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1837
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1
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1
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TRAVERS LES REGISTRES
^
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A TRAVERS
LES
REGISTRES
NOTES RECUEILLIES PAR
L'ABBE CYPRIEN TANGUAY
Attaché dtt Bureau des Statistiques du Canada, Docteur ès*Lettres de TUniversIté LaTal»
Membre de la Société Royale du Canada, Membre des Sociétés Historiques
de Montréal et du Missouri.
Colligite fragmenta,,, ne pireanU
r
MONTRÉAL :
LIBRAIRIE SAINT -JOSEPH
Cadi£ux & Derome
1886
Vo^o"^--^^-^*-^^
Bare^ftrê eonfonnèincnt à l*acte da Pitrlemont du Oanado, onl*aati6o mil hait cent quatre-
Tingt-slz, par Cadieux & Deboxb, an Bureau du Ministre de l*Asricultare«& Ottawa.
*
. • -
»
• • • •
i
I
Les annales de la Nouvelle- France sont connues dans
:ous leurs grands traits. Les travaux de nos historiens
nous ont montré, dans son ensemble, Tœuvre des décou-
^eurs du Canada, des fondations de la Nouvelle- France,
les luttes de tout genre soutenues par nos ancêtres, les
leuils et les gloires de notre patrie. Cette œuvre n'est
pas à refaire ; elle restera.
Mais faut-il en conclure que toute investigation dans
e champ de notre histoire est désormais superflue ? Non,
jertes ; les grandes lignes sont clairement tracées ; mais
e de détails à éclaircir ! que de jugements, basés sur
s faits imparfaitement connus, à rectifier ! que d'expli-
ations à donner sur nos origines !
Modeste travailleur dans cette grande entreprise de
Jtre histoire nationale, j'ai souvent été surpris de voir
ir de mes notes une vive lumière, sur des points
:és jusque-là, pour moi, obscurs ou incomplets dans
annales. Aussi les registres, que j'ai compulsés dans
s les recoins de notre Nouvelle- France, me sont deve-
t
VI INTRODUCTION.
nus une mine de précieux renseignements, que je me suî
fait un bonheur de collectionner.
Voici sept ou huit épis pris, au hasard parmi le
nombreuses gerbes que j'ai eu l'avantage de recueilli
" A Travers les Registres " ; car les preuves de me
assertions sont dispersées dans tout l'ouvrage.
I® On s'est souvent demandé si le recensement d(
1666, — le premier qui ait été fait dans le pays, — savait e
lieu au commencement ou à la fin de cette année, et s
par conséquent, il comprenait ou non les familles, arrivée
pendant l'été de 1 666 ? Or les registres m'ont permi
de prouver jusqu'à l'évidence que ce recensement ne donni
que le dénombrement des familles, arrivées avant la saisoi
de l'été 1666. (Voir p. 51.)
20 En 1687, un massacre eut lieu sur les bords du la0
Saint- Louis, et les victimes de la cruauté iroquoise furent
inhumées au même endroit. Tous les détails, concemaût
l'âge, les noms, etc., de ces infortunés, sont consignés dam
les registres de Lachine, année 1687, Vainement on ea
chercherait aucune trace ailleurs, (Voir p. 65, 66, 67).
3° J'ai trouvé, aussi, la dernière des pages qui raco
tent le sanglant épisode des massacres de Lachine
1689. Le curé de la paroisse des Saints- Anges de L
chine recueillait, avec une touchante sollicitude, les resU
d'un grand nombre des victimes du massacre, pour lej
donner la sépulture religieuse, avec les prières de TEglisi
(Voirp. 77, 78, 79). '^^',
40 L'authenticité de lettres très-intéressantes et i^
dites, au sujet du supplice du feu auquel quatre Iroquci
i
^^^^f^^mm
\
INTRODUCTION Vil
jirent condamnés, en 1695, se trouve prouvée par les
pgîstres de Ville-Marie. (Voir p. 80, 81).
t 50 J'aî constaté que le nom de Kondîaronk-le-Rat,
ttribué au chef sauvage que tous nos historiens ont célé-
iré, n'est pas le véritable, ou du moins le seul nom de ce
éros. L'acte de sa sépulture, qui, certes, doit être un
lodument authentique, le désigne sous le nom de " Gas-
lard Soîaga-dit-le-Rat." (Voir p. 89, 90).
6° Par cette même étude, il m'a encore été possible de
etracer l'origine du célèbre Dubocq, dont parle Charle-
oix (liv. xvi, p. 199), et qui fut fait prisonnier, en 1697,
irès d'Orange, dans un combat contre les Mahingans et
is Agniers;^ et dans la collection des lettres, citées plus
tut, j'ai pu recueillir l'histoire de l'horrible exploit qui
compagna sa délivrance. (Voir p. 91 à 95).
■ 7® Les registres de Tannée 1 700 m'ont permis de dé-
erminer, à quelques mois près, la date de la mort de Louis
oUiet, le découvreur du Mississipi. (Voir p. 85, 86, 87).
8° A part ces renseignements, si utiles à l'Histoire, les
(êmes registres ont aussi donné l'origine des noms, et la
bsition géographique d6 certaines localités, mentionnées
Ins nos vieilles annales ; par exemple, la Pointe-à-Lacaille,
l^ourd'hui Saint-Thomas de Montmagny;le Cap Lauzon,
Îiourd'hui Deschambault ; le Cap-à-l' Arbre, aujourd'hui
int- J ean- Deschaillons.
rCes indications, j'en ai la confiance, contribueront à
il . .
îîidre plus vif l'intérêt avec lequel, sans doute, les lec-
Jbrs ont attendu la publication de l'ouvrage que je leur
f —
VIII INTRODUCTION.
Je croîs aussi que les exemples que j'apporte, en lei
donnant la clef de mes recherches, leur rendront plus f;
cile rintelligence de tout mon travail, et leur en feroi
mieux saisir les détails et apprécier l'ensemble, au poil
de vue de l'histoire de notre cher pays.
CYPRIEN TANGUAY,
Prête
A TRAVERS LES REGISTRES.
1543-
Jean de Nantes, venu avec M. de Roberval, convaincu
e vol, est mis aux fers.
M. de Roberval fait exécuter sur Téchafaud Michel
raillon, convaincu de vol. C'est la première exécution
ui a eu lieu dans la Nouvelle- France.
Note. — Ces deux condamnations. Tune aux fers, l'autre
réchafaud, prouvent la vérité de ce que dit notre his-
)îre sur la triste qualité d'un certain nombre des colons
j'amena avec lui le sieur de Roberval pour commencer
itablissement de ces vastes pays dont il avait été nom-
é le vice-roi. En effet, outre plusieurs gentils-hommes,
le troupe de soldats et de matelots, il avait embarqué
jr ses trois grands navires des gens du commun, dont
le partie avait été tirée des prisons. " Pour maintenir
rdre, pendant l'hiver, dit M. Ferland, au milieu de ces
ns indisciplinés, il fallut recourir au fouet, au cachot et
la potence... Heureusement pour l'honneur de la
ânce et du Canada, ces tentatives de colonisation
louèrent ; si elles avaient réussi, on aurait continué le
ime système, et Dieu sait quel horrible état de société
serait résulté." La leçon profita. Trois quarts de siècle
is tard, quand on voulut asseoir au pied du rocher de
je bec, un établissement sur des bases solides, on çom-
2 1603.
prît qu'il fallait s'adresser avant tout à une populatioi
sobre, frugale, religieuse, amie de l'ordre et du travail
Personne n'ignore le soin scrupuleux avec lequel ont ét(
choisies les premières familles qui furent les ancêtres di
peuple canadien.
Mort du Commandant de Chattes.
On me permettra de reproduire ici une lettre d'uc
antiquaire de Rouen, laquelle nous donne des détails su
le tombeau de M. de Chattes.
Musée des Antiquités de Rouen,
Rouen 21 sept. 1871.
Mon bon et cher Confrère^
Je vous avais parlé du tombeau de M. de Chattes
Gouverneur de Dieppe et Vice-Roi du Canada, son
Henri IV. J'ai le plaisir de vous adresser aujourd'hui uni
gravure de ce tombeau tel qu'il s'est vu en 1827. Ji
désire que le dessein vous intéresse et intéresse aussi vo
nombreux amis de la Nouvelle- France.
Adieu, mon cher abbé, veuillez croire à toute me
amitié pour vous.
L'Abbé Cochart.
M. TAbbé C. TANGUAY,
Québec, Canada»
I603-I60S.
CERCUEIL DE PI-OMB D'AYMAR DeCHATTES,
'^_
Commandeur d« l'Oi-dre de Malte,
Gouverneur de Dieppe (i58z.i6o3l, Vice- Roi du Canada.
Inhumé dans la chapelle des Minimes, en 1603,
Transféré en 1827 dans l'Eglise Si-Rémi de Dieppe, et déposé dans le
caveau des Gouverneurs.
''Mouvement annuel de la population blanche.
Année.
Ariiïée.
Départ.
Mai
âges
Kais-
Déeès.
Hiver-
Quelle.
Iliver-
Hutons.
Maxi-
mum de
Québec.
160S
3'
3"
3*
35
^
(a) Trois prisonniers impliqués dans le complot de
Duval sont renvoyés en France.
{CJtamplain, 1613, p. 155)
(^) M. de Champlain condamne à mort Jean Duval, qui
avait conspiré contre sa vie.
Antoine Natel, serrurier, et un matelot, décédés
en novembre 1608.
{Cluimplain, 1613, pp. 154-166).
(c) Champlain, Edit. de 1613, p. 166.
1 1) Nous donnons chaque année le mouvement de la population blanche jusqu'à 163I
nclusivement ; mais ii partir de cette date nous l'avons réuni en tableaux par groupes
le dix années, en y ajoutant le total de la décade et le total accumulé depuis la
hndation de Québec.
1609-I6IO.
Année,
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
Maxi-
mum de
la popii
lation à
Québec
1609
17a
S^
25
{a) Dix français sont morts du scorbut, cinq de la
dissenterie, de février et la mi-avril, et peu après le
chirurgien Bonnerme et un sauvage qui hivernait avec
eux. [Champlaifiy 1613, p. 170.)
[b) Sur les vingt-cinq hivernants de 1608, "il n'en
restait plus que huit." ,
{Champlaiuy 1613, p. 205.)
Année.
1610
Arrivée.
\\a
Départ.
I^
Mariages
Nais-
sances.
Décès.
Hiver-
nants à
Québec.
17
Hiver-
nants aux
Hurons.
IC
Maxi
mum d(
la popQ
lation ï
Québ^
19
{a) Champlain ayant amené de France des artisans el
manœuvriers {Champlain, part ly p. îi6) ajoute à la
population de 1609, onze hommes, ce qui porte le maxi
mum à dix-neuf âmes, pour 16 10.
^ {b) Champlain repasse en France et laisse pour com
mandant le sieur DuPrac, avec seize hommes.
{Ckamplaifty 16 13, pp. 225, 226 et 241.)
{c) Le serviteur de Champlain monte aux Hurons.
{Champlaiity I, p. 163.)
Il se nommait Etienne Brûlé. On le voit truchema
des Hurons en 1618. (Champlaùty 1615-1618.
Edit. Laverdière, p. 133.)
16II-I6I3.
Année.
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
1611
la
16
lâ
Maxi-
mum, de
la popu-
lation à
Québec.
17^
(a) Un jeune homme du nom de Louis s'est noyé au
Sault St'Louis. (Champlain^ part. I, p. 171.)
Le 4 août Champlain repasse en France sur le vaisseau
iu Capitaine Tibaut. ( Id. 1611, p. 265.)
(^) Un jeune français va au pays des Hurons et part
le 17 juin du Sault St- Louis.
{C/iamplaifty part. I, p. 180.)
(c) A son retour à Québec, au printemps de 161 1,
Champlain constate ce chiffre de la j^opulation.
{Champlain, 161 3. p. 241.)
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec.
16
Année.
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
1612
/
•
16
Le mouvement de la population est nul en 161 2.
!^hamplain passé en France, en lautomne 161 1, ne revient
[u'en 161 3.
Année
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
1613
31 fl
47
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec,
47
I
i
I6I3-I6I5.
(a) Champlaîn arrive à Québec avec le sieur de TAnçc
et trente hommes fournis par la Société des Marchands
soit six hommes par chaque vaisseaux, au nombre d^
cinq, ce qui donne une population de quarante-sept.
{Champlairty 1613, pp. 288-289, et part. I, p. 235.)
(b) Champlain retourne en France pour ne revenir qu'au
printemps de 161 5.
Marsolet, enfant de 1 2 ans, vînt avec Champlain pour
apprendre les langues Algonquine et Montagnaise.
Année.
Arrivée,
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
1614
47
Maxi-
mum df
la popu-
lation à
Québec
47
{a) Même population que Tannée précédente.
Année.
1615
Arrivée.
5«
Départ.
19
Mariages
Nais-
sances.
Décès.
Hiver-
nants à
Québec.
32
Hiver-
nants aux
Hurons.
19^
Maxi
mum k
la popii-
lation à
Québec
52
[a) Quatre Pères Récollets ^'^ arrivent avec Champlain
leur arrivée porte la population de 47 à 52 âmes.
{Ckamplaifiy 16 15- 161 8, pp. 7, 9 et 248.)
{b) Au mois d'août, Champlain rencontre au pays de>
Hurons treize ou quatorze français et deux Pères Réco-
lets, partis avant lui de la rivière des Prairies.
{Champlain^ part. I, page 248.)
(I) pp. Denis Jamay, Dolbeau, Le Caron, et le Frère Pacifique Duplessis.
I6I6-I6I7.
Année.
Arrivée.
Départ
Mariages
Nais-
sances.
Décès
Hiver-
nants à
Québec
Hiver-
nants aux
Hurons.
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec.
1616
33^
3*
•
2C
Cod
64
(a) Uimmîgratîon de 1616 est estimée à trente-trois
personnes au nombre desquelles se trouvent Marguerite
Vienne et son mari, Michel Colin.
Sagard, dans son Histoire du Canada^ mentionne le
nommé Michel Colin, qui fut " inhumé par le Père Dol-
beau avec les cérémonies usitées en la sainte Eglise Romaine ;
il fut le premier qui reçut cette grâce là dans le pays!'
Michel Colin était arrivé cette même année avec sa
femme, Marguerite Vienne, qui mourut quelques semaines
après son arrivée. C'est la première femme européenne
venue dans la Nouvelle- France.
Sagardy p. 31, Edition 1636.
(p) Les PP. Le Caron et Denis Jamet, passent en
France avec Champlain.
{Sagardy p. 31.)
{c) Colin et sa femme, Marguerite Vienne, meurent
dans cette même année de leur arrivée.
{d) Il n'en hiverne que 60.
{Sagard, p. 31.)
(Sagardy p. 40.)
Année.
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès.
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
1617
7«
\b
%c
64
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec
67
8
1617-1618.
{a) Arrivée de la famille Hébert. — Hébert, sa femm
deux filles et un petit garçon, {Sagard, p. 41 j, et dei
PP. Récollets {CJmmplainy part. II, p. 23). Les PP. L
Caron et Paul Huet. {LeclercÇy Etablissement de la Fo
vol. I, pp. 104-105, édit. de 1691),
{b) Le Père Dolbeau passe en France.
{Sagard, p. 52.)
{c) Deux français sont tués par les montagnais ve
nie d'Orléans, à la mi-avril.
{Champlaifty Edit. 1627. Sagard, pp. 42 et 235.)
Année
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
Maxi-
mum i
la pop:
lationi
Québei
1618
6a
3*
le
«
66
70
{a) Aux 64 hivernants de 161 7 s'ajoute Timmigrati-
de 1618, c'est-à-dire le P. Dolbeau, le frère ModesK
Guines, {Sagard, p. 40), Eustache Boullé, le sieur de ï
Mothe, Loquin, commis {Champlaifty 161 5-1618, pp. 1:^1
122 et 138), et le sieur Nicolet {Relation de 1643, p. 3^1-
{b) Le P. Huet et le frère Pacifique Duplessis passenl
en France avec Champlain {C/tamplaitty 1615-161S
p. 157)* et un autre Récollet {Mercure Français, 161Î
p. 296).
{c) Etienne Jonquest épouse Anne Hébert.
{Sagard, p. 41.)
{d) Mort d'un huguenot écossais, dans le désespoi
" Bien que huguenot, ce pauvre homme, désirait avd
le P. Paul à sa mort et non plustôt, comme si Dieu liJ
eut donné paroUe et choix de Theure de sa conversion,!
en avait fort bien chargé la dame Hébert, laquelle
voulant manquer à une œuvre si charitable et qui conc
nait la conversion et le salut d'une âme égarée, en fist î
devoir et pria le Père de s'y trouver, ce qu'il fist à l'i
i6i8-i620. 9
tant mesme, maïs comme il pensa luy parler de son salut
et de se remettre dans le giron de la sainte Eglise, par
une vraie conversion à Dieu, il luy respondit d'une voix
affreuse souvent réitérée : mon Père, il est trop tard, il est
trop tard, et n'en pût jamais tirer autre response pendant
trois quarts d'heure de temps qu'il demeura là auprès de
luy, et mourut ainsi désespéré de la miséricorde de Dieu."
{Sagardy pp. 47-48.)
Année.
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès
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nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec.
1619
13 rt
Ib
3^
77
Zod
{a) Guillaume Poulain, Frère Pacifique {Sagard, p. 49),
Capitaine Dupont {Champlain, I, p. 226; partie II, p. 6),
deux ménages ( Id pp. 23-31), trois serviteurs et deux
ouvriers [Leclercq, I, p. 152).
{b) L'enfant d'Etienne Jonquest {Champlain).
{c) Le Frère Pacifique Duplessis {Sagard, p. 55) ;
madame Jonquest et son enfant {Champlainy II, p. 3).
{d) Treize personnes arrivées et une naissance portent
la population de 16 19 au chiffre de 80 âmes.
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec.
Année.
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès.
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
1620
6a
22 b
I c
60
83^
{a, c) La population est évaluée à 83 âmes par l'arrivée
de madame de Champlain, Eustache BouUé, Guers^'^ des
PP. LeBailly et Jamay, et du Frère Bonaventure.
{Champlainy II, pp. 2-10, Sagardy pp. 58, 59, 64.)
(I) Commissionnaire de Mgr. de Montmorency, Vice-Roy. [Sagardy p. 58.)
lltL
lO
I620-I622.
{â) Dupont et Roumier passent en France (C/iamp/azn,
II, p, 6), et avec eux des ouvriers (LeclercÇy I, p. 165,)
{c) Un homme a été tué par la chute d'un arbre.
{Champlain, II, p. 6.)
id) Nombre donné par Champlaîn. ( Id id )
Année.
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec.
162 1
24 a
5*
I c
Id
I e
79
85
{a) Roumier revient avec cinq commis de Tancîenne
société et dix-huit ouvriers de la nouvelle société.
(C/tamplaifty II, pp. 17, 21 et 30.)
(b) Le P. LeBailly {Sagard, p. 72, Leclercq, I, p. 177)
et deux ménages repassent en France.
{C/iamplain II, p. 31.)
{c) Mariage de Guillaume Côuillard et de Guillemette
Hébert. {Registres de Québec , 1 6 2 1 . )
(d) Un enfant d'Abraham Martin. {Idem)
{e) Décès du nouveau né. {Ideni)
Le chiffre des hivernants est de 79 âmes.
Année.
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès.
• Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
1622
6a
19^
50
l6c
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec.
85^
{ayC) Aux 79 hivernants de Tannée précédente s ajou-
tent Dupont, les PP. Galleran, Piat, et le Frère Charles
{C/iamplain, II, pp. 48-52, Sagard, pp. 91-101), le sieur
Soutien, commis de la nouvelle société qui arrive le 8 juin
{Champlainy II, p. 34) et Le Sire {Id, p. 46).
I622-I624.
II
{6) Uémîgratîon s'élève au chiffre de 19 vu que le
nombre d'âmes hivernant à Québec n'est que de 50,
d après Champlain (II, p. 49).
{c) Duvernay et 15^'^ hommes vont hiverner aux
Hurons {Champlain^ II, p. 56).
Année.
Arrivée.
Départ,
Mariages
Nais-
sances.
Décès
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
1623
2tf
\b
I c
50
16 /r'
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec .
52
(d) Arrivée du Père Viel et du Frère Sagard {CJiamplain
II, p. 54, Sagard,"^^. 112-159).
{b) Dupont retourne en France. {Id.y II, p. 62).
{c) Jean Lebocq, jeune homme écrasé par un billot, le
8 mai .1623. (Id.y II, p. 53),
{d) Duvernay et les français qui avaient hiverné aux
hurons arrivent à Québec le 23 juillet {Champlain, II,
p. 56), et le II août suivant, les PP. Viel, Le Caron, le
Frère Sagard et onze français partent pour les hurons, et
deux autres français, pour les algonquins supérieurs.
{Champlain, II, p. 60, — Sagard, Grand Voyage, p. 266, —
Leclercç,vo\. II, p. 248).
Année.
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès.
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec.
1624
6a
4^
le
id
521?
10/
57^
{a) Duvernay, le P. LeCarron, le Frère Sagard, et trois
français revenus du pays des Hurons {Champlain, II, p.
72, — Sagard, Grand Voyage, p. 365).
{b) Départ de madame Champlain, d'Eustache Boullé
{C/iamplain, II, p. 76), du P. Piat et de Sagard {Sagard,
p. 841).
< I) Champlain n*a pas mentionné ce chiffre ; mais il est supputé d'après le chiffre
qu'il a donné des hivernants.
Il
12 1624-1626.
(û) Naissance de Marguerite, fille d'Abraham Martin
{Registre de Québec, 1624).
{d) Décès d'un français au pays Huron {Champlaùt, 11,
p. 72).
{i) La population de Québec le 15 août 1624, après le
départ de Champlain pour la France est de 52 âmes
(/^., II, p. 76).
(/) Le P. Viel et neuf français {Id., pp. 72-73).
{g) Six arrivées et une naissance, ajoutées à la popu-
lation de l'année précédente, donnent pour maximum
de cette année 57 âmes.
Année
ArKïÉe.
Dipart.
Mnriages
Nais-
sances.
Décès
Hiver-
nants i
Québec.
Hivec-
nants aux
Hurons.
Maxi-
la popu-
lation à
Québec.
.6î5
6«
\b
■'
id
56
59
(a) Arrivée des PP. Charles Lallemant, de Brébeuf.
Masse, et des FF. Gilbert (Burot), et François (Charton),
jésuites, et du P. Joseph de la Roche Daillon, récollei
(Champlain, II, pp. 78. 84 et 114).
{è) Le P. Joseph LeCaron, récollet, retourne en
France {Sagard, p. 871).
(c) Louise, fille de Guillaume Couillard {Registre it
Qmbec, 1625).
((/) Décès du P. Viel (mortuologe des Récollets)
{Relations, 1634, p. 92), et d'un jeune garçon français
{Sagard, Grand Voyage, p. 350).
Année.
.....
Départ
MaïUges
Nais-
sances.
«*
Hiver.
namsi
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
Maxi-
mum df
la popu
latiotià
Québec.
1626
27 rt
2i
'■
\d
7"
10
Sj
I626-I627.
13
(a) Arrivée de BouUé, Destouches, des PP. Noyrot et
DeNoiie, avec 20 ouvriers {Ckamplain, II, pp. 85, 114) ;
du P. LeCaron et des FF. Gervaîs, Mohier et Jean Gau-
festre, récollets (Sagard, pp. 697 ef 871).
(<}) Départ du sieur Dupont et du P. Noyrot.
(è) Naissance de Marguerite, fille de Guillaume Couil-
lard {Registre de Québec).
(d) Un ouvrier des PP. Jésuites mort de la jaunisse
{Champlaifiy II, p. 117).
Le départ des PP. de la Noue et de Brébeuf, jésuites,
de la Roche Daillon, récollet, et de quelques français qui
en juillet, montent aux Hurons, ne laisse que soixante et
onze hivernants à Québec {Champlain, II, p. 115, —
Sagardy pp. 875, 879).
Année
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec.
1627
2a
15*
I c
4a^
55^
7ï
(ft) Dupont et son petit-fils nommé Desmarets, arrivent
de France {Champlaifty II, pp. 126-127, — Sagard, p. 482).
{S) Les ouvriers des PP. Jésuites et autres {Ckamplaifty
II, p. 131), et le P. Lallemand {Leclercq, I, p. 373) partent
pour la France.
{c) Hélène Martin, fille d'Abraham {Registre de Québec,
1627.)
{d) Décès de Louis Hébert, le 25 janvier 1627, à la suite
d'une chute {Champlain, II, p. 1 1 7,— Sagardy pp. 589-591).
Pierre Magnan, tué aux Iroquois {Champlairty II, p. 127) ;
deux autres hommes, tués près Québec par les Sauvages
{Champlain, II, p. 134). Leclercq dit " tués par Mahikan
Atîcouche (vol. I, pp. 377, etc.)
{e) Population de Québec après le départ des vaisseaux,
en septembre 1627 {Champlaifiy II, p. 131).
14 1627.
En 1867 j'étais chargé par le gouvernement du Canada
d'aller étudier les archives françaises pour y recueillir ton
ce qui pouvait se rattacher à la statistique de la Nouvelle-
France.
Pendant mon séjour à Rouen je visitai avant tout 1:
bibliothèque de l'archevêché de Rouen, dans l'espoir à\'
trouver quelques faits nouveaux pour notre histoire
Monseigneur 1 Archevêque de Rouen avait en effet exercé
lepremier, une jurisdiclion ecclésiastique dans la Nouvelle
France, en accordant des pouvoirs aux RR. PP. Jésuites
Je fus assez heureux pour trouver l'article suivant, don ,
je pris de suite un extrait ; "
Un petit roy du Canada: — "Le jour de la Coficeptîo:
"de la Vierge, l'an 1627, Mgr. François de Harlay
" Archevêque de Rouen, conféra le baptême au fils du:
"petit roy du Canada^
{Dom Pommeraie. — Hïst. des Arch.de Rouen, p. 661
De retour au Canada, je rapprochai cette note du réci:'
de Sagard, qui s'exprime ainsi :
" Entre les Hurons qui luy estaient les plus affectionnt
(au P. Nicolas Viel*'*) il y eut un bonhomme qui noi^
amena son fils pour estre instruit en nostre couver; ,
auquel le P. Joseph Le Caron fit toute la meiUeirr ,
réception qui luy fut possible, comme à une petite âne ^
qui venait pour estre enrollée sous l'estendart de Dieu .
{Sagard, p. 876). — Conduit et mené par le sieur de Caen
qui le laissa pour quelque temps chez son père à Rouer
l'enfant fut conduit à Paris, oîi estant, les RR. PP. Jésuite-,
l'eurent en leur possession, à la faveur de M. le Du:,
deVantadour qui le demanda pour eux, lesquels l'ayac.
fait instruire, avec assez de peine, pour n'y avoir personne,
qui sceut la langue, qu'un séculier qui le voyait parfoi-
ils le firent baptiser avec grande solemnité dans l'églis:
cathédrale de Rouen, et fut nommé Louys de Sainct'
Foy, par monsieur le Duc de Longueville, son parrain, e
madame de Villars, sa marraine, en présence d'une infinii
de peuple qui y estait accouru, d'autant plus curieusemer.:
Il) Le p. Nicolis Viel avait i\é noyé en 1675, dan» un rapide, au nord c
da Montréal. Le nom de " Satilt au KicelUt " est resté attaché & la place qui
thi^âCre de ce ttiste événement.
I627-I629.
15
que quelques matelots avaient donné à entendre qu'il
estait le fils du Roy de Canada." {Sagardy pp. 878-879.)
Année.
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès.
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
1628
55
lia
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec.
55
[d) Vingt-un français sont chez les Hurons.
(Champlain, II, pp. 152, 208, 210).
Il y avait cette année à Québec un jeune Grec.
\Id. II, p. 152.)
Grand nombre de familles et d'ouvriers étaient en route
pour Québec sur les vaisseaux du sieur de Roquemont ;
mais n'y parvinrent pas, ayant été faits prisonniers par la
flotte de Kirk et renvoyés en France.
(Id., II, pp. 161-185).
Foucher, commandant, qui avait la garde de l'habita-
tion du Cap Tourmente,^'^ est surpris par les Anglais et
descend à Gaspé avec Eustache Boullé, beau-frère de
M. de Champlain. [Sagardy p. 917.)
Grande famine à Québec, cette année.
Année
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès.
Hiver-
nants à
Québec.
Hiver-
nants aux
Hurons.
Maxi-
mum de
la popu-
lation à
Québec.
Frs.
• . • •
Ang
600
Frs.
74 fl
Ang
510^
Frs.
22
Ang
90
Frs.
76/
Ang
1629
\c
\d
I e
600
600
58
14
I
12
676
(I) Sur la carte de Jean Bourdon, dressée en 1641, on trouve l'endroit de cette
habitation désignée soiis le nom de '* vieille habitation."
Note. —Eustache Boullé, arrivé en 16 18, était Lieutenant de Samuel de Cham-
plain. Il passa en Italie après la reddition de Québec et se fit religieux de Tordre
des Minimes. Madame de Champlain qui Taimait tendrement lui fournit 1,000 francs
par an, pendant dix ans. Il était né le 19 novembre 1600.
\^Stai€ Paper Office, vol. V, art. 26.)
r
\
H
i6 1629.
(a) Champlain après la reddition de Québec passe t
France avec les religieux et autres français.
{CAamp/atn, II, p. 226),
(à) La flotte anglaise comprenait cinq grands navires
ayant chacun près de 1 20 hommes; formant un total de
600 hommes. A la reddition de la ville 120 hommes
débarquèrent et 90 y demeurèrent pour occuper la place.
Parmi eux se trouvait un ministre. (C/tamp/ain, pp.
222-288), Les 510 autres retournèrent sur la flotte.
(c) Guillaume Hubou épouse la veuve Louis Hébert
(Registre de Qîtéàec, 1629).
((/) Naissance de Louis, fils de Guillaume Couillard.
{Idem),
(e) Décès de Jacques Michel, mort d'apoplexie et
inhumé à Tadoussac. (Champlain, II, pp. 256-262).
(_/) Les 2 1 français qui se trouvaient aux Hurons des-
cendent à Québec, ce qui porte la population à 76 âmes.
(Idem, II, p. 210),
Champlain dit encore que la colonie, à la prise de
Québec, comptait près de 100 personnes dont 76 àl
Québec et le reste à Tadoussac et ailleurs'"'.
(Idem, II, p. 217.) I
Familles et Colons demeurés A. Québec après
LA REDDITION DE 1629.
\° Guillaume Hubou et Marie Rollet, sa femme; Hébert
Guillaume, fils de feu Louis Hébert.
2° Couillard, Guillaume, et Guillemette Hébert, sa femme :j
do Louise, âgée de 4 ans )
do Marguerite 3 " > Leurs enfants.
do Louis 2 mois S
\
(0 c
Jésuites
tte population e
4
29
et Filles.... 5
timée à enviror
En 4 femUles.
colons.
100 Snws.
Récollets
Ouvriers .
Femmes.
■.■•;■ """,è]A„.™...,
Femmes
:""".'". \
Officiers et
voI(.nUires..ia
55
45
45
-. ,
\
I629-I630.
17
i° Martin, Abraham, et Marguerite Langloîs, sa femme :
do Anne, â?ée de 25 ans
do Marguerite 5 " V Leurs enfants.
do Hélène 2 "
.° ^*^ Pivert et sa femme, Marguerite
un jeune homme.
e ^'^ une nièce.
Duchesne, Adrien, chirurgien.
{Relation de 1632, p. 8, et de 1634, p. 7).
Champlain
-eBailly, d'Amiens, commis de Louis Kirk. *
trûlé, Etienne, de Champigny, truchement
des Hurons.
larsolet, Nicolas, de Rouen, truchement [H, p. 220.
des Montagnais.
Loyer, Pierre, de Paris, charron.
,eBocq, charpentier,
roidemouche
rros-Jean, de Dieppe, truchement des Al- [ 236-245.
gonquins. J
n, pp.
Gouverneur Anôlais à Québec.
!irk, Louis. {Champlain^ II, p. 220.)
mée
Arrivée.
Départ.
Mariages
Nais-
sances.
Décès.
Hi\
nani
Que
Frs.
24
rer-
ts à
îbec.
Ang
76
Hiver-
nants aux
Hurons.
Ma
mun
la po
tio
Que
Frs.
26^
xi-
i de
pnla-
nà
bec.
Ang
530
2a
143
90
IC
>o
116
[i) Cette famille qui résidait au Cap Tourmente vînt à Québec après le départ de
amplain, en 1629. [Champlain^ II, p. 154).
[2) Marguerite Lesage mourut à Québec et y fut inhumée le 29 novembre 1643.
[Registres de Québec),
i8 1630-1631.
(a) Un charpentier et un laboureur français sont cor
duits de Québec à Londres sur les vaisseaux anglais.
{Champlain, II. p. 288,)
(^ Quatorze anglais meurent de misère et d'indigène
(f) La population de 26 français diminue de deux
le départ du charpentier et du laboureur.
Qn*b«
(<j) Naissance d'Elizabeth, fille de Guillaume Couîlla
Elle fut baptisée, non par un prêtre français, maïs par
anglais qui était probablement le ministre""' ; car pendi:
que les Kerth demeurèrent les maîtres de Québec, il ny
eut point de prêtre à Québec, et lorsque le P. Lejeii:^|
dit la messe, en 1632, dans la maison de Guillauirï
Couillard, les français ne l'avaient pas entendue depid
trois ans. {Relalions des yésuites.) \
(I) Voir pins tkant b note de l'anafe 1619, p. i j. I
I63I.
19
Résumé du mouvement de la population blanche de la
Nouvelle- France, de 1608 à 163 1, calculée diaprés
les données de Champlain, Sagard, Leclercq, les
Relations et les Registres.
Année
Arrivée.
608
609
610
611
612
•
613
614
615
616
617
6i8
619
620
621
622
623
624
625
626
627
628
629
630
631
31
II
31
5
33
7
6
13
6
24
6
2
6
6
27
2
600 \
Départ.
19
3
I
••• *■•••>
22
S
'9
1
4
I
2
15
Ma-
riages.
Nais-
sances.
• • • • •
F*. 50
A.510
560
•.*•••
• • • • •
I
I
Décès.
3
17
I
2
Hivernants
à
Québec.
•'{
25
8
17
16
16
47
47
32
60
64
66
77
60
79
50
50
52
56
71
55
55
}
F. 26
A. 90
F. 24)
A.76/
F.25>
76/
{i
116
100
loi
Hiver-
nants
aux
Hu-
rons.
I
I
19
Maximum
de la
population
à
Québec.
16
16
10
10
21
. • • • K
. • • • ^
31
25
19
17
16
47
47
52
64
67
70
80
S3
S5
85
52
57
59
54
71
F. 25
A. 76
lOl
f
!
m
20 1631.
JUIN.
Le 12.— Lettre de Sa Majesté Charles I, roy d'Angle-
terre, à Sir Isaac Wake, ambassadeur en France, donnant
le véritable motif de la reddition de Québec et de l'Acadit
à la France, le 12 juin 1631....
CHARLES R.
A notre féal et aimé, Salut :
Par vos différentes dépêches au vicomte Dorchestcr
depuis que vous êtes arrivé à votre lieu de résidence en
cette cour, nous avons particulièrement remarqué les
retards qu'on vous a fait éprouver avant de vous présen-
ter d'abord au roi et à ses principaux ministres, ainsi que
les manières et le langage dont on s'est servi à votre
égard lors de votre première audience. Et de même que
nous ne pouvons nous empêcher d'être surpris que vous
n'ayez pas été admis plus tôt en la présence du roi sur |
vos instances réitérées et après la sollicitation d'une '
audience faite par dAngier, ainsi, d'un autre côté, nous '
estimons avoir lieu suffisamment d'être satisfait de la |
réparation qui vous a été faite par la profession si sig-nifica- 1
tive d'amour fraternel et la déclaration d'un ferme propos
d'entretenir exactement avec vous des relations amicales, I
qui vous ont été faites de la bouche même du roi. Quant
au bon accueil dont vous avez été l'objet de la part de I
quelques-uns des ministres de ce roi, et à la réserve que |
d'autres ont observée avec vous relativement au cardinal 1
de Richelieu, vous avez bien fait de vous conformer à vos
instructions, et pour le reste nous devons vous laisser I
agir avec eux: à votre discrétion. Et comme nous voyons
par votre conduite que vous n'êtes pas novice dans les I
ambassades, ainsi, nous n'avons pas besoin de vous don-|
ner de nouvelles instructions sur les égards à avoir pour
ceux avec qui vous avez à négocier en cette cour, si ce
n'est d& contiauer comme vous avez bien commencé en
ce qui regarde Le cérémonial de votre emploi.
\
i63î- ai
Cette dépêche vous en apprendra Tobjet essentiel qui
est de mettre fin à tous les différends entre les deux
couronnes, et d'établir les bases d'une plus ferme amitié
que celle des années dernières ; ce n'est pas là une œuvre
nouvelle, il ne s'agit en réalité que de renouveler d'an-
ciennes alliances en mettant d'accord les faits avec les
promesses.
C'est ce que comportait l'objet principal et îe premier
article même du dernier traité conclu il y a deux ans,
après une rupture malheureuse, et tout ce qu'il compre-
nait ou ce qu'on pouvait prétendre en vertu de ce traité,
a été ponctuellement exécuté de notre part ; sauf seule-
ment ce qui exigeait dans le temps et ce qui exige néces-
sairement une exécution mutuelle.
Nous avons conformément au traité (comme vous le
verrez spécifié dans le troisième article) admis une modi-
fication dans la maison de notre digne épouse en augmen-
tant le nombre des ecclésiastiques attachés à sa personne,
comme on Va jugé convenable, de gré à gré, et nous
avons fait faire à cette nation diverses restitutions de
navires avec leurs chargements d'une très grande valeur
sans avoir rien pris ni gardé de ce genre, tandis que la
remise était exigée de nous par droit d'arrêt ou de repré-
sailles.
La même satisfaction ne lious a pas été donnée non
plus qu'à nos sujets sous ce double rapport ; car bien que
le troisième article déjà mentionné requiert expressément
la confirmation de tous les articles et stipulations de notre
contrat de mariage, en n'exceptant que la particularité
relative à la maison de notre chère épouse, objet d'une
clause particulière dans ce dernier traité, et que la dot
soit clairement stipulée et quant au montant et quant à
Tépoque du paiement dans ces articles et conventions
matrimoniales, et que promesse de paiement nous ait été
souvent faite en conséquence, spécialement par monsieur
de Chasteauneuf, maintenant Garde des Sceaux, lorsqu'il
était ici en ambassade, cependant, la moitié n'en est pafe
encore payée, et non seulement trois riches bâtiments,
appartenant à nos sujets, capturés et gardés sans aucune
raison légitime ni même l'ombre d'un prétexte, sont encore
retenus malgré des demandes réitérées de restitution, mais
22 163I.
aussi il a été pratiqué dans ce pays diverses saisies de
draps et de tissus fabriqués en notre royaume, en contra-
diction directe avec les stipulations et le traité.
Le paiement de la balance de la dot a été depuis
promis de rechef à nous de même qu'aux personnes que
nous avons employées en cette cour, et par les ministres
de ce roi et par l'ambassadeur de France résidant auprès
de nous ; nous ne pouvons accorder plus de délai pour ce
paiement, et nous Tavons en conséquence joint aux autres
conditions d'une entière et parfaite réconciliation.
L'ambassadeur français persistant encore dans sa pro-
messe de paiement, désire néanmoins que les affaires en
Question soient séparées, en se faisant un point d'honneur
'être tenu par un nouveau traité de payer la dette déjà
connue par une convention antérieure. Ce à quoi nous
avons consenti volontiers parce qu'une formalité ne doit
pas interrompre les négociations, mais comme nous
sommes plus particulièrement tenu en honneur de faire
prudemment des conventions qui, si elles n'ont pas été
exécutées auparavant et dans l'ordre des temps, devraient
l'être au moins simultanément et effectivement avec des
choses d'une grande importance qu'on nous demande
d'accomplir, nous ne pouvons nullement consentir à les
séparer de façon que l'une pourrait être prescrite et
accomplie sans l'autre.
Ce que nous croyons être mis principalement comme
condition, sinon comme stipulation pour le paiement de la
balance de la dot, est la rétrocession de Québec en
Canada, ville prise en vertu d'une commission donnée
sous notre grand sceau, pendant la dernière guerre par
une compagnie de nos sujets de notre royaume d'Angle-
terre, et l'évacuation de Port Royal, localité limitrophe de
la Nouvelle- Angleterre, où une compagnie de nos sujets
de notre royaume d'Ecosse était fixée et établie en vertu
de la même commission sous le sceau de notre royaume,
également donnée pendant la guerre; en conséquence
d'une autre antérieurement donnée par le roi, notre père,
d'heureuse mémoire.
II est vrai qu'une de ces villes a été prise et que l'éta-
blissement s'est effectué dans l'autre après la paix ; et pour
cette considération (afin d'accomniioder tous les différends)
f I
i63i. ?3
nous avons formellement consenti et nous persistons dans
notre dessein et résolution, que lune, c'est-à-dire Québec,
soit rétrocédée, et que ceux de nos sujets qui sont établis
dans l'autre s'en retirent, en les laissant tous deux dans le
même état où elles étaient avant la conclusion de la paix :
ce que nous ne faisons point par ignorance comme sî
nous ne comprenions pas à combien peu nous oblige sous
ce rapport le dernier traité. (Son /ème article, celui relatif
aux restitutions, ne mentionne que les navires qui étaient
alors à l'étranger avec des lettres de marque), mais par
affection et par désir de plaire à notre frère, le roi de
France, dans tout ce qui peut nous être amicalement et
raisonnablement, bien que non justement et légitimement
demandé.
Et on peut établir à bon droit cette distinction entre
les demandes faites réciproquement ; ce que nous deman-
dons : le paiement de la balance de la dot, la restitution
de certains bâtiments pris et gardés sans même le moindre
prétexte, et la main-levée des saisies pratiquées dans ce
royaume contre nos sujets contrairement au traité, tout
cela est de droit et légitime, tandis que Ton nous demande
au sujet des susdites localités au Canada et autres lieux
et de quelques navires de cette nation qui n'ont pas
encore été rendus, mais ont été condamnés à la confisca-
tion par notre haute cour d'amirauté pour des raisons
valables en justice, ne saurait être accordé que par cour-
toisie et dans l'intérêt d'une entente cordiale.
Après vous avoir ainsi exposé complètement l'état de
la question en général, je vous défère pour les détails aux
pièces échangées entre l'ambassadeur de France et ceux
ie nos Lords Commissaires, qui étaient chargés de cette
iffaire, ainsi qu'à Philippe Burlamachy, que nous vous
envoyons exprès avec les mémoires et les pouvoirs qu'il
i^ous présentera.
Les mémoires se rapportent aux bâtiments, aux mar-
chandises et autres choses propres à vous donner une
connaissance complète de tous les détails en ce qui
regarde une restitution mutuelle; et à cet égard nous
vous laissons la latitude de concéder plus ou moins selon
^ue vous le jugerez à propos pour la conclusion d'un
accord satisfaisant.
(
24 1631.
Les pouvoirs consistent pour sa part à recevoir le reste
de la dot qui nous est due soit en argent ou en une bonne
et valable assignation de nature à la satisfaire, et pour
votre part à rendre Québec et à évacuer Port-Royal, ce
pourquoi Philippe Burlamachy vous donnera plusieurs
instruments solennels sous mes seing et sceau. Notre
plaisir est que vous les remettiez à ce roi, ou à tel membre
de son conseil qu'il nommera lorsque Burlamachy aun
reçu l'argent ou les assignations susdits, et qu'il vous aura
été donné satisfaction quant aux autre détails plus haui
spécifiés ; maïs en cas de refus ou de délai relativement
au paiement ou à la remise de bonnes assignations (ce
dont Burlamachy est tenu responsable envers nous) vous
devrez alors garder ces pouvoirs et les lui remettre, car
dans cette éventualité il ne devra pas rester plus longtemps
à attendre la fin de sa mission.
Quant à la balance de la dot, il reste une chose à régler
c'est la déduction que nous faisons des sommes que nous
avions autrefois allouées à celles des personnes de la
maison de notre chère épouse qui sont retournées en
France, déduction à laquelle nous acquiesçons volontiers.
Un autre point reste aussi à résoudre quant à l'obligation
imposée à nos sujets de sortir du Canada et d'autres
lieux : c'est que la révocation soit faite de tous les actes
publiés en France contre tous ceux qui ont été engagé
dans cette entreprise, particulièrement contre les trois
frères Kirk, ainsi que nous l'avons autrefois demandée au
sujet du baron de la Tour et son fils, avec lesquels sir
William Alexander avait traité, ce qui fut jugé raisonnable
par les ministres de ce roi, et ce sur quoi il faut encore
insister.
Il y a un règlement pour la liberté du commerce négo-
cié et formulé par écrit entre nos commissaires et le Garde
des Sceaux de ce royaume quand il était ambassadeur
extraordinaire ici, et comme l'ambassadeur de France
résidant aujourd'hui en notre cour demande que ce règle-
ment soit ratifié et sanctionné, nous y donnons volontiers
notre assentiment, principalement parce qu'il donne la
vigueur et la vie aux traités antérieurement conclus entre
les deux couronnes ; et tant pour cette affaire particulière
(à cet efiet nous ordonnons qu'il vous soit remis une copie
1631-1640. 25
du règlement) que pour les autres affaires dont vous êtes
actuellement chargé, nous vous donnons une ample com-
mission sous notre grand sceau dans la forme usitée en
pareil cas. Donné sous notre sceau en notre château de
Greenwich, le douze juin, en la septième année de notre
règne.
A notre féal et aimé sir Isaac Wake, chevalier, notre
ambassadeur auprès du roi de France.
De la part du roi, 12 juin 1631.
DÉCEMBRE (1635).
Le 25. — Sépulture à Québec de Samuel de Champlain
fondateur de cette ville, né en 1567, à Brouage, en
Xaîntonge, fils d'Antoine de Champlain, capitaine de
vaisseau, et de Marguerite LeRoy. {Registre de Québec).
Dans le cours de cette année plusieurs français sont
enlevés par la maladie dite de terre aux Trois-Rivières,
ils se nommaient :
Jean Guillot, Pierre Drouet, Isaac Lecomte, Guillaume
Mée, Michel Souet, Michel Coysy.
Le valet de M. DuPlessis-Bochard, nommé Lefebvre,
s'est noyé, et le nommé Antoine, a été tué par un arbre.
{Reg. des Trois-Rivières^
Une jeune huronne nommée Geneviève, (Ondakion),
née en 1638, fille de la première famille huronne mariée
chrétiennement, devient religieuse hospitalière à Québec.
JUIN (1640).
Le 14. — Les registres des mariages, baptêmes et
sépultures de Québec sont détruits dans Tincendie de
Notre-Dame de Recouvrance.
C'est au P. Lejeune que nous devons la copie des actes
qu'il a recueillis avec soin, et qui forme le premier volume
de ces précieux documents généalogiques.
Le même Père avait ouvert, en 1636, les registres des
Trois-Rivières. Ces derniers sont les plus anciens registres
originaux du Canada.
I
26
1 640-1 643.
I63I
1632
«633
1634
163s
1636
1637
1638
1
Le 23. — Trois français sont tués par les Iroquois,
sont les nommés Jean Languedoc, Louis Lebécheur, f
Mathieu Labat. {Registres des Trois- Rivières.)
Michel Morin reçoit aussi le lO novembre, deux balli
dans le cerveau, et meurt le 26 du même mois.
{Registre de Qiiéèec).
Le 30. — Pierre DeLaunay est une autre victime d(
Iroquois. {Ideni)
1655-
L'ancienne compagnie concède à la Fabrique de Notr
Dame de Québec deux terrains ; le premier, situé sur I;
Côte de la Montagne, pour servir de cimetière, et \'.
second, comprenant huit arpents sur le cap aux Diamant
— Nicolas Dupont était, cette année, le marguillier deli
Fabrique de Québec.
{Foye et Hommages, vol. I, 2de partie, p. 646, 1674
FÉVRIER.
Le 8. — Le nommé Simon Richaume a été écrasé pai
la chute d'un arbre. {R^g'. de Montréal.)
Le 30. — Pierre Juneau a été tué par les Iroquois.
{Reg;. de Québec)
AVRIL.
Le 12. — Marguerite Sédilot mariée aux Trois- Rivière
avec Jean Aubuchon, faisait réhabiliter son mariage qi
avait été déclaré nul par défaut d'âge requis. Etant ne
le 4 avril 1643, elle n'avait en effet que onze ans et demi
à l'époque de son mariage qui avait été célébré le i(
septembre 1654. {Reg. de Montréal)
Le 27. — Pierre Chapiteau a été tué par les Iroquoi-
{Reg. des Trois- Rivières)
1655-1656. 37
MAI.
Le 31. — Jean DuLigneron a été tué par les Iroquois.
{Reg: de Montréal^
JUIN.
Le 9. — Marc, un des serviteurs des Hospitalières de
Québec, s'est noyé et a été inhumé à Québec.
{Reg\ de Québec^
JUILLET.
Le 8. — A lieu la sépulture de Jacques Macardé, servi-
teur de Demoiselle de Repentigny, décédé à Thôpital de
Québec. {Reg\ de Québec)}
SEPTEMBRE.
Le 1 8. — Nicolas Pinel dit Lafrance, blessé d'un coup
d'arquebuse par les Iroquois, meurt à Thôpital (Hotel-
Dieu de Québec). {Idem)
FÉVRIER (1656).
Le 1 7. — Un domestique des Dames Ursulines nommé
Jacques, meurt frappé d'apoplexie. {Idem.)
JUIN.
Le 25. — Christophe Roger s'est noyé et a été inhumé
à Montréal. {Reg\ de Montréal.)
JUILLET.
Le 12. — Christophe Lacroix, tué par un sauvage
huron, est inhumé aux Trois-Rivières.
{Reg: des Trots-Rivières)
Le 15. — Le nommé Jacques, domestique de M. Jacques
Maheu, s'est noyé. {Reg\ de Qttébec.)
b
38 1656-1657.
AOUT.
Le 28. — A lieu l'incendie de la maison de Gabrîe
Rouleau, qui a la douleur d'y voir brûler deux de it
enfans. {Idem)
SEPTEMBRE.
Le 2. — Le Père Léonard Gareau, jésuite, qui avait étt
frappé le 30 août par les Iroquois, est inhumé à Montréal
{Reg. de Montréal)
FÉVRIER (1657).
Le 28. — Charlotte Barbier, enfant de 5 ans, fille de
Gilbert Barbier dit LeMinime, s'est noyée. {Ide?n.)
MAI.
Le 14. — Un enfant de François Hébert, appelé Nicolas.!
âgé de neuf ans, s'esc empoisonné par avoir mangé d'une
herbe venimeuse. {Reg. de Québec)
Le 27. — Pierre Duval, âgé de 22 ans, marié depuis
dix mois seulement, et Jacques Montfort, voulant prendre
l'abord du navire commandé par le capitaine Marot, se
sont noyés devant Québec, leur canot chavira.
(/. des Jésuites, p. 1 13, et Reg. de Québec)
JUIN.
Le 24. — Le sieur François Peuvret de Margontier, fils
de Jacques Peuvret, conseiller du Roy, lieutenant crimi
nel en l'élection du Perche, s'est noyé au Cap à l'Angtl
où il était allé se baigner.
(7"- des Jésuites, p. a 1 6, et Reg. de Québec)
AOUT.
Le 28. — Un service solennel est fait pour le repos de
l'âme de Jean Danou, natif de Clermont, en Anjou. Il
s'était noyé au Sault Saint-Louis, en revenant de con-
1657-1658. 39
duîre le Père Duperon, qui allait à Onontaïe, Son corps,
retrouvé à Tlle Perrot, fut inhumé le 15 septembre 1657.
{Reg. de Montréal^
OCTOBRE.
Le 25. — A lieu Tinhumation des corps de Nicolas
Godé, âgé de 74 ans ; de Jean Saint- Pair, son gendre,
âgé de 39 ans, notaire royal ; et de son serviteur Jacques
Noël, âgé de 32 ans : tous trois avaient été tués par les
Iroquoîs. {Idem)
FÉVRIER (1658).
Le 8. — A lieu la sépulture de Gilles Trotier, interprète-
Le défunt laissa à l'Eglise tout ce qu'il possédait en ce
pays. {Idem.)
AOUT.
Le 4. — M. Paul Chomedey de Maîsonneuve était
parrain d'une petite sauvagesse de dix mois, qu'il nomma
Maricy et qu'il adopta comme sa propre fille. {Idem).
Le 30. — Eloi Jarry dit LaHaye, faisait baptiser sa fille
Marguerite, qui eut pour marraine Marguerite Bourgeois.
Lui-même, fait prisonnier, fut massacré par les sauvages.
{Idem.)
OCTOBRE.
Le 6. — Jean Barry et René Chemin, tous deux enga-
ges de M. Eustache Lambert, marchand de Québec, se
sont noyés au Cap-Rouge. {Reg. de Qtiébec.)
DECEMBRE.
Le 8. — Mgr. Laval est sacré évêque de Pétrée, dans
1 église de Saint-Germain-des-Prés. C'est en mémoire
du jour de son sacre que Mgr. Laval choisit l'Immaculée
Conception pour fête patronale de sa cathédrale, avec
Saint- Louis pour second patron. {Reg. de r Archevêché)
^p I659-I660.
FÉVRIER (1659).
Le I«^ — A lîeu la sépulture de Pierre Lefebvre, bou-
langer, âgé de 24 nns, qui dans son testament laisse à
TEglise tous ses livres. {Reg. de Montréal. )
MAI.
Le II. — François Heude, matelot, et Jean Péleau,
boulanger, noyés au Cap au Diamant, étaient inhumés à
Québec. {^Reg. de Québec.)
JUILLET.
Le 20. — Jean Ferré, serviteur de M. Couillard, sest
noyé en se baignant dans la rivière Saint-Charles. {Idem.)
OCTOBRE.
Le 26. — On a inhumé le corps de Sylvestre Vacher
dit Saint-Julien, qui avait été tué par les Iroquois, vers le
Lac-aux- Loutres. (Reg\ de Montréal.)
NOVEMBRE.
Le 24. — Le chevalier Jacques Testard, sieur de la
Forest, épousait à Montréal, Marie Pournain, âgée de
28 ans, veuve de Guillaume de la Bardelière. Après sa
mort, arrivée en juin 1663, sa veuve épousait en 1668,
Jacques de la Marque. {Idem.)
»
AVRIL (1660).
Le 19. — Biaise Juillet dit Avignon et Mathurîn Sou
lard, tous deux compagnons de DoUard, se sont noyés
près l'île Saint- Paul de Montréal, en voulant se sauver
des Iroquois. Biaise Juillet était père de quatre enfans,
{Idem.)
Le 20. — Nicolas Duval, serviteur du fort, tué le 19
avril par les Iroquois, a été inhumé à Montréal. Il était
aussi un des compagnons de DoUard Desormeaux, dans
l'expédition du Long-Sault. {Idem.)
k
^■«V^^ViF
1660.
MAL
41
Le 15. — Le serviteur des PP. Jésuites, nommé Noël
Légal, noyé, a été inhumé à Montréal. Il n'avait que
20 ans. (Idem.)
JUILLET.
Le 20. — Louis Chartier, chirurgien, qui était allé se
baigner, s*est noyé à Montréal. {Idem.)
AOUT.
Le !«•. — A lieu la sépulture de Pierre Bringodin, mas-
sacré le 31 juillet 1660, par les Iroquois. Sa femme,
Marguerite Maillet, qui se rendait de Beauport à Québec,
se noya le lendemain. {Reg. de Qtcébec.)
Le 22. — Mgr. Laval, évêque de Pétrée, étant à
Montréal, y baptisa Angélique, fille de Pierre Raguideau
dit Saint-Germain. L'enfant eut pour parrain Lambert
Closse, major de Montréal, et pour marraine Demoiselle
Jeanne Mance, administratrice de Thôpital.
(Reg. de Montréal.)
Le 30. — Une ordonnance de Tofficialité de Mgr. de
Petrée déclare nul, le mariage de Pierre Gadois et de
Marie Pontenier célébré le 12 août 1657, à Québec,^'^ et
la dite Marie Pontenier épouse à Montréal, le 3 novembre
suivant, Pierre Martin. ^^^
Excédant.
Ï651,
1652.
Ï653
1654.
1655
1656.
1657.
1658,
1659
1660
Total
De 1608 à 1660
Naissances.
Décès.
34
16
46
8
51
15
64
24
81
19
84
22
83
32
90
18
91
31
"3
47
737
230
I 022
432
18
3«
36
40
62
64
51
72
60
507
590
(I) Registre de l'Archevêché de Québec. (2) Registre de Montréal,
\
42 1661.
MARS (1661).
Le 24. — Urbain Tessier.pèrede famille, âgé de 37 ans,
est enlevé par les Iroquois, et l'on ne sait s'il vit encore,'"
et le 18 juin de cette même année Michel Messier, âgé
de 21 ans, époux d'Anne Lemoyne, fut aussi enlevé
par les Iroquois, et au baptême de sa fille Jeanne, l'on
Ignorait s'il vivait encore."' {Reg. de Montréal)
Le 28. — On enterre les corps de Vincent Boutereau,
âgé de 34 ans, de Sébastien DuPuy et d'Olivier Martin,
âgé de 27 ans : tous trois tués par les Iroquois.
AVRIL.
Le 9. — Charles, fils de M. Charles Sevestre, âgé de 16
ans, s'est noyé à Montréal. {Idem.)
JUIN.
Le 24. — Ont été enterrés ensemble dans l'église, les
ccrps de Jean de Lauzon, sénéchal du pays, de Nicolas
Couillard dit Belleroche, âgé de 20 ans, fils de monsieur
Guillaume Couillard, ancien habitant de ce pays, et
d'Ignace Sevestre dît Desrochers, âgé de 24 ans, lesquels
avaient été tués le 22 du même mois par les Iroquois.
Le même jour et la même année, et au même temps ont 1
été enterrés dans le cimetière, aussi ensemble quatre j
hommes qui étaient avec les susdits, savoir : HUe Jacquet
dit Champagne, serviteur de madame de Repentigny, I
Jacques Perroche, Toussaint et François, serviteurs de M. 1
Couillard. {Reg. N.-D. de Québec et J. des J estâtes, p. 298).
JUILLET.
Le 20. — La foudre tomba sur la tête d'une nommée
Jaquete, femme de Leguay.'"' Elle fut tuée, ainsi qu'une |
vache qui était proche d'elle. (^. des Jésuites, p. 300).
(I) Ces deux biavM citoyens purent revenir au sein de leur famille. Ils comptent I
tous deux une tris nombreuse postérité. (Voir U Oict. Gén., pp 417 et 561.1 I
(*) Dapiès le registre de N.-D. de Québec. Jacquette Vivran, femme de Jean
Normand, fut tuée d'un coup de tonnerre le ig et enterré le 20 de juillet. LeGoay \
était «ans doute le surnom de Jeiin Normand. \J.J. 300,1
Note. — Dans les registre Je N.-D. de Québec, à la date du la septembre 1650,
on trouve l'acte de mariage de Jean Normand, fils de François et de Jeanne Boissel,
natif d'Igré, près Bellesme, au Perche, et Jacquette Riverin, fille de Grégoire
Kiverin et de Claudine Ajonne, de True, en Poitou. Le contrat de mariage, passé la
Vfille, se trouve au greffe d'Audouaid. à Québec, Le surnom de Le^uay mentionné
BU journal des Jésuites vient probablement du lieu de sa naissance, d'Igré, par
corruption Leguay. \Vaiatur\,
V
1661-1663. 43
AOUT.
Le ^4. — Elîe Hanctîn dit Lanqueleur, âgé de 30 ans,
cultivateur aux Trois-Rivières, a été tué dans son chan^p,
par les Iroquois. II était marié depuis 1657.
{Reg. des Trois- Rivières)
Le 30. — Mirtîn Duval, époux d'Antoinette Durand,
est massacré par les Iroquois. {Reg. de Montréal)
FÉVRIER (1662).
Le 6. — A lieu la sépulture du sieur Lambert Closse,
major de Montréal. Il périt dans un combat contre les
Iroquois, et douze français périrent avec lui. {Idem)
MAL
Le 4.— Jeanne Françoise Poisson, née en 1647, fille de
Jean Poisson, seigneur de Gentilly, et de Jacqueline
Chamboy, prononce ses vœux de religieuse hospitalière
en présence de Mgr. Tévêque de Petrée, sous le nom de
Sainte-Gertrude de la Présentation de Notre-Dame.
C'est la première profession religieuse reçue par Mgr. de
Petrée.
1663.
En Tabsence du gouverneur Dubois d'Avangour,
Jacques Descailhaut, sieur de la Tesserie, exerçait les
fonctions de lieutenant-gouverneur.
{Reg. du Conseil Supérieur)
JUIN.
Le 2. — Jacques Gourdeau, sieur de Beaulieu, âgé de
41 ans, époux d'Eléonore de Grandmaison, était inhumé
à Québec. Il eut le malheur de périr dans Tincendie de
sa maison à Tîle d'Orléans, le 29 mai. Son engagé Nico-
las Duval, éprouva le même sort. {Reg, de Québec)
N^TE. — Lambert Closse avait épousé en 1657, Elizabeth Moyen.
I
44 1663.
SEPTEMBRE.
Le 24. — Arrivé du vaisseau " Le Jardin d'Hollande,"
commandé par le capitaine Guyon. 11 avait la charge de
plusieurs prisonniers accusés d'avoir assassiné le com-
mandant du Fort de Plaisance, son frère, le missionnaire,
et quelques autres personnes. {Reg. du Conseil Souv.)
Cette année les vaisseaux du Roy ayant amené un
certain nombre de familles, ainsi que des jeunes fiUes et
des jeunes gens pauvres, le gouverneur et l'évêque de
Petrée furent autorisés parle Conseil Souverain de pour-
voir à leur subsistance, suivant qu'il serait jugé pour le
mieux. i^Reg.du Conseil Souv., 10 oct. 1663.)
OCTOBRE.
Le 10. — Dans la rade de Québec se trouvait le vais-
seau " L'Aigle d'Or." Etienne Renault était écrivain sur
ce vaisseau, {R'g- du Conseil Souv.)
Le 24. — Jacques Foumier, sieur de la Ville, qui avait
épousé en i657,aux Trois- Rivières, Marguerite Crevier,
fille de Christophe Crevier, et dont le mariage avait été
annulé, épousait à Québec Hélène Dufiguier.
{Reg-. de Qtaèec)
D'après le registre du Conseil Souverain, le 3 nov.
1663, il apparaîtrait qu'il y avait empêchement dirimant.
Le 30. — Pierre Duquet, notaire royal, achète les mi-
nutes du notariat de Guillaume Audouard.
{Reg. du Conseil Souv)
DÉCEMBRE.
Le 22. — Une jeune veuve, Marie Charlotte de Poitiers/'
requiert la permission de faire insinuer son contrat de
mariage passé le 2 mai 1660. Jusqu'à ce jour elle a été
tout a fait incertaine de la mort assurée de son mari,
Joseph Hébert, petit fils de Louis Hébert, sinon qu'en
l'année 1662, à la fin d'octobre, il revint quelques prison-
: d'Infanterie, et d'Ile-
1663-1664. 45
nîers du pays des Iroquoîs qui rassurèrent de cette
mort.^'^ {Idem)
JANVIER (1664).
Le 6. — ^Jean Gitton, marchand, reclame des dommages
pour retard en septembre 1663, du navire "Le Taureau"
de vingt-huit hommes d'équipage, par lui frété pour
ce pays. {Idem.)
FÉVRIER.
Le 8 (vendredi). — M. Henry de Bernières faisant fonc-
tions curiales en Téglise Notre-Dame de Québec, repré-
sente au Conseil qu'ayant reçu les bans de Pierre Martin
et déjà publiés pour la première fois, il a eu avis que le
dit Martin tombait du mal caduc et qu'il en fallait avertir
la police avant que de passer outre, afin qu'il fut avisé
s'il ne serait pas plus expédient de renvoyer en France
semblables personnes à raison des grands dangers qu'ils
courent en ce pays, à cause des eaux et des neiges,. et
du feu, comme l'on a déjà vu arriver, et que telles mala-
dies ne pouvant être reçues aux hôpitaux, il est difficile
de les secourir dans un pays qui ne fait que commencer,
et que pour ce sujet, quoique ce ne soit pas un empêche-
ment ecclésiastique, qu'il a différé la publication des dits
bans jusqu'à ce que le conseil ait réglé la chose ; ouy sur
ce le dit Martin avec Jean et François Pelletier, lequel
François Pelletier a soutenu au dit Martin qu'il était
encore d'hier au soir tombé du dit mal caduc, et que
c'était pour la cinquième fois à sa connaissance, à qui le
dit Martin a dit qu'il n'en avait nulle connaissance et qu'il
ne lui en souvenait point. Le Conseil Souverain a permis
et permet au dit Pierre Martin de se marier en ce pays
si bon lui semble, et ordonne que s'il récidive à tomber
du dit mal caduc, que pour les raisons ci-dessus, il sera
obligé et sa femme de repasser en France. {Idem.)
