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Full text of "Études sur les Tchinghianés; ou, Bohémiens de l'Empire ottoman"

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1837 




m 


H^H ARTEIS 


EOCNTIA 




VEKITAS 


El 




UNIVERSITT OF MICmGAÎf 
HENUT VIGNAPn 

LIBRARY ; 





161 



SUR LES 



TCHINGHIANES 




TCHINGHIANES 



011 BOHÉMIENS 



DE L'EMPIRE OTTOMAN, 



AMXXAXnWÉK C JPASPAli; D. H. 



laipriaiérie AmrOIISE KOROHÉIiA* 

Rue Perchembé-Pazar, W, 3. 



A HON FRERE 



NICOUS G. PASPATI. 



MÊOlUf BBCatU» JPSMtJB, 



TfiBIOieJVAeE 



426469 



«^94 



r ■ , «. 



AVANT-PROPOS. 



J'ai différé jusqu'à ce jour, la publication de cet ouvrage, 
afin de pouvoir le compléter par de nouveaux et plus am- 
ples matériaux; mais depuis quelques mois, les additions 
étant fort insignifiantes, et se bornant à quelques variantes, 
entre la langue des Tchinghianés Sédentaires et celle des 
Tchinghianés Nomades, je- suis porté à croire, que le voca- 
bulaire que j'offre au public, contient presque tous les ter- 
mes en usage chez., les Tchinghianés de toutes les vastes 
provinces de la RoumëHe* 

Je n'ai pas fait dans ce travail, ia comparaison de la lan- 
gue de nos Tchinghianés, avec les idiomes des Bohémiens 
de l'Occident, puisque cette comparaison a été déjà faite par 
le savant Fr. Pott en 1844 — 45. Il aurait été inutile de ré- 
péter les observations de cet auteur, mais toutefois, les nou- 
veaux matériaux contenus dans mon vocabulaire, serviront 
à élucider plusieurs termes obscurs, ou incomplètement 
expliqués dans les ouvrages déjà publiés sur la langue des 
Tchinghianés d'Europe. 

Je me suis également abstenu de m'étendre aussi sur les 
affinités de la langue des Tchinghianés, avec les langues de 
l'Europe, car de pareils travaux sont devenus aujourd'hui 
inutiles, après la multitude d'ouvrages publiés sur les ana- 
logies des langues Indo-Européennes ; mais j'ai inséré plu- 



)( viii )( 

sieurs mots de la langue Grecque moderne, dont les termes 
Tchinghianés sont la traduction fidèle ; cette comparaison 
facilitera l'étude de ce travail à mes propres compatriotes, 
auxquels de pareils ouvrages, ne sont encore que fort peu 
connus. 

La première partie de cet ouvrage, traite de la vie errante 
et vagabonde des Tchinghianés, dont la misère, l'avilisse- 
ment et la brutalité, ne se roncontrent dans aucune race 
nomadique connue, et que, ni la faim, ni la pauvreté, ni la 
nudité, ne peuvent détourner de cette vie errante. Les Tchin- 
ghianés ne paraissent pas sentir la faim et la misère, au 
même degré que l'homme civilisé, dont la culture a rendu 
les passions plus vives. On ne comprend pas comment 
quelques familles nomades peuvent se nourrir en travail- 
lant à des ouvrages grossiers de fer, vendus au marché à 
vil prix. Je les ai entendus maintes fois se plaindre de l'in- 
suffisance de leur travail ; ils m'ont montré leurs haillons, 
la nudité de leurs enfants, et tous leurs sales et puants vê- 
tements, entassés dans un coin de la tente. Ils sont pleine- 
ment satisfaits, lorsqu'ils ont de quoi pourvoir strictement 
à leurs besoins matériels. Dans les tentes on ne voit ni pa- 
piers ni livres ; je n'ai jamais rencontré de Nomades sachant 
lire ou écrire; jamais je n'ai vu de larmes sur la figure d'un 
Tchinghiané. Leur courage pendant les maladies est héroï- 
que; ils ne se couchent que pour mourir, et sans larmes ils 
ensevelissent leurs morts. 

A qui la faute de ce que tant de misères se montrent parmi 
nous, misères plus affligeantes que celles des mendiants de 
nos grandes villes ? Est-ce notre indifférence, ou leur mau- 
vaise volonté? Les efforts de plusieurs sociétés de bienfai- 
sance Européennes, et des gouvernements mêmes en leur 
faveur, restés sans résultats, démontrent que le Tchinghiané 
a résisté, avec une ténacité inouie, à toute fusion avec les 
races civilisées; lui aussi connait et aime la charité hu- 



)( a )( 

maine, et accepte avec reconnaissance tout ce qu'on lui 
offre, mais à la condition de rester sous sa tente et d'errer 
selon son gré, et en pleine liberté. Il est vrai que plusieurs 
Tchinghianés se sont fixés dans les villages, et môme dans 
la ville de Constantinople ; mais ils se sont abrutis par 
leurs liaisons avec les étrangers ; faux Chrétiens et faux 
Mui^ulmans^ ils sont aussi pauvres et aussi misérables que 
leurs frères les Nomades, et infiniment plus adonnés qu'eux, 
au vol et à la ruse, dans leur commerce avec les gens du 
pays. 

Pour étudier leur langue, j'ai vu une foule des Tchin- 
ghianés Sédentaires, je suis entré dans un grand nombre 
de tentes. J'ai rencontré de la méfiance à la première visi- 
te ; mais bientôt cette méfiance c'est dissipée, et je n'ai eu 
ensuite qu'à me louer de l'empressement que plusieurs ont 
mis à me procurer les renseignements demandés. Causant 
avec eux de leur état précaire, et des moyens de se pro- 
ciu'er de quoi vivre, et de donner du pain à leurs enfants 
dévorés par la faim, ils me répondaient, comment voulez- 
vous, que nous nous approchions des gens qui nous dé- 
testent comme la peste? Nos conationaux dans les villages, 
sont-ils mieux que nous dans nos tentes ? 

On se tromperait pourtant, si Ton croyait que de telles 
paroles expriment les véritables sentiments des Tchinghia- 
nés Nomades. Ceux-ci, comme les Indiens de l'Amérique, 
s'opposent à toute civilisation qui, selon leurs propres paro- 
les, les étoufferait. Ils se .promènent dans les villes, tantôt 
en vendant des paniers ou des ferrailles, tantôt en traînant 
des singes et des ours ; ils voient les habillements des fem- 
mes, la propreté des enfants, les festins et les réjouissances 
du peuple; cela ne fait nulle impression sur eux ; pour eux, 
tout cela est comme une rêve. Le soir ils rentrent dans leur 
tente jouir de leur travail, sans éprouver le désir de se 
mêler à la vie joyeuse des étrangers. 



)(x)( 

En Europe on a promulgué des lois contre la vie vaga- 
bonde des Bohémiens, on les a poursuivis comme des mal- 
faiteurs, on les a jetés en prison et enfermés dans les ca- 
chots, (voy. Grellmann, trad. Angl. 1787, chap. 44), En Tur- 
quie, on leur a ordonné de temps à autre, de vivre dans les 
villages, ou au moins de passer toute la belle saison dans 
un même campement ; mais ici, comme dans l'Europe Oc- 
cidentale, ces moyens coërcitifs ont été sans résultats. La 
ténacité des Tc^hinghianés à leur vie nomade, et l'aversion 
des étrangers à les recevoir au milieu d'eux, seront une 
cause permanente d'éloignement. Ce n'est que par des efforts 
réitérés, par une conduite humaine et une charité sans ar- 
rière-pensée, qu'on pourra les gagner à la civilisation. 



Alex. G. Paspati. 



Constantinople, Février, 1870. 



ABRÉVIATIONS 

DE QUELQUES OUVRAGES CITÉS DANS CE TRAVAIL. 



A Dictionary, Hindoostanee and English, by 
W. Hunier. M. D. Calcutta, 1808. . . H. 

Thirty five years in the East, by John Martin 

Honigberger, Londoh, 1852. • • . Honig. 

Aox(|iLiov wtpl Tfl; T^kfiCiKS'çiTinç ffuYY*vtîaç t^; SXaêovo- 
P(ù9a\,xfiç YXa)ç<n;; Tcpà; t^iv ÉXXyivixi^v. 2uvTa;^6àv 
ùi^h KcovaiavTivou TcpeoSuT^pou toO è^ Olxov6[i.(dv 
Yevta>oYou(i.£vou, Tdp.. 3, év ntTpou?76Xei, 4828. Slav. Oec. 

An English and Bulgarian vocabulary, in two 
parts, English and Bulgarian, and Bulga- 
rian and English, by Rev. C. F. Morse, 
aided by Mr. Constantine Vasilief, Con- 
stantinople, 1860 M. Dict. 

ÂTaxTai {JYOuv 7pavTo$a?7ûv sic ti)v dp;^a(av xal rJiv 

ÙTzh ÀXapL. KopaYi, Vol. 5, Paris, 1828—1835. Cor. At. 
Tesoro délia lingua Greca Volgare ed Italiana, 
cioô ricchissimo dizzionario, Greco-Volga- 
re et Italiano, opéra postuma del padre 
Alessio da Somavera, capucino Francese, 
et posta in luce dal padre Tomaso da Pa- 
rigi, Parigi, 1709 Som. 

Hel=Hellénique ; GM.=Grec-Moderne ; GByz.=Grec- 
Byzantin; (c)=conte; (c. Noin.)=conte des Nomades; 
(ch.)=chanson ; (ch. am.)=chanson amoureuse ; (Tch. To- 
kàt)=Tchinghianés de Tokat; (As)=sTchlnghianés Asia* 
tiques. 



ERRATA. 



Page 43 


ligne 


19 au 


lieu de Nœl, 


lisez NoGl 


» 51 


9 


5 


9 raiéshCj 


9 


raiéske. 








rayéshe 


• 


rayéske. 


• 61 


9 


20 


9 Koshik 


9 

■ 


PoMk. 


> 64 


9 


8 


9 Biavaméy 


9 


Diavamé. 


» 88 


9 


6 


9 Aorist 


9 


Aoriste. 


» 92 


9 


5 


9 classes 


9 


conjugaisons. 


» 109 


9 


2 


» de venir,être9 


de devenir, être. 


» 115 


9 


15 


» (ifei(no)te, 


9 


dtsi[nt)lo. 


. 237 


9 


10 


» man 


9 


^mén. 


> 246 


9 


4 


» Ghn'UNDUR 


9 


gh'undur. 


» 301 


9 


33 


» kaaInk, 


9 


khaInk. 


» 600 


9 


27 


» maskaredér 9 


khurdé. 


» 633 


9 


12 


» gh*urne 


9 


gh^urve. 



^K^VSl^WK^^KfWllfin^wKf^B99B^^t9^i^^SH^ 



PREMIERE PARTIE. 



OUVRAGES LES PLUS RECEMMENT PUBLIÉS SUR LES TCttîN- 

GHIANÉS. MŒURS ET HABITUDES DES SÉDENTAIRES ET 

DES NOMADES, MANIÈRE D' ACQUERIR LEUR LANGUE. 

La véritable histoire de la race Tchinghianée est dans V é- 
tude de leur idiome. Étrangers aux peuples au milieu des- 
quels ils résident, fuyant leur société et leur civilisation, 
sauvages et indépendants, ils n' ont ni histoire politique, ni 
histoire littéraire. Religieux par convenance, soumis aux loix 
tantôt par faiblesse, tantôt par la crainte des punitions, ils 
mènent la véritable vie de sauvages, exploitant le peuple a- 
vec lequel ils vivent, gagnant par leur industrie la plus gros- 
sière, le peu qu'ils demandent pour subsister. Sans chef, 
autre que celui designé autrefois par le gouvernement, pour 
régler leur taxe annuelle, ils se promènent avec leurs ten- 
tes, et leurs chevaux exténués, d'un bout à Tautre de ce vaste 
empire, campant autour des villages et des villes, autant 
qu'ils trouvent un débouché pour les ustensiles culinaires, 
et les instruments aratoires fabriqués sous les tentes. Les 
vieilles femmes fardées et édentées se promènent dans les 
rues, disant la bonne fortune. Les enfants en haillons, et 
d'une saleté repoussante, suivent tous les passants, criant 
et mendiant. Bien que sous la tente, les parents travaillent 
depuis le matin jusqu' au soir, à peine peuvent-ils gagner 
des produits de leur travail, de quoi nourrir une progénitu- 
re ordinairement très nombreuse. Ce peuple avec des habi- 

1 



tudes si contraires aux nôtres, qui en Europe comme ici,* 
se lient éloigné de toute civilisation et de tout commerce 
avec les étrangers, sous sa tente, et dans Tintimité des siens, 
se moque des autres et maudit tout être vivant, étranger à 
sa race. Sa pratique est pleinement Conforme à ses senti- 
ments. Parmi les étrangers, soit Musulmans, soit Chrétiens, 
il n'a aucune honte de sa race. Il s'exprime avec la même 
vivacité qu'il montre dans sa marche et ses gestes. Le mépris 
des autres envers toute leur race, et leur non Tchinghiané, 
qui, parmi les Chrétiens et les Musulmans, est deveriu un 
terme d'opprobre, les tiennent éloignés du commerce de leurs 
voisins. Ceux de leurs conationaux qui ont échangé leurs 
tentes contre des maisons, n'ont pas amélioré leur condition. 
Partout leurs voisins les évitent; F espèce de religion qu' 
ils professent est si superficielle, que les Musulmans et les 
Chrétiens, leur défendent toute entrée dans la hiérarchie 
religieuse. Leur penchant au vol, leur finesse à tromper, leur 
vie errante de musiciens, leurs festins et leurs débauches 
brutales les éloignent de toute bonne société. (1) Où trouver 
Forigine de cette race si nombreuse ? La philologie com- 
parée nous montre leur patrie ; qui est l' Inde. 

En lisant les pages suivantes, le lecteur se rapellera que 
mon intention n'est pas d'expliquer des ouvrages historiques, 
ni d'analyser des productions d' esprit, qui charment nôtre 
vie intellectuelle. C est une page ajoutée au grand livre 
historique des peuples nombreux, dont les seuls monuments 
sont leur langue. Cette étude, due aux grands travaux de ta 
philologie comparée du siècle actuel, est riche en résultats, 
car, sans livres historiques, sans traditions orales, elle nous 
révèle leur patrie, et quelques points de leur histoire. 

Avant d'entrer dans 1' étude de la langue des Tchinghia- 
nés, je parlerai d' abord des principaux ouvrages sur ce 
peuple, publiés depuis la publication du grand ouvrage de 



(1) PottqiMTille. Voy. de la Grèce. Péris. 1826. Vol. 1. p. 148, dit. - Les Bohé- 
miens qae les Tares Irailent d' athées el d' anlropophages — L' opinion que les Bo^ 
héintens sont antropephages est générale dans la Turquie » — Les obserfalioM d« 
cti tttltur iur les Bobémieus sont en général fort erronées. 



Pôtt. — € Dié Zigeùnér in Europa ùnd Asien* Halle 1844- 
45 » en 2 vol. (1). 

Les Rômes, Histoire vraie des Vrais Bohémiens, par J. A. 
Vaillant Fondateur du collège interne de Bucharest et de V 
école gratuite des filles, professeur de littérature à l'école 
nationale de Saint-Sava. Paris. 1857. Il s' occupe principa- 
lement des Tchinghianés des Provinces Unies. Aux Rômes 
de Turquie, il consacre le chap. XI* Son résumé, p. 459, ou 
il parle aussi des Rômes d' Asie, est ce qu' il y a de mieux 
dans ce livre, plein d' incohérences. Il a [décrit les efforts 
du prince A. D. Ghyka de Valachie, et du prince P. A. Ghy- 
ka de Moldavie, qui ont affranchi les Rômes de ces con- 
trées, a Je n' aurai point à regretter les dix-huit années que 
j' ai employées à la bible de leur science » p. 22. Le passage 
suivant donnera au lecteur, une idée du livre, a Un fait re- 
marqable et qui peut servir à montrer comment, malgré 
leur ignorance et leur disséminement, leur langue les a fait 
rester eux, c' est qu' ils ne nous méprisent pas moins que 
nous les méprisons ; c' est que, si nous les appelons j^aj/erw, 
ils nous appellent gaçrii^ (2) c' est que, si nous nous disons 
fils de r homme Adam, ils se disent fils le la femme, RomnL 
Selon eux, leur langue est sonore, malléable, harmonieuse, 
et leur misère seule la rend rauque et glapissante. Nous 
parlons, m' ont-ils dit souvent, comme les oiseaux chantent, 
nous chantons comme les lions rugissent. G' est donc dans 
leur langue que j' ai cherché leur origine ; car c' est là qu' 
ils se cachent tout entiers, et s' abritent contre les atteintes 
de nôtre civilisation liberticide. Quoique restée pauvre, 
quoique bigarrée de mots étrangers, quoique dégénérée, elle 
n' en a pas moins conservé son mécanisme originel, son bi- 
zarre génie, son cachet antique, sur lequel on peut lire, 
comme sur le plus vieux des schâles de Cas' mir, sinder 
Vaïom, je viens de V Inde » — p. 13 — voy. Pott. Vol I, 



(1) MarsdeD, toj. Pott, Vol. 1 p. 15, eit preiqae le leul auteur, qui noat a don* 
né quelques mota de la langue dea Tcbinghianèa Rouméliolea. Seelien id p. 20, tl 
Ousely. London. 1823, ont parlé dea Tcbinghianèa de l'Asie, ei de la Perse. 

(2) Prononcez gatcbni. Voy. gadjo, dans le Voe. 



- 4- 



33. Quelques mots disséminés dans l' ouvrage^ dont la plu- 
part sont mal écrits, est tout ce que l'auteur nous dit sur la 
langue des Rômes (1). 

Orijen, usos y costumbres de los Jitanos, y Diccionario 
de su dialecto, con las voces équivalentes del castellano y 
sus defîniciones. porS. Campuzano. 2a edicion. Madrid 1851. 
18 — pp. 199' Cet écrivain, comme presque tous les auteurs 
non Allemands, parait ignorer tous les travaux antérieurs, 
sur la race Tchinghianée. Il ne cite pas Borrow, qui a écrit 
sur les Gitanos d' Espagne. Il donne dans son introduction 
quelques renseignements sur les Tchinghianés en général, 
puisés dans l'ouvrage de Grellmann. Son vocabulaire est 
plus riche que celui de Borrow. Il ne fait aucune distinction, 
entre les mots Espagnols et les mots Tchinghianés. Il y a 
bon nombre de définitions, remarquables par leur naïveté. 
— Manu, m. Varon, criatura racional del sexo masculino, 
Muy, f. Lengua, parte camosa y movible en la boca. J'aurai 
occasion de citer quelqu' unes de ses définitions dans le 
Vocabulaire. 

na^wflé'nj, insérée dans les Nos. 178, 179, 180, 181, 182, du 
journal Grec, la Pandore, vol. 8-1857. Dans ce mémoire 
que le savant éditeur M»". N. Dragoumi, a recommandé à V 
attention de ses nombreux lecteurs, j'ai inséré quelques 
observations sur 1' histoire des Tchinghianés en général, et 
un vocabulaire d' une centaine des mots Tchinghianés. Ce 
mémoire a été le premier travail Grec publié sur cette race. 
Je dois avouer ici, que les observations fort bienveillantes 
de M. Dragoumi, et les éloges insérées dans son journal, si 
bien dirigé, et d' une utilité incontestable pour nos compa- 
triotes, m' ont déterminé à poursuivre les études Tchinghia- 
nées. Le travail que j' offre au public aujourd' hui, est dû en 
grande partie, aux encouragements de cet écrivain distingué. 
Das Deutsche Gaunerthum in seiner social-politischen, li- 



(I) Cet auteur a publié ausai oiie Grammaîre, dei dialoguei et un Vocabulaire de 
la langue Romane des Sigans, pour Taire suite k cet outrage. On peut consulter ausM 
l'oufrago de Michel de Kogalnilchao. Berl* 1837. Pott. Vol. I. p. 23. 



;> 



terarischen und lînguîstischen Aiisbildung zu seinem heu- 
tigen Bestande, von Friedrich Christian Benedict Avé-Lal- 
lemant, Doctor beider Rechte. Leipzig. Les 2 prem. vol. 
furent publiés en 1858, pp. 272 et 391. Les derniers en 
d862. pp. 537 et 625. Bien que cet ouvrage s' occupe prin- 
cipalement de r histoire et de la langue des filous, Avé-Lal- 
lemant a introduit quelques remarques sur les Tchinghia- 
nés, puisées dans les ouvrages sur ce peuple. Les obser- 
vations très judicieuses qu' il fait sur ce peuple, sont con- 
tenues, en grande partie dans le premier volume. Le Ch. 
5. est intitulé a Erstes Auftreten der Zigeuner in Deuts- 
chland. » Le 16 ch, du 3 vol, contient quelques observations 
sur la langue des Tchinghianés, empruntées à Y ouvrage de 
Pott. 

Mélanges Asiatiques, tirés du Bulletin Historîco-Philolo- 
gique de 1' Académie Impériale des Sciences de St. Péter- 
sbourg. Tome IL 1 livrais 1852. 2 livrais. 1854. — Bôhtlingk. 
Ueber die Sprache der Zigeuner in Russland. Nach den 
Grigorjew'schen Aufzeichnungen mitgetheilt. Le premier 
article traite de la grammaire, qui diffère essentiellement 
de celle des Tchinghianés Turcs. Il est même étonnant de 
voir une telle différence dans la grammaire, lorsque le vo- 
cabulaire, est presque identique, en plusieurs points. Dans 
la déclinaison des noms, le gén. et Face: sont romés (nom: 
rom,) hulés (nom: hulài), tandis qu' avec la particule nég: 
fci, on rencontre le gén: Pibalengiro^ ohne haare, le 6e-fea- 
léngorOy des Tchinghianés Turcs. Il n' y a qu' un verbe au- 
xiliaire, dont le futur est presque identique au présent. God- 
tcho Baver, pi gadche^ Russen, diffère de gadjâ, usité en 
Turquie. Grai, Pferd, gfrdya, pferde, gracn' i, Stute, grastô-^ 
ro. Pferdchen, ressemblent aux mêmes mots usités ici. 

Memoir on the language of the Gypsies, as now used in 
the Turkish Empire, by A. G. Paspati, A- M, — M. D, Trans- 
lated from the Greek, by Rev. G. Hamlin, D. D. Missionary 
of the A. B. G. F, M. at Gonstantinople, dans the American 
Oriental Society. Vol. IL 1861. in 8, pp. 120. Une liste alpha* 
bétique des mots Tchinghianés « added by the committee 
of Publication, as an important article, a,nd almost indis- 



— 6—. 

pensable appendix to Dr Paspati's articte. » Cet ouvrage^ 
outre le Voc. cont çnt un court exposé de la Grammaire 
Tchinghianée, basée sur les matériaux peu nombreux, obte-. 
nus jusqu' à 1859. Les fonds de la Société Américaine ne 
lui ont pas permis d' imprimer V ouvrage en entier. 

Pie ^igeuner in ihrem Wesen und in ihrer Sprache. 
Nach eigenen Beobachtungen dargestellt, von Dr. jur. Ri- 
chard Liebicb, Fiirstlich Reuts-PLauenschem Criminal ratha 
uud Vorstande des Fiirstlichen Criminal gerichts zu Loben- 
stein, Leipzig, 1863 in 8, pp. 172. La pre^iière partie de Y ou- 
vrage s' occupe, de la patrie, de la religion, des moeurs et de 
r état moral et politique des Tchinghianés. La seconde, con- 
tient un vocabulaire Tchinghiano-Allemand, et Allemand-r 
Tchinghiané. Il y a quelques mots, qui ne se trouvent pas 
dan$ r ouvrage de Pott, que Liebich cite souvent. Il y a une 
grande affinité avec la langue des Tchinghianés de la Rou- 
mélie. Tout en reconaissant la grande. utilité de cet ouvrage, 
qu' on vxe permette de signaler quelques mots qui me pa- 
raissent contraires à l' esprit de la langue. La part. nég. 6/, 
n.e se joint point à des noms, mais à des adjectifs. Bi-hacht 
das Ungliick n' est pas Tchinghiané. Baro-scheréskèréskéri 
Stammin, des KônigsStuhl, der Thron. Shçréskoro^ gén. de 
&her6, tête, chef, ne peut pas avoir un autre génitif. Quelques 
définitions auraient pu être éclaircies par V ouvrage, de Pott. 
Lubnij die Bulxlerin, die Hure, aus dem lat. lupa? voy Pott. 
Vol II. p. 334. Wûscht, die Lippe, (vielleicht verwandt mit 
deoi deutschen « Wulst » ?) id. p. 86. Tchuvlidini, vveibljch, 
(Uiieux weiblichkeit); la formation de ce mot me parait fort 
irrégulière. Ses remarques sur le verbe wàwa, ich komme, 
ich werde, basées sur Graffunder. p. 10^11, montrent que V 
étude de ce verbe a été mal interprétée, depuis Grellmann 
jusqu' aujourd'hui. Liebich dit <i Erscheint selbstândig fast 
nur as Hutfszeitwort, ist aber der Schlûssel zu allen Zeit- 
wôrtern. An den Imperativ angehângt, billet es das Prâsens 
eines Verbums. ?. B. rakker^ sprich ; me rakker-wàwd, ich 
spreche; tu rakker-weha, du sprichst; job raJîker-wela, er 
spricht ; me rakker-waha, wir sprechen; tume rakker-tvena^ 
ihi' sprecht; jnn rakkcr-weïïa, sio sprechen. » L'ouvrage de 



Liebich pourrait être consulté avec avantage par les philo- 
logues. On ne peut qu' admirer dans ses observations pré- 
liminaires, r esprit chrétien avec lequel il étudie 1' amélio- 
ration de cette race dégi^adée. 

Zigeunerisches, von G. J. Ascoli, ordentlichem professor 
der sprachwissenschaft -an der K. a Academia scientifico- 
letteraria ■ zu Mailand, des K. « Istituto Lombardo » wir- 
klichen, der « American Oriental Society » correspondiren- 
dem, der Deutschen morgenlândischen Gesellschaft ordenl- 
lichen mitgliede. u. s. v. Halle 1865. 8. pp. 176. La plus 
grande partie de cet ouvrage s' occupe de mon travail pu- 
blié en 1861. En lisant les observations de M. Ascoli, on ne 
peut que se rappeler, que V étymologie est un terrain glis- 
sant. Ses élucubrations sur le mot Tchinghiané namporemé 
malade, ne sont pas dignes d' un homme si connu. On a 
lieu de s' étonner, que les savants d' Europe n' ont d' autre 
autorité pour le Grec moderne, qui entre si largement dans 
la langue des Tchinghianés, que V ouvrage de Ducange. Cet 
infatigable auteur, qui nous a conservé tant des trésors, a 
été étudié et corrigé par le savant Coray, son plus grand 
admirateur. Ascoli et Pott paraissent ignorer les grands 
travaux de Coray (1). Ascoli nous donne quelques mots sur 
la comédie Italienne. « la Zingara » et sur la langue dei Zin- 
gani dans Y Italie méridionale, études fort intéressantes ; il 
ajoute de plus, quelques mots sur le Vocabulaire de la 
langue des Bohémiens habitant les provinces Basques Fran- 
çaises, publié par Baudrimont, à Bordeaux. 1862. 

A history of the Gipsies, with spécimens of the Gipsy lan- 
guage. By Walter Simson, edited with préface, introduction, 
and notes, and a disquisition on the past, présent and fu- 
ture of Gipsydom, by James Simson, New-Jork, London, 



mm 



(i) Les mots suifanti de la langue Grecque Moderne font mal expliquéi dam 1* 
outrage de Pott-Ardoria fein, yena, Hel. et GM. «fTxpU, Vol. 2, p. 68 Andi q,- 
g la, r. girtb. GM. vqXa, p. 60. Christ]a ri scrininm, GM. ouprapt tiroir-dc oup«i, oup« 
Tapt(ev), Hamxinaf, ?. gâbnen. GM. x^P^^'^^f^'^ lipnX'f^^^^*.^*^- P- ^"^^t S y n t a r i 
kasten, cit le même mot ouprâpt. p. 239. B u t r o n, abysa, a deep hofe. Hel. ^- 
•poc, XsKKoc, dim. M?(ov« ^^' Mpil^^f^ voy. aufti d«Da mon Yoc. karaT idiiiii 
el g a r e d i 11 i, Pou. roi. t p. 117. 



— 8~ 

1866. 12, pp. 575. V auteur croit qu' il y a 250,000 Tchîn- 
ghianés, qu' on appelle en Ecosse tinkers, tinklers, dans les 
îles Brittaniques (p. 4.) et 100,000 dans V Ecosse seule, p. 
61 . note. Tinker from tink, because the way of proclaiming 
their trade is to beat a kettle, or because in their work, they 
make a tinkling noise. A mender of brass kettles, pans or 
other métal ware. Johnson's Dict. Todd. Grellmann Hoy- 
land and Bright sont ses auteurs de prédilection, lorsqu' il 
décrit leur vie en Europe et en Angleterre. Ces auteurs avec 
Borrow^jSont presque les seuls dont il parle dans ce volumi- 
neux ouvrage. Il passe sous silence tous les grands travaux 
sur les Tchînghianés, publiés en Allemagne. LeCh. IX. est en- 
tièrement consacré à la langue Tchinghianée, dont l'auteur 
nous donne une collection fort intéressante, et dont la plus 
grande partie, a été obtenue des Tchinghianês d'Ecosse. L'au- 
teur sans aucune connaissance des idiomes étrangers, a eu 
l'idée, de faire une comparaison des mots des Gipsies Ang- 
lais avec l'Hindoustani — « I had occasion at one time to be 
on board of a vessel lying in the harbour of Limekilns, Fi- 
feshire, where I obtained a black man, acting as a cook, of 
the name of John Lobbs, about 25 years of âge, and a na- 
tive of Bombay, who conld neither read nor write any lan- 
guage whatever. I repeated to him about one hundred and 
eighty Gipsy words and expressions. The greater part, were 
familiar to his ear, but many of them that meant one thing 
in Gipsy, had quite a différent signification in his speech » — 
Il donne ce catalogue qui est fort intéressant-p. 330. J' au- 
rai occasion de citer quelques mots de ces Gipsies dans le 
Vocabulaire. (1). 

Depuis les grands travaux sur les Tchinghianês, commen- 
cés par Grellmann en 1783-87, et continués par plusieurs 
autres auteurs, il y a peu à ajouter à l'histoire de leurs é- 
migrations. Presque tous les auteurs ont largement puisés 
dans l'ouvrage remarquable de Grellmann. Cet auteur, après 



(1) BtMtrabîa, ail Tarkey, Bulgaria, Greeoe and Romaoia fwarm with, Gipsies,. 
tT«n ÎQ Constaminopla they are inounifrable. id. p. 75. Grellipiaon, Chap. 2. 



— 9 — 

avoir exposé d'une manière claire leur première apparition 
en Allemagne en 1417, les mœurs et les habitudes noma- 
diques de ce peuple, a voulu élucider leur affinité avec le 
peuple de l'Inde, par une comparaison de leur langue, avec 
les langues Indiennes, et principalement avec l'Hindousta- 
ni. Cette partie de l'histoire des Tchinghianês a fait des 
grands progrés, depuis la publication de son ouvrage. Ceux 
qui désireraient des renseignements sur la vie et les moeurs 
nomadiques de ce peuple, peuvent consulter Grellmann, et 
principalement Pott, qui a réuni dans son ouvrage, tout ce 
qui a été dit sur ce peuple. En effet, dans les ouvrages pu- 
bliés sur les Tchinghianês, on ne fait que puiser largement 
de Grellmann, sans y rien ajouter. Ces considérations m' ont 
porté à ne pas répéter, ce qui a été si souvent raconté dans 
les ouvrages sur ce peuple. 

Les historiens Byzantins, Em. Chr^^soloras, Nicolas Khal- 
cocondylis, Jean Ducas, Jean Cantacuzène et Phrantzes, 
ne font aucune mention des Tchinghianês, qui sont venus 
en Thrâce avant la conquête de l'empire Grec par les Turcs. 
Les renseignements des historiens Ottomans, n'ont, que peu 
de valeur. 

Les Anglais nous ont donné des livres sur presque tous 
les idiomes de l'Inde. En outre, les Vocabulaires de la lan- 
gue parlée par les Tchinghianês des pays Européens se sont 
multipliés, de manière que leur langue est aujourd'hui assez 
bien connue, et conservée avec moins d'altérations que cel- 
les qu'ont subies plusieurs autres langues plus connues, L' 
ouvrage de Pott, contient toutes nos connaissances linguis- 
tiques, jusqu'au temps de sa publication. 

Avant d'entrer dans Tétude de leur langue, dans laquelle 
on trouve les renseignements les plus importants sur leur 
histoire, je donnerai au lecteur un court exposé de ce peu- 
ple habitant les deux grandes divisions de la Turquie, la 
Roumélie et l'Anatohe, ou Asie Mineure. 

Bien que nombreux dans toutes les provinces de la Rou- 
mélie, on pourrait dire que l'antique Thrâce, proprement 
dite, en contient le plus grand nombre. Il est étonnant de 
voir pendant la saison chaude, leurs tentes noires partout. 



prôâ dos grandes villes, comme près des pauvres villages H 
des fermes. On les rencontre, sur tous les chemins, accom- 
pagnant leurs tentes, leurs bardes et leurs enfants, sur des 
ftnes et des chevaux, allant d'un lieu de campement à un au- 
tre. Souvent, il n'y a qu'une seule famille, souvent plusieurs. 
Autour des villes populeuses, on voit quelquefois un grand 
nombre de tentes abritant diverses familles, qui y sont venues 
camper à des époques différentes, et qui même ne se con-» 
(laissent pas. 

Il est étonnant, que des auteurs qui connaissent la Tur- 
quie, aient voulu énumérer le nombre des Tchinghianés, 
pon seulement en Roumélie, mais même en Asie Mineure, 
où ils n'ont été presque jamais étudiés, a Ce peuple singu- 
lier de rindostan est estimé arbitrairement en Turquie, au 
pombre trop haut de 200,000. » — ^Ami Boue, Tom. 2. p. 29, 

Les Tchinghianés laissent leurs demeures d'hiver, qu'ils 
appellent qyMa^ (1) vers la moitié d'Avril, et plus tard se- 
lon la saison, et se dispersent dans toute la contrée voisine, 
quelques-uns descendent du nord des Balkans, et passent 
même jusqu'en Asie Mineure. D'autres, montent au nord des 
Balkans, et descendent de nouveau vers la moitié d'Octobre. 
Quelques-uns ne sortent jamais d'une province, où ils se 
promènent, connaissant tous les villageois et les besoins 
des industriels et des cultivateurs. Ce courant m'a facilité 
l'acquisition de leur langue, car j'ai pu rencontrer près de 
cette ville, de Tchinghianés venant des provinces fort é- 
loignées de nous. 

Presque toujours' ils se retirent dans les mêmes quartiers 
d'hiver. Ordinairement, ils campent en dehors des villages, 
près de quelque fontaine; leurs animaux attachés pai' les 
pieds à des pieux, paissent autour de la tente. Dans les viU 
lages Turcs, où ils sont moins molestés, on voit leurs ten- 
tes souvent dressées au milieu du village. J'en ai connu 
quelques-uns, qui pendant l'hiver, se livraient à la chasse^ 



1»^ 



(|).f r. ^V* * q y 8 h I a. — 0«•f*^^f■ d1ii?er po^r l'anné» —Caserne. Brhi 



^11 — 

plutôt pour voler impunément, que pour se procurer ûvk 
gibier. 

Les Tchinghianés, qui depuis long temps ont abandonné^ 
la vie errante, sont peu nombreux en comparaison de leurs 
frères les Nomades. La plupart de ces Tchinghianés, que 
j'appelle dans le cours de cet ouvrage, Tchinghianés Séden-r. 
taires, sont de la religion Chrétienne. Selon Boue, k)c: citj 
ce peuple compose presque à lui seul, des villages, comme 
par exemple Hebibdsche près d'Andrinopie, Voidoniko, d^ns^ 
le Pinde, etc. (1). 

Daps la ville de Gonstantinople, il y a, à peu près 140 fa-, 
piilles, demeurant a Yeni-baghtché, à Tchinàr tchechmé 
près de V église des Blachernes, (2) à Scùtari et à Kassim 
pacha; 35 à Silivri, 30 à 40 à Tchôrlu, 1^ à Tchéndu, 8 ^ 
Epibâtes, 6 à Ksâstron, 6 à Buyùk Tchatâldja, 7 à Buyuk 
Tchekmedjé, 35 à Rodostô, 70 à Litres, et d'autres dans, des; 
villages plus éloignés de cette capitale. P'après les renseigna 
nements qui m'ont été fournis par des Tchinghianés errants^ 
venant du nord, et même de la Serbie, il parait que plu-. 
sieurs familles se sont fixées dans les villages. Mais le nom-, 
bre des Nomades d'après leur dire, est encore fort supé-. 
rieur, et les quelques milliers de Sédentaires, éparpillés dana 
divers centres^ ne peuvent pas entrer en comparaison, a^veo 
les Nomades, dont toute la Roumélie regorge. Ami Boué,^ 
un observateur hors ligne, qui parait ne pas avoir eu des. 
rapports directs avec les Tchinghianés, se trompe en di-. 
sant, que « plus de la moitié ou même les deux tiers, ont 
quitté la vie nomade et se sont amalgamés surtout avec les^ 
Turcs, comme les maîtres du pays, t rr- Vol. 2. p. 29. (3) 



(1) Uoe partie du mont He^os eut appejée ']felimgu& Balkan.r-PooqaçfiHe. foy. 
it la Grèce Yol, 1. p, 365, 

(2) Eî( xht irifiooXoy Sa toûtov t5v BX«)^i{tvôt.v xar^xauv i^piç où iro> V^ ^u^toi* aXX*4 

psoavTtc Tov TÔtrov, v^ j^oixiottitv îxttBiv Tcù; ^tiivasoùi; toutoujc Bfx^svtret;. Çpnjtant. 
par Scarlatos Bjiautius, 1851. Vol. i p. 591. 

(3) Çea Grecs et surtoal des Bulgares de la classe bourgeoise ou tillageoise ont cr& 
^e lear intérêt de devenir Musalmans — leurs descendants conserfent encore un typfi 
particulier, quoique leur sang se soit mêlé de sang Asiatique et singare. Ami Bou^. 
yol. 3. f . 403. 



— 12 — 

Plusieurs Sédentaires aux environs de Constantinople, se 
sont mariés avec des filles Grecques pauvres. Leurs maisons 
dont j'ai visité un grand nombre, présentent la même nu- 
dité d'ameublement que la tente. Les locataires avec cette 
passion du dehors, qui est inhérente au Tchînghiané, se 
promènent dans les rues, avec leurs femmes, habillées de 
couleurs rouges et jaunes, avec des fleurs dans les che- 
veux. Dans ces villages, et dans les quartiers habités par 
eux, on rencontre souvent toute la famille assise à la porte, 
comme si la maison ne servait qu'à les abriter pendant la 
nuit. A peine envoient ils quelque garçon à l'école, plutôt 
pour s'en debarasser, que par amour des lettres. Les fatnil- 
les éloignées de Constantinople, parlent leur langue entr'el- 
les, lorsqu'il n'y a pas des étrangers. Les hommes sont mu- 
siciens, allant de village en village, jouant et chantant dans 
les grandes foires, et les fêtes des Chrétiens et des Turcs. 
Plusieurs sont forgerons, vendeurs de paille, de charbon de 
bois, maquignons, ouvriers dans les vignes et les champs 
des grands propriétaires, et orpailleurs dans quelques en- 
droits de la Macédoine — Pouqueville, voy. de la Grèce. VoK 
3, p. 28, 29, 97. Jamais dans aucun village, on ne leur per- 
met aucun autre office dans l'église, que de devenir chan- 
tre. Dans les cimetières chrétiens, il y a quelques années^ 
on enterrait à part, les Tchinghianês de pur sang. Aujourd* 
hui les Tchinghianês mariés avec des filles Grecques, ou 
ceux qui sont de race mixte, sont enterrés à côté des au- 
tres Chrétiens. 

La langue parlée par ces Tchinghianês, diffère en plu- 
sieurs points de celle de leurs conationaux les Nomades. 
Souvent ils ne se comprennent pas, car non seulement ils 
changent le verbe, mais plusieurs termes, oubliés par les Sé- 
dentaires, sont remplacés par des mots Grecs ou Turcs. Plu- 
sieurs de ces termes, ont été conservés par les Nomades, qui 
en outre, forment des éléments de leur propre langue, de 
termes nouveaux. Après la grammaire, je donnerai une ta- 
ble de ces deux idiomes, dont la comparaison entre eux et 
la langue des Tchinghianês Asiatiques, éclaircit quelques 
points obscurs dans les auteurs Européens. 



-13- 

Outre cette différence de langage, il y a entre les Séden- 
taires et les Nomades, un sentiment de mépris mutuel, pro- 
fondément enraciné chez tous. Les Sédentaires, en parlant 
des Nomades comme de barbares, se moquent de leur pro- 
nonciation inintelligible, rude et rauque, de leur nudité et 
de leur crasse ignorance. Les Nomades de leur côté, appel- 
lent les Sédentaires, Kalb-tchinghianés, Rayâ-tchinghianés, 
Kalpazân-tchinghianés, Ldkhos, (Valaque) et évitent autant 
que possible, tout commerce avec eux* Ce sentiment n'est 
pas dû tout-à-fait au changement de vie des Sédentaires, 
mais principBlement à la différence de religion, car les 
Nomades sont pour la plupart, des Musulmans, mais, n' 
ayant pas plus de respect pour leur croyance, que les Sé- 
dentaires n'en ont pour la foi Chrétienne. Les Nomades 
accusent les Sédentaires, de changer de religion, selon les 
convenances de leur position, et d'être Musulmans, ou 
Chrétiens en même temps; reproche qui selon ma propre 
expérience, est propre aux Nomades, et particulièrement à 
la classe appelée Zapâri. Il est curieux d'entendre ce peu- 
ple parler de religion, et s'accuser mutuellement, eux qui 
ne respectent aucune croyance, qui méconnaissent tout prin- 
cipe religieux. Pour eux ,tout sentiment moral et religieux 
n'est d'aucune utilité, qu'autant qu'on peut en profiter. 

Dans l'intérieur du pays, lorsqu'ils sont loin des villages 
populeux, ils se soucient fort peu des pratiques religieuses* 
Les Nomades Chrétiens souvent meurent sans être baptisés, 
et les Musulmans sans circoncision. (1). 

Il y a parmi les Nomades, des Tchinghianés Chrétiens, 
qui ont beaucoup de rapports avec les Sédentaires. Quelques-^ 
uns se sont mariés avec des Tchinghianées villageoises. Ite 
évitent la société des Nom : Mus : et bien qu'on les trouve 
souvent sur le même campement, leurs tentes sont dressées 
loin des autres. Ces Tchinghianés, entretiennent des rap- 



(i) Ils changeot de religion ayee aatant de facilité qae de domicile, on plutôt ilit 
n'oot pas de religion, et se moqacnt même de toat ce qui est respecté, comme saint 
par d'antres peuples. À. Boue. Vol. S. p. 78. — frets à svÎTre tontes tes religions» 
es Bohémiens n* en ont ancune.^PonqueTille, Voy. de la Grèce. Vol. 1. p. 965. 



-16- 

tnère de tous les Tchinghianés éparpillés en Europe, et en 
Amérique. L' étude du nombre, et des mots Grecs emprun-^ 
tés à la langue Grecque moderne, et qui se trouvent plus 
ou moins altérés dans tous les ouvrages publiés, le démon-* 
trent à toute évidence. Môme les Tchinghianés Russes, sont 
de la même souche. Plusieurs points obscurs, de la langue 
des Tchinghianés d' Europe, pourraient être éclaircis par 
r étude de la langue des Tchinghianés de la Turquie. 

Cette liaison est corroborée par V étude de la langue des 
Tchinghianés de V Asie Mineure, principalement de ceux qui 
n'ont eu aucun rapport avec la langue Grecque. V idiome 
de ces Tchinghianés ne contient aucun mot Grec, en re- 
vanche, ils ont largement emprunté de la langue Turque, 
et quelques mots de V Arabe. 

Les Tchinghianés dans V Asie Mineure, sont fort nom- 
breux* Ceux qui parcourent la province de Bithynie et la 
côte méridionale de la Propontide, viennent camper sou- 
vent aux environs de Constantinople^ et près des villages 
plus au nord. Leur langue ne diffère pas essentiellement de 
celle des Nomades de Roumélie. Mais il y en a un grand 
nombre dont la langue a été étudiée et examinée sur ma 
pressante recommandation, par un ministre Américain, le 
Rev. Andrew. T* Pratt. Cet orientaliste infatigable, membre 
de cette noble société Américaine, the American Board of 
Commissioners for Foreign missions, dont les grands tra- 
vaux honorent le public Américain, a fait une riche col- 
lection de termes, parmi les Tchinghianés errants dans le 
voisinage de Marach, (anc. Malatia Melitène)^ d' Aintab (anc. 
Antiochia ad Taurum), et jusqu' aux bords de Y Euphrate* 
Voici ce qu' il m' a écrit sur ces Tchinghianés. « Marash 
Dec. 7. 1867. They are scattered every where in tow^ns. AU of 
them are sieve makers. They profess to be Mohammedans. 
Those about hère are siunni, and those to the south Kellis, 
and below are Alevi. They always talk their language at 
home». J'ai inséré ces mots dans le Vocabulaire, et j' aurai 
souvent occasion d' en faire mention, en les comparant avec 
ceux des Tchinghianés Rouméliotes. Bien que la collection 
ne soit pas aussi riche, que celle des Tchinghianés Roumé- 



-17- 

liotes, le lecteur verra qii' elle éclaifcil plusieurs points de 
leur histoire. J' ai marqué ces mots par (As.). 

Sur les Tchinghianés des environs de Tokât* en Asie Mi- 
neure, je donne les renseignements suivants, adressés au 
Rev. M. Hamlin. D. D. par le Rev. A. H. Michael, pasteur 
protestant à Tokàt- t Tokât March. 3, 1868. t They are cal- 
led hère Pôsha, aud by themselves Lom. They are perfect 
Wanderers, they are hère in the vv^inter, aud nix months they 
wander through the neighboring villages and mountains. 
Their occupation is sieve aud basket making» They are 
found in ail this neighborhood, some of them professing 
islam, the rest are of the Armenian church. They say that 
in Morshovan, they hâve 150 families, being most nume- 
rous at Bozook. Hère their number varies. One hundred 
died of a sîngular épidémie about two years ago. They are 
greatly oppressed aud have no defenders. 

About their origin they seem to know nothing, but they 
say that Job taught their forefathers the art of sieve and 
basket making. Their ancestors also, they believe came from 
Persia to this country. 

At this présent time, 170 are in Tokât, 90 maies and 80 
females, in 30 households. As to religion, they are ail of 
the Armenian church. They always say, we are Ghristians. 
They receive the seven sacraments, etc. etc* 

Their priests hère and elsewhcre, are Armenians and 
not Gypsy by race, solely on acount of their ignorance. 
They might have priests of their own race, if they would. 

They have almost entirely lost their original language. 
They have nothing but a mixed jumble of words, partly 
their own and Armenian and Turkish. Their priests assu- 
red me, that the church has nothing spécial for them any- 
where, that is, knows them only as Ai'menian Ghristians. » 

Pôsha, Lom, et quelques autres mots envoyés avec cette 
lettre, seront expliqués dans le Vocabulaire. Ces mots sont 
marqués, (Tch. Tokât). 

Les Turcs appellent les Tchinghianés jj K;^ tchinghianés 
Bohémien , sorte de vagabonds des deux sexes, ^ij 
zenghi, subst. et udj. Pers. Ethiopien, noir, nègre, Bohé- 

2 



^18 — 

mien.— "BcliL Àr. Pers. zangee. n. An Ethiop iiej^ro. Zinjjîuio, 
Zingana. Voc. It- Turc. i(ii85. X^j (zenghi) incola rcfrio- 
nis Zang. s. Zangebar, Aethiops-^Vul. Pukkhto. zang, Nani(3 
of a country Zanguobar. Zamji^ an Alrican, nejn^o. Bellew 
Dict. 1867. Tchinghiân a donné naissance à Y Allem. zigeu- 
ner^ It. zingaro, en (xrec. ÀT^iy^avô;, ÀTCty^^avai, zingana, zin- 
gara, ÀT^^cyîoavaptov, ferreria, bottega di zingano, ÀTÎ^ty^aviCo^, 
aTÇtY'/^ave'jw, at2^Yy,(X7(!)vai, zinganare, ÀT^iYx-aviîta, da zingano, 
ÀxJ^iy^'^vtxo;, di zingâno, ÀTÎJiYxacvorouXov, zingarino, Kap(p«<;^ 5 
dxî^ivxavoç^ chiodai^o. — Soin. Quelques auteurs Grecs, conti- 
nuent encore à appeler les ïchinghianés, ÀôtYyctvoi, « Àftiy- 
yavoi (ToupHoyiçToi), Constple. de Byzantins, Vol. 1. p. 347. A- 
thènes. 1851, bien que Goray a signalé depuis longtemps, 
la différence entre les deux mots. • ÀTaJyyavo;^ a, TrXeôvx^ïTtxôv. 

Kaxû; èvo[jLi^&Y]) oTi elvac, oi à'izh toù; Ppaixopcotiiaiou; (ovo[Aa90svTe; 
ÀÔîvyavot. ToOto eïvai ivojjia aipsTDcûv^ ot ÔTtoIoi dvottàCovTo xAt MéX- 
j^ta&SexlTai, Stéxi cSoy(;.âTiÇav tov MeX)ri<7eSàx, dvcoTspov tou XptçtoO. 
To ô'voj^a Tdiyyavoç îi to sçepav à7co tyiv ivSiav^ ï) to IXaêav sî; tov 
Xp6fX0v i-Kh jwtvkv àUo ïôvoç. — Cor. At. Vol 4, p. 38 et 711. Àeiyya- 
vot, haeretici, qui et Melchesedeciani. Glos. Àôiyyavo; atpsTixd;. 

DC. lloXtv ÀfLoptov, ev ^ xal Iou6aia)v y-ai xtvwv À6iyyav«v tcX^Ooç 
à&i Tcw; EyxaTOixiJ^ETat' — àXXa Xè Tcàvra, çuXaxTOuaa xatà v6[aov tov 
Mû)«iaCx6v Tz^ry ttj; ^epiTOfjLYVç. Theoph Gontin. Lib. 23. ÈTiJyjfave 
yàp -reûç xal aXX(i>; 5 Miya^nX 6:r6 -TcotvTwv (jLc<;o*jfJL8voç, Ste X*fî xaxii; 
(JLSV atpéiîo); [xeTaaj^YjJtà; txç tûv ÀStyyàvwv. id. 11. p. 11. Theoph. 

Chron. Vol. 1. p. 759-770. Georg. Gedr. 11. p. 69. Àôiyyàvotç 
Tc xai XpKTTOjjLayoi; ©vXo;. Ephraim. V. 2195. Gènes, p. 31-32. 
Thus among the Byzantine historians, we find associated 
with the Paulicians, a certain sect of ÀOtyyavot-probably a 
sect who were accused of foUowing certain Gnostic or 
Manichaean principleSp because they held that the touch of 
many things was defiling. jjlyî 6iy^;. Golos. 2. 21. Neander. Hist. 
of the Ghr. church, transi, by Torrey Vol. 3 p. 270. Fleury 
dans son histoire ecclésiastique, les fait sortir d' un mélange 
impur des hordes des Attingans nombreux dans la Phry- 
gie, sous le règne de Michel le Bègne. Pouqueville. Voy. de 
la Grèce, vol. 1. p. 362. Les Bohémiens venus de la Phrygie 
ou de plus loin, avaient été oubliés duns 1' Asie, lorsque 



— l!) — 

Jean Zimiscès leur concéda des terrains aux environs de 
Philippopolis, dont ils jouirent jusqu' en 1442. id. p. 365. On 
voit que V auteur a confondu les ÀOiyy«voi avec les Tchin- 
ghianés. 

rùçTo;, Y'içTY)?, yioTiQdOL^ f. cst souveut usité par les Grecs. 
On désigne aussi toute personne méprisable et avat*e» Le 
mot dérive de A^yur-cio^, yiîz-zioi;, yu^ctyi;, y^Kf-cy^Çy d' où aussi 
dérive Y Esp. Gitano, Aeguptano, et Y Anglais Gypsey, Gy- 
psy, Gipsy. On a confondu Tuçtti; avec Y Ar. JbJ qyhthyi 
Copticus, Aegyptiacus. — Freyt. kôtttî^, GM. jttJçTDç, assassino, 
mesnadiere. — Som. n' a aucun rapport aVec yi^-ni^», 

Il est probable, que le teint basané de ce peuple, leur a 
fait donner ce nom, plutôt que leur origine prétendue de V 
Ég^'pte, car tout porte à croire, que les Tchinghianés se 
sont introduits en Turquie, et par ici en Europe, par terre. 

Les Grecs- appellent aussi les Tchinghianés KaTÇiêéXo;, 
KâtT^iêéXa, f. 2ingana, merciauolo d' ogni sorte di merceria 
di rame, ferro, latta e simili — Som. « KaT^^tSéXti; ist dar Va- 
lach. cacivel, von Lat, captivus, captivellus, also in der 
Weisc, wie It. cattivo, schlecht. » Pott. Vol. 2. 259. Ce mot 
comme le préc. ÀtÇiyy«voç, s' appliquent à des gens dont les 
manières grossières resssemblent à celles des Tchinghianés. 
Les ValâqUes, les appellent Çiganu^ Zinganu. . Voc. Daco. 
Rom. Alexi p. 239. Les Bulgares Tchiganin, Gipsy. M. Bulg. 
Dict. et les Albanais jeipx-Yo'J Hahn. Alb. Stud. 

Ce qui est d' un haut intérêt, dans Y histoire de ce peuple, 
c' est le nom Rom, qu' ils se donnent, partout où ils se 
trouvent, soit en Turquie, soit dans les contrées les plus 
éloignées de Y Europe (4). Pour eux, toute autre dénomi- 
nation est étrangère, et ils évitent le terme Tchinghiané, 
qui est un terme d' opprobre. J'ai proposé Skr. Rama, adj. 
black, white, beautiful, pleasing, n. a name common to 
three incarnations of Vishnu, orParasùrana, the son of the 
Muni- Jamadagni, born atthe commencement of the second 
or Treta Yug. Ram a n'a, adj. causing pleasure, pleasing, 



(1) Campuz r D (m) marido r o m n i^ mujer. ?oy. Pott. 2, p. 275, 



— i>0 — 

charming, doUghttul-Wilsoii, de la laèine racine, r a m, to 
sport. Tchinghiané, Rœn, adj. Romand, appartenant au 
Tchinghiané» Bomni, femme Tchinghianée. Skr ramant, a 
woman, or an agréable woman, a wife, a mistres. conip, 
Roma, Romanils, Romana, de la langue Latine. Peut-être, que 
les Tchinghianés en sortant de V Indostan, se sont appro- 
priés le nom du dieu râma, pour se distinguer des autres 
peuples et des autres religions. Peut-être aussi, dans leur 
patrie, ils étaient sectaires de ce dieu, et ils en ont retenu 
la dénomination. Je propose cette étymologie, qui me pa- 
rait, dans r état actuel de nos études Tchinghianées, aussi 
probable que bien d' autres, proposées pour Y élucidation 
de ce point important de leur histoire. 

The Goculast'has adore Crishna, while the Ramanuj 
worship Ramachandra. As : Res : Vol. 7 — 280. Âmong the 
Ramanuj, some worship Rama only : others Sita : and others 
both Rama and Sita. None of them practice any indécent 
mode of worship . . . but the Ramanuj add an upright red 
Une in the middle of the double white one. id, p. 281. They 
Ukewise reverenced the Sâlagrâm stone, and Tulasi plant, 
and in several of their doctrinal notions, as well as in thè- 
se respects, approach to the présent followers of Ramanuja, 
^ilthough they cannot be regarded as exactly the same. id : 
Vol. XVI. p. 12. — Ramanujas or Sri Sampradayis id. p. 24. 
The worship of the followers of Ramanuja is addressed to 
Vishnu and to Lakshmi, and their respective incarnations, 
either singly or conjointly; and the Sri Vaishnavas, by 
which gênerai name the sect is known, consist of corres^ 
pouding subdivisions, asNârâyanâ, or Lakshmi, or Lakshmi 
Nârâyan or Rama or Sita, or Sita Rama, or Krishna, or 
Hukmini or any other modifications of Vishnu, or his con- 
sort, is the preferential object of the vénération of the vo- 
tary — id. p. 30. — The Ramanujas, Mr Colebrooke says, are 
of three classes, those who worship Rama alone, Sita alo- 
ne, and Sita and Rama conjointly — id* The Ramanujas are 
not very numerous in the north of India, where they are 
better known as Sri Vaishnavas — id. p. 36. — The ascetic 
and mendicuut followers of Ramànaud known indisorimi- 



— 21^ 

nately as Ramânandis, or Ramàwats, are by far the most 
immerous class of sectaries in Gangetic India. id. p. 52. 

Les Indiens appellent Rumi, les habitants de la Turquie, 
du nom i>w(jLaîot des Byzantins. « holding in hostility Cafirs, 
(infidels), mulhids (idolators), Irmenis (Armenians), Rumis 
(the ïurks) and Zingis (Aethiopians)- As. Res. Vol. 2. p. 272. 

On voit dans l'ouvrage de Pott — Vol. 2. p. 32, que le ter- 
me Sindo, Sintiy Smdhiy est un de leurs noms, et qu'on Id 
croit comme ayant une affinité avec les 2ivW, et KvTiot âv- 
Spcç de quelques auteurs Grecs. As. Res. Vol. 3. p. 6. — Vol. 

G. p. 531. 2xuOt)tov ï^vo; ot SivSoi, ou; 5 ApoiStati; (Schol, Apol, 
Argon. A. 332) XUSou;, papuTOvw; xal où SivXoù; ypaTîTsov eïvaC 

çxçi- Coray. Prodr. Biblioth. Hell. p. 379. En étudiant la 
langue de nos Tchinghianés, on verra que cette dénomina- 
tion, n'est autre que le sundù des Sédentaires, pron: shundà 
par les Nomades Musulmans. Tous les Tchinghianés le tra- 
duisent par les mots Turcs, jj^^ mechhour ad], Ar. 
célèbre, connu- j^ mou'teheVy adj. Ar. qui jouit de la 
considération, respectable, JUj ridjaly pi. de Jo.j redjul. 
liommes, grands, dignitaii-es, les ministres et les grands de 

la Porte-Bchi. En Grec: asy^C» djtou^Ti;, e^axouoT^;, aiQ^iLavrix^;. 

Plusieurs Tchinghianés m'ont assuré, que le terme dérive 
du verbe shunàva^ j'entends et que le participe shutidô, est 
une personne dont on parle beaucoup. So'si mi shundi? (ch, 
Nom.) qu'y a-t-il ma (femme) renommée? — paroles adres- 
sées par un Tchinghiané à son épouse. Le mot est appliqué 
indistinctement aux gens de leur sang, on à des personnes 
étrangères à leur race. Peut-être les Tchinghianés d'Europe, 
ayant oublié, par un long séjour chez les étrangers,' une bon- 
ne partie de leur langue, se sont trompés eux mêmes, et ont 
induit en erreur les savants, sur la véritable signification de 
ce mot, qu'on a fait dériver du Skr. s i n d h u, m : The océan» 
the sea. The Indus, the country along the Indus or Sindh. 
5 jjL-, sind,h — Sea, océan, the name of a district. 

J'ai cherché depuis long temps, à trouver d'autres déno- 
minations propres à leur race. Je n'ai rien trouvé, ni par- 
mi les Tchinghianés de la Roumélie, ni parmi ceux de TA-: 
sie Mineure. Les sobriquets de Kalb Tchinglnavé, Kalpazdn 



— 22 — 

Tchimjhianéy Rayci Tchinghianéj, Ldkhos, et tos dénomina-^ 
tions des ceux vivant dans la Valachie et la Moldavie, sont 
d'origine étrangère à leur race; comp- Vaillant, le^ Rômes : 
p. 319. 

^^arJLi fdldji^ s: ar: t: Devin, Bohémien qui prédit l'ave^ 
nir par le moyen des sortilèges — ^j Jlj falzen, ad}, pers : 
compos. — Devin, sorcier — Bchi, terme propre aux vieilles 
femmes qui disent l'aventure. GM. (xàY^ffaa, pron: viàissa^ 
par les Tch: maga, strega — Som : 

Zapâri (Ç Grec) vay : l'étym : dans le Voc : Ces Tclnughia-. 
nés sont les gens les plus farouches de cette race. Ils xné- 
nent des ours et des singes dans les foii'es et les grandes 
villes. Quelques-uns sont forgerons pendant l'hiver. Ils sont 
tous. Musulmans. C'est dans cette classe que le gouvern-. 
ment trouve des houreaux. Comme les oiseaux de pa^ssage, 
ils se promènent d'un endroit à l'autre, de manière qu'il 
est fort difficile de les connaître, ou même de savoir leur 
genre de vie. Us portent d énormes coiffures, avec des la^r-i 
ges pantalons- Leur regard est sauvage, leur marche fière. 
Une bande de ces gens, parcourant le pays, à trois heures 
de distance de Constantinople, il y trois ans, assassinèrent 
deux garde-champêtres qui adressèrent quelques paroles 
peu polies à leurs femmes. Ils ont cloué leurs victimes par 
terre, en enfonçant un morceau de bpis à travers leur tê- 
te. Ils ne forment pas une classe distincte des autres, mais 
leur sauvagerie, et leur grossièreté les sépare de leurs co- 
nationaux. En revanche, leur langue est très pure, souvent 
très expressive, peu mélangée de termes Turcs et Grecs. 
J'ai été aSsez heureux, d'avoir rencontré plusieurs de ces 
gens, qui m'ont raconté quelques contes et répété plusieurs 
chansons. La meilleure partie du Vocabulaire, pravient de 
cette race. Pour les autres Tchinghianés, Zapdri, a la signi- 
fication du lat, viflgus, Hel. ô;tXo;. Ils n'ont aucune honte du 
terme, et ils s'appellent d,ans leurs chansons et leur con- 
versation, Zapdris. 

On appelle Ghiavendé, les filles Tchinghianées qui se ren- 
contrent dans les rues de Constantinople et dans les grandes 
villes de l'Empire, à demi voilées, chantant et urcompagixant 



— 23 — 

leur voix de forts battements de mains. Elles sont Musul- 
manes, et des moeurs très libres. Pour la plupart des Tchin- 
ghianés, ghiovendé et lubni, prostituée, sont synonymes. — Tr. 
vJLJ/ guvenmek. Se vanter, se glorifier, se prévaloir-Bchi. 

Les noms qu'ils donnent aux nations avec lesquels ils ont 
des rapports journaliers, sont d'un haut intérôt. Ils ne con- 
naissent que les races avec lesquelles ils sont en contact, et 
dont ils ont embrassé la religion. Quant aux autres nations 
éloignées, ils ne leur donnent d'autres noms, que ceux qu' 
ils trouvent dans le pays. 

Gadjô est pour le Tchinghiané, toute personne étrangère 
à sa race: Chrétien, Juif ou Musulman, niç (xy) êu^v, pâp* 
6apo;, — Qui n'est pas Tchinghiané, est gadjô. Ce terme 
se traduit par le Grec, iU6<puXo;, àUoyev^ç. Ils ne se trom- 
pent jamais. Le Tchinghiané dans ses contes, dans ses 
chansons, no parle pas d'un de sa race comme d'un gadjô. 
Kn Allemagne, et dans les contrées d'Europe, les plus loin- 
taines, le terme est appliqué à des nations autour de lui. 
Ici pourtant, sa signification est très précise, car, bien qu' 
ayant des noms pours toutes les races, avec lesquelles ils se 
trouvent en contact, gadjô^ n' est pas moins usité en toute 
occasion. Gomme Rom^ il a souvent la signification de ma- 
ri, et gadji, f. de l'épouse, particulièrement lorsque la fable 
raconte les faits des étrangers. J'en donne dans le Voc:. 
plusieurs citations à l' article gadjô. L' étymologîe en est 
obscure. Gdrff c/io-Bauer, Gddlche (plur.) Russen-Boehtlingk-» 
Mél: As. p. 27 — Gampuz. gachô. m. hombre — Gattgie, a man, 
Simson. 331. Ge terme existant dans la langue des Tchin- 
ghianés Asiatiques, me porte à croire, qu' il est d'origina 
Indienne. 

Les Turcs, ou plutôt ceux qui professent la religion mu- 
sulmane, sont appelés khorakhdi, adj. khorakhanô, khora-- 
khni, f. musulmane. Geux d'entre eux qui ont embrassé la 
religion de Mohamed, s'appellent, khorakhanô Roni, Tchin- 
ghiané Musulman, pour se distinguer de leui^ conationaux 
de la religion Ghrétienne. Souvent ils s'appellent simple- 
ment khorakhdi, bien que tout khorakhâi^ est pour le 
Tchinghiané un gaUjô: mais aux yeux de l'autorité, le Tchiu-^ 



— 24 — 

ghiané était un non Musulman, et on lui faisait payer sa taxe 
ou haratch, comme tous les autres rayas de V Empire, en 
r exemptant aussi du service militaire, fort approprié à sa 
nature, à cause de sa constitution vigoureuse et agile. 

La dénomination générale pour les Grecs, est Balamâ; 
lorsqu'ils veulent dire qu' ils sont de la religion Chrétienne, 
ils s' appellent, Batamcmâ rœn, Tchinghiané Chrétien. Il n* 
y a que ces deux distinctions entre les Tchinghianés Mu- 
sulmans et Chrétiens. Balamni, f. femme Gixîcque— Âscolî 
Zig, p. 5. dit. € Balamô^ der Grieche, stellt Paspatî mît Bor- 
row's paillo el que no es Gitano. biitamô aber ist unmôglich 
vom Slaw. Balamut^ faseler, schwîndler schwàtzon (Jung- 
mann> slow, çesko-néms), auch unter den Walachen, im 
sinne von stupîde (Vaill, voc. Franç-roum, Boucoureshtî 
1840) gebrâuchlich, zu trennen. Also ein schimpfname, wie 
z. b. serbl, bàKja turca, per convîcium {bàle mucus, bàlili 
muoo maoulo), und wohl auch pantatuna bei Borrow, a 
Frenohman, welches zu der gaunersprache gehôi^en soU) •■ 

— Slav. Baly'u ({A«patvi.x) Batoven, (f^opiç âraxTOç) GM. waXa- 

ftç, Twtlauo^, Twt^aêov/au — Oec. Slav. Vol. 2, p. 5. 

Les Tchinghianés, en arrivant parmi les populations de la 
Turquie, et principalement parmi celles de la Roumélie, se 
sont trouvés en contact avec les Bulgares, dont le pays s* 
étend des. borda du Danube, jusqu' à la ligne parallèle des 
Balkans. Ils sont éparpillés sur presque tout le territoire de 
la Thrâce, comme cultivateurs et travailleurs dans le& fer- 
mes des grands propriétaires ottomans. Us sont les bergers, 
du pays. Pendant 1' été, toute la Roumélie eu est pleine. 
Ils se distinguent des Grecs, par leur figure pille et aplatie, 
parleurs membres plus arrondis, et par leur langue, cjui dif- 
fère de celle parlée par les Grecs, Les Tchinghianés errant 
sur tout ce territoire, au sud et au nord des Balkans, ont 
dû avoir des rapports, avec ce peuple éminemment agricole. 
C est de ces rapports intimes, que la langue Tchinghiapjée 
a empruntée si largement du Bulgare. La dênominatîou Das^ 
appliquée aux Bulgares, par tous les Tchînghîaués de la 
Roumélie, soit des Chrétiens, soit des Musulmans,, me pa^ 
rait avoir son origine du Grec, 4à$ ^«xt>ti; et XxKioby déiionû-. 



— 25 — 

nation de la Valachio chez les Romains, et les Grecs By-; 
zantins — ^Ascoli, Zig. p, 4. « Zu Das, bemerkt Paspati,» Tliis 
appellation is given by the Gypsies to the numcrous BaiI- 
garians living among them. It is intei^estiug, as being pe- 
rhaps, a réminiscence of the words Dacia, Dacian — Swe« - 
lich richtig ; denn erstens waren die namen Dacia, Dacius 
wohl schon lange iu jenen lândeni verhallt, als die zigeuner 
dort einvanderten, und zweiteyis gehôrte das bulgai^n land 
zu Dacien nicht» M. Âscoli croit que das dérive du Skr 
dâsa, a fisherman, a slave, a servaut. H. ^b das, m. îk 
maie slave, et que les Tchinghianês en arrivant parmi ces 
populations n' on fait que traduire « das l)ekannte sdavo — 
slavo—schiavo — schiavone, d. i. sclave und slawe » etc. M. 
Ascoli aurait dû prouver, ce qui n' est pas encore prouvé, 
que Esclavon, slave, dérive du Latin, Sclavus. Certes les 
Bulgares, par amour propre, n' auraient pas donné aux 
Tchinghianês, venus parmi eux, une définition semblable, 
et les auteurs Byzantins ne croyaient pas à une telle origine 
du nom des Slaves (1), Si F on pense que les Tchinghianês 
sont arrivés en Thrâce au 14'«e siècle, ils ont dû faim con- 
naissance avec les Bulgares, à la tête desquels, étaient des 
familles de la Dacie. La dynastie Daco-Bulgare, depuis de 
longues années, était à la tête du pays, depuis Pierm et As- 
San ; et un grand nombre de Daces, était parmi les Bul- 
gares (2). . 

Depuis la publication de mon mêmoim, j' ai rencontm un 
grand nombre de Nomades, qui appellent Das, non seule- 
ment les Bulgares, mais les Russes et les habitants de lu 
Valachie, dont on voit des travailleurs en Roumélie. Ils ap- 
pellent aussi Das, les Zinzams — Ami Boue. Tuixjuie d' Eu- 
rope, Vol 2, p. 108, les K-ouTdoêXayoi des Grecs. 

Le nom donné aux Albanais, tchibanô, n^ est pas très 
clair. Tr. %La. djebban s. ar. Désert, plaine déserte — Lache^ 
poltron. Ce nom est bien connu de tous les Nomades et des 



(1) Voy Slav. Oec. Vol. 3, p. 75. arl. sIoto. 

(2) 'E7r(6t<;ipr,ot; xûv *Avx;. *ëO>ù>v. Vol. 2, p. 82. 



— 20 — 

SMentaires. GM ÀxSavic, Tr. arnaud ; on les appelle aussi 
Tchindé-tchibénghere, ceux qui out la langue coupée. Liebich 
écrit Uchiwalo der Schwatzer, der Baier, der Ungar, der 
Pole.GM. yXftxiaQt;, babillard. 

En général, le Tchinghiané a 1' Albanais en horreur, et 
principalement les soldats irréguliers, que la Porte avait au- 
trefois eu si grand nombre dans ses armées. 

Pour les nations loin d'eux, ils n'ont d' autres dénomina- 
tions que celles usitées par leurs voisins. Comme les Turcs, 
ils appellent les Allemands ^^ nemtche. Autrichien, en 
général Allemand. »Lx-* madjar, Howgvoi^-^madjarlu, qui 
est de la Hongrie— »6chi. Les Russes, Moskôvis, coiBme les 
Ureos, Mdorxoê.o;. Aux Russes, ils appliquent quelquefois 1' é- 
pithète, Baré-sherénghere, ceux qui ont une grande tête, à 
cause des g^^ands bonnets qu' ils portaient autrefois. 

Le lecteur trouvera dans le Voc. des éclaircissements sur 
ces termes, qui intéressent Y histoire de ce peuple. 

•le ne m' arrêterai pas à parler de la religion de& Tchin- 
ghianés, car ils n' en professent d'autre que la chi^tienne 
et la Musulmane. Il me pai'ait probable que les Tchiughia- 
nés en venant en Thrâce, avec leur foi antique, si toutefois 
ils en savaient une, se sont tous convertis à la foi Chrétienne, 
qui était alors la seule dans, ces provinces. Après la conquête 
de r Empire, plusieurs ont suivi l' exemple d' un grand 
nombre de Chrétiens, qui par des motifs divers, ont em- 
brassé r islam, L' étude de leurs termes Tchinghiano-Chré- 
tiens, démontre que les Tch. Musulmans ont été familiers 
avec la religion Chrétienne. Parmi les Nomades do la reli- 
gion Musulmane, on trouve quelques signes de ferveur, prin- 
cipalement, lorsqu' ils parlent de leur conationaux, les faux 
Tchinghianés. Les Sédentaires, ne peuvent pas. se passer de 
quelques démonstrations religieuses, dans les villages, où 
la foi chrétienne, est une foi religieuse et politique. Soit dans 
r intérieur de V église, soit dans les occasions solennelles,^ 
gi fréquentes dans les villages chrétiens, le Tchinghiané 
montre une indifférence et une insouciance qui frappe les 
moins clairvoyants. Rien ne touche ce cœur de marbre, qui 
rit de tout, qui vit et meurt comme une bête. Avec une telle 



— 27 — 

insouciance, avec une telle apathie, est-il possible, que ce» 
peuplades aient retenu quelques vestiges de leur foi primi-v 
tive ? Il n'en est rien. Mes relations familières et soutenues 
avec les Tchinghianés Musulmans et Glu^étiens, et surtout 
avec les Zapâris, m' ont convaincu, qu' il u' y a aucun vestige 
de religion, ou de foi, importée de leui' propre pays. Tout a 
a été oublié, Même dans leux's chansons et contes, dont plu-i 
sieurs datent des générations passées, il n'y a aucun vestige 
d' antique foi. Toutes mes questions et recherches ont été 
sans résultats. On aurait pu supposer que ces gens, arrivant 
daiis des pays, où, soit par force, soit par des considérations 
d' intérêt, ils ont embrassé une nouvelle religion, auraient 
pu conserver soit des phrases, soit des mots, se rapportant 
à leur foi antique. Je fais ces observations, car il y a encore 
des personnes instruites et des auteurs, qui croient que 
les Tchinghianés, en. secret, observent quelques pratiques 
religieuses de leur foi antique, lesquelles venant à la con-r 
naissance des peuples étrangers, pouvaient leur être nui- 
sibles. 

Pendant les mois du printemps, lorsque les Tchinghia- 
iiés, sont déjà sortis de leurs quartiers d'hiver, il se donnent 
rendez-vous au milieu de quelque champ verdoyant, près de 
quelque source d' eau. Là, ils célèbrent la seule fête propre 
à leur race, loin des Gre^s et des Turcs, leur kakkavà, ou 
fête des chaudrons. Pendant trois jours consécutifs, ces No- 
mades au milieu de leurs tentes, s' adonnent à des festins, 
à des réjouissances, à la danse et au chant. Chaque Tchin- 
ghiané est tenu d' immoler un agneau et d' inviter tous les 
passants à sa table, couverte de fleurs et bien pourvue de 
vins. Tout procès, et tout litige, étaient sévèrement défendus 
pendant toute la durée de cette fête, La danse, les cris, les 
chants, étaient leur seule occupation. À la fin des ces trois 
jours, ils payaient leur impôt annuel au Tcheribachi, ils ré- 
glaient Iciurs affaires contentieuses, et s' en allaient parcou- 
rir le pays, avec leurs tentes et lem's animaux. Cette iête dont 
plusieurs Sédentaires ignorent même le nom, commence à 
tomber en désuétude parmi les Nomades aux environs de 
Constant! nople, depuis que la perception de leur taxe s'o-^ 



— 28 — 

père d' une autre manièix), par les agents du gouvernement. 
Plusieui's môme prétendent que le kakkavà, a été institué 
par le tcherihachi,^ pour mieux et à son aise, prélever la 
taxe. Mais cette fôte est continuée encoi'e dans maints lieux 
de la Roumélie, où aucun oficier du gouvernement ne sur- 
vient pour interrompre leurs réjouissances. Le kakkavd com- 
mence au jour de la St. George, 23 Avril (s. v.) dans les 
pays méridionaux de la Roumélie et plus tard au nord. Sou- 
vent la fête est célébrée par quelques familles seules ; autre- 
fois on y voyait des centaines de tentes (1). 

Souvent le kakkavd pour plusieurs Tchinghianés finis- 
sait en pleurs et en lamentations, à cause des exactions ve- 
xatoires du tcheribachi. On faisait appel au chef, qui pre- 
nait en ferme la taxe du pays, et souvent ils devenaient 
victimes de sa rapacité. À propos de ces avanies réitérées^ 
on répétait le proverbe « pisser contre lesoIeiU pour expri- 
mer leur peu de succès auprès du chef. 

Les habitudes et la vie ordinaire des Tchinghianés, ont 
été si souvent décrites, que je crois superflu d'en parler. 
Les Nomades souvent enterrent leurs morts pendant la nuit, 
pour éviter les dépenses des prêtres et des imams. Quelques 
vieilles femmes do leur race, sont les seuls médecins qui 
soignent leui^ malades. 

Je viens maintenant à l'étude de la langue des Tchinghia- 
nés, qui est l'objet principal de mon ouvrage. Avant d' étu- 
dier les éléments de cette langue si peu connue, à cause de 
la difficulté de son acquisition, il est bien que le lecteur 
sache, par quels moyens j' ai pu rassembler les matériaux 
contenus dans le Vocabulaire. 

Pour étudier la langue Tchinghianée, il faut Y apprendre, 
et l'apprendre à fond. Il n' y a chez nous ni grammaire, ni 
dictionnaire ; il n' y a même pas de gens auxquels on pour- 
rait s' adresser pour corriger ses fautes ou êclaircir ses 
doutes. Les ouvrages publiés en Europe, et plusieurs même 



(t) Cette fête a-t-elle des rapports iTee le P*ha}gutsafa, la fêle de la saison Ter» 
nale, le narrai des Persans, As. Res. Vol. 2. p. 325, on arec te J.fi) ho I e e, th» 
grtat festif al beld al ihe approach of ihe Tcrnal equinox ? 



— ai) — 

par des <inleur:5 cjui ont mis sur papier, ce que les Tchin- 
phianos leur ont dictée sont souvent erronés à cause de 1* 
ignorance stupide des Tchinghianés. Souvent, V aiticle est 
joint au nom, le pronom personnel au verbe. Ils vous don- 
nent toute autre chose, que ce qu'on leur demande. Pour 
cacher leur ignorance, et sans peur d' être corrigés, ils don- 
nent des étymologies toutes autres que celles recherchées ; 
H voir les grammaires publiées sur la langue parlée par les 
Tchinghianés éparpillés en Europe, et dont la plupart sont 
insérées dans 1' ouvrage de Pott, on se convaincra qu' une 
laogue qui, au fond, a une ressemblance frappante, partout 
où elle est parlée, ne pouvait pas avoir subi tant d'infle- 
ctions et de variations, dans les éléments de sa grammaire. 

Je ne nie pas que, dans mon précédent travail, je ne sois 
pas tombé dans les mêmes fautes, à cause de Y insuffisance 
de mes matériaux et de l' ignorance de mes maîtres Tchin- 
ghianés. 

Le Vocabulaire d' aujourd' hui, est infiniment plus riche, 
car il contient la langue de presque tous les Tchinghianés 
de la Roumélie et des provinces très éloignées de nôtre 
ville. Il est basé sur la langue des Sédentaires et sur celle 
des Nomades, laquelle à cause de sa rudesse et de la non- 
prononciation de plusieurs consonnes, est souvent fort dif- 
ficile à comprendre. On doit saisir le mot échappé au No- 
made, et ne pas V obliger à le répéter, car il le changera 
selon sa façon. En visitant les tentes, sur le bord d' un vil- 
lage, on s'étonne de ne pas comprendre la langue parlée dans 
toutes les tentes. Eux mêmes ne se comprennent pas, car 
ils arrivent par hasard d' endroits très éloignés, et quelques 
changements portant soit sur le verbe, soit sur le pronom, 
leur rendent inintelligibles les uns aux autres. Aux envi- 
rons de Constantinople, il existe une foule de Nomades Mu- 
sulmans, qui n'ont pas le verbe, terdva, avoir, de leurs voi- 
sins les Sédentaires. Ils emploient, le verbe auxiliaire tsdm, 
je suis, pour avoir. Séd. terâva yek grasty j' ai un cheval. 
Nom. mande isi yek grâi, à moi est un cheval-mihi est 
equus. On voit souvent au devant de leurs tentes, des en- 
fants des Tchinghianés Sédentaires, riant et tournant en 



— 30 — 

iridicule, la rudesse de leurs expressions ; mais ces diffé-* 
rences de prononciation et d' inflexions, se réduisent à peu 
de chose, pour celui qui a étudié à fond, la structure de la 
langue. 

La langue Tchinghianée bien que simple^ et peu riche, 
est d' une acquisition fort difficile, à cause de la vie errante 
de la race. Pour apprendre celle des Nomades, qui contient 
des mots et des verbes depuis long temps oubliés par les 
Sédentaires, il faut se tenir sur leur piste, les attraper par 
tout où on les voit campés, et s' approcher d^ eux de mani- 
ère à ne pas les effrayer. Ils sont timides, car partout on les 
injurie, et on les maltraite avec des sobriquets et des gros- 
sièretés peu dignes d' hommes civilisés. Quelques-uns m' 
ont chassé de leurs tentes avec des paroles et des gestes 
grossiers. D' autres, n' ont pas voulu répondre à mes ques- 
tions, et continuaient leur travail sans se soucier de ma pré- 
sence. Ce n'était que lorsque je leur adressais la parole dans 
leur langue, qu' ils me regardaient, et souvent me dormaient 
quelque harde pour m'asseoir. Si on leur demande quelques 
mots de leur langue, ils disent souvent, qu' ils n'en savent 
rien, et qu' ils ne sont pas allés à 1' école. Peut-être, par a- 
mour d'argent, ils répéteront quelques mots, en promettant 
d' autres pour le lendemain, et pendant la nuit, ils dispa- 
raissent sans savoir où les trouver. Pendant plusieurs mois 
de r année, on ne peut pas trouver des Nomades, enfouis 
comme ils sont dans quelques étables, ou hangars des villages. 

Le Tchinghiané pauvre et affamé, se défie de tout le 
monde. Aux injures, il ne répond jamais. Il est hué par les 
enfants; en passant, il entend des injures et des grossière- 
tés sans même tomner la tôte. Le nom de sa race, dont 
tout homme est fier, est un terme de mépris. Il ne demande 
rien à la société qui le déteste, et ne fait jamais rien pour 
lui. Il ne comprend pas l' intérêt qu' on aurait à apprendre 
sa langue ; il croit môme qu' on se moque de lui. Mais le 
Tchinghiané ne résiste pas à 1' argent, et ce moyen capital, 
a été la source principale de mes connaissances. 

On arrive quelquefois à trouver des femmes qui à force d' 
argent, vous répéteront quelques chansons avec des obscé- 



-31- 

nités dégoutantes, entendues par les geuîs de la tente, ^i^m 
aucune honte. Une vieille femme Zapâri, m' a répété la 
fable des quarante voleurs en langue nomadique, d' une pu- 
reté extraordinaire, et dont la presque totalité est insérée 
dans le corps du Vocabulaire. Elle a voulu être payée, et 
pour cette fable et quelques chansons de gens de cabaret, 
elle m' a demandé seize francs, que j'ai payé. Bientôt, la 
nouvelle se répandit parmi ces farouches Nomades et j'eus le 
bonheur de faire Une riche collection de termes, provenant 
de ces Nomades du nord de la Roumélie. En rencontrant 
d' autres Nomades, j' ai eu occasion de répéter ces mêmes 
mots, et d' apprendre des inflexions usitées parmi d'autres 
Tchinghianés. Leur ignorance leur porte à nier comme non 
Tchinghianée, toute expression qui leur est inconnue. Sou- 
vent les Nomades disent, qUe tel mot est des Sédentaires, 
appelés par eux les faux Tchinghianés. Dans les tentes ou 
rencontre quelquefois des filles des Sédentaires Chrétiens, 
qui se sont mariées avec les Nomades Musulmans. 

Ces visites aux tentes, ne sont pas toujours profitables. Peut- 
être la famille vivant à côté des villages Musulmans, a 
presque oublié sa propre langue. D' autres fois on rencontre 
des gens si stupides, qu'on en part bien vite, complètement 
dégoûté, et des Tchinghianés et de leur langue. 

On arrive de cette manière à rassembler de riches maté- 
riaux. Souvent leur curiosité est éveillée à un tel degré, et 
eux mêmes s'intéressent à un tel point, qu'il est impossible 
de noter tous les mots qui leur échappent. 

Je me suis trouvé fort souvent au milieu des tentes, seul 
parmi une foule de Zaparis, les Tchinghianés de ma pré- 
dilection, qui se pressaient autour de moi, m'adressant des 
mots de tous côtés, les uns corrigeant les autres, s'appellant 
stupides et ignorants. Quelques-uns, dans leur zèle, saisis- 
saient ma main, pour n'écrire que le mot qu'ils me don- 
naient, car tout autre était faux et non Tchinghiané. Je dois 
avouer, que je n'ai eu jamais occasion de me plaindre de leur 
conduite envers moi. Quelques soins médicaux, donnés à 
leurs malades, m'ont acquis des connaissances fort utiles. 

Les plus profitables de mes excursions étaient quelques 



— 32 — 

lentes dressées tous les printemps, 8Ur les hauteurs derrière 
Constantinoplc. Ces gens forgerons et faiseurs de cribles, et 
d'une apparence sinistre et farouche,ont été pour moi,d'une 
grande utilité; j^ai visité leurs tentes, j'ai pourvu à leurs 
besoins, et soigné les maladies dont ils souffraient, eux et 
leurs nombreux enfants. Lors de mes visites, ils abandon- 
naient leur travail, ils éteignaient leur charbon, la femme 
laissait le. gros soufflet,et les femmes et les enfants de toutes 
les tentes se rassemblaient autourde moi. Assis sur un tabou- 
ret, entouré de plus de trente individus, j'écrivais non seule- 
ment ce qu'on me disait, mais encore toutes les expressions 
des enfants se querellant entre eux,et des parents cherchant à 
faire taire les enfants. Pendant tout ce temps, les mains des 
enfants fouillaient dans mes poches, les adultes fumaient tout 
mon tabac, mes instructeurs à la fin vidèrent mes poches 
de toute ma petite monnaie, et je partais, suivi de tous les 
gamins des autres tentes, fatigué et rempli de vermine. 
Ces visites ont été répétées, et malgré tous ces inconvé- 
nients, elles m'ont largement profité. Bien que ma collection 
de mots fut déjà assez riche, j'ai pu ajouter quelques mots, 
et comparer plusieurs expressions des Nomades, mal écrites 
ou douteuses, avec la langue des Sédentaires. 

Le lecteur voit la manière, avec laquelle j'ai pu recueillir 
presque toute la langue des Nomades, que j'écrivais aussi- 
tôt, pour la répéter aux autres, dans un autre rencontre. 

Les termes dans le Vocabulaire, ont été maintes fois ré- 
pétés, changés en quelques points, et plusieurs fois vérifiés. 
Ceci s'applique à des termes usuels ; mais il y existe des 
termes peu connus et d'autres, communs à quelques Tchin- 
ghianés ou à quelques tribus nomadiques, que j'ai inséré 
tels-quels dans le Vocabulaire. Plusieurs se trouvent dans 
leurs contes, et dans des vieilles chansons, qui sont oubliés 
par la plupart des Tchinghianés. Les Nomades appellent 
fausse la langue des Sédentaires ; mais pour l'homme lettré, 
toutes deux doivent être simultanément étudiées. Elles diffé- 
rent peu, et par la comparaison des deux langues de cette 
vaste famille, plusieurs mots peuvent être éclaircis. 

L'acquisition de la langue des Sédentaires, est infiniment 



^ 33 ^ 

plus facile, que celle des Nomades. Chez eux, ils parlent ra* 
reinent leur langue en présence des étrangers.Il y en a même, 
qui ne connaissent que quelques mots. Les Tchinghianés, 
dans la ville de Gonstantinople, la plupart Musulmans, ont 
presque totalement oublie leur langue. Plusieurs de leurs 
enfants n'en savent pas un mot. Les musiciens Sédentaires, 
connaissent quelques chansons, et des contes, entremêlés 
d'un grand nombre de mots Turcs et Grecs; des vieillards 
Tchinghianés m'ont assuré, qu'anciennement on chantait 
dans les festins agricoles des Chrétiens et des Musulmans, 
beaucoup de chansons Tchinghianées; mais aUjourd'hui,que 
plusieurs Tchinghianés Sédentaires, par leur mariage avec 
des filles Grecques, parlent constamment chez eux, la lan- 
gue Grecque ou Turque, ces chansons ont été oubliées ou 
en partie négligées, car on ne l.^s comprend pas. Le grand 
nombre des chansons (lue la presse Grecque publie tous les 
.ans, à l'usage du peuple,ont fait disparaitre,les airs vulgaires 
et fort insipides de cette race. Quelques-unes de ces chan- 
sons, dans lesquels le vin et les passions honteuses jouent le 
rôle principal, m'ont paru frivoles et dépourvues de sens; 
mais en étudiant l'histoire de ce peuple, on ne doit rien né- 
gliger, car après tant de travaux sur cette race, nos maté- 
riaux sont encore assez pauvres, et souvent fort insuffisants, 
et ce qui à nous paraîtrait frivole, pourrait être aux autres, 
des renseignements précieux. 

Pour étudier la langue des Sédentaires, je me suis servi 
d'un Tchinghiané Stavri Lâmpru, qui autrefois était maitre 
d'une école Grecque rudimentaire,dans un village peu éloi- 
gné de Gonstantinople. Il connait quelques éléments de la 
grammaire, et lit le Grec avec assez de facilité. Nous avons 
étudié la langue ensemble. Il a parcouru à mes frais, les 
villages éloignés de i^lonstantinople, examinant ses conatio- 
naux, dont il était autrefois TcheribachL II entrait dans les 
tentes des farouches Nomades, qui souvent le chassaient 
avec des paroles et des gestes menaçants. Gomme il savait 
fort bien,ce que nous cherchions,ii amenait la conversation, 
sur des objets non connus,en diîmandant aussi les noms de 
leurs instrunuîuts rie profession. Ses succès m'ont étonné, 

3 



— 34 — 

car il donnait peu d'argent; mais il invitait les récalcitrants 
aux tavernes des villages, en leur donnant aussi un peu de 
tabac à fumer, dont tous sont très friands. Ses manières 
douces et c.onciliantes, lui ont ouvert beaucoup de tentes. 
On a su dans les campements des Nomades, que ce Stavrî 
parcourait le pays au profit d'un grand seigneur de Cons- 
tantinople, qui est fort passionné des chansons Tchinghia- 
nées; et les Nomades demandaient des sommes folles, pour 
quelques chansons insipides.Souvent avant de marchander, 
Stavri avait déjà recueilli de mots et de verbes inconnus à 
nous deux, qu'il notait dans son portefeuille, Stavrî dans 
ses excursions,portait toujours une liste de termes,ou incon- 
nus ou douteux, qu'il tachait d'apprendre des Nomades. 
Bien que connaissant à fond sa langue, il fut étonné du 
grand nombre des termes,ignorés par les Sédentaires et fort 
usuels chez les Nomades. 

Après ses courses, il venait chez moi, apportant dans son 
portefeuille, le résultat de ses recherches. Cet homme infati- 
gable, souvent ne connaissait pas ce que les Nomades lui 
dictaient. Quelques mots échappaient à son attention; mais 
après quelques mois des rapports avec les Nomades, il finit 
à comprendre même les Zapâris. Tous les matériaux ras- 
semblés par ce Tchinghiané fidèle, ont été vérifiés par moi- 
même, dans mes nombreuses visites aux villages et aux 
tentes. 

L'acquisition la plus importante faite pendant ce travail, 
était la connaissance d'un Tchinghiané, Léon Zafîri, d'âge 
moyen, de profession faucheur, musicien et conteur. (1). 
Cet homme, venant de loin et doué d'une mémoire prodi- 
gieuse m'a répété un grand nombre de contes fabuleux, dont 
une partie a été insérée dans le texte du Vocabulaire. Pour 
éprouver sa mémoire, je lui ai fait répéter de nouveau quel- 
ques-uns de ces contes, et il les a redit mot à mot, sans n'y 



(t)II 7 a même dans les grandes Tilles d'Orient^des personnes qoi font le métier de 
conteur dans les cafés, tant est grand le plaisir da merfeilleux chei TOtloman. 
Ami Boue Vol. 2, p. 408, Tr Ar. ^t«X/> meddah-Qui loue-Couteur dans les café» 

turcs durant les nuits du ramaxan-Bchi* 



-35- 

ïaiîre que àe très légers changements. Pendant les longues 
^ntiits àe l'hiver, ses conationaùx l'irivitent à raconter ses 
febles, qu^il traduit en Turc aussi, avec une extrême facilité. 
•J'en tiens une, dont le récit Gcciipeirait deux heures. Ces con*^ 
ites sont très vieux; ïl les a entendu de divers individus de 
sa race, et il a pu les retenir dans son étonnante mémoire. 

J'ai écrit ces contes soûs sa dictée. J'en ai plusieurs volu- 
^mes, dans mes papiers. Plusieurs, ont été racontés pat son 
grand père, mort depuis longtemps, qui était aussi conteur. 
Dans ces contes, où il y a un mélange de vrai et de fabu- 
leux, je n'ai rencontré jusqu^ci, aucune indice, ni 4e leur 
«origine Indienne, ni d'une foi antique. 

Je dis que ces contes sont vieux, car on y trouve, des 
mots comme manghtn,8héhiy etc., qui sont aujourd'hui lout- 
à fait oubliés par les Tchinghianés. Get homme illettré, est 
non seulement familier avec la langue des Sédentaires, ïftais 
il connait aussi celle des Nomades, au milieu desquelles il 
'Chante ses chansons et raconte ses contes. On est peiné de 
voir un homme avec une telie intelligence, si supérieur aux 
igens «de sa race, trainer une existence pénible et couvert de 
ihaillons. 

J'^aî iîiserë quelques-uns de ces contes avec d'autres re* 
«cueillis chez d'autres Tchinghianés, après le Vocabulaire. 

La langue des Tchiaghianès est mêlée d'un grand nombre 
«de mots Turcs, Grecs et Bulgares. Les mots Vaïaques, sont 
rareSw Les Tchinghianés peu nombreux qui vivent dans la 
faaule Albanie et parmi les Serbes, ont emprunté de la lan* 
gue de ces peuples* 

n n'est pas toujours facile de distinguer les mots étrangers^ 
<car plusieurs ont vieillis, et d'autres ont changés. Plusieurs 
même, en usage autrefois parmi les habitants du pays, oiit 
'été retenus par les Tchinghianés; comp : katûna, tente, man* 
^hin, argent, richesses, sostén^ pantalon, ^lidi) pincettes, etc^ 
Je n'ai introduit dans le Vocabulaire^ qu'une faible partie 
des mots étrangers, en Usage parmi eux. On aurait pu en 
vérité n'en mentionner aucun. Mais dans de pareilles étu- 
des, on voit que ces mots, ont été souvent changés, ou mo- 
diliés, par les Tchinghianés, selon l'esprit de leur idiome; et 



— 36 — 

T.e changement est fort important à connaître. Plusieurs de 
ces mots étrangers appartenant à des langues parlées en 
Turquie, ont passé dans la langue des Tchinghianés d'Eu- 
rope, et font partie intégrale de leur idiôme.Voici quelques* 
uns de ces mots. — Campuz: harton, pan, Hel. ipTo;, Arti" 
fcro, m. panadero, que hace o vende pan, GM. ctotoçopi, to 
àpTo<p(îpiov — bossola dove i Greci tengono salvato il santis : 
sagramento — Som. Hel. ipTo9Ôpiov, vase à porter du pain, 
DG. Butron, m. abismo, GM. BoOptov. Cocal, m. hueso, GM. 
xôxjcaXov. Condari, f. viga, GM. )tovSapt(ov). Crally, m. Rey. 
Slav. kral. Furnia^ f. cueva, Tr. furùn, GM. çoOpvoç. Petal, f. 
herradura, GM. iriTaXov. Protobolo, m. cura, parroco, Hel. 
TcpcoToêo^cK. Pulia, f. ave, GM. wouXià. Pusca, f. escopeta, Russ. 
pùshka, (\m\. Rechipote, adj. desnudo, que esta sin vestido, 
Tr.j^-j rendjber, qui gagne sa vie en travaillant-Bchi. 
Bepano, m. nabo, GM. f£7ràvt(ov). Rotuni, f, boca, parte del 
rostro debajo de la nariz, GM. fouOo'ivi(ov). Hel. ftiOwv. Zumi 
n. caldo, agua en que se ha cocido, GM. Çou[jt.{(ov). HeL Ça)(xiç, ' 
suc, potage. Liebich, cholin, die Galle, GM. ^o^^. Fatschoidy 
die Bohne, GM. çadouXia, Hel. çâcniXo;. Foro, die Stadt, GM. et 
G.Byz. çopoç. Garedin% der Krebs. GM. xapaêtSa, xapaêrài, voy. 
dans le \ oc. karavidini. Gokalo,kokàlo, der Knochen,di^sBein. 
GM. xoxxaXov. Pachuni^ das Kinn, GM. 7r7;YO'ivt(ov), Hel. -tccoywv. 
Paghi^ pagho, das Eis,GM. Tcàyoç. Pillsteri, pinsteri^ die Taube, 
Hel.icepi<iT£pt(ov). Proc/io«,des Sand,Campuz.praco, polvo,Bulg: 
prahos^ cendres. PUxtti tschuiv, die Blattlaus, Hel. GM. 7c\a- 
Tùç, large, ample. Platto, platt, GM. wXarépi, piatto-Som. Ser- 
wes (adverbium), link, GM, J[ep6à, Stoppin, der Flachs, GM, 
«TouicCov, Hel, GTUTTiov. Tvab, die Wurzel, Slav, drab, racine, 
herbe. Walin, das Glass, GM. yia^((ov), Hel. 5eXo; -Bôhtlingk. 
Kaynbo, Knoten oder Bûndel, GM, x6{x6oç, nodo-Som. Koma, 
Miihne, Hel. x6[jt.yi, crinière, cheveux. 

Le grand nombre des mots Grecs, qui se trouvent dans la 
langue des Tchinghianés Européens, prouve, qu'en passant 
par ces contrées, ils se sont familiarisés avec la langue 
Grecque. Les nombres eftâ, sept, ohtô, huit, eniâ, neuf, se 
trouvant dans tous les Vocabulaires des- Tchinghianés Eu- 
ropéens, montrent que les Tchinghianés ont passé, par 



-:37 — 

lîï Roumoïie, où encore ou dit £<pTà, ô;^t&), èvtà ; mais en Asie 
Mineure, où les Tchinghianés de la vallée de l'Euphrate et 
de la Gàramanie, ne voient que rarement des Grecs, et 
n'entendent jamais la langue Grecque, oubliée par les Grecs 
mêmes, eftd, ohtô, et enid, leur sont tout-à-fait inconnus. 
Plusieurs mots même de la langue des Tchinghianjés Rou- 
méliotes, considérés jusqu'ici comme d'origine Indienne, 
sont probablement d'origine Grecque : comp. drom, chemin, 
sostén, pantalon, etc : 

Les mots Turcs ordinairement subissent moins de va- 
riations que les mots Grecs, et soat conséquenunent plus 
reconnaissables. 

J'ai taclié dans ce travail de donner par les lettres Lati- 
nes, une représentation fidèle de la prononciation Tchin- 
ghianée. Il n'y a qu'une seule difficulté, les lettres aspirées, 
kh, ph^ kf, pf, qui sont difficiles à représenter, et plus diffi- 
ciles à prononcer. Les Tchinghianés prononcent ces lettres, 
avec une telle facilité, et une telle suavité, qu'on croit la 
prononciation plus facile qu'elle n'est, avant d'essayer : kh as- 
pirée, n'est pas le ^ kh des Arabes, mais plutôt la prononcia- 
tion des Anglais dans inkhorn, où on entend et le k et Yh. 
Pfurô vieillard, n'est ni purô ni furô, mais un souffle, com- 
me lorsqu'on éteint la flamme d'une bougie. Kful, et adj : 
kfulalôy excréments humains, sont prononcés kul, kulalô, 
kful, kfulalô, fui, fulalôy et encore k^fulalô, les deux con- 
sonnes initiales, étant toutes les deux, fortement prononcées. 
Kher, maison, est souvent prononcé, A^pp, ker, her. On verra 
dans le Voc: que souvent ces consonnes aspirées sont écri- 
tes comme de simples consonnes, selon la prononciation 
que j'ai entendue de leur bouche. Pfuv^ terre, est souvent 
prononcée puv, et par quelques-uns, fiiv, fu, pu: 

À l'exception de ces consonnes aspirées, les lettres Lati- 
nes représentent assez fidèlement leur prononciation. 

On verra à la lettre S, et Sh, du Vocabulaire, que plusieurs 
mots sont écrits tantôt avec s tantôt avec sh, Fr. ch. Ar : 
^^. La différence provient en grande partie, des Séden^ 
taires, qui, comme la plupart des Grecs, ne peuvent pas 
prononcer sh avec facilité. Les Nomades parlant presque 



— 38:™ 

cwstamment la langue Turciue, pononcent aisétyient tes//. 
J'ai écrit dans le Vocabuteinej sastô^ et shastô, sain, sikâva et 
shikdva, montrer^ sashrû etskashm, belle-mère. Le Séden- 
taire dit serô, tête^ le Nomade sherô. Le Séd. saisi? qu-y a- 
t-il? Le Nom: sho"^? J'ai inséré quelques: antres, observa-- 
tion3< sur la prononciation, d.es^ consonnes, dans le Vocabu-- 
faire. 

J'ai cru dfevoir faite ces remarquesj. car dés te* principe^, 
je- nia suis, feit un. davoir^ da consignar sur le papier, leur- 
propre prononciation,, avec- une exactitude- religieuse^ et de- 
ne donner an lecteur, qu'un tableau fidèle^ des débris d'une- 
ïangue*,. tellie que je Faii entendue^ pendant plusieurs annéesi, 
iid! leur propre bouche^. 



DEUXIÈME PARTIE. 



GRAMMAIRE- 



DE l'article. 

Les Nomades aussi bien que les Sédentaires, ont emprun- 
té leur article des Grecs. Parmi les Tchinghianés de TAsie,. 
Farticle n'existe pas. L'article masc : est, a. — fem : i. Maso : 
pant ici tattô, Feau est chaude, o tckavô, l'enfant, o 
raklây le garçon, o Devél, Dieu, o tchomût , la hme* 
Fem : i raklt, la fille, i chirikti, la poule, i dâi, la mère, t 
ben, la sœur, i rashant, la prêtresse. Cas obliq : o, se chan- 
ge en e. E devryaldkoro barô, le navire de la mer, Tc/iw- 
tnidiniâs e vashâs, elle baisa le prêtre, (ace), sacerdotem. E 
Drakuliéskoro , (n. pr) tehavô, l'enfant du Drakùlr. Penéla o 
dat e khurdéske^ dit le père au petit. Penéla e vakléske^ il dit 
au garçon. Te les e kherésy que tu prennes Tâne. Ban- 
lias e tchuklés, il lia le chien. E sapjiéskoro mûï, du serpent 
la bouche. Cas instr : le djal e pakésa, qu'il aille avec le 
chauve. Khandésa^ avec l'épée. Te les eptiséskoroodrom, 
que tu prennes le chemin de la paille, (chemin où on versa 
de la paille). Lorsque t'acc : est le même que te nom^ o, ne 
change pas. Diklîds a tchavô, (ace) il vit l'enfant, pour e: 



— 40 — 

tchnv(^f^, Dinr n tovér, Us frappèrcnit {do) la liacho, \mm\v f^ 
tov(eJré^. Dîins la bouche dos gens si ignorants, Tartic^Io 
souflVe des changements continuels.On dit e boridM\ nonvolle 
mariée, et i bord: e, et i raklid, la fille-Art. fem : L tue to^ 
vdv la i bôftza (c) moi je le lave le pressoir. / yavér i rakli 
l'autre fille. Astardê i tchiriklid, ils saisirent la poule. As- 
targhiâs e xjavré cfadjâ, il saisit les auti'es femmes. bov e 
tchordiakeriy le four de la belle, i Ichitchd, (ace) la chatte. 
Plur masc : o fiadjê, les étrangers, o yakd, les yeux, o tria 
praly les trois frères, o khashà ta o mcmré, (c), les aliments 
et les pains. Pende o raklé, dirent les garçons. Cas obliq. 
E purénakere o djor, la barbe des vieillards, Diklids o shu^ 
tu letnônia,{(jU.. \t^6yna) (ace), il vit les citrons aigres.-Plur. 
fem : o dûi penià, les deux sœurs, o daid^ les mères. mor^ 
tid, les peaux. trin barid, les trois mariées, yavér bo-^ 
rid, les autres mariées. raklid, les filles. E romniériy 
(ace.) les femmes. L'usage de l'article chez les Nomades» 
est plus rare que chez les Tchinghianés Chrétiens. Avec 
les particides ke et f e, l'article est o, et i, Katdr k^a pakô 
du chauve, k^o tattibé, dans la chaleur. Dinids les- ko tchavô, 
il le donna à l'enfant. Djdlas ko drom, il allait dans le chemin. 
JJylistô katdr ko khér, il descendit de la maison. Ko paniy 
dans l'eau. Fem : fe^i khév dans le trou. André ki devrydl, 
dans la mer. Kamadjdt ki buti, il ira au travail. Quelque- 
fois on entend, te djas ke tchordidkeri o bov, que tu ailles au 
four de la belle. Le Zapâri, s'exprime autrement, te djas. 
tchordidkoro bovéske.. 

nu NOM. 

Il y a plus do variété dans h) nom, que dans toute autm 
partie de l(îur grammaire. Eloignés de leur patii(% ils ont 
oublié un grand nombre de tiîrmes qu'ils remplacent par 
des termes Turcs, Grecs et Bulgares. Comme les Grecs, ils 
se servent souvent des termes dcîs autres peuples, lorsque, 
les siens propres, leiu' sont connus et familiers. Aussi, p. ex: 
les Sédiîntaires disent \L(i^%y GM, ensemble, bien «pie /ti7a* 



— 41 — 

m^, kitam\ leur soit familier, ^xaupoç, croix, pour leur propre 
terme turshûl, etc : L'étude du nom Tcliinghiané, ne sera, 
complète, que lorsque letymologie comparée, aura dit son 
dernier mot sur l'affinité de plusieurs noms, en usage par- 
mi eux, soit avec les langues des Indes, soit avec lePersiui, 
soit avec le jargon parlé par les diverses races, avec lesquel- 
les les Tchinghianés entretiennent des rapports intimes. (1) 

Il est souvent fort difficile, d'apprendre le genre dfes noms, 
la forme du pluriel, et tous les cas obliques. Ce genre de 
travail, n'étonnera personne, car on sait, qu'après tant de 
travaux sur les langues Latine et Grecque, le genre de plu- 
sieurs noms est encore fort incertain. D'après ma propre 
expérience, on doit se méfier de tous les Tchinghianés, lors- 
qu'on cherche à apprendre le genre de leurs noms. Plu- 
sieurs noms, sont tantôt du g. masc. tantôt du g. fem. les 
Xtçopoufieva des grammaires Grecques. On doit se guider par 
le changement de l'adjectif. Sous ce rapport, les Nomades 
sont bien inférieurs aux Séd. , qui sont plus familiarisés avec 
les variations des genres, lesquels en général, manquent dans 
la langue Turque vulgaire. Aussi dans les cas obliques, il y 
a souvent des variations, parmi les gens de la môme tente, 
qui pourraient étonner tous ceux, qui n'ont pas eu expérience 
de leur crasse ignorance. C'est de létude de quelques dia- 
logues et de leurs chansons et contes, qu'on peut former 
quelques règles pour la déclinaison de leur nom. 

Il y a dans la longue liste de leurs noms, deux classes 
bien distinctes. La première, comprend tous les noms ap- 
partenant à leur langue-mère et qui en général leur sont 
bien connus. Dans cette classe, on peut ranger aussi les 
termes Tchinghianés purs, cjui sont plus propres aux No- 
mades; ce sont des noms qu'ils ont formé eux-mêmes des 
éléments de leur langue, et dont plusieurs, sont les rcîstes, 
des racines, depuis longtemps oubliées, mais heureusement 
conservées dans ces termes. 



^ (1) £n parlant du GM, je dois rappeler au lecteur, que les Tchinghianés n'ayant 
Jamais des rapports qu'avec les Grecs les plus illettrés, n'emploient que le jargoi%de 
ce peuple. 



— 42 — 

La seconde classe, comprend les noms étrangers, empriitb- 
tés soit à la langue Turque, soit au Grec ou au Bulgare. 
Comme ta presque totalité de leurs noms, se terminent ait 
pi : en a, ils se trouvent fort embarrassés avec les noms. 
Grecs et Bulgares, se terminant au sing : en a, torsqù'ils. 
veulent exprimer le pi de ces noms. Les Nomades, selon. 
Vusage des Turcs, les emploient au sing : et au pi : presque 
sans variations, tandis que les Sédentaires changent Va 
sing; en es au pi: selon l'usage des Grecs modernes. L'ac- 
cent aussi est transposé, d'une manière très régulière par 
ton^Kukudi, grêle, GM. xo.uxxiou8ft(ov), grain, bouton. Rutuni, 
nez, GM. {ioufikw>vi(o.v), dim du fwOwv, narine. Sanidi, planche, 
GM. €avi8i(ov)«, Hel. ffavlç, table, planche. Amuni, enclume, 
GM. (î(i4vi(au), Hel. S)ft(iLCi>v. Lulvdi, fleur, GM. XoxiXou8i(ov). Kro-^ 
kidiy la partie la plus grossière du lin, GM. )cpo)cuX4(ov). Md- 
hkha^ mauve, GM. (jto%dx«« RevUt^ pois chiches, GM. peêteiCov).. 
Simadij signe, GM. <nj{xaXi^av). Pivavitchay sangsue JB^lg. pryâ- 
vitcha. Métla^ balais, Bulg. metlâ. Steklô, miroir, Bulg. sté- 
gla, Tr : ^j^ para, petite monnaie, Tch. para. Khôros, 
danse, GM. j^^fiç. 
Les noms se terminent en voyelles et en consonnes. 
Noms se terminant en voyelles.— En a. Âslia, crèche. Bd^ 
ba, f. grand'mère. Babortteka, f. dim. du préc. Bûgnia, f. 
bain, (Ital). Bôftcha, l Bulg, fouloir. Bôshia, t Bulg. po- 
che. Budàlka, m. Bulg. tinette. Damia, Tr. prison. Dingla^ 
m. GM. sangle. Drôpya, m. VaK aigle. Djébba, t Tr. poche. 
Fàrkya, L Val. faux. Fititcha, f. GM. plante, (espèce de), 
Gdlbea, m. Val. or. Govanttcha, Bulg.besaiguë. Karakdshka, 
f. GM. pie. Kdkkavd, m. GM. la fête des chaudrons. Kara- 
vdna, f. GM. espèce de toile grossière. Katûna, m. f. GM. 
tente. Khàrkoma, m. GM. ustensile de cuivre. Khûva, f. fos- 
«e. Klimaticha, f. GM. pampre. Klôtchika, f. GM. hoquet. 
Kôlyba f. Bulg. cabane. Kopàna, t Bulg. auge. Kôsha, f. GM.. 
faux, Koskia, f. Tr. course. Kôshnika, f. Bulg. panier. La-- 
dinûcha^ f. Val. boite. Lipima, m. GM. deuil. Maïmûna, L 
GM. singe. Mdîssa^ t GM. diseuse de bonnes fortunes. 
Mfj^nddra, f. GM. verrou. Mdra, f. Bulg. mer. Métla^ f, 
Bulg^ balai. Môloklia^ f. GM. mauve. Mûrtchka^ t Bulg. 



ehatte. Nampôremay wi. fiM. maladie. Para, m. Ti'. petite^ 
monnaie. Pàta, tange^ Pestera/, f. dalle. Sakavtna, pud:. ¥i- 
rite. Shàrga, î. GM. capotte. ShUa, f: fièvre. Shûîdvka, f. 
balai. Stégla,. t Bu^. vitre, miroir. Trdvlti, f. Bnlg. pour- 
pier. Trêska^ t.. Butg. fièvre. Tûrrûya, f. ItalV monticule. 
Tûna, m. Bulg. le Danube. Tehérga, f . Tr. tente. Tchiima^ 
i. Bulg . la peste. Varia, i. GM . marteau . Vayûna, m. buf- 
fle. Vttcha,f. GM. sarment. Vighna, f. Butg. foyer, £(jTfa. 
Vrekhtûla, î. GM. instrument d^s forgerons, Ydba, Tr. drap» 
grossier. Zita, f . Bulg. veine. Zàmpa, f . Bulg. grenouille. 
On voit dans cette liste, qui ne contient qu'une partie des. 
noms se terminant en a, que la plupart sont d'origine étran- 
gère. On ne trouve dans cette liste, que khûva, pdta, pesté- 
ta^shila, shûlàvka etvayûtha, qui leur sont propres; dé ma- 
nière qu'on doit se méfier en général des noms Tchinghja- 
nés, dont la désinence est a. Cette observation m'a été 
d'une grande utilité, dans te cours de mes études. 

Des noms se terminant en e. Bakhtché, m. Tr. jardin. 
Khristuné, GM . Nœl. Un seul nom Tchingliiané, dàle, mè- 
re, qu'on entend dans la bouche des enfants^ et dans quel- 
ques chansons, paraît être au cas voc . 

Des noms se termîi\ant en i. — Masc . et fem. Ils sont très 
nombreux. Akhénghi, m . fête. Akrdni, m. GM. cornouille. 
Amdksi, m. GM. voiture. An>gàli, f. GM. brassée. Angushtriy 
f . anneau. Arkitchi, t étain. Bdi, f. manche. BdK, pot à 
boire. Belâni, f . auge. Btbi, f. tante. Bori, f. la nouvelle ma- 
riée.fiurii,f.abeilte.fîu<i,f.affaire,travail.J[Mî/.mèiT../)afc^ 
yeine. Davâri, m . Tr. cheval, animal. Dori, f. bande. Fanàri,, 
m. GM. lanterne. Froli, m. It. florin. Ganjéli, m. GM. 
pain. Gài, f. saucisson. Godi, L pensée, intelligence. Grdi,. 
(Nom.) m. cheval. Kaldi, m. GM. étain. Karavidini, f. GM. 
écrevisse. Khashoi, f. aliment. Khorakhdi, m. Turc. Khuldi,^ 
m. seigneiu*. Khindyemi, f. Tt. extrémité du nxonde. KHidi, 
t clé, Kuni, f.. coude. Luludi, f. GM. fleur. Morti, f. cuir. 
Mussiy f. bras, Ndi, f. ongte. Nilài, f. été. Oghi, cœur. Pas- 
temiy m. tapis- Piri,^ f. gobelet. Pivli, f. veuve. Rai, m. 
seigfleur. Rashài,. m. prêtre. Sali, f. la sœur du mari. Sheli,. 
t. 5>an^ SlwBhài, m . lièvre. Sivri, m. marteau. Tchdi, f. fiUe^ 



— 44-- 

Tcheni, f . boucle d'oreilles. Tchuri, t'. couteau. TchiiTiii, t 
baiser, Verni, liiae. V/'o^fin, m . GM. boutique. 

Des nous se terminant en a. Cette classe avec la précé- 
dente, contiennent la plus grande partie des noms Tchin- 
ghjanés et dans cotte classe, se trouve la plupart des noms 
qui leur sont propres. Ils sont tous masc . à Texception de 
bdbo, grand'mère. — Astalo, piastre. Bakrô, mouton. Balo^ 
cochon. Basnày coq. Brishindô, pluie. Bukô, entraille. Diklô, 
lanterne. Dumô, rachis, Dussà, l'ouverture du soufflet. Dje- 
no, personne. Djorà, mulet. Gadjô, étranger. Gonô, sac. Kd-- 
lavo^ châle. Kanrô, épine. Kermày ver. Kermu&so, rat. KhanrÔ^ 
ê^iée.Kherbuzô, pastèque. iïïZd, pieu, ifirvô, parrain. Kôkkalo, 
GM. os, Korôy gobelet. Korô, bracelet, Kurkô^ GM. dimanche; 
Kurlô, cou. Livardô, prairie. Matchô, poisson. Mamiteho- 
16, beau père. Manrô, pain. Mushô, rat. Pamavô, ami. 
Pashavrô, la côte. Pinrô, pied. Pivlô, veuf. Sâlavo, chemise. 
Salô, frère de l'épouse. Sashtrô, beau-père. Sherô, tête. San-- 
nôy songe, Tchavô, enfant. Tcharô, assiette. Tchiriclô, oiseau. 
Vanrôj œuf. 
Il n'existe pas des noms se terminant en u. 
Des noms se terminant, en consonnes, en b. Pumb, m^ 
pus. Tchumb, f. baiser. Drab, m. racine d'herbe, médica- 
ment. En d. Berdnd, m. la perche horizontale de la tente_ 
Dad. Dat, m. père. Gad, m. chemise. Parind^ le même que 
berdnd. En dj, Ladj, f. honte. En A;. Brek, m. Ar. poitrine. 
Domûk, m. Tr. poignet, poing. Drak, m. raisin. Duk,t dou- 
leur. Erik, f. GM. prune. Kak f. aisselle. Khanink, m. puits* 
Khoink, m. entonnoir. Lik, lente. Tridk, m. soulier. Tchik, L. 
boue. Yak, f. feu. En L Bal, m. cheveu. Kerdl, m. fromage. 
Kil, m. beurre. Lil^ m. papier, livre. Mal, m. compagnon. 
Ornbldl, m. tison. Karadjil, m. arbre. En m, Drom, m. 
chemin, Dudûm, m. gourde. Jam, f. vœu. ifam, m. 
soleil. Lira, m. morve. Mo^n, f. cire. Tcham, f. pain. En 
n. Brishin, m. pluie. Daravin, f. grenadier. Erikin, f. pru- 
nier. Kann, m. oreille. Len, f. rivière. Lon, m. sel. Patrin, 
f. feuille. Parizén, m. crible. Tcherkhdn, f. astre. Vordon, 
m. voiture. Ze^i, f. selle. En p. Rup, m. argent. Sapp,*m. 
serpent. Tcftfb, fc/iip, f. langue. Eln r. Bar, m. pierre. Dakar, 



— 45 — 

tn. roi, sultan. Dar, f. peur. Djandjirf f. chaîne. Djar, t 
«cheveu, poil. Djor, m. barbe. Gher, m. gale. Goveddr, m. 
bouvier. Ker, m. maison. Kher, m. àne. Khomér, m. pâte. 
Khukhûnr, m. champignon^ Lindr, f. sommeil. Per, m. 
ventre. En s. Bûzos, m. bouc. Da.s, m. Bul|zare. Divés, m. 
jour. Dûkhos, m. air. Foros, m. GM. marché. Kas, m. foin. 
Jf/îas, m. toux. Mas, m. viande En sh, Kesh, m. soie. Ma-^ 
nûshy m. homme. Trush, f. soif. V^s/i, m. forêt. En t. 
Dakhtj f. fortune. Bust, f. broche, lance. Danf, m. dent. 
Djut, m. juif. Grasty m. cheval. Sfmf, m. vinaigre. Kasht, 
m. bois, /^af, f. ciseaux. Ratt, f. nuit. Tchikât, m. front 
En fc/i. Kotch, m. genou. Mintch et mindj, f. pud. muliebre. 
En V. Bov, m. four. Dardv, m. grenade. Deryav, m. mer. 
Djov, m. orge. jDjui;, m, pou. Gav, m. village. fr/uV, m. blé. 
Kildv, m. prune. Nav, m. nom. P/iuv, f. terre. Pov, m. sour- 
cil. Ruv, m. loup. Suv, f. aiguille. 

Les Tchinghianés forment des diminutifs de presque 
tous ces noms. Ils ont imité les Grecs et les Turcs, qui se 
servent des diminutifs, de manière à faire oublier les pro- 
totypes. Ces diminutifs se terminent soit en o, soit en 
ê. Les diminutifs en o, sont plus nombreux. Dat, pè- 
re, dim. dadorô. Devél, Dieu, dim. devlorô. Grast, cheval, 
grdstorô. Kermô, ver, kermorô. Kher, âne, kherorô. Korô, go- 
belet, kororà. Matchô, poisson, matchorô. Maniish, homme, 
manushorô. Pral, frère, pralorô, Raklô garçon, raklorô. Ruk, 
arbre, rukorô. Rup, argent, ruporô. Shelô, corde, shelorô. 
Bar, pierre, barorô. Shoshôi, lièvre, shoshorô. Tan, endroit, 
tanorô, Tchavô, enfant, tchavorô. Tchukél, chien, tchukfejlo^ 
rô. Va^t, main, vastorô. Vusht, lèvre, vushtorô, Rez, vigne, 
rezorô. Ces diminutifs sont tous du g. masc. Les diminutifs 
se terminant en i, sont pour la plupart fem. et on les forme 
des noms fem. Ddi mère, dim. daiori. Mussi, bras, dim. 
MussorL Oghi, cœur, oghori, et 2de. dim. oghorort. Manrô 
kamnids m'oghorori, (ch. am), du pain a désiré mon petit 
cœur. GM. ^ xapSkÇa pu. Ici ils se sont guidés plutôt par la 
terminaison A'oghi, que par le genre ; car oghi, est et m. et 
f. Pani, eau, panori. Len, rivière, lenori; si leri était du g. 
m. le dim. aurait été lenorô, comme pral, frère, pralorô, 



^46- 

^ùst, tnain, va^ioro. Buti,ivs.y^i\,huturiy butiotuSha^ùt,he\\B 
mère, Shashiori, Balanmi,fem. Grecque, balamniori, khorak^ 
hni, fem. Turque, kiiorakhniorù fJ/ti^mVjuive, dj'eUniort^ Ro^ 
mniy Tchinghianèe, romniori. 

On voit par ces exemples, dont on trouvera Un asseî 
grand nombre dans le Voc, que le nom dim. se termine 
constamment en rô maso, ri fem. sauf quelques rares ex- 
ceptions. 

Il y a encore une autre forme de diminutifs, empruntée à 
la langue Bulgare, se terminant en tcho. Bakrô, mouton^ 
dim. bahrUchvy on prononce quelquefois bakrorô. Balô, co* 
chon, dim, balUchv, et balitchorv. Dîm. fem. en a. Bdbo, 
grand'mère, dim. baboritchcu Khanri,peM. Khanroritchcu Ces 
deux dim. sont formés des dim. réguliers, bàbo, babori, ba^ 
boritcha, khanriy khcmrori, klianroritcha. Babori et khanrori 
sont oubliés. La langue Grecque moderne a plusieurs dimi- 
nutifs pareils. Képu, fille,3iopi(ïxiï,xopJTj^u — MTïTipfit,mère,jjL»TtpCTÇflt. 
TcevOepà, belle-mère, «EvOepCTÇac. J'ai inséré dans le Voc. deux 
termes qui selon les Tchinghianés,' sont diminutifs. Bobô^ 
lia, fèves, dim. du bôbi, et bariilia^ petites pierres, dim. du 
bar, pierre. 

Les noms abstraits dont il y a un grand nombre, se ter- 
minent constamment en be OMpe. H. ^, pun^ a termina- 
tion affixed to nouns^ answering to the English termina- 
tions, sikîp, hood, etc. Abstract nouns are formed from ad- 
jectives, by affixing some termination to them, as— pâ, 
pan, or pana, to lar'kd, a chWd'-lârkâpan, childhood. Yates 
Introd. p. 59, Unarpun, silliness clumsiness, banh-pun, s n. 
foppishness. ^'jjf bicorapun, madness. Und,hla,ady blind, 
undfhlapun^ m. blindness. ^ looch, adjectif, pure, mère, 
stark naked, looch-pun, m.^^libertinism, rakishness. 

Chez les auteurs qui nous ont décrit la langue des Bohé- 
miens d'Europe, ce nom abstrait est presque constamment 
écrit avec la terminaison pen. Pott, Vol. 1. 128. Outre l'exis- 
tence de l'n final en Hindoustanî, la conservation de cette 
consonne dans les cas obliques, chez les Tchinghianés de 
la Turquie, prouve, que la consonne y existait, et qu'elle 
a été tout à fait oubliée par eux» Jamais eîi Turquie, la con- 



-Î7- 

^onne finale ne se prononce, ni dans leurs chansons, ni 
dans leurs contes. (1) 

Le lecteur verra que dans le Voc. j'écris pe et he. Ils ne 
paraissent pas se soucier de la différence. Quelques tribus, 
prononcent toujours be et spécialement celles d'Asie Mi- 
neure, Ceux qui descendent du nord des Balkans, ne con- 
naissent que be, tandis que la plupart des Sédentaires et 
des Nomades aux alentours de Gonstantinople, tantôt disent 
be, tantôt pe. Be, me parait la prononciation la plus géné- 
rale. 

Les noms abstraits, se forment de verbes, d'adjectifs, et 
de noms. 

Noms abstraits formés de verbes. Astaribé, prise, verb. 
{istaràva, prendre, saisir. Bandipé, bande, lien, v. banddva, 
iier, fermer. Bolibé, baptême, v. bolàva, baptiser, immerger. 
Dibéy don, v. dàva, donner. Dikibé, vue, v. dikdva, voir. Djibé, 
vie, dji(v)ibé, v. djivdva, vivre. Maribé, lutte, bataille, v. ma- 
rdva, battre. Meribé, mort, v. merdva, moiu'ir. Nashipé, dé- 
part, V. nashdva, partir. Putchipé, demande, v. putchdva, 
demander. Rodipé, action de chercher, v. rôdava, chercher. 
Tchoribé, vol,v. tchordva, voler. rc/itm6^,coupure, v. tchindvoy 
couper. Siibéy couture. si(v)ibé,\. sivdva^coudre. jRot6e,action 
de pleurer, ro(v)ibé, v. rovàva, pleurer. Toibé, action de laver. 
to(v)ibé, V. tovàva^ laver. Asaibé^ rire, asa{v)ibé, v. asavdvoj 
faire rire. Dukaibé^ douleur duka(v)ibé, v. dukavdva, causer 
de la douleur. Lisdraibé, tremblement,apoplexie,Ztsdra|^t;ji&é, 
V. lisdravàva^ faire trembler, verbe inusité. Nakaibé, passa- 
ge, naka(v)ibé^ v. nakavdva, faire passer. Prasaibé, dérision, 
prasa(v)ibé, v. prasavdvUy tourner en dérision, v. inusité. Pu- 
saibé, piqûre piLsa(v)ibê, v.pusavâwa^ faire piquer. Tchoraibé, 
versement, urine,f c/iora(î;)ib^, v. tchoravdva. verser, f. verser, 
uriner. Quelques-uns de ces noms, se forment de verbes 
passifs. Disioibé, pointe du jour, v. imp. disiovel, il fait jour. 
Kabnioibé, grossesse, v. kdbniovava, être enceinte. Losha^ 
noibé, joie, v. loshdniovava, se réjouir. Mattioipé, ivresse, v. 



(1) Comp. GM. ^(0{it, Tupt, pain, fromage, proa. autrefois (J/oiutiv rj^W-foy. Coraj. 
At. passim. 



— 48 — 

màttiovava^ s^enivror, être ivre. Tabioipé, chaleur, v, làbliO' 
vava, ôtre en chaleur. 

Noms obstraits formés d'adjectifs. En général Vo final 
de l'adj est changé en ê. Barvalô, riche, harvalipé, riches- 
se, opulentia. Barô, grand, baribé. Daiilô.ion, denilipé.Gôr' 
ko^ méchant, gorkibè. Kalô, noir, kalipé, Kasukô, sourd, ka- 
sukibé. Khokhmmô, menteur, \I/eu86a.evoç, khokhaimpé. Kôr- 
/roro,'seul, korkoribé. Lolô, rouge, lolibé, rougeur, fard, rouge. 
Nasfalô, malade, nasfalibé. Neva, neuf, nevibê, nouvelle, 
vcac. Pekô^ cuit, maturus, pekibé. cuisson. Phiirô, vieux, pbu- 
ribéy vieillesse. Shukô, sec, shukibé. Ternô, Jeune, tcniipé. 
Tchaiciiô^ vrai, (ad j. inusité) tchcUcliijjé. Vulchô, haut, vulchi" 
pé. Sigô, vite, -raj^i*;, forme Tabstrait, sigoibc, prob. du v.pas. 
sighiovava^ T«;^jva*, inusité aujourd'hui» 

Noms abstraits formés des noms. Beng, diable, benghipéy 
GM. 4iaêoXt«. Malj compagnon, malipé, société. Manûshy 
homme, numushipé, humanité, bonne conduite, GM. «vftpo»- 
ic{«, civilitâ cortesia, — Som. Mutér^ urine, mulcribé^ action 
d'uriner. Pmrd,pied,j)mrêp^, marche. PudinôS^^\\pudinibé^ 
coup de fusil. Rup^ argent, rupuibé^ orfèvrerie. Trushy soif, 
triLshuibé^ soit Tchitchâi^chRiie.tchitchaibé, étaX d'éire chatte. 

On entend rarement les cas obliques de ces noms, dans 
la bouche des Tchinghianés. Le cas instr. montre que pri- 
mitivement ces noms se terminaient en pen. Parvarâv man 
me benghipndsa, (benghipenâsaj je me nourris avec ma dia- 
blerie, c. à d. en trompant et en volant. Khalids les e lat- 
chipnâsay (latchipenâsa}, il le mangea avec bonté, plaisir. 
Aisaibnâsa, avec des rires, pià yinn, Pe kelibndndja, avec 
leurs instrumens de musique. E kelibndnghe dat 2. pi. keli- 
bendnghe, pour les instruments de musique. Gén. pekibnàs- 
koro bov, four dans lequel on rôtit des viandes.Afwtenbnds- 
keri pirij pot de chambre. Dat Ime. Me djibndste nâna mât- 
tiliom, ma vie durant, je ne me suis pas soulé. Me khurdi- 
bndste (c) dans ma jennesse,te sastipndske. Dat.2,à ta santé, 
(en buvant). Vrdker e tchatchipés, (ncc.) parles,dis la vérité. 
Tous les noms abstraits sont du g. masc. il est rare qu'ils 
se trompent. Ils ne subissent aucun cliangemcnt au pi. keli- 
bé, du verbe, keldoa, jouer, chanter, est le même, soit qu il 



— 49 — 

désigne la musique, soit qu'il désigne les instruments de 
musique^ 

De ces noms abstraits, se forment des adjectifs. Pekibé^ 
cuisson, pekihnâskwOy rôtisseur. Kinabé, vente, kmabéskoro^ 
vendeur, {kinàbnàskoro). Siïbé, couture, subndskorOy tail- 
leur. Ge nom se décline ainsi^ Pekibé, gén. jpekibnâskoroy 
ace. peHbé, et pekibéSy dat. 1. pekibndstej dat. 2. pekibndske^ 
instr. pekibndsa, abl. pekibndstar. 

Du pluriel. — *Les noms se terminant en o, forment leur 
pi. en e. Tchavé, enfant, pi. tchavé. Raklô^ garçon, raklê. 
Baîéf cochon, baU. Berô, navire, beré. Bukô, entraille, buké. 
Balamô, Grec, balamé. Gonô, sac, goné. Kerorô (dim.) mai- 
sonnette, keroré. Kororô (dim.), gobelet, kororé. 

On a vu en parlant des noms se terminant en a, que la 
plupart sont d'origine étrangère. Ordinairement le pi. de 
ces noms est le même que le sing. particulièrement dans la 
bouche des Nomades. D'autres fois ils prennent la forme du 
pi. de la langue GM. Kopàna, auge, pi. kopdnes. Kôliba^ ca- 
bane, pi. kôlibes. Para, petite monnaie, pi. pdres. Gr. icapà- 
îiç, (7ra, heure, pi. ôres. TrdvZa, pourpier, pi. trâvles. Djébba^ 
poche, pi. GM. tÇ^wiccç. AlefandiSy GM. ivuyivtnç, araignée, 
pi. alefandises. 

Des noms masc. se terminant en î, forment leur pi. par 
l'addition d'un a final. Bôb% fève, pi. bôbia. Davâriy animal, 
pi. davdria. Khelï, figue, kheliâ. Kiri^ fourmi, kirid. Mtit, 
bouche, muid. Rai, seigneur, raid. Le pL des noms fem. 
en t, se forme de la même manière. J5di, manche, baià. 
Balamniy Grecque, balamnid. Boldini^ tarière, boldinid. BuHy 
travail, bvtid, Ddi^ mère, daid. Ghili^ chanson, ghilid. 
Grastni^ gfras(<)ni', jument, grastnid. Lubni, prostituée, lubnid. 
Dasaniy femme Bulgare, dasanid. Khorakhnij fem. Turque, 
khorakhnid. Djomty mulet, djomid. 

On verra dans le Voc. que la plupart des Tchinghianés ne 
font pas de distinction entre l'ace, sing. et l'ace, pi. raklidj 
filiam, raklidj filiae. Ils ont imité les Grecs, qui dans leur 
prononciation, ont la môme confusion, xoiXia, ventre, pron. 
xoiXià. ivoi^Ca, enfants, pron. watSii* (xn^ia, pommier, pron. 
|AuXia. Dans leurs chansons, lorsqu'ils chantent avec quel- 



— 50 — 

que lenteur, le pi. est prononcé raklia et l'ace, sing. raklid. 
Un grand nombre pourtant m'ont assuré, qu'il n'y a pas la 
moindre différence, et que l'accent est toujours sur la der- 
nière syllabe. Je me suis tenu à cette prononciation, dans 
le cours de cet ouvrage, car il est excessivement rare de 
rencontrer des Tchinghianés qui fassent la moindre diffé- 
rence dans l'accent. Le lecteur en parcourant les nom- 
breuses citations contenues dans le vocabulaire, qui sont la 
représentation fidèle de leur prononciation, se convaincra 
lui-même de cette vérité. 

Quelques noms se terminant en oê, ai, souffrent un rac- 
courcissement au pi. Khashôi, f. aliment,pl. khashâ^ au lieu 
de khashôia. Popdi, m. pomme, pi. pabdj papa. Shoshôi, 
lièvre, pi. shoshd ; on entend aussi la forme rég. shoshôia. 

Les noms masc. se terminant en consonne, forment 
leur pi. aussi par l'addition d'un a. Baly cheveu, pi. balâ. 
Drom, chemin, pi. dromd. Angdr, charbon, angfdra, angard. 
Djuv, pou, djuvd. Drak^ raisin, drakd. Tchor, voleur, tchord. 
Kerdlj fromage, kerald. Tchik^ boue, tchikd. Vost, main, 
vastd. Yak^ œil, yakd. Pov, sourcil, povd. Pralj frère, prald. 
Sir, ail, sird. Bûr^ pet, rurd. Les noms fem. se terminant 
en consonne, forment leur pi. en id. Bust^ broche, pi. bustid. 
KheVj trou, pi. khevid. Djar^ cheveu, djarid. Mol, vin, molid. 
Veshy foret, veshid. Patrin, feuille, patrinid. PeUy sœur, 
penid. Suv, aiguille, suvid. Tar, gencive, tarid. Tcherkhdyi, 
étoile, tcherkhanid. Quelquefois on dit moldy vins, au lieu 
de molid. Patrind, feuilles, au lieu de patrinid. Tchitchd, 
chattes, au lieu de tchitchaid. Ces formes sont plus propres 
aux Nomades. 

PARADIGMES. 

Baklôf garçon. Plur. 

Baklô, raklé 

rakléskoro e rakléngoro, 

rakléSy e raklén, 

raklésUy au garçon, e rakUnde, 

rakléskCy dans le .^garçon e raklénghe, 

raklésa, avec le garçon, e rakléndja, 

rakléstar, e rakléndar^ 

rakléya, rakldlc, 



Sing. 


Nom. 





Gén. 


e 


Ace. 


e 


Dat. 1. 


e 


Dat. 2. 


e 


Instr. 


e 


Abl. 


e 


Voc. 





— 51 — 



Nom, 

Cén. 

Ace. 

Dat.l. 

Dat. 2. 

ïnstr. 

Abl 

Voc. 



ô râi, seigneur, 

e raiéskoro, rayéskore, 



e raiéSy 
e raiéste^ 
e raiéshe^ 
e raiésa^ 
e raiéstar, 
râia. 



rayesy 

rayéste, 

rayéshe^ 

rayésay 

rayéstafy 

raya. 



raidy raya, 
€ raiengoro-yenghoro 
e raien-'yén, 
e raiénde-yénde, 
e raiénghe-^énghBj 
e raîéndja-yéndja, 
e raiêndar-yénaaTy 
raidle-yàle. 



Tchinghianè. 



Père. 



Nom. 
Oén. 
Ace. 
Dat. 1. 
Dat. 2. 
Inst. 
Abï. 
Voc. 



Bom, 

RoméskorOy 

RoméSy 

Roméste, 

Roméske, 

Romésa^ 

Romèstatj 

Rômay 



Romd, 

Romémjom 

Romén, 

Roménde, 

Roménghe^ 

Roméndja, 

Roméndar, 

RomâlCy 



Dady 

DadéskorOy 

Dadés, 

Dadéste, 

DadéskCy 

Dadésaj 

Dadéstaty 

Dâdêj 



Dadày 

Dadângoto^ 

Dadén, 

Dadêndey 

Dadénghey 

Dadéndja^ 

Dadéndar^ 

Daddle. 



Paradigmes des noms se terminant en i. 



Rakli, filie, 

RaklidkorOy 

Raklidy 

Raklidte, 

Raklidke^ 

RakliàsHy 

Rakliàtary 

Raklte, 



Raklidy 

Rakliéngoro 

RakHéUy 

Rakliéndey 

Rakliénghe, 

Rakliéndjay 

RakliéndaTy 

Rakldle. 



Phuri, vieille, 

Phuriâkoro 

Phurid, 

PhuridlCy 

Phuridkey 

PhuridsOn, 

Phuridtary 

PhuriCj 



Phurià 

PhuriéngorOy 

Phurifbiy 

Phuriénde, 

Phuriénghe^ 

Phuriéndjay 

Phuriétidar , 

Phurdle. 



Paradigmes des noms fem. se terminant en consonnes. 



Letiy rivière, 

Lerty Lendy 

LenidkorOj LeniéngorOy 

Lenid, len, Leniérij 

Lenidte, Leniéndey 

Leiiidkey Leniénghey 

Lanidsay Leniéndja, 

Lenidtar, Leniéndar, 

Léne, Lenâley 



Moly vin. 
moly molid'-moldy 

molidkorOy moliéngoro. 
molid^moly moliériy 
moUdtej moliéndey 
molidkey moliénghey 
molidsay moUéndja. 
wolidtaTy moliénaar. 
môley moldle. 



— 52 — 

On trouvera dans le Voc. des cas irréguliers tant parmi 
les Séd. que parmi les Nom. Ces cas irréguliers sont prin- 
cipalement de Tacc. qui souvent a la même forme que le 
nomin. Les Nomades à cause de leurs relations intimes 
avec les Musulmans, dont la langue ne fait subir aucune 
altération à Face, se servent du nomin. comme ace. J'en 
donnerai plusieurs exemples en parlant de l'ace. Très 
souvent, le nom pi. est le même que le nom sing. Kermâ-- 
liletar o afaJr, les noix ont été rongées des vers. ruk pér-- 
diona lultuiid, les arbres se remplissent des fleurs. Sboriz-' 
dds tchor^ (Nom) les voleurs crièrent. Shûslile isi o angâr, 
les charbons sont mouillés. Pende e rakliénghere dat, dirent 
les pères des filles. Me pral, mes frères. Bashéna o tchukél, 
les chiens aboient. To sarânta pral, (c) aux quarante 
frères. . Kalé dant, dents noires. Gôrke maZ, mauvais com- 
pagnons. Me kotch, mes genoux. Te merén me grâiy (ch. 
Nom.) que mes chevaux meurent. 

