en deux parties : 
l'une dite « officielle » et l'autre « non-officielle ». La partie of- 
ficielle comprend les lois et décrets; la partie non-officielle, toutes 
autres insertions, notamment les comptes-rendus in-extenso des 
séances du Sénat et de la Chambre des Députés. 

Le « Journal officiel » publie deux éditions. « L'édition com- 
plète » comprend : 1° Le Journal officiel proprement dit ; 2° Le 
compte-rendu in-extenso des séances du Sénat et de la Chambre ; 
3° Les annexes du Sénat et de la Chambre et tous autres documents 
publiés en annexes ; 4° Le bulletin des annonces légales obli- 
gatoires à la charge des sociétés financières. « L'édition partielle » 
comprend : 1° Le Journal officiel proprement dit, 2° le compte- 
rendu in-extenso des séances du Sénat et de la Chambre. 

Certains numéros du « Journal officiel » forment la matière 
d'un gros volume (1). 

L&Lanterne (1877) est un organe de combat et de ralliement anti- 



(1) La Ville de Paris a aussi, depuis 1883, son journal officiel : « Le Bulletin 
municipal officiel de la ville de Paris », qui est quotidien. 



122 — 







%e Mwtm 




Vallis et ;a lignée 



Quand la route de Tazza sera ouverte 

os m EXsoiiAXTtiit . ta 



Notre marine [k GUERRE AU VaLAGE Encore Nogvehl 




BsarsxaTraBrttt 

fMH t «a «-a»— «MrtM, w> 

■y W ""f»*«^ fwii uni f ia i *■ 

**5L« taJM il„U mm «H tt> 

*■» MO**** M* m fvaatf nw «a 

' ««Wi nain r»pntaN 

«>■»*■' !• Hi««>Ml<«i.W M m 

Sa* taanaMr* aw *• aa*aa # 
Qa ttfW 1.1 il i **•■•*••. •»■ ^H «Mt 
NI — ' «««nia.»» ag. a«^a< ». 

a» Si «m mm«h n M iC 

■a» fH|MM4M «m » WW t NI •» 
»a.» awMM Ïm*w<i •» awaa*. 

nmir wy w «•» *. vhn» «a» 

wwfw . • '-. *H rTta* «Vtna ««an 












* »■«■■■ M ■ ■ Il M l ' ' '.. kr M M I| II» C+t m **S- 

py^yjxsjgjy Vt-4; ', l | - i r ' j]j *rt rj. ii ' ■ y '*;•— • .' 



^jrSj£2~ :S- " ï ~ r " "»» grand polie: rr 

' ~*«2 S?"- * **" I esf mort 

«■w ta» «a»â a— t a»»«ja » *— i^^W a» I ~i 






• 'm » •• •»«•■ «#-*• «••••■* w*mm«m. '*. • -_•% »!.*■•• * * 1 11 pu-i 'ut uttnas as iibuiik 



p«jpos otw pakisiem ■ ^gjsa^-sryurr; 




s?^^ 



De Napoléon III jusqu'à nos jours 
clérical, très suivi dans les milieux radie;ui disk-. \| lia-ton 

Doumeiçuey écrivait, eu décembre t913,'quand il futapprlé à h pré. 
sidence du Conseil. Directeur rédacteur en chol : M. Félix Hautfort. 

ii Libn'iv diiit sa fondation à Kmile de Girard in en 1866. Bile 

est devenue avrc M. George*- Ueitln.ill.al 1111 (les journaux loi 

mieux informés el les plus répandus dans le public lettré et par- 
mi le monde des all'aires. M. (ieorges llerlhoulat, qui est lui- 
même un très brillant journaliste, a de nombreux collaborateur- : 
MM. Louis Latapie, dont les articles sont si alertes el -i incisifs, 
lieutenant-colonel Kousset, Maurice Spronck, député de Paris, 
Maurice Talmeyr, Paul Gaulot, Etienne Charles, Paul Perrin, 
Maurice Gandolphe, François de Tessan, Jean de Pierrefeu, le 
chroniqueur fantaisiste (i. de l;i Ko u renardière, le spirituel humo- 
riste d'Antin, M'" 'Hélène «lu Taillis, etc. La « Liberté » publie, 
chaque soir, deux édition-. 

La Libre Pamir (18ÎM , <euvre peudanl vingl ans du maître 
de lettres Edouard hrumont, fut le clairon qui sonna tous les ral- 
liements antisémites autour de la divise « La France aux Fran- 
çais •> ; la direction en est aujourd'hui partagée entre un jeune dé- 
puté, studieux et érudit, M. Joseph Denais, et M. Henri Bazire. 

Relié par se- li!s spéciaux aux quatre premières capitales du 
mondej I»' Mutin a une information de premier ordre. Depuis sa 
fondation par M. Edwards en 1883, ce journal vole de succès en 
succès. C'est l'ami et le protecteur des pouvoirs publics qu'il 
-limule et morigène au besoin, il s'applique à provoquer de grands 
mouvements d'opinion, en même temps qu'il mène des campagne- 
mémorables de salubrité publique. Comme il fait appel, pour 
l'actualité, à la collaboration sans cesse renouvelée des hommes 
du jour les plus en vue, nous ne pouvons citer que les nom- de 
-es principaux rédacteurs réguliers : M. Stéphane Lauzane. dont 
les articles sur les question- militaires sont très appréciés ; MM. Ser- 
vais et Camille IVlletan, sénateurs ; Jules lledcman (politique 
étrangère , Henri de Jouvenel, d'Orsay, Hugues Le Houx, (luy 
l.aunay (revue théâtrale), Alfred Hruneau (revue musicale . Gus- 
tave Lanson (mouvement littéraire), Jacques Bertillon et Charles 

— 125 —, 



À travers la Presse 

Nordmann (variétés scientifiques), Maurice Prax (chroniques fan- 
taisistes) et Clément Vautel qui, dans ses « Propos d'un Parisien », 
continue la spirituelle tradition d'Harduin. Sous la rubrique 
« Contes des mille et un matins », le « Matin » publie chaque 
jour une chronique littéraire. Les services d'information sont di- 
rigés par M. Henri de Jouvenel. Le président du Conseil d'admi- 
nistration est M. Jules Madeline. Mais celui dont le nom ne figure 
nulle part et dont la haute intelligence est partout dans ce journal, 
celui qui en est l'âme et à qui revient le principal mérite, c'est, on 
Fa déjà nommé : M. Buneau-Varilla. Critiqué, décrié, envié, M. Bu- 
neau-Varilla n'en a pas moins poursuivi, avec une ferme et pa- 
tiente volonté, et finalement mené à bien, cette audacieuse entre- 
prise d'un journal à un sou, capable de rivaliser, au point de vue 
de l'information, avec les premiers quotidiens du monde. Le 
« Matin » a ainsi rendu le public plus difficile, plus exigeant, et les 
journaux qui ne voulaient pas se laisser distancer ont du faire un 
pas en avant. Le tirage du « Malin » est l'un des plus impor- 
tants parmi les plus grands journaux. 

Le National est dirigé par M. Maujan, sénateur de la Seine, an- 
cien sous-secrétaire d'Etat. 

Le New- York Herald, de M. Gordon-Bennett, est un grand 
journal d'informations américaines dont l'extension est en raison 
directe de la venue en France, chaque jour plus considérable, de 
nos voisins de l'autre côté de l'Atlantique. 

Le Paris- Journal (1888), qui eut pour directeur Gérault-Bichard, 
est actuellement dirigé par M. François Deloncle, député. 

Le Paris-Midi (1912) s'est fait, en peu de temps, une place dans 
la presse parisienne; rédacteur en chef: M. Maurice de Walefîe. 

La Patrie (1840) a l'un des plus gros tirages des journaux du 
soir. Son rédacteur en chef est l'actif conseiller municipal de 
Paris, M. Emile Massard. Pendant longtemps et jusqu'au mois de 
juillet dernier, date de sa mort, Henri Bochefort a collaboré quo- 
tidiennement à ce journal. 

La Petite République a subi plusieurs tranformations. Fondée 
en 1875, sous le patronage âe Léon Gambetta et avec le titre de 

— 126 — 



Le Petit Journal 



■ l**h<l*«1'| 0" 



; '. I r."^.* 



kttuafii.Mlt Jovul 



îïr*3.-ac'£HnS£ ^ 



l cww n se riimtt 







De Napoléon III jusqu'à nos Jours 

Petite République Française, elle passa plus lard ««dus la <ln. < ti,,n 
de M. Louis Audrieuv. hcpuis un certain nombre d'années, ce 
journal paraît bous le titre de Petite République; il a comme direc- 
teur M Maurice Dejean, comme rédacteur en chef M. Henri Tu- 
rot. Celui-ci écrit leséditoriaus avec l'esprit pratique d'un homme 

(|iii, ayant beaucoup Noyade, .1 beaucoup vu, partant ;i beaucoup re- 
tenu. I n homme politique de premier plan, M. Alexandre Mille- 
rand, j a activement collaboré. 

Le Petit H/m (\ l M\:\) ; directeur: Ufred Oulmann. 

Le Petit Journal, public pour la première fois en 1862, parut 
Longtemps bous la direction de Marinoni et fut le premier qui attei- 
gnit en France des tirages inconnus jusqu'alors plu- (le 1.200. (MM) 
exemplaires). M. Charles Prevet préside aujourd'hui à ses des- 
linces : c'est un esprit droit, d'un grand -avoir et d'un lumineux 
bon -eus. On n'a pas oublié la part considérable qu'il prit à la 
Chambre et au Sénat dans les discussions des budgets, ses très 
remarquables rapports etdiscours, notamment au sujet du radial 
de l'Ouest, qu'il combattit et qui ne lui roté qu'à trois voix de 
majorité, sur la question de confiance posée par M. Clemenceau, 
alors président du conseil. Au « Petit Journal »,M. Méline, séna- 
teur, ancien président de la Chambre, ancien président du Conseil, 
traite les questions économiques ; l'amiral Besson, les questions 
maritimes. M. Félix Duquesnel écrit des « variétés ». Sous la 
direction de M. (Iharles Prevet, le « Petit Journal, •> dont le tirage 
est considérable, ne peut que progresser encore (1). 

Le Petit Parisien a été fondé en 1S7G par M. Louis Andrieux, 
ancien préfet «le police, ancien ambassadeur, actuellement député. 
Mi- en société d'abord par MM. PiégU cl l.aisanl en 1819, puis 
par MM. PiégU et ('."'en 1884, M. Jean Dupuy en fut nommé di- 
recteur géranl en 1888. Vice-président du Sénat, plusieurs fois 
ministre. M. Jean Dupuy est l'une des plus hautes notabilités du 



(I) En outre du « Petit Journal » et du « Supplément illustre en couleurs du 
Petil Journal », la Société du Petit Journal, qui est au capital de l.\ millions. 
édite les publications suivantes: le Petit Journal Agricole, hebdomadaire ; la 
Mode, bebdomaclaire ; le ricin Air, hebdomadaire ; la Musique, bimensuelle. 



— 129 — 

lu 



A travers la Presse 

Parlement et de la presse ; et de même qu'il a été un excellent 
ministre, il s'est montré un parfait organisateur des multiples 
services d'administration et de rédaction que comporte un grand 
journal. Sous sa direction, le « Petit Parisien » a pris un dévelop- 
pement tel que son tirage dépasse aujourd'hui celui de tout autre 
journal, non seulement en France, mais dans le monde entier. 

En 1909, M. Jean Dupuy s'est adjoint comme gérants ses deux 
iils, MM. Pierre et Paul Dupuy, députés. Son gendre, M. François 
Arago, ancien député, est président du Conseil d'administration. 

Dans l'ensemble, le « Petit Parisien » présente un exemple re- 
marquable d'organisation indépendante, fabricant son papier 
(22.440.042 kg. de papier imprimé en 1912), ayant son imprimerie 
principale doublée d'une imprimerie de secours, sa force motrice 
de réserve en cas de défection des secteurs électriques, son person- 
nel d'entretien spécialisé dans chaque branche constituant une 
équipe double de jour et de nuit. 

Le « Petit Parisien » est vendu dans 30.000 communes sur les 
36.000 qui composent la France. Son tirage a doublé dans les dix 
dernières années. En 1903, le tirage moyen journalier était de 
820.000. En 1909, il s'est élevé à 1.100.000 ; en 1912, à 1.362.000. 
En 1913, du 19 janvier au 2 février, il a atteint, en moyenne, 
1.636.485 exemplaires. 

Le « Petit Parisien » et le « Petit Journal », tous deux défen- 
seurs éclairés de notre organisation sociale, sont en quelque sorte 
les guides et les pondérateurs de l'opinion publique en France : 
tout gouvernement doit compter avec eux. 

La Presse, d'Emile de Girardin (1836), est une de nos physiono- 
mies les plus parisiennes ; elle anime et perturbe môme, par les 
cris de ses vendeurs, nos boulevards, entre la dix-huitième et la 
dix-neuvième heure. Au temps du boulangisme, Alfred Naquet, 
Laisant, Laguerre, y collaborèrent. La « Presse » publie les dernières 
dépèches et Alceste y commente brièvement l'événement du jour. 

La Presse Libre est de création récente (avril 1913) ; elle paraît 
à onze heures du matin. Son fondateur, M. J. de Lécussan, en a 
confié la direction à M. Alexis Muzet, ancien député. 

— 130 — 



wm» • 






.;: 



Le Petit Parisien 



Le plu» (ori tlrajgv *U* J« 



WÊÊÊ'Ï, ^CTL J^ÎITSL cw jnr folcr p taris su m 




■»■ • ••• .jzzlz, 



■ - i i. v ■ ii • ■ ■ ni 



LIS OtUQUtS Ot LA VICTIMl 




pffbMrt 
Mis uinu >' 






liai*») 'mvi ■•)««■ 






u>l vint nfuwli 

Pvm nçsi li cm 
UHLippnMr 













De Napoléon III Jusqu à nos jours 

Le Radical 18NU i . i f > | >* - 1 1 « * le nom du lin lettré Hcnr\ Manl 
L'ex capitaine Maujan inspira I ■ . 1 1 - 1 < • r m | »- >a politique. M. Arthur 
liane lui - • 1 1 — i snn directeur avec \|. Paul Strauss, ^•'•riatt'iir de la 

oeine, comme principal collaborateur. Ce journal, qui traduit lei 
idées philosophiques de la Pranc-Maçonnerie, eal aujourd'hui antre 
les mains de M. Perchot, docteur es sciences, entrepreneur, sénateur. 

Le Hti/i/tr/ |S»>!) était, ii la lin de IT.mpire, un des journaux les 

plus (Minli.iiirs de l'opposition républicaine. Victor Hugoyécri- 
\;iit. Le « Rappel » soutient actuellement la politique radicale- 
socialiste. Rédacteur en chef : M. René du Mesnil. 

l'ondée, en 1871, par Léon (iambetta, la H r publique Françm 
• le, sous la direction de cet homme, d'Etat et avec la collaboration 
d'Eugène Spuller. le journal le plus autorisé du parti républi- 
cain. Il est, depuis plusieurs années, dirigé par M. Jules Roche, 
député, ancien ministre, dont on sait la compétence dans les ques- 
tions financières. Parmi ses collaborait-or- : \IM. Louis Latapie, 
Frédéric Clément, Bonnefous, député de Seine-ei Oise, <.. 
Weil, Louis Madelin, etc. Comme le « Journal des Débats» et la 
« Liberté ». la « République Française » est attachée aux idée», ré- 
publicaines et libérale*. 

Nousavons eu, plusieurs fois déjà, l occasion de parler du St^e/f, 
dont l'origine remonte à 1836. Directeur : M. de Lanessan, député, 
ancien ministre. 

Le Soir (1861) publie les dernières nouvelles de la soirée. Direc- 
teur : M. .1. Bernard ; rédacteur en chef: M. Albert Le Roy, député. 

Le Soleil, fondé en 1878 par Edouard Hervé, de l'Académie 
Prançaise, étail récemment dirigé par If. Ernesl Renaud. Ses direc- 
teurs actuels sont MM. Arthur Loth ei I tecar Bavard. Le « Soleil o 
porte en épigraphe : « Pour l'Eglise et pour la France. » 

Le Trin/is a cette rare fortune de n'avoir eu depuis son origine 
[1864) que deux directeurs : MM. A. Nefftzerde 1861 à 1867, et 
M. Adrien Hébrard, depuis cette époque jusqu'à nos jours. En< 
M. Vdrien Hébrard, avant «le prendre la direction du -< Temps », 
appartenait-il déjà à sa rédaction. Cesi à cette longue continuité 

— 133 — 



A travers la Presse 

d'une même direction, d'un sens si avisé des nécessités de l'in- 
formation moderne, plus encore qu'à la collaboration de tant d'é- 
crivains éminents, que ce journal doit son succès sans cesse gran- 
dissant. Depuis vingt-cinq ans que nous observons les différents 
quotidiens, le « Temps » nous paraît le journal le mieux docu- 
menté et le plus sûrement informé. 11 a toujours consacré une 
place particulière aux nouvelles de l'étranger, et il fut le pre- 
mier journal relié par des fils spéciaux aux principales capitales 
de l'Europe. Son autorité est considérable, non seulement en 
France mais à l'étranger. 

Les premiers collaborateurs politiques du « Temps » furent, 
outre A. Nefftzer et Adrien Hébrard : Edmond Schérer, Charles 
Dollfus, Jules Ferry, Henri Brisson, Edouard Hervé, Isambert, 
Glément-Duvernois, Charles Floquet. Les autres matières étaient 
traitées : le théâtre, par Louis Ulbach ; les beaux-arts, par Charles 
Blanc ; la géographie, par Vivien de Saint-Martin ; les sciences 
agricoles industrielles, par E. Risler, Laugel et L. Grandeau ; l'é- 
conomie politique, par Maurice Block ; la littérature française et 
étrangère, par Victor Cherbuliez, Paul Janet, A. Réville, Cour- 
celle-Seneuil, Daniel Stern ; la * Vie à la Campagne », par de 
Cherville, auquel succéda Couteaux. 

La plupart de ceux qui ont eu un nom dans la politique, les 
lettres, les sciences et les arts, ont collaboré au « Temps » : Sainte- 
Beuve qui y donna son dernier « lundi », Littré, Renan, Miche- 
let, Edgar Quinet, George Sand,, Ernest Legouvé, Alphonse Dau- 
det, Louis Blanc, Georges Clemenceau, Edmond About, Francisque 
Sarcey, Jules Simon, comte d'Haussonville, Challemel-Lacour, 
Jules Verne, Gustave Drôz, Erckman-Chatrian, Alfred Assolant, 
Emile Pouvillon, Jean Macé, général Thoumas, Ed. Lafferière, 
Berthelot, Fustel de Coulanges, Ludovic Halévy, les Concourt, 
Hector Malot, général Langlois, Anatole France, Jules Claretie, 
Oppert, Tourgueneff, etc. 

D'autres noms encore : Alfred Mézières, Alfred Bambaud, Jules 
Lemaître, général de Lacroix, Ernest Lavisse, Michel Bréal, Mar- 
cel Prévost, Henri Lavedan, Maurice Donnay, Capus, Grosclaude, 
Lenôtre, etc. 

— 1.34 — 



• »■»■ *■!< f»- - • •• * 



FfUI OC L «WMIltMf «f 



£c fCtmjpz 







■ Il *| ' *. ■ ■ * m"i*h »H •■»< 4* •** M II II I i ' I l i l* h ll M l I ■ ■! I 



a.—' .»",«"i'? J . , cr , jr ^r 



riarss 



^arla^--'.-rr l -vr S~§i^-'=^?e« ^.^v rff 






"iTVm .^iT*.? TT..' f'^ y'-'T^ 



lheureux voyage r--^ag. j^ gart 



■»"=•*-?"••'«■» — ■« -*~"»* *"-~""»; ■■ "j -. -—V • * — ■ 



vs.xïir«ntr.ï 









"T" »-*••?■-'"'"" ~ * ""* " 












Sicoutrou, pécheur ^p~& ^r ~£ 






rsyrrrrusrriir 









i »-* *»— « —.»-—• «X !?-* ■*■ •— •»•—■•• —i-T , * - t ' *j^"TT 












g?.*»— jr»»? — *-f*fr ^.f— ':»«"-»■■-«£* T" ■t^»-'*** * : n^i -«i«i^>t ■ 'ii*wii,^«i « V i. » — JHSfai» »■> — «-> • ■;-■—■ i*»T-wT\«> .»»»—» g] l it— ;£■■■■ ^ "" " 




»!«. „ ..." Zim'm Z^CZ.'Z. 



irnr--^rîrsr- 






■»« ^ *^Jy »-j»y »■■»-■-. »— — -> — »* f** î " "*** "*^ ftf ffl l I il ■ I 







ifi£xr-i^IrL irrt^CïfVrcit 






De Napoléon Fil Jusqu'à nos jours 

'M. Adolphe Hi-i^sun .1 -lin '«!.'• ii M. liustavr Larroumet à la 
chronique théâtrale . M. Pierre Lalo rédige h* i.nilhton musical: 
M. Bdnïônd Perrier ■•! Hou Ile vigne traitent les sciences ; le %éné- 
iil Durand, les questions militaires: M. lions.,, m. I,-. limitions 
maritimes ; MM. Paul Bourde el Philippe Millet, les question* 
coloniales; MM. André Tardieu, Edgar Roels, René Puaux, etc 1 1 
politique étrangère ; M. «le Thomasson, lea questions historiques . 
M. Thiébault-Sisson, l'art cl la curiosité. M. Paul Sominy l'ait la 
Critique littéraire. MM. Alfred Mé/ières. Henry lionjon, Alfred (îroi- 

set, Gaston Deschamps, Nozière, Joseph Galtier, T. de Wyiewa, 
Jules Maury, Félix Imquesnel, etc., écrivent les « Vuriéttîs ». 

Si nous ajoul<'ii> : MM. Abel Hermant, la « Vie à Paris ». 
Reginald Kann (La Vie Militaire). Paul Reynaud (La Vie el le 
Droit), Eugène Laulier, Ad. Aderer. II. Pari^ot, Félix llément. 
.Iulia, Cunisset-tlarnot (La Vie à la (lainpa^ne . Al|)haud. Schiller, 
nous serons encore loin d'avoir épuisé la liste des rédacteurs 
du « Temps ». 

C'est un drs rares journaux qui ait conservé la même unité' de 
vues et de direction ; il a combattu L'Empire et toutes les tenta- 
tives de restauration monarchique : il est toujours resté fidèl. a 
It tradition répuldicaiuc. 

1,7 nivers, avec qui le Monde a Fusionné, a dû particulièrement 
>;i renommée à Louis Veuillol <|ui mit la plupart du temps de côté 
la politique des partis pour ne s'occuper — à >;i manière — que 
des intérêts de l'Eglise. Sous la monarchie de juillet, Louis Veuil- 
lot et son père, Eugène, s'accommodèrent de la Charte «le 1830. 
Survint la République de ISIS. L' h linon » la salua au nom des 
intérêts de l'Eglise. « Qui songe aujourd'hui, disait-il, à défendre 
la monarchie ? Qui peut y songer ? La France croyait encore être 
monarchique et «die était déjà républicaine » '1~ Février 1848 , Le 
P.» mars de la même année, il écrivait : « La monarchie meurt de 
gangrène sénile. Les rois l'ont tuée... La Révolution ases prémices 
dans l'Evangile qui est la terre natale de la démocratie ». Et 
comme Louis Bonaparte commençait à taire Rguredé prétendant, 
F « Univers » flagellail cet« augustule » qui rêvait de continuer 

— 137 — 



A traye rs la Presse 

l'empire de Napoléon : « Un nouvel empire, avec le prétendant 
caricaturé de toutes parts, serait un empire bâtard, l'ignoble des- 
potisme du briquet » (1 er novembre 1850). Lorsque Napoléon III 
s'attaqua au pouvoir temporel du Pape, V « Univers » publia une 
violente protestation qui lui valut sa suppression. Il reparut plus 
tard, et l'on n'a pas oublié les polémiques de Louis Veuillot avec 
M gr Dupanloup, évéque d'Orléans, et plus tard avec Philippe de 
Grandlieu, du Figaro. 

Louis Veuillot était un polémiste ardent. C'était aussi un homme 
d'esprit. Arsène Houssaye lui avait, un jour, amené Baudelaire 
qui, dans sa constante préoccupation d'étonner (1), lui dit comme 
entrée en matière : 

— Je ne crois pas en Dieu... 

— Oh ! répondit Louis Veuillot d'un ton dolent, comme il va 
en être contrarié ! 

A côté de cette presse politique quotidienne, il y a à Paris un 
certain nombre de journaux politiques hebdomadaires, au premier 
rang desquels, il convient de placer Y Opinion fondée le 18 janvier 
1908 par MM. Paul Doumer, François Garnot, Fernand Faure, 
Klotz, général Langlois, Lebrun, J. Thierry, Lichteuberger, Gros- 
claude, etc. Dans une circulaire du 22 octobre 1910, 1' « Opinion » 
annonçait comme principaux collaborateurs : MM. Paul Deschanel, 
A. Chuquet, Henry Bordeaux, Emile Faguet, Marcel Dubois, Louis 
Léger, André et Henri Lichtenberger, général Mâssenet, René Millet, 
Gh. Ferrand, Eugène d'Eichtal, André E. Sayous, docteur Charcot, 
abbéWetterlé, directeur du « Nouvelliste d'Alsace-Lorraine », etc. 

L' « Opinion >: est dirigée, depuis 1911, par M. Maurice Colrat. 
M. Jean de Pierrefeu est le rédacteur en chef depuis 1912. La direc- 
tion littéraire a été confiée janvier 1913 à M. Francis de Groisset. 



(1) Baudelaire fit effort, toute sa vie, pour « épater le bourgeois ». Dans le 
Matin du 5 octobre 1913, M. Georges Lecomte, Président de la Société des 
Gens de Lettres, rappelle que Baudelaire, appelé à diriger un journal d'une 
petite ville craintive et facilement effarouchée, commença par un pané- 
gyrique de Marat et de Bobespierre. Tel Jules Vallès, commençant un ar- 
ticle par ces mots : « J'ai toujours été frappé de l'air vénérable des forçats... » 



138 



IO C«ntiir.oo 



- 5 



LA LIBERTE 

jourul on fajbv raMMMd. «eunoia. unaww * xumhi 



•— • HE?.— -.: tt— 



Les Colonelles 



. liNwtil 



| In Hfttn N II Rk 
Lâ56l3S 



CTVT-CJ 






Nol»j Paruwnn» 












tun-ma a mixKwz 



Egru:,^ 



*jTf^' ^* " r*""^* 



fc1*LMatt*iani 






utaiimi a a. h 

gn&raa 






* >~"- — — . - -— - — 



uHataictac! 






âfsa» 



LA TRAHISOfl 



'ri" 
Sas 



rr.- 



DERNIÊRES NOUVELLES 



INFORMATION» 



KkanHuiA'i 



£S=?tr£I'J=i?5 















llÎPBffi 












Il MIITWO OC 01 *H li II 






SsSSiirfeSc 



arts r— •• 



HffiP^S 



â~» — js ttx: 



Es. 1 " 



£5rêH3SSÊ 



Ssr:-'--— "— — 









■H» BJJ ■ s ■ 

àJHrT; ~j=B E 



5f-^5r~!rr;-; 



, t~ t • » ■g.yy.rr 



=£«E3 



i2ïlSF*'' c: — 



De Napoléon III jusqu'à nos jours 

i >n doit ,i r « Opinion i l'enquête d'Agatbon on n'ignore plus 
que et- pseudonyme est la signature collective de \IM. II. -un Mat- 
sis el Alfred (|r Tarde sur l.i jeunesse actuelle, (jui a ni un 

grand retentisse m.- ni. M Kmcst Psichari y a publié récemment 

« l'Appel aux armes », qui rappelle « (irandeur • •! servitude m i - 

Ittaires » ; l'auteur, petit-fils de Renan, semble revenu I des len* 
liinenis religieux fort éloignés de ceux de son illustre aïeul. 
1/ m Opinion tien! à ls lois du journal et de la revue. 

I. * Alliance Républicaine Démocratique (1897), organe officiel 

du « Parti républicain démocratique » dont M. Adolphe Carnot 
membre «le l'Institut, est président* M. Louis Barthou, aneien pré* 
sideut du Conseil des ministres, l'un des vice-présidents, M. Emile 
Loubet, ancien président de la République, président d'honneur. 
M. (1. Pallu de la Barrière est le distingué directeur de ce bulli- 
tin ; M. Alhert (lasabona, le secrétaire de la rédaction. 

Le Paysan de France (1895), autre publication du parti répu- 
blicain démocratique, organe de défense agricole et d'action sociale 
rurale, dont M. C. Pallu de la Barrière est également le directeur. 

Le Courrier Européen, organe du socialisme international, fon- 
dé par Ujoernstjerne-Hjoernson et Nicolas Salmeron, a une rédac 
tion cosmopolitique ; les principaux rédacteurs français sont : 
MM. 11. Seailles, et (lli. Seignobos. professeurs à l'Université «le 
Paris ; Marcel Sembat, député et Fdouard Bernstein. 

La Luth' île Classr (P.MT, feuille socialiste indépendant 

comme directeur M. Achille Cambier. 

La Guerre Sociale est le journal du « général » Hervé, que 
s. "tondent quelques lieutenants encore plus violents que lui. 

Le journal les Droit* de /'Un/mur, organe de la Ligue de ce 
nom, a comme rédacteur en chef M. Hyacinthe Loyson ; son prin- 
cipal rédacteur, M. Francis de Pressensé, ancien député, eol mori 
en janvier 1914. 

VCEuvre a été fondée il y a neuf ans par deux journalistes bien 
connue par leur talent et leur hardiesse, MM. Urbain Gbbier et 

— 141 — 



A travers la Presse 

Gustave Téry, pour dire « tout ce que ne disent pas les autres » ; 
elle n'est « reliée à rien par aucun fil » et constitue « le supplé- 
ment indispensable de tous les journaux, quels qu'ils soient », 

Le Cri de Paris (1897), illustré, satirique, est dirigé par un 
homme d'esprit, M. Ephraïm, ancien professeur de l'Université 
Quand il n'y aura plus d'esprit à Paris, on en trouvera sans doute 
encore au « Cri de Paris ». 

Le Ruy-Blas (1903) , illustré, mondain et financier, très caustique. 

Les Hommes du Jour (1908) publication illustrée et satirique. 

La presse politique n'est pas seule à avoir ses quotidiens ou 
hebdomadaires. Nombreuses et importantes aussi sont les feuilles 
s'occupant spécialement de questions sportives, théâtrales, écono- 
miques, financières et autres. Les principaux quotidiens de cette 
presse spéciale (1) sont : 

L'Aéro, quotidien depuis 1912, destiné comme l'aviation à 
prendre un grand développement ; 

L'Auto, indispensable à ceux qui s'intéressent aux choses de sport ; 

Auteuil-Long champ, l'Echo des Courses, le Jockey, Paris-Sport, 
la Veine, journaux de chevet de ceux qui suivent les courses ; 

La Gazette des Tribunaux, le Droit, la Loi, journaux des avocats 
et des magistrats ; 

Comœdia, consacré à l'étude des hommes et des choses du 
théâtre, le plus complet du genre ; rédacteur en chef : M. G. de 
Pawlowski ; 

L'Information (des frères Ghavenon), le Rentier, les Cours de la 
Bourse et de la Banque (Desfossés et Fabre), la Cote Vidal, la Cote 
(tout court), etc., destinés aux financiers ; 



(1) La presse spéciale a pris un tel développement que son énumération 
comprend près de 300 pages dans l'Annuaire de la Presse Française de M. Paul 
Hluysen et est ventilée sous plus de cent rubriques différentes, ce qui est 
encore bien peu, comparé aux quatre cent quatre-vingt-trois rubriques sous 
lesquelles sont classiliés les journaux anglais dans le Willing's press Guide. 

— 112 — 



1<>. 



REPUBLIQUE FRANÇAISE 

JUi.lt MO«HI. »» n lw ftWti* -* iiM ■ HU IT»*. > 



il*». IMttk, taMIfe. 



•ii ic mi itiuiiw • m m um m 

ruu m - a. M» 

— .- .. ~ 



Le Monopote de l'Alcool 










e 



Ecbos de Partait 









f^Br^ 



"•*— L*3.* 



usrar.KJV 



iT^fssr. 












TCZ-J^Tk^."^^?!*^ «m 









* te M» •— «■ •TV-.*»— ter 



rtisi 






r- -.2 



_. 



APKf-S L£ VOVAUÉ U» enu.it: 



BC-.rseùJc lui ue 
nfreùialieia 








se™ 8 

STEM» iSTuJwh« •* 
■#■— , /i»— «i » mu *» >»■— i 






__£53Ctt: 



TGV. ~ XT- V*J» VXT 



??• » •~""-r»_ 



""55 




SCS tstzst: s 



SlirïfM 



— r» "• .■ * J 1 "^ s? »~ ■ 













-rS-SêsB 






De Napoléon III jusqu a no* Jours 

Le Bulletin de > Hallet «pu donne les cours des balles el marché* . 

Le MessagetMe Parts , fondé par Ed. Hervé, journal économique 
ri financier : directeur actuel : M- Dretzen; 

La Dépêche Coloniale t\ la Presse Coloniale., qui s'occupent des 

(|in'sii(ins coloniales ; 

La France Militaire, imprima» ;i Limoges mais éditée .1 l'aris, 
qui traite les questions concernanl l'armée ; 

Paris-Nouvelles, fondé l<- l*> m.-ir- I '.MO par M. .1. « 1 «- L« ; <u>-;ni. 
(|iii se consacre plus spécialement au commerce extérieur de la 

France cl Bignale à nos exportateurs l<'s débouchés pour leurs 
produits en pays étrangers. 

La presse illustrée compte de belles publications, .m premier 
rang desquelles est V Illustration. Les meilleurs écrivains, les des- 
sinateurs les plus renommés, y collaborent. Sous l'intelligente 
propulsion de son directeur, M. Basohet, le rayonnement de.ee 
journal s'étend de plus en plus. 

Le Monde Illustré esi aussi l'un de n«.s bons journaux illustras. 

Autres journaux illustrés : les Mot/es et le Théâtre, édités d'une 
manière très artistique par M. Manzi; le Courrier Français, qui 
publie des dessins de Willette ; la Quinzaine Illustrée, le Magasin 
Pittoresque, Comosdia Illustré; h Mode Illustrée (1860) éditée par 
li maison Firmin-Didot ; la Mode Pratiqué, éditée par la maison 
Hachette; la Vie Parisienne, !«• Journal Amusant, le Rire, ie Sou- 
rire, Fantasio; l«-s Grandes Modes <!<• Paris ;U Petit Echo de in 
Mode; la Parisienne Élégante avril 1913), etc. etc. Ces publications 
sont ou mensuelles ou bimensuelles ou hebdomadaires. Le Chari- 
r<iri, ancêtre de nos journaux satiriques illustrés, est quotidien. 

On sait que le Gaulois, le Petit Journal, le Petit Parisien, et 
d'autres grands quotidiens, publient des- suppléments hebdoma- 
daires illustrés. ' 

Il y a. entin, les revues donl plusieurs sont illustrées : Fémina, 
Je sais tout, Musica, Fermes el Châteaux, la Vie nu grand mr, 

- US - h 



A travers la Presse 

éditées par la maison Pierre Lafittc ; les Lectures pour tous, aux- 
quelles collaborent MM. Alexandre Millerand, Pierre Baudin, 
Emile Faguet, etc., qui reproduisent les conférences faites en 
1913-1914, à la & Société des Conférences » par René Bazin, 
Paul Bourget, Maurice Donnay, Jules Lemaître, Comte d'Haus- 
sonville, Frédéric Masson, Jean Richepin, Henry Roujon, mar 
quis de Ségur, de l'Académie Française ; la Vie Heureuse ; la 
Vie à la campagne, le Tour du Monde, éditées par la maison 
Hachette ; la Science et la Vie, dont le premier numéro, publié le 
l 01 ' avril 1913, contenait des articles de MM. Bigourdan et Lipp- 
mann, membres de l'Académie des Sciences, Paul Dupuy, député, 
docteur Toulouse ; le Tout-Paris Magazine (septembre 1913), etc. 

La Revue des Deux-Mondes est la plus importante des revues. 
Fondée en 1829 par Sé^ur-Dupeyron et Mauroy, elle fut reprise 
en 1831 par Buloz, qui la transforma et la dirigea jusqu'à sa mort. 
Brunetière succéda à Buloz en 1 893. M. Francis Charmes — , de l'A- 
cadémie Française, comme son prédécesseur — ■ en est depuis 1907 
le directeur et écrit la « Quinzaine politique >•>. Cette revue fit 
à l'Empire une opposition modérée en la l'orme mais au fond 
très ferme ; elle a toujours été animée du même esprit libéral et 
conservateur. Depuis sa fondation jusqu'à nos jours, elle a su 
s'attacher la collaboration d'une élite de littérateurs et de savants. 

Le Correspondant est, comme la « Revue des Deux-Mondes », 
un recueil bimensuel. Depuis sa fondation (1843), le « Corres- 
pondant » n'a cessé de professer des idées catholiques et libérales : 
Montalembert, Lacordaire, Ozanam, Lamennais, Aug. Cochin, de 
Laprade, de Pontmartin et d'autres grands écrivains, y ont colla- 
boré. Son directeur actuel, M. Trogan, a succédé à M. Lamy, de 
l'Académie Française. 

La Revue hebdomadaire (1892) s'est beaucoup développée sous 
la direction de M. Fernand Laudet. Elle publie des romans, des 
études critiques, des conférences et fait des enquêtes sociales. Son 
format de poche, sa périodicité hebdomadaire, la modicité de son 
prix d'abonnement, ainsi que la collaboration d'écrivains distin- 
gués, en ont fait une revue très répandue. 

— 140 — 



LES ATONALES 

5 Octobre 1913 POLITIQUES et littéraires Édition de Luxe 

M 




L'Enfant* <Tu n"N^*I^^P^>R O U J O N 
Les Livrts Nouveaux . Jules DOIS 

Lettre à la Comùnt . . Yvonne SARCEY 

La Maison de Moliirt. CHRYSrVLE 

La NouvtlU Salle . Jules TRUFFIER 



ILLUSTRATIONS 

d jpr.-. VéUsquez, Goya. Gustave Doré 

Zo, Cardona. de 



À 



iii . iiiiiii umn i' nrt »! 









De Napoléon III jusqu a noi jours 

La Revue, fond d 1890 par 1'.. W. Smith, - est appelée, jui 

qu'en 1901, Revue <lrs Revues i elle est très suivie, surtout k L'étran- 
ger ; directeur : M. Jean Pinot. 

La Nouvelle Revue, fondée en 1879 par M Edmond Adam (Ju- 
liette Lamber) qui a ♦•«•rit «I*» nombreux articles inspirés par un 
patriotisme éclairé et profond, dirigée depuis quinze ans pur 

M. Gheusi, a pour directeur* actuels MM. Henri Austruy et Jo- 

hannèfl Gra^ ter. 

I.,i Grande Revue était d irigée jusqu'en novtMiibre I91.'ipar M. !i« 
(|ues Bouché, qui vient d'être appelé à la direction de l'()p» : ra. 

La Revue de Paris, autrefois célèbre, puis disparue, reprise en 
1894 par Darmcsteter et Cianderax, est dirigée aujourd'hui par 
les académiciens tërnest Lavissc <•( Marcel Prévost. 

La Revue Politique ei Littéraire ou Revue Meue t fondée en INti.'l 
par Yung et Emile Alglave, successivement dirigée par Alfred 
Rambaud, Ferrari, Dumoulin, avait pour objet, à l'origine, de re- 
produire les Leçons Les pins intéressantes du Collège de France 
et de la Sorboune (son titre primitif était Revue des Cours Litii- 
raires). En moditiant son titre elle a élargi son cadre : elle publie 
des chroniques; des études politiques ou littéraires, des romans, etc. 

La Revue Scientifique ou Revue Rose, fondée en même temps 
que I;» « Revue des Cours littéraires », par .MM. Yung et Alglave 
sous le titre «le Revue des Cours Scientifiques, a élargi, elle aussi, 
son cadre, tout en restant dans le domaine scientilique. M. Ch, 
Moureu, de l'Académie des Sciences, en est le rédacteur en chef. 

La « Revue Politique et Littéraire » et la « Revue Scientifique » 
ont le même directeur : M. Paul Fiat. 

La revue qui compte le plus grand nombre d'abonnés est celle 
qui a pour titre les Annales politiques et littéraires. Fondée en 
août 1883 nar Jules Brisson, elle a été continuée par son fils, l'é- 
minent critique théâtral du Temps, M. Adolphe Brisson. que se- 
conde d'une manière si heureuse et si personnelle M" ,a Adolphe 
Brisson (Yvonne Sarcey). La plupart des membres de l'Académie 
Française, des grands écrivains et des artistes en renom, y colla- 

— 149 - 



A travers la Presse 

borent. Cette revue qui. dès 4907, avait déjà plus de cent mille 
abonnés, a créé Y Université des Annales où les meilleurs confé- 
renciers se font entendre chaque jour, et le Journal de l'Université 
■ des Annales où sont reproduites ces conférences. Cette nouvelle 
publication a obtenu, elle aussi, un réel succès littéraire. 

Le Journal des Savants, fondé en 1665, avait interrompu sa pu- 
blication à la Révolution française. Ce titre a été repris, il y a dix 
ans, par une publication mensuelle (six feuilles in-i°) faite sous 
les auspices de l'Institut et sous la direction d'un de ses membres 
M. René Cagnat, de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. 
M. Henri Dehérain, sous-bibliothécaire à l'Institut, est le secré- 
taire de la rédaction. 

Le Mercure de France, titre du recueil périodique fondé en 1672 
par de Visé et continué par divers auteurs jusqu'au commence- 
ment du XIX e siècle, repris en 1890, est la revue des écrivains qui 
répudient aussi bien le genre classique que le genre romantique et 
adoptent une forme nouvelle, plus harmonieuse que claire, dont, 
en poésie, Stéphane Mallarmé a été le représentant le plus autorisé. 
Son directeur, M. Alfred Vallette, est depuis vingt ans le Mécène 
des jeunes littérateurs dissidents. 

La Réforme Sociale, fondée en 1881 par Le Play, étudie les 
problèmes économiques et sociaux. 

U Economiste Français et Y Economiste Européen sont très lus 
dans les milieux économiques et financiers. Le directeur de 1' « Eco- 
nomiste Français » est M. Paul Leroy-Beaulieu, membre de l'Ins- 
titut ; M. Edmond Théry dirige 1' « Economiste Européen ». Chaque 
numéro de 1' « Economiste Français » contient la matière d'un 
demi-volume in-8°. Cette revue est souvent citée par la presse 

française et étrangère. 
« 
Le Bulletin de la Semaine a comme principal collaborateur 

M. Imbart de la Tour, de l'Académie des Sciences morales et po- 
litiques. 

Le Fait de la Semaine est une revue de création récente (1913). 

La Revue Française (1 905) ; directeur : M. Antoine Rodier. 

— 150 — 



i !• «mu ■••• 



LA PETITE RÉPUBLIQUE 



MWW TMM>T, —mmm m CM 



Journal d« Qi ..... i.. i ., t ., ■,, ...t ., .,. 
POLITIQUE • LITTÉRAIRE 



<rM.k..al.». 



France et ElMiM.tfi.*:' 

AU MAHOC 



• »**-* r rrj » »,» 't * •* >* 

crui* r.**y ïtï ^.'Zzz 






zr>Z£ï.z~'r7^r'£. 1 z' 

CZ**m? M « »~ ». pn* hmm- 
-■w g. nm frti * M. .Mil I. 4««» 

T^Tili.r'"" . !" ? " '" i"*T 






(S* 



IX™" "" "^~T " 
TT ,, ~ o.<. m. 1 ... *_ ».' 

M." I llll» MMM. T- " 1 » ( 11 *11 

2t*c nr«CTiJîr « kirs 

•-m .TtmACCI*'?.» m,~ 



s** î!*r"i" jj .. t* T T yr 






aimirous 



5*5 



LE CAS 

do M. Edouard San* 

•art»» i u u»rt 

miNiitKniw 



« . *w m tnèUDmm tm/kut 
tut mu a /«u/ 



LVk ! ynt »Tm < M <M* MkM* 



r:*rsn.Ti.ïî^ L"C t 



■ J* »aia roua trouver 
un ratuga» 



«M a_ a ftt» 

fMM» "f *> ».■ ' ■..■ • ta I 






M* •" " " **■ ÉM lul lmltlHH < ^T...... m^7m»«Bmm!m 



.. %•*•' .*w " »■ ; î .'.'ssr.caJ: Jr^str 



t Mrtum M WM M mm «m ! 

» .l ?li il —. I «J H « ■» .'/»«• 

. kw kM,-." 6.1 IH. ÛmA ~* «M 



f»»M*Mw»J!r^. i>m «w i.jT 



te Ml **"* *«* m» * M M 



M*. mV* Mrf MMf M .M» 



• » M~ . . ~k ... ;•» k MM. k M)|l*ln 
MM, M XV~ ~» 



hNNMMMk.**** 



CS k »• ««•• wnn i.iM.i » te 



"■ " f ' " ' „ „- m ,„ n , ,., 



"TmAm.mIT'Ï- *■•«• 1M M 



l^MtP~ » tM» M|M» «j . 



■«■■T» | 



UE VOYAGE DE M- POIflCARE 






— — — V — M-~ M < • . . _ 



iXTïrciK^T-s-v». 



"I ■ " " ■ ' «> ^.IM i ~ 
Aa n«l t i a 



£cho s et p otins 



tKiiTS£riiti,Tn 

M.fc. r wM . M IMta 

M.. ...... .. mm. H M*. » » 

— «« » . «MM M |M . lll.l. M 






*MM" k «m» *. k l u .i i ** 

«M J. »■■ - .1 - k MMM. « 






•M M..M '«M.!» 






-rr-S-?«xr5ï 



k« yMf k M^ «.M . M M? 
| ll l . ' iS' k Mi. T l MI MM M 






v_î^M.J-ïr. 

« » MM^mÏ-MmITI CmS 



srT«yi 5 rg|« M.*s 



." r-Avr. 



•^"mT-T. m.-", tt 

. ^PTtTm-m» MM— mm. 



U. ■" ff ^**.... , | 

mm^^mUmmV* "E"mmZT "^ 



r-M-T. 






M5i-.i-r.vr.Jc: 



filûî ■*««. «X a»»-,.. — --— 1 • 

M 'MM M ImmTC «m 



«a .— " aay ■ la— fcaa— »» a» *» 






De Napoléon lll jusqu â nos Jours 

La Nouvelle Revue Française 1909 . mensuelle. 

|.,i ltrr/tr />n/i/iuitr ti l'drlrmriihi i rr IS!>i Irait»', eoliiui'- BOO 

litre l'indique, les questions politiques et particulièrement celles 

qui Boni débattues au Parlement. Son du eeteur, M. rVrnaud iïauiv. 

ancien député, ancien professeur à la Faculté uV droit de Paris, 
ancien directeur général de l*Knr< ^ i-t rement, qui a BUCOédé I 
M.Marcel Fournie r. e>t hv- vers.- dans les sciences politique-, 
économiques et juridiques. 

Le Parlement et C Opinion, directeur II. R. Persil, publie des 
('•ludes de présidents de commissions parlementaires. I)ans bou 
numéro du 1 er novembre I '-M: 3, cette revue a reproduit la très rt 
marquable conférence faite à Grand par M. Alexandre Millerand sur 
«( la Politique sociale d'un Etat moderne ». 

La Revue Critique ; directeur :. M. Arthur Chuquet, de l'Institut. 

La Renaissance (novembre 1913), revue littéraire et artistique 
hebdomadaire; directeur: M. Henry Lapauze. 

Messidor, revue littéraire, bimensuelle, l'ondée é^abuneul en 
oovembre I91&. 

La Revue Philosophique, .dirigée par Théodule Ribot, de l'Ins- 
titut, est restée fidèle à son titre. 

La Revue <lrs Français, fondée en 1906 par M. Pierre de Cou- 
bertin, trhnensuelle ; directeur : M. Gaston Bordât. 

La P/tmif (1889), bimensuelle, dirigée par M Berthe Delaunay. 

La Vie aux Champs, bimensuelle. 

Le Miroir, hebdomadaire illustré, été présent»' au public SOUS 
sa nouvelle forme, le .'tu novembre 1913, par M. Emile Faguet, 
dé l'Académie Française. 

Afmée et Marine, revue militaire hebdomadaire, fondée en 1901, 
disparue en 1911, a été reprise le 29 novembre 1913 avec un co- 
mité de patronage etde rédaction présidé par le général de Lacroix. 

Lises-moi et Nos Loisirs reproduisent surtout des romans ; la 
première de ce* revues est bimensuelle, la seconde hebdomadaire. 

— 153 — 



A travers la Presse 

Le Journal des Voyages et des aventures de terre et de mer, 
hebdomadaire. 

La Revue du Foyer a publié récemment une étude sur M. Ray- 
mond Poiuearé, président de la République, par M. le bâton- 
nier Chenu. 

Un journaliste qui a fait des questions d'assistance et d'hygiène 
une étude spéciale, M. Paul Strauss, sénateur de la Seine, a fondé 
la Revue Philanthropique. 

La Revue pédagogique (1878), le Manuel général de l'enseiynr- 
ment primaire (1832), la Revue de f enseignement primaire (1890), la 
Revue internationale de l'enseignement (rédacteur en chef, M. Fran- 
çois Picavet), etc., traitent les questions relatives à renseignement. 

La Revue Pénitentiaire, fondée par Dufaure, publie le compte- 
rendu des séances çle la Société générale des prisons, dont 
MM. Alexandre Ribot, René Bérenger, Henri Joly et Félix Voisin, 
membres de l'Institut, ont été les présidents. 

M. Fournière a dirigé jusqu'à sa mort (janvier (1914) la Revue 
Socialiste, qu'il avait fondée en 1885. 

La Solidarité Sociale, revue des questions mutualistes ; rédac- 
teur en chef : M. Paul Lantelme. 

La Mutualité Nationale ; directeur : M, Bajberet., 

Le Mutualiste de la Seine ; directeur : M. Louis Keller (1). 

h' Éducation Mutualiste ; directeur : M. Victor Pougcz. 

\J Aèrophile (1893) publie le bulletin offioiel de l' Aéro-club de 
France ; directeur ; M. Georges Besançon. 

La Revue Aérienne (1907) publie le bulletin officiel de la Ligue 
nationale aérienne. 



(1) La province a également une presse mutualiste : « L'Avenir de la Mutua- 
lité », directeur M. Gabriel Pelmas à Bordeauj ; le « Mutualiste lyonnais », di- 
recteur M. Deglieu*, à Lyon ; le « Mutualiste du Nord », directeur M. E. Du- 
quesne, à Roubais, ete. 

— m — 



■BSSSâiflBSiSflflBâfiUSBSB 



L'INTRANSIGEANT 



ET LE JOURNAL DE PARIS 







La marche des (roupes turques 

1 M • ««Il «M «• ■*••«» 4m «••*• . «I U jwtinniil 



^^^11 « Ml. Il .1 I. « 

~ — . mm». ■^■■ Trr a » 



Ut Mina NKIUK UCtS K MIT» (KNC I MMKlTtl 






mu, «mm o m> ri»*» «m 

M WM > M ni»,. tlb a» 

«•te ■■ MU II M «lirait 
, «fkH Mu rmtea. 

Ml m.» i iiu rti». 

* M* mm. M> . «w.,1 

HaUlklièaUiOf» 
*• MM bj M> •»«• ~f 
IMMlAidlKWIpii 



-.—■^ MM mi " mmm M» 
Il «b M Ut 'M mm» 

M*»», l»i m* il ••» 

h » || «Il «m «i wt 

«la»» «Mit 



Le ic«nd»Io policior 

î'ëJ'M'«''i - - 1 _ i 



S5Sss^r=é^ 
praMaa.-g£5ugg 

^£ gM%a£rgj& 



TBim.. 
Blanc ou noir 



BS5«ttr:Mtt 

LTijar;-'" 

«M MM « u aii l ittmm i m «M 
M » M» * M. W* ■* « ..M» ** 

b Ml m Hi «l twk « pMB 



- ?î ^îtjvîx."aiivî 



M^rûr.-sxr.ras: 



••«M W , „ t. IHWJHMI 



.Tx:r; 



UrcriSsa. 



■jEffitftT»M-fft«gW 

■■■*-* " (MlM >MM li# . l M . * *> 

t* M " * »' é»jt ■*»■■»» y» tp M i .fi. 

£x : 2s/St 

L» M "wm «M «•**»>. m mm- 



•*-* ->-"-» «• M —, .. «M •*, 

37_ ****** g;* - l l ' , ^ " ' **-Jf r»* 




3j5p£»v,-Tî.rjr5 






«m. « V?n i *u*>£Z*TZ %» 

l*T Mw •. »». wi »» » M> 









j-MM^^r.MSsrw 



m-^V^**-**^ Ul*. n i"iî»' 

-.--__ .—M,»». MM». «M 

MM?ÎMîiBr^Sï i fc3?v , * c 

^M? B?;- uvttvs 
tsi'SMVt&ve 

.--5 







U-U-U. Mt. 
M «M l-J-1 



sr- 



g.M«*M,JM « m i ' i . „.. 



lop-OBnr 

IvtimtÉni 
pu. Bttap 

ttpr-f3j-Vç2 

«tMMj-M--.-. 

5mSSî»?SS- : 




-^-^V-m-È-. 

'»r ~*.»»«M ?r*? ** 



CinquanLe-deux personnes ont péri dans le naufrage du « State of Caliiornia » 

LA MARCHE El AVANT DES TURCS. - ONE VILLA SACCAGEE A CIATILLON 



les 



b »||i»i « é> m MM» Ml 

MM, • Ma L •» 4. «M V » 
Millli «M» HlWu M Ml «* 
4> i4>> •» b M» — « •»"•• 
•> IteM •> ~1 II itaM p.. 

••••«•MM «Ml «M M- 
IMM\ M» fM ■• NUI ll — Nw> 



MM U M m M>M»M1 

MIIMI.MIIMMI 

m r '•*- m il U 

M, m JwiMkawW" 

M U M> lllllll «mM p~ 
•1lMk> MMU. tt.opl «M 
b» i iMtk ba b mm 
•Ul «m*. •'• fta i> MM 4HM 

uMn.i.<<r««««pbi 

«M « M bj ■li.l.l. M i— • 
«• MM «B Mita MM. M 

M1M» M» b M* «111 I Q» 

- Ml MM» •• I.1IW|»I> b 
IV >'Mb M«M> «MM b 
|M IbMbnMM 
b mm» Ai Ma •>• » Mt 
b< nlilli , y m Mo) ail H 

«U XIIM» IM 0. » MM b- 

Mb b MM» M M. 

«» mil l.ii il» ma M Ml 
•MbMM. U MM M Mlk 
• Ml •. «M «I MM ' 

Cm7X£.,Vm. 

MM MM «Il MM MM 

Md*Mi 
U» MMMè il M 

Q> • Mi l m MmdM il 

«M Ml. bMII, IMl Ml 
I I II M b MM «MM» 

MMm k>anlna M 

•M.OT RM HllMH M Mf 
Mlb M l «M» b> llll b» b ■■» 

■MM « •* Il M atelt «• b M 
a «. b m iV mi m m ah 
MM. > b imiillM M M» 

•«• mi 4 IMaa n «. b Mm 

kUAKMMb» 
MM HiM«««b>i M i 
M «- ' « a i I H MVU «M Mb 
MM «MM» M. MM aM h» 

m»i li. n b IIU>.pajM)>\ 

MlMiMbanb 

• b Mb MM «M «■ «MM 
«M b IdlMM «M d> M 

•m» m« «M «• Mi k b 
■ |ai iM«bMbHMb 
•m imj m m ImHiilm 



j\rsv«s"M rc^MTCMsr 



M««MlMM»»-i... -. 

Em" - 



_ MagrjB-b - -ac 

MmTmVS*». M m gaB» 

serra? 2 - -«.m-* 
^«r-^aSK 1 " 

£ 



-t 



■ •■.■s.--., mm 

5r£^-rMM-tM-M 

«m-— -> «-» n .- -- *_yr»~» *■ 

KrHM-rl?L^^_» 



M^*M-rS5lT^ 



i-^m-î ..-.?«, 



/ 



De Napoléon III jusqu a nos jours 

l& Revue du Touring Club de France §1 b Montagne sonl publiée! 
par la Society «lu Touring-Club. 

La Revue pratique dei Retraite* Ouvrn'-rrs de prévoyance sociale 

Fond i» 1912, sous le patronage de MM. Alexandre Ribot, Pan] 

Deschanel, Paul Doumer, etc. 

La Gazette des Beaux- Arts x les Arts, YAri <■/ 1rs Artistes, sonl dei 
revues consacrées aux Beaux-Arts. 

La /frtwe critique des idées et des livres ; directeur, M. Jean l!i- 
\ ai ii ; principaux collaborateurs, : MM. Paul Bourgel et iules Le- 
mailre. tic l'Académie l ; ran< ai^e, Charles Mann-as, I»' m;t r<j u is «le 
la Tour «lu Pin, etc. 

La Sature revue scientifique, fondée il j ;i quarante ans par 

Gaston Tissandier. est actuellement dirigée par M. Martel, 

La Revue des Questions Historiques (1800) groupe dans sa ré- 
daction les savants historiens du monde catholique. 



Les Munies tir l'Est Alsace. Lorraine, Luxemhnurj;. Anlennes. 
Pays Wallons. Suisse romane), revue mensuelle illustrée (cari- 
catures de Zislin); directeur, M. Georges Ducrocq. 

La Revue des Sciences pures et appliquées, fondée par Louis n|- 
livier il y a quarante ans, est dirigée par M. J. P. Langloil : ROfl 
comité de rédaction est composé de MM. P. Appel, B. L. Bouvier, 
A. Ilaller, L. Mangin, Km. Picard, membres, de l'Académie de» 

Sciences, vice-amiral Philibert, etc. 

Le Jour/Ht/ (1rs Mathématiques ; directeur : M. Camille Jordan. 
de l'Académie des Sciences. 

Feuilles d'Histoire ; directeur : M. Arthur Chuquet, de l'Aca- 
démie des Sciences morales et politiques. 

La Revue tir Philologie : directeurs : MM. Châtelain el Housse- 
lii'i-, de l'Académie des Inscriptions el Belles- Lettres. 

La Revue <lr Numismatique ; directeur : M. Schlumberger, de 
l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. 



A travers la Presse 

La Revue Archéologique ; directeur : M. Georges Perrot, de l'A- 
cadémie des Inscriptions et Belles-Lettres. 

La Revue critique de Législation ; directeur: M. Lyon-Caen, de 
l'Académie des Sciences morales et politiques» 

La Revue Historique du Droit ; dirigée jusqu'en 1913 par M. Es- 
mein, de l'Académie des Sciences morales et politiques (1). 

Le Bulletin des Sciences mathématiques ; directeurs : MM. Dar- 
boux et Emile Picard, de FAcadémie des Sciences. 

La Bibliographie de France, journal général de l'imprimerie et 
de la librairie (1811), hebdomadaire. 

Le Polybiblion, revue de biograghie Universelle (1875), men- 
suelle. 

Des revues et des journaux en langue étrangère sont édités à 
Paris, notamment le journal allemand Parizer Zeitung, le jour- 
nal russe Parijsky Vestnik, le journal illustré brésilien J ornai 
Illustrato de Rio de Janeiro, et les revues espagnoles illustrées 
Mundial Magazine et Elegancias. 

D'autres organes, publiés en langue française, notamment le 
journal turc Mccheroutiette (2), le Brésil, le Courrier du Brésil, Y Es- 
pagne, s'occupent des intérêts respectifs de ces pays. \J Espagne 
est de création toute récente (août 1913) ; ce journal a publié des 
articles remarqués du Comte de Romanonès, ancien président du 
Conseil, et de M. Eduardo Dato, président du Conseil des ministres 
d'Espagne, ainsi que de M. Stephen Pichon, ancien ministre des 
affaires étrangères, tous favorables à l'introduction définitive de 
l'Espagne dans la politique générale de l'Entente cordiale. 



Il) M. Esmein est mort en 1913. 

(2) Le directeur du « Mècheroutiette » est le général Mehmed Chérif pacha, 
ancien Saint-Cyrien, grand officier de la Légion d'honneur, beau-frère de 
Saïd Halim pacha, grand vizir de l'empire Ottoman. Mehmed Chérif pacha, 
qui combattit autrefois le régime Hamidien, s'est séparé, après la révolution 
de 1908, des directeurs du Comité « Union et Progrès » dont il réprouve la 
dictature et les tendances germanophiles, et a fondé le parti de V « Entente 
Libéral », dont il est le chef. 

— ins — 



V~ L. N«m*V» 



La Lanterne 



. m i*-# nV/i «Mirsu.tr 



X IDES OREILLES , 

I A FENDRE 

Vers la clarté -.ttw»" 

' ■ ' I m «-*■» *m ■««<■ ■■■ m m m 4» 



.t-VS 



»w» tort, «-» MM MM» h» ■ r» 

M*M „■« 4. M& . |l « M MM. 

• riHX*lMi*|M* N ^ 

< •> 'M |M M) 

Es&t 



I» 1*M» *É Kl '**. 

. «M mMr * Mb, 

*MMM <~»M. M* M M a*. *. 

rkM*HlMi«Mtt. ifi. 



r*- i * ' *, -'*-n ',' , sr*-? y ^' i? 

rt ^ai J J l^«a J i^ T l i i ?L . 'y S> 

Ht fMBli» Mt M «M * m- «M* 
»-M «M» •>•*• M*MI « 

M) J »,M| C«Cm« M)4r<M^ M» 
<■**« * A |M) » M^ y il — M» M M 






es; 






1». («11. b| -.».■■_. MM | 



I~M«*mM . t-Ml Ml »■. ».■■, II «••» 



ItM ilM, m , Mat M 



l-i~»<» d>lHfMwM 
■M «»«. Ml M «M* MM - M 
«M) 'nliiNvMMMniMi 

kMiniaièkgcax 

«•MJ^M*. MMMMMM «M» 
f *l»li ■ «W4IMM M4fM 



AHBiTRAlU IKTOUUHE 



BTVtSAi ST9S. 1 m, 
-'_"- : .. ■ 53 r Sa? K 

gg-«-^.§l 

iPraânâsri-ai.'VK 



AVANT kl CON«Htl «I «AU 

Comment M. Sembal loge 

la silualion do Parti radical 



àtnil m* 



JmMmmmmm UfcM » il , •* 



»■■ » ^- II» "■ I l l'M 



|5H2^ûfa=s 



iugrtftt ta jutTiHr 

M»t* *t MM h> Mt M^JrLjMM. 

Ma 4. . Wy |1 mw ■UiM !■■■ *w 

tTfMMl C» ! ■■ ! MMpIlW. 



«Sb*? «m «mJCm'CI 



$ 



« M* M «■ 



r^rc 



> JM •*• M Mrt, r-*.»- al « 



aaMVM' 

i a -»« •— mi > a» 

Cl.' .TmmMM iSmT Lm"m? 
«•mm mmmk «."a n M Ml 

M> M» li I * MMM» M MM» 

ArSs 

«•MM 
W m -- 1 pMtlLThi mW m* 
k> |M MJMi ' 

- h*"* M, M I , W M»M 

• -*-*. HM -— , . *a M* k> MM. 
-» M M]| « |M (M M j|, , W-, 

Màt Mf «. tH—ti |,l|"ll I" 



■sna'act*— *- 

MMl «M» M MM M M M. 

MM I «M Mi MM M Imm> 
PH MIMM ■ 



M Ml MN MH I Ma Ml I . MM* . 

M Hl M l l.#»i«MMl» 

M » «■* MM) «a I > * 

M* MMM. MMMMM. M* 
M-jMM. M«Jm» M. m», M 
MiMjrlMW. H l II I Ml 



«M ; "M* M MMI MMM> . Mil M l 

«'■■'■■'i I •'• MMM MMM MlM- 

M M — »»»» M. MM» 

m M« % I. llll MMM MMVMM 

mm»9i)w<m, »••* 

C« «MM. M. II I M l l Ml MP I III 
• | «I II I MMM • 
_ ÛMMll.ll.l MM» M MM» 



MMM» MMMl 

•»- I- 

— » 



?« m7'|'| II ' I MM MM M. 1 

r I I Mlll. MMM • »> » I . 

7 V I lll . M MMI «MM MMM 



MMM l MMM» M» MM 'MMM 

n « n i m r» a» i i ii a 

Il III» *-» M— MMM M» 
M. » M » «Ml MlM I MM 

■ "î |lpi n iii » mmm/mmm 



■ » MMM |M M 



M l'M M» I M «MMM MMI 

MM M MMMMM. MM » MM» 

* M» » M MMM» M IMJMWMl 
.-.-M» M4MMÏ_«M» 
«•14 m M MMM. H M M M» 



■MMM II) I. I I MM wb» 

MM MMMMM «M - M. « 



LA RENTREE 

FUT BONNE 



•>-» mTV?mm*mÏmm» »'m» 










Negocions-nous 
avec le Pipe? 

»*' * auL.no 



fl""" Il I ~Mu JM 

M* M M»» M «Il IM T I IM 

•MMM. *..« ■■■■ _« 

M. » —M. M — M MJI I II 

m" I i II » * CT,.'. mm- ». 



U IdBitittoo dts DtWts 



MM-» «S » -«--t " fi*, MMM MM 

«VW« -WM. ... «. M* k, -— M- 

si^j^mSCI 

M»»ij» M «VM M - ) l l« » MM 

f i *" . ' ' i «"« tM » . ■ y«p~- " 

S-5-WHr.sSS 
Sg.3 6g5£S a* 



«. M^^'M-K""^" 
OmmiSimpV» m mm m, mi 



__STî-ï-m-S 



rs-iàâ.MM^: 

■ M »«w M —m 






Fcï^rr-t-M? 1 ^ 5 ^ 

U I»* Mlk. HP * lll M MM) ■*> 

■m^ ,t.4» ♦. M-^-a. ,>-; 



S5«t bf-M*(» «MM» S 1m «. 



vSi=^-_l 



UltM JtICl I 

MM MMM M M> «MM 



U " - '-T -. 1.» - »d.*2 
MlM «M MMTli l|i I l «M» • •• 
«W«W»M«TâSl»MI» 

iMMM»^M»^LiyM*rr. 

Ss--Mi»-«x--rS 
B7»U£=rjsrsM_ 



m« r«kx r-#" M. -M-MV. 4 » • 

M* *» *MM -M. M «-«MM M» 



cs-t; 



"*" mTmMM C •» '«MM t 



Ma* MMt MMM» « *» «M» 



"M. •" "MJ**?,? MM 

•>«f»-M"*»M 
Ml «Tl«l MM» M-MM M» • » 
M. MM»« « M -—M II I » 

■ 1 l ' i ■ » M» MM « I» 



I II ■ «««•« — • 

•M»» ■— • -».- — . 
-«.«-««F— 
M --■ "»--»•. M M. 



«M» - M » ««M M M . — 
MMmWTmmT «-• « »— C».T 

^-5-. r T- 

■MMM* fMM. ■ «M. ** -M-MM» 

l»;MpM4tk»a. 

__*™ —— ™ ™" *_*» ■"* 

i r M» ■->■ .,-»*»-» «V-tlX 

MM. kpM - ■*«■'■ 

.tr-----.! 



Z3* •> M». -,.■!-»■ ■ »M. «M* 
M* I, -MM «■ » 1 ■■» . -. *■ 






De Napoléon l!l jusqu'à nos Jours 

La presse de province s'e9t considérablement développée depnii 
quelque temps: Plusieurs de ses organes, comme le Lyon Répu- 
blicain, le /Voy /•/'-.■ d- Li/nn. le petit Marseillais, la Petite Gtrondi . 

I,i France du Sud-Ouest^ lu Dépêche de Toulouse, VEcho du Nord, 

1rs Xotti'rf/is/r<, ci d'autres encore, nui de très gros tirages. En 
outre du service des agences, chacun d'eux a, a Paris, un service 
particulier dirigé par un journaliste expérimenté. Ainsi, par 
exemple, c'est M. Théodore Henry qui dirige à Paris — et il le fait 
excellemment — le service particulier du « Petit Marseillais ». 

L'extension de cette presse départementale lui a valu l'appel- 
lation élargie de « presse régionale ». 

Les principaux régionaux sont : 

A Lyon : Le Progrès (1860); le Lyon Républicain (1878) : le 
Nouvelliste (1879) ; V Express (1883) ; la Dépêche (1904) ; 

A Marseille: Le Petit Marseillais (1868); le Petit Provençal 
(1876); le Soleil du Midi (1885) ; 

A Bordeaux : la (inonde ^ 1S:>2) et la Petite Gironde (1872); le 
Nouvelliste (1882); la France fia Sud-Oùcst (1897) ; la Liberté du 
Sud-Ouest (i908)r; 

A Lille : YEcho du .V«/v/(18l9) et le Grand Echo du Nord et 
du Pas-de-Calais (1818) ; la Dépêche (1882) et le Nouvelliste (1883) : 
le Progrès dû Nord 1 886 : le Réveil du Sord (1889) ; 

A Toulouse : la Dépêche (1870); le Télégramme (1884) ; {'Ex- 
press du Midi (1890 : 

A Montpellier : le Petit Méridional ^1876) ; VEclair (18W ) ; 

A Nantes : le Phare delà luire (1814) et le Petit Phare (1882): 
le Populaire (1874); 

A Limoges : le Courrier du Centre (1851) ; 

A Rennes : V Ouest-Eclair (\899) ; le Nouvelliste de Bretagne(iQbi ) ; 

A Nevers : le Paris Centre (1909). 

Tels journaux, simplement départementaux, comme le Salut 
Public de l<!/on, le Journal de Rouen, YEclaireur de Nice t le Petit 

Niçois, ont également des moyens puissants d'information. 

— 161 — 

12 



A travers la Presse 

Le « Salut Public », fondé à Lyon en 1848, est relié à Paris 
par un fil spécial ; les nouvelles lui sont transmises de Paris avec 
la plus grande rapidité, de bureau privé à bureau privé, sur les 
appareils Baudot qui actionnent simultanément plusieurs claviers. 

Le « Journal de Rouen » (1702) est, comme le « Salut Public » 
de Lyon, très recherché par le monde industriel et commercial. 

Le « Petit Niçois » (1880) et l'« Eclaireur » (1883) paraissent 
avec 6 ou 8 pages et reçoivent par fil spécial d'abondantes infor- 
mations. 

Dans la Seine-Inférieure il est un journal dont la date de fonda- 
tion est encore plus ancienne que celle du « Journal de Rouen » : 
c'est le Journal du Havre ; elle remonte à Tannée 1750. 

Sans compter ces deux journaux et le Journal d' Alsace-Lorraine , 
fondé en 1787 et qui, bien qu'il se trouve depuis 1871 en pays 
annexé par l'Allemagne, n'en est pas moins resté très français de 
langage et de cœur, dix journaux de province ont cent ans ou plus 
d'existence : le Phare de la Loire, à Nantes ; le Journal de la Meurthe 
et des Vosges, à Nancy; le Journal d'Indre-et-Loire, à Tours ; le 
Mémorial des Pyrénées, à Pau ; le Journal du Cher, à Bourges ; 
le Nouvelliste de la Sarthe, au Mans ; L'Echo de la Mayenne, à 
Laval ; le Journal d 'Alençon, à Alençon ; le Journal de V Aisne, 
à Laon ; la Haute-Loire, au Puy. 

La presse départementale (Algérie comprise) ne compte pas 
moins de 250 quotidiens politiques, dont 242 sur le continent et 
9 en Algérie. 

Dix-neuf départements seulement n'ont pas de quotidiens : les 
Basses-Alpes, les Hautes-Alpes, l'Ardèche, l'Ariège, la Charente- 
Inférieure, la Creuse, PEure, le Jura, les Landes, le Lot, la Lozère, 
le Morbihan, l'Orne, la Haute-Saône, la Haute-Savoie ; la Seine- 
et-Marne, la Seine-et-Oise, les Deux-Sèvres, la Vendée. Ce sont, 
en général, des départements peu peuplés. Parfois aussi — pour 
Seine-et-Oise et Seine-et-Marne, par exemple — l'absence de quoti- 
diens s'explique par la proximité de Paris, dont les journaux ar- 
rivent sur place à la première heure. 

— 162 — 



ta « m M« : m Cama 



LE RADICAL 

Organe du Parti Radical et Radical-Socialiste 



.T"-rr. 



Avant lo - < >nftiH ■►» «i« Pau 

INTERVIEWDE M. EMILE COMBES 

L'Art dêtre Orand-Pere - Le parti radical dans le pays et eu Parlement 
La politique gouvernementale Nécessite d'un programme 
minimum pour la législature isu-iaiS - L'inves- 
titure des candidats et le comité di- 
recteur - Le nouveau Bloc 



m luen» 

"On » Inmfrmll anjnaV 
kavaf ai tm craa.1 <M 




naaTl aVfiaMti e*S MR MS> 

■Jb * a» «najMn 
m frai *af aaar la 

<9/<-)9Ui aflliAi S 



II, m *ÊmU Gmd* aV- 

I * »»■*•-- «• » 

•a»/ < raw A IMS A +4 

Imn- CV* •»»* « «Vit 
■aSiia f . law m* .la. «I 
aWu iu gnmpÊê A jaaa J U. ' 



itoN 

_._ «sa *M« asAi «MB. 

jy*fyg' 

a» mis s» Si taws «In «EST 
«■fan «m k> «MèM m**m «a» 
«■mis «a VOiasi •** » -t* 

STJTiï 

torWrwHk» 



aÀaU'eTCeW cJSti a£?M#À— * 

a < aang««tt 



«• • —_r«%A » —>7» 



ÏJïfS 



am> am riMM* «MM** ♦. Mata» 
m i»* |*«* «» M/ j MM Mt.nM. MMM 

c?vzs .. h >syir saZC 

MmT*«s« «SSMIW AM 'sif ' wTie*W» 

«Mm nu «am* — ww » t » — i «s a» 
•tt Maawii •* s- (A m i;... k m 
« «««■«ai aAjaiIl HM tllNtï il •* 



m«H «M «MM 






NHllW. 



Rat. 

■"* "*■■ *f».' | W* 1 |M »' •"• M» 

niàtSaW * .MBVA* V *Ôm*M «H 

é» i *■"■" "** •* w*"»* y * • 

ma «Jm» nm •*• «m «j'y «J. 

WlWrX I II • «■■ * 



Tm «Cm sa»» . UT*Mm I, 
•■■■M 1 *' amas» * •**•»»• M MM 
»im» T i.-Ii, M M. TW . mmmm 

tW~M* Um A> M*. M «Mafc Âî 
a ^ M ^ a ^ lt^.tJu.' TÎ'T W 

«X«MMM*»***n tw. K"**- 

MM MAS OMM M MTVtmt *■ 
f-M M aAM-Ass «% « — H H » . 
sf evstM M» S*»-* « M*»"**» AS* «h*» 

|M&lTfM p»MwifetïS^g 

M|sl«HSi« 



-— («ait «*mj «V aàTfi 

i #4- ..iE.rssA.rt» a» 

**a. St. Ml'i wlrtC M*A*. 



' > ?^^r > MZC, A M» -M. 

U (Vf rVftft. « Itl IM« 

fi isfi amm a» M *** " * V^ 'aÎa» 

(m «■ «m * Cm Cm «m m 

- o. ««. » ■ y— , .y *■»■ 



£* A p4M>'l ?|Wl«w'AP>r 

A j*_ ' *f> .^ »>«* M«a j M asMMAJa 

MAMJ «as lTll. allât. Mf«Mt •• «M 
— I I I «• «•*. : X. Ha 

*. •. M a. a. ajMa aaa 
iii 9 aMS«<.ii 
•aaa i a .m fa. . a. a» 

tSÎL aUaU^SaVaâS 



xstu 



5SK55SÎV1 



crjs 



vrvVaÇvi 



A y m s «■) M%f — MfcrMj er- 



' - 0* Lsasc AMsMsm tm sasArl Ds 

rt'ciss-rMtr'aC 



LÏ*J?K¥~àVîî 



^« ■ in aja&T.l 



ixAœr.z 



Sille t de N estor 

cfaVra^SiKSEaE 

I Ca T i i TT* . ! S »La £ 



"TTy^Ti «M M* M MM t 



lakÉHA m 
OtBlras et Trtbuau 




^?MM M MBSM^ n s«M* M*Mat 
SMM *MS- A . S«A-, A M «*»-* 

%^^mTTm^«mWmm>. 



BR aw^»"*lssBAÏ*A^\*W 



aaaaja faaa « » oaaa aa» a 

iaâa "aJaaSTZatal Sra*îat 
Ma» à. «mi «sa. IA.SM-W ■> • mm 

;"a£j~' •• a-JSTTcia TSS 



Lisololr électoral 

S Iwr 




aày | ^i ajTaaa, aa 

_U «MMaM A> A fcMAaSjaf .MUS 




n,MttMltLvM 

• cotn m Hiiuu 






ta«a- - 

stsaeitJsrjfSta 



M MaTÏ Im mSI.* SeA 
C— » _* " » y i " «» X ^ g^«M * M ^ .- l»-S 

■^4'MAvyv.t -" ai * ■ v s? 






■»■ AMWM U—i n ■■aMaT.-* 

gStTïîSKHK 

laaaa, 
ki» "| i«a n . l a j g i M aaM 

-rr-rai-— — — 
î rK ll .'!I [ ^TI T ZIZ 



£cAos et Tjo ucdkt 

F«*a<-< lr ajç/ar/a, 

a» i a in» a> _ i ■■ ■ ■ — » 

•a aaaaa il ■ I . ai — 

aaaaa . at r^aa ■ T î"àt 

»— ». ' ■« «ai f—« 

ft. a.a»a — ■■ >■ ii, .iB 
•aaa . » I ■ » « t. JS 

S laaai Ba>aa. aa. **_» a 
a. a_> •» — — ►— . a — . 
|> I ■ * « C»a . ajalaaM 

MMjaM 



•* »— » ■ i * .-aaa .J»>a ■ 



** 



De Napoléon 111 Jusqu à no» Jours 

Voici, par départetflenl et par ordre alphabétique, la liste des 
quotidiens politiques : 

Ai\. Bourg : Courrier de l'Ain ( 1820). 

Aism . Ltmii : Courrier de l'Aisne (1867) ; — Journal de l'Aime 
(1808 . 
Saint-Quentin : Démocrate de Saint-Quentin 1900 ; — 

Journal de Saint-Quentin et de l'Aisne (1819). 
Soissons : ArgusSoissonnais (1820). 
Vr reins : Démocrate du département de l'Aisne (1900); — 
Libéral de l'Aisne (1880Ï. — Républicain des Verviui 
(1901;. 
Ai i h:h. Moulins : Bourbonnais (1850); — Courrierde l'Allier(l825), 
Progrès de l'Allier. 
Montluçon : Abeille de la Creuse (1875) ; — Centre (1850). 
Alpks-Mmuiimks. Nice : Petit Niçois (1879) ; — Eclaireurde Nice 
(1883) ; — Phare du Littoral (1863). 
Cannes : Littoral (1884). 
Ardennes. Char le ville : Petit Ardennais (1881); — Courrier des 
Ardennes (1830) ; — Dépêche des Ardennes (1904). 
Rethel : Union de Rethel (1904). 
Vouzirrs : Inion de You/iers IN:2I . 

Adbb. Troyto: PetitTroyen (1881) ; —Avenir de l'Aube(1889) ; — 
Tribune de l'Aube (1886). 

Ai ni:. Carcassonne : Courrierde l'Aude (1857). 

Aveykon. liotlez : Aveyron Républicain (1882) ; — Courrier de 
l'Aveyron (1870) ; — Union Catholique (1891). 

Boci iirs-nu-KiioNi:. Mantille : Sémaphore (1827) ; — Gazette du 
Midi (1830) ; — Journal de Marseille (1846) ; — Petit 
Marseillais (1868) ; Petit Provençal (1876); — Radical 
(1876) ; — Soleil du Midi (1885). 

QàL\ koos. Caén : Journal de Caen (1871) ; — Moniteur du Calva- 
dos (1845). 

Cantal. Aurillac : Liberté du Cantal (1905). 

Sûint'Flour : Inion Républicaine (1898). 

— 165 - 



A travers la Presse 

Charente. Angoulême : Charente (1872) ; — Impartial du Centre- 
Ouest (1912) ; — Matin Charentais (1884) ; — Petite 
Charente (1886). 

Cher. Bourges: Dépêche du Berri (1893) ; — Journal du Cher (1802). 

Corrèze. Tulle : Corrézien (1845). 

Corse! Ajaccio : Union Républicaine (1896,). 

Bastia : Bastia Journal (1886) ; — Petit Bastiais (1875). 

CÔTE-D'OR.i>z>'on:ProgrèsdelaCôte-d'Or(1868);BienPublic(1851). 

Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc : Indépendance Bretonne (1869). 

Dordogne. Périgitenx : Avenir de la Dordogne (1876). 

Dours. Besançon : Petit Comtois (1882) ; — Eclair Comtois (1903 ; 
Dépêche Républicaine (1896). 

Drome. Valence : Journal de Valence (1872) ; — Messager de Va- 
lence M872). 

Eure-et-Loir. Chartres : Dépêche d'Eure-et-Loir (1898) ; — Pro- 
grès de Chartres (1886). 

Finistère : Brest : Dépêche de Brest (1886). 

Gard. Nîmes : Journal du Midi (1877) ; — Petit Midi (1887) ; — Po- 
pulaire du Midi (1911) ; — Républicain du Gard (1904). 

Garonne (Haute). Toulouse : Dépêche de Toulouse (1870) ; — Té- 
légramme (1884) ; — Express du Midi (1900) ; — Ra- 
pide (1903) ; — Républicain (1910). 

Gers. Auch : Voix du Peuple (1892). 

Gironde. Bordeaux: France du Sud-Ouest (1897); — Gironde 
(1852) ; — Petite-Gironde (1872); — Liberté du Sud- 
Ouest (1909) ; — Nouvelliste de Bordeaux (1882) ; — 
Petite-Gironde (1872). 

Hérault. Montpellier : Eclair de Montpellier (1881); — Journal 
Méridional (1905) ; — Petit Méridional (1876). 
Béziers : Union Républicaine de Béziers (1875). 
Cette : Journal de Cette (1873). 

Ille-et- Vilaine. Bennes : Journal de Rennes (1844) ; — Ouest- 
Eclair (1899) ; — Nouvelliste de Bretagne (1901). 

Indre. Chdteauroux : Avenir de lTndre (1910) ; — Journal du dé- 
partement de l'Indre (1885). 

— 166 — 






L'AURORE 

Politique. Littéraire, Sociale 



* iMi. IMi» -Ht» 



■*ot*i 



C'EST PAR ORDRE 

que le Conseil Supérieur de la Guerre a approuvé 
LE SERVICE DU TROIS ANS 



LA NOTE DE PRÉSENTATION DU GOUVERNEMENT 



■ llM»1 ft^ * 4. I. M. 4. 

Mm »«- M W Çmm» "t y ' " ' * 

.,££*... m mmm» *• ■— ■'- 

**£& m, * I, <mm • 

M» «M fWMM Mm >l IM • M MJ> 
«•M** 4, p. -..«*« » r«l ..MM. m 

..JmM. *M* .U.lp-1. HW'M 

MM. «Ml * U M4JMM, mj4i M*M»r». 
«M* M* 4.*m»4 4« 4 pWMMJM* «M 

L* »ntr*« Ai M >M MW .MJM444 

m* M i — w y i i l» C t iX .j i 

* Ht MM M ( MM*) Mf*fMM, 






i ... iH»b«*pN twmmiÊm 

- 4* i MTi mj <m» te C4MM m 
«» i* h («hm mm* * t t\>»4 

«Ta N«tM t- 

E'm^'-Vm' 






>»M 4. t'4MM* -ta" H 



M- I- bftV« *• U iMfw - «W 4» 



I.MT* 4MMMI, «M h « 

4rt, 4"mj Mt«iMn «MtflMMWN*. 

I« 4«*m4 M|M*WM ...M » , !■ > 
*MW M M.WM. ■ M «UMR, M 

.rf*r W. «m r»M ■(■*** «l M 

• «mi-* éiM '« •-*■ * r m u»* » . 

- mm, h »l il «M •*• ••«- 

tac '"" 



E • U m(*, ta m*« * mm a 

IW« A* rf» nNw M pu 

— ... ,« IU 

- J-na J m i. mm 4. 



• «M MM- 1 lM»f MlKM (■•M MJ*»M 4r 



V..U i« *.. «MMM *->*, M» 11 



MM 4» «M* M .»..«.( M. «MM*- 

imm Imm è ta ikiM«. ta !• Mt 
III t m» ta 



tmâ «i MM. Nnt* M*r. «PMtf 
MMM H MMM* 
M ta» *M taMJ M M» 

■MM, U «taJfclU 4* CmmmX m 
MM ltlX Mmm M ***** •» M* 
MH MJ CmMjI n y tan» M) M 
CMm k» MM M IrMl M hl*. «MX 
MM MM H Nf lU M» U On m4 
VMtK r«MM HMJ—H ta. MNM 

i mmm ê ta *«m. 4» 7t mm 

i»u m m tw**« 

m é*m i» «Vf «m ta «mm 

If «V ta |WM * «* «MM 






!—_*»» ^Jpfg 



W«. • M taiMMl MMHIMIMl « 



r#n Mfto r<M fW W » M j < »» IM) 
4M. b »» «M> (ilMu IM MM «4 



jta*M|MjMaA *TT£taT« m> 

J*««fcw <!X'>mW*M mTmmI 

4ta» •>» mnImm, MJ M W4 CM> 



m* m Vif » wwt h FM I «i 

M Ç» M M _? M» MMMMMlîI 
nM^MW'ta. M) AlMMM. 4M. f» 
MM*»! M MjMMMIt Ml MMjt 



ImWMM MM»f'l*l I iVl'l M» M> 

i m itai ■i1 m im>Cm)m»m) M ii I i 



H »>>»■■ m ta4 Ml mjt il m . 

M A • • M) BàM MMHWt — U M*t« 
■M ita MM «IMM ta* MM HM- 

ma MratMimiAliWtiW 

' 'MJMMMMWlH. 



U r*MM, M» IHM MM MA 
I llllll M ta M) M M M.M.IM», 
I MM>1 M/MMMMMT W iMtMMA 
MM) M mSmTmÊW- MM taM> M» 

IWAHMM M» Ul» Il II 4M ta«n 

MM. MlM «^ MM» M» IMM. 



U l'I I I *• l MMMl, lt lta)f *• 

■ Il »>!■!■»■ NMJI Mi ftajl *» 
riCtM. M»l | Ml M>IJMél (l t l 

~«M«H M «MM* MM • taJM 

U M> «• >»MM) Hl lMI MMM 
«VMta J M MM 4*4 «M (MMM 

ta «M M ) 'M* ta MMM - IllMM 

i MMMttT M> M MM, K MWM M . M 
MM MM rtl llMI M . MA M MW 

■ M »MMM»MMIM ta. M)M Mi 



sv 



. M) 4»U.N MtMU 
MM M M H* *'•>■ 

MMMMM M **taf». 



IMMt ta. NOM M) ta «rkM Nwm 
M MJMMM MM «ta* «MM**. Un» » 
Mtl » llllllll M*JM 

M Mt <-f Ml tM) «MMMI «M ta 

• •mm A i^ l n W HM m II Vmm 

Mfa ■■■Il HtaMM.i.MM 
■ n tMÉM, tMMM t ta MM M»« .IM. 

I* T-MMl MMW M llQwn 
NfptMtaM llMMtaMM 



MM I ta Mt«*tt 4* .MM, tatMM 
taJM. WM MM iMMi fbta * 
•WM «jtMl l«l V MM ta I II | 

4>WOm*m 

4.M4 «M M ttaMM MU U4 

tartM - .MMMllitaè 

4- ta MM 4M 4M. 4taM MM I 

MfM MM I M. ttMfW 4M.. 
—M» MM. M. MM 1 MMM M 
I4M..» MM^IlM «m MM 
taMM ■ i mm ta 4m —0 Tm4m 

*m pm H MMMM H MM 4* ta IM- 

M. ta < mm M Mm > 

4 MM» ■ ■M M»* *t MMJ m ta 

'«MMM H NM« • 4. . M n M| 

ta MMM, «t m» ImMm. «m 
•MMM > MU M MM 1 M M- 

MM Mm ta. U Mih mj »>.*-• 

••M4 . Mt I . M M* MM M> 

IMMM. EX ■>■? WMlMjMM»l* J É|M t 



MH W i m 4 m'mSV^^méM 4» 
yTiV MM ^Tlt^ MM ^ b MM 

mmMm I Mj i MM»'» m* mm» 



*m> m*m ta Mm iliiiiiin 4 ■ 
Cl iMii mm t u i ii tr ta m mttm 
44. llllll. MJ • M Mirnk MJ 



l* MMMM M ta- 



*C*-mmmÏ^ImmmÎ 

MMM • h Mita | Il 11 «h|» 



3*sr« r- '- 



Nm U MM M piliMjtajMi, 44 

. V«l f« MM »M . Ul« 



ta Irtaèt IMi M 4» ta Tm» 41 



Mj .MM»* 4 M rMM M M 



MM«lMW4*|MmMll4 



ta MM> Mt CMOM) M» MMM4fl 

MMM è ta MMM MJ • htoM 

•JtMMl OMJ MMMta N MMM* fM) 

•M. MM HMM MM tTMM, IIMM 



MNM I MM, M ht 4MTMJMM • • 
tl MM 4MV ■ MM «H M >»«JMJ4- 



f .MM l M J I ta^., 4MMM ta PMJJJ. 

- ta » n l'iï 4.'ta ri» Il | .'mi ta 
■ ■ifclilii», M ta fM !.| M m 4m 

Ml*M4MMf-M>« 
VmM MM> Mfl, MM 44 M 



t» M MMM » I 
•M-MM «MM 4M M 

4>m> MMtaM 4. U Cmm. H MM 

• M4DM, il;iMM> 

._ Mmi»béMMti(M<M 

Mjl PMMMJ M.IM4 M MMM' .-t* 



mm M mmVm *• I'mmI «m 
•Vm Gmm mmJMM «m 

(MM IMtat M) MJMft. CM» ta IM 

t N 4M, MM MM f» MM. 

i U rtaM M 4 M* mmM éê h 

l • M *V MMMb 

t 4» I. M VMMMJ MM 



MMM M l M IlWMlM» |ta.« 



fMM NMf. MMA.MM, M4 M 

P5> W M^MMMMMM 

MMjm 

U MMM] Ml MM JMJMM 4 MJ 



m> m ■ TV M 



. «MMM MMM «MM M 

MfcM.yMM*<, MM. /^ 

S*»"* 1 1 1 ■ » / ■ '[ mmM,''m.' 

MMJ 4 MMIMJ M «i ftl l ^ — • 
MM. - M. M .Ml M 

M*. M'4l fflMI *«C**Ml 
-JiMta • ta 1 l uMi «««fMMr • "** 

4M. M MMMM -M 4k MM IM 
MM Cl.M^r«M«M>7MJ 



r*MM» ta 4 1III W IIII MM M. 
M» l> CM IMi I .Mil 111 *V ta MtM * 



t H MWJll 



Ml MM MMMM 



jgf^çEâ^r^ 



M* 44 MM M. MM) MM M < >4 
MMM 44 ta MMM M 4M M » M 

C ta MMM «• Il MM.MMM 
■ riMJMt M MM* M. M i M r* 

» **n- ».— .«•.(•-.«». 

> M ta _» *-^,. . ... 

LU Mk * 1 i 1 liiw 






. < •« m^v* 









x^tJf.h» »..».«. 






\ 



De Napoléon III jusqu'à nos jours 
INDRE-ET-LOIRE. Tour*: Dépêche <Iii Centre ; Journal <i 'linliv- 

••t-Loirc (I7î>8) ; — Nouvelles du Centre et de l'Ouest 
(191 1) ; — Touraine Républicaine (1882) ; — Union Li- 
bérale (1867). 

Isère. Grenoble: Bataille 1909); — Croix de l'Isère (1888); — 
Dépêche Dauphinoise (1902) ; — Droit du Peuple 
(189U) ; — Petil Dauphinois (1878) ; — République de 
I Isère (1911). 

Loir-kt Ciiek. /(lois : Avenir de Loir-et-Cher (1859). 

Loire. Saint-Etienne : Loire Républicaine (188o); — Mémorial de 
la Loire (18i5) ; — Tribune Républicaine (1899). 

Loire-Hai ii . /.' Vin/ Avenir de la Haute-Loire (1901); — Haute- 
Loire (1813). 

Loue-Inférieurs, Nantes : Espérance du Peuple (18*>2) ; — Express 
de l'Ouest (1906); — Phare de la Loire (1814); — 
Populaire (1873) ; — Petit Phare (1878). 

Loiret. Orléans : Journal du Loiret (1818) ; — Patriote Orléanais 
(1891); — Progrès du Loiret (1898}; — Républicain 
Orléanais. 

Lot-et-Garonne. Agen : A venir du Lot-et-Garonne (1884); — In- 
dépendant du Lot-et-Garonne (1880). 

Maine-et-Loire. Angers : Journal de Maine-et-Loire (1873); — 
Ouest (1869); — Patriote de l'Ouest (1869) ; — Petit 
Courrier (1883); — Petit Journal de Maine-et-Loire 
(1871). 
Saumur : Courrier de Saumur (I8i8) ; — Echo Sau mu- 
rois (1812 . 

Manche. Cherbourg: Cherbourg-Eclair (1898 . 

Marne. Chdlons : Union Républicaine (1869). 

Epernay: Champenois (1892); — Réveil de la Marne (1821). 
Reims: Avenir de Reims (1887) ; — Courrier de la Cham- 
pagne (1853 ; — Dépèche de l'Est (1891); — Indé- 
pendant Rémois (1868); — Progrès de l'Est (1911). 
Vùry-te-François : Messager de la Marne (1872) ; — Répu- 
blicain de l'arrondissement de Vitry-le-Franeois ( 1891 ). 

— 169 — 



A travers la Presse 

Marne (Haute). Chaumont : Petit Haut-Mamais (1903); — Petit 

Champenois (1845). 
Mayenne. Laval : Echo de la Mayenne (1811) ; — Mayenne (1892), 
Meurthe-et-Moselle. Nancy : Eclair de l'Est (1905) ; — Est Répu- 
blicain (1889); — Etoile de l'Est (1902); — Impar- 
tial de l'Est (1838); — Journal de la Meurthe et des 
Vosges (1797). 
Meuse. Bar-le-Duc : Indépendance de l'Est (1871). 
Nièvre. Nevers : Journal de la Nièvre (1850) ; — Paris-Centre (1909). 
Nord. Lille : Dépêche de Lille (1882) ; — Croix du Nord (1889) ; — 
Echo du Nord (1819) ; — Grand Echo du Nord (1818) ; — 
Progrès du Nord (1866) ; — Réveil du Nord (1889) ; — 
Nouvelliste du Nord (1883). 
Cambrai : Emancipateur de Cambrai (1834) ; — Indé- 
pendant de Cambrai (1893). 
Roubaix : Journal de Roubaix (1856); — Avenir de 
Roubaix-Tourcoing (1888) ; —Egalité (1893) ; — Croix 
de Roubaix-Tourcoing (1903). 
Armentières : Gazette d'Armentières (1883). 
Dunkerque : Flandre (1795) ; — Laughenaer (1907); — 

Nord maritime (1882); — Phare du Nord (1870). 
Tourcoing : Courrier du Nord (1912). 
Valenciennes : Impartial du Nord (1840); — Valencien- 
nois (1895). 
Oise. Beauvais : Moniteur de l'Oise (1845) ; — République de 

l'Oise (1880). 
Pas-de-Calais. Arras : Avenir d'Arras (1871) ; — Courrier du Pas- 
de-Calais (1803) ; — Croix d'Arras (1897). 
Boulogne : Roulonnais (1903) ; — France du Nord (1 869) ; 

Télégramme du Pas-de-Calais (1905). 
Calais : Petit Calaisien (1887) ;— Phare de Calais (1895). 
Saint-Omer : Indépendant du Pas-de-Calais (1848) ; — 
Mémorial Artésien (1830). 
Puy-de-Dôme. Clermont-Ferrand : Avenir du Puy-de-Dôme (1896) ; 
Moniteur du Puy-de-Dôme (1855). 

— 170 — 



•*<M»"* 







9 







ii5 




oilu moitsc LA IRAKCC I 



-r.tr.-.rsr-— — 



r uui ■ m i h w i 



Ltnre de Mat de rofLiont 



U#> M CKWK M*** #*■•• M * 



»•*».• 4m «M 



>MtH/M< M**> 



> rvwfM * uw i 



lw 



it la < Manaiflai» • 



vX\^sB2^jS"1 



tîrjrjarfcAï: 






M fc l£î Î^"« IM M 






>HW ••*• C«M !•• < 






U M r-M M» » Tmhm Jb«*M- 



'I, !»■ * CMJMX. M MM** 



*■ • '« ?.* — ? *>* * ■» — 



M- '- to - «i «• m* AM « « 

M4#H| Ca mMW *•* 



k MM I^NM IM * «Ml M> 
I . C M «*. , «ri frWI— ■ 



• |M« M IWM « M> 



Graves déclarations de M. Barthou 




~? ff^ i* Jt ' .V ' l'i'l fg 



aiSKasr"-"--" 
*asr^U l^m i»t 



iC. L, j y ; '> ", * 't * "-y; _' 









r»32££™£ 

ivcar^a«a;s 



MM1 IMpM« I» r- 

va-fss 
ËfsT 



œsrJTS-is 



JSÇSS523K 

CjC^W# m ■m m mCmw Mjli itj« 
éaia M ■ S M i^'tf!nSiJj' M iwrX 

§g££25SSÊ. 

JMMmT) <*■> »M «MM* «MÉHJM. 

f»^»M «jMM«M *■ «W mmwjt 

<• a iJJ«[ «•'■ MM mm> M 



IM4MMMM —M» » M — — 
»MMV « iMJlMHhMI H MM» 

gar.y jfS rr£5 

I l l ' r '* ■ " uit ' iit wI ' l . 



ji I i'i SV 



Au jour h Jour 



CJSJS 



1 1 ' — J " » «M» - •-*— M- 

UM jt MMV «MM Mi |. M—MU M 



■—■■■»■ «M>* M MM*rt M*M M 









WW, W ItMJM y Mi Ml W 

SSSts.'Sscr.'S 

M MM. 



Échos 



fei 



*^THlf!l' 



srïryuLrsir- 






IM**Ot M IM' MjM, M A ■'« 
*£$ÇZ»tÊrm mm «mCST» M» PM» 



MM* «MMjJT*» ■ '*'» " 
3»MM> —* IMMM» 1 MM) M 



PTlHMMltLMMl 

: ^7a-'— ~- : 



■ _ .»» 



IQTK-Oâ K PC WT K 

MMM J * «M r ili I »*MM » 
"^ y » M MM^T*l«*Jp 



* — i Ml i w 1 Mi MMMMM 



•W * • M4JMWJM * » MMMvfeMj 






De Napoléon III jusqu'à nos Jours 

Pyrénées Basses Pau : Indépendant «les Pyrénées (1867) ; — 
Mémorial des Pyrénées (1805) ; — Patriote des Py- 
rénées (1895) ; — Républicain des Pyrénées. 
Bayorme . Chronique de Rayonne (1904) ; — Courrier de 
Bayonne (1855); — Echo des Ra^t- I'mh., 

Pyri m i:s (Hautes). Tarins • Semeur <l«' Tarbes (1905) ; — Action 
Pyrénéenne (1890) ; — Indépendant des ILmt.- I\- 
rénées ; Pyrénées (1892). 

Py»i m i s-Orientales. Perpignan : Roussillon (1870). 

Haut-Rhin. Belfort : Alaaee (1903). 

Rhône. Lyon: Dépêche dfi Lyon (1904); — Express de l'Ouest 
(1883) ; — Lyon Républicain (1878) ; — Nouvelliste de 
Lyon (1879); — Progrés de Lyon (1860); — Salut 
public (1848}. 

Saôre-bt Loire. Mâeon : Journal de Saône-et-Loire (1827); — 
l'iiion Républicaine (1878). 
ChtiliHi : Petit Chàlonnais ; — Progrès de Saône-et-Loire 
(1866 . 

Sarthb. Le Mans : Nouvelliste de la Sarthe (1812] ; — Petit Man- 
ceau(1886); — Sarthe (1868). 

Savoie. Chamàéry : Patriote Républicain (1865) ; — Savoyard Ré- 
publicain (1895). 

Seine-Inférieure. Rouen : Dépêche de Rouen (1903); — Journal 
Rouen (1762). 
Le Havre: Havre-Eclair (1904) ; — Journal du Havre 
(1750) ; — Petit Havre (1881); — Le Havre (1868). 

Summk. Amiens: Progrès de la Somme (1868); — Journal d'A- 
miens (1860) ; — Picardie (1911) ; — Chronique Pi- 
carde (1888) ; — Mémorial d'Amiens (1850). 

Tarn. Castres: Echo du Tarn (1850) ; Eclaireur du Midi (1892). 

Tm.n-et-Garonne. Montauban: Ralliement (1891); — Républicain 
de Tarn-et-Garonne 1874). 

Vvn. Toulon (I : Petit Var (1879) ; — République «lu Var (1873). 

(t) Le « Petit Marseillais » a pour Toulon une édition spéciale dont le ré- 
dacteur en chef est M. Edouard Porchier. 



A travers la Presse 

Vaucluse. Avignon : Quotidien du Midi (1910). 

Vienne. Poitiers : Avenir de la Vienne (1873) ; — Courrier de la 
Vienne (1851) ; — Echo du Poitou (1864) ; — Jour- 
nal de l'Ouest (1874 ; — Journal de la Vienne (1872). 

Vienne (Haute 11 . Limoges : Courrier du Centre (1851) ; — Popu- 
laire du Centre (1905) ; — Gazette du Centre 1879 ; — 
Dépèche du Centre (1869) ; — Réveil du Centre (1894) ; 
— La France militaire (1879). 

Vosges. Epinal : Mémorial des Vosges (1869); — Le Réveil des 
Vosges. 

Yonne. Auxerre : Bourguignon (1817) ; — Indépendant (1889) ; — 
" Yonne (1840). 

Alger. Alger : Nouvelles d'Alger (1898) ; — Dépèche algérienne 
(1884) ; — Cri d'Alger (1905) ; — Mobacher (1843). 

Oran. Oran : Echo d'Oran (^843) ; — Petit Oranais (1881). 
Bône: Réveil Bonois (1890). 

Constantine: Constantine : Dépêche de Constantine (1908) ; — Ré- 
publicain (1879). 

De même qu'à Paris, mais en moins grand nombre, bien en- 
tendu, il y a, en province, des quotidiens non politiques : le Bul- 
letin des Laines, publié à Roubaix, depuis 1884 ; Laines et .Cuirs, 
édité à Mazamet (Tarn) (1896) ; le Moniteur Judiciaire, de Lyon 
(1837) ; le Nord Artiste, de Lille (188i). Dans les grandes villes, 
il y a des Petites Affiches et des Cotes. 

De très nombreux journaux hebdomadaires, bihebdomadaires, 
trihebdomadaires — hebdomadaires surtout — sont publiés en 
province. Il en est quelques-uns d'importants : les Tablettes des 
Deux-Lharentes (trihebdomadaire) qui paraissent à Rochefort de- 
puis plus d'un siècle (1807) ; le Bonhomme Normand (hebdoma- 
daire), de Caen (1886) ; Y Union Républicaine (hebdomadaire), de 
Roanne (1880) ; le Mémorial des Deux-Sèvres (trihebdomadaire), 
de xNiort(1848) ; YAkbar (hebdomadaire), d'Alger(1839) ; le Libéral 
(trihebdomadaire) d'Oran (1901). Le Journal de Vichy (1847) 
est hebdomadaire pendant la plus grande partie de l'année et 
quotidien pendant la saison d'été. 

— 174 — 



•MJJ» 



HUl 9! 01148110 



MMCIM l umntuim 



LAUTORïît 



nximuumwc 



Pour Dieu, pour I* frtmci/ 



LE CONGRES PLEBISCITAIRE 



UR COItfES NATIONAL 

«M MM ■•M» INMI • M 

wr>> MrtMMnmt tu» « mm- 



t WhMMin »t«! M 

,.:; . ' ■•'!. .• ^. -tan )■** 
i m MNM 

"M KM ^MlM M M*! NIM 



■MM M VPMlMil w. 
&S .^ „m 4- 1MÉJMI -« 

« t-r-Wu M « 

■•U^'N» MU MM 

Im pmm ' •« AnM <m U MMM 

*i GipmI IImmw. -hU himM, 

.. .• bar ipM*. « M 

kIimImu bar *w i fr*fj* 

M4M ItIM M M «MM * M* p/t 

CM, MrMtl.M lif »*> * '» M M Mil 
WlM» «M*MM« IM» JmI b M> 
ilmt r*i mmJmm» * mb i/m isn 
• mUi Nu*'*- » cmjp Mr. Ml 
IX* W MM ■ IMtaf.lMI «F ».l M 
MMPrt MU* MMMtA «*f il -'■ 

MM MMM f rW «M UM Uf l M M, 
Il P i r»f M «MF. IMH b> JOUI M 

CM MMMM, M IM NMM» M 
ftMMKI M» «fat!. Ml« MMM 

Ml t'MHMHjM N.MWi lb 

M <t «HM-i MM M) 

«MMrwM t U «{mm m tain 
m*m_*m ■ *t»w<n « «m praMM 

MMMtt M «mÇm MM M Mab- 
•M H> tVMf »-« M «fa *«KI« «M 

tan *■> « Wftn Up« 4* 1 m* 



BW iPMMlIMM. f«M M/ M 

Tr*i4t. m r| m AklMtntM». 
rtÎT IZTSrM? MAMm^M» 

«M MrtMM» UWI«*>MlM>tM« 
M. M «MNM M MMM», 
I M Il MM *ilbf« In* 

*MM\ M) ■lliril, MM 

M» M pM MM MMM MMM 

un* Ami mhi dmim m 

I MMM MTMl Ml Ml 

._._ MM M M MM* M> 
rnbin ^^ "^ 

"- CMftM IM» MM M M» 

mm* im m mMm m» r»n- 



«MMM1 M» 

il «fin» «Un 
M) b MM 
QwH m b MTU M. • Immj* m- 

ImII. MM M «tin MMM ' 

MU l'MM M M»MBM> 



..... MM»*! 
|*M>. U MMI »bt*M-tMn 






(«M M IM ptumit M MMM* 

MI'pW. J'«M». U MM>«M M «M 
*W -m, <!<) MMMMU M M) 

urniMM m nvaba 
mwM ifM-Mt «mm b mii 4 a 

rrpWWftUM. MfWM* ■ MtMVMM 
pi U ..wiHjlKML Pi la MMM 
•WtMt* 

FlM .1 



HlM *IhM MMlMM MMM 
■' "J ' J 1 . . ' j ■"" * taTM» fTMMM 

Il «4 MMrt «M*"* MMMM 
M» M I MM II M »V rW»« MM 

taMMMMhMk ^ 




MW M Mf MMM 

f- MMni. (nm y mi mm 
|> UtTtar M M*M MMM) MMM)- 
ML M «triMMt M rUMMM ft 
Mrtl. « MMM M Ml MM 

HIMMMHWMl IMMmV IW 




• MP MMMT II Ml MMM. MM 
M tmkt9 MM. k pMM M «M 
IMM il MMM* k» MMM*. ta 
NWk PMM Ml Mtfct 

A» CMflM MUM l l (MftMTt 
Uhi. mm m ni ■» m Imp mj 
iimiiiIi kiMMt IiiiJ 4 par 




li MBb Ml Mitta ta MMM «r«M« 

iMMrtMMM 

H MMi M MM» «*MMf M 



HIER ET CETTE HUIT 



r^ntururjrva 



ÉCHOS ET IfllKLLES 



m> u rtmn gtr$t rt** 

AJr- - — — - 



MMMW I» P M MW* M*M« 

ISgsra.Tjar.gaj 

m» U MIN tMTLpTMM 
'"|W U MMM, TÎ>TïiP MJMP 



mTmWp'SS 



«^■m-vS ug: gr JXp: rtS i LTr^dmi Batfico 

P».»— !•*•• »! MM-^^_CTMMaftyï M1I H IMIIMMJIMJ 



MMM *> « «M M M «* MMMM. 



mTmmXm MMM>M •• MM ►*. 

» rn gM ipp;Mi I r»w x M «M 

A r MMMM M toS^SUZi 
-w '• -in -M MM» M#7^«MW 



UMI . 

^M^TT^TJmTÎm^ Ml r-ET*. M*mp"mmm M-M M 

SCSL. m S^L. * ■**• *** **r^ mTmTCm *2S «^mm 

ET ïm? •-- I SSrsJKTMr.^M&'nSr 

" *V^L_ j ^» * t — MM> «M . - 




LMWi •* M IMMI 

es* - 



r , jçsa ry." -Jc?t*«c 



De Napoléon III jusqu'à nos jours 

Dans ebaquc département paraissent des i'mii e| >[,- - 

Religieuses, Ces Semaines religieuses *> sont très ancienn< 
elles existent depuis «j n»- le clergé a une existence légale, mail 
elles n'avaient pas pris l'importance qu'elles ont a présent. 
Quelque- un,- • I t-ii t if «-Iles ont un tirage «le S à H). 000 ex< 
plaires. Depuis la séparation de l'Eglise el de l'Etat (4905), elles 

sont les organes véritablement ofliciels de l'Episcopat. 

Il nous reste à citer les journaux publiés dans les pays de pro- 
tectorat et dans nos colonies ainsi que le- journaux en langue 
Iran. -aise paraissant a l'étranger. 

Les journaux publiés dans les pays de protectorat et dans m,v 
colonies sont : 

En Ti msii; : 
La Dépêche Tunisienne (1889) ; — le Courrier de Tunisie (190."») ; 
— la Tunisie Française (1887), tous les trois quotidiens : la 
Tunisie Industrie/te, journal bebdomadaire des travaux, du com- 
merce et de l'industrie : ces quatre journaux se publient a Tunis ; 
la Dépêche Sfaxienne, qui s'édite à Sfax. 

Ai Si:m:i. \l : 

Le Petit Sénégalais i qui se publie à Saint-Louis. 

A .M \i>\<. vscvr : 

Le Progrès de Madagascar et la Tribune, qui paraissent l'un el 
l'autre deux t'ois par semaine à Tamatave ; et le Journal de Mada- 
gascar qui se publie également dans cette ville. 

|]\ Indo-Chine : 
Le Courrier Satgonnaisj — ['Opinion; — l'Information; — 

VIndépendance Tonkinoise ; — Y Are ni r du Tonkin; — Y Union IV- 
publicaine Indo-Chinoise, qui se publient à Saigon : — le Courrier 
d*Haïphûhg % qui parait î\ llaïpbong. 

A i \ (ii u.r.i.oi i»r : 

Le Nouvelliste, quotidien; — le Libéral, trihebdomadaire ; — 

V Avenir } bebdomadaire, qui se publient a l'ointe-à-l'itre ; — le 
Citoyen, bebdomadaire, qui s'édite à Basse-Terre. 

— 177 — 

13 



A travers la Presse 

En Nouvelle-Calédonie : 

La France Australe, quotidien, qui se publie à Nouméa ; — 
['Écho de France, hebdomadaire, qui s'édite à Saint-Louis près 
de Nouméa. 

Au Maroc : 
La Dépêche Marocaine, quotidienne, qui se publie à Tanger. 

Pendant de longues années, la langue française a été la plus 
répandue dans le monde. Si elle a perdu du terrain, elle a encore 
un rayonnement considérable, et elle conserve le privilège d'être 
la langue diplomatique. Des journaux et des revues, en langue fran- 
çaise, sont publiés, dans la plupart des pays étrangers. En voici 
la liste : 

Allemagne. Berlin: Journal d'Allemagne; Paris-Berlin. 

Kiel : Journal de Kiel ; Indicateur de Kiel. 
Alsace-Lorraine (1). Strasbourg : Journal d'Alsace-Lorraine ; Re- 
vue Alsacienne illustrée. 
Colmar : Nouvelliste d'Alsace-Lorraine. 
Metz : Courrier de Metz ; Gazette de Lorraine ; Lorrain ; 

Messin. 
Mulhouse : Express. 
Angleterre. Londres : Chronique ; Bulletin du Coin de France en 
Angleterre; Madame; Revue Franco-Anglaise; Revue 
de l'Australie ; Courrier de Londres. 
Eastbourne : Courrier ; Gazette. 
Autriche. Vienne : Correspondance de l'Est ; Correspondance Po- 
litique. 
Bohème. Prague : Revue de Médecine tchèque. 
Espagne. Madrid : Bulletin de l'Industrie et du Commerce du pa- 
pier ; Paris-Madrid. 
Barcelone: Bulletin de la Chambre de Commerce française. 



(1) Voir, aux pages 192-198, le chapitre sur la presse française de l'Alsace. 
Lorraine annexée par l'Allemagne. 

— 178 _ 



> M. <I>MIMIM M | 



AUGUSTE VACQUCRIE 

AlONNi 

W^PMM*. • • • . M - M - 



LE RAPPEL 



«ucutTC vacqucm 






Mraclaar ■ EDMOND Dt< HESNIL 



TRIBUNE LIBRE 

FWant lç Congrès dç Pgu 



f.É iinii. 



* 



■ko» i» hwrtxi 









■ M. «<*. k r.i. i- 



iivssn! 




L ACTUALITE 

L' Ententç Franco - Espagnol? 



Les On- Dit 



LA POLITIQUE 

U «UUM 









^■w-ti; 






.WT*—.»—; y *« >w m . »wi * 



* r *'*..ffl?r'~-- -*"*"* *" *'* -•*"-7--'^" M T n-ffi "' u'i'i^T 



JMMl *L^»MfcM4 T • «4» 
r«. vmMMAwMn p« •• 

«■il—» »•• m ^fcM'W • «■WEB à 



• £****'**■• • •*• 



m * *— yn m nCfii »— «■ w«h 



»yw Ifck ■ ■l ' iikj T * X« k ^g. .* ' kk — *k l ' i "' ^kk k kk . ' 






jS^KErjj^c 






rrnriTrs 






tET z.t~zt*,~~. 









il, 

l«ur. don 



[MtkWMr ê tart ém • OMm« • 
1M OU» M* TO*»T» f.T U M»«*l 



ce 






CITAIT PUlTD 



'.iSSXSti 









* **•* ? î!w*sy^'^f^ 



rt^î-; 



^ï* *~ t» kt * .| ÎT ii\jJ'i 



gk~ k »^ .'k ik« ** » X >kS 






f-^ - !s~T - ~.'~~ 






.1 



De Napoléon III jusqu'à nos jour» 

Gaies. Uhènes : Progrèi Messager d'Athènes ; Economiste d'O** 
rient : Nouvelles de Grèce; Orient Financier. 

Hollande, Lu Haye . Courrier de Scheveningue ; Gazette de 1 1 « ► 1 — 
lande. 

Hongrie. Budapest : Revue d'Orient »'f de Hongrie. 

1 1 mu:. Home : l'Italie. 

Aoste ■' Duché d'Àoste. 
Florence : Bulletin Franco-Italien. 
flapies : Café Chantant; Echo de Naples; Revue Franco- 
Italienne et du .Momie Latin. 

San-linno : Indicateur de San-Remo et liste général»* des 

étrangers. 
Venise : Journal des Etrangers. 

I.i UMBOi rg. Luxembourg : Feuille d'Annonces : Indépendance 
Luxembourgeoise. 

Roumanie. Bucarest: Indépendance Roumaine ; Mouvement Eco- 
nomique ; Revuedu Pétrole: Roumanie ; Politique. 

Russie, Saint-Pétersbourg : Journal de Saint-Pétersbourg; Revue 
Contemporaine : 

Moscou : Gazette de .Moscou; Grand Malin; Tour du 
Monde ; Revue de la Médecine : Nouvelles de l'Agricul- 
ture; Balances; Toison d'Or; Nouvelles de la Chasse; Ri- 
chesse Russe; Automobiliste; Journal »lu Dimanche ; 
Causerie du Dimanche : Etincelle ; Bien-Etre Popu- 
laire : Notre Lundi. 

Astrakan : La Feuille «l'Astrakan ; Courrier d'Astrakan. 

Mohileff : Courrier de MohilelT. 

Kiizait : Gazette de Kazan : Courrier de Kazan ; Télégraphe. 

Nijni-Novgorod : Feuille de Nijni-Novgorod ; Bourse de 
Nijni-Novgorod. 

Orel : Courrier d'Orel. 

K'wff : Pensée de Kiell' ; Poste de Kieff. 

Bakou : le Bakou. 

Karhoff: le Matin. 

— ISI — 



A travers la Presse 

Turquie. Constantinople : Stamboul ; Jeune Turc ; Liberté, Moni- 
teur Oriental ; Levant Herald ; Turquie. 

Salonique : Journal de Salonique ; Progrès de Salonique ; 
Indépendant; Liberté. 

Smyrne : la Réforme. 

AFRIQUE 

Egypte. Le Caire : Rourse Egyptienne : Rulletin et Mémoires de 
la Société de Médecine du Caire ; Courrier d'Egypte ; 
Journal du Caire ; Journal Egyptien ; Presse Médicale ; 
Progrès ; Pyramides ; Revue Foncière ; Nouvelles 
Egyptiennes. 
Alexandrie : Express-Publicité ; Finance Egyptienne ; 
Nouvelles ; Phare d'Alexandrie ; Réforme ; Télégraphe. 
Ile-Maurice. Port-Louis : Journal de Maurice ; Dépêche; Petit Jour- 
nal; Petites Affiches ; Radical; Vrai Mauricien. 

AMÉRIQUE DU NORD 

Canada. Montréal : Canada ; Gazette ; Journal d'Agriculture ; 
Moniteur du Commerce ; Passe-Temps ; Patrie ; Pion- 
nier ; Presse ; Prix-Courant ; Propagateur ; Publicité ; 
Samedi; Rulletin de la ChambredeCommerceFrançaise. 

Ottawa : Gazette du Travail ; Temps. 

Québec : Evénement ; Journal des campagnes ; Semaine 
commerciale ; Soleil. 

Waterloo : Journal de Waterloo. 
Etats-Unis : Chicago : Courrier de l'Ouest ; Courrier Franco-Amé- 
ricain ; Echo des Deux-Mondes. 

Minneapolis : Echo de l'Ouest. 

New- York : Courrier des Etats-Unis ; Union Française. 

La Nouvelle-Orléans : La Guêpe. 

Saint- Hyacinthe : Echo ; Tribune; Union. 

Saint-Paul : Canadien. 

San-Francisco : Impartial Californien ; Echo de l'Ouest. 

— 182 — 



De Napoléon III Jusqu'à nos Jour» 

AMÉRIQUE Dlî CENTRE 

Cuba. Lu Hava/ir : Courrier «le Cuha. 

Cl n\« \". W'illrmsht'l : Krho de la Yesdad. 

Il \ni. l'nrl tiii-l'ruirr : Annales .1 udiciaires ; Anime ; l!«>n S«n> . 

Discipline; Gazette des Tribunaux ; Haïti Littéraire ; 
Lanterne Médicale ; Moniteur Officiel : Matin ; Nou- 
velliste ; Pacificateur; Pioche ; Hevue de la Législa- 
tion ; Revue Médicale. 

Mi iiQi i :. Mexico : Bulletin Financier et Minier ; Courrier du 
Mexique et de l'Europe ; Echo français. 

Panama. PmtmiHt . L'Etoile de Panama. 

AMÉRIQUE DU SUD 

Argentine Bitenos-Aires : Courrier de la Plata ; Courrier Sui--'- ; 

Revue Illustrée du Hio de la Plata. 
Brésil. Hio de Janeiro : Etoile du Sud. 

Porto-Alegre : Petit Journal. 

San-Paolo : Messager de San-Paolo. 
Chili. Conception : Patrie. 
Coi.omhik. I>ash> : Mien Publie. 
Parm. i w. Assomption . Bulletin du Comité consultatif français. 

ASIE 

Chine. Pékin : .Journal de Pékin ; Echo de Chine. 

.1 LPON, Tohio : Mélanges Japonais ; Hevue Française du Japon. 

Perse. Téhéran : Impartial. 

OCÉANIE 

AusTRAi.it:. Sydney : Courrier Austriline. 



— 183 — 



m SIX HAOB8 lk wuMtwo O.NQ oummu SIX PA0B8 

LE SOLEIL 




Wmwii i miih « loth * oka» ruvAUb 




La Bretagne de demain 






IM^PM »« — - " ' ' 

r«M —»•—««. i ii i ii -* 

. — • ft-ta. —. _.--*. -.. 

M<i«Mi<«k|ia|MMi» 

<MM »*•* « »■■ ■■■■ « * — »-* 



F- MMé 



WIMMiDW MM«I 

M. « MIWI fiMrW «. I-M--M 

m, «m rui^»— II *• — — * -«* 
M«r U fy fM M tai»r. ■» ■»■-, 



Ci MM] ■*• *■ ■T«M-w MU 

IMwl «MB » «t NMK ta MB» 
—**. bmn-. • I «ÉM «M « ta P-> 



-—•-*• ■» ■ ■-...• t 



i.*-tr 



tM-*a. mjw t-*** «l HM bb M 
■M Mm Uti l » mi>« M* A «mb 

•*--» * k •**, » Ci i ma» «m 

*».-"■ fcW—Ml MB*, ta *N 
« ■ BMW U - *W «MM M «Ml 

a> »>»mjw •» «a h«M« Okirtasl 
n **' '"*** *" "" *** ?.*- '.* * 

MM --. «MB* B-B.-1 «t •**»•» 



* Vit.* .ta.- ? fc— > H "MM. «-*■ 



InwTvwAtatiMM * ta 
n>.V<taM«««r N itf 

«Br. ImM «M » «M ta PNM ,mm 






ta^tsis.rsritxr. 