(i) Les Relations des Jésuites font mention du massacre de Monsieur Hébert en
ces termes : *' Pour monsieur Hébert qui était blessé d'an coup de fîtsil à Fépaule et
au bras, il a esté donné aux Iroquois d'Onneîout là où il a esté poignardé à coups de
cousteaux par des yvrognes du pays." {Relat, des JesuiteSy vol. III, année i66x, p. 35.)
Marie Charlotte de Poitiers épousait le 1 1 janvier 1667, à Québec, Simon Lefebvre.
Les familles Coutancineau, Voyer, Gingras et Hardy, de la Pointe-aux-Trembles de
Québec, la comptent parmi leurs ancêtres. (Dict. Généalogique, voL I, p. 365.)
Note. — Le dit Pierre Martin épousa le n février 1664, Joachine Lafleur, et pût
élever six enfans en ce pays.
k
46 1664. I
FÉVRIER. I
Le 10. — Jean Levasseur, huissier, affiche à la port*
principale de l'église Notre-Dame de Québec, l'édir
d'érection et établissement fait par Sa Majesté, du Con-
seil Souverain en cette ville, et l'acte de nomination faite
des personnes choisies pour Conseillers, Procureur Géné-
rai et Greffier, le 18 septembre précédent, i/dem.)
Dans ce même mois un sauvage du nom de Roben
Hache,'*' dans un excès d'ivrognerie avait rencontré sur
sa route une jeune femme, qu'il outragea. Cette jeune
femme, nommée Marthe Hubert, était l'épouse de
Lafontaine, habitant de l'île d'Orléans. Fait prisonnier,
Robert Hache réussit bientôt à s'évader de la prison. 1
Cependant le procureur du Roy pour s'accommoder à la I
manière des sauvages alliés, qui ignorent les loix et les |
peines portées contre les criminels, convoqua devant le
Conseil Souverain les chefs suivants, savoir : Noël Tek8-
erimat, chef des Algonquins de Québec, Kaetmagnechis,
vulgairement Boyer, chef de Tadoussac, Mangouche,
chef des sauvages Nepissiniens, GahykSan, chef des sau-
vages Iroquets, NauchSapeSith dit le Saumonnier, chef,
des {nom illisible) et Jean Baptiste Pipouikih, capitaine
Abnakiois, afin de répondre pour le dit Bobert Hache, et '
apprendre que pour réparer le crime de viol, le coupable
aurait mérité d'être pandu et étranglé. Nicolas MarsoUet,
interprète, leur donna cette information en présence du
P. Druil'ette, jésuite ; et les chefs sauvages par la bouche '
de Noël TekSerimat, interprété par Marsolet, répondirent
à leur tour " que depuis un long cours d'années ils s'étaient '
toujours maintenus en amitié avec les français, que si leur
jeunesse n'avait pu si bien se comporter en quelque ren-
contre qu'elle n'eût donné quelque sujet de plainte, la,
jeunesse française n'en avait pas été non plus exempte ; '
que jusqu'à présent on ne leur avait point donné à
entendre que le viol fut puni de mort ; mais bien le
meurtre, et qu'ainsi la faute du dit Robert Hache, dont
même il ne convient pas, ne devait pas être pour une
(M Dis l'année 1645, ce sauvage s'élait donné comme titrnttar advi/am, aui
PI', jésuites, mais sa mauvaise conduite avait obligé les Pères, en 1659, à l'expulser
de \mt xmàioa, tuale a gerit, \àitlt ^uruai dm yeiiiUti,p, 26S'J
1664. 47
première fois, envisagée à la rigueur, nî donner atteinte à
une amitié si ancienne ; mais que pour l'avenir, ils s y
soumettraient volontiers, et que pour cet effet, ils requé-
raient que la chose fut rédigée par écrit, afin qu'elle
demeurât à leur postérité/'
Le Conseil, après délibération, remet au dit Robert
Hache, la peine qu'il avait méritée pour son crime, sauf
les intérêts civils de Marthe Hubert, et pour empêcher
semblables désordres à l'avenir, ordonne, du consentement
des chefs, que les sauvages subiront les peines portées
par les loix et ordonnances de France pour raison du
meurtre et du rapt.
{Reg.du Conseil Souv., Edit. et Ord., Tome II, p. 16.)
MARS.
Le 29. — Mgr. Laval publie une ordonnance qui oblige
les pères et mères de ne point retarder de faire baptiser
leurs enfans aussitôt après leur naissance.
{Reg. de PArch, de Québec)
Note. — Cette ordonnance est renouvelée le 5 février 1677.
MAL
Le 26. — Arrivée du navire "LeNoîr," d'Hollande,
I commandé par le sieur Pierre Fillye, et de 300 hommes,
envoyés par Sa Majesté. Ils sont distribués par ordon-
nance du Conseil Supérieur, comme suit : 1 50 à Québec
! et les environs ; 75 aux Trois- Rivières ; 25 au Cap de la
Madeleine, et 50 à Montréal. {Reg. du Conseil Supérieur)
JUIN.
Le 13. — En 1663, Sa Majesté de France avait fait
embarquer à LaRochelle sur deux vaisseaux commandés
par les capitaines Gargot et Guillon, trois cents personnes
^ou environ, pour coloniser la Nouvelle- France. Sur ce
nombre, soixante-quinze furent laissés à Plaisance, en
l'île de Terreneuve, et il en mourut en mer jusqu'à
soixante. Il en débarqua cent cinquante-neuf à Québec.
De ce nombre étaient six familles, composées de vingt-
48 1664-1665.
une personnes ; trente-huit filles qui furent dispersées à
Québec, aux Troîs-Rîvières et à Montréal. Elles furenrj
mariées dans la même année, excepté trois, dont une.
prise par les Iroquoîs dans l'île d'Orléans, fut emmenée!
captive. Parmi les cent autres personnes, vingt hommesl
tout au plus, étaient en état de faire quelque travail, le;!
autres étaient malades et faibles à ne pouvoir se tenir sur
leurs pieds, et d'ailleurs la plupart, jeunes gens clercs 1
écoliers ou de cette nature dont la meilleure partie|
n'avaient jamais travaillé. Trente-huit furent placés à;
l'hôpital, desquels il en mourut douze, les autres furent
distribués dans les familles de Québec et environs, dh (
aux Troîs-Rivières et six à Montréal.
{Exiraii d'une lettre du Conseil Souv., 13 juin 1664.)
AOUT.
Le 27. — -A lieu le mariage à Québec, de Jean Poitras
qui fut père d'une famille de vingt-sept enfans. J
{Reg-. de Québec) \
Le 28. — Est inhumé le corps de Pierre Raguîdeau dit
Saint-Germain, sergent royal de la Sénéchaussée de
Montréal et notaire royal, victime de la cruauté des
Iroquois. {^Reg. de Montréal.')
La garnison du fort de la ville de Québec était cette
année, sous le commandement du capitaine Louis
Peronne, sieur de Mazé, conseiller du Conseil Souverain,
{Reg. du Conseil Souv)
JANVIER 1665.
Le 14. — Nicolas Marsolet,'"' de Saint- Agnan, qui avaii
acquis la maison de Guillaume Bonhomme, la cède
Conseil Souverain au prix de 230 livres, pour y loger
l'exécuteur des hautes œuvres. {Reg. du Conseil Souv.)
{I) Marsolet, natif de Roncn, vint à Québec avec Champlab, i son voyage
1613. Il n'avait encore que 12 ans, et se rendit bientôt familier avec les langue
montagnaise et algonquine. Il fut longtemps l'interprète des Français. A la pii<(
de Québec, en i6ig, par Kirk, il se donna. auK Anglais. Il déclara plus tard qu'il
avait été forcé p^ les Anglais de rester avec eux II obtint plusieats fiefs sur l'un
desijuels appelle les Prairies Morsolet, il alla s'établir, et où il éleva sa nombreux
lamille.
1665. 49
AVRIL.
Le 29. — Un jeune mîUtaîre du nom de Laurent Phi-
lippe dit Lafontaine, fils d'un notaire de la ville de Blois,
employé depuis quatre ans par les gouverneurs et officiers
du Canada, en qualité de courrier, après avoir fait quan-
tité de voyages, tant en hiver qu'en été, demande un
salaire au Conseil Souverain. {Idem.)
AOUT.
Le 6. — Sépulture de Couc dit Lafleur, âgé de 41 ans,
soldat de M. de Froment, marié en 1657, aux Trois-
Rivières, à Marie Mite8ameg8k8e. Il avait été, par
accident, frappé d'une balle par un de ses compagnons.
fOccisus glande catapultœ fortuito â socioT^^^
{Reg. des Trots-Rivières)
NOVEMBRE.
Le 25. — ^Pierre Pichet ou Picher, âgé de 29 ans, natif
de la paroisse Saint- Georges, diocèse de Poitiers, épouse
à Québec, Catherine Durand, âgée de vingt-six ans,
-native de Saint- Eustache de Paris. {Reg. de Québec)
Note. — A l'occasion de ce mariage, nous trouvons au
registre du Conseil Souverain, à la date du onze sep-
tembre 1673, la requête suivante :
" La requeste de Pierre Picher contenant qu'estant en
ce pays en 1 642, Louis Picher, son frère, luy avait en-
voyé une lettre missive, par laquelle il luy mandait que
Marie Lefebvre, sa femme, estait décédée : sur lequel
^vis estant sorty de son engagement, il se serait marié
)Lvec Catherine Durand, duquel mariage sont issus trois
fnfants, nommés Jean- Baptiste, âgé de sept ans, Adrien,
:é de quatre ans, et Marie-Madeleine, âgée de trois
is: depuis laquelle lettre le suppliant n'avait receu
icune nouvelle de ses parents, ny de ceux de la dicte
éfuncte Lefebvre jusqu'en 167 1, qu'un homme venant
France luy dist qu'elle estait encore vivante et que ce
■
I) &ib»j-i^.«-Balle de plomb.
Catapultae* — Machine de guerre à lancer des traits (catapulte).
4
I
50 1665.
qui luy avait esté mandé n'estait pas véritable. C
qu'ayant appris, il se retira par devers monsieur l'évêqu
de Petrée, lequel estant sur son départ pour France lu
promit de s'en faire informer certainement et luy en fera
donner advis, ainsy qu'il fut faict l'année dernière, t
qu'ayant obtenu son congé, il passa en France, où
trouva la dicte Lefebvre encore vivante, recognaissar
par là qu'il avait esté surpris par la dicte lettre. Et comni
il avait beaucoup de tendresse pour ses dicts trois enfant
et pour la dicte Durand qu'il avait abusée par Innocenct
il s'estait résolu de repasser en ce pays, où pour lors 1
dict sieur de Petrée luy avait conseillé d'amener avec lu
la dicte Lefebvre, ce qu'il avait faict. Et s'estant emba:
qués dans le navire "La Nouvelle- France," commanè
par le capitaine Poullet, 1î dicte Lefebvre serait décédf:
£t comme il aurait esté arrivé en cette ville, il s'esta;
remis, par autorité de l'Eglise, avec la dicte Durand
mais comme leur mariage estait nul, à cause que la dici
Lefebvre estait lors encore vivante, et partant les die:
enfans incapables d'hériter s'il n'y estait pourveu|
Requérant qu'il soit ordonné que le contrat de mariag:
passé entre luy et la dicte Durand, pardevant Filliot
notaire, le vîngt-troisiesme novembre 1665, sortira so
plein et entier effect, en tout son contenu. Et que le
dicts trois enfans soient déclarés capables d'hériter c
dict exposant et de la dicte Durand, leurs père et mèr
conjointement avec les autres enfans qui pourraient sorti
d'eux cy après ; veu aussi le dict contract de mariagi
par copie coUationnée signée Vachon, notaire, déclaratK
du dict Louis Picher, garçon de Garde-robe de Monse
gneur le duc Davynîon, passée devant Sainfray et Le&
melier, notaires au Chastelet de Paris, le vingt-deuxiesr
avril dernier.; certificat du sieur Dudouyt, en date de:
jour, comme il a réhabilité, en face d'Eglise, le maria;
des dicts Picher et Catherine Durand, le neufviesme ■•
présent mois ; conclusions verbales du substitut du pn
cureur général ; tout considéré. Le Conseil suppléant
défault de lettres de Chancellerie a légitimé les enfar
issus du dict Picher et de la dicte Catherine Durand, *
les a déclarés habiles à leur succéder, a ordonné f
ordonne que le contract de mariage passé entre le die
i66 5-1666. 51
Ficher et la dicte Durand sortira son plein et entier
effect.
Et est retenu que le grand vicaire du sieur Evesque
de Petrée, vicaire apostolique en ce pays, sera adverty
par le dict substitut d*attendre les décisions du Conseil-^t
réhabiliter aucunes personnes par sacrement de mariage
en matière semblable."
(Signé), Frontenac.
1665-66.
Le premier dénombrement ou recensement de la
NouveUe- France se fait en 1666. Ce recensement ne
portant aucune date de mois, il semblait impossible de
s'assurer s'il renfermait seulement la population de 1665
sans y comprendre les colons arrivés pendant Tété de
1666. Avait-il été fait au printemps ou à l'automne
de 1666 ?
Ce n'est que par l'étude des registres des paroisses que
l'on a pu constater qu'il avait été fait en février et mars
1666, et qu'en conséquence il ne pouvait renfermer le
nom des colons arrivés pendant l'été suivant. Pour
m'assurer du fait, après avoir réuni les noms de quelques
enfants dont l'âge respectif était au-dessous de six mois,
je dressai le tableau suivant, que je mis en regard de la
date de naissance des mêmes enfants :
Je trouvais au recensement que Marie- Madeleine, fille
de Philippe Matou était âgée de 6 mois. Le registre me
donnait comme date de sa naissance, le 5 juillet 1665
Ignace, fils de Sébast Liénard, 6 mois, né le 16 avril
Vladeleine, fille d'Et. Sedilot, 6 " " 12 juin
£lizaheth, fille Jean Lehoux, 3 " " 12 oct.
Nicolas, fils de G. Bonhomme, 3 " " 25 oct.
^rie-Barbe, fille Joach.Girard, 15 jours " 27janv.i666
"rançois, fils de René Emond, 12 " " 30janv. "
largrite, fille P're.Tremblay, 3 mois. " 4 oct. 1665
rie- Anne, fille de Jean Caron, " 11 nov. "
rie-Madeleine, fille de Paul Chalifour " 25 mars "
['ie-Ch'lotte, fille Louis Artus, 6 mois " 15 mai
a
it
ii
52 1665-1667-
Je constatais encore que les enfants, nés après mai
1666, ne se trouvaient pas entrés au recensement, cntr
autres :
Catherine, fille de Gabriel Celle-Duclos, née le 2 mai 166
Françoise, fille de Pierre Chamarre " 3 août "
Catherine, fille d'André Charly " 3 juin "
Pierre, fils de Guill. Constantin " 21 avril "
preuve évidente que le recensement avaît été fait avan:
avril 1666, et ne donnait que la population de 1665.
1666.
La Nouvelle-France ne compte ^encore que sep:
paroisses ou missions qui tiennent les registres de 1 eta:
des personnes, ce sont :
1 . Québec, dont les registres sont ouverts en 162 1
2. Trois- Rivières, do do 1635
3. Sillery do do 1636
4. Montréal do do 1642
5. Ste- Anne de Beaupré do do 1657
6. Château-Richer do do 1661
7. Ste- Famille, Ile Oriéans do 1666
JANVIER.
Le I4.— François Lemaistre-Lamorille, âgé de 35 ans
marié «n 1654 à Judith Rigaud, est inhumé aux Trois
Rivières. L'acte de sa sépulture renferme les mots sui-
vants : " miserabiliter trucidatus est sine vêla voce
înteriît." (i?^* des Trots-Rivières.)
MAI.
Le 31. — Sur îa route Saint-Michel ^*^ on a trouvé i
corps de François Dumontier, mort d'accident. Il a éï
de suite inhumé à Québec. {Reg. de Qmèec.)
1666-67.
La presque totalité des mariages célébrés à Montréa
pendant les deux années 1666-1667 avaient pour témoin
(1) La concession dite Saint-Michel était située au nord de la rivière Saiot-Cliirlc
1666-1667. 53
MM. Paul DeMaîsonneuve et Dupuy, major, et un grand
nombre de parents et amis. C'est une preuve de la
grande fraternité qui existait entre les familles de cette
époque,
FÉVRIER (1667),
Le 4. — Le premier bal donné en Canada s est fait
chez le sieur Chartier. (y. des Jésuites, p. 353.)
Le 14, — Nicolas Grisard, sieur Desormeaux, garde-
magasin, accuse un soldat d'avoir volé. Le coupable est
condamné à être appliqué sur le cheval de bois et y de-
meurer pendant le temps d'une heure, avec un poids de
six livres attaché à chacun de ses pieds,
{Reg. du Conseil Souv)
Un autre voleur est aussi condamné pour vol de 13
minots de blé, à être battu et flétri de verges, par l'exé-
cuteur de la haute justice, dans la Haute et Basse- Ville
de Québec, et à 23 livres d'amende. {Idem)
i JUIN.
Le 2. — Condamnation de deux criminels, Pierre Nicolas
dit La vallée et René Jouchon, soldats voleurs et déser-
teurs :
Pierre Nicolas dit Lavalléc, pour vol nocturne aux Hos-
pitalières, est condamné à recevoir l'impression de la fleur
de lys avec le fer chaud, à quatre heures de carqan, et à
trois ans de galères ; et pour avoir volé une paire de
raquettes aux sauvages, condamné à avoir l'oreille droite
coupée ; ayant ensuite été convaincu de désertion, il est
condamné à être pendu et ses biens confisqués,
René Jouchon, déserteur et voleur, est condamné à être
au pied de la potence et assister, la corde au cou, pendant
I l'exécution du dit Lavallée, et à être battu de verges et
recevoir l'impression de la fleur de lys, et tenir prison
les fers aux pieds jusqu'à ce qu'il en soit autrement
(Ordonné. (Idem.)
54 166;.
Le 6. — Un soldat du nom de Maugraîn avait été con-
vaincu d'assaut indécent sur une jeune fille. Il fut con-
damné à recevoir douze coups de verge, en présence de
la jeune fille, de sa mère et de deux autres femmes, et
aux dépens. {Idem.)
Le même jour, le nommé Jean Caré, pour avoir volé
292 livres chez M. Pommier, missionnaire à Tîle d'Orléans,
fut condamné au fouet, sur la place de la Haute et Basse-
Ville de Québec, puis obligé à faire amende honorable.
{Idem.)
Un jugement rendu contre douze marchands pour
avoir vendu de Feau-de-vie aux sauvages, les condamnent
à une amende variant de 50 à 200 livres, puis à un mois
de prison, dont quinze jours, l'espace d'une heure, à cheval
de bois, avec un écrit attaché : " Potcr avoir traité de
Veatt'de-vie aux sauvages^ {Idem)
Le 27. — Les quatre fils de Pierre Legardeur de Re-
pentigny exposent, dans une requête, que leur père est
venu en Canada en 1636 avec sa famille et ses papiers
de noblesse, et en demandent l'enregistrement. {Idem)
Le 28.— Un faux monnayeur subit aujourd'hui la peine
de l'échafaud à Québec, {y. des Jésuites, p. 354.)
JUILLET.
Le 22. — Sépulture du sieur Bondy, noyé vers Tile
d'Orléans le 1 9 courant, mort ivre ; il est enterré comme
un chien près le moulin des PP. Jésuites.
{J. des Jésuites, p. 355.)
Noms des navires qui ont visité le port de Québec
pendant l'été de 1667 :
Juillet I. — 1° L'Oranger,
2. — 2° La Nouvelle- France,
29. — 3° Le Saint-Philippe,
Août 5. — 4° Le Saint-Sébastien,
Sept. 12. — 5° La Sainte-Catherine,
13. — 6° Le Prophète Elie,
25. — 7° Le Saint- Louis.
i663. 55
OCTOBRE (1668).
Le I*'. — Le nommé Pierre Pinel, accusé et convaincu
de viol d'Ursule Trut, enfant de dix ans et demi, et de
Geneviève Hayot, enfant de dix ans, est condamné à
être razé et battu de verges jusqu'à effusion de sang par
l'exécuteur de la haute justice, aux carrefours et autres
lieux ordinaires de la Haute et Basse- Ville, et en outre,
condamné aux galères pour neuf ans. Et pour cet effet,
il est ordonné que les fers lui soient mis aux pieds, et
qu'il soit conduit dans le premier vaisseau qui partira pour
aller en France. (Reg. du Conseil Souv.)
Le 29. — Martin, sieur de Saint- Aignant, juge prevost de
Beaupré et deFIle d'Orléans, échange avec Pierre Roussert
dit Beaucourt, une maison sise en la ville de la Roche-
Beaucourt, diocèse de Périgo'rd, contre une terre de deux
arpents et trois perches, àrîle d'Orléans.
(Greffe d'Aubert, N. Royal)
NOVEMBRE.
Le 2. — Le viol était puni suivant toute la rigueur des
lois. Un nommé Gaboury duement convaincu de ce
crime reçoit la sentence suivante : Condamné à être razé
et battu de verges par les carrefours ordinaires de la
ville de Québec, et à neuf ans de galères ; et en outre, à
cinq cents livres d'amende, applicable, la moitié pour
entretenir pendant deux ans la jeune fille violée, pension-
naire aux Ursulines de Québec, et le reste à l'hôpital et
aux dépens du procès.
En cette même année, dans le registre des actes de
Foy et Hommages, vol. I, 2*^** partie, p. 493, on trouve
une note au sujet d'un emplacement situé à la basse- ville
de Québec, au lieu nommé la Pointe des Roches, concédé
en 1660 au sieur Simon Denys, "pour y bastir une tour
de pierre, à chaux et. à sable, pour fortifier le dit lieu et
sur icelle faire un moulin à vent, à la charge que la dite
tour de moulin servira à là défense de la basse- ville quand
besoin sera, et qu'il sera laissé, au-devant d'icelle, la place
convenable pour bastir et construire une plate-forme pour
mettre la batterie des canons qui sont en la cour du
magasin de la communauté."
56 166S-1670.
Monsieur de Tracy traitait, en 1663, avec les Iroquoïi
pour se faire remettre les Français qu'ils retenaient captifs
Parmi ces captifs se trouvait une jeune fille du nom de
Jeanne Baillargeon.
Note. — Les Iroquoîs, poursuivant les Hurons jusqu'à
l'Ile d'Orléans, avaient massacré plusieurs familles fran-
çaises et fait plusieurs prisonniers. Ils enlevèrent entr'au-
très Jeanne Baillargeon, jeune fille d'environ neuf ans/'i
" Elle fut emmenée dans leur pays, où elle demeura près;
de neuf ans ! Elle se plût tellement aux coutumes de ces
sauvages qu'elle était résolue de passer avec eux le reste
de sa vie. M. de Tracy ayant obligé cette nation de
rendre tous les Français qu'ils tenaient captifs, elle sel
retira dans les bois de crainte de retourner en son pays.
Lorsqu'elle se croyait en assurance, une relig'ieuse lu;
apparut et la menaça de la châtier sî elle ne retournait
pas avec les Français. La crainte la fit sortir du bois et
se joindre avec les autres captifs que l'on mettait en
liberté. A son retour, M. de Tracy lui donna cinquante I
écus pour se marier ; mais il voulut qu'eile fut première- 1
ment mise aux Ursulines pour reprendre l'esprit dJ
christianisme, qui s'était fort affaibli parmi les Iroquois.'
Quand elle vit le tableau de la mère Marie de Sainti
Joseph, elle s'écria: Ah! c'est celle-là qui m'a parlé, e:;
elle avait le même habit." |
{Lettre de la Mère de r Incarnation aux Ursulines de Toîm^\
Un arrêt engage les parens à marier de bonne hei
leurs enfans. {Arch. de Québec, Reg. A, p. 5 1 4.) j
JANVIER. I
Le 4. — Une française nommée Renée Chauvreux, arri-
vée l'automne précédent, native de la ville d'Orléans, a
été trouvée morte dans les neiges. {Reg. de Qitébec.)
Il) Elle avait été enlevée en 1655, et était ïgée de quatre ans senlement.
I670-I67I.
57
SEPTEMBRE.
Le 2. — Sépulture à Québec de François Bedard, noyé
1 Québec. Il était natif de Cogne, diocèse de LaRochelle.
{Idem)
1661
1662
1663
1 664 s
1665
1666
1667 ,
166S
1669 ,
1670
Total
De 1608 à 1670
Mariages.
31
39
67
3&
74
35
75
84
125
122
690
1,024
Naissances.
114
144
Ï43
204
178
206
227
211
2S8
3"
2,026
3.048
Décès.
50
34
35
38.
54
54
33
31
61
85
475
907
Excédant.
64
110
108
166
124
152
194
180
227
226
1,551
2,141
JUIN (1671).
Le 22. — Julien Dufour, âgé de 18 ans, natif de Rouen,
s'est noyé à la basse- ville de Québec. Il était au service
de M. Michel Guyon-DuRouvray, charpentier de navires.
{Reg. de Québec)
JUILLET.
Le 16. — Charles Menard, âgé de 35 ans, natif de Saint-
Malo, s'est noyé vis-à-vis Québec. Il était matelot au
service de M. de Chambly. {Idem)
Le 23. — Etienne Tessier, âgé de 15 ans, s'est noyé
devant les Ilets. {Idem)
DÉCEMBRE.
Le 10. — Henri Pîot, âgé de 18 ans, natif de Rouen,
s'est noyé accidentellement dans la fontaine de madame
Daillebout. Il était au service du gouverneur. {Idem)
58 1672.
MARS (1672).
Le 19. — J.-Bte. Halay, époux de Mathurîne Valet, a
été trouvé mort dans le bois et son corps a été inhumé ce
mêmejoun {Idem.)
JUIN.
Le 9. — Les nommés Jacques Bertault et Gilette Baune,
sa femme, et leur fille Isabelle, veuve Julien Latouche,
convaincu d'avoir voulu empoisonner le mari de la dite
Isabelle, et de l'avoir assassiné, sont condamnés comme
suit :
Jacques Bertault et Gilette Baune, d'être tirés des pri- j
sons de cette ville (Québec), par l'exécuteur de la haute
justice, conduits au devant de la porte de l'église parois- j
siale de cette ville, la corde au col, une. torche ardente au
poing, savoir le dit Bertault nud en chemise, et la dite
B?.une, nue en chemise depuis les épaules jusqu'à la cein-
ture, et là, à genoux, demander pardon à Dieu et au Roy
des crimes par eux commis ; condamne en outre le dit
Bertault d'être étranglé sur la croix Saint-André qui sera
mise sur l'échafaud dressé pour cet effet à la grande
place de la haute- ville, et ensuite à avoir les bras et les
cuisses rompus de chacun un coup de barre ; condamne ,,
aussi la dite Baune à être présente à l'exécution de son j
mari, et à être pendue et étranglée à une potence qui
sera aussi pour cet effet dressée en la dite place ; ordonne
qu'après l'exécution du dît Bertault son corps sera porté
sur une roue sur le cap aux Diamants, au lieu ordinaire,
pour y servir d'exemple ; et ayant égard à Tâge^'^ de la
dite Isabelle Bertault, par grâce et sans conséquence,
condamne la dite Bertault à faire la dite amende hono-
rable en la forme et manière que dit est, et d'assister à
l'exécution du présent arrêt des personnes ses père et
mère ; condamne en outre les dits Bertault, Baune et
Isabelle, solidairement, en soixante livres d'amende
applicable une moitié aux PP. Récollets pour prier pour
le repos de l'âme du dit Julien Latouche et aux dépens,
le surplus de leurs biens acquis et confisqués au Roy ; j
faisant le dit Conseil remise à Nicolas et Jeanne Bertault,
(I) Elle n'avait que treize ans et demi.
V
1672-1674. 59
enfans mineurs des dits Jacques Bertault et Gilette
Baune, du surplus de la dite amende, ensemble de la
dite confiscation.
COURCELLE.
{Reg. du Conseil Sotiv)
MARS (1673).
Le 6. — "Charles Alexis dit Dessessards, convaincu
d avoir tué de guet-à-pens le nommé Herme, son cama-
rade de voyage, et d'avoir volé ses hardes et pelleteries,
sera conduit sur la grande place de cette vile (Québec),
par Texécuteur de la haute justice, un lundi, à trois heures
après-midi, et là, sur un échafaud qui y sera dressé à cet
effet, y aura les bras et les jambes rompues de quatre
coups qu'il recevra vif; sera ensuite étranglé et jeté sur
une roue pour y demeurer jusqu'à sept heures du soir.
Son corps sera porté sur les fourches patibulaires pour y
demeurer jusqu'à parfaite consommation. Condamne en
outre à deux cents livres d'amende envers le Roy, à la
restitution des choses volées et le surplus de ses biens
confisqué. Et en attendant que le dit Charles Alexis soit
appréhendé, sera exécuté en effigie aux fourches patibu-
laires, un lundi, à l'heure que dessus. {Idem)
OCTOBRE.
Le 1 7. — Au Chateau-Richer a eu lieu la sépulture de
Nicolas Maheu, tué par la chute d'un arbre. Natif du
diocèse de Meaux, il avait épousé à l'Ange-Gardien, en
167 1, Marie Guillaume, de Saint- Médard de Paris.
{Reg, du Chateau-Richer)
Le 18. — Le Conseil condamne le nommé Chollet à
deux heures de carqan à la basse-ville, avec un écriteau :
" Serviteur domestique qui a délaissé, sans congé, le ser-
vice de son maître, pour la première fois.
JANVIER (1674).
Le 29. — Après quelques contestations élevées entre
les propriétaires des terres et emplacements à l'occasion
des différences qui se trouvaient entre les boussoUes et
6o 1674-1675.
autres instruments des arpenteurs, le Conseil ordonna aux
arpenteurs de mettre, dans la quinzaine, leurs boussoUes
et instruments d'arpentage entre les mains du sieur Mar-
tin Boutet, professeur ès-mathématiques, pour estre par
luy égallées, et ordonne qu'aucun arpenteur à l'avenir ne
serait reçu s'il n'avait au préalable fait conformer par le
sieur Boutet l'instrument dont il se prétendra servir, aux
boussoUes des autres arpenteurs, {^eg: du Conseil Souv,)
AOUT.
Le 25. — Jean Guerganivet dit L'Espérance, habitant
de Champigny, vend à Jean Juchereau, sieur de la Ferté,
une habitation de neuf arpents de front sur quarante de
profondeur, à la Rivière aux Roches, seigneurie des Saints-
Anges, pour le prix de cinquante-cinq livres de vingt
sols. {Greffe de Dt^uet^
JANVIER (1675).
Le 28. — Les gouverneurs et seigneurs non-seulement
se faisaient un devoir de nommer sur les fonts de bap-
tême les sauvages et leurs enfants, mais encore d'accepter
pour parrains et marraines des chefs sauvages, ou
quelques membres de leur tribu. Cest ainsi que le 28
janvier 1675, M. J.-Baptiste LeGardeur de Repentigny,
époux de Marguerite Nicolet, faisait nommer son fils
François, par Marie Makats8ing8ots, algonquîne.
{Reg. de Repentigny.)
NOTB,— Vdr aussi filondean en 1715.
JUIN.
Le 27. — Jean LePicard, soldat, âgé de quarante ans» a
été mis à mort par les Iroquois. " TormenU ritu stibito
perieratl' est-il dit à l'acte de sépulture.
{Reg. des Trois- Rivières)
AOUT.
Le 22. — Une sentence de mort est prononcée ccKitre
Simon Raymond dit Deslauriers, de Québec, comme suit :
i675-i677* 6i
**Le Conseil Souverain condamne Simon Raymond
dît Deslauriers d*estre enlevé des prisons par T-exécuteur
de la haute justice et conduit au devant de la porte de
Tég-lise de THostel-Dieu de cette ville, nud en chemise, la
corde au col^ et estant agenoiiils, tenant en mains une
torche ardente, demander pardon à Dieu, au Roy «t à la
Justice, pour estre entré dans la closture des religieuses
du dit Hostel-Dieu et les avoir voilées dans leur maison ;
Et, en outre, à estre pendu et estranglé à une potence
qui sera à cet effet dressée en la place publique de la
basse-ville. {Reg. du Conseil Souv.)
1676.
Mgr. Tévêque de Québec érige en paroisse, sous le
patronage des Saints-Anges, Lachine, dans la visite qu'il
y fait au printemps de la même année. Le premier acte
enregistré est du 27 février 1676.
SEPTEMBRE.
Le 3. — Mgr. Laval achetait, pour onze cents livres, la
propriété de Jean Serreau, sieur de Saint-Aubain, établi
dans la Baie Saint- Paul. [Greffe de Becqtiet)
Jean Serreau avait été accusé d'avoir tué le nommé
Jean Terme, suisse. Le Conseil Souverain le dédara lavé
de cette tache. {Reg. du Conseil Sauv., 14 fév. 1667.)
NOVEMBRE.
Le 22. — MM. Chs. Aubert de LaChenaye, Pierre
Denys de la Ronde, et Charles Bazire, seigneurs de l'Ile
Percée, donnent à M. de Frontenac, protecteur des
RR- PP. Récollets, quatre arpents sur quarante, dans la
Rivière Saint- Pierre, et une maison à Tlle Percée, proche
la grève où les dits RR. PP. Récollets étaient déjà
établis. {Greffe de Duqu>et, Not. Royal)}
FEVRIER (1677).
Le 5. — Une ordonnance defévéque de Québec corro-
bore celle du 29 mars 1664, pour obliger les pères et
62 1677-1680.
mères de faire baptîser les enfans îmmédiatement après
leur naîssance. {Reg. de PArch. de Qtiébec)
JUIN.
Le 25. — A lieu la sépulture de Jean LaTour, âgé de
45 ans, sculpteur, natif de Lagny, diocèse de Paris.
{Reg. de Québec^
AOUT (1678).
Le 3. — Nicolas Boissonneau dit Saînt-Onge, cultiva-
teur, de la paroisse Sainte- Famille, Ile d'Orléans, voit
périr trois de ses enfants dans l'incendie de sa maison.
{Reg. de Sainte-Famille^ I.O.)
NOVEMBRE.
Le 7. — D'après l'ordonnance de Louis XIV, en date
d'avril 1667, le Conseil Supérieur de Québec porte un
arrêt qui ordonne la tenue des registres conformément à
la dite ordonnance.
AVRIL (1679).
Le 2. — Le fils de Bénigne Basset, notaire royal à
Montréal, âgé de 19 ans, s'est noyé avec un nommé
Ptolomée. (Il était commis de M. de la Salle).
{Reg. de Montréal.)
SEPTEMBRE.
Le 23. — Un jeune homme du nom de Pierre Nodin, 1
âgé de 22 ans, du diocèse de Poitiers, s'est noyé à la
basse- ville. i^Reg. de Québec.)
MARS (1680).
Le 27. — On a trouvé mort dans sa maison, derrière
l'enclos des Ursulines, Jacques Daigre, âgé de 60 ans. Il
demeurait seul. — Inhumé à Québec. {Idem)
i
i68o-i68i.
63
AVRIL.
Le 28. — Une IlHnoîse de 16 ans, captîve rachetée des
mains des Outaouais, est baptisée. M. de Frontenac,
gxDuverneur, et madame Marguerite Denis, épouse de
Thomas de la Nouguère (de la Naudière), la nomment
Marie- Louise. (Idem.)
DÉCEMBRE.
Le 28. — On trouve au registre de la paroisse de Saint-
François, Ile d'Orléans, la note suivante : " His diebus
visus est cometa magnus''
1671
1672
1673
1674
1675
1676
1677
1678
1679
1680
Total
De 1608 à 1680
Mariages.
Naissances.
Décès.
109
383
69
68
401
61
67
466
68
3ï
424
54
30
404
49
45
442
73
43
369
97
47
45Ï
71
53
367
59
65
386
loo
558
4,093
700
1,582
7141
1,607
Excédant.
3H
340
390
370
355
370
272
380
308
286
3» 393
5»534
1681.
Le registre de Tétat des personnes tenu dans la
paroisse de Tllet, pour Tannée 1 681, porte la note sui-
vante :
" Registre* des baptêmes, mariages et sépultures, de
toute la coste du sud, à sçavoir : Villieu, Coste de Lau-
zon, Beaumont, Ladurantaye, Cap Saint-Claude, Berthier,
Pointe à Làcaille, Rivière du Sud, Cap Vihcelet, Bonse-
cours, lles-aux-Oies et aux Grues, Rivière des Trois
Saumons, Langlais, Saint- Denis, Lacombe, La Bouteil-
lerie, et Rivière du Loup, à commencer du premier
janvier 1681." {Reg. de Tl'aiguille aimantée, qui lui valut un fauteuil à F Académie
des sciences de Paris. Il fut aussi décoré de la croix de
Saint- Louis.
Ses descendants passèrent à la Martinique, où ils ont
fait souche, {yoir Etude sur une famille canadienne, par
l'abbé C, Tanguay, Mémoires de la Soc. Royale du Canada^
tome II, pp. 7 et suivantes),
OCTOBRE-
Le 23.-^Ont été inhumés les sieurs de Clermont, lieu-
tenants, et Joseph- de la Touche, tous trois massacrés
dans le combat qui fut livré le 18 octobre 1690, par nos
ennemis les anglais, où les susdits décédés donnèrent leur
vie pour soutenir leur religion et leur patrie.
{^Reg\ de Beauport)
DÉCEMBRE.
Le 3. — On lit dans les registres de Laprairie de la
Madeleine, l'article suivant :
Ce 3™* de décembre 1690, je, prêtre missionnaire sous-
signé, certifie avoir été chercher dans le bois, le reste des
ossements de feu Bourbon, habitant de cette paroisse, et'
d'un autre qu'on n'a pu savoir qui il était, tant il avait été
défiguré par les Iroquois. On croit que c'est un soldat de
M. le chevalier Degrais nommé Lamothe, qui furent tués
l'un et l'autre le 4 septembre de la susdite année, dans
l'attaque que l'on donna à la fourche de la Prairie de la
Madeleine, avec Jean Duval, Jean Barault, habitans de
cette paroisse ; Latreille, Beaulieu, Larose, D'Auvergne,
soldats de M. le chevalier Degrais. Nous avons donné la
sépulture aux susdits ossements de Bourbon et de
Lamothe, ce 3me, comme nous avions fait aux corps de
Barault et Jean Duval, le 4 et 5 septembre, dans le cime-
tière dé la dite paroisse, les autres ayant été enterrés
avant mon arrivée, le jour du combat.
En foy de quoy j'ai soussigné,
L. Geoffroy, Ptre.
74
1690-1691.
CoHîn, interprète, a été brûlé avec Laboessîère, par
les Iroquoîs.
{^Extrait du Recueil de Gédéon DeCaialogne.)
Gabriel Bouat, âgé de 19 ans, est fait prisonnier des
Iroquois, et meurt de la petite vérole, {Idem.)
De 1690 à 17c», un grand nombre de jeunes anglais
et anglaises captifs des sauvages, et rachetés par les
familles canadiennes, se font baptiser. Les noms d une
grande partie de ces néophites se trouvent enregistrés
dans le Dictionnaire Généalogique, tome I, pages 8,
9 et 10.
Le chiffre de la mortalité causée par la guerre a été
très élevé.
1681
1682
1683
1684
1685
1686 ,
1687 ,
1688
1689
1690
Total
De 1608 à 1690
Mariages.
73
62
76
70
80
107
«3
144
140
104
979
2,561
Naissances.
456
482
494
437
419
436
482
434
482
510
Décès.
4,632
",773
133
120
146
169
130
120
47 ï
273
220
181
',963
3.570
Excédant.
323
362
348
268
289
316
II
161
262
329
2,669
8,203
JANVIER (1691).
Le 9. — Dans le registre de la Pointe-aux-Trembles de
Montréal, on trouve la note suivante :
"Au baptême de Claude, le 9 janvier 1691, fils de
Pierre Payet dit Saint- Amour, caporal de M. de Lamothe,
et de Louise Tessier ; Tenfant est dit posthume parce
que Ton supposait le père massacré par les Oneyouths.
Il avait été fait prisonnier et donné à cette nation, le
2 juillet 1690, dans l'attaque du fort de la Coulée, une
N
lôgi. 75
lîeue plus bas que 1 église de la Poînte-aux-Trembles de
Montréal."
Ayant obtenu sa liberté, il revint dans sa famille dans
le cours de Tannée 1693, et fit baptiser son fils Jacques,
le 17 juin 1694.
{Rej. de la Pointe-aux- Trembles^ Montréal!)
m
MAI.
Le 21. — Bénédiction dune cloche nommée "Marie-
Jeanne." Elle a coûtée deux cents livres. M. Guybert
de la Saudrays, curé, préside à la cérémonie.
{Re£\ de Boucherville.)
JUIN.
Le 27. — Ont été inhumés : J.-Baptîste Gourdon dît
Lâchasse, marguillier en charge,^'^ ; René Huguet,^'^ ; Jean
Guignard dit L'Espérance ; Jean Marin dit Latreille^^^ ;
Pierre Blondeau dit Lajeunesse^*^ ; Joseph Jean dit
Lagiroflée.^^^
Ces habitants allaient cercler leur blé quand les Iro-
quois embusqués les massacrèrent. {Reg. de Lachine.)
AOUT.
Le II. — A lieu la sépulture de Pierre Pinguet de
Montîgny, âgé de 33 ans, époux de Catherine Têtard,
tué par les anglais, au combat de Laprairie.
{Reg. de Montréal.)
Pierre Soumande, sieur de TOrme, était lieutenant sur
le navire royal " Le Hazardeur," qui se trouvait dans le
port de Québec le douze août.
{Greffe de Duqtiet, Not. Royal)
(i\ Agé de 47 ans et père de sept enfans.
(2) Agé de 40 ans, beau-frère de Gourdon, et père de trois enfans.
(3) Soldat de la Compagnie de M. Dumesnil.
(41 " «* «*
(5) " ••
76 1691-1693.
François Cibardin, marié le 9 juillet i6gi, toml>^ so
le feu des anglais au combat de Laprairie. Av^c; 1
tombaient aussi Pierre Cabassier, Nicolas Barbier, H— 01
Ducharme, Jean Leber dit Duchesne, Pierre Ping^u^
Dosta, capitaine reformé, et huit autres comba.tta.r
français.
OCTOBRE.
Le 16. — Armand-Louis Delorndarce, baron c3e /
Hontan-Herlèche, chevalier de l'ordre de N.-D. du A'Iont
Carmel, et capitaine d'un détachement de la marine, etaj
parrain à Québec. {Reg. de Québec.)
NOVEMBRE.
Le 27. — Le nouveau cimetière de Montréal est ou ver ,
ce jour par la sépulture de Charles Forestier, enfani
d'Etienne Forestier et de Marguerite Lauzon. , I
JUILLET (1692).
çats, ur.f
»>
Le 22. — Dans une rencontre avec les Français
nombreux parti d'Iroquois massacre trois officiers :
Jean-Bte LeGardeur de Montesson, âgé de 26 ans, filsj,
de Jean-Bte DeRepentigny et de Marguerite NicoletJ
De la Poterie''' ; Pierre De la Brosse,*'' et quatre soldats;!
Pierre- Nicolas Jette, âgé de 23 ans*^' ; Lavallée'** ; ]o.
chim DeBoucherville'^'; Vincent.
AVRIL (1693).
Le 19. — On a trouvé dans le bois, le corps de Pierre|(
Moret, ancien domestique des Ursulines, âgé de 80 ans.!,
Il était parfait chrétien. {Reg. de Quéàec.)
(I) Leneuf de la Poterie, fils de Michel Leneuf, sieur de la Vallière,
(3) Sieur de Bocage, lieutenant de la marine.
(3) Fila d'Urbain Jette, de Montréal.
(41 Menuisier, soldat de M. de St'Ours.
151 Fils de Pierre Boucher, ancien Gouvemeur des Trois-Rivièrei.
(L'Àutair.) I
\
1693-1694. 77
JUILLET.
Le 5. — Un déplorable accident a lieu ce jour : Cathe-
rine Dumets, âgée de 18 ans/'^ Jeanne Bisson, de 15 ans/'^
Madeleine Moisan, de 14 ans,^^ faisant une promenade en
chaloupe, se sont noyées. {Idem.)
Le 20. — Mgr. de Saint- Valier, au sujet des fondations
par lui faites dans cette colonie, déclare qu'au cas que ce
pays fut envahi ou détruit par les ennemis, ou autrement
abandonné par les malheurs des temps, et qu'ainsi les
choses pour lesquelles il a fait les dites fondations cessas-
sent de subsister, il veut que luy et ses successeurs
évêques disposent des fonds en telles autres œuvres
pieuses que bon leur semblera, avec l'avis toutefois du
ministre d'Etat, sous le département duquel sera alors
le pays. {Gr^e de Genaple, Not. Royal.)
JUIN (1694),
Le 3. — A l'acte de baptême de Pierre Richaume,^*^ fils
de Jacques Richaume et de Marguerite Gratiot, il est dit
que le père est captif chez les Iroquois/^^
{Reg. de Repentigny.)
OCTOBRE.
Le 28. — Un document consigné dans les registres de
Lachine à la date du 28 octobre 1694, se lit comme suit :
" Ce jourdTiuî, vingt-huit octobre 1694, fête de Saint-
Simon et Saint-Jude, en vertu de certain mandement de
Mgr. l'illust. et reverendiss. évêque de Québec en date
du 18 juin dernier, signé Jean, évêque de Québec, contre-
signé par son secrétaire Trouvé, et scellé du sceau de ses
armes, suivant les publications et annonces que nous
(i) Fille de Jean et de Jeanne Redié.
(2j *< Michel Buisson, de St-Cosme.
I3) " Pierre Moisan, pilote, et de Barbe Rotteau.
{L auteur.)
(4) On retrouve ce Pierre Richaume établi en Louisiane en 1724.
[Recens, delà Lettisiane, Z724.)
(5) Il est racheté plus tard, et revient dans sa famille.
^ [Re^. de Repentigny»)
/
78 i694-
avons faîtes aux prônes par deux dimanches consécutifs,
nous, Pierre Rémy, curé de la paroisse des Saints-Anges
de Lpchine, en Tîle de Montréal, nous sommes transpor-
té, à Tissue de la messe de paroisse, aux lieux où avaient
été enterrés les corps de plusieurs habitans de cette
paroisse, tant hommes que garçons, femmes et filles, le 5
août 1689, que les castes, maisons et granges furent
prises, saccagées et brûlées par les Iroquois, pour les
exhumer et transporter dans le cimetière, ce qui n'avait
pu être fait plus tôt, tant par les incursions des Iroquois
qui ont été fréquentes depuis ce temps, que parce que
leurs chairs n'étaient pas encore consommées, et pour les
transporter et les enterrer dans le cimetière de cette
paroisse, ce que nous avons exécuté en la présence de
plusieurs de nos paroissiens.
i^ Près la maison de Lalande, était le corps de Jean
Fagueret dit Petitbois, où ayant fait des fouilles avec des
pioches proche une grosse roche, nous avons trouvé tous
ses os, toutes les chairs étant consommées, lesquels nous
avons fait lever de la terre.
2° Sur l'habitation de feu Jean Mîchau,^'^ nous avons
trouvé les os du dît Jean Michau, et de son fils Pierre,
âgé de 15 ans, et d'Albert Boutin, de 18 ans,^'^ fils de sa
femme.
3*^ Sur l'habitation de feu Noël Charmois dit Duples-
sis,^^ nous avons trouvé les os du dit Charmois et d'An-
dré Danis dit L'Arpenty, tués et brûlés.
4° Sur l'habitation d'André Rapin, nous avons trouvé
dans un creux, cinq têtes, dont une de Perinne Filas-
treau,^*^ femme de Simon Davaux dit Bouterain, avec ses
os ; une et ses os, d'un garçon qu'on dit être un soldat ;
deux têtes d'enfans et leurs os, et la tête de Marie
Cadieu, femme d'André Canaple dit Valtagagne,^^^ dont]
(1) Son véritable nom est Michel, époux de Marie Marchesseau, veuve de Pierre
Boutin.
(^Vauteur,\
(2) C'est une erreur, Albert Boutin avait 24 ans, étant né le 7 septembre 167a
(3) C'était un vieillard de 69 ans.
(4) Fille de René Filastreau, née en 1663, et mariée en 1677.
(5) Tonnelier, marié depuis un an seulement avant le massacre-
-^
1694. 79
les os furent trouvés dans une fosse, au pîed du grand
bastion du fort Rolland.
Nous avons fait aussi lever de terre, sur le bprd de
Feau, une partie des os de deux soldats, tués le 6 août
1689, dans le combat que les Iroquois livrèrent aux
Français entre le fort de Téglise et le fort Rolland, n'ayant
pu faire exhumer le reste des os à cause du débordement
des eaux qu'il fait à présent.
5® Nous avons envoyé six hommes par delà de la
petite rivière de la Présentation, sur^ l'habitation de feu
René Chartier,^'^ où lui et ses deux fils,^'^ et un petit sau-
vage, leur esclave, de la nation des Panis, avaient été
tués par les Iroquois, le 5 août 1689, et où plusieurs per-
sonnes nous ont, depuis leur mort, rapporté avoir vu sur
la terre leurs têtes et leurs os ; mais les herbes ayant crû
depuis ce temps, ils n'ont pu en rien trouver,^^ et le soleil
étant prêt de se coucher, nous nous sommes retirés,
ayant fait mettre ces os dans un bateau que nous avons
été recevoir, avec le surplis et Tétole noire, au son de la
grosse cloche, accompagné d'acolytés en surplis, portant
les chandeliers, la croix et l'eau bénite, et chantant les
psaumes suivant la coutume de la sainte Eglise ; et les
ayant fait couvrir du drap mortuaire, nous les avons fait
porter et mettre en dépôt en l'église pour en faire, le len-
demain, l'inhumation dans le cimetière : ce que nous fimes
avec grande solennité, après avoir dit, dessus les os, une
grand'messe de leur anniversaire, et fait tout le service
avec offrande de pain et de vin.
Et de ce que dessus, avons fait et dressé le présent
procès-verbal pour servir et valoir en temps et lieu, que
nous avons signé et fait signer par André Rapin et Jean
Paré, anciens marguilliers, et Guillaume Daoust, chantre
de cette église.
Suivent les signatures : André Rapin, Jean Paré, Guil.
Daoust, et P. Rémy, curé.
(1) Avait 76 ans lorsqu'il fut tué. Il était marié à Marguerite Delorme.
(2) Uaîné, appelé François, avait i6 ans, l'autre, dont le nom n'est pas donné,
pouvait avoir 15 ans.
(3) Le 23 mai 1701, nous avons enterré dans cette église une partie des os de feu
Kéné Chartier que nous avions fait lever sur son habitation.
P. RÉMY, curé.
8c 1 694-1 696.
(
A l'égard des corps de Vincent AIîx dit Larosée, à^
Marie Perrin, sa femme, et une partie de leurs enfans que;
les Iroquois brûlèrent dans leur maison le 5 août 168a
on n'y a rien trouvé, le feu ayant consumé les chairs
et les os.
Madeleine Boursier, enfant de onze mois, fut aussi tuée
et noyée le 5 août 1689, parles Iroquois, et ses os furen:
inhumés le 3 1 octobre 1 694. {Reg: de Lachine.)
AOUT (1695.)
Le 12. — Sépulture, à Boucherville, des corps de Jean
Deniau, âgé de 65 ans, et d'Hélène Daudîn, sa femme,
âgée de 49 ans, tous deux tués par les Iroquois.
{/^eg-. de Boucherville)
Le 22. — Sépulture de Mathurin Richard des Sablons,
époux de Jeanne Bertaut, tué par les Iroquois, {Idem)
SEPTEMBRE.
Le 29. — Sépulture de Christophe Février, âgé de 4;
ans, époux de Claire Françoise Gautier, tué par les
Iroquois. {Idem)
OCTOBRE.
Le 16. — La paroisse de Boucherville avait pour Maître
d'Ecole J.-Baptîste Bau dit Lallouette, âgé de 41 ans,
époux d'Etienne Loré. {Idem)
AVRIL (1696).
Le 3. — Toute la population de Montréal est présente
au supplice du feu auquel sont condamnés quatre Iroquois,
qui ont reçu le baptême quelques instants auparavant.
{Reg. de Montréal)
Dans la collection des lettres inédites de 1 701, que j'ai
parcourues, je trouve :
" Au moment où j'arrivais à Montréal pour la première
\- fois, ce fut par la porte Saint- François. J'y aperçus un
1696. ^ 81
homme de mon pays qui venait au-devant de moy pour
m embrasser, ce qu'il fit, et après quelques compliments
il m'apprit qu'il était de notre compagnie. Comme nous
étions à parler ensemble, il s'aperçut que j'estais fort dis-
trait à cause d'une grande populace que je voyais dans
la place des Jésuites.
Là-dessus, mon nouveau camarade me dit : ma foy,
vous arrivez bien à propos pour voir brusler quatre Iro-
quois vifs : avançons, continua- t-il, jusqu'aux Jésuites,
nous verrons mieux. C'était aussi devant leur porte où
devait se passer cette sanglante tragédie. Je m'imaginay
d'abord qu'on allait jeter ces misérables dans le feu ; mais
regardant de tous côtés, je n'apercevais aucun bûcher
pour le sacrifice de ces victimes ; j'interrompis ce nouvel
amy au sujet de plusieurs petits feux que je voyais en de
certaines distances les uns des autres ; il me répondit :
patience, nous allons bien rire. Il n'y avait cependant pas
à rire pour tout le monde. On amena ces quatre hommes
sauvages, qui étaient frères, et les plus beaux hommes
que j*aye vus de ma vie, ensuite les Jésuites les bapti-
sèrent et leur firent quelques légères exhortations, car à
parler franchement, de plus, ce serait laver la teste d'un
mort. Cette sainte cérémonie étant finie, on les prit et on
les sacrifia à des supplices dont ils sont les inventeurs.
On les lia tout nuds à des poteaux enfoncés de trois à
quatre pieds en terre, et là, chacun de nos sauvages alliés,
ainsi que plusieurs français s'armèrent de morceaux de
fer rouge avec lesquels ils leur grillèrent toutes les parties
idu corps. Ces petits feux que j'avais vus servaient de
! forges pour faire rougir ces abominables instruments avec
quoy on les faisaient rôtir. Leur supplice dura six heures,
pendant lesquelles ils ne cessèrent de chanter des exploits
de guerre, en buvant de l'eau-de-vie qui passait dans
leurs corps aussy vite que si on l'eût jettée dans un trou
fait en terre. Ainsi finirent ces malheureux, avec une
constance et un courage inexprimable. On m'assura que
^ ce que je voyais n'estait qu'un faible échantillon de ce
qu'ils nous font souffrir quand ils nous ont fait prisonniers.
X)
%«. «t «t
82 1^96-1698.
AVRIL.
Le 30. — Un jeune anglais captif des sauvages, et
racheté par M. Pachot, est baptisé ce jour, sous le nom
de François Philippe. {Reg.de Quéôee.)
Pendant cette année, le missionnaire de la Côte de
Lauzon faisait les baptêmes à Villieu, dans la maison de
Pierre Lambert, habitant du lieu. {Idem.)
AVRIL (1697).
Le 23.— Un jeune homme de 22 ans, nommé Pierre
Hogue, natif de Montréal, s'est noyé à la Pointe-aux-
Trembles, et son corps retrouvé a été de suite inhumé*
{Reg. de la Pointe-aux- Trembles, Montréal.)
SEPTEMBRE.
Le 8. — Un vaisseau du Roy, arrivé ce jour, apporte à
Québec la fièvre pourpre qui fait un grand nombre de
victimes, au nombre desquelles on compte une religieuse
hospitalière dite Sainte- Agnès,^'^ qui s'était dévouée au
service des malades/'^ Elle fut inhumée le 29 oct. 1697.
j {^^g- ^ Québec)
OCTOBRE.
Le 24. — Guillaume Page, fait baptiser trois jumelles.
C'est la première fois que les registres de Québec pré-
sentent un cas semblable. {Idem.)
JUIN (1698).
Le 9. — Un enfant natif de Jersey, appelé Thomas
Williams, avait été pris par les anglais, à Tâge de deux
ans. Repris douze ans plus tard par les Français à Plai-
sance, en 1696, il fut placé chez M. Boucher de Montbrun.
(I) Angélique Tibierge, âgée de 20 ans. Elle était fille d'Hypolite Tibierge,
marchand de Québec, et de Renée Hervé. — iV auteur.) '
|2) En 1740, le vaisseau du Roy *' Le Rubis" ayant plus de 400 soldats et mate-
lots, est infecté par la même fièvre pourpre. L'Evêque de Québec, Mgr. de Laube-
rivière, en fut la victime. — {V auteur.)
1 698-1699. 83
Xie 9 juin 1698, âgé de 14 ans, il reçut le baptême des
mains de Mgr. de Saint- Valier, qui voulut être son par-
rain, et le nomma Joseph. {Reg. de Boucherville.)
Note. — Il est la tige des fianilles Ouilem de Boucherville. — {Vauteur.)
AOUT.
Le II. — Un jeune homme de 18 ans nommé Boulan-
ger, s'est noyé en allant à Beauport. {Reg. de Québec.)
SEPTEMBRE.
Le 2. — François De la Forest, capitaine reformé, sei-
gneur en partie des Illinois, vend à Michel Aco, la moitié
de la partie au vendeur appartenant, dans le pays de la
Louisiane, alias Illinois, donnée au sieur de Tonty et au
vendeur par Sa Majesté, la dite vente faite pour le prix
de 6000 livres, en castor, reçus au lieu dit Les Chicagou.
(Greffe de Rageot, Not. Royal.)
DÉCEMBRE.
Le 17. — Gabrielle Louise Braquil, jeune anglaise de
16 ans, est baptisée dans l'église des Ursulines.
(Reg. de Québec)
JANVIER (1699).
Le 3. — ^Au registre de la paroisse de Montrjéal, se
trouve la note suivante :
" Je, François Dollier, Grand- Vicaire de TEvêque,
déclare que jeudi soir, le i« janvier 1699, le nommé
Letendre dit Saint-Thomas,^'^ de la compagnie de M. De-
laChassaigne, et Marie Morin, veuve de feu Testu,^*^ me
sont venu trouver dans ce séminaire, accompagnés de
Jacques Morin, père de la dite Marie, et de Pierre Har-
( 1 1 Thomas LeTendre, âgé de 24 ans, était natif de Grimbouville, diocèse de
Rouen.
(2) Marie Morin, âgée de 32 ans, fille de Jacques Morin et de Louise Gamier,
avait épousé à Page de douze ans, en lères noces Jacques Vigor, le 16 août 1679. Ce
mariage ayant été déclaré nul le 15 juin 1695, elle épousait en 2des noces, le 23 du
même mois, Jean Bouteiller dit Testu, de Tlle de Rhé. Veuve le 4 octobre 1698,
elle épousa, trois mois plus tard, Thomas LeTendre.
T
84 1699.
douin, beau-frère de la dite Marie, du nommé Lamon-
tagne, habitant de cette paroisse, et de Lafleur, de la com-
pagnie de DelaChassaigne, et que le sus-nommé Saint-
Thomas m'a dit qu'il me déclarait, en présence des dits
quatre témoins ci-dessus nommés, prendre pour son
épouse, Marie Morin, présente, et Marie Morin a déclaré
ensuite prendre pour son époux, le dit Saint-Thomas, en
présence des mêmes quatre témoins, nonobstant ce que
je leur aurais pu dire en pouvoir arriver, le dit Saint-
Thomas s'exposant à tous événements, pourvu qu'ils se
pussent marier, à quoi j'avais fait des difficultés, a cause
de M. le Gouverneur et de M. DelaChassaigne, qui
auraient peine à consentir; or toutes ces choses ainsi
faites, omettant toutes les cérémonies non nécessaires de
l'Eglise, par considération, et ne prenant pas même le
surplis, je me suis contenté de leur dire : " Ego conjungo
vos " leur faisant le signe de la croix ; ce que j'ai fait, etc.
Fait au Séminaire, ce 3 janvier 1699,
FÉVRIER.
Le 32. — On trouve un acte de baptême fait par le frère
Guillaume Bulfeau, récollet, dont le nom ne se rencontre
nulle part ailleurs. {Reg. de VarenTies.)
MAI.
Le 5. — Un sergent nommé Dufeu s'est noyé à Québec.
(/?^. de Qtteéec.)
JUILLET.
Le 16. — Une jeune femme de Beauport, Marguerite 1
Chapleau, épouse de Noël Marcou, s'est noyée et a été
inhumée ce jour à Beauport. Elle n'était mariée que
depuis huit mois. {Reg: de Beauport.)
Le 1 7.^— Sépulture d'André Parant, âgé de trente-sept
ans, noyé à Beauport. Fils de Pierre Parant venu du
Perche, il avait épousé en 1692, Marguerite Côté.
{Idem.)
1 699-1 700'
85
OCTOBRE.
Le 10. — Claude de Ramezay, ci-devant Gouverneur
les Troîs-Rivières, et Charlotte Denis, sa femme, ven-
dent à Mgr de Saint- Valier, évêque de Québec, quarante-
deux toises et quatre pieds de terrain en largeur, sur
:juarante-sept toises et quatre pieds, situé sur le Platon
de la ville des Trois- Rivières, avec une grande maison
k deux étages, et dépendances, plus la maison neuve,
bâtie par les dits vendeurs en la dite ville, et dépen-
dances, avec cinquante arpens de terre, moyennant vingt
et un mille livres. {Greffe de Genaple)
Excédant.
1691
1692
1693
«694
1695
1696
1697
1698
«699
1700
Total
De 1608 à 1700
Mariages.
Naissances.
Décès.
112
539
199
98
574
165
85
583
162
157
627
196
114
650
158
138
657
143
117
721
163
186
797
213
173
83s
463
172
907
350
i»3S2
6,890
2,212
3»9i3
18,663
5.782
340
409
421
431
492
514
558
584
372
557
4,678
12,881
JANVIER (1700).
Le 17. — Le P. Bigot, baptise à Saint-Joseph de Lévis,
un jeune anglais de 16 ans, natif de la Barbade, et esclave
des Abénaquis, lequel avait été pris en guerre. Son par-
rain, M. Raymond Martel, marchand, et sa marraine,
Charlotte Charets, épouse d'Augustin LeGardeur de
Courtemanche, lui donnent le nom de Philippe.
{Reg. de Québec.)
OCTOBRE.
Le 18. — MM. de Callières et de Champigny écrivent
en France annonçant la mort de Jolliet.
La date précise de la mort de Louis Jolliet est restée
inconnue. Quelques historiens l'ont placée entre 1698
86 I700-
et 1700; Dwight H. Kelton, dans ses " Annals of Fort
Mackinac," page 33, publiés à Chicago en 1882, répète
après Shea.que Jolliet mourut vraisemblablement en 1699.
Dans une étude qui a pour titre " la Découverte du Mis-
sîssipi," l'auteur place l'époque de la mort de Jolliet en
1701, Cette incertitude sur la question a de plus en plus
attiré l'attention des historiens.
Dans son " Dictionnaire Généalogique," M. l'abbé
Tanguay ayant affirmé positivement que l'illustre décou-
vreur du Mississipi mourut en 1 700, entre mai et octobre,
fut invité, par la voix des journaux, à faire connaître à
tous ceux qui s'intéressent a l'histoire du pays, sur quelle
autorité reposait son avancé. L'on ne connaissait qu'un
document officiel au sujet de cette date tant contestée ;
c'était la lettre que M. le chevalier de Callières et M. de
Champigny adressaient conjointement de Québec en
France, le 18 octobre 170», et dans laquelle fl est dit :
"Lesieurjollietqui enseignait l'hydrographie àQuébec.
étant mort, et les Pères Jésuites s'offiant d'en tenir unei
classe, nous supplions Sa Majesté de leur en faciliter le|
moyen en leur accordant les quatre cents livres par an,
dont le sieur Joliet jouissait...." (Voir les cahiers de
manuscrits à la bibliothèque du parlement fédéral, vol. IX
de la 2' série, p. 66.)
De son côté M. Margry, qui a donné une notice assez l
étendue sur Louis Jolliet, écrit ce qui suit : " Les demièresl
cartes qu'on trouve de lui (Jolliet) sont, une d'Anticosti,
en 1698, et une autre du fleuve Saint- Laurent, adressée
à M. de Villebois, le 23 octobre i6gg, Jolliet mourait
quelques temps après, comme nous l'indique la lettre
commune de AIM. de Callières et de Champigny, etc.'
" Feu mon honorable ami, M. l'abbé Ferland, supposait
qu'il était décédé tùins son i/e if An/ùûsit. Un document
me permet de dire qu'il fut inhumé dans une des îles de
Mingan, celle qui est située devant le Gros Mécatina."
La réponse de M. Tanguay ne se fit pas attendre ;
" Rappelons-nous, dit-il, que MM.de Callières et de
Champigny écrivent à la date du 18 octobre 1700, que
" Jolliet est mort." Consultez les registres de la paroisse
de Notre-Dame de Québec, à la date du 4 mai 1 700.