Du génitif. — Ce cas est fort intéressant à étudier. Il est 
difficile quelquefois de bien saisir sa signification. Il est 
formé par l'addition du kôro au sing. Au pi. kôro devient 
gorOy à cause du nasal n qui le précède. Skr. kâra,m. rad. 
kri,-in fine compos, faciens, factor. Bopp. Glos. Skr. — j^ 
et j^ (kiar ker) respondet ;Skr. voc. kâra, signif. faciens. 
Vul. Inst. L. Pers. p. 171 — 72 Pukkhto, gar (in comp.) 
added to words dénotes doer, maker, performer, — Bellew's 
Dict. 1867 — ^ dji, ^ tchi, part. Tr. qui ajoutée à la 
fin des noms, forme ceux des divers artisans. Etmekj pain, 
etmekdji-'tchiy On verra dans l'étude des pronoms, que 
koro y existe, comme dans les noms. Les auteurs qui ont 
écrit sur la langue des Tchinghianés ont considéré ce cas, 
comme un adjectif: — Die Form (Genit), die man hâufig 
dafûr ausgegeben hat, ist ein possessives Adjectiv. Pott. 1. 
141.— BôhtlingkMél. As.Tom.2 p. 10. voy. aussi Yates Introd. 
p. 6 — 7. Dans les langues Indo-Européennes, le génit. est 
à propremeut parler un cas possessif. Filius régis, regius 
filius,d ulb; ToO Ba<ytXé&);, paatXixiç uWç. Tch. Dakaréskovo tchavô^ 
fils du Roi=:Dafcarand tchavô. Il me paraît, que les Tchin- 
ghianés, n'auraient pas forme d'autres adjectifs, si en vé- 



— 53 — 

rite le génitif était pour eux un adjectif. Les citations sui- 
vantes, tirées du Voc. prouvent, que cette forme du génit. a 
la même signification que le génitif des autres langues, 
parmi lesquelles nous pouvons aujourd'hui classer la langue 
Tchinghianée. Mas^ viande, chair, gén. maséskoro, de la 
viande, — boucher, celui qui vend de la viande, qui l'apporte 
au marché=(homme) de la viand^ Maséskoro ne se décline 
pas. Si on demandait à un Tcliinghiané, comment appelle- 
t-on la femme du boucher? il vous répond, maséskeri^ 
bouchère, et non maseskorôskaro romni. Les enfents du 
boucher, maséskere tchavéj enfants bouchers, GM. ()cpe(i>icotà 
tlxva). Lé gén. du pi. a les mêmes formes. Matchéngoro,\en^ 
deur des poissons {matchô^ poisson), car le vendeur d'un 
seul poisson serait matchéskoro. Matchéngheriy vendeuse 
de poissons. Ce sont les seules variations que subit le 
génitif, variations propres à cette langue. Kotaniéskeri 
romni, la femme du Kotâni (n, pr.) / romni me praléskeri, 
la femme de mon frère,=mea mulier fratema, ^ I^l^ àitktftx^ 
y\jYh. Balamani romni, femme grecque. Balaméskeri romni, 
femme d'un grec. GM. rpaixixii fjrh. Khorakhâskeri romni, 
femme d'un turc. Khorakhâskere romnià, femmes de turcs. 
Romani tchip, langue Tchinghianée, jamais on ne dit 
romanéskeri tchip, langue d'un Tchinghiané. Silimniâkere 
haré dromd (ch. Nom.), les grands chemins de Silimnia 
(vil.). Ambuliàkere sudré molid, (ch. Nom.) les vins frais 
d'Âmbuli (vil.). Aiahmudiéskere mmsid, (c) les bras de 
Mahmoud. Ici Mahmudiéskere, est au pi. l'expression est dif- 
ficile à traduire=:les bras Mahmudiques (Maxfiiou^txol ppa^Co- 
vtç). Bidv, mariage. E hiavéskere manûsh, les hommes (ap- 
pelés au) mariage. Brishindô, pluie, brishindéskoro mâsek, 
mois pluvieux=mois de la pluie. Sastir, fer, sastiréskeri 
btAst, broche de fer. Buti, travail, butidkoro manûsh, homme 
de travail, travailleur, Hel. çîXtpyoç. Lalâska, chose fendue, 
Deryavdkere laldska, coquilles marines=coquilIes de la 
mer. Drak, raisin, drakéngoro tan, endroit (plein) de 
raisins ; jamais drakéskoro, car alors le terme signifierait 
un endroit n'ayant qu'un seul raisin. Drab, herbe, drabén- 
gheri, femme qui ramasse des herbes. Kas, foin, me isôm e 



— 54 — 

kaséskoro tchavô, je suis Fenfant du coupeur de foin, Effil 
XopToxdTco; utd;, fiUus fenesector (i&.). Ker, maison, keréskoro 
manrô^ pain de la maison (cuit dans k,) keréskere djuvd^ 
poux de la maison=punaises. Kesh^ soie, keshéskoro kemiô^ 
ver à (de la) soie. Khoningy puits, khaningâkora pani^ eau 
du puits. 

On voit par ces citatic^s^ et par d'autres dans te corps, 
du Voc. que le gén. forma^ des noms causatifs, et que sou-* 
vent, ce cas iie peut pas être traduit dans nos langues, Dans 
la bouche des Zapàris^ le gén. est souvent très expressif, et 
le sens en est très clair ; mais en même temps, je dois 
avouer, qu'il est ïa partie la plus difficile de la langue, et it 
faudrait beaucoup de patience à un étranger, pour pouvoir 
s'en servir à la manière si claire et sï nette des Zapâris. Ils- 
forment aussi une foule de noms propres avec kora. Sili- 
vriâkoro, un habitant de Silivria. Polmàkora^ un habitant 
de la ville, (wdXw, urbem). Litréskorùj un habitant de litres 
(vil.). KalfàskorOy un habitant (du vil.) Kâlfa. Aipdskoro,^ 
un habitant d'Aïpa (vil.) E Yalovàkoro yek ka usharélas, o; 
Mustafâs (c), et un Mustapha, du vil. de Yâlova qui hittait. 
J'appelle dans le Voc.les adjectifs formés du gén. adj. du gén. 
La voyelle de la pénultième est changé en e, dans les adj. 
fem. Kaséskoro, coupeur de foin, f. KaséskerL Manréskoro\ 
boulanger ,f. Manréskeri. Ldméngoro, morveux,f. timéngherL 

De l'accusatif: — Dans les noms masc. il se termine en s, et 
en a dans les noms fem. Souvent il est le même que le nom. 
dans la bouche des Nom. Tchidiniâs o khanrô, il tira Fépée^ 
pour e khanrés. Khamiér to skerà, abaisses ta tête, {sherés)^ 
De man to koznô, (ch.) donnes-moi tan mouchoir, {kocnés)^ 
Kinàva matchô, j^achète du poisson, (tnatchés). Makliôm ma 
ker, j'ai peint ma maison^ {kerés), Khalé manrô, ils man- 
gèrent du pain, {manrés). Ker la manûsh, (c) fais la homme^ 
fivSpa, {manusliés). Dans les contes et chansons, la forme 
régulière se trouve souvent à côté de la forme irrégulière. 
Ndna dikliôm mo parnavés, je n'ai pas vu mon ami. Ara-- 
klids yek pures, il trouva un vieillard. Dinids e grastés, il 
donna le cheval. Piravghiàs e grafifés, il fit marcher le che- 
val. Te wolisarés e rayés, (c. nom.) que tu pries le magnat. 



— r>5 — 

• 

Terélas yek raklés^ (c) il avait un garçon. Tchaldv e tchorés, 
frappes le voleur. 

De l'ace, fem. — Te dos amari peniâ^ (c) donnons notre 
sœur (en mariage). Pishâva e guruvnid^ je trais la vache. 
Teréna yek rashanidi elles ont une maltresse. Tavdô la i 
tchiriklid, ils ont fait cuire la poule. Terélas yek raklid^ il 
avait une fille. Ka teréla e khemidy (c) (celui) qui avait (pos- 
sédait) l'ânesse. / tchaiâ manghéna (c), ils demandent la 
fille. Le ti tchaidj{c) prends ta fille. Tchdrdena mi tchaiorid^ 
(ch. Nom.) ils appellent (demandent) ma fillette. — Ace. pi. 
mase. Sappén dikliôm^ j'ai vu (des) serpents. Tchidinids 
lénghere stadikd, il tira leur calotte. Malén terdva^ j'ai (des) 
compagnons. Tov te pinré, laves tes pieds. E grastén trddav^ 
je tire les chevaux (je les guide). Terélas but tchavén^ (c) 
il avait plusieurs enfants. Te murdarén tchiridén^ à tuer 
(assassiner des) oiseaux (à la chasse). Araklids donén tcho- 
rorén, (c) il trouva deux pauvres (dim.). Souvent Tacc. ne 
diffère pas du nomin. Kerghids but akhôr, (le noyer) a fait 
beaucoup de noix — (pour akord-en). Terdsa angdr, nous 
avons du charbon, (pi. charbons). Lids i rakli, elle prit la 
fille, (t raklid). E raklés, kerdé dakdr, (c) le garçon, ils le 
firent roi {dakarés). Ace. pi. fem. Abôr raklién terés^ com- 
bien de filles as-tu ? Dat. Ire sing. Léskere rattéste^ (c) dans 
son sang. Amaré gavéste, (c) dans notre village. Pe rezdte, 
à sa vigne. Yek rukéste^ sur un arbre. Me sheréste, dans ma 
tête. Sherandéste, sur l'oreiller. Me godidte, dans mon esprit, 
Pe tanéste, à sa place. Siknô roméste, à un mari vulgaire. 
Pe roméste, à son mari. Me sunnéste^ dans mon songe. 
Léskere duméste^ sur son dos. — PI. Léskere pinrénde^ à ses 
pieds. Skoshanénde^ sur ses moustaches. Pe sherénde, sur 
leur tête. Te grasténde, (c) à tes chevaux. Lids o khanrôj 
pe vasténde, (c) il prit l'épée dans ses mains. — Dat. 2me sing. 
Pe romnidke^ à sa femme. Penghiâs e phuridke, (c) il dit à 
la vieille. E rakléske^ au garçon, E boriâke, à la mariée. E 
rakliâke, à la fille. Pe dadéske^ à son père. — Plur. : Me pra- 
lénghe^ à mes frères. Ta matchénghe^ (ch.) et aux poissons. 
Penghids e rakliénghe, (c) il dit aux filles. Penghids pe man- 
tishénghe^ (c) il dit à ses hommes. Opré pinrénde^ (c) sur les 



— 56 — 

pieds=debout. Ces deux cas sont des ace. avec les particrr- 
îes te et ke. Ces part, se trouvent aussi dans les pronoms^ 
Je crois qu'un pareil classement faciliterait l'étude de la 
langue. Ces part, se trouvent souvent au devant des noms, 
voy. te et ke dans le Voc. 

Instr. — Ce cas est formé par l'addition du Skr. sa h a, adj. 
etind. With, together with; aparticleimplying association^ 
connection, union^ junction. Au sing. LHnô le» pudinésaj (c) 
il l'a frappé avec le fusil. Unghinô rattiâsa,il se leva avec du 
sang=ensanglanté. E ruvliàsa^ avec le bâton. E rupésuy 
avec de l'argent. ShilésUj avec du froid. Dinids les e tchin- 
dalidsaf (c) il le frappa avec le couteau. E bustiâsa, avec la 
broche. E tchuriàsa^ avec le couteau. E voivoddssa, avec le 
voivode. E barésa, avec la pierre. E ruporésa^ (dim.) avec 
de l'argent. E kfurésUy avec le poulain. Pe baridsa, avec sa 
belle-fille. Pe dadésa, avec son père. E lavésa, avec la pa- 
role. Pe mamitcholidsa, avec sa belle-mère^ Au pL Pinrê 
kolinéndja, (c) avec sa poitrine ouverte (pi.) GM. 9TAd«. Pe 
khurdéndja, avec ses petits. Angushti e baréndja, bague 
avec des pierres. E shakhéndja^ avec des choux. Pe shin-^ 
ghéndja, avec ses cornes. Latché sunnéndja, avec de bous 
songes. Buté djariéndja, avec beaucoup de cheveux. Me 
tchavéndjUj avec mes enfants. Pe domukéndjay avec ses 
poings. Me peniéndja, (c) avec mes sœurs. 

Abl. sing. — Poravdiâtar aliômy je suis venu de la ville. 
Rutuniàtarj de son nez. Me sheréstar, de ma tête. La dési- 
nence, a to, vient de la particule tas, qui sert en Sanscrit, à 
former des adverbes, indiquant le mouvement d'un lieu 
dans un autre. On la trouve même employée, dans cette 
langue pour former des ablatifs. Bum. Essai p. 108. — ^AbL 
pi. Te tanéndarj (c) de tes endroits, iwi Toà; t^icouç aou. Me 
yakéndar^ de mes yeux. But dive&èndar, depuis plusieurs 
jours. Léskere djoréndar, à travers sa barbe. Léskere Jfcan- 
néndar, de ses oreilles. Ta lavéndary et des paroles, GM, 
xal iwi Toùç Xdyou;. Me praléndar^ (c) de mes frères. 

Voc. sing. masc. En éya, dans les noms se terminant en 
o ou i. Shingalôy cornu, voc. Shingaléya. Parwaw,ami, voc. 
pamavéya. Tchavôy enfant, Ma rov tchavéya, (c) ne pleures 



— 57 — 

pas ô enfant. Gadjô, étranger, gadjéya. Armandinô, maudit^ 
armandinéya. Rashài, prêtre, voc. rashdya. Khulmiô^ 
seigneur, Ukulanéya, te djanés, (c zap.) ô seigneur que tu 
saches. Bar6, grand, Unghi baréya, (c, zap.) léves-toi ô gr. 
Khulâi^ seigneur, sa penés khuldia^ (c Nom.) que di&-tu ô 
seigneur. Khuldia mOy (c) ô mon seigneur. — a, e, dans les 
noms se terminant en conson. JBar, pierre, bdray diklidn 
mi dukanil (c) ô pierre as-tu vu ma bien-aimée? Beng^ 
diable, bénga pdriov, crèves ô diable. GM. SiagoXs. Dakàr^ 
roi. Dakdra mo, 6 mon roi. Devél, Dieu. Dévia mo^ 6 mon 
Dieu. GM. eU p.ou. Rom^ Tchinghiané, mari, tu rôma, nàna 
piésas, toi ô mari, tu ne buvais pas. Pral, frère. Aide (Tr. 
«^ 1^ hâide) prdla, to panori, (ch.) allons ô frère, à l'eau. 
KheTy âne, voc. khéra. Tchomût^ lune, tchomûta mo , ô ma 
lune=ma belle. Mursh, garçon, mûrshe, Dad, père, dâde. 
Kakj oncle, kâke. Len, rivière, léne. Kam^ soleil, kàma mo^ 
(c) ô mon soleil. — Voc. sing. fem. Khulani^ dame, voc. 
JDiukvnie mo^ (c) ô ma dame. Phuri^ vieille, so kamés puHéf 
que veut-tu ô vieille. Gorf/t, épouse, Ukhki gadjte, (c) léves- 
toi ô ép. Shundty femme distinguée, shundie. Tchitchâi^ 
chatte, tchitchâiey et tchitchâia. Tchovekhant\ revenante, 
tchovekhante, Murshntj fille, murshnie. Souvent le voc. est 
le même que le nomin. Mo tchavô, 6 mon enfant. Mo rài^ 
ô mon seigneur. 

Voc. pi. masc. So sovén roniâle ? (c) pourquoi dormez- 
vous ô Tchinghianés? Mefc/iavdte,(ch.Nom.) âmes enfants. 
Khurdâley (ch. Nom.) Khurdô, petit, ô petits. Mal, com- 
pagnon, malàle. — Voc. plur. fem. kide tchaiâle, (c) tchdi^ 
fille, allons ô filles. 

On entend quelquefois le cas locatif, qui probablement 
existait autrefois dans la langue. ^' La terminaison du loca- 
tif e est la même, dans les deux langues, (Viz, Sanskrite et 
Pâli). Bum. Essai p. 108. Wilson's Skr. Gram. p. 32. Kor- 
madjdv vende polindte (iréXiv), j'irai en ville en hiver, vent, 
vend, hiver. Kamadjâv keré, j'irai à la maison, djal keré, 
il va à la maison, ker, maison, voy. keré dans le Voc. Dise, 
pendant le jour, dise araltij jour et nuit. Au cas loc. 
sont les adverbes andré, en dedans, opré en haut, télé. 



— 58 — 

en bas, maskaré, au. milieu, agoré^ au bord, pafihé, prft?. 
Hel. oïxot, Lat domi. II me paraît aussi, que mindjé uni 
au V. dàva^ mindjêdava, cohai)iter, est au qas loc. Vuly 
cul, vuUdava^ commettre Facte de sodomie. Rupédini, L 
part. d. V. inusité rupédava, donner sur la figure, soufflet, 
voy. ce mot dans le Voc. Dji dji hersJ^é, jusqu'^à l'année pro- 
chaine. 

DB l'adjectif. 

Avec de très rares exceptions, l'adjectif se termine en o 
masc. et en i fem. Ces exceptions sont quelques adjectifs, 
se terminant en cons. et en i. Sukdr, joli, beau, qu'on 
n'entend jamais sukarô. Quelquefois dans les chansons des 
Séd. on entend la fem. ^kari ro^nni, jolie femme. Même 
comme adv. il ne souffre aucune variation. Dja sukâr su- 
kâVy vas proprement. GM. e&ixop^a, euftoûça. Parmi les pro- 
noms démonstratifs, yavér, autre, est tel dans les deux gen- 
res, et les deux nombres. Yavér drom, autre chemin. A Zétor 
o yavér o tchoVy vinrent les autres voleurs. Ici oh voit que 
yavér o tchor^ est au pi. par le v. alétar. Yavér manûshy 
autre homme. Yavér romni^ autre femme. Yavér ytsmatay 
autres habits. Dans les cas obliques du sing. et du pi. il 
varie à la manière des autres adjectifs. E yavréske^ pour 
l'autre. E yavréstar^ de l'autre. E yavréskoro, de l'autre* 
— PI. E yavrénghe, pour les autres. E yavréndar, des autr. 
E yavréngorOy tôv àUwv. Khanri^ khanrik, et kkandt, (Nom.) 
ne subissent point de variations, ni dans leurs discours, ni 
dans leurs chansons. Kkandt divés^ peu de jours. Kkanrik 
lové, peu de monnaies, Khandi r/îoî, peu de vin. Adv. Khan- 
rik vrakerél, (c) il parle peu. Beshén khanrik, asseyez-vous 
un peu. Khanri opré, un peu en haut. Khanrik andré, un 
peu en dedans. On verra dans le Voc. qu'avec des adv. ils . 
ont formé des adjectifs. Telàl, d'en bas, tclalutnô, bas. 
Oprâl, en haut, opralutnô, altus, superior. Andrâl, de de- 
dans, andrahitnô, interior ; mais de khanrik, on n'a formé 
que le dim. khanroritcha. Parmi ces adjectifs invariables, 
on peut, classer but, beaucoup, qui est constamment dans 



— 59 — 

leur bouche, comme adjectif et adv. GM. icoXO, Tr. ^Jj^ 
tchok. Deux fois j'ai entendu butlô, multus, woXiç. Godiavér^ 
intelligent, godi^ mens, vouç. Murdâl^ éteint, crevé. Murdàl 
angdr, des charbons et. Tarn, aveugle; on dit, tam manûshy 
homme aveugle, et tam romni^ femme aveugle. Tang, étroit,, 
resserré. Tang tan, endroit resserré, Hel. ^ev<ç. Tang baiây 
manches étr. KhoVj profond, khor khaningâte, dans (un) 
puits pr. kkaning isâs khor, (c) le puits était profond. 

Il y a un grand nombre d'adjectifs, qui dérivent directe- 
ment de la langue-mère, avec de très légères variations. 
BarOy grand, H. bara. AaW, noir, Skr. ka la, noir, de couleur 
sombre. Khurdô, petit, Skr. krita,raccourci,coupé. Nangô, 
nu, Skr. nagna, nu. Nevô, neuf. Skr. nava, neuf. Pake, 
chauve, Skr. pakka, mur, maturus, ayant des cheveux 
blancs. Pangô, boiteux, Skr. p a n'g n, boiteux. Phurô, vieux. 
Skr.pura,vieux,ancien. P/iurand,vieux,Skr. purân'a, vieux, 
ica^at6ç. Sannô, maigre, fluet, Skr. sanna, sec, diminué. 
Sastô, sain. Skr. s'asta, heureux, bon, loué. S/mfed, sec. Skr. 
s'ushka, sec, desséché. Shutchô, shuzô, net, propre, Skr. 
sutchi, blanc, propre, purifié. Temô, petit, jeune, Skr. ta- 
ru n'a, jeune, nouveau, frais. Tc/iord, pauvre, Skr. ks'udra, 
petit, pauvre. Tchutchô, vide,Skr. tutchcha, vide, abandon- 
né. Vu^c/uî, haut, Skr. utchtcha, haut. Je ne parle pas de 
plusieurs autres adj. Tchinghianés, d'origine étrangère, ou 
Indienne, dont l'étymologie n'est pas très claire. 

De nombreux adj. appartenant aux êtres vivants, se ter- 
minent en no. Quelques-uns dérivent directement de la 
langue-mère ; mais un grand nombre sont de pure for- 
mation Tchinghianée. Ils diffèrent des nombreux adj. qui 
ont été formés par ce peuple, soit des éléments de leur lan- 
gue, soit de celle des peuples avec lesquels ils entretiennent 
des rapports journaliers. Balamô, Grec, adj. balamanô^iem, 
balamantj balamni, fem. Grecque. Balô, cochon, balanô, 
porcinus, x^^P**^?» balanô mas, viande de cochon. Bfûzos, 
bouc, et buzni, chèvre, qui dans leur bouche se confondent 
très souvent ; quelques-uns disant biizos, d'autres, buznô. 
Bakrôy mouton, ne forme d'autre adjectif que bakréskorOy 
mais son dim. bakritchô, agneau, forme bakritchanô. Dakar, 



— 60 — 

roi, sultan, adj. dakaranô, royal, dakarant^ f. pron. dakam{f 
reine. Das,Bulgare, a deux adj. Dasikanô et dasanôyï. dasani^ 
pron. dosni, femme Bulg. Devél^ adj. devlikanô^ divin. 
Djorôy mulet, adj. djoranôy djo^mô et f. djomi, mulet. Djut^ 
juif, adj. Djutanôy f. djutani^ djutnt, fem. juive. Gav, vil- 
lage adj. gatnidand, gavudnô^ villageois. Grasty cheval, adj. 
grastanôy equinus, iirmx^ç, grastantj grastni et grasnij jument. 
GurûVy bœuf, guruvanô, f. ^rut^ant, gunit^n/, gurumnt^ 
vache — v changé en m. Ktierj &ne,kheran6, f. kherani^ khemiy 
ânesse. Khorakhàiy Turc, khorakhanô^ khorakhani, kho^ 
rdkhniy femme turque. Khulâiy seigneur, khulanôj khulani^ 
' fem. distinguée. Manûshy homme, mamishanôy manushant^ 
manushnij femme. Mursh, mâle, murshanôj murshniy femme 
brave. dl^^eva>:^. Perghûly étranger, perghulanô, pergkulaniy 
f. Pus/ium, puce,|ni^/itiman(}, plein de pouces. jRdt, seigneur, 
ranne, dame. Rashdi^ homme de la religion, prêtre, rashanô^ 
f. rashaniy prêtresse, nonne, femme du prêtre. jRom, Tchin- 
ghiané, romand, f. romanï^ romnij fem. Tchinghianée, Sapp^ 
serpent, sappanô, sappant^ sapnt, sobriquet d'un vieille fem. 
Hel. I^t;, Ix^W, GM. Sx}^^?^, vipère. Shoshôi, lièvre, shosha^ 
nôy leporinus. Tchor, voleur, tchoranô, tchor(a)nôy voleur. 
On voit dans cette liste que le nom de plusieurs animaux 
est Fadj. fem. gurumnt, vache, khemi, ânesse. 

Les adjectifs appartenant à des objets inanimés, se ter- 
minant en no, sont moins nombreux. Bar, pierre, baranô^ 
pierreux. Kasht, bois, kashtunanô, ligneux. Kesh, soie, kesha-^ 
nô et keshulanô: Rup, argent, rupovanô, argenteus. Sherôy 
tête, sheritnô, prob. sherutanô sherutnô, sheritnô, clou à 
grosse tête. Sovnakâi, or, sovnakunô, aureus. 

Le plus grand nombre des adj. Tch. se terminent en lo. U 
est difficile de dire, quand un Tch. préférerait l'adj. en h, à 
Tadj. du gén. Souvent j'ai entendu répéter la même phrase, 
avec l'adj. en lo et ensuite avec l'adj. du gén. Avec la part. neg. 
biyilss'en servent indiflférement.Bi-grodîaW,sans intelligence, 
et bi-godiàkoro, godi, mens. Bi'4>akhtalô, sans fortune, misé- 
rable et bi-bakhtiâkoro, bakht, fortune. Bi-dimialô, et 6i- 
dimiâkoro, sans pantalon, dimi dîmis, pantalon. H. J' j ^^j 
wal, wala, m. a particle, (in comp.) signifies keeper, man, 



— 61 — 

inhabitant, master, as ruxw wala, boatman, g,hurwalay 
master or keeper of a house. 

Des adjectifs en la. Bakht, fortune, adj. hakhtalôy heu- 
reux, fortuné. Bal, cheveu, adj. balalô, ayant de longs 
cheveux. Hei. tp.j&ir^^. Baravalô^ riche. Beng, diable, ben- 
galôf diaboiicus, enragé. Bok, faim, bocalô^ affamé. DtW, 
pantalon, dimialô, qui porte des pantalons, bracatus. Gadj 
chemise, gadalô, qui porte une chemise. Djandjir^ chaîne, 
djandjircUôj enchaînée Djar^ poil, djarialô. Djuv^ pou, djuva^ 
l3, pouilleux, Gher, gale, gheralô. Kanrôy épine, kanrialô. 
Kéliy impétigo, kelalô. Kemôy ver, kermalô^ plein de vers, 
rongé par des vers. Kil, beurre, graisse, kilalô, engraissé, 
irajri;, Kiri^ fourmi, kirialô^ plein de fourmis. Lim^ morve, 
mucosités du nez, Umalôy morveux. Lindr^ sommeil, Kn- 
dralô^ qui aime le sommeil. 6M. uTwutpDç vutrToxotiXDç, dormi- 
glioso, sonnoso,-Som. Ma{,compagnon, moZafô, accompagné, 
allant avec des compagnons. Mel, salissure, ordure, melalô. 
Paniy eau, panialôy acqueux, mélangé avec de l'eau. PîW, 
pieu, pikalô, qni supporte. Pirô, pied, piralô^ trépied, ayant 
des pieds. Koshik^ terre, poshikalô^ terreux, fait de terre. 
Pumbj pus, pumbalôj purulent. jRaf f, sang, rattvalô, ensan- 
g lanté. jRûr, pet, rûrtafô,qui aime à péter, 6M. xkfx^ifn^j cor- 
reggiero — Som. Sherô, tête, sheralôy qui a de la tête. Lat. 
capitatus; tête d'ail (Nom.). Shil, frgid, shilalô. Shing^ 
corne, shingalôf cornu. Shuty vinaigre, shutlôy acide, aigre. 
SoUétij pantalon, sostemalôj qui porte tes pantalons, braca- 
tus. Sovélj serment, sovghialô^ assermenté. Tosds, angoisse, 
tasalô, qui souffre des angoisses, GM. oTcvox(idpT)(iL<voç. Tem, 
monde, peuple. temiaUj une seule personne, seul. Trush^ 
soif, trushalôj avoir de la soif. Tut, tudj lait, tudalôy lacté. 
TchoTy herbe, tcharialô. Tchelj petite vérole, tchelalôy mar- 
qué de la petite vérole. Tchik, boue, tchikalô. Tchibj langue, 
tchibalôy bavard, loquax, Hel. X^Xoç, GM. yXcû(i<ï&;, parlatore — 
Som. Yak, feu, yagalô, briquet, Tr. ij^ tcfeagmag. Zar^ 
force, zoralô, fort, puissant. 

Il existe dans la langue une classe d'adj. dont la plupart 
sont des participes, véritables adj. verbaux, et dont Tétude 
nous apprend l'existence des verbes,qui sans ces adj. seraient 






-.62 — 

restes inconnus. Dans la bouche des Tchinghianès, ces par- 
ticipes dans la formation desquels ils montrent un tact re- 
marquable, sont des adj. et quoique formés la plupart des 
verbes causatifs, ils ont très souvent une signification 
neutre. Bien qu'ils aient une relation évidente avec les ver- 
bes, j'ai crû devoir les étudier avec les adj., avec lesquels ils 
sont intimement liés. 

Il dérivent des 5 conjugations de la Ire cl. de ma classi- 
fication des verbes, à laquelle le lecteur pourra se référer. 
Un petit nombre provient de verbes composés. 

Adjectifs de lalreconj. 1 cl. Bandàva^ lier, fermer, par- 
ticipe, banlô^ pour bandlô, fem. banlt^ celle qui est liéeî=s 
bourse. BôldavUy tordre, part, boldinô^ f. boldinij celle qui 
tordrtitarière. Darâva^ craindre, part, daranô, craintif. JDt- 
kdva, voir. part, diklô, ce qui se voits^fanal, lanterne. Du^ 
kdvaj sentir de la douleur, aimer, part, dukanôy amant, f. 
dukani^ maîtresse, £p(tf(i.£vY), duklôy autre part, de ce verbe, 
qui souffre, misérable. Katdva^ filer, part, katlô^ ce qui est 
filé=fil, xXoxTT^. Keldvaj jouer, danser, kelnôy musicien, 
joueur d'instruments de musique. Le part, régulier de ce 
verbe est keldô ; kelnô, me parait être un autre part, du 
même verbe. Khidva^ cacare» part, khendô^ cacatus, fem. 
khendiy lieu d'aisance. Ladjâva^ avoir de la honte, rougir, 
part, ladjanôy honteux. GM. 6VTpowiq^c(i.évoç. Makâvay oindre, 
part, maklôj ce qui peut oindre=huile. Pakidva^ croire, 
part, pakianô ^homim fidèle, digne de confiance, Hel. wwrroç. 
Trashdvay avoir peur, part, trashanôy homme craintif, pu- 
sillanime. 

Adjectifs de la 2me conj. 1 clas. Beshavàva^ faire asseoir, 
part, beshavdô, placé, mis=pilav. KilavdvUy faire engraisser, 
part, kilavdôy homme gias, Hel. wa^^iç. Pusavdva^ piquer, 
part, pusavdô^ f. ptisavdiy avoine, clou. Paravâi a, fendre, 
part, paravdôy f. paravdij les parties génitales de la femme, 
et la pince avec laquelle ils coupent le fer rouge. 

Adj. de la 3me, 4me et 5me conj. 1 clas. Rondarâva^ faire 
polir, part, rondiardô, instrument de fer à polir. Tabarâvay 
faire brûler, part, tabardô, huile de lin à brûler. Toviardvay 
faire laver, part, toviardùy ce qui lave=savon. Tchalarâva^ 



— 63 — 

faire frapper, part Ichdliardô^ f. tchaliardi^ instrument des 
charpentiers pour frapper sur des clous. Kaliardvay noircir, 
part. Kaliardôy café, noir. Kheviardva^ faire trouer, part. 
Kheviardôf f. kheviardi, l'ouverture au centre de la roue, 
dans laquelle passe l'essieu. Loliardvaj faire rougir, part. 
loliardô^ rouge, et parmi quelques Tchinghianés, les pom- 
mes d'amour. Londiardva^ faire saler, part, londiardôj salé. 
Pangherdva^ casser, briser, part, panghiardô^ cassé, brisé= 
charrue, et devrycUdkoro panghiardô^ l'écrevisse de mer. 
Parvardva^ engraisser, nourrir, part, parvardôj gras,bien«- 
nourri. Plusieurs de ces adjectifs ont la même signification 
causative que les verbes d'où ils dérivent. Les verbes qui 
ont donné naissance à ces adjectifs verbaux, existaient dans 
la langue, mais quelques-uns aujourd'hui sont tout à fait 
oubliés. Ces verbes sontytchalardvoy Rondardva^toviardvajetc. 

Ad], des verbes composés. Kdndava^ puer, part, kandinô^ 
puant, méprisable. Tchinkerdva^ percer, part, tchinkerdô^ 
instrument en fer pour percer des trous dans le fer ronge. 
BûddvOy souffler, part, pudinô, fusil. Khurdô pudinô^ petit 
fusil, pistolet. Urt/dava, porter des habits, part, urydinô^ 
soulier. Armanddva, maudire, part, armandinô^ maudit, f. 
armandinif malédiction. Lakhtddva^ donner des coups de 
pied, part, lakhtdinô, f. lakhtdini^ un coup de pied. Kure^ 
dini, soufflet, du verbe karédava^ frapper. 

Un petit nombre d'adj. se forme d'autres adj. et de part, 
adj. nangô^ nu, nangalô^ tout à fait nu. IxyvfxvwpLfvoç, 5Xoyu- 
|xvoç, Tr. ij%^ w^ tchip tchiplaq. Mulô^ mort, adj. mulanô, 
fané, mur. Sudrô^ frais, sudralôy sitralô. Tchatchô^ vrai, 
tchatchunô. Tchindô^ coupé, xotct^ç, tchindalô^ f. tchindali^ 
couteau (Nom. Zap.) Hel. xowi;. 

Une autre classe d'adj. se terminant en ano, dérivent de 
participes, de noms, et d'autres adj. La plupart de ces adj. 
sont diminutifs, mattôy ivre, matticanô. Tchardôj léché, 
tchardicanô. Tchordô^ volé, tchordicanô. Ushardô^ loué, 
uchardicanô. Baravalô, riche, Baravalicanô. Kaliardôj noir- 
ci, kaliardicanô. Hel. ;(mXkv(«)776;. GM. (xaupoiT^wtoç. Gheravdô^ 
caché, gheravdicanô. Dakar, roi, dakarikanô. DaSy Bulgare^ 
dasicanô. Devél Dieu, devUcam. Djukélykmininydjuvlicayiô. 






— 64 



mursh^ brave^ murshkanô. Tchorà^ pauvre, tchoricanà. Korô^ 
aveugle, koricanô. Ascoli. Zig. p. 93, rapporte cette forme, 
à Tadj. sindhû 

Un seul, tchatchipanô^ vrai, est formé du nom abstrait, 
tchatchipé, vérité. 

Les Sédentaires se servent souvent des adj. et des part. 
Grecs^ avec quelques variations. Timimé romni^ fem. hono- 
rable, ti(i7)(A<(vD). Biavamé manûsh^ homme lettré, Sta6a((»)- 
jUvoç. lÀpimé isôm^ je suis afflgé, î(\>itn(té(voç). Térghiov m- 
hamé^ restes tranquille, ^5(rux«(«r)|x4(voç).iVamporem^, malade, 
chez beaucoup des Lèd. a fait oublier le nasfoUô des Nom. 
'£(i9to^, je peux, «iviA[Airopo(, je suis malade, faible, Hel. iûitHif 
iviQ|iiropctf(iii¥oç, pron. (fli)vv)|ii7ropev{iLi(voç), malade, flcw}[i.tripcu(i.a, a 
passé aussi dans leur langue, et se prononce nampôremOf 
maladie. Cette classe et un bon nombre d'autres adj. dont 
je crois inutile de parler, ne souffrent aucune variation, ni 
dans les genres, ni dans les cas. 

Les adj. se terminant en o masc. t fem., forment leur pL 
soit masc. soit fem. en e. Dans leur combinaison avec les 
noms, ils ne subissent pas les mêmes variations que le nom. 
L'adj. se décline comme le nom, lorsqu'il est employé sub- 
stantivement. Kalôy noir, fcaW, nègre. Purôy vieux, purô^ 
vieillard. Kalô^ employé comme adj. et uni à un nom, subit 
les variations suivantes : 



Nom. Kalô manûsh^ homme i 


noir. Kalê manushâ. 


Gén. Kaîé manushéskoro^ 


Kalé mamishéngoro. 


Ace. • manushés 


» mamishén^ 


Dat. 1. » maniLshéste^ 


» manushéndey 


Dat. 2. • manushéskey 


» manushénghe. 


Instr. • manushésa, 


• manushéndja^ 


Abl. » mamLshéstar^ 


» manushéndar^ 


Voc. • manushéya. 


» manushâle. 


Latchô tchavôy 


bon enfant. 


Nom. Latchô tchavô^ 


Latché tchavéj 


Gén. Latché tchavéskoro^ 


latché tchavéngorOy 


Ace. » tchavéSy 


» tchavéfiy 


Dai. 1. » tchavéstCy 


» tchavéndCy 



— 65 — 

Dat. 2. » tchavéskey » Ichavènghe^ 

ïnstr. n tchavésay » tchavéndjaj 

Abl. » tchavêstaTy • tchavéndaTy 

Voc. • tchavéya, » tchavâle. 

Les Sèd. souvent ajoutent un s final à l'ace, de Vadj» 
Kalés manushéSy latcJiés tchavés; je crois que cette habitude 
leur vient des Grecs, car les Nom. presque constamment 
prononcent^ kalé, latché. L'adj. fem. au sing. ne souffre 
aucune variation. 

Les adjectifs très nombreux, composés d'un adj, et d'un 
nom, ont une forme très régulière, bien que dans la volu- 
bilité de leurs discours, on pourrait se tromper. Eux-mc>mes 
souvent répètent le môme mot avec de légers changements* 
Dans l'art de former ces adjectifs, plusieurs montrent une 
intelligence supérieure aux autres. Nanghé sheréskorOy qui 
a la tète découverte, yvpoxé^paXoç; le pi. n'est pas nanghé 
sheréskere^ mais nanghé sheréngorOy qui ont la tête dé- 
couverte Nanghé pinréngoro, qui a les pieds nus. Nanghé 
pinréngheriy femme qui a les pieds nus. On ne dit jamais 
nanghéngoro pinréngoro. 

Dans les phrases qui leur sont familières, ou plutôt d'un 
usage journalier, on entend ces composés toujours avec le 
changement ordinaire, que subit l'adj. dans sa déclinaison 
avec le nom. Baré môskorOy qui a la bouche grande, Hel. 
(icya^dropLoç. Banghé môskorOy qui a la bouche de travers. 
On ne doit pas ajouter foi à des expressions, comme nangô 
sherôy à tète nue, haro vushty à grandes lèvres, et se méfier 
des composés qu'ils forment quelquefois, lorsqu'on les in- 
terroge. De cette manière, on les incite en quelque sorte à 
estropier leur propre langue et à composer des phrases et 
des expressions,qui sont étrangères à l'esprit de leur idiome. 
La langue Tchinghianée a conservé, quelques restes de 
la comparaison de la langue-mère. Ces restes sont peu 
nombreux, et toujours invariables, comme tous les adj. se 
terminant en cens. Skr. tara. Hel. Tspo;, Lat ter, — ^Wilson 
Skr. Gram. 1847, p. 76. '* In Hindustani, adjectives do not 
admit of comparison by any regular inflections : the com- 
parative degree is exprcssed by the ablative case of the 

5 



— 66 — 

noun, etc. — The Persian comparative formed by affixing 
tar. and the Arabie by prefixing a, are frequently used ; as 
hadtar^ worse-Yates, Intr. 1855, p. 16. J'ai noté dans le Voc. 
tous les comparatifs que j'ai entendu de leur bouche. Barô^ 
grand, comp. baredér. Latchô, bon, comp. latchedér. Lokô^ 
léger, lokedér. Kalô, noir, kaledér. Pamô, blanc, parnedér. 
Tiknôf jeune, tiknedér. Vutchô^ haut, vutchedér. But, beau- 
coup, adj. etadv. hutedér. Uo fiudl de l'adj. est presque 
constamment changé en e. On n'entend cette forme, ni 
dans les autres adj. ni même dans ceux formés des parti- 
cipes. Ils ont imité les Grecs, qui évitent le comp. ; au lieu 
de xocXi^Tcpoç, ils disent, itXfov xaXéç, pron. m& xaXéç: mh [/Ltyot* 
>oç, au lieu de (isYaXiiTcpoç. 

On se sert du GM. itt4, qu'ils prononcent po, pour former 
le comp. des autres adj. po latchô^ meilleur, po sukdr, plus 
joli, po gôrkoy plus méchant. Les Nom. Mus. se servent du 
Tr. il I j ddhây adv. encore, aussi — Bchi. Dahd latchô^ 
meilleur. Dahd godiavéry plus intelligent. Dahd temôy plus 
jeune. Cette habitude de se servir du GM. mo, pOy et du Tr. 
dahd^ est très enracinée chez tous. 

Il n'y a aucune forme particulière du superlatif. On dit 
quelquefois, o po latchedér, optimus, xàUiaxo;, o po sukâry le 
plus joli, i àpatéxaTOç. Mdndav adjdi tchordi isi andré ko 
tem'i (c) y a-t-il de plus jolie que moi dans le monde? Adjdi 
sukdr Idtar, lit. encore jolie d'elle=plus jolie. 







DU PRONOM. 






Nom. 


Sing. 
me, ego 


PI. 
amén 


Sing. 
Tu, 


PI. 
tumény 


Gén. 
Ace. 


mdngoro 
maUy 


améngorOy 
amén. 


? 

tUty 


tuméngorOf 
tumén, 


Dat.1. 


mande, 


améndey 


tûte. 


tuméndey 


Dat. 2. 

Instr. 

Abl. 


mdnghe, 

mdndja{i), 

mdndary 


aménghey 
améndjay 
améndary 


tûke 
tûsa, 
tûtar 


tuménghey 
tuméndja, 
tuméndar. 



(1) PrpjiQocé ptr qutlque» Momides mania, 



— 67 — 





Masc. 


Fem. 


PI. le môme pour 
les 2 genres. 


Nom. 


ov, of, lui, il. 


6i — ai. 


ol. 


Gén. 


léskorOy 


Idkoro, 


léngorOj 


Ace. 


les 


Za, 


len. 


Dat.1. 


leste, 


Idte, 


léndey 


Dat. 2. 


léske, 


Idke, 


lénghe, 


Instr. 


lésa, 


lâsa, 


léndja. 


Abl. 


léstaVj 


làtar, 


léndar. 



Me isôm, je suis. Me isdmas, j'étais. De man, donnes-moi. 
Dat. le. Mdnde isij il est chez moi. Dat. 2e. Pende mdnghey 
ils m'ont dit. Instr. sovésa mândja"? (ch.) dor&-tu avec moi? 
Abl. So kamés mdndarf que veux-tu de moi? PI. Amén, 
amaré gavéste, nous, dans notre village. Karnamutrds'amén, 
(c) nous nous pisserons=nous pisserons sur nous-mêmes. 
Dat. le. Opré amende, sur nous-mêmes. Dat. 2e. Te penés 
aménghej (c) que tu dises à nous. Tu penghids aménghe, 
tu as dit à nous. Instr. av améndja, (Nom.) viens avec nous. 
Abl. angldl amdndaVy de devant nous. Voy. tu, tumén, dans 
le Voc. Kamâm les tûtar,{c) je le veux de toi. 3e pers. Ta ov 
nâna penghids Idke, (c) et il ne lui (à elle) a pas dit. Ov 
akand kamadjdl, (c) il ira maintenant. Ta ov penghids, et 
il dit, ov est souvent prononcé, of et uf. Femin. Ta 6i pen- 
ghids, et elle dit. Ta 6i diklids pes, akatdr okotdr, (c) et elle 
se regarda d'ici et delà,=de tous les côtés. Ta 6i yek sevU 
panlids, (c) et elle lia un panier. Ta ôi i bakhtali, (c) et elle 
la misérable. Ta ôi ndna kamnids (c) et elle ne voulait pas. 
(/i dinids andré lénde, (c) elle frappa au milieu d'eux. Cfi 
penghids, djuvél isôm, (c) elle dit je suis fille (femelle). Pen- 
ghids Idke, (c) il dit à elle. Asdlas ldsa,{c) il riait (s'amusait) 
avec elle. Pashé Idte, (c) près d'elle. Diklids la Idkoro dat, 
(c) son père la vit ; di, elle, que j'ai entendu rarement. 
Ils m'ont assuré que ce pronom n'existe que dans les vieil- 
les chansons. AH khalids les, (ch) elle le mangea. Penghids 
o raklô, ndndi di, minri mi romni, (ch) le garçon dit, elle 
n'est pas la mienne, ma femme. Tdi khemi isi, (ch.) et elle 
est (une) ânesse. 01, pi. 01 pende, il dirent. Ta ol ghelétar, 
et ils allèrent. '' No distinction is made in the third person 



— 68 — 

on account of gender, wuh, may sigiiify eitlier he, she, or 
it. Yates Introd. p. 21. 

Ces pronoms sont extrêmement réguliers, et partout les- 
mêmes, avec des légères modifications. Mângoro, améngorOy 
je ne les ai jamais entendus qu'unis avec la part. nég. hi. Toy. 
le Voc. Le gén. du pron. tu^ m'est înconim. Je crois qu'il 
n'existe pas, car je l'ai cherché, mais inutilement. Le dat.2e 
et l'istr. du tu, sont tûtke^ et làtsa^ mais il sont constamment 
prononcés, comme je les ai écrits, txike^ tûsa. La Se- per- 
sonne qu'on écrit ordinairement sans un o initial, se pro- 
nonce quelquefois avec cette voyelle, mais principalement 
dans les chansons et les contes ; il ne s'entend pas dans la 
bouche des Zapâris. L'analogie confirme son existence. Ta 
te tovil ôla ko tan, (c)et à la mettre dans (sa) place. Ta ôla 
ndna mukâvas, (c) et je ne la laissais pas. Ndpatal kamldtr 
folay (c) et ensuite je la prendrai. Akatià oléste kamadâtr 
tuty (c) maintenant à lui je te donnerai (en mariag(3). Ta ôlen 
tching}iid(s) len, et eux il les coupa (tua). Ta o sardnta pral 
peyiénas^ oies mardardô leSy (c) et les 40 frères disaient : lui 
(aussi) il l'assassina. Rovéna^ olénilja, (c) ils pleuraient avec 
eux. Aujourd'hui l'o initial est presque toujours muet. Le 
gén. de la 3e pers. léskoro, est dans la bouche de tous, par 
la simple raison, qu'ils s'en servent comme d'un proiiom 
possessif. Skr. a h a m, I. ego, ace. m â n ma, gén. m a m a^ 
me, abl. mat. Wils. Skr. Gram. p. 87. H, ^' men, muen 
I.jJ too, pron. 2 p. sing. Skr. tvan thou, z^ vooh, pron. 
he, that, it, she. t(;î(/icé', pron. he himself, that very. w;e,pron» 
pi. they, those, ham, we, tum^ you. 

Outre ces pronoms, il existe un autre, pron. poss. pes, com- 
mun aux Séd. et aux Nom. et qui n'a que le Dat. le, 2e, Tinstr. 
et l'ace. Le gén. péskoro, péskro, des auteiu's Européens, 
est inconnu ici. On l'entend principalement à la 3e pers* 
des verbes pronominaux, au sing. et aux pL Ou peut le 
traduire par le Fr. se, Lat. se ipsum, soi-même, marèl pes, 
il se frappe, marén pes^ ils se frappent. On rencontrera de 
nombreux exemples de ce pronom dans le Voc. Dukdnile 
péske, il se sont amourachés. En s'unissant au verbe djava^ 
aller, il lui donne une autre signification. Pes, me parait 



— 69 — 



plus commun chez les Séd. qui parfois l'emploient à la place 
du pron. les. H. w^ ^ ab, pron. self, yourself, used in stead of 
the Personal pronoun of the second person, by an inferior, 
when addressing his superior. w>' ^ ' ap, ap^ selfîshness. 
Uj! upna^ pron. of, or belonging ^to self. ^' upu^ pi;on- 
Tecip. Themselves, one another, ^ji \ apun, pron. recip, self. 



DES PRONOMS POSSESSIFS. 

MOy mien. f. mi. pi. me 

Nom. Mo tchavô, mon enfant, me tchavé, 

Gén. me tchavéskoro, me tchavéngoro. 

Ace. me tchavés^ mo tchavô, me tchavén, 

Dat. 1. me tchavéste^ me tchavénde, 

Dat. 2. me tchavéske, me tchavénghe, 

Instr. me tchavésa, me tchavéndja, 

Abl. me tchavéstar, me tchavéndarj 

Voc, me tchavéya, me tchavàle^ 

To, tien, se décline de la môme manière. Voy. ces deux 
pron. dans le Voc. mi, f. devient me dans les cas obliques. 

Mien, Tien, Sien. 

Masc. Minrô, mindô, (Nom.) Tinrô, léskoro, 

Fem. minriy mindi^ tinri, Idkoro. 

Notre Votre Leur. 

Masc. amarô, tumarô, ., imasc. 

Fem. amari, tumari, ' «^^^^Ifem. 

Minrô, tinrô, amarô, tumarô, se déclinent comme mo. 
En s'unissant avec des noms, ils ne changent d'aucune ma- 
nière. Le Tchinghiané ne dira jamais, prends de mon (vin), 
le minridtar, mais le minri molidtar^ prends de mon vin, 
de manière que le 1er et le 2e pron. poss. s'entendent pres- 
que toujours au nominatif, ou uni à des noms. Entre mo et 
minrô, to et tinrô, il y a souvent la même différence qu'entre 
my, et mine, thy et thine, de la langue Anglaise. Mo pral, 
mon frère. Mo Zav, ma parole. Mi dâi, ma mère. Mi shdrga, 
ma capote. To vast, ta main. To trushul, ta croix, Ti romni^ 



— 70 — 

ta femme. Minrô onghôni, (GM. lyy^vt) mon petit-fiîs. Minr6 
isâriy tu es à moi. Tinro kirvô^ ton parrain. Tinrâ sukaribé^ 
ta beauté. Tinro isôm, (c) je suis à toi, tuus sum. Tintô et 
fo, se rencontrent souvent ensemble. Dâde^ me tinrâ to 
manrô klialiôm (c), ô père, moi j'ai mangé le tien ton pain, 
GM. TO fôtîcdv aou Ti ^utyLi «ou, l<pay«. Tinrt ti romnt, (c)la tienne 
ta femme. Kdrin isi minri mi dukanif (ch.) où est la 
mienne ma bien-aimée ? Tinré te vast, les ti^is tes mains. 
H. ^jT^ mera, pix)n. my, mine, fera, thy, thine. Hamaru, of 
us, tumhdrdy tumhdrey tumhari, of you. Yates Introd. p. 20. 

Léskoro, f. Idkoro, est un pronom qu'ils emploient avec 
beaucoup de finesse, et qui pour un étranger serait d'une 
difficulté sérieuse. Léskoro grast^ son cheval, téskeri penidy 
ace. sa sœur. Léskere pindé, Nom. ses pieds, léskoro muter,. 
son urine, léskoro ratt^ son sang, léskeri tcham, son pain, 
léskere dant, ses dents, léskere kann, ses oreilles, léskere 
vastd^ ses mains, léskere bnké, ses entrailles, léskoro %er, 
sa maison, Idkaro kdlavOy f. son châle, tàkere angrustiâ. L 
ses bagues, léskoro dat^ son père, léskeri dâi, sa mère, 
léskeri tchdi^ sa fille. Lâkoro, en s'unissant avec un régime 
fem. devient Idkeri. Ldkeri tchenid, ses pendantSv làkere 
tchunrid^ ses tresses, Idkere tchavé, ses enfants (d'elle). W- 
kere tchaidy ses filles, «i âoyaTcps; aÙT%;. 7a Idkara praiy et 
son frère (d'elle), lénghere lily leurs papiers^ léngheri dâiy 
leur mère. 

Pron. poss. po, f. pi, pe dans les cas obliq. et au pL po 
pral, son frère, po muter, son urine, po drom, son chemin, 
po dumô, son dos, po piribé, sa marche, po gonô, son sac. 
Cas obliq. Pe darâtar^ de sa frayeur, pe katiàsa, avec ses 
ciseaux, pe poridsa, avec sa queue, pe katlésa, avec son fil^ 
pe sheréstar, abl. de sa tête. Pi, f. pi khashôi^ son aliment, 
pi ruvli, son bâton, pi tcham, son pain. PL pe, pe pikéndey, 
sur ses épaules, diné les pepenid, (c) ils lui donnèrent leiu^ 
sœurs, pe vusht, ses lèvres, pe shinghéndja, avec ses cornes, 
pe povd, ses sourcils, pe bal, ses cheveux, pepakéridj a, avec 
ses ailes, pe pinréndja, avec ses pieds, pe pabd, ses pommes, 
pe pinrénde. sur ses pieds=debout. pe yismata, ses habits, 
|>e î/afcd, ses yeux. Pinrô, pron. poss. = /e^fcaro, terme, 



— 71 — 

rare aujourd'hui, que j'ai rencontré quelquefois dans des 
vieux contes. Dakar yek sarài kamél pinréstar^ (abl.) 
latchô fuvély (c) le roi désire un palais, et qu'il soit meilleur 
du sien. Pinrô po sordî, son palais à lui=ïmrd to, minrô mOy 
voy. ymnata. 

Des pron. démonstr. Afcd, celui-ci, otro;, hic, f. akhid, akiâ 
pi. aklé. Akd isi mîndô^ (c) ceci est à moi. hic est meus. So 
butt akhid ? quelle affaire est celle-ci ? akâ raklô, ce garçon. 
Aklé subariériy (c) (Tr, j \j^ suvdr) ace. ces soldats. Quel- 
quefois on entend ce pron. uni au pron. poss. ov et di, avec 
un t. euphon. Akaldi ka divéla, sannô pinrô sikavéla, (ch.) 
celle-ci qui vient, montre (un) petit pied. Aketôv djdla, 
celui-ci part. Akd tûke avéla o Kotdni, (n. pr.) (ch.) celui-ci 
vient à toi ô Kotâni. Ak'o drom diktola^ avaklé droméstar te 
djas tuke^ ce chemin se voit, que tu t'en ailles, par ce che- 
min. Avakdj pron. poss. d'un usage plus fréquent que le 
préc. même signification. 

Nom. Avakdf f. ayakhid, avaklé, 

Gén. avakléskorOy avakhidkoro, avakléngoro, 
Ace. avaklés, avakhidy avaklén, 

Dat. 1. avakléste, avakhidte^ avaklénde^ 

Dat. 2. avakléske, avakhidke^ avaklénghe, 

Instr. avaklésa, avakhidsa, avakléndJR^ 

Abl. avakléstar, avakhidtary avakléndar. 

Avakd drœUy ce chemin. Avakd mulôtary ceci mourut. 
Lésa avakd vanrô ? (c.) prends-tu cet œuf? Avakd tchavô, 
cet enfant. Avakd bersh^ cette année, Avakd lil, ce papier. 
Fem. Avakhid mafci, cette mouche. Avakhid tchdi, cette 
fille. Kdtar avéla avakhidkeri godi? d'où vient le bon sens 
de celle-ci? Avakhid butt^ ce travail, cette affaire. Pl.Avaklè 
tchavéy ces enfants. Cas obliq. Avaklé gavéste, dans ce vil- 
lage. Avakléstar ndna fcarwaZ^,de celui-ci tune prendras pas. 
Avaklé tanésUy dans cet endroit. Avaklé beréskoro, de ce 
navire, voy. avakd, dans le Voc. Avakld qui paraît être la 
forme fem. se prononce toujours avakhid, et par les Séd. 
et par les Nom. On l'entend constamment dans la phrase 
avakhid ôra, dans cet instant, êv Tij ôpa txiz-t}. Ce pronom, 
uni à des noms, se décline comme les adj . 



— 72 — 

Nom. avakd tchavô^ avàklé tchavé, 

fîèn. avakU tchavéskoro, avaklé tchavéngoro, 
Ace. avaklé tchavés, avakli tchavén, 

Dat. 1 . avaklé tchavéste, avaklé tchavénde, 

Dat. 2. avaklé tchavéske^ avaklé tchavénghe^ 

Instr. avakli tchavésa, avakli tchavéndja, 

Abl. avaklé tchœvéstar^ avakli tchavéndar^ 

Avakhid, f. est le même dans tous les cas obliq. 

Ovokâ, m. ovokhiâ, ovoklâ^ f., pi. ovoklé, celui-là, ixtivoc. 
ille* Ce pron. se décline comme le préc. Ovokd lav, ce mot- 
là. Ovokà divés, ce jour-là. Fem. Ovokhid ratt^ cette nuit-là. 
PL Ovokli tchorterénas^ces voleurs-là, avaient. Cas obliq. 
Ta ovokléstar^ et à cause de cela, xal ex toutou, propter illud. 
Ovoklé gavéste^ dans ce village-là. Dikéla ovoklé taniste yek 
tchesmés (Tr. *^-^ tchesmé)^ (c) il voit dans cet endroit-là, 
une fontaine. Isds ovokli zamaniénde (Tr. zamdn) il y avait 
(était) dans ce temps-là. 

Akavkdj f. akavkhid, ceci, oSto;. pL akavklé, akaklé, pour 
aka(v)klé. Akavkd manûshj cet homme. Akavkd o ker^ cette 
maison, Akavkd pani^ cette eau. Fem. Akaikid rattjdkaïkd. 
cette nuit, PL Akaklé isi^ oStoi sïvai, ce sont ceux-ci. Ahxr 
kléndar katdr ko dût, de ces deux, lit. de ceux des deux. 
Akavkd drom, (c) ce chemin. Akavkd ghiv, ce blé-là. Le 
akaklé {aka(v)klé) polidy (c) prends ces monnaies d'or. 

Okovkd, le même que ovokd. 

Kadavd, f. Kadayd^ PL Kadald, kadaUy ceci, propre aux 
Nom. Zapâris. Kadavd^ sar liste isi, (c) ceci, est comme lui 
=il lui ressemble. Me kadavd kerdv^ (c) moi je fais ça. Me 
kadavd kerdôm, j'ai fait ça. Sôske kerddm kadayd &Mti ? (ch.) 
pourquoi as-tu fait cer travail ? Kon kerdds kadayd buti ? 
(ch.) qui a fait ce travail ? Kamkelén kadald, ceux-ci joue- 
ront. Kadeld lenénde kanidjas, (c) nous irons vers cette 
rivière. 

Odoi;d,oiTO;, hic. Odovd tchorô rom, ce pauvre Tchinghia* 
né. Todolé veshiàte, (c) et dans cette forêt. 

Des pron. interrog. Kon, qui, tC;, GM. -jcoTo;. Lat. quis. 
Campuz, coin, adj. quién, cual.Skr. kim,who, which.Wils. 
SAt. Gïam. — 83. H. j^ kim, what, which j^ kuon, pron.| 



•^ 73 — 

wht), which, what L/ kya, pron. what, how. Les Séd. dé- 
clinent ce pron. de la manière suivante. 

Nom. kon^ Fem. ? Kâya Kalé, kon^ 

Gén. kaléskorOy kaléngorOy 

Ace. kalés, kalén, 

Dat. 1. kaléste, kalénde, 

Dat 2. kaléske, kaUnghe^ 

Instr. kalésa, kaléndja, 

Abl. kaléstaty kaléndar. 

Lorsque ce pron. se trouve uni à un nom, il se décline 
comme avakâ. Kalé droniéstar avés ? de quel chemin viens- 
tu ? Kali malindja ? avec quels compagnons ? Kon dinid(s) 
la ? qni Ta frappé? Tu, kon isan ? qui es-tu ? Kon kergh{d(s) 
les ? qui Ta fait ? Dik, kon isi ? (c) vois qui est-là ? Kon isds 
teli'f {c) qui était en bas? Kalé tchiflikéste avélaf dans 
quelle ferme croit-il ? Kon katchil ? qui restera ? Kdya, L 
j'ai rencontrée dans une vieille chanson. 
Kon, quis, propre aux Nomades. 

Nom. Kon, Gén. kdskoro, Ace. kas, Dat. 1. kâste, Dat. 2, 
kdske. Instr. kâsa, Abl. kâstar. Le pi. m'est inconnu. Tu 
kâskoro tchavô isân ? (c) toi, de qui es-tu fils ? Kdske du^ 
kâla ? (c) lequel aimait-elle ? Kâste kamadâs la ? (c) à qui 
ia donnerons-nous ? Kdstar te putchdv ? de qui demande- 
rai-je? Kdsa dinidn tut ? avec qui t'es-tu battu? Ta push-- 
lias rdi in kdskeri tchdi isànas ? (c) et le seigneur deman- 
da, de qui étais-tu fille ? voy. le Voc. pour la signifie, d'in. 
Kdste te perila (c) sur quiconque que ça tombe. Les Séden- 
taires connaissent cette forme, qui est la seule usitée par la 
plupart des Nomades, et constamment par les Zapâris. 

Ka, pron. invariable. It. che, GM. woo, Tr. ^ fci, adv. et ^ 
pron. pour àS ki, qui, lequel, 2. que, afin que— Bchi. Katdr 
ko trin ka benghids, (c) des trois qu'elle a engendrés. Ovokd / 
ka khalids, celui qui mangea. Mo dat ka isds, (c) mon père 
qui était. / rakli ka dinids les o koznô, (c) la fille qui lui 
donna le mouchoir. raklô ka shunghids, (c) le garçon qiii 
entendit. Momelid ka kerélas, (celui) qui fait des cierges. Ov 
ka isi bokalô, celui qui est affamé. manûsh ka kinghids, 
(c) rhomme qui acheta. Ldkoro gadjô ka diklids, (c) son 

6 



— 74 — 

mari qui vit Ka kelghids i ritchini^ (ceux) qui firent danser 
l'ours. 

Ka, adv. locat. comme le GM. mo, âitoo. Ugx ivoo, ovotid ka 
kelélas, là où il jouait, otià ka isds beshtô, là où il était assis. 
Ovotiaring ka ghelé o rakU, (c) par là où les garçons allèrent. 
Oté ka khalij là où elles mangèrent. GM. Ua mo irporfav. 
Souvent il a le sens du Fr. dès que. Ka shundi o tchavi^ 
(c) dès que les enfants entendirent. Ka dikliàs o dakàr, (c) 
dès que le roi vit. — Lorsque, GM. Srav, 5t«. Ks, isds khurdi 
Uni la tchor,{c) lorsqu'elle était petite, les voleurs la prirent. 
Ka holilas léskere tchavis, lorsqu^il baptisait son enfant. — 
Depuis que. Isi ohtô divés k^aliôm avatid, (c) il y a huit 
jours (depuis) que je suis venu ici. 

A ce pronom se rattache un autre, Kavà, quel, Lat. qualis, 
GM. woio;, propre aux Séd. Kavà yatrôs (larp^ç) dikil les ? 
quel médecin le soigne?=voit. Kavd drom isi to Litres ? 
quel est le chemin vers Litres ? (village). Nàna djanénas 
kavà drom te len, (c) ils ne savaient pas quel chemin prendre. 

So, pron* interrog. quel, GM. t(, Tr. *^ ne, quoi, quel, 
lequel — Bchi. De ce pronom on n'entend que le Dat. 2, et 
l'Abl. sôstar et sostàr. So isif qu'y a-t-il? So dikés rôtnaf 
que regardes-tu, ô mari? tC pXéwtiç; Djanén so khuydz- 
ghiôm tumén^ (c) savez-vous pourquoi je vous ai appelés? 
Ta tu, so penés mdnghe ? et toi, que dis-tu à moi ? So ka^ 
manés? (c) qu'apporteras-tu? So kerdân? qu'as-tu fait? So 
isi léskoro nampôrema f (GM. dlvY)|Aic6ptu|Aa), quelle est sa ma- 
ladie ? So isi léskoro nav ? quel est son nom ? So kamape^ 
nés ? que diras-tu? So kamésf que veux-tu ? Dat. 2. Sôskéf 
pourquoi ? Sôske mardân man f (ch. Nom.) pourquoi m'as- 
tu frappé? Sôske putchés^ pourquoi demandes-tu? On ren- 
contrera souvent ce pron. dans le Voc. 

Sôstar, abl. du pron. So^ pourquoi. Sôstar aliân tchutchô f 
pourquoi es-tu venu vide=sans emploi ? Sôstar utcharddn 
i khaning 9 (ch. Nom.) pourquoi as-tu couvert le puits? 
Sôstar marghids fut? pourquoi t'-a-t-il frappé? Sôstar lo^ 
davésa ? (c) pourquoi charges-tu ? Sôstar penés e dakaréske? 
(c) pourquoi dis-tu au roi ? Sostdr, avec l'accent sur la der- 
nière syl. est le Fr. parceque, GM. ^6ti, pron. ywitC. Sostàr 



— 75 — 

i 

làke nâna penghiâs^ (c) parcequ'il n'avait pas dit à elle. 
Sostâr isi avri but shil, parcequ'en dehors il faisait (était) 
très froid. Sostâr isômas khinô, parceque j'étais fatigué. 
Sostâr isôm but shilalôj parceque je suis très refroidi. Il est 
bien de faire observer pour ceux qui ne connaissent pas le 
GM. que Stéxt, yiarC, ayant ces mêmes significations paraît 
avoir été l'origine de cette double signification de sôstar et 
sostâr. Les Nom. n'emploient jamais sostâr; on ne ren- 
contre ce terme dans aucun conte. Il est dans la bouche de 
quelques Sédentaires ignorants, qui souvent ne font que 
traduire mot à mot le GM. 

Asavkô, pareil, Hel. toioOto;, f. asavkt^kiâj pi. asavké. Asavkô 
yek manûsh, un pareil homme. Nâna terélas asavké lové^ 
(c) il n'avait pas (de) pareilles monnaies. Asavkô yek kelnô 
isi tuménde^ (c) un pareil musicien est chez vous=parnîi 
vous. Tu asavkiâ ôra aliân ? (c) tu es venue à pareille heure? 
Asavké manushénde te na blknés, aux pareils hommes ne 
vends pas. Me yakâ na diklé asatké sukâr romntd, (ch. am.) 
mes yeux n'ont pas vu pareille jolie femme. Te na dikén 
me yakâ asa(v)lââ bori (c) que mes yeux ne voient pas pa- 
reille belle-fille. 

Savô, pron. interrog. de quel genre, qualis ? icoïo;, f. savi^ 
pi. savé. Savô mas kaména ? quelle espèce de viande voulez- 
vous? Savô manvshorô isân^ quelle espèce d'homme es-tu? 
Manushorô^ dim. du manûsh, GM. dvOpoMcaptov. Savô rom isân^ 
quel Tchinghiané es-tu ? Savô manûsh isi ? quel homme 
est-il? Fem. Savi butx kerghiân mânghe^ (c) qu'est-ce que 
tu as fait à moi ? (quelle affaire). PI. Savé suvliâ isi avakW 
de quel genre sont ces paniers ? 

Sarrô. omnis, Skr. sarva, adj. ail, whole. voy. le Voc. 

Sesô, un tel, Hel. 6, ^, t6 8rtva. voy. le Voc. 

DU NOMBRE. 

4. yek.nUy Skr. eka, one, alone, solitary, H. P. >^, yek, 
^iJLj! adj. one, — one, a an; adj. a few. Skr. ekatara, adj. 
either, one of two, Hel. îxà-rtpoç. H. \^\ ikka, adj. single, 
incomparable, super excellent. Yekéskoro dot, de l'un le 



— 76 — 

père. Yekéskeri dât, de l'un la mère. Yéke môstc, avec rme 
bouche=une opinion, h hA (rréjxaTt. E yekéskeri nafe,de l'unr 
le nez. E yekéskoro, tchindéo sherô^ (c)de Tun ils coupèrent 
la tête. Ko yek, à Pun. E yekéskora lav, de Tun la parole;. 
Yek yek^ ghedinô len (c) un (à) un il les ramassa. Ta tchi-- 
dinâs i vordônia yek yek^ (ch. Nom.) et il traina les chariots 
un (à) un. yek yavér^ un autre. Kamadâs la yekéste, (c) nous 
la donnerons à un (en mariage). yeky Tun, i yek, Fune. 
E yekéskeri kisst, la bourse de Tun. Bitchavghiâs les yekésa^ 
(c) elle l'en vaya avec un homme. yekés dantelghiâs a dju- 
kél, le chien mordit l'un. Ki yek, à Tune. YekéSy ace. esrt 
rare chez les Nom. on dît presque toujours, yek. Fr. égale- 
ment. Ov tae dônghe yek dukâlas, (c) il aimait et les deux 
également. Ta yek akanâ, et ég. maintenant, imité du GWL 
Iva, 5(jLoCû)ç. Quelques Séd. pron. ek. 

2. Dûiy deux, Skr. d v i, two, H.^ j> do, two. Te des les: 
donén davarién^ (ch. Nom.) que tu lui donnes deux chevaux.. 
E dônkoro dat, de deux (enfants) le père. Ta e donén, din6 
len (c) et les deux il les frappa. Kamakerâv e donénghe, Je 
ferai pour les deux. Tchordé e donén, (c) ils ont volé les. 
deux. Donén teréla ki buti^ il a deux (hommes) au travail 
E donén pindjarâv len, et les deux je les connais. Ta e 
dônghe dikênas, (c) et ils regardèrent (vers) les deux. Terê^ 
las donén rakUn, (c) il avait deux garçons. Lias ta donén 
djenén ta niklistôtar avri, (c) il prit deux personnes et il 
sortit en dehors. Ta e dônghe dikélas i phuriy (c) et la vieille 
regardait les deux (filles). Dût se prononce quelquefœs do. 
Terdvas do pralén, (c) j'avais deux frères. Diniàs e donén- 
gheri kori, (c) il coupa le cou des deux (à(t(poTépû>v). 

3. Triny trois, Skr. tri, Neut. nom, et ace. trîn'i, l'n final 
est constamment prononcé par les Tch. H. ^ tin, tbree. 
Ta e trinén astardô len, (c) et les trois ils les ont arrêtés. 
Ta e trinénghere o ker, tâbiletar, et des trois, les maisons 
furent incendiées. E trinén bikinghiôm len,{c) les trois je les 
ai achetés. E trinén tovdô len ki damia, (c) (Tr. dœtn, enclos) 
les trois il les a mis en prison. Katar ko trin, des trois^ àiç4 
Toùç Tpeî;. Adjdi trinén kaïiidina, encore trois je veux. E tri- 
nén dikdva ko droni, (c) je vois les trois en chemin. Ko drin 



— 77 — 

• 

divés, en trois )ours, pour trin. Trinén raklén terélas, (a e 
trinén tchindô lertj (c) elle avait trois garçons, et les trois il 
les coupa (tua). Trinén diveséndar, (c) après trois jours. 

4. IshtàVy shtdVy star) quatre. Skr. tchatur, four. H. j^ 
tchar^ four. Ta e shtarén murdardô len^ (c) et les quatre il 
les a assassinés. Pe shtarén tchavén^ ses quatre enfants* 
Arakliôm shtarén manushén, j'ai trouvé quatre hommes- 
Astardô len e shtarén, (c) il les arrêta les quatre. 

5. Pantch, pandj, cinq, Skr. pan'tchan, five. H, ^^ 

panchj Lith. pénki. Slav. pjalj, Gr. wfvre, wîf/LTrs. Lat. quinque. 
Bopp. Glos. Skr. Terélas pantchén grastén, il avait cinq che- 
vaux, p. vaj/un^, 5 buffles. Djanpandjésa, len léskoro sherô^ 
(c) allez avec cinq (pers.) prenez sa tête=tuez le. Bik mo 
raklô avaklé polid, trinénghere isi, pantchénghere isil (c) 
regardes mon garçon ces pièces d'or, sont-elles de trois (ou) 
de cinq piastres? Pantch paréngoro drab, (c) herbe (médi- 
cament de la valeur) de cinq paras. Niklistétar avripandji- 
né, (c) ils sortirent en dehors au nombre de cinq à cinq, 

6. Sho, shov. Skr. s h a s h, six, H. jic^ ch,hu adj. six. Hel. 
tÇ, Lat. sex, goth, saihs, pro sihs, germ. vet. sehs et sihs. 
Slav. s'estj. Bopp. Glos. Skr. Sho, dans les cas obi. retient 
toujours son v final, Dinô len e shovén (c) il les a frappé les 
six. Ta e shovén farakés len, (c) et les six, que tu les trouves. 
Shovéngoro, pièce de six (piastres). GM. iÇapiov, Tr. altylyk 

7. Eftâ, sept. Skr. s a p t a n, seven. H. o^- sat, ce nombre 

dérive du GM. £çTà, êwToc, comme çTwp; izt(ùj6;, çtuo), tcxu(i>, 

et pas du Pers. c^-wô* heft. Eftà Ichor isds, (c) les voleurs 

étaient sept. Ta e eftdnghere o sheré, (c) et les têtes des sept 
(voleurs). 

8. Okhtô, ohtô, huit GM. ôx'^^- Skr. a s h t a n, eight. H. 
*ï' at,h, Pers, vjui^ hesht — Zend. astan. De man ohtô bitghléy 
*donnes-moi 8 piastres. 

9. Enéa, enia, iniya, neuf, souvent pron. iniâ. Skr. n a v a n> 
H. jJ nuo, nine, Pers. y nu. 

10. Desh, des, dix. Skr. das'an, H. (j^^ dus, Pers. «^ de. 
Deshénghe, (c) pour dix (piastres). Teréla deshé grastén, il a 
dix chevaux. 



— 78 — 

4 1 . Desh'U-^eky Skr. e k â d a s'a n. H. egâzah . 

12. Desh^u-dûL Skr. dvâdas'an. H. bârah. Ta desh-u^ 
dûi djorériy (ch. Nom.) et 12 mulets. Ta des/i-u-diii dingles^ 
(ch. Nom.) et 12 sangles. 

13. Desh-U'trin. Skr. trayodas'an. H. terah. 
14- Desh-u-shtar. Skr. tcharturdas'an H. chandah. 

15. Desh-u-pantch. Skr, pantchadas'an. K. pandrah. 

16. Desh-U'Shov. Skr. shod'as'an. H. soiafc. 

17. Desh-^u-eftd. Skr. s a p t a d'as'a n. H. satrah. 

18. Des/i-tc-o/itd. Skr. a s h t â d a s'an. H. atfharah. 

19. Desh-U'inia. Skr. n a v a d a s'a n. H. ûnavinsati 
one less than twenty. Wils. Skr. Gram. p. 87. H. unis. Dans 
mon précédent ouvrage, j'ai écrit, Desh'i-yek, desh-i^dûL 
Vu me paraît d'un usage plus général, et pourrait être con- 
sidéré comme règle, et i comme exception. 

20. Bishy besh, Skr. vinsati. H. ^. bées. Pers. vj:^-^ 
heest Khuyazghiâs (GM. ^ouyiaÇw) bishén manushén^ il ap- 
pela 20 hommes. Bish buznién^ 20 chèvres. Bishéngoro 
froUj florin de 20 (piastres). Dûi bishéngherey 2 florins de 20 
(piastres). 

21 . Besh^u-yek. Skr. e k a v i n s'a t i. H. ikis. 

22. Besh'U'dûL Skr. dvâvins'ati. H. bais. 

23. Besh'U'trin. Skr. trayovins'ati. H. teis. 

24. Besh'U'Shtar. Skr. tchaturvins'ati. H. chaubi^ 

25. J5es/i-ic-^antc/i.Skr. p a n t c h a v i n s'a t i. H. pachis. 
30. Tridnda. trin far desh ou dM=3 fois dix. 
40. Sarânda. shtar far desh ou déri=:i fois dix. 
50. Peninda. pantch far desh ou dérv=5 fois dix. 
60. Exinda. shov far desh ou d({ri=6 fois dix. 
70. Vdominda eftd far desh ou déri=n fois dix.- 
80. O^dônta. ohtô far desh ou déri=S fois dix. 
90. Eneninda. iniâ far desh ou den=9 fois dix. 

Les premiers nombres sont empruntés à la langue GMl 
Ce raccourcissement était général, même avant l'arrivée des 
Tchinghianés ; comp. Tdtpe;, pour T^TTaps;, poXol pour iCoXol 
TapTtïpiv pour TtTapTYipiv. Athen. IV. Cor. At. Vol. 1. p. 297. 
Tridnda, est souvent prononcé trdnda. Déjà au 5e siècle,les 

Grecs disaient wevTiivTa, pour TctvTtixovTa, capavTa, «apobcovTot, 



— 79 — 

pour TwrerapaxovTa. Cor. At. vol. 2 p. 292, 324. Les nombres 
Grecs sont plus propres aux Sédentaires. On entend, sarânda 
.et peninda chez les Nomades. Depuis 50 jusqu'à 100 ils 
adoptent les nombres de leur propre formation. Pantch far 
desh, 50, Shov far desh^ 60. Déri pour desh est usité par 
les Tchin. des environs d'Andrinople. 

100. Shel^ shily shevél.Skr. s'a tan, H. j- suo, Pers. sad 
— Pukkhto J-- sal or sil^ a hundred, centum. — Bellew's 
Dict. 1867. Sheléngheri flori, florin de 100 (piastres). Dav 
tut shel ghrôshiay penghiâs o Djut, (c) je te donne cent 
piastres, dit le Juif. Dav tut pandj shel ghrôshia, (c) je te 
donne cinq cents piastres. Kerghiâ{8) len e khandésa shel 
kotôr, (c) il les fit (coupa) avec Tépée, (en) cent morceaux. 
Quelques Tch. prononcent s/iev^Z, d'où shel — she{v)élj comme 
DeU Dieu, de De{v)éL 

200. Du shely 300, trin shel, 400, shtar shel, shtar shel-Ur- 
6tsfe=420. Shtar 8/ieZ-u-trîdnda=430. Shtar shel-u-bish-u- 
t/e&=421. 

1000. khilia,ïie\. GM. ;^CXia. Quelques-uns disent mt7iay Lat. 
mille. Khilia-u-bishy 1,020. Ghelô o raklô^ diklid{s) la, dinids 
fov, khilia ghrôsha^ (c) le garçon alla, la vit, et lui donna 
aussi 1,000 piastres. Avaklé gavéste isi hhilia eftâ shel 
manûshy dans ce village, il y a 1,700 hommes. 

Du Nombre des Tchinghianés Asiatiques. 

1. yûka,% di, didi. 3, dun. 4, ishtar, shtâi. 5, pentch. 6, 
shesh. 7, hoft. 8, hdisht. 9, nétja, nu. 10, dez, dest. 11, dez- 
i-yek. 12, dez-i-dH. 13, dez-v-tirin. 14, dez-i-shtar. 15, dez-i- 
pentch. 16, dez-i-shesh. 17, dez-i-hoft. 18, dez-ù-hasht. 19, 
dezH-nu. 20, visht. 21, vishtA-yek. 22, vez-i-di. 23, vez-i-foVtVi. 
30, si, Pers. ^^ si. 40, tchul, Pers. J..^ tchehal. bO^pentché^ 
Pers. «larjj pandjah. 60, trin vesht, 3 (fois) vingt. 70, trin visht 
deZy 3 (foi s) vingt dix. 80, heysad shtar visht (Tr.Ar. heçad^ 
valiant, fort-Bchi). Ce nombre est ainsi écrit par le Rev. 
Mr. Pratt. Il me paraît que heysad, pourrait être le Pers. 
^Ujlji heshtad, 80. 90, Sadiki dez eksik, (Tr. jLS\ eksik, s. 
manque: adv. moins-Bchi)=100 moins dix. Sadiki, adj. de 
sad. 100—100 sdd, Pers. jud s'ad.—200 di sad. 300, trin 



— 80 — 

md. 1,000, hazar^ Pers. j'>«> hazar. Skr. sahasran, a 
Ihousand. Zend hazanra, hazanhra^ mille. Vend. Sade. 
Brockh. p. 404. Hazdr pantch sad si yefc=1531. Voy. 
Die quinare und vigesimale Zàhlmethode bei Vôlkern aller 
Welttheile. von Aug. Fr. Pott. Halle, 1847. 

DU VERBE. 

Je viens maintenant à l'étude du verbe, qui est la partie 
la plus importante de la langue Thinghianée, et la moins 
connue parmi les auteurs d'Europe. L'existence d'un verbe 
auxiliaire, uvâva, devenir, être, autre qu'tsdm, je suis, con- 
fondu jusqu'ici avec avâvay venir, — avav^ venio, sum, fio, 
Pott, vol. I. p. 406 — 459, va élucider la formation du verbe 
Tchinghiané dans toutes ses parties. 

Isom, être. 

Présent. 
Sing, Plur. 

Me isôm^ je suis, Amén isârriy nous sommes, 

tu isdn, tu es, tumén tsdn, vous êtes, 

ov isiy il est. ol est, ils sont. 

Imparfait. 
Sing. Plur. 

Me isômas, j'étais amén isâmasy nous étions. 

tu isdnaSy tumén isânas, 

ov isds, ol isâs. 

Skr. asmi, asi, asti. Plur. sma, stha, santi. La lan- 
gue ne possède que ces deux temps. Les autres sont em- 
pruntés du ver. uvâva. Ce verbe chez quelques tribus Nom. 
se prononce tsmdm, 2 isinâm^ 3 isiné. Plur. isinàm^ isinân^ 
isiné. Imparfait, isinômas. 

Uvdvay devenir. 

Sing. Présent. Plur. 

Me uvdva^ uvdv, amén uvdsa^ uvds, 

tu uvésa^ uvéSy tumén uvéna^ uvéUy 

ov uuéla^ uvély ol uvéna^ uvén. 



8Ï-* 



iu uvénaSy 
ov itvMaSy 

Sèd. Nom. 

^e ttm'Kdm, unilôm^ 

tu uniliâny miUân^ 

ov unUiâSj unilds^ 

me kamuvâva'-kamuvàv^ 
fa kamuuésa^kamuvés^ 
ov kamuvéla-kamuvél^ 

2 VA)^ nf^ i^Vy of, 

3 me wvély nie ovély 



l«iparfait. 

Amèn uvèiras^ 
tumén uvmaSy 
-ol uvénas. 

Aorîsl, 

Séd. Nom. 

amén unilidm^ unikhn. 

tumm unilidny unilân. 

ol imilids^ unilâs. 

Futur. 

amrn kamuvàsa-^kamuvds, 
tuntéii kamuvéna-kaniHcény 
ol kamavéna-'kainavéïiy 

Impératif» 

uvèn^ ovên, 

me uvén, me ovén^ 

Subjonctif. 

1 te wvdva^ uvdv^ te uvà^a, uvds, 

2 te uvésa^ mvls, te uvéna, uvén. 

3 te uvéla^ uvély te uvéna^ uvén. 

Participe, uhno, f. ulini^ devenu, yi^o^vo;. 

Le futur kamuvàva, je deviendrais, a souvent la signifi- 
cation de je serais, I(ïo(jl«i, car isôm n'a pas de futur, voy* 
uvâva^ dans le Voc. 

En étudiant la langue tant des Sédentaires que des No- 
mades, en lisant leurs contes et leurs chansons, en les en- 
tendant causer dans l'intimité des §iens, on s'étonne de la 
richesse merveilleuse de leur verbe. J'ai été conduit à faire 
deux grandes divisions ou classes du verbe. 

Première classe.— Verbes simples, ou non-composés. 
Seconde „ — Verbes composés. 

Dans la première, sont contenus cinq ordres de verbes, 
qu'on peut appeler conjugaisons, dont le lecteur trouvera 
de nombreuses citations dans le Voc. En appelant ces 
verbes non-composés, je dois avertir le lecteur, que les ra- 
cines ou verbes primitifs, dont ils dérivent, sont quelquefois 



— 82 — 

composés;, comme niklavdva, prasavdva, sortir, tourner en 
dérision; mais dans les ^verbes de la seconde classe, les 
deux éléments du verbe, sont de pure formation Tchinghia- 
née. C'est principalement dans l'étude des formes, qu'on 
rencontre les errements des auteurs, qui ont cru y voir, 
l'existence d'un verbe auxiliaire, avàva, Pott, vol. 1. p. 429, 
résume les opinions de tous les auteurs, qui ont confondu 
uvàva, être, devenir, avec avàva, venir, arriver. 

Ma classification diffère de celle donnée par Pott, vol. 1. 
p. 406. Voici ses propres paroles. " Gonjugationem — Puch- 
mayer, unterscheitet 4 Formen, Zeitwôrter, die auch bei 
den abrigen Autoren mehr oder weniger deutlich sich 
wiederfmden. 

I Formen auf-av, d. h. die gewôhnliche Conj. 

IL — — '6vav, Zipp. jevava, Neutra und Inchoat. 
grôsstentheils aus Adj. mit avav (venio, sum, fio). 

III. Formen auf 'ara v, Act. und Fact. gebildet mit k é r a V 
(facio). 

IV. Formen auf avav, Act., und, alsâvav, Freq. von 
I— IIL 

PREMIÈRE CLASSE. 

Verbes non-composés. 

La première conj. contient tous les verbes formés de la 
racine Indienne ou Hindoustani, avec ava, le Skr. as mi, 
am i, m changé en v. Ces verbes sont et actifs et causatifs 
et neutres. Quelques*-uns sont unis à des prépositions, qui 
ne changent en aucune manière la formation des temps. 
J'appelle ces verbes, primitifs, dans le Voc, pour en faciliter 
l'étude. Dans cette conj. je place. Asàva^TWe. Avàva^ venir, 
Beshâva, s'asseoir. Bashàva, crier, chanter. Ddva, donner* 
Djdva, aller. Djandva, connaître. Ghendva, conter. Kamd-^ 
ma^ vouloir. Loddva^ camper, se placer. Kerdva^ faire. -Ké- 
lâva, jouer. Khdvay manger. Mardva, frapper. Merdva^ mou- 
rir. Mutrdvaj uriner. Nikdva, sortir. Pekdva, cuire. Pendva, 
dire. Pirdva, marcher. Resdva, arriver. Sivdva^ coudre. 
Sovdoay dormir. Tchardva^ lécher. Tchindvay cQUper. Tcho- 



— 83 — 

râva, voler. Les verbes unis à des prépositions, sont. Ustiâvaj 
se lever. Uklidva^ tiglidvay monter. Ukkkidva^ monter. 
Ufliâva^ (t* Grec) descendre. 

La seconde conj. contient les verbes causatifs se termi- 
nant en avâva, plus propres aux Séd. La plupart se forment 
de verbes en usage journalier. Arakavdva, faire trouver, 
caus. d^arakdvUy trouver. Asavdva, tourner en dérision, 
caus. à'asdva, rire. B^/ittî;dva, faire asseoir, caus. de beshdva^ 
s'asseoir. Bashavdva^ faire chanter, caus. de bashdva, crier, 
chanter. BolavdvUf f. baptiser, caus. de boldva, baptiser. 
Daravdva, intimider, caus. de dàrdva, craindre. Kelavdva, 
remuer, faire jouer, caus. de kelâva^ jouer. Khakhavdva^ 
nourrir, caus. irrég. de khdva^ manger, la forme ré^. khor 
vdva, n'existe pas. Ladjavdva^ f. rougir, confondre, caus. de 
ladjdva, rougir. MakavdvUj f. oindre, caus. de makdva, 
oindre. Maravdva^ faire battre, caus. de mardva, battre. 
Muravdvaj se raser, murdva, nettoyer. Nashavdva, avaler, 
nashdva, partir, s'en aller. Piavdva^ f. boire, pidva, boire. 
Piravdva, f. marcher, jxirdva, marcher. Peravdva^ f. tomber, 
perdva^ tomber. Resavdva, f. arriver, resdva, arriver, at- 
teindre. Sikavdva, f. montrer, instruire, sikdva, montrer. 
Tasavdva, égorger, tasdva, suffoquer. Tovavdva^ f. laver, 
tovdvUj laver. Trashavdva, intimider, trashdva^ craindre. 
Tchoravdvay f. verser, pisser sur quelqu'un, tchordva, ver- 
ser. UnjavdvUy s'habiller, urydva^ porter des habits. La for- 
me primitive de plusieurs verbes de cette conjugaison, ne 
paraît pas exister dans la langue d'aujourd'hui. Djamjavdva, 
réveiller, présuppose un v prim. djangdva, qui n'existe pas. 
GheravdvUy se cacher. Khokhavdva^ tromper. Ladavdvay 
charger. Paruvdva, fendre, Tchalavdva, battre. Pusavdtfa^ 
piquer, n'ont pas de primitifs. 

A cette conj. je classe la plupart des verbes Tchinghianés, 
formés des verbes étrangers. Vaplizava, fiarxi^w, participe, 
vaplizdô. Khuydzava, GM. puyiàÇo, crier, part. klmyazJô. 
Kholidzava^ GM. yroXiaCo^, s'enrager, part. khoUazdô. Konlizavay 
Tr. qoshmak, atteler, part. Koziizdô, Kritizava, Tr. qyrqmaky 
tondre, part. Krilizdo. Quelques-uns sont de la 4e conj* 
Grafdca, ypa(pa>, part, graftô. De la 3e conj. Phenyhiardva^ 



— 84 — 

firfftù^ çrp/'iÇft), part, pheïufhiardô^ Dans la fonnatîbtr dfe 
l'Aorist, ces verbes suivent la règle générale. Vaptizghiôm^ 
Aor. 1. j'ai baptisé. Koztkghiàm^ y ai aiielé. 

La troisième cooj. contient les verbes caiisatife, se ter- 
minant en arâva, verbes fcivoris des Nom. et plus spéciale— 
ment des^ farouches Zapâris. Bandarâva, faire Uer^ caus^ 
de banddva, Dantarâva, f. mordre^ caus. de dantâva. Kha-- 
derdva, nourrir^ donner à manger, khâva^ manger, le kha^ 
khavâva des Séd. Tabardvay f. chauffer, brûler, tapdva^ 
chauffer. Tovardvay, t(wiardn^a^ f. laver^ tovdva, laver. Ces; 
verbes dans la bauche des Nom. se prononcent souvent avec- 
un i immédiatement aprè& ta racine. Toviardvay Tabiarâvay. 
Bandiardvay Tch'aliarâva, Cette prononciation est trèscons— 
tante dans les part, et les adj. formés de ces verbesv Ta&iar— 
do, pour tabardà, bandiardô^ pour bandardô^ etc.. 

La quatrième conj. contient les verbes causatifs^ formés-, 
d'un participe avec la tiTminaison ardva, Déiveb^ donner^ 
part, dinôy diniardva^ f. donner^ f. fi*apper. Andva^ porter^ 
apporter, jmrt. ando, andardva, (Nom.) anghiardvay^ (Séd.) 
f. apporter^ amener ; d changé en gli, selon l'habitude de la 
pi. des^ Séd- Dtfcdva, voir, part, diklâ^ dikliardwL, L voir. 
Keldva, jouer, part, keldô^ keldardvu, (Nom.) kelgtùardvu. 
(Séd,) Khliava^ chier, part, kherkdâ^ khendardra^ khenghia^ 
rdva^ f. chier. Khanddvay creuser, part, khanla^ khanliard-- 
ra, f. creuser. Makâva, oindre, ungere, part, maklà^ makHa-- 
rdra, f. oindre. Mattô, ivi^e, mattiardva, enivrer. Nikdva,, 
sortir, part, niklo, nikliardva, f. sortir. Pishdta^ maiidre„ 
part, pishlô^ pishlardva^ f. moudre. Somva, dormir, part, 
de form. Tch. savlô, sorhardra, mettre à dormir, endormir. 
Tapdva, bouillir, part. anc. tattô, tattîarâva,, faire échauffer. 
Tchardva^ pjiitre, manger, part, tchatô, tehaltardva, se ra&- 
sassier. TchinàTaf couper, part, tchindô^ tchindardTa, f. cou- 
per, circoncire. 

La cinquième conj. contient aussi des verbes se termi- 
nant en ardra ; mais elle diffère de la précédente, en ce,, 
que le premier élément du verbe, est un adj. ou un nom. 
Bughlô, large, buj/ft/mrdra, f. élargir. Kabni enceinte, fra- 
bniardva^ rendre enceinte. Khanw^ humilis, khamiardta^ 



— 85 — 

s'abaisser. Kalôy noir, kaliardva, noircir. Lolô, rouge, lolia^ 
râva^ f. rougir. Nangô^ nu, nangkerdva. Panghô, boiteux,. 
pangherâva, Pashlô, à côté, wXàywç, oblique, paslilerâTa^ 
mettre à côté. Pukô, gros, pukiarâva, Sastô, sain, sastia-- 
rdvay guérir. Shukôy sec, shukerwa,. Shiishlô, humide, 
shushlerâva. Shuvlô, gonflé, sliuvlerâva. Tckufckô, vîde> 
tchutchiarâva. Nom. JKTiev, trou, khemardvay trouer, percer. 
Mel^ saleté, meliarâwi. Lon^ sel, londardva. 

SECONDE CLASSE. 

Verbes composés. 

n y a quatre conj. dans cette classe. EIn comparant la 
langue des Tchinghianés avec les langues de Tlnde, on est 
étonné du petit nombre de verbes composés. Dàva^ donner, 
est le verbe, qui en général se trouve uni à d'autres verbes. 
En second lieu, viennent lava, prendre, et frcrara, faire. Une 
seule fois on rencontre, ferdta, avoir,qui s unit au mot Grec, 
kholùiy )(oki, bile, rage. 

Parmi ces verbes composés, il y en a quelques-uns qui se 
trouvent aussi dans leur forme simple, ou primitive, à peu 
près avec la même signification. Dôldava, tordre, BoUddvay 
et Bolavdva, le Cl. 2e conjug. se tourner, faire des tours 
dans la danse, d'une manière impudique. (7rj/dt?a, le cl. 
le conj. porter des habits, 9opû, v. comp. ury'-dava, porter 
des habits, urydiné, part, souliers. Kurdva, le cl. le conj. 
frapper, et kureddva donner des soufflets, d'où dérive 
Kurediniy soufflet. Pudava, souffler, péter, pû{r)dava, Skr. 
pard, elpurdua, le cl. le conj. vanner. Tchidava, tirer 
et tchivdvay le cl. le conj. Trashédavay intimider, craindre, 
et trashdvay le cl. le conj. Tchinkerdva, f. couper, percer, et 
tchindvay couper, le cl. le conj. 

La première conj. de cette classe contient de verbes caus. 
composés d'un participe avec kerdva, faire. Ils sont peu 
nombreux, de formation ancienne, car je n'en ai rencontré, 
que dans de vieux contes. Il est extrêmement rare d'enten- 
dre ces verbes dans la bouche des Nom. et jamais chez les 
Zapâris. C'est le participe plus ou moins altéré qui s'unit 



— se- 
au V, kerdva. — /iferâva, faire, part, kerdô, v. kerghiâ kerâva, 
faire faire. Ici kerghiâ remplace kerdôy sans aucune autre 
raison, que l'habitude des Séd. de changer le d en gh. Uryd-- 
va, voler, p. uryanô^ v. uryanô kerdva et uryd kerdva, L 
voler. Ladjavdva, faire rougir, p. ladjavdô, v. ladjavdô kerd-- 
va, et ladjàv kerdva, faire rougir, faire honte à quelqu'un, 
principalement à une femme. Astardva, tenir, p. astardô, v. 
a^targhid kerdva, faire solide, rendre solide. Nashavdva^ 
perdre, part, nashavdô, v. nashavdô kerdva^ et nashdv ke- 
rdva, f. perdre, f. partir. Aghaliâ kerdva, f. comprendre,. 
aghalid, p. d'aghdliovava. La forme régulière de son part* 
serait aghdli{ni)lo ; c'est le seul exemple d'un v. pas. dans 
cette conj. Anghid kerdva, L apporter, part, andô, du v. 
andva, d changé en gh, par les Séd. Khuydv kerdva, f. ap- 
peler, khuyazdô, part, du v. khuydzavay, (GM. ^ouyiàÇo). Parv- 
lid kerdva, f. lier, ipari. pandlô, pan(d)l6, du v. banddva^ lier,, 
Sovlid kerdva^ f. dormir. Sovlô, part, du v. sovdva, dormir. 
U'flid kerdva, f. descendre, u^lid, Uflistô, p. du v. U'flidva^ 
descendre. 

La seconde conj. contient tous les verbes dans lesquels 
l'union du verbe avec l'autre élément, est toujours indis- 
soluble. Bôldavay tordre. Ghédava, réunir, ramasser.* Kdn-- 
dava, puer. Ldzdava, élever. Pûdava, souffler, péter. Rôdor- 
va, chercher. Tdvdava, couler, courir. Tchdrdava, appeler. 
Tchidava, tirer. Urydava, porter des habits. Vrakerdva,. 
parler. Danteldva, mordre. Kanakeràva, nettoyer. Tchinke^ 
rdva, percer. Dans les verbes qui ont ddva^ pour le second 
élément, l'accent n'est jamais sur ce dernier verbe et cette 
règle est tellement constante, qu'elle m'a sersi à distinguer 
ces verbes des autres, non-composés=/^/ian(ittt!)a, creuser 
loddva, campei', raddva^ partir. Je dis que Tunion des deux 
éléments est indissoluble, car on ne peut pas dire, au lieu 
de Bôldava, tordre, data bol, ou kerdva v^ra, au lieu de 
vrakerdva, parler, ou kerdva tchin, pour tchinkerdva^ per- 
cer, f. couper. 

La troisième conj. contient les verbes composés, dans les- 
quels le verbe en s'unissant avec le 2e élément, se place soit 
avant, soit après. Armand dva, maledicere, et ddva a^^^nàn. 



-^87 — 

Akarcha, gémir et kerdva ah, kholuiferàm^ enrager et tê" 
rdva kholin, Lakhtddva^ el ddva lakltt^ donner des coups de 
pied. Oght ddva, rendre le dernier soupir, et data oght. 
Pani ddna, et ddva pant) donner de l'eau. Slion ddva^ sif- 
fler et ddva shon, Tap ddva, frapper, et ddva tap. L'accent 
dans ces verbes est constamment sur le verbe ddva, soit que 
ce verbe soit placé avant ou après. L'accent du v. kcrdva et 
terdva ne change pas; il est toujours facile de reconnaître 
la présence des deux verbes dans les verbes composés. 

La quatrième conj. contient un petit nombre de verbes, qui 
forment une classe à part fort distincte des autres. Ces ver- 
bes sont mindjédava, cohabiter. Vulédava^ commettre l'acte 
de la sodomie. Dans ces verbes, mindjé et vulé {mindj-vul- 
nominatif) sont au cas loc.=:frapper sur le pud. etc. Bupe^ 
dini^ soufflet, fem. du part, rupedinôy nous démontre l'exis- 
tence de rupédava, frapper sur la figure. Romedim^ romedi- 
nd,verheirathet — Liebich, inusité par les Tch. de la Turquie, 
paraît être un v. de cette conj. Romédavay donner à un 
homme, marier. GM. uTC'avSpeuop.ai, se marier. 

Lalepers. du Présent de l'indicatif, de tous les verbes 
Tchinghianés, se termine en t;a, sauf le ver. auxil. isôm^ je 
suis, et kamdma, je veux, ôé^w. Il est fort singulier que tous, 
Séd., Nom. et Zapâris, prononcent kamdma. Nous verrons, 
on étudiant quelques verbes des Tch. Asiatiques, que la dé- 
sinence de la le pers. du Prés, est en ami. Hel. ï<it>i(jli, tiôyiixu 
Kamdma me paraît le seul vestige de l'antique forme en 
amiy qu'ils ont ensuite changé en va. 

PARADIGMES. 

Des verbes de la première classe. 
Première conjugaison. 

Lava, prendre. Présent Dava^ donner. 



Sing. 


PI. 


Sing. 


PL 


1 Lava, laVy 


Idsa, las. 


ddva, dav, 


ddsa, dos. 


2 Idsa, la^, 


lénay Zen, 


désa, des, 


déna, den. 


» lésa, les, 








3 Idla, laly 


léna, len, 


delà, del, 


déna, den. 


léla, lel. 









— 88 — 



Imparfait. 



Sîng. 

1 Lavas, 

2 làsas, 

3 lélas. 


Plur. 
Idsas, 
léna^, 
lénas. 


Sing. 
ddvas, 
désa^j 
délas, 


Plur 
ddsa^, 
dénas, 
dénasj 




Aorist 1er, des Sédentaires. 




Liniôm (1) 

linidn, 

liniàSy 


, linidm, 
linidn^ 
linids, 


diniôm, 
dinidn, 
dinidSy 


dinidm^ 
dinidn. 
dinids. 




Aorist 2d, des Sédentaires. 




Liniômojs, 

liniàna^y 

liniàSy 


linidmas^ 
llnidnas, 
linids. 


dtniômaSj 
dinidnas, 
dinids, 


, dinidmas^ 
dinidnaSj 
dinids. 




Aorist 1er, des Nomades. 




Linôm, 

lindn, 

linds. 


lindmy 
lindn, 
lindSy 


àinôm, 
dindn, 
dinds. 


dindm, 
dindn, 
dindSf 




Aorist 2d des Nomades. 




LinômaSy 

lindnas, 

linds, 


lindmas, 
lindnas, 
linds. 


dinômas, 
dindnas, 
dinds. 


dindmxis^ 

dindnas, 

dinds. 



Futur. 



Kamxildva4âv,Kamaldsa'lds, 
kamalésa-lis, kamaléna-lén, 
kamaléla-lély kamaléna^lén. 



Kamadâva''ddv,Kamadâsa'^ds 
kamadésa-dés, kamadéna^én, 
kamadélor-dely kamadéna-dén* 



Impératif 



Sing. 

2 Le, la, 

3 me lel. 


Plur. 
len, 
me len, 


Sing. 
de, do, 
me del. 


Plur. 
den, 
me den, 




Subjonctif. 
Présent. 




Te Idva, lav, 
te lésa, les, 
te léla, lel, 


te Idsa, las, 
te léna, les, 
te léna,len. 


te ddva, dav, 
te désa, des, 
te delà, del. 


te ddsa, dos, 
te déna, den, 
te déna, den, 



(1) Prononcé Boarent Ho m, 1 iàn lias. Quelquefois on enlend yio'm, jiàt, el 
le part, lino' yioo', yio'. 



— 89 



Uïmpàrfaït et TÀorist ne diffèrent pas destèYftps ù6i> 
frespondants de Tlndicatif. 

^Participe. 
Linô^ f. lint\ pi. Hné. Biné, f. dM^ pi. aiité. 



Kerdva^ faite. 



Mv/kdva, laisser^ 



Kerâva'-rdvy, 

kerésa-résy 

keréla'^l. 



keràvtvs>, 
keràsas^ 
keréloLs^ 



kefghiôm^ 
kerghiàn^ 
kerghids, 



ketghiômas^ 
kerghiânasy 
kerghiâsy 



kerdômy 
kerddn, 
kerddsj 



kerdômas^ 
kerdânas^ 
kerddSf 



kumakerà})a^ 
kamakerésay 
kamakeréla, 



keràèa'fdè^ 
keréna-rén^ 
keréna-^rén^ 



Mnkâva'kdify 

mvkésa-'kéSy 

mnkéla-kél, 



Im|)ax'fait 



kerdsas^ 
kerénasy 
kerénas, 



mukdvas, 

mukésas^ 

mukélcLs^ 



Aorist 1er: Sédv 



ketgkiém^ 

kerghidn, 

kerghids^ 



nitikltôni^ 
muklidn^ 
muklids, 



Aorist2d: Séd. 



kerghidmas^ 
kerghidnasy 
kerghiàSy 



mukliômns, 
muklidndSy 
inuklidSy 



Aofist 4er : Nom. 



kerddm, 
kerddn, 
kerdds^ 



muklôm^ 

mukldn, 

mukldSy 



Aorist 2d : Nom. 



kerddmas, 
kerddnas^ 
kerdds, 



muklômaSy 
mukldnas^ 
muklds, 



futur. 



kamakerdsay 
kamakeréna^ 
kaniakerénay 



kamàmukàva^ 
kamamukésay 
kamamukéla^ 



mukdsa^kà^s 
mukéna-kén^ 

rnukéna-kén^ 



mnkdsaSy 
mukénaSy 
mukénas. 



muklidnï^ 
muklidn^ 
muklids. 



muklîdma^^ 

rnuklidnasy 

muklids. 



mukliâm^ 

mukldUy 

muklds. 



mukldmcl3y 

mukldnas, 

muklds. 



kamamukàsa^ 
kamamukénay 
kamamukéna, 

8 



— 90 — 

Impératif. 

2ker^ keréuy | muk, mukén, 

3 me kerél, me kerén, I me mukél^ me mukén. 

Subjonctif. 

te mukdva, te mukâsa, 



Te kerâvQy te kerdsa, 
te kerésa, te keréna, 
te keréluy te kerma^ 



te mukésa, te mukéna^ 
te mukéla, te mukéna, 



Gérondif. 
kerindôs, mukindôs. 

Participe. 
Kerdô^ f. kerdt, pk kerdé. Muklôy f. muklt, pL mnklé. 

Avant de procéder plus avant, je dis, qu'il est difficile de 
concilier le verbe Tchinghiané, expliqué dans les ouvrages 
qui ont été publiés sur cet idiome, avec les verbes que j'ai 
indiqués. En lisant ces observations, on est porté à croire, 
que plusieurs de ceux qui ont écrit sur cette matière, n'ont 
eu que peu de rapports avec la race, dont on a cherché à 
connaître la langue. Je fais les observations suivantes, pour 
éviter de répétitions fatigantes. En supposant, pour un 
instant, que la langue Tch. fut une langue cultivée, on 
écrirait kerava^ 2 kerésa^ 3 keréla, pi. kerâsa^ keréna^ fce- 
réna. Dans la bouche de gens si ignorants, ce verbe, se 
prononce 1 kerdva^ et kerdv^ et quelquefois krav. 2 kerdsa^ 
kerds, kras^ kerésa, kerés, kres. 3 kerdla^ kerâl, keréla^ kreU 
Tandis que la plupart des verbes se conjuguent, 1 kerdva^ 
2 kerésa, 3kerély les verbes dissyllabes sont fort irréguliers. 
On prononce khdva, je mange, 2 khdsa, 3 khdla^ khaL Ldva, 
prendre, 2 lésa, léla. Djdva^ aller, djdsa, djas, djâla, djaL 
C'est pour éviter ces répétions dans les tables suiyantes,que 
j'ai cru devoir présenter au lecteur, ce que serait Ija langue 
cultivée ou plutôt ce qu'est la prononciation la plus constante. 
Dans le paradigme des verbes passifs, dans lesquels les al- 
térations sont plus nombreuses, et la formation plus com- 
pliquée, je donnerai le verbe avec toutes les variétés, soit 
parmi les Sédentaires, soit parmi les Nomades. Le lecteur 
verra dans le Voc, toutes les formes de leurs verbes. 



— 91 — 



2me Conjugaison. 

Faire rougir, Faire marcher. 

ladjavdvay ladjavâsa , 
ladjavésay ladjavénup 

ladjavéla, ladjavénUy 



piravava, piravasay 
piravésa, piravéïa^ 
piravélay piravéna. 



Imparfait. 



ladjavàvaSy 
ladjavésaSy 
ladjavélaSy 



ladjavdsasp 
ladjavénaSy 
ladjavénaSj 



ptravdvas^ 
piravénas, 
piravélas^ 



piranasaSy 
piravénas^ 
piravénaSy 



Aorist 1er : Séd. 



ladjavghiômj ladjavghidm, 
ladjavghidn, ladjavghidn, 
ladjavgliidSy ladjavghids. 



piravghiômy pitavghiàm, 
piravghiâny piravghidn^ 
piravghids, piravghids^ 



Aorist 2d: Séd. 



ladjavghiômaSyladjavghîdmaSy 
ladjavghidnas, laajavghidnas, 
ladjavghîds, ladjdvghids, 



piravghiômas, piravghiâmas^ 
piravghidnas, piravghidnaSy 
piravghids, piravghidSy 



Aorist 1er : Nom. 



Iddjavdômy 
ladjavddriy 
ladjavddSy 



IcLdjavddniy 
ladjavddfiy 
ladjavdds. 



piravdômy piravddmy 
piravddn, piravddUy 
piravddSy piravddSy 



Aorist 2d : Nom. 



ladjavdômas, ladjavddmasy 
ladjavddnas, ladjavddnasy 
ladjavdds, ladjavddSy 



piravdôm a«, piravddm as, 
piravddnas, piravddnasy 
piravddsj piravddSy 



Futur. 

kamladjavdva, kamlddjavdsaA kampiravdva^ kampiravdsay 
kamladjavésa^ kamladjavéna,\ kampiravétia^ kampiravéïiu^ 
kamlddjavéla, kamladjavéna^l kampiravéUxy kampiravénay 

Impératif. 

2 ladjdVy ladjavén, 

3 me ladjavélf me ladjavén, 



• _ # 



ptrav, piravériy 

me piravélf me piravén. 



— 92 



Subjouctif. 

Te ladjavâvo/y te ludjavàsa. Te piravâva^ te jpmw^bOf^ 

Participe. 
tadjavdô^ L ladjavdi^ pi. ladjavdé. Piravdôy t vdl', pK vdA 

Les verbes, de la Se^ 4e et 5e classes, sont conjugués de hk 
môme manière^ 



3 Gonj . 

Faire* lier. 

Prés. hcmdardva 

ïmp. homdarâvaSy 

A.l Séd. bandarghiô^rVy 

A.2. » bandarghwmasy 

A.l. No.. 6ancf«r ad w»>. 

A.2, » bandardômasj 

F utuy . kavibandaràvay^ 

T *> !• banddVy 
impar. ^ ^^^^ ôandarét^ 

Partie^ bandardôy^ 



4 ConjV 
Faire donner;. 
diniardvay, 
diniaràva&y 
diniarghiômy 
diniarghiômaSy 

diniavdérny 
diniardômaSy 

kamdimavdvay 

dmiûv^ 

wc diniarély 



6 Conj. 

iFaire- noircir;. 

kaliardva^, 

kaliarévaS'y 

'kaliarghiôm.. 

kaliarghiômaS'^ 

kaluirdômy 

fcaHardémaSy 

^^amkaliarâva/^ 

halidXy 

me kaliiirét.. 

kaliardô.. 



Idhnardô^ 

La Baêine variation qtf on observe dans FAojpist des^ ver-^- 
bes de la le et de la 2e Gonj,. s'observe aussi d^as ces; 
verbes- 

Les verbes de» ïa te Conj. de la 2e cbsse, sont conjugués; 
d'après, le paradigme du v. kerdva. Le participe qi» dans; 
les verbes de cette co^^. est le premier éléin.eutr reste tou^^ 
jours le même. 

Kerghid kerdva. Faire £aire^ Uvymiiô kevàva^ faire volerw 

Prés. Kerghid kerâvay, Uvyam kerava^ 

Imp. kerghid kerdvas^ uvyanô kerdvasy 

Aor.l.. kerghid kerghiôm^ uryanô kerghiômx 

Aor.2. kerghid kerghiôvias:^ urymo kerghiômdSy^ 

Futur, kamkerghid kerdva. kawuryaxiô kevdva^ 

Impératif. 
Kerghid ker, Urymw ker^ 

me kerghid kerêt^ me i^yanô keréh 

Subjonctif, 

Comme \e Présent de Tindicatif. 

Participe : Kerghid kerdôs Urycmô kerdô^ 



^93 — 

La conjugaison des verbes composés est fort simple. La 
racine primitive est toujours invariable, et la conjugaison 
est celle du v. final. 

Bôldavay tordre^ Rôdofvay chercher. 

Présent bôldava^ rôdavay 

Imparf. bôldavaSy rôdava^ 

Aor, 1, Séd, holdiniôm^ rodiniôrrij 

» 2. » boldiniômas^ rodiniômas^ 

» 1. Nom» boldtnôm, rodinôm, 

» 2. » bMinômasi^ rodinômaSy 

Futur, kambôldavay kmnrôdava^ 

Impératif. 
Bôlde^ me bôldeîy . rôde^ me rôdel, 

bôldeny me bôlden^ rôderij, me rôden. 

Participe. • 

Boldinôy t^dmij ^X.-^mé. Rodinôy t-dîni^ pl.^iné. 

Si on excepte l'Aorist qui est la partie du v. Tchinghîanê 
la moins connue, on voit qu'il y a une uniformité remar-.- 
quabledans la conjugaison de tous ces verbes. 

La prononciation est très uniforme, même parmi les gens 
venant d'endroits très éloignés les uns des autres, et qui se 
servent de mots et de phrases inintelligibles aux autres. 
Les Nomades plus que les Sédentaires, ont l'habitude, non 
seulement de ne pas prononcer les voyelles finales des vei^ 
bes, mais aussi de les raccourcir, de manière à rendre leur 
langage obscur à des compatriotes venant de loin. Dans, 
tous leurs discours, bien que des mots étrangers ou fabri- 
qués des éléments de leur propre langue, les rendent par^ 
fois inintelligibles, le verbe est presque toujours le même 
sans aucune variation notable, En étudiant le verbe des 
Grecs modernes, on s'étonne de ses nombreuses variations 
dans la bouche du peuple. 

Avant d'étudier le v, passif, dont jusqu'ici on n^a pas 
compris toute la portée, je passerai à l'examen des temps> 
qui, bien que peu nombreux, ont besoin d'être étudiés, afin 
qu on puisse saisir le véritable sens de plusieurs des cita-* 
tiens insérées dans le Vocabulaire, 



— 94— ^ 

Du Présent de Tlndic. — Tous les verbes des Tchîngbîa- 
nés de la Roumélie se terminent en va, à l'exception du v. 
auxil. isôm, je suis et du v. kamâma^ je veux. Dans toutes 
leurs vieilles chansons et leur contes, dans le commerce 
journalier de leur vie, on entend toujours kamàma. La 
voyelle finale, dans toutes les personnes du sing. et du pL 
est en général muette. On Fentend prononcer dans leura 
récits et dans leurs contes, mais moins rarement dans^ 
leur conversation. Excepté la non-prononciation de la 
voyelle finale, la le pers. est presque constamment la même. 
Kerdva, faire, kerâv. Kamàma^ je veux, kmndm. PutrdvOj, 
délier, putrâv. Beshavàva^ beskavdVj je fais^ asseoir. jBan- 
dardva, bandardv, je fais lier, fermer. Sikavdva,, sikavdVy 
je fais montrer, j'instruis. Quelques--una par Thabitude 
constante d'éviter la consonne v^ lorsqu'elle se trouve entre 
deux voyelles, prononcent les verbes causatifs de la ma- 
nière suivante. Beshavdvay be^hctâny je fais asseoir. Sîfca-- 
vdvUy sikdaVy sikctdv^ j'instruis. Piravàva^ piraâva^ piraàVy. 
je fais marcher; c'est le cas particulièrement dans les verbes- 
pronominaux. La 2e pers^du sing. varie souvent, iferdva, je 
fais, kerês, tu fais, au lieu de kerd». Dukâva^ et rarement^ 
dukésUj dukés. Khdva^ je mange, khdsa^ khas^ tu manges 
et pas khésa, khes, Ldva^ je prends, 2. lésa et pas Z<isa, tu 
preeds. Ces variations sont fort communes dans les verbes 
d'un usage journalier. Dukdva, soit qu'il signifie, sentir de 
la douleur, ou s'amouracher, se prononce toujours, dukâva 
^ésa-éla, pi. dukasa-éna-éna. Au pi. où la voyelle finale est 
plus souvent rejetée qu'au sing. on observe une grande uni- 
formité dans leur prononciation. jKerdsa, kerds^ nous fai- 
sons. Bandardsay bandards,, nous faisons lier. En exceptant 
un très petit nombre de verbes, elles 4dissylabes, klidvuy 
manger, djdva^ aller, Idva^ prendre, ddva, doimer, on vei ra 
que la voyelle pénultième du Présent est changée en e dans 
la 2e et 36 p. du sing. et du pi. 

On ne doit pas dim que le verbe Tch. est kerdVy ou que 
l'infinitif est toujours te kerdu^ et non kerdva. Chez les 
Grecs, on entend souvent, X£yw, Xiox, ^^éyst^ Xstt;, \i^ pi. ^iya- 

(fcsv, )iéa(i.ev, >i[i.&Vy X£aevs, X^y^^^^) Xcoudt^ X^youv, Xiouv, Xiv, Isvs^ 



— 95- 

Xte, Xtmv. On doit se méfier des règles dans nne langue 
aussi pauvre que la Tch. et se rappeler des variations de la 
langue pai'lée par des gens ignorants et illettrés. 

De rimparf. temps toujours invariable; c'est le Présent 
avec l'addition d'un s final. 

De rAorist.— La formation de ce temps qui a exercé la 
sagacité de plusieurs auteurs savants, est un temps compo- 
sé du participe et du verbe auxil. isôm. Au premier abord, 
la formation paraît compliquée, et quelquefois difficile à 
expliquer, particulièrement dans le v. passif. 

D'abord, pour connaître l'Aorist d'un verbe quelconque, 
il faut savoir le participe, qui n'est pas toujous facile à sai- 
sir, car nous verrons en étudiant le participe, que plusieurs 
ver. Tch* ont retenu des part. Skr. et en ont, en même temps, 
formé d'autres, selon l'esprit de leur langue. Souvent on 
emploie les vieux participes, souvent aussi, à côté de ces 
part, viennent se joindre ceux de nouvelle formation. La 
comparaison de la langue des Séd. et des Nom. est ici d'une 
importance réelle, car dans l'idiome des Nomades, l'Aorist 
a subî moins d'altération. L'Aorist premier, se termine 
invariablement en om^ il est partout le même, et en ex- 
ceptant la 3 p. du sing. et du pi. il se rencontre le même 
partout. On a vu aussi dans les paradigmes préc. que toutes 

les fois que l'Aorist des Séd. se termine en ghiôm, celui des 
Nom. se termine en dont. 

Les participes de tous les verbes Tch. sans aucune ex- 
ception, ont trois terminaisons, bien distinctes, et bien 
claires dans la bouche de ce peuple. Ces terminaisons sont, 
to ou do, Zo, no. Nous verrons que l'Aorist se rapporte à ces 

trois terminaisons, avec les variations qu'elles subissent 
dans la prononciation. 

Aorist des verbes dont le part, se termine en to, do. 

part. v. aux. Aor. Séd. Aor. Nom. 

Andvay porter. andô, isôm y anghiômy andôm. 

J?endi;a, accoucher, bendôy isôm, benghiôrny bendôm. 

Bistrâva, oublier. bviterdôy isôm, bislercihiôm, bisterdôm 

Bolâva, baptiser. boldôy isôm, bolghiômy boldôm, 

Djivàvay vivre. djivdôy isôm, djivghiômj djivdôm. 

Glieldva, apporter, gheldôy isôm, ghelghiôm, gheldôm. 



96 



K^ràva, faire. 
Kuràva, frapper. 
A/ardfa, frappen 
Mutràva^ pisser. 
Nashdva, partir. 
Piràva, marcher, 
Resàva^ arriver» 
Terdva^ avoir. 
Tchinàva, couper. 



kerdô^ isdm, kerghiômy kérdÔMk 
kurdô^ isôm^ kurghiôm^ kurdôtn, 
niardô^ isom^ matghiôm^ mardôtn, 
muterdôjsôm muterghiôm^Ynaterdôm^ 
Hdshtôy isôm^ ndshghiônij nashdôm^ 
pirdôy isôm^ pirghiôm, pirdôm^ 
resta, isôm, resghiôm, restôm. 
terdô^ isôm, terghiônij terdôm. 
tchindô, isôniy tchinghiôniy tchindôm^ 
Le part, des verbes de la 2me,3me, 4me et 5me Gonj, de 
la Ire Glas, se termine toujours en do. 
2me. Conj. Beshavdva^ faire asseoir, part, henhavdôy v. aux. 

isôm, Séd. beslmygliiôm^ Nom. beshavdôm. 
>» » Tchoravdva^ f. verser, part, tchoravdô^ v. aux. 
isôm, Séd. tchoravghiôm. Nom. tchoravdôm. 
Bandardva^ f. lier, part, bandardôy v. aux, isôm, 
Séd. Bandarghiôm^ Nom. handardôm. 
Tabardva, f. brûler, part, tabardô, v. aux* isôm, 
Séd. tabarghiôm. Nom. tabardôm. 
Diniardva^ faire donner, part, diniardô, v. aux. 
tsdm, Séd. diniarghiôm. Nom. diniardôm. 
Anghiardva^ f. apporter, part, anghiardôy v. aux. 
isôm, Séd. anghiarghiôm^lioui. anghiardôm. 
Kaliardvay f. noircir, part, kaliardô, v. aux. isôm, 
Séd, kaliarghiôm. Nom. kaliardôm. 
Aorist des verbes dont le part, se termine en lo. 
Atchâva, rester, atchilô, isdm, atchiliôm^ atchilôm^ 



3me. 



4me. 



5me. 



A vâvaj venir. 


alôy 


isdm, Séd. 


aliôm. 


Avdvuy » N. 


avilôy 


isôm, 


avilôm. 


Dikdva, voir, 


diklôy 


isôm, 


dikliôm, dikimn. 


Djava, aller. 


ghelôy 


isôrriy 


gheliôm, ghelôm* 


Katâva^ filer, 


katlôy 


isôm, 


katliôm, katlôm^s 


MakdvUy oindre, 


maklôj 


isôm,. 


makliôm, maklôms 


Nakdva, passer, 


naklô, 


isôm 


nakliôm, naklôm. 


Pidvay boire, 


pilôy 


isôm. 


piliôm, pilôm. 


Sikdva, montrer. 


siklôy 


isôm. 


sikliôm, siklôm. 



Aorist des verbes dont le part, se termine en no. 
Asdva, rire, asanô, isôm, asaniôm, asanôm^ 



97 — 



isihn, 


danimôm. 


tiaranom. 


isôm^ 


diniôm. 


dhtôin. 


isôtn^ 


kamniôm, 


kaumôm. 


isùïu^ 


liniôm, 


linôrn. 


isôm. 


rovniôrn. 


rovnôni. 



uugli iniôm^ unghinôinx 
urijaniùm^ uryanôni. 



Daràva, cvaiiidre, Aaram^ 
Ddva, donner. dino, 
Kamdnm, vouloir, kamnô^ 
LdrUy prendre, linô. 
liovdva^ pleurer, rovnô^ 
Unij]iidva^se\e\er, ungliind^ isôm^ 
Urydva^ voler. uryanô, isôm^ 

L'Aorist des verbes composés, se forme suivant le part* 
du dernier verbe. 

Annanddva, maudire, part, armandinô^ Aor. armandinôy 
isôni, armandiniôm, arniandinôm, Bôldui'a, tordre, boldinu^ 
boldinô isôni^ boldiniôia, hohlindm, Tchidava, tirer, tchidinô^ 
tchidinô isôm, tchidiniôni^ Ichidinôm. De la morne manière 
se forme TAorist des verbes Pûdava^ souffler, rôdava^ 
chercher, shôndava, siffler, tdpdava, frapper, tchdrdava^ 
appeler, tchumidava, baiser, ury'dava porter des habits, etc. 
Le lecteur verra dans le Voc. que l'Aorist de lava, prendre, 
est liôm, lidn^ lias, /os, au lieu de linlôm, linidn, linids^ 
dans la i3rononciation Vn se perd; mais le part, est toujours 
linô, pron. quelquefois yinô. L'Aorist aussi de ddva, sepron. 
quelquefois diyôm, et dids, das, pour dinids. 

On a vu dans l'Aorist des verbes dont le part, se termine 
en do, to, que les Séd. changent ces deux consonnes cons- 
tammeut en gh, lorsque le mot suivant commence p.ar une 
voyelle. Kerdô isôm, Séd. kerghiôtn, j'ai fait. Beshtô isôm, 
Séd. beshghiôm, je me suis assis. Perdô isôrn, perghiôm, 
je suis plein. Cette habitude est tellement enracinée, qu'ils 
changent le do en ghia^ lors même que le mot commence 
par une consonne. Andô kerdva^ 1 Conj. 2 Glas, faire ap- 
porter, se prononce anghiv kerdva, voy. anghiardva et khen- 
dardva. Kerdô kerdva, kerghid kerdvay faire faire. Astardô 
kerdva, astarghid kerdva, faire solide, solidifier. Je n'ai ja- 
mais entendu leur Aorist prononcé d'une autre manière . 
Seulement dans les v. pas. ils s'oublient quelquefois et pro- 
noncent le d et ( sans changement. 

Les Nomades comme on verra dans leurs discours et 
leurs contes, prononcent le d de l'Aor. très nettement, de 
manière quil est fort facile de connaître la provenance des 

9 



— 98 — 



chansons par la seule prononciation de l'Âor. Ce léger chan- 
gement apporte au premier abord, beaucoup de contusion, 
de manière que souvent les paroles des Nomades sont in- 
intelligibles aux Séd. Ce changement dans les consonnes est 
un des éléments les plus importants dans l'étude de la lan- 
gue, et on peut se convaincre par la lecture des ouvrages sur 
les Tchinghianés, de la confusion, résultant de l'ignorance 
de cette habitude dans leur prononciation. 

Voici la formation de l'Aor. des Sédentaires, composé du 
part, et du v. aux. isôm, je suis. 



1 
2 
3 

1 
2 
3 

1 
2 
3 

1 
2 
3 

1 
2 
3 

1 
2 
3 



Kerdô isôm, 
kerdô isân^ 
kerdô isiy 

kerdô isâm^ 
kerdô isdn, 
kerdô isi^ 

Dinô isôrriy 
dinô isdn, 
dinô isî\ 

dinô isdm, 
dinô isdny 
dinô isiy 



Verbe Kerâva. 

kergh{ô) i{s)ôm^ 
kergh{ô) i{s)dn, 
kergh{ô) is{i\ 

kergh(ô) i(s)dn, 
kergh{ôj i(s)dn^ 
kergh(ô) isfi)^ 

Verbe Ddva. 

din(ô) i{s)ôm, 
din(ô) i{s)dn, 
din{ô) is{i)y 

din{ô) i{s)âm^ 
din{ô) i{s)mi^ 
din{ô) is{t)j 



kerghiôm. 
kerghidn. 
herghiâs, 

kerghidn, 
kerghidn, 
kerghids^ 

diniôm^ 

diniân, 

dinids. 

dinidmy 
dinidn, 
dinids. 



Formation de l'Aorist des Nomades. 



kerdô isôm, 
kerdô tsdn, 
kerdô isi, 

kerdô isdm, 
kerdô isariy 
kerdô is{, 



kerd{ô) {i8)ôm, 
kerd{ô) (is)dn, 
kerd{ô) /s(t), 

kerd{ô) {is)dm, 
kerd{ô) {is)dn, 



kerdônij 
kerddn, 
kerdâs, 

kerddm. 

kerdâriy 

kerdàs. 



kerd{ô) is{{), 

La formation de la 3me pers. au sing. et au pi. pourrait 
à la rigueur se rapporter à la 3me pers. de l'imparfait, du 
V. auxil. isôm, isâs^ il était. Une seule fois dans une chan- 
son Zapâri, j'ai entendu piliâsas pour pHids, il avait bu. 
kerdô isâs, kergh{ô) i{8)ds^kerghidsy Nom. kerdàs. 



— 99 — 

dinô isâSj din{ô) i{8)âsrdinidSj Nom. dinâ$. 
lim isds^ lin{ô) i{s)âs,''linidSy » linâs. 

Les Nomades Zapâris ont quelques formes de TAor. qui 
diffèrent des autres. Ils disent muklinâs il laissa ; la forme 
régulière est, Séd. muklids, Nom. muklds. AraklinâSj il 
trouva. Séd. arakliâs^ Nom. araklâs. 

De l'Aor. 2d. Ce temps est rarement entendu. Le lecteur 
en parcourant le Voc. se convaincra qu'on ne rencontre que 
rarement des vestiges de cet Aorist, qui est inconnu à un 
grand nombre des Tch. qui n'ont pas de rapports suivis 
avec les gens de leur race. La formation est la même que 
celles de l'Aor. 1er. Celui-ci se forme avec isômas j'étais, 
rimparf. du v. aux. isôm. 

1 kerdu isômaSy Séd. kerghiôynas^ Nom. kerdômas. 

2 kerdô isânas, » kcrghiânas^ » kei^ddnds. 

3 kerdô tsds, » kerghids^ » kerdâs. 

1 kerdô isâmas^ » kerghidmaSy » kerddmas. 

2 kerdô isdnas^ » kerghidnas. » kerddnas. 

3 kerdô isâs^ » kerghidsy » kerdâs. 

J'ai inséré dans le Voc. toutes les expressions, où j'ai été 
assez heureux d'entendre cette forme vieillie. Il exprime 
une action passée, accomplie dans un temps déterminé= 
sign. pareille au Plus-que-parfait des Grecs. Pirghiôwas te 
tanéndar, j'avais marché par tes endroits, dsfa diné me 
yakéndar^ des larmes coulèrent de mes yeux, farakliômas 
te haléridar, et j'avais trouvé de tes cheveux, ta hariarghiô- 
mas len ruporésa, et je les ai fait aggrandir avec de l'argent 
(lils d'argent). Ici pirghiômas, est au sing. comme on voit 
dans la 2de ligne, me yakéndar, de mes yeux. Si pirghiômas 
était au pi. il se pi'ononccrait pirghidm ; arakliômas, serait 
araklidm^ et bariarghiômas (v. bariardva) bariarghiâm. La 
vieille Tchinghianée, qui me l'a répété, me dit que bien 
qu'on ne parle pas comme ça aujourd'hui, elle pourtant, a 
voulu le répéter comme on léchante toujours, dette clian- 
son est connue de tous les Nom. et ils la répètent constam- 
ment de la même manière, en changeant le ghiom^ en dom. 
Mi sali dukdnilitar yek romésy ta ko shtdr divés^ nashav- 



— 100 — 

fihiihrtafi Iff., la sœur de mon épouse, s'amouracha d^un Tcb. 
ri nous lîi perdîmes en 4 jours. Itch aliômas, rodiniômas 
tut, hier je suis venu et je t'ai cherché. Kerghiomasmo ker^ 
j'avais déjà fait (bâti) ma maison. Dinômas tut ta na linà'- 
nus ?en(Nom.) je (les) avais donné et toi,tunele&apas pris^ 
(accepté). Itch diklidmas tut ko drom, hier nous t'avons vu 
en (îhemin. GM. aï ei^apiev îhu 

On verra dans le Voc. que la 3me pers. soit du sing. soit 
du pi. de TAorist, est très souvent le part, sans le v. aux. 
purô ta ipurï, alavdé yek momeliy le vieillard et la vieille, 
allumèrent un cieige. Alavdé pour alavdâs, Nom. et alav-- 
ghiàs, Séd. Andé léske e grattés, il lui conduisirent le che- 
val, pour angltius^ andâs, Tchordé^ ils volèrent, tchorghids, 
tchordàs. Ko yek^ araklé, sur l'un, ils trouvèrent, arakliâs, 
araklds. Pendô leSy il Ta dit, penghiâs. Khalo leSy il le man- 
gea, khaliâs. 

La 3me pers. sing. de TAor. est fréquemment employée 
comme v. indéfini, uynbtavdô les, on l'a pendu. Gheldô leSy 
on raf)]>orta. Mardô les, on le frappa. Tchindô les, on Fa 
coupé. Astardô i tchiriklià^ta tchindô la.peklô la, khalô /a, 
(c) on saisit la poule, on la coupa, on la fit cuire, on la man- 
gea; la loiiuiî régulière serait, astarghiàs, tchinghids, pe^ 
klids, khalids. Lorsque la pers. qui parle est du g. fem. le 
piul. est fem. i rornni niglistt avriAa femme sortit en dehors. 
So pcudi'? qu'est-ce qu'elle a dit? Tardé mas, khalé, pelé^ 
suUé pé^kc, (c) ils firent cuire de la viande, ils (en) man- 
gèrcMit, ils se couchèrent, ils sendormirent. 

On ajoute à la fin des part, la syllabe tar. Le lecteur en 
verra dans le Foc. dtis nombreuiL exemples ; Yr final du tar 
est fortement prononcé, de manière qu'on ne peut pas se 
tri>mpor, et priMidie <ar pour la conj. /a, et. ïar, en s unis- 
sant au j)art. repivsente laction connue finie. Pour la plu- 
part, il s unit au part, de la 3rne pers. de TAorist, soit au 
siii^. soit au pi. Alô la beshtôtar, il vint et il s assit. Ghc- 
lùlar yek tanéste, (c) il alla dans un endroit. Pelôtar ko 
khurdn pral, (c) il tomba sui* le frère cadet. Jamais tar ne 
s'unit à TAorist composé. 

Parmi les Nonrades, Tliabitude a presque fait oublier la 



— 101 — 

forme composée de l'Aor.; cela, peut-être pour éviter la con- 
fusion, résultant de la môme forme au sing. et au pi.; mais 
au sing. ils se servent du part, lorsqu'on pourrait aussi bien 
se servir de la forme régulière. Cette habitude est commune 
à tons, *soit dans les discours journaliers, soit dans leurs 
chansons. On verra après l'étude de l'Aorist, que les Tch. 
préfèrent le part. seul. Quelques auteurs, trompés par cet 
usage, ont décrit le part. sing. et pi. comme un Aorist. La 
langue Turque emploie souvent le part, comme Aorist. 

Lorsqu'un pronom commençant par un Z, les, la, Un, suit 
la 3me pers. de l'Aor. soit au sing. soit au pi. l's final de 
l'Aor. devient muet. C'est un usage habituel d'un grand 
nombre des Séd. et très commun aussi chez quelques Nom. 
Khalids les, il le mangea, se prononce khaliâ{s) les. Diklids 
la, il la vit, pron. dikUâ(s)la. Diniâs la, diniàfsjla, il la don- 
na. Astarghià{s)len, ils les saisirent. Dans le Voc. j'ai écrit 
plusieurs de ces Aor. avec un (s) muet. Souvent aussi on 
entend la forme régulière. Les Nom. Zapâris, prononcent 
Ys final constamment. 

Du Futur. Ce temps a, comme auxiliaire, le verbe kamâ-' 
wa,vouloir,qui ne se trouve jamais qu'au commencement de 
ce temps. GM. 9éX(u,pron. 0à,6s, qui aujourd'hui sert à former 
le Futur de la langue GM. Kamâma, varie souvent dans Za 
bouche des Tch. Chez les Nomades, il est réduit souvent à 
un simple fe. Atchâva, je reste, k'atchél, il restera. Djâva^ 
aller, fead/d?;, j'irai. Avâva, venir, kavdva, fca«;dv. je viendrai. 
En général, lorsque le Futur commence par une voyelle, on 
le prononce kam. Anâva, porter, kamandva, je porterai. 
Asdva, rire, kanmsdv, je rirai. Akardva, tronv er/kamar a- 
kdva, je trouverai. Dans les autres verbes on le prononce, 
kdma, kam, et fca. Ddva, donner, kamaddv, kamddv, kaddv, 
je donnerai. Djdva, aller, kamadjdv, kamdjdv, et kadjdv, 
j'irai. Lava, prendre, kamaldv, kamldt\ et kaldv, je pren- 
drai. PtUchdva, demander, kaputchdv, Tchindva,, coupi^r, 
kamatchinén, ils couperont. Murdardva, assassiner, ka- 
viurdarén, Nikavdva^ faire sortir, kainanikavés"? feras-tu 
sortir. Ce temps nesoutîre pas d'autres variations, et jamais 
on n'entend aucune particule, entre le verbe et son auxiliaire 



-- 102 — 

kam. Jamais aussi, comme en GM. le v. aux. ne s'unit qu'avec 
le Présent. En GM. 6à est souvent uni au temps passé; d« 
uTOyco, j'irai, 6à uw^yatva, j'aurai voulu ^Uer. 

Ce temps a quelquefois la sign. du conditionnel. Ka di" 
klids dakâr^ kamamurdarélas o rukonô, (c) dès qne le roi 
(le) vit, il aurait voulu tuer le chien. Ovotiaring ka kamddv 
yek tchiriklô, diniôm e Kusulûs^ (n. pr.) ta mulôtarj (c) là 
où j'avais l'intention de tirer (sur) un oiseau, j'ai tiré (sur) 
Kusulùs et il mourut, Ta ov nâna djanélas, te djanélas^ sa-- 
rinén kamamurdarél len, (c) et lui, il ne savait pas, s'il avait 
su, il les aurait assassiné tous. Astardé e tchuklés^ kama- 
murdaréna les, (c) ils saisirent le chien, ils auraient voulu 
le tuer. Cette forme est une simple imitation du GM. kama^-' 
murdarén les, Oà T6ve<jx<ST6)vav,^9£^av tov axoToxyet, 6à a trompé 
les Tch. La forme est propre aux Séd. 

De l'impératif. Il n'y a que le temps Présent. Il varie 
suivant la classe des verbes. Dans la première, on rencontre 
avec quelques variations, la racine Skr. Sovdva, dormir, 
sov, dors-tu. Pidva, boire, pi^ bois-tu. Ukhkidva, monter, 
ukhkL Uj-lidva, descendre, Ufli. Ushtidva, se lever, ushtu 
Unghidva, se lever, (Nom.) unghi. Ddva donner, de. lAva, 
prendre, le, quelquefois on dit, do et lo, voy. ddva et lava 
dans le Voc. Mardva^ frapper, 7nar. Atchdva, rester, atch. 
Anàva, apporter, an. AvdvUj venir, a«». Les Séd. se servent 
du GM. eXa, viens. Banddva, lier, fermer, baïuL Tchindva^ 
couper, tchin. Khdva, manger, kha. Tovdva, mettre, tov. 
Dans quelques cas on ajoute un alinal. ÏVa^/uii'a, ('raindre, 
ma trasha, ne crains pas, (trash), IJardva, craindre, Séd. 
ma ddraj ne crains pas, (dar). Lisdrdra, trembler, ma 
lisdra, (lisdr). Asdva, rire, ma dsa, (as). Pramva, tourner 
en dérision,?>ia prdsa, {p^^^^)^ v-^ wiptyeX?;. 2iTie Conj. liesha-^ 
vdva, faire asseoir, beshdv, liesavdva, ï. arriver, resdv. Mm- 
ravdva, se raser, nnirdt». Piravdva, f. marcher, pirdv. Tcho- 
ravdva, f. verser, tchoràv. Tchinavdva, f. couper, Icliindv- 
Nikavdva, f. sortir, nikdv, îhne Conj. comme la précédente. 
Bandardva, f. lier, banddr. Tabardva, f. cuire, tabdr. Mur- 
dardua, assassiner, 7nurddr. 4me Conj. 7>/»n(irtu'a, f. donner, 
dinidr. Anghiardva, f. apporter,a>iy/< /dr. MakUardva, oindre. 



— 103 — 

maklidr. Maltlarén les^ (pi.) onivrez-lo. 5me Conj. Parnla-^ 
rdva, f. blanchir, parnidr, Kaliardva, noircir, kxiMr. 

Dans la 2de clas. lo premier élément reste toujoiu^^ inva- 
riable. 1 Conj. Kergliià kcrâva, faire faire, kerghid ker. KeU 
ghid kerdva, faire jouer, kelghid ker. Unjanô kerdva, faire 
voler, uryanô ker, 2 Conj. TcJiidava, tirer, tchide. Pûdava, 
souffler, pude, Ghédava, ramasser, ghéde. 3 Conj. Armant 
ddmi, maudire, armdn de. Kliolinterdva, s'enrager, kholin-' 
1er. Kxer kerdWj bAtir une maison, Kx^r ker. 4 Conj. Afm- 
djédava, cohabiter, mindjéde. Vulé dava^ commettre l'acte 
de sodomie, vulé de. 

