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1837 






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ARTtS 


SCItMTlA 






1 




VERITAS 




1 




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TnnVERSITY or MICHIGAX 
HKIVRY TIGXAITD 1 
LffiRART 





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TRAVERS LES REGISTRES 



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A TRAVERS 



LES 



REGISTRES 



NOTES RECUEILLIES PAR 



L'ABBE CYPRIEN TANGUAY 



Attaché dtt Bureau des Statistiques du Canada, Docteur ès*Lettres de TUniversIté LaTal» 
Membre de la Société Royale du Canada, Membre des Sociétés Historiques 

de Montréal et du Missouri. 



Colligite fragmenta,,, ne pireanU 









r 



MONTRÉAL : 

LIBRAIRIE SAINT -JOSEPH 

Cadi£ux & Derome 

1886 



Vo^o"^--^^-^*-^^ 



Bare^ftrê eonfonnèincnt à l*acte da Pitrlemont du Oanado, onl*aati6o mil hait cent quatre- 
Tingt-slz, par Cadieux & Deboxb, an Bureau du Ministre de l*Asricultare«& Ottawa. 



* 



. • - 



» 

• • • • 



i 

I 



Les annales de la Nouvelle- France sont connues dans 
:ous leurs grands traits. Les travaux de nos historiens 
nous ont montré, dans son ensemble, Tœuvre des décou- 
^eurs du Canada, des fondations de la Nouvelle- France, 
les luttes de tout genre soutenues par nos ancêtres, les 
leuils et les gloires de notre patrie. Cette œuvre n'est 
pas à refaire ; elle restera. 

Mais faut-il en conclure que toute investigation dans 
e champ de notre histoire est désormais superflue ? Non, 
jertes ; les grandes lignes sont clairement tracées ; mais 
e de détails à éclaircir ! que de jugements, basés sur 
s faits imparfaitement connus, à rectifier ! que d'expli- 
ations à donner sur nos origines ! 

Modeste travailleur dans cette grande entreprise de 

Jtre histoire nationale, j'ai souvent été surpris de voir 

ir de mes notes une vive lumière, sur des points 

:és jusque-là, pour moi, obscurs ou incomplets dans 

annales. Aussi les registres, que j'ai compulsés dans 

s les recoins de notre Nouvelle- France, me sont deve- 



t 



VI INTRODUCTION. 

nus une mine de précieux renseignements, que je me suî 
fait un bonheur de collectionner. 

Voici sept ou huit épis pris, au hasard parmi le 
nombreuses gerbes que j'ai eu l'avantage de recueilli 
" A Travers les Registres " ; car les preuves de me 
assertions sont dispersées dans tout l'ouvrage. 

I® On s'est souvent demandé si le recensement d( 
1666, — le premier qui ait été fait dans le pays, — savait e 
lieu au commencement ou à la fin de cette année, et s 
par conséquent, il comprenait ou non les familles, arrivée 
pendant l'été de 1 666 ? Or les registres m'ont permi 
de prouver jusqu'à l'évidence que ce recensement ne donni 
que le dénombrement des familles, arrivées avant la saisoi 
de l'été 1666. (Voir p. 51.) 

20 En 1687, un massacre eut lieu sur les bords du la0 
Saint- Louis, et les victimes de la cruauté iroquoise furent 
inhumées au même endroit. Tous les détails, concemaût 
l'âge, les noms, etc., de ces infortunés, sont consignés dam 
les registres de Lachine, année 1687, Vainement on ea 
chercherait aucune trace ailleurs, (Voir p. 65, 66, 67). 

3° J'ai trouvé, aussi, la dernière des pages qui raco 
tent le sanglant épisode des massacres de Lachine 
1689. Le curé de la paroisse des Saints- Anges de L 
chine recueillait, avec une touchante sollicitude, les resU 
d'un grand nombre des victimes du massacre, pour lej 
donner la sépulture religieuse, avec les prières de TEglisi 
(Voirp. 77, 78, 79). '^^', 

40 L'authenticité de lettres très-intéressantes et i^ 
dites, au sujet du supplice du feu auquel quatre Iroquci 



i 



^^^^f^^mm 



\ 



INTRODUCTION Vil 

jirent condamnés, en 1695, se trouve prouvée par les 
pgîstres de Ville-Marie. (Voir p. 80, 81). 

t 50 J'aî constaté que le nom de Kondîaronk-le-Rat, 
ttribué au chef sauvage que tous nos historiens ont célé- 
iré, n'est pas le véritable, ou du moins le seul nom de ce 
éros. L'acte de sa sépulture, qui, certes, doit être un 
lodument authentique, le désigne sous le nom de " Gas- 
lard Soîaga-dit-le-Rat." (Voir p. 89, 90). 

6° Par cette même étude, il m'a encore été possible de 
etracer l'origine du célèbre Dubocq, dont parle Charle- 
oix (liv. xvi, p. 199), et qui fut fait prisonnier, en 1697, 
irès d'Orange, dans un combat contre les Mahingans et 
is Agniers;^ et dans la collection des lettres, citées plus 

tut, j'ai pu recueillir l'histoire de l'horrible exploit qui 
compagna sa délivrance. (Voir p. 91 à 95). 

■ 7® Les registres de Tannée 1 700 m'ont permis de dé- 
erminer, à quelques mois près, la date de la mort de Louis 
oUiet, le découvreur du Mississipi. (Voir p. 85, 86, 87). 

8° A part ces renseignements, si utiles à l'Histoire, les 
(êmes registres ont aussi donné l'origine des noms, et la 
bsition géographique d6 certaines localités, mentionnées 
Ins nos vieilles annales ; par exemple, la Pointe-à-Lacaille, 
l^ourd'hui Saint-Thomas de Montmagny;le Cap Lauzon, 

Îiourd'hui Deschambault ; le Cap-à-l' Arbre, aujourd'hui 
int- J ean- Deschaillons. 

rCes indications, j'en ai la confiance, contribueront à 

il . . 

îîidre plus vif l'intérêt avec lequel, sans doute, les lec- 

Jbrs ont attendu la publication de l'ouvrage que je leur 

f — 



VIII INTRODUCTION. 

Je croîs aussi que les exemples que j'apporte, en lei 
donnant la clef de mes recherches, leur rendront plus f; 
cile rintelligence de tout mon travail, et leur en feroi 
mieux saisir les détails et apprécier l'ensemble, au poil 
de vue de l'histoire de notre cher pays. 

CYPRIEN TANGUAY, 

Prête 



A TRAVERS LES REGISTRES. 



1543- 

Jean de Nantes, venu avec M. de Roberval, convaincu 
e vol, est mis aux fers. 

M. de Roberval fait exécuter sur Téchafaud Michel 
raillon, convaincu de vol. C'est la première exécution 
ui a eu lieu dans la Nouvelle- France. 

Note. — Ces deux condamnations. Tune aux fers, l'autre 
réchafaud, prouvent la vérité de ce que dit notre his- 
)îre sur la triste qualité d'un certain nombre des colons 
j'amena avec lui le sieur de Roberval pour commencer 
itablissement de ces vastes pays dont il avait été nom- 
é le vice-roi. En effet, outre plusieurs gentils-hommes, 
le troupe de soldats et de matelots, il avait embarqué 
jr ses trois grands navires des gens du commun, dont 
le partie avait été tirée des prisons. " Pour maintenir 
rdre, pendant l'hiver, dit M. Ferland, au milieu de ces 
ns indisciplinés, il fallut recourir au fouet, au cachot et 
la potence... Heureusement pour l'honneur de la 
ânce et du Canada, ces tentatives de colonisation 
louèrent ; si elles avaient réussi, on aurait continué le 
ime système, et Dieu sait quel horrible état de société 
serait résulté." La leçon profita. Trois quarts de siècle 
is tard, quand on voulut asseoir au pied du rocher de 
je bec, un établissement sur des bases solides, on çom- 



2 1603. 

prît qu'il fallait s'adresser avant tout à une populatioi 
sobre, frugale, religieuse, amie de l'ordre et du travail 
Personne n'ignore le soin scrupuleux avec lequel ont ét( 
choisies les premières familles qui furent les ancêtres di 
peuple canadien. 



Mort du Commandant de Chattes. 

On me permettra de reproduire ici une lettre d'uc 
antiquaire de Rouen, laquelle nous donne des détails su 
le tombeau de M. de Chattes. 



Musée des Antiquités de Rouen, 

Rouen 21 sept. 1871. 



Mon bon et cher Confrère^ 

Je vous avais parlé du tombeau de M. de Chattes 
Gouverneur de Dieppe et Vice-Roi du Canada, son 
Henri IV. J'ai le plaisir de vous adresser aujourd'hui uni 
gravure de ce tombeau tel qu'il s'est vu en 1827. Ji 
désire que le dessein vous intéresse et intéresse aussi vo 
nombreux amis de la Nouvelle- France. 

Adieu, mon cher abbé, veuillez croire à toute me 
amitié pour vous. 

L'Abbé Cochart. 



M. TAbbé C. TANGUAY, 

Québec, Canada» 



I603-I60S. 

CERCUEIL DE PI-OMB D'AYMAR DeCHATTES, 




'^_ 



Commandeur d« l'Oi-dre de Malte, 

Gouverneur de Dieppe (i58z.i6o3l, Vice- Roi du Canada. 

Inhumé dans la chapelle des Minimes, en 1603, 

Transféré en 1827 dans l'Eglise Si-Rémi de Dieppe, et déposé dans le 

caveau des Gouverneurs. 



''Mouvement annuel de la population blanche. 



Année. 


Ariiïée. 


Départ. 


Mai 


âges 


Kais- 


Déeès. 


Hiver- 
Quelle. 


Iliver- 
Hutons. 


Maxi- 
mum de 

Québec. 


160S 


3' 


3" 






3* 


35 




^ 









(a) Trois prisonniers impliqués dans le complot de 
Duval sont renvoyés en France. 

{CJtamplain, 1613, p. 155) 

(^) M. de Champlain condamne à mort Jean Duval, qui 
avait conspiré contre sa vie. 

Antoine Natel, serrurier, et un matelot, décédés 
en novembre 1608. 

{Cluimplain, 1613, pp. 154-166). 

(c) Champlain, Edit. de 1613, p. 166. 

1 1) Nous donnons chaque année le mouvement de la population blanche jusqu'à 163I 
nclusivement ; mais ii partir de cette date nous l'avons réuni en tableaux par groupes 
le dix années, en y ajoutant le total de la décade et le total accumulé depuis la 
hndation de Québec. 



1609-I6IO. 



Année, 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


Maxi- 
mum de 
la popii 
lation à 
Québec 


1609 










17a 


S^ 




25 













{a) Dix français sont morts du scorbut, cinq de la 
dissenterie, de février et la mi-avril, et peu après le 
chirurgien Bonnerme et un sauvage qui hivernait avec 
eux. [Champlaifiy 1613, p. 170.) 

[b) Sur les vingt-cinq hivernants de 1608, "il n'en 
restait plus que huit." , 

{Champlaiuy 1613, p. 205.) 



Année. 



1610 



Arrivée. 



\\a 



Départ. 



I^ 



Mariages 



Nais- 
sances. 



Décès. 



Hiver- 
nants à 
Québec. 



17 



Hiver- 
nants aux 
Hurons. 



IC 



Maxi 

mum d( 

la popQ 

lation ï 

Québ^ 



19 



{a) Champlain ayant amené de France des artisans el 
manœuvriers {Champlain, part ly p. îi6) ajoute à la 
population de 1609, onze hommes, ce qui porte le maxi 
mum à dix-neuf âmes, pour 16 10. 

^ {b) Champlain repasse en France et laisse pour com 
mandant le sieur DuPrac, avec seize hommes. 

{Ckamplaifty 16 13, pp. 225, 226 et 241.) 

{c) Le serviteur de Champlain monte aux Hurons. 

{Champlaiity I, p. 163.) 

Il se nommait Etienne Brûlé. On le voit truchema 
des Hurons en 1618. (Champlaùty 1615-1618. 

Edit. Laverdière, p. 133.) 



16II-I6I3. 



Année. 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


1611 










la 


16 


lâ 













Maxi- 
mum, de 
la popu- 
lation à 
Québec. 



17^ 



(a) Un jeune homme du nom de Louis s'est noyé au 
Sault St'Louis. (Champlain^ part. I, p. 171.) 

Le 4 août Champlain repasse en France sur le vaisseau 
iu Capitaine Tibaut. ( Id. 1611, p. 265.) 

(^) Un jeune français va au pays des Hurons et part 
le 17 juin du Sault St- Louis. 

{C/iamplaifty part. I, p. 180.) 

(c) A son retour à Québec, au printemps de 161 1, 
Champlain constate ce chiffre de la j^opulation. 

{Champlain, 161 3. p. 241.) 



Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec. 



16 



Année. 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


1612 


/ 




• 






16 

















Le mouvement de la population est nul en 161 2. 
!^hamplain passé en France, en lautomne 161 1, ne revient 
[u'en 161 3. 



Année 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


1613 


31 fl 










47 













Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec, 



47 



I 

i 



I6I3-I6I5. 



(a) Champlaîn arrive à Québec avec le sieur de TAnçc 
et trente hommes fournis par la Société des Marchands 
soit six hommes par chaque vaisseaux, au nombre d^ 
cinq, ce qui donne une population de quarante-sept. 

{Champlairty 1613, pp. 288-289, et part. I, p. 235.) 

(b) Champlain retourne en France pour ne revenir qu'au 
printemps de 161 5. 

Marsolet, enfant de 1 2 ans, vînt avec Champlain pour 
apprendre les langues Algonquine et Montagnaise. 



Année. 


Arrivée, 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


1614 












47 















Maxi- 
mum df 
la popu- 
lation à 
Québec 



47 



{a) Même population que Tannée précédente. 



Année. 



1615 



Arrivée. 



5« 



Départ. 



19 



Mariages 



Nais- 
sances. 



Décès. 



Hiver- 
nants à 
Québec. 



32 



Hiver- 
nants aux 
Hurons. 



19^ 



Maxi 

mum k 

la popii- 

lation à 

Québec 



52 



[a) Quatre Pères Récollets ^'^ arrivent avec Champlain 
leur arrivée porte la population de 47 à 52 âmes. 

{Ckamplaifiy 16 15- 161 8, pp. 7, 9 et 248.) 

{b) Au mois d'août, Champlain rencontre au pays de> 
Hurons treize ou quatorze français et deux Pères Réco- 
lets, partis avant lui de la rivière des Prairies. 

{Champlain^ part. I, page 248.) 

(I) pp. Denis Jamay, Dolbeau, Le Caron, et le Frère Pacifique Duplessis. 



I6I6-I6I7. 



Année. 


Arrivée. 


Départ 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants à 
Québec 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec. 


1616 


33^ 


3* 




• 


2C 


Cod 




64 









(a) Uimmîgratîon de 1616 est estimée à trente-trois 
personnes au nombre desquelles se trouvent Marguerite 
Vienne et son mari, Michel Colin. 

Sagard, dans son Histoire du Canada^ mentionne le 
nommé Michel Colin, qui fut " inhumé par le Père Dol- 
beau avec les cérémonies usitées en la sainte Eglise Romaine ; 
il fut le premier qui reçut cette grâce là dans le pays!' 

Michel Colin était arrivé cette même année avec sa 
femme, Marguerite Vienne, qui mourut quelques semaines 
après son arrivée. C'est la première femme européenne 
venue dans la Nouvelle- France. 

Sagardy p. 31, Edition 1636. 

(p) Les PP. Le Caron et Denis Jamet, passent en 
France avec Champlain. 

{Sagardy p. 31.) 

{c) Colin et sa femme, Marguerite Vienne, meurent 
dans cette même année de leur arrivée. 



{d) Il n'en hiverne que 60. 



{Sagard, p. 31.) 
(Sagardy p. 40.) 



Année. 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès. 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


1617 


7« 


\b 






%c 


64 









Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec 



67 



8 



1617-1618. 



{a) Arrivée de la famille Hébert. — Hébert, sa femm 
deux filles et un petit garçon, {Sagard, p. 41 j, et dei 
PP. Récollets {CJmmplainy part. II, p. 23). Les PP. L 
Caron et Paul Huet. {LeclercÇy Etablissement de la Fo 
vol. I, pp. 104-105, édit. de 1691), 

{b) Le Père Dolbeau passe en France. 

{Sagard, p. 52.) 

{c) Deux français sont tués par les montagnais ve 
nie d'Orléans, à la mi-avril. 

{Champlaifty Edit. 1627. Sagard, pp. 42 et 235.) 



Année 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


Maxi- 
mum i 
la pop: 
lationi 
Québei 


1618 


6a 


3* 


le 




« 


66 




70 



{a) Aux 64 hivernants de 161 7 s'ajoute Timmigrati- 
de 1618, c'est-à-dire le P. Dolbeau, le frère ModesK 
Guines, {Sagard, p. 40), Eustache Boullé, le sieur de ï 
Mothe, Loquin, commis {Champlaifty 161 5-1618, pp. 1:^1 
122 et 138), et le sieur Nicolet {Relation de 1643, p. 3^1- 

{b) Le P. Huet et le frère Pacifique Duplessis passenl 
en France avec Champlain {C/tamplaitty 1615-161S 
p. 157)* et un autre Récollet {Mercure Français, 161Î 
p. 296). 

{c) Etienne Jonquest épouse Anne Hébert. 

{Sagard, p. 41.) 

{d) Mort d'un huguenot écossais, dans le désespoi 
" Bien que huguenot, ce pauvre homme, désirait avd 
le P. Paul à sa mort et non plustôt, comme si Dieu liJ 
eut donné paroUe et choix de Theure de sa conversion,! 
en avait fort bien chargé la dame Hébert, laquelle 
voulant manquer à une œuvre si charitable et qui conc 
nait la conversion et le salut d'une âme égarée, en fist î 
devoir et pria le Père de s'y trouver, ce qu'il fist à l'i 



i6i8-i620. 9 

tant mesme, maïs comme il pensa luy parler de son salut 
et de se remettre dans le giron de la sainte Eglise, par 
une vraie conversion à Dieu, il luy respondit d'une voix 
affreuse souvent réitérée : mon Père, il est trop tard, il est 
trop tard, et n'en pût jamais tirer autre response pendant 
trois quarts d'heure de temps qu'il demeura là auprès de 
luy, et mourut ainsi désespéré de la miséricorde de Dieu." 

{Sagardy pp. 47-48.) 



Année. 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec. 


1619 


13 rt 






Ib 


3^ 


77 




Zod 









{a) Guillaume Poulain, Frère Pacifique {Sagard, p. 49), 
Capitaine Dupont {Champlain, I, p. 226; partie II, p. 6), 
deux ménages ( Id pp. 23-31), trois serviteurs et deux 
ouvriers [Leclercq, I, p. 152). 

{b) L'enfant d'Etienne Jonquest {Champlain). 

{c) Le Frère Pacifique Duplessis {Sagard, p. 55) ; 
madame Jonquest et son enfant {Champlainy II, p. 3). 

{d) Treize personnes arrivées et une naissance portent 
la population de 16 19 au chiffre de 80 âmes. 



Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec. 



Année. 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès. 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


1620 


6a 


22 b 




I c 


60 











83^ 



{a, c) La population est évaluée à 83 âmes par l'arrivée 
de madame de Champlain, Eustache BouUé, Guers^'^ des 
PP. LeBailly et Jamay, et du Frère Bonaventure. 

{Champlainy II, pp. 2-10, Sagardy pp. 58, 59, 64.) 

(I) Commissionnaire de Mgr. de Montmorency, Vice-Roy. [Sagardy p. 58.) 



lltL 



lO 



I620-I622. 



{â) Dupont et Roumier passent en France (C/iamp/azn, 
II, p, 6), et avec eux des ouvriers (LeclercÇy I, p. 165,) 

{c) Un homme a été tué par la chute d'un arbre. 

{Champlain, II, p. 6.) 

id) Nombre donné par Champlaîn. ( Id id ) 



Année. 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec. 


162 1 


24 a 


5* 


I c 


Id 


I e 


79 




85 



{a) Roumier revient avec cinq commis de Tancîenne 
société et dix-huit ouvriers de la nouvelle société. 

(C/tamplaifty II, pp. 17, 21 et 30.) 

(b) Le P. LeBailly {Sagard, p. 72, Leclercq, I, p. 177) 
et deux ménages repassent en France. 

{C/iamplain II, p. 31.) 

{c) Mariage de Guillaume Côuillard et de Guillemette 
Hébert. {Registres de Québec , 1 6 2 1 . ) 

(d) Un enfant d'Abraham Martin. {Idem) 

{e) Décès du nouveau né. {Ideni) 

Le chiffre des hivernants est de 79 âmes. 



Année. 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès. 


• Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


1622 


6a 


19^ 








50 


l6c 











Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec. 



85^ 



{ayC) Aux 79 hivernants de Tannée précédente s ajou- 
tent Dupont, les PP. Galleran, Piat, et le Frère Charles 
{C/iamplain, II, pp. 48-52, Sagard, pp. 91-101), le sieur 
Soutien, commis de la nouvelle société qui arrive le 8 juin 
{Champlainy II, p. 34) et Le Sire {Id, p. 46). 



I622-I624. 



II 



{6) Uémîgratîon s'élève au chiffre de 19 vu que le 
nombre d'âmes hivernant à Québec n'est que de 50, 
d après Champlain (II, p. 49). 

{c) Duvernay et 15^'^ hommes vont hiverner aux 
Hurons {Champlain^ II, p. 56). 



Année. 


Arrivée. 


Départ, 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


1623 


2tf 


\b 






I c 


50 


16 /r' 







Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec . 



52 



(d) Arrivée du Père Viel et du Frère Sagard {CJiamplain 
II, p. 54, Sagard,"^^. 112-159). 

{b) Dupont retourne en France. {Id.y II, p. 62). 

{c) Jean Lebocq, jeune homme écrasé par un billot, le 
8 mai .1623. (Id.y II, p. 53), 

{d) Duvernay et les français qui avaient hiverné aux 
hurons arrivent à Québec le 23 juillet {Champlain, II, 
p. 56), et le II août suivant, les PP. Viel, Le Caron, le 
Frère Sagard et onze français partent pour les hurons, et 
deux autres français, pour les algonquins supérieurs. 
{Champlain, II, p. 60, — Sagard, Grand Voyage, p. 266, — 
Leclercç,vo\. II, p. 248). 



Année. 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès. 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec. 


1624 


6a 


4^ 


le 


id 


521? 


10/ 


57^ 



{a) Duvernay, le P. LeCarron, le Frère Sagard, et trois 
français revenus du pays des Hurons {Champlain, II, p. 
72, — Sagard, Grand Voyage, p. 365). 

{b) Départ de madame Champlain, d'Eustache Boullé 
{C/iamplain, II, p. 76), du P. Piat et de Sagard {Sagard, 
p. 841). 

< I) Champlain n*a pas mentionné ce chiffre ; mais il est supputé d'après le chiffre 
qu'il a donné des hivernants. 



Il 



12 1624-1626. 

(û) Naissance de Marguerite, fille d'Abraham Martin 
{Registre de Québec, 1624). 

{d) Décès d'un français au pays Huron {Champlaùt, 11, 
p. 72). 

{i) La population de Québec le 15 août 1624, après le 
départ de Champlain pour la France est de 52 âmes 
(/^., II, p. 76). 

(/) Le P. Viel et neuf français {Id., pp. 72-73). 

{g) Six arrivées et une naissance, ajoutées à la popu- 
lation de l'année précédente, donnent pour maximum 
de cette année 57 âmes. 



Année 


ArKïÉe. 


Dipart. 


Mnriages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants i 
Québec. 


Hivec- 
nants aux 
Hurons. 


Maxi- 
la popu- 
lation à 
Québec. 


.6î5 


6« 


\b 




■' 


id 


56 




59 



(a) Arrivée des PP. Charles Lallemant, de Brébeuf. 
Masse, et des FF. Gilbert (Burot), et François (Charton), 
jésuites, et du P. Joseph de la Roche Daillon, récollei 
(Champlain, II, pp. 78. 84 et 114). 

{è) Le P. Joseph LeCaron, récollet, retourne en 
France {Sagard, p. 871). 

(c) Louise, fille de Guillaume Couillard {Registre it 
Qmbec, 1625). 

((/) Décès du P. Viel (mortuologe des Récollets) 
{Relations, 1634, p. 92), et d'un jeune garçon français 
{Sagard, Grand Voyage, p. 350). 



Année. 


..... 


Départ 


MaïUges 


Nais- 
sances. 


«* 


Hiver. 

namsi 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


Maxi- 
mum df 
la popu 
latiotià 
Québec. 


1626 


27 rt 


2i 




'■ 


\d 


7" 


10 


Sj 



I626-I627. 



13 



(a) Arrivée de BouUé, Destouches, des PP. Noyrot et 
DeNoiie, avec 20 ouvriers {Ckamplain, II, pp. 85, 114) ; 
du P. LeCaron et des FF. Gervaîs, Mohier et Jean Gau- 
festre, récollets (Sagard, pp. 697 ef 871). 

(<}) Départ du sieur Dupont et du P. Noyrot. 

(è) Naissance de Marguerite, fille de Guillaume Couil- 
lard {Registre de Québec). 

(d) Un ouvrier des PP. Jésuites mort de la jaunisse 
{Champlaifiy II, p. 117). 

Le départ des PP. de la Noue et de Brébeuf, jésuites, 
de la Roche Daillon, récollet, et de quelques français qui 
en juillet, montent aux Hurons, ne laisse que soixante et 
onze hivernants à Québec {Champlain, II, p. 115, — 
Sagardy pp. 875, 879). 



Année 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec. 


1627 


2a 


15* 




I c 


4a^ 


55^ 




7ï 



(ft) Dupont et son petit-fils nommé Desmarets, arrivent 
de France {Champlaifty II, pp. 126-127, — Sagard, p. 482). 

{S) Les ouvriers des PP. Jésuites et autres {Ckamplaifty 
II, p. 131), et le P. Lallemand {Leclercq, I, p. 373) partent 
pour la France. 

{c) Hélène Martin, fille d'Abraham {Registre de Québec, 
1627.) 

{d) Décès de Louis Hébert, le 25 janvier 1627, à la suite 
d'une chute {Champlain, II, p. 1 1 7,— Sagardy pp. 589-591). 
Pierre Magnan, tué aux Iroquois {Champlairty II, p. 127) ; 
deux autres hommes, tués près Québec par les Sauvages 
{Champlain, II, p. 134). Leclercq dit " tués par Mahikan 
Atîcouche (vol. I, pp. 377, etc.) 

{e) Population de Québec après le départ des vaisseaux, 
en septembre 1627 {Champlaifiy II, p. 131). 




14 1627. 

En 1867 j'étais chargé par le gouvernement du Canada 
d'aller étudier les archives françaises pour y recueillir ton 
ce qui pouvait se rattacher à la statistique de la Nouvelle- 
France. 

Pendant mon séjour à Rouen je visitai avant tout 1: 
bibliothèque de l'archevêché de Rouen, dans l'espoir à\' 
trouver quelques faits nouveaux pour notre histoire 
Monseigneur 1 Archevêque de Rouen avait en effet exercé 
lepremier, une jurisdiclion ecclésiastique dans la Nouvelle 
France, en accordant des pouvoirs aux RR. PP. Jésuites 
Je fus assez heureux pour trouver l'article suivant, don , 
je pris de suite un extrait ; " 

Un petit roy du Canada: — "Le jour de la Coficeptîo: 
"de la Vierge, l'an 1627, Mgr. François de Harlay 
" Archevêque de Rouen, conféra le baptême au fils du: 
"petit roy du Canada^ 

{Dom Pommeraie. — Hïst. des Arch.de Rouen, p. 661 

De retour au Canada, je rapprochai cette note du réci:' 
de Sagard, qui s'exprime ainsi : 

" Entre les Hurons qui luy estaient les plus affectionnt 
(au P. Nicolas Viel*'*) il y eut un bonhomme qui noi^ 
amena son fils pour estre instruit en nostre couver; , 
auquel le P. Joseph Le Caron fit toute la meiUeirr , 
réception qui luy fut possible, comme à une petite âne ^ 
qui venait pour estre enrollée sous l'estendart de Dieu . 
{Sagard, p. 876). — Conduit et mené par le sieur de Caen 
qui le laissa pour quelque temps chez son père à Rouer 
l'enfant fut conduit à Paris, oîi estant, les RR. PP. Jésuite-, 
l'eurent en leur possession, à la faveur de M. le Du:, 
deVantadour qui le demanda pour eux, lesquels l'ayac. 
fait instruire, avec assez de peine, pour n'y avoir personne, 
qui sceut la langue, qu'un séculier qui le voyait parfoi- 
ils le firent baptiser avec grande solemnité dans l'églis: 
cathédrale de Rouen, et fut nommé Louys de Sainct' 
Foy, par monsieur le Duc de Longueville, son parrain, e 
madame de Villars, sa marraine, en présence d'une infinii 
de peuple qui y estait accouru, d'autant plus curieusemer.: 

Il) Le p. Nicolis Viel avait i\é noyé en 1675, dan» un rapide, au nord c 
da Montréal. Le nom de " Satilt au KicelUt " est resté attaché & la place qui 
thi^âCre de ce ttiste événement. 



I627-I629. 



15 



que quelques matelots avaient donné à entendre qu'il 
estait le fils du Roy de Canada." {Sagardy pp. 878-879.) 



Année. 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès. 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


1628 












55 


lia 















Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec. 



55 



[d) Vingt-un français sont chez les Hurons. 

(Champlain, II, pp. 152, 208, 210). 

Il y avait cette année à Québec un jeune Grec. 

\Id. II, p. 152.) 

Grand nombre de familles et d'ouvriers étaient en route 
pour Québec sur les vaisseaux du sieur de Roquemont ; 
mais n'y parvinrent pas, ayant été faits prisonniers par la 
flotte de Kirk et renvoyés en France. 

(Id., II, pp. 161-185). 

Foucher, commandant, qui avait la garde de l'habita- 
tion du Cap Tourmente,^'^ est surpris par les Anglais et 
descend à Gaspé avec Eustache Boullé, beau-frère de 
M. de Champlain. [Sagardy p. 917.) 

Grande famine à Québec, cette année. 



Année 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès. 


Hiver- 
nants à 
Québec. 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


Maxi- 
mum de 
la popu- 
lation à 
Québec. 




Frs. 
• . • • 


Ang 
600 


Frs. 
74 fl 


Ang 
510^ 


Frs. 
22 


Ang 
90 


Frs. 
76/ 


Ang 


1629 


\c 


\d 


I e 




600 




600 


58 


14 


I 


12 


676 



(I) Sur la carte de Jean Bourdon, dressée en 1641, on trouve l'endroit de cette 
habitation désignée soiis le nom de '* vieille habitation." 

Note. —Eustache Boullé, arrivé en 16 18, était Lieutenant de Samuel de Cham- 
plain. Il passa en Italie après la reddition de Québec et se fit religieux de Tordre 
des Minimes. Madame de Champlain qui Taimait tendrement lui fournit 1,000 francs 
par an, pendant dix ans. Il était né le 19 novembre 1600. 

\^Stai€ Paper Office, vol. V, art. 26.) 



r 

\ 



H 



i6 1629. 

(a) Champlain après la reddition de Québec passe t 
France avec les religieux et autres français. 

{CAamp/atn, II, p. 226), 
(à) La flotte anglaise comprenait cinq grands navires 
ayant chacun près de 1 20 hommes; formant un total de 
600 hommes. A la reddition de la ville 120 hommes 
débarquèrent et 90 y demeurèrent pour occuper la place. 
Parmi eux se trouvait un ministre. (C/tamp/ain, pp. 
222-288), Les 510 autres retournèrent sur la flotte. 
(c) Guillaume Hubou épouse la veuve Louis Hébert 

(Registre de Qîtéàec, 1629). 
((/) Naissance de Louis, fils de Guillaume Couillard. 

{Idem), 
(e) Décès de Jacques Michel, mort d'apoplexie et 
inhumé à Tadoussac. (Champlain, II, pp. 256-262). 

(_/) Les 2 1 français qui se trouvaient aux Hurons des- 
cendent à Québec, ce qui porte la population à 76 âmes. 
(Idem, II, p. 210), 
Champlain dit encore que la colonie, à la prise de 
Québec, comptait près de 100 personnes dont 76 àl 
Québec et le reste à Tadoussac et ailleurs'"'. 

(Idem, II, p. 217.) I 

Familles et Colons demeurés A. Québec après 

LA REDDITION DE 1629. 

\° Guillaume Hubou et Marie Rollet, sa femme; Hébert 

Guillaume, fils de feu Louis Hébert. 
2° Couillard, Guillaume, et Guillemette Hébert, sa femme :j 

do Louise, âgée de 4 ans ) 

do Marguerite 3 " > Leurs enfants. 

do Louis 2 mois S 



\ 



(0 c 
Jésuites 


tte population e 

4 

29 

et Filles.... 5 


timée à enviror 

En 4 femUles. 
colons. 


100 Snws. 
Récollets 
Ouvriers . 
Femmes. 


■.■•;■ """,è]A„.™..., 






Femmes 


:""".'". \ 




Officiers et 


voI(.nUires..ia 

55 

45 








45 


-. , 



\ 



I629-I630. 



17 



i° Martin, Abraham, et Marguerite Langloîs, sa femme : 

do Anne, â?ée de 25 ans 

do Marguerite 5 " V Leurs enfants. 

do Hélène 2 " 



.° ^*^ Pivert et sa femme, Marguerite 
un jeune homme. 



e ^'^ une nièce. 



Duchesne, Adrien, chirurgien. 

{Relation de 1632, p. 8, et de 1634, p. 7). 



Champlain 



-eBailly, d'Amiens, commis de Louis Kirk. * 
trûlé, Etienne, de Champigny, truchement 

des Hurons. 
larsolet, Nicolas, de Rouen, truchement [H, p. 220. 

des Montagnais. 
Loyer, Pierre, de Paris, charron. 

,eBocq, charpentier, 
roidemouche 

rros-Jean, de Dieppe, truchement des Al- [ 236-245. 
gonquins. J 



n, pp. 



Gouverneur Anôlais à Québec. 
!irk, Louis. {Champlain^ II, p. 220.) 



mée 


Arrivée. 


Départ. 


Mariages 


Nais- 
sances. 


Décès. 


Hi\ 
nani 
Que 

Frs. 
24 


rer- 
ts à 
îbec. 

Ang 

76 


Hiver- 
nants aux 
Hurons. 


Ma 

mun 

la po 

tio 

Que 

Frs. 
26^ 


xi- 

i de 
pnla- 
nà 
bec. 

Ang 


530 




2a 






143 




90 








IC 


>o 


116 



[i) Cette famille qui résidait au Cap Tourmente vînt à Québec après le départ de 
amplain, en 1629. [Champlain^ II, p. 154). 

[2) Marguerite Lesage mourut à Québec et y fut inhumée le 29 novembre 1643. 

[Registres de Québec), 



i8 1630-1631. 

(a) Un charpentier et un laboureur français sont cor 
duits de Québec à Londres sur les vaisseaux anglais. 

{Champlain, II. p. 288,) 

(^ Quatorze anglais meurent de misère et d'indigène 

(f) La population de 26 français diminue de deux 
le départ du charpentier et du laboureur. 



Qn*b« 



(<j) Naissance d'Elizabeth, fille de Guillaume Couîlla 
Elle fut baptisée, non par un prêtre français, maïs par 
anglais qui était probablement le ministre""' ; car pendi: 
que les Kerth demeurèrent les maîtres de Québec, il ny 
eut point de prêtre à Québec, et lorsque le P. Lejeii:^| 
dit la messe, en 1632, dans la maison de Guillauirï 
Couillard, les français ne l'avaient pas entendue depid 
trois ans. {Relalions des yésuites.) \ 

(I) Voir pins tkant b note de l'anafe 1619, p. i j. I 




I63I. 



19 



Résumé du mouvement de la population blanche de la 
Nouvelle- France, de 1608 à 163 1, calculée diaprés 
les données de Champlain, Sagard, Leclercq, les 
Relations et les Registres. 



Année 



Arrivée. 



608 
609 
610 
611 

612 

• 

613 
614 
615 
616 
617 
6i8 
619 
620 
621 
622 
623 
624 
625 
626 
627 
628 
629 
630 
631 



31 



II 



31 



5 

33 

7 
6 

13 
6 

24 
6 

2 

6 
6 

27 

2 



600 \ 



Départ. 



19 

3 
I 



••• *■•••> 



22 

S 

'9 
1 

4 
I 

2 
15 



Ma- 
riages. 



Nais- 
sances. 



• • • • • 



F*. 50 
A.510 



560 



•.*••• 



• • • • • 



I 

I 



Décès. 



3 
17 



I 

2 



Hivernants 

à 
Québec. 



•'{ 



25 
8 

17 
16 

16 

47 
47 
32 
60 

64 
66 

77 
60 

79 
50 
50 
52 
56 
71 
55 



55 



} 



F. 26 
A. 90 
F. 24) 
A.76/ 
F.25> 

76/ 



{i 



116 



100 



loi 



Hiver- 
nants 
aux 
Hu- 
rons. 



I 
I 



19 



Maximum 

de la 

population 

à 

Québec. 



16 
16 
10 



10 



21 



. • • • K 
. • • • ^ 



31 

25 

19 

17 
16 

47 
47 
52 
64 

67 
70 

80 

S3 
S5 
85 
52 

57 
59 
54 
71 

F. 25 
A. 76 



lOl 



f 



! 

m 



20 1631. 

JUIN. 

Le 12.— Lettre de Sa Majesté Charles I, roy d'Angle- 
terre, à Sir Isaac Wake, ambassadeur en France, donnant 
le véritable motif de la reddition de Québec et de l'Acadit 
à la France, le 12 juin 1631.... 



CHARLES R. 
A notre féal et aimé, Salut : 

Par vos différentes dépêches au vicomte Dorchestcr 
depuis que vous êtes arrivé à votre lieu de résidence en 
cette cour, nous avons particulièrement remarqué les 
retards qu'on vous a fait éprouver avant de vous présen- 
ter d'abord au roi et à ses principaux ministres, ainsi que 
les manières et le langage dont on s'est servi à votre 
égard lors de votre première audience. Et de même que 
nous ne pouvons nous empêcher d'être surpris que vous 
n'ayez pas été admis plus tôt en la présence du roi sur | 
vos instances réitérées et après la sollicitation d'une ' 
audience faite par dAngier, ainsi, d'un autre côté, nous ' 
estimons avoir lieu suffisamment d'être satisfait de la | 
réparation qui vous a été faite par la profession si sig-nifica- 1 
tive d'amour fraternel et la déclaration d'un ferme propos 
d'entretenir exactement avec vous des relations amicales, I 
qui vous ont été faites de la bouche même du roi. Quant 
au bon accueil dont vous avez été l'objet de la part de I 
quelques-uns des ministres de ce roi, et à la réserve que | 
d'autres ont observée avec vous relativement au cardinal 1 
de Richelieu, vous avez bien fait de vous conformer à vos 
instructions, et pour le reste nous devons vous laisser I 
agir avec eux: à votre discrétion. Et comme nous voyons 
par votre conduite que vous n'êtes pas novice dans les I 
ambassades, ainsi, nous n'avons pas besoin de vous don-| 
ner de nouvelles instructions sur les égards à avoir pour 
ceux avec qui vous avez à négocier en cette cour, si ce 
n'est d& contiauer comme vous avez bien commencé en 
ce qui regarde Le cérémonial de votre emploi. 



\ 



i63î- ai 

Cette dépêche vous en apprendra Tobjet essentiel qui 
est de mettre fin à tous les différends entre les deux 
couronnes, et d'établir les bases d'une plus ferme amitié 
que celle des années dernières ; ce n'est pas là une œuvre 
nouvelle, il ne s'agit en réalité que de renouveler d'an- 
ciennes alliances en mettant d'accord les faits avec les 
promesses. 

C'est ce que comportait l'objet principal et îe premier 
article même du dernier traité conclu il y a deux ans, 
après une rupture malheureuse, et tout ce qu'il compre- 
nait ou ce qu'on pouvait prétendre en vertu de ce traité, 
a été ponctuellement exécuté de notre part ; sauf seule- 
ment ce qui exigeait dans le temps et ce qui exige néces- 
sairement une exécution mutuelle. 

Nous avons conformément au traité (comme vous le 
verrez spécifié dans le troisième article) admis une modi- 
fication dans la maison de notre digne épouse en augmen- 
tant le nombre des ecclésiastiques attachés à sa personne, 
comme on Va jugé convenable, de gré à gré, et nous 
avons fait faire à cette nation diverses restitutions de 
navires avec leurs chargements d'une très grande valeur 
sans avoir rien pris ni gardé de ce genre, tandis que la 
remise était exigée de nous par droit d'arrêt ou de repré- 
sailles. 

La même satisfaction ne lious a pas été donnée non 
plus qu'à nos sujets sous ce double rapport ; car bien que 
le troisième article déjà mentionné requiert expressément 
la confirmation de tous les articles et stipulations de notre 
contrat de mariage, en n'exceptant que la particularité 
relative à la maison de notre chère épouse, objet d'une 
clause particulière dans ce dernier traité, et que la dot 
soit clairement stipulée et quant au montant et quant à 
Tépoque du paiement dans ces articles et conventions 
matrimoniales, et que promesse de paiement nous ait été 
souvent faite en conséquence, spécialement par monsieur 
de Chasteauneuf, maintenant Garde des Sceaux, lorsqu'il 
était ici en ambassade, cependant, la moitié n'en est pafe 
encore payée, et non seulement trois riches bâtiments, 
appartenant à nos sujets, capturés et gardés sans aucune 
raison légitime ni même l'ombre d'un prétexte, sont encore 
retenus malgré des demandes réitérées de restitution, mais 



22 163I. 

aussi il a été pratiqué dans ce pays diverses saisies de 
draps et de tissus fabriqués en notre royaume, en contra- 
diction directe avec les stipulations et le traité. 

Le paiement de la balance de la dot a été depuis 
promis de rechef à nous de même qu'aux personnes que 
nous avons employées en cette cour, et par les ministres 
de ce roi et par l'ambassadeur de France résidant auprès 
de nous ; nous ne pouvons accorder plus de délai pour ce 
paiement, et nous Tavons en conséquence joint aux autres 
conditions d'une entière et parfaite réconciliation. 

L'ambassadeur français persistant encore dans sa pro- 
messe de paiement, désire néanmoins que les affaires en 
Question soient séparées, en se faisant un point d'honneur 
'être tenu par un nouveau traité de payer la dette déjà 
connue par une convention antérieure. Ce à quoi nous 
avons consenti volontiers parce qu'une formalité ne doit 
pas interrompre les négociations, mais comme nous 
sommes plus particulièrement tenu en honneur de faire 
prudemment des conventions qui, si elles n'ont pas été 
exécutées auparavant et dans l'ordre des temps, devraient 
l'être au moins simultanément et effectivement avec des 
choses d'une grande importance qu'on nous demande 
d'accomplir, nous ne pouvons nullement consentir à les 
séparer de façon que l'une pourrait être prescrite et 
accomplie sans l'autre. 

Ce que nous croyons être mis principalement comme 
condition, sinon comme stipulation pour le paiement de la 
balance de la dot, est la rétrocession de Québec en 
Canada, ville prise en vertu d'une commission donnée 
sous notre grand sceau, pendant la dernière guerre par 
une compagnie de nos sujets de notre royaume d'Angle- 
terre, et l'évacuation de Port Royal, localité limitrophe de 
la Nouvelle- Angleterre, où une compagnie de nos sujets 
de notre royaume d'Ecosse était fixée et établie en vertu 
de la même commission sous le sceau de notre royaume, 
également donnée pendant la guerre; en conséquence 
d'une autre antérieurement donnée par le roi, notre père, 
d'heureuse mémoire. 

II est vrai qu'une de ces villes a été prise et que l'éta- 
blissement s'est effectué dans l'autre après la paix ; et pour 
cette considération (afin d'accomniioder tous les différends) 

f I 



i63i. ?3 

nous avons formellement consenti et nous persistons dans 
notre dessein et résolution, que lune, c'est-à-dire Québec, 
soit rétrocédée, et que ceux de nos sujets qui sont établis 
dans l'autre s'en retirent, en les laissant tous deux dans le 
même état où elles étaient avant la conclusion de la paix : 
ce que nous ne faisons point par ignorance comme sî 
nous ne comprenions pas à combien peu nous oblige sous 
ce rapport le dernier traité. (Son /ème article, celui relatif 
aux restitutions, ne mentionne que les navires qui étaient 
alors à l'étranger avec des lettres de marque), mais par 
affection et par désir de plaire à notre frère, le roi de 
France, dans tout ce qui peut nous être amicalement et 
raisonnablement, bien que non justement et légitimement 
demandé. 

Et on peut établir à bon droit cette distinction entre 
les demandes faites réciproquement ; ce que nous deman- 
dons : le paiement de la balance de la dot, la restitution 
de certains bâtiments pris et gardés sans même le moindre 
prétexte, et la main-levée des saisies pratiquées dans ce 
royaume contre nos sujets contrairement au traité, tout 
cela est de droit et légitime, tandis que Ton nous demande 
au sujet des susdites localités au Canada et autres lieux 
et de quelques navires de cette nation qui n'ont pas 
encore été rendus, mais ont été condamnés à la confisca- 
tion par notre haute cour d'amirauté pour des raisons 
valables en justice, ne saurait être accordé que par cour- 
toisie et dans l'intérêt d'une entente cordiale. 

Après vous avoir ainsi exposé complètement l'état de 
la question en général, je vous défère pour les détails aux 
pièces échangées entre l'ambassadeur de France et ceux 
ie nos Lords Commissaires, qui étaient chargés de cette 
iffaire, ainsi qu'à Philippe Burlamachy, que nous vous 
envoyons exprès avec les mémoires et les pouvoirs qu'il 
i^ous présentera. 

Les mémoires se rapportent aux bâtiments, aux mar- 
chandises et autres choses propres à vous donner une 
connaissance complète de tous les détails en ce qui 
regarde une restitution mutuelle; et à cet égard nous 
vous laissons la latitude de concéder plus ou moins selon 
^ue vous le jugerez à propos pour la conclusion d'un 
accord satisfaisant. 



( 



24 1631. 

Les pouvoirs consistent pour sa part à recevoir le reste 
de la dot qui nous est due soit en argent ou en une bonne 
et valable assignation de nature à la satisfaire, et pour 
votre part à rendre Québec et à évacuer Port-Royal, ce 
pourquoi Philippe Burlamachy vous donnera plusieurs 
instruments solennels sous mes seing et sceau. Notre 
plaisir est que vous les remettiez à ce roi, ou à tel membre 
de son conseil qu'il nommera lorsque Burlamachy aun 
reçu l'argent ou les assignations susdits, et qu'il vous aura 
été donné satisfaction quant aux autre détails plus haui 
spécifiés ; maïs en cas de refus ou de délai relativement 
au paiement ou à la remise de bonnes assignations (ce 
dont Burlamachy est tenu responsable envers nous) vous 
devrez alors garder ces pouvoirs et les lui remettre, car 
dans cette éventualité il ne devra pas rester plus longtemps 
à attendre la fin de sa mission. 

Quant à la balance de la dot, il reste une chose à régler 
c'est la déduction que nous faisons des sommes que nous 
avions autrefois allouées à celles des personnes de la 
maison de notre chère épouse qui sont retournées en 
France, déduction à laquelle nous acquiesçons volontiers. 
Un autre point reste aussi à résoudre quant à l'obligation 
imposée à nos sujets de sortir du Canada et d'autres 
lieux : c'est que la révocation soit faite de tous les actes 
publiés en France contre tous ceux qui ont été engagé 
dans cette entreprise, particulièrement contre les trois 
frères Kirk, ainsi que nous l'avons autrefois demandée au 
sujet du baron de la Tour et son fils, avec lesquels sir 
William Alexander avait traité, ce qui fut jugé raisonnable 
par les ministres de ce roi, et ce sur quoi il faut encore 
insister. 

Il y a un règlement pour la liberté du commerce négo- 
cié et formulé par écrit entre nos commissaires et le Garde 
des Sceaux de ce royaume quand il était ambassadeur 
extraordinaire ici, et comme l'ambassadeur de France 
résidant aujourd'hui en notre cour demande que ce règle- 
ment soit ratifié et sanctionné, nous y donnons volontiers 
notre assentiment, principalement parce qu'il donne la 
vigueur et la vie aux traités antérieurement conclus entre 
les deux couronnes ; et tant pour cette affaire particulière 
(à cet efiet nous ordonnons qu'il vous soit remis une copie 



1631-1640. 25 

du règlement) que pour les autres affaires dont vous êtes 
actuellement chargé, nous vous donnons une ample com- 
mission sous notre grand sceau dans la forme usitée en 
pareil cas. Donné sous notre sceau en notre château de 
Greenwich, le douze juin, en la septième année de notre 
règne. 

A notre féal et aimé sir Isaac Wake, chevalier, notre 
ambassadeur auprès du roi de France. 

De la part du roi, 12 juin 1631. 

DÉCEMBRE (1635). 

Le 25. — Sépulture à Québec de Samuel de Champlain 
fondateur de cette ville, né en 1567, à Brouage, en 
Xaîntonge, fils d'Antoine de Champlain, capitaine de 
vaisseau, et de Marguerite LeRoy. {Registre de Québec). 



Dans le cours de cette année plusieurs français sont 
enlevés par la maladie dite de terre aux Trois-Rivières, 
ils se nommaient : 

Jean Guillot, Pierre Drouet, Isaac Lecomte, Guillaume 
Mée, Michel Souet, Michel Coysy. 

Le valet de M. DuPlessis-Bochard, nommé Lefebvre, 
s'est noyé, et le nommé Antoine, a été tué par un arbre. 

{Reg. des Trois-Rivières^ 

Une jeune huronne nommée Geneviève, (Ondakion), 
née en 1638, fille de la première famille huronne mariée 
chrétiennement, devient religieuse hospitalière à Québec. 

JUIN (1640). 

Le 14. — Les registres des mariages, baptêmes et 
sépultures de Québec sont détruits dans Tincendie de 
Notre-Dame de Recouvrance. 

C'est au P. Lejeune que nous devons la copie des actes 
qu'il a recueillis avec soin, et qui forme le premier volume 
de ces précieux documents généalogiques. 

Le même Père avait ouvert, en 1636, les registres des 
Trois-Rivières. Ces derniers sont les plus anciens registres 
originaux du Canada. 



I 



26 



1 640-1 643. 







I63I 

1632 

«633 

1634 

163s 

1636 

1637 

1638 

1639 

1640 

Total 

De 1608 à 1640 



Mariages. 


Naissances. 


Décès. 


• • ■ • 

• • • • 

• • • 

2 


I 
• • • . 

I 
I 


. • . • 

. * a • 

• • • • 

I 


3 
I 

6 


4 
6 

8 


13 
17 

8 


3 

5 
3 


9 
21 


2 

9 

2 


23 


66 


5* 


26 


73 


92 



Excédant. 



• • » 



7 
6 

19 



14 



MAI (1641). 

Les registres de Notre-Dame de Québec, à la date du 26 
mai 1 641, renferment l'acte de sépulture d'Adrien Daban- 
cour dit Lacaille, beau-père de Jean Nicolet. Etant à la 
chasse dans les îles^'-^en face de Berthier, il s'était noyé ainsi 
que son compagnon Etienne Sevestre, le 2 mai 1640. 

Jean Nicolet trouva, le 20 mai 1641, les ossements de 
son beau-père^'\ les apporta à Québec, et la sépulture en 
fut solennellement faite le 26 mai au cimetière de Québec. 

OCTOBRE (1642). 

Le 29. — Dans les vieux registres de Québec on trouve 
la note suivante : 

Le 29 octobre on fit les cérémonies funéraires de M. 
NicoUet et de trois hommes de M. de Chavigny, noyés 
dans une chaloupe, lorsqu'ils allaient de Québec à SîUery; 
leurs corps ne furent point trouvés^^)^ 

. JUIN (1643). 

Le 9. — Guillaume Boissier, Bernard Berté et Pierre 
Lafond dit Laforest, surnommé UAuvergnat, sont mas 
sacrés par les Iroquois. {Reg. de Montréal) 

(1) Les Iles de Bellechasse, en face de Berthier. 

(2) L'endroit où les ossements de Lacaille furent troayés prit le nom de PcinU i 
Lacaille ; c'est aaiourd'ui St-Thomas de Montmagny. {Vautair.) 

(3) L'un de ces infortunés se nommait Noël Girardeau, l'autre, Jean Ferré 

(Registres de Québec] 



\ 



1643-1645. 2^ 

NOVEMBRE. 

Le 29. — ^A Heu la sépulture de Marguerite Lesage, 
femme de Nicolas Pivert. {Reg. de Québec^ 

Note. — Cette famille était demeurée à Québec après le départ de Champlain, en 
1629. **Ptvert, sa/tmme, une nièce et un jeune hommes résidait au Cap Tourmente^ 
en 1628. [Champlain f 11^1^, 154.). 

MARS (1644). 

Le 30. — Jean Matte- Masse et Pierre Bigot ont été 
tués par les Iroquois. 

Guillaume Lebeau a été brûlé par les mêmes sauvages. 

{Reg. de Montréal) 

NOVEMBRE. 

Le 3. — On célèbre le premier mariage d'un français 
avec une sauvagesse, béni par TEglise à Québec. Le 
marié s appelait Martin Prévost et Tépouse Marie-Olivier 
(Manitouabewich) . 

Devenu veuf en 1665, Prévost épousait le 8 novembre 
de cette même année, Marie Dabancour, veuve de Godfroy 
Guillot, et sœur de Madame Jean Nicolet. 

(Reg. de Québec) 

SEPTEMBRE (1645). 

Le Père Lallemant commence un cahier de notes que 
Ion a désigné sous le titre de "Journal des Jésuites." 

NOVEMBRE. 

Le 21. — A lieu le mariage de Jean Guyon-Dubuisson, 
avec Elizabeth Couillard, petite fille de Louis Hébert. 
C'est la même Elizabeth qui avait été baptisée à Québec 
en 1631^'^ 

Le Journal des Jésuites (p. 44) dit qu'il y eut deux 
violons pour la première fois, à ces noces. 

En 1645 le prix du pain était de 15 sols, tandis que celui 
du bois était de 10 sols la corde. 

(i) Voir la note de son baptême, page i8. 



> 



28 1646. 

FÉVRIER (1646). 

Le 7. — Sé^julture du P. Anne de Noue. 

{Re£. des Trots-Rivières) 

Récit de sa mort. (y. des yésuiies, pp. 33-34-) 

MAI. 

Le 12. — Mort du P. Masse, premier missionnaire i 
Canada, inhumé dans la chapelle de Sillery. 

(y. da y estâtes, p. 44.) 

OCTOBRE. 

Le 1 2 — Date du contrat de mariage de Nicolas Macar; 
et de Marguerite CouîUard, veuve de Jean Nicolet et till- 
de Guillaume Couillard. A ce contrat assistaient comnii 
amis et témoins : MM. DeMontmagny, crouvemeui 
René et Louis Maheu, cousins de l'épouse. Le mariaj[t.| 
eut lieu le 16 novembre suivant dans l'Eglise de Québij 
{Registre de Quéèec). 

Le 18. — Massacre du P. Jogues, {Répert., p. 34, tr, 
y .des Jésuites, p. 86), et de Jean Lalande, de Dieppe- 
son compagnon. {Relat. des Jésuites, 1647 — 3,) | 

NOVEMBRE. 

Le 6. — Une barque allant de Québec aux Troi-i 
Rivières, fait naufrage au Cap à PArbre^'^ et netl 
hommes sont noyés. {Reg' de Québec et J. des Jésuim 

Les noms de ces infortunés sont enregistrés à Québej 
comme suit : 
Jean Fleury, de Sedan, matelot 
Jean Basque, charpentier de navire, matelot 
Jacques Figeux, de Dieppe, matelot 
Jean Fougereau, matelot 



1646-1647- 29 

ean Mechin, de LaRochelle, ouvrier et matelot 

acques Arenaine, de Tours, soldat 
Guillaume Lasue, de Tours 
Jacques Clèque dît Lafontaine, de Tours, soldat 
Gaspard Gouault, apothicaire de Poitiers, destiné pour 
aller aux Hurons avec les RR. PP. Jésuites. 

{Reg^. de Québec) 

FÉVRIER (1647). 

Une jeune huronne nommée Barbe, ayant étudié quatre 
ans aux Ursulines de Québec, sortit en février 1647, et 
"fut recherchée fortement et puissamment par un français 
nommé Chastillon,^*^ui pria les mères de la vouloir retenir 
jusqu'aux vaisseaux. Il donna assurance de sa volonté, 
mettant entre les mains des Mères une rescription de 300 
livres, dont il consentit que 100 fussent appliqués au 
profit de la fille, en cas qu'il manquât de parole. Mais il 
se trouva que la fille n*en voulut pas, et aima mieux un 
sauvage et suivre la volonté de ses parents." (y. des Je- 
suites, p. 77.) 

MARS. 

Le 4. — Julien Petau épouse Marie Pelletier, du Bourg 
de Marennes, en Saintonge.^*^ 

(i) Ce jeune fcançaîs se nommait Jean Mignot dit ChatiUon, âgé de vingt ans, il 
épousa à Québec le lo novembxe 164S» Louise Cloutier, veuve de François Maiguerie, 
interprète aux Trois-Rivières. [Registres de Québec.) 

(2j II est à noter dans le svs^t mariage que lorsque Von publia le premier ban, il 
courut un bmit que demoiselle Marie Pelletier était mariée en France, et que son 
mari était encore vivant et demeurait à LaRochelle ou aux environs ; ce qui nous 
obligea d'en feire enquête et appeler ceux qui pouvait connaître la dite Marie Pelle- 
tier, et le dit prétendu naris^» fait en Fiance. Il s*est trouvé par la déposition des 
témoins qu'en effet, après avoir été veuve d'un nommé César Gouin, elle fut recher- 
chée par un certain cocher à LaRochelle, et mariée avec lui ; mais que le dît cocher 
était actuellement marié à une autre femnte de laquelle il avait eu dix enfans : ce 
qu'ayant été connu de la dite I^Ietier, après son mariage, elle quitta le dit cocher, 
et tînt le mariage pour pul, et pour cet effet se retira de ce pays. 

Il y a acte an greffe de Qaébec de ce que dessus, en date du i& février 1647, 
auquel moy, Baithelesij Vimont» ay retenu copie avant que marier la dite Pelletier 
avec le dit Julien I>etau, et ay serré la dite copie avec ces papiers» 

(SignéJ, B. VIMONT. 

{Reg. de Qt*/âec,) 



^ 



30 1647-1648. 

MAI. 

Le 6, — " François Raison, de LaRochelle, loué au for 

eiur ouvrier, étant en la rivière Saint-Charies, près Notre 
ame des Anges, dans un canot, avec le boulanger c 
l'habitation, le canot a tourné et le dit François Raiso: 
s'est noyé. Son corps n'a pu être trouvé que le 2 7 md 
vis-à-vis de Notre-Dame des Anges, où l'on a coutume 
de débarquer. Il a été enterré le même jour au peu 
cimetière de Notre-Dame des Anges, derrière le jardi-, 
par le P. Barthélemi Vimont." {Reg. de Québeci) l 

JUIN. I 

Le 25. — Les habîtans de Québec présentent à RI.!: 
Gouverneur le premier cheval apporté au pays. 

(y. des yésuiUs, p. go.) 

AOUT. ' 

Le 21. — Jean St-Léger, natif de Normandie, se: 
noyé près le moulin de M. Couillard, son canot ayai;;| 
chaviré. {Reg. de Québec^ 1 

OCTOBRE. I 

Le 2. — Antoine Pelletier, natif du Perche, renversé dî 
son canot, s'est noyé près sa maison, au Sault Montmo- 
rency. Il n'était marié que depuis un mois et demi. Si 
veuve, Françoise Morin, épouse Etienne Dumay {Demers\ 
le 28 janvier suivant. {Reg. de Qttébec) 

Le 4. — A lieu la sépulture de Gabriel Trut, homme <!;, 
confiance de M. Cauchon, au Château-Richer, décédé ^ 
l'Hôpital de Québec, d'une blessure qu'il avait reçue dad 
une rencontre avec les Iroquois. {Reg.de Québec.) \ 

MAI (1648). 

Le 23. — On enterre François Marguerie, beau-frère d: 
Jacques Hertel, qui s'était noyé près des Trois- Rivière- 
où il était employé comme interprète. Son corps i- 
retrouvé vis-à-vis Québec. {Reg. de Québec.) 



1648-1650. 31 

Jean Amyot, noyé avec Marguerîe, fut retrouvé vis-à- 
vîs la Restitution de Saint-Joseph, à Sillery, et ces deux 
infortunés furent inhumés à Québec le 10 juin 1648. 

{Reg, de Québec) 

JUIN. 

Le 6. — Un jeune homme, Nicolas Garnier, qui s'est noyé 
pendant l'hiver aux Trois-Rivières, est trouvé à la Pointe- 
Lévîs et inhumé à Québec. {K^g- de Québec) 

JUILLET. 

Le 4. — Sépulture du nommé Lachaussée, tué par les 
Ircquois. {R^g- des Trots-Rivières) 

' AOUT. 

Le 2. — Mathurin Bonenfant, âgé de 25 ans, est massa- 
cré par les Iroquois. {Reg. de Montréal) 

Le 14. — Arrivait à Québec un chirurgien nommé 
Bélanger, porteur des lettres du Roy, pour le changement 
de Gouverneur, (y . des Jésuites^ p. 1 14.) 

JANVIER (1649). 

Le 19. — La première exécution^'Me la main du bour- 
reau a lieu à Québec sur une fille de 15 à 16 ans, con- 
vaincue de vol. {y. des JéstdteSy p. 1 20, et Reg. de Québec) 

JUIN (1650). 

Le 21. — Madame la Gouvernante (D'Aillebout) et 
madame de Monceaux, ensevelissent un Huron supplicié 
nommé Kandahietsi^^ 

Le 22. — Le navire du capitaine Jammes arrive de 
France. Un matelot du bord apporte I9. nouvelle de la 

(i) Cependant M. DeRoberval, en 15431 avait fiit monter sur Féchafaud Michel 
Gaillon convaincu de vol . . • • Et M. de Champlain avait fait subir le même supplice 
à Jean Du val qui, arrivé en 1608, avait conspiré contre sa vie. 

(2) '*Jugé digne de mort, ce huron fut baptisé le 20 juin et nommé Louys sans qu'il 
sceut encore s'il devait vivre ou mourir. Le lendemain, il fut conduit au carqan par 
le bourreau et le sergent, et laissé à la disposition des Hurons et des Algonquins ; 
un huron nommé Henheonsa luy donna deux coups de hache sur la teste et le tua sur 
le champ. Il fut enseveli par madame la Gouvernante et madame de Monceaux." 

(7, desJesuUeSf pp. 140- 141.) 



32 



I650-I65I. 



perte du vaisseau " Le St-Sauveur " qui, parti de Québa 
en octobre 1648 pour la France, faisait de nouveau voil 
pour le Canada, en mars 1649. Il se perdit en mer pri 
de Idsbonne. {y. des yésuiles, p. 141.) 

AOUT. 

Le 20. — Un parti d'Iroquois massacre près des Trois 
Rivières un des frères donnés des PP. Jésuites nomm 
Robert LeCoq, et blessent plusieurs autres français. 

(7- afa 7«i(ttta. p. i42.\ 

SEPTEMBRE. 

Le 19. — Girard Laval, de Rouen, âgé d'environ 25 ans 
commis à bord du naWre " Dunia" commandé par 1( 
capitaine Terrien, s'est noyé, son corps a été îohiuné ' 
mémeJQur à Québec {Re^^.de QuiSa.) 



Xaù^acots. Djci». Emrfdag. 



i 



FEVRIER \:55:'. 

Le 13. — Les Mères L'rsul:r.ï3 se renferment dans lej: 
clc;r«. sj^. tùs y£ss:.-.<î. p. 14$, ■ 



1651. 33 

AVRIL. 

Le 19. — On baptise à Québec les deux premières bes- 
sonnes canadiennes : Marguerite et Elizabeth, filles de 
Massé Gravel. 

Note. — Toutes deux se sont mariées, Marguerite, en 
1667, à Noël Racine, et Elizabeth, en 1669, à Mathieu 
Côté, et comptent des milliers de petits enfans. 

{L'Auteur^ 

MAL 

Le 6 — Un parti dlroquois massacre le nommé Grand 
Jean ^'^ et lui tranchent la tête, puis emmènent captive sa 
femme Catherine. Ils laissent pour mort, après l'avoir 
scalpé, un jeune garçon de 21 ans nommé Jean Chicot. 

{J.desjFésMiteSy^, i53-) 

Léonard Lukos est aussi massacré par les Hurons.^^^ Il 
avait épousé Barbe Poisson le 12 octobre 1648. 

{Reg\ de Montréal^ 

AOUT. 

Le 13. — Jean Hébert est massacré par les Iroquois. 

{Reg. de Montréal^ 

Le 25. — "Nous apprenons à Québec que Denis Ar- 
chambault a été tué par un canon qui se creva lorsqu'il le 
tirait pour la troisième fois contre 60 Iroquois." 

(^. des Jésuites et Reg, de Montréal^ 

NOVEMBRE. 

Le 1 1. — Guillaume DuPlessis-Bochard, Gouverneur des 
Frois-Rivières, se trouvait dans la barque ''LaSte-Anne'' 
[ui avait touché sur les roches, et avait coulé bas d*eau, 
me lieue en deçà du Cap à TArbre.^^^ 

(^. des Jésuites, p. 1 64, et Reg. de Trois- Rivières^ 

(i) Son nom est Jean Boudart» marié à Catherine Mercier. Uacte de sépulture 
e Jean Boudait dit qu'ils étaient, lui et sa femme, d'une vie édifiante. 

(Reg, de Montréal.) 

(2) L'abbé Verreau le dit marié le 12 octobre 1642. 

(3) Une note au bas de la page 65e du yournal des Jésuites fixe ce lieu au Platon, 
ni était appelé au temps de Champlain : La Pointe Ste-Croix, mais une autre note 
le 1729, le fixe à Saint- Jean Deschaillons. 

8 



34 1651-1652. 

Le même jour, trois français serviteurs de M. Giffard, 
qui de nuit avaient été pour traiter du castor dans l'Ile 
d'Orléans, se sont noyés. {^. des yésuites^ p. 164.) 

Le nom de Cap à l'Arbre se rencontre plusieurs fois 
dans le Journal des JésMÎtes, voir sept. 1646, p. 65 ; 19 
mai 1650, p. 138 ; ler déc. 165 1, p. 164; 16 oct. p. 221; 
25 juin 1661, p. 299. 

1652. 

Guillaume Couillard et Guillemette Hébert, son épouse, 
cèdent cette année, une partie de leur terrain à la fabrique 
de Notre-Dame de Québec, et en 1656, l'ancienne com- 
pagnie concède le reste du terrain pour y bâtir l'église de 
Notre-Dame. 

{Actes de Foy et Hommage, 1673, vol. I, partie II,/. 643.) 

MARS. 

Le 1er. — D'après les Actes de Foy et Hommage 
(p. 386 de la copie déposée aux archives du département 
de l'Agriculture, Ottawa,) le Sieur de Chavigny de Ber 
chereau, étant passé en France " pour s'y retirer " M. d( 
Lauzon alors gouverneur, transporte le fief d'Eschambaull 
à Eléonore de Grandmaison, femme du dit Sieur Chavi 
gny de Berchereau. 

Dans la même année, les registres de Montréal renferj 
ment les actes de sépultures suivantes : 

Le 26 mai. — ^Antoine Bau, 

Le 16 septembre. — André David dit Mingré, 

Le 14 octobre. — Etienne Tibaut dit LaLochetière, qii 
ont été tués par les Iroquois. 

Deux Iroquois, Agontarisatî et Taak'enrat, avaien 
été donnés aux Algonquins pour compenser la mort d ui 
Algonquin et d'un Huron, (J. des Jésuites^ p. 173) 
Condamnés au supplice du feu, ils eurent le bonheur d! 
recevoir le baptême la veille de leur mort, des mains dj 

(i) M. de Berchereau était passé en France pour sa santé, il y mourut en 1651,! 
Eléonore de Grandmaif^on épousa en troisièmes noces, le — août 1652, Jacqm 
Gourdeau. {Reg» de Québec.) 



\ 
t 

\ 



' 1652-1654- 35 

Père Menard. L'acte de leur baptême se Ht dans les 
registres des Trois-Rivières à la date du 3 juillet 1652, 
comme ci-après : 

"Anno Dmnî 1652, 3 julii ego Renatus Menard sacerdos 
Societatis Jesu baptisavi sine ceremoniis in sacello nostro 
captivos duos hostes Agontarisati et Taàk*onrat. Prior 
Franciscus vocatus est, posterior Petrus. Uterque sequen- 
ti die igné vîtam finiit." 

(7. desyésuitesy p. 173, et Reg. des Trois-Rivières) 

AOUT. 

Guillaume Guîlmot, sieur DuPlessîs de Kerbodot, Gou- 
verneur des Trois-Rivières a été tué par les Iroquois, sur 
le lac St- Pierre. (J. des Jésuites y p. 1 74.) 

MAI (1653). 

Le 8. — Pascal Pasquîer, engagé de monsieur Claude 
Charon, est exécuté ce jour, pour avoir blessé son maître 
à la gorge, d'un coup de pistolet, le 29 avril dans son 
habitation de Tlle d'Orléans. 

(y .des Jésuites, p. 179, et Reg.de Québec) 

JUILLET. 

Le 20. — A lieu la sépulture de Michel Noël, qui avait 
àé tué par les Iroquois. {Reg. de Montréal) 

AVRIL (1654). 

Le 10. — Le nommé André Julien dit Vantabon, engagé 
le Louis Gagné, est écrasé par la chute d'un arbre. Il 
itait âgé de 28 ans. {Reg.de Québec) 

JUIN. 

Le 30. — André Bazin, qui était au service de M. 
-eTardif, s'est noyé. {Idem ) 

OCTOBRE. 

le 10. — Le nommé Yves Bastar a été massacré par les 
roquois. {Registres de Montréal) 




36 1654-1655- 

NOVEMBRE. 

Le lO. — Guillaume Boeste meurt, frappé de deux coup 
de fusil par les Iroquois. {Registres de Québec.) 

Le 23. — Trois français sont tués par les Iroquois, 
sont les nommés Jean Languedoc, Louis Lebécheur, f 
Mathieu Labat. {Registres des Trois- Rivières.) 

Michel Morin reçoit aussi le lO novembre, deux balli 
dans le cerveau, et meurt le 26 du même mois. 

{Registre de Qiiéèec). 

Le 30. — Pierre DeLaunay est une autre victime d( 
Iroquois. {Ideni) 

1655- 

L'ancienne compagnie concède à la Fabrique de Notr 
Dame de Québec deux terrains ; le premier, situé sur I; 
Côte de la Montagne, pour servir de cimetière, et \'. 
second, comprenant huit arpents sur le cap aux Diamant 
— Nicolas Dupont était, cette année, le marguillier deli 
Fabrique de Québec. 

{Foye et Hommages, vol. I, 2de partie, p. 646, 1674 

FÉVRIER. 

Le 8. — Le nommé Simon Richaume a été écrasé pai 
la chute d'un arbre. {R^g'. de Montréal.) 



Le 30. — Pierre Juneau a été tué par les Iroquois. 
{Reg;. de Québec) 
AVRIL. 

Le 12. — Marguerite Sédilot mariée aux Trois- Rivière 
avec Jean Aubuchon, faisait réhabiliter son mariage qi 
avait été déclaré nul par défaut d'âge requis. Etant ne 
le 4 avril 1643, elle n'avait en effet que onze ans et demi 
à l'époque de son mariage qui avait été célébré le i( 
septembre 1654. {Reg. de Montréal) 

Le 27. — Pierre Chapiteau a été tué par les Iroquoi- 
{Reg. des Trois- Rivières) 



1655-1656. 37 

MAI. 

Le 31. — Jean DuLigneron a été tué par les Iroquois. 

{Reg: de Montréal^ 

JUIN. 

Le 9. — Marc, un des serviteurs des Hospitalières de 
Québec, s'est noyé et a été inhumé à Québec. 

{Reg\ de Québec^ 

JUILLET. 

Le 8. — A lieu la sépulture de Jacques Macardé, servi- 
teur de Demoiselle de Repentigny, décédé à Thôpital de 
Québec. {Reg\ de Québec)} 

SEPTEMBRE. 

Le 1 8. — Nicolas Pinel dit Lafrance, blessé d'un coup 
d'arquebuse par les Iroquois, meurt à Thôpital (Hotel- 
Dieu de Québec). {Idem) 

FÉVRIER (1656). 

Le 1 7. — Un domestique des Dames Ursulines nommé 
Jacques, meurt frappé d'apoplexie. {Idem.) 

JUIN. 

Le 25. — Christophe Roger s'est noyé et a été inhumé 
à Montréal. {Reg\ de Montréal.) 

JUILLET. 

Le 12. — Christophe Lacroix, tué par un sauvage 
huron, est inhumé aux Trois-Rivières. 

{Reg: des Trots-Rivières) 

Le 15. — Le nommé Jacques, domestique de M. Jacques 
Maheu, s'est noyé. {Reg\ de Qttébec.) 



b 



38 1656-1657. 

AOUT. 

Le 28. — A lieu l'incendie de la maison de Gabrîe 
Rouleau, qui a la douleur d'y voir brûler deux de it 
enfans. {Idem) 

SEPTEMBRE. 

Le 2. — Le Père Léonard Gareau, jésuite, qui avait étt 
frappé le 30 août par les Iroquois, est inhumé à Montréal 
{Reg. de Montréal) 

FÉVRIER (1657). 

Le 28. — Charlotte Barbier, enfant de 5 ans, fille de 
Gilbert Barbier dit LeMinime, s'est noyée. {Ide?n.) 

MAI. 

Le 14. — Un enfant de François Hébert, appelé Nicolas.! 
âgé de neuf ans, s'esc empoisonné par avoir mangé d'une 
herbe venimeuse. {Reg. de Québec) 

Le 27. — Pierre Duval, âgé de 22 ans, marié depuis 
dix mois seulement, et Jacques Montfort, voulant prendre 
l'abord du navire commandé par le capitaine Marot, se 
sont noyés devant Québec, leur canot chavira. 

(/. des Jésuites, p. 1 13, et Reg. de Québec) 

JUIN. 

Le 24. — Le sieur François Peuvret de Margontier, fils 
de Jacques Peuvret, conseiller du Roy, lieutenant crimi 
nel en l'élection du Perche, s'est noyé au Cap à l'Angtl 
où il était allé se baigner. 

(7"- des Jésuites, p. a 1 6, et Reg. de Québec) 

AOUT. 

Le 28. — Un service solennel est fait pour le repos de 
l'âme de Jean Danou, natif de Clermont, en Anjou. Il 
s'était noyé au Sault Saint-Louis, en revenant de con- 



1657-1658. 39 

duîre le Père Duperon, qui allait à Onontaïe, Son corps, 
retrouvé à Tlle Perrot, fut inhumé le 15 septembre 1657. 

{Reg. de Montréal^ 

OCTOBRE. 

Le 25. — A lieu Tinhumation des corps de Nicolas 
Godé, âgé de 74 ans ; de Jean Saint- Pair, son gendre, 
âgé de 39 ans, notaire royal ; et de son serviteur Jacques 
Noël, âgé de 32 ans : tous trois avaient été tués par les 
Iroquoîs. {Idem) 

FÉVRIER (1658). 

Le 8. — A lieu la sépulture de Gilles Trotier, interprète- 
Le défunt laissa à l'Eglise tout ce qu'il possédait en ce 
pays. {Idem.) 

AOUT. 

Le 4. — M. Paul Chomedey de Maîsonneuve était 
parrain d'une petite sauvagesse de dix mois, qu'il nomma 
Maricy et qu'il adopta comme sa propre fille. {Idem). 

Le 30. — Eloi Jarry dit LaHaye, faisait baptiser sa fille 
Marguerite, qui eut pour marraine Marguerite Bourgeois. 
Lui-même, fait prisonnier, fut massacré par les sauvages. 

{Idem.) 

OCTOBRE. 

Le 6. — Jean Barry et René Chemin, tous deux enga- 
ges de M. Eustache Lambert, marchand de Québec, se 
sont noyés au Cap-Rouge. {Reg. de Qtiébec.) 

DECEMBRE. 

Le 8. — Mgr. Laval est sacré évêque de Pétrée, dans 
1 église de Saint-Germain-des-Prés. C'est en mémoire 
du jour de son sacre que Mgr. Laval choisit l'Immaculée 
Conception pour fête patronale de sa cathédrale, avec 
Saint- Louis pour second patron. {Reg. de r Archevêché) 



^p I659-I660. 

FÉVRIER (1659). 

Le I«^ — A lîeu la sépulture de Pierre Lefebvre, bou- 
langer, âgé de 24 nns, qui dans son testament laisse à 
TEglise tous ses livres. {Reg. de Montréal. ) 

MAI. 

Le II. — François Heude, matelot, et Jean Péleau, 
boulanger, noyés au Cap au Diamant, étaient inhumés à 
Québec. {^Reg. de Québec.) 

JUILLET. 

Le 20. — Jean Ferré, serviteur de M. Couillard, sest 
noyé en se baignant dans la rivière Saint-Charles. {Idem.) 

OCTOBRE. 

Le 26. — On a inhumé le corps de Sylvestre Vacher 
dit Saint-Julien, qui avait été tué par les Iroquois, vers le 
Lac-aux- Loutres. (Reg\ de Montréal.) 

NOVEMBRE. 

Le 24. — Le chevalier Jacques Testard, sieur de la 
Forest, épousait à Montréal, Marie Pournain, âgée de 
28 ans, veuve de Guillaume de la Bardelière. Après sa 
mort, arrivée en juin 1663, sa veuve épousait en 1668, 
Jacques de la Marque. {Idem.) 

» 

AVRIL (1660). 

Le 19. — Biaise Juillet dit Avignon et Mathurîn Sou 
lard, tous deux compagnons de DoUard, se sont noyés 
près l'île Saint- Paul de Montréal, en voulant se sauver 
des Iroquois. Biaise Juillet était père de quatre enfans, 

{Idem.) 

Le 20. — Nicolas Duval, serviteur du fort, tué le 19 
avril par les Iroquois, a été inhumé à Montréal. Il était 
aussi un des compagnons de DoUard Desormeaux, dans 
l'expédition du Long-Sault. {Idem.) 



k 



^■«V^^ViF 



1660. 

MAL 



41 



Le 15. — Le serviteur des PP. Jésuites, nommé Noël 
Légal, noyé, a été inhumé à Montréal. Il n'avait que 
20 ans. (Idem.) 

JUILLET. 

Le 20. — Louis Chartier, chirurgien, qui était allé se 
baigner, s*est noyé à Montréal. {Idem.) 

AOUT. 

Le !«•. — A lieu la sépulture de Pierre Bringodin, mas- 
sacré le 31 juillet 1660, par les Iroquois. Sa femme, 
Marguerite Maillet, qui se rendait de Beauport à Québec, 
se noya le lendemain. {Reg. de Qtcébec.) 

Le 22. — Mgr. Laval, évêque de Pétrée, étant à 
Montréal, y baptisa Angélique, fille de Pierre Raguideau 
dit Saint-Germain. L'enfant eut pour parrain Lambert 
Closse, major de Montréal, et pour marraine Demoiselle 
Jeanne Mance, administratrice de Thôpital. 

(Reg. de Montréal.) 

Le 30. — Une ordonnance de Tofficialité de Mgr. de 
Petrée déclare nul, le mariage de Pierre Gadois et de 
Marie Pontenier célébré le 12 août 1657, à Québec,^'^ et 
la dite Marie Pontenier épouse à Montréal, le 3 novembre 
suivant, Pierre Martin. ^^^ 



Excédant. 



Ï651, 
1652. 

Ï653 
1654. 

1655 
1656. 

1657. 

1658, 

1659 

1660 



Total 



De 1608 à 1660 




Naissances. 


Décès. 


34 


16 


46 


8 


51 


15 


64 


24 


81 


19 


84 


22 


83 


32 


90 


18 


91 


31 


"3 


47 


737 


230 


I 022 


432 



18 

3« 
36 
40 
62 
64 

51 

72 
60 



507 



590 



(I) Registre de l'Archevêché de Québec. (2) Registre de Montréal, 



\ 



42 1661. 

MARS (1661). 

Le 24. — Urbain Tessier.pèrede famille, âgé de 37 ans, 
est enlevé par les Iroquois, et l'on ne sait s'il vit encore,'" 
et le 18 juin de cette même année Michel Messier, âgé 
de 21 ans, époux d'Anne Lemoyne, fut aussi enlevé 
par les Iroquois, et au baptême de sa fille Jeanne, l'on 
Ignorait s'il vivait encore."' {Reg. de Montréal) 

Le 28. — On enterre les corps de Vincent Boutereau, 
âgé de 34 ans, de Sébastien DuPuy et d'Olivier Martin, 
âgé de 27 ans : tous trois tués par les Iroquois. 

AVRIL. 
Le 9. — Charles, fils de M. Charles Sevestre, âgé de 16 
ans, s'est noyé à Montréal. {Idem.) 

JUIN. 
Le 24. — Ont été enterrés ensemble dans l'église, les 
ccrps de Jean de Lauzon, sénéchal du pays, de Nicolas 
Couillard dit Belleroche, âgé de 20 ans, fils de monsieur 
Guillaume Couillard, ancien habitant de ce pays, et 
d'Ignace Sevestre dît Desrochers, âgé de 24 ans, lesquels 
avaient été tués le 22 du même mois par les Iroquois. 
Le même jour et la même année, et au même temps ont 1 
été enterrés dans le cimetière, aussi ensemble quatre j 
hommes qui étaient avec les susdits, savoir : HUe Jacquet 
dit Champagne, serviteur de madame de Repentigny, I 
Jacques Perroche, Toussaint et François, serviteurs de M. 1 
Couillard. {Reg. N.-D. de Québec et J. des J estâtes, p. 298). 