1700. 8;
et vous trouverez parmi les témoins du mariage de
J érôme Corda avec Anne Normand dit Brière, la signa-
ture de " Jolliet, hydrographe du Roy." ^'^
** Donc Jolliet mourut entre le 4 mai et le 18 octobre
1 700."
Après cette démonstration, il n'y a plus de doute pos-
sible. M. Tabbé Tanguay s'adressant à M. Margry,
conservateur des archives du ministère de la marine, à
Paris, et qui mentionnait un document d'après lequel
J olliet fut inhumé dans une des îles de Mingan, celle qui
est située devant le Gros Mécatina, continue : " En ce cas,
il faudrait conclure que la mort de Jolliet eût lieu un
temps notable avant le dix-huit octobre et peu de temps
après le quatre mai, pour que MM. de Callières et de
Champigny aient pu en avoir connaissance à Québec au
milieu du mois d'octobre."
Ceci était écrit en 1873, ^^ le document indiqué par
M. Margry n'a jamais été publié.
( I ) Extrait du Registre des baptêmes, mariages et sépultares de la paroisse de
Notre-Dame de Québec, pour Tannée mil sept cent.
** Le quatrième jour du mois de may de Pan mil sept cent, après avoir obtenu la
dispense de Monseigneur PIU. et Révérend. Evesque de Québec, par un mandement
signé de sa main et de son Secrétaire, et scellé de son sceau, de trois bancs de
mariage, entre Jérosme Corda, fils de Isaac Corda et Janne, ses père et mère, de la
Saroisse de St-£ustache, archevesché de Paris, d'une part, et Anne Normand, fille
e Pierre Normand dit la Brière, bourgeois de la sus(tite ville de Québec, et de
Catherine Normand, aussy ses père et mère, de cette paroisse et évesché, d'autre
part ; ne s'estant découvert aucun empeschement, je, Françoy Dupré, curé de
Québec, les ay marié, selon la forme prescrite par nostre mère la sainte Eglise, en
présence du dit la Brière, père de l'épouse. Charles Normand, des sieurs Jacques
Gourdeaux, Chambalon, notaire royal, Charles Chartier. Le dit la Brière a déclaré
ne sçavoir signer ; les autres ont signé avec l'époux et l'épouse."
Corda, Jolliet, hydrographe du Roy,
Anne Normand, Hugrungek,
Depeiras, Jean Jacques Depeiras»
Chambalon, J. Langlois,
Chartier, Baudoin,
LePailleur, a. Delaborde,
J. Thomas.
« FRANÇOY DUPRÉ."
Lequel extrait j nous, prêtre^ curé de Québec, soussigné, certifions être vrai et
conforme au registre original, déposé dans les archives de la cure de Québec.
Expédié à Québec, le trentième jour du mois d'octobre mil huit cent soixante-
treize.
J. AUCLAIR, Fire, Curé de Québec,
I
JANVIER (1701).
Le 5. — Incendie de la maison de Jean- François Hamd,
cultivateur de la paroisse de Sainte-Foye. Il a la douleurl
de voir périr, dans les flammes, cinq jeunes enfans. j
{Reg. de Sainte- Ft^e^ I
FÉVRIER. l
Le II. — Louis Marchand, établi à Lauzon, fait bapti-
ser par M. Philippe Boucher, curé de Lévis, un jeune!
esclave panis, âgé de huit ans, qu'il avait acheté.
{Reg. de Z.évis)
MARS.
Le II. — Claire Bissot, veuve de Louis Jollîet, trans- )
porte à Charles Jolliet d'Anticosty, et à François Jolliet
de Baucour, ses fils, la possession et jouissance de toutes |
les parties à elle appartenantes dans toute l'étendue de
Mingan et Anticosty.
Dans la collection des lettres inédites déjà citées p. So, i
on trouve la description de la ville de Québec dans les
termes suivants : .
" La ville de Québec, à mon arrivée (i 701), est située |
à deux mille lieues de France. Elle est partagée en |
haute et basse-ville, dans cette dernière demeurent les
marchands et les gens qui trafiquent à la mer ; toutes les
maisons y sont construites fort commodément, et bâties
d'une pierre noire aussi belle et aussi dure que le marbre.
Sa rade est défendue par une grande plate-forme qui est
placée au milieu et qui bat à fleur d'eau, de façon que les
vaisseaux ennemis ne pourraient pas y rester mouillés
sans être fort maltraités, tant par le canon de cette plate- i
forme que par celui d'un fort qui commande la ville et la
rade sur un endroit des plus escarpés.
De la basse-ville à la haute, il y a un chemin qui tourne
imperceptiblement pour monter les carosses et les cha-
rettes qui ont assez de peine à y monter, la haute-ville
étant placée sur une hauteur extraordinaire. I
La maison du vice-Roy ou gouverneur général est à îa I
haute- ville, au lieu le plus éminent. Elle a cent vingt pieds
I70I. 89
de long, bâtie à deux étages avec plusieurs pavillons qui
forment des avant et arrière-corps de logis, avec une
terrace de quatre-vingts pieds qui regarde sur la basse-
ville et sur le fleuve qui est au pied, d'où Ion découvre
autant qu'on puisse le souhaiter.
Le gouverneur-général qui demeure aujourdhuy dans
ce château s'appelle monsieur le chevalier de Callières,
cy-devant gouverneur de la ville de Montréal, à soixante
lieues au-dessus de Québec. Ce seigneur est respecté,
aymé et chéry autant des français que des sauvages, qui
le regardent, les uns comme les autres, comme Te père
commun de tous ceux qui habitent en Canada. C'est à
luy que nous avons l'obligation de toutes les fortifications
du pays qui ont été conduites par ses soins. Toutes les
personnes de distinction demeurent aussi à la haute- ville.
Il y a un évêque et des chanoines dont le chapitre est
quelque chose de finy : il y a aussi un beau séminaire et
plusieurs églises, entre autres celles des Jésuites et des
Récollets sont les plus belles : cette dernière est en face
du château et passe pour la plus moderne du pays : le
cloître de ces bons pères est vitré, partout des vitres
peintes des armes de plusieurs bienfaiteurs de cette
maison. Il n'y a que l'Intendance qui est mal placée
dans un fond près de la petite rivière.
La ville, haute et basse, est située entre deux grosses
montagnes, l'une plus haute que l'autre. L'une appelée le
Cap-aux- Diamants, parcequ'il s'y en est trouvé une quan-
tité extraordinaire dans les rochers dont la bçauté n'en
cède rien aux vrays diamants, il n'y a que la dureté qui
luy manque : l'autre montagne, appelée le Saut-au- Mate-
lot, ainsi nommée, parce que, pendant les premiers jours
de l'établissement des français en cette colonie, il y eut
un matelot qui, s'étant trop approché du bord, se précipita
du haut en bas malgré luy. Autour de cette dernière
montagne il y a une petite rivière qui tourne vers l'In-
tendance."
AOUT.
Le 3. — En ce joui' a lieu, dans l'église de Montréal, la
sépulture du chef des Hurons que les historiens ont
)^
90 1 701-1702.
appelé Kondiaronk. Ce chef est une des plus belles
figures de la nation huronne. Doué d'une haute intelli- j
gence, il conduisait avec prudence et sagesse toutes les
affaires de sa nation.
Il mourut dans des sentiments très chrétiens après unt
harangue qu'il avait prononcée dans une assemblée des
nations alliées, réunies à Montréal. '
Sur sa tombe, on grava cette courte inscription ; " Cy
git Le Rat,chef Huron"^^^ {Ferland, tome II, p. 35.)
Le 30. — La seigneurie du fief Saint-Luc, rivière du
Sud, appartenait à Madeleine Morin, veuve du notaire
Gilles Rageot, et à sa nièce Marie-Anne Morin-Roche-
beile, épouse de Jacques Pinguet de Vaucour. Elles
concèdent à Guillaume Blanchet une terre de cinq arpents
sur quarante. {Greffe de Charles Rageot, ^o^oiO. 1701.J
JANVIER (1702).
Le 6. — Jean Gautier faisait baptiser aux Kaskakias, son
premier enfant, appelée Marie. Fils de Pierre Gautier et
de Charlotte Roussel, Jean avait épousé Suzanne Capei- ]
8svec8e, et lui-même portait le nom de Sakingoara.
{Reg. des Kaskakias.)
JUIN. I
Le 19. — L'église en pierre, bâtie dans la paroisse de la '
Pointe-aux- Trembles de Québec, est bénite et ouverte
au culte. {Reg. de la Pointe-aux- Trembles, Québec^
NOVEMBRE. 1
Le 3. — Le sieur de Sarazin était le seul unique médecin
du roy dans toute la Nouvelle- France. Ses appointements
n'étaient que de 600 livres par an, sans aucune rétri- 1
bution de la part de ses patients.
{Lettres des sieurs de Callières et de Beauhamois.)
1 1) Kondiaronk est bien le nom sous lequel nos historiens distinguent ce ch^T '
célèbre ; mais si l'on consulte l'acte de sa sépultura, nous trouverons que son véri-
table nom est Gaspard Soiaga dit LeRat. Il était chef des Hurons de Michillimac-
kinac, et i. son dic*s il était âgé de soiKante-quinïe ans. {L'AuUur.)
1 702-1703. 91
NOVEMBRE.
Le 29. — Mariage de Louis LePoupet de Saint- Aubin,
chevalier sieur de la Boularderie, enseigne de vaisseau,
et Madeleine Melançon. {Reg. de Port-Royal)
DÉCEMBRE.
Le 5. — A eu'lieu la sépulture de Marie-Anne Leneuf,
veuve de Messire René Robineau, baron de Portneuf,
dans Téglise des RR. PP. Récollets. (Reg. de Québec.)
Le 23. — Le chirurgien de Port-Royal était Jacques
Pontif.
La petite vérole (la picote), fait beaucoup de victimes
à Québec et dans un grand nombre de paroisses, durant
les années 1702 et 1703.
J703.
Un français, Laurent Dubosq, natif de Saint-Maclou,
diocèse de Rouen, Normandie, avait épousé à Québec,
en 1662, Marie- Félix, huronne, fille de Joachim Arontio,
de la bourgade de la Conception, et premier chef huron
fait chrétien par le Père de Brébeuf.
De ce mariage naquirent quatre garçons : Joseph, Jean,
Laurent et Philippe, et deux filles. L'une, Marie-Anne
devint religieuse Ursuline, dite Sainte Marie-Madeleine,
l'autre Louise-Catherine, mariée à Jean Riddé, compte
parmi ses descendants les familles Viger, de Montréal.
C'est très probablement le fils de Joseph Dubosq, métis
marié à une française qui devient le héros du drame
épouvantable que nous trouvons relaté dans la lettre
suivante *:
Extrait d'une lettre écrite, en 1703, par M. D**^^ à son
frère, religieux franciscain.
" Il arriva à Montréal peu de jours après mon arrivée,
un homme dont l'histoire paroitra plutôt de la fable que
de la vérité, on le nomme Dubosq.^'^ Il est fils d'un sau-
vage et d'une française. C'est un guerrier d'un grand
(I) Tetit fils de Laurent Dubosq.
I703-
1
courage et d'une force extraordinaire, qui a toujours éM
redouté comme le plus Ber partisan du pays. Il avait étt
pris prisonnier par les Iroquois depuis un certain temps.''
et il attendait toujours le moment fatal où il devait estre^
brûlé vif. Comme il se trouva un jour à la chasse en h
compagnie de huit guerriers et deux femmes, ils luvi
firent feste qu'ils devaient cabaner en un endroit oij il y
avait une bonne cache d'eau-de-vie. En effet, ils arri-
vèrent à ce précieux dépost, comme ils l'en avaient assuré :
mais ces pauvres sauvages ne sçavaient pas que cette
feste donnerait lieu à une sanglante expédition. Ayant
donc bien soupe tous ensemble, ils se mirent à chanter e:
à boire à leur ordinaire, qui est d'avaler l'eau-de-vie plus
facilement que nous ne faisons le vin, dans nos plus
grandes parties de plaisir. Ils invitèrent le prisonnier à
les imiter dans leur débauche. Dubosq leur marqua si
reconnaissance en buvant quelques coups de la liqueur
qui leur coûta bien cher ; ce fut là qu'ils le regardaient
comme une victime preste d'estre immolée à la ragel
qu'ils portent à leurs ennemis ; ce fut, au contraire, luy
même qui se proposa de les occir ou de périr à la peine,!
ce qui luy était inévitable ; mais en ce moment, étant tous
camarades de plaisirs, ils chantaient des chansons sur les
victoires qu'ils avaient remportées sur leurs ennemis, et
s'en donnaient à cœur joie; car ces peuples ont cela de
bon qu'ils sont tout au divertissement quand ils le pren-
nent, et en récompense, plus sobres que tout le reste des
hommes, quand il est question de guerre ou de chasse;
cette cachette d'eau-de-vie en est la preuve, puisqu'ils ne
la visitaient qu'au retour de deux expéditions militaires,
où ils avaient fait des merveilles. Ces infidèles gardent,
pour loy inviolable, de serrer ainsi leurs boissons et autres
vivres, quand il est nécessaire, ne portant autre chose que
leur fusil, hache, couteau, casse-tête, poudre et plomb,
avec leur carcoîs garni de flèches, aymant mieux jeûner
sept ou huit jours ou plus, s'il le faut, que de porter la
moindre chose qui pourrait leur estre contraire ou leur
porter le moindre préjudice.
(i) Dubosq, dans un combat contre les Mahinganx et Agnien^ tombe dam u<«
embuscade pris d'Onu^e. De seize, dix furent tués : Dubosq et dois autres, blessi^
et conduits à Orange. {CÀarlevûU, livre XVl, p, 199, j
1703. 93
Quand îls eurent la teste bien échauffée de cette bois-
son, et des chansons de prouesses de guerre, où ils
dénombrent les guerriers qu'ils avaient tués ou bruslés,
quelques-uns d'eux commençaient desjà à se livrer dans
les bras du sommeil pendant que ceux qui soutenaient
mieux la gageure, forçaient toujours Dubosq à boire ; mais
par malheur pour eux, n'ayant jamais eu l'usage de la
chandelle, ils n'avaient point d'autre clarté dans leur
cabanne que celle que le feu leur procurait : ainsi, ils ne
purent pas s'apercevoir que Dubosq, quoyque fort enclin à
boire, n'avalait pas l'eau-de-vie, et qu'après l'avoir portée
à sa bouche qu'il la laissait couler le long de son estomac.
Ainsi, par ce moyen, il resta de sang-froid pendant que
les autres s'enyvraient parfaitement, de sorte que vers la
moitié de la nuit, il n'y avait plus qu'un de ces guerriers
qui ne dormait pas, et qui buvait tout seul ; mais l'instant
d'après, il fut pris comme les autres.
Pourras-tu croire ce que fit Dubosq ? Après s'être bien
assuré que ces dix personnes dormaient véritablement, il
tint un conseil secret avec luy même pour résoudre s'il
profiterait de sa liberté, en se sauvant simplement, ou
I bien s'il envoyerait ces gens-là au pays des asmes. C'est
[ainsi qu'ils parlent : enfin il se détermina à cette dernière
résolution; néanmoins, en donnant la vie aux deux femmes,
comme par un espèce de mépris, en les regardant indignes
de sa colère.
Il commença par les attacher toutes deux ensemble,
prévenu qu'il estait, qu'ayant la teste plus petite que les
hommes, elles devaient estre bien ivres, et plus diffi-
ciles à réveiller. Il les lia donc ainsi, ensuite il prit en
main deux gros tisons enflammés, avec lesquels il regarda
la contenance de ces gens-là, et ne doutant plus de leur
sommeil, il s'arma d'une forte hache, avec laquelle il les
fSalua chacun, les uns après les autres, d'un grand coup
sur la teste, et cela d'une vitesse extraordinaire, de façon
|que celuy qui remuait le premier était servy de deux ou
jtrois coups de hache qui le mettaient à mort, il acheva
^insi cette boucherie, et l'expédition entièrement finie, il
voulut réveiller les deux femmes, toutefois, sans leur faire
bucun mal ; mais il ne put jamais y parvenir : ainsi, étant
lassé de les tourmenter, il prît le parti de passer la nuit à
lumer sa pipe, à la vue d'un si horrible spectacle.
94 I703-
Le lendemain matin, au réveil dé ces deux dames sau-
vagesses, il ne manqua pas de leur faire apercevoir qu'elles
estaient veuves, et devenues ses esclaves, et enfin qu'il
leur accordait la vie, à condition qu'elles porteraient
témoignage à la vérité : conditions qu'elles accordèrent
avec toute la résignation possible ; mais au surplus, elles
sçavaient bien que cette scène sanglante n'estait pas
encore finie, et qu'il y manquait la oemière couche du
portrait de l'inhumanité. Il est bon, mon cher frère, que
tu apprennes que, quand ces gens-là ont tué quelqu'un
sur la place, ils en apportent toujours la preuve, qui est
selon eux, un trophée qui prouve au juste leur valeur et
leur courage; cette indigne marque est la chevelure
humaine qu'ils enlèvent aussi facilement de dessus la
teste d'un mortel, qu'on peut faire la peau d'un lapin. Ils
coupent la peau de la teste jusqu'à l'os en commençant
au milieu du front, en tournant la main par derrière
l'oreille en suivant de mesme jusqu'à l'endroit où ils ont
commencé, et après quelqu'effort de main pour commen-
cer à découvrir le crâne, ils posent la teste à la renverse
sur leurs genoux, et sans quitter cette peau, elle vient
aussi facilement qu'un gand qu'on veut tirer de la main:
après quoy, ils la cousent autour d'un petit cercle d ozier.
la préparent et la passent du costé où il n'y a point de che-
veux, tout aussi facilement qu'ils font d'une autre peau de
quelqu'animal, et pour finir cet horrible chef-d'œuvre de
cruauté, ils les peignent ensuite avec du vermillon, et
étant attachées à des cercles d'ozier, comme j e viens de
le dire, ils les mettent au bout d'une grande baguette de
dix à douze pieds de haut.
Pour en revenir à notre vainqueur, après qu'il eut em-
ployé le temps qu'il fallait à tout cela, il prit d'une main
ces chevelures, et de l'autre, les deux femmes liées
ensemble, qui ne se faisaient pas prier de marcher ; il lesj
mena ainsi jusqu'aux portes de Montréal, où s' estant'
arrêté suivant l'usage ordinaire, il fit des cris de mort au
nombre de huit, pour faire voir qu'il avait occis huit
hommes, suivant la preuve qu'il en avait en mains.
A ces cris, chacun s'empressa de courir au-devant de
luy, croyant qu'il y avait beaucoup de guerriers qui arri-
vaient : en quoy l'on fut bien surpris et trompé quand on
[
1703- 95
vît Dubosq seul. Je ne fus pas un des derniers à aller à sa
rencontre, et comme je le connaissais particulièrement, je
l'aborday avec une joye extrême, en luy marquant, avec
étonnement la part que je prenais à sa victoire, et au
bonheur qu'il avait eu de se sauver d'avec les plus cruels
hommes du monde, de qui il ne pouvait attendre que des
tourments inouïs; je ne le quittay point jusques chez le
gouverneur, où il entra, avec un air majestueux, tenant
dune main huit grandes baguettes au bout desquelles
pendaient huit longues chevelures, et de l'autre ses deux
prisonnières qu'il faisait marcher devant, attachées comme
des enfans que l'on mène par la lizière.
Monsieur de Callières le reçut fort favorablement, et
écouta son récit avec autant d'admiration que d'étonne-
ment, d'autant qu'il le fit en français fort éloquemment
pour un homme demy sauvage, et dans les termes les
plus naturels qui se puissent exprimer. Ensuite il fut
recevoir deux cent quarante livres, en marchandises, qui
est à raison de trente livres que l'on paye ordinairement
pour chaque chevelure que nos sauvages apportent.
Je t'embrasse avec la plus pure amitié qu'on puisse
porter à un bon frère comme toy.
AVRIL.
Le 2. — A Montréal, entr autres familles frappées par
le terrible fléau de la petite vérole, on compte mesdames
DeGalifet,<^> DeVilledonné,^"> et Testard,<3> qui sont inhu-
mées le même jour.
Dans les registres de la paroisse de Sainte- Famille, on
trouve la note suivante à l'occasion du fléau de la picote :
•* Grassante Boâ, sive Pabula, in eâ régions^ ii omnes fatis
occubuere eo morbo infectir
JUILLET.
Le 24. — Port- Royal avait pour lieutenant-général, M.
Mathieu DeGoutin.
(1) Catherine Aubert, âgée de 21 ans, épouse de François de Galifet, lieutenant du
Roy.
(2) Marie Dâmonrs, âgée de 28 ans, épouse d'Etienne de Villedonné, aide-major
de Québec.
(3) Marguerite Damours, sœur de la précédente, âgée de 26 ans, épouse de
Jacques Testard de Montigny, capitaine de la marine et chevalier de Saint- Louis.
AOUT.
Le 5. — Michel Bouvier, maître maçon, âgé de 57 ans,
s'est tué en tombant d'un échafaud de la maison en cons-
truction au haut de l'île de Montréal, appartenant à
M. de Senneville. {Reg. de Montréal.)
SEPTEMBRE. '
Le 30. — Jacques Dejoncour, commandant le navire du
Roy, " Le Faucon," était dans le havre de Port Royal ce
jour même. (Reg. de Port Rt^al.)
A cette même date Port Royal avait pour curé Patrice
René, récollet, qui en 1 708, était vicaire-général et supé-
rieur de toute la mission. {Idem, )
JANVIER (1704.)
Le 10. — M. Meriel, prêtre de Saint-Sulpice à Montréal,'
baptisait et nommait Catherine, l'enfant de William Par-
sons et d'Anne Wheelright, née en 1701, à Wells, Nou-
velle-Angleterre. Elle avait été prise, avec sa mère, 1«
22 août 1703, par les sauvages du lac des Deux- Mon-
tagnes. {Re^. du Lac des Deux- Montagnes.)
FÉVRIER.
Le 2. — Le premier acte, entré dans les registres du I
Détroit est l'acte de baptême de Marie-Thérèse, cin-i
3uième enfant d'Antoine DelaMothe-Cadillac, fondateur
u Détroit, et de Marie- Thérèse Guyon- Després. L'en-
fant eut pour parrain Bertrand Arnaud, marchand, et pour
marraine Geneviève LeTendre, épouse d'Etienne Volant- 1
Radisson.
Le Père Constantin DeLEalle, récollet, premier aumô- 1
nier du fort Pontchartratn au Détroit, administra le
baptême et en dressa l'acte. !
Non.— Voyez & la date du 13 mai 1723, une ttotice taicePite Récollct '
Le 12. — L'origine du nonr-de Côte à Baron donné à
une côte de Montréal se trouve expliquée par le fait que |
le propriétaire de la Côte de Notre-Dame des Neiges,
était J.-Baptiste Auger dit le Baron. {Reg. de Mtmtre'at.)
1 704-1 705. 97
JUIN.
Le 15.— A lîeu le baptême d'Abîg-aîl-Marie-Elîzabeth
Nîmbs, née le 11 juin 1700 à Dearfield, Nouvel'e-Angle-
terre, prise par les sauvages le 11 mars 1704. Elle
demeurait en la cabane d'une sauvagesse de la montagne
nommée Ganastarsi. Elle a pour marraine Demoiselle
Elizabeth Lemoyne de Longueuil. {Reg.de Montréal)
DECEMBRE.
Le 20. — Le vaisseau du Roy "Le Lion," stationné
dans le bassin du Port Royal depuis le 25 octobre jus-
qu'au 20 décembre 1704, a perdu trois hommes de son
équipag"e : Ducorail, sergent ; Forest, soldat de marine,
et Jean Basque, matelot. {^Reg. de Port Royal.)
Le 26. — A lieu la sépulture de Pierre Tibodeau, époux
de Jeanne Terriau, meunier à la Prée-ronde. {Idem,)
Dans cette année Mgr. de Saint- Valier retournant de
France au Canada sur la grande flûte du Roy " La Seine,"
commandée par le chevalier de Maupeau, tombe au pou-
voir d'une flotte anglaise et passe huit années prisonnier
en Angleterre. {Reg. de F Archevêché)
JANVIER (1705).
Le 12. — Mariage de François Dupont-Duvivier, en-
seigne de vaisseau, fils de Hugues Dupont-Duvivier,
seigneur de Serignac, et Marie Mius, fille de Jacques
Mius, seigneur de Pobonkan, et d'Anne de Saint- Etienne.
{Reg\ de Port' Royal)
Le 22. — Mathieu Bosselet dit Jolicœur, âgé de qua-
rante ans, soldat de la compagnie de M. de Beaucours
trouvé mort sur la glace, a été inhumé à Montréal.
{^Reg. cU Montréal.)
«
MARS.
• Le 29. — A lieu la sépulture du sieur de Saint-Aubin,
âgé de 85 ans, seigneur de Pesmonquadis ou Rivière
SainteT Croix. {Reg. de Port Royal.)
n
98 1 70S.
MAI.
Le 22. — Trois famîlles, établies au Cap de Sable, o\
fait baptiser tous leurs enfants :
François Amiraut en avait huit ; Joseph Mius, quatn
François Viger, deux. Le plus âgé de ces enfans ava
seize ans. {Idem.)
JUIN.
Le lO. — Une jeune fille de i8 ans, du nom de Mai
guérite Delajoiie, s est noyée à Québec.
{Reg. de Québec)
SEPTEMBRE.
Le 9. — Le commandant de la frégate " La Bonaven
ture," François Crepaux, épouse Marie Mius, fille d'Abra-
ham Mius et de Marguerite de Saint-Etienne.
{Reg. de Port Royal. )
Le 21. — François, âgé de 14 ans, fils de Pierre de
Quatrebarbe, capitaine reformé dans les troupes, compa-
gnie de M. DeLangloiserie, s'est noyé à Québec. Sa
mère, Marie LeRoy, au baptême de son fils, en 1692,
à la Pointe-aux-Trembles de Montréal, était appelée la
jeune chevalière de Chambly.
{Reg. de la Potnte-aux- Trembles, Montréal)
Le 25. — A lieu la sépulture de Charles Calué dilj
Laforge, habitant de Beausoleîl, haut de la rivière.
{Reg.de Port Royal)
OCTOBRE.
Le 3. — Jacques- François DeBrouillant, gouverneur de
la Province, décédé le 18 septembre dans le vaissea
" Le Profond," à une journée de Chibouctou, est inhum
auprès de la grande croix du Cap, place où Ton doii
bâtir une chapelle. {Idem.)
Le 19. — Anne Hard, née en 1 681, fille de Benj ami
Hard et d'Elizabeth Roberts, de Chitcho, près Douvre
Nouvelle- Angleterre, avait été faite prisonnière par 1
k
1 7<^5-^ 706. 99
sauvages Loups, en 1692. Elle épousa le 19 octobre
1705, à Montréal, Sébastien Cholet dit Laviolette, tisse-
rand, natif d'Aubigny, en Anjou, {/ieg: de Montréal)
Le 28. — Baptême de Marie- Madeleine Atchers, fille
d'Atchers et de Marie Oppen, qui, ayant été faite prison-
nière de guerre, demeure chez Mademoiselle de Sorel.
{,Reg\ de Sorel.)
DÉCEMBRE.
Le 31. — Le corps de Robert Giffard, médecin, seigneur
de Beauport, né en 1587 en France, et inhumé à Québec,
le 14 avril 1668, est transporté de THôtel-Dieu à la
Cathédrale pour libéra^ puis à Beauport, où il est enterré.
{Reg: de Québec.)
JANVIER (1706).
Le 10. — Mathias Farnet, né en 1680, à Grotten, Nou-
velle-Angleterre, reçoit le baptême. Il avait été pris par
les sauvages le 1 1 août 1 704, et mené au Canada. Il a
pour parrain Claude de Ramezay, gouverneur de Mont-
réal. Il demeure actuellement à la mission Notre-Dame
de Lorette, Ile de Montréal. {Reg. de Montréal.)
Le 17. — Thomas Hust, né le 3 juin 1690 à Dearfield,
Nouvelle- Angleterre, pris le 11 mars 1704, est aussi
baptisé. Il demeure à la mission de Notre-Dame de
Lorette. {Idem.)
MARS.
Le 16. — A lieu à Saint-Nicolas le baptême de Joseph,
petit anglais âgé de huit ans, pris par les sauvages pen-
dant la guerre. {Reg. de Saint- Nicolas)
AVRIL.
Le 6. — Marie- Françoise French, née le 30 novembre
1692 à Dearfield, et fille de Thomas French et de Marie
Catlin, prise le 1 1 février 1 704, a été baptisée le 6 avril
1706. Elle demeure chez M. Jacques LeBé.
{Reg\ de Montréal)
1706.
AVRIL.
Le 24. — Est baptisé Jean-Louis Dicker, âgé de 1 2 ans. _
fils de Jean Dicker et de Sara Teckel, famille de pêcheur; J
établie à Hanzerbury, Ile Terreneuve. Jean-Louis fu:
racheté des sauvages par M. Thomas de Joncaire, inter-
prète du Roy. (/aVwï.)
MAI.
Le 25. — Est baptisé Guillaume- François Taylor, pris ,
en guerre, natif d'Exester, Nouvelle-Angleterre. II est
au service du gouverneur de Ramezay. (Idan^ j
SEPTEMBRE. j
Le 6. — Louis Liénard de Beaujeu, fils de Philippe, '
chef du gobelet du Roy, guidon des chevaux légers de
la Garde du Roy, et de Catherine Gobert, de Versailles,
épousait à Montréal, Demoiselle Denise-Thérèse Migeon
de la Gauchetière,*'* veuve de Charles Juchereau de
Be?.umarchaîs, sieur Denis, vivant, conseiller du Roy et
lieutenant-général de l'Ile de Montréal, i/dem.)
Le 12. — Est baptisée Marguerite Huggins, née le 16 V
mars 1686, à Stonybrook, îsouvelle- Angleterre, fille de
Jean Huggins et d'Expatience Jones, prise le 23 mai j
1 703 par les Abénaquis à Parkamack, près Northampton.
et radietée par le marquis de Crisafy, gouverneur des 1
Trois- Rivières. {Idem.)
OCTOBRE.
Le 26. — A lieu la sépulture de Jacques Cosket de I
Luçon, âgé de 45 ans, mort subitement dans le navire I
" Le Héron." {He^. de Qjubec.)
NOVEMBRE.
Le 16. — Est inhumé Daniel Galucda, âgé de 54 ans,
natif de l'Ile Jersey, pris en juillet 1706, à la Nouvelle-
Angleterre. {Reg- de Àfontréal.)
.)) RcBUMBSe de nos sd^eursles eaKins de France. Née à UoDtcéal le 5 février
i6;S, cIlemTwt épouiê en premières noces, le zi avril 1692, Cbarles Juchereau.
^
1707- I^^I
JANVIER (1707).
Le 23. — Marthe French, née le 22 mai 1695, et sœur
ie Marie- Françoise, dont le baptême se trouve en 1 706,
sst aussi baptisée le 23 janvier 1707. Elle avait été don-
née aux Sœurs de la Congrégation Notre-Dame, par les
A.bénaquis. {Idem.)
FÉVRIER.
Le 24. — Est baptisé Joseph Stover, né en 1690, fils de
Jean Stover et d'Abigaïl, du Cap Vadick, entre York et
Wells, Nouvelle Angleterre. Pris par les Abénaquis, en
1 706, il fut racheté par Françoise Domitilde, abénaquise,
habituée parmi les français, et envoyé, par elle, à Mont-
réal. {Idem.)
MARS.
Le 8. — A eu lieu, au Château- Richer, la célébration du
mariage d'Anne Raté, veuve de Jacques DeTrépagny,
et fille de Jacques Raté et d'Anne Martin,^'^ Le marié,
nommé Jean, anglais de nation, avait, dans son enfance, été
enlevé de son pays, en sorte qu'il ne put dire ni les noms
ni les surnoms de ses parents. {Reg\ du Château- Richer }i
JUIN.
Le 13. — Est baptisée Marie- Françoise Hammond, née
en 1688, fille d'Edouard Hammond et de Jane Montess,
de Kitlery, Nouvelle- Angleterre, fait prisonnière le 1 7
mai 1 705, par les abénaquis. {Reg\ de Montréal^
SEPTEMBRE.
Le 8, — Antoine DeVaillant, enseigne dans les troupes,
a été tué en se battant contre les anglais.
{Reg. de Port Royal.)
Le II. — Est baptisée Elizabeth Lamax, née en 1698,
de Nathaniel Lamax et de Délivrance Clarke, de Oyster
( I ) Anne Martin était la fille d'Abraham Martin dît TEcossais, propriétaire des
plaines d'Abraham.
^
102 1707-1708.
River, Nouvelle-Angleterre. Prise le 1= juin 1707, parles
Abénaquis, elle demeure chez M. Etienne Rocbert de
la Morandière, conseiller du Roy. {Reg de Montréal)
OCTOBRE.
Le 31.- — Le Baron Anselme de Saint-Castin, fils du
Baron Jean- Vincent de Saint-Castin et de Matïlde, sau-
vagesse, a épousé Charlotte Damours, fille de Louis
Damoùrs, seigneur de Jemsec. {Reg.de Port R<^al.)
NOVEMBRE.
Le 6. — Daniel- Louis- Philippe, fils de Sergent Dicker
et de Mary Oben, né en 1699, dans la Nouvelle-Angle-
terre, était baptisé à Montréal. Les Abénaquis l'avaient
fait prisonnier, et donné au gouverneur Rigaud de Vau-
dreuil. {Reg. de Montréal.) j
MARS (1708). '
Le 21. — Est inhumé Tobîe Von, né en 1690, de Tobie
Von et de Sara Spark, pris sur l'Ile de Terreneuve, et 1
appartenant à M. de Montigny. {Idem.)
AVRIL.
Le 7. — Une jeune anglaise de 1 7 ans est baptisée à
Québec ; on lui donne le nom de Marie- Françoise. Elle
portait d'abord le nom d'Hélène Darvass, native du vil-
lage de Jamesker, dans la Nouvelle-Angleterre. Prise
pendant la guerre par les sauvages, elle fut placée aux
Ursulines de Québec, oîi ellç mourut le 30 août 1710.
{Reg. de Québec)
MAL
Le 6. — Mgr. Laval meurt à Québec à l'âge de 85 ans,
et est inhumé le 9 mai 1 708 dans la cathédrale, au-dessous ,
de la première marche du grand autel.*'*
{Reg. de tArck. de Québec) \
\
1 708-1 709. I03
MAI.
Le 25. — Sépulture de Louis Rîchet, anglais, âgé de 28
ans, noyé le premier mai dans la barque de Jacques
Dernier. Bon catholique et soigneux de recevoir les
sacrements, il avait refusé les offres des anglais pour
demeurer dans ce pays et conserver sa religion.
{Reg. de Montréal.)
Le 28. — Abîgaïl- Marguerite, fille de John Stebbens et
de Dorothée Alexander, de Dearfield, née en 1684, était
baptisée à Montréal. Elle eut pour parrain le gouver-
neur Rigaud de Vaudreuil, et pour marraine Marguerite
Bouat, épouse d'Antoine Pacaud, commis trésorier des
deniers du Roy. Elle avait été mariée par un ministre à
Dearfield, le 14 février 1704, à Jacques Denoyon, qui
vînt s'établir avec elle dans la paroisse de Boucherville.
JUILLET.
Le 23. — Est baptisée Sara Tarbel, née le 9 octobre
-^693, à Grossen, Nouvelle- Angleterre, de Thomas Tar-
bel et d'Elizabeth Woods. Elle avait été prise par les
Abénaquis le 20 juin 1707, puis rachetée au Canada.
Elle demeure chez les Sœurs de la Congrégation de
Notre-Dame. {Idem.)
OCTOBRE.
Le 7. — Est baptisé Philippe-Joseph Montaye, né le
25 mai 1683, à Saint-Œn, Ile Jersey, fils de Philippe Mon-
taye et de Jeanne Tourgis ; pris à Port Grave, Ile de Ter-
reneuve, le 29 mars 1705, il demeure chez M. Jacques
Têtard. {Idem.)
JANVIER (1709).
Le i«' — Joseph Daniel Maddox, né à Dover, comté de
Chester, Angleterre, fils de Jean Maddox et d'Anne Witby,
se trouvait en garnison à Saint- Jean de Terreneuve,
lorsque cette garnison fut prise. Envoyé à Montréal, il se
fit baptiser le 26 avril 1 710 et M. le baron de Longueuil
^
104 1 709.
fut son parrain. 11 cultiva la ferme des messieurs du sémi-
naire de Québec, à l'Ile Jésus, épousa en premières noces
en 17 13, Marie Jette, et deux ans plus tard, Marie- Louise
Lacelle. Il décéda en octobre 1754, à Montréal.
Le 21. — Incendie de la maison de Jacques Gaudry
dit LaBourbonnière. Quatre de ses enfants périssent
dans les flammes. {Reg;. de Varennes.)
MAI.
Le 20. — Dans ce mois et dans les mois suivants, plu-
sieurs anglais, captifs rachetés des Abénaquis, sont
baptisés. {Reg. de Québec.)
JUIN.
Le 2. — Deux femmes se sont noyées le jour de k
Pentecôte, en allant à la messe : Suzanne Mesny, âgée
de 23 ans, fille d'Etienne Mesny, et épouse de Charles
Croteau; et Marguerite Grenon, 27 ans, fille de Pierre
Grenon, et épouse de Jean Bergeron.
{Reg. de Saint-Nicolas.)
Ce même jour Marguerite DeNevelet, veuve d'Abra-
ham Bouat, entre comme pensionnaire perpétuelle chez
les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, à Mont-
réal, oïl elle décède le onze avril 1720, âgée de quatre 1
vingts ans. {Reg\ de Montréal^
Le 3. — Sépulture de Lorrain Pasquier. flibustier de
l'Ile Saint-Domingue, de l'équipage du corsaire Morpain.
{Re^. de Port Royal.')
JUILLET.
Le 18. — Est inhumé Pierre, enfant de Pierre Perthuis,
qui avait été tué par les anglais à Dearfield, en 1 708.
Le 21. — François- Jacques Havy, anglais, âgé de 20
ans, captif depuis deux ans, est baptisé à Québec.
{Reg. de Quéôec.)
Le même jour, Joseph Benjamin Massy, anglais, âgé
de 19 ans, est baptisé à Québec. {Idem.)
1709-1710- 105
JUILLET.
Le 23. — Est baptisée Marie-Anne, enfant de Jean
^alande, interprète des Anglais et Flamands, en ce
)ays. {Reg. de Montréal^
AOUT.
Le 12. — Sépulture de Jacques Raimbaut, natif de
Mantes, aussi flibustier du corsaire Morpain.
{Reg. de Port Royal)
Le même jour, mariage de Pierre DeMorpain, capitaine
commandant " Le Marquis de Beaupré," fils de Jacques
DeMorpain, banquier à Blaye, en Guienne, avec Marie-
Joseph Damours, fille de Louis Damours, seigneur de
Temsec. {Idem.)
SEPTEMBRE.
Le 30. — Sépulture de Jean Huillier, natif du Havre,
lieutenant du vaisseau " Le Corsaire dit Le Paquet-bot,"
commandé par M. DelaCroix. {Idem.)
OCTOBRE.
Le 10. — Sépulture de Guillaume Planty, natif d'An-
goulême, soldat du vaisseau " Le Corsaire dit Le Paquet-
bot." {Idem.)
JANVIER (1710).
Le 31. — Thomas Jacob était le maître canonnîer du
Port Royal. {Idem.)
AVRIL.
Le 26. — Baptême de Daniel- Joseph, fils de Jean
Maddox, né le 4 mai 1697, à Dover, comté de Chester,
Angleterre. Ce jeune homme pris, avec le reste de la
garnison anglaise, à Saint- Jean de Terreneuve, le ler
janvier 1709, demeure actuellement sur la ferme du sémi-
naire de Québec, à Tlle Jésus. {Reg. de Montréal)
io6
1710.
JUILLET.
Le I r. — Baptême de Jeanne Oardaway, née en janvier
1687, à Newbury et prise à Haverhîll, en mars 1 704, par
les Abénaquis de Bécancourt. {Idem)
AOUT.
Le 6. — Louis DeTrepag^y, âgé de 19 ans, fils de
François DeTrepagny et d'Anne Lefrançois, élève du
séminaire de Québec, s'est noyé en se baignant.
{Reg. de Québec)
SEPTEMBRE. |
Le 7. — Baptême de Richard Pears, né en 1680, à ,
Cornouailles, Angleterre, fils de Nicolas Pears et de |
Mary Merson, pris à Saint-Jean de Terreneuve le 1er
janvier 1709, par M, de S;iint-Ovide, qui l'envoya au
Canada. {^Reg. de Montréal.')
Le 22. — Est inhumé dans l'église le corps de Jessé
Leduc, procureur général du Roy, arrivé au Canada dans
les premiers jours de ce mois. {Reg. de Quéôec.)
NOVEMBRE.
Le 9. — II est mention d'une chapelle Saint-Laurent, au
haut de la rivière.*'^ {R^£'- de Port R<yyal) 1
1701 . .
170» . .
1703..
Total
Lie 1608 à 1710..
Mariages.
Naissances.
Décès.
Excédant.
«43
S61
224
657
124
llô
379
57^
"SS
1.079
1,067
%l(>
788
986
303
683
978
698
14a
1,013
485
518
'47
959
379
189
1,023
3'S
708
1.462
9,306
3.90"
S.40S
S.375
27.969
9.683
12,286
\
I Une partie du haut de 1» livièie portait le nom de Beausoleil.
1711-1712. I07
JANVIER (1711).
Le 7.— Mariage de Jean Mouton, fils d'Antoine Mou-
ton, maître d'hôtel du comte de Grignau, avec Marie
Girouard, fille d'Alexandre Gîrouard et de Marie
LeBorgne.
Note. — Au bas de l'acte, on trouve la note suivante :
N'ayant pas jugé à propos de publier des bans durant
l'invasion des anglais parce que le gouverneur prétend
que je ne puis marier sans l'autorité de la reine d'Angle-
terre, j'ai conjoint par paroles de présent clairement
énoncées, Jean Mouton et Marie Girouard.
(Signé), Frère Justinien.
{Reg. de Port Royal.)
FÉVRIER.
Le 16 — Bonaventure Masson,^'^ récollet, fait un acte
de baptême au Port Royal. {Idem)
DÉCEMBRE.
Le i"" — ^Joseph Poupart dit Lafleur, épousait à Mont-
réal, Catherine Juillet. Son père René Poupart était
établi à Hill Water, proche Orange, Nouvelle- Angleterre.
{Reg. de Montréal.)
Le 27. — Le P. Justinien Durand, qui avait succédé au
Père Pain comme missionnaire du Port Royal, depuis
1 704, a été retenu captif à Boston toute l'année 1 7 1 1 .
Sorti de captivité, il a continué sa mission jusqu'en 1720.
{Reg. de Port Royal.)
JUIN (1712).
Le 13. — Une jeune anglaise prise en guerre par les
sauvages des Deux- Montagnes, est baptisée à Tâge de
1 8 ans, et proteste ne vouloir jamais quitter la tribu qui
l'a adoptée et avec laquelle elle veut mourir.
{Reg. du Lac des Deux- Montagnes)
(I) Le nom de ce religieux n'est pas dans le répertoire du clergé.
io8 1712. 1
JUIN.
Plusieurs anglais adoptés par les sauvages du Lac des
Deux- Montagnes, y sont baptisés et continuent d'y vivre
avec eux. l^oir Claude, 2 juillet 1759.
Quelques Canadiens ont épousé des femmes Iroquoises
et Montagnaises. Voir Héry, Laforce, Normand,
{Jie£. du Lac des Deux-Moniagnes.)
AOUT.
Le 15. — Est inhumé, à la Baie Saint- Paul, François
Foumier, noyé avec Jean Bois, Tous deux étaient au
service de l'Hôtel-Dieu de Québec. — Foumier n'avait
pas de doigts à la main gauche; de là le surnom de
" Poignon " qui lui fut donné, {Reg. de la Baie Saint-Panl)
Le 31, — Sépulture de messire François Poncelet, pre-
mier curé de Saint- Laurent, Ile d'Orléans, âgé de 42 ans,
décédé à l'Hôtel- Dieu, de la fièvre pourpre.
{Reg. de Saint- Laurent, I.O.)
SEPTEMBRE.
Le 10. — Vincent Henry dit Laforge, du diocèse de
Langres, soldat de la compagnie de M, Sabrevois, por-
tait au baptême, à Montréal, sa fille, Madeleine-Suzanne,
née à Tsonnontouan, aux Grands Iroquois, en 1 7 1 1 . Le
25 décembre 1713, le Père Pelfresne baptisait au Fort
Frontenac de Cataraquoi, un second enfant nommé
François- Xavier, mais 1 acte de ce baptême ne fut porté
au registre de Montréal que le 30 juillet 1714. Deux
autres enfants furent baptisés à Machine : Suzanne en
1718, et Vincent, en 1720,''' enfin Charlotte, née le 25
mai 1729, au village des Tsonnontouans, aux Grands
Iroquois, fut baptisée à Montréal le 12 juillet suivant.
(Reg. de Montréal.)
1 1 1 Registre de Lacbine.
I7I2-I7I5- log
NOVEMBRE.
Le lo. — Deux petits garçons, François Grosleau, âgé.
de 1 2 ans, et François Chaille, de 9 ans, ont disparu sans
qu'il ait été jamais possible de les retrouver. Leurs parens
demeuraient au Cap de Lauzon/'^ (^^'- ^^ ^^P «5^;;^//.)
JANVIER (1713).
Le 5. — Incendie du Palais de Tlntendant. Brisset, valet
de chambre de r Intendant Bégon, et deux filles de chambre
de r Intendante périssent dans les flammes.
{Reg. de Québec^
JUIN.
Le 2. — Pierre Doucet est inhumé à Tâge de cent ans.
Il est le premier centenaire enregistré à Port Royal.
En 1706, Michelle Aucoin, veuve du juge Boudrot,
décédait à Tâçe de 95 ans, et Pierre Bezier, à 90 ans ; et
en 1 709, Denis Godet, à 97 ans. ^Reg, de Port Royal.)
JUILLET (1714).
Le^ 19. — Sépulture de Jacques Dupassage, écuyer,
seigneur Dupassage, âgé de 20 ans, noyé à la Pointe-
aux-Trembles de Montréal.
Œeg. de la Pointe-aux- Trembles y Montréal. )
SEPTEMBRE ET OCTOBRE.
Grand nombre d'enfans meurent dans le cours de ces
deux mois à Québec. {Reg. de Québec.)
OCTOBRE (1715).
Le 18. — Michel Ance, étudiant en théologie, est inhumé
à Québec, Il était organiste de la cathédrale de Sibour.
{Idem.)
(I) Le Cap de Lauzon est le promontoire sur lequel est bâtie l'église de Des-
chambault. [VAutàér.)
^
i:o 1715-1716.
OCTOBRE, i
Mariage de Joseph-Charles de Saînt-Denis, fils de
Charles Juchereau et de Denise-Thérèse Migeon, avec
Dona Maria, fille aînée de Don Pedro de Vilesca, vice-
roy de Mexico. {Margry, partie V, p. 535.)
Le 20. — Mgr de Saint- Valier baptise à Québec un
jeune anglais de dix-sept ans, natif de Boston. II le
nomme lui-même Joachim. {Reg. de Québec.)
MARS (1716).
Le 16. — Sépulture de Françoise Hébert/'' âg-ée de 78
ans, veuve de Guillaume Foumier, fondateur de l'église
Saint- Thomas. {Reg. de Saint- Thomas^
SEPTEMBRE.
Le 6. — Le navire " L'Heureuse de Bayonne " était
dans le port de Québec. Bernard Aristoille en était le
chirurgien. {Reg. de Québec.) j
OCTOBRE.
Le 10. — Gabriel Baudreau dit Graveline, né à Mont- .
réal en 1666, fils d'Urbain Baudreau et de Marguerite
Juillet, épouse en 1701 dans la même ville, Catherine
Forestier. Nous le retrouvons formant avec MM. de
Saint-Denis, de Léry, LaFresnière, Beaulieu et Derbanne,
tous Canadiens, une société de commerce. Ils prennent
aux magasins de M. Croissat, à qui Sa Majesté avait
accordé, en 1713, le commerce de la Louisiane pour dix
ans, des marchandises au montant de 60,000 livres, dans
le dessein de les vendre aux Espagnols du nouveau
royaume de Léon, et partent ensemble de la Mobile, le
lO octobre 1716.
(youmal Histor. de P Etablissement des Français à la.
Louisiane, par Benard de la Harpe, pp. 374, 375, 376.)
il) Elle était la petite fille de Louis Hébert, premier habitant du Canada.
FÉVRIER (1717).
Le 1 5. — La maison de Pierre Yvon/*^ s'effondre sous le
poids de la neige, et ses deux enfans^'^ périssent dans ses
ruines. {Reg. de Quéâec.)
MARS.
Le 14. — ^A été baptisée, dans la chapelle du palais,
Marie- Madeleine, enfant de Pierre Méchin de Frontigny,
greffier de la maréchaussée, et de Madeleine Delajoue.
L'Intendant Bégon la nomma. {Idem,)
Le même jour, Claude- Michel Bégon, Intendant, che-
valier, capitaine des troupes, seigneur de la Picardière, et
Jeanne-Elizabeth DeBeauharnois, sa femme, font bapti-
ser dans la chapelle du Palais, leur fille Jeanne-Elizabeth,
née le 27 août 1715. Jean Martel, seigneur de la rivière
Saint- Jean, en Acadie, représentait comme parrain, mes-
sire François Bégon, chevalier, conseiller du Roy, grand-
maître des eaux et forêts de France.
Le 28 février précédent, Mgr de Saint- Valier avait
baptisé leur fils nommé Michel, qui eut pour parrain
M. Vaudreuil, gouverneur.
MARS (17 18).
Le 13. — Pierre Choret, natif de Charlesbourg, était
contremaître de la ménagerie des pauvres, proche de
Montréal. {Reg. de Montréal.)
Qu'appelle-t-on ménagerie des pauvres ?
Dans le cours de cette année plusieurs panîs amenés
de la Louisiane, et esclaves dans les familles de Québec,
sont baptisés. {Reg. de Québec.)
AVRIL.
Le 30. — Un fils du sieur Louis DaîUebout de Cou-
longes, âgé de 1 6 ans, est inhumé à Sainte- Anne du Bout
de r Ile. Il avait été mortellement blessé par les Iroquois.
{Reg. du Boufde nie, Montréal)
(i) Habitant de Québec, époux de Marie Massard. Son véritable nom est Pierre
Yves LeBer, natif du diocèse de Léon, province de Tours.
(2) Pierre, âgé de 19 ans, et Charlotte, âgée de 15 ans. {V Auteur.)
SEPTEMBRE.
Le 25. — Deux enfans, J.-Baptiste et Louis-Etienne
Lafleur,'" de Québec, sont trouvés sur la grève, morts de
froid ou de faim, dans un canot. 1
{Reg.de Saint-Pùrre, I.O.) I
Le 29. — Un jeune homme de dix-huît ans^ Jean-Bap-
tiste, fils de Sébastien Hervé, de Québec, a été inhumé
à Québec. II s'était noyé la veille en traversant de
Lévis à Québec. {Reg. de Québec.)
OCTOBRE.
Le 12. — T^s cendres de Martin Leclerc, bienfaiteur de
l'église, et inhumé le 8 mars 1 703, sont transportées dans
la nouvelle église de Saint-Pierre, Ile d'Orléans.
{Reg. de Saint-Pierre, I.O.)
MAI (1719).
Le 13. — Sépulture de Gabriel Nolin, âgé de 35 ans, I
tué par la chute d'un arbre. {Reg. de Saint-Pierre, I. O.) |
NOVEMBRE. j
Le 5. — La première centenaire inhumée et mentionnée
dans les registres de Québec, est Marie Bérard, veuve
de Pierre Pivain dit Larécompense. {Reg. de Québec.)
Philippe- Pierre Sauvenier de Coppin, missionnaire à
Sainte-Anne de la Pocatière, entre la note suivante dans
les registres de la Rivière Ouelle : "J'ai baptisé en la
paroisse de Notre-Dame de la Bouteillerie, succursale de
Sainte-Anne." {Reg. de la Rivière Ouelle.)
JANVIER ET FÉVRIER (1720).
Timothée Sullivan, chirurg;ien, né en 1696, fils de
Daniel Sullivan et d'Elizabcth Macarthy, venait de Saint-
Philbert, diocèse de Cork, en Irlande. Il épousait à la
ifnms de Jc.in-Frs Dussault dit Lafleur. {L'Autmr.)
1720.
"3
Poînte-aux- Trembles de Québec, en 1720/'^ Marie Gau-
tier, veuve de Christophe Dufros de la Jemerais.
JUIN.
Le 29. — Les paroissiens de l'Ancienne- Lorette assis-
tent à la sépulture du curé de la paroisse, messîre Fran-
çois Dupré, inhumé dans le sanctuaire par le R. P.
Lebrun, Jésuite. (J^eg. de Lorette^
Jacques de Pensens, chevalier de Saint-Louis, capi-
taine d une compagnie de la marine à File Royale, au
Port de Toulouse, était parrain de René-Ovide Hertel de
Rou ville, {yoir Registre de P Hôpital-Général de Mont-
réal, 1759.)
AOUT.
Le 13. — Philippe Cochon- Laverdîère, fils de René,
chirurgien de Tlle d'Orléans, s*est noyé au rapide des
Trois-Rîvières et a été inhumé aux Trois- Rivières. Né
en 1685, il avait épousé en 17 16, Marie- Anne Dupuis-
Lagarenne, et s'était établi à la petite rivière de Yama-
chiche. Sa fille, Marie- Antoinette, épousa en 1735, à
Deschambault, Pierre-Joseph Millet.
Excédant.
17"
1712
1713
Ï7H
171S "
1716
1717
I7i«
1719
1720
Total
De 1608 à 1720
Naissances.
Décès.
1,002
507
1,082
345
1.147
405
i»i79
871
1,127
628
1,229
482
1,269
631
1,232
487
1.346
433
1.341
426
"»954
5.215
39»923
14,898
495
737
742
308
499
747
638
745
913
915
6,739
25,025
(I) L'acte au registre de la Pointe-aux Trembles ne mentionne pas la date du
mois ; mais il est inscrit entre le 24 janvier et le 5 février. Cet acte avait échappé
aux scrupuleuses et incessantes recherches des historiens de la mère de madame
d'Youville, fondatrice des Sœurs-Grises de Montréal. Un document précieux qui
établit la noblesse de Porigine de Timothée Sullivan, se trouve au Dictionnaire Gé-
néalogique, vol. I, p. 555.
8
114 I72I.
JANVIER (1721). I
Le 1 7. — Un frère hospitalier et missionnaire, du nom I
de Louis Pillard, était maître d'école dans la paroisse de
Boucherville. {^Reg.de BmulurvilU.')
MARS.
Le 23. — Louis Bélanger, âgé de 31 ans, homme très
pieux, et qui chaque jour récitait l'office de la Sainte-
Vieree, est mort, disant la chasse aux martres, à vingt-
dnq lieues sur la rivière Noîre. {lieg. de flslet^
AVRIL.
Le 21. — Robert-David Gottevîlle-Belisle, chevalier,
lieutenant de vaisseau, capitaine d'une compagnie de la
marine, était aussi gouverneur des Iles Saint- Jean, Ma-
deleine, Brion et Laramée. On le trouve témoin à un
mariage célébré à l'île Saint-Jean, le 21 avril 1721.
{Reg. de rUe Saini-yean^
Pierre-Thomas DelaNouguère (DelaNaudîère), obtient
de l'Intendant Bégon, le privilège de tenir les postes
pendant vingt ans entre Québec et Montréal, avec un
tarif de charges gradué sur les distances. C'est la pre-
mière institution postale établie en Canada.
{Gameau, vol. II, 3me Ed. p. 159.)
JUIN.
Le II. — Pierre- Robert- François, enfant de François
Pestureau, directeur général des vivres, est nommé à son
baptême par Très-Haute et Puissante Dame Louise de
Kervin, dame d'honneur de la Duchesse d'Orléans, et
épouse de messire Pierre de Saint- Pierre, premier écuyer
de Son Altesse Royale, et seigneur des îles Saint-Jean,
etc. {Reg: de Pîle Saint-yean^
Louis-Hector Bizard, né à Montréal le 3 décembre
" ,. fils de Jacques Bizard, major de Montréal, et de
Jeanne-Cécile Closse, commandant le fort des Yasous,
meurt en Louisiane. " On me dit, ajoute Charlevoix, des
1721-1722. 115
choses extraordinaires de sa religion, de sa piété et de son
zèle, dont il a été la victime. Tous le regrettent comme
un pèr^ et tout le inonde convient que cette colonie a
fait en kn une perte irréparaUe."
{ÇkarUooix, voh II, p. 413.)
JUILLET.
Le 3. — Sépulture de Rouminia, sieur de Boîssîère, âgé
de 30 ans^ nalîC de DoL (iZ^^. d^ £IU Soémi-ysam.)
AOUT.
Le II. — ^Le fulote de la flûte du Roy ** Les Quatre
Frèresy" se nommait Michel Dupenroy. (lékm.)
Le 30. — Léon Dubroque, de Bayonne, matelot de la
barque " La Janett^* de la Martinique, est inhumé ^
Mcmtréal. "La Janette" appartient à M. Lecomp^e-
Dupré. (-^^. dt Montréal^
SEPTEMBRE.
Le 1 6. — Phîïïppe Meunier, âgé de 23 ans^ matelot snr
** Les Quatre Frères^" s est noyé au Havre Saint- Pierre.
^Reg. de nie Saint-Jean.^
Ce même jour, François Sellier, âgé de 45 ans, a été
trouvé mort dans sa maison» ayant reçu une décharge
d'un coup de fusil. {Idem.)
JANVIER (1722).
Le 28. — Parmi les ré^dents notables de File Saint-
Jean, on compte: Michel Haché, capitaine du Port
Lajoie/*^ Louis DelaBretasche, officier-major du Pcwrt,
Pierre Grandpré, et Gabriel DelaBonne, tous deux chi-
rurgiens. {Idem)
(I) Le 17 Joillet 1737» cet inlbctniié capitaine trouvait la mort dans les fonds de
la Rivière du Noid, où les vases engloutissent inTariablement leurs vic;ràies.
IIÔ J732.
MARS.
Le 3. — Alexis Biais et Laurent Bransard, fils de Lau-
rent Bransard et de Marie Casset, de la paroisse de
Batiscan, ont été tués sur le Mississipî par les sauvages
Chicahas. {Reg. de Kaskakia.)
JUIN.
Le 22. — Dans les registres de Kaskakia, parmi les
actes de sépultures, il en est un certain nombre qui men
tiennent la fin tragique d'infortunés compatriotes. Entre
autres se trouve la lamille de Jacques Nepveu, qui s'était :
rendue dans l'Ouest pour y continuer son commerce. Le
R. P. de Beaubois, dans une note de Kaskakia, nous
raconte ce qui suit : '
" Le 22 juin 1722, a été célébré un service pour Mi-
chelle Chauvin, de 45 ans, épouse de sieur Jacques
Nepveu, marchand de Montréal; pour Jean-Michel Nep-
veu, son fils, âgé de 20 ans; Suzanne Nepveu, âgée de
18 ans, et Elizabeth, âgée de 13 ans, ses filles, lesquels
oot été tués par les sauvages, à quatre lieues en-deçà de
Ouabache,''' [Waèask). On croit le sieur Jacques Nepveu,
pris et enmené captif avec un jeune enfant d'environ
neuf ans, nommé Provost, et un esclave non baptisé."
(Reg. de Kaskakia^
Cette fin si tragique d'une famille canadienne est restée
ignorée des autres membres et amis de la même famille
à Montréal.
DÉCEMBRE.
Le Jubilé accordé par Innocent XIII, est célébré dans
la paroisse de Lorette. {Reg. de Loreiie.)
issi le nom de rivière Saint-Jér&me. [Carte de
;)■
:] Jacques Nepveu avait épousi à Montréal, en 1695, Michelle Chanvin, dont
. iikiei, Joseph, Louis et Nicolas, s'établirent 1 la Louisiane et qoe l'on ren-
ire au recensement de 1714 sous les noms de Joseph Chauvin de Léry, Louis
uvin de Ueaulieu, et Nicolas Chauvin de la Fresniire. {L'Auteur.)
1723. 111
AVRIL (1723).
Le 19. — Jean- Baptiste Cauchon, cultivateur au Châ-
teau-Richer, épouse en cinquième noces, Louise Pinguet
dit Laglardière/'^ (^^<?' ^^ Québec^
MAL
Le 13. — Dans les registres du Détroit (Fort Pont-
chartrain), on trouve la note suivante :
"L'an 1723, le 13 mai, à la réquisition du R. P. Bon-
aventure, récollet, missionnaire du poste du Détroit sur
le lac Erié, nous soussignés, déclarons nous être trans-
portés sur le terrain où était ci-devant Téglise dans
laquelle a été inhumé feu le R. P. Constantin,*'^ récollet,
faisant pareillement les fonctions de missionnaire du dit
poste, où, après avoir examiné le lieu où pouvait être son
corps, suivant l'avis que le sieur Delisle, qui avait aidé à
l'enterrer, nous avait donné, le dit Père Bonaventure au-
rait engagé deux hommes pour faire l'ouverture de la
terre, lesquels trouvèrent dans la journée le cercueil du
dit feu R. P. Constantin, lequel a été reconnu être son
corps par les marques que chacun a vues, qui sont : sa
calotte, plusieurs morceaux d'étoffe de son habit, appa-
rence d'un cordon sur son corps et d'un cilice de crin bien
distingué, où après cet examen le dit R. P. Bonaventure
fit enlever le corps et porter à l'église. En foi de quoi,
nous assurons à qui il appartiendra notre attestation
véritable.
Fait au poste du Détroit, sur le lac Erié, le 14 mai
1723.
(Signé), Henry Campeau, Charles Chesne, Paul
Hubert-Lacroix, et Rocquetaillade."
(1) C'est le seul exemple, dans ce siècle, d'un époux en cinquième mariage.
\V Auteur,)
(2) Le Père Récollet Nicolas-Bemardin-Constantin DeLhalle, arrivé au Canada
en 1696, après avoir desservi les paroisses de Longueuil et de Saint-François de
Sales de l'Ile Jésus, se rendit au Détroit en 1703, et fut le premier aumônier du
fort de Pontchartrain, où il fit le premier acte de baptême le deux février 1704.
Deux ans plus tard, le premier juin 1706, il fut massacré par les Outaouais qui
poursuivaient les Miamis, au moment où ceux-ci s'allaient réfugier dans le Fort du
Détroit avec leur missionnaire. \Charlevoix^ vol. Il, liv. XIX, p. 309.)
ii8 1723.
"Je soussigné, prêtre, récollet, faisant les fonctions
curiales dans Féglise du Détroit, certifie avoir inhumé le
* corps du R. P. Constantin DeLhalle, récollet, mission-
naire du dit poste, sous le marche-pied de l'autel de la
dite église, et ce, en présence de M. de Tonty, comman-
dant pour le Roy le dit poste, et de M. de Rocquetail-
lade, qui ont signé avec moi, ce jour, 14 mai 1723.
(Signé), Tonty, Rocquetaillade, F. Bonaventure,
récoUet» missionnaire."
{Re£. du DéiraiL)
JUILLET.
Le I* — Hector-Louis Daillebout de Perigny, cadet
des troupes, âg^é de 23 ans, noyé près de Montréal et
trouvé à la Pointe de Nicolet, a été inhumé dans le cime-
tière de Nîcolet. L'acte de sépulture est au reg^tre des
Trois-Rivières. {Reg. des Trois- Rivières)
Le 31. — François Combray dit Lé veillé, soldat de la
compagnie de M. Péan, s'est noyé et a été inhumé à
Québec. {^Reg. de Québec.")
AOUT.
Le 19, — ^Le missionnaire de Tîle Saint-Jean était Louis
Barbet du Donjon, coixidier, aumônier.
{Reg. de Pile Saint^yea».)
Ijç, 23. — Sur le vaisseau ** La Chymène," de Brest, se
trouve un marinier du nom de Nicolas Tangui. (Idem.)
OCTOBRE.
Le 12. — On voyait dans la rade de Québec le navire
" La Sainte- Anne.** {R^g^ de Québec)
NOVEMBRE.
Le 23. — ^Six matelots du vaisseau *' Les Quatre Frères/*
se sont noyés. {Reg. de nie Saint-yean)
^
1724. 119
JANVIER (1724.)
Le 31. — Busquet, capitaine du navire "Le Cheval
Marin/' hivernait à Saint- Laurent, Ile d'Orléans.
{Reg. de Saint- Laurent^ I.O)
FÉVRIER.
Le 28. — On célèbre à BouchervîUe le mariage de Jean
Desnoyers et Marie-Thérèse Ménard, lesquels s'étaient
mariés à la Gomine, quelques années auparavant, pendant
que leur missionnaire, M. de Francheville, célébrait la
messe. {Reg. de BouchervUle. )
AVRIL.