La 3 p. au sing. se forme de la 3 p. sing. du Présent avec 
la part. me. Merdva mourir, me merél, qu'il meure. Pendvaj 
dire, me pemH, qu'il dise. Me avél, me resavély {avdvd^ resa- 
vdva), qu il vienne, qu'il arrive. Me lel^ me nashél, {Idvci^ 
na^hâvd), qu'il prenne, qu'il parte. Me djal, me merél^ 
{djâva, merdca), qu'il aille, qu'il meure. 2 Conj. 1 clas. Besha- 
vdvOj f. asseoir, Me heshavél. 3 Conj. Bandaràvaj f. lier, me 
ba7idarél. 4 Conj. Diniardva, f. donner, me diniarél. 5 Conj. 
Kaliardva, noircir, me kaliarél. 

Le pi. de Tlmpér. est simple dans sa construction. Ils le 
forment du sing. par l'addition de la cons. n, lorsque le 
sing. se termine en voy. de, donnes-tu, pi. dcn, donnez-vous. 
Le^ prends-tu, leyi, prenez-vous. Kha, manges-tu, fc/iaw, 
mangez-vous. On ajoute en, lorsque l'Impér. sing. se termine 
en cons. Aslarén ïa, saisissez-la. Putchén Idtar, demandez- 
la, (de la). 

La 3 pers. pi. se forme comme le sing. par l'addition de 
la môme part. me. Me deri, qu'ils donnent. Me khan, qu'ils 
mangent. Me bandén, qu'ils lient. ATosfar^^qu'ils prennent. 
Me penén, qu'ils disent. Me pirén, qu'ils marchent. Me rd- 
den, qu'ite cherchent. Me sovén, qu'ils dorment. Aie tavériy 
qu'ils fassent cuire. M^atchén, qu'ils restent. 

Du Subjonctif. Comme en Grec, le Subj. est le même que 
rinfin. 9cXco va xà(iwo. Hel. pouXo|xw îvflt TConQ<T(d. Dans la langue 
Tch. la part, te, rarement prononcée f a, est le signe distinctif 
de ce mode. Le lecteur verra dans le Voc. art. fe, que cette 
part, souvent signifie, si. càv, et il forme alors le véritable 



— 104 — 

Subj., mais son usage est très rare, et les Tch. em- 
ploient de préférence, la forme de l'Infîn. Ils imitent avec 
une pertinacité remarquable, leurs voisins les Grecs, qui 
en confondant les particules va, Hel. îva, et èàv, àv, emploient 
la prem. à la place de la seconde. KaXiv tjto va Xp^cao. au 
lieu d'àv vipyeao. Ni tov eupw, 6à tàv Setpw, si je le trouve, je les 
battrai. Ici va tient la place d'eàv. C'est par des imitations 
pareilles, que les Tch. se servent presque partout de la part. 
tCf comme signe du Subj. et comme conjonction; le 
Subj. donc, n'est que le Présent et l'Imparfait de Tlndic, 
avec la part. te. Ils évitent l'Aorist, se servant de l'Imparf. 
Ici plus que dans Tlndic, ils rejettent la voy. fin. Te 
keràv, faire, te banddv^ lier, te andv^ apporter, te khav, 
manger, te djav^ aller, t'arakél, te dikél tut, que (Dieu) 
garde, qu'il te voie. J'ai souvent traduit ces formes verbales, 
par rinfln., pour la lucidité du texte ; mais le lecteur voit 
que te keràv, signifie, que je fasse, te kerés^ que tu fasses, te 
kerâs, que nous fassions, etc. 

Souvent le Prés, de Tlnf. a la signification du Futur. 
Kdstar te putchâv'> (c) de qui demanderai-je? Lâzde man, 
farakés ti dukanià, (ch.) lèves-moi (et) tu trouveras ta bien- 
aimée. Méya te dav tut, (c) et moi je te donnerai. Kon te 
avél angle, (c) quiconque viendra avant, le premier. Kdrin te 
djdsf pendéy pani te pids, (c) où irons-nous ? dirent-elles, 
(rép.) à boire de l'eau. Tûke te tchordv mo ratt^ (ch. am.) 
pour toi je verserai mon sang. Kdnna te avdv tûke ? (c) quand 
viendrai-je chez toi ? Dans des phrases, comme, so te kerdxft 
quoi faire? So te perniv"? quoi dire? on sous-entend les 
mots, dois-je, quoi dois-je, que je fasse? ou faut-il, quoi 
faut-il que je fasse? ou quoi puis-je que je fasse? Le lecteur 
en trouvera de nombreux exemples dans le Voc. Me, sar 
fastardv avaklé tchirikliâ^ (c) moi, comment pourrais-je 
attraper cette poule ? 

Du Gérondif. Il se termine toujours en dos. Pirindôs^ 
(v. pirdva) en marchant, est très connu de tous les Tch. Il 
est rare d'entendre des Gérondifs formés de verbes, autres 
que les primitifs. Beshdva, s'asseoir, beshindôs, Kerdva, faire, 
kerindôs. Pendva, dire, penindôs. Mardva, frapper, marin-- 



"-=-^ i05 -^ 

d,os. Kelà^a^ joùèr, kelindôs. Asàva^ rire, asindôÈ et «^Atn»* 
<io^. Pangàva, casser, briser, pcmghindôs et panghiandôsx 
Perdva, tomber, perindôs^Rovàva, pleurer, rovênrfrfs^ A/aDdva> 
allumer, a/avmdds. Trois fois j'ai entendu le Gér. de verbes 
passifs: Aghdliovava, comprendre, gér. aghalindôs, Loshd/* 
wiovara, se réjouir, leshanmdés. Ghilidbavay chanter, ghilia^ 
bindôs. Ils ont formé des gér. d'adjectifs. Koriandôs, aveu* 
glement, {koré, aveugle). MuttindôSy en ivresse, (matiOy ivre)^ 
Ces deux formes trouvées dans un conte^ ne sont pas inôon'» 
nues à la pk des Séd. 

Une autre forme du Gèr. dont Je n^ai recueilli que troid 
exemples, est le Gér. sans la syllabe finale, ndôs. Je les ap- 
pelle dans le Voc. des Gér. mutilés. Piri pirt tanéndar^ 
(ch.) en marchant par des endroits, piriy pour pirindôB. Rot^ 
roi, en pleurant, ro{v)i{ndésy Asai, asai^ en riant, a«a(v)2(n- 
dôs). Le Gér. n'est pas d'un usage fréquent» Aujourd'hui il 
est rare dans leur conversation. On rencontre ces formes 
parmi les Nom. et dans leurs plus vieilles chansons^ et 
vieux contes. Tous pourtant en connaissent la signification. 
Je dois ajouter, que je n'ai jamais entendu les Gér» des 4 
verbes dissyllabes; plusieurs Tch. m'ont assuré, qu'ilâ 
n'existent pas. Ascoli> Zig. p. 92, rapporte le gér. Tch* au 
« Prakr. et au Sindhi antô— (Skr . a n t) nâmlich— an^dô und 
indo, (man vergleiche z. b. zig» shunn^ando, hôrend, dikk^ 
endOy sehend, besz'indo-s, sitzend, (Pott L p. 126 — 127), mit 
sindhi, haUavld^ô, gehend, d^is^-an'dô^ sehend, hhèUindé^ 
niedertretend.» Gomp. aussi, Pers. bushénde^ part» praes* 
V. bushiden^ tegere — Vul. Inst. L» Pers. p. 129. Les Tch, 
traduisent leur Gér* par la forme GM. YeXôvTôtç, Hel. ycXôv, 
et par le Turc ghiuler iken, Tch. asindôs. 

Du participe. Il n^y a en général qu'un seul part. Son 
étude est d'une haute importance, soit pour la reconnais- 
sance des formes des verbes simples ou composés, soit pour 
l'étude du v. pass. J'ai inséré le part, de tous les v. dans le 
Voc. afin que le lecteur puisse comprendre la formation 
de l'Aor. Les part, des verbes de la 1er Cl. se terminent, 
soit en do, to, soit en no, soit en to. Déjà dans l'étude do 
l'Aorist, j'en ai parlé, et je crois inutile d'y revenir. Le 

10 



— 106 — 

part, de tous les v. composés, n'est autre que le part, du 
dernier verbe. Dans les verbes de la Ire Glas. Ire Conj. 
que j'appelle dans le Voc. verbes primitifs, où il n'est pas 
toujours facile de savoir la désinence du part, qui souvent 
varie dans les verbes ayant presque la même fonne, on peut 
leur demander TAorist, ou quelque forme du v. pass. pour 
connaître le participe. 

Outre ces part, de pure formation Tch. il en existe encore 
quelques-uns, vestiges de la langue-mère la Sanskrite. Bien 
que ces part, soient formés des verbes qu'ils emploient 
journellement, ils ont ajouté à côté de ces part, ceux de leur 
propre formation. Voici ces part. Tapâva, tavâva, échauffer, 
bouillir, part. Skr. tapta, heated, inflamed, Tch. tattô^ 
chaud. De tattô^ ils ont formé un v. pass. tâttiovava^ être 
échauffé, et un v. caus. 1 CL, 4 Ck)nj. tattiarâva, faire échauf- 
fer, brûler. Part. Tch. tablô, chaud, de forme fort régulière^ 
et qui se rencontre dans le verbe pass. tdbiotava, pour 
tdbliovava^ être échauffé. Outre tablô, formé du tapâva^ ils 
ont formé un autre, tavdô^ de tavdva^ qu'on peut étudier att 
V. tavdva du Voc. Du part. Skr. tattôy ils ne forment jamais 
VAor. (tattiôm^ ou tattôm). Le 2d part, est suttô, ou sottô, du 
part. Skr. supta^ endormi, rac. svap, dormir. Il se servent 
de ce part, pour former TAor. Dans leurs discours, leur v. 
$ùvdva, dormir, ne paraît pas avoir autre part, que ceci ; car 
leur Aor. est toujours formé de ce part, suttiôm, sottiôm^ 
sottâm^ j'ai dormi. Mais dans le v. caus. sovliardva, i Cl. 
4 Conj. faire endormir, GM. )C(H[aiC6>, on s'apperçoit de l'exis- 
tence d'un part, sovlô^ autre que suttô. Savlôy endormi, est 
de formation Tch. Je ne l'ai jamais entendu, que dans ce v. 
caus., bien connu de tous. Le 3meestj>cfct}, Skr* pakka, 
mature, dressed, ayant dans les deux langues la même signi- 
fication. Bien que le v. Tch. pekdva^ cuire, soit d'un usage 
journalier, pekô, n'est pas à proprement parler son part. Le 
part, en usage général, est de formation régulière, peklô^ qui 
sert à former l'Aor. pekliôm, et le v.paBS.pékiavava. Le 4me 
part, est mulôy du Skr. m ri, mourir, et bien que de forma- 
tion tout différente, du part. Tch., il est aujourd'hui le part 
ordinaire du v. merdva, mourir. Presque tous n'en ccm- 



— 107 — 

« 

naissent par d'autres. Mais il existe uu autre part, de for- 
mation Tch. régulière, merdô^ qui a les sens du GM. ptapapi- 
|iivo;^ (jwtpavTCta«[Aévo;, desséché, affaibli par des souffrances, 
Skr. m rit a, mort; comp. perdva, remplir, part, perdô, pi- 
râva^ marcher, part, pirdô. Kerdva, taire, part, kerdô. Le 
5me est mafW, enivré, Skr. matta, pleased, glad, de la rac. 
Skr. m ad, to be glad, to intoxicate. C'est un part, en quel- 
que sorte libre, car m a d, n'a pas laissé d'autres traces dans 
l'idiome des Tch. Ils se servent du v. piâva^ boire. Mattôy 
sert à former deux v. bien connus de tous. Mâttiovava^ v, 
pass. s'enivrer, et mattiaràva^ v. caus. rendre quelqu'un 
ivre. 

On voit donc, que les Tch., tout en conservant quelques 
part, du Skr. en ont en même temps formé d'autres, des 
éléments de leur propre langue. Des part, pekô et m^ttô, on 
ne forme point des Aorists. 

Quelques verbes paraissent avoir deux part. Keldva, jouer 
sur des instruments de musique, 1 part, tceldô^ joué, 2 part. 
kelnô, musicien. Dikàva^ voir, 1 part, diklô^ vu, 2 part. 
dikinôj qui se voit, debout, Hel. gp6toç, erectus. Bolàva^ 
baptiser, immerger, 1 part, boldô, 2 part, bolnô. Bashdva, 
crier, chanter, 1 part, bashtô, 2 part, bashnôj coq. Dukdvaj 
sentir de la douleur, aimer, 1 part, dukanô, 2 part, duklô^ 
misérable. Ces derniers part, n'entrent jamais dans la for- 
mation d'aucun temps, ils sont à proprement pai'ler des 
adjectifs et des noms. 

Le part, a les deux nombres, et les deux genres. Asdta, 
rire, osand, fem. osant. Beshdva, s'asseoir, beshtô, f. beshtù 
Dikdva, voir, diklôy f. dikli. Ddva, donner, dmd, f. dint. 
Ldva, prendre, linô, f. Uni. Perdva^ remplir, perdô^ t perdu 
Uflidvay descendre, vjlistô^ f. v/flisti. Ùtchardva^ couvrir, 
utchdirdô^ f. utchardi. Uvdva^ devenir, être, ulinô^ f. ulini. 
Le pi. est le môme pour les deux genres. Asané, beshté^ 
dikléj diné, Une, pende, uyUsté, utchardé, uUné. 

Des verbes pronominaux. Ces verbes sont les v. moyens 
du Grec ancien. Leur conjugaison est fort simple. On les 
forme des v. de la 1 Cl, 1 Conj. et de leurs causatifs. Sherdv 
7nan et sheravdv man. je me rappelle. La 1 pers. reçoit le 



— 108 — 

pron. pers. mon, la 2 pers. hU, et la 5 père. pe?r, jamaîs fes^ 
iHk la. Lai pers. pi. amm, la 2 pers. tuntéti et la 3 pers. j^es;. 
Dat;atnanje medonneje fioefirappe.GM. ttTusnoûax^KTUTcoOftou» 
battersi, percuotei'si — Som. Muntdva many et v. caus. rwun-^ 
(ardi; tnan^ je me rase. Uryavàva man, je mliabiUe. Bistrdvc^ 
man^ fonhii^y bisterghidsi pes. îl s^miblia. Gheravâmi man^ 
je me cache, GM, »p'iwTO(i». Paruvghiàs pes, elle changea 
d1iabits;=;=elle se changea. Paruvâv wionje change d'habîts;, 
Tovghids: pes^ vn^yavghiàs p€&, {c\ elte se kiva, elle s^hîUsk 

i ^erdva nian, |e me rappelle, sheràs amên^ 
2 sheré&a tut^ sherena jitmét^ 

21 sherét pes^ . s/ier^ia j)es, 

Im parfait, sh enivas man^ sh erâsas améiiy 

Aor. i Séd. sliergltiôm many ^lerghidm ctinén^ 

Aor. 2 » ^lerghiémas momy shevghiâmas. amétk^ 

Aor. i Nom. siierdùm man^ siievddm cwnén. 

Aor. 2 1^ sherdémas: many. sJierddmas amén^ 

Futur. kan^isherdv^ many kamshevds o^néjti^ 

T », l-s/ï^r ftti, sheré» turmn^ 

P " Ji>ie sherét pes^ me sherén pe^ 

Subjertietif. te siierdv man^ te sheràs améiK 

Phïsieurs verbes d'un usage journalier, comme lâva^ 
prendre, sont souvent suivis par ces pronams> tout en ayant 
une autre signilication. Lava many Ut. je me prends, se 
traduit, je m'en vais, Hel. àxépp(x.ai ; liâspesy {liniâs)y i\ s'en 
alla. Djâ^Hiy aller, se joint souvent aux pron.> mais presque 
toujours, ces pron. sont aux cas Dat. 2. Te djav^ métkghe^ 
(c)]e m'en irai. lit. que je m^eii aille. Tedjas^ aménghey uo«a 
nous on irons, voy, ces v. dans le Voc. 

Du verbe passif. Ce verbe est extrêmement régulier fens 
sa conjugaison, et son étude est fort importante, car elle 
éclaircit beaucoup de termes, mal expliqués jusqu'ici, et elle 
corrige aussi beaucoup d'ermurs. dans les ouvrages sur la 
langue des Tch. d'Europe, [/tnitxi, Lat.fio. fieri, GM. YtvopiaK. 
Tr. ij^j^^ y ùbnak, est le v. auxil. qui en s'unissant à tous les 
autres verbes, forme le v. passif des Tchiughianés. On verra 
daus le Voc, art. umvay que ce v. très commun et très 



— 109 — 

connu parmi les Tch. de toute la Roumélie, a la signîfîca^ 
tion de venir, être. 

Pour former le v. pass., umva ne s^unit qu'aux part, des 
verbes, soit des v. neutres soit des v. causatrfs, soit des 
verbes composés. Uaccent du part, est constamment trans-* 
porté de la dernière à la pénultième. Cette règle n'a point 
d'exceptions, et l'uniformité de cette transposition, est re^ 
marquable dans la bouche de gens si ignorants. Les adj. peu 
nombreux qui ont l'accent sur la pénultième, ne la trans-* 
posent pas. Latôri^ muet, talôriovavay devenir muet. Dans 
cette catégorie, je place aussi quelques adj. se terminant 
en cons. murdâl^ éteint, charogne, muTdâliovaifa^ crever. 

AsâxHi, rire, part, asanô, v. pas. asâno-^vàva^ être tourné 
en dérision. Tattô, chaud, v. pass. tâtto-ttvâi^, être échauf- 
fé. Astordt>a,saisîr, part, astardô^v. pass. astârdchumvay être 
saisi. KeMvay jouer, part, keldô, v. pass. kéldo-uvàva^ être 
joué. Darâva^ craindre, part, daranô^ v. pass. daràno-uvâva^ 
être en frayeur. Parvarâva, nourrir, part, parvardô^ v. pass. 
parvârdo-uvâva, être engraissé. Terâva, avoir, tenir, part. 
terdô, V. pass. têrdcHUvàvay être en repos, rester. 

Ces deux éléments du v, pass,, en s'unissant, subissent 
des altérations, qui varient chez les Séd. et les Nom. Chez 
les Séd. la voyelle finale o du part, en s'unissant avec Fini-* 
tiale u du v. wwdt^a, devient io. En même temps, selon leur 
habitude ordinaire, ils changent la consonne t^ d, de la der- 
nièi^ syllabe du part., en gK * KMô, joué, kéldo-uvdva^ 
devient kélghiovaini. Par-vardây engraissé, parvdrghiovava. 
Tcrdôy ayant, térghîovatHi. Tchardô, versé, tchârgkiovava. 
Tovdôy lavé, Wvgf/uovava. lioWd, baptisé, hôlghiovava. Perdôy 
plein, pérghiovava. Bien que l'habitude de changer le i, d^ 
Boit si constanto, ils s'oublient quelquefois, et ils pronon- 
cent pérdiavava, être plein, au lieu de pérghiavava. Les No- 
mades ont mieux conservé leur verbe, et sa forme est plus 
pure; à la place dos deux voyelles îo des Séd. ils prononcent 
constamment o, sans aucun changement de la consonne du 
part. Keldô, joué, v, pass. Séd. kélghiovava, v. pass. Nom, 
kéldovava. Parvardôy gras, Séd. parvdrghîovava, Nom. 
parvdrdovava, Tovdôj placé, Séd. tôvghiovava, Nom. tôvdo-- 



-r-llO — 



vava. Terdô, ayant, Séd. térghiovava^ Nom. térdovava. 
Boldô, baptisé, Nom. bôldôvava. Maklô, oint, Séd. mdfeZîo- 
vava, Nom. mâklovava. Tavâinô, coulant, Séd. tavdiniovava, 
Nom. tavdinovava. 

Les part, se terminant en lo, précédés des consonnes, fc, 6, 
perdent souvent la cons. l, en s'unissant avec uvdva. Ara^ 
/rdt.a, trouver, part, araklô, v. pass. ardkiovavay au lieu 
d^ardkliovavay et souvent chez les Nom. ardpiovava ; ardr' 
piol, 3 pers. du Prés, au sing. il fut trouvé, s'entend très 
souvent. Makâva^ oindre, paît, maklô, v. pass. mâkiovava. 
Dikâva^ voir, diklô^ dikiovava. Pekdva, cuire, peklô, pékio-- 
vava. Tapâva, échauffer, tabla, tdptovava. Quelquefois 
aussi, \e^ part, se terminant en do, perdent le d. Tchindô^ 
uvdvay être coupé, fatigué, se prononce tchiniovava, au lieu 
de tchinghiof^ava, Séd. et tchindovava. Nom. Shundô-uvdva^ 
être entendu, v. pass. shûniovava, (Séd. 8hûnghiovava,^om^ 
shûndovava). Tovdô^uvdva^ être lavé, v. pass. tôviovava. On 
prononce tôviona, ils sont lavés, pour tôvdovena, 3me pers. 
prés, au sing. Tchordô-uvdva^ être versé, tchôriola, pour 
tchôrghiola, Séd. tchôrdol, Nom. On voit par ces ex. que les 
Séd. retiennent constamment îo, et cette habitude, dont les 
Nom, se moquent, sert toujours à connaître la provenance 
de leurs chansons et de leurs fables ; car le v. pass. est 
d'un usage extrêmement fréquent, et s'emploie même dans 
le cas, où le v. simple ou causatif, serait mieux placé. 

Paradigme du Verbe passif. 

Boldô'Uvdva^ être baptisé, immergé. 

Séd, Présent. Nom. 



4 Bôlghiùvavay hôlghiavaVy 

2 bôlghiovesa, bôlghioves, 
bôlghiasa, 

3 bôlghiovelay 
bolghiala, 

4 bolghiovasa, bôlghiovas, 

2 bôlghiovena, bôlghxQven^ 
bôlghiona, 

3 bôlghiovena, 
bôlgliiona. 



bôlghios, 

bôlghiùvely 

bôlghiùL 



bâlghion, 

bôlghioven, 

bôlghiQu, 



Bôldovava, 

bùldavesa, 

bôtdosa, 

bâldavelay 

bâtdcda, 

bàld(wasay 

bôldoiifena, 

boldana, 

bùldovena, 

bùldana, 



bôîdwav,, 

bôldoveSy 

bôldos, 

hôldovely. 

bâldol. 

bûldovaSy. 

bôldùven^ 

bôldon, 

bôtdoven^ 

boldan^ 



— 111 — 



Imparfait. 



1 bôlghiovavaSj 

2 bôlghiovesds, bôlghiosas, 

3 bôlghiovelaSy bôtghiolaSy 

1 bôlghiovasas, 

2 bôlghiovends, bôlghionas, 

3 bôlghiovenaSy bôlghionas^ 



bôldovavas, 

bôldovesaSy 

bôldovelas, 

bôldovahaSj 
bôldovenas, 
bôldovenaSy 



bôldosas^ 
bôldolas. 



bôldonaSy 
bôldonas^ 



Àorist 



1 bôlghiniliom^ bôlahiliomf 

2 bôlghiniliaUj bôighilian^ 

3 bôlghinilias, bôlghilias. 
Part, bôlghinilo, bôighilo. 

1 bôlghiniliam, bôlghiliam^ 

2 bôlghinilian, bôlghiliany 

3 boïghinilias, bôtghiliasy 
Part, bôlghinile^ bôlghile. 



bôldinilomj 
bôldinilany 
bôldinilds, 
bôldinilOy 

bôldinilam, 
bôldinilan, 
bôldinilaSy 
boldinile^ 



bôldilom, 
bôldilan^ 
bôldilas, 
bôldino, 

bôldilam, 
bôldilan^ 
bôldilas. 
bôldile. 



Futur. 



1 kamabôlghiovavàj ovai\ 

2 kamabôlghiovesa. 
kamabôlghioveSj 
kamabôlghioSy 

3 kamabôlghiovela, 
kamabôlghiovel, 
kamabôlghiol^ 

1 kamabôlghiovasa-^vasj 

2 kamabôlghiovetia, 
kamabôlghionay 
kamabôlghion, 

3 kamabôlghiovena, 
kamabôlghiona, 
kamabôlghion. 



kamabôldovava^'vav, 

kamabôldovesa^ 

kamabôldoves, 

kamabôldos, 

kamabôldovelay 

kambôldovelj 

kamabôldol. 

kamabôldovasa-ovas, 

kamabôldovena^ 

kamabôldoven^ 

kamabôldon^ 

kamabôldovena^ 

kamahôldoven^ 

kamabôldon. 



Impératif. 



2 bôlghiov, 

3 me bôlghiwel, 

» bôlghioL 



bôldov^ 
me bôldovel, 
* bôldol. 



112 — 



2 hôlghioveny bôldoven^ 
bôlghioriy bôldon^ 

3 me bâlghioveriy me bôldoven^ 

» bôlghion. » bàldon. 

Le Subj. comme ilndicatif. 

■ 

Part, bôlghiniloy bôlghilo. BôldinilOj boldilo^ composé 
du boldô et unilôy part, d^uvava. 

Maklô-uvdva, être oint. 



1 mdkliovava-'OvaVy 

2 mdkliovesa'OveSf 
mâkliosay màklioSj 

3 mâkliovéla, mdkliovel^ 
tndkliolay mâklioL 



1 

2 



mâkliovasa-ovaSj 
mdkliovetia'Oveny 
mdklionoy mdklion, 
màkliovena-oveny 
mdklionay mdklion. 



7ndklovava^ovaVy 
mdklovesa'^ves, 
mdklosa, mdklos^ 
mdklovela-^^vel, 
mdklola-mdkloL 

mdklovavorovas, 
mdklovena, mdkloven, 
mdklona^ wdWon, 
mdklovena, mdkloven, 
mdklona^ mdklon, 



Impai'fait. 



1 
2 
3 



mdkliovavaSy 
mâkliovesas^ 
mâkliovelas, 



mdkliosas, 
mdkliolaSj 



mdklovavaSj 
mdklovesaSj 
mdklovelas, 



mdklosas, 
mdklolas, 



1 mdkliovasas, 

2 mâkliovenaSj mdklionas, 

3 mdkliovenasy mdklionas^ 



mdklovasaSy 

mdklovenaSy mâklonas, 
mâklovenasy mdklonas, 



Aorist. 



1 mdkliniliom, mdkliliom, 

2 mdklinilianj mdklilian, 

3 mdklinilias, mâkliliaSy 
Part, mdklinilo, mdklino. 

1 màkliniliam^ mdkliliam, 

2 mdklinilian, mdklilian, 

3 mâklinilias, mdklilias. 
Part, mdklinile, mdklile. 



mdklinilom^ 
mdkUnilan^ 
mdklinilas, 
mdklinilo, 



mdklilom, 
mâklilanj 
mdklilas, 
mdklilOj 



mdklinilam^ mdklilayny 

mâklinilan, yndklila^n^ 

mdklinilas, mâklilaSy 

mdklinile^ mdklile. 



# 



113 — 



Futur. 
kamàkliovava^ kamdklovava. 

Impératif. 

2 màkliov, j mdklov, 

3 me mdkliovel, me màkliol,\ me mâklovel^ me màklol^ 

2 màkllùveriy màjclion, \ mdkloven^ màklon^ 

3 me mâklioven^memdklion^' me mâkloven, me mdklon. 

Le Subj. comme llndicatif. 
Part mdklinilOj mdklilo. mdklinilo, mdklilo. 

On voit dans ces paradigmes, avec quelle ténacité, ils 
évitent la prononciation de la consonne t;., bôlghioves, 6o/- 
ghioSy bôlghiavel^ bôlghioL Nom. hôldovel^ boldoL Cette der- 
nière forme, est celle qu'on rencontre dans les nombreuses 
citations insérées dans le Voc. En prononçant la 3me pers. 
sing. du V. uvdva, on dit toujours uvéi, et jamais u(v)éL 
Dans la 3me pers. du Prés, de l'Indic. mdkliovela, est très 
souvent prononcé mdkliola, mdklio{ve)laj et mdklioL Cette 
dernière forme, est plus propre aux Nom. qui la prononcent 
nidkloL 

L'Aorist aussi est très rarement prononcé, bôlghiniliom, 
bôldinilom, mdfc/tm7tom-îom. La syllabe ni est presque 
constamment rejetée ; même dans les vieilles chansons, où 
quelques formes rares se présentent, il est extrêmement 
rare, d'en rencontrer des exemples. Les formes entières 
mdkliniliom, bôldiniliomy s'entendent quelquefois dans la 
bouche des chanteurs. Beshdva, s'asseoir, part, beshtô^ v. 
pass. béshghiovava, être assis. Aor. pass. béshghiniliôm, 
héshghiliom. ^ftdva,manger,part. khalôy v. pass. khdliovava^ 
être rongé, Aor. khâliniliom^ prononcé, khdliliom. Le 
lecteur doit connaître ces mutilations de l'Aor. et du part, 
pour comprendre les citations dans le Voc, car elles sont 
pour ainsi dire, constantes chez tous. 

L'étude du v. pass. est fort confuse dans Touvrage d*Asco- 
li. Zig. p. 121. Je cite un seul passage, « Tertiniliôm^ ter^ 
ghiniliôm, Aor. zu tertiovdva^ tévfjhiovava, to stand-— d. i. 
éer-ct -iHO-|-aW/o//tj und dikilinoy he is appeared (er wurde 

H 



— 114 — 

gesehcn) d. i. defc-r-mo+a/to ; » — Térghiniliom^ est TAor. 
pass. terdô-uniliômy pron. térghiliomj par les Séd., et tér^ 
dilom, par les Nom. 

Cette omission si constante de la syllabe m dans rAor. et 
le part. pass. s observe aussi dans pudibé, pudi(ni)béj coup 
de fusil, pudinô, fusil. 

La 3me pers. au sing. et au pi. de TAor. pass. est rempla^- 
cée par le part, comme dans TAor. des autres verbes. 

Ce que j'ai dit sur la formation de TAor. dans l'étude des 
verbes actifs, s'applique aussi dans la formation de TAor. 
pass. 

maklô'Uniliôm, Séd. mdkliniliom, Nom. màklinilom. 
maklô^uniliàyiy » wdklinilian, » mâklinilan^ 
maklô-'UnilidSy » mdkliniliaSy » mâklinilas. 

Outre ce verbe, qu'on pourrait appeler le pass. verbal, il 
y a une foule d'autres verbes pass. formés d^uvàvUy et d'autres 
parties de la langue. Tous ces verbes dans leur conjugai- 
son, se comportent de la même manière. Ces verbes, sont 
fort nombreux et on s'étonne de la facilité, avec laquelle ils 
les forment sans la moindre hésitation. 

Verbes pass. formés d'adjectifs ; Barô, grand, bdriovava, 
être, devenir grand. Bocalôy affamé, bocdliovava, être af- 
famé. Denilôy fou, detuliovava. Kalôy noir, kdliovavaj deve- 
nir noir. Kermalôy rempli de vers, kermdliovavaj être ron- 
gé des vers, GM. «touXuxwvofxai, vermicare, far vermi — Som. 
Hel..(ncci>\tixiàci>. Kharnôy bas, khdrniovava, s'abaisser. Kovlô^ 
mou, kôvUovava^ se ramollir. Lolô, rouge, lôliovava. Nangôj 
nu, ndnghiovava. Nasfalô, malade, nasfdliovava, tomber 
malade. Pashlô^ wXaYio;, oblique, pâshliovavay se mettre de 
côté, se coucher. Phurô, vieillard, phûriovava, vieillir. Phu- 
rarwî, vieux, phurdniovava. Rattvalô, ensanglanté, rattvà^ 
liovava. Sastô, sain, sdstiovavay se guérir. Shilalôy froid , 
shildliovava. Shukôy sec, shûkiovava. Tchutchô^ vide, tchA' 
tchiovava. Tchorô, pauvre, tchôriovava, GM. icTa»xft^ci>. 

Verbes pass. formés des noms. Beng, diable, béiighiavova^ 
devenir comme le diable, GM. î«i|AoviJ^o(x«t, Sia6oXiÇofA«i, Nom. 
bényhovava. Tchoockhanô^ l'ovenant, Ichouckhdniovavay do- 



— 115 — 

venir revenant. Kashty bois, kdshtiovava, devenir'dur comme 
du bois. Biaveli, soir, hiavéliovely biavéliol^ il devient tard, 
V. imp. 3 pers. du Prés, de Tlndic. au sing. 

Ici je place deux v. appelés impersonels, mais apparte- 
nant à cette clase de verbes. Ces verbes sont connus des 
Tchv de l'Europe Occidentale,mais mal interprétés jusqu'ici,à 
cau^e de la confusion du v. aux. uvdva^ devenir, être, avec 
avàva^ venir. Ces verbes sont disiola^ il fait jour, rdttiovel, 
il fait nuit. On verra dans le Voc. que divés, jour, est sou- 
vent prononcé rf/s, par tous les Tchinghianés. Disiola est de 
formation régulière. Dis-uvàva^ disiovavay 1 pers. dmovesa^ 
2 pers. d4sîovela,dtsio{ve)lay rfwto/, 3 pers. il fait jour, le jour 
pointe» GM. £$tj(i.epcovei, ÇeçcoTiÇei. Souvent contre les habitu- 
des des Tch., ce mot est prononcé disiovel. L'Aor» disilo, 
disi{no)lo, est connu aussi et d'un usage journalier=déjà le 
jour a commencé. Râttiovel, rdttioly il fait nuit, il fait tard, 
GM. êpaWÇti, est la 3 pers. du v. rdttiovavay {ratt, nuit), 
rdttiovesa^ rdttiovel^ rdttiol^ Aor. rdttilo^ rdtti{ni)lOy il a déjà 
fait nuit, GM. evixTCixn. Rdttiovel, est souvent prononcé, ar- 
rdtiovely arrdttiol. 

Verbes pass. formés des adverbes. Ils sont peu nombreux. 
Dûriovava, s'éloigner, {dur, loin), GM. ài70(Aaxpuvo(i.ai. Pdshio^ 
vava^ s'approcher, {pashéy près). Téliovava^ s'abaisser, s'in- 
cliner, {télé, en bas). Ici comme dans les verbes pass. ver- 
baux, l'accent de la dernière syllabe des noms et des adver- 
bes, est transporté à la pénultième. 

Grammaire des Tchinghianés Asiatiques. 

Avec des matériaux fort restreints de la langue des Tch. 
Asiatiques,il est fort difficile de donner au lecteur,une esquisse 
grammaticale de la langue parlée par ces Tch. ; mais en 
comparant quelques expressions et quelques dialogues insé- 
rés dans le Voc. du Rev. M. Pratt, avec celles obtenues dans 
les environs de Tokat, et avec plusieurs autres recueillies 
par moi-même de temps en temps des Tch. de l'intérieur 
de l'Asie Mineure, on arrive k des résultats fort importants. 

De cet étude comparative, il résulté, que la 1 pers. du 



— 116 — 

Présent de Tlndic. se termine en mi, la désinence Skr. la-» 
quelle a été changée en va, par les Tch. Rouméliotes, sauf 
kamâma. Dans les environs de Tokat, et souvent aussi chej 
pi. autres Nom. As. Yi est rejeté, et on prononce tchinémj je 
coupe, djanâm^ je connais. Voici quelques-uns de ces ver- 
bes qui sont presque les mêmes que ceux usités par les 
Tch. Roum. Khâmi, je mange, Tch. Roum. khâva. Kinim, 
j'achète, Tch. Roum. Kinâva. Tushâmi, je trais, Tch. 
Roum. doshâva. Karamij je fais, Tch. Roum. kerâva. 
Enhni, j'apporte, Tch. Roum. anàva. Djâmi, je vais, Tch. 
Roum. djâva. Demi, je donne, Tch. Roum. dàva. Djor 
némi, je connais, Tch. Roum. djandva. Na djanémiy je ne 
connais pas .: Aor. ghairôm^ j'ai mangé, Tch. Roum. kha,* 
liôm. Gurû, il alla, Tch. Roum. ghelôy gheliâs. Hûdja airom^ 
je suis venu hier, Tch. Roum. aliômy Séd. avilôm^ Nom. 
Pardôm, j'ai pris. Tchindôm, j'ai coupé, Tch. Roum. id. 
Kurôm, j'ai fait, Tch. Roum. kerdôm. Nikildôm, je suis sorti, 
Tch. Roum. niglistiôm. Bandôm^ j'ai lié, Tch. Roum. han^ 
dliôm. 

De l'adjectif. Les adjectifs se terminent en i, c, et pas en 
o, comme la pi. des adj. des Tch. Roum. DurgKe, grand, 
haut, khatni, court, kharabi^ mauvais, meîvi', mur, hunarij 
blanc, gf/i'ah', noir, lohri, rouge, zardé, jaune, nilé^ m7i, bleu, 
guidé, doux, gh'avré'-ri^ amer, khatt, aigre, gKari^ sourd, 
lûvali, fou, nûmisfi, malade, nangoldij nu, néve^ neuf, |m- 
nan, vieux, silali, froid, hiver, tarniy jeune, vidf, vieux, shu-' 
kei, sec, tûnde, mouillé, tatéi, chaud, kori, aveugle, tûrmlûj 
ayant de la soif, Hel. ^^otXéoç, 8u, frigidus, hakeziy beair. 

Du nom. Les noms se terminent en voyelles et en conson- 
nes. En voy. siufti, melon d'eau, kharbize, pastèque, aki, 
œil, pesi, mouche, tchekmi, botte, sipindi, fumier, mâtcha^ 
poisson, tchilOy feuille, bdbo, père, dâdo^ mère, bénOy sœur, 
rimi, pus, elki^ mensonge, djaili, fumée, ghyaili, chemise, 
masi^ viande, vahri, nouvelle-mariée, bakàruy mouton, e»i- 
gushteri^ anneau, djeni, boucle d'oreille, tchuri, couteau^ 
tui, crachat, yam^ nuit, lui, fer, khanitriy gale, nitchet% 
danse. En cons. drek, raisin, pivaz, oignon, lessûn, ail. 
gh'ezeVy carotte, lon^lohn, sel, ser, tète, fta/, cheveu, woIk fi- 



— 117 — 

gure, nak, nez, dant, dent, kher, âne, hirtch, ours, khariky 
os, hûngheviriy miel, fc/ie/, peau de chèvre, amter, urine, 
narn^ nom, «/or, garçon, tefcar, cendres, pir, lait, gctôftt, bois, 
lur^ sang, sapp, serpent, 6o<, calicot, dep, fil, egfgf, feu. 

Le pi. se forme par l'addition d'în. Di, village, pi. dihin. 
dis, jour, pi. disin, djeniy boucle d'oreilles, pi. djeniriy siuftij 
melon d'eau, pi. siuftin. Tchuri, couteau, pi. tchurin, djilo, 
feuille, pi. djÛahiriy sirângj oreiller, pi. siranghin^ turvaVj 
épée, pi. turvartn, elki, mensonge, pi. elkirij gKavty voleur, 
pi. gh^avtin, mâtcha^ poisson, pi. matchirij matchain, hirtch, 
ours, pi, hirtchin^ tal, montagne, pi. talin, gukàri^ coq, pi. 
gukarin^ lavti, fille, pi. lavtiny guri^ pied, gurin, nei, vallée, 
pi. nein. « En Hindoustani, féminines ending with i form 
their pi. in ew, Yates Introd. p. 8. Pluralis, duae sunt ter- 
minationes, ,^1 et !-• (en-ha). Vul. Inst. L. Pers. p. 66. 

Il y a une grande confusion dans les pronoms : tne, moi, 
iyù; du, tu, huij il; maki, mien, turki, tien, orîfci, sien. En 
général le pron. pers. suit le nom; 8earam,ma tête, serô, tête. 
Khastomy ma main, khastori, sa main. Lavliôm, {lavtt) ma 
lille. Guriom, ma maison, igur). Babom, mon père, hapirom^ 
mon grand père. Plusieurs autres pron. se trouvent dans le 
Voc. 



T4BLEAII COIP4R4TIF 



DE QUELOUES TERMES DE LA LANGUE DES TGHLVGHIANfeS 

ROUMÉLIOTES ET ASIATIQUES. 



On ne doit pas prendre ce tableau à la lettre. Entre la 
langue rude parlée par les Zapâris, et celle des Sédentaires, 
il y a la langue des nombreux Nomades, qui se rapproche de 
Tune ou de rautre,selon le genre de vie des ces gens et leurs 
rapports plus ou moins suivis avec leurs conationaux. Les 
Séd. p. ex. souvent prononcent mars/^ garçon, mrush; tursh, 
soif, trush, cette dernière pron. est la seule usitée par les 
Zapâris. Les Séd. se servent quelquefois des termes en usage 
parmi les Nom., mais ceux-ci, et surtout les Zapâris, évitent 
soigneusement les formes propres aux Séd. L'étude si- 
nmltanée des deux idiomes est indispensable. On trouve 
parmi les Séd. plusieurs mots depuis longtemps oubliés 
par les Nom. En outre, le grand nombre des contes 
existant parmi les Séd. nous fournissent de riches maté- 
riaux, qu'on chercherait vainement parmi les Nom. 
grossiers. 

Séd. Roum. 

Kélghiovava^ 
Téryhiovava^ 

Aorist. 
Aîiôm, 
Arakliôniy 
Beshghiôm, 
Diniôm^ 
MuMiôin^ 



Nom. Roum. 

kiHdùvavUy 
térdovavay 

» 

avilôm. 

araklinôm, 

heshdôm-lôm, 

dinôni, 

mxikUmmy 



Asiatiques. 



être remué, 
s'arrêter, 

je suis venu, 
j\iî trouvé, 
je me suis assis» 
j'ai donné, 
j'ai laissé. 





— 


119 — 




Séd. 


Nom. 


Âsi.itiques. 




Tchinghiôm, 


tchbidôrHy 




j'ai coupé. 


Akanâ, 


akâiy kâiy 




liiaintenant. 


A kôr. 


id. 


akhkôr. 


noix. 


Alavdva, 


tarâvay 




allumer. 


AlefandiSy 




gKûrvCy 


araignée. 


Amrût 




armôy 


poire. 


Amén^ 




einiy 


nous 


Amuni, 


id. 


lohy 


enclume. 


A ndréy 


andéf 




en dedans. 


Angûsht, 




anghiûly 


doigi. 


Angustriy 


angrûsht. 


angushteriy 


bague. 


Avâvaj 


id. 


ha, pa^ 


venir. 


AvdivéSy 


avdiés, 


adjéy edjéy 


aujourd'hui. 


Avri, 


avriky 


bahdray 


en dehors. 


AvghxYiy 


id. 


hunglievtny 


miel. 


BàbOy 


id. 


ami, 


grand'mère. 


Bakrôy 


id. 


bakàra. 


mouton. 


Bal 


id. 


raly 


cheveu. 


Balamôy 


id. 


kutÛTy 


chrétien, Grec, 


Bar, 


id. 


vaty 


pierre. 


Bâsi^ 


haSy 




pari. 


Bashnôy 


id. 


gukariy 


coq. 


Bençy 


id. 


sheïtany 


diable. 


Bershy 


hreshy 


bersy versy 


année. 


Beshâvay 


todâvay 


reshtiy 


s'asseoir ,camper 


libiy 


id. 


bibiOy 


tante. 


Borty 


id. 


vahrty 


nouveMe-mariée. 


Breky 


id. 


giUchy sin, 


sein. 


BHshindôy 


burshiny 


varshûndi, 


pluie. 


Btghlôy 


astalôy 




piastre. 


Bnly vul. 


buly bûlhut. 




cul. 


BUy 


id. 


buhUy, 


beaucoup. 


Bvzniy 


id. 


buziUy 


chèvre. 


Daty 


id. 


hébOy 


père. 


D&y 


id. 


dàdOj 


mère. 


DaïâTy 


taghàry 


padishahy 


roi, srdtan. 


Datty 


id 


dentoun^ 


dent. 





— 120 — 




Séd. 


Nom. 


Asiatiquoft 




Darâva^ 


trashdvay 


bihéniy 


craindre. 


DardVy 


rattvalôy 


khinndry 


grenade. 


Denilôy 


levavdôy 


lûvali. 


fou, insensé. 


Devryâly 


dardvy mdray 




mer. 


Devély 


del^ 


khiiva^ hûvay 


Dieu. 


Divés, 


diéSy dis^ 


diSy 


jour. 


Dihliardô, 


id. 


aviniy 


miroir. 


Drak^ 


id. 


dréky 


raisin. 


Drofin, 


id. 


pathûny 


chemin. 


Dudûniy 


id. 


gKunduTy 


gourde. 


Dukhkidvay 


id. 


dekhavti, 


sauter. 


Dumô, 


id. 


pûshto. 


dos. 


Duyéniy 


vrasttri, 




boutique. 


DUVy 


id. 


dûri. 


loin, 


Djanmtrôy 


id. 


djafterôydjartâVf gendre. 


Djanâva^ 


id. 


djaiiéni^y 


connaître. 


Djâvay 


id. 


djâmiy 


aller. 


DjOVy 


id. 


djevy 


orge. 


Djor^ 


id. 


gutch. 


barbe. 


DjUVy 


id. 


djiv, 


pou. 


Eketonêy 


kitanêy 


yeksany 


ensemble» 


'Elay 


avy 




viens. 


Fandriy 


diklô. 




lanterne. 


Fillo, 




tchilOy 


feuille. 


Fiyizavay 


pendva. 




appela*,din. 


Gadjây 


id. 


gadjunôy 


étranger. 


Gad, 


id. 


gh'ailiy 


chemise. 


Gavy 


id. 


diy 


village. 


Ghanddvay 


khrantâvct^ 




peigner. 


GheTy 


id. 


khanitriy 


gale. 


Ghiv, 


id. 


arzuïiy yesiif, 


blé. 


GôrkOy 


id. 


kharabt\ 


méchant. 


Gonôiy 


gusy 


sipindiy 


fumier. 


Graaty 


gràiy davdriy 


agôray 


cheval. 


Gudlôy 


id. 


guldêy guldiy 


doux. 


Gurûvy 


id. 


gheoiuk^ 


bœuf. 


Guruvnû 


id. 


mangdvy 


vache. 





— 121 -^ 




Séd. 


Nom. 


Asiatiques. 




Kak, 


id. 


khalOy 


oncle. 


Kalâi, 


kastiriy 


gKala, 


étain. 


Kalô, 


id. 


gh'aliy 


noir. 


Kalorô^ 


id. 


gh'ularay 


noirâtre. 


Àttm, 


id. 


ganiy 


soleil. 


Kangheriy 


kanghiri, 


kiliséy 


église. 


Kârfi, 


sheritnô. 




clou. 


KaVy 


lokâtchi, 




pud. virile. 


Kei\ 


khel, khelél. 


kaVy 


àne. 


Kasukô, 


id. 


gh'ariy 


sourd. 


Kas, 


id. 


gh'aSy ghehsy 


foin. 


Kakkavtj 


khârkomaj 


ustensile de cuisine 


Kasht, 


id. 


gashdy 


bois. 


Kelnô, 


bashavdô, 




musicien. 


Kelibé, 


id. 


nitcheriy 


danse. 


Ker, 


kheTy 


flfwr, 


maison. 


Kerâl, 


id. 


peifidir, 


fromage. 


Kerdva^ 


id. 


kerâmiy 


faire. 


Keshy 


id. 


ibishim^ 


soie. 


Kil, 


id. 


gur, kul, 


beurre. 


KfuU 


id. 


griSy 


excréments. 


midi, 


kilid. 


djupy 


clé. 


KôkkalOy 


id. 


kharïk, 


(^S. 


Kopânay 


belàniy belâi, 




auge. 


Kori, 


id. 


ghandiy 


cou, gorge. 


KOTÔy 


id. 


kort, 


aveugle. 


Kôsha^ 


fàrkya, 


kilidj, 


faux. 


Koznôy 


diklô, 




mouchoir. 


Kukâi, 




doti^ kiri, 


chaudron. 


Khalô, 


kharôy 




rongé,mangé 


Khanrik, 


khandty 




peu. 


Khanrô^ 


khandôy 




épée. 


Khasloihéy 


sovély 




serment. 


Khanddvay 


khradâva, 


creuser, bêcher. 


Khâvay 


id. 


khâmiy 


manger. 


Khakhavâvaj 


khaderâvaj 




nourrir. 


Kheltn, 


id. 


heli, 


figue,prune* 



122 



îv-d. 


Nom. 


Asi«itiqaes;. 




Kherbuzâ. 


karpûZy 


khénrhîze. 


pâstèqae* 


Khokhavnô^ 


id. 


elkitrirân^ 


meut»?ur. 


Khokhavnibéy 


id. 


elkL 


mejiS43nge. 


Khorakhâiy 


id. 


gadjumj,, 


Tmr. 


Khurdo, 


id. 


kliattèé^ 


court, petit. 


Khuyàzamiy 


tchdrda\?Q^ 




appeler. 


IjulinHcluiy 


khràhislm^ 




boHe. 


Latclw, 


id. 


ghehdL 


bon. 


Ldva, 


id. 


jHirdL 


prendre. 


Lekén^ 


liànos^ 




cuvette. 


Likhnàriy 


diklv, 




lanterne. 


Lea, 


id. 


uéif shat 


rivière. 


LU, 


patriiiy 


tcltilo, kaghddiy 


feuille^papier. 


Lhidr^ 


id. 


nendiVy 


sommeiL 


Lotij 


id. 


loluiy 


seL 


Lolô, 


id. 


lohori, lohri^ 


rouge. 


Lubnty 


lumniy 




prostituée. 


Maïmûna, 


maïmûn^ 


viaimûriy 


singe. 


Mamûi, 


id. 


garshûy 


vis-à-vis. 


Maklô, 


tabardây 




huile. 


Maki, 


id. 


pesi^ 


mouche. 


Makli, 


id. 


zeitiy 


olive. 


Manrôy 


mandOftcham, 


malduy ménay 


pain. 


Mcui, 


id. 


TiMsi, 


viande. 


Mdseky 


id. 


mdsaky 


mois. 


Afardva, 


kurdva, 


vehirim. 


battre. 


Matcliô, 


id. 


vidtcha^ 


poisson. 


Mdlchka, 


tchitchdiy 




chatte. 


Matlôj 


id. 


zerkhôshiy 


ivre. 


Meribéy 


id. 


meri, mure. 


mort. 


Mer do j 


id. 


merti infirme, malade^ 


Manushj 


id. 


meiii, nerCy 


honune. 


Métla, 


shuvdl, 




balai. 


Milia. 


Khilia, 




mille. 


Minrô, 


muidô, 




mien. 


Mûi, 


id. 


moh, zavûr. 


bouche. 


Mussô, 


mishdko^ 


mushk, 


rat, souris. 



— 123 



Séd. 


Nom. 


Asiatiques. 




Morti, 


id. 


meshin^ 


cuire. 


Mursh, 


mrush. 




brave. 


Muter, 


id. 


amtér^ 


urine. 


Ndi, 


id. 


nati. 


ongle. 


Nanyôy 


id. 


nangoldiy 


nu. 


Nav. 


id. 


yiam. 


nom. 


Nevô, 


id. 


neve, 


nouveau. 


NUâi^ 


id. 


tomûzi, 


été. 


Oglu\ 


omjlii^ 


ghi. 


cœur, vie^ 


Oprt\ 


id. 


taU vatiy 


en haut. 


Pabdi, 


id. 


sev. 


pomme. 


Paldly 


id. 


pentchya, 


après. 


Palrdl, 


id. 


vaù 


vent. 


Panty 


pàL 


banù 


eau. 


Panrô, 


panda. 


pundri. 


J)lanc. 


Pàpus. 


id. 


bapiVy 


grand'père. 


Parvarâva, 


khaderâvay 




nourrir. 


Pen, 


id. 


bénOy 


sœur. 


Perghulanôy 


id. 


ditchuney 


étranger. 


Pélalo, 


naltchàs. 


nal agôri, 


fer à cheval 


Phuranôy 


id. 


bunâri, 


vieux. 


Pishôty 


id. 


koriky 


soufflet. 


Pilô, 


id. 


piliiy 


épaule. 


Pinrôy 


pindô. 


bavy guVy 


pied. 


Pisinka, 


tchitchdi. 


pistky 


chatte. 


Posôm, 


id. 


peseniy 


laine. 


Poravdij 




vier. 


ville. 


Prâhos, 


id. 


tchaVy 


cendres. 


Pol, por, 


id. 


navugori, 


nombril. 


Pov, 


id. 


gh'ashy 


sourcil. 


Pumb, 


id. 


rimi, 


pus. 


Purûm, 


id. 


bevâzi, 


oignon. 


Pus, 


id. 


bus. 


paille. 


Pushûm, 


id. 


ghetchy 


puce. 


Puv, 


phuv,pUy 


puv, 


terre. 


Raklô, 


id. 


goTy 


garçon. 


Rakli, 


id. 


lavtiy 


fille. 







iz* — 




Séd. 


Nom. 


Asiatiques. 




ftattmm 


yavindsa. 




de bon matin. 


Ratt, 


id. 


ratl^ yasUf 


nuit. 


Ratt, 


id. 


lur. 


sang. 


Rdno, 


id. 


sabahy 


matin. 


Reshéto, 


porizén, 


velvûj 


blutoir. 


Ritcliinû 


id. 


hirtch. 


ours. 


Rom^ 


id. 


Imn, gh^uldra. 


Tchinghiané 


Ruk, 


karadjily 


lèpre. 


arbre. 


Rup, 


id. 


orp. 


argent. 


Rutuni^ 


Kiaky 


naky 


nez. 


Sapunù 


toviardôj 




savon. 


Sar, 


id. 


vari, 


conmie. 


Sarrô, 


sà\ 


su. 


tous. 


Saldn, 


sinïy 




table. 


Serô, 


. sherô, 


serôj 


tête. 


Sir, 


sheralô, 


lesûïïy 


ail. 


Sivriy 


kutûla, tchôkanoSy 


marteau. 


Sovliarâvay 


pashlerâvay 


mettre à coucher. 


Sovnakâi^ 


id. 


zirdlorij 


or. 


Sulivâriy 


iLshvdVy 


rashmoZy 


bride. 


Sukâr, 


shukdr. 


hakyZy 


joli. 


Suv, 


su, 


sivy 


aiguille. 


ShasUVy 


shastrt, 


luiy 


fer. 


Shelô, 


sholô, 


sali, 


corde. 


Sherân, 


id. 


sirang. 


oreiller. 


Shil, 


id. 


sii, 


froid. 


Shilalô, 


id. 


silali, 


frigidus. 


Shoshôij 


id. 


gh^andûrki, 


lièvre. 


Shon, 


id. 


sor. 


coup de sifflet. 


Shushlô, 


id. 


tûnde. 


mouillé. 


Shukô, 


id. 


shukéij 


sec. 


Shutlô, 


id. 


khati. 


aigi'e. 


Shuzô, 


shutchô, 




propre. 


Takhtâiy 


bdli, 




coupe à boire. 


Takhidra, 


takhdray 


subdri. 


demain^ matin. 


Ternô, 


id. 


tarnô. 


jeune. 


Temipé, 


id. 


tarnéi, 


jeunesse. 



Sed. 

Tatto, 

Tav, 

Télé, 

Téliovava, 

Terâva, 

Tronij 

Tridky 

Tut, 

Tchcuoôj 

Tcherkhéni, 

Tchesméy 

Tchinàva, 

Tchipy 

Tchxriklôy 

Tchiriklî\ 

Tchor, 

Tchomût, 

Tchukél, 

Tchumt, 

Tchuriy 

Tcliungdr, 

TchutcMy 

Ushtiàva, 

Va, 

Vanrô, 

Varô, 

Vast, 

Vent, 

Vesh, 

Vif, 

Vord&n, 

Vûliaro, 

Vus, 

Yak, 

Yak, 

Yékpash, 

Yitch, 

Zdmpa, 



— 


125 — 




Nom. 


Asiatiques. 




id. 


tattéiy 


chaud. 


id. 


def\ 


fil. 


id. 


hûna, 


en bas. 


pânghiovava. 


id. 


s'incliner. 


mande isi, 


esi, 


avoir, il est. 


pastemi. 


likhivy 


lit. 


dlbena. 




souliers. 


id. 


piVy kir, 


lait. 


tchOy 


tchagh'û, 


enfant. 


tcherkhdriy 


stiari, 


étoile. 


id. 


khani. 


fontaine. 


id. 


tchinémiy 


couper. 


id. 


djib, 


langue. 


id. 


tayer. 


oiseau. 


id. 


djimariy 


poule. 


id. 


gVavty 


voleur. 


tchon, 


hvo, 


lune. 


id. 


boydji, 


chien. 


id. 


mutiSy 


baiser. 


tchindaliy 


tchuri, 


couteau. 


id. 


lui, 


crachat. 


id. 


memkôr. 


mamelle. 


id. 


iishtiy 


se lever. 


id. 


beli. 


oui. 


vandôy 


aniy 


œuf. 


id. 


ata. 


farine. 


id. 


hast. 


main. 


id. 


silali, 


hiver. 


id. 


tal. 


montagne. 


id. 


hiVf 


neige. 


bordôn, 


kangrU 


voiture. 


khendiardôy 




pot de chambre. 


id. 


bus, 


In. 


id. 


^y 


feu. 


id. 


aki, 


œil. 


id. 


nim. 


demi, 


id. 


hidja^ 


hier. 


id. 


bogh, 


grenouille. 



t 

V 



TROISIEIE PARTIE. 



VOCABULAIRE. 






Le texte Tchinghiané contenu dans le Vocabulaire, est 
tiré des contes, des chansons, et de mes propres conver- 
sations avec les Tchinghianés. Il servira aussi aux autres 
pour des études ultérieures, sur une langue dont les maté- 
riaux sont encore fort peu nombreux, et dont jusqu'ici, on 
n'a imprimé que des chansons de quelques lignes. Peut- 
être mon ouie m'a trompé quelquefois, mais dans les cas 
douteux, je me suis efforcé à répéter ces passages aux 
autres. La traduction en est souvent très difficile; car 
ayant en vue de donner au lecteur une traduction littérale 
de chaque citation, afin qu'il puisse comprendre lui-même 
le texte, j'ai taché en même temps de ne pas sortir des 
règles de la langue Française. Dans des études pareilles, 
quelques sacrifices au style sont inévitables. 

Plusieurs de ces citations ne sont qu*une traduction, mot 
à mot du GM. et de la langue Turque. On verra que ces 
deux langues m'ont servi souvent à expliquer des passages 
fort obscurs. Ce qui frappera le lecteur, c'est l'identité de 
la langue Tch. dans toute la Roumélic. La différence entre 
la langue des Sédentaires et des Nomades, se réduit à peu 
de choses, après quelquos études. 

L'étymologie de plusieurs termes est fort douteuse ; sou- 
vent même, elle m'est totalement inconnue. Je laisse aux 



— 127 — . 

«luires le soin de compléter ces études encore fort impar- 
faites. 

Toute étymologie, qui n'est pas claire et convaincante, 
pourra induire en erreur, le lecteur peu familiarisé avec des 
pareilles études. L'affmité de plusieurs termes Tch. avec les 
langues de l'Inde, et les langues parlées en Roumélie est 
encore fort obscure. Les habitudes des Grecs et des Musul- 
mans en Turquie, m'ont servi à élucider quelques termes 
Tchinghiano-chrétiens, dont quelques-uns ne sont qu'in- 
complètement expliqués dans les ouvrages sur les Tch. voy. 
bolâva, baptiser, beng, diable, pairanghi, Pâgues, etc. 

Quelques observations sur la prononciation des consonnes 
sont insérées dans le Voc. ; elles sont d'une haute impor- 
tance, non seulement pour l'élucidation de la langue des 
Tch. d'Europe, mais pour la connaissance descelle parlée 
par tous nos Tch. soit Séd. soit Nom. 

J'ai suivi la prononciation Italienne, avec une seule ex- 
ception: l's entre deux voy. ne doit pas être prononcé comme 
un z. Le lecteur doit éviter aussi la pron. ouverte du Fr. 
in, en : l'u. Fr. est écrit û. J'ai marqué, gh\ le fort guttural 
des Tch. As. presque égal au ^ ghain des Osmanlis, 
afin de le distinguer du gh des Tch. Roum. prononcé comme 
le Fr. gue — Angl. gay. 



AdtchIn, n. Acier. 

Abôr, ind. Combien, ité<n>;, H. jL-? bar, s. m. Load, time, 
once. L'étym. de ce terme n'est pas très claire. Ascoli Zig. 
p. 24. Abôr bershéngoro isànf de combien d'années es-tu ? 
Ko abôr ôres, (ôpa) ghelidn ? en combien d'heures es-tu allé? 
Abôr e ghroshénghe (Tr. ^^j> ghrush) dinidn lesf pour 
combien de piastres l'as-tu donné ? (vendu). Abôr tchavé 
isC? combien d'enfants y a-t-il? Aboréndja ka kerghiâs 
gorkibéj (c) avec tant de mèchaijcetés qu'il fit. Peu abôr te 
djanés, (c) dis tout (autant) que tu sais, GM. ioct y^'wpCÇtiç. 
.4 bar poliâ délas man o sappanô dakdr^ ta me ndna liôm^ 



— 428 — 

(c) autant de monnaies que me donnait le roi des serpents, 
et moi je n'(en) ai pas accepté (rien de ce que le roi me 
donnait). 

ÀBRÀSHi, Ar. Pers. ^ji\ ehresh, e rubro et albo mixto 
color—-equu8 maculis dinstinctus scutulatus — Vul. Tr, 
Taches sur la figure, taches de rousseur— Bchi. 

Adjâi, àtghâi, ind. Encore. H. J>^1 ujon, adv. hitherto, 
as yet, to this day. Ujhoon^ adv. Yet, hitherto, even yet. 
Âscoli Zig. p. 7. GM. ixi]L%. Cor. Ât. vol. 2.p. 24. Khurdi isàn^ 
na isdn adjâi roméste^ (ch. am.) tu es petite (jeune), tu tfes 
pas encore pour un homme, (mari). Adjâi na dikliôm len to 
mûi, (c) encore je ne les ai pas vu en fsu^. Te hal ist adjâi 
but kalé, tes cheveux sont encore très noirs. Adjâi trinén 
kamâsa^ nous voulons encore trois. Terésa adjâi te des mafiy 
okhtô btighlé^ tu as encore à me donner, huit piastres, (tu 
me dois). Le adjâi yek takhtâi, prends encore un verre (de 
vin). Khaliân adjâi? as-tu mangé encore ? Térghiol[térghiO' 
{ve)l{a] adjâiy il reste encore. Adjâi opré, plus haut. Adjâi 
marC ulinôtar, il n^est pas encore fait, GM. in^iuin Sàv Eyivs. 
Adjâi azôm, plusieurs encore. Khuyazghiâs (GM. x^^Y^^) 
i puriâ adjâi yek far^ o raklô, (c) le garçon appela encore 
une fois la vieille. 

AghAliovava,akiUliovava, chez quelques Nom. : v. pass, 
aghalô-uvâva, part. aghâli{ni)lo. Comprendre, entendre, 
?Skr. kal, sonare, numerare, âkala, suspicari, putare— 
Wg. Rad. Skr. La forme prim. est inusitée. Pott, vol. 2. p. 
168. chaVovav, ich verstehe, selon Puchmayer. Etym, obsc. 
Aghâlitotar léskoro dat, ka kamnashavél^ (c) son père com- 
prit qu'il partira. Me aghâliliom purie, (voc.) mânghe ka 
aliân, (c) moi, je me suis aperçue ô vieille, que tu es ve- 
nue pour moi. Ta a^hâlilotar o dakâr^ ka isi léskeri raJcU^ 
(c) et le roi comprit qu'elle était sa fille. AghâlUitar i EUf 
(n. pr.) ka alô o Mahmûty Elif comprit que Mahmoud était 
venu. Penéla e rakléske^ so djaSj avés. sa a^hâlioves ? (c) il 
dit au garçon, pourquoi vas-tu(et),viens-tu,que comprends- 
tu? Ta ov man' aghâlilotarj (c) et il ne comprit pas. Tu 
aghdlios ? compronds-tu ? 2 pers. du Prés, de l'Indic. 
aghâliovesajaghàlioves^aghâlios. Me aghdliorava but latchés, 



129 



ttïoi je comprends forl bieiiv Aghàlilelar o raHià ka tsi 
Mahnwii^{c) les filles comprirent que c'était Mahmoud. A ^/ta- 
lîovavoy ka ghddtar te (Wcél léskeri penià, je crois qu'il est 
venu voir sa sœur. Ndn^ aghdliliom^ ka muterghiom man^ 
je ne me suis pas aperçu^ que j'ai pissé (sur) moi-même, 
(GM. lx«To\ip^9t»). Ndsti te akhàliovav^ je ne peux pas com- 
prendre. 

AghalindôS) gér* du prècéd. Comprenant, prononcé par 
un Nom. 

ÂGuÀLiA KERÂVA,v.comp. 2 Gl. 1 Gouj. part, agliàliarkerdô. 
Faire entendre, f. comprendre» Te n!aghAliakerés (c) et que 
tu fasses semblant de ne pas comprendre. 

Ah, interj. Alas. Skr. a h a, ind. a particle and interjection, 
implying commendation, rejecting, sending. H» Pers. ^\ ah^ 
8. f. sigh^ interj. alas. H. Ar, ^1 oo/i, interj. an exclamation, 
expressing pain. It is oflen reiterated, ooh, ooh. — We, hâe, 
hâe hâe, alas — ^Yates Introd. p.56. voy . Akaràva. Ahtcfiordie 
tno, (ch. am.) ah ma belle. Ah tchiriklie ma, (c) ah ma poule. 

Agh'yrlik sali, (As.) To be in pain. Sentir de la douleur, 
Tr ^j)yi aghyrlykj pesanteur, poids — Bchi. Skr. s'al, to 
move, to shake, to tremble or stir. s'a 1 y a n, n. difficulty, 
embarassment, distress. H. UL- salua v. a. to perforate, to 
bore. V. n, to ache, to be in pain, to smart. 

Agôr, n. Pointe, extrémité. Skr. ag r a, adj. chief, princi- 
pal. H. \^\ agcij the front, the space in front of a house. voy. 
angle. Zend, aghra^ m. le premier, principal, chef. V. Sade. 
Broeckh, p. 340. Hel. ftxpc, sommet, extrémité, àxpo;, sublime, 
extrême, H. /] agoo, adj. forward, before, heretofore. Sa 
(voy. sarôy sa\ tout) agôr agôr dja, marches tout à fait sur 
le bord : ici agôr est adv. Deryavdkoro agôr djàsa, nous 
allons (marchons) au bord de la mer. Agôr agôr, dji te djas 
to gav, au bord, jusqu'à notre arrivée au village. 

Agoré, k l'extrémité, cas loc. d'agôr. H. ^j ^\ ugaree, adv. 
Before, forward, further on. Av a^oré, viens au bord. Agoré 
ki rez, (c) au bord de la vigne. Agoré térdov, (c) arrêtes-toi 
à l'extrémité. Ta niglistitar agoré kaidr ki devrydl avrU (c) 
et elle sortit au bord, hors de la mer (au bord de la mer). 
Ki devrydl agoré, au bord de la mer. 

12 



— 130 — 

AgorAl^ abl. à^agôr. Du bord. Maskarâl ma dja, agarâl 
dja, ne vas pas du centre, vas par le bord. GM. iici rîiv dUpav* 

Agôri, agora, (As.) Cheval. H. Ij^ g.hora, a horse, a 
cock (of a gun),voy. grast yS g^hoor' (conir.of g.hor'a) a horse. 
Nal agôri (Tr. Ar. JjJ na^l) fer à cheval — Bchi. Agorésa^ à . 
cheval, lit, avec le cheval. Agôri valos^ poil de cheval. 

AkA, pron. démonst. Ceci, o&to;, voy. Gram. p. 71. Akhid 
fem.; aklé au pi. 

AkanA, okanA, akAi, kAi, akanghA, adv. Maintenant, nunc. 
Skr. k s'a n a, a measure of time, equal to thirty kalas or 
four minutes, a moment, n. adv. ks'an'an, for a moment 
Instr. k s'a n'e n a, station, k s', changé en k. H. jjS\ aknoon, 
adv. Now, koonoon^ now, presently. GM. wpa, T'ôpqt, H. 
tutchyhun, adv. (Skr. tat k s'a n'a) at that time, then. Gam- 
puz. Aocana^ adv. ahora. Akand nàna teréla, maintenant il 
n'a pas. Ta akand teréla, et m. il a. Akand nikliola^ m. il 
sort. TaJcand nasfdlilotar^ et m. il est tombé malade. Akanâ 
te khaSy mangeons m. Akand kamaresén, m. ils arriveront. 
Akand te dikds^ voyons m. Akand kamavén, ils viendront à 
l'instant. Khinô isôm akand, je suis fatigué m. Akand pende, 
so te kerds lesf{c) m. dirent-ils, que ferons-nous (de) lui? 
Penghids pe godidsay so te kerdv akand? (c) dit il dans sa 
pensée, quoi faire m. ? Akand teréla yek, tchutchi kapiéla, 
m. elle a un (enfant) qui boit (de la) mamelle. Djin akand 
tchutchi piéla, jusqu'à ce moment, il suce la mamelle (il 
tête), Sa>c Twpa. Akdi et fedi, sont propres aux Nom. Zaparis. 
Kdi so te kerdv^ m. que ferai-je ? T'a vrakerdds Idkoro tchavô, 
ta pendds pe didkCy ta so kamkerds akdi ddde ? (c) et son 
entant parla et dit à sa mère, et quoi ferons-nous m. ô mère? 
Akanghdy me paraît être au Dat. 2, akand ke. 

Akanarîla, adv. Dès à présent, prob. aJcanarydly akanarifij 
Tr. shimdidjiq y kVinstaxii — Bchi. Akanarila tepcnén léskoro 
nav, Mahmûtiy (c) dès à présent, qu'ils appellent son nom, 
Mahmoud. Ce terme est très rare. 

AkarAva, akerAva, atcharAva, v. comp. 2 Cl. 2 Gonj. 
part akerdô. Gémir, soupirer. Comp. du Skr. ah a, ind. an 
interjection, aha, ah, et du v. kerdva, faire. H. brt^ karahna, 
V. n. To sigli and utter ah from pain, to ^-oan. Kuhranay 



— 131- 

lo groan (as a sîck person). H. Pers. aft, f. a sigh, alas. Ah 
karncLy to sigh— Yates Introd. p. 191. But akarêsa^ (c) tu 
soupires beaucoup. So akerés ? pourquoi gémis-tu ? Sôstar 
afcar^a? pourquoi gémis-tu? Penghids Idkoro gadjôj me 
terâva tut^ djin abôr bersh, foghi narC akarghiâs^ (c) son 
mari dit, je te tiens tant d'années, et ton cœur n^a pas sou- 
piré. Prononcé quelquefois akiarava. Ah tchiriklte mo par^ 
nori, (dim.) m^oghi akiaréla^ (c) ah ô ma poule blanchâtre, 
mon cœur soupire. 

AKAT1A5 adv. Ici. Akâ, hic^ atîd, îci^ voy. atiâ. 

AkatiarIng, adv. Par ici. Besh akatiaring mi pen^ (c) as- 
sieds^toi par ici, ma sœur. 

AkatAr, abL d'a/cd. D'ici, eS&Oev, Hel. IvOev. Lat. hinc. Aka- 
tdr okatdr pushlids léstar^ (c) d'ici et delà il lui demanda. 
Akatdr okatdr rfja, d'ici et delà, vas. So kamésa akatdr? que 
veux-tu d'ici? Akatdr kamadjdv^ j'irai d. Akatdr dikéla^ 
okatdr dikéla^ o kher vuddr na terél^ (c) il regarde (voit) d. 
il regarde delà, la maison n'avait pas (ime) porte. pako 
penghids j aJiatdr ghelô péske, (c) le crasseux dit, il «'eu alla 
d'ici. 

AkarIng, akarIn, rarement akarI, adv. Vers ici. Akarin 
éla, viens de ce côté. A karin te beshds^ asseyons-nous par 
ici. Mo tcho av akari, (Nom. Zap.) mon enfant viens par ici. 

AkavkA, pron. dém. voy. Gram. p. 72. 

AkavA, pron. dém. voy. Gram. p. 72. 

Aki, (As.) n. Oeil. Skr. a ks h i, n. the eye, voy. yak. œil. 

Akialùni, Mât, prononcé par un Nom. des bords du Da- 
nube. Ko berô djin opré akialûni, au navire jusque sur le 
mât ; terme emprunté probablement des Grecs, parmi les- 
quels il est aujourd'hui totalement oublié. En Candie^ on 
appelle 'AxiXaxav une espèce de chêne. Bel. Obs. I. 16. p. 38. 
Le môme arbre est appelé *Ap(«, au mont Athos ; il est pro- 
bable, que c'est la môme espèce qu'Homère appelle AxuXov 

pi^avov. Odys. K. 242. Etal Se ipui; viviî «ivt», ÇYiy<5;, xi|A»p(ç, 

cTu|jL6Xpu;, (ixi<pXoioç, SxuXo;. Theoc. IX. 20. Peut-être on faisdt 
les mâts du bois de cet arbre. Cor. At. 5. p. 9. 

Akhénghi. n. m. Fête, epulum, pi. akhénghia. P. ^;*| 
ahetufh, imp. v. ahenyhiden^ truhere sonus, harmonia, sym- 



phoniâ. ^^c»! ahenghi, consonantia, concentus. — ^Vul. Tr.P, 
iihenk. b. Préparatifs, action d'entreprendre, de se mettre i 
faire quelque choôe, ahenghi, s. accord, harmonie— Bchl. 
Terme donné aux réjouissances bruyantes qui suivent la 
célébration des mariages. Ta kerdds yek barô akhénghi, (c. 
Nom.) et il fit une grande f. Ko akhenghi kêtghids^ ils ont 
joué (dansé) dans la f. Katar ko biâv nàpalal^ kafnkerén yek 
akhenghi^ (c) après les noces, ils feront une f . Khuyazdô Un 
te kerén yek ahénghi, (c) ils les appela pour faire une f. Oe 
mot se trouve à la fin de plusieures contes, qui finissent 
par des fêtes de 40 jours et de 40 nuits, h changé en kh. 

Akhôr, akôr, m. Noix. Skr. a k o d'à. The bétel nut, Areca 
Faufel, or catechu. Pers. ^j^/ kerdui^a nut,a walnut. Hel. 
xâpuov, GM. xapjSiovy Slav. kôkos', xapuà tvSixY), Oec. vol. 2. p. 
128 H. w>j^' ukhrot m. a walnut (the fruit of the Aleuri- 
tes Triloba is also so called). Kerrnâliletar o akôr, les noix 
ont été rongées des vers. Pinravdô akôr, noix ouverte, ex- 
pression injurieuse des enfants envers eux, t comme tu 
trompes." Ukrot, jugland, reg. nux, noix — Honig. vol. 2. p. 
396. Aujourd'hui les Tch. comme les Grecs, appellent afajr, 
la nUx juglans. Te djas fanés o khurdô akôr, (c) que tu 
ailles apporter la petite noix. Lias o purô i ruvli, ko drom 
akôr %hédelas^ (c) le vieillard prit le bâton, en chemin il 
ramassait des noix. Terélas akhôr opré leste, (c) il avait d. n. 
sur lui. 

AkaorIn, àkorIn, f. Noyer. / akhortn ndna kerghids but 
akôr, le noyer n'a pas fait (produit) beaucoup de noix. 

Akhkôr, (As.) Noix, voy. akôr. 

Akrâni, kràni^ m., Comouille, Hel. xp^vcioe, GM. ixpavui, 
comouillier, les fruits xpàv»i«, Cor. At. vol. 2. p. 25. Lalashàr 
koro akrdni, la c. du pud. mul.=r=le clitoris ; propre aux 
Nom. 

AlavAva, 1. Cl. 2 Conj. part, alavdô, forme prim. inusitée. 
Allumer, H. luo, f. The ftame of a candie, any pointed 
flame. Pers, j'ilt seu j"^! (alav) ignis flammans »j^1 {aïam) 
tripus ferreus, cui olla imponitur. 2. Locus in quo ignis 
accenditur. — ^Vul. J\ dlev, mieux ^ 'aZet;, flamme, alevlen- 
Vnek. V. t. Flamber, s'allumer en flamme, âlevi, de couleur 



— 138 — 

de flamme — Bchi. Ma muk te murdâliovel, aostâr nânastik 
andpalcU falavés la, ne le laisse pas s'éteindre, car tu ne 
peux pas de nouveau l'allumer. Aldv i t/afc, al. le feu. Aldv 
yek yak mânghe^ al. un feu pour moi. Talavdv les, ta te 
djav ko ker, pour l'ai, et aller à la maison. 

Alavindôs, gér. du préc. Yak djal alavindôs, le feu (in- 
cendie) va en s'allumant. 

AlAvghiovava, V. pass.^ part. aldvghi{ni)lo. Etre allumé. 
Muk andré i yak, o shdstir, favekd aldvghiol sigô, laisse 
dans le feu, le fer, et ainsi il s'allumera vite. 

Âlbena, (Nom.) au pi. Souliers. Tchivén man o dlbena^ 
les souliers me coupent (me font mal). Ta dinds te sivél po 
dlbena^ (c. Nom.) et il donna à coudre (raccommoder) ses 
souliers. 

Albenéngoro, Cordonnier. Ta o albenéngoro pendds léske, 
(c. Nom.) et le c. lui dit. 

ÀLEFANDis, au pi. ^IZe/undises^ Araignée. Hel. ufa(vio,tisscr, 
uf àvTr.c, tisserand. Àvufàvnqç et avufavTpia, araignée, en usage 
parmi les Grecs de Roumélie. Cor. At. vol. 2. p. 368, v changé 
en l. Alefandis, keréla arakhniés, (àfzyiytà) l'araignée fait desi 
toiles. Shuldv i arakhnid te nashél o alefandiSy balaie les 
toiles, qu'elles s'en aillent les araignées. Perdô isi o ker ka-- 
târ ko alefandiSy la maison est pleine d'araignées. 

Amàksi, m. Voiture, un usage parmi les Séd. Hel. SpiaÇa 
GM. «|i«Çi(ov), voy. vordôn. 

Amâl. voy. mal, compagnon. 

Amarô, pron. pos. Notre. H. humara, pron. (gén, pi. of 
mtAén) our's, our, f. aman', pi. — ré. Zend ahmaku^ pron. 
adj. noster, V. Sade, Broeckhp. 346. Te tovds amaré vast^à- 
vous nos mains. Aynaré gavéskoro, (c) de notre village. A- 
mare gavudnéskoro, de n. villageois. Amaré guruvnidkoro, 
de n. vache. Amarô dakdr, (c) n. roi. Amari mol, n. vin, 
Amari ddi, (c) n. mère. Amari bwf un', (dim.) n. travail. GM. 
ji SoACtÇci |Aa(. Amaréstar, (abl.) du n. Amaré kaJchnid, nos 
poules. Amaré drakd, (ace.) nos raisins. iVa isds izenamart^ 
(c) la selle n'était pas à nous. Amari rakli kamnashél^ (c) 
notre fille partira. Amarô isiy penghids i tchdi, (c) U est 4 
nous, dit la fille. Amarô kxer, n. maison. 



— 134 — 

AMBRÔL,Poire, pi. ambrold,\o\. Pukô. P. w^jj/' coll ^^jj^^ 
{eènbrut) pirum, y A (erbu) pirum — Vul. Tr. V^' amiaud^ 

poire — lichi. Sar gudlé ambrold, (c) comme des poires dou- 
ces. — Gampuz. brônda m. pera. 

AmbrolIn, f. Poirier. 

Ambroléngoro, adj. du gén. ambrôl, au pi. appartenant 
à la poire, vendeur des p. A^nbrolmgheri turshia^ (Tr. yt^Ji 
turchu) des p. confites dans le sel ou le vinaigre. 

Amén, pron. pers. Nous, voy. Gram. p. 66. 

Amî. (As.) Grand'môre. H. L^t umma (Skr. a m b a), mother. 
U. Ar. ^' oomm, f. mother, le baba, des Tch. Roum. 

Amtér, (As.) Urine, voy. mutéty comp. orp, (As.) arçent, 
rup, Tch. Roum. 

AmunI, f. Enclume; terme très connu. Hel. i^^iù^^ dîm. 
ixjxoviov. GM. d(x6vt(ov), d{jLova)ci(ov), d(i.ov6ÇuXov, tronco d'incudi- 
ne — Som. Il est fort extraordinaire, que les Tch. forgero ns, 
même les Nom. Zapâris, ont emprunté ce terme des Grecs, 
voy. loh, (As.) enclume. 

Améya, pron. Et nous ; formé d^amên^ nous, et TH. j^ ou^ 
and, amênya {amêya). Kamavâs améya^ et nous aussi 
nous viendrons. Améya, te perds amaré brek,{c) nous aussi, 
remplissons nos seins, (les poches de nos s.). 

Anàpalal, a pleon. voy. ndpalaL 

Anàva, v.|prim. 4 Cl. 1 Conj., part. andô. Apporter, porter, 
amener. Skr. n'î. to conduct, to drive or guide, to obtain, 
to get. Ducere, adducero, portare. — Wg. Rad. Skr. an a y a, 
Anayana, bringing, ân'before n% to get. H. Uit anna, 
V. a. To bring (A, pref. and root n'î) to send, to forward. 
Takhidra andv les, demain je l'apporte. Kamandv méya 
tûke, bakhsîsh, j'apporterai moi aussi à toi, des cadeaux. 
Anghiôm (Aor.) tûke lové, j'ai apporté à toi {hike, tibi,) des 
monnaies. Avaklé o $hel, andô Icn kaldr ko da^sikanéy ces 
cent (moutons), on les a conduit (du pays) des Bulgares. Dja 
fanéff les, vas apportes-le. ruvlidkoro anélas Idkoro manrô 
ta Idkoro pani, (c) le bâtonnier (intendant) apportait son 
(d'elle) pain et son eau. Arattfghiliéndja anélxxs len (c) pen- 
dant la nuit, elle les amenait avec des chansons, (en chan- 
tant). / rakli aratti anghids e papinén, (c) la fille pendant 



— 435 — 

la nuit apporta les oies. Katar anghiân les^ d'où l'as-tu ap- 
porté ? Penghiàs o dakaranô raklô, i tchent anghidn la, o 
korô anghiàn les'f (c) dit le garçon du roi, la boucle l'as-tu 
apportée? le bracelet las-tu apporté? Anghiâs mo gadjô 
o icorô^ (c) mon mari a-t-il apporté le bracelet? Anén me 
grastés, andé léske e grattés, uglistiniàs les, (c) amenez à moi 
mon cheval, ils l'amenèrent à lui, il le monta. Andds les pe 
A-jer^sfe,(c.Nom.) il l'amena à sa maison. An i métla,{Bn\Q.) 
apportes le balai. Oléske anghiôm les, rnuklids ghelô péskey 
(c) pour lui je l'ai apporté, il (le) laissa (et) s'en alla. An H 
tcham pashé me vushténde (ch. am.) apportes (rapproches) 
ta joue -près de mes lèvres. Maéla, m'an, (c) ne viens pas, 
n'apportes pas. Ghel les te dadéste, teputchél, anghidn les? 
anghiôm les, (c) apportes-le à ton père, s'il demande,ras-tu 
apporté ? (rép.) je l'ai apporté. 

AnghiarAva, V. caus. 1 Cl. 4 Conj.,part. anghiardô, {andôy 
part du V. andva) d changé en gh par les Séd. andarava^ 
Nom. Faire apporter. Me anghiarél, klianing ka kerén, ta te-- 
lÂl katâr ki phuv, me kerél drom, (c) qu'il fasse apporter, 
(ceux) qui font (creusent) les puits, et au dessous de la terre, 
qu'il fasse (un) chemin (passage). Ta andardé leji ko sardnta 
kanghiria (c. Nom.) et ils les conduisirent aux 40 églises, 
(village entre Silivri et Andrinople). Tandardé len ko mudi- 
ris (Tr. mudir) (c. Nom.) et ils l'amenèrent au gouverneur. 
Ta anghiarghiâs vayunén ta guruvén, (c) et il lit apporter 
des buffles et des bœufs. 

AnghiA kerAva, V. comp. 2 Cl. 1 Conj., part, anghid 
kerdô, {andô, part, du v. andva^ changé en anghid). Faire 
apporter, même sign. qn^anghiardva. Besh, me akand an-- 
ghiâ kerdv len, (c) assieds-toi, moi je les fais apporter à l'in- 
stant. Ka shunghids o raklô, anghid kerghids Idkere penién^ 
ta khakhavghid{s) len ko azderhdnia, (c) (Tr. azderhan), dès 
que le garçon apprit (ça), il envoya, il fit amener ses sœurs^ 
et il les donna à manger aux dragons. Cette forme est rare;, 
on se sert d'anghiardva. 

AnaskerIzava, V. Mettre en ordre, part, anasfcerizdd, pro- 
pre aux Séd. Etym. obscure. GM. 3iappi(C(A xoé(upav, ajuster 
^ou faire une chambre, ruvaxxa Siap|Ai9(iivviv, femme bien mise. 



— 13»î — 

Cor. At^ vol. 2 p. i08. «ejupiÇi*, arranger. PeM être iyKmmé^^ 
a donné orighie à ce v. Tch. Sltûlavghids^ miaskerizghids^ 
beshtôtar pe sherandé^te^ (c) il balaya, il mit en oixlrc (la 
maison) il s'assit sitr son oreiller. AniMgkerizghiôm mokxer, 
j'ai mis en ordre ma maison. • 

André^ ANÉ, ANDÉ^ Nom. înd. En dedans^ hriç. Skr. an t ar 
ind. Within, betwe4»i, amongst,QeFtainly, Yery well. a nta r a 
n. adv. internai, intermediate space^ inter, mtus> in medio 
(Lat. inter, goth andar) a n t a r a^ interius^ înterior pars^ 
médium. — ^Bapp, Glos. Skr. H.Pers.^'^ [ midur, prep. within» 
inside, unduroon, adj. within^ inuer apartmentSy iuteiior. 
— Zend^ ^nlara^ adj. Intérieur. — Y. Sade, Broeckh,» p. 340. 
Campiiz, andré^ entre. André ko lon^ dans le sel. Djàmn aniré 
ko veniy nous allons (etitrons) dans Fhiv^. André te djèbâte^ 
(Tr. w^r?^ djeb) dans tes poches. André ki kh(Mshâi^ dans FaK- 
ment. Ai^ré ki damia, dans la prison. Arïdré pe rezâte^ 
dans sa vigne. André ko vesh, (c) dans la f<K*et. André pe 
kheréslCy dans sa maison. André me va^éstey (e) dans ma 
main. André ko buké, dans les intestins. André ki tchérga^ 
dans la tente. l)jin midnf, plus en dedans^ plus intra. Ta 
ghelùtar at^ré veshiàte (c. Nom.) et il alla dans la forêt. Ki 
rez andréy dans la vigne. André léskere mutréMey dans son 
urine. André léndey au milieii d'eux. Ukhktnô^ gheMary, 
marghid» i vudâr^ yhelôtar andré^ (c) il se leva, il alla, il 
frappa à la pcidrte, (et) il alla en dedans. Ghelô andrépolmd^ 
te, (c) (T^dliiv) il alla dans la ville, Andé ko vesh^dans l^forét. 

Andra'l, ind. abl. A'andré^ De dedans, hmfk^. Ta andrcil 
kaldr ko tulàmia^ (Tr. çP^ tulum)^ shorizdd^ (Slav. ^on\ 
son, voix) o tchar (c. Nom.) et de l'intc'îrieui* des outresy 
crièrent les volem^s. Ici on poun'ait traduire, cria le voleur^ 
mais dans cette fable, il s'agit de «% voleurs enfumés dans 
les outi*es. Andràl tdvdena^ (c) elles coulent de dedans (le» 
e^mx). Kdnek djenô andrdl nan^avéla^ (c) aucune personne ne 
vient de dedans. 

AndRxVLUNô, adj. d'andré, Internus, eocùTtpix^. Andraluné 
manmhy les hommes en dedans ; terme rare. 

AngAli, f. Hel. ayjtaXr., GM. iyMkiaty Brassêe. Yek angaU 
kdslit^ une br. de bois; botte, gerbe, HeL x^SXr^ioe, GM. jjt- 



— 137 — 

p<6oîio;. Cor. At. vol. 2 p. 429, âyk«Xiik x^pTou. — ^Xenoph. «em- 
brasser». Diniâs les angâli^ (c) elle l'embrassa, lit. elle lui 
donna un embrassement. Niglistô o ruvliàkorOy dmids i 
raklid angdli, (c) l'intendant sortit et embrassa la fille. GM. 
iyxakiiCiA, embrasser, iykaklM^ç^ à^ptaXlMyL», embrassement* 

Anga'r, s. m. Charbon. Skr. a n g à r a^ charcoal, whether 
burningor not,but moreusually the latter : H. tj Kit ungara, 
m. embers, sparks remaining in the ashes. — vangar^ kohle 
— Boehtl. Tom. IL p. 32 — Campuz, langar, m. carbon, lan^ 
garera, m. carbonero. Terdsa angdry nous avons de char* 
bons. Shushlé isi o angâr, les ch. sont mouillés. Tchiv o 
ttnjjfdr, jettes du charbon. Ladavdô angàr, chargé de ch. 
Yektchuvâly (Tr. Jlj^. tchuvâl) angdr kinghiôm, j'ai acheté 
un sac de ch. Na isds latchéy isds sushlé o angdr, ils ne sont 
pas bons, ils sont mouillés les ch. Avaklé vendéste, ndWalé-^ 
tar but angdr avrydl^ cet hiver beaucoup de ch. n'est pas 
venu de dehors. 

Angaréskoro, adj. du gén. angdr ^ au sing. Qui fait, ou 
qui vend du charbon. E angaréskoro o tchavô^ l'enfant du 
charbonnier. Sar angaréskoro^ kalô isân, tu es noir, comme 
un charbonnier. 

Angar! A, s. f. Corvée. Tr. Hj^ ' anqarié, (le vulg. pron, 
angharié). Corvée, travail forcé et gratuit — ^Bchi, GM. ày^oLfii. 
Tovdô len ki angaria te djan, (c) ils les ont mis (forcés) pour 
aller à la corvée. 

Angle, ind. Devant, avant. Skr. agra, adj. chief, principal 
prier, first, front, fort-part. agre, cas loc. in front, in the 
fore-part, — ^ante, coram, Bopp, Glos. Skr. H. ^] aga, m, the 
front, in front of a house, the fore part of a turband. agfto, 
adj. The fore-most, the first, the chief, the best. age^ adj. 
bt^fore, beyond, more, ago, already, formerly, forwards, 
on wards,— Campuz, angeli^ad]. anterior, an^tol, adv. delan- 
to, voy. a^ôr. Angle fusharélj avant de lutter. Angle lénde, 
au devant d'eux. AngVaménde, au devant de nous. Po (GM. 
mb, Hel. w\iov) angléj (c) plus en avant. Ghelôtar du trin 
ôres (&pt;) angle, il alla deux (à) trois heures avant (l'heure 
fixée). Ghelô angle, il alla au devant. Ta ulinôtar sar isds 
angle, {c) et il est devenu comme il était auparavant. Angle 



— 138 — 

te khas, avant que tu mandes. Angle tchaldv, frappc^s d'abord. 
Amjléte dhiol, [c) avant qu'il fît jour. Angle katdr ki Pa- 
trangln, avant Pâques. 

AnglAl, ind. abl. à' angle. De devant, ïpiwpoeyfttv. Lias les i 
rakli angldl peste, (c) la fîlle le prit au devant d'elle. Anglâl 
mande, au d. de moi, à:r' ejxwpoç [xou. Angle lénde, au d. d^eux. 
Angldl djdlas, ovokhid i tchdi^ (c) au d., allait cette fille. 
Angldl mdndar^ au d. de moi. Angldl peste, (c) en sa pré- 
sence. Angldl ki iniddr, au d. de la porte. Beshtôtar angldl 
ko dakdr, (c) il s'assit au d. du roi. On voit par ces citations^ 
que les Tch. se servent souvent d'migfîdf, au lieu d^anglé. 

AnglAl dAva, v. comp. 2 Cl. 3 Conj. part, angldl dinâ. 
Répondre, lit. qui parle au devant de nous. Ta o sardnta 
pr al, angldl na diné, (c) et les quarante frères ne répondirent 
pas. / tchar angldl na dinids, (c) l'herbe ne répondit pas, 
voy. dukanô. Pushlids katdr ko luludid, angldl na dmêj (c) 
il demanda aux fleurs, elles ne répondirent pas. Tûya bdra 
na dés'angldl ? (c) et toi ô pierre ne réponds-tu pa&? Diniàs 
angldl o raklô^ (c) le garçon répondit. Ta ai i bakhtali, luis 
(linids) la i dar. ta na délas angldl, (c) et elle la misérable, 
la frayeur la saisit et elle ne répondait pas. Cette expression 
est rare aujourd'hui. Il se servent ordin. du mot Tr. djevdb, 
réponse — Bchi. 

Angledér, adj. comp. d'angle, Auparavant, anterior. An- 
gledér djandva, ka isdn latchô parnavô, depuis long temps 
je reconnais que tu es (un) bon ami. Isâs angledér harava-- 
là, il était auparavant riche. Léskerigadji teldl katdr ki pfm, 
ghelûar adjdi angledér, (c) son épouse au dessous, par la 
terre vint plus vite (par un passage souterrain). L&tor adjdi 
angledér, (c) plus vite que lui. Angledér margkids,(\dL cloche) 
a déjà sonné. On voit que ce terme est en général un adv. 

Anglalunô, angl.\lutnô, adj. d' angldl. Anterior. Angla- 
lunô manûsh, l'homme qui précède. 

Anglunô, adj. le môme que anglalunô^ voy. palunô. 

Angledunô, adj. d'anglé.^=anglalun6. Angledunô rdi^ le 
chef précédent (de l'année passée). 

Angùst, angùsht. f. Doigt. Skr. a n g u r i, a fînger, a toe, 
a n'g u 1 i,a tinger,a n g u s h t'a,the thumb,H. L^' ^SCi 1 ungool\ha. 



— 139 — 

thiimb, P. H. ungoosht, a finger. Pers. angusht, digitus ma- 
nus et pedis. — Vul. Tchinghids pi angûshty il coupa son doigt. 
Melalé isi te angustià, tes d. sont sales. Dantelghiâs léskere 
angiu$tiâfi\ mordit ses d. Penghids o raklô^na terésyek khan" 
liardô, ta khandés te angustiéndja ? (c) le garçon dit, n'as-tu 
pas une houe, que tu creuses avec tes doigts ? 

AngùI, anghiùl, (As.) n. Doigt, aftgula, the thumb, a fin- 
ger, aftgruZt, a finger, the tip ol an elephanfs trunk, a toe,oan- 
gulee, Pers. engvLsht^ digitus, doigt. — Honig. vol.2. p. 388. On 
voit que les deux formes du Skr. ont été retenues par les Tch* 

AngustrI, ANORUSTi, S. f. Auneau, bague, Skr. a n g u r 1- 
y a, a finger ring, angurlyaka, a finger ring. Hel, ^xtu^ 
>o;. ^«xTuXto;, H. Pers. jJUiJril uwgfoos/itona, a ring, (parti- 
cularly the one worn on the thumb) a thimble. Pers. angush-- 
ter, anghiushteri^ anulus — ^Vul. H. Pers. ungooshturee^ f. a 
ring, particularly one worn on the finger, not applied to 
that on the thumb. H. angût'hi, f. a ring worn on the finger 
— Yates Introd. p. 193. Angrvsti e biavéskeriy l'anneau du 
mariage. Sotmakuni angrustt, ann. d'or. Tchordé Idkere an-- 
grusUà^ ils ont volé ses (d'elle) ann. Angrusti e haréndjay 
ann. avec des pierres- Mi angrusti peràvghiôm télé ki tdvla 
(Tr. tâvla), (c) mon ann., j'ai fait tomber (à dessein) en bas 
dans l'écmîe. Ta gheli lias {linids) i angustri^ (c) et elle alla 
et prit l'ann. Tovdô telâl yek baréste, pi angrusti^ (c) il mit 
au dessous d'une pierre, son ann. Les Zapâris, pron. an-- 
grûshl^ jamais angrushti. 

Anï, (As.) Oeuf, voy. vanrô. 

Anù, (As. Tokat) Oeuf, comp. vanrô. 

An, anI, in, ENi, adv. Comme, ûç, &<r?rKp,Lat. ut. An khur- 
do tchûjvô isdn^ tu es comme un petit enfant. Andinilô isdny 
tu es comme un fou. Lias /a, uryavghids 2a, kerghids la ani 
dakamij (ç) il la prit, il l'habilla, il la fit comme une reine. 
Ta pushUàs o rdi^ in kdskeri tchdi isdnas^ (c. Nom.) et le 
magnat demanda, de qui étais-tu fille ? GM. «àv t£voç xjpu 
^aouv ? Ta peifiélasy in tu kerdan kadaiâ buti ? (c. Nom.) et il 
dit, comment as-tu fait cette affaire? Pen mânghe^ indika- 
va^ manghin araklinânj (c. Nom.) dis-moi, comme je vois, 
tu as trouvé des richesses. An, est le sar„de la plup. des 



— 140 — 

Tch« Eni tcheriba»hi marél man^ il me frappe cmnroeiui 
tcberiba.sbi. 

Apl'rnes. xp^j|iiPoç, sf«vvG^, pruneau, lôyyîjim^w — Prunai in 
Damasco monte nata. — Plin. MIL 5. — Cin-. AL toL i. p.i90. 

Ar.\kâva. V. prim. 1 CL 1 Conj. part, araidoj part. Nom. 
araklinô. Trouver, ganter. Skr. r a k «, to guard, to protect^ 
to cberii»h, to presene. — Servare, conservare, custodire, de- 
fendere, tueri, custoilire pecudem (^j^sr?!*), paâcere. — Wg. 
H. rukjiuaj v. a, to keep, to put. to place, to have^ to hoM, 
to possess^ to lay, to ;set, ruk^hwana, t. a. to cause to keep^ 
ruchch,ha^ s. f. protection, assistance, patronage, shadow- 
ing, safety, ruchchjiuk. iSkr. raks'aka>, a proCector. a 
keeper, a redcemer. à r a k :^3l adj. Presenred^ defended, 
comp. d'à u'g et r a k s\ Dmlotar^ ràno i ronnd araklii(ê} 
les, ta délas les godij{c) il fit jour, de bonne heure, la finume 
le trouva, et lui donnait conseil (tov vnMzuy Nâsti mraké^ 
las o raklo tan. te del les. (c) le garçon ne pouvait pas trou* 
ver (un) endroit (favorable), pour le frapper. GhditaTj «ro- 
kliàs i Yiiamia (GM. (tmi), (c) elle alla, el^ chercba b sqge* 
femme. Nàstik arakliômas, (A(H*. 2> fui* yd^ Uw tepenàv 
tûke, je n*ai pas pu te trouver, poui* te dire un md^Bôdena 
les, ta tidsti arakéna les, ils le cbercbent, et ils ne peuvent 
pas le trouver. Arakliùm mo frjer tchutchô, j'ai trouvé ma 
maison vide. Araklé pes o dût manûsh, les deux bommes se 
sont trouvés (se sont rencontrés). Kàriti arakés edrabà^ où 
trouves-tu les berbes ? Ao yek, araklé but lové, (c) sur Fun, 
ils ont trouvé beaucoup de monnaies. So f arakéna, tckoréua,, 
ce qu'ils trouvent, il volent, &,Tt va tSpciKiu Tarakél o Del^ 
(Nom.) que Dieu (te) gaide — ^te protège. Ghelô péske,aTakli^ 
iià6f (Nom. pour arakliàs) yek drœn, {c. Nom.) il partit (et) 
trouva un chemin. Tu nianghin arakliân, (c) tu as trouvé 
dt^ richesses. Araklids pe dadés, andré ko vesli, (c) il trouva 
son père dans la foret. Te djav te arukdv yek puriâ, (c) que 
j'aille trouver une vieille. Penghiàs e dakaréske, araklîkn 
mo pral, (c) il dit au roi, j*ai trouvé mon frère. 

ArakavAva, V. caus. d'arakdva, i Cl. 2 Conj. part, arakap- 
dô. Attendre. .San t ratt arakiivdvasAonte la nuit j'attendais. 
But arakavghiôm tûke, je t'ai attendu beaucoup. Dja, t'or 



~ 141 -- 

rakdva tut^ vas, et je t* attends. Arakavdô terâv les, je l'ai en 
^ai*de, GM. xh l^^ çwXayi^évov. Arakavâva ko drorw, j'attends 
45ur le chemin. Ma arakâv mànghe, ne m'attends pas. 
Dakar pushlids léstar, tu papinén arakavés ? Ta ov pen- 
ghiâsy arakavâva^ (c) le roi lui demanda, gardes-tu des oies? 
et il dit : je les garde. Ta arakavénas les, (c) et ils le gar- 
daient. 

ArAklïovava, V. pass. araklô'Uvâva:=ssarâkiovavay aràpicH 
vava, part. arâkli(ni)lo, arâki(ni)lo, aràpi(ni)lo. Etre trouvé, 
Arakavghids dez bez divésy te arakél manûsh te bolél o tcha- 
vd, nan'ardpilotar manûshy (c) il attendit dix à vingt jours, 
pour trouver un homme qui baptiserait l'enfant, aucun 
homme ne se trouva. Dans cette citation, on rencontre les 
trois formes d^arakâva. Arâpilotar o manûshj l'homme fut 
trouvé. Arâpilotar pour arâkilotar^ est propre à tous. 
tchordicané aràpiletar, les (choses) volées ont été trouvées. 
BaJcritctumé mas ndn^arâpiol, viande d'agneau ne se trouve 
pas. — ardkliovela, ardkiovel, ardkiol, ardpioly 3 pers. du 
Prés, de l'Indic. au sing. Kaméla tut o dakaranô raklô, tûsa 
fardpiol, (c) le garçon du roi te veut, pour se trouver avec 
toi (s'aboucher). 

ArAtt, (As.) nuit, voy. ratt. eVaratti. Ardtt iri, il est nuit. 

ArattÎ, adv. a pleon. cas loc. de ratt, nuit, voy. Tétym. à 
Fart. rait. Pendant la nuit, Hei. vrSxttiop, Lat. nocte, — Cam- 
puz : arachi, f. noche. Ukhkiné aratti, aie ko kher, (c) ils se 
levèrent pendant la nuit, (et) ils vinrent à la maison. Aratti 
rovélas, (c) pendant la nuit il pleurait. Aratti Vavés mdndja 
ikitané, me lav les léstar, (c) pendant la nuit que tu viennes 
avec moi ensemble (que tu m'accompagnes), moi, je le 
prends de lui. Aratti béndilotar, (c) il nacquit pendant la 
nuit Ghelôtar aratti o Tôdis (n. pr.^ ko kher, (c) Todis alla 
à la maison, pendant la nuit. Ist but aratti, (c) (il) est très 
nuitii:très tard. Aratti pour ratt est usité très souvent par 
tous. / rakli terélas yek dukanés, ta kàth^aratti, (GM. xi6t) 
avélas Idke, (c) la fille avait un amant, et chaque nuit il 
venait chez elle. Ndno^tik sûttiliom aratti^ je n'ai pas pu 
m'endormir pendant la nuit. Aratti isi, ndnastik nikliovava 
avri, il est tard, je ne peux pas sortir dehors. Aratti pagho- 



— 142 — 

êàilotary fGM. lir^yMc, v. imp.) il a gelé pendant la n. TaratH 
ka khânaSj ka piétias e voivoddsa, (c Nom.) et pendant la n. 
tandis qu'ils mangeaient, qu'ils buvaient avec le voivode. 
Aratti ghelôtar ko gav, pend, la n. il alla au village. Okerôs 
(Mtfi;) isds aratti but sudrô, le temps pend, la n. était très 
froid. Sottiân latchés aratti? as-tu bien dormi pend, là n.? 
Yek far arattt\ une fois pend, la n. Aratti aratti ka anélas i 
rakli e papinén, (c) pend, la nuit (répét. fort tard) lorsque la 
fille amenait les oies. 
Arattutnô, adj. du ratt^ nuit, a pleon. Nocturne. HeL 

vuxTfptv6;. • 

Arattiàkoro, adj. du gén. ratt,a pleon. Nocturne. ArcU" 
tidkoro tchor^ voleur de nuit. 

Arattiovel, v. impers, pass. a pleon. Ratt'-uvâvaj on dît, 
ràttiovel et arattiovel^ râttiol et arâttiol. Part. râttilOy aràt" 
tilOj rdkilo, aràkilo^ t changé en k, et quelquefois arâpito^ 
Le verbe avec l'a pleon. est plus général, selon ma propre 
expérience, voy. Gram. 115 Arâttilotar,\\ Éait nuit, GM. ivd- 
xTwet. Ardttinilotar o DeZ, »(ch. Nom.) Dieu a fait nuit=il 
fait nuit. Ici le part, est intègre. Aujourd'hui on dit arât^ 
ti{ni)lotar. Del^ pour Devél. Aràttiovel/\\ fait déjà nuit. Arât" 
tilotar, alôtar ko k^er làkoro gadjô, (c) il fit nuit, son mari 
alla à la maison. Ukhkiné, arâttilotar, léskoro kak anglàl, 
ov palâl ko biàv ghelétar, (c) ils se levèrent, il était (déjà) 
nuit, ils allèrent à la noce, son oncle en avant, lui derrière. 
Ardttilotary beshté o trin borià te khan manrôy (c) il était 
nuit, les trois mariées s'assirent pour manger du pain. 

Arkhevava, V. Commencer. GM. apxe'iw, apx^Ca>. Arkev- 
ghids te kelély (c) il commença à jouer. Arkevghiàs te rovél i 
rakli, (c) la fille comm. à pleurer. Arkevghids léskoro dot te 
rovél, (c) son père comm. à pleurer. Souvent ils prononcent 
arkévavaj GM. dpxrjco, pour ip^e^iw. 

ArkItchi, artchïtghi, artîtchi. Etain. La première forme 
est la plus générale; terme inconnu à la pi. desSéd. qui se 
servent du kalâi. Pers. ^ j jl erziz, plumbum, stannum. — ^Vul. 
H. P. urzeez, s. f. tin. 

ArmAn, ARMANI A, s. f. Imprécation, GM. xaTipa, Skr. ar- 
ma n,n. A disease ol the eyes. P. jl^j' arma?i, suspiratio, 



— 143 — 

desiderium, mœror, aerumna, afflictio, pœnitentia,— Vul. Tr. 
€rman, repentir — Bchi. Pukkhto J^j^ armdn^ m. Regret, 
sorrow, ind. woe, alas— rBellew' s Dict, London, 1867. Im- 
précation très commune parmi tous les Tch. Presque tou- 
jours unie à des verbes. En la comparant aux imprécations 
des Turcs, et des Grecs, on est porté à croire, qu'arwidn 
signifie cécité, résultat de la maladie des yeux. Tr. ^v?-^ j^jJ^ 
kior olsurij qu'il devienne aveugle. GM. va TuçXtoft*;, tiçXav 
va i)(Tf; , que Dieu te rende aveugle. Comme le GM. t4ç>«, 
cécité, signifie souvent imprécation, x«Tap«, Hel. àpa, aussi 
ce terme armdn, dont le sens prim. a été oublié, signifie 
aujourd'hui imprécation, malédiction. Tuç>« ci; xà [ki-ni aou. 
possi tu esser cieco, il ché è una imprecatione — Som. Les 
Tch. avec lesquels j'ai causé de ce mot, le traduisent par 
pXadçyifiita, xotTfltpx. Tr. kiufr. Le mot Fers, parait avoir 
une grande affinité avec le terme Skr. Te terés mi amiàn, 
que tu aies ma malédiction. Te terés e Devléskeri armân, 
que tu aies la m. de Dieu. E Panaydkeri armdn, la m. de la 
Vierge, GM. n«vaYi«. Te terés m'armanid, que tu aies ma m. 

GM. va )[y^ xry xaripav piou. 

ArmAn, armaniâ dAva, v. comp. 2 Cl. 3 Conj., part, armân 
dinô. Maudire. armandiné alétar avatiariny, ta diné ama- 
ré djorés, les maudits sont venus par ici, et ils frappèrent 
notre mulet. Ma vrdker mdnsa^ armdn dav tut^ ne parles 
pas avec moi, (car) je te maudirai. Armandinéya, (voc.) ma- 
ledicte. Armandinô manûshy homme maudit, Hel. ewapaxo;, 
GM. x«Tapa(jtivo;. Dukdla te del armdn, il aime à blasphémer. 
Armdn kaivuxddv tut^ je te maudirai. Te na des manarma'- 
niâj me kamadjdv mdnghe, que tu ne me donnes pas de la 
m., je m'en irai. Tu purie^ (voc), dinidn man armaniâ^ ka 
panghiôm te koré^ (c) toi ô vieille, m'as-tu maudit, parce 
que j'ai cassé tes pots ? / puri penghids, na mo raklô, na 
diniôm tut armanid, (c) la vieille dit, non mon garçon, je ne 
t'ai pas maudit. 

Àrvani gArvani, f. Bulg. gdrvan\ raven — m. Dict. Hel. I; 
x6paxa;, ( impréc.) au diable. Ar. ^^'^ ghurab.pl. j^, f- ghirban 
Corvus, cornix, — Freyt. Terés manghm but, takhidva te me-' 
rés, àrvani gdrvant kamuvél to kher, tu as de grandes ri- 



— 144 — 

chttsses, demain si tu meurs, fa maison sera anéantie. Àr^ 
vani gârvani te aichél te sheréstar^ ce passage, difficile à 
traduire, signifie^ tu sera anéanti par ta téte,^par ta mau« 
vaise conduite. 

AsÀN, Roue. Skr. a r a n, n. the spoke, or radius of a wheeL 

Arzûn, (As.) Blé. P. g^ jj' {erzen), milium — ^Vul, H. Pers. 
urzun, n. millet seed ? (Hind. tchinâj Pankum pUo9Um. — 
Roxb), voy. kurtni. 

AsAvA, V. prim. 1 Cl. 1 Conj., part, asanô. Rire, Skr. h a s, 
tolaugh, tolaugh at, to ridicule. — ^Ridere — ^Wg. Skr. basa, 
m. laughter, laughing, laugh. H. [jl.^ hunsna, v. n. to laugh. 
husana (prop. hun'sana), v. a. To make (one) lau^, to 
cause to laugh. hanse^ f. laughter. husa^ee (prop. /iunsa,ee), 
ridiculing. Hunsee^ f. sport, fun, laughter, hasnehy risus, 
rire — Honig. vol. 2. p. 410. La cons. initiale du Skr. et de 
TH. est muette dans le Tch. So but asâsa ? pourquoi ris- 
tu tant ? Ma (wa, ne ris pas, voy. Gram. p. 102. So dikés 
fasdsa'f que vois-tu et tu ris? Sur dinilô asdsa anglâl 
mande, tu ris comme un fou devant moi. dakàr djdr 
las fasdUis lasa, (c) le roi allait et riait (s'amusait) avec 
elle. So asés^ pourquoi ris-tu? Te djas, Ifasds {d«a,(c) 
allons rire (nous amuser) avec elle. But hari buti t8t\ f aîd^ 
las (c) c'est une grosse affaire et il riait. / r'akli gheravghiâs 
pes, ta shunélas ka asdlas, (ch. am.) la fille se cacha, et elle 
entendait qu'il riait. Vrakerélas man pe môsa o asanô, (ch. 
am.) le moqueur me parlait avec sa bouche, asanô, part, 
rianty GM. -ftkxTciç.. 

AsAvAvA, V, caus, d'osdva. 1 Cl. 2 Conj., part, asavdô. Faire 
rire, tromper. Parmi les Grecs, ycXô, a très souvent la sign. 
d'imTû. Les Tch. en général préfèrent le v. khokhavâvOy 
tromper. Kamasavdv tut^ je te tromperai. GM. Oà oà yikésm. 

AsÀNiovAVA, V. pass. asanô-^vâva, part. a8âni(ni)lo. Rire, 
même sign. que la torme prim. asàva. But asâniliom, j'ai 
beaucoup ri. raklô amnilotary ka penghids i phuri ovokâ 
lav, (c) le garçon rit, dès que la vieille prononça ce mot 
Asdnilotar o raklô, ta ghelô péske yavré mahaldte, (Tr. mor 
hala), (c) le garçon rit et s'en alla dans un autre quartier. 

A.SAiiiË, n. abst. du v. asavdva^ asafvjibé, Rire, éclats de 



-- 145 -• 

tirev Avaklê katunàtar shungbi&m but asaibè^ de cette tente 
j'aî entendu de gros rires. A saibndaay (Instr.) avec de& rires. 

AsAi) gér. mutilé du v. asâva^ a8ai{ndÔ8), en riant. Ami 
a$ai djàia, (c) il va en riant, voy. Gram. p. 105. 

ÂsiNDôd, ASAiNDÔs, gér. d'asdva et à'asavàva. Asaindôs 
nashtôtarj il partit en riant. 

AâAVKô, Pareil, pron.dém.) voy. Gram. p. 75. 

Âspo, m. Prunelle. H. ^j^k ^r' aspas, vicinity, circonfe^ 
rence,2. adv. around, on aU sides. Ce terme, très peu connu, 
se trouve dans une chanson amoureuse. Ahmo asfo.ten'Uf 
vélos yek tchnngâr pashé te keréste^ (ch. am.) ah ! ma pru-^ 
nelle (prends garde) qu'un malheur ne survienne près de 
ta maison. Ah, mo âsfo^ ka isdn zorali, (ch. am.) ah ! ma 
prunelle, que tu es dure (inflexible). Il m'a été traduit par 
prunelle, GM. ^6ft to5 pwttiou. La pupilla dell' occhio. — Som. 
voy. gulôj qui a souvent la même signification. 

AsFÀ, ÂsvA, ÂSPA, n. au pi. Larmes. Skr. v à s h p a, m. 
vapour, hot mist, steam. A tear, v à s p a, vapour, tears, 
V as h p â k u 1 a, adj. Interrupted by tears — Liebich. schwa^ 
die Thràne-^Boehtl. yashwdy Thrâne, — Askh, lachryma, lar- 
me, Honig. vol. 2. p. 396. Il m'a été impossible de savoir, s'il 
existe dans la langue, le sing. d'âsfa. On ne connaît pas 
d'autre forme. Âsfa tchôriana (tchôrdovena) me yakéndary 
<ch. Nom.) des larmes coulant de mes yeux. Léskeri yakd 
pêrdiana dsfa^ ses yeux se remplissent de larm. But âsfa 
tchorddSj (Nom.) elle a v^^ beaucoup de larmes. Âsta diné 
me yakéndar^ (ch.) des larmes ont coulé (donné) de mes 
yeux. / tchirikli tchumidelas les e rakléSy ta katâr e tchiri-- 
Uidkere yakà, tdvdenas dsfa, (c) la poule baisait le garçon, 
tt des yeux de la poule, coulaient des larmes. 

AsHÀRÀVA, voy. Ushardva. 

ÀsLiA, f. Croche, mangeoire. Slav. Ydslri^ ?«tvio, Oec. vol. 
3. p. 368. — Bulg. yàsUiy manger, crib. — M. Déct. 

ÂSMARÉNGORO DUDÙM. Les longues courges appelées par les 
Turcs, asmà kahdk. Tr. U^t asma^ pendu, treille, chasselas 
— Bchi, voy. dudûm. 

AsTALôy m. Piastre, monnaie, presque exclusivement em- 
ployé par les Nom. 2t«{xsv«, l^cyxv xk xp^**» apy^p* î) x*^* 

13 



— 146 — 

^(tttfaattc, itA t^ {oTèEfuvft, fyouv Çuytl^^iavc* Cor. At. voL 1. p. 
83. ST^-rtf, espèce de monnaie, — îd. p. 173. STotriip -rk Çâyiov. 
Phot. Terésa khurdé astalé? as-tu de la petite monnaie? 
Yefc astcdô, dut astaU., une piastre, deux piastres. Ne o yekj 
ti6 o yavér, lifids o astalô, ni l'un ni Vautre, ne prit la p. De 
man avaklé o astalé, donnes-moi ces monnaies. Pers. j 1^' 
astar, pi. asalir^ pondus quoddam indéfini tum et varians, 
quum htc decem, illic sex drachmarum cum semisse pon- 
deri aequet. — vox e Gr. *T«TÎîp, corrupta esse videtur. — Vul. 
A propos de ce terme, Ascoli Zig. p. 17, dit : t Paspati's 
vergleichung mit Pers. astar (Vul.) mag mehr werth haben 
uls er ihr zutraut.i Peu usité par les Séd. dont plus, ne le 
connaissent pas. 

AsTARAVA, Saisir, prendre, part, astardô. Skr. s t r i, to 
cover, to clothe, to spread on, or over, to strew. — Sternere, 
expandere — Tegere, operire.— Wg. Hel. (fropéw, npuwûw. 
Lat. struo. Slav. strôiu et ustroyâiu, mettre en ordre, Oec. 
vol. 3. p. 116. Probablement les Tch. de Tidée de couvrir, 
protéger,préserver,ont formé leur v. de tenir, saisir, prendre. 
— CampuE, estât dar^ a. encerrar, estardado^ m. preso, en- 
carcerado, estaribel, f. carcel. Ta astardô les^tapanléléskere 
mtissid palâl^ (c) et on le saisit, et ils lièrent ses bras par 
derrière. Akaklés tchiriklés, kama^tarâv les^ (c) cet oiseau, 
je l'attraperai. Kamavén i kaliâ Vastarén tut, (c) les négres- 
ses viendront te saisir. Astarâv maiclié, je prends des pois^ 
sons (je pêche). Ta e trinén, astardô len, (c) et les trois, il les 
a pris. Âr asldr les, te 7ia khal tut, ne les prends pas, pour 
qu'il ne te mange (dévore), (paroles d'une mère à son enfant). 
Astard' améti ta donériy (c) ils nous ont pris tous les deux, 
GM. Kcà Toùç i<Kù. Dûi vast astarghiôm /en, ta tu^rrCoghi astor 
résa, (ch. am.) les deux mains je les ai prises (je les tiens) et 
tu a (tiens) mon cœur. M'astàr man, ne me touches pas. 
GM. (A-h (u iwotvTjç, (xt; (x'eyyCÇtjç. T attardas les o Rom, i romni 
ta tchavéy (c. Nom.) et le mari, la femme, et les enfants 
le saisirent. / shubària (Tr. suvdr) mayighén Vastarén les, 
les soldats cherchent à le prendre (arrêter). Pelé palàl Uste 
V astaréa les, ko drom ka nashélas^ivitardô lcs,fiheldé les ko 
koudkos, (c. Nom.) ils le poursuivirent pour l'attraper, on 



— 147 — 

l'attrapa pendant qu il était en route , on le conduisit à 
rhôtel (du gouvern). Tr. qonàq, hôtel, résidence des gouver- 
neurs — Bchi. Astarén akavhà drom, (c) prenez ce chemin. 
Astarghià{s) les, léskoro o rashâi^ ta marghiâ{8) les, (c) son 
maître le saisit, et le frappa. Ndsti astarghiôm les, je n'ai 
pas pu l'attraper. Ta khôros, (xopi;) latchés astâr les, ta danse 
tiens la bien=continues à danser, t Entreprendre, se mettre 
à » Astarél i rakb\ te kerél e rakléske, yek yatrikô, (GM. 
Yi«Tpixb(v) {axptxiv), (c) la fille se mit à faire un médicament 
pour le garçon. Astarghiâs o ruvliàkoro, te bitckavél yek lil 
lâkere dadéste, (c) le bâtonnier se mit à envoyer une lettre 
à son père (d'elle). GM. Tnavw, appigliarsi. — ^Som. Ka dikéla 
léskeri dâi, niglistttar avri katâr ko vudàr^ lias yek kasht 
pe vasténdey astarghiâs te marél les, (c) dès que sa mère (le) 
vit, elle sortit dehors de la porte, elle prit un (morceau de) 
bois dans ses mains (et) se mit à le battre. 

AstArghiovava, V. pass. astardô-uvâva, part. astârghi(ni)^ 
lo. Etre saisi. Kon fastârghiovel, kamatchinén léskeri kori, 
(c) quiconque sera saisi, ils couperont son cou. Tastârdilian 
baré gadjénde, (ch. Nom.) et tu as été arrêté chez les grands 
étrangers, (au milieu de).y6A: alepû,{GM. a>cwoO,Hel. iXwinjÇ)- 
a^târghilitar, un renard a été pris. Astârdilo o tchor, (Nom.) 
le voleur a été arrêté. 

AsTARmÉ, n. abstr. d'cwfardva. Prise. 

AsTARDÎ, n. f. Ce qu'on tient, part. f. dastarâva. — Stour* 
die, a prison, to confine, hold— Simson, p. 333. Vasténgheri 
astardi, (Nom.) ce qui est tenu par les mains, bâton. 

AsTARGHiA kerAva, V. comp. 2 Cl. 1 Gonj., part, astarghiâ 
{astardô) kerdô. Faire tenir, fortifier. Arkepsâilen to teméli 
te astarghiâ kerén les, (ch.) GM. àfyi^ct^f ^f/i^av ih 6f[x<Xi(ov), 
ils ont commencé le fondement, pour le faire fort. — Extr. 
d'une vieille chanson, connue de tous les Tch. Séd. et 
Nom. 

AstarAva, Aiguiser, plus propre aux Séd., part, astardô. 
Astardva i tchuri, j'aiguise le couteau. M' a^fdr /a, ne l'ai- 
guises pas. Astâr i tchuri te tc/îtn^/, aiguises le couteau (pour) 
qu'il coupe. Astarghiâs léskeri tchip te kushél man, il a ai- 
guisé sa langue pour m'injurier. Ahùr diniân^ V astarén tu-- 



— 148 — 

mare tchurid ? combien avez-vous donné, ]pour aig. (pour 
qu'il aig.) vos couteaux? 

AstArghiovava, V. pass- os tordo-uvdva, part. astdrifhi{ni}^ 
lo. Etre aiguisé. Astdrghilitar i tchuri, le couteau a été ai- 
guisé. 

Aster, f. Selle, bâl: Skr Ji« t a r a, a covering, a ooveriet, 
H blanket thrown over the back of a horse or éléphant. H« 
Pers. j^^ ustuTy Lining, ustur karee^ plastering. Pers. y^ I 
{aster). Interior pannus vestis. — ^Vul. Tr. ister^ com. ostor. 
Doublure — Bchi. Terme peu connu. On désigne ordinaire^ 
ment par ce mot, tout morceau de drap mis sur le dos de 
l'animal, au lieu de la selle. Tchidd i grasnid^ tovA i astér^ 
(c) il tire (fait sortir) la jument^ met la selle. Tov i OMtér^ 
(c) mets la s. Tovghids léskeri astér^ ta léskeri zen, (c) il mît 
(sur le poulain) son drap, et sa selle. On voit par cette cî-^ 
tation^ qu'a^tf^r est le drap grossier, mis au dessoiia de la 
selle. 

Asti, (As.)^ Skr. asti, il est. 3 pers. sing. de l'initie, du 
V. Skr. a s, to be. Hel. loxL Pers. ^:i-^t (esty^WvX, InsL L, 
Pers. p. 119. Ce terme a la sign. d'avoir. Tr. j'j vor, verb. 
impers, il y a, ce qui existe, ce qui est et se trouve quelque 
part. — Bchi. Masi esti ? y a-t-il de la viande ? (avez-vous 
de la). Dimika haut estif avez-vous de Teau? Dimikc^ votre^ 
Maghi dost (Tr. w— y dost) asiî, j'ai (un) ami. Maghi dtis/i- 
man (Tr. ^^i^^-^ dtishman) asti, j'ai (un) ennemi. Mihi est 
amicus, inimicus. Asti, qui est Téquiv. d'm' des Tch. Roum. 
est inconnu à nos Tch. même à ceux qui habitent la province 
de Bithynie. 

AstrAki, f. Espèce de pâte, qu'on expose à l'air poiur 
blanchir. GM. d«Tpax(o(, terrazza fatta con calce et cimento 
gi'osso — Soni ; aarpaxià dérive d'«<iTp«xov, car les coquilles pi* 
lées entraient largement dans la composition du ciment Le 
turnie est très connu dans les îles de î'Ai'chipel, et presque 
oublié par les habitants Grecs de la Roumélie. 

Âta, (As.) Farine H. ^' 1 ai'a, flour, meal, voy. vanrô, 
Amiki ata ghesvavi notre farine (est) de blé. 

Atiâ, até, adv. Ici. Skr. a t r a, ind. in this place, here> 
lu3rein. H. id^hur, adv. hère, oodjiur, thei*e — Zend. adku, 



— U9 — 

àdv. hic. — ^V. Sade, Broeckh, p. 341. avadha, h!c, id. p. 344 
— Burin, etoy, hère. As. Res. vol. 5 p. 238. Attâ isôm,']e suis 
ici. jéUàéla, viens ici. Udjâker mânghe a4id, attends^moi ici. 
Mi hakht atid isi, (c) ma fortune est ici. Tu,8orôdenas cUiâ? 
(c) toi, que cherches-tu ici ? 

Atekés, adv. Par ici. So herés atekésf que fais-tu par ici? 
Prob. atidke. Dat. 2 comme akanghâ, akandke. 

Atàr^ atiâtar, abl. d'até^ atid, ici. D'ici, Atdr avdvOj jô 
viens d'ici. Mar tûna, perddl tûna, (Tr . ^ j^ thouna) (ch. 
am.) d'ici le Danube, delà le Danube. Te nashés atidtar, que 
tu partes d'ici. But dur atdr^ très loin d'ici. Atâr ndna dt- 
kiol {dikliovelay dikUala, dikliol^ dtkiol) d'ici on ne voit pas 
GM. ftàv f oe(vct«i. Atdr ka kadjds, m' ta drom, yek kali sukdr^ 
(c) par ici où tu iras, il y a sur le chemin, une jolie né* 
gresse. 

Atcuaràva, voy. AkarAva, part. oUchardô. Soupirer. Sar^ o 
divés atcharéia^ (c) toute la journée die soupire ; forme rare« 

Atchâva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, atchilô. Le v. Skr. 
a t c h^ to go to or towards, to worship, ressemble pour U 
forme au v. Tch., mais la signification en est si différente 
qu'on ne peut pas penser à cette rac. Skr., à moins que le v. 
n'eût une signif. pareille à celle du v. Tch. Opré pirénde 
{UehdvOy je reste sur pied (pL), GM. ùxixofMH tiç tô «o^i, se 
tenir debout. Atchén DevUsa^ restez avec Dieu (Salut, très 
com. parmi les Tch.). So atchilô te kerds ? que reste^il à 
faire ? Ndn' atchilô pakiaibé^ il n'y a plus de confiance. Saré 
na^htétar ta me, atchiliôm kôrkoro, tous sont partis^ et moi, 
je suis resté seul. Kon katchél temeliéstel (GM. OtfAiXiov) 
(ch.) qui restera au fondement? MaJimûtis atchilô kôr^ 
koro, (c) Mahmoud resta seul. Atchité yek gauéste, (c) ils 
restèrent dans un village. raklô penghids, m^ atchén tûke, 
purte, (c) le garçon dit qu'elles (les monnaies) restent à toi, 
6 vieille. Na^ ma pral, yek mûrsh alô, atchilô yek ratt, (c) 
non, mon frère, un mâle est venu, (et) il resta une nuit Ati 
atchilôm, (Nom.) ici je suis resté, até pour atM. Atchilôtar 
yek kher^ une maison resta, (après l'incendie). 

Avakà, avkA, pron. dém. composé, avnxkd^ voy, avdivéSf 
fem. avakhidj pL avaklé. Ceci, GM. ctoOtoç* Avaklé ka pendv 



— 150 — 

tûkey (c) ces (choses) que je te dis. Avakâ stkavél, ceci 
montre. Avakhid i buti uvila, cette affaire est possible, GM. 
yCvtrai. Tr. oluT. Avakà hersh, cette année. So isi avakdf 
qu'est-ce que ça ? Sar penéna avakà ? comment appellent- 
ils celui-ci? pour avaklés. Me avakhid mol kinàva fa, moP 
{même) j'achète ce vin. Avakà lil, cette lettre. Avakhtà suvy 
cette aiguille. Avaklés e tchorés, (ace.) ce roleur. Avakhtà 
butidtar^ (c) de ce travail. Avakà faw, (c) cet endroit, pays. 
Avaklé raklidyCes filles. Avakà dft/ës, ce jour. Avékté tanêste 
dans cet; endroit, voy. Gram. p. 71. 

AvATiA, adv. comp. av-atid, voy. avdivés. Ici, Avattà tov- 
ghiôm les, je l'ai mis ici. Avattà, amaré fanêste, ici, dans: 
notre endroit (pays). Avatià, so kx^f isi ta so tchesniés^? (Tr. 
à^Jt^ tchesmê) (c) ici, quelle est (cette) maison et quelle est 
(cette) fontaine ? Beshéla avatià pashé/\\ demeure près d'ici • 
phurô pefighiàs Idke, so rôdes rainnie avatià? {c} le vieil- 
lard lui dit,que cherches-tu ici Ô f.? Avatià isôm^e suisîcf: 

AvAtiarIng, adv. Ici, par ici, GM.* êJcTrtt, Hel. &St ic?, Dor. 
&h wqt. Cor. At. vol. 4. p. 112. Dàde^ me avàtiaring Uôm e 
viziriéskeri raklià mànghe,(c) ô père, moi ici (étant dans ce 
pays) j'ai pris (en mariage) la fille du vizir. Ta penghiàs: 
Bvàtiaring télé y (c)et il dit : en bas, par ici. Mo dat, moprat, 
nan' isi avàtiaring, (c) mon père, mon frère, ne sont pas 
par ici. Penghiàs làke o raklô, sar ulinô tûke phurie, (voc.) 
ka aliàn avàtiaring pashé mandée (c) le garçon fui dit, 
comment se fait-il (devenu) que toi, ô vieille, tu es venue 
par ici, auprès de moi? Shunghiâs ka isôm avàtiaring; il a 
entendu que je suis par ici. Besh tu avàtiaring, me kadjdv 
me dadéste, (c) assieds-toi par ici, moi j'irai chez mon père. 

AvatAr, adv. abl. à' Avatià, D'ici. Abôr dur isi avatar^ à 
quelle distance est-il d'ici? Nashtétar avatar, {c) i\s sont 
partis d'ici. 

AvAvA, V. prim. 1 Cl. 1 Conj., part. Sed. alô. Nom. avilô. 
Venir. Skr. av, to keep, protect or def(;ud, — »Tir\'are, tueri, 
ire, adiré. — Wg. Skr. v a y a, to go, H. U \ ana, v. n., to 
come, to be, anatee, f. the coming of an army, the approach 
of a friend, ava ja,ec {ana^ to come and U U. djana^ to go) f. 
Coming and going. Aor. Nom. avilôm. Il me paraît que le 



— 151 — 

part, des Sèd. ulô, n'est que cette forme a(vi)lô. Avdva katdr 
ko gav, je viens du village. Avdva me prsléskoro keréstaVy 
je viens de la maison de mon frère. André avâva^ je viens 
dedans^ j'entre, Hel. cpi€aîv«. Ta tûya kamavés^ et toi aussi 
tu viendras. Ta ovokd kamavély et celui-là viendra. Me avél 
me resavél, <ch.) qu'il vienne, qu'il arrive. Kdstar alidn ? de 
{la part de) qui es-tu venu? Méya kamavâv^ et moi aussi je 
viendrai. Tûte avdvay à toi je viens. Ta unghmitar aviliUir 
pe roméste^ {ch. am.) et elle se leva, et vint chez son mari, 
JRom avéna Stirpanéskere panaytréstar^ (GM. icavaytipi, HeL 
wavTQyupiç) (ch.) des Tch. arrivent de la foire de Stirpan (vil. 
de la Roum.). Ta pendds léske, djanés, avdvas te kheréste ta 
mangdvas khanrik lové^ (c. Nom.) et il lui dit, tu sais (que) 
je venais à ta maison et je demandai un peu d'argent. Trin 
divés iidn' alôtar (c) (depuis) trois jours il n'est pas venu. 
T avél mmi te dav tut^ et il me vient (l'envie) de te frapper. 
JJikélas o voivôdas ndn^ alô o tchor, (c) le voivode vit (que) le 
voleur ne vint pas. Penghids i phuri^ akand avéna, (c) dit la 
vieille, ils viennent à l'instant. Djut kamavél te lel p vanrô^ 
<c) le juif viendra prendre l'œuf. Pende e rakliénghere dot, 
khuydzeti (GM. x«wyiaÇw) les, tf avél opré ko kher, (c) les pères 
des filles dirent, appelez-le qu'il vienne (monte) sur la mai- 
son. Te djav Vavdv, (c) aller et venii-=que j'aille que je 
vienne. / gadji djal avéla, (c) la femme va (et) vient. Avdi" 
vés o dalcaranô raklô alôtar, yavré duyenéste ghelôtar, ta 
mdnde nân^ alôtar, (c) aujourd'hui le garçon du roi est venu, 
il est allé à d'autres boutiques, et chez moi il n'est pas venu. 
Gadjéyay (voc.) avéla tûte, (c) ô mari, il vient (viendra) chez 
loi. Kdrin isi mo pral ta ndn^aiôtar ? (c) ouest mon frère et 
pourquoi n'est il pas venu ? / rakli penghids; ndnastik avdva 
tûsa^ (c) la fille dit : je ne peux pas venir avec toi. Ta tu 
kdnna kadjds, ta kavès^ (c) et toi, quand iras-tu, et (quand) 
viendras-tu ? Penghids i rakli, méya tûsa kamavàv, (c) dit 
la fille, et moi aussi je viendrai avec toi. Av akaring, viens 
par ici. Penghids léskoro dat, avdva mo raklô, (c) son père 
dit, je viens mon garçon. Alidn ta beshghidn pashé mdnde, 
(ch. am.) tu es venu et tu t'es assis près de moi. Alépeda-- 
déstej dut léngoro pushlids, kdringhelidn^ (c) ils vinrent à 



-.152 — 

(chez) letir père, leur père demanda^ où êtes vou« altés ? 
PengMâs o tchav6,Ynéya kamavâv ko biâv, (c) dit l'enfaint, et 
moi aussi je viendrai à la n6ce. voy. Ela. 

AvDivÉs, adv. avdiés. Nom. Aujourd'hui, M^vés^ voy- 
divés. H. ^} ub (Skr. ctdjfa), now, presently, just now, a 
little while ago, comp« Hel. H\ufoy^ T^fACpov^ r^iUftf. AscoH 
2ig. p. 20. Pott vol. 1. p. 258. — Avdes^es, aujourd'hui. — 
Vail. p. 456. Ist latchés atdivés, il est (se porte) bien aujour- 
d'hui. Avdiveséske khashôi^ aliment pour auj. Avdivesistar 
yekvdomâda^G}A.(l)6i9lt,iix^ Hel. e€^[xà<, d'auj. une semaine. 
Avdieés kamadjâv, j'irais auj. Sar isân avdivés^ comment 
es-tu auj.? Tedjav ^vdivés ki bâgnia, j'irai (que j'aille) auj. 
au bain. Avdiés te rddâs (Nom. Zap.) partons auj. 

AvekA, adv. du pron, avakâ^ hîc. Ainsi, Hel. oCtû^. Mi 
hakht avekà '8as,'^c) mon sort était ainsi (tel). Me avekdshun-- 
ghidm^ j'ai entendu ainsi. Ta trin far avekâpenghidSj et trois 
fois il dit (parla) ainsi. Avekâ f alekây comme ça, comme ça. 
Quelquefois le v est changé en l dans les deux mots, Alékd 
V al^&j lélas i phurt pandj ghrôshia (Tr. ij^jj^ ghrush), 
comme ça, (répêt.) (par ses fourberies) la vieille prenait cinq 
piastres. Penghiàs léeke, ah rôma^ avekd piravén kasht ? (c) 
il lui dit, ah 6 homme (o^ ftvOpcDir»), est-ce qu'on fend du bois 
comme ça ? 

AVGHtN, n. m. Miel. Pers. ^J:r^^ {enghehin\ mel, enghebm 
khane, apiarium, alvearium, enghébine^ dulciarii cibi genus 
ex melle paratum, inspissatum et concretum. — ^Vul. Campuz, 
o^î, f. miel, guinoso, adv. meloso. Liebich^ gwirij der Honig. 
Kerêna tumaré tanéste, avghin ? faites-vous dans votre en- 
droit (pays), du miel ? Me kamandv tridnda enia tulûm a»-- 
ghtn gudlôy (c. Nom.) moi, j'apporterai trente neuf outres 
(de) miel doux,(Tr. >^ thulûm^ outre). Khanrik avgMn^on 
peu de m. 

AvGHiNÉNGORO, adj. dn gén. du préc. au pi. Vendeur de 
miel, en GM. on dit souvent {liXt*, pi. du jiiXi. 

AviNi, (As.) Miroir, P. ^ \ {abghine) vitrum, crystallum^ 
abghine kliané^ domus speculis circumquaque omata.-^ 
Vul. Tr, aïiné^ vulg. ahia. miroir — Bchi. H. Pei's. abgeenu, 



— 153 — 

a mirror, looking-glass, a drinking glass.— Pukkhlo, d-tna, 
t a mirror, looking glass. Bellew's Dict 1867. 

AvKés, AVGÔs, adj. et adv. voy. Ascoli, 2ig. p. 20. Liebich, 
iva^Oj der erste. Udjakerdé dji te bashély o avgô bashnô, (c) 
ils attendirent jusqu^au cri du premier coq (qu'il eut crié)» 
Dans la bouche des Nom. avgôs perd son s final. Chez les 
Séd. il est en général adv., et on le pron. constamment a^^gôs. 
ou avkôs. Avgôs^ i$dnas latchô ^nanûsh^ auparavant, tu étais 
un homme bon. Avgôs isâTias baravcdô, ta akanà vUinidn 
tctiorô, aup» tu étais riche, et maintenant tu es devenu 
pauvre. Atjkôs ka (wéla, kamaddv les, (c) le premier qui 
vient, je le frapperai. Avgô manûshy (Nom. Zap.) homme 
distingué : terme aujourd'hui très rare. Plusieurs même ne 
le connaissent pas. 

AvGUTNô, adj- d' avgôs. J'ai appris cet adj. des Zapâris, 
parmi lesquels il est d'un usage très général. Avgutnôtchaô^ 
Tenfantalné. AvgiUné manûsh muléy les hommes premiers 
(âgés) sont morts. Paroles d'un Zapâri qui me racontait les 
malheurs de sa famille^ A vgvinï romni, femme premièi*e, 
très vieille. Je crois c^avgôs et avgutné n'ont aucune af- 
finitéy avec le pron. avakd. 

AvRf, adv. En dehors. Skr. va h i s, v a h i r, ind. out, 
outwards, external, v a h i s-sth a, adj. extemal, outer. voy. 
bahara, (As.) Campuz — abri, adv. fuera. Aw^ katdr ko drom^ 
en dehors du chemin. Djav avri, je vais dehorsssje sors. 
Adjài avrt dja tuke, plus en d. vas-tu. Nikavdva les avri, je 
le fais sortir d. Karnadjdv avriy j'irai en d. Ov ndna djdlas 
avrt, (c) il ne sortait pas. Atchilô avri, il est sorti en d. 
PiréUis avrt katdr ko gav, (c) il marchait en d. du village. 
Niglistitar ta i khanûm (Tr. /•j ^ khanum) avri, (c) et la 
dame sortit en d. Quelquefois avrt s'entend avec la part 
te. Te djas avréte^ allons en d. Avrik, Nom. 