JUILLET. 
Le 20. — La foudre tomba sur la tête d'une nommée 
Jaquete, femme de Leguay.'"' Elle fut tuée, ainsi qu'une | 
vache qui était proche d'elle. (^. des Jésuites, p. 300). 

(I) Ces deux biavM citoyens purent revenir au sein de leur famille. Ils comptent I 
tous deux une tris nombreuse postérité. (Voir U Oict. Gén., pp 417 et 561.1 I 

(*) Dapiès le registre de N.-D. de Québec. Jacquette Vivran, femme de Jean 
Normand, fut tuée d'un coup de tonnerre le ig et enterré le 20 de juillet. LeGoay \ 
était «ans doute le surnom de Jeiin Normand. \J.J. 300,1 

Note. — Dans les registre Je N.-D. de Québec, à la date du la septembre 1650, 
on trouve l'acte de mariage de Jean Normand, fils de François et de Jeanne Boissel, 
natif d'Igré, près Bellesme, au Perche, et Jacquette Riverin, fille de Grégoire 
Kiverin et de Claudine Ajonne, de True, en Poitou. Le contrat de mariage, passé la 
Vfille, se trouve au greffe d'Audouaid. à Québec, Le surnom de Le^uay mentionné 
BU journal des Jésuites vient probablement du lieu de sa naissance, d'Igré, par 
corruption Leguay. \Vaiatur\, 



V 



1661-1663. 43 

AOUT. 

Le ^4. — Elîe Hanctîn dit Lanqueleur, âgé de 30 ans, 
cultivateur aux Trois-Rivières, a été tué dans son chan^p, 
par les Iroquois. II était marié depuis 1657. 

{Reg. des Trois- Rivières) 

Le 30. — Mirtîn Duval, époux d'Antoinette Durand, 
est massacré par les Iroquois. {Reg. de Montréal) 

FÉVRIER (1662). 

Le 6. — A lieu la sépulture du sieur Lambert Closse, 
major de Montréal. Il périt dans un combat contre les 
Iroquois, et douze français périrent avec lui. {Idem) 

MAL 

Le 4.— Jeanne Françoise Poisson, née en 1647, fille de 
Jean Poisson, seigneur de Gentilly, et de Jacqueline 
Chamboy, prononce ses vœux de religieuse hospitalière 
en présence de Mgr. Tévêque de Petrée, sous le nom de 
Sainte-Gertrude de la Présentation de Notre-Dame. 
C'est la première profession religieuse reçue par Mgr. de 
Petrée. 

1663. 

En Tabsence du gouverneur Dubois d'Avangour, 
Jacques Descailhaut, sieur de la Tesserie, exerçait les 
fonctions de lieutenant-gouverneur. 

{Reg. du Conseil Supérieur) 

JUIN. 

Le 2. — Jacques Gourdeau, sieur de Beaulieu, âgé de 
41 ans, époux d'Eléonore de Grandmaison, était inhumé 
à Québec. Il eut le malheur de périr dans Tincendie de 
sa maison à Tîle d'Orléans, le 29 mai. Son engagé Nico- 
las Duval, éprouva le même sort. {Reg, de Québec) 

N^TE. — Lambert Closse avait épousé en 1657, Elizabeth Moyen. 



I 



44 1663. 

SEPTEMBRE. 

Le 24. — Arrivé du vaisseau " Le Jardin d'Hollande," 
commandé par le capitaine Guyon. 11 avait la charge de 
plusieurs prisonniers accusés d'avoir assassiné le com- 
mandant du Fort de Plaisance, son frère, le missionnaire, 
et quelques autres personnes. {Reg. du Conseil Souv.) 

Cette année les vaisseaux du Roy ayant amené un 
certain nombre de familles, ainsi que des jeunes fiUes et 
des jeunes gens pauvres, le gouverneur et l'évêque de 
Petrée furent autorisés parle Conseil Souverain de pour- 
voir à leur subsistance, suivant qu'il serait jugé pour le 
mieux. i^Reg.du Conseil Souv., 10 oct. 1663.) 

OCTOBRE. 

Le 10. — Dans la rade de Québec se trouvait le vais- 
seau " L'Aigle d'Or." Etienne Renault était écrivain sur 
ce vaisseau, {R'g- du Conseil Souv.) 

Le 24. — Jacques Foumier, sieur de la Ville, qui avait 
épousé en i657,aux Trois- Rivières, Marguerite Crevier, 
fille de Christophe Crevier, et dont le mariage avait été 
annulé, épousait à Québec Hélène Dufiguier. 

{Reg-. de Qtaèec) 

D'après le registre du Conseil Souverain, le 3 nov. 
1663, il apparaîtrait qu'il y avait empêchement dirimant. 

Le 30. — Pierre Duquet, notaire royal, achète les mi- 
nutes du notariat de Guillaume Audouard. 

{Reg. du Conseil Souv) 

DÉCEMBRE. 

Le 22. — Une jeune veuve, Marie Charlotte de Poitiers/' 
requiert la permission de faire insinuer son contrat de 
mariage passé le 2 mai 1660. Jusqu'à ce jour elle a été 
tout a fait incertaine de la mort assurée de son mari, 
Joseph Hébert, petit fils de Louis Hébert, sinon qu'en 
l'année 1662, à la fin d'octobre, il revint quelques prison- 

: d'Infanterie, et d'Ile- 



1663-1664. 45 

nîers du pays des Iroquoîs qui rassurèrent de cette 
mort.^'^ {Idem) 

JANVIER (1664). 

Le 6. — ^Jean Gitton, marchand, reclame des dommages 
pour retard en septembre 1663, du navire "Le Taureau" 
de vingt-huit hommes d'équipage, par lui frété pour 
ce pays. {Idem.) 

FÉVRIER. 

Le 8 (vendredi). — M. Henry de Bernières faisant fonc- 
tions curiales en Téglise Notre-Dame de Québec, repré- 
sente au Conseil qu'ayant reçu les bans de Pierre Martin 
et déjà publiés pour la première fois, il a eu avis que le 
dit Martin tombait du mal caduc et qu'il en fallait avertir 
la police avant que de passer outre, afin qu'il fut avisé 
s'il ne serait pas plus expédient de renvoyer en France 
semblables personnes à raison des grands dangers qu'ils 
courent en ce pays, à cause des eaux et des neiges,. et 
du feu, comme l'on a déjà vu arriver, et que telles mala- 
dies ne pouvant être reçues aux hôpitaux, il est difficile 
de les secourir dans un pays qui ne fait que commencer, 
et que pour ce sujet, quoique ce ne soit pas un empêche- 
ment ecclésiastique, qu'il a différé la publication des dits 
bans jusqu'à ce que le conseil ait réglé la chose ; ouy sur 
ce le dit Martin avec Jean et François Pelletier, lequel 
François Pelletier a soutenu au dit Martin qu'il était 
encore d'hier au soir tombé du dit mal caduc, et que 
c'était pour la cinquième fois à sa connaissance, à qui le 
dit Martin a dit qu'il n'en avait nulle connaissance et qu'il 
ne lui en souvenait point. Le Conseil Souverain a permis 
et permet au dit Pierre Martin de se marier en ce pays 
si bon lui semble, et ordonne que s'il récidive à tomber 
du dit mal caduc, que pour les raisons ci-dessus, il sera 
obligé et sa femme de repasser en France. {Idem.) 

(i) Les Relations des Jésuites font mention du massacre de Monsieur Hébert en 
ces termes : *' Pour monsieur Hébert qui était blessé d'an coup de fîtsil à Fépaule et 
au bras, il a esté donné aux Iroquois d'Onneîout là où il a esté poignardé à coups de 
cousteaux par des yvrognes du pays." {Relat, des JesuiteSy vol. III, année i66x, p. 35.) 

Marie Charlotte de Poitiers épousait le 1 1 janvier 1667, à Québec, Simon Lefebvre. 
Les familles Coutancineau, Voyer, Gingras et Hardy, de la Pointe-aux-Trembles de 
Québec, la comptent parmi leurs ancêtres. (Dict. Généalogique, voL I, p. 365.) 

Note. — Le dit Pierre Martin épousa le n février 1664, Joachine Lafleur, et pût 
élever six enfans en ce pays. 



k 



46 1664. I 

FÉVRIER. I 

Le 10. — Jean Levasseur, huissier, affiche à la port* 
principale de l'église Notre-Dame de Québec, l'édir 
d'érection et établissement fait par Sa Majesté, du Con- 
seil Souverain en cette ville, et l'acte de nomination faite 
des personnes choisies pour Conseillers, Procureur Géné- 
rai et Greffier, le 18 septembre précédent, i/dem.) 

Dans ce même mois un sauvage du nom de Roben 
Hache,'*' dans un excès d'ivrognerie avait rencontré sur 
sa route une jeune femme, qu'il outragea. Cette jeune 
femme, nommée Marthe Hubert, était l'épouse de 
Lafontaine, habitant de l'île d'Orléans. Fait prisonnier, 
Robert Hache réussit bientôt à s'évader de la prison. 1 
Cependant le procureur du Roy pour s'accommoder à la I 
manière des sauvages alliés, qui ignorent les loix et les | 
peines portées contre les criminels, convoqua devant le 
Conseil Souverain les chefs suivants, savoir : Noël Tek8- 
erimat, chef des Algonquins de Québec, Kaetmagnechis, 
vulgairement Boyer, chef de Tadoussac, Mangouche, 
chef des sauvages Nepissiniens, GahykSan, chef des sau- 
vages Iroquets, NauchSapeSith dit le Saumonnier, chef, 
des {nom illisible) et Jean Baptiste Pipouikih, capitaine 
Abnakiois, afin de répondre pour le dit Bobert Hache, et ' 
apprendre que pour réparer le crime de viol, le coupable 
aurait mérité d'être pandu et étranglé. Nicolas MarsoUet, 
interprète, leur donna cette information en présence du 
P. Druil'ette, jésuite ; et les chefs sauvages par la bouche ' 
de Noël TekSerimat, interprété par Marsolet, répondirent 
à leur tour " que depuis un long cours d'années ils s'étaient ' 
toujours maintenus en amitié avec les français, que si leur 
jeunesse n'avait pu si bien se comporter en quelque ren- 
contre qu'elle n'eût donné quelque sujet de plainte, la, 
jeunesse française n'en avait pas été non plus exempte ; ' 
que jusqu'à présent on ne leur avait point donné à 
entendre que le viol fut puni de mort ; mais bien le 
meurtre, et qu'ainsi la faute du dit Robert Hache, dont 
même il ne convient pas, ne devait pas être pour une 

(M Dis l'année 1645, ce sauvage s'élait donné comme titrnttar advi/am, aui 
PI', jésuites, mais sa mauvaise conduite avait obligé les Pères, en 1659, à l'expulser 

de \mt xmàioa, tuale a gerit, \àitlt ^uruai dm yeiiiUti,p, 26S'J 



1664. 47 

première fois, envisagée à la rigueur, nî donner atteinte à 
une amitié si ancienne ; mais que pour l'avenir, ils s y 
soumettraient volontiers, et que pour cet effet, ils requé- 
raient que la chose fut rédigée par écrit, afin qu'elle 
demeurât à leur postérité/' 

Le Conseil, après délibération, remet au dit Robert 
Hache, la peine qu'il avait méritée pour son crime, sauf 
les intérêts civils de Marthe Hubert, et pour empêcher 
semblables désordres à l'avenir, ordonne, du consentement 
des chefs, que les sauvages subiront les peines portées 
par les loix et ordonnances de France pour raison du 
meurtre et du rapt. 

{Reg.du Conseil Souv., Edit. et Ord., Tome II, p. 16.) 

MARS. 

Le 29. — Mgr. Laval publie une ordonnance qui oblige 
les pères et mères de ne point retarder de faire baptiser 
leurs enfans aussitôt après leur naissance. 

{Reg. de PArch, de Québec) 

Note. — Cette ordonnance est renouvelée le 5 février 1677. 

MAL 

Le 26. — Arrivée du navire "LeNoîr," d'Hollande, 
I commandé par le sieur Pierre Fillye, et de 300 hommes, 
envoyés par Sa Majesté. Ils sont distribués par ordon- 
nance du Conseil Supérieur, comme suit : 1 50 à Québec 
! et les environs ; 75 aux Trois- Rivières ; 25 au Cap de la 
Madeleine, et 50 à Montréal. {Reg. du Conseil Supérieur) 

JUIN. 

Le 13. — En 1663, Sa Majesté de France avait fait 
embarquer à LaRochelle sur deux vaisseaux commandés 
par les capitaines Gargot et Guillon, trois cents personnes 
^ou environ, pour coloniser la Nouvelle- France. Sur ce 
nombre, soixante-quinze furent laissés à Plaisance, en 
l'île de Terreneuve, et il en mourut en mer jusqu'à 
soixante. Il en débarqua cent cinquante-neuf à Québec. 
De ce nombre étaient six familles, composées de vingt- 



48 1664-1665. 

une personnes ; trente-huit filles qui furent dispersées à 
Québec, aux Troîs-Rîvières et à Montréal. Elles furenrj 
mariées dans la même année, excepté trois, dont une. 
prise par les Iroquoîs dans l'île d'Orléans, fut emmenée! 
captive. Parmi les cent autres personnes, vingt hommesl 
tout au plus, étaient en état de faire quelque travail, le;! 
autres étaient malades et faibles à ne pouvoir se tenir sur 
leurs pieds, et d'ailleurs la plupart, jeunes gens clercs 1 
écoliers ou de cette nature dont la meilleure partie| 
n'avaient jamais travaillé. Trente-huit furent placés à; 
l'hôpital, desquels il en mourut douze, les autres furent 
distribués dans les familles de Québec et environs, dh ( 
aux Troîs-Rivières et six à Montréal. 

{Exiraii d'une lettre du Conseil Souv., 13 juin 1664.) 

AOUT. 

Le 27. — -A lieu le mariage à Québec, de Jean Poitras 
qui fut père d'une famille de vingt-sept enfans. J 

{Reg-. de Québec) \ 

Le 28. — Est inhumé le corps de Pierre Raguîdeau dit 
Saint-Germain, sergent royal de la Sénéchaussée de 
Montréal et notaire royal, victime de la cruauté des 
Iroquois. {^Reg. de Montréal.') 

La garnison du fort de la ville de Québec était cette 
année, sous le commandement du capitaine Louis 
Peronne, sieur de Mazé, conseiller du Conseil Souverain, 
{Reg. du Conseil Souv) 

JANVIER 1665. 

Le 14. — Nicolas Marsolet,'"' de Saint- Agnan, qui avaii 
acquis la maison de Guillaume Bonhomme, la cède 
Conseil Souverain au prix de 230 livres, pour y loger 
l'exécuteur des hautes œuvres. {Reg. du Conseil Souv.) 

{I) Marsolet, natif de Roncn, vint à Québec avec Champlab, i son voyage 
1613. Il n'avait encore que 12 ans, et se rendit bientôt familier avec les langue 
montagnaise et algonquine. Il fut longtemps l'interprète des Français. A la pii<( 
de Québec, en i6ig, par Kirk, il se donna. auK Anglais. Il déclara plus tard qu'il 
avait été forcé p^ les Anglais de rester avec eux II obtint plusieats fiefs sur l'un 
desijuels appelle les Prairies Morsolet, il alla s'établir, et où il éleva sa nombreux 
lamille. 



1665. 49 

AVRIL. 

Le 29. — Un jeune mîUtaîre du nom de Laurent Phi- 
lippe dit Lafontaine, fils d'un notaire de la ville de Blois, 
employé depuis quatre ans par les gouverneurs et officiers 
du Canada, en qualité de courrier, après avoir fait quan- 
tité de voyages, tant en hiver qu'en été, demande un 
salaire au Conseil Souverain. {Idem.) 

AOUT. 

Le 6. — Sépulture de Couc dit Lafleur, âgé de 41 ans, 
soldat de M. de Froment, marié en 1657, aux Trois- 
Rivières, à Marie Mite8ameg8k8e. Il avait été, par 
accident, frappé d'une balle par un de ses compagnons. 
fOccisus glande catapultœ fortuito â socioT^^^ 

{Reg. des Trots-Rivières) 

NOVEMBRE. 

Le 25. — ^Pierre Pichet ou Picher, âgé de 29 ans, natif 
de la paroisse Saint- Georges, diocèse de Poitiers, épouse 
à Québec, Catherine Durand, âgée de vingt-six ans, 
-native de Saint- Eustache de Paris. {Reg. de Québec) 

Note. — A l'occasion de ce mariage, nous trouvons au 
registre du Conseil Souverain, à la date du onze sep- 
tembre 1673, la requête suivante : 

" La requeste de Pierre Picher contenant qu'estant en 
ce pays en 1 642, Louis Picher, son frère, luy avait en- 
voyé une lettre missive, par laquelle il luy mandait que 
Marie Lefebvre, sa femme, estait décédée : sur lequel 
^vis estant sorty de son engagement, il se serait marié 
)Lvec Catherine Durand, duquel mariage sont issus trois 
fnfants, nommés Jean- Baptiste, âgé de sept ans, Adrien, 
:é de quatre ans, et Marie-Madeleine, âgée de trois 
is: depuis laquelle lettre le suppliant n'avait receu 
icune nouvelle de ses parents, ny de ceux de la dicte 
éfuncte Lefebvre jusqu'en 167 1, qu'un homme venant 
France luy dist qu'elle estait encore vivante et que ce 

■ 

I) &ib»j-i^.«-Balle de plomb. 
Catapultae* — Machine de guerre à lancer des traits (catapulte). 

4 



I 



50 1665. 

qui luy avait esté mandé n'estait pas véritable. C 
qu'ayant appris, il se retira par devers monsieur l'évêqu 
de Petrée, lequel estant sur son départ pour France lu 
promit de s'en faire informer certainement et luy en fera 
donner advis, ainsy qu'il fut faict l'année dernière, t 
qu'ayant obtenu son congé, il passa en France, où 
trouva la dicte Lefebvre encore vivante, recognaissar 
par là qu'il avait esté surpris par la dicte lettre. Et comni 
il avait beaucoup de tendresse pour ses dicts trois enfant 
et pour la dicte Durand qu'il avait abusée par Innocenct 
il s'estait résolu de repasser en ce pays, où pour lors 1 
dict sieur de Petrée luy avait conseillé d'amener avec lu 
la dicte Lefebvre, ce qu'il avait faict. Et s'estant emba: 
qués dans le navire "La Nouvelle- France," commanè 
par le capitaine Poullet, 1î dicte Lefebvre serait décédf: 
£t comme il aurait esté arrivé en cette ville, il s'esta; 
remis, par autorité de l'Eglise, avec la dicte Durand 
mais comme leur mariage estait nul, à cause que la dici 
Lefebvre estait lors encore vivante, et partant les die: 
enfans incapables d'hériter s'il n'y estait pourveu| 
Requérant qu'il soit ordonné que le contrat de mariag: 
passé entre luy et la dicte Durand, pardevant Filliot 
notaire, le vîngt-troisiesme novembre 1665, sortira so 
plein et entier effect, en tout son contenu. Et que le 
dicts trois enfans soient déclarés capables d'hériter c 
dict exposant et de la dicte Durand, leurs père et mèr 
conjointement avec les autres enfans qui pourraient sorti 
d'eux cy après ; veu aussi le dict contract de mariagi 
par copie coUationnée signée Vachon, notaire, déclaratK 
du dict Louis Picher, garçon de Garde-robe de Monse 
gneur le duc Davynîon, passée devant Sainfray et Le& 
melier, notaires au Chastelet de Paris, le vingt-deuxiesr 
avril dernier.; certificat du sieur Dudouyt, en date de: 
jour, comme il a réhabilité, en face d'Eglise, le maria; 
des dicts Picher et Catherine Durand, le neufviesme ■• 
présent mois ; conclusions verbales du substitut du pn 
cureur général ; tout considéré. Le Conseil suppléant 
défault de lettres de Chancellerie a légitimé les enfar 
issus du dict Picher et de la dicte Catherine Durand, * 
les a déclarés habiles à leur succéder, a ordonné f 
ordonne que le contract de mariage passé entre le die 



i66 5-1666. 51 

Ficher et la dicte Durand sortira son plein et entier 

effect. 

Et est retenu que le grand vicaire du sieur Evesque 
de Petrée, vicaire apostolique en ce pays, sera adverty 
par le dict substitut d*attendre les décisions du Conseil-^t 
réhabiliter aucunes personnes par sacrement de mariage 
en matière semblable." 

(Signé), Frontenac. 

1665-66. 

Le premier dénombrement ou recensement de la 
NouveUe- France se fait en 1666. Ce recensement ne 
portant aucune date de mois, il semblait impossible de 
s'assurer s'il renfermait seulement la population de 1665 
sans y comprendre les colons arrivés pendant Tété de 
1666. Avait-il été fait au printemps ou à l'automne 
de 1666 ? 

Ce n'est que par l'étude des registres des paroisses que 
l'on a pu constater qu'il avait été fait en février et mars 
1666, et qu'en conséquence il ne pouvait renfermer le 
nom des colons arrivés pendant l'été suivant. Pour 
m'assurer du fait, après avoir réuni les noms de quelques 
enfants dont l'âge respectif était au-dessous de six mois, 
je dressai le tableau suivant, que je mis en regard de la 
date de naissance des mêmes enfants : 

Je trouvais au recensement que Marie- Madeleine, fille 
de Philippe Matou était âgée de 6 mois. Le registre me 
donnait comme date de sa naissance, le 5 juillet 1665 
Ignace, fils de Sébast Liénard, 6 mois, né le 16 avril 
Vladeleine, fille d'Et. Sedilot, 6 " " 12 juin 
£lizaheth, fille Jean Lehoux, 3 " " 12 oct. 
Nicolas, fils de G. Bonhomme, 3 " " 25 oct. 
^rie-Barbe, fille Joach.Girard, 15 jours " 27janv.i666 
"rançois, fils de René Emond, 12 " " 30janv. " 
largrite, fille P're.Tremblay, 3 mois. " 4 oct. 1665 
rie- Anne, fille de Jean Caron, " 11 nov. " 

rie-Madeleine, fille de Paul Chalifour " 25 mars " 
['ie-Ch'lotte, fille Louis Artus, 6 mois " 15 mai 



a 

it 



ii 



52 1665-1667- 

Je constatais encore que les enfants, nés après mai 
1666, ne se trouvaient pas entrés au recensement, cntr 
autres : 

Catherine, fille de Gabriel Celle-Duclos, née le 2 mai 166 
Françoise, fille de Pierre Chamarre " 3 août " 

Catherine, fille d'André Charly " 3 juin " 

Pierre, fils de Guill. Constantin " 21 avril " 

preuve évidente que le recensement avaît été fait avan: 
avril 1666, et ne donnait que la population de 1665. 

1666. 

La Nouvelle-France ne compte ^encore que sep: 
paroisses ou missions qui tiennent les registres de 1 eta: 
des personnes, ce sont : 

1 . Québec, dont les registres sont ouverts en 162 1 

2. Trois- Rivières, do do 1635 

3. Sillery do do 1636 

4. Montréal do do 1642 

5. Ste- Anne de Beaupré do do 1657 

6. Château-Richer do do 1661 

7. Ste- Famille, Ile Oriéans do 1666 

JANVIER. 

Le I4.— François Lemaistre-Lamorille, âgé de 35 ans 
marié «n 1654 à Judith Rigaud, est inhumé aux Trois 
Rivières. L'acte de sa sépulture renferme les mots sui- 
vants : " miserabiliter trucidatus est sine vêla voce 
înteriît." (i?^* des Trots-Rivières.) 

MAI. 

Le 31. — Sur îa route Saint-Michel ^*^ on a trouvé i 
corps de François Dumontier, mort d'accident. Il a éï 
de suite inhumé à Québec. {Reg. de Qmèec.) 

1666-67. 

La presque totalité des mariages célébrés à Montréa 
pendant les deux années 1666-1667 avaient pour témoin 

(1) La concession dite Saint-Michel était située au nord de la rivière Saiot-Cliirlc 



1666-1667. 53 

MM. Paul DeMaîsonneuve et Dupuy, major, et un grand 
nombre de parents et amis. C'est une preuve de la 
grande fraternité qui existait entre les familles de cette 
époque, 

FÉVRIER (1667), 

Le 4. — Le premier bal donné en Canada s est fait 
chez le sieur Chartier. (y. des Jésuites, p. 353.) 

Le 14, — Nicolas Grisard, sieur Desormeaux, garde- 
magasin, accuse un soldat d'avoir volé. Le coupable est 
condamné à être appliqué sur le cheval de bois et y de- 
meurer pendant le temps d'une heure, avec un poids de 
six livres attaché à chacun de ses pieds, 

{Reg. du Conseil Souv) 

Un autre voleur est aussi condamné pour vol de 13 
minots de blé, à être battu et flétri de verges, par l'exé- 
cuteur de la haute justice, dans la Haute et Basse- Ville 
de Québec, et à 23 livres d'amende. {Idem) 

i JUIN. 

Le 2. — Condamnation de deux criminels, Pierre Nicolas 
dit La vallée et René Jouchon, soldats voleurs et déser- 
teurs : 

Pierre Nicolas dit Lavalléc, pour vol nocturne aux Hos- 
pitalières, est condamné à recevoir l'impression de la fleur 
de lys avec le fer chaud, à quatre heures de carqan, et à 
trois ans de galères ; et pour avoir volé une paire de 
raquettes aux sauvages, condamné à avoir l'oreille droite 
coupée ; ayant ensuite été convaincu de désertion, il est 
condamné à être pendu et ses biens confisqués, 

René Jouchon, déserteur et voleur, est condamné à être 
au pied de la potence et assister, la corde au cou, pendant 
I l'exécution du dit Lavallée, et à être battu de verges et 
recevoir l'impression de la fleur de lys, et tenir prison 
les fers aux pieds jusqu'à ce qu'il en soit autrement 
(Ordonné. (Idem.) 



54 166;. 

Le 6. — Un soldat du nom de Maugraîn avait été con- 
vaincu d'assaut indécent sur une jeune fille. Il fut con- 
damné à recevoir douze coups de verge, en présence de 
la jeune fille, de sa mère et de deux autres femmes, et 
aux dépens. {Idem.) 

Le même jour, le nommé Jean Caré, pour avoir volé 
292 livres chez M. Pommier, missionnaire à Tîle d'Orléans, 
fut condamné au fouet, sur la place de la Haute et Basse- 
Ville de Québec, puis obligé à faire amende honorable. 

{Idem.) 

Un jugement rendu contre douze marchands pour 
avoir vendu de Feau-de-vie aux sauvages, les condamnent 
à une amende variant de 50 à 200 livres, puis à un mois 
de prison, dont quinze jours, l'espace d'une heure, à cheval 
de bois, avec un écrit attaché : " Potcr avoir traité de 
Veatt'de-vie aux sauvages^ {Idem) 

Le 27. — Les quatre fils de Pierre Legardeur de Re- 
pentigny exposent, dans une requête, que leur père est 
venu en Canada en 1636 avec sa famille et ses papiers 
de noblesse, et en demandent l'enregistrement. {Idem) 

Le 28.— Un faux monnayeur subit aujourd'hui la peine 
de l'échafaud à Québec, {y. des Jésuites, p. 354.) 

JUILLET. 

Le 22. — Sépulture du sieur Bondy, noyé vers Tile 
d'Orléans le 1 9 courant, mort ivre ; il est enterré comme 
un chien près le moulin des PP. Jésuites. 

{J. des Jésuites, p. 355.) 

Noms des navires qui ont visité le port de Québec 
pendant l'été de 1667 : 

Juillet I. — 1° L'Oranger, 

2. — 2° La Nouvelle- France, 
29. — 3° Le Saint-Philippe, 
Août 5. — 4° Le Saint-Sébastien, 
Sept. 12. — 5° La Sainte-Catherine, 
13. — 6° Le Prophète Elie, 
25. — 7° Le Saint- Louis. 



i663. 55 

OCTOBRE (1668). 

Le I*'. — Le nommé Pierre Pinel, accusé et convaincu 
de viol d'Ursule Trut, enfant de dix ans et demi, et de 
Geneviève Hayot, enfant de dix ans, est condamné à 
être razé et battu de verges jusqu'à effusion de sang par 
l'exécuteur de la haute justice, aux carrefours et autres 
lieux ordinaires de la Haute et Basse- Ville, et en outre, 
condamné aux galères pour neuf ans. Et pour cet effet, 
il est ordonné que les fers lui soient mis aux pieds, et 
qu'il soit conduit dans le premier vaisseau qui partira pour 
aller en France. (Reg. du Conseil Souv.) 

Le 29. — Martin, sieur de Saint- Aignant, juge prevost de 
Beaupré et deFIle d'Orléans, échange avec Pierre Roussert 
dit Beaucourt, une maison sise en la ville de la Roche- 
Beaucourt, diocèse de Périgo'rd, contre une terre de deux 
arpents et trois perches, àrîle d'Orléans. 

(Greffe d'Aubert, N. Royal) 

NOVEMBRE. 

Le 2. — Le viol était puni suivant toute la rigueur des 
lois. Un nommé Gaboury duement convaincu de ce 
crime reçoit la sentence suivante : Condamné à être razé 
et battu de verges par les carrefours ordinaires de la 
ville de Québec, et à neuf ans de galères ; et en outre, à 
cinq cents livres d'amende, applicable, la moitié pour 
entretenir pendant deux ans la jeune fille violée, pension- 
naire aux Ursulines de Québec, et le reste à l'hôpital et 
aux dépens du procès. 

En cette même année, dans le registre des actes de 
Foy et Hommages, vol. I, 2*^** partie, p. 493, on trouve 
une note au sujet d'un emplacement situé à la basse- ville 
de Québec, au lieu nommé la Pointe des Roches, concédé 
en 1660 au sieur Simon Denys, "pour y bastir une tour 
de pierre, à chaux et. à sable, pour fortifier le dit lieu et 
sur icelle faire un moulin à vent, à la charge que la dite 
tour de moulin servira à là défense de la basse- ville quand 
besoin sera, et qu'il sera laissé, au-devant d'icelle, la place 
convenable pour bastir et construire une plate-forme pour 
mettre la batterie des canons qui sont en la cour du 
magasin de la communauté." 




56 166S-1670. 

Monsieur de Tracy traitait, en 1663, avec les Iroquoïi 
pour se faire remettre les Français qu'ils retenaient captifs 
Parmi ces captifs se trouvait une jeune fille du nom de 
Jeanne Baillargeon. 

Note. — Les Iroquoîs, poursuivant les Hurons jusqu'à 
l'Ile d'Orléans, avaient massacré plusieurs familles fran- 
çaises et fait plusieurs prisonniers. Ils enlevèrent entr'au- 
très Jeanne Baillargeon, jeune fille d'environ neuf ans/'i 
" Elle fut emmenée dans leur pays, où elle demeura près; 
de neuf ans ! Elle se plût tellement aux coutumes de ces 
sauvages qu'elle était résolue de passer avec eux le reste 
de sa vie. M. de Tracy ayant obligé cette nation de 
rendre tous les Français qu'ils tenaient captifs, elle sel 
retira dans les bois de crainte de retourner en son pays. 
Lorsqu'elle se croyait en assurance, une relig'ieuse lu; 
apparut et la menaça de la châtier sî elle ne retournait 
pas avec les Français. La crainte la fit sortir du bois et 
se joindre avec les autres captifs que l'on mettait en 
liberté. A son retour, M. de Tracy lui donna cinquante I 
écus pour se marier ; mais il voulut qu'eile fut première- 1 
ment mise aux Ursulines pour reprendre l'esprit dJ 
christianisme, qui s'était fort affaibli parmi les Iroquois.' 
Quand elle vit le tableau de la mère Marie de Sainti 
Joseph, elle s'écria: Ah! c'est celle-là qui m'a parlé, e:; 
elle avait le même habit." | 

{Lettre de la Mère de r Incarnation aux Ursulines de Toîm^\ 



Un arrêt engage les parens à marier de bonne hei 
leurs enfans. {Arch. de Québec, Reg. A, p. 5 1 4.) j 

JANVIER. I 

Le 4. — Une française nommée Renée Chauvreux, arri- 
vée l'automne précédent, native de la ville d'Orléans, a 
été trouvée morte dans les neiges. {Reg. de Qitébec.) 

Il) Elle avait été enlevée en 1655, et était ïgée de quatre ans senlement. 



I670-I67I. 



57 



SEPTEMBRE. 

Le 2. — Sépulture à Québec de François Bedard, noyé 
1 Québec. Il était natif de Cogne, diocèse de LaRochelle. 

{Idem) 



1661 

1662 

1663 

1 664 s 

1665 

1666 

1667 , 

166S 

1669 , 

1670 

Total 

De 1608 à 1670 



Mariages. 



31 
39 
67 
3& 
74 
35 

75 

84 

125 

122 



690 



1,024 



Naissances. 



114 
144 

Ï43 
204 

178 

206 

227 

211 

2S8 

3" 



2,026 



3.048 



Décès. 



50 
34 
35 

38. 

54 

54 

33 

31 
61 

85 



475 



907 



Excédant. 



64 
110 
108 
166 

124 
152 
194 
180 
227 
226 



1,551 



2,141 



JUIN (1671). 

Le 22. — Julien Dufour, âgé de 18 ans, natif de Rouen, 
s'est noyé à la basse- ville de Québec. Il était au service 
de M. Michel Guyon-DuRouvray, charpentier de navires. 

{Reg. de Québec) 

JUILLET. 

Le 16. — Charles Menard, âgé de 35 ans, natif de Saint- 
Malo, s'est noyé vis-à-vis Québec. Il était matelot au 
service de M. de Chambly. {Idem) 

Le 23. — Etienne Tessier, âgé de 15 ans, s'est noyé 
devant les Ilets. {Idem) 

DÉCEMBRE. 

Le 10. — Henri Pîot, âgé de 18 ans, natif de Rouen, 
s'est noyé accidentellement dans la fontaine de madame 
Daillebout. Il était au service du gouverneur. {Idem) 




58 1672. 

MARS (1672). 

Le 19. — J.-Bte. Halay, époux de Mathurîne Valet, a 
été trouvé mort dans le bois et son corps a été inhumé ce 
mêmejoun {Idem.) 

JUIN. 

Le 9. — Les nommés Jacques Bertault et Gilette Baune, 
sa femme, et leur fille Isabelle, veuve Julien Latouche, 
convaincu d'avoir voulu empoisonner le mari de la dite 
Isabelle, et de l'avoir assassiné, sont condamnés comme 
suit : 

Jacques Bertault et Gilette Baune, d'être tirés des pri- j 
sons de cette ville (Québec), par l'exécuteur de la haute 
justice, conduits au devant de la porte de l'église parois- j 
siale de cette ville, la corde au col, une. torche ardente au 
poing, savoir le dit Bertault nud en chemise, et la dite 
B?.une, nue en chemise depuis les épaules jusqu'à la cein- 
ture, et là, à genoux, demander pardon à Dieu et au Roy 
des crimes par eux commis ; condamne en outre le dit 
Bertault d'être étranglé sur la croix Saint-André qui sera 
mise sur l'échafaud dressé pour cet effet à la grande 
place de la haute- ville, et ensuite à avoir les bras et les 
cuisses rompus de chacun un coup de barre ; condamne ,, 
aussi la dite Baune à être présente à l'exécution de son j 
mari, et à être pendue et étranglée à une potence qui 
sera aussi pour cet effet dressée en la dite place ; ordonne 
qu'après l'exécution du dît Bertault son corps sera porté 
sur une roue sur le cap aux Diamants, au lieu ordinaire, 
pour y servir d'exemple ; et ayant égard à Tâge^'^ de la 
dite Isabelle Bertault, par grâce et sans conséquence, 
condamne la dite Bertault à faire la dite amende hono- 
rable en la forme et manière que dit est, et d'assister à 
l'exécution du présent arrêt des personnes ses père et 
mère ; condamne en outre les dits Bertault, Baune et 
Isabelle, solidairement, en soixante livres d'amende 
applicable une moitié aux PP. Récollets pour prier pour 
le repos de l'âme du dit Julien Latouche et aux dépens, 
le surplus de leurs biens acquis et confisqués au Roy ; j 
faisant le dit Conseil remise à Nicolas et Jeanne Bertault, 

(I) Elle n'avait que treize ans et demi. 



V 



1672-1674. 59 

enfans mineurs des dits Jacques Bertault et Gilette 
Baune, du surplus de la dite amende, ensemble de la 
dite confiscation. 

COURCELLE. 

{Reg. du Conseil Sotiv) 

MARS (1673). 

Le 6. — "Charles Alexis dit Dessessards, convaincu 
d avoir tué de guet-à-pens le nommé Herme, son cama- 
rade de voyage, et d'avoir volé ses hardes et pelleteries, 
sera conduit sur la grande place de cette vile (Québec), 
par Texécuteur de la haute justice, un lundi, à trois heures 
après-midi, et là, sur un échafaud qui y sera dressé à cet 
effet, y aura les bras et les jambes rompues de quatre 
coups qu'il recevra vif; sera ensuite étranglé et jeté sur 
une roue pour y demeurer jusqu'à sept heures du soir. 
Son corps sera porté sur les fourches patibulaires pour y 
demeurer jusqu'à parfaite consommation. Condamne en 
outre à deux cents livres d'amende envers le Roy, à la 
restitution des choses volées et le surplus de ses biens 
confisqué. Et en attendant que le dit Charles Alexis soit 
appréhendé, sera exécuté en effigie aux fourches patibu- 
laires, un lundi, à l'heure que dessus. {Idem) 

OCTOBRE. 

Le 1 7. — Au Chateau-Richer a eu lieu la sépulture de 
Nicolas Maheu, tué par la chute d'un arbre. Natif du 
diocèse de Meaux, il avait épousé à l'Ange-Gardien, en 
167 1, Marie Guillaume, de Saint- Médard de Paris. 

{Reg, du Chateau-Richer) 

Le 18. — Le Conseil condamne le nommé Chollet à 
deux heures de carqan à la basse-ville, avec un écriteau : 
" Serviteur domestique qui a délaissé, sans congé, le ser- 
vice de son maître, pour la première fois. 

JANVIER (1674). 

Le 29. — Après quelques contestations élevées entre 
les propriétaires des terres et emplacements à l'occasion 
des différences qui se trouvaient entre les boussoUes et 



6o 1674-1675. 

autres instruments des arpenteurs, le Conseil ordonna aux 
arpenteurs de mettre, dans la quinzaine, leurs boussoUes 
et instruments d'arpentage entre les mains du sieur Mar- 
tin Boutet, professeur ès-mathématiques, pour estre par 
luy égallées, et ordonne qu'aucun arpenteur à l'avenir ne 
serait reçu s'il n'avait au préalable fait conformer par le 
sieur Boutet l'instrument dont il se prétendra servir, aux 
boussoUes des autres arpenteurs, {^eg: du Conseil Souv,) 

AOUT. 

Le 25. — Jean Guerganivet dit L'Espérance, habitant 
de Champigny, vend à Jean Juchereau, sieur de la Ferté, 
une habitation de neuf arpents de front sur quarante de 
profondeur, à la Rivière aux Roches, seigneurie des Saints- 
Anges, pour le prix de cinquante-cinq livres de vingt 
sols. {Greffe de Dt^uet^ 

JANVIER (1675). 

Le 28. — Les gouverneurs et seigneurs non-seulement 
se faisaient un devoir de nommer sur les fonts de bap- 
tême les sauvages et leurs enfants, mais encore d'accepter 
pour parrains et marraines des chefs sauvages, ou 
quelques membres de leur tribu. Cest ainsi que le 28 
janvier 1675, M. J.-Baptiste LeGardeur de Repentigny, 
époux de Marguerite Nicolet, faisait nommer son fils 
François, par Marie Makats8ing8ots, algonquîne. 

{Reg. de Repentigny.) 

NOTB,— Vdr aussi filondean en 1715. 

JUIN. 

Le 27. — Jean LePicard, soldat, âgé de quarante ans» a 
été mis à mort par les Iroquois. " TormenU ritu stibito 
perieratl' est-il dit à l'acte de sépulture. 

{Reg. des Trois- Rivières) 

AOUT. 

Le 22. — Une sentence de mort est prononcée ccKitre 
Simon Raymond dit Deslauriers, de Québec, comme suit : 



i675-i677* 6i 

**Le Conseil Souverain condamne Simon Raymond 
dît Deslauriers d*estre enlevé des prisons par T-exécuteur 
de la haute justice et conduit au devant de la porte de 
Tég-lise de THostel-Dieu de cette ville, nud en chemise, la 
corde au col^ et estant agenoiiils, tenant en mains une 
torche ardente, demander pardon à Dieu, au Roy «t à la 
Justice, pour estre entré dans la closture des religieuses 
du dit Hostel-Dieu et les avoir voilées dans leur maison ; 
Et, en outre, à estre pendu et estranglé à une potence 
qui sera à cet effet dressée en la place publique de la 
basse-ville. {Reg. du Conseil Souv.) 

1676. 

Mgr. Tévêque de Québec érige en paroisse, sous le 
patronage des Saints-Anges, Lachine, dans la visite qu'il 
y fait au printemps de la même année. Le premier acte 
enregistré est du 27 février 1676. 

SEPTEMBRE. 

Le 3. — Mgr. Laval achetait, pour onze cents livres, la 
propriété de Jean Serreau, sieur de Saint-Aubain, établi 
dans la Baie Saint- Paul. [Greffe de Becqtiet) 

Jean Serreau avait été accusé d'avoir tué le nommé 
Jean Terme, suisse. Le Conseil Souverain le dédara lavé 
de cette tache. {Reg. du Conseil Sauv., 14 fév. 1667.) 

NOVEMBRE. 

Le 22. — MM. Chs. Aubert de LaChenaye, Pierre 
Denys de la Ronde, et Charles Bazire, seigneurs de l'Ile 
Percée, donnent à M. de Frontenac, protecteur des 
RR- PP. Récollets, quatre arpents sur quarante, dans la 
Rivière Saint- Pierre, et une maison à Tlle Percée, proche 
la grève où les dits RR. PP. Récollets étaient déjà 
établis. {Greffe de Duqu>et, Not. Royal)} 

FEVRIER (1677). 

Le 5. — Une ordonnance defévéque de Québec corro- 
bore celle du 29 mars 1664, pour obliger les pères et 




62 1677-1680. 

mères de faire baptîser les enfans îmmédiatement après 
leur naîssance. {Reg. de PArch. de Qtiébec) 

JUIN. 

Le 25. — A lieu la sépulture de Jean LaTour, âgé de 
45 ans, sculpteur, natif de Lagny, diocèse de Paris. 

{Reg. de Québec^ 
AOUT (1678). 

Le 3. — Nicolas Boissonneau dit Saînt-Onge, cultiva- 
teur, de la paroisse Sainte- Famille, Ile d'Orléans, voit 
périr trois de ses enfants dans l'incendie de sa maison. 

{Reg. de Sainte-Famille^ I.O.) 

NOVEMBRE. 

Le 7. — D'après l'ordonnance de Louis XIV, en date 
d'avril 1667, le Conseil Supérieur de Québec porte un 
arrêt qui ordonne la tenue des registres conformément à 
la dite ordonnance. 

AVRIL (1679). 

Le 2. — Le fils de Bénigne Basset, notaire royal à 
Montréal, âgé de 19 ans, s'est noyé avec un nommé 
Ptolomée. (Il était commis de M. de la Salle). 

{Reg. de Montréal.) 

SEPTEMBRE. 

Le 23. — Un jeune homme du nom de Pierre Nodin, 1 
âgé de 22 ans, du diocèse de Poitiers, s'est noyé à la 
basse- ville. i^Reg. de Québec.) 

MARS (1680). 

Le 27. — On a trouvé mort dans sa maison, derrière 
l'enclos des Ursulines, Jacques Daigre, âgé de 60 ans. Il 
demeurait seul. — Inhumé à Québec. {Idem) 




i 



i68o-i68i. 



63 



AVRIL. 

Le 28. — Une IlHnoîse de 16 ans, captîve rachetée des 
mains des Outaouais, est baptisée. M. de Frontenac, 
gxDuverneur, et madame Marguerite Denis, épouse de 
Thomas de la Nouguère (de la Naudière), la nomment 
Marie- Louise. (Idem.) 

DÉCEMBRE. 

Le 28. — On trouve au registre de la paroisse de Saint- 
François, Ile d'Orléans, la note suivante : " His diebus 
visus est cometa magnus'' 



1671 

1672 

1673 

1674 

1675 

1676 

1677 

1678 

1679 

1680 

Total 

De 1608 à 1680 



Mariages. 


Naissances. 


Décès. 


109 


383 


69 


68 


401 


61 


67 


466 


68 


3ï 


424 


54 


30 


404 


49 


45 


442 


73 


43 


369 


97 


47 


45Ï 


71 


53 


367 


59 


65 


386 


loo 


558 


4,093 


700 


1,582 


7141 


1,607 



Excédant. 



3H 
340 

390 
370 

355 
370 
272 
380 
308 
286 



3» 393 



5»534 



1681. 

Le registre de Tétat des personnes tenu dans la 
paroisse de Tllet, pour Tannée 1 681, porte la note sui- 
vante : 

" Registre* des baptêmes, mariages et sépultures, de 
toute la coste du sud, à sçavoir : Villieu, Coste de Lau- 
zon, Beaumont, Ladurantaye, Cap Saint-Claude, Berthier, 
Pointe à Làcaille, Rivière du Sud, Cap Vihcelet, Bonse- 
cours, lles-aux-Oies et aux Grues, Rivière des Trois 
Saumons, Langlais, Saint- Denis, Lacombe, La Bouteil- 
lerie, et Rivière du Loup, à commencer du premier 
janvier 1681." {Reg. de Tllet.) 



64 1682-1685- 

MAI (1682). 

Le 7. — Romain Duval, âgé de 45 ans, s'est noyé dans 
la rivière Saint-Charles. {Reg.de Quéôec.) 

Note. — Ses frètes ataient eu une fin tmgique i Pierre Duval, s'était noyé en iG^-j ; 
Marin Duval a\-ait été manacré en 1661 ; et Nicotai Dnvol omit été brûlé k. ÏUi 
d'Orléans, en 1663. 

AVRIL (1683). 

Le 26. — Louis Lemieux, habitant de l'Ile aux Oies, 
devant aller aux Outaouais, donne à sa femme, Marie- 
Madeleine Côté, tous ses biens. {Greffe de Dugttet,i>. 77.) 

JUIN. 

Le 9. — Isaac DeL'avant, âgé de 44 ans, natif de Tours, 
s'est noyé devant Québec. {Reg. de Québec.) 

OCTOBRE. 

Le 28. — Louis Martin, âgé de 48 ans, serrurier, natif 
de Sainte-Radegonde de Poitiers, s'est noyé vis-à-vis le 
cap Diamant. (Idem.) 

1684. 

Plusieurs sépultures sont faites le soir vers les neufi 
heures à Champlain. Quelle en est la cause ? La picote. 

AOUT. 

Le 25. — Sépulture de Louis Creste, âgé de 30 ans, 
décédé dans la barque du sieur Niel, le jour même de son 
retour de France, ayant été administré par M. Benoii 
Duplein, chanoine de Québec. 

{Reg, de Saint- Laurent, I.O.) 

AVRIL (1685). 

Le dimanche des Rameaux, dans l'église de la Pointe- 
aux-Trembles de Montréal, Jacques Poissant dit Lase- 
line, soldat de M. DeNoyan, abjurait l'hérésie et entraiti 
dans le sein de l'église catholique. 

{Ris- de la Pointe-atix- Trembles, Montréal^ 



1685-1687. 65 

AOUT. 

Le 13. — Monsieur Richard Denys, sîeur de Fronsac, 
3ncède, pour son père, Messire Nicolas Denys, gouver- 
eur et lieutenant pour le Roy, en la grande baie Saint- 
,aurent, depuis Canseau jusqu'au Cap Dèsrosiers, Ileis 
u Cap Breton, Saint- Jean, etc., aux ecclésiastiques 
îrecteurs du séminaire de Québec, savoir : 

Trois lieues de front sur trois, à Ristigouche ; 

Trois lieues de front sur trois, sur la rivière Ste-Croix ; 

Trois lieues de front sur trois, dans Tîle du Cap Breton. 

{frreffe de Genaple^ N. Royal. ) 

1686. 

La maison seigneuriale de M. Cressé, dès avant 1686, 
ient lieu d'église, et les baptêmes y sont administrés. 

(Reg. des Trois- Rivières^ 

JUILLET. 

Le 22. — Gilles Boivinet, agent général de la compagnie 
es Intéressés en la ferme du Roy, s'est noyé devant 
)uébec, à son retour de France. Il était âgé de 47 ans. 

{Registre de Québec). 

SEPTEMBRE. 

Le 6. — Thomas Bevin, âgé de 22 ans, natif de Lon- 
res, soldat de la compagnie de M. DesBergères, est 
rouvé mort à la Canardière. {Idem) 

1687. 

Quelques victimes des Iroquois inhumées près des 
ords du lac Saint-Louis, en 1687, retrouvées en 1866 : 

Des squelettes humains ayant été trouvés en 1866 par 
uelques cultivateurs propriétaires d'un terrain, situé sur 
îs bords du lac Saint- Louis, au haut de l'île de Montréal, 
iformation en fut immédiatiement donnée au curé du 
eu, monsieur l'abbé Chevrefils, qui de suite voulut s'in- 
Eresser à faire toutes les recherches propres à découvrir 
5 



I 



j 



i) 



66 1687. 

les noms, les âges, et l'époque de la sépulture des per 
sonnes dont on venait de retrouver les restes. Sur l'ur 
des squelettes se trouvait un crucifix, qui par le travail 
du temps portait le cachet d'une longue existence ^'* Ceij 
objet religieux prouvait que les restes déposés en ce lie;, 
étaient évidemment ceux de quelques chrétiens. 

M. le curé Chevrefils après avoir consulté les archives 
de la paroisse de Sainte-Anne du Bout-de-I'Ile de Mont- 
réal, ne put y découvrir aucun document qui retraça! 
l'existence soit d'une chapelle, soit d'un cimetière, en ce 
lieu appelé "la baie d'Urfé." Les registres de l'état des 
personnes, ouverts en 1704, étaient aussi muets surTinl 
formation des noms et âges de ces dix personnes don:j 
les corps reposaient en ce lieu. , 

Cet estimable confrère m'écrivit alors, espérant quf 
mes nombreuses recherches statistiques et mes étud«| 
généalogiques à travers les registres pourraient peut-éîre 
me permettre de résoudre le problême intéressant qu'r 
me propos'iit. Ses espérances, en effet, ne furent poin; 
déçues, et j'eus la vive satisfaction de l'informer qut 

■ j'avais en mains ]es documents complets qu'il désirai 
connaître. 

Les dix personnes inhumées en ce lieu étaient de 
Français massacrés en 1687 par les Iroquois, et qu'ui 
prêtre missionnaire M, l'abbé d'Urfé, sulpicien, "avaient 
inhumé proche le lieu destiné pour bâtir l'église Saint- 
Louis du haut de l'île Montréal.*" 

Ayant reçu cette information, le curé de Sainte-Anni 
recommanda, le dimanche suivant, aux prières de ses 
paroissiens les défunts, donnant les noms, les âges, ei 
même la date de sépulture de chacun d'eux, et leun 

' cendres réunies dans une même tombe, furent transpor-, 
tées dans l'église Sainte-Anne, où après un servie 
solennel, elles reçurent de nouveau la sépulture ecclésias- 
tique en présence de tous les paroissiens qui comptaieni 
des ancêtres parmi ces infortunées victimes. 

11) M l'abW Chevrefils conserre pr*< 



168;. 6; 

C'est dans les registres de Lachîne, année 1687, que 
j'ai trouvé les actes de sépultures dont suivent les noms, 
savoir : 

Claude DelaMothe, âgé de 40 ans/'^ 

J.-Bte LeSueur " 21 ans/'^ 

Louis Jets " 24 ans,^^ 

Jean Vincent " 45 ans/^^ 

Jean DeLalonde " 47 ans,^^ 

Pierre Bonneau " 38 ans/^^ * 

Pierre Perthuîs " 24 ans/'^ 

Henri Fromageau " 27 ans/^^ 



Pierre Petiteau " 20 ans/^^ 

Pierre Camus " 21 ans/" 

FÉVRIER. 



{UAuteur) 



Le 12. — Jean Balîer, âgé de 45 ans, engagé des Ursu- 
lines, meurt subitement. {Reg'. de Québec^ 

AVRIL. 

Le 12. — A lieu la sépulture de Pierre Salois, âgé de 
1 5 ans, fils de Claude Salois et de Marie Mabile, tué par 
!a chute d'un arbre. {Reg. de Saint- Laurent, I.O) 

JUILLET. 

Le 27. — Une famille entière de sauvages de Ristî- 
gouche est baptisée à Québec. Jean, micmac, âgé de 
35 ans, et Marie- Madeleine, sa femme, âgée de 31 ans, 
qui ont pour parrain et marraine Jean Bochart, chevalier 

(1) Dit le marquis de Jourdls, natif de St-Leu, diocèse d'Arras, époux de Françoise 
Sabourin. 

(2) Natif de Pont-Lé vêque, diocèse de Lizieux. 

(3) •• de Courson, paysd'Aunis, meunier. 

(4) '* de Conflans, diocèse de Limoges, trouvé meurtri de coups par les 
Iroquois. 

(5) Dit I/Espérance, époux de Marie Barbary, du Havre de Grâce, diocèse de 
Rouen. 

(6) Dit Lajeunesse, caporal de milice, époux de Marie-Madeleine Gignard, de la 
ville de Tours, diocèse de Poitiers. 

(7) Natif d'Amboise, diocèse de Tours. 

(8) '* de LaRochelle, en Aunis. 

(9) " de Saint-Macaire, Bretagne. 

(10) Dit Lafeuillade, soldat de M. de Cruzel, natif de Montesson« 



b 



68 1687-1689. 

et seigneur de Champigny, et son épouse. Jacques, âgé 
de 1 2 ans, Charles-Gabriel, âgé de 8 ans, et Anne-Josette, 
âgée de dix-huit mois, ont pour parrains, Bouraillon, 
capitaine d'Infanterie, le chevaUer Charles Claude de 
Grays de Merville, et Joseph de Monic, major des 
troupes. {Reg.de Québec^ j 

SEPTEMBRE. 

Le 19. — ^Jean Noël, âgé de 15 ans, engagé de M. Guil-] 
laume Chanjon, s'est noyé. {Idem.) 

DECEMBRE. 

Le 31. — Le chiffre des décès annuels qui, depuis l'éta- 
blissement de la Nouvelle- France, n'avait jamais dépassé 
170, atteint le nombre de 471, en conséquence des vic- 
times massacrées par les Iroquois. . 

NOVEMBRE {1688). ] 

Le r6. — Un jeune homme du nom de Languedoc, âgé) 
de 25 ans, décédé sur le navire " Le Saint-Honoré,"'" a 
été inhumé à la Baie Saint- Paul, en présence du siem 
Beaulieu, chirurgien du navire, et de Maret, charpentier 
du même navire. {Reg. de la Baie Saint-Paul^ 

JUILLET (1689). I 

Le 12. — A lieu la sépulture de Jeanne Danny, âgée de 
16 ans, fille d'Honoré Danny dit Tourangeau, massacrée] 
par les sauvages. {Reg. de Montréal.) 

Le même jour, Pierre Hérou, âgé de 25 ans, et Guil- 
laume Beaulieu, aussi âgé de 25 ans, tous deux soldats dej 
M. De Saint-Jean, sont passés par les armes. (/</«».) ( 

AOUT. 

Le 5. — André Danny a été massacré par les Iroquois. 

{Idem.) 

(Il Ce navire avait pour Capitaine Pierre Somnunde, père de Messire Lonii 
SouTnande, dianoîne du cliapiire de Québec, et de la première supérieure de l'Hfipi- 
talCénétal de Québsc. [Dict, Gialaltigiqiu, vol. i, p. 551.) 



1 689-1 690. 69 

NOVEMBRE. 

Le 6. — A lieu la sépulture de Jacques Julien, âgé de 
45 ans, tué par les Iroquois, qui brûlent aussi Téglise. 

{Reg. de Saint-François du Lac) 

Le nommé Lebasseur subit le même sort. {Ident) 

Dans cette même année a lieu, dans la place destinée 
pour bâtir Téglise de la baie Saint- Paul, la sépulture de 
Barbe Dodier, âgée de 24 ans, fille de Jacques Dodier 
et de Catherine Caron, Elle avait épousé, en 1680, 
Ignace Gasnier. {Reg. de Sainte-Anne de Beaupré) 

JANVIER 1690. 

Le 26. — A lieu la sépulture, dans leglise de Montréal, 
de François Pougnet, âgé de 45 ans, assassiné dans sa 
maison. {Reg. de Montréal.) 

MARS. 

Le 2. — Mgr. de Saint- Valier baptise J.-Baptîste Aye- 
gaboucq, micmac, âgé de 70 ans, qui a pour parrain 
rintendant Bochart, et pour marraine, Françoise LeGar- 
deur, épouse de René D'Amours, sieur de Clîg^nancour. 

{Reg, de Québec) 

Le 12. — Une Abénaquise, Jeanne Ontarimanouk8e, 
est inhumée ce jour, à Saint- François du Lac, à Tâge de 
•cent ans, {Reg. de Saint-François du Lac. ) 

Le 14. — Joseph Morache, époux de Marie- Anne Au- 
bert, brûlé dans Tincendie de sa maison, a été inhumé à 
Batiscan. Il était âgé de 36 ans. {Reg. de Batiscan) 

MAI. 

Le 18. — On enterre les corps de Pierre Forcîer, âgé de 
42 ans, et de Jacques Vacher dit Laserte, tous deux tués 
par les Iroquois. {^Reg. de Saint- François du Lac.) 



70 1690. 

JUIN. 

Le 8. — Paul Hus, cultivateur de Sorel, époux de Jeanne 
Baîllargeon, fait inhumer son enfant Paul, âgé de six ans, 
que les Iroquoîs ont assassiné. {Reg. de Sorel.) 

JUILLET. j 

Le 2. — Une rencontre eut lieu près la coulée de Jean 
Grou, au haut de Tîle de Montréal, entre Français et 
Iroquoîs. Ceux-ci massacrèrent le sieur Coulombe, lieu- 
tenant réformé, Jean Jalot dit Desgroseilliers, chirurgien, 
Larose, Cartier, Jean Beaudoin, fils, Pierre Masta, fils, j 
Isaac, soldat, DeMontenon, sieur de la Rue, Guillaume 
Richard dit Lafleur, et plusieurs autres au nombre des- 
quels se trouvait Antoine Chaudillon, le chirurgien de la 
paroisse. Comme on craignait les Iroquois, on enterra à 
la hâte, au même lieu, toutes ces victimes, et ce ne fut 
que le 2 novembre 1694, que leurs ossements furent 
transportés et déposés dans le cimetière de la Pointe-aux- 
Trembles de Montréal. 

(^Reg. de la Pointe-aux- Trembles^ Montréal^ 

Le 29. — Sépulture de Louis Marié, âgé de 30 ans, 
noyé dans un puits, où il était tombé par accident. 

{Reg. de Québec) \ 
AOUT. 

Le II. — Gédéon DeCatalogne épousait, à Montréal, 
Marie- Anne Lemire, [Reg. de Montréal 

Note. — Gédéon DeCatalogne, premier de ce nom venu 
au Canada, naquit en 1662, à Bresse, dans le Béam. Il 
était fils de Gédéon et de Marie du Cap-de-MoUe. Tout 
jeune encore, il était entré dans le génie, et avait obtenu 
un grade d'officier ; mais ne voulant pas abjurer le pro- 
testantisme, comme venait de le faire son frère aîné, alors 
membre du parlement de Navarre, il dût quitter la France, 
après la révocation de Tédit de Nantes. Il partait, en 
effet, en 1685, pour la Nouvelle- France avec cent- vingt 
de ses coreligionnaires, qui, voulant suivre son sort, rac- 
compagnaient dans son exil. 



I ôgo. 7 1 

Après une longue et orageuse traversée, le vaisseau 
qui les pcMrtait fut surpris, à l'entrée du golfe Saint- 
Laurent, par une des plus furieuses tempêtes, et vînt se 
briser sur les récifs qui bordent Tîle d'Anticosti. La cer- 
titude d'une mort inévitable, si une puissance surhumaine 
ne venait à son secours, suggéra soudain à l'infortuné 
l'idée que sa préservation pouvait dépendre de son abju- 
ration. Il promit aussitôt de rentrer dans le giron de 
l'Eglise cadiolique, s'il échappait à la mort. 

Sept de ses compagnons firent le même vœu que la 
Providence exauça. En effet, sur les cent- vingts passa- 
gers, ils furent les seuls qui échappèrent au triste sort de 
leurs malheureux compagnons. 

Ainsi miraculeusement sauvé, Gédéon se souvint de 
son vœu, et à son arrivée à Québec il abjura le protes- 
tantisme en présence de Mgr de Saint- Valier, alors 
évêque de Québec. Ses compagnons en firent autant. 

A peine arrivé dans sa nouvelle patrie, Gédéon voulut 
donner des preuves de son courage et de son dévoue- 
ment. Il s'associa à l'expédition qui se préparait à aller 
reprendre, dans la baie d'Hudson, sur la rivière Sainte- 
Thérèse, le fort que les Français y avaient bâti et dont 
les Anglais s'étaient rendus maîtres. En compagnie de 
MM. de Troyes et Duchesnil, il devait commander un 
détachement de trente soldats, tandis que MM. d'Iber- 
ville, de Sainte- Hélène et de Maricourt, tous trois fils de 
Charles Lemoyne, se mettaient à la tête de soixante-dix 
Canadiens, véritables coureurs des bois, accoutumés aux 
longues marches, aux jeûnes prolongés, et capables de 
résister à la rigueur des froids si piquants de ces loin- 
taines régions. Cette expédition fut tout un succès pour 
la petite armée. 

Gédéon de Catalogne est l'auteur du mémoire ou 
''Rectieil de ce qui s'est passé en Canada au sujet de la gtierre 
tant des Anglais que des Iroquois, depuis P année 1682." 
La Société historique de Québec a fait imprimer ce 
recueil, il y a quelques années, omettant le nom de l'au- 
teur, probablement effacé ou détruit. 

La Collection de manuscrits récemment éditée (1884) 
sous les auspices de la législature de Québec attribue ce 
recueil à M. de Léry, ingénieur. 



72 logo. 

Quelques citations de ce recueil que je me permettrai 
de faire ici, démontreront à l'évidence, je l'espère, que 
l'écrivain qui, dans ce recueil, se met à la première per- 
sonne en relatant des faits accomplis de 1695 à i 712, est 
bien le même que les annalistes désignent sous le nom de 
De Catalogne. Il ne peut être question de M, de Lén , 
dans ces années, puisqu'en 1695,11 n'avait encore que; 
treize ans d'âge, et que les instructions de partir pour le 
Canada ne lui furent données que le 23 juin 1716. 

On trouve encore à la page 54 de la quatrième série 
du même recueil publié par la Société historique, année 
1695: "On envoya à M. de Louvigiiy, au lac Saint- 
François, deux détachements, l'un commandé par M. de 
Repentigny, et_/^ commandais le seconde 

" Le 24 février, l'hôpital de Montréal brûla. Le 28, M. 
de Callîères fit assembler tous les principaux habitants 
dans la paroisse, où chacun fit des offres pour le réparer. 
On me chargea de la conduite des truvaux." 

Rapprochons maintenant cet article de celui que nous 
lisons dans la vie de Mlle Mance, où il est dit : 

" Après l'incendie de l'Hôtel-Dîeu de Montréal, M. 
Gédéon de Catalogne vint au secours de cette communauté 
si éprouvée. Architecte habile, il prépare les plans du 
nouvel édifice, dirige les hommes pour la préparation des 
bois nécessaires au rétablissement de l'Hôtel-Dieu, et. 
conjointement avec M. Pothîer, marchand de Montréal, 
est chargé de la direction des travaux, par une délibéra- 
tion prise dans une assemblée générale des citoyens pré- 
sidée par M. de Callières. 

" Ces deux messieurs s'acquittèrent de cette commis- 
sion honorable avec toute l'activité qu'on pouvait attendre 
de leur parfait dévouement." { 

{Vie de Mlle Mance, tomç II, p. 130.) 

M. de Catalogne se distingua comme ingénieur civil. 
Il dirigeait en 1714, les travaux de la redoute du Cap- 
au-Diamant et du Château Saint-Louis. Plus tard, il 
présidait à l'exécution des travaux de fortification de 
Louisbourg. C'est dans cette ville qu'il décédait le 
5 janvier 1729. 



. 1690. 73 

Son fils, Joseph, né à Montréal en 1694, épousait en 
1733, Charlotte Dubuîsson. Il est Tauteur d'un traité sur 
l'aiguille aimantée, qui lui valut un fauteuil à F Académie 
des sciences de Paris. Il fut aussi décoré de la croix de 

Saint- Louis. 

Ses descendants passèrent à la Martinique, où ils ont 
fait souche, {yoir Etude sur une famille canadienne, par 
l'abbé C, Tanguay, Mémoires de la Soc. Royale du Canada^ 
tome II, pp. 7 et suivantes), 

OCTOBRE- 

Le 23.-^Ont été inhumés les sieurs de Clermont, lieu- 
tenants, et Joseph- de la Touche, tous trois massacrés 
dans le combat qui fut livré le 18 octobre 1690, par nos 
ennemis les anglais, où les susdits décédés donnèrent leur 
vie pour soutenir leur religion et leur patrie. 

{^Reg\ de Beauport) 

DÉCEMBRE. 

Le 3. — On lit dans les registres de Laprairie de la 
Madeleine, l'article suivant : 

Ce 3™* de décembre 1690, je, prêtre missionnaire sous- 
signé, certifie avoir été chercher dans le bois, le reste des 
ossements de feu Bourbon, habitant de cette paroisse, et' 
d'un autre qu'on n'a pu savoir qui il était, tant il avait été 
défiguré par les Iroquois. On croit que c'est un soldat de 
M. le chevalier Degrais nommé Lamothe, qui furent tués 
l'un et l'autre le 4 septembre de la susdite année, dans 
l'attaque que l'on donna à la fourche de la Prairie de la 
Madeleine, avec Jean Duval, Jean Barault, habitans de 
cette paroisse ; Latreille, Beaulieu, Larose, D'Auvergne, 
soldats de M. le chevalier Degrais. Nous avons donné la 
sépulture aux susdits ossements de Bourbon et de 
Lamothe, ce 3me, comme nous avions fait aux corps de 
Barault et Jean Duval, le 4 et 5 septembre, dans le cime- 
tière dé la dite paroisse, les autres ayant été enterrés 
avant mon arrivée, le jour du combat. 

En foy de quoy j'ai soussigné, 

L. Geoffroy, Ptre. 



74 



1690-1691. 



CoHîn, interprète, a été brûlé avec Laboessîère, par 
les Iroquoîs. 

{^Extrait du Recueil de Gédéon DeCaialogne.) 

Gabriel Bouat, âgé de 19 ans, est fait prisonnier des 
Iroquois, et meurt de la petite vérole, {Idem.) 

De 1690 à 17c», un grand nombre de jeunes anglais 
et anglaises captifs des sauvages, et rachetés par les 
familles canadiennes, se font baptiser. Les noms d une 
grande partie de ces néophites se trouvent enregistrés 
dans le Dictionnaire Généalogique, tome I, pages 8, 
9 et 10. 

Le chiffre de la mortalité causée par la guerre a été 
très élevé. 



1681 

1682 

1683 

1684 

1685 

1686 , 

1687 , 

1688 

1689 

1690 

Total 

De 1608 à 1690 



Mariages. 



73 
62 

76 

70 

80 

107 

«3 

144 

140 
104 



979 



2,561 



Naissances. 



456 
482 

494 

437 
419 

436 
482 

434 
482 

510 



Décès. 



4,632 



",773 



133 
120 

146 

169 

130 
120 

47 ï 

273 
220 

181 



',963 



3.570 



Excédant. 



323 
362 

348 
268 
289 
316 
II 
161 
262 

329 



2,669 



8,203 



JANVIER (1691). 

Le 9. — Dans le registre de la Pointe-aux-Trembles de 
Montréal, on trouve la note suivante : 

"Au baptême de Claude, le 9 janvier 1691, fils de 
Pierre Payet dit Saint- Amour, caporal de M. de Lamothe, 
et de Louise Tessier ; Tenfant est dit posthume parce 
que Ton supposait le père massacré par les Oneyouths. 
Il avait été fait prisonnier et donné à cette nation, le 
2 juillet 1690, dans l'attaque du fort de la Coulée, une 



N 



lôgi. 75 

lîeue plus bas que 1 église de la Poînte-aux-Trembles de 
Montréal." 

Ayant obtenu sa liberté, il revint dans sa famille dans 
le cours de Tannée 1693, et fit baptiser son fils Jacques, 
le 17 juin 1694. 

{Rej. de la Pointe-aux- Trembles^ Montréal!) 

m 

MAI. 

Le 21. — Bénédiction dune cloche nommée "Marie- 
Jeanne." Elle a coûtée deux cents livres. M. Guybert 
de la Saudrays, curé, préside à la cérémonie. 

{Re£\ de Boucherville.) 

JUIN. 

Le 27. — Ont été inhumés : J.-Baptîste Gourdon dît 
Lâchasse, marguillier en charge,^'^ ; René Huguet,^'^ ; Jean 
Guignard dit L'Espérance ; Jean Marin dit Latreille^^^ ; 
Pierre Blondeau dit Lajeunesse^*^ ; Joseph Jean dit 
Lagiroflée.^^^ 

Ces habitants allaient cercler leur blé quand les Iro- 
quois embusqués les massacrèrent. {Reg. de Lachine.) 

AOUT. 

Le II. — A lieu la sépulture de Pierre Pinguet de 
Montîgny, âgé de 33 ans, époux de Catherine Têtard, 
tué par les anglais, au combat de Laprairie. 

{Reg. de Montréal.) 

Pierre Soumande, sieur de TOrme, était lieutenant sur 
le navire royal " Le Hazardeur," qui se trouvait dans le 
port de Québec le douze août. 

{Greffe de Duqtiet, Not. Royal) 

(i\ Agé de 47 ans et père de sept enfans. 

(2) Agé de 40 ans, beau-frère de Gourdon, et père de trois enfans. 

(3) Soldat de la Compagnie de M. Dumesnil. 
(41 " «* «* 

(5) " •• 



76 1691-1693. 

François Cibardin, marié le 9 juillet i6gi, toml>^ so 
le feu des anglais au combat de Laprairie. Av^c; 1 
tombaient aussi Pierre Cabassier, Nicolas Barbier, H— 01 
Ducharme, Jean Leber dit Duchesne, Pierre Ping^u^ 
Dosta, capitaine reformé, et huit autres comba.tta.r 
français. 

OCTOBRE. 

Le 16. — Armand-Louis Delorndarce, baron c3e / 
Hontan-Herlèche, chevalier de l'ordre de N.-D. du A'Iont 
Carmel, et capitaine d'un détachement de la marine, etaj 
parrain à Québec. {Reg. de Québec.) 

NOVEMBRE. 

Le 27. — Le nouveau cimetière de Montréal est ou ver , 
ce jour par la sépulture de Charles Forestier, enfani 
d'Etienne Forestier et de Marguerite Lauzon. , I 



JUILLET (1692). 



çats, ur.f 



»> 



Le 22. — Dans une rencontre avec les Français 
nombreux parti d'Iroquois massacre trois officiers : 

Jean-Bte LeGardeur de Montesson, âgé de 26 ans, filsj, 
de Jean-Bte DeRepentigny et de Marguerite NicoletJ 
De la Poterie''' ; Pierre De la Brosse,*'' et quatre soldats;! 
Pierre- Nicolas Jette, âgé de 23 ans*^' ; Lavallée'** ; ]o. 
chim DeBoucherville'^'; Vincent. 

AVRIL (1693). 

Le 19. — On a trouvé dans le bois, le corps de Pierre|( 
Moret, ancien domestique des Ursulines, âgé de 80 ans.!, 
Il était parfait chrétien. {Reg. de Quéàec.) 

(I) Leneuf de la Poterie, fils de Michel Leneuf, sieur de la Vallière, 

(3) Sieur de Bocage, lieutenant de la marine. 

(3) Fila d'Urbain Jette, de Montréal. 

(41 Menuisier, soldat de M. de St'Ours. 

151 Fils de Pierre Boucher, ancien Gouvemeur des Trois-Rivièrei. 

(L'Àutair.) I 



\ 



1693-1694. 77 

JUILLET. 

Le 5. — Un déplorable accident a lieu ce jour : Cathe- 
rine Dumets, âgée de 18 ans/'^ Jeanne Bisson, de 15 ans/'^ 
Madeleine Moisan, de 14 ans,^^ faisant une promenade en 
chaloupe, se sont noyées. {Idem.) 

Le 20. — Mgr. de Saint- Valier, au sujet des fondations 
par lui faites dans cette colonie, déclare qu'au cas que ce 
pays fut envahi ou détruit par les ennemis, ou autrement 
abandonné par les malheurs des temps, et qu'ainsi les 
choses pour lesquelles il a fait les dites fondations cessas- 
sent de subsister, il veut que luy et ses successeurs 
évêques disposent des fonds en telles autres œuvres 
pieuses que bon leur semblera, avec l'avis toutefois du 
ministre d'Etat, sous le département duquel sera alors 
le pays. {Gr^e de Genaple, Not. Royal.) 

JUIN (1694), 

Le 3. — A l'acte de baptême de Pierre Richaume,^*^ fils 
de Jacques Richaume et de Marguerite Gratiot, il est dit 
que le père est captif chez les Iroquois/^^ 

{Reg. de Repentigny.) 

OCTOBRE. 

Le 28. — Un document consigné dans les registres de 
Lachine à la date du 28 octobre 1694, se lit comme suit : 

" Ce jourdTiuî, vingt-huit octobre 1694, fête de Saint- 
Simon et Saint-Jude, en vertu de certain mandement de 
Mgr. l'illust. et reverendiss. évêque de Québec en date 
du 18 juin dernier, signé Jean, évêque de Québec, contre- 
signé par son secrétaire Trouvé, et scellé du sceau de ses 
armes, suivant les publications et annonces que nous 

(i) Fille de Jean et de Jeanne Redié. 

(2j *< Michel Buisson, de St-Cosme. 

I3) " Pierre Moisan, pilote, et de Barbe Rotteau. 

{L auteur.) 

(4) On retrouve ce Pierre Richaume établi en Louisiane en 1724. 

[Recens, delà Lettisiane, Z724.) 

(5) Il est racheté plus tard, et revient dans sa famille. 

^ [Re^. de Repentigny») 



/ 



78 i694- 

avons faîtes aux prônes par deux dimanches consécutifs, 
nous, Pierre Rémy, curé de la paroisse des Saints-Anges 
de Lpchine, en Tîle de Montréal, nous sommes transpor- 
té, à Tissue de la messe de paroisse, aux lieux où avaient 
été enterrés les corps de plusieurs habitans de cette 
paroisse, tant hommes que garçons, femmes et filles, le 5 
août 1689, que les castes, maisons et granges furent 
prises, saccagées et brûlées par les Iroquois, pour les 
exhumer et transporter dans le cimetière, ce qui n'avait 
pu être fait plus tôt, tant par les incursions des Iroquois 
qui ont été fréquentes depuis ce temps, que parce que 
leurs chairs n'étaient pas encore consommées, et pour les 
transporter et les enterrer dans le cimetière de cette 
paroisse, ce que nous avons exécuté en la présence de 
plusieurs de nos paroissiens. 

i^ Près la maison de Lalande, était le corps de Jean 
Fagueret dit Petitbois, où ayant fait des fouilles avec des 
pioches proche une grosse roche, nous avons trouvé tous 
ses os, toutes les chairs étant consommées, lesquels nous 
avons fait lever de la terre. 

2° Sur l'habitation de feu Jean Mîchau,^'^ nous avons 
trouvé les os du dît Jean Michau, et de son fils Pierre, 
âgé de 15 ans, et d'Albert Boutin, de 18 ans,^'^ fils de sa 
femme. 

3*^ Sur l'habitation de feu Noël Charmois dit Duples- 
sis,^^ nous avons trouvé les os du dit Charmois et d'An- 
dré Danis dit L'Arpenty, tués et brûlés. 

4° Sur l'habitation d'André Rapin, nous avons trouvé 
dans un creux, cinq têtes, dont une de Perinne Filas- 
treau,^*^ femme de Simon Davaux dit Bouterain, avec ses 
os ; une et ses os, d'un garçon qu'on dit être un soldat ; 
deux têtes d'enfans et leurs os, et la tête de Marie 
Cadieu, femme d'André Canaple dit Valtagagne,^^^ dont] 

(1) Son véritable nom est Michel, époux de Marie Marchesseau, veuve de Pierre 
Boutin. 

(^Vauteur,\ 

(2) C'est une erreur, Albert Boutin avait 24 ans, étant né le 7 septembre 167a 

(3) C'était un vieillard de 69 ans. 

(4) Fille de René Filastreau, née en 1663, et mariée en 1677. 

(5) Tonnelier, marié depuis un an seulement avant le massacre- 



-^ 



1694. 79 

les os furent trouvés dans une fosse, au pîed du grand 
bastion du fort Rolland. 

Nous avons fait aussi lever de terre, sur le bprd de 
Feau, une partie des os de deux soldats, tués le 6 août 
1689, dans le combat que les Iroquois livrèrent aux 
Français entre le fort de Téglise et le fort Rolland, n'ayant 
pu faire exhumer le reste des os à cause du débordement 
des eaux qu'il fait à présent. 

5® Nous avons envoyé six hommes par delà de la 
petite rivière de la Présentation, sur^ l'habitation de feu 
René Chartier,^'^ où lui et ses deux fils,^'^ et un petit sau- 
vage, leur esclave, de la nation des Panis, avaient été 
tués par les Iroquois, le 5 août 1689, et où plusieurs per- 
sonnes nous ont, depuis leur mort, rapporté avoir vu sur 
la terre leurs têtes et leurs os ; mais les herbes ayant crû 
depuis ce temps, ils n'ont pu en rien trouver,^^ et le soleil 
étant prêt de se coucher, nous nous sommes retirés, 
ayant fait mettre ces os dans un bateau que nous avons 
été recevoir, avec le surplis et Tétole noire, au son de la 
grosse cloche, accompagné d'acolytés en surplis, portant 
les chandeliers, la croix et l'eau bénite, et chantant les 
psaumes suivant la coutume de la sainte Eglise ; et les 
ayant fait couvrir du drap mortuaire, nous les avons fait 
porter et mettre en dépôt en l'église pour en faire, le len- 
demain, l'inhumation dans le cimetière : ce que nous fimes 
avec grande solennité, après avoir dit, dessus les os, une 
grand'messe de leur anniversaire, et fait tout le service 
avec offrande de pain et de vin. 

Et de ce que dessus, avons fait et dressé le présent 
procès-verbal pour servir et valoir en temps et lieu, que 
nous avons signé et fait signer par André Rapin et Jean 
Paré, anciens marguilliers, et Guillaume Daoust, chantre 
de cette église. 

Suivent les signatures : André Rapin, Jean Paré, Guil. 
Daoust, et P. Rémy, curé. 

(1) Avait 76 ans lorsqu'il fut tué. Il était marié à Marguerite Delorme. 

(2) Uaîné, appelé François, avait i6 ans, l'autre, dont le nom n'est pas donné, 
pouvait avoir 15 ans. 

(3) Le 23 mai 1701, nous avons enterré dans cette église une partie des os de feu 
Kéné Chartier que nous avions fait lever sur son habitation. 

P. RÉMY, curé. 






8c 1 694-1 696. 



( 



A l'égard des corps de Vincent AIîx dit Larosée, à^ 
Marie Perrin, sa femme, et une partie de leurs enfans que; 
les Iroquois brûlèrent dans leur maison le 5 août 168a 
on n'y a rien trouvé, le feu ayant consumé les chairs 
et les os. 

Madeleine Boursier, enfant de onze mois, fut aussi tuée 
et noyée le 5 août 1689, parles Iroquois, et ses os furen: 
inhumés le 3 1 octobre 1 694. {Reg: de Lachine.) 

AOUT (1695.) 

Le 12. — Sépulture, à Boucherville, des corps de Jean 
Deniau, âgé de 65 ans, et d'Hélène Daudîn, sa femme, 
âgée de 49 ans, tous deux tués par les Iroquois. 

{/^eg-. de Boucherville) 

Le 22. — Sépulture de Mathurin Richard des Sablons, 
époux de Jeanne Bertaut, tué par les Iroquois, {Idem) 

SEPTEMBRE. 

Le 29. — Sépulture de Christophe Février, âgé de 4; 
ans, époux de Claire Françoise Gautier, tué par les 
Iroquois. {Idem) 

OCTOBRE. 

Le 16. — La paroisse de Boucherville avait pour Maître 
d'Ecole J.-Baptîste Bau dit Lallouette, âgé de 41 ans, 
époux d'Etienne Loré. {Idem) 

AVRIL (1696). 

Le 3. — Toute la population de Montréal est présente 
au supplice du feu auquel sont condamnés quatre Iroquois, 
qui ont reçu le baptême quelques instants auparavant. 

{Reg. de Montréal) 

Dans la collection des lettres inédites de 1 701, que j'ai 
parcourues, je trouve : 

" Au moment où j'arrivais à Montréal pour la première 
\- fois, ce fut par la porte Saint- François. J'y aperçus un 



1696. ^ 81 

homme de mon pays qui venait au-devant de moy pour 
m embrasser, ce qu'il fit, et après quelques compliments 
il m'apprit qu'il était de notre compagnie. Comme nous 
étions à parler ensemble, il s'aperçut que j'estais fort dis- 
trait à cause d'une grande populace que je voyais dans 
la place des Jésuites. 