■ ta. «•»*•»« r**** uni 
■« ■■i n »— > u i m » i r. 

•Ht A* ■ 1*11, 'MM « I 

l u i .« mu H»-» » >mi. 



ta - Uw» » a <*•* ta ^. 
» IUMM» «tajta» Ma. » 



rMMkM 

*• » * -ta' 

KuatiM 



St r ».» «jrt y£rs y 



m n m ta |i ii mutai 4m. 

MW«HM««t k*M. ffMV 



DC MIDI A MINUIT 






LA POLITIQUI 

ilMUHnaMMJVM 

l>£Hbllll_ta.ia - 



»ta ta» — **ta< h iZrtaT 

f ii n i -S. «y» ■ m ■ 

! .— -H» ta» «tataa —ta- ta- 



1k ht- «.Il t-ta.fc-.-riM 
B- * «M-fcBW bfan bt-MB « * t-TT. 

t»- *J-t -BBB ta-*-. Jl Wlïù * <^>* 



— »-» • tar— tatata. ... «. 
. — - » > ta» ta. .. — i 
tata — <«<i lin ta—» 



ta tatata ta ta taji l il 

• aS— Mata—— ^ 

• —.ta.»— ta». 



ta—-» ■ il 

<■ — - ta. — — ta ita ta» tan 



MM a tatak tata*» rtatataa tataT 

•\£."— 

•"«" - — — — ta ta» tavw. 
»— » ta» •_— < — ! 

i— «ta * n . " i 7 i' 



ÉCHOS 



kîS~^»-' 






s;: 



^S-B^-taBi-Wi 



•■fsatgy r 



I .«|5« ». il «■ i »J. ■!■' 



ta-r.'j«_-. 



S£51^i?gav-5 



L-*4*Bh-B* hM sa» .-*••>-' «•> 

t HàrT! >.-tali^ 
tars^rtaTIl---. 



£?.-'; 



TiflU.. 



nui 



u i:u:: a-, a ::^zi. 



Chinoiseries 



kit mUm fa itM_»t 

fjj "flMBI MM' 






»»• - "taW ta» *-»,".^ '^"Z 
ta»ta»ta. u.f.Mff 






S» i r ss_: tr.ta»r^ 






aaqtafîya,. 



h tata* ta ta itata ta-» ta* •• *■ 



fîT i i - «». V ««, — «jjj; 






=lT=- 



rrsr 



M. Poincaré 
en Kspr.sne 

» MAIiNIU 






taE.ï-ta=r.ri.*7=:taî' 



IV 
LA PRESSE ETRANGERE 

Allemagne. — Angleterre et ...lotiies britanniques. — Autriche-Hongrie. — Bel- 
gique, Bulgarie. — Danemark. — Espagne. — Grèce. — Italie. — Grand Duché 
de Luxembourg. — Monaco. — Monténégro. — Norvège. — Pays-Bas. — P..rtii 
gai. — Roumanie. — Kussie. — Serbie. Suède. — Suisse. — Turquie. — Etats- 
t m- d'Amérique. — Costa-Rica. — Cuba — Quêté mêle Haïti. — Honduras. 

— Mexique. — Nicaragua. — Panama. — San-Salvador. — République Argentine. 

— Bolivie. — Brésil. — Chili. — Colombie. — Equateur. — Paraguay. — Pérou. 

— Uruguay. — Venezuela. — Chine. — Japon. — Perse. — Si.un 



ALLEMAGNE 

Depuis le jour où Guillaume II, parlant des journalistes, s'est 
écrié, <mi un moment de mauvaise humeur : « Défendez-vous 
défi ratés! », les temps ont quelque peu marché ; et l'on peut dire 
aujourd'hui, avec de récents exemples à l'appui, que les journaux 
allemands ont pris une plus grande conscience d'eux-mêmes. Mais 
pendant longtemps le journalisme en Allemagne, et plus spécia- 
lement à Berlin, fut une profession libérale assez décriée : au- 
cun ministre, nul avocat, pas un littérateur de renom n'y appor- 
tait sa collaboration. Quelques gentilhommes, tels que le comte 
de Zedlitz, le comte Reventlow, le comte Pfeill, daignaient bien, 
de temps à autre, publier des articles, mais ils évitaient comme 
le feu tout contact avec « lagent écrivassière ». 

L'origine de ce mal, il faut le reconnaître, remonte à l'autorité, 
au gouvernement lui-même qui, d'une part ne laissait jamais pas- 
ser une occasion de rabaisser la situation du journaliste allemand 
jusqu'au dernier rang de la hiérarchie sociale, et qui, d'autre 
part, ne voyait dans la presse qu'un moyen de répandre son opi- 
nion personnelle. En supprimant l'indépendance de la presse, on 
en éloignait tous les talent-. 

— 181 — 



A travers la Presse 

Néanmoins, grâce à la décentralisation intense qui est le fait 
de cette Allemagne composée d'états divers et de petites princi- 
pautés, le nombre des journaux allemands s'est accru et progresse 
encore chaque jour. En face des quotidiens, dont le développe- 
ment est dû en grande partie à la faveur dont les annonces jouissent 
auprès du public, un très grand nombre de publications spéciales 
et techniques ont vu le jour, qui ont pour cause l'extension paral- 
lèle de l'industrie et du commerce allemands. 

De plus, les prix d'abonnement sont extrêmement bon marché ; 
et cela a son importance puisque, dans la presque totalité des 
villes, c'est l'abonnement qui prévaut, la vente au numéro ne s'é- 
tant guère sérieusement implantée qu'à Berlin. 

Les principaux journaux allemands sont : 

A Berlin : 

Le Berliner Morgenpost (Courrier du Matin), démocrate ; 

Le Berliner Tageblatl (Journal de Berlin), libéral; 

Le Berliner Lokaï ' Anzeiger (Indicateur Local de Berlin), organe 
du parti militaire ; 

La Norddeiitscke Allgemeine Zeitung (Gazette de l'Allemagne du 
Nord), gouvernementale ; 

La Post (Courrier), conservatrice ; 

La Gerrnania (Germanie), centre catholique ; 

La Vossische Zeitung (Gazette de Woss), libérale ; 

La Kreutzer Zeitung (Gazette de la Croix), conservatrice ; 

La Taegliscke Rundschau (Kevue Journalière), nationaliste ; 

Le Berliner Neueste Nachrichten. (Dernières Nouvelles berli- 
noises), conservateur; 

La Deutsche Tageszeitung (Journal Allemand), indépendante ; 

La National Zeitung (Gazette Nationale) ; 

Le Berliner Zeitung a m Mittag (Gazette de Midi de Berlin) ; 

Le Beichsbote (Courrier de l'Empire), conservateur ; 

Le Zukunft (Avenir), où écrit M. Maxilien Harden ; 

La Friedemwaï-te (Citadelle de la Paix), qui compte parmi ses 
collaborateurs le colonel Goedke ; 

— 188 — 



Xt.tn. C 3«irQ«3. 



aJîuittnaÔ.WKdflabc. 



vNHU N> 3*** "• 



SBerlïncr 




SagclUûtt 



SeflflcDmifen 
dues fllannes oou au&erqalb. 

n Rinl ia tuitarlra a» ntna auM tal- 

i «titan Ml. m km Ht «r&Vn bN» 

Bit Bauattontn m tn liait luntln 

_ tin tuSnjrl «lin Ml natartt «aat UK 

■I tutti Rttaun. Mt Mit. Ittn mu atimJT 

i.Hm ttfO^n «lalrotft M m titan tau» a). 




MM.», 

■w aa* 



n>w>J 

IJaaUaa araftlll 
irfiiiwdtM NnM 



£&"Ss9 



•a* ki 



Ito Ma «rit Ml hn^&ia! Mt. Ma* ïj«t«J*ra> m 
M m l t n) H (timmjm* NIM nfttiit. 9» «téta Un Mi 

I Btlfl»» 
!n laan 

t£«j&^^ 



•x» laan «tel anan a] tan) Banon» M» aST^otH. 

la Wa traMtttnan «tratral laM. aa Mt tVaV aaaa. 
haa». aat Mttl IM mo) laÔaaa. an n «M Ml loWttatt 
Ctwatail amadAlila MaftTMnal» SiImUi H ail lann 
«nftaJrti arartattln «V>«U|lt an» Mata ktatn «On 
•tutataMuttauntlI i.N«ki*t. aianilnaa «la* tu 
»ttlfia> «■ a VMU in i laan jhttjT Itt». ttfrtj, .a» 

«Mate la Mt 



»w la ait « at it itnai M *jatn«al afftâaan. Butina 
n art likttaU f/ltanfun. Vit. ■aalaaltit «a» >. 
ami Mai «tu> Ht WlM «naNt* aat tn *Ja) «a M» 



Htltn MtfMa». Était auirrt 
il il Ml au lia fcalft. lit aal anima aaat. 
14mm. aulnfcol un» r» ItMnt anan W lM» 
ma HWa ta tUt u Tati an* uTiatual m «Mari. 
■uaVWftttll On Mit* 14 Mt CaitaHaa. Mt 



Swlnn ftaVal 



a MMatiat, ta* aat an aiaMMra 
». «é j tja / «W»*«> 3aatiM | «jfcu 

il a| anMaiin Batfiat an»»*». M 

•Ul la aMnMUtan a ntinam. M» liai 
M* »*» |*a JataiM ltla\ {"*£■">« 



Ht a)w «Mi ai |itia»«ta M(n. I 



taata «aaM. M| aa» rlM M* 




. Ml riiaV, nlutii 
a a ala u nta fiant aul| :• 

aat attna aVttn- 

" 'i la «a m 



»_ flaaartiaa aat* làaaâataVaaa ■ aklantff* 

.j^v»a*J!Tii*** Pc» inviwri ai'ionii. 

.Itta/t'aHai ■»|MM ItlilllMlilliai 



aat tu'raawi*. **MtolWa lut ritu rata 
— I Mi tatjaaatakttt MhYGta. vtt Mn Ml 

■aa'4* taTS^IWatalatotmaa» kUJtnartaV. «taa» 
w MM fMQM Raafll n tua) tnat aaa) Mt Aatat (nnal. 



a iMina an MrtAal» )■ MifwTTaVItnlf ak ■« 

liiim.l Itu flaninaM an Ma atNtth-a IHoV> 

fa autM. ait Ht «uail laan aaa Mt aaMin 

l fr. ItU Mt »tf.Ma»ra un» lat m lui Ht 

n Btft. «ul kwlaatr MtSatfaan aktl aWft. 

a la Mt MÛnapU M BMlnkan Bail- 

* **' w **?. « J »> f l"> m» X (• latitt Mt «a*. 

tal MiMiMMtjt Itifeilaaaiaaiid — aat aa Mrln 



fiifftug*n obnr ^tjilippi. 



tM lit— att M fMIWK 
nmah «a Mm. a* 

H». |a Mift tiH a* «Ha. •<•! 
ah Hwiaj. «aMa «H catlat. fMaalal au rMMat IMMa. M 
«a aa4 Matait «al Mat natta*» m aav> M ai M la 
Ml il rtl 3a aaailaMa aiaaa Jnat nanti m aat aahaan aatt 



ja « «aahUia an «jatiill ( > 

• a)rt MM la BM anaall. am Naa WMa 

%nt laatlatt laaa) ail MMa aat Btajtt a»ta Wa | 
■al tlllaani tttaal #• afl Ml aa aatt *JaaHMaMana 
an>. Ni» liant | iaa.i l aMalat a Ma taha aat I 



lama »>n 

tmaa a> aatj M tanjâtt. M n antlanttltt. latta it MMaauit. 
« aam «ti ta aal Ml m iRMiInt tmm N*n *ai».i 
Mjraartt aat tn tataallt nat aaa tt t<ata aatntn tanjat ai*. 
a|larNn Mtt. ta Iran n. Mt «aatrt atia laatt an Mt aatnaa. 
•a kaat m. tan) ait ait ait tatan «aatttaawn lut ta lat 
• •Il tilaatf ttaaanatiaan Mt H iM n anattaa wt* aau l l | taM i l 
— Mi a)a Ht '.lira. Ma IU 



l^^'XLLiL^Sf' ta ârnt^h^n 9 ? ' Un l H I 8 W-M| i <à* J M^t^ fr - K 
h Ml» Mtl »«VHa II' at«nVa. n JMai lafWal Ma RalkflirtMtitt Mt OVMVl ar~ «tltirta*. 

Itiatt Aatma (rnttaanau Mt tt Mutt latiiipanttt ail 
In Mn >Vn Ml ■nlttantMalaa«fl ntat. aat ilat M tt 
•Mt Mt tallttlnin «untnaWaaaanVn litttt akM latta 
■aB^jtfltl lia M4-MI Oailttl at jtrajoVrl 3nlnt»t Tat 
araftin — ttafc tftatta — najtfttwtaattt SttC al Ht. 
arlalt tt nVÎl attlja. Ml IHWa H ta Mrttt kmlia 

KjC » at rt lM rtHMllM«"ttaaaa| l i la l ii B«Sàn»MtMi 

W>* "tliMtnltn 'aEintrtWa* ^.«m». ttl tu (Noaarl 
«tpattiuia aa lit tilt aVraMtKaiMt [ni»!! Hat tt 
aatt at Ma uttfnfotMn aal «a ■jtjaa M» «twVa «tlltt. 

Mtttn Ml t*l» «Mal tal aal Ma KS arda att aal 
m Ma StiM: .«Ml !• M M h aat lait) «Rttajt'. 



a» Ma «tlaU t t. » aVMja Oaa a atalt laa Mt M »*» 

PMaaftl H iaT«affaaffC MN •*■ a«4 aTttttaa! 4**>f >aWJ aaa*>> _aTta# 
*Ma|fVat jK* a»Jl #*•# Çt> W>éV* Ma aaaM ♦*■» a^fKatafMN VaMa* 

•tWt Ma «a.ltt watt aifia'anTaa» al 
tayra liai WlaVq a J a ta Maa ataa tu » 

Ittt «naV Hat M Mil au «M. tat a ait. Mata 

ow * •'• *" "«Mlal I ttt Ma JUtat a» 
Battat.' a'aaaVa attt aa> MÉ atjl attay^jM 



• tallllta ttl filial 



lallta a„a»l 



i •al«*ilia tl|a- 
aat lalnl <«altll( 
• •Ma) • aaiti- 



am aat aaa fiiOaaa aal aaa i 



nu aatt maaaa «aaM aaaanat t 
M ta tailWat aaataa aatka I 



«aat a* m 1 1 lia j i aatt Ml aaal aa» TyHy aatrWa 



tvat a an «Wawtihttt Mt nta tn rffcl I 



Ia)liaaaathaiii|t1 aa* aaat Ha alita ftiMMa 
Kal (la) « an San) aaa). aat naa la Ma. aaa tau «al lun 
Ml (RHtnl tk **m Mttn aat Itatlm tant Ml Maa aal 

.tl I fcâ av Ml *aaV WaiM anajaaaVK- naa» ait 

«tn ataa n laa) b) a Maa tXniia ta tt-, 
M «Mt. Maa» a Mfta «a aa* a aaa) aaf «m at aat* 
Mil ftt T all ai iti. tj inli i aa» Maaiaaa la tta W— 

anta «t nlnja la «Matra MM M) a Maa laMm la* 

trantaVaST anvaaaan laaaa aal Mt M aaam Maa at. 
lit at Naa I a n« M. at) Mn _*»t»»l attt M II tn Mtart 




l'tat. tal t u n ta aMtia ItaMt naa t an n i n tat 

» ta i II 1 1 Ml» la aaa) all.itl aat latk) la aatt aaa tat 
MM »».«» Il an «aMurt M Ht «aa» ta» Itaaina ta»» . 



ma aat an Mi rat «MalinM « 

•Haintn. ttati l aa M ar* al aaat 

atnm «aa laa la) M>i aaa aa Mat aat ta», Itata» 



i ta Ma a .al a Ma. tapa Mi Matait 



Uni «tllllltaltaltal 

«% artaana. tt >ai 
Stt rafla. VaaMt mi traîna t i' m a la ta aaaaa 

ta Mt « Il I Itl m aa-ila. Maa at attlnt rat »••>,- 
ai la t. milan Mail l a Ma» 3lll n Ml | ia ■ «aM 
m atlittna «rra ■*> «Mt triât 1 II | ta .aaaaaa 

•taa- 'a«t Mt Iiliataaa »■• jana a rata Mt taa 

Ma al alliai la a Maa. a) la Ma iln il a tn rafv. 

taa tillliU Mat ta aaa. ta> Mi Sa M •- f aat. ••• 

• laaintaal a ta Ma Ml t a» al aaM aa M aa 



ta» l a» » «aaa aaa. tat ja Mrat M aat» aa l taa «taa» 
Ma aaatta all|tanata |laal|a)ta «laalraatl. 



■IllJ.'ta^niiiInlBaa l l I t-aMa) 

.«VM- aa» .«nàT lllllll I ■■! aa aatt *»aa an. 

ta) aa) ta lai la) trg «ataa. M I I n i l li attaa» 

«aaat . . toal ■»■ .aanVaMn aal «ai iM Mu aa a» aa* 

titktt «a» a ta IIMilt an tanartn a* IMa.aV tarâ t > 

aa tnan *l a* aaa n raaa a . *a Mata» M «aaî 
»■*■ tu «tnan» an «itati i Irarn» la » a. ta Irrt. 



a at» n att attuuat rrlaaMa. a «Mt la Mata Ml naa. «, 
»n aaa. »n «r*a) aat» Mt «aaaaa aaa. Marna an» «n 




■t*- 

Ma laan JaVna n»W» a* «tat tY« 

ta «at «mt a tu «««a. «at t n» vt» 

«tait tan trtatt a, i Mat «naa ta) «a tara tn 

■Ma «*aat aat taira «aa a» n ta «aaaa. Mt 
MitiM ttantt at M aaaaa Ma «aaat 



A 



La Presse étrangère 

Lé Milttarische Potititche Correspomie/tz (Correspondant Mili- 
taire ri Politique 

\.v Ifùrsen Courrier (Courrier de la Bourse . libéral : 

Le \nrirtirrts (Eq Avant), organe du parti socialiste dans l'Al- 
lemagne du Nord, tandis que le Munchner Poei (Courrier de Mo- 
uich représente et' même parti pour l'Allemagne du Sud ; 

Le Tag (Jour), où le feld maréchal ?on der Golt/. a publié se» 
Articles sur les enseignements des guerres balkaniques 

On annonce la prochaine publication à Berlin d'un -rand journal. 
le Zéitung der Zeitungen (le journal des journaux), dont M. Arthur 
Kirchoff «rail le directeur et qui aurait une édition à Londres. 

A Ba y relui : 
La Baye ruche Stn,ii*zeitung (Gazette Officielle de la Bavière)» 
officielle. 

A l! m. me : 
La Weserxeitimg Gazette de Weser), libérale. 

A lin ksi. u : 
La Breslauer General Anseiger (Moniteur général de Breslau) 
La Sehlesische Zeitung (Gazette de Silésie^, officieux. 

A Biii \su i. k : 
La Braunschwerge Lanâeezeitung Tageblatt (Gazette Régionale 

de Brunswick). 

A (loi.oc.NK : 

La Kûlnische Zeitung (Gazette de Cologne), journal national 
libéral [1860), paraissant trois fois par jour et considéré comme 
étant le mieux in tonné de l'Kmpire, grâce à une excellente organi- 
sation de ses correspondants à l'étranger. 

A Dresde : 
Les Dresdner \rneste Nachnchten (Dernières Nouvelles de 
Dresde), conservateur. 

A Esben : 

Le Bheinische Westfalische Zeitung (Gazette de la Westphalie 
Bhénane). 

— 191 — 



A travers la Presse 

A Francfort : 

Le Franc furter Zeitung (Journal de Francfort), libéral démo- 
crate, fondé en 1856 par Léopold Sonnemann, l'un des plus im- 
portants journaux de l'Allemagne, le mieux renseigné pour les 
nouvelles de l'Orient. 

A Hambourg : 
Les Hamburger Zeitung (Gazette de Hambourg), conservateur, 
publie trois éditions quotidiennes. 

A Hanovre : 
La Hannoversche Freie Presse (Presse libre de Hanovre). 

A Kœnigsrerg : 
Le Preussische Volksfreund (Ami du Peuple Prussien). 

A Magdebourg : 
La Magdeburgische Zeitung (Gazette de Magdebourg), libérale. 

A Munich : 

L'Allgemeine Zeitung (Gazette Universelle), organe dune grande 
influence dans les Etats de l'Allemagne du Sud (1798) ; 

Les Mùnchner Neueste Nachrichten (Dernières Nouvelles de 
Munich), gouvernementales ; 

La Mùnchner Zeitung (Gazette de Munich) ; 

La Mùnchner Post (Courrier de Munich), l'importante feuille 
socialiste. 

A Setting : 
Le Stettiner Tageblatt (Journal de Stetting). 

A Siuttgard : 

Le Neues Tageblatt (Nouvelle Feuille quotidienne) ; 

Le Beobachter (Observateur) ; 

Le Schwabischer Merkur (Mercure de Souabe) ; 

VAmts und Anzeigeblatt (Feuille Officielle et Petites Annonces). 

En Alsace-Lorraine, les journaux paraissent, les uns en langue 
allemande, les autres en langue française. 

— 192 — 



La Presse étrangère 

Les principaux journaux publiés un langue allemande sont : 

LtStrâssSurgvr Pq$1 Courrier de Strasbourg), officieux Msj : 
l , Strassburget Seuesii Nachrichten Dernièree Nouvelles de 
Mrasbourg) semi-officieux (IN77 ; 
La Nette Zeitung (Nouveau Journal)} organe du parti libéral 

gouvernemental qui -V.lilr également à Strasbourg ; 

UElsaësser (l'Alsacien , catholique ( 1S81). 

Les principaux journaux publiés en langue française sont: 
A Strasbourg : 

Le Journal d Alsace-Lorraine t (ancien Journal d'Alsace et an- 
cien Courrier du Bas-Rhin) (1797) autrefois bilingue, transfor- 
mé en organe exclusivement français ; rédacteur en chef: M. Léon 
lUtll ; parmi l<- collaborateurs M. Paul Bourson, qui envoie d'in- 
téressantes correspondances à Paris, au « Matin ». 

A M etz : 
Le Courrier de Mets; la Lumiine; le Messin. 

\ COLMAI : 

Le Nouvelliste if Alsace-Lorraine t journal de l'abbé YVetlerlé, 
député ; rédacteur en chef: M. Sidel. 

A Mulhouse : VExpn ts. 

Bien qu'édités en langue allemande, le Kurier (Le Courrier), ré- 
dacteur en chef M. Adolf. et le Durr's Elsass (A Travers l'Alsace), 
sont également Français de cœur ; c'est dans le « Durr's Elsass 
que chaque semaine. Henri Zislin publie ses dessins d'une spi- 
rituelle ironie. 

L'annexion par l'Allemagne en I NT l de l'Alsace et «l'une partie 
de li Lorraine n'a pu étouffer, ni même affaiblir, dans ces pays, le 
sentiment français. Après plus de quarante ans de séparation, l'at- 
tachement à la France est resté aus>i vivace qu'au premier jour et 
il se manifeste, aussi bien dans les journaux et autres publications 
(Histoire de l'Alsace contée aux petits de France par Hansi) que dans 
les sociétés (Souvenir Alsacien-Lorrain, Société des anciens légion- 
naires, de France, Ligue aérienne de Mulhouse, etc.), d'une manière 

— m — 

M 



A travers la Presse 

vraiment touchante. C'est en vain que le gouvernement impérial 
frappe de dures condamnations l'abbé Wetterlé,Sidel,llansi,Zislin 
Adolf, Bourson, Jung et leurs vaillants confrères ; ils n'en conti- 
nuent pas moins fermement à dire leurs vérités aux oppresseurs. 

Le voyage que Guillaume II fit à Strasbourg le 2(i avril 4943 
semble avoir été le point de départ de nouvelles mesures de ri- 
gueur contre les sociétés et publications françaises. 

Le fait est que, quinze jours après, le 5 mai. le commissaire 
près le Conseil fédéral signait deux projets de loi visant les so- 
ciétés et les publications (l)ruckschriften) françaises ; ces projets, 
d'un caractère particulièrement grave, ne visent à rien de moins 
qu'à rétablir le régime d'exception tel qu'il existait sous la dicta- 
ture : par simple décret, et sans appel, sociétés et publications 
pourraient ôtre supprimées en tout ou en partie. 

Voici un résumé de l'exposé des motifs du projel de loi sur ta 
presse : 

La loi alsacienne-lorraine sur la presse du 8 août 1898 intro- 
duisit un régime analogue à celui qui résulte en Allemagne de la 
loi d'Empire sur la presse. Cette loi cependant ne conférait pas au 
gouvernement le droit d'interdire les journaux de langue étran- 
gère paraissant dans le pays. Le gouvernement avait eu d'ailleurs, 
à sa disposition, jusqu'en 4902, l'article de la dictature qui fut 
abrogé à cette époque. Le gouvernement avait espéré qu'il ne se- 
rait pas fait abus de la liberté de la presse. Il n'en fut rien. Au- 
jourd'hui, il lui faut des armes spéciales afin de pouvoir sévir 
contre les journaux de langue française publiés dans le pays et 
hostiles à l'esprit allemand. Une partie de ces journaux se livrent 
à une propagande dangereuse appuyée par l'étranger et contre la- 
quelle le gouvernement est impuissant. Cette situation a empiré 
durant les dernières années. Les romans, les récits historiques, les 
périodiques de différentes catégories s'adressant à la population et 
en particulier à la jeunesse, tendent a créer un esprit d'hostilité 
contre l'esprit allemand. 

L'exposé rappelle ensuite la transformation du « Journal d'Al- 
sace-Lorraine », bilingue, en organe exclusivement français, et 

— 194 — 



JCe nouvelliste 






& „r,u Ur,,- r Wr'ir-t, 



ô*3Ugace-ffio traîne 



ancien Journal ôe Colmar o paraissant tous les jours, dimanches exceptés ss» 



ACTUALITÉ POUTIQUI 

A propos d'aviation 



*3 * TV* '* t* 4 •""• TJ'.'? 






, *..<«,.... t~ » 



K» >* m»t -■ i-f-fc. «** .U— U ««m 



,*,...-,_.., „,. M » 






ecL5o£ 






t. .***« *é *«•• 



lettre àe frucc 















L'arriviste 






.rir: 






iSJT^Li C gC.CS 



isr*Jâ>T 






u ion j m 



l* y *ytfi* ; T T?*j'*. T 



■ »J! 2b' *mi « J^i* < 






tfc^ U '«W» -fc V^WWt 






\Ç 



La Preise étrangère 

celle de l'ancien journal de Colmer, bihebdomadaire, en journal 

quotidien. En Lorraine, où l'on vont bien reconnaître une cer- 
taine raison (Têtre à la presse de langue française, plusieurs jour- 
naux ont méconnu dans cet derniers temps leurs devoirs envers 
l'empire aile n m ikI. Tout cela, ajoute l'exposé, montre que les jour- 
n;iu\ de langue française paraissant dan* !«• pays doivent être trai- 

téS -m* I»' même pif ■• 1 <|ii«' la presse étrangère. Sans doute, il ne 
s'agit pas d'interdire tous les journaux de langue française sans 
distinction d'opinions politiques. I ne interdiction générale ne se* 

rait envisagée que si ees journaux avaient en principe une atti- 
tude nettement hostile an gouverni-inent allemand. 

Afin de combattre le danger dans toute son étendue, le projet 
de loi ne fait pas de distinctions entre les publications périodiques 
et les non périodiques. L'exposé fait encore valoir qu'il parait op- 
portun de ne pas recourir à la législation d'Alsace-Lorraine, niais 
à celle de l'Empire, el d'interdire en même temps le régime de la 
presse existant en Allemagne. 

Ge projet de loi doit passer par le lleiclistag. et non par le Par- 
lement d'Alsace-Lorraine; mais la (lhambredes Députés d'AUa». 
Lorraine, émue par les protestations énergiques qui se sont élevées 
• le toutes parts, a provoqué un débat par voie d'interpellation. 

Ce débat (22 mai 1913) a eu un grand retentissement dans les 
pays annexe». 

Le secrétaire d'état, M. Zorn de llulach, s'est placé au point de 
vue suivant : « Il nous faut absolument des armes de nature spé- 
ciale pour anéantir le nationalisme alsacien-lorrain qui se ma- 
nifeste dans la presse et au sein des Sociétés. » 

iM. Zimmer, député de Lorraine, lui répond en exhumant les 
discours que l'actuel secrétaire d'Etat avait prononcés contre la dic- 
tature, alors qu'il était simple député de la circonscription d'Erstein. 

Successivement les représentants de tous les groupes protestent 
avec énergie contre ces lois d'exception ; ils sont unanimes à dé- 
clarer que, si elles sont votées à Berlin, elles ne feront qu'ac- 
croître la vitalité et la force de nationalisme. 

M. Mandel, ministre de l'Intérieur, s'applique à dénoncer les 

— 197 — 



A travers la Presse 

noirs méfaits des journaux de langue française. Il soulève les 
rires de l'assemblée et des tribunes en disant que le Journal d'Al- 
sace-Lorraine et le Nouvelliste a" Alsace-Lorraine se sont payé la 
tête des Allemands lors de l'évasion du capitaine Lux, qu'ils ont 
fait l'éloge des canons français pendant la guerre des Balkans et 
qu'ils ont failli à leur devoir dans l'affaire du légionnaire Veissrech. 

Après un ferme et éloquent discours de l'abbé Wetterlé, démon- 
trant que toutes les mesures de rigueur et d'exception prises par 
le gouvernement d'Alsace-Lorraine tournent à sa confusion, dis- 
cours accueilli par des manifestations sympathiques dans les tri- 
bunes réprimées par le président, la Chambre des députés d'Al- 
sace-Lorraine vote un ordre du jour où elle condamne formelle- 
ment l'attitude du gouvernement et où elle s'oppose avec une 
énergie suprême au rétablissement de la dictature dans le pays. 

Quel accueil fera le Reichstag à ces deux projets ? Il est diffi- 
cile de le prévoir au moment où nous écrivons ces lignes. La « Ga- 
zette de Francfort » espère que la majorité du Reichstag repous- 
sera ces « lois d'exception, qui ramèneraient l' Alsace-Lorraine à 
l'époque de la dictature, de funeste mémoire » ; mais la plu- 
part des autres feuilles, les radicales comprises, ne manifestent 
aucun étonnement et n'élèvent aucune protestation. 

Entre tous les journaux illustrés qui, en Allemagne, se disputent 
la faveur du public, les plus répandus sont : 

A Berlin : 

Le Beriiner Illuslrirlc Zeituny (Ga/ette illustrée de Berlin: ; 
Die Zeit im Bild (Le Temps en images) ; 
Dio Worhe (La Semaine). 

A Leipzig' : 
Les Leipzig er lllnstrirte Nachrichten (Nouvelles Illustrées de 
Leipzig). 

A Munich : 
Jùgend (Jeunesse) et le Simplicissimus, dont la réputation a de- 
puis longtemps dépassé les frontières de la Bavière. 

— 198 — 



La Presse étrangère 

Mentionnons encore Les revues berlinoises : 

Nord und Sud (.\<>ril et Sud), qui pul)lie le « Journal d'Abdul- 

I f il m i r f » ; 

Qeutxche Rundschau Revue allemande 
Die Zukunft (l'Avenir 

Xriir Hi-i iir (Nouvelle l»<'\ m' 

Kl la revue qui parât! à Munich intitulée : Mârz. 



— 199 - 



A travers la Presse 



ANGLETERRE 

F.T COLOXIKS BRITANNIQUES. 



Nous avons déjà parlé du développement régulier de la presse 
britannique qui s'est fait, en quelque sorte, parallèlement à celui 
de la presse française. En réalité, les juurnaux anglais, sinon tou- 
jours par le talent des écrivains, tout au moins par leur merveil- 
leux outillage, par l'intensité de leur production quotidienne, par 
la rapidité et la sûreté de leurs informations, peuvent être classés 
parmi les premiers du monde. 

La presse britannique est représentée par plus de trois mille 
publications qui s'éditent tant en Angleterre qu'en Irlande et en 
Ecosse. 

Les journaux quotidiens de Londres, au nombre de trente-cinq 
à quarante, ont à lutter avec une presse provinciale extrêmement 
vivace et bien organisée. Tel journal de province, par exemple le 
Manchester Guardian [Gardien de Manchester), spécial à l'indus- 
trie et au coton, a, en ces matières, « at home » et jusque dans 
les colonies, plus d'autorité que le Times lui-même. 

La presse londonienne, pour concurrencer en province ces 
feuilles locales, a obtenu des compagnies de chemins de fer, l'u- 
sage de wagons-presse, assez semblables à ceux de notre admi- 
nistration postale, dans lesquels se fait, en route, le pliage, le 
triage et la répartition à chaque station, des journaux partis de 
la capitale pêle-mêle et tels qu'ils sortent de l'imprimerie. Les 
ballots de journaux sont jetés sur les quais des stations où les 
express ne s'arrêtent pas et. ainsi, aux premières heures du jour, 
on lit dans les petites villes du royaume, en même temps qu'à 
Londres, les journaux imprimés dans la nuit. Il convient d'a- 
jouter que, pour parvenir à ce résultat, et afin d'atteindre de 
bonne heure les plus lointaines localités, les grands quotidiens 

— 200 — 



La Presse étrangère 

de Londrei tirent, comme certaine! feuilles française* .< partir 
de i heures de Kaprètwmidi, des éditions successive! 

Le caractère essentiel ili»s journaux anglais esl la rareté de! 
commentaires : des fait- et rien d'autre, mai- des faits d'une in- 
formation très rapide el rigoureusement exacte, présentés arec 
une complète impartialité. Cependant, au point de vue po- 
litique, chaque journal a une opinion el la défend, même avec 

acharnement, Cela donne lieu à des campagnes, dont le moins 

que I ou puisse en dire, c'eel qu'elles ne sont pas toujour- com- 
toises. 

La vente des journaux à Londres se fait plutôt au numéro que 
par abonnement. Il est curieux d'assister à la sortie quotidienne 
des feuilles du soir; elles sont criées et vendues par une multi- 
tude de boys de sept à huit ans, précédés d'énormes pancartes, où 
sont inscrites les rubriuues ;i sensation. La foule des acheteur- 
se jette avec avidité sur ces journaux encore humides, pour 
dévorer en plein vent les nouvelles mondiales, ou bien encore les 
péripéties de la lutte ardente qui se poursuit entre les deux 
grands partis : libéraux et unionistes. 

Le plus important des journaux anglais est certainement le 
Times (le Temps). Il fut longtemps sans rival dans la presse. Il 
arriva même qu'on exagéra son influence. En fait, il ne s'est 
jamais distingué par une ligne de conduite très suivie, et un 
anglais indépendant l'appela un jour irrespectueusement « une 
vieille girouette grinçante ». 

A côté de lui. d'autres entreprises considérables de presse se 
sont fondées, offrant autant de pages pour un prix moins élevé. 
Si le « Times » n'est plus le premier journal du monde par son 
tirage, c'esl toujours une grande puissance et il continue à être 
bien informé. C'est par une dépêche de son correspondant à 
Sofia que Londres apprit, le 26 mars 191M. à midi, la prise 
d'Andrinople. 

Ce journal a une place à part dans l'histoire de la presse par 
-es audacieuses initiatives, 

Sou fondateur, John Walter, qui le lit paraître pour la pre- 

- 201 — 



A travers la Presse 

mière fois le I e ' janvier 1788 (1), sous le titre qu'il porte encore, 
ne chercha d'abord en le publiant qu'à faire une expérience typo- 
graphique. Il se proposait d'établir la supériorité d'un système de 
« composition » mettant à la portée de l'ouvrier des mots entiers 
au lieu de lettres. Fort ingénieux en théorie, ce système était peu 
pratique, et il ne tarda pas à s'en convaincre. Mais pendant ses 
essais, bien qu'il se fût surtout préoccupé de la partie matérielle 
de l'entreprise, Jean Walter avait pris goût au journalisme. Il 
augmenta un peu le format de sa petite feuille, et il se mit à dire 
tout ce qui lui passait par la tète. Cette tête-là était, au demeu- 
rant, pleine de bon sens. Walter était un bourgeois rangé, aux 
sentiments, un peu étroits, mais très nets; il tenait aux bonnes 
mœurs et n'aimait pas les abus. Il en signala quelques-uns et 
ainsi gagna peu à peu l'opinion. Puis, en homme austère, il s'in- 
digna de la conduite du fils du roi, le duc d'York; la sincérité avec 
laquelle il s'était exprimé lui valut sa première condamnation, 
qui ne comprenait rien moins que l'exposition au pilori, en outre 
de la prison. Mais on n'avait pas facilement raison de cet homme 
entêté. Il écrivit que les mesures de rigueur prises contre lui 
n'empêchaient point que le prince n'eut une existence scandaleuse, 
et il fut de nouveau condamné. 

La liberté de la presse, dont devait s'enorgueillir ^Angleterre, 
était alors fort restreinte. C'était le temps où Leigh Hunt, le fon- 
dateur de VExaminer, se rendant compte qu'avec le ton de ses 
polémiques il ne sortirait pas de longtemps de prison, avait pri* 
le parti de faire peindre des arbres sur les murs de sa cellule pour 
se donner l'illusion de vastes espaces. 

La campagne du « Times » avait amené beaucoup d'amis à ce 
journal. Il commençait à être très lu. Il le fut bien davantage 
quand, entre les mains du fils aîné de Jolin Walter (1803 à 1847), 
bomme entreprenant, s'il en fut, il se signala par son oppo- 



« Le « Times » est effectivement plus ancien de trois ans. Le Hritish Mu- 
séum possède le premier numéro de ce journal qui porte en manchette : 
The Daily Universal Register, Printed Logographically. By his Majesty's Pa- 
tent. Numh. I. Saturday. January 1, 178S ; Price, Two-Pence Half-Penny. 
L'imprimeur était James Fleming. 

— mi — 



La Presse étranger» 

sition et dévoila des fraudes commises au préjudice du lï 

Il y avait alors « 1 " ♦ • t r ) 1 1 1 u: ♦ • - pratiques. Les employés «lus postes 

retardaient la distribution dei correspondances venant de l'é- 
tranger, jusqu'à ce qu'ils eussent rendu au plus offrant les non- 
relies que leur apportait Le courrier. Le « Times» s'occupa d 
ii i se r un BerVÎCedo nouvelles qui lui fut personnel, a lin il»- ne plus 

dépendre de personne. Il triomphe de tous les obstacles et, dès 

ses débuts dans cette voie, il annonçait, vingt-quatre heures 
avant les communication^ faites au gouvernement, la capitulation 
de Plessingue. Il avait créé l'information rapide, ou, du moins, 
aussi rapide qu'elle pouvait l'être à cette époque. Ses émissaires 
avaient dés crédits illimités poun a i|u'ils Birrivassent les premiers. 
Ce fut toute une révolution dans la pre^ 

Une autre révolution fut l'emploi de la machine à vapeur poui- 
le tirage des journaux. Ce (jiii nous semble si simple aujourd'hui 
|».n;ii>s;iit alors une utopie. Kn lin temps où les nouvelles des |.,i- 

lailles de Napoléon étaient d'une si grande importance pour l'An- 
gleterre, on lirait péniblement à la main quatre mille exemplaires 
qui ne suffisaient pas à contenter la curiosité' des acheteurs. 

Il y eut bien des tâtonnements. Un inventeur travailla en grand 
Becret, dans une retraite défendue contre tous les regards, mais 
dut s 'avouer vaincu après de longs essais. In autre reprit ><•- 
travaux, que n'encourageait pas le vieux YYalter, mais que Bon 
lils soutenait malgré lui. 

Knlin — et ce fut une nuit historique — l'ingénieuse machine 
put rouler. Il y ;i\;.it ;i craindre que les ouvrier-, premiers, à qui 

cette invention enlevait leur gagne-pain, ne détruisissent l'engin 

qui avait COÛté tant de peines. L'éditeur du < Times i usa d'un 

stratagème : il lit dire aux ouvriers que le tirage serait retardé, cer- 
taines nouvelles ne devant parvenir que fort lard. Ils attendirent 
donc dans les ateliers. Au petit jour Walter arrivait, tenant à la 
main un numéro, et annonça que le journal avait été tiré à la 
vapeur. Ce fut d'abord de l'incrédulité, puis des menaces. Mais la 
chambre où on avait installé la machine était bien gardée, et 
la promesse d'une généreuse indemnité' apaisa les colères. 
Le « Times >> avait tiré onze cents feuilles à l'heure, ce qui fut 

— :'0M — 



A travers la Presse 

alors regardé comme une merveille. Par là, il avait une avance 
considérable sur ses rivaux, encore que ceux-ci se fussent ligués 
contre lui. 

C'est le « Times » qui, avec son besoin de maintenir sa supério- 
rité d'informations, créa les premiers héros du devoir professionnel 
dans la presse. Pour annoncer un des faits importants de la fin de 
l'Empire, son correspondant à Calais, un jour où, la mer étant dé- 
montée, aucun navire ne pouvait sortir du port, se jeta dans une 
méchante barque, au milieu de la tempête et parvint, au prix de 
dangers inouïs, à gagner l'Angleterre, devançant ainsi les dépêches 
du gouvernement. 

Ce vaillant s'appelait Alsager. Le directeur du « Times », quand 
le reporter se présenta devant lui, trempé, épuisé, dans un état 
lamentable, s'appliqua à ne pas paraître étonné de cet exploit, 
quelque émotion qu'il en éprouvât. 

— C'est bien, lui dit-il simplement, vous arrivez encore à temps 
pour le numéro... 

Jusqu'à l'établissement des chemins de fer, le « Times » pos- 
séda des relais de courriers pour apporter le résumé des nouvelles 
venues par le paquebot des Indes. Leur temps était calculé, de 
Marseille à Calais ou à Boulogne, à une minute près. 

L'autorité du « Times » s'accrut d'une campagne désintéres- 
sée contre de dangereuses spéculations où l'Angleterre était en- 
traînée : malgré des offres énormes, il refusa sa publicité à des 
affaires qu'il estimait ruineuses pour l'épargne publique. A la 
Bourse de Londres, il y a une tablette de marbre qui rappelle 
qu'en 1841 le «Times » découvrit un vaste complot pour exploiter 
les principales banques de l'Europe. 

Ce journal, depuis, eut-il toujours ces scrupules de vertu ? 
S'appliqua-t-il toujours à diriger sainement l'opinion anglaise au 
lieu de la flatter ? Dans les fréquentes occasions où, au cours du 
siècle dernier, avant l'heureuse Entente Cordiale, il y eut des 
causes de conflits ou de difficultés entre la France et l'Angleterre, 
fut-il toujours impartial? Mérita-t-il toujours une parfaite créance 
dans ses appréciations politiques? N'approfondissons pas. Qui de 
nous a oublié son fameux correspondant parisien, M. de Blowitz? 

— 204 — 



Œbe HÊÊÊÊÊÊÊÊt f&imtà. 




La Presse étrangère 

Au cobra de ces dernières innée** le « Timei • avait perdu de 
cette sénérité olympienne qui l<- faisait inspecter de tous. Il axait 
■ i < > i .t i ] 1 1 1 m- 1 1 1 pria parti, avec une i iolence inuaitee dani le» colonne, 
an faveur de* doctrine! de M. Chamberlain. 

L'insuccès des théories «lu député de Birmingham .< oalmé cette 

i"M_i t, tout récemment, le « Time i appliqué à rallier le 

parti conservateur autour du programme de M. Halfour. 

Sont-ce ces hésitations (, i oea volte-face qui furent cause que 
<< journal se trouva, il y a quelques années, dans une situa- 
tion financière asses difficile? Racheté alors par Lord NorthclihV 
M. Alfred Harmsworth), directeur «lu Daily Mail, o/eatbien ce 
dernier- encore qu'il s'en défende — qui, dans les grandes 
lignes, dirige I»' « Times al orienta as politique, 

Le muni in iln Tinirs » — véritable volume représentant, •- 1 1 
moyenne, la matière de 500 pages in-octavo — m vend trente 
centimes (three pence), 

Les autres journaux importants sont : 

A Londres : 

The Af omisse; Posa (Courriel du Matin), conservateur (1872), qui 
fut autrefois l'organe de Lord l'almerston ; 

The Daily ChnmitU (Chronique quotidienne), le grand journal 
du parti libéral (1889) ; 

The Daily Newt (Nouvelles quotidiennes), radical, fondé par 
Dickens et Dilke en 1846; il eut |>our collaborateur ArchibaM 
Pornea, l«' type le plus accompli du reporter militaire, dont les 
exploits ont l'ait l'admiration du monde ; 

The Evening News Nouvelles «lu Soirï. conservateur, journal 
populaire à cinq centimes; 

The Standard (l'Etendard), conservateur 1851 ce journal s 
passé successivenicnl de M Pearaon ;i M. balziel (agence l>al/wl . 
enfin à un syndicat américain : 

The Daily Mail (Courrier quotidien), conservateur (1885) ; jour- 
nal populaire à fort tirage ; il publie une édition à Paria : 

The Daily Express Express quotidien) (1900) ; 

— 207 — 



A travers la Presse 

The Star (Etoile) (1888); 

The Pall Mail Gazette (Gazette pêle-mêle), radical (1865) ; 

The Evening Standard Aand Saint- James Gazette (l'Etendard du 
soir et Gazette de Saint- James), journal formé par la fusion de ces 
deux organes ; 

The Westminster Gazette (Gazette de Westminster), radical (1893); 

Le Daily Citizen, organe du prolétariat anglais. Fondé le 8 oc- 
tobre 1912 au capital de 1.700.000 francs, ce journal était à bout 
de ressources six mois après. La Fédération des mineurs lui est 
venue en aide par un don de 90.000 livres sterling,soit 2.250.000 fr. , 
répartis en trois versements annuels de 750.000 francs chacun. 

11 convient de citer encore The Observer (Observateur), journal 
hebdomadaire, paraissant le dimanche, qui comble ainsi un peu le 
vide fait par les autres journaux observateurs du repos domi- 
nical, et les deux principaux journaux financiers paraissant simul- 
tanément à Londres et à Paris : The Financial News (Nouvelles 
financières) ; The Financial Times (Temps financier) (1888). 

La presse anglaise illustrée compte de nombreux et importants 
organes r 

The lllustrated London News (Nouvelles illustrées de Londres), 
fondé en 1848 par l'américain Herbert Ingram; sa réputation se 
soutient par la collaboration d'une élite d'artistes; 

The Graphie (Graphique) (1869) ; 

The Daily Mirror (Miroir quotidien), qui a un fort tirage ; 

The Daily Sketch (Croquis quotidien) ; 

Enfin, dans une note satirique aiguisée, The Punch (Polichi- 
nelle) (1841). 

A Manchester : 
The Manchester Guardian (Gardien de Manchester), libéral (1 805), 
qui, nous l'avons dit, s'occupe Surtout des questions relatives à 
l'industrie. V à 

A Bristol : 

The Bristol Western Daily Press (Presse quotidienne de l'Ouest 
de Bristol) (1858). 

— 208 — 



La Preste étrangère 

\ l.ivi.iii'ooi. : 
lin- LiverpSdl daily Poët Courrier quotidien de Liverpool); 
The Evening Express l'Express «lu Soir . 

A ÈoiMBOi i«. : 
The ScoUman l'Ecossais) libérai, très répandu. 

\ t ii \-< mw : 
The Glasi ow Herald \ s i ni < lourrur de Glascow) ; 
Evening News Nouvelles «lu Soir). 

A hi m. i\ : 
Freetnan Journal (Journal île l'homme libre) ; 
Dublin Gazette (Gazette de Dublin); 
Evening Herald Avant-Coureur du Soir). 

Les revues et publications périodiques, les magazines, sont 

innombrables de l'autre enté «lu détroit, et cela lient à la « ventila- 
tion " >i détaillée de chaque branche «I»' l'industrie et «In savoir hu- 
mains, <jui tient à posséder -on organe, son bulletin, son annuaire. 
Nous nous bornerons à énuinérer quelques-unes des revues 
qui t'ont autorité et qui sont connues dans le monde entier: 

The Edimburg Heoiew (Revue d'Edimbourg) (1802) possè.le 
cette partieularité qu'aucun article n'y est signé; 

The Quatefly Review (Revue trimestrielle) (1806) ; elle eut, au 
rouis «In siècle dernier, d'illustres collaborateurs: Walter Scott, 
Fox, Canning, Pitt, Gitîord, Lockhart. Smiles, Tennyson, etc. ; 

The Contemporary Review (Revue contemporaine) (18b'6); 

The Westminster Review (Revue de Westminster) 1824); 

The Fortnightly Review Revue de la «juin/aine) (186'>); 

The Nineteenth Century (Dix-Neuvième siècle) (1877) qui, au 
tournant de ce siècle-ci, a dû prolonger son titre et s'appeler: The 
Nineteenth Century «ml Afin- (Dix-neuvième siècle «-t après) ; 

The Spectator (Spectateur . hebdomadaire, unioniste. 

La presse coloniale anglaise possède un développement qui 
s'aeerolt chaque jour, concurremment avec l'importance que 
prennent les colonies de l'empire britannique. Toutefois, en dehors 

— 20λ — 

18 



A travers la Presse 

du Canada et de l'Australie qui, grâce à leur autonomie, connaissent 
une presse politique indigène, tous les autres journaux répartis 
dans les villes des deux hémisphères où flotte « l'Union Jack » ne 
sont guère qu'un rellet des journaux européens, enregistrant les 
télégrammes que Londres leur càhle et qu'ils insèrent sans com- 
mentaires et, pour le surplus, remplissant leurs colonnes avec les 
nouvelles locales, les comptes-rendus sportifs et les annonces. 

Au Canada, la presse est particulièrement vivace ; les journaux 
quotidiens y sont nombreux. 11 y a des journaux du matin, des 
journaux du soir, conservateurs, libéraux, nationalistes, indépen- 
dants ; la langue française parait y dominer encore. 

Ce sont : 

A Montréal : 
The Montréal Gazette (Gazette de Montréal) ; 
Le Canada; . 

The Montréal Star (Etoile de Montréal) ; 
La Patrie ; 

The Montréal Herald (Messager de Montréal) ; 
La Presse. 

A Toronto : 
The World (le Monde) ; 
The Mail and Empire (Courrier et Empire) ; 
The Globe (le Globe) ; 
The Neœs (les Nouvelles) ; 
The Star (l'Etoile). 

A Winmpei: : 
The Manitoba Frec Press (Presse Libre de Manitoba). 

A Vancouver : 
The World (Monde). 

Montréal compte deux journaux illustrés qui jouissent d'une 
certaine réputation : 

The Standard (l'Etendard) édité le dimanche ; 

Le Samedi, qui paraît le samedi, ainsi que son nom l'indique. 

— 210 — 



gj®| ïfo |fotri£ 



Journal 
du Peuple 



i»»«u ». iu -nni» r»ui» 



te at-Mun m rtam 



UNE AUTO EN BAS D'UN LES HUMUS RECLAMENT DEUX CENTS VOYAGEURS 
RAVIN: UNE VICTIME! SON PETIT BOHEMIEN EN DANGER DE PERIR 

, I* dMf RoWrl. de \jKhint. i*çoll lou» W%\ tk r|É|| ^ . | A ^ _ ^ . , 







- LE CHAMP UNE ENQUETE i~ 

fggïà mmm DEN0UVEAU LÀ RUSSIE COMPROMET 

■I c Sî DE DORVAL INSTITUEE I A' PAIY [TT I T||Dnpr :JC^.^'-^:— ==.'r£j:.xr <J ^i:=,7Lr' : '-" : 

"^îrr|û£iSt!is|T5S5«w- éclate pendant u nuit aimo* 

dahs un EwncE vacant "-=: 
■ m i m u m 



>■ frai— ■ #— t «w<m— fl^^H— t— § *m p— •) ^^ 







^' 



La Presse étranger» 

Dans les Indes anglaise!, nous trouvons: 

A Cm. u i i \ : 

The tndian Daily News Nouvelles quotidiennes il»' l'Inde); 
The Engliskman l'Anglais) ; 
The Empire (l'Empire ; 

The Hcm/tih'c (le Bengali) ; 

The Imitait Planter* <,u:riir ami Sport hu/ Xnrs < ..i/ette des 
Planteurs de l'Inde et Nouvelles sportives) qui, bien que ne parais- 
sant qu'hebdomadairement, esl nne publication très lue et très 
rame. 

\ Bombai : 

The Bombay Gazette Gazette de Bombay j et the Timti of fndia 
Temps de l'Inde), qui édite chaque semaine un numéro illustré, 
dont le rayonnement est considérable. 

Il faut citer encore : 

The Standard, édité a Madras, et le Times ofCeylon Temps de 
Ceylan), qui parait à Colombo (île de Ceylan). Le « Times ofCey- 
lon » esl quotidien. Il publie, en outre, chaque semaine, à l'arri- 
vée des courriers d'Kurope. un numéro spécial, que s'arrachent 
les voyageurs qu'une longue traversée a privé de nouvelles et qui 
font escale dans ce port. • 

Il existe en outre, aux Indes, une grande quantité de journaux 
imprimés eu diverses langues et dialectes, répondant au besoin des 
nombreuses religions et des multiples races qui s'entre-croisent et 
se superposent du nord au sud de cette immense eontr. 

En descendant près de l'Equateur, dans les Etablissements du 
Detroil (Straits Settlements), Singapoor, placé entre l'Europe. ls 
Chine et t'Océanie, est le plus grand centre d'échange du sud de 
l'Asie ; cette ville possède une forte presse commerciale, dont les 
principaux représentants sont : The Straits Times (Temps de Dé- 
troit et the Frt'f Prrs<< v Presse Libre ). 

— 213 — 



A travers la Presse 

En Chine, Hongkong édite : The Morning Post (Courrier du 
matin), the Daily Press (Presse quotidienne), et Shanghaï : the 
North China Daily News (Nouvelles quotidiennes du nord de la 
Chine et the New Press (Nouvelle Presse), indépendamment 
d'autres feuilles locales, corporatives et de journaux propres à 
aider à l'expansion anglaise et qui sont imprimés spécialement 
pour la population chinoise. 

Les journaux australiens sont très nombreux et il n'est pas une 
petite ville de cette cinquième partie du monde qui n'ait son or- 
gane paraissant une ou deux fois par semaine. 

Les grandes cités, telles que Sydney, Melbourne, Adélaïde, pos- 
sèdent une presse quotidienne qui ne le cède en rien aux publi- 
cations du vieux continent, surtout en ce qui concerne la partie 
commerciale, les intérêts industriels ainsi que la vulgarisation 
scientifique. 

Parmi les grands organes d'information, il faut mentionner : 

A Sydney : 

The Sydney Morning Herald ( Avant-Coureur du matinde Sydney); 
The Sydney Daily Telegraph (Télégraphe quotidien de Sydney) ; 
The Star (l'Etoile) ; 
The Commercial News (Nouvelles commerciales). 

A Melbourne : 
The Herald (PAvant-Coureur) ; 
Victorian Dairyman (Homme du jour de Victoria). 

A Adélaïde : 
The Eevening Press and Telegraph ( Presse du soir et Télégraphe) ; 
The Register (le Registre). 

A Christchurch : 
The Press (la Presse). 

Dans la Nouvelle-Zélande, à Auckland : 

The Zealand Herald (Avant-Coureur de la Zélande). 

En Egypte, en raison de la diversité des intérêts qui s'y agitent, 

— 214 — 



£&tft*ratMr kwatr 



ISaïUon rUt» Abonné* 



«— — ■ . MM 



LE PHARE D'ALEXANDRE 



JOURNAL QUOTIDIEN 



«cH! S "T^"ï 



.YT. — . . 



LA TRAGÉDIE TURQUE 




MM-Mt 

U* — «■ «M M» «M lUfw» m 

«m» «MM «• Mmm. M« bOw. 

MfM. |W«W «. «MM - 

(A 4 IW-MM M « -MMM. »«M» 

m<4«m. r ...,■■ h m ^1, 

«M» mmm, >''***'j;ilWi|il 

«•M* mi» «* **•«. M 

LU|IW«N MMMM MM M MM* 

-m rrr»n«» «. .«s 

«M. «7 ..«.M M-, MM-M-M. 


<MM M M Wlll II M. MM* M 

MMlÉMllMlR»! Cm 

..•._..> a >W 

• MM M MM MA* MMMWM» • 

«->*» «MM 11» i»i -«- 

*Mi M •MMM MMMMM M»4> 

"»»"• XMMMMMM. 
M»«M»|MHMI.|. 

'<*W M> Mi M>| MM) M «M 

•a» - * 

« MM. 1M . MJMM M MMI M 
» • >MMMIMIMI MMf 


M M«M 

UTOI Ittli PRESSE 


MMM4 IMl 

MMMVM MMM 
MMMMlM. 

M 

U TMMM «— M. M— MMM 

UTmmMMm u il «m MMM 
MMlIMMaiMlMM M 


CIMBT rMTfTt 


A 


LmP IItmmjM» 




t,.MH«flMtMNMi 

Ml * -Mf-M "-M* *M- M MM 

mm m* mm • m MM-riia 

MM M M-n TVm/"*' M 

•-• *• M MMM M) MMM MM» 

-MMI». 4mMM.-mmM.--m 


•ir;. m* MMrf'rr-M 


L'ALLEMAGNE 

ASIE MINEURE 


-i.'v.TM-irT»" ~ «n 


4M. MM* | llllll» M 4M* ■llllll 

au.. ■ .*. lu» mm laMUn 
Pmm «M | lll il . ru«MN 


MM te MM. M MfMW 1 Ml MM 


IIM(*fllrlMMMiM 

» «>• •» U iii — 

riAtoll IMMM «MÉM 

M II IM M MMI 4MB » MM 4 f» 

MMMMMMM-M»M»»I !»'■>«> 


rrZ._£~-.K? 


,"** „,,„ TiTi'.'" ' «sr 


■UHM.MMM.IHH HM 

MMJMMMJ M> M T%M. U IMMM 
MU mSMMm«MMI1IM|M 

m Mm m prMMi mmi MMm. 

UIM)1" *• J*rM< MMfe 


^IpÊffl 


ÎÎÎÎSïîSSgJSJtïi 


L-MMTr'Ir^i 


5rL5^igr 


fMM «MMM * MMMt MÉM 
•MM, NM 
MMMtMM 
HMMM MImMM Ml «MV 

HMUM 
Ummmm m mmm «MM. M fM> 

u «m1mmm cmmmi mm» 
mmmmmmVjmOmi » 


'"**" ' "*•*"*';"; 




U. «MIMMMMMMjtll 


— ■ — "..—"— i **^~ 


l> !■■■.., Omm-J fllllilllll 


rfr^rTrrjstrt' rs t 


^^rl-M^M^ 


R^«gS 


MM*» Ml 4. fa Ml -M^Ai M**» M 


=£.^--£=5 


^'iii^'pLr'^T.^. 


II. llllll MM> 


-'i^if-î-M.'iMM.'M 


U OMfMM* «M*»** «• •«* 


■ULLCTIN POLITIQUE 

MM.MMMMMM. 

UMJ «mm» imimIW mmM 


•jr~rr-*T~»r ~ = - " 


■iMMll Cm. M-Çtir^MMI 1 JMMI 
CMM.«M. M. MJMl M MMM «M 


SmmV—— ---.-zr 


**-*■■*- T..r <T M *^ 


UPtmmLicm* 


■-^.L'ii^j--— 


mm — ■■■»■ * mm i «■iiii«.b A 


U M4M «, 1 II -MMM. fc m. 


rH^^M-Sr™ 


^MM 


m«m\MM 

IMMMMMM M-M, MM 

MMM%MM- ff.MMM^fMMfl 
M» M ni. ■M.» lUH.» MM- 


•MM MM. MM MM. M MM 

Ut-rM 1 MM MM» M 

MM MÉM 

M Ml MMMM.MIWMM 

",h"''-m!1*MMmV 


MM. -M_t ~^-*.— -J- 


iMd ■ » m* «L» M W *.*. IMt «M 
■ Mmm » fc^y^ainw « m*».. 


iMH 


MMMMMMMMmM 


• « • 




La Presse étrangère 
il existe siiinillam'*iii*»iii «mi anglais, 'ii li ni' ;n • t ni .h. .h. m m- 

presse esses abondanje, que vient doubler, pendanl li ~.H-«»n où 
jes touristes sfQûenl . toute une série de publications qui leur sont 
spécialement destinées. 

Nous nous contenterons de mentionner les journaui qui, par 
leur ancienneté, ouf acquis droil d<> «ik ; : 

The Egyptian Daily Post Courrier quotidien de L'Egypte); 

The Egyptien (inznir Ca/ette ilr l*K»ypte); 

Le Phare cT Alexandrie y une des plus importantes publications 
françaises en I Irienl ; 

.1/ Miram, lé défenseur des intérêts arabes qui «lui son impor- 
i.niir notoriété a un homme de grand talent, Takla-Bey, aujour- 
* i I * 1 1 i décédé. 

An suit de l'Afrique, dans la Colonie du Cap, nous trouvons: 
The Times et The Smith African New» (Nouvelles dn sud «le l'A- 
frique), qui se publient à Cape Town ; 

The Eastern Province Herald Avant-Coureur de la Province de 
l'Est), qui s'édite à Port-Clisaheth. 

Au Transvaai. : 
The Daity Chronicle (Chronique qin»tidienne) et the Stûr (1*12- 
toile) qui s'impriment à Johannesburg. 

Dans IKiat d'OlUNGE ; 
The pd<i Courrier , qui parait à Bloem'fontein et au Natal : 
The Natal Mercury (Messager de Natal], qui se vend à Ihirhan. 



— 217 — 



A travers la Presse 



AUTRTCHE-HONGRÏE 



C'est vers le milieu du siècle dernier que la presse d'Autriche- 
Hongrie s'est affirmée pour s'acheminer vers la situation prospère 
où elle s'est maintenue depuis. 

Son principal mérite est d'être d'une parfaite tenue : peu de 
polémiques, peu d'attaques violentes ; nulle personnalité blessante, 
bien qu'en raison des nationalités multiples qui composent l'Em- 
pire, les intérêts soient divergents et les ambitions toujours en 
éveil. Les discussions, même entre journaux d'opinions différentes, 
se poursuivent sur un ton réservé. Aussi la presse autrichienne 
s'est-elle acquis une grasde considération, non seulement dans 
i ."..npire mais à l'étranger. 

A côté de cela, on peut la considérer dans son ensemble comme 
la presse la mieux dirigée et la mieux administrée du continent, 
tant au point de vue de la partie commerciale qu'au point de vue 
des rapports avec sa clientèle d'abonnés. Si les tirages des plus 
grandes feuilles n'atteignent pas les chiffres auxquels nous ont 
habitué certains organes de Londres, de Paris ou de New- York, 
tout au moins les moyennes qu'accusent les journaux de Vienne 
sont-elles établies sur &es bases solides et se maintiennent-elles 
avec une grande régularité. On ne constate pas, dans la presse 
autrichienne, de coup de fortune subit, dû à une forme de « bluff »> 
quelconque, mais un accroissement lent et sûr, qui est bien une 
des caractéristiques de ce pays aux nationalités hétérogènes et 
multiples et chez qui l'une et l'autre des races qui la composent 
ne peut espérer prédominer autrement que par un cheminement 
méthodique et patient. 

Ce que nous disons là s'applique plus particulièrement à la 
presse de Vienne. A Budapest, le mouvement des journaux est 
beaucoup plus animé. 

— 218 — 



•rartirilt 



IVeue 



Freie Presse. 




Morpenblatt. 



Mt i*a»». 



*Mcn, mi| Dm 18. 3iii 



i :»i:s. 



UMtp. 17. 3ui. 

UtMialt* Ml bruit tm «M»JMur| Mt Rba- 
•n*i< ta ab**otbnimib.tBrt 3lawtU* mi bal "Jit- 
faaia M Mfambta lut», bn Skaari m «kltidati»- 
lia m» «tkW«>»jki*ti aulriMM "«» •*< *«t" ba* 
grt)l.« Mi Qtiufeil |«i Banaal te RrilriKt jatkM« 
aivgin Ratifia ■• Ma liai, m Ma Mt a'iutwtni 
Mi «»jiot»ii<tiiiljaut«» |i* »»i* *"»*. Mnn «Mm 
Mt »t*m Ub'iKtain» afiMM «a» Mt Rrijtbrita bn 
«kl*'** rtw 3*tudl«n«a«, "«« S»«< ™«*fi«'. MaMta 
Itijk ( «> MtiaBbttra i>ti aVt ju b*ftt|ta ; «a bkk* 
l*tjt bal Mt jat ta riant 6*tnM« ta Ma Sbatlkt 
brt fltu|na a*| Mt UiMiUdttnaatn bn îîtunbfaiaft 
aat bu mtnutiai Ocflaaaaa mit Mai Muifaya M|n 
biatfannfu la* »**fiwat M* tfintn*.|*fn abatat». 
afkubaaki ba* jtbaa) hâta 3a»" «»kt ht à«"V 
■a» bail!» ta Rulbnufr Mt Uamnbunafa 
«aatiïMt fera MulkM" talkt niaV naaal (a 
Mit ftfeta Bit Mt Ait* Mt *tl|ka flaan- 
|*tn Rtl*tl. Bar b.t'tlBbnatl »!•»* **«*. 
■ai bat 
Cm Ma 



ta Unj<- 
■Mhan 



«n. 

tH ètX •KUaUVl* Smt 

MtWai «MUR bat* Ci» a» Mratbaka 
•ruMf* in mriMn ? D0« Imï b*l. Ml 
«ta MatlatatjNttft SiaMu*. Ha Br " ' 
«ablarkuaan, Mt. faaat Ma Sa 

0tWft wcbct JV(ll(f4fWrfcil. tu) &€■ ©•»! 

- ptka» aaaMa Muta» ta 
uab M»l«Mir tniairabaan. lui Mt «a». 
Relut! i(l aitrrb*ti*rt Vt «V* ~ 



«njtlttln nui* 

•natta RMi atia, H mi 



: aria, tl Mt Mm W«a»a|<«lrt. Mat 
ïunjftaiblMit tria bt**|n aotMtntaMi $*«V»tn4. M* 
Mu aaiktlW* AtotauttaifaiM. Mt fi* baaitt bttWl. 
bat i*trtr«ÏÏ|*r TXbatatbMlt * bn vnMuf«V>»lt«Vnt 
aatwaakt abanaaaara fi* ••» akaïai.Mra uab at* 
notai »o« Ma tuffikMn «awt|taM«(t«< àbnbitlta U||ni. 
Sa* |<ll|aai «ntbat* blriM Muau*. ba| bn Aai Muk 
nat ««Mjtbaaa |ti Mt BMiltfftttf 3«aafetfaH au 
Tntli*lan» anèktatliaV bal MMrab bn RtafuV. I Ma 
abantbnritaMafr* ta Oftotrrt* Mata Mbtikfen 
e*tulln aa* Ma ttaab aa|taa aat Ma .fen*rijuo»t* 
•MdMat*) « nata anbaabnta SUaoaava ata> la 
Mai JOrtkfett akbttkani battit- 

Jn OTabrat htfn U«nlaflaa* mi Maa bHbalb 
btfltaraMab. MU tais fltam 3*tri ««ton 
■ia.rtbo.bU M* jcaifu SilMta. «M Rtmab 
banbota MotaU feotti tv Braabnn MrWi 



affina la riana 



Sbuiâi-. 
bit iaU bnVwiAta SnfealtaiHta aat tu axai* ndbrt 



la bnariVa. M* Mat. batkv 
failli MMaara, ujwxi Man «M 
abn aMaaaÉilaVnt aatafri)ta at. aab 
acbw M bantat b*W taarana lafca. 
aa aiMiMMa MiMa bm#. m Mt*« 
baaMIaMa Mffaani tai Vibntavaait ai Ma 
•ritata ji(«aiBMa|a>aaia^iB. jt airtaaii Mi 
uni »a ibata »ub, ail Imam Mt (mata aab 



aalaflra. aat Wrigaba fe t n iMIl aaita nata Dtiata taa 
faanMUK* UtH San nl|ihii»«. bat «nkntH. Mt 
araaal ajnbni la», «■ Ma WMn. Mt Ml aa Ma 
toUnatM aat atriaat Roabt bat ta barabni aab la 
ktana Jh»V Mt tarin aaa« ia aaa>a. ba| a tu 
Slaabat riatn Mt fVtaam aatftftcarabta aatiatHaVa 
c««i.« coamtoal bâta. Illria btaaata atcb bat ai* 
fa «nui MUaai itia. aab Mt 4kt*aaatitotaa« Mt 
«.awtMStUi aab Mt Kutrilaaata abn Mt Satataw 
m IbvmiibiHttabaalt aa* ba*a buaara. bit 
,",[««< oaiiuMitni. •» Mt nMalta bn Mit*. 
IMbta ÎM.itil but* bit aaïUanu. antaVab ar- 
èi*tl fftfR. «Dm» bêê Biinnii jgifmn wirtMttab nafe 
OriHtmaVUaiKua iH taa e**bt bal Sntara*, abn 



Vm^êH *lt Ma ZHabaab baM aat Mi |ta|mt M*. 
I.Ma aaln Ma amuaariitta. ata> katt <a «abrtabta 
«nbakaitoa Mt •nt.a|«n«a« tàt aat aab lit StulfaV 
laab M riara 8a*taMa!f dbatm tbriabna angaat. 3a 



ratoa. tàt bat tobra «m Sbiluian 



* 
fciiVtftriJ fat Ma .. 

aa* |it Ma SablfaVab alln 2*>aMta. m| 
aaV *af riata pailaaraattf*Va t^tatnbalt 
au (a Urinbana (KMtfataa) fa BMIMaUta «ntn 
MtkL Oa M> lafitat ta taïaa* Maonlri, bai aaf rt 
«uabni* r.ii \in.i.4ab an <■■< W U, |w a«j Ut 
n>U cai »« owfcr OtVbnl. aui CiTt.-alrtoa. *tt) bb 
llaantn il» m% Ml «Jni.aauni pat *t»bta aaf 
bk » lt* aa] Mt RatMata, *uf bit SaMnta aab 
■ fera faaat ; 



cal tu 3'tK-Mt lluM» 
boalitt. »|fmi bal I« 



an bttfo •Safe.btil Mt- 
|tl tiata Jtllt*. a/*t* Mt 



Jttabnri aab f'iaanri fwb aalariliS net fe..4r; «■ 
M'<n. ail. M lit ha Haaretbatkatauti iMritaani 
bat**** ainuil MtM atNrlct anMa barita. Oui .= tu* 
Iran ttorifiattlril. la Mt |4lk|tk| Kbn anftaluat 
Sikt ni*tabn m:, battb atlebt bat 6*at riata taa 
aaintOrabana $uU,\ a amtfwlatp n aa nn i ïtnbaaV 
«lioV. MUtt aacb akfH Xmp atsra bn «rtllni Oakf 
Mntt'th an naitlant Salanfiatoi Mt «VtiMMtuaa 
M* taautflatll" 7% aM.ru ■«.. aacta. ra» nMit b4M 
•H vu* I* tuknft |il:tti bnaafn Qr taat Mt ta Ida 
i laftota tôt bca «atiaibt Uab.* Maa ni fut nbat 



Atari bn «riaaa* «ai hruWH Maatat aa* la an 
aa» la bn aWaauani Mt ariiaftaffl «Ma ■!<»■ la. 
a*M. Ml NI liaKaM «M ttaaati i Mat* maatt ar ■ 
btyt a Vaa MriH «bnWt aVra a «M aatt M* M* «Mt- 
labifa «njta * ata atibaatnia f>nri*n aa* Ma* aanat* 
brlrM t<« flafn* m Ma «*>li« na aaajti» m Mt 

"aa» tt-Ti. 



brit «tMOaita «nbatta.M «a !«.**•>» «aat fa. 
atflaaa «ia^aanata aarMa kla tu *>.IÉlW«a 
UtaflUaMalni. ta h* babn ar»n« bat. * fenaat* taa* 

MAaalaWI aM Mt |V(afl|aftt ttaaWIMBP. ht %t9&%, «Vf* 

I to aa rVu a art (r*a M aa AflaaV btariaav 
■|yn **f«> ms MfllkVaM^ni Wrlimri ««tiaMM. 
t*m Um^n M WtawMI fbt* C-Aafen m**** 
vtaa Mt Vaaratbatara attata Ma Ottjt bal jata* 
ai Ma HiaifUT M* lta|na Irha ; M anata Mata* 
nfafena. ba| . *t bat. Iakt ftvaiaa». ataana aa* 



VEtVllfliaat «Maa|flrin «Vttt 3" tfWt mMa^aMMl, Aft ■!■%■ 

m*-U-^«. »wwi rt jrtM IWjH »W MW n Ml. 

fcft Mal Maai*aaTM)n^ta1 aM* 



■Mt) Ht WfM *l Catlvfktjf f J 

Muta fat aaawabta «an 
baabrtta ata «fia X** 



atanuira. ta* an a i* a a Mrin «ji|mi». 
taanli* |a tattlal fa» «tMtMt aa» Mt ««anal 
aat Ma Jbaat bat bat* fjtata^MpanMaj M 
aanaaatn aaaaaat «a itattata. at*! «aa 
6*n Ml a ahablto (atltnrat, Mt ta Mi 
lia* ataaaaai Ba t a Ma aa «an «a* aat nat i 
6t*|i |ai Mt I«i|*ta a Cafanft* Ja*t M 
a nîaaj a tjra tai* btt 1 1 >!** « ■ fiaaaatt < 

•aHl HtT*"* aWI MMMM|âMJ 

latt aaartnriri. ta» bat 



««•krt aatbta, aa* arat» m. bafc *n XnM» 
wfatl aat Mt IWnMnr) «rt «tmaat. 
aa» ba| Rt «anMtt ait »tb | »i» kat - **M a. 
ta «atata t i m faMBI nan araif*a*t- 

ktlf (ViMB IWfMMba Vt*>iaa^a*a| MMV. Saatt Alt 

ftat Ma e*an*!« aalnaatrtii. h* ta Mt «Mttaajaaaj 
bit 3Matf latt* daatatt* ta MVajtaalta apa apat* 
it>Ur* |« (fia la» * b |ia tb a.«p»aal tait Inaia 
.jlutifrtn Ih la ki TMamatartaati a a* Ma 
.X M* pi riana «an λM «aaaa «aw ia aa 
M*.a laMta. Mo* (kal«*ta *t«Maak Ml >r|»tai l 
attaai • naaattat «al rt n* aa* anaaabn Ma aa*. 
huit Mi atarli t t ta* an» ait Hbanaa, ada» ta 
Cmafu* lût aaaaw b rt ai aat lai ta abnat «taaM- 



ï f U l l l C t II. 

?•>*>.. «latttailL 
lit Mt 6**bi<i taa aaiiaftiaMrt Ottbfetataal 
aal Ma .StnltalrrWfelait au Mt auVwibKntra aarfato 
Mttaui aatM. bat jatitt. |ti>|iu amtnituMt.ïijia. 
tuai aal bn 6*anl>aaala|t w tnt*tt >t. I« Ma 
Xuaftln Mt «ladiàM *Mial(. Ma î»*bt au tnatt 
vttbl.attariaut. Ma 6tnala»rttt)aai. la anta. XaMt 
aab *3*nat Ma ju JSa«m aajta|taMrt la emaMa* 
UntKttaMa XanbMu|*aMa ta ittata triMa (laoaattta 
ultliaai kbtatnw Mt Huât JUrttainl*. 3a î«u|. 
a«kui*f*at Mt Ma 8tl*.utt |aak |tM ,ltri«rit 
atMotU. f*at tKft a*n*i aiM ».i»r|a*n «I* Jtu. 
bn*n. Iltafl 3a* atiati, na Mflttt* Boatl «1* 
MattkKiu l«M 6*ttM au.ttab* |ai Ma eaialloafn 
baa» nuMa Uakt Cbaa.ia Rabat) ait bau fa» ut 
baltt ôiHt atulial. I« aaMtta «Mt, Mt «Utttailt 
»*a $n*u hM4 k*f<t"tty tMtaaMl ftaaka aa» 
M «a|n«ii4 Itiutta. al* Iriat Ma MrkOHa 
Stti«tUaut. maanUM JUtawitaMt br* *t»abtta»ta 
WrtoaMa» in ^aati brt TtalftMa «JrtfMtiMMtt rriaril. 
b«Wa «tMatta. riaii aa* |* l la« n riaka Xaiktanali 



riaiM «alttrni Ta»5tlo..i»<t t.art biaa rt aa V a abatahnJ 
in '<t« un.t 5ln« w bMlaabiaia. Ra* ibnt «aW : 
Wtlit -« i,|»(i M aa rin Ti*nt kia rtatan nfkt ïx.- 
t «nM tu. ait Rmauiia ail akVaaaaa. Il 
Sakatta Mkna (tri*k*kta Mt «tait*!. 
ma* brt aaaaaaailtan aafWlaa* hMara 
i *■** «nluui anbra. St'tbrt <uoalki aab 
BtlcVt najlfat Bil M«ta. bn Btlt Ma i 



.'ikk «nMta. ait Raïaaitb ail akVaawaa. f to wi l 
et. «akaHa laakna «tri*k*kta bk fltialkthu t..« 

S«4â**l j*akr «iHMah ta babta T Ra* B«f 
an» rtutat Aab ta birin R*0t il'tt Ri 
4<ut*t, «JM'^ait. ïaiiiliat, Tnmtat. 3>kf tBaaan. 

UnKM - 



ê^^'ï^t» x&ïzwï 



€«f'l riat* «arfiMiTt-^attawaM «riait la MrMaT 
«.Ut.» ttaant aa» anbra aa* |» btMuttabt 
•1i.|trttntMt.6»kkt brt antaitaalra 3abtba*bnt* 
la .rMamika ibrabarnai Sai-fctoi bk*. aab ka. 
MM M* ntlaanttrn Ornât fmbra. Cl «ab 
uab git* aat riant 6ttiafk»fitVial. aab rt aa» aab 
attb iiMianl Xa|tnM *a« turlMma *k.i, bataakt 
art» «H nam. Mt » 



«aat al* riant, Mt Ma Rrirfetaa bttfn m 

aafttbt, «ajtart eaaralaat alaa MM kMai frafeftta aab 

lanatafeta ta^ n rtaatottjaa«. aaa rtk «SatthwM ka* 

aarr*t Maa nan ifen aa» i'n caria laaaatfart S» 

«Mta k«to Btn-tbta Mt &4kN>i*na* brt ta Mrin 

CiaM atkta . - ..-'MaMa Rt*itrt. bel Urlril aaaa 

gtabnl. au* tiaariMb) anMa but. nk Mt tktrat 

ètriallaafn*«. brt XtalauM aat na la* a» «Urtv 

aratl Rattt mr'intibt* pJbaaaKritiratF. rtta | 

Rbtaaaa nat* Ntiaaka CtVtaMtktt. 

aaa fera •irljt'-'Bl.*nt V*ai \A ai* 

brt Km. antH Ma fa> akac'T rtattgratal 

la ÛmijU* «tMfnt kia. «•» *n ibtttaa^iâN 

Atraùt latin. i. n MtM j«t RjoVUtu rimaaT Ma 

%£JS*%Xg£g*~ ***** •** 



•tarara. ta «tfMf aat aat iHa illa» ta J n ■ « 
a»» Mt (Jata.aaaata ufkaMalbuaa MaRaara- 

(«abariataara. Xa< Uaiaail art Ma Jutf «a» 
■attal laa ta M*tta e *al ian , « t liaal* «ara» 
Mt ZatjNbm «M nana liant «n R t a * «i . aa* 
MU Ci nana: autau rab Mt Ja| » n i l «M *»*«* 
ra Mt fenjaaa* ; bn Mt Bba*>taaa brt t * mm 
att Ma tarât Maa») M «art itratt na taaart 
•bn bk taUMat btt NM la Kbra R tl II II «a : 
ia) M* •*»> ' E*a' mi aat nat* 6* Mai aa* ta 
•Mai «ira *>nto«aa ( bal fautn, brt l\4at*. ta Ma 
ttvïraataan «M «a* Mt tailla» .•*•«« ataata 
aatM ria aUalbaa Ma « M ^ H tbi j t M aa oarl 
(JtMatoa* «taaaia »ai*a«Ma pat val Ratata» 
MariU bn tata. ail ri Mt «••• Maat «ai taMt 
mS W ta iTl» !! » . tant» Mt eramrta»» 
fia Saaan (abjk. ta {ra tanat «aaM| «aan 
RaaaftaMt t ««a n R»a (Ni aaaaa R i n lM * |na 
«air» a«tk). IMgen. Ma 3a*)*n St. ****.( «a* 
«baba CtMratakt, aUan «M. In taRaat brt ^ti. 
aab UbaMtlaabba) lama 3. ta •** «an «a». 
Rai bk «aataM Ram*** katftfl «aalMt **» 
mon aajraan».. * M a-, a*M Ml UtaaM 

«JJI . a « r - .mm a - ffc.A., fj-, a , 1t « MaâRRaRaRFaRaRl 

MtaVtlMM IO«*Tt *aT*TntaT*, PCRHt M* atàaâal «a^RHàRIBWtàa** 

Ca^rtaaaaa, .•* aaaaMa tnki abn Mt r*aan aa» 



Maa bntk — «a» «aa 

«K~6«&m5*; ria- 

Srikt tin- aab bat tta«kam*n «HjaM. kaat 

M , «*'Ua l M*%»«£; 

la «a» in la « M a «aa X«*t *an 
•na aa» fat toMat fMataK. ak 




.1" 



;<nta I 

RMabjt »a«*ra aa* Mt aVaaat VaaaM»«aaa aaaMj 
Rtarwi «*a Ra*èts» a «a» «V Rtjnuat 1*70 n «aa» i 



i M.*.m an* 
«•aaa» aal bm'Xatm 1* ba-^ Raa «Via* afaaa 

«a» «ta eaajrru Mt aa* «a. i i i— a l * i caa ■ 
trrarj »*ot e*n f**a «a bat «Ma* «riaaai ■* 
Rratiiill taa tant «raribn J* «aat aat aaarat 
rrala» 6a» i «•■ Cti tt aab kvar a Ont an «ara 

■aM. Mt a» a j M M ^ ir jaaTîriMrafj" aat al *«M| 
f ja u a u aa t a MI . ta» «■ aaMa R »a«ai*«i l Mat vàa* 
ta bk in» «ab M a». IMt br. Jaafct »»ia»n aa» 
«ait bmaa» : JBbfean RM a* aaRL «aaa aaaaa» ■* 
Mit H. aat Rk M(n aatta, a» «bn taa' Sajara an 
ta» «t« JX N M* ta* Mt RatM? aaa «a> 
•taara aat, *• an Maa Mttranria 
ananaa* iaaar faaaM aab ata Mrka : 



La Presse étrangère 



A Vienne paraissent ■ 



[.<• l'irmilcnhiiiii Feuille des Etrangers) (18i7), journal officieux 
puisant directement ses information» au ministère des Affaires 
Etrangères ; il u appartenu au baron, plusieurs fois millionn 
Gustave 1 1 «*i n<* . frère d'Henri Heine, l'écrivain bien connu; 

La Nette Freie Presse Nouvelle Presse Libre), fondée en 186] 
par Michel Etienne el Frïedlander, tous deux anciens collabora 
teura de la Presse 'aujourd'hui disparue) qu'ils quittèrent ensemble 
lorsque le directeur de ce journal, M. Zang, <mi! l*inhabileté de 
se les aliéner ; 

Le Reichsposi (Courrier de l'Empire , officieux : 

La Zeit (Temps), biquotidienne; 

Le Neues Wienep Tàgblàtt (Nouveau quotidien dé Vienne) (1870): 
c'esl le journal « 1 « - l'actualité, ce qui lui a permis de conquérir la 
clientèle tics petits bourgeois, des boutiquiers, des artisans ; il 
n'a pas de tendance politique; le « Neucs Wiener Tageblatt » pu- 
blie une édition spéciale du soir, sous le titre : Nettes Wiener 
Abendblatl ; 

Le Wiener Zeitum/ ((la/elle de Vienne), journal nflieiel du gou- 
vernement autrichien; il fait paraître également chaque soir une 
édition spéciale, sous le nom $Abendpost (Courrier du Soir) ; 

L&Politische Correspondent La Correspondance Politique), feuille 
quotidienne INti.t . rédigée en français; elle ne publie rien au 
sujet des affaires extérieures, sans l'autorisation du ministère des 
Affaires Etrangères : 

Le Kronenseitung (Gazette de la Couronne), organe populaire 

qui a le tirage le plus élevé : 180.000 exemplaires : 

Mititarische Rundschau (Revue Militaire ; 

Die Reiehswehr (Défense de l'Empire) (1860) ; 

AUgemeine Zeitung Gazette Universelle) ; 

Deutsches Volksbiatl (Feuille Populaire Allemande), biquotidien ; 

Neuigkeits-Wcltblati (Feuille de Nouvelle- du Monde); 

ïllustrirtes Wiener Extrûblatt Supplément Illustré de Vienne . 
biquotidien (1871) ; 

Deutsche Zeitung Gazette Allemande également biquotidien : 

— 221 - 



A travers la Presse 

Arbeiter-Zeitung (Gazette des Travailleurs); 
Œsterreichische Volkszeittthg (Gazette Populaire Autrichienne), 
organe du parti démocrate. 

Une mention spéciale doit être accordée à la presse satirique 
illustrée qui se publie à Vienne et qui compte un grand nombre 
de publications, au premier rang desquelles il faut placer : le Ki- 
/ieriki, qui a une verve endiablée, et le Muskete, qu'on trouve dans 
toutes les mains. Puis : DerFloh ; Pschutt ; Wiener Pumch (Punch 
Viennois) ; Wiener Caricature n (Caricatures Viennoises). 

A Budapest : 

Le Pester Lloyd (Lloyde de Pest), biquotidien, organe oflicieux 
du ministère hongrois ; 

Le Budapesti Hirlap (Gazette de Budapest), gouvernemental 
(1881); 

Le Budapesti Kozlony (l'Organe de Budapest), feuille officielle ; 

Le Pesti-Hirlap (Gazette de Pest), organe socialiste (1878); 

La Gazette de Hongrie et Bévue d'Orient } fondée en 1879, heb- 
domadaire et paraissant en français ; 

Budapester Tageblatt (Journal de Budapest) ; 

Budapester Abendblatt (Journal du soir de Budapest) ; 

Nemzeti Ujsac (Nation) biquotidien (1881) ; 

Neues Pester Journal (Nouveau Journal de Pest) (1872) ; 

Neues Politisches Volksblatt (Nouvelle Feuille Politique popu- 
laire) (1877) ; 

Esti Ujsag (Nouvelles du Soir) ; 

Kis Ujsag (Petites Nouvelles) ; 

Neues Kleines Journal (Nouveau Petit Journal) ; 

Neues Budapester Abendblatt (Nouvelle Feuille du Soir de Bu- 
dapest) ; 

A Nap (Le Jour) ; 

Az Ujsac (Le Journal). 

Prague, capitale de la Bohême, édite : 
Nase Kampelicka (Journal de la Société de m. Kampelicka), jour- 
nal sans tendance politique ; son tirage est de 134.000 exemplaires. 

— 222 — 






ta— t.. ii ■ ii rto tmmm, » «m l. 



PESTER LLOYD 



asv- JzEu ^ux 



ABENDBLATT 



64). 3«l)i^au0. 



Du KrtirriiMijubllina Ut ialfera ftHlibrlB. 

•i« l»H<ta>] M ■nn« i« t»--»*»,., 

fi.ba»,., il ÎNarl 
?>t»i»» tai mail*.,, «»».. 0,. «baroiOMtr. 
tauf.» Ki.» f.i«,,» «aabarbaa. «-• «.:,.{ M ft. 
|ktai«*!abr..a*« ta* ît.itv. Xatku |ta*i: 



,»»ro(rl.4_. a-r. 



Cuiapffi, fllonlitu 16. 3n.i 1913 



aVtbfk* a^«°>rtt«r*uil t (il l« 
fcirttat. iaat b« iunUnb.*«. 4 ta|é«t«>,' >v , 
tabifcta.i M etawii.i tat «.ofn. brutlnta IbtflM 
V. «,!,(,,. »„b Mm,, Blltalï il. .k^^Elta! 
ta. «,i a», bj r.«n ,~,. ra .bMatt. » t.».- Kc «I I. 
lo.ii»!!>» ït»„!>.iH> kbt. itiafuliMi «ittimttMo 
"«•0 ta«rbl b«. Xrwttc «rat Hrka 
î? «A» a«»«»«»«H tat* .tat né Va ..km «wk 
tar ..m,»,,,,, »„ |,b(tfMNii 0«rfta*an«o, on «ta- 
bu l>..fo. o>» «loin <u,rt4«« (et»rnttn> 
«.inoniui,! „,,» éltnmk), t*, Hmrti ■ U rt M 

I«nlH jllt tan >t|lin Ç Ukt ta* lai».al|:Vi: ,V,.ol.i< 
iPrtbatt, ,Huflliu»innfl ] 

34 i taMftaa*. b.* Ib-.rban.abau. mit, Hrln. 
rti«« ><W>« '" nain 3,4*1 ««Itaj^nkita» 
Mb ta* i. Bt* ta. «l.tlhn»!*).»,^,,, ,„ toiMllU 
•«. flU|ik.i tat Jubilai, bit»*». (Stùtmif<%r tilt». 
n* aab Jl»»!o«> , "^ ' 

■ufrtrtfm.1 mm •*«.. «n., 
«ntalt* ».bo,oti«<l,»ta». ! «B, bnrfr. bu 

«** JL &* £ **- « ta, ?nk i 

i wî 



n«t*ti«fltitf> »>»e>>i>ai>|i>>ti(ii 
it» 3* •« iiui 6»i»> tii>f> et »< 
imn. *>!•>■ iiiiiiDuii)! ■■• ... 

iitiirMutiidiK.li. «!i| B.tau 

$<«ltt. *>!»>! £.>•»>*<>«•■• «.!»,, 

«iii.iaatl.i .n .>f<t «an (nmiarM: în 
" " ' " y i ' «w ta» S»* ktint «taata» tattrai «V tu- 
(MlfajnSoX. M ta tu kraft, fefaak ... 
fclibl. |tta.i ta|ai,i4«. lilnidii 
un» , ». $,n, >,» t, »l|4«a H,!*.». 
■ lia, M. Sut IMS. 

•ji..| 3»fi| ta. p. 



•KtSissae 



«r. i:ir, 



• ..lia. u. S-l. 



tn «tlitt u» M* ■•tlccla (M »?Ufc 

rtn*». 3. ikK« ■«i«M»a MiXTlu» .M 
f m» fn.Blfiii « i • « * « » » m «"!•» lu 
i.MatifrkMMiiii,, 3« r«iflii4>n e«»l»ivn«»» 
fli>»ni.|ii |«i M< t)«i umk»i» 3MMH- 



lln^tn WiPnholl .ikMfiti iv'.MmU, H>fftm«»«« ) 

SELS!?? iLi"" ^2**", ' ,,, »•'*ta« , • t 1 -''**^'' 

•«l w» tb tan?. «ta V MM IM.tatMcki.Hi.>! w . 
*V"kl<»U ». bn ..«.riM» ¥tau» ..ttanta (ftb. 

Ma? ^ , 2ftMT , * ) ,ak ç * " 

•*.(> «.«brud adietai. du. (». 
tait «H ■*» ... u.) | UI , 



In», tam. 



Mllit. Il >. 
X>t • • 1 1 f 1 Mb bit »it|.n. iiibaiii bt.u 
t* bn. U>|.«l.ki..jigk.. 3. l)i. iia.i 
b.l I.b.ê f.tf.K 3il.bti* III. ■■ 
ttatM4Mr.lt i« bn tarftara «taniikmWtn»t Kit. X« 

£ , *•.•!!?* ,, ■ "** "**" 3tal««*ta.i«J 3« bn 
•wta)M«lli*i MrkunMttt. Ré aWtb«u.w. bn 
yta llf " flubntttaHffiln. ttttti ttun bn Sam* 
«HtatM. Jtrtatatttailln «t.ml .. «.tu... ..bit 
«W ta* Obivnlltatal «rn.i.1 ». W.lit, ,»b 
•ram. Xn «uki «>b bu tntm. tttfn um 10 Ub. 
m« éntt. m* Mn h>. 3. 
M fnnj .ab «Jn^Hta 




» M4M> traQI I, batatara. baaat 
tn eiata. nb ta. m^ZTtt, tï 

natartn ataa ' aartln t.», en,, ,,,«,,, 
is a tiMliinm m 



. J"** * **** « ■■ • *•. Ztfltnnn W-» h* taa 
•atfn «u «•.•l...i ( .b. ta tta* fj tain 1 1 
w» •:.■,< «„Mtai Mtafk tiiiFibij. _t 

ta[ ( '- &|«l««ra «rtarW* WHM, taTtiTlf!! 



lf!|ttm,|f.i Ml ••;:(,!,,;, . 



«•». 



.... M. 3ml 
Jta ta «tu»a»r|t blnta bt»,t*t t.tar.., .«,.,i« 
IV" «"**J««i|4«,f A ,.im„ „ta.H ji, 
,«t>t t»» lutilu.b|aMiutaJMrianr 'jiAifi»»««ii!MUu» 
tai gitaWta, SfoiWn ,ir«„ RtSI«»mn. .1. b>« ..« 
tat abrniMrfiarabr bM «,«... tat ta.tKta f*»nnjl. 
lonfai «.«f . Bli»«abct(.6taaiaibttB.a» 
taatay. Kj» mn taotata. fV, r u(| U n,, burd) ta. Bn 
f.».»ta. »..« » o I |T ta**, bn Dk>.„.ll,.tal n. 

ÎSr*lS? , _5î:2î? , T fcr ""tan *..iid,?«».iiM 

Wk " fr n»»OTt Saanta. el. nMtian «nrktni. 
fettbniltatfca ai* Statarn* ta. ta.tl. StiWaktaft 
&.b^tti. .rtA«tar ri ta-..b..b m, ta.lLïnX. 

'ilLl "Jrî^™"« " »" tatat »M«tairltalt t»m 

. .! Mr «*hrta> «hMWtafTta htb-iftKtn M^ 
ett««a.a d» ro.il, n. Illli,, .^imT 
Itaatat aa Xtafct «Billxtat abarlanbl 

•ta HnKrt.fr»! kl «.-,.,# 

_ ■"*• '••»* 

«h. StaKrMt Ml |»l«,»b» Il.n b,|,bl t! 

ée. *«Ml 1 Bilt). la. 11. Ho.rf.tat taifn .a 
«aaaj »n tj«.»»n. b»<M tal 3a»ili.> |,|»,, 

u.i..bj»..|i,r«b,i,,, i,„»i,, té ,, 

P.aitt.aa. 

entbncjrtr.mil ba,f Ht*. Jl,i„ •>,„ 
ke. •».« «à» «la. e,. S.i.Mt ja b,. 
eiia.. j» .«bl.a «!,!;*» fia» t H »,»,,(, 
"> »""l ; -'. ««M*. alaVl 

rtna Du «i.ami.i.i.io H. tau -•"loli ...«a .il.«taM, 
Kaaaj. :ûbir.!. )M uvia o,,j, *,m>t «s,»!,. TitiWt. 
»rt -W. K.ibiM*. ta. S,. -UkWi 8Mt atrf fW Inrtnt. 

Jr3»M «Itabtta, bo. Itatai.a niCi|.([iii»> 



*m etglntalkl tafantar. 

«I£* *»J»J» ««V» -- 

ttnbn brl Sc.l,t Ma trl ran KatHbau ta* tintai». 
un tn nfl ■•.«m riatrifll. ktan b» «.Kktafrn ta* 
fon... mil nul:iet|m< ta. «taitain M. a>ttO>a|.a». 
tta.1» )>u a.tatr. t. *,*•, .atltfrata. «rfain >ab 
fn^rfwiat. Ras bn» OfcrttrltfinH. taaat fi* bn 
lailnMtt »aa> en ôn«tautHHirrta. ». H » eatat 
»ai|n 3it<*na>l tue *t«nj «trtatUjtc. 



Iiiiki. U. ,t«ai. 

U« IIS lll). liai ta< Baifc^aai « «mm «jalata 
«». «in ta» |tfe nrtn a.tam r.< «battataiHj bn 
jajrlbr. jhaataub brt tut.. ».,b< r.fi ». . t* 
mi ta. i Satat IbW ftasrtaabn.. tn jhtfr. rrktae (rtn. 
tn naitlm» Itam^yn; b» ftt.b ».b Im* ta**, 
■n fera. Um IÎS % (ariitaa ta florin •>••.«». . , . 
•'•*•"»'• a a . 1 1 « r ». mite \.* f Uttairri*ir«j 
nnrt CVfctaulM ta» t>.a|-<aanki< naçkiaataa tattro. 
U« I t.Dc fnb riat J a m 1 1 i > u i . ( , I Han. aa Mktei 
bit Xt.tat aab «tfcen^,, bt» Srnrk.l inlataaan 3«t 
Ici Ottabjt taatta r. M K«MrilHa|tl abattallra. 
Xta bnarlat aVtn. 

"..!... Il 3nt 

Itr «ta», Im m anarttwtti,. ortaa uat i Uta 
Itab Ml bit «W I.tan»mi.j. ta, tr3t,ata U»m ta» 
Vhata.. MtlIMabHi tauiatil. lia, S', llta taaa 
ttl.»*, a bt. 70O0 ùdi.lli.bt. 
tatl.t ..b bit lat|.:<n. tai.it bit a»*,*- 
«ta»>tatta. trfntkta. .Vunllit rtaiatra ». fialT^, 
M eayaftal »n aaftibramj ta, Ttt «..Kn sa. f«fc 
H* taira ta. «.IMma^ bn «tr.t.n niirat aab «t 
rùtat «ta* enta» ta. «.nia*-. Mt ma naaita 
«taaka t. rlattaas ilbm. ta.» ta. Saikr nw 
l.u. *»|biaa,t an bit 3aa,.b «i tat. 
^4 baal, lia*, bwtar Smtat ! 3», t»», ««„ êj, 
Hta jal •/•>** aab Obi t).bt tau tt.t ttbt 
a.a»t ,V..a»f »,.,,t,|- f** aataa ta. 
«•Un Ht <Uttf».»|a>, ttt.ti ,H>ili.a. 

ti!l>tii!'5 *" *•.'**" «^j***») «^ 

tA.xrll bail,., rakjtan tVM.t antatartn, «. b» 
««N* TaaKa tat a«xrra Oa**»* baaa Ht 

Un K) U». taaaaa ta. •< 1 1 a la IL a b 1 1 t . 
..t.tta.t.. aam tam. Ht UattaiaM ta< bon. 
to<» **** uk. ,^ta» M ta* >lta.ana>>u ftaafc. 

m* tia Sa^-tatit tritra Rimm uab tréat bit Mata» 
^STSH**. ta*l«W 4>i7- tmi.Tt 
taaa .x Sjfr-W. tarlnrattaat. j« tilllliiini 
bk ...t fraMttaHl fjbjb 
anw »uo Q«.t»aan 
»ri..V! Un II UV 

iaâ •>. ta*i 
ir XHKitaal brb I 



il>li».iaa lu .•>»,. fi.».-.) 

M *L*^*i T* '"ta ataa U aajtaàa «aailtaii 

PI Un ta. ei.fla.t lai|,t Blll.l.» .,, 

*« mm a.*»i,ta.tatt «In ttatn mm «aab-, 

m C W eV^V* aattbttTla^rTfl 
«ai|.< .1. bit tlalait.... ..». tacjM 

ta. «taMtita. «tain Xnitna* Vrata* bn \m\Z 

M» tan 3alnLata»n t. g , i.bb... irllkrltaa) 

ru »itl4laf|iai« e«.i|l»t< ... bla- 
nc r Btanat.il ..f ktan» ~\ ÏÏIIU. Un 
•..ta «< r***» rt m, bn. 1«V taTaX. SZ 
na, a.» rrlaaak Matt Mr aniBiiaMp»» TabiulT 
ta* tl.ifi Sii,bit«Silkil. I. tTaaTX 
» • 1 1 1 il a . I ï ...... i. ta* Ktan «laatatan In 

tettrttBafcirLb^r 

«armant bu « , .( . 1 1 . ., , , m ,,, b?, fj,. 
rjti4»>| a.|.k.|<a «4m, Jnrbo* Bataha 
ta* tnanVM m tatin. •rtn.tra «tauV*. Wm «n. 
S? 1 T?^ **1 £. 4>* «a» tat». Itaa» Bn 
W«ra la» ta.au arrlaatai n taan. n| frtar H^ ita n 
arh ad ta: «BT n»|a*nra. bk lia tain nt Itak 
aaïuk» lana. un bkka Mta | l»» .. k> ta .Saf.rt en 
«rua.», ;a tai.an »a 1| r t « i II, I ■ |au« 
l.b.tt, ,b,af» »,ai| Dit Iti.r b.ib.a 
8.i|*.4ii bta «tifaaf, btttt. Imil 
(tiatb tlai ( tia>ta «tik.btinb t a t.|. 




la ta l iàta m «.bk*. <* 
"•> latajtai v'irs,.,-,! 
0taattalat|(iiii 




•m, (Mt aWTnWaWt 

bk îtHamn..- mm 
«Rt tan tlnaVUiaïki 



»..tia. :«. >».. 
«aritt Btlltln M bna gUara Bar «,.« 
a gltlrab.it bal Ht, a; bn •ttt- 
.0.1»,, brl fiat.lin,, t>t.tt:bt.» 

... ti.b.aj.Mti. nb tan ,l»rta. fj.ltn 
fna ttilb.il i. Jana rut. Bntttaatafra. ananra. 
a. .lia. K>ji 
3» Statua a.l(.bili. a bt* «a:. 
ftti rrkbka Irak trib riM Htkilnl.iti ta* JtnaV 
.«jnanl-.ta, m n* .41 mCiInliiiln- 
li.at. uab £t..bt«ttbb|...r. tatan. 
3. nfrt. V:.a iub Otlf» n» bn. wtaa»t «aaà> 
t.b.at»tl,. Jumm. tttkftaar.. J^rratarfk. .a», (taa. 



3. br. «brll- 

ftaab Mk< kaVju «annaa natta, taaaa «T Sa. 

arltataji In «ïam aab aanan aab U nu» I Bililit. 

?amr.» aab ntkta*. t.n Amtrrrra aarlr a» • t a. 

Itaat.b. tatnaat». «n aiiktii tat .«Il Uni i 

ir*.M' f . «a . I aaita tan tannnajifin mu I. 

3a ba* «tiit.b..* anki tatatr. tar mm*. 

*|t t ili»iil > iin | i li i l l i %i ta la ta bn TiTTi i 

Tanatbtat. t>a.r allia aab tat fkarailanu 

■ rabrll.la ta tMta ^^ 

{Klliti.aa bu .tr|,i it.tt/j 

tnln M. >at 

Xn «ntn tatant «iiitiii, rnta* taa 

fW«H»Orta. pnan tknt! tat tn+n 3aM 

8a. fi ta. nitatn. «tal tat « i\ «tartan 

» ■ ■ bi'Ji a 4 taa th ii a a4 ia aaatn ttalr. tat 
QkunuMtrtrrt bn % •. 4 «jnataat Bami 

la Hall,... M a tuaaaMaa. jMIJB «ta*, an 
kata» In *».a,l ii» » a ia 4»lkbri|.t. 

«M . i .i4 i it taata, M m brn'fen! bn ftilii 
art «attl«rmt.a in*arb tuai: In Sa 

fta-Tl^b^lT^^ fc »- 



La Presse étrangère 

Narodny-Poliii I *• »1 i 1 ï«| m- Populaire), orgam* du parti icht-ijn.- 
Indépendant 1882), biquotidien ; tirage : 122.000. 

Gai <l<'ii\- journaux ont les ttregee lai i»lns importante de l'An- 
trichc-lloiiiiiiraprt's le « Koiicn Xcitung i de Vienne. 

firavo l.i<li< (Droits des Hommes), organe «lu parti socialiste 
tchéco-slave (1898 : 

Prazske-Noviny (Nouvelles de Prague), journal officiel tchèque 
1851); 

Prager Zeitung (Gazette '!<• l'ia^in- (1851); 

Bohemia (Bobème), organe libéral allemand (4828). 

Enfin, parmi les publications qui s'impriment à Oacovie, 
centre de la Galicie, citons : Nova Reforma (Nouvelle Réforme) bi- 
quotidien ; 

Naprzod (En avant) ; Ùmos Temps). 



— 22o — 

10 



À travers la Presse 



BELGIQUE 



C'est^ nous l'avons dit, un imprimeur belge, Abraham Werhoe- 
ven, d'Anvers, qui eut la gloire d'éditer la première gazette 
d'Europe, en 1605. Depuis lors,, la presse belge n'a cessé de se 
développer. 

Nos voisins du nord nous rendent volontiers cette justice que 
c'est aux écrivains français proscrits par nos différents régimes 
qu'est dû le progrés considérable et rapide du journalisme dans 
leur pays. « Les proscriptions maladroites de la Restauration, dit 
M. Jules de Bock dans son ouvrage sur le journalisme, avaient 
amené en Belgique une foule d'hommes politiques, parmi lesquels 
on pouvait compter quelques spirituels et vaillants écrivains. 
L'opposition belge à cette époque réclamait déjà contre l'injuste 
partialité du protestantisme politique de la maison de Nassau et, 
dans les rares journaux qui se publiaient à Bruxelles, on n'eut 
pas cité un seul écrivain belge. » 

11 est bon d'ajouter que cette mainmise des proscrits français 
sur le journalisme belge, si elle eut pour résultat d'infuser aux 
polémiques locales une vigueur et une légèreté latines, suscita 
bien des querelles entre journalistes français et journalistes 
belges, ceux-ci n'hospitalisant leurs confrères français qu'à leur 
corps défendant. 

Voici quelques-unes des plus connues entre les feuilles belges : 

A Bruxelles : • 

L' Etoile Belge (1850), le grand organe libéral dirigé par M. Al- 
fred Madoux ; 

Le Patriote, fondé en 1883 par les frères Jourdain ; l'un d'entre 
eux est encore rédacteur en chef : c'est la feuille catholique la 
plus importante ; 

Le Peuple (1884), journal socialiste, édité par la société coopé- 

— 226 — 



W„,lr.,li m ~,.lraihrr 1*13. 



«HONNI Wl NIS 






LE 




T— » «■ ■ *mméf. — > ». 



U dMr dt pUirt 

chMlnpiUU. 




-«SEP 



S5.T8S JfçfUSS S^SS 

% rj É j._—.i. 1 






Ilïlllfe 



rtUW 



Sri. 



< LE PAYS! » 




—Tr * s "rz.Tt; 
g" — — 

IKMAMOI m 
MMNM. M NflkM É II 
«Il 



11,11 - ;**o m» n iwat S u É^Lî". 



~ r -?Tg'--"T" ry : j^rrajrj waai fft j_ 






Sy yr jjrfcsjc X! 'js 




irffsJlr.: 






£S|çTSrÊS5. 







!*!".<■ i 1 1» ■ — "! Il « 7 V5 

l.l *M> 4*. >.*■ I lll l n Marf» 



"i- *"■ ' i t*'."„ 



Itofe*jtf1 



»es.rcvrt 







f»"7«» • jmITiJ TwJ^mj « 



TRfigttaiAgr: 




REVUE DE LA PRESSE 

«."Tiir .TES.*: 



-; ::- t. 




U. III II I M . .. » .- * • ,.-*. 



i . « ~», .fC»»»~.P«. 






&HUHHU 



A Imiter. 


















CHOSES et AUTRES ^âàs"^^ 










MlO (l»nllnir«l 



E INDEPENDANCE 

V s BELGE 









'♦■T- « » ■* — !■ ■■■ • ■» 



ur_ B! 



— I .1.1 du malin 



Au/.!ir.l ta) 









Revu» Politique 



c^=rrj-. J :^'îJ 



CtitT*. *!i7TTt*iT £"*.'• 






Um«T»!iHKLCUIIllS 












•*. w -*m a tut 
*t~** e— »■■ •■»■ 



ir.'V.rœ 


















"^. flw A — » t 'Pi *— • -» 






Ua*. >1U< lia Vt hlBBli 

r 









AUTfttCHt-HOMOA.1 



ri.Trr.- 



• '»■ ■ _ ' J»*^» *■*< *^ 



Jlvxar-s 



La Presse étrangère 

rative • La Presse Socialiste i . .1 comme principaux enllshorat§ur?> 

Vanderxelde. l'nrneinonl. etc. ; 

La Ih-niirrr llntrr, « I < >n I lu circulai ion est ennsidérahle à Bruxelles 
et dans la province, et «| 11 '< >n trouve entre le-< umin* '!<• tQUS les 
voyageurs tir o nr ; 

V Indépendance Beige, fondée ious la H«'v<>lution de juillet (1830) 
par «1rs relugiés Inmeais, est tout particulièrement répandue à 
l'étranger; ce journal imprime même une édition polonaise et se 
trouve, de ce fait, le seul organe étranger toléré à Varsovie par le 
gou\eruement russe. Sous l'Kuipire, I « Indépendance BcL> 

était considérée comme un journal français paraissante Brawllea, 

el les Parisiens y cherchaieni Volontiers les nouvelles politiques 

iloiii la publication n'était p ; i s autorisée dans le*» journaux français 

Elle compta, au nombre de ses correspondants à Paris, Paul l'on 
cher, beau-frère de Victor Hugo, Gaston Bérardi, Charles Tardieu ; 

Le Soir (1887) a un très gros tirage, grâce à son prix de vente qui 
n'esl que dé deui centimes; ce qui ne l'empêche pas, d'ailleurs, -le 
donner chaque samedi dix pages pour celte somme ultramodique : 

Le \ \ Siècle (1896), organe catholique, très apprécié pour sa 
partie artistique et littéraire ; 

La Chronique, journal libéral, fondé en I8H9 par Victor de la 
Hesbaye ; 

Le Petit Bleu, fondé on 189i parCérard Harry, a été le premier 
quotidien illustré publié en Europe ; 

Le Journal de Bruxelles : 

La Belgique. 

Vprès Bruxelles, Anvers, par son importance commerciale, pos- 
sède les journaux le*, plus, lus et les plus suivis. Les principaux s«»nt : 

lin ffandelsàlad (Journal du Commerce) (1 (US), et la Métropole, 
tous les deux catholiques : 

Le Matin, grand organe libéral ; 

La Gaztt Van Antwerpén Gasette d'Anvers 1890 

La Presse, 

Ces deux derniers journaux sont édités par la société ano- 
nyme « De Vlijt ». 

— :»31 — 



A travers la Presse 

Liège a aussi quelques feuilles assez répandues : 

La Dépêche, fondée en 1901 ; 
V Express ; 

La Gazette de Liège, fondée en 1856 par le chevalier Léon de 
Thier ; 
La Meuse, quotidienne. 

Gand édite le Bien Public, journal quotidien (1853), dont la 
politique gouvernementale est suivie par le grand public. 

Mentionnons également la Flandre Libérale (1875) et le Vnoruil 
(En avant), organe socialiste que dirige M. A. Bogaerts. 

Citons enfin : la Gazette de Charleroi, fondée dans cette ville en 
1878. 



— 232 — 



La Presse étrangère 



IU LliAWK 



Apres sa victoire éclatante sur les turcs, au début de 1913, la 
Bulgarie paraissait devoir occuper, parmi l»'s peuples des Bal- 
kans, une place prépondérante, semblable à relie prise par la 
Prusse parmi les états allemands. La pierre malheureuse et 

• palde entreprise ensuite contre ses alliés sn-i,.-.. _i 

monténégrins, qui a amené l'intervention armée de la Roumanie, 
lui a fait perdre, au traité de Bucarest, une grande partie de ses 
avantages. Malgré tout, la Bulgarie s'est développée sous son chef, 
le Tsar Ferdinand, et la presse a participé à cette extension de la 
vie nationale. 

La Constitution promulguée à Tirnova, le Itî avril 1879, avait 
accordé la liberté de la presse, mais les journaux bulgares jusqu'à 
la lin du siècle dernier, et notamment sous le régime dictatorial 
de Stamboulof, s'étaient, trouvés dans une situation pleine de pé- 
rils, qui rendait leur existence fort précaire. 

Il n'en est plus ainsi aujourd'hui : la presse compte d'ailleurs 
dans ses rangs des hommes tir grain! talent, des littérateurs et la 
plupart des personnalités politiques. 

Les plus autorisées parmi les publications qui s'édil-nt à Sofia 
sont les suivantes : 

Buigaria (La Bulgarie . organe officieux ; 
Dnevnik (Le .tournai) ; 
Outra (Le Matin) ; 
Mir (I.Tnivers) : 

Ihirr/ii \nri/n Nouvelles du .tour) ; 

Vetcherna Pochla (Courrier du Soir) : 

Ih'n (Le Jour) ; 

Narodni Pravà (Les Droits Nationaux); 

Hirtr/t (La Pan de); 

— 233 — 



A travers la Presse 

Balkanska Tribouna ^Tribune Balkanique) ; 
Targovski Vestnik (Journal du Commerce), paraissant en bul- 
gare et en allemand, d'une importance médiocre ; 
Rabotnik (L'Ouvrier), socialiste; 
Le Courrier des Balkans, paraissant en français ; 
Drzaven Vestnik (Journal Officiel). 

Les principales revues sont : 

Missal (La Pensée) ; 

Hulgarska Sbirka (Recueil Bulgare) ; 

Svetlina (La Lumière) illustrée ; 

Haraban (Le Tambour) et Smeh (Le Rire), ces deux dernières 
humoristiques ; 

Jenski Svet (Monde Féminin). 

Outre ces revues, il y a encore un assez grand nombre de pé- 
riodiques professionnels, médicaux, juridiques, militaires, ecclé- 
siastiques, etc. 



— m — 



e*** ) •>—»» i»n«» 



MM lir. M ri» i-, 



■ \ STiJir APM8. 



IV CTPAHCTBO 



MPI 

Opi an i. lia Haiin.iiia la nap.ua. 



^■Bmnn it »n jm' i n uni u 

MMUfflUWmt 



M4MTI M lalS 



I 'iiiiiiii "imnii 

BAWHO BAWHO- 

TtM+a.l 1*41 

BHnapHHna ..EBKCHHorpafli)" 



Ct miwk Mvltmtv «ÉaaCaaarpaav- 



JJJJJJJJJJ.UJ 



„/l .1 3 a p b P a M U O p b" 

; ♦afipiiKa 3a Meta^iiecu 



i ryMetiH neiaîi ; 



Ha 3. TpiOHOeprb 



r^lMi " ' ■» U«r»»» aura» 



I!MI» il l. - II.' 



b t i i i mmnn i iiD i munin ii m i f 



H. KETEHÀWMHHt 






C^bOBLUEHHE 



i • *«*•»•- ■* rp ***.• * 



I I» Nm 4 et* 



■i .wripcm» DiiTMJia Knnmtiiii Bun 



M la~ un 






/tlji^r »£* * '" ""*' *"" ** \4 r «i-» 



ByRHHTt HMBfl. 

ima», rua»* ryn/ fh t êjm m km rtn m*m 
...MKiM«f nom — nn rpatttn Bymtmtmnf 
fctiiiaar l tMmtn M fntumt iwi a 4M" 



t«J» • *«4 Ml JMI», «« MKHI M — 

/*> row toliMin «#-«. »»r»»»r». i nvut^ctn 
npommrm ampmmil M n Ktn aju aa ar» 4am 
Ta/ara an wxrr » rvuxrl Mxrrioi»»» 

fura/wo m n» m» m« « aaan m 

»»a4 tMnuHHl «a rpy4». aaaon a fujocn > 
V rHI* maâ * msâ. a aAj>M-nrj t «*44arr» ' . 
/a rro aêcn mêA* jj ffin *M» pvmmU 6çmn. 

O <MC» varnrri, daaartw» ' >/*ra -raa» raaap* a.aaa i .n, 
fhtm drwaMawa# aaaav or» awa«a 
M apaaa AÊK\ «tient ClAW* 
/7p*4» cmêmm ova et 4*4 pécrmju t 

jMaaara Ma — aa a aaVia Oaaroajaraa — 
flpacrata. « Otn rayât «apraaa arodrraa 
Or> aMtxra a («an. *Ma» a aaïaaia 
Taaaxvo «aaajr» cf. »r i 



Hpén * m cn ê* — râpa wymM. emftiê Itmpmtta, 
A t% 6mmtm* ^ gi a a a— % a t j aj laf i ff vrrv 



/ MMT> M —TU n aoaaatja ITUH1 -*»*.. 
Tlaaaa »n >éUTOfif% . gaa j aaac rmn ..»*/" 
^Haaai a ail ipual a iu>|K«UW- 
|e«r» 4» a«*C4' /»> «w» ca ram m»mc. 



A/irpwaJ> 0bac4»rft 4a aaayta rytl/Vwawn 

iy ii «: u«i nn nrroprv aa^aunaiattaf» cww>> 
**■ Co.rtwv •<• * *»•» i n ll iai l nVrt tom/u? 



n aaaaa n — 4a (win aan « a«> 
H*' tfâmm «rtajMaxa, a^ 1 aaôvrj. |4 veaJ » 
//r — ■*■ ■ ■■ yW m Jyaaiar l waaa 
Cataa. X «X 191 J 



j(o6otno Mnf)ucmcpcm6o 






■ !■■!■■ fctWf» Np 

WiUM> 

■-. Orv m 



JTE 



t «* «mm fi a» i 



M MfM *%Mwp*mi 



.ftaTi 



< H *iy»»—*. M m m 






■V «l fl l l> . fi 

> l>tMtP* «t 1 



rr. 



wr» imw% mmf » 



»n i|n| l ■ pi ii mm i Tm 



«tn ibMVMi 



Ba/iKaHCKaTa /înra. 



'T7T 



—« » C»aa» 






raaa.>aaa» ■ ■ "al i— ■ 



POLITIKEN 



nmmmtm.- >- p~ 



Fr«d««. Mwulent. hvta rit H tj .ne t ktfrtr ritro Lh. 






TtUtrtmatv laFrttfM 




LnHI.I.,r.n. 
■ -~ T.rk. 



rci 



* a» m —M i H « « 

lui i raa. xkM» W 
» ih« •»•» «!■• la*» 

X aa laà» t < i a l ai aW ai 

*jm» va: h M • a Iw«» a tffl 



Freden i Bukarest fins stnkt ud i Livet. 






M. «r-J a IM W »— B l>» 



**:b<*<1 |M>JPt>J| I. I— '•! « •* 



[«rM r i i n a n aii la aik M 



I rm l*a*t a a) la nib 



». •# ftwm a • 



I ta «a ili > | l«i' « 

• al M Ml ■ ■»! t 
a*i»nt».-*aa«a«M 

aa.H l in I «aa» 



-,►, h a- w MMk Mp 
•- 1 aa>a t (,'■*■ ••» w •*„ 



a a h m > l 



i ii iiiii ni nnn 



M naval • P —«^.«-- 



Roikildob.nkrn. 
iHi in 1 1 i an ~i 



r « ' i l « — ' 



■a-nmWa laaaaaaa] 
!>*» lu 1 i» « »«v 
■ ra* art ■ tau» 



Jaftftfat ••• f nM fit •' S 

Xaaaaa •»•• <• «aa 



>» Ikt aaaa .•»• al Mp 



•aa». aa fabaa* «>a*a ■»*" * 
« ■ il » «a» a «•» HaaL* aa* 



■MBaaaN ta m a 



i n 1 1 ia iiipi i aa»t 



aaa Ma» «v* a. a» a» 



A 



La Preste étrangère 



DWKMAKK 



Si la presse danoise compta de nombreux organes, son impor- 
tance, ni point de vue politique, est des plus réduit 

A l'intérieur, les désaccords sont plutôt de surface et, malgré 
que li'> divers partis soient étiquetés selon le modèle des autres 
•Mats, les diversités «l'opinion ne suscitent pas entre journaux de 
\i\es polémiques : les opposants au ministère ne semblent être la 
que pour la forme. 

Quant à la politique étrangère, elle est traitée ,ivec les plus 
grands ménagements, et cela s'explique du reste par la nécessité 
où se trou \e le Danemark de demeurer dans une prudente neu- 
tralité en cas de conflit européen. Aussi les journaux se con- 
tentent-ils d'enregistrer, simplement et sans commentaires, les 
nouvelles que leur transmettent les agences télégraphiques. 

Dans le cabinet danois formé le 21 juin 1913, sous la présidence 
Me M. Zahle, c'est un journaliste, M. Ovs Rode, député au Foîke- 
ting, qui avait été nommé ministre de l'Intérieur. 

Parmi tontes ttt feuilles qui se publient à Copenhague, les plus 
importantes sont : 

LeBerlinys/,r Titlrmlo (.Journal deBerling), fondé en 1 7 18, journal 
offioiel du royaume, paraissant matin et soir, sauf les jours fériés ; 
La Politiken (Politique), radical, journal de l'opposition ; 
Le National ti imm t (.tournai National), organe libéral ; 
Le Socialdctnnhralfn (Socialiste Démocrate) ; 
Le Hiyct (Hoyaume) ; 

Le Dagbladet (Feuille du Jour), conservateur; 
Yort Lanrf (Notre Patrie) ; 
L'BAstrabladet (Le Supplément) ; 
VAftenposten. 