AvmAL, adv. abl. d'avrt. De dehors, iÇbiftcv. Avridl avéla, 
il vient de dehors, il est étranger. Burddni (n. pr.) avridl 
avilô, Dimos (n. pr.) murdardô les, (c. Nom.) Burdâni vint 
du dehors, Dimos l'assassina. 

AvRUTNÔ, adj. d'avri. Externus, eÇcoTcpuo;. Awrutnùmanàsh, 
homme étranger. 

14 



— 151 — 

Az6m, (C Grec). Plusieurs. Adjdi azâm ût, (c) il y a encore 
plus. Azom bersh, mo raklô na isâSj (c) (depuis) pL années 
garçon n'est pas à moi=il y a pi. années que je n'ai pas de 
garçon. Alétar azôni but manùsh amaré katuftâtej ta ker* 
dam biàv^ pi. hommes vinrent dans notre tente, et nous 
avons fait (célébré) la noce. Djin azâm hérsh^ mânghe mor 
réaa pes (c) depuis pi. années^ ils se battent pour moi. Yek 
merià (GM. f*^ (lipoç) djin azôm manûsh îst, (c) (d')un côté 
il y a pi. hommes. Dikéla djin azôm manûdiy (c) il voit pL 
hommes. Azôm manûsh ghelétar'7 (c) combien de person* 
nés sont venues ? Mo raklôy m'an djin azâm shttbarienj (Tr. 
suodr) mon garçon, n'amènes pas autant de soldats. 



B 



Baba, n. f. Grand' mère. GM. ^6i, yiac^ {ide^dvc, Avola, 
nonna — Som. On écrit quelquefois iq ^So^, Gor. Ât. vol. 5. p« 
29. Slav. Baba, (&a(A(tii^ (a«i«, Oec. vol. 2. p. 4. Bulg. grand' 
mother^ midwife, — ^M. Dict. Mi baba mulUar, ma gr. est 
morte. Mi baba phûrilitar^ ma gr. est vieillie. Lâkeri bar 
bdke penéna Papûra, (c) sa (d'elle) gr. ils appellent Papàra. 

Bâbo, n. f. Grand' mère. Autre forme de baba. Les nomâ 

fem. terminant en o sont très rares. Tr. u\ ébé^ Grand'* 

• 

mère — Bchi. Ela avatid bâbo, viens ici gr. Avakd Jcher isàs 
me babôkoro, cette maison était de ma gr. 

Bàbo, (As.) Father, père. P. H. 1^ Lj baba, m. father. H, 
baboo, m. master a title given by Hindoos équivalent to 
Mr. or squire. Bâbo ki tdni ? le père en quel endroit est^il ? 

BaborItcua, f. dim. du bâbo, bâba^ babort. GM. yutyiâ, 
grand' mère, dim. 'jivfi'^a. a Das slavische Deminutivaffix, 
itcha, est bei dem Zig. sehr beliebt » — Boehtl. Mél. As. Tom- 
2. p. 21, note. Kôrilitar mi baboritcha^ ma grand'mëre est 
devenue aveugle. 

Bagnia, n. f. Bain, It. bagno, Slav. bdnia^ Xourpiv. Oec 
vol. 2. p. 6. — Bulg., Bânia, bath — M. Dict. Gherdv tut andré 
ki bàgnia, (c) caches-toi dans le b. Ghelitar e phuriàsa ki 



— 155 — 

bâgnia, (c) elle alla avec la vieille au b. Tr. hammâw, bain 
public — Bchi. 

Bagniàkoro, adv. du gén. bdgnia au sing, App. au bain^ 
domestique de bain. Tr. ^)Lj téllak, GM. XouTpiptj;, bagna- 
ruolo, stuffaiolo — Som. Ghelô andré ki bdgnia ; e bagniâkere 
manûsh^ jHilûdencis lesy marénas les, (c) il alla dans le bain, 
les hommes du bain (domestiques) le chassaient^ le battaient. 
Pushlé léstar, e bagniâkere manûsh, kdskoro isi avakâ kho- 
shâfi ? (c) (Tr. ^^j^ khoshab) les hommes du b. lui de- 
mandèrent, de qui est cette boisson ? 

Bahàra, (As.) adv. En dehors. Skr. v a h i r, va h i s^ ind. 
eut, outwards, external. H.^^ bahar, or bahir, adv. with-r 
eut, foreign, bahree, adj. a foreigner, a stranger, outward. 
Bahir jana, to go out. — ^Yates Introd. p. 197. Ce terme est 
moins altéré qn^avri des Tch. Roum. 

BAHRôm, (As.) mon frère, voy. praL 

Bakht, n. f. Fortune, sort, hasard. H. w^ bukht, s. For- 
tune^ prosperity, luck, felicity. Bakhiavur, adj. Fortupate — 
Armén. pakht ou paht, fortune, et pakhiavor^ fortunate. 
tidjpakhty unfortunate — ^Hamlin. Pers. bakhtj fortuna. spec^ 
bona fortuna, félicitas, prosperitas, potentia. — ^Vul. Aft bakkf 
kdrin isda?(c) ma fortune où était-elle? Ta minri mi bakhty 
kerghids man yek rukj sar ka dikés man, (c) et la mienne,, 
ma fortune (sort), me fit (transforma en) xm arbre comme tu 
me vois. Bakhtàta {bakhtidte) te nakél okotdr, par hasard 
{qu') il passa par là. Ndna terdva bakht, je n'ai pas de for- 
tune. Unghi (Séd. ukhki) Kotdni, H bakht nakéla, (ch. Nom.) 
léves-toi, 6 Kotàni, ta fortune passe. Les Grecs et les Turcs^ 
se servent très souvent du même mot. Tr. bakhtim yok. GM. 
ièv l^tt (ATcax^ je n'ai pas de fortune, du succès. Armân kor- 
ddv tûte^ bakhtid ne dikés te sheréste^ je te maudirai (pour) 
que tu ne voies pas de (bonne) fortune sur ta tête. Sardnta 
graién de man^ méya te dikdv mi bakhty (c) donnes-moi,, 
quarante chevaux, et moi je verrai (chercherai) ma fortune. 

Bakhtalô, adj. Qui a du succès. — Misérable, digne de 
commisération. H. Pers. buk,htmmiT. adj. Fortunate, bakht-- 
mand. adj. fortunate — Yates Introd. p^ 198. H; Pers. Bukht 
bulee, adj. Lucky, fortunate, (comp. oi bakht a^ai, Skr. bail. 



— 136 — 

powerfui). bakhtatô phurô mulôtarM misérable vîeînani 
est mort. Dakhtalô nianûsh, homme heureux^ 6M. r\àjt^. 
Ta % bakhtali, liés la i dar, (c> et la misérable^^Ia frayeur la 
saisit. Nàna djanéla» o bakhtalô o Kazàkm (il pr.)^ to di- 
inià(s) les e baré pudmésa,, (c) rinfortimé Kaz&kos ne saurait 
(rien) et i) le frappa (tira) avec le grand fusil. Ra^mdnghe, 
e bakhtaléske, (ch. am.) pleures pour moi le misérable; Idâi 
rovél, pe roméske penélas^ ma de^ me tckavé^ e bakhkdés^ 
Petkdd& a roviy e ramniâke^ unghi vemme^ te dja$ amin o» 
ménghe,^ amaré bavé droménde^ t amari tatèéndCy f amaré 
herd katunéruie, te dikds^ mnaté tchawén, f amaré Mtermén^ 
f amaré grosnién, (c. Nom.) la mère pleure, elle disait à son 
mari^ ne frappes pas mon enfant malheureux; le mari dit 
à la femme, iéves-tm ô femme, allon^^nou&en dan» nos^ en* 
dixHts et dans nos maisons tentes^ à Toir no&enfants> ei nos 
âuesses^ et nos juments. 

BAKHToaf, n. f. dim. de bakht. Mi bmkhtori ka^tsâmt» mot 
khurdi tchaioriy (c) (c'étais) ma (mauvaise) fortime^d'ôtre (que 
j'étais) comme une petite fiile=de me comporter CMnme- 

Bakutché, s. m. Jardin. H. Pe^. ba^cbu^ a smaH gar^ 
den (dim. of bagh) Tr. Pers. baghtcké, jardin de fleurs^ par* 
terre de fleurs — Bchi^ commun à tous les habitant» de La 
Turquie. 

BAi, n. f. pi. haïd^ Manche. Skr. b â h u, the arm^ the stde 
of any angular geometrical figure. H. ^^han%ihe arm^gua* 
rantee, protector or security, ban^h dena, to assîst. Une 
autre iorme est bahoa, an arm, — ^manica, manche, manu» — 
Zend bâzu, der Arm. V. Sade,Broeckh, p. 3S0. PùrévdUUar^ 
mi bâi, ma m. est déchirée (fendue). baré rashài teréna 
bughlé baid, les grands prêtres ont des m. larges^ Tehindi 
mi bâiy ils^ cmt coupé ma m. 

Bakâra, (As.) Mouton, voy. bakrô. 

Bakrô, n. m. Mouton, bakriî. Skr. bûkka, thehear^ 
b r i k k a, the heart, the kidney^ v a r k a r a^ m. f. anyyoung 
animal, a lamb^ a goat. H. ty^ 6ofcra, a he-goat. ^^jf bth 
kree, a she^oat, si) y bok, m. a he«goat, a ram. Bakray capra^ 
chèvre, Ziege, Honig. vol. 2. p. 380. Bakri^ agneau — ^Vail.p. 
457. La parenté de bakrô avec le Skr. n'est pas trè& claire. 



— 157 — 

ruvd khalé e bakréti, les loups ont mangé les m. Katdr 
ko tut e bakréngoro keréria latchi tchelali, du lait des brebis 
ils font du bon fromage. bakrê tchutcht déna, \es brebis 
donnent du lait (allaitent). 

BAKBÉsK0R0,adj. dn gén. bakrô, au sing. App. au mouton. 
Dukdva o mas o bakréskoro, j'aime la viande du m. Mâr.dra 
baJcréngheri,(Tr..gj^J\^ mandra)* bercail des moutons. 

Bakrorô, m. dim. de bakrô. Agneau. Kdrma tchinéna e 
bakrorén? quand coupent-ils (abattent-ils) les agneaux. 
Quelquefois pron. bakrirô. 

Bakritchô, m. dim. du bakrô. Agneau. Murddliletar o 
bakritché katdr ko but shil, les agneaux sont morts (à cause) 
du grand froid. Khalids but bakrê ta bakritchén, il mangea 
(dévora) plusieurs moutons, et agneaux. 

Bakritghanô, adj. de bakritchô, App. à Tagneau. Bakri^ 
tchanô mas, viande d'agneau. 

Bakyz, Pakézi, (As.) adj. Beau. H. Pers. »>/Ij pukeezUj 
adj. Clean, pure, neat. Pakeezukee^î. cleanness, purity, neat- 
ness. S'b paJk, adj. pure, clean. — Purus, elegans — Vul. voy. 
Tchordô, et Sukdr. 

BAi, (As.) voy. pa. 

Bal, n. m. Cheveu, pi. bald. Roum. et (As.). Skr. b â 1 a, 
ignorant, young, hair — b â 1 a, puer,pilus, cauda — Bopp. Glos. 
Skr. H. jÇ 6a/, hair, a child. Skr. b à 1 a k r im i, m. a louse 
k rimi, ver. — Campuz. bal, m. pelo. Ndna ghanlids pe bald* 
il n'a pas peigné ses cheveux. Baré-^baléngoro, qui a des 
grands ch. Te tchinés te tchavéskoro bal, que tu coupes les 
ch. de ton enfant. Àrakliômas (Aor. 2) te baiéndarj(ch. Nom.) 
j'avais trouvé de tes ch. Léskere bal baré isds, ta umblavdô 
les opré ko karadj{l, (c. Nom.) ses ch. étaient grands (longs) 
et on le pendit sur l'arbre. M ici, est au pL, les Nom. em- 
ploient rarement la forme pi. bald. Diklids ipuri Idkere bal, 
(c) la vieille vit ses (d'elle) ch. Tchivghiàs po vast Idkere &a- 
lénde, kamadélas Idkeri kori, (c) il jeta sa main dans ses ch. 
il coupera son cou (avait l'intention de). 

Balalô, adj. de bal, qui a beaucoup des cheveux. Hel, 
Tpt;(&Syi;, capillosus. BénghUotar balalô, il est né avec beau- 
coup de ch. 



— 158 — 

Balorô, dim. de baly voy. Ukhkiavdi. 

Balamô, Grec. voy. p. 24. J^ai entendu quelques Nom. ap* 

peler de ce nom les Arméniens, que tous les Tcb. appellent 

Ermeni, tchoribéebalaméskoro, le vol du Grec. Obalamê 

murdardé e romés ta léskere tchavén, les Grecs ont assassiné 

le Tch. et ses enfants. Yek balamêsa vrakerghiôm, j'aî parlé 

avec un Grec. Isi yek merid (Hel. ptfpoç, GM. \ufié) me praty 

yek merid isi balamé, (c) (d^un côté sont mes frères^ (d')un 

côté sont (des) Grecs. bovéskoro isi balamô^ le foumier 

est Grec. Mo, tu balamô isdn, t/a (Tr. ya) Rom isdnf ot pen^ 

ddSy mo, me baUtmô isâm, (c. Nom.) mon (ami), es4u Grec^ 
ou es-tu Tch. ? il dit, mon (ami), je suis Grec. 

Balamorî ^ dim. f. de Balamô. Shukâr balamoriâ^ (chjam.) 
jolies Grecques. Balamiyrôfi}/[. rpaweéicoula^. 

Balamanô, m — Nf, f. adj. de balamô. App. à un Grec. 
rpatxuc^;. Ahméti Khorakhâi ta i Eïênka (GM. 'n^yw^ 
Hel. *EXtvt)) i Balamnt,Ahmei le Turc et Hélène la Gtrecque^ 
titre d^une chanson populaire. balamanô rwn^ i fcôoâro- 
khdskeri romni ruvné pes^ (c) le Tch. Grec (et) la Tch. Mu- 
sulmane, pleuraient. Tilia^ddi (TiQ^tyotSt) ka katéna in katlâ^ 
penéna léske flistiri, (y^u^Tiip^ arcolo, arcolato — Som.) babi'- 
manés, le fuseau avec lequel ils filent le fîl^ oq l'appelé en 
Grec ylistiri^ déL d'un Tch. du nord de la Roum. 

Balaméskoro, adj. du gén. baiamôy an sing^. Grec. Balor- 
méskeri gadji^ femme Gr. Balaméskeri rwnni,, femme Gn. 

Balô, n, s. Cochon. Skn b a I a, adj. Strong,. stout, robust 
powerful, b a 1 i n, ad). Strong» ba 1 i^ a camel, a bu&lo, a 
buU, a hog. — Balin, (eig. stark, und imter den Benennxmgen 
fur mchrere Thiere,auchSchwein)shseintdergrossen Weite 
der Bedeutung wegen unzulàssig — Pott vol. 2. p. 421 xomp^ 
Hel. wtTctvoç qui vole, volatile, «srstvJ^v, oiseau, et GM. Tc&rstv&c, 
coq, Hel. iUjtTpuà^v, Hel. «Xoyav, sans raison. GM. &Xoyav^ che- 
val, l'animal par excellence, sign. qui date du temps de Diod. 
Sic. XXIU. Cior. At. vol. i. p. 43. Kilalabalô, e. gras. ce mot 
est rare, on préfère balitchâ. — Campuz, balichéy m. eepdov 
balicho^ m. la carne grasa del cerdo. 

BalI, n. f. Truie. Pandj balén benghids i bali, la truie a 
cochonné cinq cochons. 



— 159 — 

Balohô, n, m. dim. de balô . 

Balitchô, (Nom.) m. Cochon. Te des len balitchén^ que ta 
chasses des sangliers. 

Balanô, adj. de balô. Âpp. au cochon. Balanô mas, viande 
de cochon (porc). 

Baléngoro, adj. du gén. feaW, au pi. Âpp. au cochon. Hel. 
^oipoSovxi;, porcher, bulén ka IcharavélUj celui qui mène à 
paitre les cochons, dêfin. d'un Tch. 

BAli, pal, pel, (Nom.) vase à boire, coupe, H. Pers. piyalaj 
m. A glass, a cup,— A priming pan (of a musket) Hel. çiaXt), 
Scyphus, poculum vino bibendo— *VuI. iL bêla, f. Name of 
a shrub (Jasminum Zambac) a cup. ?H. Jb baly an ear of 
corn, a crack in a cup or glass. Ka déna ko keré pài, (avec 
lequel) ils donnent de l'eau dans la maison. — défin. d'un 
Tch. Nom. Kamàma yek bdli pâi te piâVj (Nom.) je veux un 
verre d'eau à boire, Yek pal mol de man, donnes-moi un 
verre de vin» Terme inconnu aux Séd. qui se servent du 
takhtài. 

BalvAl, voy. Palodl. 

Baldjan, Badjan, (As.) Mélongène. P. jLi*^* ^Lj (badindjan) 
Solanum melongena — ^Vul. Patlidjan, id— Bchi. H. buegun^ 
m. the egg-plant. (Solanum melongena). 

BandAva, PandAva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, bandlô^ 
bayiloy pardô. Skr. ba n d h, to bind, or tie, Ligare, coUigare 
Wg. H. L»jjIj bandyhna, v. a. to tie, to shut, to stop water, 
to embank, to bind, to fasten. Pers. ^ (bendj imp. v. ben^ 
den, ligare— Bend, ligatura bandage.—- Honig, Vol. 2. p. 398. 
Bend kerden^ to bind, Germ. binde, band, Fr. bande, Angl. 
bend, bandage, bonds. GM. «tpxXû eic^oikO^tù, Hel. xXtUù. 
^(fxkh^y liXo^i TTo^ûv Sft9(A(i>Ti(ptov. Hesych. Cor. At. vol. 4. p. 583. 
• Lier.» Panlé lénghere mussiây gheldô les ko baréy{c) ils liè- 
rent ses bras, et ils l'amenèrent aux grands (chefs). Ta pan^ 
las les Idkere romés andré ki damia. (ch.^Nom.) et il le lia, 
(enferma) son mari dans la prison. Ta panlâs les ko ko- 
radjil, {ch. Nom.) et ift le lièrent à l'arbre. An mànghe o 
tulûm, (Tr.) te panddv les me ghiokéste (Tr. gtieuïus) (c. 
Nom.) apportes-moi l'outre, que je la lie (attache) sur ma 
poitrine. But panlé, bien (fortement) liés. To ôi yek sevU 



— 160 — 

hanlids e shelisa, (c) et elle lia un panier avec (une) corde. 
En général les Nom. prononcent panddva et les Séd. ban^ 
dâva, l'Aor. panlôm, au lieu de pandlôm. Chez tous, il est 
rare d'entendre le d de l'Aor. « Fermer » Ovokli manûsh ka 
isàs panlé andré, (c) ces hommes là, qui étaient enfermés de« 
dans. Band i imddr, fermes la porte. Nânasti panliôm me 
yaJcdy je n'ai pas pu fermer mes yeux. / rakli^ ta sar gheli 
péskSy panlias pi vudâr^ (c) et la fille, dès qu'ils patf iront, 
ferma sa porte. Tu nâna djanéSy mo gadjô ka handél mon 
andré ko ker^f (c) ne sais-tu pas que mon mari m'enferme 
dans la maison? Banliàs po duyéniy ghdôtar pe kerévU^ic) 
il ferma sa boutique, (et) alla à sa maison. Panliàs o drmn. 
(c) il ferma (boucha) le chemin. 

BAnliovava,v. pass.,part. ftandW-ut/dt^a, part. 6dndïi(nt)to. 
Etre lié. La cons. d est presque toujours muette. H. Pers. 
band'hondy v. n. To be bound. PànlUotaty il a été lié. 
: Bandipé, n. abstr. du banddvay Lien, ligature. Me koriâ- 
koro bandibéj le lien de mon cou=cravate. grast jparav- 
ghiâs po bandibé, le cheval a brisé son lien. Para isi o ban-* 
dibé^ le lien est brisé« On dit aussi, paravdô bandibé. Peré&^ 
koro bandibéj le lien de la roue (Nom.). Fr. sabot. 

Banloipé, n. abstr. du v. pass. bànliovava, ou de Tadj. 
banlô^ même signif. que bandibé. 

Bandarâva, v. caus. 1 Cl. 3 Gonj., part, bandardô. Faire 
lier, f. enfermer. Prononcé souvent bandiaràva^ et quel- 
quefois baniarâva et banlardva. Cette dernière forme, 
app. à la 4 Conj. 4 Cl. (part, banlô) voy. Gram. 84. Ver- 
be rare parmi les Séd. / balamésk^ri romnt e khorakhd^ 
skeri romniâ bandardds, (c Nom.) la femme Grecque, fit 
enfermer (mit en prison) la femme Turque. Bandardàs e 
gadjén^i tchâiy (ch. Nom.) la fille, fit enfermer les étrangers. 
/ Kondtli (n. pr.) pirdâs e Kostdsa (n. pr.) ta banlardds len 
e balâ, e rupésa, ^ch. Nom.) la Kondili se promenait avec 
Kostas et il lia ses cheveux, avec de Fargent. 

Bandardô, bandiardô, banlard(^ part, de bandarâva^ 
Corde, ce qui lie, GM. Tpi^tCa, corde, propre aux Nom., le 
shelô des Séd. Bandô les bandiardésa, (c) il Ta lié avec la 
corde. 



— 161 — 

BanU, pàNlî, f. du part, pœnlô du v. handàva. lier^ Ce qui 
test Uésacbourse, pi. banliàf, IL .^J^^ banslee^ a purse. La 
bourse vaut 600 piastres Tnrques. à^ k\cè — Bchi. Dkùàs 
dji desh panlià^ (c) il donna jusqu'à dix. bourses. E dakdr 
réskoro raklô ghelô, dji desh hanliéngôro pswnos kerghids, (c) 
te garçon du roi alla et fit des achats, jusqu'à dix bourses 
(de la valeur des). Psùnos^ GM. ^o^voc, achat, A)foç^ â^<vtQv,:(|io- 
viÇw, ^ou^cé, comprar vittovaglia — ^Som. Dinids pantch pan* 
lià^ il donna cinq boursesv 

Banliâ, PANLi KERÂVA, v. coHip. 2 GL 1 Gouj., part ba^tr 
lia kerdé (part, banlô, v. banddva). Léskoro dat panliâ ker- 
^iâs i vuddr, (c) son père fit fermer la porte. Le Nom. di- 
rait bcmdardàs. 

BangAva, voy. paitgdva. 

Bangô» voy. pangô. 

Bani, (As.) Eau. voy. pant, p changé en b. 

Bapir, (As.). Grand père, \oy. pdpus. Bapirom ntûri, mon 
gr. père mourut. 

Bar, n. m. Pierre. iSkr. b h ar a, weight, burden, H. jl^ 
b.har, s. m. weight, faggot, gravity, b^haYa, a load, burden. 
Telàl te tchibdte^ terés yek &ar,(c. fab.) au dessous de ta lan- 
gue, tu as une pierre. Te putchdv katâr ko bar, bdra (vog.) 
diklidn mi dukanid ? (c) je demanderai (que je demande) de 
la pierre, ô pierre, as-tu vu ma bien-aimée? Barô bar, 
grande p. Polid ta pâmé bar y (c) monnaies d'or et de p. 
blanches=:diamants. Kamtovâv léskoro sherô ko frar, je 
mettrais sa tête sur la pierre, paroles d'un père adressées à 
son enfant désobéissant. Akavkd bar, so kamkerdv lesi (c) 
cette pierre que fairai-je (d')elle? Katar tchinéna o bar 1 
d'où coupent-ils la pierre ? Diniâfs) les e barésa, il l'a frap- 
pé avec (une) p. Baréndja ma de, avec des p. ne frappes 
pas. Tablé bar, p. brulée=:soumise à Tact, du feu. Ko bar 
opré^ sur la p. Lel adjdi yek bar, il prend encore une p. 

Barorô, n. m. dim. du bar. Petite pierre. Baroréya, 6a- 
roréya (voc.) ker mdnghe yek sardi, (c) ô petite p. fais-moi 
un palais. Baroréya, baroréya, Vanis khashd ta pibé, (c) ô 
p. p. que tu apportes des aliments et de la boisson. — adres. 
à une pierre magique, dans une fable. 

15 



— 162 — 

Baréskoro^ adj. du gén. bar au sing. App.à la pierre. Lat 
lapidosus. Ker baréskoro, maisoQ en p. tan isi but barén* 
gorOj (pi.) rendrait est très pierreux. Ghelé dji e baréskeri 
furt, (c) ils allèrent jusqu'au pont de p. 

Baranô, adj. du bar^ Pierreux. Barano tan, endroit, p*,pea 
usité. 

Barûli, dim. du bar. Petite pierre. Te khan ma ratt, ta 
tuntaré pmré te marén ko barulia^ que vous mangiez mon 
sang, et que vous frappiez vos pieds sur des pierres, (inn 
précation des Nom. Zapàris). 

BAri, pAri, n. f. Enclos, jardin, H. ^jLi baree^ f. A garden, 
a house, j^i ber, m. An enclosure, comp. aussi berh^noy y. 
a. to enclose with a fence, to surround. Hel. «ùXJi, cour, 

hortus, X^P'^^^- •Aû^*<; ^v x^?'^^^ Iliad. a. 774. — Bulg. pfef, 
hedge. — M. Dict. Ali (n. pr.) tno, e bariâke kemôj (ch.Nom.) 
mon Ali, (tu es) le pilier dans le jardin. Muklâspe tchavén 
andé ki paria, (c Nom.) il laissa ses enfants dans Tenclos. 
Alô léskere keréste andré ki bâria (c. Nom.) il alla à 8a mai- 
son dans renclos,=dans l'enclos de sa maison. Ta tchivdô 
les andré ki khaning, ka terénas andré ki bâria, (c. Nom.) et 
il le jeta dans le puits, qu'ils avaient dans l'enclos. Terme peu 
connu aux Séd. Bâri, Tr. ^^' avli, s. cour, espace entre les 
éditées, (déf. donnée par un Tch. Mus.). 

Baravalô, BARVAL6, adj. Riche, opulent. Je crois que cet 
adj. est le Skr. p r aba la, Strong, powerful. La rac. bal, 
selon Wg. signifie, vivere, fruges in granario reponere, opu- 
lentiam, foilunam alicujus prohibere, contristari ? Sustenta- 
re, nutrire. Parmi les Grecs, ic^Xouaioç et £px^^ ^^^ ^^ même 

signifie, ii6n nuà Tits 6>; xal oi^pov, ôép^ovTtç (»»vop,otÇovTo fÀ icX^ 

•MH. 9 Cor. At. vol. i. p. 193. H. Siji purbu/^adj. prédominant 
superior, prevalent, violent, Skr. dur bal a, adj. Feeble. 
thin, emaciated. Weak, impotent, H. ^ ^ doMa, thin, lean, 
poor. barren. doobur, adj. Weak, lean — Campuz, balbalé, 
m. ricco, balbalipen, m. fruto, provecho. yek isds baror 
valô, ta yek ^isàs tchorô, (c. Nom.) l'un était riche, et Tun 
(l'autre) était pauvre. Ta diklds les léskoro o pral o barava^ 
16, (id.) et son frère le riche le vit. Ta trin divés wein' alôtar 
barvalô pe keréste, (c. Nom.) et (pendant) trois jours le 



— 463 — 

riche ne vint pas à sa maison. Penélas^ mo dat isi baravalô, 
il disait, mon père est r. Unilôtar yek harvalôy il devint un 
(homme) riche. Te putchéna, kon isi avakd o baravalâ ka 
alôtar^ (c) sUIs demandent^ qui est-ce r. (homme) qui est 
venu ? Barvalô idné (Nom.) il est riche, Séd. isû Yek divés, 
yek baravalô naklôtar^ (c) un jour, passa un (homme) r. 
kxeréskoro baravalôy (c) riche de maison, qui avait une 
grande maison. 

BARAVAX.IPÉ, n. abst. de baravalô^ Richesse. 

Baravalicànô, adj. de baravalô. Qui est peu riche, peu 
noble, qui imite les manières des nobles. GM. àfx^^f^ixI^iK^çy 
alquanto nobile. — Som. / yavér i rakli i baravalicant, (c) 
l'autre fille la n, Baravalicanô isônij je suis un peu noble. 
Baravalicanô tchavô ist, c'est un enfant noble. 

BaravAliovava, V. pass. baravalô-uvdva^ part, baravdli- 
(ni)lo, Devenir riche, noble. Baravdlilotarj kerghids péske 
yek barô kher^ (c) il devint r., (et) bâtit pour soi-même une 
grande maison. 

Barô, adj. Grand, notable. Skr. b a r a, adj. Best, excel- 
lent, vara, adj. Best, excellent, eldest, H. t^ bur a, adj. 
Large, great, etc. bur'a kama^ v. a. To enlarge, to exalt or 
promote. baraL f. greatness, excellence, boasting — ^Yates 
Introd. p. 199. — Campuz, barô^ adj. bueno,&arta{, adj. gran« 
de. Baré-^môskorOj qui a la bouche gr. Hel. \Lty(xX6infà^9ç. 
Baré^moskeréya^ voc. Bari^sheréskoro manûah, homme qui 
a une grande tête. E Silimnidkere bavé dromdy e Ambulid^ 
kere shudré molid, (ch.) les grands chemins de Silimnia, 
les vins frais d'Ambuli, (villages de Roum.). Barô aherdn^ 
gr. oreiller. Ghelétar ko barô, ils sont allés au chef — no- 
table. Ta méya isômas ka beshélas ki dizia e baréndja^ (e. 
Nom.) et moi aussi, j'étais (fils de celui) qui s'asseyait au. 
conseil avec les gi*ands. Gheliôm opré ko barô baruthanés, 
(Tr. barut hané, poudrière), je suis allé sur la gr. poudrière* 
Barô manghïn, gr. richesses. Isi baH e tchaid, les lilles sont 
gr.=âgées. Ta ko barô, diniâs Idkoro s/ierd, (c) et au gr. 
(aîné), il donna sa tête, — la tête de la poule, que le garçon 
avait envie de manger. Ghelitar mi ddi te peyiél les e barés-* 
ke, (c) ma mère alla le raconter (dire) au chef. Kampe^iàv 



— ifti — 

me praléïUfhe, takhidra khurdé haré, avrC te na ntUioven^ 
(c) je dirai à mes frères, demain petits et gr. qu'ils ne sor^ 
tentpas en dehors. Barô gadjôy un étranger distingué. Barô 
herôy gr. navire. Barô raklâ^ gr. garçon=aIné. Tdtingkids e 
baré^koro o kherhuzô, (c) ils coupèrent la pastèque de Falné. 
Dûi far baro, deux fois gr.=double. Trm fmr baréj trois 
fois gr.=triple. Bari tchâi^ gr. fille. Barédrem^gr. cfaemiiL 
Bari suv, gr. aiguille. Bari sevlt, gr. panier. Bore tchtitchiàr 
gr. mamelles. Baré naxa, gr. ongles. Barô tehavâ, gr. enfmit^ 
Bari rôi^ gr. cuiller. Bari tchindaliy (Nom.) gr. couteau. Ta 
katdr ko baré, et des grands, GM. itA Toàç pirfâl&iç; Ka diklâ 
len baré, av (pour cv) diniâ(s) len paravén, (c) dès qu'il 
vit les gr. il les salua. GhéHtar ki dizia ko baré^ (c) elle alla 
au conseil, aux chefsw Ghetô ko barê, (c. Nom.) il alla aux 
chefs. Baré khurdé ghetétar, (c) gr. et petits allèrent Ta o 
yavér o dûi dro^n, ot baré isds^ (c) et les autres deux che- 
mins^ ils (aussi) étaient gr. 

Baredér^ comp. de baro. Me isàm baredér^ je suis plus 
gr. (plus âgé). Baredér in mo prat, mon frère est plus gr. 
Mo baredér, mon supérieur, 5 fxty«X>îTtp<ç fAov. O po baredérp 
le plus gr. ; expression imitée des Grecs, 5 mo ptrfotX^rspoc- 

Bahiovava, V. pass. bar&'Uvâva, part. bàri(ni)lo. S'agran- 
dir. Tr. bmuktenmek, grandir, 2 se glorifier, se vanter — Bchi. 
Te bâriol, qu'il s^agrandisse. Bâriovela, bdrio{t9e)t. Kkurdô 
isômas, ta bâriliom, j'étais jeune (petit) et je suis devenu gr. 
But bàritotar o tchavô, (c) l'enfant s'est agrandi beaucoup. 
Ghanliâs ghanlidSy pinrili, bdrili i khefy (c) il creusait, le 
trou s'ouvrit, s'aggrandit. 

Baridé, n. abstr. de feard, Grandeur, importance. Baribê 
teréla mi pen, sostar nârCavéla te dikél man ? (c) ma sorar 
a de la grandeur, (fait l'importante), pourquoi ne vient-elle 
pas me voir? Baribé teré^, (ch. am.) tu as de la gr. GM» 

Bariarava, V. caus. i CI. 5 Conj. part, bariardô. Faire 
agrandir. Ta bariorghiômas len (Aor. 2) e ruporésa, (ch) et 
je les avais fuit agrandir avec de Targent (fil d'arg.), extrait 
d'une chanson fort populaire ; verbe pr. aux Nom. 

Bashâva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, bashtô. Crier, ap- 



— 165 — 

peler, chanter. GM. ^m^tù. Skr. v â s, To sound, to cry as a 
bird. va s'a n a, n. The cry or song of birds, bées and Ihe 
like, — Clamare, vociferari, ululare — Bopp. Glos. Skr. — Va- 
gire, ululare. — ^Wg. H. l^Lj bajnay v. n. To sound (as a 
musical instrument) intransitive of LiL*"^ bajana, to play on 
a musical instrument. Il est rare d'entendre ce verbe ap- 
pliqué à la voix humaine, par les Séd. Il s'applique au chant 
de tous les oiseaux et au cri des quadrupèdes, tant sauva- 
ges que domestiques. Parfois les Nom. expriment par le 
V. caus. bashavâva^ le chant, et le jeu des instruments de 
musique, le kelâva des Séd. Il n'y a pas un seul mot à ma 
connaissance, qui exprime spécialement le son particulier 
d'aucun être vivant. Yek tchiriklô beshtô opré yek ruk, ta 
bashélas, (c) un oiseau se percha (assis) sur un arbre, et il 
chantait. Orâte (Dat. 1) (GM. &pa,) ka bashéla o bashnôj à 
l'heure que chante le coq. raklô penghidSj sôstat bashéna 
o tchukél ? (c) le garçon dit, pourquoi les chiens aboient- 
ils ? bashnô bashél, le coq chante. So 'si ka bashéla ? 
qu'est-ce qui crie? aïdônia (GM. dijX^via) ko rukoré^ tûke 
bashéna^ (ch. am.) les rossignols sur les arbrisseaux, chan- 
tent pour toi. Ta ka bashéna o tchiriklij te tchutchià sherâv 
man, ta sar^ i ratt nânastik sovdva, (ch. am.) et lorsque les 
oiseaux chantent, je me rappelle tes mamelles, et toute la 
nuit je ne peux pas dormir. 

BashavAva, V. caus. de bashâva^ part, bashavdô. 4 Cl. 2 
Conj. Faire crier, f. jouer sur des instruments de musi- 
que. Ta bashavénas i gâida (Tr. ghaide) (c. Nom.) et ils 
sonnaient (jouaient) de la cornemuse. Tr. ghaide tchalmaqy 
jouer de la cornemuse — Bchi. Zurûli bashavdv, je joue du 
haut bois. Gàida bashavdôm, (Nom.) j'ai joué de la corn., 
pr. aux Nom. 

Bashavdô, part, du v. préc. Celui qui chante, Imam, 
muezzin, usité par les Tch. Mus. qni souvent le pron, ba- 
shadô. Tr. j ^y, adj. Ar. crieur, chantre public chargé 
d'appeler du haut des minarets les fidèles à la prière — Bchi. 
Akanà bashéla o bashadôy le muezzin crie maintenant. 
Latchô bashavdôy bon. m. 

Bashavdî, f. du part, bashavdô. Minaret, musique; sou- 



— 166 — 

vent pron. bashadi. Bashad'i, Guitare — Bohtl. Mél. As. Vol. 
2. Ime livr. p. 31. Bashavdty chez quelques Nom. comprend 
le chant, la danse, et les instruments de musique. Pcqandiy 
f. {Guitar), etwa pass. von pajabar (to touch, to feel) Pott^ 
vol. 1. p. 127 — 128. On doit écrire pashavdi'^v)di. 

BAsi, n. m. Séd. Bas^ Nom. Pari. H. Pers. ^jl^ bazee^ L 
Play^ sport, bazee lugana^ to wager, bazeechUy f. fun, pI^T» 
sports wâgering, a toy, play thing. Bdsi (isbirghiâm, j^ai pris 
(fais) un pari. Nasliavghiôm mo bàsi, j'ai p^u mon pouri. 
Bdsi (istarâva^ je parie. Bâsi m'astàr^ pari ne prends pas^ 
Kerdôm o bas, (Nom.) j^ai fais le pari. Ma ker bMy (Nom.) ne 
fais pas p. Pers. bazy^ ludus, lusus. — Vul. 

Basué, voy. pashé. 

Basuipé, voy. beshibé. 

BaskI, n. m. Houe, pioche (Tr. ^j^ kazma) plur. badââ^ 
(Nom. grande pioche). Parmi quelques Nom. forgerons^ le 
baskt est un grand marteau avec lequel ils battent le fer 
rougi. Pers. siLl^Ij {baseng) magni ponderis, gra^ris^ potens. 
—Vul. 

Baskisorô, n. m. dim. de baski. Clette (orme prouve que 
baski a rejeté 1'^ final, ba8kt{s). le dim. de badci^ serait bas^ 
kort. Me keréskoro baskisorô, la petite pioche de ma maison^ 
app. à ma maison. 

Bashnô, basnô. n. m. Coq. Skr. pakshin, m. f. a bird^ 
(r. paksha, a wing, pakshirâdja, m. Kingofthe 
birds, usually applied to Garura. Mot bien connu de tous 
les Tch. Comp. Hel. içstcivo;, ce qui vole, avec le GM. itmno^ 
coq, Foiseau par excellence. Ce mot me parait être un dérivé 
du verbe ba^hàva, crier, bashnô^ ce qui crie, comp. kelâva^ 
jouer, kelnô, musicien, voy. Gram. p. 107. Tchindà basnô, 
coq coupé (chapon). Tchinghiôm e bashnés, j'ai coupé (tué) 
le coq. basnô kaléskoro isil à qui appartient le coq? (eu- 
jus est). Avgô bashnô, le premier coq, celui qui crie lepre^ 
mier au matin. / bashnéskeri godi, inteUigence d'un coq. 
GM. '7ctTCiv6|AuotXo;y stupide. 

Batde, (As.) adj. Aigre. H. Pers. »^L* badu, Wine, spirits. 

Bav, (As.) n. Pied. Skr. p â d, or p â t, m. The foot, p àd a, 
a foot, a quai*ter. H. jJL-f panw, m. Leg, foot, Lj pa, m. the 



— 167 — 

leg, feel, ^ pud, the foot, foolstep, foot. pata^ Bunnan, As. 
Res. Vol. 2. p. 238. 

Bazîn, m. Portion, richesses. Pers. jl^ {baz) redîtus, baz' 
tributum, vectigal. — Vnl. Ulinôtar latchés, ta penélas e 
yatroske^ (GM. yiaTpiç — Jarpiç) so kamésa akanâ'f Abôr ba- 
ztn ka terâva^ sarô ddva les txite^ (c) il se guérit (il devint 
bien) et il dit au médecin, que veux-tu maintenant ? Autant 
de richesses que je possède, je te les donne. Ka mulôtar 
léngoro dat^ abôr bazin Une ? après la mort de leur père^ 
quelle portion (de l'héritage) prirent-ils ? Ghelidm ko rôghos 
ta lidm b^xzin po («ici) sheUu-peninda ghrôsha^ (Tr. ghrush) 
nous sommes allés à cueillir des ers, et nous avons pris en 
partage chacun 150 piastres. Sarôpo bazin khaliàfs) les, (c) 
il mangea (dissipa) toute sa portion. Les Tch. traduisent ce 
terme par le GM. (xepXixiv, |x«pTtx4v, parte, porzione, ratione. — 
Som. Le sens véritable me paraît être, le partage qui se fait 
par des travailleurs en commun, et la portion de Théritage; 
terme propre aux Séd. mais connu aussi de pi. Nom. 

Ba, (As.) Venir. Avdva des Tch. Roum. v changé en b. 

Bede, (As.) Donner. Imp. 2 au sing. Skr. d â, to give, to 
présent, avec v i,dare. — ^Wg. Dez ghrush na d^mi,dix piastres 
je ne donne pas. 

Beddaa, (As,) n. Malédiction. H. Pers. ^. bud, Evil, bad,et 
l*^ dou'a,prière,acte par lequel on prie Dieu — Bchi. Pukkhto 
bcuVtM,f. a curse, malédiction (badd'uâ), Bellew's Dict. 1867. 

Belàni, belAi, n. f. Auge. Skr. b il, b h i 1, Findere. — ^Wg. 
To break, tear or rend, to divide or detach — ^Wilson. Pers. 
Jtî (hit) instrumentum ferreum, quo terram fodiunt et 
complanant. Corbis vel scirpea stercoracea, a spade — Vul. 
Comp. Hel. axaçtj, auge, de dxawTw. K(»pdna, q. v. plus en u- 
sage parmi les Tch. Séd.,a la même signification. H. ftî7, 6t7a, 
m. a hole. Presque exclusivement employé par les Nom. 
qui appellent kopdna, les auges de la plus petite dimension. 
SdJUwéngheri belàni^ auge pour (laver) les habits. Belaniâ 
kerén, ils font des auges. 

BelaniAkoro, adj. du gén. fteîdni,au sing. Qui fait des aug. 

Behri, (As.) Charge, load. H.j^, bar, s. m. A load, time, 
on^xî. Hehri lusdaUr, il a ^^oulevé la ch. vov. Idzdava. 



— 168 — 

Beli, (As.) Oui. Tr. Ar. Jj beli, adv. oui, sans doute, cer- 
tainement — Bchi, voy. va, la part. aff. des Tch. Roum. 

Bel!, f. Le pilier de derrière, qui soutient la tente. E ko- 
tundkeri beli, le p. de la tente. Barô kasht, le grand bois, 
ainsi appelé par quelques Nom. ; voy. la description de la 
tente au mot katûna. H. ^ bulla^ a pôle or boat-hook, bulles 
s. f. a long wooden stick, to carry or stear beats, buléndoj 
a ridge-pole. Bellew's Dict. 1867. 

Ben, n. f. Couche, enfantement. H. jL-j byan, s. m. (ver- 
bal noun from byana^) Birth, act of parturition. Léskeri 
romnt mulitar ki ben^ sa femme mourut en couche. 

Ben, Sœur, voy. pen, 

BenAva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, bendô. Accoucher. 
Skr. V î, to go, to move, to pervade, to conceive, to be im- 
pregnated — ^Ire, adiré, fœtum concipere, parturire, Wg. — 
Hel. ix}iiù dx««» paTg<l«, H. LiLrî byana^ v. n. to be delivered 
of young (applied only to animais) I^L^ byahna^ v. n. To be 
delivered of young (animal), byahna, v. a. To marry (i. e. to 
give or take in mariage). Les Tch. ont formé le v. directement 
de beriy couche. Plus usité que hiâva, q. v. Bendé ta o dûi ta 
kerdé murshén, (c) et les deux accouchèrent et firent des (en- 
fants) mâles. Mi romni zoridsa biendâs, {bendàs Nom.) ma 
femme ace. avec difficulté. Benghiôm yek tchavés murshés, 
je suis accouchée d'un enfant mâle. Aman tchuklt benghiàs 
desh rikonén^ notre chienne a mis bas dix petits chiens. 
Katar ko trin ka benghiàs^ i yek ali me sunn^ste, (ch.am.) des 
trois qu'elle a engendrés, l'une est venue dans mon songe. 
Sar benghiàs^ dès qu'elle accoucha. Zoriésa benghids^ elle 
ace. difficilement. Amari gurumnt benghiàs, notre vache a 
mis bas. 

Bénghiovava, béndovava. Nom. v. pass. ftenda-uvdt;a,part 
bénghi(ni)lo. Etre né. Djanélas i rakli^ ka bénghilo o raklô e 
kfurésay (c) la fille savait que le garçon était né avec le pou- 
lain, (au môme jour). Christôs béndilo, (Xpifiriç) le Christ 
est né, xpKFTi; cYtw^frn, pr. aux Tch. Chr. qui ont conservé la 
forme antique. Takhiàra isi o Khristôs kamabéndiovel^ 
demain est le jour où le Christ naîtra. (GM. xptaToiytwa, 
naissance du Christ). tchavô bénghilotar buté djariéndjOj 



— 169 — 

Tenfanl naquit avec beaucoup de cheveux. Mursh bèndilOy 
(Nom.) un mâle naquit. Yek khurdô héndilotar, un petit 
est né, 

BenghiarAva, V. caus.l CL 4 Conj. part, benghiardo {bendô, 
du V. benàva) Faire accoucher. GM. Çeyswô. / mamiay {GM. 
(tatpLiï, ostetrice. — Som.). ka bengidaréla, i dakaréskeri, (c) 
la sage-femme royale (au service du roi) qui faisait accou- 
cher. Kon benghiarghiâs tut ? quelle (sage-femme) t'a ac- 
couché? Imamta hem (Tr. hem) benghiarélas e romniéfiyhem 
màïsa, fpLaYi«<rflt) tsi, (c) la sage femme en même temps faisait 
accoucher les dames, (et) en même temps était magicienne. 
Benghiarghid(s) la, lias e tchavés, lias Za, te tovél la te sovél, 
(c) elle l'accoucha, elle prit l'enfant, elle se mit à la mettre â 
dormir, — elle fit ses préparatifs pour faire reposer, l'ace. 

BenAva, voy. penâva^ Dire. 

Beng, benk, m. Diable. Inconnu aux Tch. As. En Roumé- 
lie, les Tch. Chrétiens et Musulmans le connaissent, et 
l'emploient fort souvent. Skr. p a n'k a, mud, mire, clay. H. 
^ b pank, m. A bog, mire, mud, slough, quagmire. H.Pei's. 
bung^L hemp (Canabis sativa), au intoxicating potion made 
from the leaves of hemp. H. ^îXr^ b.hek, m. a toad, a frog. 
si^^ beng, s. m. A frog, paddock, toad. Slav. Tc/ieri* Stafio^o;, 
Oec. .Vol. 3. p. 289 — Bulg. diabol\ devil. M. Dict. voy. aussi 
bogh\ des Tch. As. Il est évident, que les Tch. en venant au 
milieu des peuples Chrétiens, ont été forcés de donner des 
noms aux personnes du rite, nouveau pour eux. Nous ver- 
rons, que quelques mots, qui se trouvent constamment 
dans' leur bouche, comme trushûl croix et boldva baptiser, 
ont été formés des éléments de leur langue-mère. Le diable, 
iii6okoç jLkj^ sheitarij des Mus. leur étaient inconnus;mais 
dans les tableaux chrétiens, représentant le chevalier St. 
Georges, terrassant le diable, sous la forme du dragon, le 
diable leur devint familier, sous la forme d'une grosse gre- 
nouille. Ces tableaux fort communs partout, et peints par 
des artistes maladroits, ont, peut-être, plus que tout autre, 
contribués à assimiler, dans leur pensée, le diable avec le 
dragon ou la grenouille. En Valachie on app(>lle le diable, 
drakon, A. Boue, La Turq. d'Eur. vol. 2. p. 146. Draca, 

1(1 



— 170 — 

draco, Voc. Daco-Rom. Alexi, p. 223. Campus — bengui, m. 
diablo, bengorro^ m. demonio, anjel maio. — ^Senj^, derTeufel, 
der Urache — Liebich. Dja ko be^ig^ vas au d. Te tel tut o 
beng^ que le d. te prenne. Shwighiôm les ta beng ulmû^n, je 
l'ai entendu^ et je suis devenu d. (GM. tuc6oXtC«(un). Bénga^ 
(voc.) ô d. Nnklé dji Irin màsek, o beng durtizghiàs fen, (Tr. 
deurlmek) trois mois passèrent à peu près (et) le d. les excita, 
(poussa). T arcJcâo latchipé^ te khuydzav e benghén ta e djor 
ravién, (c) (As j?^ djimiL génie, démon — Bchi) si je trouve 
une bonne (occasion) j'appellerai les diables et les démons. 

Bengalô, BENGHiALô, adj. de beng. Diabolicus. BengaU 
tUimômy je suis devenu comme un diable. Bengaiô numùsh^ 
homme diabolique. 

Benguulanô, adj. de &e#iy. Diabolique, démon. Kànek nàna 
diklids ne mantAshés, ne benyhés ne benghulanéSy(c) il ne vit 
personne, ni homme, ni diable, ni (homme) diaboliquess 
démon. Bengulanô tchor isiy c'est un voleur diaboliquesrusé. 
Benghulanô manûsh isàji^ tu es un homme d. 

Bengohô, dim. de betiy. GM. imèoXéau Ndna dikliôm lOj te 
kerdv la bengoi% t (ch. am.) je ne l'ai pas vu pour la tour- 
menter (la iaire em*ager comme un d.). Ta te kerdv la ta 
t* uvél bengoriy (ch. am.) que je la fasse devenir une d. 

Bknghipé, n.. abstr. de beng. Diablerie. Parvardv mtm me 
benyhip^idsuy je me nourris (engraisse) avec (par) ma dia- 
blerie. Nàna djanélas o benyhipé, (c) il ne connaissait pas la 
d. (de son ami). Isi kotôr banyhé-^uméskeri, ta kerél asavki 
betufhipé, ich. am.) elle est un peu bossue (dos brisé) et eUe 
fait de pareilles d. 

Béno, (As.) Sœur, voy. pen. 

Bekand, beràndi, pi. berdndia. Perche de bois horizon- 
tale, sur laquelle on étend la couverture de la tente. Pour 
quelques-uns le mot s'applique à la couverture même ; in- 
connu aux Séd. Skr, v e r a n'd'a, m. A portico. Pimples on 
the face, v e r a n'd'a k a adj. A howdah, a chair, or canopy 
on the back of an éléphant. Pers. ^'jLj {barane). Palus^trabs 
cui innititur tectum domus — Vul. Ici, je place le barandi 
de Cainpu2. espalda, parte posterior del cuerpo humano. 
— Pott Vol. 2. p. 429. Barandi, back, shoulder. 



— 171 — 

Berô, n. m. Navire, H. !^ hera^ s. m. a raft, a float, the 
raft which is floated bv the Mohamniudans in honour of 
Khwaju Khizur — Pukkhto, fter'a-î,f. a boat,barge. — Bellew'Sr 
Dict. 1867. Campuz, berô^ m. navio, berdo, m. barco. beré 

f. galera riîV ^àpiVfTOÛTtS Y«p XtO OUVO|â.« i^Tl TOK 1C^0i0t9t TOUTOKTl. 

Herod. Ouseley's Orient. Col. Vol. 1 p. 140. Avaklé beréskoro 
dûi manûsh tasâvghiletar, de ce navire, deux hommes se 
sont noyés. Dikâva yek berô, je vois un n. Ghelô, ker^ 
ghiâs péske yek barô berô, (c) il alla, il fit (construisit) pour 
lui-même, un grand navire. Ovoklé gavéste nigliatétar avri 
katav ko berô. (c) à ce village là, ils sortirent en dehors du 
n., ils débarquèrent, t Galères. » Ldkere roniés o pirianés 
bitchavdé les ko berô, (c) son mari le fornicateur, on ren- 
voya aux galères. Tôdis (n. pr.) tchidelas o berô, (c) Todis 
souffre (dans) les galères ; terme rare parmi les Nom. 

Beréskoro^ adj. du gén. berô, au sing. App. au navire, 
marin. Beréskoro manûsh, homme m. Beréskoro utchardâ 
Nom. couverture du n., tente. 

Beri, (As.) Fièvre intermittente. Varee, baree^ accessus, 
accè8 de fièvre. — Honig. Vol. 2. p. 373. 

Bers, Vers, (As.). Année, voy. bersh. Bapirom bers mûli, 
mon gr. père mom*ut Tannée passée. 

Bersh, Bresh, n. m. Année. Skr. v a r s h a, m. rain, 
raining, the rainy season, year, rac. v r i s h, To be wet, to 
moisten — Pluere, laedere, ferire, langtiefacere, vexare. — Wg. 
Les Hindous qui ont appelé Fan. la saison pluviale, ont eu 
des imitateurs chez les Anglo-Saxons, qui appellent les ans, 
hivers. Benj. Thorpe. Analecta Anglo-Sax. Londres, 1846, 
p. 294, art. winter. H. ^jî burus, n. m. A year. Sarânda 
bersh pirâva avaklé tanéste, (c) (depuis) quarante ans, je 
marche (me promène) dans ces endroits. Sar kamnakén 
lâkere bersh ? (ch. am.) comment ses années (d'elle) passe- 
ront-elles ? Naklôtar o bersh. Tan. est passée. raklô andré 
kl khaning, trin bersh isds, (c) le garçon était trois ans dans 
le puits. Nakila sigô sigô o bersh. Tan passe très vite. Katar 
ko trin bersh^ nikavdé o Tôdis, (n. pr.) katâr ko berô, (c) après 
trois ans ils firent sortir Todis des galères. Avdiveséstar isi 
yek bersh, (c) il y a un an d'aujourd'hui. Desh^^dûi bresh, in 



— 172 — 

diklds les léskoro dat, ta rôdelas les, (c. Nom.'^ (depuis) douze 
ans, son père ne le* voyait pas, et il le cherchait. Les Zapi- 
ris et presque tous les Nom. pron. bresh. 

Berti le ker^ (As.) lit. Fais-leplein. Imp. 2ausing. B^t^ 
le perdô des Tch. Roum. 

Berùli, f. Fourchette. Bulg. pirôn\ nat7, — M. DicL prob. 
beruli a été formé de pirôn\ GM. iciipo6vt(ov) v changé en /. 

Bershéskoro, adj. du gén. bersh, au sing. Annuel. Mo 
tchavô isi bershéskoro, mon enfant est d'un an (âgé de), 
GM. xp<mapt)coç. Nânai isi adjdi bershéskoro^ il n'est pas en- 
core d'un an. Isi bish^u-pandj bershéngoro^ (pi.) il est de 
vingt cinq ans. Yek bershéskere ulinétary desh bershénqhere 
ulinétar^ (c) ils devinrent (de l'âge) d'un an, ils devinrent 
de dix ans, Il est impossible de donner une traduction lit- 
térale de cette citation. Isi yek bershéskoro dronij (c) c'est 
un chemin d'un an=à marcher pendant nn an. 

BeshAva, V. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, beshtôy et parmi 
quelques Nom. beshlô. S'asseoir, résider. Skr. vas, to dwell 
or inhabit, vasat, adj. dwelling, inhabiting — Habitare, 
commorari — ^Wg. H. ^U bas, Abode, residense, L- b basùy 
lodging, temporary residense, et basée, or vasee (part. act. 
used substantively) an inhabilant, busna, to inhabit, bum- 
na,to people, to colonize, to bring into cultivation, to setUe 
a country. basti, f. an abode, village — ^Yates Introd. p. 
200. Beshéri pashé mande, asseyez-vous près de moi. I)/a 
te beshés khanlik (pour khanrik) télé, vas t'asseoir un 
peu en (plus) bas. Bari rakléskoro sheréste, beshtétaro 
tchirikléy (c) sur la tête de l'enfant aîné se sont posés les 
oiseaux. Ma beshén djin abôr pashé mande, ne vous asseyez 
pas aussi près de moi. kam beshtôtar, le soleil se coucha. 
GM. cêa<ytX8u<r8, tôuas. Angl. the sun bas st. Besh te khas 
- tcham, (Nom.) assieds-toi pour que nous mangions du pain. 
Otid beshghiâmas, (Aor. 2) nous y sommes assis. Beshéna o 
nilâi, ils sont assis (sans travail, GM. xaOovrat) (pendant) 
l'été. Dikéla i Elif (n. pr.) beshti isds, (c) il voit qu'Elif 
était assise. Besh akanâ, assieds-toi maintenant. Beshtô, 
khaliâs, piliâs e gadjiâsa, djin arattt, (c) il s'assit, il mangea, 
il but avec la femme, jusqu'à la nuit. Ta dikélà léskeri gadji 



— 173 — 

isi beshti pashé ko raklô, (c) et il voit (que) sa femme était 
assise près du garçon. Beshti pashé ko dakâr, (c) elle s'assit 
près du roi. Ghelt i phurt pashé i rakli, beshtitar pashé late^ 
(c) la vieille alla près de la fille, (et) elle s'assit près d'elle. 
Beshtôtar pashé pe dadéste^ (c) il s'assit près de son père. 
Beshtôtar o raklô ko tâkhti (c) (Tr, v::^* takht) le garçon 
s'assit sur le trône. Pende léske^ besh pash' amende, ta ov 
beshtôtar, (c) ils lui dirent, assieds-toi, près de nous, et il 
s'assit. « Résider. » Avakâ manûsh ndna beshéla avaklé ga^ 
vésle, cet homme ne réside pas dans ce village. Ovoklé ma^ 
halàte ka beshéims, dans le quartier, là où ils habitaient. 
Penéna, kambeshén but divés^ ils disent, (on dit) qu'ils rési- 
deront plusieurs jours. Me, tuménde nâna beshâva, ne ie 
khaVj ne te pidv (ch. Si. Basil) moi, chez vous je ne m'assieds 
pas,(réside) ni pour- manger ,ni pour boire. trinpral beshté 
isipe dad^sa, (c) les trois frères demeuraient avec leur père. 

Tr. oturmaq, s'asseoir, être assis. Rester, attendre — Bchi — 
GM. xa6£Ç«, s'asseoir, demeurer. 

Beshindôs, gér. de beshàva. Arakliôm les beshindôs, (c) 
je l'ai trouvé assis. 

BeshavAva, V. caus. de beshâva^ i Cl. 2 Conj. part, beshav^ 

dô. Faire asseoir. Forme rare, on se sert en général de 

beshàva, comme caus. Pende léske^ djanés sôstar beshav 

ghiâm tut pasK amende ? (c) ils lui dirent, sais-tu pourquoi 

nous t'avons fait asseoir près de nous ? Beshavghiôm les 
opté mi m^néste, je le fis ass. sur ma nuque. 

Beshavdô, part, de beshavâva. Ce qui se met sur la table, 
le pilav, le manger, par excellence. Comp. Fr. mets, de 
mettre. Pilav, le met favori des Orientaux. Pers. ^^{ (peUxv) 
quod Turcice pilav pronuntiatur ; cibus ex oryza et carne 
confectus. — ^Vul. Ta kerdé biâv, khashà, beshavdé, (c) ci ils 
firent la noce, de mets (et) de pilavs. Avakhiâ i ramni tor 
vêla beshavdô latchéSy cette femme cuit bien le pilav. Sa- 
rdnda divés, ta sardntB, rattid kerdé bidv, akhénghta^ khabé 
pibéy kha^hd, beshavdé, (c) (pendant) quarante jours et qua- 
rante nuits ils firent fêtes et réjouissances, (ils eurent) des 
mets, des boissons, des aliments et des pilavs. Ndshtik te 
khal pe tchâkoro beshavdô, (Nom.) il ne peut pas manger le 
pilav de son enfant,=cuit par son enfant. 



— 174 — 

Beshipé, n. abstr. du v. beshâva. Habitation, demeiirev 
pron. quelquefois bashipé. Kârin isi tumarô heshipé^ où est 
votre demeure? terme rare. 

BevAzi, pivAz, (As.) Oignon. Pers. jU; (peyaz) allîum, cepa 
— ^Vul. f. an onion. Peeaj\ cepa, Honig. Vol. 2. p. 382, voy. 
purûm. 

Bezéh, n. m. Péché, dommage. P. »j-f (baza) i Crimenv 
peccatum, 2 injuria, molestia, 3 homo infortunatns. miser. 
— Vul. Tr. bezé, Dommage, perte, péché, faute, homme très^ 
pauvre — Bchi. GM. xpijta, àfiiapTCot. Dévia mo, so bezéh ker- 
ghiôm ? mon Dieu quel péché ai-je fait ?=de quoi me suis- 
je rendu coupable ? But bezéh ulinôtar ko mami^, une 
grande misère est tombée sur les hommes. Dik te na 
kerés bezéh te romnidtey prends garde d'affliger ta fem* 
me. But bezéha (pi.) teréla^ il a beaucoup de péchés, — rare 
au pi. 

Bi, part. nég. Sans, Svfu. Lat. sine. Skr. v î, înd. a particle 
and prefix, implying certainty, séparation, privation. It ge- 
nerally corresponds to the English adjuncts, a, ex, de, dis,, 
in, um, etc. Vifcafc/ia, bald, katcha, hair, vikarn^a, ear* 
less, kar n'a, ear. Skr. vin â, ind. without, except. H. Kn, 
bina^ without. H. Pers. ^ be (a priv. particle, or préposi- 
tion), without, when prefixed to nouns, it îs équivalent to 
in, un, im, ir, less, etc. as, be-ab, without water, be-eeman^ 
adj. without conscience, without religion. — Sine, expers, 
carens. — ^Vul. VI, ^h, ^ t>en, bena, adv. (Skr. vînâ) with- 
out, unless* Pukkhto. ^ be, without, void of, used in com- 
position as a priv. part. — Bellew's Dict. 1867. On verra par 
les citations suivantes, qu'à l'exception des pronoms et des 
noms propres, M, ne s'unit qu'à des adj. du gén. ou à des 
adj. et à des part., et jamais à des noms purs. L'étude de 
cette part, nous révèle l'existence de quelques termes qui 
n'existent qu'unis avec bi. 

Bi-AMÉNDJA, Sans nous. 

Bi-AMÉNGORO,Sans nous.Ar>îAigforo,wdtigforo,gén.du pron. 
me au pi. et au sing. ne s'entendent jamais qu unis avec bi. 

Bi-BAKHTALÔ, adj. Saus fortune, voy. bakhtalô. Bi^-bakh-^ 
talô isom, je suis misérable. 



— 175 — 

Bi-BAKHnAKORo, Sans fortune. Bi-^bakhtiâkoro isdn^ na-^ 
%iàsti kerésa. tu es s. f., tu ne peux pas faire. 

Bi-BAÏÉNGORO; Sans manches, bàiy manche. 

Bi-BALÉNGORO, bat, cheveu, Sans cheveux. Ah, dôle 
mu deniltey dôle mu tu/tariklie, (Tr, Ar. tetaruk) isân dôle mu 
hibaléngheri, (f.) ta na r&vésl (ch. Zap.) ah^ ô ma mère folle, 
ô ma mère abandonnée^ tu es, ô ma mère^ sans cheveux, et 
tu ne pleures pas ? 

Bi-BALAMÉNGORO, Saus Grecs. Balamô, Grec. 

Bi-BOLod, NoH baptisé^ «6aiçTi«Toç. Sôstcr terés les djin 
'ubôr divés bi-boldô ? Pourquoi le laisses-tu {tiens-tu) tant 
«de jours sans baptême ? 

Bi-bolavd6, part, du caus. bolavdvUy Non baptisé. 

Bi-BOLNô, Non baptisé,==Juif. 

Bi-bukéngoro, Sans entrailles, impitoyable. BwA:(î,viscere. 

Bi-butïAkoro, Sans travail, buti, travail. ' 

Bi-DADÉSKORO, Saus père. Hel. iwaTwp. tchavô isi bi^ 
«dadéskoro, l'enfant est s. p. Dai, père. 

Bi-dAkor0, dâi^ mère. Sans mère, àj^ijTwp. Tchorâ ta 6i- 
KlàkoTô, pauvre et sans mère. 

Bi-DASÉNGORO, Saus Bulgares, rfas, Bulgare. 

Bi-DiMiALÔ, Sans pantalon, dimt, pantalon, GM. ilgifiyuù- 
«o<. Bi-dimialô isi ukavkâ rom, ce Tch. est sans pantalon. 
ei'dimialô isi o tchavô, l'enfant est sans pantalon. 

Bi-GADALÔ, Sans chemise, gad, chemise. 

Bi-gadjiAkoro, gadjiy femme. Sans f. Hel. 4pvo«. Latchâ 
bi'gadjidkoro rashâi, (c) un bon prêtre, non marié. 

Bi-godiAkoro, Sans intelligence, godi, mens. 

Bi-godialô, Sans intelligence. 

Bi-KHORAKHÉNGORO, Saus Turcs, khorakhâi^ Turc. 

Bi-LADJANô, Sans honte, ladj, honte. 

Bi-LÉsA, Sans lui, lésa, cas instr. d'oy. Bi-lésa ma dja, sans 
lui ne vas pas. 

Bi-LÉSKORo, Sans lui, léskoro, gén. d'ov. 

Bi-lAkeri, Sans elle, Idkeri, gén. d'rfi. 

Bi-LÉNDJA, Sans eux, léndja, instr. d'ov, au pi. 

Bi-LiNDRALô, Sans sommeil, lindr, sommeil, ioicvoç. Isôm 
kinô ta bi-lindralo, (c) je suis fatigué et sans sommeil. 



— 176 — 

Bi-lindriAkoro, Sans sommeil, lindr, sommeil. 

Bi-LONÉSKORO, Sans sel, Ion, sel. 

Bi-LOVÉNGORO, Sans monnaies^ sans argent, lové^ monn. 
arg. Bir-lovéngoro astarghiôm les^ je l'ai aiguisé sans monn. 

Bi-MAKLÔ, Sans couleur, maklô, part, du v. makâva. 

Bi-MALÉsKORO,, Saus Compagnon, maî, comp. Kerâva buti 
bi maléngoro, (au pi.) je fais du travail sans compagnons. 

Bi-mAndja, Sans moi. instr. du pron. me. C'est la forme 
la plus usitée ; la suivante est rare et peu connue. 

Bi-mAngoro, Sans moi. Bi-mângoro nàsti kerés bvUi, sans 
moi tu ne peux pas faire du travail. 

Bi-MANUSHÉNGORo, Saus hommes, manûsh, homme. 

Bi-MASÉSKORO, Sans chair, exténué, «(yxpxo;^ mas, chair. 
Bakré bi-^maséskere, des brebis exténuées. 

Bi-MELALÔ, mel salissure. Sans sal. H. umul, adj. bright 
pure, clean, clear, (a priv. and m a 1 a, filth). Bi-melalô isôm^ 
je suis propre. 

Bi-moliAkoro, Sans vin, mol, vin. 

Bi-MURAVDô, Non rasé, part, du v. muravdva. 

Bi-orAkoro, Sans montre, GM. &pa, heure, montre. 

Bi-PAKiANô, Sans foi, pakianô, part, du v. pakiâva, croire. 

Bi-PARVARDÔ, Pas gras, iirapç, parvardô, part, du v. par^ 
vardva, engraisser, nourrir. Sostdr iaàs o gurûv bi-parvardôy 
parce que le bœuf était maigre. 

Bi-PEKô, Non cuit. jBi-pefed isds o mauro, le pain n'était 
pas cuit. 

Bi-piNRÉNGORO, Sans pieds, pinrô, pied. 

Bi-poriAkoro, Sans queue, pori, queue. 

Bi-sosTENiALÔ, Sans pantalons, sostérty pantalon. 

Bi-shalivaréskoro, Sans bride, shalivdr, bride. 

Bi-seliAkoro, Sans son, seliy son. varô bi-selidkoro i$i, 
la farine est sans son. 

Bi-sheréskoro, Sans tête, sherôy tête. Bi-sheréskoro ma* 
nush, homme sans tête, stupide. 

Bi-shukAr, Laid, voy. shukdr. Bi-shukdr djuvlij femme l. 

Bi-stadikAkoro, Sans calotte, stadik, calotte. 

Bi-sUTTÔ, Sans sommeil. Bi-sutté isi e kangheridkere o 
kandiles, (GM. navr^Xa, lampa, lampada — Som.) les lampes 



~ 177 — 

de réglise ne sont pas endormiesisselles sont allumées, trad. 
du GM. axo{|iL7)Tov xavTiiXi, lampe qui brûle jour et nuit. 

Bi-TCHiTCHAiÀKORO, Sans chatte, tchitcMi, chatte. 
But kermo&sé terâsa, ta bi^chitchaidkere isdmy nous avons 
beaucoup de rats^ et nous sommes sans chatte. 

Bi-TCHiNDÔ, Qui n'est pas coupé, (circoncis),'te/itnrfd,coupé. 

Bi-TGHAVÉNGORO, Saus enfants. Sostdr isi romni pivH, ta 
bi-tchavingheriy car elle est une femme veuve, et sans e»- 
fants, tchavôy enfant. 

Bi-TRiAJKHÉNGORO, San« souliers, triâkh, soulier, Hel. «vo- 
«<X\#To;, GM. eÇuwiXuToç. Me sar far pirâVy bi-triakhéngoro^ 
moi, je marche toujours, sans souliers. 

Bi-TUMÉNDJA, Sans vous, tumén, pron. (instr.). 

Bi-TUMÉNGORO, Saus VOUS. On n'entend tuméngoro qu'uni 
à la part, bù 

Bi-TOVDÔ, Non lavé, tovdô, part, du v. tovàva. I Balamni 
kaméla te lel o bi-tovdô vûlliaro, (c) la grecque veut prendre 
le pot de chambre, n. 1. 

Bi-TÙSA, Sans toi, <u, pron* (instr.). Bi^tûsa, me kôrkoro 
kamnashavâv o drom, sans toi, moi seul, je perdrai le che- 
min. Me, bi^tûsa ndna djâva, moi, sans toi je ne vais pas. 

Bi-VASTÉNGORO, Saus maius, vast, main. 

Bi-UTCHARDÔ, Non couvert, aaxsTcia;, utchardô^ part, du v. 
utcharâva. Atchiliôm sari i ratt bi-utchardô^ je suis resté 
toute la nuit sans couverture. Khaliôm sarô o brishindô 
bi'Utchardôj j'ai mangé (essuyé) toute la pluie s. c. ButchÂr- 
ghiovel ta sildliovel, il se découvre, et prend froid. Bi- 
utchardôj butchardô uvâva, être à découvert, GM. Çwxcica- 

Bi-YAGÂKORO, Sans feu, yafc, feu. Bi-yagâkoro ta bi-yisma- 
téngorOy sans feu et sans habits. 

Bi-YISMATÉNGORO, Sans habits, yismata, habits. Léskere 
tchavé piréna bi-yismaténghere, ses enfants marchent (se 
promènent) sans habits. 

Bi-YAKÉNGORO, Saus yeux, yak, œil. GM. à4(iLj«.aToç. Bi-ya- 
kéngoro isi, il est sans yeux. E bi^yakénghere avéna kanék 
far ki tchérghes,\es aveugles viennent quelquefois aux tentes. 

Bi-zoRALÔ, Sans force, zor^ force. Léskeri pinréy isi bi- 

17 



— 178 ~ 

toralè, ses pieAs sont laiMes. Mukêl m0n hir^ondô^ elle (la 
fièvre) me laisse i. 

Bi-zarhalRi^oro, Sans sucre^ GM. C^^x^. Ketmâmitnorka^ 
fés U'Zmhhariâkoro, je veux mon cafë sans sucre. 

Bi, ne s'unit aux noms pr. qu'au cas instr. Bi e Otmetrésa^ 
sans Démètrius, (GM. AriLir^): Bi e Yankôsa, sans Jean* 
*GM. rtdbfxo;, ^a>«wii;. Bi e Mariàsa, sans Marie. Bi e ElencÔMj 
sans Hélène, ^fiXivn, GM. %>l<pctt. 

BiAv, m. Mariage, noce. Skr. v a h, to bear, to canry, to 

<îonvey or transport, — ^Vehere, ferre duoere uxorem — ^Wg. 

vi V âh a, marriage, v i v a h ita, married. H. yl-rJ bgah, s. 

m. marriage. Byah lanuy to take in marriage, to bring 

home a wife, to marry. Eyahuy adj. married, hiydna^ to 

«marry — Yates Introd. p. 294. / phwri penghiàs^ yek rakUâke 

bidv kerénaj (c) la vieille dit, ils célèbrent (font) le mariage 

'd^une fille. E biavéêkere manûsh^ les hommesfvenus) autna- 

riage. Biâv kerâva, je fais (célébré) mariage,=sje me marie. 

Bat isds Idkere biavéste, beaucoup (de monde) était à son 

(d'elle) mariage. Azôm manûsh ulétar tnmaré biavéste^ 

combien d'hommes sont-ils venus à votre mariage? Kâmta 

kamuvél obiâv^ quand sera célébrée (9à yivi)) la noce? 

Kerghids sardnta divés b«dv, ta yek barô (xkhénghiy (c) il fit 

une fête (de noce) de quarante jours, et un grand festin. 

Kerghids bidv, lids la, (c) il fit la noce, il la prit (^[>ou8a). 

Yaviné kerds bidv, (Nom.) detnain nous faisons le mariage. 

-Quelques Nom. pron. feav, baf. baf léskoro kerén, ki fam- 

gheri ghelén les, (c. Nom.) faites, (célébrez) sa noce, conduis 

sez-4e à l'église. 

BiAVELÎ, ce terme dont l'étym. est fort obscure, me parait 
être au cas loc., comme aratti. Pott Vol. 2. p. 418. dit Ëtwa 
zu Ngr. PpàSu, (d. i. sérum diei) ? Il n'a aucune affinité avec 
ce mot Grec. GM. 9u[ii[touxp«9 {Âo'j;fpù)|x«, (iio*jpY<^^« — 'Liébich 
brewul, der Abend. Ghelô biaveli.o kam beshtôtar, (c) il alla 
au soir, le soleil était couché. Le man biavéli te kxeréffte, 
(ch. am.) prends-moi au soir à ta maison. A rakavghiôni 
tûke dji biaveli, je t' ai attendu jusqu'au soir. Ta biavelif 
penghids pe praUske, (c) et au soir, il dit à son frère. Râno 
ta biaveli, keréla shil, mutin et soir il fait froid. Les Nom. 



— 179 — 

remploient rarement, ils se servent i'aratti. Quelques tri- 
bus ne le connaissent pas. 

BiAVÉLiovEL, V. pass. impers. Biaveli-^vdva, part, biai^-^ 
li(ni)lo. Il fait obscur. On n'entend ce v. qu'à la 3 p. silig. 
de rindic. et à la 3 p. sing. de l'Âorist. Inconnu à la pL des^ 
Nom. Hel. &j^(C<» ou j((i(Co[iiâtu GM. PpaWCo(Aoe^ ^^ibu Cor. At, 
vol. 1. p. 171. Biavélilotarl te sovdv^ o tuv kamakhém man^ 
(c) il fait nuit; si je dors^ les loups me mangercmt — Ftndi- 
vîdu qui parle, était dans une fcorêt. Bia/9éliïùtary nkhkinâ 
ghelôtar pe kheréste, (c) il fit nuit, il se leva et alla à sa 
maison. Oi sigô sigô ghelitar pe kheréste, ta biavélilotar o 
Devél po divéSf (c) etle alla très vite à sa maison, et Dieu 
fit obscurcir son (le) jour. GM. ivuxTai«tv S eghç div içdfotr toik 

BiAVELiÀKORO^ adj. du gén. hiavelï^ au sing. Vespertinu^ 
Biaveliâkeri dm, heure du soir. Hel. imift^ 

BiAvA, V. fNrtm. 1 Q. 1 Gonj. Mettre bas, pondre, accou-r 
cher. Vkor. et le Fut. manquent. On n'entend que le Prés. 
de llndîc. et l'Imp. Ce verbe qui dans la bouche des Tch. 
s aj^Mque quelqu^<»s à la fentme^ ma» surtout aux ani- 
maux^ me paraît formé de hiâny mariage. Amart iaghni biéta 
yek vanrô, kâtba (GM. xâSt) divés, notre poule pond un œuf 
chaque jour. Amart ndna biél, la nôtre ne pond pa». itfe, 
9ar fa9tarâ/& avcMé ichiriklià ka biéta ^ vaia/tô ? (c) moi^ 
comment puisse attraper cette poule qui pond Fœuf? Te 
biéna ta o dût djuvlién^ ki devrydt te tchivén fen, (c) si les- 
deux accoudient de femelles^ jettez-les ^.-à-d. les filles) à 
la mer. Alétar làkeri divés^ ta biél i Dakami, (c) se» jours 
arriv^*ent, et la reine accoucha. Te lel tut o Beng ta te data 
ka bi&a» hU^ que le diable te prennes^ ainsi que la mère 
qui fa engendré. Akand biéla^ elle accouche maintenant. 
Gôrkes biéta, elle met bas (la vache) mal=:avec difficulté. 

BfBf, Sw f. Tante. H. ^ bee^ a vocatîve partîde used in 
speaking to women. Contract. of ^ ^ 6««6e6, a lady (vut- 
garty a vnfe)— ^*bt. a lady (rulgariy) a wrfe. Yates^ IntrodL 
p. 202— The sovereign of which wras, be observed a beebee 
or laàf. As. Resw vol. 5. p. 41— Pukkhto, Kbt, f. A buJy^ 
married woman. BelleVs Dict. 1867. Muîitar rm bibi, ma 
t. est morte» Amari kibi alitar^ njotre t. est venue. 



— 180 — 

BfBO, (Nom.) n. f. Tante, voy. bibi. BObo Zafira Marandn^ 
tante Zafira Marandtu Mi bibo, ma t. Aide (Ti\ haide) bibOy 
dja te kheréste^ pani nândi te koréste^ (ch.) allons ô tante» 
\u^ à ta maison, il n'y a pas d'eau dans ton gobelet. 

BiBfo, (As.) f. Tante, voy. btbi et bibo, 

BiHÉMi, (As.) Je crains. Skr. b h i, To dread, to fear, to be 
afiaid of. H.^rf' ub^hue, adj. without fear, fearless. H. Pers. 
*^ 'j vahime, fear. 

BiKNÀVA» V. prim. i Cl. 4 Ctonj. part, bikindô, V«idre.Skr. 
k r i, emere, avec v i, vendere — Wg. voy. kinâva^ acheter. 
H. LJl; bikna, v, n. To be sold, to sell. Astarghiâs o kher^ 
bikenghids les^ (c) il se mît à vendre la maison, — lit. il prit 
à vendre. Biknés avaklé tchitchd mandée vends-tu cette 
cliatte à moi ? Biketighiôm len, je les ai vendu. Bikenghi&in 
Un avdivés, khanri lovéndja, je les ai vendu aujourd'hui, 
pour peu d'argent (avec). Bikindô isi, il est vendu. Âvakâ 
varrô yek pardske (Tr. para) bikndv tes, (c) cet œuf, pour 
un para je le vends. Ûkhkinô ta ghelô te biknil o vanrâ^ 
(c) il se leva, et alla vendre Fœuf. Biknéna, ils vendent, 
pron. souvent, bikléna. Télé opré biknélaSy (c) il vendait' en 
bas, en haut=par tout. GM. etcocvax xara». Ta ov pendes, 
saré o shékhia biknén len^ te tel len mi romni Ghiûla^ (n. 
pr.) amaré tanéste, (ch. Nom.) et il dit, tous les effets 
vendez-les, et que ma femme Ghiula les prenne, (qui est) 
dans notre pays. Ghelôy bikenghids len trinén lovénghey (c) 
il alla, il les vendit pour trois monnaies2=piastres. 

BiKENiNDÔs, gér. du V. bikndva^ vendre. Yek divés dinids 
pes godi, (lit. il se donna la pensée) bikenindôs te djav dji ko 
yavér gav, (c) un jour il se décida, d'aller à l'autre village, 
en vendant 

BiKÉNGHiovAVA, V. pass. bikendô-uvdvay part. bikénghi{li^ 
lo. Etre vendu. Abôr lotfénghe bikénghilotar^ pour com- 
bien de monnaies fut-il vendu? Ov pcnghids, nân' arakliôm 
la, terdvas yek, bikénghilitar, (c) il dit, je ne l'ai pas trouvée, 
j'(en) avais une, elle a été vendue. 

BilAva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, bilanô, Skr. bî, to 
melt, to liquify, to fuse or dissolve. — Sibi adjungere, obti- 
nere — Wg. avec vi, Decumbere, dissolvi, evanescere, vila- 



— 181 — 

y a, m. destruction of the world, liquéfaction, v i 1 a y a n a, 
n. liquefying. H. U bi; bilana^ v. a. To cause to vanish, v. n. 
to retire, to vanish, to be lost. On n'emploie jamais ce v. 
sous cette forme ; mais son part, bilanôy sert à former le 
V. pass. suivant. 

BilAniovava, v. pass. bt'/aïuJ-uvdva, part. bilâni{nt)lo. 
Fondre, être fondu. Bilânilotar o vif, la neige s'est fondue. 
Akanâ kamubilâniovel o vif, maintenante neige se fondra. 

BisH, BIS. Vingt, voy. les nombres, p. 75. 

BisHÉNGORO, adj. du gén. bish. voy. les nombres, p. 75. 

BisfM, ind. Donc, GM. \otiràv. Pers. ^J^ pesy postica pars» 
adv. temporis ; postea, deinde, porro. ^jr^ pesin (suff. ^ 
yen), posterior, ultimus^ externus, Tr. sonraki, GM. imm. 
Bisim akanâ, penghids o veziris, khalids amaré kôkkala, (c) 
maintenant donc, dit le vezir^ il a mangé nos os=il nous 
tuera, ^mm so te kerâv^ donc, que ferai-je? Kârin gadjdv 
bisim? où irai-je donc? Atchilidn bisim bi-^tiâkoro^ tu es 
resté donc sans travail ^ Tena nashés bisim^ kadâv tuty si 
donc tu ne pars pas, je te battrai. 

BistrAva, 1 Cl. 1 Conj. part, bisterdô. Oublier. Etym. 
obscure. Pott, vol. 2. p. 88. cite. Hindi, tvisdmd (to omit), 
bisâmâ (to forget)— Boehtl. Mél. vol. 2. Ire livr. p. 31, le com- 
pare au Skr. v i s m a r, to forget. Ta nâpalal mi dukani^ 
flâna bistrâv tut^et après, ma bien-aimée, je ne t'oublierai pas. 
Bisterghiôm man te putchâv tûtar, j'ai oublié de te deman- 
der, {tûtar, de toi). Te na bistrés tut, f avés, que tu n'oublies 
pas de venir. Bisterdô isdn, tu as oublié. GM. ltj(X9\U^ç clmi. 
Kambistrdv man. Fut. Te bistrâv man, an les me godiate, si 
je (l')oublie, apportes-le (rappelles-le) dans mon esprit. Ta 
bisterghiâs pes, te lel i angrusti, (c) et elle oublia de prendre 
l'anneau. / phuri penghiâs, o rdklô bisterghiâs pe lové aratti^ 
(c) la vieille dit, le garçon a oublié ses monnaies (pendant) 
la nuit. Penghids léskei phuri, te lové bisterghidn len, mo 
raklô, (c) la vieille dit, tes monnaies tu les as oubliées, mon 
garçon. Dâde, bisterghiôm les ko kher, (c) ô père, je l'ai 
oublié dans la maison. 

BiTCHAVÀVA, V. caus. 1 Cl. 2 Conj. part, bitchavdô. Envoyer. 
La forme prim. manque. H. bhejna, v. a. to send, to trans- 



— 182 — 

mit, — Yates Introd. p. 201. Campuz^ fciïefcuèor^ a. envîar* 
Bilchavghids yek lil pe dadéske, me avdpa me gmljiâsaj (c) 
il envoya un papier (lettm) à son père, (disant) moi, je viens 
avec ma femme. Bitchavgkiôm les te gliêdéi drespa, je Fai 
envoyé pour ramasser des herbes. Bi-shalivmiéskùro grast 
hilchavdô^ (ch.) il envoya un cheval sans bride. JBitchapf^iâfn 
les te kinél matchù, je Taî envoyé (pour) qrfil achète dit 
poisson. Pen léske te bitck(wél len stxrén^ dis à lui de te* 
envoyer tous. Me bitchavgkiôm tuty sigô favés; ta djin albôr 
ara so kerénas télé ? (c) moi, je Vai envoyé pour cpie tir 
viennes vite; et si long-temps que faisais-tu en bas ? Wtefco- 
vén les mdnghe, (c) envoyez-le à mof . Ta ot bitchavdé les, 
(c) et ils l'envoyèrent. rubtiâkoro bitckavél yek tû lâkerer 
dadéste^ (c) l'intendant (bâtonnier) envoie une lettre- à son 
père (d'elle). Te kamés, te bitchamtr tut, si tu veux, je f en- 
verrai (infm. pour le Fut.). dakaranô raklô Mtehavgbids i 
puriâ, (c) le garçon du roi envoya la vieille. (hH>khf &rm 
bitchavdô les ki bdgniay murandô tes, pctruuâô fes, anazke^ 
rizdô les, (c) immédiatement, on Fenvoya au bain^ on le 
rasa, on le changea (ses habits) on le mit propre. Me nMé^ 
te bitchavén les a^atiaring, (c) mon garçon, eavoyez-le par 
ici. Bitchavghiâs len te penén e Morfidke, (n. pr.) ta iàberi 
penénghe, i Kôraka (n. pr.) tasavdt, (c) il les enroya dire à 
Morfia, et à ses sœurs, (que) Koraka était étranglée. 
Biv, voy. vif. 

BôBi, Bôpi, n. m. Fève. Slav. bob' x'Ja(ii(K. Oec. vol, % pi i3. 
Bulg. bôbi, beau, M. Dict. Campuz bôbis, pi. L babas. Kor 
mena bôbia ? voulez- vous de fèves ? Hel. jtuapioç, GM. wunadmy, 
do xâxxoç, giain, f«êa (faba) la purée — Liebicb «FatsclLOÎa^ 
die Bohne, w^enn es nicht^ wie esscheint, der Plural ist xoa 
einem mir nicht bekannten Singular, welcher fatschûî 
heisaen mùste ; s. auch bobo » — Lies Grecs appellent fonoSkîo^ 
les haricots, de ^aoioXoç, comme <xDic(a, musCa, C^Ii^ Ki^^ 
'kvjiù. Cor. At. 1 282. Bob' me paraît d'origine Grecque. — 
AoSiQc, fasiolia^ fasioli. Glos. id. vol. 4. p. 295. 2(tÛkaÇ wciuda, 
J; 5 xapTO; \6&ix. Diosc. II. 176. Phaseolus vulgaris, haricots. 
Cor. At. Vol. 5. p. 167. Ascoli Zig. p. 131, rap. le terme à la 
|ang. Ital. fagiuoli, c'est une erreur. Wal. boba^ faba* Yoc. 



— 183 — 

DacOv^RotiL Akxi, p. 234. Tr.^bahlat. Légume. Fève de 
«naraïs J-r^ fesil^ Faséole fève, haricot — Bchi. 

60BÔLIA9 au pi. dim. de bôbi. Kerdô leno kôllyba sar bo" 
\h6Uay ils ont fait le kollyba comme des fèves, KéXXoSov-Soe^ 
offi^ande pour les morts, faite de blé, de sucre, ; et de bon- 
bon& :K6Xc£«(, Frumento cotto in acqua, che usano i Greci 
distribuire in memoria dei defunti — Som. 

BÔFTCHA, n. f. Fouloir, pressoir. Bulg. bVtchva, barrel, — 
M. Dict. — Slav. bôtdika, (bôtcha). Bôti< poOm;, GM. pou-cÇiov. 
ÛLat. Buttis. Al. Bottich, It. botte — Oec. vol. 2.p. 19. GhedinU 
•dm € drakàj la t(^ivghiAm len andré ki bôftcha, «nous avons 
cueilli les raisins, et nous les avons jetés dans le fouloir. 
André ki bôftcha matchéy (ch. Nom,) dans le fouloir (il y a) 
des poissons. Perghids yek bôftcha moly (c) il remplit un f. 
«de vin. 

BoK, n. f. Faim. Skr. b h u d j, to eat, to enjoy, b u bh k s'u, 
wishing to e^X—boke, a brot.Hahn, Alb. Stud. — Zend baokh^ 
^hna, aliment, tout objet dont il est possible de tirer quel- 
que jouissance. V. Sade Broeckh, p. 379. H. ^yd b.hook^h 
45. f. hunger, b.huksh, adj. Eatable, — Pukkhto, Iwag'a, f. 
hunger. (Skr. b h û k h). Bellew's Dict. 1867 Pok, bhook^ Ap- 
îpetitus. Honig. Vol. 2. p. 374. CampuK— &ogué, m. apetito. 
Pashé te merâv isôm katâr ki bofe, je suis prêt à mourir de 
faim. Dikiovesa {dikliovesa) katerésa bok^ tu parais avoir 
faim. 

BoKALÔ, adj. du bok. Aflfamé. Mukliân man bokali^ ta ghe- 
iiân tûke^ (ch.) tu m'as laissé af. et tu es parti. Nàna isôm 
bokalô^ je ne suis pas af. Ov ka isi bokalô, tcham kamkhâl, 
(Nom.) celui qui est af. mangera du pain. Ta isômas bokalô 
me tchavéndja^ (c. Nom,) et j'étais af. avec mes enfants, (et 
mes enfants aussi). M' oghi bokali isty mon cœur (estomac) 
est af. Atchilô bokalô, il est resté af. (sans manger). 

BokAliovava, V. pass. bokalô'-uvdva, part, bokdlifnijlo. 
Etre affamé, GM. Kamabokdlioven^ ka btiti ndna kerén^ 
auront faim (ceux) qui ne travaillent pas. raklé bokdliletar^ 
alétar te khan manrô, (c) les garçons avaient faim, ils vinrent 
manger du pain. Yek tchavô bokdlilotar^ ta ghelô pe dadéste 
ti katunay ta manghénas manrô, (c. Nom.) un enfant avait 



— 184 — 

L et il aHa dans la tente cha son père et demanda da pain. 

BeEOii, n. L Tr. ~*- semid^ mwmit. Pain Uanc — BchL 
Da pain en fcMine d'anneau. GM. awiliifipiaw, léUunov. Etym. 
okHCOR^ O êapp iaàs mt bokolL le sapent était comme on 
anneao, Ta hon te pmtckél mandat : me Id mi bakoH^ ta me 
nafhâ^{ckSonL) et quiconque me donanderait: qu'il prenne 
mon cui, et qu'il s'en aille. Parénea (Tr. para) liUm (pour 
liâm^ Uném) yek dûi bokoUd, (Nom.) arec des paras (argent) 
j'ai pris (acheté) deux (à) trois simmits. 

Bogh\ (As.) Grenouille. Skr. v e k a, m. a frog» a cloud. 
Pers. Çbeg) t rana — ^VuL bhek. m. a toad, a finog — Yates 
Introd. p. 202. voy. zâmpOy et beng, diable. 

BoLÀVA, V. prim. 1 d 1 Conj. part holdôy Baptiser, im- 
merger. Skr. b u 1, to sink, to dive, to plonge, and again 
émerge, GM. ^lA, v. intrans, ^lui^M, ^ouliC**» v. trans, 
submerger, faire aller au fond. poltCofua, aller ao fond, opp. 
bMûJtt^ somager. Bdàva, n'a aucon rapport avec le y. GM. 
^oirr6, plonger, po^miut, pouTi^ti (HeL pMZu) polmefUL, T. trans. 
Cor. AL Vol. 4. p. 50. Bcxn», aojoord*hoi a tootes les signi- 
fications qu'il avait chez les anciens, teindre des draps, 
peindre les maisons, mettre du fard sur le visage et les 
sourcils. Comme la teinture des draps ^opérait par leur 
immersion dans de l'eau, le verbe poirnCti, vint à signifier 
plonger dans l'eau, baptiser, LaL immergere. Les Tch. ont 
traduit pxK^l^u. par le Skr. b u 1, plonger dans l'eau. Les 
Tch. Mus. se servent du Tr. >» '^ vdfliz, baptême, et vdfliz 
etmek, baptiser — Bchi. Bulg. vâpcyvam\ to color, paint 
M. Dict Les Tch. Chr. n'en connaissent pas d'autres. Soldé 
yek djutésy ils ont baptisé un juif. Itch boldô Zes, hier il l'a 
baptisé (l'enfant). Miboldi^ ma baptisée, (dont j'ai été parrain). 
Boldô isij il est baptisé. J'ai entendu ce part prononcé 
bolnô. On dit aussi birbolnô, pour bi-boldô^ non baptisé, juif. 
Takhiâra kambolds e tchavés^ demain nous baptiserons l'en*- 
fant. Ka bolénas léskere tchavés^ isômas me nasbalô^ lorsqu'il 
baptisa son enfant, moi, j'étais malade. Pushliâs ophurôj fcd- 
rin djas ? Djdva me tchavés te bolâv, (c) le vieillard demanda 
où vas-tu ? (rép.) je vais baptiser mon enfant Quelques 
Tch. au lieu de boldva^ disent tchivdva ko pani, jeter dans 



— 185 — 

Feau. Kon katchivél te tchavés ko panif qui jettera ton eH^ 
£aat dans Feau? qui le bapti^ra? qui sera son parrain? * 

BoLAYÀVA, V. caus. de bolâva, 1. Ci. 2 Gonj. peitt bolavdâ^ 
Faire baptiser. Cette forme bien que rare, est démontrée par 
le part bolavijtô <cAai;(i, enfant baptisé. ^è-6o2at;d<ivnon b. ^ 

BÔLGUiovAVA, V. pass. &oZcM-ut)dt>a, part, bôlffkifnijlo. Etre 
baptisé/ immergé. Te na des amari tchindali^ katruibôldol 
[bôldo{ve)l{a)] andré ho roJttj (c. Nom.) ne donnes pas notre 
couteau, (car) il sera trempé dans le sang. On voit, par cette 
citation, que le v. boldva est connu des Nom. Mus. dans' sa 
signit. prim., immerger. TaJchidra kafïiabôliol^{bôlghio[) de- 
main il sera baptisé. i 

BoLiPÉ, n. abstr. de boldva^ Baptême. Kdnna kcmwvél o 
bolipé ? quand ferart-ron le baptême ? 

BôLDAVA, V. com. 2 Cl. 2 Coi]ij.part.6oMtnd. Tordre. Hel: 
orpcfu, GM. ffTpi(p6i, ?Skr. pûl, to accumutute, to collect or 
heap. — CoUigere, coacervare. Wg. Bôldava o katlôf je tords 
du fil. Latckô boldinô isi, il est bien tordu. Bôldelarnan 
m'oghty mon cœur me tord^ssme fait mal. GM. ^ xopiCa ^wi 

f.t fstoinftiy Hel. orp^fo;. 

BoLDiNÔ, part de bôldava. Torducssgouvemail, moiiliïi 
(Nom.)=qui tourne. Beréskoro boldinô, le gouvernail du nàr 
vire, terme des Nom. de la haute Bulgarie. Parmi quelques 
Nom., moulin, le vasydv des autres. 

BoLDiNÎ, f. du part boldinô. Tarière, Tr. >j^ bourghou 
— « Boltani. Pott, vol. 2. p. 82, f. Turn, vuelta, est mal inter- 
prétée, volte due, (bis) etc. » Tchiv o angard, te kerdv i bol^ 
diniy (ch. Nom.) jettes des charbons, pour que je fasse la t. 

BoLAvAvA, v. caus. 1 Cl. .2 Gonj. part bolavdô. Toûmeii. 
dans la danse, se contourner, . voy. Bôldava. Ici le v. est 
simple, dérivant de boldva^ form. prim. iinisitée. Il désigna 
les contorsions et les mouvements lascifs, si fréquents dans 
la danse des Tchinghianées impudiques. Latchés astdr to 
khôros (GM. jùfhç) ta tebolavés tu^, (ch.) tiens bien ta danse^> 
(continues) et que tu te tournes. But boUwghiôm mim av^. 
divés ko khôros. j'ai tourné beaucoup aujouitl'bUi dans la^ 
danse. Avakliid i sukdr but bolavél pes, cette belle (tille) 'so 
tourne beaucoup (dans la danse). Otid ka kclés, ^ma bolâ»^ 

18 



— i86 — 

lut Imtj là où tu danses^ ne te tournes pas trop* Khuyâsei 
turnén o dakàr^ ta te kdén te holavén tumén, an§lâl ko do^ 
kdrj (c) le roi vous appelle, à jouer et à danser au dervaBt du 
Fpi. Nipalal kcUdr ko $cddnj ketdé, bolavdé pés o r^klié^ (c) 
après la tabH (festin) les fiUes jouèrent et dansèrent 

BouAipÉ, n. abstr. de holavdva. Contorsion lascive dma 
la danse, GM. 'rCan^MTo, mouvements erotiques. BtU boUd^ 
ké keréla ko khôros, elle fait beaucoup de ccmtorsîons dans 
la danse, bola(u)ibé. 

Bon, POR, voy. per. 

Boni, n. f. La nouvelle mariée, ou la fille peu avant son 
mariage. Angl. bride. Les Tch. appellent bâri, comme les 
Grecs^ la femme du frère, et la belle-fille, ou épouse du 
fils. GM. v4(&fD. H. ^yi bunreCj s. t. a bride-^^^iinra, m. 
a bftde-groom, bunee^ a bride. / bori CKoéla^ la fiancée 
viept. / bori iri shukdr, la fiancée est belle. Kamvke- 
rév iûke tfiamuta borie mo, je ferai pour toî des habits 
6 ma II / rotnni dinids pes pe boridsa, la femme ^est battue 
avec sa belle fille. Atchili i bort^ ta diklidfs) la, la noovdie 
mariée resta, et elle la vit. Ta ist ancfrë, bori ^ kdUfé, (c) 
et il y a dedans^ une nouvelle mariée et des jeùx. I bori te 
putchélOf kdrm wi o raklà, te pené», mande Ut ko kbfiTj (c) 
si la mariée demande^ où est le garçon, que tu dises, il est 
chez moi dans la maison. Trin borià astardé o dakàry ghelâé 
hof 0pré^ (c) trois nouvelles mariées saisirent le roi, et Fa-- 
menèrent en haut. On appelle bori, la fouine, en imitant les 
Grecs, vutAfîT^a, >iuf(TCa, donnola, mustela (animale).-^om« 
/ Tônda (n. pr.) kawlél borid pe tchavés, (Nom.) Tônda 
prendra une belle-fille pour son enfant, 

Bononf , L dim. de bori. Mi mkdr borori^ (ch.) ma joKe 
petite belle^lle. 

BoYDji, (As.) Chien. Skr. vatsa. m. a calf. H. Pers. ^ 
bûcha, m. a child, a young animal, buchcku^ m. an mltml^ 
9 chiid, the young of anv créature, back^ha^ a calf (or 
young of any animal). ^>i^ 9ug buchu^ m. a pup,a wkelp^ 
comp. GM. 9»vXo«, chien, de o»AXa!^ le petit d'un chien. 
Pukkhto, bachu, ind. Dear babe, baby dear, baby ,etc. 6aclMii, 
a babe, ^ infant-'Bellew's Dict 1867. 



— 187 — 

Bov, li. m. Four, GM. foopvoc. Ar. ^/ foum et fouran. 
four, fourneau — Bchi. Bn\g.petch\ oven, M. Dict. Skn 
p y u s h, et V y u s h, urere, ardere — ^Wg. To burn, Wilson. 
H. ij Lj bap.h, f. ^am, vapour. Ovotiày i»l o bov e tchardid'- 
haro, (c) là, est le f. de la belle. Pekihndskoro bov, f. où on 
rôti des^ viandes. Tattô bov, f. chaud. 

BovÉsKORO« adj. du gén. bw^ au sîng. Foumter. O bové»^ 
koro na pelMa manrô takhiàra^ le f. ne cuit pas de paiii 
demain. bovéskoro isi balamô, le four, est Grec. Bwêàkeriy 
1 founiière. Bovéskerle (voc*) oMàt Us, (c) ô f. arrétes-Ie, 

Bot, (As.) Calicot. Pers, ^yi {bute)j fruten, cauHs^ a bud, 
a flower^ a spot^ Unde j^^^\h {butedar)^ baVing spots or 
fiow^rs msîrked upon it (a pîece of cloth>— VuL H. Ij>î boofa^ 
& m. a flower, pafticulariy Worked on cioth» or pomW oiï 
paper» etc. a bush^ a shrub. booCee, t dnigs^ flowers^ or 
sprigs (on muslin). Slav. Botvd, ^1a^ hâsit^Kx p^d], ^ti^m. 
Oec. vol. 3. p. 378. 

BôsHKA, f< Poche, dtp^seiov, «iptftx&v {i^xim^ (fMt^«£iMv % 
wkxlov) Gor. At. voL 1 p. 83. Bulg. Bé$ka, teat, breast, M. 
Dict. voy. brek. 

BoshkiAkeri, adj. f. du gén. bôshka, au sîng. Qm d plu^. 
poches=±£riche. E boshkiâkeri ka terilas pm'âne^ {cïu Ncmi.) 
la (femme) riche qui a des pochesw 

Brëk. n. m. Sein. H. d^ berk. cuti& pectorisy twm pectu» 
— Freyt. Les Tch. appellent par ce »om, les grandes pocher 
des seins ftemées an dessus de la reinture, dans lesquelles 
les Orientaux cachent leur argent et lems moochoin^.BoehtL 
Berffy Busen, Tom. 2. p, 129. DikKâs yek iivéf^pe brekéstè 
ka tetélas dn trin ghrôsbu, (Tr. ghrusk^ (c) il rit un joui^ 
qu'il avait dans (la poche de) son sein deux (à) trois piastres^ 
Andfi pe brekiste^ dans son sein. Ghera'$gkiâ$ les telM pr 
brekéstè, il l'a caché dans son sein. Tù^dâspt bttki9te,(tiom.)i 
il (le) mit dans ton ^in. Oti ka khâna^ i kbutii bwi pe 
brekéstè, tovél khashâ, mantéj (c) là où ils mastigirent, là 
petite mariée (la plus jeune) mit dans^ son sein, des alitùentd, 
des pains. Le terme est bien qonnik de tous. 

BhisHf N, BURSHfK^ U. m. Pluie. Skr. varsli,ir. lobe iTet^ 
varsha^ n. vmn, raining, sprinkhng, affhsiotii a feuât^. 



— 188 — 

p r hs h, spargere.— Wg. PaH, vasso. Skr. v a r c h a h, année. 
— Btirn. Essai p. 91. v a r sha, adj. Belonging to a year, . to 
tiie rains,etc. v ris h, pluere, — Wg. H. ^^ji hurmina, v. a. 
ta make rain, burushna, to raîn ; bursha, bnrkha ovvw-^ 
ihuy ^. n. The rains, the 3d season (of the six) from tbe i5th 
of Asharh to 15th of B^hadi, rain. H. Pers. fcoran, ra. raîn. 
Brwhin déla^ il donne de la pi. il pleut Ce terme dérÎTe di- 
rectement du Skr. V a r sh i n, adj. raining, sprinkling. 

BHisHmDO, n. m. Pluie, plus usité que brishin.- — brishindô 
et varsundi des Tch. As. dérivent de lH. bursh'ar'itoo^ f. 
the rainy season. Skr.. varshartu, comp. af v a r s h â^ 
Tain, and r i t o o, season. Campuz. — brijinda, f. brijindar, 
n. lluvia. Uover, brijindo^ adj. Uuvîoso. Brishindô khaHôm^ 
j'ai mangé de la pluie=j'ai été mouillé; imité duGM. l^crfût 
^po/^v. O brishindô delà, (ch.) la pluie donne, il pi. Bêlas zo-- 
raîô brishindô, il pleuvait fortement. Sarrf o &rt^fmd(>,. toute 
la pi.. Souvent on le pron. burshindô. 

Brishindéskoro, adj. du gén. brishindô, au sing. Pluvieux. 
Brisliindéskoro et brishindénghere (an'çl.) rfiV&, Joumée-ées 
pi. Brishindéf^koro md^efc, moispl. 

BrivdAs, voy. buruvdva. 

BuGHLô, adj. Large,. spacieux. Pott, vol. 2. p. 39ft — ^Etwa^ 
^jy. (burdha) (r quadrip) Wide, broad. L'étym. de cet adj. 
est fort obscure. Bughlô tan, lieu sp. Bvyhlô drom, chemin 
lai-ge. Bughlé shing, cornes 1. Bughlé tchunrin, 1. tresses. 
Bughlô tchikdt, front 1. Bughlô sostén, pantalon l., ample. 

Bughlô, n. m. Piastre, plus propre aux Séd.; ainsi ap- 
.pt»lée â cause de sa largeur. Ghelôtar ko kebabdjis, (Tr. ke^ 
babdji} ta penghids, le avakâ bughlôy te anés mânghe yek 
huyhléskoro pekô masy (c) il alla au rôtisseur, et dît, prends 
cette piasti'e, et appointes-moi de la viande cuite, (de la va- 
leur) d'une piastre. Dé man trin bughlé, ta biavelt dav tut, 
donnes-moi trois piastres, et au soir je te (les) donne. Efti 
bughUviAjhe kinghiôm /(?.<?, pour sept p. je l'ai acheté. ATa- 
shavghiôm me bughlé, j'ai perdu mes p. Dâva o dût, trin 
bughlé, je donne (vends) les deux, (pour) trois pia.stres. 

BughlïarAva, V. caus. 1 Cl. 5 Conj. part, bughliardô. E- 
tendre^ étaler. Bughliàr o yùmata te shûkion^ [shûkio{ve)n{a)] 



— 189 — 

étends les linges pour qu'ils se sèchent. Btighliarén len ki 
devryalàkeri nâkri^ ils les étendent sur le bord de la mer. 
Bughliâr te tchutchiâ^{ch. am.) étales tes mamelles (montres- 
les). Bughliarghiôm o tan, j'ai élargi l'endroit. 

BùGHLiovAVA, V. pass. hughlô-uvdvay part. hûghli{nt)lo. 
Etre étendu. Diniôni lesy ta hûghlilotar télé ki pfuVj je J'ai 
frappé et il s'est étendu par terre. 

BuDÀLKA^ n. m. Baratte. Bulg. butâlka^ churn^ M. Dict. 

BûKLA, f. Bulg. bûkle, water flask. M. Dict. Anghiâs i latcM 
tchdi i bûkla 'ta kelélas^ (ch.) la bonne fille apporta le flacon 
et elle dansait. / tchâi liniàs i bûkla, te djal panoré8tej[d\m.) 
(c) la fille prit le fl. pour aller à l'eau (à la fontaine). 

BuKÔ, n. pi. buké. Viscère, entrailles. Tous les organes du 
ventre sont parfois appelés bukô. Le peuple a des idées si 
vagues sur les organes contenus dans le ventre, qu'il serait 
superflu de chercher à savoir, quel est l'organe appelé par 
les Tch. bukô. GM. x«pJ((a, est la région de l'estomac et sou- 
vent le ventre entier. Skr. b u k k a^ the heart. Perdô sar 
hukôy (c) rempli (d'air) comme les entrailles. Niglistétar 
Uskere buké, ses entrailles sont sorties. Dinids les andré ko 
buké e tchuridsa, il l'a frappé dans les entr. avec le couteau. 
Tabarddn AU (n. pr.) mo, mo kalô bukô, (ch. Nom.), mon 
Ali, tu as brûlé mon viscère noir. trad. du Tr. j^'y kara 
djiyeTy foie noir, jecur. Moghéskoro bukô, le viscère de mon 
cœur, terme d'affection. / tchitchdi pashé lénde beshtttar, 
dikéla e bukésa tchivdé o bar, (c) la chatte s'assis près d'eux, 
elle voit qu'ils jettent la pierre avec les entrailles ; (il s'agit 
d'une pierre précieuse, qui a été engloutie par un poisson). 

BuKORô, dim. du préc. Mo bukorô dukdla man, mon. p. v. 
me fait mal. 

BuKÉsKORO, adj. du gén« bukô, au sing. App. aux viscè- 
res. Le yek kôrda (xopXi)) bukéskeri, pand me vast, (c) prends 
une corde à boyau, lies mes mains. 

Bul, voy. vul. 

BÙLBUL, f. Cul. pr. aux Nom. Kamavdv ovotid, te dav ti 
bûlbul, je viendrai là, (et) je frapperai ton cul. Bul, répété. 

BûNA, BÛNOZ, (As.) voy. teU des Tch. Roum. Bas, en bas, 
H. Pers. ^ boon, f. basis, root, stem, Pers. bun, fundamen- 



— 190 — 

tnm, extremum, fini« rei, pcUîn, à pat suff. ieny §eH. pars 
inferior, imum rei, locus infimus, finis, extremum. iper* 
giadus infimus scalarum — Vul. Bani bûna âjetiri^ Yem 
coule (y va) en bas. 

BunAri, penAri, (As.) Blanc, voy. pamô. 

BuNisTA, m. Fiente, excréments des animaux. 6H* pinfî^, 
fiente des bœufs. Sterco di bue et vacca-boana — Sotti. Fr. 
Bouse, Bulg. voniyUj v. n. to stink, M. Dict §rMt kkem-^ 
ghiâs but bunista^ le cheval a chié beaucoup de t Ném^ara^ 
kliôm buniataj je n'ai pas trouvé du fumier. ' 

BuNÉLi, f. pi. bunélia. Fourchette — Bulg. vilOj pitchfcrkf 
vilitcha, fork. M. Dict An o bunélia tov len ko aalAn, afH 
portes les f., mets-les sur la table. Tr. Jb^ tchatdty four-- 
chette — ^Bchi. Peut-être bunélij est une corr. du 6M. mifoAn. 
fourchette. 

BcB, H.^ i&ur or tmf, ad j. excellent, n. s. bride^f[rooiii 
(Lat. vir) a boon, a blessing. Skr. v a r a, adj. Best, excellent^ 
H. 1^ burây adj. Large, great, bura kuma^ v. a. Ta enlarge^ 
to exalt or promate. B.hur, adj. FuU as miich as, as far as^ 
It is sometimes used in composition without expressing âdf 
meaning, unless it is (^' a") as ser &,feur, a ser. b^hut^ koiy. 
wronld mean a full kos^ etc. all^ every, siie, bulk^ wliole, up 
to. Ta yek pâ^aratt^ shunéla khuyàZj vaizela» o vesh o but^ 
(c. Nom.) et à minuit^ il entend des cris; le bois entier re^ 
tentit. Ce mot est répété une autre fois avec les mémi^ 
paroles, dans ce fameux conte des 40 voleurs. Un Nom. 
Zapâri qui connaissait bien sa langue, traduisit ce t^rme 
par le Tr. ^jyt butun, w^ hep, Tout — Bchî. A Fexceptio& 
de quelques Zapâris, le terme est inconnu à tous. Quelques- 
uns, disent que btir, dans ce conte signifie montagne; maii^ 
ils ont été trompés par vesh forêt Quelquefr-una tra^kttsent 
vesh o bur, forêt et montagne. 

BùRDJi. J'ai rencontré ce terme dans le conte dît dupent, 
voy. Conte N. 5. Dji ko dût tchutchiénde o pâi awXôtar^ ke 
burdjiâkoro ko khor, l'eau vînt (arriva) juscp/aux deux ma- 
melles, dans la profondeur de l'endroîL ?H. ^Wji jMfjafiy 
s. f. (Skr. paryâya,) custom, manner. Place, room. Le 
Tcfainghiané qui me raconta ce conte, me dit que frun^'iil» 



— 1^1 — 

kêm kk^y veut dire, profond ; mais il faut se défier des dé- 
liniiioiiâ de gens si ignorants, notamment lorsqu'il s^agit 
^e mois vieillis, et dont le sens véritable, a été oublié par 
lous« Gomp. aussi H. Pers. L^^ burja, adj. true, accurate^ 
righU 

BuRii, BERÛLi, f. Abeille* H. Xr? boarla^ n. s. À wasp. 
^j^ birnee^ t a wasp, a small grain. ^ burr^ f. a wasp. 
Avabà bersh o burlid murdéliletar^ cette année les ab. mour** 
rurent (sont crevées). burlid kerdé bat momelid^ les ab* 
^)nt fait beaucoup de cire. Burliéngoro tan^ endroit (plein) 
d'abeilles. BurliéngorOy adj. du gén. 6ur{i aupl. Het. |a>t99i(si;. 

BCtrnek, m. Poignée. Pers. si^j-f {burunk, burenk) res 
acquisita, reposita, thésaurus — Vul. GM. çoO^^t*, çoOxt* de 
liuYjiLJ) (pugnus) ou iciJiTiï, Cor. At. vol. 1. p. 261. Le terme, 
qui me paraît Pers. est bien connu partout. Yek bumek lové 
dinô les, (c) il lui donna une p. de monnaies. Pvnrâv te dûi 
^meka te pies pani, ouvres tes deux poings i)our boire de 
l'eau. Ta o rom linâs katdr ko tûmbesj po (iico) yek bûrnek 
manghin, (c Nom.) et le Tch. prit des monceaux (de chaque) 
une p. des richesses (argent). Liniâs yek bûrnek^ il prit une 
p. Drntd^ e puriâ yek bumek polid, (c) il donna à la vieille 
une p. de monnaies d'or. 

BuRUViVA. Dénatter^ détresser. Bulg. — otvr' «yvam'. To 
untie. M. Dict. pron. brivâva^ par les Nom. Brivdds pe bal 
(ch. am.) elle a détressé ses cheveux. BurxM te bal, d. tes 
ch. Kamabutûv me tchavéskere bal, je d. les ch. de mes 
enEants. Oi uryavghids pes, buruvghids pesy (c) elle s'habilla, 
elle d. (ses chev.). 

Bus, (As.) Paille, voy. ptis. 

BusT, f. jrf. biA^id. Broche. H. ^j-i burch,haf m. a (long 
slender) spear, a javelin. Dinids les e busHdsa, il l'a frappé 
avec la broche. Tult bust, grosse br. Sastriéskeri btist, br. 
en fer. O pekô mm biknéna les opté ki bust^ la viande cuite^ 
(rôtie) ÛA la vendent sur la broche. 

BustiAkoro^ adj. du gén. husty au sing. Porteur de bro- 
ches^ lancier de l'armée. 

But, ind. adj. etadv. Beaucoup, multus, Skr. bahu, adj. 
much, many, large, great, H. w^jv^ buhoot, much, many^ 



— 192 — 

buhoa, adj. much^ many. buhootayutyii. f. abundance, plcfiity, 
multitude, bahuias^ ind. from^ or by much or many, bahutva, 
u^ plurality, muchness. buhooteraj adj. very much. But duk^ 
beaucoup de douleur. But nasfalôy très malade. But UUchôy 
très bon. But tchatchipé, h. de vérité (très-vrai). But kUchés 
ti'ès-bien. Ta but mulétary et plusieurs moururent But butid^ 
b. d'affaires, b. de travail. But lubnid^ plusieurs prostituées. 
But méUdé^ très sales. But drcJcéndja^ avec b. de raisins. 
But far, ki damia tovdô les, (c) plusieurs fois, on le mit eu 
prison. 

BuTEDER, comp. de but. Meilleur. Skr. bahutara, adj. 
much, many, most. H. bahutera^ adj. very much« Butedér 
tàtary meilleur de toi. Cette forme est rare. 

Butl6, adj. de but. ?Skr. bah u 1 a, much, many. Quel- 
ques Séd. 'seulement, se servent de ce mot; il est rare. 

BuHU, (As.) Beaucoup, voy. but. Buhu varsundô khmrom^ 
j'ai mangé (souffert) une forte pluie. Ce terme est plus près 
du Skr. buhu, much, many, que le but des Tch. Roum. 

BuTi, put!, bukI, n. f . Affaire, travail. Ângl. business. Skr. 
b h ûti, f. Power, dignity, prosperity, success, production, 
birth. Pott, vol. 2. p. 403 dit. c Ich rathe lieber auf Hind. 
wy-f (Skr. w r i 1 1 i) britti or vritti, f. Livelihood, stipend, 
pension, income, estate.» — Campuz, buchi^ f. cosa,f changé 
en ch. voy. arattt. Ndnai^mi butiâte^çaL n'est pas de mon tra- 
vail=sce n'est pas mon affaire. But butid teréla^ il a beau- 
coup d'affaires. Avaklé butiâtar nâna liôm (poui* liniém) but 
lové, de ce travail je n'ai pas reçu beaucoup d'argent. Sar 
V uvél amari buti^ comment notre affaire se fera-t-elle ? 
W6>c va Y^vip? Mi buti latchés ulinitar avekày mon aff. a bien 
réussi comme ça. Kolaiésa (Tr. ^Xr* kolaJ) keràv mi buti, 
avec facilité, je fais mon travail. Dja tûke ti butidte, (ch.Nom.) 
vas-t-en à ton travail. Me butiâke, dans mon travail, et pour 
mon travail. Te kerés buti, que tu travailles. Kerdôm mi 
buti, (Nom.) j'ai fini mon travail. GM. ixa(M tv^v 3ouXuocv (lou. 
On appelle souvent butià, putid, les instioiments des tra- 
vailleurs. Par les Nom. le b init. est fortement prononcé. 
.4 vakà ka kamés, isi bari butt^ (c) ce que tu désires, est une 
grosse affaire. Djan tuménghey tumaré bulidle^ allez-vous en, 



— 193 — 

à vos affaires. Dakar penélas kôrkoro hàrkûfo, so huit 
t astarâVj te kkav me raklés ? (c) le roi disait^ tout seul, (seul 
à seul) comment faut-il que je m'y prenne^ (quelle affairé 
entreprendre) pour manger (tuer) mon garçon ? Hhtd 
dakàf penghids léske, sar kerghiân amkhid bùti^ (c) le tfÀ 
de l'Inde de roi Indien) lui dit, comment &s>-tu fait cette 
affaire ? ÂJMar ko gav, tapêlôtar o rom pe buttdte^ (c) Thomn 
me v|nt au village, ^t tomba (se mit) à son travail. IPerufi 
(n> pr.) isds pe butiàJlt^ but shereméla (Tr% Aa. c^j-i^ cherè^ 
met), la PeruKè était très active dans son travail. Takhidra^ 
ki buU kamadjân o dot ta o tchavô, (c) demain le père et 
l'enfant iront au travail. tchai>ô ghelôtar te kerél buki, {c. 
Nom.) l'enfant alla travailler. 

BuTiÀK0R0> adj. du gén. btUi, au sing. Qui travaille^ un 
travailleur^ Hel. fCXtpYoc, GM. So!iXt\iTi(. 

ButurI, dim. de butû Petite affaire. GM. SouX(tC«. Detél 
kamkerél amart buturi, (ch.) Dieu fera notre p. alT» 

BuzNô) s. m. Bouc. Ce terme me parait dériver de l'H. 
Pers.>f 600Z, a he-goat, buzanô^ adj. buznôj caprinus^ Hel. 

BuzNf, f. du buznô^ Chèvre^ pi. buznià. Murddliletar ta 
i buznid, et les chèvres sont crevées. 

BuzNORÔ, dim. de buznô. Chevreau. 

BuzîN, (As.) Chèvre, voy. buznô, buzos. 

Bùzos, m. Bouc. H. Pers. jî booz^ s. m. A he-goat Caper 
hircus — ^Pukkhto. buz, vuz, m. A he-goat» Bellew's Dict. 
1867. Pers. buzdil (having a heart like a goat) a coWard. 
— Vul. 

BuzANÔ, adj. de bûzos. H»>f booz, la même forme que 
buznô; il est toujours adj. Buzanô mas, viande, chair du 

bouc^ GM. Kfixç Tpsyiiaiov. 

BuziA, au pi. Glace, TOyoç. Tr. jj-f buz, glace— Bchi, Les 
Grecs emploient souvent le même mot, |i.irooCi. Peliôm ghe- 
liôm teldl ko buzid, (ch.) je suis tombé-.(el) j'allais (je m'en*» 
fonçais) sous la glace. 



19 



— 194 — 



D 

D se change en tj àad, dot, père. Dap, tap, coup. Dakàr^ 
takàr^ roi 

Dahà, adv. Encore, voy. po. Tr. ^^^ dakhy^ vulg. L^^ 
daha^ encore — Bchi. Les Tch. Ncnn. remploient pour for« 
tner le comparatil, comme les Tch. Chr. le GM. inè, n^. HeL 
irXiov. Dahd iati^éSy mieux. Dahà khurdéj plils petit. Dakd 
pashéj plus près, voy. pu. 

Dkh DÉi, f. Mère. H. ^^^ ^ dadee^ f. patemal grand mother. 
^LJ ta^ee^s. f. An aunt, paternal uncle's Wife, father'« eldef 
brother's wife. H. Pers. ^'^ da.ee, A milk nurse, a mîd- 
%ife. l^^ dueyay f. A mother^ the stand that children run to, 
in playing hide and seek. D&ketip^yXn, sœur de la m. ma- 
terna soror. E ddfcoro praly le frère de la m. matemùs frater. 
Léngheri dài muUtary leur m. mourut. Tâpiliom, mi dâi td- 
piliom;vastoréndar tdpiliom, (ch. am.) je suis brûlé, ma mère 
|e suis brulé,(à cause) des petites mains je suis brûlé. tchavô 
nashavghids pi daiâ, ta sdr' o divés rotéla^ Tenfant a perdu 
^ m. et toute la journée (S>ii(&ipav) il pleure. Te khel H ddi^ 
que ta mère mange. Ka shundé o tchavé i sbôruj (Bulg. svi- 
ria) ghelétaTj pende les pedake, (c. Nom.) dès que les enfants 
entendirent la voix, ils allèrent (et) le dirent à leur m. Mi 
dài marghids matij (c) ma m. m'a frappé. / ddi penghids^ 
mo raklôf so kerés? [dj la m. dit, mon enfant, que fâis-tu? 
Léskeri dâi penffhids, astdr tes, (c) sa m. dit, prends-le. Pan- 
ghidSy pe dâtar tchoryàl^ (c) il dit, à Pinsu de sa m. 

DAioBi, f. dim. de ddiy Petite-mère. OM. (tatv(TCot, pwMftx^a. 
•fr. v>^*^' anadjykj p. mère — Bchi. On entend souvent ce 
mot, dans la boucbe des enfants. On te rencontre aussi très 
^ouyent dans les chansons. 

Dàkoro, adj. du gén. dâi, au sing. Maternel. ddkaro pral^ 
le frère de la mèlres=Foncle. 

Dakar, dakhàr, takàr, takhâr, tàghâr. Roi. Sultan/ 
terme inconnu aux Tch. As. qui se servent du Tr. Fers. 
-padichah^ monarque — Bchi. Pers. tadj corona, diadema 
^nsgi)iïB,j''^l^' (tadjdar) coronam gestans, rex— This word 



— 195 — 

has a close ressemblance to the Armen. word for king, 
takavôr, derived from tofc, crown — Hamlin. comp. jlKs^ 
khatkiar^ re, rex. Gaz Ling. Pers. Skr. tchakravat 
adj. Ciroular, being in a ring or a circle^ wheeled, an 
emperor. Le Pers. tadjdavy et ce mot, ont tous les deux, la 
signification de rond, discus» et couronne — porteur de la 
couronne. Skr« t'h a k k u r a, m. An idol, a deity, an object 
of révérence or worship — in Hind. fhakur, the divinity, an 
idol, a \ord^ master, chief (among the Rajputs) Pott, vol. 2, 
p. 306. dakâr avéla^ le Sultan vient. Amatô dakàr, notre 
S. Ta niglistôtar o Dakâr andré ko vesh, (c) et le roi sortit 
dans la forêt. Ta o dakâr penghids, tu, kan isân ? (c) et le 
roi dit, toi, qui es-tu ? Penélas o Hind dakhdr^ me, raklés 
nâna terdva, (c) le r. de l'Inde dit, moi, je n'ai pas de gar* 
çon. Ta êhunéla o dakâr ydcpdaharatt, (c) et le roi enten* 
dit à minuit dakâr penghids^ avakà, kUcM kdnô isi, (c) 
le roi dit^ celui-ci, est un bon musicien. Léskeri gadji, gh^ 
Utar ko dakaréskoro raklôy (c) son épouse alla chez le garçon 
du roi. Les Tch. en parlant du Sultan» l'appellent dakâr^ 
mais dans leurs contes, le terme a la signif. de roi, pomlitâc. 

Dakajunô, ad|. de dakâr. App. au Sultan, royal. Dakarorr 
nétchifUkià {Tr. tchiftlik, mîétairie — ^Bchi), les fermes du 
S. Dakarané rezâ, les vignes du S. Dakarané manûsh, les 
hommes du S., les employés au palais. Dakarané tchavé^ 
les enfants du S. Dakarané drom^ chemin royal. Alôt/ar o 
dakaranô raklô te dikM pe gadjiâ^ {c) Penfant du roi vint 
voir sa femme. Tazghiâ(s) (6M. véS^m^ poromettere— S(»n.) la 
i raidi lové dakarané, te del la, {c) la fille lui (à elle) a pror 
mis de donner des monnaies royalesss^orte somme. 

DAKARNi, f. dakar(a)nt. f. du préc. Femme du Sultan, reine. 
E dakamiâkere tchavé, (c) les enfants de la reine. / gràmi 
isds kabn{, ta léskeri gadji i dakami isàê kaimt, (c) la jument 
était grosse, et son épouse (aussi) la rdne, était grosse. Doh- 
kami gadji, reine. Yek isipami, ist amari dakami, {c) YxuHe 
est blanche, elle est notre reine. / dakamt e panghé tehi^ 
tchâke penghids, (c) la reine dit à la chatte boiteuse. 

Dakaréskoro^ a4i* du gén. dakâr, au sing. Royal. Me kt^ 
djâv ki dakaréskeri Snignia^ (c) moi, j'irai au bain royal* l£r 



— -196 — 

kamtdv e dakaréskeri raklid^ moi, je prendrai (en mar.) la 
fitle du roi. Dakaréskoro raklô, (c) garçon du roi. 

Dakarutnô, adj. de dakâr. Royal. dakâr khuynzgkiâ^ 
e tckayféskere dadés, léskere praléti ta kerghid{8) (eti s^nén 
pupulénghere dakarutné, (c) le roi appela le père de l'enfant^ 
ses frères, et il les fît tous, des ofBciers royaux. Puputéti-- 
goto, qui pcole des plumes (GM. icoutvouXov-oe, penne matte — 
Som.); nom donné aux grands dignitaires de la cour du 
Sultan, qui anc. portaient des plumes sur leur turban. Q& 
terme se rencontre souvent dans leors contes. 

Dakakicanô, adj. de dakàr. Royah T anés dûi stronmie^ 
Hel. 9Tp(0(A.vY}) dakaricatïé, ta te sams aménghe, (c) apporter 
deux lits royaux, pour que nous dormions. Sar ftJKvél adjdi 
shukdr làtoTy ta sar te Id e dctkcuricanés^ raklé» ? (c) comment 
devenir encore plus belle qu'elle, et comment pr^adre(pour 
mari) le garçon du roi ? Dans ce conte, it s'agit de deux 
iilles, amoureuses du garçon du roi. 

Dakarieé, m. n. abstr. de dakàr. Royaume. O dakdr ka 
shunghiâSy daràmlatar, pe godidsa penghids^ ai (pour ai) 
kanmbârion [kamabdrio(9fe)n(a)\ kamut^l yek bixrâ dakaribé, 
(c) le roi en (r)entendant eut peur, et dit, dans sa pensée, ils 
agrandiront, un grand royaume adviendra. 

Dakkhiàva, voy. dukkhidva. 

Dàle, f. Mère, voy. dàle. On ne rencontre ce nom que 
^ous cette forme. Le ta mànghe, dâle^ mdrhghe rovnniy tûke 
bf^ri, (ch. am. des Zap.) prends-la pour moi, ô mère, (elle 
sera) à moi épouse, à toi belle-fîUe. So dikis ddlef (id.) que 
regaràes-tu ô mère. Il est fort vieux, et ne s'entend que dans 
quelques chansons des Nom. 

Dai.us borI, cor. de telis bori, q. v. 

DamIa, n. f. Prison. H. Pers. ^t^ dam m. a net, a snare. 
Tr.P, ^'^ dam, piège, filet, lacet. — ^Bchi. On appelle dam» 
aussi, un enclos, pour y enfermer des animaux, ddm^ toit. 
Damia^ n'est connu que des Nom. E yekéskoro tclwidé o 
sherô ta e trinéiii tovdé len ki damia, (c) ils ont coupé la tête 
de l'un, et les trois, ils les ont mis en prison. Kamtovén 
amén andré ki damia^ (ch.) ils nous mettront dans la pri-* 
son, Kerdân kadaid buti^ ta tchivdé tut andré ki damia^ (ch.) 
tu as fjsdt cette affaire, et on t'a jeté dans la pr. 



— 197 — 

DamiAkoro, adj. du gén. damia^ au sing. Prisonnier. 

Dant, m. Dent. Skr. danta, A toolh, the peak of a moun- 
ain. Ivory, elephant's tooth. dantin, adj. Toothed, tusked, 
an éléphant. H. w^l'> dant^ a tooth» ^^^ dantee, the tooth 
of a saw, or other instrument. Dund, dens. Honig. vol. 2. 
p. 388. Hel. i*!(où;. vieux Al. zant, zand, zan^ Lat. dens, Bopp, 
GL Skr. Penghids i tchitchâi, te dant isi dur, kamaperavés 
o bar, (c) dit la chatte, tes dents sont longues, tu feras tom- 
ber la pierre. Panghé-^nténgorOy qui a les dents cassées. 
Kalé danty d. noires. Nâna terila dant pe môstej te tchamu-- 
kerél, il n'a pas de dents dans sa bouche, pour mâcher. 
Manushéskere dant, haricots — lit. les d. de l'homme ; en 
usage chez les Nom. de la haute Bulgarie, voy. aussi paU 
valénghere. Pela o dant léskoro, sa dent est tombée. 

DantAva, V. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, dantô. Mordre. Forme 
rare, voy. Dantéldva, Je l'ai entendu une fois d'un Séd. des 
environs d'Andrinople. Ta o djukél danghids les, et le 
chien le mordit. 

BantélAva, Mordre. Ge v. doit être classé avec les v. de 
la 2 Gl. 4 Gonj. Il est irrégulier dans la forme de son part, 
et de son Aor.; au lieu de dantelinô,\e part, est (ianteZ(id,rAor., 
dantelghiôm. DanteUla i ritchinij l'ours mord. Dantelghids 
man o tchukél, le chien m'a mordu. Kamdantelàv tut, je te 
mordrai. Danteldô iei o manrô^ le pain est mordu. Daniel" 
ghiôm les, je Tai mordu. 

Dantilipé, n. abstr. du v. dantelàva. Morsure. 

DantarAva, v. caus. 1 Gl. 5 Gonj. part, dantardô. Khurdi 
maki ka danter^2a, petite mouche qui mord^=cousin. v.rare. 

Dent^entoum,(As.) Dent. Skr. d a n t i n,toothed,voy .Danf. 

Dap, voy. tap. 

Dar, voy. vuddr. Porte. Teréla dûi dar, il a deux portes, 
terme rare, pr. à quelques Nom. 

Dar, n. f. pi. dard. Frayeur, peur. H. j'^^ dar^ s. m. fear, 
durafio, adj. terrible, d'urana, v. a. To frighten, d'urauma^ 
y. a. To frighten, adj. frightful, terrifying, tremendous. Di- 
nids, pe daràtar, pe rakliâ leste, (c) à cause de sa frayeur 
il lui donna sa fille (en mariage). Ta lias o lil o veziriSy pe 
dardtar khenghids pes^ (c) et le vizir prit (reçut) la lettre et 



— 198 — 

à cause de sa fr. il déchargea sur lui-même. Lisdrâla pe 
darâtar, il tremble de sa fr. Pe dardtar^ nâfM naskêl^ il 
craint de partir. / rakli katàr ki dar^ tchinghUitaTy (c) la 
fille à cause de sa fr., fut coupée (tomba en défaillance). 
IJm la i dar, (c) la fr. la saisit. Ta ôi pe dardtar^ tovghià^ 
po raklô angldl^ (c) et elle à cause de sa fr« mit son garçon 
par devant. 

Daràva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, daranô. Craindre^ 
Skr. d r I, To tear, to rend, to divide, ot pull io pieœs, to 
fear, to dread^ d âru n'a, adj. horrible, terrifick, fiigfatfol» 
feariful, dara, fear, terror. H. d'à m'a, v. n. tofear. Yattt 
Introd. p. 208. Campuz, damnar, a. turbar, darahi>, m. pasma 
Av (pour ov) kam&M te $ovél Idsa, eo te kerél^ dardtoM^ {c) 
il désirait (voulait) dormir avec elle, que £aire ? il avait 
peur. E pakéêke penghids^ sôttar nân^ avés andré ki Uêef? 
pakô penghids, nie, te avdva andré dordua, (c) il disait m 
crasseux, pourquoi ne vlens-tu pas dans le trou? le cnsBeat 
dit, moi, je crains d'(y) entrer. Tte, ma dar^ (c) ne crains 
point. Nâna dardla yakdtar, il ne craint pas (de) rœil» 
(rensorcellement). Me avakléndar nâna dardva, |e n'ai pas 
peur de ça;ssce8 choses. grast but daréla^ le cbeval a 
beaucoup de peur (ombrageux). Dardva te na dantetêl mon, 
je crains quHl ne me morde. Dardva katàr ko mussdSy j'ai 
peur du rat. Katdr ko tchor néna darâtas, (c) il Bravait pas 
peur des voleurs. dos pengkids^ me dardiio, ndneutti harér 
va asavki huHj (c) le Bulgare dit, moi, je o^ns, je ne peux 
pas faire une pareille affaire. Dardias te djal^ (c) il atait 
peur d'(y)aller. 

Darakô, part, du v. dardva. Peureux, timide. Danmâùân, 
tu es timide. Daranê améndar isâs o tckar^ les vofeurs 
étaient plus tim. que nous. 

DARAVÀVAy V. caus. du V. dardvoy 1 Cl. 2 Conj. paît, dar 
ravdô. Faire peur^ effrayer. 6M. ^€cp(C«i». l>aratiél mtm^ (ça) 
me fait peur. GM. (xè tf^âJ^tu Daravâv iuty je te fais peur. 
Daravghidn man, tu m'as intimidé. Penghids, te dimmél 
mon, (c) il a dit pour m'intimider. Durély daravéla o djiÊr 
klés^ (c) de loin^ il intimide le chien. Ma darâv e tefcanéii 
n'intimides pas les enfants. 



— 199 — 

Dàrânioyava, V. pass. daranô^uvdva, part. dardni(n{}lo. 
Etre effrayé. Ge v. le plus souvent a la signif. du v. prim . 
daréva, avoir peur. But daràniliomi j'ai une grande peur. 
Ov dardnilotary ta nashtô, il eut peur, et partit. Daràniletary 
ia penénas, pinravéno vudarày{c) ils se sont effr. et disaient 
Duvrez les portes. / rakU darâmli,peU,9uttÛarf (c) la fille a 
eu peur elle se coucha, elle s^endormit hds andré ki bdgnia 
f> veziris^ (Tr. jijj vezir) ka shunghids^ dardnilotar, (c) dans 
le bain, était {se trouvait) le vieir, dès qu'il entendit, il a eu 
peur* / romni dardnilitar ufkinûar {tùckhini) nashti^ (c) la 
femme s'effr. (et) elle se leva (et) partit 

DarâV) DARfv, s. m. Grenade, Skr. d à r a v a^ adj. Wooden, 
tnade of wood, d à r u, wood, timber tree, dru, arbor — 
Zend d r V a é n â, adj. (von dru,) venant d'un arbre, ligneus. 
V.Sade. Brockh. p. 371. H. ç\^ dafimy s. m. À pomegra-* 
nate, (Punica Granatum), As. Res» vol. 2. p. 139. Hel. ^po^, 
^(Uc, voy. d^iruoH. Atfokd berêh but darivâ ulinitar, cette 
année les grenades ont été abondantes. po (GM. loth) latché 
darivdj uoéna ki Smimi, les meilleures gr. croissent (ylvov^ 
xw) à Smyrne. 

DaravIn, f. Grenadier. SutU daravind, gr. aigres. 

DuRUVïi, f. Fifre. Tr. %.tOj^ (fiC(iufc,fifre~Bchi, voy. (iardt;, 
grenade: àd|.Tch. duruv{a)l6y duruv{a)U, f. (Skr. dru, arbor) 
iaii de bms, ligneus. AnUméêhoro tcJuivâ, keUla duruvli^ 
ren£ant d'Antoine, joue du fifre. André ki êiménia (Tr. du- 
idân) keléUx i duru/oUj dans les tavernes il joue du f. Uryésa 
MHnô gadorô^ ta penés ka terdva balvalid^ ta na dikésa te 
pinri^ ka isisar duruvlià (ch. am.) tu mets une chemisette 
fine, et tu dis que J'ai de l'air (plur,) (GM. Ixu dUp«, avoir 
des attraits) et tu ne vois pas tes pieds, qui sont comme des 
fifres, voy. dardv. 

DuRUVLiÂKORO, adj. du gén. dnnwli, au sing. Joueur du 
fifre. NicMa o duruvlidkoro, Nicolas le j. du fifre. 

Das, m. Bulgare, voy. p. 25. au pi. Daahdi, Daskd, Dasâ. 

AàÇ, ÏKxiii, habitant de la Dacie. Amtx^ç, Dacicus, H. ^1^ 

das, s, m. A maie skve. T astarghids.e Dosés (ace.) tapush- 

Uàs e DaséSy (c) et il saisi le B. et il demanda le B. Andô les 

YaJûvdte^ e Dasésa, (c) (prou, quelquefois Dasdsa) Us l'ame^ 



--200 — 

nèi'ent à Yàlova (vil. au bord de la mer de Marmara) aVec 
le B. Plus. Nom. Mus. appellent Dos non seulement les B. 
mais aussi les Valaques, les Russes^ et quelquefois les Grecs. 
Dikéla k^cUôtar yek Das^ (c) il voit qu'un B. est venu. Ta 
penghids o dakdr e Daséêke^ (c) et le roi dit au B. 

Dasanô, adj. de Dos. Dasanô gav, village Bulgare. 

DasnI, DAs(A)Ni. Femme Bulgare. 

DASNioRi, dim. du dasni^ Jeune femme B. 

Dasorô, dim. du DaSy jeune B. GM. Bo\à\yxfâiu. 

Dasiganô, adj. du DaSy App. aux Bulgares, BouXYoeptx<$. Da- 
sicayii tchip, langue B. Dasicanés, (adv.) à la manière des 
B. DMicanés vrakerés ? parles-tu B.? Katar ko dasikané, 
(c) des B.^ inh toùc Boo^Y^pou;; Tadj. pour le subst. 

Daséskoro^ adj. du gén. Das, au sing. Tchindé lénghere 
sheré ta e Dasénghere (plur.) sarànta djené, (ch.) ils cou- 
pèrent leur tète, et quarante personnes Bulg. 