Là-dessus, mon nouveau camarade me dit : ma foy, 
vous arrivez bien à propos pour voir brusler quatre Iro- 
quois vifs : avançons, continua- t-il, jusqu'aux Jésuites, 
nous verrons mieux. C'était aussi devant leur porte où 
devait se passer cette sanglante tragédie. Je m'imaginay 
d'abord qu'on allait jeter ces misérables dans le feu ; mais 
regardant de tous côtés, je n'apercevais aucun bûcher 
pour le sacrifice de ces victimes ; j'interrompis ce nouvel 
amy au sujet de plusieurs petits feux que je voyais en de 
certaines distances les uns des autres ; il me répondit : 
patience, nous allons bien rire. Il n'y avait cependant pas 
à rire pour tout le monde. On amena ces quatre hommes 
sauvages, qui étaient frères, et les plus beaux hommes 
que j*aye vus de ma vie, ensuite les Jésuites les bapti- 
sèrent et leur firent quelques légères exhortations, car à 
parler franchement, de plus, ce serait laver la teste d'un 
mort. Cette sainte cérémonie étant finie, on les prit et on 
les sacrifia à des supplices dont ils sont les inventeurs. 
On les lia tout nuds à des poteaux enfoncés de trois à 
quatre pieds en terre, et là, chacun de nos sauvages alliés, 
ainsi que plusieurs français s'armèrent de morceaux de 
fer rouge avec lesquels ils leur grillèrent toutes les parties 
idu corps. Ces petits feux que j'avais vus servaient de 
! forges pour faire rougir ces abominables instruments avec 
quoy on les faisaient rôtir. Leur supplice dura six heures, 
pendant lesquelles ils ne cessèrent de chanter des exploits 
de guerre, en buvant de l'eau-de-vie qui passait dans 
leurs corps aussy vite que si on l'eût jettée dans un trou 
fait en terre. Ainsi finirent ces malheureux, avec une 
constance et un courage inexprimable. On m'assura que 
^ ce que je voyais n'estait qu'un faible échantillon de ce 
qu'ils nous font souffrir quand ils nous ont fait prisonniers. 



X) 



%«. «t «t 



82 1^96-1698. 

AVRIL. 

Le 30. — Un jeune anglais captif des sauvages, et 
racheté par M. Pachot, est baptisé ce jour, sous le nom 
de François Philippe. {Reg.de Quéôee.) 

Pendant cette année, le missionnaire de la Côte de 
Lauzon faisait les baptêmes à Villieu, dans la maison de 
Pierre Lambert, habitant du lieu. {Idem.) 

AVRIL (1697). 

Le 23.— Un jeune homme de 22 ans, nommé Pierre 
Hogue, natif de Montréal, s'est noyé à la Pointe-aux- 
Trembles, et son corps retrouvé a été de suite inhumé* 

{Reg. de la Pointe-aux- Trembles, Montréal.) 

SEPTEMBRE. 

Le 8. — Un vaisseau du Roy, arrivé ce jour, apporte à 
Québec la fièvre pourpre qui fait un grand nombre de 
victimes, au nombre desquelles on compte une religieuse 
hospitalière dite Sainte- Agnès,^'^ qui s'était dévouée au 
service des malades/'^ Elle fut inhumée le 29 oct. 1697. 

j {^^g- ^ Québec) 

OCTOBRE. 

Le 24. — Guillaume Page, fait baptiser trois jumelles. 
C'est la première fois que les registres de Québec pré- 
sentent un cas semblable. {Idem.) 

JUIN (1698). 

Le 9. — Un enfant natif de Jersey, appelé Thomas 
Williams, avait été pris par les anglais, à Tâge de deux 
ans. Repris douze ans plus tard par les Français à Plai- 
sance, en 1696, il fut placé chez M. Boucher de Montbrun. 

(I) Angélique Tibierge, âgée de 20 ans. Elle était fille d'Hypolite Tibierge, 
marchand de Québec, et de Renée Hervé. — iV auteur.) ' 

|2) En 1740, le vaisseau du Roy *' Le Rubis" ayant plus de 400 soldats et mate- 
lots, est infecté par la même fièvre pourpre. L'Evêque de Québec, Mgr. de Laube- 
rivière, en fut la victime. — {V auteur.) 



1 698-1699. 83 

Xie 9 juin 1698, âgé de 14 ans, il reçut le baptême des 
mains de Mgr. de Saint- Valier, qui voulut être son par- 
rain, et le nomma Joseph. {Reg. de Boucherville.) 

Note. — Il est la tige des fianilles Ouilem de Boucherville. — {Vauteur.) 

AOUT. 

Le II. — Un jeune homme de 18 ans nommé Boulan- 
ger, s'est noyé en allant à Beauport. {Reg. de Québec.) 

SEPTEMBRE. 

Le 2. — François De la Forest, capitaine reformé, sei- 
gneur en partie des Illinois, vend à Michel Aco, la moitié 
de la partie au vendeur appartenant, dans le pays de la 
Louisiane, alias Illinois, donnée au sieur de Tonty et au 
vendeur par Sa Majesté, la dite vente faite pour le prix 
de 6000 livres, en castor, reçus au lieu dit Les Chicagou. 

(Greffe de Rageot, Not. Royal.) 

DÉCEMBRE. 

Le 17. — Gabrielle Louise Braquil, jeune anglaise de 
16 ans, est baptisée dans l'église des Ursulines. 

(Reg. de Québec) 

JANVIER (1699). 

Le 3. — ^Au registre de la paroisse de Montrjéal, se 
trouve la note suivante : 

" Je, François Dollier, Grand- Vicaire de TEvêque, 
déclare que jeudi soir, le i« janvier 1699, le nommé 
Letendre dit Saint-Thomas,^'^ de la compagnie de M. De- 
laChassaigne, et Marie Morin, veuve de feu Testu,^*^ me 
sont venu trouver dans ce séminaire, accompagnés de 
Jacques Morin, père de la dite Marie, et de Pierre Har- 

( 1 1 Thomas LeTendre, âgé de 24 ans, était natif de Grimbouville, diocèse de 
Rouen. 

(2) Marie Morin, âgée de 32 ans, fille de Jacques Morin et de Louise Gamier, 
avait épousé à Page de douze ans, en lères noces Jacques Vigor, le 16 août 1679. Ce 
mariage ayant été déclaré nul le 15 juin 1695, elle épousait en 2des noces, le 23 du 
même mois, Jean Bouteiller dit Testu, de Tlle de Rhé. Veuve le 4 octobre 1698, 
elle épousa, trois mois plus tard, Thomas LeTendre. 



T 



84 1699. 

douin, beau-frère de la dite Marie, du nommé Lamon- 
tagne, habitant de cette paroisse, et de Lafleur, de la com- 
pagnie de DelaChassaigne, et que le sus-nommé Saint- 
Thomas m'a dit qu'il me déclarait, en présence des dits 
quatre témoins ci-dessus nommés, prendre pour son 
épouse, Marie Morin, présente, et Marie Morin a déclaré 
ensuite prendre pour son époux, le dit Saint-Thomas, en 
présence des mêmes quatre témoins, nonobstant ce que 
je leur aurais pu dire en pouvoir arriver, le dit Saint- 
Thomas s'exposant à tous événements, pourvu qu'ils se 
pussent marier, à quoi j'avais fait des difficultés, a cause 
de M. le Gouverneur et de M. DelaChassaigne, qui 
auraient peine à consentir; or toutes ces choses ainsi 
faites, omettant toutes les cérémonies non nécessaires de 
l'Eglise, par considération, et ne prenant pas même le 
surplis, je me suis contenté de leur dire : " Ego conjungo 
vos " leur faisant le signe de la croix ; ce que j'ai fait, etc. 

Fait au Séminaire, ce 3 janvier 1699, 

FÉVRIER. 

Le 32. — On trouve un acte de baptême fait par le frère 
Guillaume Bulfeau, récollet, dont le nom ne se rencontre 
nulle part ailleurs. {Reg. de VarenTies.) 

MAI. 

Le 5. — Un sergent nommé Dufeu s'est noyé à Québec. 
(/?^. de Qtteéec.) 

JUILLET. 

Le 16. — Une jeune femme de Beauport, Marguerite 1 
Chapleau, épouse de Noël Marcou, s'est noyée et a été 
inhumée ce jour à Beauport. Elle n'était mariée que 
depuis huit mois. {Reg: de Beauport.) 

Le 1 7.^— Sépulture d'André Parant, âgé de trente-sept 
ans, noyé à Beauport. Fils de Pierre Parant venu du 
Perche, il avait épousé en 1692, Marguerite Côté. 

{Idem.) 



1 699-1 700' 



85 



OCTOBRE. 

Le 10. — Claude de Ramezay, ci-devant Gouverneur 
les Troîs-Rivières, et Charlotte Denis, sa femme, ven- 
dent à Mgr de Saint- Valier, évêque de Québec, quarante- 
deux toises et quatre pieds de terrain en largeur, sur 
:juarante-sept toises et quatre pieds, situé sur le Platon 
de la ville des Trois- Rivières, avec une grande maison 
k deux étages, et dépendances, plus la maison neuve, 
bâtie par les dits vendeurs en la dite ville, et dépen- 
dances, avec cinquante arpens de terre, moyennant vingt 
et un mille livres. {Greffe de Genaple) 



Excédant. 



1691 

1692 

1693 

«694 

1695 

1696 

1697 

1698 

«699 

1700 

Total 

De 1608 à 1700 



Mariages. 


Naissances. 


Décès. 


112 


539 


199 


98 


574 


165 


85 


583 


162 


157 


627 


196 


114 


650 


158 


138 


657 


143 


117 


721 


163 


186 


797 


213 


173 


83s 


463 


172 


907 


350 


i»3S2 


6,890 


2,212 


3»9i3 


18,663 


5.782 



340 
409 

421 

431 
492 

514 

558 

584 
372 

557 



4,678 



12,881 



JANVIER (1700). 

Le 17. — Le P. Bigot, baptise à Saint-Joseph de Lévis, 
un jeune anglais de 16 ans, natif de la Barbade, et esclave 
des Abénaquis, lequel avait été pris en guerre. Son par- 
rain, M. Raymond Martel, marchand, et sa marraine, 
Charlotte Charets, épouse d'Augustin LeGardeur de 
Courtemanche, lui donnent le nom de Philippe. 

{Reg. de Québec.) 

OCTOBRE. 

Le 18. — MM. de Callières et de Champigny écrivent 
en France annonçant la mort de Jolliet. 

La date précise de la mort de Louis Jolliet est restée 
inconnue. Quelques historiens l'ont placée entre 1698 



86 I700- 

et 1700; Dwight H. Kelton, dans ses " Annals of Fort 
Mackinac," page 33, publiés à Chicago en 1882, répète 
après Shea.que Jolliet mourut vraisemblablement en 1699. 
Dans une étude qui a pour titre " la Découverte du Mis- 
sîssipi," l'auteur place l'époque de la mort de Jolliet en 
1701, Cette incertitude sur la question a de plus en plus 
attiré l'attention des historiens. 

Dans son " Dictionnaire Généalogique," M. l'abbé 
Tanguay ayant affirmé positivement que l'illustre décou- 
vreur du Mississipi mourut en 1 700, entre mai et octobre, 
fut invité, par la voix des journaux, à faire connaître à 
tous ceux qui s'intéressent a l'histoire du pays, sur quelle 
autorité reposait son avancé. L'on ne connaissait qu'un 
document officiel au sujet de cette date tant contestée ; 
c'était la lettre que M. le chevalier de Callières et M. de 
Champigny adressaient conjointement de Québec en 
France, le 18 octobre 170», et dans laquelle fl est dit : 

"Lesieurjollietqui enseignait l'hydrographie àQuébec. 
étant mort, et les Pères Jésuites s'offiant d'en tenir unei 
classe, nous supplions Sa Majesté de leur en faciliter le| 
moyen en leur accordant les quatre cents livres par an, 
dont le sieur Joliet jouissait...." (Voir les cahiers de 
manuscrits à la bibliothèque du parlement fédéral, vol. IX 
de la 2' série, p. 66.) 

De son côté M. Margry, qui a donné une notice assez l 
étendue sur Louis Jolliet, écrit ce qui suit : " Les demièresl 
cartes qu'on trouve de lui (Jolliet) sont, une d'Anticosti, 
en 1698, et une autre du fleuve Saint- Laurent, adressée 
à M. de Villebois, le 23 octobre i6gg, Jolliet mourait 
quelques temps après, comme nous l'indique la lettre 
commune de AIM. de Callières et de Champigny, etc.' 
" Feu mon honorable ami, M. l'abbé Ferland, supposait 
qu'il était décédé tùins son i/e if An/ùûsit. Un document 
me permet de dire qu'il fut inhumé dans une des îles de 
Mingan, celle qui est située devant le Gros Mécatina." 

La réponse de M. Tanguay ne se fit pas attendre ; 

" Rappelons-nous, dit-il, que MM.de Callières et de 
Champigny écrivent à la date du 18 octobre 1700, que 
" Jolliet est mort." Consultez les registres de la paroisse 
de Notre-Dame de Québec, à la date du 4 mai 1 700. 



1700. 8; 

et vous trouverez parmi les témoins du mariage de 
J érôme Corda avec Anne Normand dit Brière, la signa- 
ture de " Jolliet, hydrographe du Roy." ^'^ 

** Donc Jolliet mourut entre le 4 mai et le 18 octobre 
1 700." 

Après cette démonstration, il n'y a plus de doute pos- 
sible. M. Tabbé Tanguay s'adressant à M. Margry, 
conservateur des archives du ministère de la marine, à 
Paris, et qui mentionnait un document d'après lequel 
J olliet fut inhumé dans une des îles de Mingan, celle qui 
est située devant le Gros Mécatina, continue : " En ce cas, 
il faudrait conclure que la mort de Jolliet eût lieu un 
temps notable avant le dix-huit octobre et peu de temps 
après le quatre mai, pour que MM. de Callières et de 
Champigny aient pu en avoir connaissance à Québec au 
milieu du mois d'octobre." 

Ceci était écrit en 1873, ^^ le document indiqué par 
M. Margry n'a jamais été publié. 

( I ) Extrait du Registre des baptêmes, mariages et sépultares de la paroisse de 
Notre-Dame de Québec, pour Tannée mil sept cent. 

** Le quatrième jour du mois de may de Pan mil sept cent, après avoir obtenu la 
dispense de Monseigneur PIU. et Révérend. Evesque de Québec, par un mandement 
signé de sa main et de son Secrétaire, et scellé de son sceau, de trois bancs de 
mariage, entre Jérosme Corda, fils de Isaac Corda et Janne, ses père et mère, de la 

Saroisse de St-£ustache, archevesché de Paris, d'une part, et Anne Normand, fille 
e Pierre Normand dit la Brière, bourgeois de la sus(tite ville de Québec, et de 
Catherine Normand, aussy ses père et mère, de cette paroisse et évesché, d'autre 
part ; ne s'estant découvert aucun empeschement, je, Françoy Dupré, curé de 
Québec, les ay marié, selon la forme prescrite par nostre mère la sainte Eglise, en 
présence du dit la Brière, père de l'épouse. Charles Normand, des sieurs Jacques 
Gourdeaux, Chambalon, notaire royal, Charles Chartier. Le dit la Brière a déclaré 
ne sçavoir signer ; les autres ont signé avec l'époux et l'épouse." 

Corda, Jolliet, hydrographe du Roy, 

Anne Normand, Hugrungek, 

Depeiras, Jean Jacques Depeiras» 

Chambalon, J. Langlois, 

Chartier, Baudoin, 

LePailleur, a. Delaborde, 

J. Thomas. 

« FRANÇOY DUPRÉ." 

Lequel extrait j nous, prêtre^ curé de Québec, soussigné, certifions être vrai et 
conforme au registre original, déposé dans les archives de la cure de Québec. 

Expédié à Québec, le trentième jour du mois d'octobre mil huit cent soixante- 
treize. 

J. AUCLAIR, Fire, Curé de Québec, 



I 



JANVIER (1701). 

Le 5. — Incendie de la maison de Jean- François Hamd, 

cultivateur de la paroisse de Sainte-Foye. Il a la douleurl 

de voir périr, dans les flammes, cinq jeunes enfans. j 

{Reg. de Sainte- Ft^e^ I 

FÉVRIER. l 

Le II. — Louis Marchand, établi à Lauzon, fait bapti- 
ser par M. Philippe Boucher, curé de Lévis, un jeune! 
esclave panis, âgé de huit ans, qu'il avait acheté. 

{Reg. de Z.évis) 
MARS. 

Le II. — Claire Bissot, veuve de Louis Jollîet, trans- ) 
porte à Charles Jolliet d'Anticosty, et à François Jolliet 
de Baucour, ses fils, la possession et jouissance de toutes | 
les parties à elle appartenantes dans toute l'étendue de 
Mingan et Anticosty. 

Dans la collection des lettres inédites déjà citées p. So, i 
on trouve la description de la ville de Québec dans les 
termes suivants : . 

" La ville de Québec, à mon arrivée (i 701), est située | 
à deux mille lieues de France. Elle est partagée en | 
haute et basse-ville, dans cette dernière demeurent les 
marchands et les gens qui trafiquent à la mer ; toutes les 
maisons y sont construites fort commodément, et bâties 
d'une pierre noire aussi belle et aussi dure que le marbre. 
Sa rade est défendue par une grande plate-forme qui est 
placée au milieu et qui bat à fleur d'eau, de façon que les 
vaisseaux ennemis ne pourraient pas y rester mouillés 
sans être fort maltraités, tant par le canon de cette plate- i 
forme que par celui d'un fort qui commande la ville et la 
rade sur un endroit des plus escarpés. 

De la basse-ville à la haute, il y a un chemin qui tourne 
imperceptiblement pour monter les carosses et les cha- 
rettes qui ont assez de peine à y monter, la haute-ville 
étant placée sur une hauteur extraordinaire. I 

La maison du vice-Roy ou gouverneur général est à îa I 
haute- ville, au lieu le plus éminent. Elle a cent vingt pieds 



I70I. 89 

de long, bâtie à deux étages avec plusieurs pavillons qui 
forment des avant et arrière-corps de logis, avec une 
terrace de quatre-vingts pieds qui regarde sur la basse- 
ville et sur le fleuve qui est au pied, d'où Ion découvre 
autant qu'on puisse le souhaiter. 

Le gouverneur-général qui demeure aujourdhuy dans 
ce château s'appelle monsieur le chevalier de Callières, 
cy-devant gouverneur de la ville de Montréal, à soixante 
lieues au-dessus de Québec. Ce seigneur est respecté, 
aymé et chéry autant des français que des sauvages, qui 
le regardent, les uns comme les autres, comme Te père 
commun de tous ceux qui habitent en Canada. C'est à 
luy que nous avons l'obligation de toutes les fortifications 
du pays qui ont été conduites par ses soins. Toutes les 
personnes de distinction demeurent aussi à la haute- ville. 

Il y a un évêque et des chanoines dont le chapitre est 
quelque chose de finy : il y a aussi un beau séminaire et 
plusieurs églises, entre autres celles des Jésuites et des 
Récollets sont les plus belles : cette dernière est en face 
du château et passe pour la plus moderne du pays : le 
cloître de ces bons pères est vitré, partout des vitres 
peintes des armes de plusieurs bienfaiteurs de cette 
maison. Il n'y a que l'Intendance qui est mal placée 
dans un fond près de la petite rivière. 

La ville, haute et basse, est située entre deux grosses 
montagnes, l'une plus haute que l'autre. L'une appelée le 
Cap-aux- Diamants, parcequ'il s'y en est trouvé une quan- 
tité extraordinaire dans les rochers dont la bçauté n'en 
cède rien aux vrays diamants, il n'y a que la dureté qui 
luy manque : l'autre montagne, appelée le Saut-au- Mate- 
lot, ainsi nommée, parce que, pendant les premiers jours 
de l'établissement des français en cette colonie, il y eut 
un matelot qui, s'étant trop approché du bord, se précipita 
du haut en bas malgré luy. Autour de cette dernière 
montagne il y a une petite rivière qui tourne vers l'In- 
tendance." 

AOUT. 

Le 3. — En ce joui' a lieu, dans l'église de Montréal, la 
sépulture du chef des Hurons que les historiens ont 



)^ 



90 1 701-1702. 

appelé Kondiaronk. Ce chef est une des plus belles 
figures de la nation huronne. Doué d'une haute intelli- j 
gence, il conduisait avec prudence et sagesse toutes les 
affaires de sa nation. 

Il mourut dans des sentiments très chrétiens après unt 
harangue qu'il avait prononcée dans une assemblée des 
nations alliées, réunies à Montréal. ' 

Sur sa tombe, on grava cette courte inscription ; " Cy 
git Le Rat,chef Huron"^^^ {Ferland, tome II, p. 35.) 

Le 30. — La seigneurie du fief Saint-Luc, rivière du 
Sud, appartenait à Madeleine Morin, veuve du notaire 
Gilles Rageot, et à sa nièce Marie-Anne Morin-Roche- 
beile, épouse de Jacques Pinguet de Vaucour. Elles 
concèdent à Guillaume Blanchet une terre de cinq arpents 
sur quarante. {Greffe de Charles Rageot, ^o^oiO. 1701.J 

JANVIER (1702). 

Le 6. — Jean Gautier faisait baptiser aux Kaskakias, son 
premier enfant, appelée Marie. Fils de Pierre Gautier et 
de Charlotte Roussel, Jean avait épousé Suzanne Capei- ] 
8svec8e, et lui-même portait le nom de Sakingoara. 

{Reg. des Kaskakias.) 

JUIN. I 

Le 19. — L'église en pierre, bâtie dans la paroisse de la ' 
Pointe-aux- Trembles de Québec, est bénite et ouverte 
au culte. {Reg. de la Pointe-aux- Trembles, Québec^ 

NOVEMBRE. 1 

Le 3. — Le sieur de Sarazin était le seul unique médecin 
du roy dans toute la Nouvelle- France. Ses appointements 
n'étaient que de 600 livres par an, sans aucune rétri- 1 
bution de la part de ses patients. 

{Lettres des sieurs de Callières et de Beauhamois.) 

1 1) Kondiaronk est bien le nom sous lequel nos historiens distinguent ce ch^T ' 
célèbre ; mais si l'on consulte l'acte de sa sépultura, nous trouverons que son véri- 
table nom est Gaspard Soiaga dit LeRat. Il était chef des Hurons de Michillimac- 
kinac, et i. son dic*s il était âgé de soiKante-quinïe ans. {L'AuUur.) 



1 702-1703. 91 

NOVEMBRE. 

Le 29. — Mariage de Louis LePoupet de Saint- Aubin, 
chevalier sieur de la Boularderie, enseigne de vaisseau, 
et Madeleine Melançon. {Reg. de Port-Royal) 

DÉCEMBRE. 

Le 5. — A eu'lieu la sépulture de Marie-Anne Leneuf, 
veuve de Messire René Robineau, baron de Portneuf, 
dans Téglise des RR. PP. Récollets. (Reg. de Québec.) 

Le 23. — Le chirurgien de Port-Royal était Jacques 
Pontif. 

La petite vérole (la picote), fait beaucoup de victimes 
à Québec et dans un grand nombre de paroisses, durant 
les années 1702 et 1703. 

J703. 

Un français, Laurent Dubosq, natif de Saint-Maclou, 
diocèse de Rouen, Normandie, avait épousé à Québec, 
en 1662, Marie- Félix, huronne, fille de Joachim Arontio, 
de la bourgade de la Conception, et premier chef huron 
fait chrétien par le Père de Brébeuf. 

De ce mariage naquirent quatre garçons : Joseph, Jean, 
Laurent et Philippe, et deux filles. L'une, Marie-Anne 
devint religieuse Ursuline, dite Sainte Marie-Madeleine, 
l'autre Louise-Catherine, mariée à Jean Riddé, compte 
parmi ses descendants les familles Viger, de Montréal. 

C'est très probablement le fils de Joseph Dubosq, métis 
marié à une française qui devient le héros du drame 
épouvantable que nous trouvons relaté dans la lettre 
suivante *: 

Extrait d'une lettre écrite, en 1703, par M. D**^^ à son 
frère, religieux franciscain. 

" Il arriva à Montréal peu de jours après mon arrivée, 
un homme dont l'histoire paroitra plutôt de la fable que 
de la vérité, on le nomme Dubosq.^'^ Il est fils d'un sau- 
vage et d'une française. C'est un guerrier d'un grand 

(I) Tetit fils de Laurent Dubosq. 



I703- 



1 



courage et d'une force extraordinaire, qui a toujours éM 
redouté comme le plus Ber partisan du pays. Il avait étt 
pris prisonnier par les Iroquois depuis un certain temps.'' 
et il attendait toujours le moment fatal où il devait estre^ 
brûlé vif. Comme il se trouva un jour à la chasse en h 
compagnie de huit guerriers et deux femmes, ils luvi 
firent feste qu'ils devaient cabaner en un endroit oij il y 
avait une bonne cache d'eau-de-vie. En effet, ils arri- 
vèrent à ce précieux dépost, comme ils l'en avaient assuré : 
mais ces pauvres sauvages ne sçavaient pas que cette 
feste donnerait lieu à une sanglante expédition. Ayant 
donc bien soupe tous ensemble, ils se mirent à chanter e: 
à boire à leur ordinaire, qui est d'avaler l'eau-de-vie plus 
facilement que nous ne faisons le vin, dans nos plus 
grandes parties de plaisir. Ils invitèrent le prisonnier à 
les imiter dans leur débauche. Dubosq leur marqua si 
reconnaissance en buvant quelques coups de la liqueur 
qui leur coûta bien cher ; ce fut là qu'ils le regardaient 
comme une victime preste d'estre immolée à la ragel 
qu'ils portent à leurs ennemis ; ce fut, au contraire, luy 
même qui se proposa de les occir ou de périr à la peine,! 
ce qui luy était inévitable ; mais en ce moment, étant tous 
camarades de plaisirs, ils chantaient des chansons sur les 
victoires qu'ils avaient remportées sur leurs ennemis, et 
s'en donnaient à cœur joie; car ces peuples ont cela de 
bon qu'ils sont tout au divertissement quand ils le pren- 
nent, et en récompense, plus sobres que tout le reste des 
hommes, quand il est question de guerre ou de chasse; 
cette cachette d'eau-de-vie en est la preuve, puisqu'ils ne 
la visitaient qu'au retour de deux expéditions militaires, 
où ils avaient fait des merveilles. Ces infidèles gardent, 
pour loy inviolable, de serrer ainsi leurs boissons et autres 
vivres, quand il est nécessaire, ne portant autre chose que 
leur fusil, hache, couteau, casse-tête, poudre et plomb, 
avec leur carcoîs garni de flèches, aymant mieux jeûner 
sept ou huit jours ou plus, s'il le faut, que de porter la 
moindre chose qui pourrait leur estre contraire ou leur 
porter le moindre préjudice. 

(i) Dubosq, dans un combat contre les Mahinganx et Agnien^ tombe dam u<« 
embuscade pris d'Onu^e. De seize, dix furent tués : Dubosq et dois autres, blessi^ 
et conduits à Orange. {CÀarlevûU, livre XVl, p, 199, j 



1703. 93 

Quand îls eurent la teste bien échauffée de cette bois- 
son, et des chansons de prouesses de guerre, où ils 
dénombrent les guerriers qu'ils avaient tués ou bruslés, 
quelques-uns d'eux commençaient desjà à se livrer dans 
les bras du sommeil pendant que ceux qui soutenaient 
mieux la gageure, forçaient toujours Dubosq à boire ; mais 
par malheur pour eux, n'ayant jamais eu l'usage de la 
chandelle, ils n'avaient point d'autre clarté dans leur 
cabanne que celle que le feu leur procurait : ainsi, ils ne 
purent pas s'apercevoir que Dubosq, quoyque fort enclin à 
boire, n'avalait pas l'eau-de-vie, et qu'après l'avoir portée 
à sa bouche qu'il la laissait couler le long de son estomac. 
Ainsi, par ce moyen, il resta de sang-froid pendant que 
les autres s'enyvraient parfaitement, de sorte que vers la 
moitié de la nuit, il n'y avait plus qu'un de ces guerriers 
qui ne dormait pas, et qui buvait tout seul ; mais l'instant 
d'après, il fut pris comme les autres. 

Pourras-tu croire ce que fit Dubosq ? Après s'être bien 
assuré que ces dix personnes dormaient véritablement, il 
tint un conseil secret avec luy même pour résoudre s'il 
profiterait de sa liberté, en se sauvant simplement, ou 
I bien s'il envoyerait ces gens-là au pays des asmes. C'est 
[ainsi qu'ils parlent : enfin il se détermina à cette dernière 
résolution; néanmoins, en donnant la vie aux deux femmes, 
comme par un espèce de mépris, en les regardant indignes 
de sa colère. 

Il commença par les attacher toutes deux ensemble, 
prévenu qu'il estait, qu'ayant la teste plus petite que les 
hommes, elles devaient estre bien ivres, et plus diffi- 
ciles à réveiller. Il les lia donc ainsi, ensuite il prit en 
main deux gros tisons enflammés, avec lesquels il regarda 
la contenance de ces gens-là, et ne doutant plus de leur 
sommeil, il s'arma d'une forte hache, avec laquelle il les 
fSalua chacun, les uns après les autres, d'un grand coup 
sur la teste, et cela d'une vitesse extraordinaire, de façon 
|que celuy qui remuait le premier était servy de deux ou 
jtrois coups de hache qui le mettaient à mort, il acheva 
^insi cette boucherie, et l'expédition entièrement finie, il 
voulut réveiller les deux femmes, toutefois, sans leur faire 
bucun mal ; mais il ne put jamais y parvenir : ainsi, étant 
lassé de les tourmenter, il prît le parti de passer la nuit à 
lumer sa pipe, à la vue d'un si horrible spectacle. 



94 I703- 

Le lendemain matin, au réveil dé ces deux dames sau- 
vagesses, il ne manqua pas de leur faire apercevoir qu'elles 
estaient veuves, et devenues ses esclaves, et enfin qu'il 
leur accordait la vie, à condition qu'elles porteraient 
témoignage à la vérité : conditions qu'elles accordèrent 
avec toute la résignation possible ; mais au surplus, elles 
sçavaient bien que cette scène sanglante n'estait pas 
encore finie, et qu'il y manquait la oemière couche du 
portrait de l'inhumanité. Il est bon, mon cher frère, que 
tu apprennes que, quand ces gens-là ont tué quelqu'un 
sur la place, ils en apportent toujours la preuve, qui est 
selon eux, un trophée qui prouve au juste leur valeur et 
leur courage; cette indigne marque est la chevelure 
humaine qu'ils enlèvent aussi facilement de dessus la 
teste d'un mortel, qu'on peut faire la peau d'un lapin. Ils 
coupent la peau de la teste jusqu'à l'os en commençant 
au milieu du front, en tournant la main par derrière 
l'oreille en suivant de mesme jusqu'à l'endroit où ils ont 
commencé, et après quelqu'effort de main pour commen- 
cer à découvrir le crâne, ils posent la teste à la renverse 
sur leurs genoux, et sans quitter cette peau, elle vient 
aussi facilement qu'un gand qu'on veut tirer de la main: 
après quoy, ils la cousent autour d'un petit cercle d ozier. 
la préparent et la passent du costé où il n'y a point de che- 
veux, tout aussi facilement qu'ils font d'une autre peau de 
quelqu'animal, et pour finir cet horrible chef-d'œuvre de 
cruauté, ils les peignent ensuite avec du vermillon, et 
étant attachées à des cercles d'ozier, comme j e viens de 
le dire, ils les mettent au bout d'une grande baguette de 
dix à douze pieds de haut. 

Pour en revenir à notre vainqueur, après qu'il eut em- 
ployé le temps qu'il fallait à tout cela, il prit d'une main 
ces chevelures, et de l'autre, les deux femmes liées 
ensemble, qui ne se faisaient pas prier de marcher ; il lesj 
mena ainsi jusqu'aux portes de Montréal, où s' estant' 
arrêté suivant l'usage ordinaire, il fit des cris de mort au 
nombre de huit, pour faire voir qu'il avait occis huit 
hommes, suivant la preuve qu'il en avait en mains. 

A ces cris, chacun s'empressa de courir au-devant de 
luy, croyant qu'il y avait beaucoup de guerriers qui arri- 
vaient : en quoy l'on fut bien surpris et trompé quand on 



[ 



1703- 95 

vît Dubosq seul. Je ne fus pas un des derniers à aller à sa 
rencontre, et comme je le connaissais particulièrement, je 
l'aborday avec une joye extrême, en luy marquant, avec 
étonnement la part que je prenais à sa victoire, et au 
bonheur qu'il avait eu de se sauver d'avec les plus cruels 
hommes du monde, de qui il ne pouvait attendre que des 
tourments inouïs; je ne le quittay point jusques chez le 
gouverneur, où il entra, avec un air majestueux, tenant 
dune main huit grandes baguettes au bout desquelles 
pendaient huit longues chevelures, et de l'autre ses deux 
prisonnières qu'il faisait marcher devant, attachées comme 
des enfans que l'on mène par la lizière. 

Monsieur de Callières le reçut fort favorablement, et 
écouta son récit avec autant d'admiration que d'étonne- 
ment, d'autant qu'il le fit en français fort éloquemment 
pour un homme demy sauvage, et dans les termes les 
plus naturels qui se puissent exprimer. Ensuite il fut 
recevoir deux cent quarante livres, en marchandises, qui 
est à raison de trente livres que l'on paye ordinairement 
pour chaque chevelure que nos sauvages apportent. 

Je t'embrasse avec la plus pure amitié qu'on puisse 
porter à un bon frère comme toy. 

AVRIL. 

Le 2. — A Montréal, entr autres familles frappées par 
le terrible fléau de la petite vérole, on compte mesdames 
DeGalifet,<^> DeVilledonné,^"> et Testard,<3> qui sont inhu- 
mées le même jour. 

Dans les registres de la paroisse de Sainte- Famille, on 
trouve la note suivante à l'occasion du fléau de la picote : 
•* Grassante Boâ, sive Pabula, in eâ régions^ ii omnes fatis 
occubuere eo morbo infectir 

JUILLET. 

Le 24. — Port- Royal avait pour lieutenant-général, M. 
Mathieu DeGoutin. 

(1) Catherine Aubert, âgée de 21 ans, épouse de François de Galifet, lieutenant du 

Roy. 

(2) Marie Dâmonrs, âgée de 28 ans, épouse d'Etienne de Villedonné, aide-major 
de Québec. 

(3) Marguerite Damours, sœur de la précédente, âgée de 26 ans, épouse de 
Jacques Testard de Montigny, capitaine de la marine et chevalier de Saint- Louis. 




AOUT. 

Le 5. — Michel Bouvier, maître maçon, âgé de 57 ans, 
s'est tué en tombant d'un échafaud de la maison en cons- 
truction au haut de l'île de Montréal, appartenant à 
M. de Senneville. {Reg. de Montréal.) 

SEPTEMBRE. ' 

Le 30. — Jacques Dejoncour, commandant le navire du 
Roy, " Le Faucon," était dans le havre de Port Royal ce 
jour même. (Reg. de Port Rt^al.) 

A cette même date Port Royal avait pour curé Patrice 
René, récollet, qui en 1 708, était vicaire-général et supé- 
rieur de toute la mission. {Idem, ) 

JANVIER (1704.) 

Le 10. — M. Meriel, prêtre de Saint-Sulpice à Montréal,' 
baptisait et nommait Catherine, l'enfant de William Par- 
sons et d'Anne Wheelright, née en 1701, à Wells, Nou- 
velle-Angleterre. Elle avait été prise, avec sa mère, 1« 
22 août 1703, par les sauvages du lac des Deux- Mon- 
tagnes. {Re^. du Lac des Deux- Montagnes.) 

FÉVRIER. 

Le 2. — Le premier acte, entré dans les registres du I 
Détroit est l'acte de baptême de Marie-Thérèse, cin-i 

3uième enfant d'Antoine DelaMothe-Cadillac, fondateur 
u Détroit, et de Marie- Thérèse Guyon- Després. L'en- 
fant eut pour parrain Bertrand Arnaud, marchand, et pour 
marraine Geneviève LeTendre, épouse d'Etienne Volant- 1 
Radisson. 

Le Père Constantin DeLEalle, récollet, premier aumô- 1 
nier du fort Pontchartratn au Détroit, administra le 
baptême et en dressa l'acte. ! 

Non.— Voyez & la date du 13 mai 1723, une ttotice taicePite Récollct ' 

Le 12. — L'origine du nonr-de Côte à Baron donné à 
une côte de Montréal se trouve expliquée par le fait que | 
le propriétaire de la Côte de Notre-Dame des Neiges, 
était J.-Baptiste Auger dit le Baron. {Reg. de Mtmtre'at.) 



1 704-1 705. 97 

JUIN. 

Le 15.— A lîeu le baptême d'Abîg-aîl-Marie-Elîzabeth 
Nîmbs, née le 11 juin 1700 à Dearfield, Nouvel'e-Angle- 
terre, prise par les sauvages le 11 mars 1704. Elle 
demeurait en la cabane d'une sauvagesse de la montagne 
nommée Ganastarsi. Elle a pour marraine Demoiselle 
Elizabeth Lemoyne de Longueuil. {Reg.de Montréal) 

DECEMBRE. 

Le 20. — Le vaisseau du Roy "Le Lion," stationné 
dans le bassin du Port Royal depuis le 25 octobre jus- 
qu'au 20 décembre 1704, a perdu trois hommes de son 
équipag"e : Ducorail, sergent ; Forest, soldat de marine, 
et Jean Basque, matelot. {^Reg. de Port Royal.) 

Le 26. — A lieu la sépulture de Pierre Tibodeau, époux 
de Jeanne Terriau, meunier à la Prée-ronde. {Idem,) 

Dans cette année Mgr. de Saint- Valier retournant de 
France au Canada sur la grande flûte du Roy " La Seine," 
commandée par le chevalier de Maupeau, tombe au pou- 
voir d'une flotte anglaise et passe huit années prisonnier 
en Angleterre. {Reg. de F Archevêché) 

JANVIER (1705). 

Le 12. — Mariage de François Dupont-Duvivier, en- 
seigne de vaisseau, fils de Hugues Dupont-Duvivier, 
seigneur de Serignac, et Marie Mius, fille de Jacques 
Mius, seigneur de Pobonkan, et d'Anne de Saint- Etienne. 

{Reg\ de Port' Royal) 

Le 22. — Mathieu Bosselet dit Jolicœur, âgé de qua- 
rante ans, soldat de la compagnie de M. de Beaucours 
trouvé mort sur la glace, a été inhumé à Montréal. 

{^Reg. cU Montréal.) 

« 

MARS. 

• Le 29. — A lieu la sépulture du sieur de Saint-Aubin, 
âgé de 85 ans, seigneur de Pesmonquadis ou Rivière 
SainteT Croix. {Reg. de Port Royal.) 

n 




98 1 70S. 

MAI. 

Le 22. — Trois famîlles, établies au Cap de Sable, o\ 
fait baptiser tous leurs enfants : 

François Amiraut en avait huit ; Joseph Mius, quatn 
François Viger, deux. Le plus âgé de ces enfans ava 
seize ans. {Idem.) 

JUIN. 

Le lO. — Une jeune fille de i8 ans, du nom de Mai 
guérite Delajoiie, s est noyée à Québec. 

{Reg. de Québec) 
SEPTEMBRE. 

Le 9. — Le commandant de la frégate " La Bonaven 
ture," François Crepaux, épouse Marie Mius, fille d'Abra- 
ham Mius et de Marguerite de Saint-Etienne. 

{Reg. de Port Royal. ) 

Le 21. — François, âgé de 14 ans, fils de Pierre de 
Quatrebarbe, capitaine reformé dans les troupes, compa- 
gnie de M. DeLangloiserie, s'est noyé à Québec. Sa 
mère, Marie LeRoy, au baptême de son fils, en 1692, 
à la Pointe-aux-Trembles de Montréal, était appelée la 
jeune chevalière de Chambly. 

{Reg. de la Potnte-aux- Trembles, Montréal) 

Le 25. — A lieu la sépulture de Charles Calué dilj 
Laforge, habitant de Beausoleîl, haut de la rivière. 

{Reg.de Port Royal) 

OCTOBRE. 

Le 3. — Jacques- François DeBrouillant, gouverneur de 
la Province, décédé le 18 septembre dans le vaissea 
" Le Profond," à une journée de Chibouctou, est inhum 
auprès de la grande croix du Cap, place où Ton doii 
bâtir une chapelle. {Idem.) 

Le 19. — Anne Hard, née en 1 681, fille de Benj ami 
Hard et d'Elizabeth Roberts, de Chitcho, près Douvre 
Nouvelle- Angleterre, avait été faite prisonnière par 1 



k 



1 7<^5-^ 706. 99 

sauvages Loups, en 1692. Elle épousa le 19 octobre 
1705, à Montréal, Sébastien Cholet dit Laviolette, tisse- 
rand, natif d'Aubigny, en Anjou, {/ieg: de Montréal) 

Le 28. — Baptême de Marie- Madeleine Atchers, fille 
d'Atchers et de Marie Oppen, qui, ayant été faite prison- 
nière de guerre, demeure chez Mademoiselle de Sorel. 

{,Reg\ de Sorel.) 

DÉCEMBRE. 

Le 31. — Le corps de Robert Giffard, médecin, seigneur 
de Beauport, né en 1587 en France, et inhumé à Québec, 
le 14 avril 1668, est transporté de THôtel-Dieu à la 
Cathédrale pour libéra^ puis à Beauport, où il est enterré. 

{Reg: de Québec.) 

JANVIER (1706). 

Le 10. — Mathias Farnet, né en 1680, à Grotten, Nou- 
velle-Angleterre, reçoit le baptême. Il avait été pris par 
les sauvages le 1 1 août 1 704, et mené au Canada. Il a 
pour parrain Claude de Ramezay, gouverneur de Mont- 
réal. Il demeure actuellement à la mission Notre-Dame 
de Lorette, Ile de Montréal. {Reg. de Montréal.) 

Le 17. — Thomas Hust, né le 3 juin 1690 à Dearfield, 
Nouvelle- Angleterre, pris le 11 mars 1704, est aussi 
baptisé. Il demeure à la mission de Notre-Dame de 
Lorette. {Idem.) 

MARS. 

Le 16. — A lieu à Saint-Nicolas le baptême de Joseph, 
petit anglais âgé de huit ans, pris par les sauvages pen- 
dant la guerre. {Reg. de Saint- Nicolas) 

AVRIL. 

Le 6. — Marie- Françoise French, née le 30 novembre 
1692 à Dearfield, et fille de Thomas French et de Marie 
Catlin, prise le 1 1 février 1 704, a été baptisée le 6 avril 
1706. Elle demeure chez M. Jacques LeBé. 

{Reg\ de Montréal) 



1706. 
AVRIL. 



Le 24. — Est baptisé Jean-Louis Dicker, âgé de 1 2 ans. _ 
fils de Jean Dicker et de Sara Teckel, famille de pêcheur; J 
établie à Hanzerbury, Ile Terreneuve. Jean-Louis fu: 
racheté des sauvages par M. Thomas de Joncaire, inter- 
prète du Roy. (/aVwï.) 

MAI. 

Le 25. — Est baptisé Guillaume- François Taylor, pris , 
en guerre, natif d'Exester, Nouvelle-Angleterre. II est 
au service du gouverneur de Ramezay. (Idan^ j 

SEPTEMBRE. j 

Le 6. — Louis Liénard de Beaujeu, fils de Philippe, ' 
chef du gobelet du Roy, guidon des chevaux légers de 
la Garde du Roy, et de Catherine Gobert, de Versailles, 
épousait à Montréal, Demoiselle Denise-Thérèse Migeon 
de la Gauchetière,*'* veuve de Charles Juchereau de 
Be?.umarchaîs, sieur Denis, vivant, conseiller du Roy et 
lieutenant-général de l'Ile de Montréal, i/dem.) 

Le 12. — Est baptisée Marguerite Huggins, née le 16 V 
mars 1686, à Stonybrook, îsouvelle- Angleterre, fille de 
Jean Huggins et d'Expatience Jones, prise le 23 mai j 
1 703 par les Abénaquis à Parkamack, près Northampton. 
et radietée par le marquis de Crisafy, gouverneur des 1 
Trois- Rivières. {Idem.) 

OCTOBRE. 

Le 26. — A lieu la sépulture de Jacques Cosket de I 
Luçon, âgé de 45 ans, mort subitement dans le navire I 
" Le Héron." {He^. de Qjubec.) 

NOVEMBRE. 

Le 16. — Est inhumé Daniel Galucda, âgé de 54 ans, 
natif de l'Ile Jersey, pris en juillet 1706, à la Nouvelle- 
Angleterre. {Reg- de Àfontréal.) 

.)) RcBUMBSe de nos sd^eursles eaKins de France. Née à UoDtcéal le 5 février 
i6;S, cIlemTwt épouiê en premières noces, le zi avril 1692, Cbarles Juchereau. 



^ 



1707- I^^I 

JANVIER (1707). 

Le 23. — Marthe French, née le 22 mai 1695, et sœur 
ie Marie- Françoise, dont le baptême se trouve en 1 706, 
sst aussi baptisée le 23 janvier 1707. Elle avait été don- 
née aux Sœurs de la Congrégation Notre-Dame, par les 
A.bénaquis. {Idem.) 

FÉVRIER. 

Le 24. — Est baptisé Joseph Stover, né en 1690, fils de 
Jean Stover et d'Abigaïl, du Cap Vadick, entre York et 
Wells, Nouvelle Angleterre. Pris par les Abénaquis, en 
1 706, il fut racheté par Françoise Domitilde, abénaquise, 
habituée parmi les français, et envoyé, par elle, à Mont- 
réal. {Idem.) 

MARS. 

Le 8. — A eu lieu, au Château- Richer, la célébration du 
mariage d'Anne Raté, veuve de Jacques DeTrépagny, 
et fille de Jacques Raté et d'Anne Martin,^'^ Le marié, 
nommé Jean, anglais de nation, avait, dans son enfance, été 
enlevé de son pays, en sorte qu'il ne put dire ni les noms 
ni les surnoms de ses parents. {Reg\ du Château- Richer }i 

JUIN. 

Le 13. — Est baptisée Marie- Françoise Hammond, née 
en 1688, fille d'Edouard Hammond et de Jane Montess, 
de Kitlery, Nouvelle- Angleterre, fait prisonnière le 1 7 
mai 1 705, par les abénaquis. {Reg\ de Montréal^ 

SEPTEMBRE. 

Le 8, — Antoine DeVaillant, enseigne dans les troupes, 
a été tué en se battant contre les anglais. 

{Reg. de Port Royal.) 

Le II. — Est baptisée Elizabeth Lamax, née en 1698, 
de Nathaniel Lamax et de Délivrance Clarke, de Oyster 

( I ) Anne Martin était la fille d'Abraham Martin dît TEcossais, propriétaire des 
plaines d'Abraham. 



^ 



102 1707-1708. 

River, Nouvelle-Angleterre. Prise le 1= juin 1707, parles 
Abénaquis, elle demeure chez M. Etienne Rocbert de 
la Morandière, conseiller du Roy. {Reg de Montréal) 

OCTOBRE. 

Le 31.- — Le Baron Anselme de Saint-Castin, fils du 
Baron Jean- Vincent de Saint-Castin et de Matïlde, sau- 
vagesse, a épousé Charlotte Damours, fille de Louis 
Damoùrs, seigneur de Jemsec. {Reg.de Port R<^al.) 

NOVEMBRE. 

Le 6. — Daniel- Louis- Philippe, fils de Sergent Dicker 
et de Mary Oben, né en 1699, dans la Nouvelle-Angle- 
terre, était baptisé à Montréal. Les Abénaquis l'avaient 
fait prisonnier, et donné au gouverneur Rigaud de Vau- 
dreuil. {Reg. de Montréal.) j 

MARS (1708). ' 

Le 21. — Est inhumé Tobîe Von, né en 1690, de Tobie 
Von et de Sara Spark, pris sur l'Ile de Terreneuve, et 1 
appartenant à M. de Montigny. {Idem.) 

AVRIL. 

Le 7. — Une jeune anglaise de 1 7 ans est baptisée à 
Québec ; on lui donne le nom de Marie- Françoise. Elle 
portait d'abord le nom d'Hélène Darvass, native du vil- 
lage de Jamesker, dans la Nouvelle-Angleterre. Prise 
pendant la guerre par les sauvages, elle fut placée aux 
Ursulines de Québec, oîi ellç mourut le 30 août 1710. 
{Reg. de Québec) 
MAL 

Le 6. — Mgr. Laval meurt à Québec à l'âge de 85 ans, 
et est inhumé le 9 mai 1 708 dans la cathédrale, au-dessous , 
de la première marche du grand autel.*'* 

{Reg. de tArck. de Québec) \ 



\ 



1 708-1 709. I03 

MAI. 

Le 25. — Sépulture de Louis Rîchet, anglais, âgé de 28 
ans, noyé le premier mai dans la barque de Jacques 
Dernier. Bon catholique et soigneux de recevoir les 
sacrements, il avait refusé les offres des anglais pour 
demeurer dans ce pays et conserver sa religion. 

{Reg. de Montréal.) 

Le 28. — Abîgaïl- Marguerite, fille de John Stebbens et 
de Dorothée Alexander, de Dearfield, née en 1684, était 
baptisée à Montréal. Elle eut pour parrain le gouver- 
neur Rigaud de Vaudreuil, et pour marraine Marguerite 
Bouat, épouse d'Antoine Pacaud, commis trésorier des 
deniers du Roy. Elle avait été mariée par un ministre à 
Dearfield, le 14 février 1704, à Jacques Denoyon, qui 
vînt s'établir avec elle dans la paroisse de Boucherville. 

JUILLET. 

Le 23. — Est baptisée Sara Tarbel, née le 9 octobre 
-^693, à Grossen, Nouvelle- Angleterre, de Thomas Tar- 
bel et d'Elizabeth Woods. Elle avait été prise par les 
Abénaquis le 20 juin 1707, puis rachetée au Canada. 
Elle demeure chez les Sœurs de la Congrégation de 
Notre-Dame. {Idem.) 

OCTOBRE. 

Le 7. — Est baptisé Philippe-Joseph Montaye, né le 
25 mai 1683, à Saint-Œn, Ile Jersey, fils de Philippe Mon- 
taye et de Jeanne Tourgis ; pris à Port Grave, Ile de Ter- 
reneuve, le 29 mars 1705, il demeure chez M. Jacques 
Têtard. {Idem.) 

JANVIER (1709). 

Le i«' — Joseph Daniel Maddox, né à Dover, comté de 
Chester, Angleterre, fils de Jean Maddox et d'Anne Witby, 
se trouvait en garnison à Saint- Jean de Terreneuve, 
lorsque cette garnison fut prise. Envoyé à Montréal, il se 
fit baptiser le 26 avril 1 710 et M. le baron de Longueuil 



^ 



104 1 709. 

fut son parrain. 11 cultiva la ferme des messieurs du sémi- 
naire de Québec, à l'Ile Jésus, épousa en premières noces 
en 17 13, Marie Jette, et deux ans plus tard, Marie- Louise 
Lacelle. Il décéda en octobre 1754, à Montréal. 

Le 21. — Incendie de la maison de Jacques Gaudry 
dit LaBourbonnière. Quatre de ses enfants périssent 
dans les flammes. {Reg;. de Varennes.) 

MAI. 

Le 20. — Dans ce mois et dans les mois suivants, plu- 
sieurs anglais, captifs rachetés des Abénaquis, sont 
baptisés. {Reg. de Québec.) 

JUIN. 

Le 2. — Deux femmes se sont noyées le jour de k 
Pentecôte, en allant à la messe : Suzanne Mesny, âgée 
de 23 ans, fille d'Etienne Mesny, et épouse de Charles 
Croteau; et Marguerite Grenon, 27 ans, fille de Pierre 
Grenon, et épouse de Jean Bergeron. 

{Reg. de Saint-Nicolas.) 

Ce même jour Marguerite DeNevelet, veuve d'Abra- 
ham Bouat, entre comme pensionnaire perpétuelle chez 
les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, à Mont- 
réal, oïl elle décède le onze avril 1720, âgée de quatre 1 
vingts ans. {Reg\ de Montréal^ 

Le 3. — Sépulture de Lorrain Pasquier. flibustier de 
l'Ile Saint-Domingue, de l'équipage du corsaire Morpain. 
{Re^. de Port Royal.') 

JUILLET. 

Le 18. — Est inhumé Pierre, enfant de Pierre Perthuis, 
qui avait été tué par les anglais à Dearfield, en 1 708. 

Le 21. — François- Jacques Havy, anglais, âgé de 20 
ans, captif depuis deux ans, est baptisé à Québec. 

{Reg. de Quéôec.) 

Le même jour, Joseph Benjamin Massy, anglais, âgé 
de 19 ans, est baptisé à Québec. {Idem.) 



1709-1710- 105 

JUILLET. 

Le 23. — Est baptisée Marie-Anne, enfant de Jean 
^alande, interprète des Anglais et Flamands, en ce 
)ays. {Reg. de Montréal^ 

AOUT. 

Le 12. — Sépulture de Jacques Raimbaut, natif de 
Mantes, aussi flibustier du corsaire Morpain. 

{Reg. de Port Royal) 

Le même jour, mariage de Pierre DeMorpain, capitaine 
commandant " Le Marquis de Beaupré," fils de Jacques 
DeMorpain, banquier à Blaye, en Guienne, avec Marie- 
Joseph Damours, fille de Louis Damours, seigneur de 
Temsec. {Idem.) 

SEPTEMBRE. 

Le 30. — Sépulture de Jean Huillier, natif du Havre, 
lieutenant du vaisseau " Le Corsaire dit Le Paquet-bot," 
commandé par M. DelaCroix. {Idem.) 

OCTOBRE. 

Le 10. — Sépulture de Guillaume Planty, natif d'An- 
goulême, soldat du vaisseau " Le Corsaire dit Le Paquet- 
bot." {Idem.) 

JANVIER (1710). 

Le 31. — Thomas Jacob était le maître canonnîer du 
Port Royal. {Idem.) 

AVRIL. 

Le 26. — Baptême de Daniel- Joseph, fils de Jean 
Maddox, né le 4 mai 1697, à Dover, comté de Chester, 
Angleterre. Ce jeune homme pris, avec le reste de la 
garnison anglaise, à Saint- Jean de Terreneuve, le ler 
janvier 1709, demeure actuellement sur la ferme du sémi- 
naire de Québec, à Tlle Jésus. {Reg. de Montréal) 



io6 



1710. 



JUILLET. 

Le I r. — Baptême de Jeanne Oardaway, née en janvier 
1687, à Newbury et prise à Haverhîll, en mars 1 704, par 
les Abénaquis de Bécancourt. {Idem) 

AOUT. 

Le 6. — Louis DeTrepag^y, âgé de 19 ans, fils de 
François DeTrepagny et d'Anne Lefrançois, élève du 
séminaire de Québec, s'est noyé en se baignant. 

{Reg. de Québec) 
SEPTEMBRE. | 

Le 7. — Baptême de Richard Pears, né en 1680, à , 
Cornouailles, Angleterre, fils de Nicolas Pears et de | 
Mary Merson, pris à Saint-Jean de Terreneuve le 1er 
janvier 1709, par M, de S;iint-Ovide, qui l'envoya au 
Canada. {^Reg. de Montréal.') 

Le 22. — Est inhumé dans l'église le corps de Jessé 
Leduc, procureur général du Roy, arrivé au Canada dans 
les premiers jours de ce mois. {Reg. de Quéôec.) 

NOVEMBRE. 

Le 9. — II est mention d'une chapelle Saint-Laurent, au 
haut de la rivière.*'^ {R^£'- de Port R<yyal) 1 



1701 . . 
170» . . 
1703.. 



Total 

Lie 1608 à 1710.. 



Mariages. 


Naissances. 


Décès. 


Excédant. 


«43 


S61 


224 


657 


124 


llô 


379 


57^ 


"SS 


1.079 




1,067 


%l(> 




788 








986 


303 


683 




978 




698 


14a 


1,013 


485 


518 


'47 


959 


379 




189 


1,023 


3'S 


708 


1.462 


9,306 


3.90" 


S.40S 


S.375 


27.969 


9.683 


12,286 



\ 



I Une partie du haut de 1» livièie portait le nom de Beausoleil. 



1711-1712. I07 

JANVIER (1711). 

Le 7.— Mariage de Jean Mouton, fils d'Antoine Mou- 
ton, maître d'hôtel du comte de Grignau, avec Marie 
Girouard, fille d'Alexandre Gîrouard et de Marie 
LeBorgne. 

Note. — Au bas de l'acte, on trouve la note suivante : 
N'ayant pas jugé à propos de publier des bans durant 
l'invasion des anglais parce que le gouverneur prétend 
que je ne puis marier sans l'autorité de la reine d'Angle- 
terre, j'ai conjoint par paroles de présent clairement 
énoncées, Jean Mouton et Marie Girouard. 

(Signé), Frère Justinien. 

{Reg. de Port Royal.) 

FÉVRIER. 

Le 16 — Bonaventure Masson,^'^ récollet, fait un acte 
de baptême au Port Royal. {Idem) 

DÉCEMBRE. 

Le i"" — ^Joseph Poupart dit Lafleur, épousait à Mont- 
réal, Catherine Juillet. Son père René Poupart était 
établi à Hill Water, proche Orange, Nouvelle- Angleterre. 

{Reg. de Montréal.) 

Le 27. — Le P. Justinien Durand, qui avait succédé au 
Père Pain comme missionnaire du Port Royal, depuis 
1 704, a été retenu captif à Boston toute l'année 1 7 1 1 . 
Sorti de captivité, il a continué sa mission jusqu'en 1720. 

{Reg. de Port Royal.) 

JUIN (1712). 

Le 13. — Une jeune anglaise prise en guerre par les 
sauvages des Deux- Montagnes, est baptisée à Tâge de 
1 8 ans, et proteste ne vouloir jamais quitter la tribu qui 
l'a adoptée et avec laquelle elle veut mourir. 

{Reg. du Lac des Deux- Montagnes) 

(I) Le nom de ce religieux n'est pas dans le répertoire du clergé. 



io8 1712. 1 

JUIN. 

Plusieurs anglais adoptés par les sauvages du Lac des 
Deux- Montagnes, y sont baptisés et continuent d'y vivre 
avec eux. l^oir Claude, 2 juillet 1759. 

Quelques Canadiens ont épousé des femmes Iroquoises 
et Montagnaises. Voir Héry, Laforce, Normand, 

{Jie£. du Lac des Deux-Moniagnes.) 

AOUT. 

Le 15. — Est inhumé, à la Baie Saint- Paul, François 
Foumier, noyé avec Jean Bois, Tous deux étaient au 
service de l'Hôtel-Dieu de Québec. — Foumier n'avait 
pas de doigts à la main gauche; de là le surnom de 
" Poignon " qui lui fut donné, {Reg. de la Baie Saint-Panl) 

Le 31, — Sépulture de messire François Poncelet, pre- 
mier curé de Saint- Laurent, Ile d'Orléans, âgé de 42 ans, 
décédé à l'Hôtel- Dieu, de la fièvre pourpre. 

{Reg. de Saint- Laurent, I.O.) 

SEPTEMBRE. 

Le 10. — Vincent Henry dit Laforge, du diocèse de 
Langres, soldat de la compagnie de M, Sabrevois, por- 
tait au baptême, à Montréal, sa fille, Madeleine-Suzanne, 
née à Tsonnontouan, aux Grands Iroquois, en 1 7 1 1 . Le 
25 décembre 1713, le Père Pelfresne baptisait au Fort 
Frontenac de Cataraquoi, un second enfant nommé 
François- Xavier, mais 1 acte de ce baptême ne fut porté 
au registre de Montréal que le 30 juillet 1714. Deux 
autres enfants furent baptisés à Machine : Suzanne en 
1718, et Vincent, en 1720,''' enfin Charlotte, née le 25 
mai 1729, au village des Tsonnontouans, aux Grands 
Iroquois, fut baptisée à Montréal le 12 juillet suivant. 
(Reg. de Montréal.) 

1 1 1 Registre de Lacbine. 



I7I2-I7I5- log 

NOVEMBRE. 

Le lo. — Deux petits garçons, François Grosleau, âgé. 
de 1 2 ans, et François Chaille, de 9 ans, ont disparu sans 
qu'il ait été jamais possible de les retrouver. Leurs parens 
demeuraient au Cap de Lauzon/'^ (^^'- ^^ ^^P «5^;;^//.) 

JANVIER (1713). 

Le 5. — Incendie du Palais de Tlntendant. Brisset, valet 
de chambre de r Intendant Bégon, et deux filles de chambre 
de r Intendante périssent dans les flammes. 

{Reg. de Québec^ 

JUIN. 

Le 2. — Pierre Doucet est inhumé à Tâge de cent ans. 
Il est le premier centenaire enregistré à Port Royal. 

En 1706, Michelle Aucoin, veuve du juge Boudrot, 
décédait à Tâçe de 95 ans, et Pierre Bezier, à 90 ans ; et 
en 1 709, Denis Godet, à 97 ans. ^Reg, de Port Royal.) 

JUILLET (1714). 

Le^ 19. — Sépulture de Jacques Dupassage, écuyer, 
seigneur Dupassage, âgé de 20 ans, noyé à la Pointe- 
aux-Trembles de Montréal. 

Œeg. de la Pointe-aux- Trembles y Montréal. ) 

SEPTEMBRE ET OCTOBRE. 

Grand nombre d'enfans meurent dans le cours de ces 
deux mois à Québec. {Reg. de Québec.) 

OCTOBRE (1715). 

Le 18. — Michel Ance, étudiant en théologie, est inhumé 
à Québec, Il était organiste de la cathédrale de Sibour. 

{Idem.) 

(I) Le Cap de Lauzon est le promontoire sur lequel est bâtie l'église de Des- 
chambault. [VAutàér.) 



^ 



i:o 1715-1716. 

OCTOBRE, i 

Mariage de Joseph-Charles de Saînt-Denis, fils de 
Charles Juchereau et de Denise-Thérèse Migeon, avec 
Dona Maria, fille aînée de Don Pedro de Vilesca, vice- 
roy de Mexico. {Margry, partie V, p. 535.) 

Le 20. — Mgr de Saint- Valier baptise à Québec un 
jeune anglais de dix-sept ans, natif de Boston. II le 
nomme lui-même Joachim. {Reg. de Québec.) 

MARS (1716). 

Le 16. — Sépulture de Françoise Hébert/'' âg-ée de 78 
ans, veuve de Guillaume Foumier, fondateur de l'église 
Saint- Thomas. {Reg. de Saint- Thomas^ 

SEPTEMBRE. 

Le 6. — Le navire " L'Heureuse de Bayonne " était 
dans le port de Québec. Bernard Aristoille en était le 
chirurgien. {Reg. de Québec.) j 

OCTOBRE. 

Le 10. — Gabriel Baudreau dit Graveline, né à Mont- . 
réal en 1666, fils d'Urbain Baudreau et de Marguerite 
Juillet, épouse en 1701 dans la même ville, Catherine 
Forestier. Nous le retrouvons formant avec MM. de 
Saint-Denis, de Léry, LaFresnière, Beaulieu et Derbanne, 
tous Canadiens, une société de commerce. Ils prennent 
aux magasins de M. Croissat, à qui Sa Majesté avait 
accordé, en 1713, le commerce de la Louisiane pour dix 
ans, des marchandises au montant de 60,000 livres, dans 
le dessein de les vendre aux Espagnols du nouveau 
royaume de Léon, et partent ensemble de la Mobile, le 
lO octobre 1716. 

(youmal Histor. de P Etablissement des Français à la. 
Louisiane, par Benard de la Harpe, pp. 374, 375, 376.) 

il) Elle était la petite fille de Louis Hébert, premier habitant du Canada. 



FÉVRIER (1717). 

Le 1 5. — La maison de Pierre Yvon/*^ s'effondre sous le 
poids de la neige, et ses deux enfans^'^ périssent dans ses 
ruines. {Reg. de Quéâec.) 

MARS. 

Le 14. — ^A été baptisée, dans la chapelle du palais, 
Marie- Madeleine, enfant de Pierre Méchin de Frontigny, 
greffier de la maréchaussée, et de Madeleine Delajoue. 
L'Intendant Bégon la nomma. {Idem,) 

Le même jour, Claude- Michel Bégon, Intendant, che- 
valier, capitaine des troupes, seigneur de la Picardière, et 
Jeanne-Elizabeth DeBeauharnois, sa femme, font bapti- 
ser dans la chapelle du Palais, leur fille Jeanne-Elizabeth, 
née le 27 août 1715. Jean Martel, seigneur de la rivière 
Saint- Jean, en Acadie, représentait comme parrain, mes- 
sire François Bégon, chevalier, conseiller du Roy, grand- 
maître des eaux et forêts de France. 

Le 28 février précédent, Mgr de Saint- Valier avait 
baptisé leur fils nommé Michel, qui eut pour parrain 
M. Vaudreuil, gouverneur. 

MARS (17 18). 

Le 13. — Pierre Choret, natif de Charlesbourg, était 
contremaître de la ménagerie des pauvres, proche de 
Montréal. {Reg. de Montréal.) 

Qu'appelle-t-on ménagerie des pauvres ? 

Dans le cours de cette année plusieurs panîs amenés 
de la Louisiane, et esclaves dans les familles de Québec, 
sont baptisés. {Reg. de Québec.) 

AVRIL. 

Le 30. — Un fils du sieur Louis DaîUebout de Cou- 
longes, âgé de 1 6 ans, est inhumé à Sainte- Anne du Bout 
de r Ile. Il avait été mortellement blessé par les Iroquois. 

{Reg. du Boufde nie, Montréal) 

(i) Habitant de Québec, époux de Marie Massard. Son véritable nom est Pierre 
Yves LeBer, natif du diocèse de Léon, province de Tours. 

(2) Pierre, âgé de 19 ans, et Charlotte, âgée de 15 ans. {V Auteur.) 




SEPTEMBRE. 

Le 25. — Deux enfans, J.-Baptiste et Louis-Etienne 

Lafleur,'" de Québec, sont trouvés sur la grève, morts de 

froid ou de faim, dans un canot. 1 

{Reg.de Saint-Pùrre, I.O.) I 

Le 29. — Un jeune homme de dix-huît ans^ Jean-Bap- 
tiste, fils de Sébastien Hervé, de Québec, a été inhumé 
à Québec. II s'était noyé la veille en traversant de 
Lévis à Québec. {Reg. de Québec.) 

OCTOBRE. 

Le 12. — T^s cendres de Martin Leclerc, bienfaiteur de 
l'église, et inhumé le 8 mars 1 703, sont transportées dans 
la nouvelle église de Saint-Pierre, Ile d'Orléans. 

{Reg. de Saint-Pierre, I.O.) 

MAI (1719). 

Le 13. — Sépulture de Gabriel Nolin, âgé de 35 ans, I 
tué par la chute d'un arbre. {Reg. de Saint-Pierre, I. O.) | 

NOVEMBRE. j 

Le 5. — La première centenaire inhumée et mentionnée 
dans les registres de Québec, est Marie Bérard, veuve 
de Pierre Pivain dit Larécompense. {Reg. de Québec.) 

Philippe- Pierre Sauvenier de Coppin, missionnaire à 
Sainte-Anne de la Pocatière, entre la note suivante dans 
les registres de la Rivière Ouelle : "J'ai baptisé en la 
paroisse de Notre-Dame de la Bouteillerie, succursale de 
Sainte-Anne." {Reg. de la Rivière Ouelle.) 

JANVIER ET FÉVRIER (1720). 

Timothée Sullivan, chirurg;ien, né en 1696, fils de 
Daniel Sullivan et d'Elizabcth Macarthy, venait de Saint- 
Philbert, diocèse de Cork, en Irlande. Il épousait à la 

ifnms de Jc.in-Frs Dussault dit Lafleur. {L'Autmr.) 



1720. 



"3 



Poînte-aux- Trembles de Québec, en 1720/'^ Marie Gau- 
tier, veuve de Christophe Dufros de la Jemerais. 

JUIN. 

Le 29. — Les paroissiens de l'Ancienne- Lorette assis- 
tent à la sépulture du curé de la paroisse, messîre Fran- 
çois Dupré, inhumé dans le sanctuaire par le R. P. 
Lebrun, Jésuite. (J^eg. de Lorette^ 

Jacques de Pensens, chevalier de Saint-Louis, capi- 
taine d une compagnie de la marine à File Royale, au 
Port de Toulouse, était parrain de René-Ovide Hertel de 
Rou ville, {yoir Registre de P Hôpital-Général de Mont- 
réal, 1759.) 

AOUT. 

Le 13. — Philippe Cochon- Laverdîère, fils de René, 
chirurgien de Tlle d'Orléans, s*est noyé au rapide des 
Trois-Rîvières et a été inhumé aux Trois- Rivières. Né 
en 1685, il avait épousé en 17 16, Marie- Anne Dupuis- 
Lagarenne, et s'était établi à la petite rivière de Yama- 
chiche. Sa fille, Marie- Antoinette, épousa en 1735, à 
Deschambault, Pierre-Joseph Millet. 



Excédant. 



17" 

1712 

1713 

Ï7H 

171S " 

1716 

1717 

I7i« 

1719 

1720 

Total 

De 1608 à 1720 




Naissances. 


Décès. 


1,002 


507 


1,082 


345 


1.147 


405 


i»i79 


871 


1,127 


628 


1,229 


482 


1,269 


631 


1,232 


487 


1.346 


433 


1.341 


426 


"»954 


5.215 


39»923 


14,898 



495 

737 
742 

308 

499 

747 
638 

745 
913 
915 



6,739 



25,025 



(I) L'acte au registre de la Pointe-aux Trembles ne mentionne pas la date du 
mois ; mais il est inscrit entre le 24 janvier et le 5 février. Cet acte avait échappé 
aux scrupuleuses et incessantes recherches des historiens de la mère de madame 
d'Youville, fondatrice des Sœurs-Grises de Montréal. Un document précieux qui 
établit la noblesse de Porigine de Timothée Sullivan, se trouve au Dictionnaire Gé- 
néalogique, vol. I, p. 555. 

8 




114 I72I. 

JANVIER (1721). I 

Le 1 7. — Un frère hospitalier et missionnaire, du nom I 
de Louis Pillard, était maître d'école dans la paroisse de 
Boucherville. {^Reg.de BmulurvilU.') 

MARS. 

Le 23. — Louis Bélanger, âgé de 31 ans, homme très 
pieux, et qui chaque jour récitait l'office de la Sainte- 
Vieree, est mort, disant la chasse aux martres, à vingt- 
dnq lieues sur la rivière Noîre. {lieg. de flslet^ 

AVRIL. 

Le 21. — Robert-David Gottevîlle-Belisle, chevalier, 
lieutenant de vaisseau, capitaine d'une compagnie de la 
marine, était aussi gouverneur des Iles Saint- Jean, Ma- 
deleine, Brion et Laramée. On le trouve témoin à un 
mariage célébré à l'île Saint-Jean, le 21 avril 1721. 

{Reg. de rUe Saini-yean^ 

Pierre-Thomas DelaNouguère (DelaNaudîère), obtient 
de l'Intendant Bégon, le privilège de tenir les postes 
pendant vingt ans entre Québec et Montréal, avec un 
tarif de charges gradué sur les distances. C'est la pre- 
mière institution postale établie en Canada. 

{Gameau, vol. II, 3me Ed. p. 159.) 

JUIN. 

Le II. — Pierre- Robert- François, enfant de François 
Pestureau, directeur général des vivres, est nommé à son 
baptême par Très-Haute et Puissante Dame Louise de 
Kervin, dame d'honneur de la Duchesse d'Orléans, et 
épouse de messire Pierre de Saint- Pierre, premier écuyer 
de Son Altesse Royale, et seigneur des îles Saint-Jean, 
etc. {Reg: de Pîle Saint-yean^ 

Louis-Hector Bizard, né à Montréal le 3 décembre 

" ,. fils de Jacques Bizard, major de Montréal, et de 

Jeanne-Cécile Closse, commandant le fort des Yasous, 

meurt en Louisiane. " On me dit, ajoute Charlevoix, des 



1721-1722. 115 

choses extraordinaires de sa religion, de sa piété et de son 
zèle, dont il a été la victime. Tous le regrettent comme 
un pèr^ et tout le inonde convient que cette colonie a 
fait en kn une perte irréparaUe." 

{ÇkarUooix, voh II, p. 413.) 

JUILLET. 

Le 3. — Sépulture de Rouminia, sieur de Boîssîère, âgé 
de 30 ans^ nalîC de DoL (iZ^^. d^ £IU Soémi-ysam.) 

AOUT. 

Le II. — ^Le fulote de la flûte du Roy ** Les Quatre 
Frèresy" se nommait Michel Dupenroy. (lékm.) 

Le 30. — Léon Dubroque, de Bayonne, matelot de la 
barque " La Janett^* de la Martinique, est inhumé ^ 
Mcmtréal. "La Janette" appartient à M. Lecomp^e- 
Dupré. (-^^. dt Montréal^ 

SEPTEMBRE. 

Le 1 6. — Phîïïppe Meunier, âgé de 23 ans^ matelot snr 
** Les Quatre Frères^" s est noyé au Havre Saint- Pierre. 

^Reg. de nie Saint-Jean.^ 

Ce même jour, François Sellier, âgé de 45 ans, a été 
trouvé mort dans sa maison» ayant reçu une décharge 
d'un coup de fusil. {Idem.) 

JANVIER (1722). 

Le 28. — Parmi les ré^dents notables de File Saint- 
Jean, on compte: Michel Haché, capitaine du Port 
Lajoie/*^ Louis DelaBretasche, officier-major du Pcwrt, 
Pierre Grandpré, et Gabriel DelaBonne, tous deux chi- 
rurgiens. {Idem) 

(I) Le 17 Joillet 1737» cet inlbctniié capitaine trouvait la mort dans les fonds de 
la Rivière du Noid, où les vases engloutissent inTariablement leurs vic;ràies. 




IIÔ J732. 

MARS. 

Le 3. — Alexis Biais et Laurent Bransard, fils de Lau- 
rent Bransard et de Marie Casset, de la paroisse de 
Batiscan, ont été tués sur le Mississipî par les sauvages 
Chicahas. {Reg. de Kaskakia.) 

JUIN. 

Le 22. — Dans les registres de Kaskakia, parmi les 
actes de sépultures, il en est un certain nombre qui men 
tiennent la fin tragique d'infortunés compatriotes. Entre 
autres se trouve la lamille de Jacques Nepveu, qui s'était : 
rendue dans l'Ouest pour y continuer son commerce. Le 
R. P. de Beaubois, dans une note de Kaskakia, nous 
raconte ce qui suit : ' 

" Le 22 juin 1722, a été célébré un service pour Mi- 
chelle Chauvin, de 45 ans, épouse de sieur Jacques 
Nepveu, marchand de Montréal; pour Jean-Michel Nep- 
veu, son fils, âgé de 20 ans; Suzanne Nepveu, âgée de 
18 ans, et Elizabeth, âgée de 13 ans, ses filles, lesquels 
oot été tués par les sauvages, à quatre lieues en-deçà de 
Ouabache,''' [Waèask). On croit le sieur Jacques Nepveu, 
pris et enmené captif avec un jeune enfant d'environ 
neuf ans, nommé Provost, et un esclave non baptisé." 
(Reg. de Kaskakia^ 

Cette fin si tragique d'une famille canadienne est restée 
ignorée des autres membres et amis de la même famille 
à Montréal. 

DÉCEMBRE. 

Le Jubilé accordé par Innocent XIII, est célébré dans 
la paroisse de Lorette. {Reg. de Loreiie.) 

issi le nom de rivière Saint-Jér&me. [Carte de 

;)■ 

:] Jacques Nepveu avait épousi à Montréal, en 1695, Michelle Chanvin, dont 
. iikiei, Joseph, Louis et Nicolas, s'établirent 1 la Louisiane et qoe l'on ren- 
ire au recensement de 1714 sous les noms de Joseph Chauvin de Léry, Louis 
uvin de Ueaulieu, et Nicolas Chauvin de la Fresniire. {L'Auteur.) 



1723. 111 

AVRIL (1723). 

Le 19. — Jean- Baptiste Cauchon, cultivateur au Châ- 
teau-Richer, épouse en cinquième noces, Louise Pinguet 
dit Laglardière/'^ (^^<?' ^^ Québec^ 

MAL 

Le 13. — Dans les registres du Détroit (Fort Pont- 
chartrain), on trouve la note suivante : 

"L'an 1723, le 13 mai, à la réquisition du R. P. Bon- 
aventure, récollet, missionnaire du poste du Détroit sur 
le lac Erié, nous soussignés, déclarons nous être trans- 
portés sur le terrain où était ci-devant Téglise dans 
laquelle a été inhumé feu le R. P. Constantin,*'^ récollet, 
faisant pareillement les fonctions de missionnaire du dit 
poste, où, après avoir examiné le lieu où pouvait être son 
corps, suivant l'avis que le sieur Delisle, qui avait aidé à 
l'enterrer, nous avait donné, le dit Père Bonaventure au- 
rait engagé deux hommes pour faire l'ouverture de la 
terre, lesquels trouvèrent dans la journée le cercueil du 
dit feu R. P. Constantin, lequel a été reconnu être son 
corps par les marques que chacun a vues, qui sont : sa 
calotte, plusieurs morceaux d'étoffe de son habit, appa- 
rence d'un cordon sur son corps et d'un cilice de crin bien 
distingué, où après cet examen le dit R. P. Bonaventure 
fit enlever le corps et porter à l'église. En foi de quoi, 
nous assurons à qui il appartiendra notre attestation 
véritable. 

Fait au poste du Détroit, sur le lac Erié, le 14 mai 

1723. 

(Signé), Henry Campeau, Charles Chesne, Paul 

Hubert-Lacroix, et Rocquetaillade." 

(1) C'est le seul exemple, dans ce siècle, d'un époux en cinquième mariage. 

\V Auteur,) 

(2) Le Père Récollet Nicolas-Bemardin-Constantin DeLhalle, arrivé au Canada 
en 1696, après avoir desservi les paroisses de Longueuil et de Saint-François de 
Sales de l'Ile Jésus, se rendit au Détroit en 1703, et fut le premier aumônier du 
fort de Pontchartrain, où il fit le premier acte de baptême le deux février 1704. 
Deux ans plus tard, le premier juin 1706, il fut massacré par les Outaouais qui 
poursuivaient les Miamis, au moment où ceux-ci s'allaient réfugier dans le Fort du 
Détroit avec leur missionnaire. \Charlevoix^ vol. Il, liv. XIX, p. 309.) 



ii8 1723. 

"Je soussigné, prêtre, récollet, faisant les fonctions 
curiales dans Féglise du Détroit, certifie avoir inhumé le 
* corps du R. P. Constantin DeLhalle, récollet, mission- 
naire du dit poste, sous le marche-pied de l'autel de la 
dite église, et ce, en présence de M. de Tonty, comman- 
dant pour le Roy le dit poste, et de M. de Rocquetail- 
lade, qui ont signé avec moi, ce jour, 14 mai 1723. 

(Signé), Tonty, Rocquetaillade, F. Bonaventure, 

récoUet» missionnaire." 

{Re£. du DéiraiL) 

JUILLET. 

Le I* — Hector-Louis Daillebout de Perigny, cadet 
des troupes, âg^é de 23 ans, noyé près de Montréal et 
trouvé à la Pointe de Nicolet, a été inhumé dans le cime- 
tière de Nîcolet. L'acte de sépulture est au reg^tre des 
Trois-Rivières. {Reg. des Trois- Rivières) 

Le 31. — François Combray dit Lé veillé, soldat de la 
compagnie de M. Péan, s'est noyé et a été inhumé à 
Québec. {^Reg. de Québec.") 

AOUT. 

Le 19, — ^Le missionnaire de Tîle Saint-Jean était Louis 
Barbet du Donjon, coixidier, aumônier. 

{Reg. de Pile Saint^yea».) 

Ijç, 23. — Sur le vaisseau ** La Chymène," de Brest, se 

trouve un marinier du nom de Nicolas Tangui. (Idem.) 

OCTOBRE. 

Le 12. — On voyait dans la rade de Québec le navire 
" La Sainte- Anne.** {R^g^ de Québec) 

NOVEMBRE. 

Le 23. — ^Six matelots du vaisseau *' Les Quatre Frères/* 
se sont noyés. {Reg. de nie Saint-yean) 



^ 



1724. 119 

JANVIER (1724.) 

Le 31. — Busquet, capitaine du navire "Le Cheval 
Marin/' hivernait à Saint- Laurent, Ile d'Orléans. 

{Reg. de Saint- Laurent^ I.O) 

FÉVRIER. 

Le 28. — On célèbre à BouchervîUe le mariage de Jean 
Desnoyers et Marie-Thérèse Ménard, lesquels s'étaient 
mariés à la Gomine, quelques années auparavant, pendant 
que leur missionnaire, M. de Francheville, célébrait la 
messe. {Reg. de BouchervUle. ) 

AVRIL. 

Le 12. — Pierre Durant, âgé de 25 ans, a été tué par 
les sauvages Renards. {Reg. de Kaskakia) 

JUIN. 

Le 6. — Félix Nicodinot, patron de la chaloupe de la 
flûte " Les Quatre Frères," s'est noyé. 

{Reg. de nie Saint-Jean.^ 

Le 26. — Un nommé Lacroix, contre-maître du vaisseau 
"Le Dragon- Volant," a été inhumé à Saint- Jean, Ile 
d'Orléans. Il s'était noyé le 16 du même mois. "Le 
Dragon- Volant " appartenait à M. De la Mînotière. 