Il s'édite également, à Aalborg, quelques journaux importants 
au nombre desquels : 
Aalborff Stiftstidendé (Journal Paroissial d'Aalborg\ fondé en 

1707, et le Nordjyfhnd (Nord de Jutland). 

— 239 — 



A travers la Presse 



ESPAGNE 



Si l'état de la presse espagnole est florissant, sa situation, au 
point de vue légal, est assez précaire. Bien qu'elle jouisse, en t'ait, 
de la liberté, les mouvements politiques en Espagne sont si vio- 
lents, les tendances diverses si enracinées, les opinions et les par- 
tis si nombreux et si mouvementés, qu'on ne sait jamais de quoi 
demain sera fait. Conservateurs, libéraux, catholiques, républi- 
cains, carlistes, séparatistes, tous ces partis demeurent constam- 
ment sur la brèche et se font une guerre ardente par la plume,, 
en attendant qu'à la faveur d'un soulèvement, d'une émeute, d'une 
grève, l'un ou l'autre prédomine et, dans ce cas, son premier soin 
est de bâillonner ses adversaires politiques, et le bâillon, en Es- 
pagne, c'est l'état de siège et les journalistes déférés à la juridic- 
tion militaire. 

Il est vrai que tous les journaux politiques, petits et grands, 
exercent une influence considérable sur le peuple. Le public es- 
pagnol est passionné pour cette lecture quotidienne, et on peut 
le constater rien qu'à entendre la multitude de gamins et de vieilles 
femmes qui, nuit et jour, à Madrid, crient dans les rues les titres 
des feuilles diverses qu'ils proposent à l'avidité des passants. 

La conséquence immédiate de cette prédilection, c'est que la 
presse espagnole est entre les mains des comités de tous les par- 
tis; que les personnalités les plus distinguées s'y rencontrent, 
et qu'il n'est pas un homme de talent qui ne soit ou n'ait été 
journaliste. 

Un journal est si intimement lié à son directeur, dont il est 
l'acte de foi et qui lui sert de tribune, que nous serons obligés, 
nous-mêmes, lorsque nous passerons en revue les principaux 
organes, de joindre les noms de ces directeurs au titre des 
journaux. 

C'est à Madrid, naturellement, que les journaux sont le plus 

— 240 — 



HERALDODEMADRID 



jjto xxit.-hûm. un 



H Yrrol* :«.> <tyt.rnl.r-' a* MU. 



CD AT» I 



Las casas baraïas. '..:.: 



|=ir^œ : El gênerai D. Ricardo Burguete.'^S^R£fÉf^| u !*■■<■ i iO, 







• •S^lwXZZiS'iSySS^tSX 



3=s EaTHAVAGANQA3;rrf^' t =JirS~ 



•j^ttrtSr&Z^l SANCHEZ RAMON H 

jSj^. i.. ■ .mm , — ~. ' »_<**j5ft— ^ t tf"£? Jrz£ pssj wcjCftyg sj 

u<«M illt»y,i«,» H I ~»ÎS^~^Xî SJT«t L J Ji 




i: 



La Presse étrangtrt 

nombreux. Bn dehors de la capital»'. taule Barcelone possède mu- 
presse assez importante. Tout le reste de la province, où s'éditent 
Dépendant de nombreuses feuilles, ne connaît que des publications 
purement locales qui ne sortent pas du milieu restreint pour le- 
quel elles sont publiées. 

Voici, p " Madrid, les journaux les plus commentés, sinon 

ceux uni <>nt l.s plus forts tirages: 

El Impartial (L'Impartial), libérai, monarchiste (1863) ; direc- 
teur : Don Luis Lopez Ballesteros ; 

Kl lAbtral (Lo Libéral), républicain modère 1S7H) ; directeur: 
Don Alfredo Vincent] ; 

Heraido </<■ Madrid (Avant-Coureur de Madrid), monarchiste dé- 
mocrate, (1890) ; directeur : don José Rocamora ; 

Ces trois journaux, bien qu'ayant leur direction et leur pro- 
gramme respectifs, forment un trust, intitulé « Sociedad editorial 
de Kspanu » (président don Miguel Moya), représentant en poli- 
tique les partis «le gauche, achevai sur le monarchisme et le rc- 
publicanisme, et ayant «les services d'informations communs ; h- 
« Libéral » a des filiales en province; 

El Diario Univerpal .lournal universel), conservateur libéral, 
est l'organe du compte de Itomanonés, ancien président du (Con- 
seil des ministres ; 

A. B. C. (I90.V se dénomme indépendant; ce journal est, en 
réalité, le défenseur du parti conservateur; son directeur est don 
Torcuato Luca de Tena ; 

La Correspondfttcia de lïs/Hina (Correspondance d'Kspagne), in- 
dépendante, fondée en 18i9 par le Marquis de Santa-Anna. eal 
actuellement dirigée par don Leopoldo Homeo ; les madrilènes 
lappellenl « le bonnet de nuit » parce que, parait-il, on ne peut 
se coucher sans lavoir lue ; 

La Manana (Le Matin) est un journal libéral (5 décembre 1909) ; 
directeur : Don Luis Silvela ; 

La Tribuna (La Tribune) (3 février 1912) s'est créé rapidement 
un certain renom dans le monde de la littérature, des arts et des 
sciences : elle est dirigée par don S. Canovas Cervantes; 

— 249 — 



A travers la Presse 

Espana Naeva (L'Espagne Nouvelle), organe républicain (1907), 
dont le directeur est don Rodrigo Soriano ; 

Espana Libre (L'Espagne Libre), organe également républicain 
(15 avril 1911) ; directeur : don Augusto Vivero ; 

El Pais (Le Pays), républicain progressiste (1886), longtemps 
inspiré par don Manuel Ruiz Zorilla ; son directeur actuel est don 
Roberto Castrovido ; 

La Epoca (L'Europe), un des principaux journaux conservateurs 
(1847) ; le directeur, Escobar, fut créé marquis de Valdeiglesias, 
par Alphonse XIII, en récompense de son talent et de son dé- 
vouement ; son fils, don Alfredo Escobar, a su habilement moder- 
niser cette feuille en lui donnant l'aspect des grands journaux 
étrangers ; 

El Correo Espanol (Courrier Espagnol), que Ton pourrait dé- 
nommer traditionaliste, dirigé par don Bolanos Sanz ; 

El Universo (L'Univers) (1 er octobre 1900), feuille catholique 
dont le directeur est don Rufino Blanco ; 

El Debate, organe d'extrême droite. 

Madrid possède également d'importants journaux illustrés : 

Nuevo Mundo (Nouveau Monde) (1894); 

Mundo Gra/ico (Monde Graphique) (2 novembre 1911), direc- 
teur : don Francisco Verdugo ; 

Ainsi que son nom l'indique, Illustration Espanol y Americàna 
(l'Illustration Espagnole et Américaine (1856) est répandue aussi 
bien en Espagne que dans les pays de langue espagnole de l'Amé- 
rique du Sud ; elle est illustrée avec beaucoup de goût et d'esprit ; 
directeur : don Alejandro Moreno y Gil de Borja ; 

Blanco y Negro (Blanc et Noir) (1890), dirigé par don Torcuato 
Luca de Tena. 

A Barcelone : 

El Diluvio (Le Déluge), organe républicain (1858), dirigé par 
don Jésus Pardo ; 

Diario de Barcelona (Journal de Barcelone), journal catholique 
(1872), directeur : don Teodoro Baro ; 

_ 244 — 



La Presse étrangère 

La Publieitùd (La Publicité), journal indépendant (10 novembre 
1878), directeur : dou Francisco Pevès Mecheta ; 

\rn (lr Cafala/li/a Voix .1. ' . ilalo^lU'). ft-lli I le \ lldcpcildailte i <• 

digéé en catalan (décembre 1898); directeur: don Ignacio Corina ; 

Kl Correo Catalan (Courrier Catalan), organe catholique (15dé- 
cembre 187(1), dirigé pardon Miguel Junyenty Hovira; 

(liions encore : [& Illustration Artistica l'Illustration Artistique), 
pu Itl ication illustrée ; directeurs : MM. Montaner et Simon. 

Parmi tous les journaux publiés dans les autres villes. 
A Cadix : 

El Marin de Cadix (Journal de Cadix), journal indépendant 
1867). 

A (im:\ IDE : 

Notirirrn Granadino (Nouvelles de Grenade) possède une clien- 
tèle régulière dans les provinces de (Irenade, d'Almeriaetde Jean. 



— 245 



A travers la Presse 



GRECE 



La politique est la principale raison d'être des journaux, et 
c'est pourquoi Athènes en compte un si grand nombre. Chacun 
d'eux possède juste le minimum de lecteurs qu'il lui faut pour 
vivre, mais il a toujours à sa tête un homme politique, dont il est, 
tantôt l'instrument d'attaque, tantôt l'instrument de défense, sui- 
vant que cet homme aspire au pouvoir ou y est parvenu. 

Il s'ensuit naturellement que l'ensemble de la presse hellénique 
est assez mouvant et que des feuilles naissent et disparaissent 
avec la plus grande facilité, et cela surtout en temps de périodes 
électorales, déjà suffisamment fréquentes, et rendues plus fré- 
quentes encore par les nombreuses dissolutions dont la Chambre 
grecque est coutumière. 

Malgré les divergences politiques, la presse, sous l'inspiration 
du très remarquable homme d'Etat qu'est le premier ministre 
M. Venizelos, est animée du même souffle patriotique, et pendant 
la guerre contre la Turquie, où soldats et marins grecs se sont cou- 
verts de gloire, ainsi que pendant la guerre qui s'en est suivie 
contre l'ancienne alliée, la Bulgarie, devenue agressive, il ne s'est 
pas élevé une seule note discordante. 

Ces deux guerres victorieuses ont considérablement accru le 
territoire de la Grèce, amie de- la France. 

Journaux quotidiens : 

Patris (La Patrie), gouvernemental, paraissant le matin ; 

Hespirini (Le Soir), indépendant, publiant trois éditions ; 

Embros (En Avant), libéral ; 

Kairi (Le Temps), gouvernemental ; 

Nea Hmera (Nouvelle Journée), indépendant ; 

Hestia (Le Foyer), officieux; 

Acropolis (L'Acropole) ; 

— 246 — 



as. x. Bruvnox • u. r intimes 



I A UHIIO«H<Nl 
-i**U tAl Tî-VW'.**» LUI nU4l. | 



««•«w* 



N EA 




TEPrEZTHZ 




,*«•■<■« %i. ni»»— ii» « 'o«ii ii » in 



.T OMsJSS ion 

an Ca>*pAa <M|i«4TiTi»<t>rw mi p* s»x. 

XV 4X44i»aa »>l pi MlSp-H iMilinUtai « 
PsXAi »«4 'Rk^Mli VU», a. r. tfvpHmt yp4- 
s«i *(< a*» • «p.Yapiaa »*« Itr ui n n ta» As* 
i)|< 'llnlipx, aka *■■»<»» spoasAlP H liaaaa». 
•A». Ail ttaapxli at| Mf«««,-Y|il|ii-t 4- 
«PlPI «4 1»>.» Aaasaaaflt ."IQaaaata % Aéaa-a*4a. 
Il Hll|ti»««IMnl< <M B4f.»«M «t«a«i t* 
ai 44a fâv 'llp4»p». -Aa «ai fclA vaiaapaatafca 
a.paplaa aotltÇo * Ajsslatiiaa •»♦* IPaaaAj 
I'Uy*PS4» m . 'ArS***. yuviC«4<« a**t. Ylpt»»- 

P*Sla Jt**p«Mat, 4X4». 6Xat •l«« ltf»ip*H a' 

ân«4<*aava **apa a4 'jitaaAÎlava aie tAa ttpaaAp i 
T/-,»r> aAta&t •!< t* 'AXAaataAa lapai»). Mm 
nsAYlPsat aaOapAt aA aiaMaaaatsi piaa xafpa 

C >fMMMlMl)Y MXtSSSa »4 fltpiTY»^' , "i ^V '• 
1lt1*t|a tiTÔI 1 xnif.Fl*!-*. plaa maat* il»»»»», 
plaa *,4ia4a fjpTYiia* at\»Ytf*4v. fa» iafeasp'ia 
ttp*.i*.a«vaiot 1I4 rtya laraplaa iàJ» iAaaa». 
■Km 4X44û< -i[»5fH 8«* t4* lvip«i"<l» »* «m- 
Ç4t4.-»»i 4 iî»t*p»atftlltap*.< rûa 'llMinMiAv, 
»4#<a a*>» n»fi><n« p«»« ^ •*• oVaaapaara. 
JfcvYT"tnnMia*i*a» sap»YP»aai A Y*XXa4 "apa- 
pl«Yp4**4 7*4 tip*4 »»*i imaX^ati» aa»» PS» 
aalaaa» t*J4 lltuipou, tAv Amlaaa 4 Avalais 
alaa «;>;V( p/an-rtpaa». • XaVsaai p*4 1 • *aa. 
?<no»> AXai Ht' *»4f arApyaaat. &«•»« »l 4*4pw 
194* al Ataotst «il Wiw m «Tt walYaaaai aie rAa 
AAXsssaa. 'H AwoYaaatta. tû 1 * «Xr.4-jap.aa fv.«t 
sMa* il» 1* aarasApupa». 14*1 Çataït &»(,».i. 
sa «p44 «.-Utat, t«| 4«a»4ti|T«a aaa» M èita- 
yaas» »4a Xtnilan, t*l» '*M«i|<in, t»>» 
"AAapata: Ksi a* âairA/tai 4 sp»a4prasa4 «'4 
TA» '*V»i*» J«ipa«. » Attat» tlaa Y»«ai«a4 
"■XXaata*.. 4 Attaia *|MAp«« aptsasata» jiXi*- 
••« HBXX4>wi Imoti 4mt4< 4<m* iiktMtn 
TtlfMn, 4tuX*4TT«» ■■» 3«-r4Yt *»*»<l ■>%• 
4XXirmH|< YXOaw»! ■5*X4y«h Bi»«p«"44 ""X. 
Xir» lYPS^v 4a l»np\>ia4« al>| r4a l'dXX** 8q- 
aM«Yp4«« 4m«T«X»r». I«wau«|a«4< *» »4> 
.4><Yapù> aal X< T a^aai •'■*» 4 Xp»»Tt«a«a*j 
■ * »i» m %«X4>1 a» »«4 «H"«'»'l ltl« '*X. 
e«aaa4a 44p4<n>4. »»' *>*4 t»*4 «*a'r»X«f4 '••- 
nupaVM4 la ftaa»X«4«a»« |Uma. «ma4 la» 
■ iVXIaa» a<aa* ao« H»*»» «4t«» <rraa>«. 
psa44l X4 P«p a«l 4 M«m t '•» t X tXt«a>f 
npor<t>«a»p«4 4 44aaia»4 *aa4 TVa - *X«»a«ii*a ï». 
Y4.I. 

liai' at4r4a a4a iplan aaiairtoarai aal 4|U> 
>•»» «XM M 'llmipàVfO. ' »p* Y» 4 IWpii«4 
M «a.4«4 a* raapa«r| ,.aoT», 4a4t>at M r4«*a 
aaVa.po». 4l«4a«i4 a4«a «paaaXIaf. y«Y»^«*» 
T*««a «aiaàXa | 4M nspa«««« laa« X(a44 «XAakr,. 
^•4 (U l<n«plsa. |at faapaH4««n. i»4 »wi(a < . |U 
BiaaiaXiaan. pi T^âw. P* al«44>*a«. |U 
TilX««4 al« «a tr»pt«a»a aaia '.*X4aaàXa| Kla* 
■«a«T4a ai 4*«|anaa<H X»44 *P*»»a »«l »»a - I. 
«,f>*)!* l aaap«a*aV>|Ua'>p<as*4a4mltp*|t4aaa| K«i 
alaa Bvaavta «4 »•»»»«♦» «4 *" h "»"«W. 4 
IXXaraïaaaaltal *HaM>PM> •» «♦+» *<* '*> *— 
t***** »*a • AXCaaàXa. ap>«x«:p«>a*paa tM t». 
paaafa* aaXa T»«p»Ma I '«îèa 4iMpx*aa 4a ■*• 
paX«« «I av^nioaaal 4« 4 -|l«a.p-.« Dta»a«. 4S.4 
p.iU p%a^**»Xi«4 a* «aaYP**t *"* «» X*^- 
T^a a*« Atpo-j. «Xaïaaani. Ui 'HnatpàXiit. 
•na «X*aj 4 *p« a^4 P<»4. »** «* *«»»X«»«» 
*lf tb^4 'AX*>a%«4. 4M «p»waa4>«»a a* 4a> 
> tl+nja KXm p4/p>< 4a*4 *vav*>a*«aa44l 

— .-Baa*«M % M«<M a I 

IHMIIOUII A4MHIOr 



BAZIÀIKOI AOTOI 

Oakx A A M « BwOïkWUhl "»»t «*» «♦* 
T*a. M a* «»1»d plaa ftsaïaa» t >4«a aia ya. y *< H- 
•M Cwj* tvnMainv •<• aa|iwt ôyiiaDtif AVMMV^fVC* 
»MM<j,|lt ta»!*» "•<•< •*» M«4MtaM «** ^ »4jll l » 

v-v.1 Mt.» «*l» *»*«". *î rmaàs tomiH «» •»» 
mi. teltaMn lk "*s t«Mira*4t atV paaét... a.» m 
MrA. r*»*«o ; T*- Mi **r>&*+ ri K* Utm 
ÎSa W »« vh i»i .n« 44ht" -* ig i 4 m »ji t . "~ 
lhau* itç ha lUnu|rf JW- ^t *>» " " 
aiî l.n Su» IHttj|«. CU> l a aa l aaaM» a . 
sU*aa4>ata ù; If» il d< tV Iaalia 4 ,i la*; «c aaa 
«4> FV»« al nH>Oj«k; rt« «<>mk. B «aaa4ax»a ' 
v i*y laaaaimi 
axwàatfa K^ 



n^lai»» (4 xvrû)«a pa(. A | l i li l« lirT l»aaaaT\»aa 

LïJKlr. uv «4>f tuala M *»l flil | l , Kal t 

I«a»-<1 i'.«M>, Luc ;«.» 4«l>a<|Waat J» 



■ » ■ a «« - - -a, a,. j - .,. |-j. -_ .|_ 

^^ai^^^pM» a|iwf a i*|a^ «>^ <^H| ^^^^^ia «^ 

■ k !• Xt* , *tfl^f4J'** •"* 4WP44444P', wC 14Ç ••». 

ffaaéc afiuaai, pi ptav li|i» «•l4«aY9*V*"% 

IWaa UIhc. ri» mmni <•«, il« <V U ml m i n m 
<tinuian> >' éamUimn wfc; l aaaa k px Ta» tj*. 
aaa i4}ç lav4 > y4MC pp»- "H t A. M MwtT4jMMa *k a*Ç 

Yoaaa.4 4> Cyp^ai"! •»•*«« « l»»4*aa l»iap.r- Ma 



Aapni 4ça*ap|a Ik 14J* MfMi' Ala p a aat l 4" 
M llpaw «aPpttpai t4jç IpiMAnc^ Oipa 4 4)|y 






l«a; 



Y*t IH«|| li> ",",iai» tàW n i m Yi n niàW aaaaai 
«Vl» a. itaa <a«a>4< In ai a avaaaaa ll*a,lMaa 
4aoi«t4iI la t.iîl.. 

Il .(U. «ao,. «vtàVa M 44X4iajnha>a Ujwa «■ 
jûvjit Avpéùiç ik toàao : In. Ivm ..avjwa«va àaù 
pipa i*i«à» i/almnM, (joit il»»aa»n/n|. ifn^KrrV 
Ma apaa» aa iijiai h' Sun PX t*i »»«{ii; ♦ptart- 
vapia »«9« no»» tai ri|a Xfamia Imanaaav. tt* 14a 
«(■W|a l l i ' iar, 4>4 ripr in^aaaiaa. 'Aat t«àç tfâ- 

pg y aa rin M t il; fV tfin|a xyat'a, Mn l«t»aa «vaA/ 
•»; 4U|V tPY pwaBPa taaa ik laja .açamp", pfX9* *** 
n-niiYparaflva. tàW iaoian alap <| fi l «; < Ml4 aal 
açoaojr| aara Twa m^iitl^t evyatYtflavfai tk a*a 

t a»« Ht H »i P<« Uairnic r T4 owiaajaa "Ban tOa- iai- 

liurr anTHna. tk^t*» *>T>|a art» « p jj lam ; , tta 1* t- 



pa; loU^aC-xa», 4,-*«ii»k apo«vn>ui. 



palpa. 'AYoraUawva lawk taaa tvaJtanf 4Mfa«<a4V 
■auc i*c Aaa^K aMajian ibaa 4aaaTJv4à flaalUuWa 
luaa; \ «PYP*| («haï . «ivpni; Y 1 »** nâpa. 
MaapI M t4a ktlfa lau p«e» inati. AM pac mplal- 
aai av^aa. 'Opat^Ciaaa Uiym a*a wa y aa aa» aavrà. 
AUa ri|« aopiiVl"* na » Boaairtî l.iiliw pi 
plaa <Ui)a, Mal) aj aa u 8aiai< ya i : 

— I l yaAli a ayxiaan aa Ryawxiii ia{ À4awp4§4l* 
lUaa ak rate Hiii|iaai i(ç m N4 «4. «iiaiiH» 

H wyiw' 1 ^* 1 ^ apw; tpç uxwplyclaç 1114, JtplY* 

Jâ( pat. '0 "KUpa taaaya i I4a la. ll i nv ht tara xpa. 

4aaiOT> H 4ÇVT4Ç aal 4 lU|Vtia, f4j( aaTiJ4t* H ^ •* v - 

■ta, aai l«it(*an paU aa i; aa npiajooaï tV piaf i 

oaa liai ono^ a jaiaiaoç aaa|t4J( 4* nv .PpajniPPa 1 
T* lUntau; tik ..lia^lPia*; 1 111*44411! M m< 

'0 BaâitiAt. Ii javtaK.IT" Waam. aav < laa aaa. 
«illt paaval M laaBji T4a «paatU «a, ik «k I- 

HfOPirauÇ nTMI( t^Ç |vVUt«|C ^*JTÇ. X^Mké^VfM ■*••» 
' 4. , 4ia>J K . Aa^H aaaaar , iaipaa* tk rèç U- 



•OPTOYNIO 



TA EONIK*. ZHTM41ATA 

H ENIIXYIII TOT ZTOAOY 

I4PCPON II4IKOYI 

llapuaaa; p. i4a Alilnaa. 4. Patafaa lat-fao* «a» 
laaUac apttaak pi ti. Wfa a. afa*Y4>. Bum ta» 4V 
Xn itaa. M c4a laUiaaxa aa« Sailaa pi laa 4 »aa 

H «a^ttanc Uy*. P4a4 aaYll^ T4ja Ki4lf i^aaa. 

laa ta tlaai acaaaaa avta ^4 t^pa. 

Kal t.4 aaa aTUnaaa ri: i a n lua;. aappla Apaa- 
(alla I <!«(,»»«« ioa aabt 4>a T< M*»' M t4a 
M apaa. «ai rV a«>4a i^a p aa. aal 4a» t*a rana, ■*> 
««•an m t4a Atari t* p/ra aoaafcaaa tA; laaApaa 4a» 
44H44K tà> irf4W. tA: *tl4««; 1% r»*-*; W * 
lawi Ttà p t - aa| Ah fctt 4 )4 11 1 I p a l liâ t aaaia piapa 
«pa4«aa apalata A anW». AU4 raipa; pal tAa V- 
■aaai n alra aal Uj*. «wr't»' "M «»* 



WLtlfOT IvtJMf^t^** *wf4 lw VffT n^xTCMMMiW MB W» 



Ualatt».! 

Kal tt iBaac iaïairfx < 
Cn» ^ tAax a* arH t ta; h iMi l l H ai n t ; aal ta- 

plaa ta* aaapaa Oaa lai rija Zné Ad 



iTopUaT, mm • *•*•••( X*#K •{ *v fËyw&mjÊn pé+ 



pi tu a .M i.l ^ y i 4 ; pfla. 4 t- B a; a4t a a n ai ata t tQy 

waac t4ç pAUaa paaajapeiaac, rMata; aaa 4aaaaaaaaa 

va pa aavaç aaa ta t>i|iipata tt|ç Mta^; aaaaaapaaj 
t4jC jajaac VM. Al itwvnc aatal < 



{n; pi aavaaa Npata (lacaala aaW «4| |a l m i l a l ai . 
t«aya«K l» « apéapp; tA; Pâli » *. JlM ^t*. a»> 

ÏM- toL 'iJSJ'Hpi aal Mpata tmaè pi t*. Aaa» 
pucV aamUaa ta! taapa.) t iaita a ia ; la a iA. ta* t 

rCn aaattia*, " 
Attai aal 



t^ taatm w Ac (A44X ; «j |t» : laal 

aaà laata; rataa aaaatjaX hakttK tk t* aMi ai ai il r» 

pl; ••PJla» Kphaaatucaa ICaattpaa. paak a* ■■» 

. M tria, aappaac KpfapaApwc « i-aia éat>Â7mK 

■ ■ a '^ 't a^—j— a«> * 

■aaf ^aaaataa^a^a a ^^naaK aap»xva ^ra v^rf 

aaava ▼ aaanai tac aaatfpiaa; vaaavaaac aac a^ajajr. 



pava ta visas aapptAç KvMPvaPaac 4 AalAt iinvipa, 

aavpMC aaaaataaiaâva A ôovwUpc vXaasrati lia 4aar- 

r* *navaa tac aaanaÛMC vaaAaaàac tA 

bwTpataiac t4jç ItyafvivrPaaaaA; vie I 

aaUà Ira avi iilippili KtXpa»; râpa» 

ta) 'Art*»* >' 



TRIS?. 



Ctrnvoa to pt, Iraataiu*** A Uni a*, t-o 
poarrra ilandani. Ek tAa r i pp a a l v a 4. Najaaja*. "■>» 
4X ««*»{• t* Asti t,> tai MrraVaa K4K|r. «* »1- 
•aPYttv aoâ ri p p a naai Nia m i l . Kal ttl iyaaja ; tk 
t*,» TaUHaa plaa «ai t*a LiftM ltO<|aa lia Aaaaa- 

nj. aM Aa^ÛhaAtit»-, Ht tAa BJUMa Ma ^aéXr 

aat' a*sW talasa aal tavap O ii i|i|i n U aal 4apî» 
Tooruaftc ihàtI iliiJjtMiMaM- èafâT/î*-»? tanaÀtr •V^aaHHk» *•» 
ffn*/l MPI M%«|ti|4VaC afeal asaWl nnpi|p*ac »*» • f i • # 



PPtV l«MAVTr*^ i< 

C4>M>( M ttltl r*a aaàraaa 

•aàaata; taâ aispaa. Aiaata lai 

AaaiaYtav, li*apnaM In Ma M HaOa'a ■vajac* vtvj A* 

laa; tl rlavaxtrai 4 lllaarapara •aÇAjnptac a< lcraa- 

ppaalaC Pfpl «aaaaaa AalA^ f Miiain aaxvaapélap. 

t*4*w I 



«HiaA.Pi.i- t a* aadaa , j aa* m ili ai n ri; 

aai MAntr. 1 11 ni 1 111 m 1 t rAa aSaaAa aal «A*. 
P»?J llptjr. a* aaip t^ l aaapac la jpaalc tAa ■ !*>■■ 

r^aMMrV #Ma *■ «(lliaiVfj flj OÇ/VffMC MÉ) aWa*fa|l*a| «W4I !• 

ATaféniV TsffM fj ntaftaW*, M# t^njltssVar**) ••• T» IkTAVVJtJtpV. 
«♦O^V,* •, >a*4**) Y^'Vi ***•■•■* *• |B*»*»| •*•■*.. •»•■ •>• 

*vt«paii p| pBkM^a^rVC ■tj«a*nf*4 4 ttw iémp* •• pviWaktvj •%• 

■pHVV|*/ |jl«4Sp)UA>* tMV 1M tQatt|tpTJaV«l AMI •JtJW ay4*4T«afM>> 



«a aâr Wavruaâajpp^ â^ 

yUacTx.ypi.4E ..> . 

Map i l ai H . m vanaak tvavaaac M Aaa 

laa) AXta» «W I viiplai «■atAprapa pi 

MM tAaaaj.. M Mipa a* «PpWKjlal tAa 

1 aattaalaac paxattaAc l i » m . Kal aAr 



-•AU* tHU*« «* I pvWia* » h ippl m *a» 
YPPppatac. lasse s» Asg 
nsla pp*YPS 
la..-, sa» " 
■ I 
■4* 



SB 



3ri^sîr^YP*t l sTt* 



aaaiaa 4 Taaasis A 4 In t*a M s aja sj« 1114 ta» 

•** %**» •■ •••■▼•■••W *• •WTpTssJkTpTpsT» W «fs>7f4t4TpVHt 

(«r. — h.» i4 ^TtsWfcir myé «va paUv^* lai «W 



tte- 






■ -infrrxOI 



XPONOE 






h iiuM m «mm eu in irai ra m raroi 



TA KtIMENA TON THAErPAOHMATQN. H AIAITHXIA AEKTH YflO OPOYI- Al AYNAME'. 
KAI H AnoXTPATEYXIX T ÛN tY MMAX QN.-H AflA NTHIIX TMI ZEPBIAX 

AIAMAPTYPIA TOY OIKOYMENIKOY ilATPIAPXOY MA TA BOYAfAPIKA OPHA 



Al AYO BOYAfAPIAI 



• tv>M*w*<fM ««*%. -»-*v « k T» 

«.•ta ... ,*•*->•. »**..->, b* *>»"•»• 

• '.-..<.(...«— ••!•«• 
n-M»¥."t*« -<•»». *»p3*j«. •+ 
-,,.*,.•>-_,»• .•*•». • .,»•»•. *.*•*• <■» 

. ... t^-n... tvUiMi 

-•■*• ■ -"<*** l-aufc- 

i ,.-..,.... i* HtAwjÉt 

«■*»>• ..»: (».,»—«.» MA*»*, 



«*yi, ,.. . ., ■..,. MmA^K 

vi-c.N.. iAm II M 

«•. U» .•« ..-*-.. • t**t****M)* 

|M T«Mf* > | 

*.. .-Vf" *•**•. *. «IV*-- **• 
t .<..... r. w.-t 'lî^i'Wttu- ï»; 



/•-v» %«v* 

Mf. M.M. l«Mt*. *-«.••%». -M- 
.4^.-,. V .,.. ... •,■■.*• .. ,. 

«•; t.*.-*-. m* MtMiiiyh. •'«*„ 
HP-* H t**V« m< l«Tty*t *»*• 
*—— U'^i|i|i» *#• »*>•*-»»» 

A»t^*.. M .I. <^^ m, I •!*•'.* ••. 

Îéf» 1*» ta**T*-t»*>- i..lv". 

•Mb i^pHn ■ *■*•,*•• fto» «» 

«•V^.^^MtV; >>m.'I(ai., 
»...-M, M I. H.-.*—». 

•pi**» « t» JîV uMj^.„, 

h.ll**t«",.. a MMx^Wn.ttt .# 

• »fT». • !■ 'I >.•■». .*..*■ r .,, ,, 

HifHn 

IM(T«lMMni*L«.l., I*** t«* 
f*V" ««■•• HmUn 1«w .Mt*. 

i«> «Jj*-* », « -MM+y».., iH M 

ta^|w*A«itafN, U« •ii|r>» 

M.ér«A«. K<t^ V «^l>»i 
<*4*AA*<m U« t««tiéMb *• m 

•• ' BttJRDTâ: 5 

H~*» Km « .«M i, £.f . ... 
itfi h ii|ii *4>* «aura,... 



•/■•'•■ :••■-'■ t -';•■ ■■ •;: 

•■.,r™,, 1. 
-, -'•" 'VlV ««.lin MtHvftHrA- 

».,.«...rr:..,. »»»^ 






«»■•• «w** («-•••t.». «. M-".»S «■(••>»••" *•«•»*«• 

«mrilw in. t.iNtN* w l>*r» mit'Un'. *i«a «-«■*. i v *. 

. t.. I.^n*'*' M».l« nm lt^ t^N*>N«.NN- NlNX 

«wMtjt., Km'..n.n -v i>hV< 1 ••"• tr. 'Un.. iU*n>n \«|N 
Hf tu flMwi< 1.1 «M<' inriM 4 lil*»j ■> iNf^Ntlf^rf 



•"*"¥• Vif" '♦■ •••"^T 
ini*.,|4tini« MUi |Éi r* - 

*lN«N>L«h |Mli ftp N«M< 
MNN.1". Hl Jlil l l l I» T» 

la i«t.«: ■ MUi; M. an 

.tV»N IV N.N>«i.l. VU- • N 
MNtttf 1»* Nttf* lll^ll N. 
I> aVATCMl l!ltl«»N)M* N).T« 

l*- 1 "!"»""». '• '••"#• 

«, l> '« l V >INN NtNN 

Prtw^TMBèt ■MNNNrrvN.i; Mritl 
|ii«ilii M *. »i< f » KNilt)»)/ 



.»4j«.*i.fc».-. k*« * ta-A T . 



1t.aI . i M tl»>N .«N.tM *■ t'y 
M^alvif'"..". «,t!.»»a. 



al TN« tf- |MN»la«Nto lN4aaa* Ml 
Utufwlja wm at U aaMaH. 

a... 11. U.N. n» laaVaa. A. 

liMKtiaH «^ i.iaiiatii i ^ a li ai 



Oi «AnUaki» Tnw Argua* -v«wmi 






< «** M ^99' 


•_^_,- i> 




•MiNM 




^«3^W a 


m 




""'VlUiJ'd 


« 


'"^^^BBfeiî ^ 


.< 


*■ 



H>NM at. n .\aN4aa.. N'j llli 
. > Ibaua.. K-~ .% €>M->« (I 
.. .. .a..,!*. If. aa>>>. 



«•IglW | aJià. »«nI. W 



M IWrt. Mil «. IfUl. MM H 
IM), M14 f4l IWI|I IL wt IV 
•H«i*M<M*4 M-lpM Mi T*Ji M> 
tt>tMK tt* -M*A. |Ml »J-»..-; 
H.t-ftipM-tS «H l«-i*« MAI- 
|M. ■•<• »-rT»V-«-K. ».»-^ tl«* 

«m* Kat* MAtyr. «im: t<« #•(*■ 
*■•». n«*Tt( *«*mW ta 1m««aV 
fta;>McttaNM< «ta (.vtmmX i«m 

\ •^iV-,";, *«. m •* *•• 1-WV» 

■ «f^lAktMNttf^É .'*£«< *, »(;*♦ 
tan- V i- y ».. Imm;. lW** m .mw* 

C.I 1lUn .U. Z >«. <y Ï*«M1 Ma \ 

ItmiAmW •>( vata l iy f étMt p* 

M..*;»- ■■■■■■■■■ Ui lm lli t| 

Mi«H«- * k »** p¥*^ >-^t»- 



tatal «*• Mi4Î>«* ta-/*>. tant 
élMrrtilui» «Hun* «Mi m«m^«v. 



iNTrnimn 

DMÏ MbVtOYPIOYÏ 



à'a*N,laU>N.N tlrf «nn> aala 
■I aan. al la». . <— . al IH|| |Ç 

n m w-u. ^ m» -* r-i— 

^takitlu m •*'££ 

H« a AH*-t«*r« OJb«MiâM>*» 




■i»ti. A«1M>f ^VlT. Ml M 

. ..#. i«* *tv| . »ét— , tt. «• «V 

- 'A-- •' - ■ 

•.**»•••,.. MltlMtl. 4. 

** i fV.iK 'H •»••*••,*<. «m N- 
(••kA^.it i ...... .^-n Um- 



(M« *««, % è— «4.-» t«v. «M 
1-ÙAM TA*«MMMM* Ml 1-k An*A 

m« *«■ Pny.*Vl «• iiwMa« 

..tMfn • «tftwlC. im û. a- 



SMtS2*i'3XrzR: 

•N---N M I1 .Il CfÉ^.Mi.M. 

« -- «X-ri ■». .at-4 , ..^n 

1-a. U I «I ■» I IléW 
i | i. .» «-a. ilNNrK mtf 
•a. n> « rf M l ,i n. ■*, »■ 
m*tm n» Il Mil. *. alaMia 

^y.N<l.l.^lil..N ,. 

*.NN-l lal a ». •— — 

Cj a V il I I l» t i I,N ». |. 



a,.l»,l.»i, , 



ZTtfH-. t. « I i n ! n» «a»». 



■ a N. N. U* — 4.— I«a> 

*j??Ç??™' •—««»♦» 

4 aa.aa ia. a». .. I ail| | «N. 
«Ni .. . . III H .IN. JU— IN n. 
•—a-I '■mi i M. ,., ,N, 
>» < | .. Ma TI I .. WIN 
»»■— »W — • «aa*.W 
•• haa t_ _ . _ .._ JJ-N 
aa, a— •. . ■*-. M ara— ~a I— a. 



EY9ANAIIAI 




K. I»n I. « i; .M a. . 

_.."'. * 'i :.. .' '.:tz ...' 

• '-.ta-a. M <.tN tVNaa.Na*. 

..... ^ raB ':. "1 j 
.....n.4 -^ 






■ " J«f »ja If» IN. u 

]^ît--«ifc . .*-.» !>»— . «a 

• -.N. .. V— . 

'■*)■•»■ tVlNNN 11, H., 

•♦j Oi«i | . < n >i iaa i n. h. - 

k,NNN,NM. aptW ^> 

• ^ „. . .a^N_ 



• --.,T..iNaal.N. .!< INNI'N., ! t. a'f" ta»». » » Il » I ■« ■ ^- 
l*1tî*l<4»a*. lk l>«TN.N>a.^ (pi Ir-'W-'T- *% fc i> | f ■; nVnn 
H.:, aat-f;*,.*.. i.«'N>véN. *•* .N. 4aaN..N». *N fl ail aWft. 
««.M .N>.*v' . *Inn.TNN Ta ' iN.taN^ataTK la. bnNNnN.1. 
laa W ll||IB»»N>l»<aN%»b.i>laNa. ■ .aa4|<*a^Na NU.M4W M- 

i.«. a ».-».. »/•■■ 

r~»"^a; ta.I"t- 
...... ... i... .. 

i.a«ar...lT^^... I 
»'*»la»aw«i; »NfHNNa *i*..l 




KtaTAlUMHTmit Um» *W— aNV»^ ir 

o AnoroNoi 

TBN QAAAIOAi»rON 

IITOP.KO» «miIOMNlAT,..,, iniT»UIHIM 



S ■.*■■"•- 



G 






La Pr«»«e étrangèrt 



Ephemerii Le Journal) ; 
Proini l.f M.ilmal) ; 
At/ii/itii (AIIh'-iii-s) ; 
Chronos (Le Temps) ; 
Néon Asty (La Nouvelle Cité) ; 
Attrapi (L'Eclair) ; 
Tachydromos (Le Courrier). 

,l<illt\\l\ III HDOM \|i MMK.H ET RENTES : 

Panhellmion Kraios (L'Etat Panhell^nique) ; 

kratot (L'Etat) ; 

Hizos/tastis (Le Radical) ; 

llellinisntos (L'Hellénisme) ; 

Le Messager d'Athènes, en franç.ai> : 

L'Economiste d'< trient, en français encore ; 

Le Progrès, publication franco-grecque : 

Panât hinais (Les Panathénées) ; 

Le Pinacothèque, Revue des Beaux-Arts. 



2.ni — 



A travers la Presse 



ITALIE 

Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des autres Etats 
européens, ce n'est pas dans la capitale, à Rome, que se publient 
les journaux italiens dont l'influence est prépondérante. En Italie, 
la centralisation n'a pas encore achevé son œuvre ; la presse ré- 
gionale y est très puissante, aussi bien par le fait de ses informa- 
tions politiques qu'en raison de son tirage. 

C'est Milan qui possède les journaux les plus importants. En 
tête de ceux-ci il faut placer : 

Le Corriére Délia Serra (Courrier du Soir) à tendances progres- 
sistes (1875) ; 

Le Secolo (Le Siècle), feuille radicale (1806), dont l'un des 
principaux inspirateurs a été pendant longtemps le député bien 
connu Cavallotti. 

On trouve encore à Milan : 

L'ftalia (L'Italie), journal libéral de fondation récente et dont 
les services d'informations sont remarquablement outillés ; 

L'Avanti (En Avant), organe central du parti socialiste ; 

La Peraeveranza (Persévérance), autrefois le porte-parole de 
Cavour. 

Les journaux de Rome présentent surtout un intérêt au point 
de vue des débats parlementaires. 
Il y a: 

La Tribuna (Tribune), officieuse (1883) ; 

Le Giornale d'Italia (Journal d'Italie) (1900), appartenant au ba- 
ron Sonnino, chef de l'opposition constitutionnelle de la Chambre; 

Le Carrière d'Italia (Courrier d'Italie), qui a joué un rôle impor- 
tant dans la guerre de Tripolitaine et qui a été l'organe de M. Tit- 
toni, lors de son passage au ministère des Affaires Etrangères : 

— 252 — 



iP LA TRIBUNA 



ROMA Ifrti H klacM <■!> 



1~. Kl 



Le giornate di prsparazione nel seîiore di Oerna 

Il dissidio Ira Aziz bev e II Gran Senusso 



#lla visilia dell'aHacco 



",""***■" ***** *** T "w^J! 






I: M ptrditf mn. ' 







If WBm ti lins 



S*à'J*£T.Ï , *ï 






••• >«* ilt m i m* w y i « •»*» m* 0a «h ■ rt.i'tan i «*~m> *•*••• Pmmw f«*» «Mi «MB 



Aziz Bey e il Gran Senusso 






wa<4 mumm h* «m 



■ 



' ** " y . 1 ? i * j ***-f ,,i> " " *^"*.** * I - < —— * r ?U ■>_?»* ■»*■»■■ * ■— i» 






^rr-t. , Tîs:rï 






«SL 









SS55sStS. — 



Lo Diplomozla all'opera nel Bolconi 



****** ■*— '*■ *** **** •*'** ** **• 

■l»j l il * •*•»> «— *Xfi »».* 

I MdÉ t k ftnM Hkw 

PABMf K 



»*-•* w» mTSSb *-M ■■!■■■ III «M 






i j tn- T i7 iii li- J «j\ I *>*«•*••«*«* » «■ r u t 



H^*.- jTCwl «M C J^> f— 



«ta ta IfWP .*. ■ !■•■■ Mi H 
iï»l»tl »» "**• • — - M*-»* » 






*jss^^i-*55Ss , ï 
rjtr.-sr: 



TcSSfSSS 

» ■ ■■ taHM >*»*■» I ~ 



^ès 



U OftftrJM u» 

jg?E. ; S : .aS5r'!S 



■jr* ^ *■*■»*■ — * *"■*** » "*** 

i 



In Créa» si cr«d* 

Il f%» rr j IkvVmMkv 






xvn 



•\ 



La Prenc étranger* 

h.- Wesioggem Messager . très répandu dans lu petite bourgeoi- 
sie «m dans l«' peuple ; 

L'Osservatore Rnmano (Observateur Romain) | 18H0), ami résume 
presque ;i lui "«'ni toute lu presse pontificale, se bornant d'ailleurs 

à publier les encyclique* •'! les actes ofïiciels du \ atican : 

La VUa La Vie : 
L'Italie, rédigée en français : 

Le Popoio Homano Le Peuple Romain) qui a, comme la * Tri- 
I » ï 1 1 1 ; i ». de permanentes attaches officieuses ; 

La Borna (Home). 

A Tuhi.n : 

LtiStampa Presse . anciennement Gazetta Pietnontese) (1896 

Le Mnmr/i/n (Le Moment), libéral : 

La Gaxzetta dcl Popoio (Gatette du Peuple), gouvernementale, 

est, avec la (iazzeila île \ eue zin (Gazette de Venise), le plus ancien 

de* journaux d'Italie. 

A Florence : 
La Nazione Nation) (1859) a joué un certain rôle dans la pre- 
mière phase «lu royaume d'Italie. 

A Gènes : 
Le Secolo (Siècle , 

A Bologne : 
Le liesto del Cartino (Reste du Carlin), organe du parti agraire ; 
Y! Avenir* dltalia (Avenir d'Italie), libéral. 

A Nu-i.Ks : 

Le Muitinn (Le Matin), fondé en \s\)2 et dirigé par M. Bdoardo 
j§oarfoglio : 

Le Gtdrno (Le Jour), en opposition avec l«' «Mattino», fondé en 
1904 et dirigé par M'" Mathilds Serao, femme du directeur du 
<> Mattino ». 

A Palermb : 
Le Giornaledi Sicilia (Journal de Sicile', radical libéral, (1861); 
Le Carrière di Sicilia Courrier de Sirile), libéral conservateur. 

-p &3 - 



A travers la Presse 

C'est également à Milan que se publie le plus important des 
journaux illustrés Ylllustrazione ltaliana (L'Illustration Italienne) 
dont la création remonte à 1873. 

Gomme autres publications illustrées, il faut mentionner la 
Scena lllustrata (Scène Illustrée), bimensuelle, qui paraît à Flo- 
rence ; la Donna (Femme), qui s imprime à Turin ; YAsino (l'Ane), 
organe populaire et satirique qui s'édite à Rome. 

Enfin, parmi les revues, signalons : 

La Nuova Anlologia (Nouvelle Antologie), fondée à Home en 
1866, à laquelle collabora le philosophe Luigi Ferri ; 

La Rivista cTltalia (Revue d'Italie), bimensuelle ; 

La Rassegna Nazionalr (Revue Nationale), fondée à Florence 
en 1878 et qui, comme la précédente, parait deux fois par mois; 

La Critica Soziale (Critique Sociale), revue socialiste. 



— 256 — 



r m 4 <u «i- 



(«SiitMiiMtn 



L'Indépendance j 

iHF* Luxembourgeoise 



Journal quotidien. In rrntlmr. I* nantir* 



Le mouvement des 

employés priwfer ?_* "^j r.TJLTTÛ! 


• - !■*>.* b> |M«J -a-* M 1» 


»!■!■■■ '1 ,-•-— *M( ■ ■ ■ B t « «^ 

£v#n» '-*»-.'— 4-"4 f ri4« .« riw «r» 


La question d Orient 




HMM 4 ..">,(• «m -4 M*. .*■*<••*. M 


»,*"' "•"""**•,•"-*'* 'f *jSri 


"*** àT "i-T^******' " 












. f ^i«,H.W..J^4 1 .^*>r, 


















• 1 














Va »*•» triW» «an V.««M4 


















•' "T7Z~Z i"3T STJ!. 












'J* * ftkm*** i. — JipfU 4m». 1. -r-V 














.'.""iii» * "*'"' ■')", ,■***** •*• |^*!* *rvHïr*i T?--"**-T,*^! 


■ - 


»--* -< *•>* rrijj»* W.»lri «.'.«. 

ta-4 u irita* » 






MMi/>wriM ■» ri%M ri. 4>. fcrii*^. 




r*n* *î'*> < " 1 Tii- , !"T'.*TL.*t'~ i ' .'".."TJiir"*. iirj!ir » •»> » 


"'•** *- V» 1 " ■ •*"■*• 


'"**""■ * ■•• — -' *» 




^ n 


îi*U*^Ti7*i yii*^?! *7 **""nT 


.... r.^TriTT *n ri^r*ritr<ri>> 






















L- M-njm «I « UN 


._. .- >■ ,». »,_ « a tmtm • 








./»,ta^-V*^ , zir*rTU2i'i 


• ri.riri - .... ,>. ri« — . .- ri. 

w«ri.ri •• H** ri ri tWririri — *■ U -— 


T.*;,,'****'. *^ ;.-^ri».44— .a-» _•»« 


' ;J"i!"m.H '._'.7«r - 




r*".!«Zi -t. rr&^*wTto t»rj!jrc 


*. bri.r> «. »."-■■.' 4 ^« ... « .— 


M W -~~« ri». 4..-. , .I, ri.. 


iz* , L.'t.'"iz.r* n ^.t.r»;'^ 


«T*. *£***■*. '^ITltZ IL"^!^ 


■X «*.,»■«... *• Mk» «i*. MltM* 


'■""^ .*: JTTuTT7. 1 ."''*i 


rirriril. ... «. ri. *«.» hwmImm — •*>' 


*»•* jr^rJX«>n "mJt'Ti *_?£." 


■■•«m»* 


***?■■* "TT** i" •**•?, Tty * 


"TTg/TTri 1 **."?'.' .ITjr 






1*. 1 («♦Vyfci-t ranoi»*.»»**. im 


-Ik. - ri- 4 fa, ..I. 








•—g, ii ka.ttn m?j 






«MMMJ «m M»»*»**- 


T^^H'rrSirfj 1 . 


&x&£rHZ'JE£i 


u m a» n»» a «h a m i 

Ii a «Mriri m» riri.ri. aaa t m» 


a»iri a>.ril ri a» • «M*, a ■ . a 


■..— ... ....... i*».l »i .lb H« k.< 


"Z.-n^^^;*i."^r7i7ri L. 


•m. «»-**«. **; — .*!-rr/^-u é» t* 


Il lllll V .triririririr». '| Ml l'fl 


^tt-^iiiï^rrr 








l «1PI — ■ .-•» 4. ........ 4, .- .,-lri. 1 




























•ff£aïïXiV; 4■*^-.• jx 




.,#. ISm ""LfU-*^ — < ."-...*-*.£ yTi^Z'J.'^'L - »—. 


**• "" •«• > ■'■■■ ■ a. a. 


i*LKr*ir. •ù^Vr izLïi =^H»^H.r=ï^ 


Mtriri Ifc IM lirri. iTnm m h 

1 riritMril .ri -ri-' ,.*-.._ »*,»». 


I r £rr7-i- 


1^1*^:''.." 


I~5S^hI 


TTaJi» Mf«tvU. j.-««... .. * 

p-^.-ttJrW. «t/u ■— iw «h H«u- . M« 


Inaahai 


^^r-.^'^r^ 


i»« » mlitti — ir* a. nmtÊ- 


i£r^~^§ 


Mr*w**< >W>"'mii» M — »■>'-*» 


•"*a 'i. .. riira.» i» i t«,i~iri itai 


■ / "fLr , l€igr .*rrrr 


... Mr. »... 


j^TSiïs r?ir*T"T- 


£*SHlHi-?5rï*î5 


4~ii (in » a i a 'l"m"àJSTJT 
la», «ri», a— ririM a». «Ta 


.^ririTriTi-"tri!!^r T.l*rr îc 










HMBM .«rri.l 4» JM> * 






»■ iairi< ri aiiti il. •■«** «ritriri 




Erir. rr;." 5.fi~ "F" 


JSr£T£r£!l~!iE£^ 


*44*N_-^' O ~^ »• 4-» l«lfc* * ». 


r*wa*> «ra* aw. i* ■ i raja 
■—j» r.- r« i il i». .i .a n w 
{***,*,*; "*— * "• •*"•*• « a—» a 


r«« ririril 


*iu*m*l J» h* *-**.-« «V 


|5pfp^ 


* r- •>•>■ .—- . . ««m é> awal 

•M» .»-- . 

M 1 ■■■ r>. 4i il m «* «4 Apa. •»» 


» a a^-ri a» Tut ra« a i- ■ i 


^^Sff 


•t-*» »• n— wm- 4>HMri rir |ï*«» Mark 










N^r*»»». +»P- t», U M-IMM «V <— 








ut»».a ni i w. 


^^t*~Ss 


TTT^Tfj'imr' * jm '^■fct.TS 


V *. *r>. 4~.. M 4r. >-.^. f A. 


ri."* **",*•*"**' L "*' * 1~y ♦•■- 


■' a».a_. ri a-»-. ■ ■ i an a 




«.•* h*. «MM tM-«" 1, f***-*-* *v r» 


















j^'^rrîirs'.'r- .''rr.^E.H 


^rTzE^rTB 


"Sfa 3 Z -ZTZ r^i 


"wSTSST'Jt^Sr, 




mu . .4...W >Iim»IMi 








f .4-^ »«.._ ^ „. ^^. *, ^j 


t" - *» «—, ,.i riririri* ri m 4ri>ri * ri. 




















«y*^ J!i '. ' . n** "à". tT*i *T iTJ .» **"■ T" i*"" ***r*"** u 


*^~* *~ '■»»*•' »»~ *~ »»4ri. 


i;..ri.....M ,• rix. a», a ■• a» 


T*, ' .'.-'.*-• ".•'. ■ *" "•■•-» 


"TiCT'.itn'r JT ~-..Z^ "."~"'|-~"~.- * ■-.••■■• r-|i> n>a^ • ■ ^ ■ 


•>• •. •-»»* «• * Ma >w. 


* •^ > ft^y* 1 '* f*» **-— »»-* 


> ■ ..i ,aaj,.ni.«>ria. 


It#.i» .,*.. ■ ... ,...,. 


*^riVt*j.*>tr 'irr^n.irr; s 


ai l Jjm iHmimm »."*-- " 


u Btriaa a. a. a.. > aa> • ■■ 


1 -ri— - — 


■^rrL ^«, * ^ri» *(-j».«w 


4~.«>».» iwa.-» — ir " 


' "' ' ' _*- ■**••" *** *riri».riririi ri. 1. 


UnatrMl « J «M fea 4*> . «m 


"» ml" ta»V » « ■■«. t a ••» _» 

ri— m 4» ■■_ m an , «ri* a a 


■ ...«. riw aTC-ri. . a C-» » J*^ 

a »tl ai ri. . i r. 


■ "^£z£'zr+£ 


Si-SÏ'S^^ 


!£§ r ^SfHëî 




****^ ***•, ""^.TT* .*!*,* "*** *** 


zn " jrfTrrr.^*'."'" . —M* 


Tatr km twiUn ■*%!-. 


"— • -«a»-" "***** ."j !*?/*** "* 


SriJ^r:. s «^"-t".t 


rwtn- -1—tm.M Cwwtwa .-• - 


•"^irTSÎf^.riiTiJil 


«..i-»-*. 





18 



La Presse étrangère 



GRAND DUCHrt 1)1' UWT.Mr.nl m, 

Hien que les journaux qui paraissent dans le (irand Duché du 
Luxembourg possèdent un lirait' restreint, proportionné à la mo- 
deste étendur de ce petit Ktat, nous ne pouvons moins faire que 
de lès mentionner, puisqu'ils paraissent dans un pays immédia- 
tement limitrophe du notre et avec lequel, en somme, quel que 
soit l'orbite dans lequel il évolue, nous entretenons de bons rap- 
ports d'amitié. 

Les quotidiens sont : 

L'Indépendance Luxembourgeoise , organe du parti francophile: 
indépendant au point de vue de la politique du pays, ce journal 
défend la cause de la France et s'oppose — avec succès — aux 
empiétements du pangermanisme; directeur: M. Marcel Noppe- 
nez ; rédacteur en chef : M. Oscar Thiry ; 

L'Indépendance Lii.rrmln>nrgeoi$e y éditée par M. Joseph Belford, 
Imprimeur-libraire, existe depuis novembre 1870; 

Le Luxemburger \\'<>rt (la Parole du Luxembourg), catholique, 
tirage : 12.000 exemplaires ; 

La Luxemburger Zeiiung (Gazette du Luxembourg), radical, ti- 
rage : G. 000 exemplaires; 

La « Luxemburger Wort » et la « Luxemburger Zeitung » ont 
à peu près le même âge ; 

Die Neue Zeit (Les Temps Nouveaux), journal socialiste, bi- 
lingue. 

Un nouvel organe socialiste quotidien a été fondé en 191 A à 
l'xli-sur-Al/ette : YEscher Tagehhitt. 

Il y a de nombreux journaux hebdomadaires, bihebdomadaires. 
I ri hebdomadaires, dont les plus importants sont : le Landirirt 
(J'Hôtei; la Kirsr/i (h\ Cerise), radical; la Luxemburger Volkszei- 
hmg Journal Populaire du Luxembourg), catholique. 

— 259 — 



A travers la Presse 



PRINCIPAUTÉ DE MONACO 

Enclavée dans les Alpes-Marftimes, cette petite Principauté ne 
compte qu'un seul quotidien, du 15 novembre au 15 mai, c'est-à- 
dire pendant la saison, bihebdomadaire pendant l'été : le Petit 
Moibéfafique , fondé en 1897. 

Les autres journaux sont hebdomadaires. - 



MONTENEGRO 



Pour si petit qu'il soit, le Monténégro — qui, de principauté, 
s'est érigé il y a peu de temps en royaume — n'en possède pas 
moins une certaine importance, en raison de son rôle dans la 
politique des Ralkans. C'est lui qui, en déclarant, le premier des 
alliés, la guerre à la Turquie, mit le l'eu aux poudres dans la pénin- 
sule balkanique. A la suite de cette guerre, le Monténégro s'est 
vu octroyer un agrandissement de territoire. 

La presse y est, naturellement, peu nombreuse. Ce peuple de 
montagnards a plus facilement à la main le fusil que la plume. 

Les deux principaux organes sont : Glas Tzernogortza (Voix du 
Monténégro) et Cetinie Wiesnick (Courrier de Cettigné). 



460 



ronmi 



UliTM.i-L. c\rtora 7 cenTCMrtpa I9I.V 



BPOJ 41. 



r.iu : iinioroniA 




gr-xzzxsi 


JIIICT » A nOJIHTHIfy H KlbllWKBHOCT grg~-î™ 


h- *-•— 


■ Hkii» C|t(oto* Oi/mopim hum j taaaei 



Ciy>KBEHM AHO 



rp4 yrt«ip4mi««a il» m, m t 6poi I0M2 
a* I <>■ «| , ■ o6iupuM tu imn V | I. I». 

H|lkVM4poaH« CMHMT« IHWIIIIKH aOMMti 

«M*, m i*mtm *» l .•**• Topt M nmoctpmh 

CT90 KiniJk-Mtf c« /S Mpt. M MIUM< 



•M et 2} M| 



I Tt»»ny oa 20 rfMau. i 
AU mit 

fO«MK) M C«ftAlK*Né —CM. >» CIMf n 
EO rp**U M** PUMMHM OA 20 

rp#«j npc«o np«« rcxmw oa 20 rptna 

•AWeVKT M A».i[v» yr*(K*v MA 

tl <** 10 H4(-i MA CtMMI 20 

rp«tu MM r* '->"">•■ o.i *0 rpA«A. A ia 

■ 

ri i <,-•.,. iov., m 

'r*^*'" <>Ji*A>«t*>* -i-Un-- ttiuriu yMvT. 



tll CJiy>KBEHM :uio 

aUltal • IIIMMIRI IllKll 

MMVjM i' 'tH4.1MCTno Kpa'*. 

i .c c Tnnoni'tie mj 

\ y «CHO, a Hwm- 

iHiil fj lUiixmmt. 

Kpai. |lncn'i.i>iin«ii»< KiMrmfcMiW' 

mj rûam:oM tt ii-rpr"- v iiottm|cn.j<v 

Mpf» wir 

lr»i>"".> h ■■ 
Kp-l-ennl. HtUUMAHMa » KtMTIUM 
I Ijiii t.. ,1iuui» y i.Tnpta» y nCK JiO- 
iitronaaii cy M llrruthr 

V npouj-in', fntoiy |arm n ("Mit. 
a» ic i ttparaanp ctpaap JaHtn By- 
mTMh. npcacicanxK MMHiKTapcicor 
Cta-era h MMriHCrap -,o|hm, omyio 
Hi> na Tono.iMuy, r^je ce riaaajx 
Hxroajo BcJiRiaHvTao Kpa.-a c Kpa- 
aacKKOM nopoanucui. O «oicky im- 
foery n« 6apCKO| arcvcuiHinn] et»- 
hmum h i hapj nac iiMjeuraujy oao 
-. y cyOoiy M aarycTa. as 
liMotpaa.1 Aonyrouo «oauiuaiiT Ma- 
nier aH'iMnr aCT4««or Oapcaa, itacu 
acxcrar l>; xypciiiKor Map*. Ilpt.v 
C|C*hm» M«nmcrapcKcr Cat-jcra. mm- 
HHCTap. »0|mm r reiit-pj.i ccpnap Jjh 
«0 HyvorHt. C r n-Hepjni<ai l'yaoTii- 
Kcm |t uunyroiuo r J Mjr.niimiil. 
Ma xc-MUMM'iay ciaiiHuv inuuiao |c 
TMcpjjiy Brx" 
Kpa.o.i l'cKii'iiiap. IIk- 
ro»o KpaiMKito HtKiruHfrao flpe- 
cmiaMauuMAHiiit Kimij JUmii-io ca 
v.MMiucHna npecmnoMaui.t^aHMuo». 
lhr.iHHH«Kpan. Riirn-iaMcninai Kifcj- 
imh-ow Mhiimuow. Kao ma h onita- 

ll|>M IMIIOIU1HUITU4> H M'HItll ftpO| 

rpaKaH.1 ni l Ipc 

> roncmauixaiiHn |cr rcncp<< laByro 
TwKa npn cytpety no».y6io. * ov.u- 
vm nptCTononaïuJMaiiNtM r* ]< 

CWHtHAJ ipailMHIIOM IHUOpiISC HcTO 
t««0 l« milllMI lip>.un.lnM> OU 

uirmic r. Mmku .'IcOciu ihuap.iwto 
j« r mtepua ByroraKa cpaainoai ao- 

8pU»OUl!1Mui»i 

Jai«» cy ca I l>HXoaa KraaxKita 
Bmccxuhctu npeCTo.TO>wuii<anMK n 
npccToaotuiiujMaiiHua ca r. renepa- 
ao« ByroiuKcM h ;rpa -, ikOMpaKj.iM na 
TonixiHuy Opel i|unuu aaopcaor 
mpHaoja ;Hap.iKcMa •. ra nrpjaiiKmi 
oaa.ia k r ituspaay (IticoT^hy no- 
««tu, a xa CT.-:iciiHuai.i Ukupa ao- 
<»ra« ra |t m nr 



HcnpH|aT«n»a. paiw ya paaw Haïaaa 
axwa ApaKt CpfWianaua no aaMo- 
ww UpHor Upxa. l'mtr«N» byaaaa. 
«rwaiicaMi noax m «ooitroai Bpt- 
rariMniu, cm aa cpnt.tr HHrtpact H 
MimtMHy orauOMnt CpOmMMW To 
K<w |c Kb^B Kpan. y notaerr. rtn»- 
pana ByaxmM y Uaopy aao K- 
■H 

r rcMcpan II>«oihI, ce y H«ai«*y 
oa«apao h» oOum CHtktr cpncaor «w>- 
pa mt cao|M« np»iait »a. a y notte- 
arc>>a> OTnyroaao k aa Utthik, rai« 
ra «ao npracKAMiwa aaaac «eaaiy M- 
DM«M npaaamia nocuncM 

r (VapoH I'hcji oa rnc/tnnrcMj, 
aycrpo-yrapcKH nocuaa«, otnymaao 
|t y nntKrpaiKTWi. ri|e |c rpM aana 
paiixK nrnyroaaaa m rocnolta «y I* 
OapoMa ( ncjia Kc y ay vhiktm aac .y na- 
i» r Hj|iMirr i tan|criix> nucnancraj 



Ctnummu Cikiii Nmin 



■ :*»ç tfAVaMaaai 



l»a»»i*i«i y yraa<m) crwao M Raaa 
MaalH «ota «a fiata Onm iowi cjr r» 
îi^rtM^M cUim cy, y caawiat nm aaaay, y- 
«AJhcnN aa ra oajus acMia«y m npfrmm 
CpfHuu m aa noTfan m MniMy «Mk 
ia itw, no*», Mpo.iv HWMMMTao. aftay- 

Tai wu» « (h» .OO n aaaiii m caeiy 
Nuawwta (hhivi c[wi,»»ii *khmh' a r*o 
n-wMHM rnra aa<ra h Hwtioa« OyayKM 

vptattMUM mrrnMcaaM cy et aaa *a«aaa Cp- 
rt«,u. AMOvnrpeNr ilaMa-tanl* n Anmntpwn 1 
a>pvuiaa. 

' y tMttoaoai aoaaay, aofa k Bapaaraaw- 
crttHtn «oaNao aa naca a n a a nawa paàna 
«t»l aoOa. towo a aa oaaauliM ciaa 
Tt>%» • roruKHry ca xxcm ca yaamao y 
xapiiaM aocaot*. roaoax et o norptOo 
,>Soajoaa»>a m ngocattlMmocTK aaaoaa m 
Hami««an,y et cptacTt» «rawat et ao Tt 
opo<att«t*KKf». aoaajM. na et cmaa taxe 

. Haawiaiy .04a c «*•» a ataay aaaw 
«•m acaMer a awaor,xt>Ka««t coltp» 
aaiv aodcai «ptaiatat mun r Hyaaa m 
«mhii *• aexa caaw faarroOeauatwtwi aapo 
ao* taau noaaaaa. aa et aaaoa catai aa 
npocaf Ttn»Kr aafaa. >oi« aaaH kmmhm 
Ht caoai aaa amy y Jtmaoay et caaoa 
(ra« «• wntnttm» aaav ,l,K«rti «a tm 
M rau, aa f a mmhi a>voaa a Ctpcàkaai cao- 
pm caau ayaaa rat et ariaitt» cbocm 
aaaoac) caaaa aaa ca) paaaai iioaaw at- 
■«trait a eaaaa ov oaax ntr ao aatet ra 
ciauii ,,(*t»v,mici>*i aaM 

Mtaav ia«ama. aora noj rlaariHi aoopor 
naurtr aycManu caimrafcaa rtrat aapoaaw 
■aa ca». caa» aa. » a>yOaaa CaOa. a Baa 
en. rta»»a axaiw* aiMa «immmi aa ncaraaaoa 
aaiara ir MU at aaaavi. rtaaw a-aaaa «nya 
et n riMÉf a», m M irapara aaaaan aira 
et na acfcH rpanna nana acano mapy cela 
aa .Ipa'- aairtn tnaouaaan a Taacuut 
CUvaHaai tuaua a (Kiaaua aaaao ata ao 
aaraj na eaoa aaary |ia a t|. aa. 
«trnpa aat y flpary. «tan* y 
rMrx y ll..a»H« atiaiT Taao a 

a eaaai ■-.« y apaaaaa j», ip- , 
•aK.itaa rptaa. aa. a oan eaya _ 
taptia. Can ra notant «On aa caua aa 
ttpnvaa waaiy atpat a aarary A aa a>y 
Owaal Mua et na ntrafa aaaneana oaat 
ane taao. Aa 6ta auaan ayat aa Oyata»? 
a naat Eaptoa. y Toa. aya* aa ttcnaao* 

Oat a cmaa noau4at aneaa. 
Itrtati aauiai 
aotyaaaa cy 
aaat aa ctpekaoa jtaaay aoa aajaaaajf 
.«en-an» «artr^arir rpaja Bafraf- oa 
aoatraa Ctpatma (aaiyeral «ta atra aa- 
aaaatn aao ra ataay laa aptatnaa ro 
aaao M aptaynaTtaMi ïaMja. aa ça T p oiaa 



nt Mfj env caaaa aaa. ipoa nt 
apaataaina na noa aoaaaa (taCU- 
aaara n anaain u Ma catry npnaay 



»jraw »j>a 

naèrtarfat aa ntnaaannat, Otmaaiaju ot» 

?f«..t . u,,, „j^.., I ,u,r (Slfn.p.1, 
aena no aaaoay aa Caaaoa noa aoaaaa On 




pra-aa* oana 
cpp an ip B B w atr enteton. aaa>y 1» 
aat naroa* ajro Htaaaa n Tpaa caott aanr. 
naptataaaa nptanaara (aatayaapaaajnia) 
et aa aapntr caaao manne aaeaa npaawm 
ne fjoatt. Mnaan et nt cnaoayaartanra 
•ra aauay 

nptertra a an aena 
a noaut aa neiao 
antn. noannt mt uinaaTa aao oiro a apy- 
rai noann ynpt.tnaiia paat 

Tapa-i yatptaa aa nt|> Capta* npt aapa 
tarait oao ntrat oTratcTMnoayrVao, caaa 
caotaa noraeaaaeaTa aortrn cnaaaa (aAo 
cy CipUn tenn peut eaex. «poca f iiiiai r 
caant n aaripiaa, aaan ttiaM caat |t 
ata ecnn cy cacoai aartpaaoa aotna caa* 
aaa onm aaanaa. ay*V n ayrSarrn MOpary) 
ocrattao a rrean 



Taaari y oiptktna aaa. apaor aaryera 
DU roanat. aaaata» K" 
Hana o aa u t j a noapa 
apao ronao tartn apnaar 
caaa apyroaaaa Jrp. y oa 
aeacaaa npataaana, rtaïao aa Aa ca Saa 
acnaoka na aoty |« antaoaaau a ca m 
epejeraaaa Aaeaacawka a Op i aiaka 
ao aaraanrn y a t aaa t njt ancra. Qao fora 
aataa o noann. n>y epacaor aaera roaaao 
H larpaaatt paana tt na itoi aa k aacy 
(aoat ce y aaoraacy aa Itaaoa ateery aa* 
anr .catatao ctpacat noaaat". a na 
apyroa .arnjane uaperay yur-tr rpaaa Ba 
) notaakytytaa ca aooao aaoro annat 
na epacao n t aa m ii o aat- M ao | Moaaai 
CtpOcat as aapcrayyfiu-nTa rpaaa Bayent 
OT ntraa tnx tat |C la I8li C aoaaoat 
1 E/o Kte Kp BtannancTaa 
1 npaua anecTy y aacry. aao ajrro p 
aac aoc a aw cro roaaaa pta, iumto m 
yaoa (ac r ya atn at a ) y toat yp t aaat-a at 



ail— o aoyt cntapaa naraoaaa 
ly aarn Onaa 

ecryaatnaat" raacn 
cy oaa y 1 



Fnnna ht rn-a. aory O p aiin j aa ca Pyt 1 
laià* roaaaa aoat aap a y l u at laa Eapoan 
tara Mfti nt paat aamt oa 2n roaaaa 
KM* aaaeae km Jaatnata. HaariKialii uur 
■aeao yitataam. aayae n l i pr J t m ) . aaa 
■atra ca-ae atpaaat. neuarârrra a aoyay 
aaaat«.tTu«oaa«ii>y aoaonar» Bcaaaatc-ae 
T u a nao y atay Eapuav natrn a i t c rean e . aa 
at aa ,ar «ra ea naa r aan; ua caa cOy 
at. eoma tn-ca api " n e ata aoaam 



aopt naO H ânârnyypraSaa Uap a 
oraa aaat Opi n a I au aa u ania Haaruaoaii. 
aanaro ce » oaa auae- 
aa n aaao tt ce aoaaaa Ho Oyaj *n aa m 

m !>■•■ 

rtatlpa 




ny oay noaaaparao no aa peay aaaa n , a 
aa ta ry aojaaaa Ctptta narata aoraa • 
Aaet n oancra a aya aecta o raaaat 
••-a atia nun pary aena n cani anaara» 
aro) rapoay. H> Btaaaaa. ai Uaaaa.-at 
au aWnajyctt. m Hlatxa* ^ 'Vaar a* 
rmitiaa tnXvar et «naoeTn ca rim a aj ta 
-. ... ■•***%**• . 

» « «a naat rn«-»,,r*o|w 



I nJtnaayK aypta caytae aoaap 
n«ei» ainmnaaoïaa T aaai p»> 

-I y aeeraaat, mm, a «a«e 

Cptnat rate a m. p na#a 



— • a 1-a .. 



aa laaraa T>aâanl f a a» /arr 4» Mt» 
e i iait Cappa ry t «* aampa «m aaa 
mmtm. m— ry ate-ar Htm, a «at * av. 
aa J p aaa Jtmr a aary Captli t r>aaja 
aVta rypepi ry tarât 1 aa-tnr a raaa. an 
S ■ 0OO0 tut* /ai» 1 /'• aaarrarlaa a*. 

"Xpactt 




aa«t e tien t aaat naja cy aaataaaja 
-naaoant paat a mVafWa- ta ayaryaTy a 




0»>> emaaa 

K iia n i l lOtaaa m n n aat 1 1 a i . an caaa 
apraoaaaa Oaa. aoaa cy aaranyaa n yap 




Caaa. aa apiil l 1 anpa. ai ta il 1 1 1 aya 
pnora paaa. aoratenao it. ai ce -aaa n 
an aaaata ntaaara an laailai Jtp 

ip aai r ataaor aap iya i n oea t tnai aa 
ara inaaia i n n.ia a ayair p aa nanawaaa 
Caaa et tantln atto nptajc * a tiaata. mm 
!Ocaaan*eaa aaaaame. aoapant a rarnaataaV 
aa paa. aa 111 ara oyat atta. tenn n 

c n aanaiii. aa tja aiiaaan at eaao aya 




VUTaaKT. aVKaUCTl 

Parto 





anarypa lapttaanry at Upae fora tyanla 
aaar Caat | Wana aala 1 itaa ta 
tarr-aaona apatta aaaa yp nla^. 



i 



n<lf«.t SCen og l..r., 

Ckritlnnu CiMPMUIlfetrl 
H. macui u» ». 



BlorjenblaDet. 



Afttnnumrr. 



/.funnumrr. 



"<• Kl IJ« AirfMf 




!m*( a* )«• ttu 



-r.x.T.sr* 



M - M» 



E.RÉHYfUimiiC' 

COGNAC 

Simtrs putsch 






\ TlMàr SUttd A Ca 



Christiania. 



rsËïc 



ïirzi: 



' «é. » — - 






■• M. kMfrt M M M. h. 

»— Him ■» é, >*» 






■ ■■ I I» ! «^ •> • M 






3cT; 



_ «I **» owi i« a te m» 





















. M.< lSr^ £!*?■? 



— ^*». **f^ ** * K r? fc _ ?* I ■— « « —•■ *— « »— 






£^ixr=r 



a s:ran yg 



iXVX- 









mrar 



Rcdaktoren. 







I.a Presse otrancere 



NORVÈGE 



Les journaux de Norvège pourraient être CÎtëÉ rnm modèle 

pour le soin qui présidé à leur confection, tant au point de vue 
de (fi sûreté dé leurs informations, de l'érudition de leurs du-o- 
aiques et de leurs articles, qu'au ploinl de vue du ton sincère ••! 
\i\;mt avec lequel ils sont rédigés. La politique intérieure y 
lient sa place : I 'édification de la Norvège en royaume indépendant 
est trop récente pour nue tontes les opinions' soient satisfaites et 
toutes les ambitions apaisées. 

Voici, pour Christiania, les plus importantes publications : 

Aftenposten Courrier du Soir); conservateur;; 
JiéorgenbiadetiFeuiiW «lu Malin , conservateur; 
Vident l'i'i/n (Signes du Temps) ; 

Ihit/hlmh'i (.lournan, libéral ; 

Morgenpottfin Courrier «lu Matin), très suivi par la petite bour- 
geoisie ; 

Npr$ke~inUtUigen8$aedler Messager Norvégien de Nutelli- 
gence), radical ; 

Ycrdena Gang Manche du Monde), quotidien, libéral : 

Orebladet (Journal d'un Sou), conservateur, indépendant; 

S>>< ialdemokraten Socialiste Démocrate), socialiste-démocrate. 
ainsi que sou nom l'indique. 

(Mi trouve encore : 

A Bergen : 
Hrrgrm Aftenblad (Journal du Soir de Bergen 

A Trondhjgm : 
Uagsposten (Courrier du Jour). 



— 265 



A travers la Presse 



PAYS-BAS 



On compte à Amsterdam, La Haye et Rotterdam, une trentaine, 
tout au plus, de grands organes politiques, et, encore, ne pos- 
sèdent-ils pas une influence comparable à celle qu'exercent les 
autres journaux dans leurs pays respectifs. 

Nation essentiellement commerçante, la Hollande a une presse 
à son image. On y traite, avec des soins minutieux et de grands 
développements, tout ce qui intéresse la navigation, le commerce, 
l'industrie, les colonies. Quelques grands journaux seulement 
réservent de la place aux chroniques et à la littérature. Il est de 
règle générale que les rédacteurs ne signent pas leurs articles, et 
c'est à peine si quelques grandes feuilles indiquent en manchette 
le nom de leur rédacteur en chef. 

La principale recette est constituée par les annonces ; pour le 
surplus, la vente se fait surtout par abonnement, le débit au nu- 
méro n'étant pas dans les mœurs du pays. On ne trouve que peu 
de kiosques et de marchands de journaux à Amsterdam et La Haye. 

La province est abondamment fournie de journaux, et il n'est 
pas de ville, et petite soit-elle, qui n'ait son Courant, sinon quoti- 
dien, tout au moins hebdomadaire ; mais cette presse qui répond 
exactement aux besoins, éminemment pacifiques, des Hollandais, 
reste purement locale. 

Les plus importants journaux publiés à Amsterdam sont : 

Algemeen Handehblad (Gazette Universelle du Commerce), li- 
béral (1822), publiant chaque jour deux éditions ; 

Het Nieuws Van Den Dag (Nouvelles du Jour), libérale (1870) ; 
De Telegraaf (Télégraphe), libéral, paraissant deux fois par jour; 
De Tidj (Temps), organe du parti catholique; 
De Standard (Etendard), antirévolutionnaire ; 
De Courant (Journal), biquotidien ; 

— 266 — 



NIEUWE ROÏTERDAMSCHE COURANT 



i&atordag 11 Octobor 101J. 
>J Dtoorari a NIJGM J.UjL 



I — -V.i.....-u,« 



Avondblad, D. 


















îStïj- S ^f &*¥ Jr~r^ 















r!rr£ vl rH i55t 



=eii5rr. 



rxrvrrci-.ra 









£??3~;," 









Lr=.-xu-=*=^ 


















SlSWïtt 



Kt 2 



g"^ r^ 7 rrr^r* i '^rs 









ESjtvS; 












r=r.--s»'sr.- 






.•.--.rzcTi 






"^■Zm i Tt i 1 .it »JS 






tct^s^sar.»... — ....... ..rr. -—. —, 



1 



N*. 27470 Sltcuwc Jlm*fcrî>auiocr?c Courant "W Uir 

AU.IIHIN II \M)II SIM \|) 



&Sr tiui. 



Olnsdag 30 September 1913. 



kVQNDBLAS. 



Dt *•'***{¥"§ '•*» 



11 « 2.* « "tT^iT^? 



» rtiT 4. iWm». 4»^ ■— i ~ — 

f?£+^r ai m *^ mi m 



•MMkMfiTkpiMNtM*"*) 









"Ita* k**M ■!! * >. '»■>♦> 4M 4* 



&ErâsïIv£5= 



HMM* k«| «M*H .. 4. ■ W— . 

" ' « St^T **'-*' y** y 



e,~ 



fc i^*i»*'"^n>u Tjj"*' 



jïirsenss.'asr 



. JïÏÏÎ m!2Z~\ *-m J?£ 



1__**^_ A*.«"f" 



:rcS2r:',sr^ 












r"'«.'»*" T,~>«»r»» 



* "**" *" *** >i< ^ 



—■■■ -r*. *** i V jt nT 



I-ÉM4. 4> MW< -M al tM* M«» Cr*»JV*TV.» «1* 'iZJTL^MutuT 



rr/**< ***• *** h - i»i«*»4 ■* 









iiiieiuid. 



~» r*-"'~ , i-v»TT 



SrëL=5ttEVs=~ 



" '-T* iT--T* *"— * * * 



&i*SV--it3J 









se; c^rc fj*, f,? n 









ONDEKWUi. 



~ ; r **. ' * *r — -* •-'- 



■ ,...v. » _ ^»^. _ ♦*— , 



masiifuwi 



■P?T7}-Tr.r.'r~y. 



t.- .t ; : 



ï-.*trrr_-rvi.-ï£-î 



iS-rrrv 












RfCHTZftKIN. 









■-• »L«rT*»^-*»MZc»r*^i 



•SAV 







a 






La Presse étrangère 
Nieuwsblad \ ogt Hederland (Nouvelle ûasette de Hollande,*, bi 

(|iioti(ln'ii : 

llrt Volk le Peuple . social démocrate, diri^*- par M. Troelstra. 

On trouve à la Haye : 

De Nieuwe ('muant (Nouveau Journal), biquotidien ; 

lift Yatln-laml (Patrie), oiyunr «l<-- radicaux, biquotidien ; 

De Resideniiebode (Messager de la Résidence) ; 
Haagsche ('.muant [Journal de la Haye) ; 
De Avondpost (Courrier «lu Soir) ; 

\ derlandsche Staats Courant (Journal Officiel de la Hollande), 
fonuV 1814. qui est le journal officiel du royaume de Hollande. 

A Rotterdam : 

Sieuwe Rotterdamsché Courant (Nouveau Journal de Rotter- 
dam), grand organe du parti libéral (18ii , qui imprime chaque 
jour deux éditions ; 

Rotterdamsché Nieutosblad «lavette de Rotterdam); 

Nederlander (Néerlandais), organe du parti chrétien-historique); 

Maas-Bode (Messager de Mas), catholique; 

Dagblad m SùKeepoaart (Journal de la Navigation). . 

Signalons eniin, parce que son origine remonte à 1787,1e Pro- 
vinciale Groninger Courant Journal de la Province de (ironingue) 
<pii se publie à (ironingue. 



I ne colonie hollandaise, le gouvernement de Curaçao, qui 
comprend l'île de ce nom dans les Antilles et plusieurs îlots foi- 
miis, a douze périodiques dont les principaux sont : 

Curaçao Courant ^Journal de Curaçao), organe semi-ofliciel ; 
Amigot di Curaçao l'Ami de Curaçao), feuille religjeifse : 
Boletin commercial Bulletin Commercial), journal du com- 
merce ; 

Les deux premiers sont édités en hollandais ; le dernier, en es- 
pagnol. 



— 271 — 



A travers la Presse 



PORTUGAL 



En dépit des changements de juridiction au point de vue du 
code pénal (1), et même des changements de gouvernement — 
le Portugal est aujourd'hui en République — la presse a toujours 
joui, dans ce pays, dune assez grande liberté. Aux époques d'a- 
gitation électorale, les attaques personnelles, les polémiques de 
parti à parti, s'y haussent facilement jusqu'à l'injure, jusqu'à la 
diffamation. Dans ce pays, d'ailleurs, les journaux sont plus spé- 
cialement des moyens d'action politique, et c'est, la plupart du 
temps, parmi les journalistes, que se recrutent les ministres de 
demain, de même que c'est parmi eux que se réfugient les mi- 
nistres de la veille. 

Il s'ensuit que les journaux portugais possèdent tous une im- 
portance à peu près égale. Nous énumérons, dans la liste ci- 
dessous, ceux qui ont à la fois les plus forts tirages et qui sont le 
plus répandus à l'étranger: 

Diario de Noticias (Journal des Nouvelles) (1864) ; 

Seculo (Siècle) (1881); 

0/>m(Jour) (1890) ; 

Socialiste (Le Socialiste) ; 

Journal do Commercio (Journal du Commerce) ; 

As Novidades (Nouvelles) ; 

A Patria (Patrie) ; 



(1) A la suite du conflit qui s'éleva, dans les débuts de l'année 1890, entre 
le Portugal et l'Angleterre, au sujet de leurs possessions africaines, il y eut 
des troubles à Lisbonne et dans les provinces. On ne voulait pas accepter 
les arrangements imposés par l'Angleterre. Afin de se tirer d'embarras, et 
pour éviter toute discussion dangereuse, le gouvernement portugais ne trou- 
va rien de mieux que de congédier les Chambres et d'édicter un certain 
nombre de décrets, parmi lesquels le décret du 29 mars 1890 sur la presse, 
qui enlevait aux cours d'assises, pour la restituer aux tribunaux correction- 
nels, la compétence des délits de presse. 



..mcwMU uiiCtlSO ASO - N.' 11:370 



(ICI r. •.-.) 



Twpftto. I»«nrt»«ma 







SECILO 






. . r , n'gr u - ' L.u r* ~ — ~ "" 



■"«■ * tu h™£ww"i[iikO sr. présidente da Repuulica 




CONTINUA A SENTIR MELHORAS 

O dia de hontem. no palacio, decorrcu se« 

renamente, sendo o mais animadoras 

possivel as impressôes dos medicos 



MJi-.*.-.ii l *inM W—* . *SfcÉ. Jé^** ^*y *f7TT» m *■ i77T 




-"X? «S Tl i'-*~*-!feTr 



.SES-SI 

'■ — — " ~>5s s»as ty 



tisser »-»-.- - £ i 
fêl§SSfe»usl 





GKH2£r1=H£:,!^ 



•îir^r-tt'ta 












19 



La Presse étrangère 

I .Y'/' dû Nation) ; 
Lutta | Lutte) ; 
(i Minido (Monde) ; 
Repuôlû a République) ; 
I Libtrdade (Liberté) ; 
Voz >/>) Operario (Voix de l'Ouvrier). 
Par ordre supérieur, la publication des journaux monarcln 
Dtflel .4 Narao v\ du syndioaHeté .4 SotiêtnUtê été suspendue 
le 20 avril IM3. 

Lisbonne édite quelques publications illustrées, dont la répu- 
tation se soutient : 

L'Il/us/roran Pertugurza (Illustration portugaise); 
Ifaafa Ha Europa Malle d'Europe); 
Cotreio da Europa ((Courrier d'Europe) ; 
llrusil Portugal (Hrésil-Portugal), ete. 

Porto possède également une presse assez importante où nous 
relevons : 

Jornmi do Notifias (Journal des Nouvelles) ; 

.1 Moulu nh<i Montagne) ; 

.1 FedhaNoca (Feuille Nouvelle), etc 



— 27 o — 



A travers la Presse 



ROUMANIE 



A la' faveur des événements des Balkans, la Roumanie vient de 
prendre une plus grande importance parmi les puissances de se- 
cond ordre. Après être restée dans l'expectative au cours de la 
guerre engagée par les alliés bulgares, sernes, grecs et monténé- 
grins, contre les turcs, elle est entrée en lice dans la guerre sus- 
citée par la Bulgarie contre ses anciens alliés. Elle a mobilisé 
une forte armée devant laquelle la Bulgarie, affaiblie d'ailleurs 
par les défaites que lui avaient infligées ses adversaires, a dû dé- 
poser les armes et accepter la paix de Bucarest. Par ce traité, la 
Roumanie a obtenu un agrandissement de territoire dans le bas 
Danube. Sa capitale, Bucarest, est une grande ville industrielle 
et commerciale. 

D'après une statistique récente dressée par la Direction des 
Postes, le nombre des différentes publications roumaines s'élève 
à plus de 300, parmi lesquelles on compte 30 journaux quotidiens, 
12o publications hebdomadaires, 101 mensuelles et 37 ne parais- 
sant pas régulièrement ; cette dernière sorte étant une catégorie 
qui semble spéciale à la capitale puisque, sur ce total de 37, une 
seule de ces publications a paru en province, à Braïla. 

C'est d'ailleurs à Bucarest que s'édite la majeure partie des 
autres journaux et notamment des journaux quotidiens. Ceux-ci 
sont généralement entre les mains des divers chefs des partis po- 
litiques, qui sont même obligés de consentir en leur faveur de 
lourds sacrifices pécuniaires, la partie commerciale du journa- 
lisme étant encore peu développée. 

Le premier journal quotidien, Pruncul Roman (Enfant Rou- 
main ou Petit Roumain), qui devint par la suite le Romanul, fut 
fondé par Rosetti en 1857. 

Depuis lors, les feuilles qui ont acquis de l'importance et qui 
continuent à paraître sont : 

— 270 — 



ê B»nl Ci— npurw 



AUX V ItLOIMANU 






Aâcvêrul 





■>•*■>■« 




ceatT mui 

BTTTi : 33 


"* 



• ♦* Apare zilnio eu ultimelc stin telegraflce ai telefonice de la eorespondentu aâi ••• 

*<« mm™ |Puterile ci statele aliate "^EEk 




.M» H - — MM» 



•M k iiwm»:n Mlim 



L'INDÉPENDANCE 

ROUMAINE 



t»M.*w*« • »" M** «*• 



»t*M •« mllM •*••• 






armes I h 






.«• «J£ 



pC*> — • <w*o» C* «f ■ - 



ET HMn w fiNiw m •» *• 



£*• ^*?nJ«*h^ 






Egs ■—*■"—»■ 

g» n -» iw« ».»-. « * 

.«■MaXto 4» te tttte *■- »t 



*•«■ Il li *» •»" m# 



2^ 2T5UiTu 1 »^«'^ 



-1 Wj w wrtfc I-— 



ECHOS 






■— » t»J»TTfc jt» » M* 



cr- 















1IW MI »•— » te — «-* 






"îrjys — - 



s1? , 2s£l?=15 



~T~ ITT*** 1 ? 









c^sz: 



«MM>- «~ t II I I. 

r- — •—•- «r— u " 




4—— — — 



.*•=_.•••«. 



»■■ «M te ? .» 1,1 . te 






li rescrii h Tzar 
il SummU 






SKrTza 

; rf i T* £ 5«r ^ ■ »w 

BULGARIE 
et SERBIE 



— « — » i ii . » r aji te 






••» « <ll» I |l ■■ | Il | 

tT •» il i. i gaa> 
■ ■il ■■ «M» ta» ■ *> i «•> 
« — I y |i «%.— « »>-■. 

'•aHMCÏkVS 
i i ■ i « —«»■■»■ 



tmtmnm •— — 
— *. *m +**-. •— 
C nW w i *> » r» m l 



uiiys blaafw 



•.r.tr-.-cr.-' 31 ' 



vrl'-lrr.-^iv: 









- •*•» •» te •■•■» 

tr3ttr a%.*s 

■NNMMM !■ M * 






£»• -• - M*-. «M. H^W 



kitèfaBtiihMfie 






y- * « » »- » X» «J S 

»-x 1-tiV^.Tn.TTi i. 

—i * em* i*»»l— .. 

**»~,-*. * — ;- — 



H-^HJClr^rs: 



— :^~i îivxf. 



-•IJIIILOi 
klILlillI II 












«w 



5H* : ^l£k 



'iS£:3 



La Presse étrangère 

1/ .\(lrrrnil | Vi'-lltr . . . r- . 1 1 1 . • .li-llioi - i-.i I .* (IHS8) ; 
Le Uimiitraln Matin) ; 

1// niversul LM ai vers , journal illustré qui a un fort kii 
[88 

Potitilca (Politique), journal officieux ; 

La Gazeta Ulustrata Gazette Illustrée), dirigée par M. E. Papa- 
mihalOpol, ancien député ; 

V Indépendance Roumaine, organedu parti conservateur, rédigé 
fil I rainai- I87H ; 

La Roumanie, autre journal «le langue française (1899). 

Bucarest édite plusieurs revues, dont la plus importante, la 
Xnrti /{rris/fi Honnnia. est dirigée par M. Hadulescu Motru, pro- 
fesseur a l'Université de cette ville. Nous y avons lu récemment 
un article de M. Ernest Lavisse sur l'avenir politique de la Rou- 
manie. 



— 281 



A travers la Presse 



RUSSIE 



La première gazette russe fut fondée en 1702, par un arrêté île 
Pierre le Grand. L'initiative était hardie à cette époque où l'em- 
pire moscovite sortait à peine de la barbarie. Le grand tsar ne 
fut pas seulement le créateur de la presse en Russie ; il voulut 
être aussi "le premier journaliste, et il collabora lui-même, d'une 
manière très active, aux Viedomosti (nouvelles). Les manuscrits 
conservés nous montrent qu'il rédigeait souvent les relations de 
batailles ou en remaniait le texte. Ce journal, publié à Moscou, 
donnait les faits militaires et autres, dignes de mention, qui s'é- 
taient produits dans l'état moscovite et les autres pays voisins. 

Depuis lors, malgré que la Russie soit essentiellement le pays 
des entraves, de la censure et du « caviar » (1), les journaux se 
sont multipliés sous l'influence du développement intellectuel et 
économique, ainsi qu'à la faveur des mouvements politiques. 

Au début de 1911, la presse russe comptait 1867 publications 
dans 209 villes, dont 472 à Saint-Pétersbourg et 204 à Moscou. Les 
journaux se divisaient en 351 quotidiens et 445 hebdomadaires. 

En tête des journaux de Saint-Pétersbourg vient le Novoie Vre- 
mia (Nouveau Temps), qui est à la fois la feuille la mieux faite 
et la plus lue. Elle reflète étroitement les idées du gouvernement 
et jouit en Europe d'une grande considération. Son directeur, 
M. Alexis Sou vorine, qui la dirigeait depuis 1876, et qui est mort 
récemment, avait été l'un des plus chauds partisans de l'alliance 
franco-russe. 

Le Journal de Saint-Pétersbourg , qui se publie en français, est 
l'organe officiel du ministère des Affaires Etrangères. Le comte P. 



(1) Dénomination courante appliquée aux badigeonnages d'encre par le 
moyen desquels les censeurs suppriment un article, et même des colonnes 
entières dans les journaux venant de l'étranger. 



282 



ÛB 



OciiniukT«.ii> A. C Cyonpinn, 
•urr\ lumouit i»~ ■■!«•! u»fiur» >»" 



IflB . 




UuauiPKTtpi 



WHJHb • i««i%^^!7«^r^ *Jt »*»» '_"* ^ ^uwtuT^Tî^Mj »t* *"* "^mT^SÏ *^^^ * m i •••^w wrtMiite . VWH>t — ^^«rîîîîî^ ^ 





I IIIIIIIIHIHII IIIÉ 



fïïHinriwBi 






~^*' ~'~" ^ Z.JTVTS» — * —— 



cri=T=r^; 






La Presse étrangère 

Y.i-ili. .Lui- Béa lettres aur la société il.- Sainl I '<• t .1 ~ !.. .u r- , dit de 
lui <|ii il « a la di-t rélion (l'un vieux il iplmuate ». ("est, de fait. 
un journal qui a/interdil toute discussion, toute polémique, et qui 

se distingue des organes olïicieux de, autre- pa\- par -mi éle- 
vante courtoisie. 

Le Rictch (Le Discours) exprime l'opinion des Cadets (1) à la 
Douma 

La Bostiû La Russie donne la pensée officieuse .lu gouverne- 
ment. 

la Petersbourgskata Gasèta (Gazette de Saint-Pétersboursj eal 
tiemenl un organe gouvernemental. 

Les Hirjevya Yinlmnnsti Nouvelles de la- Bourse sont libérales; 
elles publient chaque jour deui édition-. 

Si Saint-Pétersbourg est le siège officiel du gouvernement, 
Moscou est. comme on sait, le centre et l'àme du mouvement 
panslavisle : aussi le> journaux moscovites ont-ils une grande 
influence : 

La Rousfkqie Siovo (Parole Russe), libérale ; 

OuttO Rossit .Malin de la Kussie et Hanneic (httro ((îrantl Ma- 
tin . l'un et l'autre défenseurs de la politique des Cadets ; 

La Mous*/, Un Viedomosti (Nouvelles I lusses), lue surtout par les 
gens modérés fit qui déplaisent les polémiques inutiles, a beau- 
coup d'influence dans le- milieux de professeurs et d'étudiants. 

Kie\ possède la Kievskaia Mi/sl Pensée de Kiev) et le Kiev- 
I tanin, conservateur. 

Odessa : VOdeskia Novotti Nouveauté d'Odessa 1 ). 

Varsovie : le Rurjer Warszawski [Courrier de Varsovie . qui 
s'imprime en langue polonaise. 

On peut encore mentionner, parmi les publications hebdoma- 
daires qui s'éditent à Saint-Pétersbourg: le Satiricon, journal 



(1) K.D. ou Cadets, abréviation courante en Russie pour Konstitoutzional- 
Demokrat, nom don né, en raison de son programme, à la fraction la plus 
avancée du parti libéral. 

— -2h:\ — 



A travers la Presse 

illustré, ainsi que les deux importantes revues : Niva (La Prairie) 
et Hndina (La Patrie). 

Des publications révolutionnaires, éditées par des russes à l'é- 
tranger, pénètrent secrètement en Russie, mais les autorités 
exercent une surveillance très active, qui entrave leur propaga- 
tion. Le mouvement nihiliste semble d'a'illeurs enrayé, sinon tota- 
lement supprimé. 

A la suite de l'émeute des marins russes dans la mer Noire 
en 1905, l'un d'eux, Adamovitch, s'était réfugié en Egypte, à 
Alexandrie, où il avait fondé un journal révolutionnaire le Moriak 
(Marin), qui prêchait l'insurrection dans la flotte et qui était en- 
voyé secrètement en Russie ; mais Adamovitch fut remis en 1913 
par les autorités égyptiennes aux autorités civiles russes, et le 
« Moriak » disparut. 

Il existe à Saint-Pétersbourg 6 kiosques pour la vente des 
journaux, 125 imprimeries, 126 instituts lithographiques, 4 éta- 
blissements de phototypie, 35 cabinets de lecture, 136 magasins 
où le public peut s'approvisionner de journaux et de livres., 



— 286 — 



La Presse étrangère 



SKBBIK 



Très vivace, très eninhatiw. parfois nu-nu- violrnle, la presse 

serbe est moins nu moyen d'information qu'une manifestation 
politique incessante. Non seulement elle se divise, eomme dans 

Ions les pays parbuin'utaires, en partis: radical, progrrsMsti'. li- 
bérai, indépendant, mais, de plus, m raison de la position géo- 
graphique «lu pays, du voisinage de l'Autriche, hostile k son dé- 
veloppement, elle a, avant tout, de fortes aspirations nationales. 
Les j n;iu\ serbes sont tous russophiles et francophiles. 

Le roi de Serbie, Pierre I er , est un ancien élève de notre école 
de Saint-Cyr ; il a servi dans l'armée française en 1870-71. Se- 
cond.- par son premier ministre, M. Patisch, Pierre l pr a conduit 
son peuple à la victoire dans la guerre contre la Turquie et en- 
suite contre l'ancienne alliée, la Bulgarie. Si, devant l'opposition 
combinée de l'Autriche et de l'Italie, la Serbie n'a pu obtenir le 
port convoité', Durazso, sur I Adriatique, et ses frontières natu- 
relles du côté il"' L'Albanie, elle s'est vu concéder d'assez impor- 
tants territoires où l'élément serbe dominait déjà. 

La presse s'est montrée à la hauteur «les événements : elle 
compte dans ses rangs de nombreuses personnalités politiques et 
littéraires; aussi détient-elle une grande influence, non seule- 
ment en Serbie mais encore dans les Etats balkaniques. 

Les principaux journaux qui paraissent à Belgrade sont : 

Politika (La Politique), Triàttna (La Tribune), Praoda La .Ini- 
tiée). Le premier a été fondé en 1900, le second en 1910 ; tous deux 
ont un tirage de 12.000 exemplaires. Le troisième, créé en 1906, 
suit de près, avec 10.000. l'n autre organe, politique et littéraire, 
de création récente (191:2), Shasa, a un tirage de 8.500. comme 
Tryuci/iski <i/ti«/iik (Journal du Commerce), qui s'occupe surtout 
des question^ commerciales, financières et économiques. I n 

— 287 — 



A travers la Presse 

autre journal économique, Piémont, tire à 5.000 exemplaires. 
Mali Journal, (Petit Journal) et Ocljek (Echo sont des feuilles ra- 
dicales ; Vetchernhe Novosti (Nouvelles du Soir) et Srpska Zastava 
(Drapeau Serbe), libérales ; Stampa (Presse), indépendante. 

Nova Iskra (Nouvelle Etincelle) est un journal illustré, ne s'oc- 
cupant que de littérature. 

Le journal officiel de la Serbie est le Srpske Novinc (Nouveautés 
Serbes). 

Un professeur de l'Université de Belgrade, le D r Ànatasievic, esl 
allé, pendant la guerre des Balkans, fonder à Dura/zo le Lilio- 
ral Serbe, « organe libre d'un peuple libre », pour étendre l'in- 
tluencc serbe. Ce journal, lire à lautocopiste à un petit nombre 
d'exemplaires, se passe de main en main et est très lu. 



— 288 



yrtAMMUiTao 



TPrOBHHCKH rMHHK 

>im»"7ZS" opran sEorpaflcwt mmm jMMg «SU'iTTi 

BPOJ 134 BHOrPA^. HEArVbA 23 jyHA 1913 TOfl fOflHHA XXU 




nPFOKPET "* OM nm 6 "*° E r r> P air - °* o* * •<" apwaaaH Oaa cy ««a «peu team cm)* ihmm tj — M 

1 IrLwnrt ■ y KQje CM0 (t -1( Cpôa yiea xae-> pycxor nntOMua. wnie ho to ohm iniinit xoja me a> omui m 

m, m y xoje cmo. ootM Bor». jne» cy pycxa nocmuM. cm h ju aaey omponjo apea aaoea Pycaxt. «a 

y Bntfiy. » Jyiu. | mjaauw Mpoum Macauuo m c»o- niui skhhah «acra roue otMcaoN ruaao .aary Mpy". ko)m m eu 

y hcto «peMe. Mi cy crasua |y crapa|y Ôpahy Pyct. 3ap cao a aeaaxou cpoxetay m noprxay C caayjara raojy roroaocr ta apôu 

npaa cprhaa raacoaa o Moao| ae jeaaoM y toay nocaejutax aeueaa- ion je h Pycaja «uwo aaha pyae rpawy. te M aahe. m m ocyjrra 

imko) Ohtum m cpncKO| noôua u |a nopua raegurra, na h tpneta c oa Bytepcxe. i joui )oj je te*e yny- npaajry 

KoH»toiaa. irpoa BeorpM cy *e<ba-|6oaoM y ajmia. «axo ce Eyrapaax crara »eay eyaôy. n /urra )o) ay- Jett. nu jouera aaax aeamxaj 
iobuh y itpaoa cyupy sapo6*eaa y caaaa npaaaaaaa aa)c yaea sa' uiy cacami l)aaoay. Axo je jauni- t* tyàm y Pyem/m Aaa to aa* •*- 
ôyrxpcxn «ojaHUM CaMÔoaa«iaa)e! "P"»o. «o» "" c "° asraejaua M »>a 6yrapa« aapamta) m noaao iw on| ctapa npeauet enopa o 
ce HH|r Morao aapasa™ ciumm npe-lcao caao rpn*eaa? aeuxauaa. «ko he h aaora apyra rpaaauaua Te |e MéinmM m 

oxpet. ko|n je itacrao y uarao nerf y*ex roroaa «a ytapaaao «cm- aouaata 6ara cwim uhaui***. cyaaae Myaja. y aaaiMa cyaaty. 
aana. Jyaa 17 otnoaeaa cy Byrapa! ay. «m neheao oxaeiata. u Mate-! aohx he c apeMeaoa n raao apy- uja cy tyraaa iunuii Be» y 
caoje c djumoh oorainiiouai —[MO.' u |e « «»« J^aje «acry itho ro aacnataa*. apyra noraeaa m na Pycaja w u ce caa cyaa o roue 
bvmkc aanue: |yae 21 lyu eu je noaot.HH|H oôpt H y ito) cy ca- ceô* h aa Ôpahy m cycue. M aa ta xoht m. Pycuja u àajtt. ta a*»- 
Cpôuja 6naa aa Horaax m y pa- Speae Hjaecae «oae «mcjm. h crnitan aptMnu byrapcae wopa 6htm. aux rfiufia «-^y-Tantaw Jtdny 
aocaOM ycjwheifcy s«or nooua cpn- je yanjeaa itNore uoayae caojej/7aMBM »/«, ttsuemoma/e mut momxhj 6oj*cafytapwy. na mmt- 
— aaiuoMauM)C ; cnaanaa apea- 6uo nweaà hu jtàon Cp6un. Ctt ajy oetHMu 6oakohc*ux ntpod*. 
cpnCKora aapOM uo ceOM m y mOo mpaxiuto. jttBt uctta Oo Cp6a a />ra. aa h» mmeaty a ta- 
ay caoaeacxax KOHoaaaaaja. Atpaimuja u nacapoM Cp6a c 6y mt Byiamo* u ctttMe ctottmact 
: ce y CpoajH ae ao*c tapent tapant couapu ' 

roaopMta o pycaoj paaaoAyui Aaa oao npotaa wi Hooa 6i«t« To je cm oo epeta A-ta a ta| 
npeaa Cpôaja a cpncaoa aa- caa*« Q»5u«. to te «yrapCM ce- a; aopa aa cya cajuaaaeao aaaaaa. ■ 
M aa ce to«e paayjeao. jep oasaa aciciynaoct Catoa Mca*ys ao uito 6a ca» npe 17 tvaa npe 
i M iteaauo po caoj »eaoj aouihy aepcoaaojaa (e aeioae p aaua- fiyrapcacr iiiÉaaiaiiaoi aanaaa Ha> 



ckc aojcae. Oaoae oopty joui cy ctape aanaouauaje. cnaaaaa apea- 6uo niutoà nu jtàan CpàiiH. Ctt my otmtMx ôomoiuuix napoda. 
aHiuc Koaopara aaae aecta as Co- noct cpncaora aapou uo ceoa a y uUBo OpaxuMo. /ttttt uttta mo Cpoa a Tara, aa aa mUUOy a ta 
<paje. u je /Uwea m imtom aaaia noraeay caoaeacaM Koaoaaaaaja Mpan»,iua u natttpajt Cp6a e 6y- Mt Byioptu* u cttme ctotnext 
noaaeaa ocTaaay. «a je HsapuieaaflaKac ce y Cpôaja ae uomt tapent tapant. catapu ' 

ctKaa raaaaoaoaaaiyjyher m ju je aame roaopata o pycaoj paaaoayin Aaa oao npotaa aéra uopa 6ata To je cm no epeta A.ta a tal 
Kpa* «PepaMHaiia netpaacao noepe aocra -~ 
aoaaaaa^ Kpaaj Himoac m ce o-! P°ay. 
ôyctsae Henpajate-vrraa. Mcty tea t saaao 

acHiuijy h>i h ona aect. m je 6y- apeaaocta •eaaoïuiy a torumay cm> Ja. aoja je y ukhhm aoueataaa ufn r tnut m a^ m ,,,- — "^ 
rapcKa a.u*j tpawiua aiypay hm «eacxe uapemae H axo je aeaMa HSÔaaa y npaso. «ymaaacao aenpH Byrapca apara a nocraaa y caofc 
tepacMuajy Pyc")e Hecya».aao je. a c Pycaaa cauo sao. ôes a>ax 6a jate*ctBO npeaa Cpoaaa. Byrapa rpaaauc aoje a nocae ca«ra «to 
M )e tairaa aatepaeauaja tpaateaa a raaa aecyanaao 6aao a rope. <y taao otaopeao acno*aaa to cao- y 3-y CDÔaja a rpaaa aacy axa 
a aa apyroj nosaatoj npajate.MKO) ilaHX. ma je oapo 3M> ani«es.io je Henpajate*ct«o. m cy c opyatjea n paae — aaa aoie be a epocaa a 
a noaep*Hao| 6eino) erpaua: jep — y toaaao cy auK Hauie aehe. y pyuH a to My-ucu oouua hiuc. rpMM n aepaaoatj aiuac aonyotna 
Byrapa yaea apaie .noaaa rao*ha noyMaa* y ôyayhHoct Henoaoae6- To ce aaje aorao aa*e tpneta. Byrapi ae ciarty aame aoaata 
y Mtpav KpatKO pewao: ByrapM vaaaja. Cpncim Hjpoa je. aacaxao. Majaatfce y «OMeaty. m* Je m cpn „pay pu. joui aana: be ce npaaa- 
cy nocta^a oajeaaoa aexa a uo- y "yaoj aepa aoaasao caojy apejj- ckh Mapoa. 6apa6ap ca ôyrapcaaa TM h,iu C bo aaarapaaa? 6yaa aéra. 
gycia>aaa — aapaaao. y noracay »oa. M naa Haje saaop. aao cao a rp««a, caaaao caoj sacayajteam Byrapca i ce uopa noaeta aaaaaa- 
cefte y acraKa; aaa y noratay noaocaa aa to. rpayacp. Ha noaarayto opyatje 6y- UTH u ct caojaa cyceaaaa roao- 

aa Cp6e h Tpae, caa oaa a.axoait Aaa aaa craapa. xoje ce teuiKO rapeao — oaroaopeao je op> aijea p„ npac-ojaàa toaoa a ayiaaocaaa 
npHaajHO aapa*y6aaa noctynuH ae*ajy. Aao je Bor aeaoae aao Cpeha aaa. na a rpa aapoaa. m<*> peeneate a Axo cy joj sa ty ya.y* 
xpaly Kaxao aoao nparaopctao caaa. aoja je 6nao aexaroa poaa- je cruaou aa ourrpau oa caeV-e MOCTi canaae »eae ooaecae SHoa- 

y oaoj actaaayroj npaaaua. taao «*a. 6aao us npeTepaae *y6aaa.: A «a oiutpauy oa ca6*e ae ao- „,,*, ajt », u ty m asaeaea» 
ce eaaataatao norspaaAa oaa na aaaceaj a nonynttaiu 6es aepe.a» ayro aa ce oaaaacapa Oa npe- « tor onacaor aejryra Tojtt 6y 
poaaa Hspeaa u ce ca vuiaoa ao- vaapao y ctpaay a cteaao asaecHeceua cae. tu I paray cpehy tapnoM Ipaiopohan nepa odtyd- 

■e ueo caet npohn. mm ce ay- nyaa. xoje cy 6eaj a Keacva h sa Ma cmo. xo eau. asauua xao H0 a mKftHO toJSokm a Pytm/m 
sao aatpar apatata. Byrapa cy. oa caae poajrrea* a cae cpoaHHxe a noOeaaoua as oaora cyxooa. xoja ona iuu.t no aao. Oaa he m ci 
noaoaHor ucnoctaa*eM>a caoje ap- cycejie — taxo aaa n xpauaa a ni mmcmo atcaeaa. na ra mhcmo Ha rpa- uo oaeaxyhata xa-vi caperasu 6y- 
ataae. roaaxo cacteuatcxH npoty- pou. xoja crHuajea npiuaM a Ha- waan hm asasaaaaa. Aaa cmo ra rapou » ctpaay n yaasaa a>ea y 
pua y caet aeaepaa taphetw o xaoaouihy .ayae cpeheV noctajy aopuii npaaKta, km cy ach By- p*^ « rajay apyaioy ca ocaeao- 
ce6K. Miioni n uhoth uaHeapti cy oOcchm h nyera ao aecaocaocra h râpa roaaxo rypaaa aa ry (paru- <ttmu Henpajatea>uaM Caoaeaj y 
Ha cprhao acnuua sa pyxoa, ra- ctauu cy asaop onacaocta a ae- ay ctpaay. Hnate 6a 6aaa aeao- onurre ■ Pycaie aa no ce 
xo aa cy aajnocae ctexan ipHxcy enoxojeru sa cae xoja cy aa y crojaa cuae, xojy cmo cteajia. a q^ ^jmneraax nataa>a o re- 
aaejy. xa o ceoa aHcae Hojckxv.'. oaajuuiii. aeapexaa npaaa. xoja tpaacaMo. y- «««««Jaaaiweatii rraaaamai rin 

a o cukom xpyroM aajrope. Kaa> TaWHeurronpejsctaa*aByrapcxa, aapua cy aac. a mm cmo ce Mopa i^Saau>u—» a v aâaaaooa*- 
nocaeaMua tora 6a» je aaaraaJ»i>*Ko y noraejy u aac Cp6e xao aa 4>tql Buaa cao ce. a no6eaa- mtH nrr ^. mlÈ ^ t J' q--. Z^aZ 
aa srpua o H>axoao| aea«iHHH. ne- ôpahy. raxo a y noraeay aa Tpxe aa cao. ,„ - >r(K - r - MÀ - ^ ma J T y^Z2i 

noôeanocra a acxa.y<<aaoa npaay n "= cyceae. a iiajnocae a y norae- Ctaopea Je aoa noaoauj. mot „>J&**u r'-T ii i T r *mcl.iL< 
npaeactu xa BuxattcxoM rioayo- V "• p y c «- **> iKMaTHaKe poaH- aptwtpta. C h,h»c ce aopa paiy- twaût<\uMt» Coôirkà Uoie 
ctpay Cpuaepao toae nopaetao »**« » noxpOBate*e Ôyrapcxe Mao aata. ae caao ox nauie. ao a oa {■•— „ -^jT, ««rre croaat flo 
je H,axoa anetat sa ukmm ocaoje- r<> noHHHjCHax- norpeuuxa a xpa- CMtaje xpyrt erpaae. J£? ' ^.^-^ ^- 'T^-ii. 

luuti. xomc cao npoxteay a aa aaua. xoje ce aeoenopao Mopajy y- Byrapa 6a rreaa u ce cKay ,„,,,' „ aaoaaaa u ce 

noaaeaa rtuuixy aparoueay «pray. nacata Byrapaaa y paaya. notuay aa npaae acaeurra. Oaa joui roaopc o ^^^ m ôoaÎBora/ao— «carra 
Aaa to tm|e noaorao Aouuo je H>axoae cyxôe. Hapoaaor xapaatepa. .uea»y y llerporoM*. o <*of>i jnvron ^^ 

xotar. u ce c a>aaa aeh Haje ao- mo m' aa a>Hxoaor noaataaaor u- aaacpa ,u urae epoexe saxTeaev/^ 7 

r.to aaurc aa roaopata. Hacao .»a enaraa* aaa 6o*c peha aeaacna- Ho a>aau ce aae y netporpu. M 

mh taao ôoaao MOpua ocetara oay|raa>a. Oaa cy rpoaiaaua. aeaaxa 6a oohuuh .Petxe Byxae" a ..Ko- -IMPT PAMVH 

tyatay a ceCHiMy aeocct*Maoct 6y- roe u ias i UirS-y hhotom noraeay, m- aaae" Oaa Hspamaujy xpos jy6e •"« • '""' « 

rapeay? Ma. xo(a cmo cae tua u poMirro y noraeay cioae ae x e eju-, .epoexe saireaC. aaa caao sa to. — 

Eyrape. pu .Hac ce ae rase Caoacucrao. u ax aeacnyae.M ax. no aoryh- _ o» njinam fn. ,■■ _ 

Ko cy a urri cy Eyrapa. Haj6o- aac ce raiy caao Oyrao£aa aate- cray. asarpahr. Aaa to aehe 6a™. . „ 

*e cy acnoaouH y caoue noaaiua- pecaf — to «a- oaa xpatato Jyae, to ne cae oara. Byrapa notajuo "•'• *"■ »**• 

n>y npeaa caojaa caacsHHUHMa Cp joiu roaopH.ui. .Axo aac jw noao- uiypyiy c Aycrpajoa. a oaaao ce flo y r~ 
6aaa h rpuaaa. Aaa aauito aeh a rae Pycaja. Kaaa-cy xoa Ayerpaje noaawty ai pycxo oaaroactatenc. aux: 
raaopara o caeay toar. urra iuuh oraopeHa apaia y cauo xo6a* — cae y «ciaou ua*y — u yapue. noaattau 
a saa ueo caet Aaa. Koaatto je aac aoaaxaauH cy oaoau 6yrapcaa u ocpaMOte. u omtere caoje cy je crapa aeTaa». Aaa je 
6oaeao ôccnpuacpao xpexo a ae- npaaua h apxaaaauM. nonyt oaora eue a caaeaaaae. Moate aa a Py- actaaa a to, u noaexa nyt ae- 
aojaxao noaaiuaH>e «yrapexo. hcto rpeuiaaxa. kojh xu Jft ataoctoju caja ae aaarta to aoxe aa oaa «om aapoaa aoaeaa u 6yae oaa- 
toaaxo aac je ooaeaa urro eao u aaa aepe y Bora. oa nperonae ut a aexotaue «ara Mopuay aca- *ep tlcsaato je u je a y opoœ 
aoraa enasata. u je eu iuixou xymy haaoay. cawou «Mat y oao cteauajy sa taao ieam uaajyha aoa aor/ a. op. Ayrrpaja arpau 
ooataaauujaaaepouHjHyapvroa Me urro Je aayaaa y Maouo aeaopu? yaory muq» au je a nj i j i 

caety — a aa» ae 6cs loysénu Aaa Byrapa cy aaua ty cpehy Cpôaja je. ca ajaoor ô y r a p cxo r cae upm aa i—> . aaaeka m a Map* 
A HecpxBH.eHo iijc je najaauw 6o- «a ax Pyeaja noaarae M aore. a apamn. M xcuoer. aopaaa a no' tara Hruaja. aeaaaoayaiao .no 
aeao, *tA cao aopuH npaaara isx to je 6au turxou taxaja .xpos eu apyra nyr u ocaata oao, *mto je a «m ut ♦ | i«a njr «n ) . xeaa ax je 
u npexope oa oaax. Ôes iaje xpaa iwaxoa exopauia.ii. a ae xyra xa- jejaou aeh ocaojaaa M u ni k M aerora. -aura opejucaaa Hnanat. 

20 



La Presse étrangère 






si km: 



Ll prisse suédoise a d'honorables antécédents. Ses principaux 
organes onl près d'un siècle dVxistence. Paysde tradition, quoique 
merveilleusement ouvert au progrès, la Suéde a suivi, au cours 
du siècle dernier, une marche tranquille et sûre sans heurt ni 
trouble — si l'on excepte sa désunion d'avec la Norvège qui se 
produisit toutefois dans un calme relatif. Sa politique intérieure 
est exempte de crises et, quant a l'extérieur, son ambition se borne 
à conserver de toutes parts 1rs relations amicales qui lui sont né- 
cessaires pour le meilleur développement de son commerce et de 
ses exportations. 

Ses journaux sont l'expression écrite de cette situation : c'esrf 
pourquoi on a trouvé en Suède, et jusque dans les villes les plus 
septentrionales, des publications littéraires, scientitiques, philo- 
sophiques même, complétées par un groupe de feuilles locales 
spécialement rédigées en vue des industries régionales et du com- 
merce. 

La presse suédoise se distingue par une véritable supériorité 
au point de vue technique, une rare abondance de matières trai- 
tées avec une grande compétence. Certains journaux peuvent être 
comparés à des revues quotidiennes et s'impriment sur douze et 
nn'iiie seize pages. 

Stockholm est naturellement le grand centre des journaux : 

Stockholms Ihujblad (Journal de Stockholm), organe conserva- 
teur (1824), traite avec une grande autorité les questions de poli- 
tique étrangère ; 

Aftonbladet (Journal du Soir), libéral (1830), publie trois édi- 
tions par jour ; 

Dagens Nyhtter [Nouvelles ijuolidiennes), libéral (1865); 

Stockholm* Tidningen (Gazette «le Stockholm), organe radical 
modéré d'une réelle importance politique ; 

— 291 — 



A travers la Presse 

Svenska Dagbladet (Journal de Suède), modéré, journal très ré- 
pandu dans la haute société suédoise ; 

Ni/a Daglight Allehanda (Faits divers du Jour), conservateur 
(1767) ; 

Dagen (Jour), biquotidien ; 

Svenska Morgenblad (J ournal du Matin de Suède), religieux ; 

Socialdemokrat (Socialiste Démocrate), rédigé par le leader du 
parti socialiste, M. Branting. 

En province, les deux grandes villes commerciales, Gothem- 
bourg et Malmo, publient chacune un journal égal en importance 
à nos grands régionaux. 

A GOTIIEMBOLT.G '. 

Gotheborgs Handels ooh Sjofarts-Tidningen (Gazette du com- 
merce et de la Navigation de Gothembourg), libéral. 

A Malmô : 
Sydvenska Dagbladet Snaïlposten (Journal Express du sud- 
suédois). 

Citons encore : 

Goteborgs Poste/i (Courrier de Gothembourg) ; 
Skanska Dagbladet (Journal de Scanie) ; 
Malmo Tidning en (Gazette de Malmô); 
Skanska Aftonbladet (journal du Soir Scanois). 

A Paris, les plus importants journaux suédois sont représentés 
par l'agence de correspondance Paris-Baltique, fondée et dirigée 
par M. Frik Sjoestedt. grand ami de la France qu'il habite depuis 
plus de vingt-cinq ans ; il envoie quotidiennement à ses journaux 
une colonne d'informations télégraphiques. 



— 292 



m,:m Stockholms-Tidningen 



..«^O.iw3^ 



g~'"* T "-' — Andra europeislca baptistkoogTessen. -r-û^Sr^H 



S?S?Cr r! : - 



"IflEhSxrfe 



., : :-;-£-?r.'..:r;- 



Svenska 
nyheter. 










ss?Ta=rs: 






_ ar2£-t£çu:;rir. ae zz.zj^ £ ajt-SE^-= 



i~.tr x^.; Underofficeruroas kolMflni* 



^m^x 






fo=r^ g-:pà 



— .r- "- -^f~. T~» ; -*'* " ^ . » ~ *y?"g 









MMÉi 



ÉSârSrr^t^ 






_ : ^ 


























î Îœv£I ïtsEt^ te rît =c : 



\ 



s' 1 ' 



La Preise étrangère 



snssK 



Les institution- politiques de la confédération helvétique di- 
visée en vingt-deux ranlmi-, dont chacun est un petit état qu.i-i- 
Indépendant ; la diversité de- langues qu'on y parle, allemand, 
français, italien, roman : les différentes religions qu'on \ pra- 
tique : tout cela a inllué singulièrement sur l'établissement et le 
développement de la presse. Cette diversité même est cause que, pro- 
portionnellement à la population et au territoire, la Suisse est l'un 
• le- p.ivs du monde qui possède le plus grand nombre de journaux. 