Dat, dad, m. Père. Skr. ta ta, adj. Vénérable, révérend, 
respectable, n. m. A father, tàtagu, adj. Vénérable. H. 
vi^^' tot, s. m. father. Hot, Mrarm, et '^'^ dMa^ s. m. Pater- 
nal grand father, elder brother, dadee^ paternal grand mo« 
ther, Pukkhto, dddd^ ind. a term of affectionate address, 
to a father or elder brother, dear father, dear brother. 
Bellew's Dict. 1867. Bulg. diedo, wife's father, M. Dict Tôt, 
père. Vail. p. 481. Tr. dot, oncle maternel, \^\^ dâdd, s. 
p. bonne d'enfants — Bchi. Slav. died' icàicroç, T^Traç, Oec. 
Vol. 2. p. 116. eXdiâdia, id. So atchésa ddde? (voc.) kamor 
murdarén amén o gadjé, (ch. Nom.) pourquoi restes-tu ô 
père ? les étrangers nous assassineront. dat ta i ddî, (c) 
le p. et la mère. Takhiâra ràno , o raklô ghelô pe dadihte, 
(c) le lendemain de bonne heure, le garçon alla chez son 
p. r* trin pral pe dadésa, (c) et les trois frères avec leur 
p. Ddde de man to kalpdkiy (Tr. kalpâk) te kelàv^ (ch.) 6 p. 
donnes-moi ton bonnet à jouer. Sar isânas tu, isâs mo dJat 
o Alefôdas, (n. pr.) (ch. Nom.) comme tu étais, était aussi 
mon p. Alcfôdas=du môme rang. Te ghédav manghinj te 
djav me dadéste ta mi didte, (pour daidte) (ch. Nom.) à ra- 
masser des richesses, et (ensuite) aller chez mon p. et chez 
ma mère. Léskoro dad beshéla amaré gavéste^ son p. est 



— 2(M ~ 

usis (demeure) dans notre village, Atchilôlar sari i ratt pe 
dadéaa^ il resta toute la uuît avec son père. MuiMw mo dad, 
mon p, est mort Duléoela (GM. i^nXstitt) pe dadésk\ elle 
travaille pour son p« / rakli ruvnitar pe dadéskej pe pra- 
liskCj (c) la fille pleura pour son p., pour son frère. Ptish* 
lias léskoro d€i(,tchinghiân lâkori kori'? (c) son p. demanda, 
as-*tu coupé son cou? Na terés daid dadés^ Na teràvOj (c) 
n'a&-tu pas (une) mère (un) p.? (rép.) je n'en ai pas. E tchar^ 
diâkoro dot ta e yaoér e rakUéngoro daty (c) le p. de la belle 
et les p. des autres filles. Lias dadéakoro khandôy (c) il prit 
l'épéé du p^ssaépée paternelle. 

Dador6, dim. de dot. Tr. <J^^^ babcufjik. GM. icarspèmiK. 
Amdn (Tr. J^\ dmàn) mi daiorij aman mo dadorô^ (c) de 
grâce ma mère, de grâce mon p. Nàna manga' (pour man- 
gàoa'-^nangd{v)a''^mangâ') dadorôj te djav me temoréste, (ch. 
Nom.) je ne veux pas ô p. aller chez mon peuple, (chez les 
miens). 

Dàdo, (as.) Mère, voy. dâi. 

Dàva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part dinô. Donner. Skr. dà, 
To give, to présent, d ft k a^ m. A donnor, one who makes 
présents, especially to Brahmans — Dare — ^Wg. H. M-i^ dena 
V. a To give, to grant, to yield. ^ ^^ den len, s. m. (pro- 
perly dena and lena). Pecuniary transactions upon interest 
debts and crédits. Tr. alish verishy commerce, négoce — Bchi. 
GML XDi}^oSa9{«. Zend, dd^ dare, V. Sade. Broeckh. p. 368. ddta 
datus, creatus, positus, id. p. 369. Skr, d ft n a, a gift. a do- 
nation, d à n u, a giver, a donor. Hel. id^^i, Lat. dare, Slav. 
dayûy dayâmSy donation. Ce v. a pi. significations, t Donner. » 
O manûsh penghids, dav Ut, de man yek lovô te dav la, (c) 
l'homme dit je la donne, (je la vends), donnes-^moi une mon- 
naie, (piastre) et je la donne. Den yek s€amn{y donnez un 
tabouret (GM. ^a|iivi(ov)). Den lové^ donnez des monnaies= 
payez. jDo les aka/vkà tovél^ (c) donnes-lui cette hache. Do 
les o lùsià te djal péske, (c) donnes-lui les bourses qu'il s'en 
aille, do imper, pour de, voy. lAva. Tu^nâna dinar, man^ 
(Nom.) tu ne m'as pas donné. Kaddva, kamddva^ kamadàvay 
Fut. / EUf (n. pr.) diniâs les mdnde, (c) Elif me l'a donné. 
Ta dinids les ko dakdr, (c) et il le doima au roi. Ta ôi nàna 

20 



— 202 — 

diniàs pesy ko vast, (c) et elle ne se donna pas, à (leurs) mains* 
Den trin poliâ ko kaliardô, (c) donnez trois 'pièces d'or au 
café* De man ti tchentj (c) donnes-moi ta boucle. Te dav la 
ko dakaréskoro raklô. (c) que je la donne (vende) au garçon 
du roi. Diniom les desh pardidy (banliâ) V aliôm^ (c) je lui ai 
donné dix bourses, et je suis venu. I rakltpenghids;me,nâna 
dav les tûte, (c) la fille dit ; moi, je ne te le donne pas. Z)t- 
niâs la ta yek bûmek poliâ, (c) il lui (à elle) donna et une 
poignée de monnaies d'or. Ko pandj divés, délas les^po (GM. 
Hel. i-Kh) besh lové, (c) chaque cinq jours, il lui donnait cinq 
monnaies. dakdr pushlids, so kamés te dav tut? (c) le roi 
demanda, que veux-tu que je te dgnne ? « Se mettre en co- 
lère, être fâché • — Dinô isimdndja, il est fâché avec moi= 
contre moi. Dinids pes lâsa, (c) il querella avec elle (s'est 
brouillé), t Prendre. » Dinids la i dâi pi raklid, ta tchumir 
dinids la, (c) la mère prit sa fille, et la baisa (après une lon- 
gue absence). « Tomber. » Kôrkoro isds o raklôy ta dinids 
pes ki phuvy (c) le garçon était seul, et il tomba par terre. 
Sanni kukkudt dinids, une grêle fine est tombée. Ki tchidini 
de, tombes sur(ton)genou. Hel. YovuwtTiw.* Frapper, se battre.» 
Diné pes p dûi pral, les deux frères se sont battus. Avakà 
manûsh dinids tchuridsa pe prdles, cet homme a frappé 
avec le couteau son frère. Ta e donén dinô len^ et les deux 
il les a frappé (blessé). Kdsa dtnidn tut? avec qui t'-es-tu 
battu ? Ta djin abor dénas pes, (c) et tant ils se querellent. 
Dinô les pudinésa, il Fa fr. avec le fusil. Niglistô, ghelô ko 
dvi, (Tr. j' av) te del tchiriklén, (c) il sortit, alla à lâchasse, 
pour tuer des oiseaux. Sôstar dinidn man ? (c) pourquoi m'as- 
tu frappé ? Ta dinids andré lénde, (c) et il frappa au milieu 
d'eux, (inter eos). Ghelô pashé lénde, ta penghiâs so déna 
tumén ? (c) il alla auprès d'eux, et dit poxu*quoi vous battez- 
vous? Kon delà o vuddr? qui frappe à la porte? « Mettre, 
placer. » Ta sar ka lignas o gonô, te del les pe duméste, (c. 
Nom.) et dès qu'il (comme qu'il) prit le sac, pour le mettre 
sur son dos. Ta dinâs pe pralpe duméste, ta andâs les pashé 
pe gavéste, aratti, (id.) et il mit son frère sur son dos, et il 
l'apporta près de son village, pendant la nuit, t Entrer » Te 
dav andré, pour que j'entre. Pinravghiôm o vudàr, ta di-- 



— 203 — 

niém andré, j'ai ouvert la porte, et je suis entré dedans. 
Ordin. on dit, djav andré. t Couper, mettre à mort. » Djan, 
denléskeri koriy (c) allez, coupez son cou, (gorge). Taghe-- 
létar te den léskeri korij (c) et ils allèrent couper son cou. 
Den e kaléskeri kori, (c) coupez le cou du nègre. To desh-u-- 
yek divés t'avâva, den mi kori, (c) si je viens en 11 jours, 
coupez mon cou. « Pleuvoir.» Délay ta kamkerél but tchik^ 
il pleut, et il fera beaucoup de lx)ue. Kamadél ko kendis, 
(Tr. ^^1 ikindi) il pleuvra dans l'après midi. Comp. Skr. 
u n d. To wet, to moisten, to be or become wet, u d a, water. 
« Verser. » Aspa diné me yakd, (ch. Nom.) mes yeux versè- 
rent des larmes. • Souffler.» Delà odûkhos, le vent souffle. 
« Parler.» Kdnek djenô andrâl ndna delà, (c) (aucune) per- 
sonne ne parle du dedans. Ta ôi nâna délas andrdl^ (c) et 
elle ne parlait pas du dedans. Par quelques Nom. la 3 pers. 
de FAor. dinàs, est prononcé dos. O kivrô donén bakritchén 
dos, ta yek bov mandé das, sardnda mètra (ptéTpa) mol daSy 
ta sardnta paria paniali das, (paroles tirées d'un conte Nom. 
où on décrit les préparatifs d'une noce) le parrain donna 
deux agneaux, et il donna une fournée de pain, il donna 
quarante mesures de vin, et quarante ocques de raki. 

DiniarAva, V. caus. 1 Cl. 4 Conj. part, diniardo, {dinô,. 
part, du V. dâva). Faire donner, f. couper. Ov diniarghids 
léskeri kori, (c) il fit couper son cou. On a vu à Fart, dâva^ 
que ce v. signifie souvent, couper. 

DAvAm, n. m. Cheval, animal. Tr. jî^ rfftmwKr, s. Animaux 
domestiques, bestiaux, bêtes de somme — ^Bchi. T uklids e 
davariên, montons les chevaux. Ta ur^ghini ghclitar, ta di- 
xms o desh kisies Iwé ta d^mén davarién^ (c. Nom.) et elle se 
leva, alla, et donna les dix bourses dé monnaies et deux 
chevaux. Terme pr. aux Nom. 

DekAfti, f. Grande lime des forg. Nom. 

DeNILÔ, DINILÔ, DILINÔ, adj. FoU. GM. liùkhçy Çoupliç, waXa- 

€6;. Pazzo, goffo— Som. Skr. d î, To waste, to decay. dîna, 
poor, distressed, frîghtened, timid — Perturbatus, tristis, 
Bopp, Glos. Skr. — Tr. J^ deli, adj. Fou, insensé, extrava- 
gant, deliyâne, adv. Comme un fou, en fou, témiérairement^ 
--*Bchi. Ce terme pourrait être aussi le part, du v. diniovavct 



— 204 — 

part. ihïi(niflo, être frappé, (par DienX s^Ion les idées do 
peuple de la Turquie, — insensé. Campuz, dmiUa, f. Uî, tontov 
tonta, igiKH^nte. Méya mina djanàva, sar dmilô jmrdro, (c) 
moi aussi je ne sais pas^ je marche comme un fou. Làkoro ^ 
gadjô sar denilô uUnôtar^ (c) son mari derint comme un f. 
•S6 kamkerâs avcdclé denilémi ? que foons-nous a^ec oe t ? 
Dinffâ te imn^ kapandà9r tuf, si tu es t je te fier». DmUt 
romniy femme f. Dmilô tchavôy enfant f. / dmtlt mHmu kêri^ 
(c. N(mi.) la foUe n'est pas dans la maison. Sar denUô uK^ 
tïôtar e rakliàke, il derint comme f. (d'amour) pour la fiDe^ 
Lukoro gadjé ka dikliàs la, sar dmilô ulmôtar, (c) son mari 
qui la vit, devint comme un f . tekavô e tehàke deuHé isiy, 

{ch. Nom.) Tenfant est f. pour la fille. So r^htis diUnéym 
^voc.)? pourquoi pleures-tu d imbecille? 

DenIliovava, V. pass. denifd-^nvdvo, part. dem1i(m}lm. De» 
venir fou. GM. TptUot£vo(ftai, impazztie — Sowl DenUiovav 
i'ike, (ch. am.) je deviens fou (d'anMwr/ pour toi. Dikliâ» la 
Idkaro gadjô wtamûif ta deniktotoTy (c) son mari la vit vis-A- 
vis^ et devint f. 

Denilipé, n. abstr. de Fadj. denffô^ Folie. Demlipé terésa^ 
tu as de la f. L'aliénation mentale est extr. rare chez les Tch- 

Def^ (As.) Fil» voy . tav. H. This letter (b) in the raiddle or 
end of a word, is often changed into ^ /> or ^ vav^ as ^^jLT 
taf, for v^lï tah. 

DevryÂl, devruAl» darAv, f. Mer. H. Pers. ^j^ dwrya^ 
m. The sea, a river, the waters — Pers. tferya, coll. itaryofr, 
mare, flumen magnum, et gen^ flumen. Pukkhto, daryéh. 
m. River, sea, daryahi^ adj. aquatic, of the sea. — Bellew'» 
Dict. 1867. Deryà est bien connu par tous les gens du pays 
qui parlent la langue Tr. derta, s. p. grand fleuve^ mer. de» 
riahi, adj. Tr. maritime, dé mer — Bchi. De ce dernier terme 
dérive prob. le Tch. devryàL Barx devryàlj grande m. Ce 
terme est rare dans la bouche des Tch. qui ne voyagent 

presque jamais par mer. Nikavghiâs la avri katàr ki devrifél^ 
(c) il la fît sortir de la mer. 

Devryalàkoro, deryavâkoro, adj. du gén. devryàlj de^ 
ryâv, au sing. Marin, talâ^eioç. Devryalàkoro manùsh^ùm^ 
me de m. Denryalàkoro pani\ eau de m. Naklôtar yek de- 
vryalàkùro, un marin passa, \par là)« 



— 206 — 

Deryavàroro Piimô. Ce qui marche en mer, navire, em« 
barcation. Terme usité par les Tch. des bords du Danube. 
jwrcW, port, du v. pirâva, marcher, voy. berô. 

Deryavàkere lalàska, lit. les parties génitales de la mer, 
coquilles, conques, usité par les Tch. du Danube. 

Deryavàkoro panohiardô, m. Crabe, écrevisse de mer. 
On trouvera à l'art, panghiardô^ que ce terme s applique 
aussi à la charrue par les Nom. Pour éviter la conf. on ajoute 
ladj. deryavâkorOy voy. karavidini. 

DeryavAkeri ASTARDf, f. L'échelle de la mer. Prop. aux 
Tch. du Danube* Attardi, est le part. f. ^astaréva^ tenir, 
prendre. 

Desh, Dix, voy. les Nombres, p. 75. 

Destô, m. Manche. H. Pers. ^^^ dusÙJty s. m. A. handle, 
a pestle, (w^^ ditM^ hand, cubit). Panghôtar e farkydkaro 
destôy le m.delafaulx se bri<a. Pangôiar e toveréskoro destô^ 
le m. de la hache se brisa; terme rare. 

Devél, m. Dieu, ciel. Skr. d e v a, m. A deity,a god, a king 
in poetical language, d a i v a, adj. of, or relatîng lo divinity 
or a deity, divine, celestial — Zend, daéva^ m. mauvais génie. 
V. Sade. Brœckh, p. 367. H. ji^ 1^^ dew, dewa^ God. Hel. 
Si(K, ecbc, Deus, etc. H. du,ee, s. m. The deity, du,ee tnara, 
adj. Struck by the deity, accursed, débee f. (Skr. devi). 
Thehindoo goddess. Jj£^ deuml^ m. (dewâlaya) A temple 
where idols are worshipped, a temple, a pagoda. Campuz^» 
IM)elj m. Dio6. Pouqueville 6e trompe en disant : t Ils n'ont 
dans les ghiftas (?) (qui est leur idiome particulier) aucun 
terme propre pour exprimer le nom de Dieu. Voy. de la 
Grèce, vol. 1. p. 364. Penghids lénglie o raklô, iUchén Dev^ 
lésa, 61 pende, dja Devlésa^ (c) legarçon leur dit, restez avec 
Dieu, et ils dirent, (répondirent) vas avec Dieu. Dinid{s) len 
o Devél yek tchavés, (c) Dieu leur donna un enfant. E Devlé^ 
skaro lavésa^ me rakléske^ tutnaré penid kamdma, (c) avec 
la parole (bénédiction) de Dieu, je veux votre sœur, pour 
(épouse de) mon garçon. Ta dardlas katdr ko Devél^ et il 
craignait D. {iiA th^ etdv, Tr. allahddn, (abl.) de D. Atch 
DevléMj restes^tu avec Dieu. Salut, très com. parmi tous 
les Tch. AngUU to Devél^ en présence de Dieu. Dja Devlésa, 



— 206 — 

vas avec D. Salut, aux pers. partant. Dêvla mo, (voc.) 6 mom 
D. Te djas to phurô Devél, te keràs: ducL, (Nom.) (Tr. Lc3 
dou'a) allons au vieux Dieu pour (lui) faire des prières» Ué- 
pithète, vieux, est très souvent donné à Dieu par les Zapâ— 
ris. « Ciel » O devél teréla but tckerghenià œkakhià ratt, le 
ciel a beaucoup d'astres cette nuit. Te isas^ o Devél shuzô^ 
si le ciel était pur (serein). Ta tdkoro mùi opré ko devély (c)- 
et sa figure sur (vers) le ciel. Ka dikêsas man- f asâsaSy. as/î- 
nas tclierghenid opré ko devél, (ch.) lorsque tu me regar^ 
dais, et tu riais, les astres riaient dans ïe ciel. Loshâni&vel o» 
devél, V asul i pkuv (ch. am.) le ciel se* réjouit, et ïa terre- 
rit. t Dos » Devlésa sov, dors sur ^vec) ton dos. NânasU 
sovdva opré me devtéste^ je n'ai pas pu dormir sur mon dos.. 
Peliôm opré me dehléste, je suis tombé sur moa dos. S^.. 
connue des Nom. niais plus en usage parmri les Séd.. 

Devlorô, dim. de Devél. Petit Bie{ty=DevéL Te moUsa^- 
TU8 e baré Devlorés, -(ch.) à prier ïe grand Dieu. Penghiâst 
atchén Devlésa. djan Devlorésa^ {c) il dit: restez, avec Dieu,, 
allez avec le p. Dieu. pi. pr. aux Nom. 

Del, (Nom.) de(v)él, del, rare chez les. Sêd, Bien qu'ils re- 
jettent le V comme les Nom. pourtant ils. aiment à le pro- 
noncer dans ce mot. Disilotar 0^ Dely D. a fait jour; imité 
du GM. cÇïîf^ipwdfv 5 B«<5ç, il fait y>iir. T arakél,. te dikél oDel^ 
que D. (te) garde et (te) voie. Salut, ordinaire des Nom. aux. 
personnes partant. 

Dev(e>léskoro, adj. dugén.Z)ei;^r, ausing. Divin. Te djan- 
péske ki Devléskeri armdrk, ta dji atiartng^, qu'ils s'en aillent 
à la malédiction de Dieu, et encore au delà. 

Devucanô, adj. àe devél. DeoHcano mnnûsh, — avd romni, 
homme, femme de Dieu. Cet adj. comme le préc. est rare 
dans la bouche des Tch. To devUcarkô ogh% (chu am^.) ton 
cœur divin. Per deuHcanés, tom.bes sur ton dos, voy. Devéls, 

DiBÉ, n. abstr. du v. ddva. Don. Ce terme est fort rare. 
Yek devléskoro dibé^ un don de Dieu. II se trouve dans les 
noms comp., tchumidibé, baiser,=action de baiser, tchun- 
gardibé, crachat. On se sert du Tr, bakhsish. 

Di, (As.) Village, Pers. «-^ {di) Pagus, vicus,(opp. j^ shehr} 
H^ {diié) id.-inde dij/e6an,tribunus, et praefectuspagi. — VuL 



— 207 — 

'H. Pers. deehy (from de) a haunt> a place, a dwelling, a vil- 
lage, voy. Gav. 

DiKAYA, y. prim. 1 €1. 1 Conj. part diklô, Voir. Skr. d r i sh, 
To see, — Videre, conspicere — ^Wg, drish, adj. A seer, .a 
îooker. Wise, possessed of knowledge, H. U^ ^ dek.hna, v. 
a. to see, deek,hna, v. n, To look, comp, dis', to show, to 
•^xhibit, to expIain,or make intelligible. Campuz, dicar^di. ver, 
percibir con la vista. Pron, par quelques Nom. dikhdva et 
diâva. Penghids o raklô: éUx^ (GM. ÏX«) ddde te dikés mo kxer, 
«(c) le garçon dit : viens, ô père voir ma maison. Me kadjdv te 
dikdv la^ (c) moi, j'irai la voir, Tae raklés diklids, sukdr ist^ 
(c) et il vit (que) le garçon était joli. Te djas te dikds. Ghelé 
te dikérty dikÛ andré ki khaning^ (c) allons voir. Ils allèrent 
voir, ils regardèrent dans le puits. Dikén kon isi^ voyez qui 
est. Me ndna dikâva, moi, je ne vois pas. Dik, prends garde. 
Tr. J^Ij 6a&, GM. xÛTTaÇc. Dik angâr, prends garde au char- 
bon (qu'on n'en vole pas). Dikltôm me sunnéstey (c) j'ai vu 
dans mon songe. So dikés mo tchavorô ? (ch.) que regardes- 
tu mon enfont ? Ta dikliâ{s) la lâkoro rom^ (c) et son mari 
la vit. Dikéla sarânta tûmbes manghin, (c. Nom.) il voit 
quarante monceaux de richesses. Ta ndna dikéla^ les o rom^ 
(c) et le Tch. ne le voyait pas. Ta diklids les léskoro a daty 
•(c) et son père le vit. Ta ghelé o raklé te dikén^ so isi, (c) et 
les garçons allèrent voir, ce que c'était, tI cIvai.DîfcZtds o raklô^ 
ka i rakliisds tchordi, (c) le garçon vit, que la fille était jolie. 
Dik ma/n, (ch. am.) regardes-moi.' Dikliômas tvtj (A or. 2) 
je t'avais vu. Tu dikliânas (Aor. 2) man, me na dikliôm tut, 
tu m'avais v^ moi, je ne te vis pas. « Tacher, faire des ef- 
forts.» Dikénas léskoro grast f astarén^ nàW astdrghiol o 
grast, (c) ils tachaient de saisir son cheval, OYi né put saisir 
le cheval. GM. -iàv êwwweT©. « Soigner. » Kon yatrôs (tarpoç) 
dikél les"? quel médecin le soigne? Latchés diklids po pralj 
il a bien soigné son frère. Dikéna Ungoro daty ils soignent 
leur père, GM. xuTTàÇw. Tr. yj*^. bahnaq, regarder, faire 
attention à....Bchi. Me raklés te dikén leSy (c) que vous soi- 
gniez mon garçon. « Montrer » Le mo korô ta dik me ga^ 
djéste (c) prends mon bracelet et montres ^le) à ipon mari. 
Siguif. rai'e. H, LiL^^ dikyhana, v, a. To shew. 



— 208 — 

DiKioVAVA, V. pass. diklô-umiHiy part dtki(niflOs Etre to^ 
apparaître. GM. fohofua. DikUotar léskoro vul, son cul est 
paru. Ta dÛânUe (part intègre) mande sar tchar, ta me Uàm 
yovér drom^ et ils me sont apparus comme (des) vcdears, et 
j'ai pris un autre chemin. Ma dtkiùv^ ne te montres pas. 
GM. (4^ fûinnwL. But far dikiol ka nânai latchâj plusieurs 
fois il parait que ce n'est pas bon. Dikiolaà sar mulôj il 
paraissait comme mort Dikioves adjâi temé^ (c) tu parais 
encore jeune. Ka ugliUa ki iinia, (Tr. ^^ smî) na dUcM^ 
(c) (celui) qui monte sur la table,ne se voit pas. GM. ikw f^ir 

ygtau 

DikIlni man. Avakid dikûni man^ ça m'a paru ainsi : eor 
tendu d'un Nom. pour diklmili^ dikinUi. Léskeri gadji di' 
kUâs nakUtar i ôra, ta na dikUnUôtary (c) son épouse vit (que) 
l'heure était passée, et on ne l'appercevait pas. 

DiKHÀVA, voy. dikâva. 

DiKiNô, adj. part de dikdva^ Debout, <pOtoç,=ace qui est 
apparent. Ce terme pourrait être part, de diMva dikiiô, di- 
kinô^ comme kdnâ de kd&oa. DÙcinis (adv.) tavdâs les^ (c. 
Nom.) il le plaça debout Dikinés tétghioo angle mànde^ 
tiens-toi d. devant moi. Ma per ki puv, térghiav dikinés^ ne 
tombes pas sur la terre (par t) tiens-toi d. Dikinô arakliâm 
les, je l'ai trouvé d. 

DfKiKo, adj. Debout, ei'ect, même signif. que dikinôy n 
changé en k, propre aux Séd. Dikiko isàsj il était debout 

DiKiBÉ^ m. nom. abstr. du v. dikâva. Vue, oeillade. KM^ 
lia ghrôsha déna ko yek dikibé, (c) mille piastres ils donnent 
(on donne) pour une œillade, (pour la voir une seule fois). 

DiKi/>, m. Lanterne, fanal, part du v. dikâvcL An mânghe 
6 diklô, 90stàr isi aratti^ apportes-moi la 1., car il tait nuit 

DiKLô, m. Mouchoir, que la pi. des Tch. portent autour 
de leur coiffure. Prob. un part, de dikâva qui se voit, qui 
se montre. Plusieurs disent koznèj voy. ce mot Plus pr. 
aux Séd. 

DiKLiARDÔ, m. part, du v. dikliarâva^ 1 Cl. 4 Ck)nj. Ce qui 
fait voir, miroir. raJclô atchilô kôrkorOy ta dikâlas pes ko 
dikliardô^ (c) le garçon resta seul, et se regardait (voyait) 
dans le miroir. 



— 209 — 

DïmI, DiMis, m. f. Pantalon. GM. jxItdç, Irame, fil de la 
trame, ^pitTov^ espèce de drap grossier fabriqué par les 
pauvres ; très connu de tous les Grecs ; lit. ayant deux 
fils. Presque tous les habits des Tch. ont des noms Grecs. 
« Italianisch dimito, Âscoli Zig. p. 10; il se trompe. Campuz, 
deniia^ f. média, cakado de punto para cubrir el pie y la 
pierna. An mi dimiâ, apportes mon pantalon. Dimz isi 
bughlô^ le p. est large, Neoi dimisy p. neuf. Phurani dimiSy 
p. vieux» Purd/aghiiotar léskoro dimi^ son p. a été déchiré, 
voy. sostén, 

DiMiALô^ adj. de dimL Qui porte des pantalons, braccatus. 

DiNGLA, f. Sangle. GM. vîY^a, X»p(ov. Ligula, nigla, parva 
fascia, Dingla dérive de vCyXie. Ta desfe-u-dia dingles, (ch. 
Nom,) et douze sangles. Pott, vol. 2. p. 60. andiglay f. girth. 

Dip, (As.) Betterave, Il est probable, que ce terme a de 
Taffinité avec le Skr. dip a^ et d 1 pa ka, making luminous 
or beautiful, et nom de plusieurs plantes. 

DiTCHÛNE, (As.) Etranger, le perghûl des Tch. Roum. Ce 
terme, dont l'étym. n'est pas claire, pourrait avoir de l'affi- 
pité avec le Skr. daks'in'a. adj. Gandid, sincère. South, 
southern, dépendant, subject. H. (j^^^ diLchch^hin, the 
south. Gomp. Ar. s^j^ gharaba. Procul abiit, gharabiy occi- 
dentalis, gharib, peregrinus — Freyt. Presque tous les étran- 
gers que les Tch. As. rencontrent dans leurs émigrations, 
viennent du côté sud de la Syrie. GM. AvaroXirai, de l'Asie 
Mineure. 

Dis, f. Pays, province. Skr. d e s'a, a country, a région, 
whether inhabited, or uninhabited, a part, a portion, d e s'i- 
ka, a traveller, a stranger, a sojourner. H. ,j^^ des, m. 
country, terri tory, région, des tyag, abandoning one's coun- 
try, émigration, desatour, a foreign country, desee^ adj., of 
the same country, Skr. parade s'a, m. a foreign country, 
Hel. wapà-ÎRiaoç. Par ce terme les Tch. Nom. auxquels il est 
très familier, désignent une grande étendue de pays. Tr. 
Ar. qaçabety ville, son acception varie suivant les différentes 
contrées de l'Orient — Bchi. En Roumélie, kaçaba est une 
province, très souvent aussi le cheWieu de la province. Chez 
les Séd. qui ont presque oublié ce terme, il désigne le plus 

21 



— 210 — 

souvent, le chef-lieu, où résident les autorités civiles et mili- 
taires. Uel. x^^po^ X^P^ ^^y* ^^<^^î Zig- P* 1^2. Anién kadiâ 
(Usdtar katiUdàSy (Nom.) nous sortirons de ce pays. Kadiâ 
dis atchôla, (id.) il demeure dans cette pr., atchôla pour 
atchéla. André Id dis beshéla^ (id.) il demeure dans la p. 
BarvaU dis, riche p. Latchi dis, (id.) bon pays. Te ghdés les 
ti bari dis (c. Séd.) apportes-le au grand paysssau chef-lieu 
du pays. 

Dise, adv. pour divesé^ cas loc. voy. divés. Pendant le jour, 
opp. aratti. Dise dise pandél leSj (c) pendant le jour il le 
liait (l'enfermait). Dise dise bar kauanizelas (GM. xouGacXâ, 
porter) transporter), (c) pend, le jour il transportait des pier- 
res. Liebich deisa, moi^en-2) heut 

Dise arattI, adv. cas loc. Jour et nuit Skr. divârâtri, 
f.day or night,a day and night, HeL vuxOifopov. Karovdv tuke 
dise aratti^ (ch. am.) je pleurai pour toi j. et nuit — Liebich. 
diwese te ralti^ Tag und Nacht 

DisiOLA, V. imp. 3me pers. au sing. du Prés, de Flndic. v. 
pass. disiavava. Devenir jour. GM. c^ftètioc, 2Çn(UpcMt, il fait 
jour. C!or. At vol.4.p. 362. Skr.d i v a s a m u k ha9(m u kh a, 
bouche) Dawn, day break. Râno rdno ka disioUiSy {dtsio(ve)^ 
las) djàlas i tchirddi opré ko ruk, ta hashénas gudlés gudlés^ 
(c) le matin (rép^) dès qu'il faisait jour, la poule allsût sur 
l'arbre, et chantait doucement (rép.). Jkanà disiolaj main- 
tenant il fait jour. Kânna kcunadisiol ? quand sera-t-il jour? 
Kdnna disUo ? quand a-t-il fait jour ? Akanâ kamadisiol^ 
il fera jour à l'instant Nashghiôm angle te disioly je suis 
parti avant qu'il fit jour. — ^Liebich, gatter deisùrla, die Mor-* 
geng^end^ Osten ; selon les Tch. Roum. katdr disiola, d'od 
il fait jour. Disilotar^ rdno râno niglisti e rakliéndja avrt^ 
(c) il fit jour, de bonne heure, elle sortit avec les filles en 
dehors. Ta disilotar ta av diavâzelas^ (c) (GM. iufiéJ^m) et le 
jour pointa, et lui lisait (encore). / rakli disiUtar ko vesh, 
jusqu'à la pointe du jour, la fille était à la forêt (iÇv)|itp4ftv) d^ 
t4 iiooç). Disilo, part., disi(ni)lo. Pott, vol. 4 . p. 427. t Dizzola 
Rati na duschol niso. Des Nachts werd's dunkel, eig. Noctu 
nihil quidquam cernitur.» On doit traduire, (il est) nuit, le 
jour ne parait pas du tout GM. clvoi vrixTa, dUo(Aii Skv c^n(u* 



— 211 — 

ftùttt. On dirait ici, ratti m', ndna disiol adjâi. Chez le même 
auteur, ordin. si clair dans ses étym. l'article Teissrila,Vo\. 

2. p. 287, frûhe, morgen, est très confus. 

DisioiBÉ, n. abstr. du v. pass. imper, dtsiovava. La pointe 
du joiu:. Ko disioibé, saré o tem nashtétar katâr ko biâv, (c) 
vers la pointe du jour, tout le monde s'en alla de la noce. 

DivÉs, rarem. ghivés, m. Jour. Ghivés est pi. pr. aux 
Nom. Mus.. Skr. d i v a, s. Heaven, paradise. Sky,atmosphere» 
a day. divan, m. a day. d i v a s a, a day. d i v â, ind. By 
day, the day. d i v a s a, rad. d i v, splendere, dies, — Bopp, 
Glos. Skr. H. ^jLJ ^ din-man (Skr. d i n a), dies, the length 
of the day. H. ^^^ divus^ s. m. a day, Pers. jjj roz^ a day, 
prob. de rad j, splendere, Slav. den' %<p«, Oec. Vol. 2. p. 
97. Lat. dies, diurnus, giorno, journée — radius, raggio. Cam- 
puz, chivel, m. dia. Davies^ day — Simson, p. 333. divés isi 
but khurdéy les journées sont très courtes. DivéSy ne change 
pas au pi. Sard divés, tous les jours. Sard o divéSy toute la 
journée. But diveséndar^ depuis plus. j. Trin divés^ trois j. 
Ko yek divés^ dans un j. Yek divés, dut divés sovéla e ra- 
klidsa, (c)un j., deux j., il dort (couche) avec la fille. Keti di- 
vés 1 combien de j.? Trin divés j ta trin rattid sarinén tchin-- 
ghid{s) letiy (c) (en) trois j. et (en) trois nuits il les coupa (tua) 
tous. Trinén diveséndar o raklô alôtar, (c) après trois j. le 
garçon vint. Ko desh-u-^ek divés restétar, (c) en onze j. ils 
arrivèrent. Latchô to divés, bon ton jour=bon j. GM. x«>A 
«ou Ji|iipa. Parciskevi divés/]. de vendredi, GM. tvapaaxsuii. A- 
vakd divés nasfâlilotary pelô, ko trin divés mulôj (ch. Nom.) 
dans ce j. il tomba malade, il se coucha, en trois j. il mou- 
rut. Katar ko desli-u-pandj divés ta ov ghelôtar, (c. Nom.) 
après quinze jours qu'il fut parti=15 j. après son départ. Ta 
katdr ko trin divésy lias o rom trinén graiin ta ghelôtar 
andré ko magharâSy (Tr. maghare) (c. Nom.) et après 
trois j. l'homme prit trois chevaux^ et alla dans la caverne. 
Mo tchavô saré o divés buti keréla, mon enfant travaille 
tous les jours. Beshtôtar làsa^ dji ko triânda eniâ divés^ (c) 
il s'assit (demeura) avec elle, jusqu'à 39 joursv Isi trin ghù- 
véSy dukânili mi bul, ta nasfàlilij trin ghivés manrô in kha- 
lôm, (c. Nom.) il y a trois jours, que mon derrière me fait 



— 212 — 

mal, et il est malade: (depuis) troi* jours, je n'ai pas mangé 
du pain. 

DivTEsÉsKORio, adj. du gén. divés, au sing. JoumaGer, salaire 
d'une journée de travail. Hel. xi iSj^rpimo^i, salaire d'un ou- 
ATÎer. Abér diveséskere terdva te dav tici? combien de (sa- 
laires) joirmaHers ai-jeà te donner. S0 khain (Tr. kham} 
tnanûsh isdn, ta nina djas ki butiy te les to divtséskmrOi^ 
quel méchant homme es-tu, et tu ne vas pas au travail 
prendre ton sal. j. Léskoro diveséskoro tsds, (c) c'était son s. 
}. Yck parus me diveséskoro isi, (c> un para est mon s* j.=t 
je ne gagne qu'un para par jour. On voit par cette citMion 
l'antiquité de ce conte. Aujourd'hui le sal. d'un cwivrier de 
campagne est de dix piastres=4(K> parasv 

Dis, (As.) Jour, vey . divés,, di(vé)s. 

DisAra, ind. De bonne heure. Nakïé khartrii divés^ lâkere 

m 

penià lovizenas la, ta penénas^ sôstar nashéla amarê pen ta 
djàla disdra disdra, pe sherandéste kôrkori ? (c) quelques 
joui-s passèrent, sefe sœurs l'observaient, et disaient, pour- 
quoi notre sœm: part-elle et va-t-elle de si bonne heure, à 
son weiller (au ht) seule? Sôstar g,hdôtar avakâ rom pe 
kxeréste disâra disdra ? pourquoi cet homme alla-t-il de si 
bonne heure à sa maison ? Disâra alô te savél péske^ (c) il 
alla de bonne heure se coucher. Khinô isômas^isàra khaliôm 
manrô, j'étais fatigué, de bonne heure, j'ai mangé du pain. 
Ce terme me paraît une corruption de disidra^. cas instrum. 
{dhés^ dis, jour) comme rattiâsa, yavinâsa, Vs de la der- 
nière syllabe changé en r. Comme rattiàsa, qui signifie le 
moment auquel la nuit finii et le jour commence à pointer, 
disdra, signifie la fin du jour, à la nuit tombante, opp^ rdno, 
selon la déf. de pi. Tch. Ils ne se trompent jamais, et ils 
ne se servent de ce tei*me que pour désigner les premières 
heures de la nuit. GM. âvi^pU to ânuépaç. Pott^ vol. 2- p. 311, 
diversdsa, bei Tage. 

DizÎA, f. Conseil, divan. Tr. ^j^y ^jj^^ dizi, dizin, Ran- 
gée, file, suite, rang — Bchi. Ce terme n'est rarement entendu 
que dans quelques contes très vieux. Aujourd'hui les 
Tch. se servent du mot Tr. medjlis, lieu où l'on s'^assîed, 
séance, — Bchi. E diziâkere o baré, les grands du conseil 



— 213 — 

baré ka beshêna ki dizia, (c) les grands q[ui sont assis au 
divan. 

DiRKÉsTi, (As.) il est à toi. Tirkôj tien,-asfi, il est. 

DôMBOS^ DÔBOS, Dôpos, Tôpos, Pieu en bois, sur lequel on 
bat les ustensiles de cuivre. Dans les tentes de quelques 
Tch. étameurs, il est ordin. en fer. Slav. Dub' SpOç, Oec. voL 
2. p. 111-^Bulg. dab\ oak, dubrâva, forest of oak. M, Dict. 
Pers. {j^y.^ [dabus) clava ferrea. H. Pers. duboas, m. a club, 
Ar. clava tudesve metallico capite que fere équités utuntur 
— Freyt. Le terme me paraît Pers. 

DÔLE, f. (nom. et voc.) Mère, ô m. voy. date — Dhol, a bar- 

ber's drum An old man in the language of P'hasingars 

• — As. Res. Vol. 13. p. 267. H. dola, a kind of drurn^ a wife 
from an inferior family ; married by a person of rank, who 
gives a présent to her parents — Gom. anx Séd. et aux Nom. 
Ta penélas pe dàke^ ah dôle mu deniltel (ch. am.) et il disait 
à sa mère, ô ma mère folle. Kdrm isdn dôle ? où es^-tu ô 
mère. Ela dôle, viens ô mère. Naskavghiôm, mi dôle, j'aî 
perdu, ô ma mère. Kârin m' amart dôle'î où est notre mère? 
pour aman ddi. Les Nom. pronon. souvent dàle. KàTi[n)isi 
i Anetày (n. pr.) ta te des man la i Anetâ^ de man dôle i 
Anetây (ch. Nom.) où est l'Aneta ? que tu me la donnes l'A- 
neta; donnes-moi TAneta. Dôle, akaikiâ rattyek sunnô di-- 
kliôm, (c) ô mère, cette nuit j'ai vu un songe. Penghids pe 
ddke, dôle, me ti tchutchi piliôm la, te des man ti jam, (c) 
il dit à sa mère, ô m. moi, j'ai bu (sucé) ta mamelle, .que tu 
me donnes ta bénédiction. Pushliâspe dàtar, dôle, me da- 
déskeri buti kamastaràvl (c) il demanda à sa mère, ô m. 
prendrai-je (suivrais-je) la profession (travail) de mon père? 
Ma de tut mdnsa dôle mo, ta méya te pendv les tûkey (c) ne 
te fâches pas avec moi ô m., et moi je le dirai à toi. On voit 
par ces cit. que dôle, qui est au cas voc. serait dol^ au no- 
min. Les enfants dans les tentes, en parlant à leurs mères, 
disent dôle. 

DoMÙK, m. Poing, coup de poing : Tr. Ji/ji îoumruk, s. 
i. poing, ïoumrouk ourmak. Donner un coup*de poing — 
Bchi. Plusieurs Tch. ignorent rupédiniy coup de poing, 
sçufflet, coup sur la figure. Yek domuk dav tut, je te don- 



— 2U — 

nerai (Prés, pour le Fut.) un c. de p. Hel. yp*v8oç, GM. -jpfflac^ 
DiVi^ pes pe domukéndja, (c) ils se sont battus avec leurs p*. 
Murdarghids les yek dornukésUy il Fa tué avec un c. de p. 

DoRl, f. Bande, lien. H. jj^ d^or, d^oree, s. f. Stiing, cord^ 
thread, Une. Pand i doriy lies la bande. Te koriàkeri dort,, 
la b. de ton cou=cravatte. Pamt doriyh. blanche, au pi. do- 
riâ. Bari doriy grande b. Tuli doriy grosse b. Le akaldé po^ 
lid sar isi e doridsa; tinté t^uvén^ (c) prends ces monnaies 
d'or, comme elles sont (liées) avec la bande ; qu'elles soient 

à toi. 6M. ll\xi (jou i; fvai. 

DoshAva, V. prim. 4 Gl. 1 Gonj. part, doshlà^ Trsttre, H^ 
^j^ dohna. v. a. To milk (root duha, tomilk) LJ [mù doo^ 
hanay To cause to milk, d^henoCy f. A cow, a milch cow — 
Pers. dugh\ lac, ex quo butyrum paratum est — ^VuL Slav. 
doyûy ((i(téXY«) Oec. Vol. 2. p- 406; verbe pr. aux Nom. 
Doshdva i guruvniy je trais la vache. Dja dosh i gurummày 
vas, trais les vaches. Kadoshâv e bakré, je trairai les bre- 
bis. Parmi les Séd. on entend le y. pishàvUy qui est inconnu 
aux Zapâris et à la plupart des Nom. 

DoTi Kmi, Dron Kmi, (As.) Casserole. ? Pers* ^ ^ {dik) vas. 
coquinarium, oUa — ^Vuk H. Pers. deg. A cauldron, deg-dan, 
a fire-place, a trivet. deg-ehu, a pot, a small cauldron. 

Drak m. pi, drakd. Raisin. Skr. drâksâ^f. a graq>e, rac.. 
d r ft k s, to désire, to wish or long for. Desiderare, cupere.. 
— ^Wg. H. ^ ' ^ dakyhy a raisin. Pers. {takT) vitis— Vul. dakK 
uva vitis viniferse, grape. — ^Honig. Vol. 2. p. 448. Hel. TpiÇ, 
lie de vin, rpuyyiToç, vendange. GM. Xpoty»^;» garde-vigne. 
The Bengalese give the sound of k to the Skr. k s h, As. Res. 
Vol. 4. p. 32. Bulg. drdka, thorn, bush, M. Dict. — Drôche, 
marc de l'orge, qui a été employé pour faire de la bière. 
Lorain, Abr. du Dict de l'Acad. Fr. Paris 4862. — Gampnz, 
drakas, pi. f. uvas. Kalé drakd, raisins noirs, (rouges). lùxtâr 
ko drakâ, avakd bershy kerghiôm but mol, des raisins, cette 
année, j'ai fait beaucoup de vin. / rez dinids but drakâ^\BL 
vigne donna beaucoup de raisins. 

DRiVRÉNfeoRO, adj. dugén. draky au pi. App. aux raisins, 
çTaçtiXwXTiç. Drakéngoro tan, endroit plein de raisins (de 
vignes) GM. oraçuXéTow^xç. 



~ 215 — 

Drêk, (Xs.) Raisin, voy. drak 

Dràb, drap, m. pi. drapa. Herbe, racine, médicament. 
Skr . d à r b a, Bent grass^ commonly dûby (Pajiicum Dacty- 
îon) H. wj«^ doobj f. name of a grass (Agrostis linearis), 
Pukkhto, drah, name of a grass. (H. dûb) Bellew's Dict. 1867, 
Slav. trahâ, j^ipToç, «6a, Oec. vol. 3, p. 174. Bulg. trebd, grass. 
M. Dict. Russ. fravd, l'herbe. But drap ^hediniôm,i'B\ cueilli 
beaucoup d'herbes. Le tûke pandj paréngoro (Tr. para) drap^ 
(o) prends pour toi-même, une herbe (de la valeur) de cinq 
paras. Drap^ s'appelle aussi toute herbe médicinale. Biknéla 
drapd^ il vend des médicaments. Âide^ te dja^ ko khekim 
'(Tr. çt^ hekim) 4e las drap^ {Nom.) vite, allons au médecin, 
prendre des médicaments. Na delà laichô drap, ill(le méd.) 
ne donne pas de bons médicaments, GM, ^oTovt, herbe, mé- 
dicament. 

Drabéngojio, adj. du gén. drab, au pi. App. aux herbes. 
HeL ;^Qfao%<YO(. Drabéngkeriy femme qui recueille des her- 
bes, occupation usuelle des vieilles Tch. Drabéngoro ton, 
endroit plein d'herbes, GM. j^opT^p^Toicoç. 

Drom, rik Chemin, pi. droniâ. Skr. dr am,to go, to move, 
xjurrwe, erraré — ^Wg. Ce mot est inconnu à tous les Tch. 
de l'intérieur de l'Asie Mineure. Au contraire, en Roumélie, 
tous le connaissent. Le mot me parait un dérivé du Grec. 
Ane. et Mod. Sp éfto^; ^p6|Aoç d^ Spcfiu, comm X^yoç de Xiyo), se 
Fapp(»le au Skr. d r a m. Quelques Tch. emploient le Bulg. 
pyaV^ road, way, route, M. Dict. le (<tovoTOTi(ov) des Grecs — 
Campuz andrôy m. camino — Liebich, trom, der Weg. La 
pronon. de dr&m est partout, la même. Den len drom, lit. 
donnecz-les chemin, laissez-les partir. GM. Oiot-zi touç Sp6(xov. 
Terdva btU drom te keràv, j'ai beaucoup (de) ch. à faire. But 
barô drom isi, c'est un fort grand ch. Kalé droméstar avés? 
de quel ch. viens-tu ? Nashavghiâs po drom, (c) il perdit 
«on ch. Arakliôm ko drom shtarén manushén, j'ai trouvé 
{rencontré) sur le ch. 4 hommes. Kapiréla ko drom, qui mar- 
che sur le ch. Tumarô drom, votre ch. Avaklé droméstar, 
de ce ch. Kdrin isi o drom ? où est le ch. ? Aklé droméstar 
kadjàvy penéla o raklô, (c) de ce ch. j'irai, dit le garçon. 

Dromorô, dim. de drom. Petit chemin. Latché dromoréste 



— 216 — 

arakliàs yek phuri romnorid, (dim. romni) (ch.) sur un bon 
ch. il a trouvé (rencontré) une vieille femme. Djav me dro^ 
nufréste^ je vais dans mon ch. 

Droméskoro, adj. du gén. drom, au sing. App. au chemin. 
Droméskoro pinrô, (Nom.) pied marcheur=qui ne se fatigue 
point Alétar akaikdrcUt draménghere hut^ sont venus cette 
nuit beaucoup de voyageurs. Tr. yoldji, Hel. Spo(uuç. 

DuDÙM, m. Gourde^ courge, pi. dudumd. Skr. d u n d u^ m. 
À name of Vasudéva, a kind of drum. dundama,m. A 
sort of drum. A l'appui de cette étymologie, je cite le GM. 
TajAiwwpaç, tambura — Som. potiron, de Tou|i7rf(ov) tabour. Ar. 
jjy^ (thumbur) Cithara, quae oblongiore collo, rotundo 
ventre, fidibus œneis plectro pulsatur — Gol. Freyt. Fr.tabour 
tambour, It. tamburro — He began to bellow, wàth the sound 
of a large drum, called dundu. As. Res. Vol. 3. p. 404. Dudh 
hishi, Trichosanthes anguina, espèce de coiurge. id. Vol. 
7. p. 47. H. dfhundfhka^ s. m. a kind of drum. djhundyhkeej 
m. a small drum. Barô dte(ium,grande courge. Lol6\dudûm, 
c. rouge=potiron. An mânghe yek dudûm panoriy (dim. 
parti) apportes-moi une gourde d'eau. H. \^ytomf^a^ m. 
a hoUowed gourd. Skr. t u m v 1. — Arm. tutum, squash, ve- 
getable marrow. — Hamlin. Tchiria e duduméndja khaliômj 
j'ai mangé des tchiros avec des courges ; voy . tchiros. 

Dùi, Deux, voy. les nombres, p. 75. 

DuD. TU, (As.) Mure. H. Ar. sii^jï toof, m. a mulbery, Tr. 
h^ douty siJtJ^ thouty mure — Bchi. Dut, dut/n, mure, mûrier. 
Tch. Roum. 

DuK, n. f. Doulemr. Skr. d u : k h a. Pain, sorrov^, applica- 
tion, distress, unhapiness. H. aS' ^ dook.h, Ache, pain, labor, 
fatigue. Dook^fiana^ v. a. To infliet pain, et dook^hna^ v. n. 
To ache, to pain, to smart. dook,hee, adj. afflicted, dookh^ 
dolor, mal — Honig. Vol. 2. p. 388. Slav. tugd, e>C<j/iç, <ïuvox*, 
XuwT). — ^Oec. vol. 3. p. 487. Dooka, sad, (Malay) As. Res. Vol. 
4. p. 224. — ^Arm. dukhrootian, r. doohr, pain — Hamlin. Me 
rmieiâkeri i duk, la douleur de mon bras. Ndn' oghÂliliom i 
duk, je n'ai pas compris (senti) la douleur. Danténgheri dukj 
la douleur des dents, lit. la douleur dentale. Duk terdva, j'ai 
de la douleur. GM. mvû. 



DxTKAvA, V. prim. 4 Cl. i Gonj. part, diikano, Senlïr, ou 
éprouver de la douleur, voy. duk Dukdla mon moghdyïaon 
•cœur me fait mal. Me tchutchià du/kàna, mes mamelles me 

font mal. Me sherô dukdla^ (Nom.) ma tète me fait mal. Les 
Séd. ajoutent le pron. pei^s. aprèiî le v. d'après le GM. wovgi 
V-e, wovtc ^e. t Aimer.» Les pron. qui suivent le v., «ont au dat 
2, en ke. Me dukdv tûke, tchiriklô mo, (c) je t'aime, mon 
oiseau. Ta but dwkàias lésk^^ léskoro o roLshai^ (c) et son 
maître {d'école), l'aimait beaucoup. Ov ta e dénghe^ yek du^ 
-kdlas, (c) il aimait, et les deux également, yek^ un, lv<x, ifioiwç. 
O dakàr terélas yek grasnid, dnkdlcis Idke butjc) le roi avait 
une jument, il l'aimait beaucoup. raklô penghiàs pe da^ 
<léske^ e rakiidke ka dukdla, (c) le garçon dit à son père, 
qu'il aimait la fille. Duk e Devléske, aimes Dieu. rashài, e 
rakléske but dukdlixs, (c) le maître (d'école), aimait beau- 
<:oup le garçon. Léskeri ddi isds tchordiy dukdlas Idke yek 
khôdjas, (c) (Tr, l^ Ij-^ khodja, docteur, savant — Bchi) sa 
mère était jolie, (et) un khôdja était amoiu'eux d'elle. Ta du- 
kdlas Eiifndke (n. pr.) f w, (c) et lui aussi, aimait Ëlif. 
kalô dukdlas làke, (c) le nègre était am. d'elle. Ta o phurô 
dikélas, kâske dukdlas^ (c) et le vieillard regardait, (pour voir) 
laquelle il aimait. 

DuKANô, adj. part, du v. dukàva. Affectionné, amant, du- 
kani, f. amante. GM. epw(ji£vti. Trin pral isdmas, la o trin du- 
kané, {ch.) trois frères nous étions, et l^ trois s^afTection- 
naient, GM. jt«i oCrptiç aya7tYj(Aévoi. T ostdrdile pes dukané, (c. 
Nom.) et ils se sont pris en alîection,=ils sont devenus des 
amis. Méya kamldv mi dukanid, (c) moi aussi, je prendrai 
ma bien-aimée. Putchél kaldr ki tchar^ me dukanid diklidn 
laf (c) il demanda à l'herbe, as-tu vu ma bien-aimée? Te- 
ràv yek dukanid, kadjdv te lav la,{c) j'ai une maîtresse, j'irai 
la prendre. Mi dukani isdn, (c) tu es ma bien-aimée. / rakli 
terélas yek dukanés^ (c) la fille avait un amant. A/(5tor Idkoro 
dukanô ka manghélas, ta dji rdno, asdnas, dukhkénas^ kelé-- 
nas, bolavéyias pes, (c) Tamant qu'elle cherchait arriva, et 
jusqu'au matin, ils riaient, ils sautaient, ils dansaient, et ils 
se contournaient. 

DuKAVÂVA, V. caus. du V. dukdva, 4 Cl. 2 Ck)nj. part, dur 

22 



— 218 — 

kavdô. Se faire du mal, causer de la douleur. H, U L/^ doofe,- 
hana^ v. a. To inflict pain. Pelôtar katàr ko grast, ta du-- 
kavghiàs po dumô, il tomba de cheval, et blessa son dos. 
Te uvdva me ki phuv, sxiv, te ukhkiavés la, te dukavél to 
pinrô, (ch. am.) que je devienne sur (dans) la terre, (une) 
aiguille, et que tu la foules, et qu'elle cause de la douleur à 

ton pied. 

DukAniovava, V. pass. dukanô-uvdva, part. dukàm(ni)lo. 
Etre douleureux, aimer. Le v. dukdva, n'est rarement em- 
ployé que dans l'Indic; pour les autres temps, on se sert or- 
dinair. de ce verbe. dumô e grasléskoro dukânilotar^ le 
dos du cheval est douleureux, «ovgi. Dukdnile lâkeri yakd^ (c) 
ses (d'elle) yeux sont malades, • Aimer. » But dukdniliom 
lâke, je l'aimais beaucoup. Kerghiâs belâs (Tr. ilj bêla) ker^ 
ghids man, ta dukdniliom Idke, elle a causé du malheur, 
elle m'a fait devenir amoureux d'elle. Ta dukdnile péske 
ovokhid ôra, (c) et ils se sont amourachés, en ce moment. 
ruvlidkoro, diklids la i raklid, ta dukdnilotar Idke^ (c) l'in- 
tendant vit la fille, et devint am. d'elle. 

DuKANiBÉ, n. abstr. de l'adj. dukanô. Affection, amour. 
Saré e saraïéakere manûsh, diné po dukanibé ki tchiriklt,{c) 
tous les hommes du palais donnèrent leur aff. à la poule. 
Dikélas ka terénas djin abôr dukanibé ovokldte, (c) il voyait 
qu'ils avaient tant d'amour pour elle. 

DuKAiBÉ, n. abstr. du v. caus. dukavdva, duka{v)ibéj Dou- 
leur, amour. 

DuKLÔ, adj. du n. dwfc, douleur. Qui souffre, pauvre. Il 
pourrait aussi, être un part, du v. dukdva. Te avén e barava^ 
léy tchoré duklé, (c) que les riches, les pauvres (et) les misé- 
rables viennent. So kamakerél i dukltf que fera la misé- 
rable? Djdlas i tchorx léskeri ddi i duklU (ch. am.) sa mère 
la pauvre, la m. allait. Ta penénas o yavér kdrghes, (GM. xdlpya) 
duklte kdrgha^ banghie^ (voc.) tûke kamanashdsa amarioghi 
ka utchakerdsa tûke, (c) et les autres pies disaient, ô pie 
misérable, boiteuse, à cause de toi nous perdrons notre âme 
(vie) nous qui t'attendons, (car elle'ne pouvait pas voler). 
Na terél te khal, but dukli isi, elle n'a pas (de quoi) man- 
ger, elle est très m. Ce terme m'a été traduit par un Tch- 



— 219 — 

Chr., «gvTflticopo;, usité en Roum. pour itàvrY) Sitopoç, Hel. qui 
manque de tout. Il est presque toujours uni au mot tchorô^ 
pauvre, et s'applique en général aux pauvres veuves. Terme 
bien connu de tous. 

DuKHKiÂVA, V. prim. 1 Cl. 1 Gonj.part.dufe/ifcind. Sauter, 
pron. quelquefois dakhkidva. Je crois qu'on pourrait rap-f 
porter ce v. au Skr. k r a m, To go, to walk, to step. It is alsa 
active or déponent according to varions préfixes and in va- 
rions sensés, as, with ati, to go over, or beyond, to leap 
over, to transgress, to pass beyond the bounds of virtue — 
Gradi,incedere — ^Wg. voy. niglavâva et ukhkiâva. Ma dùkhki^ 
ne sautes pas. Dukhkinô, monté, GM. imStijAivoç. NàncLsti 
dukhkiàva, je ne peux pas sauter. Dukhkini grasti, jument 
couverte. GM. mMi/.iyyi. 

DukhkIniovava, V. pass. dukhkinô-uvdvay part, dukhki- 
ni{ni)lo. Sauter, même sign. que dukhkiâva. Dukhkiniliom 
katdr ko duvâr (Tr. jlj-i^ divar) j'ai sauté (du haut) de la 
muraille. Angldl mdndar dukhkinilotar^ il a sauté au de- 
vant moi. Léskoro sherô dukhkinilotar, (c. Nom.) sa tête 
sauta. Dinids tchik o kalô dukhkinilotar o bar^ léskere môstar, 
(c) le nègre éternua, la pierre sauta de (dedans) sa bouche. 

Dekhviti, dekhavti, (As.) Sauter, voy. dukhkidva. 

DùKHOs, DÙKHO, m. Air, vent, Hf. Slav. duh\ icvgOfAa, Oec. 
Vol. 2. p. 143. Bulg. duh\ spirit, duhdlo, bellows, M. Dict. 
P. Ar. ^jLâ^ dukhan, fumus tabacum, cujus fumus excipi- 
tur. Ma ker dûkhos, ne fais pas d'air. Perghiân man dûkhoSy 
tu m'as rempli d'air. Zoralô dûkhOy vent fort. Tattô dûkho^ 
air chaud. Delà o dûkhos^ l'air (vent) souffle, voy. PalvdL 

DuMô, m. Dos. Ski\ d r u m a, m. A tree in gênerai, a tree 
of Swerga or paradise, comp. Hel. xopfAoç, tronc, souche,GM. 
xopfAiov, corpo — Som. Campuz. dumé^ m. lomo, parte del 
espinazo. Uglisti i tchitchdi opré léskere duméste^(c)\a chatte 
monta sur son dos. Bangé-dumeskeréya ! (voc.) ô bossu (d. 
brisé). Toifghids po dumô ki tchérga, (ch.) il mit son d. dan» 
la tente,==il se présenta. Bangô dumô, Lat. gibbus, Hel. 
xuç<;. Pélô opré pe duméste, il tomba sur son d. Diniôm les 
léskere duméste, je l'ai frappé sur son d. Baré-duméskoro, 
qui a un grand d. Me duméskoro avadanUki,(Tr. avadanlik) 



— 220 — 

la rharjpe Ae^ mon dos. ^fo Jumo dukàla. ÇSom,) mon rfos me 
fait mal. Téryhiorus diunô duroéia^ nous restons dor^-à-dos. 

Di'MOW'», dim. i\^iiwnUK Petit dits. usit«^danslejy chansons^ 
To flnniorô. mo ilmrnorô. [ch. V*u p. «I.. mon p. d. 

Df K, adj. et adr. l/mj;, loin. Skr. tl ù ra, adj. Distant, n^ 
motr\adj. Far. opp. Wiiiely,deeply — Zeudjiûra. adj. I>î>tans, 
remrrtns. V. Sadt* Broeckh, p. 37(>. ll^jj^ rfwr, s. t distancp^ 
adj. Faiv distant, n^raote. Pen>,^ frfKr)aelj. remotusJoiigiis. 
kingÎLKpins. — Le Skr. d ùraga. se rencontre chez les Tch. 
(As.^ vw. fhln^he. (As.). Dur drott^ long chemin. D«r, rfwr, 
très kniL Olnu^'t «v.s/i.de</f-M-^/»or t/iiv-s #/iir iwfe, (c> la grande 
montagne^ était à 1*> jrun's (de marche) loin^ Dur ybelôtar. il 
est aile 1. Ma dja djiu abôv dur^ ne ras pas si lo^u. Tedarif 
isi dur dur, (adj.) (c)tes dents S4>nt tri*s longues. Sikavgliias 
les yek r*^i<k dur ka dikiotas^ (c) il hii montra mie^ montagne 
qn ou vc>yait (de) U>iu. 

DuKKDÉK. comp.de dur. toîii. 

DuKiov.WA, V. pass. Jur-Uifiîra, part, durtjnfjfa. Drp^ éloi- 
gné: Liel>jch, H la >neme fonne, durjewdwa^ ich gehe weit. 
ich verrire micli. Dûrmiletar^ (c) iU se sont éloignés. Jûri- 
letatf est lu torme usuelle. 

DuïLVNù, adj. de dur. Durauag^LV, viHage éloigné. 

DuHiTNô, adj. de dur. Long. J'ai rencontre cet adj. dans, 
le contiî dit, conte du pont, très- couuu des-Séd. et des Nom- 
/ duritni purl^ le pont long. Ordinairement on dit duramK 

DuRÂNiovAVA, V. pass. durmw-uvdva^ part. dHrynHni){o. 
Ilurttm7£*ar,ilsse sont éloignés. Duninih awémiar,{c) il s'est 
éloigné de nous. GM.awtpaxpjv0xa:r^èii&ç. Dûriot^ava et dura- 
niovuva.inmt rares dans la bouche des Tch. l.,oi'sqijr'il veulent 
exprimer l'éloignement. Us disent dur djav^ dur kadjdv.']^ 
vais, j'irai loin. 

DukAl, abl. de dur. De loin. Durât diktfôm le% je Tai vu 
de l. Téryhiovelas durai, il s'an-êta de 1. Durtil danMrél, de L 
il effiraie. Dikéla durai, a Mahmùti, (c) Mahmoud, voyait de 
L Durai alidn'l de l. es-tu venu? Durai kuldr ko yavy loin 
du village. 

DumpÉ, n. abstr. de dur. Eloignement, distance. Abat 
isi léskoro duripé"? combien (quelle) «st sad.? 



— 221 — 

DuRaHE, (As.) Eloijrné. Skr. dura g h a, adj. going a far 
or a long way. Remote (dura and ga, what goes). Slav. 
dôlghii, dôlog. XoX76;,Oec. Vol. 2. p. 104. Dùrghe boili, haut. 
Tr. j^,y, boilu, adj, qui a de la taille — Bchi. 

DuYÉNi, m. Boutique, taverne, Hel. oivow«>rtov, le xamiliiov 
des Byzantins, bettola — Som. H. Pers. ^y^j^ dookan, s. f. A 
slîop, a work-shop. dookan-dar, a shop keeper. Dûkàn kar^ 
nà, to keepshop. — Yates Indrod. p. 211. Kamadjàs ko dw- 
yêiii e kaléskoro^ (c) nous irons à la taverne du nègre. Ta o 
rom, sarô o divés^ khâlas piélas andré ko duyéniay (c. Nom.) 
et l'homme, toute la journée, mangeait, buvait dans les taver- 
nes. Djdla pe duyeiiéste, (c) il va à sa boutique. Yek duyéni 
avghin, (c) une boutique (où on vend du) miel. 

DuYENÉsKORO, adj. du gén. duyéni^ au sing. Boutiquier, 
tavernier. Hel. otvoww^Ti;, xamilo;. Khuyazdé e duyenéskoro, 
pende léske : an yek gudlô, te tovés ta panialt andré^ te n'a^ 
ghàlioveU (c) ils appellèrent le t., ils lui dirent : apportes une 
(boisson) douce, et mets (verses) en dedans du raki, (mais) 
qu'il ne s'en aperçoive pas. Diniâs o gudlôj o duyenéskoro^{c) 
le t. donna la (boisson) douce. 

Dussô, m. Le tuyau en fer, ordin. double, par lequel l'air 
du soufflet est projeté sur les charbons. 

Dùzi, (As.) Plat. Tr. j^^ duz^ uni, égal, plat — Bchi. 



DJ 



Dj, se change souvent en tch. 

Djaghi, (Tch. Tokàt). Fille, voy. tchagh'u^ (As.) et tchavô. 

Djamutrô, m. Beau-fils, le mari de la sœur, môme sign. 
que le Gr. Y«K.6po;. Skr. djâmâtri, m. A daughter's hus- 
band, a son in law, a husband,a lord, or master . Yâmâtri 
m. a daughter's husband, y a, substituted for dj. Y â m i, f. 
a sister, a virtuous woman. Skr. dj âm âtâ. H. ^L^^jie- 
nm.ee, m. a son in law, pron. eijuva^ee. H. Pers. vj:^!^!-^ da- 
mât, a son in law — Pukkhto. zitm, m. a son in law, Skr. 
jamà-î — Bellew's Dict. 1867. E kalé yakéngoro djamutrô, o 
Mûrgos, (n. pr.) (c) le beau-fils Murgos, ayant les yeux noirs. 



— 222 — 

Djamutrêskoro tchctvô, Fenfant du beau-fils. Dintâs te^pi e 
yavér raklià, kerghid{s) les djaimttrôy (c) il lui donna son 
autre fille, il le fît b.-f. E Brotakôskoro (n. pr.) tchctiJÔ, îinâs 
e dakaréskeri tchaid, dakaréskora djamutrô ulinô, (e. Nom.) 
l'enfant du Brotako, prit (en mar.) la filïe du roî, il devint 
gendre du roî. 

Djafterô, djafturi, (As.) Beau-fils, voy. dfarmttrâ. 

Djardav, (As.) Beau-fils, voy. djamutrô. 

Djaili, (As.) Fumée. Skr. djval, Ardere, lucere. — ^Wg: 
d j V a 1 a, adj. Blazing, shînîng. s. m. flame, blaze, lîgbt. H. 
djvala, f. flame. Prob. il y a erreur dans cette défia. On a 
pris la flamme pour la fumée. 

Djam, m. Verre à boire. H. A^ djam a. m. a gobJet, cup,, 
glass, any vessel for drinking ont of, bowl, a mirror. 
Tr. /•'^ djdm, Verre, vitre, coiipe (de métal ou de verre)— 
Bchî. Ce terme pourrait servir à élucider l'êtym. detàkbtdL 

Djanava, V. prîm. 4 CI. 1 Conj. part, djcmdé, djantô. Sa- 
voir, connaître. Skr. djn â, toknow, to undw^tand — ani- 
madvertere, cognoscere, nosse, scire. — Wg. H. LjLa. janna^ 
V. a. ïo know, to unterstand, to comprehend, toi trusta 
gyan, m. understanding^ intelligence, intellect, knowing. 
Lai. gnosco, Hel. y^Y^ciaxav, Slav. djudiu, yv6«*y yv^ami^ Oec. 
Vol. 2. p, 151. Tu djanésy tu sais. So kampenély ndna djanél^ 
il ne sait pas ce qu'il dira. So djarmsa avaklé butidtar? 
que sais-tu de cette affaire? Me djaiighiôm tut^ moi, jet'ar 
connu (reconnu). Na djandva^ na djanlôm, je ne connais 
pas, je n'ai pas connu. Cet aor. est propre aux Nomu To gctVy 
djanésa les'? (c) ton village, le connais-tu? Ndna djanava 
sbôra, (Bulg.) (c) je ne connais^ pas de par©les=à pai*ler. 
Penghids e j)uridke, tu djanés e khatmmdkorra kher^ (c) il 
dit à la vieille, connais-tu la maison de la dame? (Tr. khor 
nùm^ dame). Penghids^ i puri, ma raklô^ me djandv les, (c) 
dit la vieille, mon garçon, moi, je la connais. jD/anén so 
khuyazghiom (GM. xo^YtiÇco) f ur^t Jn ? (c) savez- vous pourquoi 
je vous ai fait appeler ? 

Djanémi, (As.), ghy-djanémy (Tch. Tokat) avec le pref. 
Armén. ghy. Connaître. Nidjanéini/]e ne connais pas. A'mi 
djanrri'f cpii sait? 



— 223 — 



Djandjîr, f. Chaîne. H. Pers. j:f?^j zunjeer, f. a chain, 
Tr. zindjiVj chaîne — Bchi. Ki djandjir lovdô la i romnid, ils 
ont mis la femme en prison (dans la chaîne). Sovnakuni 
djandjir, ch. d'or* Rupovani djandjir, ch. d'argent. Panlô 
les e djandjirâsay (c) on le lia avec la chaîne. 

DjANDiiRALÔ, adj. de djandjir. Enchaîné. 

Djar, f . Cheveu, poil. Skr. d j a f, v. To clôt, to be en- 
langled, as hair, d j a l'a, f. The hair matted as worn by 
the god Si va, and by ascetics. Yek djar, un cheveu. Nâna 
nikdvghids adjài djariâ, ses ch. n'ont pas encore pouâsé. 
t Poil.» Te kMv la bibo, pe djariéndja, (Nom.) que je le 
mange (le pud. m.), ô tante, avec ses poils. Te khan me min^ 
djâkere d/and, que vous mangiez les poils de mon p. (mul.) 
t Filament^ akôr dûi djarid terélas ta tchidinô o djariây 
pinrilo o akôr^ (c) la noix avait deux filaments, et il tira les 
filaments^ (et) la noix s'ouvrit. 

Djarialô, adj. de djar, Qui a beaucoup de cheveux, Hel. 

DjangAva, v, prim. 4 Cl. 1 Conj. part, djanganô. Eveiller. 
Skr. d j â g r i, V. To wake, to be avsrake, or watchful — Vigi- 
lare, excubare — Wg. d j â gr at, watching, being awake. H. 
USV i^flf^^ V. n. To be awake, jagana, v. a. To awake, to 
rouse from sleep, jugfto, adj. awake, jiigfna, v. n. To be awake; 
inusité sous cette forme. 

DjangavAva, v. caus. de djangdva. part, djangavdô. Pu- 
savghiôm les, ta djangavghiôm les, je l'ai piqué, et je l'ai 
éveillé. Ta te dikés manushén, te djangavés man, (c) et si tu 
vois des hommes, tu m'éveilleras. Nâstik djangavghiâs les, 
(c) elle n'a pas pu l'éveiller. 

DjangAniovava, v. pass. djanganô-uvdva, part, djangâni- 
{ni)lo. Etre éveillé. Djangânilotar o pakô^dikéla i rakli ndnai 
pashé leste, (c) le chauve s'éveilla, il voit que la fille n'était 
pas près de lui (à son côté ). Djangânilian ? êtes-vous éveil- 
lés? Nàna djangàniliom kanék far, je ne me suis éveillé 
aucune fois. Ta o raklô suttô suttô, djangânilotar, ta dikéla 
ka isi andré ko vesh, (c) et l'enfant dormant, (rép.) (après un 
long sommeil) s'éveilla, et vit qu'il est dans la forêt. Ma 
sov, djangàniov, (ch. am.) ne dors pas, reveilles-toi. Djan- 



— 224 — 

gàniletar o phuré^ o yek tchidel po sherô, o yavér penéla ; ma 
tchide me tchor^ (c) les vieillards s'éveillèrent, l'un tira sa 
tête, l'autre dit : ne tires pas ma barbe. Dans ce conte, un 
gamin lia la barbe de deux vieillards endormis. Ko sardnta 
divéSy djangânilitar di, (c) en (après) quarante jours, elle 
s'éveilla. 

Djava, V. prim. 4 Cl. 1 Conj. part, ghelô. Aller. Skr. y â, 
V. To go, to go to, to obtain, to get, — Ire, proficisci. H. IjI^ 
jandy V, n. To go, to be, to pass, to reach. Diklids o dakdr ka 
kamdjal léskoro raklô léscL, (c) le roi voit, que son garçon ira 
avec lui. Ov penghiâs^ méya ovotiarifu/ djdvUy (c) il dit, et 
moi aussi, je vais par là. Penghiâs e rakliéiighe^ me, kama- 
djdv me dadéste, (c) il dit aux filles, moi, j'irai chez mou 
père. DjaV avéla, drom keréla^ ta matchénghe Ion tchivéla, 
(ch.) il va, il vient, chemin faisant, il jette du sel aux pois- 
sons. Dja Devlésa, vas avec Dieu. Salut, aux pers. part. Kd- 
rin djdsa ? djav farakdv mopral, où vas-tu ? je vais trouver 
mon frère. A katdr kamadjdv^ sostdr ovotdr, o drom teréla 
but tchiky d'ici j'irai, car de là, le chemin a beaucoup (de) 
boue. Djav avrt\ je vais dehors=je sors. Adjdi avri dja 
tûke^ plus en dehors vas. Dja avaklé mantishéndja, vas 
avec ces hommes. But far gheliôm^ plusieurs fois, je suis 
allé. Gheliôm te dav e grastés^ pus^ je suis allé pour donner 
au cheval, (de) la paille. Dja, le, (c) vas, prends. Aide (Tr. 
haide) te djas, droméste, (Nom.) allons, partons, pour (notre) 
chemin. Ldkoro gadjô ghelô ko kher, (c) son mari alla à la 
maison. Oi penghids, ndna djav me, (c) elle dit, moi, je ne 
vais pas. Ndna ghelitar i gadji, (c) la femme n'alla pas. 
Gheliôm polindte, (wéXiv) je suis allé en ville. Po (GM. iwo) 
shukdr dja, vas (marches) mieux. Ma dja dur, ne vas pas 
loin. Perddl dja tûke, vas de l'autre côté. Ta gheli i romni 
pe roméste, andré ki damia (c. Nom.) et la femme alla chez 
son mari, dans la prison. Aide (Tr.) dja tûya, farakés man- 
ghin, (c. Nom.) vas toi aussi, trouver des richesses. Dja te 
les la, (c) vas la prendre. Amén ndna djdsa, (c) nous n'allons 
pas. Me. ndnasttk djdsa purte, (c) moi, je ne peux pas aller 
ô vieille, f gadji penghids léske, tu dja, (c) la femme lui dit, 
vas-t-eu. « Avec le pron. pers. au Dat. 2, en ke^ Partir, s'en 



— 225 — 

aller, Hel. àitlpxo|xai. » Djâva mânghe^ je m'en vais. Djdla 
péske^ il s'en va. Ta unghinô ghelô péske^ (c) et il se leva (et) 
partit. raklô ghelô péske pe seraiéste, (c) le garçon s'en 
alla à son palais, voy^ sarâL Penghiâs o raklô^ te djav màn-* 
ghe^ (c) le garçon dit, je m'en vais=que je m'en aille^ Ukliy 
te djas aménghey (c) léves-toi pour nous en aller. Medetschaf^ 
chez Pott, Vol. 2. p. 440 (verabfolgen) doit être écrit, me te 
djavy que je m'en aille, je partirai. 

Djâmi, (As.) Aller, voy. djdva. Me na djâmi^ moi, je ne vais 
pas. Halépi ne garôm, je ne suis pas allé à Haleb. Garôm, 
Aor.=Tch. Roum. gheliôm. Ghari^ il alla. Na ghari, il 
n'alla pas. 

DiEL, voy. tchel. 

Djébba, n. f. Poche. H. w-^a. jêb, f. a pocket, Tr. djeib., 
poche, sein— Bchi. Campuz. chepo, m. sena, cavidad del 
pecho. Tov to vast andré te djebbdte, mets ta main dans ta 
poche» Djébbesbut terâva, j'ai plusieurs p.. Les Grecs se ser- 
vent du même mot, tÇé7ni> (tcxxoOXa, sacoccia, tasca— Som» 

Djeni, (As») Boucle d'oreille, voy. tcheni. 

Djenô, m. Personne» Skr. dj ana, m. Man, individually 
or coUectively, a man, mankind^ the universe. H. ^ juriy 
s. m. A person, individual, et juna, m. a person, individual, 
^^ ^ maÂajun {maha and jana) a banker, money dealer, a 
good or trust-worthy person. P. ,j-^ jins. Lat. genus, Hel. 
y£vo;. Yavér djené nashavdé e kherén^ d'autres personnes ont 
perdu les ânes. Avéla yek djenô, (c) une personne vient. 
Djan adjdi desh djenéy (c) allez encore dix personnes» Djenô 
barô, grand personnage. Ovokd djenô ka djdlas, ist kalô, (c) 
cette p. là qui va, est un nègre. Tchindé lénghere sheré et 
Dasénghere sardnta djené, (ch.Nom.) ils ont coupé leur tête 
et (des) Bulgares quarante p. Dm djené kamné, (c) deux p. 
ont voulu. Kdnek djenô andrdl ndn' avéla, (c) aucune p. ne 
vient de dedans, Hel. oùî»U. Ovotid ka djdlas, dikéla trinén 
djenén, (c) là où il allait, il voit trois p. Diklids i rakliy yek 
djenô ndndiy (c) la fille voit que p. n'y était. Yek djenô ndstik 
djdlaSy te lel i rakli^ (c) une personne (aucune) ne pouvait 
aller prendre la fille. Yek djenéskere môste, (c) dans la bou- 
che d'une p. 

23 



Djev, (As.) Orge, voy. djov. 

Dji, djin, tchi, tchin, ind. Jnsqu^à, Uèç^ usque, ch,is often 
interchangeable wiUi j. As. Res. Vol. 7. p. 474. H. ^j^it^ 
ch,hm^ or ch,hun, s. m. (Skr. ks'a n a)a moment, an instant. 
ch,hinek, adv. a liltle while, ch.hun'ik^ adj. Perishable, un- 
certain. Ce terme ne me paraît avoir aucune affinité avec 
rit. sin, sino, Pott, Vol. 1. p. 303. Vol 2. p. 219. Ascoli Zig. 
p. 69. Dji dji hershé^ te khuydzes man te hiavéste, et Tan 
prochain (je te souhaite) que tu m'appelles à ton mariage. 
Impréc.=que ta femme meure. Dji ko bersh^ te djivéSy jus- 
qu'à l'an, \prochain) que tu vives. Arakliàs dji desh raklin, 
(c) il trouva jusqu'à dix garçons. JBesfc dji te resél^ (c)assieds*- 
toi jusqu'à ce qu'il arrive. Djin andré, jusqu'à l'intérieur, 
Imç }U99l. Dji farakâv les^ jusqu'à le trouver. Dji làJcere pin-- 
rende, jusqu'à ses (d'elle) pieds. Dji ko yavér gaVj jusqu'à 
l'autre village. Ta ov dji t'arakél pani, (c) et lui jusqu'à ce 
qu'il trouva de l'eau. Dji to Irin, jusqu'à trois (fois), hàs dji 
desh raklià ovotià, (c) il y était (avait) jusqu'à dix filles ; djt, 
ici signifie à peu près, GM. icspinou, Itaç Sixœ. Dji desh banlidy 
(c) à peu près dix bourses. Djidjibershéskoro,GM. mI toO xp^- 
v(ni=(|AéX>ovToc) jusqu'à l'année prochaine. Hel. tk 6p«c txt«Oct| 
(je vous souhaite de vivre jusqu'à l'année prochaine). Hel. 
ToO i«t6vToç i^ouç. Cor. At. Vol. 2. p. 410. Tchi ti Silivri^ jus- 
qu'à SilivrL Tchi ti pôlin, jusqu'à la ville, (Constantinople). 
Léskoro dat penghià^ me kadjâo dji leste, (c) son père dit : 
moi, j'irai jusqu'à lui. Parmi quelque Nom. dji, a la signif. 
d'odjdê, encore. Na pékilo dji, il n'est pas encore cuit. 

Djin azôm, voy. azôm. 

Djin abôr, voy. abôr. Djin àbôr bersh %si, khardtch (Tr, 
kharadj) n&n^ aliôm tuméndar^ (c) il y a tant d'années, (que) 
je n'ai pas pris votre taxe (de vous). dakâr bitchavghids 
djin abôr manûsh e gurdjû (Tr. ^j ^ gurdji) raklidke, (c) 
le roi envoya tant d'hommes à la fille Géorgienne. Djin abôr 
diveséndar, rodiniàn les ? depuis combien de jours, le cher- 
chais-tu ? Ta isi djin abôr parvardé, et ils sont si gras. Ka 
isds djin abôr tchordï, (c) qu'elle était si belle. Amén, djin 
abôr bersh isi, tûke maràs'amén, (c) nous, depuis de longues 
années, nous nous battoife pour toi. 



— 227 — 

DjivAva, V. prim. 1 CL 1 Gonj. part, djivdôy Vivre. Skr. 
dj i V. To live— -Vivere, vivum facere, vite reddere, alere, 
nutrire — Wg. H. Lo. jeena, v. n. To live, jeewna^ \. n. To 
livejïfd, adj. alive, living. Yates Introd. p. 229. — ^Zendjîv, 
vivere. V. Sade. Broeckh, p. 359. Slav. j^m — Bul. zw\ M. 
Dict. L'usage de ce v. est rare ; lorsqu'on veut exprimer le 
Çô, vivre, habiter, on emploie Besliâva^ habiter. Djivdô 
isônij je suis vivant. Djivél làkere tchavé pe katésay elle 
soutient (ǻi, faire vivre) ses enfants avec son fil (ouvrage). 
Te djivés mânghe^ que tu vives pour moi. GM, va (aoO Çitniç. 
Te djivén tuménghe^ qu'ils vivent pour vous. GM. va a&ç Xjr 
oouv. Devél lazdiniâs man^ te djivâs ikitané tûsUy ko tem^ 
(c. am.) Dieu me leva (ressuscita) pour vivre ensemble avec 
toi, dans le monde. Tovdé les andé (pour andré) ka tabuti, 
(Tr. tdhout) ; ov unghinôtar anddl (pour andràt) katdr ko 
tabûti ; ta pendds léskeri romni^ atchény mo rom isi djivdô, 
ka isàs ko tabûti (c. Zâp.) on le met dans le cercueil ; i) 
se leva de dedans le cercueil ; et sa femme dit, attendez» 
mon mari, qui était dans le c, est vivant. 

DjfvGHiovAVA, V. pass. djivdô-uvâva. Les Séd. pron. sou- 
vent djivdiovava. But djivdiliom avaklé gavéste, j'ai vécu 
long-temps dans ce village. Djivdilias eneninta'-U''pandj bersh 
(c) il vécut 95 ans. Trin 6res (fip«ç) djivghilitar, mulÛarj (c) 
trois heures elle vécut, (et) elle mourut. 

Djibé, n. abstr. du v. djivâna^ dji{v)ibé. Vie, Skr. d j i v a, 
adj. Life, existence, Livelihood, profession, H. ^<«^ jee, m. 
Life, soûl, spirit, et ,xr^ jeeWy s. m. Life, soûl. Kdnek far me 
djibnàsley ndna mttWe7û>m,jamais (aucune fois) dans ma vie 
je ne me suis pas soûlé. 

Djib, (As.) Langue, voy. tckip. 

Djiv, (As.) Pou, voy. djuv. 

DjiMAm, (As.) Poule. 

Djinkerava, voy. tchinkerâva. 

Djov^ n. m. Orge. Skr. y a v a, barley (Hordeum Hexasti- 
chon) — Zend y a v a, l'orge. V. Sade Broeckh, p. 387. H. j^ 
juvy m. Barley. juvala, m. Grain mixed with barley, as food 
for cattle, jou, hordeum, orge — Honig. Vol. 2. p. 394. Pers. 
j^ {djev\ hordeum — ^Vul. Hel. Çte, Ski-, y a v a. Lassen, Inst 



— 228 — 

Ling. Pracrit. p. 215^ note. djov ta o ghiv, isi but latché$ 
avakâ bersh, l'orge et le blé, sont bien (bons) cette année — 
Yug or junction at Bénâres, is jug in Bengal, and was pro- 
nounced zug, or in the nominative case, zugon, at Athens. 
As. Res. Vol. 1. p. 24 — Jabadios, ov^ Yavadwipa, of Ptolemy, 
was rendered in the old Latin version, the isle of barley: 
but we must admire the inquisitive spirit and patient la- 
bour of the Greeks and Romans, whom nothing observable 
seems to hâve escaped: yava, means barley in Skr. As. Res. 
Vol. 3. p. 9. Ghelétar te tchivén djovâ, (pi.) (c) ils allèrent 
couper (faucher) l'orge; imité du GM. xpi6«pi(ovX orge, pK 

xpiOapia. 

Djovéskoro, adj. du gén. d/ov, au sing. Qui vend de Forge. 

Djorô, m. Mulet. Campuz, choréy mulo, chori, mula. Ta 
desh-U'don djorén, (ch. am.) et 12 mulets. Desh-^nlii 
djorén andds i tchdi, ta e graién, (ch. Nom.} la fille amena 
12 mulets, et les chevaux. Les Séd. ont oublié dforô ; ils se 
servent de djorm^ qui est Fadj. fem. djorlajnô^ djor(a)nt 

DiORNÎ, f. Mulet, voy. djorô. Djàla djûmidsOj il part 
(monté) sur le mulet. Katar avéna e latché djemiâ^ d'où 
viennent les bons mulets? Âyo Vasili (Syt^ç Bdc^Cltto^ pron. 
tyro BaaaTi;) avéla pi loli djomiâsa, (ch. du premier jour de 
l'an) St. Basile vient avec son mulet rouge. 

Djor, tchor, m. Barbe, filaments, même étym. tpte rfjfar. 
Campuz, ehon, f. barba, r changé en n. chômes^ pi. f. bar- 
bas. Astarghiâs po djor, ta penghiâs léske, (c) il toucha sa 
barbe, et lui dit. E dônghere tchor makli4(s} ten, (c) il avait 
oint la barbe des (tous les) deux. Mo kak, makliâs e phu-- 
rénghere o djor^ (c) mon oncle oignit la barbe des- viwUards. 
Djor teréla, il a de la barbe. Ta o* rom ka piétaSy djcÀM % 
mol léskere djoréndar andré ko tulûm^ (c. Nom.) et le Tek 
qui buvait ; le vin allait de sa barbe (à travers, iwt) dans 
l'outre. / ddi e tchavé^keri dérnUtar, a dat pe tchor tchindàs^ 
Burddni (n. pr.) o barô tchatrà, ka shuYhdds, rcn^él dise 
aratti, (c. Nom.) la mère de Tenfant devint folle, le père 
coupa sa barbe, Burdâni, l'enfant aîné, dès qu'il apprît (cette 
nouvelle), pleura jour et nuit. Djord au pi. GM. févcta, ri^ 
barba — Som. Ma tchide mo djor^ (c) ne tires pas ma barbe' 



— 229 — 

€ Filaments» Khandénas, te tchinén e dibiéskeri (Tr. s^> 
dib, fond, pied — Bchi) o djor^ (c) ils creusaient, pour couper 
les filaments de la racine. 

Djoréngoro, adj. du gén. djoTy au pi. Barbu. Barénijo^ 
réngorOj qui a une grande barbe. Tchoréngoro rom^ Tch. b. 
Atchilétar dûi phuré djoréngherey (c) deux vieillards b. 
restèrent. Dans ce conte on trouve aussi, dûi phuré e djo^ 
réndjaj deux vieillards avec de la b. 

Djukél, voy. tchukél. 

Djup, (As.) Clef, key. kilidi, klidi, des Tch. Roum. H. Pers. 
<^y^ chop, Wood, a post, a drum stick. En Asie Mmeure 
comme en Roumélie, on se sert souvent de grandea clefs 
en bois. Tr. Arnaud fci7idê, (verrou Albanais) serrure de bois 
—Bchi. 

Djut, Juif, pi. djutné, djutâ. Tr. ^j^c^ djuhovdy s. Juît Le 
peuple prononce tchifouL Ar. «^^ yahood. Les Juifs^ les 
Israélites — Bchi. Ghelô yek djutéske, per.éla e djutéske lésa 
avakd vanrô ? (c) il alla à un Juif, il dit au Juif, prend&-tu 
(achetes-tu) cet œuf ? Dav tut peninda rôshia, (Tr. ghrush) o 
Djut penghiàs, (c) je te donne 50 piastres^ dit le Jxût ghrôsha 
se pron. souvent (g)r6$ha. Sostâr o Djut shukàr isdt^ (c) car 
le Juif était joli. 

Djutorô, dim. de djuty Juif. 

Djutnô^ adj. de djut, App. aux Juifs. ÉSpau&ç. Vrakeré» 
djutnés"} (adv.) parles-tu la langue j. djutn% f. Juive. 

DjuTNiORi, dim. de djutni, jeune f. J. 

Djungâliovava, voy. zungâliovava. 

Djuv, m. pi. djuvd. Pou. Skr. y u k a, m. f. A louse. rac. 
y u, to mix (with the hair) — CoUigare, miscere, conjungere 
— Wg. H. ^y=^joonX A louse— /tee, pediculus, pou — ^Honig. 
Vol. 2. p. 406. — substituting j for y according to the genius 
of the Hindevi dialect. As. Res. Vol. 7. p. 222. Amaré ga- 
veste, saré o tchavé teréna pe sherénde djuvd^dans notre vil- 
lage, tous les enfants ont sur leur tête (des) p. Teréla lésko- 
ro sherô djuvd, sa tête a (de) p. Kanék te teréla djuv, si 
quelqu'un a des poux. Khdna man e djuvd, les poux me 
(de)mangent. 

Djuvalô, adj. de djuv. Pouilleux, Hel. fOtipiûv, GM. ^%%fiifr^^. 



— 230 — 

Djuvalô serô, tête pleine de p. Kambéri (n. pr,) djuvalôy 
Kambéri, le p. But djuvalô, très p. djuvaléyay (voc). 

DjuvAliovava, V. pass. djuvalô-uvdva, part. djuvâli{ni)lo. 
Devenir pouilleux, Hel. ç6eipiaw. Djuvdlilotary il est devenu 
p. Te na khandésa te 6a/, kamadjuvdlios but, si tu ne pei- 
gnes pas tes cheveux, tu deviendra très p. Djuvdliliomy (Aor») 
j(3 suis plein de p. GM. é^sipiaaa. 

Djuvéi:. Féminin, OyïXuxôç. Skr. yuvan, adj. Young^best, 
excellent, ^il^ juvan, adj. Young, m. A youth, lad, man^ 
adult, iuvanee, f. youth, L<>jooba, adj. young, ^y=>- joova^ adj. 
young, juvan murd. Brave. — Pâli yovanam, Prakr. djwa- 
nam, Skr. yaovanam, jeunesse, Burn. Essai, p. 163. Dt- 
kéla yek rakli, ta pushlids^ tu kon isân ? mursh isdn y a (Tr* 
L; ya) djuvéi"} (c) il voit une fille, et il demanda, qui es-tu? 
es-tu maie ou femelle? (garçon ou fille?). Ta ôi penghiâs^ 
djuvéi isôm, (c) et elle dit, je suis fille. On voit par ces ci- 
tations, ^ue djuvéi est feni. comme le suivant djuvli. Comme 
les Tch. changent le y a Skr. en d/, dans plusieurs mots, je 
suis porté à croire que le même changement s'est opéré 
dans ce mot^ et que peu à peu, ils ont oublié la sigaiL du 
g. masc. de djuvéi. L'emploi de djuvéi pour djuvlt, n*est pas 
rare. Sfiukâr djuvéi, belle jeune fille. Yek djuvéi aZiïar, ime 
j. f. est venue. A^a shukdr djuvéi, j. f. laide (pas belle). 

Djuvlî, Jeune femme, pi. djuvlid, Yek djuvli avéla, une 
femme (jeune) vient. Le ti'djuvliâ ta éla akaikhid ratt me 
keréste, prends ta femme et viens cette nuit (ce soir) dans 
ma maison (chez moi). 

Djuvliâkoro, adj. du gén. djuvlt, au sing. App à la femme. 
Me djuvlidkere triakhd, les souliers de ma femme. Djuvlién-- 
goro khôros, (xooiç) danse des jeunes filles. 

Djuvlicano, adj. de djuvéi. Féminin. DjuvUcanô piribé, 
(c) pas de femme, (à la manière des femmes). 



— 231 — 



E 

Eg, (As.) Feu. Tch. Roum. yak. Eg nie, il n'y a pas de feti. 
Tch. Roum. yak nânâi. 

Edjé, ADJÉ, (As.) Aujourd'huL Skr. ad y a, ind. To-day* 
H, ^ ' ai, adv. To-day, aj-kul, adv. to-day. ej, adv. To-day. 

Yates Introd. p. 191, ajtak^ adv. till to-day. id. p. 192. voy. 
avdivés, Tch. Roum. 

EftA, Sept, voy. les nombres, p. 75. 

Eketané, ketané, iKiTANÉ, kitanè, iud. Ensemble. Skr, 
ekastha, adj. coUected, assembled, conjoined, in one site 
or place, ekasthâna, n. one place, the same place. H, 
c)V^ yek tjharij adj. coUected, assembled together. ekt\- 
h a, adj. together, coUected, GM. hriyLd, Hel. ev tô &ilci. Cor. 
At. Vol. 2. p. 124. Skr. ekada, at one place, together, 
ikat't'ha, coUected together. Yates Introd. p. 289. Te djas 
ikitané, allons ensemble. A lidm ikitané, nous sommes venus 
ensemble. Kitané kitané te djas, ensemble, ensemble allons. 
Ghelétar ikitané, la ghelé péske ko kheré, (ch.Nom.) Us sont 
allés ensemble, et Us sont aUès chez eux, dans la maison. 
Ta lias les o dakdr eketané^ (c) et le roi le prit ens. (avec lui). 
Liais) la ikitané, ta ghelghid(s) la pe saraiéste, (c) il la prit 
avec lui, et la conduisit dans son palais. Penghids o raklô 
€ raklténghe avaklé khelid, ka khdna len, saré ikitané te khan 
len, (c) le garçon dit aux filles, ceux qui mangent ces fi- 
gues, qu'ils les mangent toutes à la fois. Ov djdlas ikitané 
lésa ko kher, (c) il allait ens. avec lui, (accompagné de) à la 
maison. Ta djdnas ketanéy (c) et ils allaient ens. Murshnie 
mOy éla te uvds o dûi kitané, (ch. am.) ma (belle), fille, viens 
que nous, les deux, devenions un, ensemble,=que nous 
nous marions. dakdr, léskoro raklô ikitané^ (c) le roi, son 
garçon ens.=avec son garçon. 

Éla, viens, GM. îXa, 2 p. sing. imp. d' tkitù, £>ailvû), jXiâOo), 
je viens. Cor. At. Vol. 1 p. 159 — Vol. 2 p. 132, même sign. 
que £\9i, viens. Bulg. eld, Gr. come. M. Dict. Na éla pash 
mdnde, ne viens pas près de moi. Ta i phuri penghids, mi 
rakli éla, (c) et la vieille dit, ma fille viens. Les Nom. se ser- 



— 232-- 

vent généralement dW, imp. du v. avâva. Venez, élan^ GM. 
IXftt». Elan akand, tt dikàs, venez maintenant, voyons. 

ElkI) (As.) Mensonge. Pers. ^^' {ulken) avanis, miser^ 
ebriosos. siJDl {elk) devins, errabundus— Vul. 

ElketRi, (As.) Menteur, formé d'elki et du suf. jlï tor,— 
VuL Inst. Ling. Pers. 4840, p. 466. voy. khokhavnô. 

Emi, (As.) Nousi=îarnén, Tch. Roum. 

Emiki, (As.) Notre=±amar(î, Tch. Roum. Emiki e$ti, il est 

à nous=^nous avons. 

Enghéri, Espèce de chardon, que les habitants de Roum. 

cueillent au printemps. On le mange cm et cuit* H* Sj^ ' 
unkree, s. f. a kind of vetch (Vicia sativa), wet grain. A 
yottng sprout. Te djas te ghédas enghéria^ (Nom.) allons 
cueillir de chardons. Les Grecs de Romn. l'appellent 9iue|&« 

EniS, f. Tr. ^ j ' érîfe, PrUne— Bchi. Yek érifc, mie pn 

EniKin, f. Prunier. 

Engushterî, Bague, finger ring^ voy. Angustri. 

BsKiDJis, n. m. Tr. eskidji^ Marchand de vieillerie», fri- 
pier— Bchi. Hel. TtaXato^f «9o«, GM. iwtÇwtiSç. Cor. At. Vol. 4. p. 
94, 409, 446. Araklinds (Nom. j^our araklds) yek esJHdjis (c) 
il trouva un fr. 



Paj?^ ind. rarement t)ar. Fois. Skr. vàra, m. A multitude, 
occasion, opportunity, a moment, adv. a time> as v â r a n 
var an^ many a time, repeatedly often. H. j^j waty m. a 
day, — ^f. time, GM. ^opa ftpca, poXà, coup, fois. ^AXknû ^Xj}v, 
|i(av poXàv, Stio Tpei« ^oXàç, une fois, deux, trois fois. Fr. volée^ 
sonner une, deux, trois volées. Cor. At. Vol. 4. p. 443 — Tr. 
*jf kerre^ kerret, s. fois, coup — Bchi. Yek far^ une fois, H. 
ek bar, once, one time, Yates Introd. p. 54. Dûi far^ deux 
fois. But far y plusieurs f. Yavér far, autre fois. Trin far 
pushliâs léstar o dakdr, (c) trois f. le roi lui demanda. Ta te 
tchumidav la yek far^ ta ôi te tchumidel man desh far^ 
(ch. am.) et que je la baise une fois et qu'elle me baise dix 
ois. Dûi trin far y deux, trois f. imité des Grecs disant Sûm» 



— 233 — 

KfiXç fopoCc au lieu de iiua % rpei;. — Cor. At. Vol. 2. p. 412. 
Yek far ghelô^ dûi far ghelôy (c) une f. il alla, deux f. il alla. 
Dût far harOy deux t. grandsdouble. Trin far barôj 3 fois 
grand=triple. Diné adjài yek far o tovél, (c) ils frappèrent 
encore une f. (avec) la hache. 

Fanàri, m. 6M. f av«piov, dim. de f «voç, lustre et feu de 
joie. Cor. At. Vol. 4. p. 637. Pers. ^j^y^ fanoos, fanal, Tr. 
j'^ fenary fenery Lanterne, fanai^ phare, — Bchi. Sar dûi fcir- 
nâriay comme deux lanternes. 

Fârkya, fâlkya, f. Faulx. Lat faix, propre aux Nom. d(i 
nord. Les Tch. demeurant au milieu des Bulgares, se ser- 
vent de kôsay q. v. 

Fenghurdô, adj. part, du v. fenghiaràvay formé du GM. 
fiy^tùj f éYyof, fanal, flambeau. Qpré ko kalô ruky isi umblavdô 
o fenghiardôy (c) à Forme, est pendu le fanal. Tr. ^1^1 i|/ 
kara aghddjy orme— Bchi> lit. arbre noir. ^ 

Fêlé, voy. télé. 

FtLLO, m. GM. fuXXov, Feuille, pétition. Ta ukhkinôtar o 
phurô, ta kerghiâs yek fillOy (c) et le vieillard se leva, et fit 
une pétition. Aslardé kerdé yek fûlOy diné les ko dakâr^ (c) 
ils se mirent à faire une pétition, (et) la donnèrent au roi. 
Dakaranô fillOy p. royale. Dans leurs discours, on emploie 
le Tr. arzouhaly pétition — Bchi. 

FlRAGHOS, m. Tr. Pers. ^>î/ feraghouiy Oiseau qui res- 
semble au faucon — Bchi. Dtkiosa {dtkliofvéjsa) mdnghe tu, 
sar e devryalàkoro firaghos, (ch. am.) tu me parait, comme 
le faucon de la mer. 

FitItgha^ n. f. Champignon qui pousse sur des pierres, 
ou en des endroits pierreux. GM. furiTCoi, dim. de fuT^v, 
plante. 

FiYfzAVA, V. n. part, fiyizdô. Dire, Hel. f-nyLi, ^acd, tfnt, 
Ifura. Le pendvay des autres Tch.; f i)(i.l et ses dérivatifs sont 
oubliés par le peuple Grec. Peut-être quelques traces en 
existent en Roumélie, d'où les Tch. l'ont emprunté. Je n'ai 
jamais entendu ce v. que dans leurs contes. Fiyizdas e ror 
klénghe, (c) il disait aux garçons. Fiyizava tûke yek lavy (c) 
je te dis un mot. Fiyizghiôm les ftifce, (c) je te l'ai dit. Ndna 
fiyizghiân les mdnghe (c) tu ne me l'as pas dit. 

24 



— 234 — 

FoUtIS, m. Nichet. «dXà^,.... t^v xacTOMîSiOv éfpviv div ètêèi* 

(ou«otv xftl )(Xtti««oiîtf«v— Suidas. npi'VfMiiXov, irp^auyov, uovo in- 
dice, guardanidio — Som. Ton yek foUtis telâl ki kaghfti, mets 
un n. sous la poule. 

FôROs, n. m. Dans le Bas Empire, on appelait, f^poc, le 
marché, iyopà, fJp<K 'toO (ayA^ou KuvetoivTCvou, voy. Constan- 
tinias de Skarlato D. Byzantius, Athènes, 1851. Vol. 1. p. 
111. Il est singulier que ce terme oublié par les Grrecs de 
la Roumélie, ait été retenu par les Tch. t ♦ipo;, rh icuXuTi&piov, 

i T^itoc Iv ^ TccèXoGvToi Ttt &vt«. — Suid. Lat. forum. Mpo;, im^ocpt, 

l&ic«(^élpi, mercato, cioé piazza dove si vende e si compra — 

Som. RftTà TÎïv iYopàv, <| f6foç icpo^ocyop^^^'^'^* DC- Mé«ij — dyo- 

fi, 94poç. Cor. At. Vol. 5. p. 202. Ce terme dérive-t-il du Skr. 
pura, a town> city ? Aujourd'hui, ç^poç, pi. f^pot, les droits 
prélevés par le gouvernement. Te djas ta fôros, allons au 
marché. Dur isi o fôros^ le marché est loin. Kamadjàv ko 
fôros takhidra, j'irai au m. demain. Fôroa ne s'applique 
qu'aux marchés des grandes villes. Les foires si nombreu- 
ses en Roumélie sont appelées panayiri, GM. iratv4pp((. 

Fhenk padudjàn, (As.) Tomate, lit. aubergine des Francs. 
Bedon rumi, H. Pers. Badidjan roomee. Tomate, pomme 
d'amourtsslit. aubergine des Grecs. 

FrolI, n. f. Florin, /, r, transposés. GM. f \6ip(ov, ^ Xouptév. 
Lat. flos, frolino. t Florin, monnaies d'or, parcequ'elles 
portaient une fleur de lis » — ^Belin, Essais sur l'hist. écono- 
mique de la Turquie, Paris 1865, p. 14, note. Bishéngheri 
frol{,û. de 20 (piastres). Sfee/^ngf/im/roK,fl. de 100 (p.), Ijwt- 
Torriputov. Tr. {J^jji yiuzluk. Yek pash froli, demi fl. Dùi 
Imhénghere froU, 2 fl. de 20 (p.). Perdô froM, rempli de 
florins=riche. 4»Xoupl, est fort usité par les Grecs ; ^ >«»p(ov, 
moneta uurea, çXoupl, çXoupij, çXoup(ov, ç\oup(viov. DG. Aujour- 
d'hui les habitants appellent fXcdpCa, les monnaies d'or 
Turques. 

FuL, KFUL, KUL, K,FUL, u. Excrémeuts, fumier. Campuz, 
fulahi^ f. bascosidad, inmundicia. Bôhtl. kfuly Mist, tom. 2. 
p. 26. Fui léskere môste, de la m. dans sa bouche. GM. xà 
oxati Tou Tpàyei.Aristoph. Eccl. bd^.Kfuléstar mantb/i, homme 
de m., méprisable, kful kauvél^ (ça) sera de la m.=d'aucuiie 



— 235 — 

importance. Bâriona ko kful, (Nom.) ils croissent dans le 
fumier. Hel. xiwpo;, excréments, fiente, fumier. Léskeri dài 
penghids, fui te khal, (c) sa mère dit, qu'il mange de la m. 

FuLALÔ, adj. de fui. Fulalô, kulalô, kfulalô, k^fulalô^ 
merdeux, même signif. que le suivant, 

FuLÉNGORO, adj. du gén. fui, au sing. Merdeux, GM, «xarftCf 
sobriquet donné aux Arméniens, et reçu des Grecs et des 
Turcs. 

Fur, voy. kfur. 

FuRTf, (As.) To fly, urtt, part, d'urj/dvo, avec un f. initial ? 

FuRô, voy. pfurô. 



G 



Ghe, se prononce comme le Fr. gue. G/it, comme guide. 
Gh' des Tch. As. est une gut=:^ Ar.; pron. comme en Tur- 
quie ; il est plus dur que le 7- des GM. 

Gadjô, m. GADjf, f. Etranger, d>^6fuXoç, iXkoygA^j tout 
homme étranger à la race Tchinghianée. Quelques Nom, 
appellent les Turcs gadjôj au lieu de kharakhâi, voy. p. 23. 
«dXX6çuXoç.» Perghxd gadjô, étranger de loin. Rom romésa, 
gadjô gadjésa, (ch.) le Tch. avec le Tch., et Fétr. avec Vétr. 
=é, ne pas s'éloigner des siens. Shunén amén gadjé, (c) les 
étr. nous entendent. tchavô pendds e tchdke, me trashâva 
te gkelâv tut ko gavy kamarakén amén ko drom gadjé, ta wi 
aménghe bezéh, (c. Zap.) Tenfant dit à la fille, moi, j'ai peur 
de te conduire au village, des étrangers nous trouveront en 
chemin, et c'est dommage à nous. Marghiôm la sa' {saré) 
baré gadjénde, (ch.) je l'ai frappé chez (au milieu) tous les 
grands étr. Polinâkoro gadjô^ un étr. de la ville (Con- 
stantinople). / gadjiâ, les étrangères. phurô penghids, o 
gadjé akanà avénay me so te kerdv ? (c) le vieillard dit, les 
étr. arrivent maintenant, moi, que ferais-je ? « Epoux » 
Me te gadjés kamniklavâv les avri, te murdardv les, (c) moi, 
ton mari je le ferai sortir en dehors, pour l'assassiner. Ghe^ 
là o gadjô pe gadjidte, (c) l'époux alla à son épouse. On parle 
dans ce conte de personnes étr. à la race Tch. Yek divés 



— 236 — 

angldl pc gculjéMe, oghi akarghids, (c) nn jour devant scm 
mari, le cœur (de Tépause) soupira. Ufkmâ Idkpro gadjâ 
alôtar ko dakàr, (c) son mari se leva il vînt au roi. Ta jpm- 
tcharghiâ(s) la, Idkoro dat, ta Idkoro gadjô^ (c) et son père 
et son ép. la reconnurent. Av, (pour ov) ka ghenél o bar^ to 
raklô isû la mtnrô mo gadjô isi, (c) lui qui cwnpte le» pîer- 
pes (diamants), est ton garçon, et il est le mien mon mari* 
Mariôra, (GM. n. pr.) alo to gadjô ^ (ch.) Marie, ton m. est 
venu. Traduct. d^une chanson populaire des Grecs^ •* Ilaipi6p« 
%X6cv 6 ivSpot; <you. Ldkoro gadjô jmshliàs, kon isi? (c) son m. 
demanda, qui est-là? Penghids tâkoro gadjô^gadjie, (c) sou 
mari dit, ô femme. Dji te djal lâkoro gadjô, (c) jusqu'à Tar- 
rivée de son m. • Homme en général.» Atchitô o vordôn e 
gadjésa, (c) le chariot resta avec l'homme. Yek gadjô alôtar, 
un h. est arrivé. «Epouse.» Bitchavghiâs yek lil pe dadéske^ 
me avâva me gadjiàsa (c) il envoya un papier (lettre) à son 
père, (disant) moi, je viens avec mon ép. Dimâ(9) les, pe guh- 
djéskeri vasténde, (c) il le donna, (consigna) dans les mains 
de son ép. Kon isds teléf pushlié.s léskeri gadji léMat, (c) 
son ép. lui demanda qui était en bas? Penghids i gadji, te 
djaSj mamûi me gadjéskere duyenéste, (c) dit Fép. qne tti 
ailles, vis^à-vis de la boutique démon m. Dikliâs les i gadji 
léskeri, sa rovésf (c) son ép. le vit (elle dit), pourquœ pleare»- 
tu ? vanrô, léskere gadjiàtar lélas les o djut, (c) le Juif pre- 
nait (achetait) Tœuf, de son ép. (iwi). I gadji e kaséskeri, du-- 
kànili e djutéske, (c) Fép. du coupeur du foin, était amou* 
reuse du Juif. Penghids pe gadjiàte, ukhkt^ dja, dik, kon i8t,(c) 
il dit à son ép. léves-toi, vas, vois qui est-là ? / gadji ptishliâ9 
pe gadjéstar, so uliniàn gadjéya ? (c) l'ép. demanda à son 
mari, qu'es-tu devenu, ô mari? PtishKds i gadji, so penghids 
mo gadjô ? (c) lep. demanda, que dit mon mari ? Gadjéskeri 
gadji, Fépouse de l'étranger : Sukàr gadji, belle ép. 

Gadjouô, dim. de gadjô, f. -on'. Amdn mi gadjori, te djas^ 
(c) de gi-î\ce ma petite (chère) épouse, (YuvawdTÇa) que tu aiUes^ 

Gadjanô, adj. de gadjô. Etranger. Gadjani romni, femme 
étr. terme rare. 

Gadjuni tori, (As.) Turc, voy. gadjô, gadjanô ; toriy est le 
suf. Pei's. j ^' tar, gr. ty)?, Twp. Lat. tor, turus.=:Vul. Inst. 



— 237 — 

Ling. Pers. 1840. p. 166 — 7. Khorakhâi, est înconntr axix 
Tch. As. 

Gad, gat, m. Chemise. Skr. g â t r a, n. The body^ a Hmb> 
a member. H. c^lT gaU f. The body, apparel, gafee, a plaid» 
gawd, a man's shirt. Simson, p. 332. Yek gad vushé9kor% 
une ch. de lin. Keshulanô gat, ch. de soie. Lia» tes téskoro 
gat kalô, ta ghelghiâs les ko dakâr, (c) le nègre prit sa ch. 
et l'apporta au roi. raklid kerénas léske yek gat, (c) le» 
filles faisaient pour lui une ch. Lâkorogad, sa (d'elle) ch. 

Gadorô, m. dim. de gad. Chemisette. Do man amaté kalé 
yismata, tf amaré gadoré^ (ch.) donnes-nous nos habits^ noirs^ 
et nos ch. Pamô gadorôj chem. blanche. 

Gadalô, adj. de gad. Portant une chemise. Cet adj. ne se 
rencontre qu'uni à la part. neg. bi. Bi-^adalô, sans ch. voy* 
p. 175. 

Gam, (As.) Soleil. Plus en rapport avec FH. A^ g^hcmi^ 
Sun beams, sun shine, que le kam, des Tch. Roum. 

Gam, (As.) Jour, voy. kam. 

GaRVÉLI, Pain, GM. xapSiXtov {iià t^O f xapf <Xiov) £pTOç. Cor. 

At. Vol. 5 p. 114. An yek garvéli, apportes un grand pain. 

Gashd, (As.) Bois, voy. kasht, k changé en g. Gasht nie^ 
îl n'y a pas de hois^^kasht nàndi des Tch. Roum. 

Gav, m. Village. Skr. g r â m a, m. A village, a hamlet, an 
inhabited and unfortified place, in the midst of fîelds and 
meadows^ land, where men, the servile class mostly réside. 
H. y^ ganw, m. A village, town, et giram.a village. Game, 
village. — As. Res. Vol. 7. p. 430. — Campuz, gau^ pueblo, 
lugar poblado. Gave, village, Simson, p. 332. Ta pelétar pa- 
Idl lénde, desh-^u-dûi gav^ (ch.) et douze vil. tombèrent de- 
rière eux=les habitants des 12 vil. les chassèrent. Amaré 
gavéste, djutén ndna terdsa, dans notre vil. (des) Juifs nous 
n'avons pas. Ta ghelôtar yek gavéste, f araklinds {araklids, 
araklâs)yek eskidjis, (c. Nom.) et il alla dans un v.,etil trouva 
un fripier. Gav gavéste, (c) (de) village en village. Tumarô 
gav y votre vil. Avaklé gavéste, dans ce village. Ghelitar andré 
ko gav, (c) elle alla dans le v. Mo gav, (c) mon v.=ma pa- 
trie, 6 t6icoç (Ao^i. 

Gavudnô, adj. de gav. Villageois, x^^puc^;. Skr. grâmadja. 



— 238 — 

adj. village, nistic, village — born or produeed. H. ^^^ 
grameen, adj. A villager. Skr. g r â m ! n'a, g r à m y a, vil- 
lage-born, vulgar. Amaré gavudnéskoro,àe notre villageois. 
Amaré gavudné kamkerén biàt% nos v. feront (une) noce. 

gavudné ndna pintcharén les, les vil. ne le connaissent 
pas. Saré o gavudné, (c) tous les viL Arakliàs e gavudnén, 
(c) il trouva les vil. 

Gaïda, Tr. '^ gaidé, s. Cornemuse — Bchi. Bulg. Gàida, 
bagpipe, gaiddr, bag-pipe — player. M. Dict. Ce terme se 
rencontre très souvent dans leurs chansons. 

Gh'aiii, (As.) Fort. Tr. Ar. ^li kaim. Qui est debout, qui 
reste. Stable, durable — Bchi. 

Gh'ala, (As.) Etain, Tr. Jr^^ kaldi,é\mn,k changé en gh. 

Gh'aili, (As.) Chemise. Ce terme ne me parait avoir 
aucune affinité avec gad^ des Tch. Roum. ; prob. il dérive 
de l'H. Pers. H}^ kala, s. m. Silk cloths, and in gênerai, 
every kind of household furniture, voy. kâlavo. H. "^IIT gala 
a pod of cotton, a bail of carded cotton. 

Gh'alti, (As.) Bey,noble. Ar. ghalith, vehementer pugnans, 
rac. ghalalha, vehementer pugnavit — Freyt. 

GhandAva, ghantAva, ghrantAva, khrantAva, V. prim. 

1 Cl. 1 Conj. part, ghanlô. Peigner. Skr. kad'. To break 
off a part, to tear, to separate or detach, k a d^ k a n d', Lae- 
tare, jubilare — Findere, grana exterere. A Tappui de cette 
définition, je cite Statua», séparer, délier,dissoudre, GM. iucl&dy 
peigner, Xialuatiipiov, et Xtal««Tiipa, peigne, en usage parmi 
tous les Grecs de la Roumélie. Rano rano 6% ghandélas pes, 
huruvélas pes, uryavélas pes ta ntkliolas manûi ko kam, (c) 
de très bonne heure elle se peignait, elle détressait (ses 
cheveux) et elle sortait vis-àvis du soleil. Ghanliôfn les, je 
l'ai peigné. Ghrantdva me bal, (Nom.) je p. mes cheveux» 
Avakhiâ romni, kânek far ndna ghandéla pe tchavén, cette 
femme jamais (aucune fois) ne p. ses enfants. Dja ghant te 
tchavén, vas, peignes tes enfants. Ghrandâva mo sherô^ 
(Nom.) je peigne ma tête. tchavé isi ghanlé, les enfants 
sont p. Les Zapâris en général disent ghrandâva. 

GhanglI, kangl!, f. Peigne. Skr. kan'kata, A comb, an 
instrument for cleaning the hair, k a n'g â l a, m- The ske- 



— 239 — 

léton. H* ,j^ kung,hee, n. f. A comb (Skr. kahgatikâ) 
Ce terme pourrait être le fem. de Tadj. kanghilôj kanghiU^ 
Jc€mg(i)U. 

Ganglinéngobo, adj. du gén. kangli, au pL Qui fait des 
peignes* 

Gh'andi, jgh'ani, (As.) Throat, gorge, cou. Skr. k a n'd'a. 
The thrdat) sound especially guttural sound, necklace, col- 
lar. H- .^ kunfyh, m. Wind pipe, or the lump on the 
wind pipe, the larynx, Adam'8 apple, voice. kunf,hee,(. a 
short necklace, g.hant'ee^ f. Adam's apple, the larynx, kan^ 
th'a, gula, (fortasse hue pertinet Lat collum) Bopp, Glos. 
Skr. gh'andi le tchin^ coupes le gorge. 

Ghanlô> part, du v. ghandâua. Ce qui peigne, divise, sé^ 
pare. Long instrument en bois/avec une pointe en fer avec 
lequel on nettoie le soc de la charrue, et avec l'autre pointe 
on pique les bœufs — Fr. aiguillon. 

GhantavAva, V. caus. de ghantâva^ i Cl. 2 Conj. part. 
ghantdodô. Se peigner. GM. xTcvlÇopiai. Sàrô o divés ghanta-- 
vdva mo sherô, tous les jours je peigne ma tête. 

Gh'ari, (As.) adj. Sourd. H. Pers. J^ kur, adj. Deaf, m. 
Purpose, power, strength. Tr. adj. sourd, voy. kasukô. 

Gtf ASH, (As.) Sourcil. H. Tr. J^ •-> kash, f. The eye brow, 
hence, a bit, a pièce. 

Gh'as, kas, gh'ehs, (As.) Herbe, H. Pers. *^ giyah, L 
grass, straw, green herbage, voy. kas. 

Gh'avré, (As.) Amer. Ce terme pourrait se rapporter ft 
TH. ^j^ k,haray adj. (Skr. ks'ara) Sait, brackish, kh 
changé en gh. koura, kouree, amarus, amer, Honig. Vol.2. 
p. 373. H. \jjS giunya, adj. Bitter, strong, virulent, voy. 
kerkô. 

Gh'arshu, (As.) Vis-à-vis, Tr. y^li kdrchou, vis-à-vis — 
Bchi, le mamûi des Tch. Roum. 

Gtf AVT, (As.) Voleur. Ar. iU ghata^ Intravit et latuit, in 
aliqua re aut loco^ l^ EflFodit rem — Freyt. Le ghavty 
voler. 

Gh'andûrki, (As.) Lièvre, hare. Je crois qu'on pourrait 
chercher l'étym. de ce terme, du Skr. khan, To dig or de- 
Ive, khanitra, a spade or hoe. khana k a, adj. tearing, 



— 240 — 

dîviding., k rat, a miner. Lat. cuniculus, lièvre^ mine. Hel. 
XftyiJràc, yai]u^\i]^o(, Strab. III. 6M. Koovt^^ Kouvati, coniglio, (a* 
nimale] — Som. Hel. \k^ et XaYoCfjitov, selon Cor.» GM. \oef^ 
|ftidv^ mine, sont de la même source. Ât. Vol. 4» p. 273. H. 
kjiurha, m. A hare, a rabbit, du verbe k^hurochiMy v. a. 
To scrape, to scratch. 

Gh'ehàI, gh^Iha, (as.) Bon. Maki gh^ha guriàm esti, j'ai une 
bonne maison^ lit. à moi est une b. m. 

Gh'ali,gh'ëili, (AS)) Noir .=s/raZo des Tch. Roum. k changé 
en gh\ 

Gh'ezer^ (As.) Carotte. ^ukCov. Skr. gardjara,a carrot 
H.^tr gajur^ f. A carrot (Daucus carota). gujra^ the leaf 
of the carrot. gujur b^hutt^ m. A dish of boiled carrots. 
Pukkhto, gâzara^ f. a carrot— Bellew's, Dict. 4867. GajrOj 
gajur, carota (Daucus), carotte. Honig. Vol. 2. p. 380. Tr. 
Pers. jj^ guezer. Navet — Bchi. 

Gh'ehano, (As.) It stinks, voy. kan^ puanteur. 

Gh'etch, (As») Puce. H. w-j/ keef^ m. An insect. kek, 
Pulex puce. Gaz. Ling. Pers* 

Ghédava, V. comp. 2 Cl. 2 Conj. part, ghedinô. Assem- 
bler, réunir. Ce v. me parait être le même que ghendva, 
compter. Il a perdu Tn' final de la rac. Skr. g a n'. Skr. ga- 
n'a, n. A flock, a multitude, a troop, a tribe or class. Ghéii^ 
dava, ghé^davay comp. bôl-davay tordre et bolavâva, faire 
des tours dans la danse. Tchiddva et tchivâva. Ghedmiâs 
raklô dji pandj shel ghrôshia, (c) le garçon réunit jusqu'à 
cinq cents piastres. Astarél o raklô ^ ghédel o mortiâ, (c) le 
garçon se mit à ramasser les peaux. Ghediné ramnid but, 
ta maréna peSy (c) plusieurs femmes étaient réunies, et elles 
se battaient. Ta e shavén f arakés len, ta ghédes Zen, te den 
tut lovéy et que tu trouves et les six (pers.), et que tu les 
réunisses pour qu'elles te donnent les monnaies. Yék yek^ 
ghedinô len, ta linô lénghere lové^ un (à) un (Ivoe Iv«), il les a 
réuni et il a pris leurs monnaies. Tchirbaniéskoro panayi" 
réste^ {jQdrhyMfiç) ghediné pes^ (c) ils se sont réunis dans la 
foire de Tchirbani (vil.de Roum.). Astardé^ ghediné la^tov^ 
dô la palâl ki vudâr, (c) ils se sont mis à la ramasser, ils la 
mirent derrière la poite. Dikéla la palâl i vudâr ghedini. 



^241 — 

(c) il la voit derrière la porte (toute) ramassée. Ghediniâs 
khanri kasht^ tavghiàs j/afe, (c) il ramassa un peu de bois, 
il (y) met le feu. 

Ghedïnô, part, du v. ghêdava, ramassé, serré. Panliâs les 
e raklès, ghedinès ghedinés, adv. (c) il lia le garçon très 
serré, Pand me vast ghedinès ghedinéSy (c) lies mes mains 
très serrées. Otià ka avélas ko drom, dikila ghediné pes trin 
raklé^ (c) là, où il venait (pendant qu'il v.) en chemin, il voit 
rassemblés trois garçons. Ghediné pes milia djené^ (c) 1,000 
personnes sont rassemblées. 

GhelAva, v. neutr. et caus. 1 Gl. 1 Gonj. part» gheldô. 
Apporter, amener. Tr. >.^j^ gueturmek^ Amener, apporter 
— Bchi. Ge v. connu de tous les Tch. ne me paraît avoir 
aucune affinité avec le v. djâvc^ aller, dont le part, est 
ghelô. On pourrait le référer à la rac. Skr. k a 1, to throw, 
to send, to go. Ghelghiôm polinâte (irfXtv) drap^ j'ai appor- 
té des herbes en ville. Kdrin ghelésa^ où vas-tu? pour 
kârin djdsa ? Kamagheldv ko kher pani, j'apporterai à 
la maison de l'eau. Ghelghiôm ko hov o manré^ j'ai porté 
au four les pains. GM. ta ^copiCa. Kaputchàv me roméstar, te 
ghelél kilé te grasténde^ (c) je demanderai à mon mari, qu'il 
apporte des pieux à vos chevaux. Gheldâs o manghin, (c. 
Nom.) il apporta les richesses (l'argent). Ta ghelghiâ(s) les 
pe saraïéste, (c) et il l'amena à son palais. Mi rakli^ me ghè^ 
lév tut^ me anàv tut, (c) ma fille, moi, je te conduis, moi, je 
te porte. GM. tfà <rè ùnày^ùy iyà aï f <pcè. Lias i rakU ghelghids 
la andré ki bâgnia, (c) elle prit la fille, et la conduisit au 
bain. Ptishlids léndar o raklô, ghelghidn la Idkere dadéste^ 
(c) le garçon leur demanda, l'avez-vous amenée à son père? 
01 pende, ghelghiâm la, (c) ils dirent, nous l'avons amenée. 
Éla te ghelâv tut avri katâr ko gav, (c) viens que je t'amè- 
nes en dehors du village. / rakU ghelghids e raklés pe khe^ 
reste, khaU, pilé, ovokhiâ ratty (c) la fille amena le garçon 
dans sa maison, ils mangèrent, ils burent cette nuit-là. 
Paiàl mande V avés, kamghelâv tut me dadéste, (c) que 
tu viennes derrière moi, je t' amènerai chez mon père. 
Ovokhià ôra o dakâr lias pi romni, ghelghiâ(s) la ko 
sardi, (c) dans cet instant, le roi pris sa femme et la mena 

25 



— 242 — 

au palais. Les Nom. au lieu de ghelàva, se servent souvent 
d^anàva. 

Ghenâva, V. prim. 1. Cl. 1 Conj. part, ghendô. Compter. 
Skr. g a n', to count, to reckon up by number, to calculate. 
Computare in numerum referre, sestimare — Wg. H. Lf 
ginna, to count, to reckon, to number. gunit, f. Axithmetic, 
gintee, number, reckoning,muster. un ^nna,adj.uncounted, 
numberless. ugunit^ adj. innumerable. (à, priv. and gan'i- 
t a, reckoned). Ungintee, adj. uncounted, numberless. Tare 
ginruiy v. a. To count the stars, i. e. to get no sleep. Ghen^ 
ghiôm, j'ai compté. Ghendè fse,elles sontcomptéesszles mon- 
naies. Ghetién len, comptez-les. Ma ghen len, ne le comptes 
pas. Ghen o lové, comptes les monnaies. Ghendds len o rom^ 
(c. Nom.) l'homme les compta. Ta o rom ndna ghendâs len^ 
ka isds sarânta tchorâ, (c. Nom.) et l'homme ne (les) compta 
pas (pour savoir) qu'ils étaient quarante voleurs. Kon te 
isi pinré-yakéngoro^ te djal te ghenél len^ ta lel len, (c) qui- 
conque est intelligent (qui a des yeux ouverts, GM. âvoixro{t- 
(ActTu;) quMl aille les compter, et qu'il les prenne. Ghelétar o 
trin ko sarâi, uglistétar angledér o baravaléj ndstik ghendé 
diamantéskere bar, kdnek djenô^ (c) les trois allèrent au 
palais, les riches montèrent les premiers, aucune personne 
ne put compter les pierres (diamants). Ici, ghendé, est au 
pi. et djenô au sing. Uglistô ov opré, te ghenél len, (c) il 
monta en haut pour les compter. Ov penghiâs, aliôm te 
glienàv o bar, (c) il dit je suis venu compter les pierres. 

Ghénghiovava, V. pass. ghendô^uvdva, part, ghénghifni}^ 
lo. Etre compté. / kirt ghénghiona (ghénghio(ve)na), o mon 
nàsh na ghénghiona, (c) les fourmis se comptent, les hom- 
mes ne se comptent pas=qu'il était plus facile de compter 
les foiwmis, que les hommes qui y étaient. 

GheL) gher, m. Gale. Skr. gara, m. n. Poison, an anti- 
dote, sickness, disease, g a r a 1 a, n. The venom of a snake, 
or venom in gênerai. Les Tch. appliquent ce mot aussi, à 
un grand nombre d'autres maladies de la peau, et princi- 
palement du cuir chevelu. Leurs idée^ sur les maladies 
sont très confuses. Campuz, guel,{. sarna, certa enfermedad 
cutanca, Katar pérdilian gher'} d'où t-es-tu rempli de gale? 



— 243 — 

Ghelalô, gheralo, adj. de gher^ Galeiix. Ghelalô BiririSy 
(n. pr.) B.. le galeux. GhercUô djukél^ chien gai. Gheraléya, 
(voc.) ô g. 

Gheqluk, (As.) Boeuf, H. ^jy gcroo, an am, a cow ; voy. 
gurûv. 

Gheb, ghûr, f. Cuisse, hernie, aine. Lat. înguen. La pron. 
de ce mot est très particulière ; elle ressemble à FAr, ^. 
Je l'ai entendu quelquois appliqué au ventre. Skr. û r u, 
m. The thigh — ^Tr. Pers. / ghar. Prostituée, débauché, adj, 
qui a une hernie, gkaur, nom d'une peuplade Turque, her- 
nie, pustule — Bchi ; pron. par quelques Séd. j/ûr, GM. fiÇo^ 
(ATipia, anguinaia — Som. M gher dukâla man^ mon aine me 
fait mal. Paritar mi gher, ta tâ^rdela pumb, ma hernie s'est 
ouverte, et du pus coule. Te tcharén me yerâ, que vous 
léchiez mes cuisses (adr. par une vieille Tch. à des gamins 
qui la tourmentaient). Tov man andrê te yerénde, (ch. am.) 
mets-moi dans tes cuisses. Léskaro gher sûtrlilotary sa cuisse 
se gonfla — Boethl. gerd. Fusse. Tom. 2 p. 27. 

GherAva, V. prim. 1. Gl. 1 Gonj. inusité. On emploie sa 
forme caus. gheravàva. 

GheravAva, V. caus. de gherâva. 1 CI. 2 Conj. part, grfee- 
ravdô. Cacher, faire cacher. H. »j^ goor'h, adj. Abstruse, 
difiicult, abstracted, secret, mysterious. goor^hta, m. abstru- 
seness, secrecy. Ta tegheravdv tut atid yek tofnéste, (c) et 
que je te cache ici dans un endroit. Ma gherdr tut, ne te 
caches pas. Murdarghiàs yék manushés^ ta gheravghiàs 
pe^ il a assassiné un homme, et il se cacha. Gheravdô terdv 
les, je le tiens (habeo) caché. Beshéla gheravdô, il demeure 
caché. Ta penghids, te gheravdv man, (c) et il dit, que je 
me cache. kaséskoro lias po drom, ghelâ gherairghids pes^ 
(c) le coupeur de foin prit son chemin (partit), alla (et) se c. 
Gheravdv man, je me c, xpuicropiai, pron. gheradv man, par 
quelques Séd. Gara(v)dôm les, (Nom.) je l'ai c. Restôtar yek 
gheravdé tanéste, il arriva dans un endroit secret (dérobe). 
Terénas la ghera(v)di e tchaiâ, sostâr isds ravoniamé (GM.) 
(ap)f»6tovi«((i)|iié(vi}), ta dukdlas yavréske,{c. Nom.) ils tenaient 
cachée la fille, car elle était fiancée, et elle était amoureuse 
d'nn autre. 



— 244 — 

Gheravdicanô, adj. de gheravdô. Secret, mystérieux.— 
pron. souvent,gf hera{v)dicanô. Gheravdicanô mantî^/i^homine 
mystérieux, Hel. xpu^tvou;. 

Gherâvghiovava, V. pass. gheravdô-uvâva^ part, gherâv^ 
ffii{ni)lo. Etre caché. Gheràvghiliom, (gherâvghi{ni^wm) 
ko maghards, (c) (Tr. ^j^ magharé} je me suis eachédans 
la caverne. Nashghiôm ta gheràvghiliom ki spiliâ (Hel. ni- 
1 aïov^ GM. tnnikii) je suis parti, et je me sui^ caché dans la 
caverne. 

Gheraibé, n. abstr. de gheravâvayghera(v)%bé. L'action de 
cacher. Angl. secrecy. 

Gherâva, voy. kerdva. 

Ghermô, voy. kermô, 

Ghi, (As.) Ame, soûl. H. ^ /ce, m. Life, soûl, spirit 
j:f^ jeew, m. Life, soûl. Ce terme se rapporte a Yogh{ des 
Tch. Roum. Yo init. rejeté. 

GhilI, f. Chanson, pL ghilià. Skr. g ri, To swallow, to 
eat, to Sound intelligibly or articulately — Sonum edere, ca- 
nere, laudare. — Wg. Pott, Vol. 2. p. 4 40, donne la préférence 
à la rac. gâiy To sound, to sing. ghiti, f song, singîng 
g h ir, Sound. H. UIT gana. To sing, gan, m. a song, sîng- 
ing. Ovokhid ôra but but loshdnilotar, ghiliâbekis ghilià tor^ 
biardé, (c) dans ce moment (heure) il se réjouit beaucoup^ et il 
chantait des chansons brûlantes (d'amour). So ghiîid te pe^ 
ndv tûke ? quelles chansons dire (chanter) à toi? Tavikiz^ 
las ghilid^ (c) et il chantait des ch. Pen yek gkiliydis^ (chan- 
tes) une ch. Otid ka isds beshtô, i Elif, (n. pr.) yek fbUi 
penghids^ (c) là où il était assis, Ëlif dit (chanta) une ch. 

GhiliAbava, V. pass. Chanter. Ghilt'-uvâva, corr. de gh{- 
liovavay part. ghilidbi(ni)lo. constamment pron. ghiUdbavay 
par les Séd. et les Nom. Zapâris. La formation est fort ir- 
régulière, mais sa forme pas. est démontrée par le part, et 
l'Aorist. Ce v. s'applique aussi au chant dans les églises, 
^iWtù. H. LiljS' gawana^ v. a. To cause to sing. Campuz, ji7- 
labar, a. cantar. Khandi te ghilidbes aménghe^ (c) que tu 
chantes un peu pour nous. Ov pende lénghe, sar te ghilià-- 
bav tuménghe? me ndna djanâva^ (c) il leur dit, comment 
chanter pour vous? moi je ne connais pas. Dinid{s) lenyek 



— 245 — 

panij ghiliàhilotar lénghe ovotiaring, (c) il leur donna un 
(verre d')eau, il chanta pour eux en cet endroit-là. Vmfee- 
réoa ta ghilidbava, (c) je parle et je chante, (dans un conte 
répété par un Zapâri). romnid latchés ghilidbiletar, les 
femmes ont bien chanté. Ghelô ko tchorô Pànkos (n. pr.) 
oHà khalé^ pilé, keldé khôros, ghilidbiletar trin divés ta trin 
raitidj (ch. de St. Basile, chantée au premier jour de Tan) 
il alla chez le pauvre Pankos, là ils ont mangé, bu, joué la 
danse (dansé), chanté, trois jours et trois nuits. 

Ghiliabindôs, gér. de ghilidbava. En chantant. Aratti 
ghiliabindôs isâman, la nuit (passée) nous chantions. 

Ghiovendé, f. Danseuse et chanteuse, voy. p. 22. 

Gmv, IV, m. pi. ghivd, ivd. Blé. Bulg. zito, wheat, m. Dîct. 
GeevBy v^heat — Simson, p. 233. Skr. s î t â. A furrow, the 
track of the plough-share. So givéstar keréna tumarô wan- 
rôf de quel blé faites-vous votre pain? Biknél léskoro fhiift 
vend-il son blé ? Banlô ghiv, du plé lié, épi, gerbe. JKama- 
terds but ghivd, nous aurons beaucoup de blé. 

Ghivéskoro, adj. dugén. ghiv, ausing. App. au blé. Ghi^ 
véskoro varrô^ farine de blé. On appelle souvent ghivéskoro, 
le champ où l'on sème du blé (Tr. )ij\^ tarla) x^P^r^(<>v); ^^ 
terme est propre aux Tch. du Nord de la Roumélie. Yek 
sapp arakl&m andré ko ghivéskoro, (Nom.) j*ai trouvé un 
serpent dans le champ. 

Ghivéskoro pangô, lit. du blé cassé, Epeautre, gruau de 
froment, (Tr. jy^. bulgur) GM. wXuyotipt(ov) Cor. At. Vol. 4. 
p. 439. — Bulg. Bilgûr^ boiled dried v^heat, cracked wheat — 
M.Dict. 

Gledàlo, n. m. Verre, miroir. Slav. gledû, (80tv ogleddlo 
*lXXup. Ti xiToiçTpov) BUistù. Oec. V. 2. p. 71. Bulg. glédam\ v. 
a. and n. To look, look at, see, etc. M. Dict. 

Gh'ool, (As.) Pantouffles. H. Pers. ^J' goosh, f. A kind of 
slippers. 

GuR, (As.) Pied. H. j/ gfo/, The leg, foot, pi. guHn. 

GoR, (As.) Garçon. Skr. gaurî, A young girl, eight years 
old, any young girl prior to menstruation^ a maid, a vir- 
gin, g a u r a, white, pure. Probabl. le même nom a été don- 
né aussi aux garçons, voy. raklô, tchavô. Khuva guroz, le fil» 



— 248 — 

louqoumi, les délices du gosier, ou bouchée délicieuse ; nom 
d'une pâte sucrée, très recherchée en Turquie— Bchi. Ce 
terme a-t-il de l'affînité avec TH. Pers. vju-/ gosht, meat^ 
flesh, le mangw par excellence ? Le terme n'est connu que 
de quelques Nom« de la Bulgarie. GoshcUô, parmi quelques 
Séd. signifie, faux. Tr. kalb. Itcharatti ka diniân man i poli^ 
goshali isàs^ le florin que tu m'as donné hier au soir, était 
faux. Goshalô bughlôj piastre fausse. 

GosTÔ,adj. Epais, dense. H. t^Ui^/ goshtauHijïa. Pounded or 
minced méat. Tavghiâm khanrik tchorbàs (Tr. ^ jl^ tchorho^ 
ta ulinôtar gostô, j'ai fait bouillir un peu de potage^ et il est 
devenu ép. Liôm kotôr avghin ta isds gostiy j'ai pris (ache- 
té) un peu (morceau) de miel et il était ép. But ma tav o 
kaliardô, te rHxwél gostô^ ne fais pas trop bouillir le café, 
pour qu'il ne devienne pas ép. Parmi quelques Séd. §ùst6 
signifie le sperme, voy. tchoraibé. 

Gotf^ GODi, GUDi, m. f. Mens, intelligence, Hel. vooc. Skr. 
g d a, m. The brain, H. bjT gooday m. Brain, marrow, 
kernel^ pith, crumb, Skr. g a t i^ f. Going, moving^ motion 
in gênerai, knowlodge, wisdom, state, mode of existence. 
H. vi^ gtit et ^j:S gutee, state^ condition, appearance, pace, 
gait, salvation, ghuf, m. mind, heart, thought, soûl. Ce terme 
H. corresponde au Pers. J ^ dtZ, heart, mind, soûl. Ddva tut 
godi, je te donne conseil, GM. oufASouXiiv. Lias mi godi^ elle a 
prit mon cerveau (elle m'a fasciné), {fritpt 'r&v voOv f&ou, exprès, 
ordin. Pi godidsa penghids, (c) il dit en soi-même, dans sa 
pensée (|U t&v voOv tou). Me godidte, dans ma pensée. Anàpa^ 
lai alôtar Idkaro godiâte^ (c) de nouveau est venu dans sa 
p. Ta penghiâs pe godidsa^ na terdva pudiné^ (c) il dit dans 
sa p. je n'ai pas de fusils. Dji favél léskoro godi léskere she^ 
reste, (c) jusqu'à ce que son intelligence vint dans sa téte=s 
tranquilliser son esprit^ trad. du GM. Ic^ va tkf^ S voOç ton «te 
TA Kcf àXt To\i. Na tovéhs pe godiâte, ka délas léskeri gadjià 
mindjé, (c) il ne mettait pas dans sa p. (ne soupçonnait pas) 
qu'il cohabitait avec son épouse. / panghi tchitchâi e ra^ 
kUske penéla, kaddv tut yek gudi, (c) la chatte boiteuse dit 
au garçon, je te donnerai un conseil; gudi, propre à quel- 
ques Séd. Lias pes Uskeii gudi, (c);^sa raison s'en alla (folie). 



_ 249 — 

GoDiÂVÉR, adj. Intelligent, comp. Pers. jj^ {aver) in comp^ 
possessor, dominos, dilaver, cordatus^ strenuus, avery cum 
subst conjunctus, format possessiva.-— Viil. Inst Ling. Pers. 
p. 165. Ge terme est plus connu, que godialô, de pure form, 
Tchin^ Oediavér baré, magnat int. rai isds yodiavér ma- 
nûsh, le magnat ^it un homme int. 

GoDiALÔ, adj ^ de godi. Intelligent. Romni gediali ta khu^ 
laniy femme int. et bonne ménagère {Nom). 

GodiAkoro, adj. du gén. godi^ au sing. Intelligent. Uni 
souvent à la part. nég. hi. 