Le 12. — Pierre Durant, âgé de 25 ans, a été tué par
les sauvages Renards. {Reg. de Kaskakia)
JUIN.
Le 6. — Félix Nicodinot, patron de la chaloupe de la
flûte " Les Quatre Frères," s'est noyé.
{Reg. de nie Saint-Jean.^
Le 26. — Un nommé Lacroix, contre-maître du vaisseau
"Le Dragon- Volant," a été inhumé à Saint- Jean, Ile
d'Orléans. Il s'était noyé le 16 du même mois. "Le
Dragon- Volant " appartenait à M. De la Mînotière.
{Reg. de Saint-Jean^ I.O.)
SEPTEMBRE.
Le 3. — ^Jacques Hervé, âgé de 45 ans, s'est noyé et a
été inhumé dans le cimetière de Beauport.
{Reg. de Beauport)
OCTOBRE.
Le 15. — Sépulture de Jean-Baptiste Blondeau, pilote
du vaisseau " Le Vigilant." {Reg. de Québec.)
Dans un des plus anciens recensements de la Loui-
siane (1724) que nous avons trouvé à Paris et qui est
encore inédit, nous rencontrons un certain nombre de
I20 1724-
familles canadiennes déjà très avantageusement établies
en Louisiane. Nous reproduisons ici la liste de ces
Canadiens :
LES CANADIENS EN LOUISIANE.
(RECBNSBMEKT DE 1724).
1° Jacques L'Archevêque, né à Québec, le 4 mai 1694, fils
de Jean L'Archevêque et de Catherine DeLaunay,
est établi à la Nouvelle-Orléans, sur le terrain de
M. de Bienville. Briquetier très laborieux, il avait,
pour le servir, trois esclaves nègres et un sauvage.
2® Joseph Larche (L'Archevêque), né le 4 juillet 1696,
à Québec, frère du précédent.
3® Etienne LeRoy, né à Montréal, le 8 janvier 1691, fils
de Pierre LeRoy et de Catherine Ducharme, nevei^
de M. Chauvin.
4® Joseph Chauvin, natif de Montréal, fils de Pierre
Chauvin et de Marthe Autreuil.
5® Louis, et
6® Nicolas, frères du précédent. Tous trois étaient de
très riches propriétaires, ayant à leur service plus de
175 esclaves, noirs ou sauvages.
7® Joseph Verret, natif de Charlesbourg, fils de Michel
Verret et de Marie Galarneau.
8° Jean-Baptiste Petit-LeVilliers, né à Boucherville, le
28 novembre 1700, fils de Charles Petit- Le Villiers,
capitaine d'un détachement de la marine, et de Ma-
deleine Gautier de Varennes.
9^ Etienne Daigle dit Malborouk, natif de Charlesbourg,
fils de Jean Daigle dit Lallemand et de Marie- Anne
Croteau.
10° Louis Viger, né à Boucherville le 21 novembre 1685,
fils de Désiré Viger et de Catherine Moitié. Ces der-
niers comptent parmi leurs descendants l'Honorable
Denis-Benjamin Viger et le commandeur Viger.
11^ Pierre Richaume, né à Repentigny le 3 juin 1694,
fils de Jacques Richaume et de Marguerite Gratiot.
1725. 121
Les registres des Sœurs-Grises (Hôpital -Général de
Montréal), ouverts le 7 février 1725, renferment un très
grand nombre de sépultures des anciens soldats français
de la colonie. La première sépulture est celle de Jean-
Claude Durand, vieillard de 84 ans.
Il est vraiment curieux de voir Tâge avancé qu'attei-
gnaient tous ces anciens militaires.
Les mêmes registres fournissent une statistique très
importante sur le nombre des enfants trouvés, déposés
dans rétablissement.
Plusieurs personnages de distinction reposent dans
l'église de F Hôpital, sans y comprendre toutes les reli-
gieuses de la communauté. {L'Auteur)
AVRIL.
Le II.— Anne Maurice, femme de Charles Souhé,
donnait naissance, dans les forêts des Illinois, près Oua-
bache (Wabash), à une enfant qui reçut le baptême le
25 juin suivant, dans la paroisse de Boucherville.
{Reg. de Boucherville}^
MAL
Le 16. — Joseph Lamy, natif de Sorel, époux de Marie-
Anne Provost, a été tué à deux pas du village de Kas-
kakia, par un parti d'ennemis. Il était, cette année,
marguillier en charge. {Reg, de Kaskakia)
Le 19. — M. rintendant Bégon présentait à Téglise,
comme parrain, une jeune anglaise de 17 ans, fille de
Joachim-Michel Tacar. {Reg. de Québec.)
Le 27. — Une jeune anglaise de quatorze ans, nommée
Marie- Marguerite Seaman, abjurait le protestantisme
dans l'église des Ursulines des Trois -Rivières. Elle
demeurait alors chez Demoiselle Marguerite LeBoulan-
ger de Saint- Pierre.
Cette jeune fille, en 1740, devenait l'épouse de Louis-
Joseph Godfroy, sieur de Tonnancour, subdélégué de
l'Intendant. Elle mourut le 11 septembre 1746, et fut
inhumée le 13 du même mois. {Reg. des Trots- Rivières.)
1
12* I725-Ï726.
AOUT.
Le 25. — A lieu le naufrage et la perte complète du
vaisseau du Roy " Le Chameau," en destination de Qué-
bec, Il se brisa près de Louisbourg, et pas un homme
n'échappa à la mort. Parmi les victimes se trouvaient M.
de Chazel, qui devait relever l'Intendant Bégon ; M. de
Louvigny, nommé gouverneur des Trois- Rivières ; M. de
la Gesse, capitaine, et fils de M. de Ramezay, ancien
gouverneur de Montréal, décédé l'année précédente, en
outre plusieurs officiers, des ecclésiastiques, des Pères
Jésuites et Récollets. {(Zkarlevoix, v. ii, livre xx, p. 409.)
OCTOBRE.
Le II. — Anne Jousselot, veuve de quatre maris, épouse |
le cinquième, nommé Claude Dubreuil. Née en 165g, du
mariage de Pierre Jousselot et d'Ozanne Drapeau, elle
épousait, en 1677, Joseph Galois; en secondes noces le
33 mai 1678, Toussaint Dubeau ; en troisièmes noces, le
21 juillet, 1698, André Duval; en quatrièmes noces, le
13 juin 171 2, Jean Maranda; enfin, en cinquièmes noces, 1
Claude Dubreuil, et vécut jusqu'au 13 janvier 1743.''*
{Reg. de Ckarlesôourg-.)
JUILLET (1726).
Le 23. — ^Le corps de M. Charles Hazeur-Desormeaux,
curé de la paroisse de Saint-Thomas, qui avait été inhu- 1
mé le 6 juin 1 7 1 5 dans l'ancienne église, est exhumé pour
être transporté et inhumé dans la Nouvelle église de la
même paroisse. {Reg. de Saint-Thomas.') I
AOUT. j
Le 6. — Michel Chabot,'"' âgé de 63 ans, et ses deux|
iils, Pierre, âgé de 22 ans, et Augustin, de 1 5 ans, se sont
noyés en traversant de Beauport à l'Ile d'Orléans.
{Reg de Saint- Pierre, I.O) 1
(Il Ont anni le aenl exemple, dans ce siicte, d'âne fponse en dnquîime marïags.
A l'acte de ra lépaltnre elle est dite figée de 91 ant, mais elle n'en avait qne 84 ; ' "
au recensement de 1681, elle est incrile âgée de 3Z ans [L'Anitur.)
(31 Michel Chabot était frère de messire Antoine ChaLot, curé de la paroisse
Sainte-Anne.
1726-172 7. 123
AOUT.
Le 13. — Charies Cauh^ épousait en sectmdes noces à
la Pointe-aux-Trembles de Québec, Marie-Charlotte
Laroche. Ils avaient déjà contracté mariage, mais comme
il s'était élevé un doute raisonnable au sujet de la mort
de sa première femme, dâense avait été faite à Marie-
Charlotte Laroche, le 30 octobre 1725, d'habiter avec son
prétendu mari, jusqu'à ce que preuve certaine de liberté
fut produite par Cauhet.
{Reg. de la Pte-anx- Trembles^ Québec^
SEPTEMBRE.
Le 21. — On fait la bénédiction d'une cloche pour
l'église des Grondines. {Reg. des Grondines.)
AVRIL (1727).
Le 22. — Sépulture de Nicolas Rochon, âgé de 33 ans,
fils de Gervais Rochon et de Madeleine Guyon. Cet
infortuné perdu sur les glaces, près de Montiéal, a été
inhumé à Saint-Thomas (Pointe à Lacaille).
** Sur le dit corps, syoute le curé LeUèvre» était un capot
de cinchinas (œ), une veste d'étoffe blanche, un gilet de
carisé, — ^sur le devant duquel était une pièce d'indienne
bleue et rouge, — un scapulaire, des guêtres de mala-
mas (sic) y des bas blancs, des escarpins, une ceinture d'in-
dienne, un mouchoir de coton, une petite bourse vide,
une tasse d'étaîn, un couteau, un calumet, avec deux
petites clefs de cassette attachées à la boutonnière de la
susdite veste. Ses cheveux étaient cadenacés d'un ruban
noir. (i?^^. de Saint- Thomas. )
MAL
Le 2. — Un enfant porté en secret à Bécancourt, avait
été déposé dans la cabanne d'une abénaquise nommée
Agathe. Cette femme l'apporta chez le lieutenant-générad,
M. Godfroy de Tonnancour, qui le fit baptiser le 2 mai
1727. M. Louis- Joseph Gatineau et madame Véronique
Petit le tinrent sur les fonds baptismaux, et le nommèrent
Louis-Bonaventure. {Reg. des Trois- Rivières.)
124 1727*
JUIN.
Le 10. — Sépulture de Joseph Héroux, âgé de 20 ans,
qui a péri dans un naufrage, sur le lac Saint- Pierre.
(/?^. de Sainte- Anne d YamacAicke.)
JUILLET.
Le 29. — Jean- Baptiste Sabourin, capitaine de milice au
Lac des Deux- Montagnes, épousait une anglaise âgée de
dix-sept ans, du nom de Sarah Enneson, née près de
Boston. Elle fut quelques temps après désignée sous le
nom de Catherine KigilekokSe par les algonquins ou
iroquois du lac. Les familles Raizenne et Ség-uin la
comptent parmi leurs ancêtres.
, {Reg. du Lac des Deux-Montagnes.")
DÉCEMBRE.
Le 18. — Le R. P. Pierre-Gabriel Marest, jésuite, natif
de Fresnes, en Champagne, décédé aux Illinois le 1 5 mai
1727, avait été missionnaire à la Baie d'Hudson en 1694,
où il fut fait prisonnier par les anglais et enmené à Ply-
mouth. Devenu libre, il se rendit aux Illinois, vers 1 700.
A la date du 18 décembre 1727, ses cendres et celles du
Père Jean-Jacques Marmet, aussi jésuite, furent transpor-
tées dans l'église de Kaskakia. {Reg. de KçLskakia)
Le 23. — Pendant que le curé Gervais Lefebvre, de
Éatiscan, célébrait une messse basse, le sieur Daniel Por-
tail, de Gevron, fils de Daniel Portail, maire perpétuel de
la ville de Saint- Florent-le- Vieil, diocèse d'Angers, con-
tractait mariage avec Marie-Anne Antoinette Langy de
Levrard, et ce, à Tinsçue du curé. Les coupables firent
réhabiliter leur mariage le 8 septembre de Tannée sui-
vante (1728). {Reg. de Batiscan)
Note. — Le Concile de Trente, quant au décret Tametsi, étant publié en 1703, date
de l'impression du Rituel de Mgr de Saint- Valier, où ce décret est inséré en entier,
les coupables se trouvaient excommuniés par le mandement de Mgr de Saint- Valier,
daté le 24 mai 1717.
Le 26. — Mgr TEvêque de Saint- Valier meurt à THô-
pital-Général de Québec il Tâge de 74 ans, et est inhumé
I727-I728. 125
le 2 janvier suivant dans leglise de cette communauté,
qu'il avait fondée en 1688/*^ Q^^g* detArch. de Québec)
FEVRIER (1728).
Le 9. — Dans les registres de Sainte- Anne de la Pérade,
on lit à cette date, les mots suivants : '• Louis Guillet, de
la paroisse nouvelle de Sainte-Geneviève." Le Père
LeSueur, jésuite, desservait la chapelle dite de Sainte-
Geneviève de Batiscan. {^Reg. de Ste-Anne de la Pérade, )
Le 18. — Sépulture de Guillaume Taillon, âgé de 52
ans, époux d'Anne Gagnon, mort sur les glaces, ayant
été surpris par le mauvais temps et la nuit.
(Reg. du ChdteaU'Rzcher.)
AVRIL.
Le 13. — Un jeune homme, Nicolas Gronier, âgé de
vingt ans, tué dans le bois, a été inhumé à la Longue-
Pointe, près Montréal. Il était fils de Nicolas Gronier et
d'Anne Chrétien, de la paroisse de Sainte- Famille, I. O.
{Reg. de la Longtie-P ointe, Montréal)
Le 21. — Sépulture de Pierre, âgé de sept ans, enfant
de Pierre Morin et de Thérèse Pelletier, perdu sur les
glaces de la rivière du Sud, le 5 octobre 1727, et retrou-
vé sur le rivage du fleuve Saint- Laurent par son père
même. {Reg. de Saint- Thomas)
JUIN.
Le 19. — ^Antoine Bîlodeau, cultivateur de la paroisse
de Berthier-Bellechasse, est frappé par la foudre, dans sa
maison, à 6 heures du soir. Marié à Angélique Lepage,
il laissait six enfants. A l'acte de sépulture se lit la note
suivante : " Nous avons tout lieu d'espérer de son salut ;
ayant mené une vie bien réglée. Il a surtout fait paraître
beaucoup de zèle durant sa vie, à fréquenter les sacre-
ments, de sorte qu'il a été généralement regretté de toute
la paroisse, qui a assisté à son inhumation."
{^Reg. de Berthier. )
(i) Uacte de sa sépulture ajoute *' qu'il fut inhumé dans le tombeau creusé par le
dit seigneur évêque, dans l'église paroissiale de T Hôpital-Général de Québec."
126 1 728-1 729.
JUILLET.
Le 7. — ^Sépulture de Jacques Salé, noyé en traversant
de Québec à Lévis. {Reg. de Lévis.)
SEPTEMBRE.
Le 1 5. — Sépulture de Jacques Lalande, âgé de 50 ans,
natif de Dieppe, et matelot sur la barque '* La Reine
Esther.**
FÉVRIER (1729).
Le 4. — ^Avaît lieu à Montréal la sépidtnre de Louis
Héros, âgé de trente-huit ans, natif de Bwdeaux. Ce
pieux jeune homme s*était consacré aux œuvres de cha<
rite en se faisant hospitalier sous le nom de frère Jérôme.
{Reg. de Montréal^
Un nonuné LeBeau, commis^ fils d'un bourgeois de
Paris, arrivé en Canada cette année (1729), après avdr
vécu quelques temps parmi les sauvages^ retourne en
France et publie ses aventures.
On doit les ccMisulter avec réserves.
(Rameau ''Les Canadiems,'* partie II, p. 71.)
AVRIL.
Le 24. — ^Le nom de Cap à P Arbre que Ton rencontre
plusieurs fois dans les documents historiques a laissé aux
lecteurs un véritable doute quant à sa position géogra-
phique. Entre autres, le journal des yésuites, à la date
du 6 novembre 1646, mentionne le naufrage, près du
Cap à TArbre, d'une barque montant de Québec aux
Trois-Rivières. Mais ce cap était-il au nord ou au sud du
fleuve, et à quelle distance des deux villes ?
Nous croyons pouvoir répondre à cette questicm et
déterminer avec précision Tendroit qui pcHrte le nom de
" Cap à TArbre." En consultant les registres de Sainte-
Anne de la Pérade, à la date du 24 avril 1729, on trouve
à Tacte de mariage de Robert Houy avec Louise Pilotte,
que le Cap à TArbre, paroisse de Lotbinière, était sa
résidence, c'est-à-dire aujourd'hui la Pointe de Saint- Jean
Deschaillons.
1 729-1 73^- ^27
Dans le même registre à la date du 14 avril 1734, se
trouve la sépulture de Joseph Boisverd qui habitait le
fief Deschaiîlons du Cap à T Arbre.
Dans le premier registre de l'état des personnes de la
paroisse de Saint- Jean Deschaiîlons, nous lisons en 1741 :
*' Registre des baptêmes, mariages et sépultures, de la
paroisse de Saint- Jean-Baptiste, dite le Cap à l'Arbre,
pour l'année 1741." {L Auteur)
JANVIER (1730).
Le 7. — Charles-René Gaudron de Chevremont, secré-
taire du marquis de Beauhamois, et fils de M. Nicolas
Gaudron, sieur de la Boissière, épouse à Québec, Marie-
Bénigne Derome. i^Reg. de Québec)
MAL
Le 31. — M. Girard de Vorlay, bénit une cloche pour
la paroisse de Sainte- Anne de Beaupré. Elle est nommée
Marie- Joseph-Ignace, par M. Perthuis et Marie- Anne
Roussd, épouse de M. Louis Beaudoin.
{JR.eg. de Sainte-Anne de Beaupré.)
JUILLET.
Le 6. — Sépulture de Jérôme Michau, habitant de
Kamouraska, qui s'est noyé en passant à la nage la
rivière Boyer. {Reg. de Saint- Valier.)
Cette année et les suivantes, les registres des Trois-
Rivières renferment un grand nombre de baptêmes et de
sépultures d'esclaves panis appartenant aux principales
familles de la ville/'^ (-^^' ^^^ Trois- Rivières)
La rougeole et la coqueluche enlèvent aussi dans cette
même année, beaucoup d'enfans à Québec et dans les
paroisses environnantes. {R^g* de Québec et de Loretta)
^i) A Taimée 1754 se trouve un tableau des familles qui possédaient des esclaves.
1721
1723
»7a3
>7"4
t7H
1736
I7«7
I7»8
"7^9
'730
Tctal
De 1608 k 1730.
1.S16
1.453
1.484
MARS {1731).
Le 25. — La fête de Pâques, cette année, est célébrée
le jour de l'Annonciation.
AVRIL.
Le 12. — Etienne Tibaut et Ijouis Dolbec, habitans de
Saint- Augustin, passant dans la forêt de la continuation
de la seigneurie de Maure, ayant aperçu sur une branche
de sapin, à environ quarante pieds de haut de terre, le
bas d'un homme, jetèrent l'arbre et trouvèrent, dans le
dit bas, les ossements du pied d'une personne, au nombre
de dix-huit os, avec l'ongle du gros orteil. Lesquels bas
et ossements furent reconnus être de Philippe Gasse,''*
qui s'était perdu dans la forêt, vers le 3 décembre 1 729.1
Ces os furent déposés dans le cimetière, le 13 avril. Les'
4 juin et 29 septembre, les autres restes furent déposés
dans le cimetière et bénis par le curé de Saint-Augustin,
M. Auclair- Desnoyers. (^Re£. de Saini- Augustin.)
MAL I
Le 13. — Gui Rozé, matelot, âgé de 25 ans, est inhumé.
Il formait partie de l'équipage du navire "La Manon,"
commandé par M. Lemoyne.
{Reg. delà Baie Saint-Paul.)
II) Philippe Casse, &gé de 37 ans, fuit mirié ï Marie Saloir. {Dkl. Généalosiqai.)
^731-1732. 129
MAI.
Le 24. — Claude Boissel, âgé de 25 ans, a été tué acci-
dentellement par son fusil. (Reg. de Saint-Pierre, I.O.)
JUIN.
Le II. — Sépulture de Nicolas, garçon de 60 ans, qui
pendant cinquante ans a servi les missionnaires avec un
exemple, un zèle et une fidélité dignes de nos premiers
chrétiens. {Reg. de Saint- Thomas.)
JUILLET.
Le 23. — Un jeune homme de 23 ans, Jacques Guille-
met, s'est noyé en se baignant. {Reg, de Lévis.)
Guillaume Verrier, procureur-général au Conseil Supé-
rieur de Québec, fait le dépouillement des minutes des
actes des notaires. Ce dépouillement, commencé en
décembre 1 731, est continué jusqu'en août 1732. C'est ce
qui forme X Extrait des Minutes des Notaires, déposé au
ministère de la Marine, à Paris. Il renferme la période
de 1637 à 1714. {Documents ''Notariat!')
MAI (1732).
Le 23. — Rosalie Brunet, fille de François Brunet et
d'Anne Tibaut, est la première enfant née dans la paroisse
de Sainte-Claire,^'^ vulgairement dite Les Plaines!'
{Reg. de Terredonne.)
JUIN.
Le 2. — Sépulture des corps de Louis Dubois et de
Joseph Branchaux, qui tous deux se sont noyés dans la
rivière Etchemins, le ler mai précédent. {Reg. de Lévis.)
JUILLET.
Le 7. — " L'Amazone du Désert," navire commandé par
M. Girard de la Soudrais, était dans le port de Québec.
Un matelot de son équipage, Louis Hervé, âgé de 22 ans,
s'est noyé, et a été inhumé le même jour.
{Reg. de Beauport)
(I) Ce nom n'existe plus, c'est aujourd'hui la paroisse de Sainte- Anne des Plaines.
g {V Auteur.)
^
130 1732-1733-
NOVEMBRE.
Le 13. — Sépulture des corps de Charles Poirier et
de Saint-Jean, cordonnier, qui se sont noyës.
ijieg;. de Beaumont.)
Louis Bourassa, âgé de 40 ans, et son fils Jean, âgfé de
quatorze ans et demi, sont tués par la foudre en retournant
de Québec à Saint-Nicolas. Le même jour avait eu lieu
le baptême d'un de ses enfans. {Reg. de Saint-Nicolas^
. FÉVRIER {1733).
Le ï6. — Isabelle Dugas, femme de Pierre Auboîs, s'est
noyée avec six de ses enfans, entre les deux passages.
{Reg, de Port Royal.)
AVRIL.
Le 5. — Le jour de Pâques, cette année, tomba à cette
date.
La petite vérole (la picote), cette année, enlève un
grand nombre de personnes dans la plupart des paroisses, ;
et surtout aux Trois- Rivières. {Reg. des Trots-Rivières.)
NOVEMBRE.
Le 4. — Une violente tempête a fait sombrer dans le
fleuve, à l'anse de Berthier, rivière Bellechasse, une
goélette, et six personnes ont été submergées. Les vic-
times sont :
François Caron,
Françoise Paré, sa femme,
Françoise Boirie, ■
Marie-Joseph Bourassa, épouse, en secondes noces,
de Louis Bossé,
Marie Dubeau, épouse de Marois, de Québec,
Jean Labranche.
Leurs corps ont été inhumés le lendemain, 5 novembre,
dans le cimetière de Berthier. {Reg. de Berthier.)
1734. 131
FÉVRIER.
Le II. — Germain Lepage, fondé de pouvoir de Louis
Lepage/'^ pour un terrain dans la profondeur et sur tout
le front de la seigneurie de Terrebonne.
Est comparu en notre hôtel, pardevant nous, Gilles
Hocquart, chevalier, conseiller du Roy en ses conseils,
intendant de justice, police et finances, en la Nouvelle-
France, Germain Lepage, sieur de Saint- François, capi-
taine de milice de la coste Saint-Louis et seigneurie de
Terrebonne, fondé de pouvoir sous signature privée du
sieur Louis Lepage de Sainte-Claire, seigneur de Terre-
bonne des Plaines, prestre, en date du quinze de ce mois,
demeuré annexé à ces présentes, lequel sieur de Saint-
François nous a dit qu'il comparoist pour rendre et porter
entre nos mains la foy et hommage que le dit sieur
Lepage de Sainte-Claire est tenu rendre et porter à Sa
Majesté au Château Saint-Louis de Québec, à cause de
la seigneurie d'un terrain de deux lieues à prendre dans
les terres non concédées dans la profondeur et sur tout
le front de la dite seigneurie de Terrebonne, et nous a
représenté .pour titre de propriété du dit terrain le brevet
en original de concession qui luy en a été faite par Sa
Majesté, le dix du mois d'avril mil sept cent trente-un,
pour en jouir par luy, ses héritiers ou ayant cause, comme
de leur propre, et ce aux mêmes droits qui sont attachés
à sa dite seigneurie et sous les mêmes redevances, clauses
et conditions dont elle est chargée ; requérant le dit sieur
de Saint- François au dit nom qu'il nous plaise le recevoir
à la dite foy et hommage pour le dit sieur de Sainte-
Claire, et à l'instant s'étant mis en devoir de vassal, teste
nue, sans épée ny espérons, un genouil en terre, aurait
dit à haute et intelligible voix qu'il rendait et portait
entre nos mains la foy et hommage que le dit sieur de
Sainte-Claire est tenu rendre et porter au Roy, au Châ-
teau Saint- Louis de Québec, à cause de la dite seigneurie
du dit terrain de deux lieues, à laquelle foy et hommage
nous avons reçu et recevons par ces présentes le dit sieur
de Saint- François au dit nom sauf les droits du Roy et
( I ) Curé et seigneur de Terrebonne. Il était fils de sieur René Lepage, seigneur
de Rimouski. Toutes les familles Lepage de Rlmouski, de l'Ile d'Orléans et de
Sainte- Anne des Plaines, le comptent pour un de leurs parents. (L' Auteur,)
132 1734-
de Tautruy en toute chose, et a fait le serment de bien et
fidellement servir Sa Majesté et de nous avertir et nos
successeurs s'il apprend qu'il se fasse quelque chose contre
son service, et Tavons dispensé pour cette fois seuUement
d'aller au dit Château Saint-Louis de Québec et à la
charge de bailler et fournir son aveu et dénombrement
dans les quarante jours, suivant la coutume de Paris, dont
et du tout le dit sieur de Saint- François au dit nom, nous
a requis acte que nous luy avons octroyé et a signé avec
nous.
HOCQUART,
Lepage de St- François.
Pouvoir du sieur Lepage de Sainte-Claire au sieur Lepage
de Saint-François:
Je, soussigné, seigneur de Terrebonne des Plaines, etc.,
donne pouvoir à mon frère de Saint- François de pour et
en mon nom rendre la foy et hommage qui est due au
Roy pour le contract de la nouvelle seigneurie que Sa
Majesté m'a accordée le dix avril mil sept cent trente-un
et en outre rendre encore une nouvelle foy et hommage
pour la seigneurie de Terrebonne sy besoing est, promet-
tant agréer et ratifier tout ce qu'il pourra fa^fe en mon
nom à ce sujet.
A Terrebonne ce 1 1 février 1 734.
Lepage de Sainte-Claire.
{Actes de foy et hommage^ vol. III, pp. 5, 6 et 7.)
AVRIL.
Le 12. — Dans le registre de la paroisse Saint-Jean,
Ile d'Orléans, on trouve la note qui suit :
"Je me suis nommé parrain après avoir refusé Simon
Campagna, à cause de son ignorance crasse et manifestée
lorsque je l'ai interrogé sur le petit catéchisme.
(Signé), René Portneuf, Ptre.
Note.— M. René Robineau de Portneuf était alors curé de la paroisse de Saint*
Jean, Ile d'Orléans. Il passa plus tard à la cure de Saint Joachim, et fut tué par les
Anglais le 23 août 1759*
1 734-1 736. 133
JUILLET.
Le 28. — A Heu la pose de la première pierre de Féglise
de Nicolet. Elle a été placée au rond point du côté de
Tépître, par M. Thierry- Hazeur, chanoine et grand péni-
tencier du chapitre de Québec. {Reg. de Nicolet.)
AOUT.
Le 24. — Bénédiction d'une cloche donnée à la paroisse
de Saint-Thomas par M. Yves Arguin, marchand de
Québec, et Geneviève Côté, son épouse. Elle a été
nommée " Geneviève." {Reg. de Saint- Thomas. )
Un cultivateur de Lorette, nomme Pierre Fluet, s'est
noyé et a été inhumé à la Pointe- Lévis. {Reg. deLévis.)
JUIN (1735).
Le 26. —Sépulture de Jean Piochau, de l'équipage du
navire " Le Comte de Toulouse."
{Reg. de S t- François-Xavier de la Petite Rivière,)
1736.
Le directeur des forges de Saint-Maurice était Pierre-
François, sieur Olivier DeVezain. Il signe un acte dans
les registres de l'état des personnes, aux Trois-Rivières.
(Reg. des Trois-Rivières^
JANVIER.
Le 19. — Parmi les industriels de la colonie, on constate
la résidence d'un fondeur de cloches, par l'acte de sépul-
ture de Pierre Latour, âgé de 70 ans, de Québec, et qui
décède à Montréal ce 19 janvier 1736.
MARS.
Le 26. — Un interprète des Anglais et des Flamands en
ce pays, nommé Jean Lalande, fait inhumer sa femme
nommée Elizabeth Perrin. {Reg. de Montréal,)
ï34 1736.
MAI.
Le 26. — Une jeune fille de 16 ans, du nom de Marie
Gendron, s'est noyée avec deux autres personnes ; leur
canot s'étant brisé en sautant le Sault Saint- Louis. Elle
est inhumée à Longueuil. {Reg: de Longueuil^
JUILLET. '
Le 6. — Deux enfants de feu Antoine Bilodeau, cultiva-
teur de la paroisse de Berthier-Bellechasse, se sont noyés '
devant leur maison, au bord du rivage. L'un, Isidore, |
avait 13 ans, l'autre, Marie-Louise, avait 9 ans. Leur
père avait été tué par le tonnerre le 19 juin 1728.
{,Reg: de Berikier.)
Le 12. — Jacques Dupont, originaire de Grandville,
aumônier, à la côte de Gaspé, du navire " Le Phénix,"
baptise ce jour Augustine DuPauI, âgée de quatre ans.
Gaude Hugon, capitaine et armateur du navire, en est le
parrain. {Acte enregistré à la Rivière Oîtdle,^à.éz. 1736.)
AOUT.
Le 26, — Noël Alard, voulant prendre l'abord du navire
" La Ville de Québec," s'est noyé, et son corps a été
inhumé à Beauport.
SEPTEMBRE.
Le 27. — A été inhumé, à Québec, Jean Catreville,
maître du vaisseau " Le Montréal," commandé par M.
DeBeauvais. {Reg. de Que'éec.)
NOVEMBRE.
Le 3. — Départ de Québec du navire " La Renommée,"
commandé par le sieur Jos. Damours de Preneuse.
( Voyage au Nouveau-Monde et Hist. du naufrage du
P. Crespel,^''' Amsterdam 1757.)
(I) I* p. Crespel Était un des passagers, et retînt l'uinée suivante.
1 736-1 738. 135
DECEMBRE.
Le 19. — La pointe élevée où est bâtie l'église de Des-
chambault est désignée comme suit : " E^ise de Saint-
yosephy Cap Lauzon^ satis les petits pins, seigneurie Des-
chambault^'
MAI (1737).
Le 27. — Jacques Tremblay, âgé de vingt ans, est fou-
droyé dans sa maison par le tonnerre, et inhumé dans le
cimetière de la Baie Saint- Paul.
{Reg\ de la Baie Saint-Paul)
JUIN.
Le 9. — Langevin, maître corroyeur, allant en canot
aux Trois-Rivières, s'est noyé sur les pointes du fief des
Grondines. Sa sépulture a eu lieu aux Grondines ce jour.
Il était âgé de 35 ans. {Reg. des Grondines.)
JUILLET.
Le 17. — Michel Haché, capitaine du Port Lajoie, a
trouvé la mort, étant calé dans les fonds,. à l'embouchure
de la rivièfe du Nord, le 10 avril 1737.
{Reg. de Pile Saint-Jean)
AOUT.
Le 25. — Parpii les vaisseaux arrivés dans la rade de
Québec, se trouve le navire " Le Comte de Matignon,"
commandé par le sieur Pierre Pigneguy. {Reg. de Lévis.)
1738.
Claude-Charles LeRoy de la Poterie, conseiller du
Roy, contrôleur de la marine et des fortifications, avait
épousé Elizabeth de Saint-Ours, dont il eut plusieurs
enfants. Au registre des actes de foy et hommage, nous
trouvons les noms et résidences de trois de ses enfants :
I® Charles- Augustin, chevalier, seigneur de Bacque-
ville et de la Touche, en Touraine, et co-seigneur de
136 i73«.
Saint-Ours, Canada, en 1738, capitaine aide-major pour
le Roy, de l'Ile de la Guadeloupe. Il envoyait, en même
temps que ses deux frères, une procuration à Henri
Hiché, pour la seigneurie de Saint-Ours.
Charles-Augustin demeurait au quartier du Bailly,
paroisse Saint- Dominique, Ile de la Guadeloupe.
2" Marc-René, frère du précédent, conseiller du Roy
au Conseil Supérieur de la Guadeloupe, demeurait au
quartier des vieux habitants, paroisse Saint-Joseph de la
Guadeloupe.
3** Pierre-Denis LeRoy de la Poterie des Manvilles,
chevalier, ancien lieutenant de la marine, résidait au
quartier de Deshays, paroisse Saint-Pierre, Ile de la
Guadeloupe.
(Re^. des actes de/oy et hommage, vol. 1 1, pp. 1 1 9 et 1 23.)
JUIN.
Le 26. — Charles Corvoisier était instituteur à Sainte-
Anne de la Férade. {Reg.deSainie-AnnedelaPéracle.)
Le 28. — A été inhumé, dans les voûtes de la cathé-
drale de Québec, le corps de Louis-Frédéric Bricault,
sieur de Valmur, secrétaire de l'Intendant, âgé de qua-
rante-sept ans. {Reg. de Quéèec.)
JUILLET.
Le 7. — ^Joseph Gagnon, âgé de 22 ans, fils de Jean-
Baptiste Gagnon, s'est noyé avec ses petits frères, vis-à-
vis la maison paternelle. Il a été inhumé ce jour à Saînt-
Roch des Aulnets. {Reg. de Saint-Roch des Aulnets.)
Le 15. — L'église Saint- François- Xavier de la Petite
Rivière, commencée le 19 juin 1738, a été terminée et
bénite le 15 juillet. Dans la fondation, au milieu du rond-
point se trouve la pierre bénite, il y a trois ans. Elle
porte les noms de MM. Abrat et Navières, prêtres, quoi-
qu'ils fussent partis plus de trois ans auparavant.
M. Flamand, entrepreneur de Québec, avait conduit
les ouvrages. Les marguilliers de l'Œuvre étaient Louis
Tremblay, Antoine Bouchard et François Bouchard, et
1 733-1 739- ^Z7
le curé missionnaire était M. Louis Chaumont de la
J annière. {Reg. St-Frs.-X. de la Petite Rivière. )
Le 1 7. — Le corps de Pierre Bernier, habitant de Saînt-
Joachim, trouvé mort sur le rivage près le Sault Mont-
morency, a été inhumé à TAnge-Gardien.
{Reg. de JU Ange-Gardien^
AOUT.
Le 29. — Marguerite Roy, épouse de Pierre Valade,
habitant de Charlesbourg, a été tuée par le tonnerre.
Elle était âgée de vingt-huit ans. (Reg. de Charlesbourg^
DÉCEMBRE.
Le 5. — Charles Valin, âgé de vingt-deux ans, fils de
Nicolas Valin et d'Anne Trud, de Lorette, a été assas-
siné à coups de bâtons et d'épées par plusieurs soldats.
{^Reg. de Qwbeç et de Lorette. )
1739-
Le maître serrurier des Forges Saint-Maurice était, en
1 739, Pierre Beaupré. {Reg. des Trois- Rivières^
MAL
Le 5. — Julien Portier dit Tranchemontagne, âgé de
trente ans, soldat de la compagnie de M. de Saint- Ours,
a été trouvé mort, et a été inhumé ce jour.
{Reg. de Montréal.^
JUIN.
Le II. — Jacques Delestre dit Vadeboncœur, soldat de
la compagnie de M. de Contrecœur, âgé de vingt-cinq
ans, noyé le premier juin, a été inhumé à Montréal.
{Idem. )
JUILLET.
Le 2. — Le jour de la fête de la dédicace des églises du
diocèse de Québec, messire Hazeur, chanoine et grand
pénitencier, bénit l'église de la Pointe-du-Lac, sous Tinvo-
138 I 739-1 740.
cation et titre de la Visitation de la Sainte- Vierge, pre-
mière patronne, et de Saint-Charles, pour second patron.
Etaient présents : Dame Marguerite Ameau, veuve de
René Godfroy, seigneur de Tonnancour, Roch de Rame-
zay, capitaine, et Louise Godfroy, son épouse, Margue-
rite-Charlotte de Ramezay, leur fille, Godfroy de Ton-
nancour, subdélégué de l'Intendant et
Chefdeville, curé.
{Reg. de la Pointe du Lac)
OCTOBRE.
Le I*. — Bénédiction de la cloche appelée " Marie-
Claire- Joseph," pour l'église de Deschambault.
{Reg. de Deschambault^
DÉCEMBRE.
Le 12. — ^Le docteur Phlem, de Sainte-Anne de la
Pérade, recevait chez lui les malades hydropiques pour
les soigner. Au nombre de ses patients se trouvent Paul
Desmarets, habitant de Verchères, inhumé le 1 2 décembre
^739' 6t Gabriel Desmaisons, habitant de Bécancour,
marié en 1737 à Isabelle Dehomay, et inhumé le 22
février 1 742. {Reg. de Ste-Anne de la Pérade.)
FÉVRIER (1740).
Le 9. — Un nommé Jacques Ourson, âgé de 45 ans,
boulanger, natif du diocèse de Tours, périt misérablement
dans Tincendie de la boulangerie des messieurs du sémi-
naire de Saint-Sulpice. {Reg. de Montréal)
MAL
Le 30. — Nicolas Baillargeon, âgé de 28 ans, s'est noyé
le 10 courant, dans la rivière du Sud, qu'il traversait seul,
pendant la nuit. {^Reg. cU Saint-Thomas.)
r^"-"^
I740- 139
JUILLET.
Le 4. — Louîs-Joseph Rivard dit Bellefeuîlle, âgé de 56
ans, époux de Louise LeSieur, a été foudroyé par le
tonnerre. {Reg. d* Yamachiche.)
Le même jour, a lieu la sépulture de Faucher Chateau-
vert, de la Pointe-aux-Trembles, qui s'est noyé à Saint-
Joseph de Lévis. {Reg. de Lévis.)
AOUT.
Le 7. — Messîre Jacques-Joseph Masson de Montbrac,
prêtre de Saint-Sulpice, âgé de 26 ans, est inhumé dans
l'église de Kamouraska, côté de Tépître. Tombé dange-
reusement malade sur le " Rubis," vaisseau du Roy, com-
mandé par M. de la Saussaye, on le porta à terre, à
Kamouraska, où il mourut le 6 août, victime de la
contagion qui s'était déclarée sur ce vaisseau.
{Reg. de Kamouraska.)
Le 16. — Michel Maray, sieur de la Chauvignerie
épouse Marie- Joseph Raimbaut. Fils de Louis, sieur de
la Chauvignerie, officier de la marine, il était lui-même
interprète en langue iroquoise. {Reg. de Verchères)
Le 20. — Sépulture de Mgr François- Louis Pourroy, de
Lauberivière, âgé de 29 ans, cinquième évêque de Québec,
décédé ce même jour, après six jours de maladie, con-
tractée à soigner les malades du vaisseau du Roy
" Le Rubis," qui l'avait transporté à Québec.^'^
Le même jour, à Sainte-Anne du Bout de l'Ile de Mont-
réal, avait lieu la sépulture de Joseph Tessier, qui s'était
noyé le 20 juin précédent au Long-Sault, lorsqu'il était
en route pour Michillimakinac.
{Reg. du Bout de Pile, Montréal.)
" Le Roulier," navire infecté, répand là fièvre à Québec
et occasionne une grande mortalité.
(i) Une publication " Documents Annotés," sur Mgr Pourroy a paru en 1885, à
Montréal.
140
I740-I74I.
SEPTEMBRE.
Le 5. — Michel Berthier, chirurgien du Roy, était tombé
malade en faisant le service de sa charge dans l'hôpital,
soignant une quantité de malades sortis du vaisseau
*' Le Rubis," dans lequel était une maladie contagieuse.
Il mourut et fut inhumé ce même jour.
{Reg. de Québec^
NOVEMBRE.
Le 15. — Est inhumé le corps de Savade Guillomètre,
de 38 ans, natif de Saint- Jean de Luze, matelot sur
"La Marianne," navire commandé par Georges Tan-
queray. {Reg. de St'Frs-Xavier de la Petite Rivière^
1731
1732
Ï733
1734
1735
1736
1737
1738 -..
1739
1740
Total
De 1608 à 1740
Mariages.
Naissances.
Décès.
404
1,959
960
330
2,126
872
333
i»9S5
2,025
369
2,285
870
360
2.19s
786
388
2.255
f^5
324
2,322
894
369
2,207
900
386
2,355
861
406
2,420
941
3.669
22,079
10,004
14,074
77.723
3Ï.809
Excédant.
999
1.254
1,415
1,409
1,360
1,428
1.307
1,494
1.479
12,075
45.914
JUIN (1741).
Le 9. — A lieu ce jour, à la Baie Saint- Paul, la sépul-
ture de Laurent Béni, âgé de 26 ans, décédé sur le vais-
seau " Le Saint-Louis," de la compagnie de M. Dugard,
de Rouen, qui s'en allait en France.
{^Reg. de la Baie Saint- Paul.)
JUILLET.
Le 15. — Jean Gourau, matelot du navire "Le Saint-
François," s'est noyé. Il était natif de Dompierre, diocèse
de LaRochelle. \Reg\ de Lévis.)
1 741-1742. Hi
JUILLET.
Le 17.— Jean- Baptiste Laville, natif de Saint-Nicolas
de LaRochelle, est inhumé à Beau mont. Il était le char-
pentier du navire " La Reine Esther."
{Reg. de Beaumont.)
OCTOBRE.
Le commandant du Fort des Cahokias se nommait
Santilly. (Reg. de Cahokia)
NOVEMBRE.
Le 20. — On transporte dans Téglise de Deschambauk
les corps qui reposaient dans l'ancienne chapelle seigneu-
riale dite Chapelle Saint-Antoine. Cette chapelle jusqu'a-
lors, à Tusage de la famille de François Chavigny de la
Chevrotîère, était interdite par Févêque. Les corps de
M. de Chavigny, de son fils Augustin, et de son petit-fils
François, ne furent cependant relevés que le 2 novembre
1 745. {Reg\ de Deschambault, )
MARS (1742).
Le 29. — Un soldat nommé Jean-Louis Pelletier dit
Larose, appartenant à la compagnie de M. DeNoyon,
" Acdstis à concilio belli, tanqtiam Desertor exercituSyjtista
placita regial' a été inhumé aux Trois-Rivières ce jour.
{Reg. des Trois-Rivières^
JUIN.
Mgr de Pontbriant, sixième évêque de Québec, fait sa
première visite pastorale à la Longue- Pointe, et confirme
jusqu'aux enfants de deux mois d'âge/'^
{Reg. de la Longue-Pointe)
Le 6. — M. François Saint- Michel, sieur de Gourville,
lieutenant des troupes, était commandant au Fort Nia-
gara. {Reg. de Montréal)
(i) Pendant cette visite, Monseigneur constate la vérité des guérisons opérées par
l'intercession de feu Mgr de Lauberivière.
142 I 742-1 744-
SEPTEMBRE.
Le 5. — Sépulture du marquis Durfort, garde-marine
du département de Rochefort. Â sa sépulture assistait le
commandant du vaisseau du Roy " Le Rubis," ainsi que
MM. de Beauharnois et Hocquart. {Reg. de Québec.)
Le 30. — Est inhumé, aux Trois-Rivières, le corps de
Pierre Chaillot, ouvrier des forges Saint- Maurice, qui,
dans sa cabane, a été écrasé par un arbre.* Il était natif
de Sueur-sur-Saone, diocèse de Dijon.
{Reg. des Trois- Rivières.)
JUIN (1743.)
Le 18. — Sépulture de Jean- Baptiste Hayot, âgé de 74
ans, tombé de Fécors sur le rocher, six arpens au-dessus
de l'église du Cap Santé. (Reg. du Cap Santé.)
OCTOBRE.
Le 2. — Sépulture de Louis Dechone, noyé à 1 1 heures
le soir, voulant passer à cheval la rivière du Domaine
(Rivière Boyer). {Reg. de Saint- Valier.)
NOVEMBRE.
Le 29. — Dans Téglise de THôpital-Général de Québec,
avait lieu la sépulture de François Grouard, âgé de 81
ans. Né à Québec en 1662, il avait reçu Tordre de sous-
diaconat, et remplissait la charge de chapelain du chapitre
de Québec. {Reg. de l^ Hôpital-Général^ QtUbec^
MARS (1744).
Le 27. — Dans les registres de Bécancour, on lit : " L'en-
fant François- Xavier Provancher, décédé le dix mars,
avait été déposé sans aveu, dans l'ancienne chapelle de
nie, laquelle fut interdite dès l'été 1 743 dernier par Mgr
pour les sépultures. Louis Provancher, père, par oppo-
sition aux volontés et règlements de l'évêque, voulait
faire porter le corps de son enfant à la paroisse du Cap
pour y être inhumé. Sa Grandeur, informée de ce qui se
1 744-1 745- 143
passait, ordonna que Tenfant serait enterré dans le nou-
veau cimetière, et défense fut faite d'inhumer ailleurs.
Sur quoi le corps du dit enfant fut apporté et inhumé
dans le nouveau cimetière, avec les cérémonies ordinaires.
G. Marcol, S.J.
{Reg. de Bécancour)
AVRIL.
Le 17. — A été inhumé, ce jour, le corps de Marie
Cardinal, épouse de Jean- Baptiste Menard, laquelle, noyée
le douze novembre 1 743, fut retrouvée au rivage du
fleuve Saint- Laurent. {Re£;. de Longueuil.)
JUIN.
Le 24. — Jacques Auger, pilote du navire " Le Caribou,"
s'est noyé. (Reg. de Saint-Pierre, I.O.)
JUILLET.
Le 3. — Mgr de Pontbriant confirme à Saint-Thomas,
530 personnes de tout âge, même des enfants d'un mois.
En 1750, le II juillet, u en confirme 169, aussi de tout
âge. {Reg. de Saint- Thomas.)
DÉCEMBRE.
Le 21. — Pierre Patry, fils de Jean Patry et de Cathe-
rine Vanasse, de la paroisse Saint- François du Lac, a été
trouvé mort dans son lit, et inhumé le même jour.
{Reg. de Saint-François du Lac.)
MAI (1745).
Le 19. — Joseph Brault dit Pomîn ville, fils de Jean-
Baptiste et d'Elizabeth Brunet- Bourbonnais, de Lachine,
est massacré par les Sioux, ce jour. U s'était marié en
1 743 à Cahokia. (Reg. de Cahokia)
Dans le cours de la présente année (1745), Bellin,
ingénieur du Roy et de la marine, publie une carte de la
144 I 744-1746.
Nouvelle- France, partie orientale. Dix ans plus tard, il
publie une seconde carte de la partie occidentale de la
Nouvelle- France. Sur cette dernière il désigne la rivière
Ouabache {Wabask)y sous le nom de "rivière St-Jérôme,"
où se trouvent la mission et le fort Ouiatanon.
{Archives du Département de F Agriculture, Ottawa}^
Pendant cette même année, plusieurs Français sont
faits prisonniers de guerre à Boston. {Reg. de Québec^
JUIN.
Le 24. — ^Jean- Baptiste Dubé, et Marie- Anne Rasset
font baptiser deux jumeaux; deux autres, le 15 mars
1751, et enfin, deux autres le 11 janvier 1754.
{Reg. de Québec.)
Marié en 1 73 7, Dubé meurt en 1 780, âgé de 70 ans ; sa
femme meurt en 1 797, âgée de 80 ans. Elle avait donné
naissance à dix-neuf enfants. Une grande fécondité n'est
pas toujours la cause d'une mort prématurée.
{L'Auteur)
1 746.
C'est en cette année que Ton rencontre, pour la pre-
mière fois, cinq noms de baptême donnés à un enfant.
Le 24 mars l'enfant de Noël Bouchard est baptisé sous
les noms d'Amédée-Constantin-Brice-Siméon-Richard.
{Reg. de la Baie Saint-Paul)
OCTOBRE.
Le 3. — Sépulture de Marie Joseph, âgée de 29 ans,
fille de Pierre Verville, noyée dans la rivière Bécancour,
vis-à-vis la terre de son père. {Reg. de Bécancour)
Le 5. — Louis Burdaîron dit Jean Guy, maître de
barque, noyé depuis cinq mois, au Long Sault, lorsqu'il
montait au fort Frontenac, fut trouvé à Tllé aux Hérons,
et inhumé ce jour. {Reg. de Montréal)
1 746-1 747- 145
Le 17. — Dans la rade de Québec se trouvait "Le
Fourneau/' navire commandé par Guillaume Compiaux.
{Reg. de Québec^
JANVIER (1747).
Le 16. — Mariage de LeGallais, second maître dans la
frégate " La Marthe." {Idem)
AVRIL.
Le 7. — A été inhumé le corps de Nicholas Varîn, âgé
de 44 ans, perdu sur la glace dans une tempête de neige,
au commencement de Tannée. {Reg. de Montréal)
MAL
Le 21. — Avait lieu aux Trois-Rîvières, la sépulture de
Jacques Simonet, écuyer, sieur de TAbergemont, direc-
teur intéressé dans les forges Saint-Maurice. Il était fils
de Jean-Baptiste Simooet, sieur de TAbergemont, con-
seiller et secrétaire du Roy et de Dame Elizabeth
Berauilt, de la paroisse Dompîerre, diocèse de Langres.
Il avait épousé en premières noces, Marie Foissey, et le
17 novembre 1738, il épousait en secondes noces Gene-
viève Boucher de Grand- Pré, veuve de Charles Hertel.
{Reg. des Trois- Rivières)
JUIN.
Le 5. — René-Joseph Patry, jeune homme de vingt-
trois ans, fils de René Patry et de Catherine Girard, s'est
noyé dans la rivière Méchatigan,^'^ et a été inhumé dans
le cimetière de la paroisse Saint-Joseph de la Nouvelle-
Beauce. {Reg. de Saint-J oseph^ N.-Beatcce.)
Le 25. — Messire Pierre-René LeBoulanger, curé de
Charlesbourg, âgé de 68 ans et demi, était inhumé dans
Téglise avec messire Alexis Leclerc, âgé de 40 ans, mis-
sionnaire de la paroisse Saint-Joseph, seigneurie de
Fleury. {Reg. de Charlesbourg)
(I) Mechatigan, par corruption " St-Igan," est 1« nom sauvage de la rivièrç
Cliaudière.
10
^
146 1747-1748.
JUILLET.
Le i". — Sépulture de Michel-André DeMoyres, natif
de l'Anjou, supérieur des frères charons de l'HôpitaJ-
Général de Montréal. Il était âgé de soixante ans.
{Jies'. de r Hôpital-Général, Montréal.)
AOUT.
Le 8. — Avait Heu, dans l'église de Sainte-Anne de la
Pérade, la sépulture de Madeleine Jarret, de Verchères,
épouse de Pierre-Thomas Tarieu, sieur de la Pérade.
SEPTEMBRE.
^ Le i". — A lieu, à Montréal, la sépulture de Jacques
Taychaten, âgé de vingt-cinq ans, chef huron du Détroit.
{^Reg. de Montréal.)
OCTOBRE.
Le 27, — Sépulture de Jean- Baptiste KiSet, âgé de 84
ans, ancien chef Algonquin, qui à l'âge de 18 ans, tua et
scalpa La Chaudière Noire, chef Iroquois qui, avec son
parti, désolait le Canada. {Reg: des Trois- Rivières^
Le 30. — Mariage de Jean Dubois, officier de la frégate
" La Marthe." (Reg. de Québec)
MAI (1748).
Le I". — Sépulture de messire Claude-Michel Bégon,
chevalier, gouverneur des Trois-Rivières, âgé de 65 ans,
époux de Jeanne-EIizabeth DeBeauhamois.
{Reg. de Montréal)
JUIN.
Le 24. — Le meunier du Roy au fort Saint- Frédéric,
était Jean-Baptiste Desraby. (Reg. de Québec)
JUILLET.
Le 4. — Une jeune fille de Pierre Dubreuîl et de Marie
Vaudray, s'est noyée à la Pointe-aux-Trembles de Mont-
réal. (Reg. de la Pointe-aux- Trembles, Montréal)
1 748-1 749- 147
AOUT.
Le 8. — Sépulture de cinq soldats tués entre Yama-
chiche et la Pointe au Lac, par trois sauvages Outaouais
et Sauteux, qu'ils menaient dans les prisons de Québec.
(^Reg. des Trois- Rivières^
Le 1 2. — Mathurin Chapelet, natif de Plerin, diocèse de
Saint- Brieu, épousait à Québec Angélique Demitre, fille
de Jean-Robert Demitre. (Reg. de Québec^
Dans les registres des Procès- verbaux de liberté, nous
voyons qu'Angélique Demitre obtient la permission
d'épouser Pierre Batz, le 4 juin 1764, après avoir donné
la preuve que son mari Chapelet était mort à l'hôpital
Saint- Pierre de la Martinique.
(Reg. des Procès-verbaux, Arch. de Québec^
Le 13. — Avait lieu le mariage de Jacques Franchères,
second chirurgien sur " Le F'ieuve Saint- Laurent," avec
Elizabeth Boissy. {Reg. de Québec^
Le 20. — Jean Diau, second canonnier sur le même
navire, se mariait aussi à Québec. {Idem)
Le 23. — M. DelaVillangevin, vicaire-général, dans sa
visite pastorale à Saint- Pierre les Becquets, ordonne de
faire les doubles registres et de les déposer,
{Reg. de Saint-Pierre les Becqtuts)
NOVEMBRE.
Le 13. — Pour la seconde fois au Canada, on donne
cinq noms de baptême à un enfant,^'^ Louis-Augustin-
René-Brice-Sauveur, enfant d'Augustin Balard, armurier,
et de Victoire Tremblay, de la paroisse des Eboulements.
{Reg. des Eboulements.^
JANVIER (1749).
Le 18. — Au registre du Cap Saint- Ignace, se trouve la
note suivante : " Depuis le présent acte mortuaire jus-
qu'au dixième inclusivement, j'ai oublié de spécifier sUr
(I) Voir le 3 octobre 1746,
Ui^^'
148 1 749.
chaque extrait mortuaire que le dît corps avait été aupa-
ravant inhumé sans les cérémonies ecclésiastiques, par
quelques habitans, dans un cimetière interdit, et que c'est
par ordre de justice qu'ils ont été levés du dit cimetière :
de là vient que Ton trouve sur ses registres, ces inhuma-
tions faites longtemps après le décès des personnes.
(Signé), CuROT, ptre.
{Reg. du Cap Saint-Ignace^
Note. — MM. Hiché, procureur du Roy et Louet,
greffier de l'amirauté de Québec étaient témoins, à la
translation des corps, dont les sépultures dataient depuis
le 30 septembre 1748, jusqu'au 13 novembre de la même
année. {Idenz)
AVRIL.
Le 27. — Sépulture de Raphaël, âgé de 16 ans, et de
son frère Stanislas, de 14 ans, enfants d'Alexis Sauvageau^
qui se sont noyés dans la rivière Lachevrotière.
{Reg. de DeschambaulL)
JUIN.
Le 14. — A été célébré le mariage de Pierre- François-
Olivier, sieur de Vezin, fils de Hugues Olivier, seigneur
de Lyonne, en Bassigny, et de dame Louise Leroux, de
Dinjolincour, diocèse de Toul, avec Marie -Joseph
Gatineau-Duplessis, fille de sieur Jean- Baptiste Gatineau.
M. Vézin était grand- voyer de la province de la Loui-
siane, et fut le premier envoyé par le Roy, en ce pays,
pour y établir les forges et fourneaux de Saint- Maurice,
dont il a été le premier directeur.
{Reg. des Trots- Rivières.)
AOUT.
Le 19. — Sépulture de Joseph Héroux, âgé de 18 ans,
fils de Pierre Héroux et d'Angélique Carbonneau, lequel
est mort frappé par la foudre.
{Reg. de Sainte-Anne, Yamachic/ie.)
I750. 149
Simon Aubry, époux de Marie Beaudet, voulant tra-
verser le fleuve sur les glaces du Cap Rouge à Saint-
Nicolas, s*est noyé.
{Reg. des Procès-verbaux, Arch de Québec y 1 750.)
Dans cette année, Pierre Bouet dît Lalancette^ canon-
nier, arrive à Québec, et s'établit près la citadelle.
(Reg, des Procès-verbaux^ Arch. de Québec^ 1 766.)
JUIN.
Le 17. — Visite de Mgr. de Pontbriant à la paroisse
de Saint- François- Xavier de la Petite Rivière, côte de
Beaupré. {Reg, de St-Frs-X. de la Petite Rivière^
L'église Saint-Pierre du Sud était interdite cette
année ! Pourquoi ?
( Voyez Reg. de S t- François du Sud, Ô sept. 1 750.)
JUILLET.
Le 30. — Michel de Sallaberry, fils de Martin de Salla-
berry et de Marie Michelance, de la paroisse de Cibour,
diocèse de Bayonne, épousait en secondes noces Made-
leine-Louise Juchereau. Il était officier sur la frégate
^' L'Anglezea." Deux ans plus tard, il était capitaine de
la flûte du Roy, et commandait " Le Chariot Royal."^'^
M. Gomain, lieutenant des vaisseaux du Roy, comman-
dant de la frégate " L'Anglezea," était témoin au mariage
de M. de Sallaberry. {Reg. de Beauport.)
AOUT.
Le II. — Sépulture de Gabriel Latreille, âgé de 26 ans,
homme de 1 équipage du brigantin "La Louise," com-
mandé par Denis Larche. {Reg. de Saint- Thomas)
SEPTEMBRE.
Le 14. — Baptême de Joseph-Nicolas, fils de Kionha-
tonni, orateur sauvage du nouvel établissement de la
(I) Son petit-fils, Charles-Michel, est le héros de Chateauguay. (V Auteur.)
I50
I750.
Présentation de la rivière Hoegatsi, et de Onhatsouaten^
dame du conseil du dit établissement, {/^eg-. cte Montréal^
OCTOBRE.
Le i". — Messîre Joseph Gaillard, chanoine de Québec,
est désigné comme seigneur de l'île et comté Saint-
Laurent. {Reg. de Saint-Pierre, I.O)
NOVEMBRE.
Le 5. — Le navire " Le Saint- Joseph," de Nantes, avait
pour commandant le capitaine Fontaine, et pour contre-
maître François Nicou, qui fut inhumé ce jour, dans le
cimetière de Saint- Laurent, Ile Orléans.
{Reg. de Saint-Laurent, I.O)
DÉCEMBRE.
Le 5. — Sépulture de François Delsol-Desnoyers, mort
sur la goélette " La Trompeuse," commandée par Denis
DeVitré. {Reg. de nie Saint-Jean)
Le 30. — M. Louis-Eustache Chartîer de Lotbinière,
archidiacre, fait la bénédiction d'une cloche pour la
paroisse de Sainte-Anne de la Pérade. M. Pierre-Joseph
Tarieu de la Naudière en est le parrain, et Marie-Joseph
Gastineau, la marraine. {Reg. de Ste-Anne de la Pérade)
1741
1742
1743
1744
1745
1746 '
1747
1748
1749
1750
Total
De 1608 à 1750
Mariages*
425
422
418
426
438
418
513
614
664
619
4,957
19*03 1
Naissances.
2,379
2,529
2,467
2,546
2,626
2,702
2,737
2,784
2,810
2,974
26,554
104,277
I75I- 151
MAI (1751).
Le 7. — Sépulture de Joseph Germain, âgé de 32 ans,
noyé en faisant la chasse. Il était marguiilier en charge
de la paroisse du Cap Santé. (^^. du Cap Santé.)
Le 23. — Charles Beausoleil, parti de Terrebonne con-
duisant un bateau de M. Lacorne, chargé de farine, s'est
noyé et a été inhumé à la Pointe-aux-Trembles.
{Reg. de la Pointe-aux- Trembles^ Montréal^
JUIN.
Le 15. — Un matelot, de Bretagne, nommé François
Dugal, âgé de 30 ans, s'est noyé et a été inhumé à Beau-
port. {^Reg. de BeauporL )
Le 21. — Etaient inhumés, à Saint- Nicolas, les corps de
Louis Bourassa et de son fils, Jean, âgé de seize ans.
Tous deux revenaient de Québec à Saint-Nicolas lors-
qu'ils furent tués par la foudre. {Reg. de Saint-Nicolas^
Le 24. — Antoine Vermandois, trouvé noyé sur le
rivage, a été inhumé à Berthier-Bellechasse.
{Reg. de Berthier)
JUILLET.
Le 16. — M^- de Pontbriant ordonne qu'un petit registre
soit tenu pour y entrer les actes de sépultures des enfants
mort-nés. i^Reg. de Lorette.)
SEPTEMBRE.
Le 22. — Pierre Petit, français, s'est noyé à la Pointe
aux Hurons de Lotbinière. {R^g* de Lotbinière.)
NOVEMBRE.
Le 24. — Sépulture d'Ignace Guay, âgé de 45 ans, noyé
devant la ville de Québec. {Reg. de Lévis.)
DÉCEMBRE.
Le 8. — Est inhumé à Varennes, le corps de Jacques
Chaperon, âgé de cinquante ans, noyé à la Pointe-aux-
^
152 1751-1752-
Trembles de Montréal. Il avait épousé en secondes
noces, Françoise Auger, le 19 avril de la même année.
{Reg. de Varennes. )
Cette même année, François Moreau, natif de Thion-
viile, arrive à Québec sur le vaisseau " L'Angélique,"
commandé par M. Vitray.
{Reg. des Procès-verbaux, Arck, de Québec^
Les registres des Procès-verbaux de liberté font men-
tion, cette année, de Marie-Joseph, nëe en 1738, fille de
Jacques Fournel et de Marie-Joseph Pelletier, de la
Pointe-aux-Trembles de Québec, qui à l'âge de treize ans
avait été enlevée par un juif du nom de Daniel Hardi-
ment. {Idem.)
JANVIER (1752).
Le 31. — A l'acte de mariage de Jean Girard, de
l'Ange- Gardien, on ne trouve ni le nom de sa femme, ni
ceux de ses père et mère. On pourrait en conclure que
le dit Jean Girard se maria avec lui-même ! ! Heureu-
sement que les actes de baptêmes et ceux de sépultures
des enfans de Jean Girard, nous font connaître à qui il
avait uni son sort. {L'Auteur)
AVRIL.
Le 23. — A lieu la sépulture de Charles Goguet, culti-
vateur de la Longue- Pointe, écrasé par un arbre qu'il
abattait dans la forêt. {Reg. de la Longue-Pointe)
MAL
Le 13. — A lieu la sépulture de Jean Favre et de son
épouse Marie Bastien, tous deux assassinés, dans la nuit
du II mai 1752, dans leur maison. Ils étaient âgés de
60 ans. {Reg. 4e Montréal)
Nous lisons dans la chronique de Rimouski (vol. I,
pages 67 à 84). "Dans l'automne '1755, une frégate fran-
çaise conduisait des troupes à Québec. Une nuit de
tempête vint la briser au Gros Mécatina, sur les côtes du
Lribrador. L'équipage, composé d'environ trois cents
^752. 153
hommes, ayant pu recueillir une partie de la voilure et
des agrès, réquipa à la hâte la coque d'un autre vaisseau
brigantin d'une centaine de tonneaux qui, quelques
années auparavant et au même endroit, avait aussi fait
côte. Il se nommait " Le Saint-Esprit," et avait appar-
tenu à M. Jean Taché, ancêtre des messieurs Taché, de
Kamouraska. Avec cette embarcation improvisée, que
l'équipage appela " L'Aigle " ou " Le Sneau," il tenta de
remonter le fleuve jusqu'à Québec ; mais une seconde
tempête l'attendait près de Rimouski. Dans une nuit
affreuse des derniers jours de novembre, un coup de mer
emporte une partie de la mâture et le vaisseau est jeté
sur la pointe nord-est de l'île Saint- Barnabe. L'hermite
Toussaint Cartier, de grand matin, en sortant de son
humble demeure voit le naufrage et court en grande hâte
sur les lieux du malheur. Il aperçoit ces pauvres naufra-
gés mourant de froid, et plusieurs même que la mort avait
déjà saisis. Il les amène chez lui, mais sa maison étant
de beaucoup trop petite pour les contenir tous, il fait de
suite des signaux pour demander du secours aux habi-
tants de Rimouski, et les malheureuses victimes, quelques
heures après, se dirigeaient vers le petit village, aidées
des hommes valides de l'endroit ; mais comme plusieurs
d'entr'eux étaient déjà affaiblis par la faim, le froid et la
misère, ils trouvèrent la mort en voulant la fuir Les
seuls à peu près qui survécurent, furent MM.de Loubarat,
commandant ; DeCondamin, premier lieutenant ; DeSou-
venier, médecin, et M, l'abbé Joseph Chesnot, aumônier."^'^
L'auteur de cet intéressant récit nous permettra de
relever quelques erreurs de dates et de noms, erreurs que
nous constatons d'après un document authentique déposé
aux archives de l'archevêché de Québec.