Un 1890, il y avait déjà 785 périodiques publiés en Suisse, 
dont 211 en français, 18 en italien, 3 en langue romane, et 553 
en langue allemande. Ces journaux se répartissaient ainsi au point 
de vue des matières traitées : politiques, 330 ; officiels, il ; reli- 
gieux, 65; juridiques, Il ; scolaires, 2'\ ; commerciaux et indus- 
triel- 124 : -ciences naturelles, 16; littéraires et scientifiques, 37; 
agricoles et forestiers 28; militaires, 13; illustrés, 36; mode^ B 
feuilles d'avis et listes d'étrangers, 'il. 

La presse suisse, dit M. Paul Sury, dans sa très intéressante 
étude à laquelle nous empruntons ces renseignements historiques, 
a commencé au XVII' -iècle. Elle a suivi dans son développement 
une marche lente, méthodique et sûre. C'est à (îenève que la 
presse de la Suisse romane a fait son apparition. La première 
publication a paru en 1634. Cette publication périodique s appe- 
lait le Mercure Suisse et contenait les événements de l'époque ; 
son rédacteur était un professeur de théologie à l'Académie de < îe- 
nève, Spanheim.. Le « Mercure Suisse » appréciait, au point de vue 
protestant, les affaires de la Valteline et des Grisons. Le Mercure 
d'Etat fut fondé en 1635, pour lui répondre, et traitait les même- 
questions au point de vue catholique. 

En 1693, parut la Dépêche. du Parlasse ou la Gazette des Savants, 

— 295 — 



A travers la Presse 

éditée à Genève par Vincent Minuton, hollandais d'origine et bi- 
bliothécaire de cette vilie. Mais la première publication hebdo- 
madaire fut la Liste des Prédicateurs, publiée chaque samedi. On 
trouvait également à cette époque des pamphlets, périodiques, 
tels que le Postillon de la Liberté, les Sifflets de Saint-Claude , le 
Moniteur Genevois, la Vedette Nationale. La presse suisse, à son 
origine, est donc confessionnelle, professionnelle et vaguement 
littéraire. 

Le 31 décembre 1813, Genève reconquiert son indépendance, 
mais c'est seulement quelques années après que paraissent les 
premiers, journaux politiques. James Fazy fonda, le 5 janvier 1826, 
le Journal de Genève, organe hebdomadaire des lettres, des arts 
et de l'industrie, qui eut pour concurrent le Courrier du Léman, 
lequel paraissait deux fois par semaine. Ce dernier s^occupa sur- 
tout de politique étrangère ; il compta parmi ses rédacteurs 
Charles Durand et eut comme collaborateur Chateaubriand. Cette 
feuille se distingua par son hostilité à l'égard des Jésuites ; elle 
fut prohibée en France pendant cinq mois et disparut le 26 mai 1827. 

Le Fédéral, qui vit le jour le 16 mars 1832, fut le premier or- 
gane de l'opinion conservatrice. Dans sa profession de foi, il di- 
sait : « La Confédération est menacée par un principe dissolvant ; 
nous lui opposons les principes conservateurs qui reposent sur 
la vérité et le patriotisme ». L'innovation de ce journal consista 
dans ses correspondances particulières de Paris et dans son compte- 
rendu détaillé de la Diète Fédérale. Il consacra également une 
grande place à la critique littéraire et théâtrale. 

L'Europe Centrale, fondée le 17 décembre 1833 par J. Fazy, 
fut la première tentative de journal quotidien. Cet essai ne réus- 
sit pas ; l'a Europe Centrale » fusionna, le 3 août 1836, avec le 
« Journal de Genève ». 

De 1840 à 1848, le radicalisme suisse s'affirme, grandit et finit 
par triompher. La presse, dans cette période de lutte, fit preuve 
d'une vitalité extraordinaire, soit qu'elle attaquât les traditions 
du passé, soit qu'elle les défendît. 

Le Fédéral et le Courrier de Genève, ce dernier rédigé par 
Toepffer, résistèrent aux tendances nouvelles, pendant que Fazy, 

— 296 — 



X~«XUtK»BU 



jy^^Msw: 



JOURNAL DE GENÈVE 

HAT10NAL, POLITIQUE ET UTTÉRAKE 

OHOAKJK gliiril'IKK 
DKUX ÊDITIONSi «Oin KT MATIN 



SU39 



awuiMtMl 



BUUJETUt} 



tWMf* 1 ' * -Mltet H !■«■■■■ 

h fte» te>te* te.-, o^f ilii-te-y 



-te «•*«• a» r te »»mm mj 



ti dM» é. k k.k kk. |g*J» > èk 
MMk». tu.' kartSl» 

M*. * 1— <•> » ' 

■Ma k « MM'U> 

CM kl M. MM U 

«m h ii ■ i ■ i immm. a—^- 
k» - ~k»«M. a— a 1 m k. . 
■M M kMkk k k» i. « m 
—a. «M k M k b» 
•mm m "•»• k 



kMhMNN* M— 

Ikt ... k Mkkkaak 

UÉ« »»M «kk «jk— M M 
ftM#M MIMitaaa. ki — km 
klk k lyk kb kk M MI ék kka 

!•!!"%*>!"? ^i!*^» *k 
MMM.. * m* «M, MHS nm #•» 

tV-Tkrtlî CSJ£i"£ 



M Klk » «k k 



£r- 



Ijfc. » M MM «M*M 



-M «k aw, 

Ca M b it^ai ' 

T. k. X>. ' 



t. te- C*rW i tei te» .t- mm 

€-M te MéM.MM*tf«|»<t>lta»MtW. 

7 r.tîku' snS^ rrwy 

■ iM-tt— MM humi «m •*«**• l 

t» «te* * ¥w»m»w ImM teM 

m r** fte» M-t te te«F 
te. h «*•*«. te tete* te 
ML. «M mi te M» te 

Mtetet v jteM«te Ti ^sy yc' 

ÏTmi |(«9w te itew te Nte 

a ffig.s tt-.-?.t 

taMtet «Mte te* XtWw r»». 
iMiteatetefciMi. w te k te-» » 
te-t ifteiWb tWtetei te ■.«-<- 



SUT ■ bStoSrV* -**• -— 



•mm teyte tetel m 

— j rrSkjr's-; 

M » l«k Wik |l.it éT>Ma » 

ui kkirtkMk M—» 
Mb im r.*M ^ P ii ik ^ i m 

7 »i|« kki<li | I ■ " 

«kk liiikki n lw*Ha. M 

■ 1 I ». » — - kkk i" 

é» rMl^MM—kl' 

r£iri-MkTrîi»vi 

■ teHnmi rtefftetete «m Gattert 
MffteM rtiJtem te >—» tete 



J>wf te w>j. MJtetei » tel f»** 



rsc 



0. fkaa 'I ""••'M •• 

*«k k kk-Tlik é> kkka 



'•nie rt-rii— ïî/: 



MmTm M ka Mal.» .Va.» 

M US MM M fk kk ' ' llk 



3mT»m «Ma km - m k> 

■ Il ■■! I *ikHk !■■■■ k* 

■ ii.li,'— ill.il k. iii «k 
kskk ékkkkkkék ■)!!! i ék 

■ n V i ék kk nm i «m 
•.«Me» Ilknk, <- . rk U 
M— k Mx Uk M kkk 
k kl n..-. , n i! il C. a M 
■akkakiuaiiDiiilai 
■» k l«wi «n kiki. fkk 

■Ma ki kkik k ék MM aak • 

k«kk«kC.C| l u i k-M«k 



kkVMkiMkM 

££SSâE5E 



•«•-te-* IM-4MteMteM i 

C te M te» U 

NtejteMl 



wJtelkMteM bte-rAtete»* 

■M*te « lilWftM iktel te 
MMMMMteteMMteM --.- 
-Mf-te « Mteteit a~a.t te» 

teMM«ktete ptewte TU 

imute —4 » r«w n , . 



•tete t rte-tete- irte * 

«Mi te Mrtt tetea • i-te i|-i * 
Gtetten Wte»«Mte« • Vmw * tetete 

La l i wi li i «M tet Mtete* fte M 

•-m» «te*--. Il ■■ — w* «m. m 
Iteatete— • te «M» Ml—-. pMMi ••• 

CteCCTbtete. te/*-S-i' 

ritetete CteWt laMMi te tel 
piMteteu rwMwwM- te «w» 



te* Lftea. * tel Mi i M te>te«Mw 

£J«Mm-7-Ûj^cS 



kkkMk Fw h i 
«M IWirMi 



tjr 



IM t i kkk IhMV 

»- mi ,»i ii m as. 



>tea» li i l -iH »— »■ ■**«-» te 



hta di M» 



S£5ZZfS?tiï£i «m. 1 C ftT»VpkM J r U'kS 



k n ik ■ ' '«MiMMéM 












Lettre de Pans 









MIMÉ fkSÏkkk* 






kW.âg VLikl5:" 
=.c=-5rsZtrï.t 



«h.m.mmX te^tetete » » te Mt» 



kirtitv-.=r-- , i 



LES BALKANS 



l--rrïz«rkrrsc 

■kkklM kMM -M (M. k. 



MiirtakMklki 
kk kkkfck I fcil M 






-gan sa,., 

.M-MTSÏST-r! 



UDTltÉd 

<-i-waDBis-« 



kli k i i 



^■ M M I II ■ « I F MM MM 



— k—> _ M «M- 

CV— — — | it MlM Ml. Il l ll| kn I M 

teMMÏM - • «M Htel Fte* — 

cgjigk < Mjr.ta.MÏ 
sri--x-'" 



rSXTRtk'MMÎ mmSTm 



Ikriialki k» 



MlwkMkNkiMnkM 

s^ççx'jjœ^TMt 

te* • tew* wa. • - Mv. • -tel 



*M«te->pi te—« te> ■ — ■ ■ 
■ teteate»M->teftr>>< 
te te--» — . te -— i ■ . - 



te» «^ J I»T -te» -MteM » - 



kTkMX?çrxi 

«McklMMkMM 



Sk-MTS-M* , M.'M=-.- 



ImCm kM «M »M*M 
»»m S' tMMIMMMM 
tMfc k» k M» k MMM-k. 
kfM MfcW^k MM— ITM 



otetei Miitetet. -teTi-tettete*" 1 ! 

-. fc k-^izrC3=-rr3 



MuMkkkkii 1 
0>> nrMfkk « 



SlVCât i!" *, 1 *^ * 



s=ïj.r 



usx----.r 



_»k mm k IMa I 






■.«•MkplSpklk k.MHU».i^« ...Lk~i.>....a 
pii.ii ii M MHlwlk, Mk kl k k ■ m M i .11 kM kMllkkM | ll H MMMMM M 

kkMM.MM7TM-ik.-~ Ml M l H k— kk»7— MkfMl Cm Mm m. mMM 

» MkM» ikj 11 k lMl .kl M- k l'M.M.kkM kk ^MMl »"*• k»M» iM. MjM — Mk l k k — H II l l>| | 1» I .M M 

k^^iuMkil&Mtk'ï, !Lmm^1— Tim— •mm'X^.m *"***"•■ y i "'^!? *? *^ > ^r*_ fc rT' > y**^ *** î? . "**} '^t^ *! " 



n 






f\ 



La Presse étrangère 

dans I.' Hr/trrsrntmit, |ui i - il.m- la /(<■>,,,■ ,/,• Cmi-ve, menait vive- 
ni. -ni la campagne contre les principes c.inscrvatciirs. 

Vers 1SK), le « Journal de Genève » l'ut rachète par les con- 
servateurs, peu avant la révolution du 8 octobre delà m è me an- 
née, qui eut pour conséquence I arrivée de Fozy au pouvoir. 

Le Fédéral » déposa les arnica et disparut. Restèrent en pré- 
sence : la « Revue de Genève », organe radical qui devrai la feuille 
gouvernementale, et le « Journal de Genève », organe des con- 
servateurs. Ce dernier, sona la direction de Jacques Adert, perdit 
sa qualité de feuille locale. Il se développa, augmenta ses corres- 
pondances particulières (Berne, Paris, Turin, Florence, Londres, 
Merlin, Vera-Cruz, etc.), et ouvrit ses colonnes aux variétés litté- 
raires et aux annonces. A partir de 1870, le « Journal «le Genève » 
devint un journal international, grâce à la sûreté de ses rensei- 
gnements. Pendant la guerre de 1870, il se fit remarquer par 
l'exactitude de son information et par sa critique serrée et péné* 
trante des événements militaires. 

L'année 1846 vit surgir à Genève une presse catholique dont la 
plupart des organes ne vécurent que peu de temps: la Sentinelle 
Catholicité INiT-is , la Voix Catholique de Genève 1847-48 . 

\'(thsrrr,ilriir dr/ieVois (4848 *» I . le S/trrtah'iir tir ( ir/irtr jqyj dura 

moins d'un an, et Y Unité (1854-66). 

Encouragé et approuvé par M« r Mermillod, le « Courrier de Ge- 
nève h ne larda pas à prospérer et, dès IN»»!>. parut trois fois par se- 
maine. Ce fut le principal organe de résistance de Kulturkampf. Il 
lutta vaillamment, défendit pied à pied les droits de ITlglise et des 
catholiques. Il s'éleva dans des termes énergiques contre l'expul- 
sion de Mf* Mermillod qu'il qualilia « d'acte d'odieuse brutalité, 
d'exemple de sauvage intolérance ». Après l'expulsion, il parut 
Longtemps encadré de noir avec cette mention : « Premier, 
deuxième, troisième... jour de l'exil de Monseigneur». La presse 
catholique eut le grand mérite, dans cette période révolutionnaire, 
de rester toujours sur la brèche. Un journal détendant la cuise 
venait-il à tomber qu'aussitôt un nouvel organe relevait le dra- 
peau, sonnant le ralliement autour de l'étendard de la foi. 

A l'opposition conservatrice vint s'adjoindre, pour combattre le 

— 299 — 



A travers la Presse 

gouvernement de Fasy, une opposition démocratique, dont l'organe 
fut le Démocrate Genevois (1852-57). Ce dernier attaqua vivement 
le système radical comme incompatible avec le régime démocra- 
tique. Il tomba, en 1857, à la suite de la perte de son directeur. 

La « Revue de Genève » devint en 1860 le National Suisse, titre 
qu'il garda jusqu'en 1866 ; à celte date, il fusionna avec Y Avenir, 
pour devenir la Suisse Radicale, ayant à sa tète J. Fazy comme di- 
recteur. 

Deux journaux menèrent surtout la campagne contre le gouver- 
nement de Fazy. Ce furent : l'Esprit Public (1861-63) et la Démo- 
cratie Suisse, rédigée par un homme plein desprit et de malice, 
John Braillard. « La Démocratie Suisse «contribua puissamment 
à la chute de Fasy. 

En février 1872, en période du Kulturkampf, parut la Patrie, 
journal quotidien, radical libéral, organe du catholicisme natio- 
nal. Son rédacteur fut Théophile Droz. La Patrie devint, en avril 
1874, la Patrie Suisse, et, en février 1875, le Fédéré, qui cessa 
brusquement sa publication le 27 avril de la même année. 

Après toutes ces luttes politiques et religieuses, le calme entra 
un peu dans les esprits et, en 1879, fut fondée \&Triôune de Genève. 
Cette feuille se distingua par son caractère indépendant; ce fut la 
première tentative, dans la Suisse romande, du journal de pure 
information, reflétant toutes les nuances de l'opinion publique. 
L'innovation la plus curieuse réalisée parla « Tribune » fut son sys- 
tème de cinq éditions successives par jour. Elle a actuellement un 
gros tirage. 

Un autre journal dont la vente s'étend chaque jour, grâce à son 
excellent service d'informations, c'est la Suisse, organe indépendant. 

Après la presse de Genève — sur laquelle nous nous sommes 
un peu étendu car elle condense l'état d'espri t général de la Suisse, 
— il faut citer en première ligne la Gazette de Lausanne, fondée 
en 1798, à laquelle a colloboré et collabore encore tout ce que la 
Suisse a compté et compte de personnalités littéraires. Cet or- 
gane, libéral conservateur, est dirigé par M. Edouard Secrétan. 

— 300 — 



La Presse étrangère 

Dans les autres villes, nous trouvons : 

. A Berri : 
Le Bund{ L'Union), qui est l'organe de l'autorité fédérale (1849). 

A Bale : 

Les Basler Na'hrichten (Nouvelles de Baie), fondés en 1846. 
A Zurich : 

La New Zuricher Zeitung Nouvelle Gazette de Zurich), dont les 
tendances sont vaguement pan^ermanistes (1870). 

A Priboubg : 

La Liberté, important organe catholique (1871). 

Genève publie également un excellent illustré la Patrie Sni-sr 
et, entr'autre9 revues, la Semaine Littéraire qui parait hebdoma- 
dairement depuis l!)00. 

Lausanne édite depuis 17% une notable revue, la Bibliothèque 
Universelle. 



— 301 — 



A travers la Presse 



TURQUIE 



La Turquie édite plus de trois cents journaux en toutes langues : 
en turc, naturellement ; puis en français, en anglais, en allemand, 
en arménien, en grec, en arabe, etc. C'est le pays où les journa- 
listes ont.toujours eu le plus de peine à écrire ce qu'ils pensent. 

Pour faire paraître un journal au pays des Osmanlis, il ne suffit 
pas du dépôt légal ; il faut, en outre, adresser une demande au 
grand vizir qui, après en avoir pris connaissance, la communique 
au Conseil d'Etat, lequel la garde dans ses cartons et ne la sort 
que lorsque la fantaisie lui en prend. Quand le firman d'autori- 
sation a été concédé, il n'y a plus qu'à compter avec la censure 
turque, et cela n'est pas peu de chose, si Ion songe de quelle ma- 
nière elle opère. 

En voici quelques exemples pris sous le règne d'Abdul-Hamid. 

Lors de l'assassinat du roi du Portugal et de son fils, le Levant 
Herald annonça ainsi la tragique nouvelle : « Le roi Carlos I er et 
le prince héritier Louis-Philippe, de retour d'une promenade à 
Villaciosa, sont morts, en rentrant au palais royal ». 

Le Stamboul imprima plus simplement : « Le roi Carlos est 
mort. Son fils Manuel lui succède. Il n'y a donc rien de changé 
dans la dynastie du Portugal. » 

Après l'assassinat du roi Alexandre de Serbie et de la reine 
Draga, les journaux turcs publient qu'ils sont morts « d'une forte 
indigestion ». Pour eux, l'impératrice Elisabeth, assassinée au 
.bord du lac Léman, « a succombé à un coup d'apoplexie ». 

On pourrait continuer ainsi longtemps la série de nouvelles qui, 
arrivées intactes aux frontières de l'empire, y subissaient, du fait 
de la censure, une déformation singulière, souvent même un tra- 
vestissement complet. 

Les « jeunes turcs » qui, lors du renversement d'Abdul-Hamid, 
avaient proclamé la liberté de la presse en même temps que toutes 

— 302 — 



4*1>- .4- 4~- 4A w »-. ». 4., - <â ., j. .». éf. 4.4-44 

— - •* * t« • •^'SJLiXif- *• •** * 

,.4W>4i/ «,.w^U^. 

«44,4.. 




-*>• 



4, JW4^,»JW»-. 

oa/w -v» »/" jj» -" 4*a 
4/.-4_4,44l,-4>v»,t- 

•• *•# 4*4444 •»( t>- 

. «A» 
.4, 4» « J4 -•-« 4»»-i 

-P-.»*»- 4-",/ .444 44 
44V».. -f,p4 «J,«,I^J 



— >4. 



»-. 



•4V .(V — *V'r-M>- 

4— 44,. 444144444^4 „••' 

A-*», —41 ,„» 4,4 -y 
*-- M .-» -„4 -~ ,J. 
VMMMMjM! ."«j 4».v>, 
.a>. ,— *• v"'«». ja» « 

-4<444 m>« ^jN4W 



.-•4.4.J ■..»-, -a. », 

«4*4» 4*4 <H"^i» \y 

**... ««j».-'^-^ — .„ 

*»-.4'/,4i».>v4..<4. 

— a* ». 441».,» <>4 ./,. 

•m*. -v-i.4 i-i j,, 44 
-■4 4-ai» J (««^^ 
-j, .,4-41 4. .«i-y;., 
-44-4, jv- », / **», _ 
..V-.4». — <>> -» 

-44l* •> — 4 4.' 4— > 4., 4M 

-/ -.444 .. — *. . v 4. 

— «-• .*..—• 44 -.4. 

44.',J—. 

44*-44» ,V». 44A.4 j,, 

— 4\, 441 w .v..».-. * 



■>— ••• -» .J, .^ .4 



■wv> , 

4-4. -^,4_ -->/". J 
«Mb «av 

44» A». .444 4V44 <av 

.- —-.4.44 „.— . 

feM. V— .«4. 444^-441 

^»«« A. J-X4»4. 

4f-*4-,44 



•V 44 «4A4 4 4 _*- 4% '» 

J» 44-4.4 4M ,441 4- A- 
*#!!•** 4-V— » -J. 
4-.'.»4- •.*„>. ,44 44. 
'4 *> v» *» J.I.. . »..« 




> -4» -•» 44»4» Mu 
.>A4 ,14« «4>- d><l 

ribj 4-\,_4, -.Y_— jv,. 

^•>>>V ■"«>—•»/>• 
■4W». ^- A». 444, S ,«4 ,4 
jfc. *, _ .44 >. _«. 
-» 1 4VAV 4»>4 « -J**,-» 

-4 

-.«•••A» 

4>4*. ,*.> >.> -.- 

A* ^X,S..».»V<I 

■y *-»*—»,«« •**• 







•*" *»#*♦" ^<« MtVrKaHil 
* *0 «-Vf •>• */a»' 

4*4*4 4> _l U-. 

4-JA 
*-%> ^.,4 *-»-.4> J> 
4*,4W«^l*-4j, 
/JA^ — 4-/ 4^-4.. 
— -»' *-. y,^. J> •% -» 
•»X»4rf' jfM^„ 

4*«4 4- 4, 4M ^y >J|< >y 
44. «. 4J„Lj_4- 4— 4,^ ,y- 
*•>*" *«*-».», 44* 4"M* -T. , 



•" /41 «>^ 4Wl,l J» 04J-, 
J,l,4 4- -44 r J> 

4L*< •>* t?ir~> m» 

*»- V AV «4,^1 4—4»» 4V>I 
.44+ 

4VIAV. 

-..r-f—4. J Mi'^<A>. 
**« • 4-»V »«• * •■»»» <*y 

4<l/'< «4/ ^^»- 
•4» 44 Ml /<• • « 4> .4- 

if »*44r* *»• A ^A,! »A*j 
* j» 4A4» «Md .^ilg^ ^ 

-4T> V.44 44J |4|l4-4 
4—-«J^4 4^ 

-^« **^, A-,^i,jr 

4W 4^ 4» 4». >., 
vj. > ..4,4 — «>4 ULJ 

•«——>' -* ^«-V. 

J'. 4»~^- ;U«.444><4 
•4>V4« «4M .44 ^4V Vk> 

« , 4*^- * ^^ _ „4^.4 
**- 44441 +4 1 4*444^4) ^^44 

-«^4^« <4» 4F-4V > J «> 

-44^4. 4.4 ^44,4 -44J ,4^^ 

->»»4»»fc. 




-»J ,4.4.4,4»'». -« •» ■ {— **** * *- * *—< +^ 



■ 4 . 4H V4.II4444.4I 

*♦• -»-4l 4U4. 4/ i. ^ 
-JJV*)*-*-p+ -4. 

"•"'■ V^.44,14 

••444H. «T^ 444 ^u. 1 
44. |0 4444^1444.4-4/ 



4*44 ,1 M 4V4'.44» .«Wfc|y^ 

•»■•«-• >*>«>^ '4> 4V ^ 

4V.WV. . .,,,44 44/ 44 

<., — ..p..4-. 
-^>4,..AJ--V4^44 

*" 4» 4V..4. »4..4 4 

t'»J'w 4.. . ^..At 



4M<-4;U4 4t4 4.4«» 



444*. ,0 -*,. 44 4. 4,^, 
• #«44U< 44«J W< 44., ,444. 

-*-<»'-•->•« AV»»»«f 

■»• •S"4.4V4*4 44l4W 4 -^ 

-* 4/ . 4V_4 . ^. 1> -4 .^ 
*»■» .44. 4,^ ,M j4 

— ,_. J>.4.4.,< .,»._ 
**4 444L .44 .4 4 JL4-4 ^W 



J.4.-44, V«4 « ^É. ^«„ 
4.4-.4«. < rf^^. i# J,4« r i 
44>,.l ... j,4 4, .44U4T 

•f» j»., .^V.. JLJ-- J.-^ 

4-^ «A ./ • ^ 4r4, >4P 
4P- U4 4V-. 4>*J lJ ~4»% 
—IJ-( v44-.-J.4J- A- 

4— 44.4 <v . J^ |4,fc4 .4 

4^' — 4»-l4— ^— '.!.( 
4'4rf*(4Ï < 4,44 4-4<444 



vv 

4X. « 44 4-^. .4V $444 

— «V-»»" •V4V4'44 4» 
«- 4,r-> ,.,. 4^44 t »- AV 
-44'.- J-'ï-Xj-W té*! 



«4,. -W /-4..Ç 

• -<V -4» 44" 

J-*V -44 4f 4 4> 44 >4 *-4 

■• V- 44-' t »4- 4» 4-44./ 

-*-— V-44--444 44444.- 

^J4'...; r ... 

-4 ,- -4. .^—4 .»..>_. 
44»»», .44^. V4J-».y 
iV-^4 /4JU4,.4Um 

•*Vl-'4 . 



JV4»4 * - - - .- - - -^. 

<4V44V^,4» M 

444». 444. .4V 4- —44. «4k 
4 14-4»^ 4 -^.»_^ 

4> 4 4». -.,/>>. 4. 4-1 

4»-J 44. 44«À ■ .»444 4. 4^ 
— 4^4»-. 

«V»»»»».. «444» 44» 

— * »— — 4'/444 44 

4 ^4. -, ,^a^_ 

»— 4-4V.4»4>.» -.^ 
I44lji<«*4 

44V444*— 4 4» 4/ 

-* l 4>'4-'* 

4»-» 44«4< 4V44V»-. 
^4»44 4»4-4>4r44<>, 



4444^.44.44.; .»,_.<, 

44*4 VVJ4 > 444. V 
4>->*4^< 

4» 4«4 -4 «4^. 44 

-Ul»,4f44444 

«44 OV i— •_ 44 ^ ,/. 
*4* i-4"^>t4 4»4 4l4 

•>44)44.I4V44 
■44'44 # 4-4*l44>4,4V4-j44 4V 
fA 4AVV4 1-44 J44f. r^^4 



^ 



4>4-^VAJ4.44.^.^ 

j. »( —4.4 4L>LA „ ,.,». 

— A 4.'< —V.— 4; 
4A 44/ ,/■- 

>4w-r»- 444 

•4V.JL4l4V«44U. -4V-^ 
«4>44>>4>-l>4 
4-4 4M4f AV -^4 
»AJ'-.A.4~4WvMV<'*» 
4«V-4 «4. 44» — — V< V 
•4W 4UV4 —4-44 A» — 4f 

»>A/ 4V44 4« / J44 < 4*- 

44-4*^4 4»»» 44- V4., J, J. 

•4>'-4/{4.4»4A; 



jlj-lv^JU 

<»-»" 1 »-4->4'4-4-'> 

14 M 4Vv«, 
'4 — 4.W, 



-4*4— p .» 4S-4 44P».-,!. 

M.4I4I 1»-. .. _ 
■4«4 -4. 44, 4V4 » .. - 
4»4 4^ V. - 
i444^4.44(.. .44j-- — 
.4. O. -»4 44, —> 44- 
J,-J«- <-.<<• •>.' ** 



^A.J-4 .4-4-/' 4- 44 .-4 
4-4, -- C -^..^-4V., 
-4". ■— ^" 5> 4M*» -p. 

»4»J 
*»« , 4'^ 4, ... 

-'.«4 A— ♦¥{** 
../^44/^^A. 444W 
V«*4 4—, ^4 *.A. *» 

A4" 

44W^u.(,p v - 4 

' -444- ,14—. - 4.4 

-,»«,4— w—4-4... 

-.>-4V4»4l 

4«W«4 4V4WJ 



r,A 4,; «—4 —.,-,.. 

■ ^—....4- -4.-^4 ^4. 
fcV4>444444_J —*.*** -|J4 
4.44|«.4„„/<4 



M» _!' 4- AV — 4- 4. ^^ 

--) 4 Art- .> ^ ( JV4I 

44 . .l »i.l t V-4«AXl 
« •» 4-4««V 4» X* A> 

,44 -A.» 4,« 4» 
"44.444. 
444* 444, t ,4-v4 

4W4L./44V.V-4-4444 
-A4.- ,A-. — 4.4-4» 



-4 

•4.4 4444 {A.-— S > 

« ^4.»4M-I- .4 

*!!**..(.. j.',*. — 
4i44- 4.44*J|. 
'AV 4*4 >.- *>4>-«- J 

44 4*4 A4 ■ 
«*.4V«44«,.4_4.,,4. 
— 44—.-4W. A»44.4^4 ■VA»»-.»,. 

44«4« SK*I***S -44 AV 

«M 44 » ^ A ,J. 
V<.>4^'4. J ,4,, r 4_; 
£*•-*■ *'«i4> »>>4-t>4. 
1>V>4 44^>4».-4. 

M,W»-»-4l44V. 4>»«444 

•«"•/■»*I44 
«OM4.U. 
.441// 4444^» .4,4 »-4 4*4 
44» J» 44 4-^-44 - 

4J4.4A-4 4-..4-. 

^444L4 C ft4* 4*»4 4>4* 44« j 



•» -«» 4*> 44V». » 44 

— 4W A4-Ai nu» 

4P- *V*4»»A» ^» 4»^,,, 



•'4>444 A4..44. 
^A4./W,4- 
-4 4-,*..y,4»4..rt 

— »- — .4 4»>./,.444 
A44^4V-A4»-«»4< 44 
444-. V «,— A--W..- 
J»..—,- ,»^. 4V. 
— ~J ...A--»V»«4W 

V--44*44^ 4. -V-44 4V4> 

444 4^4. 4444 -44 4^, A» 



-FI.4TI» 




^ 



.^ 



La Presse étrangère 

les autres libertés, n'ont pas tardé à bâillonner les journaux dop- 

ppttition, '-t certains journalistes ont payé de leur liberté, »i même 
de leur vie, l'indépendance de leurs opinions. 

En raison de la situation politique fort agitée de la Turquie, 
situation compliquée d'une question de races et de nationalité-. 
des journaux de tous partis se sont créés, ces derniers temps, pour 
soutenir tel ou tel comité, défendre telle ou telle cause, journaux 
•'•plu-mères pour la plupart. 

Les principaux journaux qui paraissent à Constantinople sont: 

En langue turque : 
Le Tanin (ltésonnance), unioniste ; 
LeSabah (Matin), gouvernemental ; 
L'Ikdam (L'Effort), gouvernemental. 

Viennent ensuite : 

La Yeni Gazetta (Nouvelle Gazette) qui a des attaches avec l'am- 
bassade allemande ; 

Le Tasriri-Efkiar (Description des Idées) ; 
Le Chrhhal (La plus longue plume) ; 
Le Scrviti-Fttnoum (Fortune des Sciences) ; 
Ces deux derniers journaux sont illustrés. 

En langue française : 

Le Stamboul, organe des intérêts français ; 

La Turi/uie, dirigée par M. de Bondini, tantôt dans un sens 
et tantôt dans l'autre ; 

Le Jeune Turc, qui suit la politique du Comité « Union et 
Progrès » ; 

L'Oriental Advertiser Moniteur Oriental), journal du soir, sans 
opinion politique ; 

VOsmaniseker Lloyd (Lloyd ottoman) ; porte-parole de la Chan- 
cellerie allemande. 

En langue arménienne : 
lamanak (La (Moche) ; 
Pttsantion (Hyzance). 

— 305 — 

si 



A travers la Presse 

En langue grecque : 

Le Neologos (Nouvelle Parole), organe de la Chancellerie du 
Patriarcat ; 

Le Proodos (Progrès), organe des intérêts helléniques ; 

Le Tachydromos (Courrier) dont le tirage n'est pas élevé mais 
qui possède une assez grande influence. 

Paraissent à Salonique : 
En langue turque : 

Le Veni Assir (Nouveau Siècle) ; 

Le Zeman (Temps) ; 

Le Roum-Ili (Roumélie). 

En langue française : 

Le Journal de Salonique ; 
Le Progrès de Salonique. 

En langue grecque : 

VAtilhia (Vérité). 

Rappelons que, dans notre revue des publications étrangères 
éditées à Paris en langue française, nous avons cité le Mècherou- 
tiette, organe du parti de Y « Entente libérale », dirigé par le gé- 
néral Mehmed Chérif pacha. 

Après avoir perdu la Tripolitaine dans sa guerre avec l'Italie, 
la Turquie a été dépouillée d'une partie de son territoire en Eu- 
rope à la suite de sa guerre, également malheureuse, avec la Bul- 
garie, la Grèce, la Serbie et le Monténégro. Elle n'a pu reprendre 
Andrinople qu'à la faveur de la guerre qui s'ensuivit entre la Bul- 
garie et ses anciens alliés. 



— 300 



La Presse étrangère 



1.1 \TS-UN1S 



Le premier journal fondé aux Etats-Unis fut publié à Cambridge 
Massachusetts) par un groupe d'émigrants anglais ; il s'appelait 
the May Fiower (La Pleur de Mai). 

Actuellement, il existe aux Etats-Unis plus de 22.000 publi- 
cations quotidiennes, hebdomadaires ou mensuelles. 

L'importance de ce chiffre ressort davantage lorsqu'on le com- 
pare avec la statistique de la presse européenne. Aux Etats-Unis, 
il y a une publication par 3.400 habitants, tandis qu'en Allemagne, 
l'un des pays d'Europe qui compte le plus grand nombre de jour- 
naux, il n'y a qu'une publication par 7.300 habitants. Les Etats- 
Unis, avec leurs 100 millions d'habitants, ont plus de publi- 
cations à eux seuls que tous les Etats de l'Europe ensemble 
avec leur» 100 millions d'habitants. 

Il parait aux Etats-Unis des journaux dans quarante langues 
et dialectes dirers. Outre les journaux en langue anglaise, on en 
publie en allemand, français, norvégien, suédois, danois, tchèque, 
hébreu, italien, hollandais, hongrois, polonais, grec, russe, es- 
pagnol. Il y en a même qui sont rédigés en arabe, arménien, 
lithuanien, finlandais, gallois, irlandais, hawaïen, islandais, ja- 
ponais, chinois et en... peau-rouge. 

Les 22.000 publication» américaines représentent un capital de 
plus d'un milliard ; elles possèdent un matériel évalué à 500 mil- 
lions, et recueillent des bénéfices annuels dépassant le milliard. 
Elles paient aux personnes qu'elles emploient des salaires dont le 
total atteint de \ à 500 millions. 

Le traitement des journalistes varie beaucoup selon les localités. 
A Boston, les directeurs de journaux reçoivent entre 12.500 et 
30.000 fr. par an ; les rédacteurs en chef, entre 0.000 et 13.000 fr. : 
les rédacteurs politiques, entre 6.500 et 9.000 fr. : les critiques lit- 

— 307 — 



A travers la Presse 

téraires, artistiques, scientifiques entre S. 000 et 8.000 fr. Les sa- 
laires des reporters vont de 2.500 à 9.000 fr. 

A Washington, Philadelphie et Baltimore, l'état des choses est 
à peu près le même. A Chicago, les prix sont plus élevés ; à Saint- 
Louis, un directeur reçoit 40.000 fr. par an, mais à New- York la 
hausse est formidable. On cite un directeur dont les appointe- 
ments atteignent 250.000 fr., exactement la somme que les États- 
Unis octroient à leur président ; les autres touchent de 60.000 à 
80.000 fr., soit un peu plus que nos ministres. Les rédacteurs en 
chef ont de 25 à 40.000 fr. ; les rédacteurs politiques, 25.000 fr. ; 
les critiques et les chroniqueurs oscillent entre 15 et 20.000 fr. et 
les reporters s'échelonnent de 4.000 à 16.000 fr. 

Un trait particulier de la presse américaine : il y a là-bas un 
grand nombre de femmes journalistes. 

On ne demande pas à un journaliste américain d'avoir du ta- 
lent; il suffit qu'il trouve des nouveautés. Aussi la presse des États- 
Unis a-t-elle des inventions auprès desquelles les moyens de ré- 
clame imaginés par nos journaux du vieux monde ne sont que jeux 
d'enfants. Mais aussi quelles mœurs a-t-elle fait éclore ! 

Déjà, en 1843, Charles Dickens, revenant d'un voyage chez les 
« Transatlantiques », écrivait à propos des journaux américains : 
« A peine le navire qui va débarquer Martin Chuzzlewit sur la 
« Terre de l'Indépendance » est-il à quai, que le jeune voyageur 
est assourdi par les hurlements des camelots recommandant les 
dernières éditions spéciales (elles sont toujours spéciales) de 
YEgout de New- York, du Trou de Serrure, du Moniteur de la Vie 
Privée, de l'Ecouteur aux Portes, de YEspion, des Familles, du 
Scandale Quotidien et Permanent. Achetez YEspion avec son 
compte-rendu du bal d'hier soir chez M me White ! Renseignements 
complets sur la vie intime de toutes les dames qui s'y trouvaient ! 
Achetez YEgout de Neiv-York avec ses révélations sensation- 
nelles sur les agissements des bandits de la législature ! Achetez 
le Scandale Quotidien et Permanent et ses interviews avec tout le 
monde, du matin au soir ! Achetez le New-York Staber avec le ré- 
cit de la dernière infamie du secrétaire d'Etat! Achetez ! Achetez ! 

— 308 — 



La Presse étrangère 

Les Américains] continue Charles Dickens, se complaisent aux 
épicéa de cette littérature grossière et scandaleuse ; voilà la mar- 
chandise qu'ils achètent : ils n'auraient pas plus le droit d'in- 
criminer les journaux et les journalistes qui la leur livrent qu'un 
glouton ne serait fondé à imputer ses excès de table à son cuisi- 
nier ! » N'est-ce |»;i> Max \unlauqui, lors «le l'enquête de la Revue 
Bleue sur les licences de la presse, répondit : « Chaque pays a la 
presse qu'il mérite; elle n'es! que BOD propre reflet »! 

Veut-on connaître les début» du II 'orld (Monde), l'un des jour- 
naux « Léviathan » de la jeune Amérique? Il ne règne rien, 
dans cette histoire, de l'aimable fantaisie qui présida, chez nous, 
à la fondation de quelques gazettes, et vous ne trouverez dans les 
débuts du <« World » nul écho de cette amusante bohème littéraire 
d'où naquit, entre autres, le « Courrier de Paris », fondé avec le 
produit de la vente au rabais d'un bouillon de trois cents exem- 
plaires de la brochure « La Mort » de Wilfrid de Fonvielle. Non, 
l'anecdote est beaucoup plus américaine. 

Un israélite, âgé de dix-huit ans, nommé J. Pulitzer, débarque 
en Amérique au moment de la guerre de Sécession. 11 s'engage 
et touche une prime assez importante. Rentré dans ses foyers, 
il te fait cocher de fiacre, puis garçon de café. Entre temps, 
il travaille le droit et finit par se faire recevoir avocat à Saint- 
Louis. 

Deux journaux de la ville, The Pont (le Courrier) et the Dispatch 
(la Dépêche), ayant fait de mauvaises affaires étaient à vendre ; 
Pulitzer les achète et les réunit sous le titre de Post-DispeUch. 
Peu après, à la suite de polémiques locales, un* certain colonel 
Slaybach étant venu provoquer le rédacteur en chef du « Post- 
Dispatch » dans ses bureaux même, y fut tué, ce qui obligea Pu- 
litzer à quitter Saint-Louis. 

Il vint à New-Vork et y acheta le World, feuille insignifiante 
qu'il agrandit peu à peu, et qui ne tarda pas à devenir une puis- 
sance devant laquelle tous s'inclinèrent. Les juges lui obéissaient. 
comme devaient lui obéir plus tard le président Mac Kinley. la 
grande presse et les Chambres. 

— 309 — 



A travers la Presse 

Mais bientôt surgit en face du « World », qui tirait à 400.000 
exemplaires, un concurrent redoutable. 

Le fils d'un sénateur milliardaire de Californie, du nom de 
William Hearst, résolut de jeter des millions, s'il le fallait, pour 
culbuter Pulitzer. Il acheta le New-York Journal et, dès le premier 
jour, renchérit tellement sur les procédés du « World » qu'il de- 
vint, en peu de temps, encore plus méprisable que son aine. Les 
New-Yorkais, écœurés par le premier, furent encore plus stupé- 
faits par le second ; par contre, le succès des deux feuilles rivales, 
s'il fut scandaleux au vrai sens du mot, fut extrêmement productif. 

Le journal de Hearst prenait au « World» ses dessinateurs et 
ses rédacteurs, leur offrant des traitements de quarante et cin- 
quante mille francs ; à quoi le « World » ripostait en surenchéris- 
sant sur ces prix pour essayer de repnfendre ses collaborateurs : ce 
fut vraiment l'âge d'or des publicistes « avec taches ». 

11 faut dire que M. W. Hearst est un cerveau particulièrement 
bien organisé pour les grandes manifestations du puffisme améri- 
cain. Son New-York Journal n'eut-il pas l'audace d'imprimer des 
portraits de dames du meilleur monde, pour cette simple raison 
qu'elles se trouvaient dans une position intéressante ! Par un raffi- 
nement d'américanisme, le « New-York Journal » donnait en même 
temps le chiffre probable des héritages auxquels ces enfants auraient 
droit à leur arrivée dans le monde. L'article s'intitulait : « So 
and so many million dollars worth of babies ». 

Une autre fois, la nièce du président de la République Cubaine, 
M lle Cisneros, étant détenue à La Havane, le « New- York Jour- 
nal » envoya un de ses reporters, nommé Decker qui, avec une 
audace et un bonheur extravagants, délivra la jeune fille et la ra- 
mena à New- York où on la fêta comme une souveraine. 

Mis en goût par la réussite de cette entreprise, Hearst résolut 
d'en tenter une autre, non moins périlleuse. Il s'agissait d'aller en- 
lever le capitaine Dreyfus à l'île du Diable. Tout était prêt pour 
risquer ce coup audacieux et un aviso armé en guerre allait partir, 
quand la légation française, mise au courant du projet, fit com- 
prendre au journaliste qu'il serait plus prudent de renoncer à 
l'entreprise. 

— 310 — 



La Presse étrangère 

On peut dire <| lierre hispano -ann'-rii - . ■ ■ ■ 1 • - lui I«.ii\i 

de celte presse. M ll.-,irst la désirait -i fort, «:«tte guerre. <|u<- 
lorsque le « Maine » lil explosion, il offrit 2'». 000 IV. à celai qui 
fournirai! les preuves <le la e« »in pi i<- i f « - «les espagnols ; de plus, il 
affréta un valeur et le mita la disposition de dou/e membres du 
i iongrès, alin de les conduire à La lli\ ane dans le but d'y chercher 
ces preuves, 

( >n — ; * i t h» frais énormes que consentirent, pendant cette guerre, 
h m grands journaux américains pour que leurs lecteurs fussent 
parfaitement informés. Sans parler de la véritable ilott** mobilisée 
par eux pour leur service do. courrier, certains jours le New-Yofk 
Hrrahl, de I iordon Bennelt. parut sur soixante et môme quatre- 
\ ingts pages, dont vingt d'illustrations en couleur- 

Trois grandes tendances se sont fait sentir ces dernières innées 
dans la prose américaine. La première est l'interdiction à peu 
près complète au correspondant ou au rédacteur d'exprimer ses 
idées propres : le public entend être renseigné et non sermonné 
par les journaux. La seconde est le développement île l'agence té- 
légraphique ; celle-ci remplace généralement le correspondant à 
l'étranger qui n'est plus conserve <| ne pur les plus grands jour- 
naux pour leur fournir le genre spécial de nouvelles convenant à 
leur public. De ce fait, l'agence télégraphique devient en Amérique 
une puissance qui n'a pas d'égale dans les autres pays. La troi- 
sième tendance est la vogue de plus en plus grande des journaux 
du soir et du dimanche, sans cependant parvenir à détrôner les 
journaux du matin. Pour satisfaire aux exigences du public, un 
journal du soir doit lancer des éditions nouvelles d'heure en heure ; 
la moyenne est de dix éditions par jour pour chaque quotidien. 

On comprend, de reste, qu'à un résultat pareil doit Corr es pondre 
une organisation spéciale. Un journal, dans ces conditions, devient 
un organisme compliqué où chaque chose est réglée à l'avance, 
où chacun occupe des fonctions strictement délimitées, où la 
division du travail est appliquée jusque dans les moindres 
détails. 

- :m — 



A travers la Presse 

Un journal se subdivise en plusieurs branches ou « départ- 
mcnts », pour employer l'expression américaine. Il y a l'adminis- 
tration, la rédaction, les machines, les annonces, la vente, etc. 

La rédaction comprend 1' « éditorial », les « nouvelles locales. » 
et les « nouvelles de l'étranger ». Là-dessus règne en maître le 
« publisher », qui est à la fois le propriétaire du journal, le ré- 
dacteur en chef et l'administrateur général. Il est seul responsable 
de la « ligne » du journal, de sa politique, de son attitude : il 
en est le chef absolu ; mais il gouverne généralement assisté de 
« l'éditorial council », sorte de conseil des ministres où siègent, 
à côté du. Publisher (le « Patron »), l'Editorin chief, le Managing 
Director, le City Editor, le Foreign Editor et le Night Editor. Cha- 
cun de ces hauts personnages, ainsi que son titre l'indique, a des 
attributions bien définies. 

Au-dessous d'eux, leTelegraph Editor à qui incombe la tâche de 
dépouiller, de classer et surtout de faire la sélection des nouvelles 
télégraphiques qui lui parviennent de tous les points du globe 
par le canal des agences télégraphiques. Un grand journal reçoit 
journellement, de la seule Associated Press, 50.000 mots environ. 
En y ajoutant les envois de ses correspodants particuliers dans 
les états voisins et, à Washington, siège du gouvernement, des 
rédacteurs chargés d'enquêtes, cela fait un total de près de 100.000 
mots, soit soixante-dix colonnes de texte, dont le quart seulement, 
au grand maximum, sera publié. C'est à ce travail difficile qu'est 
voué le Telegrapli Editor. 

Le Local Editor n'a pas une tâche moins compliquée. C'est par 
ses mains que passe tout le service dit local comprenant les chro- 
niques artistiques, judiciaires , mondaines, religieuses, littéraires, 
musicales, dramatiques, etc, les plus passionnantes pour le pu- 
blic anglo-saxon, les chroniques sportives, chacune d'elles ayant 
d'ailleurs à sa tête un rédacteur en chef, sous les ordres de qui 
évolue une nuée de reporters. 

Ainsi qu'on le voit, un journal américain est une chose encore 
plus complexe qu'un journal anglais; il ne faut pas s'étonner, 
dans ces conditions, de l'extraordinaire importance que la presse 
a prise dans la vie américaine. 

— 312 — 



La Presse étrangère 
Les journaux les plus importants sont : 

New-Yori : Population: 4.766.000 (New-York) : 

American (Américain), matin et soir, démocrate : 250.000 ; 

Evening .tournai (Journal du soir), soir, démocrate: 700.000; 

Evening Mail (Poste du soir), soir, républicain : 100.000; 

Evening Post (Courrier du soir), soir, indépendant : 30.000 ; 

Evening San (Soleil du soir), soir, indépendant : 100.000 ; 

Evening TeUgramm (Télégramme du soir), soir, indépendant : 
160.000 : 

Press (Presse), matin, républicain : 100.000; 

Sun (Soleil), matin, indépendant : 90.000 ; 

Times (Temps), matin, démocrate indépendant : 173.000; 

Tribune (Tribune), matin, républicain : 80.000; 

Il Orld (Monde), matin, démocrate indépendant : 400.000 ; 

World (Monde), soir, démocrate indépendant : 450.000 ; 

Newr York llria Id (Avant-Coureur de Nrw-York), matin, indé- 
pendant : 250. 0000 ; 

Globe And Commercial Advertistr (Globe et Moniteur du Com- 
merce), soir, républicain : 140.000 ; 

Journal Of Co mm erce Ami Commercial Bulletin (Journal du 
Commerce et Bulletin commercial), mntin, commercial ; 

Courrier des Etat-Unis^ indépendant, fondé il y a environ 40 ans ; 

New-York Staatsseitung (Gazette de l'Etat de New- York), dé- 
mocrate, créé il y a 50 ans environ ; 

Brooklyn Daily Eagle(\i%\e quotidien de Brooklyn), républicain. 

Journaux humoristiques hebdomadaires : 
Life (Vie) ; Puk (Lutin) ; Judge (Juge). 

Chicago. Population : 2.185.000 (Illinois): 

Evening American (Américain du soir), soir, démocrate : 3 1 5.335 ; 
Examiner (Examinateur), matin, indépendant : 187.000 ; 
lntrr Océan (luterocean), matin, républicain : 80.000; 
Journal (le Journal), soir, indépendant : 126.700: 
News (Nouvelles), soir, indépendant : 327.600 ; 

— 313 — 



A travers la Presse 

Record And Herald (Registre et Avant-Coureur), matin, indé- 
pendant : 200.000 ; 

Tribune (Tribune), matin, indépendant républicain : 226.000. 

Philadelphie. Population : 1.549.000 (Pensylvania) : 

. Evening Bulletin (Bulletin du soir), soir, républicain : 245.600; 

Evening Item (Article du soir), soir, républicain : 200.000 ; 

Evening Telegraph (Télégraphe du soir), républicain : 113.200 ; 

Evening Times (Temps du soir), soir, indépendant : 78.000 ; 

Jnquirer (Informateur), matin, républicain : 168.300 ; 

North American (American du nord), matin, républicain, indé- 
pendant : 140.000; 

Record Press (Registre de la Presse), matin démocrate, indépen- 
dant : 173.900. 

Saint-Louis. Population : 687.000 h. (Missouri) : 

Globe Democrat (Globe démocrate), matin, républicain : 199.100 ; 
Post Dispatch (Courrier des dépêches), soir, indépendant: 163.500; 
Republic (République), matin, démocrate : 84.700 ; 
Star (Etoile), soir, indépendant : 72.600 ; 
Womans National Daily, matin, indépendant (quotidien na- 
tional de la femme), 310,500. 

Boston. Population : 670.000 (Massachussetts) : 

American (Américain), soir, démocrate : 316.000 ; 
Evening Record (Registre du soir), soir, républicain : 85.000 ; 
Evening Transcript (Copie du soir), soir, indépendant républi- 
cain : 30.000 ; 

Globe (le Globe), matin et soir, indépendant: 183.000 ; 
Herald (l' Avant-Coureur), matin et soir, indépendant : 70.000 ; 
Journal (le Journal), matin, indépendant: 98.600 ; 
Post (le Courrier), matin, démocrate. : 294.100. 

Cleveland. Population : 560.000 (Ohio) : 

Plain Dealer (Simple marchand), matin, indépendant démo- 
crate : 83.500 ; 

Press (Presse), soir, indépendant : 157.000. 

— 314 — 



100% 



©fie 



|*mijiiii i »»è»<»««i».ia"| 



Sfer^. JdXA 



movib. 



Pucudckt Wtuwn 



AU 

«TmMm 



RM • !•<■ 






COAL OPERATORS :^^«:^-,EMllYWOAŒ, SAVES HER SISTER « FOUT WU r^^^oV/^r^r. «0MAN.76.DBi 
WWWMTinfTO !"— i^^-'-'WHOMAClYîMD FROMDEAIHFAU 'DEFODIflEPOlO 
SHOWCONSPÎRACY s^=±^M-,^ TOSîOPOOfflY.OIES OVER PAL1SA0ES TROPHYntYWON 




/ 



La Presse étran^re 

IUi.i iMoi-.t . Population : .158.000 (Maryland) :' 

American Américain . matin, républicain: 76.i00; 
\ "s (Nouvelles), soir, i ixli-pi-ntlant : 83.000 : 
Star (Etoile), soir, r« : |»iil>li(-ain : 40.000; 
Sun (Soleil), matin, indépendant; 80.000. 

hiiRoir. Population : 465.000 Michigan): 

Free Press (la Presse libre), matin, indépendant : 58.800; 
Journal (le Journal), soir, républicain : 70.800 ; 
Ne ws (les Nouvelles), malin ef soir, indépendant : 122.600; 
Times (le Temps), soir, indépendant : 30.500. 

San-Francisco. Population : il 0.000 (Californie) : 

Bulletin (le Bulletin), soir, indépendant républieain: 74.600; 
Call (l'Appel), matin, républicain: 63.000; 
Chronicle (la Chronique), matin, indépendant: *»O.OU0 ; 
l'.rrning Post (Courrier du Soir), soir, indépendant : 40.500; 
Examiner (Examinateur), matin, indépendant: 108.150. 

Milwalkf.e. Population: 373.000 (Wisconsen) : 

Evening (le Soir), matin, républicain : i 1 .800 ; 
/•>/•/• Prrss Presse libre), matin, indép. républicain: 33.000; 
Journal (le Journal), soir, indépendant : 63.000 ; 
Snitinel (la Sentinelle), matin et soir, républicain : 46.000. 

Cincinati. Population : 364.000 (Ohio) : 

Enquirrr (l'Informateur), matin, démocrate: 60.000; 
Post (le Courrier), soir, indépendant: 130.000: 
Times-Star (Temps-Etoile), soir, républicain : 130.000. 

Ni w-Orléans. Population : 330.000 (Louisiane) : 

Abeille (français), matin, indépendant-démocrate: 16.000; 
liem (l'Article), soir, indépendant : 29.200 ; 
States (les Etats), soir, démocrate : 22.900 ; 
Times Dnnocrat (Temps démocrate), matin, indépendant dé- 
mocrate : 20.000. 

— 317 — 



A travers la Presse 

Washington. Population : 331.000 (Columbia) : 

Eveniîig Star (Etoile du soir), soir, indépendant : 37.800 ; 
Herald (le Héraut), matin, indépendant : 30.000 ; 
Post (le Courrier), matin, indépendant: 28.300; 
Times (le Temps), soir, indépendant : 43.000. 

Mineapolis. Population : 301.000 (Minnesota) : 
Journal (le Journal), soir, indépendant républicain : 77.000 ; 
News (les Nouvelles), soir, indépendant: 40.500; 
Tribune (la Tribune), matin et soir, républicain : 88.600. 

Voici la liste des principaux magazines : 
Boston : 

The Boston Common (Recueil de Boston), hebdomadaire, in- 
dépendant ; 

Atlantic Monthly (l'Atlantique mensuel), mensuel, littéraire. 

Chicago : 

Red Book Magazine (Magazine du Livre rouge), mensuel, litté- 
raire : 300.000 ; 

Bine Book Magazine (Magazine du Livre bleu), mensuel, litté- 
raire : 200.000. 

Mineapolis : 
Bellman : (le Crieur public), hebdomadaire, indépendant. 

New- York : 

Magazines mensuels littéraires : 

American Review Of Beview (Revue des Revues Américaines) : 
200.000 ; 
Ainslee's Magazine (Magazine d'Ainslee) : 250.000 ; 
American Magazine (Magazine Américain) : 313.000 ; 
Black Cat (le Chat noir) ; 
Bookmann (le Savant) : 22.500 ; 

Mac Clure's Magazine (Magazine de Mac Clure) : 450.000 ; 
Munscifs Magazine (Magazine de Munsey) : 500.000 ; 
Century Magazine (Magazine du siècle) : 125.000; 

— 318 — 



La Presse étrangère 

Scribnez'i Magazine (Magasine dfiScribner) : 245.000 ; 
llar/,rr's Monihly Itevue mensuelle de llurpcr) : 125.000 ; 
Thi Weeld's Work (le Travail du Monde : ; 

Magazines hebdomadaires littéraires : 

Colltrr's Wetkly (Hebdomadaire de Collier) : 571.800; 
Harpers \\'rr/,/y (Hebdomadaire <l<- llarperj : 70.000; 
hulrjirmhint (l'Indépendant) ; 
The Cosmopolitan (le Cosmopoli tain) ; 
/ tlie's Workly (Hebdomadaire de Leslie) ; 
The Outlook (l'Observatoire) (1) :135.000 ; 
Litrrary />/<y<*.s7 (Vandectes littéraires) : 232.010 ; 
Seientific American Mayazine (Magazine scientifiqueaméricaine), 
illustré : 7.1. 000. 

Philadblphij : 

Saturtlay Erniing Posé (Courrier du soir du samedi), hebdoma- 
daire littéraire 1.425.000. 

A Washington, capitale de la Confédération des Etats-l'nis. 
paraissent deux journaux officiels : 

i° Congressionai Record: Registre des assemblées, qui publie 
le texte des discours prononcés aux séances des deux chambres ; 

2° Consulat- Hr port s : Rapports des consuls, publié tous les jours 
par le ministère du commerce et contenant les rapports des con- 
suls américains du monde entier. 

Publications féminines : 

A New-York : 

Dêiméàtor (le Dessinateur, le Faiseur d'Ebauches), mensuel, 
modes : 750.000 ; 

Ladies M 'orld( le monde des Dames), mensuel, modes : 000.000 ; 

Mac Calïs (Journal de Mac Call), mensuel littéraire et modes : 
1.050.500. 



(i) Un des rédacteurs de ce magazine est l'ancien président Hoosevell. 

— 319 — 



A travers la Presse 

A Philadelphie : 
Ladies Home Journal (Journal du Foyer des Dames), bimen- 
suel : 1.305.000. 

A Springfield : 
Womaris Home Companion(\e Compagon du Foyer de la Femme), 
journal féminin, mensuel : 698.500. 

Depuis la guerre hispano-américaine de 1898, les Philippines, 
dans la mer de la Chine, appartiennent aux Etats-Unis. La popu- 
lation n'a .pas moins de 8.000.000 d'habitants, et la capitale Ma- 
nille, qui est une ville de 400.000 habitants, possède de grands 
journaux : 

Manila Times (le Temps de Manille) ; 

Cable News American (Nouvelles Télégraphiques Américaines) ; 

Corhercio (le Commerce) ; 

Daily Bulletin (Bulletin Quotidien). 

A San-Juan, capitale de Porto-Rico, dans les Grandes An- 
tilles, les principaux journaux sont : 

La Correspondancia (la Correspondance) ; 

Le Boletin Mercantil (le Bulletin Commercial). 



— 320 — 



PMttoM fatal 



LA REPUBLICA 

U ario Indepcndiente y de Informacidn Général fi£TV 

iLOio»iu:âiri«ufloti/«ix_#u»o«wi«ii» I ""•" 

«—«.«.■.i'*'- \ »mmn | uw une, torn «a, hw< u ut mono m nu | in» mi | t.-li^.».. . 

PILSENER y EXTRA de la Gran %veceria tA Victoria" ■ *" ÏÏXXZS&Xïï 

En el rio de la Bârrdnœ se ahcgô antier Hegar tia gala i 
un hnnrado trabajador Lirfcfrxa 

JM m *.«*»• m* «• 1 

El cddufcr rue incontrcdo después ^TJ^JULT^Zm 
de lirgas pcsqulsds IriI^T^tS 

— M «IMII M M (Ml MM 

». iMtm •,■. M «Ha NMlt ; «MttrM •)*• 
•!•»•■ . . llNM ■ lM I 



«•*»«l« é* «Mil UM>I 

k M mmi •wi;.,». U«- Ui(M Ma mm*mmw 



Mte v m ÉWwiMi M Ua 

I «M MM* m m hj—m Ut r*T*U3A» 



' ■UNPU9INEXACT0 



>i««iu mm v.'M .*- m- <*-, — ■ y * * *•*•».♦«•**.„* ,„«•.>*» .. h m m- «m 



» t w wi ifm«i 

» M nnb *tM M 4! *» Mf r *tf » »•»«..* • t*» •«•*• tm- a 

. éM**M*IM*) *•«* •> »*• NMMfl ■..,.*•<« mm- ■ M» " t _ t tt JtM i i 

| >*— é* Hm i Kii 4* U (MM- ta 1 .!• iMti <•-•■*.• mw- , M , tM| ,. ,,„ 

" ^ **?. CM "•*• t% * ' '•"'"• *■ -« * *»• •"• * »». 

. I1M fH A 'lllliSt . M «MM»'* »« ■ I» "* --'« (• - ■« »fM ,, w |«| M hMi IM II M 
«tllM- »MM MHW. •»*»- b «mi>< 4.. '.MIL • U M» iwt „ •«,),», fc2L -_. 

MM mm mIm. . m- •-«... ■ ...*J* .i..ito.u«MK,Mta •»..»* '.UrtM 
a.M* ««H •• ■ •«•«•«U r * MMotm M • *«-. «MrtM- m»m 



■•••.,. «al 1. •;.).«•- 







JTMmmmJÉpmV 









•» ii™>«» «,—4. ■> ™ B 



m ul «n. t— lia* . 
1 m m»««»ki m a l iii l tp. 



■ U. aJaTa. al •*»»■«.<• ««JwMaaï 4, «.. «a «mom ,. .1 j.m 
* - >aMa iml M . U k|« IM» HH 




nars: Unciclôn fortisimo seplûantier El Congreso iMêdlco dsLondres 



SSËsSËÂ SStis-H sobre San Joaquin de Heredia Los contratos de n cupu. Marc». 

M.. .«,.« . M Mmmm M- Ï*1L*1TÏ1Ï ^r 1 *. "****" « «"* «*«*• «• ' 



. h)tfl «M IM «M JMII 



1 ta ta <• ta. ana» !*T _~" " TT^ VT. ... . < 



Varias casas averiadas o ^ """^ "^ la iM,lel1 

y una dégrada personsl r.: " . ,' 




Un invasto terrible Escindaio aion*. miumm. 



~™ ... naitan uinta i>. a ta t...u m .» «m. m. t«» nn2 •• •"•"'»■ •• •*»» !■■■■ * "• "~" •" "*• ••«■ fc r«»» - ^« ~ ♦»»■ ►« ~ . r» «— - ^~~ a 

ta wa..« » » «.'«iitatai' «KHHMiki i„j„ >.iu -ItmttttoU.,'*"** ** ,—■*.■'"'— '—!««« ' «■1««»»ta»...»«« > . . »..»>.» 

•ta. 4. •««.. 1..^ »,,«.;„. ,„»». i#— ,^, 1— k!hl fckJ4M „„^ ta. u»«uia«,""" m 'f*"»«i. r ,. — «ta.aM.1,,»,,,»,^,., 

tiftata. Hmi . ta .mu... «Mtaru ta. ut«M «a |.||. ■.«»,... a-. ' _ I -^ ^ ^^^— ^.^™™.»^.^ 

B5£r tw =,...^ESta:Sr^; mtÏOIE PETRDNIKi 



^ 



4»" [ HIC 



« CtNT»VO» 



n 4«4xi. -il».» J m «no m nu-tM a» 



a CiHTavo» 



DIARIO DE LA MARINA 

EDIOIOÏST IDE TjJ± iM^^^IST-A» 



L A CATASTROFE FERROVIARIA DE AYE R 



XX'ZZtZZ'SZl DOS TRENES CHOCAN ENTRE JAM/HCA Y CUATRO CAMINOS, RE- 
StîSîSar^' SULTANDO UN PASAJERO MUERJO Y NUMEROSOS HERIDÙS, 

GRAVES VARIOS DE ELLOS. |-.— -J-— — * 



•*» . «1 i'mn m *»■•*-» «■ U u 

.MM' M -M 

INOUDOU 



la «I lM*ti*l •.'•tUa^Uia* 

I» riUKatJU <V*A 

- -U h» «H a* hfJbA M 
i«M a* la. ktatalMk. W f-Mt-. 

•M* « MMftW NX» MM «1 . .IM 

émêê—mè 4 i imim h' .. mm» 
I..M ImIIOIIIWm "J tOIMJl 

.!•%■■ U» j»nl I f*-**.- MM 

•NtlMTnlNat 

m. «m» . 1 «Immt JUM 
I. TwgUK l i i^l w MMtM» 
» 4» U w »m m H m, AHmtà* 

4» 4, <* JM m ta* UJm *w* «m- 

i>wMAsatA*a 



KL OICMH'I 

I*»-. IliMUltoM 4. J«M 
WMMH. «N MM M~«aM 



fMMM MfMM M • M« «MM 

T.* WM* M* la «*^ ' f* «««^ 

MjlMMMhMlIn» 

MM »M **M| • •< MMM M M 
»rMC r .. » Wrt-pa.M. 
^^^^Vlf* ***** *»•• *»■— •*» 

Lm avta. MM MM>%M » 

«•m» hn M É J » Hm wiifri 
MtATi.» M t s rtAJKBO 

Bbèll |IW || « MMMtr'. 

- . ■ -M, «1 MW Xmm\ «a 

I t lM.W^, FMk, MKMlb 
*«» M MM» MltMMii» 

î-a. ., ,4MH«*a H> tt m*I 



MiJmmmi m mm4 



Dal* IWmtMMCm 

mmmb af mjm .W. ■ 

M». «Ml , itfJM MM 
M -**- I OMtl 



■H» 4 , t» U jm 

M a|M MMM MTtM»' MMM #f»" 

UMyomMwr.u 



Om *l IM M m*mj*m> I 



M «IKIITii 

Kl Mb 4* HM MMM M « 

4*1 .mm "" ' 

Al !■ *»; » , pHUrM MtWM M 

hM)MM.TM*M artoMil mW 

M MM» tM UlMlMM» Ml YtM> 



*M.n» » la- K>«Mia»M Im priai 

rMMtttw* itatMwéjéwi; 

.mm IUmm mm-, m r*èr» ■* 



IU«* to f M » r M MM lM MS aaaaw 
MNfiy. MfMM M lai rtftM 
«WlMtlal*» M •! mm y W» 

IUmTimMcmi CmWHm. m la 

MM. M W MM MMM. MM 
» M M* M tM tr-M*. nm«1> 

m «t haoari m Im mm j 
Mm* *m UBm mI :*m mwmi. 

I| MMMHÉNr MM. P1MM 

» aM MM» la*>. mp.m m I M 
MM M *l MM M^IWlÉiM 



IM M W MM J Ml 

rtWvM m U «W 

Im MVITW*. a hjhte^ M MM» 

MiM MMi» -AtMVfai", |HMMI*H 

m Mt«l '-Awiwn''. 

A4W|» WMIliMM. M tM MMM* 

l M*M, MMM. M M .W. MM* M 
OmU. 3*. «M~ tMIMfl aM M» 



Mhf MMl 

Xmhv mmM ■Mm*) h» 

IM M OMM, M ■ MM MMM. M 
J mmTw K*f«Tt?. M (Ml. 

W« M ULMM» M «i Ml MWM 
MM. I M M MM MMJI Ijlll 

M]M««M IfMflMÉ 



MM 

^IMaOwmiiM, M» 
aM. »T»M, >mm> m ISJM aVM> 

Ml MM»», iMa Ml*i 

(.fi» TmVm. m 



iiW m f I mwiÉwii «■!■ I 

M « MM W*»4*, M MMlM», al 

■m*» m » «W y "-^*" 

MfMW tkJIÉM MMflM, M « M 
*M»I»M. y'iMMM M . I Mll h l ll l 

aalaf»; t*mrtm* . . *.-mm m U 

«M» f M MM 4V*>M* 

MMffM C*tMM, M Hm aW W* 
M il IM, •'a.*.. >MM M IM* 
»» « , to«4»JM M M M» 

M W Ml MMM. M |llll 

r Va»al MM», M U K*MMV 
M. MMM M U MM M Mal 

m la imI «m 



Hwmi (m» m la Mi m m, m M 
a*» mmm, Mm> wMj m U 

MMM l»M llllMl ft «M 
*■ W MffMl (MUl. f M 
M MbM favtM *a| •-" 

k> u, HoarrTAi. :* 



VlaMa «MWtt, M >• HlMK, *• 
M MM. Im» «M f MM M 

• • mm Ht. m a» «aM . IW 
« awl f Im wjmm, M al m»m m- 

MJ M 

«M». M «4 MM MMfM M '• 

MM «MMl *.. a» 



M OM M U <Xm> M la Hmm, 
mm«Vm H a*M 4* «444. mmm 

Jm» <V««ra. é> Mmmi, 
m. Mmm, m M «m., mm> • 
r»» ■ W*fc M liWtoaM 



c^yr: 



r «. I. H»» lu " 



atkjja^a. 

~t«" *iai a «•_■ ; jiky^ i. 

^-» m W N^Ua Mhf. «M IMM 
ktUr MM. «àaw, r 4m*.i 

. III I M il ilt M»-» <• » 

WQm U» rww * Mua, «■ h w y>à» 
(W » V. pm > n il n <i. 

4. -w m— ~ 4» m. ai 



•«ai *** MIWM44 T WMM 

■■a-?*» r~*» * « » na M«.«« 

m r*«M4i.ta a n ii i a§ « 

».*» iwlnl 

>H »-"■. fM~. «•-* 

•I <Mûm> Ml. ai u «m aattVa. 

• Mn mt U. Jmhhi UW f 
••M» l»lk» 4i |— «4 m * 



iiiirisTii t a-h.st l 



x> aa DtaKu civ^i 

s.Tm i^»~. t » »jy* i »p 4»4 
■ i ii i— » i. ^m. 1 iT yr 

■aa aaaiaoa 

■akaaii i mi. i.» 

Mi à. a» 4»<a» b~. mil.1» 



n. aMaxvnuiiaa nur 

-i««ai. wo — 
n oouw. 

EVE 



ojaaj^wa. aamo aaraaoa. 

l«É4 f«M n 

a »4v m 



Da atnariK» 

a»i <• i> i«im. a m 



^WdtatBTMi-^war.! M ijtjgf ltlMâ»'^. 

j.i. * ai n ai on»» w» m* m >w<a> » —•* r Hr* 

— w V> l'imn f «» MU. tla i ll7.li n. lui taa k 



W.W Illlil w4~«4. J» 

-M4^_ 

laaaaTA 

m a* 14 '•■■iii ' i n. 

•wiakaua 

41k.al>I» 

IMIIii4i.i4<i4<i) «Ma 
a Wi«4. la» 4M . a*4i4 



i o «ci aa wra 






tatonaa; Ml 

i—l 

wim 

JMT-m* 



• h>MMiAii 

M«OlMla 



•mm m MMM . ai «MM 4a M W 
4M 4M Ma MMMM iMM MMX 
f M» «MMMM M M MM» * 



MJ -MM . 4M éy IMJ > 

* -M— MM MMM» a MM. 

fcMlMj «MM laMk 'M M MM 



2LT~ '— ' — 

I4mM MM M MMMM MMMM 

r»cr *"* •«-*-' - 

kiLaaiM l 4ak>4il 



ai la aaaaa» «. 

^oTaTia-h: 



4~ aaaakl 



aaaMk a M 






Ha aWaa > >M » il I i TV "al a aa HTa 



atlll.ibl|>M 

4a a iMii, y il 

• U» al ak 4k 4. I . 
aa a. 4. fc "ama Ca, 
Ma I .. » . TCaaMCaaaa. 
■ 4. Ikar aaA m aaa a 
aaal.aa4.Ma~ lak 
aa a imar <M TkA 
k 4* Ma . '4 ». m ail» 
axtkMTafca.aUuaaata44.Uaa 
' i Taaaka. Laaaa Oaaa • a ka 

7«:.-..«.».« aaj ,.,,, 



4a kaar ta aaafck wk l a l a 

taaia 441 aaaaaa aakak aa»* 

4a lraa*fca 4> k ' Saaaa CaaaM- 

t ma la in il II M 



■fc MtkUjakk ta • a a 

Ifcta ïaa n i «a k a 

•aa f Caaa «kaaaa "" - 

•aW-aaaaak, . 

à—, k a -akTJ l'a a'aai- à 
m II a» 



^s~i3a. wukkwtmI 



VIKTA tM vaLoais 



EgJfeygDESDE E L LUGAR DE L SUCESO;î£rî.SîS 



SUMiiVRIO 

•aka» I 41 r» ajk a ta iia| l' 

«ka* (V. -liai *ata m U 

•— ■ •■ — ■ 

f '- ■ ■ i /a Ikaa* - rawk - 
' ^|' - ' . ' , '~ ""*• ' 

' ■'-«! a» , fck aa. 

Pawa* a r^» a a^*, 

'•m. - n i . 

^^^^H -""-*• M (M MM 



Notlcias telefonicas de nuestro jefe de Informaclbn ' HttfBUl 

Rafaël Suerez Solis. m i» m 

'•*• r".*»».»» •*» «* «M nan camara 

»—* a la* a. latra. g _--~- Tf? * *> •" ai ak 4. k Maaa. 4. Caa. 

«. ~* . 4aia«. aaaajk Sg**.***!** rV ■?■*» a" .► 

4aak initi4a kiln a fc ta • ^ w * > ' k" ^"y** 

"~» • -• «Il k ll « . U ta, a _~"A*'."! l' 1 *" 1 .^ "■» 

4>kr_a.a...M.aM. J*JT J 1 . t~^ •*. T» */<" "« 

aa al akK.alk *•»■»*» **»"»» aata». aa 



atan 

Wi H ipiali 
*m4* aaaJ 
tai kfc 



Va> A la .aa. . aafajak «la a 

fc lHaaaa> aka l iHta. 

4aata 4a aaa aaaaa 4t>l> 



f aaratt a »» ati k tkaaa a 44 
k au. aa M k aaak 






al k ka lu. .kaal. Jav la. ""•"> "»"T~" TJS 
Tira m iÏmti 1iI iuii ka C aka n yak tka li 4k a kaata 

lm fcaaak.aaat4ll4.aaMl **** .*** *'_*' *T- ' . * *?* * *»"* 
J«4 4. ka U|a Mlialia a 4M ' ' ïi ai* SâTaSSlii IfcS Ma 

Hoaa» M BAUt» I tl t* I > ak» la iill.aM akaiaian i 

U aaa alkal aa âaaa aa aaal ■* ttUMO CaJUatU . r mak 'aima a akfc aaaa 

4. Jaak. «a la 4a- » maa a» B >aa al ta a Oatka <fca. * ■'■' l *>» afcaaa aa. aa 

Balai Ika.'.anLk,» ara aaakk 7 iT al :••• fMaMakHa II 1 k. 

■«.«taïa-a ia- aaaaa. . aaa 



» k. kaaa aafcaaa t ta It 1 » , 



la. a— T-ikk ' 



■MIM.W& 

$6.310-13 




La Presse étrangère 



COSTA-RIGA 

La petite république de Costa-Rica (moins de LOO.OOO habitants 
eal destinée, comme les autre états de L'Amérique centrale, à 

premlre une certaine importance par ^uile de l'ouverture «I u ca- 
mil de Panama. 

Les trois journaux quotidiens, édités dans la capital»'. - 
José, sont : 

UInformacion, quia un grand tirage journalier de 8.000 exem- 
plaires et de 10.000 le dimanche ; 

La Républica, <|iii est le journal le plus ancien du pays et qivi 
tire 'J.OOO exemplaires dans la semaine et S. 030 le dimanche ; 

La Prensa Libre, qui a I»' même tirage que la « République >». 

« L'Information » et la « Républica » paraissent le matin, cl 
la « Prensa libre », le soir. 



CUBA 

Olte île, la plus grande et la plus riche des Antilles, était, il 
n'y a pas longtemps, une colonie espagnole. Elle fut occupée par 
lea Etats-Unis après la guerre de 1895-1898 et, en 1902, le gouver- 
nement fut transféré aux Cubains eux-mêmes. 

Les trois principaux journaux quotidiens de la Havane, capitale 
de l'Ile, ville de 300.000 habitants, sont : Diario fie la Marina (Jour- 
nal de la Marine) (1840); Discusion (la Discussion) (1887) ; Lâcha 
(Lutte) (18U). 

Quelques journaux sont publiés dans les principales villes : 

A Caudknas : Popular (Populaire) (1897). 

A Saqua-la-Gbande : Patria (Patrie), quotidien (1897). 

A SUirruno-DB-CuBA : tndépendencia L'Indépendance), quotidien 

(IS97). 

— :{2.*i — 



A travers la Presse 



GUATEMALA 

Cet état de l'Amérique centrale situé entre le Mexique à l'ouest, 
le Honduras, au nord et à Test, le Salvador et l'Océan pacifique 
au sud, a comme capitale la ville du môme nom. 

Les journaux, à Guatemala, sont: la Campana (la Cloche), quo- 
tidien ; Diario de Centro America (Journal de l'Amérique du 
Centre) ; quotidien (1889) ; el Nacional (le National) ; la Republica 
(la République), quotidien (1891). 

Dans les autres villes, on trouve : 

A Anïigua : Libéral (le Libéral). 

A Coban : Polachi. 

A Huchuetenango : Occidental (l'Occident) ; Republicano (Répu- 
blicain). 

A Quezaltenango : Bien Publico (Bien public) -, trihebdomadaire 
(1876); Diario de Occidente (Journal de l'Occident); Estudiante 
(l'Etudiant) ; Pais (le Pays). 

A Totomcapan : Esperanza (l'Espérance). 



326 — 



Dr \tl iKln <• >m»i 

w twirt m m—— 




>V V» "«» « . » "»— » O 



Dfn» r imJtpnJirmM y J4 ht imttrtm ftmtnltt 4t C.rmn jtmini* 



1..— _ ___«!••*, 



mu uni- m mxu 



^ÏÏ^^ÎSLÏ , ™ , Los bulgares en la linea de fue0o 



E • ■ 



Los servios marchando hacia el trente en el coi I .icto 
balkânico mas reciente 



■ I ItM. «M 



MMM *•, -M. 



HillÉ 3 IMMU»»» P»j 



cS.tp.à.'sri.va 

!■ vnDmm. •) M» •• «- I «m «m iftwéMM m Mjm m 
k • 1 ML M MM I MM» *• Ma M-** ?••»•» «■»< 





TTïîtBurïr; 






Sm4MW**4I* »*W4 4» I* 



' «M MMM» 



zri3a^5r^MMrz Goâtenuia wrtirz-u^àzzzï 

Mm aaMte ijiHimIH im| DinliNMhMMiàMJZ. "'- -" ■ *^*»- 

n^-VtSii-i. - f itTii7:njiiuSiiT7i mu unffT gfyftlfjJ 8 nSmr= 
MHiMtUMMtW*»; — f- .*. ^...^.T ■ ■■,..—. j~ l ^j/7% < V.j l i|TTit7 



jj^^j*^*35J2^j 



ggy> i^c!ytrigs 

31 1* -y ■ ?*^*î- - -* ««■«■fc*»»»»»*»'* — **? .» —' " . ' ■ LilJ! "" "* «—» "««l— » '' ' l 'f l l ?'" '■»«—■ — 

K**i« j ^ t.j.fcMi tyf i "n n-r | c ~y~ 1 -' ri **•* r- •• ■ — *- ■ " (iwi«iiiw*i^*k ■ 









«rtiB» cmmiTo 



CDftTft-WDftL «w ILA 
UI«Onk 






f 






Oectef f^odol(o Deiva 

Tr«tamiento Homcooébco 

gl II l i»»M.« M|*H II ».» lu» f 14> 
»Ml it|ll| m—t bl >MM. -r— • 



M OCTiTIO A 0AM11 

■ 



C**M TtiiMw ' ■! |i . 

•» Qtffc FWMMta • ta» 



| GYRUS NOBLE | 

Whiskey Fino 

Un tiel araigo do Gaatooib dasdo b^ca mis de \eiotiocho aaot. 



O 



'S 



1 



La Presse étrangère 



Haïti 



Cette Ile, l'une d«*s lirandes Antilles, découverte l<- (> dé< • •ml»i<- 

li'.»2 par Christophe Colomb, est divisée en deux états indépen- 
dants: la République d'Haïti environ 1.200.000 liai».). et la Ré- 
publique dominicaine (environ .VJO.OOO hab.). 

Lu capitale, Port -au-Prince, ville de 70.000 habitants, situ 
dans une très belle rade, .'dite les journaux suivants : Annales 
Judiciaires : Aurore ; lion Sens : Discipline ; Gazette des Tribunam : 
Haïti Littéraire ; Moniteur journal officiel! ; Matin, quotidien 
(1006) ; Nouvelliste ; Pacificateur : Echo d'Haïti (français-italien). 

Les journaux publiés dans la République dominicaine sont : 

Dans la capitale, à Saint-Domingue : darda Officiai (Gazelle 
officielle) ; Listm Diario J quotidien ; Tiempo (Temps).. 

A An \ : Ecol Del Sur (Echo du Sud). 

A Puerto-Plata : Municipio (Commune); Parvenir (l'Avenir) ; 
Pregonero (Crieur Public) ; Voz del Pueblo Voix du Peuple). 

A Santia-o-de-Los-Caballeros : Ensat/o (l'Essai) ; Prensa (la 
Presse) ; Union (l'Union) ; Union Masnnira (lTnion maçonnique) ; 
Diario (le Journal). 



— :i20 — 



A travers la Presse 



HONDURAS 

La capitale de cette petite république de l'Amérique centrale, 
Tegucigalpa, possède, depuis 1897, un quotidien : le Diario. 
D'autres journaux sont publiés à Tegucigalpa : le Boletin Finan- 
ciero (Bulletin financier) ; Esperanza (l'Espérance) ; Gaceta (la Ga- 
zette ; Gaceta Judicial (la Gazette judiciaire) ; Instrucion Pri- 
maria (Instruction primaire) ; Patria (la Patrie) ; Union (l'Union). 

A Ceibi : Iniciador (L'Initiateur), la Paz (la Paix) el Club- (le 
Club) ; 

A Gholuteca : el Paci/ïco (le Pacifique) ; 

A Comayagua : Union Central (l'Union centrale) ; 

A JuriLCAPA : la Paz (la Paixj ; 

A Santa-Rosa-de-Copan : el Occidental (l'Occidental). 



330 — 



ttftitm* AtwAf S- IHÛ3 



PORT Al PRINCE » B.IU ) 



Mataffsafa Mal 1913 



(aétnrul MV'.KIIUK 
IHII h 

a»3nweme:«ts 

pour-sU-PHiNt:»: 
h. ...... n t.M 

Trase l«>>* . . • »'« 

MfAKTKlirimi : 
lia Mm» il 1» 

lmi Hou . oui 

mUNOER 
Trow Mole . G 1 00 

U NUMUO U CENTIMES 



«M.. ri>iM.ADHm«T*AT1 •» 

S. l'oa AMI f • 




QUOTIDIEN 



LA SEMAINE QUI FiNIT 

«00» 



Au rcu ! A l'eau i répons* a cette question »* place ici 

d'elle-même : par l'organitalion. se- 

Jeu.li de la semaine dernière, on Ion foutes le» règles de Tari, d'un 
M I* rappelle, lotit l'orl-au l'rmri- ,-orps d« tapeurs-pompiers al de 
fui réveille par le liriiildun ui:en 'notre Service hydraulique 
die qui Tenait d'éclater au Champ- Poui I une et l'autre organisation, 
de sur» Malgré le concoure M il fjul le dire loul haut, parc* qua 
•iioyriitde tontei classes accourut chacun le pente, il nous faut le! 
sur lea lieut, l'établissement Dous | concourt de l 'étranger. Loin de moi 
•eau, l'Hôtel Ptrititna el quelques ;l» pensée da mettre en doute le 
maison* privées furent, en moins '. courage et la bonne volonté de no- 
d'une heure, la proie ,le» llaniuie- , ire Compagnie de pompiers libyes 
Et ce sont là, tant pour les particu Je ne suis pas même da ceux qui 
liera que pour notre communauté, croient qui-, «i nous n'y prenons 
sociale, autant da pertes sèches, que garda, la délétère influence pohti- 
nullt compensation n accompagne que qui. depuis quelque temps, v; 

Ailleurs, il y a un orgini'mr iiitmlesie dans ce corps, finir* par 
spécial chargé d'entrer en fonction» i l'eloyncr de son but gtnéreui. 
dans ces sortes de cas c: d'amortir \ Mais, tout la mande le sait, il y 
les oflfels d'un sinistre do ce genre : a des cas où le courage ne peut rien, 



cal organisme, c'est la Compignie 
d'assurances. Cast grâce 

Cgme d'assurances que, partout, 
maisons, comme le phénix, ns- 
naiasent des cendre»; c'est la Coin 
pagaie d'assurances qui, on moins 
de trois tôt, a perm.. que Kingston 
ta relevât de ses ruines, plut Mie 
même qu'avant la catastrophe de 
18H7. 

D'où vient donc que, en dépit de 
la juste réputation faite à Port-au- 
Prince délia une ville a incendies. 
nous restions prives d'un se:ours si 
efficace et d'où vent surtout que 
nos gouvernants, qui ont souvent 
des gestes d'encouragement pour 
les entreprises les plus futifes.n'aieol 
jamais pansé t taira quelque chose 
dans ce sent? 

C'est que les Compagnies d'as- 
surances contre l'incendie, qui sont 
des Compagnies de gens d affaires 
et non des sociétés de bienfaisance 
publique, tout en assurant, enten- 
dent aMurcr contre seulement un 
minimum da risques. Or, chez 
nous, le manqua d organisation de 
la Compagnie des pompiers, d'une 
put, lo mauvais état du Service hy- 
draulique, d'autre part, nous lais- 
sent généralement désarme» en face 
de l'incendie et fout qua les incen- 
diât port tu-princiens, qutnd ils 
éclatent, relaient dans leur plein 
cortège do risques, cest-a-dire de 
«succès. Il t:'esl pas rare, il est au 
contraire très commun, de ne Voir 
servir et pompiers et Service hy- 
draulique qui rtrroseme.it pacifi- 
que des décombres- ' 

Nout devoi ■... ùnne dt ne pas pou- 
voir faire assurer nos maisons au 
mauvais étal dt d.'ut services pu- 
blics qui, au point de vue des cas 
d'incendie, joignent :insi à l'incon- 
vénient de ne pu pouvoir rendre 
la» services que l'on attend d'eux, 
celui de nout priver de nout pré- 
munir par ailleurs- Non seulement 
nout ne sommas pas protégés con- 
tre l'incendie, mais encore, par ce 
défaut de protection mime, nous ne 
pouvons prendra les précautions né- 
ttttirtt contre lat effets du mal. 

Comment sortir de UT — U 



Salomon eipnma t son tour la né- 1 
eastilé de ce syndical et, chose plut . 
atVve. parla J'y intéresser la haute i 
personne du Président da la Hépu 
blique Vpici encore que hier, a la ré ' 
union de la presse qui cul lieu chei 
le Jumtlre Je I Intérieur, notre Di- 
recteur, anlicipiul heureusement 
«ur I ,ivi«re de demain, décerna t 
M. Louis Boroo, avec lipproba- 
lion de tous les pubhr.iile» présent», 
l'honneur de parler tu nom dt It 
presse 

(Test là un commencement de 
discipline qui fait bien tugurer lie 
It réalisation prochaine d une idée 
si utile, al c'est pour aflirmer encore 
une foi» dans ce 'sens Tmintlive de 
notre maison qui je donne place, 
- ente semaine, t cet deux 
fans significatif, et prometteurs. No- 
Ire idée fail son chemin. 

Jea» i.e FuncTcco 



mes ebumuoot 1 U coaiitutiattrt!* 

rlotvniciii - dirtettur de» tu. iu> et 
celle compagnie « de la peur é *iw» 
I |ii«q<i'i 1 1 wlatioa d» 
cciu question 

Vruillci ajpétf. Mcmssrai It StdtV 
turc! Fut Itiprctuoci de mm «•»«• 
mnguès 



pas plus que la bonne volonté Pour 
organiser scientifiquement un corps 
de sapeurs pompiers, il faut tu 
moins avoir vu fonctionner la ch ase 
'i. tiraillé t fonJ dans celte 
;>.irtie Si. en même temps que nous 
envoyions à l'étranger dt» jeunes 
gens pour qu'ils apprissent la mé 
devine et le droit, nous en avions 
destiné quelques-uns, avec- l'agré- 
ment des gouvernement» étrangers; 
pour aller travailler quelque lemps 
dans les sapeurs-pompiers, d m» H 
service hydraulique, voir 
dtnt l'adininistiation de U police, 
nous ne serions pas aujourd hm si 
4 court pour trouver en nous-mê- 
mes las éléments de rdtWa 
saires. Ne l'ayant pas fait, qua vou- 
lu vous? il faut, bien passer sur 
cette nécessité de deman I 
l ranger les instructeur j qui nous' 
manquem. 

J applique tu Service hydrauli- 
que tout ce que j-j dis ici du corps 
Je tapeurs pompiers. Et je ne crois 
pas que ce sertit plus difhcile à réa- 
liser que ne l'a été, en partie, il est 
vrai, I iiistrncli. >n inili: nre que vm 
rtol nous donner, il n'y a pas bien 
longtemps, des officiers et des sous 
officiers venus de l'étranger 

Je parle, je parle, en laissant al- 
ler ma plume. Je suis si écœuré de 
voir Port-au-Prince devenir si sou- 
vent la proie des flammea. et je suis 
en mime temps si désolé de nous 
voir tant cesse tourner autour da It 
question en cherchant midi a qua- 
torze heure» I... 



Pour mariages, 

baptêmes, etc. 

CHEZ MADAME 

W'cbly Prensotr 

Avenue John Brown (Laluei 
On 'rentra du etuiwtt, rarra» et 
lauti. icruttm, nappm. mrputtrm 
cuitiim.fvurthfUa, couteaux, tau 
sr.'Jrj, ne. noutsUtmnl ar-uH*. m 
i uxxr.ox d det prix modéra 

Metropolitan- Hou** 

— AIW allot bojr I où cours lu dose 
j ainsi comrotaja dtntt' 

— Au .N»>wo»oi.l»nUoiiato»»u»»«U 
I pts-ndic mon lunch dt tnséi 

I*» Ma 1 » qats, tous v tltea doac tassa 
.ptaadrt volrc latKh.i te MétropcAittaji 
Louis ll.ij . Mauistral Communal, car voki bran U cMnèntc petteaM aat 

, ! je reiKoaire y cosinni 1 toutes utmt.%. 

lUpuL» quand «ne tôt» csi-ctle ém- 
Porl lu Prince, le i| Févnei ni |. nue n courue > 

i,i Ilot de I Indépendance '■ — Mett dotx U momie 1 Ihastir. 

, Depuis qu elle a change de ttirsxiwn et 

U \ljtiJruiCoMm«ualJi PjrtM.Pr,„t tJtOtl] «tu ttte deuelknis bihkuan 

une musique iiigUM c-r.pcipie duo» 

. Au |»uivii( <,u ou ne goeta |imns |usqa°i- 

Sccrcmre"jEui m Deoailemcni des " d *"J ■•"■ 2***™*± . 

t„„..,. p..u.„ I -<*«". oa y taaatt »>o«c et ko* 



Les Méfaits 
de la l'.nniixtiiiiir 
de Construction. 



Travaut Publics 
Monsieur le Seciéiiirc d Eut. 



[ — Piitiiiccicni, ta ton de U attsv 
Iqut. tu !i d.l boodi. et qai pie» est 
|n l'honneur d attirer votre plu» s*. , midi cl soir La aouvtile d rtxrsoei «a 

riattst attention sur 11 façon dont 'tend «aguirltadtr dt 

sciecuicni lesuivius de r.'fcctmn de I et-. > .. 

la rue Rous. ., derin: Bonne-foi. par nt mure 



Le Syndicat de uPn:jt. LXEt; 

VU» S KBAUUIK. 

Il n'y a pat bien longtemps, le 
Malin lançait l'idée d'un syndical 
de la presse port-au-princienne 
Nous n avions pss. certes, la naivelé 
d'etpérer qua tous les coofrarta nous 
suivraient d'un pas soumet et alerte. 
Mais nous avions la conviction que 
l'idée était bonne et que lot ou tard 
la semence gertoeraii 

Or, voici que l'autre jour Jérôme 



- .1» oc te mosicbeni pat du 
pied ce» lescan ta Eaut aairt cjai bssm 
i!» • 

Les mêmes qus UiKéreoi cas joeus 
ptstés. le Paiiiucu VlOtttl qui. VI m 
gracies» t paéi acn , a* tuKjait que tour 

BstttMtr. 

lit «n oui aae une pour acatttétst 
degouiet après aa ;oip pireil 

Ah l c'est qat ce soai do timeart 
Je (irouche eoergit <t sfitOnaltMa 

Tu parie» ' Tooi cala cest ttas taaa 
nui» dit donc, je 



man dit dooe. f i lt »l<aaa ctMtaa atiMaj 
et vous y (ut pas boaaVv la soa de la 
drnae ruieaoajit de U ttsKttt dt <S«f 



U Compignit lliiliennt de Cootlruc 
non. • 

L'égoùt central qut l'on v construit 
en dt nnurt i produire. Ju fut dt 
limon des détritus tt autres 
mitiiVts. des cshilusons putride». 
compromttunltt pour la santé publ • 

3 ut. qui séchipptront par le» bodcht» 
'égouts que l'on sera oblige dt laitttt 
' 1 inierttciion de chique rut 

I) ailleurs, et» bouche» d tgosits mê- 
me ier.nce» par un gnlU(t.toasultMal 
un dlnger pour U circulation 

Il vaudnit mitui avoir, dans celte 
rue.étus égoûli latéraut qui facihuol. 
lits des» cotét de la chaussée It uni. 

deécoalemtni des tius. pareront i te. « ingwrgsttfda rojr»! |«»de caajstd- 
linconvtnieot signalé plu» ha-ai. ti cht 

pourront être substitués I un s I ttrtrt. Ta dé taé atftt . Je it à., «jae c'est été 
en tat de répinnon. de telle sont que mer .h D'iilltais psttt I ta .«>MOt 
k utvKV dt légoùi puisse eue lacer- . allost-r de et eus . rtli ta vaat ta 
rompu ptiot. et:» se»ri»quvr-iir,gif unefati 

Aa surplus, le» égodts latéraut sont c'en itccurt t toc» iirau» aàt i««rt» 
plus propres S la récepuoa de» «tut ; Cibosstea, é Ittto po«pn et t lettat 
ménagért» Il tu bien renain qut c't»t. «ta< rn 
ou pure tcoaom.it. qut U Compagmt Ne I tataalle pas ' 
rlalntnut dt Construction procède t Ah ' c'tst ca. ft ne cessrru Mtaaat 
tinti . uni qa il fa* restera aa boa pa l ti t al 

C'eti pourquoi, j'etuime qu'il m dt uat boaoe ptartafavriliat, dt <n*r 
mon deroo dt protester, lu nom du Vi.t ic 
Conseil Cotamaaal. contre ce mode dt st ' i 
réltcuoa dt la rut Kout. tl |t vs>u> se 
rais iras oblige de vouloir bien aocu . 



- 



La Presse étrangère 



Ml Alnl i: 



l'ay> i-i <- 1 1 • ■ ti fertile mais déchiré par d'incessante*] révolutions, 
en butte mix convoitises des Etats-l nis. le Mexique possède une 
, rosse un ptii épnrse, (ont h la lois politique, commerciale, scien- 
tifique el <l informations, qui s'amplifie ou se restreint suivant les 
circonstances, suivant les besoins des partis en présenta, et <|u<- 
concurrencent, sur place mémo, des journaux français, anglais, 
• -pagnols, allemands, américains. 

Les plus importants organes sont: 

A Mexico : 

El Impartial (l'Impartial), organe populaire ( 1 894) ; 

El Diario (le Journal), gouvernemental ; 

VA Indépendante (l'Indépendant) ; 

El Tiempo (le Temps), journal de l'aristocratie (1882) ; 

El Pats I»' Pays), organe catholique; 

El Correo Espanol (Courrier espagnol), organe de la colonie 
l -|>agnole (1870) ; 

Le Courrier du Mexique ci de L'Europe (1849), qui s'imprime 
en français et que dirige M. L. Regagnon ; 

The Mexican Herald (l'Avant-Coureur mexicain) ; 

Diario ilel llogar (Journal du foyer) (1881) ; 

Deittschr Zeiturtg la Gazette allemande). 

Dans les villes de province, on trouve : 
A la Veka-Criz : 

El Diario Commercial (Journal commercial) (1880) : 
La Opinion (l'Opinion) ; 
La Raton (la Raison). 

— 33J — 



A travers la Presse 

A GUADALAJARA '. 

Diario de Jalisco (Journal de Jalisco) (1887) ; 
La Gace ta (la Gazette). 

A Aguascallentes : 

El Heraldo (l'Avant-Coureur) ; 

El Republicano (le Républicain)][hebdomadaire (1869). 

A Mo.NTERREY I 

La Defensa del Pnebla (la Défense du peuple) (1884). 

A Sais-Lois Potosi : 
El Contemporaneo (le Contemporain) (1896). 

A Merida : 

La Revista de Yucatan (la Revue de Yucatan)*; 
La Revista de Merida (Revue de Mérida). 

Enfin, l'excellente publication illustrée qui paraît à Mexico 
El Mundo Illustrado (le Monde Illustré). 



334 — 



b tttinnmfjr 

•Limé WUMKk» 



El IndependienU. 



LA INrORMAQtON 



■ ■"'"• t,r "*"» r wro « MA awi, 



»*•> I NI MUd 1 



«KUCO. LUNW M M «uvo ot au. 



• ntmtâ •■> oui* 

^ ■ 1 ■ 



EN PALENQUE DE IDEAS SUBVERSIVAS FUE EM1L1ANOZAPAT A ASPIRA (jQUE IRONIA!) A 
CONVERTIDOAYERELHEMICICLO A JUAREZ SER ELPDTE. DE LA REPUBUCA MEXICANA 



"Là Pcrn" lot ( lonlicUi por tl dipalado R ra itn y Im m-Wm 



PO* FALTA DE LICENCIA ESTAN "EN _ 

U CAICEL LOS OtGANBAOatESlJ 

*"** ' " *** " ***** —**'■'*■ I |n*ili%W > i'MNMil«*< 



RIOSE LH COMPLOT (TU ! ^^SSS^S&T 

"EL INDEPENDANTE" 



B BM, tt- Dm v» r*mt Im r>m— m liirinj 



TUVO MIEDO DE5ERFTJSTLADO 



iÛC 



<QUIEN PRO POROO NA PARQUD 

ES El 08KI Ofl. i~ - zz zitizr^zz ^s^£~Js~~[~r'' " " * ,*7 " , ***? 




n i fflvffui unut 

apnnranaia 
nmonmmi 

hhii 



jrrru=r« 



„tjs:K£5 MI71NDEL CLUB "PAZ Y REFORMA" 
ix'mtmmmim+.&œ^££-. £N HCWOK DEL C/L4L FEL/X D//4Z 

SîlSïr! 1 ""' 



»— ^i **" ***'■ - i'T'?!!?^. . . _. ■ ***" ***** — '** *** — *— * * f » ai » nrâiMtttD i 









> *B a aJMB B M L " a> 



zl ua&a&ra sst-gl 



















*b 



^ 



Lm* H ... ittl 



%î €ûKxxitr frit ^Liïiaut 

et fcr rCwropr ^ 

Ancien "TRAIT D'UNION." Journal fondé on 1849. 



INOJCATEVI 



LE MARIAGE DE LA PRINCESSE - 
VICTORIA-LOUISE DE PRUSSE 






zs&^ z }£zïs?££?zxz Dépêches de France 

aa rja j iaai lib,a ii lalaaa fm m a. ■raa^.iaaM ta 'aahiii Ja | * 



•w». m «m - «oit i» 

aVaa a» M -.t. ni lii l 
WaHa a. (NUI. ba Ma 4» aa» 
"a*. * » | I Tl 

I Jm M *l »HM «»» 



. _,..,._ i .Maria»! nul n i Mil ■■ »»—«- 

. ia«a«,b.^.».U»ab»Va.-. 



■ ■ aa.liaa.aaa '.Ma» U aaâa>.aa»»;ra».ai. 

•a J1SOT V1LUCIA» •*■* *"• ■"•• •* 1 1 i i i 



■ • ltl all< I 



t. I». Û - «... 
rai'il ....:« ...^ 



aailaaaiaiai «Wi aa 

r». t.»». ta *■»■ « . 

■ Il IW a l»«*.a HMMU 

ii»-~ n-baraa-iaF 

a ..«va. . m MM 



*>»r«- « araaJ »»*» 4- 

■ tOilillill 



> I* 4» m i n ii i Mhi 
MM» «mil » a a» 
H ■»■■■» Ma. ■ «m»» 

■IMMUlMMHtilA 

MM I' .» lu i M la*. 






in.. l'UUi» M baaal 



r>WkA*>T4U«>iM> 



«Ma M I» i m i m Ub*Ja,aa 

MMW arliri.» r | | 

*• h .— , a» ka*M a W lallM 
«v . ». Cm aaaalaaaaaaa» 

a-. H- - H»**» 

Uill)lll Ui la.i-.ia. 



•wa*l«^ll|l«Mlk.UN-i.aa<llk. 

■aal.ai.iil aa. «baiia» i li n il i l i II. l u i m la» i 

*.».,— a.Mrlaaa. >■■'>»■ »■■ ■ ■»»,»•» k_a 

rallk Hijaa.r. aâaa» — «fa. ..«la. Il i-a.a,»»» 




alliHm iaa. li|ll l_lll i 
aaal -aC a. la «T * .i I » . 



■mlilBia-l a mal 
Ha« rv «aa I aa aa> fim aa 
aaa*> aartaaa. a. 1 aaa «a. 

»ala*M a» aa.aatl. n l m . a 
».-«—«. raava. aaa. aaa 
aaMaaaJ .«aa* é. M «Maa» 

PMawr.aliiaaaira.aa»- 

«h» «4». 



I faralaa Haï aa prlMani 



tara*, par» la. «■»■■ > *■« 
aaafk aaaaa a. a> «ail 

M«wt«iTiw 

«Max M aa-UTa/i 



L'aadMaW AaÉaVattVBal f" - ^T * **" *** 

— C-T-Ca-Tt TSTatt C 

•**** raaaW ■*. raa.aaaf aaa) aa^aaaa>a* l aaaaaa— aa» aa . aa.iH> a aaa.aaa a a »aajaaa l»a»a »a> 

lai Hbf. Iwaaa aiarrtai aaaaa —■!■■■■■ a-»».a«al I i"*?. . ,7*^^ _ ]_ *^~ '" ^ | '"T "' 



Af. Poincaré aux 

Manœuvres Navales 



aaajaa aajlaajaal par b I f il m 
L aaaa I. aaaa aa aaa. a. 
«aan. .na aat ta 



In HoUUlItt 

trtco-bulzam 



WEb&X&A .SSSXS. 

.i»aa» Naal-Unl 
' " ■— " ■ « "• «••-«af» naaat 

A. J. IMSAJAL '7^^^^JJJ*~'~ 



awaa a. .a* liiailali a» ah» 
«al» Il aarar. aa* ha para» 
paa.aal.al aai 

iaa.MMaaaa.Ua «aaaa 

b (M r-.la«» aat afoaaaaa h) 
Ma. M ».i.L _ a. a»4a 
aaai|4a a. la |wM a. I 



aaa 4 libba. aa <W» 

aaa «ai a> «a<ai aa* b Wa l'i 

aa la «W. * Mat» «1 

. «r.» ailbaibja n i la ||.« n a a. a. 



ïrr^riv ( ,.■».> » «a. - <>. 

- ■ "*•' .► ».• «-a»*». Aiab 
a i » . a-i STâT». •- •>• -«at» 
-a> laaa. âaai alla» laaa 



uiaWj* coirron ' ««tC^'îf^li»», " 



Il MM Vi ■» 



TWax a* aaa - fiai nm i 



la M awi - La aaa n . 
a ai aiaaa l...l ai 

Jlaa ai Ifca Q aiW aaa* 

aVM—ba» 1- aalT 

•«• .a. aaaa» ba* aar»» 

b. » lap l iiia 

La| iiiaiiaiia j i.h iilMa. 



ai aial bara» «a kaa \ 

a"*a»aa)«ai ra»aawaaate 



Vr. A».«tfur w Tue 



I 

MtM. 



M fp»»» lu titoat I 



kMNaa -l'a i 

taaaiaaa.». a n 

a» éaaa laaaaaa. a. I 

Uba. 






l^ ta £ î H^b--:S^^5^ï£ Es. — •^ ; ^ : •— • 



■^rrr-irr.: item «eo* 



laaaamaaaaaaaiii n ba> HâVWI H I 

mm t. r— - *—- ■ 



tl'na.lla. 
■aa» 4. Ii|»,l 



a» a aaa b . 



iSaa-liaia 



lb.aa> Mb) 
aar 'ara» * /'< 
aaarl a> laavrfc aa 



Êm»*m »• H nMort Mi rf-oi ; '.r- * 7.7g" " i^TT 



af faraiaraa.iiaa.ai IW 

raaaâwa. 



IbMaaa, abH». a. «... aVi.'.'. r ", '?'-. .... , '.* 



fer 



LHM. r Maf L 



-S--. -— ■ -;l'ât«M ttHk Mi 






ta. aaa. »» a aajaaaai a| 
MltrtaUaamaaaaaaaaa 

' .» aaaatalaa M unl il <at>. I 



Hn li l aa» laiiaaii jj i n la tMPJ ■ 



laiiiaiii|ai u a I 



■ ...».-•. 



h itîaaîl ' irai ata». la. ! 



aat-aaaral. ^^-Tl. 



£i«^»~£;!U IttW litMi Mk* :~ÎLt: ^TÎT. 



Il JWlt M Tlttal IVaTTl t*aat. S» »■-'«». *»■»■■ ^ - Uaaa—llaa 'C»ta«.''-.*-''^»l. 'a VJIa' 

aa »-^- ■•"»■ ,^, ,;,M H {^3a7i, ..aaaa>a_ai|i. »-««..» 



« i»H «aa-ùaba 
la «a la» ira» IHaaali». 
Fraaaa al 



RMa(Ma>»ll lMa4MtM '^ZfZ Zi". 



=rz»=»rra-.X Invm dn.it « 5« • lutm 



'a. T^t-a-aaiai n»»a^,a-«aal. M aaal 
a -. -l»»aa»a»MaaCa*««jaaa» 




,i»>a,arM »»». 



* a. . .. »«™ «^ » w a a. ^^— ..-»..»— .■». »■ .»»! j * i « ; — — •"» '^»— .^ ^.^^»»a..^»" ^ ■ "■ 

ISa.» ba a» aaaaa a»aa. »a»lï «a» C~«a »a J i»j ,i» m al la i M aajl - fi lial | H a ,11 1 ^ 1 «aaaaaywaa aa» ««,«, »ràat ^aaaaa» a aapal »* -7' " a. ■ 1 " M l * ~ — » 
l«a-~" """* «aaaa »_r>av» a «y aaala» taaral » >i» [ i»i aalr» aa-l| 1 nul » ;» ! ; ». laati a|b.a n ai n » % n bi li » » a»'l»a>a. â?»!a»â*a "* 



23 



La Presse étrangère 



N'ICARAGI \ 
Les journaux de cette petite république de l'Amérique centrale 

SOnl : 

Dans la capitale, à Managi \ : èl Iti/t (le Jour); Di<ni<> de Nica~ 
vagua Journal de Nicaragua : Diario Oficial (Journal officiel : el 
Comercio (le Commerce) ; Dêmocratia Démocratie). 

A Léon : cl Ateneo Vicataguense l'Athénée du Nicaragua); cl 
Independiente (l'Indépendant); <•! Naeional le National), quoti- 
dien, fondé cm 1896. 

A M \-w \ : la Epoea (l'époque). 

A I>i i i i ii i i>s : llrron/n- (l'Eveil), hebdomadaire, fondé en 1895 



PANAMA 



Gel état de l'Amérique centrale n'a qu'une très faible population 

150.000 habitants), en raison de l'insalubrité de son climat ; mais 

il esl appelé à prendre de l'importance en raison du canal qui va 

relier les deux océans. 

Ijs journaux de la République de Panama sont : 

Dans la capitale, à Panama : 

Crânista ^la Chronique); Duende (l'Esprit follet); Estrella dé Pa- 
nama (l'Etoile de Panama . hebdomadaire ( 1 S 19) ; Mercurio [Mer- 
cure); Orden (l'Ordre \Probùlad (la Probité ; liri/htm Municipal 
(Registre Municipal] \ Star and Kfcra/</(L'Etotleel l' Avant-Coureur), 
quotidien 1849 ; Piario de Panama Journal de Panama : Hrt/i>>< 
les Faits ; Prensa [la Presse). 

Puis, à Colon : Colon-Teleyram Télégramme de Colon). 

— 339 — 



A travers la Presse 



SAN-SALVADOR 



Cet autre petit état de l'Amérique centrale a comme capitale 
une ville assez importante (environ 70.000 habitants) : San- 
Salvador. 

Les journaux publiés sont : 

A San-Salvador : Diario Latino (Journal latin) ; Diario Officiai 
(Journal officiel), quotidien (189i) ; Diario del Salvador (Journal 
de Salvador) ; Indépendante (Indépendant) ; Come?*cio(Commerce) ; 
Coreo (Courrier). 

A San-Miguel : La Voz de Oriente (Voix de l'Orient) ; Comercio 
(Commerce); Eco de Oriente (Echo de l'Orient). 

A Santa-Ana : Democrata (Démocrate) ; Heraldo (Avant-Cou- 
reur) ; la Juventud (la Jeunesse) ; Santaneco ; Diario de Occidente 
(Journal d'Occident) ; Gaceta Comercial (Gazette commerciale). 

A Sonsonate : Promotor. 



340 



HTfwmiTHWfB rn 




M ESTREIIAfll DE PANAMA. 



HUM M1HIII M NUH.I m» M é. I 



LA tSTRCLLA OC PANAMA, 

The SUtr & Herald Company, 



H» U mt mÉÊtmm m «i, , y ■« -j-«-«r«» m n «» • 

aHIttOELRBtS 




— * — •* — — -■ ^m mi: ~_l~ .-^. -■--— r 



_» MMÏVM»* la M**-*f»r« *■ **W 



I N— P>M> » t. <-»» 
»ë l •» KM» *> 
rite <■— « CW.B.I. 



^ 



S 



MARIO DEL SALVADOR 



rVjmtxtar m. MATOHOA RIVAS. - 




«? 



«I 



La Presse étrangère 



ARGENTINE 



Grâce à ses richesses naturelles, à l'excellente disposition de 

son sol, à sa grande étendue de côtes, à son roseau de fleuves, In 
République Argentine >rra certainement, au cours de ce siècle-ci 
pour L'Amérique <lu Sud, le pendant de ce qu'oui été les Etats- 
LTnifl pour l'Amérique «lu Nord. Depuis un quart de siècle, cette 
nation a pris un développement merveilleux. Sa population a 
décuplé par la natalité, mais surtout par l'affluence des émigrants 
dfs pays latins. 

Ce développement intensif a naturellement favorisé un déve- 
loppement parallèle de la presse, qui s'est acquis une place de tout 
premier ordre et qui ne le cède en rien à la presse européenne. 
Tel journal, comme la Prensa de Buenos-Aires, est une véritable 
puissance. 

Ge qui distingue en outre la' presse argentine, c'est «a. floraison 
de talents. Une élite intellectuelle s'y est donné rendez-vous, el 
nous pouvons assister dès maintenant, après la renaissance de 
cette terre longtemps «lel à la formation d'une Tune argen- 

tine qui lentement se dégage «le l'âme latine «I où «'II'' es! issue et 

s'achemine vers de liantes destiu< 

Venus des divers points du globe; les argentins — ou du moins 
les habitants <l« i la nation argentine — sont naturellement poly- 
glottes dans leur ensemble : et c'esl pourquoi l'on trouve à liuenos- 
Aires une grande quantité de journaux en langues étrangères. Ni 
les uns, ni les autres ne sont là comme un moyen de propagande, 
mais paire qu'ils .répondant aux besoins «le leurs lecteurs. 

Les grands quotidiens Boni essentiellement informatifs et pa- 
raissent sur un grand nombre «l«> pages — jusqu'à 42 — grand 
format, semblables au type des journaux des Etat-Unis. Les trois 
quarts de leurs pages sont destinées aui annonces qui son! trè* 
abondantes, l«' commerce adoptant «le préférence ce genre de pu- 

— :ur> — 



A travers la Presse 

blicité. Les grands journaux n'acceptent pas de publicité dans la 
partie consacrée à la rédaction. Mais si, par leur nombre de pages, 
parleur format, par leur disposition typographique, les journaux 
argentins rappellent les journaux nord-américains, ils sont tout 
à fait français par leur esprit, leur conception intellectuelle et 
leur forme littéraire. 

Le journal le pins important, par son tirage et sa popularité, 
est la Prensa (la Presse). Fondé en 1869 par Ezequiel Paz, père 
du directeur actuel, il occupe un somptueux palais dans l'avenue 
deMayo àBuenos-Aires (1). Son service télégraphique est de tout 
premier ordre, et il a comme correspondants et collaborateurs des 
notabilités d'Europe. C'est un organe libéral, indépendant, et de 
tendance francophile. Son tirage dépasse 100.000 exemplaires. 

Autres journaux de Bucnos-Aires : 

La Nacion (la Nation) paraît le matin comme la « Prensa». 
Fondé en 1870 par le général Mitre, ancien président de la Ré- 
publique, ce journal est actuellement dirigé par son petit fils, 
jeune et distingué poète élevé en France, M. Georges Mitre. Il 
occupe un vaste édifice lui appartenant. D'émincntes personnali- 
tés de l'Argentine et de l'Europe y collaborent. La « Nacion » est 
très bien informée. Son tirage est de 60 à 80.000 exemplaires. 

El Diario (le Journal) paraît deux fois par jour : à 2 heures et à 
S heures. C'est un journal mondain et aristocratique. 11 a été 
fondé en 1880 par M. Manuel Lainez qui, depuis lors, n'a cessé 
de le diriger, et qui est considéré comme le premier journaliste 
argentin. Il tire de 40 à 50.000. 

La Razon (la Raison) est le journal populaire de Paprès-midi 
(1902) ; il a une ample information locale et étrangère et publie 
trois éditions, à 2 h., à 5 h. et à 8]h. Son directeur est M. José 
A. Cortejarena. Tirage de b'O à 60.000. 

Le prix du numéro de la « Presse », delà 'c Nacion », du « Dia- 
rio » et de la « Razon », est de 8 centavos : 18 centimes. 



(1) Voir page 410. 

— 3i6 







i«m*m<in«» rmr. 




h ~~~ 



La Presse étrangère 

La Argentina (l'Argentii il an journal du matin 1906 . in- 

dépendant, lir.-mt fi 25.000 exemplaires, dirige pur M. Bduardo 
Miilliall. Prix du numéro :5centavos. 

En outre, paraissent le m itin à Buenos-Aires lea quotidiens 
suivants dont lea tirages sont inférieurs pour chacun d'eux à 
15,000 exemplaires : 

La Manana, du docteur Francisco LTribura, ministre de la pro- 
vince «If Buenos-Airea l'MO) ; 

El Puebio, journal catholique ; 

El Diario Espanoi 1871), organe des intérêts de la colonie 
pagnole, dirigé par un journafiste très distingué, .M. Justo Lope/. 
I îomara ; 

La Patria Oegli Italiani el Giornale (fltalia, organes «I»' la nom* 
brèuse colonie italienne ; 

Le Courrier de la IHuta, écho el défenseur des intérêts fran- 
Çaia 1868 . paraissant sur 12. I i et 18 pages*; 

ï'hr Standard, journal anglais, le plus important des organes 
étrangers el le plus ancien du pays (1861), dirigé par M. .luni 
Mullmll. un des fils du fondateur ; 

Buenos-Aires Herald, autre journal anglais; 

Deutsche la Plata Zeitung el Argentimehes Tagablaft; journaux 
allemands. 

Enfin, dans l'après-midi, paraissent encore les journaux sui- 
vants dont le tirage ne dépasse pas 10.000 exemplaires : Gaeeta 
de Buenos-Aires, National, Tribuna, la Tarde, Critica, Rama (jour- 
nal italien), et, dans la soirée, l'Uima-Hora, journal satirique, 
essentiellement local, rellétant l'esprit gai et turbulent de Buenos- 
Aires, fondé il y a cinq ans par M. Adolphe Kothkopf, qui tire 
plus de 13.000 exemplaires. 

Buenos-Aires édite également des publications illustrées : < li- 
ras // Caritas (masques et figures); Kl Hogar (le Foyer) ; P. /»'. 
t. ; etc. 

L'Argentine ayant une lié- grande étendue, il existe en province 
de nombreux journaux ; les plus notables sont : 

— 349 — 



A travers la Presse 



A Tucuman : 



El Orden (l'Ordre) est dirigé depuis sa fondation (1883) par 
M. Léon Rosenwaid ; ce journal, qui tire près de 20.000 exemplaires, 
a une grande influence dans le nord de l'Argentine. 

A Cor dora : 
Les Principios (les Principes), journal catholique. 

A Mendoza : 

Les Andes (les Andes), fondé en 1894 par son directeur actuel, 
le D r Adolfo Gallo ; tirage : 8.000. 

A Bahia-Blanca, ville de formation récente : 

La Naeva Provincia (la Nouvelle Province). 

A Rosario : 

La Capital (la Capitale), le plus ancien des journaux argentins 
(1867), dirigé par le D r Ovideo A. Lagos, tire 25.000. Rosario est, 
aprèsj Buenos-Aires, la plus importante ville de l'Argentine. 



— 350 — 



OfICIMA». OALLI COTAIAVA N» » 



AfloV— N.' 1,269 



LA PAZ.-<BOLIVIAl MltRCOLIB • Oe.Ae.rllL 01 1013 



i*rrriu 10 rfnutn 



Politioa IoterQMinaal La cuhsUod del Tuou 



ni mptnoi '••I «porteur 
becko por un» dr 1 «• • 

Airtt al doetor tamecl Monte», 
pneu antet de M 
Psitt, hicintos noter qui 
haM.i pnrerntedo la opnrtum 
dtil Orque cl jnicj cen M l» 
4 I* urnedeets» de I* republi 

Ma, anticipai.» sus 
propAeitos en eatnto o In po 
lin. • mteraecinn 
rie iun lot «brait peter: drl 

- cm proiirn i g«. 
biern.,, deatrayendo laiiMila 
Us mal/eolul efirmacionc» |ur 
hebten htebo circuler lu. in» 

lot polilicoe. eu vent.'..» rlr 

»*irc:e a la repd 
hlic\ Argeulio* 

El contenido de cw reporta 
je <> riectieacoente indu un 
pror/etae de polC.iee interna 
cional de .iroyecrtonct mur 
importante! para la ntabili- 
dad il< la par entre los palses 
dt nu commente. 

Ea la pnacatt eeataaa se en 
«ae'-rera «a Bcu-eios Aim cl 
docicr Isnurl Montes, y. te 
gn-i cl deepacho ssjturrtlfco que 
no. tretroit* a u sat r o iwm 
sjontaMt ei= tpili.U' mai 
dent» dt la A'gtolinn ar».>. 
Raqua Saana «nie ha meel 
tn -rlebr.ir cui**r*»Irreec.a son 

^ - » ont ac eoaatderan 

nV (nma traportaucin para las 
relue. cin-a entre amboa nnim 
'fiototroa crecinoa que ci ea 
trtnsta no solo atrA ele rreo 
intérêt para cl aûansasiicato 
dt lit criacionct bolitianoar 
grntinat.iiao qaa tjtrrxtû cter 
ta influeneie para In solution 
fie algunoa otros eteato» de 
politKa lo t tni a ck m al entre laa 
aa.ionct d« taxa parte .': \rrjc 
rira. 

En CbùV, relate ca lot ac- 
tunles ceoBtf t DD tnoc'.m siin- 
patio y l a t aaa wr o pi. > rtei- 
bir por aigu J tieiupo en «a te 
no al loturo présider, le de Fin 
Ht . a 6n d» nouer paVaai <U 
cerra tas idcal l S sport la poli 
tira que prétende urguir en 
la» •rlacioofi coo lot paiact de 
cttr .-ontioeutc 

Loi ultimes di,. 
gràScos d» Ptrù. ta noa ban 
bVchosaber tetabtrn que la 
eotieia d* ont cl dortor Mon 
»n ha de ttaitar ne paît ha 
cautado la taejor raiprraion. t 

aa> d h-otiirmo y i»» parai 

Itdedn salieatta del Perû se 
préparai) a ttcibifto coe de- 
m ..'.racioata de aprtejo. 

RjtrS rlato que el dnctn 
M tites. aproTechnado sa ris 
!<■ dj regrcao A la patria. h 
trarfxlo dt poser ca prie tien 
mt ctplrila de cordialidad con 
tas nacioace TecraaVt para peu 
bar que ea ta gpbictoo, que te 
ba de iaiciar ea agents prdti 
ai", desarmllar* nna polltica 
dt pal Y armonta continental. 

Iletdc'Rio Jaeeiro liaata l.i 
ma. dejara el doetor Moatta 
attjtado cl principio de 
dialidad amcricana para que 
roestro pais tta cittJ^a cl 
cocKicrto de lot pneblot amer 
canot como eWtàeato de (las r 
arr.oola. 

Kten el profraraa qae se- 
«fuirs cl future gobrki no de Bo 
Kti» en m rcJaciones c:leno 



Reiunimi do 'oilenadorw dt 
mulot M SÂBllaio 

L's Acuaaoos toopTaooa 

Rrtprelo a la réunion qae ha 

i.ihi !.. en Santiago de Chile 

I ilt rie inu'i.. ûiiimn, de lot 

At cltulot >lel Toeo. 