GovedAr, m. Bouvier, Hel.po'jx4>^ç.j'^j'S^ gawdar, bovaro, 
bubulcus. Bouvier. Gaz. L.Pers.. Bulg. govedar\ cattle-herd, 
M. Dict. fsâs yek govedâr k' arakacélas e ayélia, (i^Vk-n) (c) 
il y avait un b. qui gardait les troupeaux de bœufs. So go-- 
veddr nmnûsh îsdn, ta ndna Ichinéla ti godi ? quel homme 
imbecille est-tu, et ton intelligence (tête) ne comprend (cou- 
pe) pas? GM. potJ&(Dv), pou6aXt(ov) stupide. Skr. gomû d'h a, 
^adj. stupid as an ox, Skr. g o p a, m. a herdsman, a cowherd 
a milkman by caste and occupation. Le terme me parait 
dériver direct, du Bulg. 

GrAhos, m. Pois. Slav. grah\ Bôh. hrach^ Pol. groch, ^x- 
vtoX^ç. Oec. Vol. 2. p. 84. Bulg. grah\ pca. M. Dict. Tr. ^J/ 
ghrdh, et ghyrdh,{de Tesclavon). Pois (légume) — Bchi. ^De^ 
mo raklô yek tcharô grâhos, (ch.) donnes, mon garçon, un 
plat de pois. 

Grast, gras, gra, n. m. Cheval Skr. gras, To eal^ to 
swallow, to devour, g r a s t a> adj. eaten, taken> seized. Hel. 
Ypiw, manger. H* ^]/ flftVos, m. a mouthful. Hv j^/ goor^ 
m. a horse, contract. of ^j^ g^hora, m. a horse, a cock (of 
a gun). Campuz, grate, caballo, grastiy f. jaca, yro^^iia^yegua, 
hembra del caballo, Hel. iyftùôxi^y chien-dent GM. ivpia, ou 
(typiàSoc, yf9Ltsiiij Hel. YP«^Ti;, xpicTK, fourrage vert. ypa<»TiC», 
mettre les animaux au veit. Parmi les Byz. Yp«<»Tiî^eiv, se di- 
sait aussi, de la nourriture des hommes. Cor. A t. Vol. 4.p.85. 
Comp. 9op6àc, jument, de f ip&o, nourrir, paitre. Lat. gras-men, 
Bopp, Glos. Skr. Angl. grass. Al. gras. Grast, ce qui mange. 
— ^Gréi, cheval, Vail. p. 363. Ta te djas tu kôrkoro andréy ta 
te grastés te na mukés les te vasténdar, (c) et que tu ailles 

26 



— 230 — 

dHans <^\ûj et que tu ne quîtte;^paâ ton cheval de tes mains. 
Panlifui e grostés, il lia le ch. Grastésa gheliôin^ ta rM. pin^ 
réndja, je suis allé à cheval (avec le) et pas à (avec) pied. 
But tàvdela o graxl, 1^ ch. court beaucoup. Teràvas pandj 
groAién ta tchordé e dotién. j'avais cinq ch. et ils (en) ont 
volé deux. Ladavdô les ko sarànta grast, o matighnij (c) il a 
chargf^ les richesses, (argent) sur quarante ch. Miinde isi o 
grast^ à moi est le ch. (Nom.), mihi est equus. Murddlilotar 
Uskoro grast, son ch. a crevé. Ta ov lias i rakliâ palâl ko 
grfjAt. <c) et il prit la fille derrière le cheval (en croupe). / 
rakli uryavghiâs pes. uglistinids po grastés^ lias ta po khan- 
rô, (c) la fille s'habilla, monta son cheval, et prit son épée. 

Gr.%1, m. Cheval, terme connu aux Sed. mais rarement 
employé par eux. Les Zapâris ne connaissent que ce terme. 
Penghids i phun\ isi mo raklô tan, tuniétighe ta tumaré 
graiénghe, (c) dit la vieille, il y a {est) de la place mon gar- 
çon, pour vous et pour vos chevaux. Tchalâv e graiés^ (Nom.) 
bats le cheval. Ta pendds o rdi Idke, ta léskeri graién kalàv^ 
(c. Nom.) et dit le magnat à elle, et ses ch. (aussi) je prendrai. 
Ta linds trinén graién, (Nom.) et il prit trois ch. 

GRASTNi^GRASNi,Giu.Ni, Jument. Dans la bouche des Séd. le t 
est fort, prononcé. Ukkhinô pe granidte ta ghelô pesaraiéste^ 
(c) il monta sur sa jument^ et alla à son palais. Dukhkini 
graslni, jument couverte (par Fétalon). GM. tn^-nyÂ^. Te 
bikndv nie kalé grasnid^ (ch. Nom.) je vendrai mes j. noires. 
Dikéla yek raklô e grastniésa ka isi\ (c) il voit un garçon qui 
ét^'iit avec la j. Topûzos (n. pr.) grasnid biketidô, (c. Nom.) 
Topuzos acheta des juments. Topûzos pe tchaid kart gras- 
nid kamdcla, (id.) Topuzos donnera une j. aveugle à sa fille. 
Léskoro o tchavô in dinds e gras^xid, (c. Nom.) son enfant ne 
donna pas la jument. 

Grastorô, m. dim. de gra&t. Ghelids ko grastoré, (ch.) il 
alla vers les petits chevaux. 

Grâstanô, adj. de grast Equinus^ tirrucéç. Grastanô mcLSj 
viande de ch. Grastant maki, mouche de cheval, GM. dûi©- 
y6|jLuïa. Fr. mouche bretonne. 

Grastéskoro, adj. du gén. grast ^ au sing. Qui vend des 
chevaux, palefrenier. 



— 251 — 

. GuDLÔ, GUGLÔ, adj. Doux, confiture. Skr. g u d'à, m. A 
globe, or bail, Treacle, molasses, the first thickening of the 
juice of the cane, by boiling. g u l a, Raw, or unrefined sugar, 
molasses, g u l y a, sweetness, a sweet or saccharine taste. 
L'existence de ce terme chez les Tch. As. démontre son af- 
finité avec les langues de l'hide. / lindr isi gudli, (c) le som- 
meil est d. Vrakerélas les gudlés, éla pashé mander te keràv 
tut mo pral^ (c) il lui parlait doucement, viens près de moi, 
que je te fasse mon frère. Gudlés (adv.) sovésa, ta te dukanés 
nâna lé^ les, te yodiâte, (ch. am.) doucement tu dors, et tu 
ne prends pas (apportes) ton amant dans ta prisée. Tchii- 
midiniôm la gudlés gudlés^ (ch. am.) je l'ai baisé très dou- 
cement. / tchirikli bashélas gudlés gudlés, (c) la poule chan- 
tait très doue. gudlé, nâna dukdva len, (aliments) doux, je 
n'aime pas. De man yek gudlô te khav, donnes-moi une 
confiture à manger. Amaré gavéste,o pani isi latchô ta gudlô, 
dans notre village, l'eau est bonne et d. Yek gudlô pi. Te 
pidVy (c) bois une (boisson) douce, (rép.) Je boirais. Gudléya 
mo, parnavéya mo, (voc.) sar bisterghidn man! (ch. am,) 
ô mon doux (affectionné) ô mon ami, comme tu m'as oubliée. 
Yaveréste, penés lav gudlé, (ch. am.) à un autre, tu dis des 
paroles d. ; voy. guidé (As.). 

GuLDÉ, GULDi, (As.) Doux, voy. ffudlô, 

Gudlô dudùm, m. Courge rouge. Potiron. GM. Ta|xwoupft;. 
Tr. bal kabâk, potiron, sorte de citrouille=lit. citrouille de 
miel — bal, miel, voy. dudûm. 

GuDLiPÉ, nom, abstr. de gudlô. Douceur. But gudlipé te-- 
réla, il a beaucoup de d.=doux de caractère. Katar ko but 
gudlipé, nâna khal pes, à cause de sa grande doue, il ne se 
mange pas, ordin. on dit; kliâliol. Te lindrdkoro o gudlipéy 
(ch. am.) la d. de ton sommeil. 

GuLô, n. m. Prunelle. H. J^ gfoi,round, gola,ee, round- 
ness, H. Pers. golee, a bullet bail, a pill. Pukkhto, golorl, 
id. Bellew's Dict. 1867. Skr. g o l a, a circle, a bail, any thing 
round or globular. A globe, etc. — Terme peu connu. Éla 
avaiid pashé mande me guléskoro o âsfo, (c. am.) viens près 
de moi, ô prunelle de ma prunelle, (voy. âsfo). Tchiriklôuvâv, 
me yakénkoro bulô, (id.) je deviens oiseau (pour toi), A pru- 



— 2rr2 — 

iiell<* de mes vt^ux. Les Tcli. M>is. traduisent ce terme par 
le Tr. i^ueuz-heheUi. prunelle, pupille — ^Bchi, et W Chr. Séd^ 
par le (iM. xopr twî uanoû, lu pupitla deVoochio — Som* 
«gi*ain de rai^^iu » Yek drakéskoro gultM me 'irt&ile te perél, (c) 
et qu'un jrr. de raisin tombe dans ma bouche. Perél a gulôf, 
le grain de r. tmnbe. Dans- ce ^^onte un roi, désirait aToir 
un ceps au dessus de sa tête, et qu a tout moment un gn 
de r. iMirsse tomber dans sa bouclie. 

(îuui, (iiTR, (As.) Maison,. H. ^^ cfjtur, a Iiouse; tov. ken 
Zi^guri airot^t, )e viens de la m. Gurie m>, il n'est pas dans 
la m. Oi'iki guriw nie, il n'a pas de maison^ ortfrteTclu 
Roum. lésk&ro. 

GuR, (As.) Beun-e, H. Pers. {j^jjfgoruSy Skr. gvrasa milk,. 
butter milk, curdled milk. H. ^c^ ichjik, milk, voy. keràL 

GuRÛv, (jîTjitt, m. Bœuf. Skr. g (V nom. g a us> bos, tauiiis,. 
vacca. BoO;. mutala girtturali in ial>îalem. Bos, bovi& — AngK 
cow, Al. kuh — Bc^)p, Gk)s. Skr. H. jj^ gom^oo, m. An os, a 
cow. Pukkhto, gjtïwa^, an ox, Bellew's Dict. 18&7. Campuz^ 
gnvyy m. buey. Kilalô gurûn m, c'est un h., gras. dat lés-- 
korO' lias pe gurnvén, ta ghdô péf^ke atïdré ko vesii^ (c) son 
père prit ses b. et s'en alla dans ïa forêt. Terâva dm%én gu-- 
Tufén (pour guruvén) ta m kaîé, (c) jfaî àexw h, et ib sont 
noii-s. Avaklàs yek papinây ta yek gurûv^ pa¥kdâs len e 
mbolésUy (c. Nom.) il trouva une oie^ et un bœuf, rl.les Ha 
avec (une) corde. Méyu^ tiw guniv partie kannke^^âir les^ (c) 
et moi, |e ferai mon b. blanc. Nikavghiâ» po gad tchiifghid{s} 
les opré ko gurùvy (e) il ôta sa chemise^ il fca jeta sur le h. 
au pL ^uy^vd. E gitneva djunu, les bv s'en vont. 

GuHUVANo^ adj. de guriw. App. au bœuf. (^impu2. guru- 
bam, m. bo^'ero, el que guarda o conduce bue^^es, te (/ot»e* 
ddr des Tch. Roim>. Gm^vanô pétala, (tcêtoXov) fer à bœuf^ 
guruvancy mas, viande de b. 

GuRU\T<î, GUHUMNÎ, f. Vacbe. guruv(ajnu Skr. g a u Sya cow^ 
H. y^ go, a cow. Goumte, a cow. Simson, p. 332. Guvuv-^ 
nidkeri tut, lait de vache. Ndna térghiola te pishén la i gu-- 
rumni, elle ne reste pas (tranquille) pour se feire traire la v» 
/ gumuni i$i mindi, la vache e«t à moi. 

GuRUVÉsKORO, adj. du gén. gurm, au sîng. App. au bœuf. 



— 253 — 

Terésa mas guruvéskoro londiardô^ nous avons de la viande 
de b. salée. 

Guruvéskoro kar, m. Le pénis du b*, espèce de plante, 
gond de la porte, clou. voy. kar. Guruvéskoro^ qui soigne 
les b., Boux6^o;. d^autres se servent de goveddr. 

Gus, (As.) Excréments. H. Pers. »>^ goh. Human excré- 
ments, gooheey adj. Beshit (cacatus)); g^haSy name of a cast, 
a cow-herd, goo^ faeces, alvi dejectio. Honig. Vol. 2. p. 390. 
voy. gonôi, et goshnô. 

GuTGH, (As.) Sein^ Angl. bosom, breast. Skr. k u t c h a, a 
breast, a pap. H. kooch. m. and f. Bosom, breast, bubbies, 
vov. brek. 



Harmô, hermô, (As.) m. Poire, P. emruty pirum, — ^Vul. !• 
t final rejeté, et la cons. initiale aspirée, voy. amhrôh 

Ha, pron. (As.) Ceci, hic, o&toç. Skr. sa, nomiatif. that^ or 
he, she, it ; Wils. Skr. Gram. 1847. p. 82. H. *^ y%K pron. 
This, he, she, it, the, comp. aussi, Yates Introd. p. 25. Ha 
velvà pakézi, ce crible (est) joli. Ha velvû bunari, ce cr. (est) 
vieux. 

Hamali, (As.) Livre. Skr. mâlâ, f. A line, arow. H. Î^Lp 
mala, f. A hindoo rosary, a necklace, a garland, a book. à y 
mool, s. m. Origin, text (of a book, opposed to notes), voy. 
lil. Il n'y a chez les Tch. Roum. aucun terme pour livre. 

Haiva, (As.) Coing. Tr. ^yj aiva, coing — Bchi. 

Haïva sev, (As.) Pomme de terre, haiva, coing, sev, pomme. 

Hast, (As.) Main. H. w--^ hust, the hand, a cubit, voy. 
vast. Ha^tom butcheri tchindôm, j'ai coupé ma main avec 
le couteau, bu, H. Pers. b ba, prep. with, by. On dit aussi 
tchuriésa. 

HavAni, (As.) H. Pers. j jL» hawan, m. A mortar, Tr. Per. 
hâimn, mortier pour piler — Bchi. 

Heli, helom, (As.) Prune. Chez les Tch. Roum. kheli 
est la figue. Il y a une grande confusion dans les noms des 
fruits, lesquels étaient inconnus aux Tch. à leur arrivée 
dans les pays, étrangers à eux. 



— 254 — 

Hiv, (As.) Lnne. Skr. h i m a. Cold, frigide m. the moon, 
voy. IchoUy lcho)nût. 

Hiv, (As.) Neige, même étym que hivy lune, voy. irif. A- 
ratti, hiv varsusteHy cette nuit de la neige est tombée=il a 
plu de la neige. 

HiRTCH, (As.) Ours.H. Pers. fj^j^ khirs^ s, m. abear.A:/uV$ 
bazee^ t. beai^'s play, voy. ritchini. 

HiDJA, (As.) Hier. voy. yitch, Hidja babmn zi Halep beiri^ 
hier, mon père est venu d'Alep. Hidja mrow, je suis venu 
hier. 

HuvA, (As.) et par quelques auti'es, khuva. P. ' ^>^ khiuia, 
khudai. Deus, possessor, dominus. Khudavend^ possessor — 
Vul. d changé en v, voy. DevéL H.Pers. Khooda^God, hhoo- 
da,ee, Godship, Divinity, the world. Khooda purist, adj% 
w^orshipping God. 

HuKY, (As.) Juste, très exactement. H. Ar. hoowu hoowUy 
exactly. 

HùNGHEViN, (As.) Miel. Ce terme est moins altéré quW- 
ghirij abghin, des Tch. Roum. Pers. ungubeen, s. m, honey. 
Apis — Vul. Pukkhto, gabîua, f. honey, honey-comb. Bellew's 
Dict. 1867. 

Hùi, (As.) He, lui, il. 

Hanlô, voy. khandô, épée. 

HrrcH, ITGH, ind. Rien. Tr. Pers. hitch, adv. pers. Quel- 
que chose. Rien, rien du tout. Jamais — Bchi. Irakli itch 
pe godiàle na tavelas, (c) la fille ne mettait rien dans sa pen- 
sée, (ny pensait pas).. A'dna|3cndt;a /ii(c/ï, je ne dis rien. 

GM. TlWOTt. 



I 

In, voy. An. 

Ibishim, (As.) Soie. P. ç^.ji^ ibrishim, sericum, met. tex- 
tor sericarius-T-/fer/sfti7>i, fil de soie, soie torse — Bchi, voy. 
kesh et piréni. 

IsHTi, usHTi, (As.) Lèves-toi, quelquefois prononcé vasti, 
t;wsf/, Imp. 2 pers. au sing. voy iishtiâva. 

In, part. nég. des Nom. Tch. voy. Négation. 



— 255 — 

Inkàv, forme Nom. pour nikdva, sortir. Ta inkâv gudlâ 
^herôy (ch. Nom.) pour faire sortir (montrer) une tête douce, 
(une bonne apparence). 

InkliAv, forme Nom. pour Niklavâva. Te tnklidv ta te 
<ijav panayiréste, (GM. waviiYupic) que je sorte et que j'aille à 
la foire. Anén e kherés, f inkliâv^ te djav ko pazdros (Tn 
Pers. bâzdr) te lav me tckavénghe, akavâ okavâ, (c. Nom.) 
amenez l'àne, pour sortir, pour aller au marché prendre 
(acheter) pour mes enfants divers objets. GM. Iva x'txxo, toOto 
x' Ixrtvo, lit ceci cela. 

Inîa, Neuf, voy. les Nombres, p. 75» 

Imbràni, imbrâli, t Petite voûte en terre cuite, sous la- 
quelle passent les deux bouts du soutflet. Les charbons 
s'allument dans un trou pratiqué au devant de cette voûte. 
Slav. brénie (ipyiXo;, wn>6ç) bretm% wiiXivoç» Oec. VoL 2. p» 24. 
voy. katûna. 

Itch, voy. hitch. hier. 

IsHTÂR, SHTAR, Quatre, voy. les Nombres^ p. 75. 

IsôM, V. subst. et auxil. Je suis, voy. la Gram. Skr. a s, to 
be, esse, existere. Esse, ut verbum abstractum vel copulati" 
f7um. Fieri. Slav. jes-mj, j^s-tj, gr. ipt-p, l^-tt, prius per as- 
similationem ex £<r-(xl ; lat. sum, es-t, goth, i-m, ex is^m, is-t, 
— ^Bopp, Glos. Skr. Me isôm &arcdJr, moi, je suis plus grand. 
Isdm tchoré^ (c) nous sommes pauvres. Ndn' tsdm, je ne 
suis pas. 

IsiNÔM, usité par quelques Nom. aux environs de Con- 
stantinople. Grellmann a à peu près la môme forme, sinjom. 
Dûi praloré isirwmas, nous étions deux frères. Nasvalô isi" 
nôrHy je suis malade. Nasvalô isinômasy j'étais malade. 
Latchô i$inôm/}e suis bien (bon). Latchô isinômaSy j'étais bon. 
Khandi ismé, il est peu, il y a peu. Tu isinân mdnghe, tu 
étais chez moi. 

Iv, voy. vif. 

Iv, voy. ghiv. 



256 — 



Jam, n. f. Vœu, souhait. Dâva tul mi jam, je te donne mon 
vœu, rôxojiicth ^iiv tù^^v |A0i9 «à iiitù. Me iamidsa dja, vas, avec 
mon vœu. Dâva les jar^u, A^^^^k aùxov, je fais des vœux pour 
lui. Ta pi jam dinidfs) len, et il leur donna son souhait 
Jam kaddv tut y je te donnerai mes souhaits. 



change en *, lakhki, lakhti, coup de pied, akhkidva, tii/i- 
tidvay se lever. 

Ka, pron. et adv. voy. p. 74. 

KabnI, KAMNf, f. Enceinte.Skr.garbh i n% f. a pregnant 
woman, g a r v i n'a, a number ot pregnant women. gar- 
b h a, m. a foetus, or cmbryo, a child, the belly» H. ^y 
gab^hiriy adj. Pregnant, gab,/i, Preguancy. ^jS gurub.hfXn. 
pregnancy, gurb^hinee^ pregnant with child. Les Tch. de 
Constantinopîe, prononcent toujours kamnt Mi romni isi 
kabniy ma femme est enc. Akand mi romni kabni isi^ ndsti 
piréla, maintenant ma femme est enc. elle ne peut pas mar- 
cher. Kamni isôm, je suis enc. 

Kabniar^Iva, v.caus. 1 Cl. 5 Gonj. part, kabniardô. Rendre 
enceinte, GM. £YY«oTpwv«, ingravidare — Som. Mo tchavô te 
del tumaré penién mindjé, ta te kabniarél len^ mon enfant, 
qu'il cohabite avec tes sœurs, et qu'il les rende enc. Akav 
kà kabniarghid(s) îa, celui-ci l'a rendue enc. 

Kabnïoibé, KAMNioiBÉ, n. abstr. du v. kdbniovava. Gros- 
sesse. But parô kabnioibéj très pesante, gr. (incommode). 
kabyiioibé Idkoro isi gôrko^ sa gr. est mauvaise. 

KAbniovava, V. pass. kabni'Uvdva^ part. hdbni(ni)li. Deve- 
nir enceinte. Kdbnilitary elle est devenue enceinte. Kerghids 
but yatrikd, (farpixà) te kdbnioly elle a fait beaucoup de mé- 
dicaments pour devenir enc. 

KadavA, pron. (Nom.) voy. p. 72. Kadavd drom djâla ko 
gavy ce chemin va (conduit) au village. 

KAde, GM. 3càOi, 6 changé en d. Chaque. Kdde divés lel o 



^257 — 

^anrè, (c) chaque jour il prend (achète) l'œuf. Leg Tch. 
Mus. se servent du Tr. ^ lier, chaque— Bchi. 

Kaghadï, (As.) PapiersiîTch. Roum. UL H. Pers. ^1^ A-a* 
ghuz, m. paper^ ^^ kugud, m. (corrupt of kaghuz) papen 

KAGitNi, KaïnI, f. Poule. Skr. h a n s a, m. a goose, a gau* 
der, a swan, f. h a n s !> a goose. Gr. j^Viv, abjecta syllaba 
finali) lat anser^ abjecta littera initiali, germ. vet. gaiis^ L 
Slav. gfO>wj— Bopp, Glos. Skr» H. hwiiSy m. a duck. Kaïni 
est plus propre aux Séd. La pron* de gf/t, est si légère, qu'on 
pourrait Pécrire kahni, et fcayni. Gampu2, canaê, casni, L 
gallina^ ave. / kaghni bestitar, la p. s'est assise (couve). Kcdi 
kaghnty p. noire, merle, (Tr. {Jj^*/ kara thauk). Dja 
€ arakés dm latché kaghnid, vas chercher deux bonnes p» 

Kak, m. Oncle. H. Pers. IS^IT fca/ra, s. m. elder brother, a 
slave belonging to one's father. In Hindi, a paternal uncle» 
kaka or chticha, uncle, tchatcha, As. Res. Vol. 7. p. 477^ 
Il est fort singulier que TÇiTCa existe dans le GM. tU^C»» 
madré carnale.-— ^Som. A Gonstantinople, T^aTCi, est la sœur 
aînée. Pukkhto^ kdkâ, Paternal uncle=term of respectful 
address to a senior. Bellew's Dict 1867. Terélaso Kusxilus 
(n. pr.) yek kakés^ ta penénas lèskoro nav Mitro^ (c) Kusùlus 
avait un oncle, et ils appeliaient son nom Mitro. Kak^ me 
dadéskoro pral^ kak (est) le frère de mon père; (dêfm. d'un 
Tch.)* ÈV avaiid kdke^ viens ici> ô oncle. Ou dardnilotar^ 
ghelô pe kakéste ko Pdnkos (n. pr.), (c) il s'effraya, alla chez 
son oncle Pânkos, lit. chez son oncle, che2 P. Ka shunghids 
léskoro kak^ ta ov dardnilotar, (c) dès que son oncle (r)en- 
tendit, lui aussi s'effraya. Bdrilotar o tchavô^ pengliids o 
tchavô^ ddde^ me kakés ndna terdva ? (c) l'enfant grandit, dit 
l'enfant, ô père^ n'ai-je pas d'oncle? Léskoro kak angldl^ou 
paldly ko bidv ghelétar^ (c) son oncle en avant, lui derrière, 
allèrent à la noce. 

Kakidjalô, m. Oncle» Forme rare, on se sert ordin. de 
kak. Ghelô pe kakéste^ ta penghids^ kakidjaléya^ (voc.) mi 
romni umblavghids pes, ta^dvghiUtar, (c) il alla chez son 
oncle, et dit, ô oncle, ma femme se pendit, et elle s'étrangla. 
O Bûkas (n. pr.) o phurô, isds léskoro kakidjalô, (c. Nom.) 
le vieux Bùkas était son oncle. 

27 



— 258 — 

Kakidjali, f. Tantn. H. Pers. ^^ kakee, f. aunt. PhûriU- 
bir mi kakidjaliy ma tante a vieilli. Me kakidjaUâkero kxer, 
la maison de ma t. fie terme est inconnu à la pi. des Nom. 
Campuz, cachicalU, f. parienta — allô, m. pariente, — allia, pa- 
rantela. 

Kâko, (Nom.) voc. Séd. A'dAT. So kerddn kdko? qu'as-tu 
fait ô (mon) oncle. Nicola kdko, îS oncle Nicolas. GM. ^'Kipant 
NixoXat. Anéslo (n. pr.) kakû, tante Anésto, pour kakidjali. 

K\KKAVi,KAKKÀvi, au pi. kakkavid, f. Chaudière, marmite. 
La plupnrt dcîs Séd. ignorent ce niot.Kœxxàëtov ou xaxàSiov, dim. 

diî xaxxàëir) OU xixxaSo;. « KaxxâSiQ — TtiyLxim tyjv ;f'jTp«v — xocxxa6i| 
8v iSu.el; xftxxftëov, £<tt( Jc >07va^(ôJt;, E^^ov i^ eaviToO Tpxlç ivé^oe;. 
Phot. aK^KOtêx, «cp^i^.... % X'^*^?*- llt^sych. xaxxaSo7Cup^po;^GfiyZ. 

brûlot, Cor. At. Vol. 1. p. 243. AaaTaupoxaxaêov, pot-pourri, 
siilmigondis. Parmi les Grecs de laRoumélie, le mot est tota- 
lement oublié, xxxxfltët), xaxxotSo;, la perdrix, et xaxxotSiÇw, can- 
tare la pernice — Soin. Phurdnildar o kakkavid, les vases 
sont vieillis (usés). On appelle aussi x«xxx6tx, un espèce de 
lotus, commun en Roumélie, dont les fruits se mangent. 
Bellon. Observât. 18, p. 42. Cor. At, Vol. 5. p. 107. Gampuz, 
cacobi, argoUa, anillo grande de hierro. Linds e Kobdkeri (n. 
pr.) tchaïd, ta perdds i kakkavi pildv, tape sheréste tovdds i 
kakkavl, ta anddse sovnaknmskere niatchéy (c. Nom.) il prit 
(en mar.) la fille de la Koba, et il remplit la marmite de 
pilav, et il apporta des poissons dores. 

KakkavA, m. Fête des chaudrons, voy. p. 27. Bien que 
kakkaht, est Gi'ec, le mot kakkavd de formation Grecque, 
(x«xx3t6&;) est inconnu aux Grecs. Ko kakkavd éla, viens au 
k. Kamadjds ko kakkavd, nous irons au k. 

Kak, n. f. Aisselle. Skr. k a k s a, m. The armpit. Painful 
boils in the armpit, side, shoulder. H. kank,h, f. The 
armpit. kakjiree, f. The armpit, sorcncss of the armpit. 
Mi kak dukdla rmtn, mon ais. me fait mal. Terâva yek duk 
teldl me kakdte, j'ai une douleur sous mon ais. Terés wia- 
klitza teldl te kakdte, (c) tu as une lentille sous ton ais. 

Kakai, Besaiguë, axiwotpvov, voy tcliokdnos. 

KalAi. Etain. Le terme Tr. kaldi, et le Grec xopXAov, 
tirent leur origine de KorXXaCxoi, de Strabon, qui les premiers 



— 259 — 

ont introduit ce métal parmi les Grecs. Plumbum candi- 
dum, nunc certum est, in Lusitania gipni et in Galla,*cia.... 

Plin. 34 — 16 — 17. KaXXaUov pixaXXov, jcaXXàTvov yfi&\L9L. Kalâi, 

n'a pas pu faire oublier Tancien nom de ce métal, xaaaiTMo;. 
Iliade, m', r>(rl. Cor. At. Vol. 5 p. 108, voy. kasliri. Chez les 
Tch. As. kalùi est très connu, mais légèrement altéré, f/Z^a- 
la. Bnlg. kalàu tin, M. Dict. — Pukklito. kiTaiy f. tin,sodder. 
Bellew's Dict. 1867. Kuléi^ stannum, étain — Ilonig. Vol. 2. 
p. 414. 

Kalavo, n. m. Paquet, liasse, châle. IL Pers. ^^ kala, u. 
Silk cloths, and in gênerai, any kind of household furni- 
ture. An inânylie o kdlavo, te louas c yismata andré, ta te 
handds len, apportes-moi le chale, pour mettre dedans les 
liabits, et pour les lier. Ulchâr tut e kalavésa, couvres-toi 
avec le chÂlc. Tchordé lâkoro kalavo, ils ont volé son (d'elle) 
châle. Parmi quelques Nom. j/a///t'o.% est Toreiller. On forme 
un paquet de vieilles robes, qui dans les tentes leur sert 
d'oreiller. 

Kalb tchinghiané, m. Faux Tch. Tr. w^ kalb, s. Ar. 
Pers. ïr. Fausse monnaie, tout objet faux, altéré par un mé- 
lange quelconque — Bchi. Expression injurieuse adres. par 
les Tch. Mus., aux Tch. Chrétiens. Quelquefois je les ai en- 
tendu api>elerlesTch. i*.hr. ra//a Tvhintjhiam%T\\ ♦i'^j rc'aia, 
en Turquie dans le style officiel et dans le langage usuel, 
le mot rc'aîa s applique aux sujets non-musulmans, soumis 
à la capitation — Bchi. 

Kalidj, (As.) Faulx, Xpéiuavov. Tr. ^ qylydj, s. Sabre,glaive, 
épéc — Bchi, voy. kôsa, et fdrkya. ^ 

Kal6, adj. Noir. Skr. kàla, adj. Black, of a dark colour; 
dark blue especially, which is usually confounded with 
bluck. H. ^^ kala, adj. Black, kalee, adj. f. Black, the Hé- 
cate of the Hindoos and wife ot Shiva, to whom human 
sacrifices are offerred. kuloota, adj. Black (complexion). kala^ 
niger, noir, Honig. Vol. 2. p. 404. Yek kald grast. lukci^e 
vasténde, (c) un cheval n. dans ses (d'elle) mains. Kalô btikô 
viscère n. (Tr. kara-djiyeVy foie). Kalé romd, Tch. n.=noi- 
râtn^s. Kalô ulinidn, lu es devenu n. P(n}<ihids o raklô^ kon 
lids mo kalô tchiriklô ? (c) dit le gar(;on, (^ui a pris mon 



— 260 — 

oisf^aii n.? Kalé-moskeréya (voc.) Bûzo (n. pr.), (c) 6 Bûzo» 
toi, qui a la figure n. Hel. (/it\av«>?rd<. Tumén, sôstar isdnpamé^ 
ta méya isôm kalô ? (c) vous, pourquoi êtes-vous- blancs, et 
moi suis-je n.? Lias yek dromy ta djàlas^ ko Balamô, ko fca- 
lésheréskoro, (c) il prit un chemin, et il allait au Grec, à 
celui qui a la tête n.=les Russes à cause de leur coiffure Doire» 
« Nègre » Oté ka isAs besJiti i dakarni, marghiâs pe vast, ato 
mamûi laie yek kalô, kalô penghiâSy so kamés^ (c) là où 
la reine était assise, elle frappa (battit) ses mains, vint vis- 
à-vis d'elle, un nègre. Le nègre dit, que veux-tu? Ndpahl 
afitardé les o kalé, (c) ensuite les n. les saisirent. Ta isâs te 
kaléskere vast^ (c) et il était dans les mains (au pouvoir) du 
n. Kaléya mo, (c) ô mon n. • Kali,^ négresse. Penghiâ^i 
khalaika, (Tr. ^j^lâ. khalaik) i kali, (c) dit la servante n. 
(n<''gresse). Ghelô ti kali, beshtôtar mamûi ki kali^ (c) il alla 
chez l<i n. (et) il s^assit vis-à-vis de la n. Ikali^ôi taoraklôy 
(c) la n., elle, et le garçon. Sutté ke katiâkora kher^ (c) ils 
dormirent dans la maison de la n. Ko drom, penéla léske 
i kali, (c) chemin faisant, (en chemin) la n. lui dit. 

Kaledék, compar. de kalô, noir. 

Kalorô, adj. dini. de kalô. Noirâtre, moricaud. Isi katoH 
ta tchordi, elle est m. et jolie. 

Kaliarâva, V. caus. 1 Q. 5 Gonj. part. fca?tartfe$. Faire 
noircir. Kaliardâm me vast, j'ai noirci mes mains. 

Kaliardô, part, du v. kaliarâva. Café, ce qui a été noirci» 
sac. Yek kaliardô pek. fais cuire un café. « Goffee shop, 
Kaçevtiov. » Ta œrokhià ôra, o troitHidas tùis îeSj ghetdâ» les ko 
kaliardô, (c. Nom.) et dans ce moment là, le voivode (chef 
des voleurs) le prit, Famena au café. O raklA penghiàs pe 
vmnuskénghe, kamadjàn yek kaliardéste. (c) le garçon dit à 
ses hommes, vous irez dans un café. « Noir » Kaliardô tchu-- 
vdli (Tr. JL*^ tch\Aval) sac noir. • Sac.» Ta tovdo la yek fca* 
liardéste^{c) et on la mit dans un sac. Perghiâs po kaliardOy, 
(c) il remplit son s. En Turquie, les grands sacs,sont faits de 
toile de couleur noire. 

Kaliardé, pi. de kaliardô. Aubergine, solanum melon- 
gêna. H. yCj ftuegruw, n. m. the egg plant. Kerkâ isi o kct^ 
liardé, les aubergines sont amères, Kerkd pour kerké^ 



— 264 — 

Kaliardicanô, adj. de kaliardô. Noirâtre. GM. (AaupoaTCtxoç, 
ncgretto, brunetto — Som. Tchiriklic (voc.) mo, kaliardicanô 
mo mûi, (ch. am.) ô ma poule, ma figure noirâtre ; adr. à 
Une maîtresse. 

KAliovava, V. pass. kalô-uvâva, part. kâli(ni)lo. Devenir 
noir. Etre noir. GM. fiiaupCÇofiiai. Lénghere yakà kàlionas (/rci- 
lio(ve)nas) nàstik djdnas pashé, ta nashénas^ (c) leurs yeux 
se noircirent (vision troublée) ils ne purent aller de près, et 
ils partirent. Kâlile léskere vusht^ ses lèvres sont devenus 
n. Af' astâr o akôr te na kâlion te vast, ne prends pas les 
noix (ne touches pas) pour ne pas noircir tes mains (pour 
que tes mains ne se noircissent pas). Tiike, mo tattô ta o kalô 
m'oght^ kdlilotar^ (ch. am.) pour toi, mon cœur (viscère) 
chaud et noir, (foie) est devenu noir. voy. hukô. 

Kalibé, n. abstr. de kalô, Noirceur. Les Tch. Chr. appli- 
quent ce terme à Texcom. de l'église, dont ils font très peu 
de cas. 

Kam, m. Soleil. Skr. k a r n'a, g h a r m a, m. Heal, the hot 
season, sunshine, sweat, perspiration. k a n, to shine, to 
désire or love, H. ç^ g^ham, f. sun beams, sun-shine. 
Sweat (Beng.) Lat. candeo, candela, candidus, g.humana, v. 
a. To sun, to bask in the sun. o^ham, le soleil. Vail. p.457. 
Campuz, ocan, m. sol. Kampekél tumén o kam ka tabaréla, 
(c) le s. qni brûle vous cuira. Kâma mo (voc), (c) ô mon s. 
kam ntkliola, le s. sort, ivaré^Xn. O kam îV tattô, le s. est 
chaud. kam ta o tchon, le soleil et la lune. kam kalô 
kcrghiâs man, le s. m'a fait (rendu) noir. Diniàs yek divés o 
kam andré ko sarâiy (c) un jour le s. frappa dans le palais. 
Ta raklô thàrelas, (GM. 6«f^, cioire) ka isi tchiriklô o 
kam, (c) et le garçon crut, que le s. était (un) oiseau. Oprê 
vigUstôtar o kam^ (c) les. est sorti en haut, est monté. Besh^ 
tô kam, le s. s'est assis (GM. èxa9i«, £6a<ii>«u<rc), couché. 
Béndilotar o kam, le s. se leva=est né, GM. avéTn>«. 

Kaméskoro, adj. du gén. fcam, au sing. App. au soleil; so- 
laris. Kaméskoro divés, journée de soleil. GM. ^Xtax-îi ^ifiifpa, 

Kamorô, dim. de kam, Petit soleil. Ta ntkliolas mamût ko 
kam, putchélas katdr ko kam, ta penélas léske, kâma mo^ 
kamoréya mo, (voc.) isi adjâi mdndar tchordi^ (c) et elle 



— 2C2 — 

sortait au dpvaut du soUmI. »^IU* demandait an s. et lui disait, 
ô mon s. ô mon p».*tit s. y «'n a-t-il de plus jolie que moi? 
terme rare qu'on ren«-ontre quelquefois dans les chansons. 
Kamàma. V. prim. I Cl. 1 G>nj. part. AYif)?wô. Désirer, vou- 
loir. Skr. k a m, to désire — Amare,optare, velle — Wg. k à m a 
m. k a m a, The Hindu Cupid. or deity of love, wish, désire. 
As. Hes. Vol. 3. p. -i^io. H. ^^ karn. m. d»-*sire, wislu inten- 
tion, the god of love. Cupid. kamdeic, Cupid. ka)nna. s. f. 
Désire, wish. intention, voy. (îram. p. 101. Penghiiis léskeri 
ddi. so kaitws ino tchavô? sa mère dit, que veux-tu mon 
enfant? Pemihhis pe dàke, e dakuréskeri raklid kamdma, 
(c) il dit à sa mère, je veux la fille du roi, (pour épouse). 
gadjô na kaninids le /^es/u»/, (c) rétranjrer n'a pas voulu s'as- 
seoir. Léskoro otjhi hnnélas paniuli te pirL (c) son cœur vou- 
lait (^désirait) boire du raki. Te kainêsa, yek divés tedja$.{c) 
si tu veux, allons un jour. Peughids o gadjû. ndmtkamdnWf 
{c) dit rétranjrer je ne v. pas. / dakann' kamél tut, (c) la 
reine te v. Kamdma te pende lumiimjhe ijek /tiy, je veux vous 
dire un mot. Me kamdma te djav ko tchorô Pdnkas. (n. pr.) 
je V. aller chez le pauvre Pânko.s, (ch. du St. Basile chantée 
au pr. j. de Tan). Ta mena, kamdma te dikdv, et moi aussi 
je V. voir. Dâi djeué kamné te ladjdv kerén la, (c) deux per- 
sonnes ont voulu lui faire honte (la déshonorer). Ta ôindna 
ka}H)uds te del pes ko tnist, (c) et elle ne voulait pas se don- 
ner à (leurs) mains. O dakdr kamnids te kerél Indv^ (c) le 
roi voulait faire (une) noce. / rakli andrdl peughids, so Aa- 
nulsa, pnn'e"? (c) la fille de d«»dans dit. que veux-tu ô vieille? 
Ol kartiémij< avri te mishéu, (c) ils voulaient sortir en dehors. 
Penghids Inke, vkhki gadjie, (voc.) // pen kamél tut. (c) il dit 
a elle, lèves-toi o fenune, (épouse), ta sœur te veut. Me,kalé 
tchirikiés karndït) les tuta)\ (c) moi, Voiseau noir, je le veux 
do toi=que tu me le donnes, Ddde, $o kamés akand^ le) ô 
père, (jue veux-tu maintenant? klturdô pral kamnids te 
djaL (c) le jeune fiére voulait aller=partir. Parmi quelques 
Nom. Mus. qu'on rencontre aux environs de Constantinople, 
près diîs villages du grand bois de Belgrade, jusqu à Dérkos, 
sur la Mer Noire, kamdma est remplacé par maugdea. de- 
mander, mendier, pron. mangd'a, inawjd. Kamdma pourtant 



— 263 — 

est retenu dans le Futur, qu'ils prononcent ta, toutes les 
fois même que le v. commence par une voyelle. Mmujd'a te 
kei'àv, je veux faire, au lieu de kamdm te keniv. de la grande 
majorité des Tch. Nu nuinj/d'a, pour 7ia kammnaj et très 
«ouvent na mangd, 

Kamnô, KAMLÔ, adj. Qui est en transpiration. GM.tSpcDpivo^. 
J'adhère pleinement à l'opinion de Pott, Vol. 2. p. 152 qui 
cite IL gjiam, du Skr. karn'a, sunboams, sweat. Par les 
Zap. il est constamment pron. kamlô. grast ka isi kamnô 
tenu piél paniy le cheval qui est en sueur, quil ne boive 
pas de l'eau. Ndna kamdtrfa te nikliovav avrt sostdr isôjn 
but kmnyiôy je n9 veux pas sortir en dehors, car je suis tout 
en sueur. Te na del tut i balvdl^ sostdr min but kamnô, que 
le vent (air) ne te frappes pas, car tu es tout en sueur. Kam-^' 
la isôm, je suis tout en sueur. 

Kàmniovava, V. pass. Kamnô-uvdva, part. kdmni(ni)lo. 
Etre en sueur. bi-zaralô grast but kàmniola \kd.mnio(ve)la) 
le cheval faible, (sans force) sue beaucoup. Sari i ratt kdmnU 
liom, toute la.nuit j'ai transpiré. 

Kamnïoipé, n. abstr. de Kdmniovava, Transpiration, rare- 
ment employé. Me kamnioipndsa o lové kazandizdôm (Tr. ka^ 
zanmaq), (ch. Nom.) moi, j'ai gagné l'argent par (avec) ma s. 

Kamni, voy. kabnu 

Kan, khan, f. Puanteur. Skr. ga n d h, To injure, to hurt 
or kill, to move, to go. m. g a n d h a, smell, odour, a fer- 
fume or fragrant substance. L u 1 g u n d'à, monkey==riui a le 
cul rouge. H. ^'^ gand, f. The anus, privities. H, Pers. ^J^ 
kvon.t podex. gand, f. stink, filth, ordure, smeW^ ga)ulha, adj. 
stinking, filthy, gundu, adj. fetid, stinking, ^ gund, stink 
filth, ordure, smell — Gand, anus, cul, derrière, Honig. Vol. 
2. p. 374. On peut aussi rappeler ici, le GM. xXàw xXàvcd, pé- 
ter; corregiare, far petti — Som. lequel ancien, signifiait 
couper. Skr. kh a d i, to divide, to tear, et son équivalent 
khan, to tear, to break, le d tinal du Skr. et de l'H. n'e^ 
jamais pron. par les Tch. But kan teréla, il a beaucoup de 
puanteur=:=il pue beaucoup. Katar ki but kan, nasfdlionj 
{nasfdlio{ve)n[a)) o manush, à cause de la forte p. les hom- 
mes tombent malades. Les citations suivantes, me portent 



— 264 — 

à croire qu^on pourrait référer kan, khan, au Skr. g h r a, To 
smell, to receive smell, g r â n'a, adj. smelled, n. The nose, 
smell, odour, smeliing — Pâli, ghâna, (odorat) Burn. Essai, 
p.92. Ldva kan^ prendre de l'odeur, s*apercevoir. Ta lias kan 
i Kimia, (n. pr.) ka piriavéla^ yavré romnid^ (c) et Kimia 
s'aperçût qu'il avait commerce avec une autre femme. Liné 
kan andré^ (c) ils aperçurent (ceux qui étaient) dedans. GM. 
«tpvM ^upa>Stav, ii.uptCo(i-«i- < Odeur âuave. » Terél vasilikos^iGiL 
Potmluc^c, basilisco — Som.) pe tchutchiénde ta nikavéla asavki 
kan^ (ch. am.) elle porte (à) sur ses mamelles, (sein) du ba* 
silic et celui-ci donne (exhale) pareille odeur. H. »^ gund^h 
f. perfume, odour, scent. dakâr djdlas pashé^ te ehunghél 
t kan, {c) le roi allait de près, pour sentir l'odeur (suave). 

KAniovava, V. pass. kan-uvaya, part. kdni{ni)lo. Devenir 
puant» Kdnilo rdi, (Nom.) seigneur puant, dégoûtant. 

Kanilipé, n. abstr. du part. ^mTo. Puanteur. nast;a{îp^i 
o kanilipéy (Nom. Zap.) la maladie : la p. 

Kaniarava, khanierAva, V. caus. 1 Cl. 5 Conj. part, fca- 
niardô. Puer, causer de la puanteur, voy. kan. GM, f^^ta^u. 
Chez la pi. des Tch. ce v. signifie péter. Yek ^nanûsh kani^ 
arghias, un homme h pété. Kaniardô manûshy homme sur 
lequel on a pétés=méprisable, GM. xlcoftivo;, correggiato— 
Som. Ist ladjavô te kaniarés tu, il est honteux que tu pètes. 
But kaniarélon, il sent très mauvais, il pète beaucoup. 
Kaniarghidn o tan, tu as infecté l'endroit (par tes p.) GM. 
iSp(!>(Atotç. Archevdé te den pes lakhkidy ta te kaniarén, (c) 
elles commencèrent à se donner des coups de pied, et à pé- 
ter. On parle dans ce conte de quelques filles transformées 
en ânesses. Ghelitar, pe dardtar kaniarghids, (c) elle alla, et 
à cause de sa frayeur, elle péta. 

KAndava, V. comp. 2 Cl. 2 Conj. part, kandinô. Puer, 
Presque toujours il est employé à la 3 pers. du Prés, de 
rindic. au sing. Kdndela bibi, la tante pue. Paroles adr. à 
une vieille Tch. imbécille, par les gamins du village. / de- 
vrydl kdndela, la mer sent mauvais. Bibo, kdndela ti mindj^ 
(c. Zap.) ô tante, ton pud. pue. ^ Sentir bon. » Kdndela 
triantdfillo (GM. -rpiavTotçuUov) il sent la rose. Skukdr kan 
kdndelas, (c) 11 donnait (exhalait) une odeur suave. 



~ 265 — 

KaKdinô, part, de kândava. Puanl. Kandinà tan, endroit 
j>. Kandinô manûsh isdn, tu es un homme qui pue, digne 
4e mépris. Kandini buti, affaire p.^^sdésagréable. Kcmdinô 
khabé, (Nom.) aiment pourri. Kha/ndinô rdiy seigneur puant^ 
insupportable. 

KandIniovxva, V. pass. kandind-uvd'oa, part. kandini(nt)lo. 
Etre puant, v, rare. On se sert presque constamment de 
icàndava. Kandinilotary il est devenu puant. Yek murddl isi, 
ta kcmdinilotour o tan, il y a une charogne, et l'endroit est 
puant. 

KandIniko, Homme puant, désagréable. Kandiniko rdiy 
magistrat puant, dés.; j'ai entendu ce terme d'un Tch. Za- 
pari qui me racontait l'injustice d'un chef de village. 

Kann, n. au pi. kannd. Oreille. Skr. kar n'a^ m. The ear^ 
kârn'a, adj. Relating to the ear, auricular> r. karn^Fin-^ 
dere, forare, auscultare, audire— Wg. H, j^ kan, m. Blind 
of one eye, the ear. karu, kun, auris. Honig. Vol. 2. p. 376w 
Campuz, cané^ m. oido. Léskere kcunn ndna shunérm, ses 
oreilles n'entendent çdis. Léskere karméndar tchûri(da pumb^ 
de ses oreilles coule du pus. Tchûriola pour tchôriola, v> 
pass. de tchorâva, tchordô^irnivanf tchôrdioiyava, tchôriovava^ 
tchôriaoela, tchôriola, Ind. Prés. 3p. au sing. voy. Um. Te 
nakavés te kannénde^ yek tclieni, (c) que tu passes dans les 
oreilles, une boucle. 

KandIzava, V. étrang. formé de kann, oreille. Entendre, 
être obéissant, prop. aux Séd. Il est très rare, d'entendre 
des verbes de formation étrangère, dont un des éléments 
€oit un mot Tch. 

KanaskerAva, kanakkrAva, V. comp. 2. Cl. 2. Gonj. part. 
kanaskerdô. Nettoyer, mettre au propre. H. An ^^1-^ kunnasy 
a sweeper, Ar. ^j^ keties^ scopis purgavit domum. maknuê 
scopis mundata domus — Freyt Comp. aussi Skr. k a n, v, 
Lucere, videre. Tovghiôm les ta kanaskerghiôm les, je l'ai 
lavé et nettoyé* GM. aiYwpîÇtt). kanakerghiôm man ki bdgnioy 
je me suis nettoyé au bain. 

Kanglî, voy. ghanglL 

KAnek, kanék, Quelqu'un, aucun. Kanèk far, quelque- 
fois. Kanék yismatOy aucun habit. Avéna kanék far, (c) ils 

28 



— 266 — 

vie nnent quelquefois. Nàna muklids kanékes^ (c) il ne laissa 
personne. Kânek^ te na mukén avri, (c) qu'ils ne laissent pers. 
en dehors. Takhidra kanék djenô te na Alkliol avri, (c) de- 
main que p. ne sorte dehors. Ta me kôkkala saré kadàVj 
te nâvH atchél kdnek^ (c) et tous mes os je donnerai (je me 
tuerai), pour que pers. n'y reste. Ce terme, qui me paraît 
GM. (jtavti;), est très rare parmi les Nom. 

K\NEK DJENÔ, voy . kdnek et djenôy Aucune personne, quel- 
qu'un. Kdnek djenô maréla o vuddr, quelqu'un frappe à la 
porte. Katdr ko but yakd, ndnasti ghelôtar pashé, kânek 
djenô, à cause de la grande incendie (beaucoup de feux) 
auc. p. n'a pas pu venir auprès. 

Kaïn[, voy. kaghnt. 

Kanna, part, inter. Quand. Skr. k a d â, ind. When, at 
what time.H. w^ A:u6, adv. When, &a&,when — ^Yates Introd. 
p. 51. Kd^ma kamukhkién ? quand vous léverez-vous ? Kdn" 
na keréla tchonf q. fera-t-il lune (nouvelle)? Ta kdnna aK- 
tar avatiaring^f et q. vint-elle par ici ? Penélas léskeri ddt, 
kdnna te avdv tûke ? (c) sa mère disait ; q. viendrai-je chez 
toi ? Kdnna te tovdv ruk, te bariardv len ta te ghédav yemir 
shé (Tr. ^jr>i iemich) léndar ? (c) q. puis-je mettre (planter) 
des arbres, et les aggi-andir et cueillir les fruits d'eux? Dans 
ce conte, le père pour prix de sa fille, imposa à l'amant l'obli- 
gation de planter des arbres au matin et en cueillir des 
fruits au soir. 

Kangri, (As.) Voiture. Ce terme me paraît avoir la même 
origine que karghiri, kanghiri, église, des Tch. Roum. Les 
voitures souvent ressemblent à des tourelles, voy . kangheri. 

Kanrô, Séd. KANDÔ, Nom. m. Epine, aiguillon. Skr. k ân'd'a 
a stalk, or stem, k a n'd'a k a, m. n. A thorn, a paltry foe, a 
fish bone. H. Lx;-^ kanHa, m. a thorn, spine, a fork, a spur. 
Yek kanrô ghelôtar andré me vastéste^ une ép. est allée (en- 
trée) dans ma main. Kanrésa dinids man i burliy l'abeille 
m'a piqué avec (son) aiguillon. Kanréngoro tan^ endroit 
plein d'épines. 

Kar, (As.) Ane. H. ji^ k,hur, âne, voy. kher. 

Kas, (As.) voy. gKas. 

Kar, m. Pudendum virile. H. ^j^ kar\h, m. membrum 



— 267 — 

virile. )^ kar, vulva. Pers.^ ker^ m. pénis. Pukkhto, ghent^ 
m. the pénis of a man, or beast, memb. vir. P.(/rer) Bellew's 
Dict. 1867. Léskoro kar shûvlilotar, son p. s'est gonflé. Baré^' 
karéskoro, qui a un grand p. Katar ko but nampôrema. pe-' 
lôtar léskoro kar, à la suite de plusieurs maladies, son pud. 
est tombé (détruit). Mo kar léskere bulidte, (Non).) mon pud. 
dans son derrière. Kori i Bitchito (n.pr.), haro kar te min^ 
djâte^ (ch.) ô aveugle Bitchito, un grand pud. dans ton pud. 
Guruvéskoro kar, le pénis du bœuf; terme appliqué par les 
Nom. au morceau de fer en forme de clou, qu'on passe à 
l'extrémité de l'essieu de leurs chariots, à côté du patrm ; 
voy. ce mot. 

Karorô, dim. de kar y Ta i phuri pendâs, kar te manghén 
ta karorô te n^arakm, * (Nom.) et la vieille dit, que vous 
cherchiez un pud. v. et que vous ne trouviez pas (même) 
un petit pud.; paroles adressées à deux filles par une Tch. 

Karkhàni, f. comp. de kar, pud. v. et de khanô, corrup. 
de khalôy l changé en n ; lit. femme qui a mangé (connue) 
le pud. vir., prostituée. Karkhariie mindjedinïe, (voc.) te 
khas kheranô kar, (ch.) toi, qui a connu le pud. v. femme f... 
que tu manges du pénis d'un âne. Karkhani, te shunéla 
Idkoro gadjô, kamadén tumén e tchuriéndja, (c) la prost. si 
son mari venait à entendre, (savoir) vous vous battriez avec 
des couteaux. 

KaradjIl, m. Arbre. Je n'ai jamais pu entendre le pi. Skr. 
k a r ad j a, adj. the name of a timber tree, commonly fca- 
ranja, (Galedupa Arborea, Rox.). Karàndja, the name of a 
plant, commonly karanja. Les Nom. dont plusieurs ne con- 
naissent le terme ordinaire ruk, disent que karadjû, n'est 
autre que le Tr. I^i »y kara aghadj, orme, (arbre) — Bchi. 
Dans les chansons et les contes de la pi. des Nom. on ne 
rencontre que ce terme, qui selon leur dire, est plus ancien 
que ruk. Il est plus propre aux Zapâris ; aux environs de 
Constantinople on n'entend jamais ce terme. Ta uglistôtar 
opré ko karadjil, (c) et il monta sur l'arbre. Uyli telé^ katâr 
ko karadjû, (c. Nom.) descends en bas,de l'arbre. GM. 4wi t4 
^évSpov. Diklds yek karadjil ta uglistô opré, (c) il vit un ar. 
et il monta dessus. Ta so te kerdv ? te unghidv opré ko fca- 



— 288 — 

Twljfl. (c. Nom.) et quoi taire V je monterai sur Farbre. Ka^ 
r(uljilé<koro sh titl 'A' .i\i![v<? •!*> l'arbre. U- citron. Uu Tch, Nom, 
nie dit uu joui, an. are Uinè$te. e kk^uidjUé^here sbutlé 60- 
riona ko kfuL daiis uutre endroit (chez nous), les citrons 
gi-audisseut vi_Tl>i^<ïè^lt.; daivs le fumiei'. 

Kakah.\<hka. kahakâ^hka. L Pie. Lat. pica. GM. xapaxâC«» 
nofavrl^iva, conia«:cliia. ^ïOazza. inccello)— Soui. On f appelle 
au<.si xapY». Kiu'ifa mîo. ich. am.» ma pie. GM. »•:«««. Cor.At. 
Vol. 5. p. 114. KarahisJika nxihu ip>it#T, fx^ivr) dûkhki te 
avc>y te jMés kotc»r pâL te) geai mobile, lèves-toi pour venir 
boire uu peu d'eau. 

Kar-wâna, Pautairrtu pr, aux Nom. GM. x«px6«v«, drap 
gro.^sier. Tu sartiw/ci yanutli karavâna^ tch. Nom.) (Tr. ^ '-i 
yama^ pièce, morceau, pour rapiikrer — Bclii) et un paiitidoii 
rapiécé en «juaniule eiKlroîts. 

KaraviihnL Ecrevisse de rivière. Hel. xipa6o;,GM. i^antéçv 
écrevisse de mer. x9»2Sî<}«. ècr. de rivière. RipaSo;, -ri &s>â9- 

voy. kermmtUm. KapaS-ia, i (^J^âai), jrambiiro, gambero — Som. 
Ou dit anssr xxpaoîJi, d'où le terme actuel: comme Mpa(At<sy 
xfeattîiJi, Tell. keramiiUm. H. ^^/ kurk et kiirkut, a crab.the 
sign Cancer. £ kanandiniakeri pon\ (ch. Zap.) la queue de 
Fée revisse. 

Kanghkrî, karghîri, kanghîri, KANGLf, f. Eglîse. H. Pery. 
l;^ kungoom. kamjtirOy s. m. a niched battlemeiU of a castle, 
etc. A iKviH-liole. a vidette, a pinuacle, a tiuret, kujhfooru 
éhir, adj. Spirod, having a turret, parapet, etc. Arm. yege^ 
jjf/<Wr/,ecelesia — Hamlin. Campuz. caf^rf, cnMf/arî, f. iglesia^ 
templo — Liebich, km^ri, die Kiivlie. Les Tdi., en venant au 
milieu des Chr., ont été frappes par la >niedes églises,entou- 
récs d'une haute muraille, et des monastères avec leurs ba- 
stions et ïeui^s murailles garnies des meiHlrières. «Tous sont 
clos de murailles, et beaiicoiip en état de se défendre k la 

Turque Entourés en général d'assez épaisses et hautes 

murailles » Ami Boue. La Turquie d*Eur. Vol. 3. p. 444, et 
iri3,Kan(iheridkere yi^nata, les vêten^ents del'égl. (portés par 
Lîs prêtres). Avakté kangheriâkoro orashàiy le prêtre de 
cette ég. Meputchm manushénghe.o^ kangherf penéta twaih- 



— 269 — 

ghCy (c) moi, je demande (des renseignements) sur des hom- 
mes, lui: il me parle (de) l'égl. Kerdé i kangli nevi, ils ont 
fait rég. neuve. Kamadjâs ki nevi kangheri, saré o gavudnéf 
nous irons dans Fégl. neuve, (nous) tous les villageois. Te 
djas aménghe aiidré ki kangheri, (c) allons dans Tégl. Ker^ 
ghids yek kangheri, ta i rakli xdinitar rashdi, (c) il bâtit (fît) 
une égl. et la fille devint (se transforma en) prôtre. Bala^ 
méngheri karghtri^ (Nom,) ég. des Grecs. Bari kanglt\ 
grande égl. ; comp. aussi H. gurguj, m. A scaffold, a 
tower, a bastion, a cavalier. Yek kurkô, niglisté avri katdr 
ki kangheri, (c) un dimanche, ils sortirent hors de Tégl. 
Ascoli. Zig. p. 25. Pott, Vol. 2. p. 150. 

KArin, ind. Où ? Skr. kutra, ind. Where, wherein, in 
what place, kva, where. H. sJ:^ kuty where, whither? 
H. kuhan\ adj. Where — Yates Introd. p. 53. Kàrin isi? 
où est-il? Kârin arakés les ^ où le trouves-tu? Kàrin isii 
khendt^ où est le lieu d'aisance? Kdrin nispeldé e tckordi- 
cartel où ont-ils caché les (choses) volées? Kàrin isânas 
yitch^ où étiez- vous hier? Kàrin isii Anetà^ où est Aneta ? 
Kàriyi ghelésa ? où vas-tu ? Kàrin isi i bori, kàrin isi o keti" 
bé?(c) où est la nouvelle mariée, où est le jeu? Kàrin dir^ 
mâ[s) les^ où Ta-t-il frappé? Panlé isio vudarà, kàrin ka- 
madjàl péske"^ (c)les portes sont fermées, où ira-t-il? Push-- 
lias phurôy kàrin djas ? Djav me tchavés te boldv, (c) dit le 
vieillard, où vas-tu ? (rép.) je vais baptiser mon enfant. 

Karpùzi, m. Pastèque, melon d'eau. Tr.jjij^ karpouz — 
Bchi, forme altérée de kherbuzô^ q. v. GM. KapwowO, melone 
d'acqua, angurià — Som. 

Kas, m. Foin. Skr. k â s'a, m. a species of grass (Saccha- 
rum spontaneum) H. ,^^ kas, f. a kind of grass, of which 
rope is made (Saccharum spontaneum) cough — kasil, Gra- 
minis radix, Graswurzel — Honig. Vol. 2. p. 392. H. ^J-^ 
hoosh, n. the nameof a grass (Poa cynosuroides). Shukô kas 
biknéna, ils vendent (du) foin sec. But kas nàn^ ulinôtar m^a- 
kà bersh, il n'y a pas eu beaucoup de foin cette année. Dàsa 
e grastén, kas, nous donnons aux chevaux, du f. De les te 
khal kotôr kas, donnes-lui à manger un peu de f. 

Kaséskoro, adj. du gén. kas, au sing. Vendeur, faucheur. 



— 270 — 

coupeur de foin. kaséskoro yékejyaràske o divés, kaatchi" 
«t'/a>j,(c)le coupeur de foin, pour un para par (le) jour, cou- 
pait du f. Me isôm e kaséskoro tchavô^ (c) moi, je suis le fils 
du coupeur de f., voy. gh'as As.). 

KastIri, m. Etain, très connu chez les Nom. Skr. k a s t i- 
ra, n. Tin, plumbum album — Bopp, Glos. Skr. Hel xotaoïTcpo;. 
Ce terme est tout à fait oublié par lesGre»:s, qui se servent 
de kaldi, q. v. Val. cusuloriu, stannum, Voc. Daco-Roum. 
Alexi p. 239. Slav. kociter\ 5 xxa^iTMo;, Oec. Vol. 2. p. 217. 

Kasht, kash, m. Bois, Skr. k à s h t, n. wood, k a s h t a- 
maya, adj. Wooden, made of wood. H. èj^ kal'Jiy wood, 
limber, stock, a scabbard. Gampuz, cas^ f. lena. Tov tevast 
andré ko kasIiL (c) mets tes mains dans le bois. Lias o tcha- 
v6 yek kotôr kaslit, (c) l'enfant prit un morceau de b. Le yek 
kashl te vasléndc, c) prends un (morceau de) bois dans tes 
mains. Okolid, yek munùsh tchinélas kasht,(c) là, un homme 
coupait du b. Barô kasht, grand bois. Kasht tovghids palâl 
ki vudâr, (c) elle mit du b. derrière la porte. Dinids yek, e 
kcishtésa, (c) 11 frappa un (coup), avec le b. (bâton). Te les o 
kher te djas kovesh.Vanésmànghekhanrik A'as/ii,(c) prends 
l'âne, vas à la foret, et apportes-moi un peu de bois ; terme 
très connu de tous les Tcli, 

Aashtunanô, adj. de kasht. Fait de bois, ligneux, boiseux. 
Quelques Nom. appellent de ce nom le boisseau, qui sert à 
mesurer les matières sèches. (Tr. ùJ kilé. dér. du GM. xoiWf 
KoiXov, vide). Le demi-boisseau, le jjLcaoxoUi, des Grecs, est 
appelé yekpash kilo. 

Kashtéskoro, adj. du gèn. kasht, au sing. Qui coupe ou 
vend du bois. kashtéskoro kamsikavél amén lâkeri kôlyba, 
le c. de bois nous montrera sa cabane. Kashténgoro ker, la 
maison du c. de b., au pi., imité des Grecs, toO tcojXvitoO tôv 

KAsHTiovAVA, V. pass. kasht'Uvâvay part. kdshti(ni)lo. De- 
venir dur comme du bois. H. IJ^ a!)'!^ kat'Ji hona, v.a. to pine 
away, to be petriiied with astonishment. Kdshtile me pinréy 
mes pieds sont devenus (durs comme du) bois, raidis de 
froid, GM. ÇuXiâÇw, inlegnire, diventar come legno — Som. 

KASTRAViTCUA, Bulg. krdstravitza, cucumber. M. Dict. 



— 271 — 

Kasukô, kasukôv, kashukô, adj. Sourd. — Campuz. cajucô, 
adj. sordo. Nâna shundvaovokâ ka penéna^ sostâr isôm ka^ 
9ukô, je n'entends pas ce que vous dites, car je suis sourd. 
Uvâva kdshukô^ je deviens sourd. Alô o dat léskoro, naklô 
yek manûsh atâr ? Kerghids pes i rakli kasuki, (c) son père 
vint, (et demande), un homme a-t-il passé par ici ? La fille 
feignit d'être sourde=se fit sourde. 

Kasukibé, n. abstr. de kasukô. Surdité. 

Kashùkiovava, V. pass. kashukô-uvdva, part. ka9hûki{ni)^ 
lo. Devenir sourd, kashûktlotary il est devenu s. Katdr ko 
but yagd kashûkiliom^ à la suite de beaucoup de feux (in- 
flammations) je suis devenu sourd. 

ILvT. f. Ciseaux. H. k a t'n a, v. a. Te eut, to clip, k a t a r- 
n'a, to clip, k a t r a n'a, to eut out — Yates Introd. p. 295. 
Kard a knife, id. p. 316. H. kIj^ kat (from katna) a eut, in- 
cision, exécution, katdr, a dagger — Yates Introd. p. 232. voy. 
kotôr. « Tulii Sri Saheb churi^ kdti, katdr, thou art the Lord, 
the cutlass, the knite, and the dagger.» As. Res. Vol. 2. p. 
253 (note). Bari kat, grands ciseaux. Djivél pe katidsa^ elle 
vit avec ses ciseaux=par son travail. 

Katar, ind. D'où, 7c66ev. fcds-far, cas abl. du pron. fcon, 
quis (s rejeté). Katar kinghidn les ? D'où l'as-tu acheté ? 
Kdtar avéna ? d'où viennent-ils ? Katar siklidn les ? d'où 
l'as-tu appris? Penghids léske o phurô, kdtar avésa mo 
raklô ? (c) le vieillard lui dit, d'où viens-tu mon garçon ? 
Kdtar alétar^ d'où sont-ils venus ? Kdtar kadjds tûke"! d'où 

iras-tu ? woOsv uTcayet; ? 

KatAr, ind. la môme forme que kdtar. Ici le mot est une 
prep. Hel. dtwi, èx. Katdr ko tem, du monde, à cause du m. 
Katdr ko Devél, de Dieu, iiA xèv etov. Katdr ko katlô, du 
fil. Katdr ki poshôm^ de la laine. Katdr ki vuddr, de la por- 
te. Katdr ko rdno, dès le matin, Katdr ko grast, du cheval. 
Avdva katdr ko gav, je viens du village. On dit aussi avdva 
gavéstar. Katdr ko drom, du chemin, ành xiv Spéjxov, Katdr 
ki purt, du pont. Pushlids o raklô katdr ki phuri, (c) le gar- 
çon demanda la vieille, iizh -rijv ypaixv. 

Katar mônio, mot comp. Complètement. Mônio me paraît 
être une corruption de l'H. Ar. i^y^ mamoon, rendered se- 



— 272 — 

cure, presen'ed, exempted. Firni, constant — Constant, per- 
sévérant — Bchi. comip. Mattô ind mini. Katar mônioisi perde 
amarô ker kirià, partout notre maison est pleine de fourmis. 
Katar mônio jyerdâyi lyio ker tchikkd^ partout tu as rempli 
ma maison de boue. Tchinélas e manushén katdr mônio, (c) 
il coupa (assassina) les hommes en grand nombre. 

KatIs, f. Croupion d'un poulet. Tr. s^j^ guevU. s. Derrière, 
cul. ^/^^ thnvouk gueittu, la partie postérieure des 
poulas. comp. aussi ^4>» fcaf/ia>i,croupion des oiseaux — Bchi. 
/ kali, e tchiriklidkeri katts diniâ(s} la ko khurdô raklô^ ta 
khaliâs la, (c) la négresse donna le croupion de la poule, 
au petit garçon, et il le mangea. Quelquefois on Tappelle 
purùm, oignon. djut penghiâs kdrin isi e tchiriklidkeri fca- 
tiSy ta Idkoro sherô, (c) le Juif dit : où est le croupion de la 
poule et sa tête ? Ta so kerghidii o sherô ta i katis^ et qu'as- 
tu fait de la tête et du croupion ? 

Katùya. Me duméskcre katûyes, le fardeau de mon dos. 
?H. kaChee, f. Body, shape, wood, timber, a saddle. 

Kathy'ki, f. Pot de chambre., Séd. Pot à boire. Nom. GM. 

xaOïQXiov, chaise percée. Hel. >dtoavov, xad^xt, xaOijxac, xaOiixiov, 
t,Ti xdtOtTiet iTTttVft) tU aÙT& Sotiç OiXei v& xtvaxn; tyiu K'j9tiV) % 'risv 

xoiXav, Cor. At. Vol. 2. p. 6. Te khan mi kathifki, que vous 
mangiez mon p. de ch. Ta pendds o rom e tchoràzke, akai" 
kid ratt, amén kamapids mol e kathykésay (c. Nom.) et le 
Tch. dit au gi'and voleur, (chet des v.) cette nuit nous boi- 
rons du vin avec un pot (boire à tire-larigot). Ta piénas 
e kathykésa, (c. Nom.) et ils buvaient avec un pot. Ta o tchor 
pilas dûi trin kathy'ki, (c. Nom.) et le voleur but deux à 
trr>is pots. Le Séd. dirait au pi. kathy'kia. 

KatAva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, katlô. Filer. Skr. 
krit. To surround, to encompass. kartana, n. spinning 
cotton or thread. H. ^^ katna, v. a. to spin, katana, (caus. 
of katna) to get spun, to cause to spin. kuta^ee, spinning, 
the price paid for spinning. André pe keréste vush katélas, 
katlô keréUxs les, kerélas gad^ sortenid, dimid, ta biknéUis len 
avri ko gav, (c) dans sa maison (chez elle) elle filait du lin, 
elle le faisait fil, elle faisait (des) chemises, (des) panta- 
lons de f«mme et d'homme, et elle les vendait en dehoi's 



' " -273- 

dans le villag(.\ Beshéla pe kerésle ta katéla, elle se tient 
(elle est assise) dans sa maison, et tile. Latchés katéla ti 
pomni, ta femcne file bien. Niglisiïtar i klianûm, (Tr.) ta 
katélaSy (c) la dame sortit et filait 

Katlî, f. de katlÀ. Fuseau, voy, kalàva. 

Katlô, adj, part, du v. katdva, AMr katlô kerghmn avdi^ 
vés ? combien de fil as-tu fait aujourd'hui ? But lové liôm 
kaédr ke katlé. beaucoup d'argent j'ai prfô (gagné,) de la 
v^)te) du fil. 

Katléngoro, adj. du gén. katlé^ au pi. Qui fait, ou qui 
vend dn fil. 

Katùna, i. Tente^ propre aux Nom,==Sed. tch&ya. GM> 
iMiToûva, Dd atpaTowcSov, camp, (TXTQvVi^ tente, iwoaKcuia, bagage, 
itqtTouvoTimov, quartier de Tarmée, quelquefois aussi habita* 
tion, logement Selon Cor. At. Vol. 2. p. 187. )c«Toiv«, dérive 
de l'Italien cantone, Fr. canton. Al. kanten, coin, d'où le 
itqtvToOvi, coin des Grecs, tçiaxavTonvoç, de sette angoli ô can* 
loni — Som. comp. aussi cantonnement, cantonner, cantine* 
Ce terme si commun parmi les Tch. Nom. est tout à fait 
oublié par les Grecs. K«f/.apSx, DC. lente militaire. Byz. k*- 

«ouvtov, 9Tpû(&x, xaroivac. xxTounâl^ai, (TTpacTOTCticuw. Oec. Vol. 3« 
p. 408. £{u€7)90cv xic». TTîv x,aTo\ivxv Tou^ îiaTX)'*vei6iv, xaTO'jviaa, ha- 

bitatio, domicilium. DG. Dja lûke avri katar ki katûna, (c) 
vas-t-en en dehors de la tente. Otid paslié terélas pi katûna^ 
près de là, il avait sa t. Ovoklé tanésie ka térdilo, isds yek 
katûna^ (c) dans cet eudroit-là, où il s'arrôta>il y avait (était) 
une t. / katÛHa isi perdt ta kJiurdi, la t est pleine et petite. 
Amaré katunâte, dans notre t Kerghids péske yek katûna^ 
beshtôtar, (c) il fit ériger pour soi-même, une t. et il s'assit. 
— Une perche horizontale, élevée au dessus du sol, de la 
hauteur d*un homme, et supportée à ses deux extrémités, 
par des pieux en forme de croix, est la charpente ordinaire 
d'une tente Tchinghianée. La couverture, kazéli^ est une toile 
grossière, de couleur foncée, faite de poils de chèvre, et très 
imperméable à Teau. Les côtés latéraux, sont ornés de fran- 
ges, appelées pishkuUa. L'ouverture est toujours dirigée vers 
le Sud. t La portière était toujours placée vers le midi,Hist 
des MongoU, du baion D'Ohsson, 1852, Vol. l.p. 12.» La 

29 



—274 — 

partie postérieure est renforcée par un pilier appelé helif 
autrement la frêle couverture seule, ne pourrait pas résister 
à la violence des vents du nord, si communs en Rounoélie 
pendant tout Tété. La longueur ordinaire de la tente ert de 
2 ^/s mètres. Pendant la nuit, elle se ferme par deux replis, 
cousus à la couverture. Très près de l'ouverture, on fait 
au sol un petit trou irrastiri^ dans lequel les forgeron» 
allument leur charbon pour les besoins de leur industrie. 
Derrière cette excavation, on construit une petite voûte, 
imhrâni^ de terre argileuse, haute à peu prés de \0 cen- 
timètres, et percée au milieu pour le passage des deux 
bouts du soufflet. A côté est Fenclume, ammU^ enfoncé 
dans le sol. Derrière, est le soufflet, le pishôt^ formé d'une 
grosse outre, fendu en haut; il s'ouvre et se ferme par deux 
morceaux de bois attachés aux lèvres de l'ouverture. Le 
soufflet est mis en jeu^ tantôt par la femme, tantôt par les 
enfants. Toutes les hardes de la famille^ sont entassées vers 
la partie postérieure de la tente, et couvertes de quelquéis 
morceaux de tapis sales et déchirés. Un fort coffre en fer, 
khrâbialia, contient leurs fen^ailles. Les Tch« comme tous 
les Orientaux en général, travaillent assis. Le lecteur trou- 
vera dans le Voc. le nom des objets contenus dans la tente^ 
Les tentes coniques achetées de Tarmée, sont rares dans ces 
provinces. Elles sont très pesantes, et difficiles à transpcx*-* 
ter sur leurs ânes, et leurs chevaux chétifs. 

Katuniâkoro, au pi. katunéiigorOj Homme de la t^ite, 
nomade. Les Séd. en général les appellent tchérghely^ voy. 
tchérgaj bien que le terme katûna leur soit connu. Pashé 
amaré gavéste alétar katuyiénghere, près de notre village 
sont venus (des) Nom. katunéskoro teréla donén tchaién^ 
le Nom. a deux filles. Katunéngoro rom, Tch. des tentesy 
Kaiunéngheri rmnni^ femme Tch. des t. On voit par ces ç\r 
talions, qui sont des Séd. que katûna^ est masc. Le vrai 
Nom. dit toujours katunâkoro ou katuniâkoro. Kattmiàkoro 
isôm me, (Nom.) moi, je suis de la tente, «xtjvCtuç. KcUtmidkeri 
ronmiliôm, (Nom.) j'ai pris (en mar.) une femme des tentes, 

KavA, pron. Quel ? voy. Gram. p. 74. 

Katùrni, kutùrni, f. Gourde, calebasse. Tr. <JïIj wty'q. 



— 275 — 

iMuteille en bois, que l'on met ordinairement sous l'aisselle^ 
pour porter du vin secrètement — Bchi. Duduméskeri yatif^ 
ka^ ka piéna pâi, déf. d'un Zapâri, c.-à-d., bouteille faite 
d'une courge avec laquelle on boit de Teau : terme très rare, 
eh usage parmi quelques Zapâris. H. kutra, s. m. (part.pass. 
odculrana) parings, clippings. kutuma, v, a. (s. krinta- 
nan) to clip, to eut (as with scissars) to eut out, to pare. 
hcHÂuma, v. a. to eut with the teeth. kutumee, (. (root 
kr i t a, to eut) scissars. Ta pilids dudumâ katûrni, (c) et il 
but â la gourde. 

Eavés, kafés, m. Tr. »^ kahvé, café — Bchi. On l'appelle 
aussi kaliardô^ q. v. Kamésa ta manrô te kavésa? veux-tu 
aussi du pain avec ton café? Dukdva mo kafés but zoralôj 
J'aime mon c. très fort. Te kafésa^ avec ton café. 

Kazéli, f. La couverture de la tente, faite des poils de 
chèvre, voy. katûna. Slav. kozdy «t;. Th 4p«sv. kozâ, kozéV 
(tpayoc) Oec. Vol. 2. p. 196. — Bulg. kazd^ goat, he-goat, k(H 
zéV. M. Dict. 

Kayék, ind. kayék far, quelquefois. Po (i«o) kayék far^ 
ành x«{A(Atav fopav, de temps en temps. Souvent kayék far, a 
la signif. du GM. ttoxc, jamais, aucune fois. Ils ont imité 
les Grecs, qui disent ««[AfAiàv fopâv, quelquefois, jamais. 
Kayék, ka-^ek, a probabl. la même formation que le GM. 
xdcvttç xàv-tl; xav-(A(a, x«|Apt.i«. voy. Âscoli, Zig. p. 24. Il cite. 
kai-ek ( Gilchrist) quelqu'un, qualcheduno, alcuno. Liebich 
kek, keiner, niemand. 

Ke, part ind. H. ^ ke, part, of, to, ke pas, towards, ke se, 
from, kee, (fem. of ka) of, belonging to, ki. Cette part, sert à 
former le Dat. 2nd, voy. pag. 55, au sing. et au pi. Lorsqu'il 
se place avant les noms, elle perd sa voyelle, et k s'unit avec 
l'article. Ke o gav=^l^o gav, au village. Ko mûi, à la figure, 
ft'o keré, à la maison, fc'o ker, Séd. André ko vesh, dans la 
forêt. Ko sardi, au palais. Alô ko dakdr,.{c) il vint au roi. 
Avec l'art, fem. t. KaJtdr k'i duvdr, de la porte. Ki yek rakU^ 
(c) à une fille. Ki khendl, à la garde-robe. Ki buti, au tra- 
vail. Ghelôtar ki khanûm, (c) (Tr. khanum), il alla à (chez) 
la dame. Katar ki tchar, (c) de l'herbe, iuth t^ ^^prov, Paldl 
ki vtuldr, (c) derrière la porte. Ke, « pour, à cause de, » ivix«. 



— 276 — 

Tr. jj^*^ itchvra, Yehe}mraf<kchikndvteSf(c!\\e\exeïïà% ponr 
lin para. But lalcho tnke tn te dadéske, très boa pour toi, 
••t fK)ur tr>ii pt'*n\ fJ raklrske yek yatriku. (GM. iarpix^v, proo. 
Yi«Ttt)tov) un m^Micammit pour le par^'ou. Me tùke alîùm^ |c) 
je suis venu |)our toi. /s/ e tnaijasihhke (Tr. Jr-*i^ viayasit^ 
UdduK (c. il ost bon pour les héinoiTlioïdes. Tnke dahâÇïr.) 
litchi lava, (c) je prentt^* une meilleure pour toL Mànghe 
wnrfyia pes, (c) il se battent pour moi. ^nirga ebrishin- 
drske^ (tijxrte pour la ptuie. Tan tuiuihufbe ta tuïnaré jj^rai- 
énylip, (c) place pour vous et pour vos cbeNTiux. Mânghe 
vordon araké}iy te djav te Uw mi ffadjrd, (c) trouvez ira cha- 
riot pour moi, que j^iitte pivndn^ mon épouse, Mdnghemtimi^ 
ti'ike hon\ (rb. Nom.) poin* moi épouse, poinr tôt belle-fîltey 
Kelémjhé'^ lum lef^f pom- cxHubieu Tas tir pris (acheté)? 
l)ja me dwh'd:e peiighifi% te jmtchéla madai iùtar,. te ne 
penés: iiuhhihe, (c) vas cliez mon pt*re, dit-il, si mon père te 
df»manfle (de moi), ne dis (rien) sur mon compte (ictpi fitoo). 
Me putchâra manushimghe, ot^penéla e luludiénghe, {c) moi 
je (lui) demande (des renseignements) sur des hommes, lui 
il me pnrle de fl<îurs. 

Kehor, iiul. Combien, irf«<K. comp. du Grec naU^ et d*ob(îr, 
usité souvent p^u* les Séd. qui se servent du xxV pour ta. 
K' tnnén, et no«is> k' oity et bit, k' ôi, et elle.. Ascoli à propos 
de ce terme cite, H. kài, Skr. ka ti. kai-ber, bow oflen^Zig,. 
p. 24. K(*l)nr tchnvén teré^} et combien d enfants as-tu? 

Kkkks, n. Br»^rae. Tr. kuekutch, bègw», qui ne pronoiice pas 
distinKi^nieiit, rpii parle entre les dents. Pers. guetch zeba^iy, 
qui a la lanjrue di» travers — Bcbi. Les enfants au village de 
Litres, crièrwit keké^ à un bègue. TtlmidétchibAkora isi 
kehés, déf. d'un Tcb. Séd., qui a la langue coupée, est un 
kekéfi^ 

Kklâva, V. prîm. naitr. et caus. 1 CI. 1 Con}. part, ketdô. 
Jou*T, danser. Skr. k a l, to sound — Indistiuctura sonum 
edere, sonare, silere — Wg. k a 1 a t ft, t melody,. music, 
comp. aiTssi k h e l, To sVrake, ta tremble^ to move, k h e là, 
Play, pastime, sport. H. J--/ k.hel, play, game, sport, futi^ 
paslîme, khelnà, v. n. To play, to sport. Le verbe signifie 
jouer sur d<*s instruments de mitsique, danser; kélâva^ s'ap- 



— 277 — 

pliqiie aussi aux jeux des ours, et des singes, que les Tch. 
Zapâris promènent daus les grandes villes, et dans les foi- 
res. Je n'ai jamais pu trouver aucun mot pour la danse, le 
yiPfh^ des Grecs. Gampuz : giCilUbar^ v. bailar, moverse a 
compas, guillelo, m. baile, danza. Kamakeldv^ je danserai. 
Saro divés kelghiôm, toute la journée j'ai dansé. Kelàva lil^ 
Séd. je joue (aux) cartes, voy. lil. Kelghi&m lil ta nashav" 
ghiôm, j'ai joué aux cartes, et j'ai perdu. But lové Une av- 
divés ka kelghids i ritchini^ beaucoup de monnaies ont pris 
(gagné ceux) qui ont fait danser l'ours. Keldé amaré gavéste^ 
ils ont joué dans notre village. Ma kel e tchihanésay ne joues 
pas avec l'Albanais. Ta lias po kelibé ta kelélaSy (c) et il prit 
son jeu (instrument de m.) et il jouait. Kelénas khôros (c. 
Nom.) ils dansaient, lit. ils jouaient la danse. Vrakergkids 

dakdi\ ta penghids, te kelds yek tàvU, (Tr. OjLt lavla) (c) 
le roi pailla, et dit, jouons au trictrac. Penghiâs o raklô^ te 
kelâs dâde, (c) le garçon dit, jouons ô père. Tedjas te kelâSy 
(c) allons jouer. « Jouer sur des instruments de m.» Keléla 
latita, il joue sur le luth (Tr. .j:^/i laut et lavtit^ luth, instr. 
de m. — Bchi). Les Nom. disent ordin. Bashavàva. 

Kelavâva,v. caus. de kelàva^ 4 Cl. 2 Conj. Part. Kelavdô. 

1 Remuer, faire jouer. GM. itatC», jouer, mouvoir, se mouvoir. 
A2'.axôfc<a; iraiÇei t6 ffiiîaa tou, sa bouche est en mouvement 
continuel. Ta o raklô kelavghiâs pes opté koskelô^ (c) et le 
garçon se remua sur la corde. 

Kelavdî, f. du part, kelavdôj Qui fait jouer, divertir, pro- 
stituée. Djâsa asavké lub^iiâte, ta kelavdidte, ta mindje di-- 
nidte^ (c) tu vas chez de pareillos femmes publiques, et à des 
pr. etc. 

Kelnô, du V. kelàva. Joueur d'instruments de m. musicien. 
Yavér kelné ndn' isds, (c) d'autres musiciens n'(y) étaient 
pas. E kelnén khuyazghidm len, te kelén amh^ghe, (c) nous 
avons appelé les m. à jouer pour nous, ht latchô kelnô, il 
est bon joueur. dakdr terénas kelnén, (c) le roi avait des 
m. Ta kelné pende, amén ndn' isdma^, (c) et les m. disent, 
nous n'y étions pas. Les musiciens ambulants, qui chantent 
dans les fêtes champêtres des Chrétiens, et des Musulmans, 
et dans les foires, ont fait quelques mots à eux, pour n'être 



— 278 — 

pas compris des éti'angei*s. Petchéz^ asseyons-nous, la forme 
rég. est, te beshds, Ainalif petdiéz, maison=lit. résidence, 
ayant des miroirs. Tr. *^' âiiné, vulg. dtnd, miroir — ^Bchî 
=ahialy, qui a des miroirs. Ainaly' mindjà^ prostituée 
distinguée^ voy. mindj. Kheizdi barô, seigneur méchant. 
Kheizdi^ me parait formé de kheiidô, cacatus ou du GM' 
j[f9(Uvoc. Tr. boqlû, sale, merdeux — Bchi. Peniz et, vas le dire 
— Tch. pendva^ dire; et, 2nde pers. de Tlmpérat, du v. Tr. 
etniek^ faire. Piisha^ boisson, pour pibé. Tipsi khabés, man- 
ger, khabéj n. abstr. du v. khdva^ manger. Tr. ^^-ê'' tepsi^ 
assiette — Bchi. Djizlâm, allons-nous, imité du cond. plur. 
de la langue Tr. ghidelym^ allons, edely'm^ faisons; en Tch. 
Te djas amé^ighe^ allons-nous en. 

Kélghiovava, kéldovava, (Nom.) v. pass. keldô-uvdvOj 
part. kélghi{ni)lo. I puv kélghilitar^ Séd. i puv kéldili^ Nom. 
la terre a tremblé (joué), couoOn, Hel. «ti<r|x&c. H. b,hoo kump^ 
an earthquake (comp. of bhu the earth, and kump^ to shake» 
to tremble). Le v. parait s^appliquer uniquement au trembl. 
de terre. Kélghiol i puv, (ch. am.) la terre tremble. 

KelghiarAva, v. caus. 1 Cl. 4 Conj. part, kelghiardô^ {keU 
do, part, de keldva) Faire jouer. Ta e yavér kelnén ndna 
khuydzelas len^ sa' {sarô) les kelghiarélaSy (c) et les autres 
musiciens il ne les appelait pas, lui, il faisait jouer constam- 
ment. Yek divésj kelghiarélas les, (c) un jour, ils les fit jouer. 
Te na nashél, aratti aralti, kelghiaréUx leSy (c) pour qu'il ne 
partit pas, pendant toute la nuit, il le faisait jouer ; ici 
aratti repété, désigne la nuit entière. 

Kelindôs, gér. de keldva. Ta bashavénas i gdida (Tr. 
ghaida) ta kelindôs^ ghelé péske andré ko vesh^ (c. Nom.) et 
ils sonnaient la cornemuse et en jouant, (dansant) ils al- 
lèrent dans la forêt. Ce gér. est répété pi. fois dans ce conte. 

Kelibé, n. abstr. du v. kelâva^ Danse, jeu, instrument de 

musique, chanson. GM. ODfAàpfAatoe, ^nyLi^aroL^ ou 9D|jM9(i.aT0i, 

instruments de musique, Hel. oyïfxatvw, sonner. Cor. At. Vol. 
4. p. 381. Ghelé andré ta shunéna, kelibé keléna, (c) ils al- 
lèrent en dedans, et ils entendirent (qu')ils jouaient sur des 
instruments de m. Penghids e phuridke, so kelibé isi avakdJ 
(c) il dit à la vieille, quels sont ces instruments de m. (cette 



— 279 — 

musique)? An o kelibé ta te kelâs, apportes la musique, et 
que nous dansions. kelné ghdétar pe kelibndndja ki Sili-^ 
vrta, les musiciens sont allés avec leurs instruments de m. 
à Silivri. Ta o Mahmûtis (n. pr.) e kelibnânghe, merdkis 
(Tr. merâk) ulinôtar, (c) et Mahmoud pour les jeux (la mu- 
sique) se pa^ionna. Yek kelibé dikliâsy{c)éï\e a vu un instr. 
de m. So kelibé, penghiâs pe godiâsa, ist avakâ ? (c) quelle 
musique, dit-elle dans sa pensée, est celle-ci ? Ta shunéla 
yek kdibé, (c) et elle entend une chanson. 

KelI, KELiÀy f. Crasse^ impétigo. Tr. j^ kir, crasse, — Bchi 
au pi. keliâ. Kândela i keliâ, la cr. pue. Saré o tchavé teré-- 
na pe sherénde keli, tous les enfants ont sur leur tête (de) 
la crasse. 

Kelalô, adj. de keli. Crasseux. kel(i)al6. To sherô kelalâ 
isi, ta tête est cr. tchavô w^éla kelalâ, Tenfant devient cr. 
voy. pakô. 

Kelisé, (As.) Eglise. H. 6r. *-^ kuleem, m. (Gr. UxIhoUl) 
a Christian church. voy. kangherï, des Tch. Roum. H. Per». 
o.uji' koonisht, a Christian church, a jewish synagogue, a 
temple of idolaters. Âr. kenie^, Synagoga Judaeorum, eccle- 
sia, templum christianum — ^Freyt. 

Ker, kher, kxer, her, m. Maison. Skr. gara, âgâra, 
n. a house. H.^gf,/iur, m. house, dwelling, apartment^ 
drawer, compartment, groove, g,huru,00y ad), domestic, 
household Pukkhto, jj^ kor, m. a house, dwelling, habita- 
tion — Belle w's Dict. 4867. ^er,mai8on. Vail. p. 363. Campuz: 
quéy f. casa. Kair, a house — Simpson, p. 332, Léskeri gadjï 
ko kher isi, sa femme est à la maison. Ghelôtar andré ko 
veshj ta dikél yek kher, (c) il alla dans la forêt, et il voit 
une m. Dikéla yek vudâr ko kher, (c) il voit une porte dans 
la m. Penghiâs o raklô pe dadéske, dâde, yek keréskoro tan 
te des mar., (c) le garçon dit à son père, ô père, donnes^ 
moi (du) terrain pour (bâtir) une maison. Ker kamélamân" 
dar, (c) il veut une m. de moi. Lias la, ghelghid{s) la to ker^ 
(c) il la prit, il la mena à la m. raklid ghelé péske opri 
ko ker y (c) les filles s'en allèrent (montèrent) sur la m. Ghe- 
Ittar pe keréste i rakli, ta banlids po ker, (c) la flUe alla à sa 
m. et elle ferma sa m. Baréskoro ker, m. en pierre. Ta e 



-^ 280 — 

irinênghere o ker, tdbilotar^ et des trois (voisins) la m. fut 
incendiée. Te na dikén tut^ dja andré ko ker, pour qu'ils ne 
te voient pas, vas dans la m. Ghdôtar léskoro kheréslCy (c) 
il alla à s^ m. Alô ko ker, il vint à la m. Mepraléskeri khe- 
réstar, d*^ la m. de mon frère. Afo ker, ma m. Nâpalal opré 
ko drom, kerdé yek ker, (c) ensuite sur le chemin, ils firent 
(bâtirent) une maison. 

Keroho, dim. de ker, Maisonette. 

Keré, cas loc. de ker. Hel. oixoi, h t^ olxcd. Lut. domi. On 
le confond très souvent avee le nominatif, comme, mo keré, 
pour mo ker. Bien que ce terme soit plus pr. aux Nom. les 
Séd. le connaissent et ils l'emploient souvent. Ta nashtôtar, 
ta ghelô ko keré, (c) et il partit et alla à la m. Te djav ko 
keré. J'irai à la m., chez moi. Keré isôm, je suis à la m.= 
chez moi. Tàbilotar léskoro keré, sa m. a été incendiée (brû- 
lée). Gheli i tchâi ko keré, (c) la fille alla à la maison. La 
même confusion s'observe aussi dans aratti. Liebich, kére^ 
zu Hause. 

Keréskoro, adj. du gén. ker, au sing. App. à la maison, 
domesticus, ouia^to;. Keréskoro maniish, homme de la m.=s 
de la famille. Keréskoro manrô, pain de la m., fait dans la 
m. GM. awiîTi^ov, 9Ycy)Tix6v ^(i>(xi, di casa, domestico — Som. 
Keréskere djuvâ, poux de la m.=punaises. Archevghiàs (GM. 
ifX«'ic«)) katâr ko kher, te biknél e keréskere shékhia, (c) il 
commença de la m. à vendre les effets de la m.=il com- 
mença d'abord à vendre les effets de la maison. 

Keral, m. Fromage. Skr. k s 1 r a, n. water milk, k s î- 
r a g a, n. coagulated, or curdled milk. k s i z a d a, adj, 
what gives, or yields milk. H.j::^ ch,heer, m. Milk.^/ 
kfhir, rice-milk, k,lieeree, f. an udder. « The Word, cshir, is 
always pronounccd khir in the vulgar dialects, and khar^ 
in Tibet. As. Res. Vol. 11. p. 33. Pott, Vol. 2. p. 257, cite 
du DC. T^tpo;, (sérum lactis) xCoOpoç et T^^épov. iÇipoç, 6ohç y«- 
>«)CToc, x'^po;, 2p6; Koti alpca, tlxï 7c6y« yakxK'voi. Hesych. Serum, 
siero del latte. Cor. At. Vol. 1. p. 74. — Slav. S'ir', tupi;, s'ir- 

nik', iiipivr»;, (iç'kccKOxJç) xal icotpà toI; novriKOl; £X>v)9i, xark tviv 
X9t>^iav jcat 2iv(0TrY}v, (j'jpiv, xxXciTxi eiSo; TupoO. OeC. Vol. 3. p. 

128. Puranô kerdl, vieux fromage. Nevô kerdl,{r. nouveau. 



— :»l — 

Londiardô keràl, fn salé, Pamô keràl^ fr. blanc,au pL kerald. 

Keraléngoro, adj, du gén. keràl, au pi. Qui vend du fro- 
mage, ou des fromages, selon les Grecs et les Turcs, qui 
«ouvent emploient ce terme au pi. ; Tvp(, Twpi«, peinir^ pei^ 
nirler. 

KerAs, m, Tr. j '/ kiraz^ Cerise— Bchi.GM. Ksp«9iov. Aman 
aman (Tr. amdn) Frdsha (n. pr.) te mindjâtar ka niklionas 
èolé kerdsha^ (ch. Nom,) de grâce de grâce, Frasha, les ce-» 
Irises ronges qui sortent de ton pud. 

KerAva, gherAva, V. prim. 4, Cl. l.Conj. part. feerrfd,Faire, 
Skr. k r i, to do, to make, to perform any kind of action. H, 
^j^ ibtma, to do, to make, to perform, to effect, to act, to 
avait, to set, to thrust, to use, coire. Kurta, s, an author, 
doer, creàton kurtub, m, Action,business. Pers. ^J^J^ kerden 
to do, to make, Hel. xpaivo, anc. Faire, exécuter. Lat. creo, 
— ^Zend^ kere^ machen, thun, V. Sade, Brôckh. p. 352* 
GampuK, querar, hacer, producir, causar. Te kerés te latf la 
i rakUâj (c) que tu fasses (tâches) que je la prenne la fille 
(en mariage). Oi i^nghids^ so te keréla^ me kerél, (c) elle dit 
ce qu'il fera, qu'il le fasse. Te na penés me dadéske^ me te 
kerâva len^ (c) ne dis pas à mon père, (que) c'est moi qui 
les fait Kerdva buti, je travaille. Ker V oghi bar, fais ton 
cœur pierre=aies du courage. GM. v.i\i.€ zh xaoSiotv «ou wéTpat, 
Me nàstt kerdva, je ne peux pas faire (travailler). So ker^ 
jcfhidn mànghe Thodôrca ? (etoXwpa, eoScipxà) (ch. am.) qu\is- 
tu fais à moi Thodôrca? So te kerdv ? que faire ? Ta ov pen^ 
dds araklinôm; {pour arakliôm) so kamkerés man^ (c.Nom.) 
et il dit, j'ai trouvé ; que feras-tu à moi ? hfe kamkerdvy moi. 
Je ferai. So te kerdv, ta so te na kerdv ? que faire, et que ne 
pas faire? So terdsa te kerdsf qu'avons-nous à faire ? Kerdv 
mo pani, je fais mon eau (j'urine). Pe dadéskoro lav, kama-- 
kerêl les, (c) la parole (ordre) de son père, il fera (exécutera). 
Kerdô dûi trinén tchavén, il a fait deux (ou) trois enfants. 
Kerghids adjdi yek far te tchinél la, (c) il fit (essaya) encore 
une fois, pour la couper (tuer). E raklés kerdé dakdr, (c) le 
garçon, ils le firent (élirent) roi. Pushlids o raklô, so ker^ 
pkidn^ (c) le garçon demanda, qu'as-tu fait? Kerghids,ker^ 
ghiâs à taklô f astarél les, (c) le garçon fit des efforts poui^ 

30 



— J85i — 

le saisir. GM. Uiut cnaja, iyL6xihoi, inoXUrM. Me tûke ket^' 
ghiàin les, tu, ma kerles,{c) moi, je t'ai fait (la méchanceté), 
toi, ne la fais pas (à moi). Ta so te kamél tàtar^ kerdva le$f 
pe7i,{c) et ce qu'il veut de toi, je le fais, (ferai) dis*tu. c Bâtir t 
Irakli kerghUis yek ker,andré ko vesh^ta be8htitary{c) la fille 
bâtit une maison dans la forêt et s'assit (y demeura)* f/K- 
nôtar yek baravalô, ta kerghids po kher, (c) il devint un 
(homme) riche, (»t il bâtit sa maison. Dinids but lové, ta fcer- 
ghids e puridkoro ker,(c) il donna beaucoup de monnaies, et 
bâtit la maison de la vieille. Kerghiômas (Aor. 2) ma ker^ 
j'avais bâti ma maison. Dinids les tan^ kerghids yek barô 
kondki, (Tr. ,J U j-i konak) (c) il lui donna du terrain, il bâtit 
un grand hôtel. Kerghids o raklô léngoro ker, (c) le gai*çon 
Mtit letu* maison. Kerdé péske yek katmia, beshté, (c) ils 
bâtirent (érigèrent) pour eux-mêmes une tente et ils s'as* 
slrent. a Contrefaire,8imuler.» Kerdds léskeri .s&dra, (c.Nom.) 
il contrefit sa voix, Kerghids pes sar yatrôs, (Hel. ixxfhu 
pron. Y*»Tpo;) il feignit d'être médecin, lit. il se fit comme m. 
kerghids pes sar mulô, il feignit d'être mort. 

Kehindôs, gér. de ke)\iva. Kerindôs kerindôs, kerghiâ{B) 
les, en faisant (travaillant), il le fît. 

Kérdilas, Nom. pour kerdds. Ce mot rare répété dans 
une chanson Zapâri et dans le conte du pont, pourrait être 
une corruption de kerdds, il fit. Séd. kerghids. Il me paraît 
plus naturel de le rapporter à la 3 pei's. sing. de l'Aor. de la 
forme pass. kerdô-uvdva, Kérdovava, Aor. kérdinilom kérdi^ 
loin kérdilan, 3 p. kérdilas. Bezéh kérdilas ta .^iukâr romni^ 
dte ta Mncrdénde, (ch. Nom.) dommage a été fait à la jolie 
épouse, et aux petits (enfants). J'ai noté ce terme, qui dé- 
montre l'existence de la forme pass. de kerdva^ oubliée au- 
jourd'hui. 

Këràmi, (As.) Faire, khaz (Tr. Ar. i^ hazz) kerdmi, je 
suis content. Le ker^ fais-le. Me ne kurôm, je n'ai pas fait. 
Du kurôr, tu as fait. 

KerghiA kerAva, V. caus. comp. 2 Cl. 1 Conj. part ker- 
ghid kerdô. Faire faire. Tr. yapturmak. Faire faire, faire 
construire. dakdr sardi kerghid kerélas, (c) le roi faisait 
bâtir un palais. Kerghid kerghids o raklô o drom^djdlas avé- 



— 283 — 

las, (c)le garçon fit faire le chemin, il allait, il venait. Semi 
kakerghid kerél o dakdr, (c) le roi fera bâtir un palais. 

KeramidinI, m. Tuile. Slav. keramida, heremida, jccpat&iJto, 
Ktp«(AU, Oec. Vol. 2. p. 177. GM. xcpx[Aiit, tuile, pi. xcpx^iStc. 
Te shûkion {shûkio[ve)n(a)) o keramidinid, pour que lo8 tui- 
les se desséchent, voy. karavidinù 

Keramidiniâkoro,, adj. du gén. keramidini, au sing. Qui 
fait des tuiles. GM. xepotuLiJâ;. tegolaro — Som. 

Kerkô, adj. Amer. Slav. gôrkiti, gôrk'irf g6rek\ itixooç. Oec. 
Vol. 2. p. 80. Bulg. gortchriv, bitter, M. Dict. Tumaré gavés-- 
kwo pani isi kerkô, l'eau de votre village est amère (sau- 
mâtre). Kerké et kerkd panià^ des eaux am. Kerkô amhrôl^ 
poire am. Avéla mdnghe kerkô kerkô, (c) (ça) devient pour 
moi, très am.; ici, kerkô, est pour Tadv. kerkés. On suit 
l'exemple des Grecs et des Turcs, qui souvent emploient 
Tadj. comme adv. 

Kerkipé^ n. abstr. de kerkô, Amertume. 

Kernô, adj. Pourri, gâte. E^ym. fort obscure. Kernô ma- 
tchô, poisson pourri. Kernô khabé, aliment p. E baridke 
kernô, (ch. Nom.) le pilier dans le jardin. Le Tch. qui me 
donna la chanson, traduisit ce terme par kilo, pal, pieu. 

Kermô, ghermô, m. Ver. Skr. kr i m i, a worm, anînsect, 
in gênerai — insectum, vermis — Bopp, GI. Skr. H. Pers. çj^ 
kirm, m. A worm. Kinnanee gundoom, m. vermicelli. Bulg. 
tchérvei, worm. M. Dict. Al. Wurm. Sarô khalô les e kenné^ 
les vers ont mangé tout. Puviâkere kenné, les vers de la 
terre. Kermô khalids o ruk, (un) ver a mangé (rongé) Parbre. 

Kermorô, dim. de kermô. Petit ver. 

Kermalô, adj. de kermô. Rempli de vers. Hel. axttlr.xÀ^v,;. 
Kermalô kerdl, fromage rempli de vers. 

KermAliovava, V. pass. kermalô-uvdva, part. kermdli(ni)^ 
lo. Etre rongé de vers. GM. ffxruXYiKiàCo». Kermdliletar o akSr, 
les noix ont été rongées de vers. 

Kermusô, m. au pi. kermusé. Rat. Selon la définition de 
plusieurs Tch., ce terme est composé de frer, maison, et de 
musô, rat domestique, y^ij^y tmish kior, talpa. Gaz. L.Pers. 
Tr. Pers. ^y)^ kior mxish. Taupe, s. p. composé, — Bchi. 
Les Tch. ont un autre terme pour la taupe, voy. korô kêr- 



— 284 — 

mu8Ô, Pers. {J'yj^ kharmu^h, genus mwîs maximi^ qui 
cum fêle certans viucit — Vul. Campuz. carmujoti, m. rata. 
Kermusén ndn' astnrél aumri tchitchuiy notre cb^tte ne 
prend pas de rats. Komuséskeri khev, le tron du r. Amaré 
kçréste isi but kermusé^ dans notre maison il y a (est) beau* 
coup de rats. 

Kesindîa, f. Ridicule. Tr. keçimbfy fragment, sarcasme, 
raillerie. Krçindiée ahnak. Prendre quelqu'un pour objet de 
sarcasme — Bchi. La plupart des Tch. se servent de leur v. 
a^dvit, rire ; sigii. act, tourner en dérision. Ta ov pengJiiâs 
kesindia lésa man'f (c) et il dit, tu veux te jouer de moi ? Àe- 
sindki liôm his, je me suis joué de lui. 

Kksh, m. Soie. P. Hind.>» (juz^j^ kez, silk, jî>5 kuzzaz^ 
vendeur de soie. • Silk was fabricated immemorially by 
t^ie Indians, thoujj^h connnonly ascribed to tbe peopfe of 
Serica, or Tancùt, among whom probably tlie Word, ser, 
which the Grecks applied to the silk worm, signiiied gold» 
As. Res. Vol. 1. p. 428. Vol, 5. p. 62. i>arkalô kesh ko du- 
yéni, (ch.) comme la soie noire dans la boutique. 

Keshulanô, adj. de kesh, App. à la soie. GM. (AtxatÇtèToç* 
Kcshulani soslé^i, pantalon de s. KesJvulani kisi^hoxv^^ des, 

Keshéskoro, adj. du gén. kesii. au sing. Keshôskaro ker- 
1/io, ver à soie. 

Kksflvnô, adj. de kesh. App. à la soie, plus pr, aux Nom* 
Kesliano koznô, mouchoir de soie. 

Ketank, voy. ikitané. 

Kktî, ind. Combien. Skr. k a t i, ind. how many, hpw. 
much, H. ^ kitta. how many, how much, as many. ^^ 
kita (Skr. k a t i) how much, how many. Keltghrôsha tnan- 
yhcsa"} (c) combien de piastres demandes-tu? Tr. ghru&liy 
piastre. Les Tch. souvent pron. rôsha^ etrôsliia. Keti pralén 
terésa ? c. de frères as-tu ? Kett divés isdn nasfalâ ? (de-, 
duis) combien de jours es-tu malade (depuis quand )? Keti 
b,ershéngoro isds ? quel âge avait-il ? (de c. d'années)- Ketén- 
ghe lidn les, pour c. l'as-tu pris (acheté) ? 

KetghAs, m. Feutre. Kfvxou^Xov, xi Tot>p)coxuXaï«Tt, xt.To^v.Cor. 
At. Vol.l. p. 188. Tr. kelché, feutre, étoffe gi'ossière delaiQO 
non tressée — Bchi. 



— 285 — 

Kfur, kuur, kur, fur. f. Talon. Skr. k h u r a, m. a Iioof, 
a horse's hoof, etc. a razor, the foot of a bedstead. ihj^ 
kjwor, m. a (cloven) hoof. Dinias man me kuriâte, il m- a 
frappé sur mon t. Kon ta teréla bari kur^ but piréla^ et qui 
a un grand talon, marche bien (beaucoup). Tchide te triio^ 
khéngheri i kfur, tires le t. de tes souliers=relèves le quar- 
tier de tes s. 

Kful, voy. fui. 

KiL, m. Graisse, beurre. Ascoli, Zig. p. 7. dit. t soUte da- 
durch das unbelegte Skr. k r'd', (pracritisirt kid' or kil), to 
be thick, coarse or gross, to eat, beglaubigt werden?» lime 
paraît que kil, n'est autre que le kir des Tch. As., r changé en 
î. vov. îdr. Abôr kil kaména^ combien de beurre voulez-voust 

KiLALÔ, adj. de kil. Gras. Kilatô mas, viande gr. kilalé 
balé a^éna katâr ki Bôsna^ les cochons gr. viennent de la 
Bosnie. Kilalô guruv, bœuf gr. Isi kilalô ta but baravalô, il 
est gros et fort riche. 

KilAliovava, V. pass. kilatô-uvâva, part. kildli(ni)lo. S'en* 
graisser. So des te grastén, ta kilâlion ? [kilâlio{ve)n(a)] que 
donnes-tu à tes chevaux, qu'ils s'engraissent ? 

KiLAvAvA, V. caus. 1. Cl. 2. Conj. part, kilavdô, la forme 
prim. est inusitée. Kamakilâv len ta kamaghelâv len ko ma-^ 
séskorOy je les engraisserai et je les mènerai au boucher. jfiS- 
lavdô gurûv^ bœuf engraissé. 

KiLAVGHiovAVA, V. pass. kHavdô-uvâvaj part. kilâvghi(ni)'' 
lo. Etre engraissé. Avaklé divesénde mo grast ktlàvghilotarj 
ces jours-ci, mon cheval a été engraissé. 

KilAv, m. Prune. Campuz. quillaba, f. ciruela. Amaré 
tchavô khalids but kilavâ ta nasvdlilotar^ notre entant a 
mangé beaucoup de prunes et il tomba malade. 

KiLAvfN, f. Prunier. 

KiLiDÎ, f. Clef. H. Pers. ^ kileed, f. a key, et ^ kilee\ 
a key, a boit. Hel. xXci;, GM. x^iSiov, x\ttSa;a(ov) voy. klidi. 

KiLô, m, Mesure de blé. GM. >coiXov, Hel. x^î^'^Çî les Tch; 
pron. comme les Grecs xoiXiv, kilo ; Yek pash kilôj un demi 
kilo. En GM. les noms formés d'adj., transfèrent l'accent 
sur la pénultième. ZcaTvi, chaude, C^itij, chaleur. eipiA-n^chaude^ 
6£p(XTi, chaleur, fièvre. xoiXov, creux, xoiXôv. 



o*- 






//A 




^'''^W^'^'^^l^u r- '^*=* volcurs=ils les ont empalés. T)^^?/^?? 
f^' ''''^ *'^"';'a e/Tipî^l<!^*- Tr. gazyghà ounïiak, empaler. — Brin. 

^^/V/A^"^. prim. i CI. 1 Conj. part. A/tirfo. Acheter. Skr. 
^'''^'^^briv. î^ barter, or exchange, wilh v i, prefixed, to 

* 'l'* ov. fc^*w'^'^*- k r a y a, adj. pnrchasable. k r a y i n, adj. 

^*^^ ' r, or purchaser. Phis. Nom. Mus. n'emploient jamais 

^ verb^f bien qu'ils en connais*?ent la sign. Ils disent pa- 

fénsa (p€irthidja, Séd.) lava, je prends avec de Tairont, paras. 

On a imité les Turcs — Almak, prendre et acheter. Campnz : 

quinaTy a. comprar. Khhjhiàs péske, yek khanrô ta yek graiés, 

(c) il ach. pour soi-môme, une épée et un cheval. Kimihiàs 

léske yek grastés, il lui acheta un cheval. Pmdjarésa e >>?a- 

ftushés ka kinghiâs e grasth me pralàskoro^ conTiais-tu 

l'homme qui acheta le cheval de mon fn>re ? Dakar kanmé 

te kinén, ta nànastik liy\t\ (c) (des) rois ont voulu les acheter, 

et ils n'ont pas pu (les) prendre (ach.). Kinghiôm la exinla 

groshénghe, je l'ai acheté pour 60 piî^stres. Kawkinâv yek 

setxdûki me yisynaténghe, j'achèterai une caisse pour m(»s 

habits. Kindô isi mo grast, mon cheval est acheté. 

KîNABÉ, voy. kiïmbéskoro, 

KiNABÉsKORO, adj. du gén. kinabé. au sing. Acheteur. En 
général, kinibéskoro. Kinabé, kinibé, achat, de kimiva, est 
inusité. 

KlNCiHiovAVA, V. pass. /»7nrfo-wrdî'a, part. kinghi(ni)Io, Etre 
acheté. But lovèndja kinghitotar, il a été acheté avec beau- 
coup de monnaies. 

KiOLOHELiK, (As.) Parapluie. Tr. ^-^^^ gxievhjiièy ombre, 
gtielgtdtk, ombrage, lit^u ombrage» — Bchi. 

KiNô, vov. khwo. 



— -287 — 

KiOLÉs, m. Esclave. Ta méya tûke isôm kiolés, (ch. 'dm.)el 
moi aussi je suis esclave à toi. Tr. *J^ keulé, esclave— Bchi. 

Kir, (As.) Lait. H.^rn/ k,heer, t Rice-milk. (Skr. k s'ira) 
Pers. s/wV, m. Milk — Yates Introd. p. 269. ^nr^ chjieer. n. 
milk. « The word cshir^ (milk) is always pronounced, khir^ 
in the vulgar dialects, and fc/iar, in Tibet.»— As. Res. Vol. 
11. p. 83. Pukkhto.^ kir, m. Rice and milk, cooked topo- 
ther — Belle >v's Dict. 1867. Kir khazz{kT. khazz) na keràmiy 
je n'aime pas le lait. 

Knif, f. Fourmi. Skr. k î t'a, m. A worm, an insest, k 1 d'a- 
k a, a worm. Kire^ Formica, fourmi. Honig. Vol. 2. p. 392. 
Kiriéngoro khev, le trou des f. Khurdé kiridy petites f. Pér^ 
dilo amarô gudlô kirid, notre confiture (doux) s'est remplie 
de f. Isi perdô amarô ker kirid, notre maison est remplie 
de fourmis. 

KmiALÔ, adj. de kiri^ Formicosus. Hel. (lupfXTixitt^Yiç. ifî- 
rialô tan, endroit rempli de fourmis. 

KIrpa. Ekîrpa. f. Torchon, chiffon.Tr.Pers. ^ U/ kirpoM 
étoffe de coton, dont on fait des chemises, kirbas, étoffe 
écrue, lin très fin — ^Bchi.Tr. ^jjWk patchavoura^ patchavra 
torchon — Bchi. Ardttilotar, lias yek kirpa, shuslarghids la, 
ta umblavél maskaré to ker, (c) il fit nuit, elle prend un tor- 
chon, elle le mouilla, et (le) pendit au milieu de la maison. 
An yek kirpa, te kosdv o sanidid, (GM. eraviSt(ov) Hel. m^lç) 
apportes un t. pour nettoyer les planches. Sar kirpa isi 
léskeri yismata, ses habits sont comme un t. Te djas te ghé^ 
das kirpes, allons ramasser des chiffons. Tdbilitar i kirpa, 
le t. a été brûlé. Bulg. gûber\ rug. — M. Dict. 

Kmvô, Kmivô, kivrô, Parrain. Il n'y a, à ma connais- 
sance, aucun mot dans la langue GM. qui pourrait avoir 
donné origine à ce terme. tchaué e kirivéskere, les en- 
fants du p. KoH isi tinrô kirvô ? (jui est ton p.? Mulôtar mo 
kirvôy mon p. est mort. Hel. ctvàSoxoc, qui promet, qui ga- 
rantit. GM. àvà^oj^o;, vouv&ç, Tvaïpivoç, ?vafpif)Ç, TçaylfrtÇy ffàvrouXoç, 

padrigno, padrino — Som. Serait-oe le Skr. k u r v a t, doing, 
acting, an agent, qui par les Tch. a été transformé en kirvÔ? 
Campuz. guin6o-6i, compadre,comadre. Au akaring kivréya 
(Nom.) viens par ici, ô parrain. 



— 288 — 

KiRvi, f. de kirvô, Marraine. Liebich, gii*ewiy girenH>y die 
Gevatterinn, der Gevatter. 

KimBÉ, n. abstr. de kivrô-ki{v)ribé. Offrande, don. Atchél 
o kivrô e rashdsay andds kiribé o kivrô^ (c. Nom.) le parrain 
resta avec le prêtre, le parrain apporta des offrandes. Il est 
d'usage chez les chrétiens de la Roumélie, d'offrir, aux per- 
sonnes qui sont sur le point de se marier, des offrandes, 
soit en habillements, soit en bijoux. Le parrain qui pendant 
la cérémonie du mariage, tient les couronnes de fleurs po- 
sées sur la tête des mariés, est tenu de leur donner quelque 
objet de valeur ; c'est cette offrande que pi. Nom. Chrétiens 
appellent kiribé, GM. xoiifxicapiàTMt*. 

KisHLÔ, adj. Maigre, exténué. Skr. kri s'. To make thin, 
or small. kris'a, part. Small, thin, spare, emaciated, weak, 
feeble. k r i s', tenuem, macerum reddere, emaciare. — ^Wg. 
kris'ata, f. leanness, thinness. Kishlt isân^ manrô ndna 
khas ? tu es maigre, ne manges-tu pas de pain ? Kishlô ma$^ 
Tiande m. Kislilô isi o balô, le cochon est m. 

KiSHLiPÉ, n, abstr. de kishlô. Maigreur. So kishlipé! 
quelle m. / 

KisHLioVAVi, V. pass. kishlô-uvâvaj part. ki$hli{ni)lo. A- 
maigrir. Katar ko yicuifalibé, kishliliom, après la maladie, je 
suis amaigri. Ktshliovav ta ndstïk lava opré mânde^ j'amai- 
gris et je ne peux pas prendre sur moi, GM. Sèv irfpv» iTviv» 
|i.ou=sge ne me rétablis pas. Katar ko but butiây kishliliom, 
à cause de tant d'affaires, j'am. Ti romni sar benghidSy fcfe/i- 
lilotar, (c) ta femme dès qu'elle accoucha, s'amaigrit. 

Kisl, f. Bourse. Le pi. kisies, démontre Torigine {Turque 
de ce mot. Tr. *--/ kiçé, frépé, s. p. t. Sac quelconque — 
Bourse pour y mettre de largent — Bchi. Pers. kheesa^ m. a 
pocket. Ar. -.j^ kis, crumena, loculus nummorum — Freyt. 
t Les paiements du gouvernement se font par bourses ou 
khourdj ou kesé, contenant chacuue 500 piastres (125 fr.)» 
'Ami Boue, La Turquie d'Eur. Vol. 3. p. 124. voy. banU, 
Bulg. kesia, purse. M. Dict. E yekéskeri kisi linô la^ ta o 
yavrés dinô les, de l'un la bourse il a pri^, et l'autre il a 
trappe. Ta te des lesy desh kisies lové, (ch. Nom.) et que tu 
lui donnes, dix bourses de monnaies. Nashavghiôm mi kisi, 



— 280 — 

jpaî perdu ma b. Lovèngheri kisl, b. de monnaies=porle- 
monnaie. Minri kisi isAs phurani^ ma b. était vieille vnsée). 

KiZDÎZAVA, V. Turc. S'enflammer de colère. Tr. ^^j» kyz-- 
mak^ Etre échauffé, s^enflammer d^amour, ou de colère, 
kyzdunnak, V . caus. Faire brûler, chauffer, échauffer — Bchi, 
part. Idzdizdâ. 

Kiusty'k, Ceinture.Tr. ^iXu^j^ keastek^ Entrave aux pieds 
d'un cheval, cordon de montre. Sabot, sorte d'entrave 
mise à une roue, pour ralentir sa marche — BchL Pers. ^1^ 
pabend, vinculum, quo pedem animalis et malefici ligant — 
Vul. Od penghidSy purie 7no, kiustyfk angliUhn lûke^ (c) il 
dit, ô ma vieille, j'ai apporté une ceinture pour toi. GM* 
Ç«v«pt, Tr. Pers.jLij zunnary ceinture— Bchi. Cûarp», cintura, 
cintola— Som. Maskaré tùte te pandas ijek kiusti/k, (ch.) que 
tu lies sur ton milieu une ceinture, voy. handipé. 

Klâshta, f. Les grandes pinces des forgerons Nom. ; le 
ksUÂi, Mléi, des autres. Bulg. klésiUi, pinchers. M. Dict.— 
Val. kiesche ou kleaschtele, Ami Boue, La Turq. d'Eur. VoL 
2. p. 267. 

Klétcha, Epine dorsale. Bulg. klètchka, peg, pin, any 
small pièce of round wood. M. Dict. GM. ^apxoxKxXot. 

Klimatitgha, L Pampre. Les Grecs appellent x\t(jLa$(Xa, 
«ItpixTÎCèat la Viburnum Lantana, quelquefois aussi la cléma- 
tite à vrilles. Cor. At. Vol. 5. p. 122. Yek klimatitcha but 
drakéndja, un pampre avec beaucoup de raisins. GM. %\%iLXf 

vite, xXK]{x.aTapià, xpcSxTtva, pergolata, vite, )cXiQ[iiaTi^c {i^frift,) 

briona, vite alba (herba)— Som. 

KlidI, f. Clef. GM. xXciStov, dim. de xXtU. voy. kilidu Quel- 
quefois klûtchos. Te ordkoro a klûtchos.Xa, clef de ta montre. 
GM. &p«, heure et montre. Bulg, kliutch\ key. M. Dict. Russ. 
klutch. Campuz. clichiy f. llave. 

Klôtghika, f. Hoquet. GM. xXiÇo;, X^yxiov, X'IÇiyxa;, sin- 
ghiozzo — Som. On dit souvent X6$iyx«; et xX^^t^xae;, d'où dé- 
rive le terme Tch. 

KohI dorI, (As.) Qui tousse, voy. khasàva, tousser. Ce 
terme, me paraît être un dérivé de kasy avec le suffixe Pei-s. 
dar, lar — Vul. Inst. Ling. Pers. 1840. p. 166. 

KôKKALO, m. Os, connu de tous les Tch. de Roumélie. 

31 



— 2D0 — 

GM. xoxxaXov, osso, noxoiXi, osscllo — Som. Les auteurs écrivent 
mal ce mot, kôkalo. Il dérive de x6xjcoç, voy. kukkudi. Cam- 
puz, i^ikal, m. liueso. 

KoTciï, m. au pi. kotchd. Genou. Les Byzantins appelaient 
xiTTdv It! x'iSo;, dé. Hel. xottiÇw, xuSrl*>, jouer aux dés, xotoiv, 
les osselets. Aujourd'hui, x6t<uov, os, genou. Cor. At. Vol. ^. 

p. 305. R<T(nov (ovofJidt<i6/] x»i ri tXXiqv\9Ti Xty^fAC^ov ûtaTpiyfltXoç. 

id. Vol, 2. p. 142.KoT<ri, voiture,dérive de TAllemand, kutche, 
Fr. coche, id. Vol. 2. p. 422. Bulg. kosl'^S\a\. kost, M. 
Dict. A/c kvich dukàva man, mes genoux me font mal. 
Ta e raklkike penyliUis, le tovdv te kolvhdte, mo sherô^ (c)et 
à la iillo il dit, que je mette sur tes genoux, ma tête. GM. 
x^T^n, rb xoxot>i (mieux xoxxotXi), ossetto, fruUa — Hoia.Ghelôtar 
anijledih\ tchmmdiniàs pe ilaJt'ukeie o kotchy (c) il alla en 
avant, il baisa les gen. de son père. 

KoLÎN, m. Poitrine, sein. Skr. kola, the haunch, the hip 
or flank, embracing, an embrace, H. ^j^ kuola, m. Corner 
(of a room etc.) an armtul. J^T kole^ Lap, bosom, embrace, 
koliyancu v, a. to take in the lap, to embrace, Ang. bosom. 
Hel. dT^Ôo;. Ghéde to koUn, ramasi^es (couvres) ta poitrine. 
Shukdr kolin, belle p. Shûdrilotar léskoro kolin, sa p. s'est 
refroidie. Baré'kolindkoroy(\\i\ a une grande p., athlète. 

KôLYBA, f. Gabane. chaumière, xaXuSr.. Slav. koliba, hut, 
cabin, shaiity. M. Dict. — koljube, kuljôbe, Hûttchen. Hahn. 
Alb. Stud. Te djas télé ko kôlyba^ allons en bas dans la ca- 
bane. 

KoLYBÉNiiouo, adj. du gen. kolyba^ au pi. Ceux qui vivent 
dans la cabane, xaX*iêiTt}c. 

KoN, pron. inter. voy, Gram.p. 72. Qui, quis, tiç. 

KôNKA^ f. Communion. Coucha in templis pars illa quaa 
in conchaî formam superne sinuatur, praîsertim illa in qua 
erat Bema, seu locus altaris. DC. xé^vi» i y<^^'>9 angolo, eau- 
tone — Som. Bulg. kôinka, communion, M. Dict. Ndna liâm 
kônka, (c) je n'ai pas pris la communion. Dans les églises 
Grecques on administre la com. au devant le Bema. 

KoNÔi, G0NÔI, voy. gonôi^ goshno^ goshô, gus, (As.). Fumier. 
Skr. gh o s h a, n. A. station of herdsmen, a herdsman. H. 
gyhos, name of a cast, a cow-herd. gJiooi\ m. a dnng-hill. 



^ 201 — 

Bulg. f/no/, pus, pntrid matter. M. Dict Augldlmdnde viitchô 
konôiy (ch.) «iu devant moi, un haut (tas de; fumier. 

KopÂNA, f. Auge. Slav. kopdiu, creuser. Bulg. kopdya^ to 
dig (with a spadc) M. Dict. Hel. (yxàwTa>, <tx«çyi, augt\ aîci(po;, 
esfjuif, canot, voy. beldni. PinrilUar (pinri{ni)litar) i kopdiia, 
l'auge s'est ouverte (fendue). Abor biknésa i kopdnes? iponr) 
combien vends-tu les auges ? 

KoPANftNGORO, adj. du gen. kopdna, au pi. Qui fait ou qui 
vend des auges. Kopandkoro, vendeur d'une seule auge. 

KoRÎ. KORÎN, f. Cou, gosier. GM.Xai{A6ç. H. Pers. ^jj' korce^ 
f. The point of the sternum, or ensiform cartilage — Zend, 
gara (Skr. gai a) gosier. V. Sade Brôckh, p. 356. Skr. ku r 
to Sound. Dja te tchinés Idkeri kori, (c) vas couper son cou, 
(d'elle). Ma tchin léskeri kori, pende, (c) ne coupes pas son 
cou, dirent-ils. Te koridkeri dori, la bande de ton cou:= 
cravate. Tchinghidn léskeri kori^ (c) as-tu coupé son cou ? 
Mi kori dukdla man^ mon cou me fait mal. Katar ko btU ka 
vikizghiôm^ tchinghilitar mi kori, en criant beaucoup, mon 
cou a été fatigué,=:coupé. GM. xdwrw, fatiguer. Mi korin^ 
mon cou. Khelidôna (j^cXiXciv) kamuvdv, te beshdv te koridtc^ 
te tchumidav ti maklûchay ka terésa te tchamidte^ (ch. am.) 
je deviendrai hirondelle, je m'assirai sur ton cou, pour bai- 
ser la lentille, que tu as sur ta joue. 

KoRÀKi, m. pr. aux Nom. Maileau. Hel. xéfctl, dim. xopa- 
xiov, marteau de porte. Cor. At. Vol. 5. p. 128. Petit marteau 
en fer, avec lequel, il battent et façonnent de petits objets 
en fer. De mayi o kordki, te kerdv i boldini, (ch. Nom.) don- 
nes-moi le marteau, pour faire la tarière. 

Kori, (As.) Aveugle, voy. korô. 

KorIn, voy. kori. 

KoRiNÎ, KORÎN, f. Racine. Bulg. kôren, Slav. kôren\ root, 
M. Dict. Usité quelquefois pour l'écorce. Slav. kord, çXoiiç. 
Oec. Vol. 2. p. 210. 

KorIk, (As.) Soufflet. Tr. >^^)/ keuruk, soufflet de forge. 
-^Bchi. Pers. tennuz lab, soufflet. Tch. Roum. pishôt, 

KôRKORO, KOLKORO, adj. Seul, (iiivo;. Campuz : côlcoro, col- 
carré, adj. solo, unico. Muk man, ta kerdv les, me kôrkoro, 
laisses-moi le faire, moi seul. Me isôm kôrkoro, moi, je suis 



— 202 — 

Rpiil. Te n'avés kârkorOy que lu no viennes pas s. Araklidm 
lesi/pn^ ko vesh kôrkoro, nous l'ovons trouvé «ur la mon' 
tajj^uf» S'. () voivôdoii muklinàs (muklids Séd, mukiâs Nom.) 
e tchorm kôlkorCy (c. Nom.) I(» voivode laissa le& voleurs s, 
Kôrkores (adv.), yek tcliorô dimm les yek uMalôy seulement 
un pauvre lui donna un(* piastiv. Me djnl kôrkorOy me me^ 
rcL ((•) qu'il aille seul, ((u"il ukmu'c. irtnvôda» atchilô fcdl- 
koro, (c)le voivode n^a ?^. Korkom h>rkoro^ unîkei'éla»^ (c) 
tout s. ii pîirlait. Korkarl, f. 

KoRKORiuK, ri. absfr. de Adrfroro. Solitude, terme rare. Bu/ 
korkorlhé teindra, y^'i l»nîUTcmTp de solitude. 

KoRÔ, m. Gobelet, pot A boire. Skr. karaka, m. n. The 
waler pot ofthe studeiit or ascetic. H. ^^j^ kuroo,a^ an 
eartben pipkiii, a pot with a spout. ^j^f rf,hu/a^ a water 
pot, au oaitlicMi pot, a pîtelier. (iunpuz. ronî, m. cantaro, 
fsp<MTÎ(» (f(» vasija. MiikUth i puri o km^c, tchivél o raklôj 
jmmihêl htkere koré^ (c) la vieiHe laissa 1(;î> poLs, le garçon 
tirci (et) brise s^^s pots. Moliàkcrro kœ^ô, le g(>l)elei de vin, 

KoKOlU), dim. de korô, gobelet, 

KoRÉsKouo, adj\ du gén. karô, au sing. Gobeletîer. 

KoRÔ, m. Bracelet. H. ^/ ku/a, adj. Hard, stifî, a ring 
worn on the wrists, ankle^, etc. a ringlel, bracelet. Tbe 
handle of a door, or any thing in the form of a ring, ^jj^ 
chooreej. a bread rich with ghee — bracelet, k,}iur'oo^^ m. 
an ornament worn on the wrist, a bracelet, Soiniakuné 
koré, br. d'or. Le nto korô, ta dik me gadjéste, ta pen léskey 
araklidn i tchenC? (c) prcnds mon br. et montres^ (-le) à 
mon mari, et dis lui, as-tu trouvé la boucle? Sar avakâ 
korô, yek korô terésa ? Or jyenghids, terdva, (c) comme ce 
br., un br. as-tu? il dit, j'{e")*'^i- 

KoRÔ, adj. Aveugle, Pers. j^Arw, adj, Blind. Tr.^j^ ikior, 
id. — lichi. Ka diklids o baravalo isàs korô, (c) le riche vit, 
qu'il était aveugle, (ka isds korô). Ahôr diveséndar ulinôtar 
korô ? depuis combien de joui-s est-il devenu av.? Te kariâ 
kerél man o Devél, kamardv tut, (même) si Dieu me fait 
av. jeté frapperai. Devél te korid kerél man^ (Impréc.)que 
Dieu me fasse av.: Ordin. on dit : karé te kerél man^ que 
(Dieu) me fasse av. kond kerdaa. aveugler, v. comp. 



—293 — 

KoHiBÉ, n. abstr. de korôj Cécité. So koribé terésa^ quel 
aveuglement as-tu=comrae tu esstupide. Ko phuribé^ alôtar 
o koribé léste^ à la vieillesse (en vieillissant) survint la c. 

KÔRiovAVA, V. pass. korô'Uvàvay part. k6ri(ni)lo. Devenir 
aveugle. Kôriov, deviennes-tu av., pron. souvent kôriof.GM. 
va TuçAcofii);. Kôviovel ijeké yakdtary il devient av. d'un œil,= 
il perd un œil. Kônlitar mi bdbo^ ma grand^mère est deve- 
nue aveugle. 

KoRiANDÔs, Aveuglément, de fecwo, aveugle. Gérondif de 
forme irrégulière. On dit quelquefois, korindôs. GM. t6çX«, 
ciecamente, alla cieca — ^Som. Ukhkinô te djal, ne vcist asta" 
réna, ne pinré^ djdlas pe kheréste^ koriandôs, (c) il se leva 
pour partir, ni (ses) mains tenaient, ni (ses) pieds, il allait 
à sa maison aveuglément. 

KoRiCANô, adj. de korô, aveugle. Celui qui n'est pas en- 
tièiement aveugle. Djangdniov^ pinrdv te koricané yakd, te 
dikés o tem ta i phuv^ (ch. am.) éveilles-toi, ouvres tes yeux 
aveuglés (par le sommeil) pour voir le monde et la terre. 
Koricanés (adv.) so alidn? pourquoi es-tu venu en aveugle? 
ssans but. GM. tU t» TuçXà. Koricani phukniy abcès froid 
=sans ouverture, voy. phukni. 

KoRÔ KERMUsô, n. comp. de korô, aveugle, et de kermusôj 
rat. Taupe, souris aveugle. GM. tuçXoiwSvtmco;, joL\t,i^^%^ 
(mieux -puyaç) talpa — Som. Hel. dawdXaÇ. Tr. ^yj:^ kenV" 
mouch^ taupe — Bchi. Astarghiôm yek korô kerrnusô, j'ai 
pris une taupe. koré kermvsé khalé o bôbia^ les t. ont 
mangé les fèves. 

KosHÂVA, KOsAvA, ghoshAva, V. prim. 1. Cl. 1 Conj. part. 
koshlô. Nettoyer, épurer. Skr. yhrish^ to grind or pound — 
Terere, fricare — Wg. H. g.hoont'na, v. a. To gulp, to drink, 
to polish by rubbing La parenté de ces verbes cités aussi par 
Pott, Vol. 2. p. 156, avec le v. Tch., n'est pas très claire. Je 
préfère la rac. gh u s h, to render beautifui, or brilliant. 
Hel. &pat^a>. Ghoshdva, goshâva, est pi. propre aux Zapâris. 
Le V. s'applique au nettoyage des maisons, et des ustensiles 
de cuisine. GM. owoYYap'-Cw^ frotter une maison avec du sable 
et de l'eau, éponger. Dja mi tchdi^ te kosés o ker, vas ma 
fîlln, nettoyer la maison. Avdivés kamavél o barô rashdi, fa 



— 20i — 

te kof^tm i knngheri, aiijoiird'lmi viendra le grand prêtre 
(évêqu(») et qu'ils nettoient l'église. 7a te kosén les, andnil 
avridly et a le n<»ttoyer en dedans (et) en dehors. 

KosHLiARÂVA, V. cans. 1 Cl. 4 l^onj. part, koshliardô, 
{koshlù-koshdva). Faire nettoyei*. Me, me dtos (Tr. w/' dt) 
sur rup koshliardô les, {ch. Nom.) moi, j'ai fait nettoyer 
(étriller) mon clieval, comme de Vargent. 

K(')SA, KùsHA, f. Faiilx. Bnig. kosd, sythe, kosiya, v. a. To 
m )vv. M. DicL AU). Mfjhx, ich mùhe — Hahn. Alb. Stud. 
Terme en usage parmi les Tch. du Nord de la Ronmélie. 

«To K099.^&>, )i 0792 ira TT]v <7iQacpov 9y)|ii.Ytvti xusCfaç th xéiVT<d (At rh 
^psicavov, ^Y^^^ ()if'X(f>y xxl 5 JCOT^i^T/iÇy tov Oepiariiv, xal iS xo9<7(a, 

otuTo TO Spéwxvov.'Cor. At. Vol. l. p. 146. 

KoshIa, f. (Jlouise. Tr. J^j^ qochich, s. Goui'se du cheval 
— Hchi. Me nawjluUiyhen koshia, (ch.) la course de mes 
([)ieds) nus. 

KosnfA dAva, V. comp. 2 Cl. 3 Conj. part, koahia âinô. 
Courir avcn: vitesse. Tr. J^»^ qoshmak, Joindre, atteler, 
courir (s(; dit du chiîval) — Bchi. L'auteur ici se trompe, car 
kosihinak se dit aussi de l'homme. Ce verbe est connu de 
tous les Tch. Koshia dinids o shoshôi, la lièvre courut. Ao- 
shia dhiids but drayn^ il parcourut beaucoup de chemin. 

KosTizAVA, v étranger. Atti^ler, part. koztizdôXlne signif. 
du v. Tr. qoshmdk, est atteler, goshturniak, v. caus. faire 
attehîr les chevaux — Bchi. Koztizddf^ tridnda <mia vordouén, 
ta (wile It'skeri ijavéste, (c. Nom.) il attela trente neuf cha- 
riots, et ils viurtMit h son village. 

KôsuNiKA, f. Pauh^r. Slav. ko.sli\ kôsha, xoçivoç. Oec. Vol. 
2. p. 210. Biilg. /.v^s7^^ baskt^t, kôslinitza, small basket. M. 
Dict. La pliipîU't (U»s Tch. de la haute Bulgarie se servent 
ronstaunueiit de a*, mot. vov. serlï 

KoTKSM, KOTKs, ui. Prison. Tr. ^^^^ kotés, kotéz, prison, 
cachot. Kdriii /s/? fxi andré ko kofésh, où est-il? Il est en 
pr. Tnrdn les and ré ko kofés, djandjirândjaAc) on l'a mis en 
pr. av(M- di's chahies. Katar ko kolés niglistôtar^ il est sorti 
de la pris(m. 

KovA. m. Chos(\ TCpav(x«. Yek kovd mangdv tùtar, te kerés 
Ms, lalclfés, le ndsh kerés les^ kamalchmdv tuL (c) une ch. je 



— 295 — 

te demande ; si tu la fais, bien, si tu ne peux pas la faire, 
je te coupe rai,=tucrai. Yek hovà kamâma fi/tor, (c) je veux 
une ch. de toi. Yek kovâ arakliôm, j'ai trouvé une ch. Éla 
kotfâ nw, pashé mande, viens mon aimé {ivaTcnxi jxou), prés 
de moi. 

KoYÂ, Skr. kày a, The body, natural tempérament ofany 
thing or being. H. '^J^ kaya, s. f. The body, appearancp, 
person. So koyà isàn ? quelle chose es-tu=qu'es-tu ? Élu 
koyd 1V0, pashé mamle, (ch.) viens ù mon aimé, prés de moi. 

KozAkos, m. propre aux Nom. Lit. matelas, Bulg. kôz'a, 
skin, fur, leather, kozivh\ skin-goat, M. Dict. Slav. kôza, 

xroJ^x, |adX(i)t:}], df ' ou xal oi KoÇàxot (kozàk' çOXov 2/ aêovHciv). Oec. 

Vol. 2. p. 196. 

KoTÔR, ind. Morceau, peu, Skr. k r i t, to eut, to divide. — 
Zend. keret, couper, séparer en coupant. V. Sade. Broeckh. 
p. 353. Lat curtare, curtus. H. Lj!f kalna, v. a. To eut, to 
clip, to bite, to reap, to sow, to stop, to slay. comp. GM. 
xo{i.(jLaTi(ov), dexéTÇTcû, pour ôXiyov, un peu,jco(jLuaTi vep^v, un peu 
d'eau. Beshén kotôVy asseyez- vous un peu, (Tr. bir partcha). 
Tchin yek barô kotôr, coupes un grand morceau. Pendus 
léskeri rotnni, atchén kolôr, te tovén les ko tahûti, (Tr. v^jfLï 
tahout){c. Nom.) sa femme dit,restez (attendez) un peu (pour) 
qu'ils le placent dans le cercueil. Kanmkinàv yek kotôr 
pokhtân, j'achèterai un m. (de) toile. Khurdô kotôr, petit m. 
Tchin katàr ko mas, yek kotôr, coupe de la viande, un m. 
Te khal kotôr kas, qu'il mange un peu de foin. Kotôr tûtos, 
un peu de tabac. Kotôr avgh in, nu peu de miel. Kotôr pài, 
un peu d'eau. Tchinghids léskere vast kotôr, (c) il coupa un 
peu (légèrement) ses mains. Tchinghids e tchorés, kotôr 
kotôr, il coupa le voleur en plusieurs m. GM. xopipiàTta, xo(ji- 
liM'noL {Tr. partcha partcha), Kerghids o voîvôdas, kotôr ko^ 
tôr, (c) il fit (coupa) le voivode en plusieurs m. Me udja- 
kerdva tûke, pakéya, V anés mnnghe kotôr inanrô te khav, 
(c) moi, je t'attends, ô crasseux, pour que tu m'apportes un 
peu de pain à manger. Kotôr atch, (c) restes un peu. A7^a- 
lids kotoritcha, (c) il mangea un peu, voy, Gram. p. 46. 