"Un nommé Pierre Brunet, y est- il dit, jeune garçon de
seize ans, natif de Niort, diocèse de Poitiers, s'était em-
barqué à Brest sur le navire " L'Aigle," commandé par M.
DeRoboras, et arriva au Canada en 1752, après avoir fait
naufrage au Mécatina, sur les côtes du Labrador."
{Reg. des Procès-verbaux de liberté, 1 767.)
(i) On retrouve le nom de cet aumônier des vaisseaux de Sa Majesté dans les re-
gistres des Trois- Pistoles où il fait un acte de baptême le 26 avril 1759.
l
154 1752-1753-
C'est donc en 1752 et non en 1755 que " L'Aigle" fut
naufragé, et le nom du commandant est " DeRoboras "
et non " DeLoubaraL" (L'Auteur.)
JUIN.
Le II. — Nicolas Claude, natif de la paroisse de Saint-
Nicolas, diocèse de Strasbourg, Alsace, abjure l'hérésie
de Luther, et épouse le jour suivant à Sainte-Geneviève
de Montréal, Geneviève Bouleau.
(J^eg: de Ste-Geneviève, Montréal!)
AOUT.
Le 28. — Mathieu Hîanveu, âgé de vingt-huit ans, natif
de la ville de Gisors, diocèse de Rouen, Normandie,
épousait Marguerite Pépin, à Charlesbourg.
Jeune militaire de la compagnie de M. Marin, il avait
été surnommé Lafrance. Le Père Saint-Pé, supérieur
général des Jésuites le nomma, en 1759, notaire royal |
pour les seigneuries appartenant à l'ordre des Jésuites de
la Nouvelle- France. Il mourut à Québec et fut inhumé
le 7 mars 1793. Ses descendants se sont presque tous
distingués comme de très habiles relieurs à Québec, et
surtout comme des citoyens et chrétiens modèles,
FÉVRIER (1753).
Le 16. — Sépulture de Louis Dechau, écrasé par la
chute d'un arbre. {,Reg' de NicoleL)
AVRIL.
Le 21. — Abjuration et baptême de Valentin J. Bte.
Cole, anglais, à St. Antoine de Tilly.
{Re^. de St. Ant. du Tilly.)
MAI. I
Le 28. — Ce jour les habitants de la paroisse de Nicolet
relèvent tous les corps, exhumés du vieux cimetière, pour
les transporter et inhumer dans le nouveau.
{Reg. de Nicolet)
1753- 155
JUIN.
Le lO. — Le navire " Le Saint- Esprit," commandé par
le sieur Pierre Berade, de Bayonne, était à la Gaspésie.
Un homme de son équipage, Pierre Brose qui mourut y
fut inhumé le lo Juin 1753.
Le 24. — Pierre Daigneau et Louis Roulette, naviguant
sur le lac Saint- François, sont tués par le tonnerre.
{Reg. de Soulanges)
AOUT.
Le 6. — Pierre Buisson, de 18 ans, natif de Dinan, s'est
noyé. Il était aide-canonier sur " Le Tigre," vaisseau du
Roy, commandé par M. De la Villeon. i^Reg. de Québec, )
Le 25. — François Coiteux, âgé de vingt-trois ans, était
inhumé dans le Fort de la Presqu'île, dans les pays d'en
haut, par le frère Denis Baron, Recollet, aumônier. Un
certificat de la sépulture se trouve dans les registres de la
Longue- Pointe de Montréal. {R^g> de la Longue-P ointe.)
SEPTEMBRE.
Le 24. — Cas de superfétation, — Michel Hunaut-Des-
champs et Marie-Charlotte Cuillerier, font baptiser Marie-
Françoise, née la veille, (23 septembre 1 753.) Ils avaient
fait baptiser Marianne, née le 13 mai 1753, de la même
année. {^Reg. d£ Sainte-Anne, Bout-de-llle.)
OCTOBRE.
Le 29. — Dans le registre de Tétat des personnes pour
le Fort Duquesne, se trouve l'acte de sépulture du che-
valier de la Margue, avec la note suivante :
" Mort dans le Fort de la Ri vière-aux- Bœufs et y a été
" inhumé sous le nom de Mr. Pierre Paul, Ecuier, Sieur
" de Marin, chevalier de l'Ordre Militaire et Royal de
" Saint- Louis, capitaine d'infanterie, et commandant-
" général de l'armée de la Belle-Rivière."
\Reg\ du Fort Dugtùesne)
Note. — Le chevalier Marin de la Margue, né à Montréal, en 1692, avait
épousé en 17 18, dans la même ville, D'*« Marie-Joseph Guyon-Desprès, dont la
cousine avait épousé Antoine Lamotte Cadillac, fondateur du Détroit.
Une des filles du chevalier de la Margue épousait en 1755, Charles René De la
Roche- Vernay. (V Auteur,)
k
156 1754- 1
FÉVRIER (1754). I
Le 1 5. — Mariage à la gomine et excommunication : — 1
Les nommés Pierre Benard et Catherine Laviolette, '
s'étant mariés, le 15 février, à la gomine. pendant l'éléva-
tion de la Sainte-Hostie, le Mandement de M''- de
Saint- Valier, contre ces détestables mariages, a été lu au ,
prône, le dimanche d'après, 24°' jour du même mois, sur '
l'Ordonnance de Mr. Lenonnant, Vicaire- Général du |
diocèse, et les prétendus mariés ont été déclarés, en con- |
séquence, excommuniés.
{Reg. de la Pointe-aux- Trembles, Montréal^
MAL
Le 22. — Noyés à l'Ile Saint-Jean, Cassegrain dit
Laderive, âgé de 1 9 ans, natif de Notre-Dame de Chartres,
soldat de la compagnie de Rousseau, Sieur Dorfontaine
et Jacques Bau-dit-Vadeboncœur, âgé de 19 ans, du
Poitou. Reg. de Vile Saint-y ean.
Joseph Belletête, âgé de 18 ans, natif de Saint- Jacques
de Dieppe, en Picardie, arrivait à Québec, en 1754, sur
le navire " Le Dauphin," commandé par son oncle le
capitaine Durand. Il se maria en 1768.
{Reg. des Procès-verbaux, Arck. de Québec.)
AOUT.
Le 23. — Sépulture de Joseph Baudoin, âgé de 28 ans,
qui s'est noyé au Cap Santé. {Reg. du Cap Sanié.)
NOVEMBRE.
Le 21. — Louis Chel-dit-Saint- André, âgé de cinquante-
deux ans, accidentellement tué par un coup de fusil, est
inhumé à Saint-Thomas.
{Reg. de Saini- Thomas de la Poinie-à-Lacaille. )
DÉCEMBRE.
Le 30. — Pierre Dalserie, natif de Bretagne, trouvé gelé
sur les glaces, a été inhumé à Sorel. Il était âgé de 1
quarante ans. {Reg. de Sorel.)
1755- *57
MARS (1755).
Le 13. — Dans les registres de la Longue-Pointe on
trouve le certificat d'inhumation du corps de Louise, né-
gresse âgée de vingt-sept jours, appartenant à M. Des-
chambauît. Reg. de la Longue-Pointe.
NOVEMBRE (1756).
Le 4. — Marie-Judith, panis, âgée de treize ans, a été
baptisée. Elle appartient au Sieur Previile.
Re^. de la Longue- Pointe.
JANVIER (1757).
Le 22. — Un esclave panis appartenant à M. de Saint-
Blain, officier d'infanterie, a été condamné par le Lieute-
nant-Général Guiton de Monrepos, à la peine du carcan
en la place publique, un jour de marché, puis à être banni
à perpétuité de la jurisdiction de Montréal. Il se nom-
mait Constant. Greffe de Montréal.
Il est impossible de nier que l'esclavage ait existé en
Canada avant et après la cession de la colonie. Il a
existé, non seulement en _^'^ comme le prouve la liste que
nous donnons plus loin ; mais encore en droit, ou mieux
d'après la loi, comme l'a démontré le commandeur Jacques
Viger, dans un Mémoire publié par la Société Histonque
de Montréal,
Trois documents prouvent que l'esclavage fut introduit
au Canada, en 1688 ou peu après.
Ces documents sont :
1° L'Ordonnance de Raudot du 13 avril 17090111, sous
" le bon plaisir du roi, ordonne que tous les Panis et
" nègres qui ont été achetés ou qui le seront par la suite,
" appartiendront en pleine propriété à ceux qui en ont fait
" ou en feront l'acquisition, en qualité d'esclaves."
158 1755-
20 L'Ordonnance de Hocquart, du premier septembre
1 736, qui déclare nul et de nul effet tout affranchissement
d'esclaves non fait par acte devant notaires, dont est
gardé minute, et en outre enregistré au greffe de la juris-
diction royale.
y> L'arrêt du Conseil d'Etat du Roi, du 23 juillet 1 745,
qui déclare que "les nègres qui se sauvent des colonies
" ennemies aux colonies françaises, et leurs effets appar-
" tiendront à Sa Majesté le Roy Très-Chrétîen."
Ces trois documents constatent trois phases de l'Es-
clavage en Canada. Le premier légalise ce qui n'était
encore qu'un abus, le deuxième constate un ordre de
choses établi, contre lequel on ne peut aller qu'en se ser-
vant des formes les plus solennelles, et le troisième est le
complément qui conduit le système aux extrêmes.
On le prouve encore par l'Article XLVII de la capi-
tulation de Québec •■' : —
" Les nègres et panis des deux sexes resteront en leur
Qualité d'esclaves en la possession des Français et Cana-
iens, à qui ils appartiennent ; il leur sera libre de les gar-
der à leur service dans la colonie ou de les vendre ; et ils
pourront aussi continuer à les faire élever dans la religion
Romaine, excepté ceux qui auront été faits prisonniers."
Dans la Gazette de Québec du 18 mars 1784, on lit
l'avertissement qui suit :
" A Vendre. — Une négresse qui est présentement en
" ville. L'on pourra s'adresser à Madame Perrault pour
" le prix."
Et dans celle du 25 mars, même année :
" A Vendre, — Un nègre âgé d'environ 25 ans, qui a eu
" la petite vérole. Pour plus amples informations, il faut
" s'adresser à l'imprimeur."
(I| La capilulition, comme on le sait, fui signée par le Général Amherst, comman-
dant-en-chet les troupes et for<*s de Sa Majesté Britannique en l'Amérique Seplen-
ti iùnale, et le Marquis de Vaudrenil, Gooïemenr et lieutenant- Gêné rai pour le Roi
ci: Canada,
1755-
159
Le 9 juin 1 783, Elias Smith vendait à James Finlay,
Juge de Paix, une négresse que Ton désignait sous le nom
de Peg, et le 14 mai 1788, le dit Finlay la revendait à
Patrick Langan. Dans les deux ventes Tesclave avait
été évaluée à ;^50.
En 1 793, dans le Parlement du Bas-Canada, on pro-
posa un bill pour l'abolition de l'esclavage dans cette
province. Cette proposition n'eut pas de suite.
Elle fut reprise par le Parlement en 1799, et en 1803
cette question fut de nouveau discutée sans recevoir une
solution définitive, et ce n'est que par l'Acte de 1833
que l'esclavage fut définitivement aboli.
Nous avons cru que le tableau suivant dressé d'après
les différents registres intéresserait nos lecteurs : —
TABLEAU DES FAMILLES POSSÉDANT DES ESCLAVES DE LA
NATION DES PANIS.
Nom des Familles.
MM. Leschelle ...••>•
" Senne ville . • . • •
" Felta
Dlle Desrivières
MM. Vien, Jean
" Adhemar, A...
Dme Cuillerier .•••••
MM. DeBaune ...•••
" Perigny
" Réanme, Simon,
** Duchaime..*» •
" Lacoste ..•••• •
*^ Laplante .••• .,
Dme Linctot ...... . .
MM. De la Vérandrie ,
(( <«
Au Roy .•...•.•••.<
t(
((
MM. FeitV.V.'.V.'.'.".
" Godet
Au Roy
((
(C
(C
Dme DesLignery . . . .
Dlle Monier
Marie-Louise.
Marie- Anne . .
Marie ,
Charlotte . . • •
Marie
Joseph.... .,
(c
l<
((
Marie ,
Esclaves.
((
Marguerite
Marie . . . • •
Joseph ....
Marie . . . . •
(«
Louise . . . .
Deux filles ,
Marie ....
tt
tt
Joseph ,
Marie .
((
. . . < . . . ■
Nais-
sance
DÉCÈS
737
732
748
748
742
763
680
737
755
730
730
720
710
736
736
744
737
749
741
732
748
733
747
745
743
1754
1754
1754
1755
1782
1781
175s
1755
1755
1755
Ï755
1755
1755
'755
1755
1756
1756
1756
1756
1757
1757
1757
1757
1757
1757
1756
1757
^757
Lieu du
DÉCÈS.
Hôp.-Gén'l
de Montréal
Age
22
6
7
40
18
75
18
25
25
> • • I
35
45
19
20
12
20
8
16
25
9
24
9
12
14
TABLEAU DES FAMILLES POSSÉDANT DES ESCLAVES DE LA
NATION DES PANIS. — (SniTE.)
SANCE. '^^^^ DÉCÈS. ^"^^ ,
Nom des Familles.
HM. De la Corne (chevalier).
" DeVaudreuil
" Lacroix, Hubert
" ChenneviUe
" Messière-Lahaye
" Giaïsoo, Jean
Dme Cooteraox
UH. Baron. Ant
" D'Agitille
" PilIanKt
« Uachelle
" De ta Ronde
" Felw
" CorporoD
As Rojr
MM. Perlhnii, interprète des Iroq
- De Bleury
Au Roy
M-GÙni
Dme De U Naudière .
AaRov
H.PerTaalt
Catherine , .
los^
" DtPerigoj
DeQntensek, chef de* Algonquin*
MM. Saint-Diiier
" Deschambault ,,.
" Réanme, Simon
> DeLessard.
■ DelaGudc.
Inxjuois, i la Prtseiitation
le De Ligneiîe... ,
' Benoit -
' Delisle
S Broï'ssrd, PasI
' DeBleuiy
' DelaConie
' Volant, Frs
' D'Auteiive
le DeBlainTÎlIe
I. Caiignao . . > . . ..■..
' CAM, voTaeeuT
' Da»by
' Lemciiie-Deayns, Jacqnes,
' Saint-Lnc-Laconic
' Benard (ai^l*Û| .
' Adh*niar,J<-- "
■eD'Anteiia
' DeClignummr..
I. Gunewi. Igrace.
' De Longoeoil . . .
Esclaves.
«"sei*
e9ui-B^>tiste
Angélique- ..
[«on- Baptiste
Marie
Haiie-Joseph...
loseph
Charlotte
1745
"748
I7I3
1769
1747
176*
Uargnerite ....■•
Jacqws-Cisu, (no
Muic (noire)-.,
l-lMaiiés le sjanvîer 1763,
• ( 1 lAngaentl.
1755-1756. i6i
JUIN.
Le I". — Cas de sttperfétation — François Thibaut et
Marie- Anne Richard, de la paroisse de Saint- François
du Sud, font baptiser Nicolas, né le même jour et décédé
le 8 août suivant.
Le 27 juin de la même année, ils font baptiser un autre
enfant (garçon) né et décédé ce même jour, et inhumé le
28. {Reg\ de Saint-François du Svd)
Le 23. — Jean Loiselle, de 24 ans, natif de Ploiieve,
diocèse de Saint-Malo, a été inhumé à Lévis. Il faisait
partie de l'équipage du vaisseau du Roy " L'Opiniâtre."
L'aumônier du vaisseau, le Père Duvau, bénit lui-même
la fosse. [Reg. de Lévis)
Le 25. — Mathurin Lemaître, de 25 ans, natif de Saînt-
Malo, appartenant aussi à l'équipage de " L'Opiniâtre,"
est inhumé à Lévis. {Reg. de Lévis)
Le 28, — Antoine Mercier, cultivateur, habitant de la
paroisse des Ecureuils, s'est noyé dans la Rivière Jacques-
Cartier. Il n'était marié que depuis cinq mois.
Reg. des Ecureuils.
JUILLET.
Le 20. — Sépulture de Jean- Baptiste Polemond, âgé de
43 ans, ancien chirurgien-major de la ville de Douay, en
Flandres, chirurgien-major des troupes françaises du
Canada, noyé l'avant-veille dans la rivière Duchesne.
{Reg. de St. Jean Deschaillons)
Le 27. — Bénédiction solennelle d'une cloche, nommée
"Marie-Joseph." iJReg. de Deschambault)
JANVIER (1756).
Le 15. — RuETTE D'AuTEUiL. — Une copie authentique
d'un testament passé pardevant Ferdinand Ximenès de
Pineda, notaire en la ville de Cartagine et témoins, le 1 5
janvier 1756 d'Ignace D'Auteuil,^'^ chevalier, seigneur
D'Auteuil, en Monceraire, fils aîné et héritier pour moitié
(i) Ignace-Alexandre était né à Québec le 9 juin 1688.
102 1756.
de François Madeleine Ruette, Ecuîer, Sieur D'Auteuil
et de Monceaux, et de Dame Marie-Anne Juchereau, par
lequel il appert que tout ce qui se trouvera au pouvoir de
son beau-frère, Monsieur De Muy^'^ en dépôt et en con-
fiance, partie des intérêts et hérédité que son défunt père
lui a laissé, il lui cède de bonne volonté et gracieusement,
et en outre mille piastres, faites sur les biens de son fonds
dont il lui fait don et legs en la meilleure forme qu'en
droit puisse être requis.
AVRIL.
Le 2. — ^Jérôme Dufix, natif de Carepras, diocèse de
Nîmes, en Languedoc, soldat de Guyenne, abjure Thérésie
de Calvin. {R^g* de la Longue Pointe.
Jean-Baptiste Joseph De Roche De Beaumont était le
commandant des Cahokias cette année 1756.
{Reg. des Cahokias.)
MAL
Le 20. — François, matelot français, décédé à bord de
la frégate '' La Sirène," est inhumé à Saint-Michel de
Bellechasse. (Reg^. de Saint- Michel.
Un grand nombre de soldats anglais de Boston sont
inhuméure n'est pas mentionnée.
{Reg. de Sainte-Croix^
Le 26. — Sépulture de René Portneuf, curé de Saint-
Joachim,quifut massacré par les Anglais, le 23 août, étant
à la tête de sa paroisse pour la défendre des incursions et
hostilités qu'y commettaient les ennemis.
(i) Le Général Murray à la tête de i,200 hommes remontait le fleuve pour
aller détruire la flottille française aux Trois- Rivières ; mais deux fois repoussé à la
Pointe-aux-Trembles par le Colonel Bougainville, il débarqua à Sainte-Croix qu'il
incendia, et se jeta ensuite sur Deschambault où il pilla les équipages des officiers
français. (Garneau, Vol. II, p. 323, 3e édition.)
l
Son corps fut inhumé, sans cercueil, près les balustres,
sous le chœur*"*. {J^eg: de Sainie-Anne de Beaupré.)
M. Rhéboiile commandant "La Carcassière," signe un
acte au registre de la Pointe-aux- Trembles de Québec.
{J^eg- de la Pointe-aux- Tremèles, Québec.
Le 27. — Sépulture des corps de sept habitants de Saint-
Joachim, combattant avec leur curé, M. Portneuf, et tués
par les Anglais :
Paré, Louis, âgé de 64 ans.
Gagnon, Jean, — 69 — ■
Gagnon, Pierre, — 61 — ^^'
Languedoc, Charles, — 48 —
Magnan, Michel, — 30 — *='
Fortin, Jean, — 26 —
Alaire, Louis, — 20 —
{Reg. de Sainte-Atme de Beaupré.
Une mère, Marie-Anne Bélanger, épouse de Pierre
Gingras, aidée de ses enfants, enterre son fils François,
en terre profane, à cause de la présence de l'ennemi,
(Reg. de Saint-Antoine de Tilly.
Le 30. — Pierre Gautron dit Larochelle, âgé de 64 ans,
a été tué, ce 30 août 1 759, par les ennemis.
(Reg. de Saint- Mi£kel.)
SEPTEMBRE.
Le 1". — A cause de l'ennemi les habitants de Saint-
- Antoine s'étaient retirés dans le 3e rang de la paroisse,
(I) " Un détachement de 300 hommes, sous les ordres da capitaine Monlgomeryi
ayant été envoyé à Saint-Joachim, où quelques habitants se mitent en défense, y
commit les plus grande» cruauté*. Les prisonniers furent massacrés de sang-ftoid
et de la manière la plus barbare. M. de Portneuf, curé du lieu, qui n'avait pas
voulu abandoimer ses paroissiens, afin de leur administrer AU besoin les secours de la
religion, fut atteint et haché à coup de sabre." (Gauieau, voLII, p. 318, 3eédit.,
" There were several of the enemy killed and vrounded and a fèw prisoners taken^
" ail of whom, the barbarous Caplain Montgomery, whocommanded us, ordered lo
" be buichered in a most inhumao and cruel manner."
(Colontl Makelm Frastr's Lieut. of the "fith, maauicHpljimmal rtlating lo t/u
eperatians ie/orc Qufèec m 1759.^
(z) Epoux d'Etiennelte Cloulier.
(3) Pire de six enfants.
1759. 173
et les baptêmes se font dans la maison de Jean- Baptiste
Coté. {Reg. de Saint' Antohie de Tilly,)
Pendant les mois d'août et de septembre, M. Martel,
curé de Saint-Laurent, Ile d'Orléans, et tous ses habi-
tants étaient dispersés dans les paroisses de Beauport et
de Charlesbourg. {R^g de Saint-Laurent, I. O.)
Le 8. — Note de M. Maisonbasse, curé de Saint-
Thomas :
" Les registres, depuis le 21 janvier jusqu'au 8 septem-
bre 1759, ont été emportés par les Anglais, qui les ont
pris dans le bois." O^^g- de Saint- Thomas. )
Madeleine Houde, épouse de Joseph Bergeron, est
inhumée par plusieurs habitants ; l'ennemi étant encore
en la paroisse de Saint-Antoine de Tilly. Elle n'était
marié que depuis le 12 février précédent.
{Reg. de Saint-Antoine de Tilly)
Le 9. — Les habitants de la Baie Saint- Paul, pendant
le siège de Québec, s'étaient réfugiés dans les bois. A
leur retour, ils firent inhumer dans. le cimetière plusieurs
enfants morts dans les mois précédents.
{Reg^, de la Baie Saint-Paul.)
Le 13. — A lieu à Charlesbourg la sépulture de François
Bilodeau, habitant de la Sainte- Famille.
{Reg. de Charlesbourg)
Le 14. — On trouve au registre de la paroisse de Batis-
can, le nom de Joseph Carmoy, capitaine du navire
" L'Elizabeth " de Bordeaux. {Reg. de Batiscan)
Daniel Forbes, âgé de vingt-deux ans, écossais, venu
à Québec dans le régiment du colonel Fraser, était au
siège de Québec. Il s'établit, quelques temps après, à
la Rivière-du-Loup, (en bas).
Acte de sépulture de Montcalm^*^:
" L'an mil sept cent cinquante-neuf, le quatorze sep-
tembre, a été inhumé dans l'église des religieuses Ursu-
lines de Québec, Haut et Puissant Seigneur Louis-Joseph,
(I) Louis-Joseph Gozon, Marquis de Montcalm, Baron de Galeriac et des Etats
de Gevandan.
^
174 1759
Marquis De Montcalm, lieutenant-général des armées du
Roy, Commandeur de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-
Louis, commandant-en-chef des troupes de terre en
l'Amérique Septentrionale ; décédé le même jour de ses
blessures au combat de la veille, muni des Sacrements
qu'il a reçu avec beaucoup de piété et de religion.
" Présents messieurs Resche, Cugnet et Collet, chanoi-
nes, monsieur de Ramezay, commandant de la place, et
tout le corps des officiers."
(Signé,) Resche, Ptre., chanoine
Collet, chanoine.
(Jieg: de Qtie'ôec.)
Le 21. — Le premier mariage célébré à Québec, après
le siège de cette ville, fut celui de Jean- Pierre Massai, du
diocèse de Beziers, province de Narbonne, avec Marie-
Louise Pépin, fille de Louis-Michel Pépin et de Margue-
rite Renault, de la paroisse de Charlesbourg.
{Reg. de Québec^
Le 22. — Les soldats Anglaisavaîent tué à Saint-Thomas,
le 14 septembre, le seigneur Jean-Baptiste Couillard, son
fils Joseph Couillard, ecclésiastique ; René Damours de
Courberon, époux de Louise Couillard, et Paul Coté, 1
veuf de Geneviève Langlois. La sépulture de ces quatre
victimes de la guerre eût lieu le 22 septembre 1759.
{,Reg. de Saint- Thomas.)
OCTOBRE.
Le 2. — Sépulture du corps de Mathieu Farreau, natif
de Bayonne. Il faisait partie de l'équipage de la frégate
" Le Maréchal de Sennetaire,"*" commandée par M. De
Grand Rivière.
Le 4. — Les registres de la paroisse de Saint- Joachim
présentent une lacune depuis le 16 janvier 1758 jusqu'au
4 octobre 1759, lacune causée par l'incendie de l'église,
pendant la guerre. (Reg^. de Saint-y oachim)
II) Perdoe pris le Sault de la Chaudière.
1759. 175
NOVEMBRE.
Le 13. — Sépulture d'Elie Desmaraîs, chirurgien de la
frégate " Le Marchand." {Reg\ des Trou- Rivières)
Le 21. — On transporte dans le cimetière de la paroisse
de Saint-Michel, les corps de six personnes décédées
depuis le premier juillet jusqu'à octobre, et enterrées
dans les concessions pendant le siège de Québec.
i^Reg. de Saint' MicJiel. )
Le 23. — A Sainte- Anne-de-la- Pocatière, le curé bénît
les tombeaux des personnes, décédées pendant le siège
de Québec, et qui n'avaient pu recevoir alors la sépulture
ecclésiastique. Suivent leurs noms :
OuELLET, Joseph, 32 ans.
" Geneviève, 16 "
Basile, 6 "
MiGNiER, Geneviève, 40 "
Pelletier, Marie, 12 "
MiGNOT, Véronique, 6 mois.
DÉCEMBRE.
Le II. — Les corps de plusieurs Canadiens, tués le 2
septembre, ne sont inhumés dans le cimetière que les 1 1
et 1 2 décembre, après la reddition de Québec.
Les enfants nés depuis septembre ne sont baptisés
qu'en janvier 1760. Il y a aussi beaucoup de mortalités
parmi les femmes. {Reg. de Lévis. )
Le 14. — Pierre Césard était inhumé à Saint-Jean Des-
chaillons. Né en 1724, il était venu au Canada, timonier
de la frégate " Le Maréchal de Sennetaire," commandée
par M. De Grand Rivière, perdue près le Sault de la
Chaudière. Blessé mortellement au siège de Québec, il
mourut et fut inhumé à Saint- Jean Deschaillons.
{Reg. de Saint-Jean Deschaillons)
Pierre Césard avait épousé en 1758, Marguerite Blu-
teau, veuve de Philippe Poulin. Elle épousa en 3'*°'^
noces, le 2 7 août 1 766, François Provost.
{Reg. de Saint'J osephy Nouvelle- Beauce)
>
x-;f> 1 759-1 760,
1^ 20, — On enterre avec les cérémonies rdigieuses '.s
(Xirps de Pierre Poulio, époux de Marie-Louise BoutLtr
l<'(ju';l avait été tué par les Anglais dans le mois d'aoj:
prêchent.
Sa veuve Marie-Louise Boutillet, épouse le 9 janvier
1764, Paul Bolduc, à Saint- Joachim.
{Reg. de Samt-y oackiin.)
J'ran- Baptiste Caseau, natif de la paroisse de Saint
Pierre L'Anffes, diocèse d'Avranches, Basse Normandie,
arrivait à Québec, à l'âge de 18 ans.
{Jieg. des Procès-verbaux, Arch. de Québec, 1 767.)
FÉVRIER (1760).
Le 4, — Jfian- Baptiste Jobert, chirurgien de la Flûte du
Roy " La Marie," épouse à Montréal, Charlotte L'Arche-
v?(|ue. Son père, Joseph Jobert, chirurgien, résidait dans
la paroitise Saint-Martin, diocèse de Langres.
{Reg. de Montréal)
MARS.
Le 38. — Le frère Justinien Constantin, récollet,
missionnaire depuis 1753 à la Nouvelle- Beauce, dé-
céilaic dans cette mission, et était inhumé le 2 avril sui-
vant (^^. de la Nouvelle-Beaoice.)
AVRIL.
Le sS. — GuOlaumme Sachet, tombait frappé d'un bou- î
let do canon, à côté de M. Morville.
{Ri^'' dit PrAtS<vr6aux, Arch. de Quéôec.)
Sia veuve nommée Marie-Chariotte Metivier, épousait
à V}uèbcc le 23 janvier 1 764, François NcomaïkL
RiS- ^ Qtéèa.)
1760.
177
Le 28. — A la bataille qui eut lîeu ce jour devant
Québec, un bon nombre de braves militaires furent tués
ou blessés. Nous croyons répondre au désir de nos
lecteurs en reproduisant ici les noms de ces généreux
soldats :
DsBouSLAMAQUK, brigadier, une partie dn mollet de la jambe a été
enlevée par un boulet de canon.
Régiments :
Capitaine Montreuil,— mortellement blessé
Enseigne Dufay, — bras cassé.
Lieutenant Desnois,— légèrement blessé
St. Martin,
Degulier, — tué.
La Reine. •
kk
<<
La Sarre.
Capitaine Palmarolle,
Duprat,
Forest,
«•
l* blessés mortellement*
ler « Duparquet, ^ Ta la jambe»
Beauclair, l blessés \ au bras.
«
Meritem, j l
Lieutenant Chevalier De Savoumm, — ^blessé mortellement à la poitrine.
Paonnet, — blessé et mort.
LaNaudière, " à la jambe.
Premillac, — ^jambe cassée.
Lazure,
«4
II
Gravet, |> légèrement blessés.
Lambanie, j
r Lieutenant Senneterre, — ^blessure légère»
Languedoc. \ Sous-lieutenant Domange, — tué.
\ Lieutenant Duleirac, — ^blessé.
Royal
Roussil-
lon.
f Capitaine Derouin, '\
Lieutenant Bonneville, \ blessés à la jambe.
I '* Léonard, J
Sous-lieutenant Beausadel, — mort blessé.
Capitaine Destor, '\
Lieutenant Grand-Jean, J
Lieutenant Carery,
*' Colonel Trecesson, commandant le 2e bataillon,— tué.
Berry.
gSZ.ÏÏSS,}"»'-"""-^
l
Adjufiant Laplouze, '\
Lieutenant Duguerms, |- blessés.
Sou. «< Vaudemant, J
" Pelissier,
2iïie « Laudenet,
Capitaine Legoin,
Lieutenant Leclerc,
" Dallet,
*« Colonel Trivio, ^
Capitaine Pressac,
" Cambray,
<* Menard,
" Bonchampi ^
blessés
au bras.
au poignet
sévèrement dans la cuisse.
au bras.
^ légèrement»
blessure légère.
12
178
1760.
RigiatmU :
(Lîealenant Morambert, — blessé mortellemeat.
Capitaine Montaguet, — " au bnu.
" Chassignolle, t
I " Bellot, J
jBu <• Villemontis, \
L Adjudant Valenlin, J
bleisuie Ugtie>
■ bleuÀ mortellement
Troupe
dftachée
deU
Capitaine Vaisd,
LieDtenant Salvignac^
Tolabel,
" Colonel Dalquier,
Capit^ne UonredoD,
Lieateiuuit finseo,
- Fay.
■* Jacob.
Adjudant Matartec,
Capitaine Bernard,
" Seguin,
lieutenant Raymond,
Enseigne Boacberiille,
Capitaine St. Martin,
*' Latonde,
Lieutenant Varenoes,
" Coibiic^
' Capitaine Dubnisson,
" D'Huguei,
Sav- lient Daillebont,
HicM,
Chevalier Bc la Corne,
Saint-Lnc,
Capitaine Lorimier,
" Leboi^ne,
Lientenant Demoyelles-Lanoy,
" SabccToii,
Ensùene Cbevaliei Lapenière,
Réannie. commandant le bataillan,— tu£.
LeTebTTC, — Vit.
AmeUn,
Deliale,
Prévost des Ecorres, ,
Gandel, blessé i
Neveu, blessé di
Julien Des Rivières, "
à l'épanle.
à la tète,
à la jambe.
^
> blessores mortelles.
jiPromi
Mcnaid,
HeurteÛse, j
Lefebvie, Kerre, t
Auge, [-blessés légèrement.
Chevalier, J
1760.
MAL
179
Le i". — Henri LeBellec, natîf de Bourgelîder, diocèse
de Kimper, s'est noyé à Chambly. Il est inhumé à Saint-
Antoine de Chambly.
{Reg. de Saint-Antoine de Chambly)
Le 22. — Sépulture de Jean Larue, noyé après le com-
bat de " L'AtaJante." Il était âgé de 48 ans. Jean Larue
avait marié Geneviève Huguet, et celle-ci épousa, en no-
vembre 1763, Benjamin Déguise.
{Reg. de la Pointe-aux- Trembles, Québec.
JUIN.
Le i*'. — Mr. De Langis, officier qui s'était noyé après
Pâques, près Tlle Saint- Paul, a été inhumé à Longueuil.
{Reg. de Longueuil.)
Dans le cours de l'automne, la petite vérole (la picote)
-enlève un nombre assez considérable de personnes à la
Baie Saint- Paul. {Reg. de la Baie Saint-Paul.)
Beaucoup de soldats français du Royal Roussillon, se
marient après la conquête, dans la paroisse de Verchères.
{Reg. de Verchères)
Ï751
175*
1753
1754
1755
1756
1757
1758
1759
1760
Total
De 1608 à 1760
Mariages.
693
670
617
604
500
595
802
567
564
821
6,433
25,464
Naissances.
3*067
3»305
3»4o8
3*414
3»497
3»409
3.6c9
3.497
3»3i9
3i449
33.974
138,251
Décès.
1,759
1,561
1,486
1,718
2,498
2,348
2,486
2,957
2,389
2,563
21,765
68,858
Excédant.
1,308
1,744
1,922
1,696
999
1,061
1,123
540
930
886
12,209
69.393
8o 1 760.
SEPTEMBRE.
EMBARQUEMENT DES TROUPES FRANÇAISES A QUÉBEC, EN
SEPTEMBRE 1760.
Noms dk
Vaisseaux.
Troupes.
S
s
î'i
" i
Matelots,
Sbkvitbuks,
Femmes et
Enfants.
Date
Dépakt
Québec
" Bristol Gftlley"...
8
6
10
10
•S
'5
7
.1
1
S
7
9
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'39
91
103
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57
1 ::
Sept. 3
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Languedoc
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"Adventure"
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3-
Berry
9
j- 100
>
Marquis .fcViiidreuil
Chevalier de L4vis..
S«pt. 18
"S^"'.'.'.::::':.
"Abigail"
81
aoo
76
■■'S„;i- ■.:::.:
230
1405
507
Note. — Les autres vaisseaux destinas au transport du leste des troupes n'ét^ent
pasencore désignés. Le " Kingston," frégate de 64 canons devait rendre les troupes
en Angleterre où elles devaient être mises à bord d'un autre transport.
I^iTTRE DU Chevalier de Livra. (SochtlU, ay novembrt 1760.)
OCTOBRE.
Le 31. — Gaspard Ferdinand et Catherine Montmeil-
lant, faisaient baptiser leur enfant Louis.
La mère s'était réfugiée à Sainte-Anne de la Pérade et
"le père servait dans les troupes anglaises. Il s'élevait
un doute s'ils étaient légitimement mariés.
{jReg. de Sainle-Anne de la Pérade.) j
1 760-1761. i8i
NOVEMBRE.
Le II. — Jean- Baptiste Rieutord, chirurgien, arrivé sur
"Le Nancy," en 1758 épousait à la Baie Saint- Paul,
Pélagie- Victoire Perron. Il compte dans ses descendants
les familles Neilson et Hubert.
{Reg. de la Baie Saint-Paul^
MARS (1761).
Le 8. — Cas de superfétation : — Joseph Bédard et Mar-
guerite Laberge, son épouse, font baptiser à Charles-
bourg; Magloire, né le 8 mars 1761, et décédé le 21
juillet suivant. Le 2 août de la même année, ils font
baptiser Joseph, né ce 2 août 1761.
{Reg-. de C/tarlesbourg)
Ils eurent un troisième enfant, baptisé sous le nom
de Jacques, le 14 août 1762.
AVRIL.
Le 27. — Plusieurs familles de Beauport sont plongées
dans la douleur par le pénible accident arrivé ce jour.
iSept personnes de la paroisse traversant '• au passage"
de la rivière Saint-Charles, se sont noyées, savoir :
Joseph Vallée, âgé de 28 ans^'^ ;
Marie Vallée, sa sœur, fille de Michel ;
Marie Vallée, femme d'Antoine Marcou ;
Jeanne Guillot, épouse de Laurent ;
Ambroise Cantin ;
Antoine Niel et
Nicolas Portier. {Reg. de Québec )
MAL
Le 25. — Louis Lernalle dit Saint-Louis, âgé de vingt-
six ans, épouse à Charlesbourg, Marie-Louise Bouré.
Né dans la paroisse de Notre-Dame de Gray, diocèse de
Besançon, il servit pendant dix ans dans le régiment de
Chaumont, qu'il déserta en 1 755 pour passer à Tîle de Ré
£t de là en Canada, où il arrivait en 1756. Il était soldat
:anonnier de la colonie.
{Reg, des Procès-verbaux, Arch. de Québec.)
(I) Epoux de Suzanne Couture en 1759.— (Z>/if/. Génial,)
i82 1761-1762.
JUILLET.
Le 24. — ^Assassinat. — Marie DeBlois, âgée de 16 ans,
fille de Jean- Baptiste De Blois et de Catherine Gagné, a
été trouvée égorgée au bord du bois, à un quart de lieue
de la maison dé son père, suivant le procès- verbal qui en
a été fait par messieurs les officiers Anglais qui se sont
transportés sur les lieux. (^^^. de Saint-François^ I.O.)
AOUT.
Le 18. — Sépulture de Dominique Laguerre, marinier,
qui conduisait le bâtiment " La Geneviève," et qui s'est
noyé dans la rade, devant la paroisse de Saint- François,
Ile d'Orléans. {R^g* de Saint-François ^ I.O.)
Note. — Sa femme, Madeleine Hévé, épousait à Saint-
Valier, le i mai 1 764, Ambroise Rémillard
{Reg-, de Saint- Valier. )
SEPTEMBRE.
Le 15. — Mariage de Nicolas Rué, âgé de 22 ans, natif
de Pouloy, diocèse de Blois, avec Marie- Françoise Go-
treau. Il était venu en 1753 sur le " LafitteaU."
{Reg. de Québec et Procès-verbanx de l Archevêclié^
NOVEMBRE.
Le 1 5. — Le vaisseau " L'Auguste " fait naufrage. Le
chevalier De la Verendrye, et le lieutenant De Varennes
sont au nombre des victimes.
(Marghy, Revue Canad.y vol. IX, p. 383.)
MARS (1762.)
Le 19. — Double cas de superfétation, — Gabriel Benoit
et Marie-Renée DuBeau dit Potvin faisaient baptiser, un
enfant, François, né, ce jour... Il leur était né un fils,
Michel, le 5 février précédent.
Déjà en 1756, le 15 mars il leur était né un fils, Alexis,
et le 10 août de la même année, une fille, Marguerite.
{Reg. de la Baie du Febvre. )
/
t
I 762-1 763. i83
AVRIL.
Le II. — Les registres de la Baie Saint- Paul mention-
nent le nom de Jean- Baptiste LeCollen, comme un des
prisonniers de guerre, conduits en Angleterre.
{^Reg, de la Baie Saint-Paul^
JUIN.
Le 9. — ^Joseph Lereau, époux de Geneviève Falardeau,
cultivateur de Charlesbourg, a été assassiné par des vo-
leurs. {Reg. de C/tarlesbourg.)
Philippe Amplement, né en 1741, à Cailleperik (^i^).
Haute Allemagne, était venu à Chibouctouche, en 1 754,
avec ses parents. Deux ans après il s'engagea dans le
régiment anglais Selse parment Blandy et en 1759, il était
au siège de Québec. En 1762, il obtenait son congé, et
abjurait le protestantisme, entre les mains du Père Lefranc,
jésuite. {Reg.des Procès- Verbaux de rArch.de Québec, 1 766.)
SEPTEMBRE.
Le 13. — Les embarras et autres difficultés, occasionnés
par le siège de Québec, ont été la cause du retard à enre-
gistrer un certain nombre d'actes de baptêmes. Plusieurs
de ces actes ne sont portés sur les registres qu'après
Tannée 1761, et Ton en trouve un, qui n'est inscrit que le
13 septembre 1762, celui de Charles Laberge.
(Reg. de L* Ange-Gardien.)
DÉCEMBRE.
Le 2. — ^Jacques Crémazy, né en 1735, dans la paroisse
d'Artigat, diocèse de Rieux, épousait à Québec, Geneviève
Chupin dit Lajoie, veuve de Pierre Monier^'\
JANVIER (1763.)
Le 1 7. — Son Excellence Thomas Gage, Gouverneur de
Montréal, permet le mariage de Joseph Riewes, avec
Charlotte Gaudry. {Reg\ de Montréal)
Le 22. — Pierre Paîsan, chirurgien, natif deTrun, diocèse
de Seez, épouse Marie-Catherine Desjadons.
(Reg. de Lévis.)
(I) Il est l'ancêtre du poëte Canadien, Octave Crémazie.
184 1763-
Né en 1725, il laissait la France, en i758,sur la frégate
" La Fidèle," commandée par M. de Sallabcrry. Il avait,
depuis 1741, servi dans l'armée d'Allemagne, et en i 743,
dans les armées de Flandre et d'Italie ; en 1748, attaché
à l'hôpital de Lisle, d'où il passait en 1751 au régiment
de Guyenne ; enfin en 1756, il entra au service de la
marine, se rendit à Louisbourg en 1758, où il fut fait
prisonnier de guerre et conduit à Halifax ; de là il fut
transporté à Québec, en 1 760.
{Re£: des Procès- Verbaux de tArck. de Québec^
MAI.
Le 16. — Paul-Joseph Farineau, natif de la paroisse
de Saint-Germain, ville de Mont, en Hainault, épouse
Marie-Angélique Demeule. {Reg. de Québec^
Au registre, des Procès-verbaux, il est surnommé
" Divertissant," natif de Saint-Sulpice de Paris, sergent
de M. Penneleau, au régiment de Berry.
{Reg, des Procès-verèaux, Arch de Québec.)
JUIN.
Le 4. — Des massacres d'Anglais par les Sauteux
eurent lieu au Fort de MichilUmakinac. Quelques jours
plus tard, le Père Dujaunay partit pour le Détroit, en
canot, et le 30 du même mois, il était de retour au poste
de Makinac, {Rçg. de Mackinac.)
JUILLET.
Le 5. — Pierre Laville, âgé de vingt-six ans, venu au
Canada en 1751, comme mousse, sur le vaisseau "La
Reine des Anges," épousait Madeleine Mateau.
{Reg. de Saint-y oseph, Nouvelle-Beauce.)
Le 6. — Un soldat du nom de Belhumeur, dans la com-
pagnie Baschalis, régiment de la Reine, a été tué ce jour,
vers la chute de Carillon, Il revenait de la découverte,
Denis Saillant, soldat de la compagnie Dalmas, régiment
de la Reine, lui rend les derniers devoirs.
(Reg. des Procès- Verbmtxde FArck. de Québec^
I 763-1 764. i85
Un navigateur Français, nommé Pierre Lague^'^
s'était établi à Tlle-aux-Coudres, après avoir épousé, en
1756, Madeleine Tremblay, dont il eut cinq enfants.
Dans l'automne de 1762, ayant pris, en qualité de pilote,
la charge d'un vaisseau Anglais il fut emmené en Europe
et ne revint jamais au Canada.
OCTOBRE.
Le 24. — Joseph Gauvreau, époux de Marie-Joseph
Tessier, noyé au Bout-de-rile de Montréal, est inhumé
ce jour. {Reg. du Bout-de-rile de Montréal)
FÉVRIER (1764).
" En rapportant Tissue de la première bataille livrée sur
les plaines d'Abraham, et la chute de Québec, dans la
journée du 13 septembre 1759, nos historiens portent à
1,000, le nombre de combattants Canadiens et Français,
tués et blessés, y compris les 250 soldats faits prisonniers."
— (Garneau, Vol. II, p. 337, 3e édition.)
Quel fut le sort de ces 2 50 hommes ? L'histoire est
muette et ne dit pas un mot sur le traitement qu'ils subi-
rent. Cependant nous avons été assez heureux pour
découvrir un document original et inédit qui nous rensei-
gne sur cette question. C'est le témoignage de liberté
donné par Alexis Dumontier à la veuve d'un nommé
Alexis Gagné dit Belavance, afin de lui permettre de se
remarier. Voici ce témoignage :
Le 23. — Témoignage de liberté, pour permettre à la
veuve Alexis Gagné dit Belavance de se remarier^'\
" Nous, Alexis Dumontier, demeurant à la Pointe-à-
Lacaille (Saint-Thomas), certifions en notre âme et cons-
cience, ce qui suit :
" 1^ Qu'après avoir été faits prisonniers à Québec, le 13
septembre 1759, avec quantité d'autres Canadiens, nous
avons été mis dans un transport tous ensemble quelques
(1) Ce nom s'est changé en celui de Lagueux. Toutes les familles Lagueux, de
Lé vis, le comptent pour ancêtre.— (Z,*^«/^i#r.)
(2) La copie originale est entre les mains de l'Auteur.
i86 1764-1765,
jours, et qu'après, nous avons été divisés pour être remis
dans d'autres bâtiments.
" 2° Que tous les Canadiens prisonniers ont été passés
en revue deux ou trois fois devant que de passer en
Angleterre, et qu'après les dites revues ils ont été tous
embarqués sur des vaisseaux de guerre et conduits à
Plimouth.
" 3° Qu'étant arrivés à Plimouth, on nous a fait tous
débarquer et conduire en prison où nous sommes restés
quatre mois, et après les dits quatre mois, nous avons été
conduits à Dieppe, port de France.
" Qu'étant arrivé à Dieppe, avec tous les prisonniers,
Mr. Lacombière-Lacome m'a chargé de faire une liste
de tous les prisonniers Canadiens, que j'ai faite très
exactement, sans en omettre aucun.
" s** Que Alexis Gagné dit Belavance, de la paroisse
de Saint- Pierre, Rivière du Sud, mon parent, n'a point
paru parmi les prisonniers, dans les revues qui ont été
faites en Canada, devant que d'embarquer sur les vais-
seaux pour aller à Plimouth, ni en arrivant à Plimouth,
ni à Dieppe, quand Mr. Lacombière-Lacome a fait faire
la liste de tous les prisonniers Canadiens, ce qui est une
preuve qu'il est mort dans le combat, comme je le pense.
" En foy de quoy j'ai signé le vingt-trois février, mil
sept cent soixante et quatre.
" Alexis Dumontier."
Note. — Alexis Gagné avait épousé, le 25 novembre
1743, à Berthier, Catherine Boucher.
JUILLET.
Le 6. — Le R. P. Gonnau, jésuite, s'est noyé en retour-
nant à sa mission de Bécancourt. Son corps est venu
échouer sur nos grèves, dans nos prairies, environ deux
mois et demi après. A son enterrement se sont trouvées
des personnes de dix lieues à la ronde qui y sont accou-
rues avec des sentiments qui marquaient bien la perte
que nous venions de faire. Son corps a été déposé dans
le sanctuaire, du côté de l'Evangile, proche le marche-
pied. K.R^g- de Desckamèaull.)
1765-1764- i87
NOVEMBRE.
Le 28. — Jean Lepage, meunier à l'Ile Perrot, âgé de
48 ans, et Etienne Crevier, jeune homme de 18 ans, fils
de Jean-Baptiste Crevier, ont péri accidentellement.
Leurs corps, trouvés dans la seigneurie de Beauharnois
ont été inhumés le 30 novembre 1 764 à Sainte- Anne-du-
Bout-de-risle.
(7?^; de Sainte- Anne-du'BozU-de-r Ile, Montréal.)
FÉVRIER (1765).
Le 20. — François Provost, natif de Saint-Servé, diocèse
de Saint-Malo, épousait à Rimouski, Madeleine Landais,
veuve de François Brisson. Provost surnommé " Lafleur "
était venu soldat dans le régiment du Languedoc. En
1 766, il retournait en France, laissant à sa femme l'im-
pression qu'il était déjà marié en France. En effet il
avait une première femme, Jacqueline Moussard, encore
vivante. En conséquence Tofficialité de Québec déclara
nul le mariage contracté le 20 février 1765. La sentence
de nullité est couchée sur les registres de la Rivière-
Ouelle, à la date 15 janvier 1771.
Le 28. — Exhumation et translation des cendres de feu
Simon Anger, ancien curé de Lotbinière. Son corps,
inhumé dans l'ancienne église^'^ le 9 décembre 1733, est
déposé dans le sanctuaire de la nouvelle église^'\
(i?^. de Lotbinière.)
MARS.
Le 24. — La première personne inhumée dans le cime-
tière de Saint-Henry de Lauzon, est une veuve, Paul
Boulé, âgée de 90 ans, du nom de Françoise Pasquier.
{Reg. de Saint-Heîtry)
( I ) L'ancienne église était située à l'endroit où se trouve actuellement le moulin à
farin^de la seigneurie.
(2) Cette nouvelle église dont on voyait récemment encore les vieilles ruines,
était bâtie au lieu actuellement dési^Tié sous le nom de Fonderies Bernien
i88 1765- 1766.
MAI.
Le 15. — Sépulture de Michel Grondin, noyé à Saint-
Jean Deschaillons, fils de Louis Grondin et de Marie-
Anne Mignîer-Lagacé.
{Reg. de Sailli- y ean Deschaillons.')
Le 25. — Le mariage de Pierre Fontaine avec Marie-
Madeleine Lavergne, célébré le 23 octobre 1752, est
aujourd'hui déclaré n.\A,propUr fceminœ impotaUiam.
{,Reg, de Saint-Pierre, Rivière du Sud^
JUILLET.
Le 2.— Bénédiction d'une petite chapelle de Mr. La
Gorgendière, proche du manoir seigneurial, et nommée
" Chapelle de la Visitation." {Reg^. de DescAamèattlt.)
La picote fait des ravages à Kamouraska, ainsi que
dans les années 1767 et 1771. {Reg. de Kamouraska.)
SEPTEMBRE.
Le 7. — Simon SabSlak, grand chef des Algonkins,du Lac
des Deux- Montagnes, meurt de la picote et est inhumé
au cimetière du Lac. (Reg. du Lac des Deux-Montagnes^
NOVEMBRE.
Le 5. — On fait, en ce jour, l'exhumation des corps, qui
reposaient dans le vieux cimetière de Lotbinière pour les
transporter et inhumer dans le nouveau.
{Reg. de Lotbinière^
FÉVRIER (1766).
Le 4. — Une concession de Kamouraska porte le nom
de " Bon-courage." {R^g- de Kamouraska,
JUIN.
Le 13. — Pierre Chicouagne, cultivateur de Verchères,
âgé de cinquante ans, s'étant noyé le 6 janvier 1 766, son
corps ne fut retrouvé que le 13 juin suivant à Samte-
Anne-du-Nord, où il fut inhumé. (Rtg. de Sainte-Anne^
\
1766. i89
JUILLET.
Le 6. — Jean-Baptiste Sauvé, cultivateur de Saînte-
Anne-du-Bout-de-rile, fait inhumer un enfant de 3 ans,
noyé dans le puits. {Reg. de Sainte- A nne-du-Bout-de-rile)
SEPTEMBRE.
Le I*'. — Pierre Métayer, natif de Neuf bourg, épousait
Marie Foumier, à Sainte- Foye. Il était surnommé " La
Giberne," et à Tâge de seize ans, il était venu comme sol-
dat à Louisbourg. Fait prisonnier par les Anglais, il
fut conduit dans la Nouvelle-Angleterre, et en 1759 vint
dans les troupes anglaises, faire le siège de Québec.
Ayant obtenu son congé, après la cession du Canada à
l'Angleterre, il s'établit à Sainte- Foye. Il avait été sol-
dat du " Royal Américain."
{Reg. des Procès- Verbaux de FArch. de Québec.
Etienne Couseau, venu en 1752, dans les Ficheurs,
avait fait les campagnes de la dernière guerre jusqu'à la
reddition du Canada.
{Reg. des Procès- Verbaux de FArch. de Québec^ 1 766. )
OCTOBRE.
Le 15. — Pierre Cailla, âgé de 72 ans, capitaine de
milice, chantre et marguillier, qui s'était noyé, a été inhu-
mé dans le chœur de l'église de l'Ile Dupas, ce jour 15
octobre. (J^^g* de Vile Dupas.)
Le 27. — Michel Robichau et Marguerite Landry,
acadiens, ont aujourd'hui renouvelé leur consentement
de mariage en présence du curé Ménage. Dans lacté
du registre nous lisons ce qui suit :
" Lesquels (Michel Robichau et Marguerite Landry)
nous ont montré un écrit par lequel il est dit qu'ayant été
faits prisonniers par les Anglais, et chassés de leur pays,
faute de recevoir les leçons et la doctrine des ministres
anglais, ils se seraient mariés en présence de leurs parents
assemblés et des vieillards acadiens, dans la Nouvelle-
Angleterre, dans l'espérance de renouveler leur mariage,
si jamais ils pouvaient tomber, leur prison finie, entre les
mains de prêtres français." {R^g> de Deschambault)
igo 1 766-1 767.
NOVEMBRE.
Le 12. — André Leblanc, âgé de tfente-cînq ans, natif
de Saint-Nizîer, ville de Lyon, épousait Marie-Joseph
Baugis. En i755^*\îl avait été fait prisonnier par les
Anglais, au Fort Duquesne, dans le détachement com-
mandé par Jumon ville, et devint cuisinier chez le Gou-
verneur Sharley, à Boston. Trois ans plus tard, c'est-à-
dire en 1758, il était au service du Colonel McKay, à
Halifax. Il le suivit dans ses expéditions contre Montréal,
à la Martinique, à la Havane, puis à Londres.
{Reg. des Procès-verbaux, Arch. de Québec^
Tite Robîchau et Marie Landry ont renouvelé leur
mariaore, étant dans les mêmes conditions que Michel
Robichau. {Voir page 189.)
Le 20. — Aussi Charles Babin et Marguerite Robichau,
ont comme le précédent renouvelé leur mariage, avec les
mêmes raisons. (Reg. de Deschambault^
JANVIER (1767).
Le 30. — Le P. Ambroise Rouillard, récollet, inhumait
dans réglîse de Rimouski, le corps de Toussaint Cartier,
ermite sur Tlle Saint-Barnabé^'\ {Reg^ de Rimouski.)
Nous lisons au registre des sépultures de Tannée 1767 :
" L'an mil sept cent soixante et sept, le trente de jan-
vier, est décédé en cette paroisse de Saint-Germain de
Rimouski, un nommé Toussaint Cartier, âgé d'environ
soixante ans, habitant de la dite paroisse, après avoir reçu
les sacrements de Pénitence, d'Eucharistie et d'Extrême-
Onction. Son corps a été inhumé avec les cérémonies
ordinaires dans l'église de cette paroisse, le dernier jour
du mois de janvier.
** En foy de quoi j'ai signé le jour et an que dessus.
*' (Signé), PÈRE Ambroise,"
(i) D'abord cuisinier clies l'Intendant Bigot, pendant deux ans, puis chez le
Marquis DePéan.
(2) La «'Chronique de Rimouski " raconte la légende de cet ermite, •• «Voyez aussi
le Dictionnaire Généalogique à l'article Cartier^ Toussaint^
1767. 191
L'HERMITE DE SAINT-BARNABÉ.
" La tradition, d'accord avec les documents écrits, ra-
conte qu'en Tannée 1728, un jeune homme, âgé d'environ
vingt-et-un ans, arrivait dans la paroisse de Saint-Germain
de Rimouski, alors pour ainsi dire simple mission ; il avait
parcouru le chemin qui, à travers la forêt, conduisait de
Ristigouche à Métis par le lac Matapédiac; d'ailleurs
personne n'a jamais su et personne ne saura d'où il venait.
" Qu'était-il ? Avait-il un dessein arrêté quand il avait
dirigé ses pas de ce côté ?
" Ces questions, que, sous mille formes, on lui a posées,
il les a constamment laissées sans réponse, et la curiosité,
si vive qu'elle fût, a dû se résigner à se tenir pour vaincue
par le silence gardé jusqu'à la mort par celui qui en était
l'objet.
"Le nouvel hôte qui, en ce moment, venait s'asseoir
au foyer hospitalier du seigneur Lepage, ne révéla de
tout ce qui le concernait que son nom : il se nommait
Toussaint Cartier. Il était, au reste, un homme parfait
de manières, paraissant avoir souffert, ce que révélait un
fond habituel de mélancolie, et, bien qu'illettré, possédait
une somme considérable de connaissances, surtout de
ces connaissances qui font le chrétien.
" Il n'était seulement que depuis quelques heures en
compagnie des braves gens de Rimouski ; lorsque, s'ar-
rêtant au milieu d'une promenade faite avec son hôte sur
le bord de l'eau, il fixa pendant quelque temps ses regards
vers l'île Saint- Barnabe, puis sortant de l'espèce de con-
templation qui l'avait absorbé, il s'écria, en s'adressant
au seigneur du lieu :
** Sur cet ilôt sauvage,"
•'Ferai mon hermitage."
" Ces mots prononcés avec une conviction qiiî saisit
celui auquel ils s'adressaient, ont été et sont encore con-
servés religieusement dans les souvenirs traditionnels de
la famille Lepage, alors propriétaire de la seigneurie de
Rimouski et de l'île Saint- Barnabe.
" Ce jeune Toussaint Cartier, dont la maturité d'âme
et d'esprit était bien au-dessus de son âge, n'eut pas à
faire de longues ni de difficiles négociations avec son hôte
192 1767-
pour obtenir la permission d'exécuter son projet, proba-
blement moins subit qu'on aurait pu le croire.
" Dans le moment dont il est ici question, le Père
Ambroise Rouillard, missionnaire, récollet, qui, par humi-
lité sans doute, signait souvent frère Ambroise, se trouvait
dans sa mission de Rimouski : le saint homme, comme
d'habitude chez les bons chrétiens et comme de sage, fut
consulté par Monsieur Lepage et le Toussaint Cartier.
Le bon Père vit une telle foi, une telle détermination chez
le jeune homme, qu'il approuva de suite, sous l'inspira-
tion du ciel, le projet qui lui était soumis, et le même jour
un contrat fut passé entre le seigneur de Saint-Bamabé et
celui qui désormais s'appelait l^ermitede Saint-Barnabe.
" Cet intéressant document ayant été déposé plus tard,
par copie conforme, dans les archives de monsieur le
notaire Deschenaux, existe encore, et j'ai pu le recueillir
sur une copie certifiée, faite en 1 790, et dont voici la cote :
" 30 avril 1 790.
"Copie collationnée d'une donation usufruitière d'un
" terrain dans l'île Saînt-Barnabé faite sous seing privé,
"le 15 novembre 1728, par Sieur LePage de Saint-
" Barnabe, à Toussaint Cartier.
" P. L. Deschenaux."
" Voici maintenant le document lui-même :
"PARDEVANT le Révérend Père Ambroise Rouil-
" lard, récollet, missionnaire, faisant les fonctions de curé
"dans la paroisse de Saint-Germain et témoingts cy bas
" nommez, furent présents en leurs personnes le Sieur
" LePage de Saint- Barnabe, seigneur du dit lieu, lequel
" de son gré et volonté a donné, ceddé, quitté, délaissé et
" transporté comme il donne, cedde, quitte et délaisse au
"dit Toussaint Cartier un endroit dans la dite isle de
" Saint-Barnabe et autant de terre qu'il en pourra faire,
" et ce seulement pendant sa vie, sans que le dit Toussaint
" Cartier puisse la vendre ni l'alliéner, attendue qu'il l'a
" demandé au dit Sieur LePage sous ces conditions et
" qu'après le déceds du dit Toussaint Cartier le dit endroit
" aussi bien que la terre qu'il pourra avoir fait retournera
■' au dit Sieur LePage ou à ses hoirs et ayant cause, at-
I
1767. 193
" tendu que le dit Cartier s'est expliqué avec le dît Sieur
" LePage qu'il ne voulait pas se marier et qu'il voulait se
** retirer dans un endroit seul afin de faire son salut, et
'/ qu'il ne prétendait et n'entendait pas avoir aucun droit
** sur le dit endroit que pendant sa vie durante, et que au
'* cas que le dit Toussaint Cartier voulût servir et prendre
*' les intérêts de la maison comme un propre enfant, le dit
'* Sieur LePage s'oblige de lui faire comme il feras à ses
** enfants seulement pour son entretien et sa vie, et au
** contraire, si le dit Toussaint Cartier veut agir autrement
** il fera comme il pourra et usera de tout ce qu'il pourra
"recueillir sur son dit bien en estant le maître sans toute-
*' fois qu'il puisse empêcher le dit sieur donateur de faire
** de la dite isle ce qu'il jugera à propos soit foins, pesche
" ou pâturage des animaux dont il seras le maître d'en
" faire comme il voudras sans que le dit Toussaint Cartier
" puisse les empêcher ny lui ni les siens, cédant seulement
" au dit Cartier l'endroit qu'il pourra occuper par lui-même
et la terre qu'il pourra faire pour sa subaissance seule-
ment, et que au cas que le dit Toussaint Cartier vienne
sur Tâge, aiant pris les intérêts de la maison, moi. Le
•" Page, m'oblige et les miens de le nourrir et entretenir
" dans ma maison, le regardant dès lors pour un homme
" de la famille, auxquels temps le dît bien me reviendra
" ou aux mîens, sans que le dit Toussaint Cartier ni autres
puisse y rien prétendre ne lui aiant été accordé seule-
ment que pendant sa vie, après m'avoir fait connaître
*' qu'il n'y prétendait rien après son décez.
" Fait en présence du Révérend Père Ambroîse Rouîl-
"lard et de Charles Souslevent et de Basile Gagnier,
" tesmoingts qui ont sîgnez avec nous, le dit Toussaint
" Cartier ayant déclarez ne scavoir écrire ny signer de ce
" anquis suivant l'ordonnance à Saint-Germain, ce quîn-
" zième novembre mil sept cent vingt huit.
" PÈRE Ambroîse,
" LePage de Saint- Barnabe,
Sa
"Toussaint x Cartier,
marque.
" Charles Souslevent."
13
it
194 1767.
" Vient ensuite l'authentique, comme suit :
" Colla tionné et vidimé mot pour mot et lettre pour lettre
" par les notaires publics en la province de Québec, rési-
" dants à Québec, soussignés, sur l'original au papier à
" nous présenté et à l'instant remis.
" Fait et collationné à Québec, l'an mil sept cent quatre-
-vingt-dix, le trentième jour d'août, après-midi.
"Jh. Planté,
" L. Deschenaux."
" Voilà un contrat qui mérite d'être connu et conservé,
un contrat fait pour la considération Aç. faire son scUut!
"Ce contrat a été observé parles parties contractantes,
pendant tout près de quarante ans, avec cette fidélité et
cette honorabilité qui caractérisent les temps de foi et les
hommes de foi.
" Toussaint Cartier se mit de suite à travailler à se
constituer son hermitage : tout le temps qu'il lui fallut pour
se mettre en état de subsister des fruits de sa culture, il
recevait du sieur Lepage sa nourriture et l'entretien, et il.
{)renait les intérêts du sieur Lepage comme " homme de
a famille ; " puis, lorsque ses défrichements devinrent en
état de subvenir à ses besoins, il se retira dans l'Ile dont
il ne sortait jamais, excepté pour assister aux exercices
de la mission. Il partageait son temps entre le travail,
la méditation et la prière, vivant du produit de son petit
champ. Il s'était construit une petite maisonnette dans
laquelle il vivait seul, et une petite étable qui logeait une
vache et quelques poules.
"En l'année 1759, le pays et surtout les paroisses
échelonnées des deux côtés du fleuve en bas de Québec,
eurent à souffrir de l'invasion des Anglais dont la flotte,
en remontant le Saint-Laurent, avec des forces énormes,
comparée à la petite population disséminée le long- des
côtes, semait la dévastation et la terreur. L'ile Saint-
Earnabé fut un des premiers points de la côte qu'ils tou-
cliLTcnt. Les habitants de Rimouski, incapables d'opposer
la moindre résistance, avaient conduit leurs familles dans
les bois, et les hommes surveillaient les mouvements des
1767. 195
navires. L'hermite seul ne changea rien à sa manière de
vivre, devenant également étranger à la crainte et à la
curiosité. Des chaloupes mirent à terre des escouades
qui, après quelques excursions sur Tlle la croyant tout-à-
fait désertée et se trouvant à distance des établissements
de terre ferme, se rembarquèrent sans avoir découvert la
demeure du solitaire que Dieu protégeait sans doute.