El frVrtario" dr rta rapital 

ace la eiaruwntc rtfrrcnria 

Bu la tarde de ater. 4 lai 8 

p. m . te rtVciad ea «on de Ina 

atones dtl Hntei de Praaeia 

a rc enti'io a que ettaban in* 

'itn'lot Ina tntedorea dt tttulot 

d de acA-inaes y jblitractoiwa 

de cualqoiera comunolai del 

tieroe al rededoe de 300 

peren-.-i- Snteresadas en c *■ 

r inc araeroo. de la réunion 

Foiuo la palabra, en -rvirrer 

ecrmiiio, para rtplirarel ohje 

regeido, el aHlordor 

irturo '.'ittae. Ilablaron d 

cnnlinooilôn el atmiranu t.n- 

i. ci tenoe Jaeier Infante H.. 

cl ténor Alberto Le-r.m r ntro 

cabaltrrn. dt naeionaltdad pe 

ruan-, euro norebee no logra* 

oa anntar 

En lot diacurtot proauoha> 
loa ai maoïfritd qae se babla 
creifio nec-rtario coatocar d 
eta réunion a lot intei-csadoa 



Ctioflict'i de Qrieoto 

El toir):n(*od«aifle>U 

m'trniotontl 

La ogi.tocu'ia N 

LoeeJret abr«8-0 eireal 
mirante Mr Baraejr se balla al 
coiaaado de la f«*)a iatemat-in 

».il en Aotiean, vor acaerdo 
le laa nownciaa. 

Rome, abril 8 —Loa aroor» 
Umael y Ke*nal ^t loeeaaa la 
clelrgaciùo de Albania. han ta 
i«ln de eata capital, deb-endr. 
du-igirac d Milan. VSeoa y Loa 
drea. 



gunûar uni. ddenta dt sua in- 
ttreaes. 

Ilr'purt Hcl il -creto rlict.iito 
por cl l'-obicrr. i île Holitra pi- 
diendo d ta., connacionalet et 
eaelo de loa doeuneott.t origi- 
itk-s qae atcttiguaarn la pose- 
ida de pro; inl.iilcs satiueras 
- 
r.i •oticiludrt .Ir lu, tenedom 
de titulot dt n«cion.tl*dad ex* 
ta te lia hc.ho mit nect 
aûn. ti..o uno de loa ora* 
tn de 



Frôpagasda 



patt-rotioa 



l.ot rn'rfr-.brot it\ dîrrctotv> 
(M CtntTo'de PropAjfacd i ?m 
tr:ût*c«, ■oii.vùrietn h», *mo» 
ootar •) fWi'tlic ■ qoe tcJrtr» 
Un btl-nitA'aOi para in-i'. ur 
J*« têl*-ci#:ix' ptttritkicM QO» 
tr »coi*T.»>i«n i Ui cn.riuitU 
de *»-**t •etr-îri. 

l>rï» taoïW* • ecwTvuîcatr 
que laa auto: Wra tneajet 
trtifAii cck.ftrjj -.m vijplur la 

a'nV •Mn^ltvtâ^wraTor W*5«C»acnl..j ralrudM y 

m .1*1. d» txper.aet ttra el ft 
perticuto le a fie nia <îel 1Î0 
mingo prâsitno. 



E^grimisteu 

Proeedeatea de Cb>W llegarda 
d eatn raaitat m cl u-urajn 
*ionsl drl 11. Ina maetlrtra dV 
de Arasas y Uns srAoret Man 
cilla y Htyn. Sa oJijeio et dar 
ma arrie dt asnlt w ea la» 
principal-s eindadea del pals, 
para desouds srgair eiajt < 
Lissa. 

rcp . ctestaou stone Coo 
t.-elrat proOtional tambàfa en 
cl raran, demoatrart aa gr-.n 
golpe de Jesarme. ed la ngri 
ma de rille, y qae lo ofrtcera I 
aoestro t-rtbtrrao d fin de que 
tea si tiene imporuec-a para 
adestro rj!ct~tf».' 

Los senorta CdtAreraa, ■aan- 
citln y Rryes dedies-rda sa ùl 
tirât aaalto al •rê'rcito. carat 
eairadai «erla grataitta Per 
rtvaneorrdn ca nta' capital tnlo 
teiatc dise y ea scpnda le di 
rteitda i Onto. 



Dfl l Jlitica 



rea que ba 



lia efrctWq laf 
n prupo de wtO 
hecho prorloraa 



trna eslucriMia p*?n utiïrner delitr: 



ck»o <ie candidctt-rci 
clrcciottea de ms;>. 

L» ne»mina de lo» o«r conctt 
rrierob i tac acto r a M ainnif 



■ paw tj 



OoUinM dr Clule ufta tolo 
ilrl munlo :«ti.*ifC0lio 4 
f.-a i»!ere»ta" 

- «r Imbo tïado 4 
■er clarar.irateel obteto 4 
• iK-.Ircîa 1« reunitin de 
y de Saberae dado lectara 
A numrroaof antrcflmtea rela* 
nnadoa ton ««te impnrtaa%r 
aaaaio, ae procède ri r> mbr*r 
tinn cnmtsiÂn m-mf;-..|| de di- 
rij[ir l»a irabjjoa neeaaarioa 
para <-onae|Ctt.r In i 
de Ut* iirnpa'>«tf<i<a ùt U a»*ni- 
blea. l>vha cr-miai/m ,,u*rtl<. 
compueala de l'I mi 
laa difrmtea naonnnlidadea 
.ntereaadaeen el MhMis en la 
«ifu.-n.te freroia 2 Ironceata. 'J 
itisbaneta, 2 M^italaa, t r.orte 
— aiiK-rK-ano, 1 peraaao y tia 
co chilecoa. 

rr. ; ximairrnte ae h 
nue»a tWba para 
•eguad 



Legacion de Chile 

Adiclo mi'Uir nombrado 

De Santiago de Chile se co 
i qoe ba tado aocab ea dei 



José Salinaa. q~c " l ia ii ii o-hv 
mcta.JoKÎ Aatnsr.-, Toaaaa 
O'Conor d' Artfrcl). Adriaa 
Cettirlo. Euquicl ïagajL Bas' 

uiel Caldcrdn Satina*, Kirar 
lo Aliaga. Prartc Taaugex T»' 
rais ail. Blio. UariaV Ara' 
rrsnra, Nestor Otaao, atajrgao 
Lqrn, Adelio del CastiUo, ttaae 
Cariaga. Cleto Cabrera C . Jo 
y Rrcardo Peralc-. 



hi.rd , 
lebrar i 



C*ileeaBorlTia el 
roacl doa GerraJo Oitera-n, 
m Uimplts- del coraael Arco 
to, qae reaoarid i causa drl 
mal ntadode sa salnd. 



BliuoMrdiode 

Molleodc 

MUEVOS D&TMXES 

Laatttedldaa paaaa do 
5oo,ooo èataa 



II. 

Molread j, abril O-Ameditm. 
do la k(artaarida telrgritVa 
de arer sobre cl hoerible i> 

.rrjM i\jirn...fn 'itr ;'.:" -, 
aa loa detaDct qae tij-ae-»: 



por ci is g iadi o passa de trta 
oatoa aaa aoka 

Arar as baa rruçido las aa 
tocitfaCMa y loa prîaiipalet Tt> 
■rbygt, ezr cbjc'.o de ormerar 
aaa> eaaajaaoa corcctcaior-i ce 
fi adiej -nfa-eoe de laa danas- 
awanVipu ci ejsicatrct. 



Hutaoa Airrs. abril 7 —Ko 
pceneaae seraaaa aVsaeeV 4 
t«U Hais.» al doetor lactée I 
Montre, raadtdato aaxo A la 
pruidiarii de la repcVbc-ca de 
Oolieia. Vcadrd l barde (M 



EiCrd^rètOaostro- 
pumteaogrico 

Pncoa peia-a rjc-oeioaca ra 
aaa naurra iabtéa casad o laa 
tribcjar'^a r i que cttin safries 
do loa rerrx »• br.k. nicot r lia 
SMsaasjsg-g] «,p <(ii|sg 
ea dénia acabit de perde 
MeaJcMoa i la n/ y ao etti 
set-ara de coaatrrar ai Saldoi 
ra ri Jaoioa. ni laa islst del 
Bgeo v co?qaisrv'daa por tas 
an-lai; lia - -ari . ha trtrido qae 
rr-icj-narje * ar- 'tar el socac/ 
tir-Ment-i t) jak : i de las po- 
:-.icuj Ae .Ua-; .T,tenaion-a rà 
rjnaaa A* ù% c ,-- 1 aarleciT»-entn 
..-'rireirial I-èu mata; Seeeia 
h:i dchicln rraura-iar A tut le- 
^.timat .i.,*.'rr -ioaes-cVana s* 
odA propia i-idependirrite -ai 
Arb-Utieo. y lieac qatdtrerd-r 
eaatra la main rotaatad aua. 
tHata J-. ppariic». de [>.»'.oia 
y de IW. v en doàdc los aleav 
-;e» te ' ecuentraB ea miaa- 

li» i -ra .Monwargro ar 
t ootsrJWa-vdO; por «tnttria i 
rcrV-JsJ A'tW tomA'de Bact- 
tari. Por-jue po otra cota sig 
ultictidtam e-seiado 



Ë! pré s id e nte delà Arat-al-. 
aa ténor Roqae Saa-as rVCa 
concéder A aaa ta d i .a r it eape- 
eial ta la raaa de gobo-mo al 
diuiagtodo penenaj» boiitas 

> 

Se ntribaje taasa iatpoetan- 
ci* d eata eatreeist*. para laa 
reUcioon boliriaao-argroti. 



xaicc- s-obicrao aottriaco 'al 
de Krractfargru para que se de 



je aalir il los no combatKntn 
de eaa ptata, que conto u s*bc 
eati srtieda por tuerias mon- 
luaj.rîaaa r semai, rnediôa 
qae i 9 ooede tener otro retal 
«ado lu," lacihtar la rctilten- 

□ corJictn ^itrfl. oontrne 
,rh*o tieoe l.i« mttmas cjaeas 
c,ae ci ectotaeto auatrr»-«eren> 
el propitito J«l aobsrrno rie 
Yicaa de créa» «au Albaaia 
taa (aerte coeoo aaa, pntebt). 
ane-la al l'retlte de cm* 
debilitàdn hatia eXMde 
ar paada. Et dtefr. qae* aqnel 



acto en la tacha entre Rutia t 
Aaatria por el p i i l esalai a en 
lapntaanla baledatra aaa tel 
armada I* pat entre lot eha 
doa y mt taftoe Rati*. peo- 
«actoea, naturel de loa pacbkoe 
eaJarca. deeca qa» taa eeaee-, 
dam obtengaa tt sjsne pro 
etebo, al paaa cfaa A.u»trj» 
ptraisrat. Va di eu i caeidai de ao 
Poesebe, hwsbrada U ht 
(M aa> la coahreacia oa eai 



Codfereooia de 

M afaj M 
s»mz pr«i« 

Set Id alribuyt wim 

■apa 

(Otaaaatrs tnnsapa 



bajadoen ce L aad ri a. hasts 
aaoca Aaatria ea triaa l aad n 
i, P.aata ha ido etdsrndt ea 
todo y la artaal aetitad an* 



te isoocatr qae el gacaeraa) de 
Sera Petetabargo te la'-fraa A 
crdr» taatbiea ea lo r<lan<u A 
Baràtari, s ti p t sad u que nta 
riedad. roa cl ei>ayeto, rata 
capital n. p ana t (oetaar oar 
M de la Albaaia ladri j c s irente 
qae ra tatâ acocdaJo errar 
Se ta* raoatratgrtaos ai aao- 
dertrda de Baràtari. I* rata- 
tioa se inm pliaari*. casa» se 
ha compneado— ao tardare- 
atos ea eerio— ta de laaraa 
ce» n «aida ea potier de ta* 
grirgos, poes ya ao te podri* 
bacer valer el an 



die sa cacao* A Moa x sa gn de 
anertt (par laa aaatnaceia ea 
ts> tieatatate imp » «adoa e* 
qae loa tarées, qae ftamet, • 



hatta qae la pat se kaga. 
abi la eiinacia tutti tara d» 
tal-ta Je Va* no roeateataraha 
de I* put* Por sa patte. 
Ital-a procède de acaerdo en 
Aastria. d pn*- de : 
coa rcec lot q te 1 1 e icjra a ara 
" M pains, 
l-ot sntecederecs m me . ltai âj 
r a q ai B a *e a c*ia c ia n.. t » 
otroaqac crertaa eantaae,*.. 
negadaa por lot asoateaetu,- 
nos. de mini trst*m..-i a 
nduruios por é«t j» I sjbj . ■ , 
catota.'o e A al g aaoa *«■•«•• 
lifretes, para olJnrartat à aM 
reetmc A sa riagion oetaon 
aa. Tatabtrt se « r ata A laa 
moeK i s ig wasa de habrr Ira 
tacto bosacas*°*oe»reei tiamlc 
est .Iko t lot . ■ . •-••,• « . 
triaeo d'iraHsuto 4e aat liait; 
catgu HtUt'i negaeto por lu* 

■MatlMaa 

ira ri piincMiccaa eaoatt 



• o e* gêne- 
rai, ci allimttnm aawtriaeo de- 
be de ter dctVtearWc»*, poecMc. 



teMto^.r 



La Presse étrangère 



BOLIVIE 

Si, par >a situation géographique <|iii la prive des débouché» 

de la mer, la Bolivie pareil plus éloignée de l'Europe que le> 
tiutres étala du Sud de l'Amérique, cette cou trée, prêt «I»* deui 
mis et demie grande comme I • • France, merveilleusement irriguée 

par le plus important aflluent de l'Amazone, n'en esl pa> moins 

entrée depuis longtemps dans le groupe des paya prospères, -i 

elle possède, au double point de vue agricole et commercial, une 
richesse naturelle qu'accroîtront encore les exploitations minières 
que «le récentes prospections laissent entrevoir. 

Il s'en suivra un accroissement, en sens parallèle, de la presse 
de ce pays, qui déjà compte de nombreux et llorissants organes. 

A Cbuquisaca : 

La Tarde le Soir) ; 

La Prensa la Presse) ; 

La Capital (la Capitale) ; 

La Indtistria (l'Industrie . trihebdomadaire. 

A La Piz : 

La Tarde (le Soir) ; 

Kl Commerça» de Ho/irio i le Commerce de Bolivie ; 

El Commereio (le Commerce ^ 1878) ; 

Kl Nac tonal (le National;, trihebdomadaire. 

A Cociiaramka : 
El ihraldo (l'A vanl-Coureur; (1878), trihebdomadaire. 

A Potosi : 

La Estreila de/ Oriente (l'Etoile de l'Orient), bihebdomadaire 
f 1880V 



— 353 — 



A travers la Presse 



BRÉSIL 



C'est de 1808, lors de l'installation à Rio-de-.ïaneiro de la Cour 
portugaise, fuyant devant les événements politiques qui boule- 
versaient l'Europe, et la même année où la colonie était érigée 
en royaume de Brésil, que datent les premiers journaux brésiliens. 
Ce furent d'abord : A Gazctta do Rio (la Gazette de Rio), journal 
officiel, et une revue Patriota (le Patriote) ; puis, en 1811, le 
Ouro (l'Heure). 

Dès 1821, et les années suivantes, de nombreuses autres feuilles 

virent le jour : 

• 

Conciliador (le Conciliateur) ; 

Reverbero (traduction littéraire : le Réflecteur, qui correspond 
plus exactement à l'idée française représentée par le titre l'Opinion) ; 

Regulador (traduction littérale: le Régulateur, qui correspond 
plus exactement à l'idée française représentée par le titre le Guide) ; 

Rspelho (le Miroir) ; 

Corrieo de Rio (Courrier de Rio) ; 

Tamayo ; 

A Sentinella (la Sentinelle). 

En province on trouvait déjà : 
A Bahia : 

A Idade : (l'Idée) ; 

Nalysta (l'Analyse) ; 

Baluarte (le Rempart) ; 

Diario Cnnstitucional (Journal constitutionnel). 

A Pernamblco : 
A Aarora Pernambuca (l'Aurore de Pernambuco). 

A San Lutz de Maranhao : 
Conciliador (le Conciliateur). 

— m — 



JORNAL DO BRASIL 



1»0 ii.« » 

NA CAMARA 

t SBSSAO D8 HÛNTKM 
A OBSTRUCÇÂO 

i (mut k r in-ncnixii 

DISCURSOS PELA ORDEM 
OIVER8AS NOTAS 




gu y.raa.*sp*w>it<»wi j^rS^^sf 






r5|ra£t^£ï. , c rvïr , i~H'£ Sî.|ytefs ï^r^sS^t 






Vîi-tê^ r ~ IS? --urStXT? 



MËP 










J^&trJllnS'gg gtg 










jgrtg» 



uv.-> HNfl 



■ m «au jisrniirsfcS 



__ KZV&Zi 




èëœS&ê. 
.•s je 



.VStT CX 







t^^^ÔijJEsV ; j-sa-ya 



•Éhmàlbai 



' J5--«BjM« 



• 




. ;_.- ESs 



sv.-^tjbes; 






-* 



La Pressé étrangère 

\ partir de Ï821, le mouvement de la presse au Bréail ->uit une 
progression constante? Mais c'est surtout à l'occasion des événe- 
ments politiques de 1824 que lesjournaui prennent leoreaaor 
quarante-quatre feuilles nouvelles paraissent cette année-là, en 
majeure partie fédéralistes el républicaines. 

Depuis lors, à la faveur «le- luttes politiques entre « sonatitu- 

tionnels modérés, libéraux el républicains, l'accroissement des 
publications de tou> j;imhv> el «le tons partis s'est etTectné la 
ment, si bien qu'en 1889 les provinces, à elles seules, possédaient 
soixante-dii journaux, à ne compter que les feuilles républi- 
caines. Il est bon <le remarquer toutefois que la surface du Brésil 
esl quatorze ï<>is el demie grande comme celle de la France, et que 
le développement économique et financier au cours du siècle der- 
nier ;i été sans exemple dans l'histoire de là civilisation. 

I ne des principales raisons, au surplus, qui ont favorisé l'ex- 
pansion de la presse, c'est sans contredit la valeur des hommes 
qui l'ont inspirée. Aux premiers rangs d'entre eux, citons: Quin- 
tino, Bocayuva, Ferreirade Arujo, Alcindo Quanabara, Valentino 
Magalhaes, Bduardo Salomonde, Hoberto de Mesquita, de Saint 
Anna-Nery, Carlos Lael, Oscar d'Araujo, le remarquable auteur 
de I. Idée républicaine au Brésil ». 

Le Brésil esl en république depuis le l. v > novembre 1MW. 

Au point de vue commercial, les journaux brésiliens ont une 
étroite parenté avec les journaux anglais et américains. La publi- 
cité' y tleuril en abondance et certaines feuilles contiennent jusqu'à 

six et huit pages d'annonces. 
Tue autre source de recettes spéciales I ce pays, ce *>"ni « les 

publications sollicitées - (apedido> . Un appelle de ce nom une 
rubrique ouverte à tous ((M i\ qui éprouvent le besoin de se voir 
imprimés et qui. moyennant finances, peuvent émettre de la sorte 
leur opinion sur les affaires de l'Etat et même sur les affaires par- 
ticulières, à la seule condition qu'ils en prennent la responsabilité. 

Les journaux les plus importants qui paraissent au Brésil sont : 

A Rio-de-Janeiro : 
Paiz (le Pays) (1883); 

- :i.*i7 — 



A travers la Presse 

Gazeta de Noticias (Gazette des Nouvelles) (1875) ; 

J ornai do Comme rcio (Journal du Commerce) ; 

Jornal do Brasil (Journal du Brésil), qui possède un des plus 
forts tirages (1890) ; 

A Noticia (Nouvelle), qui paraît le soir (1894) ; 

Correio de Manha (Courrier de Manha) ; 

V Etoile du Sud (1832), hebdomadaire et s'imprimant en fran- 
çais. 

A Baiiia : 
Jornal de Noticias (Journal de nouvelles) (1880). 

A Pernambuco : 
Jornal do Récif e (Journal de Récif e) (1858) ; 
A Pror'mcia (la Province). 

A Rio-Grande-do-Sul : 
Echo do Sul (Echo du Sud). 

A Para : 
Provincio do Para (Province de Para) (1876). 

A Sao-Pallo : 
Estado de Sao-Paulo (l'Etat de Sao-Paulo) (1875) ; 
Le Messager de Sao-Paulo, journal français dont le directeur 
est M. E. Hollender(1902). 

A Manaos : 

A/na zonas (l'Amazone) (1855) ; 

Jornal do Vommercio (Journal du Commerce). 

A Maranhao : 
Diario de Maranhao (Journal de Maranhao) (1870) 

A Pelotas : 
Opiniao Publica (l'Opinion publique). 



358 



JUo «a Janeiro - a 



2Z22S. 



iM •• muo <u i*i r 



GAZETA DE N0TICIA3 r^: 



|N Mi H •■»»•» IM 






mini «Ohms 4a Bottai*» • 



■ i ■ «nm-w. 



/1s excavaçdes nas marin fias ly,, 



sâo /focos </e paludismo 

• MllflIftT •« «.l««a. Pr««">i aaa «r». 




i.r: ce cz '■ su 



XaïTffa».- 



srerrr 






cirjciyjïcs 



£.~£ï^j-»~3 






s࣠ïtir*»«i«". » 



HOJt - 18 PMIMS 

: 



7?iiï*£"£l m : 



T) OoTIglAft 



iiiiiipinumi i • [ *ss. - M|lgg:.S5 



É 



-rg-gjgçrg 






-:t=- 






jôâTacavras 



r^Sgrcx 






-,»— ^*-tv~ 



.'••■ 












STrauci. 

Tt -a—.. 

rys.grttt 






■Bs». 



=Z5tfr»~ 






SFêtSr 



sr-irist- 



UVHIEI-ÎKita 



^ V*— . C^~ « ~.» » 



«".'tt:..."jz'*'.' 



BRAIIA 



SU 




Ei-ÛSSrl 

wtfâmy 









OAHAOC 

BAPTIgTA 






SSSXr^ 2 






IX^'^TC 



.» •< « * * 



•^rrcrr- 



.Vasrrj«a 



aSaTT HT* ^b>T» ^1 



3 



<fv 



La Presse étrangère 



CHILI 



Au Chili, un peu comme en Kspagne, lu presse joui! d'une la- 
veur populaire toute particulière, el il n'est pas une petite ville 
qui ne publie un et même plusieurs journaux. Ceux-ci -ont I la 
fois politiques, littéraires, scientifiques et commerciaux. Santiago 
cl Valparuiso « ; «lit«>iit même des publications françaises ; dans 
celle dernière ville, on trouve également des feuilles en langue 
anglaise, allemande et italienne. 

Les principaux journaux du Chili soûl : 

A Santiago : 

Kl Mercurio le Mercure), journal du malin 1900 édité par 
M. Edwards, ministre du Chili à Londres, candidat ;'i la présidence 
de la République : rédacteur en chef : M. Julio Perez Canto ; tirage : 
30.000 exemplaires : 

lA&Uitimaa \<>i>ii,is les Dernières Nouvelles . édition d a soir du 

Mercurio » ; tirage 10.000 : 

Ce sont deux journaux d'information* à tendances modé- 
rées . 

El ùiario Umtrado (le Journal Illustré), conservateur 1902 : 
éditeurs: MM. Joachim, Echonique et C*\ rédacteur en chef: 

M. Alexandre Silv;i de la Kiienle ; tirage : VU. 000 : 

La Union l'Union . qui s'appelait primitivement El Poncenir 
rAvenir), catholique {1884) ; tirage: 15.000; 

Ce journal publie à Valparaiso une édition qui tire à 15.000 
exemplaires et à Concepcion une édition qui tire à 5.000; 

La Manama le Matin , libéral il907), dirigé par M. Maxim ilie 
Ibaftex, député; tirage variable, en moyenne : 20.000: 

La Raton la Raison), radical, anticlérical (1912), dirigé par le 
député, Miguel Aivers ; tirage : l.ooo : 



361 - 



A travers la Presse 

A Valparatso : 

El Chileno (le Chilien), journal catholique populaire (1884) qui 
avait été édité à l'origine à Santiago ; directeur propriétaire : 
M. Enrique del Piano ; 

Ce journal publie une édition à la Serena; 

El Mercurio (le Mercure), fondé en 1827, appartient à MM. Ed- 
wards ; rédacteur en chef : M. Guillerme Perez do Arco; tirage : 
35.000 ; 

Ce journal publie une édition à Antofagasta; 

El Dia (le Jour), libéral (1910) ; directeur propriétaire : le séna- 
teur Guillerme Rivera; tirage : 8.000; 

L'Italia (l'Italie), journal italien (1889) ; directeur : M. Juan 
Ghio; tirage : 2.000. 

A Tacna : 
El Pacifico (le Pacifique), journal officiel (1901). 

A Iquique : 

El Tarapaca, radical (1892), propriété de M. Escala Merquez ; 
rédacteur en chef : M. Carlos Valde ; tirage : 6.000 ; 

La Patria (la Patrie), libéral démocrate (1891), propriété de 
M. Arturo del Rio ; rédacteur en chef : M. Julio Santander ; ti- 
rage : 3.000. 

A Antofagasta : 
El Industriel (l'Industriel), libéral (1880) ; directeurs proprié- 
taires : MM. Fuenzalida; tirage: 5.000. 

A Chillan : 

La Discussion, libéral (1870), appartenant à M. Escala Marquez ; 
tirage : 3.000 ; 

El Diario Nuevo (le Nouveau Journal), libéral (191 3) ; directeur : 
M. Robson Baseur ; tirage : 3.000. 

A Valdivia : 
El Correo de Valdivia (le Courrier de Valdivia), libéral (1895) ; 
directeurs propriétaires : MM. Alfredo et David Osorin Cenellar ; 
tirage : 5.000. 

- 362 — 



mrxin in ciatavo* 



1 r>l<Tf>v Vf. il rM.Ivv-J 



rnrno » cprTAVfty 



EL MERCURIO 



1I.I.UIVI N..OT M.II7 



■ «■■■ nil|. tl 4* A».**» «. l»l» 



A». XIV -*mm~ ».l 



^ DMWISTUCIOI DE HOHEHIE S 

ému M»lPMir U aèm * n M n*têm 
4» — f' ^ i Ul» * l> »x.v ... ' 

pm4i èub* MnrtctM ■ U* yr— «— m* m 

ne»» *• dur 1m $ n pt*ê»à*K t «fat • jf Rj* U 

■ ! !■■*■ «I M«b «• MU n t MÉl 

(il MMMpiflMpMllMl 
y y— u — M i H ii H I — f i n i ■■■ b» Hiw n < ni n 

~ -*MMMM, «Mm* f w ~ 
*ta4»»UUrg»|r« 
• y • m» ■*■■>*« < 

U4 la > i^M i n 



• «M I M *• «M* IWIMW^ |Mt — »*^ 



N onomdstko (W Présidente dp ld 




FUNDO VENDO 

Provincia de Nubie 



Precio: $ 375,000 

CARLOS OSSANDON B. 

HUERFANOS 1080 





SI Nnciw S i cm po 



Pondidoto 1903 



•MA» NM-QUt 1MMMU 



TJS — — 



, - — . ma—-. ■ i. . ■ m-^— . m Aa-aP-IU 87Q1 

M. C. ISAZA & HERMANO SSSSS^ 

C»II » ?. nOm.ro» 121 y 124 A. taquina da l-a Rom BUnaa «««a», mihi i*. "•*!■» 

SASTRERIA Y ALMACEN =HH.:IT 

,|a -..■>» l-ifA-a K-iludlo» on Parla t «n l,ofidrt».l*rfrc>Df- laW . *7*,V" 

iwSÎMnuiHio I K'»'" l-u/a» At-arti-l-- -16" Ora-au han padldoa por oonw .*"*■** «" - ' 

Su. umuI 2 ( Calla HmI. nam»ro 6KJ. l *jrj» 1 » ,»"• *"■ iiaiiai 

• •«••«•••••••»••«««••«•«•••••»•♦•««•»«•••*«••#« ■ àTa»MMi Aâ> 



I >.I-W>— » H.' - 

* — — — SST" S:.' 3 : 

I ... •— r- f - ' 



mmt m A-* **). * j | rV- 



• lui. 



:: 1. i- 



^:zzi'.mmimim:rz,",\\r:mi:z 

•■*• 

••fît» 



RIVERA &- MORALES 

CARRERA 8."-3«£8 v 350 

Saalrorti ntfnacon Ai p-iA-w gr ropa bâcha 
Aoaban da raeiblr «I niojor aurtido ■!• pa-ftoa m^liin. 



na a» «c* » vuau a» 

Ttaaà'Uniu» m— 11 
— •• h an m i. 

M MBk* W1U M fU 

!■»!!•_ »»M ■■ '1 1 ! ! 



MAQUWA OF ESI.RIBIK "HMD" \^£Ï^W%££l& 
Ja ■ta îZ.'.l.zmZX i~*kM*-w*m ~£~œjf~ 

-&feu -■«»...,.»>- . -■■-. ■ »«;.' IMaOnl. c-fc**aa-»a-.i4». 

^^^^^^ J • aM*ak-r*> «M *•••> a*> a.ala> 

Hamburg American Liné 



•JfM - al nh 4 



T »«W» BJUlEnU. A» CM 
MUTO M' T. '*•"«" «t» 

■U TACT»» r» C^V> I 
• A> Ca » K>I > 

F.IA lAlBUTA» »A«A 
»1XAIOA»L TCOO Aiw ialt 

'a5-3>a*i»-~ ' »»rtj; 

MtrM AfWtNMMTA A f«IA H I I 
MM». Cmmm"Ù «A 



■«»•, 



■- l_ B la. TU—. , W A» 



MtM. tl IM. 



1 v;^™iû?aSK»ç» ta. 

-M^ ... t —.--» mi mmm*i 






TmlmTi»^m -A 



,.:--c 



Cspccialidad de articulos 

-a-ntA-a*-*-» i ■ ■■ j m . A . 'I |K» A<I«-T 

^..^«W«Aa. )r «.kU.|W<, 

AAan-A *_*. M» toATUTA "l»I *> ••»». 
«H*M>M 4> M**, MMAAM »»*■ J P-K»» *A MU 

■M 

Jl.>AI«miI-JA» li»»»!»! 1" 



r*f. IA.A.J.WAWA H i t ...AJ. «A U MllUA 

a- AMU pArb«, ScMn » I^Ald < KM» MA 

>.l»> H»n»W -a-mmi. a ri H PaH-t». j 

'»>>M.aa«A( mm .omAa ■■>.» ■ ■, mv-a rMAW. 

»Ai|dA,«m«lMHAà llAOA |»-M->MMM kMMv 

»««». A ti rAAAA. RUl, . mAjiI , *. U. b-MM MM» 
WAtd^IAWAAUAr ■*•*,*,. _(. .„..,< » rMlAAA) 
•>lAAUeMl<M«AWAMAAIO<U» ..HaaA. ■* m,lm 

mmSmim. HA Ia mAmmm ta iaAaaI t 4a ma mat* 

T1 1 m'I 1*1 t AAX. A4 LUÀU1J4I <W MM MM l 

MJAUNAMMi I I M l ^ U AHy. |MMMéAAT l«l I II «I lll M^A-M. | . » TaM-MaC. 

l.-MlIllMA». MtAAA. é h.*» >A-Ai «A fel. C «l Ml . TTmM. 



W." DROESCHER 

Va M ln»l do 

cl iKpiirtdiii! nli» de llodas 

t In «onThr-Brli para ranoraa 7 nini\1 la 
•oirunda Câlin Ko»l. nOmaro IT6 f 

(franto â Hanto D mngo) 

v— 

Noolvide usted 

VISITARUKCUANDO KN CDaKDO 
Kl. AIMAUEN 

> LSTRCLIA ROJR < 



ATLAS SMVIO! 

k> M aatt BA^aa*» « «ayt-aai» «aU 

l'HINt ! 



■wifjw-f» niiâl* )» * |»r«Mt* b>)»i pt^w-iaVra 1 
rtd.,.a junUtra* y m*tt**4**a*m»* n m,mttU*rm t 

* 



Nfl HAY 1 BBANDÏ 
MEJORËqueei 

MARI TELL 

ai«ll.aja!lllOF«j.amril- »|S7 




taie y Restaurante OlIMPIA : j:M:êw^^^^^^m^S. 



La Press* étrangère 
A UONCJ P( n»\ : 

Kl Sur l«' Su.l . journal d'information» commerciales, très lu 
dans les provinces du sud 1889 ; il est la propriété de M. Aurello 
Lamas ; rédacteur »'n chef: M- .lulio Parada Benevente ; tirage 
entre 25 si 30.000. 

Un journal, en langue française, « organe des colonies firau 

. ;aise, In'li;»' cl -uiss»' » , la Patrie, paraît chaque semaine à San* 

tia^o. 



COLOMBIE 



Encore plus que le Venezuela, grâce au développement de ses. 
Cotes le long de la mer des Antilles, la Colombie peut attendre de 
l'ouverture du canal de Panama une ère de prospérité. C'est en 
er moment un pays un peu trop semblable à toutes ces autres 
contrées de l'Amérique centrale, où la possession du pouvoir 
donne plus de richesse que le commerce et l'industrie. 

Les plus importants organes qui se, publient à Santa-Fé-de- 
Booota sont les suivants : 

El Nucvo Tiempo (le Nouveau Temps) ; 

El Correo Nacional (le Courrier National) (1890) ; 

La Sociedad (la Société) : 

Kl Hcraldo (Y Avant-Coureur); 

La Repitblica (la -République). 

On trouve également à Barranoi u.i.\ quelques journaux aseei 
répandus : 

La \'/' ton (la Nation ; 
El Libéral (le Libéral) ; 
El Parvenir (l'Avenir): 

El Pan (le Pays). 



367 



A travers la Presse 



EQUATEUR 

A cheval sur les plus hauts contreforts de la Cordillère des 
Andes, l'Equateur n'a ni une population ni un commerce en rap- 
. port avec son étendue. Son avenir, cependant, au point de vue des 
gisements miniers, est plein de promesses. Quito, au centre de 
la contrée montagneuse, et Guayaquil, un des meilleurs ports de 
la côte ouest de l'Amérique du sud, sont des villes dont l'impor- 
tance s'accroît chaque jour et qui possèdent des journaux dont la 
fondation est assez ancienne. 

Les principaux journaux de l'Equateur sont : 

El Crito del Pueblo Ecuatoriano (le Cri du peuple équatorien), 
libéral ; tirage, 3.000 ; 

El Guante (le Gant), journal satirique très mordant, indépen- 
dant ; tirage, 4.000 ; 

El Telegrafo (le Télégraphe), journal indépendant, biquotidien, 
à grande information ; tirage le plus important : plus de 0.000 ; 

El Diario Ilkistrado (le Journal illustré), le plus important des 
journaux illustrés ; 

La Tarde (le Soir), journal du soir, libéral ; 

El Commercio (le Commerce), libéral ; tirage, 2.000 ; 

El Ecuatoriano (TEquatorien), conservateur ; tirage, 2.000. 

Tous ces journaux, sauf « cl Commercio » et « el Ecuatoriano » 
sont publiés à (iuayaquil. « El Commercio » et « el Ecuatoriano » 
sont édités à Quito ; ce dernier a une édition spéciale à (iuayaquil. 

Bien que Quito soit la capitale et la ville la plus peuplée de l'E_ 
quateur, c'est, on le voit, à Guayaquil, port sur le Pacifique, mar- 
ché important, que la presse est la plus florissante. 

Entre les deux partis en présence, libéral et conservateur, il y 
a peu de divergence en politique ; c'est la question religieuse qui 
les sépare. 

Le gouvernement actuel est libéral. L'opposition est formée par les 
seuls conservateurs. Il n'y a pas de parti socialiste dans l'Equateur. 

— 308 — 



ELCOMERCIO 

IDia-rio IndL&ponciionto 






•: 



Chili. ,■» ■.« . .■■!. DtmtmfBté* Ét H mmtrt «te !»•« 



"tB C «— W *»"J— aj*tea> B*aM te tt*aw-te »4a4-ia kMN 
te t mww xi *• M SrtMhB (JaaaVa m «i n w hw u 

4» UwrtiMl Ur|t«NM k* l'ai»** r» U |**w« -.la 
a*ratta*«ku *aa*l» t aaraaa «a* m itof« a a» ateat-Ma 
MMN 

■*»»• JMtttcM «M •#! Mit HNin IW II* f, «Ma 

M4t (mm te ■ ait! M a f U m- a* * |MlrtelI<«. y « t» Ai 
«ja» at»#a» wnl n l iM fawa. «te«at liiaiili 'alla •• 
• uMiiMMrtvfctH batte*. a*atta»aMa*H to*ta> aa(W* «il 
Uf^iA* 4* 2t te Mara» te l*IZ » m Uillllfll «M 

Mémorandum 

m**m n-i*u 

I'-WimiJ, I* Mtete. 
te ..ter»i4.. M dNMMI 

te katetetea m te «te** * 



...»*W i»»i a-tte la» a*. 



Mcinuianduin 



»•>•« 4lM»Wl f •!♦- 

«tte««« m itet*. it 



t< M* « M W»»l M FWfMf 

«•Ml'Ms »*.l*-l»'l f W !.. 

i.h.4 i .mi b-, tte*a-rt 
...t «-..-M». ,—.... al 
I« i « <i » aaaaat. ta» •• • >« * »l 

ifttteMtWi i»- r.-M» Oi 

..t -.li aWK; te) f««MwJ 

■ •4 (<mi^«i •te*»* xi'Ni 

■ »ai ywwJ ; mifi» «I ta. 
trn^mH tej jm é Iw tte «te». 

a V ii te f at.t a»*»t Ite ■»'•• 

tew^MUM, ilhli^ 
*•- «y ^m'hIim, «ta *.!«*■ 

ItelUfakiMMilfNti ateaii 
tea» «M «««««attlf *•**?•• 

telk«aM'i ....ui*. .1 
ta. o»r. ■ *•* ww i ■ a< 

awaacltt» 1O0B a a a • a 1 1 j. 
ta* ftaal »>ar->'li «t*_ata 
at-» ••!••*• J ta. K>-« 



—ita- ■•»•» •••.'a-* «va 
■aiia**. Ii-t (-........< 

l«ati4Hik«i OatTH»! < 
attaaa aa »irtai»i 

A* Ite pi. a. I*. lataaa. 

te a44» l *aa U i»a »«a»ta< ■ l*- 

te* ta* Mamiaii R*f«U 

t». Umnawal mi fte**a*. 
•te .-.«lf-.t-~.Ktrt*.. .. 
a4«t ■••**•»•)•«• .-«a a« -a 
W awf»li H*if< -laawMi 
«*4 aWteâf*. -t «a i-tf n i*. 

•aa»! #1 Loate ta < a . L*j« 
M» » «atef al ta *wt*-4a ib. 

tbMtMMi -I *■» .a. u v. 
i^tik. t-»*te 



C.' 



Lïfc 



tenaw •» tiaa n il a te X •** 
M Caaat te Wm—ê. r~ " 
Mal **a» ta •••* pria 4.1 

te «I kataa te aw al 

Caaal te ISaaate #.!.-« «m 
*»•*» •)•• a»a-te t Oaafa 
I-IL w te •*-* n (*•• 
BM» 4 • H te, 

■EX .. la-aiiii,!, .... 
at l*te* • Owtta.a 1 m laa 

aa. a) la «t «*» l. R. 
» a>l aV—à W pu »te 

ffM.r te- K . ..(*,«. 4.1 < 



•a., te Ri IMMtiate, 
Masa ate* a.-, a-tektata » 

«a»Ul im •■ («Htatrla » 



t a . . •_ 



Ta* 



tika* A wa-tetaw l* aa«<>kt 

tf.aaara ** m*4» Wf ». aai 
.-wantew «t af r*aa* «aa te 

îtetti r Xattw*'' "*"" 
i-*.J atoXÎ Maala ... 
•*tei ». attwa» Ite) 4.1.1 te 
«te* a*.* itea awa W iat, 
•«••f .»*.U te a— ■.— 

.»« i.u. ibta ta. )«i «t ;« 



ta» pt'i. te •"•• teaal-a 
ta. te ta It al ft* 

Ttfaajaaa te*. *aWMl«V a w* 
Oateara* te ta- ■..taate* 

—* " ■— *• •* «K-"-» te 
14* ateaa te -Ht-^.K 1M 



la l*w>aua aVa<*ar<a f 4, 
Nr«l4*M-l«. V— *.»«U, ■. 

•I iteajaatw-aVi 



taa te p...-*. 4* 1 



a. 4.1 kV..4« • mU U«| 



te -aa C-*». •»■■•. 



W.a* tel L.-.4M 






iwte affat. 'aataaJ J aa»- 
«a-taa tetata M 



aa»- AU tel,-, an* fa 
a- m •> aa a»* m te, aa*ta 

•JaajtfaaiM «te* J2aCL.*W Ca? 



Otuy-qull al dtol X-«C !Beu^ClQI«t 

■■■■•teaWte HH ' J • 

:* «te«aa. te «a» Ctel ^,55; tTJTfi 

QiM. ! M | | |« a* 4teM a. 




«aa 4a aawta*. **• afcaaa. 



D« mM H aajairaate-i **>»•<• iteraavnw. 

Kl il te U.i-4. a*t-aaW taaaa aVXa| 

4*4 K#*MaW I. C— »- — » . 
UcmW. 4» tea CMaaVV-Mhtek 
at te» «W l lii da w — »• 
C«w>«*>a» t.raaaaiiaate m «I OiXiw «uteaTp 4* •*■» 
4M. «./.aite*! W ,«■!*>. 4... il J V r—.-*, 
<4V* /».»*4>j/ ajratj te»ajai>a*> •« 

Caatear-»» S* « t.aaaiia MJra. <*• a*>te tejrtea. te 
itf'trtiw bjm .1 avtear g w »-l 4-*» LawawéM PWaa C «• 
a* Uteg f»*M al Gâtera, te» 4*1 (feata* m «m* a* te 
«lu (atteterta '-it-atea U (tete***» «tel Et-aaW. a 
<«i-«l fr-ate aal-r* «t tei. r*atta L fa» ftatr. a-ltt.lA 
U aa.Mte -te l« t ' i Miih A»«,a*a «te ■ajteat 

r H**ia al U 4a Mar». .. s m Uau W.W «I Ga> 
UtTM «W Bra«4»r aa>ftei awiraaa «tel 1' 



H.tte-t f«.i 

- i V *•*• ** àte ■*•- »■■<. .■■ te a., te 
al V aairaaateaa - .-4W. ,- tea ta rai. ■■ ^C*-^-^.; ,„ . , € ..J, ^,1,.. 



a— te a«a 4* aaa aajk 

te aawwta 4M I 



•.«M. M. ««.. T».l " -- i^T ='~ "■ «■ 

- .~ «■» — _ M II^Mt. »m« V * 



• Ci UnmUkw «m 

lia— • •«■• r— 



Aawto MM— «a «mm »• il 

Inn—aw la 1I11 1 tC. 
• •! <A>«I «. t-K. — 



«M U «rW» »M1M C-tmm 

.••«. — TaUa. fcrat— 

iui.r>iii> 



m ««/■ fea «1 
«• |. Cn i »l i. 
• h/éto l.*»r 



1 «_ i i. ir .ii. h -..S -**"■; •— » 

. y 3T»».?5ii 1 it 
> **.i." km» 



StSS 



■ L« C a - 

atef Fitaaavt 
te.aa-a tte a>«te taan aatayrialatiinia 

U ClBliili, M du* M te<-iaWl «MNil l'fatTCCto 
priu-latei $m •! CatetrtaMIxaater ta» aV . oa-4>rtnatlu 

aaiWtkMtt j 4a U C->W4te4* 

V U CaatteM date) ter «aMiMMau p»f ptfM 
Cap* ■■■>■*«■> lltej ailiwiaj. alajwtaïami. 1 l <«• 

" " j?r* r" '** ■_■ ■_'■" 

«ia^a^teaaa-aavate wCautei-N «9 a«te/>*<N 

• '•al* «vataUriaaja 
4 U Ccaa.aate. ateaa, «*t*- .1 Mavaa^attaa* 

aj raiatr «I caajaate «te p.a-u- 4k la* «4r«i a^aa mm 
tte faaluarat Mu al aaaaaai ■**:■■ J <t.it*-*«>l 

a} ApffW «I vwatraiw «Ma k ,i|i ^ra U . -atTat -m 

«a< aartt: 

*ï Krrrta* ta aaMarMi*»Ot«(t«. ta La .(-«.kâ 4V 

4, Ai'rvtewUa, al tea WttWlaraa -aa U Cnajinte 
a-MtW.r* te. atxa-ttli -a tv+l^i—m • lAi «aaw. laVaaaMMJ 

Raaat.* fvtr te»>>i-a«a ta. O^ajtaM aaaifcraa* 
iMhtaJ.faiu tWltjaWfw 4a tea fta«a«te. UaMate 
lapatl .a Wtte te te tat.litv a U-.4.W.. .ta aaata» 

ite te (.Mt*M».l. 4«*aV I. tmm^k te ■-. l*l*a-» *f^* T^?^.^ .)**». , * > ."f- 
aa«;. U m<qxkaa tte te* ab*a. £? ^£^1ÎÏÏ!ÎÎ5 _ JCÎ 

ta te C attjai II «tant H * '■■>■*■ L t« ttara «aa 



•' U^atM tel C<m44. atetai 



Limé -..:.- 



Kaiaia. Utwatea rt-aa-ata te a - « >■■■, a la Caliaila, 
.«• fMraaaal ■■aabfatte ftv tea aVa »TaM>iaaa t caa> tea 

.tr.aa.tw*.. -aa m at Majaaot.. *aa> t* ttaa (ta -a. a «Maar 

Uiat. «*%•'.!. av> aU Mt^KAate aa-rtt.» I.-Uana 
dava«a-at«t aar aaaaiaVaJ. N a* «r * >;« mm teatte 
tettat «a al aaaaaiala»4 aa a a» ta » > aaa -s N-- . .'wta-a 
M *.t. tette* a. aM^rraaw pa-T al S, V- *2n-.t~ C Nata 
i»4..l,il.i«ttri.«l.kvti«, v ». ., , M 

T-4*.t .-aaaV4>w -• ilVt**k-v««, 4.1 av . **•• *v btte 
tateteaJ w .aa«aa*a a'gaaax .1 f-ta> -a-, «.**> .-• '..te^.^a te 



**ta>.'tea.t»a.* 



tara» 4att.it te «-t* 



M «M.aJraaa 1 



aair* ..ctvW*.a)V f ateaataw .t. .. m U. laru, mw 
• i«t.U.i '•«< » -M««i*<te.i*u tea aKt)i-4 mi 
Ua fM**v*» NaiW. m aa «t.. 4. atpniite • 4r .«M- 

11 u II ■>■ lia aaaa» l| 1 
$ afteateaat te CafMaaai a. 
a*a«aU arfaaateaa Caaaaa 
fte4 m a* aat-taatea y a^ tte atfte.^ %, n— 1 aateta aa>Mta»'aa> 4» a. _j ) u ■ CfMte m*» 



■M)«4 N»lc»^.J fl«. 



>*—•. «I l 1*11 — <♦ 

1 i-âbn •—-•>•« —.• 



U N*« ■ HSMfc •[. «M 






IV- . pm. n,M«>Ma.i. 



•— iir-h*. •• — i . iii •>. 

• .1— m m" I— ( « m I» I- «V» * 

inj 

ot-t. vtta. . 

AVISOS TF1EGRAFIC0T 



m— .«. «■ «m—m — 
-— m» u ■ r . • i iiiiin 

M IHMfc.. «Ml IM< 

■ UMJCM 

Mj T u~u»nE 

-. 'MM M- 



-M ■■il». II! T 



MM t.~* 



■ ..'■"'il. 



.W i » U.MM-. M » 



.» 






•M M -..««. MM> .,, || t . ni . ■- ■ 

sra.*L*' Ssii'ir.^i m-?-."-wu-R-mÎS: 

"*'*■ ** *** ■•*-• Ite la a. » f-Mtaat a-«a-«a-aaa. ataaaaa aa 



TéLipton 




«•— -T—. —— »Cmm ivm 

■ I l ,M.|M»mi-.M>M>l 
MMM. telM —M—. M MM I M MM—M MM *•>• M» 
—M — MM! MMM — M—. I ■ i— MM • M. W 



'jszzszrs: 



- * 



r\ 



«â. 10 »... I «74 

SUS10 91 11 Illll 



tfWW (-J****! ».•'••• 1* «• ttUm W» *•> f»l» 



EL DIARIO 



ii»> m»i mii 

■■ta. a •• ■ •. 



V.MM •» •— J^2«» *tf|»ll»*B 

;:^ttSi ::'- T. El Dodor Carlos Fiebrig 



. ■ 



ProleMonales 






cStezisatù:-: ^T^rrSL-s.*» 









I 



El servicîo de tranvias 

■Mlfl te MUrwu 

lraiai J t.7~ïiiii il nH ii j i m imwi 4balMb* "Sia»'' "." fV*-i#* '—T*** •••*••> i il «Iiiéi «MU *— Pa«*> .•». >» <■ «a «a» 



M V*«.. an, *. h,.». * 



. ~V***-T-» . „., . 



^V a .^^ 11 ^^ ; £ L FANATISMO RELIGI0S0 



tLt«*n-«iT*« i 



■MM I "11* I 



limili T»0»0*»0 MttUf ■ 
t /VA* MUNU».lka#U 



■UVVU, 09**1». fmorulABO» 



L»fJT« «4IOI 



•»v»Vi»Cg A KUTIUU I /.»".", 



***ÎW »--«•»'•*,., ,C. 









im t iWM i m,i li u ''S ^T'S stS-j 






ACADtM.A_ 

Braa Tintereria 



-st— — 

Tto4.tr. a It - ... • 






- • t w«. «• .««...I *■ » £t *. ,. * -,1*, *, " 



NESTLÉ 



ÇhOCPU0fcwlK''.t 
SUIZA 




H 



aa MO0A»n j| 
MUNDO EKTERO 



rfÊSTLÉ 



«a I* CatJan.cU tot »r Taata _ 
<•»« U traoatfu «• Ur Lu j» .n raja». 



Mi étale 






r;rrt3*»w 



■"■ iàOTSAÏTOÊ 



. :?5££.~ âet*h- _.-^. ... ^ *■?•*■ *■»••. •»••• 



tv: 



■c r T p trx* r *** '^r s '*' ** w 



"CÊREVISINA 

iKiMatwi'ixiinn 



rMttl 



Vu* mi* wiu 






La Presse étrangère 



IWIJAfilAY 



Entre les immenses contrées qui l'encadrent, le Paraguay est 

aussi perdu que peut L'être un «le nos petits états ••un»péens enclavé 
dans s| > grands voisins. Cependant sa situation exceptionnelle, au 
confluent des deux cours d'eau qui forment par leur réunion le 
Pàrana, jointe à une destinée exempte de troubles, si fréquents 
dans les petites républiques américaines, font de cet état un pays 
prospère. Sa capitale, Asuncion (Assomption), est une ville 
agréable et bien située. 

Les <iii(| principaux journaux quotidiens d'Assomption sont : 

El Diario (le Journal), organe du parti radical, fondé il y ;i 
dix ans par M. Adolfo Riquelme et appartenant à M. Eduardo 
Schaerrer, président de la République ; rédacteur en chef : 
M. José Rodiguez Alcala ; tirage : 6.000 exemplaires ; 

El Tietnpo (le Temps), organe du parti « Colorado » : directeur 
ot propriétaire : M. Antonio Sosa ; tirage : .'{.000 ; 

El Colorado^ organe du parti du même nom : directeur : com- 
mandant Eugenio A. Saray ; tirage : 2.000 ; 

El Naeional (le National), organe du parti civique; directeur : 
(inmas-Freire Estavez : tirage : 2.000 ; 

El Libéral (le Libéral), organe du parti libéral : directeur : Ro- 
gelio [barra Légal ; tirage : 2.000. 

Il parait également une publication le HullrUn du Comité Con- 
sultatif Français, qui défend avec beaucoup de savoir et de per- 
sévérance les intérêts français. 



— 37;J — 



A travers la Presse 



PEROU 



Au Pérou, comme dans la plupart des Etats de l'Amérique du 
Sud, le rôle de la presse est avant tout politique; l'information y 
tient la seconde place, surtout en raison du prix élevé de la cor- 
respondance télégraphique. 

Cependant, on trouve à Lima, et dans les villes de moindre im- 
portance, de nombreuses feuilles. 

A Lima : 

El Comercio (le Commerce), le plus ancien journal du Pérou 
(1839), gouvernemental, paraissant le matin et le soir; 

La Prensa (la Presse), organe du parti libéral, à tendances la- 
tines, paraissant également le matin et le soir; 

La Chronica (la Chronique), journal d'opposition, > publié le 
matin ; 

La Nation (la Nation), journal du soir, officieux ; 

La Union (l'Union), journal du matin, catholique ; 

La Opinion National (l'Opinion nationale) (1873) ; 

La Action Popular (l'Action populaire). 

« El Commercio » et « la Prensa » ont à peu près le même ti- 
rage ; 16.000 pour la première édition ; 12.000 pour la seconde. La 
« Chronica », 10.000; la « Nacion », 8.000; la« Union », 6.000. 

A Gallao : 
El Gallao (le Gallao) (1884). 

A Arequipa : 
Deber (le Devoir) (1890). 

Lima édite deux revues hebdomadaires :1a Integridad {Ylnïé- 
grité) et Varietades (les Variétés), qui ont chacune un tirage de 
10.000 exemplaires. 



374 — 



ITttOê 

■>»m«.''Di>« > ' Uttal -» 

Ea te mU* - r it i mmm M 1* 

R> te i. "■■II— te Hm> » » 

hkt " Oim i I»<m S " te »» I» 00 

lllm • M 



'•kl. "Om 



nmiTria 



I dlilon il» I» Il 



fc te. w, «miMte a Mm. fv 

f» •» mmu>. u m «i, . . a a 

_Rlj»»»faa WteM "t. ■ ■■■! « «| 



riitir 



Grave» escandalo» 
en el Mercado Central 

Combate entre las verduJeraj» 

IBVDOS Y CONTUSOS— EL DERECHO DE 
VENTA EN EL MERCADO V LAS VER- 
DULERA8 AMBULANTES— LAS PAPAS, 
CANOTES Y ZAPALLOS COMO PROYEC- 
TtLES-TOOO POR EL SUELO— PANICO 
OENERAl^-PRÔXIMOS CONPL1CTOS 



<•». 



1 ate>->, mtm AT », — — 



fi! ZrETS VvT^T"'^ îî 

«Sjli i h Riw, rr-C*-.»- -*«»-. 



El «WW » «RR-C* ta IrrrrsI 
— *. M «v»è. f- R-J- 

b fWM* R» W. »j ■■■..«■« «R — 
■OT- -** |Rt«-» «t ••— <*■ «R RR <- 

•» tUttr Ci 1 1. im» — — ■»*- 



•SRS-J-^Ji rf W. « mWfmmf** 

r-» r» M rtWi*>«e gî»/ sC/l 

■ik tw "7^*V* » -*!*>■ «ssp» 
lw, M h«lwfcbf,hiMi 

%SW RSRStf*. ta-RR R»RR»»...-a«, «M 



» fwi.Pi ha sM»>Rm tas—H ■ 
■■ K l j itj ttWfMb bas** rm «rrr 

aaRRRRR, *> -R.a-laT»RR P <>R-«ISlèl t, 

■a.aiii m. Ua Irmi.irVi M rrr> 

•ht. m msmWj I t* rw-r. *» »rr i-» 
rUn rrQmJi» sM «Ré.. , «m- - 

«•JR» IjIR H RlRl «■ W •— *• 

w n. rp— u tMMRU p- t* 






«RR> « ««MM» ITlt R-HW R* MN 
I— -PHl) «R RRWJR» i» fRMÉRR R|— >■ 






.2. C ZT .ôy ^^\r»*» 

ptrtRte». —H* * » RM t ^SRPRR 
. - RRRRS •*•» *!■■*-. V I'rV II 
RSR» JRRRlRRRl |l lp» l| I URlRlIl, *«R tW|RRR gtwfWH^R MB t 

IW •« RR-*» *R «R* •«* 
I r A II ê» RjR RPR R.R.RR, 

kM PRRRRI »' *RR*-«RRRR P^RmTrI •! | A <RR «RR» *#, «RR RR RR-F» . 



1 RRS WRSRI y " gSR i * ****** 

I «RR RRRARRR) HIH* 

■rmr • -«>• Ma, ta IirrrrrRrifi i 






. rW Ri—Jte- y a 






Ï-JS:' 



«R kt RRPR, » .1 -te-»»"- RlRR— I I 
RM «SM WPRSS)«R Rt «RJMR. «aaRR- 

pm m B*m «m w rrrrM — r» -'. 

R» " «I «RSMW- «RRW.RPR M AA 
RV «I RBRRJRR4PR -RPR RRR — « 

•rr >a rrrrrsrJr «r* RRRRf'a. mm 
R^ a. rtrmr. — «a» rrpr» r« rV 

R> RRJéR flR>R>1* afRV - RI NÇ 
•VJ RfRRlR. ta »RR«RJR«* RSRtJlR U tR »V 
RRMRRRR OR» |RH.i R*> RRRR «RR>*Rt> 

m rr *«• «r» •••*»• «r y jni ji ii . 

• «RPRR fRR-RMR. -U -« . 



<■ RJ»JR R>aR y **» — a* *f* J h * , ^ fc^ 

M MR>|I« ftelRM. RR— m K t* RR*« 



J&ZXÏÏX2XXZ* 



U Me«(l<l Ir «sr —^-*r** ' 



I QwRRR f R. * at )R*R *• — 



«R RM R te RR» ttR R " * * " 



1 «RtRsasi 



I %«•••»«• te ,» h t»i^ < .1111 I 



ITAU» 






1 m te «m 

krirjiT** ** **~* "* i "" '* 'Itrâbcu 

». u.^. <. » —- . WMte »~~ -»~k« if*--» r- •»■ 



La Corte Suprema 

y <•»! prooRRta» vlootornl 

Las clcccionc» de Huancane 

LA AI IHKNOA DK IIOY 



1 >*t>. t-~ «t'tffte, W w> 



■RTR Mte>» m 
< — te»»», te 



"Z.'£TSi.' <. -«- —v» 



ttO.^.1 t u - u t.»!, •• à 

ri ■ ■ J ..— 



*•• .■ 1 11 *» » •«. te «te «M te I I' »"> r" »• "• 

« >' j—4.,1 i . i i i|«> ~ «— 1 1 1. p» » «» 

**-*■ r~». h-~ «-« .c».^.»*. — »«» 

tw, r . _k, fn». .W »*«*i>"»»»»te 

m » M t h te «Mtew «te 



C5: 

— * *-*** 

wn* » te I 



te»» » tei M i»i|. AvM> «I m. i»»,» 
m.M.U«.M>.Mi» 
' »tek r» « «tente —.-l.» .. 

f»» t >»»■ » ■ te M MMM I «. 

»••»*• te»; y tel Mte» »»» 
R»»*i I IW te»» tWi,*** 

Il » . J »l.. ~<- M -L. <... " 

~— « -. . M», i_r ^ 



kl» f» '»-■ »< ■ 

tV^-Ti. te*!»-?- *-»' «• 



PmJL * t» -»M » »» • »^» »-» 

*■*» <N> ■'■' ■ . . 



sSrfi 



Cnî* " te**" 1 ■»»-»» »_» 



'W i » tel te ». Ç-M , ' 

te», m I. KtâtX» 

•» r»»»a.k»»i*» «_ »w u— 
»tetea*»-»ite, 

»te— m. te. .,.« — .- mu, 

te» t te eu»» » j» i». i« p, j 

K»n A tel»»» te .n» »ti 
te —»>»» •» 1» te»-».. U» »m 

. te ■ n i H t 4M «.ttet «Via»», a» 
■ »»»■» «••'.«!■»>»»» »»»»Vte 

« i.»i >»» te te ... l i.» 



i . m ., te— .k te» m »^» 

te»: •— • xte» . a.1. _ «a. 

•tek »« »»wk». k ~ 

Mb •• ». w •)•• ••.>•» 

te»-»»»». 



.. ... '. . w • , •-.- w- 
«K. l in ■ k »i| n »i »•■. - IM»»*» 

•■" •»• C— ».i»ilte ~ '»»♦» 

. ri m ■!<» ■» ■»» •• f»k>»B » 
i»» .•*. «w ■■■i.li nte.1. »ak » 



plkH— »t -»» " 'ii» 



J*n» M Iii'iMiIi »»»— » —k 1 



■»». »«••. » »»» » k •» *» 
kk» 



"jr ■ •^*»»»'!*f ff*. t, " J 



La guerra en jos iialkanes 

NegocIaclOfiMo de paz 




*^' r te » »te, «- «- p a te» 



■ m .» te 1 






te ■ » ■!■■— te «k»» k». . 
■ »»».».■ 



v^st^^l ïjr 1 ' 



aRRR tWf R^M*W.«IR-. tMRR % RfRR. 



ÇR0H)CA_ 



»»»•»»•#•. 

te n— Ik». 
» »»» «-te» 
Hteiâa-rite» 



B- s-^u^ 1- é- w.,k é»te> 
k —k te *•>*• *. •»-. ». 

*zz - »»»«»» »— • k ^.kPrvirr'. 

•t— »-te.to» » •»»*> «j* * 
I "*' .. im t te. —I "J-*-" ""» r ~»*" T*»* 

r'k »~t»~» * «k- K. |£~" «• * k — »*k »»» »j 



C_-». Il ■'■ " I t 

I 111W 4» MT» M *te Pk» 
». -»- »- k knk. te L-«- 

"u*-" a »»». • k» .. n i. ' te» » 

* y »iii ' . ' i<i ' »w «. c—»* ^» 



c~* * - ~*" " ~* * 5S 



^3??H€fi; 



» fc ""tetTîJ»i7C» 



U »»» tell. 



• tel tek» M "%" *' M «at» te tel-. «I te» [te»' i I , ■»*» teteM «k» r* 4 



. «. h»»— .1 »'»» «. 
iteteW • -te» Alte». »— ■ 



•uw k .* k j » k ili n te a» te 

te» •»». a -»• »l tetel» 




»T» •»»» k». a» 4 

B°<>* r-tjhS 




' i li m te apa 
«M I - m ii aT 



•» r. ii» 

^ u-TTR ■ - - — — ■»-» Ika «- »«— ■ a I . , ■■■' 



.i..,, j riT-Viir-r»-.— »*te«a -atete. -«-k.. , U -y. J H ■..» » te» — te. 

I -, . ' : ^»Tli if^" t»»> te te »»»>•»» a» te aa. J te ' ».. i »k. ». il- 

r !ii^-»»-itxrs ^t^irrtr.ii»gR!i»|te%TteS^^ 
rl»^ri»i»r»»ï»Vkrr4« 



» -» -»»>. -»■■ '-•***» **^ 

kte lk»»'l ■» »» h. «. 5 






^\ 



L<4 Presse étrangère 



l IJ Gt .U 



Si la République Argentine, par les immenses territoires qu'elle 
possède, détourne en quelque sorte vers elle tout le llux d'immi- 
gration et a fait <le Buenos-Àires un centre commercial de pre- 
mier ordre, son voisin, l'Uruguay, par sa situation maritime, pur 
la densité de sa population, par la fertilité de son sol, n'en compte 
l>as moins parmi les républiques actives de l'Amérique du Sud ; 
-I si capitale, Montevideo, est au nombre des grandes villes dont 
le progrès marche, chaque année, à pas de géants. 

Les plus importants journaux «jui paraissent à Montevideo sont : 

El Dia (le Jour), qui appartient à M. Battle y Ordonez, prési- 
dent de la République : 

La Tribuna Popttlar la Tribune Populaire), journal d'opposi- 
tion qui publie plusieurs éditions et dont le tirage est I»' même 
que celui d' « El Dia » (20.060 exemplaires) ; 

El Ihfirii) di'l PlaUa (le Journal de la Plate), indépendant, pa- 
raissait! le matin, fondé récemment par le notable journaliste 
M. Antonio Bachini, ancien ministre des affaires étrangères de 
l'Urngay ; tirage : $8.000 ; 

La Razon la liaison), indépendant 1888 . paraissant l'après- 
midi : tirage : 15.000 ; 

El Tiempo (le Temps) ; 

El Si,,/,, (le Siècle . tirage : 12.0(11) : 

La Democracia (la Démocratie . conservateur; tirage : 8.000; 

la presse de Montevideo reproduit journellement des articles 
traduits des journaux de France. 



— H77 



A travers la Presse 



VENEZUELA 



jj|Le Vénézuela|devrait posséder une presse importante, autant à 
cause de sa grande fertilité que de sa situation géographique, placé 
qu'il est sur la route de Panama et à proximité des Antilles, ce 
poste avancé de l'Amérique centrale dans l'Atlantique, première 
étape de la colonisation européenne ; mais les incessantes révo- 
lutions qui déchirent ce pays, ont nui à sa prospérité. L'ancien 
président Castro, aujourd'hui chassé du pays, qui méconnaissait 
toute loi, même le droit international, lui a été particulièrement 
funeste. Le nombre des journaux y est relativement restreint. 

Les trois principaux journaux de la capitale, Caracas, sont: 

El Universal (l'Universel), libéral ; tirage sur huit pages. 

El Nuevo Diario (le Nouveau Journal), radical; tirage sur huit 
pages. 

El Tiempo (le Temps), conservateur ; tirage sur quatre pages. 

Ces trois journaux sont quotidiens ; leur tirage est assez restreint 
et ne dépasse pas quelques milliers d'exemplaires. « El Tiempo » 
affiche des sentiments peu français ; les deux autres journaux 
sont plutôt favorables à la France. 

A Maracaibo, paraît el Fonographo (le Phonographe), organe 
commercial, ayant un tirage de 8 à 9.000. 

Ciudad Bolivar édite el Luchador (le Lutteur), autre journal 
commercial ; tirage de 6 à 7.000. 



— 378 — 



El. TIEHIPO 



tttên&tf • *> *««— ♦ «• »*1 1 



CL TICMPO TStifmtmSASSmSm ■• •*•*- - 



HWENME AL Oi. JULIO HERRERA T OSES 



lirwttiilturiBialilIrtoi 



LA 0«AN CIKIWM» »C MOT 









S^X: 






m flM N H Mpm 

niu> gneuaM 

«XII Y ■« Ul tMCNTINA 
























,ivii>t>iiM et t 



agj^ 



ri^a^ssiKtii ISABEAU 



VISITA MINISTERIAl 



1 T"— !""• "~ '""" ■ k -"" w |** **••« >■««»■■■ 



II 

*«M*«I 






stcs;-" 






Trr 1 ^*"* 



OIKMK 









PRRLAMENTC 






lit» 





. 




*>* 







ISABEAl 









, L 2T»5iL*S!3i^' w " ! 















U pM* wtl»«*f1* 



. «._ -, .1.1. ■ 










I •»*• i T«Mpdb RAM 



EL NUEVO DIARIO sF** 



"PAl t TMUM ' 



teaMj* M * A**» 4* IIU. 













[«te 3 hwMMMiii 



Paginas dolorosas 




IS T i n iii «.m i 



ih«ii 

«m UNMm 




i-iwiira. . 



tel' 



HEROISMO INUT1L '"^^^^ 









■& m nfm* •• «Imm «. U rntJMilk)M<mwi'<M i i rifm ■ jim î i ■ | ■ i. 



|\7,.. -.. •£»**' IS» OMCfta «m tifil ffl ,. • "*••• * » *■' H » w « »*V-*» **• 



rort-tx ' 



• MrtlIltaM 

• .«-. 4*^*... ■ 




H«<M*tr«i> i 



s 1 



\ 



La Presse étrangère 



CHINE 



Dans le premier chapitre do cet ouvrage, nous avons eu l'occa- 
sion de parler du Ktng-Pao Gazette de Pékin), fond»'* il y ;i un 
peu plus il»' neuf siècles. 

C'est encore aujourd'hui lé reptôtentanl le plus important etle 
mieux conçu de la presse chinoise ; c'est, au surplus, la seule 
feuille véritablement nationale, les autres journaux qui s'éditent 
I Schanghal, à Canton, h Tien-Tsin, à Hong-Kong, étant en réa- 
lité des entreprises étrangères où l'esprit chinois se trouve al- 
téré et où l'on sent très bien que les idées ont eu pour moules des 
cerveaux occidentaux. 

Le << King-Pao » estlejournal otlicieldela Chine. Il estdistribué 
,tu\ mandarins .1.- haut grade et vendu aux particuliers. La distri- 
bution aux grands mandarins est faite par des courriers spéciaux 
qui parcourent a cheval un nombre réglementaire de « li » (le 
« li » est de î)7ti mètres) : 200 li par jour. La vente à Pékin est 
t'aitr par des marchunds qui portent des paquets d'exemplaires at- 
tachés aux deux extrémités d'un bâton dont le milieu est posé 
sur leur épaule. 

Au XVIII e siècle, le « King-Pao » s'imprimait avec des caract» r.» 
de cttivre apportés par les Européens. Lors du mouvement popu- 
laire qui chassa «le Chine ir- derniers, on en revint aux tablettes 
de cire, puis aux caractères en bois qui servent encore aujourd'hui. 

I !»■ journal comprenait trois parties soigneusement déterminées : 
1° le Kiny-MviK h<i<> ou Copie de la Porte du Palais, donnant la 
liste «les officiers et fonctionnaires de service à la Cour, ainsi que 
les présentations, les congés, les visites de l'Empereur et des im- 
pératrices aux temples; 2° les Schany-) u ou Décrets impériaux, 
avec les nominations aux postes civils et militaires : 3° les 
Tsottpao ou Rapports des grands ofliciers de l'Empire. 

— I183 — 



A travers la Presse 

Le texte de ce journal contenait des imprévus tout à fait réjouis- 
sants pour les irrespectueux barbares blancs que nous sommes. 

C'est ainsi que l'empereur Taokonang, qui succéda à Kia-Kin 
en 1821, supplie les dieux du ciel de mettre un terme à la sé- 
cheresse « causée par son ignorance incomparable et par sa folie 
grande comme la mer orientale ». 

La troisième année du règne de Hieng-Foung (1854), le gouver- 
nement général des Kiang et le gouverneur du Chiang-Su de- 
mandent que Ton décrète des actions de grâce aux esprits femelles 
qui, en temps de sécheresse, ont rempli d'eau une rivière et ont 
terrifié des bandes rebelles. 

Autre part, il est dit que le fleuve Jaune ayant brisé ses digues, tous 
les fonctionnaires civils et militaires de Chang Hnan seront révoqués 
pour avoir laissé le fleuve rompre ses chaussées et inonder le pays. 

Ailleurs, un grand dignitaire, évidemment âgé, se traite de 
« vieille rosse » pour n'avoir pas su reconnaître la dix-millième 
partie de la bienveillance de l'Empereur. 

Un numéro du « King-Pao » rapporte, parmi ses faits divers, 
que la femme du tsen-tsai voyant son mari malade se coupe un 
doigt et lui administre comme médicament le sang qui coule de 
sa blessure. L'homme meurt quand même. Dix mois après, cette 
Chinoise perd sa mère et alors elle s'étrangle. Le Conseil des 
Rites est chargé de rechercher comment l'Empereur manifestera 
son admiration pour tant de piété conjugale et filiale. 

En dehors du « King-Pao », nous avons dit qu'41 y a en Chine 
des journaux inspirés, sinon directement publiés, par les étran- 
gers. Généralement imprimés sur huit pages de papier mince, ils 
contiennent des informations locales et beaucoup de nouvelles de 
l'étranger fournies, pour la plupart, par l'agence Reuter. Ils ont 
des annonces d'une grande diversité. Des manufacturiers anglais 
y vantent leurs marchandises, et l'on y voit des réclames de spé- 
cialités pharmaceutiques offertes par des maisons britanniques et 
américaines. On y trouve même, avec sa gravure bien connue du 
pêcheur portant une morue plus grande que lui, l'annonce de 
l'Emulsion Scott. Quelques feuilles ont des colonnes entières im- 





m*A 



ifefENCLISH 

*&M* S A * * 
lllHlCHTSCHOOLS 

*jÈjm#: fr.m #>!*«* «i * + w 

wfir n ? M » — — . — »..i. — — 



* 



r 



**$ 



a t 

» A 

S» 1 










i 
M m 






;* wr« tu 



M«"»»£l «1 






«■• SI* «*• 

*« ■ Wl'i'l' 

L- fc.n ■ '■ «M»/jf l i «•> -il, 
V •■ •: »*» II* | .**»••• 









3523*2» 

2*»*af9 

mi 

*..r.* ■, il/ 




pis i 
£iW|f 

f-ln 



IH M.BIIIiMt.^ 



a 

B »tt ss<tï»itr> 

<• m mai ab\* 

«§*«a ■» a t* '.«»-«♦.««.« 

M»»*».»»*» « m W -r- 



i»»«îi»< «• 

tilSKfeil 



558' 



, ««un 
SBSSS 



tï 

h** 

tsn*mt mil 
«■•«■■■ 



. n 1 m fi - 




-■•S.tf ««s «4SN 



• r 



: *Mfc 









M 
_ «Si 



8 A ■ *.*.... 

aaAaiMa.««f| 



HRIIAt. 



Ï?KS«Î 

Mainte 



nii« >mB*j>T«<« ■« 

»»a . 2.' E>9BMftffft 



w«»aa »ajuta«. 



aa^JQB 

-H 

■à* 

"«M 
»«W 

* 

*a 
n« 

m 

y 

■i 

-• 
-» 

8 






x- 



La PretM étranger* 

primes en t.-\ I.- anglais, pour lequel d'ailleurs 01 alliche be.nicoup 
de sympulhir. Pourtant, ce sentiment • ■-! loife d'Atal géttérd : un 
grand nombre de < Iti ï ri < • i - . dans leur loi intérieur, -ont restés 
KéÂéphobes, et l'on rite ce t'ait qu'au cours il examens p.i — > ■- ■ 
Pastang-Fug, roiuine on avait demandé aux élêvoS <pir| était leur 

plus cher désir, quarante d'entre ,, u\ répondirent spontanément : 
I > eei d'avoir le sang de tous 1rs étrangers qui -oui ici. »♦ 

Parmi I»-- journaux puldiés a Pékin, il convient de cilcr les 
• Nouvelles quotidiennes de Pékin », publié en chinois, et le 
I .loiirnal de Pékin », organe français. 

lin plus des journaux chinois proprement dit, il parait en Chine, 
dans les villes soumises a des juridictions étrangères, et notamment 
à Hong-Kong el à Shanghaï, des publications en langue française. 
anglaise, allemande, etc., spécialement destinées à la population 
européenne. Il existe même, a Shanghai, un organe sociali-te in 
titulé la i Chine socialiste » écrit en espéranto. 

Sous la dynastie impériale, les journaux n'avaient aucune tibetté 
d'appréciation. Il leur était interdit de critiquer les actes de l'au- 
torité. Tout article antidynastique entraînait la mpfr fO iHioB du 
journal el l'arrestation des rédacteurs. (Juelle va être l'inttnence 
de la révolution qui a éclaté à Hankéou, en UH I, gagnant rapi- 
tlemenl tout l'Lrnpire et balayant la vieille dynastie chinois.- 'Il 
est difficile de le préciser a cette heure, au milieu des agitations 
politiques de ce vaste empire ; niais il est assez probable qu'une 
certaine liberté \a être reconnue à lu presse. La jeune république 
choinoise semble, en etl'et, vouloir emprunter aux republiques 
d'Kurope et d'Amérique la plupart de leurs institutions. 

La constitution provisoire de l'.»|-> a établi, en Chine, comme 
dans les pays parlementaires, deux assemblée- : le Sru.it et l'.\v- 
aemblée nationale, ou Chambre des Députes. 

Les sénateurs, au nombre de 2~i, ont été élu> par les conseils 
provinciaux, à raison de dix sénateurs par province. En outre, la 
Mongolie en a élu vingt-sept ; le Thibet. dix ; le Turkestan, h 
la Société centrale d'éducation, huit ; et le> colonies chinois, -s g 
l'étranger, six. 

— mi - 



A travers la Presse 

Les députés, au nombre de 600, ont été élus par le peuple, à 
raison d'un représentant par 800.000 éleeteurs. 

11 y a eu 40.867.976 suffrages pour les élections provinciales ; 
40. 870. 074 pour celles de la Chambre. 

Le Sénat et la Chambre se concertent actuellement pour donner 
à la Chine sa constitution délinitive. 

Ai* Sénat comme à la Chambre, les représentants sont tous mo- 
dernistes ; mais les uns sont partisans des solutions radicales im- 
médiates, les autres veulent modérerla marche rapide aux extrêmes. 

Yuan-Chi-Kaï, président provisoire de la république, est avec 
ces derniers : c'est un homme avisé en toutes choses, qui a la con- 
fiance des grandes puissances de l'Europe et celle des Etats-Unis. 

C'est une ligure intéressante que celle de cet homme d'Etat. 
Yuan-Chi-Kaï est né dans une des provinces du centre — la vraie 
Chine — entre les deux grands fleuves nourriciers du pays. Ce 
n'est pas un grand lettré, c'est un soldat. C'est lui qui, après la 
guerre malheureuse de la Chine avec le Japon, donna à son pays 
les premières armées modernes. En 1905, il réussissait à faire exé- 
cuter par les divisions du nord, qu'il avait spécialement entraî- 
nées, des grandes manœuvres qui provoquaient dans le monde 
un étonnement mêlé d'inquiétude. 

Tombé en disgrâce en 1906, de nouveau tout puissant en 1908, 
membre du Grand Conseil et président du Conseil des affaires 
étrangères, Yuan-Chi-Kaï était, celte même année, après la mort 
de l'impératrice douairière, Thé-Hi, renvoyé « dans son pays 
d'origine » par un édit conçu dans le style savoureux de la vieille 
Chine : « Yuan-Chi-Kaï souffre de rhumatismes aux pieds : il ne 
peut marcher que très difficilement. Nous pensons qu'il ne pourra 
plus supporter sa très importante charge. Nous nous empres- 
sons donc de lui ordonner de démissionner, afin de lui permettre 
de retourner immédiatement dans son pays d'origine, pour pou- 
voir se soigner. Nous prenons cette mesure par compassion spé- 
ciale pour lui ». 

Lorsque, le 10 octobre 1911, à l'instigation de Sun-Yat-Sen, 
éclata le mouvement républicain dans le sud de la Chine, Yuan- 
Chi-Kaï fqt rappelé et investi de tout pouvoir, mais il ne se sou- 

— 388 — 



.•* • » ♦» -»tl 



LE JOURNAL DE PEKIN 



(IHf»l*l*1|»«IK»1i)( 




u - saer:^s ■■*" 



* * Iffl « « -it * * 




rmnn 



MWCTION *CO*CI>ON «OMK— TIMTIOW 



65- 



n ii 



A la Présidence 

Inauguration du buraau da la praaaa airangara 



. 'I»l MIMA I 



aaa p*i UriMMMt (aMJMM) S F. l.»»"« 
CkM Vt, k M*M *<W «V f^MlMH YuWI. 



para Lm fvHwtwol* a<M *• a*.a*kat 
U raja..» km >aM > iaa 4* Ara»» I» aal (■«•■ 
ai im(hm rlmctifi »1 r «al A l'aaaaaa- 
itaaat 4">m Axtraaj fwl » m i>i it «m S 
K Lh«c UwwYi «««M i«n« Iktff mmm 
An i'|xf«MitMri« 4* k p»»*a* #*«*#*>* 
U>i iaa" inmMb j*M ■!•—* «*»■■*«•« 

.aa»« aa>Mua4 »t ****••« (fil .J-'f* 

•AVt ka |H**rt»U« «a*, m vt »*r*k H-** 



aan ,4>>.iiilr* [Araaaa m a, «aa») iiat la «M 

CaaaTI <Um «m .«*•* ai 

•«ttUtaw, k« r*i*<'ar*v<a*1< «te la p*r»«a 

fli «•*•>•' aai«H«*4 *• .-aafcr wsm l», 

w A rtm| hawara il« la** ta 



irafarf k aaïaaa n rl Jw 



Aa»*.. |<At« 1 laiaVakar 4* SE l.raawj 
Oafa-Yi, «m (wni**kV taanr 4r iraan 



te AatAw «Matant ***** Aaa kvt ama> 

rw m ■•*•«**. s t it«M cian» rt 

H k yay».»— I «ail a ,-kW 1 U *W «V 
U a-H.»*lk in|>m M dna «M tka* 1 4r* 
l/tH<ta*M^ 0» k aaat 4» lava k a» mmm 
*M»a bAm >H * il a* ia»i i •••* Wa4ra 



*M> la aVoaaoat «Vf* 



•ftkka* Mai k tant*» claaaM.r* «a* ta» 
Ha*atMt r*aiakawM U An«Mai J» faxi 
H 4a«Ma Cwl »*j( M.» kawtaaf aV- 
M W aakt, «m k <«OM»a»— «a n * a mi-4 pm 



kf/a mm w a**a t-'* «**•« «ai IMaW 
ikm ». AjAkwi 4m »■«*>'■ 
aaa*l ifMWl a'*»*. aVt*a «safcfikt* 
Ma ka fcwaaaa. •*«*» ►•« MM*» «ta 

«aaW «a r -t»oaV* 

KjO» a—* «w — pwvok • akW 



A laaaat 4* L~a,*aar taMaw A l-Aa 
«M. Ami k i«t«— I k€»»iMa» Ml ira** 
iHtttaw* A mm *aa% Aavka ka *•*«, 
t «a» ta ymni lui 4M f*aa M|«M#a 
a aaai. aa* a4> f. » .k U S**««*i» 
Tmk «m4 Ub>III Caapaf (avK* aV 
■M)<lM*4Mn .Wfc*i.,aVr» aV U «U* at 
kwaa» ripc*M Ak*. H ai w a» 
«DM a» «t Ya*««*«— C • W 



aa^«i/ ka rtWl. i*,C poav k i»»*i!'f 



aawM aaw. k n*|>«ri" 

Uaa* kaw ifpnmtr ka amàtJwa ika» 
ai|»aW«W kun ■*«••!• ak c* aj«> • t *• 



Praa«a« k. caa>».p .ili^i 



liatarrHlata l Caiaa>it 

UNHkNwM 

CaWa«aWi. Il /MaWW 



aV*n«a«»aaaMi U lu* ^aVaMvt 'tak 
r*m*f* Jhaat aa%l aanaa^a a*>aak*- 



•M.iom aw abattit, haM aat laSawt ak 
P la n rai pw émwm ktlaK atitaaaH » 
«Va *A>au««a. Ota naa»< t '»f»a»i aV 



t- wlanl i» U H< 



ptH,.Wif™*»( newton p* ka« •*•* 



l haaH<M m* rV aaaw k*»» 



a? uwa* r*> k* 



«iaaaa H-»*» >|aa •* »raiÉ>ii a* p'a P * 
H*c« ak Haaft H-aaMI Rwr4 tain. ai— 
yjiaamai aaM aja,"tfa Oa W 
aWa> M» ta-ra, m aa> MrM k, n! mi 
ImCm aMM mm g aala». ÉJMN k 
k CakaM» a> aaj #1 «a> M—m* 



Sa»*MU aM» ahawtlaM «h «n^taJ Ta. 
fkaa. ki- caamrMMMlwtl. qw rai oaïaaa* 
l 4a" H a—a. «ta laaca» m m»*** t 
MU Ipaiin .ajaa «mm tmwmH è k*aMk 
dkaA A r«ajrai ak k ataAa» «a* l-k 
ak Oka« C La» !§«*-«« «al aw *•*•• 

MH • aaaaaa ak caaawasn* 
OaW« ka uai;*» 4* Kaavur tar», tkM 
liaa| 4 il 4» httna *tMata>l Ja ff Mm 
k<aaa a-*l liluMff A Ya fc*-ra «raMMl. 
Mèa 4t« to.ia (k* A*** 4n aMaiia»»tl 
a*M k ta-at «Mk« ka. aywHtn 4n (aWtal 
Tk Hw«| «I k* A>t* t>> p*M |ak/MI 
■ h au*«*i «k (kaaa 4» MM 4M 
At Ommm« 



4m cwttJ 4m SmO. •» aVA»ra 4t •«>>• 
4*1 k»U Awnaa aWaiMiaM m l 4r kva- 
fn a • taur«r« m ka On a**** «u 

paak «k ÇlMui A Ira* Atoa/t aaV 



■. fA*a i M 
4a*a U 4M*t«ta« *v l±.*w** |>a>Maa»|aJBI O^atb-H" 

* MNka** ta^Utti r-a l'Kai 4a rail 



U*a aia haaar» aV «aM .1 aJknt, *4ra 



aaaaVwwM k-' « *ja y»aa*a» 4r L.MJN, 



k,*t%*j. «m* «at i 



I H raa.ar* «aa • 



IV,, »a»jt(* aV la **a«aah> 4* Aa 



ataata *ab* WawMJMj Ct*fc tl Wawf 

Mni 

CaaaMN «A I 

aj«kf 
.«a .'rai .ka.,y 



Paaa aa a'aa aa. **-«. *.— . MMikawaV 



L> H *n -*aM 

t l'aa MM ()M* k> 1 



i«n r *(-,«-, SA^I 



MMHaaatr Lra ktaai ftaa Mm *a> I 



Uaan 

l-L« p u ata m pa>*at* aaa 4a>*r* 
A- U 4»ma. ItaaaVy C*« .1 «a Uk- 



C B-- » la uri 

H M 4a*t 4a SO |a*Jk« 

r. « «M> 'Mata A 



M kraxra la tavaanta k«f(« H ta»' 
i ilMtai M ManaA »»«•*« Qha 
■«mmi «aak» pàh*a •«•* *A>m 
Gaanaélf aaa. fera At c atiaa l Draw*, 

•m raafn m «m «-i r»ri *■* " •* 

• 4a 4aakkl lakartaw aawrf. 4aV< 



BMfMkMa n n k) aaaair Walr 

a* aatiWAM t MA «Af Mfraafa a**c 44 
fcsa «. MUaM a/at ■■M*l». 4MM aa 
*aaj« Mwral Qmm4 m mm aaM pfAa»At f 
A* (a*Aar 4a Ok H aMM. aa !••** aaj«M>< 



p.Ml InhM m 



rl-a a«>a#r% 4r aa* «bmm, c**<a A aaa 
ptatt imm. Al aawak- ka Mara ttMaaar 
Ma<a 4M aa» AM «aAAata AmmA ■»■■■ 



Va», akka» aavtaa « 



. raMMA aVarr «a .Mja4a J» t 
I t-kta éj k MaarAM 



U MMMja aV M. aaa cMM» «1 
M4raa 4m Aai| 4r Trai a M 
akacA n a 4a TMaat Lan «aaaaaaai 



Notes et Commentaires 

Cmm4 C^mtmjI 4m Lb*a Umm i «mj*. • 
l k A» am» Il IMI f a-ka Al CAaa» 
mm aa< | ïaMjM a- m ini' 

m mm A faAj Ara ahr* 4* U ■«■■ 
4* TcAawf Ok •*«- H aajkM <AmA» 



•m takaan m •aaakaaa ajat *» <mm 



»? 



*\ 



La Presse étrangère 

Cta pal (je ressusciter le régime moribond et accepta la forme ré- 
publicaine. On le nomma alors président provisoire «le la Répu- 
blique"; mais il fallail établir sur les ruines de l'autocratie man- 
oboue tes fondements du nouveau régime et pacilier le pays. C'est 
;i cette tache difficile que s'est consacré Yuan-Chi-Kaï, usant avec 
rigueur de toute boii autorité. Le* républicains - avancés l'ac- 
çasèrent de vouloir escamoter le République^ et mscitèreuj 4e« 

iii.iiiM'mnils ii-voluli >iiii;ur.'s ; il les réprima <-iu'r«4 i<| ur i u.ii t el 

il somhle Iticii aujourd'hui <|u il est le maître de 1.1 situation i ) 
limera intéressant de suivre ^ fpwctionnement de la jeune i;. 

pilldiojue. Si (e Itutll \ «iikii I l>alkauii|U<- e-l | * L 1 1 -> prés de nous. 
nous e>limon>, avec \1. Pierre liilVard, tjue la révolution rlunm-e 
est grosse de conséquences autrement graves pour l'aNenir. 



(1) Ces lignes étaient écrites lorsque nous avons appris, le 6 octobre 1913, 
l'élection de Yuan-f.tii-kaï comme président déiinitif <le la liépuUl^jue chi- 
noise. H v a en trois tours tir scrutins. Sur 759 votants, Yuan-Chi-Kaï a 
obtenu, au premier tour, 471 voix contre iso à là-Yuan-Hong, vice-président 
pfOVrMfcft : Ï<M autres ■nisTrsgti étaient répartis entre Sun-> at-Sen eï d'autre* 
uci sniuia-'s pfkOiaa ii'ioir.». Au iio^iiin. tour, Yuan-Chi-kaï a été nommé 
par .07 voix «outre I T'.t à l.i-Yuan-lloim. 

I.e lendemain, Li-Yuan-Hons a été élu vice-président définitif de ta Ré- 
publique par r.10 voix contre 71'.» votants. 



— m — 



A travers la Presse 



JAPON 



La plupart des journaux japonais ont quatre pages ; beaucoup en 
ont six ; quelques-uns, huit et môme douze, comme le Jigi Shimpo 
(Information des Evénements du moment). Ainsi que cela se passe 
ailleurs, ce n'est pas la longueur des articles qui nécessite toutes 
ces pages, mais bien plutôt une quantité de courtes annonces. 

En général, le format est celui des journaux parisiens. Les titres, 
en très gros caractères, sont placés à droite, dans le haut de la 
page et quelquefois en travers ; les dates sont celles du calendrier 
nippon ; quant aux colonnes, elles ne sont pas verticales comme 
les nôtres, mais horizontales. 

Nombreux sont les organes qui publient des articles en anglais ; 
presque tous, à tout le moins, comportent des annonces dans cette 
langue. Le service des dépêches,, admirablement organisé pour ce 
qui concerne les affaires intérieures, laisse à désirer pour les affaires 
étrangères. 

La distribution des journaux ne se fait pas par la poste. Pour 
aller plus vite, les journaux ont dans chaque ville des « courtiers » 
qui reçoivent les feuilles le matin et les distribuent parfois à quatre 
ou cinq cents clients dont, à l'ordinaire, ils se rappellent par cœur 
les noms et les domiciles. 

Les journaux quotidiens du Japon sont accompagnés fréquem- 
ment de documents illustrés et le Hnrhi (Informations) publie 
chaque jour une page coloriée. 

La « composition » est un véritable problème de sagacité et de 
mémoire. « Nous, nous ne pouvons employer les machines lino- 
types pour composer les articles, nous dit l'éditeur du « Hochi », 
car, pour reproduire le langage japonais, il y a environ 50.000 ca- 
ractères différents dont 28.000 sont d'un usage, journalier ». Il 
s'ensuit que l'atelier de composition d'un journal japonais doit 
être assez vaste ; les rayons contenant les caractères sont dis- 

— 392 — 



La Presse étrangère 

posés le long des quatre mur-, el le typographe pour chercher 
ses lettres court d'un côté & l'autre. 

Une ligue B'esl formée pour simplifier cet état de choses, en 
adoptant 1rs caractères typographiques occidentaux. 

Dans son ouvrage sur le « .lapon d'aujourd'hui », M. (i. W'cu- 
(ersse donne une physionomie très vivante «!•• la presse niponne : 

« Le journal est au .lapon une importation de l'Occident. Il j 
a un demi-siècle, on n'y connaissait encore que des crieursdes ru»'» 
colportant «le misérables feuilles volantes les jours de grands évé- 
nements! Aujourd'hui, les statistiques officielles comptent près 
tic mille périodiques, dont près de la moitié sont des quotidiens. 
L'histoire du. lapon, il est vrai, depuis trente-cinq ans, a été un 
renouvellement ininterrompu d'actualités palpitantes, une chro- 
nique toute laite! Et puis, si les siècles lui en avaient refusé 
lemploi, la nature avait mis dans la race l'instinctdu journalisme. 
Intelligence prompte, imagination vive, facilité verbale, le> l;i 
ponais possédaient d'avance toutes les qualités du journaliste. 
Les Japonais ont la rage fie causer et même de bavarder, per- 
suadés qu'ils -uni d'avoir toujours quelque chose à dire. Aussi, 
p'esî àqni fondera un journal pour le plaisir de s'épancher! Dans 
la seule année 1899, quatre cent quatorze périodiques, onl vu le 
jour. Dans celle même année, hélas! deux cent soixante-cinq 
ont terminé' leur courte existence. |,a plupart des journaux ja- 
ponais sont ainsi éphémères : mais il en naît toujours de nouveaux ! 

La clientèle esl assez large pour en l'aire vivre bon nombre: il 
\ eu a comme le Mainitchi et le Tokyo Nitchi (I) qui ont déjà 
trente ans d'existence et qui tirent à 120.000 ou 130.000 exem- 
plaires. Le journal est entré dans les mœurs des Japonais comme 
si c'était une de leurs institutions séculaires. En pleine rue, à 
Tokio, on voit «les gens s'absorber dans la lecture de la feuille 
qu'ils viennent «racheter, au point d'en perdre le mouvement et 
la conscience des choses extérieures. Sur le quai des gares. | ( . cri 
aigu des Newsboys : « Shimbum ! Shimbum ! (2) » se mêle, comme 



(1) « Journal de chaque jour de Tokio. 
(S) Journal ! Journal ! 



— 393 — 



A travers la Presse 

chez nous, à celui des marchands de « paniers repas » ou de cu- 
riosités locales ! Le Japonais ne saurait plus se passer de son jour- 
nal un seul jour : il le lui faut non seulement le dimanche, mais 
même les jours de fête. Lecture courte, variée, toujours nouvelle, 
le journal satisfait les goûts de ce peuple, dont les plus longs 
poèmes ont une page, et dont on a pu dire avec malice qu'il s'é- 
tait ouvert à l'Occident après une simple « interview » ! 

Les petits journaux, et même quelques grands qui comptent 
parmi les meilleurs, se vendent un sèn et demi le numéro — trois 
liards — et dix neuf sous par mois. Les plus chers coûtent un sou, 
et de vingt-cinq à trente sous par mois. L'abonnement, comme on 
le voit, réduit encore le prix, et la grande majorité des lecteurs 
sont abonnés. Mais n'oublions pas que l'argent a plus de valeur 
au Japon que chez nous ; le travailleur japonais qui gagne 50 sèn 
par jour et qui s'abonne à 30 sèn par mois fait une bien plus grosse 
dépense que l'ouvrier de chez nous, payé i et S francs qui achète 
chaque matin son journal d'un sou. 

Pour trois liards au Japon on a dix grandes pages de texte serré 
et illustré ! Le tirage se fait avec de belles rotatives Marinoni ; 
c*est sur le papier que l'imprimeur se rattrape. On prend le plus 
grossier, te meilleur marché. Les typographes non plus ne sont 
pas chers, 1 fr. 60 par jour la moyenne ; 4 francs au plus les cor- 
recteurs. Quant aux illustrations, ce ne sont que des crayons ra- 
pides, de simples esquisses, et dans l'art sommaire de croquer une 
physionomie, de camper un personnage ou de tigurer une scène, 
les artistes au Japon foisonnent ! Les rédacteurs enfin abondent 
et à des prix fort modestes : de 120 à 160 francs par mois, c'est le 
prix ordinaire ; il y a peut-être au Japon six ou sept grands jour- 
nalistes qui arrivent à se faire 2.500 francs par an. 

Sans les annonces, cependant, les éditeurs ne s'y retrouveraient 
pas ; elles occupent trois pages sur dix et fournissent la moitié des 
recettes. Les grands journaux les font payer jusqu'à t fr. 15 la ligne 
et ils en reçoivent plus qu'ils n'en peuvent insérer. Les frais extraor- 
d inaires des éditions spéciales du jour de l'An sont entièrement 
couverts par les annonces. Sans les excès même de la concurrence, 
de la réclame commerciale, la presse populaire n'existerait pas. 

— 394 — 



Itni. ikbtsdh. ktomi M «le*.*»» m'.tuz Che Etokmln Sliiiubun iH) 



• » * * * '- 





■ s • -, 






PS 



!,••■•' 



■ air"::; • 
•* •" in — ** — 

i» i> "<i » * a 

ift t| KÎi iî .1 
1 il-r 8;fî 



• 



■ 



m 

II!; 

- 




< i -..ÎMIK 




Ml--3fc Uà i >"ftf te* vV k .Ômm&iE 



La Presse étrangère 

Los sepl pages libres que laissent les >nces se répartissent 

généralement ainsi : trois pages tl'arti«-l«»s * I • - fond, il»- correspon- 
dances, de dépêches : 1rs plu- grands jiuirn;niv nul m <-<>uimun 

un service direct de dépêches avec Londres et dés correspondants 
m Corée, en Chine, à Singapour, en Angleterre, en Amérique. 
Deux pages sont consacrées ans arts, à la littérature, à la chro- 
nique judiciaire e! .ni feuilleton qui, assez souvent, est illustré; ane 
i l'industrie et au Commerce, une page aux prix courant- •■! 
aux renseignements divers. ^composition de ceà journaux en dit 
long sur l'espri1 «lu peuple ; le journal japonais s'adresse s un pu- 
blic tint' les choses d'arl intéressent plus que lés choses' de religion 
cl il.- science, 

La politique occupe toujours la première place. La plupart des. 
grands journaux sont les organes atli très d'un parti ; en général, 
les fliels se contentent d'en inspirer les rédacteurs sans y écrire 
eux-mêmes. Jusqu'en IN!>7, il n'y eut vraiment pas de liberté pour 
la presse politique. Aujourd'hui encore, toute insulte à la dignité 
delà famille impériale, toute attaque contre les institutions ex- 
posent le journal à des poursuites judiciaires qui peuvent aboutir 
a sa suppression complète : le gérant risque •">(> à 800 fir. d'amende 
el de deux mois à deux ans de prison. (Test un régime plus rigou- 
reux que le nôtre, mais il faut penser qu'il y a trente-cinq ans 
l'idée -«Mile d'une presse libre eut paru sacrilège. Et puis le 
rant de paille » existe là-bas comme chez nous; là-bas comme 
chez nous, l'esprit permet de tout dire. 

Le ton violent et grossier qui régnait, il y a quelques années, 
alors même que les opinions étaient le moins libres, s'est aujour- 
d'hui adouci et raffiné. Le premier personnel du journalisme ja- 
ponais fut très mêlé : une épuration s'est faite et, malgré la fai- 
blesse des appointements, le recrutement s'opère maintenant 
parmi des jeunes gens instruits, diplômés des écoles supérieures 
ou même de l'Université. Mais la corruption sévit toujours : les 
capitalistes, dont la puissance grandit sans cesse, n'ont pas de 
journaux à eux ; ils achètent tantôt l'un, tantôt l'autre, suivant 
leurs besoins, et chaque année la presse a son scandale. Le socia- 
lisme naissant n 'a pas, connut les partis constitue-, son organe ; 

— 397 — 



A travers'la Presse 

mais les idées socialistes trouvent à s'exprimer sur un grand 
journal comme Y Asachi (1) ; mieux encore, le Yoj-or/zoï/ Tchoho (2) 
a, parmi ses quarante rédacteurs, deux membres du club socia- 
liste de Tokyo. La question pour ces feuilles populaires est de se 
faire lire. Elles y arrivent en n'employant qu'un nombre restreint 
d'idéogrammes chinois — 5.000 environ — et en accompagnant 
les expressions difficiles de la transcription phonétique japonaise. 
Ces journaux démocratiques font vraiment l'éducation primaire 
du peuple, et du même coup, par la simplicité obligatoire, et 
d'ailleurs toute relative de leur style, ils réagissent heureusement 
contre les raffinements obscurs de la littérature classique contem- 
poraine. 

C'est à l'un deux que revient l'honneur d'avoir le premier pu- 
blié une colonne en anglais ; d'autres ont suivi ou vont suivre 
l'exemple. Depuis plusieurs années déjà paraît à Tokio un journal 
dont la rédaction est toute japonaise et qui, cependant, est en- 
tièrement composé en anglais : le Japan Times. C'est une ama- 
bilité à l'égard des occidentaux ; mais c'est aussi une manière 
de se passer de leur intermédiaire. Jusqu'alors, pour communiquer 
avec le public des deux mondes, les Japonais avaient dû recourir 
à l'entremise des quelques journaux anglais publiés chez eux- Au- 
jourd'hui, ils s'expliquent eux-mêmes, ils s'adressent à l'opinion 
universelle directement. Toute la politique du Japon est là : aller 
au devant des autres pour mieux être chez soi (3). » 

Parmi les grands périodiques du Japon, il faut citer YOsaha mai- 
nitchi Shimbum (Journal quotidien d'Osaka) et le Tokio Shumbum 
Journal de Tokio.) 



(1) « Soleil du Matin. » 

(2) « Information de tous les matins. » 

(3) G. Weulersse : Le Japon d'aujourd'hui, p. 74 à 78. 



:n>8 



La Pr«sse étrangère 



PERSK 



La pressa persane (I | a eu, sous la régna de N.i--«'i-.-il.l inc->lnli. 

son Tliéophrasle lîenaudot, en la | >ei >. >u ne lit: Sa ny-od- Dowlet, fon- 
dateur de XEtteld (l'Information). 

Membre de la Société ota Géographie de Paras, polyglotte et éru- 
dil, Sany-ed-how Ict, laulc de pouvoir faire de son journal un or- 
gane politique - loule tentative libérale en paroles «••tumie en 
.icles (Haut alors considérée comme on crime de lèse-majesté — 
Km donna une allure nettement soientiiiojue ; et peut-être loi per- 
sans lui doivent-ils Leurs premières notions de la science occiden- 
tale. Créateur du Darot-lardjoumeh (maison de traduction) il initia 
son pays aux belles œuvres delà littérature française, (ju'il con- 
sidérait comme la plus facilement assimilable pour ses compa- 
triotes. 

\.' lrtiii. contemporain de YEtlrhl et dirigé aussi par Sany-ed- 
how Ici, fut lo n g t emps le journal officiel de la capitale des 
Sliaynsli.i-. S \ abonner était un acte de bon loyalisme auquel nul 
fonctionnaire n'aurai! eu garde de se soustraire. Le Shab Nasser* 
eddi ne daignait y collaborer quelquefois. C'est ainsi que l'« Iran » 
recul la primeur de ses récits de voyages en Europe, légère 
compensation donnée aux sujets de Sa Majesté pour le supplément 
de « malyat » (impôt) prélevé avant le départ. Kn dehors des re- 
lations des voyages impériaux, ce n'est pas dans l' « Iran » qu'il 

aurait fallu chercher les nouvelles de l'étranger. Sa prudente lia 
jesté jugeait que ses récits de chasse, ses migrations du palais 
d'hiver au palais d'été, les nominations et les décorations offi- 
cielles, constituaient une suffisante pâture pour un sujet lidèle. 



y[\ Nous i • ■ 1 1 n . • v • • n >. Ifs la otwis que l'histoire des j"in n.iu \ paruMii inté- 
resserait parth uiièrement à l'ouvrage très documenté de M. Marilie Marko- 
vitcii, le K Journalisme eu Torse •, à qui n<>u- StFttfAeS 1 - < !• \ al»|rs dp nom- 
breux renseignements. 

— ayn _ 



A travers la Presse 

Telle était, hier encore d ailleurs, la situation du journalisme en 
Turquie. Pas une feuille n'eut osé y publier un événement sensa- 
tionnel avant qu'il eut été suffisamment refroidi pour cesser d'être 
un danger public. 

Le Foreign Papers (les Journaux étrangers), devenu aujour- 
d'hui le Public News (Nouvelles publiques), suppléait, pour les 
européens et pour les persans sachant l'anglais, à cette disette 
de nouvelles. Quotidiennement, le directeur de l'agence du télé- 
graphe indo-européen y donnait et y donne encore les dépêches 
transmises de Londres qui arrivent ainsi à Téhéran vingt-quatre 
heures après leur apparition dans les feuilles anglaises. Une édi- 
tion française du « Public News » s'est ajoutée à l'édition an- 
glaise. De plus, chaque matin, une traduction unique, en langue 
persane et copiée à la main, est portée au Palais pour Sa Majesté. 

A côté de ces feuilles dont l'existence est en quelque sorte as- 
surée, combien d'autres quotidiens ont vu ou verront le jour pour 
une éphémère existence ! Des gens mal informés, ou peu au cou- 
rant de la mentalité persane, s'étonnent de ces apparitions et de 
ces disparitions rapides et n'y voient qu'une preuve d'impuissance 
du peuple persan à édifier quelque chose de définitif. Il ne faut 
pas juger les étrangers, surtout quand ces étrangers sont des orien- 
taux, à notre mesure, ni voir toutes leurs entreprises à travers le 
prisme des nôtres. Pour un Européen, la fondation d'un journal 
n'est pas seulement une entreprise politique, c'est souvent aussi 
une entreprise commerciale, parfois môme une affaire purement 
commerciale. Cette conception journalistique n'a pas encore franchi 
la barrière de l'Elbour. Pour un Persan, même de retour d'Europe, 
le journal n'est qu'un organe de propagande, un moyen de ré- 
pandre ses idées et se faire connaître. La pensée de gagner de l'ar- 
gent lui est étrangère. Tout Persan qui crée un journal se prépare à 
vider son escarcelle plutôt qu'à la remplir. Aussi arrive-t-il sou- 
vent que plusieurs amis s'associent pour consacrer ensemble leurs 
ressources à la défense d'une idée commune. Le capital épuisé, on 
se sépare, satisfait tout de même si le but a été atteint... et on 
laisse la place à d'autres. 

— 400 — 



« 



./,"« •*- 


j>S'- 


fjff S, — 




-*.• 


jV" -*•- 


J;~ 


wCu a/ Il 


.*. 


•JmVi 




jf 11 


-* ,•>*• 


.In. 


• *•** 


„••—■. V' 


-0. 


a*"/».»'» •/ 


.il,... 




JfcX.' .i-J 






-A ,., 


>- .> JÏ-* f? i 


-• 


w. ,. 




J^. 


r A* *t* 


>» 





. f i- »./ J^ 'JiW 3>: 



»TT| .}■* j, 







VW (J»0« 



MOhotiop» <oiiM«ii AT TAC 

TEIEIAK >"««"" 




\r v 






J.L.- 



;- 



— 



hj» «*» kk >i m ,>. y <_ l -f 
< ajU „i«.i jto.,i jkt) k>^ 



^ i* ^ ^-' J!" »• / »V< 

si alà» j , • » ,-V . r* 

h. i — — , m| «rti ■«- > <•> 

,a , ** J '> fit- •*■" ":*• ><■' ■' > 



Jilloji oUA^* 






.. J.. • 5, ,:• 

, > : . - 

«>• J> • i» 1 c>-' a, ■ ■■' 
•f C* •» *r -/* <• '. •kk-' 

-V/> - i *+ ■-',•! >r» j 
fr*' *»+*'**>»* -r' 
jV ,** ,fc ,1 ~~ , *.(/*. 
• ^U rf . . .- 

ïrr* r~ •'> ***"«» W - l * 
•</j»r Jr 1 J'y y*»*- '«»« 
,,k t 4 *,u. jyij i, .aU iuu. 
•7 o> Ju>* ^»/ sk *» ,. 
1,41» *}<*>•> 4 A ,. «^ i, 

•A- >»• il»-* » ."• /'' <ta 

JM • 4#,k*>J r» 0'> iCU. 

*fj&s< -•'.-. V- >/ irr- 
J»' .»• > **■ «fc* -~" •* k > 
t^'A* » ••> .SP J»* ' '. •■*/ 

.» Jr-A»" -i» J>i- ^— -• (p »- 
•»/Jk _J «■:'•/* ^Ji---V 

,. jui, ,' i„x .y» - y .^ , 
i 5W ja-,. a U ,v *, i 

^ ,< , _> *.J ^t J, -J'.i 
i** 1 --rUh- ^* •>*• J>V 

;--..», ..<"*» j* ■*-■»; 
^ , •*'}*?** j^Ai^t. 
,«s^ i .j „> « . (W j; ; 
^ / JJ y^ » / -W j"/» JJ 






*j a ; * h» "* -''». -' 

ii-j j.,^. ^,. ... jm j" 

i >■-;* » ,.' Jtr «J / . ■* 

Ji j «• - V w **» •** • > "' 1 
-- if s ^ {«h »• *■• <M *■ 

.-^^ Jt, ^U. . j ^. > ,> 
«k,t «J j-w ik. < >t __ , 

»>— v. V»^. w ~ .^ «^ 
fcj _• ji •.! ,. Jtf >-►« «Jl 

I jk Ml « V# 4 > AU j 

-»«< A **l ** -r*-' ** >" 

.-.«•^,«.1,1^1 a* 
f^ - >•» - u * J^ * f "> 

^ ^Ji Ji ,*>' ^ > (J MM < 
,. i,-y , A» » •* .* j.— 

m ,^«.1 jj ,*.* .»,-. * 

>>,. M i,, •!, jli.i , V" < u " 
J««-.'« — ' <,*- Y Vf * j<-Û 

>i. .v.. 4 ifêf J- Ji,. ~* 
JÙ j» 1 ,t> -V-' *fc/. * •> 

• 
JM *,- J*t, t-+r .t- *f 

Jt- /> «- •»' » •A'/ J; 1 * J« 

j~. «u< '* •>*• >Va #'•• 
**•/•» »««^ Jkr>». -A* <^ 
j'il. J>, ,. j>, ,JC , J.L 

u; ^» •' <«,' •*» jii -_j — 
^.- a /.i •=-'- f* ', j«/ j«»< 

r .-• - r -•- JM -• - J 



fcJI f U , t.. 



_ ___ _ 

j* >» .«.. _, 41> J'/ 
--. .,.. c ./l «I>m> ..r •^• 

jé*ï j*J ^t~* 4 JU ^u 
J r ,*. , .:. ..i . 

Mf V'' •'> 4*N( »• '> ' ! 
> • «t I v ■/• . U | y.^. , 
>'< «fcf. ,/ • » •».- *— Ji. 

>W *l»l> , — >,•» .^ 

r* >'f *•*• ** '^' -•' -"• 
. ^i Mfi 1,'uj *kfjT*»j (I, 

»> .,-. -ta.. {,> 

»; v , r> . , •• ,'.- r uTl 
.. _i .v , .„:. 4 
4„ J» ,. (.' ,-W.i. > j. 
4 jjf jr ,**i • s-s 'i (»-' 
».i «• 
-#« ./.V *-- ,<•• < --r j\ 
Séf JW , <iaf A 1 «'•/. »»»- 
1,1,'y. ^\ iU/ ( JL1S1' I . r X 

C <U ^ r , -v',. ^> Jt) .1-1 



V. 11. ,.:■•...• 1 m.Hi 







A* ' jV* j 



,.^ -4. 



i.^, -u; , j I 
«. „ /• 4 «v> 






-«< •/- /*• 4»» ->-»l >~ 

->A i^- J» «'a '•» j-** 
•^<>~J «>a »- y*- >» >V'» 

-U, j^. i4i-* / _^ rf* k 
-^O J»l !/»• Jt «■*.« ** 

JA' >*<• rr * -,- *. JJ^ 

- ** -"^ — 4 /-«• Tt- J" 1 
•>* >» «l%4 •»* "W* »■ 
•A J». M » J-^* 1 / >»^* 
,k„ 4.A.U A- - • — ' .- 1 j-J 

../ -1,. 




"»*•-'*• <»^ .r» >' '«•/*>-'• 
^ u * .w »» , 4>.< a» > 

* - « - «• J.A >*' 
i|H'II H 44 MH H>t> HH »4 i 



. lui uiL .,„> ; 
•»•'-> j-.>» f>/- • ■>* ' 
■' "—• .'-^-oJ. 

*I ********* * * 

J' *ayn W" « -'•;•- 
j ^V .^. ._ ,yv. .,v 

%««s«**hi*îi!i?^. iimniii 

•..' < •■• -*-- Jy - 1 -a * 

i*\ Af «. • .44 ,,*•? ~* 
fU* 4 ,/ ,,i „*- *. ,^r «». 
^l 4 au 'Af. #A>-r r-/ * 
4 aJ u ^. u_ , _.' ■*>) / 
> . .j*-* *>j. J> » -"^ j' 

.*,!. *', » -<- A > * ■A»"»* 

ilfc.^ 4 *J ->*U-l JJ,., 
» rf»M -A J»- 1 '/' •* »> rf^-» 
j.Ai- -1 r u3 r . 1 ^. la, „. 
•a>A4>4 r ...L. jy. , ^. vi,.! 

j Ui i Li; .vy -.• , -/• rf~' 

.li., «J 4 ff{S >«M> J f 



-,, Y* *-» v -' >>' • J^-- 1 aj A>.' 



i> 4 a. J,. 4 />. , ,^ .. 
;-|i m » > » J- A --• JJ» - 
^ £ ^ ^1 >i »^a •*• 4 

M/ J«W ^/.'. AVy *rf -m 
. aa>> - 1 - * «* ^-— >»« 
— '-•.>r 1 -» , ^4H/-. V.,* 
•Ar ' ^y»---ta.*»a*, » 
***v> --y A> ^*,J.'S' 
, , ..' ;Jw , «.^ 'A >• , 

JlMk 4 : •,- ^-" 1 ^« ', ç-i» 
J*"**» ^V*' »>a' > J». . 
*i i *'i> --'r ->-f »^-»' 



" — "J V,-' f »; I JV.I-I .„ 
*!«> ^ « f ./V -*. > > hi 
rfi, u j>,v *i ^ ,^ .* 4Au 

I — va» «1-. _.''. y|>J 

• «s -'»• -• <h J)--». 1 

JJài Jr "jj ^.i»l 4 jj» ^ 
^ ^. ,. jlWJ -^> / , ^. 

* •»>' ^ïtFa-i >■ ,.v 

JjU , j- - -,,-..- * ajM 
r* * .'■ 



a* Jt! -t » «*. , »V * 
,n ^ a "»' » a» * 

,jy . «A à • #*i J*»» # 5F 
i^fc-4 tX+M *.o •**■ 
***** a a** /*' — > r* <* 

^.^grt V x^ ,ai,«, ^ ^ 

f«-» ^J> »A ' »>•>• »^ 
«*a> Jy» . - r *i*» 
'A* JL> a' *J ajr4 fA • 



11' 



La Presse étrangère 

Lr> Persans attachent si peu d'importance à loill ce qui. <l;niv 
un jounuil, ne se rapporte pas uux idées politiques, que l'appa- 
rence sous laquelle se présentent leurs feuilles quotidiennes leur 
est indifférente ; aussi I asp< ■< I extérieur, format, impression, 
laisse-t-il beaucoup a désirer. Huant à la forme sous laquelle ces 
idées sont offertes au public, elle n'a rien de la précision ordi- 
naire de nos informations; le style, saupoudré de versets cora- 
iih|iies, et dont l'emphase serait fastidieuse pour nous, plaît fe 
Une population accoutumée depuis longtemps aux hyperboles 
et aux comparaisons amphibologiques. 

Même «Luis les revues, la presse persan»- ne réussit pas à mire 
abstraction de la politique. Cela se conçoit facilement d'aiHeun 
Pour un peuple qui s'éveille à la vie nationale, le souci de son 
organisation politique prime tous les autres ; et chacun considère 
comme un devoir d'apporter sa pierre à l'édifice. Aussi, tandis 
qu'en Europe la revue, qu'elle soit littéraire, scientifique ou 
philosophique, a des attributions nettement déterminées et n'em- 
piète pas sur le domaine des quotidiens, en Perse elle n'est qu'un 
journal hebdomadaire ou bimensuel, auquel s'adjoint une partie 
littéraire, scientifique ou humoristique : les articles politiques 
continuent à y tenir la première place. 

Quelques publications se sont affirmées nettement libérale-. 
Le gouvernement a sévi contre le Mozafeeri, le Mossavai l'Egalité) 
et le Sottr Isra/i/ (Trompette dlsralil). 

Dans son programme, le « Sour Israfil » disait : « Nous ne liât 
terons personne, nous ne blâmerons ni ne louerons personne sans 
cause ni raison ; nous ne ferons pas entrer en ligne de compte les 
partis-pris passionnés... Nous ne songerons ni à nos intérêts, ni 
aux dommages qui pourraient résulter pour nous de ce que nous 
écrirons, et notre journal ne sera pas notre gngne-pain ». Le 
« Sour Israfil » n'a pas failli à son programme. Plusieurs fois in- 
terdit pour la véhémence de ses articles, il a toujours reparu avec- 
la même indépendance. Un de ses rédacteurs, A. E. Khan-Kh.i-- 
viniz, y a inauguré des séries d'articles d'une humour endia- 
blée. Préjugés masculins, superstitions féminines, petits ridi- 

— 403 — 



A traver s la Presse 

Cilles ou grands travers, les abus comme les institutions, tout lui 
est matière à raillerie. 

Le Kachgoul, supplément illustré du Nadaye Vatann (Cri de la 
Patrie), s'agrémente d'illustrations assez primitives, mais qui ont 
un certain sel. L'accord anglo-russe, qui fit couler tant d'encre 
en Perse, excita la verve des journaux illustrés et particulière- 
ment du Kachgoul. 

h' A ftab (Soleil) est un des principaux journaux de Téhéran. 

Un journal persan du Caucase, Mollah Nassar Eddin, qui avait 
eu d'abord du succès, a diparu et a été remplacé par le Koul-Niete . 

Les nombreux persans des Indes ont un organe à Calcutta : le 
Hablulmatin. 

Signalons entin un nouveau journal rédigé en langue française 
et publié à Téhéran : V Impartial. 



— lUi 



La Presse étrangère 



SIAM 



Cet état de l'Indo-dhine, borné au nord par les principautés 
laotiennes tributaires <l<- ta Birmanie et |>;ir l<- Mékong, à l 'est par 
h' Cambodge, an sud par le golfe de Siam <'t la mer de Chine, & 
louesl par !•• détroit de Malacca, les possessions anglaises et la 
Birmanie, a une population d'environ 5.500.000 habitants 
capitale, Bangkok, est une ville de plus de 600.000 habitants <•! 
ii m port très actif. 

Lés principaux quotidiens de Bangkok sont : 

Bangkok Times Temps de Bangkok , anglais et siamois ; 
Bangkok Daily mail (Courrier quotidien de Bangkok), anglais 
cl siamois ; 
Chino-Siam Daily mail Courrier quotidien Chino-Siamois : 
Siam Observer (l'Observateur de Siam), anglais H siamois, 



— 40;; — 



ASPECTS DIVERS DE LA PRESSE 

Les écoles de journalisme l'rhiM*fl el Concours, — Le « Manuscrit de le ceieee 
rouge ». — Le « Gourmet, journal dee Iniéréte gaetrôttomiquel ». — L'Homme- 

Journal. — Le Journal titi ba^nc. — Journal pour les chalK. — Le Journal parlé, 
— Le journalisme au désert. Journaux édités en chemin de fer et sur les paque- 
bots. Le plu* Jeune directeur de journal. — Le Journal dêi Vnnn pieds. — 
Le péniche de Paul Arène. 

« Oui, I un voit chaque jour des soldats, des artistes, 

Des magistrats... trembler devant des journalistes ! 

Des juges menacés de leur ressentiment 

Faire par lâcheté mentir leur jugement ! 

Cela se voit. Madame, et c'est un beau spectacle ! 

Les journaux mènent tout, leur voix est un oracle. 

S'ils disent d'un acteur, qui les a mal reçus, 

Qu'il est mauvais, soudain on ne l'applaudit plus ; 

S'ils disent d'un roman, œuvre d'un grand poète, 

Qu'il est sans intérêt, personne ne l'aehète ; 

Mais s'ils disent aussi d'un vieux fat important 

Que c'est un beau génie... ou les croit à l'instant ». 

Ce n'est pas à la presse d'aujourd'hui, comme on pourrait étft 
tflnté »l«' le OTOlre, que s'adresse cette critique, mais à la presse de 
1840. Les journaux étaient déjà, on le voit, les conseillers écoule-,, 
parfois même trop écoutés, de l'opinion publique. 

Ces vers de M me de (liranlin constituent une satire qui pourrait 
s'intituler : Ce qu'un journaliste ne doit pa9 être. 

Dans ces derniers temps, on s'est surtout occupé de ce qu'il de- 
\ mit être et voici que, dans différents pays. on I ouvert des écoles 
de journalisme. C'est l'Amérique quia tenté les premiers pas dtttg 
cette M>ie et l'université de Pensylvanie possède depuis quelque* 

— il>7 — 



A travers la Presse 

années une chaire de journalisme pratique, annexe des sciences 
politiques et sociales, où tout le domaine des idées et des faits est 
examiné sous l'optique spécial à la presse. 

En France, MM. Cornély, Henry Fouquier, Adolphe Brisson, et 
quelques autres personnalités du journalisme contemporain, ont 
créé à Paris une école du môme genre qui a été rattachée à l'École 
des Hautes Etudes sociales ; et l'on peut dire que le journalisme 
est aujourd'hui reconnu comme une science on un art à étudier 
au même titre que la médecine, la peinture, ou la littérature 
dont il est une l'orme. 

La précédente génération, alors que la littérature occupait une 
si grande place dans le journalisme, a connu une pléiade magni- 
fique d'écrivains jelanl, au jour le jour, en des chroniques étince- 
lantes, le meilleur de l'esprit français. 

La grande pépinière des journalistes du Second Empire était 
l'Ecole Normale, d'où sont sortis les Prévost-Paradol, les J.-J. 
Weiss, les Edmond About, les Edouard Hervé, les Francisque 
Sarcey, etc. 