{Reg. de Saint-Jean^ I.O.) 

SEPTEMBRE. 

Le 3. — ^Jacques Hervé, âgé de 45 ans, s'est noyé et a 
été inhumé dans le cimetière de Beauport. 

{Reg. de Beauport) 

OCTOBRE. 

Le 15. — Sépulture de Jean-Baptiste Blondeau, pilote 
du vaisseau " Le Vigilant." {Reg. de Québec.) 

Dans un des plus anciens recensements de la Loui- 
siane (1724) que nous avons trouvé à Paris et qui est 
encore inédit, nous rencontrons un certain nombre de 



I20 1724- 

familles canadiennes déjà très avantageusement établies 
en Louisiane. Nous reproduisons ici la liste de ces 
Canadiens : 

LES CANADIENS EN LOUISIANE. 

(RECBNSBMEKT DE 1724). 

1° Jacques L'Archevêque, né à Québec, le 4 mai 1694, fils 
de Jean L'Archevêque et de Catherine DeLaunay, 
est établi à la Nouvelle-Orléans, sur le terrain de 
M. de Bienville. Briquetier très laborieux, il avait, 
pour le servir, trois esclaves nègres et un sauvage. 

2® Joseph Larche (L'Archevêque), né le 4 juillet 1696, 
à Québec, frère du précédent. 

3® Etienne LeRoy, né à Montréal, le 8 janvier 1691, fils 
de Pierre LeRoy et de Catherine Ducharme, nevei^ 
de M. Chauvin. 

4® Joseph Chauvin, natif de Montréal, fils de Pierre 
Chauvin et de Marthe Autreuil. 

5® Louis, et 

6® Nicolas, frères du précédent. Tous trois étaient de 
très riches propriétaires, ayant à leur service plus de 
175 esclaves, noirs ou sauvages. 

7® Joseph Verret, natif de Charlesbourg, fils de Michel 
Verret et de Marie Galarneau. 

8° Jean-Baptiste Petit-LeVilliers, né à Boucherville, le 
28 novembre 1700, fils de Charles Petit- Le Villiers, 
capitaine d'un détachement de la marine, et de Ma- 
deleine Gautier de Varennes. 

9^ Etienne Daigle dit Malborouk, natif de Charlesbourg, 
fils de Jean Daigle dit Lallemand et de Marie- Anne 
Croteau. 

10° Louis Viger, né à Boucherville le 21 novembre 1685, 
fils de Désiré Viger et de Catherine Moitié. Ces der- 
niers comptent parmi leurs descendants l'Honorable 
Denis-Benjamin Viger et le commandeur Viger. 

11^ Pierre Richaume, né à Repentigny le 3 juin 1694, 
fils de Jacques Richaume et de Marguerite Gratiot. 



1725. 121 

Les registres des Sœurs-Grises (Hôpital -Général de 
Montréal), ouverts le 7 février 1725, renferment un très 
grand nombre de sépultures des anciens soldats français 
de la colonie. La première sépulture est celle de Jean- 
Claude Durand, vieillard de 84 ans. 

Il est vraiment curieux de voir Tâge avancé qu'attei- 
gnaient tous ces anciens militaires. 

Les mêmes registres fournissent une statistique très 
importante sur le nombre des enfants trouvés, déposés 
dans rétablissement. 

Plusieurs personnages de distinction reposent dans 
l'église de F Hôpital, sans y comprendre toutes les reli- 
gieuses de la communauté. {L'Auteur) 

AVRIL. 

Le II.— Anne Maurice, femme de Charles Souhé, 
donnait naissance, dans les forêts des Illinois, près Oua- 
bache (Wabash), à une enfant qui reçut le baptême le 
25 juin suivant, dans la paroisse de Boucherville. 

{Reg. de Boucherville}^ 

MAL 

Le 16. — Joseph Lamy, natif de Sorel, époux de Marie- 
Anne Provost, a été tué à deux pas du village de Kas- 
kakia, par un parti d'ennemis. Il était, cette année, 
marguillier en charge. {Reg, de Kaskakia) 

Le 19. — M. rintendant Bégon présentait à Téglise, 
comme parrain, une jeune anglaise de 17 ans, fille de 
Joachim-Michel Tacar. {Reg. de Québec.) 

Le 27. — Une jeune anglaise de quatorze ans, nommée 
Marie- Marguerite Seaman, abjurait le protestantisme 
dans l'église des Ursulines des Trois -Rivières. Elle 
demeurait alors chez Demoiselle Marguerite LeBoulan- 
ger de Saint- Pierre. 

Cette jeune fille, en 1740, devenait l'épouse de Louis- 
Joseph Godfroy, sieur de Tonnancour, subdélégué de 
l'Intendant. Elle mourut le 11 septembre 1746, et fut 
inhumée le 13 du même mois. {Reg. des Trots- Rivières.) 



1 



12* I725-Ï726. 

AOUT. 

Le 25. — A lieu le naufrage et la perte complète du 
vaisseau du Roy " Le Chameau," en destination de Qué- 
bec, Il se brisa près de Louisbourg, et pas un homme 
n'échappa à la mort. Parmi les victimes se trouvaient M. 
de Chazel, qui devait relever l'Intendant Bégon ; M. de 
Louvigny, nommé gouverneur des Trois- Rivières ; M. de 
la Gesse, capitaine, et fils de M. de Ramezay, ancien 
gouverneur de Montréal, décédé l'année précédente, en 
outre plusieurs officiers, des ecclésiastiques, des Pères 
Jésuites et Récollets. {(Zkarlevoix, v. ii, livre xx, p. 409.) 

OCTOBRE. 

Le II. — Anne Jousselot, veuve de quatre maris, épouse | 
le cinquième, nommé Claude Dubreuil. Née en 165g, du 
mariage de Pierre Jousselot et d'Ozanne Drapeau, elle 
épousait, en 1677, Joseph Galois; en secondes noces le 
33 mai 1678, Toussaint Dubeau ; en troisièmes noces, le 
21 juillet, 1698, André Duval; en quatrièmes noces, le 
13 juin 171 2, Jean Maranda; enfin, en cinquièmes noces, 1 
Claude Dubreuil, et vécut jusqu'au 13 janvier 1743.''* 
{Reg. de Ckarlesôourg-.) 

JUILLET (1726). 

Le 23. — ^Le corps de M. Charles Hazeur-Desormeaux, 
curé de la paroisse de Saint-Thomas, qui avait été inhu- 1 
mé le 6 juin 1 7 1 5 dans l'ancienne église, est exhumé pour 
être transporté et inhumé dans la Nouvelle église de la 
même paroisse. {Reg. de Saint-Thomas.') I 

AOUT. j 

Le 6. — Michel Chabot,'"' âgé de 63 ans, et ses deux| 
iils, Pierre, âgé de 22 ans, et Augustin, de 1 5 ans, se sont 
noyés en traversant de Beauport à l'Ile d'Orléans. 

{Reg de Saint- Pierre, I.O) 1 

(Il Ont anni le aenl exemple, dans ce siicte, d'âne fponse en dnquîime marïags. 
A l'acte de ra lépaltnre elle est dite figée de 91 ant, mais elle n'en avait qne 84 ; ' " 
au recensement de 1681, elle est incrile âgée de 3Z ans [L'Anitur.) 

(31 Michel Chabot était frère de messire Antoine ChaLot, curé de la paroisse 
Sainte-Anne. 



1726-172 7. 123 

AOUT. 

Le 13. — Charies Cauh^ épousait en sectmdes noces à 
la Pointe-aux-Trembles de Québec, Marie-Charlotte 
Laroche. Ils avaient déjà contracté mariage, mais comme 
il s'était élevé un doute raisonnable au sujet de la mort 
de sa première femme, dâense avait été faite à Marie- 
Charlotte Laroche, le 30 octobre 1725, d'habiter avec son 
prétendu mari, jusqu'à ce que preuve certaine de liberté 
fut produite par Cauhet. 

{Reg. de la Pte-anx- Trembles^ Québec^ 

SEPTEMBRE. 

Le 21. — On fait la bénédiction d'une cloche pour 
l'église des Grondines. {Reg. des Grondines.) 

AVRIL (1727). 

Le 22. — Sépulture de Nicolas Rochon, âgé de 33 ans, 
fils de Gervais Rochon et de Madeleine Guyon. Cet 
infortuné perdu sur les glaces, près de Montiéal, a été 
inhumé à Saint-Thomas (Pointe à Lacaille). 

** Sur le dit corps, syoute le curé LeUèvre» était un capot 
de cinchinas (œ), une veste d'étoffe blanche, un gilet de 
carisé, — ^sur le devant duquel était une pièce d'indienne 
bleue et rouge, — un scapulaire, des guêtres de mala- 
mas (sic) y des bas blancs, des escarpins, une ceinture d'in- 
dienne, un mouchoir de coton, une petite bourse vide, 
une tasse d'étaîn, un couteau, un calumet, avec deux 
petites clefs de cassette attachées à la boutonnière de la 
susdite veste. Ses cheveux étaient cadenacés d'un ruban 
noir. (i?^^. de Saint- Thomas. ) 

MAL 

Le 2. — Un enfant porté en secret à Bécancourt, avait 
été déposé dans la cabanne d'une abénaquise nommée 
Agathe. Cette femme l'apporta chez le lieutenant-générad, 
M. Godfroy de Tonnancour, qui le fit baptiser le 2 mai 
1727. M. Louis- Joseph Gatineau et madame Véronique 
Petit le tinrent sur les fonds baptismaux, et le nommèrent 
Louis-Bonaventure. {Reg. des Trois- Rivières.) 



124 1727* 

JUIN. 

Le 10. — Sépulture de Joseph Héroux, âgé de 20 ans, 
qui a péri dans un naufrage, sur le lac Saint- Pierre. 

(/?^. de Sainte- Anne d YamacAicke.) 

JUILLET. 

Le 29. — Jean- Baptiste Sabourin, capitaine de milice au 
Lac des Deux- Montagnes, épousait une anglaise âgée de 
dix-sept ans, du nom de Sarah Enneson, née près de 
Boston. Elle fut quelques temps après désignée sous le 
nom de Catherine KigilekokSe par les algonquins ou 
iroquois du lac. Les familles Raizenne et Ség-uin la 
comptent parmi leurs ancêtres. 

, {Reg. du Lac des Deux-Montagnes.") 

DÉCEMBRE. 

Le 18. — Le R. P. Pierre-Gabriel Marest, jésuite, natif 
de Fresnes, en Champagne, décédé aux Illinois le 1 5 mai 
1727, avait été missionnaire à la Baie d'Hudson en 1694, 
où il fut fait prisonnier par les anglais et enmené à Ply- 
mouth. Devenu libre, il se rendit aux Illinois, vers 1 700. 
A la date du 18 décembre 1727, ses cendres et celles du 
Père Jean-Jacques Marmet, aussi jésuite, furent transpor- 
tées dans l'église de Kaskakia. {Reg. de KçLskakia) 

Le 23. — Pendant que le curé Gervais Lefebvre, de 
Éatiscan, célébrait une messse basse, le sieur Daniel Por- 
tail, de Gevron, fils de Daniel Portail, maire perpétuel de 
la ville de Saint- Florent-le- Vieil, diocèse d'Angers, con- 
tractait mariage avec Marie-Anne Antoinette Langy de 
Levrard, et ce, à Tinsçue du curé. Les coupables firent 
réhabiliter leur mariage le 8 septembre de Tannée sui- 
vante (1728). {Reg. de Batiscan) 

Note. — Le Concile de Trente, quant au décret Tametsi, étant publié en 1703, date 
de l'impression du Rituel de Mgr de Saint- Valier, où ce décret est inséré en entier, 
les coupables se trouvaient excommuniés par le mandement de Mgr de Saint- Valier, 
daté le 24 mai 1717. 

Le 26. — Mgr TEvêque de Saint- Valier meurt à THô- 
pital-Général de Québec il Tâge de 74 ans, et est inhumé 



I727-I728. 125 

le 2 janvier suivant dans leglise de cette communauté, 
qu'il avait fondée en 1688/*^ Q^^g* detArch. de Québec) 

FEVRIER (1728). 

Le 9. — Dans les registres de Sainte- Anne de la Pérade, 
on lit à cette date, les mots suivants : '• Louis Guillet, de 
la paroisse nouvelle de Sainte-Geneviève." Le Père 
LeSueur, jésuite, desservait la chapelle dite de Sainte- 
Geneviève de Batiscan. {^Reg. de Ste-Anne de la Pérade, ) 

Le 18. — Sépulture de Guillaume Taillon, âgé de 52 
ans, époux d'Anne Gagnon, mort sur les glaces, ayant 
été surpris par le mauvais temps et la nuit. 

(Reg. du ChdteaU'Rzcher.) 

AVRIL. 

Le 13. — Un jeune homme, Nicolas Gronier, âgé de 
vingt ans, tué dans le bois, a été inhumé à la Longue- 
Pointe, près Montréal. Il était fils de Nicolas Gronier et 
d'Anne Chrétien, de la paroisse de Sainte- Famille, I. O. 

{Reg. de la Longtie-P ointe, Montréal) 

Le 21. — Sépulture de Pierre, âgé de sept ans, enfant 
de Pierre Morin et de Thérèse Pelletier, perdu sur les 
glaces de la rivière du Sud, le 5 octobre 1727, et retrou- 
vé sur le rivage du fleuve Saint- Laurent par son père 
même. {Reg. de Saint- Thomas) 

JUIN. 

Le 19. — ^Antoine Bîlodeau, cultivateur de la paroisse 
de Berthier-Bellechasse, est frappé par la foudre, dans sa 
maison, à 6 heures du soir. Marié à Angélique Lepage, 
il laissait six enfants. A l'acte de sépulture se lit la note 
suivante : " Nous avons tout lieu d'espérer de son salut ; 
ayant mené une vie bien réglée. Il a surtout fait paraître 
beaucoup de zèle durant sa vie, à fréquenter les sacre- 
ments, de sorte qu'il a été généralement regretté de toute 
la paroisse, qui a assisté à son inhumation." 

{^Reg. de Berthier. ) 

(i) Uacte de sa sépulture ajoute *' qu'il fut inhumé dans le tombeau creusé par le 
dit seigneur évêque, dans l'église paroissiale de T Hôpital-Général de Québec." 



126 1 728-1 729. 

JUILLET. 
Le 7. — ^Sépulture de Jacques Salé, noyé en traversant 



de Québec à Lévis. {Reg. de Lévis.) 

SEPTEMBRE. 

Le 1 5. — Sépulture de Jacques Lalande, âgé de 50 ans, 
natif de Dieppe, et matelot sur la barque '* La Reine 
Esther.** 

FÉVRIER (1729). 

Le 4. — ^Avaît lieu à Montréal la sépidtnre de Louis 
Héros, âgé de trente-huit ans, natif de Bwdeaux. Ce 
pieux jeune homme s*était consacré aux œuvres de cha< 
rite en se faisant hospitalier sous le nom de frère Jérôme. 

{Reg. de Montréal^ 

Un nonuné LeBeau, commis^ fils d'un bourgeois de 
Paris, arrivé en Canada cette année (1729), après avdr 
vécu quelques temps parmi les sauvages^ retourne en 
France et publie ses aventures. 

On doit les ccMisulter avec réserves. 

(Rameau ''Les Canadiems,'* partie II, p. 71.) 

AVRIL. 

Le 24. — ^Le nom de Cap à P Arbre que Ton rencontre 
plusieurs fois dans les documents historiques a laissé aux 
lecteurs un véritable doute quant à sa position géogra- 
phique. Entre autres, le journal des yésuites, à la date 
du 6 novembre 1646, mentionne le naufrage, près du 
Cap à TArbre, d'une barque montant de Québec aux 
Trois-Rivières. Mais ce cap était-il au nord ou au sud du 
fleuve, et à quelle distance des deux villes ? 

Nous croyons pouvoir répondre à cette questicm et 
déterminer avec précision Tendroit qui pcHrte le nom de 
" Cap à TArbre." En consultant les registres de Sainte- 
Anne de la Pérade, à la date du 24 avril 1729, on trouve 
à Tacte de mariage de Robert Houy avec Louise Pilotte, 
que le Cap à TArbre, paroisse de Lotbinière, était sa 
résidence, c'est-à-dire aujourd'hui la Pointe de Saint- Jean 
Deschaillons. 



1 729-1 73^- ^27 

Dans le même registre à la date du 14 avril 1734, se 
trouve la sépulture de Joseph Boisverd qui habitait le 
fief Deschaiîlons du Cap à T Arbre. 

Dans le premier registre de l'état des personnes de la 
paroisse de Saint- Jean Deschaiîlons, nous lisons en 1741 : 
*' Registre des baptêmes, mariages et sépultures, de la 
paroisse de Saint- Jean-Baptiste, dite le Cap à l'Arbre, 
pour l'année 1741." {L Auteur) 

JANVIER (1730). 

Le 7. — Charles-René Gaudron de Chevremont, secré- 
taire du marquis de Beauhamois, et fils de M. Nicolas 
Gaudron, sieur de la Boissière, épouse à Québec, Marie- 
Bénigne Derome. i^Reg. de Québec) 

MAL 

Le 31. — M. Girard de Vorlay, bénit une cloche pour 
la paroisse de Sainte- Anne de Beaupré. Elle est nommée 
Marie- Joseph-Ignace, par M. Perthuis et Marie- Anne 
Roussd, épouse de M. Louis Beaudoin. 

{JR.eg. de Sainte-Anne de Beaupré.) 

JUILLET. 

Le 6. — Sépulture de Jérôme Michau, habitant de 
Kamouraska, qui s'est noyé en passant à la nage la 
rivière Boyer. {Reg. de Saint- Valier.) 

Cette année et les suivantes, les registres des Trois- 
Rivières renferment un grand nombre de baptêmes et de 
sépultures d'esclaves panis appartenant aux principales 
familles de la ville/'^ (-^^' ^^^ Trois- Rivières) 

La rougeole et la coqueluche enlèvent aussi dans cette 
même année, beaucoup d'enfans à Québec et dans les 
paroisses environnantes. {R^g* de Québec et de Loretta) 

^i) A Taimée 1754 se trouve un tableau des familles qui possédaient des esclaves. 






1721 

1723 

»7a3 

>7"4 

t7H 

1736 

I7«7 

I7»8 

"7^9 

'730 

Tctal 

De 1608 k 1730. 



1.S16 
1.453 
1.484 



MARS {1731). 
Le 25. — La fête de Pâques, cette année, est célébrée 
le jour de l'Annonciation. 

AVRIL. 
Le 12. — Etienne Tibaut et Ijouis Dolbec, habitans de 
Saint- Augustin, passant dans la forêt de la continuation 
de la seigneurie de Maure, ayant aperçu sur une branche 
de sapin, à environ quarante pieds de haut de terre, le 
bas d'un homme, jetèrent l'arbre et trouvèrent, dans le 
dit bas, les ossements du pied d'une personne, au nombre 
de dix-huit os, avec l'ongle du gros orteil. Lesquels bas 
et ossements furent reconnus être de Philippe Gasse,''* 
qui s'était perdu dans la forêt, vers le 3 décembre 1 729.1 
Ces os furent déposés dans le cimetière, le 13 avril. Les' 
4 juin et 29 septembre, les autres restes furent déposés 
dans le cimetière et bénis par le curé de Saint-Augustin, 
M. Auclair- Desnoyers. (^Re£. de Saini- Augustin.) 

MAL I 

Le 13. — Gui Rozé, matelot, âgé de 25 ans, est inhumé. 
Il formait partie de l'équipage du navire "La Manon," 
commandé par M. Lemoyne. 

{Reg. delà Baie Saint-Paul.) 

II) Philippe Casse, &gé de 37 ans, fuit mirié ï Marie Saloir. {Dkl. Généalosiqai.) 



^731-1732. 129 

MAI. 

Le 24. — Claude Boissel, âgé de 25 ans, a été tué acci- 
dentellement par son fusil. (Reg. de Saint-Pierre, I.O.) 

JUIN. 

Le II. — Sépulture de Nicolas, garçon de 60 ans, qui 
pendant cinquante ans a servi les missionnaires avec un 
exemple, un zèle et une fidélité dignes de nos premiers 
chrétiens. {Reg. de Saint- Thomas.) 

JUILLET. 

Le 23. — Un jeune homme de 23 ans, Jacques Guille- 
met, s'est noyé en se baignant. {Reg, de Lévis.) 

Guillaume Verrier, procureur-général au Conseil Supé- 
rieur de Québec, fait le dépouillement des minutes des 
actes des notaires. Ce dépouillement, commencé en 
décembre 1 731, est continué jusqu'en août 1732. C'est ce 
qui forme X Extrait des Minutes des Notaires, déposé au 
ministère de la Marine, à Paris. Il renferme la période 
de 1637 à 1714. {Documents ''Notariat!') 

MAI (1732). 

Le 23. — Rosalie Brunet, fille de François Brunet et 
d'Anne Tibaut, est la première enfant née dans la paroisse 
de Sainte-Claire,^'^ vulgairement dite Les Plaines!' 

{Reg. de Terredonne.) 

JUIN. 

Le 2. — Sépulture des corps de Louis Dubois et de 
Joseph Branchaux, qui tous deux se sont noyés dans la 
rivière Etchemins, le ler mai précédent. {Reg. de Lévis.) 

JUILLET. 

Le 7. — " L'Amazone du Désert," navire commandé par 
M. Girard de la Soudrais, était dans le port de Québec. 
Un matelot de son équipage, Louis Hervé, âgé de 22 ans, 
s'est noyé, et a été inhumé le même jour. 

{Reg. de Beauport) 

(I) Ce nom n'existe plus, c'est aujourd'hui la paroisse de Sainte- Anne des Plaines. 
g {V Auteur.) 



^ 



130 1732-1733- 

NOVEMBRE. 

Le 13. — Sépulture des corps de Charles Poirier et 
de Saint-Jean, cordonnier, qui se sont noyës. 

ijieg;. de Beaumont.) 

Louis Bourassa, âgé de 40 ans, et son fils Jean, âgfé de 
quatorze ans et demi, sont tués par la foudre en retournant 
de Québec à Saint-Nicolas. Le même jour avait eu lieu 
le baptême d'un de ses enfans. {Reg. de Saint-Nicolas^ 

. FÉVRIER {1733). 

Le ï6. — Isabelle Dugas, femme de Pierre Auboîs, s'est 
noyée avec six de ses enfans, entre les deux passages. 
{Reg, de Port Royal.) 

AVRIL. 

Le 5. — Le jour de Pâques, cette année, tomba à cette 
date. 

La petite vérole (la picote), cette année, enlève un 
grand nombre de personnes dans la plupart des paroisses, ; 
et surtout aux Trois- Rivières. {Reg. des Trots-Rivières.) 

NOVEMBRE. 

Le 4. — Une violente tempête a fait sombrer dans le 
fleuve, à l'anse de Berthier, rivière Bellechasse, une 
goélette, et six personnes ont été submergées. Les vic- 
times sont : 

François Caron, 

Françoise Paré, sa femme, 

Françoise Boirie, ■ 

Marie-Joseph Bourassa, épouse, en secondes noces, 

de Louis Bossé, 
Marie Dubeau, épouse de Marois, de Québec, 
Jean Labranche. 
Leurs corps ont été inhumés le lendemain, 5 novembre, 
dans le cimetière de Berthier. {Reg. de Berthier.) 



1734. 131 

FÉVRIER. 

Le II. — Germain Lepage, fondé de pouvoir de Louis 
Lepage/'^ pour un terrain dans la profondeur et sur tout 
le front de la seigneurie de Terrebonne. 

Est comparu en notre hôtel, pardevant nous, Gilles 
Hocquart, chevalier, conseiller du Roy en ses conseils, 
intendant de justice, police et finances, en la Nouvelle- 
France, Germain Lepage, sieur de Saint- François, capi- 
taine de milice de la coste Saint-Louis et seigneurie de 
Terrebonne, fondé de pouvoir sous signature privée du 
sieur Louis Lepage de Sainte-Claire, seigneur de Terre- 
bonne des Plaines, prestre, en date du quinze de ce mois, 
demeuré annexé à ces présentes, lequel sieur de Saint- 
François nous a dit qu'il comparoist pour rendre et porter 
entre nos mains la foy et hommage que le dit sieur 
Lepage de Sainte-Claire est tenu rendre et porter à Sa 
Majesté au Château Saint-Louis de Québec, à cause de 
la seigneurie d'un terrain de deux lieues à prendre dans 
les terres non concédées dans la profondeur et sur tout 
le front de la dite seigneurie de Terrebonne, et nous a 
représenté .pour titre de propriété du dit terrain le brevet 
en original de concession qui luy en a été faite par Sa 
Majesté, le dix du mois d'avril mil sept cent trente-un, 
pour en jouir par luy, ses héritiers ou ayant cause, comme 
de leur propre, et ce aux mêmes droits qui sont attachés 
à sa dite seigneurie et sous les mêmes redevances, clauses 
et conditions dont elle est chargée ; requérant le dit sieur 
de Saint- François au dit nom qu'il nous plaise le recevoir 
à la dite foy et hommage pour le dit sieur de Sainte- 
Claire, et à l'instant s'étant mis en devoir de vassal, teste 
nue, sans épée ny espérons, un genouil en terre, aurait 
dit à haute et intelligible voix qu'il rendait et portait 
entre nos mains la foy et hommage que le dit sieur de 
Sainte-Claire est tenu rendre et porter au Roy, au Châ- 
teau Saint- Louis de Québec, à cause de la dite seigneurie 
du dit terrain de deux lieues, à laquelle foy et hommage 
nous avons reçu et recevons par ces présentes le dit sieur 
de Saint- François au dit nom sauf les droits du Roy et 

( I ) Curé et seigneur de Terrebonne. Il était fils de sieur René Lepage, seigneur 
de Rimouski. Toutes les familles Lepage de Rlmouski, de l'Ile d'Orléans et de 
Sainte- Anne des Plaines, le comptent pour un de leurs parents. (L' Auteur,) 



132 1734- 

de Tautruy en toute chose, et a fait le serment de bien et 
fidellement servir Sa Majesté et de nous avertir et nos 
successeurs s'il apprend qu'il se fasse quelque chose contre 
son service, et Tavons dispensé pour cette fois seuUement 
d'aller au dit Château Saint-Louis de Québec et à la 
charge de bailler et fournir son aveu et dénombrement 
dans les quarante jours, suivant la coutume de Paris, dont 
et du tout le dit sieur de Saint- François au dit nom, nous 
a requis acte que nous luy avons octroyé et a signé avec 
nous. 

HOCQUART, 

Lepage de St- François. 

Pouvoir du sieur Lepage de Sainte-Claire au sieur Lepage 

de Saint-François: 

Je, soussigné, seigneur de Terrebonne des Plaines, etc., 
donne pouvoir à mon frère de Saint- François de pour et 
en mon nom rendre la foy et hommage qui est due au 
Roy pour le contract de la nouvelle seigneurie que Sa 
Majesté m'a accordée le dix avril mil sept cent trente-un 
et en outre rendre encore une nouvelle foy et hommage 
pour la seigneurie de Terrebonne sy besoing est, promet- 
tant agréer et ratifier tout ce qu'il pourra fa^fe en mon 
nom à ce sujet. 

A Terrebonne ce 1 1 février 1 734. 

Lepage de Sainte-Claire. 
{Actes de foy et hommage^ vol. III, pp. 5, 6 et 7.) 

AVRIL. 

Le 12. — Dans le registre de la paroisse Saint-Jean, 
Ile d'Orléans, on trouve la note qui suit : 

"Je me suis nommé parrain après avoir refusé Simon 
Campagna, à cause de son ignorance crasse et manifestée 
lorsque je l'ai interrogé sur le petit catéchisme. 

(Signé), René Portneuf, Ptre. 

Note.— M. René Robineau de Portneuf était alors curé de la paroisse de Saint* 
Jean, Ile d'Orléans. Il passa plus tard à la cure de Saint Joachim, et fut tué par les 
Anglais le 23 août 1759* 



1 734-1 736. 133 

JUILLET. 

Le 28. — A Heu la pose de la première pierre de Féglise 
de Nicolet. Elle a été placée au rond point du côté de 
Tépître, par M. Thierry- Hazeur, chanoine et grand péni- 
tencier du chapitre de Québec. {Reg. de Nicolet.) 

AOUT. 

Le 24. — Bénédiction d'une cloche donnée à la paroisse 
de Saint-Thomas par M. Yves Arguin, marchand de 
Québec, et Geneviève Côté, son épouse. Elle a été 
nommée " Geneviève." {Reg. de Saint- Thomas. ) 

Un cultivateur de Lorette, nomme Pierre Fluet, s'est 
noyé et a été inhumé à la Pointe- Lévis. {Reg. deLévis.) 

JUIN (1735). 

Le 26. —Sépulture de Jean Piochau, de l'équipage du 
navire " Le Comte de Toulouse." 

{Reg. de S t- François-Xavier de la Petite Rivière,) 

1736. 

Le directeur des forges de Saint-Maurice était Pierre- 
François, sieur Olivier DeVezain. Il signe un acte dans 
les registres de l'état des personnes, aux Trois-Rivières. 

(Reg. des Trois-Rivières^ 

JANVIER. 

Le 19. — Parmi les industriels de la colonie, on constate 
la résidence d'un fondeur de cloches, par l'acte de sépul- 
ture de Pierre Latour, âgé de 70 ans, de Québec, et qui 
décède à Montréal ce 19 janvier 1736. 

MARS. 

Le 26. — Un interprète des Anglais et des Flamands en 
ce pays, nommé Jean Lalande, fait inhumer sa femme 
nommée Elizabeth Perrin. {Reg. de Montréal,) 



ï34 1736. 

MAI. 

Le 26. — Une jeune fille de 16 ans, du nom de Marie 
Gendron, s'est noyée avec deux autres personnes ; leur 
canot s'étant brisé en sautant le Sault Saint- Louis. Elle 
est inhumée à Longueuil. {Reg: de Longueuil^ 

JUILLET. ' 

Le 6. — Deux enfants de feu Antoine Bilodeau, cultiva- 
teur de la paroisse de Berthier-Bellechasse, se sont noyés ' 
devant leur maison, au bord du rivage. L'un, Isidore, | 
avait 13 ans, l'autre, Marie-Louise, avait 9 ans. Leur 
père avait été tué par le tonnerre le 19 juin 1728. 

{,Reg: de Berikier.) 

Le 12. — Jacques Dupont, originaire de Grandville, 
aumônier, à la côte de Gaspé, du navire " Le Phénix," 
baptise ce jour Augustine DuPauI, âgée de quatre ans. 
Gaude Hugon, capitaine et armateur du navire, en est le 
parrain. {Acte enregistré à la Rivière Oîtdle,^à.éz. 1736.) 

AOUT. 

Le 26, — Noël Alard, voulant prendre l'abord du navire 
" La Ville de Québec," s'est noyé, et son corps a été 
inhumé à Beauport. 

SEPTEMBRE. 

Le 27. — A été inhumé, à Québec, Jean Catreville, 
maître du vaisseau " Le Montréal," commandé par M. 
DeBeauvais. {Reg. de Que'éec.) 

NOVEMBRE. 

Le 3. — Départ de Québec du navire " La Renommée," 
commandé par le sieur Jos. Damours de Preneuse. 

( Voyage au Nouveau-Monde et Hist. du naufrage du 
P. Crespel,^''' Amsterdam 1757.) 

(I) I* p. Crespel Était un des passagers, et retînt l'uinée suivante. 



1 736-1 738. 135 

DECEMBRE. 

Le 19. — La pointe élevée où est bâtie l'église de Des- 
chambault est désignée comme suit : " E^ise de Saint- 
yosephy Cap Lauzon^ satis les petits pins, seigneurie Des- 
chambault^' 

MAI (1737). 

Le 27. — Jacques Tremblay, âgé de vingt ans, est fou- 
droyé dans sa maison par le tonnerre, et inhumé dans le 
cimetière de la Baie Saint- Paul. 

{Reg\ de la Baie Saint-Paul) 

JUIN. 

Le 9. — Langevin, maître corroyeur, allant en canot 
aux Trois-Rivières, s'est noyé sur les pointes du fief des 
Grondines. Sa sépulture a eu lieu aux Grondines ce jour. 
Il était âgé de 35 ans. {Reg. des Grondines.) 

JUILLET. 

Le 17. — Michel Haché, capitaine du Port Lajoie, a 
trouvé la mort, étant calé dans les fonds,. à l'embouchure 
de la rivièfe du Nord, le 10 avril 1737. 

{Reg. de Pile Saint-Jean) 

AOUT. 

Le 25. — Parpii les vaisseaux arrivés dans la rade de 
Québec, se trouve le navire " Le Comte de Matignon," 
commandé par le sieur Pierre Pigneguy. {Reg. de Lévis.) 

1738. 

Claude-Charles LeRoy de la Poterie, conseiller du 
Roy, contrôleur de la marine et des fortifications, avait 
épousé Elizabeth de Saint-Ours, dont il eut plusieurs 
enfants. Au registre des actes de foy et hommage, nous 
trouvons les noms et résidences de trois de ses enfants : 

I® Charles- Augustin, chevalier, seigneur de Bacque- 
ville et de la Touche, en Touraine, et co-seigneur de 



136 i73«. 

Saint-Ours, Canada, en 1738, capitaine aide-major pour 
le Roy, de l'Ile de la Guadeloupe. Il envoyait, en même 
temps que ses deux frères, une procuration à Henri 
Hiché, pour la seigneurie de Saint-Ours. 

Charles-Augustin demeurait au quartier du Bailly, 
paroisse Saint- Dominique, Ile de la Guadeloupe. 

2" Marc-René, frère du précédent, conseiller du Roy 
au Conseil Supérieur de la Guadeloupe, demeurait au 
quartier des vieux habitants, paroisse Saint-Joseph de la 
Guadeloupe. 

3** Pierre-Denis LeRoy de la Poterie des Manvilles, 
chevalier, ancien lieutenant de la marine, résidait au 
quartier de Deshays, paroisse Saint-Pierre, Ile de la 
Guadeloupe. 

(Re^. des actes de/oy et hommage, vol. 1 1, pp. 1 1 9 et 1 23.) 

JUIN. 

Le 26. — Charles Corvoisier était instituteur à Sainte- 
Anne de la Férade. {Reg.deSainie-AnnedelaPéracle.) 

Le 28. — A été inhumé, dans les voûtes de la cathé- 
drale de Québec, le corps de Louis-Frédéric Bricault, 
sieur de Valmur, secrétaire de l'Intendant, âgé de qua- 
rante-sept ans. {Reg. de Quéèec.) 

JUILLET. 

Le 7. — ^Joseph Gagnon, âgé de 22 ans, fils de Jean- 
Baptiste Gagnon, s'est noyé avec ses petits frères, vis-à- 
vis la maison paternelle. Il a été inhumé ce jour à Saînt- 
Roch des Aulnets. {Reg. de Saint-Roch des Aulnets.) 

Le 15. — L'église Saint- François- Xavier de la Petite 
Rivière, commencée le 19 juin 1738, a été terminée et 
bénite le 15 juillet. Dans la fondation, au milieu du rond- 
point se trouve la pierre bénite, il y a trois ans. Elle 
porte les noms de MM. Abrat et Navières, prêtres, quoi- 
qu'ils fussent partis plus de trois ans auparavant. 

M. Flamand, entrepreneur de Québec, avait conduit 
les ouvrages. Les marguilliers de l'Œuvre étaient Louis 
Tremblay, Antoine Bouchard et François Bouchard, et 



1 733-1 739- ^Z7 

le curé missionnaire était M. Louis Chaumont de la 
J annière. {Reg. St-Frs.-X. de la Petite Rivière. ) 

Le 1 7. — Le corps de Pierre Bernier, habitant de Saînt- 
Joachim, trouvé mort sur le rivage près le Sault Mont- 
morency, a été inhumé à TAnge-Gardien. 

{Reg. de JU Ange-Gardien^ 

AOUT. 

Le 29. — Marguerite Roy, épouse de Pierre Valade, 
habitant de Charlesbourg, a été tuée par le tonnerre. 
Elle était âgée de vingt-huit ans. (Reg. de Charlesbourg^ 

DÉCEMBRE. 

Le 5. — Charles Valin, âgé de vingt-deux ans, fils de 
Nicolas Valin et d'Anne Trud, de Lorette, a été assas- 
siné à coups de bâtons et d'épées par plusieurs soldats. 

{^Reg. de Qwbeç et de Lorette. ) 

1739- 

Le maître serrurier des Forges Saint-Maurice était, en 
1 739, Pierre Beaupré. {Reg. des Trois- Rivières^ 

MAL 

Le 5. — Julien Portier dit Tranchemontagne, âgé de 
trente ans, soldat de la compagnie de M. de Saint- Ours, 
a été trouvé mort, et a été inhumé ce jour. 

{Reg. de Montréal.^ 

JUIN. 

Le II. — Jacques Delestre dit Vadeboncœur, soldat de 
la compagnie de M. de Contrecœur, âgé de vingt-cinq 
ans, noyé le premier juin, a été inhumé à Montréal. 

{Idem. ) 
JUILLET. 

Le 2. — Le jour de la fête de la dédicace des églises du 
diocèse de Québec, messire Hazeur, chanoine et grand 
pénitencier, bénit l'église de la Pointe-du-Lac, sous Tinvo- 



138 I 739-1 740. 

cation et titre de la Visitation de la Sainte- Vierge, pre- 
mière patronne, et de Saint-Charles, pour second patron. 
Etaient présents : Dame Marguerite Ameau, veuve de 
René Godfroy, seigneur de Tonnancour, Roch de Rame- 
zay, capitaine, et Louise Godfroy, son épouse, Margue- 
rite-Charlotte de Ramezay, leur fille, Godfroy de Ton- 
nancour, subdélégué de l'Intendant et 

Chefdeville, curé. 

{Reg. de la Pointe du Lac) 

OCTOBRE. 

Le I*. — Bénédiction de la cloche appelée " Marie- 
Claire- Joseph," pour l'église de Deschambault. 

{Reg. de Deschambault^ 

DÉCEMBRE. 

Le 12. — ^Le docteur Phlem, de Sainte-Anne de la 
Pérade, recevait chez lui les malades hydropiques pour 
les soigner. Au nombre de ses patients se trouvent Paul 
Desmarets, habitant de Verchères, inhumé le 1 2 décembre 
^739' 6t Gabriel Desmaisons, habitant de Bécancour, 
marié en 1737 à Isabelle Dehomay, et inhumé le 22 
février 1 742. {Reg. de Ste-Anne de la Pérade.) 

FÉVRIER (1740). 

Le 9. — Un nommé Jacques Ourson, âgé de 45 ans, 
boulanger, natif du diocèse de Tours, périt misérablement 
dans Tincendie de la boulangerie des messieurs du sémi- 
naire de Saint-Sulpice. {Reg. de Montréal) 

MAL 

Le 30. — Nicolas Baillargeon, âgé de 28 ans, s'est noyé 
le 10 courant, dans la rivière du Sud, qu'il traversait seul, 
pendant la nuit. {^Reg. cU Saint-Thomas.) 



r^"-"^ 



I740- 139 

JUILLET. 

Le 4. — Louîs-Joseph Rivard dit Bellefeuîlle, âgé de 56 
ans, époux de Louise LeSieur, a été foudroyé par le 
tonnerre. {Reg. d* Yamachiche.) 

Le même jour, a lieu la sépulture de Faucher Chateau- 
vert, de la Pointe-aux-Trembles, qui s'est noyé à Saint- 
Joseph de Lévis. {Reg. de Lévis.) 

AOUT. 

Le 7. — Messîre Jacques-Joseph Masson de Montbrac, 
prêtre de Saint-Sulpice, âgé de 26 ans, est inhumé dans 
l'église de Kamouraska, côté de Tépître. Tombé dange- 
reusement malade sur le " Rubis," vaisseau du Roy, com- 
mandé par M. de la Saussaye, on le porta à terre, à 
Kamouraska, où il mourut le 6 août, victime de la 
contagion qui s'était déclarée sur ce vaisseau. 

{Reg. de Kamouraska.) 

Le 16. — Michel Maray, sieur de la Chauvignerie 
épouse Marie- Joseph Raimbaut. Fils de Louis, sieur de 
la Chauvignerie, officier de la marine, il était lui-même 
interprète en langue iroquoise. {Reg. de Verchères) 

Le 20. — Sépulture de Mgr François- Louis Pourroy, de 
Lauberivière, âgé de 29 ans, cinquième évêque de Québec, 
décédé ce même jour, après six jours de maladie, con- 
tractée à soigner les malades du vaisseau du Roy 
" Le Rubis," qui l'avait transporté à Québec.^'^ 

Le même jour, à Sainte-Anne du Bout de l'Ile de Mont- 
réal, avait lieu la sépulture de Joseph Tessier, qui s'était 
noyé le 20 juin précédent au Long-Sault, lorsqu'il était 
en route pour Michillimakinac. 

{Reg. du Bout de Pile, Montréal.) 

" Le Roulier," navire infecté, répand là fièvre à Québec 
et occasionne une grande mortalité. 

(i) Une publication " Documents Annotés," sur Mgr Pourroy a paru en 1885, à 
Montréal. 



140 



I740-I74I. 



SEPTEMBRE. 

Le 5. — Michel Berthier, chirurgien du Roy, était tombé 
malade en faisant le service de sa charge dans l'hôpital, 
soignant une quantité de malades sortis du vaisseau 
*' Le Rubis," dans lequel était une maladie contagieuse. 
Il mourut et fut inhumé ce même jour. 

{Reg. de Québec^ 
NOVEMBRE. 

Le 15. — Est inhumé le corps de Savade Guillomètre, 
de 38 ans, natif de Saint- Jean de Luze, matelot sur 
"La Marianne," navire commandé par Georges Tan- 
queray. {Reg. de St'Frs-Xavier de la Petite Rivière^ 



1731 

1732 

Ï733 

1734 

1735 

1736 

1737 

1738 -.. 

1739 

1740 

Total 

De 1608 à 1740 



Mariages. 


Naissances. 


Décès. 


404 


1,959 


960 


330 


2,126 


872 


333 


i»9S5 


2,025 


369 


2,285 


870 


360 


2.19s 


786 


388 


2.255 


f^5 


324 


2,322 


894 


369 


2,207 


900 


386 


2,355 


861 


406 


2,420 


941 


3.669 


22,079 


10,004 


14,074 


77.723 


3Ï.809 



Excédant. 



999 
1.254 



1,415 
1,409 

1,360 

1,428 

1.307 
1,494 
1.479 



12,075 



45.914 



JUIN (1741). 

Le 9. — A lieu ce jour, à la Baie Saint- Paul, la sépul- 
ture de Laurent Béni, âgé de 26 ans, décédé sur le vais- 
seau " Le Saint-Louis," de la compagnie de M. Dugard, 
de Rouen, qui s'en allait en France. 

{^Reg. de la Baie Saint- Paul.) 

JUILLET. 

Le 15. — Jean Gourau, matelot du navire "Le Saint- 
François," s'est noyé. Il était natif de Dompierre, diocèse 
de LaRochelle. \Reg\ de Lévis.) 



1 741-1742. Hi 

JUILLET. 

Le 17.— Jean- Baptiste Laville, natif de Saint-Nicolas 
de LaRochelle, est inhumé à Beau mont. Il était le char- 
pentier du navire " La Reine Esther." 

{Reg. de Beaumont.) 

OCTOBRE. 

Le commandant du Fort des Cahokias se nommait 
Santilly. (Reg. de Cahokia) 

NOVEMBRE. 

Le 20. — On transporte dans Téglise de Deschambauk 
les corps qui reposaient dans l'ancienne chapelle seigneu- 
riale dite Chapelle Saint-Antoine. Cette chapelle jusqu'a- 
lors, à Tusage de la famille de François Chavigny de la 
Chevrotîère, était interdite par Févêque. Les corps de 
M. de Chavigny, de son fils Augustin, et de son petit-fils 
François, ne furent cependant relevés que le 2 novembre 
1 745. {Reg\ de Deschambault, ) 

MARS (1742). 

Le 29. — Un soldat nommé Jean-Louis Pelletier dit 
Larose, appartenant à la compagnie de M. DeNoyon, 
" Acdstis à concilio belli, tanqtiam Desertor exercituSyjtista 
placita regial' a été inhumé aux Trois-Rivières ce jour. 

{Reg. des Trois-Rivières^ 

JUIN. 

Mgr de Pontbriant, sixième évêque de Québec, fait sa 
première visite pastorale à la Longue- Pointe, et confirme 
jusqu'aux enfants de deux mois d'âge/'^ 

{Reg. de la Longue-Pointe) 

Le 6. — M. François Saint- Michel, sieur de Gourville, 
lieutenant des troupes, était commandant au Fort Nia- 
gara. {Reg. de Montréal) 

(i) Pendant cette visite, Monseigneur constate la vérité des guérisons opérées par 
l'intercession de feu Mgr de Lauberivière. 



142 I 742-1 744- 

SEPTEMBRE. 

Le 5. — Sépulture du marquis Durfort, garde-marine 
du département de Rochefort. Â sa sépulture assistait le 
commandant du vaisseau du Roy " Le Rubis," ainsi que 
MM. de Beauharnois et Hocquart. {Reg. de Québec.) 

Le 30. — Est inhumé, aux Trois-Rivières, le corps de 
Pierre Chaillot, ouvrier des forges Saint- Maurice, qui, 
dans sa cabane, a été écrasé par un arbre.* Il était natif 
de Sueur-sur-Saone, diocèse de Dijon. 

{Reg. des Trois- Rivières.) 

JUIN (1743.) 

Le 18. — Sépulture de Jean- Baptiste Hayot, âgé de 74 
ans, tombé de Fécors sur le rocher, six arpens au-dessus 
de l'église du Cap Santé. (Reg. du Cap Santé.) 

OCTOBRE. 

Le 2. — Sépulture de Louis Dechone, noyé à 1 1 heures 
le soir, voulant passer à cheval la rivière du Domaine 
(Rivière Boyer). {Reg. de Saint- Valier.) 

NOVEMBRE. 

Le 29. — Dans Téglise de THôpital-Général de Québec, 
avait lieu la sépulture de François Grouard, âgé de 81 
ans. Né à Québec en 1662, il avait reçu Tordre de sous- 
diaconat, et remplissait la charge de chapelain du chapitre 
de Québec. {Reg. de l^ Hôpital-Général^ QtUbec^ 

MARS (1744). 

Le 27. — Dans les registres de Bécancour, on lit : " L'en- 
fant François- Xavier Provancher, décédé le dix mars, 
avait été déposé sans aveu, dans l'ancienne chapelle de 
nie, laquelle fut interdite dès l'été 1 743 dernier par Mgr 
pour les sépultures. Louis Provancher, père, par oppo- 
sition aux volontés et règlements de l'évêque, voulait 
faire porter le corps de son enfant à la paroisse du Cap 
pour y être inhumé. Sa Grandeur, informée de ce qui se 



1 744-1 745- 143 

passait, ordonna que Tenfant serait enterré dans le nou- 
veau cimetière, et défense fut faite d'inhumer ailleurs. 
Sur quoi le corps du dit enfant fut apporté et inhumé 
dans le nouveau cimetière, avec les cérémonies ordinaires. 

G. Marcol, S.J. 

{Reg. de Bécancour) 

AVRIL. 

Le 17. — A été inhumé, ce jour, le corps de Marie 
Cardinal, épouse de Jean- Baptiste Menard, laquelle, noyée 
le douze novembre 1 743, fut retrouvée au rivage du 
fleuve Saint- Laurent. {Re£;. de Longueuil.) 

JUIN. 

Le 24. — Jacques Auger, pilote du navire " Le Caribou," 
s'est noyé. (Reg. de Saint-Pierre, I.O.) 

JUILLET. 

Le 3. — Mgr de Pontbriant confirme à Saint-Thomas, 
530 personnes de tout âge, même des enfants d'un mois. 
En 1750, le II juillet, u en confirme 169, aussi de tout 
âge. {Reg. de Saint- Thomas.) 

DÉCEMBRE. 

Le 21. — Pierre Patry, fils de Jean Patry et de Cathe- 
rine Vanasse, de la paroisse Saint- François du Lac, a été 
trouvé mort dans son lit, et inhumé le même jour. 

{Reg. de Saint-François du Lac.) 

MAI (1745). 

Le 19. — Joseph Brault dit Pomîn ville, fils de Jean- 
Baptiste et d'Elizabeth Brunet- Bourbonnais, de Lachine, 
est massacré par les Sioux, ce jour. U s'était marié en 
1 743 à Cahokia. (Reg. de Cahokia) 

Dans le cours de la présente année (1745), Bellin, 
ingénieur du Roy et de la marine, publie une carte de la 



144 I 744-1746. 

Nouvelle- France, partie orientale. Dix ans plus tard, il 
publie une seconde carte de la partie occidentale de la 
Nouvelle- France. Sur cette dernière il désigne la rivière 
Ouabache {Wabask)y sous le nom de "rivière St-Jérôme," 
où se trouvent la mission et le fort Ouiatanon. 

{Archives du Département de F Agriculture, Ottawa}^ 

Pendant cette même année, plusieurs Français sont 
faits prisonniers de guerre à Boston. {Reg. de Québec^ 

JUIN. 

Le 24. — ^Jean- Baptiste Dubé, et Marie- Anne Rasset 
font baptiser deux jumeaux; deux autres, le 15 mars 
1751, et enfin, deux autres le 11 janvier 1754. 

{Reg. de Québec.) 

Marié en 1 73 7, Dubé meurt en 1 780, âgé de 70 ans ; sa 
femme meurt en 1 797, âgée de 80 ans. Elle avait donné 
naissance à dix-neuf enfants. Une grande fécondité n'est 
pas toujours la cause d'une mort prématurée. 

{L'Auteur) 
1 746. 

C'est en cette année que Ton rencontre, pour la pre- 
mière fois, cinq noms de baptême donnés à un enfant. 
Le 24 mars l'enfant de Noël Bouchard est baptisé sous 
les noms d'Amédée-Constantin-Brice-Siméon-Richard. 

{Reg. de la Baie Saint-Paul) 

OCTOBRE. 

Le 3. — Sépulture de Marie Joseph, âgée de 29 ans, 
fille de Pierre Verville, noyée dans la rivière Bécancour, 
vis-à-vis la terre de son père. {Reg. de Bécancour) 

Le 5. — Louis Burdaîron dit Jean Guy, maître de 
barque, noyé depuis cinq mois, au Long Sault, lorsqu'il 
montait au fort Frontenac, fut trouvé à Tllé aux Hérons, 
et inhumé ce jour. {Reg. de Montréal) 



1 746-1 747- 145 

Le 17. — Dans la rade de Québec se trouvait "Le 
Fourneau/' navire commandé par Guillaume Compiaux. 

{Reg. de Québec^ 

JANVIER (1747). 

Le 16. — Mariage de LeGallais, second maître dans la 
frégate " La Marthe." {Idem) 

AVRIL. 

Le 7. — A été inhumé le corps de Nicholas Varîn, âgé 
de 44 ans, perdu sur la glace dans une tempête de neige, 
au commencement de Tannée. {Reg. de Montréal) 

MAL 

Le 21. — Avait lieu aux Trois-Rîvières, la sépulture de 
Jacques Simonet, écuyer, sieur de TAbergemont, direc- 
teur intéressé dans les forges Saint-Maurice. Il était fils 
de Jean-Baptiste Simooet, sieur de TAbergemont, con- 
seiller et secrétaire du Roy et de Dame Elizabeth 
Berauilt, de la paroisse Dompîerre, diocèse de Langres. 
Il avait épousé en premières noces, Marie Foissey, et le 
17 novembre 1738, il épousait en secondes noces Gene- 
viève Boucher de Grand- Pré, veuve de Charles Hertel. 

{Reg. des Trois- Rivières) 

JUIN. 

Le 5. — René-Joseph Patry, jeune homme de vingt- 
trois ans, fils de René Patry et de Catherine Girard, s'est 
noyé dans la rivière Méchatigan,^'^ et a été inhumé dans 
le cimetière de la paroisse Saint-Joseph de la Nouvelle- 
Beauce. {Reg. de Saint-J oseph^ N.-Beatcce.) 

Le 25. — Messire Pierre-René LeBoulanger, curé de 
Charlesbourg, âgé de 68 ans et demi, était inhumé dans 
Téglise avec messire Alexis Leclerc, âgé de 40 ans, mis- 
sionnaire de la paroisse Saint-Joseph, seigneurie de 
Fleury. {Reg. de Charlesbourg) 

(I) Mechatigan, par corruption " St-Igan," est 1« nom sauvage de la rivièrç 
Cliaudière. 

10 



^ 



146 1747-1748. 

JUILLET. 

Le i". — Sépulture de Michel-André DeMoyres, natif 
de l'Anjou, supérieur des frères charons de l'HôpitaJ- 
Général de Montréal. Il était âgé de soixante ans. 

{Jies'. de r Hôpital-Général, Montréal.) 

AOUT. 

Le 8. — Avait Heu, dans l'église de Sainte-Anne de la 
Pérade, la sépulture de Madeleine Jarret, de Verchères, 
épouse de Pierre-Thomas Tarieu, sieur de la Pérade. 

SEPTEMBRE. 

^ Le i". — A lieu, à Montréal, la sépulture de Jacques 
Taychaten, âgé de vingt-cinq ans, chef huron du Détroit. 
{^Reg. de Montréal.) 

OCTOBRE. 

Le 27, — Sépulture de Jean- Baptiste KiSet, âgé de 84 
ans, ancien chef Algonquin, qui à l'âge de 18 ans, tua et 
scalpa La Chaudière Noire, chef Iroquois qui, avec son 
parti, désolait le Canada. {Reg: des Trois- Rivières^ 

Le 30. — Mariage de Jean Dubois, officier de la frégate 
" La Marthe." (Reg. de Québec) 

MAI (1748). 
Le I". — Sépulture de messire Claude-Michel Bégon, 
chevalier, gouverneur des Trois-Rivières, âgé de 65 ans, 
époux de Jeanne-EIizabeth DeBeauhamois. 

{Reg. de Montréal) 

JUIN. 

Le 24. — Le meunier du Roy au fort Saint- Frédéric, 
était Jean-Baptiste Desraby. (Reg. de Québec) 

JUILLET. 

Le 4. — Une jeune fille de Pierre Dubreuîl et de Marie 
Vaudray, s'est noyée à la Pointe-aux-Trembles de Mont- 
réal. (Reg. de la Pointe-aux- Trembles, Montréal) 



1 748-1 749- 147 

AOUT. 

Le 8. — Sépulture de cinq soldats tués entre Yama- 
chiche et la Pointe au Lac, par trois sauvages Outaouais 
et Sauteux, qu'ils menaient dans les prisons de Québec. 

(^Reg. des Trois- Rivières^ 

Le 1 2. — Mathurin Chapelet, natif de Plerin, diocèse de 
Saint- Brieu, épousait à Québec Angélique Demitre, fille 
de Jean-Robert Demitre. (Reg. de Québec^ 

Dans les registres des Procès- verbaux de liberté, nous 
voyons qu'Angélique Demitre obtient la permission 
d'épouser Pierre Batz, le 4 juin 1764, après avoir donné 
la preuve que son mari Chapelet était mort à l'hôpital 
Saint- Pierre de la Martinique. 

(Reg. des Procès-verbaux, Arch. de Québec^ 

Le 13. — Avait lieu le mariage de Jacques Franchères, 
second chirurgien sur " Le F'ieuve Saint- Laurent," avec 
Elizabeth Boissy. {Reg. de Québec^ 

Le 20. — Jean Diau, second canonnier sur le même 
navire, se mariait aussi à Québec. {Idem) 

Le 23. — M. DelaVillangevin, vicaire-général, dans sa 
visite pastorale à Saint- Pierre les Becquets, ordonne de 
faire les doubles registres et de les déposer, 

{Reg. de Saint-Pierre les Becqtuts) 

NOVEMBRE. 

Le 13. — Pour la seconde fois au Canada, on donne 
cinq noms de baptême à un enfant,^'^ Louis-Augustin- 
René-Brice-Sauveur, enfant d'Augustin Balard, armurier, 
et de Victoire Tremblay, de la paroisse des Eboulements. 

{Reg. des Eboulements.^ 

JANVIER (1749). 

Le 18. — Au registre du Cap Saint- Ignace, se trouve la 
note suivante : " Depuis le présent acte mortuaire jus- 
qu'au dixième inclusivement, j'ai oublié de spécifier sUr 

(I) Voir le 3 octobre 1746, 



Ui^^' 



148 1 749. 

chaque extrait mortuaire que le dît corps avait été aupa- 
ravant inhumé sans les cérémonies ecclésiastiques, par 
quelques habitans, dans un cimetière interdit, et que c'est 
par ordre de justice qu'ils ont été levés du dit cimetière : 
de là vient que Ton trouve sur ses registres, ces inhuma- 
tions faites longtemps après le décès des personnes. 

(Signé), CuROT, ptre. 

{Reg. du Cap Saint-Ignace^ 

Note. — MM. Hiché, procureur du Roy et Louet, 
greffier de l'amirauté de Québec étaient témoins, à la 
translation des corps, dont les sépultures dataient depuis 
le 30 septembre 1748, jusqu'au 13 novembre de la même 
année. {Idenz) 

AVRIL. 

Le 27. — Sépulture de Raphaël, âgé de 16 ans, et de 
son frère Stanislas, de 14 ans, enfants d'Alexis Sauvageau^ 
qui se sont noyés dans la rivière Lachevrotière. 

{Reg. de DeschambaulL) 

JUIN. 

Le 14. — A été célébré le mariage de Pierre- François- 
Olivier, sieur de Vezin, fils de Hugues Olivier, seigneur 
de Lyonne, en Bassigny, et de dame Louise Leroux, de 
Dinjolincour, diocèse de Toul, avec Marie -Joseph 
Gatineau-Duplessis, fille de sieur Jean- Baptiste Gatineau. 

M. Vézin était grand- voyer de la province de la Loui- 
siane, et fut le premier envoyé par le Roy, en ce pays, 
pour y établir les forges et fourneaux de Saint- Maurice, 
dont il a été le premier directeur. 

{Reg. des Trots- Rivières.) 

AOUT. 

Le 19. — Sépulture de Joseph Héroux, âgé de 18 ans, 
fils de Pierre Héroux et d'Angélique Carbonneau, lequel 
est mort frappé par la foudre. 

{Reg. de Sainte-Anne, Yamachic/ie.) 



I750. 149 

Simon Aubry, époux de Marie Beaudet, voulant tra- 
verser le fleuve sur les glaces du Cap Rouge à Saint- 
Nicolas, s*est noyé. 

{Reg. des Procès-verbaux, Arch de Québec y 1 750.) 

Dans cette année, Pierre Bouet dît Lalancette^ canon- 
nier, arrive à Québec, et s'établit près la citadelle. 

(Reg, des Procès-verbaux^ Arch. de Québec^ 1 766.) 

JUIN. 

Le 17. — Visite de Mgr. de Pontbriant à la paroisse 
de Saint- François- Xavier de la Petite Rivière, côte de 
Beaupré. {Reg, de St-Frs-X. de la Petite Rivière^ 

L'église Saint-Pierre du Sud était interdite cette 
année ! Pourquoi ? 

( Voyez Reg. de S t- François du Sud, Ô sept. 1 750.) 

JUILLET. 

Le 30. — Michel de Sallaberry, fils de Martin de Salla- 
berry et de Marie Michelance, de la paroisse de Cibour, 
diocèse de Bayonne, épousait en secondes noces Made- 
leine-Louise Juchereau. Il était officier sur la frégate 
^' L'Anglezea." Deux ans plus tard, il était capitaine de 
la flûte du Roy, et commandait " Le Chariot Royal."^'^ 

M. Gomain, lieutenant des vaisseaux du Roy, comman- 
dant de la frégate " L'Anglezea," était témoin au mariage 
de M. de Sallaberry. {Reg. de Beauport.) 

AOUT. 

Le II. — Sépulture de Gabriel Latreille, âgé de 26 ans, 
homme de 1 équipage du brigantin "La Louise," com- 
mandé par Denis Larche. {Reg. de Saint- Thomas) 

SEPTEMBRE. 

Le 14. — Baptême de Joseph-Nicolas, fils de Kionha- 
tonni, orateur sauvage du nouvel établissement de la 

(I) Son petit-fils, Charles-Michel, est le héros de Chateauguay. (V Auteur.) 



I50 



I750. 



Présentation de la rivière Hoegatsi, et de Onhatsouaten^ 
dame du conseil du dit établissement, {/^eg-. cte Montréal^ 

OCTOBRE. 

Le i". — Messîre Joseph Gaillard, chanoine de Québec, 
est désigné comme seigneur de l'île et comté Saint- 
Laurent. {Reg. de Saint-Pierre, I.O) 

NOVEMBRE. 

Le 5. — Le navire " Le Saint- Joseph," de Nantes, avait 
pour commandant le capitaine Fontaine, et pour contre- 
maître François Nicou, qui fut inhumé ce jour, dans le 
cimetière de Saint- Laurent, Ile Orléans. 

{Reg. de Saint-Laurent, I.O) 

DÉCEMBRE. 

Le 5. — Sépulture de François Delsol-Desnoyers, mort 
sur la goélette " La Trompeuse," commandée par Denis 
DeVitré. {Reg. de nie Saint-Jean) 

Le 30. — M. Louis-Eustache Chartîer de Lotbinière, 
archidiacre, fait la bénédiction d'une cloche pour la 
paroisse de Sainte-Anne de la Pérade. M. Pierre-Joseph 
Tarieu de la Naudière en est le parrain, et Marie-Joseph 
Gastineau, la marraine. {Reg. de Ste-Anne de la Pérade) 



1741 

1742 

1743 

1744 

1745 

1746 ' 

1747 

1748 

1749 

1750 

Total 

De 1608 à 1750 



Mariages* 



425 
422 
418 
426 

438 
418 

513 
614 

664 

619 



4,957 



19*03 1 



Naissances. 



2,379 

2,529 
2,467 

2,546 
2,626 
2,702 

2,737 

2,784 

2,810 
2,974 



26,554 



104,277 




I75I- 151 

MAI (1751). 

Le 7. — Sépulture de Joseph Germain, âgé de 32 ans, 
noyé en faisant la chasse. Il était marguiilier en charge 
de la paroisse du Cap Santé. (^^. du Cap Santé.) 

Le 23. — Charles Beausoleil, parti de Terrebonne con- 
duisant un bateau de M. Lacorne, chargé de farine, s'est 
noyé et a été inhumé à la Pointe-aux-Trembles. 

{Reg. de la Pointe-aux- Trembles^ Montréal^ 

JUIN. 

Le 15. — Un matelot, de Bretagne, nommé François 
Dugal, âgé de 30 ans, s'est noyé et a été inhumé à Beau- 
port. {^Reg. de BeauporL ) 

Le 21. — Etaient inhumés, à Saint- Nicolas, les corps de 
Louis Bourassa et de son fils, Jean, âgé de seize ans. 
Tous deux revenaient de Québec à Saint-Nicolas lors- 
qu'ils furent tués par la foudre. {Reg. de Saint-Nicolas^ 

Le 24. — Antoine Vermandois, trouvé noyé sur le 
rivage, a été inhumé à Berthier-Bellechasse. 

{Reg. de Berthier) 

JUILLET. 

Le 16. — M^- de Pontbriant ordonne qu'un petit registre 
soit tenu pour y entrer les actes de sépultures des enfants 
mort-nés. i^Reg. de Lorette.) 

SEPTEMBRE. 

Le 22. — Pierre Petit, français, s'est noyé à la Pointe 
aux Hurons de Lotbinière. {R^g* de Lotbinière.) 

NOVEMBRE. 

Le 24. — Sépulture d'Ignace Guay, âgé de 45 ans, noyé 
devant la ville de Québec. {Reg. de Lévis.) 

DÉCEMBRE. 

Le 8. — Est inhumé à Varennes, le corps de Jacques 
Chaperon, âgé de cinquante ans, noyé à la Pointe-aux- 



^ 



152 1751-1752- 

Trembles de Montréal. Il avait épousé en secondes 
noces, Françoise Auger, le 19 avril de la même année. 

{Reg. de Varennes. ) 

Cette même année, François Moreau, natif de Thion- 
viile, arrive à Québec sur le vaisseau " L'Angélique," 
commandé par M. Vitray. 

{Reg. des Procès-verbaux, Arck, de Québec^ 

Les registres des Procès-verbaux de liberté font men- 
tion, cette année, de Marie-Joseph, nëe en 1738, fille de 
Jacques Fournel et de Marie-Joseph Pelletier, de la 
Pointe-aux-Trembles de Québec, qui à l'âge de treize ans 
avait été enlevée par un juif du nom de Daniel Hardi- 
ment. {Idem.) 

JANVIER (1752). 

Le 31. — A l'acte de mariage de Jean Girard, de 
l'Ange- Gardien, on ne trouve ni le nom de sa femme, ni 
ceux de ses père et mère. On pourrait en conclure que 
le dit Jean Girard se maria avec lui-même ! ! Heureu- 
sement que les actes de baptêmes et ceux de sépultures 
des enfans de Jean Girard, nous font connaître à qui il 
avait uni son sort. {L'Auteur) 

AVRIL. 

Le 23. — A lieu la sépulture de Charles Goguet, culti- 
vateur de la Longue- Pointe, écrasé par un arbre qu'il 
abattait dans la forêt. {Reg. de la Longue-Pointe) 

MAL 

Le 13. — A lieu la sépulture de Jean Favre et de son 
épouse Marie Bastien, tous deux assassinés, dans la nuit 
du II mai 1752, dans leur maison. Ils étaient âgés de 
60 ans. {Reg. 4e Montréal) 

Nous lisons dans la chronique de Rimouski (vol. I, 
pages 67 à 84). "Dans l'automne '1755, une frégate fran- 
çaise conduisait des troupes à Québec. Une nuit de 
tempête vint la briser au Gros Mécatina, sur les côtes du 
Lribrador. L'équipage, composé d'environ trois cents 



^752. 153 

hommes, ayant pu recueillir une partie de la voilure et 
des agrès, réquipa à la hâte la coque d'un autre vaisseau 
brigantin d'une centaine de tonneaux qui, quelques 
années auparavant et au même endroit, avait aussi fait 
côte. Il se nommait " Le Saint-Esprit," et avait appar- 
tenu à M. Jean Taché, ancêtre des messieurs Taché, de 
Kamouraska. Avec cette embarcation improvisée, que 
l'équipage appela " L'Aigle " ou " Le Sneau," il tenta de 
remonter le fleuve jusqu'à Québec ; mais une seconde 
tempête l'attendait près de Rimouski. Dans une nuit 
affreuse des derniers jours de novembre, un coup de mer 
emporte une partie de la mâture et le vaisseau est jeté 
sur la pointe nord-est de l'île Saint- Barnabe. L'hermite 
Toussaint Cartier, de grand matin, en sortant de son 
humble demeure voit le naufrage et court en grande hâte 
sur les lieux du malheur. Il aperçoit ces pauvres naufra- 
gés mourant de froid, et plusieurs même que la mort avait 
déjà saisis. Il les amène chez lui, mais sa maison étant 
de beaucoup trop petite pour les contenir tous, il fait de 
suite des signaux pour demander du secours aux habi- 
tants de Rimouski, et les malheureuses victimes, quelques 
heures après, se dirigeaient vers le petit village, aidées 
des hommes valides de l'endroit ; mais comme plusieurs 
d'entr'eux étaient déjà affaiblis par la faim, le froid et la 

misère, ils trouvèrent la mort en voulant la fuir Les 

seuls à peu près qui survécurent, furent MM.de Loubarat, 
commandant ; DeCondamin, premier lieutenant ; DeSou- 
venier, médecin, et M, l'abbé Joseph Chesnot, aumônier."^'^ 

L'auteur de cet intéressant récit nous permettra de 
relever quelques erreurs de dates et de noms, erreurs que 
nous constatons d'après un document authentique déposé 
aux archives de l'archevêché de Québec. 

"Un nommé Pierre Brunet, y est- il dit, jeune garçon de 
seize ans, natif de Niort, diocèse de Poitiers, s'était em- 
barqué à Brest sur le navire " L'Aigle," commandé par M. 
DeRoboras, et arriva au Canada en 1752, après avoir fait 
naufrage au Mécatina, sur les côtes du Labrador." 

{Reg. des Procès-verbaux de liberté, 1 767.) 

(i) On retrouve le nom de cet aumônier des vaisseaux de Sa Majesté dans les re- 
gistres des Trois- Pistoles où il fait un acte de baptême le 26 avril 1759. 



l 



154 1752-1753- 

C'est donc en 1752 et non en 1755 que " L'Aigle" fut 
naufragé, et le nom du commandant est " DeRoboras " 
et non " DeLoubaraL" (L'Auteur.) 

JUIN. 

Le II. — Nicolas Claude, natif de la paroisse de Saint- 
Nicolas, diocèse de Strasbourg, Alsace, abjure l'hérésie 
de Luther, et épouse le jour suivant à Sainte-Geneviève 
de Montréal, Geneviève Bouleau. 

(J^eg: de Ste-Geneviève, Montréal!) 

AOUT. 

Le 28. — Mathieu Hîanveu, âgé de vingt-huit ans, natif 
de la ville de Gisors, diocèse de Rouen, Normandie, 
épousait Marguerite Pépin, à Charlesbourg. 

Jeune militaire de la compagnie de M. Marin, il avait 
été surnommé Lafrance. Le Père Saint-Pé, supérieur 
général des Jésuites le nomma, en 1759, notaire royal | 
pour les seigneuries appartenant à l'ordre des Jésuites de 
la Nouvelle- France. Il mourut à Québec et fut inhumé 
le 7 mars 1793. Ses descendants se sont presque tous 
distingués comme de très habiles relieurs à Québec, et 
surtout comme des citoyens et chrétiens modèles, 

FÉVRIER (1753). 
Le 16. — Sépulture de Louis Dechau, écrasé par la 
chute d'un arbre. {,Reg' de NicoleL) 

AVRIL. 

Le 21. — Abjuration et baptême de Valentin J. Bte. 
Cole, anglais, à St. Antoine de Tilly. 

{Re^. de St. Ant. du Tilly.) 

MAI. I 

Le 28. — Ce jour les habitants de la paroisse de Nicolet 
relèvent tous les corps, exhumés du vieux cimetière, pour 
les transporter et inhumer dans le nouveau. 

{Reg. de Nicolet) 



1753- 155 

JUIN. 

Le lO. — Le navire " Le Saint- Esprit," commandé par 
le sieur Pierre Berade, de Bayonne, était à la Gaspésie. 
Un homme de son équipage, Pierre Brose qui mourut y 
fut inhumé le lo Juin 1753. 

Le 24. — Pierre Daigneau et Louis Roulette, naviguant 
sur le lac Saint- François, sont tués par le tonnerre. 

{Reg. de Soulanges) 

AOUT. 

Le 6. — Pierre Buisson, de 18 ans, natif de Dinan, s'est 
noyé. Il était aide-canonier sur " Le Tigre," vaisseau du 
Roy, commandé par M. De la Villeon. i^Reg. de Québec, ) 

Le 25. — François Coiteux, âgé de vingt-trois ans, était 
inhumé dans le Fort de la Presqu'île, dans les pays d'en 
haut, par le frère Denis Baron, Recollet, aumônier. Un 
certificat de la sépulture se trouve dans les registres de la 
Longue- Pointe de Montréal. {R^g> de la Longue-P ointe.) 

SEPTEMBRE. 

Le 24. — Cas de superfétation, — Michel Hunaut-Des- 
champs et Marie-Charlotte Cuillerier, font baptiser Marie- 
Françoise, née la veille, (23 septembre 1 753.) Ils avaient 
fait baptiser Marianne, née le 13 mai 1753, de la même 
année. {^Reg. d£ Sainte-Anne, Bout-de-llle.) 

OCTOBRE. 

Le 29. — Dans le registre de Tétat des personnes pour 
le Fort Duquesne, se trouve l'acte de sépulture du che- 
valier de la Margue, avec la note suivante : 

" Mort dans le Fort de la Ri vière-aux- Bœufs et y a été 
" inhumé sous le nom de Mr. Pierre Paul, Ecuier, Sieur 
" de Marin, chevalier de l'Ordre Militaire et Royal de 
" Saint- Louis, capitaine d'infanterie, et commandant- 
" général de l'armée de la Belle-Rivière." 

\Reg\ du Fort Dugtùesne) 

Note. — Le chevalier Marin de la Margue, né à Montréal, en 1692, avait 
épousé en 17 18, dans la même ville, D'*« Marie-Joseph Guyon-Desprès, dont la 
cousine avait épousé Antoine Lamotte Cadillac, fondateur du Détroit. 

Une des filles du chevalier de la Margue épousait en 1755, Charles René De la 
Roche- Vernay. (V Auteur,) 



k 



156 1754- 1 

FÉVRIER (1754). I 

Le 1 5. — Mariage à la gomine et excommunication : — 1 
Les nommés Pierre Benard et Catherine Laviolette, ' 
s'étant mariés, le 15 février, à la gomine. pendant l'éléva- 
tion de la Sainte-Hostie, le Mandement de M''- de 
Saint- Valier, contre ces détestables mariages, a été lu au , 
prône, le dimanche d'après, 24°' jour du même mois, sur ' 
l'Ordonnance de Mr. Lenonnant, Vicaire- Général du | 
diocèse, et les prétendus mariés ont été déclarés, en con- | 
séquence, excommuniés. 

{Reg. de la Pointe-aux- Trembles, Montréal^ 

MAL 

Le 22. — Noyés à l'Ile Saint-Jean, Cassegrain dit 
Laderive, âgé de 1 9 ans, natif de Notre-Dame de Chartres, 
soldat de la compagnie de Rousseau, Sieur Dorfontaine 
et Jacques Bau-dit-Vadeboncœur, âgé de 19 ans, du 
Poitou. Reg. de Vile Saint-y ean. 

Joseph Belletête, âgé de 18 ans, natif de Saint- Jacques 
de Dieppe, en Picardie, arrivait à Québec, en 1754, sur 
le navire " Le Dauphin," commandé par son oncle le 
capitaine Durand. Il se maria en 1768. 

{Reg. des Procès-verbaux, Arck. de Québec.) 

AOUT. 

Le 23. — Sépulture de Joseph Baudoin, âgé de 28 ans, 
qui s'est noyé au Cap Santé. {Reg. du Cap Sanié.) 

NOVEMBRE. 

Le 21. — Louis Chel-dit-Saint- André, âgé de cinquante- 
deux ans, accidentellement tué par un coup de fusil, est 
inhumé à Saint-Thomas. 

{Reg. de Saini- Thomas de la Poinie-à-Lacaille. ) 

DÉCEMBRE. 

Le 30. — Pierre Dalserie, natif de Bretagne, trouvé gelé 
sur les glaces, a été inhumé à Sorel. Il était âgé de 1 
quarante ans. {Reg. de Sorel.) 



1755- *57 

MARS (1755). 

Le 13. — Dans les registres de la Longue-Pointe on 
trouve le certificat d'inhumation du corps de Louise, né- 
gresse âgée de vingt-sept jours, appartenant à M. Des- 
chambauît. Reg. de la Longue-Pointe. 

NOVEMBRE (1756). 

Le 4. — Marie-Judith, panis, âgée de treize ans, a été 
baptisée. Elle appartient au Sieur Previile. 

Re^. de la Longue- Pointe. 

JANVIER (1757). 

Le 22. — Un esclave panis appartenant à M. de Saint- 
Blain, officier d'infanterie, a été condamné par le Lieute- 
nant-Général Guiton de Monrepos, à la peine du carcan 
en la place publique, un jour de marché, puis à être banni 
à perpétuité de la jurisdiction de Montréal. Il se nom- 
mait Constant. Greffe de Montréal. 



Il est impossible de nier que l'esclavage ait existé en 
Canada avant et après la cession de la colonie. Il a 
existé, non seulement en _^'^ comme le prouve la liste que 
nous donnons plus loin ; mais encore en droit, ou mieux 
d'après la loi, comme l'a démontré le commandeur Jacques 
Viger, dans un Mémoire publié par la Société Histonque 
de Montréal, 

Trois documents prouvent que l'esclavage fut introduit 
au Canada, en 1688 ou peu après. 

Ces documents sont : 

1° L'Ordonnance de Raudot du 13 avril 17090111, sous 
" le bon plaisir du roi, ordonne que tous les Panis et 
" nègres qui ont été achetés ou qui le seront par la suite, 
" appartiendront en pleine propriété à ceux qui en ont fait 
" ou en feront l'acquisition, en qualité d'esclaves." 



158 1755- 

20 L'Ordonnance de Hocquart, du premier septembre 
1 736, qui déclare nul et de nul effet tout affranchissement 
d'esclaves non fait par acte devant notaires, dont est 
gardé minute, et en outre enregistré au greffe de la juris- 
diction royale. 

y> L'arrêt du Conseil d'Etat du Roi, du 23 juillet 1 745, 
qui déclare que "les nègres qui se sauvent des colonies 
" ennemies aux colonies françaises, et leurs effets appar- 
" tiendront à Sa Majesté le Roy Très-Chrétîen." 

Ces trois documents constatent trois phases de l'Es- 
clavage en Canada. Le premier légalise ce qui n'était 
encore qu'un abus, le deuxième constate un ordre de 
choses établi, contre lequel on ne peut aller qu'en se ser- 
vant des formes les plus solennelles, et le troisième est le 
complément qui conduit le système aux extrêmes. 

On le prouve encore par l'Article XLVII de la capi- 
tulation de Québec •■' : — 

" Les nègres et panis des deux sexes resteront en leur 

Qualité d'esclaves en la possession des Français et Cana- 
iens, à qui ils appartiennent ; il leur sera libre de les gar- 
der à leur service dans la colonie ou de les vendre ; et ils 
pourront aussi continuer à les faire élever dans la religion 
Romaine, excepté ceux qui auront été faits prisonniers." 



Dans la Gazette de Québec du 18 mars 1784, on lit 
l'avertissement qui suit : 

" A Vendre. — Une négresse qui est présentement en 
" ville. L'on pourra s'adresser à Madame Perrault pour 
" le prix." 

Et dans celle du 25 mars, même année : 

" A Vendre, — Un nègre âgé d'environ 25 ans, qui a eu 
" la petite vérole. Pour plus amples informations, il faut 
" s'adresser à l'imprimeur." 

(I| La capilulition, comme on le sait, fui signée par le Général Amherst, comman- 
dant-en-chet les troupes et for<*s de Sa Majesté Britannique en l'Amérique Seplen- 
ti iùnale, et le Marquis de Vaudrenil, Gooïemenr et lieutenant- Gêné rai pour le Roi 
ci: Canada, 



1755- 



159 



Le 9 juin 1 783, Elias Smith vendait à James Finlay, 
Juge de Paix, une négresse que Ton désignait sous le nom 
de Peg, et le 14 mai 1788, le dit Finlay la revendait à 
Patrick Langan. Dans les deux ventes Tesclave avait 
été évaluée à ;^50. 

En 1 793, dans le Parlement du Bas-Canada, on pro- 
posa un bill pour l'abolition de l'esclavage dans cette 
province. Cette proposition n'eut pas de suite. 

Elle fut reprise par le Parlement en 1799, et en 1803 
cette question fut de nouveau discutée sans recevoir une 
solution définitive, et ce n'est que par l'Acte de 1833 
que l'esclavage fut définitivement aboli. 



Nous avons cru que le tableau suivant dressé d'après 
les différents registres intéresserait nos lecteurs : — 

TABLEAU DES FAMILLES POSSÉDANT DES ESCLAVES DE LA 

NATION DES PANIS. 



Nom des Familles. 



MM. Leschelle ...••>• 
" Senne ville . • . • • 
" Felta 

Dlle Desrivières 

MM. Vien, Jean 

" Adhemar, A... 

Dme Cuillerier .••••• 

MM. DeBaune ...••• 

" Perigny 

" Réanme, Simon, 
** Duchaime..*» • 
" Lacoste ..•••• • 
*^ Laplante .••• ., 

Dme Linctot ...... . . 

MM. De la Vérandrie , 
(( <« 

Au Roy .•...•.•••.< 

t( 

(( 

MM. FeitV.V.'.V.'.'.". 
" Godet 

Au Roy 

(( 

(C 
(C 

Dme DesLignery . . . . 
Dlle Monier 



Marie-Louise. 
Marie- Anne . . 
Marie , 

Charlotte . . • • 

Marie 

Joseph.... ., 

(c 

l< 
(( 

Marie , 



Esclaves. 



(( 



Marguerite 
Marie . . . • • 
Joseph .... 
Marie . . . . • 



(« 



Louise . . . . 
Deux filles , 
Marie .... 



tt 

tt 



Joseph , 
Marie . 



(( 



. . . < . . . ■ 



Nais- 
sance 



DÉCÈS 



737 
732 
748 

748 
742 

763 
680 

737 
755 
730 
730 



720 
710 
736 
736 
744 



737 
749 
741 
732 
748 

733 
747 
745 
743 



1754 

1754 

1754 

1755 
1782 

1781 

175s 

1755 

1755 

1755 

Ï755 

1755 

1755 

'755 

1755 
1756 

1756 
1756 

1756 

1757 

1757 

1757 

1757 

1757 

1757 
1756 

1757 
^757 



Lieu du 

DÉCÈS. 



Hôp.-Gén'l 
de Montréal 



Age 



22 
6 

7 
40 

18 

75 
18 

25 

25 

> • • I 

35 
45 
19 
20 
12 



20 

8 

16 

25 

9 

24 

9 
12 

14 



TABLEAU DES FAMILLES POSSÉDANT DES ESCLAVES DE LA 

NATION DES PANIS. — (SniTE.) 



SANCE. '^^^^ DÉCÈS. ^"^^ , 



Nom des Familles. 



HM. De la Corne (chevalier). 