" Il y avait trente-neuf ans que Thermite menait cette
existence mortifiée, embaumant cette île de Saint- Barnabe
du parfum de sa sainteté, lorsque, le matin du 29 janvier
1767, le jeune Charles Lepage, âgé de quatorze ans, fils
de Pierre Lepage, donateur au contrat que je viens de
reproduire, remarqua, en sortant de la maison, que la
cheminée de Thermite sur Tîle ne donnait pas de fumée.
Ayant informé son père du fait, il reçut Tordre d'atteler
immédiatement un cheval pour aller voir quelle pouvait
être la cause de l'absence du feu au logis du vieux soli-
taire, en ce jour de grand froid.
" Le jeune Lepage partit accompagné d un camarade,
et, voiturant sur la glace du pont de T Ile, ils eurent bientôt
franchi la distance qui les séparait de la maisonnette de
rhermitage. Cette demeure n'avait qu'une pièce, au
milieu de laquelle ils trouvèrent le saint étendu sans con-
naissance sur le plancher. Un petit chien, seul compa-
gnon de la solitude de l'homme de Dieu, était couché sur
la poitrine de son maître, il se mit à lui lécher la figure
et à s'agiter de joie en voyant entrer les jeunes gens
qu'il connaissait.
" Toussaint Cartier, enveloppé de couvertures, fut
amené à la maison du Sieur Lepage, où les bons traite-
ments et la chaleur du foyer le ramenèrent bientôt à
lui-même. Il déclara cependant, dès qu'il put parler,
qu'il croyait son heure arrivée, et il demanda le Père
Ambroise.
" Le bon Père, qui près de quarante ans auparavant,
avait été témoin du contrat intervenu entre le sieur
Lepage et celui qui était alors encore un tout jeune
homme, le bon Père Ambroise, chargé d'années et de
mérites, se trouvait en ce moment à sa mission de
Rimouski, comme par une permission de la divine Pro-
l
196 1767
vidence : il assista son ami, lui conféra les sacrements de
l'Eglise et reçut, le 30 janvier 1767, le dernier soupir de
l'hermite de Saint- Barnabe. Le lendemain, 31 janvier,
il inhumait le pieux solitaire dans la petite chapelle qui
servait alors d'église paroissiale à Rimouski, et il inscri-
vait dans les registres l'acte de la sépulture que nous
avons vu plus haut."
Tout est mystère dans l'histoire de cet hermite- Per-
sonne n'a jamais su d'où il venait, pourquoi il avait
renoncé au monde, ni même si le nom qu'il portait était
bien le sien.
Quoi qu'il en soit, le silence où il avait voulu s'ensevelir
ne fut pas aussi complet qu'il l'avait espéré. Le bruit
de son existence singulière s'était répandu jusqu'à Québec,
et les Anglais eux-mêmes s'en occupèrent. Lady
Montague en parle, dans un livre publié à Londres, en
1769. La forme romanesque de l'ouvrage, les motifs
prêtés à Cartier, n'ôtent rien au mérite de celui-ci ; au
contraire, on voit par la manière dont l'auteur en parle
qu'il tenait à respecter l'opinion générale, Le récit aven-
tureux qu'il met dans la bouche de Cartier renferme une
leçon de morale à l'adresse de ceux qui n'écoutent que la
passion du moment.
Voici d'ailleurs les passages de l'ouvrage en question :
"Ile Barnabe, 13 octobre 1766.
" J'ai fait aujourd'hui une visite bien singulière ; c'est
à im hermite qui a vécu seul quarante ans sur cette île.
Je suis venu ici avec de forts préjugés contre lui ; je n'ai
aucune opinion de ceux qui fuient la société ; de ceux qui
cherchent un état de tout autre le plus contraire à notre
nature. Si j'étais un tyran et que je voulusse infliger la
punition la plus cruelle que la nature humaine pût sup-
porter, je refuserais aux criminels les joies de la société
ainsi que la vue de leurs semblables.
"Je suis certain que je ne pourrais exister une année
seul : je suis malheureux même à ce degré de solitude
auquel on est obligé à bord d'un vaisseau ; aucunes pa-
roles ne peuvent exprimer la joie que je ressentis, quand
1767. 197
je vins en Amérique à la première apparence de quelque
chose comme les demeures d'hommes; le premier
homme, la première maison et même la première fumée
d'un feu sauvage s'élevant au-dessus des arbres» me cau-
sèrent des transports de joie inexprimables.
" Mais revenons à mon hermite : son apparence désarma
mon aversion ; c'est un vieillard de haute stature, avec
barbe et cheveux blancs, ayant lair de quelqu'un qui a
vu des jours meilleurs, et montrant sur sa figure les mar-
ques d'une profonde bienveillance. Il me reçut avec la '
meilleure hospitalité, m'offrit tous ses fruits, m'apporta
du lait frais, ainsi que de Teau d'une source voisine de sa
maison.
" Après avoir conversé quelque temps, j'exprimai mon
étonnement de ce qu'un homme m'ayant donné de telles
preuves de sa bonté et de son humanité, pût être heureux
en fuyant ses semblables : je parlai longuement sur ce
sujet et il m'écouta très-attentivement.
" Vous semblez, dit-il, être d'une nature à avoir pitié
des malheurs des autres. Mon histoire est courte et
simple. J'aimais la plus charmante des femmes, j'étais
aimé. L'avarice de nos parents qui avaient des vues de
gain, empêcha une union de laquelle dépendait notre
bonheur. Ma Louise, que l'on menaçait d'un mariage
immédiat avec un homme qu'elle détestait me proposa
de fuir la tyrannie de nos parents. Elle avait à Québec,
un oncle dont elle était chérie. Les forêts du Canada,
dit-elle, peuvent nous donner ce refuge que notre cruel
pays nous refuse. Après un mariage secret, nous nous
embarquâmes. Notre voyage fut heureux jusqu'ici ; je
descendis à terre sur la rive opposée, pour pourvoir ma
Louise de rafraîchissements ; j'étais sur mon retour,
joyeux de pouvoir obliger et réjouir l'objet de ma ten-
dresse, quand, une tempête se déclarant, m'obligea de
chercher un abri dans cette baie. La tempête augmenta ;
je vis ses progrès avec des douleurs inexprimables ; le
vaisseau qui était en vue ne pouvait plus résister à sa
fureur, les matelots se jetèrent dans la chaloupe ; ils
eurent l'humanité d'y placer ma Louise et se dirigèrent
vers le lieu où j'étais ; mes yeux fixés sur eux, mes bras
198 I?^?'
tendus pour la recevoir, j'adressais mes plus ferventes
prières au ciel, quand une vague immense couvrit la cha-
loupe. J entendis un cri général ; il me sembla même
distinguer les cris de ma Louise. La vague passée, les
matelots firent tous leurs efforts ; une seconde vague . . .
et tout disparut.
" Cette scène affreuse est toujours présente à ma mé-
moire. Je tombai inanimé sur le rivage ; quand je revins
à moi, le premier objet qui se présenta à mes yeux, fut
' le corps froid de ma Louise gisant à mes pieds. Le ciel
m'accorda la triste consolation de lui rendre les derniers
devoirs. Dans cette tombe gît tout mon bonheur. Je
m'agenouillai près d'elle et je fis un vœu au ciel d'attendre
ici le moment où je deviendrais uni à tout ce qui m'était
cher. Chaque matin je rends visite à sa tombe chérie
et j'implore le ciel de hâter l'heure de ma mort. Je sens
que nous ne serons point longtemps séparés, je m'en vais
bientôt à elle pour ne jamais nous quitter.
" Il s'arrêta, et semblant se croire seul, s'avança à
grands pas vers un petit oratoire qu'il a bâti sur le rivage
près de la tombe de sa Louise ; je le suivis quelques pas
et le vis se jeter sur ses genoux, et respectant son cha-
grin, je retournai à la maison.
"Quoique je ne puisse entièrement l'approuver, non-
seulement je pardonne, mais j'admire même son renonce-
ment au monde. La piété est peut-être le seul baume aux
blessures causées par l'amour malheureux. Le cœur, en
ces cas, n'est touché que par de grands remèdes.
"Je suis de retour; madame D et ses amis refusent
d'aller voir l'hermite. Je trouvai dans sa conversation
tout ce qui aurait pu être un ornement à la société. Il
parut enchanté de la sympathie que je lui montrai pour
ses souffrances et nous nous séparâmes avec regret. Je
lui offris un présent, mais il ne voulut rien recevoir.
"Ed. Rivers."
1767. i99
is/L(Di<ri<rj^x:E2.
Depuis la découverte du Canada jusqu'au règne de
Louis XIV, les moyens d'échange dans la nouvelle colonie
se faisaient avec beaucoup de difficultés, et il fallait re-
courir à beaucoup d'expédients pour se mettre en état de
payer les militaires, les artisans, etc.
Les produits d'un pays si nouveau ne suffisaient pas
pour faire face aux importations et chaque année le bilan
du commerce montrait un déficit contre la colonie. Il
arriva donc un moment où l'argent importé dans la colo-
nie avait disparu.
Louis XIV pour parer à ces difficultés ordonna que la
morue, le blé, les peaux, etc., fussent des offices légales;
mais comme le marché variait très souvent et qu'il y avait
perte, on eut recours à la monnaie de cartes à jouer, dé-
coupées, portant la valeur marquée sur le verso, et la
signature de l'Intendant. A cette époque la contrefaçon
n'était guère possible, vu le petit nombre des écrivains.
Cependant en l'année 1667, un faux monnayeur subit la
peine de l'échafaud, à Québec, mais c'est le seul cas
mentionné à cette époque.
Plus tard l'Intendant eut recours aux billets promis-
soires.
Ce système d'émission illimité de billets occasionna
une grande dépression, et fit perdre la confiance dans les
billets.
Une nouvelle importation d'argent fut alors tentée,
mais avec une condition onéreuse, c'est-à-dire qu'une
pièce de cinq livres en France aurait une valeur de dix
livres au Canada, et qu'une pièce d'une livre en vaudrait
deux.
Tous ces moyens ayant failli et le besoin d'argent se
faisant de plus en plus sentir, Louis XIV décréta l'Or-
donnance suivante, en date du 19 février 1670 :
200 1767*
" LOUIS, PAR LA GRACE DE DiEU, ROY DE FrANCE ET DE
• Navarre ; à tous ceujc qui ces présentes lettres j
verront, SaluL
"Les directeurs généraux de la Compagnie des Indes
Occidentales Nous ayant remontré que pour la facilité
du commerce dans les isles et terre ferme de l'Amérique
et autres lieux de la concession que Nous leur avons
accordés et la commodité de Nos Subjets qui habitent
en icelles, îl estait nécessaire d'y envoyer de la mesme
monnoye, afin que les artisans et gens de journées qui
n'ont esté jusques à présent payés de leur travail qu'en ,
sucres et pétuns qu'ils sont obligés d'envoyer en France
pour en tirer la valeur, et denrées nécessaires pour leur
subsistance, dont ils ne peuvent retirer aucun secours que ,
d'année à autre, au lieu que les étrangers qui habitent les |
isles voisines ont resçu l'usage de diverses monnoys des-
quelles ils se servent dans leur commerce, ce qui attire la 1
plupart des dits artisans et gens de journées dans les dites
isles dont nos subjets reçoivent beaucoup de préjudice,
parcequ'ils manquent d'ouvriers pour cultiver les sucres
et pétuns et les autres ouvrages nécessaires, et comme
Notre premier dessein d'establir la religion dans les dites
isles et dans la terre ferme de l'Amérique ne pourrait
avoir l'effet que Nous espérons sy Nos subjets n'y estoient
appelés et retenus par le commerce et les moyens de s'y
maintenir ; Nous avons résolu de faire fabriquer, en la
monnoye de Notre bonne ville de Paris, des nouvelles
espèces d'argent et de cuivre, jusqu'à la concurrence de
la somme de cent mil livres, aux mesmes poids, titre, re-
mède et valeur de celles qui ont cours dans Nostre
royaume et d'en remettre Nostre droit de seigneurîage''*, 1
foiblage'"', et escharsetés'^' dans les remèdes'** de TOrdon- |
<i) Seicnbukiagb. — Le droit de seigneoriage poni la fabrique des monnoyes
appartient aa prince. 11 n'est pas toujours le rnSnie et change suivant U voloati
du prince ou les besoins de l'Etal. C'est pour le payement de ce droit que l'on a
en partie inveUé l'alliée, c'est-à-dire, le mélange des autres métaux avec l'or et
l'argent dans la fabrique des monno^es. Ce droit sous Louis XIII et mSme sons
Louit XIV jusqu'en 1679, Était à six livres pour marc d'or, et dix sols obole pour
mnrc d'aijent.
1767. 20I
nance,en considération de radvance que la dite Compagnie
fera des matières et des risques, frais d'envoy des dites
espèces dans les dits pays.
"A ces causes et autres considérations à ce Nous
mouvant de ladvîs de Nostre Conseil et de Nostre cer-
taine science, pleine puissance et authorité royale, Nous
avons dit et ordonné, disons et ordonnons, voulons et
Nous plaist par ces présentes signées de Nostre main,
qu'il soit incessamment procédé en Thostel de la monnoye
de Nostre dite ville de Paris, à la fabrique des espèces
cy après, jîisques à la concurrence de la somme de cent
mil livres, pour avoir cours dans les , isles et terre ferme
de TAmérique et autres lieux de la concession de la dite
Compagnie des Indes Occidentales seulement, scavoir ;
trente mil livres de pièces de quinze sols, et cinquante
mil livres de pièces de cinq sols, aux mesmes poids, titre,
remède et valeur que celle qui ont cours en Nostre
royaume, et pour vingt mil livres de double de pur cuivre
de rozette aux mesmes taille et remède que ceux qu ont
aussy cours en Nostre royaume pour deux deniers, toutes
lesquelles espèces seront faites au moulin et balancier et
empreintes, scavoir : celles de quinze et cinq sols ainsi
que Nos pièces de quinze et cinq sols, avec ces mots d'un
costé Ludovicus decimus quartus Francice et Navarrœ rex^
et au revers : " Gloriam regni tuidtcent** et les dits dou-
bles de cuivre, d'un coté, d'une L couronnée avec les
mesmes mots : " Ludovicus dicimus quartus Franciae et
Navarrae rex," sur le revers avec ces mots : ^* Double de
l Amérique Française " pareille légende ; et à cette fin les
poinçons, carrés et matrices à ce nécessaires incessam-
ment faits par le tailleur général moyennant ses salaires
raisonnables, pour avoir, les dites espèces, cours dans les
dits pays aux prix cy devant ordonnés et y estre envoyés
par la dite Compagnie et reçues par les dits habitants,
dans la fabrique des mohnoyes, en y substituant d'autres métaux, dont on fait ce
qu'on appelle l'alliage.
(4) Remède. — C'est la permission accordée aux maîtres des monnoyes de tenir les
quart
à onze deniers, ne sont aussi qu'à dix deniers vingt-deux grains ; ce qui fait deux
deniers de remède pareillement accordé au maître.
^.
202 1767.
dans le commerce sans qu elles en puissent estre trans-
portées ny que Nos autres subjets les puissent recevoir
ou leur donner aucun cours en France, à peine de confis-
cation des dites espèces et de punition exemplaire. Et
en considération de Tadvance que ceux de la dite Com-
pagnie feront des matières et des risques, frais d'envoyé
des dites espèces dans les dits pays. Nous leur avons
remis et remettons par ces présentes Notre droit de
seigneuriage, foiblage et escharsetés dans les remèdes de
rOrdonnance.
" S Y DONNONS EN MANDEMENT à Nos aimez féaux conseil-
lers les gens tenant nostre cour des monnoyes, que ces
présentes, ils fassent lire, publier et registrer et le con-
tenu en icelles exécuter, garder et observer selon leur
forme et teneur, et délivrer les dites espèces aux direc-
teurs généraux de la dite Compagne des Indes Occiden-
tales, jusques à concurrence de la dite somme de ceYit
mil livres seulement, et, après le dit travail fait, difformer
les dits poinçons, carrés et matrices qui auront servi à
cette fabrication, nonobstant toutes choses à ce contraires,
oppositions et empeschements quelconques dont, si
aucuns interviennent. Nous Nous réservons la cognais-
sance, et à Notre conseil, et icelle interdisons à Nos autres
cours et juges, et sera adjuté foy comme aux originaux
aux copies de icelles des présentes coUationnées par l'un
de Nos aimez féaux conseillers secrétaires, car tel est
NoSTRE PLAISIR.
"Donné à Saint-Germain en Laye, le 19"* jour du
mois de février 1670 et de Notre règne le xxvii,
''{Signe,) LOUIS.
" Par le Roy, Colbert.
" Scellé de cire jaune sous double qtieue''
Les pièces officielles qui circulèrent sous la domination
française furent alors :
Le 15 sols.
" 5 sols.
" double denier.
" sou.
1767. 203
Les jetons de la Compagnie des Indes Occidentales
de 1751 à 1758 étaient les suivants ;
175 1 — (Indien) — Stib omni sidère crescent.
1 752 — (Mercure) — U trique facit commercia mundo.
1 753 — (Deux-Mondes) — Saiis unùs utriqtu.
1754 — (Trois castors) — Non inferiora metallis.
1 755 — (Galère) — Nonvillius aureo.
1756 — (Abeilles) — Sedem non animum mutant.
1757 — (Mars) — Parât ultima terra triutnpho.
1758 — (plusieurs aigles) — Eadem trans œquora virtus.
Une déclaration de Louis XV, en date du 5 juillet
171 7, révoque en ces termes l'Ordonnance pendante :
" Comme la monnaie du pays qui a été introduite dans
le Canada, n'est d'aucune utilité à la colonie, et que les
deux sortes de monnoies dans lesquelles on peut stipuler
causent de l'embarras dans le commerce, nous avons
abrogé et abrogeons, dans le Canada, la monnoie dite du
pays, et en conséquence voulons, et il nous plait, que
toutes stipulations de contrats, redevances, baux à ferme
et autres affaires généralement quelconques se fassent, à
commencer de l'enregistrement des présentes, au Conseil
Supérieur de Québec, sur le pied de la monnoie de France;
de laquelle monnoie il sera fait mention dans les actes ou
billets après la somme à laquelle le débiteur se sera
obligé, et que les espèces de France aient, dans la colonie
du Canada, la même valeur que dans Notre Royaume.
"LOUIS.
" Par le Roy,
" Le Duc d'Orléans, Régent, présent.
" (Signé,) Phelypeaux.
" Et scellé du grand sceau en cirejatcne!'
" La déclaration du Roy, en forme de lettres patentes
ci-devant transcrite, a été enregistrée au greffe du Conseil
Supérieur de Québec, suivant son Arrêt de ce jour; ouï
et ce requérant M*" Paul Denys de Saint-Simon, Con-
seiller, faisant fonction de procureur-général du Roy, par
moi. Conseiller Secrétaire du Roy, greffier en chef du dit
Conseil, soussigné ; à Québec, le onzième octobre 171 7.
" (Signé,) De Monseignat."
204 1767-
JUIN.
Le 5- — M"*- Jean-Olivier Briand, dans sa visite à
Kamouraska, ordonne la tenue en double des registres de
l'état des personnes. {Reg. de Kmiouraska^
JUILLET.
Le 12. — M*'- Briand, pendant la visite pastorale
qu'il fait à la Pointe-Lévis, met une note dans les regis-
tres de cette paroisse qui constate la perte de plusieurs
feuillets des registres :
" II manque, écrit monseigneur, plusieurs feuillets aux
registres dans les années 1759 et 1760, qui ont été perdus
pendant le siège, en l'absence du curé." {Reg. de I.évis.)
AOUT.
Le 9. — Un grand nombre de familles Acadiennes. dont
les enfants n'avaient pas été baptisés, les présentent à
l'église, pour qu'ils reçoivent le sacrement de régénération.
{Re£. de la Sainte- Anne dYamachiche^
Le 1 7. — Au registre de la paroisse de Sainte- Anne de
la Pérade, on lit le document suivant ;
" Joseph- François Perrault, chanoine de la cathédrale,
Vicaire-général de Monseigneur Brïand, Illustrissime
et Révérendissime évêque de Québec.
" A tous ceux qu'il appartiendra. Salut.
" Comme en 1761, sur divers témoignages alors mora-
lement certains, et suffisants, il aurait paru constant que
le nommé Joseph Vallé, habitant du rapide et seigneurie
de Sainte-Anne,, aurait été blessé à mort et resté sur la
place à l'action de Mr. de Montcalm, au siège de Québec,
et qu'en conséquence, il aurait été délivré certificat de
Hberté à Angélique Tessier, sa femme, laquelle peu après
se serait mariée, sans opposition et de bonne foy, avec le
nommé Joseph Douville, en la dite paroisse et seigneurie
de Sainte- Anne, mais qu'aujourd'hui étant évident par le
certificat de la déposition d'un nommé Languedoc,
arrivé de France et établi à Machiche, expédié par Mr.
1767- 205
Chefde ville, curé de la dite paroisse, le i*' août 1767, que
le dit Joseph Vallé aurait été vu vivant, il y a quatre
ans, plusieurs fois à LaRochelle par lui dit Languedoc,
entr autres la veille de son embarquement, jour de la
Quasimodo, que le dit Joseph Vallé lui donna parole pour
s*embarquer dans le même navire avec lui, et revenir
joindre sa femme en Canada, ajoutant le dit Languedoc,
qu'il présume que le dit Joseph Vallé aura pris un autre
parti lorsqu'il aura sçu de Mr. Leveau, récemment arrivé
de Canada à LaRochelle, que sa femme s'était mariée
pendant son absence ; vu en outre qu'il est encore évident
par une lettre du nommé Charles Vallé, frère unique du
dit Joseph Vallé, absent de cette province depuis 1758,
écrite à ses père et mère en date du 12 juillet 1766, de
Michillimakinac où il a toujours voyagé depuis qu'il est
monté dans le pays d'en-haut, que le sus-nommé Langue-
doc n'a point pris l'un pour l'autre et ne s'est point trompé
sur le nom et la personne du dit Joseph Vallé lequel est
vraiment 1 époux de la dite Angélique Tessier et qu'il a
déclaré avoir vu vivant, dans sa déposition. ^
" Nous, ayant égard au dit certificat et à la susdite
lettre restés entre nos mains et attachés à la minute des
présentes, avons mis et mettons le procès-verbal de 1 76 1 ,
des témoignages de la mort du dit Joseph Vallé au néant,
ainsi que Te certificat de liberté expédié en conséquence ;
déclarons au surplus le mariage entre la dite Angélique
Tessier et le dit Joseph Douville, quoique célébré de
bonne foy, nullement contracté, dont l'acte sera biffe.
Permis en conséquence, au susdit Joseph Douville de se
marier à autre femme libre quand bon lui semblera.
Défendons à la dite Angélique Tessier et au dit Joseph
Douville d'habiter ensemble et de se dire et envisager
comme mari et femme, et ce, sous peine, pendant tel état
et conduite, d'être privé des sacrements et de la sépul-
ture ecclésiastique.
" Mandons à Mr. Guay, curé de la paroisse et seigneu-
rie de Sainte- Anne de leur signifier, donner lecture et
copie des présentes dûment collatîonnées.
" Sera Notre Ordonnance attachée es-registres des
mariages de la dite paroisse à l'acte de célébration biffé
2o6 ^767.
du dît prétendu mariage des sus-nommés pour y avoir
recours et servir à ce que de raison.
" Donné a Québec, sous notre signature, le sceau du
diocèse, le 17 août 1767.
" PERRAULT, Chanoine, Vicaire-Général»
" Par Mr. le Grand-Vicaire,
*' Hubert, Ptre., Sec. de Mgr. révêgiuP
SEPTEMBRE.
Le I®'. — Rose Gaudet, acadienne, expose que son mari,
Jean- Pierre Emond, aussi Acadien, a été pris par les
Anglais et transporté à Philadelphie ; qu'elle-même s est
réfugiée avec quelques parents, en 1755, à Saint- Valier ;
que désirant épouser Louis Boutin, elle produit un certi-
ficat de R. P. Louis, missionnaire, à Bécancour, par
lequel Olivier Thibodeau, arrivé de la Nouvelle-Angle-
terre, atteste avoir une lettre qui marquait la mort de son
mari; de plus, un nommé Tempdoux, Acadien, venant
de Philadelphie, porteur des hardes du dit Jean-Pierre
Emond, dit Tavoir enseveli.
(Reg. des Procès-verbaux, Arch. de QmbeCy 1 767.)
Elle épouse, en effet, à Saint- Valier, Louis Boutin, le
1 5 octobre suivant. {R^g* de Saint- Valier^
OCTOBRE.
Le 14. — Depuis octobre 1766, la paroisse de Sainte-
Anne-du-Nord avait été privée de son curé ; les actes de
1 état des personnes avaient été enregistrés au Château-
Richer et à Saint-Joachim. En effet, après le départ de
leur curé, en octobre 1761, la paroisse fut desservie jus-
qu'en octobre 1767, par les curés voisins, MM. Duburon,
récollet, curé de TAnge-Gardien, et Marcou, curé de Saint-
Joachim, et il ne fut célébré que deux offices solennels,
celui de la troisième fête de Pâques, et celui de la fête
patronale de Sainte-Anne. Les morts furent inhumés
aux paroisses voisines, excepté ceux qui décédèrent le
printemps, à cause des mauvais chemins. La paroisse
s'était attiré ce châtiment, par la manière peu respec-
tueuse avec laquelle les anciens traitaient leur curé, et
I 767-1 768. 207
poiir avoir demandé en corps> à l'évêque de le retirer ; ce
qui leur fut accordé. Un homme qu'il refusa de recevoir
pour parrain, parcequ'il n avait pas fait ses Pâques, eut
une altercation assez vive avec lui dans Téglise, et lui
suscita une partie de ces troubles.
{Reg. de Sainte- Aivie de Beaupré.)
DÉCEMBRE.
Le 13 — Rose de Repentigny, épouse de Louis Michel,
fait baptiser un fils Gabriel. Le 4 janvier, de la même
année, elle avait fait baptiser trois jumeaux qui vécurent
une quinzaine de jours.
{Re£^. de Sainte- Anne-du-Bout-de-F Ile, Montréal)
Le 20. — Le Père Ambroise Rouillard, missionnaire,
baptisait aux Trois- Pis tôles, Jean- Baptiste, fils de Jean
Saint- Laurent et de Marie Le Petit.
{Reg. des Trois-Pistoles)
L'acte de ce baptême est le dernier que signa ce Père,
qui en juillet 1768, se noya près le Cap à TOrignal, lors-
qu'il descendait des Trois-Pistoles pour donner une mis-
sion à Rimouski. Le Père Ambroise avait été Tintime
ami de Thermite Toussaint Cartier. — {L'Auteur.)
MARS (1768).
Le 27. — Clément Choret, maître huissier, à Québec,
blessé mortellement d'un coup de fusil par le sieur
Belarbre, négociant de l'Islet, est décédé et inhumé à
Kamouraska. {Reg. de Kamouraska.)
JUIN.
Le 3. — A été inhumé le corps d'Amable Guérin, âgé
de 32 ans, fils de Jean- Baptiste Guérin et de Catherine
Boudreau, de Laprairie, noyé, et trouvé à Sorel.
{Reg. de Sorel)
Jacques-Louis Benoit, époux de Marie-Joseph Sou-
mande, s'est noyé près les îles de Varennes.
{Reg. de Varennes)
%
2o8 176S.
Pierre Chapoulon dit Beausoleil. natif de la paroisse
de Saint- Maurice, vïtle de Limoges, était un soldat de la
■ marine française, venu en Canada en 1 760, dans la com-
pagnie de Mr. DesLigneries, sur le vaisseau " L'Outarde,"
commandé par le capitaine Pinguet.
{Reg. des Procès- Veriaux de i'Arch. de Québec.
AOUT.
Le 3. — A été inhumé le corps de Mathieu Favreau,
âgé de 24 ans, noyé à Sorel. {Reg- de Sord.)
Jean-Baptiste Dalciat Sieur de la Fayolle, âgé de 26
ans, natif de la Bastude de Seron, diocèse de Correse-
rant (?), province de Foix, épousait à Québec, Marie-
Louise Chauveau, veuve de Pierre Beilet.
A l'âge de seize ans, il avait fait deux campagnes au
service du Baron de Sintnac. Il se rendit ensuite à
Londres avec Mr. Jacquin, marchand de Québec, et, de
là, à Québec.
{Re£. des Procès- Verbaux de FArch. de Qtt/6ec, 1 768. )
SEPTEMBRE.
Le 28. — Raymond Mesnard, épousait, à Montréal,
Geneviève Delà Roche, veuve, en première noces, de
Pierre Gallet, et, en secondes noces de Paul- Maurice- Jean
Navarre, chirurgien-major du vaisseau " Le Favory,"
frégate du Roy Très-Chrétien. Dans le naufrage de
cette frégate, en 1757*", sur les côtes de Terreneuve, le
chirurgien Navarre périt, et sa veuve put recueillir quel-
ques débris de ses biens et se rendre jusqu'à Montréal où
elle se fixa.
Paul Navarre était fils de Jacques Navarre et de Marie
Mouseux, de la ville de Monbourguet, diocèse de Tarbes,
en Armagnac. {Reg^. de Mottlréal.)
François Guîchard, natif de Saint-Sauveur, Ile-Dieu,
en Poitou, avait épousé en 1756, Madeleine Tardif. En
1759, revenant delà pêche du poste Saint-Modeste, dans
(I) Voyei 1757.
\
I 768-1 769. 209
le bâtîment du sîeur Portier, il fut fait prisonnier, conduit
en Angleterre et renfermé en prison, où il mourut bientôt.
(JReg. des Procès-verbaux, Arch.de Qmbec^ 1768.)
NOVEMBRE.
Le 6. — François Rousseau dit Bonnet, âgé de 32 ans,
natif de Saint- Vivien, diocèse de LaRochelle, épousait à
Saint-Thomas de Montmagny, Marie-Claire Langlois.
Il était arrivé à Québec, en 1752, mousse sur le navire
du capitaine Vincelot, qu'il déserta et se retira chez
François Gosselin, syndic de la nouvelle église à Saint-
Thomas. {JR^g* des Procès- Verbaux de PArch. de Québec)
m
Le 14. — ^Jacques Ladéroute, tué eh janvier 1768 par
les sauvages, a été inhumé ce jour, 14 novembre.
(Reg. de Kaskakia.)
MARS (1769).
Le 18. — Michel Boucher, âgé de vingt-quatre ans, mort
[sur le chemin du lac Témiscouata, est inhumé à Saint-
Louis de Kamouraska. {Reg. de Kamouraska.)
JUIN.
Le 27. — Jean- Baptiste Donohue épousait Catherine
Noreau. Né en 1734, à Mitchelstone, diocèse de Gloane,
province de Munster, en Irlande, il se rendit à Bordeaux
en 1 754, et, en 1759, il arriva à Québec sur le navire " La
Toison d'Or." Il s'établit marchand au pied de la Côte
de la Montagne.
; {Reg. des Procès-verbaux, Arch. de Québec.)
SEPTEMBRE.
ie Le 4. — Valentin Poirot, natif du diocèse de Toul, en
3, Lorraine, épousait, à Lévis, Catherine Policain, veuve de
Pierre Labrie. Né en 1734, il vint au Canada en 1756,
soldat de là marine, dans la compagnie de Mr. de Beaujeu,
!^' il fit la campagne de Carillon, puis dans la compagnie de
[ Mr. de Gaspé se rendit à Niagara, où il fut fait prisonnier
^âvec la garnison, et conduit à New- York, et en Géorgie.
\ En 1765, il revenait à Montréal. {Idem)
14
2IO 1769-177^'
Le 18. — ^Jean- François Thomas, natif de la paroisse
Saint- Martin de Pont-à- Mousson, diocèse de Metz, en
Lorraine, mariait, en secondes noces, Marie- Françoise
Jacques, veuve de Laurent Poirier.
{Reg. de Saint-Joseph, Nauvelle-Beatice.)
Soldat en France, Thomas avait déserté en 1757 pour
venir dans les Ficheurs. Il fut incorporé dans les trou-
pes de la marine jusqu'après la prise de Québec, se maria
en 1761 à Marie-Charlotte Audon, et exerça le métier de
chaudronnier.
{Reg. des Procès-verbaux de FArch. de Québec.)
Charles Gautier, natif d'Angoulême, sergent dans la
compagnie de Mr. Remon, jusqu'à Tannée 1760, était
retourné à Rochefort, où il épousait Marie-Joseph L'Her-
mite. En 1 763, il passait à la Martinique où il perdit sa
femme en 1 766. Deux ans plus tard, 1 768, il revint à
Québec avec sa fille, et s'établit, comme coutelier, sur la
rue Couillard. {Idem).
OCTOBRE.
Le 3. — Le corps du frère Justinien, (Louis- Alexandre-
Constantin), qui avait été inhumé le 28 mars 1760, dans
la chapelle qui servait alors de paroisse, sur le domaine
de Mr. de la Gorgendière, est transporté et inhumé dans
Téglise de Saint-Joseph, Nouvelle- Beauce.
{Reg. de Saint-y oseph, Nouvelle-Beatice)
1770.
Jean Germain, né en 1739, à Montferrant, diocèse de
Clermont, Auvergne, partit en 1757 de LaRochelle pour
venir au Canada. Il était incorporé au régiment de
Berry. Fait prisonnier à TIle-aux-Noix, il fut conduit à
New- York et détenu quatre ans et demi, puis, ayant
obtenu sa liberté il revint à Québec. Il était portier au
Séminaire de Québec.
{Reg. des Procès-verbaux de F Arc h. de Québec, 1 770. )
AOUT.
Le 21. — On bénit, pour la paroisse de Saint- Joachim,
une cloche qui reçoit les noms de " Marie-Olivier."
{Reg, de Saint-Joachim)
i77^>-i77i
2IX
OCTOBRE.
Le 23. — Guillaume Pellerîn, du diocèse d*Avranches,
parti de France à Tâge de quinze ans, sur le navire de
Mr. Gouenard, vint à Gaspé. Le frère Bonaventure lui
donna le témoignage suivant :
" A Québec, le 23 octobre 1 770. Je, soussigné, certifie
que le nommé Guillaume Pellerin, de Tévêché d'Avranches,
paroisse du Val-Saint- Père-sous- A vranch es, est venu
dans la Baye des Chaleurs, en qualité de trente-six mois
très-jeune, et a demeuré avec moi à Miramichy, il y a
dix-sept ans, six mois après son arrivée. J'ai vu et connu
plusieurs personnes avec qui il est venu de France, qui
m'ont assuré qu'il était libre, et je puis assurer qu'il peut
se maner.
" F. Bonaventure."
Pellerîn alla s'établir à Saint- Valier et à Saint- Pierre
du Sud. {Reg. des P roch-verbaux de [Arch, de Québec^
1761
1762...
Ï763
1764
Ï765
1766
1767
1768 ,
1769
1770
Total i
De 1608 à 1770
Mariages.
Naissances.
Décès.
Excédant.
1,007
3.580
2,147
1-433
799
4.045
1,922
2,123
847
4,399
1,773
2,626
871
4.507
1,902
2,605
808
4»59ï
3,169
1,422
759
4.889
2,117
2.772
806
4,926
2,161
2,765
727
S.023
2,224
2,799
593
4,908
2,912
1,996
699
4.738
2,336
1,402
7,916
45.606
23,663
21,943
33*380
183,857
92,521
91,336
JANVIER (1771).
Le 15. — Le mariage de François Provost avec Made-
leine Landais, veuve de François Brisson, célébré le 20
février 1765, à Rimouski^'^ est déclaré nul à la Rivière-
Ouelle. (R^g* de la Rivière- Quelle^
\\) Voi^tz 1765, 20 février, registre de Rimouskii
212 I772-I773-
Le fils du chevalîer Huard d*Ormîcour, né à Québec,
après avoir séjourné huit ans à Marie-Galante, une des
Antîllc? Françaises, revient à Québec, en 1773, avec un
certificat de liberté que lui donne le R. P. Alphonse
Bélaire de Chevrier, religieux carme de la dite île.
{Reg. des Procès-verbaux de lArch. de Qtiébec^
JUILLET.
Le 3. — Le corps de feu messire LeBlond, ancien curé,
relevé de l'ancienne chapelle, est transporté et déposé
sous le sanctuaire de la nouvdle église de la Baie Saint-
Paul. {Reg, de la Baie Saint-Paul^
1773.
Etienne Guillemîn, natif de Saint-Paterne, Issoudun,
en Berry, était en .1 734 soldat au régiment de Noailles.
Il vint au Canada en 1 750, et y continua la vie militaire
dans le régiment de la Reine, jusqu'à la prise de Montréal.
Resté dans la colonie, il s'établit à Beauport en qualité
de maître d'école.
{Reg. des Procès-verbaux de TArch. de Québec.)
Philibert Vautier, né en 1727, à Biais, en Bugeat, dio-
cèse d'Annecy, arrivait, en 1757, à Québec, soldat du
premier bataillon de Berry, compagnie de Cadillac. Fait
prisonnier à la bataille de Carillon, il fut conduit à New-
York, où il demeura jusqu'en 1768. Il vint ensuite se
fixer à Beauport. {Idem.)
JUIN.
Le 12. — Pierre Bélanger s'est noyé à Nicolet.
{Reg. de Nicolet.)
AOUT.
Le 15. — A été bénie la chapelle bâtie sur la terre de
Madeleine Poulin, occupée par Louis Racine, soa neveu.
M. Perrault, vicaire-général, avait permis de la mettre à
l'endroit où elle a été bâtie. Elle a été dédiée à Saint-
Michel Archange. La femme de Charles Normand,
demeurant près " le passage " de la petite rivière Saint-
Charles, à Québec, a donné le tableau, que j'y ai mis.
1773-1774. 21
*y
Ce tableau représente Tarchange saint Michel. Cette
chapelle a été bâtie par les habitants de la paroisse* Les
syndics ont été Louis Racine et Etienne Morel.
(Signé,) P. R. Hubert, Curé.
{Re^. de Sainte- Anne de Beaupré.
JANVIER (1774).
Le 30. — Marguerite Tîbaudeau, jeune fille de vingt
ans, fille du meunier de la paroisse des Ecureuils, périt
entre la dalle et la roue du moulin. {Reg\ des Ecureuils)
MARS.
Le 24. — Cas de super/étatian. — Augustin Biais et
Angélique Mercier font baptiser Augustin, né la veille, et
les mêmes Augustin Biais et Angélique Mercier font
encore baptiser, le quatre mai suivant, Jean-Baptiste, né
ce jour. Ces deux baptêmes ont lieu dans la paroisse de
Berthier-Bellechasse. {Reg. de Berthier)
Un laïque peut-il être investi du pouvoir de dispenser
de la proclamation des bans, des empêchements dirimants
d'affinité et de consanguinité, et recevoir Texpression du
consentement de deux personnes contractant mariage ?
Il faut distinguer : les empêchements sont ou de droit
naturel, ou de droit positif divin, ou de droit purement
ecclésiastique. Nous trouvons une réponse à cette ques-
tion dans l'article qui suit :
Louis Robichaud, époux de Jeanne Bourgeois, Acadien
réfugié à Québec, était à Salem, Nouvelle- Angleterre,
en 1774, Il avait alors 71 ans. Ce respectable vieillard
avait reçu les pouvoirs extraordinaires de dispenser des
bans et des empêchements de mariages, etc., pour les
catholiques qui ne pouvaient recourir au ministère d'un
prêtre dans la Nouvelle-Angleterre.
Voici la formule d'acte de mariage telle que donnée
par Louis Robichaud :
"Salem, 1774.
En vertu des pouvoirs accordés à moi, Louis Robi-
chaud, par M. Charles- François Bailly, prêtre, vicaire-
" général du diocèse de Québec, à présent à Halifax, mis-.
214 I774-I777-
" sionnaire des sauvages et des Français, pour recevoir
" le consentement mutuel des personnes catholiques qui
" voudront s unir ensemble, dans cette province ; comme
" aussi d accorder dispense à ceux qui voudront se marier
" à tel et tel degré tant d'affinité que de consanguinité, à
" ceux qui en auront besoin, je confesse avoir reçu le
" consentement mutuel de mariage de
'' du 3e au 4e degré de consanguinité
" les dites parties ont promis et promettent, par la pre-
" mière occasion qu'elles trouveront un prêtre approuvé
'' de la sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine,
" recevoir la bénédiction nuptiale.
" Le dit acte fait en présence. •••.••••"
JUILLET (1775).
Le 8. — Visite pastorale de Monseigneur Jean-Olivier
Briand, à Kamouraska. {R^g' de Kamouraska)
Le 19. — Dans un naufrage qui a eu lieu à la Baie
Saint- Paul, les personnes suivantes ont perdu la vie :
Benjamin Dufour, âgé de 18 ans; Félicité Gagnon,
âgée de 2 1 ans, et Pascal Gagnon, son fils, âgé de 5 ans.
{Reg-. de la Baie Saint-Paul^
DÉCEMBRE.
Le 31. — Louis Valeran, âgé de vingt-six ans, fils de
Jacques Valeran et de Catherine Gorget, a été tué par
Tennemî, dans Tattaque livrée ce jour. {Reg. de Québec)
NOVEMBRE (1776).
Le 2. — Les corps des paroissiens qui avaient été in-
humés dans le vieux cimetière, dans les premiers établis-
sements de la paroisse, sont transportés dans le nouveau
cimetière. {Reg> de la Baie Saint-Paul)
1777-
Pierre-Joseph Céloron de Blainville, chevalier de Tordre
de Saint-Louis, et major du Détroit, avait épousé, en
1 743, à Montréal, Dlle. Catherine Eury de Laperelle.
I 777-1780. 215
Après le décès de son mari, elle entra, en 1777, au
couvent des Sœurs Grises de Montréal, sous le nom de
Sœur Catherine Eury. Elle y décéda le 2 novembre
1797.
^ Son père, François Eury, Sieur de Laperelle, avait été
major de Tîle Royale.
NOVEMBRE (i778).
Le 19. — Ignace DeSallaberry et Catherine- Françoise
Hertel dé Rou ville, font baptiser Charles- Michel, le
héros de Châteauguay. {Reg. de BeauporL)
JUIN (1779).
Le 4. — Joseph Brazeau, époux de Françoise Didier,
a été tué par les sauvages, le long de la rivière Kaskakia,
Il était natif de Montréal. (Reg. de Kaskakia.)
Le 8. — Charles Robin, âgé de 33 ans, époux de Marie-
Anne Roy, et natif du Canada, ayant été tué par les'
sauvages, à la pointe de la rivière des Kaskakia, son
corps a été inhumé dans une des fies du Mississipi.
{Reg. de Kaskakia.)
AVRIL (1780).
Le 20. — Joseph Lafleur, qui a été tué par les sauvages,
avec Jean DeNoyon, le i*' avril 1780, dans la Belle-
Rivière, est inhumé le 20 du même mois, dans Tlle-aux-
Bœufs, par tous les voyageurs, conduisant une berge et
une pirogue. {Reg. de Kaskakia.)
JUIN.
Le 22. — Le navire "L'Amazone," commandé par le
capitaine Henry, était dans la rade de Québec. Un
matelot de ce navire, nommé Joseph- Vincent, est inhumé
à Québec, ce jour-là.
AOUT.
Le 4. — Pélagie Ouimet, âgée de 1 2 ans, fille d'Albert
Ouimet et de Pélagie Filion, de Terrebonne, s'est noyée,
et sa mère en voulant lui porter secours a subi le même
malheur. {Reg. de Terrebonne.)
m»
«77»
«773
•774
«77S
'776
'777
»778
1779
'7«o
Total
De ite8ii7So.
1780-1783.
Mariages. Kussances. Décès. Excédant.
5.175
i.a79
5,401
5-619
S.841
S.590
S.S70
5.9»
«,8Si
3.MS
a.S*9
3.98«
4-307
«.894
a.89i
a.48s
3,256
3,090
3. m
1.609
I,26î
3!m8
3.a8S
JUILLET (1781).
Le 17. — A lieu la bénédiction de la première pierre de
l'église de Nicolet. L'ancienne église datait de 1734.
{Heg^. de Nicolet)
La bénédiction de la nouvelle église s'est faite le 23
juin 1784, par messtre Saint-Onge, vicaire-général.
{Reg. de Nicolet)
DÉCEMBRE.
Le 6. — Le capitaine George De Shoell, commandant
le r^iment de Hesse, abjure 1 hérésie et reçoit le baptême
dans relise de la Rivière-Ouelle.
{Reg. de la Rivière- Oitelle.)
JUIN (1782).
Le 20. — Marie-Anne Monarque, âgée de soixante ans,
épouse de Michel Quevillon, était inhumée à Terrebonne.
Elle avait été tuée la veille; par le tonnerre.
{Rcg. de Terreôojtne.)
JUIN (17S3).
Le 18. — Marie-Joseph Leprohon, âgée de 28 ans,
épouse de Joseph LeBellec, s'est noyée dans la rivière de
l'Assomption. Son corps a été inhumé à Rependgny.
{Reg. de RepetUigny.')
1783-1784- 217
SEPTEMBRE.
Le 1 5. — A la demande des Dames Ursulînes et par
ordre de messîre Gravé, vicaire-général du diocèse, plu-
sieurs corps, inhumés dans un enclos de leur monastère,
ont été exhumés, et déposés dans le cimetière, dit de la
chapelle Sainte-Anne, à côté de l'église cathédrale.
{Reg. de Qtubec)
Jl/IN (1784).
Le 8. — Mariage de Jean- Baptiste Oneille et de Thérèse
Aide-Créquy, célébré à Québec par le Rev. Père Félix
Berry, commissaire provincial des récollets.
{Reg. de Québec^
Note. — Le nom de Jean- Baptiste Oneille, sacristain de
la cathédrale pendant près de soixante ans, est devenu
légendaire à Québec. Il serait intéressant de recueillir
tous les bons mots, les fines reparties, conservés jusqu'à
ce jour dans la mémoire de ses concitoyens.
L'opinion générale lui donnait l'Irlande pour berceau ;
mais les documents officiels disent son père originaire du
diocèse de Dijon, département de la Côte-d'Or, Bourgo-
gne. Ce dernier épousait à Québec, en 1 753, Marie- Joseph
Chandonné, et faisait baptiser en 1756, Jean-Baptiste,
Celui-ci, respectable vieillard décédait à Québec en 1836.
— {IJ Auteur)
Le 23. — A lieu ce jour, la sépulture de Louis-Joseph
Bertrand, âgé de vingt-huit ans, noyé à Saint- Augustin.»
{Reg. de Saint- Augtislin.)
L'ANNÉE DE LA GRANDE NOIRCEUR.
Le 1 5 octobre. — Vers trois heures un quart nous eûmes
une obscurité extraordinaire, si bien que l'atmosphère fut
d'un jaune lumineux au-dessus des campagnes ; il y eut
ensuite des rafales de vent et de pluie qui continuèrent
une grande partie de la nuit, avec beaucoup de tonnerre
précédé d'éclairs, chose d'autant plus surprenante que la
veille il avait gelé très-fort.
Le lendemain, dimanche, il faisait le matin, un grand
calme, avec une brume épaisse qui dura jusqu'à dix
u
218 1784-1785.
heures, alors que le vent qui commençait à souffler de
l'Est, la dissipa. Environ une demi-heure après, le
temps devint si sombre qu'on ne pouvait lire sans chan-
delle; ce qui fut suivi d'un vent impétueux, de tonnerre
et d'éclairs après quoi le temps redevint un peu clair;
mais depuis midi jusqu'à trois heures, l'obscurité fut
telle que les prêtres furent obligés d'interrompre leur
office jusqu'à ce qu'on eût allumé les cierges; il fit
aussi noir qu'il fait ordinairement à minuit, lorsqu'il n'y
a pas de lune. Il est à remarquer que chaque intervalle
d'obscurité était suivi et précédé de vent, de pluies, d'éclairs
et de tonnerre.
On remarqua qu'il y avait deux courants contraires
dans l'atmosphère : le plus élevé poussait une étendue de
nuages lumineux vers le nord-est, et l'autre chassait au
sud-ouest avec une grande rapidité, d'épais nuages noirs,
et l'eau qui en tombait semblait aussi noire queT'encre.
On attribue ce phénomène à quelques mines de soufre
prises en feu, dans quelques pays voisins, dont la fumée
aura épaissi Tair et chassé les nuées qui s'en seront for-
mées, vers cette partie du pays. Cette obscurité s'est fait
sentir jusqu'à Niagara et non plus loin.
(Mémoires de Nicolas-Gaspard Boisseau, Notaire, p. 3 1 .)
NOVEMBRE.
Pierre Drapeau'"', vieillard de 66 ans, disparaît de sa
demeure, à Québec, et son corps n'est retrouvé que le 20
avril 1785, dans la descente de l'Ance des Mères.
{Reg. de Québec.)
NOVEMBRE (1785).
Le 21. — On célèbre à Québec le mariage de Charles-
Antoine Godfroy, Sieur de Tonnancour, seigneur de
Tonnancour, Godfroy, Yamaska, Roctaillade, Labadie,
Gatineau, etc., et lieutenant dans le corps des Chasseurs
au service de Sa Majesté, avec Reine Frémont, fille de
Louis Frémont et de Catherine Boucher de Boucherville.
{Reg. de Québec.)
1788-1792.
219
FÉVRIER (1788).
Le 23. — On constate par les registres de Québec, la
présence d'un peintre en portraits et tableaux, résidant
à Québec. Il se nommait Louis-Chrétien Deheer^*\
{Reg. de Québec^
MAL .
Le 5. — David Lîne était coroner à Québec :on trouve
ce nom au registre de Québec. (AV^. de Québec^
AOUT (1789).
Le 26. — Le Baron Frederick de Schuffalyki, marié à
Rose Vigneau, faisait baptiser, à Boucherville, son fils,
Charles- Joseph. {Rcg. de Boucherville)
7S1
782
783
7«4
785
786
787
788 ,
789
790
Total
De 1608 à 1790
Mariages.
Naissances
969
6,309
973
6,363
I 116
6»55ï
936
6,437
1,122
6,974
1,186
6.827
1,366
7,206
1,214
7,726
911
7,303
1,137
6,825
10,930
53,300
Décès.
68,321
308,634
35,617
Excédant.
2.847
3,412
2,727
3,636
2,920
3,031
5,824
613
3,034
3940
3,67s
3,152
3,270
3936
3,628
3.898
3.480
3,823
4,212
2,613
32,704
158,300
150.334
JANVIER (1791).
Le 3. — Un Chinois. — Pierre Archibald LofTard, marié
à Louise Landry, était inhumé à Québec. Il était né
en 1 724, à Pékin, en Chine. {Reg. de Québec)
AVRIL (1792).
Le 10. — Mgr. Bailly de Messeîn, évêque de Capse,
et coadjuteur de Mgr. Hubert, baptisait à Beauport,
^i) Pourrait-on retrouver, quelque part, des tableaux portant sa signature ?
{VAuteur,)
220 1 792-1 793-
Edouard- Alphonse, fils d'Ignace de Sallaberry et de
Catherine- Françoise Hertel, et frère du héros de Château-
guay. Son Altesse Royale le Prince Edouard voulut en
être le parrain. {R^g* de Beaziport)
MARS (1793).
Le 12. — Louis Clermont et Pierre Lacoste, de Montréal,
sont tués par les sauvages, sur la rivière Cumberland, et
inhumés, le 1 2 mars 1 793, à la mission des Kaskakia.
{Reg. de Kaskakia^
ÉTAT DE UÉGLISE DU CANADA, APRÈS
LE TRAITÉ DE 1763.
L'ordination du Père Jean- Baptiste Pétrimoulx, fut
la dernière conférée sous le régime français. Elle avait
eu lieu en 1 758. Près de huit ans s'écoulèrent pendant
lesquels aucun jeune lévite ne reçut Tordre de la
prêtrise en Canada. Quelques jeunes Canadiens, passés
en France, y furent ordonnés et revinrent se dévouer
au service des missions Canadiennes.
L'évêque de Québec, qui ne prit possession de son
siège épiscopal qu'en 1 766, ne voyait pas sans douleur
son vaste diocèse réduit à un très petit nombre d'ecclé-
siastiques. La source d'où lui étaient venus près des
deux tiers de son clergé, se trouvait désormais étrangère.
Les ordres religieux des Jésuites et des Récollets se
trouvaient supprimés. Le diocèse par lui-même ne pou-
vait fournir que peu de sujets pour réparer toutes ces
pertes, et les besoins spirituels se faisaient ressentir
davantage, après les malheurs de la guerre. Que restait-
il à faire ? appeler des prêtres de France au secours du
diocèse Pendant trente ans, on fit des efforts
incroyables pour parvenir à ce but, sans pouvoir sur-
monter la résistance invincible qu'y opposait le gouver-
nement Britannique^'^
Pour lever cet obstacle il ne fallut rien moins que la
Révolution Française. Elle fit voir ce qu'il fallait penser
(I) Un mémoire des catholiques de la Province de Québec, fut présenté en 1783,
à la Cour de Londres, demandant avec instance qu'il fût permis à l'évêque de
Québec de faire venir des sujets ecclésiastiques d'Europe.
1793- 221
des ecclésiastiques Français ; combien ils étaient attachés
aux bons principes, et ennemis de la nouveauté. Alors,
en 1 793 et depuis, tout prêtre Français muni d'un passe-
port, portant la signature d un des secrétaires du Roi, fut
reçu à Québec, sans la moindre difficulté.
C est ainsi que le Canada s'enrichit des dépouilles de
r Eglise de France, et eut le double avantage et de don-
ner asile à des malheureux, et de se procurer des sujets
éprouvés par la persécution. Plus de trente prêtres
Français sont ainsi venus partager les travaux des mis-
sionnaires Canadiens.
Les documents qui suivent, nous renseignent sur les
démarches faites à cette occasion, par Tévêque de
Québec, Monseigneur Briand :
«
"A THonorable William Smith, )
Juge-en-Chef, à Québec. )
" Monsieur, — J'ai Thonneur de vous transmettre, et, par
vous, à Son Excellence et au Conseil, mon opinion tou-
chant les moyens de favoriser laccès et l'établissement
des émigrés Français en Canada. La conduite pleine
d'humanité et de générosité que le gouvernement Bri-
tannique tient à leur égard, est un de ces motifs puissants
qui doivent leur concilier la bienveillance de tous les
cœurs sensibles. Uni, comme je le suis, à la plupart de
ces illustres exilés, par les liens d'une même croyance et
d'un même sacerdoce, je me crois particulièrement oWigé
de leur procurer de l'assistance en tout ce qui dépend de
moi, et j'aperçois, monsieur, avec bien de la consolation,
que vos dispositions personnelles ne leur sont pas moins
favorables. C'est dans le concours de nos efforts réunis
avec ceux d'un gouvernement libéral et magnifique, que
ces victimes de leur attachement à leurs anciens principes
doivent espérer de trouver enfin le calme et le repos,
après les tempêtes violentes qui les ont malheureusement
dispersées.
"J'ai l'honneur,
" tJEAN-FRANÇOIS,
*' Evêque de Québec.
"Québec, le i6 avril 1793.
222 1793-
"Opinion de l'Evêque de Québec sur les moyens de
subvenir en Canada à la subsistance et à l'établisse-
sementdes ecclésiastiques et des nobles que la révolution
de France a forcés de s'expatrier, et qui paraissent
désirer un refuge en ce pays, humblement soumise à la
considération de Son Excellence le Lieutenant-Gou-
verneur de la province du Bas-Canada, et du Conseil
de Sa Majesté.
" Son Excellence, et le Conseil peuvent être persuadés
qu'en tout temps et en toute occasion, l'évêque de Québec,
Ltement a«JSdri su, le rtste sort des Français Lig,^,
fera tous efforts et usera de toute son influence pour
adoucir, à ceux qui se réfugieront en ce pays, le malheur
de leur expatriation.
"S'il ne s'agissait que de pourvoir à la subsistance
d'une centaine d'ecclésiastiques Français, il n'hésiterait
pas à prendre sur lui de les placer, d'hui à un an, dans
différents endroits du diocèse, où ils auraient le double
avantage et de subsister et de se rendre utiles aux peuples,
par l'exercice de leurs fonctions sacerdotales. Il est
pareillement à présumer qu'un petit nombre de familles
érnigrées trouveraient, dans la générosité des habitants du
pays et dans leur propre exertion, des ressources promptes
et sufHsantes.
" Mais comme il est probable qu'un nombre beaucoup
plus considérable d'ecclésiastiques et de familles Fran-
çaises aborderont à Québec, dans les premiers mois de
la navigation prochaine, il devient indispensable à la
Province de prendre des mesures plus étendues, tant pour
les accueillir d'abord sans se surcharger, que pour les
établir ensuite d'une manière solide et durable.
" Quant au premier de ces deux objets, il est important
de répandre ces émigrés dans les différents endroits de
la Province, dès le moment de leur arrivée ; la ville la
plus peuplée de ce pays n'étant pas capable de nourrir,
pendant huit jours, trois ou quatre mille étrangers, sans
courir les risques de s'affamer elle-même. Or voici un
moyen de les répandre promptement qui ne serait proba-
blement pas sans succès.
" L'évêque, en réclamant par une lettre-circulaire la
charité des curés de son diocèse en faveur des émigrés
1793- 223
Français, peut les prier de luî faire savoir immédiatement
combien ils pourraient en recevoir dans leurs paroisses res-
pectives, soit en les logeant dans leurs propres maisons, ou
dans celles des Seigneurs, ou dans une maison commune,
qui serait louée à cet effet, ou enfin chez les particuliers.
Il y aurait peu de paroisses qui n'en pussent accueillir une
dizaine, d'autres pourraient en recevoir vingt, d'autres
quarante, et d'autres peut-être davantage, suivant les
facultés et la bonne volonté tant des Seigneurs et des
curés, que des tenanciers et des paroissiens. On pourrait
également, soit par une quête, soit par une souscription
dans chaque paroisse, leur procurer les meubles les plus
nécessaires.
\ tt
Chacune des deux villes de Québec et de Montréal
peut, de la même manière, et à la faveur d'une pareille
souscription, loger un ou deux cents réfugiés, et les Trois-
Rivières, cinquante, surtout avec le concours des appar-
ments qu'offrent plusieurs communautés presque désertes.
" Il paraîtrait plus convenable que les hôpitaux de ces
trois villes fussent réservés pour donner retraite aux
malades, qu'il ne peut manquer d'y avoir dans un tel nom-
bre de personnes, à la suite d une navigation longue et
peut-être malsaine.
" Outre les quêtes, et souscriptions que Ton tâchera de
procurer dans les campagnes pour porter le plus prompt
secours aux émigrés Français, qui y seraient respective-
ment envoyés, il paraît tout-à-fait nécessaire de former
incessamment, dans chacune des deux principales villes
de la Province, un bureau ou comité, chargé dç préparer
les voies à la réception de ces exilés, de les accueillir, de
les diviser par bandes, de faciliter leur transport dans les
différentes paroisses, où ils seraient attendus ; et pour cet
effet, d'ouvrir immédiatement une souscription et de
presser, en leur faveur, la libéralité des citoyens de ces
deux villes. L'Evêque de Québec, en épargnant sur ses
modiques revenus, offre cinquante guinées pour sa part
dans une telle souscription.
" En supposant que les mesures suggérées ci-dessus
eussent le succès que l'on en désire, les émigrés Français
pourront, pendant quelques semaines, se délasser tran-
224 1793-
quilleraent des fatigues de la navigation ; après quoi on
songerait à prendre des mesures ultérieures pour leur
établissement solide en ce pays, dernier objet dont le
ministère Britannique paraît sérieusement occupé, et sur
lequel il serait peut-être plus à propos d'attendre des
directions.
" Voici néanmoins ce que Ton peut proposer en atten-
dant.
" La grande ressource des émigrés Français, surtout
de ceux qui seront attachés à la culture des terres, est,
sans doute, dans la libéralité et la générosité du gouver-
nement de Sa Majesté Britannique, qui pour mettre en
exécution, le charitable dessein qu'il a de les recevoir et
de les établir en Canada, ne pourra se dispenser de leur
accorder des vivres pour deux ou trois ans, et des instru-
ments d'agriculture. Munis de ce secours, ils pourront
défricher indifféremment, ou des terres de la Couronne,
ou des seigneuries appartenantes à des particuliers et
moins éloignées du fleuve. Ceux-ci, de leur côté, ajoute-
raient peut-être aux avantages que les émigrés auraient
préalablement reçus du gouvernement, ou les mettraient
en état d'en mieux profiter. Les bureaux ou comités
proposés ci-dessus ne pourraient-ils pas, en vertu d'un
Acte de la Législation ou par des lettres-patentes, être
autorisés à conférer sur cet objet avec les seigneurs par-
ticuliers de la Province, et même à contracter avec eux
au nom des émigrés et aux termes les plus avantageux^'\
" L'Evêque de Québec verrait, avec consolation, une
communauté d'ecclésiastiques émigrés en possession des
biens des Jésuites en Canada, si Sa Majesté n'en a disposé
autrement, et chargée des devoirs que remplissaient autre-
fois ces religieux, tant à l'égard de certaines missions
sauvages que par rapport à l'éducation publique de la
Province, dont le clergé de Québec pourrait être comme
le centre.
" Voici les ressources que le diocèse de Québec pré-
sente aux ecclésiastiques émigrés : i° Le Séminaire de
(I) Les Seigneuries de Beauhamais, de Beaupré, de la Rivière-du-Loup, an bas
du fleuve, de l'Ile- Verte, des Trois-Pistoles, du Bic et de Rimouski pourraient de-
venir très avantageuses aux émigrés à raison de leur position maritime.
1793-1796. 225
Montréal a uii pressant besoin de sujets ; 2° Il se présente
des nouvelles paroisses à établir ; 3° plusieurs anciennes
sont dépourvues de curé ; 4° d'autres, trop peuplées pour
être desservies par un seul prêtre, ont besoin de vicaires,
L'Evêque se prêtera de tout son pouvoir à multiplier ces
places autant que la position et Fétat du revenu des diffé-
rentes cures et missions le pourra permettre. Seulement
il aura l'attention de ne rien faire qui puisse décourager
les sujets du pays, et de prendre le loisir nécessaire pour
faire le discernement des sujets étrangers, avant de leur
donner mission."
MAI (1794).
Le 6. — Son Altesse Royale le Prince Albert avait pour
maître de musique, Augustin Scavoie, natif de Thîonville,
en Lorraine, ce dernier épousait à Québec, le 6 mai 1794,
Marie-Anne Coupeau de Saint-Martin. (Reg. de Québec.)
MARS (1795).
Le 28. — ^Michel Champou, cultivateur de la paroisse
de Nicolet, est écrasé par la chute d'un arbre. Il était
âgé de 35 ans. {Reg. de Nicolet^
1796.
INCENDIE DE L'ÉGLISE DES RÉCOLLETS.
Le 1 1 septembre. — Nous lisons dans le livre de prônes,
de l'église de Notre-Dame de Québec, le 17e dimanche
après la Pentecôte :
" Dans la masure de l'église des RR. PP. Récollets on
a trouvé les ossements réunis d un certain nombre d'an-
ciens religieux, et même quelques cendres des anciens
gouverneurs du pays^'^ qui y avaient été enterrés. On a
mis tous ces précieux restes dans un cercueil pour être
transportés et inhumés dans la cathédrale. Cette trans-
lation se fera immédiatement après la grand-messe de ce
jour, et vous êtes priés d'y assis ter^'^"
(i) Messire Auguste de Saffray, chevalier, seigneur de Mezy, gouverneur de la
Nouvelle-France de 1663 à 1665, était décédé à Québec, le cinq mai 1665, mais ne
fut point inhumé dans l'église des Récollets. Son corps fut déposé dans le cime-
tière des pauvres de VHôtel-Dieu ainsi qu'il l'avait désiré par son testament. Ses
obsèques furent solennellement célébrées par Mgr. l'évêque de Petrée,
(2> Annonce faite par le curé de Québec, M. Joseph-Octave Plessis,
15
226 1 796.
Trois des anciens gouverneurs furent inhumés dans
l'église des Récollets :
i^ Le comte Louis de Buade de Frontenac, chevalier,
comte de Palluau, décédé le 28 novembre 1698, et in-
humé le i"" décembre suivant ;
2^ Philippe de Rigault, chevalier, seigneur de Vaudreuil,
époux de Louise-Elizabeth de Joybert, inhumé le 13
octobre 1725 ;
3^ Le marquis delà Jonquière, né vers 1686, au château
de la Jonquière, en Languedoc, gouverneur en 1 749, et
décédé le 17 mai 1752.
Nous trouvons aussi dans les registres de Notre-Dame
de Québec, à la date du 5 décembre 1702, l'acte de la
sépulture de Marie- Anne LeNeuf de la Poterie, veuve
de René Robineau sieur de la Poterie, officier du régiment
de Turenne, chevalier de Saint-Michel, seigneur de
Bécancour et baron de Portneuf.
LE CŒUR DE M. DE FRONTENAC.