Aujourd'hui, une telle préparation littéraire n'est évidemment 
plus nécessaire pour la confection des interviews-express, des re- 
portages condensés, et pour l'adaptation des dépêches des agences 
à la nuance politique du journal ou au goût momentané des 
lecteurs. 

Est-ce à dire qu'un journal ne doive plus être qu'une revue 
sèche et précise des principaux faits mondiaux de chaque jour ? Il 
suffit de jeter les yeux sur tel de nos grands journaux, le « Temps», 
par exemple, pour se convaincre que nous n'en sommes pas encore 
là, en France. Mais les journaux anglais et américains y tendent 
fortement, et il est certain que, si l'information n'est pas l'exclu- 
sive préoccupation des nôtres, elle en est la dominante. 

C'est là une conception toute différente du journalisme tel que 
l'ont compris nos pères. Nous ne voyons pour s'en lamenter que 
les seuls littérateurs qui cherchent à placer leur copie dans des 
journaux, sous la forme de chroniques, contes, nouvelles, et 
même d'articles de fond, et qui y en attendent le meilleur de leur 
revenu. 

— 40S — 



Aspects divers de la Presse 

An point de vue des émoluments, noi publicistes contemporains 
ne s<»ni certes pas à plaindre, et il suffil pour s'en convaincre do 
comparer leurs gains d'aujourd'hui avec ceux des rédacteurs du 

I îonstitutionnel • « n 1826. 

M. Paul Gintsty a eu communication d'un \ i<-ux cahier, portant 
M titre: rédaction, comptes mensuels, lN2i». C'est, tout simple- 
ment, un ancien livre «lu « < Constitutionnel », dans lequel sont mi- 
nutieusement décrites les habitudes de la maison. On y voit ce 
<|uï'l;iirni payés, il y ;i quatre-vingt-huit ;m->. bo* confrères de la 
grande presse. 

Les articles de MM. Etienne rédacteur en chef), James Tissol 

et Dumoulin son! comptés à raison de cent lianes. I /article doit 

avoir l-i lignes au moins. Quel que soit le nombre des lignes au- 
dessus, mêmes conditions. Les 3/4 d'articles sont de 88 à KMi 
lignes. Le 1/2 article est de 84 à 78 lignes. Le 1/4 d'article est de 
36 lignes. Au-dessous de •'{<» lignes, l'article n'est pas payé» Au- 
dessus «le cinq articles, les antres sont comptés cinquante (rênes 
chaque. Pour MM. Lemaire, Thiers, Bodin, Thiessé, leurs articles 
sont comptés soixante-dix francs, lorsqu'ils ont MO lignes. Pen- 
dant la tenue des Chambres, M. Laterrade reçoit un traitement 
lixe de cent vingt francs par mois. 

Muni de ces renseignements, M. Paul (iinisty a parcouru le 
rainer du caissier et il en a conclu que M. Thiers n'avait tenu, en 
1826, au-. Constitutionnel », qu'une place assez modeste (I). C r e$»t 
par demis et quarts d'articles «pi'il collaborait. Au total, presque 
rien: i»i francs en janvier ; »7 francs en février; 122 francs en 
avril; 17 francs en mai ; en mars. rien. 

On se rappelle quelle extraordinaire impression de respecj pour 

la puissance de la presse lut produite dans le inonde entier par 

l'annonce, que le New-York Beraid, de Gordon-Bennett, envoyait 

Stanley a la recherche de Livingstone. D'autres grandes entre- 

(1) « Si bien posé que M. Thiers se trouvât au « ('.(institutionnel », ce 
cadre n'avait pas longtemps suffi à son autorité; il avait bientôt senti qu'il 
avait à s'émanciper, à coloniser ailleurs » (E. Hatin). Thiers collaborait & 
plusieurs autres journaux et ne devait pas tarder à fonder le « National ». 

— 109 — 



A travers la Presse 

prises de journaux français et étrangers sont également présentes 
à toutes les mémoires. Une des plus remarquables est celle de la 
Prmsa, de Buenos-Aires, qui a poussé très loin le souci de devenir 
le véritable centre social, intellectuel et politique, de la région 
dans laquelle il se publie. 

Ce journal a érigé, sur le plus beau boulevard, un palais qui a 
coûté douze millions. 

Une immense cour vitrée sert aux réunions publiques. Elle peut 
contenir environ 2.600 personnes, et le rédacteur en ehef, entouré 
de toute la rédaction de la « Prensa », comme d'un état-major, 
peut haranguer la foule d'une tribune installée sur un balcon du 
deuxième étage. Des locaux sont organisés pour les consultations 
gratuites de droit et de médecine. Dans la salle des consultations 
médicales, il y a un médecin en chef et cinq aides qui reçoivent 
une moyenne de cent personnes par jour. On trouve, en outre, à 
la « Prensa », tout un service admirablement installé de rensei- 
gnements économiques auquel est adjoint un musée commercial. 
Au troisième étage, le directeur, M. Paz, a fait préparer de somp- 
tueux appartements qu'il offre aimablement aux personnalités 
étrangères de passage à Buenos-Aires. Au môme étage, il y a une 
vaste salle de conférences où des orateurs viennent apporter la 
bonne parole aux invités du journal. Enfin, aux étages supérieurs, 
il y a des salles d'armes à l'usage des collaborateurs, un restau- 
rant, et bien d'autres choses encore qui doivent surprendre les 
ombres de Villemessant, de Buloz et surtout de Théophraste Renau- 
dot, s'il leur arrive d'aller faire un tour dans ce nouveau monde. 

Toutes ces dépenses n'empêchent pas l'aimable et distingué di- 
recteur de la « Prensa » de réaliser chaque année un million de 
bénétices. 

On se rappelle la iiévreuse agitation qui secoua un moment la 
clientèle populaire de quelques grands quotidiens parisiens. Des 
lecteurs couraient Paris et la banlieue à la recherche de quelque 
trésor enfoui sous les arbres des avenues. D'autres passaient leurs 
soirées à compter et à recompter les grains de blé qui peuvent te- 
nir dans une bouteille. 



410 



Aspects divers de la Presse 

L'étranger c'est pat indemne de cette vogue éperdue pour l'.u- 

ticlo prime; ni Angleterre «'I en Amérique, il exisl«- nombre de 

journaui qui assurent Bur la tie Deux de leurs lecteurs victimes 

d'un accident de chemin «!•■ fef| ■ condition qu'on retrouve sur 

. u\ un numéro de journal qui a t'ait cette joyeuse combinaison. 

Bn 1889, V Examiner i de San-Francisco, offrit on voyage aune 

jeune fille et à sa mère (jui l'accompagnait, parer qu'elle avait 

obtenu, pendant l'année scolaire, les meilleures notes desa classa, 
Pour la solution d'un problème géographique proposé I la - 

cité de ses lecteurs, VEm/ùrt' Journal instituait récemment une 

prime consistant en une rente de -•"» lianes par semaine pendant 
une année. 

Toute la presse de Paris, de province et de l'étranger, a osé, 
jusqu'à l'abus, des concours de mots laissés en blanc, dan- le 
lc\if des feuilletons. Il s'agit pour les lecteurs de reconstituer 
chaque jour les mots omis et celui qui en a trouvé le plus grand 
nombre devient titulaire «lu premier prix. 

I n journal américain n'a-t-il pas institué, il y a quelques an- 
nées, on concours de sermons à l'usage des clergymen ? 

Quand ils furent à court d'idées intéressantes, quelques direc- 
teurs de journaux s'adressèrent tout simplement à leurs lecteurs, 
en offrant une prime à toute personne qui enverrait au journal une 
idée originale. Mais le comble a été certainement atteint par un 
journal, intitulé d'ailleurs le Bien-Btre^ quioM'rait à ses abonnés : 
1° Une pension via^.'iv en cas de blessures accidentelles; 2° une 
pension de retraite après trente ans d'abonnement ; 3° les frais 
d'obsèques en troisième «lasse de l'abonné lidèle et un secours de 
cent francs à sa veuve. Hélas! les grandes initiatives sont souvent 
mal récompensées : le « Bien-Etre » mourut au bout de six mois. 

Quelques journaux ont créé des concours à l'effet de faire déter- 
miner par leurs lecteurs les dix plus grands hommes vivants ac- 
tuellement. 

L' « Auto » a créé l'Académie des sports, à la suite d'un référen- 
dum de ses lecteurs établissant une liste de quarante écrivains 
ayant t'ait œuvre utile à la cause des sports 

Le « Gaulois »- eut l'idée d'instituer uu concours dont le but était 

— 411 — 



A travers la Presse 

de l'aire connaître, selon l'opinion de ses lecteurs, douze noms de 
journalistes qu'il faudrait pendre. Pour guider le choix de ses 
lecteurs, « le Gaulois » donnait chaque jour une liste de trente 
journalistes jugés dignes par lui de réunir les suffrages et, parmi 
ceux-ci, le nom de son distingué directeur, M. Arthur Meyer. 

Un autre grand organe, le « Petit Journal », organisa entre tous 
les écoliers français un concours attribuant un nombre très im- 
portant de prix aux écoliers et aux écolières de France et des co- 
lonies qui lui auraient retourné leur cahier de devoirs de vacances 
rédigés avec soin et intelligence. Ces prix consistaient en bicy- 
clettes, machines à coudre, appareils photographiques, phono- 
graphes, montres, instruments de musique, boites de peinture, 
nécessaires de toilette, articles de papeterie scolaire et de fan- 
taisie, jouets scientifiques, électriques et autres, livrets de caisse 
d'épargne, volumes illustrés, albums de cartes postales, albums 
de musique, stylographes, appareils de gymnastique, caisses de 
bonbons, etc. 

La matière est vraiment inépuisable dès qu'on aborde ces à-côté 
vraiment typiques de la presse d'aujourd'hui constitués par la prime 
aux lecteurs ou partout autre combinaison capable de susciter la 
curiosité du public... et de l'amener à acheter le journal. Les jour- 
naux bourgeois ne sont pas les seuls à recourir à ces procédés ; 
les journaux socialistes stimulent les principes de leurs lecteurs 
conscients en leur offrant des primes. « A tout abonné d'un an 
payant son abonnement en une ou deux fois, dit 1' « Humanité », 
nous donnons en prime une montre d'homme ou de femme ou 
des livres pour une valeur de 42 francs. » 

Un organe londonien, le Petmy/css, qui s'était fait une spécialité 
des tirages multiples et des reportages, sensationnels, reproduisit 
longtemps une petite annonce invitant « l'inconnu qui a déposé 
un manuscrit au journal à passer à la rédaction ». ïl faisait insé- 
rer également cette même annonce dans plusieurs journaux de 
Londres. Un peu après, il insistait et amplifiait son invitation : « Le 
manuscrit qu'un inconu a apporté au journal dans une caisse rouge 
a plongé ceux qui l'ont lu dans une admiration sans borne et le 
journal veut publier ce chef-d'œuvre à tout prix ». Enfin, comme 

— 412 — 



Aspects divers de la Preste 

l'inconnu persistai) el pour omise & ne pas se présenter, le 
« Penny-less o publia, >'>u- ce titre « le manuscrit de la caisse 
rouge », un roman que les naïf- achetèrent avec enthousiasme. 

Nous sommes évidemment bien loin «lu temps on l'on contra 
versai I àpienienl mm- la responsabilité des journaux on matières 
d'annonces : où Bertin, l'alné, propriétaire «lu « Journal des hé- 
bats », se croyait dan- I 'obligation de remboursera l'un de -.-- 
abonnés, mécontent de son emplette, le prix d'une pain- de draps 
achetés sur la foi d'une réclamât en quatrième page; où Louis 

Blanc, qui venait • I * - fonder 1' « Homme Libre », refusait li.-n-- 
ment d'insérer dan- -.1 feuille que « le Purgatif X.... était le 
meilleur de- purgatifs », jiiiree qu'il n'avait aucune raison .1 
rantir cette supériorité à ses lecteur-. 

Au moins, ces journaliste à la conscience cbalouilleuse ne mé- 
ritèrent jamais qu'il leur advint l'aventure suivante : pendant un 
été très chaud, le directeur de la Sampieton Gazette, ne Bâchant 
plus de quoi parler dans son journal, s'avisa de mettre au concours 
cette palpitante question : « Comment pourrions-nous intéresser 
nos abonnés pendant la canicule ? » In conseiller lui répondit 
sévèrement : h \!>slene/-vous de paraître, c'est ce que vous pour- 
riez faire de mieux pour vos lecteurs ! » 

Si 1rs directeurs de nos modernes journaux s'efforcent d'at- 
tirer l'attention du public par tous les moyens possibles, même 
les plus baroques, même les plus cocasses, nous trouvons aussi 
dan- le passé, et tout au cours du Xl.V' siècle, des homme- qui ap- 
portèrent des idées originales, mais généralement sous une forme 
plus littéraire. 

En tète de ceux-là. il faut placer Monselet et son amusant pé- 
riodique, le Gourmet, qui portait en sous-titre : Journal des inté- 
rêts gastronomiques (1). 

(i) Cette idée d'intéresser les lecteurs par des articles de gastronomie reste 
toujours d'actualité. C'est ainsi que le numéro spécial de Noël, pour l'année 
1918, des « Annales politiques et littéraires >» fut consacré tout spécialement 
aux choses de la table et de la cuisine et obtint un grand succès. 

— 113 — 



A travers la Presse 

La rédaction du « Gourmet » devait se composer exclusivement 
d'écrivains gras : Albéric Second, Guichardet, Rolland, Gustave 
Bourdin, etc. On y publiait des menus variés, des recettes excel- 
lentes et détaillées. Les faits divers paraissaient sous la rubrique : 
« L'eau à la bouche » ; les nouvelles à la main avaient pour 
titre: « Les coudes sur la table », et les correspondants s'appe- 
laient: « Derrière les fagots ». Le compte-rendu des théâtres, 
écrit spécialement au point de vue digestif, était rédigé par 
Louis Gondall. Léon Gozlan lui-même avait promis sa collabora- 
tion : « Mon cher Monselet, écrivait-il, non seulement je donne 
mon adhésion pleine et entière à votre délicieux journal sur 
lequel je compte beaucoup pour réhabiliter enfin Néron dont l'es- 
tomac vengea si bien le cœur, au contraire de tant d'autres tyrans 
aussi méprisables par leurs digestions que par leurs persécutions ; 
mais, si vous le désirez, je raconterai à vos lecteurs, entre deux 
services, comment les vicissitudes d'une destinée de voyageur 
m'obligèrent un jour à manger un morceau d'une fille d'un roi de 
laNigrilie qui voulut m'honorer ». 

Son existence ne fut pas très longue. La « Cuisinière Poé- 
tique » le suivit de près ; puis, Monselet fit revivre le vieil « Al- 
manach des Gourmands ». 

L'Homme-Journal, de l'île Héligoland, mérite une place à part 
dans cette galerie des journaux bizarres. 

C'était un homme âgé qui se rendait de ferme en ferme chaque 
jour et qui racontait à haute voix les dernières nouvelles du 
monde entier. En arrivant à chaque ferme, il rassemblait les ha- 
bitants en sonnant une petite cloche qu'il porta'it avec lui. Or — 
et ceci le distinguait de ses grands confrères à quatre ou six 
pages — il n'exigeait aucun abonnement, ni rétribution tixe ; il 
laissait ses auditeurs lui témoigner leur satisfaction proportion- 
nellement à l'intérêt des nouvelles qu'il leur apportait. La guerre 
russo-japonaise lui avait, paraît-il, fait gagner une petite fortune. 

Le Ifetroit Fret' Presse (La Presse libre de Détroit) raconte l'his- 
toire d'un plagiat commis à Sing-Sing, le bagne de l'Etat de New- 

— 414 — 



Aspects divers de la Presse 

York. Ce bagne imprime el vend une revue hebdomadaire, The 

S/trr 0/ Hope l'Etoile de l'Espérance . Tous les rédacteur* de 

oe journal Bontdea forçats. Or l'un deux, le \ 27.(111, s'était ap 
proprié deux poèmes composés parié compagnon Y 27.7.1s et in- 
titulés: « Gagne ton argent comme tu peux » et « Ma petite fille 
aux cheveux d^or ». Dans un article de lu rédaction, intitule : 
N'y a-t-il donc plus d'honneur parmi les voleurs .' •• le pla- 
giaire fui séveremenl pri^;i partie pour son larcin littéraire, Il pa- 
rait (juc l'honneur et la morale ont toujours été deux choseï M 
crées à Sing-Sinj; et «pu* celte tradition vient d'olre rompue pouf 
la première loi* par l'apache V 27.611. Ses compagnons l'ont 
exclu de leur société et mis au rang des misérables qui exploitent 
les veuves et leurs orphelins pour pourvoira leur existence ! 

Il y a, en Angleterre, un journal pour les chal>. <aux-ci ne le 
lisent pas, cela va sans dire; mais des personnes dévouées s'y oc- 
cupent de leurs intérêts. Chats perdus, chats à placer, chats à 
vendre sont l'objet de longues communications. La mère Miche] 
n'a plus hesoin de crier parla fenêtre. Si son minet s'est égaré, 
qu'elle fasse une annonce dans le Ow ( '<it* (Nos (^hats). 

La Chine, toujours en avance sur le reste du monde, possède un 
journal parle. Il nous souvient que. vers INÎI3, il y avait au Quar- 
tier Latin une publication de ce genre qui s'appelait le Procope, 
journal parlé, <»ù collaborèrent Paul Verlaine, Jean Moréas. Xavier 
Privas, Gaston Duiuestre, Pierre Trimouiilat. L'originalité de oe 
journal parlé, «'est qu'il «Hait imprimé, Mais celui de Pékin ne 
iv>i pas. 

Les tentatives faites pour introduire dans certaines \illes eu- 
ropéennes l'institution du « Journal parlé » n'ont donné que de 
médiocres résultats I . Cette innovation n'avait pas >a raison 



(l) Il convient, de signaler toutefois, dans cel ordre d'idée, une innovation 
due aux progrès et aux perfectionnements de l'industrie cinématographique : 
le Journal Virant, que la maison Pathe* est en train de propager dans le 
monde entier. Des séries de lilms font défiler aux yeux des spectateurs tons 
les événements importants de la semaine et même du jour. 

- U5 - 



A travers la Presse 

d'être dans un état de civilisation où presque tout le monde 
sait lire. Dans un pays, au contraire, où il faut connaître un peu 
plus de trois mille caractères différents pour entreprendre la lec- 
ture de l'ouvrage le plus simple, la presse ne devient une force 
qu'à la condition d'être propagée par la parole. 

A Pékin, dit le World's Work and Play (Travail et récréation 
du monde), on trouve à chaque coin de rue une salle où se tient 
un personnage qui lit à haute voix les journaux et fait suivre 
chaque paragraphe d'un commentaire très développé. Ces ca- 
binets de lecture d'un nouveau genre ressemblent fort à de petites 
chapelles. Les prophètes de la 'rénovation de la Chine n'hésitent 
pas à reconnaître qu'ils ont emprunté leurs procédés aux mission- 
naires. Une affiche, apposée par les soins de l'autorité, invite l'o- 
rateur à s'abstenir de toute attaque contre l'état de choses établi. 
A part cela, il pourra, si tel est son désir, se livrer aux diatribes 
les plus véhémentes contre les puissances européennes et les étran- 
gers établis dans le Céleste-Empire. Les missionnaires politiques, 
envoyés dans les campagnes, font une assez large part à la lec- 
ture, mais ils sont avant tout prédicateurs et jouissent d'une 
haute faveur auprès des populations. 

Ces facteurs de propagande n'ont pas été sans avoir de l'in- 
fluence sur la métamorphose que vient de subir la Chine et, si 
modeste qu'ait été leur rôle, c'est bien un peu à eux que les Cé- 
lestes doivent les progrès dont ils bénéficient à l'heure actuelle : 
les rues de Pékin sont propres ; les tramways passent devant la 
porte du palais du Fils du Ciel ; plus de nattes, témoignage d'une 
servitude séculaire ; abolition de la coutume barbare qui condam- 
nait les jeunes filles à avoir les pieds mutilés ; et bientôt même, 
qui sait si, au risque de troubler dans leurs plus vieilles habitudes 
les mandarins lettrés du Céleste-Empire, la réforme de l'alphabet 
ne s'accomplira-t-elle pas? 

Le désert lui-même possède son journal, qui s'appelle la Presse 
Impériale. M. Howe en est le directeur, le rédacteur en chef, le prote, 
le typographe, le correcteur, etc. Il est installé dans le désert du 
Colorado, où il fait communément cinquante degrés à l'ombre. 

— illi — 



Aspects divers de la Presse 

Que peut-on mettre dans on journal qui se publie dans dei con- 
dition- pareilles.? M. ffowe vous répondra qu'il trouve moyen d'y 
insérer des choses forl intéressantes et, ce qui est le phi* curieux, 
c'est que ses lecteurs ralliement au — i. car il a beaucoup (le lec- 
teurs, surtout à Denver, la ville la plus proche. 

La « Presse Impériale » parait hebdomadairement, sur huit 
pages, quand les cyclones le permettent. De temps à autre, un ou- 
ragan survient, qui emporte l'installation et qui laisse à la place 
un chaos de pierres, de débris de cactus, <le serpents, de mille- 
pattes et de scorpions. M. llowe,qui a passé le temps de la tempête 
dans sa cave, ne se décourage pas pour si peu. Il t'ait reconstruire 
Son hangar, nettoyer ses presses, et il recommence. 

Nous avons emprunté aux Américains leurs wagons-lits et leurs 
h- restaurants, mais nous devons avouer que nous sommes 
bien en retard sur leurs nouvelles inventions. Le rapide du Grand 
Pacifique possède, en elFet, un wagon spécialement alîecté au jour- 
nal le Transcontinentoli qui se compose et s'imprime pendant le 
trajet de New-York à San- Francisco. Cette feuille donne à toutes 
les stations du parcours les nouvelles qu'elle a recueillies sur son 
passage. Elle a une imprimerie installée dans son wagon, un bu- 
reau de rédaction permanent qui récolte à chaque arrêt les notes 
que viennent déposer de nombreux correspondants. « (le qui m'a 
le plus surpris, nous disait un de nos amis qui a fait ce voyage, 
c'est le nombre de femmes qui collaborent à cette publication 
unique en son ijenee ; chaque ville en fournissait un notable con- 
tinrent ». Nous ne partageons pas à cet égard la surprise de notre 
compatriote, car nous sommes persuadés que la femme, dans ce 
domaine comme dans beaucoup d'autres d'ailleurs, peut trouver 
une ample occasion de donner cours a -es instincts de curiosité, de 
sensibilité et d'impressionnabilité, grâce auxquels elle traduira ce 
quelle a vu ou éprouvé, pour la plus grande satisfaction des lecteur-. 

Sur les grands paquebots, il y a aussi des journaux. Ceux-ci 
reçoivent les plus importantes nouvelles par la télégraphié sans 
fil, et les passagers restent ainsi, pendant leur traversée, en com- 
munication avec le monde. 

— i!7 — 



A travers la Presse 

Les journaux américains relataient, il y a peu de temps, la 
venue à New- York du plus jeune directeur de journal du monde 
entier, Henry Campbell. Cet important personnage, qui vient d'at- 
teindre sa neuvième année, est directeur à Tronton (Ohio) du 
Boys Own Paper, publication de tirage assez important, qui cir- 
cule dans plusieurs états. C'est Mester Campbell lui-même qui 
compose et tire son journal. Le « jeune et intelligent directeur » 
a visité les bureaux de plusieurs journaux de New- York. Il espère 
que sa feuille grandira en même temps que lui et qu'il pourra 
bientôt la publier quotidiennement. L'abonnement annuel ne 
coûte que cinq cents 1/2, soit \ fr. 37o. 

Comme toute corporation qui se respecte, celle des voleurs et 
des vagabonds de Moscou a fondé un journal pour la défense de 
ses intérêts. Dans un taudis de la Nikitinska, petite rue étroite 
et obscure, il a paru quelques numéros du Bossidtskaya gazeta 
(Journal des Va-nu-pieds) ; mais cette feuille n'a pu continuer sa 
publication, les rédacteurs étant traqués par la police. 

Avant de terminer ce chapitre, qu'on nous permette de rappe- 
ler une anecdote joyeuse, à propos d'un charmant écrivain, dont 
le souvenir est resté très vif aussi bien dans le midi de la France 
qu'à Paris. 

Tout jeune, Paul Arène était venu dans la capitale avec un ba- 
gage d'illusions dont il devait si joliment sourire plus tard. Il 
voulait conquérir la gloire et, dans sa ferveur républicaine, ren- 
verser l'Empire. Quand il arriva, le règne de Napoléon III tou- 
chait à sa fin, mais qui l'eut prévue telle qu'elle fut? Pour « ren- 
verser l'Empire » il fallait un journal, et pour fonder un journal, 
même petit et paraissant avec une périodicité vague, il fallait 
quelque argent. Paul Arène n'en avait pas. Faute de trois cents 
francs, allait-il laisser subsister un régime funeste ? Pour les 
trouver, il s'adressa à un obligeant intermédiaire qui prit ses ren- 
seignements et apprit que le poète avait, au pays, un vieil oncle 
capable au besoin de répondre pour son neveu. L'intermédiaire, 
personnage louche, le mit en rapports avec un personnage encore 

— 418 — 



Aspects divers de la Presse 

plu» louche; Celui-ci déclara <|ii'il n'avait p.is les fonds, mais 
qu'il |miii\.iiI lui céder des marchandises, dont la revente serait 
facile. 

|)aii~ son juvénile enthousiasme, Paul Arène accepta tout, las 
• marchandises consistaient en un bateau de charbon amarré 
sur le quai. 11 en prit possession, mais ce l'ut en vain qu'il atten- 
dit les clients : nul acheteur n'apparut; et l'audacieux ennemi de 
l'Empire finit par s'installer à bord de « son » bateau. Des amis 
du Quartier Latin l'y rejoignirent, èi le cabine de la péniche, bu- 
reau de rédaction provisoire, devint un cénacle politique et litté- 
raire OÙ Ton invectivait le tyran et où on lançait des vers à pleine 
vni\. Le j;ite était pittoresque, plaisant pour des fervents de la 
pèche à la ligne, et on >'\ .lait habitué. 

Au bout d'un mois cependant, l'intermédiaire reparut annonçant 
qu'il allait faire le bilan de l'opération. Les droits du port, les 
Irais de garde, une foule d'autres menues dépenses dont on lui 
présenta la note avaient tout dévoré et, les comptes faits, il >•• 
trouva encore redevable de cinquante francs. 

Le journal qui devait « tomber » l'Empire ne parut pas et Paul 
Arène écrivit des contes exquis ; niais il pouvait dire en souriant: 
« Au temps où j'étais capitaine d'un bateau de charbon... » 



— il!) — 



DEUXIÈME PARTIE 



\ 



VI 
ORGANISATION DE LA PRESSE 

oriMiiis.'itiou technique <l<- In presse. — La direction du journal. — Le rédacteur M 
chef. — Le secrétaire de lu k.I.ii Imn. - I.. rédaotetU. — Quelques rcc.tte- de cm 
sine pour lei Journaliste* dans l'embarras. — Académiciens journaliste». — 
M li.i % nu ■ml Poincarê, journaliste. — Lei nilniques. — La critique littéraire. 

Ces! surtout en matière de journalisme qu'on peut appliquer 
le dicton « tant vaut l'homme tant vaut l'affaire », car si I On 8 
pu voir un périodique péricliter malgré un bon directeur, il est 
impossible de le voir réussir avee une direction inintelligente ou 
mal avertie. 

Que ce directeur soit un directeur politique, un homme d'af- 
faires ou homme de lettrée, c*esl lui qui donne la note à son jour- 
nal, qui l'inspire; qui t'aiguille ; ses collaborateurs s'i mpr è g nent 
de ses idées : on trouvera sa manière de voir dans toutes les ru- 
briques, 1rs plus importantes comme les plu> insignifiantes, dans 
les chroniques, dans les échos, dans le feuilleton, et même dans 
les annonces. C'est lui surtout qui décidera de» meilleures modes 
de lancement, qui arrêtera les affiches murales à faire apposer, 
qui approuvera tel ou tel système de réclames ou de primes: 
c'esl donc bien lui qui sera l'artisan de la réussite ou l'auteur «le 
l'échec. 

Si ce directeur est un homme de lettres, il pourra mener sa 
barque à bon port tout aussi bien qu'un autre ; mais il aura à 
redouter que ses tendances, son goût, ses idées, ne soient pas 
toujours en harmonie avec les idées, les goûts, les tendances de 
ses lecteurs. A cetécueil. s'il a le prurit d'écrire, il s,>ra. disons 
le mot, une plaie pour sa rédaction. 

•l'entendais citer le cas d'un directeur de journal qui, depuis 

— 423 — 



A travers la Presse 

plus de trente ans, s'est donné le pensum d'abattre quotidienne- 
ment cinq cents lignes de copie. Il est évident que l'homme 
acharné qui s'est imposé ce travail énorme fait preuve d'une 
énergie et d'une volonté peu communes. Mais combien il eut mieux 
valu qu'il employât cette volonté et cette énergie à donner des 
directions à son journal ! Submergé par cette abondance de copie 
« patronale », le secrétaire de rédaction ou le rédacteur chargé 
de la mise en pages se trouve en effet dans l'alternative, ou de 
supprimer une partie de la copie de son directeur ou de rogner 
les rubriques des rédacteurs. Or, la copie du directeur est ta- 
boue. Y en eut-il trente colonnes, alors que le journal n'en peut 
contenir que vingt-quatre, qu'il faudrait encore l'y faire entrer. 
Qu'importe d'ailleurs au directeur « qui écrit » qu'il y ait trop de 
copie ! La sienne doit passer, et c'est le travail du secrétaire de 
rédaction de s'arranger comme il le pourra ! 

Un malheureux secrétaire de rédaction vint un jour trouver 
son directeur en mal de copie et lui dit sur le ton d'une humble 
supplique qu'il en était déjà surchargé. « Qu'est-ce que ça me 
fait », répondit d'un ton bourru ce recordman du porte-plume ; 
et, se levant, avec l'air de quelqu'un à qui l'on voudrait imposer 
sa volonté, il ajouta : « Vous n'allez peut-être pas m'empêcher de 
faire ma copie, n'est-ce pas ». 

Il est évident que, dans ces conditions, il faut « tailler » dans 
toutes les rubriques pour faire de la place. Rognés les Echos, rognés 
les Faits divers, rogués les Tribunaux. Place à la copie du patron ! 

D'ailleurs, elle contient de tout, cette copie : le directeur « qui 
écrit » ne se considérerait pas suffisamment s'il se cantonnait 
dans une rubrique; non, il empiète sur toutes. Dès qu'un sujet 
devient intéressant, politique, arts, faits divers, peu importe, le 
directeur s'en empare : il lui semble qu'il ne sera bien traité que 
par lui. 

Il est un autre directeur de journal qui, pour moins écrire, n'est 
pas une moindre plaie pour son journal : c'est celui qui est péné- 
tré de cette idée que le public ne s'intéresse qu'à sa signature. 
Quelque graves que soient les circonstances politiques, son ar- 
ticle, même s'il n'a trait qu'à une question tout à fait secondaire, 

_ 424 — 



Organisation de la Presse 

s'il ut- concerne juie sa personnalité, occupe toujours la premier* 
l»l.ni\ toujours suivi de sa signature en caractères impression- 
ii uiU ! On connaît un homme politique, <l<' beaucoup d'esprit 
cependant, qui, Lorsqu'il était directeur de journal, s'il n'avait pas 
eu le temps d'écrire un article ou un simple « filet », faisait 
passer par tranches» dans les premières colonnes, ses rapports de 
la Chambre nur n'importe quel sujet. De cette manière, le jour- 
nal pouvait encore donner sa signature, en outre de son nom qui 
figurait déjà dans la manchette du journal. 

Reconnaissons tout de suite que cette espèce devient chaque 
jour plus rare. Un journal aujourd'hui, un grand journal s'entend. 
est moins lachose d'un homme que l'association d'intérêts divers 
et multiples où l'accord doit se faire entre l'esprit politique qui 
l'anime, les intérêts financiers qu'il défend, les susceptibilités des 
collaborateurs qu'il tient à conserver, la nécessité de plaire à 
ses abonnés et, ne l'oublions pas, le besoin de se conserver les 
bonnes grâces de ses commanditaires ou actionnaires. Tels direc- 
teurs de grands journaux s'appliquent même à efFacer leur per- 
sonnalité pour mettre en valeur celle de leurs collaborateurs et, 
avant tout, faire prospérer l*œuvre collective. 

Au directeur littéraire de jadis a succédé peu à peu le directeur 
homme d'afiaires, pour ne pas dire commerçant, qui gère son 
journal comme une maison de commerce et qui s'en sert assez hulu- 
lement pour s'en faire à la fois une source de revenus et s'élever 
dans les honneurs et l'estime de ses contemporains. 

S'il est vrai que bon nombre de nos parlementaires sont devenus 
journalistes après avoir été députés, il est également exact que 
bon nombre de nos directeurs de journaux ne sont entrés au 
Parlement qu'en raison de la notoriété qu'ils s'étaient acquise 
dans la presse ; ce qui permet de rééditer pour eux cet axiome 
courant dans le inonde de la presse mais que nous modifions à leur 
intention : le journalisme mène à tout, à condition... d'y rester. 

C'est même parce que les directeurs de journaux sont de plus 
en plus accaparés par d'autres travaux, par leurs obligations lé- 
gislatives ou électorales — sans parler de ceux qui deviennent 

— 125 — 



A travers la Presse 

ministres ou sous-secrétaires d'Etat — que les fonctions d'admi- 
nistrateur et de rédacteur en chef ont pris dans chaque journal 
une importance de plus en plus grande. 

Dans beaucoup de journaux, c'est en réalité le rédacteur en 
chef qui assure à lui seul la marche du journal, le directeur — le 
« patron » comme on l'appelle — se contentant de tenir le gou- 
vernement politique et de brosser V « éditorial », ce « leader 4 
quotidien qui, bien que d'origine anglo-saxonne, a cependant un 
air si français, si parisien, par sa concision et sa tournure. 

A défaut-du directeur, c'est le rédacteur en chef qui indique les 
enquêtes à suivre, les interviews à recueillir ; qui décide les titres 
et les « manchettes » ; qui revoit la copie qu'on lui apporte de di- 
vers côtés et qui s'assure qu'elle est bien en harmonie avec la ligne 
suivie par son journal. 

Il est aidé en cela par le secrétaire de la rédaction qui, lui, s'oc- 
cupe de la partie technique du journal ; et, Ton peut dire que, si le 
rédacteur en chef est le lieutenant du directeur, le secrétaire de 
rédaction est bien l'adjudant du journal. C'est lui qui, selon l'ex- 
pression consacrée, « fait le journal ». Il classe les éléments qu'on 
lui remet, détermine en quels caractères ils seront composés et 
quelle place ils occuperont dans la mise en pages. Il devra faire 
écourter ou allonger un article, le supprimer au besoin, sans tenir 
compte ni de ses préférences personnelles ni de ses goûts particu- 
liers. Toute camaraderie s'arrête au seuil de son cabinet et le se- 
crétaire de rédaction doit être cuirassé contre les reproches de ceux 
dont il aura supprimé ou seulement raccourci la copie. 

Il peut se faire que, toute copie relue, corrigée et prête à pas- 
ser, il n'y ait point, avec les feuilletons et les annonces, assez de 
texte pour remplir les quatre, six ou huit pages du journal. Ne 
croyez pas qu'un bon secrétaire de rédaction en soit le moins du 
monde embarrassé, car il aura eu le soin de conserver « sur le 
marbre » des articles d'une actualité assez élastique ou d'un in- 
térêt général suffisant pour compléter la matière nécessaire au ti- 
rage. Mais, en fait, la copie abonde presque toujours, et les grands 
journaux doivent même en sacrifier beaucoup. 

— 426 — 



Organisation de la Pre»i« 

La mise en pa^es elle-même est subordonnée nie- rites mystérieui 
ei in\ rotantes que l'adjudant du journal doit parfaitementconnaitre. 

Il De suffit pas, par exemple, pour souligner l'importance d'une 
nouvelle, ilf la l'a in- composer en gros caractères ; son titre, la 
place qu'elle occupera, la désigneront souvent mieux à l'altention 
du lecteur que le caractère employé. 

Il est nécessaire aussi d'éclairer la mise en pages, de jeté* des 

blancs au milieu des colonnes trop copieusement remplies et, pour 
donner de l'œil au journal, de disposer les titres de colonne en 

colonne de manière à ce que l'un ne porte pas préjudice à l'autre 

par un voisinage trop flagrant. Tout cela est l'affaire de secrétaire 

de rédaction. Il lui appartient de donner au journal un aspect 

Batteur. Si, par exemple, un article a exactement la longueur d'une 
colonne, ce i|iii fait que deux litres ne trouveront voisiner M tète 

de deus colonnes, il ellongers cet article on l'interlignera, à moins 

qu'il ne juge préférable d'en supprimer un passade, mais en evi- 
tant toutefois que le titre de l'article suivant se trouve rejeté trop 

en lias de la colonne. Il est responsable, en outre, de la « Dernière 
Heure », et c'est lui qui choisit, dans les dépêches de le nuit, 
celles qui doivent passeret celles qui doivent être supprimées. 

M. Gaston Borinefaut. ancien secrétaire de la rédaction de la 
« République Française ». délinil excellemment le rôle de ses con- 
frères. « Les fonctions du secrétaire de rédaction, dit-il, ne com- 
portent aucun jour de vacances I . exigeai de l'abnégation et du 
dévouement ; et, s'il les exerçai! mal, vous auriez un journal mal 
t'ait. Ne croyez pas d'ailleurs qu'un secrétaire de rédaction soit né- 
cessairement assimilable I en rond de cuir, qui fait son métier 
par la force de l'habitude. Songez qu'avant «I être professeur au 
Collège de l'rance, M. (iaston Dcschamps fut secrétaire de la ré- 
daction du « Journal des Débats », et qu'avant d'être ministre 
des Affaires étrangères, M. Théophile helcassé fut secrétaire de la 
rédaction de la «République Française ». 



(1) C'est pour cette raison que, dans la plupart des grands journaux, il y 
a deux secrétaires de rédaction qui « roulent » alternativement afin (Tassant 
un service qui ne souffre aucune interruption. 

— 427 — 



A travers la Presse 

Le secrétaire de la rédaction a sous ses ordres immédiats tout 
le régiment des rédacteurs, reporters, chroniqueurs, nouvellistes, 
écliotiers, critiques, etc. 

Il n'est pas aussi commun qu'on pourrait le supposer de ren- 
contrer de bons rédacteurs ; et l'exercice de cette profession, où 
l'on doit être jour et nuit sur la brèche, à l'affût de l'actualité, et 
toujours prêt à en tirer tout ce qu'elle peut donner, exige des qua- 
lités solides. Louis Veuillot, qui s'y connaissait, a dit : « Le ta- 
lent du journaliste, c'est la promptitude, le trait, avant tout la 
clarté. Il n'a qu'une feuille de papier et qu'une heure pour expo- 
ser le litige, battre l'adversaire et donner son avis ; s'il dit un mot 
qui n'aille au but, s'il prononce une phrase que le lecteur ne 
comprenne pas tout d'abord, il n'entend point le métier. Qu'il se 
hâte, qu'il soit net, qu'il soit simple ! La plume du journaliste a 
tous les privilèges d'une conversation hardie ; il doit en user. Mais 
point d'apparat et qu'il craigne surtout de rechercher l'éloquence. 
Tout au plus peut-il l'étreindre un instant quand il la rencontre ». 

Cependant, l'improvisation d'articles sans plan arrêté, précipi- 
tamment écrits, dans lesquels on trouve à profusion la répétition 
des mêmes mots spéciaux, des formules consacrées qui sont les 
lieux communs du journalisme, de pensées usées, ramassées, 
lues et relues chaque jour, arrivent bien vite à faire d'un écrivain 
de talent, un pondeur de copie sans intérêt. Nous avons connu 
un exemple de cette déformation professionnelle vraiment carac- 
téristique. Le rédacteur sportif d'un grand quotidien fut longtemps 
dans l'impossibilité de commencer ses comptes-rendus de courses 
autrement que par cette formule : « Comme il fallait s'y attendre, 
l'écurie (et il citait te nom) a triomphé ». 

Sous la forme de « quelques recettes de cuisine » qu'il offre à 
ces journalistes dans l'embarras, M. G. de la Fourchadière, dans 
une de ses chroniques fantaisistes de la « Liberté », fait d'une ma- 
nière piquante et spirituelle la satire de ce genre. Il passe succes- 
sivement en revue l'article de politique étrangère, l'éditorial, les 
faits divers, le critique d'art, le bulletin financier. En voici 
quelques extraits : 

- 428 — 



Organisation de la Pressa 



LA POL1TIQ1 B kihw.kre. 

L'article de politique étrangère se sert comme hors-d'œuvre. De- 
maode un grain do poésie et un emploi judicieux de l'ellipse, de la ca- 
tachrèse et de In métonymie. Ne pas abuser de la synecdoque qui con- 
liste h prendre la partie; pour le tout (exemple : « le Quai d'Orsay » ou 
« la Wflhelmstrasse » si on veut parler simplement d'un ministère des 
.ill'.ii ics étrangères), mais ne pas craindre de fourrer partout de la méta- 
phore comme s'il en pleuvait... 

i i iutohial. 

C'est un espèce de civet qui demande à être très épicé : il ne faut 
ménager ni le sel, ni le poivre, ni le piment ; il ne faut ménager ni les 
poireaux ni les cornichons. 

Vous prenez un monsieur qui est quelque chose dans le gouverne- 
ment ou qui dit quelque chose à la Chambre ; vous l'écorchez, vous le 
coupez en morceaux, vous le faites sauter à la casserole... 

LES FAITS DIVERS. 

C'est la sauce qui est importante. 

Un ivrogne ne s'appelle pas un ivrogne ; il faut l'appeler « un disciple 
de Bacchus ». 

Un malfaiteur peu maniable s'appelle un « émule de Bonnot ». 

Un Anglais s'appelle « un insulaire » ou « un voisin d'Outre-Mancbe ». 

Les agents s'appellent « les représentants de l'autorité ». 

Un cocher de fiacre s'appelle un « automédon ». 

Un monsieur en colère s appelle « un énergumène ». 

Kt vous pouvez dire indifféremment « une hétaïre », « une compagne 
de rencontre », ou « une vertu peu farouche » pour désigner une dame 
« qui trafique de ses charmes *. 

Ne vous embarrassez pas des circonstances d'heure et de lieu, ni 
même des règles de la logique. 

LE DHAMI M I.A JALOUSIK. 

Doit être servi bien saignant. 

Ça commence toujours bien ; ça commence par un mariage. Il y a dix 
ans le ferblantier en question épousait « une charmante blondinette 

— 439 — 



A travers la Presse 

de dix-huit printemps » (pour changer un peu, vous pouvez mettre 
« une ravissante brunette »). 

Vous attestez que « pendant les années qui suivirent, nul nuage ne 
vint ternir le bonheur d'une union commencée sous d'aussi heureux 
auspices ». 

N'oubliez pas V « adorable fillette dont le sourire était venu illuminer 
ce foyer paisible ». 

Attristez-vous sur « les habitudes d'intempérance que contracta le 
mari, malgré les exhortations si sages, mais vaines, hélas ! de sa belle- 
mère dévouée »... Glissez sur « les consolations que l'épouse délaissée 
dut chercher au dehors ». 

Arrivez'maintenant au drame, dont vous n'hésitez pas à placer l'épi- 
logue dans la bouche de la victime : « Ciel ! Le misérable m'a tuée !... » 

Et ne manquez pas de faire prononcer quelques paroles distinguées 
par le concierge qui vous donne une interview : « Depuis la soirée fatale 
où Pépouy découvrit son infortune, nous a déclaré le gardien de l'im- 
meuble, le visage de la pauvre femme trahissait le secret de ses préoc- 
cupations intimes, et sa lèvre, hélas! avait désappris le sourire... » 

LA CRITIQUE d'aRT (ENTREMETS SUCRÉ). 

Il y a quatre manières d'accommoder les tableaux : 

1° Les portraits qui sont tous « d'une tonalité sobre et délicate » ; 

2° Les dames qui se baignent et qui sont « pleines de couleur et de 
vie, bien qu'issues d'une formule d'art un peu maniérée » ; 

3° Les paysages qui se composent, au premier plan, d'un défilé de 
bestiaux « interprétés avec autant de grâce que de fraîcheur » ; et, poui 
le reste, de « lointains vaporeux » ; 

4° Les tableaux d'histoire « traités dans la manière vigoureuse à 
laquelle le maître nous a habitués »... 

LE BULLETIN FINANCIER 

Le Turc est mou, l'Italien indécis. Le Chinois est calme. Le Serbe 
se relève vigoureusement à la suite du discours de Mammouth pacha... 

Il est certain que, si l'on ne se défend pas vigoureusement 
contre l'envahissement professionnel et fatal du lieu commun, 
des phrases toutes faites, on en arrive très vite, dans ce métier 

— 430 — 



Organisation de la Presse 

journalistique au labeur incessant, écrasant, a justifier la houlaib' 
île |{;trbe\ d'Auré\ill\ : • Qui 16 donne BXCl n-i \ '•nient M jour- 
nalisme \ |M-iil si. n I. il. ut. s'il en a, • •! ruante en lierlie le blé île ^ ;l 

gloire, - il était vraiment hit pour recueillircetae Doble aràseon ». 

Pourtant il ne faut |.;is exagérer le iii.-i I ••! ne pas perdre de vue 
i|ii.' le journalisme ;i été la plus grande école de nos bonmet 
il l'hii et de nos littérateurs, Depuk on lièele, la plupart des nota- 

bilîtéS des ails, île [a -ri. -lire. i|e l;i litti'-ra I II r€ ''I de Ul p'»l il ii|lie, 

ont. peu ou prou, prêté leur talent à la presse. Et, aujourd'hui 
encore, ne voyons-nous pas on grand nombre de membres de l'Ins- 
titut collaborer aux journaux et aux revues ' 

Parmi les membres de l'Académie Française, M. Emile OHivier 
écrit à la Revuedes Detu -Monde* I) ; M. Alfred Méziéres, an Temps ; 
le Comte d'HaussonviUe, à la Revue des Deiix-Mondes, an Gorrev- 
pendant, au Gaulois, au Figaro, I VEtho de Paris ,• M. Jules Clare- 
tic, an Temps et au Journal (2) ; M. Ernest Lavisse, à la Revue de 
Paris, aux Débat$,1M Temps ; M. Paul Hoiir^et.à Y Echo ifcpuri*. au 

Gaulois ; M .Iules Lemaitre, a {'Action Française, aui Annales, 

à la Revue Hebdomadaire, au Einaro, au Gaulois ; M. Anatole 
France, au Temps, à 1' 'Somme Livre : le comte de Mun. à Y lu /m <lr 
Paris, au Gaulois, au Figaro; M. Gabriel Hanotaux, fi la Atone 

Hebdomadaire, au Figaro, au Journal : M. Henri Livedan. aux 
Annales, au Figaro, là YUtusiration ; MM. Frédéric Masson, Mau- 
cioe Barrés, marquis de Sé^ur, au (iaulois, au Figaro, à YI.<ho <lr 
Paris . M. Francis Charmes, à la Hérite dés Deux-Mondéi : M. .Lan 
Richepin, aux Annales ; M. René Poumic, à la AfeOtie rfsJ /' 
Mondes, aux Lectures pour Tous, aux Annales; M. Henry Roujon 
au l'r////)s. aux Annalrs ; M . Denvs Cochin. au Journal des Débats, 
à Y Echo tic Paris ; M. Marcel Prévost, à la Reçue de Paris, à Y Illus- 
tration, aux Annales, à ta Fw Heureuse; M. Alexandre Ribot, à la 
ftevttt Pénitentiaire ; M. .Ie;in Aicanl, aux Annohs, | |;i I fe ffetf- 

/vv/N- .- M. Eug, Brieùz, aux Lectures po ur Tous ,• M. K. Boutroux, 



(1) M. Emile Ollivier vient de mourir en plein labeur (20 août 1913) à l'âge 

il-- ss .in-. 

M. ut I- 23 décembre 1913. 

— 431 — 



A travers la Presse 

à la Revue Bleue, etc. Avant de prendre la direction de la Revue 
des Deux-Mondes, M. Francis Charmes était sous-directeur aux 
Débats. M. Etienne Lamy était naguère directeur du Correspondant 
et Henri de Régnier, rédacteur aux Débats, pour le feuilleton dra- 
matique. M. Pierre Loti vient de publier quelques articles dans le 
Matin. Quant à Emile Faguet, il écrit dans un si grand nombre 
de journaux et de revues qu'on a pu dire de lui, avec malice, qu'il 
écrit dans tous les journaux et dans toutes les revues. 

Parmi les membre de l'Académie des Sciences morales et poli- 
tiques: M. Paul Leroy-Beaulieu, au Journal des Débats, à la Revue 
des Deux-Mondes, à X Economiste Français ; M. Henri Joly, à la 
Revue des Deux-Mondes, au Correspondant, à la Revue Hebdoma- 
daire, au Journal des Débats, à X Eclair, au Gaulois, au Figaro ,' 
M. Charles Benoist, à la Revue des Deux-Mondes, au Temps ; 
M. Bourdeau, à la Revue des Deux-Mondes, au Journal des Débats ; 
MM. André Liesse et Henri Welschinger, au Journal des Débats ; 
M. Imbart de la Tour, au Bulletin de la Semaine ;M. Lacour-Gayet, 
M. Sabatier, à la Revue Hebdomadaire ; M. Arthur Chuquet, à la 
Revue Critique et aux Feuilles d'Histoire ; M. Lyon-Caen, à la Revue 
Critique de Législation ; M. Paul Beauregard, Henri Bergson, Mau- 
rice Croiset, à la Revue Bleue ; Th. Ribot, à la Revue Philosophique. 

Parmi les membres de l'Académie des Inscriptions et Belles- 
Lettres: M. Maspero, an Journal des Débats ; M. Alfred Croiset au 
Journal des Débats et au Temps ; MM. Châtelain et Haussoullier, 
à la Revue de Philologie ; M. René Cagnat, au Journal des Savants ; 
M. Georges Perrot, à la Revue Archéologique ; M. Schlumberger, 
à la Revue de Numismatique . 

Parmi les membres de l'Académie des Beaux-Arts : MM. Georges 
Lafenestre et Guiffrey collaborent à des revues d'art ; MM. Saint- 
Saëns et de Fourcaud, à XEcho de Paris. 

Parmi les membres de l'Académie des Sciences : MM. P. Ap- 
pell ; E. L. Bouvier, A. Haller, L. Mangin, Emile Picard à la Re- 
vue des Sciences pures et appliquées; M. Ch. Moureu à la Revue 
Scientifique ; M. Camille Jordan au Journal des Mathématiques; 
MM. Darboux et Emile Picard au Bulletin des Sciences Mathé- 
matiques : MM. Bigourdan, Lippmann, Le Chatelier etPainlevé à la 

— 432 — 



Organisation de la Preite 

revue Science et i >■• ; M. Gaston Bohnier, à la lim,,- Hebdoma 

ihiirr : M. L.-K. Merlin, à Armée et Marine : M. Bdm I Pcrrier, nu 

Trmps. La collaboration de M. Edmond Perrierau Temp» est ré 

gÛUère : ses articles hebdomadaires sont a la l'ois il un -;i\,uit et 
(l'un journaliste. 

Nous ne citons ici cjuo les nom* des membres de nos grandes 
Académies. Mais combien d'autres talents, dans tous les genres, 
honorent aussi la presse! « Des hommes d'Etat, dfx orateurs 
parlementaires, des acteurs importants de la grande comédie 
politique — 1rs premiers rôles du drame — reprennent, à un 
moment donné de leur existence militante, et manient avec un 
ardent désir la plume du journaliste qui vaut ton- les pouvoirs 
du monde » I). l'n ancien président du Conseil. M . Clemenceau, 
vient de fonder un journal. 

I.e Président de la République lui-même. M. Raymond Poin- 
oaré, s'est plu à rappeler, au banquet de la presse républicaine dé- 
partementale (29 juin 1913), sa collaboration à de grands quoti- 
diens de province : « Voilà bien longtemps déjà, dit-il, que j'ai 
noué avee la presse de province des liens qui ne se sont jamais 
relâchés. C'est elle qui m'a offert l'hospitalité à l'âge on la pre- 
mière ambition d'écrire s'est emparée de mon esprit. C'est elle 
qui, plus tard, m'a permis de m'entretenir à distance avec des 
populations fort éloignées des régions que je représentais au Par- 
lement. Pendant une vingtaine d'années, j'ai eu ainsi l'occasion 
de converser de loin soit avec les habitants de la vallée du Rhône 
par l'intermédiaire du Lyon Républicain, soit avec ceux du Sud- 
Ouest, par l'organe de la Dépêche de Totdouse. L'indépendance 
qui ma été laissée dans ces grands journaux, les relations de 
camaraderie que j'y ai contractées, la correspondance même que 
j'ai souvent échangée avec leurs lecteurs, ont mis beaucoup de 
charme dans toute cette phase de ma vie politique. » 

Ce n'est pas seulement à la presse de province que Président 
de la République a collaboré mais aussi à la presse de Paris. Il 



(1) Julks Clarktik : « La Vie à Paris », Temps, numéro du 17 octobre 1913. 

_ 433 — 



A travers la Presse 

le rappelait, d'une manière charmante, peu après son élection 
(le 17 mars 1913), au banquet de la presse parisienne: « Bien 
que, dit-il, mon existence ait été partagée entre une occupation, 
une profession fort absorbante et les agitations de la vie poli- 
tique, je n'ai cependant pas pu me déshabituer du journalisme 
après y avoir goûté. J'étais très jeune lorsque j'ai, pour la pre- 
mière fois, tenté de pénétrer dans les bureaux de rédaction pa- 
risiens. Et je me rappelle qu'avant même de collaborer avec mon 
ami Paul Strauss au » Voltaire », de 1881, j'avais réussi à faire 
accepter au « XIX e siècle », d'Edmond About, quelques articles 
littéraires qu à prétentions littéraires, et notamment une étude 
comparative sur le « Numa Roumestan » d'Alphonse Daudet 
et « Monsieur le Ministre », de Jules Claretie. Si médiocre que fut 
cette critique, elle me valut une lettre de chacun des deux auteurs. 
Je vous l'assure, Messieurs, je n'ai jamais ressenti une plus grande 
fierté que ce jour-là. Si, depuis lors, je suis resté des vôtres, c'est 
sans doute qu'on ne se retranche pas volontiers de ses origines, 
mais c'est aussi que si libres que soient la barre et la tribune, 
elles n'offrent peut-être pas toujours à la pensée un mode d'expres- 
sion aussi large, aussi varié et aussi facile que ne fait le journal ». 
Déjà président de la République mais n'ayant pas encore pris 
possession de ses fonctions, M. Poincaré assistait, le 16 février 1913, 
au banquet de l'Association fraternelle des journalistes républi- 
cains français et se trouvait là, en camarade, suivant son expres- 
sion, au milieu de ses confrères républicains. Et le jour même de 
son élection, le 18 janvier, en réponse aux compliments que lui 
adressait M. Georges Aubry, au nom de l'association des journa- 
listes parlementaires, M. Raymond Poincaré disait : « L'autre 
lien qui me rattache à vous est celui de la confraternité même du 
journalisme. Vous avez ici rappelé que non seulement au début 
de ma carrière, mais, je puis le dire, pendant ma vie toute en- 
tière, j'ai été un journaliste peut-être parfois infidèle, mais un 
journaliste cependant qui a toujours aimé son métier et qui a 
connu, parce qu'il vous a vu tous à l'œuvre, la hauteur de votre 
mission et l'indépendance avec laquelle tous vous l'exercez. Et 
si, dans ces derniers temps, il est arrivé peut-être à certains ad- 

— 434 - 



Organisation de ia Presse 

lires momentanés de se plaindre qu'un candidat à la prési- 
dence 'l'- li république lui trop bicaveillainimul traité par la 
presse, laissez moi voua dire que je sais d'où [.r« »\ tuait « -• • 1 1 • - hien- 
vi-i I laiift- : elle provenait de \«»trr «on fraternité dont je vous 
toujours profondément reconnaissant. ■ 

A toutes re- associations républicaines de |>rcss«\ dont il fai- 
Éail partie, M. Raymond Potncaré a exprimé le même von: 

Puisque uns rond-ères du Palais, a-l-ii dit, ont bien voulu ne 
laisser inscril su tableau, ne me rayes pai bob plus, Messieurs, 

de vos listes ( nutiiiternellev. Lorsque j'aurai rempli jusqu'au 
terme constitutionnel les liantes fonctions qui me sont aujour- 
d'hui conliees, j'aurai plai-ir .1 retrouver sur un coin de table ma 
plume de journaliste, et l'exemple d'AJfre<l Mésières m'interdira 
de la laisser sécher. »> 

Les grands collaborateurs des journaux s'appellent, en langage 
de métier, des « srtieliers ». A oôté d'eus sont les rédacteurs or- 
dinaire» Chacun d'eux, dans un journal sérieusement ordonné, se 
spécialise dans uiw rubrique spéciale. 

Le « bulletinier politique » relate et commente les questions qui. 
en France ou à l'étranger, sont susceptibles d'intéresser l'opinion 
publique. La confection du Bulletin demande des qualités de coup 
d'oeil, de tact, et une connaissance approfondie de la politique. 
Ce genre est aujourd'hui désuet ; on ne le rencontre plus guère 
que dans tel journal classique, comme les « Débats » : l'éditorial 
a pris BS place. 

Le « Temps » consacre chaque jour son premier article au 
« Bulletin de l'Etranger ». Le bulletinier y est chargé de commen- 
ter le fait essentiel du jour. II le dégage de la lecture des journaux 
étrangers, des dépêches particulières ou de celles des agence-. \ 
Côté de lui travaillent plusieurs rédacteurs ; l'un est chargé de 
l'Allemagne ; un autre d< la Russie ; un troisième de l'Espagne, 
de l'Italie et de II trient ; les autresde l'Angleterre etde l'Amérique. 
Chacun dépouille les journaux dé sa région, les dépêches et les 
lettre- des agences ainsi que celles des correspondants particuliers. 
On classe ces documents divers, en dépêches, lettres et lecture- 

— 138 — 



A travers la Presse 

étrangères. Toute la copie de bureau est ensuite transmise au se- 
crétaire de rédaction. C'est en quelque sorte le « Service central 
de l'Etranger ». 

Le « Service extérieur » est constitué par des correspondants qui 
résident dans les principales capitales et qui adressent leurs ren- 
seignements par lettres et, s'il y a urgence, par le télégraphe ouïe 
téléphone. Parfois — et c'est une tendance à signaler — un rédac- 
teur est envoyé de Paris en mission dans le pays où se produisent 
des événements intéressants. Cet envoyé spécial fait son enquête 
sur les lieux et en expédie le résultat dans une série de lettres et 
de dépêches. 

Les « courriéristes parlementaires » donnent les comptes-rendus 
des séances de la Chambre des Députés et du Sénat. Ceux qui 
ont à faire ces comptes-rendus pour les journaux imprimés dans 
la nuit peuvent s'aider des comptes-rendus analytiques des ré- 
dacteurs officiels de la Chambre et du Sénat qui paraissent le soir 
même des séances (1) ; mais « l'analytique » ne résume que les 
discours : il ne donne pas la physionomie des débats: ce n'est 
que d'après leurs impressions personnelles que les courriéristes 
peuvent donner de la vie à leur copie. Quant à ceux qui sont 
-chargés des comptes-rendus pour les journaux de Paris ou de 
la province paraissant dans Paprès-midi ou la soirée, c'est à la 
minute même qu'ils doivent écrire, « de visu et de auditu ». 

Le service parlementaire doit, en outre, tenir le public au cou- 
rant des commissions, des réunions de groupes, recueillir des in- 
terviews, les bruits de couloirs, suivre les crises ministérielles, 
ies formations de cabinets, etc. 

Il y a aussi le rédacteur chargé du compte-rendu des séances 
du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine ; 
le rédacteur chargé du compte-rendu des séances publiques de l'Ins- 
titut et autres sociétés savantes (2). 



(1) Le compte rendu in-extenso est publié le lendemain dans le « Journal 
Officiel ». 

(2) Ce n'est pas le rédacteur ordinaire, mais un littérateur en renom qui, 
dans les grands journaux, rend compte des réceptions de l'Académie française, 
en raison de leur intérêt exceptionnel. 

— 436 — 



Organisation de la Press e 

Un rédacteur esl accrédité auprès de la pn "lecture de police, ■ !«• 
la sûreté générale «•( des commissai iats di> police pour les faits di- 
vers (1) ; mail c'esl surtout par son service de reportage particulier 
« I ii ' ti ii grand journal alimente cette rubriquv. 

Le public Be doutc-t-il des difficultés que rencontre fréquemment 
le modeste reporter chargé de le relation d'un fait divers ou d'une 
manifestation publique? Le journaliste n'a souvent que le temps 
matériel d'écrire sa copie et de remettre les feuillets au fur et à 
mesure ;i la composition, sans pouvoir les relire. Parfois même, les 
Déoessités du tirage ne lui laissent pas le temps d'écrire et c'est par 
le téléphone qu'il doit transmettre par tranches son récit improvisé. 

La « chronique des tribunaux » est généralement rédigée par un 
rédacteur-avocat qui s'occupe des procès criminels ou civils à sen- 
sation, qui recueille les bruits du Palais, les incidents de l'instruc- 
tion, et qui relate lesall'aires impnrtanles. M. Alexandre Millerand, 

a ses débuis, était chroniqueur judiciaire a la ■ Justice ». Le Fi- 
garo » a toujours donné le plus grand soin aux comptes-rendus des 
débats judiciaires ; iU -ont écrits d'une manière très littéraire et 
avec une pointe de philosophie qui en rend la lecture attrayante. 

Le domaine du «■ chroniqueur » est infiniment vaste et varié. 11 
a pris à notre époque des proportions inconnues jusqu'alors. Le 

Mécanisme de la Presse » dit à ce sujet : 

En un style souvent léger et humoristique, quelquefois grave, tou- 
jours vif, alerte et châtié, le chroniqueur touche a tout sans rien ap- 
profondir. Son art consiste à effleurer les questions, à improviser une 
causerie aussi ingénieuse et intéressante que possible sur n'importe 
quel sujet. Accident ou crime sensationnel, mort ou naissance, divorce 
ou mariage, bal ou duel, concert ou scène scandaleuse, succès drama- 
tique ou succès de librairie, salon des beaux-arts ou champ de courses, 
expérience ou découverte scientifique, tout lui sert de canevas, tout lui 
tsl matière à article. Et, en effet, ces faits sociaux et moraux sont des 
manifestations aussi importantes de la vie nationale que tel acte de la 
l'.liambre ou tel avatar ministériel. Sans doute, pour résoudre les pro- 



il) M. Louis Thinet, du « Figaro », a fait, le JV janvier 1914, à l'Ecole du 
journalisme, une intéressante conférence sur ce sujet. 

— 437 — 



A travers la Presse 

blêmes que ces questions soulèvent, les chroniqueurs ont soutenu 
— souvent par dillettantisme et quelquefois pour étonner et scandaliser 
le lecteur — les paradoxes les plus étranges et les opinions les plus 
bizarres. Mais, malgré tout, quelle idée juste que celle de tirer de tous les 
événements sociaux, un enseignement! 

C'est sous l'Empire que la chronique a pris naissance, grandis- 
sant en force et en légèreté. Dans l'impossibilité de chasser sur 
le champ politique, les rédacteurs ont exploré tous les terrains 
d'à côté. "Le public ayant manifesté beaucoup de goût pour cette 
littérature facilement assimilable, on continue à la lui servir. Elle 
est devenue si abondante et a pris une telle extension qu'il a fallu 
la subdiviser en plusieurs catégories. 

Sous le nom de « Variétés », elle vulgarise certains faits scien- 
tifiques, industriels ou artistiques, traite les questions d'admi- 
nistration, de voirie, de salubrité et de moralité publique, etc. 
Elle se transforme en « Nouvelles » sous la plume d'écrivains 
habiles dont le talent original sait s'assujettir à un espace res- 
treint. Etant de toutes les fêtes, mariages, baptêmes, dîners, bals, 
chasses, etc., le chroniqueur mondain est parfaitement renseigné 
sur tout ce qui se passe dans le monde élégant. Il est recherché 
et prôné par toutes les maîtresses de maison, heureuses et hères 
de lire dans les journaux, sous la rubrique « Mondanités », «Vie 
élégante », « Vie de Paris », le récit des fêtes qu'elles donnent, 
la description détaillée de leurs salons, de leurs toilettes et de 
leurs parures, et surtout les éloges discrètement flatteurs sur 
leur beauté, leur distinction et leur amabilité à l'égard de leurs 
invités. C'est a cette rubrique spéciale que peut s'appliquer la 
définition que M. Fonsegrive donne de la chronique : un babillage 
à l'usage des babillards pour fournir de l'esprit aux oisifs qui n'en 
ont pas et qui en ont besoin pour causer. 

« L'échotier » a pour tâche de relater brièvement, dans une 
forme très littéraire, les petits événements mondains qui n'ont 
point assez d'importance pour nécessiter un article et que les lec- 
teurs doivent pourtant connaître, pour être vraiment au courant 
de la vie parisienne. L'échotier se charge aussi de recueillir les 

— 438 — 



Organisation de la Preste 

- ii. nivelles m l.i m. un » qui lirenl la célébrité d 'Aurélien Scholl 
cl (Idiil l,i \M|Hir semble avoir véCO. 

I.i critique th. -.lirait' « a. dans la vie i lerne, une importance 

considérable et, l< u-i| n " i I est aimé du public, le journal, dans le- 
quel il écrit, Connaît, le jour où parait son feuilleton, la l'orlini' 

forts tirages. On sait avec qu'elle avidité* Paris achetait le « Tempi 
chaque dimanche, pour y tire le feuilleton de Sarcey. ei av. ■• quel 
empressemenl il continue encore à lire celui de son successeur, 

M. Adolphe llrisson. Mais de quelles qualités doit faire preuve un 

bon critique dramatique '■ C'est lui, disait Clovis Hugues, qui 

dore el dédore les étoiles, intimide Coquelin, fait trembler S.irah- 
I5eniliai.lt, réprimande les auteurs, soupèse l'esprit, passe l'in- 
trigue au lil de la phrase, déshabille les caractères, signale les 
trucs, blague les ell'els, rive les clous, pulvérise l'action, régente 

la scène du b.iut de si lorgnette braquée, mène l'opinion, . '»n- 

seille les logea, avertit les fauteuils et pousse la toute-pin— mi..- 
jusqu'à gouverner le paradis. .. 

Les chroniijues théâtrales de Catulle Mendès et d'Cmile l'a^uet 
mit eu un trè» \ il succès. No/ière, Henry Ihdou, d'autres encore,, 
sont très goûté*. 

A côté du critique dramatique et du critique musical, il y l en- 
Mfre le « courriériste théâtral », qui tient le public au cour.uit 
des petites nouvelles, des potins de coulisse, des pièces en répé- 
tition, des aspects de la salle les soirs de premières. 

Le « chroniqueur sportif » prend, d'année en année, une impor- 
tance plus grande dans le journalisme contemporain, alors que le 
«r critique bibliographique ou littéraire » ne subsiste plus que 
dans quelques rares journaux, ayant gardé le souci desdevorrs qui 
incombent au privilège qu'ils revendiquent, d'éclairer l'opinion 
publique. 

Aujourd'hui les critiques littéraires sont généralement mites 
par les auteurs eux-mêmes qui les l'ont parvenir aux directeur» de 
journaux avec un exemplaire de leur ouvrage et « l'assurance de 
leur confraternel le sympathie ». 

Dans son « Cas de conscience littéraire », l'érudit bibliophile 
belge, M. Boghaert- Vache, dit à ce propos: 

- IM — 



A travers la Presse 

Il est d'usage que les éditeurs ou les auteurs adressent à la presse les 
livres nouveaux qu'ils publient. Les revues, les grands organes de la 
presse politique et les journaux qui se préoccupent des questions scien- 
tifiques, littéraires et artistiques, ont des rédacteurs chargés de rendre 
compte des livres reçus, ou bien ils répartissent ces livres, à fin d'examen, 
entre leurs collaborateurs ordinaires, suivant les connaissances spé- 
ciales de chacun de ces collaborateurs ; ils accueillent même volontiers, 
lorsqu'il s'agit d'ouvrages qui ne leur ont point été envoyés, mais qui 
ont une réelle importance, les articles rédigés à propos de ces ou- 
vrages, par leurs rédacteurs atlitrés, soit même par des écrivains ou des 
savants n'appartenant pas à la rédaction du journal. Une coutume gé- 
néralement suivie attribue à l'auteur du compte-rendu, la propriété du 
volume dont il a fait la critique. 

Certains journaux ont adopté pour règle de ne parler que des livres 
adressés directement au journal. Quelques-uns déclarent, en outre, 
en tète de leurs colonnes, que l'envoi d'un seul exemplaire ne 
donne droit qu'à une simple mention et que les comptes-rendus 
détaillés sont réservés aux ouvrages dont deux exemplaires sont 
mis à la disposition de la rédaction. Lorsqu'un journal reçoit ainsi 
deux exemplaires d'un livre nouveau, un de ces exemplaires 
reste la propriété de la direction. Enfin, il est admis que le jour- 
naliste désireux de rendre compte d'un ouvrage peut « de- 
mander » cet ouvrage à l'éditeur ou à l'auteur, sans manquer 
aucunement à la dignité professionnelle et en conservant intact 
son droit absolu d'appréciation ; c'est ce qui ressort notamment 
d'une polémique entre le critique E. Chesneau et le libraire Pion, 
de Paris, polémique dont on retrouvera les traces dans le « Fi- 
garo » des 12 et 16 mars 1865. 

Les journaux politiques s'occupent peu de critique bibliographi- 
que, et les livres qui leur sont adressés risqueraient fort de n'obte- 
nir tout au plus qu'une annonce banale, s'ils n'étaient accompagnés 
d'une note propre à faciliter la rédaction d'un article ou môme d'un 
article tout fait. Aussi les éditeurs n'oublient-ils jamais de joindre 
cette note ou cet article aux exemplaires destinés à la presse. 

Certaines maisons de librairie poussent la précaution jusqu'à 
réunir sur la même feuille trois articles de longueurs diverses, 

— 440 — 



Organisation de la Presse 

alin que [fis i'»iirii.ni\ puissent faire leur chois d'après I '•■ : 
dont ils disposent au moment où l'envoi leur parvient. 

EfcS comptes- rend un transmis ainsi ;i hi presse sont faits d'ordi - 
nain* par un écrivain que l'éditeur charge habituellement de ce 

travail. Parfois aussi, ils sont la reproduction pure el simple du 
jug< meut d'une académie, de l'appréciation d'une revue, etc. ; ou 
bien ils sont faits par un ami de l'auteur, ou plus souvent encore, 

avons nous dit, par l'auteur lui-même. 

Ce dernier cas, beaucoup plus fréquent qu'on ne le pense dans 
le public — Charles Nodier appelait les coiuptes-rendus biblio- 
graphiques des « réclames d'éditeurs ou d'auteurs onze fois sur 
dix » — , prête aisément aux déclamations indignées ; mais dan> 
l'état actuel de nos mœurs, ce sérail se montrer bien sévère que 
de les condamner. « Dieu lui-môme, disait un romancier, a besoin 
qu'on sonne les cloches pour lui ». En littérature, en art. il nesl 
permis d'être modeste qu'à ceux qui «>nt le droit de ne plus l'être. 
Cicéron ne priait-il pas son ami Allions de faire lire ses produc- 
tion- nouvelles, lorsqu'il avait du monde à dîner, à la lin du re- 
pas, au moment où les convive- étaient de bonne humeur et dis- 
poses à acheter l'ouvrage qui leur plaisait? 



— iil - 



VII 
LE GRAND REPORTAGE 

L'art n alité - Le reporter lia « Kanul ». — Le « New-York Herald • et Stanley. — 
Les chiens sauveteurs. — Exploit 'l'un journaliste russe. — L'évasion de 
Pftdlewski. — Les eorrespoodontl «le guerre. — L'expérience de la guerre russo- 
japonaise. — Dans les BsJklDfi — Les héros du journalisme. 

L»' « reporter » est un produit de la vie moderne. Se rend-on 
compte de la souplesse, de l'énergie, et souvent de l'héroïsme 
professionnel, qu'ont demandés à leurs auteurs quelque<-uns de> 
grands reportages modernes .' Kt d'abord, se soin iènt-on seulement 
»le tous les événements «I importance mondiale dont, au COUTS de 
ces trente dernières années — à ne parler que des faits intéres- 
sant les lecteurs français — .la curiosité publique surexcitée a été 
tenue au courant jour par jour, incident par incident, grâce au 
dévouement professionnel, à l'initiative hardie, à l'ingéniosité 
toujours en éveil de nos grands reporters : Crise du 16 mai et dé- 
mission «lu président Mac-Mahon; morts de Gambette, de Victor 
Hugo, du président Carnot, dn président Félix Faure, etc. ; attentat 
contre le tsar Alexandre II : ea ni pagnes du Tonkin, de Madagas- 
car, de Chine, etc. : découvertes de Pasteur, de (lu rie, etc. : démis- 
sion du président Grévv : ;* — .--•—— i ri.it- dramatiques commis par de 
grands criminels, Prenant, Vacher, Brierre, rloussard, (îarnier, 
Bonnot, Lacombe, etc. : l'a lia ire Sclimebelé : incidents du ftoulan- 
gisme et duel Floquet-Boulenger; grève des mineurs de Carmaux. 
de Montceau, des ouvriers des ports et des inscrits maritimes de 
Marseille, des postes el télégraphes, des chemins de fer. des taxi- 
autos, etc. : scandales du Panama : expositions universelles de 
1878, 1899, 1900; démission du président Casimir Périer : voyage 
du tsar en fiance et revues de Chàlons et de liétliény ; l'affaire 

— 443 — 



A travers la Presse 

Dreyfus ; guerres turco-grecquc, de Cuba, du Transvaal, russo-ja- 
ponaise ; mission du capitaine Marchand et incident de Fachoda ; 
voyages en Russie des présidents Félix Faure, Loubet, Fallières ; 
incendies de LOpéra-Comique, du Bazarde la Charité, du Théâtre 
français ; mort de Bismarck ; réception du président Kruger ; in- 
cident diplomatique franco-turc en 1901 et envoi d'une escadre 
française à Mytilène ; catastrophe de la Martinique ; affaire Hum- 
bert ; réunion du Conclave et élection de Pie X ; la tragédie serbe ; 
celle du Portugal ; l'attentat à Paris contre le roi d'Espagne Al- 
phonse XOI ; les événements du Maroc; catastrophes du « léna », 
de la « Liberté » ; celle du dirigeable « République » ; celle de 
nos sous-marins ; les premières évolutions des ballons dirigeables, 
puis des aéroplanes ; l'affaire Stenheil ; le cataclysme de Messine ; 
la campagne du Maroc, l'incident d'Agadir ; guerre italo-turque 
en Tripolitaine, guerre entre les turcs et les alliés bulgares, serbes 
grecs et monténégrins ; guerre entre les bulgares et ses anciens 
alliés ; conférence de Londres, traité de Bucarest ; voyages du pré- 
sident Poincaré en Angleterre et en Espagne ; etc., etc. 

On voit, par cette nomenclature succincte, que le fait sensa- 
tionnel, raison d'être des reporters, fleurit indistinctement dans 
tous les domaines de la vie sociale. Et l'on constatera, si l'on s'en 
réfère à l'exemple de ces dernières années, que la curiosité pu- 
blique a été plus émotionnée par les exploits de criminels fameux 
ou par les scandales politiques que par les points culminants de 
notre histoire contemporaine. 

On connaît la fantaisie de « Fantasio » sur le reporter mo- 
derne ; elle donne un exemple caractéristique de la déformation 
professionnelle produite par le souci du reportage, coûte que coûte, 
chez un arriviste de ce temps : 

Devant une porte cochère, il s'arrêta. A droite de cette porte cochère, 
sur un écusson. se détachaient ces mots peints en noir et or : le Fanal, 
journal quotidien. 

C'était là! 

Le jeune Furet ne fut pas sans sentir un battement de cœur au mo- 
ment où, après avoir gravi deux étages, il avança la main pour toucher 



h h u 

k k k 



Le grand reportage 

le bouton. L'heure était grave, en effet. 11 surmonta pourtant son émo- 
tion, et pénétrant : 

— Monsieur le rédacteur en chef?demanda-t-il h un garçon de bureau. 

— Il est Occupé. 

— Je vais l'attendre. 

— C'est que je ne sais pas pour combien de temps. 

— N'importe ! Je resterai jusqu'à ce soir, s'il le faut. 

Le garçon eut un baut-le-corps et, Trappe sans doute de cette opiniâ- 
treté, il lit un geste dans la direction de ce visiteur entêté, comme pour 
lui dire : Une minute et je suis a vous. 

En effet, au bout de la minute demandée, il revenait disant : 

— Monsieur peut entrer. 
Le jeune Furet entra. 

Le rédacteur en chef, assis derrière son bureau, lui avait lancé sur 
le seuil un regard qui n'avait rien de rassurant ; on sentait, dans ce re- 
gard, un homme habitué à relever le pont-levis chaque fois qu'un as- 
siégeant se présentait avec un manuscrit dans la poche. Au coup d'œil, 
il ajouta, d'une voix qui n'était pas tendre, un « que désirez-vous • 
réfrigérant. 

— Je désirerais écrire dans le Fanal, répondit le jeune Furet brûlant 
tout de suite ses vaisseaux. 

— Ah ! 

Le rédacteur en chef posa sa plume du coup pour toiser lé téméraire 
qui parlait d'entrer chez lui comme a la Bourse, sans même essuyer les 
pieds sur le paillasson. 

Le jeune Furet ne broncha pas. Devançant au contraire toute objection : 

— Je n'ignore pas les difficultés de l'entreprise ; permettez-moi pour- 
tant de croire, Monsieur, que je pourrai vous être de quelque utilité. 

Le rédacteur en chef hocha la tête. 

— Voulez-vous me permettre, poursuivit Furet, de vous déduire mes 
raisons et de me présenter moi-même. 

— Je vous écoute. 

— Monsieur, afin de vous prouver ma franchise, je commencerai par 
vous avouer que mon éducation a été absolument négligée. 

— Vous êtes le premier qui ne me laissez pas le temps de m'en aper- 
cevoir moi-même. 

— Je sais tout juste l'orthographe et je ne réponds pas que ma copie 
ne donnera pas à rire aux compositeurs. 

— Vous m'amusez. 

— MB — 



A travers la Presse 

— Le style est pour moi chose absolument inconnue. 

— De mieux en mieux. 

— Je ne me suis jamais connu aucune espèce d'imagination, et vous 
me demanderiez de trouver le sujet d'une nouvelle en un numéro, que 
cela me serait, comme on dit chez nous, aussi difficile que de prendre 
la lune avec les dents. 

— Je devine, fit le rédacteur en chef, avec un sourire tant soitpeu 
dédaigneux, vous avez la prétention de vous rattraper sur l'esprit et de 
faire la nouvelle à la main. 

— Pas même, Monsieur, je ne fus jamais spirituel que je sache. 

— Drôle de garçon, murmura le rédacteur en chef du « Fanal ». 

— Monsieur, reprit le jeune Furet après une pause, je n'aurais jamais 
eu l'audace de me présenter devant vous s'il s'était agi de donner un 
successeur aux hommes de talent qui, pendant de longues années, ont 
illustré la presse dans tous les genres. En politique, je ne vois pas plus 
loin que le bout de mon nez ; les sciences sont de l'hébreu pour moi ; 
l'art et moi nous ne nous sommes jamais salués. Bref, je n'ai rien de 
ce qui fit célèbres les journalistes d'autrefois. Mais je crois être l'homme 
de ce journalisme de l'avenir, dont quelques échantillons timides se 
montrent à l'horizon. 

— Ah bah ! continuez donc, opina le rédacteur en chef en ouvrant 
l'oreille. 

Et il rapprocha un peu son fauteuil. 

— Je n'ignore pas, Monsieur, que la presse va de plus en plus au 
reportage. 

— En effet. 

— Conséquemment, c'est dans ce sens que je me suis orienté. 

— Vous êtes dans le train alors. 

— Je l'espère. 

— Mais, d'autres aussi ont eu la même pensée, et nous sommes en- 
combrés de sollicitations. 

— Je m'en doute ; mais, sans vanité, je crois que, parmi les sollici- 
teurs, il en est peu qui puissent se prévaloir des mêmes titres que moi. 

— Hum! C'est un peu prétentieux. 

— Cela en a l'air, mais permettez-moi de compléter ma présentation. 

— Je permets. 

— Tel que vous me voyez, continua Furet, je suis infatigable. J'ai 
passé trois nuits et trois jours sans me mettre au lit ; j'ai des jambes qui 
font trois lieues à l'heure, un estomac qui dîne quand il veut et comme 

— 446 — 



Le grand reportage 

il (>• ut, des yeux qui voient à quinze cents mètres; en un mot, Mon- 
sieur, jfl |nn\ Bl cett vous agrée, être chez vous l'incarnation vivante 
du renseignement. 

— C'est que j'ai déjà... 

— Inutile d'achever, Monsieur. Ce que vous avez ne peut soutenir la 
comparaison avec ce que je vous apporte, moi. D'abord, je ne reculerai 
devant rien, rien, rien. Je forcerai la porte de l'illustration la plus soup- 
çonneuse et je me fais fort de vous apporter sur ses habitudes les plus 
intimes tous les détails qu'il vous plaira de faire connaître à vos lec- 
teurs. Tous, sans exception ! Si vous estimez qu'il puisse y avoir inté- 
ii i savoir si le grand homme porte des caleçons de flanelle, je le 
déshabillerai. Oui, Monsieur, j'ignore encore comment je m'y pren- 
drai pour cela, mais je vous donne ma parole que je le déshabillerai. 

— Il est étrange, murmura de nouveau le rédacteur en chef. 

— Le journalisme, vous êtes de mon avis, n'est-ce pas? entre dans 
une phase de transformation absolue ; le public ne veut plus être ni 
charmé, ni moralisé, ni instruit, ni ému ; il veut être renseigné. 
En avant, en avant ! J'ai même des relations qui me permettront de 
vous donner, jour par jour, la liste exacte, avec noms et adresses, des 
gens qui auront été reçus par toutes les dames à la mode de tous les 
mondes... Qu'un beau crime me permette seulement de faire mes dé- 
buts et vous verrez ! Je vous aurai, dans les deux heures l'histoire des 
victimes, la description de leurs plaies, le menu de leur dernier repas. 
.1 irai jusqu'à dire aux lecteurs combien chacune d'elles pesait, si vous 
estimez que ce détail puisse faire monter la vente du numéro. 

— Et l'assassin ? demanda le rédacteur en chef, visiblement intéressé. 

— L'assassin ! Je le filerai nuit et jour ! Si on ne l'arrête pas, je de- 
viendrai son meilleur ami. Il n'aura pas un autographe à me refuser. 
Je saurai s'il fume, prise ou chique ; s'il dort sur le dos ou sur le côté. 

— Ah! Ah! 

— Ceci n'est rien ; j'entends reculer les limites du possible. Qu'une 
catastrophe se produise, je me ferai au besoin infirmier. Que dis-je? 
J'obtiendrai, je m'y engage, j'obtiendrai du principal blessé qu'il vienne 
se faire amputer dans vos bureaux et vous pourrez offrir ce spectacle 
en prime à vos abonnés. 

— Descendriez-vous dans une mine où aurait eu lieu une explosion 
de feu grisou? 

— J'y descendrai ! 

— Et les nouvelles de théàtr. 

— 447 — 



A travers la Presse 

— Les nouvelles de théâtre ! Je vous apporterai la scène principale 
de la pièce en répétition huit jours avant la première. 

— Comment cela? 

— Je séduirai l'auteur. 

— S'il résiste? 

— Un acteur. 

— S'il résiste? 

— Le directeur. 

— S'il résiste? 

— Le souffleur. 

— Mais enfin s'ils résistent tous? 

— 11 y 'a de l'effraction ! fit le jeune Furet avec élan. 
C'en était trop. 

— Jeune homme, dit le rédacteur en chef du « Fanal », vous m'é- 
tonnez et, cependant, je ne suis pas facile à la surprise. Vous com- 
prenez, que dis-je, vous devinez votre époque. A dater de demain, vous 
êtes à moi. 

— Merci. 

En sortant, le jeune Furet entra chez un graveur : Monsieur, il me 
faut pour lundi, deux cents cartes sur ce modèle : J. Furet, homme de 
lettres. 

Un reportage qui a causé en son temps une stupeur admirative 
dans tout le monde entier, fut l'exploit de Stanley envoyé par le 
« New York Herald » à la recherche de Livingstone. On sait de quelle 
héroïque façon le reporter américain s'acquitta de sa mission. 

Plus tard, un autre reporter yankee, M. Stanhope, s'en fut à 
Hamburg, en pleine épidémie de choléra, pour y suivre et décrire 
la marche du fléau. Par zèle professionnel, il s'efforça de con- 
tracter cette terrible maladie, afin de donner à ses lecteurs des 
impressions vraiment vécues. Il n'y réussit pas, heureusement. 

On se rappelle encore le match, désormais historique, de Henri 
Turot, alors au « Journal ;;, contre Gaston Stiégler du « Matin », 
s'efforçantd'accomplirletour du monde en un minimum de temps. 
Gaston Stiégler arriva bon premier, battant de très loin le record 
de Philéas Fogg, joie de notre enfance. 

Un jour, un rédacteur du « Matin », journal qui a toutes les 
curiosités, voulut se rendre compte si les chiens terre-neuve 

— 448 — • 



Le grand reportage 

adjoints à la brigade fluviale créée par le préi'.-t .|«> police avaient une 
raison d'être et pouvaient oll'rir quelque secours en cas d'accident. 
Au Dioii d'octobre 1Î102, par un froid déjà très sensible, un de ses 
reporters piqua une létedans laSeineet regagna la rive en migrant 
sous l'ieil compatissant d'un des terre-neuve municipaux qui -al.— 
tint soigneusement de se porter au secours du pseudo-noyé mai i 
l'encouragea vivement par ses ahoieincnls. dette expérience que 
l'on aurait pu croire inutile a pourtant eu pour résultat de faire 
supprimer la brigade de sauveteurs a quatre pattes. 

C'est encore un rédacteur du « Matin », M. Gaston Leroux, qui, 
parti a la rencontre de l'expédition Nordenskjold, passa huit jourf 
en mer avec les explorateurs polaires et fit un récit magnifiquement 
coloré des épreuves endurées par les courageux -avants dan- leur 
hivernage au Pôle-Sud. 

A ce journal revient aussi, sous la plume de M. Mou thon, la 
découverte de l'escroquerie Humbert, la plus grande du siècle. <m 
sait enlin le rôle de ce journal et ses reportages au moment de l'af- 
faire Stenheil. 

Un autre grand quotidien, le « Journal », eut. lui aussi, des I 
ploits à enregistrer : c'est ainsi, par exemple, que M. Jacques hliur 
lit gracier le pharmacien Danval et alla le chercher jusqu'au bagne 
pour le rendre à sa famille. 

Mais cette ingéniosité dans la préparation, cette hardiesse dm» 
l'exécution des grands reportages, ne sont point l'apanage des 
journalistes français et américains. Au moment «le la guerre russo- 
japonaise, un journaliste russe, M. Kraievsky, accomplit un exploit 
sans précédent. Durant deux mois, il visita les principales villes 
du Japon et, risquant à tout instant sa vie, il réussit à remplir la 
mission dont il avait été chargé par son journal le Rovsskoie Siovo. 

La conversation suivante, qui avait tu lieu entre le rédacteur 
en chef de ce journal et M. Kiaievsky axant son départ de Moscou, 
nous renseignera sur le but de celle mission et les condition- de 
sa réalisation : 

— J'ai à vous faire une proposition, a laquelle je vous prie de 
bien réfléchir. 

— 449 - 



A travers la Presse 

— Je vous écoute. 

— Il s'agit d'envoyer un correspondant chez notre ennemi. Il 
aurait à visiter tout le Japon, à voir ce qui. s'y passe et, à son re- 
tour, à nous dire toute la vérité, en témoin oculaire. 

— Ce serait intéressant. 

— Voulez-vous vous charger de cette mission? 
Kraievsky réfléchit deux secondes et dit simplement : 

— Oui, avec plaisir. 

Quand le rédacteur en chef fit allusion aux risques de l'aven- 
ture, le correspondant le pria de parler plutôt du plan du voyage. 

— Soit } Quand pensez-vous partir? 

— Je serai prêt dans une demi-heure. 

— Ecoutez, dit encore le rédacteur en chef qui hésitait à en- 
voyer presque à la mort ce jeune homme de trente ans, vous avez 
fait le tour de l'Europe, vous avez vécu à Shanghaï, à Singapour, à 
Kharbine, àMbukden, à Port-Arthur... Le hasard d'une rencontre... 

— Certes, cette entreprise n'est pas sans danger, mais elle a son 
charme. 

Ce danger consistait simplement à être pris pour un espion et 
à être pendu, sans autre forme de procès. Il est vrai — et cela 
explique son esprit de décision — que M. Kraievsky a vécu long- 
temps parmi les Anglais et les Américains ; il en a gardé même 
jusqu'à l'aspect extérieur. 

Deux jours après cette conversation, le 18 septembre, il part de 
Moscou. Le 28, il télégraphie de New-York : « Arrivé. Suis les ins- 
tructions ». Celles-ci étaient de se transformer en Américain : 
noms, papiers d'identité, vêtements, linge, etc. Le 22 octobre, il 
est à San-Francisco. Ce n'est plus Kraievsky mais Sir Percy Pal- 
mer. Et si quelques curieux lui avaient demandé quels étaient ses 
parents en Amérique, il aurait répondu : 

— Les Palmer sont originaires de Pensylvanie. Mon frère 
James y possède une fabrique. 

Et si même on avait télégraphié à James Palmer, celui-ci au- 
rait répondu en toute conscience : 

— Oui, j'ai mon frère Percy qui voyage souvent en Orient, mais 
je ne suis pas en correspondance avec lui. 

— 450 — 



Le grand reportage 
Le 2't octobre, M. l'fiï) l'aimer part AOBC -iir le paquebot China 

lan-Francisco et, dix-huit jours âpre-., il aborde les côtes du 

Japon. Il n'esl pas riroiinu. Suivant les signes conxenus, il l»*lt- 

graphic de \ okohama à Londres, à un ami de son journal : « Ar- 
rived Palmer ». l'n journal ru--»' recevant « f 1 1 Japon un télé- 
gramme de — « » 1 1 correspondant pendant la guerre, M <"ii\ o-ndra 

que ce n'es! pas lianal. 

Le I" novembre, nouveau télégramme, cette fois de Tokio même. 

el plus rassurant encore : « l'as-ed l'aimer ». Il disait, en langage 
< ■oiixenu. que tout manliail a SOuhatt el <|iie M. l'aimer tel pris 

partout pour un touriste américain. 1 lui I jours aptes arrive une 
dépéehe de Nagasaki : « Compliments l'aimer >.. Cette fois, 
le triomphe complet. La dépêche voulait dire, en effet: « La mis- 
sion est entièrement remplie 

M. pal mer visita ensuite d'autres villes japonaises, observa, exa- 
mina lout en ilet.nl et, après dans moii de séjour, - en revint bran- 

.quillenient à San-l-'iami^co. où il dél»an|ua le 'Il décembre. Aus- 
sitôt, sur la terre américains, M. Palmer disparaît, et à sa place 
reparaît M. Kraievsky correspondant du « Uousskoie Slovo . au- 
quel il télégraphia le môme jour: « San-Franciseo 21 décembre. 
J'ai séjourné à Yokohama, Tokio. Simonosaki, iki, Mat- 

souvama. J'ai photographié les afiscnn£èn rusées. J'ai visité les 
hôpitaux, les forteresses, tes tronpes. J'ai assisté ana meetings. 
J'ai interviewé »les dignitaires japonais. J'apporte un grand nombre 
de photographies. Je retourne en Russie. Kraievsky ». 

In autre reportage peu banal fut celui que lit pour l' « Eclair ■ 
M. Georges de Labruyère. 

I ii jour, à Paris, releutit comme un coup de tonnerre l 'a lia ire 

Padlewski. l'n matin de novembre 1890. le généra] russe Séli- 
verstoff était ramassé, une bulle dans la tète, râlant sur le tapis de 
sa chambre, à l'hôtel de llade. L'enquête démontra que L'assassin 
•'■tait un nihiliste russe, Stanislas Mexandrof Padlewski, qui s 1 
introduit dans la chambre du général, ancien ministre île la police 
russe, sous le prétexte de solliciter sa souscription à une ouvra 
de bienfaisance. En réalité, Padlewski était délégué par le comité 

— iSi — 



A travers la Presse 

révolutionnaire pour exécuter le général Séliverstoff, qui avait 
fait arrêter une anarchiste de Moscou, Sophie Gunsbourg. 
Padlewski, ayant rempli sa sinistre mission, disparut sans laisser 
«le traces. 

Quinze jours passèrent, durant lesquels les limiers de toutes les 
polices européennes filèrent de faux Padlewski de capitale en 
capitale. Puis subitement, coup de théâtre : le journal « l'Eclair » 
jpublie une édition spéciale avec cette manchette : « Comment j'ai 
fait évader Padlewski ». L'article est signé : Georges deLabruyère. 

Le soir du crime, une dame, soigneusement voilée, était venue 
à la rédaction de Y « Eclair » révéler que le meurtrier était caché 
chez M me Duc-Quercy ; elle affirmait que le crime était exclusive- 
ment politique, et elle suppliait qu'on aidât Padlewki à passer 
îa frontière. L'affaire était tentante ; quel superbe article à écrire 
si le coup réussissait! 

Un des rédacteurs présents, M. Georges de Labruyère, s'offrit 
=à l'essayer. On simule un duel qui doit avoir lieu à l'étranger 
dans le Tyrol autrichien ; la presse insère les communiqués à ce 
propos, et voilà qu'on se passionne pour cette affaire d'honneur 
5iux dessous mystérieux. 

Padlewski, muni de papiers en règle, se rend en voiture à la 
cité d'Antin où l'attend Labruyère, et en route pour la gare de 
Lyon. Convenablement emmitouflé, et peut-être un peu maquillé, 
Padlewski s'installe dans le sleeping à côté du reporter. On peut 
supposer que les deux hommes ne dormirent pas beaucoup. Enfin, 
voici Modane ; c'est la frontière avec les douaniers et les gen- 
darmes français et italiens. 

Payant d'audace et afin de détourner les soupçons possibles, 
Labruyère se nomme et présente son compagnon de voyage au 
•commissaire spécial et au chef de gare : 

— Le docteur Wolfî, qui veut bien m'assisler dans mon duel. 
Ces messieurs sont enchantés de voir de près les héros d'une 
aventure dont tous les journaux s'occupent et tout le monde dé- 
jeune et fraternise au buffet de Modane. Enfin, le train repart ; 
les deux voyageurs brûlent Turin et Bardonêche, puis arrivent à 
Trieste où Padlewski s'embarque pour l'Amérique. Deux jours 

— 452 — 



Le grand reportas;» 

après, le récit de celte extraordinaire odyssée paraissail dans 
V « Eclair », on devine avec quel inceès. 

Georges de Labruyèro fut traduit devant les tribunaux qui le 
condamnèrent à treize mois de prison. II fut d'ailleurs libéré sis 

semaines après. 

\ mis venons de mentionner quelques faits de reportage qui 
sortent quelque peu de l'actualité courante. A côté des auteurs de 
ces records sensationnels, il convient de placer les correspondant 
de guerre dont l'audace s'est décuplé dans ces dernières anm ; <«s — 
nous l'avons vu par l'exemple du journaliste Kraievsky — et 
dont l'imporlanee augmente chaque jour, car on ne s'est jamais 
tant battu que depuis que le pacifisme est bêlé par tant de voix. 
moutonnières. 

C'est devenu maintenant une nécessité pour tout grand journal 
qui se respecte d'avoir des correspondants spéciaux qui suirent 
sur place, les opérations des armées en campagne. 

I.n -tuerai, ces correspondants sont accrédités, par l'intermé- 
diaire du ministre de l'Intérieur et du ministre de la Guerre, au- 
près d'un Etat-Major d'armée et peuvent suivre cet Etat-Major 
dans ces déplacements. Ils sont munis d'une carte d'identité visée 
par le chef d'Etat-Major et parfoi> au--i d'un brassard : il en > -' 
de même du domestique dont chacun d'eux est autorisé à se faire 
accompagner. 

Les difficultés de ce reportage sont extrêmes et incessamment 
renouvelées. Le courage déployé en maintes circonstances par les 
correspondants de guerre mérite d'être' particulièrement signalé. 

Les types de professionnels dans ce genre sont le Jolivel et le 
Blount, de Michel Strogolî. Dans la réalité, les héros de Jules» 
Verne abondent. 

Nombreux sont ceux qui se son! entendu répondre Begmati 
qnement que le fil était coupé, même avec le télégraphe sans il. 
On constituerait avec ces reporters de choix une intéressante eaW 

gorie de physionomies et on y compterait, d'ailleurs, bien des 
blessés et même des morts. La prise de Karthoum par les troupes 
anglaises c >ùta la vie au correspondant du « New York Herald », 

— 153 — 



A travers la Presse 

Hubert Haward, fils du comte de Carliste, tué par un obus au 
moment où il prenait des notes. Les balles des Derviches bles- 
sèrent grièvement deux autres correspondants. 

M. Brinder, reporter d'un journal autrichien, suivait les opé- 
rations militaires près de Volo, pendant la guerre entre turcs et 
grecs, lorsque ces derniers l'arrêtèrent et voulurent le fusiller 
comme espion. 

Pendant la même campagne, à la bataille de Demokos, M- Gia- 
chêtu, correspondant de la « Tribuna », fut gratifié d'une balle 
turque. 

Durant la guerre russo-turque, Yvan de Woestyne et Dick de 
Lonlay ne quittèrent pas l'armée turque et subirent les fatigues et 
les dangers des batailles. Paul Bourde et Paul Bonnetain firent 
toute la campagne du Tonkin. Un reporter français, Seguin, a été 
massacré lors de l'expédition en Tunisie. 

Parmi de remarquables figures de reportage anglo-saxon, 
M. Knight se signale lors de l'expédition de Madagascar. Il tra- 
vaillait pour le « Times ». Au prix de ruses extraordinaires, il 
parvint à déjouer la surveillance des croiseurs français et à abor- 
der furtivement sur la grande île malgache. Il gagna ensuite Ta- 
nanarive par une route de sept cents kilomètres, infestée de pi- 
rates. Arrivé à ses fins, non sans avoir risqué sa vie cent fois, 
M. Knight put renseigner son journal, en dépit de l'Etat-Major 
français qui avait refusé de laisser pénétrer un de ses corres- 
pondants à Madagascar. 

Pour faire parvenir à son journal des informations sur les Hovas 
et sur les troupes françaises, le reporter anglais eut recours aux 
subterfuges les plus ingénieux. Ses correspondances, écrites sur 
du papier pelure, étaient dissimulées dans les morceaux de bam- 
bous qui servent, aux Malgaches, de tabatières, et ensuite portées 
à la côte par des émissaires transformés pour la circonstance en 
marchands de sel ou de tabac. 

L'aventureux reporter du « Times » essaya de refaire ce coup 
hardi et d'aller exercer son métier de spécial correspondant au 
milieu desinsurgés cubains ; mais, cette fois, il fut arrêté par les auto- 
rités espagnoles et le téméraire Anglais dut renoncer à l'entreprise. 

— 454 — 



Le grand reportage 

Le journalisme est <;ijki I.I.- de tels •• il < ni - elle prouve 

h toute imv,i>ioii. (»n .1 \n M l'îaston Stiégler, du « M.-itin », faire 

le tour du uioiii le dans des conditions extraordinaires : H. Ludo\ i« 

\;iiide;iii, du «Journal », suivre du commencement à la lin, el 

- près, la guerre m-s,. japonais.-. \l. Georges Bourdon, du « Pi- 
garo », eut une mule blessée sou- lui pendant une reconnaissance 
à Casablanca. 

Les dangers courus sont de tous les instants : mai- <| u'im jmrt.- 
m bon reporter! Au crépitement des balles, parmi les inconfor- 
lahle- situations, il fera sa copie, la eolorera de bonne humeur et 
de pittoresque, et l'enverra dare-dare à son journal. El ce W 

fort heureux si le lecl -assidu, en ouvrant sa feuille quotidienne, 

ne B^exclame pas : « Mon Dieu, que ce rédacteur est assommant ! » 

Cette institutioii (|uasi-offieieUe des correspondants de guerre 
des journaux n'est pas sans présenter de- dangers pour le- pa\- 
auprès desquels il- sont accrédités. Le reporter est, par nécessité, 

d'une curio>ite toujours en éveil : i! considère comme son premier 
devoir de renseigner complètement et rapidement son journal. 

Cette préoccupation e-t susreplilde de lui l'aire perdre de vue les 
inconvénients que peut entraîner l'excès de son zèle professionnel. 
tafssi, beaucoup de généraux sont-ils partisans de la suppression 
totale des correspondants a la Btrîte des année-. Il- se rappellent 

quelle- conséquences fâcheuses les indiscrétions irréfléchies d'une 
pariiede la presse française eurent, en diverses circonstances, an 
cours de la guerre franco-allemande. 

Le 22 août 1870, le maréchal \la< -Mahon quittait le camp de 
Ghalons à la tète d'une armée de 140.906 homme- et marchait 
d'abord sur Reims, puis sut Motttmëdy, dans le but d'effedtuer sa 

jonction avec l'armée de Ma/aine ipii devait, de Met/, se diriger 
SUT le même point. 

Les3 •! I armées allemandes (an total MO.0O0 'hommes), igno- 
rant ce mouvement, quittaient a la même date la ligne de la 

Meuse et marchait sur Ohâlons, 

l.e 2à' août, leur avarit-gaTUC avait atteint la Marne à \\a — \ <t 

— i:;:i — 



A travers la Presse 

s 

à Vitry, et la marche vers l'ouest devait continuer le lendemain, 
lorsque l'Etat-Major allemand, qui faisait saisir tous les docu- 
ments trouvés dans les bureaux de poste, fut informé, par la lec- 
ture de journaux français, du mouvement de l'armée de Mac- 
Mahon. Le môme soir, un télégramme adressé de Londres au roi 
de Prusse, reproduisant une information du « Temps », achevait 
d'éclairer les généraux allemands en signalant que Mac-Mahon 
cherchait à faire sa jonction avec Bazaine. 

Aussitôt, la marche des 3 e et 4 e armées allemandes sur Chàlons 
et Paris est suspendue ; ces deux armées convergent à droite 
pour se diriger vers le nord. Du coup, le 5° corps français, for- 
mant l'aile droite de Mac-Mahon est surpris et écrasé le 30 août 
à Beaumont ; les troupes allemandes qui cernent Metz resserrent 
leur surveillance afin d'interdire à Bazaine l'accès des routes du 
nord-ouest, et l'armée de Châlons, réduite à ses seules forces, est 
enveloppée et détruite à Sedan. 

Le général russe Martinovv, dans un ouvrage ayant pour titre : 
. « Quelques leçons de la triste expérience de la guerre russo-japo- 
naise », signale les inconvénients graves, qui résultaient pour 
l'armée russe, de l'excessive liberté laissée aux correspondants 
de journaux et attachés militaires étrangers, et des facilités trop 
grandes dont ils jouissaient pour se renseigner : les troupes russes 
étaient toujours dénombrées avec précision et, parfois môme, leur 
ordre de bataille complet était publié parles journaux allemands. 
Des communications, qui, prises isolément, paraissent de peu 
d'intérêt, peuvent, réunies et comparées à d'autres faits, fournir 
des conclusions de la plus grande importance sur l'effectif, le 
groupement, l'état matériel ou moral et les projets d'une armée. 
« Avec la masse de gens qui flânaient inoccupés dans nos Etats- 
Majors, dit ailleurs le générai Martinovv, il était difficile de con- 
server un secret quelconque. Les plans des opérations futures 
étaient ouvertement discutés, jusque dans les buffets des gares, à 
Liao-Yang et à Moukden ». 

Il n'en était pas de même du côté japonais. Les journalistes, 
en petit nombre, dont la présence était tolérée, ne devaient, sous 

— 456 — 



Le grand reportage 

aucun prétexte .•[ sous peine «l'expulsion immédiate, circuler iso 
1. ■ 1 1 1 < * 1 1 1 . On en formait un groupe dont la conduite était confie.- 
à on officier avisé <|ui lès menait où il le jugeait à propos et ne 
leur faisait voir que c<* <|iii pouvait, sans inconvénient, être vu. 
On procédait d'ailleurs, d'une façon analogue, à regard des 

attachés militaires •'•tr;in^« , rs. 

En outre, les lettres et télégrammes expédiés parles correspon- 
dants à ta suite des armées japonaises étaient passés au criblé de 
la plus rigoureuse censure. La plupart du temps, on leur permet- 
tait seulement de transmettre, dans leur style propre, les rapports 
officiels sur les victoires. 

Et non seulement ce fonctionnement sévère de la censure a 
permis aux Japonais de dissimuler d'une manière complète bien 
des données importantes, mais il leur a servi plusieurs fois à pro- 
pager intentionnellement des nouvelles inexactes dans le but de 
favoriser leurs opérations. C'est ainsi que l'effectif de l'armée du 
général Kuroki a constamment été très exagéré, ce qui a exercé 
une sérieuse influence sur les mesures stratégiques prises par le 
commandement russe. En juin 1 90 i , à Fen-Hian-Tchen, alors 
que l'armée de Kuroki ne comptait pas en réalité pins de soixante 
mille soldats, les Russes l'ont toujours cru forte de cent mille 
hommes et les journaux européens, sur la foi de leurs correspon- 
dants, lui en attribuaient cent cinquante mille ! 

En cette matière, comme en plusieurs autres, les Japonais mm- 
ont donné, au cours de la guerre 1904-190.*), des enseignements 
dont nous ferons bien de tirer profit. Si, dans nos campagnes fu- 
ture-, des journalistes français ou étrangers sont autorisés à suivre 
; "-rations de nos armées, ils devront être en nombre très res- 
treint et soumis à la même discipline et k la même surveillance 
• I ue eelle instituée par l' Etat-Major japonais. La censure, solide- 
ment organisée et rigoureusement appliquée, ne devra laisser pas- 
ser que des nouvelles vraies ou fausses, d,,nt la divulgation 
indifférente ou même utile au succès de nos armes. 

C'est d'ailleurs ce qu'ont admirablement compris et exécuti 
bulgares dans leur guerre avec les turcs. •.Quatre murs de préau 

— iS7 — 



A travers la Presse 

de prison; au milieu, un monsieur triste qui regarde une carte d'E- 
tat-Major ; au-dessous cette légende « correspondant de guerre » : 
voilà comment un journal figurait la situation des journalistes 
accrédites auprès des armées bulgares ! 

Dans son livre « De Sofia à Tchataldja », M. René Puaux, cor- 
respondant de guerre du « Temps » dans les Balkans, explique 
en quoi consiste la prison réservée, dans les armées modernes, 
aux correspondants de guerre. Cette prison n'est pas une enceinte 
fortifiée : c'est pis. C'est d'abord une censure impitoyable. C'est 
ensuite le nombre de journalistes qui annihile les possibilités 
d'envois, quand ces possibilités existent. C'est enfin la nécessité 
de l'action primant légitimement, aux yeux de ceux qui agissent, 
la nécessité de, l'information destinée à ceux qui n'agissent pas. 
Il en résulte, dit M. André Tardieu, dans l'article du « Temps » 
qu'il a consacré au livre de son confrère, qu'aujourd'hui un cor- 
respondant de guerre ne voit plus du tout — pas plus que le 
Fabrice de Stendahl — et que surtout, si habile qu'il soit, il ne 
peut pas raconter tout ce qu'il voit. » 



i-58 — 



L'OPINION 



JOURNAL DE LA SEMAINE 

PARAISSANT TOUS LES SAMEDIS 



SIXIEME ANNEE 



SAMEDI il OCTOBRE 1913 



NUMERO 4 t 



COMMENT LES ALLEMANDS REPRÉSENTENT LA LÉGION 

(Images et Textes Originaux) 
par M. André FRI BOURG 



La campagne contre notre légion devient chaque jour 
plus violente en Allemagne , nous nous trouvons aujour- 1 
d'Itui en présence d'un mouvement parfaitement organisé | 
dont les conséquences peuvent être extrêmement graves 
puisque nos adversaires ne prétendent à rien de moins 
qu'à nous imposer la suppression d'un corps de notre ar- 
mée.. Il y a huit jours, j'étudiais ici même la formation 
de la première légion étrangère en 1792 ; dans huit jours, 
j'essaierai de montrer les raisons de l'attaque allemande, 
ses résultats, ce qu'est la légion de 191 3 et ce que 




> . . Wx tegatxi. uni birtft nadj ba tfentarmntcftotloit . . . 
Le Racolage 

valent les argu.nents allemands qui en contestent l'exis- 
tence légale ; par ce présent article, je souhaite don- 
ner quelques précisions sur la campagne menée actuel- 
lement là-bas. 

I! s'agit bien d'une campagne méthodiquement orga- 
nisée. Il existe tout 'd'abord une Ligue allemand 't de 
préservation contre la légion étrangère (Deutsche Schuu- 



verband gegen die Fremdenlegion). fondée à Munich, 
présidée par le prince Hcrmann Sayn-Wittgenstein et 
qui a publié dans la Frankfurter Zeilung du * fé- 
vrier 1913 un appel à •• l'Allemagne, peuple des poètes 
et des penseurs qui marche à l'heure présente à la tète 
des nations comme peuple de civilisation (Kulturvolk) ». 
— Au début du mois de septembre, la National teitung 
fit une enquête auprès d'un certain nombre de députés 
au Rcichstag sur les moyens à employer pour mettre fin 
aux enrôlements dans la légion. Dès le 4 septembre, elle 
publis.it des réponses assez violente». M Rassermann, 
chef du parti national-libéral, déclarait . On doit 

s'efforcer en Allemagne de multiplier les associations 
destinées à combattre la légion. Cet associations doivent 
considérer comme leur première tâche de rassembler des 
documents contre la légion et d'en faire un tri. puis d'in- 




• »«r«uf MCuo et Un dn»û«n«rt« mit rtnrt Mniwn «i toif l— H 
oui bit 6oVmUin<.>U ftnit* une «tfno* • • • 

BA5TOMUM 

sister auprès du Gouvernement de l'Empire et du Parle- 
ment sur la nécessité d'une action législative afin de pré- 
parer le terrain aux lois à venir... •> 

Les adversaires de la légion usent de deux armes con- 
tre elle : la conférence, la brochure et le livre. 

Des tournées de conférences ont été entreprises dans 
tout le pays. 

Les conférences sont faites en général dans une salle 



VIII 
LA CONSTRUCTION DU JOURNAL 



La salle de rédaction. — L'imprimerie. — L'encre. — Le papier. — Le prote. — 
Babae, imprimeur. — Les • typos ». — Coquilles, bourdons et bourdes, mastics. 
— La « dernière heure ». — Les machines à imprimer. — La linotypie. — Le» 
journaux illustrés. — Le « Magusin pittoresque » et M. Charton. — Gravure sur 
bois et galvanoplastie. 



La salle de rédaction offre trois aspects absolument différents 
selon l'heure de la journée. 

Avant l'arrivée des rédacteurs, pendant les quelques instant- 
qui s'écoulent entre le journal (le la veille et le commencement 
• le la besogne pour le journal- du jour, elle respire l'ordre et la 
propreté. C'est une grande salle sans particularité, un bureau d'ad- 
ministration quelconque. Mais les murs, dans certains journaux 
tout au moins, dénotent le caractère de ceux qui l'occuperont 
tout à l'heure. De-ci de-là. une découpure collée. C'est le bêtisier 
universel. Ce musée mural est parfois très amusant ; les « lapsus 
calami » fameux y sont accrochés. On y retrouve les phrases des 
feuilletons de Ponson du Terrail : « Une porte qui s'ouvrit brus- 
quement lui ferma la bouche » ; « Il se promenait les mains der- 
rière le dos en lisant son journal » ; « Ah, ah! dit-il en portu- 
gais... », et bien d'autres tournures cocasses découpées principa- 
lement dans la rubrique des faits divers. 

Dès l'arrivée des rédacteurs, la Balle de rédaction t'anime; les 
paquets de journaux posés sur la table sont dépliés, puis lacérés 
à coups de ciseau et jetés au hasard ; des papiers se froissent, des 
découpures jonchent le sol. Des volumes sortis des bibliothèque-, 
traînent maintenant un peu partout. Chacun s'agite, court à la 

— 161 — 



A travers la Presse 

recherche d'un document, taille, griffonne, colle, expédie sa 
« copie » par le monte-charge. C'est le moment de plein travail : 
les uns viennent ; les autres s'en vont ; on cause, on fume, on 
discute. Les nouvelles du dehors, portées par ceux « de la ville », 
ou arrivées par la courrier ou par les agences, circulent, ac- 
crochent des réflexions, des commentaires. Toutes les rumeurs du 
monde se croisent dans cette salle, allant de l'un à l'autre, cha- 
cune à son destinataire. La besogne se répartit et cela dure jus- 
qu'au moment de l'édition, dans une animation qui va croissante 
de minute en minute. Voici le « coup de feu. » ! On travaille dans 
une hâte fébrile : les instants sont comptés. Chacun a ses heures 
de limite pour renvoi de sa copie ; aucun retard n'est admissible. 
De temps en temps, on jette un regard inquiet sur l'horloge. 
Diable ! il y a une minute à rattraper : les plumes grincent 
plus rapides; les pattes de mouche sur les feuillets se font moins 
lisibles. Pauvres « typos » qui devront tout à l'heure déchiffrer 
ces hiéroglyphes, y mettre la ponctuation oubliée dans la hâte de 
« pondre la copie », rétablir sur ses pieds une phrase dont le 
verbe ou un mot essentiel est resté au bord de la plume ! 

Le journal est tiré. Plus personne à cette heure dans la salle de 
rédaction. Pénétrons-y avec le garçon du bureau qui va avoir la 
lourde tâche de remettre tout en ordre. 

C'est un désordre invraisemblable : dictionnaires, atlas, an- 
nuaires, bottins, traînent partout, abandonnés dans la position où 
ils ont été utilisés; les journaux éventrés jonchent le parquet et, 
au milieu de tout cela, une atmosphère irrespirable, surchauffée, 
empuantie de la fumée des pipes, des cigares et des cigarettes. 
Vite un peu d'air et un coup de balai salutaire ! 

Les livres refermés reprennent leur place dans les biblio- 
thèques. Les journaux dont on garde les collections sont assem- 
blés, repliés, remis avec leurs blessures dans les caisses où ils 
retrouvent leurs frères de la veille. Il faut se hâter, car déjà, au 
dehors, de nouveaux faits se passent que, tout à l'heure, il fau- 
dra noter pour l'édition du jour. Le travail est à peine fini qu'il 
recommence. Le courrier arrive, les journaux s'empilent de nou- 
veau sur les tables, la correspondance est distribuée dans les boites 

— 462 — 



* La Démocratie * 



Omctcum: MARC SANGMER 



> V •tlÙtêM t tlMfl | 



Poui la pro0retô dfl nos casernes N,n,cél i>n lKïnl - ni dkUrMl la •*" **",* f^^' \ ******* 




; rzr~."S •5r.*r-«-«: 



•i f «m* On ■ mmmm» » 
Mfn, *> t- 



. nhiiitil n w •' ta'***, M Mit | h y^,' |, M j^tf 4. <%» MU fctai 

■MMMl p»« M l'U m * •'• I IMcteMM«l *-•< .. *>• fM Mvl 



» W*tal. 4m -t". 4r. .fc.. K < 



bÊ CHRIST_0E5 ANDES rSl?S'£rt 



iuikî 



i — * * U Mot* i". h 



»*»-. «ri. »«* *-. « 



»*#• tnw plan. Hh k«* ..- 
-.»*-*•» •*.* M» *.*. M- 

IWW« ■*. pM ta ***| A 



■ - MM. M . 



«M »m> p«M l II * i 

*«n *lHfPI «M taMta M*fta*« 



Plaide retraites roages 
mtracusm *un»T 

- Mta .— !M>'.I EmW - f WMl H« ta. ' ft. MM 



M)-»* mmM «MM ta «HW €. n 
wr bu r*0- • r*«« +' » W *M M 
«f* »-"■ 'I » m,».I M* «wl 

i m* *■• mi *tf 

«ta* M * I» — • .- 
*t ..-.• — *> a. W 



«»i»» »-—«■»»-»'-■ .. --—■,?— ~- 




















r~-, ',, ;,■ t. j 'iT**^" 






£»~:~ LA MZSm D0 B IEMr 


^r.. - T~r 


im nuri^iîiinii i .il 






[n'i'i'n >£-' ZÎZ, N|M (C 


, "1. . '..i.^-'-T'' ", . 






















«j j«». i 


r^r^** .rrrv. 


itusu-. m.u UCnrtRt 


*r , ( B . 


Cm aftkajtBtajm 


22?55SrC-" 


r»m « ,l l | 


*, J "il 






£j».^rr3^r: 


^ir^r-^r.rccr— 


°" ilT?!* 1 "* ""*■" — *rr 


uuptHtim 




















*--*-■ 


*»«> -- ■ 


MwMtai à ft DMtafM 


"l^""' ■"'---' 



.4 proixn «V /o tragédie et Lune f 

Le romanichel a Jeux pays : 
le siVn et puis... la France 



r mm w« -ta . r -.. 



i M, •*»■,< ' r%« «mm W» 

%YMÉJ I • k r— -'• 

l U M* < v-taMm r«* M» 

: M ■'» 






|fr* V .. «km U I|»IM1-1M *• 



^ w ; M MMMtal «ta!» (Ml M»«MW K* 



Libres prooo» 



'Z^^**. '*** 7 *•*"* ^' ", * „ *r ^*V*i ' --^ 






>eTu» 









La construction du journal 

iiux lettres] la. besogne s'accumule à nouveau. Le rocher de Si- 
syphe vitîiil il»' dégringoler de s;i montagne. A p. in.- le . I . - 1 1 1 i • - 1- 
eonp «I»' balai donné, les premiers arrivas sont là. La vie de la 
salle 'If rédaction n'a cessé qu'un instant, elle renaît. Entre ses 
quatre murs se prépare déjà le journal du lendemain, cependant 
<|ne les premiers lecteurs achèvent à peine de lire celui du jour. 

Voyons, maintenant que la copie est prête, comment et parquai- 
procédés elle deviendra ce journal de quatre, six ou huit pages, 
et même plus, qu'on enverra sous bande à l'abonné, qu'on por- 
tera dans les kiosques ou que les vendeurs crieront sur les bou- 
levard-. 

En premier lieu, quelles matières premières sont employées 
pour obtenir ce résultat? Deux : l'encre et le papier. 

I. encre d'imprimerie, dont la maison Ch. Lorilleux et C ip , de 
Paris, est aujourd'hui le fournisseur mondial, est composée de 
noir de fumée, d'huiles minérales résineuses et d'un siccatif éner- 
gique nécessité par le peu de temps qui doit s'écouler entre l'im- 
pression et le pliage du journal. 

Il esl nécessaire aussi que le mélange d'huile et de noir de fu- 
mée soit parfaitement malaxé et broyé, tout en gardant sa cons- 
tance, de manière à se distribuer très également et très rapide- 
ment sur les rouleaux des machines modernes qui travaillent à une 
allure vertigineuse. 

Voici déjà quelques années que l'on s'est efforcé d'obtenir des 
encres grasses de couleur à des prix abordables, et l'on est arrivé, 
pour des périodiques, connue les suppléments du « Petit Journal a 
et du « Petit Parisien », àemployer un encrage en couleur dont 
le prix est sensiblement égal à l'encrage en noir. 

Rendons pourtant auxencres du passé cette justice que l'impres- 
sion obtenue avec elles était beaucoup plus durable que «elle de 
nos journaux actuels; on est surpris de constater la netteté, la 
vigueur d'impression des premiers ellévirs, par exemple, à côté 
d'un exemplaire du « (lorsaire » dont le texte a singulièrement 
pâli en moins d'un demi-siècle. 

— 168 — 

31 



A travers la Presse 

La matière première essentielle pour la confection du journal 
est évidemment le papier. 

Aujourd'hui, c'est l'Amérique qui fournit presque la totalité du 
papier employé par la presse du monde entier. Tous les ans, on y 
coupe cent milliards de pieds de bois pour que les lecteurs de tout 
l'univers aient, chaque matin, en même temps que leur premier 
déjeuner, la petite feuille d'un sou qui leur apporte les nouvelles. 
Cependant, il ne pousse par an, aux Etats-Unis et au Canada, se- 
lon l'estimation du Bureau des Forêts, qu'une moyenne de trente 
à quarante milliards d'arbres ; la consommation est donc trois fois 
plus grande que la production. Un moment viendra sans doute où 
l'on devra chercher autre chose pour subvenir à l'effroyable con- 
sommation de papier exigée par la presse. Aussi commence-t-on à 
s'inquiéter très sérieusement de la crise probable du papier. 

Cette pénurie en perspective est due notamment à la publicité, à 
cette publicité intensive que toute affaire américaine nécessite et 
qui a outré le format des journaux, leur volume, et développé leur 
tirage dans des proportions invraisemblables. Aux environs de 
1870, il paraissait aux Etats-Unis, pour un seul habitant, 39 
exemplaires de périodiques ; en 1871, ce chiffre s'est élevé à 41,2 ; 
en 1890, à 72,2 ; en 1900, à 103 ; en 1905, à 125. 