" DeVaudreuil 

" Lacroix, Hubert 

" ChenneviUe 

" Messière-Lahaye 

" Giaïsoo, Jean 

Dme Cooteraox 

UH. Baron. Ant 

" D'Agitille 

" PilIanKt 

« Uachelle 

" De ta Ronde 

" Felw 

" CorporoD 

As Rojr 

MM. Perlhnii, interprète des Iroq 

- De Bleury 

Au Roy 

M-GÙni 

Dme De U Naudière . 

AaRov 

H.PerTaalt 



Catherine , . 



los^ 



" DtPerigoj 

DeQntensek, chef de* Algonquin* 
MM. Saint-Diiier 

" Deschambault ,,. 

" Réanme, Simon 



> DeLessard. 
■ DelaGudc. 

Inxjuois, i la Prtseiitation 

le De Ligneiîe... , 

' Benoit - 

' Delisle 

S Broï'ssrd, PasI 

' DeBleuiy 

' DelaConie 

' Volant, Frs 

' D'Auteiive 

le DeBlainTÎlIe 

I. Caiignao . . > . . ..■.. 

' CAM, voTaeeuT 

' Da»by 

' Lemciiie-Deayns, Jacqnes, 

' Saint-Lnc-Laconic 

' Benard (ai^l*Û| . 
' Adh*niar,J<-- " 

■eD'Anteiia 

' DeClignummr.. 
I. Gunewi. Igrace. 
' De Longoeoil . . . 



Esclaves. 



«"sei* 

e9ui-B^>tiste 

Angélique- .. 
[«on- Baptiste 
Marie 



Haiie-Joseph... 

loseph 

Charlotte 



1745 
"748 



I7I3 



1769 
1747 
176* 



Uargnerite ....■• 
Jacqws-Cisu, (no 
Muic (noire)-., 



l-lMaiiés le sjanvîer 1763, 
• ( 1 lAngaentl. 



1755-1756. i6i 

JUIN. 

Le I". — Cas de sttperfétation — François Thibaut et 
Marie- Anne Richard, de la paroisse de Saint- François 
du Sud, font baptiser Nicolas, né le même jour et décédé 
le 8 août suivant. 

Le 27 juin de la même année, ils font baptiser un autre 
enfant (garçon) né et décédé ce même jour, et inhumé le 
28. {Reg\ de Saint-François du Svd) 

Le 23. — Jean Loiselle, de 24 ans, natif de Ploiieve, 
diocèse de Saint-Malo, a été inhumé à Lévis. Il faisait 
partie de l'équipage du vaisseau du Roy " L'Opiniâtre." 
L'aumônier du vaisseau, le Père Duvau, bénit lui-même 
la fosse. [Reg. de Lévis) 

Le 25. — Mathurin Lemaître, de 25 ans, natif de Saînt- 
Malo, appartenant aussi à l'équipage de " L'Opiniâtre," 
est inhumé à Lévis. {Reg. de Lévis) 

Le 28, — Antoine Mercier, cultivateur, habitant de la 
paroisse des Ecureuils, s'est noyé dans la Rivière Jacques- 
Cartier. Il n'était marié que depuis cinq mois. 

Reg. des Ecureuils. 

JUILLET. 

Le 20. — Sépulture de Jean- Baptiste Polemond, âgé de 
43 ans, ancien chirurgien-major de la ville de Douay, en 
Flandres, chirurgien-major des troupes françaises du 
Canada, noyé l'avant-veille dans la rivière Duchesne. 

{Reg. de St. Jean Deschaillons) 

Le 27. — Bénédiction solennelle d'une cloche, nommée 
"Marie-Joseph." iJReg. de Deschambault) 

JANVIER (1756). 

Le 15. — RuETTE D'AuTEUiL. — Une copie authentique 
d'un testament passé pardevant Ferdinand Ximenès de 
Pineda, notaire en la ville de Cartagine et témoins, le 1 5 
janvier 1756 d'Ignace D'Auteuil,^'^ chevalier, seigneur 
D'Auteuil, en Monceraire, fils aîné et héritier pour moitié 

(i) Ignace-Alexandre était né à Québec le 9 juin 1688. 



102 1756. 

de François Madeleine Ruette, Ecuîer, Sieur D'Auteuil 
et de Monceaux, et de Dame Marie-Anne Juchereau, par 
lequel il appert que tout ce qui se trouvera au pouvoir de 
son beau-frère, Monsieur De Muy^'^ en dépôt et en con- 
fiance, partie des intérêts et hérédité que son défunt père 
lui a laissé, il lui cède de bonne volonté et gracieusement, 
et en outre mille piastres, faites sur les biens de son fonds 
dont il lui fait don et legs en la meilleure forme qu'en 
droit puisse être requis. 

AVRIL. 

Le 2. — ^Jérôme Dufix, natif de Carepras, diocèse de 
Nîmes, en Languedoc, soldat de Guyenne, abjure Thérésie 
de Calvin. {R^g* de la Longue Pointe. 

Jean-Baptiste Joseph De Roche De Beaumont était le 
commandant des Cahokias cette année 1756. 

{Reg. des Cahokias.) 

MAL 

Le 20. — François, matelot français, décédé à bord de 
la frégate '' La Sirène," est inhumé à Saint-Michel de 
Bellechasse. (Reg^. de Saint- Michel. 

Un grand nombre de soldats anglais de Boston sont 
inhumés à THôpital-Général de Montréal. 

{Reg\ de t Hôpital Général de Montréal^ 

JUIN. 

Le 6. — Le R. P. Quoad, jésuite, missionnaire des sau- 
vages de la rivière des Caps (St. André de Kamouraska) 
a été inhumé dans Téglise de Kamouraska, à Fâge de 
38 ans. {^R^g' de Kamouraska^ 

Le 27. — Jacques Horne et Françoise Savary, récem- 
ment arrivés de Tlle Saint- Jean, font baptiser Louis, leur 
enfant, né le 13 du même mois sur le navire qui les con- 
duisait à Québec. {Reg\ de Québec^ 

\\) Jacques-Pierre Daneau de Muy, petit-fils du Gouverneur Pierre Boucher, avait 
épousé en 1725, à Montréal, Louise-Geneviève Ruette D'Auteuil, née à Québec le 
5 août 1696. 



1756. i63 

Le navire " Le Dandanaîs," commandé par le capitaine 
Fayal, était dans la rade de Québec. Parmi son équi- 
page se trouvait Guillaume DeLugas, qui en 1762 épou- 
sait Marie- Joseph Sasseville. 

JUILLET. 

Le 20. — A été inhumé dans le cimetière de Notre- 
Dame de Sainte- Foye, François Leclere, jeune soldat, 
noyé au Cap Rouge. Il était natif de Dol, en Franche- 
Comté. {Reg. de Sainte-Foye. 

AOUT. 

Le 19. — En parcourant le registre du Fort Saint- 
Frédéric, j'ai fait la rencontre du nom d'un parent frère 
de mon grand-père, milicien décédé au Fort. Voici la 
copie de l'acte de sépulture de ce jeune milicien : 

" L'an mil sept cent cinquante-six, le dix-neuvième 

* d'Août, par moy soussigné, aumônier pour le Roy au 

* Fort Saint- Frédéric^'^ a été inhumé le corps de Jean 
' Tanguay^'^ milicien de la paroisse de Saint- Valier, avec 
' les cérémonies ordinaires, dans le cimetière de ce Fort, 
' âgé de dix-huit ans ou environ, muni des Sacrements 
' de Pénitence et d'Extrême-Onction. 

*' En foy de quoy j'ay signé, 

" Fr. DiDAcp Cliché, Ptre., Récollet." 

< 

Antoine Chevalier, âgé de 25 ans, natif de Saint- 
Project, Bordeaux, arrivait à Québec sur "Le Fortuné," 
commandé par le capitaine Daniel, de Marseilles. 

{Heg-, des Procès- Verbaux, 1 76 1 .) 

Pierre Chevely, âgé de 16 ans, natif de la paroisse de 
Bidac, diocèse de Bayonne, arrivait à Québec sur le vais- 
seau " La Victoire," commandé par le capitaine Fosse- 
lave. {Reg. des Procès- Verbaux, 1 76 1 . 

(i) Le Fort Saint-Frédéric était situé à la tête du lac Champlain. 

(2) Né le 7 octobre 17351 à Saint- Valier, fils de Jacques Tanguay et de Geneviève 
Mercier* 



i64 1756-1757- 

DeBougaînvîUe, chevalier de Saint-Louîs, aîde-de-camp 
de général Montcalm, commandait en chef à Tlle-aux- 
Noix ; il brûle une flotille anglaise. . . . Après 1 763, il était 
chef d'escadre à plusieurs batailles navales de la guerre de 
l'Indépendance Américaine et en 1790, Gouverneur de 
Brest. Il mourut le 31 août 181 1, à l'âge de 82 ans. 

DÉCEMBRE. 

Le 26. — L'enfant de René Lavoie est le premier entré 
dans Téglise neuve, et enterré dans le nouveau cimetière. 

{Reg. de la Baie Saint-Paul.) 

FÉVRIER (1757). 

Le 28, — A été inhumé le corps de Simon Berquîn dit 
Labonté, bedeau de Beauport. {R^g^ de Beauport) 

L'acte mentionne que le corps du défunt fut déposé 
sous la cloche. C'était bien sa place. Note de P Auteur . 

MARS. 

Le 3. — Joseph Lavallée, natif de l'Ile d'Orléans, em- 
ployé par le Sieur Ganier, commis au magasin du Roy, a 
été trouvé gelé. Son corps a été inhumé le 3 mars 1757. 

{Reg'. de Longueuil.) 

Le 30. — Est inhumé dans le sanctuaire de l'église de 
L'Ange-Gardien, le corps de Messire Gaspard Dufoumel, 
ancien curé de cette paroisse, âgé de 94 ans. 

{Reg. de L' Ange-Gardien.) 

AVRIL. 

Le i8. — François Estève, natif de Montpellier, âgé de 
trente ans, épouse Elizabeth Bissonnet, fille de René. 

Il était le secrétaire du Marquis de Montcalm. 

{Reg. de Montréal^ 

MAL 

Le 18. — Jean- Baptiste Robîda^*^ âgé de 55 ans, noyé 
l'automne précédent, a été trouvé à la Pointe-au-Sable, 
et enterré à Nicolet. Il avait épousé ea 1722, Marie- 
Joseph Pepin-Laforce. {R^g- de Nicolet,) 

(l) Les £unilles de ce nom portent aajooidliai celui de Manseav. {UAuUur.) 



__J 



1757- i65 

Le 30. — Sépulture de Pierre Bertaut, âgé de 45 ans, 
capitaine de la goëlette " La Salée Robin," qui fait partie 
de Tescadre du Marquis Des Gouttes. 

{Reg. de Vile Saint- Jean.^ 

Le chevalier Gabriel Rousseau, Sieur de Villegouin, 
commandait Tlle Saint-Jean en 1757. Il était marié à 
Barbe LeNeuf de la Vallière. Reg\ de Vile Saifit-J ean. 

Julien Cadet, époux de Marie-Louise Chatel, était 
maître d'équipage de la goëlette " La Thérèse," comman- 
dée par le capitaine J. Marchand, lorsqu'il mourut au Cap 
Saint-Domingue en 1757. 

(Reg. des Procès- Verbaux de PArck. de QtcébeCy 1 757.) 

Joseph Baris dit Namur, âgé de 27 ans, natif de Namur, 
en Belgique, arrivait à Québec en 1757, dans les Ficheurs, 
et s'établit sur la rue du Cul-de-Sac. 

{Regf (fes Procès- Verbaux (f^ l'Arch. de Québec^ 1 766.) 

JUILLET. 

Le 13. — Fort Machault, à l'embouchure de la Rivière- 
aux- Bœufs, au-dessous de Niagara, bâti sous M. De la 
Jonquière. — Les registres de la paroisse de Saint- Antoine 
de Tilly mentionnent ce Fort y en nommant aussi le chi- 
rurgien du Roy . . . qui avait nom La Crouzette. 

{Reg, de Saint-Antoine Tilly, 

Le 27. — La flûte du Roy "La Fortune" était dans le 
havre de Québec vis-à-vis l'Ile d'Orléans. 

{Reg\ de Saint- Laurent, I. O.) 

Le vaisseau du Roy " Le Célèbre" était ancré à l'Ile- 
aux-Coudres, et le 27 juillet 1757, l'abbé Boyer, aumônier 
sur ledit vaisseau y faisait un baptême. 

{Reg. de l'Ile-auX'Coudres.) 

SEPTEMBRE. 

Le 27. — Le navire " L'Hirondelle" est naufragé sur la 
batture de Beaumont, et Dominique Des Sombres, de 
Saint-Chrystophe et Jean Gautier, de Larochelle, se sont 
I noyés .... {Reg. .de Beaumont. 



i66 I 757-1 758. 

OCTOBRE. 

Le 18. — Mr. le Gouverneur Pierre François de Vau- 
dreuil, faisait baptiser un petit sauvage, son esclave, âgé 
de six ans. Il fut nommé Joseph- Adrien, par M. Adrien 
Gourdeau. {R^g> des Trots-Rivières.) 

NOVEMBRE. 

Le 12. — Le chevalier François LeMeslier, né le 29 
décembre 1722, à Caudebec, près Rouen, Normandie, 
fils de messire Nicolas François Le Meslier, capitaine au 
régiment d*Agenois, et de dame Charlotte Le Rebours, 
reçoit le baptême à Tévêché de Québec. 

{Reg. C. de VEvêché,p. 1 2 7.) 

Paul Navarre, natif de Saint-Sauveur de Cayenne, 
chirurgien-major sur la frégate du Roy Très-Chrétien 
"Le Favory," périt dans un naufrage sur les côtes de Terre- 
Neuve. Sa veuve, Geneviève De la Roche échappée au 
malheur se rendit à Montréal avec quelques effets les plus 
précieux sauvés du naufrage. Elle y épousa, le 28 sep- 
tembre 1768 Raymond Mesnard. (Voir 1768.) 

Dans les années 1 757-1 758, les souffrances de toutes 
sortes qu'ont endurées les Acadiens réfugiés, ont occa- 
sionné une mortalité considérable à Québec. 

{Reg. de Québec^ 

JANVIER (1758). 

Le 31. — Chrystophe Du Puy, capitaine au régiment 
du Languedoc, était en hivernement à Sainte-Croix. 
Il y décéda le 29 janvier 1758, et fut inhumé dans 
Tégîise du lieu le 31, en présence de Frichingen, lieute- 
nant des troupes. (Reg. de Sainte- Croix.) 

AVRIL. 

Le 22. — Hilarion Landry, époux de Marie Taphorin, 
revenait, en bateau, de la Rivière-au-Bœuf au fort Du- 
quesne, lorsqu'il fut attaqué et tué par les sauvages, à 
environ six arpents du fort. 

(Reg. des Procès- Verbaux de fArch. de Québec^ 



1758. ^6; 

Restée veuve avec trois enfants en bas âge, Marie 
Taphorin épousa, le 15 février 1762, Louis Charlan. 

{Reg. de Québec^ 

MAI. 

Le I*'. — Joseph Tousîgnan, enfant de 12 ans, s'est ac- 
cidentellement empoisonné. {R^g* de Lotbinière) 

JUILLET. 

Le 6. — François Desfossés dit Sans-crainte, soldat de 
Mr. Germain, au régiment de la Reine, a été tué dans 
l'affaire de ce jour, où 150 militaires furent tués ou noyés. 
Il avait épousé Thérèse Poulin. 

{Reg. des Procès- Verbaux de FArch. de Québec. 

AOUT. 

Le 14. — A été inhumé àTHopital-Général de Montréal, 
le corps de Josué Gibrens, âgé de 35 ans, irlandais, marié 
en Pennsylvanie, pris et blessé à Carillon. 

{Reg. de rHôpital-GénércU de Montréal) 

SEPTEMBRE. 

Le 15. — Ce jour a lieu à Québec la sépulture de Sieur 
François Régis Pinguet de Vaucour, capitaine de la Flûte 
du Roy " L'Outarde." {Reg. de Québec.) 

Le 26. — Sépulture de François Baillargeon, enfant de 
onze ans, noyé dans le bâtiment de Mr. Maurin, qui s'était 
naufragé la veille, vis-à-vis la chapelle de la Sainte- Vierge, 
à l'Ile d'Orléans {Reg. de Saint-Laurenty I. O) 

La mortalité dans la paroisse de Saint-Charles, rivière 
Boyer, atteint cette année le chiffre énorme de 90 victi- 
mes. L'arrivée, en grand nombre, de familles acadiennes 
en est la cause. {R^g' de Saint-Charles.) 

Jean Doucet, natif de Xaintes, s'engage en 1758 à 
Rochefort sur le vaisseau du Roy " L'Aigle " en destination 
de Québec. Ayant fait naufrage dans le détroit de Bellisle, 
il se rendit à la Rivière-Ouelle, en novembre, où il hiverna. 
Au printemps 1759, il montait à Québec pour le siège de 
cette ville. {Reg. des Procès- Verbaux de VArch. de Québec) 



i68 1 758-1 759. 

DECEMBRE. 

Le 2. — Avait lieu la sépulture de Dominique Vide- 
mand, canonnier du vaisseau " L'Aigle," natif de Brieu, 
en Bretagne, décédé à Saint- Roch-des-Aulnets dans la 
maison de Pierre Morin. 

(Reg. de Saint- Roch'des'Aulnets.) 

JANVIER (1759). 

Le i". — Dans les registres de Cahokias, à la date du 
premier janvier, on trouve la sépulture de messire Nicolas 
Laurent, supérieur des missions lUinoises et vicaire-général 
de Tévêque de Québec^*\ {R^^- ^^ Cahokias. ) 

FÉVRIER. 

Le 19. — Trivio^'^ et Trecesson^3\ commandants des deux 
bataillons du régiment de Berry, assistaient comme té- 
moins, au mariage de Pierre Sabathier, tambour-major 
du régiment de Berry, et de Marthe Asselin. 

{Reg. de Saint-François, I. O.) 

AVRIL. 

Le 4. — Louis Tousignan, enfant de neuf ans, écrasé par 
une traine qu*il conduisait a été inhumé à Lotbinîère. 

{Reg. de LotHnière.) 

Le 23. — On trouve au registre de Montréal le nom de 
DeVillars-Lamontagne, chambellan de Sa Majesté le roy 
de Pologne et du duc de Lorraine. {Reg. de Montréal^ 

Jean Launay dit Laguera, natif du diocèse de Xaintes, 
parti pour le Canada n'ayant encore que treize ans, fut 
fait prisonnier et conduit en Angleterre, où il fut échangé 
et renvoyé à Québec. Incorporé dans le régiment de Berry, 
compagnie de Cadillac, il fit la campagne de Carillon. 

(i) Envoyé missionnaire en 1750 aux Illinois il y demeura seul jusqu'en 1754. 
Dans le cours de cette année, il vit arriver un confrère, le dernier missionnaire envoyé 
par le Séminaire de Québec ; Mr. François Forget-Duverger, qui, en 1759» lui rendit 
les derniers devoirs et lui succéda comme missionnaire de Sainte- Anne et de Sainte- 
Famille de Cahokias. {V Auteur). 

(2) Légèrement blessé le 28 avril 1760 devant Québec. 

(3) Tué à la bataille du 28 avril 1760. 



1759- i69 

MAI. 

Le 14. — A été inhumé le corps d'un inconnu noyé vîs- 
à- vis Sainte-Croix. Il avait sur lui un bon livre pour 
marque de sa catholicité, et paraissait âgé de trente ans. 

{^Reg. de Sainte-Croix.^ 

s 

Le 19. — L'Ile d'Orléans a été évacuée ^*^ à cause de la 
guerre, et les gens de la paroisse de Saint- François ont 
été à Saint-Augustin, depuis mai jusqu'à octobre, où ils 
ont fait baptiser plusieurs enfants, et enterrer quelques 
morts. Le premier acte entré au registre après leur re- 
tour porte la date du 25 octobre 1759. 

{Reg\ de Saint-François, I. O) 

JUIN. 

Le 10. — Mr. de Saint-Gergue, commandant le régiment 
de la Sarre était à Charlesbourg, où il signait un acte dans 
les registres de l'état des personnes. 

{Reg. de Charlesbourg.) 

Le 13. — Un habitant du Cap de la Madeleine, nommé 
Toupin, trouvé noyé, est inhumé à Lotbinière le même 
jour. {Reg, de Lotbinière.) 

Pierre Bonnet^'\ boulanger âgé de 28 ans, natif de Bor- 
deaux arrivait à Québec sur le vaisseau " Le Marchand," 
commandé par le capitaine Carson. 

{Reg. des Procès- Verbaux de PArch. de Québec, 1 761.) 

Le 24. — Antoine Bouchard, ancien cultivateur de la 
Baie Saint- Paul, âgé de 77 ans, meurt dans une cabane 
construite dans la forêt, où les habitants de la paroisse 
s'étaient réfugiés- à l'approche des Anglais. 

{^Reg. de Saint-François-Xavier de la Petite- Rivière)^ 

Le 25. — Théodose- Mathieu Denys de Vitré, né le 8 
novembre 1 724, était fils de Théodose, et de Marie- Joseph 
Des Bergères. {Reg. de Québec^ 

(1) Gameau, Vol. II, p. 315, 3e édition, dit— que Tlle fut évacuée le 24 juin. 

(2) Il ne faut pas le confondre avec Pierre Bonet, arrivé en 1750. 



L 



1 70 1 759. 

Il commandait, dit Gameau, une frégate française, lors- 
qu'il fut fait prisonnier à Louisbourg. Traître à son pays, 
il servit de pilote à l'escadre anglaise, qui arriva près de 
l'Ile d'Orléans, le 25 juin 1759. En récompense il reçut 
un grade au service de l'Angleterre. 

Le 27. — Les paroissiens de la Petite-Rivière, près la 
Baie Saint-Paul, s'étaient retirés dans le bois, pour fuir 
l'ennemi. La femme de Jacques DeLavoye, mit au monde, 
dans une chétive cabane, une fille qui ne fut baptisée que 
le 27 septembre suivant, et qui fut nommée Marie-Gene- 
viève-Marguerite-Angélique. {Re£' de la Petite- Hivière.) 

JUILLET. 

Le 1". — Sépulture du corps de Jean Troye dit Lafran- 
chise, époux de Charlotte Richard, trouvé sur le rivage, 
sept mois après avoir été noyé, et reconnu par sa femme 
et son frère Claude Troye. {Reg. de nie Dupas) 

Le 5. — Pendant le siège de Québec, le curé Eudo, et 
tous les paroissiens de la Sainte-Famille se sont r^ugiés 
dans la paroisse de Charlesbourg. 

(Reg. de la Sainte- Famille, I. O.) 

Parmi les habitants de la paroisse Saint- François-Xavier 
dite de la Petite-Rivière, qui s'étaient réfugiés dans les 
forêts pendant la guerre, se trouvait la famille de Joseph 
Bleau. Sa femme Geneviève Gagnon, âgée de 63 ans, 
mourut dans les cabanes le 5 juillet et fut inhumée le 
même jour. {^eg. de la Petite-Rivière) 

Le 16. — Jean Pouliot, âgé de cinquante ans, habitant 
de Sainte-Foye, tué par une bombe, a été inhumé à 
Québec. {Reg. de Québec) 

Pierre Trudel, époux de Françoise Masse, a été tué par 
les Anglais au camp de Beauport. Sa veuve épousa le 
24 mai 1762, Charles Verret. {Reg. de Charlesèourg.) 

Le 17. — Nicolas Marchand, officier, milicien d'artillerie, 
tué par un boulet de canon, a été inhumé ce jour à 
Québec. {Reg. de Québec) 



1759. 171 

Le 23. — On lit au registre de Saint- Antoine de Tilly : 

*' Inhumé dans le cimetière nouveau, bénit sur la terre 

de Claude Bergeron, dans la maison duquel on dit la 

messe, dans la deuxième concession, où on s'est retiré à 

cause de Tennemi." {^^g* de Saint-Antoine du Tilly.) 

Le 27. — Sépulture de Joseph Portier, âgé de 45 ans, 
époux d'Elizabeth Noël, tué (le 26) la veille, par les en- 
nemis. {,Reg. de Saint-Michel. 

AOUT. 

Le 19. — " L'église de Deschambault a été pillée par 
TAnglais^'^ {Jieg. de Deschambault^ 

Le 21. — La frégate du Roy "La Pomone," avait pour 
aumônier le R. P. Jacques-René Ponceau, cordelier. Il 
signe un acte aux Grondines. 11 signe aussi le 1 6 février 
1 760, à Sainte-Rose, Ile Jésus. {R^g* des Grondines^ 

Aucun acte n'est enregistré entre le 20 août et le 7 
octobre 1 759. L'enfant d'Augustin Caron (Marie-Louise) 
décédée en septembre, n'est enterrée au cimetière, que le 
3 mai 1 760. ^R^g' de Saint-Roch-des-Aulnets) 

Jean- Baptiste Dubois, natif de Viala, diocèse d'Auch, 
arrivé sur la flotte du Sieur Cadet, était commis aux vi- 
vres à Lévis. Fait prisonnier par les Anglais, il fut 
échangé à la prise de Québec. 

{Reg. des ProcèS'VerbauXy Arch. de Québec)} 

Jean- Baptiste Leclerc, habitant de Lotbinière, tué par 
les Anglais, a été inhumé par Jean- Baptiste Houde. 
La date de sa sépulture n'est pas mentionnée. 

{Reg. de Sainte-Croix^ 

Le 26. — Sépulture de René Portneuf, curé de Saint- 
Joachim,quifut massacré par les Anglais, le 23 août, étant 
à la tête de sa paroisse pour la défendre des incursions et 
hostilités qu'y commettaient les ennemis. 

(i) Le Général Murray à la tête de i,200 hommes remontait le fleuve pour 
aller détruire la flottille française aux Trois- Rivières ; mais deux fois repoussé à la 
Pointe-aux-Trembles par le Colonel Bougainville, il débarqua à Sainte-Croix qu'il 
incendia, et se jeta ensuite sur Deschambault où il pilla les équipages des officiers 
français. (Garneau, Vol. II, p. 323, 3e édition.) 



l 



Son corps fut inhumé, sans cercueil, près les balustres, 
sous le chœur*"*. {J^eg: de Sainie-Anne de Beaupré.) 

M. Rhéboiile commandant "La Carcassière," signe un 
acte au registre de la Pointe-aux- Trembles de Québec. 
{J^eg- de la Pointe-aux- Tremèles, Québec. 

Le 27. — Sépulture des corps de sept habitants de Saint- 
Joachim, combattant avec leur curé, M. Portneuf, et tués 
par les Anglais : 

Paré, Louis, âgé de 64 ans. 

Gagnon, Jean, — 69 — ■ 

Gagnon, Pierre, — 61 — ^^' 

Languedoc, Charles, — 48 — 
Magnan, Michel, — 30 — *=' 
Fortin, Jean, — 26 — 

Alaire, Louis, — 20 — 

{Reg. de Sainte-Atme de Beaupré. 
Une mère, Marie-Anne Bélanger, épouse de Pierre 
Gingras, aidée de ses enfants, enterre son fils François, 
en terre profane, à cause de la présence de l'ennemi, 

(Reg. de Saint-Antoine de Tilly. 

Le 30. — Pierre Gautron dit Larochelle, âgé de 64 ans, 
a été tué, ce 30 août 1 759, par les ennemis. 

(Reg. de Saint- Mi£kel.) 

SEPTEMBRE. 

Le 1". — A cause de l'ennemi les habitants de Saint- 
- Antoine s'étaient retirés dans le 3e rang de la paroisse, 

(I) " Un détachement de 300 hommes, sous les ordres da capitaine Monlgomeryi 
ayant été envoyé à Saint-Joachim, où quelques habitants se mitent en défense, y 
commit les plus grande» cruauté*. Les prisonniers furent massacrés de sang-ftoid 
et de la manière la plus barbare. M. de Portneuf, curé du lieu, qui n'avait pas 
voulu abandoimer ses paroissiens, afin de leur administrer AU besoin les secours de la 
religion, fut atteint et haché à coup de sabre." (Gauieau, voLII, p. 318, 3eédit., 

" There were several of the enemy killed and vrounded and a fèw prisoners taken^ 
" ail of whom, the barbarous Caplain Montgomery, whocommanded us, ordered lo 
" be buichered in a most inhumao and cruel manner." 

(Colontl Makelm Frastr's Lieut. of the "fith, maauicHpljimmal rtlating lo t/u 
eperatians ie/orc Qufèec m 1759.^ 

(z) Epoux d'Etiennelte Cloulier. 

(3) Pire de six enfants. 



1759. 173 

et les baptêmes se font dans la maison de Jean- Baptiste 
Coté. {Reg. de Saint' Antohie de Tilly,) 

Pendant les mois d'août et de septembre, M. Martel, 
curé de Saint-Laurent, Ile d'Orléans, et tous ses habi- 
tants étaient dispersés dans les paroisses de Beauport et 
de Charlesbourg. {R^g de Saint-Laurent, I. O.) 

Le 8. — Note de M. Maisonbasse, curé de Saint- 
Thomas : 

" Les registres, depuis le 21 janvier jusqu'au 8 septem- 
bre 1759, ont été emportés par les Anglais, qui les ont 
pris dans le bois." O^^g- de Saint- Thomas. ) 

Madeleine Houde, épouse de Joseph Bergeron, est 
inhumée par plusieurs habitants ; l'ennemi étant encore 
en la paroisse de Saint-Antoine de Tilly. Elle n'était 
marié que depuis le 12 février précédent. 

{Reg. de Saint-Antoine de Tilly) 

Le 9. — Les habitants de la Baie Saint- Paul, pendant 
le siège de Québec, s'étaient réfugiés dans les bois. A 
leur retour, ils firent inhumer dans. le cimetière plusieurs 
enfants morts dans les mois précédents. 

{Reg^, de la Baie Saint-Paul.) 

Le 13. — A lieu à Charlesbourg la sépulture de François 
Bilodeau, habitant de la Sainte- Famille. 

{Reg. de Charlesbourg) 

Le 14. — On trouve au registre de la paroisse de Batis- 
can, le nom de Joseph Carmoy, capitaine du navire 
" L'Elizabeth " de Bordeaux. {Reg. de Batiscan) 

Daniel Forbes, âgé de vingt-deux ans, écossais, venu 
à Québec dans le régiment du colonel Fraser, était au 
siège de Québec. Il s'établit, quelques temps après, à 
la Rivière-du-Loup, (en bas). 

Acte de sépulture de Montcalm^*^: 

" L'an mil sept cent cinquante-neuf, le quatorze sep- 
tembre, a été inhumé dans l'église des religieuses Ursu- 
lines de Québec, Haut et Puissant Seigneur Louis-Joseph, 



(I) Louis-Joseph Gozon, Marquis de Montcalm, Baron de Galeriac et des Etats 
de Gevandan. 



^ 



174 1759 

Marquis De Montcalm, lieutenant-général des armées du 
Roy, Commandeur de l'Ordre Royal et Militaire de Saint- 
Louis, commandant-en-chef des troupes de terre en 
l'Amérique Septentrionale ; décédé le même jour de ses 
blessures au combat de la veille, muni des Sacrements 
qu'il a reçu avec beaucoup de piété et de religion. 

" Présents messieurs Resche, Cugnet et Collet, chanoi- 
nes, monsieur de Ramezay, commandant de la place, et 
tout le corps des officiers." 

(Signé,) Resche, Ptre., chanoine 
Collet, chanoine. 

(Jieg: de Qtie'ôec.) 

Le 21. — Le premier mariage célébré à Québec, après 
le siège de cette ville, fut celui de Jean- Pierre Massai, du 
diocèse de Beziers, province de Narbonne, avec Marie- 
Louise Pépin, fille de Louis-Michel Pépin et de Margue- 
rite Renault, de la paroisse de Charlesbourg. 

{Reg. de Québec^ 

Le 22. — Les soldats Anglaisavaîent tué à Saint-Thomas, 
le 14 septembre, le seigneur Jean-Baptiste Couillard, son 
fils Joseph Couillard, ecclésiastique ; René Damours de 
Courberon, époux de Louise Couillard, et Paul Coté, 1 
veuf de Geneviève Langlois. La sépulture de ces quatre 
victimes de la guerre eût lieu le 22 septembre 1759. 

{,Reg. de Saint- Thomas.) 

OCTOBRE. 

Le 2. — Sépulture du corps de Mathieu Farreau, natif 
de Bayonne. Il faisait partie de l'équipage de la frégate 
" Le Maréchal de Sennetaire,"*" commandée par M. De 
Grand Rivière. 

Le 4. — Les registres de la paroisse de Saint- Joachim 
présentent une lacune depuis le 16 janvier 1758 jusqu'au 
4 octobre 1759, lacune causée par l'incendie de l'église, 
pendant la guerre. (Reg^. de Saint-y oachim) 

II) Perdoe pris le Sault de la Chaudière. 



1759. 175 

NOVEMBRE. 

Le 13. — Sépulture d'Elie Desmaraîs, chirurgien de la 
frégate " Le Marchand." {Reg\ des Trou- Rivières) 

Le 21. — On transporte dans le cimetière de la paroisse 
de Saint-Michel, les corps de six personnes décédées 
depuis le premier juillet jusqu'à octobre, et enterrées 
dans les concessions pendant le siège de Québec. 

i^Reg. de Saint' MicJiel. ) 

Le 23. — A Sainte- Anne-de-la- Pocatière, le curé bénît 
les tombeaux des personnes, décédées pendant le siège 
de Québec, et qui n'avaient pu recevoir alors la sépulture 
ecclésiastique. Suivent leurs noms : 

OuELLET, Joseph, 32 ans. 
" Geneviève, 16 " 

Basile, 6 " 

MiGNiER, Geneviève, 40 " 
Pelletier, Marie, 12 " 
MiGNOT, Véronique, 6 mois. 

DÉCEMBRE. 

Le II. — Les corps de plusieurs Canadiens, tués le 2 
septembre, ne sont inhumés dans le cimetière que les 1 1 
et 1 2 décembre, après la reddition de Québec. 

Les enfants nés depuis septembre ne sont baptisés 
qu'en janvier 1760. Il y a aussi beaucoup de mortalités 
parmi les femmes. {Reg. de Lévis. ) 

Le 14. — Pierre Césard était inhumé à Saint-Jean Des- 
chaillons. Né en 1724, il était venu au Canada, timonier 
de la frégate " Le Maréchal de Sennetaire," commandée 
par M. De Grand Rivière, perdue près le Sault de la 
Chaudière. Blessé mortellement au siège de Québec, il 
mourut et fut inhumé à Saint- Jean Deschaillons. 

{Reg. de Saint-Jean Deschaillons) 

Pierre Césard avait épousé en 1758, Marguerite Blu- 
teau, veuve de Philippe Poulin. Elle épousa en 3'*°'^ 
noces, le 2 7 août 1 766, François Provost. 

{Reg. de Saint'J osephy Nouvelle- Beauce) 



> 



x-;f> 1 759-1 760, 

1^ 20, — On enterre avec les cérémonies rdigieuses '.s 
(Xirps de Pierre Poulio, époux de Marie-Louise BoutLtr 
l<'(ju';l avait été tué par les Anglais dans le mois d'aoj: 
prêchent. 

Sa veuve Marie-Louise Boutillet, épouse le 9 janvier 
1764, Paul Bolduc, à Saint- Joachim. 

{Reg. de Samt-y oackiin.) 

J'ran- Baptiste Caseau, natif de la paroisse de Saint 
Pierre L'Anffes, diocèse d'Avranches, Basse Normandie, 
arrivait à Québec, à l'âge de 18 ans. 

{Jieg. des Procès-verbaux, Arch. de Québec, 1 767.) 

FÉVRIER (1760). 

Le 4, — Jfian- Baptiste Jobert, chirurgien de la Flûte du 
Roy " La Marie," épouse à Montréal, Charlotte L'Arche- 
v?(|ue. Son père, Joseph Jobert, chirurgien, résidait dans 
la paroitise Saint-Martin, diocèse de Langres. 

{Reg. de Montréal) 

MARS. 

Le 38. — Le frère Justinien Constantin, récollet, 
missionnaire depuis 1753 à la Nouvelle- Beauce, dé- 
céilaic dans cette mission, et était inhumé le 2 avril sui- 
vant (^^. de la Nouvelle-Beaoice.) 

AVRIL. 

Le sS. — GuOlaumme Sachet, tombait frappé d'un bou- î 
let do canon, à côté de M. Morville. 

{Ri^'' dit PrAtS<vr6aux, Arch. de Quéôec.) 

Sia veuve nommée Marie-Chariotte Metivier, épousait 
à V}uèbcc le 23 janvier 1 764, François NcomaïkL 

RiS- ^ Qtéèa.) 



1760. 



177 



Le 28. — A la bataille qui eut lîeu ce jour devant 
Québec, un bon nombre de braves militaires furent tués 
ou blessés. Nous croyons répondre au désir de nos 
lecteurs en reproduisant ici les noms de ces généreux 
soldats : 



DsBouSLAMAQUK, brigadier, une partie dn mollet de la jambe a été 

enlevée par un boulet de canon. 
Régiments : 

Capitaine Montreuil,— mortellement blessé 
Enseigne Dufay, — bras cassé. 
Lieutenant Desnois,— légèrement blessé 

St. Martin, 

Degulier, — tué. 



La Reine. • 






kk 



<< 



La Sarre. 



Capitaine Palmarolle, 
Duprat, 
Forest, 



«• 



l* blessés mortellement* 



ler « Duparquet, ^ Ta la jambe» 

Beauclair, l blessés \ au bras. 






« 



Meritem, j l 

Lieutenant Chevalier De Savoumm, — ^blessé mortellement à la poitrine. 
Paonnet, — blessé et mort. 
LaNaudière, " à la jambe. 
Premillac, — ^jambe cassée. 
Lazure, 



«4 

II 






Gravet, |> légèrement blessés. 
Lambanie, j 



r Lieutenant Senneterre, — ^blessure légère» 
Languedoc. \ Sous-lieutenant Domange, — tué. 
\ Lieutenant Duleirac, — ^blessé. 



Royal 

Roussil- 

lon. 



f Capitaine Derouin, '\ 

Lieutenant Bonneville, \ blessés à la jambe. 
I '* Léonard, J 

Sous-lieutenant Beausadel, — mort blessé. 

Capitaine Destor, '\ 

Lieutenant Grand-Jean, J 

Lieutenant Carery, 

*' Colonel Trecesson, commandant le 2e bataillon,— tué. 



Berry. 



gSZ.ÏÏSS,}"»'-"""-^ 



l 



Adjufiant Laplouze, '\ 
Lieutenant Duguerms, |- blessés. 

Sou. «< Vaudemant, J 

" Pelissier, 

2iïie « Laudenet, 

Capitaine Legoin, 
Lieutenant Leclerc, 

" Dallet, 

*« Colonel Trivio, ^ 

Capitaine Pressac, 

" Cambray, 

<* Menard, 

" Bonchampi ^ 



blessés 



au bras. 

au poignet 

sévèrement dans la cuisse. 

au bras. 
^ légèrement» 



blessure légère. 



12 



178 



1760. 



RigiatmU : 

(Lîealenant Morambert, — blessé mortellemeat. 
Capitaine Montaguet, — " au bnu. 

" Chassignolle, t 
I " Bellot, J 

jBu <• Villemontis, \ 
L Adjudant Valenlin, J 



bleisuie Ugtie> 



■ bleuÀ mortellement 



Troupe 

dftachée 
deU 



Capitaine Vaisd, 
LieDtenant Salvignac^ 
Tolabel, 

" Colonel Dalquier, 
Capit^ne UonredoD, 
Lieateiuuit finseo, 

- Fay. 

■* Jacob. 
Adjudant Matartec, 
Capitaine Bernard, 

" Seguin, 
lieutenant Raymond, 

Enseigne Boacberiille, 
Capitaine St. Martin, 

*' Latonde, 
Lieutenant Varenoes, 

" Coibiic^ 



' Capitaine Dubnisson, 

" D'Huguei, 
Sav- lient Daillebont, 
HicM, 
Chevalier Bc la Corne, 

Saint-Lnc, 
Capitaine Lorimier, 

" Leboi^ne, 
Lientenant Demoyelles-Lanoy, 

" SabccToii, 
Ensùene Cbevaliei Lapenière, 



Réannie. commandant le bataillan,— tu£. 

LeTebTTC, — Vit. 

AmeUn, 

Deliale, 

Prévost des Ecorres, , 

Gandel, blessé i 

Neveu, blessé di 

Julien Des Rivières, " 



à l'épanle. 

à la tète, 
à la jambe. 



^ 



> blessores mortelles. 



jiPromi 

Mcnaid, 

HeurteÛse, j 

Lefebvie, Kerre, t 

Auge, [-blessés légèrement. 

Chevalier, J 



1760. 
MAL 



179 



Le i". — Henri LeBellec, natîf de Bourgelîder, diocèse 
de Kimper, s'est noyé à Chambly. Il est inhumé à Saint- 
Antoine de Chambly. 

{Reg. de Saint-Antoine de Chambly) 

Le 22. — Sépulture de Jean Larue, noyé après le com- 
bat de " L'AtaJante." Il était âgé de 48 ans. Jean Larue 
avait marié Geneviève Huguet, et celle-ci épousa, en no- 
vembre 1763, Benjamin Déguise. 

{Reg. de la Pointe-aux- Trembles, Québec. 

JUIN. 

Le i*'. — Mr. De Langis, officier qui s'était noyé après 
Pâques, près Tlle Saint- Paul, a été inhumé à Longueuil. 

{Reg. de Longueuil.) 

Dans le cours de l'automne, la petite vérole (la picote) 
-enlève un nombre assez considérable de personnes à la 
Baie Saint- Paul. {Reg. de la Baie Saint-Paul.) 

Beaucoup de soldats français du Royal Roussillon, se 
marient après la conquête, dans la paroisse de Verchères. 

{Reg. de Verchères) 



Ï751 

175* 

1753 

1754 

1755 

1756 

1757 

1758 

1759 

1760 

Total 

De 1608 à 1760 



Mariages. 



693 
670 

617 

604 

500 

595 
802 

567 

564 

821 



6,433 



25,464 



Naissances. 



3*067 

3»305 
3»4o8 

3*414 
3»497 
3»409 
3.6c9 

3.497 
3»3i9 
3i449 



33.974 



138,251 



Décès. 



1,759 
1,561 

1,486 

1,718 

2,498 

2,348 

2,486 

2,957 
2,389 
2,563 



21,765 



68,858 



Excédant. 



1,308 

1,744 
1,922 

1,696 

999 

1,061 

1,123 

540 

930 
886 



12,209 



69.393 



8o 1 760. 

SEPTEMBRE. 

EMBARQUEMENT DES TROUPES FRANÇAISES A QUÉBEC, EN 
SEPTEMBRE 1760. 



Noms dk 
Vaisseaux. 


Troupes. 


S 

s 


î'i 

" i 


Matelots, 
Sbkvitbuks, 
Femmes et 
Enfants. 


Date 
Dépakt 

Québec 


" Bristol Gftlley"... 




8 
6 
10 
10 

•S 
'5 
7 

.1 
1 

S 

7 
9 


t 

'39 
91 

103 

9 

54 
30 
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43 
19 

33 
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} - 

57 

1 :: 


Sept. 3 
















"Kineston" 

"ElU.beth-Marï".. 

"Eliïobeih" 

"EUwbeth ■ ....| 
"Rebecca" î 

"LadyM"'y'- 

"^'"" { 










Béim 


— '3 


Languedoc 

Languedoc 


î 


Languidi* 

Royal RoossUton.... 


II 




S.Ï 


«Maty.Jane "....{ 

"Aimac" i 

"Vounglsaai:".... 
"Adventure" 




B«Ty.^. 


3- 


Berry 






9 
j- 100 


> 


Marquis .fcViiidreuil 
Chevalier de L4vis.. 


S«pt. 18 


"S^"'.'.'.::::':. 














"Abigail" 






81 
aoo 
76 














■■'S„;i- ■.:::.: 




















230 


1405 


507 





Note. — Les autres vaisseaux destinas au transport du leste des troupes n'ét^ent 
pasencore désignés. Le " Kingston," frégate de 64 canons devait rendre les troupes 
en Angleterre où elles devaient être mises à bord d'un autre transport. 
I^iTTRE DU Chevalier de Livra. (SochtlU, ay novembrt 1760.) 

OCTOBRE. 
Le 31. — Gaspard Ferdinand et Catherine Montmeil- 
lant, faisaient baptiser leur enfant Louis. 

La mère s'était réfugiée à Sainte-Anne de la Pérade et 
"le père servait dans les troupes anglaises. Il s'élevait 
un doute s'ils étaient légitimement mariés. 

{jReg. de Sainle-Anne de la Pérade.) j 



1 760-1761. i8i 

NOVEMBRE. 

Le II. — Jean- Baptiste Rieutord, chirurgien, arrivé sur 
"Le Nancy," en 1758 épousait à la Baie Saint- Paul, 
Pélagie- Victoire Perron. Il compte dans ses descendants 
les familles Neilson et Hubert. 

{Reg. de la Baie Saint-Paul^ 

MARS (1761). 
Le 8. — Cas de superfétation : — Joseph Bédard et Mar- 
guerite Laberge, son épouse, font baptiser à Charles- 
bourg; Magloire, né le 8 mars 1761, et décédé le 21 
juillet suivant. Le 2 août de la même année, ils font 
baptiser Joseph, né ce 2 août 1761. 

{Reg-. de C/tarlesbourg) 

Ils eurent un troisième enfant, baptisé sous le nom 
de Jacques, le 14 août 1762. 

AVRIL. 

Le 27. — Plusieurs familles de Beauport sont plongées 
dans la douleur par le pénible accident arrivé ce jour. 
iSept personnes de la paroisse traversant '• au passage" 
de la rivière Saint-Charles, se sont noyées, savoir : 

Joseph Vallée, âgé de 28 ans^'^ ; 

Marie Vallée, sa sœur, fille de Michel ; 

Marie Vallée, femme d'Antoine Marcou ; 

Jeanne Guillot, épouse de Laurent ; 

Ambroise Cantin ; 

Antoine Niel et 

Nicolas Portier. {Reg. de Québec ) 

MAL 

Le 25. — Louis Lernalle dit Saint-Louis, âgé de vingt- 
six ans, épouse à Charlesbourg, Marie-Louise Bouré. 
Né dans la paroisse de Notre-Dame de Gray, diocèse de 
Besançon, il servit pendant dix ans dans le régiment de 
Chaumont, qu'il déserta en 1 755 pour passer à Tîle de Ré 
£t de là en Canada, où il arrivait en 1756. Il était soldat 
:anonnier de la colonie. 

{Reg, des Procès-verbaux, Arch. de Québec.) 

(I) Epoux de Suzanne Couture en 1759.— (Z>/if/. Génial,) 



i82 1761-1762. 

JUILLET. 

Le 24. — ^Assassinat. — Marie DeBlois, âgée de 16 ans, 
fille de Jean- Baptiste De Blois et de Catherine Gagné, a 
été trouvée égorgée au bord du bois, à un quart de lieue 
de la maison dé son père, suivant le procès- verbal qui en 
a été fait par messieurs les officiers Anglais qui se sont 
transportés sur les lieux. (^^^. de Saint-François^ I.O.) 

AOUT. 

Le 18. — Sépulture de Dominique Laguerre, marinier, 
qui conduisait le bâtiment " La Geneviève," et qui s'est 
noyé dans la rade, devant la paroisse de Saint- François, 
Ile d'Orléans. {R^g* de Saint-François ^ I.O.) 

Note. — Sa femme, Madeleine Hévé, épousait à Saint- 
Valier, le i mai 1 764, Ambroise Rémillard 

{Reg-, de Saint- Valier. ) 

SEPTEMBRE. 

Le 15. — Mariage de Nicolas Rué, âgé de 22 ans, natif 
de Pouloy, diocèse de Blois, avec Marie- Françoise Go- 
treau. Il était venu en 1753 sur le " LafitteaU." 

{Reg. de Québec et Procès-verbanx de l Archevêclié^ 

NOVEMBRE. 

Le 1 5. — Le vaisseau " L'Auguste " fait naufrage. Le 
chevalier De la Verendrye, et le lieutenant De Varennes 
sont au nombre des victimes. 

(Marghy, Revue Canad.y vol. IX, p. 383.) 

MARS (1762.) 

Le 19. — Double cas de superfétation, — Gabriel Benoit 
et Marie-Renée DuBeau dit Potvin faisaient baptiser, un 
enfant, François, né, ce jour... Il leur était né un fils, 
Michel, le 5 février précédent. 

Déjà en 1756, le 15 mars il leur était né un fils, Alexis, 
et le 10 août de la même année, une fille, Marguerite. 

{Reg. de la Baie du Febvre. ) 



/ 
t 



I 762-1 763. i83 

AVRIL. 

Le II. — Les registres de la Baie Saint- Paul mention- 
nent le nom de Jean- Baptiste LeCollen, comme un des 
prisonniers de guerre, conduits en Angleterre. 

{^Reg, de la Baie Saint-Paul^ 

JUIN. 

Le 9. — ^Joseph Lereau, époux de Geneviève Falardeau, 
cultivateur de Charlesbourg, a été assassiné par des vo- 
leurs. {Reg. de C/tarlesbourg.) 

Philippe Amplement, né en 1741, à Cailleperik (^i^). 
Haute Allemagne, était venu à Chibouctouche, en 1 754, 
avec ses parents. Deux ans après il s'engagea dans le 
régiment anglais Selse parment Blandy et en 1759, il était 
au siège de Québec. En 1762, il obtenait son congé, et 
abjurait le protestantisme, entre les mains du Père Lefranc, 
jésuite. {Reg.des Procès- Verbaux de rArch.de Québec, 1 766.) 

SEPTEMBRE. 

Le 13. — Les embarras et autres difficultés, occasionnés 
par le siège de Québec, ont été la cause du retard à enre- 
gistrer un certain nombre d'actes de baptêmes. Plusieurs 
de ces actes ne sont portés sur les registres qu'après 
Tannée 1761, et Ton en trouve un, qui n'est inscrit que le 
13 septembre 1762, celui de Charles Laberge. 

(Reg. de L* Ange-Gardien.) 

DÉCEMBRE. 

Le 2. — ^Jacques Crémazy, né en 1735, dans la paroisse 
d'Artigat, diocèse de Rieux, épousait à Québec, Geneviève 
Chupin dit Lajoie, veuve de Pierre Monier^'\ 

JANVIER (1763.) 

Le 1 7. — Son Excellence Thomas Gage, Gouverneur de 
Montréal, permet le mariage de Joseph Riewes, avec 
Charlotte Gaudry. {Reg\ de Montréal) 

Le 22. — Pierre Paîsan, chirurgien, natif deTrun, diocèse 
de Seez, épouse Marie-Catherine Desjadons. 
(Reg. de Lévis.) 

(I) Il est l'ancêtre du poëte Canadien, Octave Crémazie. 



184 1763- 

Né en 1725, il laissait la France, en i758,sur la frégate 
" La Fidèle," commandée par M. de Sallabcrry. Il avait, 
depuis 1741, servi dans l'armée d'Allemagne, et en i 743, 
dans les armées de Flandre et d'Italie ; en 1748, attaché 
à l'hôpital de Lisle, d'où il passait en 1751 au régiment 
de Guyenne ; enfin en 1756, il entra au service de la 
marine, se rendit à Louisbourg en 1758, où il fut fait 
prisonnier de guerre et conduit à Halifax ; de là il fut 
transporté à Québec, en 1 760. 

{Re£: des Procès- Verbaux de tArck. de Québec^ 

MAI. 

Le 16. — Paul-Joseph Farineau, natif de la paroisse 
de Saint-Germain, ville de Mont, en Hainault, épouse 
Marie-Angélique Demeule. {Reg. de Québec^ 

Au registre, des Procès-verbaux, il est surnommé 
" Divertissant," natif de Saint-Sulpice de Paris, sergent 
de M. Penneleau, au régiment de Berry. 

{Reg, des Procès-verèaux, Arch de Québec.) 

JUIN. 

Le 4. — Des massacres d'Anglais par les Sauteux 
eurent lieu au Fort de MichilUmakinac. Quelques jours 
plus tard, le Père Dujaunay partit pour le Détroit, en 
canot, et le 30 du même mois, il était de retour au poste 
de Makinac, {Rçg. de Mackinac.) 

JUILLET. 

Le 5. — Pierre Laville, âgé de vingt-six ans, venu au 
Canada en 1751, comme mousse, sur le vaisseau "La 
Reine des Anges," épousait Madeleine Mateau. 

{Reg. de Saint-y oseph, Nouvelle-Beauce.) 

Le 6. — Un soldat du nom de Belhumeur, dans la com- 
pagnie Baschalis, régiment de la Reine, a été tué ce jour, 
vers la chute de Carillon, Il revenait de la découverte, 
Denis Saillant, soldat de la compagnie Dalmas, régiment 
de la Reine, lui rend les derniers devoirs. 

(Reg. des Procès- Verbmtxde FArck. de Québec^ 



I 763-1 764. i85 

Un navigateur Français, nommé Pierre Lague^'^ 
s'était établi à Tlle-aux-Coudres, après avoir épousé, en 
1756, Madeleine Tremblay, dont il eut cinq enfants. 
Dans l'automne de 1762, ayant pris, en qualité de pilote, 
la charge d'un vaisseau Anglais il fut emmené en Europe 
et ne revint jamais au Canada. 

OCTOBRE. 

Le 24. — Joseph Gauvreau, époux de Marie-Joseph 
Tessier, noyé au Bout-de-rile de Montréal, est inhumé 
ce jour. {Reg. du Bout-de-rile de Montréal) 

FÉVRIER (1764). 

" En rapportant Tissue de la première bataille livrée sur 

les plaines d'Abraham, et la chute de Québec, dans la 

journée du 13 septembre 1759, nos historiens portent à 

1,000, le nombre de combattants Canadiens et Français, 

tués et blessés, y compris les 250 soldats faits prisonniers." 

— (Garneau, Vol. II, p. 337, 3e édition.) 

Quel fut le sort de ces 2 50 hommes ? L'histoire est 
muette et ne dit pas un mot sur le traitement qu'ils subi- 
rent. Cependant nous avons été assez heureux pour 
découvrir un document original et inédit qui nous rensei- 
gne sur cette question. C'est le témoignage de liberté 
donné par Alexis Dumontier à la veuve d'un nommé 
Alexis Gagné dit Belavance, afin de lui permettre de se 
remarier. Voici ce témoignage : 

Le 23. — Témoignage de liberté, pour permettre à la 
veuve Alexis Gagné dit Belavance de se remarier^'\ 

" Nous, Alexis Dumontier, demeurant à la Pointe-à- 
Lacaille (Saint-Thomas), certifions en notre âme et cons- 
cience, ce qui suit : 

" 1^ Qu'après avoir été faits prisonniers à Québec, le 13 
septembre 1759, avec quantité d'autres Canadiens, nous 
avons été mis dans un transport tous ensemble quelques 

(1) Ce nom s'est changé en celui de Lagueux. Toutes les familles Lagueux, de 
Lé vis, le comptent pour ancêtre.— (Z,*^«/^i#r.) 

(2) La copie originale est entre les mains de l'Auteur. 




i86 1764-1765, 

jours, et qu'après, nous avons été divisés pour être remis 
dans d'autres bâtiments. 

" 2° Que tous les Canadiens prisonniers ont été passés 
en revue deux ou trois fois devant que de passer en 
Angleterre, et qu'après les dites revues ils ont été tous 
embarqués sur des vaisseaux de guerre et conduits à 
Plimouth. 

" 3° Qu'étant arrivés à Plimouth, on nous a fait tous 
débarquer et conduire en prison où nous sommes restés 
quatre mois, et après les dits quatre mois, nous avons été 
conduits à Dieppe, port de France. 

" Qu'étant arrivé à Dieppe, avec tous les prisonniers, 
Mr. Lacombière-Lacome m'a chargé de faire une liste 
de tous les prisonniers Canadiens, que j'ai faite très 
exactement, sans en omettre aucun. 

" s** Que Alexis Gagné dit Belavance, de la paroisse 
de Saint- Pierre, Rivière du Sud, mon parent, n'a point 
paru parmi les prisonniers, dans les revues qui ont été 
faites en Canada, devant que d'embarquer sur les vais- 
seaux pour aller à Plimouth, ni en arrivant à Plimouth, 
ni à Dieppe, quand Mr. Lacombière-Lacome a fait faire 
la liste de tous les prisonniers Canadiens, ce qui est une 
preuve qu'il est mort dans le combat, comme je le pense. 

" En foy de quoy j'ai signé le vingt-trois février, mil 
sept cent soixante et quatre. 

" Alexis Dumontier." 

Note. — Alexis Gagné avait épousé, le 25 novembre 
1743, à Berthier, Catherine Boucher. 

JUILLET. 

Le 6. — Le R. P. Gonnau, jésuite, s'est noyé en retour- 
nant à sa mission de Bécancourt. Son corps est venu 
échouer sur nos grèves, dans nos prairies, environ deux 
mois et demi après. A son enterrement se sont trouvées 
des personnes de dix lieues à la ronde qui y sont accou- 
rues avec des sentiments qui marquaient bien la perte 
que nous venions de faire. Son corps a été déposé dans 
le sanctuaire, du côté de l'Evangile, proche le marche- 
pied. K.R^g- de Desckamèaull.) 



1765-1764- i87 

NOVEMBRE. 

Le 28. — Jean Lepage, meunier à l'Ile Perrot, âgé de 
48 ans, et Etienne Crevier, jeune homme de 18 ans, fils 
de Jean-Baptiste Crevier, ont péri accidentellement. 
Leurs corps, trouvés dans la seigneurie de Beauharnois 
ont été inhumés le 30 novembre 1 764 à Sainte- Anne-du- 
Bout-de-risle. 

(7?^; de Sainte- Anne-du'BozU-de-r Ile, Montréal.) 

FÉVRIER (1765). 

Le 20. — François Provost, natif de Saint-Servé, diocèse 
de Saint-Malo, épousait à Rimouski, Madeleine Landais, 
veuve de François Brisson. Provost surnommé " Lafleur " 
était venu soldat dans le régiment du Languedoc. En 
1 766, il retournait en France, laissant à sa femme l'im- 
pression qu'il était déjà marié en France. En effet il 
avait une première femme, Jacqueline Moussard, encore 
vivante. En conséquence Tofficialité de Québec déclara 
nul le mariage contracté le 20 février 1765. La sentence 
de nullité est couchée sur les registres de la Rivière- 
Ouelle, à la date 15 janvier 1771. 

Le 28. — Exhumation et translation des cendres de feu 
Simon Anger, ancien curé de Lotbinière. Son corps, 
inhumé dans l'ancienne église^'^ le 9 décembre 1733, est 
déposé dans le sanctuaire de la nouvelle église^'\ 

(i?^. de Lotbinière.) 

MARS. 

Le 24. — La première personne inhumée dans le cime- 
tière de Saint-Henry de Lauzon, est une veuve, Paul 
Boulé, âgée de 90 ans, du nom de Françoise Pasquier. 

{Reg. de Saint-Heîtry) 

( I ) L'ancienne église était située à l'endroit où se trouve actuellement le moulin à 
farin^de la seigneurie. 

(2) Cette nouvelle église dont on voyait récemment encore les vieilles ruines, 
était bâtie au lieu actuellement dési^Tié sous le nom de Fonderies Bernien 



i88 1765- 1766. 

MAI. 

Le 15. — Sépulture de Michel Grondin, noyé à Saint- 
Jean Deschaillons, fils de Louis Grondin et de Marie- 
Anne Mignîer-Lagacé. 

{Reg. de Sailli- y ean Deschaillons.') 

Le 25. — Le mariage de Pierre Fontaine avec Marie- 
Madeleine Lavergne, célébré le 23 octobre 1752, est 
aujourd'hui déclaré n.\A,propUr fceminœ impotaUiam. 
{,Reg, de Saint-Pierre, Rivière du Sud^ 

JUILLET. 

Le 2.— Bénédiction d'une petite chapelle de Mr. La 
Gorgendière, proche du manoir seigneurial, et nommée 
" Chapelle de la Visitation." {Reg^. de DescAamèattlt.) 

La picote fait des ravages à Kamouraska, ainsi que 
dans les années 1767 et 1771. {Reg. de Kamouraska.) 

SEPTEMBRE. 

Le 7. — Simon SabSlak, grand chef des Algonkins,du Lac 
des Deux- Montagnes, meurt de la picote et est inhumé 
au cimetière du Lac. (Reg. du Lac des Deux-Montagnes^ 

NOVEMBRE. 

Le 5. — On fait, en ce jour, l'exhumation des corps, qui 
reposaient dans le vieux cimetière de Lotbinière pour les 
transporter et inhumer dans le nouveau. 

{Reg. de Lotbinière^ 

FÉVRIER (1766). 

Le 4. — Une concession de Kamouraska porte le nom 
de " Bon-courage." {R^g- de Kamouraska, 

JUIN. 

Le 13. — Pierre Chicouagne, cultivateur de Verchères, 

âgé de cinquante ans, s'étant noyé le 6 janvier 1 766, son 

corps ne fut retrouvé que le 13 juin suivant à Samte- 

Anne-du-Nord, où il fut inhumé. (Rtg. de Sainte-Anne^ 



\ 



1766. i89 

JUILLET. 

Le 6. — Jean-Baptiste Sauvé, cultivateur de Saînte- 
Anne-du-Bout-de-rile, fait inhumer un enfant de 3 ans, 
noyé dans le puits. {Reg. de Sainte- A nne-du-Bout-de-rile) 

SEPTEMBRE. 

Le I*'. — Pierre Métayer, natif de Neuf bourg, épousait 
Marie Foumier, à Sainte- Foye. Il était surnommé " La 
Giberne," et à Tâge de seize ans, il était venu comme sol- 
dat à Louisbourg. Fait prisonnier par les Anglais, il 
fut conduit dans la Nouvelle-Angleterre, et en 1759 vint 
dans les troupes anglaises, faire le siège de Québec. 
Ayant obtenu son congé, après la cession du Canada à 
l'Angleterre, il s'établit à Sainte- Foye. Il avait été sol- 
dat du " Royal Américain." 

{Reg. des Procès- Verbaux de FArch. de Québec. 

Etienne Couseau, venu en 1752, dans les Ficheurs, 
avait fait les campagnes de la dernière guerre jusqu'à la 
reddition du Canada. 

{Reg. des Procès- Verbaux de FArch. de Québec^ 1 766. ) 

OCTOBRE. 

Le 15. — Pierre Cailla, âgé de 72 ans, capitaine de 
milice, chantre et marguillier, qui s'était noyé, a été inhu- 
mé dans le chœur de l'église de l'Ile Dupas, ce jour 15 
octobre. (J^^g* de Vile Dupas.) 

Le 27. — Michel Robichau et Marguerite Landry, 
acadiens, ont aujourd'hui renouvelé leur consentement 
de mariage en présence du curé Ménage. Dans lacté 
du registre nous lisons ce qui suit : 

" Lesquels (Michel Robichau et Marguerite Landry) 
nous ont montré un écrit par lequel il est dit qu'ayant été 
faits prisonniers par les Anglais, et chassés de leur pays, 
faute de recevoir les leçons et la doctrine des ministres 
anglais, ils se seraient mariés en présence de leurs parents 
assemblés et des vieillards acadiens, dans la Nouvelle- 
Angleterre, dans l'espérance de renouveler leur mariage, 
si jamais ils pouvaient tomber, leur prison finie, entre les 
mains de prêtres français." {R^g> de Deschambault) 



igo 1 766-1 767. 

NOVEMBRE. 

Le 12. — André Leblanc, âgé de tfente-cînq ans, natif 
de Saint-Nizîer, ville de Lyon, épousait Marie-Joseph 
Baugis. En i755^*\îl avait été fait prisonnier par les 
Anglais, au Fort Duquesne, dans le détachement com- 
mandé par Jumon ville, et devint cuisinier chez le Gou- 
verneur Sharley, à Boston. Trois ans plus tard, c'est-à- 
dire en 1758, il était au service du Colonel McKay, à 
Halifax. Il le suivit dans ses expéditions contre Montréal, 
à la Martinique, à la Havane, puis à Londres. 

{Reg. des Procès-verbaux, Arch. de Québec^ 

Tite Robîchau et Marie Landry ont renouvelé leur 
mariaore, étant dans les mêmes conditions que Michel 
Robichau. {Voir page 189.) 

Le 20. — Aussi Charles Babin et Marguerite Robichau, 
ont comme le précédent renouvelé leur mariage, avec les 
mêmes raisons. (Reg. de Deschambault^ 

JANVIER (1767). 

Le 30. — Le P. Ambroise Rouillard, récollet, inhumait 
dans réglîse de Rimouski, le corps de Toussaint Cartier, 
ermite sur Tlle Saint-Barnabé^'\ {Reg^ de Rimouski.) 

Nous lisons au registre des sépultures de Tannée 1767 : 

" L'an mil sept cent soixante et sept, le trente de jan- 
vier, est décédé en cette paroisse de Saint-Germain de 
Rimouski, un nommé Toussaint Cartier, âgé d'environ 
soixante ans, habitant de la dite paroisse, après avoir reçu 
les sacrements de Pénitence, d'Eucharistie et d'Extrême- 
Onction. Son corps a été inhumé avec les cérémonies 
ordinaires dans l'église de cette paroisse, le dernier jour 
du mois de janvier. 

** En foy de quoi j'ai signé le jour et an que dessus. 

*' (Signé), PÈRE Ambroise," 

(i) D'abord cuisinier clies l'Intendant Bigot, pendant deux ans, puis chez le 
Marquis DePéan. 

(2) La «'Chronique de Rimouski " raconte la légende de cet ermite, •• «Voyez aussi 
le Dictionnaire Généalogique à l'article Cartier^ Toussaint^ 



1767. 191 

L'HERMITE DE SAINT-BARNABÉ. 

" La tradition, d'accord avec les documents écrits, ra- 
conte qu'en Tannée 1728, un jeune homme, âgé d'environ 
vingt-et-un ans, arrivait dans la paroisse de Saint-Germain 
de Rimouski, alors pour ainsi dire simple mission ; il avait 
parcouru le chemin qui, à travers la forêt, conduisait de 
Ristigouche à Métis par le lac Matapédiac; d'ailleurs 
personne n'a jamais su et personne ne saura d'où il venait. 

" Qu'était-il ? Avait-il un dessein arrêté quand il avait 
dirigé ses pas de ce côté ? 

" Ces questions, que, sous mille formes, on lui a posées, 
il les a constamment laissées sans réponse, et la curiosité, 
si vive qu'elle fût, a dû se résigner à se tenir pour vaincue 
par le silence gardé jusqu'à la mort par celui qui en était 
l'objet. 

"Le nouvel hôte qui, en ce moment, venait s'asseoir 
au foyer hospitalier du seigneur Lepage, ne révéla de 
tout ce qui le concernait que son nom : il se nommait 
Toussaint Cartier. Il était, au reste, un homme parfait 
de manières, paraissant avoir souffert, ce que révélait un 
fond habituel de mélancolie, et, bien qu'illettré, possédait 
une somme considérable de connaissances, surtout de 
ces connaissances qui font le chrétien. 

" Il n'était seulement que depuis quelques heures en 
compagnie des braves gens de Rimouski ; lorsque, s'ar- 
rêtant au milieu d'une promenade faite avec son hôte sur 
le bord de l'eau, il fixa pendant quelque temps ses regards 
vers l'île Saint- Barnabe, puis sortant de l'espèce de con- 
templation qui l'avait absorbé, il s'écria, en s'adressant 
au seigneur du lieu : 

** Sur cet ilôt sauvage," 
•'Ferai mon hermitage." 

" Ces mots prononcés avec une conviction qiiî saisit 
celui auquel ils s'adressaient, ont été et sont encore con- 
servés religieusement dans les souvenirs traditionnels de 
la famille Lepage, alors propriétaire de la seigneurie de 
Rimouski et de l'île Saint- Barnabe. 

" Ce jeune Toussaint Cartier, dont la maturité d'âme 
et d'esprit était bien au-dessus de son âge, n'eut pas à 
faire de longues ni de difficiles négociations avec son hôte 



192 1767- 

pour obtenir la permission d'exécuter son projet, proba- 
blement moins subit qu'on aurait pu le croire. 

" Dans le moment dont il est ici question, le Père 
Ambroise Rouillard, missionnaire, récollet, qui, par humi- 
lité sans doute, signait souvent frère Ambroise, se trouvait 
dans sa mission de Rimouski : le saint homme, comme 
d'habitude chez les bons chrétiens et comme de sage, fut 
consulté par Monsieur Lepage et le Toussaint Cartier. 
Le bon Père vit une telle foi, une telle détermination chez 
le jeune homme, qu'il approuva de suite, sous l'inspira- 
tion du ciel, le projet qui lui était soumis, et le même jour 
un contrat fut passé entre le seigneur de Saint-Bamabé et 
celui qui désormais s'appelait l^ermitede Saint-Barnabe. 

" Cet intéressant document ayant été déposé plus tard, 
par copie conforme, dans les archives de monsieur le 
notaire Deschenaux, existe encore, et j'ai pu le recueillir 
sur une copie certifiée, faite en 1 790, et dont voici la cote : 

" 30 avril 1 790. 
"Copie collationnée d'une donation usufruitière d'un 
" terrain dans l'île Saînt-Barnabé faite sous seing privé, 
"le 15 novembre 1728, par Sieur LePage de Saint- 
" Barnabe, à Toussaint Cartier. 

" P. L. Deschenaux." 

" Voici maintenant le document lui-même : 
"PARDEVANT le Révérend Père Ambroise Rouil- 
" lard, récollet, missionnaire, faisant les fonctions de curé 
"dans la paroisse de Saint-Germain et témoingts cy bas 
" nommez, furent présents en leurs personnes le Sieur 
" LePage de Saint- Barnabe, seigneur du dit lieu, lequel 
" de son gré et volonté a donné, ceddé, quitté, délaissé et 
" transporté comme il donne, cedde, quitte et délaisse au 
"dit Toussaint Cartier un endroit dans la dite isle de 
" Saint-Barnabe et autant de terre qu'il en pourra faire, 
" et ce seulement pendant sa vie, sans que le dit Toussaint 
" Cartier puisse la vendre ni l'alliéner, attendue qu'il l'a 
" demandé au dit Sieur LePage sous ces conditions et 
" qu'après le déceds du dit Toussaint Cartier le dit endroit 
" aussi bien que la terre qu'il pourra avoir fait retournera 
■' au dit Sieur LePage ou à ses hoirs et ayant cause, at- 



I 



1767. 193 

" tendu que le dit Cartier s'est expliqué avec le dît Sieur 
" LePage qu'il ne voulait pas se marier et qu'il voulait se 
** retirer dans un endroit seul afin de faire son salut, et 
'/ qu'il ne prétendait et n'entendait pas avoir aucun droit 
** sur le dit endroit que pendant sa vie durante, et que au 
'* cas que le dit Toussaint Cartier voulût servir et prendre 
*' les intérêts de la maison comme un propre enfant, le dit 
'* Sieur LePage s'oblige de lui faire comme il feras à ses 
** enfants seulement pour son entretien et sa vie, et au 
** contraire, si le dit Toussaint Cartier veut agir autrement 
** il fera comme il pourra et usera de tout ce qu'il pourra 
"recueillir sur son dit bien en estant le maître sans toute- 
*' fois qu'il puisse empêcher le dit sieur donateur de faire 
** de la dite isle ce qu'il jugera à propos soit foins, pesche 
" ou pâturage des animaux dont il seras le maître d'en 
" faire comme il voudras sans que le dit Toussaint Cartier 
" puisse les empêcher ny lui ni les siens, cédant seulement 
" au dit Cartier l'endroit qu'il pourra occuper par lui-même 
et la terre qu'il pourra faire pour sa subaissance seule- 
ment, et que au cas que le dit Toussaint Cartier vienne 
sur Tâge, aiant pris les intérêts de la maison, moi. Le 
•" Page, m'oblige et les miens de le nourrir et entretenir 
" dans ma maison, le regardant dès lors pour un homme 
" de la famille, auxquels temps le dît bien me reviendra 
" ou aux mîens, sans que le dit Toussaint Cartier ni autres 
puisse y rien prétendre ne lui aiant été accordé seule- 
ment que pendant sa vie, après m'avoir fait connaître 
*' qu'il n'y prétendait rien après son décez. 

" Fait en présence du Révérend Père Ambroîse Rouîl- 
"lard et de Charles Souslevent et de Basile Gagnier, 
" tesmoingts qui ont sîgnez avec nous, le dit Toussaint 
" Cartier ayant déclarez ne scavoir écrire ny signer de ce 
" anquis suivant l'ordonnance à Saint-Germain, ce quîn- 
" zième novembre mil sept cent vingt huit. 

" PÈRE Ambroîse, 

" LePage de Saint- Barnabe, 

Sa 

"Toussaint x Cartier, 

marque. 

" Charles Souslevent." 

13 






it 



194 1767. 

" Vient ensuite l'authentique, comme suit : 
" Colla tionné et vidimé mot pour mot et lettre pour lettre 
" par les notaires publics en la province de Québec, rési- 
" dants à Québec, soussignés, sur l'original au papier à 
" nous présenté et à l'instant remis. 

" Fait et collationné à Québec, l'an mil sept cent quatre- 
-vingt-dix, le trentième jour d'août, après-midi. 

"Jh. Planté, 

" L. Deschenaux." 

" Voilà un contrat qui mérite d'être connu et conservé, 
un contrat fait pour la considération Aç. faire son scUut! 

"Ce contrat a été observé parles parties contractantes, 
pendant tout près de quarante ans, avec cette fidélité et 
cette honorabilité qui caractérisent les temps de foi et les 
hommes de foi. 

" Toussaint Cartier se mit de suite à travailler à se 
constituer son hermitage : tout le temps qu'il lui fallut pour 
se mettre en état de subsister des fruits de sa culture, il 
recevait du sieur Lepage sa nourriture et l'entretien, et il. 

{)renait les intérêts du sieur Lepage comme " homme de 
a famille ; " puis, lorsque ses défrichements devinrent en 
état de subvenir à ses besoins, il se retira dans l'Ile dont 
il ne sortait jamais, excepté pour assister aux exercices 
de la mission. Il partageait son temps entre le travail, 
la méditation et la prière, vivant du produit de son petit 
champ. Il s'était construit une petite maisonnette dans 
laquelle il vivait seul, et une petite étable qui logeait une 
vache et quelques poules. 

"En l'année 1759, le pays et surtout les paroisses 
échelonnées des deux côtés du fleuve en bas de Québec, 
eurent à souffrir de l'invasion des Anglais dont la flotte, 
en remontant le Saint-Laurent, avec des forces énormes, 
comparée à la petite population disséminée le long- des 
côtes, semait la dévastation et la terreur. L'ile Saint- 
Earnabé fut un des premiers points de la côte qu'ils tou- 
cliLTcnt. Les habitants de Rimouski, incapables d'opposer 
la moindre résistance, avaient conduit leurs familles dans 
les bois, et les hommes surveillaient les mouvements des 



1767. 195 

navires. L'hermite seul ne changea rien à sa manière de 
vivre, devenant également étranger à la crainte et à la 
curiosité. Des chaloupes mirent à terre des escouades 
qui, après quelques excursions sur Tlle la croyant tout-à- 
fait désertée et se trouvant à distance des établissements 
de terre ferme, se rembarquèrent sans avoir découvert la 
demeure du solitaire que Dieu protégeait sans doute. 

" Il y avait trente-neuf ans que Thermite menait cette 
existence mortifiée, embaumant cette île de Saint- Barnabe 
du parfum de sa sainteté, lorsque, le matin du 29 janvier 
1767, le jeune Charles Lepage, âgé de quatorze ans, fils 
de Pierre Lepage, donateur au contrat que je viens de 
reproduire, remarqua, en sortant de la maison, que la 
cheminée de Thermite sur Tîle ne donnait pas de fumée. 
Ayant informé son père du fait, il reçut Tordre d'atteler 
immédiatement un cheval pour aller voir quelle pouvait 
être la cause de l'absence du feu au logis du vieux soli- 
taire, en ce jour de grand froid. 

" Le jeune Lepage partit accompagné d un camarade, 
et, voiturant sur la glace du pont de T Ile, ils eurent bientôt 
franchi la distance qui les séparait de la maisonnette de 
rhermitage. Cette demeure n'avait qu'une pièce, au 
milieu de laquelle ils trouvèrent le saint étendu sans con- 
naissance sur le plancher. Un petit chien, seul compa- 
gnon de la solitude de l'homme de Dieu, était couché sur 
la poitrine de son maître, il se mit à lui lécher la figure 
et à s'agiter de joie en voyant entrer les jeunes gens 
qu'il connaissait. 

" Toussaint Cartier, enveloppé de couvertures, fut 
amené à la maison du Sieur Lepage, où les bons traite- 
ments et la chaleur du foyer le ramenèrent bientôt à 
lui-même. Il déclara cependant, dès qu'il put parler, 
qu'il croyait son heure arrivée, et il demanda le Père 
Ambroise. 

" Le bon Père, qui près de quarante ans auparavant, 
avait été témoin du contrat intervenu entre le sieur 
Lepage et celui qui était alors encore un tout jeune 
homme, le bon Père Ambroise, chargé d'années et de 
mérites, se trouvait en ce moment à sa mission de 
Rimouski, comme par une permission de la divine Pro- 



l 



196 1767 

vidence : il assista son ami, lui conféra les sacrements de 
l'Eglise et reçut, le 30 janvier 1767, le dernier soupir de 
l'hermite de Saint- Barnabe. Le lendemain, 31 janvier, 
il inhumait le pieux solitaire dans la petite chapelle qui 
servait alors d'église paroissiale à Rimouski, et il inscri- 
vait dans les registres l'acte de la sépulture que nous 
avons vu plus haut." 

Tout est mystère dans l'histoire de cet hermite- Per- 
sonne n'a jamais su d'où il venait, pourquoi il avait 
renoncé au monde, ni même si le nom qu'il portait était 
bien le sien. 

Quoi qu'il en soit, le silence où il avait voulu s'ensevelir 
ne fut pas aussi complet qu'il l'avait espéré. Le bruit 
de son existence singulière s'était répandu jusqu'à Québec, 
et les Anglais eux-mêmes s'en occupèrent. Lady 
Montague en parle, dans un livre publié à Londres, en 
1769. La forme romanesque de l'ouvrage, les motifs 
prêtés à Cartier, n'ôtent rien au mérite de celui-ci ; au 
contraire, on voit par la manière dont l'auteur en parle 
qu'il tenait à respecter l'opinion générale, Le récit aven- 
tureux qu'il met dans la bouche de Cartier renferme une 
leçon de morale à l'adresse de ceux qui n'écoutent que la 
passion du moment. 

Voici d'ailleurs les passages de l'ouvrage en question : 

"Ile Barnabe, 13 octobre 1766. 

" J'ai fait aujourd'hui une visite bien singulière ; c'est 
à im hermite qui a vécu seul quarante ans sur cette île. 
Je suis venu ici avec de forts préjugés contre lui ; je n'ai 
aucune opinion de ceux qui fuient la société ; de ceux qui 
cherchent un état de tout autre le plus contraire à notre 
nature. Si j'étais un tyran et que je voulusse infliger la 
punition la plus cruelle que la nature humaine pût sup- 
porter, je refuserais aux criminels les joies de la société 
ainsi que la vue de leurs semblables. 

"Je suis certain que je ne pourrais exister une année 
seul : je suis malheureux même à ce degré de solitude 
auquel on est obligé à bord d'un vaisseau ; aucunes pa- 
roles ne peuvent exprimer la joie que je ressentis, quand 



1767. 197 

je vins en Amérique à la première apparence de quelque 
chose comme les demeures d'hommes; le premier 
homme, la première maison et même la première fumée 
d'un feu sauvage s'élevant au-dessus des arbres» me cau- 
sèrent des transports de joie inexprimables. 

" Mais revenons à mon hermite : son apparence désarma 
mon aversion ; c'est un vieillard de haute stature, avec 
barbe et cheveux blancs, ayant lair de quelqu'un qui a 
vu des jours meilleurs, et montrant sur sa figure les mar- 
ques d'une profonde bienveillance. Il me reçut avec la ' 
meilleure hospitalité, m'offrit tous ses fruits, m'apporta 
du lait frais, ainsi que de Teau d'une source voisine de sa 
maison. 

" Après avoir conversé quelque temps, j'exprimai mon 
étonnement de ce qu'un homme m'ayant donné de telles 
preuves de sa bonté et de son humanité, pût être heureux 
en fuyant ses semblables : je parlai longuement sur ce 
sujet et il m'écouta très-attentivement. 

" Vous semblez, dit-il, être d'une nature à avoir pitié 
des malheurs des autres. Mon histoire est courte et 
simple. J'aimais la plus charmante des femmes, j'étais 
aimé. L'avarice de nos parents qui avaient des vues de 
gain, empêcha une union de laquelle dépendait notre 
bonheur. Ma Louise, que l'on menaçait d'un mariage 
immédiat avec un homme qu'elle détestait me proposa 
de fuir la tyrannie de nos parents. Elle avait à Québec, 
un oncle dont elle était chérie. Les forêts du Canada, 
dit-elle, peuvent nous donner ce refuge que notre cruel 
pays nous refuse. Après un mariage secret, nous nous 
embarquâmes. Notre voyage fut heureux jusqu'ici ; je 
descendis à terre sur la rive opposée, pour pourvoir ma 
Louise de rafraîchissements ; j'étais sur mon retour, 
joyeux de pouvoir obliger et réjouir l'objet de ma ten- 
dresse, quand, une tempête se déclarant, m'obligea de 
chercher un abri dans cette baie. La tempête augmenta ; 
je vis ses progrès avec des douleurs inexprimables ; le 
vaisseau qui était en vue ne pouvait plus résister à sa 
fureur, les matelots se jetèrent dans la chaloupe ; ils 
eurent l'humanité d'y placer ma Louise et se dirigèrent 
vers le lieu où j'étais ; mes yeux fixés sur eux, mes bras 



198 I?^?' 

tendus pour la recevoir, j'adressais mes plus ferventes 
prières au ciel, quand une vague immense couvrit la cha- 
loupe. J entendis un cri général ; il me sembla même 
distinguer les cris de ma Louise. La vague passée, les 
matelots firent tous leurs efforts ; une seconde vague . . . 
et tout disparut. 