D'après les rapports du major Lafleur et de M. de
Gaspé, lequel fut témoin oculaire de l'incendie de l'église
des Récollets, les cercueils de plomb; qui se trouvaient
dans les voûtes de cette église placés sur des tablettes
en fer, étaient en partie fondus. Une petite boîte de
plomb, contenant le cœur de M. de Frontenac, se trouvait
sur son cercueil.
Suivant le frère Louis, un des derniers récollets sécu-
larisés après l'incendie du monastère, le 6 septembre 1 796,
la tradition rapportait qu'à la mort de M. de Frontenac,
son cœur enfermé dans une boîte de plomb, fut envoyé
à la comtesse, sa femme. Elle ne voulut point l'accepter,
et le renvoya au Canada, disant " qu'elle ne voulait point
" d'un cœur mort, qui, de son vivant, ne lui avait point
" appartenu ! ! "
Les ossements des anciens gouverneurs d'abord trans-
férés des ruines de l'église des Récollets à la chapelle de
Notre-Dame de Pitié dans la cathédrale de Québec, furent
quelques années plus tard, déposés dans les voûtes de la
chapelle Sainte-Anne, dans le bas chœur, du côté de
il
^ 1 796-1 797- 227
l'évangile, où ils sont encore, ainsi que le cœur de M. de
Frontenac.
La tradition conservée par le frère Louis et reproduite
par M. de Gaspé dans ses "Anciens Canadiens," se
trouve être bien constatée dans une lettre écrite quelque
temps après la mort du c^ouverneur de Frontenac, lettre
qui fait même connaître Te nom du Père récollet qui avait
été chargé 4e porter en France le cœur de M. de
Frontenac.
Nous lisons, en effet, dans la lettre ci-haut citée :
" Le R. P. Joseph^*^ Canadien, supérieur du couvent
des Récollets de Québec, a esté chargé de porter son
cœur (du comte de Frontenac) en France. Ce bon Père
" est d'un mérite extraordinaire dont la piété exemplaire
" peut servir de modèle à ceux qui veulent s'avancer
*' dans la vertu. Les Pères de ce même couvent sont les
"dépositaires de ses mânes, dans la magnifique église
" que ce gouverneur leur a fait bâtir, à ses dépens."
FÉVRIER (1797).
Le 7.^ — Avait lieu à Québec la sépulture de Robert
Lane, âgé de 48 ans, exécuteur des hautes-œuvres.
JUIN.
Le 30. — Les corps de Jacques Perrault, Joseph Derome
et Pierre Voyer, fils du notaire Charles Voyer, sont in-
humés à Québec. Tous trois se sont noyés au Sault de
la Chaudière. {R^g- de Qmbec.)
JUILLET.
Le 19. — Un nommé Antoine Lebrun, enlève, chez les
sauvages du Lac des Deux- Montagnes^ Marie- Angélique,
fille de vingt ans, qui avait été baptisée le 19 juillet 1797.
Elle était fille de Sagotenta, Anglais, et de Kaentian.
{Reg. du Lac des Deux- Montagnes)}
(i) Le R. P. Joseph, était fils de Pierre Deny, Sieur de la Ronde, et de Dame
Catherine LeNeuf de la Poterie. Il avait été nommé supérieur du couvent des
KécoUets, en 1697.
2 28
1 798-1 799-
JUIN (1798).
Le 14. — Sépulture de Nicolas Vénïer, né à Venise,
Italie, en 1722. Marié à Venise, en 1742, il perdit sa
femme en 1756, et partit de Gênes, en 1761 sur le cor-
saire " La Belle Françoise," pour venir se fixer au
Canada, où il épousa Jeanne Sédïlot. Il avait le surnom
de " Nicole."
{Reg. des Proch-verbaux de r Arck. de Québec^
mi
'792
'793
»794
«795
1796
«797
1798
1799
1800
Total
De 1608 à iSoo.
Knissonces. Difcès.
7.946
8.306
8.H7
8,514
9,146
g,oiS
9.224
9,617
9.776
io,oSo
89.754
201,685
196,703
En terminant, avec le siècle, notre travail " A Travers
LES Registres," nous croyons utile de donner, jusqu'à
l'année 1880, les tableaux du mouvement de la popula-
tion '■*.
Les tableaux du mouvement de la population rap-
portés dans ce volume, nous font voir qu'à la cession du
pays, les chiffres accumulés des actes de mariages s'éle-
vaient à 22,117 ; ceux des naissances à 150,275, et ceux
des décès à 74,700, laissant un excédant de 75,575 âmes,
et donnant un total de 247,092 actes enregistrés'"'.
Les années comprises entre 1763 et 1800 nous four-
nissent encore plus de 40,000 mariages, 248,000 naissances
et 127,000 décès, et donnent un excédant de naissances
(I) Voir les pages 233, 234 et 235.
[z\ Nous retrouvons tous ceg actes analysés dans le Dklionitairc Ginialogîqtie
dis l'amillit Canadiennes, qni comprend de plus, Im Actes des Missions du Golfe
Saini-Lturent, et celles des Territoires de l'Ouest,
1799-
229
de 121,000, ce qui montre le chiffre de 650,000 actes ren-
fermés dans les registres de Tétat des personnes à la date
de 1800.
Les paroisses qui tenaient régulièrement des registres
de l'état des personnes à Tépoque de la cession du
Canada à l'Angleterre étaient au nombre de cent-quinze.
Depuis la cession jusqu à la fin du dix-huitième siècfe,
leur nombre s accrut encore de vingt-six.
Voici les noms de ces premières paroisses dont les
registres sont pour nous une source si précieuse d'infor-
mations.
PAROISSES DU CANADA SOUS LE RÉGIME FRANÇAIS.
No.
I
2
3
4
5
6
7
8
9
10
II
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
Nom des Paroisses.
Québec,
Trois-Rivières, - - -
Silkry,
Montréal, - - - -
Sainte-Anne de Beaupré, -
Château-Richer, - - -
Sainte-Famille, (lie d'Orléans), -
Boucherville, - - - -
UAnge-Gardien,- - - -
Laprairie, - - - -
Sorcl,-
Beauport, - - - .
Pointe-aux-Trembles, Montréal, -
Lorette,
Lachine,
Lévis,
Saint-Thomas, - - - -
Cap Saint-Ignace, - - -
Islet,
Saint-Pierre, (Ile d'Orléans), -
Saint-Laurent, " - -
Saint-François, "
Charlesbourg, - - - -
Pointe-aux-Trembles, (Québec),
Cap-Santé,- - - - -
Champlain, - - - -
Repentigny, - - - -
Saint-Jean, (Ile d'Orléans), -
Grondines,
Contrecœur, - - - -
Années.
621
^3S
636
642
657
661
669
668
666
670
670
673
674
676
676
679
679
679
679
679
679
679
679
679
679
679
679
679
680
680
1799.
PAROISSES DU CANADA, tnc— (Suite.)
Noms ses Paroisses.
Baie Saint-Paul, . . - -
SaintOuts, . - - .
Batiscan, - - - - -
Lâche nayc, - - - -
Rivièrc-Ouelle, - - - -
Saint-Joachim, . , -
Cap de la Madeleine, -
Ri V îère-des- P ra i ries,
Sainl-AugiistHi, - - - -
Lotbiniére,
Saint-Michel de la Durantaye,-
Sainte-Anne de la Pérade, -
VarcDHes, ....
Saint-Nicolas, - - - -
Notre-Dame de Foye, -
RimoiisVi,
Verchères, . - - -
Saint-Antoine de Tilly.
Saint-François, flle-Jésusl, -
Sainie-Anne^iu-Boui-de-rnc,
Ile-Dupas, . . - -
Saint-Suliiice, . - - -
Chambly, - - . -
Pointe-Claire, - - - -
Descbambault, ...
Saint-Valier, . . . -
TVois-Pistoles,- - - -
Rivière-du-Loup, (Troîs-Rîvières),
Longueuil, . - - -
Sainte-Anne de la Pocatiére,
Ile-Verte, . . - -
Sa i n t-Fran çoi s-du-Lac",
Saint-Antoine, Baie du Febuc,
" de la Valirie,
Sainte-Croix, - - - -
Bécancour,
Nicolet, -
Saint-Laurent, (Monlrial^, -
Lac-des-Deux-Mon tagnes ,
Longue-Pointe, . - - -
L'Assomption,
Hôpital-Général de Montréal, -
Kamouraska, - - - -
Saint-Michel dTamaska, -
i68j
i63s
16S7
16S7
1688
1691
,69.
1091
1693
1693
Ï693
1694
1699
1706
1706
I7>3
1713
1713
1713
I7Ï4
171S
I7Ï5
I7Ï5
1716
.716
1716
I799<
231
PAROISSES DU CANADA, Erc^Suite.)
No. Noms des Paroisses.
'
76 Berthîer," (Montréal),
77 Terrebonne,
78 Saint-FrançoisKlu-Sud,
79 Notre-Dame des Anges, Hôpital-Général, Québec
80 Sainte-Geneviève de Batiscan,- - - -
81 Berthier-Bellechasse,
82 Yamachiche, - -
83 Eboulements, - - - - -. -
84 Saint-François-Xavier de la Petite-Rivière,
85 Saint-Roch-des-Aulnets, . - - - -
86 Saint-Pierre-les-Becqiieis, . - - -
87 Saint-Roch,
88 Sault-Saint-Louis,
89 Lanoraie, .--•----
90 Châteauguay, -..---•
91 Sault-au-Récollet,
92 Saint-Joseph, (Nouvelle-Beauce), - - •
93 Saint-Mathias,
94 Saint-Denis de Chambly, . . - •
95 Saint-Antoine **
96 Saint-Charles **
97 (Hôtel-Dieu de Québec), - - - - -
98 Saint- Jean Deschaillons, - - - - •
99 Ecureuils, -•
100 Pointe-du-Lac,
10 1 Saint-Maurice, -------
102 Saint-Viixcent-<Je-Paul, - - - - •
103 Sainte-Marie, (Nouvelle-Beauce),- - - -
104 Sainte-Rose, (Ile-Jésus), - - - - •
105 Saint-Joseph de Chambly, - - - - -
106 Saint-Pierre-du-Sud, - - - - •
107 Saint-Charles (Rivière Boyer), - - • •
108 Ile aux-Coudres, -----.
109 Saint-Joseph de Soulanges, - - - - -
iio Saint-Constant,
111 Saint-PhiKppe, -
112 Sainte-Geneviève, (Ile de Montréal),
113 Carie ton, --
114 Saint-Henri-de-Mascouche, - • - •
115 Saint-Régis,
Années.
727
727
727
728
728
728
728
732
734
735
73S
73S
73S
735
736
736
738
736
741
741
741
741
741
742
742
743
744
745
745
746
748
749
750
752
752
757
758
760
761
762
PAROISSES DU CANADA, ÉRIGÉES SOUS LE GOUVER-
NEMENT ANGLAIS, DE 1763 A 1800.
Noms des Paroisses.
Saiût-Jean-Port-Joli, -
Saînt-Eustache,
Saint-Cuthbert, (Maskinongë), -
Belœil,
Vaudreuil,
Maskinongé, - . - •
Matbaie,
Saint-Jacques-de-I'Achigan,
Saint-Martin, (Ile-Jésus), ■
Saint-Hyacinthe, -
Saint-Henri-de-Lauzon ,
Saint-Gervais, •
Saint-Fiançois, (Nouvelle-Beauce),
Bonaventure, - - - -
Genlilly, ..----
Blairfindîe, . . - -
Ile-Perrot,
Saint- Paul delà Valtrie, -
Saint-Roch de l'Achigan, ■
Sainte-Anne des Plaines, -
Sainte-Thérèse de Blainville,
Saint-André de Kamoura^kâ, -
Saint-Marc de Chambly, -
(UrBulines des Trois-Riviéres),
Saint- Jean-Baptiste de Rouville, -
Saint-Hilairc de Rouville,
Saint-Benoit, - . - -
1769
1767
1770
177a
1773
1773
1774
1774
1775
1777
1780
1780
1780
1780
1784
1784
1786
1786
1787
1788
1789
1791
>794
1796
1797
1799
1799
L'accroissement continu et régulier de la population
Canadienne, provenait de l'excalente organisation qui
existait parmi elle, et, cette organisation n'était autre que
celle établie par le clergé canadien, le seul des corps de
l'Etat qui n'avait pas abandonné son poste à la suite de la
conquête. Ce fait, si remarquable, a été hautement re-
connu par un historien distingué, mais dont l'impartialité
ne saurait être suspectée. Nous voulons parler de M.
Francis Parkman, qui, à la fin de son The Old Régime
in Canada, fait la remarque suivante :
" The English conquest shattered the whole apparatus
" of civil administration at a blow, but it left her untouched.
l'.ll,
!■•!
1799.
233
Govemors, intendants, councîls and commandants, àll
were gone ; the principal seigniors fled the colony ; and
a people who had never leafned to control themselves
or help themselves, were suddenly left to their own
ad vices. Confusion if not anarchy, would hâve folio wed,
but for the parish priests, who in a character of double
paternity, half spiritual and half temporal, became more
than ever the guardians of order throughout Canada/'^"
(The Old Régime in Canada^ by Francis Par km an, p. 400 ;
Boston : Little, Brown & Ce, 1874.
MOUVEMENT DE LA POPULATION CATHOLIQUE DE LA
PROVINCE DE QUÉBEC, DEPUIS 1801 JUSQU'A 1880.
<t
<(
4t
(t
{(
i8oi,..,..
1802
1803
1804
1805
1806
1807
1808
1809
1810
Total
De 1608 à 18x0..
1811
1812
1813
1814
1815
1816
1817
1818
1819
1820
Total
De 1608 à 1820
Mariages.
1,778
1,886
1,929
1,864
1,690
1,746
1.887
2,092
2,080
2.139
19,091
87*403
Naissanœs.
10,226
10,970
10,830
".473
11,448
11,578
".83s
".975
12,183
12,555
"5.073
513.461
Décès.
5.442
5.834
6,826
5.957
5.006
5,188
5.223
5.157
6,240
8,269
59, 142
260,827
Excédant.
4.784
5.136
4,004
5.5ï6
6,442
6390
6,612
.6,818
5,943
4,286
55,93'
252,634
2,346
2,593
2,029
2,453
2,778
2,376
2,407
2,646
2,796
2,806
25,230
112,633
12,802
13,308
13,386
13.543
14,482
14,807
14,653
15,938
16,371
16,816
146,106
659,567
71,796
332.623
6,040
6,762
5,629
7,679
7,922
5.464
7,645
5,898
7,021
7,461
6,117
8,690
7,026
7,267
6,684
9,254
7,73ï
8,640
9,981
6,835
74,3 ïo
326,944
(I) "La conquête Anglaise brisa d'un coup tout le rouage de l'administration
civile, tout en laissant intacte la même organisation. Gouverneurs, intendants, con-
seillers et commandants étaient partis ; les principaux seigneurs s'enfuirent à leur
tour de la colonie, et ainsi le peuple, qui n'avait jamais appris à se gouverner ou à
s'aider, se vit abandonné à ses propres conseils. La confusion, sinon l'anarchie,
s'en serait suivie, sans les curés de paroisse, qui, assumant une mission de double
paternité, à la fois spirituelle et temporelle, devinrent plus que jamais les seuls
gardiens de l'ordre, par tout le Canada." — Extrait du livre ** The Old Régime in
Canada^^ par Francis Farkman, à la page ^^/oo.
11
I
234 1799-
HOUVEMEHT DE LA POPULATION, E^C.—(Sui/l■)
Nutwnce»
Décts.
ExcédanL
iSii
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9.181
S. 161
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14,672
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De l6o8i iSjO
>38.768
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716,119
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235
MOUVEMENT DE LA POPULATION, Etc.— (^5///VirJ
Mariages.
i8si
1852
'853
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1855
1856 •
1857
1858
1859
1860 •••••«
Total
De i6oSà 1860
I86I
1862
1863
1864
1865
1866
1867
1868
1869
1870 •
Totid
De 1608 à 1870
5>453
SM9
6,302
6,440
6,3>9
6.133
6,05s
6,392
6,147
6,462
61,352
Naissances.
34»o66
35.599
36,483
36,818
37. «69
385 ï9
38.323
39,602
41,189
41.976
379.744
Décès.
14, i6j
14,288
14,646
19,470
«7.637
16,194
«6,335
16,594
17,148
16,591
163,068
300,120 1,801,588
858.693
Excédant.
19.901
21,311
21.837
17.348
19.532
22,325
21988
23,008
24,041
25.385
216,676
942.895
6.927
7.317
7,026
7,202
7,481
6827
6.792
6,971
7.532
7,810
71.885
42.856
44.737
45-545
44.884
44,504
42,813
43.757
43.783
43920
43.760
372,005
440,559
17.366
19.408
19.643
22,154
22,190
20,448
2i,l»97
21.347
20,221
21,276
205,950
2,242, 147
25.490
25 329
25.902
22,730
22.314
22,565
2i,S6o
22,436
23.699
22,484
234,609
1,064,643 1,177.504
1871
1872
1873
1874
1875
1876
1877
1878
1879
1880
X otal ••^•••••••••«
De 1608 à 18S0.
8,322
9.04S
9,122
8,924
8,229
7,866
7.477
8,201
8,128
8,360
83.674
455.679
44.730
46,216
47,848
49.712
52,085
52,568
51,722
52,915
51,648
51,889
20,934
26,298
24.371
28,878
29,682
27,626
28.745
27,215
25,082
27,230
501,833
2,743.980
266,061
1.330.704
23.796
20,418
23.477
20,834
22,403
24,942
22,977
25,700
26,566
24,659
235.772
I
iv4 13.276
\
\
\
\
\
TABLE ALPHABÉTIQUE
■•«•■
Abjuration, p. 64, isi, 162, 183,
216.
AcADiENS, p. i66y 167, 189, 204.
Accidents, p. 25, 33, 35, 38, 42,
43» 49j 52» 56, 58, 59» 62, 65, 67,
69, 70, 76, Sij, 96, 97, 109, III,
112, 125, 126, 129, 132, 135,
137, 13S, 139» Ï42, 143, 145,
148, 152, 154, 15s, 156, 164,
167, 168, 170, 188.
Aco, Michel, achète une partie des
Illinois, p., 83.
Actes des Notaires, p. 129.
Agathe, abénaquise, p. 123.
Alaire, Louis, tué, p. 172*
Albert, le prince, son maître de
musique, p. 325.
Alexis dit Dessessards, Chs., meur-
trier, condamné à mort, p. 59.
Algonkins, Simon 8ab81ack,grand
chef, sa sépulture, p. 188.
Alix, Vincent, massacré, p. 80.
Amiraut, François, fait baptiser
huit enfants, p. 98.
Amplement, P., abjuration, p. 183.
Amyot, Jean, noyé, p. 31.
Ance, Michel, organiste de Sibour,
p. 109.
Anger, Simon, prêtre, ses cendres
exhumées, p. 187.
Anglais, p. 18, 74, 82, 83, 85, 99
à 104, 106, 107, 108, 184.
Anticosti et Mingan, propriété
de Joliet, p. 88.
Antilles Françaises, Marie-
Galante, une des, p. 212.
Archambault, Denis, tué acciden-
tellement, p. 33,
Arenaine, Jacques, noyé, p. 29.
Arguin, Yves, présente une cloche,
p. 133-
Aristoille, chirurgien sur " L'Heu-
reuse de Bayonne,"p. iio.
Arrêt engageant les parents à
marier leurs enfants, p. 56.
Assassinats, p.58, 69, 70, 115,137,
152, 182, 183.
Atchers, Marie-Madeleine, enfant,
prisonnière de guerre, p. 99.
Aubert de LaChenaye,Chs., donne
une terre à Percé, p. 61.
Aubert, Catherine, victime de la
picotte, p. 95.
Aubois, Pierre, sa femme et ses six
enfants noyës, p. 130.
Aubry, Simon, noyé, p. 149.
Aubuchon, Jean, fait réhabiliter
son mariage, p. 36.
Aucoin, Marie-Michelle, veuve,
meurt à 95 ans, p. 109.
Auger dit le Baron, J.-Bte., pro-
priét. de laCôte-à-Baron, p. 96.
Auger, Jacques, noyé, p. 143.
Auger, Françoise, son mari noyé,
p. 152*
B
Babin, Chas., Acadien, son mariage
devant les vieillards, p. 190.
Baie Saint-Paul, 108, 164, 170,
179.
Baillargeon, Frs., noyé, p. lôy.
" Jeanne, jeune captive
rachetée, p. 56.
Baillargeon^ Nicolas, noyé, p. 138.
Bailly, Chs. Frs,, vicaire-général et
missionnaire à Halifax, p. 213 ;
évêque de Capse, baptise Ed.-
Alphonse de Sallaberry, p. 219.
Bal, le premier, p. 53.
Balard, Augt, cinq noms donnés à
son enfant, (second cas,) p. 147.
Balier, Jean, mort subite, p. 67.
Baptêmes, p. 144, 147, 166.
Barault, Jean, massacré, p. 73.
Barbe, huronne, refuse d'épouser
ChastiUon, p. 29 ; son mariage
avec mi sauvage, p, 29.
238
Table Alphabétique.
Barbet du Donjon, Li., cordelier,
miss, i l'Ile Saint- Jean, p. iiS.
Barbier LeMinime, Gilbert, sa fille
s'est noyée, p. 38.
Barbier, Nicolas, tué par les An-
glais, p. 76.
Bans, Jos., arrivé à Québec dans
les Ficheun, p. 165.
Baron, Denis, récollet, sumdnier
au fort de la Presqu'île, p. 155.
Barry, Jean, noyé, p. 39.
Bas et ossements trouvés suspen-
dus à 40 pieds de terre, p. 1 38.
Baschalis, officier au régiment de
la Reine, p. 184.
Basque, Jean, charpentier de na-
vire, noyé, p. 38.
Basque, Jean, matelot sur "Le
Lion," p. 97.
Basset, Bénigne, son fils noyé, p.
63.
Bastar, Yves, massacré par les
Iroquois, p. 35.
Bau, Antoine, tué par les Iroquois,
P- 34-
Bau dit L'Altouette, J.-Bte, insti-
tuteur à Boucherville, p. 80.
Bau, dit Vadeboncœur, Jacques,
noyé, p. 156.
Baudoin, Jean, massacré, p. 70.
" Joseph, noyé, p. 156.
Baudreau dit Graveline, Gabriel,
de Montréal, son commerce en
Louisiane, p. iio.
Bazin, André, noyé, p. 35.
Bazire, Chas., donne à M. de Fron-
tenac une terre à Percé, p. 61.
Beaulieu, Guillaume, soldat passé
par les armes, p. 68,
Beaulieu, Sieur, chirurgien sur "Le
Saint-Honoré," p. 68.
Beaulieu, soldat, massacré, p. 73.
Bf.auport, sept personnes noyées
à, p. 181.
Beaupré, Pierre, maître serruner,
des forges St-Maurice, p. 137,
Beausoleil, haut de la rivière,
Acadie, p. 98.
Beausoleil, Charles, noyé, p. 151.
Bedard, François, noyé, p. 57.
" Joseph, cas de superféta-
lion, p. 181.
Bégon, Claude-Michel, chevalier,
p. 109 ;sonvalet et deux filles de
chambre périssent dans l'inceo-
die du palais, p. 109 ; fait bap-
tiser son fils Michel et sa fille
Jeanne-Elizabeth, p. tu; sa
sépulture, p. 146.
Belaire de Chevrier, carme, des-
sert l'Ile Marie-Gaiante, p. 3ii.
Bélanger, chirurgien, porteur de
lettres du Roy, p. 31.
Bélanger, Louis, chasseur, décédé
dans la forêt, p. 114.
Bélanger, Pierre, noyé, p. 313.
Belarbre, négociant, blesse mortel-
lement un huissier, p. 307,
Belhumcur,soldat, tué vers la chute
de Carillon, p. 184.
Belle-Riviére, 1 armée de la, p. 155.
Bellet, Pierre, époux de Louise
Chauveau, p. 308.
Belletete, Joseph, arrivé sur " Le
Dauphin,''p. 156.
Bellin, ingénieur du Roy, publie
une carte de la Nouvelle France,
partie orientale et occidentale,
p. 143-144-
Bellisle, détroit de, " L'Aigle "
naufragé au, p. i67.
Benard, Pierre, mariage à la go-
mine, p. 156.
Béni, Laurent, son décès sur " Le
' Saint-Louis," p. 140.
Benoit, Jacques-Louis, noyé, p. 2 07.
Berade, Pierre, commandant " Le
Saint-Esprit," p. 155.
Eérard, Marie, première centenaire
inhumée, p. m.
Berauilt, Elizabeth, son fils, p. 145
Bergeron, Claude, inhumé dans
la seconde concession, p. 171.
Bergeron, Joseph, sa femme inhu-
mée par les paroissiens, p. 173.
Bemier, Jacques, maître de bar-
que, p. 103.
Eernier, Pierre.trouvé mort, p-137.
Berquin, Simon, bedeau, inhumé
sous la cloche, p. 164.
Bertault, Jacques, condamné avec
sa femme et sa fille, p. 58.
Berry, le R. P. Félix, commissaire
provincial des lècollets, p. 217.
Table Alphabétique.
239
Bertai^t, Jeanne, tuée par les Iro-
quois, p. 8o«
Bertaut, Pierre, capitaine de " La
Salée Robin," sa sépulture, p. 165
Berté, Bernard, massacré à Mon-
tréal par les Iroquois, p. 26.
Berthier, Michel, chirurgien, vic-
time de la peste, p. 140.
Bertrand, Ls. Joseph, noyé, p. 217.
BESSONNES,les premières baptisées
à Québec, p. 33.
Bevin, Thomas, trouvé mort, p. 65.
Bigot, Pierre, tué par les Iroquois,
p. 27.
Bigot, le Père, baptise un esclave
Anglais, p. 85.
BilodeaUy Antome, foudroyé, son
éloge, p^ 125 ; ses deux enfants,
Isidore et Marie-Louise, noyés,
Pi34-
Bisson, Jeanne, noyée, p. 77.
Bîssonnet, Elizabeth, épouse de
Frs. Estève, p. 164.
Bissot, Claire, veuve de Ls. Joliet,
transporte à ses fils la propriété
d'Anticosti, et Mingan, p. 88.
Bizard, Ls-Hector, commandant
le fort des Yasons, sa mort, p.i f 4
Biais, Alexis, tué sur le Mississipi,
p. 116.
Biais, Augt., cas de superfétation,
p. 213.
Bleau, Joseph, sa femme meurt
dans les cabanes, p. 170.
Blondeau, Pierre, massacré, p. 75.
•* Jean-Baptiste, pilote du
vaisseau " Le Vigilant," sa sé-
pulture, p. 119.
Bluteau, Marguerite, veuve de
Pierre Césard, p, 175.
Bochart, Jean, chevalier, parrain,
p. 67 ; parrain de Jean-Baptiste
Ayegaboucq, micmac, p. 69.
Boeste, Guillaume, tué par les Iro-
quois, p. 36.
Boirie, Françoise, noyée, p. 130.
Bois, prix du bois à la corde, p. 27.
" Jean, noyé, p. 108.
Boisseau, Nicolas-Gaspard, mé-
moires sur Tannée de la grande
noirceur, p. 2 1 7-2 1 8.
Boissel, Claude, tué accidentelle-
ment, p. Z29.
Boissier, Guillaume, massacré à
Montréal par les Iroquois, p. 26.
Boissonneau, Nicolas, perd trois
enfants dans l'incendie, p. 62.
Boissy, Elizabeth^ épouse de Jac-
ques Franchères, p. 47.
Boisverd, Jos., sépulture de, p. 127.
Boivinet, Gilles, agent général,
noyé, p. 65.
Bolduc, Paul, épouse Marie-Louise
Boutillet, p. 176.
Bonaventure, frère récollet, p. 9.
" Rév. Père, récollet,
missionnaire du Détroit, fait ex-
humer le corps du P. DeLhalle,
p. 117.
BoN-couRAGE, Une concession d&
Kamouraska, p. 188.
Bondy, sieur, noyé, est enterré
comme im chien, p. 54.
Bonenfant, Mathurin, massacré
par les Iroquois, p. 31.
Bonnerme, chirurgien, meurt à
Québec, p. 4.
Bonneau Pierre, massacré, p. 67.
Bonet, Pierre, boulanger, p. 169.
Bonnet dit Lalancette, Pierre, ca-
nonnier, p. 149.
Bossé, Louis, sa femme Marie-Jo-
seph Bourassa, noyée, p. 130.
Bosselet, Mathieu, soldat trouvé
mort sur la glace, p. 97.
Boston, soldats de Boston inhu-
més à THôpital-Général de
Montréal, p. 162.
Bouat, Gabriel, captif, mort de la
petite vérole, p. 74.
Bouchard, Antoine, sa mort dans
la forêt, p. 169.
Bouchard, Noël, on donne pour la
première fois cinq noms de bap-
tême à un enfant, p. 144.
Boucher de Boucherville, Joachim,
massacré, p. 76.
Boucher, Catherine, veuve d'Alexis
Gagné, p. 186.
Boucher, Michel, meurt sur le che-
min de Témiscouata, p. 209.
Boucher de Grand-Pré, Geneviève,
veuve de C. Hertel, p. 145,
240
Table Alphabétique.
Boudart, Jean, les Iroquois lui
tranchent la tête, puis emmènent
captive sa femme, p. 33.
Boudrot, juge à Port Royal, p. 109.
BougainviUe, De, brûle une flottille
anglaise, p. 164; repousse deux
fois le gén. Murray, à la Pointe*
aux-Trembles, p. 171.
Boulanger, jeune homme noyé,
p. 83.
Boulé, Eustache, beau«frére de
Champlain, son arrivée, p. 8 ;
passe en Italie, p. 15.
Boulé, Hélène, épouse de M. de
Champlain, p. 9.
Boulé, Paul, sa veuve est la pre-
mière personne inhumée à St.
Henry de Lauzon, p. 187.
Bouleau, Geneviève, femme de
Nicolas Claude, p. 154.
Bouraillon, capitaine d'infanterie,
parrain d'un micmac, p. 68.
Bourassa, Louis, et Jean, son fils,
foudroyés, p. 130.
Bourassa, Marie Joseph, épouse de
Louis Bossé, noyée, p. 130.
Bourbon, massacré par les Iro-
quois, p. 73.
Bourgeois, Jeanne, acadienne, p.
213.
Boursier, Madeleine, tuée et noyée
par les Iroquois, p. 80.
Boutereau, Vincent, tué par les
Iroquois et inhumé, p. 42.
Boutet, Martin, nommé pour ré-
gulariser les boussoles et instru-
ments des arpenteurs, p. 59-60.
Boutillet,Marie-Louise, veuve de P.
Poulin, épouse P. Bolduc,p.i76.
Boutin, Albert, massacré par les
Iroquois, p. 78.
Boutin, Louis, épouse Rose Gau-
det, p. 206.
Bouvier, Michel, tué, tombé d'un
échafaud, p. 96.
Boyer, l'abbé, aumônier sur " Le
Célèbre," p. 165.
Branchaux, Joseph, noyé, p. 129.
Bransard, Laurent, tué sur le
Mississipi, p. 116.
Braquil, Grabrielle-Louîse, son
baptême, p. 83.
Brault dit Pominrille, Jos., mas*
sacré par les Sioux, p. 143.
Brazeau, Joseph, tué par les sau-
vages, Kaskakia, p. »Z5.
Briand, Mgr. Jean-Olivier, visite à
ELamouraska et Lévis, p. 204;
ses démarches aaprès du gou-
vert pour DeRoboras,
commandant " L'Aigle," p. 153.
DeLouvigny, nommé gouverneur
des Trois-Rivières, périt dans le
naufrage du vaisseau " Le Cha-
meau," p. 122.
DeLugas, Guillaume, de l'équipage
du navire " Le Dandanais," p<
163.
DeLavoye Jacques, sa femme met
au monde une fille, dans une
chétive cabane, p. 170.
246
Table Alphabétique.
Do Lhalle, Constantin, récollet,
premier aumônier du Détroit,
p. 96 j exhumé, p. 117 ; inhumé
dans la nouvelle église, p. 118.
De la Bardeliére, Guillaume ; sa
veuve, Marie Poumain, épouse
Jacques Testard, p. 40.
De la Bonne, Gabriel, chirurgien
au port Lajoîe, p* 115.
De la Boularderie, chevalier, épou-
se Madeleine Melançon, p. 91.
De la Bretasche, Louis, officier
major du port Lajoie, p. 115.
De la Brosse, Pierre, massacré, p.
76.
De la Croix, commandant ''Le
Corsaire dit Le Paquet-bot," p,
105.
DelaForest, François, capitaine,
seigneur des Illinois, vend à
Michel Aco, p. 83.
De la Gesse, capitaine, ancien gou-
verneur de Montréal, périt sur
"Le Chameau," p. 122.
De la Joue, Marguerite, noyée à
Québec, p. 98.
De la Maigue, Guillaume, épouse
Marie Poumain, veuve de Guil.
de la Bardeliére, son 3ième
mari, p. 40.
De la Minotière, propriétaire du
vaisseau " Le Dragon-Volant,"
p. 119.
De la Mothe, sieur, p. 8.
" Claude, dit le marquis
de Jourdis, massacré, p. 67.
De la Mothe - Cadillac, Antoine ;
baptême de son enfant au Dé-
troit, p. 96.
De la Nouguére,Thomas,madame,
marraine d'une lUinoise, p. 63.
De la Roche-Daillon, récollet; son
arrivée, p. 12.
De la Roche -Vemay, Charles-
René, épouse une des filles du
chevalier de la Margue, p. 155.
De la Roche, Geneviève, veuve de
Paul Navarre, p. 166.
De la Touche, Joseph, tué par les
Anglais, p. 73.
De la Verendrye, chevalier, nau-
fragé sur "L'Auguste," p. 182.
De la Villangevîn, vicaîre-général^;
son ordonnance à St-Pierre-les-
Becquets, p. 147.
De laVilléon, commandant le vais-
seau du roy " Le Tigre," p. 155.
De Maupeau, chevalier, comman-
dant " La Seine," p. 97.
De Mezy, Auguste, gouverneur, in-
humé à l'Hôtel-Dieu de Qué-
bec, p. 220.
De Monceaux, madame, ensevelit
un huron supplicié, p. 31*
De Monic, Joseph, major des trou-
pes, parrain d'un micmac, p. 68.
De Montenon,sieur delà Rue, mas-
sacré par les Iroquois, p. 70.
DeMoyres, Michel -André, supé-
rieur des Frères Charons, in-
humé, p. 146.
De Nevelet, Marguerite, veuve
d'Abraham Bouat ; son fils Ga-
briel pris parles Iroquois, meurt
de la picote, p. 74 ; pensionnaire
perpétuelle chez les Soeurs de la
Congrégation ; sa mort, p. 104.
De Noue, Anne, Père jésuite, sa sé-
pulture, p. 28.
De Noyan, capitaine; abjuration
d'un soldat de M. de, p. 64.
De Noyon, Jacques, époux d'Abi-
gaîl Stebbens, p. 103.
De Noyon, Jean, tué par les sau-
vages Kaskakia, p. 215.
De Pensens, Jacques, chevalier,
capitaine d'une compagnie au
port de Toulouse, parrain de
René-Ovide Hertel de Rouville,
p. 113.
De Poitiers, Marie-Charlotte, veuve
de Joseph Hébert, p. 44,
De Pontbriant, Mgr,; sa première
visite pastorale à la Longue-
Pointe, p. 141 ; à Saint-Thomas,
p. 143 ; ordonne la tenue d'un
registre pour les sépultures des
enfants mort-nés, p. 151.
De Quatrebarbe, Pierre, capitaine
des troupes; son fils noyé, p. 98.
De Ramezay, Claude, vente à Mgr.
St-Valier d'une propriété, p. 85 ;
son fils périt sur "Le Chameau,"
p. 122,
Table Alphabétique.
247
De Roboras, capitaine du navire
" L'Aigle," p. 153.
De Roche De Beaumont Jean-Bte«
Joseph, commandant des Caho-
kias, p. 162.
De Rome, Bénigne, épouse Chas.
René Gaudron de Chevremont,
p. 127.
De Rome, Joseph, noyé au Sault
de la Chaudière, p. 227.
De Saint-Aubin; sépulture du sieur,
p. 97.
De Saint-Castm, Anselme; mariage
du baron, p. 102.
De Saint-Chrystophe, périt sur le
navire "L'Hirondelle," p. 165.
De Saint-Denis, Jos.-Chas., épouse
Dona Maria de Vilesca, p. iio.
De Sallaberry,Charles-Michel;bap-
tême du héros de Châteauguay,
p. 215.
De Sallaberry, Michel, son mariage,
officier sur la frégate " L'An-
glezea," et deux ans plus tard
commandant la flûte du roy "Le
Chariot Royal/' p. 149.
De Schufralyki,Frederick,le baron;
baptême de son fils, p. 219.
De Senneville, M.; sa propriété à
Ste-Anne-du-Bout-de-rile, p. 96.
De Shoell, George, commandant le
régiment de Hesse, abjure l'hé-
résie, p. 216.
De Sintnac, le baron de, p. 20S.
De Trépagny, Louis, élève du sé-
minaire de Québec, noyé, p. 106.
De Vaillant, Antoine, tué en guerre,
p. lOI.
De Varennes, lieutenant, périt sur
" L'Auguste," p. 182.
De Vezain, Pierre-François, pre-
mier directeur des forges Saint-
Maurice, p. 133 ; grand- voyer
de la provmce de la Louisiane ;
son mariage, p. 148.
De Vilesca, Don Pedro, vice-roy de
Mexico ; sa fille afnée épouse
Jos. Chas, de St-Denis, p. 110.
De Villars-Lamontagne, chambel-
lan du roy de Pologne, p. 168.
Des Bergères, compagnie de M.,
p. 65.
Des Fossés dit Sans-crainte ;soldar
au régiment de la Reine, tué
avec 150 autres, p. 167.
Des Gouttes, le marquis; son esca-
dre, p. 165.
Des Sombres, Dominique, noyé, p.
185.
Des Touches, — ; son arrivée, p.
13-
Du Li^neron, Jean, tué par les Iro-
quois, p. 37.
Du Passage, Jacques, seigneur,
noyé à la Pointe-aux-Trembles,
de Montréal, p. 109.
DuPlessis-Bochard, GuilL; son va-
let noyé, p. 25 ; gouverneur des
Trois-Riviéres ; fait naufrage au
Cap à l'Arbre, p. 33.
Du Prac, commandant à Québec
en l'absence de Champlain, p. 4.
Du Puy, Christophe, capitaine au
régiment du Languedoc; sa sé-
pulture, p. 166.
Du Puy, le major, présent aux ma-
riages, p. 53.
DuPujr, Sébastien, tué parles Iro-
quois, p. 42.
D'Urfé, l'abbé, prêtre sulpicien, p-
66.
Diau, Jean, second canonnier sur
" Le Fleuve Saint-Laurent"; son
mariage, p. 147.
Dicker, Daniel-Ls., pris en guerre,
baptisé, p. 102.
Dicker, Jean-Louis, pris en guerre,
baptisé, p. 100.
Disparition, Chaillé, François et
Grosleau, François, p. 109.
Divertissant, Paul-Joseph; surnom
de Farineau, p. 184.
Dodier, Barbe, fille de Jacq., p.69.
Dolbeau, récollet, p. 8.
Dollier deCasson, François, grand-
vicaire, bénit, après beaucoup
d'hésitation, le mariage de Le-
tendre dit Saint-Thomas et de
Marie Morin ; le grand-vicaire
n'y met de cérémonies que ce
qu'il ne peut pas en omettre, p.
85.
Donohue, Jean-Baptiste, arrive à
Québec; son mariage, p. 209.
248
Table Alphabétique.
Dosta, capitaine, tué par les An-
glais, p. 76.
Douaire de Bondy, Thomas, noyé,
vers rile d'Orléans, p. 54,
Doucet, Pierre; premier centenaire
à Port Royal, p. 109.
Doucet, Jean, naufragé sur "L'Ai-
gle " dans le détroit de Bellisle,
hiverne à la Rivière-Ouelle; est
au siège de Québec, p. 167.
Douville, Joseph, épouse d'Angé-
lique Tessier; son mariage an-
nulé, p. 204.
Drapeau, Pierre, trouvé mort cinq
mois après sa disparition, p.218.
Dubé, Jean-Baptiste; ses jumeaux,
p. 144.
Dubeau, Marie, épouse de Marois,
noyée, p. 130.
Dubocq, Iiaurent;sa famille, p. 91;
héroïsme de son petit-fils, p. 91
à95'
Dubois, Jean, officier sur la frégate
" La Marthe"; son mariage, p.
146.
Dubois, Jean-Baptiste, commis aux
vivres;prisonnieréchangé,p.i 7 1 .
Dubois, Louis, noyé à Etchemin,
p. 129.
Dubreuil, Pierre; sa fille noyée, p.
146.
Dubroque, Léon, matelot de " La
Janette"; inhumé, p. 115.
Ducharrae, Louis, tué par les An-
glais, p. 76.
Duchesse d'Orléans ; Louise de
Kervin, dame d'honneur de la,
p. 114.
Ducorail, sergent, naufragé sur
" Le Lion," p. 97.
Dufeu, sergent, noyé à Québec, p.
84.
Dufix, Jérôme, abjure l'hérésie de
Calvin, p. 162.
Dufour, Julien, noyé, p. 55.
Dufros de la Jemerais, Christophe;
sa veuve épouse Timothée
Sullivan, p. 113.
Dugal, François, marinier de Bre-
tagne, noyé, inhumé, p. 151.
Dujaunay, le Père, missionnaire à
Makinac, p. 184.
Dumay (Demers), Etienne, épouse
Françoise Morin, veuve Ant
Pelletier, p. 30.
Dugard, compagnie de M., p. 140.
Dufour, Benjamin, naufragé, in-
humé, p. 214*
Dufoumel, Gaspard, curé de L'An-
ge-Gardien, p. 164.
Dumets, Catherine, noyée, p. 77.
Dumontier, Alexis; témoignage de
liberté, p. 185.
Dumontier, François, mort d'acci-
dent, inhumé, p. 52.
Duperroy, Michel, pilote de la
flûte du roy " Les Quatre Frè-
res," p. 115.
Duplein, Benoît, chanoine, p. 64.
Duplessis, frère Pacifique, p. 8, 9.
Dupont, le capitaine, p. 9.
Dupont, Jacques, aumônier du na-
vire " Le Phénix," p. 134^
Dupont, Nicolas, marguillier de
l'église N.-D. de Québec, p. 36.
Dupont-Duvivier, François, fils de
Hugues; son mariage, p. 97.
Dupont-Duvivier, Hugues, sei-
gneur de Serignac, époux de
Marie Mius, p. 97.
Dupré, François, curé de Lorette,
inhumé, p. 113.
Duquet, Pierre, notaire, achète des
minutes, p. 44.
Durand, Catherine ; son mariage
avec Pierre Pichet, déclaré nul,
p. 49-
Durand, Jean Claude, ancien sol-
dat français, inhumé à l'Hôp.
Gén. de Montréal, p. 121.
Durand, Justinien, récollet, miss,
de Port Royal, captif à Boston,
p. 107.
Durant, Pierre, tué par les sau-
vages Renards, p. 119.
Durfort, le marquis, sa sépulture,
p. 142.
Dussault-Lafleur, Jean - François ;
ses deux enfants morts dans un
canot, p. 112.
Duval, André,épouse en troisièmes
noces Anne Jousselot, p. 122.
Duval, Jean, exécuté, p. 3.
" massacré, p. 73.
(<
Table Alphabétique.
249
Duval, Martin, massacré par les
Iroquois, p. 43.
Duval, Nicolas, compagnon de
Dollard, tué et inhumé, p. 40.
Duvaly Nicolas, engagé du sieur de
Beaulieu; tous deux brûlés dans
la maison de ce dernier, p. 43.
Duval, Pierre, noyé, p. 38.
" Romain, noyé, p. 64.
Duvau, le Père, aumônier du vais-
seau " L^Opiniâtre," p. 161.
E
Eau-de-Vie, vendue aux sauvages ;
jugement, p. 54.
Edit d'Erection du Conseil Sou-
verain publié, p. 46.
Eglise des Récollets; sépult. des
gouverneurs Frontenac, Rigault,
et de la Joncquiére, p. 226 ; sé-
pulture de Marie-Anne LeNeuf,
veuve du baron de Portneuf,
dans r, p. 91, 226 ; description
de r, p. 89 ; Incendiée, p. 225.
Eglise St-François-du-Lac, brû-
lée par les Iroquois, p. 6g.
Eglise de Saint-François-Xavier
de la Petite Rivière ; sa bénédic-
tion, p. 136.
Embarquement des Troupes
Françaises, p. 180.
Emond, Jean-Pierre, acadien, pris
et transporté à Philadelphie, p.
206.
Empêchements de mariage ; un
laïc autorisé à dispenser des, p.
213.
Enlèvement, par un juif, p. 152.
Enneson, Sarah, surnommée Kigi-
lekokone, p. 1 24.
Esclavage en Canada, p. 157-158
Esclaves de Ls. Marchand, panis,
p. 88; plusieurs panis de la
Louisiane sont baptisés à Qué-
bec, p. m ; Familles possédant
des esclaves; tableau, p. 157 à
160.
Estève, François, secrétaire du
marquis de Montcalm ; son ma-
riage, p. 164.
Etat de l'Eglise <)u Canada,
après la conquête, p. 220.
Eudo, curé; tous ses paroissiens
réfugiés à Charlesbourg, p, 170.
Eury, Catherine, veuve du cheva-
lier Celoron,entre au couvent des
Sœurs Grises, p. 215.
Excommunication, p. 156.
Exécution ; (la première), Michel
Gaiilon, i, 31, 54 ; (la seconde)
Jean Duval, p. 3 ; une fille de
15 à 16 ans, p. 31 ; Pascal Pas-
quier, p. 35 ; Faux monnayeur,
P.S4-
Fabrique, N.-D. de Québec, p.36.
Fagueret, Jean, massacré, p. 78.
FalaTdeau, Geneviève ; son mari,
Joseph Lereau, assassiné, p. 183.
Familles restées a Québec en
1629, p. 16.
Famille nombreuse, p. 48.
Farineau, Paul-Joseph, sergent de
M. Penneleau, au régiment de
Berry, p. 184.
Farnet, Mathias, anglais, pris en
guerre, baptisé, p. 99.
Farreau, Mathieu, marinier sur la
frégate " Le Maréchal de Sen-
netaire"; sa sépulture, p. 174.
Faucher-Chateauvert, noyé, p. 139.
Favre, Jean, et sa femme Marie
Bastien, assassinés, p. 152.
Favreau, Mathieu, noyé, inhumé,
p. 208.
Fayal, capitaine du " Le Danda-
nais," p. 163.
Ferdinand, Gaspard, militaire an-
glais, p. 180.
Ferré, Jean, noyé avec Nicolet et
Girardeau, p. 26.
Ferré, Jean, noyé en se baignant,
p. 40.
Fers; Jean de Nantes mis aux, p.i.
Feu ; supplice du ; deux sauvages,
p. 34 ; quatre Iroquois, p. 80-81.
Février, Christophe, tué par les
Iroquois, p. 80.
Ficheurs, arrivés à Québec ; Jos.
Baris dit Namur, p. 165.
Fièvre-pourpre ; victimes de la,
une religieuse, p. 82 ; le curé de
St-Laurent, I.Ô., p. 108;
250
Table Alphabétique.
Fîgeux, Jacques, natif de Dieppe,
matelot noyé, p. 28.
Filastreau, Perinne, épouse de
Simon Davaux, massacrée, p.78.
Fille, exécutée à l'âge de 15 à 16
ans, p. 31.
Filles ; jeunes filles arrivées sur
les vaisseaux du roy, p. 44.
Filion, Pélagie, épouse d'Albert
Ouimet, noyée avec sa fille, p.
215.
Fleury, Jean, natif de Sedan, ma-
telot noyé, p. 28.
Flotte Anglaise, devant Québec
en 1629, p. 16.
Fluet, Pierre, noyé, p. 133.
Flûtes du Roy, voir Navires
Fontaine, capitaine du navire ''Le
Saint-Joseph," p. 150.
Fontaine, Pierre ; son mariage dé-
claré nul (impuissance), p. 188.
Forbes, Daniel, écossais ; au siège
de Québec; établi à la Rivière-
du-Loup, p. 173.
Forcier, Pierre, tué par les Iro-
quois, p. 69.
Forest, soldat sur ''Le Lion,"
noyé, p. 97.
Forestier, Chs. j première sépulture
dans le nouveau cimetière, p.76.
Forges St. Maurice ; DeVezain,
premier directeur des, p. 133;
Beaupré;Pierre,maître-serrurier,
p. 137 ; Simonet, Jacques, direc-
. teur des, p. 145.
Forget-Duverger, François, mis-
sionnaire aux Cahokia, p. 168.
Fort de la Presqu'île, p. 155 ;
fort de la Rivière-aux-Bœufs, p.
155 ; fort de Michillimakinac,
massacre des anglais, p. 184;
fort des Yasons, en Louisiane,
Louis-Hector Bizard, comman-
dant le, p. 114 ; fort Duquesne,
un acte de sépulture au registre
du, 155 ; fort Machault, p. 165;
Fort Ponchartrain, registre du,
p. 1 17 ; fort St-Frédéric, p. 163.
Fortier, Joseph, tué par les anglais,
p. 171.
Fortier, Julien, soldat trouvé mort,
P- 137-
Fortin, Jean, tué par les anglais,
p. 172.
Fosselave, capitaine de " La Vic-
toire," p. 163.
Foucher, commandant l'habitation
du Cap Tourmente, p. 15.
Fourgereau, Jean, matelot noyé,
p. 28.
Fournel, Jacques ; sa fille enlevée
par un juif, Daniel Hardiman,
p. 152-
Foumier, Jacques, dont le premier
mariage avait été déclaré nul,
épouse Hélène Dufiguier, p. 44-
Foumier, Guillaume, fondateur dj
l'église St-Thomas, p. iio.
Foumier, François, noyé, inhumé
à la Baie St*Paul, p. 112.
Franchères, Jacques, chirurgien
sur "Le Fleuve St-Laurent," son
mariage, p. 147.
Francheville, M. de, missionnaire
à Boucherville, p. 119.
François, matelot inhumé à St-
Michel, p. 162.
François, serviteur de M. Couil-
lard, tué par les Iroquois, p. 42.
Frégates ; voir Navires.
Frémont, I^uis; mariage de Reine,
sa fille, avec Chs.-Ant. Godfroy,
p. 2X8.
French, Marie Françoise, anglaise
prise en guerre, baptisée, p. 99 ;
et Marthe sa sœur, p. loo*
Frères Charons ; sépulture du
supérieur des, p. 146.
Frichingen, lieutenant au régiment
du Languedoc, p. i66.
Fromageau, Henri, massacré, p.
67.
Froment, M. de, officier, p. 49.
Frontenac, M. de, reçoit une pro-
priété à l'île Percée, p. 61 ; par-
rain d'une lUinoise, p. 63 ; son
cœur envoyé à la comtesse qui
le refuse, p. 226.
Gaboury,Ântoine, condamné à être
rasé, battu de verges et à neuf
ans de galères, p. 55.
Table Alphabétique.
251
Gadbois, Pierre; son mariage avec
Marie Pontenier déclaré nul, p.
41.
Gage, Thomas, gouverneur de
Montréal ; son autorisation pour
mariage, p. 183.
Gagné, Alexis, mort au siège de
Québec, p. 185.
Gagnon, Geneviève, femme de
Joseph Bleau, morte dans les
forêts, p. 170.
Gagnon, Félicité, et Pascal, son
jeune fils, naufragés, p. 314.
Gagnon, Jean, Joseph et Pierre,
tués par les Anglais en combat-
tant avec sée au Détroit,
p. 96.
Lamy, Joseph, époux de Marie-
Anne Provost, tué près le vil-
lage de Kasksdcia, p. X2i«
Landais, Madeleine, épouse Frs.
Provost, p. 187 ; son mariage
est déclaré nul, p. 2 1 1 .
Landry, Hilarion, époux de Marie
Taphorin, tué par les sauvages
près le fort Duquesne, p. 166.
Landry, Louise, épouse Loflard,
natif de Pékin, p. 219.
Landrjr, Marie, épouse de Tite
Robichau, fait renouveler son
mariage, p. 190.
L'Ange-Gardien; la guerre re-
tarde l'enregistrement des actes,
p. 183.
" L'Angélique," commandée par le
capitaine Vitray, p. 152.
Lane, Robt, exécuteur des hautes-
œuvres ; sa sépulture, p. 227.
Langevin, maître-corroyeur, noyé
et inhumé aux Grondines, p.i35.
" L'Anglezea," frégate du roy, com-
mandée par M. Gomain, p. 149.
Languedoc, Jean, tué par les Iro-
quois, p. 36.
Languedoc, décédé sur le navire
"Le Saint-Honoré," p. 68.
Languedoc, Charles, combattant
avec le curé, tué par les Anglais,
p. 172.
Langy de Levrard, Marie-Anne
Antoinette, contracte avec sieur
Daniel Portail de Geyron, un
mariage à la gamine qu'ils font
ensuite réhabiliter, p. 124.
"La Nouvelle-France," naviredans
le port de Québec en 1667, p. 54.
" La Pomone," frégate du roy ;
le R. P. Ponceau, cordelier, son
aumônier, p. 171.
La Présentation; nouvel établis-
sement sur la rivière Hoegatsi,
p. 150-
Larche, Denis, commandant du
brigantin "La Louise," p. 149.
Table Alphabétique.
257
L'Archevêque, Jacques, établi en
Louisiane, p. 120.
L'Archevêque, Joseph, (Larche),
établi en Louisiane, p. 120.
" La Reine des Anges," dans le
port de Québec en 175 1, p. 184.
" La Reine Esther," barque fran-
çaise, p. 126, 141.
" La Renommée," navire comman-
dé par le sieur Joseph Damours
de Fréneuse, p. 134.
Larose, soldat massacré par les
Iroquois, p. 73.
Larue, Guillaume, natif de Tours,
noyé, p. 29.
Larue, Jean, noyé après le com-
bat de " L'Atalante," p. 179.
"La Sainte-Anne," barque coulé
bas d'eau, p. 33.
" La Sainte - Catherine," navire
dans le port de Québec en
1667, p. 54.
" La Salée-Robin "; Pierre Bertaut,
capitaine de la goélette, p. 165.
" La Seine," grande flûte du roy
commandée par le chevalier de
Maupeau, p. 97.
"La Sirène," frégate, p. 162.
" La Thérèse," commandée par le
capitaine Marchand, p. 165.
" La Toison d^Or," navire dans le
port de Québec, p. 209.
Latouche, Julien, empoisonné et
assassiné par sa femme Isabelle
Bertault, p. 58.
"La Trompeuse," vaisseau com-
mandé par Denis De Vitré, p.
150.
LaTour, Jean, sculpteur, inhumé,
p. 62.
Latour, Pierre, fondeur de cloches,
inhumé, p. 133.
Latreille, Gabriel, marinier sur le
brigantin " La Louise " ; sa sé-
pulture, p. 149.
Latreille, soldat massacré par les
Iroquois, p. 73.
Laval, Girard, commis sur le na-
vire " Dunia," noyé et inhumé,
P- 32-
Lavallée, Joseph, commis au ma-
gasin du roy, trouvé gelé, p. 164.
Laval, François de, sacré évêque
de Pétrée, p. 39; baptise à
Montréal ; rend une ordonnance
qui annule un mariage, 41 ; fait
ime ordonnance pour les bap-
têmes, p. 47, 61-62 j achète la
propriété de Jean Serreau, p.6i;
son décès, p. 102.
Lavallée,Pierre Nicolas dit, soldat,
voleur et déserteur, sa condam-
nation, p. 53.
Lavallée, soldat massacré par les
Iroquois, p. 76.
"L'Auguste," vaisseau naufragé,
p. 182.
Launay dit Laguera, Jean, prison-
nier de guerre, fait la campa-
gne de Carillon, p. 168.
Laurent, Nicolas, vicaire-général
de Tévêque de Québec et supé-
rieur des missions illinoises ; sa
sépulture, p. 168.
Lauzon, Jean de ; sénéchal tué
par les Iroquois, p. 42.
Lavergne, Marie-Madeleine, épou-
se de Pierre Fontaine ; son ma-
riage déclaré nul, p. 188.
" La Victoire," navire commandé
par le capt. Fosselave,p. 163.
" La Ville de Québec," navire, p.
134.
La Ville, Jean-Baptiste, charpen-
tier du navire " La Reine
Esther," inhumé, p. 141.
La Ville, Pierre, épouse Madeleine
Mateau, p. 184.
Laviolette, Catherine; son mariage
àlagominej p. 156.
Lavoie, René ; son enfant est le
premier entré dans l'église neu-
ve de la Baie St-Paul, p. 164.
Lavoye, Jacques, De ; sa fille, née
dans les bois, p. 170.
LeBailly, d'Amiens, commis, p. 17.
Le Bailly, Père récollet, p. 9.
Lebasseur, — , tué par les Iroquois,
p. 69.
Le Beau, — , fils d'un bourgeois de
Paris, publie ses aventures, p.
126.
Lebeau, Guillaume, brûlé par les
Iroquois, p. 27.
VI
258
Table Alphabétique.
Lebécheur, Louis, tué par les Iro-
quois, p. 36.
Le Bellec, Henri^noyé à Chambly,
P 179-
Le Bellec Joseph ; sa femme noyée
est inhumée, p. 216.
Leber dit Duchesne, Jean, tué par
les Anglais, p. 76.
Leblanc, André, cuisinier de Bigot;
cuisinier de Péan ; prisonnier de
guerre au fort Duquesne; cui-
sinier du gouverneur Sharley ;
du colonel McKay, p. 190.
Le Blond, ancien curé de la Baie
St-Paul; ses cendres déposées
dans la nouvelle église, p. 212.
Le Bocq, charpentier, p. 17.
Lebocq, Jean, jeune homme écrasé
par un billot, p. 11.
Le Borgne, Marie ; acte de ma-
riage de sa fille, p. 107.
Le Boulanger de Saint-Pierre, de-
moiselle Marguerite, et l'abjura-
tion d'une jeune anglaise, p. 121.
Le Boulanger, Pierre-René, curé
de Charlesbourg, inhumé dans
l'église, p. 145.
Lebrun, Antoine, enlève une An-
glaise, p. 227.
Lebrun, jésuite ; le curé Dupré de
Lorette inhumé par le Père, p.
"3-
" Le Caribou," navire français, p.
143-
Le Carôn, récollet, p. 7.
"Le Célèbre," à l'ancre à l'Ile-
aux-Coudres, p. 165.
•* Le Chameau," vaisseau du roy;
son naufrage, p. 122.
" Le Chariot Royal," flûte du roy,
commandé par M. de Sallaberry,
p. 149.
" Le Cheval Marin," hiverne à St.
Laurent, I. O., p. 119.
Leclerc, Alexis, missionnaire à St.
Joseph, inhumé à Charlesbourg,
P- 145-
Leclerc, François, jeune soldat
noyé au Cap-Rouge, p. 163.
Leclerc, Martin; translation de ses
cendres ; bienfaiteur de l'église
St-Pierre, LO., p. 112.
Leclerc, Jean-Baptîste, tué par les
Anglais, p. 171.
Le Collen, Jean-Bte., prisonnier de
guerre, conduit en Angleterre,
p. 183.
Lecompte-Dupré, propriétaire de
** La Janette,"p. 115.
" Le Comte de Matignon," vais-
seau commandé par le sieur
Pierre Pigneguy,p. 135.
" Le Comte de Toulouse," navire,
p. 133-
Lecomte, Isaac, enlevé par la ma-
ladie dite de terre, p. 25.
" Le Corsaire dit Le Paquet-bot,"
navire commandé par M. de la
Croix, p, 105.
Le Coq, Robert, frère donné des
jésuites, est massacré près des
Trois-Rivières, p. 32.
"Le Dandanais," navire com-
mandé par le capitaine Fayal,
p. 163.
" Vk Dauphin," navire commandé
par le capitaine Durand, p. 156.
" Le Dragon Volant," appartenant
à M. delà Minotière, p. 119.
Leduc, Jessé, procureur-général du
roy, mhumé, p. 106.
" L'Elizabeth," navire de Bor-
deaux, commandé par Joseph
Carmoy, p. 173.
"Le Favory," frégate naufragée,
p. 166.
"Le Faucon," vaisseau du roy dans
le havre de Port Royal, p. 96.
Lefebvre, Gervais, curé de Batis-
can ; mariage à la gamine durant
sa basse-messe, p. 1 24.
Lefebvre, Pierre, boulanger ; son
testament; sa sépulture, p. 40.
Lefebvre, valet de M. DaPlessis-
Bochard, noyé, p. 25.
" Le Fleuve Saint-Laurent "; Jacq.
Franchères, second chirurgien,
sur, p. 147.
" Le Fortuné," commandé par le
capt. Daniel, p. 163.
" Le Fourneau," commandé par
Guill. Compiaux, p. 145.
Lefranc, Père jésuite, reçoit xme
abjuration^ p. 183.
Table Alphabétique.
259
Légal, Noël, serviteur des Pères
jésuites, noyé et inhumé, p. 41 .
LeGallais, second-maître sur la
frégate " La Marthe " ; son ma-
riage, p. 145.
Le Gardeur de Montesson, Jean-
Baptiste, massacré par les Iro-
quois, p. 76.
Le Gardeur de Repentigny, Jean-
Baptiste ; la marraine de son fils
François, est une algonquine,
p. 60.
Le Gardeur de Repentigny, Pierre;
ses fils demandent la reconnais-
sance de ses titres de noblesse,
P-54-
" Le Hazardeur," navire royal,
dans le port de Québec, p. 75.
"Le Jardin d'Hollande," arrive
avec des prisonniers, p. 44.
Lejeune, Père jésuite, dit la messe
en 1632 dans la maison de Guil-
laume Couillard, p. 18.
Lelièvre, curé de Saint-Thomas,
décrit avec détails le costume
d'un noyé, p. 123.
" Le Lion," vaisseau stationné à
Port Royal, p. 97.
Lemaistre - Lamorille, François,
tué, est inhumé, p. 52.
Lemaitre, Mathieu, marinier sur
'^L'Opiniâtre, p. 161.
" Le Marchand," navire comman-
dé par le capt. Carson, p. 175.
" Le Maréchal de Senectère," fré-
gate perdue près le Sault de la
Chaudière, p. 175.
" Le Marquis de Beaupré," navire
commandé par Pierre de Mor-
pain, p. 105.
Le Meslier, François, chevalier,
capitaine, est baptisé à Québec,
p. 166.
Leraieux, Louis; son testament, p.
64.
** LeMontréal," vaisseau comman-
dé par M. de Beauvais, p. 134.
Lemoyne, commandant du navire
"La Manon," p. 128.
** Le Nancy " ; le chevalier Rieu-
tord arrive en Canada sur le, p.
181.
Lernalle dit Saint-Louis, Louis,
canonnier de la colonie; son
départ de France ; son mariage,
p. 181.
Le Neuf de la Poterie, massacré
par les Iroquois, p. 76.
Le Neuf de la Vallière, Barbe,
épouse du chevalier Rousseau
de Villegouin, p. 165.
Le Neuf, Marie-Anne, veuve Ro-
bineau, est inhumée dans Téglise
des RR. PP. Récollets, p. 91,
226.
" Le Noir," navire hollandais qui
amène des colons, p. 47.
Lenormant, vicaire général ; son
ordonnance sur les mariages
illicites, p. 156.
Lepage, Angélique, épouse d'An-
toine Bilodeau, p. 125.
LePage de Saint-Barnabé,seigneur •
de Rimouski, p. 191 à 195.
Lepage, Jean, meunier, noyé acci-
dentellement et inhumé, p. 187.
'Lepage, Louis, curé et seigneur de
Terrebonne; foy et hommage,
p. 131-132.
" Le Phénix"; Gaude Hugon, ar-
mateur du navire, p. 134.
Le Picard, Jean, tué par les Iro-
quois, p. 60.
Le Poupet de Saint-Aubin, Louis,
chevalier, sieur de la Boularde-
rie ; son mariage, p. 91 ; son
décès, p. 97.
" Le Profond," vaisseau, p. 98.
Leprohon, Marie-Joseph, épouse
de Joseph LeBellec, noyée, p.
216.
Le Rebours, Charlotte, mère du
chevalier Le Meslier, p. 166.
Lereau, Joseph, époux de Gene-
viève Falardeau, cultivateur, as-
sassiné par des voleurs, p. 183.
"Le Roulier," navire infecté, p.
139-
Le Roy de la Poterie, Claude-Chs.,
époux d'Elizabeth de St-Ours,
contrôleur de la marine et des
fortifications; ses trois fils, p.
135-136.
26o
Table Alphabétique.
Le Roy, Marie, ou la jeune cheva-
lière de C/iamblyy p. 98.
** Le Rubis," vaisseau du roy, in-
fecté, p. 139.
Lesage, Marguerite, femme de
Nicolas Pivert, p. 17 ; sa sépul-
ture à Québec, p. 27.