Tout cela ne serait en rien si l'augmentation du tirage entrait 
seule en ligne de compte ; mais elle est presque insignifiante en 
comparaison du nombre des pages. Une statistique prise au Bu- 
reau de la presse des Etats-Unis nous dit que mille exemplaires 
d'un journal américain pesaient en moyenne : 91 livres (1) en 
1880 ; 118, en 1890; 137, en 1900; 176, en 1905. Ainsi la pro- 
gression, qui a été de 25 °/ de 1880 à 1890, de 16 % de 1890 à 
1900, a passé de 1900 à 1905 — et pour une période de cinq ans 
seulement — à 28,5 %. 

Quant au nombre de pages, la moyenne pour les revues et les 
journaux, qui était de 4,4 en 1880, a sauté à 8,8 en 1905, soit le 
double. 

Si nous nous souvenons que le nombre d'exemplaires a quintu- 



(1) La livre anglaise est de 454 grammes. 

— loi - 



mufvTV -■« a HMMBM 
l Iw * h C-uyHHMn. I 

PARIS 

tuxpmomsi m«i 



L'ÉVÉNEMENT 



«iruNDii MIAII. 



Sic itur... 



g— 4. a. «art* «M. NMk| 

laa* **.*■• * Qw«k "«•< *• " <■■» *» 
Hm — iaa«a*a wp«yw i. l »»Jy>. 

»... . 1 . m E J*. '."". RM 
. •-- 4 — b BÉT 



Mb a—., 3m ««m WHfM. aba. 






Ma>a h%< •* a-a*»a a» aa. ajaia> f âa, éa* 
- ai . IM 4 JW* «™ V.. 






< II (•» fMT -»U fl I 



1— W v a*«tm ba- la, abat «a .1 



..- . — « |.a»a>. aa» Bah* 

* M«h* ' a» la»»* 
r' •• rtVKpf i« M «h* 

aaVp. a» 4 Bj f W» * n»» JM II 



W— l | "W * — «t») --!« 4» 4—*» 



"- W « " ». *** *» 



.SRrsrt 



tMffMM. a» »»*• «VU MNHMlr» 

••■jii fc»i *% Z i ii|*a» «- •*«* i r» 

là witwltiwi, Tm mmn ^ 
«•• »*-l — M »>i. 4> n ajl n a j ai aa 
a»a»la», la» «*•• 4». a» «an aaawaa 

4»a » ■-• *.b M«W Ji>mw m 
r»-«fl* pm i m»*m 4* bjaat sa*. 

•m *-m * m •*•**«.*'.»». i rat». 

M •«*•«*■ •*>*»»*• I immm »aèa»j» 
NbH rUb* .*» .. W. il ~a> «m 












rt — ■*■> a» *»** t**-» a 

Echos et Potins 



"' -cî 



t***» N*l >H« «• .a. ■ ■» 



2jsaçrti[r^^.j 












■ S aaja- av -. R Haaa. a VB . àï a» abj 






iVo/05 QucficVcnncj 

mh*> b C - H K» 4a ht Im 4* il» 



— ■ 4» ri ■.■*■■. '"*' 



- *— >^w.^ r*u. iMMi sZmi 

MfJÉMfMVM """ "" 

atamp-aaWbâ».. MfA H l»i> 

l« «■> * isj *■■ " T 

CïiT*'îi3!*' 

E 



i_ 



Après l'accord 

turco-bulgare 



!£cri?S£:'5S)H 






NMt pM «a « tVaaa "taj M 

MM) *w •a»nl itar «A» •»♦ 

la» fWf>a* «mm «a INNa> 

aHMl r- i ai a«»f M U aj r^rf ■ a 

■ —m <a> kt < 



-f-y t. %-. l V. ! M !-**.' 

»— **« «a* *— > f» b «*** » I a > 



a-, a* il »»— y» , .miaén aja 
(M MMa* « t wna **a t «w* Cm* 



«HMl ps# a> *a«É, m> ■ »»*a; **V 
(aVaMMMu. WlW waa aajA- 
»«• •• r*»* ■•' ** *«*— * fc-aaaaa» •» 
« •*>•> •atrv»a Qa ta* aWaW-aa 
M ■— li|i«*1ia| ******* t M ai 
Mm, t'ai la »**%>« y» aM in y il 

a» Ntt (a>taCi a> a» Maa •«*■•>> 



;r^4irx% 



;s~£rj, 



M «4M 1 1 ■*■* _âa aaV 



«% a-.i ta*. 4M 
■aîl.a «Q> aa I» 

Va> a*a k*Mi 

"* itrrîTaA " R ***** * "aîaCl 

ff > ■» Iw» | • » ■*»»** >— » ataai l ' a 

•MM) i'*>m» ta**aa, aM Pa4r 
•mk taaaaaaa» -aawvM «mn 
•an a»-a U U«a«, kwr a aa* 
et «M «a. »wa « » «.'>4 • 






.^ t rSaZ.% , ar,rtt 



I> r « aaalajaa» la-aa. H AMasafca 
»«*j^ a^»wa^faa*aaaM«aaa»»> 

M *» WMaRaT éa— fa» w Mkfe> 
- >. m tl.i ^ aMaaaiaar 

aa> a ^aja W «wi» «Wâvti ia« 



rrSnSc35r2 



Propos <T un Passant 









a* « a C afZat^TXa» aàV 



«USC£ CT CSfACW 
«•-«■■i.iii , 



•4 S*!i!f , {kTji**t 



r**-^ -^ — 



LA LEÇON 






fAifctMa.»^— 



M « **»'■■ ' ll*l'^aU"a W > »V" , '* , ' 
m aa^Saay-aa» ■ a» jTl*mm — 



.— aa—aaxrlaal a—» «a «aaaàC 

a>aaâ« aa ftkaaa " _ P J l» » H 4»aaa** 

p a#a«a -aa - ■»♦*. *» aa»iaia ja> aaa 
wawaaaaj ta i ■ m ■■> • Maa* 



R *a a> ***~ *^ M ' ' ' *■■"» 



b Mk| : aïia: ; :i 






r^r.s ^i. ' Jv 









%çï«rrsJV.T.'. 



gîsËln 



La construction du journal 

| » 1 * * pendant cet \ ingl .in-, il apparaît « 1 1 1 • * 1rs journaux américains 

absorbent une quantité «le papier dix fois plus grand»- qu'en 1 S80. 

La «lise du papier n Vpargnera pas lTmrope, car ce qui se passe 

aux Etats-Unis existe déjà su le vieux continent, quoique dans 

des proportions moindres. Les journaux et magazines an-lais ou 
allemands ressemblent beaucoup aux périodiques américains, 
nurlles réserves de bois résisteraient à un tel Minotaure? L'Eu 
rope (>l l'Amérique réunies fabriquent annuellement environ l-iu 
millions de kilogrammes de papier à écrire et un milliard et 
demi «le papier pour livres et journaux. 

Si l'on ajoute à cela 1 .500 millions de kilos qu'exigent annuelle- 
ment les papiers buvards et ceux à calquer et à filtrer, les papiers 
pour tentures et emballages, etc., on trouve pour ces deux conti- 
ii. miIs une consommation annuelle de plus de trois milliards do 
kilos ,|,> papier ; et les trois continents, australien, africain et asia- 
tique, viennent porter ce chiffre! plus de cinq milliards. 

On cherche partout activement à faire du papier bon marché" 
avec d'autres substances que la pâte de bois; mais, bien que di- 
verses solutions aient été étudiées, aucune ne parait être en me- 
sure de donner des résultats Satisfaisants. Peut-être est-ce une er- 
reur que de vouloir trouver de l'inédit en cette matière, alors 
surtout que la simple observation de ce qui se passe ailleurs, et 
notamment en Chine, nous montre la vraie route à suivre. 

C'esl de temps immémorial que l'on fabrique en Chine du pa- 
pier avec la pulpe du bambou. Pour cela, les Chinois mélangent 
celte pulpe avec du coton et en font ce papier de Chine universel- 
lement estimé par les graveurs en taille douce. Or, si les forêts 
des Montagnes-Roche ti s< •> s'appauvrissent, non seulement on ren- 
contre des forêts de bambous dans toute la région intertropicale, 
niais encore on est parvenu à acclimater les bambusacées dans 
bien des pays à climat tempéré; et l'on peut citer comme exemples 
les jardins du < Ihàteau d'Heidelberg ; le Mamboo-Oarden, de Kiew : 
1rs plantations de M. Houzeau, de Lehaire, en Belgique; et. sur- 
tout, le magnifique parc, de Prafrance, dans le Gard, créé par 
M. Mazel, repris et continué depuis 1 00(1 par M. Nègre. 

— i69 — 



A travers la Presse 

Peut-on conclure que le bambou fournira un jour toute la paie 
à papier dont nos petits-neveux auront besoin pour leurs journaux 
et pour leurs livres ? Il est certain, en tout cas, que le bambou se 
multiplie rapidement, qu'il s'accroît avec une vitesse extraordi- 
naire (M. Nègre a constaté chez lui des accroissements allant jus- 
qu'à 75 centimètres en 24 heures) et que, convenablement traité, 
il peut donner en pleine production jusqu'à 10.000 kilos de pâte à 
papier par hectare. Ajoutez à cela que son traitement mécanique 
et chimique est très simple ; qu'il donne un papier presque indé- 
chirable, très aisé à blanchir ; qu'il est absolument opaque, plus 
épais et cependant plus léger que tout autre ; qu'il supporte à mer- 
veille l'impression, la gravure et les couleurs. En voilà plus qu'il 
en faut, ce nous semble, pour reprendre confiance. 

On sait comment se traite la pâte de bois pour en obtenir le pa- 
pier nécessaire à l'impression. On a pu voir fonctionner, à l'Expo- 
sition de 1889, les machines Dabray et de Meuer, et la bouillie 
liquide, versée par une longue gueule sur une toile mécanique, 
commencer à s'y prendre eu pâte ; puis, la pâte se développer sur 
une boîte aspiratrice où se fait par en-dessous un vide relatif, 
laisser ainsi en un clin d'œil la plus grande partie de son eau, 
passer d'un même mouvement sur une série de cylindres qui la 
sèchent, la laminent, l'égalisent, affranchissent ses bords, l'en- 
roulent comme un fil, l'embobinent sur de vastes mandrins. Les 
rouleaux ainsi obtenus peuvent avoir de trois à quatre mille 
mètres, parfois deux lieues. 

Un illustré anglais, « The Graphie » , annonçait récemment 
avoir reçu une des plus grandes bobines qui fussent jamais sor- 
ties d'une papeterie : elle mesurait 15 kilomètres de longueur 
sur 183 centimètres de largeur et pesait 2845 kilogrammes. 

Bismark, propriétaire d'une usine près de Varsin, a été l'un 
des plus importants fabricants de papier en Europe. 

Quelles sont les diverses opérations par lesquelles passe la 
« copie » des rédacteurs avant d'être reportée en caractères d'im- 
primerie sur le papier journal? 

— 470 — 



LA FRANCE 



tgfT»,!? 



tmt» «nu» laafc * G»»*. 



RÉALISATIONS 



H l.MM, «M* «M ..«.M» 1b t . 
MMNfMlllN «■»>■—« <MM> 
M*«N(MllNlN .MM >»*»■« 
•M4MM II. MfW». » I *.*>•*• 

•M4 »*M * M MM». «M* f— M I M> 

.t.— * «• ■■■ ««,. ««m» 

.*• MM MfWMNl 

M.. Il >WM mmmI 4 M ir4*r 
Im j h l b a n ••(«•• — « »m w 

#MH«Imm «m« I» *mm Ml*.» 

M«k M) llp W —1 M» MHI M MM 
Ml • •*— MfH *•• »*>m Wmm mm 

Hn-ilM* M*«H, fMlHlM) 

M*M «I » 'wfcWl IM* «M MMf* 
(H*-*-— «V M U -Vf »• Mt-.-».. 

Miiwn U r»»» M ifcifcM 4» IMm» 
f**jf » Mf» i<mhm >*■ —*■ mv 

M* M* M > Kl ll lW 4» r«llMH 

•L* M uMfMM m tl I à*wi«i«nii— 
»>*■)»]■ r*% i m »é M m Mf la diktat 
U« >M»iMM*pfJ «M MMl . U M> 

«MM*** MM ■ ■!■! •» ■*• 
MMM M» <M M**« J ^jgMW «M 

MMM4 M* t>MNN, l> V4 MM 



Ml «r im«4m»I U-* wmM IMW 

fM H » * !•*♦,«. .1.» fM ff4.<M 

MM» 4m* I* ■"••*" 4m «MjllMtt»» 

!• m44mm *• f«*>«*tlM m *«- 



fi.*.-* m* 

D>M Wm MMW*V*. *^"-t *f » 
. »*MN*«.M. 



. M M « .'M* >W. 



•m*ImJm im «Wm* HmM 






■ tWWMtll 



M» MM *^^-*tCTLj^ 

MJi MJMMM C* M W»«l Mm Ma) 
MlM to MiMUMM «• MtMl U 
#MMM mj« MlWiMn M NM> 
» -J. M -«.4 » Mmm M. MJM 



M 4M M» . IM* l«M ht pMl 
MMj » I • t— M M HMà * M> 



MjlhMMi 
raw m*mj Mjr h wtw »iw4n» 

■Mi. 4 M .MMHHiy M 



MM h* .M» ■ "" ** « . I» Win 
k«Mt «M Im R m 



MM» A) I » >(y.»p > • M MMMM. 

•m 4* Imw i M W ttm 



twt k CtMto * trtwNt 






^siœâë 






^^^B^m« ê» |iA i i > »■■■■ » 






M MMt -M» » M» Mj t * M»tM 

k-W WtaMfM M MJ# M MMI» 
S* ^ *M Mj J 1j M» 4-T fc MW A M Wl 

m J m ■ «"«>> h»M>i Mm» 

MMWk M* M . fW « M MrW 
• «MM- ■ ) ■■■■M.'M^- ^M. ,3p» 



S* m i M M. 4 i m n iii « Ami m» 



y^Mj-MM »» IMMélMl MM » 



•S" MM MM -M Mllili ■*• • fcf 

mSj> mi jST 4mT m> Mm» m 



•tWIMMI* M» — M " - — 

Swwt m iW» »»•« 'irnJmti »•** 
Va If M tt u M B i. w fctt M » f * f» 
«•Imw im i i i m ..mw.. -« & 




û'*MM 4M MM M) ^ <«- b M 
éMMbMMtVlIt M iM- T MMJM . 

Dm Im» m» h> mm» mimM) m» 






hmmm m* »m% ( itr- ' I 



ÉCHOS 






,23™' 1 t=r»\;.\^. - 






BcvafaFwsc 

M. ^ 



mm» _' ' J3S ffE»?î i r 3 M ' * 



"»-^«y ££~J'£nm ■■■> .••• 

B»nM ,* j* - cïmi'î. i &i'~ 



Lg% iDuu ou joua 
LE MEXIQUE 



M ^mW* >M M i twt< j-»^ !■■ 
■MM» MM* MMjM MVMJ ."fc-* 

S" ?^Lm^ *SmimmZ YmtSjvJ jt» 



Zm4*77^ MM*. «M JmV «t MM 
*MMM M M», Ml ^ llt '■■*» ''W. M> 



La Menace 

MM b M M , t. MMtBI» JmM> 



l/Q Situation du Mwia£it£Q- 



". r r-.-j 







s.yss.-.y.c 



__ . •* * M» 4. MM MM - 



tiM 






ES,'*- 3 *''*»- 



_ >«■ IMM»|M Mjt» »>MMJ 

















"J^s^l-âs 






S.'rf" v: ". r^ 5 




^ 



M 



La construction du journal 
sont évidemment les typographes <|ui font subir à cette co- 

DÎe BO ( » i <• m i i • • r.- transformation. 

Mais, (Tabord, que de spécialités différentes sous le titre gé- 
néral de typographes, depuis le « protc » qui est, en quelque 
sorte, le directeur de L'atelier, jusqu'au pressier ou imprimeur, 

eu passant par les paquetiera, le metteur en pages, etc. 

A l'origine de l'imprimerie, le proie était en même temps un 
mettre imprimeur et un correcteur ; il devait connaître le grec, 
le latin, l'hébreu, plusieurs langues vivantes, sans préjudice des 
sciences du temps. Le prote (du grec « Protos », premier) était 
alors nue sorte de savant universel qui honorait grandement son 
art cl BOn époque. De ce nomlire furent le graveur Nicolas .lan- 
son, que Charles VII avait envoyé à Mayence pour y apprendre 
le nouvel art ; A 1 < 1< • Mannée, les Jantes, de Florence ; les Plantin, 
d'Anvers ; les Elzevir, de Leyde : les (laxton, en Angleterre ; 
Guillaume Le Roy, Dolet, Didot, en France, etc. 

Le prote a conservé de nos jours encore une partie de l'impor- 
tant e qu'il possédait dans la jeunese de l'art typographique ; 
l'imprimeur ré\..lutionnaire Momoro dit de lui : « un prote est 
prunus inter pont, le premier entre >■«* égaux ». 

Immédiatement après 1<- prote, et les sous-prol«-> viennent les 
paquetiers et les metteurs en pages. 

Dans les « Illusions perdues », Balzac a décrit d'une manière 
très détaillée un atelier d'imprimerie de son temps. On sait d'ail- 
leurs que Balzac — pour son malheur — fut quelque temps pro- 
priétaire d'une imprimerie sur la rive gauche. 

Le rez-de-chaussée formait une immense pièce éclairée sur la rue par 
OU vieux vitrage et par un grand châssis sur une cour intérieure. On 
pouvait d'ailleurs arriver au bureau du maitre par une allée. Mais, en 
province, les procédés de la typographie >ont toujours l'objet d'une cu- 
riosité si vive que les clients aimaient mieux entrer par une porte vitrée 
pratiquée dans la devanture, donnant sur la rue, quoi qu'il fallut des- 
cendre quelques marches, le sol de l'atelier se trouvant au-dessous du 
niveau de la chaussée. Les curieux ébahis ne prenaient jamais garde au\ 
inconvénients du passage à travers les défilés de l'atelier. S'ils regar- 

— i73 — 



A travers la Presse 

daient les berceaux formés par les feuilles étendues sur des cordes at- 
tachées au plancher, ils se heurtaient le long des rangs de casses ou se 
faisaient décoiffer par les barres de fer qui maintenaient les presses... 
ils donnaient sur une rame de papier trempée chargée de ses pavés, ou 
s'attrapaient la hanche dans l'angle du banc ; le tout au grand amusement 
des « singes » et des « ours ». Jamais une personne n'était arrivée sans 
accident jusqu'à deux grandes cages situées au bout de cette caverne qui 
formait deux misérables pavillons sur la cour, et où trônaient, d'un côté 
le prote et de l'autre le maître-imprimeur... Là était l'évier sur lequel se 
lavaient, avant et après le tirage, les formes, ou, pour employer le lan- 
gage vulgaire, les planches de caractères ; il s'en échappait une décoction 
dencre mêlée aux eaux ménagères de la maison qui faisait croire aux 
paysans venus les jours de marché que le diable se débarbouillait dans 
cette maison. 

Depuis Balzac, les imprimeries ont bien changé : les moteurs à 
vapeur ou à gaz ont remplacé l'homme qui maniait jadis la presse 
à bras ; plus de « pressiers », plus « d'ours », mais un mécanicien. 

Les typos qui travaillent dans les journaux ont une organisa- 
tion très particulière. Ils s'associent en compagnies de dix, 
quinze, vingt, vingt-cinq, selon l'importance du journal qui les 
emploie, et travaillent aux mille de lettres composées. 

Le comptable de l'entreprise est généralement le metteur en pages. 

Entrons à l'atelier des typos et suivons la « copie » qui vient 
d'arriver de la rédaction, apportée par un apprenti, par un garçon 
de bureau, ou directement par un monte-charge. Le contre-maître 
s'en empare, la parcourt rapidement, ensuite la divise aux ciseaux 
et donne un ou plusieurs alinéas à chaque compositeur. Ce mor- 
ceau d'article ainsi distribué se nomme une « cote ». Il est numé- 
roté et porte le nom de celui qui doit le composer. 

Voici les typos au travail. Il y a différentes sortes de caractères 
el, dans chaque sorte, plusieurs dimensions. Toutes les mesures 
typographiques sont ramenées à une base fixe, le « point ». Le 
point estime longueur égale au sixième de la ligne du pied de roi, 
soit, d'une manière plus moderne, au 26 e d'un centimètre. La ligne 
a un certain nombre de points, l'interlignage aussi, les intervalles 
de même : on ne compte ici que par points. 

— 174 — 



J2J££S2t££ZSL 



ru,t- Moanan 



— «.— • ■•<• 



GIL BLAS 




Les œillères|~=^g^« 



ywUpiwyl ******* 



•CJd 



mm **?<*■ ■**»— »■* ta» 

.« — ta» 
- ta. ta*. « 



"ï*h»1""«i 



awv 



.. -.:\: 



* M* MHMMINMMMM 



..•I •« <MI pi 



mm» » « <* « ^. m* •> «m 
*«*JM «n w* »~m-, J T.». 

«mm «SX U M* mimé-m ? 



Mm * mm) h ww k(mXb 
jjtiymw. m ». »v hm*. mm 

< m m*** t mm UfcT^" 



53UT 1 * f îCISi *m* m * 

«M» lM «MM Xb «M fin 



(■ " MM M- • MU »*M #M*MM> «MM 

m r- hj*.i *v 

•MM M* MM4 *• MJtWl MOT m7m> 

« tt lMJ 11. MM» M MM, ClNMM M^fM 

i »-t » ■ imi M * mjm% i Cm! 



LE» ANOtl 



Echos 

lM * M > , - *-', M, 1 

>- M M ^ l ■ ■ y»— W. 

,«« M* h ,,., ,,| i,M.« 



». H-— M. MH« M. Z M*. 
I MM * MM K M»|M||M 



mjmvm CIm CT | H | M j M. J 






SSÎS^S: V:* k peKn Dirls 

MM M h» M .MMM f*M -M ?» 

tb M—, MM Xh nbà>M 

Mm M W Imn m. m #m. «- 

*> «i Imj 4- MfciHIfM». 4» *.- 

If M) » *M * f«M .MM M MM 

JM- *^«MJJjm7Î1«» ■ 
M* "•-. «Tta bM * AhM 



SSsçs^^^ -^iv^^n^t 



■St. Mr»? M*mm ' " ''* " 



B«*« -» h* I HU M 
*M|MM imn .» 






'AS 



ta - .ta— Im^ _ i mm ta*. 



-«2-«i»— . — —- ta», .-• — » •- 
' *-*. ta- r. fc- . — ., ... r. ftatata. m 



•ta. • ta~i ytata ta). ...» 

-r*-«^ta.i^.«^. 



"« ! '""' ' taTtatainitatat . ' " 



ta- tata — ta- ta. ta. — — 



■ ?? ■• " >■ ■ — - — '»« -I " 

tffJM-.ta». 

M. MM M MM MM- M- -— 
•— A. M-M. * M M- . ■ 



M. - M* MM. * «M* » MMMffC- 
M0 MM M BM 

M.. M. »------- « MM. 

MÉM * M lM> * IMMMM. -. 
M. -. «MWM MM M IMM •-» 

MMM M M LMM • >M-JM, * 



—£.-•■=-•":■ 






hiMtnOPivnIju 

■ MntnvferiM 



pSrSïHY 

■"— — ^— "- "~ i*** n**f* *" ' '' '" f 



• • »ta— Ctaj-ta. » / m i ta*» 



TÊW 









tg sa 

"• * * «-ta». ■. ■» i i ytata 



■ i i ■■ <*> ^ — « « • -ta. 

** JtaUtata tatata - ™" ' **^ * 



r^-rr 



cntaiîT5.--tarr-5 



ïr 



Brr-fraitta-tar-r 



"- « —ta. ^ 






"(WM-mVT*. 






. . -... : : 



^-crsirrta-S-: 



C7taTta.~ taturtaC * 



lalraatitji 

MIUIM 



«tatsr^rrt-.-. 



«•-rta--rtaVî 



hxjc: 



U 



La construction du journal 

Il v,i des-carstteres de 5, dé 6, de T. de - s . de •', de 10, de 12 
points el au-dessus. Cens généralement employés dans les jour- 
naux vont de t> à 10 point> le S esl très utilisé. 

La matière qui serl à fondre les caractères d'imprimerie »•*' un 
mélange il"- plomb el d'antimoine. On projette ci* mélange en tu- 
sion dans des malrires que vient rafraîchir immédiatement un jet 
d'eau fraîche. Une reste plus qu'à polir et régulariser les caractères 
et à les distribuer dans la « casse » au compartiment qui leur re- 
vient de droits. 

La « casse » est une grande caisse plate en bois blanc, divisée 
en compartiments dans lesquels sont classés les caractères, que 
iliaque typo a <le\aut lui. Il y a cent-cinquante-deux divisions 
■ou « cassetins » qui contiennent les caractères, mm pas dans 
l'ordre alphabétique, mais selon qu'ils sont plus ou moins em- 
ployés par l'ouvrier. 

La « casse » est divisée en deux : le « haut de casse », le « bas 
il<- tasse ». C'est dans le « bas de casse «que sont placées les lettres 
qui reviennent le plus souvent dans la composition. L'e muet pos- 
•>èilc le plus grand cassetin; puis, viennent les minuscules d, a, b, 
I, n, o, s, etc. Le « haut de casse » contient les majuscules, les 
petites capitales, les lettres avec accent, etc. 

Une casse spéciale, qui sert pour tout l'atelier, est affectée aux 
italiques et aux caractères droits. Chaque ouvrier s'y transporte 
avec son « composteur », dès qu'il rencontre dans sa copie un 
passage nécessitant l'emploi de ces caractères. 

Le Composteur est l'outil du typo. C'est un petit châssis de fer 
large à peu près de cinq centimètres et long de quinze à vingt. 
L'un des bords extrêmes est fixe : c'est contre lui que vient s'ap- 
puyer la première lettre de chaque ligne ; l'autre bord est mobile 
et comporte une vis de serrage. Selon qu'on l'éloigné plus ou 
moins avant de la fixer, ce bord mobile détermine la « justifica- 
tion » ou longueur de la ligna. Dana son livre sur a Le Journa- 
lisme -, M. E. Dubief décrit d'une manière alerte et vivante le 
labeur du typographe. « Tantôt silencieux, tantôt sifflant un air. 
le typo promène sa main de la casse au composteur, du compos- 
teur à laçasse. Et il va, il va, ilgrapille ! Et les petites lettres fines, 

— 177 — 



A travers la Presse 

déliées, disciplinées, se'rangent à côté les unes des autres. Voici 
déjà une ligne ! Vite une petite plaque de plomb, un interligne, 
pour la serrer d'unubout à l'autre ; vite, de l'autre côté de la plaque 
les lettres recommencent à se placer, à se semer, avec la même 
prestesse ! Elles se poussent, s'accumulent, s'alignent, sillons par 
sillons, enfilades par enfilades, comme les grains du laboureur, 
comme de petits soldats de plomb ique ferait manœuvrer une fée. 
Il n'y a pas d'auteur, si sceptique fut-il, qui ne se soit émerveillé 
vingt fois à voir avec quelle dextérité les phrases de son texte, 
ses pattes de mouche hiéroglyphiques se transforment ainsi en 
beaux caractères, tous égaux, tous corrects, luisant à l'œil ». 

Tantôt pour séparer les mots, tantôt pour donner aux lignes 
une largeur bien égale (celles des colonnes du journal), l'ouvrier 
égrène, de-ci de-là, de petites lames très minces, dites espaces, 
qui calent solidement la ligne, lui assurent la dimension juste, 
« justifient » ; puis, se faisant de chaque main une paire de pinces, 
il saisit par chaque bout, entre l'extrémité du pouce et l'extrémité 
de l'index, la matière ainsi composée et, toujours adroit comme 
un singe, sans déranger aucun caractère, sans rien « mettre en 
pâte », la transporte rapidement sur la « galée », sorte de compos- 
teur aux proportions plus larges placé près de lui. 

Le composteur rempli de nouveau et de nouveau vidé, l'opéra- 
tion répétée cinq ou six fois, la galée pleine à son tour, le typo lie 
avec une ficelle le « paquet ». Ces paquets sont passés au fur et à 
mesure au metteur en pages, et celui-ci les dispose, les emmaga- 
nise sur un rang, de fonte douce qui était jadis une table de marbre 
et que, de son ancien nom, on continue à appeler le « marbre ». 

Un article composé, que l'abondance des matières force à re- 
mettre à un autre numéro, c'est un article qui dort sur le marbre, 
et avoir de la copie sur le marbre quand on commence un numéro, 
cVst comme qui dirait avoir du pain sur la planche. 

Un ouvrier habile, un bon « leveur », peut livrer ainsi jusqu'à 
45 ou 50 lignes par heure. Mais la moyenne ordinaire est de 30 à 35 
c'est-à-dire, en caractères du corps 9, de 1200 à 1500 lettres. 
L'homme en commandite qui est resté, pour une raison ou pour 
une autre, au-dessous de ce chiffré, payera une amende pour 

— 478 — 



• »0UICV»*' 



• m Im r. 



i^» M — ,... ■ M« MOM MMOOAI «■■ m I *■•»•■ "m o i M l l l ttl 



l.llr.. I -» «t.» 



LA DlWltRI 






!n «• M* I ■- 
■m w—.. MM 



La Note du Jour 






Dm* iptaw 









r.r::. 



' - rr: 



:.•.':■.: 



MM ■*•»•• .«t 









■MW tf * »? IM mufcl n M^ 



*. . * M— » * *'<!•*. * V*. 



U-rfWJ *» fMf J .,..-»--.«. 






h» . . MM - «*. M 



lU"?»'" 



ECHOS 



»« TMWHKTUlto 






sï'ives'iirm 






TU.. 






Kë^K?lf 



S.".?., Jj. «TijE",- 






Uo baroontl 
iD«url viciiroe 

dt l'clljer 



LlinitMici- 









SV-StHS: 



Paris habitable 









V-: 



Il Ml 



LeLycêe Jefej Ferry 






."sr^=r;y= 



-ic- 



MûQto-ULrtrB. 
::: BMll 
et te ècrivtias 












,1 



<\ 



La construction du journal 

< - 1 1 . i « j 1 1 1 - ligne (If déchet. \in>i le veulent lei lois de la pige, de la 
vérification ; quant au produil des amendes, il -era mis à part et 
servies à acheter quelques bouteilles de vin onde bière qui, pen 
il.nii une courte interruption de travail, pendant la brisure n 
ntaire, entretiendront réquipe en belle humeur. 

Les typographe* sont, K\ 6C raison d'ailleurs, très tiers. lu métier 

qu'ils Tout. Ils rappellent volontiers nue Lamartine s nommé <in- 

temberg « le trihun de l'esprit humain » et que Iteranger et II»- 
gésippe Moreau commencèrent par composer les vers des autres 
avant d'écrire les leurs. 

Lorsque chacun des typos a fini décomposer sa cote, la copie 
rentre entre les mains du metteur en pages, qui n'a plus qu'a 
sembler le- uns au bout des autres les paquets de caractère jus- 
qu'à ce que l'article soit complet. Puis, il passe sur la composition 
ainsi rassemblée un rouleau d'encre grasse, une feuille de papier 
légèrement humide que l'on plaque Mir le papier à l'aide d'une 
brosse courte asseï Bemblable à celles qu'emploient les trotteurs, 
et voici une « épreuve » toute fraîche, la premier»', dette épreuve 
e^t tout de suite portée au «correcteur ». 

Ave/, vous songé quelquefois, dit M. Kgger (l), à ces hommes 
laborieux qui, près des ateliersde composition et de maehinesd'im- 
primerie, relisent du matin au BOÎT, et quelquefois durant la nuit, 
les ^'preuves d'un livre ou d'un journal ? Il leur faut suivre .l'un 
mil attentif les moindres erreurs qui peuvent porter sur l'ortho- 
graphe des mots, sur la forme des caractères, sur la ponctua- 
tion, sur le numérotage des feuillets et des pages, cela dans 
une variété presqu'infinie de sujets; quelquefois soumettre à rail- 
leur lui-même des changements auxquels il n'a pas pensé, tenir 
sans cesse i la main la copie manuscrite, le dictionnaire de l'A- 
cadémie qui fait autorité dans 1rs typographies pour maint. • «| n. — 
t i<»ii douteuse. Les yeux se fatiguent vite et la santé s'use à une 
telle hesogne. Quelques-uns de nos modestes correcteurs sont de 



(1) M. E. Eggkr, de l'Institut, professeur à la Sorbonne : « Histoire du 

Livre ». 



181 — 

32 



A travers la Presse 

véritables savants possédant plusieurs langues ou les éléments de 
plusieurs sciences. » 

Un correcteur, M. Bautiny, a écrit sur le même sujet : « Le 
correcteur, par son caractère et par la nature de ses fonctions, est 
isolé, timide, sans rapports avec ses confrères, supporté plutôt 
qu'admis dans beaucoup d'ateliers typographiques. Le patron voit 
souvent en lui une non-valeur, parce que son salaire est prélevé sur 
les « étoffes » (différence entre le prix compté au client et le prix 
de revient) ; le prote, la plupart du temps, diminue le plus pos- 
sible l'importance de ses fonctions. Le réduit le plus obscur et 
le plus malsain de l'atelier est d'ordinaire l'endroit où on le con- 
fine, et pourtant, qu'est-ce que le correcteur? D'ordinaire, un dé- 
classé, un transfuge de l'université ou du séminaire, uue épave 
de la littérature ou du journalisme. Aujourd'hui, sans doute, les 
choses ne sont plus ce qu'elles étaient, il y a vingt ans. Un élément 
plus jeune, plus énergique, est venu s'adjoindre aux hommes ti- 
mides ». 

Le correcteur doit être sans cesse à l'affût de l'insaisissable et 
toujours renaissante « coquille » (substitution d'une ou plusieurs 
lettres à une ou plusieurs autres) et du malencontreux « bour- 
don » (oubli d'une ou plusieurs lettres). Il en est de légendaires, 
et môme d'historiques. 

Un « bourdon » fut, dit-on, l'une des causes de la guerre de 
Russie en 1812. Le « Journal de l'Empire », parlant de Napoléon 
et d'Alexandre, avait imprimé : « L'un des deux empereurs domi- 
nera l'Europe ». On s'aperçut après la guerre — il était bien 
temps ! — que le texte original, massacré par le typo, portait : 
« L'union des Empereurs dominera l'Europe. » 

La « coquille » a causé des mécomptes tout aussi curieux et 
souvent plus amusants. 

C'est d'abord Sièyes s'écriant dans un discours : « J'ai adjuré 
la République » et à qui on fait dire : « J'ai abjuré la Répu- 
blique ». 

— 482 — 



•«mi Journal «uouaisn «Uklmni » ml 



© Paris Mût © 



fc~ 



DERNIÈRES NOUVELLES DE LA MATINÉE 



M Mil DE LIMP ASSE DP ROUIT : NOTRE ENQUÊTE 
La Coupe Mn-Bennett i Rems 



PARIS QUI CAUSE 



Billet de Midi 




mm» *m«,m* m awwi wkwt. 

«Mil M|MI* M »fc •*•*• M» 

H MlNWMfM|l«M4 «M M 

frrt^ riras.*. 

M» k « »MM . «~ m»5m»" 4» iW» 

HW fe rSOM I !*• « »• 4M M- 
K ^W f * I M » — M, », «M» 

M Im *>« «m •*•*•« h<m M» 
mimm m 1» « ' *» *■»' w »> * ■ *.**** 

'fcl«U IMMN. «MM* oT 

- * ■»*-> MM 

£*m3m4*CM -mmÎ. r 
MM 4«M M »M*» JM| — M M 

* Iwl 4 IMrM MMhM> M M***H 

«■M +■**» .mmm144 mi 4M. C ••» 

hM£Mf M MUM W '*— *_* 
»M MfMMM h MMMM M, X-^ 

M4W M» MM >W M» _M «I>I» 

4mh f uJ i M » m «m *mjt - 

«-MM -4HAHI 



Cw>o<xP«l«ct Um — 



les deux coures 




*M l*" -r** ** - ' •• **■ ?•>■ _>MM*. * ■■»*■»' - l» • «Mb 




'V "5T <ÎmUC *1 *J^A 



Ml M WWWI pv 

<***'* « HM " -*« MM 

WMMMM W>mJw»T— fc MW» 
«M»M1 M» » MMMM MWb Mf- 



2KFE£!vrîHj?3 






llMjnniftMM-taM 







a*»» £jr3 H 






njêsti.ls^£fz 



KsflBSMI SMglailf 

■ 



■ »>•».< ». • 



H.;;r.« 



5r£x.\. 



ssfisr 



La construction du journal 

PuMï v-.iri le <• Moniteur qui np|>«*ll»- I <Ii.uk-. • I i * i 

Cambacérèa « le grand chandelier àe l'Empire ». 

I n journal imprime que le mi Louis-Philippe, qui s'était m,, lu 
dans une forêt, s'\ était pendu. 

M. Gnizot fronça les sourcils lorsqu'aprèe un grand discours où 
il avail dit qu'il était au bout de ses forces, il lui. dans la compte- 
rendu du Journal des Débats • , qu'il était au bout de ses 
« /'fines ». 

Pendant la maladie tjui devait emporter le prince Jérôme, Is 
presse publiait quotidiennement les bulletins des médecins. I □ 

soir, la « Patrie », qui avait déjà annoncé « qu'un peu d'amélio- 
ration B'étail manifestée dans l'état du prince », imprime : « le 
vini i persiste ». 

Voici une histoire <|ui ;i eu pour théAtre unlîrand huche de 
(lerolstein quelconque : Un journal de l'opposition avait raconté 
que deux ministres, s'étanl rendus auprès du souverain, avaient 
i ; te jetés à la porte par celui-ci avec force coups de hotte... quelque 
part : aussitôt l'agence Havas de l'endroit fait passer dans la 
presse une note rectificative, qui court les salles de rédaction, 
avec une coquille de grande allure : « Un journal affirme que 
deux mini>liv> auraient reçu du souverain des coups de pied 
quelque part : il ue faut pas ajouter foi à cette nouvelle, car ces 
brutes sont dénués de fondement ». S'il en eut été bien ainsi. !•■> 
lieux ministres n'auraient pu, de toute évidente, recevoir les coups 
de pied t\ cet endroit ; mais c'étaient seulement les bruits qui 
étaient dénués de fondement '. 

Annonçant la mort de M. le comte de Bondy, ancien préfet, 
ancien pair de France, sénateur de l'Indre, le « Nouvelliste de 
Rouen » terminait ainsi se note nécrologique : • En I8H, le 

comte de Bondy fut élevé à la prairie. » 

Une personnalité étrangère, n -pectable à tous les points de 
rue, devait recevoir une délégation. Survient une indisposi- 
tion qui fait différer la réception. Dès la lendemain, un .journal 

imprimait: « M. X... n'a pu recevoir la délégation à cause «lu 
rhum qu'il avait pris la veille ». Il est à supposer que les typo- 
graphes prirent quelque chose, eux, pour leur rhume. 

— 483 — 



A travers la Presse 

Dans le domaine littéraire, il est des coquilles classiques. La 
plus célèbre est celle qui concerne les vers si touchants que 
Malherbe avait dédiés à son ami Dupérier, à l'occasion de la mort 
de sa fillette. 11 avait écrit : 

Et Rosette a vécu ce que vivent les roses, 
L'espace d'un matin. 

Le typo composa : 

• Et Rose, elle a vécu ce que vivent les roses, 
L'espace d'un matin. 

Mais, cette fois, la modification ainsi apportée au poème lui fut 
une beauté nouvelle et le typographe avait eu raison contre 
l'auteur. 

Combien de fois a-t-on imprimé les jambes de Jules Barbier 
pour les ïambes ! 

Alphonse Karr connut un jour une coquille dont son esprit 
ironiste et sceptique ne s'alarma pas outre mesure. On lui lit 
dire que la vertu devait avoir des cornes. Cette erreur dépassait 
quelque peu les bornes permises. 

Parmi les coquilles demeurées célèbres, en voici deux autres 
qui sont à la fois coquilles et perles : Un libraire de Dijon avait 
édité un rituel de son diocèse. Dans l'énumération des gestes de 
l'officiant, se trouvait, immédiatement avant l'élévation, cette note 
indicative: « Ici le prêtre ôte sa calotte ». Par suite d'un défaut 
d'attention, la phrase imprimée fut : « Ici, le prêtre ôte sa culot//- ». 
Du coup, le malheureux commerçant perdit toute sa clientèle et 
se trouva ruiné. Tout cela pour simple substitution d'une lettre à 
une autre ! 

Voici la deuxième coquille, absolument authentique : 

A l'occasion d'un anniversaire, le personnel de la maison Didot 
résolut d'offrir à son directeur un ouvrage qui fut un chef-d'œuvre 
de composition et de typographie. On choisit pour cela une belle 
édition du « Télémaque ». Les épreuves de l'ouvrage passèrent 
entre cent mains, les mots furent épluchés lettre par lettre. 

— 486 — 



La Bataille 



" 



•isr/jrsajta 



issu — ti a a ri 




UN OFFICIER ACCUSE 

de forfaiture et de subornation de témoins 

Les Dessous de l'Affaire Rousset 



NOUS ACCUSONS 



PAN-LACROIX... 



,. m ■ .' -i. '. 



> r»imi immm 



44 44M4. J» TV* 



wta «M mm u rtwi 4rinMU pM ta ■■■Iwill r»a-U«f«l 

4M «MM Il glu»* «»»" » IK 'ffl» ««I 4» 

4oM l"4i 44MM4 mT>m« «ili n .ti ^ H » 

PM UmMI • ••* 4. jfrtaMIl M 4. M i m M .44 4 444M. J " 



ta IWVlMM-1 PM-LMMil *4 Ml 

• fMl IU III ■ lll M' 44 *MM 
« I k. 4* «M MEUMI MKIH, I MMM •• 



Ul*t|ll«W|MIMlMill|MHMlniHlMl 1 

H4WN 4MMI4 4M M4M iltal HH irill. 141 4MMT 4 1 fM 

l4.Hlhll.MMI M 4NWMM4I 

«MM44IMI M pWM fc4H I 44 U,4H II 444f 4 4M 4M 

U I41M4 M M tri» ta C4MM> 44 D4M4M Mta-1 Mlt4 4M 



Lmmu 



I t ^l«.4WMM M14 M*. BI4II4I 4M IM4fU> 
U HmM m M/MM M44 



Plainte au ministre de la guerre 




Les témoins dont les dépositions ont servi à faire condamner, 

à vingt ans de bagne, le disciplinaire innocent Ronsset, 

se rétractent les nus après les antres. 



SAPPA AmTO!NC 



Sr— 



t^tf- 



• IMMlM 



f xzj y*" iTu? 



•■* i- ** yf *• "•■■— 



M*'ftss.'?rsu. 



IIPLICATIO.S 

L. l ■ . .i iSy t^ MM. ■-, aap .m 






|c~rïf 



Un grand Meeting 

• - —» m. I «Il i , 

" 4M 41 MMM4)M 

M4»NM.» M«a tS 



*3-*î3£X lia... 

MM 4411t. 
i>.4«4»l ■ a. 






--BT. 






4»^ MM^MMÎS 



Sm\«M4| IT^M M 4> 
— MM M f » M ~t |< I I I 

7ii!mïm!"mmZZ 4 "il m 



•»M.M. ■ •■_■ 



&MrsJ-2t-rta 

4M*«M?»MM*M«f mmTtS 

a- «..-.. m- -rt 
5L.M- 



Ll " SaTIlE" H LE - BOCBBDlgEgO EH Pf in 



H4s5 

S Brag 

IMI^ 4t » mmm " * 

14C4MM MM 

y»p »4»M m 4 ■ ■ « 




m -Wl l »ll MMawiHM 



kWtjMiMM 

-M-S-rtM^ 
0/«.vsZiËspx)4?rs 



â jLi" y , Mfg ~^*s 



La construction du journal 

Lorsqu'on crul avoir la certitude absolue que le volume m con« 
tenait aucune erreur tj pographiquc, on tira quelque- ixemplaire- 
da luxe, donl "ii offril I'- premier ;» M. Didot. lit oelai-ci, eu 
ouvrant le livre, pul lire : « aventures de l.étémuque ». 

hans le numéro du l'i mai 1 ÎM :î de la « llevue , M . A I h«*rt 
(lima relevé, entré mille i«Mjui 1 1«*- ;miu-anle-, cil.-, ipi.- voici : 

Nous sommes heureux d'apprendre à nos lecteurs que M. le Préfet va 
beaucoup mieux ; l'appétit est revenu avec beaucoup de foins {soins), 
notre digne administrateur aura bien vite repris ses forces, lisait-on 
dans un journal de l'Ain, en 1846 ou 1847. 

Dans l'Année littéraire (de Vapereau?) de 1861, il était fait mention, 
en divers endroits, du chroniqueur Albéric Second, qui fut célèbre à la 
fois par son esprit et par sa ressemblance avec le maréchal Lebœuf. 
Onze fois le compositeur changea Albérie Second en Albérie //. 

A côté de ces coquilles, <| u i sont en réalité de -impies « lap-u- 
calami », semblables à ce « lapsus linguae » d'un grand comédien 
qui s'écria au milieu d'une scène fort pathétique et avec un grand 
accent de conviction: « Un mou de veau, et je suis sauvé » ! au 
lieu <le dire : « l T n mot de vous... », il y a encore toute la série de- 
bourdes littéraires dues à la hâte avec laquelle un article est ré- 
digé et même parfois à l'inexpérience d'un échotier ou à sa dis- 
traction. 

Lu à la chronique locale d'un journal parisien : « Un incendie 
tout à fait inattendu... », ce qui laisse à supposer qu'il y a des in- 
cendies que l'on attend. 

Ailleurs : < Quelle ne fut pas sa douloureuse surprise en trou- 
vant. ;i sa rentrée, le petit complètement carbonisé! Le jeune 
enfant, martyr de l'imprudence maternelle, n'a pas survécu à sa 
douloureuse blessure... » 

Plus loin : « Le sieur L..., âgé de 75 ans, s'est pendu. Cette fin 
prématurée a naturellement causé quelque émotion ». 

A la rubrique des nouvelles des départements : « Les accident- 
de chasses sont, malheureusement, assez nombreux celte année. 
Un nous en signale un nouveau qui se serait produit cesjo-UfS-ci 
dans un bois près d'Elbeuf. En lirant un faisan, un chasseur en a 

— 189 — 



A travers la Presse 

atteint un autre à la figure. La blessure ne serait pas grave heu- 
reusement ». C'est heureux pour le faisan ! 

Une affiche apposée à la devanture d'un magasin: 

« Ici, on fait le pantalon de femme. 

Fermé dimanches et fêtes. » 

L'alinéa est de rigueur. 

Une annonce cueillie dans un journal régional et qui émane 
de l'honorable M. Aristide Noir, chirurgien-dentiste de l'Etat (?) 
à Avignon : «... Le seul autorisé, dans le département, à extraire 
les dents sans douleur » ! 

Un poète inconnu a chanté la coquille: 

ODE A LA COQUILLE 

Je veux chanter tous tes hauts faits ; 

Je veux dire tous tes forfaits... 

S'agit-il d'un homme de Bien, 

Tu en fais un homme de Rien, 

Fait-il quelque action Insigne, 

Ta malice la rend Indigne 

Et par toi sa Capacité 

Devient de la Rapacité. 

Que sur un vaisseau quelque prince 

Visite nos ports en province 

D'un brave et fameux Amiral 

Tu fais un fameux Animal, 

Et son émotion Visible 

Devient émotion Risible. 

Un savant maître fait des Cours 

Tu lui fais opérer des Tours. 

Il parle du divin Homère : 

sacrilège ! On lit Commère. 

L'amphithéâtre et ses Gradins 

Ne sont plus que d'affreux Gredins... 

Léonidas aux Thermopyles 

Montre-t-il un beau Dévouement 

Horreur ! voilà que tu jubiles 

En lui donnant le Dévoiement. 



$.90 



• 



la Hvmèn 1 • C««i — •« 



■ JE? 
il ri: 




%nÎ0 



•*•» OOOUMCC 



«UTOMOIILI - KROlUUTIOUt - CTCLItMl E£" - 

tTHUritHt. nc«rift«, «»c»i«» *•<»» < «itntfi. »i»»i»«f. or»*!»»/»»». tirxiMi ""T. ^Ï"JT "*** 



LE MEETING D'AVIATION OR REIMS '■ 



U OtMlCRC JOUAN.U 

VICTOIRE DE FRÊVOST 



r^llùl %W.\»\ 



lu M << M».' u 1 a 



trm 







^■Lr~z: 



■g>T 3 : 



E- 















-m - - •>•_<■ au 
vniMft t*r»«»iiM» , 




LAUTOMOBI 



OBI LE 

■»i» iih I '— ~—~ «vil TââîLââ»* ■ ■ 






La construction du journal 

Enfin, lorsque le correcteur, au prix de quels efforts ' ■ réatii 
.1 débarrasser [§ texte de imite i.uite, «m iuv un.- second*- .• [ •! .• u \ <• 
qui, celle-là, «-si portée à la salle de rédaction el c'est l'auteur lui- 
même qui la revoit. 

Mais le metteur en pages — qui doit être très expéditif pour 
m> pas retarder le tirage du journal imprimé — peut, dans sa bâte 
extrême à prendre sur le marbre lu composition, oubli*-!- uuelques 
lignes '»ii en intercaler d'autres étrangères au -n j«-t . r.Vsi ainsi 
que, dans un journal très grave *-l très soigné i U)US les points 
de vin-, on pouvait lire il y a quelques années, à l'occasion des 
obsèques d'un procureur général : « La fête s'est terminée par 
un bal des plus animés. »> 

Le secrétaire de rédaction \ i»-n t ;i l'aide du metteur en pages 
pour terminer le journal et pour préparer la « Dernière Heure ». 

Beaucoup de t, r fiis, (|iii voient s'étaler pompeusement cette man- 
chette à la troisième ou à la quatrième page de leur journal, 
s'imaginenl que, par cela seul, il est* bien informé et mesurent 
son degré d'information à la longueur de sa « Dernière Meure ». 
Il n'eu est rien. En bonne règle, chaque dépêche dei rail être mise 

i se place dans ht rubrique qui lui convient. Mais il est évident 
qu'avec le système de clichage actuel, cette pratique est impos- 
sible. Les pages «lu journal étant h serrées » les unes après les 
autres, on doit commencer ces opérations de bonne heure et 
«•emplir successivement les pages avec ce qu'on a de prêt. 

Dès lors, les nouvelles qui arrivent pendant ce temps ne peuvent 
plus ensuite être mises en place a leur ordre normal et sont grou- 
pées dans la dernière page BOUS la dénomination de « Dernière 
Heure », Celte page comprend, en outre, dans les journaux à plu- 
sieurs éditions, le « roulement » rempli au fur et à mesure dans 
les éditions suivantes par des nouvelles plus fraîches. La « Der- 
nière Heure » n'esl donc pas, <-n elle-même, une preuve de bonne 
information, mais une rubrique imposée par la nécessité d'aller 
le plus vite possible avec l'outillage actuel. 

La « Dernière Heure » terminée, et les formes du journal défi- 

— 493 — 



A travers la Presse 

nitivement bouclées, c'est le moment de tirer, et ici il convient de 
parler des machines à imprimer. 

M. Max de Nansouty en a noté l'histoire d'une manière si pré- 
cise que nous ne pouvons mieux faire que de lui laisser expliquer 
leur fonctionnement : 

La machine à imprimer, la presse typographique, est bien cer- 
tainement l'un des plus merveilleux progrès actuels. Certes, on 
l'admire ; mais peut-être, sans se rendre exactement compte des 
prodigieux services qu'elle rend. Les générations présentes sont 
nées alors que la machine à imprimer existait déjà et commençait 
à accomplir son énorme besogne, toujours plus grande, toujours 
plus pressée ; elles ne peuvent prendre une idée de l'importance 
de ce qui a été réalisé qu'en mettant quelques chiffres en parallèle 
les uns avec les autres. Ainsi, en 1820, avec les presses à bras ima- 
ginées par Clymer et Stanhope, un bon ouvrier pouvait tirer deux 
mille feuilles par jour et d'un côté seulement. En 1889, Marinoni, 
le grand constructeur français de machines à imprimer, présen- 
tait au public une machine rotative double, pour journaux de grand 
format, pliant les journaux de quatre pages, encartant et pliant 
ceux de six et huit pages ; et donnant par heure quarante-quatre 
mille exemplaires dans le premier cas et vingt-deux mille dans le 
second. C'était, dès lors, la diffusion intensive du journal, diffu- 
sion dont l'effet normal est immense et ne peut encore s'évaluer 
tant il est relativement récent. 

Dans une étude présentée à la « Société des Ingénieurs civils de 
France », M. Bidermann a examiné et passé en revue les perfec- 
tionnements apportés aux machines typographiques et lithogra- 
phiques afin de répondre aux besoins nouveaux de l'imprimerie. 
Il faut en déduire que deux inventions ont principalement contri- 
bué au développement de la typographie : ce sont les machines à 
composer et la similigravure. 

Les machines à imprimer se classent en trois catégories princi- 
pales. 

Dans les machines « à platine » , la forme est placée sur un 
marbre plat, et la contre-partie sur laquelle se place la feuille 
est également plate. 

— 494 — 



Ce Numéro contient anê plie» complet» 
"LA SONATE A KREUTZER" 

» mm min 4* m m**** m ilitai ™ 
rwM toufTOi 



» * 
U Smmér» 



C» Numéro contitnt an» ptécé complet» 
"LA SONATE A KREUTZER" 



■ «m - h- 1 m < 



COMŒDIA 



ter*!. 



L'arche de paix j~f"^^T_»'".r— " ; 

mÊm ^mmê <m 1 1 — « » * 

' " *""" '""*" * «1 ~.^T" *• * " ^** "" ^ 

•^"iîrnr'rjcrr^: ! - -ys?srrtt-?/Rg 



"SJ— , 

*«. — - __*. ta IlIltW *• l-M I !■■■■■ 



" iS |*MW |» i ^ t* IM « W — M 



Wl ta M*J» te- ■*- 






-.. . -... .■• .rrr-'.-L- L'HOMMAOI DE» LETTRES FRANÇAISE» 



Mer"" 8 ** 



a un grand Ecrivain 

On Inaugure, à Chitry-les-MInea. 
le Monument Jules Renard 






i 



2=rl : - 



r'^r rsr .Tss 






Si i —. I *-• 



CM* ■. ■» » ■ — 
* ■ ■■■..( NR-. I 



N * j?su' u» ''' Vij s w 5e" ■ S£ **Tî£lf *s«!!E 









1 « M* * JE» #WW) MM »* «•■ 

etéthm* t fmTé» c— . «m i « - 



a m rsvtovw 




^5 







u 



La construction du journal 

Dans les machines à cylindre, la forn I le marbre qui la port.' 

restent plats, mais Le papier esl placé sur un cylindre. 

Enfin dans les machines cylindriques, ou rotatives, la forme 
plate est remplacée par des clichés <> limlriques. 

Le t\ |».- de ni.-n-liiiif « «-n li|#tuc - imprimant «l'un -••ni côte de Ul 

feuille le plus répandu — a été eréé par Dutarte. On nonuiif 
eel appareil « machine à arrêt de cylindre » ; il fournit entre mille 
et dix-huit cents exemplaires à l'heure dans les modèles récents 
de constructeurs. On peut admirer, ainsi que le signale M. Bider- 
mann, les difficultés <{in- les mécaniciens et les constructeurs ont 
du surmonter pour faire aller et venir, h raison de dix huit-cents 

allées el ve - de un mètre et demi I deux mètres de longueur 

par beure, des masses qui atteignent souvent deux mille kgr. 

On t'ait aussi — malgré leur nom — des machines « en blanc » 
à plusieurs couleurs et aussi des machines imprimant « recto et 
verso », que l'on désigne sous le nom de « machine double » ou 
i à retiratioD ». 

La machine rotative est une sorte de grand laminoir dans 
lequel s imprime la composition d'une façon de plus en plus 
intensive. 

Les machine- de ce genre emploient des clichés cylindriques 
obtenus en prenant l'empreinte de la forme au moyen d'un car- 
ton appelé « flan ». MM. Marinoni et Derriey ont combiné un maté- 
riel d'une extrême ingéniosité pour presser le llan, lesécher. couler 
sur lui le métal. I.uniner le cliché ainsi obtenu, le fraiser, l'échop- 
per, Toutes ces opérations sont actuellement si bien réglées que 
l'on ne peut voir sans surprise le peu de temps qui s'écoule, dans 
l'imprimerie d'un grand journal, entre le moment où les formes 
sont prêtes et celui où elles vont, enroulées Mir des cylindres, 
s'imprimer sur le « papier sans lin ». 

L'illustration, l'image, s'est introduite avec Buocèsdans l'im- 
pression des journaux, et non pas seulement l'image en mur sur 

blanc, mais encore l'illustration en couleurs q ni « parle an\ \< n\ 
d'une façon pin- elî'eetive. Iles machines rotatives doubles, pour 
l'illustration, font à volonté. SOÎI la retiration ». en tirant sur les 

— i97 — 

33 



A travers la Presse 

deux faces du papier et une deuxième couleur d'un côté, soit trois 
couleurs d'un même côté. Les clichés typographiques s'y fixent ai- 
sément et restent en parfait état après un tirage à trois cent cin- 
quante mille exemplaires. On fait aussi des machines qui im- 
priment à six couleurs et produisent, lorsque le repérage est bon, 
de véritables petits tableaux. 

Sans cesse, dans les laborieuses imprimeries, se déroulent les 
gros cylindres de papier continu dont la substitution au papier en 
feuilles fut un considérable progrès. 

On eut tout d'abord, en France, l'idée de cette substitution, mais 
on ne put pas rappliquer. C'était à l'époque où chaque exemplaire 
de journal.portait un timbre imprimé exerçant un contrôle perma- 
nent sur son tirage. En Angleterre et aux Etats-Unis, où n'existait 
pas pareil obstacle, les imprimeries s'empressèrent d'adopter cette 
simplification du travail. Le « Daily Téle'graph », avec la machine 
de Bullock, supprima, du môme coup, les seize « margeurs » que 
demandaient auparavant ses deux immenses machines du système 
Hoe : la séparation des feuilles était obtenue avant l'arrivée du 
papier .aux cylindres imprimeurs, par deux rouleaux métalliques 
à poinçons. 

Maintenant, les machines ne se contentent plus de tirer les 
exemplaires ; elles les plient avec une obéissante précision. 

En Amérique, les machines à imprimer font mieux encore : 
elles coupent, entassent, comptent, plient les journaux, les mettent 
sous bande et collent les bandes. Le « Courrier», de New-York, pos- 
sède une machine Hoe, dont le prix de revient est de 250.000 francs, 
qui triture de cette sorte et par heure, 24.000 exemplaires d'un 
journal de douze pages et 12.000 journaux de vingt-quatre 
pages. 

Depuis plus d'un demi-siècle, des chercheurs se sont acharnés 
à trouver le moyen de remplacer le typo lui-même par une ma- 
chine, et ils y sont arrivés. 11 y a aujourd'hui des machines à 
composer, dont l'introduction sur les marchés américains et an- 
glais n'a pas été sans déterminer plusieurs grèves. 

Le dernier progrès réalisé dans ces machines a été la linotypie, 
due au génie inventif d'un allemand nommé M. Ottmar. 

— 498 — 



•Mut » m <OITIOM OU «OKI 








MM «tau 



jR^r.-»^: -s-s . «v-rr 



14 TM*(Mf M) tCONOmSTB 



LaSinaiin 

_ù l'iîjliiem 

nî^i» " "^ S - f" " " ■*• **-? f"> ".— 



-mSXîïGt 



mpm »mi x. m4 » " ** ■ ■ mm, t y. » 1 
EST * ** ■» .*** **"* *_ *• * ^ y**? •*■-> *•»- 



ggS^r^L^S^SfSg 



'■ > ■■» *.■ NM W ., « fc» Il «■ !«■> Il W 

S— ->■£• »■" I ■ i, ■' * «1— JC 
C il 4. M. ai ■t i « l | »l fc ■•«■>»■«» 

» «fcj ■■ ■ «■TU i«j-> fc» — -M <» Ç « « «m 



b fc q - H pw »«-*iMi < 



tn* i n i i l »*. »»*« -M' — Mm— 

.... I. ^W..*. 1I W»C» #. IH-M-M 

saa 



il 



us 

ES 



-m 



«H ■ . M 4* VI 






m_« û « «-■( •"«-"•; 



m* l u i 7T — .m * » M— mi «w« U* 

«r-'ae-nr-eras:.. 

C ul.!*. ...MM..4 T &". 

*-aaa-"svsv«»fc-a5 
ia*iiî t tttt»m 1 ^mX. ' ' 



— i~. jt rra? a^irat 



=.'iïi=.'£^i3-~iS 



i«w .J •—* iia T a TBï aw Cl *» i|wn* 

— r*— I«W>iii..i — -a - i' M i. « «M 



mmmm . S a*. * r JgT»"B-'3S 
Ht; L.IiOTIN 

ss w.^ air ara 



SHJctl.' 3CJCC EST-' 



* XV 



îTm mm ii J T* * * "** '[ 

I» M« C w Mm -■ * ■■■«■ i ■■ i i ««» 



1. *|Ka lut il M» .*►. a 

a«MrfVlMi|a»lk MHin* «■ 

i iii*i«1T" ""* ™ 



iilHtMIa 1 



£2 iffyTaV^sry— - ^ 



MXXZ£Z££,V*£r 



tk-pé M m/* 



L£S VALEUR IVACTUAUTE 






■ II* . al I I I I !■ * MBp f'«l 1 MM» 

mm gm ■«• mWm /m* 'MM «m 
Mm fM toM MM WMhMlMM 

ÎimT *"" ~" ' '■ " J *~* 



iMMSCïS-»r|* 



>7â-vri_î , r 

"toïÎM fî l ? i jj 'lti". Vii'iTT'q 



MM I ■■' - ■ •«*«*• >*■* ■.■■ " ""Tfj 







svgr y. y srrr c -.-j; 

"Ù.*mX - M. MM. —M- mm. 

* ? W.'- «M. M«M»mLm1 

- * » i — — -. ■ m, . (M r i 

MM.,.,1-, |M.»lM-,M 

* **** » IM , « P — M _— m MjM 

ImmTi ^m «. ■ " ; ' , ..i . «m-V. 

* *•■"■■* J' ■ - i- • ■ r- -■ i 

-M- M MBMII M— ». «M*MM 







^ra-ja 



•"-s-.—--, 



A 



cl 



La construction du Journal 

Il y .-H h m m ■ . I . - di lié mites marquei : les Thorae, les Pages, 
les Mouioti, les Harper, les Kastenfeen, les l.agermann, les Millau, 
lés Fraser, les Mergenthaler. Non seulement la linotypie aligne tes 

lettres à côté les nues des autres, mais encore elle les fond. 

Expliquons |«> mécanisme de cfttf machin.-, d'après M. Dubief. 

ist un.' sorte de clavier ato se place le compositeur et Je jeu 
d'orgue où l'on s.- fournil de lettres. De lettres? Non. Ce ne son l 
plus les caractères ordinaires, ce sont les « matrices » mômes dont 
se servent Ifs fonderies. Os malrices, en métal dur, affectent une 
forme particulière. Dès que l'ouvrier appuie du doigt sur une 
touche, la touche B, par exemple, que lui indique sa copie, la ma- 
trice correspondante descend du tube dans une rigole métallique 
oblongue le Ion- «le laque Ile souflle incessammenl un COUranl d'air 
comprimé qui chasse ladite matrice par une glissière inclinée. 
D'antres matrices et, entre chaque mot, des espaces, suivent jus- 
qu'à complément de la ligne. Les matrices ayant été marquées du 
côté qui fait face à l'opérateur il lui est aisé de se relire et de cor- 
riger à la main, lue ligne faite, il touche un clavier, et les ma- 
trices se serrent solidement les unes contre les autres, la machine 
leur donnant automatiquement la longueur voulue, et l'ouvrier 
n'a plus à s'occuper que de passer à la ligne suivante. 

Pendant qu'il y travaille, une griffe s est saisie de la précédente 
et l'a placée en face d'un tuyau. A quoi communique celui-ci ? 
Tout simplement à ui> creuset qu'un fourneau à gaz placé tout à 
côté alimente de plomb en fusion. La matière bouillante, pous- 
sée par la pompe se projette sur la ligne et durcit immédiatement : 
un couteau rabote l'excédent de la fonte : puis ce petit cliché, tout 
prêt pour l'impression, va se ranger dans la page du livre ou la 
colonne du journal. Avantage inappréciable, on peut ainsi de suitf, 
sans le travail forcé que nous avons vu dans la salle des machines, 
avoir autant de clichés, de formes, qu'exige le tirage. 

Lorsque les matrices ont servi à la composition d'un texte, un 

autre mécanisme s'en empare et, toujours comme dans l'appareil 

Thorne. les reintercale dans l-urs tubes d'orgue respectifs. 
Quant aux ligues de cliché, une fois le tirage opéré, on les re- 

— soi — 



A travers la Presse 

jette tout simplement au creuset ; la même matière s'emploie 
ainsi très longtemps. 

Y a-t-il une faute quelconque dans la composition, y a-t-il une 
correction d'auteur à introduire, la ligne entière ou toute une série 
de lignes sont jetées de même à la fonte et remplacées sur le 
champ par des lignes nouvelles. Il y a encore une grande écono- 
mie de temps sur l'ancien système. 

Un ouvrier exercé tient lieu ainsi de six compositeurs à la casse. 
Il peut fournir, à Pheure, jusqu'à deux cents lignes de quarante 
lettres, soit quatre-vingt mille lettres dans une journée de 
dix heures. La «Tribune », de New- York, possède quarante-deux 
de ces machines. Trente fonctionnent régulièrement. Le journal 
déclare que ses frais de composition ont diminué de deux tiers, 
de 8 à 9000 francs par semaine. 

Ajoutons que la machine n'est pas condamnée à un seul corps 
de caractères. Les tubes se démontent et se déplacent aisément: 
on peut y employer ainsi le corps 6, le 7, le 8, le 9 et môme le 12. 

Tout cela tient du prodige. Mais les praticiens français ne se 
déclarent pas satisfaits encore. Ils estiment, pour diverses raisons 
techniques, que la linotypie, très utile en Amérique et en Angle- 
terre, répond moins bien aux conditions de l'imprimerie française 
et ne s'y acclimatera qu'après transformation. La machine Lager- 
mann leur agrée mieux. Son inventeur, M. Alexandre Lagermann, 
de Jonkoping, est l'ingénieur, directeur de la célèbre compagnie 
d'allumettes suédoises et avait déjà eu l'occasion d'y résoudre d'é- 
tonnants problèmes de technologie. Cette fois, il s'est surpassé. 

Devant l'ouvrier, sur un rang qui lui vient à mi-corps, un petit 
appareil à peine grand comme une machine à coudre. Au-dessus, 
à la hauteur de la poitrine, une casse d'imprimerie. Une casse or- 
dinaire? Tout à fait ordinaire. Seulement, il y fourrage des deux 
mains, comme dans un panier de cerises, sans prendre la peine 
de regarderies lettres, et il les laisse tomber devant lui : il les 
jette à l'aveuglette, au petit bonheur. 

Où cela? Dans un entonnoir de laiton placé un peu vers la 
gauche. Cet entonnoir mène au -< typotheter » ou machine à com- 
poser, qui n'est, en fait, qu'un composteur aux larges dimensions 

— 502 — 



.- *■*• i;t - ir m 



M M ou caonuOT . tut»» 



.*. * 



WltU. •!•■ 



PARIS-SPORT 

JOURNAL QUOTIDIEN DE LA VIE SPORTIVE 






La Semaine Tneauale 

i - HW M «I 

«t «mm » mm* |*M*m 

/■HfMM *>*, •» *•»* «» 

este. KSL r . r "ttïiT #* rs 

*! Kyj5 .W* M>M »K*W 

S om*m> rE nC» ? htm^T 

«Ml mmm r«>iM H**** Cm 

*■•<**. liM«*MiNiM!«ta 

«JJjj XjSm *■.< «M n •■> m* m> 

C»f***«M «M*** «t MN, « ■«« «** 
mw*M1 il >>n>M ». fiMnl C I É » n i 

WVÎ* !»■•*•• H ChmMM 

mm «rMMT* MM. lwmT**t 

5r.w^ carys: 

MM* IKiih H,^ Wi.1 M M M* 

«m m«« r w H mrt ii «m iviCmim 
■ M < - ■' • ■'«.■■• ri ■ 3V« 

JM M • ■•«••-** I - . M ,*•-»• 



•-•ri 1 






1% SmCTTh 






I | Mmm*J 
Mkt \\ Il m M. >mm r*> «ni Wt 
M.l WtMMMMi » !■« 
• «*»» M »•»•»#♦ * ItMOfO Mt taw 
P»fn4l «*•*• l«*|M ta H>* H»IM»T 



MJM Ml «MM M » il iMw r ru I «. 
m* ••» i i i i w ii f iM Îl j éM*n 

RShT W f5«Mt"5 MtjtT*** J«*M 

U Wm m. > *m« i w tami 

INW f*+» li - • . . « M. .- MM. 
WMN «M» IHriM M> *W» * 

g***. "? 1 -y**^ > Tl " 1 t iV7;".\...**T S 






SSTm^m^2^ÏjJJ£ 

U -»1 MMM MM M>« X M*\ 
MM M IMJII MM M M «M». 

Ii Hm m mm MèMrw mm* 

— »*». . *>*>IMMI« 



Êcbos de Parhttl 




_' VTS S7S Ù3L*S 

«an 



•fil^MrSE 



M— fl i/mVm m. mm» MMmM> 
Mk «M* M ifllU, f» PM M 

j*ç7 






m«m.Km> 






S? 



rv'x.T.s.g'irti Mm 



ïSMssrt'pciLV 

M M »*>^« Mi IF t l l M - - 

(MHMM j»»' " - *• ' Mi l M 
M4»1 « M *• " » — »««. 



M M ■ — j » ■ >«'. •» l«M» * 



tirsrri-jsistri: 



Une Réponse 



.MM£^ 



l yt££îr>5 1 .'5 



w i pf>M> In*CU" m 




nratiATRis orvnsis 









» l u i i m mw 






:.a:8p"-» " 







4' 



La construction du journal 

.»ii, pour mieux dire. Bue galée partagée ensilions horizontaux par 
de petites rames de cuivre jaune. 

Soni ce îles interlignes? Justement ! Mais elles seul placées d'a- 
vance, en attendant tes Lettres. Celles-ci vont y venir tout | 
L'heure. Auparavant, il finit qu'elles débouchent •!•• l'entonnoir, 
l'ait (!•- façon à ne laisser passer qu'une lettre à la fois, mais à la 
faire passer très vite. 

El où débouchent-elles? Dans un chemin horizontal es acier. 
C*esl un portier qui les reçoit, un portier automatique Prompt et 
Invisible, il réside dans un balancier situé au-dessus de l'ouver- 
ture. Aussitôt qu une lettre se présente, le balancier bascule : im- 
médiatement, un mouvement de rotation se dessine, comme dans 
les anciens tours d'enfants trouvés : la lettre y est prise instan- 
tanéinent. fait place à la suivante. 

Mais, de la façon dont elles ont été jetées, à pile ou face, n'y en 
a-t-il pas beaucoup qui tombent renversées, tète en bas? 

Sans doute ! Uuand la lettre se présente bien, dans les règleSj 
un petit levier la pousse doucement dans la ligne où elle vient 
d'entrer; quand elle manque aux convenances, un.- grille énergique 
s'empare de l'étourdie, et la redresse aussitôt. Toutes ces opéra- 
tions, encore Un coup, se sont produites à la sortie de l'entonnoir, 
sur un petit palier d'attente : ce sont les bagatelles de la porte. 
Une fois tout en ordre, les lettres rangées toutes du même côté, 
guides B'adaptenl au cran de la lettre, et un ressort de forée 
convenable chasse les types ajustés dans une gouttière au bout de 
laquelle se trouve la galée aux canaux parallèles. Une rangée, une 
ligne, se trouve à peu près remplie. I ne sonnerie se fait entendre : 
l'ouvrier jette aussitôt dans l'entonnoir une espèce de petit clou en 
laiton qui tonne arrêt. Un déclancbement s'opère, et le compos- 
teur, automatiquement, se trouve chassé de la largeur d'une ligne. 
<>n va pouvoir passer à la rangée suivante, à laquelle OD donnera 
de même, à vue de ne/., une longueur approximative. 

Quand le même manège i été renouvelé plusieurs fois, quand 
la galée est pleine, il reste à justifier les lignes, à leur donner 
leur largeur mathématique. C'est une autre machine qui s'en 
charge : le « justificateur ». Il n'y avait pas, en typographie, de 

— 508 — 



A travers la Presse 

problème plus difficile, paraissant mécaniquement plus insoluble ; 
et pourtant le justificateur est simple comme h, a, ba, mais dune 
simplicité simplement admirable. 

Vous êtes-vous servi parfois de petits dynamomètres à main, 
de certains pèse-lettres? Une pression quelconque est exercée à 
l'un des bouts, et elle s'inscrit d'elle-même par .la pointe d'une 
aiguille mobile sur un carton gradué. Eh bien ! aux détails près, 
trop minutieux à décrire, voilà le principe du justificateur. Ad- 
mettez que l'aiguille soit en relation avec une paire de pinces 
d'une espèce particulière dont les extrémités peuvent s'écarter 
plus ou moins sous l'action d'un ressort intérieur. C'est entre ces 
extrémités que sera poussée automatiquement, par une griffe spé- 
ciale, chaque ligne de composition. À un écartement normal de la 
pince, à la justification voulue, correspond, au bout de l'aiguille, 
le zéro du cadran. Convenez maintenant, dans la largeur de la 
ligne, la petite différence en trop : l'aiguille va tourner d'un côté, 
et cette différence insensible, multipliée par la longueur de l'ai- 
guille, s'indiquera par un déplacement très sensible de la pointe : 
l'ouvrier sait de suite qu'il faut retirer des espaces et en quel 
nombre. Qu'il y ait dans la ligne la moindre différence en moins, 
elle se traduit par une oscillation agrandie en sens contraire : l'ou- 
vrier voit de même, immédiatement, le nombre d'espaces à ajou- 
ter; il les intercale en hâte et l'aiguille revient au zéro. Lorsqu'à 
l'aide d'un mécanisme approprié, il a placé sagalée de composition 
en regard du dynamomètre en question, ou, pour parler mieux, du 
« lignomètre », toutes ces opérations se font avec une extrême 
rapidité. Et les lettres, assurées dans les canaux du composteur, 
ne courent plus aucun risque de mise en pâte. C'est à n'y pas 
croire ! 

M. Lagermann ne s est pas proposé de révolutionner la typo- 
graphie, il n'a voulu qu'agrandir ses moyens d'action. Il y a tout 
a fait réussi. Sa machine espace les mots avec une régularité, une 
précision, une rapidité surprenantes : 20.000 lettres peuvent être 
levées à l'heure et donner un travail parfait. Quatre ouvriers ty- 
potheters, rendus ainsi adroits des deux mains, exécutent sans 
peine le travail de douze à quatorze compositeurs ordinaires. 

— 0O6 — 



La Dépêche Coloniale 

JL JOURNAL QUOTIDIEN 



fmtmumima 






œcr- 



:ssuss 



i» ii m »ii i «,fW > rm nomujo 
MHttlt* M itmmiitrtmn. Il, nu Saint Stirgw. Hm (t) 



tZ." 



nàauw 






Exposition d« Gand 

mwiwMiminmIim M»k 

| I » M M u 'I M Ii frl«iall«, «««' 

arM» p»ri» u iluparuM M •»«• m<- 
»mu!k k»M IX* i«< Wjy 



u!!£éi"i« ^'Af>j« ffS ~ i ' iiiiii M . 

rw'l'iû na'ûital h» m 



r. " 



usa:» 

......r. I.atra al-»., mi 

*àWw mjm fty «wna aw ■ . 

«M «a M4t.nl atfUatM M mmmm 

Il MiKNMM 4 »« MTMUI IWt W M 

r H i'iiilili mwi»*4m A dwiimttu 

4a la fW«UM «M MtMlM frUtMftM. 
MM irlIMIl «M MU-M D« l éUlMI 

CMlraéi vu m-im- m imi < *a */- 
«a -mImMioi «a )ar- m «ii ju imi 

■M, M MM NM «M MM *» W M 
CMMÏtMk, «4M, 1* imM MM raH-a.l 
MUDMlMNt MMf ImTMWM 

LThiiimiH f» t «raad m Mia M* 
■ W MM ■rfMtM4Mh «4 ■> JMlMf «M 
iiMMM (rtKMN IWMnll* MfrtrMt 
«MM MMMlM. IMMM1MI 4 inlul >U« 
MM m* aaax-al nraMl atfaa m* 
•H* ««MM NT ta ilMMinrM. faaara. 
JO MtMfMIMAl MMlU M U MM 

'uéIi > immIU h mi m m m» m ai hm aa* 
rattau 4« ian MfaériMr at «a MM al 

M l Mata «ma a* 1m HiIimiIImi taf- 

aMMM - MMM-ii - «rail r l i U B WMi 
- MfMotMMlM «M M»Ml rM MM* 

MMIlM 1<UT 

Dm» m)m ém an u il. Ma araaaMa- 
w^.MUViéji 4aa aW MMafra aça»- 

ir aMtMMlr mu 

Hâ aâlM ^tMMa M M m£ 

»oa f pr 4«aaMai 3k*al 
um M laira -alair >m nrt i i i 
«ul >\>pr.MkiilM aVuM aa Mi tk 
pMMattM NI ad... m 

KaM éaaMM «in. «a «IM, m M 
Pwrra M«rra«l, aaMav.M«.r« «tairai 
4a MatarMaMM traaçaM « rftiaau- 
uao M 0aa4, 4*1 a'kiaaraH pas Ma ra- 
rM M !>!■■■ MM alUiT «Ma mW M )- n 

L «r» aa J » «rati «m mimmI raMui 
•u i m iiIiiiii RaMM M *ata l *a— 

•a Ma fMaiMattiM aaaaarMM M 

Opandut aa l*tiVa»M Maïaa 4« «m, 
Msaalra tHM'il «a MaWfMMiM Iran 
;w>. M F Craa» MMMl MaMal M 
rnaaa, MMMlawraaM MM-Bas 4 i T.«- 
aaattM* M « *aaJ. a aMtu aa* A pc#i " 
l Htl la»IMM * M MMM Ma MM 
«MM «a iraaa» XIX H, Mats U M pwi. 
■a*çrt mm «aartrtaM .«M» xium al 
■laiil Mita du MMaVa t»** < - jarj 
lM4im»lli»,l4a ttaaatXtX H. au. ••••, 
aw*t snim m* MlriÙMi M* (arts M 
aMMM H «a ftaaaa. rtM J f «a jurr 
!U»IHtl»rt H M i>lmnm«. )al 

la afM M Hana tlartaa4, ni a «r».i 
■M ara twa <m m fawtra t aatta raaMaa. 
I««H akâraa la i n ilMii M^tarai M la 



i » aaaai*M, aar «m mmm m m m 

«al lai* Mi JraaaM I Oaa4 mH 

... •*ai» il Waa - M M ***■» «a 

L« tîtoaM p 

'nV>MM*î 

ïaMWMj, aJjaM) aWjh* la 
L <w—l M aaraaA MM «M Ml 

m,mm Mar raaaMaaa» a»a- 
■■** » *4Mwii , a »4awrail Ma^ ra» 

t*» w tiwM u 4a nr°*H l *m yj>: 

MMMMM U» iMiimiail aiaat 

IM I ■ MJI ■ ■■Ij'fMMM MM >M M M 

MMiri 

MalpML. 

CaM m 
■ftfifffi 

hMM aartaaa at'ylM n MrMi BMilMl 

r4M J u mi m T tfaacM» MMMiiae aar 

m m» » m <m _«» r tn iiii n i^j» 
MbtuwTaÉw w> bot liiii iw 

MMINUI MTlMiMMM IMM H»- 

MnlIM iillMl anH IM ni un- 
•*• - Mil > tffttMtfMI M mr t M. 
fàf^tjm IIWIWII UM. — f >M<éM , 

Min p « y <»Mfc mm»» 

J -f »«. TlMIUJT 



IfattMtMlIM M I, H l ■■« r« X- 

Mnl 4u giMT T MMMI H MIlll |«lA 
« Ml M «M » MIN ,.>!« 

«• R»«K"». i nMu l n iwnl tu 

Ëi«i« I —«iWm,«« wmlwlii 
nln «ail iiiinn |i «» ■!■■ i*. 
■MKaturt.luiwi M 
■u I ,«.:i.l 1111, kiu 
M>Mlll,« mtfm 



—I M MII. 

Cm» «Mlmuo», m imlwiii m. 
MnibMM»tnlW ruiun [ ijiilji 

«« »«mw.. S <râ>îâ7ii\ * «mT» 
mmmmu là um iii mu ai m 
'Mu* m km w m Mbi •rMIM» 
*• il. » i n ir» (M4nl MM. «m m 
«HM IIi i <• lanr Ml MHmi 

«ïsuaM^a:^.*^ 

MtMaMI Ml n.* il MHHIIlHH- 

«fcHinmyHKl» m» . 

NfMMI MrlMM 1 «a Mu ni 
«Hll l ln l i i «IM MM» tm M- 

Wm ibmiW « t 

•M IMt MM ■Hitllliill M nw 

i MUmni.M»» km m>mi- 

pMl Ml.111, M M> B| | III M M» 

H. haftâ~Mar ta Ml, M-a> miiNUm» 



lofornjatloo* 



aa-w •••* M .»*■.■■ ri im 1% <jM/Mnf> 
Mtrn M FtaaM m MM a* la ••«*-» M 
M mmIw-j «iMaaiAa f i aiMM». 

La ff M .lM.aa Cw a ll m» >*ta I aaM 
Maras aaaM aar M rat i 4 Mat Maaat M 
mw. I M MaraMa 4 Na aaai 1 inWm tm 
MjMa 

laa.ll. M ««Mata IV aa gai w M4 atfrtM m 



OaaaaVMn « 4M mm IMiM m 



Mai rlitli n 4M y* 
m MMMaraai 4M 



WMraMaa yMM C«a 

mTm n raaMa m * 



K€-T3£ 




«^gfe^aa»iarai 

rapM 4w 4k X aM>M, «m aM w â*?aMâ> 
MMwaaa MMé i ji nati. 4a aal MMjMi> 

M «M «Ml *M iiaiatM-M aMèMaMaS 

i aVa aa aàa, *m arMM at-M U 

iCK. «4 M iMiaA ** «aa arMM H Maai, 

MUai aaUa> .»i».« a 4m mS 

LaaM*aa-J*-»r>-* t-w M-iiMaMaaM 
M 4MaM»aaMa M M aaaM* <M> ■ iMMmi 

M Ma «-a MM Ma t aa iMM M M 

aM4Ma*MMilli C" il a*a»-at *^a4Mffc 

laa n m r u M i n ji ♦_ > '■■» ' Tm*- 
MMaVafiMM M IiiMii a»lai 



M la BéMM tlMM>a> 

s&mmmm^3s?£s 

MlkMMM 

-as-*v-?-nrta-rc 



Mfcv M» I 

-'!■ i J . 

• ■JtapIMMfl» 




lit M4 ..HUM M tttMllIlH 
MF rlTJMrMhtiMf. M MM MMMM 
M "irtlMMI^i Ml «• H > IMI M 1. M. 



.MipWMmiN 

îf MO.IMllM M, M N il 

fMÉTll ■ MMMM MM M M»«M 

£^MMMÎ-^-û3 , i£'- ,| ttJ.'.' l ; 

MM Ml «M mTMUM MM, .m 

■ mT mii m m m Mii é. njatamM • 




Dm. Mm m. mi. U t »*M1 *. »- . M 
M OMMMl M M 4. U UM4MMM a 

' U Ml» llll|ll IMM Mi Ma. 

Sda laMMltar. aa MMI M 
IMIa M 1MIII M» MlltJIII 
Ma XullMa M t IMM aaaa 

t « M al M a. llMM «a kf 

M Ma» Of». 



jftt ^L^ -ayaaB». 



• allltal M mUmim 
•a I .aaMUM. aM M. 
• M Mulramna a a ta IMM h kf « 
la Pauaa-a- nu» M KmM pari 
«a raMaar M mhm MUraM 
OMltl Tarta. m)m<. aal Mal 
al M M M M t tti l C M It lM IM MffWt. 

*U» lut lill 1 1 a^MtaJttîM MMa * 

Kl t»M.tr (au raaMru» M . .m ki- 
W. MflM M la llMM M Mb. M M- 
MM M BI W M Itl U OfMMVTtf T. 

MstM MM M laHalt'. CaM MM 
«M MMMM Ml, MjM M HlMll M 
kr, MMI raliaM, ffaialittl M M 
«Mat, 4. MMa. aa MM, ta «mm. Ma 
«MU. M . MM M trata «al. t a M 
mKm,«MM aka M faaMtalIl. 
ItMUaa MM. Ml k Pa rta MMI M ' 

MM>l n» MIMk«l H li m . MM 

b alM M 0M1 M M f a M MI 
aMMM. Marra MW M bU 
illlliluln lai MWtM Ml MM 

ns m 



Mil M. Mal ajl a-,1 

MMkarMMikl'M mSm. M 
•MMIraMa a «M MMa mm M MM- 
MM. t*M Ml aaratt PMMMM 
Mat MM M. » MMI traaaa lu CM 



MMMM 



aâà"ùa»Mt paUica CM^àtrâ f 
■MM» M MM MM «M MM Mat i 



MMM> 

M.l4a 

MM 

S 



g» »J» «"MM ÏmTm? 

MMa a»r»ânar»aMC aMa^aaMaî» 

fm il ffi i S i >M aMaML MM M- 

IMlMJM 

» kr M «ni M Mu». 



MM, M MM. M MJM M. M MO- 

nili n iiMt «nai.lM Van Ma 



«m{;»5mmm» 

| | .T>Mm. m 

MaaMMMM |»l«ii«aav 




■m. a il ai r! a u B'wlill {m ai 
|WM b Mi. l . M kr M 

EraWiMMnr. 

■ MMMMlM, «tMMlll 

M li î ll J lia. M." M MM M» «M 
MM MM M. M MM Ma MMrt- 

« Mf MIBM aM M MI.M 
MMBM M «fWM 4'iail M llllMI M l 
|-«t»Ml Mtai lk aiM tan» M MMt 
traMa, aM pra* M I Ir A Mf tiilMal. 
M M MMf Mf M «MMt «MnT ~ 

Il M'MMrMt M. IImui I . 
ua M» Mkai n la MarlM i ■ 

«akOiililnii » mmm M i miihi. 

4« llMM tw.lti t «M MM kra 

fatl /H ll m illM MrraMainlIMT 
l'M M>alM M mtm IrtMaau M- 
•nu M U M " . M itiinitM» 4MM 
■ I f la a M, MM MMfH» Tu mil M M 

MtaiM, «HMaU jaMtii eu iMau 
MM m« ù» CmW MMI I 

«M»«biil im ii«tk j ii i i|iii rat. 

M. ». MM I I M I U tm. Ml 

iMpir l M k kilgil MM MkMN 

nill.llll, )• MMMIMM, (M IM 
4M» M IMMII MlM 

ta llnal a IMa, M MHM 



TmS: 



s-:: 



«ré 



Mijar^iS: 

' t ■?"*-* f MMMM 

b m-mT----: „«£-: 

■T jii- !!>■ ■ a. 




taMTf t rt a t f MM 

• M» bM M iMia ru r"» MpMÏ 

• i rl m lir M NHlMM I «M VMM aW 

■ M paM» MMrnn ru araXlM- 

• If Ma^lfMlf. PMf «M W ll Ml I I MM M 

• • OaMa i lItlIIII • a PM «M MM. M 
k iil u liakH MM M MM aWlNM 
MMbnt «M l'aaw trappM 

■ Il MM MlM» M r— 
PMf Ma r fc iai n tB a. 

M a* Mi aattana Ma 1mm 
Ma CM. Ma Ml, M MM 

•malKrluM 
• U arrar IM) HIM H III aM M 

aaaju M aM» t M» «aMMM M IIHMII 
Il k rruua. tllllltil. lapM 
MM*. M MU irai, MM M Mil a lat. 
tMMfU M» «MtMU. PMf «» »IU MM 

"î. IM. H "BSui «MaaJI «M U 

■aaaaM Mal aM auaar» tmaunif M 
MM>k O a H ik«|i Ca aaran, MaMIl, 
aM a Hnim «a. k ll i il nn pilru- 
«MM.a^MMj|i-||l« ||i «t k MMV 
naMM k rrtM. rli lill M lii ' 

Il (Ml MM M MIUM» M M «M Ml 

fMfr MMI M« l» H l aiM. JaT alMa. 
kaâù I aMMh MlkM TmU*Û 



MjSS 

aB.?îlr)ll' > '■'■? 
I«L 

LalMlMMMtMltr HMIlMMMrt- 

MtMaaJ Ifclipi m upaMilifn 
MM», M M mi lljlHll IlkiMinilH 

l'.aa».u7*il,M»«^. kMaj. 
Ira rauTlIIIMifta U «M M « I.M- 
MM^Ma&M ijmprli. ia> Ml 

r-M^MMM*. "pÎ-mT*. "SZ 
t» MMtlMMMMMV- M 

i li ll « m M ffaMtfa î lw T l 

sR9eâg 

MMIMMiaârlaaMM 
« Mil MM MM M fciMI f M k 

ii M iarrtktMMM M k U a» 

ItMtl.iMaMTM. Il a lUM> 
MMaaMBM 4-M imnii M 

I KM tUM» I 

Mf .111. «■».>»>■»> 

lin. * M a» Il liTl» «M k 
M ) |ll lllM MM»M MilMf|M Mat M»- 

SK-kT liXIÇASg 



U CHM m Oi imh»|.| 

i?£E553S5B 



M « a»M>. «à B Ma M uj! I * l" 
I «M l*î7l!îlîll )i.?aîi*M^ 



U Bouillt u MoekiM 
■mm>C ! 

Cmmm. 
«MM MM R U 

^«STcbMfi 

•Wr.Mmauu.hMM 
I>m Mm m . i un » ii.ii i 

PMMan M M» Mm» .lili.i «IM» 

M MMM) «-M M lA l lr.l M I.M 
«** IHStSiS J? '"ia Î MTMM 

wiaSlMkÉimatn 

•"ÎMîi-r. 



M M aiMl lilii). MMMMM. 

MM m Cm m um mm 

CM M TaHiaa m ■ ni | 




M-7«ï»Mr-»«M-iî 

bWMMI »i ,MM. I.r 

OM M «M. ( I M I ««Ma. Mm» 

» I " ' .. MM.miil l M pM. 

«M M MMMM aMMM M» 

MM MM» «MM. MMMM au,. » 
•M .MMMM MMT fMMM MMMÏ 

CmVm iTua». «MMMM 

ir.ru Maa c . il' 



. M M. paMMM M M M. 

" » _" aa'M> mm M 

•JJjkMMl, MMIMfc 
•M MM. mTmM» MM* 




La construction du Journal 

Deux COnstrncli'iiiN |,ini roniiiis à |\ms, M. Berthier et Ihirey, 
oui accepté de vulgariser en France cei ingénieuses machinât. 
C'est a leur obligeance que nous avons dû de les voir fonc- 
tionner. 

Parallèlement à la composition typographique et à rimpresaion 
des journaux, leur illustration progressait rapidement depuis le 
temps mi leur ancêtre, le « Nieuwe Tidingen », donnait une m 

gnette chaque semaine. Mais c'est surtout depuis l'in v<«nt imi d<- 
la photographie que différents procédés d'application de la pho- 
tographie à l 'impression des journaux a permis le développement 

définitif de la presse illustré* 

L'apotre en France de l'éducation par l'image imprimée a été 
M. Charton, l'éditeur «lu « Magasin Pittoresque », dont M. Le- 
gouvé, de l'Académie Française, écrivait ceci : « Le trail distinc- 

til de M. Charton, c'est d'être réellement en France 1<- Fondateur 
des recueils illustrés. Ce qui l'a poussé dans cette carrière, c'est 
son amour passionné pour les classes pauvres, sa conviction que 
le meilleur moyen de les aimer, c'est de les instruire', et que le 
meilleur moyen de les instruire, c'est de les instruire par les 
yeux. Il y avait trois hommes en M. Charton : un moraliste, un 
artiste et un homme d'invention. Ces trois qualités ont merveil- 
leusement trouvé leur place dans ce genre de travail. Inventeur, 
il a imaginé toute une série de recueils aussi variés qu'intéres- 
sants : I' « Illustration », le « Tour du Monde ... les « V< 
geurs anciens et modernes », r « Histoire de France par le- 
Monuments », la « Bibliothèque des Merveilles », le « Magasin 
Pittoresque ». Artiste, il a pi <-idé avec autant de goût que d'ac- 
tivité aux choix ingénieux «les dessins étala direction des dessi- 
nateurs. Moraliste, il a répandu à pleine- mains, dans les recueils 
créés par lui, une foule de pages charmantes non signées, en 
même temps qu'il maintenait ses recueils dans la ligne 'de la plus 
sévère moralité ». 

Dans la préface do « Magasin Pittoresque ... publié un an après 
sa fondation (31 décemluv IS.'t.'l , M. Ed. Charton expose ce qu'il 
a voulu faire avec ce recueil : 

— 509 — 



A travers la Presse 

Il n'est personne aujourd'hui qui ne remarque avec surprise ou avec 
intérêt l'activité extraordinaire de la presse ; mais, en étudiant les 
résultats de cette singulière fécondité de travail, on retrouve le phé- 
nomène qui se manifeste à l'occasion de toute espèce de productions 
mal réparties. Par exemple, les écrivains ne manquent pas à l'imagina- 
tion, aux passions, aux débats politiques ou religieux, et peut-être 
même dans ces directions, quelques impatiences publiques accusent par- 
fois une sorte de surabondance ; mais si, détournant les regards, on 
prête l'attention à des besoins plus simples et aussi impérieux,. si l'on 
oublie un instant les agitations extérieures de la société, et si l'on cherche 
ce que la presse produit d'utile et de bienfaisant pour la vie extérieure, 
pour le foyer domestique, riche ou pauvre, on reste étonné de voir que 
là, où tant de connaissances sont à répandre, où tant de goûts naïfs, 
tant de dispositions, de sentiments heureux, sont à entretenir ou à dé- 
velopper, il n'y a encore, sous le rapport de la qualité surtout, que ra- 
reté et disette. Cette vérité importante est déjà vulgaire pour quiconque, 
observant la puissante impulsion imprimée à l'instruction depuis 
quelques années et comprenant que le moment approche où la moindre 
ville ouvrira sa bibliothèque publique et où chaque village aura son 
maître de lecture, s'est demandé sérieusement une fois quels sont les 
livres de notre temps qu'on pourrait faire écouler sans danger et avec 
utilité par cette pente rapide. Notre magasin à deux sous, dans un ordre 
d'entreprise bien différent, se recommande à tout le monde, mais il est 
plus particulièrement destiné à tous ceux qui ne peuvent consacrer qu'une 
humble somme à leurs menus plaisirs. Une année d'expérience semble 
déjà laisser pressentir ce que pourra recevoir de développements fé- 
conds, dans diverses séries, cette importation, qui donne un degré d'u- 
tilité inconnu jusqu'ici à l'alliance du dessinateur et de l'écrivain. Le 
nombre de nos lecteurs, la popularité de notre titre, que d'autres entre- 
prises se partagent aujourd'hui comme une recommandation auprès du 
public, les encouragements et les conseils affectueux de nos correspon- 
dants, enfin notre conscience elle-même nous autorisent à croire que 
nous avons réussi. 

C'est d'abord par la gravure sur bois que l'on obtint l'illustra- 
tion des journaux. On sait de quelle manière se prépare une gra- 
vure de ce genre. Il y a deux procédés : celui de la gravure en 
creux, ou taille douce, et celui de la gravure en relief ou typo- 
graphie. 

— 510 — 



.' LA MTITI ILLUMttAf IOM 3# » RlM •/ »* l. Vm>«m ^r^/t, 

I* 'J* V^UM'*> ff/kdVMaavW f» »»■•■>«.#• «* t*M | |JI| 



L'ILLUSTRATION 



f<i< «• N.rn* J. Ht... 



SAMEDI 11 OCTOBKE 1913 



// Aman f- 




LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN ESPAGNE 
Le roi Alphonse XIII et M Poincire. en daumont s» rendant de la c«» 

*•» r#*«v N|>i 1*3 4 »?». 



•u palan royal 



«3 



La construction du Journal 

h.Hi^ le premier, on creuse légèrement bu burin une planche de 
bois : «mi ancre an rouleau ; puis, <'M applique sur le cliché • 
obtenu une feuille de papier. Lei reliefi de boia, «jui ont reçu I en 
crage, \ iennenl alors en noir, au I ■«' < ■ «|u<> les traiti du dessin, qui 
sniii en creux, restent blanci dana l'impression. I ne transposition 
d'impression permet ensuite d'obtenir i épreuve répilièi 

Dans le second procédé, <>m laisse en relief les traits «lu dessin, 
.'t on creuse fortement tout !•■ reste de la planche, qui devient 
ainsi une sorte de cliché typographique que Ton tire alors selon 
les procédés habituels. 

Ces deux procédés ne peuvent plus être employés I notre 

époque, car on ne peut guère tirer «l'un»' gravure >ur dois que 
huit cents à mille exemplaires par heure. In journal qui SOll 

72.000 numéros dans lé même temps <'«>it employer un entre 
moyen. 

Ce moyen, c'est la galvanoplastie. 

On prend une photographie du dessin, «le le scène que Ion 
\imii reproduire, et l'on obtient ainsi un cliché ordinaire ou né- 
gatif. 

Au lieu «le reporter ce négatif sur un papier sensibilisé, on le 
reporte sur une plaque de verre enduite de gélatine biçhroinatée 
et l'on expose le tout à la lumière, comme pour le photographie 
ordinaire. Par suite des propriétés du bichromate, une action 
moléculaire se pro«luit à la surface de la plaque gélatinéc, dont 
las creux el les reliefs s'accusent peu à peu, et finissent par pro- 
duire une véritable plaque d'imprimerie sur laquelle on peut 
imprimer. 

Selon que l'on utilise pour l'impression la plaque «le verre «'Ile- 
même ou qu'on l'enduit de gélatine, ou d'une couche de colle 
forte hichromatée, ou d'autre^ mat itères, le procédé «le reproduc- 
tion se nomme: <l«' l'héliogravure, «l« v la photogravure, de la pho- 
typographie, de la typophotographie, de l'héliotypie, «le ITiélio- 
^raphie, de la photozincographie, de la platinotypie, <l«' l'alber* 
typie, de la woorburytypie, de là mercurographie, de la leymty- 
pie, «'t" - . etc. Ce sont là des noms différents pour «le^ procédés de 
reproduction dontla théorie est semblable 

.1 : 



A travers la Presse 

Les presses spéciales nécessitées par ces modes nouveaux d'il- 
lustration sortent des ateliers de MM. Alauzet, Gaigneur, Ma- 
rinoni, Voirin, etc. 

De grands quotidiens français, tels que le « Petit Journal », le 
« Petit Parisien », le « Journal », le « Matin », « Excelsior », 
et nombre de journaux étrangers, comme le « Petit Bleu » de 
Bruxelles sont arrivés à des résultats surprenants de rapidité en 
fait d'illustrations; il ne se passe plus guère d'événements im- 
portants dans le monde dont nous n'ayons, en même temps ou peu 
après la relation écrite, la reproduction fidèlement exacte de 
l'image. 



— 514 



LE MONDE ILLUSTRÉ 



if Anntt 



20 Septembre 1013 



/V 1947 




■ <• Ûemm. lOoMofc». IM «m» Ou 



à ftrf M M, «NX «M iVoif wUcta, p*f> >**) 






I\ 

SOURCES D INFORMATION DE LA PRESSE 

Centra* d'information. - \ n taléfriaphiquM <'t téléphoniquei ••!> Praaot 
el à l'étranger. - Reuttîr. — Havai. 

La plus importante source des informations nécessaires à la 
vie d'un journal esl constituée par les apeurés télégraphiques, 
donl I»' rôle esl «l«' centraliser les nouvelles envoyées par leurs 
correspondants disséminés dans toutes les partira «lu monde 
pour 1rs distribuer à leurs abonnés, répartissent de la sorte entre 
«•eux ci une dépense totale qu'aucun d'entre eux ne pourrait 
supporter à lui tout seul. 

Les informations qu'une agence a If devoir de se procurer sonl 
multiples: informations générales et politiques, diplomatique- e( 
militaires, commerciales et industrielles^ financières, maritimes, 
scientifiques, littéraires, artistiques, sportives, etc. Elles portent, 
on le voit. >ur tout le champ «le l'activité humaine. 

Huels sont les grands centres de l'information mondiale ' 

Paris, pour ce qui concerne la politique Française, et pour toutes 
les informations artistiques, littéraires et mondaines. 

Londres, qui perd un peu «If son importance, est encore au- 
jourd'hui le plus grand marché des nouvelles mondiales; c'est à 
Londres qu'es! la tête des lignes télégraphiques intercontinentales. 

L'Allemagne, pa\s «le décentralisation pour la presse «l'infor- 
mation, compte diverses villes très important.'- à «If- points «le 
vue différents. 

Berlin, en ce qui touche la politique allemande et les nouvelle- 
générales, vient immédiatement après Paris et Londr»-. 

— :ii7 — 



A travers la Presse 

Cologne, avec sa « Gazette », directement inspirée par la Chan- 
cellerie, publie des notes officieuses qui échappent aux agences 
télégraphiques. Les consuls et chargés d'affaires allemands à l'é- 
tranger renseignent, dit-on, ce journal. Aussi, lorsqu'on trouve 
dans la « Gazette » une dépêche, par exemple, du Maroc, et rela- 
tant un combat ou un incident qui y aurait eu lieu, on peut la 
considérer comme étant la version officieuse allemande. Cologne, 
intéresse, en outre, les agences télégraphiques, à cause de cer- 
taines nouvelles d'Autriche et particulièrement de Bohème et de 
celles qui lui arrivent de l'ouest de l'Allemagne, de Hambourg, 
relatives aux affaires maritimes et aux accidents de mer. 

Francfort, avec sa « Gazette », centralise pour l'Allemagne 
toutes les nouvelles d'Orient ainsi que celles du sud et du centre 
de l'Allemagne. 

En Autriche, Vienne fournit, en outre des nouvelles de l'empire 
austro-hongrois, une grande partie des nouvelles des Balkans. 

Dans le Nouveau-Monde, c'est New-York qui est, sans contredit, 
le grand centre où viennent aboutir et d'où repartent toutes les 
informations des deux Amériques. 

Les différents modes de réception des nouvelles employés par 
les agences sont, en premier lieu et pour sa rapidité, le téléphone, 
puis le télégraphe, l'un et l'autre par les fils publics et le plus 
souvent par des fils spéciaux. 

Les mêmes moyens sont employés pour la transmission de ces 
nouvelles aux clients, auxquels s'ajoutent les porteurs cyclistes, 
les envois par la poste, hors sacs ou express, quand il reste assez 
de temps entre le moment où la nouvelle part du bureau de l'a- 
gence et celui où le journal est imprimé. 

Les principales agences télégraphiques du monde sont les sui- 
vantes : 

A Londres : la « Beuter », 1' « Exchange Telegraph C° », la 
« Central News » ; 

A Paris : V « Agence Havas », la « Presse Nouvelle » , 
1' « Agence Fournier », « L'Information », etc. ; 

— 818 — 



Sources d'Information de la presse 

• A Berlin : I' « Agence WoJf », I" « llirschhnreau » ; 
\ Rome : I " Agence Stephani » ; 
\ Madrid : I' « agence Pabre » : 

A Vienne : I' « Agence des lialkans » ; 

\ New-York : 1' « Associated Press ». h I" • Agence Laffen ». 

Toute la pn'sM' du inonde e>l iinjounl'lini directement on indi- 
rectement tributaire de la grande agence londonienne • Reuter ». 

« Le Reuter reenil «le... », ainsi commence une série de télé- 
grammes quotidiens provenant de toutes les parties du monde, 
publiés par les journaux anglais, grands et petits. Et ce n'est on 
mystère pour personne (|iie les journaux européens, en citant les 
agences de leur pays respectifs, ne font souvent que publier les 
nouvelles qui arrivent «les quatre coins de ht terre dans les hureaux 
londoniens de Reuter <(ui sont ensuite communiqués aux autres 
agences. Bn réalité, aucune des agences du continent ne pourrait, 
pu ses seuls moyens, entretenir, même suceineteinent. >es lec- 
teurs des nouvelles des régions éloignées, sans le recours de 
Reuter. 

Or, il y a plus d'un demi-siècle, un Allemand, qui ne savait pas 
un mot d'anglais et as possédait aucun capital, installa un petit bu- 
re;iu au Oœur de la cité «le Londres. Létait.lulius Renier <] ni posait 
la premier»' pierre «le son vaste e«liliee. il avait traversé la Manche. 
parce que son projet de créer un centre télégraphique d'informa- 
tions s«> heurtait mit le continent à des obstacles insurmontables 
d'ord™ politique et que l'Angleterre lui paraissait l'unique pays 
on une agence pouvait vivre et se Soustraire a l'intluence gouver- 
nementale. La pos«> «lu premier càhh'«'lectrique à travers la Manche 
lui offrit l'occasion «-hen'lme : mais en instituant le service de nou- 
velles télégraphiques dans la capitale «lu Royaume-Uni, il devait 
aussi en provoquer la demande, «'t ce ne fut pas la partie la 
moins difficile de son entreprise. 

Le perspicace Reuter avait compris que l'invention du t« ; le- 
graphe devait inaugurer une époque nouvelle dans l'histoire «le la 
presse, et il avait déjà cherché à en tirer profil «m créant ^a pre- 
mière agence dans la vieille ville sarloi ingienne : \i\ -l*£hapelle. 

— 519 — 



A travers la Presse 

Mais l'Europe, à cette époque, était encore l'esclave de beaucoup 
de préjugés et nourrissait pour la télégraphie une peur injustifiée. 
Les nations craignaient de perdre leur indépendance en nouant 
leurs lignes télégraphiques par-dessus les frontières ; et — ce qui 
peut nous faire sourire aujourd'hui — les Hls se détachaient à 
plusieurs kilomètres de distance de ces frontières, que les télé- 
grammes franchissaient par la poste. Reuter, lui, eut l'audace de 
passer outre à ces interruptions, et il institua des services de pi- 
geons voyageurs ; hàtons-nous de reconnaître toutefois que les pre- 
miers résultats ne furent pas brillants. 

Il devait trouver en Angleterre un terrain plus propice. Les 
journaux lui résistèrent pendant plusieurs années ; en attendant, 
il se contenta de distribuer des nouvelles commerciales aux habi- 
tants de la cité. Il ne tarda pas à devenir l'auxiliaire presqu'in- 
dispensable de la presse. Peu à peu, il lia des rapports télégra- 
phiques étroits avec diverses nations et avec les divers continents, 
jusqu'à ce qu'il eut à sa disposition le système télégraphique du 
monde entier. 

Pour gagner la faveur du public anglais, Julius Reuter s'appli- 
quait à assurer la plus grande exactitude dans ses nouvelles. Il ne 
l'ut pas le premier correspondant de guerre, mais il en fut le pre- 
mier correspondant télégraphique ; il inaugura le système pendant 
la campagne de 1859. Magenta et Solférino furent les premières 
batailles dont la presse européenne eut par lui des nouvelles télé- 
graphiques. Reuter avait réussi à se procurer des correspondants 
dans l'armée autrichienne comme dans l'armée franco-italienne. 
Il fit mieux plus tard, pour la guerre austro-prussienne et pour 
la guerre civile des Etats-Unis. Il n'existait point encore de câbles 
transatlantiques. Les dépèches, recueillies à New- York, étaient ren- 
fermées dans une caisse hermétiquement close, consignée au ba- 
teau a vapeur. Près de la côte d'Irlande, un petit vapeur nolisé par 
l'agence recevait la cassette et la portait à terre au point de la 
cote le plus rapproché, que Reuter avait déjà relié, par un fil privé 
de soixante mille de longueur, au système télégraphique de l'Etal. 
De cette manière, il recevait les nouvelles un certain temps avant 
le gouvernement lui-même. Lorsque le président Lincoln fut as- 

— 520 — 



Sources d Information de la presse 

Bassiné, le bateau à rapeur postal avait déjà <|uitt» : New -York ; le 
correspondant nolrsfi une petite chaloupe qui rattrapa l<- postal .-t 
lui transmit la caisse pour I agence Reuter. Celle-ci put comno* 
niqtfer la nouvelle de l'assassinai une semaine avant que cette 
nouvelle arrivai par la vit- officielle. Le service l'ut h biea orgi 
nisé pendant In guerre franco-allemande qu'elle fut la première 
.1 donner la nouvelle de la reddition de Napoléon III, communi- 
quée .tu correspondant par Bismarck lui même. !>'• même, l«- traité 
de San-?Stefano entre la Russie et la Turquie fut révélé par cette 
agence avant sa signature. 

L'évolution rapide du journalisme ne diminua pas l'importance 
de l'agence; elle l'augmentii au contraire, mais ses succès ëe- 
vinrenl moins brillants. Au commencement, l'agence Reuter était 
la souveraine dispensatrice des nouvelles. Aujourd'hui, elle doit 
soutenir la concurrence des autres agences et môme des grands 
journaux qui, dans les circonstances exceptionnelles, laissent MÛ 
journaux moins importants les communiqués des agences al oui 
de> correspondants particuliers pour donner les nouvelles -on- 
line forme personnelle. 

Dam les pays et les régions où elle n'a pas de correspondant 
professionnel, l'agence Reuter trouvé chei les consuls anglais, 

répandus dans toutes les parties du monde, des auxiliaires pré- 
cieux. Aussi bien son service le plus apprécié est-il celui qui -•■ 

rapporte aux pays les moins fréquentés par les journalistes. 

Reuter pratique le système d'échange international de nou- 
velles avec d'autres agences, qui lui transmettent les nouvelles d- 
leur nation respective en échange de celles qu'elle leur fournit, 
licite coopération favorise sans doute L'agence anglaise, mais 
beaucoup pins les autres 

C'est Reuter qui a eu l'initiative des nouvelles télégraphiques 
commerciales. Les marchés de Calcutta, Bombay, et antres villes 
orientales ne datent que de l'arri\ I ses télégrammes. 

.Iiilius Reuter fut créé baron par le duc de Saxe-Cobourg en 

1871. L'agence est maintenant constituée en société, mais elle 
est encore dirigée par le fils du fondateur, le baron Herbert de 
Reuter. 

— r>2\ — 



A travers la Presse 

Les origines de notre grande agence française sont également 
intéressantes. 

Vers l'année 1835, dit M. Berthelot, un traducteur parisien, 
M. Havas père, fonda à Paris, rue J.-J. Rousseau, un petit bureau 
de traduction de journaux anglais, allemands, espagnols, italiens, 
russes, pour en communiquer, par abonnements mensuels, les 
principaux articles à la presse de Paris et aux ambassades. A 
cette époque, les feuilles étrangères étaient peu lues en France ; 
la presse ne s'occupait guère de ce qui se passait au-delà des 
frontières, et la tentative de M. Havas semblait ne pas devoir 
donner .des résultats bien sérieux, lorsqu'en 1840 il y eut l'idée 
de créer un service d'été régulier, par pigeons-voyageurs, entre 
Londres, Bruxelles et Paris. Ce fut, pour l'époque, un trait de gé- 
nie qui attira l'attention publique sur lui, car il ne faut pas ou- 
blier qu'en 1840 on n'avait qu'un seul moyen d'information rapide, 
le télégraphe aérien système Ghappe, que le moindre brouillard 
empêchait de fonctionner. Les grandes nouvelles publiées par les 
journaux anglais du matin partaient de Londres à 8 heures et ar- 
rivaient à Paris vers les 5 heures de l'après-midi. Les pigeons met- 
taient en moyenne six heures pour franchir la distance qui sépare 
les deux capitales ; les dépêches de Bruxelles ne restaient que 
quatre heures en route. M. Havas sut utiliser l'établissement des 
chemins de fer et la vulgarisation de la télégraphie électrique ; 
et en 1850, lorsque M. Havas fils succéda à son père, l'agence Ha- 
vas avait déjà un correspondant, à demeure fixe, dans toutes les 
capitales de l'Europe, ce qui lui permettait de donner à ses abon- 
nés un service quotidien d'informations politiques, financières et 
commerciales. 

Le véritable développement de l'agence Havas date de 1856. A 
cette époque le service des annonces de presque tous les journaux 
de province était centralisé entre les mains de M. Bullier, le pre- 
mier fondateur des agences d'annonces de Paris. Quelques grands 
journaux de province, au même moment, recevaient un service té- 
légraphique et postal d'informations françaises et étrangères de 
l'agence Havas, service qu'ils payaient relativement très cher, 
mais qui leur donnait une grande supériorité sur les confrères lo- 

— 522 — 



Sources d'Information de la presse 

eaux moins riches L'idée vint à M. tl&vaj de fusionner son 
agence avec celle «I»- M. Bullieret de proposer •■ environ deux senti 

• les plus importants journaux des déparli-un-nK un service tpé 

( i.il quotidien télégraphique si postal d'informations parisiennes 
<'i étrangères, sans nécessiter aucun déboursé de la pari des jour- 
naux adhérents, puisqu'on échange l'agence se réservait l<* droit 
cTinsérer gratuitement un certain nombre de lignés d'annonoi 
de réclamer à la troisième «-t la quatrième page. Presque tous les 

journaux sollicités acceptèrent la proposition, et l'agCUCC H 

fusionnée avec l'agence Buttier, devint à la foi- maison d'an 

nonces ri agence d'information: 

fêlle ciï'ji successivement des sous-ageners , t Ma.lriil. a lioim . à 

Bruxelles, en Amérique, «'I établit des accords en Allemagne avec 
ttoe Wolf; en Angleterre, avec l'agence Heuter. Indépen- 
damment «le ces agences associées et sous-agences dépendantes, 
régence llavasa des correspondants lixes dans toutes les grandes 
villes de l'Europe et d Amérique, dans tous les chefs-lieux de dé- 
partement et d'arrondissement français. Elle possède, en outre, 
des correspondants spéciaux attachés a l'agence centrale de Paris 
toujours prêts à partir pour un point quelconque du monde en 
cas d'événement grave, (les correspondants emportent avec eus 
des instructions très précises et prennent la direction du service 
d'information dans les villes ou dans les régions où ils arrivent. 

Ainsi, par exemple, l'agence Havas avait on résident à poste lixr 
à Saigon. Lors des événements du ïonkin. elle lit partir de France 
deux correspondants spéciaux, avec mission de suivre les opé- 
rations militaires pas à pas : l'un de ces correspondants fut tué 
a la prise de Sonta\ 

En 1873, M. Lebey succéda à M. Havas lils et apporta de 
grandes modifications dans le fonctionnement général des ser- 
vices, «-n réglementant l'organisation dan- toutes ses branches, en 

ramenant à des formules très simples et très claires les opérations 
de correspondance télégraphique, auparavant très compIi<|u< 

Voici l'économie générale de ces inovations: 

L'agence peut fournir aux journaux de province, moyennant 
une rétribution mensuelle ou même contre un certain nombre de 

— 523 - 



A travers la Presse 

lignes d'annonces à utiliser par elle, non seulement une corres- 
pondance politique quotidienne établie dans le sens politique du 
journal qui la reçoit, des nouvelles et des faits divers, des ren- 
seignements financiers et commerciaux, des dépêches de la der- 
nière heure, etc., mais encore des feuilletons littéraires, des ro- 
mans dont elle a acquis la propriété. De telle façon que, sans 
avoir recours à d'autres ressources, un imprimeur de province 
peut faire un journal, depuis le titre jusqu'aux annonces, à l'aide 
des documents que lui fournit chaque jour l'agence Havas, com- 
plétés par une chronique locale quelconque. Plus besoin des cor- 
respondants à Paris : l'agence le remplace avec 75 °/ d'économie. 

Elle a poussé même le perfectionnement de son industrie 
jusqu'à supprimer les trois quarts de la composition typogra- 
phique des journaux de province abonnés. Pour certains de ces 
journaux paraissant dans un périmètre de 400 kilomètres autour 
de Paris, au lieu de leur envoyer des correspondances écrites, des 
nouvelles, des feuilletons autographiés ou manuscrits, elle leur 
donne des documents sur clichés métalliques de dimensions cal- 
culées et pouvant immédiatement s'adapter à la presse. L'impri- 
meur n'a donc plus qu'à composer sa chronique locale et ses 
annonces, et il peut faire ensuite son journal tout entier avec les 
clichés reçus de Paris par le dernier train. L'agence confectionne 
ses clichés entre six et sept heures du soir, c'est-à-dire avec le 
compte-rendu des Chambres et toutes les nouvelles connues à ce 
moment ; etelleles expédie parles trains express partant de Paris 
entre les 8 et 9 heures, ce qui permet à un journal s'imprimant, 
par exemple à Poitiers (332 kil. de Paris), de les recevoir en gare 
à deux heures 20 du matin et de les employer pour son tirage. 
Chaque semaine, l'imprimeur fait une caisse de ses clichés et les 
retourne par petite vitesse à l'agence qui en utilise la matière en 
les refondant. Cette combinaison très industrieuse n'est pas sans 
avoir porté atteinte à l'indépendance et à la dignité de la presse 
départementale, qui tend à se ressaisir. 

L'organisation des services d'information de l'agence Havas en 
France et à l'étranger n'est pas moins intéressante. 

En France, l'agence a créé des sous-agences dans les villes 



Sources d Information de la presse 

les plus importantes. Ces ions agences Lui fournissent toutes tes 

nouvelles de four région el recueillent, en outre, des annonces 

poux les journaux de l*aris. A leur tour, elles reçoivent de 

nce mère une certaine quantité de nouvelles et informations 

[)oliti<|ues, commerciales et financières, qu'elles vendant aui ban- 
quiers, négociants, etc., «I<" la réj^ion. 

A. l'étranger, nous retrouvons i peu près la mé organisation: 

l'agence Havas \ ;i rr les succursales ci îles soui agences dans 

toutes les nations, ou établi dés accorda avec l'une des principales 
agences fonctionnant dans I.- paya : elle embrasse ainsi toute l'Eu- 
rope «'i r.\nM : ri(|iK>. Klle reçoit de cea succursales, on agences 
correspondantes, les nouvelles et informations qu'elle utilise en 
France, mais réciproquement elle leur fournit tons les rensei- 
gnements dont ces agences étrangères tirent profit à leur tour. 
Ces doubles emplois, ces doubles fonctions, diminuent les frais 
d'environ 50 °/ . 

Les agences étrangères ont, dans leur nation respective, une 
-■i _; anisation semblable à celle de l'agence Havas en France : »un- 
agences dans les principales villes et correspondants dans les 
autres. 

Il s'ensuit que, lorsqu'un grand événement se produit, par 
exemple, à Hdimbourg, la sous-agence de cette ville tranamel Im- 
médiatement la nouvelle par dépêche a l'agence-mére de Londn- : 
celle-ci la transmet à son tour, d'abord aux agences correspon- 
dantes d'Europe e^ d'Amérique, puis à ses succursales des pro- 
vinces anglaises et en même temps à ses abonnés de Londres. Les 
agences correspondantes d'Kurope el d'Amérique passent à leur 

tour |e^ nouvelles à leurs succursales el abonnés respectifs : «le 
telle façon que l'événement survenu à Edimbourg le matin ai» Heures 

peut, en suivant les ramilications et les SOUS-ramincationS, être 

connu trois heures après dans presque toutes les villes d'Europe 
et d'Amérique. 

Le coût éle\e de la transmission télégraphique avec certains 
payai tels que ceua de l'Amérique du Sud. a amené l'agence 
Havas à créer un code de simplification pour transmettre le bulle 
tin de la bourse financière. Le tarif es! de l9o francs par dix mots 

•.■»:; - 



A travers la Presse 

minimum ; Havas en utilise sept en tout, soit trois pour l'adresse 
et la signature, et quatre qui sont des chiffres pour le corps de 
la dépêche ; elle revend ensuite les trois autres à des banquiers à 
raison de cinquante francs pièce, au moyen desquels les banquiers 
peuvent câbler à leurs correspondants en se servant d'un code 
télégraphique spécial. 

A la date du 17 juillet 1879, l'agence Havas, acquise par le baron 
d'Erlanger, a été mise en société anonyme au capital de 8.500.000 fr. 

A côté de l'Agence Havas, il convient de citer : 

L'Agence la Presse Nouvelle, au capital de 2.700.000 fr., fondée 
en 1905. 

L'Agence Fournier, au capital de 1.500.000 fr., fondée en 1879 ; 
directeur: M. Armand Mayer ; président du Conseil d'adminis- 
tration : M. L. Dupuy-Dutemps, ancien ministre. L'agence Four- 
nier publie, sous la direction de M. L. Dupuy-Dutemps, la « Cor- 
respondance républicaine » ; elle a, en outre, une correspon- 
dance financière. A l'exemple de l'agence Havas, elle expédie aux 
journaux de province des « express-clichés ». 