KovLÔ, adj. Mou. Skr. k ô m a 1 a, adj. Soft, bland. Soft, 
lovv, sweet, beauliful, pleasing. 11. ^^ komul, adj. Soft, 



— 296 — 

placid, tcuder : m changé en v. Kovlo nianàsh^ homme m. 
Kovli rmmii, femme m. Kovlô shei^ân, oreiller m. 

KôvLiovAVA, V. pass. konlô-uvova, part. kôvli{ni)lo. Deve- 
nir mou. Me penghiôm léske, ta kôvWotary je lui ai dit^ et il 
est devenu mou=il s'est tranquillisé. 

KovLiPÉ, n. abstr. de kovlô. Mollesse, BtU kovlipé terésa, 
tu as beiiucoup de m.=tu es paresseux. 

KozNO, KosNô, m. Mouchoir. Te sheréskoro kosnô^ le m. 
de tîi tète. Dôle, de man to koznôy ta te keldv, (ch.) ô mère, 
donnes-moi ton m, pour que je joue (danse). Tov okotiâ mo 
kozno^ mets-là mon m. fcoz>io, léskere brekéstar pelôtar^ 
(c) le m., tomba de son sein. 

KRÂLis,m. ]\o'u Les Byzantins appelaient, iipaXw, le roi de 
la Bulgarie, de TI longrie, et de la Serbie. Cor. At. Vol. 5. p. 
135, Bulg. kraFy king, M. Dict. — ^VaL craiu, rex. Voc. Daco- 
Rom. Alexi p. 244. Slav. krdl\ Pol. krol^ Lith. karaly Russ. 
korôl^ Tr. kral, Oec. Vol. 2. p. 221. Yek krdlis^ un roi. 
kirdlia marénapes^ les rois se battent=entre eux. Operghûl 
kirdlia, les r. étrangers. Terme propre aux Nom. errant au 
milieu des Bulgares. Dans leurs contes, les rois s'appellent 
JDafcdr. Campuz. crally^ ocray, rey. 

KralItcha, f. Reine. GM. xpàXatv». Bulg. krahftzay queen, 
M, Dict Tr. qralitcha, (du slavon) Reine, femme d'un kral— 
Bchi. Val. craiasa, Regina. Voc. Daco-Rom. Alexi, p. 244. 
Lorsqu'on parle de la Sultane, on l'appelle constamment 
dakarnï. 

KritIzava, V. étranger. Tondre, part, kritizdô. Tr. ^^^ 
qyrqmak^ tondre, couper la laine. GM. xoupeiw, xouptTSy"' *^^ 
dere — Som. Krittzena e bakrén, ils tondent les moutons. 
Kriiizghiôm, j'ai tondu. Unghinôtar arattiâsa^ kritizghiâ{$) 
la e katidsay (ch.) il se leva de bonne heure, (avec la nuit) 
il coupa ses cheveux avec les ciseaux. 

Krokid!, m. E vushéskoro krokidt, (xpoxûXiov) la partie 
la plus grossière du lin. GM. xopxà^i, xpoxàStov^ Hel. xp6xD, 
étoupe, La transposition de la cons. r est très commune 
parmi les Grecs, xopxiç, jaune d'œuf, de xpixo;, safran. Cor. 
At. Vol. 2. p. 415. Comp. aussi xpoxCXta, dim. de xpox(;. flocons, 
id. Vol. 4. p. 259. 



— 297 — 

KslLÀvi, silAvi, âiLÀi, siLÉi^ f. au pi. ksilâma. Pince, pin«^ 
cettes^ tenailles, nvpiyp^ %v (\AoXt«v ^dv #t )(«Xxiii<, i((«XflcSioir)? 
€er. At. VoL 5. p. 255. Les trois dernières formes, sont des 
Nom. et plus propres aux grandes pinces des forgerons. 
Pour les Usages culinaires on emploie ordin. le Tr. mashd. 
q. V. GM. iiaClç, XocSdat, la petite cuiller avec laquelle on admi'^ 
nistre la communion. (f»XX«Cl;, ^XXâeSlis. Panght siléi, pince 
courbe. Abér hiknés i ksiUivia ? combien vends*tu les p.? 
Au moyen âge on disait aussi ^iX«6i^v. Cor. At. Vol. 4. p^ 311, 
<d'où le Bulg> dilâf}y tongs, M. Dict. DC. 

KuKÀi, KOKÂi^ m. Chaudron. Tr. hoqqa, boile^ vase pour 
conserver des aromates ou des sirops — Bchi. huqqa^ 
capsula lignea — Freyt 6M. ^«y^ft;, crachoir, xfioxUj ^tiiv tt 
— Suid, Le terme Tch. me paraît d'origine Turque. Ta per-- 
dés Mjrànta kokà4a khashd ta pildfia, (c. Nom.) et il rem-* 
plit quarante ch. d'aliments et de pilavs. 

EukkudI, f . Grêle. Rixii«ç> xomcUv, M\nd, « xixti, t^ iX^^^tTov. » 
Hesych.^-KdxKoç, kermès du petit chêne, ou kermès de 
Provence ; «<xxtv«c9 rouge. Gor. At Vol. 1. p> 338. xi^x^cgrain, 
ic9XRftfi»v, petits oignons^ id. Vol. 4. p. 237 ; ii«'ixouSi(êv), tu« 
meUr, pustule, les bubons de la peste. DG. Gor. At. VoL 4. p^ 
249, M^xt/^itfhny granatus. DG. Delà k^kkudt^ il donne (pleut) 
de la grêle. Tchivéla kukkudi, il jette de la gr. Kaldr ki but 
kukkudi^ murddliletar amaré kaghmdy à cause de la grande 
gr., le^ poules sont crevées. 

KûL, (Tch. Tokât) Beurre. 

KunI, kunîk, f. Goude. Skr. k o n*a, m. A corner, an angle. 
H. ^j^ hohnee^ L the elbow. kon^ m. a corner, konu, m. a 
corner, an angle, konu dar^ cornered, angled. Hel. «yxàv^ 
èyxMvCft, coude, coin, Gor. At. Vol. 5. p. 1- Kona, a corner^ or 
angle — Yates Introd. p. 285. Dukàla man tni kunik^ mon c. 
me fait mal. Mi kunidkoro duk^ la douleur de mon c. Diniiis 
man me kunidte^ il m'a frappé sur mon c. ShûvUli mi ku^nt^ 
mon c. est enflé. On voit par ces citations, que le k final ne 
se rencontre pas dans les cas obliques; c'est donc par igno« 
rance, que la plupart des Séd. prononcent kunik^ au lieu de 
kuni, des Nom. 

KuNTiA^ f. Poussée. GM. xowTd. Hel. (&0ô, pousser, probabK 

32 



— 298 — 

du )tovT<5<;, perche. Cor* At. Vol. 1. p. 288. xowTDpia, spîngi- 
meiito — Som. Del kuntia i vudcir, (c) elle pousse la porte. 
Dinid{s) la i phuri^ yek kuntia, (c) la vieille, la poussas::lui 
donna une pouss^'^e. 

Kupinl, Instrument des forgerons, Hel. xowlç, GM. xoirf^h 
coltello di calzolaio — Soin. Terme inconnu aux Tch. des 
environs d(} Constanlinople. C'est un instrument en forme 
de hache, avec lc((Uel ils coupent le fer chaud. 

KuR, (As.) Gar(;on. Kurom dez varshéiy mon garçon est 

(î\gé) de dix ans. K6pou; xal xoupouç, iXeyftv ot iraXaiol Ttt àpotvixà 
fixva, x6p«cç xai xojpaç, ri ÔTîXuxi. Gor. At. Vol. 1. p. 87. 

KuHô, KUHÎ, KFUHÔ, KHUHô, m. Poulaiu. ?Skr. kharu, 
white, a naîne of Si va, a horse. H. Pers. vjj' kooriu, m. A 
coït. Gampuz, (/oro, m. potro. Amari grasniâkoro kurônash" 
tôtar, le poulain de notre jument est parti. Kàna kamukliés 
les e kiturés ? quand monteras-tu le poulain ? E kurés^ linô 
les andré ki tdvla, il prit le poulain, dans Técurie, (Tr. tdvla, 
écurie)* Tûsa ka béndilo o kfurô, te djanés les, (c) que tu 
sachcis, qu'avec toi, (en môme temps que toi) naquit le 
poulain. Ici le part. pass. béndilo est pour bénghilo, car 
le conte est des Séd. Yek djenô 7idnasti djdlas pashé ko 
kfurô, (c) une personne (aucune) ne pouvait aller près du 
p. Uglisi/hids pe kfurés, il monta son p. Kurô kurô, kanike- 
rél yek purô, yek kurô, (ch. Nom.) jeu de mots ; poulain, 
poulain, fera un viellard^un p. 

KuRAVA, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, kurdô. Frapper. Etym. 
obscure. ? Skr. g ù r, to strive, to endoavor, to make an effort 
or exertion, to liurt, to injure, as to wound, to kill, etc. — 
Adniti, la^dere, fer ire — Wg. Ce verbe est rare, on se sert 
ordin. de mardva. But kurdôm IcSy je l'ai frappé beaucoup, 
t Se masturber.» André ki len^ kurél pes, dans la rivière, il 
se m. Avakd tcliavô siklô isi te kurél pes, cet enfant est 
habitué à se m. Ktuttô, en GM. a souvent la même signif. Ce 
verbe est plus pr. aux Nom. et il signifie toujours, frapper. 
Je ne l'ai rencontré ni dans les contes ni dans les chansons. 

KuRADiNÎ, KORADiNÎ, f. de koradinô. Soufflet. Ce terme 
comme armandini, mindjédinL provient du v. comp.(inusité) 
kurdddvUf 2 Gl. 4 Gonj, donner des coups, voy. kurdva; il 



— 299 — 

est très usuel. Ta (jhclilar opré, ta iElif (n. pr. Tr.) dhiià{s) 
la yek koradini, (c) elle vint en haut (monta) et Elif lui 
donna un soufflet. Kamaddv tut yek koradini, je te donnerai 
un s. Khalids but koradinid, {an pi.) il a mangé (reçu) beau- 
coup de s. Diniôm la yek kuradinu pelttar télé ki phuv^ (c) 
je lui (à elle) ai donné un s. (et) elle tomba en bas par terre 
(GM. xxTOL Y^ç). / kliurdi j)en, dimds e raklés yek kuradiniy 
yek tchiriklô kerghidis) te,(c) la sœur mineure, donna un s. 
au garçon et lo fit (transforma en) oiseau. 

KuRDÔ, part, du v. hirdva. Ta dikéla andré ko ker, pei*dô 
kurdô, (c. Nom.) et il voit dans la maison une plénitude 
complète (pleine, complète). Ghcliôm léskere keréste, ta di-^ 
kliom ka terélas les, perdà kurdô, je suis allé à sa maison 
et j'ai vu qu'il Ta, pleine, complète. Ces deux part, unis 
comme dans ces citations, signifient une plénitude entière. 

KuRKô, m. Dimanche, semaine. Kuptaxi;, GM. Kupiaxii, di- 
manche. Gampuz, curcô, m. domingo, curqués, pi. m. do- 
mingos. E kurkéskoro o uryaibé, les vêtements du dimanche. 
Yek kurkô, ghelôtar ko duyéniay khalids^ pilids^ tojHjhiâs 
kelibé, mdttilotar latchés, (c) un d. il alla aux tavernes, il 
mangea, il but, il y mit (fit jouer) de la musique, (ot) il s'é- 
nivra bien. Yek kurkô kerdé bidv,{c) un d. il firent (une) noce. 
« Semaine. » Dji yek kurkô djdnas avénaSy khdnas^ piénas, (c) 
jusqu'à une semaine (pendant une) ils allaient, ils venaient 
ils mangeaient, ils buvaient. Gomp. Bulg, nediélya, Sunday, 
week, M. Dict. 

KùRKOs, m. Dindon, coq dinde. Tr. ^jLi j^ hind tlnU 
voughyy poule d'Inde — Bchi. Bulg. >>imrA:a, Turkey (fowl)M. 
Dict. Val. curcoiu, gallus indiens. Voc. Daco-Rom. Alexi, p. 

238. Slav. KHr\ i>é)CTfop, xopxopa, ^pviç — Hesych. (tuvt^Ôwç xoOpjto;, 

jiiwcrip Taoùîc, kukurekdyUy xouxoupiÇw — Oec. Vol. 2. p. 251. 
Amarô kûrkos murdàlilotar, notre dindon a crevé. GM. 
xoOpxo; KoOxXoç, jcouxXi, pollo d'Iudia, (uccello) — Som. voy. 
misirka. 

KuRLÔ, m. Gou, gorge. Bulg. (jfirloj throat, M. Dict. Slav. 
gôrlo, çapuyÇ- 0<^c. Vol. 2. p. 80. Pei^.^ gooloo, m. the gul- 
let, the throat, the wind pipe. Gampuz, garlo, n. cuello, 
parte del cuerpo. Baré-kurUskoro^ qui a un grand cou. Ta 



— 300 — 

nâpalal tchindé léskoro kurlô, et ensuite ils coopèrent 9mi 
c. Shunéla tdkoro kurlôy khur khur keréla, (c) il entend sa 
gorge, qui faisait khur khur. Tr. kharkhar etmek, respirer 
avec peine, ronflement — Bchi. il. yhurra.m. a ratUing noise 
in the throat, which dying people are afflicted with. 

KùKMi^ Tonnerre. (Nom.) Slav. grmn\ ^orrii, Oec. Vol. % 
p. 86. Bulg. (jronij thunder, M. Dict. Kùrmi o Devél déla^ 
Dieu doime le tonnerre=il tonne, entendu d'un Nom. delà 
haute Bulgarie. 

KuHMi, f. Millet. Tr. jj'^ jj^ darou, millet — Bchi. Hel. 
Roûp|A^ lJio6C. 11. 110. x6f[iLot. Ath. IV. p. 152. Kumiss, ches 
les Tatores do l'Asie centrale, est une boisson «lirrante, 
provenant de la fermentation du lait de jument — ^Hip. éd. 
Cor. p. 281 — 282. ils appellent ce lait aigri, koumiss — Glarke 
\oy. en Russie, en Tartarie, et en Turquie. Paris> i812. Vol. 
1 p. 316. « KaljjLt; ou kùrnii, paraît être d'origine Tatare.» 
l^>r. At. Vol. 5. p. 303. Slav. konn\ x^^«» xpo^n. Oec. Vol. 2. 
p. 211. Qormdj m. a kind of dish — ^Yates Introd. p. 259. 
khormi, Grùlzbrei — Boehtl. Mél. As. Tom. 2. 1 Livr. p. 27. 
Kovpjxà;, datoro, (frutto) — Soni. llel. lU^i^, GM. xtyxpî» Russ. 
kormit\ nourrir. E kurmidhoro manr6,\mn de millet — Hel. 
xgyx^fitti^ apTo;. / kunni uvéla ko tchiflikia (Tr. tchiftlik) le 
ni. se produit (Ytv»T«i)sur les fermes. Les pauvres villageois 
souvent mettent dans leur pain, delà farine du millet Bulg, 
krma, milk of the breast. meal mixed with sait and water 
forcatlie, M. Dict. 

KùHNiA, f. Perchoir. H. s^J^ kur'ukj (trom kur^uknOj a 
crash*clucking (ahen) froor'/coo/ana, tocluck,(alayinghen). 
Tr. duvenky perchoir — Bchi. Dja dik o kaghnid alétar ki 
Jçàrnia ? vas, vois, les poules sont-elles allé au perchoir ? 
André ko kwnasésle (GM. Kou(ia9tov) ndnai kûmioy dans le 
poulailler il n'y a pas de p. Ils forment aussi un v. de forme 
irrégulière. Tchiriklô kumiaméj (Koupvia(<f)fAé(vov), oi«ean p«v 
ché. Kumiasdiletar o kaghnid^ les poules se sont perchées. 
GM. jcoupvuiÇw (xwv. cwl wTTivôv) jucher (sur un arbre, sur le 
juchoir), se jucher. Scarl. Byz. Dict. Grec-Français, Ath. 1858. 

KusH.4vA, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, kuahlô. Injurier, 
offenser. Skr. kus'a, adj.Wicked, depraved,mad, inebriata. 



— 301 — 

t^ott, Vol. 2. p. 420,écrit â k r o s'a n a, n. Curse, imprécation, 
de la rac. le ru s', to call, to cry, with an'g, to revile, to 
abuse, H. Li-*/ kosna, v. a, to curse. Akavkd nianûsh kushéla 
but, cet homme injurie beaucoup, dit des injures. Kuahlâ 
pinnûsh, homme qui injurie. Kushéna man, on me dit des 
inj. E Déviés te na kushés, que tu n'ofTenses pas Dieu. Kush^ 
lias les ta sikavghidspi vul il l'a injurié et il (lui) montra son 
cul. Oi délas pes, kushélas o ruk (c. Fab.) elle se frappait, 
(et) elle injuria l'arbre. 

KusHiPÉ, n, abstr. du v. kushâva. Injure, offense. 

KuTÙR, (As). Grec, Arménien, Ghrétien=gfadj(î des Tch. 
Roum. hr.jy^ {kutur^ rac. katara). Parce sumtum fecit. Te- 
nax fuit in domesticos. — Freyt. Keloor, covetous, niggardly 
r— Barrette. Dict. of the Pers. and Ar. Languages, Calcutta, 
1806. Il faut se rappeler que tous les Tch. qui se servent de 
cette expression, sont des Musulmans. Comp. H. Ar. karoon^ 
horah, the cousin of Moses. On account of his riches and 
ftvarice, his name is proverbially applied to ail mis^s. H. 
j^^ kadur^ adj. timid^ timorous. 

KuTÙLA, (Nom.) Instrument de fer, avec lequel les for- 
gerons Tch. battent le fer chaud^^stVr/. Séd.; Bulg. hûtelj a 
mortar, M. Dict. 

KuvÂVA, KHUVÂVA, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. par. kuvdô^ Tri^ 
coter, tresser. H. U/K' katna.v. a. to spin. (Skr.k a r t a n a n» 
root, krita, to wrap round). Boehtl. {Jkhuv) te khuvés^ 
flechten. Tom. 2. p. 27. Ghaitdni kuvéluj il tresse du cor-^ 
donnet. GM. yta^i^n ifkUg%, tramer quelque chose contre 
quelqu'un,Cor.At. Vol. 2. p. 305. Tr. ^LLU gaithan. Kuvàva 
me tchunriày je tresse mes cheveux (les très, de mes chev.) 
Kuvghiôm, j'ai tricoté. Sarô o divéa beshéla\ta kuvélUj toute 
la journée elle est assise, et elle tricote. Pe bal nâna kuv^ 
ghid{8) len, elle n'a pas tressé ses cheveux. 

KaaInk, voy. khanink. 
Kh4N, vov. kan. 



— 302 — 

Khanîerava, voy. kcmierâva. 

Khamnîzava, V. (iroc. Bailler. Hcl. ^raïaaojiiai, GM. x^^^ 

— Soni. 

KuALFA, m. Chassie. Pers. ^ (khiUmi) mucus narium, 
ira, iracundia, liiiius, cœnuiu viscosum, kiiel et hkul, mu- 
cus narium — Viil. Tr. hlnjluniy khylirn^ glaire du nez,moi*ve 
— liclii. Ce ternie est bien connu de tous les Tch.Séd. mais 
moins usité ])ar les Nom. Prrdilc me yakti t/ia/ea, mes yeux 
se sont remplis de chassie (j)é/Y//(>i ?//(?). Katdr ko khaléa^nà-- 
7iasli dikéla, à cause de la ch. il ne peut pas voir. 

Khai.IîIakéskoko, adj. du gén. khaleâko. au sing. Chas- 
sieux. KlidledkOy je ne Tai jamais entendu. 

KuÂLiovAVA, V. pass. khaléa-twâva^ part. khàli(ni)lo. De- 
venir chassieux. GM. T2^'.u.7r>ià!^w, diventar cispo — Som. Khd- 
liona {klidlio(ve)na) me yakd. mes yeux deviennent ch. 

Khalonîko, Nom d'un individu au village de Litres, ayant 
les yeux rouges et chassieux. GM. TÇt|A7rXtxpyï;, tÇCjjltcX»;, un 
cispo, cisposo — Som. Kluilonikéya, voc. 

KuAMÙTi, m. Joug. Bulg. homôt\ yoke. M. Dict. 

KhandI, khanhIk, khanlîk, ind. Peu, ôXtyov. Skr. khan- 
d'a, m. n. a pièce, a part, a fragment, a portion, khan'- 
d'I n, adj. in pièces or parts, divided, comminuted. GM. 
)cop.fiLaTi U6fA(xa, jcé^Tw) uu peu, un morcoau. Le k final, se 
rencontre dans plusieurs mots se terminant en ê, voy. kiinL 
Skr. khad', to divide, to tear, to break olT a part, or a 
pièce. « There is something so peculiar in the true sound 
of th(? Nagari letters, t'a, t'ha, d'à, d'ha, that they are gene- 
rally pronounced, especially when they are placed between 
two v(>vv(»ls, like a palatial ra.» As. Res. Vol. 3. p. 324. 
Kliandi (»st propre aux Nom. Klianrtk vrakerél, il parle peu. 
Kluwrik te drs )na)i, donnes-moi un peu. Khanrik atchilô^ 
il resta peu. Khanrik lovémlja, avec peu de monnaies. Khan-' 
rik lidil \\\\ ptiii <în bas. Khandi khamli jnntchardv leSj peu 
à peu je hî (n^jconnais. Khandi divés^ peu de jours. Dji 
khanrik, dans un instant, a\tî<;) iXîyov. Khandi mol pidva^ 
(Nom.) j(î bois p(îu de vin. diveséskoro isdskhanrik^ le sa- 
laii*(? journalier était peu. Khanrik diveséndar alitar i romniy 



— 303 — 

{c) la femme vint après peu de jours. Éla khanrik, te dikâv 
to sherôy ta e djuvd^ (c) viens un peu, que je voie ta tête, et 
les poux. Khanrik te terdv tut andré me vasténdey te tchu^ 
niidav tut gudlés gudlés, (ch. am.) que je te tienne un peu 
dans mes mains, (bras) pour te baiser tout doucement. GM. 
y^uxà Y^yjta. Isôm bocalô, khâva khandi, (c) je suis affamé, 
je mange un peu. Tapo khanrik, po khanrik khdlas les, (c) 
et peu à peu, il le mangeait. GM. iTrci iXtyov. 

Khanroritgha, ind. dim. de khanrik. Très peu. Hel. 3X(- 
yt^Tov. GM. à^tyoiTCtîcov, terme inconnu aux Nom. Khanrik 1 
dim. khanrori, 2 dim. khanroritcha. So khanroritcha diniân 
man o manrô ? pourquoi m'as-tu donné si peu de pain ? 
Khanroritcha mol terdva me kheréste, j'ai très peu de vin 
dans ma maison ; voy. kotôr. 

Khani, (As.) Fontaine. Skr. k h a n i. f. a mine, especially 
of precious stones. rac. khan, to dig, voy. khanink. H. 
Pers. k^han, a mine, a nest, khan, kan, a mine — Yates 
ïntrod. p. 316. Pukkhto, ^^ kan (in comp.) digger, digging, 
Bcllew's Dict. 1867. 

Khanînk, khanîng, khaînk, m. f. Puits. Skr. khanaka, 
adj. teainng, dividing, digging; m. a miner (rac. khan) voy. 
khantdva. H. j^^ k,hank,hur, a pit, a shaft (of a mine), 
any thing very dry. fc,/îa,('c,(Skr. k h a t a) f. a ditch, trench, 
k,huntee,t a paddle for digging theground. Hel. x«^^^>X*^" 

Sàveiv, x^pcTv, héytaBxi. Hesycll. )[^if7\L0i «TTépia îl (s-^its^LOL yîiç. Tr. 

Ar. (J*>^^ khandak, fossa, munimenti ergo ducta — Freyt. du 
Gr. Byz. x«vXa$, Cor. At. Vol. 4. p 530. T anmas les opré ko 
khaningdkoro 7nûi, (c. Nom.) et ils rapportèrent sur la bouche 
(margelle) du puits. Ta nikavélas lényhere sheré ko khanin" 
gdkoro bar, (Nom.) et il fit sortir leur tètes sur la pierre du 
p. Ta utchardds o khaink, (Nom.) et il couvrit le p. Ndna 
diklids khaink ta pelô andré, il ne vit pas le p. et il tomba 
dedans. André ko khaning^ dans le p. Korô khaning, p. 
sec=aveuglc, GM. Tuç^o^ç^yaSov, puits sec. Dikcnas koré 
khaningdte te tchivén la, (c) ils eurent soin (voyaient) de la 
jeter dans un p. sec. Shukô khanîng, p. sec. Muklô les andré 
ki khaning, on Tahandonna dans le p. Nakénas dût baré 
baravaléy ta dikéna e rakléskoro grast, ka djdlas opré ko 



— 304 — 

khaningàkoro sherô, (c) deux grands richards passaient, et 
ils voient te cheval du garçon qui allait sur Torifice (tête) 
du p.; plus son vent mûi^ bouche. 

Khaninqâkoro, adj. du gén. khaning, au sing. Hel. fpieE** 
Ttioi, 6M. iTDY'^^^^f- ^^' putealis. khaningdkoro pant^ eàu 
de puits. 

KhAndjiovava, V. pass. khandj-uvàvaj part. khdndji[nî)lOi 
Gratter. Skr. khardj^ to wor«hip> to treat with respect or 
courtesy. To pain or make uneasy — Honorare, purificare, 
vexare— Wg. k h a r d j ù, f. cntaneous éruption, itch, scab, 
etc. H. kjioojlana, v. n. To itch, to scratch, to tickle, k.hood^ 
l6« J. the itch, -j.1^ k^haj, m. the itch. Skr. kan'd'u, tha 
ilch, itching, scratching. k a n'd'ûy a n a, n. itching^ sera* 
Iching. Pukkhto, khdrikkht, itch. Bellew's Dict. 4867. Ma 
khdndjov to sherô, ne grattes pas ta tête. Khdndjiliom les^ 
Je Tai gratté — sign. act. 

Khandô, khanrô, khanlô, Epée, m. Skr. khad'ga. m. a 
rhinocéros, a rhinocero's horn. A sword, a scymitar, A large 
sacrificial knife, rac. k h a d', to tear or rend. H, IjJL^ 
k,handa^ m. A sword, cutlass, a cleaver, (butcher's). Harro^ 
sword — Simson p. 333. Tchidinids o khanrô te tchinél loj 
(c) il tira Tép. pour la couper (tuer). Barô khanlô^ grande 
ép. Yek uryéla khanlô, un, porte (une) èp., uryéla, fo^t 
Pangô léskoro khanrô, il a brisé son ép. Dinà les e khanlô, 
(c) il Ta frappé avec Tép. Tchinéla o khandô, l'ép. coupe. 
Barô khanrô, (Séd.) grande ép. Dinids les e khanrésdi, (c) il 
l'a frappé avec l'ép. Parôtar o khanrô, Tép. s'est brisée. 
Akavd, lias o khanrô pe vasténde, (c) celui-ci, prit l'ép. dans 
ses mains. Tchindds les e khandésa, (Nom.) il l'a coupé 
(blessé) avec l'ép. Khandô, est propre aux Zapâris. Lids yek 
khanrô, ta yek saita (GM. aortTT*) ta lids po drom, kdnek djo* 
nô ta Idkere penid te na djanén les, (c) elle prit une épée, et 
une flèche, et elle prit son chemin, (sortit en ch.) elle ne 
voulait que personne (aucune) ni même ses sœurs connus- 
sent (son) départ. 

Khar, f. Trou. Skr. g a r t a, n. a hole in gênerai, the 
hollow of the loins. g a r t a, m. caverna — Bopp, Glos. Skr. 
H. t^tr ga/a, m. a ditch, pit, cavern, an ambuscade, gar^tia^ 



-. SOS — 

bury, to set, to drive. Ascoli Zig. p. 6. kv.j^ ghar, Spe* 
UHCa, caverna— Freyt. Khanlé i res, € araklé yek khar, ils 
mt creuse la vigne, et ils ont trouvé un trou. Pelétar andré 
H khoTy ii est tombé dans le trou. B Daséske penélasyte pin- 
ratas yek bari kkar, te tchit^âs les andré, te lUchards les^ (c) 

1 dit au Bulgare, ouvrons un grand trou, jetons-le en dedans 
le cadavre), (et) couvrons-le. 

Kharabî, (As.) Mauvais. H. Ar. s^^j^ {kherab) verbal adj. 
[from w^^) Badjdepraved, ruined> lost, misérable, spoiled, 
iVaste. khuraba^ nv. Dévastation, ruin, adj. depraved, bad 
— Yates Introd. p. 233. 

Kharbize, kharbuzî, <As.) Pastèque. Pers. TurbooZy eu* 
ciffbita citruUus, melon d'eau.=Honig. Vol. 2. p, 386, voy. 
kkerbuzà. 

Eharnô, adj. Humble, bas. Cet adj. me parait formé de 
khar^ kharanô, khar{a)nô. Hel. g^apiD^iç, bas, vil, de jcapLoti 
jiifLQç. Lat. humilis, de humus. GM. ;^«c[i.»i5ioç, ignobile, vile. — 
Som. Khafnô manush is% c'est un homme de basse stature. 
Khamô ker teréla, il a (une) maison basse. Ai)akâ tchar 
uvéla khamé tanéste, cet herbe vient (pousse) dans des en- 
droits bas. Isds khamé k> sikné vudam, tcJmghids pes télé 
ta na^ktûar, (c) les fenêtres étaient basses^ elle se jeta en bas 
el parut. Khamés, adv. Kh^rnés vrdker^ parles bas. Urydla 
khamès, il vole bas, 

Kharnïpé, n. abstr. de khamô. Bassesse, humilité. 

KhArniovava, V. pass. kkarnô-uvdva, part. hkdi'ni{ni)to. 
Abaisser, s'abaisser. Khdmiov^ abaisses-toi. Klidrnilotar^ il 
6*est abaissé. Téliovavar, est plus en usage. 

Kharnierava, V. caus. 1 Gl. 5 Conj. part, kharnierdô^ 
Faire abaisser. Khamiér to sherô^ te na des les^ abaisses ta 
tète, pour ne pas la frapper. 

Ehârasil, GM. joLfiT^fù, spuntare, x«p«C« i V^P*' spunta il 
giorno, spunta il sole— Som. Il est presque inconnu aux 
Séd. qui se servent de leur propre v. disiol, il fait jour. Te 
khàra^ily kamdjàv ko 5faî;,(Nom.) quand il fera jour, j'irai au 
village. 

Khàrkoma, m. Batterie de cuisine, Hel. ii\Ti(ù\L9L, cuivre, 
pron. par les Grecs, x«p3t«jA«. Cette signification est ancienne. 

33 



— 306 — 

ilîtit STCaivI^y^y ti tûv ]raXx(i>u.xTuv^ Aristoph. Guép. 1214. CoF. 

Ât. Vol. 4. p. 670. XaXxiupis, ^apxcaïAx, x'P^^' x«xflr&, (t&) caldaîa^ 
caldaio, caldata — Som. jrxAxwpiaTâ;, Faber fcrrarius, vel ae- 
rarius. DC. Ce terme est pr. aux Nom.; il désigne les usten- 
siles de cuisine, que d'autres appellent quelquefois kakkàvi 

KiiAHrAL.\Mi, Marteau de porte. GM. xoupxcîii. Tr. *îl^ /lo/A-o, 
anneau, (en métal) cercle, adj. khalkalû^ muni d'un an- 
neau, arrangé en torme d'anneau. — Bchi. Ta gheldâs les ke 
keréskeri vuddr, ko khartaldmia, (c. Nom.) et il l'amena à 
la port».* de la maison, aux marteaux. Dans ce conte, le ca- 
davre d'une personne tuée par les voleurs, fut apporté à la 
porte de sa maison, et fixé aux marteaux, à Tinsu de l'épouse. 

Khasâva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, khasanô. Tousser. Skr. 
k â s,to make a badsound,or one indicatingdisease,to cough. 
k à s a, m. cough, catarrh, H. L^'-^ k,han'sna,\. n. to cough, 
A-/mwsec, tussis, toux — Honig. Vol. 2. p. 418. Quelquefois kh, 
est pron. comme h. Khasâva but, je tousse beaucoup. Ma 
khasj ne tousses pas. Sari ratt kliasâva^j toute la nuit je 
toussai. 

Khas, m. Toux, voy. khasâva. H. kjhansee^ f. a cough. Khas 
zoralô teréla^ il a une forte toux. Khas terâva^ j'ai de la t. 
khas léskoro avéla rattésay sa t. vient avec du sang. Ta- 
sâvghiliom kalâr ko khas, je suis étouffé par la t. Khanrik 
atchilô^ kamatasdvghiovav katâr ko khas, j'étais prêt à être 
étouffé par la toux. 

Khasâniovava, V. pass. kha.sanô-'Uvâva. part. khasdni{ni)' 
lo. Tousser, même sign. que khasâva. Yek far khasdniliomj 
une fois j'ai toussé. Ghelô ko ker^ ka dikéla o tchor^ khasâ" 
nilolar^ (c) il alla dans la maison, dès qu'il vit le voleur, il 
toussa. yiatrôdes (GM. yiaTpbç, {«rpi;) tchindépo khas léstar, 
(c) les médecins lui ôtèrent tout espoir, lit. ils lui coupèrent 
la toux. GM. ToO Uo^a tov p%x^y je lui ai ôté tout espoir. 

Khashôi, khasôi, f. Aliment, mets, au pi. khashâ. Ascoli 
Zig. p. 16, rapporte ce terme à khas, foenum, et ces deux 
mots à la rac. Skr. g h a s, to eat, g h as i, m. food, victuals. 
Jïas, foenum, se trouve dans la langue Tch. Hel. y«i©, ytOfio, 
YtOoiç. Khashôi est inconnu à la plup. des Nom. qui ne con- 
naissent que khabé. Diniâs khanri khashôi, khaliâs, (c) il 



— 307 — 

(lui) donna nn peu d'aliment, il (en) mangea. Nâna dukâva 
e gosté khashd, je n'aime pas les al. épais. Manghélas kha- 
shôiy il demande des aliments=à manger. So khashâ kama- 
kerén ? quels al. ferez-vous? So terdsae khashâke ? qu'avons 
nous pour al.?=à manger ? Tudalé khashâ^ al. laiteux. Da- 
déhghere mulénghere khashd,s\. (offerts) aux pères (parents) 
morts. Oté Ica khdra^ i khurdi, khashd, manré^ so farakél, pe 
brekéste tovgliids, (c) là où ils mangeaient, la jeune mariée, 
mit dans (les poches de) son sein, des aliments, du pain, et 
tout ce qu elle trouvait. Panlids o vuddr^ avéna manghéna 
lâtaVy so kkdshd kamésa^ déna o khashd katdr fcotmddr,(c) 
elle ferma la porte, ils vinrent et lui demandèrent, quels ali- 
ments veux-tu ? ils donnaient les al. par la porte. Dikéla 
yek khashôi moskizela^ (c) il voit un al. qui exhalait une 
bonne odeur. GM. (xé<nco;, (jioaxwvw, moscare — Som. 

Khasloibé, n. abstr. Serment. Ce mot n'est pas très com- 
mun. Il me paraît avoir quelque affinité avec khashôi, ali- 
ment, ou avec un adj. inusité khaslô, mangé. Les Turcs 
disent yemin itcherim, je bois un serment, et les Tch. en 
imitant l'usage de leurs voisins, ont appelé le serment, ce 
qui est mangé. Khasloibé Imiôm^ j'ai pris un serment, voy. 
^ovél, et kha^ovdva. 

Khasovava, v. neutr. et caus. i Cl. 2 Conj. part, khasovdô. 
Jurer, prêter serment ; est ce de khdva sovél^ je mange 
serment, je jure,comme le Tr. .iU^.! jlj! and rtc/imefc, (boire 
un serment) jurer, prêter serment? — ^Bchi. Khasovghids ovo-- 
tiaring ta penghids Irnghe^ (c) il prêta serment par là, et dit 
à elles. Akand khasovdv^ à l'instant je prête s. Khasovdô 
tsdm, je suis assermenté. Gheldô les ko barô^ ta khasov- 
ghid(s) les, il l'amena au chef, et lui fit prêter serment, if/ia- 
sovghids pes o raklô,{c) le garçon fit un s.=il jura. 

KhandAva, khatâva, ghandAva, khradAva, V. prim. i Cl. 
1 Conj. p^rt. khanlô^ ghanlô. Creuser, khraddva^ est pr. aux 
Zapâris. Skr. khan, to dig or delve, to hurt, k h à t a, part, 
dug, excavated — Zend, kartj Creuser. V. Sade Broeckh, p. 
354. H. \j^y^ kyhodna^ v. a. To dig, to delve, to hollow, to 
search for. k^hodnee, f. searching, a spade, kMand'na, to ex- 
cavate, to pound. Pukkhto, kandal, v. a. to dig, excavate. 



— -%« — 

(p. kandjun) kand, m. a gorçe, kanda, a gully, ravine, wafer- 
cour.sf^ (eut h\ floods;. Belle a's Dict. 1867. Yek djenés «ra- 
kliôm, ta Uhandélas rez. imshliôin léslar, mamlsh tmshtôtar't 
Oi' peuyhiàs muiujhe, khalàrdiletar iGM. jol\ù) amaré rezày 
(c yai lioiivé (une pei'soiirie qui bêchait la vigue. Un hom* 
iiié* a-i-il [Xissé |>ar ici? Il me dit, nos vignes ont été ruinées 
- Touvrier feignit crêtre sourd. Te djas te khandds^ te finr 
ravih jjek fnernioriy allons, creusons, ouvrons nn tombeau» 
AvulUi, khandéna i 7nerrn6ria, ici, ils creusent les tombeaux. 
Ileifu (Tr. hern) yhandélas, hem vrakerélas, (c) et il creu- 
iN'iit^et il parlait=tout en creusant il causait. Ghelétar eror 
$hum, te khandhi ki rez, (c) ils allèrent avec le prêtre, pour 
cnîuser dans la vigne. Pencfhids, nie, yeké vastésa ndshti 
khanddmiy (c) il dit, moi, avec une main (bras) je ne peux 
pas creuser. Klianlids, kliatilids, pinrili {pinri{ni)li), hâriliy 
{hdri(ni)li) i klieu, (c) il creusa, (rép.) le trou s'ouvrit et s'a- 
grandit. 

KhAnliovava, V. pas5î. khc$nlô-uvdva^ part. khdnli(ni)Io. 
Etre creusé. Khànlilitar i puv, la terre (lechamp)a été creu- 
sé<3. Karnakhdnliol (kaynakhdnlio(tre)l{a) i rez 7iàpalal katâr ko 
yek màsek, la vigne sera bêchée do nouveau, après un mois. 

KhanliakAva, V. caus. 1 CI. 4 Conj. part, khanliardô. 
{khanlô, part, du v. khanddva). Faire creuser. Khanliargkiôm 
mi rez, j'ai fait bêcher ma vigne. Tovdôm rnanûsh te t/ian- 
liarén o bakhtchàs, (Tr.) j'ai mis des hommes (ouvriers) à 
faire bêcher le jardin. 

Khanijardô, adj. part, du v. préc. Ce qui creuse, houe. 
Le akavkà kkanliardô, ta ghel tes me praiéste, do les, (c) 
prends cette houe, apportes-la à mon frère, donnes^la (à lui), 
rfo, imp. du rfdt;a,comme lo, du ldva,\o\, lava. Lias o raklâ 
khayiliardô,{c) le garçon prit la houe. Kinghiôm yek khan-^ 
liardô^ (c) j'ai acheté une houe* 

Khàva, v. prim. 1 Cl. i Conj. part, khalô. Manger. Skr. 
k h A d, to eat — Edere, vorare — \Vg. k h a d y a, adj. Edible^ 
to 1)0 eaten, what is to be eaten, or may be eaten. H. lJL|^ 
kjtana, v. a. to eat, to embezzle, to hold, tocontain, toget, 
m. food, dinner, cating. Zcnd. &fc(H manger, khdthra, qâthra 
nourriture — V. Sade, lîroeckh. p. 354. voy. khaderdt^a. 



— 30S - 

Pukkhto, kh'wur'aly to eat — Bellew's Dict. 1867. Campuz, 
jamar^SL. corner. Tayekmdsek khaliâs piliâs andré ko serais 
(Tr.) (c) et (pendant) un mois, il mangea, il but dans le pa- 
lais. Ovotiâ ka djcis, kamakhdl tut, (c) là, par où tu iras, elle 
te mangera. Me khal man, (c) qu'elle me mange. Yek mdsek^ 
dûi mdsek khalids pe lové, (c) (après) un mois, deux mois il 
mangea (dépensa) ses monnaies. Ta penyhids a dakdr te 
tchivél len andré ki len, le khan len o djtikél, (c) et le roi 
dit (ordonna) de les jeter dans la rivière, et que les Chiens 
les mangent. Aliôm atidy beshghiômy khaliôm manrô, tadi--' 
kdv i saita (GM. aatra, freccia — Som.) mamûi mândey (c) je 
suis venu ici, je me suis assis, j'ai mangé du pain, et je vois 
la flèche vis à vis de moi. De les te khal, donnes-lui à 
manger. TavéSy rattvalô beshavdô te khasy (c) viens, man<- 
geons un pilav ensanglanté. tchukél khalids amarô manrâ 
ta kamurdards les^ (c) le chien a mangé notre pain, et nous 
le tuerons. Khalidn adjdi ? as-tu mangé encore? Khal man 
mo maSy ma chair me mange=démange. Khdna man me 
yakdy mes yeux me démangent. Trad. du GM. Tp»Y«, dé- 
manger. Ovokâ ka khalids, ce qu'il a mangé. Ma kha, ne 
manges pas. Ma te na khal, qu'il ne mange pas. Ma te ne 
khan, qu'ils ne mangent pas. Ghelé, ghediné pes, khdnas^ 
piénas, ta pende, (c) ils allèrent, ils se rassemblèrent, ils man- 
geaient, ils buvaient, et ils dirent. Khalé o raklé, ta ghelé 
péske ko rashdi, (c) les garçons mangèrent et ils s'en allèrent 
au maître (d'école). Beshté te khan manrô, penghids o purô 
e tchavéske, dja, pen e khodjdske, (Tr. khodja) f avél, te khal 
manrô, (c) ils s'assirent pour manger du pain, le vieillard 
dît à l'enfant, vas, dis au khodja, qu'il vienne manger du 
pain. «Annihiler, tuer.» Léskoro dat penghids, kamakhàs 
man mo raklô. Khav tut me ? penghids o raklô, (c) son père 
dit: tu me tueras mon garçon, (suis-je capable) de te tuer? 
dit le garçon. E rakléske penghids i rakli, mi ddi aréla^ 
akand khalids amén, (c) la tille dit au garçon, ma mère 
vient, à l'instant elle nous tuera. Ici rAoriste a la signif. du 

Futur.s:=GM. lAfiL (&&< ifavc. 

KhakhavAva, V. caus. i Cl. 2 Conj. part, khakhcwdô. For* 
me irrégulière pour khavàva. Donner à manger, nourrir. 



— 310 — 

GM. TatÇw, pascore, cihnre, nodrire putti uccelli et simili — 
Som. So hhakhavéna luntaré balén ta ifn djin abôr parvar- 
dé ? (avec) quoi nourrissez-vous vos cochons, qu'ils sont 
si pras? Khakhavdsci e balén, sheli^ nous nourissons les 
cochons, (avec) du son. Khakhavàva e tchavés^ je nounis 
l'enfant. Katar ko rdno, ndna khakhavghiôm les^ depuis le 
matin, je ne Tai pas nourri. Penghids o kher, djin abôr 
bersh terés amén^ ta khakhavés man kôkkala^ ta o tchukél 
khdlas piu% (c) Tîlne dit, tant d'années, nous sommes à toi 
(tu nous tifMis), et tu me nourris (avec) des os, et le chien 
mange de la paille. 

KhAliovava, v. pass. khalô-uvdva, part. khdli{nt)lo. Etre 
maufçé, rongé. Me^ dji V arakdv tut, khdliliom, jusqu'à ce 
-que je t'ai trouvé, j'ai été rongé (inquiet). Shukô manrô na 
khdliola^ pain sec ne se mange pas. Ndna khdliol avakà 
tnanùsh^ cet homme ne se mange pas, est insupportable. 

GM. Sàv TpwyiTat. 

Khabk, n. abstr. du v. khdva. Aliment, nourriture. Plus 
pr. aux Nom.=Séd. khashoi. Tavdôm khabé^ j'ai cuit l'ai. 
Kandinô khabé^ al. pourri. On rencontre souvent dans leurs 
contes ce nom uni au j)ibé, boisson. GM. çayoïrina, mets et 
boissons. H.Pers. ^^^ v^»' ab-danUy food and drink. H. uwn- 
panee, s. m. (comp. of Skr. u n n u, and p â n 1 y a) victuals 
and drink. Ta kerdé bidv, akhénghia, khabé, pibé, (c) et ils 
célébrèrent la noce, (et firent) des fêtes, de mets, de bois- 
sons. Sarô divés ko duyénia udjakerésa, ta ko khabé, ko 
2nbé^ tous les jours tu séjournes dans les tavernes, en man- 
geant (et) en buvant. Saràrita divés, ta sardnta rattid, kerdé 
bidv, akhénghia, khabé, jiibé, khashâ, beshavdé, (c) (pendant) 
40 jours et 40 nuits, ils firent fêtes et réjouissances, ils 
eurent des mets,desboissons,desallments,despilavs.Pcrgf/itcU 
po khabé po pibé andré ko berô, (c) il mit (remplit) sa nour- 
riture et sa boisson dans le navire. 

KhabkzAnis, Afl'amé, formé de khabé, pr. aux Séd. et à 
leui's chanteurs.=ftofra/d, \o\,rornazdnis, Khabezdnis isôniy 
khabé yidna khaUôm, je suis aff., je n'ai pas mangé; des for- 
mes pareilh^s n'existent pas dans la langue des Nom. 

Khalk-shkréskoro, adj. comp. au sing. fr/iaW, mangé. 



— 31 1 — 

rongé, sherô, tête. Qui a la tête ci asseuse^ dénudée de che- 
veux, par des maladies du cuir chevelu. GM. HaaiXtiptiç, un 
lignoso — Som. Khalé-shereskeréyay voc. To shei^ô kharô^ ta 
tête rongée ; l changé en r, prononcé par un Zapâri. 

* Khalé-rutuniakoro, ruluni, nez. Séd. qui a le nez rongé. 
Klialé^rutuniakeréya^ voc. 

KhaderAva, V. caus. 1 Cl. 3 Conj. part, khaderdô. voy. 
khdva^ inconnu aux Séd. et à la pi. des Nom. du nord de la 
Roumélie. Quelques tribus Nom. s'en servent toujours. Sa 
forme est très pure. Skr. k h â d, to eat. Le d final de la rac. 
Skr. est muet dans THni, et le Tch. usuel H. k.hana, manger. 
Tch. khdoa. Le v. prim. serait khaddva d'où le caus. khade- 
rdva.Kliadér e tchavén, donnes à manger aux enfants. Kha- 
dér e grastén, id. aux chevaux. Comme khakhavdva, il s'ap- 
plique à la nourriture de Thomme et des animaux. 

Khami, (As.) Je mange, voy. khdva. 

Khalô, (As.) Oncle. H. Ar. JIà khaloo, m. Maternai uncle, 
husbaud of mother's sister. khale, L mother's sister. Kha^ 
lôrn^ mon oncle. 

Khanitri, (As.) Gale. Skr. k h a n i t r i, adj. Who, or what 
digs or delves, a digger, a ditcher. khanitra, n. a spade 
or hoe ; appellation naturelle donnée à une maladie^ dans 
laquelle la peau est comme creusée par les ongles du ma- 
lade, comp. H. kyhajy Skr. k h a r d j, the itch. K h a n t'h u^ 
the itch, scabies — Bopp, Gloa. Skr. ne me parait pas avoir 
de la parenté avec ce terme. 

KHASTmi, KHESTi, (As) lUrc, voy. asàva. 

Kharik, (As) Os. H. jLft har\ a bone, ha/ jora, s. m. 
name of a plant (Cissus quadrangularis), Skr. h a d h d h a, 
n. a bone, H. hud'd^e^ f. a bone, the hard part in the centre 
of a carrot, or other similar roots=le kôkkalon des Tch. 
Roum. Pers. ^.^531^ kharek^ (suff. ^) nom. dim. vocis j^ 
khaVy genus dactyli sicci — Vul. 

Khaïi, (As.) adj. Aigre. Skr. kat'u, adj. pungent, fierce, 
impetuous, hot, H. L^? kjiutt'a, adj. Acid, sour. Khul'a,eej 
f. acidity, sourness, an acid. As. Res. Vol. 7. p. 474. kattUj 
acidum, acid — Honig. Vol. 2. p. 373. 

Khatne, (As.j adj. Court, petit. H. katna^ v. a. To eut, to 



— 3«2 — 

chp,'elc. voy. khurdô. Tch. Roum. Hindi, chhôfa^ sinatti 
short, pelty. Polt, Vol. 2. p. 263. 

Khel, (As.) Peau de chèvre, goats skin. Skr. k h a 1 1 a, 
a kind of clolh^ or clothes. leather garments. Leather^a 
leather water bag. H. kjuxl k^hala, f. s^kin, hide, k,hidt^a, m. 
skin-hide, kjtulree, f. skin, hide, membrane, the prépuce. 
khuliyana, v. a. To skiu, to flea» 

KHELi, f- Figue. ?Skr. s h u 1 i n a, the Indiau fig-tree. 
f» h e 1 u, m. a small tree (Cordia myxa). Khalâvdiletar, (Iji- 
Xasfltv, 2]^aXa90r,xKv) amaré o dràkà ta e khelià, nos raisins et 
nos figues ont été détruites. Bocalô isds ta khaliâs kalé khe^ 
Itâ, (c) il avait faim et il mangea des figues noires. Otid ka 
Une o khelià, (c) là, où elles prenaient (achetaient) des figues. 

KhelIn^ f. Figuier. Akavâ ka pirélas^ arakliâs yek kali 
khelifij (c) celui que se prome)iait, trouva un figuier noir. 
A rakliàs yek parni kheltn^ klialiâs, manûsh ulitiôtar, (c) il 
trouva un f. blanc, il mangea (des fig.) (et) il devint homme. 

Kheliéngoro, adj. du gén. kheli, au pi. Vendeur de fi- 
gues. GM. auxatç. Akavâ Idkere keréstar khuydzeUiSy khelién^ 
goro kheliéngoro. (c) celui criait (en passant) de sa maison, 
le vendeur de fig. (passe). 

KHENDi, KHENTGH DÀVA, v. comp. 2 Cl. 2 Couj. part khendj 
dmd, Boucher, obturare. H. k^huenchTia, k.heenchna or fc,/ien- 
chna, V, a. To pull, to draw, to tighten. Khendj de palàly 
bouches-le par demère. Khendj diniôm les^ je Fai bouché. 
Khendj diniôm i khef, j'ai b. le trou ; v. rare, inconnu à la 
plupart des Tch. qui ordin. se servent de pandàva^ q. v. 

Kher, kfer, fer, n. Ane. kheer, (As.). Skr. k h a r a, hot, 
8harp,pungent, an ass. — Calidus, fer\'idus, m. Asinus, Bopp, 
Glos. Skr. — Zend, fc/iara, m. asinus — V. Sade Broeckh. p. 
354. U.j^ k,hur, m. an ass. Pers.^ khur^ m. an ass. khar^ 
asinus et met, homo stolidus, stupidus — Vul. Pukkhto. 
khaVy an ass — Bellew's Dict. 1867. Campuz grel, m. burro, 
asno. grehi^ f. Uglisghids pe kherés, djdlas ko drom^ bocalô 
trushalô, (c) il monta son àne, il allait en chemin, ayant 
faim et soif, GM. iwvaafiivoç, Suj/aafxévo;. Khalids kalé khelià^ 
fd ulinôtar kher, (c) il mangea des figues noires, et il de- 
vint âne. Yek kali kheli khaliôm. ta uliniôm kher, (c) une 



— 313 — 

figue noire j'ai mangé, et je suis devenu âne. Oltâ, isi yek 
tchvJcél^ ta j/ek kker, pcunié^ (c) là, est un chien et un âne^ 
liés. Tchaleuvghiâs t kiierés ki damia^ (ch.) il a envoyé l'âne 
daAS l'enclos. kherbutphûrilotaryVêine a beaucoup vieillie 
Nénai manré, khereskeréya Ichojoéya^ (c) il n^y a pas de pain^ 
d fils dXun)âne, lit ô fils, ô âne. 

Kherorô, dim. de kher. Petit âne, 6M. yct^ovpdbct. P<mtch 
kheroré^ cinq petits â. Dài feroré, 2 p. à., kh changé en fs 
Maghoutàie pandj ferorè, (ch. Nom.) 5 petits ânes dans la 
4^averne. Kdrin isi to kherorô ? où est ton petit âne ? 

Eheranô, adj. de khcTy Âpp. à l'âne. Âsininus. Kheranô 
9herô terésOy tu as la tête d'un âne. GM. Y3ttSoypl«t«v xef «Xc^ 
Kheraoii godi ûkavghiàn, tu as montré la pensée d'un âne. 
Kherané-'masengheréyaj (voc.) ô toi qui as les chairs d'un 
ànesssinsensible aux coups. Les paroles suivantes ont été 
adressées à quelques femmes Chrétieunes^qui tourmentaient 
une vieille Tchinghianèe. Te tovén les^ tumaré klie^nénde^ 
ta tumaré mindjénde^ kheranô kar te djal tumaré vulidte^ 
ta te nikliol tumaré môstar.... Kheranô kar^ pénis d^un âne. 

KhernI, fem. de kheranô, kher{a)ni. Anesse* Oté ka khalè 
^o kheliâ, saré khernid ulinétar, (c) là, où elles mangèrent 
les figues, toutes devinrent des âuesses. Ghelé^ dikén, saré o 
raklid kherniâ isi, (c) ils allèrent, ils voient (que) toutes les 
filles étaient (métamorphosées en) ânesses. raklô gheU 
ghids e khemid, (c) le garçon amena l'ânesse. 

Kheréskoro, adj. du gén. kher au sing. App. à l'âne, 
ftnier. Dikéna o yavér kherénghere, (plur.) trin shtar bar iado" 
véna, ou^ lado/vélas dji desh bar, (c) les autres ànicrs voient, 
(que tandis) qu'ils chargent trois ou quatre pierres, lui, il 
chargeait jusqu'à dix pierres. Ta ol pende e kherénghere^ 
sôstar ladavésa but barf et ils, les âniers, dirent, pourquoi 
charges-tu tant de pierres ? Araklids po barô pral, ta isds 
kheréngoro, ta hammdli (Tr. hammal), (c) il trouva son frère 
aîné, et il était ânier, et porte-faix. 

Kherniâkoro, adj du gén. kherni au sing. App. à 1 anesse, 
qui conduit des ânesses. Kherniâkoro manûsh y homme pro- 
menant des ânesses dans les grandes villes, et vendant leur 
lait aux poitrinaires. E kherniâkoro tut, le lait d'ânesse. 

34 



— 314 — 

Khelél, (Nom.) kher répété: r changé en /. Odotd m 
djanél kdrin tëi o khelelé, celui-là ne sait pas, où sont les 
âne:». \e kheleUm muklâs nedavarién. il ne laissa ui ânes, 
ni chevaux. Djav te dikàv e khelelén. je vais voir les ânes. 

Khkhbuzô, m. Pastèque. H. Pers. >?>»* iurbooz, m. A water 
m«:lon (cucurbita citruUus). Pers. kherhiizu, a musk melon, 
ciicumis melo— Vol. Latché ulhiétar c kherbuzé, les pastè- 
ques ont bien mûri. voy. karpàz, Pukkhto. tarbûza, water- 
melou. Belle w'« Dict. 1867. Lolô isàs léskaro kherbuzô, (c) 
sa pastèque était rouge. E khurdéskoro kherbuzô, sôstaruli" 
nôtar lolô ? (c) la pastèque du jeune (frère), pourquoi est- 
elle devenue rouge ? 

Khe-shelàri, korô khumér (Tr.^fr^ khimir, vulg. khor 
mour^ pâte — Bchi), ka bariola andré ko vush, farine noire 
(lit. aveugle) qui grandit dans le lin; déf. d*un Tch. Nom. 
venant de la Bulgarie. Prob. du Bulg. hraslaràk^ copsc. M. 
Dict. Hel. Çil^aviov, Çia, Çiia, «Xupa, ivraie. 

Khev, khëf, f. Trou. H. ^^^ kjiat, n. (Skr. kh â t a) a 
pit, a subterraneous granary. k,hoh, m. A cavem, abyss, a 
pit. chhed, m. a hole, an orifice — ^Yates Introd. p. 205. Oté 
ka khandélas^ dikélas yek khurdi khet% (c) là ou il creusait, il 
voyait un petit trou. Lias les o sapp^ ghelghids les ki khef, 
(c) le serpent le prit, et l'amena dans le trou. Kiriéngoro 
khev. le trou des fourmis. Katar ki khef, dikélas lesy (c) elle 
le regardait (voyait), par le trou (à travers). Te tcharén me 
vulifikeri khev, que vous léchiez le trou de mon derrière. 
Ov mursh isi, o lubnid me ghéden pe mindjd, ta pe kheviâ, 
lui est un maie, que les prostituées aient soin (ramassent) 
de leurs p-a et de leurs trous. Avrikatdr ki khev, en dehors 
du trou. 

KheviarAva, V. caus. i Cl. 5. Conj. {khev) part, kheviardo. 
Faire trouer, percer. Dik te na kheviarés i sevlt, prends- 
garde,que tu ne perces pas le panier (faire des trous). Kheviar" 
ghiâs pe dimiâ, ils ont troué leurs pantalons. Kheviardé 
léskoro dumô^e tchuridsa, ils ont troué (percé) son dos^avec 
le couteau. 

Kheviardo, adj. part, du v. kheviardva. Troué, Kheviar- 
dl isi i sevliy le panier est troué. On appelle aussi kheviar-' 



— 315 — 

dô, un petit instrument de fer, troué au milieu, dans lequel 
ils mettent le fer rougi, pour en former des clous=:matrice. 

KheviardI, fem. du préc. L'ouverture au centre de la roue, 
dans laquelle passe l'essieu ; terme propre aux Nom. de la 
Bulgarie. 

KheviArghiovava, V. pass. kheviardô^uvâva, part, fr/ic- 
vidrghi{ni)lo. Etre troué, percé. Khevidrghilitar i pirori, (c) 
le petit pot s'est troué. Khevidrghilitar pi dimïj son panta- 
lon s'est troué. 

KhiAva, khliAva, khinAva, khendAva, v. prim. i CI. 1 
Conj. part, khlendô^ khendô. Cacare. On entend ces quatre 
formes bien distinctement prononcées, par les Séd. et les 
Nom. Le part, est presque toujours khendô^ comme on peut 
se convaincre par les citations suivantes, et par les dériva- 
tifs de ce verbe, khendi^ khendiardi. La rac. Skr. k i d' et 
kl d'r a, n. excrément, excrétion, dirt, pourraient avoir donné 
naissance à ce verbe, dont l'étymologie n'est pas claire. 
Skr. h ad, to evacuate as faeces, — Alvura dejicere, cacare — 
Wg. Khulanéya (voc.) te djanés, akaikid ratt^ kamkhlidv te 
djorénde, (c. Nom.) ô seigneur, saches, que cette nuit je ch. 
dans ta barbe. Khlidva ta djivdvay caco et vivo, expression 
de ceux qui manquent de travail. Kheiighids pe dimiénde o 
tchavô^ l'enfant a ch. dans ses pantalons. Khenghids pes o 
vuly il a ch. son cul. Khenghiôm les^ cacavi eum. Khenghiôm 
opré mânde^ j'ai déchargé sur moi-même. Khendéya^ (voc.) 
cacate. Kamkhlidv tut, je te ch. Sarinén kheyighi&in, je les 
ai chié tous. Te khlidva léskeri dadéskeri yakdte, je chierai 
dans l'œil de son père; imprécHlion. Khenghids pes o tchavô^ 
l'enfant a déchargé sur lui-môme. Kamkhindv man, (sign. 
moy.) je chierai sur moi-même. Te khlidv tumaré dadén- 
ghere yakénde^ ta lénghere lovénde, je chierai sur (dans) les 
yeux de vos pères et sur leurs richesses (monnaies). Ka 
diklé musse e tchitchdj khendé pes, pe dardtar, (c) dès que 
les rats virent la chatte, ils déchargèrent sur eux-mêmes, à 
cause de leur frayeur. Kakhendd man, je chierai. (Zap.) 

Khendô, part, du v. khliàva, cacatus, excrément. Te khan 
Idkeri khendjd {khendé), (c) qu'ils mangent ses (d'elle) ex- 
créments. 



— 316 — 

KiiKSiA, fem. fin préc. Lieu d'aisance. Amart khendi 
'pértjliilitar dji opré ko mûi, notre I.d'ais.est rempli jusqu'à 
Torifice. Khliôla and ré ki kliemli, il décharge dans le lieu 
d'ais. Avakliià %\Ut, (jheliôm desh far ki khendi, cette nuit^ 
y suis allé dix fois au lieu d'ais. But kândela i kliendi, le 
1. d'ais. pue beaucoup. 

KUKNDAHÂVA, Nom. KHENGHIARAYA, S6d. V. CaifS. 1 (3. 4 

(^uij. F\iire cliier {khendô, piirt. de /rA/ïiira), usité principa* 
l<*riiei)t i>;ir l<.^ Noui. Chez h^ Séd. khUAva^ est n. et act. Je 
Tai onttMidu une fois pronouci' khmdjardira^ prob. du part. 
khertdjfj, ainsi pron. pour khendo. Mardôw, mardôm ta 
khendardôm lc.% j'ai frapi^e (rép.), et je Tai cliié. Khenddr 
les, chies-lei=inéprises-le. I rubni (/ubwi) i khendjardi, (c) 
inercitrix caca ta. Khemihiarén la^ o fjavrc piriané^ {c) le» 
Hutn»s fornicateui's, la ch.=Ia méprisent. 

KiiF^NDiARDô, adj. part, du v. khendaniva. Pot de cham* 
bre. Chez cpielques Tch., garde-i'obe» le khendi des autres» 
Kliurdô khendiardô, petit p. de ch. 

Khinô, KiNÔ, adj. Fatigué. Skr. khinna, adj. dîstrest 
sulïering pain or uueasiness, wearied, exhausted; rac. 
k h i d, to be distrest, to suffer p<iin, or misery. Isôvn hut 
khinô, je suis fort fatigué. Anxéïi khiné ndna isâm, nous ne 
sommes pas f. Khinô isôm akanâ, ta tiàstik avdva, je suis f. 
maintenant, et je ne poux pas venir. Akaikià ratt khinô 
isônias, cette nuit j'ai été f. / dài léskeri ghelitar f anél 
vordôn, o raklô kinô 'sa»,pelôtar, lias les i lindr, (c) sa mère 
alla chercher un chariot, le garçon était f., il se coucha^ le 
sommeil le prit. 

KhIniovava, V. pass. khinô-uvdva^ part. khini{ni)lo. Etre 
fatigué. Khinilian te droinéste ? fus-tu f. dans ton chemin ? 
Kamakhinif^s {kamakhinio{ve)s(a), tu te fatigueras. Ma pir 
but, te na khïnios^ ne marches pas beaucoup, pour que tu 
ne te fatigues pas. But khinïlitar, elle a été très f. Khinili- 
tar V usharély elle est f. de cribler. Ndpalal but khinilitar 
ta nashtilar, ensuite elle s'est fatiguée beaucoup, et elle 
partit. Vkhkinô, alôtar, ta kinilo, (c)il se leva, vint, et fut f. 
Yek divés khinilitar but, ta tchadlids, (c) un jour elle se 
fatigua beaucoup, et elle vomit. Kôrkoro isds o manûshf 



— 317 — 

■ 

khïnilotar, (c) Thomme était seul, il se fatigua. Le akavkd 
tovély te tchinés o ruky te na ktnios, (c) prends cette hache» 
à couper l'arbre, pour ne pas te fatiguer. {kinio{ve)s{a)y 
kinios. 

KiNOiBÉ, n. abstr. de ktniovava. Fatigue. 

Khinar, (As.) Grenade. H. Pers. jLî! unar, s. m. a pome- 
granate (Punica granatum) Tr. enar, autrement nar^ Gre- 
nade, fruit — Bchi. Gwînar, granatum punica, Granatapfel— 
Honig. Vol. 2. p. 392. 

KhIndyemi, hîndyemi, m. Endroit très éloigné, l'extrémité 
du monde Ar. ^ '>>^ (hindevant) Indicus — Frey t. Tr. ^^>^ 
htndikiï^ adj. ar. pers. Indien établi ou commerçant dans 
TAsie en deçà de Tlndus — Bchi. H. P. Ar. ->^ hind, India, 
an Indian. Ce terme qui me paratt une corruption du Tr. 
hindikiï, {k changé en m) est l'équivalent du GM. rà icipaToe 
T«; yiiç. On rencontre le terme dans les vieux contes. 
pral liné la, nashavdé la^ gheldé la dji ko hîndyemi, (c) les 
frères la prirent, la firent partir, (et) l'amenèrent jusqu'à 
l'extrémité du monde. Penélas andré ko lil, t^avés f arakés 
man, ko khtndyeniiy (c) il disait dans la lettre, que tu vien- 
nes me trouver, à Text. du monde. Ti dukani kârin isif ta 
khïndyemi, (c) ta maltresse où est-elle ? à l'extr. du monde, 

KhokhavAva, V. caus. 1 Cl. 2 Conj. part, khokhavdô, le\. 
prim. khokhàva^ est inusité. Tourner en ridicule, tromper. 
Skr. k u h, to surprise, to astonish, to cheat, to impose 
upon — mirationem facere, decipere — Wg. kuhana, f. 
hypocrisy, assumed and false sanctity. k u h a k a, a cheat^ 
a rogue, a juggler. Campuz, jonjabar^ a. Enganar. — Hohav^ 
luge, betrûge. — Prâs. 2. hohavésa. Bôhtl. Tom. 2. p. 27. IDio^ 
khavdô manûshy homme trompeur. Kamakhokhavâv tut^ je 
te tromperai. Khokhavghiâs man o gadjô, l'étranger m'a 
trompé. Khokhavdô man, ka kinghids les, celui qui l'acheta, 
m'a trompé. Man khokhavéna, vous me trompez. Dik te na 
khokhavén tut, prends garde (vois) qu'ils ne te trompent pas. 
Khokhavghidn man, tu m'as trompé. raklô kkokhavghids 
pe penid, nikavghids la andré ko vesh, (c) le garçon trompa 
sa sœur, il la fit sortir (de la maison) dans la forêt. « Ga-» 
gner quelqu'un au jeu. » Te khokhavés man mo raklô, te 



— 318 — 

vnvrônrfsi wnn. fc» si tii me pajïnes mon garçon, tiies-raoî 
=f ju*^* tu mo tiiffs. fipshté te kelén. khokhat'iihiùs o rakli pe 
dadés^, fc) ils s** sont assis pour jouer, le garçon gagna son 
p*'*nî. Comp. 11. banWf v. n. to be overcome, to lose (in 
play). 

KhokhAvohiovava, V. pass. khokhavdô-uvàva^ part. à-/jo- 
khdvijhi(ni)lo. F^tre tourné en ridicule. Rre trompé. / rakli 
khokhavyhilifar. ta nigUMitar avn\ gheh'tar e phuriàsa ki 
hdynia^ fc) la fille fut trompée, et sortit en dehors, et alla 
avec la vieille au bain. Kinghiôm yek grastés, ta khokhâv^ 
ghilioiHy J'ai acheté un cheval, et j'ai été trompé. 

KhokhavnV), khokhamnô, khokhannô, adj. Menteur. Skr. 
k u h an a, adj. Envions, hypocritical. hi ta khokhavnô ta 
tchory il est, et menteur, et voleur. Manûsh gôrke ta kho- 
khamné, hommes méchants et menteurs. Lové khokhavnc, 
monnaies fausses. GM. voa(<ipLaTa <|ifJTuc«. Tr. kalby faux. Saré 
o manûsh isi khokhcwné. tous les hommes sont menteurs. 
Tûya^ 80 khokhavnô manûsh i$ân^ (c) et toi, quel homme 
menteur (que) tu es. Penghiôm léske ; khokhavnô manûsh 
vnbiy (c) je lui ai dit ; tu es un homme menteur. 

Khokhâvniovava, V. pass. khokhavnô-uvdva. part. feAo- 
khdmii(ni)lo. Etre trompé, v. rare, ils préfèrent khokhdv- 
ghiovava. Khokhdvniliom, j'ai été trompé. Penghids i rakli, 
mo dot tAi putchéla, te na khokhdvnioves, (c) la fille, dit, si 
mon pèr«i te demande (de moi), ne le trompes pas=que tu 
ne deviennes pas menteur. GM. piTî yivwai «jnudrtî;. 

Khokhamnîbk, khokhaimbé, n. abstr. de l'adj. khokhavnô^ 
Mcînsonge, tromperie. Khokhaimbé penéla^ il dit (un) m. Ta 
khokhaimhés (adv.) rot^élas, tapenélas, (c. Nom.) et il pleu- 
rait faussement (il faisait semblant) et il disait. Dakdra mo, 
tûke khokhamnihé ndn'uvéla, (c) mon roi, à toi mensonge 
ne sied pas (jjltî yivotro). Souvent on entend khokhaimhés, 
adv.: ils ont imité les Grecs, qui disent, <jiiu|xaTa, mensonges, 
faussement, ^tV«Ta to dire, il a menti. ^'^piaTa, ij/àuiaTa, men- 
titaniente, falsament<3 — Som. 

KiioiNK, m. Entonnoir, Touverture du soufflet, par lîi- 
quell(î passe l'air sur les charbons ; voy. pûrgheris. Panglô» 
tar o khoink e pishotiéskorOy le kh. du soufflet est brisé. Je 



-^319 — 

crois qu'on pourrait rapporter ce terme à la rac. Skr. khan, 
creuser, d'où khaning, puits. Hel. x^voç, )i6%^o^, x*^v(ov, en- 
tonnoir, de jaivû), s'entr'ouvrir^ voy. khanïng. 

KholIn, f. Hel. ^oXtj, Bile, rage, prononcé constamment 
avec Vn final, voy. kholiterdva, Penghids i phuH e kholinâsa^ 
(c) dit la vieille avec rage. Ta kaldr pe kholùiâtar^ umblav^ 
:ghids pes^ (c) et à cause de sa rage, elle S3 pendit. Ndstik 
Vastarâv man me kholindtar^ je ne peux pas me tenir (à 
cause) de ma rage. Diklids kholindsa ka unilôtar, il vit avec 
rage ce qui était arrivé (advenu). / Elif (n. pr.) lids la i kho^ 
lin, (c) la rage prit Elif=:elle s'emporta. ÀrpeCcav* ^ïiciiTa x^- 
>o; îiaStv, Iliad. A', 387. Ta o Mahmûtis lids les i kkolin, (c) 
et la rage prit Mahmoud. 

KholiterAva, V. comp. 2 Cl. 3 Conj. part, kholiterdà. 
^fikh-terdvaj Avoir de la bile, se fâcher, se courroucer, n 
final de kholin rejeté. GM. xoXofi.avô, xo^opiavi^Jw. Hel. xo^oOTai, 
mxpaîvtTat, 6\ijjLoOTai, Hesych. GM. ;toXo[A«vô, scorrucciarsi, 
stomacarsi — Som. Penghids o raklô, terdva kholin Idke but, 
(c) le garçon dit, je suis fortement fâché contre elle. da^ 
kdr penghids pe praléske^so but kholin levés avaklé khernidte? 
(c) le roi dit à son frère, pouquoi es-tu si fortement fâché 
contre cette ânesse? 

KholasAilotar, v. pas8. de kholin, usité sous cette forme. 
Kholasdilotar o djut, ukhkinô ghelô péske, (c) le juif s'enra- 
gea, se leva''(et) s'en alla. On dit aussi kholidzava. GM. j^o- 

XiàC(k>9 Hel. yfokifù. 

Kholinakoro, kholiniAkoro, adj. du gén. kholin, au sing. 
Enragé, fâché. Isôm kholindkorOy V avéla man te dav tut, je 
suis enragé, et il me vient (l'envie) de te frapper. Isôm but 
kholinidkoro, je suis très enr. Commun aux Séd. et aux Nom. 

KholistrAva, f. Lézard. Ko>i(y«upa (lézard) Toixoêà-nQ;. Au- 
jourd'hui le caopa, s'appelle aussi vouaTipiT^a, 9a(jLioé(iLiOo<, Cor. 
At. Vol. 4. p. 316. Campuz. buUstraba, julistraba, f. culebra, 
reptil. 

Khomér, m. Pâte. Tr. j::^ khamir, vulg. khamour, farine 
pétrie, pour faire du pain, ou de la pâtisserie — Bchi. 
manrô, khomér isi, le pain (n')est (que) pâte, (pâteux). 
Ndn' astarghid{s) les o bov, ta unilôtar khomér , le four ne 



w ^ „«» UgUaiôtar o khomér, 

^(''"''' «w- **<""*■» *i sîng- Pâteux. 

r -r|y~7" " J I fe h u r, to eut, to scratch — Scin- 

J|ï^'?«2*;V^rfe— Wg. H. IrtS ^hra,adj.deep, 

*'**«*'* ''Trf^i^fiû' fcftar, trou. fc/iorMÔ, humble : 

rfi^'- |^?^Ûn, fodio, pro-fundiis. Hel. x^fi^iV^. X"!*"»! 

/^A /""^"ffldftA""^'» humilia. OifeW na wtU khor opani, 

*^^'2^tJ''- *'i,M l'e*" n'était pas profonde. Pelô yek khor 

£)ilf ""' ^'ii tomba daus un puits pr. khaning isàs khor, 

jtjnf'^j' était pr. Nâna diklâ o khor e paniéskoro, (c) il 

(li ^ {"vil la profondeur de l'eau, ici l'adj. est pris pour un 

"" f '^ f^ "^ 8>«T0(. voy. p. 59. 

^''^hÔbak^'^'' Turc. H. P. Jy looîoo, a people in Persia, 
ifed fllso karajee. Campuz, corajat, adj. Moro, di^Maurila- 
'^ia. («"V"""» Moron, villa di Andaluaia. E Abmelidsa e 
uarakhàsa, (c) avec Ahmet, avec le Turc=avcc Ahmet le 
<]>irc. Amén khorakhâi, nous (sommes des^ Turcs. Otià 
Jtdàtar, dikéla tnn shtar baré khorakhâi, la piénaspaniali, 
(c) il yalla,il voit trois (ou) quatre seigneurs (grands) Turcs, 
et ils buvaient du raki,voy. pâmait'. Kbuyazghiâs e Khom- 
ichén (ace. au pi.) o raklô, ta pengkiàs lénghe, (c) le garçon 
appella les Turcs et leur dit. Dikliâs o phurô J^avéna Kho- 
rakhâi pe pudinéndja, (c) le vieillard vit que des Turcs ve- 
naient avec leurs fusils. Yek khorakhâi diklâs la, pendâs, 
aorovêsa Mintâno'7 (n. pr.) merovâv but, o Mustapha iche^ 
rûjashi mulô, (c. Nom.) un Turc la vit (et) dit, poui-quoi 
pleures-tu û Mintâno? moi je pleure beaucoup, (car) Musta- 
pha le tcheribachi est mort. 

Khorakhanô, adj. du pi-éc. App. à des Turcs. laàa yek 
khorakhanô, pani ka délas, p' ogkésle, (c) il y avait un Mu- 
sulman qui donnait de l'eau pour sou âme. GM. Stà ({luxti»^ 
ici, khorakhanô est pour khorakhâi. Yek khorakhanô rom, 
Balamésa diniâs pes, (c) un Tch. Mus. se buttait avec un 
Grec. Khorakhanô gav, village Mus. Khorakhani tchlp, lan- 
gue Tr. Khorakhanê ro)(i,(phir.) Tch. Mus. Khorakhattés 
djanésaf connals-tu la langue Tr.? 



~ 321 — 

KhoraKHNî, {khorakh{a)nt\ Femme Tiuxiue. au pi. kho^ 
rakknicL UtinUar khorakkni i Kordka, (n. pr.) Koraka est 
ievenue Mus. Ghelôtar yek khorakhdste pashé, I khorakhni 
mÊshlids léstar, to nav sar penéna ? Ov penghids, mo nav 
penéna, kar, (c) il alla auprès d'un Turc, la femme Tr. lui 
lemanda, comment appelle*^t^^n ton nom ? Il dit^ on ap- 
pelle mon nom, pud. virile. 

Khorakhniori, Jeune femme Turque, dim. du préo. 

Khorakhâskoro, adj. du gén. kliorakhâi, au sing. Âpp. à 
un Turc, Musulman. / khorakhdskeri romni, la femme Tr. 
Kharakhàskere romnid^ femmes Turques. 

Khôros, m. Danse. GM. ^op^c, ballo, dan^a — Som. Bulg. 
khorô, Gr. danse, M. Dict. Khôros tchidena, ils mènent la 
danse. Khôros keléna^ ils jouent la danse, GM. tcaC^ouv )(;op6v, 
Us dansent. Ta terénas yek gdida^ ta kelénas khôros, (c.Nom.) 
et ils avaient une cornemuse, et ils dansaient. Ta khôros 
kddéy ta ghelé péske andré ki veshia, (c. Nom.) et ils dan^ 
«aient et ils s'en allèrent dans la forêt ; terme très connu 
de tous les Tch. 

KhrAbisha, L Petite caisse en fer, dans laquelle les Nom. 
forgerons tiennent les instruments de leur profession. Slav. 
Ard&r'tt, àviprîoc, t'cx«pi«> Oec. Vol. 3. p. 248. Bulg. hrabrost\ 
bravery, valor, M. Dict. 

KhrIenos. m. Marjolaine. Slav. hrêb\ Illyr. hrev. hreb^ 
«riXtx^c, stipes^ truncus, comp. Hel. 4Ypflt((pvût, Oec. Vol. 3. p. 
253- Bul. hriep\ horse-radish, M. Dict. 

Khristunk, m. Noël. GM. Xpkttouysvvx, yfwa, naissance. 
Les Byzantins disaient XpierroO yivvjtv, et les Grecs d'aujour- 
d'hui, xi XpidTouYivva au pL, Gor. At Vol. 2. p. 90. 

Khukhùnr, m. Champignon. Kamadjds te ghédas khu- 
khûnr^ nous allons cueillir (ramasser) dos ch. Sar bihiésa 
o khukhùnr ? combien vends-tu les ch. ? Kdrin arakésa o 
khukhùnr^ où trouves-tu les ch.? Gheliôm andré ko magha^ 
rds, ta ghediniôni khukhùnr, je suis allé dans la caverne, et 
j'ai ramassé des ch. 

Khukhunréngoro, adj. du gén. khukhùnr, au pi. Qui vend 
des champignons. Khukhunréngheri, L Les Tch. apportent 
au marché de Constantinople, une gr. quantité de champ. 

35 



— 322 — 

Khur, voy. kfiir. 

KhulàI) m. Seigneur, homme di0tingué9 GM. <fx^> ^• 
JJLà. kkalil^ pK J^ khullan, amicus intimas, dincerusque. 
Mulieris amatus — Fl'eyt. Khulaij Hauswirth, khuîàni^ Him^ 
wirthin, Boehtl. Mél. As. Vol. 2. Liv. 1. p. 27. Campuz. julaf , 
mesonero, ju/afli, f. Làtehô khulài^ bon wigneur. Khulâi 
tnanûsh isiy c'est un homme distingué. Tr. tchelebt addm. 
E keréskoro khnldi tfn)ghià6 Mûn pe keréste, te beshdv kirai'^ 
la, le maître de la maison, m'a mis dans sa maison^ podr y 
habiter en payant le louage (Tr. kird ile, avec loyer). E «- 
zdkoro khuldi, le propriétaire de la vigne. Yek ndnû terià- 
zelày (GM. TtptoéÇdi, comparare—^Som.) me khulâsteJ^cXï. Nom.) 
un (aucun) ne ressemble à mon seigneur. So penés khuldin 7 
que dis-tu ô seigneur ? Ta i Fatmd (n. pr.) penddSj khuUia 
mOf me dinôm les donên davarién, (c. Nom.) et Fatttia dit, 
à mon seign. moi^ je lui ai donné deux chevaux. 

Khulano^ adj. de khuldi Akand, ruina teréta asùvké khfh 
lané manûsh^ maintenant, il n'y a pas de pareils seigtieur^ 
adj. pour le subst. Ta muklds Idkere khulanés, (c. Nom.) et 
il laissa (libéra) son (d'elle) seigneur. Shundà khtUanâ^ (c. 
Nom.) magnat rénommé. khularô {l changé en r) but H^ 
nilo isiy but dinilô isi, (ch. Nom.) le seigneur est très désa- 
gréable (puant), et très fou. 

KhulânI, f. de khulanô. Femme distinguée. Khulafu r(h 
mniy f. élevée, dame. E khulanidkere tckavé, les enfanta db 
la dame. Pendds léske ta x khuUxni, ndna mukil tut^ khih 
Idya mo, (c. Nom.) et la dame lui dit, il ne te laisse (nis, 6 
mon seigneurssil ne te met pas en liberté. Léskeri % khulani 
ghelûar léskere praléste^ta rovélas, (c. Nom.) sa daitae (épotisé) 
alla chez son frère, et pleura. On entend quelquefois dans 
les tentes des Nom. et principalement des Zapâris, Oe met 
appliqué à des femmes qui soignent bien leurs enfants. Eut 
khulani, très bonne ménagère. Plus. Séd. ignorent ce terme, 
et se servent de termes Turcs et Grecs. 

Khùva, gùpa, f. Fosse. Âscoli^ Zig. p. 6. cite k ù p a, a weÙ, 
a hole, a hôUow, a flask, a bottle. La prononciatiott des 
Nom. khûva, vient à l'appui de son opinion. On peut citer 
aussi le Slav. gubày xtXkoçj «6yyoç, x6Xhoç. Oôc. VoL 3. p. 99. 



H. khohy m. a eavern, a pit — Yates Introd. p. 235. H. ^j^^ 
kjiop, L a cave, a corner, a rent, a fissure. (Bcng.). Pelôtar 
andré yek baré khuvâte, (c) il est tombé dans une grande 
fq^se. Le terme est peu connu, et très rare, on se sert ordin. 
de khev, trou. 

KfiURDÔ, adj. Petit, jeune. Skr. ksudra, adj.small, little, 
k r i t, to eut, to divide — Findere, dissecare. — Wg. Hel. xcCpM 
xapotç. Lat, curtus,cul-ter — Bopp, Glos. Skr. H. j:)^î kjioodr 
adj. small. Pers. •5j>> (kkurd) parvus, paucus, exigmis — 
Vul. Mince, fin — Bchi. »^^ (/r/iurde) parvus. ^^ ^j^ (khurd 
kham) adj. perparvus, comminutus — Vul. Hel. xupT^ç, lu- 
daeus curtus. Hor. Court, corto, kurz, me paraissent de la 
inéme origine. Khurdi tchuri, p. couteau. Kamarakés yek 
khurdà dronij (c) tu trouveras un petit chemin. Sostdr isi 
khurdôy parcequ'il était p. (jeune). Ta 6i petighiâs, khurdi 
iaômas, ta liné man o tchoVy (c) et elle dit, j'étais jeune, et 
les (lorsque les) voleurs me prirent. Diklids les ka isds khur^ 
dôj shukdr^ (c) il vit, qu'il était jeune, (et) joli. Teréixas yek 
pralés khurdés, ta isàs denilô, (c) ils avaient un jeune frère^ 
et il était fou — étoui'di. Khurdé baréy rovénas, (c) petits et 
grands, (jeunes et vieillards) pleuraient. Te tchoradv {tchiy- 
ravâv) tuniaré pralénghere khurdé khurdé kokkalinde^ je 
pisserai sur les très petits os de vos frères=que vos frères 
meurent jeunes — Impréc. Nom. Pushliâs lingoro dut, kdrin 
isi tumarô khurdà pral ? ta pende, ka isi niashavdô, (c) leur 
père deipanda, où est votre p. frère? et ils dirent, qu'il 
est perdu. 

Khurdés, adv. du préc. A vêla i tchaiori, khurdés khurdés 
opré katunàte, (ch. Nom.) vient la fillette, petit à petit (peu 
à peu) sur (vers) la tente. 

Khurdëdér, comp. de khurdô. Tr. Pers. /^^ khourdter, 
adj. plus fin, plus mince — Bchi. / khurdëdér lâkeri peu, (c) 
sa sœur la plus jeune. Tchivdé o kurds (Tr. qoufa atmdky 
tirer au sort,) pelôtar ko khurdëdér jyralj (c) ils tirèrent au 
sort et (le sort) tomba au frère mineur. 

Khurdorô, dim. àekhurdo. Mi khurdori, mi horori, kelé^ 
la mànghe, mi shukàr, (ch. Nom.) ma petite, ma petite bel- 
le-fiUe, elle dani^e pour (plaire à) moi, ma belle. 



— 324 — 

Khurdîpk, m. n. abstr. de khurdô. Jeunesse. Me kkvr^ 
dipnd^te dikliôm les^ ta yek akand, (c) dans ma jeunesse, je 
le vis, et également maintenant. 

KhurdI makI, f. Petite mouche qu'on voit autour des a- 
niiuaux, pi^ndunt la belle saison. 

Khurûk, (As.) Petite vérole. Prob. de {Jjj^ khourouq^ s. 
ar., pi. de kharq, trous (d'un habit déchiré)— Bchi. ^ji 
{kharakd) lacera vit (vestem) — Freyt. Cette étymoïogie est 
préférable kjj^ khooru, theleprosy. Comp. khanitri^ gale, 
lit. maladie qui creuse, khnrûk est la maladie qui fait des 
trous, dans la peau. Ces termes !Kont aucune affinité avec 
ceux employés par les Tch. Roum. 

KhuyAzava, V. Grec. part, khuyazdô ; le tchârdava des 
Zapâris. GM. youytàCw, bafouer. Hel. oôà, oàai ; quelquefois 
aussi parmi U^ Grecs, il a la signification d'appeler, crier à 
quelqu'un. Très commun parmi tous les Séd. Khvyazghiàs 
hishén immnshén^ il appela vingt hommes. Ghelé khuyazdé 
les, le asân lésa, (c) ils allèrent l'appelèrent, pour rire de lui 
(avec lui)=le tourntT en dérision. 6M. yo-À, oôpà, S^oi^ Hel. 
yin, yéoç, i yiou, & y^^Ç» helas. It. guai, yoÇopiai, se lamenter. 
Hel. yaotôfLat, Gor. At. Vol. 1. p. 302. yiCo{Aa^ boccare, gridare 
— Som. 

KhuyAz kerAva, V. comp. 2 Cl. 1 Conj. voy. kkuyâzava. 
Khuyazkerén lenmânghe, (c) appelez-les à moi, (devant moi). 
Khuyazkeryhûi{s) les o da/rcir, ta penghids léske, (c) le roi le 
lit appeler, et lui dît. Khuyazkerghiàs i khanûma (Tr. frAa- 
num) ta Idkcre gadjés (c) il fit appeler la dame^ et son mari. 



changé en r. khalô, kharôy mangé, rongé, lubnt\ rubnf^ 
prostituée, lil, Ur, papier. 

Ladavàva, V. caus. i Cl. 2 Conj. part, ladavdâ. Charger, 
le V. prim. laddva est inusité. H. î-^-^"^ ladna, v. a. to load, 
to lade, îtirfana, v. a. to load, lad,ï. load,bowel, ladpykand^ 
loading and packing, ladoo, adj. fît to carr\' a load, ladee, f. 
a small load, ludau\ m. a load. Ladai^ghi&m e grastés^ j'ai 



— 325 — 

chargé le cheval. Ma ladâvy ne charges pas. Râno me la-- 
davél e gr listes, qu'il charge le cheval de bonne heure. La- 
davéna o berô^ ils chargent le navire. Ladavdô isi o berôj le 
navire est chargé, berô isi ladavdô angâr^ le navire est 
chargé du charbon. Laddv e djornid^ charges les mulets. 
Ta penénaSy isi avatiaring yek kheréngorOj amén ladavâsa 
trin ishtâr bar, ov, ladavéla dji desh 6ar, (c) et ils disaient 
il y a par ici un ânier, nous chargeons trois (ou) quatre 
pierres, lui charge jusqu'à dix pierres. Penghiâs léske o 
dakâr, sôstar tu ladavésa la e khemiày but bar ? (c) le roi lui 
dit, pourquoi charges-tu l'ânesse, de beaucoup de pierres ? 
Te djas ladavdô, djin opré ko bairi, (Tr. ^Lj bdir) (ch.) que 
tu ailles chargé, jusqu'au sommet de la colline. Kdrin po- 
ladavghidn'f où as-tu déchargé? po est le GM. diç6-iri, qui 
joint au verbe, a la signit. du Fr. décharger. 

LadAvghiovava, V. pass. ladavdô-uvâva, part, laddvghi- 
(ni)lo. Etre chargé. Laddvghilotar o grast, le cheval a été 
chargé. 

LadinItgha, f. Caisse, boite. — ^Val. lada, cista, arca — ^Voc. 
Daco-Rom. Alexi, p. 231. Ledenitze (tuyau de glacé) pisto- 
lets artistement plaqués en argent. A. Boue, La Turquie 
d'Europe. Vol. 2. p. 220. Bari ladinitcha, grande caisse. 

La do, (As.) Laver. Imp. 2p. au sing. voy. tovâva. 

Ladj, latch, (pi. pr. aux Séd.) f. Honte. Skr. 1 a d j d j a, 
shame, modesty, bashfulness, H. J^ laj, f. bashfulness,mo- 
desty, shame. GM.evTpo7ri),Tr. ^^^^^^ ayb, défaut, honte — Bchi 
Campuz, lâchay f. verguenza. Nâna terélas ladj, il n'avait pas 
de honte. Ndna teréna o tem ladj, le monde n'a pas (n'ont 
pas) de honte. Lâkoro dat pe ladjdtar kammerél, kamperél 
andé (pour andrê) ki defjryàl, (c. Nom.) son (d'elle) père 
mourra de sa honte, il tombera dans la mer. 

LadjAva, V. prim. 1 Cl, i Conj. part, ladjanô. Rougir.GM. 
lvTpéwo[i.«i. Hel. af(ixivo[i.ai. Skr. ladj^ladjdj, tobe ashamed^ 
to be modest or bashful. — ^Pudere, erubescere — Wg. H. 
IJUJ Injana, v. n. To be ashamed, or abashed, to blush. 
lujjit, adj. abashed, lujwana, v. a. to shame, to cause to 
blush. Ndna ladjâsa ? n'as-tu pas honte ? GM. Xtv ivTpéirsrai? 
Kerés man te ladjâva, tu me fait rougir, tu me confonds. 



— 32G — 

Ladjdva te khav manrô, j'ai honte de manger du pain. Kam^ 
ladjdv les"! aurais-je lioiite de lui ? GM. 6à tJ^v évTpa7r«^. 

Ladjanô, adj. part, du v. ladjdva. SJcr. 1 a g n a, adj. ata- 
ched to, iptent on, ashanied. Ladjani romni, femme hon- 
teui^e. Nashtôtar ladjanô, il partit honteux. GM. tfuytv ivrpo- 

Ladjavô, même signif. que ladja^iô ; je l'ai entendu une 
seule fois d'un Séd.; plus propre aux Nom. qui remploient 
au lieu de ladj. E baréskoro tchavô shundda, sôske diniâs la: 
nauai ladjanô tûke ? penélas o tehavà, (c. Nom.) l'enfant du 
niagpat apprit, pourquoi il l'avait frappé ; n'est-ce pas une 
honte à toi ? disait l'enfant. / puri per.dds e gadjénghey fta- 
^hunén amén tcha/ué, ladjavô isiy (c. Nom.) la vieille dit aux 
étrangers, des enfants nous entendront, c'est une honte. 

Ladjâniovava, V. pass. ladjanô-uvdva. part. ladjdni{ni)lo. 
Rougir, avoir de la pudeur. Nâna ladjdnilotar^ il n'a pas eu 
de honte. 

Ladjavava, V. caus. de ladjdva. i CI. 2Conj. part, ladjav- 
dô. Couvrir de honte, confondre. GM. 2vTpomciCfl*< Ma ker 
avakd, sôstar kamaladjdv tut, ne fais pas ça, cai* je te ferai 
rougir ; cette forme est rare, 

Ladjaibé, U' abstr. de ladjavdva. Honte, plus usité que 
làdj. Ndna terésa ladjaibé^ tu n'as pas de h. Ladjaibé isiy 
ma vrdker, c'est une h., ne (le) dis pas, 

t^ADJÂv kehâva, V. caus. 2 Cl. 1 Conj. part, ladjdv kerdÔ. 
Faire honte à quelqu'un, déshonorer une femme. GM. tîjv 
ivTp^m«9(, il l'a violée,séduite. Hel. si^x'^vca, xaTOLiax^vcA^AV^l^iit 
souvent la même signif.; xaT^iax^vOtidsc, ToÙTiori naTampvtuOcîr 
fq^;. Cor. Bibl. Hel. p. 312, 3G6. Dûi djené ka^miéj te ladjdv 
kerén la, (c) deux personnes ont voulu la déshonorer, f/fc/i- 
kinô, ta ghelô te ladjdv kerél /a, (c) il se leva, et vint pour 
la déshonorer. 

LakhkI, LAKHTi, au pi. laklikiâ-tidi f. Coup de pied. H. 
vi^"^ lat, f. a kick, lat mania, to kick, lutidnay v. a. to kick, 
H. Pers. jXJ lukud, f. a kick. GM. xWt<joç, xXot9&, donner 
des coup de pieds, du Lat. calx, Hel. Xà$, XaxTiÇw, calcitrare, 
calcio. Cor. At. Vol. 2. p. 193. Hel. XaxTowxTô, id. p. 224. 

XoKicxT^oai, XocxTiaai, xaTXKXTfioai, ivocTpé^xi. Hesych. grast 



— 327 — 

éiniâs man lakhkid^ le cheval m'u donné un coup de pied, 
(ou, des coups de pied). Del yek lakhkiâ i siniâ, (Tr. ,J^^^ 
sin{) (c) il donne un Coup de pied à la table. 

LAKHRf, LAKHT DÂVA, V. comp. 2 Cl. 3 Gouj. part, lakht 
dinô. Donner des coups de pied, le k de lakhhi est souvent 
changé en t Diniâs è raklés yek lakktid^ uftchinô o faklô, 
(c) il donna un coup de pied au garçon, le garçon se leva. 
Diniâs yek lakhkid, djangaifghiàs e mamishésy (c) il donna 
un c. de p., il éveilla l'homme. LakhH dinhls man i grasni, 
la jument m'a donné un c. grast lakhkid delà, le cheval 
donne des coups de p., il rue. Dik latckés te ne del tut làkh^ 
kidj prends garde qu'il fie te donne des c. de p. Yek grûèt 
dinid(s) la lakhtid, ta mdrghilitary un cheval lui (à elle) 
donna un c. de p., et elle avorta. 

LiKHEV,(As.) Lit. Ar. ^b^ (lihaf) operimentum extimunl 
corporis, vestis superinduta reliquis, lodix-^reyt. H. Ai*. 
lihaf, m. (f . w»*^) a coverlet, a quilt, a counterpane, quilted 
upper garment. 

LiKHEvi DJiv, (As.) Punaise, likhet)^ lit, djiVj pou. Tch; 
Roum; keréskoro djuv, pou de la maison-punaise. 

LÀKHO^ (v)lAkho5 Valaque. voy^ Vlâkhôs. Plusieurs Tch. 
Mus. appellent de ce nom, les Tch. Chr. soit Séd. soit Nohi;. 
Les Tchinghianés de la Valachio, sont tous Chr. Aujourd'hui 
on en rencontre rarement dans les provinces de la Rouitté^ 
lié^ et jamais au sud des Balkans. Autrefois ils étaient pluè( 
nombreux. Aujourd'hui Ldkhô est un terme de mépris, et 
les Zapàris s'en servent très souvent, lorsqu'ils parlent de 
Tch. Chrétiens, qu'ils méprisent du fond de leUr co&nt. 
Plusieurs Séd. n'ont jamais entendu ce terme. Te djas te La*- 
ftfidj/a,allons aux Lâkhos. Lakhinka, f. E Lakhéskoro o tchaô^ 
l'enfant du Làkho. Kalpazdn Lâkhos, de taux Lâkhos. Tr. 
jJiî kalbzen, kalbizen, adj. Pers. faux monnayeuf — Bôhi. 
Lttrénde but Lakhôya, dans (le village de) Litres, il y A 
plusieurs Lâkhos. Kadaà {kadafvjd) gav ndnâi Lâkhos y{A9.ti^ 
ce village il n'y a point de Lâkhos. 

LalAska, Pudendùm muliebre. Tovdôm les. lâkcfe lala-^ 
skâkere vushténde, je l'ai mis, dans les lèvres de son pud.: 
pr. aux Nom. 



— 328 — 

LalôrIi lavôri, lalôro, lalorô» HAROLÔ5 adj. Muet, sou- 
vent bègue. Pers. J"^ lod, mutus, muet. Gaz. L* Pers. H. lal^ 
adj. red, dumb, inflamed, etc.— Pukkhto, /ai, dumb, mute» 
speechless — ^Bellew's Dict. 1867. Bétighilotar lalorô, il na- 
quit muet. Pe dardUar unilôtar lalorôj à la suite de sa 
frayeur il devint muet. Laloréya (voc.) Tchitcha. (n. pr.) ô 
Tchitcho, le muet. Cet adj. me parait être un ditn. de lalô^ 
inusité» Lavorô est plus pr. aux Nom. 

Lalôriovava, V. pass. lalorô-uvâva^ part. lal6ri{ni)lo. De- 
venir muet. Te lalôrioves, que tu deviennes m. Lalôriav 
(Imp.) deviens muet. GM. poSàvou; très souvent prononcé 
lalôriof. Lalôriliom^ je suis devenu m. Ma vràker^ lalôriof^ 
ne parles pas, restes muet. 

Latchô, adj. Bon. Etym. obscure. H. k?*' uc/i-c/i,fea, adj. 
Good, excellent, righteous, healthy. Campuz, lachô, adj. 
bueno, lachi, f. lancho manu, un hombre de bien. Ijatchi 
ratt^ bonne nuit. Latchô khulâi, b. seigneur. Tumari pen, 
latchi isiy (c) votre sœur, est b. Latchô to divés, bon ton jour. 
LatcM klioshôij b. manger. Te djivél latchô o manûsh^ vive 
le b. homme. Latchô pamavô, b. ami. LatcM i$i tûke ta 
mânghe^ il est b. à toi et à moi. Sostàr isâs but latchô ma- 
nnshy car il était très b. homme. Kamaterâs latchô divés^ 
nous aurons (une) belle journée. Nàna djanânas ka isâs 
but latchô y (c) je ne savais pas qu'il était si b. Penghids 
tchordi isdriy ta latchiy sar i Maklitcha (n. pr.) na tsdn, (c) il 
dit: tu est belle, tu es b., comme Maklitcha tu n es pas. S/iun- 
dé yek laliày (GM. >aXià) but latchiy (c) ils entendirent une 
voix très b. (douce). Dikliâ{s) la ta penghid{s) lâkCy latchô to 

divés mi pen ; penghids ôi, tinrô po (GM. iri, àici) latchôy mo 
raklôy (c) il la vit, et il lui dit, bon ton jour ma sœur ; elle 
dit, (que) le tien soit meilleur mon garçon. Pende pral, 
amaré peniâ na kamalés /a? Nanâi latchi, amari pen? (c) 
les frères dirent, ne prendras-tu pas notre sœur? n'est-ellc 
pas bonne, notre sœur ? 

Latchedér, comp. de latchô. Kamuvdv latchedér, pen^ 
ghids tchavôy (c) je deviendrai meilleur, dit Tenfant 
Latchedér isôm, je suis meilleur. Ce terme est rare dans 
la bouche des Tch. ; ils préfèrent po latchô. Ils imitent en 



ceci, leurs voisins les Grecs, qui disent rsih fjteyiXo;, pour (le- 

Latghés, adv. de latchô. Bien. Lalchés penghiân ; te djas^ 
(c) tu as dit bien ; allons. Dik latchés, fais attention. Latchés 
isômy je suis b. Latchés tavdô^ bien bouilli. Sikliôm latchés, 
j'ai appris b. Latchés kerél, il fait b. Ndna djàla latchés^ il 
ne va pas b., en parlant d'un malade. Ndyidi but latchés^ il 
n'est pas très b. Latchés kerghiàriy ta lidn les andréy tu as 
bien fait, en le prenant en dedans. raklô lias o manrô^ 
ghdiàs ko Ydww, (GM. niwiî;, Hel. ^iwèfcwnç), latchés feer- 
ghidn ma raklô^ (e) le garçon prit le pain, alla chez Jean, 
tu as bien fait mon garçon,(dit Jean). 

Latghipé, n. abstr. de latchô. Bonté, aumône donnée à 
Féglise et aux pauvres, (Séd. Ghrét.) GM. ^j^ujixiv (Xôpoy), of- 
frande pour l'âme. Khalid{s) les e latchipndsa^ il le mangea 
avec bonté (plaisir). Te kerés mdnghe yek latchipé, que tû 
me fasses une b. (faveur). Uftchinô o azderhds^ (Tr. ^j^j\ 
azderha) pvshlids kon kerghids mdnghe akhid latchipé ? (c) 
le dragon se leva, et demanda qui m'a fait cette grâce ? But 
latchipé kerél, il fait beaucoup de bonté, h. bienfaisant. 

Latghighiôskoro, adj. comp. Latchô-oghi, au sing. Qui 
a un bon cœur, humain, GM. xaX6i^uxoç. La forme rég. serait 
latché-oghéskoro. Inconnu aux Nom. But latchighiôskoro isi 
amarô rashdi^ notre prêtre est très bienfaisant. 

Lav, m, Parole,au pi. lavd, Skr. l a p, to speak. 1 a p a n a, n. 
the mouth, talking, l a p i 1 â, adj. spoken, said, H. P. w«-3 lub^ 
m. the lip, wJ L) lubalub, adj. Brimful. Lat. labium, labrum, 
Hel. îLfléloç, Xxkiîù. « navy name, und lav, ivord, erachte ich 
immer als zwei formen einesunddesselben wortes.»Ascoli. 
Zig. p. 59. Tr. Fers, yi lav, sonmmission, plaii^anteric, jeu, 
supt)lication, prière — Bchi. E yeké^koro lav^ ndna resélas, 
la parole de l'un (d'un seul), ne suffit pas. Pcnghids gudlé 
lavj ko romnid, il avait dit des paroles douces, îiux femmes. 
Diniôm lav, j'ai donné p.=j'ai promis. Kon te lel me ra- 
kleskere môstar yek lav, manûsh kerdva les, (c) quiconque 
prendra de la bouche de mon garçon un mot (le fera par- 
ler), je le forai homme (distingué). E devléskere lavésa, te 
raklid kamdma 7ne tchavéske, (c) avec \% parole (aide) de 

3G 



— 330 — 

Dieu, je Veux la fille pour mon enfant. Léskoro dat nâna 
pintcharghiii{s) ksy vv nâna penghiàs kanék lav, ka isi lés^ 
koTo raklô, (c) son père ne le reconnut pas, il ne dit aucun 
mot (pour prouver) qu'il était son garçon. Tchaiâ dûi ghe- 
létar ki mamiUni kaiiUia^ ta Imas yek phuri kesindia^ ta 
penélas Idke^ tchovekhiuiiey amaré dadés, dinidn les andré 
ko lav^ (c) deux filles allèrent dans la tente vis-à vis, et 
elles «e moquèrent d'une vieille femme^ en lui disant, ô re- 
venante, tu as injurié notre père par tes paroles (en parlant). 

Lav KiNiM, (As.) Acheter, le bikndva des Tch. Roum. 

Là€tâ, f. Tr. w^j"^ lauty învoiU^ s. Luth, instrument de 
musique — Bchi. Keléla i làuta^ il joue du 1. 

LAvA, V. prira, 1 Cl. 1 Conj, part, linô. Prendre. Skr. 
labh, to obtain, to get, or gain — obtinere, adipisci, la, 
sumcre, capere — Wg. H. UJ lena, to take, to accept, to get, 
to hold, to pick, to win, to receive, 1 e 1 e n a, v. a. to take, 
lo receive, to accept of, lab,h, m. profit, produce, acqui 
sition, lahfh kurna, to atlain, len de^i, m. trcifick, trade, 
barter, lena dena, recevoir, donner. Ghelô léskoro dat-^ 
lias le^i fe'sfar, (c) son père alla et les lui prit. Kerdô hiav^ 
linô fyakUdy (c) il fit la noce, il prit fille (il se maria). Linô 
est souvent prononcé yinô, par les Séd. des environs 
d'Andrînople. Le to kelihéy favésa avatid, (c) prends ton 
jeu (înslr. de musique) et viens ici. Ta lias po kelibé^ 
(c) eJL il prit son instr. de mus« Lias pes, nashtô ko beilikia^ 
(ch.) il s'en alla, il partit pour le service royal. Tr. beilik^ 
commandement — Bchi. Ta léskoro manghin kamldv^ (c. 
Nom,) et ses richesses je prendrai. Ov penghiàs, lâua tes, (c) 
il dit, je le prends. Liné o kheliâ, (c) ils prirent (achetèrent) 
les figues. Yakâtar lias o grast, le cheval a pris de Fœil (il 
a été ensorcelé). Nânastt kerélaSj ta lias ronxéSy elle ne pou- 
vait pas faire (supporter), et elle prit mari. Liôm, Xor. pour 
liniôm, j'ai pris. Lias les, ils l'ont pris. Nâpalal alitar W- 
kere godiâte, ta ghelij lias i angrusti, (c) ensuite il vint dans 
sa pensée (elle se rappela), elle alla et prit la bagU6. Sostar 
lidn les ? pourquoi Tas-tu pris ? Kadjdv te lav /a, ndpalal 
kaldv V ôla, (c) j'irai la prendre, ensuite je prendrai et elle 
(aussi). But diveséndar linô isi^ depuis plusieurs jours il est 



— 331 — 

pris. Mo tchavô tu nânasttk te les leti, (c) mon «ifant tu ne 
peux pas les prendre. Lias man f anglcd ta palàlj il m'a 
pris de devant et de demère=il me maltraita, GM. |*' iirikpg 
dw* i|iirpiç xai ctw* iiridc». Dja^le^ (c) vas,prend5, Liniâsi Ameti 
(n. pr.) shuvarorén, (ch. Nom.) Âmeti prit les petites bri- 
des. Ta kamalél la o Manda Khalilis, (n. pr.) (a kamatchO' 
tel la, (ch. Nom.) et Manda Kbalil, la prendra, et il la Tolé- 
ra. Mo raklô, penghiâsj lo la, te kamésa, sastidr la^ (c) mon 
garçon, dit-il, prends-la, si tu veux, guéris-la. Lo la^ ghel lac 
télé ko livardôy prends-la, amënes-Ia à la prairie. On peut 
comparer cette forme de FImpér. fo pour îe, qui est assez 
commune, avec lUni, to,Imp. of linay take, hold, voy. ddva 
dont rimp. souvent se prononce do. Ta ov Kâs yek pamt 
kheli, (c) et il prit une figue blanche. Lias pâlin (içaXcv) pi 
gadjiày (c) il prit de nouveau sa femme, (qu'il avait aban* 
donné). but manûsh, na Une léskeri paravény (c) la plupart 
des hommes n'ont pas pris (agréé) sa salutation. Diniàs o 
dûi lové, lias e djukUsy (c) il donna les deux monnaies ({Ha* 
stres), et il prit le chien. « Lava palodeipalâl lâva,i^ suivre, 
poursuivre. Paldl kaldv tut, je te suivrai. Afo tchoShabàni 
(n. pr.) le yek kojsht, ta len les avaklé tchavé palàl, te djan 
péske avri katdr ki katûna, (c. Nom.) mon enfant Shab&nî, 
prends un bois (bâton), et poursuis ces enfants, pour qu'ils 
s'en aillent en dehors de la tente, t Commencer.» Liâsaràt^ 
tilotaVy ghelô péske pe keréste, (c) il commença à faire nuit, 
il s'en alla à sa maison. Lias arattiy ghelyhids les ko kher, 
(c) la nuit commença; il le conduisit à sa maison; ici, arattt 
est pour ratty nuit. LidSy 3p. au sing. de l'Aoriste, par quel- 
ques Nom. est prononcé las. I benghiali onghi ka peravdds 
e tchavéske, las les, C atchili ko Kôstas, (n. pr.) (c. Nom.) la 
(femme) diabolique (GM. Xia6oX*(iiévYj) qui jeta son cœur sur 
l'enfant, le prit (en mar.) et resta chez Kosta. Las la o fc/iier- 
dô praly ta kerdé haf, (c. Nom.) le frère cadet la prit (en 
mar.) et ils firent la noce. 

LiNiovAVA, V. pass. linô^vâvay part. lini(nt)lo. Etre pris. 
Khurdôy linilotar yesiris, (c) (Tr.^-' eçir^yeçir — Bchi) Jeu- 
ne, il a été pris esclave. 01 penénas, isi but zôri le Itniol [//- 
nio{ve)l(a)\, (c) ils disaient, qu'il était très difficile d'être pris. 



— 332 — 

Lavtt, (As.) Fille. Ar. -t'i {lalh) adhaeril res, cardi, uni* 
mo — Freyt. H. Ar. LJ luot\ m. any thing agréable to the 
heart, etc. voy. Pott, Vol. 2. p. 334. 

LavadiA, f. Espèce d'herbe, qu'on trouve dans les en* 
droits sablonneux ; prob. du GM. >eiS<i^a, prairies^ ou du 
Buiji:. livdda. mow-field, meadow, M. Dict. 

LAzDAVA, V. comp. 2 CI. 2 Conj. part. Tazdmo. Enlever^ 
soulever. GM. «uxciw*. E Kusulm (n. pr.) lazdhiô tes katdr ki 
rez, (c) on enleva Kusulùs de la vîgne. Lazdmids o bar, ta 
dikcla leldl, ka ifn yek til, (c) il souleva la pien^e, et il voit 
au dessous, qu'il y avait un papier (lettre). Ldzden o khaslèà 
f anén -ménghe mol, emportez les mets e\ apporlez-nouâ 
(du) vin. Amen avdsa^ Idzdas tut, (c) nous venons^ nous 
t'éveillons^ Ta tazdtnô les^ yavindsa, ta parakhozdo (xopar 
jm^y cacher en terre, enterrer) les, (c. Nom.) et ils fenle- 
vèrent au soir, et l'enterrèrent. Gheli i pkuri te Idzdel lé%keri 
si'ty^nni, (Trp<»>(xvi) (c) la vieille vînt pour enlever son lit. 
En Houmélie on enlevé les lits tous les matînSw Ldzdd i 
raidi yek bar, tovél tetdl o lil^ (c) la fille soulève ime pîeri'e, 
et met au dessous lo papier. 

L\2n)fNiovAVA^ V. pass. tazdinô-uvdva, part. lazdini{m)lo. 
Etre soulevé, levé. Gheïôtar andrA ko berô, gkedinim pes i 
devf^dl, lazdinilotar o berô^ ne angle djdlas, ne paté^ (c) il 
entra dans le navire, la mer se ramassa (se retira), le navire 
fut soulevé, et n'allait ni en avant ni en arrière. 

Li.sHDE, (As.) Elever. Imp. 2p. au sîng. voy. tdzdava. 

Lekkn, f. Cuvette. Hel. iotavu, GM. Isxàvi, catino, conca — 
Som. Tr. ^t^-J leguen, leién, cuvette — Bchi. Bart lekéu^ 
grande c. Tovghids yek lekén telâl,{c) il mit une e. au dessous. 

Leki khaimi, (As.) Dr. Pratt écrit, oath; c^est un verbe 
comp. H. L^C3 K/f,fta, f. fate, prédestination, destiny, adj\ 
written, khaimi, est le khdva, dot Tch. Roum. BôehtL te 
laites, schwôren. Tom. 2. p. 132. 

Le mar, (As.) Assassiner. To murder. Tous les v. des Tch. 

As. a la 2p. de l'Impér. ont Taffixe le^ voy. lava et mardva. 

Le BEN, (As.) Lies, voy. banddva. 

Le de, (As.) Regardes, voy. dàva. On a vu à Tart. ddva 

que ce v. a plusituirs significations. 



— 333 — 

Le dji. (As.) Rougis, GM. lvTpé7:o[xai, voy. ladjy ladjâva. 

Lk oh'avt, (As.) Voles, voy. gh'avt. 

Le ghen, (As.) Comptes, voy. ghendva. 

Le kakola, (As.) Lis, voy. lil. 

Le ker, (As.) Fais, voy. kerâva. 

Le mudj, (As.) Baises, voy. mutis. 

Le pi, (As.) Bois, voy. pidva. 

Le pisHA, (As.) Eniouds, voy. pishàva. 

Le siv, (As.) Couds, voy. sivâva. 

Le tush, (As.) Traies, voy. doshâva. 

Le tghin, (As.) Coupes, voy. tchindua. 
^ Lekhùsa, LEKHUsiA, f. Accouchée, GM. îLi^ouatoe, il sangne 
del parto — Som. >epO<ra, îLo^ou^a, Xou^^oOva, Hel. >jx^7 (accou- 
chée). Ae^ouaCa, les lochies. TérghilitiMr Idkeri lekhiLsia,9e& 1. 
se sont arrêtées. Ces deux termes sont souvent confondus 
par les Tch. Liebich écrit, Legvslzza.die Wôchnerinn, Kind« 
betterinn, qui n'est pas Grec. Yek romni benghids^ ta isi 
lekhûsa, une Tch. est accouchée, et elle est XsxoOaa. 

Len, f. Rivière, ravin. Skr. 1 î, to join to adhère, to melt, 
to liquify, to fuse, to dissolve, 1 î n a, adj. melted, dissolved. 
H. ^Ù nala, m. a ravine, a rivulet. Lom, ruisseau — Vail. p, 
364. Darânas te tchivén la andré ki len^ (c) ils avaient peur 
de la jeter dans la rivière. Bocalô trushalô^ andré ko. leniâ 
pirélas, (c) ayant faim et soif, il se promenait dans les ravins. 

GM. ^tuuaTia, x^P^^P^' ^^^^ ^^ ^^ Y ^ ^^^ ^eO(jLa, fiux. Lias po 
phudïnô ghelôtar andré ko lenid, ko rezd, (c) il prit son fu- 
sil et alla dans les ravins, dans les vignes (à chasser). But 
tdvdela i len , la rivière coule beaucoup — fort courant. Àa- 
deid lenénde kamdjds, (ch. Nom.) nous irons dans cette ri- 
vière. Diklids yek alepundkeri khev andré ki len, (c) il vit 
un trou de renard dans le ravin. GM. iXeicoO, àXewoOva, renard. 
Pelôtar andré ki len, il tomba dans la rivière. Campuz, len, 
m. rio. Qiielquefois ils se servent du Bulg. lôkva, pool, 
puddle, M. Dict. pron. lakldm, lokldm. 

Lenoui, f. dim. de len. Petite rivière. GM. TcoTaptaxi. Anglâl 
mdnde lenori, fch.) au devant de moi est une p. rivière. 

LeniAkoro, adj. du gén. ten, au sing. Fluvial. Lenidkoro 
pani, eau de rivière. 



— 334 — 

Lkskoro, pron. pers. et pos. voy. Gram. p. 70, 

Lesin, (As.) Ail. Skr. 1 a s'u na, n. garlick. 1 as'u n 1 y a, 
adj. garlicky. H. ^rH' lahstiriy m. garlick, freckle. Luhsoon, 
allium sativum, ail. Honîg. Vol. 2. p. 373. 

Lévhe, lèpre, (As.) Arbre. H. Sj^J lokree^ sS^^ lokt'ec^ 
a wooden poker or stake bumt at one end, a fox. Lukree^ 
ligiium, bois — Hoiiig. Vol. 2 p. 398. k changé en p. 

Levavdô, adj. part, du v. levavdva? Estropié, imbécille, 
pr. aux Nom. Zapâris; inconnu aux Séd. Levavdi ronmi^ 
femme imbécille. Nanâi levavdi i romni^ la* femme n'est pas 
imb. PukkhtOf letvanai^ adj. demented, mad,Pers, [dlwânah) 
Bellew's Dict. 1867. adj. appliqué par les Zapâris presque 
toujours aux femmes. 

LevAvdovava, V. pass. levavdô-uvâva, part. levâvdi{ni)lo. 
Devenir imbécille. / romni levâvdili, la femme est devenue 
imbécille. 

LiAnos, m. (Nom.) Bassin, cuvette, Tr. leyén. GM. Xtyivn, 
XtxàvYj, voy. lekén. 

LiK, Lente, Skr. liksâ, 1 i k kâ, 1 1 k k a, f. a nit, a young 
louse, or the egg of a louse. H. iJJ leek.hy 1. a nit, the egg 
of a louse. Isi perdô likdy il est plein de lentes. Léskeri bal 
teréna likd, ses cheveux ont de 1. On entend ce terme tou- 
jours, au pi. 

LiKALô, adj. de lik, qui a la tête remplie de lentes. GM. 
xo^iiiifn^, un lendinoso — Som. Likaléya^woc. 

LiKÉNGORO, adj. du gén. lik, au pi. Qui a des lentes, Zi- 
kéngoro sherô, tûte pleine de lentes. 

LikhnArî, m. Lampe. Suttôtar o likhnârij (GM. ^i^^^P^' 
'ki/yo^) la lampe s'est éteinte, lit. s'est endormie. Les (jrecs 
appellent Xi^vapi dxoiuYjTov, (lampe qui ne dort pas) la lampe 
qui brûle jour et nuit au devant des images, soit dans les 
églises, soit dans les maisons. 

Lu., m. Parmi quelques Séd. lir. Papier, livre, lettre. Skr. 
1 i k h, to write-scribere, scarificare, tundere, radere — Wg. 
IL L^O likjma, to Write, likjiaw, m. act of writing. /î/r,- 
ha^ee, f. the wages of writing, the labour of writing, the 
act or business of writing, Kfe,/inee, f. a pen. Hel. yp«çI«- 
Bohtl. r//, papier. Tom. 2. p. 126. Ghelô te manghél lil, (c) 



— 335 — 

il alla demander (un) papier=passeport. rcishâi teréla btU 
lily le prêtre a beaucoup de livres. Kârm mnkliân to lil ? où 
as-tu laissé ton livre? T astarél i Elif (n. pr.) yek UL ta 
bitchavghiâ{8) les, yehésa^ ko Mahmûti^ (c) et Elif prit une 
lettre et l'envoya avec un (homme), au Mahmoud. Ta pené- 
las andré ko lily (c) et elle disait dans la lettre. Yek lil te 
bitchavés mdnghe te dav les ko veziris, (c) que tu m'envoies 
une lettre pour la donner (remettre) au vizir. Léskoro ga-^ 
veste lil bitchavdôf te aghdliovely kdskoro isi avakà raklô, 
J^alôj lias mi raklid, (c) à son village, il envoya une 1. pour 
savoir, de qui ^cujus) est ce garçon qui est venu (et) a pris 
ma fille (en mariage). Isi yek mdsek ka beshava^ dise aratti 
dikdva andré ko lily (c) il y a un mois que je me tiens assis, 
jour et nuit, je regarde mes papiers=je consulte mes livres, 
c Capitation, taxe.» Mo lil, mon papier; un petit morceau 
de papier qu'anciennement tout raya portait sur lui, décla- 
rant qu'il avait acquitté sa taxe annuelle. Cette quittance 
était appelée papier, par tous les Chrétiens. Mukdva me e 
lilénghere o lové, (c) moi, je laisse (fais grâce, GM. x^f^^) 
les monnaies de (votre) papier. Cette citation est difficile à 

traduire; xp^yi*™ x»?'^*^' ^^'^^P'^*"^® P^^ l'idée du Tch. ; mon- 
naies des papiers, est l'idée, mais la forme est toute parti- 
culière à la langue Tch. * Cartes à jouer. » raklô katdrko 
ra^hdi to kher djâUiSy ne kaliardô djanénas ne lil djanénas 
te kelély (c) le garçon, de (son) maître d'école, allait à la 
maison, il ne fréquenta (ne connut) pas le café, et il ne sa- 
vait pas jouer aux cartes. Beshtô^ dukdnilo oléndja, lil ar^- 
chepsdilotar te kelél^ (c) (dp^ttlft), {!pxt^«)> il s'assit, il se lia 
d'amitié avec eux, il commença à jouer aux c. André ko ker 
dikéla yek phurô^ lil keléla kurkuro, (kôlkoro) ta yek gonô, 
pashé to phurô, lové, (c) dans la maison il voit un vieillard, 
et il jouait aux c. seul, et un sac de monnaies près du vid- 
lard. Beshté keldé lil, lias e rakléskoro lové, o phnrô. (c) ils 
s'assirent, ils jouèrent aux c; le vieillard, prit (gagna) les 
monnaies du garçon. Astardé lir keldé, (c) ils se mirent à 
jouer aux c. GM. x^P^^^j papier, xap'f*»» c. à jouer. Hel. ]t«pTDÇ, 

TSTpaSiov, pi6)c(ov, lyypaçov, triyyfotynLa — Byz. Di(/t. Hel. 

LiLÉsKORO, adj. du gén. lil, au sing. Fait de papier. Li- 



— 33B — 

Uskofo fenghiardâ, lanterne de papier, fort en Usage che^ 
les Orientaux. 

LiM, m. Morve, mucus, pituite. Skr. l i p, to anoint, to 
plaster — ungcre, oblinere, polluere — Wg. 1 i m p a, adj. 
smearing, anointing, plastering. Hel. (liÇa, morve, pituite, 
YXoiiç, Y^vT^a, Xiwào. Xiitoç. Byz. Dict. Hel. Ascoli Zig. p. 65, 
cite le mot Pers. /J^ (khelm); je crois que ce mot a donné 
un autre terme à la langue Tch., voy. khaléa. Tâvdena W- 
skere limdj (pi.) sa morve coule, Kosh te limdy essuies ta 
morve (mouches-toi). Ndnasti dikdv les, ka tchôriona léskere 
limdy je ne peux pas le voir, car sa m. coule. 

LiMALÔ, adj. de Uni. Morveux. Limalô tchavô, enfant dont 
le nez coule. GM. piuÇidEpixoç, moccoso, mocchioso — Som. Lt- 
mcUô grast, cheval m. Limaléya, (voc.) GM. & (AuÇioépi). 

Limalô shutlô, adj. comp. Le muqueux aigre. Tr. h*^ 
hamiat, bamia ou Alcea Aegyptiaca — Bchi. On mange ce 
légume assaisonné avec du citron ou du verjus; terme pr. 
aux Nom. de la haute Bulgarie. Ici et Chrétiens et Turcs 
l'appellent bdmia. 

Limalô, adj. de lim. Limaçon, escargot. H. I~;^ uenta, 
n. a snail. Terme commun aux Tch. de la vallée du Da- 
nube; la plupart des autres ne connaissent que le GM. ni^ 
\\%yx^^, ayant la même signification que limalô^ (ta>iov, Hel. 
e(eXo;, salive, bave. Tr. sumuklu beudjek, limaçon — Bchi. 
sumuk, bave. 

LiMÉNGORO, adj. du gén. lim, au pi. Morveux. Liménghere 
tchavé, en fants dont le nez coule. 

LiNDR, f . Sommeil, voy. nendir, (As.) Skr. n i d r â, f. sleep, 
sleepiness, sloth, Skr. d r â, fugere, avec n i, dormire, îndor- 
mire. — Wg, H. ^ need, f. sleep, neend, m. sleep. nindas, f. 
drowsiness, nindasa, adj. sleepy, needna, v. n. to sleep, 
neendoo, m. sioeper. Skr. t and ri, f. sleepiness, lassitude. 
Oi penélas me terdva akand lindr, ta ne mtikén man te 
9ovâv, (c) elle disait, moi maintenant j'ai sommeil, et vous ne 
me laissez pas dormir. Ukhkiyiôtar katdr ki lindr, (c) il se 
leva du som. Lias les e raklés i lindr, (c) le s. prit Tenfant 
(il s'endormit). Ufkiniôm katdr ki Itndr, je me suis levé du 
som. Aratti diséy lindr na lal les, (c) nuit et jour le som. ne 



— 337 — 

le prenait pas. Aratti dise est extrêmement rare. On dit 
]^esque toujours, dise arattu Dukàva e lindrdke, j'aime le 
sora. Vrakeréia andré pe lindmt^^ il parle dans son som. 
Ldzde les^katâr ki lindr, lèves-le (réveilles4e),du som. André 
ki liîidf, dardlus lèndar, (ci dans son som. (étant endormi) 
il avait peur d'eux. Ka avés me godiâte,andré mè lindrdte^ nd-^ 
nasttk lel man i lindr, (ch. am.) lorsque tu viens dans ma 
pensée, dans mon sommeil (rôve), le som. ue me prend pas 
(n'arrive pas). 

LiNDRALô, adj. de lindr. Qui aime le sommeiL H. nindasa^ 
adj. sleepy. LindrcUô manûsh^ homme aimant le somv GMv 

LiNDRÀKORO, adj. du gén. lindr, au sing. Isi ôra e lindr d* 
kerij est l'heure du sommeil. GM. àpa too utïvov. 

LipiMA, m. DeuiL Hel. X'iwt.ixa, ce qui fait peine, ce qui 
cause de la douleur. Il est très rare d'entendre Xii^tp^A dans 
k bouche des Grecs. Peut-être les Grecs de la haute BnU 
garie en font usage. Tastard-i^ e Mahmudiéske, liphna, (c) 
que Je prenne le deuil pour Mahmoud. Auwoû(jLai se rencon- 
tre souvent dans leurs discours et dans leurs chansons. iVcî* 
na Upisâilian mànglie Kotdni'f {ch. am.) ne m'as-tu pas re- 
grettée ô Kotâni ? 

Lin, iliNj Val. lume, mundus. Ale^ti, Voc. Daco-Rom. p. 
224. Beshti linidte, (ch.) elle s'assit sur une place ouver- 
te. Ce terme est prob. une corruption de len, ravin, rivière. 

LiSDRÂVÂ, V. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, lisdranô. Trembler. 
L'étym. m'est inconnue. Ma lisdra, ne trembles pas^ \yonv 
lisdr. Ma liadrén, ne tremblez pas. Astarghids les i ratt, 
Usdrdlas sar matchô, (c) la nuit le prit, (surprit) il tremblait 
comme un poisson. Lâkere tchutchid lisdrdna, te tchumidav 
len, me, (ch, am.) ses mamelles tremblent, que je les baise, 
moi. Romés ndna terés, nâna lisdrdna tinré te vasly{ch.am.) 
tu n'as point de mari, tes mains ne tremblent pas (en le 
voyant). 

EiSDRAiBÉ, n. abstr. du v. lisdravdvaj inusité. Tremble- 
ment, apoplexie. J'ai entendu ce terme d'un Zapari. 

LiSDRÂNiovAVA, V. pass. lisdranô-uvdva, part. lisdrdni{ni)^ 
lo. Sign. aot. Trembler. On l'entend plus souvent que /es- 



Of7 



— 338 — 

dràva. Lisdrâniliom sari ratty je tremblais toute la nnit. 
Kerghids man ta Usdrdniliom, il m'a fait trembler, (et je 
tremblais). Trashdniliatn ta but lisdrdniliomy j'ai eu peur et 
j'ai beaucoup tremblé. 

LiVADÔ, livârdô, m. Prairie. 6M )u&l2iov, XÊilMkj Hel. 
i^iëi;, prairie, XiSaSiov, }^up(ov ^TavA^M, Hesych. Cor. At. VoL 
4. p. 288. Slav. levâda, XiSiiw, Oec. Vol. 2. p. 264. Bulg. 
livadoj meadow. M. Dict. 

LodAva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, lodlô. Habiter, fixer 
sa résidence, camper. ?Skr. 1 u t h, v. caus. Volvere, circU'^ 
magere — Wg. Kdrin kamlodds ? Gavéste ? où camperons- 
nous? dans le village? Até avildm, lodlâmy ici nous som^ 
mes venus (et) nous sommes campés. Aidlôm^ lodlôm, je suis 
vetni, (et) j'ai fixé ma résidence (ma tente). Ladlâm^ pelé pa^ 
loi 'méndje gadjé. (ch. Nom.) nous sommes campés, les 
étrangers nous poursuivirent (tombèrent derrière aoiis)— 
Liebich, lodopenn, die Herberge,das Quartier. Je n'ai jamais 
vu un Séd. qui connût le v. loddva^ qui corresponde 
leur beshdva. Il est très usuel, et bien connu de tous ks 
Tch. errants. 

LoH, (As.) Enclume, Vamuni des Tch. Roum.; voy, lui, fer. 

LoHORi, LOHRi, (As.) adj. Rouge.=/oZ(), des Tch. Room. 
Skr. loha, adj. iron, m. a red coloured goat, voy. lût. 

LoKÂNi^ Cuvette. Hel. Xcniviq. voy. Leyén, liànos. 

LoKÀNi, m. Tribula, tribulum. iiouscavD, DC. l dLXoAoi to5« 

9Tax^^(f 4v xaTà ivapaf 6op«y o( xoivol ^QiixàviQv f sot. LiOS habitants 

de Scio prononcent Xouh«vv). Tuicavn, tribula, tvxivn tkç ^Ilouc 
ifavil^ouoa. Glos. Au temps d'Eustache, on disait x^xàvn^. Ce 
terme est commun parmi les Grecs de Roumélie, d'où les 
Tch. l'ont emprunté. Cor. At. Vol. 5. p. 55. Bulg. dikanyOf 
a drag with sharp stoncs underneath, for thrashing grain. 
M. Dict. Selon Coray. At. Vol. 5. p. 64, l'IXHviQpov de Tbech 
phraste^ traha, est le même instrument. 

LokAtghi, m. Pudendum virile. Skr. 1 i n'g a, n. a mark, 
a spot, the pénis. H.vjiXJ Ung^ m, membrum viriL^^ Priapus. 
H. Pers. lungol'eSj a clolh, worn between the legs, to con- 
ceal the private parts. Skr. lakatcha, a tree, 1 a k u te b a, 
a species of the bread fruit, (Artocai^pus Laciicha). A l'appui 



— 339 — 

de cette étymologie, comp. Hel. MrAh^, tige d'herbe ou de 
chou, bois d'une flèche^ le pudendum virile, et la queue de» 
animaux. Byz. Dict. Hel.; — xauX^ç et ses dérivatifs ont la mdme 
signification chez les Grecs d'aujourd'hui. Lokâtchi n'est 
connu que des Zapâris. Me lokatchéskere o jiles shûvlile^ 
(Nom.) les veines de mon pud. se sont gonflées. Mo lokâtchi 
tâvdela, mon pud. coule (blennorrhée). Djukléskoro hkâtchiy 
les partias génitales du chien. Lokâtchi dinâm bulé, sodmnie. 

LoKô, adj. Léger. Slav. lénkïtfy legok\ léger, lénkast\ légè- 
reté. Bulg. lek\ léger. M. Dict Ordin. pron. léko. Comp. 
aussi Skr. 1 a g h u, light, not heavy, small, little^ hght, vain^ 
frivolous, Hel. iXax^;* iXoéx^toç. Loké isi o angâr, les char- 
bons sont légers. Lokô kâsht, bois 1. Lokô piuiinâ, fusil 1. 

LoKEDÉR, comp. de lokô. Mi buti isàs dahâ (Tr. ^^ daha) 
lokedérj mon travail était plus l^er. GM. rckiov cXx^p^cpov. 

LoKiPÉ, n. abstr. de lokô^ légèreté. 

Lol6; adj. Rouge. Skr. lo hi ta, adj. Red, of a red oolour, 
n. blood, a red kind of Âgallochum. Red sanders. Pers. J"^ 
lalj adj. red, dumb, intlammed, darling, dear. aruby. lalee^ 
redness. Tr. *i^ lalèj tulipe, laléi kiouhi, fleur rouge qui 
ressemble à la tulipe. GM. XxX4^ç, les fleurs rouges du Pa- 
paver Stoechas. Laal, rubrum, rouge — Honig. Vol. 2. p.410. 
Campuz, lolléy lolli, f. encarnado, que tiene color de carne. 
Lolô divés, isi takhiâra, demain est (le) jour rouge=Pâques, 
à cause des œufs rouges. Luludie mo loU, (ch. am.) ô ma fleur 
rouge. Loli stadtk, fez rouge. Lolô tchiriklô^ oiseau rouge. 
LoU'baléngoTo^ qui a des cheveux rouges. Lat. nisseus. 

LôLiovAVA, V. pass. lolô-uvâvay part. lôli(ni)lo. Devenir 
rouge, rougir. Pe ladjâtar lôlilitar, (c) à cause de sa honte, 
elle est devenue rouge. Lâkoro mûi lôliolas {lôlio(ve)las) ta 
lamprinfzelas^ (ch. am.) (Hel. XifATcco, Xaf/iicpivw, GM. >«|iLicpi- 
vCÇ», rilucere — Som.) sa figure devint rouge et brillante. Ta 
éintakéla pes, te lôliol, (ch.) et elle se farde, pour rougir. 

LoLiPÉ, n. abstr. de lolô. Rougeur, le rouge. GM. xoxxivdi- 
iiov. Lolipé tovéna o gadjiâ, les étrangères mettent du rouge. 
Tr. ^^ kyzildjé^ couleur rouge employée par les femmes, 
fard — Bchi. 

LoLiARDÔ, part, du v. hliarâva. Rougi. Crudlô loliardô 



— 340 — 

pani, eau rotigie douce. (Tr.>^ pckmez}^ Hél. l^tfttt, on 
ctoatov, Fr. niisiiié, moût cuit. Cor. At. Vol. 4. p. 77. 181. 

LoLiARiJK SHUTLÉ, adj. couip. Lcs rougies aigres, tomates^ 
pommes d'amour ; on les appelle aussi lolé shtUlé^ les rou- 
ges aigres. Tov loliardé andré ki khashôij mets des pom. 
d^^rnour dans Faliment. Gampuz, lolc, m. tomate. Ce part 
nous démon ti\î rexistence d'un verbe loliarâvaj app. à la 
SniQ Con]. de la Ire Cl. Faire rougir, rendre rouge. 

LoM, (Tch. Tokat) Tchinghiané, le rain des Tch. Roum. 
r cliango en L Pareil changement s'observe cliez les Bohé- 
miens des provinces Ris^pies. Ascoli, Zig. p. 155. Lâya^ 
monsieur, {rai), laxàifa, prêtre, {rashài)^ IcUsi, mxit {ratt). 

LoN, m. Sel. Skr. l a va n'a, adj. sait, saline, handsome, 
beautiful, s. n. sea sait, rock, tossile sait, l a v an a k h a n i, 
a sait mine in gênerai, (khan i^ a mine). H. ^^ lariy saU> 
lona, adj. s;dt, bmckish, barren or sait dand). lanar, m. sait 
lancK /oon///a, adj. sait, bi^ckish, nœiiya, m. a maker of, 
or deîder in sait, a sait p4>tî\3 maker, l «change en n. hun^ loon, 
natrum muriaticum, sel — Honig. Vol. 2. p. 402. Campu^ 
h>Hy f. sal. Ndnas^tik (tstar(jhid{s) lef^ o /on, le sel n'a pas pu 
1<^ prendr(»=n'a pas (h.i d'effet. Te térghiol (Mdjâi dm tria di^ 
î'f's, and ré ho Um, qu'il reste encore deux (ou) trois jours 
dans le sel. Sar djAla dnmiéste. Ion tchordds, (ch. Nom.) es 
allant par le chemin, il versa du sel. 

LoHN, (As.) S(^. voy. Ion. 

LoNDAïuvA, londiarAva, V. caus. 1 Cl. 4 Gonj. part, foti- 
dardoy Umdiardô, Faire saler, voy. Ion, An mas guruvanô 
ta te loiidards les, apportes de la viande de bœuf, pour la 
saler. Londanjlnôm e watché, j'ai salé les poissons. Teréla 
watehé londiardi\ il a (des) poissons salés. Ulinôtarbut Ion-- 
diardô, il est devenu trop salé. Mas guruvéskara londiardij 
viande de bœnf salée. 

Lond6, adj. part, de lonâva,\. a. saler, inusité. Salé. Loti- 
dardvjf v. de la 1 Cl. 4 Conj. {londô)Ydi remplacé. Londôm ou 
lonfiki&iny son Aor. est constamment remplacé par lofidar- 
ghiôm. Lonava^ paraît tout à fait oublié, mais son existence 
est pleinement démontrée par l'usage de lor.darâi^a. Londù 
rnatchô^ poisson salé. Tavddm avdiés dudumdy^ amari kka- 



— 341 — 

shôi ulini londi, (Nom.) aujourd'hui nous avons fait cuire 
des courges; notre aliment est devenu salé. Londô isto 
katlô, le fil est cher. GM. àXfxupév, salé, cher. 

LosHANô, adj. Joyeux. Skr. 1 u s h, to adorn, to decorate, 
to hurt,to injure — ornare,terire — Wg. Ascoli,Zig. p. 5. cite 
le Pers. Mahr. roçan?ii, {^s^jj rushni) light, splendor, gay- 
ness. comp. Skr. r u t c h, light, lustre, splendour, beauty, 
wish, désire. H. Pers. ^jj rushen^ Hght, splendid, mani- 
fest, conspicuous. H. hoolsana, v.n. (from Skr. u llâsa,) to 
cheer, to rejoice. hoolusna, v. n. to be rejoiced, pleased, de- 
lighted. Loshanô isôm, je suis joyeux. Ta loshané léskeri 
khulani ta léskere o tchavé, (ch . Nom.) et (étaient) j. sa dame 
et ses enfants. 

LoshAniovava, V. pass. loshanô-uvâva^ part. loshâni{ni)lo. 
Etre joyeux. tchavô dukhkélas ta loshàniolas {loshânio^ 
(ve)las)y l'enfant sautait et se réjouissait. Diklid{s) la lâkoro 
dat, loshânilotar^ (c) son père, la vit (et) se réj. Penélas 
léske, tu ma ter tcisds, me lav tut ; ovokhiâ ôra but but lo^ 
shânilotar^ (ch.) elle lui disait, n'aies pas de Tanxieté toi, 
moi je te prends (en mariage) ; et dans cet instant (heure) 
il se réj. Petidâs léskeri romni^ ka unghinôtar mo rom^ te 
khas, te pids, te loshdniovas, (c. Nom.) sa femme dit, puisque 
mon mari s'est relevé (de la maladie), mangeons, buvons, 
réjouissons-nous. 