" Cette scène affreuse est toujours présente à ma mé- 
moire. Je tombai inanimé sur le rivage ; quand je revins 
à moi, le premier objet qui se présenta à mes yeux, fut 
' le corps froid de ma Louise gisant à mes pieds. Le ciel 
m'accorda la triste consolation de lui rendre les derniers 
devoirs. Dans cette tombe gît tout mon bonheur. Je 
m'agenouillai près d'elle et je fis un vœu au ciel d'attendre 
ici le moment où je deviendrais uni à tout ce qui m'était 
cher. Chaque matin je rends visite à sa tombe chérie 
et j'implore le ciel de hâter l'heure de ma mort. Je sens 
que nous ne serons point longtemps séparés, je m'en vais 
bientôt à elle pour ne jamais nous quitter. 

" Il s'arrêta, et semblant se croire seul, s'avança à 
grands pas vers un petit oratoire qu'il a bâti sur le rivage 
près de la tombe de sa Louise ; je le suivis quelques pas 
et le vis se jeter sur ses genoux, et respectant son cha- 
grin, je retournai à la maison. 

"Quoique je ne puisse entièrement l'approuver, non- 
seulement je pardonne, mais j'admire même son renonce- 
ment au monde. La piété est peut-être le seul baume aux 
blessures causées par l'amour malheureux. Le cœur, en 
ces cas, n'est touché que par de grands remèdes. 

"Je suis de retour; madame D et ses amis refusent 

d'aller voir l'hermite. Je trouvai dans sa conversation 
tout ce qui aurait pu être un ornement à la société. Il 
parut enchanté de la sympathie que je lui montrai pour 
ses souffrances et nous nous séparâmes avec regret. Je 
lui offris un présent, mais il ne voulut rien recevoir. 

"Ed. Rivers." 






1767. i99 



is/L(Di<ri<rj^x:E2. 



Depuis la découverte du Canada jusqu'au règne de 
Louis XIV, les moyens d'échange dans la nouvelle colonie 
se faisaient avec beaucoup de difficultés, et il fallait re- 
courir à beaucoup d'expédients pour se mettre en état de 
payer les militaires, les artisans, etc. 

Les produits d'un pays si nouveau ne suffisaient pas 
pour faire face aux importations et chaque année le bilan 
du commerce montrait un déficit contre la colonie. Il 
arriva donc un moment où l'argent importé dans la colo- 
nie avait disparu. 

Louis XIV pour parer à ces difficultés ordonna que la 
morue, le blé, les peaux, etc., fussent des offices légales; 
mais comme le marché variait très souvent et qu'il y avait 
perte, on eut recours à la monnaie de cartes à jouer, dé- 
coupées, portant la valeur marquée sur le verso, et la 
signature de l'Intendant. A cette époque la contrefaçon 
n'était guère possible, vu le petit nombre des écrivains. 

Cependant en l'année 1667, un faux monnayeur subit la 
peine de l'échafaud, à Québec, mais c'est le seul cas 
mentionné à cette époque. 

Plus tard l'Intendant eut recours aux billets promis- 
soires. 

Ce système d'émission illimité de billets occasionna 
une grande dépression, et fit perdre la confiance dans les 
billets. 

Une nouvelle importation d'argent fut alors tentée, 
mais avec une condition onéreuse, c'est-à-dire qu'une 
pièce de cinq livres en France aurait une valeur de dix 
livres au Canada, et qu'une pièce d'une livre en vaudrait 
deux. 

Tous ces moyens ayant failli et le besoin d'argent se 
faisant de plus en plus sentir, Louis XIV décréta l'Or- 
donnance suivante, en date du 19 février 1670 : 



200 1767* 

" LOUIS, PAR LA GRACE DE DiEU, ROY DE FrANCE ET DE 

• Navarre ; à tous ceujc qui ces présentes lettres j 
verront, SaluL 
"Les directeurs généraux de la Compagnie des Indes 
Occidentales Nous ayant remontré que pour la facilité 
du commerce dans les isles et terre ferme de l'Amérique 
et autres lieux de la concession que Nous leur avons 
accordés et la commodité de Nos Subjets qui habitent 
en icelles, îl estait nécessaire d'y envoyer de la mesme 
monnoye, afin que les artisans et gens de journées qui 
n'ont esté jusques à présent payés de leur travail qu'en , 
sucres et pétuns qu'ils sont obligés d'envoyer en France 
pour en tirer la valeur, et denrées nécessaires pour leur 
subsistance, dont ils ne peuvent retirer aucun secours que , 
d'année à autre, au lieu que les étrangers qui habitent les | 
isles voisines ont resçu l'usage de diverses monnoys des- 
quelles ils se servent dans leur commerce, ce qui attire la 1 
plupart des dits artisans et gens de journées dans les dites 
isles dont nos subjets reçoivent beaucoup de préjudice, 
parcequ'ils manquent d'ouvriers pour cultiver les sucres 
et pétuns et les autres ouvrages nécessaires, et comme 
Notre premier dessein d'establir la religion dans les dites 
isles et dans la terre ferme de l'Amérique ne pourrait 
avoir l'effet que Nous espérons sy Nos subjets n'y estoient 
appelés et retenus par le commerce et les moyens de s'y 
maintenir ; Nous avons résolu de faire fabriquer, en la 
monnoye de Notre bonne ville de Paris, des nouvelles 
espèces d'argent et de cuivre, jusqu'à la concurrence de 
la somme de cent mil livres, aux mesmes poids, titre, re- 
mède et valeur de celles qui ont cours dans Nostre 
royaume et d'en remettre Nostre droit de seigneurîage''*, 1 
foiblage'"', et escharsetés'^' dans les remèdes'** de TOrdon- | 

<i) Seicnbukiagb. — Le droit de seigneoriage poni la fabrique des monnoyes 
appartient aa prince. 11 n'est pas toujours le rnSnie et change suivant U voloati 
du prince ou les besoins de l'Etal. C'est pour le payement de ce droit que l'on a 
en partie inveUé l'alliée, c'est-à-dire, le mélange des autres métaux avec l'or et 
l'argent dans la fabrique des monno^es. Ce droit sous Louis XIII et mSme sons 
Louit XIV jusqu'en 1679, Était à six livres pour marc d'or, et dix sols obole pour 
mnrc d'aijent. 



1767. 20I 

nance,en considération de radvance que la dite Compagnie 
fera des matières et des risques, frais d'envoy des dites 
espèces dans les dits pays. 

"A ces causes et autres considérations à ce Nous 
mouvant de ladvîs de Nostre Conseil et de Nostre cer- 
taine science, pleine puissance et authorité royale, Nous 
avons dit et ordonné, disons et ordonnons, voulons et 
Nous plaist par ces présentes signées de Nostre main, 
qu'il soit incessamment procédé en Thostel de la monnoye 
de Nostre dite ville de Paris, à la fabrique des espèces 
cy après, jîisques à la concurrence de la somme de cent 
mil livres, pour avoir cours dans les , isles et terre ferme 
de TAmérique et autres lieux de la concession de la dite 
Compagnie des Indes Occidentales seulement, scavoir ; 
trente mil livres de pièces de quinze sols, et cinquante 
mil livres de pièces de cinq sols, aux mesmes poids, titre, 
remède et valeur que celle qui ont cours en Nostre 
royaume, et pour vingt mil livres de double de pur cuivre 
de rozette aux mesmes taille et remède que ceux qu ont 
aussy cours en Nostre royaume pour deux deniers, toutes 
lesquelles espèces seront faites au moulin et balancier et 
empreintes, scavoir : celles de quinze et cinq sols ainsi 
que Nos pièces de quinze et cinq sols, avec ces mots d'un 
costé Ludovicus decimus quartus Francice et Navarrœ rex^ 
et au revers : " Gloriam regni tuidtcent** et les dits dou- 
bles de cuivre, d'un coté, d'une L couronnée avec les 
mesmes mots : " Ludovicus dicimus quartus Franciae et 
Navarrae rex," sur le revers avec ces mots : ^* Double de 
l Amérique Française " pareille légende ; et à cette fin les 
poinçons, carrés et matrices à ce nécessaires incessam- 
ment faits par le tailleur général moyennant ses salaires 
raisonnables, pour avoir, les dites espèces, cours dans les 
dits pays aux prix cy devant ordonnés et y estre envoyés 
par la dite Compagnie et reçues par les dits habitants, 

dans la fabrique des mohnoyes, en y substituant d'autres métaux, dont on fait ce 
qu'on appelle l'alliage. 

(4) Remède. — C'est la permission accordée aux maîtres des monnoyes de tenir les 




quart 

à onze deniers, ne sont aussi qu'à dix deniers vingt-deux grains ; ce qui fait deux 
deniers de remède pareillement accordé au maître. 



^. 



202 1767. 

dans le commerce sans qu elles en puissent estre trans- 
portées ny que Nos autres subjets les puissent recevoir 
ou leur donner aucun cours en France, à peine de confis- 
cation des dites espèces et de punition exemplaire. Et 
en considération de Tadvance que ceux de la dite Com- 
pagnie feront des matières et des risques, frais d'envoyé 
des dites espèces dans les dits pays. Nous leur avons 
remis et remettons par ces présentes Notre droit de 
seigneuriage, foiblage et escharsetés dans les remèdes de 
rOrdonnance. 

" S Y DONNONS EN MANDEMENT à Nos aimez féaux conseil- 
lers les gens tenant nostre cour des monnoyes, que ces 
présentes, ils fassent lire, publier et registrer et le con- 
tenu en icelles exécuter, garder et observer selon leur 
forme et teneur, et délivrer les dites espèces aux direc- 
teurs généraux de la dite Compagne des Indes Occiden- 
tales, jusques à concurrence de la dite somme de ceYit 
mil livres seulement, et, après le dit travail fait, difformer 
les dits poinçons, carrés et matrices qui auront servi à 
cette fabrication, nonobstant toutes choses à ce contraires, 
oppositions et empeschements quelconques dont, si 
aucuns interviennent. Nous Nous réservons la cognais- 
sance, et à Notre conseil, et icelle interdisons à Nos autres 
cours et juges, et sera adjuté foy comme aux originaux 
aux copies de icelles des présentes coUationnées par l'un 
de Nos aimez féaux conseillers secrétaires, car tel est 

NoSTRE PLAISIR. 

"Donné à Saint-Germain en Laye, le 19"* jour du 
mois de février 1670 et de Notre règne le xxvii, 

''{Signe,) LOUIS. 

" Par le Roy, Colbert. 
" Scellé de cire jaune sous double qtieue'' 

Les pièces officielles qui circulèrent sous la domination 
française furent alors : 

Le 15 sols. 

" 5 sols. 

" double denier. 

" sou. 



1767. 203 

Les jetons de la Compagnie des Indes Occidentales 
de 1751 à 1758 étaient les suivants ; 

175 1 — (Indien) — Stib omni sidère crescent. 

1 752 — (Mercure) — U trique facit commercia mundo. 

1 753 — (Deux-Mondes) — Saiis unùs utriqtu. 

1754 — (Trois castors) — Non inferiora metallis. 

1 755 — (Galère) — Nonvillius aureo. 

1756 — (Abeilles) — Sedem non animum mutant. 

1757 — (Mars) — Parât ultima terra triutnpho. 

1758 — (plusieurs aigles) — Eadem trans œquora virtus. 

Une déclaration de Louis XV, en date du 5 juillet 
171 7, révoque en ces termes l'Ordonnance pendante : 

" Comme la monnaie du pays qui a été introduite dans 
le Canada, n'est d'aucune utilité à la colonie, et que les 
deux sortes de monnoies dans lesquelles on peut stipuler 
causent de l'embarras dans le commerce, nous avons 
abrogé et abrogeons, dans le Canada, la monnoie dite du 
pays, et en conséquence voulons, et il nous plait, que 
toutes stipulations de contrats, redevances, baux à ferme 
et autres affaires généralement quelconques se fassent, à 
commencer de l'enregistrement des présentes, au Conseil 
Supérieur de Québec, sur le pied de la monnoie de France; 
de laquelle monnoie il sera fait mention dans les actes ou 
billets après la somme à laquelle le débiteur se sera 
obligé, et que les espèces de France aient, dans la colonie 
du Canada, la même valeur que dans Notre Royaume. 

"LOUIS. 

" Par le Roy, 
" Le Duc d'Orléans, Régent, présent. 
" (Signé,) Phelypeaux. 
" Et scellé du grand sceau en cirejatcne!' 

" La déclaration du Roy, en forme de lettres patentes 
ci-devant transcrite, a été enregistrée au greffe du Conseil 
Supérieur de Québec, suivant son Arrêt de ce jour; ouï 
et ce requérant M*" Paul Denys de Saint-Simon, Con- 
seiller, faisant fonction de procureur-général du Roy, par 
moi. Conseiller Secrétaire du Roy, greffier en chef du dit 
Conseil, soussigné ; à Québec, le onzième octobre 171 7. 

" (Signé,) De Monseignat." 



204 1767- 

JUIN. 

Le 5- — M"*- Jean-Olivier Briand, dans sa visite à 
Kamouraska, ordonne la tenue en double des registres de 
l'état des personnes. {Reg. de Kmiouraska^ 

JUILLET. 

Le 12. — M*'- Briand, pendant la visite pastorale 
qu'il fait à la Pointe-Lévis, met une note dans les regis- 
tres de cette paroisse qui constate la perte de plusieurs 
feuillets des registres : 

" II manque, écrit monseigneur, plusieurs feuillets aux 
registres dans les années 1759 et 1760, qui ont été perdus 
pendant le siège, en l'absence du curé." {Reg. de I.évis.) 

AOUT. 

Le 9. — Un grand nombre de familles Acadiennes. dont 
les enfants n'avaient pas été baptisés, les présentent à 
l'église, pour qu'ils reçoivent le sacrement de régénération. 
{Re£. de la Sainte- Anne dYamachiche^ 

Le 1 7. — Au registre de la paroisse de Sainte- Anne de 
la Pérade, on lit le document suivant ; 

" Joseph- François Perrault, chanoine de la cathédrale, 
Vicaire-général de Monseigneur Brïand, Illustrissime 
et Révérendissime évêque de Québec. 

" A tous ceux qu'il appartiendra. Salut. 

" Comme en 1761, sur divers témoignages alors mora- 
lement certains, et suffisants, il aurait paru constant que 
le nommé Joseph Vallé, habitant du rapide et seigneurie 
de Sainte-Anne,, aurait été blessé à mort et resté sur la 
place à l'action de Mr. de Montcalm, au siège de Québec, 
et qu'en conséquence, il aurait été délivré certificat de 
Hberté à Angélique Tessier, sa femme, laquelle peu après 
se serait mariée, sans opposition et de bonne foy, avec le 
nommé Joseph Douville, en la dite paroisse et seigneurie 
de Sainte- Anne, mais qu'aujourd'hui étant évident par le 
certificat de la déposition d'un nommé Languedoc, 
arrivé de France et établi à Machiche, expédié par Mr. 



1767- 205 

Chefde ville, curé de la dite paroisse, le i*' août 1767, que 
le dit Joseph Vallé aurait été vu vivant, il y a quatre 
ans, plusieurs fois à LaRochelle par lui dit Languedoc, 
entr autres la veille de son embarquement, jour de la 
Quasimodo, que le dit Joseph Vallé lui donna parole pour 
s*embarquer dans le même navire avec lui, et revenir 
joindre sa femme en Canada, ajoutant le dit Languedoc, 
qu'il présume que le dit Joseph Vallé aura pris un autre 
parti lorsqu'il aura sçu de Mr. Leveau, récemment arrivé 
de Canada à LaRochelle, que sa femme s'était mariée 
pendant son absence ; vu en outre qu'il est encore évident 
par une lettre du nommé Charles Vallé, frère unique du 
dit Joseph Vallé, absent de cette province depuis 1758, 
écrite à ses père et mère en date du 12 juillet 1766, de 
Michillimakinac où il a toujours voyagé depuis qu'il est 
monté dans le pays d'en-haut, que le sus-nommé Langue- 
doc n'a point pris l'un pour l'autre et ne s'est point trompé 
sur le nom et la personne du dit Joseph Vallé lequel est 
vraiment 1 époux de la dite Angélique Tessier et qu'il a 
déclaré avoir vu vivant, dans sa déposition. ^ 

" Nous, ayant égard au dit certificat et à la susdite 
lettre restés entre nos mains et attachés à la minute des 
présentes, avons mis et mettons le procès-verbal de 1 76 1 , 
des témoignages de la mort du dit Joseph Vallé au néant, 
ainsi que Te certificat de liberté expédié en conséquence ; 
déclarons au surplus le mariage entre la dite Angélique 
Tessier et le dit Joseph Douville, quoique célébré de 
bonne foy, nullement contracté, dont l'acte sera biffe. 
Permis en conséquence, au susdit Joseph Douville de se 
marier à autre femme libre quand bon lui semblera. 
Défendons à la dite Angélique Tessier et au dit Joseph 
Douville d'habiter ensemble et de se dire et envisager 
comme mari et femme, et ce, sous peine, pendant tel état 
et conduite, d'être privé des sacrements et de la sépul- 
ture ecclésiastique. 

" Mandons à Mr. Guay, curé de la paroisse et seigneu- 
rie de Sainte- Anne de leur signifier, donner lecture et 
copie des présentes dûment collatîonnées. 

" Sera Notre Ordonnance attachée es-registres des 
mariages de la dite paroisse à l'acte de célébration biffé 



2o6 ^767. 

du dît prétendu mariage des sus-nommés pour y avoir 
recours et servir à ce que de raison. 

" Donné a Québec, sous notre signature, le sceau du 
diocèse, le 17 août 1767. 

" PERRAULT, Chanoine, Vicaire-Général» 

" Par Mr. le Grand-Vicaire, 
*' Hubert, Ptre., Sec. de Mgr. révêgiuP 

SEPTEMBRE. 

Le I®'. — Rose Gaudet, acadienne, expose que son mari, 
Jean- Pierre Emond, aussi Acadien, a été pris par les 
Anglais et transporté à Philadelphie ; qu'elle-même s est 
réfugiée avec quelques parents, en 1755, à Saint- Valier ; 
que désirant épouser Louis Boutin, elle produit un certi- 
ficat de R. P. Louis, missionnaire, à Bécancour, par 
lequel Olivier Thibodeau, arrivé de la Nouvelle-Angle- 
terre, atteste avoir une lettre qui marquait la mort de son 
mari; de plus, un nommé Tempdoux, Acadien, venant 
de Philadelphie, porteur des hardes du dit Jean-Pierre 
Emond, dit Tavoir enseveli. 

(Reg. des Procès-verbaux, Arch. de QmbeCy 1 767.) 

Elle épouse, en effet, à Saint- Valier, Louis Boutin, le 
1 5 octobre suivant. {R^g* de Saint- Valier^ 

OCTOBRE. 

Le 14. — Depuis octobre 1766, la paroisse de Sainte- 
Anne-du-Nord avait été privée de son curé ; les actes de 
1 état des personnes avaient été enregistrés au Château- 
Richer et à Saint-Joachim. En effet, après le départ de 
leur curé, en octobre 1761, la paroisse fut desservie jus- 
qu'en octobre 1767, par les curés voisins, MM. Duburon, 
récollet, curé de TAnge-Gardien, et Marcou, curé de Saint- 
Joachim, et il ne fut célébré que deux offices solennels, 
celui de la troisième fête de Pâques, et celui de la fête 
patronale de Sainte-Anne. Les morts furent inhumés 
aux paroisses voisines, excepté ceux qui décédèrent le 
printemps, à cause des mauvais chemins. La paroisse 
s'était attiré ce châtiment, par la manière peu respec- 
tueuse avec laquelle les anciens traitaient leur curé, et 



I 767-1 768. 207 

poiir avoir demandé en corps> à l'évêque de le retirer ; ce 
qui leur fut accordé. Un homme qu'il refusa de recevoir 
pour parrain, parcequ'il n avait pas fait ses Pâques, eut 
une altercation assez vive avec lui dans Téglise, et lui 
suscita une partie de ces troubles. 

{Reg. de Sainte- Aivie de Beaupré.) 

DÉCEMBRE. 

Le 13 — Rose de Repentigny, épouse de Louis Michel, 
fait baptiser un fils Gabriel. Le 4 janvier, de la même 
année, elle avait fait baptiser trois jumeaux qui vécurent 
une quinzaine de jours. 

{Re£^. de Sainte- Anne-du-Bout-de-F Ile, Montréal) 

Le 20. — Le Père Ambroise Rouillard, missionnaire, 
baptisait aux Trois- Pis tôles, Jean- Baptiste, fils de Jean 
Saint- Laurent et de Marie Le Petit. 

{Reg. des Trois-Pistoles) 

L'acte de ce baptême est le dernier que signa ce Père, 
qui en juillet 1768, se noya près le Cap à TOrignal, lors- 
qu'il descendait des Trois-Pistoles pour donner une mis- 
sion à Rimouski. Le Père Ambroise avait été Tintime 
ami de Thermite Toussaint Cartier. — {L'Auteur.) 

MARS (1768). 

Le 27. — Clément Choret, maître huissier, à Québec, 
blessé mortellement d'un coup de fusil par le sieur 
Belarbre, négociant de l'Islet, est décédé et inhumé à 
Kamouraska. {Reg. de Kamouraska.) 

JUIN. 

Le 3. — A été inhumé le corps d'Amable Guérin, âgé 
de 32 ans, fils de Jean- Baptiste Guérin et de Catherine 
Boudreau, de Laprairie, noyé, et trouvé à Sorel. 

{Reg. de Sorel) 

Jacques-Louis Benoit, époux de Marie-Joseph Sou- 
mande, s'est noyé près les îles de Varennes. 

{Reg. de Varennes) 



% 



2o8 176S. 

Pierre Chapoulon dit Beausoleil. natif de la paroisse 
de Saint- Maurice, vïtle de Limoges, était un soldat de la 
■ marine française, venu en Canada en 1 760, dans la com- 
pagnie de Mr. DesLigneries, sur le vaisseau " L'Outarde," 
commandé par le capitaine Pinguet. 

{Reg. des Procès- Veriaux de i'Arch. de Québec. 

AOUT. 

Le 3. — A été inhumé le corps de Mathieu Favreau, 
âgé de 24 ans, noyé à Sorel. {Reg- de Sord.) 

Jean-Baptiste Dalciat Sieur de la Fayolle, âgé de 26 
ans, natif de la Bastude de Seron, diocèse de Correse- 
rant (?), province de Foix, épousait à Québec, Marie- 
Louise Chauveau, veuve de Pierre Beilet. 

A l'âge de seize ans, il avait fait deux campagnes au 
service du Baron de Sintnac. Il se rendit ensuite à 
Londres avec Mr. Jacquin, marchand de Québec, et, de 
là, à Québec. 

{Re£. des Procès- Verbaux de FArch. de Qtt/6ec, 1 768. ) 

SEPTEMBRE. 

Le 28. — Raymond Mesnard, épousait, à Montréal, 
Geneviève Delà Roche, veuve, en première noces, de 
Pierre Gallet, et, en secondes noces de Paul- Maurice- Jean 
Navarre, chirurgien-major du vaisseau " Le Favory," 
frégate du Roy Très-Chrétien. Dans le naufrage de 
cette frégate, en 1757*", sur les côtes de Terreneuve, le 
chirurgien Navarre périt, et sa veuve put recueillir quel- 
ques débris de ses biens et se rendre jusqu'à Montréal où 
elle se fixa. 

Paul Navarre était fils de Jacques Navarre et de Marie 
Mouseux, de la ville de Monbourguet, diocèse de Tarbes, 
en Armagnac. {Reg^. de Mottlréal.) 

François Guîchard, natif de Saint-Sauveur, Ile-Dieu, 
en Poitou, avait épousé en 1756, Madeleine Tardif. En 
1759, revenant delà pêche du poste Saint-Modeste, dans 

(I) Voyei 1757. 



\ 



I 768-1 769. 209 

le bâtîment du sîeur Portier, il fut fait prisonnier, conduit 
en Angleterre et renfermé en prison, où il mourut bientôt. 

(JReg. des Procès-verbaux, Arch.de Qmbec^ 1768.) 

NOVEMBRE. 

Le 6. — François Rousseau dit Bonnet, âgé de 32 ans, 
natif de Saint- Vivien, diocèse de LaRochelle, épousait à 
Saint-Thomas de Montmagny, Marie-Claire Langlois. 

Il était arrivé à Québec, en 1752, mousse sur le navire 
du capitaine Vincelot, qu'il déserta et se retira chez 
François Gosselin, syndic de la nouvelle église à Saint- 
Thomas. {JR^g* des Procès- Verbaux de PArch. de Québec) 

m 

Le 14. — ^Jacques Ladéroute, tué eh janvier 1768 par 
les sauvages, a été inhumé ce jour, 14 novembre. 

(Reg. de Kaskakia.) 

MARS (1769). 

Le 18. — Michel Boucher, âgé de vingt-quatre ans, mort 
[sur le chemin du lac Témiscouata, est inhumé à Saint- 
Louis de Kamouraska. {Reg. de Kamouraska.) 

JUIN. 

Le 27. — Jean- Baptiste Donohue épousait Catherine 
Noreau. Né en 1734, à Mitchelstone, diocèse de Gloane, 
province de Munster, en Irlande, il se rendit à Bordeaux 
en 1 754, et, en 1759, il arriva à Québec sur le navire " La 
Toison d'Or." Il s'établit marchand au pied de la Côte 
de la Montagne. 
; {Reg. des Procès-verbaux, Arch. de Québec.) 

SEPTEMBRE. 

ie Le 4. — Valentin Poirot, natif du diocèse de Toul, en 

3, Lorraine, épousait, à Lévis, Catherine Policain, veuve de 

Pierre Labrie. Né en 1734, il vint au Canada en 1756, 

soldat de là marine, dans la compagnie de Mr. de Beaujeu, 

!^' il fit la campagne de Carillon, puis dans la compagnie de 

[ Mr. de Gaspé se rendit à Niagara, où il fut fait prisonnier 

^âvec la garnison, et conduit à New- York, et en Géorgie. 

\ En 1765, il revenait à Montréal. {Idem) 

14 



2IO 1769-177^' 

Le 18. — ^Jean- François Thomas, natif de la paroisse 
Saint- Martin de Pont-à- Mousson, diocèse de Metz, en 
Lorraine, mariait, en secondes noces, Marie- Françoise 
Jacques, veuve de Laurent Poirier. 

{Reg. de Saint-Joseph, Nauvelle-Beatice.) 

Soldat en France, Thomas avait déserté en 1757 pour 
venir dans les Ficheurs. Il fut incorporé dans les trou- 
pes de la marine jusqu'après la prise de Québec, se maria 
en 1761 à Marie-Charlotte Audon, et exerça le métier de 
chaudronnier. 

{Reg. des Procès-verbaux de FArch. de Québec.) 

Charles Gautier, natif d'Angoulême, sergent dans la 
compagnie de Mr. Remon, jusqu'à Tannée 1760, était 
retourné à Rochefort, où il épousait Marie-Joseph L'Her- 
mite. En 1 763, il passait à la Martinique où il perdit sa 
femme en 1 766. Deux ans plus tard, 1 768, il revint à 
Québec avec sa fille, et s'établit, comme coutelier, sur la 
rue Couillard. {Idem). 

OCTOBRE. 

Le 3. — Le corps du frère Justinien, (Louis- Alexandre- 
Constantin), qui avait été inhumé le 28 mars 1760, dans 
la chapelle qui servait alors de paroisse, sur le domaine 
de Mr. de la Gorgendière, est transporté et inhumé dans 
Téglise de Saint-Joseph, Nouvelle- Beauce. 

{Reg. de Saint-y oseph, Nouvelle-Beatice) 

1770. 

Jean Germain, né en 1739, à Montferrant, diocèse de 
Clermont, Auvergne, partit en 1757 de LaRochelle pour 
venir au Canada. Il était incorporé au régiment de 
Berry. Fait prisonnier à TIle-aux-Noix, il fut conduit à 
New- York et détenu quatre ans et demi, puis, ayant 
obtenu sa liberté il revint à Québec. Il était portier au 
Séminaire de Québec. 

{Reg. des Procès-verbaux de F Arc h. de Québec, 1 770. ) 

AOUT. 

Le 21. — On bénit, pour la paroisse de Saint- Joachim, 
une cloche qui reçoit les noms de " Marie-Olivier." 

{Reg, de Saint-Joachim) 



i77^>-i77i 



2IX 



OCTOBRE. 

Le 23. — Guillaume Pellerîn, du diocèse d*Avranches, 
parti de France à Tâge de quinze ans, sur le navire de 
Mr. Gouenard, vint à Gaspé. Le frère Bonaventure lui 
donna le témoignage suivant : 

" A Québec, le 23 octobre 1 770. Je, soussigné, certifie 
que le nommé Guillaume Pellerin, de Tévêché d'Avranches, 
paroisse du Val-Saint- Père-sous- A vranch es, est venu 
dans la Baye des Chaleurs, en qualité de trente-six mois 
très-jeune, et a demeuré avec moi à Miramichy, il y a 
dix-sept ans, six mois après son arrivée. J'ai vu et connu 
plusieurs personnes avec qui il est venu de France, qui 
m'ont assuré qu'il était libre, et je puis assurer qu'il peut 



se maner. 



" F. Bonaventure." 



Pellerîn alla s'établir à Saint- Valier et à Saint- Pierre 
du Sud. {Reg. des P roch-verbaux de [Arch, de Québec^ 



1761 

1762... 

Ï763 

1764 

Ï765 

1766 

1767 

1768 , 

1769 

1770 

Total i 

De 1608 à 1770 



Mariages. 


Naissances. 


Décès. 


Excédant. 


1,007 


3.580 


2,147 


1-433 


799 


4.045 


1,922 


2,123 


847 


4,399 


1,773 


2,626 


871 


4.507 


1,902 


2,605 


808 


4»59ï 


3,169 


1,422 


759 


4.889 


2,117 


2.772 


806 


4,926 


2,161 


2,765 


727 


S.023 


2,224 


2,799 


593 


4,908 


2,912 


1,996 


699 


4.738 


2,336 


1,402 


7,916 


45.606 


23,663 


21,943 


33*380 


183,857 


92,521 


91,336 



JANVIER (1771). 

Le 15. — Le mariage de François Provost avec Made- 
leine Landais, veuve de François Brisson, célébré le 20 
février 1765, à Rimouski^'^ est déclaré nul à la Rivière- 
Ouelle. (R^g* de la Rivière- Quelle^ 



\\) Voi^tz 1765, 20 février, registre de Rimouskii 



212 I772-I773- 

Le fils du chevalîer Huard d*Ormîcour, né à Québec, 
après avoir séjourné huit ans à Marie-Galante, une des 
Antîllc? Françaises, revient à Québec, en 1773, avec un 
certificat de liberté que lui donne le R. P. Alphonse 
Bélaire de Chevrier, religieux carme de la dite île. 

{Reg. des Procès-verbaux de lArch. de Qtiébec^ 

JUILLET. 

Le 3. — Le corps de feu messire LeBlond, ancien curé, 
relevé de l'ancienne chapelle, est transporté et déposé 
sous le sanctuaire de la nouvdle église de la Baie Saint- 
Paul. {Reg, de la Baie Saint-Paul^ 

1773. 

Etienne Guillemîn, natif de Saint-Paterne, Issoudun, 
en Berry, était en .1 734 soldat au régiment de Noailles. 
Il vint au Canada en 1 750, et y continua la vie militaire 
dans le régiment de la Reine, jusqu'à la prise de Montréal. 
Resté dans la colonie, il s'établit à Beauport en qualité 
de maître d'école. 

{Reg. des Procès-verbaux de TArch. de Québec.) 

Philibert Vautier, né en 1727, à Biais, en Bugeat, dio- 
cèse d'Annecy, arrivait, en 1757, à Québec, soldat du 
premier bataillon de Berry, compagnie de Cadillac. Fait 
prisonnier à la bataille de Carillon, il fut conduit à New- 
York, où il demeura jusqu'en 1768. Il vint ensuite se 
fixer à Beauport. {Idem.) 

JUIN. 

Le 12. — Pierre Bélanger s'est noyé à Nicolet. 

{Reg. de Nicolet.) 

AOUT. 

Le 15. — A été bénie la chapelle bâtie sur la terre de 
Madeleine Poulin, occupée par Louis Racine, soa neveu. 
M. Perrault, vicaire-général, avait permis de la mettre à 
l'endroit où elle a été bâtie. Elle a été dédiée à Saint- 
Michel Archange. La femme de Charles Normand, 
demeurant près " le passage " de la petite rivière Saint- 
Charles, à Québec, a donné le tableau, que j'y ai mis. 



1773-1774. 21 



*y 



Ce tableau représente Tarchange saint Michel. Cette 
chapelle a été bâtie par les habitants de la paroisse* Les 
syndics ont été Louis Racine et Etienne Morel. 

(Signé,) P. R. Hubert, Curé. 

{Re^. de Sainte- Anne de Beaupré. 

JANVIER (1774). 

Le 30. — Marguerite Tîbaudeau, jeune fille de vingt 
ans, fille du meunier de la paroisse des Ecureuils, périt 
entre la dalle et la roue du moulin. {Reg\ des Ecureuils) 

MARS. 

Le 24. — Cas de super/étatian. — Augustin Biais et 
Angélique Mercier font baptiser Augustin, né la veille, et 
les mêmes Augustin Biais et Angélique Mercier font 
encore baptiser, le quatre mai suivant, Jean-Baptiste, né 
ce jour. Ces deux baptêmes ont lieu dans la paroisse de 
Berthier-Bellechasse. {Reg. de Berthier) 

Un laïque peut-il être investi du pouvoir de dispenser 
de la proclamation des bans, des empêchements dirimants 
d'affinité et de consanguinité, et recevoir Texpression du 
consentement de deux personnes contractant mariage ? 
Il faut distinguer : les empêchements sont ou de droit 
naturel, ou de droit positif divin, ou de droit purement 
ecclésiastique. Nous trouvons une réponse à cette ques- 
tion dans l'article qui suit : 

Louis Robichaud, époux de Jeanne Bourgeois, Acadien 
réfugié à Québec, était à Salem, Nouvelle- Angleterre, 
en 1774, Il avait alors 71 ans. Ce respectable vieillard 
avait reçu les pouvoirs extraordinaires de dispenser des 
bans et des empêchements de mariages, etc., pour les 
catholiques qui ne pouvaient recourir au ministère d'un 
prêtre dans la Nouvelle-Angleterre. 

Voici la formule d'acte de mariage telle que donnée 
par Louis Robichaud : 

"Salem, 1774. 

En vertu des pouvoirs accordés à moi, Louis Robi- 
chaud, par M. Charles- François Bailly, prêtre, vicaire- 
" général du diocèse de Québec, à présent à Halifax, mis-. 






214 I774-I777- 

" sionnaire des sauvages et des Français, pour recevoir 
" le consentement mutuel des personnes catholiques qui 
" voudront s unir ensemble, dans cette province ; comme 
" aussi d accorder dispense à ceux qui voudront se marier 
" à tel et tel degré tant d'affinité que de consanguinité, à 
" ceux qui en auront besoin, je confesse avoir reçu le 

" consentement mutuel de mariage de 

'' du 3e au 4e degré de consanguinité 

" les dites parties ont promis et promettent, par la pre- 
" mière occasion qu'elles trouveront un prêtre approuvé 
'' de la sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine, 
" recevoir la bénédiction nuptiale. 

" Le dit acte fait en présence. •••.••••" 

JUILLET (1775). 

Le 8. — Visite pastorale de Monseigneur Jean-Olivier 
Briand, à Kamouraska. {R^g' de Kamouraska) 

Le 19. — Dans un naufrage qui a eu lieu à la Baie 
Saint- Paul, les personnes suivantes ont perdu la vie : 

Benjamin Dufour, âgé de 18 ans; Félicité Gagnon, 
âgée de 2 1 ans, et Pascal Gagnon, son fils, âgé de 5 ans. 

{Reg-. de la Baie Saint-Paul^ 

DÉCEMBRE. 

Le 31. — Louis Valeran, âgé de vingt-six ans, fils de 
Jacques Valeran et de Catherine Gorget, a été tué par 
Tennemî, dans Tattaque livrée ce jour. {Reg. de Québec) 

NOVEMBRE (1776). 

Le 2. — Les corps des paroissiens qui avaient été in- 
humés dans le vieux cimetière, dans les premiers établis- 
sements de la paroisse, sont transportés dans le nouveau 
cimetière. {Reg> de la Baie Saint-Paul) 

1777- 

Pierre-Joseph Céloron de Blainville, chevalier de Tordre 
de Saint-Louis, et major du Détroit, avait épousé, en 
1 743, à Montréal, Dlle. Catherine Eury de Laperelle. 



I 777-1780. 215 

Après le décès de son mari, elle entra, en 1777, au 
couvent des Sœurs Grises de Montréal, sous le nom de 
Sœur Catherine Eury. Elle y décéda le 2 novembre 
1797. 

^ Son père, François Eury, Sieur de Laperelle, avait été 
major de Tîle Royale. 

NOVEMBRE (i778). 

Le 19. — Ignace DeSallaberry et Catherine- Françoise 
Hertel dé Rou ville, font baptiser Charles- Michel, le 
héros de Châteauguay. {Reg. de BeauporL) 

JUIN (1779). 

Le 4. — Joseph Brazeau, époux de Françoise Didier, 
a été tué par les sauvages, le long de la rivière Kaskakia, 
Il était natif de Montréal. (Reg. de Kaskakia.) 

Le 8. — Charles Robin, âgé de 33 ans, époux de Marie- 
Anne Roy, et natif du Canada, ayant été tué par les' 
sauvages, à la pointe de la rivière des Kaskakia, son 
corps a été inhumé dans une des fies du Mississipi. 

{Reg. de Kaskakia.) 

AVRIL (1780). 

Le 20. — Joseph Lafleur, qui a été tué par les sauvages, 
avec Jean DeNoyon, le i*' avril 1780, dans la Belle- 
Rivière, est inhumé le 20 du même mois, dans Tlle-aux- 
Bœufs, par tous les voyageurs, conduisant une berge et 
une pirogue. {Reg. de Kaskakia.) 

JUIN. 

Le 22. — Le navire "L'Amazone," commandé par le 
capitaine Henry, était dans la rade de Québec. Un 
matelot de ce navire, nommé Joseph- Vincent, est inhumé 
à Québec, ce jour-là. 

AOUT. 

Le 4. — Pélagie Ouimet, âgée de 1 2 ans, fille d'Albert 
Ouimet et de Pélagie Filion, de Terrebonne, s'est noyée, 
et sa mère en voulant lui porter secours a subi le même 
malheur. {Reg. de Terrebonne.) 



m» 

«77» 

«773 

•774 

«77S 

'776 

'777 

»778 

1779 

'7«o 

Total 

De ite8ii7So. 



1780-1783. 



Mariages. Kussances. Décès. Excédant. 



5.175 
i.a79 
5,401 
5-619 
S.841 
S.590 
S.S70 
5.9» 
«,8Si 



3.MS 
a.S*9 

3.98« 
4-307 
«.894 



a.89i 
a.48s 
3,256 
3,090 
3. m 
1.609 

I,26î 

3!m8 
3.a8S 



JUILLET (1781). 
Le 17. — A lieu la bénédiction de la première pierre de 
l'église de Nicolet. L'ancienne église datait de 1734. 
{Heg^. de Nicolet) 

La bénédiction de la nouvelle église s'est faite le 23 
juin 1784, par messtre Saint-Onge, vicaire-général. 

{Reg. de Nicolet) 

DÉCEMBRE. 
Le 6. — Le capitaine George De Shoell, commandant 
le r^iment de Hesse, abjure 1 hérésie et reçoit le baptême 
dans relise de la Rivière-Ouelle. 

{Reg. de la Rivière- Oitelle.) 

JUIN (1782). 
Le 20. — Marie-Anne Monarque, âgée de soixante ans, 
épouse de Michel Quevillon, était inhumée à Terrebonne. 
Elle avait été tuée la veille; par le tonnerre. 

{Rcg. de Terreôojtne.) 

JUIN (17S3). 
Le 18. — Marie-Joseph Leprohon, âgée de 28 ans, 
épouse de Joseph LeBellec, s'est noyée dans la rivière de 
l'Assomption. Son corps a été inhumé à Rependgny. 
{Reg. de RepetUigny.') 



1783-1784- 217 

SEPTEMBRE. 

Le 1 5. — A la demande des Dames Ursulînes et par 
ordre de messîre Gravé, vicaire-général du diocèse, plu- 
sieurs corps, inhumés dans un enclos de leur monastère, 
ont été exhumés, et déposés dans le cimetière, dit de la 
chapelle Sainte-Anne, à côté de l'église cathédrale. 

{Reg. de Qtubec) 

Jl/IN (1784). 

Le 8. — Mariage de Jean- Baptiste Oneille et de Thérèse 
Aide-Créquy, célébré à Québec par le Rev. Père Félix 
Berry, commissaire provincial des récollets. 

{Reg. de Québec^ 

Note. — Le nom de Jean- Baptiste Oneille, sacristain de 
la cathédrale pendant près de soixante ans, est devenu 
légendaire à Québec. Il serait intéressant de recueillir 
tous les bons mots, les fines reparties, conservés jusqu'à 
ce jour dans la mémoire de ses concitoyens. 

L'opinion générale lui donnait l'Irlande pour berceau ; 
mais les documents officiels disent son père originaire du 
diocèse de Dijon, département de la Côte-d'Or, Bourgo- 
gne. Ce dernier épousait à Québec, en 1 753, Marie- Joseph 
Chandonné, et faisait baptiser en 1756, Jean-Baptiste, 
Celui-ci, respectable vieillard décédait à Québec en 1836. 

— {IJ Auteur) 

Le 23. — A lieu ce jour, la sépulture de Louis-Joseph 
Bertrand, âgé de vingt-huit ans, noyé à Saint- Augustin.» 

{Reg. de Saint- Augtislin.) 

L'ANNÉE DE LA GRANDE NOIRCEUR. 

Le 1 5 octobre. — Vers trois heures un quart nous eûmes 
une obscurité extraordinaire, si bien que l'atmosphère fut 
d'un jaune lumineux au-dessus des campagnes ; il y eut 
ensuite des rafales de vent et de pluie qui continuèrent 
une grande partie de la nuit, avec beaucoup de tonnerre 
précédé d'éclairs, chose d'autant plus surprenante que la 
veille il avait gelé très-fort. 

Le lendemain, dimanche, il faisait le matin, un grand 
calme, avec une brume épaisse qui dura jusqu'à dix 



u 



218 1784-1785. 

heures, alors que le vent qui commençait à souffler de 
l'Est, la dissipa. Environ une demi-heure après, le 
temps devint si sombre qu'on ne pouvait lire sans chan- 
delle; ce qui fut suivi d'un vent impétueux, de tonnerre 
et d'éclairs après quoi le temps redevint un peu clair; 
mais depuis midi jusqu'à trois heures, l'obscurité fut 
telle que les prêtres furent obligés d'interrompre leur 
office jusqu'à ce qu'on eût allumé les cierges; il fit 
aussi noir qu'il fait ordinairement à minuit, lorsqu'il n'y 
a pas de lune. Il est à remarquer que chaque intervalle 
d'obscurité était suivi et précédé de vent, de pluies, d'éclairs 
et de tonnerre. 

On remarqua qu'il y avait deux courants contraires 
dans l'atmosphère : le plus élevé poussait une étendue de 
nuages lumineux vers le nord-est, et l'autre chassait au 
sud-ouest avec une grande rapidité, d'épais nuages noirs, 
et l'eau qui en tombait semblait aussi noire queT'encre. 

On attribue ce phénomène à quelques mines de soufre 
prises en feu, dans quelques pays voisins, dont la fumée 
aura épaissi Tair et chassé les nuées qui s'en seront for- 
mées, vers cette partie du pays. Cette obscurité s'est fait 
sentir jusqu'à Niagara et non plus loin. 

(Mémoires de Nicolas-Gaspard Boisseau, Notaire, p. 3 1 .) 

NOVEMBRE. 

Pierre Drapeau'"', vieillard de 66 ans, disparaît de sa 
demeure, à Québec, et son corps n'est retrouvé que le 20 
avril 1785, dans la descente de l'Ance des Mères. 

{Reg. de Québec.) 

NOVEMBRE (1785). 
Le 21. — On célèbre à Québec le mariage de Charles- 
Antoine Godfroy, Sieur de Tonnancour, seigneur de 
Tonnancour, Godfroy, Yamaska, Roctaillade, Labadie, 
Gatineau, etc., et lieutenant dans le corps des Chasseurs 
au service de Sa Majesté, avec Reine Frémont, fille de 
Louis Frémont et de Catherine Boucher de Boucherville. 
{Reg. de Québec.) 



1788-1792. 



219 



FÉVRIER (1788). 

Le 23. — On constate par les registres de Québec, la 
présence d'un peintre en portraits et tableaux, résidant 
à Québec. Il se nommait Louis-Chrétien Deheer^*\ 

{Reg. de Québec^ 

MAL . 

Le 5. — David Lîne était coroner à Québec :on trouve 
ce nom au registre de Québec. (AV^. de Québec^ 

AOUT (1789). 

Le 26. — Le Baron Frederick de Schuffalyki, marié à 
Rose Vigneau, faisait baptiser, à Boucherville, son fils, 
Charles- Joseph. {Rcg. de Boucherville) 



7S1 

782 

783 

7«4 

785 

786 

787 

788 , 

789 

790 

Total 

De 1608 à 1790 



Mariages. 


Naissances 


969 


6,309 


973 


6,363 


I 116 


6»55ï 


936 


6,437 


1,122 


6,974 


1,186 


6.827 


1,366 


7,206 


1,214 


7,726 


911 


7,303 


1,137 


6,825 



10,930 



53,300 



Décès. 



68,321 



308,634 



35,617 



Excédant. 



2.847 


3,412 


2,727 


3,636 


2,920 


3,031 


5,824 


613 


3,034 


3940 


3,67s 


3,152 


3,270 


3936 


3,628 


3.898 


3.480 


3,823 


4,212 


2,613 



32,704 



158,300 



150.334 



JANVIER (1791). 

Le 3. — Un Chinois. — Pierre Archibald LofTard, marié 
à Louise Landry, était inhumé à Québec. Il était né 
en 1 724, à Pékin, en Chine. {Reg. de Québec) 

AVRIL (1792). 

Le 10. — Mgr. Bailly de Messeîn, évêque de Capse, 
et coadjuteur de Mgr. Hubert, baptisait à Beauport, 

^i) Pourrait-on retrouver, quelque part, des tableaux portant sa signature ? 

{VAuteur,) 



220 1 792-1 793- 

Edouard- Alphonse, fils d'Ignace de Sallaberry et de 
Catherine- Françoise Hertel, et frère du héros de Château- 
guay. Son Altesse Royale le Prince Edouard voulut en 
être le parrain. {R^g* de Beaziport) 

MARS (1793). 
Le 12. — Louis Clermont et Pierre Lacoste, de Montréal, 
sont tués par les sauvages, sur la rivière Cumberland, et 
inhumés, le 1 2 mars 1 793, à la mission des Kaskakia. 

{Reg. de Kaskakia^ 

ÉTAT DE UÉGLISE DU CANADA, APRÈS 

LE TRAITÉ DE 1763. 

L'ordination du Père Jean- Baptiste Pétrimoulx, fut 
la dernière conférée sous le régime français. Elle avait 
eu lieu en 1 758. Près de huit ans s'écoulèrent pendant 
lesquels aucun jeune lévite ne reçut Tordre de la 
prêtrise en Canada. Quelques jeunes Canadiens, passés 
en France, y furent ordonnés et revinrent se dévouer 
au service des missions Canadiennes. 

L'évêque de Québec, qui ne prit possession de son 
siège épiscopal qu'en 1 766, ne voyait pas sans douleur 
son vaste diocèse réduit à un très petit nombre d'ecclé- 
siastiques. La source d'où lui étaient venus près des 
deux tiers de son clergé, se trouvait désormais étrangère. 
Les ordres religieux des Jésuites et des Récollets se 
trouvaient supprimés. Le diocèse par lui-même ne pou- 
vait fournir que peu de sujets pour réparer toutes ces 
pertes, et les besoins spirituels se faisaient ressentir 
davantage, après les malheurs de la guerre. Que restait- 
il à faire ? appeler des prêtres de France au secours du 

diocèse Pendant trente ans, on fit des efforts 

incroyables pour parvenir à ce but, sans pouvoir sur- 
monter la résistance invincible qu'y opposait le gouver- 
nement Britannique^'^ 

Pour lever cet obstacle il ne fallut rien moins que la 
Révolution Française. Elle fit voir ce qu'il fallait penser 

(I) Un mémoire des catholiques de la Province de Québec, fut présenté en 1783, 
à la Cour de Londres, demandant avec instance qu'il fût permis à l'évêque de 
Québec de faire venir des sujets ecclésiastiques d'Europe. 



1793- 221 

des ecclésiastiques Français ; combien ils étaient attachés 
aux bons principes, et ennemis de la nouveauté. Alors, 
en 1 793 et depuis, tout prêtre Français muni d'un passe- 
port, portant la signature d un des secrétaires du Roi, fut 
reçu à Québec, sans la moindre difficulté. 

C est ainsi que le Canada s'enrichit des dépouilles de 
r Eglise de France, et eut le double avantage et de don- 
ner asile à des malheureux, et de se procurer des sujets 
éprouvés par la persécution. Plus de trente prêtres 
Français sont ainsi venus partager les travaux des mis- 
sionnaires Canadiens. 

Les documents qui suivent, nous renseignent sur les 
démarches faites à cette occasion, par Tévêque de 

Québec, Monseigneur Briand : 

« 

"A THonorable William Smith, ) 
Juge-en-Chef, à Québec. ) 

" Monsieur, — J'ai Thonneur de vous transmettre, et, par 
vous, à Son Excellence et au Conseil, mon opinion tou- 
chant les moyens de favoriser laccès et l'établissement 
des émigrés Français en Canada. La conduite pleine 
d'humanité et de générosité que le gouvernement Bri- 
tannique tient à leur égard, est un de ces motifs puissants 
qui doivent leur concilier la bienveillance de tous les 
cœurs sensibles. Uni, comme je le suis, à la plupart de 
ces illustres exilés, par les liens d'une même croyance et 
d'un même sacerdoce, je me crois particulièrement oWigé 
de leur procurer de l'assistance en tout ce qui dépend de 
moi, et j'aperçois, monsieur, avec bien de la consolation, 
que vos dispositions personnelles ne leur sont pas moins 
favorables. C'est dans le concours de nos efforts réunis 
avec ceux d'un gouvernement libéral et magnifique, que 
ces victimes de leur attachement à leurs anciens principes 
doivent espérer de trouver enfin le calme et le repos, 
après les tempêtes violentes qui les ont malheureusement 
dispersées. 

"J'ai l'honneur, 

" tJEAN-FRANÇOIS, 

*' Evêque de Québec. 
"Québec, le i6 avril 1793. 



222 1793- 

"Opinion de l'Evêque de Québec sur les moyens de 
subvenir en Canada à la subsistance et à l'établisse- 
sementdes ecclésiastiques et des nobles que la révolution 
de France a forcés de s'expatrier, et qui paraissent 
désirer un refuge en ce pays, humblement soumise à la 
considération de Son Excellence le Lieutenant-Gou- 
verneur de la province du Bas-Canada, et du Conseil 
de Sa Majesté. 

" Son Excellence, et le Conseil peuvent être persuadés 
qu'en tout temps et en toute occasion, l'évêque de Québec, 
Ltement a«JSdri su, le rtste sort des Français Lig,^, 
fera tous efforts et usera de toute son influence pour 
adoucir, à ceux qui se réfugieront en ce pays, le malheur 
de leur expatriation. 

"S'il ne s'agissait que de pourvoir à la subsistance 
d'une centaine d'ecclésiastiques Français, il n'hésiterait 
pas à prendre sur lui de les placer, d'hui à un an, dans 
différents endroits du diocèse, où ils auraient le double 
avantage et de subsister et de se rendre utiles aux peuples, 
par l'exercice de leurs fonctions sacerdotales. Il est 
pareillement à présumer qu'un petit nombre de familles 
érnigrées trouveraient, dans la générosité des habitants du 
pays et dans leur propre exertion, des ressources promptes 
et sufHsantes. 

" Mais comme il est probable qu'un nombre beaucoup 
plus considérable d'ecclésiastiques et de familles Fran- 
çaises aborderont à Québec, dans les premiers mois de 
la navigation prochaine, il devient indispensable à la 
Province de prendre des mesures plus étendues, tant pour 
les accueillir d'abord sans se surcharger, que pour les 
établir ensuite d'une manière solide et durable. 

" Quant au premier de ces deux objets, il est important 
de répandre ces émigrés dans les différents endroits de 
la Province, dès le moment de leur arrivée ; la ville la 
plus peuplée de ce pays n'étant pas capable de nourrir, 
pendant huit jours, trois ou quatre mille étrangers, sans 
courir les risques de s'affamer elle-même. Or voici un 
moyen de les répandre promptement qui ne serait proba- 
blement pas sans succès. 

" L'évêque, en réclamant par une lettre-circulaire la 
charité des curés de son diocèse en faveur des émigrés 



1793- 223 

Français, peut les prier de luî faire savoir immédiatement 
combien ils pourraient en recevoir dans leurs paroisses res- 
pectives, soit en les logeant dans leurs propres maisons, ou 
dans celles des Seigneurs, ou dans une maison commune, 
qui serait louée à cet effet, ou enfin chez les particuliers. 
Il y aurait peu de paroisses qui n'en pussent accueillir une 
dizaine, d'autres pourraient en recevoir vingt, d'autres 
quarante, et d'autres peut-être davantage, suivant les 
facultés et la bonne volonté tant des Seigneurs et des 
curés, que des tenanciers et des paroissiens. On pourrait 
également, soit par une quête, soit par une souscription 
dans chaque paroisse, leur procurer les meubles les plus 
nécessaires. 



\ tt 



Chacune des deux villes de Québec et de Montréal 
peut, de la même manière, et à la faveur d'une pareille 
souscription, loger un ou deux cents réfugiés, et les Trois- 
Rivières, cinquante, surtout avec le concours des appar- 
ments qu'offrent plusieurs communautés presque désertes. 

" Il paraîtrait plus convenable que les hôpitaux de ces 
trois villes fussent réservés pour donner retraite aux 
malades, qu'il ne peut manquer d'y avoir dans un tel nom- 
bre de personnes, à la suite d une navigation longue et 
peut-être malsaine. 

" Outre les quêtes, et souscriptions que Ton tâchera de 
procurer dans les campagnes pour porter le plus prompt 
secours aux émigrés Français, qui y seraient respective- 
ment envoyés, il paraît tout-à-fait nécessaire de former 
incessamment, dans chacune des deux principales villes 
de la Province, un bureau ou comité, chargé dç préparer 
les voies à la réception de ces exilés, de les accueillir, de 
les diviser par bandes, de faciliter leur transport dans les 
différentes paroisses, où ils seraient attendus ; et pour cet 
effet, d'ouvrir immédiatement une souscription et de 
presser, en leur faveur, la libéralité des citoyens de ces 
deux villes. L'Evêque de Québec, en épargnant sur ses 
modiques revenus, offre cinquante guinées pour sa part 
dans une telle souscription. 

" En supposant que les mesures suggérées ci-dessus 
eussent le succès que l'on en désire, les émigrés Français 
pourront, pendant quelques semaines, se délasser tran- 



224 1793- 

quilleraent des fatigues de la navigation ; après quoi on 
songerait à prendre des mesures ultérieures pour leur 
établissement solide en ce pays, dernier objet dont le 
ministère Britannique paraît sérieusement occupé, et sur 
lequel il serait peut-être plus à propos d'attendre des 
directions. 

" Voici néanmoins ce que Ton peut proposer en atten- 
dant. 

" La grande ressource des émigrés Français, surtout 
de ceux qui seront attachés à la culture des terres, est, 
sans doute, dans la libéralité et la générosité du gouver- 
nement de Sa Majesté Britannique, qui pour mettre en 
exécution, le charitable dessein qu'il a de les recevoir et 
de les établir en Canada, ne pourra se dispenser de leur 
accorder des vivres pour deux ou trois ans, et des instru- 
ments d'agriculture. Munis de ce secours, ils pourront 
défricher indifféremment, ou des terres de la Couronne, 
ou des seigneuries appartenantes à des particuliers et 
moins éloignées du fleuve. Ceux-ci, de leur côté, ajoute- 
raient peut-être aux avantages que les émigrés auraient 
préalablement reçus du gouvernement, ou les mettraient 
en état d'en mieux profiter. Les bureaux ou comités 
proposés ci-dessus ne pourraient-ils pas, en vertu d'un 
Acte de la Législation ou par des lettres-patentes, être 
autorisés à conférer sur cet objet avec les seigneurs par- 
ticuliers de la Province, et même à contracter avec eux 
au nom des émigrés et aux termes les plus avantageux^'\ 

" L'Evêque de Québec verrait, avec consolation, une 
communauté d'ecclésiastiques émigrés en possession des 
biens des Jésuites en Canada, si Sa Majesté n'en a disposé 
autrement, et chargée des devoirs que remplissaient autre- 
fois ces religieux, tant à l'égard de certaines missions 
sauvages que par rapport à l'éducation publique de la 
Province, dont le clergé de Québec pourrait être comme 
le centre. 

" Voici les ressources que le diocèse de Québec pré- 
sente aux ecclésiastiques émigrés : i° Le Séminaire de 

(I) Les Seigneuries de Beauhamais, de Beaupré, de la Rivière-du-Loup, an bas 
du fleuve, de l'Ile- Verte, des Trois-Pistoles, du Bic et de Rimouski pourraient de- 
venir très avantageuses aux émigrés à raison de leur position maritime. 



1793-1796. 225 

Montréal a uii pressant besoin de sujets ; 2° Il se présente 
des nouvelles paroisses à établir ; 3° plusieurs anciennes 
sont dépourvues de curé ; 4° d'autres, trop peuplées pour 
être desservies par un seul prêtre, ont besoin de vicaires, 
L'Evêque se prêtera de tout son pouvoir à multiplier ces 
places autant que la position et Fétat du revenu des diffé- 
rentes cures et missions le pourra permettre. Seulement 
il aura l'attention de ne rien faire qui puisse décourager 
les sujets du pays, et de prendre le loisir nécessaire pour 
faire le discernement des sujets étrangers, avant de leur 
donner mission." 

MAI (1794). 

Le 6. — Son Altesse Royale le Prince Albert avait pour 
maître de musique, Augustin Scavoie, natif de Thîonville, 
en Lorraine, ce dernier épousait à Québec, le 6 mai 1794, 
Marie-Anne Coupeau de Saint-Martin. (Reg. de Québec.) 

MARS (1795). 
Le 28. — ^Michel Champou, cultivateur de la paroisse 
de Nicolet, est écrasé par la chute d'un arbre. Il était 
âgé de 35 ans. {Reg. de Nicolet^ 

1796. 

INCENDIE DE L'ÉGLISE DES RÉCOLLETS. 

Le 1 1 septembre. — Nous lisons dans le livre de prônes, 
de l'église de Notre-Dame de Québec, le 17e dimanche 
après la Pentecôte : 

" Dans la masure de l'église des RR. PP. Récollets on 
a trouvé les ossements réunis d un certain nombre d'an- 
ciens religieux, et même quelques cendres des anciens 
gouverneurs du pays^'^ qui y avaient été enterrés. On a 
mis tous ces précieux restes dans un cercueil pour être 
transportés et inhumés dans la cathédrale. Cette trans- 
lation se fera immédiatement après la grand-messe de ce 
jour, et vous êtes priés d'y assis ter^'^" 

(i) Messire Auguste de Saffray, chevalier, seigneur de Mezy, gouverneur de la 
Nouvelle-France de 1663 à 1665, était décédé à Québec, le cinq mai 1665, mais ne 
fut point inhumé dans l'église des Récollets. Son corps fut déposé dans le cime- 
tière des pauvres de VHôtel-Dieu ainsi qu'il l'avait désiré par son testament. Ses 
obsèques furent solennellement célébrées par Mgr. l'évêque de Petrée, 

(2> Annonce faite par le curé de Québec, M. Joseph-Octave Plessis, 

15 



226 1 796. 

Trois des anciens gouverneurs furent inhumés dans 
l'église des Récollets : 

i^ Le comte Louis de Buade de Frontenac, chevalier, 
comte de Palluau, décédé le 28 novembre 1698, et in- 
humé le i"" décembre suivant ; 

2^ Philippe de Rigault, chevalier, seigneur de Vaudreuil, 
époux de Louise-Elizabeth de Joybert, inhumé le 13 
octobre 1725 ; 

3^ Le marquis delà Jonquière, né vers 1686, au château 
de la Jonquière, en Languedoc, gouverneur en 1 749, et 
décédé le 17 mai 1752. 

Nous trouvons aussi dans les registres de Notre-Dame 
de Québec, à la date du 5 décembre 1702, l'acte de la 
sépulture de Marie- Anne LeNeuf de la Poterie, veuve 
de René Robineau sieur de la Poterie, officier du régiment 
de Turenne, chevalier de Saint-Michel, seigneur de 
Bécancour et baron de Portneuf. 

LE CŒUR DE M. DE FRONTENAC. 

D'après les rapports du major Lafleur et de M. de 
Gaspé, lequel fut témoin oculaire de l'incendie de l'église 
des Récollets, les cercueils de plomb; qui se trouvaient 
dans les voûtes de cette église placés sur des tablettes 
en fer, étaient en partie fondus. Une petite boîte de 
plomb, contenant le cœur de M. de Frontenac, se trouvait 
sur son cercueil. 

Suivant le frère Louis, un des derniers récollets sécu- 
larisés après l'incendie du monastère, le 6 septembre 1 796, 
la tradition rapportait qu'à la mort de M. de Frontenac, 
son cœur enfermé dans une boîte de plomb, fut envoyé 
à la comtesse, sa femme. Elle ne voulut point l'accepter, 
et le renvoya au Canada, disant " qu'elle ne voulait point 
" d'un cœur mort, qui, de son vivant, ne lui avait point 
" appartenu ! ! " 

Les ossements des anciens gouverneurs d'abord trans- 
férés des ruines de l'église des Récollets à la chapelle de 
Notre-Dame de Pitié dans la cathédrale de Québec, furent 
quelques années plus tard, déposés dans les voûtes de la 
chapelle Sainte-Anne, dans le bas chœur, du côté de 



il 



^ 1 796-1 797- 227 

l'évangile, où ils sont encore, ainsi que le cœur de M. de 
Frontenac. 

La tradition conservée par le frère Louis et reproduite 
par M. de Gaspé dans ses "Anciens Canadiens," se 
trouve être bien constatée dans une lettre écrite quelque 
temps après la mort du c^ouverneur de Frontenac, lettre 
qui fait même connaître Te nom du Père récollet qui avait 
été chargé 4e porter en France le cœur de M. de 
Frontenac. 

Nous lisons, en effet, dans la lettre ci-haut citée : 

" Le R. P. Joseph^*^ Canadien, supérieur du couvent 
des Récollets de Québec, a esté chargé de porter son 
cœur (du comte de Frontenac) en France. Ce bon Père 
" est d'un mérite extraordinaire dont la piété exemplaire 
" peut servir de modèle à ceux qui veulent s'avancer 
*' dans la vertu. Les Pères de ce même couvent sont les 
"dépositaires de ses mânes, dans la magnifique église 
" que ce gouverneur leur a fait bâtir, à ses dépens." 

FÉVRIER (1797). 

Le 7.^ — Avait lieu à Québec la sépulture de Robert 
Lane, âgé de 48 ans, exécuteur des hautes-œuvres. 

JUIN. 

Le 30. — Les corps de Jacques Perrault, Joseph Derome 
et Pierre Voyer, fils du notaire Charles Voyer, sont in- 
humés à Québec. Tous trois se sont noyés au Sault de 
la Chaudière. {R^g- de Qmbec.) 

JUILLET. 

Le 19. — Un nommé Antoine Lebrun, enlève, chez les 
sauvages du Lac des Deux- Montagnes^ Marie- Angélique, 
fille de vingt ans, qui avait été baptisée le 19 juillet 1797. 
Elle était fille de Sagotenta, Anglais, et de Kaentian. 

{Reg. du Lac des Deux- Montagnes)} 

(i) Le R. P. Joseph, était fils de Pierre Deny, Sieur de la Ronde, et de Dame 
Catherine LeNeuf de la Poterie. Il avait été nommé supérieur du couvent des 
KécoUets, en 1697. 






2 28 



1 798-1 799- 



JUIN (1798). 
Le 14. — Sépulture de Nicolas Vénïer, né à Venise, 
Italie, en 1722. Marié à Venise, en 1742, il perdit sa 
femme en 1756, et partit de Gênes, en 1761 sur le cor- 
saire " La Belle Françoise," pour venir se fixer au 
Canada, où il épousa Jeanne Sédïlot. Il avait le surnom 
de " Nicole." 

{Reg. des Proch-verbaux de r Arck. de Québec^ 



mi 

'792 

'793 

»794 

«795 

1796 

«797 

1798 

1799 

1800 

Total 

De 1608 à iSoo. 



Knissonces. Difcès. 



7.946 
8.306 
8.H7 
8,514 
9,146 
g,oiS 

9.224 

9,617 

9.776 
io,oSo 



89.754 



201,685 



196,703 



En terminant, avec le siècle, notre travail " A Travers 
LES Registres," nous croyons utile de donner, jusqu'à 
l'année 1880, les tableaux du mouvement de la popula- 
tion '■*. 

Les tableaux du mouvement de la population rap- 
portés dans ce volume, nous font voir qu'à la cession du 
pays, les chiffres accumulés des actes de mariages s'éle- 
vaient à 22,117 ; ceux des naissances à 150,275, et ceux 
des décès à 74,700, laissant un excédant de 75,575 âmes, 
et donnant un total de 247,092 actes enregistrés'"'. 

Les années comprises entre 1763 et 1800 nous four- 
nissent encore plus de 40,000 mariages, 248,000 naissances 
et 127,000 décès, et donnent un excédant de naissances 

(I) Voir les pages 233, 234 et 235. 

[z\ Nous retrouvons tous ceg actes analysés dans le Dklionitairc Ginialogîqtie 
dis l'amillit Canadiennes, qni comprend de plus, Im Actes des Missions du Golfe 
Saini-Lturent, et celles des Territoires de l'Ouest, 



1799- 



229 



de 121,000, ce qui montre le chiffre de 650,000 actes ren- 
fermés dans les registres de Tétat des personnes à la date 
de 1800. 

Les paroisses qui tenaient régulièrement des registres 
de l'état des personnes à Tépoque de la cession du 
Canada à l'Angleterre étaient au nombre de cent-quinze. 
Depuis la cession jusqu à la fin du dix-huitième siècfe, 
leur nombre s accrut encore de vingt-six. 

Voici les noms de ces premières paroisses dont les 
registres sont pour nous une source si précieuse d'infor- 
mations. 

PAROISSES DU CANADA SOUS LE RÉGIME FRANÇAIS. 



No. 



I 
2 

3 

4 

5 
6 

7 
8 

9 
10 

II 

12 

13 

14 

15 
16 

17 
18 

19 
20 

21 

22 

23 
24 

25 
26 

27 
28 
29 

30 



Nom des Paroisses. 



Québec, 

Trois-Rivières, - - - 

Silkry, 

Montréal, - - - - 
Sainte-Anne de Beaupré, - 
Château-Richer, - - - 
Sainte-Famille, (lie d'Orléans), - 
Boucherville, - - - - 
UAnge-Gardien,- - - - 
Laprairie, - - - - 

Sorcl,- 

Beauport, - - - . 
Pointe-aux-Trembles, Montréal, - 

Lorette, 

Lachine, 

Lévis, 

Saint-Thomas, - - - - 
Cap Saint-Ignace, - - - 

Islet, 

Saint-Pierre, (Ile d'Orléans), - 
Saint-Laurent, " - - 

Saint-François, " 
Charlesbourg, - - - - 
Pointe-aux-Trembles, (Québec), 
Cap-Santé,- - - - - 
Champlain, - - - - 
Repentigny, - - - - 
Saint-Jean, (Ile d'Orléans), - 

Grondines, 

Contrecœur, - - - - 



Années. 



621 

^3S 
636 
642 

657 
661 

669 

668 

666 

670 

670 

673 
674 

676 

676 

679 

679 

679 

679 

679 

679 

679 

679 

679 

679 

679 

679 

679 

680 

680 



1799. 
PAROISSES DU CANADA, tnc— (Suite.) 



Noms ses Paroisses. 



Baie Saint-Paul, . . - - 
SaintOuts, . - - . 
Batiscan, - - - - - 
Lâche nayc, - - - - 
Rivièrc-Ouelle, - - - - 
Saint-Joachim, . , - 
Cap de la Madeleine, - 
Ri V îère-des- P ra i ries, 
Sainl-AugiistHi, - - - - 

Lotbiniére, 

Saint-Michel de la Durantaye,- 
Sainte-Anne de la Pérade, - 
VarcDHes, .... 
Saint-Nicolas, - - - - 
Notre-Dame de Foye, - 

RimoiisVi, 

Verchères, . - - - 
Saint-Antoine de Tilly. 
Saint-François, flle-Jésusl, - 
Sainie-Anne^iu-Boui-de-rnc, 
Ile-Dupas, . . - - 
Saint-Suliiice, . - - - 
Chambly, - - . - 
Pointe-Claire, - - - - 
Descbambault, ... 
Saint-Valier, . . . - 
TVois-Pistoles,- - - - 
Rivière-du-Loup, (Troîs-Rîvières), 
Longueuil, . - - - 
Sainte-Anne de la Pocatiére, 
Ile-Verte, . . - - 
Sa i n t-Fran çoi s-du-Lac", 
Saint-Antoine, Baie du Febuc, 

" de la Valirie, 

Sainte-Croix, - - - - 

Bécancour, 

Nicolet, - 

Saint-Laurent, (Monlrial^, - 

Lac-des-Deux-Mon tagnes , 

Longue-Pointe, . - - - 

L'Assomption, 

Hôpital-Général de Montréal, - 

Kamouraska, - - - - 

Saint-Michel dTamaska, - 



i68j 
i63s 
16S7 
16S7 
1688 
1691 

,69. 

1091 
1693 
1693 
Ï693 
1694 
1699 



1706 
1706 
I7>3 
1713 
1713 
1713 
I7Ï4 
171S 
I7Ï5 
I7Ï5 



1716 
.716 
1716 



I799< 



231 



PAROISSES DU CANADA, Erc^Suite.) 



No. Noms des Paroisses. 

' 

76 Berthîer," (Montréal), 

77 Terrebonne, 

78 Saint-FrançoisKlu-Sud, 

79 Notre-Dame des Anges, Hôpital-Général, Québec 

80 Sainte-Geneviève de Batiscan,- - - - 

81 Berthier-Bellechasse, 

82 Yamachiche, - - 

83 Eboulements, - - - - -. - 

84 Saint-François-Xavier de la Petite-Rivière, 

85 Saint-Roch-des-Aulnets, . - - - - 

86 Saint-Pierre-les-Becqiieis, . - - - 

87 Saint-Roch, 

88 Sault-Saint-Louis, 

89 Lanoraie, .--•---- 

90 Châteauguay, -..---• 

91 Sault-au-Récollet, 

92 Saint-Joseph, (Nouvelle-Beauce), - - • 

93 Saint-Mathias, 

94 Saint-Denis de Chambly, . . - • 

95 Saint-Antoine ** 

96 Saint-Charles ** 

97 (Hôtel-Dieu de Québec), - - - - - 

98 Saint- Jean Deschaillons, - - - - • 

99 Ecureuils, -• 

100 Pointe-du-Lac, 

10 1 Saint-Maurice, ------- 

102 Saint-Viixcent-<Je-Paul, - - - - • 

103 Sainte-Marie, (Nouvelle-Beauce),- - - - 

104 Sainte-Rose, (Ile-Jésus), - - - - • 

105 Saint-Joseph de Chambly, - - - - - 

106 Saint-Pierre-du-Sud, - - - - • 

107 Saint-Charles (Rivière Boyer), - - • • 

108 Ile aux-Coudres, -----. 

109 Saint-Joseph de Soulanges, - - - - - 
iio Saint-Constant, 

111 Saint-PhiKppe, - 

112 Sainte-Geneviève, (Ile de Montréal), 

113 Carie ton, -- 

114 Saint-Henri-de-Mascouche, - • - • 

115 Saint-Régis, 



Années. 



727 
727 

727 
728 

728 

728 

728 

732 
734 
735 
73S 
73S 
73S 
735 
736 
736 

738 
736 
741 
741 
741 
741 
741 
742 
742 
743 
744 
745 

745 
746 

748 

749 

750 
752 

752 
757 

758 
760 

761 

762 



PAROISSES DU CANADA, ÉRIGÉES SOUS LE GOUVER- 
NEMENT ANGLAIS, DE 1763 A 1800. 



Noms des Paroisses. 



Saiût-Jean-Port-Joli, - 

Saînt-Eustache, 

Saint-Cuthbert, (Maskinongë), - 

Belœil, 

Vaudreuil, 

Maskinongé, - . - • 

Matbaie, 

Saint-Jacques-de-I'Achigan, 
Saint-Martin, (Ile-Jésus), ■ 
Saint-Hyacinthe, - 
Saint-Henri-de-Lauzon , 
Saint-Gervais, • 

Saint-Fiançois, (Nouvelle-Beauce), 
Bonaventure, - - - - 
Genlilly, ..---- 
Blairfindîe, . . - - 

Ile-Perrot, 

Saint- Paul delà Valtrie, - 
Saint-Roch de l'Achigan, ■ 
Sainte-Anne des Plaines, - 
Sainte-Thérèse de Blainville, 
Saint-André de Kamoura^kâ, - 
Saint-Marc de Chambly, - 
(UrBulines des Trois-Riviéres), 
Saint- Jean-Baptiste de Rouville, - 
Saint-Hilairc de Rouville, 
Saint-Benoit, - . - - 



1769 
1767 
1770 
177a 
1773 
1773 
1774 
1774 
1775 
1777 
1780 
1780 
1780 
1780 
1784 
1784 
1786 
1786 
1787 
1788 
1789 
1791 
>794 
1796 
1797 
1799 
1799 



L'accroissement continu et régulier de la population 
Canadienne, provenait de l'excalente organisation qui 
existait parmi elle, et, cette organisation n'était autre que 
celle établie par le clergé canadien, le seul des corps de 
l'Etat qui n'avait pas abandonné son poste à la suite de la 
conquête. Ce fait, si remarquable, a été hautement re- 
connu par un historien distingué, mais dont l'impartialité 
ne saurait être suspectée. Nous voulons parler de M. 
Francis Parkman, qui, à la fin de son The Old Régime 
in Canada, fait la remarque suivante : 

" The English conquest shattered the whole apparatus 
" of civil administration at a blow, but it left her untouched. 



l'.ll, 



!■•! 



1799. 



233 



Govemors, intendants, councîls and commandants, àll 
were gone ; the principal seigniors fled the colony ; and 
a people who had never leafned to control themselves 
or help themselves, were suddenly left to their own 
ad vices. Confusion if not anarchy, would hâve folio wed, 
but for the parish priests, who in a character of double 
paternity, half spiritual and half temporal, became more 
than ever the guardians of order throughout Canada/'^" 

(The Old Régime in Canada^ by Francis Par km an, p. 400 ; 
Boston : Little, Brown & Ce, 1874. 

MOUVEMENT DE LA POPULATION CATHOLIQUE DE LA 
PROVINCE DE QUÉBEC, DEPUIS 1801 JUSQU'A 1880. 



<t 
<( 

4t 
(t 
{( 



i8oi,..,.. 

1802 

1803 

1804 

1805 

1806 

1807 

1808 

1809 

1810 

Total 

De 1608 à 18x0.. 

1811 

1812 

1813 

1814 

1815 

1816 

1817 

1818 

1819 

1820 

Total 

De 1608 à 1820 



Mariages. 



1,778 
1,886 

1,929 

1,864 

1,690 

1,746 

1.887 

2,092 

2,080 

2.139 



19,091 



87*403 



Naissanœs. 



10,226 
10,970 
10,830 

".473 
11,448 

11,578 

".83s 

".975 
12,183 

12,555 



"5.073 



513.461 



Décès. 



5.442 

5.834 
6,826 

5.957 
5.006 

5,188 

5.223 

5.157 
6,240 

8,269 



59, 142 



260,827 



Excédant. 



4.784 
5.136 
4,004 

5.5ï6 
6,442 
6390 
6,612 
.6,818 

5,943 
4,286 



55,93' 



252,634 



2,346 

2,593 
2,029 

2,453 
2,778 
2,376 
2,407 
2,646 

2,796 
2,806 



25,230 



112,633 



12,802 

13,308 

13,386 

13.543 
14,482 

14,807 

14,653 
15,938 
16,371 
16,816 



146,106 



659,567 



71,796 



332.623 



6,040 


6,762 


5,629 


7,679 


7,922 


5.464 


7,645 


5,898 


7,021 


7,461 


6,117 


8,690 


7,026 


7,267 


6,684 


9,254 


7,73ï 


8,640 


9,981 


6,835 



74,3 ïo 



326,944 



(I) "La conquête Anglaise brisa d'un coup tout le rouage de l'administration 
civile, tout en laissant intacte la même organisation. Gouverneurs, intendants, con- 
seillers et commandants étaient partis ; les principaux seigneurs s'enfuirent à leur 
tour de la colonie, et ainsi le peuple, qui n'avait jamais appris à se gouverner ou à 
s'aider, se vit abandonné à ses propres conseils. La confusion, sinon l'anarchie, 
s'en serait suivie, sans les curés de paroisse, qui, assumant une mission de double 
paternité, à la fois spirituelle et temporelle, devinrent plus que jamais les seuls 
gardiens de l'ordre, par tout le Canada." — Extrait du livre ** The Old Régime in 
Canada^^ par Francis Farkman, à la page ^^/oo. 



11 



I 



234 1799- 

HOUVEMEHT DE LA POPULATION, E^C.—(Sui/l■) 







Nutwnce» 


Décts. 


ExcédanL 


iSii 


îli? 


>7-44i 


9.181 


S. 161 


i8m 


17.85» 


8,88; 


8.96s 


i8ïj 








9.995 


.g4 


3.118 


18.769 




10,848 


I8is 


3.36» 


19.366 


10.443 


8.9Î.Î 




3.S8» 




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9.3 '5 


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11,004 




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148,181 


"S.490 


131,693 




De 1608 i 1840 


■"•'" 


1.103,914 


553.051 


SS0.B71 


1841 


<.937 


VM 


13.478 






5.007 




14,672 


1843 




30,6«7 












ia.i4i> 


18,465 


;Ui 


S-î»» 


31, '69 


13,918 


19.151 


S'9" 


31.530 


16.413 




■*«' 


?:ïU 


16,836 






33.693 


'.Ut 


10.145 


18,, 


S.'»6 






iBjo 


S.HO 


34-5'7 


'3-37' 


31. -56 




S".8i9 


J17.9M 


'41.573 


175.347 




De l6o8i iSjO 


>38.768 


1,411.844 


695,615 


716,119 



1799. 



235 



MOUVEMENT DE LA POPULATION, Etc.— (^5///VirJ 



Mariages. 



i8si 

1852 

'853 

"854 

1855 

1856 • 

1857 

1858 

1859 

1860 •••••« 

Total 

De i6oSà 1860 

I86I 

1862 

1863 

1864 

1865 

1866 

1867 

1868 

1869 

1870 • 

Totid 



De 1608 à 1870 



5>453 

SM9 
6,302 

6,440 

6,3>9 

6.133 
6,05s 

6,392 

6,147 
6,462 



61,352 



Naissances. 



34»o66 

35.599 
36,483 
36,818 
37. «69 

385 ï9 

38.323 
39,602 

41,189 
41.976 



379.744 



Décès. 



14, i6j 

14,288 

14,646 

19,470 

«7.637 
16,194 

«6,335 
16,594 
17,148 
16,591 



163,068 



300,120 1,801,588 



858.693 



Excédant. 



19.901 
21,311 

21.837 

17.348 

19.532 
22,325 

21988 

23,008 

24,041 

25.385 



216,676 



942.895 



6.927 

7.317 
7,026 

7,202 

7,481 

6827 

6.792 
6,971 
7.532 
7,810 



71.885 



42.856 

44.737 

45-545 
44.884 

44,504 

42,813 

43.757 
43.783 
43920 
43.760 



372,005 



440,559 



17.366 
19.408 

19.643 
22,154 

22,190 

20,448 

2i,l»97 

21.347 
20,221 

21,276 



205,950 



2,242, 147 



25.490 

25 329 

25.902 

22,730 
22.314 
22,565 
2i,S6o 
22,436 

23.699 
22,484 



234,609 



1,064,643 1,177.504 



1871 
1872 

1873 
1874 
1875 
1876 
1877 
1878 
1879 
1880 



X otal ••^•••••••••« 



De 1608 à 18S0. 