" Le Saint-Esprit," commandé par
Pierre Bérade, p. 155.
*• Le Saint-Honoré, " commandé
par le capitaine Pierre Sou-
mande, p. 68.
** Le Saint-François," navire dans
le port de Québec, p. 140.
*' Le Saint -Joseph," commandé
par M. Fontaine, p. 150.
" Le Saint-Louis," vaisseau fran-
çais, p. 140.
" Le Saint-Sauveur," vaisseau per-
du, près Lisbonne, p. 3i-3«.
" Le Sneau " ; embarcation impro-
visée que l'équipage appela, p.
" Les Quatre Frères," flûte du roy,
p. 118*119.
Le Sueur, Jean-Baptiste, massacré
parles Iroquois;sa sépulture, p.
67.
Le Sueur, jésuite, dessert la cha-
pelle dite "Sainte-Geneviève de
Batiscan," p. 125.
Le Tendre, Thomas; curieux acte
de son mariage, p. 83.
Le Tendre, Geneviève, épouse
d'Etienne Volant-Radisson,p.96.
Lettre de Tabbé Cochart, à l'au-
teur, p. 2.
" Le Taureau," frété pour ce pays;
des dommages sont réclamés,
P-4S-
" Le Tigre," vaisseau du roy, com-
mandé par de la Villeon, p. 155.
Le Vasseur, Jean, huissier, p. 46.
*'' Le Vigilaijt"; sépulture du pilote
de ce vaisseau, p. 119.
Le Sire, p. 10.
L'Hermite de Saint - Barnabe,
p. 191.
** L'Heureuse de Bayonne," navire
à Québec, p. iio.
** L'Hirondelle," navire naufragé
à Beaumont, p. 165.
Line« David, coroner à Québec,
p. 219.
L'IsLET, registres de, p. 63 .
Lofiord, Pierre, né à Pékin, en
1724, inhumé à Québec, p. 219.
Loiselle, Jean, marinier sur
" L'Opiniâtre " ; sa sépulture, p.
161.
LONGUE-PoiNTB ; visite pastorale,
à la, p. 141.
^'L'Opiniâtre/' vaisseau da roy,
p. 161.
Loquin, commis, p. 8.
'^ L'Oranger," dans le port de
Québec, en 1667, p. 54,
Lorraine, DeVillars, chambellan
du duc de, p. i63.
LoTBiNiÈRE, église de; translation
de feu Simon Anger, curé, p.
187 ; translation des corps au
nouveau cimetière, p. 188.
Louet, -*, greffier de ramirauté
de Québec, p. 148.
Louis XIV ; Ordonnance de, au
sujet de la monnaie, p. 200.
Louisiane ; les Canadiens à la, p.
iio ; recensement de la, p. 119-
1 20 ; Vezin, grand-voyer pour
la province de la, p. 148.
" L'Outarde," commandé par sieur
François-Régis Pinguet de Vau
cour, p. 167.
Lukos, Léonard, marié à Barbe
Poisson, massacré par les Hu-
rons, p. z^.
Macard, Nicolas ; son mariage, p.
28.
Macardé, Jacques, serviteur de
Délie de Repentigny ; sa sépul-
ture, p. 37.
Machault, le fort, p. 165.
Maddox, Joseph-Daniel, pris à
Terreneuve, fermier à l'île-Jésus,
baptisé, p. 103 ; son mariage,
p. 105.
Magnan, Michel, tué par les An-
glais, p. 172.
Magnan, Pierre, tué aux Iroquois,
p. 13-
Table Alphabétique.
261
Maheu, Nicolas, tué par un arbre,
P- 59-
Maillet, Marguerite, veuve de P.
Eringodin, noyée avec sa fille, p.
41.
Maisonbasse ; note de M. le curé
de Saint-Thomas, p. 173.
Maître d*école, Louis Pillard, à
Boucherville, p. 114; Charles
Corvoisier, à Sainte-Anne de la
Pérade, p. 136.
Maladie de terre ; victimes de
la : Coysy, Drouet, Guillaume,
Guillot, Lecomte, Mée et Souet,
P- 25-
Malle-Poste ; son établissement
au Canada, p. 114.
Mance, Jeanne, administratrice de
rhôpital, est marraine, p. 41.
Maray, sieur de la Chauvignerie,
Michel, interprète en langue
iroquoise; son mariage, p. 139.
Marc, serviteur de THôtel^Dieu,
noyé, est inhumé, p. 37.
Marchand, Jean, capitaine de ''La
Thérèse," p. 165.
Marchand, Louis, achète et fait
baptiser un esclave panis, p. 88.
Marchand, Nicolas, officier tué par
un boulet, p. 170.
Marchands d'eau-dc-vie aux sau-
vages, condamnés à l'amende,
P- 54.
Marcou, Antoine; sa femme se
noie au "passage," p. 181.
Marcou, curé de Saint-Joachim, p.
206.
Marcou, Noël ; sa femme noyée et
inhumée, p. 84.
Maréchaussée ; Pierre Méchin,
greffier de la, p. m.
Margry, Pierre, conservateur des
archives du ministère de la ma-
rine, à Paris, p. 87.
Marest, Pierre - Gabriel, jésuite,
missionnaire aux Illinois; trans-
lation de ses cendres à Kaska-
kia, p. i£4.
Maret, charpentier sur " Le Saint-
Honoré," p. 6S.
Marié, Louis, noyé dans un puits,
p. 70.
Marguerie, François, interprète,
noyé près les Trois-Rivières, p.
30 ; sa veuve épouse Jean Mi-
gnot, p. 29.
Mariage ; Martin Prévost et Ma-
rie-Olivier Manitouabewich,pre •
mier mariage béni par r£glise,
à Québec, p. 27 ; nul, par défaut
d*âge, p. 36; déclaré nul par
une ordonnance, p 41,187, 2ti;
les témoins aux mariages, p, 52-
53; arrêt pour engager les jeunes
gens à se marier, p. 56 ; Jean,
Anglais, avec Anne Raté, p.ioï;
un cinquième mariage, p. 117,
122 ; doute au sujet d'un, p.
123 ; à la gomine^ p. 119, 124,
156; le premier célébré à Québec
après le siège, p. 174; annulé
pour cause d'impuissance, p. x 88.
Marie-Galante; une des Antilles
françaises ; le Père Alplionse
Belaire de Chevrier, mission-
naire de l'île, p. 212.
Marin de la Margue, Pierre-Paul,
chevalier, commandant Tannée
de la Belle-Rivière; sa sépulture,
p. 155-
Marin dit Latreille, Jean, soldat
de la compagnie de M. Dûmes-
nil, massacré par les Iroquois,
p. 75.
Marmet, Jean - Jacques, jésuite,
missionnaire aux Kaskakia; ses
cendrestransportées dansTéglise
de Kaskakia, p. 124.
Matois; sa femme, Marie Dubeau,
noyée, p. 130.
Marot, capitaine d'un navire de-
vant Québec, p. 38.
Marsolet, Nicolas, enfant, p. 6 ;
vend une maison; estrinterprète
des Français, p. 48.
Martel, curé de Saint - Laurent,
I.O.; ses paroissiens dispersés
dans les paroisses voisines, p.
173*
Martel, Jean, seigneur de la rivière
Saint-Jean, en Acadie, parrain
chez l'intendant, p. m.
Martel Raymond, marchand, par-
rain, p. 85.
202
Table Alphabétique.
1
Martin, Abraham, p. lo.
Martin, Olivier, tué par les Iro-
quois, p. 42.
Martin dit Lariviére, Pierre, épou-
se Marie Pontenier, dont le
mariage avec Pierre Gadois
avait été déclaré nul, p. 41.
Martin, Pierre, malade caduc,
peut il se marier? p. 45.
Martin, Louis, serrurier, noyé, p.
64.
Mateau, Madeleine, épouse de
Pierre Laville, p, 184,
Massacres par les Iroquois :
En 1643, — Boissier, Guillaume;
Berté, Bernard ; Lafond dit La-
forest. En 1644, — Bigot,Pierre;
Lebeau, Guill., brûlé ; Matte-
Masse, Jean. En 1647, — Trut,
Gabriel, blessé à mort. En
1648, — Bonenfant, Maihurin ;
Lachaussée. En i6gi, — Bou-
dart, Jean; Chicot, Jean; Hébert,
Jean ; Lukos, Léonard. En
165a, — Bau, Antoine ; David,
André; Guilmet, Guill.; Tibaut,
Etienne. En 1653,— Noël, Mi-
chel. En 1654,— Bastar, Yves;
Boeste,Guil,; EteLaunay, Pierre;
Labat, Mathieu ; Languedoc,
Jean ;,Lebécheur, Louis ; Morin,
Michel. En 1655.— Chapiteau,
PieiTe ; DuLigneron, Jean; Ju-
neau, Pierre; Pînel, Nicolas;
Richaume, Simon. En rôgô, —
Gareau, Léonard, jésuite; La-
croix, Christophe. En 1657, —
Godé, Nicolas; Noël, Jacques;
Saint-Pair, Jean. En 1658, —
Jarry, Eloi, En 1659, —Vacher
dit Saint-Julien, Sylvestre. En
, 1660, — Dollard des Ormeaux,
Adam; Augier, Christophe; Bois-
1 seau, Jacques; Brassier, Jacques;
Bringodin, Pierre ; Crusson,Frs,;
, De Lestres, Alonié ; Doussin,
René ; Duval, Nicolas ; Grenet,
1 Simon ; Hébert, Laurent ; Josse-
lin, Nicolas ; Jurée, Robert ; Le-
compte, Jean; Martin, Ix)uis;
Tavernier, Jean ; Valets, Jean.
En 1661, — Boutereau, Vincent;
Couillard, Nicolas ; Du Puy, Sé-
bastien ; Duval, Marin ; Fran-
çois, — ; Hanctin, Elie; Jacquet,
serviteur ; Martin, Olivier ; Per-
roche, Jacques ; Scvestre dît
Desrochers, Ignace ; Toussaint,
serviteur. En 1662, — Closse,
Lambert et douze français. En
1663,— Duval, Nicolas; Hébert,
Joseph. En 1664, — Raguideau
dit Saint-Germain, Pierre. En
j666, — Lemaistre - Lamorille,
François, Eni675, — Le Picard,
Jean. En 1687, — Bonneau,
Pierre ; Camus, Pierre ; De
Lalonde, Jean ; De la Mothe,
Claude ; Fromageau, Henri ;
Jets, Louis ; 1^ Sueur, Jean-B te,
Perthuis,Pierre;Petiteau,Pierre;
Vincent,Jean, En 1689, — Dan-
ny, André ; Danny, Jeanne ; Le-
basseur, — ;Julien,Jacques. En
1690, — Barauit,Jean;Beaudoin,
Jean;Cartier;Collin, interprète;
Chaud i lion, Antoine; Coulombe,
sieur ; De Clermont, sieur; De la
Touche, sieur ; De Montenoc,
sieur de la Rue ; Duval, Jean
Forcier, Pierre; Hus,Paul; Isaac,
soldat ; Jalot dit Desgroseilliers,
Jean ; Laboessîére ; Larose ;
Masta, Pierre ; Richard dit La-
flcur, Guill.; Vacher dit Laserte,
Jacques, En 1691, — Barbîer,
Nicolas ; Blondeau dit Lajeu-
nesse, Pierre ; Cabassier, Pierre;
Cibardin, Frs. ; Dosta, capt.
Ducharme, Louis ; Gourdon dit
Lâchasse, Jean-Bte. ; Guignard
dit L'Espérance, Jean ; Huguet,
René ; Jean dit Lagiroflée, Jos.;
Leber dit Duchesne,Jean; Marin
dit Latreille, Jean ; Pinguet, P.
En 1692, — Boucher de Boucher-
ville, Joachim ; De la Brosse,
Pierre ; Jette, Pierre-Nicolas ;
Le Gardeur de Mon tesson, Jean-
Bte.; Le Neuf delà Poterie;La-
vallée et Vincent, soldats. En
1694, — Alix dit Larosée, Vin-
cent ; Boursier, Madeleine; Bou-
tin, Albert ; Cadieu, Marie ;
\
\
Table Alphabétique.
263
Charmois dit Duplessis, Noël;
Chartier René et ses deux fils ;
Danis dit TArpentigny, André ;
Fagueret dit Petitbois, Jean ;
Filastreau, Perinne ; Michau,
Jean et son fils Pierre. En 1695,
— Daudin, Hélène ; Deniau,
Jean ; Février, Christophe ; Ri-
chard des Sablons, Mathurin.
En 1706, — DeLhalle, récollet.
En 1708, — Perthuis, Pierre.
En 17 18, — Daillebout, un de ses
fils. En 1722, — Biais, Alexis;
Bransard, Laurent ; Chauvin,
Michelle ; Nepveu, Jacques et
ses trois enfants Elizabeth Jean-
Michel et Suzanne. En 1724,
— Durand, Pierre- En 1Y25,—
Lamy, Joseph. En 1745,—
Brault dit Pominville, Joseph.
En 1748, — Cinq soldats. En
ï7S3i — Landry, Hilarion, tué.
En 1763, — Nombre d'Anglais;
Belhumeur,soldat,tué. En 1768,
— Ladéroute, Jacques, tué. En
1779, — Brazeau, Joseph; Robin,
Charles. De Noyon, Jean, tué ;
Lafleur, Joseph, tué. En 1793,
— Clermont, Louis,tué; Lacoste,
Pierre, tué.
Massard, Marie, épouse de Pierre
Yves LeBer, perd ses deux en-
fants, dans les ruines de sa mai-
son, p. III.
Massai, Jean-Pierre, premier ma-
riage après le siège de Québec,
p. 174.
Masse, Françoise, veuve de Pierre
Trudel, épouse Charles Verret,
p. 170.
Masse, Père jésuite ; son arrivée,
p. 12 ; son inhumation, p. 28.
Masson, Bonaventure, récollet, au
Port Royal, 107.
Masson de Montbrac, Jacques-
Joseph, prêtre sulpicien, vic-
time de la peste, p. 139.
Massy, Joseph-Benjamin, Anglais,
baptisé, p. 104.
Masta, Pierre, massacré par les
Iroquois, p. 70.
Matte-Masse, Jean, tué par les
Iroquois, p. 27.
Maugrain, soldat, condamné au
fouet, p. 54.
Maurin, capitaine, naufragé, p.
167.
McKay, colonel à Halifax, p. 190.
Mécatina, le gros, p. 86 ; sur les
côtes du Labrador, p. 152.
Méchatigan, la rivière, p. 145.
Méchin, de Frontigny, Pierre,
greffier de la maréchaussée, p.
III.
Méchin, Jean, natif de LaRochelle,
ouvrier matelot, noyé, p. 29.
Melançon, Madeleine, épouse le
chevalier de la Boularderie, p.
91.
Ménage, curé de Deschambault ;
renouvellement de mariage en
présence de, p. 189.
Ménagerie, des pauvres à Mon-
tréal; qu'appelle-t-on ? p. m.
Ménard, Charles, matelot au ser-
vice de M. de Chambly, p. 57.
Ménard, Jean-Baptiste ; sa femme
Marie Cardinal, noyée, p. 143.
Menard, Père jésuite, baptise deux
Iroquois, p. 35.
Mercier, Antoine, cultivateur,
noyé, p. 161.
Mercier, Catherine, femme de Jean
Boudart, emmenée captive par
les Iroquois, p. 33.
Meriel, M., prêtre de St-Sulpice,
baptise l'enfant de William Par-
sons, p. 96.
Merson, Mary ; baptême de son
fils, Richard Pears, à Montréal,
p. 106.
Mesnard, Raymond, épouse Gene-
viève De la Roche, veuve, p.
208.
Mesny, Suzanne, épouse de Chas.
Croteau, noyée, p. 104.
Messier, Michel, enlevé par les
Iroquois ; revenu, p. 42.
Métayer, Pierre, soldat à Louis-
bourg, prisonnier de guerre;
dans les troupes anglaises au
siège de Québec, épouse Marie
Foumier,p. 189.
i
I
I
264
Table Alphabétique.
Metîvîer, Marie-Charlotte, veuve
Guill. Sachet, épouse François
Normand, p. 176.
Meunier, Philippe, matelot, noyé
sur " Les Quatre Frères," à Tlle
Saint-Jean, p. 115.
Mexicaine, mariée à Juchereau
de Saint-Denis, p. iio.
Michau, Jean, massacré par les
Iroquois, p. 78*
Michau, Jérôme, noyé, en traver-
sant la rivière à la nage, p. 127.
Michel, Jacques, frappé d'apo-
plexie, est mhumé, p. i6.
Michel, Louis, fait baptiser quatre
enfants de janvier à décembre
1767, p. 207.
Migeon de la Gauchetière, Denise
Thérèse, " Remueuse des En-
fants de France," p. 100.
Mignier, Geneviève ; sa sépulture,
P- I7S-
Mignot ditChatiUon; sur le refus de
Barbe, huronne, épouse Louise
Cloutier, veuve Frs. Marguerie,
p. 29.
Mius, Jacques, seigneur de Po-
bonkan, p. 97.
Mius, Joseph, habitant du Cap
Sable, fait baptiser quatre en-
fants, p. 98.
Mius, Marie, épouse de François
Crépaux, p. 98.
Moisan, Madeleine, noyée, p. 77.
Moisan, Pierre, pilote, époux de
Barbe Rotteau, p. 77.
Moitié, Catherine, épouse de Dé-
siré Viger, à la Louisiane, p.
120.
Monarque, Marie-Anne, épouse de
Michel Quevillon, tuée par le
tonnerre, p. 216.
Monceaux, madame de, ensevelit
un huron supplicié, p. 31.
Monnaie ; son histoire dans la
Nouvelle-France, p. 199.
MoNNAYEUR, subissant la peine de
Téchafaud, p. 54.
Monseigneur de Saint-Valîer bap-
tise et donne lui-même le nom
de Joachim à im jeune anglais,
p. no.
Montaye, Philippe, pris à Tene-
neuve, est baptisé, p. 103.
Montbrun, Boucher de ; jeune en-
fant natif de Jersey, placé chez,
p. 82-83.
Montcalm, De ; mariage de son
secrétaire Frs. Estève, p. 164 ;
acte de sépulture du marquis,
P- 173-174.
Montfort, Jacques, noyé lorsqu'il
prenait l'abord d'un navire, p.38.
Montigny, Jacques Testard de,
capitaine de la marine et cheva-
lier de St-Louis, p. 95.
Montigny, M. de ; sépulture de To-
bie Von, esclave de p. 102.
Montmagny (De) gouverneur, as-
siste, comme témoin et ami, à on
contrat de mariage, p. 28.
Morache, Joseph, brûlé dans sa
maison, p. 69.
Morandièrc, M. Etienne Rocbert
de la ; baptême d'une Anglaise
demeurant chez lui, p. 102.
Moreau, François, arrive à Québec
sur " L'Angélique," p. 152.
Moret, Pierre, trouvé mort dans le
bois, p. 76.
Morin, Françoise, veuve d'Antoine
Pelletier, épouse Etienne Du-
may, p. 30.
Morin, Madeleine, veuve Gilles
Rageot, seigneuresse du fief St-
Luc, concède une terre à Guill.
Blanchet, p. 90.
Morin, Marie, veuve Testu; curieux
acte de son mariage, p. 83.
Morin, Michel, tué par les Iro-
quois, p. 36.
Morin - Rochebelle, Marie -Anne,
épouse de Jacques Pinguet, con-
cède une terre à Guillaume
Blanchet, p. 90.
Morin, Pierre, enfant de sept ans,
perdu sur les glaces, p. 125.
Morin, Pierre; mort d'un canon-
nier dans sa maison, p. 168.
Morpain (De) Pierre, commandant
'* Le Marquis de Beaupré "; son
mariage, p. 105.
Morpain, flibustier et corsaire; sa
sépulture, p. 105.
Table Alphabétique.
265
Mortalité ; grande mortalité, p.
68 ; nombre d'enfants meurent
à Québec, p. 109 ; la rougeole
et la coqueluche sur les enfants,
p. 127 ; un navire, infecté de
fièvre à Québec, p. 139 ; arri-
vée à St.
Charles de familles
acadiennes
; cause d'une grande,
p. 167.
MoRT-NÊs; ordonnance d'enregis-
trer les, p.
151.
MouLiN-A-VENT, à la basse-ville de
Québec, p.
5S'
Mouton, Jean, maître-d'hôtel du
comte de Grignau; son mariage.
p. 107.
»
Moussard, Jacqueline, femme de
François Provost, p. 187.
MOTTVEMENT
DE LA POPULATION,
1608, p.3;
1609-1610, p.4; 161 1-
I6I2-I6I3,
p. 5 ; 1614-1615, p.
6 ; 1616-1617, p. 7 ; i6i8, p. 8 ;
1619-1620,
p. 9 ; 1 621-1622, p.
10; 1623-1
624, p. 11; 1625-1626,
p. 12 ;i62;
7, p. 13; 1628-1629, p.
is; 1630,
p. 17 ; 1631, p. 18.
Résumé de 1608 à 163 1, p. 19.
Décades,
1631 à 1640, p. 26;
€t
1641 à 1650, p. 32;
It
1651 à 1660, p. 42;
a
1661 à 1670, p. 57;
u
167 1 à 1680, p. 63;
u
1681 à 1690, p. Ï4j
it
1691 à 1700, p. 85;
((
1701 à 1710, p. 106;
C(
1711 à 1720, p* 113;
il
1721 à 1730, p. 128;
it
1731 ài74o, p. 140;
a
1741 ài75o, p. 150;
it
1751 à 1760, p. 179;
a
1761 à 1770, p. 211;
ik
1771 à 1780, p. 216;
a
1781 à 1790, p. 219;
<t
1791 à 1800, p. 228;
a
1801 à 1810, p. 233;
t(
1811 à 1820, p. 233;
«
182 1 ài830, p. 234;
((
1831 à 1840, p. 234;
a
1841 à 1850, p. 234;
a
1851 à 1860, p. 235;
il
1861 à 1870, p. 235;
it
1871 à 1880, p. 235.
Moyen, Elizabeth, épouse de Lam-
bert Closse, p. 43.
Murray, le général, p. 171.
N
Naissance; sur un navire, p. 162;
dans les bois, p. 170.
Natel, Antoine, serrurier, décédé
à Québec, p. 3.
Navarre, Paul-Maurice-Jean, chi-
rurgien-major sur ** Le Favory,"
naufragé à Terreneuve, p. 166,
208.
Nepveu, Jacques; massacre de sa
femme et de ses enfants, rap-
porté par le Père De Beaubois,
p. 116.
Niagara, le fort de, commandé
parFrançois de Gourville, p. 141.
Nicodin, Félix, de la flûte " Les
Quatre Frères," noyé, p. 119,
Nicolas, fidèle serviteur des mis-
sionnaires; sa sépulture, p. 129.
NicoLET ; bénédiction de la pre-
mière pierre de l'église de, p.
133, 216 ; translation des corps
du vieux cimetière, p. 154.
Nicolet, Jean, trouve les ossements
de son beau-père, noyé, p. 26 ;
sa veuve, Marguerite Couillard,
épouse Nicolas Macard, p. 28.
NicoUet, Jean, noyé entre Québec
et Sillery, avec Girardeau, Ferré,
p. 26.
Nicou, François, contre-maître sur
le navire " Le Saint-Joseph," p.
250.
Niel, capitaine de long cours, p.64.
Nimbs, Abigaïl Marie-Elizabetb,
anglaise, prisonnière de guerre;
son baptême, p. 97.
Nodin, Pierre, noyé, p. 62.
Noël, Michel, tué par les Iroquois,
P-35-
Noël, Jacques, tué par les Iroquois,
P-39-
Noël, Jean, noyé, p. 68.
Noirceur ; description de la gran-
de, p. 217, 218.
Nolin, Gabriel, tué par la chute
d'un arbre, p. 112.
266
Table Alphabétique.
NoBfs DE BAPTEME ; premier exem-
ple de cinq noms, p. 144.
Notables, résidents à l'Ile Saint-
Jean, p. 115.
Notre-Dame de Québec, fait l'ac-
quisition d'un terrain de Guill.
Couillard, p. 34 ; de l'ancienne
compagnie, p. 36.
Nouvelle Orléans ; recensement
de la, p. 120.
Noyés ; En 161 1, — Louis, jeune
homme. En 1635, — Lefebvre,
valet. En 1640, — Dabancour
dit Lacaille, Adrien ; Sevestre,
Etienne. En 1642, — Nicollet,
Jean ; Girardeau ; Ferré. En
1646,— Fleury, Jean; LeBasque,
Jean ; Figeux, Jacques ; Fouge-
reau, Jean ; Méchin, Jean ; Arc-
raine, Jacques ; La Sue, GuilL;
Clèque, Jacques ; Gouault, Gas-
pard. En 1647,— Raison, ï^^s.;
Pelletier, Antoine ; Saint-Léger,
Jean. En 1648, — Amiot, Jean;
Marguerie, Frs.; Garnier, Nico-
las. En 1650, — Laval, Girard ;
trois serviteurs de M. Giffard.
En 1654, — Bazin, André. En
1655, — Marc, serviteur. En
1656, — Jacques, domestique;
Roger, Christophe. En 1657,
Berbier, Charlotte ; Duval Pier-
re; Montfort, Jacques ; Peuvret,
François ; Danou, Jean. En
1658, — Barry, Jean; Chemin,
René. En 1659, — Ferré, Jean ;
Heude, Frs.; Peleau, Jean. En
1660, — Juillet, Biaise ; Soulard,
Mathurin ; Légal, Noël; Maillet,
Marguerite ; Bringodin, Judith.
En 1667, — Douaire de Bondy.
En 1670, — Bedard, Frs. En
167 1, — Dufour, Julien, Menard,
Chas.; Tessier, Etienne. En
1679, — Basset, fils ; Ptolomée ;
Nodin, Pierre. En 1682, — Du-
val, Romain. En 1683, — De
L'avant, Isaac; Martin, Louis.
En 1686, — Boivinet, Gilles. En
1687, — Noël, Jean. En 1693,
Bisson, Jeanne ; Dinnets, Cath.;
Moisan, Madeleine. En 1697,
— Hogue, Pierre. En 1698, —
Boulanger. En 1699,— Dufeu;
Chapeleau, Marguerite. En
1704, — Du Coraille, sergent;
Forest, soldat; Basque, Jean,
matelot En 1705, — Delà Joue,
Marguerite; De Quatrebarbe,
Frs. En 1708,— Richet, Louis.
En 1709,— Grenon, Marguerite;
Mesny, Suzanne. En 17 10, —
De Trepagny, Louis. En 1 7 1 2,
Bois, Jean ; Foumier, Frs. En
17 14, — Du Passage, Jacques.
Kn 17 18, -Hervé, J.-Bte. En
1720, — Cauchon, Philippe. En
. 1723,— Daillebout de Périgny;
Combray, Frs.; six matelots.
En 1724, — Nicodinot, Félix ;
Lacroix ; Hervé, Jacques. En
1725, — De Chazel; De Louvi-
gny ; De la Gesse. En 1726, —
Chabot, Michel et ses deux fils
Pierre et Augustin. En 1 7 27, —
Rochon. Nicolas ; Héroux, Jos.
En 1728, — Salé, Jacques. En
1730, — Michau, Jérôme. En
1 73 1 , — Guillemet, Jacques. En
1732, — Dubois, Louis ; Bran-
chaux, Jos.; Poirier, Charles ;
St-Jean. En 1733, — Dugas,
Isabelle, et six enfants ; Caron,
Frs.; Paré, Françoise ;Bourassa,
Marie-Joseph ; Dubeau, Marie ;
Boirie, Françoise; Labranche,
Jean. En 1734, — Fluet, Pierre.
En 1736, — Gendron, Marie;
Deux personnes ; Bilodeau, Isi-
dore; Bilodeau, Marie-Louise;
Alard, Noël. En 1737, — Lan-
ge vin. En 1739, — Delestre,
Jacques. En 1740, — Baillar-
geon, Nicolas; Faucher-Chateau-
vert; Tessier, Jos. En 1741, —
Gourau, Jean. En 1743, — De-
chone, Louis. En 1744, — Car-
dinal, Marie; Auger, Jacques.
En 1746, — Vervilïe, Marie-Jo-
seph ; Burdairon, Ls. En 1747,
Patry, René- Joseph. En 1748,
— Dubreuil, Marie. En 1749,
Sauvageau, Raphaël et son frère
Stanislas. En 1750, — Aubry,
Table Alphabétique.
267
Simon. En 1751, — Germain,
Joseph ; Dugal, François ; Petit,
Pierre ; Guay, Ignace ; Beau-
soleil, Chas.; Vermandoîs, Ant.
En 1753, — Buisson, Pierre. En
1 7 54, — Bau, Jacques ; Casse-
grain; Baudoin, Joseph. En
175 5, — Mercier, Antoine ; Pole-
mond, Jean-Bte. En 1756, —
Leclerc, Frs. En 1757, — Ro-
bida, Jean-Bte ; Des Sombres,
Dominique ; Gautier, Jean. En
1758, — Baillargeon, Frs. En
^759>""'rroye,Jean;Toupin. En
1760, — De Langis; Le Bellec,
Henri. En 1 7 6 1 , — ^Sept person-
nes noyées. En 1763, — Gau-
vreau,Jos. En 1764, — Gonneau,
jésuite; Crevier, Etienne; Le-
page, Jean. En 1765, — Gron-
din, Michel. En 1 7 66, — Cailla,
Pierre. En 1768, — Rouillard,
Père, Ambroise ; Guerin, Ama-
ble ; Benoit, Jacques-Louis ; Fa-
vreau, Mathieu. En 1773, —
Bélanger, Pierre. En 1780, —
Filion, Pélagie; Ouîmet, Pélagie.
En 1783, — Leprohon, Marie-
Joseph. En 1784, — Bertrand,
Louis-Joseph. Eu 1797,— Per-
rault, Jacques ; Derome, Joseph;
Voyer, Pierre.
O
Oardaway, Jeanne, prise par les
Abénaquis, p. 106.
Oneille, Jean-Baptiste, sacristain
pendant soixante ans, p. 217.
Onhatsouaten, dame du conseil de
la rivière Hoegatsi, p. 150.
Ordonnance de Joseph-François
Perrault, chanoine, annulant un
mariage, p. 205.
Ordonnance de Louis XIV, sur la
tenue des registres, p. 62 ; au su-
jet de la monnaie, p. 200 à 202.
Ordonnance de Mgr. Briand ; te<
nue, en double, des registres de
Kamouraska, p. 204.
Ordonnance de Mgr. Laval au
sujet du baptême, p^ 47 5 renou-
velée, p. 61 62.
Ouabache, la rivière, appelée aussi
Saint-Jérôme, p. 116, 144; la
famille Nepveu massacrée prés,
p. 116.
0uab8tak, Simon, grand chef Al-
gonquin, meurt de la picote, p.
188.
Ouilem, Thomas, baptisé par Mgr.
Saint-Valier ; tige des familles
Ouilem, p. 83.
Ouimet, Albert ; sa femme et sa
fille noyées, p. 215.
Ourson, Jacques, boulanger, brûlé
dans la boulangerie du Séminai-
re Saint-Sulpice, p. 138.
Page, Guillaume, fait baptiser trois
jumelles, p. 82.
Pain, le Père, missionnaire à Port-
Royal, p. 107.
Pain ; sa valeur, p. 27.
Paisan, Pierre, chirurgien ; son
service, p. 183.
Palais de lIntendant, brûlé, p.
109.
Panis, amenés de la Louisiane, es-
claves à Québec, p. 1 1 1 ; grand
nombre baptisés et décédés aux
Trois-Rivières, p. 127.
Pâques ; arrive le 25 avril 1731,
p. 128; arrive le 5 avril 1733,
p. 130-
Parant, André, noyé, p. 84.
Paré, Louis, tué par les Anglais en
combattant avec son curé, p.
172.
Paroisses ou Missions tenant re-
gistre, en 1666, p. 52 ; tenant
registre, en 1760, p. 229.
Parrain, refusé pour cause d'igno-
rance, p. 132.
Parrains ; sauvages sont, p. 60.
Parsons, William ; sa femme et sa
fille captives; baptême de
Catherine, p. 96.
Pasquier, Lorrain, flibustier du
corsaire Morpain, p. 104.
Pasquier, Pascal, exécuté, p.35-
Patry, Pierre, trouvé mort dans
son lit, p. 163.
2 68
Table Alphabétique.
Patry, René-Joseph, noyé, inhumé,
p. 145-
Payet dit Saint- Amour, Pierre, ca-
poral, prisonnier des Oneyouths,
p. 74 ; revient dans sa famille,
P- 75-
Péan j un soldat de sa compagnie,
noyé, p. 1x8.
Pears, Richard, Anglais pris à
Terreneuve, p. io6.
Peintre en portraits ; Deheer,
Louis-Chrétien,à Québec,p.2i9.
Peleau, Jean, boulanger, noyé et
inhumé, p. 40.
Pelfresne, le Père, à Cataraquoi,
p. 108.
Pellerin, Guillaume; témoignage
du frère Bonaventure en faveur
de, p. 2ZI.
Pelletier, Antoine, natif du Perche,
noyé au Sault Montmorency;
sa veuve épouse Etienne Dumay
(Demers), p. 30.
Pelletier dit Larose, Jean-Loui?,
soldat déserteur, fusillé, p. 141.
Pelletier, Marie, du bourg de Ma-
rennes, en Saintonge, épouse
Julien Peteau ; ses difficultés, p.
29.
Penneleau, capitaine au régiment
de Berry, p. 184.
Pépin - Laforce, Marie - Joseph,
épouse de Jean-Baptiste Robida,
p. 164.
Pépin, Louise, épouse Jean-Pierre
Massai ; premier mariage célé-
bré à Québec, après le siège, p.
124.
Pépin, Marguerite,épouse Mathieu
Hianyeu, p. 154.
Perigny De, (voir Daillebout), p.
118.
Peronne, sieur de Mazé, Louis,
commandant la garnison de
Québec, p. 48.
Perrault Jacques, noyé au Sault de
la Chaudière, p. 227.
Piprraulti Joseph-François, vicaire-
général ; son ordonnance, p. 204
à 206.
Perrine, Elizabeth, femme de Jean
Lalande, inhumée, p. 133.
Perroche, Jacques, tué par les Iro-
quois, p. 42.
Perthuis, — , parrain, d'une cloche
pour Sainte-Anne du Nord, p.
127.^
Perthuis, Pierre, massacré par les
Iroquoîs, p. 67.
Perthuis, Pierre, fils de Pierre,
tué par les Anglais à Dearfield,
p. 104.
Pestiférés; Sœur Sainte-Agnès
(née Tivierge), Hospitalière, p.
82; Mgr. de Lauberivière, p.
139; Masson de Montbrac, p.
139 ; Berthier, Michel, p. 140.
Pestureau, Frs., directeur général
des vivres, p. 114.
Peteau, Julien ; son mariage avec
Marie Pelletier ; objection à ce
mariage, p. 29,
Petit-Le Villiers, Jean-Baptiste, en
Louisiane, p. 112.
Petit, Pierre, noyé à la Pointe-aux-
Hurons, p. 151.
Petîteau, Pierre, massacré par les
Iroquois, p. 67.
Petrimoulx, Jean-Bapriste, dernier
prêtre ordonné, avant la con-
quête, p. 220.
Peuvret de Margontîer, François,
noyé au Cap à l'Ange, p. 38.
Philippe, François, Anglais rache-
té, p. 82.
Philippes dit Lafontaine, Laurent,
courrier, demande salaire au
Conseil Souverain, p. 49.
Phlem, médecin des hydropiques
à Ste-Anne de laPérade, p. 138.
Piat, Père récollet, p. 10.
Pichet ou Picher, JPierre ; son ma-
riage; requête en 1673, p. 49 à
51-
Picote ; Bouat, Gabriel, meurt de
la, p. 74; victimes de la, p. 91 ;
mesdames De Galifet, De Ville-
donné et Testard, p. 95 ; Grand
nombre de victimes à la Baie
Saint-Paul, p. 179; à Kamou-
raska, en 1767 ; au Lac des
Deux-Montagnes, p. 188.
Pinel dit Lafrance, Nicolas, tué
par les Iroquois, p. 37.
Table Alphabétique.
269
Pinel, Pierre, condamné au fouet
et aux galères, p. 55»
Pigneguy, Pierre, commandant le
navire *' Le Comte de Mati-
gnon," p, Ï3S-
Pillard, Louis^ frère hospitalier et
maître d'école à BoocherviUe^
p. J14.
Pinguet de Laglardière, Louise,
cinquième femme de Jean-Bap-
tiste Cauchon, p. 117.
Pinguet de Montigny^ Pierre, tué
au combat, p. 75.
Pinguet de Vaucour, François-
Régis, capitaine de la âftte du
loy " L'Outarde," inhumé, p.
167.
Pinguet de Yaucouar, Jacques,
époux de Marie-Anne Morin-
Rochebelle, p. 90.
PÎQchau, Jean, matelot du navire
"Le Comte de Toulouse^** in-
humé, p. 133.
Piot, Henri, noyé dans une fon-
taine, p. 57*
Pivain, Piètre ; sa veuve, Marie
Bérard, première centenaire in-
humée à Québec,, p. 1 11.
Pivert, Nicolas, du Cap Tour-
mente, p. 17; sépulture de sa
femme, p^ 27.
Planty, Guillaume, soldat sur "Le
Corsaire," inhuiné, p^ 105.
Fcmnte-à-Lacaillk; origine de ce
nom, p. 26.
Pointe-au-Sablï^ p. 164*
Pointe -Aux-HuROKS de Lotbiniè-
re, p.151.
PoiNTE-AUX-TRBStBiES de Mon-
tréal j une abjuration dans l'é-
glise de la, p. 64»
PoiNTE-AUX-TREn«BLEsde Québecj
bénédiction deVéglisedela^p. 90;
mariage de Timothée Sullivan
dans Téglise de la, p. 1 13.
PoiNTE-DES-RocHES> sa position
à la basseArille,. p- 55.
Pointe-du-Lac; bénédiction de
l'église de la, p. 137*
« Poirot, Yalentin, soldat venu «n
1756 ; son mariagie et ses aven-
tures, p. 209.
Poirier, Charles, noyé, p. 130.
Poirier, LaQrent, veuf de Marie-
Françoise Jacques, p. 210.
Poirot, Yalentin ; son mariage ; il
fait les campagnes de Carillon,
de Niagara; prisonnier de
guerre, p. 209.
Poissant dît Laseline, Jacques; ab<
juration de, p. 64.
Poisson, Barbe, épouse de Jean
Lukos, p» 33.
Poisson, Jeanne-Françoise; pre-
mière profession religieuse, p.
43-
Poitras, Jean ; son mariage et sa
nombreuse famille, p. 48,
Polemond, Jean-Baptiste, chirur-
gien-major, noyé, p. i6i.
Pologne ; De Villars, chambellan
duroy de, p. 168.
Ponceau, Jacque»-René, cordeQer,
aumônier de la frégate "La
Pomone," pu 171.
Poncelet, François, premier curé
de St-Laurent,. LO», victime de
la fièvre pourpce, p» 108.
Pontenîer, Marie ; son mariage
avec Piejnre Gadois, annulé;
elle épouse Pierre Martin, p,4i.
Pontif, Jacques, chirurgien du
Port Royal, p. 61.
Portail de Gevron, Daniel; son
mariage à la géminé^ p. 124.
Portneuf, René, (voir Robineau),
curé de Sl-Joachim, tué par les
Anglais, p« 171.
Port Royal, p. 105 ; gouverneur
Anglais de ; Masson Bonaven-
ture, récolkt;, fait un acte de
baptême à ; le Père Pain, et le
Père Justinien Durand, mission-
naires à, p. 107 ; premier cente-
naire à ; Boudrot, juge à, p^ 109.
PosxE-dCALLES,. étabÊes en Canada,
p. 11:4.
Pougnet, François^ assassiné, p.
69.
Poulain, Guillaume, p. 9.
Poulin, Philippe, veuf de Margue-
rite Bluteau, p. 175.
Poulin, Thérèse, épouse de Fran-
çois Desfossés, pw 167.
270
Table Alphabétique.
Poulin, Pierre, époux de Louise
Boutillet, tué par les Anglais
est inhumé, p. 176.
Position Géographique ; Pointe-
à-Lacaille, p. 26 ; Cap à l'Arbre,
p. 28; Cap Lauzon, p. 135;
Méchatigan, p. 145 ; Ste-Claire
des Plaines, p. 60 ; Pointe-aux-
Hurons, p. 151 ; Mécatina, p. 86,
152; Ile St- Barnabe, p. 153 ; fort
de la Presqu'île, 155 ; fort de la
Rivière - aux - Bœufs, p. 155 ;
Pointe - au - Sable, p. 164; fort
Machault, p. 165; La Belle-
Rivière, p. 155.
Poulin, Madeleine; sur sa terre
est bâtie la chapelle dédiée à
Saint-Michel Archange, p. 212.
Pouliot, Jean, tué par une bombe,
p. 170.
Poupart, Joseph ; son mariage avec
Catherine Juillet, p. 107.
Poumain, Marie, veuve Guillaume
de la Bardelière, épouse Jacques
Testard ; et Jacques de la Mar-
que en 1668, p. 40.
Pourroy de Lauberivière, évoque
de Québec ; sa mort, p. 139.
Prairie de la Madeleine ; com-
bat à la fourche de la, p. 73.
Prévost, Martin; premier mariage
béni par PEglise avec une sau-
vagesse; il épouse Marie Da-
bancour en 1665, p. 27.
Prince Edouard, Son Altesse
Royale le, parrain à Beauport,
p. 220.
Prisonniers ; trois prisonniers,
impliqués dans un complot ren-
voyés en France, p. 3 ; Urbain
Tessier, et Michel Messier, p.
42 ; Abïgail Nimbs, p. 97 ; de
guerre, Marie Oppen, p. 99 ;
plusieurs Français prisonniers
de guerre à Boston, p. 144.
Provancher, Louis, son opposition
aux règlements de l'évêque, p.
143.
Provost, François, époux de Mar-
guerite Bluteau, p. 175.
Provost, François, son mariage
déclaré nul, p. 187.
Ptolomé, commis de M. de la Salle,
noyé, p. 62.
Q
Québec, en 1701, p. 88-89; siège
et chute de, p. 185.
Quoad, jésuite, missionnaire ; sa
sépulture, p. 162.
R
Rageot, Gilles, notaire ; sa veuve,
seigneuresse du fief Saint-Luc,
p. 90.
Raguideau, Pierre ; sa fille, bapti-
sée par Mgr. Laval, p. 41 ; ser-
gent royal ; tué par les Iroquois,
en 1664, p. 48.
Raimbaut, Jacques, flibustier du
corsaire Morpain, inhumé, p«
105.
Raimbaut, Ls., officier de marine,
P- 139-
Raison, François, natif de I-a-
Rochelle, noyé dans la rivière
Saint-Charles, p. 30.
Rapin, André, massacré par les
Iroquois, p. 78.
Raté, Anne ; mariage de la petite
fille d'Abraham Martin, p. ici.
Raymond dit Deslauriers, Simon,
condamné à mort pour vol, p.
60-61.
Recensement; le premier fait dans
la Nouvelle - France, p. 51 ; en
Louisiane, p. 120.
Récollets ; Les quatre premiers
arrivés, p. 6 ; leur église à Qué-
bec, p. 89 ; sépultures dans leur
église, p. 91; naufragés sur "Le
Chameau," p. 122.
Réfugiés; pendant le siège de
Québec, p. 170, 172, 173.
Registres ; nombre des paroisses
tenant, p. 52 ; de Tllet, etc.,
p. 63 ; de la Prairie, p. 73 ;
leur ouverture au Détroit p. 96 ;
ordonnance de les faire en dou-
ble, M. de la Villangevin, V.G.,
p. 147 ; leur ouverture à THô-
pital-Général de Montréal, p.
1 2 1 ; les Anglais emportent ceux
de St-Thomas, p. 1 73; de Saint-
Table Alphabétique.
271
Joachim, détruits, p. 174; de
L.' Ange-Gardien, retardés, 183 ;
de la Pointe-Lévis de 1759 à
1760 perdus, p. 204; ordonnance
de faire en double ceux de Ka-
mouraska, p. 204.
Religieuse ; une huronne hospi-
talière; p.- 25.
Remillard, Ambroise, épouse Ma-
deleine Hévé, p. 182.
René, Patrice, récollet, vicaire-
général à Port-Royal, p. 96.
Rhéboule, commandant " La Car-
cassière,"p. 172.
Richard, Mathurin, tué par les
Iroquois, p. 80.
Richard, Guillaume, massacré par
les Iroquois, p. 7o.
Richaume, Simon, écrasé par un
arbre, p. 36.
Richaume, Jacques, captif des Iro-
quois, racheté, p. 77.
Richaume, Pierre, né en 1694,
établi en Louisiane, p. 120.
Richet, Louis, Anglais, noyé et
inhumé, p 103.
Rieutord, Jean-Baptiste, chirur-
gien, p. 181.
Riewies, Joseph; marié avec per-
mission du gouverneur Gage,
p. 183.
Rïvard, Louis-Joseph, foudroyé,
P- 139-
Riverin ( Vivran), Jacquette, épou-
se de Jean Normand, est tuée
par la foudre, p. 42.
RiviÊRE-AUX-RocHES, Seigneurie
des Saint-Anges, p. 60.
RiviÊRE-OuELLE ; Une note dans
les registres de la, p. 112; une
abjuration dans l'église de la, p.
216.
Rivière Saint-Charles, sept per-
sonnes noyées à la traverse de
la, p. 181.
Rôberval, p. i.
Robichau, Michel, Acadien ; ma-
riage contracté devant les vieil-
lards, p. 189.
Robichau, Tite, époux de Marie
Landry, p. 190.
Robida, Jean-Bte., noyé, p. 164.
Robineau de Portneuf, René, re-
fuse pour parrain, un ignorant,
9. 132 ; curé de Saint-Joachim,
massacré par les Anglais, p 171.
Rocbert de la Morandière, Etien-
ne, conseiller du roy, p. 102.
Rochon, Nicolas, perdu sur les
glaces, près Montréal ; retrouvé
et inhumé à Saint-Thomas ; son
costume, p. 125.
Rocquetaillade, De, (voir Gode-
froy), p.117.
Roger, Christophe, noyé, est in-
humé, p. 37.
Rolland; le grand bastion du fort,
p. 79.
Rougeole ; les victimes de la,
p. 127.
Rouillard, Père Ambroise, récollet,
p. 190 ; témoin à une donation,
p. 192 ; noyé, p. 207.
Rouleau, Gabriel; deux enfants
brûlés, p. 38.
Roulette, Louis, foudroyé, p. 155.
Roumier, retourne en France, p.
10.
Rouminia, sieur de Bossière ; sa
sépulture, à Tlle St-Jean, p. 115.
Rousseau, sieur de Villegouin,
Gabriel, chevalier, commandant
à l'île St-Jean ; époux de Barbe
Le Neuf de la Vallière, p. 165.
Rousseau, François, mousse, dé-
serteur, se rend à St-Thomas, p.
209.
Roy, Marguerite, femme de Pierre
Valade, foudroyée, p. 137.
Royal Roussillon; soldats bles-
sés, p. 177 ; mariage à Verchères
de soldats du, p. 179.
Rozé, Gui, matelot du navire " La
Manon," p. 128.
Rov, un petit roy du Canada ; son
baptême à Rouen, p. 14.
Roy, Le, Etienne, en Louisiane,
p. 120.
Rué, Nicolas; son mariage, p. 182.
Ruette-D'Auteuil, Ignace, p. 161.
Ruette de Monceaux, Françoise-
Madeleine, p. 162.
272
Table Alphabétique.
Sabathîer, Pierre, tambour-major
du régiment de Berry, épouse
Marthe Asselin, p. 168.
Sabourin, Jean-Baptiste, épouse
Sarah Enneson, Anglaise, p. 124.
Sabrevois, M., compagnie de, p.
108.
Sachet, Guillaume, frappé d'un
boulet, p. 176.
Sagard, frère; son arrivée, p. 11. ^
Saillant, Denis, de la, compagnie
de la Reine, enterre Belhumeur,
à Carillon, p. 180.
Saint-Antoine de Tilly ; les pa-
roissiens réfugiés dans les con-
cessions, p. 171.
Saint- Aubin, Le Poupet de, Louis,
chevalier, sieur de la Boularde-
rie, épouse Madeleine Melan-
çon, p. 91 j seigneur de Pesmon-
quadis ou rivière Sainte-Croix ;
sa sépulture à Tâge de 85 ans, p.
Sainte-Anne de Beaupré ; la pa-
roisse est privée de curé,de 1761
à 1767, p. 206.
Sainte-Anne de la Pérade ; un
instituteur à, p. 136; un méde-
cin, p. 138 ; bénédiction de la
cloche de, p. 150.
Sainte- Anne de la Pocatière ;
bénédiction du tombeau des
personnes décédées pendant la
guerre, p. 175.
Sainte-Claire-des-Plaines, pre-
mière naissance à, p. 129.
Sainte-Croix, sépulture du capi-
taine Du Puy, p. 166.
Sainte-Famille, I.O.; la picote
fait des victimes à, p. 95 ; parois-
siens réfugiés à Charlesbourg, p.
Sainte - Geneviève de Batiscan;
chapelle desservie par le Père
Le Sueur, jésuite, p. 125.
Saint -Charles, Rivière Boyer,
grande mortalité à, p. 167.
Saint-François, L O., vue d'une
comète à, p. 63; paroissiens ré-
fugiés à Saint-Augustin, p. 169.
Saint-Denis, à la Louisiane, p.
iio.
Saint -François -Xavier, (de la
Petite Rivière); construction et
bénédiction de l'église de, p. 136;
visite de Mgr. de Pontbriant, p.
149 ; paroissiens réfugiés dans la
forêt de la Baie St-Paul, p. 170.
Saint Gergue, De, commandant le
régiment de la Sarre, p. 169.
Saint - Henry de Lauzon j pre-
mière sépulture, une veuve Paul
Boulé, âgée de 90 ans, p. 277.
Saint-Jérome ; rivière Ouabache
ou Saint-Jérôme, p. 144.
Saint- JOACHiM ; l'église brûlée ;
registres détruits, pendant la
guerre, p. 174.
Saint-Joseph de Lévis ; plusieurs
Canadiens tués, en septembre,
sont inhumés en décembre, p.
175 ; registres de 1759 et 1760
incomplets, perdus pendant le
siège de Québec, p. 204. .
Saint-Laurent, chapelle au Cap
Breton, p. 106.
Saint-Laurent, île et comté; pro-
priété seigneuriale de M. Gail-
lard, p. 150.
Saint-Laurent, L O., Poncelet,
François, curé de, p. 108 ; le
curé et ses paroissiens, réfugiés
à Charlesbourg et à Beauport,
p. 173-
Saint-Léger, Jean, natif de Nor-
mandie, noyé, p. 30.
Saint-Michel; paroissiens réfu-
giés dans rintérieur ; les corps
des défunts transportés au cime-
tière, p. 175.
Saint-Michel, sieur de Gourville,
commandant au fort Niagara,
p. 141.
Saint-Pair, Jean, notaire royal, tué
par les Iroquois, p. 39.
Saint-Pé, supérieur des jésuites,
nomme Mathieu Hianveu, no-
taire, p. 154.
Saint-Pierre, De, messire Pierre^
seigneur des Iles Saint- Jean,etc.,
premier écuyer de Son Altesse
Royale, p. 114.
/
Table Alphabétique.
273
/
Saînte-A.gnês, hospitalière, victime
de la. fièvre pourpre, p. 82.
Saint-Aignant, De, Martin, sieur,
juge prévôt, p. 55.
Saint-JeaUy cordonnier, noyé, p.
Saint-Ovide, De, fait des prison-
nien? à Terreneuve, p. 106.
Saint-Pierre du Sud ; église in-
terdite, p. 149.
Saint-Pierre, I. O. ; sa nouvelle
église, p. 112.
Saint-Pierre-les-Becquets ; les
registres ordonnés en double,
p. 147-
Saint-Roch-des-Aulnets ; plu-
sieurs enfants de Jean-Baptiste
Gagnon noyés, p. 136; les regis-
tres sont fermés entre le 20
août et le 7 octobre, p. 171.
Saint-Thomas ; nouvelle église à,
p.i22 ; bénédiction d'une cloche
à, p. 133 ; les registres sont em-
portés parles Anglais, p. 173;
paroissiens, tués par les Anglais,
p. 174.
Saint-Valier, (Mgr. de), baptise un
micmac, p. 69 ; reçoit l'abjura-
tion de Gédéon de Catalogne, p.
7 1 ; ses volontés au sujet de ses
fondations, p. 77 j achète une
propriété aux Trois-Rivières, p.
prisonnier en Angleterre, p. 97 ;
baptise un jeune Anglais, p.
iio j baptise le fils de l'inten-
dant Bégon; inhumé, p. 124.
Salé, Jacques, noyé, p. 126.
Sallaberry, commandant la frégate
" La Fidèle," p. 184.
Salois, Pierre, tué par la chute
d'un arbre, p. 67.
Santilly, Mr., commandant du fort
des Cahokias, p. 141.
Sarazin, médecin du roy ; ses ap-
pointements, p. 90.
Sasseville, Marie-Joseph, femme
de Guillaume De Lugas, p. 163.
Sault de la Chaudière ; la fré-
gate ** Le Maréchal de Senec-
tère,"s'est perdue près le, p.175.
Sauteux, les, massacrent un parti
d'Anglais, p. i84.
Sauvageau, Alexis; ses enfants Ra-
phaël et Stanislas, noyés, p. 148
Sauvage ; Kandahietsi, Louys,
huron, mis à mort, p. 31 j deux
sauvages condamnés au feu, p.
34 ; une famille micmac bapti-
sée, p. 67; Ayegaboucq, micmac,
baptisé par Mgr. de St-Valier,
p. 69 ; quatre Iroquois subissent
le supplice du feu, p. 80 ; Tay-
chaten, sépulture de Jacques,
chef Huron du Détroit ; Ki8et,
Jean-Bte., chef algonquin, sé-
pulture, p. 146 ; trois sauvages
prisonniers tuent cinq soldats, p.
147 ; baptême de Kionhatonni,
Jos.-Nicolas, orateur, p. 149.
Sauvagesse, Manit8ahewich, Ma-
rie-Olivier, épouse Martin Pré-
vost, p. 27 ; huronne, Barbe,
refuse de marier un français, p.
29 ; une illinoise rachetée, p. 63;
une abénaquise de 100 ans, p.
69.
Sauvé, Jean-Baptiste ; son enfant
noyé, p. 189.
Sauvenier de Coppin, Philippe-
Pierre, missionnaire à Ste-Aune
de la Pocatière, p. 112.
Savary, Françoise, femme de Jacq.
Home j naissance de son enfant
sur im navire, p. 162.
Scorbut; dix Français meurent
du scorbut à Québec, p. 4.
Sculpteur, Latour, Jean, p. 62.
Seaman; abjuration de Marguerite,
son mariage avec Louis-Joseph
Godfroy et sa sépulture, p. 121.
Secrétaire du marquis de Beau-
harnois; Charles-René Gaudron.
Sedilot, Marguerite; réhabilitation
de son mariage nul par défaut
<i'âge, p. 36.
Sellier, François, assassiné, p.115.
Séminaire de Québec; propriétés
dans le Golfe St-Laurent, p. 65 ;
ferme à l'Ile-Jésus, tenue par
Joseph-Daniel Maddox, p. ic^,
104, 105 ; Louis de Trépagny,
élève, noyé, p. 106.
Sevestre, Charles, âgé de seize ans>
noyé, p. 42.
274
Table Alphabétique.
Sépultitres ; après soleil couché,
p. 64; victimes en 1684, p. 78-
79-
Serreau sieur de Saint-Aubain,
vend à Mgr. Laval une pro-
priétéy p. 61.
Sevestre-Desrochers, Ignace» ftgé
de vinçt-quatre ans, tué par les
IroquoiSy p. 42.
Sharley, gouverneur à Boston, p.
190.
Simonet sieur de TAbergemont,
Jacques, directeur des forges St-
Maurice, inhumé, p. 145.
S0CIÉT6 i>E COMMERCE à la Loui-
8iane,p. xio.
Soiaga-dit-Le-Rat, véritable nom
de Kondiaronk, p. 90.
Soldats; quatre massacrés par les
Iroquois, p. 76 ; sépulture des
anci^is, p. 121 ; soldats Anglais
inhumés à Montréal, 162 ; sol-
dats Français tués ou blessés, p.
177-178; leur départ, p. 180;
tués, blessés, prisonniers, p. 185.
Souhé,Charles; une naissance dans
les bois des Illinois, p. 121.
Soulard, Mathurin, compagnon de
Dollard, noyé à llle St-Paul, p.
40.
Soulèvent, Chas., témoin à un con-
trat, p. 193.
Soumande, Pierre, sieur de TOrme,
capitaine du *^ Saint-Honoré," p.
68 ; lieutenant du navire royal
" Le Hazardeur," p. 75.
Soutien, commis, p. 10.
Squelettes humains, trouvés en
1866, p. 65.
Stebbens, AbigaH, filleule du gou-
verneur de Rigault de Yaudreuil,
baptisée, p. 103.
Stover, Joseph, Anglais racheté
des Abénaquis, baptisé, p. loi.
Sullivan, Timothée, chirurgien,
épouse Marie Gautier, veuve
Dufros, p. 113.
SuPERFÉTATiON, cas de ; Hunaut,
Michel,p.i55; Tibaut, François,
p. 161 ; Bedard, Joseph, p. i8t ;
Benoit, p. Gabriel, 182.
Supplice DU feu, p. 80-81.
^
Tableau résumé de la pop 1
p. 19 ; par décades, p.
41, 57» 631 74, 8s, 106, ii|
140, 150, 179, 211, 219,
Tableau des militaires ti
blessés à Québec, p. 177-1178.
Taillon, Guillaume, mort hur les
glaces, p. 125.
Tanguay, Jean, milicien ; si sépul-
ture au fort St-Frédéric, p. 165.
Tanguay, Nicolas, marinier sur
*' La Chymène," p. 118.
Tanqueray,Georges, commandant,
le navire " La Marianne," p.T4o.
Taphorin, Marie, femme de Hila-
rion Landry, p. 166.
Tarbel, Sara, prise par les Abéna-
quis et rachetée, p. X03.
Tarieu de la Naudière, Pierre-
Joseph, parrain d'une cloche, p.
150.
" Taureau,** Le, vaisseau de vingt-
huit hommes d'équipage, frété
par Jean Gitton, p. 45.
Taychaten, Jacques, chef huiDn,
inhumé, p. 146.
Taylor, Guillaume-François, pris
en guerre, Anglais baptisé, p.
100.
Tempdouz, Acadien, témoin de la
mort de Jean-Pierre Emond, p.
206.
TERREBomrE ; acte de foy et hom-
mage du seigneur de, p. 131-132.
Terriau, Jeanne, épouse de Pierre
Tibaudeau, p. 97.
Terrien, capitaine, commandant
du navire " Dunia," p. 32.
Tessîer, Angélique, épouse de Jo-
seph Vallé, et de Joseph Dou-
ville, p. 205.
Tessier, Etienne, noyé, p. 57.
Tessier, Joseph, noyé au Long-
Sault, p. 139.
Tessier, Urbain, enlevé par les
Iroquois ; revenu, p. 42.
Testard de la Forest, chevalier,
capitaine; son mariage, p. 40.
Têtard, Jacques ; jeune Anglais
demeurant chez, p. 103.
Table Alphabétique.
275
Thomas, Jean-François ; ses aven-
tures, p. 210.
Tihaudeau, Marguerite, périt entre
la dalle et la roue d'un moulin,
p. 213.
Tibaudeau, Pierre, meunier à la
Prée-ronde, Acadie; sa sépul-
ture, p. 97.
Tibaut dit La Lochiére, Etienne,
tué par les Iroquois, p. 34.
Tibaut, Etienne, trouve des restes
humains dans la forêt, p. 126.
Tibaut, François ; cas de superfé-
tatioQ, p. i6i«
Tibierge, Angélique, hospitalière,
victime de la fièvre pourpre, p.
82.
Tony, seigneur des Illinois, p. 83,
118.
Toupin, noyé, p. 169.
Tousignan, Joseph, enfant, acci-
dentellement empoisonné, p.
167.
Tousignan, Louis, enfant, écrasé
par une traîne, p. 168.
Toussaint» serviteur de M. Couil-
lard, tué par les Lroquois, p.
42.
Tracy, (De), traite avec les Iro-
quois, p. 56.
Trecesson, commandant au régi-
ment du Berry, témoin au ma-
riage de P. Sabathier, p. 168.
Tremblay, Jacques, foudroyé, p.
137.
Trivio, commandant au régiment
du Berry, témoin à un mariage,
p. 168.
Trois-Rivières ; mortalités en
1635, P- 25-
Trotier, Gilles, interprète; son
testament, p. 39.
Troupes Françaises; leur départ,
p. 180.
Troye, Jean, époux de Charlotte
Richard, noyé, p. 170.
Trudel, Pierre, époux de Fran-
çoise Masse, tué par les Anglais,
p. 170.
Trut, Gabriel, mort, bbssé par les
Iroquois, p. 30.
U
Ursulines, (les), se renferment
dans leur cloître, p. 32.
V
Vacher dit Saint-Julien, Sylvestre,
tué par les Iroquois, p. 40.
Vacher, Jacques, tué par les Iro-
quois, p. 69.
Vaisseaux Anglais, p. 180.
Valade, Pierre; sa femme tuée par
le tonnerre, p. 137.
Valeran, Louis, tué au combat, p.
214.
Valin, Charles, assassiné, p. 137.
Vallé, Joseph, soldat prisonnier
conduit en France, p. 205.
Valmur, sieur Bricault de, secré-
taire de rintendant, inhumé, p.
13^-
Varin, Nicolas, perdu sur la glace,
p. 145-
Vaudreuil, (De), M., paxTzm de
l'enfant de l'intendant Bégon, p.
III.
Vaudreuil, (De), Pierre-François,
gouverneur, p. 166.
Vautier, Philibert, soldat de Berry,
prisonnier à Carillon, conduit à
New-York, établi à Beauport, p.
212.
Venier, Nicolas, natif de Venise;
son mariage, sa mort, p. 228.
Verchères; grand nombre de ma-
riages des soldats du Royal
Roussillon enregistrés à, p. 179.
Vermandois, Antoine, noyé, in-
humé, p. 151.
Vérole, petite, à la Baie Saint-
Paul, p. 179.
Verret, Joseph, en Louisiane, p.
120.
Verrier, GuilL, procureur-général,
fait le dépouillement des minu-
tes des actes des notaires, p.
129.
Verville, Marie-Joseph, noyée, p.
144.
Vezin, Pierre-François, directeur
des forges St-Maurice, p. 133 ;
grand-voyer en Louisiane, p.
148.
i
2',G
Table Alphabétique.
Victimes des Iroquois ; relevées
et inhumées, p 77 à 79.
Videmond, Dominique, canonnicr
de " L'Aigle"; fia sépulture, p.
168.
Viel, récollet; son arrivée, p. 11 ;
noyé, p. 12.
Vienne, Catherine, femme de Mi-
chel Colin, inhumée, p. 7.
Viger, François, habitant du Cap
Sable,fait baptiser deux enfants,
p. 98.
- Viger, Ix>ui5, en Louisiane, p. 110.
Villegouin, (De), chevalier, com-
mandant de l'Ile Saint-Jean, p.
165.
Vimont, Barthélémy, jésuite; note
au sujet du mariage de Julien
Petau, p. 29, 30.
Vincelot, capitaine de navire en
1752, p. 209.
Vmcent, Jean, massacré par les
Iroquois, p. 67.
Vincent, soldat, massacré par les
Iroquois, p. 76.
Vincent, Joseph, matelot du navire
" L'Amazone "j sa sépulture, p.
Violons ; deux violons aux noces
de Jean Guyon, p. 27.
Vitray, commandant "L'Angéli-
que," p. 153.
Volant-Radisson, Etienne, au Dé-
troit, p. 96.
Von, Tobie, pris sur Terreneuve,
p. 102.
Voyer, Pierre, noyé au Sault de
la Chaudière, p. 227.
Wheelright, Anne, femme de W.
Parsons, captive des sauvages,
p. 96.
X
Ximenés de Pineda, Ferdinand,
notaire, p. 161.
Yauachiche, Sainte - Anne d';
grand nombre de familles aca-
dienncs, baptisées à, p. 204.
Yvon, Pierre ; ses deux enfants
écrasés sous la neige, p. m.
V
EueAbe SEtteCAL &• Fils, luniuBUKS, MoNtkéal.
i
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NOTES RECUEILLIES
TRAVERS LES REGISTRES
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PAR
L'ABBE CYPRIEN TANGUAY
Attaché du Bureau des Statistiques du Canada, Docteur ès-Lettres de l'Université Laval,
membre de la Société Royale du Canada, membre des Sociétés historiques
de Montréal et du Missouri.
MOÎiTTREAL :
LIBRAIRIE SAINT-JOSEPH
CADIEUX &' DEROME
1886
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