L'Agence Y Information, au capital de 2.000.000 fr., fondée en 
1903; elle publie, sous le même titre, un journal linancier que 
nous avons déjà cité parmi les quotidiens de Paris. Directeurs : 
MM. Chavenon frères. 

La Presse Associée (I900), directeur : M. Jean Bernard. 

L' Agence Télégraphique républicaine est destinée aux journaux 
suivants : la Petite Gironde, la Gironde, le Progrès de Lyon, le 
Populaire de Nantes, la Dépêche de Brest, le Petit Var, le Répu- 
blicain Orléanais, Y Indépendant de Loir-et-Cher. 

L'Agence du Nouvelliste de Lyon (1879), dirigée par M. Paul 
Damez, sert le Nourclliste de Lyon, Y Express du Midi, Y Eclair 
de Montpellier, le Nouvelliste de Bordeaux, le Nouvelliste de Bre- 
tagne, \& Dépêche et le Nouvelliste de Lille, le Journal de Roubaix. 

L'Agence Africaine a un consortium de journaux algériens. 

Paris-London-Télégraph-Agency, directeur M. Macry; Y Agence 
Nationale, directeur M. Martin; Y Agence Economique et Finan- 
cière, directeur M. Yves Guyot, ancien ministre; Paris -Télé- 

— 520 — 



Sources d'Information de la presse 

grammes; V Agence Télégraphique Universelle; l'Agence. Euro- 
péenne, etc. donnent l'information financière 

Nombre de Correspondant es founuseenl aui journaux des Infor 
mations et des articles : 

La Correspondance Politiqif- n Af/riro/r (l!*02 , pnMiée par !•• 
m Parti républicain démocratique » et dirigée par M. C. Pallu «le 
la Barrière; 

La Correspondance Quotidienne! directeur : M. Paul Bluysen ; 

La Correspondance Politique et Littéraire (1891); 

Le Bulletin-Correspondance de C Association nationale républi- 
caine I s S « v ; . directeur : M. René Salles; 

Le Correspondant de Paris tJ'.MMi); 

La Correspondance Conservatrice 1 885) ; 

La Correspondance d le/ton républicaine 1904); 

Les Tablettes d'un Spectateur 1867) ; etc. <'tc 

\l\l. Théodore Henry, Arnaud, Gauthier, Charles 'Sarrus, etc., 
oui des bureaux de correspondance lélé^ra|iliu|iie, téléphonique, 
on postale, avec les journaux de province. 

Les services auxiliaires .le la presse sont, on le voit. très 

nombreux à Paris. 



— o27 



X 

LA PARTIE COMMERCIALE 
Ut venir ni numéro. — Le tervibe <les abonnements. — La publicité. — Qommenl 

lis Aiiicrii'.iiiis iiiltiiiliiil l.i réclame. — Les petites annonces. — Publicité ou- 
M'ilr il publicité fermée. — La publicité financière. — Le Code de l'annonce. 

Voilù donc Le journal sortant «les presses et prêl à fttw livré 
aux lecteurs. Quels -"lit les moyens employés pour lui faire fran- 
chir cette dernière étape ? 

Il y a deux procédés pour cela : la vente au numéro el le ser- 
vice des abonnements. 

Pour Paris, on sait que le quartier général des vendeurs au nu- 
méro est la rue du Croissant. C'est laque de très honne heure, le 
matin, se rassemblent les camelots et les porteurs qui approvi- 
sionnent les kiosques, Il en vient de tous les quartiers de Paris, 
du fond de Montrouge et des hauteurs de licllcvillc, de Levallois. 
de Sainl-Cloud, de Saint-Denis, et d'autres de plus loin encore, 
qui ont pu profiter d'une charrette de maraîcher emportant ses 
légumes aux Halles. Tous ces camelots attendent la sortie des 
journaux qui leur sont livrés par des marchands en gros. 

Depuis quelques années, de grands quotidiens, ayant leur hôtel 
particulier cl leurs services di\ ers parfaitement organisés, ne sont 
plus obligés de passer par l'entremise des marchands en gros pour 
la vente au numéro. 

Il y actuellement, à Paris, plus de trois mille personnes qui 
vendent îles journaux dans des kiosques ou, parallèlement à un 
autre commerce, dans les magasins de librairie, de mercerie, voire 
dans des crémeries ou dans des échoppes improvisées SOUS Tau- 
vent d'une porte-cochère. 

— v'uiU — -^ 



A travers la Presse 

Tous les kiosques des grands boulevards sont loin d'être d'un 
égal rapport ; la moyenne Hotte, d'une manière extrêmement va- 
riable, entre trente sous et cinquante francs par jour. 

Les porteurs, qui fournissent ces kiosques, paient les journaux 
aux marchands en gros avec une remise de 35, de 40, de 50 %, 
quelquefois même plus, lorsqu'il s'agit du lancement d'un nouveau 
journal. Pour ces cas spéciaux, un quotidien paiera, en sus pour ce 
pourcentage, une somme fixe de sept à huit francs par jour aux 
camelots chargés de crier le tilre. 

Pour certains journaux, surtout ceux du soir, comme la « Pa- 
trie », la « Liberté », la « Presse », l'« Intransigeant », le plus 
clair de la vente est constitué par le travail des camelots dans la rue. 
Pour certains autres, comme le « Temps » et les « Débats », c'est 
l'abonnement qui domine. 

La vente, pour la province et l'étranger, s'etfectue de la manière 
suivante : 

Il s'agit, avant tout, d'être prêt pour l'heure du train ; c'est la 
question la plus importante. Il faut considérer en effet que, pour 
la plupart de nos grands journaux parisiens, la clientèle de pro- 
vince est beaucoup plus nombreuse que celle de la capitale. Si elle 
est moins rémunératrice, en raison des frais d'expédition, elle 
permet d'atteindre des tirages très élevés. 

Dès leur sortie de la presse, les exemplaires, déjà comptés par 
la machine, ont été portes dans l'atelier des plieuses qui, avec 
une extrême dextérité, ont bientôt fait de donner aux journaux 
le pli spécial en usage dans la maison et qui n'est jamais tout à 
fait pareil à celui de la maison concurrente. Une bonne plieuse 
peut plier cinq numéros à la minute, soit trois cents par heure (1). 

Une fois plies, les exemplaires pour l'expédition en province 
sont réunis en paquets, chacun portant une étiquette imprimée à 
l'avance avec le nom du correspondant, l'indication du bureau de 
poste, le nombre de numéros à servir : c'est le « routage ». 



(1) Les machines des grands journaux ne font pas seulement le comptage 
mais aussi le pliage des exemplaires. Sans doute un jour, grâce à leur perfec- 
tionnement incessant, effectueront-elles également la mise sous bande. 



La partit coau— rciaie 

l'ouï l«f grandes villes. les .paquet* -oui piV-paréfl I l'aris, 
HP me pour chaque débitant, (l'est ainsi qu'à Bruxelles, par 
exemple, le train qui entre 9B gare à nii'li mu-I, apporte à la 
maison Dechenne, qui envoie ses voitures è la gare, des paquets 
(oui préparés nu nom .1rs titulaires de kiosques M d. magasins 
de j <iuni;iu\. Le voiture de Indienne quitte la ^ure avec ce» pa- 
quets qu'elle distribue le lonjj du boulevard Anspach qui est le 
bottioWd des Italiens de Bruxelles — à chacun des kiosques. 

Lorsque les paquets ainsi prépares sont ficelés et prêts pou i le 
départ, on les descend aux voitures qui attendent à la port»* et 

« 1 11 i les rm|M>'i'Tuiii | |,i garé. 

< Miant au\ abonné», le journal qui leur set destiné est mis sous 
bande imprimer à I axance et timbrée a • (extraordinaire », c'est- 
à-dire oblitérée préalablement par (administration des postes. Les 
exemplaires ainsi mis sous bandes sont portés directement aux 
wagons-postes dans le» d illerenles j^treS. 

Mai» -^i. du fait des. abonne» ou de la vente au numéro, un bénelue 
régulier tombe dans les caisses du journal, ce n'est pas là qu'est sa 
plus grosse ressource; et c'est un principe reconnu depuis Emile 
de (iirardin. depuis l'époque >ù l'abonnement, qui était de ■•" 
\ m Lit s franc l par an. | Ité ramené au\ prix actuel lemenl pratiqués, 
qu'un journal quotidien ne peut subvenir à son existence avec les 
seules rentrées qui lui viennent de la vente de bm numéros. 

Prenons un exemple. I.e« Pigam » dépense annuellement de 
trois millions et demi à quatre millions qui, di\ isés par •»«»•• jours, 

donnent une dépense quotidienne d'à peu près I" 000 faussa. 

Admettons que le <■ Pigero » tire 80.000 exemplaires. Ces 
10.11)10 francs de Irais quotidiens, divisés par 80.000 exemplaire-. 
donnent douxe centimes et demi comme prix de revient de 
chaque numéro vendu à dix centimes. Or, il reste environ lia 
centimes par numéro dans la poche des intermédiaires, ce qui 
fait que, chaque t'ois qu'on achète un exemplaire. I administration ' 
de la rue Drouot perd huit centimes et demi. VA cependant les ac- 
tion- de ce journal qui ont éti en tNOb, au capital nomi- 
nal de 500 francs, outété dédoublées trois lois ; eu sorte que chaque 

— 531 — 



A travers la Presse 

action d'aujourd'hui, cotée en B.oursc 51 5 francs — elle valut 
un moment 1500 francs — n'est que le huitième des actions pri- 
mitives. Gela vient de la « publicité », sans laquelle nos journaux 
modernes ne sauraient exister. 

Un journal a voulu contredire à cet axiome, c'est l'organe 
du parti socialiste unifié, Y « Humanité » ; mais ses tentatives» 
louables dans leur intention, ne paraissent pas donner des résul- 
tats satisfaisants. Après avoir fait chroniquement appel à la gé- 
nérosité de ses lecteurs pour souscrire des actions gagées sur le 
parti socialiste de France, 1' « Humanité », dans son numéro du 
7 juin 1943, a publié la note suivante : « Un journal à six pages 
qui ne fait pas d'affaires ne boucle son budget qu'avec le produit 
de sa vente dans la Seine et avec celui de ses abonnements en pro- 
vince. La vente au numéro en province rapporte ou très peu ou 
pas du tout. C'est pourquoi nous demandons à tous ceux qui ac- 
tuellement nous achètent au numéro de prendre un abonne- 
ment ». Cet appel a été renouvelé. Pour être logique avec lui- 
même, ce journal cessera-t-il sa publication si ceux qui l'achètent 
au numéro ne se décident pas à prendre un abonnement ? 

La France est fort en retard sous le rapport de la publicité. Les 
Etats-Unis, l'Angleterre, l'Allemagne, la Hollande, la Belgique 
même, lui ont depuis longtemps damé le pion sur ce chapitre. 

Quand le « New- York-Herald » (édition de New- York,) paraît 
sur 32 pages, il y a environ 24 pages consacrées à la publicité, 
sous formes d'annonces imprimées en caractères minuscules. 

On estime que New-York fait paraître chaque année dans ses 
journaux plus de soixante millions d'annonces commerciales ; 
Barnum, à lui seul, en représentait pour deux ou trois millions. 

En 1881, un journal des Etats-Unis releva le nombre des 
colonnes consacrées le dimanche aux petites annonces par les 
différents journaux new-yorkais. Il arriva aux résultats suivants : 
Te « Herald » contenait 4437 annonces réparties sur 105 colonnes ; 
•le « Times » (New-York), 503 sur 22; le « World «, 525 sur 
18 1/2; le « Sun », 413 sur 14 1/4. 

Quant au « Times » anglais, il contient journellement de 60 à 

— 532 — 



La partie commerciale 

su colonnes d'annonces qui lui rapportent annuellement de 10 à 

13 !iiilliMii>. 

Il est vrai que la publicité par annonces est entrée dans ht 
mœurs «le la rue»; anglo-saxonne, de telle façon qu'il n'est pas un 
li.ilnliml d'Angleterre ou d'Amérique qui m s'en lerve immédiate- 
ment »'t sans h«'*^i t;i I imi i u -•- i t » >t <|ii il ;i be>oin d'un emploi, d'un»' 

adresM-, .1 un simple renseignement, on dèa qu'il i .i rendre ou à 

acheter le moindre ohjcl. 

Il en est de singulières : celle-ci par exemple, publiée par U 
«Sun » : « J'ai l'honneur de faire part à mes amis et connaissances 
que la mort m'a enlevé ma chère épouse au moment où elle me 
donnait un lils pour lequel je cherche une nourrice, en attendant 
que je retrouve une nouvelle compagne, jeune, jolie, possédant 
vingt mille dollars, pour m'aider dans mon renommé commerce 
de lingerie que je vais liquider par une vente à tout prix avant 
de le transférer dans la maison que j'ai fait construire au 17» de 
la douzième avenue et OU il me reste à louer de magnifiques ap- 
partements. • 

Cette annonce, à la fois d'un caractère commercial et d'une 
allure personnelle, nous amène à dire quelques mots sur les 
« Petites annonces », ce succédané des annonces proprement dites. 

Elles ont leurs partisans et leurs adversaires. Décriées ici, pro- 
nées là, on en peut dire ce qu'Esope disait de la langue : elles 
rendent bien des services et elles font beaucoup de tort. 

Au surplus la Praince n'a pas le monopole des « Petites an- 
nonces » d'un caractère équivoque. S'il est vrai qu'elles causent 
parfois ohez nous quelque scandale et que nos tribunaux ont à 
s'en occuper, il convient de remarquer que nos voisins, et même 
certains de nos voisins de l'autre coté de l'Atlantique, qui s'en 
indignent comme s'ils étaient inhérents aux mœurs françaises, 
n • n sont pas exempts eux-mêmes. 

Il n'y a pas bien longtemps encore, un grand journal de New- 
York, pour insertion d 'annonces jugées immorales, fut condamné à 
cent cinquante mille francs d'amende. Ce fut, il est vrai, par suite 
de la « rosserie » d'un adversaire politique, qui avait fait vérifier. 

— 533 — 



A traversfla Presse 

par des détectives privés, le caractère spécial et douteux de la plu- 
part des annonces insérées dans ce journal. 

En Allemagne où l'on est, selon les cas, d'une grande rigueur 
ou d'un extrême relâchement de mœurs, les petites annonces ont 
pris une telle extension qu'on dut, à diverses reprises, y mettre 
le holà. 

Une association berlinoise pour le relèvement de la morale pu- 
blique a fait le calcul des bénéfices qu'un certain nombre de jour- 
naux tirent des annonces immorales : les unes recommandant 
au public d«s livres et des images obscènes ; les autres, sous le 
nom de <c Petites correspondances », présentant tous Èes caractères 
du proxénétisme ou entremise rémunérée au service de la débaucke. 
Le relevé de cette association évalwe à 5000, à 20-.0&0 et même 
à 40.000 marks par an, tes pro&ts. de cette provenance pour 
de tout petits journaux dont les propriétaires ®®t t'aift fortuaaje 
en dix ans. 

A Vienne, la petite correspondance rapporte des sommes dépas- 
sant 100.000 francs par an à des journaux qui me-ktent leurs co- 
lonnes au service de l'offre et de la demande et leurs bureaux à la 
disposition de la clientèle spéciale pour la remise des- réponses. Ce 
trafic a, sans conteste,, tous les caractères du courtage de débauche 
et constitue, manifestement, un métier inavouable-. 

La Belgique est un pefcit pays propre dtans sa moralité comme 
dans l'enAretien d'e- ses rues et Je ses togis ; aussi, vers la fin du 
siècle dernier, un. journal' hebdomadaire ayant essayé de Dancer ce 
système dte petites annonces équivoques dut disparaître sous les 
poursuites tenaces d'un- Parquet qui n<c voudhit pas consentie à con- 
fondre cette industrie- douteuse- avec les; droite imprescriptibles de 
la presse-. 

L'Italie, el'lte aussi, connaît le& « Pertes annonces » . 

La publicité représente actuellement en» France plus de- cent 
cinquante misons dé francs par année', cpui se- répartissent entre 
les journaux- et périodiques <ie tous formats et de toutes matures. 
Les circulaires et imprimés-, expédiés à domicile pair les soins de 
l'a poste eu d'agence privées, dépassent vingt millions de francs. 

— %m — 






La partie commerciale 

Lei affiches sur papier on aul r«- » ni»- lances imprimas ou 
peinte», ej apposée! tant sur les emplacements publies ou réser- 
ve- i|ii'- dans les gares des chemins «!•■ frr, les omnibus, les ba- 
lr;m\, 1rs théâtres, les k i«>-<|u<- 'i itiiliv* cl i< u le» . montent envi- 
ron, timbres compris, à vingt-cinq millions de Iran. •». 

Knfin, on peut estimer à quinze million» 1rs autres modes de 
lancement d'un article OU d'une maison, consistant en chromo 
lithographies calendriers, menus, roupe-papiers, tableaux ré 
clames et autres objets offerts à profusion. C'est, au bas mot, ceat 
soixante millions ain»i jetés dans le commerce, el C6 chiffre 
croit d année en année. 

Aujourd'hui, la société générale des annonces Lagrange, I 
et ('.". issue de l'agence Havas en 1879 et fondée au capital 
de f.050.000 fr., tient »'i> mains la majeure partie de la publicité 
des journaux parisien». Cette société est dirigée actuellement par 
le neveu et Mis adoptif de M. Lagrange el par le propre lil» de 

M. Cerf] 

Parmi les autres principales agences de publicité, il eonvienl 
de mentionner lamaison Huguet, de Palissaux et C'%qui s'esteréé 
nn rayon spécial dans les journaux illustrés et les publications 
périodiques ; la maison John Jones qui est plus spécialement or- 
ganisée pour les journaux étrangers ; le Comptoir international de 
publicité L. Mayence et C° qui s'occupe de la publicité dans tous 
les journaux de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud. 

Certains quotidiens, comme le « Petit Journal » et le « Petit 
Parisien », qui font à eux deux pour dix millions d^snxioncee, 
et lr « Figaro », qui ^n fait pour environ deux million», s'occupent 
eux-inèmes de leur publicité. 

De grands organes régionaux tels que le « Petit Marseillais », 
la « Petite Gironde », la « Dépêche de Toulouse », le « Lyon 
Républicain », font ensemble plus de trois millions de publicité 
par an. Nantes produit par ses différents journaux à peu près 
trois cent mille francs et les deux mille feuilles locales qui se 
publient de Dunkerque à Cette et de La Hochelle à Nancy, arrivent 
i produire nu total annuel de plus de six millions. 

Il faut ajouter a cela les journaux de mode?, les revues d'art, 

— o3o — 



A travers la Presse 

industrielles ou scientiiiques, les journaux spéciaux de médecine, 
de sport, d'agriculture, etc., les cent cinquante almanachs popu- 
laires tirés à plus de quatre millions d'exemplaires chaque année, 
les annuaires Didot-Bottin, Paris-Hachette, Tout- Paris, l'Almanach 
Hachette, ainsi que tous les autres annuaires d'administrations 
et de sociétés de toutes sortes et dont le dénombrement exigerait 
à lui seul un annuaire spécial. 

Les commerçants chargent plus volontiers de leur publicité les 
journaux quotidiens, au grand dommage des hebdomadaires ou 
des périodiques dont Alexandre Guérin a plaidé la cause. 

Les journaux s'occupent non seulement de la publicité commer- 
ciale et industrielle, mais encore de la publicité financière. Et là, 
le sujet devient un peu plus délicat. Bornons-nous à dire qu'un 
père de famille agira sagement, quand il aura à faire des place- 
ments, en ne s'en rapportant pas toujours à ce qu'il lira dans la 
publicité financière des journaux, car, s'il est des journaux qui se 
respectent, il en est d'autres qui ont peu de scrupules. 

Pour protéger la publicité honnête et régler d'une manière dé- 
finitive les droits et devoirs des contractants en cette matière, la 
« chambre syndicale des éditeurs d'annuaires et de publications 
similaires » a élaboré un code de l'annonce, qu'elle a publié dans 
le numéro de mars 11103 de son « Bulletin Officiel » et déposé à la 
présidence des tribunaux de commerce pour être porté à la 
connaissance des intéressés (1). 



\) Voir, en appendice, le texte de ce code. 



536 — 



XI 
LA CENSURE 

En llussie. — En Chine. — Au Japon. — En Turquie. — Histoire d'un fonction- 
naire turc et d'un dtcttonMtra fr.in<:ii< «-n Turquie. — Le poulet du comrnis- voya- 
geur. — Mots dangereux et phrases subversives. 

Cette question de la Hberté de lu presse a fait répandre assez 

il'i'iKM-c dans la presse M assez de paroles à la tribune pour qu'il soit 

utile de reprendre ici les arguments invoqués pour ou contre. En 
lait, et malgré qu'elle ait parfois dégénéré on licence, cette liberté, 
depuis plus de trente ans que nous en jouissons, ne parait pas 
avoir été une conception erronée au point de vue politique. Nous 
\ sommes d'ailleurs si bien faits que nul ne comprendrait au- 
jourd'hui qu'on y portât atteinte. 

Mais s'il en est ainsi dans notre vieille France, et dans à peu 
près tous les pays d'Kurope et d'Amérique, il existe encore des 
contrées où la censure demeure un instrument du gouvernement. 

Voici une liste de journaux temporairement suspendus ou sup- 
primés, il \ a quelques années, par arrêt de police, dans la seule 
ville «le Saint-Pétersbourg : 

LeNaehr Ekkn (Notre Echo . organe des socialistes démocrates : 
VObthlehestvêutwie Doéro(\e Bien Public , organe des socialistes 
populistes; le Troudi Pravo (Travail et Droit), qui avait été créé 
pour remplacer P « Ochfcbestveunoie Dobro »,lorsde la disparition 
de ce dernier ; le l 'otia I Zvnlia Liberté et Terre) ; le Narodny Golos 
(la Voix du Peuple), qui succéda au « Volio I Zeralia » et qui 
fut lui-même saisi dés son premier numéro, puis suspendu ; la 
Narodnaia Gazeta (Qazette du Peuple) ; la Narodnaia Pfavda 
Vérité du Peuple; le Novy Stroi (Ordre Nouveau) ; le Narodnoie 

— 337 — 



A travers la Presse 

Znamia (Drapeau du Peuple) ; le Ponedelnik (Lundi) ; la Hondnaia 
Zemiia (Patrie), petit journal qui remplaça « Ponedelnik », lorsque 
celui-ci fui supprimé et qui, publié également chaque lundi, cons- 
tituait, par ses rubriques aussi peu indulgentes pour l'opposition 
que pour le gouvernement, une lecture recherchée par les péters- 
bourgeois qui ne trouvaient à acheter ce jour-là que le « No voie 
Vremia » et la « Rouss », les autres grands journaux ne parais- 
sant pas le lundi. 

La Chronique de Toula, fondée en juin 1906, sous le titre de la 
Vie de Toida, fut supprimée pour avoir publié le manifeste de 
Vyborg. Quinze jours après, il reparaissait avec un nouveau titre : 
les Nouvelles de Toula. Sous cette nouvelle forme il n'eut que 
dix-neuf numéros ; mais il renaissait un mois plus tard dans la 
Pamle de Toula, Neuf mois après, nouvel avatar : la « Parole de 
Toula » reprenait son titre primitif: la « Chronique de Toula ». 
Ce journal changea douze fois de rédacteur en chef, subit de mul- 
tiples saisies et de nombreuses amendes et ses rédacteurs compa- 
rurent plus de trente fois en justice. 

D'une statistique réceute donnée par le journal marxiste hebdo- 
madaire Saint-Pétersbourgois Zvieidza (l'Etoile), il ressort qu'en 
1910 la presse russe a payé 208 amendes s'élevant ensemble à 
52. 350 roubles (138.728 fr.)'; et qu'en 1911 elle a payé 266 amendes, 
s'élevant ensemble à 75.900 roubles (201.435 fr.). Sur ce chiffre, 
la presse de Saint-Pétersbourg a payé 13.450 roubles; celle de 
Moscou, 12.500; celle de Varsovie, 12.300; celle de Kiew, 7.800 

Depuis que l'ordre a cessé d'être troublé dans l'empire russe 
par les révolutionnaires, la censure est devenue moins rigoureuse 
et une certaine liberté est aujourd'hui accordée à la presse. 

En Chine, avant la proclamation de la République, la censure 
sur les journaux indigènes était draconienne : il était interdit de 
protester contre les actes du gouvernement, de blâmer les actes 
des membres de la famille impériale, etc. 

Chez les Nippons, la censure n'y va pas de main-morte. Le 
ministre de l'Intérieur a le pouvoir de suspendre tout journal qui, 
à son avis, émet des idées ou des appréciations pouvant nuire à 
l'ordre établi, à l'autorilé ou à la morale. Les suppressions de 

— 538 — 



journau \ iit il»' la censure , ne sont jmïs chose rare, mais ces 

édits ouf surtout cela oV r -rn i r.|ii;«hl«' i|u ils sont oVs merveilles 
(}•• pplrtesse, On \ prodigue lea « • tm 60 < ( u 1 , en langue 
Diponne, Blgnifienl honorable », et « iini Voici, d'ailleurs, 

la formule ordinaire pour annoncer la suppression d'un journal : 
■• haig-nez, honorable, cesser l'honorable publication <!•• voire .111 
gusle journal. Honorable directeur, honorable rédacteur, honorable 
imprimeur, daigne/ honorablement rein Itérer l'auguste prison ... 

Quani à la Turquie, oui n'ignore %ue la censure y est une 
source toujours nouvelle d'extravagances dont les cerveaux occi- 
dentaux ne peuvent avoir nue idée et que les Osmanlis sont ar- 
rivés, par accoutumance^ a trouver parfaitement normales. 

Le comte \rmand de IWsignac. qui s'est lait une spécialité de 
la question, nous donne de curieux détails sur les procédés des 
censeurs ottomans : 

La première rencontre que j'eus avec la censure turque, ce fut en ÎH'.M. 
en chemin de fer. 

On m avait fait craindre les démêlés avec la douane au passage de la 
frontière, à Mustapha-Pacha. On sait que la douane turque e>l h 
sii>r<\ c'est là son moindre défaut. « Voyagez en première, m'avait-un 
conseillé. Les voyageurs de première reçoivent dans leur coupé la visite 
aux bagages. Les autres sont tenus d'aller la sul>ir à la consigne. C'est 
une corrée fatigaate, longue, surtout la nuit. Voyage/ en première ! » 

Je me le tins pour dit. Vers minuit, je fus réveillé doucement, d'un 
frôlement à peine. Kl je vis devant moi un monsieur à fez, souriant, la 
bouche en neur : 

— Ave»- vous quelque chose à déclarer ? 

Le train venait de s'arrêter à Muaftqaba-Pacha. C'était la visite aux 

bagage... 

Kl le fut courte. Un simple coup d'œil. Le fonctionnaire, toujours sou- 
riant, s'excusa par dix fais de n'avoir dérange Kt il s'en allait à nou- 
ions, courbé en deux, s'excusant pour la onzième fois, lorsque son re- 
gard avisa un gros livre, que j'avais consulté dans la soirée et que 
j'avais laissé sur la banquette. 

— Qu'est-ce que cela ? 

— Un dictionnaire, le « Dictionnaire delà Vie pratique », deBeièze, 
c'est là toute ma bibliothèque. 

— :>39 — 



A travers la Presse 

L'homme au fez tendit le bras. Je l'aidai à empoigner le gros bouquin. 
D'un geste rapide, habitué à ces sortes de manœuvres, il ouvrit le dic- 
tionnaire et alla droit à la lettre T. Il ne s'y arrêta pas plus d'une se- 
conde. Puis, saisissant entre ses doigts un feuillet, il l'arracha douce- 
ment mais d'un air délibéré, et l'empocha. 

— Voilà, fit-il en me rendant, le volume et en m'adressant son plus 
gracieux sourire. 

Je me jetai sur le dictionnaire ; le misérable avait enlevé le feuillet 
qui parlait de la Turquie. 

Se fâcher? A quoi bon ! C'était si drôle que je poutlai de rire et mis 
en gaieté, je jetai un paletot sur mes épaules et me dirigeai vers la con- 
signe, dans le but d'assister à la visite douanière, et dans l'espoir d'y 
trouver pâture à ma curiosité éveillée. 

Mon attente ne fut pas déçue et j'ai encore présent à l'esprit l'ahu- 
rissement d'un malheureux commis-voyageur allemand qui venait de 
faire, d'une drôle de manière, connaissance avec la censure turque. 

Cet Allemand ne parlait qu'allemand ; inutile de vous affirmer que 
le gabelou ottoman qui inventoriait sa valise ne connaissait que le turc. 
Chacun s'exprimait dans sa langue maternelle et le colloque engagé 
entre eux était plutôt plaisant. 

— Avez-vous quelque chose à déclarer ? 

— Je ne comprends pas. Parlez allemand si vous voulez que je vous 
comprenne. 

— Que dites-vous? Je vous prie d'ouvrir cette valise. 

— Mais je ne comprends pas. Je vous dis que je ne comprends pas. 

— Où sont vos clefs ? 

— Je vous dis que je ne comprends pas le turc ; parlez-moi alle- 
mand. 

Le douanier, avisant le trousseau de clefs dans les mains du voya- 
geur, les lui arracha en maugréant. 

La visite a eu lieu : rien à déclarer, rien de suspect. La valise est re- 
fermée, mais reste le panier, un petit panier à provisions. Le douanier, 
rageur, y plonge le bras et ramène un paquet enveloppé d'un lambeau 
de journal taché de graisse. 

— Qu'avez-vous là? dit-il en dévisageant l'Allemand, d'un air soup- 
çonneux. 

— Ça, c'est un poulet, répond le voyageur qui, cette fois, a saisi le 
sens du geste qui accompagnait la question. 

Le gabelou ouvre le paquet, en retire un poulet rôti, qu'il passe à son 

— oiû — 



La Centura 

interlocuteur, et il reste à examiner l<- lamheau du journal, un journal 
à caractères gothiques. 

— Un journal 1 Tait-il en ouvrant de grands yeux, comme s'il eut 
voulu dévorer le voyageur. Vous ne savez donc pas qu'il est défendu 
d'introduire des journaux en Turquie? 

Le commis-voyageur continuait à ne rien comprendre. 

— C'est honteux, reprit le douanier en pliant l'imprimé huilé et en le 
mettant de coté; introduire des journaux en Turquie I Vous ignorez 
donc que ce n'est pas permis ? 

Je ne sais si l'Allemand finît par comprendre, mais ce que je peux af- 
firmer, c'est que rien ne saurait rendre l'air effaré avec lequel il rega- 
gna son coupé, tenant gauchement son poulet d'une main et sa valise 
de l'autre. 

Est il besoin de * I î i-«' qu'il n'existe paa de bibliothèques publiques 
en Turquie. Des bibliothèques, .'■ quoi bon ? Qu'y mettrait-on? 
Des ouvrages présentant do pages amenées, des passages noir- 
.i- » l'encre épaisse, des phrases tronquées, inintelligibles, des 
feuillets découpés aux ciseaux! \ : À quels -iraient les lecteurs de 
pareils ouvrais? Car tous les livre> qui loin bout entre les mains 
de la censure sont soigneusement expurgés, à moins qu'ils ne 
soient purement Ou simplement confisqués. Il existe <!«•- listes 
officielles d'ouvrages à confisquer et des listes d'ouvrages à ex- 
purger. Os dernières portent que, dans le « Petit Chose »> de 
Daudet, par exemple, les pages .">(> et 78 doivent fttre enta 
que les lignes 5, 6 et 10 de la page 13 doivent être biffées : enfin 
que, dans la ligne 18 de la page 23, les mots « cigale » et « crois- 
sant » doivent être rendus illisibles; et de même pour le reste 
des pages ; et ainsi pour toutes sortes d'ouvrages. 

On voit ici le travail des censeurs ! Toute la journée, ils biffent 
à tour de bras, et ce qui sort de leurs mains est un reste informe, 
hybride, des phrases tronquées, charcutées, n'offrant plus aucun 
sens, 

Où la chose devient comique, c'est quand la censure -'attaque 
au\ dictionnaires. Il ne s'agit plus de biffer ça et là les mots ■ Ma 
oédoine », « Arménie », « croissant », « patrie », « émir » et 
quelques autres, mais «l'ensevelir sous l'encre noire toutes sortes 

— oit — 



A travers la Presse 

de termes prétendus illicites. S'imagine-t-on la masse énorme de 
vocables qui, pour une raison ou pour une autre, — et même sans 
raison — peuvent, dans un dictionnaire de langue française, don- 
ner prise à la censure? Se conformant aux ordres des circulaires 
ministérielles qui tous les jours ajoutent de nouveaux mots à ceux 
déjà prohibés, les censeurs biffent les verbes, les adjectifs, les 
noms communs, les noms propres. Supprimés les verbes : ré- 
pandre, élire, s'emporter, écraser, se révolter, empirer, mêler, 
mélanger, pleurer, s'exténuer, sombrer, tomber, couper, gâter, 
voler, se battre, geindre, et bien d'autres ! Rayés les qualificatifs : 
mécontent, mutin, pauvre, prêt, jeune (ceci vise la « Jeune Tur- 
quie » qui alors... mais depuis !), ennuyeux, ignorant, mauvais, 
injuste, faible, rouge (allusion au Sultan rouge), obéissant, déso- 
béissant, impitoyabie, méchant, hostile, touchant, têtu, solidaire, 
national, gueux, etc., etc. ! Hlffacés aussi les mots : Olympe, devoir, 
brasserie, flotte, ambassade, franc, révolution, constitution, dé- 
puté, sénateur, liberté, et tous leurs congénères ! 

Si l'on traite de la sorte les livres imprimés en P]urope, jugez 
ce qu'il advient de ceux qui naissent en Turquie même ! Qu'ils 
soient écrits en langue turque ou en langue européenne, ces der- 
niers sortent du bureau de la censure — quand ils en sortent — 
absolument méconnaissables. Dans un livre de leçons de choses, 
il n'est pas permis de parler de vin, le vin étant prohibé par le 
Coran. Dans un manuel de classe, n'allez pas écrire d' « Amed 
porte un chapeau mou » ; la censure bifferait le mot « chapeau », 
car Ahmed ne peut porter que le fez national. N'écrivez pas « Le 
Ciel me préserve », le censeur remplacerait le Ciel par « Dieu ». 
Pour avoir mis « L'homme est le roi de la création », un auteur a 
failli être gratifié d'une défense de publier, car il est bien en- 
tendu qu'en Turquie il n'est de roi que Sa Majesté impériale, donl 
il n'est pas permis d'usurper la puissance. 

Les plus à plaindre, parmi les auteurs, ce sont encore ceux qui 
écrivent en langue turque pour les élèves des écoles ottomanes. 11 
serait impossible de conter ici, par le menu, tous les écueils qu'ils 
ont à éviter pourne pas tomber sous le coup de la censure. Ils 
sont à tel point ficelés qu'ils ne peuvent se mouvoir d'une phrase 

— 543 — 



La Ccnsare 

ii l'autre. A t«'iil Ix-nt de champ. I;i ternie > abat -u r leur plum< 
On pourra il pcnt-Atre taxer d'exagéi .ilion l©l DOtl qui SUrvaat 
ils sont cependant absolument nuthenti<|u«'s : nous les avons pui- 
•SS4aaS leinnnuscrit il un vocabulaire qui es| n n < ■ sort.' il '••\«Tciee 
de langage et <|ui h séjourné plus de ilix-huil mois dans les | M i- 

rcaux de la censurée Goastantinoplc. <;.• manu-, nt <^t. a cette 
taire, entre bm mûu . il posas, m bas 4b chaque page, lr « gou- 

rulmuch » \ii officiel, et, nu dernier feuillet, accompagne' Hu 

.-.•.m .lu minitti •!<• de I Instruction publique, direction «!*• la 
presse, on peut lira la formule suivante: ■< Il n'y a pas de moiifs 
pour mie ce livre, ainsi taille .-i expurgé, ne s,,ii livré I la pa- 

hlicil 

PeaiUetons donc ce Manuscrit «-t relevons-^ quelques spéci 

mens des corrections ah racadaaraatCS faites par la cciimiit et ai» 
uiialëes à gros traits d'encre r< mi u«- 

« .le suis pauvre » est remplace par « je suis reconnaissant», 
tandis que « nous Boauaas pauvres »*esi remplacé par «< nous 
sommes riches ». DanesapbraseaaousaeaanunespMoansnaai 
on reins. • droit de eitd au qtsaihfcatif « content » qu'on remplace 

par « affamé ». « Vous n'êtes pas jeun»» » devient « vous | 

pas un entant » et « Azit » rst devenu « Djevdet ». I»aiis |,i 

phrase « son petit frère est intelligent • . i rrère » i été* remplace 
par « sœur ». La phrase «* noua sommes malades , | ete suppri- 
mée, de même que les mots « golfe de Gènes ». I Ihinam lie 
jour de repos a permuté avec « vendredi », cependant que le 
• mii île Niaosta • l'ut moins heureux, puisqu'il a été purement 
et simplement supprime. In n COUSin paternel » est tout à coup 

ile\euu maternel • de par la volonté de la censure, si quant 

au a savon de Crète » 00 lui a refusétOttl droit à la vie. 

Pauvre . frère d'Àli-Brey •• ! Le voilà devenu AJMare] sa per- 
sonne ! Il en est île même «lu frère de Nourry-Brej qui, on ne sait 
pourquoi, est devenu son lils. Le mot m frère » déplaît particu- 
lièrement aux censeurs turcs. \Y dirait-on pas que les auteurs de 
vocabulaires ne rêvent que de restauration au profit du t'rere du 
Sultan? Le mot « devoir » a été biffé et remplacé par « leçon ». 

Les « ignorants » ont été supprimes ; il n'est plus d'ignorants 

— :H3 — 



A travers la Presse 

en Turquie ! Supprimée aussi la phrase : « Je cherché une vrille 
pour percer ce bois » ; ne serait-ce pas une allusion au Sultan ? 

Les mots « brasserie », « maisons de fous », sont rayés. Motif? 
Mystère et censure. Voici un « franc » changé en « métjidié ». 
Effacées les locutions : « flotte italienne » (prévoyait-on déjà l'ex- 
pédition tripolitaine ?), « consul de Russie », « ambassade de 
France », ainsi que la phrase : « Un officier est venu visiter hier, 
notre école, il s'est entretenu en français avec notre directeur ». 
La censure abhorre tout ce qui est étranger. « Quand on parle plu- 
sieurs langues on se procure aisément une bonne place ». Voilà 
un axiome subversif ! Biffée aussi là phrase : « Les riches doivent 
pourvoir aux besoins des vieillards infirmes et sans soutien ». Ap- 
paremment, cela sent le socialisme. « Je voyagerais volontiers si 
j'en avais les moyens ». Voyez-vous cela? Voyager, quand le Com- 
mandeur des Croyants ne quitte pas son palais ! Quelle présomp- 
tion ! Vite, biffez ! 

Et cette bouillie a vu le'jour telle quelle. 

Sans doute, ces procédés étaient le fait d'un sultan malade et 
terrifié, et d'un régime où l'arbitraire et le bon plaisir tenaient 
lieu de lois ; mais pour que nous nous persuadions qu'une ère de 
régénération est venue avec le nouveau régime, qu'il y a môme 
simplement quelque chose de changé en Turquie, il ne faudrait 
pas que le télégraphe nous apprît trop souvent les persécutions 
odieuses dont la presse des partis opposants est aujourd'hui en- 
core victime : journaux suspendus ou supprimés uniquement 
parce qu'hostiles, rédacteurs emprisonnés ou assassinés, perqui- 
sitions policières à toutes heures du jour et de la nuit, directeurs 
traduits, non pas même devant les tribunaux dont ils relèvent, 
mais devant un conseil de guerre. En vérité , le despotisme n'a 
fait que changer de nom en Turquie. 



-.. ï t 



XII 

LES A COTÉ DE LA PRESSE 

i \rfius de la presse ». — Son champ il action. — Sun rayonnement. — Son fonc- 
tionnement.— Actualité et rapidité. — Les filiales «le 1' • Argus ». 

Quelque situation que l'on occupe- dans la politique, dans les 
lettres, dans les arts, dans radmiuistration, dans l'industrie, dans 

le commerce, chacun peut, à un moment donné, avoir besoin de 
connaître, d'une façon rapide, sûre et complète, ce que les jour- 
n.iiix disent de lui, de sa personne, ou de ses ouvns, ou bien I n- 
core oe que l'on écril *mr telle ou telle question intéressant sa 
réputation, sa tartane ou ses travaux. 

Mais commenl y parvenir? Qui donc pourrait, à lui seul, «n- 
kreprendre la lecture de ces innombrables publications quoti- 
diennes, hebdomadaire», mensuelles, qui paraissent dans le monde 
entier? Qui donc aurait assez, de temps et d'argenl pour les réu- 
nir, les étudier et les annoter? 

• A cette question complexe, un homme ingénieux, M. Alfred 
Chérie, imagina, en 1879, une solution élégante, en tondant V Argus 
ilr la presse, qui centralise toute-, les publications du monde, en 
l'ait le dépouillemenl méthodique et distribue aux intéressés les 
articles qui les concernent ou les intéressent. C'est, en quelque 
sorte, le prolongement de !;• presse. Celle-ci semé a tous h--* vents : 
I' ■ Argus ». attentif, récolte, engrange, clause et, selon les besoins 
de chacun, distribue. Ainsi, il épargne un temps précieui à sa 
clientèle qui se repartit dans tous tes mondes, depuis l'académicien 
célèbre jusqu'au simple journaliste (1). 



(i) « Je suis heureux de vous écrire que, pendant les vingt années de mon 
( a bonnement, je n'ai en <|u'à me louer îles services de votre Argus. 

Eur.KNF. Hhikix, de l'Académie Française ». 
« Pour être sur de ne pas laisser échapper un journal qui l'aurait nomme, 



i 



545 — 

36 



A travers la Presse 

Auxiliaire des hommes politiques, Y « Argus » est devenu bientôt 
indispensable aux littérateurs, aux artistes, aux gens de théâtre, 
aux journalistes eux-mêmes, à tous ceux, en un mot, dont les pré- 
ductions sont exposées aux jugements de la critique ; puis, se do- 
veloppant peu à peu, il a offert ses services à l'industriel, au com- 
merçant, à l'inventeur, au financier, à tous les gens d'affaires qui, 
soucieux de leurs entreprises, n'ont ni le temps, ni les moyens de 
dépouiller les journaux et les revues du monde entier. 

Sur leur demande, et quel que soit le sujet qui les intéresse, 
1' « Argus » leur adresse quotidiennement les extraits de tous les 
journaux, publications illustrées, revues, bulletins, etc., ainsi 
que tous autres renseignements ou documents pouvant les inté- 
resser. 

En Amérique, où tout se fait en grand, chaque industriel a son 
bureau personnel de coupures qui s'occupe de l'étude du mar- 
ché, qui note les débouchés, qui examine les besoins, qui s'en- 
quiert des moyens de pénétration et qui relève journellement 
la situation et les efforts des producteurs concurrents. « C'est 
surtout lorsqu'il s'agit d'articles dont la clientèle est variable, dit 



« il était abonné à YÀrgus de la Presse, qui lit, découpe et traduit tous les 
« journaux du monde et en fournit les extraits sur n'importe quel sujet ». 

Hector Malot (Zyte, p. 76 et 323). 

« A propos de tout et de rien, une nuée de reporters s'abattait sur l'hôtel 
« du boulevard Saint-Germain. Son nom (Vallobra) se trouvait si souvent im- 
« primé, qu'une agence spéciale à laquelle il s'était abonné, YArgus de la 
« Presse, lui envoyait, soir et matin, des ballots de coupures de journaux où 
« il était question de lui, des vingt-sept « sa bande » ou » sa queue ». de sa 
« personne, des discours, ses votes, ses ambitions, ses projets, même ses 
« idées, et où il était dit beaucoup de bêtises... 

« ... De ce flot montant d'articles de journaux que YArgus lui envoyait 
« matin et soir, un tiers environ était étranger ; il y en avait de toutes les 
« nations et dans toutes les langues ; les anglais, les américains, les russes 
« et allemands dominaient, ils étaient même les plus sérieusement faits ». 

Paul Alexis (Vallobra, p. 185-185). 

« ... Tout comme « Madame la Comtesse », « Joseph », (secrétaire du 
« syndicat des Gens de maison), était abonné kY Argus de la Presse ». 
Octave Mirbeau (Journal d'une femme de chambre). 

— 546 — 



Les à côté de la presse 

\l. de Leeaer I . qu'il faut saieit toutes les opportunité I 
exemples s'en |.i .-.rih-nt dans la construction des paliers à billes 
ci surtout dans l'établissement des appareils de transbordement. 
I né firme de Vew-Jady, la Hyatl Roller Bearing C*, construit des 
palliera à billes; elle trouve la plu- grande part des débouchés 
dans !••- fabriques ru construolion dans lesquelles les paliers son! 
employés pour soutenir les arbres de transmission. Il s'agit, donc 
d'un débit lit"-- mobile. Il en esl de même pour la lirme Kunk 
et I de VS esl Brighton, qui a la spécialité des appareil* •!<• tran>- 
bordement. Mous avons vu fonctionner, «la us chacune «!<• tes socié- • 
tes, '•'• que les américains appellent un « Press clipping bureau % >. 
Chaque jour, un grand nombre de- revues ri de journaux y -ont 
dépouillés; i"ut article annpngant, soil la construction d'une fa- 
brique quelconque, s^it un projel d'agrandissement, soi! le par: 
fectionnement de l'outillage d'un port, est découpé, mis sur fiche et 
systématiquement «lassé. Dès lors, c'est une donnée qui Barrit i 
de base pour les démarebe> Les plus opportunes en vue d'assnrai 
les débouchés 

Or, ce « Pre-- clipping bureau », que M. de Leener a vu fono> 
kionneren 1904 en Amérique, n'est autre chose qu'un modèle ré- 
duit de I' « Argus de la rrc--:' ijui existe depuis trente-cinq ans 
dans la vieille Europe, 

La seule différence qui caractérise le « IVess clipping » améri- 
cain est qu'il constitue un organisme privé, particulière chacune 
des sociétés dan* lesquelles il ne fonctionne que pour un certain 
nombre d'idées, .m lieu que I' « Art: us n est nue institution com- 
merciale libre, ne travaillant pour le compte exclusif d'aucune 
firme, el ollrant ses services aux représentants des branchai les 
plus diverses de l'activité humaine. 

L'abonné qui reçoit une coupure soigneusement découpée et 
pliée, collée sur une fiche portant le titre, l'adresse et la date du 
journal d'où la coupure a été extraite, ainsi que le nom de lau- 



(t) M. (l. dk Leener, professeur d'économie sociale à l'Institut Solvay. de 
Bruxelles: L' « Organisation de la réclame aux Kt.it>-1 ni- (taras écono- 
mique internationale, T. III, N l 

— 5iT - 



A travers la Presse 

teur de Farticle, ne peut s'imaginer la suite d'opérations minu- 
tieus es par lesquelles a passé, dans ce grand organisme, l'infor- 
mât io. n qu'il vient de recevoir et dont l'arrivée lui semble toute 
naturelle. 

Pour découvrir cet article, F « Argus » doit dépouiller non 
seulement, tous les jours, le journal dont il a été extrait, mais 
tous les journaux, cet article ayant pu tout aussi bien paraître dans 
une autre publication que dans celle où il a été trouvé. Et s'ima- 
gine-t-on ce que représente ce travail? Cela oblige tout simple- 
ment à lire chaque jour 18.000 publications. Ce résultat ne peut 
£tre obtenu que par l'organisation complémentaire d'un service 
de correspondants dans tous les grands centres du monde, de 
Stockholm à Cape-Town et de Rio-de-Janciro à Saint-Pétersbourg, 
envoyant quotidiennement, tout découpés, les articles auxquels 
s'intéressent les abonnés de F « Argus de la presse ». 

Dix-huit mille publications par jour ! Il y en a, naturellement, 
en toutes langues, et comme si le nombre des dialectes naturels 
n'était pas encore assez étendu, voilà qu'on publie maintenant 
des journaux en langues artificielles : le nuovo, le panroman, 
le volapuk, Fesperanto, Fidion neutrale, la langue Bollak, ou 
langue bleue, la langue musicale de Sudre, ayant chacune toute 
une littérature qui n'est certes pas la plus commode à débrouiller. 

A F « Argus », les journaux de Paris sont dépouillés les pre- 
miers. Le travail a commencé à 7 heures et, déjà, à 9 heures du 
matin, les abonnés parisiens ont, dans leurs boîtes aux lettres, les 
découpures concernant les événements de la veille. L'auteur dra- 
matique qui, huit heures auparavant, quittait le théâtre où l'on 
venait déjouer sa pièce, peut, à son réveil, connaître l'appréciation 
de la critique. De môme, l'homme politique pour la revue de la 
presse de tous les partis, ou pour le compte-rendu du meeting 
qu'il a présidé dans la soirée. 

Il va de soi qu'un seul exemplaire de chaque journal serait in- 
suffisant pour répondre à toutes les coupures qu'il faut en ex- 
traire, soit que le môme article renferme les noms de plusieurs 
abonnés, soit que plusieurs abonnés veuillent recevoir des ren- 
seignements sur un môme sujet. 

— 548 — 



Les à coté de la presse 

Les journaux lue passent dans le Ben ice de découpage après 
mu' Opération assez minutieuse : le confection des fiche 

I», m* l'angle de chaque journal dépouillé, le lecteur de 1' « Ar- 

-ii- » a inscrit le nombre des articles s découper. Chaque ar- 
ticle devant être collé sur une fiche qui en indiquais provenance, 
les journaux lu> sont rerais à des employés charges <l<- confec- 
tionner les fiches. Celles-ci sont des passe-parlout prêts d'avan ■•.-. 
Burlesquellea les indicationsde noms, de date et d'adresse propres 
m chaque journal, sont Inscrites an fur et a mesure, au moyen 
de t;iiii|)iins et de dateurs. 

Toute publication, si minime soitrelle, possède à l' «« \<- 
uii petit bloc de bots sur une des laces duquel sontgravéesen lettres 
caoutchoutées son nom et son adresse. Ces dix-huit mille tam- 
pons, pendus alphabétiquement sur des lattes horizontales, ornent 
les murs du bureau des employés aux fiches. Ces employés ont 
donc à manier journellement les dix-huit mille tampons, au fur 
al à mesure de l'arrivée des journaux, et à tamponner poor chaque 
journal au tan I de fiches que lui indique le chiffre marqué dans 
l'angle «lu journat. Ces liches sont ensuite datées, puis glissées 
dans le journal qui. cette fois, prend définitivement le i lumin du 
bureau de coupe. 

Dan* ce bureau, d'autres employés travaillent par équipes de 

trois: un coupeur pour deux colleurs. Au furet à sure que 

sous les ciseaux agiles se détachent les articles, un des deux aide* 
rajuste les fins de colonne et colle l'article sur la fiche ; l'autre 
plie le tout à la dimension voulue et met les indications Corn* 
plémentaires nécessaires, signature et titre, si l'article a du 

£trc partagé entre plusieurs al nés. Chaque équipe doit faire 

deux cents à deux cent cinquante coupures à l'heure. Quel amon- 
cellement de coupures à la lin de la journée '. Mais on n'attend pa- 
le soir pour procéder à leur envoi, lïne première fois, nous l'avons 

vu. vers li ii i t heures du malin, les porteurs de I' « ArgUS « sont 
partis avec les premières enveloppes, celles des journaux pari- 
siens, <\<'> « quotidiens » : une deuxième expédition a lieu ensuite 
vers midi, et une troisième à sept heures du soir. 
Toutes ces opérations : confection de fiches, découpage, classe- 

— 519 — 



A travers la Presse 

ment, se font simultanément, de sorte que, quelques instants après 
que le journal a été lu, il se trouve débité en articles et distribué 
dans les diverses cases alphabétiques. 

N'omettons pas de mentionner qu'avant chaque expédition les 
paquets de coupures dûment classés passent dans le service de la 
comptabilité qui en relève le chiffre et le porte au compte de 
chaque client. Pour ce faire, les employés de la comptabilité, ap- 
pellent les noms du classement et les « débiteurs » inscrivent le 
nombre des coupures qui part. Les paquets sont ensuite transmis 
à un autre employé qui inscrit sur les enveloppes les adresses des 
abonnés. 

Tel est, sommairement expliqué, le fonctionnement de cette in- 
dustrie de la presse, que n'avait pas prévu Théophraste Renaudot, 
mais qui parachève si bien, par son ingéniosité, les trouvailles 
dues à cet esprit inventif. 

A ce travail incessant, régi par l'actualité et la rapidité, qui se 
renouvelle chaque jour et à toute heure du jour, viennent s'a- 
jouter tous les corollaires que nécessite une telle entreprise. 

L'Argus de la presse a créé successivement : 

V Argus des Revues, publication documentaire, dans laquelle 
sont repris et classés les titres des articles publiés dans plus d'un 
millier de revues françaises et étrangères ; 

L'Argus de l'Officiel, répertoire ordonné des travaux parlemen- 
taires : il est composé de documents constamment tenus à jour et 
qui permettent de suivre le mandat de chaque député et de chaque 
sénateur, vote par vote ; 

Les Salons, publication annuelle de toutos les œuvres exposées 
aux Salons de la société des Artistes français et de la société 
Nationale des Beaux-Arts ; 

Enfin, les Suppléments de l'Argus de la Presse et les Archives 
de la Presse, qui constituent des résumés, répertoires et classe- 
ments journalistiques, permettant d'entreprendre et de mener à 
bien les recherches rétrospectives. 



— 550 - 



CONÇU SIONS 



lin suivant le mouvement de la presse depuis son origine jus- 
qu'à nos jours, depuis le minuscule ruisseau qui est à sa source 
jusqu'au lli'u\c immense qui coule aujourd'hui à pleins bonis, on 
ne peut s'empêcher de se demander à quel point le monde e§l pé- 
neln puce courant, à quel point il subit son influence. 

Pendant une notable partie du siècle dernier, la presse a. 
incontestablement maîtresse de l'opinion publique ; les journaux 
étaient alors des tribunes où des écrivains d'élite attaquaient ou 
défendaient des idées ; il> faisaient œuvre d'éducateurs. Au et 
refour du MX et du \\ itèclej une tendance nouvelle apparaît ; 
la presse évolue : d'éducateurs, les journaux deviennent informa- 
teurs. 

l'eu ou plus d'articles de pure doctrine : c'est à peine si, en des 
articles généralement brefs, ou dans un simple éditorial, on ap- 
précie l'événement politique du jour; mais des laits, une grande 
quantité de faite, des dépêchas Bueoédant eus dépêches. 

\ (|iielque opinion qu 'il appartienne, quel que soit le but qu'il 
BS propose, dans quelque pays qu'il se publie, le journal prend ù 

tâche de donner le plus de nouvelles DOSaibie. 

Les agences lui en fournissent en abondance, mais cela ne lui 
Miiïit pas encore. Il vaut aussi avoir iei eorrespondauta partieu- 
liers dans tous les grands centres d'information, à Paris, à Loodr ■-. 
à New-York, etc.. et ceux-ci le renseignent, pur « lil spécial 
a\ec une grande rapidité. 

Ah! que nous sommes loin des journaux-drapeaux. deSJOUT- 
naux-tribunes, où le lecteur était moins préoccupé de trouver 

— 534 — 



A travers la Presse 

des nouvelles que des arguments pour réconforter ses convictions. 
Ce que l'on recherche avant tout aujourd'hui, dans le journal, 
c'est la nouvelle. L'un s'intéresse plutôt aux nouvelles politiques ; 
l'autre, aux nouvelles financières ; celui-ci, aux nouvelles com- 
merciales ou industrielles ; celui-là, aux faits divers ; tel autre, 
aux sports : mais chacun veut être rapidement et complètement 
informé. C'est la course effrénée aux nouvelles. 

Quelle est, sous cette forme, la pénétration du journal dans l'es- 
prit du public ? A devenir ainsi l'écho de tous les bruits du dehors. 
le journal n'a-t-il pas perdu l'influence? On pourrait être tenté 
de le croire au premier abord. A la vérité, il n'en est rien. Pour 
être plus discrète, son action n'en est pas moins réelle : comme la 
poussière et le vent, elle s'insinue dans les consciences les mieux 
fermées (1). 

Le journal qui paraît ne pas avoir d'opinion en a une le plus sou- 
vent. Par l'énoncé des faits, par leur mise en lumière ou leur re- 
jet dans l'ombre, par leur rapprochement ou leur opposition, il 
amène le lecteur, sans que celui-ci s'en doute, à telle ou telle con- 
clusion. Un avocat peut gagner sa cause sans plaidoirie à grand 
fracas, par le simple et habile exposé des faits. De même, le journa- 
liste. Le procédé a changé; le résultat est resté à peu près le même. 

Enconstatantl'influencede lapresse,des moralistes la déplorent. 
Ils l'accusent de nombreux méfaits. Sans doute, il en est de la presse 
comme de bien d'autres choses : faite à l'image de la foule, elle 
n'est pas exempte de défauts. Si elle a de très beaux côtés, elle 
en a aussi de très vilains. Si elle inspire souvent de nobles senti- 
ments, elle excite parfois les mauvais instincts. A côté de nom- 
breuses publications honnêtes, il en est de malsaines qui, soit 
par les articles, soit par les images, exercent, notamment sur la 
jeunesse, une action déplorable. Mais la loi n'est pas désarmée 
contre les malfaiteurs. Ceux qui prêchent l'antimilitarisme, la 



(1) Henry Bérenger : Enquête sur les responsabilités de la presse contem- 
poraine. 

— 352 — 



Conclusion» 

désertion, le 8abotage r ,ceui qui poussent à l'assassinai, .eux <|in 

publient «les écrits «>u de- ima-es obscènes, soûl punîttablêS. Il ap- 

partienl aux tribunaux d'appliquer la loi, El si la loi n'est pas 
suffisante, qu'on la renfoive, qu'on l'étende, suivant cette « vérité 
élémentaire «le sociolo-ie que, plus le domaine îles libertés s'étend, 
plue s'étend aussi le domaine «les lois et des sanctions qui Sou- 
mettent les rapports «le ces libertés à une règle d'égalité et de res- 
pect mutuel (1). » Mais gardons-nous de tout pessimiste chagrin. 

La nuiiiN aise herbe ne pousse-t-elle pas dans les champs à côté de 
la bonne ? (lomlamne-t-on la liberté de la parole parce qu'elle a, 
elle aussi, ses abus ' 

Dans nuire presse, un peu trop mêlée, qui nous donne, devant 
l'étranger, une fausse apparence de décadents, on trouve, à côté 
du mal qui empêche d'en dire trop de bien, le bien qui empêche 
d'en dire trop de mal. Somme toute — et c'était l'avi- de l'émi- 
uent sociologue Alfred Fouillée — , la presse française compte 
peut-être plus d" gramls talents, plus d'esprits généreux, plus de 
richesses intellectuelles et morales que toute autre. 

De proche en proche, la liberté de la presse -aune le- pays les 
plus recule- et §*y acclimate avec une surprenante rapidité. Bo 
France, elle fait partie intégrante de notre vie publique. Certes, la 
majorité du pays est attachée aux institutions républicaines; 
mais les adversaires du régime actuel sont également partisans 
de cette liberté dont ils sont d'ailleurs les premiers à profiter. 
Aussi bien peut-on «lire aujourd'hui de la liberté de la presse 
OS que Mirabeau <li>ail de la liberté elle-nv>m > : (le n'est plus 
un roseau qui plie à tous les vents; personne ni aucune force 
ne pourra plus la déraciner. 



(I) Alfrrd Fouiixkk : Les responsabilités de la presse coatemporai ne. 



553 — 



APPENDICE 



-> 



CODE DE L'ANNONCE ET DE LA PUBLICITÉ 

TITRE PREMIER 

De l'annonce. 

Articlk premier. — L'annonce est la reproduction dans un journal 
ou dans une publication quelconque, périodique ou non, d'une mention 
concernant une personne ou une société, destinée à la faire connaître 
au public, a propager son nom et son adresse ou le genre de commerce, 
d'industrie ou d'affaires dont elle s'occupe. 

A ht. 2. — On distingue plusieurs sortes d'annonces : 
a) Dans les journaux et revues : 
1° L'article en faite divers ; 

La réclame ; • 
3° L'annonce affiche ou cliché ; 
4° L'annonce dite anglaise. 

Ces quatre genres de mention sont mesurées à la ligne ou à son es- 
pace, sur la largeur d'une colonne du journal. 

fi Dans les annuaires et publications quelconques de librairie : 

I L insertion qui est publiée dans les colonnes, sous une rubrique 

professionnelle, dans le corps même de l'annuaire ; elle est mesurée à 

la ligne. 

- L'annonce hors texte, encartée ou non, placée par groupe de p 

dans le volume ; elle est comptée à la page ou fraction de page. 

Art. 3. — La propriété d'une réclame, faits divers ou article inséré, 
appartient ù celui au profit de qui la publication a été faite. 



.>.>< 



A travers la Presse 



TITRE II 

De l'engagement de publicité relatif à l'annonce. 

Art. 4. — L'engagement ou traité de publicité relatif aux annonces 
est l'acte par lequel un éditeur est prié d'insérer une ou plusieurs an- 
nonces dans une publication. 

Art. o. — L'engagement est fait par écrit ; il doit comporter: 

1° La dimension de l'annonce ; 

2° Le nombre d'insertions à publier ; 

3° Le prix fixé pour chacune d'elles ou le prix total ; 

4° La durée de la période pendant laquelle les insertions doivent être 
exécutées ; 

o° Le mode de paiement. 

L'éditeur se réserve toujours le droit d'accepter ou de refuser un ordre 
de publicité, ainsi que de modifier la rédaction du texte qui lui es- 
soumis. 

Art. 6. — L'engagement doit être signé par le souscripteur ; toute- 
fois il est réputé valable s'il est signé d'une personne assistant habit 
tuellement le souscripteur dans J'exercice de sa profession. 

Le souscripteur qui change de domicile au cours de la publication de 
l'annonce est tenu d'en informer l'éditeur ; il en est de même pour toute 
modification à apporter au texte inséré pendant la période de son exé- 
cution. 

TITRE III 

De l'exécution de l'annonce. 

Art. 7. — La composition de l'annonce en caractères typographiques 
est fournie par l'éditeur de la publication ; les clichés sont à la charge 
du client. 

Art. 8. — L'éditeur n'est pas tenu de soumettre une épreuve de l'an- 
nonce souscrite, mais il doit se conformer, pour son exécution, au texte 
qui lui a été fourni. 

Art. 9. — Si le texte de l'annonce est trop long pour être compris 

— 558 — 



Appendice 

dans l'emplacement souscrit, l'éditeur doit en avertir le client ; 

sans ivpuiist: df ce dernier, il ;i !•• droit de réduire 1»- texte de l'annonre 

Ain. lu - La justification de l'annonce dans un journal se fait par 
la présentation d'un numéro la contenant; pour les annuaires et les pu- 
blications de libraire, la coupure extraite d'un exemplaire suflita jus- 
tilier l'exécution de l'annonce. 

L'omission d'une ou plusieurs insertions ne peut entraîner la rési T 
dation de l'engagement ; elle donne droit seulement à sa réduction pro- 
portionnelle. 

Aht. 11. — Tous les détails relatifs à l'exécution de l'annonce doivent 
être inscrits sur l'engagement. 

Toute convention non mentionnée sur l'engagement ne saurait être 
valable. 

Aht. 12. — Aucun ordre de publicité ne peut être contremandé par le 
souscripteur après sa remise. 



TITRE IV 

Du courtier de publicité. 

Aar. \',i. — Le courtier est un intermédiaire qui sollicite des ordres 
de publicité. 

Aht. 14. — La rétribution allouée au courtier par l'éditeur, en ré- 
munération de son concours, est une commission; elle est déterminée 
par un tantième pour cent, lixé par l'éditeur, sur la somme souscrite 
par le client. 

La commission n'est réellement due au courtier qu'après le paiement 
de ladite somme. 

Ain. 15. — La commission n'étant qu'une rémunération due au 
courtier pour l'ordre d'insertion qu'il a apporté à l'éditeur, le paiement 
de cette commission ne lui confère aucun privilège pour la suite dudit 
ordre, après son expiration. 



— :;:;!) — 



A travers la Presse 



LOI SUR LA LIBERTE DE LA PRESSE 
DU 29 JUILLET 1881 (1). 

Chapitre I er . — De l'imprimerie et de la librairie. 

Article 1 er . — L'imprimerie et la librairie sont libres. 

Art. 2. — Tout imprimé rendu public, à l'exception des ouvrages 
dits de ville ou bilboquets, portera l'indication du nom et du domicile 
de l'imprimeur, à peine contre celui ci d'une amende de cinq francs à 
quinze francs. 

La peine de l'emprisonnement pourra être prononcée si, dans les 
douze mois précédents, l'imprimeur aété condamné pour contravention 
de même nature. 

Art. 3. — Au moment de la publication de tout imprimé il en sera fait, 
par l'imprimeur, sous peine d'une amende de seize francs à trois cents fr., 
un dépôt de deux exemplaires, destinés aux collections nationales. 

Ce dépôt sera fait au ministère de l'intérieur, pour Paris ; à la pré- 
fecture, pour les chefs-lieux de département ; à la sous-préfecture, pour 
les chefs-lieux d'arrondissement ; et pour les autres villes à la mairie. 

L'acte de dépôt mentionnera le titre de l'imprimé et le chiffre du tirage. 

Sont exceptés de cette disposition les bulletins de vote, les circulaires 
commerciales, ou industrielles et les ouvrages dits de ville ou bilboquets. 

Art. 4. — Les dispositions qui précèdent sont applicables à tous 
les genres d'imprimés ou de reproductions destinés à être publiés. 

Toutefois, le dépôt prescrit par l'article précédent sera de trois exem- 
plaires pour les estampes, la musique, et en général les reproductions 
autres que les imprimés. 



(1) Les annotations sont extraites des« Codes Français»; par H. F. Rivière, 
Faustin Hélie el Paul Pont, publication continuée par André Weiss etPoncet 
(Librairie générale de Droit et de Jurisprudence). 

— 560 — 



Appendice 



Chapitre II. — De la Presse périodique. 

I . — DU DROIT DI II III.I'.VTION, UK LA <;ÉRAN»:K, DE L4 DÉCLAMATION 
ET DÉPÔT Ai: PARQUET. 

Art. 5. — Tout journal ou écrit périodique peut être publié, sans 
autorisation préalable et sans dépôt de cautionnement, après la décla- 
ration prescrite par l'article 7 (1). 

Art. 6. — Tout journal ou écrit périodique aura un gérant. 

Le gérant devra être Français, majeur, avoir la jouissance de ses 
droits civils et n'être privé de ses droits civiques par aucune condam- 
nation judiciaire. 

Urr. 7. — Avant la publication de tout journal ou écrit périodique, 
il gerq fait, au parquet du Procureur de la Képublique, une déclaration 
contenant : 

1° Le titre du journal ou décrit périodique et son mode de publication ; 

2° Le nom et la demeure du gérant ; 

3° L'indication de l'imprimerie où il doit être imprimé. 

Toute mutation dans les conditions ci-dessus énumérées sera déclarée 
dans les cinq jours qui suivront. 

\i;r. H. — Les déclarations seront faites par écrit, sur papier timbré 
et signées des gérants. H en sera donné récépissé. 

Aki. \). — En cas de contravention aux dispositions prescrites par les 
articles G, 7, H, le propriétaire, le gérant, ou, à défaut, l'imprimeur, 
seront punis d'une amende de cinquante francs à cinq cents francs. 

Le journal ou écrit périodique ne pourra continuer sa publication 
qu'après avoir rempli les formalités ci-dessus prescrites, a peine, si la 
publication irrégulière continue, d'une amende de cent francs, pro- 
noncée solidairement contre les mêmes personnes, pour chaque numéro 
publié à partir du jour de la prononciation du jugement de condun- 



l) Aux tonnes du dernier paragraphe de l'art. 7 de la loi du 4 septembre 1871, 
le papier employé à l'impression des journaux et autres publications périodiques 
assujettis au cautionnement était soumis à un droit de 20 fr. par 100 kil.»- 
grammM, lequel était passible de 4 p. 100 additionnels (art. .'. L. 30 décembre 
1873). La loi du 39 juillet 1881 (art. '■'>) ayant supprimé l'obligation du cautionne- 
nut, la taxe spéciale dont il s'agit se trouve abrogée Cir. Min. fin. 30 juillet et 
G août 1881. 



— 561 — 



A travers la Presse 

nation, si ce jugement est contradictoire, et du troisième jour qui sui- 
vra sa notification, s'il a été rendu par défaut : et ce, nonobstant oppo- 
sition ou appel, si l'exécution provisoire est ordonnée. 

Le condamné, même par défaut, peut interjeter appel. Il sera statué 
par la Cour dans le délai de trois jours. 

Art. 10. — Au moment de la publication de chaque feuille ou livrai- 
son du journal ou écrit périodique, il sera remis au parquet du procu- 
reur de la République, ou à la mairie, dans les villes où il n'y a pas de 
tribunal de première instance, deux exemplaires signés du gérant. 

Pareil dépôt sera fait au Ministère de l'Intérieur de Paris et le dépar- 
tement de la Seine ; et pour les autres départements, à la préfecture, à 
la sous-préfecture, ou à la mairie, dans les villes qui ne sont ni chefs- 
lieux de département, ni chefs-lieux d'arrondissement. 

Chacun de ces dépôts sera effectué sous peine de cinquante francs 
d'amende contre le gérant. 

Art. 11. — Le nom du gérant sera imprimé au bas de tous les exem- 
plaires à peine, contre l'imprimeur, de seize francs à cent francs d'a- 
mende par chaque numéro publié en contravention de la présente dis- 
position. 

§ 2. — Des rectifications. 

Art. 12 — Le gérant sera tenu d'insérer gratuitement, en tête du 
plus prochain numéro du journal ou écrit périodique, toutes les recti- 
fications qui lui seront adressées par un dépositaire de l'autorité pu- 
blique, au sujet des actes de sa fonction qui auront été inexactement 
rapportés par le dit journal ou écrit périodique. 

Toutefois ces rectifications ne dépasseront pas le double de l'article 
auquel elles répondront. 

En cas de contravention, le gérant sera puni d'une amende de cent à 
mille francs. 

Art. 13. — Le gérant sera tenu d'insérer dans les trois jours de leur 
réception ou dans le plus prochain numéro, s'il n'en était pas publié 
avant l'expiration des trois jours, les réponses de toute personne 
nommée ou désignée dans le journal ou écrit périodique, sous peine 
d'une amende de cinquante francs à cinq cents francs, sans préjudice 
des autres peines et dommages-intérêts auxquels l'article pourrait don- 
ner lieu. 

— 562 — 



Appendice 

Cette insertion devra être faite à la même place et en mêmes carac- 
tère* que l'article qui l'aura provoquée. 

Kllf géra gratuite, lorsque les réponses ne dépasseront pas le double 
il. la longueur du dit article. Si elles le dépassent, le prix d'insertion 
■era 'lu pour le surplus seulement. Il sera calculé au prix des annonces 
judiciaires (1). 

g .'{. — DES IOURHAU1 OU ÉCaUTi l'i'nionlQUES ÉTI!\n. 

\i;r. 14. — La circulation en France des journaux ou écrits pério- 
diques publiés à l'étranger ne pourra être interdite que par une décision 
spt'ci.ilt' délibérée en Conseil îles Ministres. 

La circulation d'un numéro peut être interdite par une décision du 
Ministre de l'Intérieur. 

La mise en vente ou la distribution, faite sciemment au mépris de l'in- 
terdiction, sera punie d'une amende de cinquante francs à cinq 
ceatafr. (S). 



Chapitre III. — De l'Affichage, du Colportage et de la Vente 
sur la voie publique (3). 

g 1". — De l'affichage. 

\hy. I."». — Dans cbaque commune, le maire désignera, par arrêté, 
les lieux exclusivement destinés à recevoir les affiches des lois et autres 
actes de l'autorité publique. 

Il esi interdit d'y placarder des affiches particulières. 
«Les affiches des actei émanés de l'autorité seront seules imprimées 
sur papier blanc. 

Toute contravention au\ dispositions du présent article sera punie 
des peines portées en l'article 2. 



1 'i II n'appartient mii tribunaux île limiter Pexerciee 'lu droJ1 <le réponse 
• |u aul int i|ue lai termes .le li réponse smil iniitraires aux lois et aux bonne» 
mœurs, a l'intérêt légitime des tins, a l'honneur ou A la considération, <l»i journa- 
lier <:.is~. |B juin 1900, Pand. fr. péV, 1900, i.i.'is. 

>> Kt il nv a pus a distinguer à cet égard, si l'auteur de la réponse avait ou non 
provoqué par lieruarclies et par lettres le compte-rendu de son œuvre. Même arrêt. 

-' V. L. 22 juillet I 

V, I. J août 1892. sur la répression des outrages aux bonnes muuirs. 

— 563 — 



A travers la Presse 

Art. 16. — Les professions de foi, circulaires et affiches électorales 
pourront être placardées, à l'exception des emplacements réservés 
par l'article précédent, sur tous les édifices publics autres que les édi- 
fices consacrées aux cultes, et particulièrement aux abords des salles 
de scrutin (1). 

Art. 17. — Ceux qui auront enlevé, déchiré, recouvert ou altéré, 
par un procédé quelconque, de manière à les travestir ou à les rendre 
illisibles, des affiches apposées par ordre de l'administration dans des 
emplacements à ce réservés seront punis d'une amende de cinq francs à 
quinze francs. '. 

Si le fait a été commis par un fonctionnaire ou un agent de l'autorité 
publique, la peine sera d'une amende de seize à cent francs et d'un 
emprisonnement de six jours à un mois, ou de l'une de ces deux peines 
seulement. 

Seront punis d'une amende de cinq à quinze francs ceux qui auront 
enlevé, déchiré, recouvert ou altéré par un procédé quelconque, de ma- 
nière à les travestir ou à les rendre illisibles, des affiches électorales 
émanant de simples particuliers, apposées ailleurs que sur les pro- 
priétés de ceux qui auront commis cette lacération ou altération. 

La peine sera d'une amende de seize francs à cent francs et d'un 
emprisonnement de six jours à un mois, ou de l'une de ces deux peines 
seulement. 

Si le fait a été commis par un fonctionnaire ou agent de l'autorité 
public, à moins que les affiches n'aient été apposées dans les empla- 
cements réservés par l'article 15. 

§ 2. — DU COLPORTAGE ET DE LA. VENTE SUR LA. VOIE PUBLIQUE. 

Art. 18. — Quiconque voudra exercer la profession de colporteur 
ou de distributeur sur la voie publique, ou en autre lieu public ou privé, 
de livres, écrits, brochures, journaux, dessins, gravures, lithographies 
et photographies, sera tenu d'en faire la déclaration à la préfecture du 
département où il a son domicile. 

Toutefois, en ce qui concerne les journaux et autres feuilles pério- 
diques, la déclaration pourra être faite soit à la mairie de la commune 
dans laquelle doit se faire la distribution, soit à la sous-préfecture. 



(1) V. h, 27 janvier 1902. 

— obi 



App*T)dir<? 

Dans ce dernier cas. la déclaration produira son effet pour toutes les 
communes de l'arrondissement. 

\i;i t'.». — La déclaration contiendra les nom, prénoms, profession, 
domicile, âge et lieu de naissance du déclarant. 

Il sera délivré immédiatement et sans frais au déclarant un récépissé 

de sa déclaration. 

\ir. 20. — La distribution et le colportage accidentels ne sont as- 
sujettis à aucune déclaration 

\i;r. 21. — L'exercice de In profession de colporteur ou de distribu- 
teur sans déclaration préalable, la fausseté de la déclaration, le défaut 
de présentation a toutes réquisitions, du récépissé, constituent des con- 
traventions. 

Les contrevenants seront punis d'une amende de cinq francs à 
quinze lïams et pourront l'être, en outre, d'un emprisonnement d'un 
a cinq jours. 

lu cas de récidive ou de déclaration mensongère, l'emprisonnement 
sera nécesuircment prononcé. 

Art. 22. — Les colporteurs et distributeurs pourront être poursuivis 
conformément, au droit commun, s'ils ont sciemment colporté ou dis- 
tribué des livres, écrits, brochures, journaux, dessins, gravures, litho- 
graphies el photographies, présentant un caractère délictueux, sans pré- 
judice des cas prévusà l'aticle 42 v 



Chapitre IV. — Des crimes et délits commis par la voie de la presse 
ou par tout autre publication. 

§ I fr . — Provocation aix crimes et délits 

Art. 23. — Seront punis comme complices d'une action qualifiée 
crime ou délit ceux qui, soit par des discours, cris ou menaces proférés 
dans des lieux ou réunions publics, soit par des écrits, des imprimés ven- 
dus ou distribués, mis en vente et exposés dans des lieux ou réunions 
publics, soit par des placards ou affiches exposés aux regards du public, 
auront directement provoqué l'auteur ou les auteurs à commettre la dite 
action. >i la provocation a été suivie d'effet. 

Cette disposition sera également applicable lorsque la provocation 

— ;>oo — 



A travers la Presse 

n'aura été suivie que d'une tentative de crime prévue par l'article 2 du 
Code pénal. 

Art. 24. — Loi du 12 décembre 1893. — Ceux qui, par l'un des moyens 
énoncés en l'article précédent, auront directement provoqué soit au 
vol, soit aux crimes de meurtre, de pillage ou d'incendie, soit à l'un des 
crimes punis par l'article 435 du Code pénal, soit à l'un des crimes et 
délits contre la sûreté extérieure de l'Etat prévus par les articles 75 et 
suivants jusque et y compris l'article 85 du même code, seront punis, 
dans le cas où cette provocation n'aurait pas été suivie d'effet, de un 
à cinq ans d'emprisonnement et de cent francs à trois mille francs 
d'amendes. 

Ceux qui, par les mêmes moyens, auront directement provoqué à l'un 
des crimes contre la sûreté intérieure de l'Etat prévus parles articles 86 
et suivants, jusque et y compris l'article 101 du Code pénal, seront pu- 
nis des mêmes peines. 

Seront punis de la même peine ceux qui, par l'un des moyens énon- 
cés en l'article 23, auront fait l'apologie des crimes de meurtres, de pil- 
lage ou d'incendie, ou du vol, ou de l'un des crimes prévus par l'ar- 
ticle 435 du Code pénal. Tous cris ou chants séditieux proférés dans 
des lieux ou réunions publics seront punis d'un emprisonnement de 
six jours à un mois et d'une amende de 16 francs à 500 francs ou à l'une 
de ces deux peines seulement (1). 

Art. 25. — Modifié parla Loi du 1 2 décembre 1893. — Toute pro- 
vocation par l'un des moyens énoncés en l'article 23, adressée à des mili- 
taires des armées de terre ou de mer, dans le but de les détourner de 
leurs devoirs militaires et de l'obéissance qu'ils doivent à leurs chefs dans 
tout ce qu'ils leur commandent pour l'exécution des lois et règlements 
militaires, sera punie d'un emprisonnement de un à cinq ans et d'une 
amende de cent francs à trois mille francs (100 francs à 3.000 francs (2). 



(1) L. 28 juillet 1894, art. 1 et 3. 

Ancien art. 24 : Ceux qui par les moyens énoncés en l'article précédent auront 
directement provoqué à commettre les crimes de meurtre, de pillage et d'incen- 
die, ou l'un des crimes contre la sûreté de l'Etat prévus par les articles 75 et 
suivant jusque et y compris l'article 101 du Code pénal, seront punis, dans le cas 
où cette provocation n'aurait pas été suivie d'effet, de trois mois à deux ans d'em- 
prisonnement et 100 fr. à 3000 fr. d'amende. — Tous cris, etc., comme dans l'ar- 
ticle nouveau. 

(2) L. 28 juillet 1894, art. 1 et 3. 

Ancien article 25 : Le même, sauf que la peine était d'un emprisonnement d'un 
an à six mois et d'une amende de 16 fr. à 100 fr. 

— 566 — 






Appendice 



§2. — Dm. m CONTBI là CBOS1 NiiuorE. 



\ki. 2fi. — L'offense KO Pi •< >eid< ni de la Itrpuhlique par l'un des 
moyens énoncés dam l'article £9 si dans l'article 28 est punie d'un em- 
prisonnement de trois mois à nn an Si «l'une amende décent fraie 
trois mille francs, ou dé l'uni de ces deux peines seulement. 

\ ii 27. — La publication <>u reproduction <io nouvelles fansses, de 
pièces fabriquées, falsifiées on roew ment attribuées I dei tiers, 

sers punie d'un emprisonnement d'un mois a un an et d'une nmende de 
cinquante frsncs 6 mille francs, ou de l'une do ces demi peines seule- 
ment, lorsque la publication ou la reproduction aura troublé la paix pu- 
blique et qu'elle aura été faite de mauvaise foi. 

Aux. 28. — I. 'outrage aux bonnes mœurs commis par l'un des mo\ 
énoncés en l'article 23 sera puni d'an emprisonnement d'un mois à deux 
ans et d'une amende de seize francs à deux mille francs. 

Leg mêmes peines seront applicables à la mise en rente, à la distribu- 
tion on à l'exposition de dessins, gravures, peintures, emblèmes ou 

Sfl O08CèneS. Les exemplaires de Ces de-sins. gravures, peinture- 
emblèmes ou images obscène- exposés ans regards du public, nn 
vente, colportés ou distribues, seront saisis. 

S 3'. — Délits contre les personnes. 

Art. 29. — Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte, 
à l'bonneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le 
fait est imputé est une diffamation. 

Toute expression OSJtrageeate, terme de mépris ou invective qii 

renferme l'imputation d'aucun fait, est une injure. 

Art. 90. — La diflamation commise par l'un des moyens énono 
l'article 23 et en l'article 28, envers les cours, les tribunaux, les armées 
de terre ou de mer. les corps constitués et les administrations publiques, 
sera punie d'un emprisonnement de huit jours à un an et d'une amende 
de cent francs a trois mille francs, ou de l'une de ces deux peine- 
lement. 

Art. 31 — Sera punie de la même peine la diflamation commise par 
les mêmes moyens, à raison de leurs fonctions ou de leurs qualités, en- 
vers un ou plusieurs membres du ministère, un ou plusieurs membres 

— 5*7 — 



A travers la Presse 

de Tune ou de l'autre Chambre, un fonctionnaire public, un dépositaire 
ou agent de l'autorité publique, un ministre de l'un des cultes salariés 
par l'Etat, un citoyen chargé d'un service ou d'un mandat public, tem- 
poraire ou permanent, un juré ou un témoin, à raison de sa déposition. 

Art. 32. — La diffamation commise envers les particuliers par l'un 
des moyens énoncés en l'article 23 et en l'article 28 sera punie d'un 
emprisonnement de cinq jours à six mois et d'une amende de vingt- 
cinq à deux mille francs à cinq cent francs ou de l'une de ces deux 
peines seulement. 

Art. 33. — L'injure commise par les mêmes moyens envers les corps 
ouïes personnes désignés par les articles 30 et 31 de la présente loi 
sera punie d'un emprisonnement de six jours à trois mois et d'une 
amende de dix-huit francs ou de Tune de ces deux peines seulement. 

L'injure commise de la même manière envers les particuliers lors- 
qu'elle n'aura pas été procédée de provocation, sera punie d'un empri- 
sonnement, de cinq jours à deux mois et d'une amende de seize francs 
à trois cents francs ou de l'une de ces deux peines seulement. 

Si l'injure n'est pas publique, elle ne sera punie que de la peine 
prévue par l'article 471 du Code pénal (1). 

Art. 34. — Les articles 29, 30 et 31 ne seront applicables aux diffama- 
tions ou injures dirigées contre la mémoire des morts que dans les cas 
où les auteurs de ces diffamations ou injures auraient eu l'intention 
de porter atteinte à l'honneur ou à la considération des héritiers 
vivants. 

Ceux-ci pourront toujours user du droit de réponse prévu par l'ar- 
ticle 13. 

Art. 35. — La vérité du fait diffamatoire, mais seulement quand il est 
relatif aux fonctions, pourra être établie parles voies ordinaires, dans 
le cas d'imputations contre les corps constitués, les armées de terre et 
de mers, les administrations publiques et contre les personnes énumé- 
rées dans l'article 31. 

La vérité des imputations diffamatoires et injurieuses pourra être 
également établie contre les directeurs ou administrateurs de toute en- 



(1) (a) Les art. 31 et 33 n'abrègent pas les art. 222 et 224 C. P. — Cass. 3 novembic 
1892. Pand. fr. pér. 94, 1.135. 

(b) La diffamation non publique est assimilée à l'injure réprimée par l'article 174 
c. pén. — Cass. 20 décembre 1899. Pand. fr. pér. 1900, 1.287. 

— 368 — 






Appendice 

treprise industrielle, commerciale ou financière, faisant publiquement 
appel a l'épargne ou au crédit. 

huis les cas prévus aux deux paragraphes précédents, la preuve con- 
Uraire est réservé»'. Si la preuve du fail diffamatoire est rapportée, le 
prévenu sera renvoyé des fins de la plainte. 

Dans toute autre circonstance et envers toute autre personne non qu.-i- 
liliée, lorsque le fait imputé est l'objet de poursuites commencées à In 
requête du ministère public, ou d'une plainte de la part du prévenu, 
il sera, durant l'instruction qui devra avoir lieu, sursis à lapoursuite et 
au jugement du délit de diffamation. 

j*4. — Délits contre lesciih - d'btai il agi nts diplomatiques ltham.i i i, 

Ai m. .'{(i. — L'oflense commise publiquement envers les chefs d'Etat 
étrangers sera punie d'un emprisonnement de trois mois à un an et d'une 
amende de cent francs à trois mille francs, ou de l'une de ces deux 
peines seulement. 

Art. 37. — L'outrage commis publiquement envers les ambassadeurs 
et ministres plénipotentiaires, envoyés, chargés d'affaires ou autres 
agents diplomatiques accrédités près du gouvernement de la République, 
sera puni d'un emprisonnement de huit jours à un an et d'une amende 
de cinquante francs à deux mille francs ou de l'une de ces deux peines 
seulement. 

ti 5. — Publications interdites, immunité de la Dansai 

Art. 38. — Il est interdit de publier les actes d'accusations et tous 
autres actes de procédure criminelle ou correctionnelle avant qu'ils 
n'aient été lus en audience publique, et ce, sous peine d'une amende 
de cinquante francs à mille francs (i). 

Art. 39. — 11 est interdit de rendre compte des procès en diffamation 
où la preuve des faits diffamatoires n'est pas autorisée. La plainte seule 
pourra être publiée par le plaignant. Dans toute affaire civile, les cours 
et tribunaux pourront interdire le compte-rendu duprocès. Ces inter- 
dictions ne s'appliqueront pas aux jugements, qui pourront toujours 
être publiés. 



1 si la publication est interdite, la communication à un tiers étranger au procès 
M 1 lai | ;is. — Cass. 6 janvier 1893. Pand. Ir. pér. 93, 1.385. 



69 — 



A travers la Presse 

Il est également interdit de rendre compte des délibérations inté- 
rieures soit des jurys, soit des cours et tribunaux. 

Toute infraction à ces dispositions sera punie d'une amende de 
cent francs à deux mille francs, 28 juillet 1894, art. 5. 

Art. 40. — Il est interdit d'ouvrir ou d'annoncer publiquement des 
souscriptions ayant pour objet d'indemniser des amendes, frais et 
dommages-intérêts prononcés par des condamnations judiciaires en 
matière criminelle et correctionnelle, sous peine d'un emprisonnement 
de huit jours à six mois et d'une amende de cent francs à mille francs, 
ou de l'une de ces deux peines seulement. 

Art. 41.. — Ne donneront ouverture à aucune action des discours 
tenus dans le sein de l'une des deux Chambres, ainsi que les rap- 
ports ou toutes autres pièces imprimés par ordre de l'une des deux 
Chambres. 

Ne donnera lieu à aucune action le compte-rendu des séances pu- 
bliques des deux Chambres fait de bonne foi dans les journaux. 

Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, 
ni le compte fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les dis- 
cours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux (1). 

Pourront néanmoins les juges, saisis de la cause et statuant sur le 
fond, prononcer la suppression des discours injurieux, outrageants ou 
diflamatoires, et condamner qui il appartiendra à des dommages-inté- 
rêts. Les juges pourront aussi, dans le même cas, faire des injonctions, 
aux avocats et officiers ministériels, et même les suspendre de leurs 
fonctions. La durée de cette suspension ne pourra excéder deux mois, 
et six mois en cas récidive dans l'année. 

Pourront toutefois les faits diffamatoires étrangers à la cause donner 
ouverture soit à l'action publique, soit à l'action civile des parties, 
lorsque ces actions leur auront été réservées par les tribunaux, et, 
dans tous les cas, à l'action civile des tiers. 



(1; L'immunité édictée par l'article 41 de la loi de 1881 s'applique aux imputations 
produites lors d'une tentative de conciliation devant le juge de paix. Cass. 22 oc- 
tobre 1894. Pand. fr. pér. 95, 1.462 



570 — 



Appendice 



Chapitre V. — Des poursuites et de la répression (1) 

g 1". — DU PKMOHRBf M hoNSABLES DES CRIMES ET IH.I.Il- 
COMMIS PAR LA VOIE Dl LA PRESSE 

Art. 42. — Seront passibles, comme auteurs principaux, des peines 
qui constituent la répression des crimes et délits commis par la voie 
de la presse dans l'ordre ci-après, savoir : 1° les gérants ou éditeurs, 
quelles que soi* ut durs professions ou leurs dénominations ; 2° à leur 
défaut, 1rs ault'iirs ; 3° à défaut des auteurs, les imprimeurs ; 4" à dé- 
faut des imprimeurs, les vendeurs, distributeurs ou afficheurs. 

Art. 43. — Lorsque les gérants ou les éditeurs seront en cause, 
les auteurs seront poursuivis comme complices (2). — Pourront l'être 
au même litre et dans tous les cas toutes personnes auxquelles l'article 
60 du Code pénal pourrait s'appliquer. Le dit article ne pourra s'appliquer 
aux imprimeurs pour faits d'impression, sauf dans lecas et les conditions 
lu i\iis par l'article t> de la loi du 7 juin 1848 sur les attroupement.-. 

Art. 44. — Les propriétaires des journaux ou écrits périodiques 
sont responsables des condamnations pécuniaires prononcées an pro- 
fit des tiers contre les personnes désignées dans les deux articles I 
1383 et 1384 du Code civil. 

A m . I ">. — (L. 16 mars 1893). Les crimes et délits prévus par la pré- 
sente loi sont déférés à la Cour d'assises. — Sont exceptés et déférés 
aux tribunaux de police correctionnelle les délits et infractions prévus 
par les articles 3, 4, 0, 10, 11. 12, 13, 14. 17, paragraphes Set 4, 28. pa- 
ragraphes 2, 32. 33, paragraphes 2, 36, 37, 38. 39 et 40 de la présente 
loi. — Sont encore exceptées et renvoyées devant les tribunaux de 
simple police les contraventions prévues par les articles 2, 15, 17. para- 
graphe 3 de la présente loi (3). 



(1) La loi «lu :.".• juillet tsSS. n'ayant établi relativement a la compétence aucune 
règle particulière quant aux délits de presse, s'en est référée au Code d'instrm tion 
criminelle. — Cass. 22 janvier 18ti 

(2) a) La disposition du S 1 n'oblige pas & poursuivre l'auteur avec le gérant. 
mais indique seulement dans quelle qualité l'auteur pourra être poursuivi. — Cass. 
17 juin 1892. Pand. fr. pér. 93. 1.24. H juin 1894. 

/' L'auteur de l'article peut être poursuivi quoique le gérant soit mis hor^ de 
cause. — Cass. 26 janvier 1894; 14 juin 18"J4 : Pand. Tr. pér. î»5. I.ISfc 

(3) Ancien art. •'. le même que le nouveau sauf qu'il ne comprenait pas dans 
les exceptions les articles 36 et 37. 

— 571 — 



A travers la Presse 

Art. 46. — L'action civile résultant des délits de diffamation prévus 
et punis par les articles 30 et 31 ne pourra, sauf dans le cas de décès de 
l'auteur du fait incriminé ou d'amnistie, être poursuivie séparément de 
Faction publique. 

§ 2. — De la procédure. 

A. — Cour d'assises. 

Art. 47. — La poursuite des crimes et délits commis par la voie de la 
presse ou par tout autre moyen de publication aura lieu d'office et à 
la requête du ministère public, sous les modifications suivantes : 
1° Dans les cas d'injures ou de diffamations envers les cours, tribunaux, 
et autres corps indiqués en l'article 30, la poursuite n'aura lieu que sur 
une délibération prise par eux en assemblée générale, et requérant les 
poursuites, ou si le corps n'a pas d'assemblée générale, sur la plainte 
du chef du corps ou du ministre duquel ce corps relève ; 2° Dans le cas 
d'injure ou de diffamation envers un ou plusieurs membres de l'une ou 
de l'autre Chambre, la poursuite n'aura lieu que sur la plainte de la 
personne ou des personnes intéressées ; 3° Dans le cas d'injure ou de 
diffamation envers les fonctionnaires publics, les dépositaires ou agents 
de l'autorité publique antres que les minisires, envers les ministres des 
cultes salariés par l'Etat et les citoyens chargés d'un service et d'un 
mandat public, la poursuite aura lieu, soit sur leur plainte, soit d'of- 
fice, sur la plainte du ministre dont ils relèvent ; 4° Dans le cas dé diffa- 
mation envers un juré ou un témoin, délit prévu par l'article 31, la 
poursuite n'aura lieu que sur la plainte du juré ou du témoin qui se pré- 
tendra diffamé ; 5° (§ 5 abrogé par L. 16 mars 1893). Dans le cas d'of- 
fense envers les Chefs d'Etat ou d'outrages envers les agents diploma- 
tiques étrangers, la poursuite aura lieu soit à leur requête, soit d'of- 
fice sur leur demande adressée au Ministère des affaires étrangères et 
par celui-ci au ministre de la justice ; 6° Dans les cas prévus par les pa- 
ragraphes 3 et 4 du présent article, le droit de citation directe devant la 
cour d'assises appartiendra à la partie lésée. Sur sa requête le prési- 
dent de la cour d'assises fixera les jour et heure auxquels l'affaire sera 
appelée (1). 



(1) La disposition de l'art. 47 n° 6 de la loi du 20 juillet 1881, qui attribue excep- 
tionnellement à la partie lésée le droit de citation directe devant la Cour d'assises, * 
ne se réfère pas au n° 2 du même article, relatif aux membres de l'une ou de l'autre 
assemblées législatives. — Cass. 21 novembre 1902. Pand. fr. pér. 1903, 1.274. 

— 572 — 



Appendice 

\i i. 48. — Si le ministère public requiert une informât!. ta, il sera 
tenu, dans son réquisitoire, d'articuler et de qualifier les provocations, 
outrages, diiramations et injures à raison desquels la poursuite est In- 
tentée, avec indication des textes dont l'application est demandée, à 
peine de nullité du réquisitoire de ladite poursuite. 

Akt. 40.— (L. 12 décembre IH'.)3). — Immédiatement après le réquisi- 
toire, le juge d'instruction pourra, mais seulement en cas d'omission du 
dépôt prescrit par les articles 3 et 10 ci-dessus, ordonner la saisie de 
4 exemplaires do l'écrit, du journal ou du dessin incriminé. Toutefois, 
dans les cas prévus aux articles 24, paragraphes 1 et 3, et 25 de la 
présente loi, la saisie des écrits ou imprimés, des placards ou afliches 
aura lieu conformément aux règles édictées par le Code d'instruction 
criminelle. — Si le prévenu est domicilié en France, il ne pourra être 
préventivement arrêté, sauf dans les cas prévus aux articles 23, 24, pa- 
ragraphes I et 3 et 2.'» ci-dessus. S'il y a condamnation, l'arrêt pourra, 
dans les cas prévus aux articles 24, paragraphes 1 et 3 et 25, prononcer 
la confiscation des écrits ou imprimés, placards ou afliches saisis, et, 
dans tous les cas, ordonner la saisie et la suppression ou la destruction 
de tous les exemplaires qui seraient mis en vente, distribués ou exposés 
au\ regards du public. Toutefois, la suppression ou la destruction 
pourra ne s'appliquer qu'à certaines parties des exemplaires saisis (1). 

Akt. 50. — La. citation contiendra l'indication précise des écrits, 
des imprimés, placards, dessins, gravures, peintures, médailles, em- 
blèmes, des discours ou propos publiquement proférés qui seront l'ob- 
jet de la poursuite, ainsi que de la qualitication des faits. Klle indiquera 
les textes de la loi invoquée à l'appui de la demande. — Si la citation 
est la requête du plaignant, elle portera, en outre, copie de l'ordonnance 
du président ; elle contiendra élection de domicile dans la ville où siège 
la cour d'assises, et sera notifiée tantau prévenu qu'au ministère public. — 
Toutes ces formalités seront observées à peine de nullité de la poursuite. 



i Ancien art. 19. Immédiatement après le réquisitoire, le juge d'instruction 
pourra, mais seulement en cas d'omission du dépôt prescrit par les articles 3 et 10 
. i 'l'Asus, ordonner la saisie de 4 exemplaires de l'écrit, du journal ou du dessin in- 
eriminé, Cette disposition ne rédige en lien à ce qui est proscrit par I article 28 
de la présente loi. — Si le prévenu est domicilié M France, il ne pourri être ar- 
rête préventivement, sauf en cas de crime. — En cas de condamnation, l'arrêt 
pourra ordonner la saisie et la suppression ou la destruction de tous les exem- 
plaires qui seraient mis en vente, distribués ou exposés aux regarde du public. 
Toutefois, la suppression ou la destruction pourra ne l'appliquer '|u'à certaines 
parties des exemplaires sai>i». 

— 573 — 



A travers la Presse 

Art. 51. — Le délai entre la citation et la comparution en cour d'as- 
sises sera de cinq jours francs, outre un jour par cinq myriamètres de 
distance. 

Art. 52. — En matière de diffamation, ce délai sera de douze jours, 
outre un jour par cinq myriamètres. — Quand le prévenu voudra être 
admis à prouver la vérité des faits diffamatoires, conformément aux 
dispositions de l'article 35 de la présente loi, il devra, dans les cinq 
jours qui suivront la notification de la citation, faire signifier au mi- 
nistère public près la cour d'assises ou au plaignant, au domicile par 
lui élu, suivant qu'il est assigné à la requête de l'un ou de l'autre : 
1° Les faits articulés et qualifiés dans la citation, desquels il entend 
prouver la vérité ; 2° La copie des pièces; 3° Les noms, professions et 
demeures des témoins, par lesquels il entend faire sa preuve. Cette si- 
gnification contiendra élection de domicile près la cour d'assises, le 
tout à peine d'être déchu du droit de faire la preuve (1). 

Art. 53. — Dans les cinq jours suivants, le plaignant ou le minis- 
tère public, suivant les cas ; sera tenu de faire signifier au prévenu au 
domicile par lui élu, la copie des pièces et les noms, professions et de- 
meures des témoins par lesquels il entend faire la preuve contraire, sous 
peine d'être déchu de son droit. 

Art. 54. — Toute demande en renvoi, pour quelque cause que ce 
soit ; tout incident sur la procédure suivie devront être présentés avant 
l'appel des jurés, à peine de forclusion. 

Art. 55. — Si le prévenu a été présent à l'appel des jurés, il ne 
pourra plus faire défaut, quand bien même il se fut retiré pendant le 
tirage au sort. En conséquence, tout arrêt qui interviendra, soit sur la 
forme, soit sur le fond, sera définitif, quand bien même le prévenu se 
retirerait de l'audience ou refuserait de se défendre. Dans ce cas, il 
sera procédé avec le concours du jury et comme si le prévenu était 
présent. 

Art. 56. — Si le prévenu ne comparaît pas au jour fixé par la cita- 
tion, il sera jugé par défaut par la cour d'assises, sans assistance ni 
intervention des jurés. La condamnation par défaut sera comme non 
avenue si, dans les cinq jours de la signification qui en aura été faite 



(1) Cette déchéance est absolue et d'ordre public. — Gass. 2, août 1894. Pand. fr. 
pér. 95, 1.113. 



— o/4 — 



Appendice 

an prévenu ou a son domicile ouïr • un jour par cinq myriamètres, 
celui-ci forme «•[•position à l'exécution de l'arrêt et notifie son opposi- 
tion tant au ministère public qu'au plaignant- Toutefois, si la signifi- 
cation n'a pas été faite à personne, ou s'il M résulte pas d'acte d'exé- 
cution de l'arrêt que le prévenu en a eu connaissance, l'opposition sera 
recevahle jusqu'à expiration des détails de ls prescription dfl la peine 
L'opposition vaudra citation à la première audience utile. Les frais d<> 
l'expédition, de la signification de l'arrêt, de l'opposition et de la réas- 
si^nation pourront être laissés à la charge du prévenu. 

Art. 57. — Faute par le prévenu de former son opposition dans le 
délai fixé en l'article. 50, et de la signifier aux personnes indiquées 
dans cet article, ou de comparaître par lui-môme au jour lixe en l'ar- 
ticle précédent, l'opposition sera réputée non avenue et l'arrêt par dé- 
faut sera définitif. 

\nr. 58. — Kn cas d'acquittement par le jury, s'il y a partie civile 
en cause, la cour ne pourra statuer que sur les dommages-intérêts ré- 
clamés par le prévenu. Ce dernier devra être renvoyé de la plainte sans 
dépens ni dommages-intérêts au profit du plaignant. (Modifié. V. L., 
3 avril 1896). 

Art. .">{>. — Si, au moment où le ministère public ou le plaignant 
exerce son action, la session de la cour d'assises est terminée, et s'il 
ne doit pas s'en ouvrir d'autre à une époque rapprochée, il pourra être 
formé une cour d'assises extraordinaire, par ordonnance motivée du 
premier président. Cette ordonnance prescrira le tirage au sort des 
i ures conformément a la loi. L'article 81 du décret du 6 juillet 1810 
sera applicable aux cours d'assises extraordinaires formées en exécu- 
tion du paragraphe précédent. 

B. — Police correctionnelle et simple police. 

Art. 60. (L. 1(» mars 1893). — La poursuite devant les tribunaux 
correctionnels et de simple police aura lieu conformément aux dispo- 
sitions du chapitre 2 du titre l' r , du Livre il, du Code d instruction 
criminelle, sauf les modifications suivantes : 1° Dans le cas doflenses 
envers les chefs d'Etat ou d'outrages envers les agents diplomatiques 
étrangers la poursuite aura lieu soit à leur requête, soit d'oflice, sur 
leur demande adressée au ministre des affaires étrangères, et par celui- 
ci au ministre de la justice. En ce cas seront applicables les dispositions 



A travers la Presse 

de l'article 49 sur le droit de saisie et d'arrestation préventive relatives 
aux infractions prévues par les articles 23, 24 et 25; 2° Dans le cas de 
diffamation envers les particuliers, prévu par l'article 32, et dans le 
cas d'injure prévu par l'article 33 paragraphe 2, la poursuite n'aura 
lieu que sur la plainte de la personne diffamée ou injuriée ; 3° En cas de 
diffamation ou d'injure pendant la période électorale contre un candidat 
à une fonction élective, le délai de la citation sera réduit à vingt-quatre 
heures, outre le délai de distance ; 4 9 La citation précisera et quali- 
fiera le fait incriminé ; elle indiquera le texte de loi applicable à la 
poursuite. Sont applicables, au cas de poursuite et de condamnation, 
les dispositions de l'article 48 de la présente loi. — Le désistement du 
plaignant arrêtera la poursuite commencée (i). 

G. — Pourvois en cassation. 

Art. 61. — Le droit de se pourvoir en cassation appartiendra au pré- 
venu et à la partie civile, quant aux dispositions relatives à ses intérêts 
civiles. L'un et l'autre seront dispensés de consigner l'amende, et le 
prévenu de se mettre eu état. 

Art. 62. — Le pourvoi devra être formé dans les trois jours, an 
greffe delà cour ou du tribunal qui aura rendu la décision (2). Dans les 
vingt-quatre heures qui suivront, les pièces seront envoyées à la Cour 
de cassation qui jugera d'urgence, dans les dix jours à partir de leur 
réception. 

§ 3. — RÉCIDIVES, CIRCONSTANCES ATTÉNUANTES, PRESCRIPTIONS. 

Art. 63. — L'aggravation des peines résultant de la récidive ne sera 
pas applicable aux infractions prévues par la présente loi. En cas de 
conviction de plusieurs crimes ou délits prévus par la présente loi, les 
peines ne se cumuleront pas, et la plus forte sera seule prononcée. 

Art. 64 — L'article 463 du Code pénal est applicable dans tous les 
cas prévus par la présente loi. Lorsqu'il y aura lieu de faire cette appli- 
cation, la peine prononcée ne pourra excéder la moitié de la peine 
édictée par la loi. 



(1) Ancien art. 60 : le même, moins le paragraphe 1, qui est ajouté. 

(2) Ce délai n'est pas de trois jours francs, ainsi que le détermine l'article 313 du 
Code d'instruction criminelle. — Cass. 7 mars 1896. Pand. fr. pér. 96. 1.151. 

— 576 — 



Appendice 

Art. 65. — L'action publique et l'action civile résultant d<;* criOMt, 
(h lits et contraventions prévus par la présente loi se prescriront après 
trois mois révolus, a compter du jour où ils auront été commis ou du 
jour du dernier acte de poursuite s'il en a été fait (1). Les prescriptions 
commencées a l'époque de la publication de la présente loi, et pour 
lesquelles il faudrait encore, suivant les lois existantes, plus de trois 
mois, à compter de la même époque, seront, par ce laps de trois mois, 
définitivement accomplies. 

positions transitoires. 

Art. 66. — Les gérants et propriétaires de journaux existant au jour 
de la promulgation de la présente loi seront tenus de se conformer, 
dans un délai de quinzaine, aux prescriptions édictées par les articles 7 
et 8, sous peine <le tomber sous l'application de l'article '.». 

Art. 67. — Le montant des cautionnements versés par les journaux 
ou écrits périodiques, actuellement soumis à cette obligation sera rem- 
boursé a chacun d'eux, par le Trésor public, dans un délai de trois mois, 
à partir du jour de la promulgation de la présente loi, sans préjudice 
des retenues qui pourront être effectuées au profit de l'Etat et des par- 
ticuliers, pour les condamnations à l'amende et les réparations civiles 
auxquelles il n'aura pas été satisfait à l'époque du remboursement. 

Art. 68. — Sont abrogés les édits, lois, décrets, ordonnances, ar- 
rêtés, règlements, déclarations généralement quelconques, relatifs à 
l'imprimerie, à la librairie, à la presse périodique ou non périodique, 
au colportage, :\ l'affichage, a la vente sur la voie publique et aux crimes 
et délits prévus par les lois sur la presse et les autres moyens de publi- 
cation, sans que puissent revivre les dispositions abrogées par les lois an- 
térieures (î). Est également abrogé le second paragraphe de l'article 31 
de la loi du 10 août 1871 sur les conseils généraux, relatif à l'apprécia- 
tion de leurs discussions par les journaux. 



(1) a) Ce délai ne comprend pas le dies a quo, — Cass. 1" juin 18% Pand. fr. 
|..r 96, 1.420. 

b) Quelle que soit la juridiction, répressive ou civile, choisie par le demandeur, 
les règles de la prescription établies par l'article 65 sont seules applicables a tout 
délit ou contravention de presse. Cass. 20 décembre IB99. Pand. fr. per. l'.'OO 

(2) Cet article, en proclamant la liberté de l'affichage, n'a en rien modifié les lois 
et règlements relatifs à la voirie, notamment ceux concernant les façades des mai- 
sons sujettes à reculement et des murs en saillie. — Cass. 16 février l'.'OO. Pand. fr. 
pér. 1900. 1.42:!. 

— 577 — 

38 



A travers la Presse 

Art. 69. — La présente loi est applicable à l'Algérie et aux colonies. 

Art. 70. — Amnistie est accordée pour tous les crimes et délits 
commis antérieurement au 16 février 1881 par la voie de la presse ou 
autres moyens de publications, sauf l'outrage aux bonnes mœurs puni 
par l'article 28 de la présente loi, et sans préjudice du droit des tiers. 
Les amendes non perçues ne seront pas exigées. Les amendes déjà per- 
çues ne seront pas restituées, à l'exception de celles qui ont été payées 
depuis le 16 février 1881. 

La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre 
des Députés, sera exécutée comme loi de l'Etat. 



578 — 



Appt-ndice 



LOI 
relative à 1 amnistie des crimes et délits de presse 

{29 juillet JUS/). 

Uii.ik i mi.i L'amnistie prévue par la loi sur la liberté de la 

presse sera appliquée à tous les crimes et délits commis antérieure- 
ment au i\ juillet 1HH1. 

LOI 
ayant pour objet la répression des outrages aux bonnes mœurs. 

(2 août f88S 

Article i w . — Remplacé, L. 10 mars 1898, art. 1 et 2. 

Art. 2. — Les complices de ces délits, dans les conditions prévues 
cl déterminées par l'article 60 du Code pénal, seront punis de la même 
peine, et la poursuite aura lieu devant le Tribunal correctionnel, con- 
formément au droit commun et suivant les règles édictées par le Code 
d'instruction criminelle. 

Ami. 3. — L'article 403 du Code pénal s'applique aux délits prévus 
par la présente loi. 

Art. 4. — Sont abrogées toutes les dispositions contraires à la 
présente loi. 

LOI 

concernant la diffamation et l'injure commises par les correspondances 
postales ou télégraphies circulant à découvert. 

( 1 1 juin I S s - 

Article 1 er . — Quiconque aura expédié, par l'administration des 
postes et télégraphes, une correspondance à découvert, contenant une 
diffamation, soit envers des particuliers, soit envers les corps ou les 

— 579 — 



A travers la Presse 

personnes désignés par les articles 26, 30, 31, 36 et 37, de la loi du 
29 juillet 1881, sera puni d'un emprisonnement de cinq jours à six 
mois, et d'une amende de 25 fr. à 3.000 fr. ou de l'une de ces deux peines 
seulement. 

Si la correspondance contient une injure, cette expédition sera punie 
d'un emprisonnement de cinq jours à deux mois, et d'une amende de 
16 fr. à 300 fr. ou de l'une de ces deux peines seulement. 

Art. 2. — Les délits prévus par la présente loi sont de la compétence 
des tribunaux correctionnels. 

Les dispositions des articles 35, 46, 47, 60, 61, 62, 63, 64, 65 et 69 de 
la loi du 29 juillet 1881 leur sont applicables. 



LOI 
relative aux annonces sur la voie publique. 

(19 mars 1889). 

Article 1 er . — Les journaux et tous les écrits ou imprimés distri- 
bués ou vendus dans les rues et lieux publics ne pourront être annon- 
cés que par leur titre, leur prix, l'indication de leur opinion et les noms 
de leurs auteurs ou rédacteurs. — Aucun titre obscène ou contenant 
des imputations, diffamations ou expressions injurieuses pour une 
ou plusieurs personnes ne pourra être annoncé sur la voie pu- 
blique (1). 

Art. 2. — Les infractions aux dispositions qui précèdent seront pu- 
nies d'un franc à quinze francs et en cas de récidive, d'un emprisonne- 
ment d'un à cinq jours. Toutefois, l'art. 463 du Code pénal pourra tou- 
jours être appliqué. 



(t) Les sons de trompe à l'aide desquels le colporteur d'un journal annonce son 
passage sur la voie publique ne constituent pas par eux-mêmes, au sens légal du 
mot, l'annonce de ce journal. Les abus que la loi a voulu réprimer sont ceux qui 
résultent de l'annonce des journaux sur la voie publique à l'aide de cris de toutes 
sortes, et de commentaires souvent scandaleux et indécents. — Gass. 17 mai 1889. 
Pand. fr. pér. 89, 1 530. 



580 — 



Appendice 



LOI 

qui modifie les articles 45 et 60 de la loi du 29 juillet 1881 
sur la presse. 

(19 mars 1893). 

An 1 1. ii ['. — Les articles 45 et 60 de loi du 29 juillet 1881 sont mo- 
difiés ainsi qu'il suit : 

Aht. 45. — Les crimes et délits prévus par la présente loi sont 
déférés à la cour d'assises. — Sont exceptés, et déférés aux tri- 
bunaux de police correctionnelle, les délits et infractions prévus par 
les articles 3, 4, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 17, paragraphes 2 et 4 ; 28, pa- 
ragraphe 2 ; 3-2, 33, paragraphe 2 ; 36, 37, 38 39 et 40 de la présente 
loi. — Sont encore exceptées et renvoyées devant les tribunaux de 
simple police les contraventions prévues pur les articles 2, 15, 17, pa- 
ragraphes l ,r , et 3, 21 et 33, paragraphe 3, de la présente loi. 

Art 60. — La poursuite devant les tribunaux correctionnels et de 
simple police aura lieu conformément aux dispositions du chapitre 2 
du titre 1" du livre II du Code d instruction criminelle, sauf les modi- 
fications suivantes : — Dans le cas d'offense envers les Chefs dElat ou 
d'outrages envers les agents diplomatiques étrangers, la poursuive aura 
lieu soit à leur requête, soit d'office, sur leur demande, adressée au 
ministre des affaires étrangères, et par celui-ci au ministre de la jus- 
lice. En ce cas, seront applicables les dispositions de l'article 49 sur le 
droit de saisie et d'arrestation préventive, relatives aux infractions pré- 
vues par les articles 23, 24 et 25. 

LOI 

portant modification des articles 24, paragraphe 1", 25 et 49 
de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse. 

{12 décembre 1893) 

Article unique. — Les articles 24, paragraphe 1", 25, et 49 de la loi 
du 29 juillet'1881 sur la presse sont modifiés ainsi qu'il suit : 

« Art. 24. — Ceux qui, par l'un des moyens énoncés en l'article pré- 
cédent, auront directement provoqué, soit au vol, soit aux crimes de 

— 581 — 



A travers la Presse 

meurtre, de pillage et d'incendie, soit à l'un des crimes punis par l'ar- 
ticle 435 du Code pénal, soit à l'un des crimes et délits contre la sûreté 
extérieure de l'Etat, prévus par les articles 75 et suivants, jusque et y 
compris l'article 85 du même Code, seront punis, dans le cas où 
cette provocation n'aurait pas été suivie d'effet, d'un an à cinq ans d'em- 
prisonnement et de 100 francs à 3000 francs d'amende. — Ceux qui, 
par les mêmes moyens, auront directement provoqué à l'un des crimes 
contre la sûreté intérieurede l'Etat, prévus par les arlicles86 et suivants, 
jusque et y compris l'article 101 du Code pénal, seront punis des mêmes 
peines. — Seront punis de la même peine ceux qui, par l'un des 
moyens énoncés en l'article 23, auront fait l'apologie des crimes de 
meurtre, de pillage ou d'incendie, ou du vol, ou de l'un des crimes pré- 
vus par l'article 435 du Code pénal. 

« Art. 25. — Toute provocation par l'un des moyens énoncés en l'ar- 
ticle 23 adressée à des militaires des armées de terre ou de mer, dans 
le but de les détourner de leurs devoirs militaires et de l'obéissance 
qu'ils doivent à leurs chefs dans tout ce qu'ils leur commandent, pour 
l'exécution des lois et règlements militaires, sera punie d'un empri- 
sonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 10 francs à 3.000 fr. 

« Art. 49. — Immédiatement après le réquisitoire, le juge d'instruc- 
tion pourra, mais seulement en cas d'omission du dépôt prescrit parles 
articles 3 et 10 ci-dessus, ordonner la saisie de quatre exemplaires de 
l'écrit, du journal ou du dessin incriminé. Toutefois, dans les cas pré- 
vus aux articles 24, paragraphes 1 er et 3, et 25 de la présente loi, la 
saisie des écrits ou imprimés, des placards ou affiches aura lieu confor- 
mément aux règles édictées par le Code d'instruction criminelle. Si le 
prévenu est domicilié en France, il ne pourra être préventivement ar- 
rêté, sauf dans les cas prévus aux articles 23, 24, paragraphes 1 er et 3, 
et 25 ci-dessus. S'il y a condamnation, l'arrêt pourra, dans les cas pré- 
vus aux articles 24, paragraphes 1 er et 3, et 25, prononcer la confisca- 
tion des écrits ou imprimés, placards ou affiches saisis, et dans tous les 
cas ordonner la saisie et la suppression ou la destruction de tous les 
exemplaires qui seraient mis en vente, distribués ou exposés aux re- 
gards du public. Toutefois, la suppression ou la destruction pourra ne 
s'appliquer qu'à certaines parties des exemplaires saisis. » 



— 582 



Appendice 



LOI 
ayant pour objet de réprimer les menées anarchistes. 
\ê ,u,iin tB94). 

\i;hii: 1 er . — Les infractions prévues par les articles 24, para- 
graphes I el 3, et 25 de la loi du 29 juillet 1881, modifiés par la loi du 
M ilrct'inluc t.s;>:t. sont déférées aux tribunaux de police correctionnelle 
l<n'M[ue ces infractions ont pour but un acte de propagande anarchiste. 

Ain. 2 — Scia déféré OOX tribunaux de police correctionnelle et puni 
d'un emprisonnement de .'{ mois à S ans et d'une amende de 100 a 
2.000 fr. tout individu qui, en dehors des cas visés par l'article précé- 
dent, sera convaincu d'avoir, dans un but de propagande arnachiste : 
1° Soit par provocation, soit par apologie des faits spécifiés aux 
dits articles, incité une ou plusieurs personnes à commettre soit un 
vol, soit les crimes de meurtre, de pillage, d'incendie, soit les crimes 
punis par l'article 136 du Code pénal ; 2° ou adressé une provocation 
à des militaires des armées de terre ou de mer, dans le but de les dé- 
tourner <lc leurs devoirs militaires et de l'obéissance qu'ils doivent à 
leurs chefs dans ce qu'ils leur commandent pour l'exécution des lois et 
règlements militaires et la défense de la Constitution républicaine. — 
Les pénalités prévues au paragraphe 1 er seront appliquées même dans 
le cas où la provocation adressée à des militaires des armées de terre 
ou de mer d aurait pas le caractère d'un acte de propagande anarchiste ; 
mais, dans ce cas, la pénalité accessoire de la rélégation édictée par 
l'article 3 delà présente loi ne pourra être prononcée. — La condam- 
nation ne pourra être prononcée sur l'unique déclaration d'une per- 
sonne affirmant avoir été l'objet des incitations ci-dessus spécifiées, si 
cette déclaration n'est pas corroborée par un ensemble de charges dé- 
montrant la culpabilité et expressément visées dans le jugement de 
condamnation. 

Art. 3. — La peine accessoire de la rélégation pourra être pronon- 
cée contre les individus condamnés en vertu des articles l" r et 2 de la 
présente loi à une peine supérieure à une année d'emprisonnement et 
ayant encouru dans une période de moins de dix ans, soit une condam- 
nât ion à plus de trois mois d'emprisonnement pour les faits spécifies 
auxdits articles, soit une condamnation à la peine des travaux forcés, 

— 583 — 



A travers la Presse 

de la réclusion ou de plus de trois mois d'emprisonnement pour crime 
ou délit de droit commun. 

Art . 4. — Les individus condamnés en verlu de la présente loi seront 
soumis à l'emprisonnement individuel, sans qu'il puisse résulter de cette 
mesure une diminution de la durée de la peine. — Les dispositions du 
présent article seront applicables pour l'exécution de la peine de la ré- 
clusion ou de l'emprisonnement prononcée en vertu des lois du 8 dé- 
cembre 1893 sur les associations de malfaiteurs et la détention illégi- 
time d'engins explosifs. 

Art. 5. — Dans les cas prévus par la présente loi, et dans tous ceux 
où le fait incriminé a un caractère anarchiste, les cours et tribunaux 
pourront interdire, en tout ou partie, la reproduction des débats, en 
tant que cette reproduction pourrait présenter un danger pour l'ordre 
public. — Toute infraction à cette défense sera poursuivie conformé- 
ment aux prescriptions des articles 42, 43, 44 et 49 de la loi du 29 juil- 
let 1881, et sera punie d'un emprisonnement de six jours à un mois et 
d'une amende de 1000 à 10.000 fr. — Sera poursuivie dans les mêmes 
conditions et passible des mêmes peines toute publication ou divul- 
gation, dans les cas prévus au paragraphe 1 er du présent article, de 
documents ou actes de procédure spécifiés à l'article 38 de la loi du 
29 juillet 1881. 

Art. 6. — Les dispositions de l'article 463 du Code pénal sont appli- 
cable^àla présent loi (1). 

LOI 
sur l'amnistie. 

(1 er février 1895). 

Art. 1 er . — Amnistie pleine et entière est accordée pour toutes les 
condamnations prononcées ou encourues jusqu'au 28 janvier 1895, à 
raison : 1° De crime, d'attentat ou de complot contre la sûreté intérieure 
de l'Etat ; 2° De délits et contraventions en matière de presse ; de réu- 
nion et d'association, à l'exception des délits de diffamation et d'injures 
envers les particuliers ; 3° De délits et contraventions en matière élec- 
torale ; 4° De délits et contraventions se rattachant à des faits de grève. 

Art. 2. — La présente loi est applicable à l'Algérie et aux colonies. 



(1) Celte loi est déclarée applicable à l'Algérie par décret du 30 juillet 1894. • 

— 584 — 



Appendice 



LOI 

relative à l'application de l'article 14 de la 
loi du 29 juillet 1881 sur la presse. 

' juilUi t $95). 

Article unique. — L'article 14 de la loi du 29 juillet 1881, sur la 
presse, est applicable aux journaux publ