8,322 

9.04S 
9,122 

8,924 

8,229 

7,866 

7.477 
8,201 

8,128 

8,360 



83.674 



455.679 



44.730 
46,216 

47,848 

49.712 
52,085 

52,568 
51,722 

52,915 
51,648 

51,889 



20,934 
26,298 

24.371 
28,878 

29,682 

27,626 

28.745 
27,215 

25,082 

27,230 



501,833 



2,743.980 



266,061 



1.330.704 



23.796 
20,418 

23.477 
20,834 

22,403 

24,942 

22,977 
25,700 

26,566 

24,659 



235.772 



I 



iv4 13.276 



\ 



\ 



\ 



\ 



\ 



TABLE ALPHABÉTIQUE 



■•«•■ 



Abjuration, p. 64, isi, 162, 183, 

216. 
AcADiENS, p. i66y 167, 189, 204. 
Accidents, p. 25, 33, 35, 38, 42, 

43» 49j 52» 56, 58, 59» 62, 65, 67, 
69, 70, 76, Sij, 96, 97, 109, III, 
112, 125, 126, 129, 132, 135, 

137, 13S, 139» Ï42, 143, 145, 
148, 152, 154, 15s, 156, 164, 

167, 168, 170, 188. 

Aco, Michel, achète une partie des 
Illinois, p., 83. 

Actes des Notaires, p. 129. 

Agathe, abénaquise, p. 123. 

Alaire, Louis, tué, p. 172* 

Albert, le prince, son maître de 
musique, p. 325. 

Alexis dit Dessessards, Chs., meur- 
trier, condamné à mort, p. 59. 

Algonkins, Simon 8ab81ack,grand 
chef, sa sépulture, p. 188. 

Alix, Vincent, massacré, p. 80. 

Amiraut, François, fait baptiser 
huit enfants, p. 98. 

Amplement, P., abjuration, p. 183. 

Amyot, Jean, noyé, p. 31. 

Ance, Michel, organiste de Sibour, 
p. 109. 

Anger, Simon, prêtre, ses cendres 
exhumées, p. 187. 

Anglais, p. 18, 74, 82, 83, 85, 99 
à 104, 106, 107, 108, 184. 

Anticosti et Mingan, propriété 
de Joliet, p. 88. 

Antilles Françaises, Marie- 
Galante, une des, p. 212. 

Archambault, Denis, tué acciden- 
tellement, p. 33, 

Arenaine, Jacques, noyé, p. 29. 

Arguin, Yves, présente une cloche, 

p. 133- 
Aristoille, chirurgien sur " L'Heu- 
reuse de Bayonne,"p. iio. 



Arrêt engageant les parents à 

marier leurs enfants, p. 56. 
Assassinats, p.58, 69, 70, 115,137, 

152, 182, 183. 
Atchers, Marie-Madeleine, enfant, 

prisonnière de guerre, p. 99. 
Aubert de LaChenaye,Chs., donne 

une terre à Percé, p. 61. 
Aubert, Catherine, victime de la 

picotte, p. 95. 
Aubois, Pierre, sa femme et ses six 

enfants noyës, p. 130. 
Aubry, Simon, noyé, p. 149. 
Aubuchon, Jean, fait réhabiliter 

son mariage, p. 36. 
Aucoin, Marie-Michelle, veuve, 

meurt à 95 ans, p. 109. 
Auger dit le Baron, J.-Bte., pro- 

priét. de laCôte-à-Baron, p. 96. 
Auger, Jacques, noyé, p. 143. 
Auger, Françoise, son mari noyé, 

p. 152* 

B 

Babin, Chas., Acadien, son mariage 

devant les vieillards, p. 190. 
Baie Saint-Paul, 108, 164, 170, 

179. 
Baillargeon, Frs., noyé, p. lôy. 
" Jeanne, jeune captive 

rachetée, p. 56. 
Baillargeon^ Nicolas, noyé, p. 138. 
Bailly, Chs. Frs,, vicaire-général et 

missionnaire à Halifax, p. 213 ; 

évêque de Capse, baptise Ed.- 

Alphonse de Sallaberry, p. 219. 
Bal, le premier, p. 53. 
Balard, Augt, cinq noms donnés à 

son enfant, (second cas,) p. 147. 
Balier, Jean, mort subite, p. 67. 
Baptêmes, p. 144, 147, 166. 
Barault, Jean, massacré, p. 73. 
Barbe, huronne, refuse d'épouser 

ChastiUon, p. 29 ; son mariage 

avec mi sauvage, p, 29. 



238 



Table Alphabétique. 



Barbet du Donjon, Li., cordelier, 

miss, i l'Ile Saint- Jean, p. iiS. 
Barbier LeMinime, Gilbert, sa fille 

s'est noyée, p. 38. 
Barbier, Nicolas, tué par les An- 
glais, p. 76. 
Bans, Jos., arrivé à Québec dans 

les Ficheun, p. 165. 
Baron, Denis, récollet, sumdnier 

au fort de la Presqu'île, p. 155. 
Barry, Jean, noyé, p. 39. 
Bas et ossements trouvés suspen- 
dus à 40 pieds de terre, p. 1 38. 
Baschalis, officier au régiment de 

la Reine, p. 184. 
Basque, Jean, charpentier de na- 
vire, noyé, p. 38. 
Basque, Jean, matelot sur "Le 

Lion," p. 97. 
Basset, Bénigne, son fils noyé, p. 

63. 
Bastar, Yves, massacré par les 

Iroquois, p. 35. 
Bau, Antoine, tué par les Iroquois, 

P- 34- 
Bau dit L'Altouette, J.-Bte, insti- 
tuteur à Boucherville, p. 80. 
Bau, dit Vadeboncœur, Jacques, 

noyé, p. 156. 
Baudoin, Jean, massacré, p. 70. 
" Joseph, noyé, p. 156. 
Baudreau dit Graveline, Gabriel, 
de Montréal, son commerce en 
Louisiane, p. iio. 
Bazin, André, noyé, p. 35. 
Bazire, Chas., donne à M. de Fron- 
tenac une terre à Percé, p. 61. 
Beaulieu, Guillaume, soldat passé 

par les armes, p. 68, 
Beaulieu, Sieur, chirurgien sur "Le 

Saint-Honoré," p. 68. 
Beaulieu, soldat, massacré, p. 73. 
Bf.auport, sept personnes noyées 

à, p. 181. 
Beaupré, Pierre, maître serruner, 

des forges St-Maurice, p. 137, 
Beausoleil, haut de la rivière, 

Acadie, p. 98. 
Beausoleil, Charles, noyé, p. 151. 
Bedard, François, noyé, p. 57. 
" Joseph, cas de superféta- 
lion, p. 181. 



Bégon, Claude-Michel, chevalier, 
p. 109 ;sonvalet et deux filles de 
chambre périssent dans l'inceo- 
die du palais, p. 109 ; fait bap- 
tiser son fils Michel et sa fille 
Jeanne-Elizabeth, p. tu; sa 
sépulture, p. 146. 
Belaire de Chevrier, carme, des- 
sert l'Ile Marie-Gaiante, p. 3ii. 
Bélanger, chirurgien, porteur de 

lettres du Roy, p. 31. 
Bélanger, Louis, chasseur, décédé 

dans la forêt, p. 114. 
Bélanger, Pierre, noyé, p. 313. 
Belarbre, négociant, blesse mortel- 
lement un huissier, p. 307, 
Belhumcur,soldat, tué vers la chute 

de Carillon, p. 184. 
Belle-Riviére, 1 armée de la, p. 155. 
Bellet, Pierre, époux de Louise 

Chauveau, p. 308. 
Belletete, Joseph, arrivé sur " Le 

Dauphin,''p. 156. 
Bellin, ingénieur du Roy, publie 
une carte de la Nouvelle France, 
partie orientale et occidentale, 
p. 143-144- 
Bellisle, détroit de, " L'Aigle " 

naufragé au, p. i67. 
Benard, Pierre, mariage à la go- 
mine, p. 156. 
Béni, Laurent, son décès sur " Le 
' Saint-Louis," p. 140. 
Benoit, Jacques-Louis, noyé, p. 2 07. 
Berade, Pierre, commandant " Le 

Saint-Esprit," p. 155. 
Eérard, Marie, première centenaire 

inhumée, p. m. 
Berauilt, Elizabeth, son fils, p. 145 
Bergeron, Claude, inhumé dans 

la seconde concession, p. 171. 
Bergeron, Joseph, sa femme inhu- 
mée par les paroissiens, p. 173. 
Bemier, Jacques, maître de bar- 
que, p. 103. 
Eernier, Pierre.trouvé mort, p-137. 
Berquin, Simon, bedeau, inhumé 

sous la cloche, p. 164. 
Bertault, Jacques, condamné avec 

sa femme et sa fille, p. 58. 
Berry, le R. P. Félix, commissaire 
provincial des lècollets, p. 217. 



Table Alphabétique. 



239 



Bertai^t, Jeanne, tuée par les Iro- 

quois, p. 8o« 
Bertaut, Pierre, capitaine de " La 

Salée Robin," sa sépulture, p. 165 

Berté, Bernard, massacré à Mon- 
tréal par les Iroquois, p. 26. 

Berthier, Michel, chirurgien, vic- 
time de la peste, p. 140. 

Bertrand, Ls. Joseph, noyé, p. 217. 

BESSONNES,les premières baptisées 
à Québec, p. 33. 

Bevin, Thomas, trouvé mort, p. 65. 

Bigot, Pierre, tué par les Iroquois, 
p. 27. 

Bigot, le Père, baptise un esclave 
Anglais, p. 85. 

BilodeaUy Antome, foudroyé, son 
éloge, p^ 125 ; ses deux enfants, 
Isidore et Marie-Louise, noyés, 

Pi34- 

Bisson, Jeanne, noyée, p. 77. 

Bîssonnet, Elizabeth, épouse de 
Frs. Estève, p. 164. 

Bissot, Claire, veuve de Ls. Joliet, 
transporte à ses fils la propriété 
d'Anticosti, et Mingan, p. 88. 

Bizard, Ls-Hector, commandant 
le fort des Yasons, sa mort, p.i f 4 

Biais, Alexis, tué sur le Mississipi, 
p. 116. 

Biais, Augt., cas de superfétation, 
p. 213. 

Bleau, Joseph, sa femme meurt 
dans les cabanes, p. 170. 

Blondeau, Pierre, massacré, p. 75. 
•* Jean-Baptiste, pilote du 
vaisseau " Le Vigilant," sa sé- 
pulture, p. 119. 

Bluteau, Marguerite, veuve de 
Pierre Césard, p, 175. 

Bochart, Jean, chevalier, parrain, 
p. 67 ; parrain de Jean-Baptiste 
Ayegaboucq, micmac, p. 69. 

Boeste, Guillaume, tué par les Iro- 
quois, p. 36. 

Boirie, Françoise, noyée, p. 130. 

Bois, prix du bois à la corde, p. 27. 
" Jean, noyé, p. 108. 

Boisseau, Nicolas-Gaspard, mé- 
moires sur Tannée de la grande 
noirceur, p. 2 1 7-2 1 8. 



Boissel, Claude, tué accidentelle- 
ment, p. Z29. 

Boissier, Guillaume, massacré à 
Montréal par les Iroquois, p. 26. 

Boissonneau, Nicolas, perd trois 
enfants dans l'incendie, p. 62. 

Boissy, Elizabeth^ épouse de Jac- 
ques Franchères, p. 47. 

Boisverd, Jos., sépulture de, p. 127. 

Boivinet, Gilles, agent général, 
noyé, p. 65. 

Bolduc, Paul, épouse Marie-Louise 
Boutillet, p. 176. 

Bonaventure, frère récollet, p. 9. 
" Rév. Père, récollet, 

missionnaire du Détroit, fait ex- 
humer le corps du P. DeLhalle, 
p. 117. 

BoN-couRAGE, Une concession d& 
Kamouraska, p. 188. 

Bondy, sieur, noyé, est enterré 
comme im chien, p. 54. 

Bonenfant, Mathurin, massacré 
par les Iroquois, p. 31. 

Bonnerme, chirurgien, meurt à 
Québec, p. 4. 

Bonneau Pierre, massacré, p. 67. 

Bonet, Pierre, boulanger, p. 169. 

Bonnet dit Lalancette, Pierre, ca- 
nonnier, p. 149. 

Bossé, Louis, sa femme Marie-Jo- 
seph Bourassa, noyée, p. 130. 

Bosselet, Mathieu, soldat trouvé 
mort sur la glace, p. 97. 

Boston, soldats de Boston inhu- 
més à THôpital-Général de 
Montréal, p. 162. 

Bouat, Gabriel, captif, mort de la 
petite vérole, p. 74. 

Bouchard, Antoine, sa mort dans 
la forêt, p. 169. 

Bouchard, Noël, on donne pour la 
première fois cinq noms de bap- 
tême à un enfant, p. 144. 

Boucher de Boucherville, Joachim, 
massacré, p. 76. 

Boucher, Catherine, veuve d'Alexis 
Gagné, p. 186. 

Boucher, Michel, meurt sur le che- 
min de Témiscouata, p. 209. 

Boucher de Grand-Pré, Geneviève, 
veuve de C. Hertel, p. 145, 



240 



Table Alphabétique. 



Boudart, Jean, les Iroquois lui 
tranchent la tête, puis emmènent 
captive sa femme, p. 33. 

Boudrot, juge à Port Royal, p. 109. 

BougainviUe, De, brûle une flottille 
anglaise, p. 164; repousse deux 
fois le gén. Murray, à la Pointe* 
aux-Trembles, p. 171. 

Boulanger, jeune homme noyé, 
p. 83. 

Boulé, Eustache, beau«frére de 
Champlain, son arrivée, p. 8 ; 
passe en Italie, p. 15. 

Boulé, Hélène, épouse de M. de 
Champlain, p. 9. 

Boulé, Paul, sa veuve est la pre- 
mière personne inhumée à St. 
Henry de Lauzon, p. 187. 

Bouleau, Geneviève, femme de 
Nicolas Claude, p. 154. 

Bouraillon, capitaine d'infanterie, 
parrain d'un micmac, p. 68. 

Bourassa, Louis, et Jean, son fils, 
foudroyés, p. 130. 

Bourassa, Marie Joseph, épouse de 
Louis Bossé, noyée, p. 130. 

Bourbon, massacré par les Iro- 
quois, p. 73. 

Bourgeois, Jeanne, acadienne, p. 
213. 

Boursier, Madeleine, tuée et noyée 
par les Iroquois, p. 80. 

Boutereau, Vincent, tué par les 
Iroquois et inhumé, p. 42. 

Boutet, Martin, nommé pour ré- 
gulariser les boussoles et instru- 
ments des arpenteurs, p. 59-60. 

Boutillet,Marie-Louise, veuve de P. 
Poulin, épouse P. Bolduc,p.i76. 

Boutin, Albert, massacré par les 
Iroquois, p. 78. 

Boutin, Louis, épouse Rose Gau- 
det, p. 206. 

Bouvier, Michel, tué, tombé d'un 
échafaud, p. 96. 

Boyer, l'abbé, aumônier sur " Le 
Célèbre," p. 165. 

Branchaux, Joseph, noyé, p. 129. 

Bransard, Laurent, tué sur le 
Mississipi, p. 116. 

Braquil, Grabrielle-Louîse, son 
baptême, p. 83. 



Brault dit Pominrille, Jos., mas* 
sacré par les Sioux, p. 143. 

Brazeau, Joseph, tué par les sau- 
vages, Kaskakia, p. »Z5. 

Briand, Mgr. Jean-Olivier, visite à 
ELamouraska et Lévis, p. 204; 
ses démarches aaprès du gou- 
vernement anglais, p. 221 à 225. 

Bringodin Pierre, massacré parles 
Iroquois, sa veuve et sa aile se 
noient le lendemain, p. 42. 

Brisset, valet de chambre de l'in- 
tendant Bégon, brûlé, p. 109. 

Brose, Pierre, marinier sur "Le 
St-Ésprit,** inhumé, p 155. 

Brûlé, Etienne, monte aux Hurons, 
on le voit truchement^ p 4. 

Brunet, Rosalie, première nais- 
sance à Ste-Ciaîre des Plaines, 
(aujourd'hui Sainte-Anne des 
Plaines), p. 129. 

Brunet, Pierre, naufragé au Méca- 
tina, p. 153. 

Buisson, Pierre, aide-canonnier sur 
" Le Tigre," noyé, inhumé, p. 

155- 

Bulfeau, Guillaume, récoUet, bap- 

.tise à Varennes, p. 84. 
Burdairon dit Jean Guy, Ls., noyé 

au Long-Sault, p. 144. 
Busquet, capitaine du navire ** Le 

Cheval Marin," p. 119. 



Cabassier, Pierre, tué par les 
Anglais, p. 76. 

Cadet, Julien, maître d'équipage 
de " La Thérèse," meurt au Cap 
Saint-Domingue, p. 165. 

Cadieu, Marie, épouse de Canaple, 
massacrée, p. 78. 

Cadillac, compagnie de, p. 168. 

Cahokias, Fort, commandé par 
Santilly, p. 141 ; par De Roche 
De Beaumont, p. 162. 

Cailla, Pierre, capitaine de milice, 
noyé, inhumé, p. 189. 

Calué dit Laforge, Charles, habi- 
tant de Beausoleîl, p. 98. 

Campeau, Henry, commissaire, p. 
117. 



Table Alphabétique. 



241 



Camus, Pierre, massacré par les 

Iroquois, p. 67. 
Canadiens mariés aux sauva- 
gesses, p. 108. 
Canadiens en Louisiane, leurs 

noms, d'après le recensement 

de 1724, p. 120. 
Canaple, André, sépulture de sa 

femme massacrée, p. 78. 
Cap a l'Ange, où ? p. 38. 
Cap A l'Arbre, qu'appelle-t-on? 

naufrage au, p. 28, 33, 34 ; sa 

position, p. 126-127. 
Cap de Sable, Acadie, baptême 

de quatorze enfants au, p. 98. 
Cap Lauzon, sa position, p. 135. 
Cap Saint-Ignace, cimetière in- 
terdit, p. 147-148. 
Capei8svec8e, Suzanne, femme de 

Jean Gautier, p. 90. 
Captifs, Mercier, Catherine, p.33, 

Wheelright, Ajine et. Parsons, 

Catherine, p. 96. 
Carbonneau, Angélique, femme de 

Pierre Héroux, p. 148. 
Cardinal, Marie, femme de J-Bte. 

Ménard, noyée, p. 143. 
Caré, Jean, condamné au fouet, 

P-54. 

Carillon, campagne de, p. 168. 

Carmoy, Joseph, capitaine du na- 
vire " UElizabeth," p. 173. 

Caron, Augustin, sa fille Marie- 
Louise inhumée au cimetière 
huit mois après son décès, 
p. 171. 

Caron, François, et sa femme 
Françoise Paré, noyés, p. 130. 

Carson, capitaine sur le navire 
*'Le Marchand," p. 169. 

Cartier, — , massacré par les Iro- 
quois, p. 70. 

Cartier, Toussaint, p. 153 ; acte 
de sépulture de, p. 190; Her- 
mite de Saint-Bamabé, p. 191 à 
198. 

Caseau, Jean-Baptiste, d'Avran- 
ches, son arrivée à Québec, p. 176 

Cassegrain dit Laderive, soldat, 
noyé, p. 156. 

Casset, Marie, tuée par les sauya- 
ges Chicahas, p. ii6, . 



Catreville, Jean, maître du vais- 
seau " Le Montréal," commandé 
par M. de Beauvais, p. 134. 
Cauchon-Laverdière, Philippe, 
noyé, p. 113. 

Cauchon, Jean-Baptiste, épouse 
en 5iémes noces, Louise Pinguet 
dite Laglardière, p. 117. 

Cauhet, Charles, épouse en secon- 
des noces Marie-Charlotte Laro- 
che, à laquelle défense est faite 
d'habiter avec lui, sur un doute 
relatif à la mort de sa première 
femme, p. 123. 

Céloron de Blainville, Pîerre-Jos., 
chevalier, major du Détroit, p. 
214; sa veuve entre chez les 
Sœurs-Grises, p. 215. . 

Centenaires, une abénaquise, p. 
69; Doucet, Pierre, p. 109; 
Béràrd, Marie, p. 112. 

Cercueil de plomb, du comman- 
deur de Chattes, vice-roy du 
Canada, (gravure)^ p. 3. 

Césard, Pierre, timonier de la fré- 
gate "Le Maréchal de Senne- 
taire,"blessé au siège de Québec; 
il est inhumé à Saint-Jean 
Deschaillons, p. 175. 

Chabot, Michel, et ses deux fils, 
Pierre et Augustin, noyés p. 122. 

Chaillé, François, enfant disparu, 
p. 109. 

Champlain, Samuel de, p. 3 ; sa 
mort, p. 25. 

Champlain, sépultures nocturnes 
à, p. 64. 

Champou, Michel, écrasé par un 
arbre, p. 225. 

Chapelle de la Visitation, à 
Deschambault, sa bénédiction, 
p. 187. 

Chapelle du Palais, chez l'inten- 
dant Bégon, p. III. 

Chapelle St-Antoine, de Des- 
chambault, translation des corps 
qui y reposaient, p. 141. 

Chapelle St-Laurent, à Beau- 
soleil, haut de la rivière, p. 106. 

Chapelle St-Michel-Archange, 
à Ste-Anne de Beaupré, p. 2 1 2. 

Chaperon, Jacques, noyé, p. 151. 

16 



242 Table Alphabétique. 

Chapiteau, Pierre, tut par les Iro- Cheval, le premier au Canada, p. 

quois, p. 36. 30. 

Chapleau, Marguerite, épouse de Cheval de BOis,condainnation au, 

Noël Marcou, noyée à Beauport, p. 53 . 

p. 84. Chevalier, Antoine, arrive à Que- 

Chapoulon, Pierre, soldat, p. ao8. bec sur " Le Fortuné," p. 163. 

Charets, Charlotte, épouse d'Au- Chevely, Pierre, arrive à Québec 

guste I^Gardeur, p. 3 j. sur le vaisseau " La Victoire," 

Charlan, Louis, épouse Marie p. 163. 

Taphoriu, p. 167. Chevrefils, l'abbé, ses recherches, 

Charles 1er, loy d'Angleterre, une p. 65. 

lettre de, p. zo. Chicacou, les, nom d'un lieu, p. 

Charmoisdit Duplessis, Noël, tué 83. 

et brillé par les Iroquois, p. 78. Chicot, Jean, tué et scalpé par les 

Charon, Claude, marchand, blessé, Iroquois, p. 33. 

p. 35. Chicou^ne, Pierre, noyé le 6 jan- 

Chartier, Louis, chîntrgïen, noyé, vieretinhuméle 13 juin,p. 188. 

p. 41. Chinois, un, inhumé Â Québec, p. 

Chartier, René, .massacré avec ses 319. 

deux hls, p. 79. Chollet, condamné â deux heures 

Chartier de Lotbiniére, Louis-Eus- de carcan, p. 59. 

tache, archidiacre, p. 150. Chomedey de Maisonneuve, Paul, 

Chastillon, Joseph, voyei Mignot, parraîn,p. 39 ; présent à des ma- 

P-ag. riages,p.52-s3. 

Chaudillon, Antoine, chirurgien, Choret, Pierre, contre-maître, p. 

massacré par les Irocjuois, p. 7 o. 1 1 1 . 

Chaumont de la Janniëre, Louis, Choret, Clément, huissier, meurt 

missionnaire à St. Ers-X. de la blessé d'un coup de fusil, p. 207. 

Petite-Rivière,p. 137. Chupin dit Lajoie, Geneviève, 

Chauvin de Leiy, avec ses deux épouse de Jacques Crémazy, p. 

frères La Fresnière et Beaulieu, 183. 

forment une société commer- Cibardin, François, tué par les 

ciale, p. 110; sont en Louisiane, Anglais, p. 76. 

p. I20J Marie-Michelle, sœur Cimetières, le premier sur la côte 

des précédents, tuée par les de la Montagne, à Québec, p. 

sauvages, p. 116. 36 ; un nouveau à Montréal, p. 

Cbauvreux, Renée, trouvée morte y6 ; celui du Cap Saint- Ignace 

dans les neiges, p. 56. interdit, p. r47 ; translation des 

CbavignydeBerchereau,François, cendres dans un nouveau à Ni- 

époux d'Eléonore de Grandmai- colet, p. 154; à la Baie St-Paul 

son, meurt en France, p. 34. a lieu la translation dans le 

Chivigny de la Chevrotiére, Frs., nouveau, p. 214; les Ursulines 

sa chapelle seigneuriale, p. 141. de Québec font exhumer plu- 

Chel dit St-André, Louis, tué acci- sieurs corps de leur, p. 217. 

dentellement par un coup de Claude, Nicolas, abjure le Luthé- 

fusil, p. 156. riaaisme, p. 154. 

Chemin, René, noyé au Cap- Cléque dit Lafontaine, Jacques, 

Rouge, p. 39. soldat noyé, p. 29. 

Chesne, Charles, commissaire, p. Clermont, De, lieutenant tué par 

117. les Anglais, p. 73. 

Cliesnot, Joseph, aumônier sur Clermont, Louis, tué par les sau- 

" L'Aigle," p. 153. vages, p. aao. 



Table Alphabétique. 



243 



CLOCfiES, bénédiction de, à Bou- 
cherville, p. 75 ; à Descham- 
baultyp. 138, 161 ; à Grondines, 
p. 123 ; à Ste-Anne du Nord, p. 
127 ; à Ste-Anne de la Pérade, 
p. 150; à St-Thomas, p. 133 ; 
Latour» Pierre, fondeur de, p. 
1 64; inhumation sous les, p. 1 64. 

Cloître Des Ursulikes, p. 32. 

Closse, Lambert, major de Mon- 
tréal, p.41 ; tué au combat, p. 43. 

Cloutier, Etiennette, épouse de 
Pierre Gagnon, p. 122. 

Cloutier, Louise, veuve de Frs. 
Marguerie, interprète, p. 29. 

Cochart, Tabbé, envoi d'une gravu- 
re dutombeau de M. de Chattes, 
du musée de Rbuen, p. 2. 

Coîteux, François, inhumé dans le 
fort de la Presqu'île, p. 153. 

Cole, Valentin, Jean-Baptiste, son 
abjuration et son baptême,p.i54 

Colin, Michel, sa sépulture, la pre- 
mière avec les cérémonies de 
l'Eglise, p. 7 . 

Collin, interprète, brûlé par les 
Iroquois,p. 74. 

CoLONSt arrivée de, p. 47 ; arrivée 
de 300 colons sur le navire '' Le 
Noir," p. 47. 

Combats, à la fourche de la Prairie 
de la Madeleine, p. 73 ; à la Cou- 
lée près de la Pointe-aux-Trem- 
blesde Montréal, p. 74. 

Comète, une grande, p. 63. 

Compagnie des Indes Occiden- 
tales, p. 200; ses jetons, p. 203. 

Compiaux, Guill., commandant le 
navire " Le Fourneau," p. 145. 

Condamnation, au cheval de bois, 
p. 54; pour assault indécent, p. 
54 ; au fouet, pour vol, p. 53 ; à 
mort, un fauxmonnoyeur, p. 54. 

Confirmation des petits enfants, 
à la Longue-Pointe, p. 141 ; à 
St-Thomas, p. 143. 

Conseil Souverain, édit d'érec- 
tion publié, p. 46. 

Corda, Jérôme, son mariage, pré- 
sence de Louis JoUiet, p. 87 . 

C0RONEK, le, de Québec était Da- 
vid Line, p. 219. 



Corvoisier,Charles, maître d'école, 

p. 136. 
Cosket, Jacq., mort subite, p. 100. 
Costume, description d'un, de 

1727, p. 123. 
Cote-a-Baron, origine du nom de 

la, p. 96. 
Coté, Jean-Baptiste, de St- Antoine 

de Tilly, la messe se dit dans sa 

maison, p. 172-173. 
Coté, Marie-Madeleine, épouse de 

Louis Lemieux, p. 64. 
Coté, Paul, veuf de Gen. Langlois, 

tué par les Anglais, p. 174. 
Couc dit Lafleur, époux de Marie 

MiteSamegSkSe, est frappé par 

une balle, p. 49. 
Couillard, Guill., son mariage, p. 

10 ; baptême de sa fille Eliza- 

beth, 18 ; marie sa fille Eliza- 

beth, p. 27 ; concède un terrain 

à la fabrique N-D. de Québec, 

P-34. 
Couillard, Nicolas, tué par les Iro- 

quois et inhumé, p. 42. 
Couillard, Jean-Baptiste, seigneur, 

son fils Joseph, et sa fille Louise, 

tués par les Anglais, p. 174. 
Coulombe, lieutenant réformé, 

massacré parles Iroquois, p. 70. 
Coupeau de Saint-Martin, Marie- 
Anne, épouse Auguste Scavoie, 

p. 225. 
Couseau, Etienne, venu dans les 

Ficheurs^ p. 189. 
Crémazy, Jacques, son origine, p. 

183. 
Crépaux, François, commandant 

la frégate " La Bonaventure," 

son mariage, p. 98. 
Cressé, — , sa maison tient lieu 

d'église, p. 65. 
C reste, Louis, son décès dans une 

barque, p. 64. 
Crevier, Et., noyé, inhumé, p.187. 
Crisafy, marquis de, gouverneur 

des Trois-Rivières, p. 100. 
Cuillerier, Marie-Charlotte, épouse 

de Michel Hunaut, un cas de 

superfétation, p. 155. 
Curot, curé du Cap Saint-Ignace, 

p. 148. 



Table Alphabétique. 



D 



Dabancour-Lacaille, Adrien, noyé, 

p. s6. 
Dabancour, Marie, fille d'Adrien, 

veuve Godfroy Guillot, épouse 

Martin Prévost, p. 27. 
Daigle dit Malborouk, Etienne, en 

Louisiane, p, 120. 
Daigneau, Pierre, foudroyé, p.iSS- 
Daigre, Jacques, trouvé mort, p.62 
Daillebout, madame, ensevelit uq 

huron supplicié, p. 31. 
Daillebout de Coulonges, Louis, 

mortellement blessé par les Iro- 

quois, p. m. 
Daillebout de Périgny, Hector-Ls., 

noyé, p. 118. 
Dalciat, Jean-Baptiste, sieur de la 

Fayolle.son mariage avec Marie ■ 

Louise, Chauve au, veuve de 

Pierre Bellet, p. 208. 
Dalseric, Pierre, trouyé gelé, p.156 
Damours, Marie, épouse d'Etienne 

de Villedonné, victime de la pi- 
cote, p. 95. 
Damours, Marguerite, épouse de 

Jacques Testard, victime de la 

picote, p. 95. 
Damours, Charlotte, fille de Louis, 

épouse du baron de St-Castin, 

p. 102. 

Damours, Louis, seigneur de Jera- 
sec, p. 102. 

Damours, Marie-Joseph, fille de 
Louis, épouse Pierre de Mor- 
pain, commandant " Le Marquis 
4e Beaupré," p. 105. 

Damours deCourberon, René, tué 
par les Anglais, p. 174, 

Damours de Fréneuse, Jos,, com- 
mandant " La Renommée," p. 
134. 

Danny dit Tourangeau, Honoré, 
sa fille Jeanne, massacrée, p. 68, 

Danny, André, massacré par les 
Iro quois, p. 68. 

Daneau de Muy, Jacques-Pierre, 
épouse Louise - Geneviève 
Ruette d'Auteuil, p. 162. 

Daniel, capitaine, commandant 
" Le Fortuné," p. 163. 



Danou, Jean, noyé au Sault, Saint- 
Louis et inhumé, p. 38. 

Darvass, Hélène-Françoise, bap- 
tisée à Québec, décédée aux 
Ursulines, p. 102. 

Daudin, Hélène, tuée avec son 
mari par les Iroquois, p. 80. 

Davaux, Simon, sa femme massa- 
crée par les Iroquois, p. 78- 

David dit Mingré, André, tué par 
tes Iroquois, p. 34> 

Dechau, Louis, écrasé par un 
arbre, p- 154- 

Dechone, Louis, noyé au Domaine, 
p. 14a. 

Déguise, Benjamin, épouse Gene- 
viève Huget, veuve de Jean 
Larue, p. 179. 

Deheer, Louis - Chrétien, peintre 
en portraits et tableaux, p. 
219. 

Delomdarce,Armand-Louis, baron 
de la Hontan-Herlèche, etc., 
parrain, p. 76. 

Delsol-Desnoyers, François, mort 
sur "La Trompeuse," p. 150. 

Demeule, Marie- Angélique, épouse 
Paul-Joseph Farineau, p. 184. 

Demitre, JÛigélJque, épouse Ma* 
thurin Chapelet, p. 147. 

Deniau, Jean, tué avec sa femme 
par les Iroquois, p. 80. 

Denys de la Ronde, Joseph, supé- 
rieur des récollets, chargé de 
porter en France le cœur de 
Frontenac, p. 237. 

Denys de la Ronde, Pierre, donne 
à Frontenac une terre à Percé, 
p. 61, 

Denys de Vitré, commandant " La 
Trompeuse," p. 150; conduit 
l'escadre anglaise près Qué- 
bec, p. 169-170. 

Denys, Nicolas, gouverneur en 
Acadie, p. £5. 

Denys, Richard, sieur de Fronsac, 
fait trois concessions au Sémi- 
naire de Québec, p, 65. 

Denys, Simon, propriétaire à la 
basse-ville de Québec, p. 55. 

Derbanne, marchand à la Loui- 
siane, p. 110. 



Table Alphabétique. 



245 



Deschambault, bénédiction d*une 

cloche à, p. 138 ; translation des 

corps inhumés dans la chapelle 

seigneuriale p. 141 ; Téglise 

pillée par les Anglais, p. 171. 
Desjadons, Mari-Catherine, épouse 

Pierre Paisan, p. 183. 
Desmarais, Elie, chirurgien sur la 

frégate " Le Marchand," p. 175. 
Desnoyers, Jean, marié à la gonii- 

ney réhabilite son mariage, p. 

119. 
Desraby, Jean-Baptiste, meunier 

du roy au fort St-Frédéric,p.i46. 
Détroit, premier acte enregistré 

au, p. 96. 
D*Auteuil, Ignace-Alexandre, son 

testament, p. 161. 
D*Auvergne, soldat, massacré par 

les Iroquois, p. 73. 
I>eBeaubois, jésuite, missionnaire 

des Kaskaskia, p. 116. 
I>e6eauhamais, Jeanne-Elizabeth, 

épouse de l'intendant Bégon, p. 

m- 
DeBeaujeu, Louis-Liénard, épouse 

Thérèse Migeon, p. 100. 
DeBeauvais, commandant " Le 

Montréal," p. 134. 
DeBemiéres, H., curé de Téglise de 

N-D. de Québec (1664), consulte 

le Conseil Souverain, P45. 
DeBlois, Jean-Baptiste, sa fille 

Marie, assassinée, p. 182. 
DeBrebeuf, jésuite, son arrivée, p. 

12 ; monte au pays des Hurons, 

P- 13- 
D«Brouillant, Jacques - François, 

gouverneur de TAcadie, décédé 

sur ** Le Profond," p. 98. 
DeCallières, gouverneur, annonce 

la mort de Jolliet, p. 85-86. 
DeCatalogne, Gédéon, histoire de 

la famille, p. 70 à 73. 
DeChampigny, — , annonce la 

mort de Jolliet, p. 85-86. 
DeChattes, D'Aymar, vice-roy Ju 

Canada, son tombeau à Dieppe, 

P- 2-3- 
DeChazel, — , qui devait relever 

l'intendant Bégon, périt sur "Le 

Chameau," p. 122. 



DeClermont, lieutenant, massacré, 

P- 73- 
DeCondamin, lieutenant sur"L'Ai- 

gle/'p. 153. 

DeGaspé, auteur des ** Anciens 
Canadiens," son témoignage, p. 
227. 

DeGourvâlle, François, comman- 
dant au fort Niagara, p. 141. 

DeGoutin, Mathieu, lieutenant- 
général à Port Royal, p. 95. 

DeGrandmaison, Eléonore, épouse 
en . secondes noces, François 
Chavigny, p. 34. 

DeGrand Rivière, commandant la 
frégate " Le Maréchal de Sen- 
netaire,*' p. 174. 

DeGrays de Merville, Charles- 
Claude, chevalier, parrain d'un 
micmac, p. 68. 

Dejoncour, Jacques, commandant 
'^ Le Faucon," p. 96. 

DeKervin, Louise, dame d'hon- 
neur de la duchesse d'Orléans, 
épouse de messire Pierre de 
Saint-Pierre, p. 114. 

DeLalonde, Jean, massacré, p. 

67. 

De L'Ange, Sieur, son arrivée, p. 6. 

DeLangis, officier noyé à l'Ile 
Saint-Paul, p. 179. 

DeLaunay, Pierre, tué par les Iro- 
quois, p. 36. 

DeLaunay, Catherine, épouse de 
Jacques L'Archevêque, p. 120. 

De L'avant, Isaac, noyé, p. 64. 

DeLavoye, René, la sépulture de 
son enfant est la première dans 
le nouveau cimetière de la Baie 
Saint-Paul, p. 164. 

DeLoubarat pour DeRoboras, 
commandant " L'Aigle," p. 153. 

DeLouvigny, nommé gouverneur 
des Trois-Rivières, périt dans le 
naufrage du vaisseau " Le Cha- 
meau," p. 122. 

DeLugas, Guillaume, de l'équipage 
du navire " Le Dandanais," p< 
163. 

DeLavoye Jacques, sa femme met 
au monde une fille, dans une 
chétive cabane, p. 170. 



246 



Table Alphabétique. 



Do Lhalle, Constantin, récollet, 
premier aumônier du Détroit, 
p. 96 j exhumé, p. 117 ; inhumé 
dans la nouvelle église, p. 118. 

De la Bardeliére, Guillaume ; sa 
veuve, Marie Poumain, épouse 
Jacques Testard, p. 40. 

De la Bonne, Gabriel, chirurgien 
au port Lajoîe, p* 115. 

De la Boularderie, chevalier, épou- 
se Madeleine Melançon, p. 91. 

De la Bretasche, Louis, officier 
major du port Lajoie, p. 115. 

De la Brosse, Pierre, massacré, p. 

76. 

De la Croix, commandant ''Le 
Corsaire dit Le Paquet-bot," p, 
105. 

DelaForest, François, capitaine, 
seigneur des Illinois, vend à 
Michel Aco, p. 83. 

De la Gesse, capitaine, ancien gou- 
verneur de Montréal, périt sur 
"Le Chameau," p. 122. 

De la Joue, Marguerite, noyée à 
Québec, p. 98. 

De la Maigue, Guillaume, épouse 
Marie Poumain, veuve de Guil. 
de la Bardeliére, son 3ième 
mari, p. 40. 

De la Minotière, propriétaire du 
vaisseau " Le Dragon-Volant," 
p. 119. 

De la Mothe, sieur, p. 8. 

" Claude, dit le marquis 
de Jourdis, massacré, p. 67. 

De la Mothe - Cadillac, Antoine ; 
baptême de son enfant au Dé- 
troit, p. 96. 

De la Nouguére,Thomas,madame, 
marraine d'une lUinoise, p. 63. 

De la Roche-Daillon, récollet; son 
arrivée, p. 12. 

De la Roche -Vemay, Charles- 
René, épouse une des filles du 
chevalier de la Margue, p. 155. 

De la Roche, Geneviève, veuve de 
Paul Navarre, p. 166. 

De la Touche, Joseph, tué par les 
Anglais, p. 73. 

De la Verendrye, chevalier, nau- 
fragé sur "L'Auguste," p. 182. 



De la Villangevîn, vicaîre-général^; 
son ordonnance à St-Pierre-les- 
Becquets, p. 147. 

De laVilléon, commandant le vais- 
seau du roy " Le Tigre," p. 155. 

De Maupeau, chevalier, comman- 
dant " La Seine," p. 97. 

De Mezy, Auguste, gouverneur, in- 
humé à l'Hôtel-Dieu de Qué- 
bec, p. 220. 

De Monceaux, madame, ensevelit 
un huron supplicié, p. 31* 

De Monic, Joseph, major des trou- 
pes, parrain d'un micmac, p. 68. 

De Montenon,sieur delà Rue, mas- 
sacré par les Iroquois, p. 70. 

DeMoyres, Michel -André, supé- 
rieur des Frères Charons, in- 
humé, p. 146. 

De Nevelet, Marguerite, veuve 
d'Abraham Bouat ; son fils Ga- 
briel pris parles Iroquois, meurt 
de la picote, p. 74 ; pensionnaire 
perpétuelle chez les Soeurs de la 
Congrégation ; sa mort, p. 104. 

De Noue, Anne, Père jésuite, sa sé- 
pulture, p. 28. 

De Noyan, capitaine; abjuration 
d'un soldat de M. de, p. 64. 

De Noyon, Jacques, époux d'Abi- 
gaîl Stebbens, p. 103. 

De Noyon, Jean, tué par les sau- 
vages Kaskakia, p. 215. 

De Pensens, Jacques, chevalier, 
capitaine d'une compagnie au 
port de Toulouse, parrain de 
René-Ovide Hertel de Rouville, 
p. 113. 

De Poitiers, Marie-Charlotte, veuve 
de Joseph Hébert, p. 44, 

De Pontbriant, Mgr,; sa première 
visite pastorale à la Longue- 
Pointe, p. 141 ; à Saint-Thomas, 
p. 143 ; ordonne la tenue d'un 
registre pour les sépultures des 
enfants mort-nés, p. 151. 

De Quatrebarbe, Pierre, capitaine 
des troupes; son fils noyé, p. 98. 

De Ramezay, Claude, vente à Mgr. 
St-Valier d'une propriété, p. 85 ; 
son fils périt sur "Le Chameau," 

p. 122, 



Table Alphabétique. 



247 



De Roboras, capitaine du navire 
" L'Aigle," p. 153. 

De Roche De Beaumont Jean-Bte« 
Joseph, commandant des Caho- 
kias, p. 162. 

De Rome, Bénigne, épouse Chas. 
René Gaudron de Chevremont, 
p. 127. 

De Rome, Joseph, noyé au Sault 
de la Chaudière, p. 227. 

De Saint-Aubin; sépulture du sieur, 
p. 97. 

De Saint-Castm, Anselme; mariage 
du baron, p. 102. 

De Saint-Chrystophe, périt sur le 
navire "L'Hirondelle," p. 165. 

De Saint-Denis, Jos.-Chas., épouse 
Dona Maria de Vilesca, p. iio. 

De Sallaberry,Charles-Michel;bap- 
tême du héros de Châteauguay, 
p. 215. 

De Sallaberry, Michel, son mariage, 
officier sur la frégate " L'An- 
glezea," et deux ans plus tard 
commandant la flûte du roy "Le 
Chariot Royal/' p. 149. 

De Schufralyki,Frederick,le baron; 
baptême de son fils, p. 219. 

De Senneville, M.; sa propriété à 
Ste-Anne-du-Bout-de-rile, p. 96. 

De Shoell, George, commandant le 
régiment de Hesse, abjure l'hé- 
résie, p. 216. 

De Sintnac, le baron de, p. 20S. 

De Trépagny, Louis, élève du sé- 
minaire de Québec, noyé, p. 106. 

De Vaillant, Antoine, tué en guerre, 

p. lOI. 

De Varennes, lieutenant, périt sur 
" L'Auguste," p. 182. 

De Vezain, Pierre-François, pre- 
mier directeur des forges Saint- 
Maurice, p. 133 ; grand- voyer 
de la provmce de la Louisiane ; 
son mariage, p. 148. 

De Vilesca, Don Pedro, vice-roy de 
Mexico ; sa fille afnée épouse 
Jos. Chas, de St-Denis, p. 110. 

De Villars-Lamontagne, chambel- 
lan du roy de Pologne, p. 168. 

Des Bergères, compagnie de M., 
p. 65. 



Des Fossés dit Sans-crainte ;soldar 
au régiment de la Reine, tué 
avec 150 autres, p. 167. 

Des Gouttes, le marquis; son esca- 
dre, p. 165. 

Des Sombres, Dominique, noyé, p. 
185. 

Des Touches, — ; son arrivée, p. 

13- 
Du Li^neron, Jean, tué par les Iro- 

quois, p. 37. 

Du Passage, Jacques, seigneur, 
noyé à la Pointe-aux-Trembles, 
de Montréal, p. 109. 

DuPlessis-Bochard, GuilL; son va- 
let noyé, p. 25 ; gouverneur des 
Trois-Riviéres ; fait naufrage au 
Cap à l'Arbre, p. 33. 

Du Prac, commandant à Québec 
en l'absence de Champlain, p. 4. 

Du Puy, Christophe, capitaine au 
régiment du Languedoc; sa sé- 
pulture, p. 166. 

Du Puy, le major, présent aux ma- 
riages, p. 53. 

DuPujr, Sébastien, tué parles Iro- 
quois, p. 42. 

D'Urfé, l'abbé, prêtre sulpicien, p- 
66. 

Diau, Jean, second canonnier sur 
" Le Fleuve Saint-Laurent"; son 
mariage, p. 147. 

Dicker, Daniel-Ls., pris en guerre, 
baptisé, p. 102. 

Dicker, Jean-Louis, pris en guerre, 
baptisé, p. 100. 

Disparition, Chaillé, François et 
Grosleau, François, p. 109. 

Divertissant, Paul-Joseph; surnom 
de Farineau, p. 184. 

Dodier, Barbe, fille de Jacq., p.69. 

Dolbeau, récollet, p. 8. 

Dollier deCasson, François, grand- 
vicaire, bénit, après beaucoup 
d'hésitation, le mariage de Le- 
tendre dit Saint-Thomas et de 
Marie Morin ; le grand-vicaire 
n'y met de cérémonies que ce 
qu'il ne peut pas en omettre, p. 

85. 
Donohue, Jean-Baptiste, arrive à 

Québec; son mariage, p. 209. 



248 



Table Alphabétique. 



Dosta, capitaine, tué par les An- 
glais, p. 76. 

Douaire de Bondy, Thomas, noyé, 
vers rile d'Orléans, p. 54, 

Doucet, Pierre; premier centenaire 
à Port Royal, p. 109. 

Doucet, Jean, naufragé sur "L'Ai- 
gle " dans le détroit de Bellisle, 
hiverne à la Rivière-Ouelle; est 
au siège de Québec, p. 167. 

Douville, Joseph, épouse d'Angé- 
lique Tessier; son mariage an- 
nulé, p. 204. 

Drapeau, Pierre, trouvé mort cinq 
mois après sa disparition, p.218. 

Dubé, Jean-Baptiste; ses jumeaux, 
p. 144. 

Dubeau, Marie, épouse de Marois, 
noyée, p. 130. 

Dubocq, Iiaurent;sa famille, p. 91; 
héroïsme de son petit-fils, p. 91 

à95' 
Dubois, Jean, officier sur la frégate 

" La Marthe"; son mariage, p. 

146. 
Dubois, Jean-Baptiste, commis aux 

vivres;prisonnieréchangé,p.i 7 1 . 
Dubois, Louis, noyé à Etchemin, 

p. 129. 
Dubreuil, Pierre; sa fille noyée, p. 

146. 
Dubroque, Léon, matelot de " La 

Janette"; inhumé, p. 115. 
Ducharrae, Louis, tué par les An- 
glais, p. 76. 
Duchesse d'Orléans ; Louise de 

Kervin, dame d'honneur de la, 

p. 114. 
Ducorail, sergent, naufragé sur 

" Le Lion," p. 97. 
Dufeu, sergent, noyé à Québec, p. 

84. 
Dufix, Jérôme, abjure l'hérésie de 

Calvin, p. 162. 
Dufour, Julien, noyé, p. 55. 
Dufros de la Jemerais, Christophe; 

sa veuve épouse Timothée 

Sullivan, p. 113. 
Dugal, François, marinier de Bre- 
tagne, noyé, inhumé, p. 151. 
Dujaunay, le Père, missionnaire à 

Makinac, p. 184. 



Dumay (Demers), Etienne, épouse 
Françoise Morin, veuve Ant 
Pelletier, p. 30. 

Dugard, compagnie de M., p. 140. 

Dufour, Benjamin, naufragé, in- 
humé, p. 214* 

Dufoumel, Gaspard, curé de L'An- 
ge-Gardien, p. 164. 

Dumets, Catherine, noyée, p. 77. 

Dumontier, Alexis; témoignage de 
liberté, p. 185. 

Dumontier, François, mort d'acci- 
dent, inhumé, p. 52. 

Duperroy, Michel, pilote de la 
flûte du roy " Les Quatre Frè- 
res," p. 115. 

Duplein, Benoît, chanoine, p. 64. 

Duplessis, frère Pacifique, p. 8, 9. 

Dupont, le capitaine, p. 9. 

Dupont, Jacques, aumônier du na- 
vire " Le Phénix," p. 134^ 

Dupont, Nicolas, marguillier de 
l'église N.-D. de Québec, p. 36. 

Dupont-Duvivier, François, fils de 
Hugues; son mariage, p. 97. 

Dupont-Duvivier, Hugues, sei- 
gneur de Serignac, époux de 
Marie Mius, p. 97. 

Dupré, François, curé de Lorette, 
inhumé, p. 113. 

Duquet, Pierre, notaire, achète des 
minutes, p. 44. 

Durand, Catherine ; son mariage 
avec Pierre Pichet, déclaré nul, 

p. 49- 

Durand, Jean Claude, ancien sol- 
dat français, inhumé à l'Hôp. 
Gén. de Montréal, p. 121. 

Durand, Justinien, récollet, miss, 
de Port Royal, captif à Boston, 
p. 107. 

Durant, Pierre, tué par les sau- 
vages Renards, p. 119. 

Durfort, le marquis, sa sépulture, 
p. 142. 

Dussault-Lafleur, Jean - François ; 
ses deux enfants morts dans un 
canot, p. 112. 

Duval, André,épouse en troisièmes 
noces Anne Jousselot, p. 122. 

Duval, Jean, exécuté, p. 3. 

" massacré, p. 73. 



(< 



Table Alphabétique. 



249 



Duval, Martin, massacré par les 
Iroquois, p. 43. 

Duval, Nicolas, compagnon de 
Dollard, tué et inhumé, p. 40. 

Duvaly Nicolas, engagé du sieur de 
Beaulieu; tous deux brûlés dans 
la maison de ce dernier, p. 43. 

Duval, Pierre, noyé, p. 38. 
" Romain, noyé, p. 64. 

Duvau, le Père, aumônier du vais- 
seau " L^Opiniâtre," p. 161. 

E 

Eau-de-Vie, vendue aux sauvages ; 
jugement, p. 54. 

Edit d'Erection du Conseil Sou- 
verain publié, p. 46. 

Eglise des Récollets; sépult. des 
gouverneurs Frontenac, Rigault, 
et de la Joncquiére, p. 226 ; sé- 
pulture de Marie-Anne LeNeuf, 
veuve du baron de Portneuf, 
dans r, p. 91, 226 ; description 
de r, p. 89 ; Incendiée, p. 225. 

Eglise St-François-du-Lac, brû- 
lée par les Iroquois, p. 6g. 

Eglise de Saint-François-Xavier 
de la Petite Rivière ; sa bénédic- 
tion, p. 136. 

Embarquement des Troupes 
Françaises, p. 180. 

Emond, Jean-Pierre, acadien, pris 
et transporté à Philadelphie, p. 
206. 

Empêchements de mariage ; un 
laïc autorisé à dispenser des, p. 
213. 

Enlèvement, par un juif, p. 152. 

Enneson, Sarah, surnommée Kigi- 
lekokone, p. 1 24. 

Esclavage en Canada, p. 157-158 

Esclaves de Ls. Marchand, panis, 
p. 88; plusieurs panis de la 
Louisiane sont baptisés à Qué- 
bec, p. m ; Familles possédant 
des esclaves; tableau, p. 157 à 
160. 

Estève, François, secrétaire du 
marquis de Montcalm ; son ma- 
riage, p. 164. 

Etat de l'Eglise <)u Canada, 
après la conquête, p. 220. 



Eudo, curé; tous ses paroissiens 
réfugiés à Charlesbourg, p, 170. 

Eury, Catherine, veuve du cheva- 
lier Celoron,entre au couvent des 
Sœurs Grises, p. 215. 

Excommunication, p. 156. 

Exécution ; (la première), Michel 
Gaiilon, i, 31, 54 ; (la seconde) 
Jean Duval, p. 3 ; une fille de 
15 à 16 ans, p. 31 ; Pascal Pas- 
quier, p. 35 ; Faux monnayeur, 

P.S4- 



Fabrique, N.-D. de Québec, p.36. 
Fagueret, Jean, massacré, p. 78. 
FalaTdeau, Geneviève ; son mari, 

Joseph Lereau, assassiné, p. 183. 
Familles restées a Québec en 

1629, p. 16. 
Famille nombreuse, p. 48. 
Farineau, Paul-Joseph, sergent de 

M. Penneleau, au régiment de 

Berry, p. 184. 
Farnet, Mathias, anglais, pris en 

guerre, baptisé, p. 99. 
Farreau, Mathieu, marinier sur la 

frégate " Le Maréchal de Sen- 

netaire"; sa sépulture, p. 174. 
Faucher-Chateauvert, noyé, p. 139. 
Favre, Jean, et sa femme Marie 

Bastien, assassinés, p. 152. 
Favreau, Mathieu, noyé, inhumé, 

p. 208. 
Fayal, capitaine du " Le Danda- 

nais," p. 163. 
Ferdinand, Gaspard, militaire an- 
glais, p. 180. 
Ferré, Jean, noyé avec Nicolet et 

Girardeau, p. 26. 
Ferré, Jean, noyé en se baignant, 

p. 40. 
Fers; Jean de Nantes mis aux, p.i. 
Feu ; supplice du ; deux sauvages, 

p. 34 ; quatre Iroquois, p. 80-81. 
Février, Christophe, tué par les 

Iroquois, p. 80. 
Ficheurs, arrivés à Québec ; Jos. 

Baris dit Namur, p. 165. 
Fièvre-pourpre ; victimes de la, 

une religieuse, p. 82 ; le curé de 

St-Laurent, I.Ô., p. 108; 



250 



Table Alphabétique. 



Fîgeux, Jacques, natif de Dieppe, 
matelot noyé, p. 28. 

Filastreau, Perinne, épouse de 
Simon Davaux, massacrée, p.78. 

Fille, exécutée à l'âge de 15 à 16 
ans, p. 31. 

Filles ; jeunes filles arrivées sur 
les vaisseaux du roy, p. 44. 

Filion, Pélagie, épouse d'Albert 
Ouimet, noyée avec sa fille, p. 
215. 

Fleury, Jean, natif de Sedan, ma- 
telot noyé, p. 28. 

Flotte Anglaise, devant Québec 
en 1629, p. 16. 

Fluet, Pierre, noyé, p. 133. 

Flûtes du Roy, voir Navires 

Fontaine, capitaine du navire ''Le 
Saint-Joseph," p. 150. 

Fontaine, Pierre ; son mariage dé- 
claré nul (impuissance), p. 188. 

Forbes, Daniel, écossais ; au siège 
de Québec; établi à la Rivière- 
du-Loup, p. 173. 

Forcier, Pierre, tué par les Iro- 
quois, p. 69. 

Forest, soldat sur ''Le Lion," 
noyé, p. 97. 

Forestier, Chs. j première sépulture 
dans le nouveau cimetière, p.76. 

Forges St. Maurice ; DeVezain, 
premier directeur des, p. 133; 
Beaupré;Pierre,maître-serrurier, 
p. 137 ; Simonet, Jacques, direc- 

. teur des, p. 145. 

Forget-Duverger, François, mis- 
sionnaire aux Cahokia, p. 168. 

Fort de la Presqu'île, p. 155 ; 
fort de la Rivière-aux-Bœufs, p. 
155 ; fort de Michillimakinac, 
massacre des anglais, p. 184; 
fort des Yasons, en Louisiane, 
Louis-Hector Bizard, comman- 
dant le, p. 114 ; fort Duquesne, 
un acte de sépulture au registre 
du, 155 ; fort Machault, p. 165; 
Fort Ponchartrain, registre du, 
p. 1 17 ; fort St-Frédéric, p. 163. 

Fortier, Joseph, tué par les anglais, 
p. 171. 

Fortier, Julien, soldat trouvé mort, 

P- 137- 



Fortin, Jean, tué par les anglais, 

p. 172. 
Fosselave, capitaine de " La Vic- 
toire," p. 163. 
Foucher, commandant l'habitation 

du Cap Tourmente, p. 15. 
Fourgereau, Jean, matelot noyé, 

p. 28. 
Fournel, Jacques ; sa fille enlevée 

par un juif, Daniel Hardiman, 

p. 152- 
Foumier, Jacques, dont le premier 

mariage avait été déclaré nul, 

épouse Hélène Dufiguier, p. 44- 
Foumier, Guillaume, fondateur dj 

l'église St-Thomas, p. iio. 
Foumier, François, noyé, inhumé 

à la Baie St*Paul, p. 112. 
Franchères, Jacques, chirurgien 

sur "Le Fleuve St-Laurent," son 

mariage, p. 147. 
Francheville, M. de, missionnaire 

à Boucherville, p. 119. 
François, matelot inhumé à St- 

Michel, p. 162. 
François, serviteur de M. Couil- 

lard, tué par les Iroquois, p. 42. 
Frégates ; voir Navires. 
Frémont, I^uis; mariage de Reine, 

sa fille, avec Chs.-Ant. Godfroy, 

p. 2X8. 

French, Marie Françoise, anglaise 

prise en guerre, baptisée, p. 99 ; 

et Marthe sa sœur, p. loo* 
Frères Charons ; sépulture du 

supérieur des, p. 146. 
Frichingen, lieutenant au régiment 

du Languedoc, p. i66. 
Fromageau, Henri, massacré, p. 

67. 

Froment, M. de, officier, p. 49. 

Frontenac, M. de, reçoit une pro- 
priété à l'île Percée, p. 61 ; par- 
rain d'une lUinoise, p. 63 ; son 
cœur envoyé à la comtesse qui 
le refuse, p. 226. 



Gaboury,Ântoine, condamné à être 
rasé, battu de verges et à neuf 
ans de galères, p. 55. 



Table Alphabétique. 



251 



Gadbois, Pierre; son mariage avec 
Marie Pontenier déclaré nul, p. 
41. 

Gage, Thomas, gouverneur de 
Montréal ; son autorisation pour 
mariage, p. 183. 

Gagné, Alexis, mort au siège de 
Québec, p. 185. 

Gagnon, Geneviève, femme de 
Joseph Bleau, morte dans les 
forêts, p. 170. 

Gagnon, Félicité, et Pascal, son 
jeune fils, naufragés, p. 314. 

Gagnon, Jean, Joseph et Pierre, 
tués par les Anglais en combat- 
tant avec leur curé, p. 172. 

Gagnon, Joseph, noyé avec ses 
petits frères, p. 136. 

Gaillard,. Joseph, chanoine, sei- 
gneur de File et comté St-Lau- 
rent, p. 150. 

Gaillon, Michel, exécuté pour vol, 
p. I. 

Galères, condamnés aux, p. 55. 

Galleran, récollet, p. 10. 

Gallucia, Daniel, anglais, pris en 
guerre, inhumé, p. 100. 

Gareau, Léonard, jésuite, blessé à 
mort par les Iroquois et inhumé, 
p. 38. 

Garnier, Nicolas, noyé aux Trois- 
Rivières, et inhumé, p. 31. 

Gasse, Philippe, perdu dans la 
forêt ; son bas, suspendu à qua- 
rante pieds, retrouvé, p. 128. 

Gastineau - Duplessis, Jean - Bte ; 
sa fille Marie-Joseph épouse Frs. 
Olivier De Vezain, p. 1 48 ; Marie- 
Joseph, marraine, p. 150. 

Gatineau, Louis-Joseph, parrain, 
p. 123. 

Gaudet, Rose, acadienne, veuve 
Jean-Pierre Emond, épouse Ls. 
Boutin, p. 206. 

Gaudron de Chevremont, secré- 
taire dû marquis de Beauharnais, 
p. 127. 

Gaudry, Jacques ; incendie de sa 
maison; quatre enfants périssent 
dans les flammes, p. 104. 

Gaufestre, Jean, récollet ; son ar- 
rivée, p. 13. 



Gautier, Jean, appelé Sakingoara, 
fait baptiser son premier enfant 
aux Kaskakias, p. 90. 

Gautier Jean,périt dans le naufrage 
du navire "L'Hirondelle," p. 

Gautier, Charles, sergent de la com- 
pagnie de Mr. Remon, s'établit 
coutelier à Québec, p. 210. 

Gautron, Pierre, tué par les an- 
glais, p. 172. 

Gauvreau, Joseph, noyé au Bout- 
de-rile de Montréal, p. 185. 

Gendron Marie, et deux autres 
personnes noyées, p. 134, 

Germain, Joseph, noyé à la chasse, 
p. 151. 

Geoffroy, missionnaire à Laprairie, 

p. 73- 

Germain, Jean, prisonnier de guer- 
re, revient à Québec ; portier au 
Séminaire, p. 210. 

Gibrens, Josué, blessé à Carillon ; 
sa sépulture, p. 167. 

Giffard, Robert, seigneur ; transla- 
tion de ses cendres à Beauport, 
p. 99. 

Giffard; trois de ses serviteurs 
noyés, p. 34. 

Gingras, Pierre; sa femme enterre 
son propre fils, p. 172. 

Girard delà Soudrais, commandant 
*' L'Amazone du Désert," p. 129. 

Girard, Jean; son mariage, p. 152. 

Girardeau, Noêl,noyé avec Nicolet 
et Ferré, p. 26. 

Gitton, Jean, marchand, réclame 
des dommages pour le retard du 
navire " Le Taureau," p. 45. 

Godé, Nicolas, tué par les Iroquois, 

p. 39- . 
Godet, Denis, meurt à 97 ans, p. 

109. 

Godfroy, Charles-Antoine,sieur de 
Tonnancour ; son mariage avec 
Reine Frémont, p. 218. 

Godfroy de Rocquetaillade, com- 
missaire, p.117-118. 

Godfroy de Tonnancour, lieute- 
nant-général, fait baptiser une 
abénaquise qu'on lui apporte, p. 
123. 



( 



252 



Table Alph-vbétique. 



Goguet, Charies, écrasé par un ar- 
bre, p. 153. 

Gotnain, commandant la frégate 
" L'ADglezea." p. 149. 

Gohine; mariages à la, Desnoyers, 
p. 119; Portail, p. i24;Bën3rd, 
P-IS6- 

Gonneau, jésuite, noyé en retour- 
nant à sa mission; sa sépulture, 
p. 186. 

Gotteville-Belisle, Robert-David, 
chevalier, gouverneur des Iles 
St-Jean, Brion, etc., p. 114. 

Goilault, Gaspard, apothicaire, na- 
tif de Poitiers, noyé, p. ag. 

Gourau, Jean, matelot du navire 
" Le Saint-François," noyé, p. 
140. 

Gourdeau, Adrien, parrain d'un 
sauvage, esclave de M. de Vau- 
dreuii, p. 166. 

Gourdeau, Jacques, sieur de Beau- 
lieu, brûlé dans sa maison avec 
son engagé Nicolas Duval, p.43. 

Gourdon, Jean- Baptiste, massacré 
par les Iroquois, p. 75. 

Goureau, Jean, matelot, noyé, p. 
140. 

Gouverneur Anglais, Kirk, Ls., 
p. 17. 

Grandpré, Pierre, chirurgien au 
port Lajoie, p. 115. 

Gravelle, Ûassé, fait baptiser les 
deux premières bessonnes cana- 
diennes, p. 33. 

Grenon, Marguerite, épouse de 
Jean Bergeron, noyée, p. 104. 

Grignau ; mariage du maître d'hd- 
tel du comte de, p. 107. 

Grisard, sieur Desormaux, Nicolas, 
garde-magasin, accuse un soldat 
de vol, p. 53. 

Groinier, Nicolas, tué dans le bois, 
inhumé à la Longue-Pointe, p. 
"S- 

Grondin, Louis, époux de Marie- 
Anne Mignier-Lagacé, p. 188, 

Grondin, Michel, noyé, inhumé, 
I-i. 188. 

Grontines; bénédiction d'une clo- 
che aux, p. I2J ; Langevin, noyé 
sur les pointes des, p. 135- 



Groslcau, François, enfant dispa- 
ru, p. 109. 
Grou, Jean ; sa résidence près la 
coulée, p. 70. 

Grouard, François, sous-diacre, 
inhumé, p. 142. 

Guadeloupe; résidence des fils de 
Claude-Charles LeRoy de la 
Poterie à la, p. 135-136. 
Guay, Ignace, noyé devantQuébec, 
p. 151. 

Guerganivet dit L'Espérance ; va- 
leur d'une habitation, p. 60. 

Guerin, Amable, noyé à Sorel et 

inhumé, p. S07. 
Guerre; victimes de la, p.167, 171, 
>7'. 174, 177.183,214. 

Guichard, François, prisonnier de 
guerre; sa mort, p. aog, 

Guignard, Jean, massacré par les 
Iroquois, p. 75. 

Guillemet, Jacques ; noyé en se 
baignant, p. 129. 

Guillet, Louis, " de la paroisse 
nouvelle de Ste-Geneviève de 
Batiscan,"p. 125. 

Guillemin, Etienne, soldat au ré- 
giment de la Reine ; maître 
d'école à Beauport, p. 212. 

Guillomètre, Savade, matelot sur 
le navire " La Marianne," in- 
humé, p. 140. 

Guillot, Godfroy, époux de Marie 
Dabancour, p. 27, 

Guilmot, Guill., sieur Du Plessis 
de Kerbodot, gouverneur des 
Trois-Rivières, tué par les Iro- 
quois sur le lac St-Pierre, p. 35. 

Guines, Modeste, frère récollet, 
p. 8. 

Guyon - Després, Marie - Thérèse, 
épouse d'Antoine DelaMothe- 
Cadillac, fondateur du Détroit, 
p. 96. 

Guyon-Dubuisson, Jean ; son ma- 
riage avec Elizabeth Couillard, 
p. 27- 

Guyon' Madeleine, épouse de Ger- 
vais Rochon ; son fils perdu sur 
les glaces près de Montréal, est 
inhumé à St-Thomas, p. 123. 



l \ 



Table Alphabétique. 



253 



H 

Hache, Robert, sauvage de mau- 
vaise conduite ; plaidoyer à son 
sujet, p. 46. 

Haché, Michel, capitaine du port 
Lajoie, île St-Jean, p. 115 ; calé 
dans les fonds du port Lajoie, p. 

135- 
Halay, Jean-Baptiste, mort dans 

le bois, p. 5&. 

Hamel, Jean-François; incendie de 
sa maison, cinq enfants brûlés, 
p. 88. 

Hammond, Marie-Françoise, cap- 
tive des abénaquisjson baptême, 

p. ICI. 

Hanctin, £lie, tué parles Iroquois, 

P- 43- 
Hard, Anne, anglaise, prise par les 

sauvages Loups, en 1692; mariée 

à Sébastien Cholet, p. 98. 

Hardiman, Daniel, juif qui enlève 
Marie-Joseph Foumel, p. 152. 

Havy, François-Jacques, captif 
Anglais, baptisé, p. 104. 

Hayot, Jean-Baptiste tombé d'une 
écore, p. 142. 

Hazeur-Desormaux, Charles, curé 
de St-Thomas; translation de 
ses cendres, p. 122. 

Hazeur, Thierry, chanoine, bénit 
la première pierre de Téglise de 
Nicolet, p. 133 ; bénit l'église 
de la Pointe-du-Lac, p. 137. 

Hébert, Françoise, petite-fille de 
Louis Hébert, et veuve de Guil- 
laume Foumier, inhumée, p. 1 10. 

Hébert, Jean, massacré par les 
Iroquois, p. 33. 

Hébert, Joseph, époux de Marie- 
Charlotie de Poitiers ; sa mort 
en 1662 au pays des Iroquois 
confirmée, p. 45. 

Hébert, Louis, arrive avec sa fa- 
mille ; mariage de sa fille Anne, 
p. 8 ; mariage de Guillemette, 
p. 10 j son décès, p. 13. 

Hébert, Nicolas, enfant de neuf 
ans, s*est empoisonné, p. 38. 

Henry dit Laforge,Vincent, soldat, 
fait baptiser sept enfants, p.io8 



Henry, capitaine du navire 
" L'Amazone, p, 215. 

Héron, Pierre, soldat passé par les 
armes, p« 68. 

Héros, Louis, hospitalier, sous le 
nom de frère Jérôme, p. 126» 

Héroux, Joseph, périt dans un 
naufrage siu: le lac St-Pierre, p. 
124. 

Héroux, Pierre ; son fils Joseph, 
foudroyé, p. 148. 

Hertel René-Ovide, filleul du che- 
valier de Pensens; baptisé à 
l'Ile Royale, p. 113. 

Hervé, Jacques, noyé à Beauport, 
p. 119. 

Hervé, Jean-Bte., noyé en traver- 
sant à Québec, inhumé, p. 112. 

Hervé, Louis, matelot sur " L'A- 
mazone du Désert," noyé, p. 
129. 

Heude, François, matelot, noyé 
et inhiuné, p. 40. 

Hévé, Madeleine, veuve de Do- 
minique Laguerre, épouse Am- 
broise Rémillard, p. 182. 

Hianveu, Mathieu, surnommé 
Lafrance] son mariage, p. 154. 

Hiché, procureur du Roy, témoin 
à une translation de corpsjp.148. 

HoEGATSi; établissement de la 
Présentation de la rivière, p. 
150. 

Hogue, Pierre, noyé et inhmné, p. 
82. 

HôpriAL-GÉNÉRAL de Montréal ; 
notes sur les registres de T, p. 
121. 

Home, Jacques, de l'île St-Jean ; 
son enfant né sur im navire, p. 
162. 

Hôtel-Dieu de Québec; deux de 
ses serviteurs noyés; pourquoi 
l'un d'eux est dit '* Poignon," p. 
108. 

Houde, Madeleine, épouse de Jos, 
Bergeron, inhumée par les ha- 
bitants, p, 173. 

Huard,chevalier d'Ormicour,passô 
huit ans aux Antilles, p. 212. 

Hubert-Lacroix, Paul, commis- 
saire, p. 117, 



254 



Table Alphabétique. 



Huet, Paul, récollet ; son arrivée, 
p. 8. 

Huggins, Marguerite; rachetée par 
le marquis de Crisafy et bapti- 
sée, p. lOO. 

Hugon, Gaude, capitaine et arma- 
teur du " Phénix," p. 134. 

Huguenot, écossais ; sa mort 
funeste, p. 8. 

Huguet, Geneviève, veuve de Jean 
Lame, épouse Benjamin De- 
guise, p. 179. 

Huguet, René, massacré par les 
Iroquois, p. 75. 

Huillier, Jean, lieutenant sur '' Le 
Corsaire dit Le Paquet-bot," p. 
105. 

Hunaut-Deschamps, Michel ; cas 
de superfétation, p. 155. 

HuRON, Kandahietsi, supplicié 
enseveli par madame la gou- 
vernante, p. 31. 

HuRONNE, Barbe, élève des Ur- 
sulines, refuse d'épouser un 
blanc, p 29. 

Hus, Paul, enfant de six ans as- 
sassiné par les Iroquois, p. 70. 

Hust, Thomas, Anglais pris en 
guerre, p. 99. 



Ile Percé ; une propriété donnée 
à Frontenac à T, p. 61. 

Ile St-Barnabé, vis-à-vis Rimons* 
ki,p. 153. 

Ile St-Jean; notables résidents 
der, p. 115 ; Barbet du Donjon, 
missionnaire à T, p. 118. 

Iles St-Jean, Madeleine, Brion 
ET Laramée; Robert -David 
Gotteville - Belisle, gouverneur 
des, p. 114; Gabriel Rousseau, 
sieur de Villegouin, comman- 
dant aux, 165. 

Illinois; naissance d'un enfant 
français dans les bois des, p. 
121. 

Illinoise, Marie-Louise, rachetée 
et baptisée ; filleule de Fronte- 
nac, p. 63. 

Incendies, p. 25, 38, 62, 88, 104, 
109, 174, 225. 



Intendant, p. 109, itx,'xz4. 
Interprète des Anglais et des 

Flamands; Jean Lalande, p. 

105. 
Iroquois, Agontarisati et Taak'- 

enrat, baptisés, sont brûlés par 

les Algonquins, p. 34-35. 

J 

Jacob, Thomas, mal tre-canonnier 
de Port Royai, p. 105. 

Jacques, domestique de M. Jac- 
ques Maheu, noyé, p. 37, 

Jacques, domestique des Ursulines, 
meurt frappé d'apoplexie, p. 37. 

Jacquet, £lie, tué par les Iroquois, 
p. 42. 

Jalot dit Desgroseilliers, Jean, chi- 
rurgien, massacré par les Iro- 
quois, p. 70. 

Jamet, Denis, récollet, p. 7. 

Jarret de Verchères, Madeleine, 
épouse de Pierre-Thos. Tarieu, 
sieur de la Pérade, inhumée, p. 
146. 

Jarry dit LaHaye, Eloi j sa fille, 
filleule de Marguerite Bourgeois; 
il est fait prisonnier et massacré 
par les Iroquois, p. 39. 

Jean de Nantes, mis aux fers, p.i. 

Jean dit LaGirofiée, Joseph, mas- 
sacré par les Iroquois, p. 75. 

Jésuites, naufragés sur " Le Cha- 
meau," p. 122. 

Jets, Louis, meunier, massacré par 
les Iroquois, p. 67. 

Jette, Pierre-Nicolas, soldat, mas- 
sacré par les Iroquois, p. 76. 

Jobert, Jean-Baptiste, chirurgien 
de la flûte du roy " La Marie "; 
son mariage, p. 176. 

Jogues, Père jésuite, massacré, p. 
28. 

Jolliet, Louis; date de sa mort 
discutée, p. 85 à 87. 

Jonquest, Etienne; son mariage, 
p. 8. 

Jouchon, René, soldat voleur et 
déserteur ; sa condamnation, p. 

53. . 
Journal des Jésuites, commencé 

par le Père Lallemant, p. 27. 



Table Alphabétique. 



255 



Jousseloty Anne, épouse en pre» 
mières noces, Joseph Gallois; 
en secondes, Toussaint Dubeau; 
en troisièmes, André Duval ; en 
quatrièmes, Jean Maranda ; en 
cinquièmes, C. Dubreuil, p. 12 s. 

Jubilé accordé par Innocent 
XIII, célébré à Lorette, p. 116. 

Juchereau, Charles de Beaumar- 
chais, sieur Denis, lieut.-géné- 
rai de l'Ile de Montréal, p. 100. 

Juchereau de Saint-Denis, Joseph- 
Charles, fils de Charles Juche- 
reau, marié à Mexico, p. no. 

Juchereau, Jean, sieur de la Ferté; 
achat d'une habitation, p. 60 • 

Jugement contre la traite de 
l'eau de-vie aux sauvages, p. 54. 

Juif, Daniel Hardiman, enlève 
Marie-Joseph Foumel, p. 152. 

Juillet dit Avignon, Biaise, com- 
pagnon de Dollard, noyé à l'Ile 
Saint-Paul, p. 40. 

Julien dit Vantabon, André, écra- 
sé par un arbre, p. 35. 

Julien, Jacques, tué par les Iro- 
quois, p. 69. 

Jumelles ; les trois premières, p. 
82; Jean-Baptiste Dubé fait 
baptiser deux, p. 144. 

Juneau, Pierre, tué par les Iro- 
quois, p. 86. 

Justinien, Constantin, récollet ; 
son décès à la Nouvelle-Beauce, 
p. 176; translation de ses cen- 
dre.^, p. 210. 

Justinien, frère récollet," conjoint" 
Jean Mouton et Marie Girouard, 
sans publication, p. 107. 

K 

Kamouraska ; " Bon-courage. " 
nom d'une concession de, p. 188. 

Kaskakiaj actes de sépulture 
dans les registres de, p. 116. 

KiGiLEKOKONE, sumom de Sarah 
Enneson, p. 124. 

KiONHATONNi, OHiteur sauvage, p. 
149-150. 

Ki8et, Jean-Baptiste, chef Algon- 
quin j sa sépulture, p. 146. 

Kondiaronk; sa sépulture, p.89-90. 



Labat, Mathieu, tué par les Iro- 
quois, p. 36. 

" La Belle Françoise," navire venu 
de Gènes, voir Venier, p. 228. 

Laberge, Charles; acte de son bap- 
tême différé pendant trois ans, 
p. 183. 

Laboessière, brûlé par les Iroquois^ 

P-74- 

" La Bonavcnture," frégate com- 
mandée par François Crépaux, 
p. 98. 

'' La Carcassière," commandée par 
M. Rhéboule, p. 172. 

Lac-aux-Loutres ; Sylvestre Va- 
cher dit Saint-Julien, £st tué par 
les Iroquois, vers le, p. 40. 

Lachaussée, tué par les Iroquois, 
est inhumé, p. 31. 

Lachine; érection de la paroisse 
de, p. 61 ; procès-verbal du curé 
Lamy, p. 77 à 80. 

" La Chymène," navire de Brest, 
p. 118. 

Lacoste, Pierre, tué par les sau- 
vages, p. 220. 

Lacroix, Christophe, tué par un 
huron, p. 37. 

Lacroix, contre-maître sur "Le 
Dragon- Volant," noyé, p. 119. 

Lacrouzette, chirurgien du roy au 
fort Machault, p. 165. 

Ladéroute, Jacques, tué par les 
sauvages, p. 209. 

" La Fidèle,*' frégate commandée 
par M. de Sallaberry, p. 184. 

" Lafitteau," navire dans le port de 
Québec, en 1753, p. 182. 

Laâeur, Jean-François ; ses deux 
enfants trouvés morts dans un 
canot, p. 112. 

Lafleur, Joseph, tué par les sau- 
vages Kaskakia, p. 215. 

Lafond dit Laforest d'Auvergne, 
massacré à Montréal, par les 
Iroquois, p. 26. 

" La Fortune," flûte du roy, p. 165. 

Lafrance, Hianveu dit, p. 154. 

"La Geneviève," dans la rade 
de Québec, p. 182. 



.^^ 



256 



Table Alphabétique. 



il 



(I 



Laguë, Pierre, navigateur ; son 
histoire, p. 185. 

Laguerre, Dominique, marinier sur 
" La Geneviève," noyé, p. 182. 

Lagiroflée, Joseph, massacré par 
les Iroquois, p. 75. 

" L'Aigle," commandé par De Ro- 
roboras ; son naufrage au Mé- 
catina, p. 152 ; au Détroit de 
Bellisle, p. 167. 

L'Aigle d'Or," dans la rade de 
Québec, p. 44. 

La Janette," barque de la Marti- 
nique, p. 115. 

La jeune chevalière de Chambly, 
épouse de M. de Quatrebarbe, 
p. 98. 

Ldande, Jean, massacré, p. 28. 

Lalande, Jean, interprète des An- 
glais et des Flamands, fait bap- 
tiser sa ûlle Marie-Anne, p. 105; 
sa femme, Elizabeth Perrin, in- 
humée en 1736, p. 133. 

Lalande, Jacques, matelot sur la 
barque " La Reine Esther," est 
inhumé, p. 126. 

Lallemant, Charles, jésuite; son 
arrivée, p. 12 ; commence le 
Journal des Jésuites, p. 27. 

" La Louise," brigantin, comman- 
dé par Denis Larche, p. 149. 

" La Marie"; Jean-Baptiste Jobert, 
chirurgien de la flûte du roy, 
p. 176. 

" La Marthe " ; Jean Dubois, offi- 
cier sur la frégate, p. 146. 

"La Manon," navire commandé 
par M. Lemoyne, p. 128. 

" La Marianne," navire comman- 
dé par Geo. Tanqueray, p. 140. 

Lamax, Elizabeth, prise parles 
Abénaquis ; rachetée et bapti- 
sée, p. ICI. 

" L'Amazone," navire commandé 

par le capitaine Henry, p. 215. 
" L'Amazone du Désert," navire 

commandé par M. Girard, p.129. 
Lambert, Eustache, marchand à 

Québec; ses deux engagés noyés 

au Cap-Rouge, p. 39. 
Lambert, Pierre ; les baptêmes se 

font dans sa maison, p. 82. 



Lamothe, soldat, massacré par les 
Iroquois, p. 73. 

Lamothe -Cadillac, Thérèse, pre- 
mière enfantbaptisée au Détroit, 
p. 96. 

Lamy, Joseph, époux de Marie- 
Anne Provost, tué près le vil- 
lage de Kasksdcia, p. X2i« 

Landais, Madeleine, épouse Frs. 
Provost, p. 187 ; son mariage 
est déclaré nul, p. 2 1 1 . 

Landry, Hilarion, époux de Marie 
Taphorin, tué par les sauvages 
près le fort Duquesne, p. 166. 

Landry, Louise, épouse Loflard, 
natif de Pékin, p. 219. 

Landrjr, Marie, épouse de Tite 
Robichau, fait renouveler son 
mariage, p. 190. 

L'Ange-Gardien; la guerre re- 
tarde l'enregistrement des actes, 
p. 183. 

" L'Angélique," commandée par le 
capitaine Vitray, p. 152. 

Lane, Robt, exécuteur des hautes- 
œuvres ; sa sépulture, p. 227. 

Langevin, maître-corroyeur, noyé 
et inhumé aux Grondines, p.i35. 

" L'Anglezea," frégate du roy, com- 
mandée par M. Gomain, p. 149. 

Languedoc, Jean, tué par les Iro- 
quois, p. 36. 

Languedoc, décédé sur le navire 
"Le Saint-Honoré," p. 68. 

Languedoc, Charles, combattant 
avec le curé, tué par les Anglais, 
p. 172. 

Langy de Levrard, Marie-Anne 
Antoinette, contracte avec sieur 
Daniel Portail de Geyron, un 
mariage à la gamine qu'ils font 
ensuite réhabiliter, p. 124. 

"La Nouvelle-France," naviredans 
le port de Québec en 1667, p. 54. 

" La Pomone," frégate du roy ; 
le R. P. Ponceau, cordelier, son 
aumônier, p. 171. 

La Présentation; nouvel établis- 
sement sur la rivière Hoegatsi, 

p. 150- 
Larche, Denis, commandant du 

brigantin "La Louise," p. 149. 



Table Alphabétique. 



257 



L'Archevêque, Jacques, établi en 
Louisiane, p. 120. 

L'Archevêque, Joseph, (Larche), 
établi en Louisiane, p. 120. 

" La Reine des Anges," dans le 
port de Québec en 175 1, p. 184. 

" La Reine Esther," barque fran- 
çaise, p. 126, 141. 

" La Renommée," navire comman- 
dé par le sieur Joseph Damours 
de Fréneuse, p. 134. 

Larose, soldat massacré par les 
Iroquois, p. 73. 

Larue, Guillaume, natif de Tours, 
noyé, p. 29. 

Larue, Jean, noyé après le com- 
bat de " L'Atalante," p. 179. 

"La Sainte-Anne," barque coulé 
bas d'eau, p. 33. 

" La Sainte - Catherine," navire 
dans le port de Québec en 
1667, p. 54. 

" La Salée-Robin "; Pierre Bertaut, 
capitaine de la goélette, p. 165. 

" La Seine," grande flûte du roy 
commandée par le chevalier de 
Maupeau, p. 97. 

"La Sirène," frégate, p. 162. 

" La Thérèse," commandée par le 
capitaine Marchand, p. 165. 

" La Toison d^Or," navire dans le 
port de Québec, p. 209. 

Latouche, Julien, empoisonné et 
assassiné par sa femme Isabelle 
Bertault, p. 58. 

"La Trompeuse," vaisseau com- 
mandé par Denis De Vitré, p. 
150. 

LaTour, Jean, sculpteur, inhumé, 
p. 62. 

Latour, Pierre, fondeur de cloches, 
inhumé, p. 133. 

Latreille, Gabriel, marinier sur le 
brigantin " La Louise " ; sa sé- 
pulture, p. 149. 

Latreille, soldat massacré par les 
Iroquois, p. 73. 

Laval, Girard, commis sur le na- 
vire " Dunia," noyé et inhumé, 

P- 32- 
Lavallée, Joseph, commis au ma- 
gasin du roy, trouvé gelé, p. 164. 



Laval, François de, sacré évêque 
de Pétrée, p. 39; baptise à 
Montréal ; rend une ordonnance 
qui annule un mariage, 41 ; fait 
ime ordonnance pour les bap- 
têmes, p. 47, 61-62 j achète la 
propriété de Jean Serreau, p.6i; 
son décès, p. 102. 

Lavallée,Pierre Nicolas dit, soldat, 
voleur et déserteur, sa condam- 
nation, p. 53. 

Lavallée, soldat massacré par les 
Iroquois, p. 76. 

"L'Auguste," vaisseau naufragé, 
p. 182. 

Launay dit Laguera, Jean, prison- 
nier de guerre, fait la campa- 
gne de Carillon, p. 168. 

Laurent, Nicolas, vicaire-général 
de Tévêque de Québec et supé- 
rieur des missions illinoises ; sa 
sépulture, p. 168. 

Lauzon, Jean de ; sénéchal tué 
par les Iroquois, p. 42. 

Lavergne, Marie-Madeleine, épou- 
se de Pierre Fontaine ; son ma- 
riage déclaré nul, p. 188. 

" La Victoire," navire commandé 
par le capt. Fosselave,p. 163. 

" La Ville de Québec," navire, p. 

134. 

La Ville, Jean-Baptiste, charpen- 
tier du navire " La Reine 
Esther," inhumé, p. 141. 

La Ville, Pierre, épouse Madeleine 
Mateau, p. 184. 

Laviolette, Catherine; son mariage 
àlagominej p. 156. 

Lavoie, René ; son enfant est le 
premier entré dans l'église neu- 
ve de la Baie St-Paul, p. 164. 

Lavoye, Jacques, De ; sa fille, née 
dans les bois, p. 170. 

LeBailly, d'Amiens, commis, p. 17. 

Le Bailly, Père récollet, p. 9. 

Lebasseur, — , tué par les Iroquois, 
p. 69. 

Le Beau, — , fils d'un bourgeois de 
Paris, publie ses aventures, p. 
126. 

Lebeau, Guillaume, brûlé par les 
Iroquois, p. 27. 

VI 



258 



Table Alphabétique. 



Lebécheur, Louis, tué par les Iro- 

quois, p. 36. 
Le Bellec, Henri^noyé à Chambly, 

P 179- 
Le Bellec Joseph ; sa femme noyée 

est inhumée, p. 216. 

Leber dit Duchesne, Jean, tué par 
les Anglais, p. 76. 

Leblanc, André, cuisinier de Bigot; 
cuisinier de Péan ; prisonnier de 
guerre au fort Duquesne; cui- 
sinier du gouverneur Sharley ; 
du colonel McKay, p. 190. 

Le Blond, ancien curé de la Baie 
St-Paul; ses cendres déposées 
dans la nouvelle église, p. 212. 

Le Bocq, charpentier, p. 17. 

Lebocq, Jean, jeune homme écrasé 
par un billot, p. 11. 

Le Borgne, Marie ; acte de ma- 
riage de sa fille, p. 107. 

Le Boulanger de Saint-Pierre, de- 
moiselle Marguerite, et l'abjura- 
tion d'une jeune anglaise, p. 121. 

Le Boulanger, Pierre-René, curé 
de Charlesbourg, inhumé dans 
l'église, p. 145. 

Lebrun, Antoine, enlève une An- 
glaise, p. 227. 

Lebrun, jésuite ; le curé Dupré de 
Lorette inhumé par le Père, p. 

"3- 
" Le Caribou," navire français, p. 

143- 
Le Carôn, récollet, p. 7. 

"Le Célèbre," à l'ancre à l'Ile- 

aux-Coudres, p. 165. 
•* Le Chameau," vaisseau du roy; 

son naufrage, p. 122. 
" Le Chariot Royal," flûte du roy, 

commandé par M. de Sallaberry, 

p. 149. 
" Le Cheval Marin," hiverne à St. 

Laurent, I. O., p. 119. 
Leclerc, Alexis, missionnaire à St. 

Joseph, inhumé à Charlesbourg, 

P- 145- 
Leclerc, François, jeune soldat 

noyé au Cap-Rouge, p. 163. 

Leclerc, Martin; translation de ses 

cendres ; bienfaiteur de l'église 

St-Pierre, LO., p. 112. 



Leclerc, Jean-Baptîste, tué par les 

Anglais, p. 171. 
Le Collen, Jean-Bte., prisonnier de 

guerre, conduit en Angleterre, 

p. 183. 

Lecompte-Dupré, propriétaire de 
** La Janette,"p. 115. 

" Le Comte de Matignon," vais- 
seau commandé par le sieur 
Pierre Pigneguy,p. 135. 

" Le Comte de Toulouse," navire, 

p. 133- 
Lecomte, Isaac, enlevé par la ma- 
ladie dite de terre, p. 25. 
" Le Corsaire dit Le Paquet-bot," 

navire commandé par M. de la 

Croix, p, 105. 
Le Coq, Robert, frère donné des 

jésuites, est massacré près des 

Trois-Rivières, p. 32. 
"Le Dandanais," navire com- 
mandé par le capitaine Fayal, 

p. 163. 
" Vk Dauphin," navire commandé 

par le capitaine Durand, p. 156. 
" Le Dragon Volant," appartenant 

à M. delà Minotière, p. 119. 
Leduc, Jessé, procureur-général du 

roy, mhumé, p. 106. 
" L'Elizabeth," navire de Bor- 
deaux, commandé par Joseph 

Carmoy, p. 173. 
"Le Favory," frégate naufragée, 

p. 166. 
"Le Faucon," vaisseau du roy dans 

le havre de Port Royal, p. 96. 
Lefebvre, Gervais, curé de Batis- 

can ; mariage à la gamine durant 

sa basse-messe, p. 1 24. 
Lefebvre, Pierre, boulanger ; son 

testament; sa sépulture, p. 40. 
Lefebvre, valet de M. DaPlessis- 

Bochard, noyé, p. 25. 
" Le Fleuve Saint-Laurent "; Jacq. 

Franchères, second chirurgien, 

sur, p. 147. 
" Le Fortuné," commandé par le 

capt. Daniel, p. 163. 
" Le Fourneau," commandé par 

Guill. Compiaux, p. 145. 
Lefranc, Père jésuite, reçoit xme 

abjuration^ p. 183. 



Table Alphabétique. 



259 



Légal, Noël, serviteur des Pères 
jésuites, noyé et inhumé, p. 41 . 

LeGallais, second-maître sur la 
frégate " La Marthe " ; son ma- 
riage, p. 145. 

Le Gardeur de Montesson, Jean- 
Baptiste, massacré par les Iro- 
quois, p. 76. 

Le Gardeur de Repentigny, Jean- 
Baptiste ; la marraine de son fils 
François, est une algonquine, 
p. 60. 

Le Gardeur de Repentigny, Pierre; 
ses fils demandent la reconnais- 
sance de ses titres de noblesse, 

P-54- 
" Le Hazardeur," navire royal, 

dans le port de Québec, p. 75. 

"Le Jardin d'Hollande," arrive 
avec des prisonniers, p. 44. 

Lejeune, Père jésuite, dit la messe 
en 1632 dans la maison de Guil- 
laume Couillard, p. 18. 

Lelièvre, curé de Saint-Thomas, 
décrit avec détails le costume 
d'un noyé, p. 123. 

" Le Lion," vaisseau stationné à 
Port Royal, p. 97. 

Lemaistre - Lamorille, François, 
tué, est inhumé, p. 52. 

Lemaitre, Mathieu, marinier sur 
'^L'Opiniâtre, p. 161. 

" Le Marchand," navire comman- 
dé par le capt. Carson, p. 175. 

" Le Maréchal de Senectère," fré- 
gate perdue près le Sault de la 
Chaudière, p. 175. 

" Le Marquis de Beaupré," navire 
commandé par Pierre de Mor- 
pain, p. 105. 

Le Meslier, François, chevalier, 
capitaine, est baptisé à Québec, 
p. 166. 

Leraieux, Louis; son testament, p. 
64. 

** LeMontréal," vaisseau comman- 
dé par M. de Beauvais, p. 134. 

Lemoyne, commandant du navire 
"La Manon," p. 128. 

** Le Nancy " ; le chevalier Rieu- 
tord arrive en Canada sur le, p. 
181. 



Lernalle dit Saint-Louis, Louis, 
canonnier de la colonie; son 
départ de France ; son mariage, 
p. 181. 

Le Neuf de la Poterie, massacré 
par les Iroquois, p. 76. 

Le Neuf de la Vallière, Barbe, 
épouse du chevalier Rousseau 
de Villegouin, p. 165. 

Le Neuf, Marie-Anne, veuve Ro- 
bineau, est inhumée dans Téglise 
des RR. PP. Récollets, p. 91, 
226. 

" Le Noir," navire hollandais qui 
amène des colons, p. 47. 

Lenormant, vicaire général ; son 
ordonnance sur les mariages 
illicites, p. 156. 

Lepage, Angélique, épouse d'An- 
toine Bilodeau, p. 125. 

LePage de Saint-Barnabé,seigneur • 
de Rimouski, p. 191 à 195. 

Lepage, Jean, meunier, noyé acci- 
dentellement et inhumé, p. 187. 

'Lepage, Louis, curé et seigneur de 
Terrebonne; foy et hommage, 
p. 131-132. 

" Le Phénix"; Gaude Hugon, ar- 
mateur du navire, p. 134. 

Le Picard, Jean, tué par les Iro- 
quois, p. 60. 

Le Poupet de Saint-Aubin, Louis, 
chevalier, sieur de la Boularde- 
rie ; son mariage, p. 91 ; son 
décès, p. 97. 

" Le Profond," vaisseau, p. 98. 

Leprohon, Marie-Joseph, épouse 
de Joseph LeBellec, noyée, p. 
216. 

Le Rebours, Charlotte, mère du 
chevalier Le Meslier, p. 166. 

Lereau, Joseph, époux de Gene- 
viève Falardeau, cultivateur, as- 
sassiné par des voleurs, p. 183. 

"Le Roulier," navire infecté, p. 

139- 
Le Roy de la Poterie, Claude-Chs., 

époux d'Elizabeth de St-Ours, 
contrôleur de la marine et des 
fortifications; ses trois fils, p. 
135-136. 



26o 



Table Alphabétique. 



Le Roy, Marie, ou la jeune cheva- 
lière de C/iamblyy p. 98. 

** Le Rubis," vaisseau du roy, in- 
fecté, p. 139. 

Lesage, Marguerite, femme de 
Nicolas Pivert, p. 17 ; sa sépul- 
ture à Québec, p. 27. 

" Le Saint-Esprit," commandé par 
Pierre Bérade, p. 155. 

*• Le Saint-Honoré, " commandé 
par le capitaine Pierre Sou- 
mande, p. 68. 

** Le Saint-François," navire dans 
le port de Québec, p. 140. 

*' Le Saint -Joseph," commandé 
par M. Fontaine, p. 150. 

" Le Saint-Louis," vaisseau fran- 
çais, p. 140. 

" Le Saint-Sauveur," vaisseau per- 
du, près Lisbonne, p. 3i-3«. 

" Le Sneau " ; embarcation impro- 
visée que l'équipage appela, p. 

" Les Quatre Frères," flûte du roy, 

p. 118*119. 
Le Sueur, Jean-Baptiste, massacré 

parles Iroquois;sa sépulture, p. 

67. 

Le Sueur, jésuite, dessert la cha- 
pelle dite "Sainte-Geneviève de 
Batiscan," p. 125. 

Le Tendre, Thomas; curieux acte 
de son mariage, p. 83. 

Le Tendre, Geneviève, épouse 
d'Etienne Volant-Radisson,p.96. 

Lettre de Tabbé Cochart, à l'au- 
teur, p. 2. 

" Le Taureau," frété pour ce pays; 
des dommages sont réclamés, 

P-4S- 

" Le Tigre," vaisseau du roy, com- 
mandé par de la Villeon, p. 155. 

Le Vasseur, Jean, huissier, p. 46. 

*'' Le Vigilaijt"; sépulture du pilote 
de ce vaisseau, p. 119. 

Le Sire, p. 10. 

L'Hermite de Saint - Barnabe, 
p. 191. 

** L'Heureuse de Bayonne," navire 
à Québec, p. iio. 

** L'Hirondelle," navire naufragé 
à Beaumont, p. 165. 



Line« David, coroner à Québec, 

p. 219. 
L'IsLET, registres de, p. 63 . 
Lofiord, Pierre, né à Pékin, en 

1724, inhumé à Québec, p. 219. 
Loiselle, Jean, marinier sur 

" L'Opiniâtre " ; sa sépulture, p. 

161. 
LONGUE-PoiNTB ; visite pastorale, 

à la, p. 141. 
^'L'Opiniâtre/' vaisseau da roy, 

p. 161. 
Loquin, commis, p. 8. 
'^ L'Oranger," dans le port de 

Québec, en 1667, p. 54, 
Lorraine, DeVillars, chambellan 

du duc de, p. i63. 
LoTBiNiÈRE, église de; translation 

de feu Simon Anger, curé, p. 

187 ; translation des corps au 

nouveau cimetière, p. 188. 
Louet, -*, greffier de ramirauté 

de Québec, p. 148. 
Louis XIV ; Ordonnance de, au 

sujet de la monnaie, p. 200. 
Louisiane ; les Canadiens à la, p. 

iio ; recensement de la, p. 119- 

1 20 ; Vezin, grand-voyer pour 

la province de la, p. 148. 
" L'Outarde," commandé par sieur 

François-Régis Pinguet de Vau 

cour, p. 167. 
Lukos, Léonard, marié à Barbe 

Poisson, massacré par les Hu- 

rons, p. z^. 

Macard, Nicolas ; son mariage, p. 
28. 

Macardé, Jacques, serviteur de 
Délie de Repentigny ; sa sépul- 
ture, p. 37. 

Machault, le fort, p. 165. 

Maddox, Joseph-Daniel, pris à 
Terreneuve, fermier à l'île-Jésus, 
baptisé, p. 103 ; son mariage, 
p. 105. 

Magnan, Michel, tué par les An- 
glais, p. 172. 

Magnan, Pierre, tué aux Iroquois, 

p. 13- 



Table Alphabétique. 



261 



Maheu, Nicolas, tué par un arbre, 

P- 59- 
Maillet, Marguerite, veuve de P. 

Eringodin, noyée avec sa fille, p. 

41. 
Maisonbasse ; note de M. le curé 

de Saint-Thomas, p. 173. 
Maître d*école, Louis Pillard, à 

Boucherville, p. 114; Charles 

Corvoisier, à Sainte-Anne de la 

Pérade, p. 136. 
Maladie de terre ; victimes de 

la : Coysy, Drouet, Guillaume, 

Guillot, Lecomte, Mée et Souet, 

P- 25- 
Malle-Poste ; son établissement 

au Canada, p. 114. 

Mance, Jeanne, administratrice de 
rhôpital, est marraine, p. 41. 

Maray, sieur de la Chauvignerie, 
Michel, interprète en langue 
iroquoise; son mariage, p. 139. 

Marc, serviteur de THôtel^Dieu, 
noyé, est inhumé, p. 37. 

Marchand, Jean, capitaine de ''La 
Thérèse," p. 165. 

Marchand, Louis, achète et fait 
baptiser un esclave panis, p. 88. 

Marchand, Nicolas, officier tué par 
un boulet, p. 170. 

Marchands d'eau-dc-vie aux sau- 
vages, condamnés à l'amende, 

P- 54. 
Marcou, Antoine; sa femme se 

noie au "passage," p. 181. 

Marcou, curé de Saint-Joachim, p. 
206. 

Marcou, Noël ; sa femme noyée et 
inhumée, p. 84. 

Maréchaussée ; Pierre Méchin, 
greffier de la, p. m. 

Margry, Pierre, conservateur des 
archives du ministère de la ma- 
rine, à Paris, p. 87. 

Marest, Pierre - Gabriel, jésuite, 
missionnaire aux Illinois; trans- 
lation de ses cendres à Kaska- 
kia, p. i£4. 

Maret, charpentier sur " Le Saint- 
Honoré," p. 6S. 

Marié, Louis, noyé dans un puits, 
p. 70. 



Marguerie, François, interprète, 
noyé près les Trois-Rivières, p. 
30 ; sa veuve épouse Jean Mi- 
gnot, p. 29. 

Mariage ; Martin Prévost et Ma- 
rie-Olivier Manitouabewich,pre • 
mier mariage béni par r£glise, 
à Québec, p. 27 ; nul, par défaut 
d*âge, p. 36; déclaré nul par 
une ordonnance, p 41,187, 2ti; 
les témoins aux mariages, p, 52- 
53; arrêt pour engager les jeunes 
gens à se marier, p. 56 ; Jean, 
Anglais, avec Anne Raté, p.ioï; 
un cinquième mariage, p. 117, 

122 ; doute au sujet d'un, p. 

123 ; à la gomine^ p. 119, 124, 
156; le premier célébré à Québec 
après le siège, p. 174; annulé 
pour cause d'impuissance, p. x 88. 

Marie-Galante; une des Antilles 
françaises ; le Père Alplionse 
Belaire de Chevrier, mission- 
naire de l'île, p. 212. 

Marin de la Margue, Pierre-Paul, 
chevalier, commandant Tannée 
de la Belle-Rivière; sa sépulture, 

p. 155- 
Marin dit Latreille, Jean, soldat 

de la compagnie de M. Dûmes- 

nil, massacré par les Iroquois, 

p. 75. 
Marmet, Jean - Jacques, jésuite, 

missionnaire aux Kaskakia; ses 

cendrestransportées dansTéglise 

de Kaskakia, p. 124. 

Matois; sa femme, Marie Dubeau, 
noyée, p. 130. 

Marot, capitaine d'un navire de- 
vant Québec, p. 38. 

Marsolet, Nicolas, enfant, p. 6 ; 
vend une maison; estrinterprète 
des Français, p. 48. 

Martel, curé de Saint - Laurent, 
I.O.; ses paroissiens dispersés 
dans les paroisses voisines, p. 

173* 
Martel, Jean, seigneur de la rivière 

Saint-Jean, en Acadie, parrain 
chez l'intendant, p. m. 
Martel Raymond, marchand, par- 
rain, p. 85. 



202 



Table Alphabétique. 



1 



Martin, Abraham, p. lo. 

Martin, Olivier, tué par les Iro- 
quois, p. 42. 

Martin dit Lariviére, Pierre, épou- 
se Marie Pontenier, dont le 
mariage avec Pierre Gadois 
avait été déclaré nul, p. 41. 

Martin, Pierre, malade caduc, 
peut il se marier? p. 45. 

Martin, Louis, serrurier, noyé, p. 
64. 

Mateau, Madeleine, épouse de 
Pierre Laville, p, 184, 

Massacres par les Iroquois : 
En 1643, — Boissier, Guillaume; 
Berté, Bernard ; Lafond dit La- 
forest. En 1644, — Bigot,Pierre; 
Lebeau, Guill., brûlé ; Matte- 
Masse, Jean. En 1647, — Trut, 
Gabriel, blessé à mort. En 
1648, — Bonenfant, Maihurin ; 
Lachaussée. En i6gi, — Bou- 
dart, Jean; Chicot, Jean; Hébert, 
Jean ; Lukos, Léonard. En 
165a, — Bau, Antoine ; David, 
André; Guilmet, Guill.; Tibaut, 
Etienne. En 1653,— Noël, Mi- 
chel. En 1654,— Bastar, Yves; 
Boeste,Guil,; EteLaunay, Pierre; 
Labat, Mathieu ; Languedoc, 
Jean ;,Lebécheur, Louis ; Morin, 
Michel. En 1655.— Chapiteau, 
PieiTe ; DuLigneron, Jean; Ju- 
neau, Pierre; Pînel, Nicolas; 
Richaume, Simon. En rôgô, — 
Gareau, Léonard, jésuite; La- 
croix, Christophe. En 1657, — 
Godé, Nicolas; Noël, Jacques; 
Saint-Pair, Jean. En 1658, — 
Jarry, Eloi, En 1659, —Vacher 
dit Saint-Julien, Sylvestre. En 
, 1660, — Dollard des Ormeaux, 
Adam; Augier, Christophe; Bois- 

1 seau, Jacques; Brassier, Jacques; 
Bringodin, Pierre ; Crusson,Frs,; 

, De Lestres, Alonié ; Doussin, 
René ; Duval, Nicolas ; Grenet, 

1 Simon ; Hébert, Laurent ; Josse- 
lin, Nicolas ; Jurée, Robert ; Le- 
compte, Jean; Martin, Ix)uis; 
Tavernier, Jean ; Valets, Jean. 
En 1661, — Boutereau, Vincent; 



Couillard, Nicolas ; Du Puy, Sé- 
bastien ; Duval, Marin ; Fran- 
çois, — ; Hanctin, Elie; Jacquet, 
serviteur ; Martin, Olivier ; Per- 
roche, Jacques ; Scvestre dît 
Desrochers, Ignace ; Toussaint, 
serviteur. En 1662, — Closse, 
Lambert et douze français. En 
1663,— Duval, Nicolas; Hébert, 
Joseph. En 1664, — Raguideau 
dit Saint-Germain, Pierre. En 
j666, — Lemaistre - Lamorille, 
François, Eni675, — Le Picard, 
Jean. En 1687, — Bonneau, 
Pierre ; Camus, Pierre ; De 
Lalonde, Jean ; De la Mothe, 
Claude ; Fromageau, Henri ; 
Jets, Louis ; 1^ Sueur, Jean-B te, 
Perthuis,Pierre;Petiteau,Pierre; 
Vincent,Jean, En 1689, — Dan- 
ny, André ; Danny, Jeanne ; Le- 
basseur, — ;Julien,Jacques. En 
1690, — Barauit,Jean;Beaudoin, 
Jean;Cartier;Collin, interprète; 
Chaud i lion, Antoine; Coulombe, 
sieur ; De Clermont, sieur; De la 
Touche, sieur ; De Montenoc, 
sieur de la Rue ; Duval, Jean 
Forcier, Pierre; Hus,Paul; Isaac, 
soldat ; Jalot dit Desgroseilliers, 
Jean ; Laboessîére ; Larose ; 
Masta, Pierre ; Richard dit La- 
flcur, Guill.; Vacher dit Laserte, 
Jacques, En 1691, — Barbîer, 
Nicolas ; Blondeau dit Lajeu- 
nesse, Pierre ; Cabassier, Pierre; 
Cibardin, Frs. ; Dosta, capt. 
Ducharme, Louis ; Gourdon dit 
Lâchasse, Jean-Bte. ; Guignard 
dit L'Espérance, Jean ; Huguet, 
René ; Jean dit Lagiroflée, Jos.; 
Leber dit Duchesne,Jean; Marin 
dit Latreille, Jean ; Pinguet, P. 
En 1692, — Boucher de Boucher- 
ville, Joachim ; De la Brosse, 
Pierre ; Jette, Pierre-Nicolas ; 
Le Gardeur de Mon tesson, Jean- 
Bte.; Le Neuf delà Poterie;La- 
vallée et Vincent, soldats. En 
1694, — Alix dit Larosée, Vin- 
cent ; Boursier, Madeleine; Bou- 
tin, Albert ; Cadieu, Marie ; 



\ 



\ 



Table Alphabétique. 



263 



Charmois dit Duplessis, Noël; 
Chartier René et ses deux fils ; 
Danis dit TArpentigny, André ; 
Fagueret dit Petitbois, Jean ; 
Filastreau, Perinne ; Michau, 
Jean et son fils Pierre. En 1695, 
— Daudin, Hélène ; Deniau, 
Jean ; Février, Christophe ; Ri- 
chard des Sablons, Mathurin. 
En 1706, — DeLhalle, récollet. 
En 1708, — Perthuis, Pierre. 
En 17 18, — Daillebout, un de ses 
fils. En 1722, — Biais, Alexis; 
Bransard, Laurent ; Chauvin, 
Michelle ; Nepveu, Jacques et 
ses trois enfants Elizabeth Jean- 
Michel et Suzanne. En 1724, 
— Durand, Pierre- En 1Y25,— 
Lamy, Joseph. En 1745,— 
Brault dit Pominville, Joseph. 
En 1748, — Cinq soldats. En 
ï7S3i — Landry, Hilarion, tué. 
En 1763, — Nombre d'Anglais; 
Belhumeur,soldat,tué. En 1768, 
— Ladéroute, Jacques, tué. En 
1779, — Brazeau, Joseph; Robin, 
Charles. De Noyon, Jean, tué ; 
Lafleur, Joseph, tué. En 1793, 
— Clermont, Louis,tué; Lacoste, 
Pierre, tué. 

Massard, Marie, épouse de Pierre 
Yves LeBer, perd ses deux en- 
fants, dans les ruines de sa mai- 
son, p. III. 

Massai, Jean-Pierre, premier ma- 
riage après le siège de Québec, 
p. 174. 

Masse, Françoise, veuve de Pierre 
Trudel, épouse Charles Verret, 
p. 170. 

Masse, Père jésuite ; son arrivée, 
p. 12 ; son inhumation, p. 28. 

Masson, Bonaventure, récollet, au 
Port Royal, 107. 

Masson de Montbrac, Jacques- 
Joseph, prêtre sulpicien, vic- 
time de la peste, p. 139. 

Massy, Joseph-Benjamin, Anglais, 

baptisé, p. 104. 
Masta, Pierre, massacré par les 

Iroquois, p. 70. 



Matte-Masse, Jean, tué par les 
Iroquois, p. 27. 

Maugrain, soldat, condamné au 
fouet, p. 54. 

Maurin, capitaine, naufragé, p. 
167. 

McKay, colonel à Halifax, p. 190. 

Mécatina, le gros, p. 86 ; sur les 
côtes du Labrador, p. 152. 

Méchatigan, la rivière, p. 145. 

Méchin, de Frontigny, Pierre, 
greffier de la maréchaussée, p. 
III. 

Méchin, Jean, natif de LaRochelle, 
ouvrier matelot, noyé, p. 29. 

Melançon, Madeleine, épouse le 
chevalier de la Boularderie, p. 
91. 

Ménage, curé de Deschambault ; 
renouvellement de mariage en 
présence de, p. 189. 

Ménagerie, des pauvres à Mon- 
tréal; qu'appelle-t-on ? p. m. 

Ménard, Charles, matelot au ser- 
vice de M. de Chambly, p. 57. 

Ménard, Jean-Baptiste ; sa femme 
Marie Cardinal, noyée, p. 143. 

Menard, Père jésuite, baptise deux 
Iroquois, p. 35. 

Mercier, Antoine, cultivateur, 
noyé, p. 161. 

Mercier, Catherine, femme de Jean 
Boudart, emmenée captive par 
les Iroquois, p. 33. 

Meriel, M., prêtre de St-Sulpice, 
baptise l'enfant de William Par- 
sons, p. 96. 

Merson, Mary ; baptême de son 
fils, Richard Pears, à Montréal, 
p. 106. 

Mesnard, Raymond, épouse Gene- 
viève De la Roche, veuve, p. 
208. 

Mesny, Suzanne, épouse de Chas. 
Croteau, noyée, p. 104. 

Messier, Michel, enlevé par les 
Iroquois ; revenu, p. 42. 

Métayer, Pierre, soldat à Louis- 
bourg, prisonnier de guerre; 
dans les troupes anglaises au 
siège de Québec, épouse Marie 
Foumier,p. 189. 



i 

I 



I 



264 



Table Alphabétique. 



Metîvîer, Marie-Charlotte, veuve 
Guill. Sachet, épouse François 
Normand, p. 176. 

Meunier, Philippe, matelot, noyé 
sur " Les Quatre Frères," à Tlle 
Saint-Jean, p. 115. 

Mexicaine, mariée à Juchereau 
de Saint-Denis, p. iio. 

Michau, Jean, massacré par les 
Iroquois, p. 78* 

Michau, Jérôme, noyé, en traver- 
sant la rivière à la nage, p. 127. 

Michel, Jacques, frappé d'apo- 
plexie, est mhumé, p. i6. 

Michel, Louis, fait baptiser quatre 
enfants de janvier à décembre 
1767, p. 207. 

Migeon de la Gauchetière, Denise 
Thérèse, " Remueuse des En- 
fants de France," p. 100. 

Mignier, Geneviève ; sa sépulture, 

P- I7S- 
Mignot ditChatiUon; sur le refus de 

Barbe, huronne, épouse Louise 

Cloutier, veuve Frs. Marguerie, 

p. 29. 

Mius, Jacques, seigneur de Po- 
bonkan, p. 97. 

Mius, Joseph, habitant du Cap 
Sable, fait baptiser quatre en- 
fants, p. 98. 

Mius, Marie, épouse de François 
Crépaux, p. 98. 

Moisan, Madeleine, noyée, p. 77. 

Moisan, Pierre, pilote, époux de 
Barbe Rotteau, p. 77. 

Moitié, Catherine, épouse de Dé- 
siré Viger, à la Louisiane, p. 
120. 

Monarque, Marie-Anne, épouse de 
Michel Quevillon, tuée par le 
tonnerre, p. 216. 

Monceaux, madame de, ensevelit 
un huron supplicié, p. 31. 

Monnaie ; son histoire dans la 
Nouvelle-France, p. 199. 

MoNNAYEUR, subissant la peine de 
Téchafaud, p. 54. 

Monseigneur de Saint-Valîer bap- 
tise et donne lui-même le nom 
de Joachim à im jeune anglais, 
p. no. 



Montaye, Philippe, pris à Tene- 
neuve, est baptisé, p. 103. 

Montbrun, Boucher de ; jeune en- 
fant natif de Jersey, placé chez, 
p. 82-83. 

Montcalm, De ; mariage de son 
secrétaire Frs. Estève, p. 164 ; 
acte de sépulture du marquis, 

P- 173-174. 
Montfort, Jacques, noyé lorsqu'il 

prenait l'abord d'un navire, p.38. 

Montigny, Jacques Testard de, 
capitaine de la marine et cheva- 
lier de St-Louis, p. 95. 

Montigny, M. de ; sépulture de To- 
bie Von, esclave de p. 102. 

Montmagny (De) gouverneur, as- 
siste, comme témoin et ami, à on 
contrat de mariage, p. 28. 

Morache, Joseph, brûlé dans sa 
maison, p. 69. 

Morandièrc, M. Etienne Rocbert 
de la ; baptême d'une Anglaise 
demeurant chez lui, p. 102. 

Moreau, François, arrive à Québec 
sur " L'Angélique," p. 152. 

Moret, Pierre, trouvé mort dans le 
bois, p. 76. 

Morin, Françoise, veuve d'Antoine 
Pelletier, épouse Etienne Du- 
may, p. 30. 

Morin, Madeleine, veuve Gilles 
Rageot, seigneuresse du fief St- 
Luc, concède une terre à Guill. 
Blanchet, p. 90. 

Morin, Marie, veuve Testu; curieux 
acte de son mariage, p. 83. 

Morin, Michel, tué par les Iro- 
quois, p. 36. 

Morin - Rochebelle, Marie -Anne, 
épouse de Jacques Pinguet, con- 
cède une terre à Guillaume 
Blanchet, p. 90. 

Morin, Pierre, enfant de sept ans, 
perdu sur les glaces, p. 125. 

Morin, Pierre; mort d'un canon- 
nier dans sa maison, p. 168. 

Morpain (De) Pierre, commandant 
'* Le Marquis de Beaupré "; son 
mariage, p. 105. 

Morpain, flibustier et corsaire; sa 
sépulture, p. 105. 



Table Alphabétique. 



265 



Mortalité ; grande mortalité, p. 
68 ; nombre d'enfants meurent 
à Québec, p. 109 ; la rougeole 
et la coqueluche sur les enfants, 
p. 127 ; un navire, infecté de 



fièvre à Québec, p. 139 ; arri- 


vée à St. 


Charles de familles 


acadiennes 


; cause d'une grande, 


p. 167. 




MoRT-NÊs; ordonnance d'enregis- 


trer les, p. 


151. 


MouLiN-A-VENT, à la basse-ville de 


Québec, p. 


5S' 


Mouton, Jean, maître-d'hôtel du 


comte de Grignau; son mariage. 


p. 107. 


» 


Moussard, Jacqueline, femme de 


François Provost, p. 187. 


MOTTVEMENT 


DE LA POPULATION, 


1608, p.3; 


1609-1610, p.4; 161 1- 


I6I2-I6I3, 


p. 5 ; 1614-1615, p. 


6 ; 1616-1617, p. 7 ; i6i8, p. 8 ; 


1619-1620, 


p. 9 ; 1 621-1622, p. 


10; 1623-1 


624, p. 11; 1625-1626, 


p. 12 ;i62; 


7, p. 13; 1628-1629, p. 


is; 1630, 


p. 17 ; 1631, p. 18. 


Résumé de 1608 à 163 1, p. 19. 


Décades, 


1631 à 1640, p. 26; 


€t 


1641 à 1650, p. 32; 


It 


1651 à 1660, p. 42; 


a 


1661 à 1670, p. 57; 


u 


167 1 à 1680, p. 63; 


u 


1681 à 1690, p. Ï4j 


it 


1691 à 1700, p. 85; 


(( 


1701 à 1710, p. 106; 


C( 


1711 à 1720, p* 113; 


il 


1721 à 1730, p. 128; 


it 


1731 ài74o, p. 140; 


a 


1741 ài75o, p. 150; 


it 


1751 à 1760, p. 179; 


a 


1761 à 1770, p. 211; 


ik 


1771 à 1780, p. 216; 


a 


1781 à 1790, p. 219; 


<t 


1791 à 1800, p. 228; 


a 


1801 à 1810, p. 233; 


t( 


1811 à 1820, p. 233; 


« 


182 1 ài830, p. 234; 


(( 


1831 à 1840, p. 234; 


a 


1841 à 1850, p. 234; 


a 


1851 à 1860, p. 235; 


il 


1861 à 1870, p. 235; 


it 


1871 à 1880, p. 235. 



Moyen, Elizabeth, épouse de Lam- 
bert Closse, p. 43. 
Murray, le général, p. 171. 



N 



Naissance; sur un navire, p. 162; 
dans les bois, p. 170. 

Natel, Antoine, serrurier, décédé 
à Québec, p. 3. 

Navarre, Paul-Maurice-Jean, chi- 
rurgien-major sur ** Le Favory," 
naufragé à Terreneuve, p. 166, 
208. 

Nepveu, Jacques; massacre de sa 
femme et de ses enfants, rap- 
porté par le Père De Beaubois, 
p. 116. 

Niagara, le fort de, commandé 
parFrançois de Gourville, p. 141. 

Nicodin, Félix, de la flûte " Les 
Quatre Frères," noyé, p. 119, 

Nicolas, fidèle serviteur des mis- 
sionnaires; sa sépulture, p. 129. 

NicoLET ; bénédiction de la pre- 
mière pierre de l'église de, p. 
133, 216 ; translation des corps 
du vieux cimetière, p. 154. 

Nicolet, Jean, trouve les ossements 
de son beau-père, noyé, p. 26 ; 
sa veuve, Marguerite Couillard, 
épouse Nicolas Macard, p. 28. 

NicoUet, Jean, noyé entre Québec 
et Sillery, avec Girardeau, Ferré, 
p. 26. 

Nicou, François, contre-maître sur 
le navire " Le Saint-Joseph," p. 
250. 

Niel, capitaine de long cours, p.64. 

Nimbs, Abigaïl Marie-Elizabetb, 
anglaise, prisonnière de guerre; 
son baptême, p. 97. 

Nodin, Pierre, noyé, p. 62. 

Noël, Michel, tué par les Iroquois, 

P-35- 
Noël, Jacques, tué par les Iroquois, 

P-39- 
Noël, Jean, noyé, p. 68. 

Noirceur ; description de la gran- 
de, p. 217, 218. 

Nolin, Gabriel, tué par la chute 
d'un arbre, p. 112. 



266 



Table Alphabétique. 



NoBfs DE BAPTEME ; premier exem- 
ple de cinq noms, p. 144. 

Notables, résidents à l'Ile Saint- 
Jean, p. 115. 

Notre-Dame de Québec, fait l'ac- 
quisition d'un terrain de Guill. 
Couillard, p. 34 ; de l'ancienne 
compagnie, p. 36. 

Nouvelle Orléans ; recensement 
de la, p. 120. 

Noyés ; En 161 1, — Louis, jeune 
homme. En 1635, — Lefebvre, 
valet. En 1640, — Dabancour 
dit Lacaille, Adrien ; Sevestre, 
Etienne. En 1642, — Nicollet, 
Jean ; Girardeau ; Ferré. En 
1646,— Fleury, Jean; LeBasque, 
Jean ; Figeux, Jacques ; Fouge- 
reau, Jean ; Méchin, Jean ; Arc- 
raine, Jacques ; La Sue, GuilL; 
Clèque, Jacques ; Gouault, Gas- 
pard. En 1647,— Raison, ï^^s.; 
Pelletier, Antoine ; Saint-Léger, 
Jean. En 1648, — Amiot, Jean; 
Marguerie, Frs.; Garnier, Nico- 
las. En 1650, — Laval, Girard ; 
trois serviteurs de M. Giffard. 
En 1654, — Bazin, André. En 

1655, — Marc, serviteur. En 

1656, — Jacques, domestique; 
Roger, Christophe. En 1657, 
Berbier, Charlotte ; Duval Pier- 
re; Montfort, Jacques ; Peuvret, 
François ; Danou, Jean. En 
1658, — Barry, Jean; Chemin, 
René. En 1659, — Ferré, Jean ; 
Heude, Frs.; Peleau, Jean. En 
1660, — Juillet, Biaise ; Soulard, 
Mathurin ; Légal, Noël; Maillet, 
Marguerite ; Bringodin, Judith. 
En 1667, — Douaire de Bondy. 
En 1670, — Bedard, Frs. En 
167 1, — Dufour, Julien, Menard, 
Chas.; Tessier, Etienne. En 
1679, — Basset, fils ; Ptolomée ; 
Nodin, Pierre. En 1682, — Du- 
val, Romain. En 1683, — De 
L'avant, Isaac; Martin, Louis. 
En 1686, — Boivinet, Gilles. En 
1687, — Noël, Jean. En 1693, 
Bisson, Jeanne ; Dinnets, Cath.; 
Moisan, Madeleine. En 1697, 



— Hogue, Pierre. En 1698, — 
Boulanger. En 1699,— Dufeu; 
Chapeleau, Marguerite. En 
1704, — Du Coraille, sergent; 
Forest, soldat; Basque, Jean, 
matelot En 1705, — Delà Joue, 
Marguerite; De Quatrebarbe, 
Frs. En 1708,— Richet, Louis. 
En 1709,— Grenon, Marguerite; 
Mesny, Suzanne. En 17 10, — 
De Trepagny, Louis. En 1 7 1 2, 
Bois, Jean ; Foumier, Frs. En 
17 14, — Du Passage, Jacques. 
Kn 17 18, -Hervé, J.-Bte. En 
1720, — Cauchon, Philippe. En 
. 1723,— Daillebout de Périgny; 
Combray, Frs.; six matelots. 
En 1724, — Nicodinot, Félix ; 
Lacroix ; Hervé, Jacques. En 
1725, — De Chazel; De Louvi- 
gny ; De la Gesse. En 1726, — 
Chabot, Michel et ses deux fils 
Pierre et Augustin. En 1 7 27, — 
Rochon. Nicolas ; Héroux, Jos. 
En 1728, — Salé, Jacques. En 
1730, — Michau, Jérôme. En 
1 73 1 , — Guillemet, Jacques. En 
1732, — Dubois, Louis ; Bran- 
chaux, Jos.; Poirier, Charles ; 
St-Jean. En 1733, — Dugas, 
Isabelle, et six enfants ; Caron, 
Frs.; Paré, Françoise ;Bourassa, 
Marie-Joseph ; Dubeau, Marie ; 
Boirie, Françoise; Labranche, 
Jean. En 1734, — Fluet, Pierre. 
En 1736, — Gendron, Marie; 
Deux personnes ; Bilodeau, Isi- 
dore; Bilodeau, Marie-Louise; 
Alard, Noël. En 1737, — Lan- 
ge vin. En 1739, — Delestre, 
Jacques. En 1740, — Baillar- 
geon, Nicolas; Faucher-Chateau- 
vert; Tessier, Jos. En 1741, — 
Gourau, Jean. En 1743, — De- 
chone, Louis. En 1744, — Car- 
dinal, Marie; Auger, Jacques. 
En 1746, — Vervilïe, Marie-Jo- 
seph ; Burdairon, Ls. En 1747, 
Patry, René- Joseph. En 1748, 
— Dubreuil, Marie. En 1749, 
Sauvageau, Raphaël et son frère 
Stanislas. En 1750, — Aubry, 



Table Alphabétique. 



267 



Simon. En 1751, — Germain, 
Joseph ; Dugal, François ; Petit, 
Pierre ; Guay, Ignace ; Beau- 
soleil, Chas.; Vermandoîs, Ant. 
En 1753, — Buisson, Pierre. En 
1 7 54, — Bau, Jacques ; Casse- 
grain; Baudoin, Joseph. En 
175 5, — Mercier, Antoine ; Pole- 
mond, Jean-Bte. En 1756, — 
Leclerc, Frs. En 1757, — Ro- 
bida, Jean-Bte ; Des Sombres, 
Dominique ; Gautier, Jean. En 
1758, — Baillargeon, Frs. En 
^759>""'rroye,Jean;Toupin. En 
1760, — De Langis; Le Bellec, 
Henri. En 1 7 6 1 , — ^Sept person- 
nes noyées. En 1763, — Gau- 
vreau,Jos. En 1764, — Gonneau, 
jésuite; Crevier, Etienne; Le- 
page, Jean. En 1765, — Gron- 
din, Michel. En 1 7 66, — Cailla, 
Pierre. En 1768, — Rouillard, 
Père, Ambroise ; Guerin, Ama- 
ble ; Benoit, Jacques-Louis ; Fa- 
vreau, Mathieu. En 1773, — 
Bélanger, Pierre. En 1780, — 
Filion, Pélagie; Ouîmet, Pélagie. 
En 1783, — Leprohon, Marie- 
Joseph. En 1784, — Bertrand, 
Louis-Joseph. Eu 1797,— Per- 
rault, Jacques ; Derome, Joseph; 
Voyer, Pierre. 

O 

Oardaway, Jeanne, prise par les 
Abénaquis, p. 106. 

Oneille, Jean-Baptiste, sacristain 
pendant soixante ans, p. 217. 

Onhatsouaten, dame du conseil de 
la rivière Hoegatsi, p. 150. 

Ordonnance de Joseph-François 
Perrault, chanoine, annulant un 
mariage, p. 205. 

Ordonnance de Louis XIV, sur la 
tenue des registres, p. 62 ; au su- 
jet de la monnaie, p. 200 à 202. 

Ordonnance de Mgr. Briand ; te< 
nue, en double, des registres de 
Kamouraska, p. 204. 

Ordonnance de Mgr. Laval au 
sujet du baptême, p^ 47 5 renou- 
velée, p. 61 62. 



Ouabache, la rivière, appelée aussi 
Saint-Jérôme, p. 116, 144; la 
famille Nepveu massacrée prés, 
p. 116. 

0uab8tak, Simon, grand chef Al- 
gonquin, meurt de la picote, p. 
188. 

Ouilem, Thomas, baptisé par Mgr. 
Saint-Valier ; tige des familles 
Ouilem, p. 83. 

Ouimet, Albert ; sa femme et sa 
fille noyées, p. 215. 

Ourson, Jacques, boulanger, brûlé 
dans la boulangerie du Séminai- 
re Saint-Sulpice, p. 138. 



Page, Guillaume, fait baptiser trois 
jumelles, p. 82. 

Pain, le Père, missionnaire à Port- 
Royal, p. 107. 

Pain ; sa valeur, p. 27. 

Paisan, Pierre, chirurgien ; son 
service, p. 183. 

Palais de lIntendant, brûlé, p. 
109. 

Panis, amenés de la Louisiane, es- 
claves à Québec, p. 1 1 1 ; grand 
nombre baptisés et décédés aux 
Trois-Rivières, p. 127. 

Pâques ; arrive le 25 avril 1731, 
p. 128; arrive le 5 avril 1733, 

p. 130- 

Parant, André, noyé, p. 84. 

Paré, Louis, tué par les Anglais en 
combattant avec son curé, p. 
172. 

Paroisses ou Missions tenant re- 
gistre, en 1666, p. 52 ; tenant 
registre, en 1760, p. 229. 

Parrain, refusé pour cause d'igno- 
rance, p. 132. 

Parrains ; sauvages sont, p. 60. 

Parsons, William ; sa femme et sa 
fille captives; baptême de 
Catherine, p. 96. 

Pasquier, Lorrain, flibustier du 
corsaire Morpain, p. 104. 

Pasquier, Pascal, exécuté, p.35- 

Patry, Pierre, trouvé mort dans 
son lit, p. 163. 



2 68 



Table Alphabétique. 



Patry, René-Joseph, noyé, inhumé, 

p. 145- 
Payet dit Saint- Amour, Pierre, ca- 
poral, prisonnier des Oneyouths, 
p. 74 ; revient dans sa famille, 

P- 75- 
Péan j un soldat de sa compagnie, 

noyé, p. 1x8. 
Pears, Richard, Anglais pris à 

Terreneuve, p. io6. 
Peintre en portraits ; Deheer, 

Louis-Chrétien,à Québec,p.2i9. 
Peleau, Jean, boulanger, noyé et 

inhumé, p. 40. 
Pelfresne, le Père, à Cataraquoi, 

p. 108. 
Pellerin, Guillaume; témoignage 

du frère Bonaventure en faveur 

de, p. 2ZI. 
Pelletier, Antoine, natif du Perche, 

noyé au Sault Montmorency; 

sa veuve épouse Etienne Dumay 

(Demers), p. 30. 
Pelletier dit Larose, Jean-Loui?, 

soldat déserteur, fusillé, p. 141. 
Pelletier, Marie, du bourg de Ma- 

rennes, en Saintonge, épouse 

Julien Peteau ; ses difficultés, p. 

29. 
Penneleau, capitaine au régiment 

de Berry, p. 184. 
Pépin - Laforce, Marie - Joseph, 

épouse de Jean-Baptiste Robida, 

p. 164. 
Pépin, Louise, épouse Jean-Pierre 

Massai ; premier mariage célé- 
bré à Québec, après le siège, p. 

124. 
Pépin, Marguerite,épouse Mathieu 

Hianyeu, p. 154. 
Perigny De, (voir Daillebout), p. 

118. 
Peronne, sieur de Mazé, Louis, 

commandant la garnison de 

Québec, p. 48. 
Perrault Jacques, noyé au Sault de 

la Chaudière, p. 227. 
Piprraulti Joseph-François, vicaire- 
général ; son ordonnance, p. 204 

à 206. 
Perrine, Elizabeth, femme de Jean 

Lalande, inhumée, p. 133. 



Perroche, Jacques, tué par les Iro- 

quois, p. 42. 
Perthuis, — , parrain, d'une cloche 

pour Sainte-Anne du Nord, p. 

127.^ 
Perthuis, Pierre, massacré par les 

Iroquoîs, p. 67. 
Perthuis, Pierre, fils de Pierre, 

tué par les Anglais à Dearfield, 

p. 104. 
Pestiférés; Sœur Sainte-Agnès 

(née Tivierge), Hospitalière, p. 

82; Mgr. de Lauberivière, p. 

139; Masson de Montbrac, p. 

139 ; Berthier, Michel, p. 140. 
Pestureau, Frs., directeur général 

des vivres, p. 114. 
Peteau, Julien ; son mariage avec 

Marie Pelletier ; objection à ce 

mariage, p. 29, 
Petit-Le Villiers, Jean-Baptiste, en 

Louisiane, p. 112. 
Petit, Pierre, noyé à la Pointe-aux- 

Hurons, p. 151. 
Petîteau, Pierre, massacré par les 

Iroquois, p. 67. 
Petrimoulx, Jean-Bapriste, dernier 

prêtre ordonné, avant la con- 
quête, p. 220. 
Peuvret de Margontîer, François, 

noyé au Cap à l'Ange, p. 38. 
Philippe, François, Anglais rache- 
té, p. 82. 
Philippes dit Lafontaine, Laurent, 

courrier, demande salaire au 

Conseil Souverain, p. 49. 
Phlem, médecin des hydropiques 

à Ste-Anne de laPérade, p. 138. 
Piat, Père récollet, p. 10. 
Pichet ou Picher, JPierre ; son ma- 
riage; requête en 1673, p. 49 à 

51- 
Picote ; Bouat, Gabriel, meurt de 

la, p. 74; victimes de la, p. 91 ; 
mesdames De Galifet, De Ville- 
donné et Testard, p. 95 ; Grand 
nombre de victimes à la Baie 
Saint-Paul, p. 179; à Kamou- 
raska, en 1767 ; au Lac des 
Deux-Montagnes, p. 188. 
Pinel dit Lafrance, Nicolas, tué 
par les Iroquois, p. 37. 



Table Alphabétique. 



269 



Pinel, Pierre, condamné au fouet 
et aux galères, p. 55» 

Pigneguy, Pierre, commandant le 
navire *' Le Comte de Mati- 
gnon," p, Ï3S- 

Pillard, Louis^ frère hospitalier et 
maître d'école à BoocherviUe^ 
p. J14. 

Pinguet de Laglardière, Louise, 
cinquième femme de Jean-Bap- 
tiste Cauchon, p. 117. 

Pinguet de Montigny^ Pierre, tué 
au combat, p. 75. 

Pinguet de Vaucour, François- 
Régis, capitaine de la âftte du 
loy " L'Outarde," inhumé, p. 
167. 

Pinguet de Yaucouar, Jacques, 
époux de Marie-Anne Morin- 
Rochebelle, p. 90. 

PÎQchau, Jean, matelot du navire 
"Le Comte de Toulouse^** in- 
humé, p. 133. 

Piot, Henri, noyé dans une fon- 
taine, p. 57* 

Pivain, Piètre ; sa veuve, Marie 
Bérard, première centenaire in- 
humée à Québec,, p. 1 11. 

Pivert, Nicolas, du Cap Tour- 
mente, p. 17; sépulture de sa 
femme, p^ 27. 

Planty, Guillaume, soldat sur "Le 
Corsaire," inhuiné, p^ 105. 

Fcmnte-à-Lacaillk; origine de ce 
nom, p. 26. 

Pointe-au-Sablï^ p. 164* 

Pointe -Aux-HuROKS de Lotbiniè- 
re, p.151. 

PoiNTE-AUX-TRBStBiES de Mon- 
tréal j une abjuration dans l'é- 
glise de la, p. 64» 

PoiNTE-AUX-TREn«BLEsde Québecj 
bénédiction deVéglisedela^p. 90; 
mariage de Timothée Sullivan 
dans Téglise de la, p. 1 13. 

PoiNTE-DES-RocHES> sa position 
à la basseArille,. p- 55. 

Pointe-du-Lac; bénédiction de 
l'église de la, p. 137* 

« Poirot, Yalentin, soldat venu «n 
1756 ; son mariagie et ses aven- 
tures, p. 209. 



Poirier, Charles, noyé, p. 130. 

Poirier, LaQrent, veuf de Marie- 
Françoise Jacques, p. 210. 

Poirot, Yalentin ; son mariage ; il 
fait les campagnes de Carillon, 
de Niagara; prisonnier de 
guerre, p. 209. 

Poissant dît Laseline, Jacques; ab< 
juration de, p. 64. 

Poisson, Barbe, épouse de Jean 
Lukos, p» 33. 

Poisson, Jeanne-Françoise; pre- 
mière profession religieuse, p. 

43- 

Poitras, Jean ; son mariage et sa 
nombreuse famille, p. 48, 

Polemond, Jean-Baptiste, chirur- 
gien-major, noyé, p. i6i. 

Pologne ; De Villars, chambellan 
duroy de, p. 168. 

Ponceau, Jacque»-René, cordeQer, 
aumônier de la frégate "La 
Pomone," pu 171. 

Poncelet, François, premier curé 
de St-Laurent,. LO», victime de 
la fièvre pourpce, p» 108. 

Pontenîer, Marie ; son mariage 
avec Piejnre Gadois, annulé; 
elle épouse Pierre Martin, p,4i. 

Pontif, Jacques, chirurgien du 
Port Royal, p. 61. 

Portail de Gevron, Daniel; son 
mariage à la géminé^ p. 124. 

Portneuf, René, (voir Robineau), 
curé de Sl-Joachim, tué par les 
Anglais, p« 171. 

Port Royal, p. 105 ; gouverneur 
Anglais de ; Masson Bonaven- 
ture, récolkt;, fait un acte de 
baptême à ; le Père Pain, et le 
Père Justinien Durand, mission- 
naires à, p. 107 ; premier cente- 
naire à ; Boudrot, juge à, p^ 109. 

PosxE-dCALLES,. étabÊes en Canada, 
p. 11:4. 

Pougnet, François^ assassiné, p. 
69. 

Poulain, Guillaume, p. 9. 

Poulin, Philippe, veuf de Margue- 
rite Bluteau, p. 175. 

Poulin, Thérèse, épouse de Fran- 
çois Desfossés, pw 167. 



270 



Table Alphabétique. 



Poulin, Pierre, époux de Louise 
Boutillet, tué par les Anglais 
est inhumé, p. 176. 

Position Géographique ; Pointe- 
à-Lacaille, p. 26 ; Cap à l'Arbre, 
p. 28; Cap Lauzon, p. 135; 
Méchatigan, p. 145 ; Ste-Claire 
des Plaines, p. 60 ; Pointe-aux- 
Hurons, p. 151 ; Mécatina, p. 86, 
152; Ile St- Barnabe, p. 153 ; fort 
de la Presqu'île, 155 ; fort de la 
Rivière - aux - Bœufs, p. 155 ; 
Pointe - au - Sable, p. 164; fort 
Machault, p. 165; La Belle- 
Rivière, p. 155. 

Poulin, Madeleine; sur sa terre 
est bâtie la chapelle dédiée à 
Saint-Michel Archange, p. 212. 

Pouliot, Jean, tué par une bombe, 
p. 170. 

Poupart, Joseph ; son mariage avec 
Catherine Juillet, p. 107. 

Poumain, Marie, veuve Guillaume 
de la Bardelière, épouse Jacques 
Testard ; et Jacques de la Mar- 
que en 1668, p. 40. 

Pourroy de Lauberivière, évoque 
de Québec ; sa mort, p. 139. 

Prairie de la Madeleine ; com- 
bat à la fourche de la, p. 73. 

Prévost, Martin; premier mariage 
béni par PEglise avec une sau- 
vagesse; il épouse Marie Da- 
bancour en 1665, p. 27. 

Prince Edouard, Son Altesse 
Royale le, parrain à Beauport, 
p. 220. 

Prisonniers ; trois prisonniers, 
impliqués dans un complot ren- 
voyés en France, p. 3 ; Urbain 
Tessier, et Michel Messier, p. 
42 ; Abïgail Nimbs, p. 97 ; de 
guerre, Marie Oppen, p. 99 ; 
plusieurs Français prisonniers 
de guerre à Boston, p. 144. 

Provancher, Louis, son opposition 
aux règlements de l'évêque, p. 
143. 

Provost, François, époux de Mar- 
guerite Bluteau, p. 175. 

Provost, François, son mariage 
déclaré nul, p. 187. 



Ptolomé, commis de M. de la Salle, 
noyé, p. 62. 

Q 

Québec, en 1701, p. 88-89; siège 

et chute de, p. 185. 
Quoad, jésuite, missionnaire ; sa 

sépulture, p. 162. 

R 

Rageot, Gilles, notaire ; sa veuve, 
seigneuresse du fief Saint-Luc, 
p. 90. 

Raguideau, Pierre ; sa fille, bapti- 
sée par Mgr. Laval, p. 41 ; ser- 
gent royal ; tué par les Iroquois, 
en 1664, p. 48. 

Raimbaut, Jacques, flibustier du 
corsaire Morpain, inhumé, p« 
105. 

Raimbaut, Ls., officier de marine, 

P- 139- 
Raison, François, natif de I-a- 

Rochelle, noyé dans la rivière 

Saint-Charles, p. 30. 

Rapin, André, massacré par les 
Iroquois, p. 78. 

Raté, Anne ; mariage de la petite 
fille d'Abraham Martin, p. ici. 

Raymond dit Deslauriers, Simon, 
condamné à mort pour vol, p. 
60-61. 

Recensement; le premier fait dans 
la Nouvelle - France, p. 51 ; en 
Louisiane, p. 120. 

Récollets ; Les quatre premiers 
arrivés, p. 6 ; leur église à Qué- 
bec, p. 89 ; sépultures dans leur 
église, p. 91; naufragés sur "Le 
Chameau," p. 122. 

Réfugiés; pendant le siège de 
Québec, p. 170, 172, 173. 

Registres ; nombre des paroisses 
tenant, p. 52 ; de Tllet, etc., 
p. 63 ; de la Prairie, p. 73 ; 
leur ouverture au Détroit p. 96 ; 
ordonnance de les faire en dou- 
ble, M. de la Villangevin, V.G., 
p. 147 ; leur ouverture à THô- 
pital-Général de Montréal, p. 
1 2 1 ; les Anglais emportent ceux 
de St-Thomas, p. 1 73; de Saint- 



Table Alphabétique. 



271 



Joachim, détruits, p. 174; de 
L.' Ange-Gardien, retardés, 183 ; 
de la Pointe-Lévis de 1759 à 
1760 perdus, p. 204; ordonnance 
de faire en double ceux de Ka- 
mouraska, p. 204. 

Religieuse ; une huronne hospi- 
talière; p.- 25. 

Remillard, Ambroise, épouse Ma- 
deleine Hévé, p. 182. 

René, Patrice, récollet, vicaire- 
général à Port-Royal, p. 96. 

Rhéboule, commandant " La Car- 
cassière,"p. 172. 

Richard, Mathurin, tué par les 
Iroquois, p. 80. 

Richard, Guillaume, massacré par 
les Iroquois, p. 7o. 

Richaume, Simon, écrasé par un 
arbre, p. 36. 

Richaume, Jacques, captif des Iro- 
quois, racheté, p. 77. 

Richaume, Pierre, né en 1694, 
établi en Louisiane, p. 120. 

Richet, Louis, Anglais, noyé et 
inhumé, p 103. 

Rieutord, Jean-Baptiste, chirur- 
gien, p. 181. 

Riewies, Joseph; marié avec per- 
mission du gouverneur Gage, 
p. 183. 

Rïvard, Louis-Joseph, foudroyé, 

P- 139- 

Riverin ( Vivran), Jacquette, épou- 
se de Jean Normand, est tuée 
par la foudre, p. 42. 

RiviÊRE-AUX-RocHES, Seigneurie 
des Saint-Anges, p. 60. 

RiviÊRE-OuELLE ; Une note dans 
les registres de la, p. 112; une 
abjuration dans l'église de la, p. 
216. 

Rivière Saint-Charles, sept per- 
sonnes noyées à la traverse de 
la, p. 181. 

Rôberval, p. i. 

Robichau, Michel, Acadien ; ma- 
riage contracté devant les vieil- 
lards, p. 189. 

Robichau, Tite, époux de Marie 
Landry, p. 190. 



Robida, Jean-Bte., noyé, p. 164. 

Robineau de Portneuf, René, re- 
fuse pour parrain, un ignorant, 
9. 132 ; curé de Saint-Joachim, 
massacré par les Anglais, p 171. 

Rocbert de la Morandière, Etien- 
ne, conseiller du roy, p. 102. 

Rochon, Nicolas, perdu sur les 
glaces, près Montréal ; retrouvé 
et inhumé à Saint-Thomas ; son 
costume, p. 125. 

Rocquetaillade, De, (voir Gode- 
froy), p.117. 

Roger, Christophe, noyé, est in- 
humé, p. 37. 

Rolland; le grand bastion du fort, 
p. 79. 

Rougeole ; les victimes de la, 
p. 127. 

Rouillard, Père Ambroise, récollet, 
p. 190 ; témoin à une donation, 
p. 192 ; noyé, p. 207. 

Rouleau, Gabriel; deux enfants 
brûlés, p. 38. 

Roulette, Louis, foudroyé, p. 155. 

Roumier, retourne en France, p. 
10. 

Rouminia, sieur de Bossière ; sa 
sépulture, à Tlle St-Jean, p. 115. 

Rousseau, sieur de Villegouin, 
Gabriel, chevalier, commandant 
à l'île St-Jean ; époux de Barbe 
Le Neuf de la Vallière, p. 165. 

Rousseau, François, mousse, dé- 
serteur, se rend à St-Thomas, p. 
209. 

Roy, Marguerite, femme de Pierre 
Valade, foudroyée, p. 137. 

Royal Roussillon; soldats bles- 
sés, p. 177 ; mariage à Verchères 
de soldats du, p. 179. 

Rozé, Gui, matelot du navire " La 
Manon," p. 128. 

Rov, un petit roy du Canada ; son 
baptême à Rouen, p. 14. 

Roy, Le, Etienne, en Louisiane, 
p. 120. 

Rué, Nicolas; son mariage, p. 182. 

Ruette-D'Auteuil, Ignace, p. 161. 

Ruette de Monceaux, Françoise- 
Madeleine, p. 162. 



272 



Table Alphabétique. 



Sabathîer, Pierre, tambour-major 
du régiment de Berry, épouse 
Marthe Asselin, p. 168. 

Sabourin, Jean-Baptiste, épouse 
Sarah Enneson, Anglaise, p. 124. 

Sabrevois, M., compagnie de, p. 
108. 

Sachet, Guillaume, frappé d'un 
boulet, p. 176. 

Sagard, frère; son arrivée, p. 11. ^ 

Saillant, Denis, de la, compagnie 
de la Reine, enterre Belhumeur, 
à Carillon, p. 180. 

Saint-Antoine de Tilly ; les pa- 
roissiens réfugiés dans les con- 
cessions, p. 171. 

Saint- Aubin, Le Poupet de, Louis, 
chevalier, sieur de la Boularde- 
rie, épouse Madeleine Melan- 
çon, p. 91 j seigneur de Pesmon- 
quadis ou rivière Sainte-Croix ; 
sa sépulture à Tâge de 85 ans, p. 

Sainte-Anne de Beaupré ; la pa- 
roisse est privée de curé,de 1761 
à 1767, p. 206. 

Sainte-Anne de la Pérade ; un 
instituteur à, p. 136; un méde- 
cin, p. 138 ; bénédiction de la 
cloche de, p. 150. 

Sainte- Anne de la Pocatière ; 
bénédiction du tombeau des 
personnes décédées pendant la 
guerre, p. 175. 

Sainte-Claire-des-Plaines, pre- 
mière naissance à, p. 129. 

Sainte-Croix, sépulture du capi- 
taine Du Puy, p. 166. 

Sainte-Famille, I.O.; la picote 
fait des victimes à, p. 95 ; parois- 
siens réfugiés à Charlesbourg, p. 

Sainte - Geneviève de Batiscan; 
chapelle desservie par le Père 
Le Sueur, jésuite, p. 125. 

Saint -Charles, Rivière Boyer, 
grande mortalité à, p. 167. 

Saint-François, L O., vue d'une 
comète à, p. 63; paroissiens ré- 
fugiés à Saint-Augustin, p. 169. 



Saint-Denis, à la Louisiane, p. 
iio. 

Saint -François -Xavier, (de la 
Petite Rivière); construction et 
bénédiction de l'église de, p. 136; 
visite de Mgr. de Pontbriant, p. 
149 ; paroissiens réfugiés dans la 
forêt de la Baie St-Paul, p. 170. 

Saint Gergue, De, commandant le 
régiment de la Sarre, p. 169. 

Saint - Henry de Lauzon j pre- 
mière sépulture, une veuve Paul 
Boulé, âgée de 90 ans, p. 277. 

Saint-Jérome ; rivière Ouabache 
ou Saint-Jérôme, p. 144. 

Saint- JOACHiM ; l'église brûlée ; 
registres détruits, pendant la 
guerre, p. 174. 

Saint-Joseph de Lévis ; plusieurs 
Canadiens tués, en septembre, 
sont inhumés en décembre, p. 
175 ; registres de 1759 et 1760 
incomplets, perdus pendant le 
siège de Québec, p. 204. . 

Saint-Laurent, chapelle au Cap 
Breton, p. 106. 

Saint-Laurent, île et comté; pro- 
priété seigneuriale de M. Gail- 
lard, p. 150. 

Saint-Laurent, L O., Poncelet, 
François, curé de, p. 108 ; le 
curé et ses paroissiens, réfugiés 
à Charlesbourg et à Beauport, 

p. 173- 

Saint-Léger, Jean, natif de Nor- 
mandie, noyé, p. 30. 

Saint-Michel; paroissiens réfu- 
giés dans rintérieur ; les corps 
des défunts transportés au cime- 
tière, p. 175. 

Saint-Michel, sieur de Gourville, 
commandant au fort Niagara, 
p. 141. 

Saint-Pair, Jean, notaire royal, tué 
par les Iroquois, p. 39. 

Saint-Pé, supérieur des jésuites, 
nomme Mathieu Hianveu, no- 
taire, p. 154. 

Saint-Pierre, De, messire Pierre^ 
seigneur des Iles Saint- Jean,etc., 
premier écuyer de Son Altesse 
Royale, p. 114. 



/ 



Table Alphabétique. 



273 



/ 



Saînte-A.gnês, hospitalière, victime 
de la. fièvre pourpre, p. 82. 

Saint-Aignant, De, Martin, sieur, 
juge prévôt, p. 55. 

Saint-JeaUy cordonnier, noyé, p. 

Saint-Ovide, De, fait des prison- 
nien? à Terreneuve, p. 106. 

Saint-Pierre du Sud ; église in- 
terdite, p. 149. 

Saint-Pierre, I. O. ; sa nouvelle 
église, p. 112. 

Saint-Pierre-les-Becquets ; les 
registres ordonnés en double, 

p. 147- 

Saint-Roch-des-Aulnets ; plu- 
sieurs enfants de Jean-Baptiste 
Gagnon noyés, p. 136; les regis- 
tres sont fermés entre le 20 
août et le 7 octobre, p. 171. 

Saint-Thomas ; nouvelle église à, 
p.i22 ; bénédiction d'une cloche 
à, p. 133 ; les registres sont em- 
portés parles Anglais, p. 173; 
paroissiens, tués par les Anglais, 
p. 174. 

Saint-Valier, (Mgr. de), baptise un 
micmac, p. 69 ; reçoit l'abjura- 
tion de Gédéon de Catalogne, p. 
7 1 ; ses volontés au sujet de ses 
fondations, p. 77 j achète une 
propriété aux Trois-Rivières, p. 
prisonnier en Angleterre, p. 97 ; 
baptise un jeune Anglais, p. 
iio j baptise le fils de l'inten- 
dant Bégon; inhumé, p. 124. 

Salé, Jacques, noyé, p. 126. 

Sallaberry, commandant la frégate 
" La Fidèle," p. 184. 

Salois, Pierre, tué par la chute 
d'un arbre, p. 67. 

Santilly, Mr., commandant du fort 
des Cahokias, p. 141. 

Sarazin, médecin du roy ; ses ap- 
pointements, p. 90. 

Sasseville, Marie-Joseph, femme 
de Guillaume De Lugas, p. 163. 

Sault de la Chaudière ; la fré- 
gate ** Le Maréchal de Senec- 
tère,"s'est perdue près le, p.175. 

Sauteux, les, massacrent un parti 
d'Anglais, p. i84. 



Sauvageau, Alexis; ses enfants Ra- 
phaël et Stanislas, noyés, p. 148 
Sauvage ; Kandahietsi, Louys, 
huron, mis à mort, p. 31 j deux 
sauvages condamnés au feu, p. 
34 ; une famille micmac bapti- 
sée, p. 67; Ayegaboucq, micmac, 
baptisé par Mgr. de St-Valier, 
p. 69 ; quatre Iroquois subissent 
le supplice du feu, p. 80 ; Tay- 
chaten, sépulture de Jacques, 
chef Huron du Détroit ; Ki8et, 
Jean-Bte., chef algonquin, sé- 
pulture, p. 146 ; trois sauvages 
prisonniers tuent cinq soldats, p. 
147 ; baptême de Kionhatonni, 
Jos.-Nicolas, orateur, p. 149. 
Sauvagesse, Manit8ahewich, Ma- 
rie-Olivier, épouse Martin Pré- 
vost, p. 27 ; huronne, Barbe, 
refuse de marier un français, p. 
29 ; une illinoise rachetée, p. 63; 
une abénaquise de 100 ans, p. 
69. 
Sauvé, Jean-Baptiste ; son enfant 

noyé, p. 189. 
Sauvenier de Coppin, Philippe- 
Pierre, missionnaire à Ste-Aune 
de la Pocatière, p. 112. 
Savary, Françoise, femme de Jacq. 
Home j naissance de son enfant 
sur im navire, p. 162. 
Scorbut; dix Français meurent 

du scorbut à Québec, p. 4. 
Sculpteur, Latour, Jean, p. 62. 
Seaman; abjuration de Marguerite, 
son mariage avec Louis-Joseph 
Godfroy et sa sépulture, p. 121. 
Secrétaire du marquis de Beau- 
harnois; Charles-René Gaudron. 
Sedilot, Marguerite; réhabilitation 
de son mariage nul par défaut 
<i'âge, p. 36. 
Sellier, François, assassiné, p.115. 
Séminaire de Québec; propriétés 
dans le Golfe St-Laurent, p. 65 ; 
ferme à l'Ile-Jésus, tenue par 
Joseph-Daniel Maddox, p. ic^, 
104, 105 ; Louis de Trépagny, 
élève, noyé, p. 106. 
Sevestre, Charles, âgé de seize ans> 
noyé, p. 42. 



274 



Table Alphabétique. 



Sépultitres ; après soleil couché, 
p. 64; victimes en 1684, p. 78- 

79- 
Serreau sieur de Saint-Aubain, 

vend à Mgr. Laval une pro- 

priétéy p. 61. 

Sevestre-Desrochers, Ignace» ftgé 
de vinçt-quatre ans, tué par les 
IroquoiSy p. 42. 

Sharley, gouverneur à Boston, p. 
190. 

Simonet sieur de TAbergemont, 
Jacques, directeur des forges St- 
Maurice, inhumé, p. 145. 

S0CIÉT6 i>E COMMERCE à la Loui- 
8iane,p. xio. 

Soiaga-dit-Le-Rat, véritable nom 
de Kondiaronk, p. 90. 

Soldats; quatre massacrés par les 
Iroquois, p. 76 ; sépulture des 
anci^is, p. 121 ; soldats Anglais 
inhumés à Montréal, 162 ; sol- 
dats Français tués ou blessés, p. 
177-178; leur départ, p. 180; 
tués, blessés, prisonniers, p. 185. 

Souhé,Charles; une naissance dans 
les bois des Illinois, p. 121. 

Soulard, Mathurin, compagnon de 
Dollard, noyé à llle St-Paul, p. 
40. 

Soulèvent, Chas., témoin à un con- 
trat, p. 193. 

Soumande, Pierre, sieur de TOrme, 
capitaine du *^ Saint-Honoré," p. 
68 ; lieutenant du navire royal 
" Le Hazardeur," p. 75. 

Soutien, commis, p. 10. 

Squelettes humains, trouvés en 
1866, p. 65. 

Stebbens, AbigaH, filleule du gou- 
verneur de Rigault de Yaudreuil, 
baptisée, p. 103. 

Stover, Joseph, Anglais racheté 
des Abénaquis, baptisé, p. loi. 

Sullivan, Timothée, chirurgien, 
épouse Marie Gautier, veuve 
Dufros, p. 113. 

SuPERFÉTATiON, cas de ; Hunaut, 
Michel,p.i55; Tibaut, François, 
p. 161 ; Bedard, Joseph, p. i8t ; 
Benoit, p. Gabriel, 182. 

Supplice DU feu, p. 80-81. 



^ 




Tableau résumé de la pop 1 
p. 19 ; par décades, p. 
41, 57» 631 74, 8s, 106, ii| 
140, 150, 179, 211, 219, 

Tableau des militaires ti 
blessés à Québec, p. 177-1178. 

Taillon, Guillaume, mort hur les 
glaces, p. 125. 

Tanguay, Jean, milicien ; si sépul- 
ture au fort St-Frédéric, p. 165. 

Tanguay, Nicolas, marinier sur 
*' La Chymène," p. 118. 

Tanqueray,Georges, commandant, 
le navire " La Marianne," p.T4o. 

Taphorin, Marie, femme de Hila- 
rion Landry, p. 166. 

Tarbel, Sara, prise par les Abéna- 
quis et rachetée, p. X03. 

Tarieu de la Naudière, Pierre- 
Joseph, parrain d'une cloche, p. 
150. 

" Taureau,** Le, vaisseau de vingt- 
huit hommes d'équipage, frété 
par Jean Gitton, p. 45. 

Taychaten, Jacques, chef huiDn, 
inhumé, p. 146. 

Taylor, Guillaume-François, pris 
en guerre, Anglais baptisé, p. 
100. 

Tempdouz, Acadien, témoin de la 
mort de Jean-Pierre Emond, p. 
206. 

TERREBomrE ; acte de foy et hom- 
mage du seigneur de, p. 131-132. 

Terriau, Jeanne, épouse de Pierre 
Tibaudeau, p. 97. 

Terrien, capitaine, commandant 
du navire " Dunia," p. 32. 

Tessîer, Angélique, épouse de Jo- 
seph Vallé, et de Joseph Dou- 
ville, p. 205. 

Tessier, Etienne, noyé, p. 57. 

Tessier, Joseph, noyé au Long- 
Sault, p. 139. 

Tessier, Urbain, enlevé par les 
Iroquois ; revenu, p. 42. 

Testard de la Forest, chevalier, 
capitaine; son mariage, p. 40. 

Têtard, Jacques ; jeune Anglais 
demeurant chez, p. 103. 



Table Alphabétique. 



275 



Thomas, Jean-François ; ses aven- 
tures, p. 210. 

Tihaudeau, Marguerite, périt entre 
la dalle et la roue d'un moulin, 

p. 213. 

Tibaudeau, Pierre, meunier à la 
Prée-ronde, Acadie; sa sépul- 
ture, p. 97. 

Tibaut dit La Lochiére, Etienne, 
tué par les Iroquois, p. 34. 

Tibaut, Etienne, trouve des restes 
humains dans la forêt, p. 126. 

Tibaut, François ; cas de superfé- 

tatioQ, p. i6i« 
Tibierge, Angélique, hospitalière, 

victime de la fièvre pourpre, p. 

82. 
Tony, seigneur des Illinois, p. 83, 

118. 
Toupin, noyé, p. 169. 

Tousignan, Joseph, enfant, acci- 
dentellement empoisonné, p. 
167. 

Tousignan, Louis, enfant, écrasé 
par une traîne, p. 168. 

Toussaint» serviteur de M. Couil- 
lard, tué par les Lroquois, p. 
42. 

Tracy, (De), traite avec les Iro- 
quois, p. 56. 

Trecesson, commandant au régi- 
ment du Berry, témoin au ma- 
riage de P. Sabathier, p. 168. 

Tremblay, Jacques, foudroyé, p. 

137. 
Trivio, commandant au régiment 

du Berry, témoin à un mariage, 

p. 168. 

Trois-Rivières ; mortalités en 

1635, P- 25- 
Trotier, Gilles, interprète; son 

testament, p. 39. 

Troupes Françaises; leur départ, 
p. 180. 

Troye, Jean, époux de Charlotte 
Richard, noyé, p. 170. 

Trudel, Pierre, époux de Fran- 
çoise Masse, tué par les Anglais, 
p. 170. 

Trut, Gabriel, mort, bbssé par les 
Iroquois, p. 30. 



U 

Ursulines, (les), se renferment 
dans leur cloître, p. 32. 

V 

Vacher dit Saint-Julien, Sylvestre, 
tué par les Iroquois, p. 40. 

Vacher, Jacques, tué par les Iro- 
quois, p. 69. 

Vaisseaux Anglais, p. 180. 

Valade, Pierre; sa femme tuée par 
le tonnerre, p. 137. 

Valeran, Louis, tué au combat, p. 
214. 

Valin, Charles, assassiné, p. 137. 

Vallé, Joseph, soldat prisonnier 
conduit en France, p. 205. 

Valmur, sieur Bricault de, secré- 
taire de rintendant, inhumé, p. 

13^- 

Varin, Nicolas, perdu sur la glace, 

p. 145- 
Vaudreuil, (De), M., paxTzm de 

l'enfant de l'intendant Bégon, p. 

III. 

Vaudreuil, (De), Pierre-François, 
gouverneur, p. 166. 

Vautier, Philibert, soldat de Berry, 
prisonnier à Carillon, conduit à 
New-York, établi à Beauport, p. 
212. 

Venier, Nicolas, natif de Venise; 
son mariage, sa mort, p. 228. 

Verchères; grand nombre de ma- 
riages des soldats du Royal 
Roussillon enregistrés à, p. 179. 

Vermandois, Antoine, noyé, in- 
humé, p. 151. 

Vérole, petite, à la Baie Saint- 
Paul, p. 179. 

Verret, Joseph, en Louisiane, p. 
120. 

Verrier, GuilL, procureur-général, 
fait le dépouillement des minu- 
tes des actes des notaires, p. 
129. 

Verville, Marie-Joseph, noyée, p. 
144. 

Vezin, Pierre-François, directeur 
des forges St-Maurice, p. 133 ; 
grand-voyer en Louisiane, p. 
148. 



i 



2',G 



Table Alphabétique. 



Victimes des Iroquois ; relevées 
et inhumées, p 77 à 79. 

Videmond, Dominique, canonnicr 
de " L'Aigle"; fia sépulture, p. 
168. 

Viel, récollet; son arrivée, p. 11 ; 
noyé, p. 12. 

Vienne, Catherine, femme de Mi- 
chel Colin, inhumée, p. 7. 

Viger, François, habitant du Cap 
Sable,fait baptiser deux enfants, 
p. 98. 
- Viger, Ix>ui5, en Louisiane, p. 110. 

Villegouin, (De), chevalier, com- 
mandant de l'Ile Saint-Jean, p. 
165. 

Vimont, Barthélémy, jésuite; note 
au sujet du mariage de Julien 
Petau, p. 29, 30. 

Vincelot, capitaine de navire en 
1752, p. 209. 

Vmcent, Jean, massacré par les 
Iroquois, p. 67. 

Vincent, soldat, massacré par les 
Iroquois, p. 76. 

Vincent, Joseph, matelot du navire 
" L'Amazone "j sa sépulture, p. 



Violons ; deux violons aux noces 
de Jean Guyon, p. 27. 

Vitray, commandant "L'Angéli- 
que," p. 153. 

Volant-Radisson, Etienne, au Dé- 
troit, p. 96. 

Von, Tobie, pris sur Terreneuve, 
p. 102. 

Voyer, Pierre, noyé au Sault de 
la Chaudière, p. 227. 



Wheelright, Anne, femme de W. 
Parsons, captive des sauvages, 
p. 96. 

X 

Ximenés de Pineda, Ferdinand, 
notaire, p. 161. 



Yauachiche, Sainte - Anne d'; 
grand nombre de familles aca- 
dienncs, baptisées à, p. 204. 

Yvon, Pierre ; ses deux enfants 
écrasés sous la neige, p. m. 



V 



EueAbe SEtteCAL &• Fils, luniuBUKS, MoNtkéal. 



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NOTES RECUEILLIES 



TRAVERS LES REGISTRES 



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PAR 



L'ABBE CYPRIEN TANGUAY 



Attaché du Bureau des Statistiques du Canada, Docteur ès-Lettres de l'Université Laval, 
membre de la Société Royale du Canada, membre des Sociétés historiques 

de Montréal et du Missouri. 



MOÎiTTREAL : 

LIBRAIRIE SAINT-JOSEPH 

CADIEUX &' DEROME 



1886 



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