LosH.\NiBÉ, n. abstr. de loshanô. Joie. Lias la yek barô 
loshanibéy (c) une grande j. la saisit. Los/iamlmdsa, avec joie, 
volontiers, GM. (xcTà x«P*c- 

LosHANiNDÔs, gér. de loshdniovava. Ka diklid{s) les o ri" 
konô, loshanindôs alôtar, (c) dès que le chien le vit, il vint 
(à lui) avec joie. Djdnas ko drom^ loshanindôs, (c) ils allaient 
en chemin, avec joie. 

LosHANUTNÔ, adj. Joyeux, agréable. Dinô ko dakâr^ i lo^ 
shanutni sbôra, (c) ils donnèrent au roi la joyeuse nouvelle 
(voix). 

Lové, au pi. Monnaies, rarement au sing. lovô,U.kr. ^^ 
fxdoos, pi. (of fuis) small coins, a puesa, Tr. ^jA^ fels (Lat. 
obolus) obole, monnaie (Je peu de valeur — Bchi. Ce mot me 
parait d'origine Grecque, iSo^iç, obole; lové est presque in- 



— 342 — 

connu aux Nom. et aux Zapâi is, qui ne connaissent qn^asta^ 
lô. Les Byzantins disaient, poXol, au lieu d'âSoXol. Cor. At. 
Vol. 1. p. 297, que les Tch. ont changé en Iwi, lové. Tr. 
U^Jjij^ obolos, poids de trois carats (ce mot est pris du Grec 
^oXo;, un sixième de la drachme) — Bchi. Lovéndja, ndna 
bikényhion [bikénghio{ve)n(a)]^ (c) avec des monnaies, elles 
ne se vendent pas. Abôr lové lésa o divés^ combien de 
monnaies, prends-tu par jour ? Te del les khanrik lové, (ch.) 
à lui donner quelques monnaies. Nàna kamél te lel o lové, 
il ne veut pas prendre les m. De lové^ donnes des m.=paies. 
Liniànle lové'f as-tu pris tes monnaies? Diniâs o rom but 
lové, (c) le Tch. donna beaucoup d'argent. - Au sing.» Diniâs 
yek lovô, lias e tch ukléa ta i tchitchdj (c) il donna (paya) une 
m.^ il prit le chien et la chatte. De man yek lovôy ta dav la, 
(c) donnes-moi une piastre, et je la doime (vends). / tchài 
manghél katdr ko tchavo but lové, o Ichavô pendâs^ ruinai 
man but lové le dav, (c. Nom.) la fille demandait de len- 
fant (garçon) beaucoup d'argent, l'enfant dit, je n'ai pas 
beaucoup d'argent à donner. 

LovÉNGORo, adj. du gén. lové, au pi. App. aux monnaies, 
Lovéngheri kisi^ bourse d'argent, poile-monnaie. 

LovizAVA, V. act. Regarder, soigner, part, lovizdô. Le verbe 
me parait Grec; est-ce de XoYiaÇw, speculare, contemplare — 
Som. 7* changé en v ? Me kamadjdv mdnghe^me raklid te la- 
vizes la laïcités, (c) moi je m'en irai, que tu aies soin de ma 
fille. Lovizghiôm la, (c) j'ai eu soin d'elle. Ov lovizghids i 
rakli kdrin suttttar, (c) il regarda la fille où elle coucha= 
où coucha la f. En usage chez les Séd. seuls. 

LubnI, LUMNi, NUBLi, rublI, Prostituéc. Skr. lub h, to de- 
sire, to covet — cupere, avère, perturbare, illicere, libidine 
excitare — Wg. 1 o b h a, m. covetousness, cupidity, intense 
or greedy désire, lo bh i n, adj. 1 o b hi n'î, f. désirons, cu- 
pidinous, covetous, greedy. H. ^^^ lob,hee, adj. covetous, 
avaricious. lobji, avarice, covetousness. lobjina, v. n. to be 
cnamoured. lubjiana, v. a. to excite désire, to tantalize — 
Yates Introd. p. 239. Hel. XCtctw XtirTO(xai, désirer, t A defect 
in the orpans of the common Bengalese, often causes a 
confusion between thèse two liquids (1-n), and even tlie 



— 343 — 

Sound of na, is frequently substituted for the letter, 1.» As. 
Res. Vol. 1. p. 30. Piikkhto. kachanaA, lelaA, prostitute— 
Bellew's Dict. 1867. Gampuz. lumia, lumiasca^ lumica^ ra- 
mera^ mujer publica — Londuie, a bad woman — Simson, p. 
333, Avakhià romnt, ulinitar lubni^ cette femme est devenue 
pr. E lubnidkoro tchavô^ l'enfant de la pr. But lubniâ, beau- 
coup de pr. lubniâ ladjaibé ndna teréna^ les pr. n'ont paa 
de honte. Ta ol ka teréna romén^ ist sar lubniâ^ et celles qui 
ont des maris, sont comme les pr. Perdi lumniâ, pleine de 
pr. (la ville). Avakhià i ruhli, cette prostituée. Ta ôi in ka^ 
mélos te djal paldl pe dadéste, ta nashli^ ta manghélas te 
djal andé (andré) ko lubniâ, (c. Zap.) et elle ne voulait pas 
suivre son père, et elle partit, et elle voulait aller chez les 
prostituées. 

Lui, (As.) Fer. Skr. loha, m. n. Iron, either crude, or 
wrought, Steel, any métal, a weapon, blood. H. L»P loha, m. 
iron, lohar, m. a blacksmith. Skr. 1 o h a k a r a, forgeron, 
lo{h)af ferrum — Honig. Vol. 2, p. 390. 

LuludI, f. Fleur. GM. XouXou^ov), fleur. Hel. Xstpiov, lis, Hé- 
lium, Xcipi^iov ou XciX(^ioy, a donné naissance à XouXotiSiov, fleur 
en général; comp. >cXupa;, rougeol6,Xc(pia,ivOiD, xpCva — Hesych. 
Cor. At Vol. 2. p. 225. ruk pérghiona luludiâ, les arbres 
se sont remplis de fleurs. E tchâkere sheréste^ luludi i^/, 
(ch.) sur la tête de la fille, est une fleur. 

LuR, (As.) Sang. Le terme Skr. loha, signifie aussi sang. 
Skr. 1 h i ta, adj. Red, of a red colour. n. blood. H. ^^ 
h)}ioo^ blood, lohoo dalna, to spit blood, loohany adj. bloody, 
loohanUy adj. blood. Lon muteme, haematuria, bloody urine 
— Honig. Vol. 2. p. 394. Lon, sanguis, sang. id. Vol. 2. p. 
412. voy. ratt des Tch. Roum. Lur le par, se faire saigner, 
lit. prendre du sang. 

LùVALi, (As.) adj. Fou. Angl. Fool. H. ^J luwind, adj. 
free, independent, ignorant, unlearned, foolish, poor, scarce 
of provisions. Ce terme me parait avoir de l'affinité avec 
levavdi, des Tch. Roum. Luvali est le dinilô des Tch. Roum. 



— 34 1 — 



M 

Ma, voy. Nétjation. 

Magharâs, m. Caverne. Tr. j'-»^ maijhar^ s. ar. Caverne, 
magharetn, an Caverne, grotte— Bchi. Ghelé andré pe ma^ 
gharéste^ (c. Nom.) ils (les voleurs) sont allés dans leur c* 

Maïmun, (As.) Singe, voy. maïmûna. 

MaïmCna, f. Singe. Tr. ^^j^ maimuHy singe — Bclii. niOn- 
Ko;, T^ Cûov in i^^f-à, etc. Suidas. GM, [Aai^oo. Muna, mona^ est 
le Jt^êoç, Cercopithecus. Cor. At. Vol. 2. p. 420. Les Tch. ap- 
pellent de ce nom, les singes d'une grande taille, voy. she-- 
béka. Val. maïmûna, moïmdy simia-— Voc. Daco-Rom* 
Alexis p. 237. Bulg. maïmûna, monkey^ ape, M. Dict. 

Maïmunâkoro, adj. du gén. ynaimûnny Qui promène des 
singes dans les villes et les foires. 

MaIsa, t HeL \iÀ^. GM. pLàyi^^a, maga, strega, incanta- 
trice — Som» On appelle de ce nom les vieilles Tch., diseu- 
ses de bonnes'forlunes. Ki matsa gheliôm, je suis allé à la 
magicienne. Hel. j(tifon6mi, chiromanciers, icaX0t|xoax6iro^DG. 
qui régardent la paume de laTmain. 

MakAva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, maklô, Peindre, ta- 
cher, graisser. Hel. iXcCf a». Skr. m a k s h, to fill, to be an- 
gry, to mix, to combine— colligere, ungere, lingua barbara 
uti — ^W^g. H. mukkjhuny butter. Slav. màzy, jjfi<ù^ dXsifcd, 
tndsto, poriTWf ov, IXaioy, Oec. Vol. 2.p. 289,Russ. mazat', oindre. 
Makliôm mo ker^ j'ai peint ma maison. Makéla pe povdj 
elle peint ses sourcils. Maklids po tchikdt, elle a peint son 
front. Mak te vast^ peints tes mains (à la manière des fem- 
mes Turques). Makéla pes, angle te usharél, il s'oint, avant 
de lutter. Ta léskoro gaty niakliâ(s) les kotôr ratt, (c) et il 
tacha sa chemise, (avec) un peu de sang. T arakél mo pu- 
pulo (GM. TcoiiçouXa, penne matte — Som.) ta te makél pe j/a- 
kd, (c) qu'il trouve ma plume, et qu*il oigne ses yeux. Ara- 
klids yek duyéni avghin, maklids pi porij maklids la ko 
prdhos, (c) (la chatte) chercha une boutique (où on vendait 
du) miel, elle frotta sa queue, et elle la frotta (ensuite) dans 
les cendres. 



-^ 3i5 — 

Makàvàva, V. caiis. de niakàva. i Cl. 2 Conj. pari, ma^- 
kavdô. Faire peindre^ Makavdô isi o ker^ la ma son est 
peinte. Makavdé povd, dos sourcils teints (avec du fard), 

Makliovava, V. pass. maklô^uvâva, part. mâkU{yii;lo. Etre 
peint Mdkliola o ker, on peint la maison, on la met en 
couleur. Opré me tjismata màkliliomy j'ai taché mes habits» 

Maklô, m, Huile,graisse, suif; part du v, makdva. Mekhcn^ 
tnukhun, butyrum recens, beurre frais— Honig. Vol. 2. p. 
378w Biknélu maklô^ il vend de l'huile. On entend ce termo 
quelquefois dans la bouche des Zaparis. Ils me l'ont toujours 
traduit par le Tr. j^L» idgii, s. toute espèce de graisse, beur- 
re, huile, toute sorte d'onguent— Bchi. LesSéd. et la plupart 
des Nom. se servent de mots Grecs et Turcs. GM. XiXi, HeL 
(Xaiov. Tr. idgh, Bulg. mâslo^ butter, mos/ma, olive tree, 
masfy fat, grease. M. Dict 

MaklItgha, f. Olive. Usité par les Nom. de la haute 
Bulgarie. Maklûcha, lentille, tache sur la peau. GM. cXià, 
iXaia, oliva, cXià, neo, nevo, morfea — Som. Bulg. maslina, 
olive. M. Dict H. S^ leel^ m. (Skr. t e i 1 a) oil, telin, wite of 
an oil seller. 

Makliaruô, part, du v. makliardvcty 1 Cl. 4 Gonj. {maklô* 
makdva) Graisser, oindre. Vordonéskoro makliardô^ gou- 
dron du chariot mélange de goudron et de graisse pour 
les essieux des chariots. Fr. cambouis. 

Maki, f. au pi. makid. Mouche. Skr. m a k s i k a, f. a fly. 
H* ^jrt^ mukykheej f. a fly, the sight of a gun. muk,khce 
marna, to be idle, to be unemployed, to trille — Pukkhto, 
mach, m. a fly, the sight at the muzzle of a gun, machaA, 
f. a bee — Bellew's Dict 1867. Pers. ^j^ mwjus, f. a fly, a 
kind of Indian coin, muk,hee, musca, niouche — Honig. Vol. 
2. p. 402. Russ. muha. Lat musca, v. Al. mucca — Bopp. 
Glos. Skr. Gampuz, machdy f. mosca. Makién bul terâaa 
amaré kerésle^ nous avons beaucoup de m. dans notre mai- 
son. E gra^stéskoro makij m. du cheval. GM. aXoyopi*. Fr. 
mouche bretonne. Yek maki ka shuvliaréla arath\ une m. 
qui fait enfler pendant la nuit=par ses morsures. Kliurdi 
maki\ petite mouche. GM. fjLuyàîtt(ov). 

38 



-^ 3.ir> -- 

MaktI, MATi, (As.) Paume de la main. H. ^ nwukka, m. 
a thuiiil), a hlow witli the tint I^ukkhto, mutai, m. the fit*t, 
haihlle, hilt, (Skr. m u t'ii i) viut'uA, t. a bow for cleaning 
cottoii, haiidle of a plough, liilt of a .sword — Bellew's Dict 
1867. 

Mahllàkoro, adj. du phi. mahulla, au sing. Du voisinage, 
du quartier, Tr. J^ mahalla, (luartier, partie d'une ville — 
HcUi. Mo tcha(?ô mahllàkoro sherô isi, (ch.) mou enfant est 
îa tête (le chel") du quartier. Ta alétar c mahlldkere o baréj 
ta o raslnti, (ch. Nom.) et vinrent les grands (chefs) du q. 
lit le |Hvtn». Te sltmwn les e mahlldkere o baré^ kamapan" 
dén amanî musid paldl, (c. Nom.) si les chefs du q. vien- 
nent k l'entendre, ils lieront nos bras par derrière. 

Malav, (Tch, Tokat) Pain. voy. manrô, 

Maï.kôtch, Nom donné A une tribu des Tch. Asiatiques, 
Chrétiens pour la plupart, et qui travaillent en fer et en 
bronze. (Juelcpi'uns sont assez riches. 

Mal, amal, m. Compagnon, associé. Skr. m i 1, to bc con- 
nected or unittîd with, to mix, to associate. Gonvenire, so- 
rJctatcm, ca»tum inire, miscc^i — Wg. II. JL> juah m. a prize 
fighter, a champion. Pers. J'uj* hemal^ compagno. Gaz. 
Ling. Pers. Pukkhto, J^ ?>?a/, m. associate, comrade, chum, 
(Skr. m e l) — Bt^llew's Dict. 1867. Amalénghe fakhiâra kama* 
djds te kcldsy (c) demain nous irons jouer (aux cartes) chez 
les compagnons. Ghelô pe ynaUnde, marghids i vudar^ kon 
isdn fu? pnshlids amal léskere, (c) il alla à ses compagnons, 
«pii es-tu? demandèrent ses compagnons. Abôr walén teré' 
sa ? combien de c. as-tu? Kalé maléndjapirélas ? avec quels 
c. allait-il? (marchait-il). Me, malén nâna terdva, moi, je 
n'ai pas de c. (associés). Avaklé Imtidte, mal uvdva, (c) dans 
cette affaire (entreprise) je deviens c. (associé). Yek mal tchoT" 
ghids e yavré malés, (c) un c. a volé l'autre c. Ptishlids pe 
maléslaTy il demanda à son compagnon. 

Maupk, n. abstr. de ?>?a/. Compagnie, association. Toma- 
lipé lalchô isi, (c. Nom.) ta compagnie est bonne,=:agréable. 
2 a pendds léske o Ichôraz, amen te kcrds malipc, (c. Nom.) 
et le gi'and voleur (chef des vol.) lui dit, faisons-nous (en) 
société. 



— 347 — 

Malalô^ adj. de mal. Accomptij^iié. Me tchalàh\ màlàley 
khurdàlc, (ch. Nom.) o mes enfants, ô accompagnés, ft petits. 
Cette chanson est chantée par tous les Tch. 

Mamitghoi/), n. Beau-père. GM. fi.r,Tpuc(5ç. Angl. Step- 
father; prop. aux Séd. Skr. m d m a k a, adj. mine, m. a mo* 
ther s brotlier. MaDioo, an uncle, marna, a maternai uncle^ 
viamdni, an aunt — Yates Introd. p. 10. Pukkhto, mdmx, L 
aunt — Bellew's Dict. 1867. dt(Lu.à;, mater, monacha senior. DC. 

MAMrrcHOLi, f. Belle-môre, {jt^Tpuwt. H. saiileli ma, L step- 
mother — Yates Introd. p. 266. muebjia, L a stop-mother» 
be-mat, a step-mother. Pari m mi mamitcholi, ma b -m. 
est vieille. Ndna nakéna lalchéif o tchavé^ pe mamitcholkisay 
les enfants ne passent pas lx)n (temps, ne sont pas bien 
traités) avec leur b.-m. tchavé e mamitcholidkere, les en- 
fants de la belle-môre. 

Mamùi, adv. Vis-à-vis, en face; composé du pn^n. mOy 
mien, et miîî, bouche, ligure. H. Pers. jj^jj rodmroo, n. pré- 
sence, adv. face to face, bifore. ruharu — Vul. mu-ba-mu, 
adv. face to tace — Yates Intrmi. p. 2i5. Gampuz. masmuy, 
adv. à la parte opucsta. Dikélas pi saitta (GM. oatTTa, frec- 
cia — Som.) mamiii UsV isi, (c) il voyait sa flèche, elle était 
en face de lui. Mamûi mamùi keléna, ils jouent (dans<3nl) vis- 
à-vis. Tchix>qhilotar yek pudinô, mamûi katdr ki î'es, (c) un 
(coup de) fusil a été tiré (jeté) vis-à-vis de la vigne. Irakli 
pimghids e rakléskc, mamûi mamùi te mards amén, (c) la 
lille dit au gar(;on, battons-nous (en nous tenant) vis-à-vis. 
Mamûi ko kam, (c) on face du soleil=exposé au soleil. 
raklô penghids, djanmamûiy(c)\i' j^arçon dit, allez vis-à-vis. 
Mamûi lésle keréla km, ta léskerc (judidte^ nan' avéna, (c) il 
les faisait en face de lui, et ils ne venaient pas dans son 
esprit=il ne s'en mppelait pas. Mamûi mamûi isi amaré 
ker, nos maisons sont vis-à-vis, (exactement v.). Mamûi ti 
kali, (c) en face de la négress(î. E khanumdkoro k(n\ (T\\ 
khanûm) mamûi amaré keréfitejsi\{c)\a mais^)n delà dame, 
est en face de notre maison. 7a hrsluHa mawûi pe dadMe^ 
ta mamûi ke teméskeri Ichordu (c)<*l il s'assit en face de sou 
père, et en face do la belle du mond(\ 

Mamuyal, abl. de maurûi. De Taulro colé, d'en face. Skr. 



— 3^1» — 

miikhalas, adv. îii consixH^ta, coram — Bopp. GIos. Skr. 
Mamundl uvdva, je viens de l'autre cote. GM. in ivrfxpu. 
Mamnudi alôtat\ il t^t venu de l'autre côte. 

M.vMirTNANiX adj. de mcuntiL Qui est vis-à-vis. Lai. oppo- 
situs. Tr. qaivhiPiiki Mamutnané ker, les maisons vis^à-vis» 
I nviniuhuini jfah\ le feu (^incendie), vis-à-vis. 

Mamutnô, adj. de néamûi, plus eu usage que la forme 
préc. uième siguit. Yek rati dtkluU les Icskeri mamtUnt, ka 
yhelu a)Hlré, (c) une nuit la femme (demeurant) en face de 
lui, le vit qu'il entra en dedans. GM. i avTucpuviH. Tchaid dûi 
gheictar ki nmmiUni katihta^ ta timas yek phurià kesindia^ 
(c) deux filles allèrent à la ten te î (dressée) vis^à-vis, et elles se 
moquaient d'une vieilli;, voy. mai. 

Mandâha, f. Verrou. (îM. [AàvSxXov, (rrèrfya, de rital. stanga, 
Larre. (ior. At. Vol. 1. p. 247. MàvSa'Ao; yap 5 64pav xXriwv, 
Pliol. \ change eu r. Tchide i lyuindara, tires le v. KaslUu- 
ViUii }nanddra, v. en bois. 

Mandjari, adj. Tr. ^l^ madjcn^ Hongrois — Bchî. 

Mangâv, MANGA, (As.) Vache. Pers. ^^ 9^[^ {)ncide ghav) 
vacca, vache — Gaz. L. Pei's, M.gaw, f. a cow, ga,ee^ f. a cow> 
H. Pei-s. s^L» madkky adj. female, (sub.) a female. The P«'s^ 
Avords na)\ a maie, aud mada, a female, are sometime^i 
irsed to distinguish the gender,as nar gfao, a bull> wwda gaOy 
a r*o\v — Yates Introd. p. 9. voy. gm^vnL 

Mangava, v. prim. \ Cl. 1 Conj. part, mangtô. Demander» 
chi;r<her, mendier. Parmi quelques Nom. ce v. a la signif. 
d(; hwidnm, vouloir, désirer. Ils le prononcent manga'a, et 
très .vouv(Mit wmigd. H. L5CJL» mangna^ v. a. to ask for, to 
requin», to demand, to lx3g, to pray, to want, to désire, to 
siM.»k, to wïll. ntang demi, v. a. to borrow for another, to 
ask for, and give. mang lena, v. a. to borrow. mangée, a 
loan, what is bori'owed. mungta, a beggar. Campuz. man^^ 
guchvt\ a. rogar. Te dadéstar temangkés yek tan, te keràs feer, 
(c) demandes à ton père un terrain, pour bâtir une maison. 
So te kamés, mang mdndar, (c) ce que tu veux, demandes 
(-le) à moi. Te djas te vtanghéa la, te na murdaràv tut, (c) 
que tu ailles la (L^nander, afin que je ne te tue pa«. E khu-- 
lanid rue loltaid, mcvujhena la, (ch. Nom.) et ma lille la 



— 349 — 

noble, ils la demandent. May^g les, ta kamarakés les, cher- 
ches-le, et tu le trouveras. Mangliâs mo gadjô i tcheni, ndna 
diniôm la, (c) mon mari demanda la boucle, je ne l'ai pas 
donnée. Nà mangd' tut, (Nom.) non ti voglio. Pen les da- 
déske^ te manghél man me praléndar, (c) dis-le à (ton) père, 
qu'il me demande, (en mariage) à mes frères. E trinén dikâva 
ko droni, ta manghéna loué, et les trois je vois sur le chemin 
et ils mendient des monnaies. Lénghere tchavé manghéna 
ko drom, bi-dimialé, ta bi-godialé, leurs enfants mendient 
sur la route, sans pantalons et sans chemise. Manrô mari'- 
ghéna, ils mendient du pain. Hel. ÇuTcriw, demander, men- 
dier, Cor. At. Vol. 4. p. 157. GM. Çwwtvo;, ^«fÀoÇ^tiiï;, mendico 
— Som. 

Manghishé, (As.) Désir, amour, voy, mangâva. H. JO 
mungul, m. health, welfare, pleasure. 

ManghIn, m. Richesses, argent. Hel. wXoOtoc. Tr. /^ 
manqyr, manghyr et manghour, s. a. Pièce de monnaie 
de cuivre — Bchi. En mongol meungoun, t argent » Essais 
sur l'histoire économique de la Turquie, par M. Belin. Pa- 
ris 1865. p. 11 — t Mangou, signifie en mongol, argent ; ce 
même mot veut dire en Turc t éternel.» Hist, des Mongols. 
D'Ohsson. Vol. 2. p. 333 (note). Penghiàs o dakàr f ai kher^ 
ni isi.ta sar khaliâs to manghin^ (c) dit le roi et elle est (une) 
ânesse, et comment mangea-t-elle (dissipa) tes richesses ? 
Sostdr nashavghiâs po manghin, ko khabé kopibé, (c) car il 
avait perdu son argent, en mangeant (et) en buvant. Kama- 
rakdv tut; f arakés man, mo ma^igliin tinrô uvél; te ndsV Or 
rakés man, me, to manghin Idva^ (c) je te trouverai... si tu 
me trouves, mes richesses sont à toi ; si tu ne me trouves 
pas, moi, je prends tes r. Mo raklô, o manghin tinrô isi, ta 
kamkerdv tut djamutrô, (c) mon garçon, les richesses sont à 
toi, et je te ferai gendre. Sardnta grasténgoro manghin liné^ 
(c) ils ont pris les richesses des quarante chevaux (argent 
qu'on a chargé sm' 40 chevaux). Ta ladavdds o manghin ta 
yek pdshardtt «nc/ds les pe keréste ta unilôtar yek baravalô, 
(c. Nom.) et il chargea les richesses (sur les chevaux) et à 
minuit il les apporta à sa maison et il devint un (homme) 
riche. Mo manghin ghdô^ (Nom.) mes richesses sont allées 



— 350 — 

=dissipéos. La signification prini. de ce mot t argent » a 
l'tr oiibli(/e par les Tch., et aujounl'lmi, inaïuihhi, signifie ri- 
cliessus. Ilel. wXo'jttî; terme connu de tous les Tcii. 

MaN(;hinéskoko, adj. du gén. mamjhin, au sing. Qui a des 
richesses, grand richard. O nuuujliitwskoro rdiy le riche 
seigneur, coinp. baravalo. 

Manko, makn6, marô, mandô, marly', m. Pain. H. ^j^ 
7nar'nei\ f. paste. jJ!^r/ian(Z, f. ricowati^r, rice-gruel, starch, 
paste, manda, lihn, speck (on tlie eye), a kind af bnn^d. 
7nandee, staich (niade of rice-flour), muri'ifana^ v. a. to 
paste, moondjiana, adj. starchcd. munr'oo.a^ ni. name of a 
grain (Cynosurus Goracanus). Pers. ^V muedu, m. floun 
Pukkhto, m(Uirïî,a kind of wild sloe orphnn — Bellew's Dict. 
i8G7. Gampuz, manro^ pan. Ardllilotar, beshté o trin boriâ 
te khan manrô^ (c) il fit nuit, les trois nouvelles mariées 
s'assirent pour manger du pain. Dcuic, de man kotôr manrn; 
pewiliids léskoro dat, ndndi mo tchavoro. (ch.) ô père, don- 
nes-moi un peu de pain; son pèn; dit, il nV (en) a pas 
mon petit enfant rikonô lélas manrôja tcliivélas les and}^ 
ki khaning, (c) le chien prenait (du) pain et le jetait dans 
le puits. T trin pral, khalé manrô^ (c) et les trois frères, 
mangèrent du pain. Manger du pain, chez les Orientaux est 
simplement manger, Tr. Elmekyrdym^ GM. ^(Ofi.1 itfayot, j'ai 
mangé. Te des man kliandi para, te khav mandô, adr. à 
moi par un enfant Zapari; donnes-moi quelques paras à 
manger du pain. ToiuilUds kolôr wanrô, hhalétar, il mit un 
p(îu de pain et ils mangèrent. A rdltilolar beshté e rakiidm, 
khalé manro, (c) il fit nuit, ils se sont assis avec la fille, et 
ils mangèrent du pain. Pdi pihU, niarno kha las, il but de 
l'eau, ils mangea du pain. Parnô manrcK p. blanc. Manrô 
manghéuas, ils demandaient du pnin, (mendier,) GM. ^pwao- 
ÇiQTpa, nKMidicatrice, vI^wuloÇyitô, in»Midicare — Soni. Le wanroy 
prends du p. Shako marnô, p. sec». An )nandô, (Nom.) ap- 
portes du p. De man yek para te lnvniand<K (c) donnes-moi, 
un para, pour manger du pain (à en acheter). /vVr, te khas 
kotor marôj romnie, (Nom.) fais (pivparesV que nous mnu- 
gions un peu du pain. Khalds o manrô^ (Nom.) a-t-il man- 
gé le pain? .le nai jamais entendu nuirly, mais pi. Tch. 



— 351 — 

Nom. m'ont assure, que le terme est en usage "chez leurs 
compatriotes de la haute Bulgarie* Manda est propre aux 
Zaparis. 

Manrkskoro, adj. du gcn. manrô, au sing* Boulanger. 

Manriglô, m* Gâteau (ïw o^ beurek), pâte faite avec 
de la farine, du beurre et du mieh Formé de manrô, pain. 
7manrican6^ niauricnô, (ît manriclô^ n changé en L — marôj 
Brod, mariklô, Pfannkuchen — Boehtl. MéL As. Vol. 2. 1. 
livr. p. 32. / Zafula (n. pr.) jnélas, khâlas khashd ta man-' 
rikléy (ch.) Zafùta buvait, mangeait des aliments et des pâ- 
tes ; pr. aux Nom., inconnu à la pi. des Séd. 

Manuklô, m. Tigtt de la vigne, dénudée de ses feuilles. 
GM. xo'jpêooXov, ceppo di vite— Som. «das wrort klingt mace- 
dovvhichish.» Ascoli, Zig. p. 11. 

Manùsh, m. Homme» Skr. mân usha, adj. human, n. a 
man, m a n u s h y a, n. manhood, manliness, humanity; rac. 
m an, to think, to reason, m An a va, m. a man, man, a 
boy — Zend, mashya^ homo,— V. Sade Broeckh. p. 383. H. 
^j-il^ manoosy m. a human being, a man. munseroOy m. a 
man. munookyh, m. aman — Prakr. Pâli, manou^so, homme. 
Burn. Essai, p. 166. Campuz, manu., m. varon. dakâr 
penélas pe niamishénghe.y (c) le roi disait à ses hommes. 
Ghelô mamish te pcnél lefi léske, (c) l'homme alla pour le 
lui dire. Penghiâs o dakâr, éla (GM. 8Xa) mo pral, ta ker la 
manûsh, (c) le roi dit, viens mon frère, et fais-la (transfor- 
mes-la en) homme. Il s'agit dans ce conte fab., d'une femme 
qui par punition a été métamorphosée en ânesse. Ovoklé ^na^ 
nûsh ka kerdé o drom, dinid(s) len but lové, (c) (â) ces hom- 
mes qui firent le chemin, il leur donna beaucoup de mon- 
naies. Ta tUy mannsMs les andréf (c) et toi, prends-tu (un) 
homme en dedans ? Ov jmshliâs, manûsh naklô atâr^ (c) il 
demanda, un homme a-t-il passé par ici ? But manûsh pelé 
2mhil Icnde, (ch.) plusieiu's h. tombèrent derrière eux (les 
chassèrent). Ta putchénas e mahllâkere manûsh, sôstar 
utchardân i khanink? (c.Nom.) et les h. du quartier, deman- 
daient, pourquoi as-tu couvert le puits? Penghiâ(s) Idkeo 
manûsh, Th. dit à elle. Ta o manûsh penénas, ka isàs o ra- 
shdi but latchô, et les h. (les gens) disaient que le prêtre 



était très bon» Plntchardô manûsh^ h. connu. Gôrko wîo- 
nûsh^ méchant h. Penghids e sappénghe, nio manûsh m, (c) 
il dit aux serpents, il est mon h.=c'est un h. à moi. Avaklé 
manushéskorOy de cet h. Avaklé manushnidja, avec ces h. 
So manûsh isdn ? quel h. es-tu ? Saré o manuahj tous les h. 
but manûsh, la plupart des h. Delà les yek kuradini^ 
kerghiâs les pdlin (^iXiv) manûsh, (c) elle lui donna un souf- 
flet et le fit (transforma) de nouveau homme. 

ManushnI, f. Femme. Skr. m â n u s h 1, f . a w^oman. Mi 
manushniy ma fennue. Yek manushni, une f. Ce terme est 
le fem. de Tadj. manushanà, app. â l'homme. manushanU 
manif^h{a)ni. 

Manushorô, dim. de manûsh. Petit homme. GM. dvOptticdt- 
piov. Savô manushoTÔ isànf quel h. es-tu ?=:quel h. mépri- 
sable ? 

Manushîpé, n. abstr. de manûsh. Humanité. Opré tûte 
manvLshipé nâna terésaAn n'as pas d'h. sur toi. Oi penyhiâs 
pe manushijmàsa me atchél, (c) elle dit, qu'elle se contente 
de ses manières. Ce mot signifie politesse; il correspond au 
terme GM. iv6pwwUt, civilità, cortesia, honestà, buona crean- 
za — Som. Tr. insdn, homme, insankt, humanité, manière 
d'agir, telle qu'on doit l'attendre de la part des hommes, 
politesse, civilité — Bchi. 

Manushicanô, adj. de manûsh. AvBpàwivoç. Pinravghiâs 
yek doldpi (Tr. dolap) ta nikavghids manushicané surdtia^ 
(Tr. sZjjj^ souret, forme, figure, portrait, etc. — Bchi) an-- 
drdlj (c) il ouvrit une armoire, et fit sortir de dedans des 
portraits d'hommes. Dja manushicanés^ (adj.) vas propre- 
ment=conduis-toi sagement, GM. aàv àvOpw^oç. 

ManushfauI, f. Assassinat. H. j'j tvar, a blow, a vsround, 
seisure, delay, waiting, patience. Lij'j wamay v. a. to sur- 
round, to encircle, to go round, offer (in sacrifice, etc.). 
Andpalal ghelétar o gavudnéy pende e harénghe, te mukén 
ks, but manushfarid kamkeréL (c) ensuite allèrent les villa- 
geois et ils dirent aux grands, si vous le libérez, il fera 
beaucoup d'assassinats. Akaikhiâ ratt manushfari unilt-- 
tar cette nuit un assassinat a été commis (GM. ïyive). Ta 
kon keryhiàs i manushfari? o shubdina (Tr. suvdr) mdtti^ 



^ 3o3 -- 

létaty ta kerdé ï manushfari, ([\ï\ a commis (tait) Tas. ? Les 
^ftoldats se sont soûlés, et ont commis l'assassinat. 

ManusHéskeRe DÀNt, Les dents de rhomme=±haricots> 
ttppelès ainsi à cause de leiir ressemblance avec les dents 
humaines; terme propre aux Nom. de la hante Bulgariev 
Djdva te kinàv manushéskere dant, je vais acheter des 
haricots. 

Ma^a^ t Mer. Skr. mira, the océan, Slav. mô)% Lat. 
Wiare. Celt, mor. OeC. Vol. 2. p. 316. Bulg. môre, M. Dictw 
Ce terme n^est connu que des Tch. du nord de la Rou- 
mélie, vivant parmi les Bulgares. Le terme usuel est 
dteryàL 

Marâva, Vv prim. 1. Cl. 1 Gonj. part, mardô. Battre, frap* 
per. Skr. m r i ij to hurt, to injure, to kill. — Zend, merec^ 
tnerefic, necarè, interficere— -V. Sade, Broeckh, p. 384v HeL 
(làfvxpidtt, combattre^ se battre^ en venir aux mains. Hi ^j^ 
fnamay v. a. to smite, beat, drive, push, cast, mar, ruin^ 
Conquer, crack, destroy, fine, Uike, set, smother, «tamp> 
stihg, stop) throw, toss,quench, run. 7na)\ï. beating, battle 
a bloW. mdm, adj. beaten, slain. mariyay, adj. lean> thirtw 
Hel. pL«p«iv«{jL£voç. murwana, v. n. to cause to be beaten— *-kilU 
marimy maro^ i>îar— Lan giiages of the Burma Kmpirev Asw 
Res. Vol. 5. p. 240. Gampuz. mafar, a. destruirv Mo Makh^ 
fnûti^ kon mafghiàs tut ? (c) mon Mahmoud, qui t'a frappé? 
Mo rashâi mafghiàs man, (c) mon maître (d'école) m'a tVap- 
|)è. Chotià^ mardé pes o dut djené, (c) là, les deux personnes 
se sont battues. Ptishlids o manâsh^ so kamakerén ? kama^ 
râs ainén ? (c) l'homme demanda, que fere«-yous ? Nous 
battrons-nous ? Mar len, latchés laïcités, (c) rosses-les, bien, 
bien. Marâva o shastér^ je bats le fer (exprès, d'un for- 
geron). Mafghiàs man in'oghèste, il m\i frappé dans mon 
cœur. Ma mar,^ ne frappes pas* OM. ]fM xtiitt^;. Atvrfrd ma-^ 
nûsh^ mafghiàs me tchavéSy cet homme, a frappé mon en- 
fant Sar mulôtaf Idkoro khulanô, safô divés marâla pcs, 
depuis que son seigneur est mort, toute la journée (tous les 
jours, GM. SX/i|jl£p«v) elle se frappe. Astafghiâs les^ ta vtafghiàs 
tes, (c) il le saisit, et le frappa. Alôtar o Mahmàti ta maré^ 
lu i vudàfy (c) Mahmoud est venu et frappe à la porte. Oo 

39 



— 35 4 — 

pe hholhwVtr umn^hs />(*.s\ (c) lui (h cause) de sa rage, il se 
fra|)|)ait. Asttvulé /<\s* o yat'ér praU manié /i*», la j^n^dé lêfnkfj 
(c) les autres frères le saisirent, le frappèrent, et lui dirent 
Ghelô ki vuddr, maryhiâs, (c) il alla à la porte, il frappa. 
Ardltihlar, akand himariH i kangheri, (c) il fait nuit à 
Tinstant (la cloche (l(î) T^glise frappera. GM. «i^pixvTpovy sona- 
glio, cioè quella tavola lunji^a e stretta chc usano i Greci 
ÎKiltere, in luojfo di <:anipana, per convocare la pente alla 
cliiesa — Soni. Kncore aujourd'hui on dit, i UxkrMx xTuttft, 
Tèglisfi frappe. Muklids katdr ko berd, nashtôtar arrt, alùlar 

Îwlht^ite (:rf\iv), rovcla ta marél pes^, ta ndnaslik arakél les^ 
c) il laissa le navire, il partit dehors (sortit), il vint en ville, 
il pleure (et) il se frappe, et il ne peut pas le trouver. 

Maravava, V. caus. Ai^mardva^ l Cl. 2 Conj. part, marav^ 
dd. Faire battre, Maravddm les sa lalché baré gadjénde, (ch. 
Nom,) Je le fis battre chez tous les bons (et) grands étrangers. 

Mardarava, V. cîius. 1 Cl. à Conj. part, mardardô (wmr- 
dô-mardva). J'ai rencontré ce verbe dans la même chanson 
dont j'ai donné un vers, dans le v. préc. Elle m'a été répé- 
tée cette fois par un Zapari. Mardardôni les baré gadjénde^ 
je le fis battre, chez les grands étrangers. 

Mahghiovava, v. pass. mardd-umva. part. mdrghi{ni)lo. 
Etre frappé, en général, avorter. Mdrghiolay il se bat, (avec 
quelqu'iui). Mdrdilitar i romnt, o tchavd isds molô Idkeri 
oghéste, la femme a avorté, l'enfant était mort dans son 
cœur (ventre). Mdrghilitar ta mulitar i romnij la femme 
avorta, et moiu'ut. Me mdrghiliom pandj far^ j'ai avorté 
cinq fois. Les avortements parmi les femmes Tch. selon ma 
propre expérience, sont très rares. Lors môme qu'ils sur- 
viennent, ils sont l'efl'et ou de coups accidentels, ou de la 
conduite brutale de leurs maris. Il est donc naturel, que la 
Tchinghianée en disant qu'elle a avorté, dise simplement, 
qu elle a été frappée. 

MAniBÉ, n. abstr. de ynardva. Coup, bataille. Lidspo khan- 
rô, j)e vasténdej gheldtar otid lo maribéj (c) il prit son éjiéc 
dans ses mains, il y alla, à la bataille. Pinrilotar yavér rfn- 
karésa, niaribé, (c) une nouvelle guerre (bataille) s ouvrit 
(commença) avec un autre roi. 



— o;»;) — 

Marindôs, gér. du v. mardva. MarindôSy inarindôs ghelô-' 
tar, {c] eu frappaut, il alla. 

Marnô, vov. manrô, 

Mas, m. Viaude, au pi. mam. Skr. m â n s a, n. flcsh, â m i- 
s h a, méat, food, auy thing eatei» wilh broad. Hel. g^'ov, OM. 
«po^çàyiov. Slav. mii^o, Bulg. mem, M. Dict. — Alb. (iî<j(t-i. 
Fleish, vou Fleisch |awt» — Halin. Alb. Stud. H. iwans, n, 
flesh, méat. Slav. mxàso, xpéx;, Occ. Vol. 2. p. 337. Skr. 
k r a T y a n, n. s. thc méat of wild auimals, Hel. xpéa;, Lat. 
caro. Nànài parvardô mas, il n'y a pas de viande grasse. 
shah niasésa khaliôm, j'ai mangé les choux avec de la v. 
Le mas, prends (achètes) de la v. Tavdô mas, v. bouîlIîe,=5 
bœuf au naturel. Londé masâ, v. salées. Avdivés ynas khdsa, 
aujourd'hui nous mangeons de la v. (jour gras de T^glise). 

Masrskoro, adj. du gén. mas, au sing. App. à la viande, 
boucher, carnosus. Campuz, masesqucro, m. carnicero. A7d- 
tar o maséskoro, amjhids o pekô mas, (c) vint le boucher, il 
apporta la viande cuite. Masêskoro divés, jour de la viande, 
dans lequel on mange de la v., en opp. au jour maigre. E 
ma^skeri romni, la femme du b. E maséskere tchavé, les 
enfants du b. 

MAsi, (As.) Viande. Mes^ caro, viande, chair — Honîg. Vol. 
2. p. 380. voy. mas. 

Mâsek, m. Mois. Skr. mas, m. tlie moon, a month, mâ- 
s a, a month, the twelfth part of the Hindu year. m à s i ka, 
adj. monthly, relating or belonging to a month. Payable in 
a month (adebt, etc.). H. ^*^ mas, m. a month. Slav. mié" 
siatch, (11JV, Oec. Vol. 2. p. 3135. Bulg. miéselch\ month,moon, 
M. Dict. On voit que le terme Tch. dérive de l'adj. Skr. 
nic^sik a, monthly. Haro mdsek, U grand mois, Janvier. 
Tiknô mdsek, le petit mois, Février. GM. xouTj^oçVéSapoç, Fé- 
vrier raccourci. Tr. sS^iJ^J^ kntchtikài, lei>elitmois — Bchi 
Tous les autres mois ont des dénominations soit Grecques 
soit Turques. Yek m(hekf un mois. Ndpalal yek masekéstar 
kamavdv, après un mois je viendrai. Ka t* aviH ko eftd t)m- 
sek, mdrghiol, (mdr(ihio{ve)l{a), et dès qu'elle arrive au septiè- 
me (sept) mois, elle avorte. Avekd, lélas i rakli po manrô 
yek mdsek, dûi mdsek, (c) ainsi, la tille prenait son pain 



— avi — 

(penrlnnt) un m.,<li'ux mois. Av {ov) djdlas avélasbvt wà9fk. 
(('^ ii nllait. il vt'imit piMidant) plu:^ieurs m. Yek uuisek dùi 
maseh' hoshftHa)\ (c) ils n*<lrnMit iiii mois, deux mois. 

Maskkk.skor<j, adj. ilu yen. niàsck.ww sing. App. aiimoi£,Ie 
siilairciVini nu GM. anvia-rtz-ov, la mei^cc^ie che da ognimetise 
lu siîolarci al suo mai*slro. — ^Soni. T. "////'/, paye d'un mois — 
B<:hi. Yek lanseUénhom ferdru le lm\ j'ai à ivœvoir les ga- 
ges d'un mois. ÏVm tuasekcshere, gages de U'oîs m. Yek 
pdsh maseUeskoro, gages (î'un demi-m. Kbalids léskere ma* 
Si'h'i^kciv, ii a mangé ulissiix' ses gagiis mtMisuels. 

Masak, (As.) Mois, voy. mdsck. l)i uaisak nim^ deux m. 
(etj «lomi. 

Masha, f. Tr. Pei-s. j^L^ mdchén vulg. mdcha, grattoir» 
pelle ix>ur ôler la IxMie, pincettes» — Bclii. Kdiin isi inuxshàt 
où est la pineetto? voy. kaildri. 

Maskaiù^:, in(L iMiln», au milieu. Skr. m ad y a, middle» 
iiilerme<liale, Lat. miNtius. Hel. (isoo;. Skr. madhyatas, 
înd. tVom, or in tho nu^ddlo, cenlriciU, centrically. Slav. 
uu'zrlu, woz, pL8<r«>v. ikiafHù. i >ec. Vol. 2. p. 29r>. Bu)g. mezdûy 
meanwhile, meautime, M. Dict. Maskaréy i.^ au cas loc. 
Maskarc lûke la htdtujhe, outre toi et moi. Pertidl ki katû" 
nes^ tnaskarcK m nin katunay (ch. Nom.) de Fautie côté («épai) 
]»ai!nj les tenU*s, îiu milieu, est ma tente. Maskaré amarê 
ken*ndm\ isj yek kliainr/, entn? nos maisons (de nos mai- 
sons il y a un puits. Masliuré cddtar, il est venu au milieu 
(in medio). An maskci)^, apportes (-le> au milieu. Pdô 
tr soinU o Mahinûli, maskaré e dui nikliâ, (c) Mahmoud se 
couirha (sttsw va ^oifxnôç), entn? les deux filles. Muskaré e 
tchufchidMi) cnlve les mamelles. Pelé lémjheUovghidso raklô^ 
viashm}^ o kha)}ro, (c) ils se couchèrent, le garçon plaça 
1 epée au milieu=enln3 lui et la fille. 

MaskahAi., abl. de maidxarê^ Dentre. Lat. ex medîo, de 
medio. Maskardl m, homme moyen, oixîinaîre, GM. nt t* 
p.£<jï3ç (TfltÇecd;). Miiskamt nak^ te na pei^.% passes au milieu, 
(d:ro Tviv fA£«5M) ix)ur ne pastoml)er. Mai^kardt mmtrê kherén-- 
d(n\ (c) du milieu de nos maisons^ GM. àiA t^ (tionv tAv 

Maskaredér, adj, compar.,le po9j>msA:«r, «?a»tard,n'exîste 



— 357 — 

pins aujourd'hui. On dil {généralement maskarîtnô. qui est 
au milieu. yavôr o maskaredér praU peughids, trin far te 
Ichivds fcurcîs, (c) (Tr. '^y qour'a) l'autre frèreje moyen, dit, 
tirons au sort, trois l'ois. Il s^agitdans ce conte, de trois frè- 
res. Maskaredér, aujom^d'hui a une sign. positive. Kerghià^ 
sar ka penghids i maskaredér rakli, (c) il fit comme avait 
dit la fille moyenne. 

Maskarutnô, maskaritnô, adj. de maskaré. Qui est au 
milieu. Lat. médius. Hel. a»<io;. Dja, katâr ko maskarutnâ 
drom, vas par le chemin du milieu. Tchindé ta e maskarit-^ 
néskoro o kherbuzô, (c) ils coupèrent aussi la pastèque filii 
medii=du garçon entre le cadet et l'alné. Oléskoro hakht 
naklitar, ta e maskaritmskoro nakli, (c) sa (bonne) fortune a 
passé, et (celle) du garçon moyen a passé. Me tchivél i 
aaitta (GM. catTTa) fo maskaritné, (c) que le (frère) moyen 
jette aussi la flèche. An i maskarutni bari, (c) amènes la 
belle fille, (mariée au garçon moyen) moyenne. 

Mast, (As.) Lait aigri. Tr. Pers. w--L» mast, lait aigre» 
préparé d'une manière particulière — Bchi, le yoghurt ord. 
de la Turquie, mast khairôm, j'ai mangé du yoghurt. 

Mastér, m. Chef d'une boutique, ou d'une usine. GM. fjia- 
cTopr;, maestro, mastro — Som. Slav. mmter\ Lat. magister, 

Byz. (làyiffTpo;, et lisyi^Tcop, {«.at^Tup (o6tv to «uvi^O. |xàoTop-ae;), ( )ec« 

Vol. 2. p. 202. 

Mattô, m. Ivre. Skr. m ad, to beglad, to rejoice, to mad- 
den or intoxicate, literally or figurativelly. Part, mat ta, 
pleased, glad, delighted, intoxicated, (drunk with liquor). 
H. !^'l^ mata, drunk, intoxicated. matna, v. n. to be intoxi-^ 
cated. maduk, adj. intoxicating. Skr. mâdaka. H. w^ 
malt, adj. intoxicated, drunk. H. matwâld, adj. intoxicated, 
adrunkard — Yatesintrod. p. 243. Pers. mast, dvwnk. id. p. 
61. Hel. (larCa, (xaTii), vanité, sottise, folie. Ghelâ mattô pe 
kerést(%(c) il alla ivre à sa maison. Sarô divés mattô i8i,tous 
les jours il est ivre. Ta léskoro o pral mattô isâs, (c. Nom.) 
et son frère était ivre. 

Mattô korô, adj. comp. Belle expression qui désigna 
l'ivresse brutale, lit. ivre aveugle, ivre mort. Ka dikéla lés^ 
heri ramnt, ka isi maltô korô, (c) dès que son épouse vit# 



— XfH — 

qu'il l'tîiît avoufrlo par Tivrosso. Yckmchrk, dntmâsel\mafté 
konl dj(ums (ivrna,^, (c) (pendant) un mois, deux mois, ils al- 
laient ils vcnaiiMit ivres morts. 

M\TTÔ MÀM'Ni, adj. ('•om|)l/'*tement ivre, voy. katdr mônio. 

M\TTÔ <iAK(;rsiii, adj. pr. anx Nom. : même si^nif. que 
le [)n'c. Tr. /-j v*" ^"^^'i^khosh, ivre — Itchi. Souvent les Nom. 
dis(înt, iianiushi, ivrr. (lampnz, yuatfujarnôy adj. bomiclio, 
tomado del vino, inalô, borrarho. 

Matticano, adj. de ynattô. mrme si^rnif. que yelpihh 
wafM, à dt»mi-ivnî, soiilé. Il<d. iJuLifttft^;. opp. wafto kom. 
Pr. aux Sed. <pii ijrnonuit le nniUn nuhmni^ et watt6 ijar- 
gàshi d(?s N«)m. (> raklo lias jh^ tnfttiicam^s {ad\\)jghelo péske 
ko kx^^r^ [c) I.» pirc.-on s'en alla en ivrogne, (et) partit jK>ur sa 
maison. Sar innltivanô tljns, tu vas (marches) comme uu 
ivr. So maltimnô lêuumsh itkin? ta but dukâsa i molj quel 
homme ivrogne es-tu? et tu aimes beaucoup le vin. 

Mattinoùs, gér. irrég. Kn état crivresse Vkhkiné o dùi 
djcué. iimttlndÔ!^, koriandôsy (c) les deux pei^sonnes se levè- 
rent, en étit d'ivresse et (t'avenglement. Je n'ai jamais en- 
tendu /);(iMm(/(îs,quuni au koriand(h. 

Mattipk, n. ahsti'. de nnillo. Ivresse. Djin abôr matlipé 
tcnUas, ta nasti térgluolas (frrghio(vc)las) j)e pinrénde, i\ 
avait tant d'iv. (était tellement ivre) qu'il ne pouvait pas se 
tenir sur ses pieds. 

Màttiovava, V. pas. matto'Urdoa, part. mdtti{ni)lo. Deve- 
nir ivi-e, s'enivrer. Khuyazdé^ (GM. ^ouyiàCw) e duifenéskoro^ 
dino 1rs yek, wijai j/ek, }tiàltiUda)\ (c) (ni appela le houli- 
qui(»r, on lui domia un (vtTre), encore un, il s'enivra. But 
indltid^ (Nom.) (inaU(i)o[vc)l{a il s'enivre l)eaucoup=sou- 
vrnt. M(\ piliônK tn indttilitnH. moi, j'ai bu, et j(î suis d<!venu 
ivre. Siiio nuUlioL il se sofde vite. Kaldr ki but mol. mdt^ 
iilotar, k cause de tant de vin, il est deveim ivre. Mdtlilo 
prio oprê ko shrrdn. (c. Nom.) il s'enivra (et) tomba sur 
Toreiller. 

Mattiouu':, n. abstr. de mdtliovava. Ivresse. Naklô e ni- 
klr^knro o huittioibiK (c) l'ivr. du garçon passa. But mat- 
tUnbe IrnUd, il a heaucouj) d'ivresse. 

Mattiah.xva, V. caus. I (11. 4 Conj.part. ma//mrJô. Rendre 



— ar/j — 

îvro. Ov penghids, arakié man dûi haré khorakhdi, ta mat" 
tiardé man, (c) il dit, deux grands Turcs m'ont trouvé 
(rencontré), et ils nVenivrèrent. Ta ovohhià ratt oikévas te 
mattiarrn, ta te murdarén e romés^ (c. Nom.) et dans cette 
iniit là, ils voyaient (tachaient) d'enivrer ri d'assassiner le 
Tchinghiané. Den les moU ta inatlianh) les, (c) do)jnez-lui 
du vin, et rendez-le ivre. Matthirél e rukl(K% Uwél les yek 
khaliate, (c) (Tr. JU. khali) elle enivre le gar<;on, (et) le met 
»ur un tapis. 

MAtcha, (As.) Poisson, vov. matchô. 

MAtchka, f. Chatte. Val. nuilchia, felis — Voc. Daco-Rom. 
Alcxi, p. 237. Gampuz. machicô, rnachicai, f. ^rato, gâta. 
Terme inconnu aux Tch. des environs de Constantinople. 
En usage parmi les Tch. du Danube. 

Matchô, m. Poisson. Skr. m a t s v a, match tV h, m. 
a fish in gênerai, rac. mad i, to be pleased, (îM. ô^j/ipiov, 
Tlel. ^4ov, mets, assaisonnement, poisson, le mets par excel- 
lence. H. muchfChJi, m. muchych.ee, a fish — Pukkhto. mdhni, 
fish — Bellew's Dict. 1867. Pers. ^L» nHthee,t afish. A/tir/i'- 
hee, piscis — llonig. Vol. 2. p. 408. Bmm. mootsac^ fish. 
As. Res. Vol. 5. p. 238. Gampuz, uiaclié, m. pez, wachadô, 
m. pescador. matchényoro, anghhis matché, ta kdndini" 
letar^ le marchand de poisson, apporta des poissons, et ils 
sont devenus puants. Kindva matchi% j'achète du poisson 
(pi.). Teréla matchô ? a-t-il du p.? Londé matché, p. Scilés. 
Tchidesa sarinén e tcrnény sar matchd, andré ko jdemdti 
(GM. w^tjAati, Ilel. itX»v|jLflt, rete — Som.) (<'h. am.) tu tires (at- 
tires) les jeunes (gens)^^omme le poisson, dans le filet. 

Matchorô, m. dim. de matchô. Khurdé malchorénghc Ion 
tchivéla^ (ch.) i\ ']eite du sel aux petits poissons. 

MATCHÉNGono, adj. du gén. matchô, au pi. App. au pois- 
son, pécheur, marchand de poisson. Ghelidn ko matchév- 
goro'? es-tu «allé au m. d»» p.? Alétar ovolid matchéngherCy 
nikavdé o baré ta heshltK (<•) des pêcheurs y vinrent, ils 
firent sortir les bateaux (à tern^) ol ils s'assirent. E matchên^ 
ghcrCs hiiké nikavénasj (c) les pécheurs, taisaient sortir les 
entrailles (des poissojis). 

Me, pron, pers. voy. Gram. p. 6(.>. 



— 3tîi) ^ 

MKÎvè, fAs.) Fniit. H* Pers. k-^ mev^û^ fruit, meww^tit^ 
fruit bf5aring, fruitful. meiva^ fructus«-Honig. Vol. 2. p. 
392. voy. poHk des Tch. Roum. 

M Ei>ikNDE, (As.) Vie, Angl. life. Prob. me djende^ ma vie 
durant, £v -^ C<«»^ u^v. 

Mkki, (As) pron. pers. Mien, Angl. my, mine, mekesti^ 
meki esli. il est mien, à moi, meus^f edt. 

Mel, f. Salisdure. Skr. ma 1 a, adj. dirty, raiserly, niggard- 
ly, s. excrétion of the body, as senim, semeu, blood, mar- 
row, urine, faecea, earwa.\, nails, phlegm, teai-s, rheum,and 
sweat, dirt, filth% dreg, sédiment. H. J^ mal, m. dirt, excré- 
ment, muel^ m. dirt, riist, scum^ inaila, adj. dirty, defiled, 
umul, adj. bright, clean (Skr. a, priv. and mal a^filth, dirt) 
But melid, beaucoup de s. Katar ki but mel ndnastitérghio^ 
vcM», à cause de tant de s. je ne peux pas rester (me tenir). 

Meliarâva, V. caus. 1 Gl. 5 Gonj. part, meliardô. Salir. 
Ma melidr te yismata^ ne salis pas tes habits. Melarghidn o 
sanidid (GM. scvi^et, Hel. ««vt;) tu as sali les planches. 

Melalo, adj. de mel. Sale. Skr. m a 1 i n a, adj. dirty, 
filthy, foui. H. ^' muleen, adj. filthy, vexed, indisposed, 
mueluy adj. dirty. Get adj. est de formation Tch. Melalôpam', 
eau sale. Te vast isi but melalé, tes mains sont très s. melalô 
manûsh isan^ tu es un homme s. tchavô isi melalô, l'en' 
faut esl sale. 

MelAliovava, V. pass. melalô-uvàva^ part. meldUtnillo. 
Devenir sale, se salir. GM. XtpAvopiai, xcràvojxoii, insporcam 
— Som. Meldliletar me yismata e tchikdsa, mes habits se 
sont souillés avec de la boue. 

Melalipé, n. abstr. de melalô. Saleté. Na dikêla po me-- 
lalipéy (c) il ne voit pas sa s. Terme rare, on se sert ordin. 
du mel, 

Memkor, (As.) Mamelle, Angl. breasl. ?Pers. *^ memè^ 
mamelle — Bchi. 

Mena, (As.) Pain, voy. manro. Pers. J^ nan, bread, a 
loaf — ^Yates Introd. p. 250. Je suis porté à croire que ce 
terme dérive de TH. ^L» mand, f. rice-v^rater, gruel, starch, 
paste, d final rejeté. 

Men, min, f. Nuque. Hel. Mov, étym. obscure. H. moa)it\ 



— 301 -^ 

Ihe head. mou(î,ha^ the shouldor, a hiimp, a foolslool. Tcha^ 
lâv H men, (Nom.) frappes sur la n. / men dukâla tuan, la 
n. me fait mal. Diniàs les e menéste, il l'a frappé sur la n* 
Le Tch. aurait du dire e menidte. Oprè ttienidle, todôm 
(pour tovdôm) e tchavés, (Nom.) j'ai mis l'enfant sur (ma) n. 
Trâïshko (n. pr.) lias len pe minidtej ghelghim len andré ko 
mahallây (c) Trâïshko les prit (les marchandises) sur sa n. 
et les porta dans le quartier. 

Merava, V. prim. 1 Gl. 1 Gonj. part, merdâ, muloy molô. 
Mourir* Skr. m r i, to die— *Zend, mère, mori. V. Sade. 
Broeckh. p. 384, H. Uy murna, v. n. to die, to expire, to 
cease. ULw moorjana, v. n. to die, ^ytoorjyhana, v. n. to 
wither, to fade, to pine, to droop. murryul, adjv (from mar-' 
na) lean, emaciated, much reduced by sickness. Lat. mori. 
^lav, umyrdiu. Hel. ptapaiv», faner, flétrir,il se dit aussi delà 
mort des plantes. GM. pntpavrCiâCw, î«.apaYY^*Cw, languir, sécher 
d'ennui. Gor. At Vol.5. p.l88. dakdr mulôtar, le roi (^Sultan) 
est m. Sar mulôtar Idkoro tchavô.sar' rovéla^ depuis la m. de 
son enffint, elle pleure continuellement. Ah Delfino (n. pr.) 
ti daiori kamamerél,te meréla, me merél^ (ch. Nom.) ah Delfi- 
no (rép.), ta petite mère mourra, si elle meurt, qu'elle meure. 
Kamamerd\\ ta me te djav^ t' atchén tûke me tanoré^ (ch. 
am.) je mourrai, et que j'aille, que mes endroits i possessions) 
restent à toi. Te merén me grài (Nom.) que mes chevau.v 
crèvent. Te merél mi guruvniy que ma vache crève ; par des 
pareilles expressions usitées par les Ghr. et Mus., on invo- 
.que une telle punition, pour attester ce qu'on exprime. Pen^ 
gliids avy sa te kerdvy peu mdnghej sostdr kamerdu, (c) il dit, 
que faire? dis-moi, car (autrement) je mourrai. Te tchinâv 
la i djandjir, latchés^ tena tchindv la^ mei^dva, (»:) si je la 
coupe, la chaine, bien (pour moi), si je ne la coupe pas, je 
meurs. Te merdva^ o vesh o bur V atchén tvte, (Nom.) f;i je 
meurs, que toutes les montagnes soient à toi=lit. restcnit à 
toi. Medjal kôrkoro, me merél, (c) qnil s'en aille seul, qu'il 
meure. Dans ce conte, les voleurs, ayant smpris un jeune 
homme, n'ont pas voulu le tuer, mais Tabandonnèreutdans 
la forêt. 

Merdô, part, du v. merdva. Mort, malade. Skr. m r i t a, 

40 



— 362 — 

adj. dead, expired, extiuct, defunct Hel. pporiç, tyL-èforoç 
ipL-6po<fiit — Alb. Bpaç-ich tôdte — Hahn. Alb. Stud. Pers. «-y 
ntoordu, adj. dead, n. a corpse. Ce part d'un usage rare, 
est le GM. piapatvTCtaffpLivo;, tombé en marasme, pLapocv-rÇiâÇw, 
ammoscire, fiaccare — Som. L'Aor. merghUiSy Séd. merdâs^ 
Nom, est inusité ; on dit mulids. Campuz, nierdô, enfermo, 
merdipen, f. enfermidad. Merdô isôm/]e suis faible. But dt- 
ve^endar ynerdo isâs^ depuis pi. jours il est malade. 

Meiubé^ n. abstr. du \.merdva. Mort. H. v-i^ mirtj. death 
— Gampuz, morihén^ f. muerte. Léskoro meribé pashé ist, 
sa m. est près. Te khokhavdv tut, to meribé te penés lesku" 
tdr isi, ic) si je te gagnes (au jeu), que tu dises d'où est ta 
m.=tu es libre de choisir la manière de mourir. Mo raklà 
to meripé kdtar isff (c) mon garçon, choisis la manière de 
mourir. Irin pralâ airdirdàs (Tr. J^^.' âïrmaq) améti o 
tneribé, (ch. Nom.) la m. a séparé, nous, les trois frères. 
meribé paldl djdlUy o kliôdja angdl (pour angldl) djâla, (ch. 
Nom.) la mort (le cadavre) va par derrière, le khodja va par 
devant. Opré ko meribé isi, (c) il est à Tai'ticle de la mort 
=sur la mort. 

Mehi, muré, (As.) Mort, voy. meribé. 

Merti, (As.) merdô des Tch. Roum. 

Meru, (As.) Homme* H. Pers. ^ meer, a chief, leader, a 
tittle by which Sueyids are called. voy. manûsh. 

Merujànos, m. Pers. jWy murdjariy m. Corail, merdjan 
balyghyy dorade (poisson) — Bchi. 

Mermôri, m. Tombeau. GM. [Aviîjiotipiov, tombeau, Hel. 
p9|jLa, (ivTQpLfltTiov. Djan ghrandén léskoro mermôri^ (c. Nom.) 
allez, creusez sa tombe. Pendus léskeri romni\ tovdô les ko 
tabûti. (Tr. ^^y.^ tdbout) gheldô les ko mermôri, (c. Nom.) 
sa femme dit, on le mit dans le cercueil, on le poita au 
tombeau. Tovdé e mules andré ko mermôri, ils ont mis le 
mort dans le t., terme bien connu de tous les Tch. Tr. nie- 
zar, tombeau — Val. mormenlu, sepulchrum — Voc. Daco- 
Rom. Alexi p. 225. 

Mesâli, f. Essuie-main, serviette. H. Pers. mez, f. table. 
Slav. mrfsaj Lat. mensa, pLYjv<j(î>piov, wivaÇ, BuC«vtivoI — tîjv Se Tpi- 

ntÇav, (xiavoav, Tij; cv (iiéac^ Oc^tcoç SvtKCV (Plut. Symp. VUl). OeC. 



— 3G3 — 

Vol. 2. p. 30t. Ta i El if (n. pr.) lias i mesdJi tekosél pm, (c) 
et Elif prit, res-m. pour s'essuyer. An i mesdli te kosâv ma 
mai, apportes Tes.-m. pour essuyer ma figiu^e. I mesàli isi 
mêlait, Tes.-m. est sale. ParaïuU mesàli, es.-m. déchiré. — 
Campuz, meyisallê, f. mesa, table Usa de madera. 

Meshîn, MEZiN, (As.) Cuir. Angl. leather. Tr. ^^»tr*' meshirty 
s. cuir de mouton — Bchi. H. «j^* mazu^ a stocking, boot, 
meshee, f. a kiiid of leather, fîhamois. 

Métla, f. Balai. Bulg. metld, broom, M. Dict. An i métla 
te shulavés o ker^ apportes le b. pour balayer la maison. 

Mevùsh, (As.) Raisins secs, H. P,^^-» muwez^m. a raisin, 
vov. tchamik, des Tch. Roum. 

Méro, Ya kerâva, ya meràxra (Tn 1^ ^a), ya khéro ya 
méro, (Nom. Zap.) dicton usuel, ou je fais, ou je meurs ; 
ou Ane, ou homme ; ces derniers mots que les Zapâris pron. 
sans en savoir la signif, me paraissent être des corrupt. du 
kher, âne, et de l'H. Pers. j^ meer, a chief, homme. Comp, 
GM. dXoYoçoyoïxrot, mangeuse de chevaux. Hel. i^oyoçaerxoufjoe, 
parlant sîins raison. Angl. beef-eater, du Fr. buffetier. 

Méya, pron. Et moi, Hel. Îy*^Y^> La'- ^g^niet, formé de 
me, ego, et j^, and. Te na des leSy méya djav mànghe, (c) si 
tu ne le donnes pas, moi aussi je m'en vais. Méya kamavdv^ 
moi aussi je viendrai. Méya tûsa kamavâv^ (c) et moi je 
viendrai avec toi. Méya kalé dromorénde te djav mànghe ? 
(ch. Nom.) et moi. dans quels chemins (dim.) irais-je? Ta 
méya e barétuija, (c) et moi aussi avec les grands. Ta méya 
tûke, (c) et moi pour toi. Méya dadés ta pralén ferâva, (c) 
moi aussi j'ai (un) père et (des) frères. Méya tinri hôm, (c) 
moi aussi je suis à toi. Ta méya khaliôm ta pili&nij (c) et 
moi aussi j'ai mangé, et j'ai bu. 

MIlu, vov. p. 79. Mille. Kon te avél, tûke putchéna, ghe- 
diné pes milia djem, (ch. Nom.) quiconque vient il te de- 
mande (cherche), mille personnes se sont rassemblées (pour 
te voir). 

MiNTCH, MiNDJ, f. Pudendum muliebre. Skr. m i k h, to 
mix, to mingle, or join, m i h, to sprinkle, to shed. Effun- 
der % praesertim mingore — Wg. Pour éclaircir Tétym. de ce 
mot qui me parait un dérivé de m i k h, je cite de la langue 



— 3(;4 — 

Hel. pLuUst, içyr.fjiil^ti. llosych. — Eiist. Odys. Y, 1885. pt'î»» 

iki'/hr, èict |jLi;eoi; où (Hfxvîi;. — TliOOCI*. Mu>Xà; ii «ofvia, Photius. 

(lor. At. Vol. 5. p. ±21. Te khan ute mindjakeri iljiu\ te pe- 
rél tumaré dundé tuilier i tar, (Iinpréc. Nom.) que voiis man- 
giez les poils de mou pud., (et) qne la fi:euciYe de vos dente 
tombe. MuratfiHa pi mindj^ elle met au propre son pud. E 
MHudjàkeri balval, le veut du p.: aux femmes qui urinent. 
Pi luindj kalori isi, paravdi isL ^ch. Nom.) sou pud. est 
uoirAtre et l'eudn. 

MiNDjoKî, f. dim. du prec. Petit pud. m. Opré ko vordon 
parné mièidjoriih bnl iilmkdr balniHorid, (ch. Zap.) sur la 
voiture il y a des petits pud. m., (de> très jolies femm. Grecq* 

MiNDJÉ DÂVA, V. (x>mp. 2 Cl. 4 Couj. part, mindjé diwo. 
Cohabiter. DHrdnilotai\ ndna dinids la mindjé , (c) il s'ef- 
fiaya, il ue cohabita pas avec elle. DdiKt mindjé^ cohabiter, 
lit. je doinie, frappe sur le pud. m.. Dmiôm téskert daùx, 
ruindjé, j'ai c. avec sa mère, Romnid tercsasja djdsastedes 
yaveré mindjé"? (c) tu avais (uue) épouse, et tu allais c. avec 
d'autres femmes? Siistar dinidn me daid mindjé^ (c) pour- 
quoi as-tu c. avec ma mère? Mindjé dinie, voc. voy, dans 
la jîram. la 4me Couj. de la 2de Glas, des verbes, p. 87. 

MfN, yny.7}tf^tK 

MiNRici.ô. m. Chapelet, joyau, presque toujours au pL 
Skr. m îl u'i k y a, n. a ruby (m a n'i, a gem.) m â n'a v a k a, 
a uecklace of tweuty striugs. m âu'i k â, a weight of mgbt 
}*alas. H. ^GL» manik^ m. a kiud of gem. niby. Hel. piov^oc. 
La t. mouile — Bopp, Glos. Skr. Romnte starén khurdé min-- 
riklénghcj ulinidn e teméskeri lubni, ta ndna hdjdsa^ (c) ô 
femme, pour quatre petits joyaux, tu es devenue la prosti- 
tuée du monde, et tu n'as pas boute. Me minriclé ncishav^ 
ghiôm len, j'ai perdu mon chapelet. Minriclé tovghids pe ko- 
ridte, (c) elle a mis un ch. à son cou ; les ornements portés 
par les négresses. khorakhâi astaréna baré ynmricléj les 
Turcs tiennent (portent) de grands ch. Ce terme est quel- 
quefois usité pour la prunelle de l'œil. Campuz, mericlénf 
m. coral. 

MiNRÔ, pron. pers. Mien. voy. -Gram. p.69. 

MisÎRKA, f. Poule d'Inde, dinde. Bulg. misirk\ maie Tup- 



— 3fi5 — 

key— rfra, f. Turkey (fowl) M. Dict. Tr. hind taughu, GM. 
ffpvi6a ixtoipi^Tix», çpayxoxoTTa; pollastro d'f ndia — Som.^r^' niysr^ 
mijçyr, Egypte— Bchi. 

MisHÂKOs, mushAkos, m. Skr. m û s h i k a^ f. a rat, a niou- 
se, m û s h a k a^ a mouse, a rat, a thief (rac. m û s h, furari 
— Wg.) H. moosna, to pilfer, to steal. Hel. (aOç, (xuAtjcoç. Slav. 
viish, Arm. moay — Hamlin. Bulg. mHshka, mouse, M. Dict 

MisHTÔ, MisTÔ, adj. Bon, agréable. Skr. mi s h t'a. sprin- 
klcd, wetted, sweet, siigary. Pott, Vol. 2. p. 461. On n'entend 
rarement cet adj. que dans les formes suivantes, traduites 
du Grec et du Turc ; xaXôç yiXOe;, ïr. khosh yheldy'yi, sois le 
bien venu. Campuz, mistô, m. bien, mestep^, f. libertad. MisV 
a/tdn, sois le bien venu. misV avilân, Nom. Mistô f avés^ 
que ton arrivée soit heureuse. GM. xaXôç vàlxeip;, xaXô; ^pO«- 
T«, xaXû; ip(<T8Ts, ben venuto vo. signoria — Soin. T avésa, fra- 
mapendv tûke, misV aliàn, à ton arrivée, je te dirais, sois le 
bien venu. phurô penghiàs léske, mist' aliân mo raklô, (c) 
le vieillard lui dit, sois leb. v. mon garçon. Avakhiiibutid" 
tar ndn' isôm mistô, je ne suis pas content de cette affaire. 
Ndnai mistô, il n^est pas bon, 

Mo, pron. pos. mi, f. Mien. voy. Gram. p. 69. Me peniâ- 
koro tchavôy l'enfant de ma sœur. Mijam^ mon souhait. 
Me jamidsa dja, vas avec mon souhait. Me dadéstar, (abl.) 
de mon père. Me pralés, mon frère. Me tchavéndja, avec 
mes enfants. Me yakd, mes yeux. Me pinré, mes pieds. Me 
puvidte, (c) sur ma terre, (propriété). Me s^mnéste, (c) dans 
mon songe. Mo ternipé, ma jeunesse. Me djangâ, mes ge- 
noux. Me yismaténghe, (c) pour mes habits. Me vasténde, 
(c) dans mes mains. Mi fratiîna, ma tente. 

Mo, pron. pos. ind., toujours au cas voc. Les Séd. s'en 
servent rarement, en revanche il est constamment dans la 
bouche des Nom. qui souvent pron. mu; ddle mu, ô ma mère. 
So kerddn khulanie mo Fdtma ? (n. pr.) (c. Nom.) qu'as-tu 
fait ô ma dame Fâtma? Kaléya mo, 6 mon nègre. Tabarddn 
man, Ali (n. pr.) mo, (ch. Nom.) tu m'as brûlé (d'amour), ô 
mon Ali. So kerddn mo ? (Nom.) qu'as-tu fait, ô mien (pa- 
rent)? Dikh tchdi mo, (ch.) régardes ô ma fille. So te kerds 
khuldya mo? (ch. Nom.) que ferons-nous ô mon seigneur? 



— 30fi — 

So drna fvniM, mo, miâré ki tchérga^ {c) pourquoi vous 
bnttrz-vous, o mions, dans la tcMite? Dja khulanie mo, (ch. 
Nom.) vas, ô ma dame. Afo, f^o snnnt isdn! 6 mienne (ft mon 
épouse) comme tu os dclioe (maigre). Amén nân'isâwas,da'' 
hnr' mOy (c) c<^ n'étiait pas nous, ô mon roi. Borie mOj 6 
ma fianct^e. Dévia mo, ô mon Dieu. Tchiriklô mOy ô mon 
oiseau. 
MoH, (As.) Face, figure. H. niookji, the mouth, the face. 

VOV. Diiii, 

Mol, f. au pi. mnl'uU Vin. Skr. madhu, adj. sweet, lite- 
rally or figiu'ativoly, n. spirituous liciuor, honey, sweetness 
in flavour. Pers. mel, potiis inebrians, vinum. GM. fiéOu, pitH 
mutato 9 vol S in X, Lat. mel, mollis. Slav. med, Anglo-Sax. 
medu. medo — Bopp, Glos. Skr. II ^ mud, m. wine, spirits. 
Pers. J^ mool, wine. Bulg. vino, wine. M. Dict. mei, honey. 
id. — Slav. mi*d\ ^i\\ — Oec. Vol. 2. p. 295. Mol, me parait 
empi'unté directement de la langue l^ersane. Campuz, mol, 
m. vino. MoUtiy vin — Vail. p. 369. Kali rnol^ na pamû du 
vin noir (rouge), (et) pas blanc. Dcshé bershéngoro 'tnol, vin 
de dix ans. A)yiart mol shntli isi^ notre srin est aigre. Shût- 
UlUar i mol, le vin est devenu aigre. Kutludjdkere sudré 
7n()lid, (ch. Nom.) les vins Irais de Kutludja (village en Rou- 
mélie). Ta e raklién tovdé, le den len mol^ (c) et ils ont mis 
(forcé) les filles, à leiu' doimer du vin. / bori delà i mol, 
(ch. Nom.) la mariée donne le vin (verse). Ghelé andré. ar- 
cluuydé (GM. ip^e-jo)) te den les mol, mâttilotar, (c) ils allèrent 
d«*dans, ils commencèrent à lui doiuier du vin, il s'enivra. 
Icharô jyenddsj te djas te jiids mol^ (c. Zap.) l'enfant dit, 
allons bavons du vin. 

Moi.oRT, f. dim. de mol, GM. xpaiaxt, vinuccio, vlno pic- 
colo, et un poco di vino — Som. De man yek molori^ don- 
nes-moi un (verre de) vin=nn peu de vin. 

MorjÀKouo, MOLiKNcîORO, adj. du gén. mol, au sing. et an 
pi. App. au vin. r)ui fait ou qui vend du vin. MoliâkorOy 
moUéngoro duiiéni, boutique où on vend des vins. GM. xpa- 

Moi.is.ARAVA, moi.iskkrAva, V. étraug. part. molisardô.mO' 
IJskerdô. Slav. moliû^utxv'my S£o(jLai, Xiwapô. Oec. Vol. 2. p. 314. 



— 3ft7 — 

moUskerdva est un v. comp. app. à la 2 Cl. 1 Conj. Bulg. 
niôliu^ V. a. to pray, to bcseech, entreat, suppUcato, implore, 
M. Dict. Ces deux verbes sont très bien connus de tous, «t 
constamment dans leur bouche. Quelques-uns se servent 
du V. GM. wap«)caXû). Molisarâv tut, je te prie, Aor. woHsar^ 
•ghiôm, Séd. molisardôm^ Nom. / romni moliskerél les^ ta 
pendus léske, (c. Nom.) la femme le prie, et dit à lui. 

MoM, f. Cire. H. Pers. -^y mom^ m. wax. niom buttée, f. 
a wax candie, momee^ waxen. Ilatchi moyn, avéla katdr ki 
Edriné, la bonne c, vient d'Andrinople. Tr. ^j^^ edirné. 
Andrinople — Bchi. Diïi ghroshénghe mom kinghiôm, j'ai 
acheté de la cire pour deux piastres=de la valeur de. 

MoMEïJ, MuMELÎ, f. Cierge, usité dans les églises. Ce terme 
me paraît l'adj. de ynom. Hel. x^pivo;. Lat. cereus; souvent 
usité pour mom. Campuz. mermellin, m. antorcha. Oté ka 
djdlas raklôj dikéla yek k^er^ lélas pes i inomeli, alô andré 
ko kxer, (c) là, où le garçon allait, il voit une maison, le 
cierge l'attira (lit. le prit),il alla dans la maison. Dut morne- 
lia tdbionas (tdbio(ve)nas), (c) deux c. brûlaient. 

MomëlI, Aiguillon, instrument en bois avec un bout on 
nettoie le soc de la charrue, avec lautre bout on pique les 
bœufs ; ainsi appelé à cause de sa ressemblance à un cierge: 
usité par les Nom. de la haute Bulgarie. lianghiardéskeri 
niorneliy ka pinr avéla i tchik katdr ko banghiardôy déf. 
d'un Nom. cierge de la charrue, qui détache la boue de la 
charrue. 

MoMELiÉNGORO, adj. du gén. momeli, au pi. Qui fait ou 
vend des cierges. Ka keréla ^nomelid, déf. d'un Tch., qui 
fait des cierges. 

MoRTi, f. Cuir, peau. Skr. m û r t i, f. matter, substance, 
solidity, the body, figure, form, body in gênerai ; souvent 
appliqué aux cuirs avant le tannage. Arm. morte^ cuir — 
Hamlin. Amen rdno rdno ti bdgnia djdsa, ta nangherds amén^ 
nikavds amaré mortid^ ta uvdsa manûsh, (c) de très bonne 
heure, nous allons au bain, et nous nous mettons à nu, nous 
ôtons nos peaux, et nous devenons hommes. Dans ce conte 
fabuleux, on raconte l'histoire de quarante jolies femmes, 
transformées en chattes. Ka isdn andré ki bdgnia, te les o 



— 368 — 

fnorlià le tchiivih (pour tchivés) len andré ki yak, (c) lorsque 
nous sommes dans le bain, prends les peaux et jettes-les 
dans le feu. Kandiné fnortiâ, cuirs puants. 

^foRTIAKORo, adj. du gén» mortt, au sing. Qvii vend de« 
cuirs, App. au cuir. Teràvas yek morlidkeri kisi^ j'avais une 
bourse de cuir. KamadéV ^mén i khan i nwrtiângheri, (c) la 
puanteur des cuirs nous frappera. / kan i inortidrigheri, est 
une belle expression. En Grec, { i^pi^ il^ Stp^aTivcK, n'est pas 
la traduction fidèle du texte Tch., qui dit, la puanteur d'un 
grand nombre de cuii's, car mortidnyheri est au pi. et en 
même temps^ est adj. 

MosK()V, M0SKÔF,(As.) Russe, voy. moskôvis. 

MosKôvis, m. Russe. Tr. ^j»-^ mosqov, Moscovie, Russie, 
peuple Russe, Moscovite, mosqovlu, adj. Russe, Moscovite 
— Bchi. Il n'y a pas long temps que tous les Grecs de Rou- 
mélie appelaient les Russes, N69xoSoi, et Mo^xoSU, la Russie. 

Mûi, m. au pi. mwîtt. Bouche, figure, orifice. Skr. mu- 
le h a, adj. first, initial, chief, prééminent, principal, n. the 
mouth, the face, the entrance to a house. H. ^ mookyh. m. 
the mouth, the face, moon'h, mouth, face, countenance, 
présence, orifice, respect, complaisance, * power, fitness, 
qualification, ability. GM. |i.ouÇa, piouvri^gc, ptotiT^ouvov, faccia, 
viso— Som. Fr. museau, tnu, moonh, os, bouche — Honig. 
Vol. 2. p. 404. Gampuz, rnuy, f. lengua — mooie^ mouth — 
Simson, p. 332. Me, te rakléskere môatar lav lâva^ (c) moi, 
je prends un mot de la bouche de ton garçon=je le ferai 
parler. Nikdv li tchutcht^ la tov la léskoro môate, (c) fais 
sortir ta mamelle, et mets-la dans sa bouche. Baré-^môshh 
ro, qui a une grande b. Baré-môsken, f.. Pinravghiàs po 
mûi ta délas les, (c) il a ouvert sa b. et il l'injuriait, (donnait). 
Dinids les ko mûi ta tchôrdilotar ratt, il l'a frappé sur la b. 
et du sang a coulé. Ta o trin pral yéke inôste yéke godiàtej 
(ch.) et les trois frères avec une b., avec une opinion, iv M 
aT6pL«Ti, iv pLiflt Yvà[x?. Banghé-môskoTO, qui a la bouche de 
travers. Kalé-nioskeréya, voc. ô toi qui a la figure noire. 
Kalé-moskerte, f. Pemôste, dans sa b. t Figure.» Marddsles 
andré ko mûi^ il a frrappé sur (dans) la figure. Adjdi na 
diklôm len to mût, (c) je ne les ai pas vu encore en face. 



~3G9 — 

Jkhidnô te tovél po mûi, (c) il se leva pour laver sa face. 
felalô mui^ L mal-propre. In tliklds man andré ko mai 
;. Nom.) il ne ma pas regardé eu face. Nikavghids pe môs^ 
ir o duvdki, (c) elle ôta de «a f. le voile. Tr. douvah\ voile 
ue met la nouvelle mariée quand ou la reconduit chez son 
lari — Bchi. Pukkhto. makh,, face, makhdmakhy adv. face to 
ice, opposite — Bellew's Dict. 1867. «Orifice^» vo\\ khendu 
MuyAl, adv. abl. de mûL comp. mamûi, mamuydl. Skr. 
lukhatas, ind. from the mouth. Peliôm muydl, je suis 
>mbé sur la face, de face, iich t4 wpiSffCDtcov, GM. irfffTwpia, (èid- 

vi^) ivi{iL7}T« ((m-(jiuTa) à|ii?rp6(i.uTc, [XTcpoufAuta, (èfiiicp^; (AUTa) boc-- 

one, con la faccia giù verso terra — Som. Hel. icpiivtjXiv, eu 
)mbant la tête la première. Per muydl, tombes sur (ta) face, 
iuyal pelôtar o tchavo, (c) l'enfant est tombé sur (sa) face. 

MôsKORO, adj. du gén. mm\ au sing. Âpp. à la bouche, 
ompte. GM. Xoy«pix(îfjLbç, compte, de XiSyoç» Dja ker môskoroy ki 
âgnia, (c) vas, fais le compte au bain, (pour les dépenses 
lites au b.) Djav te kerdv tnôskorOy ko dwjénia^ je vais faire 
5 c. dans les boutiques. Kerghidn môskoro e maseskerésa ? 
s-tu fais le c. avec le boucher ? 

MuKÀVA, MUKHAVA, V. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, muklô, 
aukhlo. Laisser, abandonner. Skr. m u t c h, to be loose or 
•ee, to forsake, or abandon, m u k u, f. freedom, libération. 
L W-& mookU m. a pearl, pardon, absolution, salvation, 
xemption trom transmigration, adj. absolved. Léskeri ddi 
enddSj mo tcho^ kdrin kadjds, te mukés ti romnid Kukudid^ 
n. pr.) ta te tchavén^ ta te graién^ te grasrdén^ te djorén^ ti 
atûna ? (c. Nom.) sa mère dit, mon enfant, où iras-tu, lais- 
eras-tu ta femme Kukudiâ, et tes enfants, et tes chevaux, 
îs juments, tes mulets, ta tente f Ta o dakdr muklids les^ 
i ghelô péske^ (c) et le roi le laissa (le congédia), et il sVii 
lia. Mukén man trin divés^ (c) laissez-moi trois jours. l)ji 
esh kisiéngoro manghiny te mukés ovotiaring, {c) que tu 
lisses par là, jusqua dix bourses de richesses, (bourse, va- 
îur de 500 piastres). Afufc, te djas aménghe, laisses (per- 
lets), que nous nous en allions. Djdsa te beshés, ta muklidn 
lan andré ki skotida, (ch. am.) (GM. ojcotciXi, <t)c6to;, oscuri- 
i — Som.) tu vas t'asseoir, [et tu m'as laissé dans les téné- 

41 



— 370 — 

bres. Muk les te sovél, laisses^e dormir. Saré penéna U 
mukà/o tûke, (ch.) tous disent que je te renie^ tous disent 
que je te laisse. MiMids mun^ f oMarghiâs me tnaléSj katâr 
ki kori^ il a laissé moi) et il a saisi mon compagnon à (par 
la) la gorge. Ta gheli i romm\ ta pendes^ te mukés me khu/-' 
lanéSy {c. Nom.) et la femme vint et dit, laisses (mets en li- 
berté) mon seigneur, Muklolar ko vesh opré, on Taban- 
donna sur la montagne. Muklids le^i ta nashtôtar, il les 
laissa et partit. Muk amén te sovâs, (c) laisses-nous dormir. 
Ta pe^ighids i rakli, tnuA:, kaléya mo, Mahmûtiy (c) et la 
iille dit^ laisses» ô mon nègre^ Mahmoud. Muklids la kôrkori^ 
(c) il la laissa seule. Me, me gadjiâ me kxeréste mukliôm la, 
(c) moi, j'ai laissé ma temme dans ma maison. Muk liés e 
grasnià^ il laissa la jument. Kdrin muklinàs (Âor. des Zap.) 
ti kkulanià la le tchavén'! où as-tu laissé ta femme et tes 
enfants? voivôdas ynuklinâs^ e tchorà kôrkorej (c) le voi- 
vode laissa les voleurs seuls. Pendds léskeri rofnni, ndnâi 
tûke bezéh, ka kerdén, ta mukhlân ti romnid ? (c. Nom.) sa 
femme dit, n'est-il pas dommage, ce que lu as fait^ d'avoir 
abandonné ta femme? Mukhlàs yek tchavô^ (c. Nom.) il laissa 
un enfant. Cette pron. est propre à quelques tribus Nom. 
des environs d'Andrinople. 

MuLÔ, MOLÔ, part, du V. nierdt;a. Skr. mara, n. death, 
killing, slayingy destroying, r changé en {. H. jy moo,a^ adj. 
dead, lifeless, duU. Campuz. mulô^ m. defunto, muléj m. 
muerto. Mulô ist\ il est mort. Muléskoro o throni (GM. Spovt, 
Op6voç, trono, solio — Som.) le lit du mort. Sar mulô, comme 
mort. DikéUiy i Eltf (n. pr.) isi mult, (c) il voit,(qu')Elif était 
morte. Te khlidv tumaré dadénghere mulénghere mandje^ 
néwde, (Impréc. Séd.) (Tv. jLx'^b badlidjan^ pron. souvent 
mandjan) je chierai sur les aubergines de vos pères morts. 
En Roumélie, on fait des offrandes aux morts, d'aubergines 
cuites, qu'on mange ensuite au cimetière. 

MuLANÔ, adj. Mur, mort. Âscoli, Zig. p. 6. cite. Skr. m la- 
n a, foui, dirty, faded, withered. Je crois qu'on pourrait 
rapporter ce terme au part, mulô, mulanô comme na^ngà, 
nangalô ; / changé en n. mulanô mas, chair morte, de cha- 
rogne, terme rare, voy. p. 63. 



— 371 — 

MuLAMÔ KERÂVA, V. comp. 2 CI. 3 Canj. part, mulano-ker^ 
dô. Faire mûrir. tatlipé mulanô kerél len, la chaleur les 
fait mûrir (en parlant des raisins). 

MuLî, f. Ce terme se trouve dans ces deux vers rimes 
souvent répétés par les Tch. Te khan me mindjâkeri muli, 
te pèrdol tumarô mai, kunni, (ch.) que vous mangiez la 
saucisse de mon pud. m., et que votre bouche se remplisse 
de millet. Par les Tch., muli est traduit par le Tr. j>/- 
shirden, s. a. saucisse de foie — Bchi. Peut être on pourrait 
rapporter ce mot à l'H, ^y moolee, f. a radish. MuUy a 
radish — ^Yates Introd. p. 246. Muli, a-t-il quelque affinité 
avec le Gr. jaAXXh, ^XtiiiaCn, (luXXà;, prostituée, ou avec le 
terme usuel des Grecs ? voy. rnindj. 

MuntAva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. le part, m'est inconnu. 
Se raser, se nettoyer. Skr. m u d h, to be pure oi* clean, to 
shave or eut, m u n d h^ radere, londere, purificari, punim 
esse — Wg. m u n d h a, adj. shaved, bald, having no hair on 
the head. H. Lit.^J;^ moondhana, v. a. to shave, moond'la, adj. 
shaved, moond'un, m. the first shaving of a child (a reli- 
gions ceremony among the Hindoos), mocmd'na, v. a. to 
shave, to instruct, to couvert or make a disciple of, rnoonr^-- 
«a, V. a. to shave « a set of Vaishnavas ascetics lermed 
Mundis, from shaving their heads.» As. Res.Vol. 16. p. 436. 
(note). Muntdva man, je me rase. Ce verbe est rare parmi 
les Séd.; presque tous se sentent de morâva, miirdva. Il n'y 
a que les Zapâris qui l'emploient. 

MuNTAvAvA, V. caus. de muntàva, i CI. 2 Conj. part, tntin- 
tavdô. Faire raser. Muntavdôm maii, je me suis fait rasé. 

MuRÀVA, MORÂVA, V. prim. 1 Cl. i Conj. part, murdô, mor- 
dô. Frotter, nettoyer. Ce v. je réfère à la rac. Skr. m u d h, 
to be pure or clean. d h, changé en r. H. inoonyna, to 
shave, voy. muntdva. Campuz, marabear, a. moler, reducir 
à polvo. — Boehtl. {mor) le nïor^s, waschen. Mél. As. Tom.2. 
p. 32. t That he as his brothers, was called maurya, from 
bis mother mtira ; and as that word in Sanscrit, signifies 
a barber, il furnished occasion to his ennemies to asperse 
him as the spurious ofTspring of one.» As. Res. Vol. 5. p. 
285. Muràva o kher, je frotte la maison (les planches). Mur^ 



— 372 — 

do !>/ ker, la maîsrvn est fr. Morghiôm le8,]e Fai fr. Latchh 
m H vêla les o kei\ il frotter bien la maison. Kctmamurdv ta 
mni andré ko tchiky }(^ frott()rai ta figure dans la boue. 

MoRc.HioVAVA, V. pass. mordv-tivdva, part. m6rghi{fd)lo. 
Etie IVoltê. ker adjiii iKiiat %nôt'yhilolary la maisou n'est 
p;is encore frottée. 

MuuAVÀvA, V. caus. de wnrdvn. i CF. 2 CoiiJ. pafrt. mti- 
Viuulo. Baser. Ov. avec cette simplification est coinnnmaux 
Sérl. ('«hez lesZaparis^ et la plupart des^ Nom. WMra«rdi»a, si- 
|j(nifie,rendre propre. MuravglmUpi tehor, ta mydindsyarér 
yismala, la lins la romm, khdnoif piéna», (ch. am.) ît rasa sa 
barbe (cai* il était prêtre) il mit (Vauti'es habits, il ta prit 
femme (époirsa), ils mangeaient, ils buvaient. Isom tot^dô la 
Muravdô-, je suis lavé et rasé. Campuz. mœrrabar, afeitar, 
rapav, ô hacer la barlxi. Mnramihiom nmn, je mesitis rasé. 
Kamawa te vèuraw wan, je veux me raser. Te mnrarén 
h*skoir>f^henf, rasez s^i tête. / Aîshd (n. pr.)nastiéhi ktbàgnia^ 
Dmravéla pi %))md}y. (ch. Zap.) Âislia va au bain, elle met 
au pi'opre son pud. K Aïshdkoro tchervàtK nepamori isi 
%}e m(éraiHh\ (ch. Zup.) la i>antouffle d'Aïshâ n'est ni bkm- 
rliatre, ni propre. 

MuKDAL, adj. et subst. Eteint, charogne. Skr. mrî, to die. 
IL Pers.jî^^ w(xyrda\\ adj. polluted, impure, squaUd^ ugly, 
profane, (subs.) camon. moordar khxvaty^ specie«r of es^le 
or crow thaï feeds filthily. »-j' moordu^ ad}. di*ad,. a corpse. 
Les Tell, ont changé le r final en /. Tr.Pev^.j^^y rmnrdar^ 
adj. impure, immonde — Bchi. comp. HeL 9vyjj51{x«Ioç, S ikor 
xsiufiv^ et; ttavaTov, tvxToç, vocpi^ç, GM. «Lofu&fiLtovs carrioQ. Byz» 
I)ict. Hel. Bulg. wr'skay carcassv M. Dict. Mnrdàl angéty 
cliarbmî éteint. liebich nmtoaYHjar, die todteKohle, d.i, die 
Ascîhe* Yek wwn/rf/ îV ta kandinilùtai% il y a une (^larogne^ 
et elle est piiante=eUe est devenue pliante. Sur murdàl 
kdndesa^ tu pires comme une ch. 

MuRï>ALiovAVA, V. paSvS. murdâl-m'dtra^ part. w^urrfft/i(i?tV 
îo. Grever. GM. ^oçô, se dit de la mort des auimaus; signiL 
pr. aux Séd. Les Nom. se sei'vent de merdva^ pour expri- 
mer cette même mort, ou du v. Tr. guehermek^ monrir, en 
parlant des animaux ou des gens mépris<»bles — Bchi. Murdâ-^ 



— 373 — 

lilotar grast, le clieval a crevé. yekés danlenghiàs les o 
tchukél, la murddlilotar, le chien a mordu Tun, et il a crevé. 
Shel bakré murdâliletar katdr ki shil, ta kalâr ko vif^ cent 
moutons sont crevés du froid et de la neige. Me shunghiôm 
o bakré ka murdâliletar, j'ai entendu que les moutons sont 
crevés. «Eteindre.» Pandj ordtarmurddlilitar (murddli{ni)'' 
lilar) i yak, après cinq heures l'incendie a éié éteinte, voy. 
murdardva. 

MurdarAva, v. caus. 1 Cl. 5 Conj. part, murdardô. As- 
sassiner, éteindre. Skr. mrî, to hurt, to injure, tokill — iu- 
tei-ficere — ^Wg. Ce v. Skr. est le trans du m r i, mori — Burm. 
marim, maro, mar, kill. As. Res. Vol. 5. p. 238. Ce v. que 
j'ai classé dans la 5 Conj. me parait formé de mwrddr, rntir- 
ddl, car parmi tous les Tch. il a les deux signif. de rnurddl. 
La pron. est constamment la même. Fr. meurtre, meurtrier. 
Angl. murder. Murddr e angdr, éteins les charbons. Ufkt, 
niurddr e momeliâ, (c) lèves-toi, éteins les cierges. I yak 
murdaréna^ ils éteignent le feu (incendie). Murddr i yak, 
éteins le feu. rom murdardâs yek balamô, (Nom.) le Tch. 
assassina un Grec. Te murdaréna manl Nan' atchilô m'oghi, 
à me tuer? il ne me reste pas de cœin'=je ne suis pas en 
état de résister. Sar te nnurdaràv me tchavés, ta te hiv aka- 
klé gurdjû raklién"! (Tr. y^j:^ gurdji, gurtchi) comment (faire) 
pour tuer mon enfant et prendre ces filles Géorgiennes ? 
Ta e starén murdardô len, et les quatre il les assassina. 
Murdardâs but manûsh, (Nom.) il a assassiné plusieurs 
hommes. rom murdardé yek kurudjiÇTr, .j^^jj^ kurudji) 
les Tch. ont assassiné un garde-champêtre.. Kaviatchinéyi, 
kamamurdaréii amén, (ch.) ils nous couperont, ils nous as- 
sassineront. Sokerdân^ kamanikavés amén katâr ko tulu- 
n/m? (Tr, tulum) murdardân e romés^ (c. Nom.) qu'as-tu 
fait? nous feras-tu sortir des outres? as-tu assassiné le 
Tch.? De, murddr les, frappes, tues-le. Penghiâs léskoro rfarf, 
kamamurdarés man ? (c) son père dit, me tueras-tu? André 
ki rez dikéna ka is( murdardô o Kûsulus (n. pr.) (c) ils voient 
queKùsulus était assassiné dans la vigne. 

MuRDARiBÉ, n. abstr. de ynurdardva. Mort des animaux. 
Murdaribé e bakréngoro, la mort des moutons. 



— 374 — 

MuRSH, MHUSH, m. f. Garçon, jeune homme, brave, maie. 
II. Pers. V niurdj (Skr, ni ri ta, Hel. ppoToç) m. a maie, a 
man, a hero, (vir). murdee, f. manliness, manhood, virility. 
murdoom, a man, a polite man, civil, humane. Slav. muf 
(ivYjp) Lat. mas, maris, Oec. Vol. 2. p. 325. Kadavâ ram, but 
mrush, (Nom.) ce Tcli. est très brave. Marsh ta raklid^ gar- 
çons et filles. Tchauô mursh, enfant maie. Terdva dûimur^ 
shén, j'ai deux garçons. Mursh kerghiâ{s) len, (c) il les fit 
(transforma en) garçons. Kon te isi mursh, te tel man, (c) 
quiconque est un homme vaillant, qu'il me prenne. Ici 
mursh se traduit par le Pers. pe/iieVdn, athlète, héros— Bchi 
Oi unili yek mursh, lias o lisgdri, (GM. Xir^api. Mayo;) khan-- 
delà, (c) elle devint (se transforma en) homme, prit une 
pioche (et) bêchait. Ghelô o dut Idkoro otid, Na diklidn yek 
djuvél ta yek mursh ? na naklétar atidtar ? (c) son père 
(d'elle) alla là. N'as-tu pas vu une femme et un homme ? 
(c'est-à-dire une femelle et un maie), n'ont-ils pas passés 
par ici? 

MuRSHiPÉ, n. abstr, de mursh. Bravoure. dakdr loskd-' 
nilotar, ka kerghids anaokô murshipé, (c) le roi se rejouit, 
(en apprenant) qu'il avait fait pareille bravoure. 

MunsHNÔ, adj. de mursh. m ursh{a)nô. Brave, viril, souvent 
aussi, homme, garçon, murshni, f. H. Pers. à^S^y murdanu, 
adj. manly, brave, murdanee, f. a masculine (woman>. zeni 
merdane, virago — Bclii. Murshniraklt, fille ayant les dispo- 
sitions d'un garçon. But dukdva tuke murshnte (voc.) mo, 
(ch. am.) je t'aime beaucoup ô m;i fille. 

MuRSiiORÔ, dim. de mursh, brave. Penghids i rdkli, mo 
murshorô, ma tchin man, me tinriisôm, tûya minrô isditj 
(c) dit la fille, mon petit garçon, ne me coupes (tues) pas, 
moi, je suis à toi, et tu es à moi. 

MuRsmc.vNo, adj. de m'irsh. Brave, vaillant. Lésa ka isis 
diïi raklià, termas len tehdiU,([\\ J'-^-y tebdil)murshicani, 
(c) les doux filles qui étaient avec lui, ils les tenaient tra- 
vesties en homm<>. Djdla murshicanés, iiàv. il va bravement. 
Murshiranf raklL fille male=s^» comportant comme un gar- 
çon. Sosldr piravélai^ len, murshicanés, (c) parce qu'il les 
faisait pronn^ner. déguisées «mi homme. GM. àvSpixix Ker^ 



— 375 — 

ghids e rakli(% murshicané yismata, (c) il lit (aux) fillo)? den 
habits d'homme. 

MùRTCHKA, f. Chatte. Skr. m â r d j a r a, f. the comni on 
€at, the wild or polecat. H.jLar^'* munjfar, m. a cat. 

Mussô, MUSHÔ, Mûssos, m. Souris, rat. H. '—y moosa, m. 
a mouse, moosra, m. a rat, moosree, t. a mouse. H. Pei's. 
ij^y moshj m. a mouse, Slav. m!ish\ p.O;, Lat. mus, Oec. 
Vol. 2. p. 331. André ko sendûki^ (GM. <hvSojxi(ov) nvi^pélghi" 
lotar yek mussôy dans la caisse, s'est caché un rat. Astar- 
ghiôm e musses^ j'ai pris le rat. E mushéskoro goshô^ la 
crotte du rat. E mvssôske akhénghi, (c) fête pour le rat. / 
tchitclidi penyhiâs e mussénghere gav^ isi otià, (c) la chatte 
dit, là est le village (demeure) des rats. mûsso penghiâs e 
tchitchdke, térghiov, me akand avdv, (c)le rat dit à la chatte, 
restes-toi, moi je viens à l'instant. 

MusHK, (As.) Rat. voy. mussô, mushdkos. 

Mus!, f. au pi. m\md. Bras, terme très connu de tous. Skj\ 
m u s h t'i, f. the fist, the closed hand, the hilt or handle of 
a sword. H. ^y moot\h. f. handle, hilt, name of a game. 
m o t',h a, m. a handle, mot'hia, mot'ia^ m. a porter. Tous 
connaissent la distinction entre musi et vast, main. Ta e 
Mahmvdiéskere mttôîd, diklids ka isds panlé, (c) et elle vit 
que les bras de Mahmoud étaient liés. Ta panlé léskere mu-' 
sid, (c) et ils lièrent ses bras. Nikavghiôm mi musi, ta andô 
les, te tovél les, pe tanéste, j'ai fait sortir (je me suis démis) 
mon br. et ils l'ont amené (le médecin) pour le mettre à sa 
place. Yekmusiy un bras. Dinids mon me musidte. ta pan- 
ghids lay il m'a frappé sur mon br. et il me l'a cassé. Shûv^ 
lilitar mi musi, mon br. s'est enflé. 

MusoRÎ, dim. de musi. I musori nikavdds, tchindds, tchiv-^ 
dds (ch. Nom.) il fit sortir le bras, il (le) coupa il (le) jeta, 
(description d'une lutte). 

MûsERî, (As.) Para. ïr. Ar.j-^ ynysr, ou miçir, Egypte 
en général. misnî,adj. Égyptien, app. à l'Egypte ou à sa ca- 
pitale — Bchi. Il est probable que la petite monnaie Turque 
appelée para, fut importée de l'Egypte, dans les contrées 
habitées par les Tch. de l'Euphrate. Ôonsultez l'ouvrage du 
savant Bcllin sur l'histoire écon. de la Turquie. Paris 1865. 



— 376 — 

Muter, m- Urine. Skr. m ù t r a, n. urine, piss. m û t r, 
V. to urine, to make water. mût r ados h a, gonorrhœa, 
considered as an urinary complaint. ni ûtr al a, adj. diù- 
retic. m û t r i t a, adj. pissed, voided as urine, m û t r a- 
m â r g a, the urethra, mâr ga, a passage. H. si^^-» moot, m. 
m-ine. moof(6)r,urina — Honig. Vol. 2. p. 418. Nashéla léskoro 
muter, son urine échappe=il ne peut pas le contenir. Lés- 
koro muter kdndela, son urine pue. André léskere niutréste 
teréla pumb^ dans son urine il y a du pus. 

MuTERiBÉ, n. abstr. de muter. Action de pisser. Muteri-- 
bnàskeri piri, pot de chambre, iyytio^ oùpiQOMK. 

Mutis, (As.) Baiser, Angl. a kiss. H. L^ mil't\ha, mutt^ha^ 
m. a kiss, mit't\hee^ f. a kiss, du Skr. m i s h t a, H. rnit'ha, 
adj. sweet, sugary. H. much,ch,hee, f. a kiss. Pers. match 
kerden, bacciare, osculari. Gaz. Ling. Pers. mutis dami^ je 
donne un baiser=je baise.? 

MutrAva, V. prim. 1. Cl. 1 Conj. part, mutcrdô. Uriner, 
pisser. Skr. m\i tr, to urine, to make water — Mingere — 
Wg. voy. muter. H. mootnaj v. n. to piss, mootas^ f. désire 
or inclination to piss. mootasa^ adj. desirons of pissing. 
mootna, adj. one who pisses much, a pissabed. Campuz. 
muclar^ mutrar^ n. orinar. Mutrâv man, j'ai envie de pis- 
ser. GM. jt«ToupioO(i.at, pisciarsi, o imbrattarsi se stesso di 
piscio — Som. tchavô isi muterdô, l'enfant est un pissenlit. 
Muterghiâs i Ihroni, (GM. ôpovt) il a pissé au (le) lit. Diklôm 
i romni ka malrélas^ j'ai vu la femme qui pissait. Kon te 
mutrélay te mutrél pes opré péste^ (b) quiconque (veut) pis- 
ser qu'il pisse sur lui mùme. Kamamutrds amén^ opr a- 
mcnde^ (c) nous nous pisserons sur nous-mùmcs. Opré peste 
te mulrén pes, (c) qu'ils pissent sur eux-mêmes. 



N 



changé en r, khulayw, khularô^ seigneur. 

Na, voy. négation. 

NagharA, m. Chanson. T. Ar. ^ j'^ naghar^ naghran^ 
action d'enrager, d'éprouver intérieurement une colère ar- 



-^377 — 

dente — Bchî. BasÏMoéna nagka^\iy (c. Nom.) ils chanlaienl 
des chansons voy. ghili, 

Nài> L Ongle. Skr. nakha, m. u. a fiiiger iiaiL H. ^^i 
nakhoon^ m. iiail (of the (iagers). nuk^h, va. a iinger iiaik 
nnkjh ^^ek^h, f. (Skr. rekha, a Une) the marks left by thô 
nails, a scratch. noohy m. nail, talon. Pers. ^J^^ {nahun), 
unguis, ongle. Gaz. Ling. Pers. Pukkhto, nûk, a nail (toeor 
finger) claw.— Bellew's Dict. 1867. nakhune{h)y unguis, Na- 
gel (an Fingern) — Honig. Vol. 2. p. 418. Hel. «-vuÇ. Skr. na- 
h i n, adj. nailed, clawed, having nails or talons. Bulg. no- 
kiat\ néket\ finger nail (pi. nohtï) M. Dict. E dropidkere 
naid, les ongles (serres) de l'aigle. Te naid baré isi, tes on- 
gles sont grands. Campuz. naicar^ a. raspar con las unas» 
Dji ko khurdo nài, (c) jusqu'au petit ongle,s=cjusqu'au bout 

Naikngoro, adj. du gén. ndi, au pi. App. aux ongles. Zf*- 
ré-naiéngoro isân^ tu as de grands ongles. 

Nati, (As.) Ongle, voy. ndù 

NAïsuKÂR, voy. ndsukdr. 

Nak, f. (Roum. et As.) Nez. Skr. n a s, f. n a sÀ. n à s la> 
f. the nose, nasya, adj. nasal, relating or belonging to the 
nose. H. s^^ nak, f. the nose. L-U nasa, m. the îiose, a di-» 
sease called also nakra. nasika, f. (Skr, n a s i k ft), the nose. 
H. yiut^hna, m. a nostril, ^v. n. to hâve the nose pierced (a 
bullock). nut.hnee, a small ring, worn in the nose. nuk, na- 
sus, nez— Honig, Vol. 2. p. 402 — Zend, ndon'ho^ nasus. V. 
Sade. Broeckh. p. 372. Slav. nos' (flç) Lat. nasus, Oec. VoL 
2. p, 352. Bulg. nos\ nose, M. Dict. Campuz. nakré, f. nariz. 
E yekéskeri nak isi banghiy de l'un, le nez, est tortu. Berés^ 
koro rîafe, (c) le nez du navireaaproue. Baré-nakdkoro, qui 
a un grand nezssorgueilleux. GM. pieY^^^H-^'^Ç (mieux -|autyi;) 
un superbo, un orgoglioso — Som. Ce terme est presque 
oublié par les Séd., qui se servent du GM. rtitunù 

Nâkri, L Point, bord. H. ^^ nafca, m. the extremity of a 
road, the eye of a needle, an alley, avenue, lane. / ndkri e 
rezâkeriy l'extrémité de la vigne. Astarghiôm les katdr ki 
ndkri léskoro ymnatéskoroy je le saisis par le bout de son 
habit; ce terme provient-il du GM. âxp«, Sxpu, avec la con- 
sonne finale de Tart. rfcv, Tij(vx>cpTjv) comme «(/.o;, épaule, 

42 



— 378 — 

GM. vd){jLo;, t4(vw(i.ov) et pi. autres ? A^dfen n'est connu que dite 
Sédentaires. 

NakAva, V. priin. 1 Cl. 1 Conj. part, naklô. Passer. Skr. 
n'a k s', n a k s\ to go, to move, to approach, — adiré — ^Wg. 
Campuz, iiaquelar, a. pasar. Kamanakâv o yiildi, ki Adrio' 
nôpolL je passerai l'été à Andrinople. Nàna nakéfias latchéê 
ta marélaa la but, ils ne passaient pas bien (ils ne faisaient 
pas bon ménage) et il (le mari) la battait souvent. Pushliâs 
wàndar, sar nakél mi romm, il me demanda, comment 
passe (va-t-elle, iw pv*) ma femme ? Pende e rakléske^ yek 
far le nakés, (c) ils dirent au garçon, que tu passes une foi». 
Naklô lénghere makhallâtar, (Tr. maJiallé) (c) il passa de 
(par) leur quartier. Ov penghids, naklé but divés, ta ndtta- 
stik sastiardv la, (c) il dit, plusieurs jours se sont écoulés, 
et je ne peux pas la guérir. Yek divés nakiotar, (c) un jour 
se passa. Nakélas yek phuri, ta penghiâs i phuri e rakléske^ 
(c) une vieille passait, et la vieille dit à la fille. Yek divés 
peiighids 2)e gfodidsa, te nakdvy te djavperddl, (c) un jour il 
dit dans sa pensée, je passerai, j'irai de l'autre côté. Nakéla 
sigô sigô o bersh, (c) vite, vite passe l'année. Akatdr avaklé 
droméslar, kdnek manûsh na naklôtar, (c) d'ici, de ce che- 
min, aucun homme n'a passé. Naklitar dji yékpash éra^ (c) 
une demi-heure à peu près se passa. Nakénas manûshj di^ 
kéna andré ko vesh yek raJcli, o yek uftchinô, ghelô lake^ (c) 
des hommes passaient, ils voient dans la forêt^ une fille, Tun 
se leva et alla chez elle=à elle. 

Nakavâva, V. caus. de nakdva, 1 Cl. 2 Conj. part, nakav- 
dô. Faire passer, avaler. Nakavdva pani^ j'avale de l'eau. 
Ndsti nakavdva, je ne peux pas avaler. Ta te karménde te nn^ 
kavés yek tcheni, (ch. am.) et dans tes oreilles, que tu tasses 
passer une boucle. Ta nakavdds la pe yakàte o barô rdi o 
bostandjibashi, (c. Nom.) el le grand seigneur, le bostandji*' 
bashi la fit passer dans son œil (c'est amouraché d'elle). Tr. 
bostandji bâshi, intendant du palais, et du jardin du Sultan 
à Constantinople, etc. — Bchi. 

Nakaibé, n. abstr. de nakavdva, naka(v)ibé. Passage. 

NaltchAs, m. Fer à cheval. Tr. Ar. J^ n'al^ fer à cheval 
A^jJ na'Uchè, f. fer avec lequel on garnit le talon des bottes 



— 379 — 

et des souliers — Bchi. Tovghiôtn naltchâs e grastéskoro^ j'ai 
mis le fer an cheval. Diniôm e grastés yek naltchâs, j'ai 
donné (frappé) au cheval un fer=j'ai ferré le cheval. 

NaltchAskoro, adj. du gén. naltchâs, au sing. Maréchal 
ferrant, le na^lbend des Turcs. Ce terme avec le préc. sont 
pr. aux Nom.|Mus. Les Séd. se servent du GM. wlTaXov, q. v. 

Nal agôri, (As.) Fer à cheval, nal, fer, agôri, cheval. 

Namporemé, adj. Malade, propre au Séd. GM. à[^]km^tiLi)' 
vo;, voy. p. 64, ivt i|i.TOpô, hï (XTropô, essere ammalato — Som. 
'Avl|Airopoc, ivi(|Airopo;, impotens, àoOtvJi;, Sp^vroç, DC. narri" 
poremé avdivés isi latchedér, le malade aujourd'hui est 
mieux (meilleur). Me nâna djanâvas ka isâs namporemé, 
moi, je ne savais pas qu'il était malade. On ne rencontre 
jamais ce terme dans leurs contes, voy. nxxst^alô. 

Nampôrema, m. Maladie. d(>nQ(xw<pt|xa), voy. p. 64. So isi 
léskoro nampôrema ? quelle est sa maladie ? Nampôrema 
pelôtar ko rezd, (une) maladie est tombée sur les vignes, 
propre aux Séd. Chr. 

NAna, voy. négation. 

Nanai, voy. négation. 

Nangô, adj. Nu. Skr. n a g n a, adj. naked, rac. n a d j, to 
be ashamed — Pudere, n a g n a, nudus (radix dubia) — Wg. 
nagnaka, adj. n^ked. H. L-CJ nunga, adj. naked, shame- 
less, nungta, adj. naked, nihung, adj. naked, free from care. 
Slav. nâghii, y*^!*^^' nagoshâ, yu(iLvoT>iç, Oec. Vol. 2. p. 239. 
Me isôm nangô , moi, je suis nu. Atchilôtar nangô^ il est 
resté nu. Ist but tchoré, ta e tchavé isi melalé la nanghéy 
ils sont de grands voleurs et les enfants sont sales, et n. 
Nanghépinré^ jpicds n. Nanghé tchavé^ enfants n. Me isôm 
nanghi^ (c) moi, je suis nue. Nanghi isinôm^ je suis nue, 
(Nom.) Nanghé'Sheréskoro, qui a la tête nue, découverte. H. 
nunga sir, bare headed. Tr. ^^^j ^ \ atchy'q bach, qui a la 
tête nue — Bchi, nom donné autrefois aux Européens. 

Nanghé-pinrêngoro, adj. comp. nangfd, nxx^pinrô, pied. Qui 
a les pieds nus. H. nungepueron, bare-footed. voy. pirnongô. 

Nangalô, adj. formé de l'adî. nangô. Tout-nu, dénué. 
L'équivalent du GM. SXéyupo^ tutto nudo,tutt' ignudo — Som. 
Tr, tchep tchiplaq, tout a lait nu. Mxiklô les o tchor. nangô 



— 380 — 

ta nar^galoy le volonr le laissa un et lont nu. Nangalé i^, 
((') il oi»t tout à t'ait uu. l>ih te y^smata, k^ isàr$ nmigô ta 
nangalô, regardes tes habita, car tu es un, etc.=qiie tes ha- 
bits en hailloi^ ne eoiivveut \^^ ta nudité. Arakliâs len 
nanghé ta navgalé, (c) il les trouva nus, elc, 

NANi;Hiï>É, n. abslr. de vungiK Nitdité. Na diké» to nan^ 
gltipé'f (c) ne vors-tu pas la niidïté? 

Nan'gou)!, (As.) Nu, AupL naketi. Toy. namjo, 

NÀNcanoYAVA^ y. pass. nimgô-umva. part. nmigfii{ni)lo. 
Deveiu'r nu. (îM. Çeyupivaam. Ndiujhilitarlé^eri m/, soiicul 
a été dénude. 

Nanghekava, nanghiauava, V. crans;, i CI. 5 Conj. («angfo) 
pavLimnghei'ilo.Mc^tirek nu, I^U. denudai'e.H.ïm»^ kuma, 
to i)nre, to irncovcr. Nanghuir i fcham, mets la fiÛe à no. / 
garfjf penéla» lrski\ (dhiliom,. navgherghiiis pes ; ù raklépe- 
%iiHas lâhilionK mmgherélas pes^ (r, ani.) la iemme lui disait 
j(* me brule, elle se met a nn ; le garçon disait^ je me brûle, 
il s(» met à nn. Nangherghiûs pe^ o raklô, ïià$ yek deri, ban" 
linfi po shero, {c) le garçon se mit à nnjl prit une bande, il 
lia su lét<^ (entortilla). Astardô les o ichor tavavghiardô les, 
le voli^ur Va pris, et Fa dépouillé. Te tiangherus amén, (c) 
mrtton.s-nous à nu, (pour hitter). Nanghergbids lesotchavô^ 
to^rghim }e^ audré ki khef^ (c) Tenfant le mit à nu, (et) il le 
mit ((%'icha) dans le trou. 

Nâpaial, anApalal, adv. Ensuite, après, formé de palâl^ 
(voy. ee mot) et Slav. na, av', avà, cwi, Oec. Vol. 2. p. 339. 
Bufg, 7îa, npon, on^ of, to, against, in, nài, most, (nsed only 
in formîng the superlative degreeof adjectives and adverbs) 
M.Diet. Ndpalal tehûriJotar, «isuite il devînt pauvre. Nà- 
palal aralti, ensuite pendant la nuit. Ta ndpalal penghids 
V rakh\ {c) ensuite le garçon dît. Ndpalal khanrik diveshi» 
dai\ (c) après quelques jours, (lî^Cya; iSfiipaç). Ta ndpalal 
sIfHnghiôm fa e starén asfardé len^ et ensuite j'ai entendu 
quils ont arrêté (pris) et les quatre. Ta vdjmlal te sovés fiî- 
Ay% (c) et après que tu donnes. Andpalal aratti^ alélar o 
tchor ko maghards, (c. Nom.) après, pendant la nuit, les vo- 
leurs vinrent à la cav<Tne. Andpalal ardpinilo /ci^tt, (c) en- 
suite il se trouva avec <>lle. 



— 381 — 

Napalalutnô, adj. de nâpalal. Qui vient après, le suivant; 
terme rare. 

Nashâva, V. prim. i Cl. 1 Conj. part, nashtô et n(M»hlô, 
chez quelques Nom. Partir, s'en aller. Skr. n a s', to disap- 
pear, to cease to be, to perish, lo be annihilated — Perîre, 
iuterire, mori, evanescere — Wg. n & s h a, m. annihilation, 
loss, destruction, tlight, retreat, n as h i t a, adj. destroyed. 
n a s't a, adj. lost, destroyed, removed, annihilated, n a s'i- 
t ri, destroying, n a s'y a t, perishing, decaying, wasting. H. 
L^lj nasna, v. n. to flee, to run away, v. a. to destroy. Nash, 
déserter, to run away— Simson, p. 333. Otid astardô les, ta 
pende léske, tu murdarghiàs e Kusuîitë, (n. pr.) fakanâ kd- 
rin kamanashés ? (c) là, on l'arrêta, et ils lui dirent, tu as 
assassiné Kusulus, et maintenant où iras-tu ? (partiras). 
IJftchini i raklt, pdlin (wà^iv) nashtitar^ (c) la fille se leva, et 
partit de nouveau. Av {ov) ufkinôtar te nashél, (c) il se leva 
pour partir. Ghelôtar te lel lil te nashél avrij (c) il alla 
prendre un papier (passeport), pour sortir dehors {(^n pays 
étrangers). Nash angldl mdndar^ pars de devant moi. Ta 
nashddn Ahmetidsa (n. pr.) e Khorakhdsaj (ch. Nom.) et tu 
es partie avec Âhmet, avec le Turc=avec le Turc Ahmet. 
Nashdds, il partit (Nom.) Ta i romni unghinitar (tiglistîtar^ 
Séd.) nashti ta gheli pe roméste, (c. Nom.) et la femme se 
leva, partit, et alla chez son mari. Sôstar nashés djin abôr 
sigôl pourquoi pars-tu si vite? Nashél pe tanéste i rakli,{c) 
la fille part pour son endroit (pays). Aghdlilotar léskoro dat 
ka kamnashél (c) son père comprit qu'il s'en ira. Ovokhid ôra 
Uflisti i rashani télé, ta tchumidinids e rashdiy ta ov tchumi- 
dinids e rashanid, lids la, ta nashtétar yavré tanéste, (c) à 
ce moment (heure) la nonne descendit en bas, et elle baisa 
le prêtre, et lui, baisa la nonne, il la prit (en mariage) et ils 
partirent dans un autre endroit=pays. Sonashghidn^ Ma- 
ndsh isds. Manûsh na isds; kasht pelé katdr ko mk, (c) pour- 
quoi êtes- vous parties? Il y avait un homme. Il n'y avait 
pas d'homme ; du bois est tombé de l'arbre. Dans ce conte 
un homme vint surprendre trois tilles au bain. Deux par- 
tirent, la troisième dont l'homme était amoureux, resta en 
arrière, avec son amant. Elle eut ce dialogue avec ses sœurs 



— 382 — 

en chemin. Penclas léskeri ddi, amarô ràklô knmanashélj 
(c) sa mère disait, notre garçon s'en ira. Patiri (n. pr.) nash- 
16 hatàr ko konàkos, (c. Nom.)(Tr. qonak) Patiri b'enallade 
riiotel. 

Nashipk, n. abstr. de nashdva. Départ. 

NashavAva, V. caus. de nashdva. 1 Cl. 2 Conj. part, na" 
shavdô. Perdre, faire partir. Bohtl. nashade^n, ich habe ver- 
loron, Tom. 2. p. 29. Terdva les nashavdô, je l'ai perdu. A- 
valid tovghiôm les, ta nashavghiôm les, ici je l'ai mis, et je 
Tai perdn. kalô tchirtklô isds e raklidkoro, ta nashavghids 
les, (c) l'oiseau noir était de la fille (appartenait à la), et elle 
le perdit. Avakd tem, nashai^dô isi mdnghe, (c) ce monde est 
perdu pour moi=je me perds, je suis inutile au milieu de 
tant de monde. Nashavghiôm mo fe7, j'ai perdu mon papier 
(voy. lil), Tchavô nashavdô, enfant perdu (égaré). Dik len 
lalchés^ te nanashavés len, (c) regardes-les bien (prends bien 
garde) de ne pas les perdre. Akand isinashavdô andré ko 
teniy (c) actuellement, il est perdu dans le monde.=on ne 
peut pas le trouver. Andpalal kerghids bidv, sar ka araklids 
j)i romnid ka isds nashavdi, (c) eusuite il fit une noce, aus- 
sitôt qu'il trouva sa femme qui était perdue. « Faire partir. t 
GM. çtuYaTîCco. Lids i phvrid. ta i gadjid^ tovghia{s) len 
andré ko berô ta nashavghids len^ (c) il prit la vieille et l'é- 
pouse, il les mit (embarqua) dans le navire et les fit partir. 
Hovélas^ ta alétar e rashaniéngoro o dat, o daid, ta katdr ko 
vudard tchorydl nashavdé i rashanién, (ch. am.) il pleurait 
et vinrent les pères, les mères des nonnes, et par les portes 
(fenêtres) ils firent partir les nonnes, à la dérobée. 

NashAv kerAva, V. comp. 2 Cl 1 Conj. part, nashdv ker^ 
du. Faire partir. Ghelti kali nashdv kerghids e raklén, (c) la 
négresse alla (et) fit partir les garçons. 

NAsnAvcîMiovAVA, V. pass. nashavdô-uvdva, part, nashâtf^ 
ghi{ni)lo. Etre perdu. Te na djal amarô o khurdô pral, tena 
vashdrghimKd, (c) que notre jeune frère n'aille pas, pour 
qu'il ne se perde pas. Ta sa kamkerds amaré tchavényama- 
ré graiàn, amaré shMia^ sar'amén, kamanashdvghioifos ka^ 
tdr ko teniy (c) et que ferons-nous (de) nos enfants, (de) nos 
chevaux, (de^ nos effets? nous tous, nous serons perdus du 



— 383 — 

mondesnous disparaîtrons. Tchivyliids o khurdô, nashâv' 
yhilUar léskeri saitta, (GM. fjatrra, freccia — Spni.) (c) le ca- 
det tira, et sa flèche fut perdue. Nashàvdiletar o suhdri (Tr. 
8U9)dr) et les soldats disparurent. Te astarésa e kalén, kawa^ 
nashdvghiovesas. te astarésa e parnid^ pe dadvste (jheUl tut, 
(c) si tu attrapes les noires, tu seras perdu, si tu attrapes la 
blanche, elle te conduit (conduira) chez son père. 

NAstî, voy. négation. 

Nasvalô, N ASFALÔ, adj. Malade, comp. de na, partie, nég. et 
du Skr. b â 1 a, adj. strong, stout, robust, povvcrful. Slav. 
velii et velikii^ grand, fort. Lat. de-bilis. Ascoli, Zig. p. 09 
dit « zig. na (nai) mit einer con^upten ibrm ^aus serb. val- 
joJliy werlhsein, valere.» On verra plus loin, que le terme 
nûmishtOj malade, des Tch. As. éclaircit l'étymologie. Bien 
que les Tch. au lieu du ncg. naj se servent souvent de la 
part. nég. bi, on ne peut pas nier qu'ils n'aient formé quel- 
ques mots, où la partie, nég. na est évidente, comp. nasv" 
kdr. Slav. nemozénie^ i^^f^ç. Guruvanô mas ndna das ko 
nasfalôf viande de bœuf, nous ne donnons pas au malade. 
Mi dâi but diveséndar^isi nusvali, ma mère depuis plusieuiB 
jours, est m. / nasfali muUtai\ (c) la m. est morte. Les Nom. 
qui se servent de ce ternie constamment, pron. nasvalô. 
Tavéna len, uvéna laicht khashôi^ la khdna len o nasfaléy ils 
les font cuire (les hérissons), ils deviennent un bon aliment, 
et les malades les mangent. Campuz, nasalô, enferno. Les 
Séd. connaissent cet adj. mais l'emploient rarement. 

NasvAliovava, V. pass. nasvalô^vâvay part. nasvdli{nî)lo. 
Eti'e malade. Na khdlas o raklô, ta nasfdlilotar, (c) le gar- 
çon ne mangeait pas, et il tomba malade, T akand nasvd-^ 
lilotar, et maintenant il est tombé malade. Isi but dis, ka 
nasvâlUo^ (Nom.) il y a piusieui-s jours qu'il est m. Te khav^ 
nasvdliavaVy si je mange, je tombe malade. 

Nasvaubé, n. abstr. de nasvalô. Maladie. Aîrdt (Tr. 
^«^! âimuiq)amén o nasvalibé, (ch. Nom.) la maladie nous 
a séparé. Nasvalibé terdva, j'ai (de la) maladie. Nasfalibé 
pelôtar ko drakâ, (une) maladie est tombée sur les raisins 
{vignes). Ukhkinôtar katdr ko nasfalibé, il s'est levé guéri) 
de la maladie. Beshtôtar o raklô, ta penélas pe da^éskoro o 



— 384 — 

nasfalihé, {c\ le parçion s'assit et disait (racontait) la mala* 
die de son père. Dans ces termes, le v est souvent changé 
en f, parlesScd.. voy. namporeméynampôrefna. 

NasukAr, adj. comp. Qui n'est pas beau, Partie* nèg. na^ 
9ukdr^ beau, Nasukdr djuvél^ femme laide ; terme rare, on 
préfère bi^sukâr. On dit très souvent, nmidi sukdr, il n'est 
pas beau. voy. sukdr. 

Nam, (As.) Nom. voy. yiav. 

Nav, naf, m. Nom. Skr. nâman, n. a name, an appeU 
lation — Zend, ndman, nomen — V. Sade. Broeckh, p. 373. H. 
Pers, /•Li tutnis m. name,character,fame,reputation,honour. 
namnay v. a,(from ymm), to name, to praise, to panegyrize. 
y'J naniVy name, a noun. Pers, A^ nayn^ nom. Arm. anoofi^ 
— Ilamlin — Nam, nom, Vail. p. 180. Hel. d-vo|Aa, nomen. 
Slav. ùna, Bulg. une, name, M. Dict Gampuz, asnao, nombre, 
palabra para designar una persona ô cosa. Ndna djanâva 
léskoro nav y je ne connais pas son nom. Sar pe^iéna avaklé 
manushéskoro nafi comment disent-ils (appellent-ils) le 
nom de cet homme ? Gàrko nçav tcréla, il a mauvais nom 
(réputation mauvaise). Penénas léskoro nav Mahmûti^ (c) ils 
appellent son n, Mahmoud. Ldkoro nav, son (d'elle) n. To 
nav, sar penéna ? (c) comment appellent-ils ton n. ? Graflé 
(lyp«\îf«v) pe nav andré ko tcharô, (c) elles écrirent lem* n. 
dans l'assiette. Dikélas andré ko tcharô, araklids e rakliénr 
noro nav, ta léskoro nav, (c) il regarde dans l'assiette, il 
trouve le n. des filles, et son n. / phuri penghids, to shukàr 
7iav shungliiôm, (c) la vieille dit, j'ai entendu ton joli (bon) 
n. (ta grande réputation). E yekéskoro nav, penéna Ndnak, 
(c) de l'un le n. ils appellent Nânak. E tchdkoro (gén. de 
tchdî), nav, Bidjilo, (c) le n. de la fille (était) Bidjito. 

Navugori, (As.) Nombril, Angl. navel. Skr. n à b h i, f. Ihe 

nave of a wheel, the navel. H. Pers. ^Ij naf, f. the navel. 
Ne, voy. négation. 

Négation, «na, nAna, in, nAnAi, nAsti, nAstik, nAnastI, nA- 
nastIk, ne ne, ma, » voy. Gram. comp. de Bopp, trad. par 
Bréal, Vol. 2. p. 341. Skr. n a, ind. no, not, a particle of 
prohibition, a particle of comparison, a particle of néga- 
tion, annihilation, n â, no, not, n o, ind. no, not, a n o, ind. 



— 385 — 

Bo, ûol, Pers. Skr. LS na {nà>, no> dont, not, a négative partîcle 
prefixed to nouns, having the same meaning as in, un, dis» 
etc. Skr. Pers. ^ nu (Skr. n â) négative particle, no, net, 
neither, J né, neg. no, not, nay— Burm. noay^ naway, nov 
As. Res. V ol. 5. p. 238. Hel. vt), iruxtpïiïç» viixtpwç. iVa, ndna 
piâva^ non. je ne bois pas. JVa, nâna kamima, non^ je ne 
veux pas. Na terdsa daid ? Na, nâna teràvUy (c) n'as-tu pas 
(une) mère ? non, je nXen) ai pas. Kamés ? na^ veux-tu? non. 
Tu manushés les andré ? na mo pral (c) toi, ptend«-tu un 
homme dedans ? non, mon frère. iVa, mi ben, non, ma saeuFw 
-€ Na 9 Hel. ^x, Xàv^ unie aux verbes. Na shunéla^ il n'entend 
pas. Na lerwa tchvria^ na terâva phudiné^ (c) je n'ai pas de 
couteaux, je n'ai pas de fusils. Ordinairement^ cette partie, 
nég. est répétée, et on pourrait dire, que dans la bouche 
des Séd. na, est plutôt une exception. Les Zapâris n'em- 
ploient en général que la forme simple na. Ndna skunghiôm 
lut^ je ne t'ai pas entendu. Ndna isi khokimimbé, il n'est 
pas faux (fausseté). Nàn' uvéla^ il n'est pas possible, Bcri 
non potest. GM. ièv ylvsTci. Ndn' aghdliovavay\e ne comprends 
pas. Ndna terdsa, nous n'avons pas. Ndna isôm ko drom, je 
ne suis pas dans le chemin. Ndna isôm bocalô, je ne suis 
pas affamé. Ndna isd^i, tu n'es pas. Nâna dav kn ttU, (c) 
je ne te les donne pas. 

Les Zaparis souvent changent la part. nég. na^ en in^ 

changement qu'on entend aussi quelquefois au commence- 
ment de quelques verbes, voy. inkdv, inkliâv. In djanâv, je 

ne sais past In kamâm, je ne veux pas. In keràva, je ne fais 
pas. Odovd in djanél, celui-là ne connait pas. In terds po» 
rizén, nous n'avons pas (un) blutoir. In diklds man, il ne 
m'a pas vu. Avâv, in avâVj je viens, (ou) je ne viens pas. Te 
kamés ; in kamés ? hâïde (Tr. haidé) dja^ si tu veux (bien) ; 
tu ne veux pas ? allons, vas-t-en. Romanes in djands, amén 
Khorakhdiy nous ne connaissons pas la langue Tch., nous 
(sommes) Musulmans. Amaré komshiâ (Tr. komshu) in te- 
rén biâv, nos voisins ne feront pas de noces» Djanés Ro-^ 
tnanès ? In djanâv, connais-tu le Tch. ? je ne (le) connais 
pas. Léskeri dâi pendâSy in uvél mo tcho Danghili, (n. pr.) 
(ch. Nom.) sa mère dit, (ça) n'est pas possible mon enfant 

43 



— 38R — 

Danghili. « Nanài,^ me parait une partie, nég. composée de 
♦la, et do ndL Skr. n a li i, ind» no, not,H. ^rv naheen\ neg. 
no, uot, nay, yiaheen to^ otherwise, else. En général cette 
part. nég. signifie^ il n'est pas, o^xt^ti. Tchatchipé isi? nd* 
nai, est-il vrai (vérité)? non=il n'est pas vrai. Nânai ardi- 
vés matchô, il n'y a pas de poisson aujourd'hui. Nmiai la-> 
tchés, il n'est pas bien (en parlant d'un malade). Ndnai 
tindô, il n'est pas à toi, non est tuum. Ndnâi sukdr, elle n'est 
pas belle. Kdnek manùsh ndndi, il n'y a aucune personne. 
Yek djepw ndndi, personne (un homme) n'y était. Nânâi ol, 
dumorô, il n'ont pas de doss=d'appui, de protecteur ; cette 
phrase est pron. ndndli dumorô. Ndndi namporemé^ il n*est 
pas malade. Ndndi o rom umblavdô, (c) le Tch. n'était pas 
pendu. Ndndi tchindô, (c) il n'est pas coupé (cb-concis). Z)t- 
fcJta djut,ndndiy{c) le juif voit, qu'il n'y est pas (l'œuf qu'il 
cherchait). So te kerél^ lové ndndi, manrô ndndi, (c) que 
faire? il n'y avait pas de monnaies, il n'y avait pas de pain 
smonnaies, pain n'y étaient pas. Dikéla Idken angrusti ka 
uryélas, ndndi, (c) elle voit que sa bague, qu'elle portait, n'y 
était pas. Ndndi, a aussi la signif. du Lat. si non, Fr. sinon 
GM. âv «x*- ^*^ kerée len, kamadél i raklidy te ndndiy kama^ 
dél ti kori, (c) si tu les fais, il te donnera la fille (en mariage), 
et sinon, il coupera ton cou. Kamadés man o bar ? te nâr 
ndi^ kamatchivdv tut andré ki devrydl^ (c) me donneras-tu 
la pierre ? et sinon, je te jetterai dans la mer. Te des leê, 
latchés, te ndndi, ndna kamdma, ic) si tu le donnes, bien; 
et sinon, je ne veux pas (autre chose). Te nândi, kam Idv o 
lové ka diniôm tut, pdlpale, (c) et sinon, je prendrai de nou- 
veau les monnaies que je t'ai donnés. 

Ndsti ndstik, compar. khandi, khandik, peu, kuni, kunik^ 
coude, ind. Il n'est pas possible. Skr. n âsti, ind. non exi- 
stence, not so, it is not; n a, négative and a s t i, is, 3d per- 
son singular présent tense of a s, to be. H. *ï^ naf^hj s. m. 
non existence, _^U nas, non existence, annihilation. Slav. 
ntcsftf =ni est', vit la-d (o6k l<^T^ xal ou) Oec. Vol. 2. p. 357. 
H. Pers. nest, nought, nest kurna, v. a. to abolish, to anni- 
hilate, to ruin, to destroy. Tr. Pei's. w^J n\st, 3 pers. du 
prêt, du V. pass. ^^y, boudeuj il n'est pas. s. ce qui n'existe 



— 887 — 

pas. nlsti, s. p. le néant, la non-existence — Bchi. Pnkkhto. 
nestly f. non -existence — Bellcw's Dict. 1867, H. nastik, 
fiastikeej (Skr. ndslika) an atlieist, one who dénies a futur- 
re State of rewards and punrsliments. Boehtl. nashtt, un- 
môglich. Vol. 2. p. 29. Shtar pandj bershy nâsti djdsa léskere 
tanéstej (c) (en marchant pendant) quatre à cinq ans, tu ne 
peux pas aller à son endroit (pays). Ndsti aghâliovava, je 
ne peux pas comprendre. Avakà nàsti uvél^ (c) ceci ne peux 
pas se faire. Nâsti nakavàv, je ne peux pas avaler, hfan^ 
ndsti arakés marij penghids o phurô^ (c) tu ne peux pas me 
trouver, dit le vieillard. Ndsti ghendé les, (c) ils n'ont pas pu 
les compter. On verra dans plusieurs citations, que nâsti, 
est souvent prononcé avec un k final. Yek phuri djaravé- 
la, ndstik astarâs la, (c) une vieille va (et) vient, nous ne 
pouvons pas la prendre (saisir). « Nândsti, nânâstik,* même 
signification que ndsti, ndstik. Nânâstik fastardv man, je ne 
peux pas me tenir (retenir). Nânâsti t'atchâs, nous ne pou- 
vons pas rester. Nânâstik vrakerâva, je ne peux pas parler 
(causer). / rakli penghiâs me, nânâstik djdva purie, mo dat^ 
mo pral, nâna isi avatiartng, (c) la fille dit, moi, je ne peux 
pas aller,ô vieille, (car) mon père, mon frère ne sont pas par 
ici. Tu nânâstik sivdân, (c.Nom.) tu n'as pas pu coudre. Djin 
aratti, i dâi lâkeri nânâstik astarghiâs la, (c) jusqu'au soir, 
sa mère n'a pas pu l'arrêter. Ndnàsti nikavés la avri ? (c) ne 
peux-tu la faire sortir en dehors ? Me nânâsti pinravâva 
mo mûi, (c) moi, je ne peux pas ouvrir ma bouche. En en- 
tendant les Tch. parler, il est fort difficile, de saisir quel- 
quefois le k final. En écoutant leurs contes, on s'apperçoit, 
qu'il n'y a pas de règle fixe sur cette prononciation. Les uns 
disent ndnàsti, les autres nânâstik^ en répétant les mêmes 
mots. L'accentuation aussi varie. On pron. ndnâsti nanasti 
et nânâstik. On voit par ces citations, que nâsti, nânâsti est 
le même pour tous les temps et pour les deux nombres. 
Chez la plupart des Nom. et presque constamment chez les 
Zapâris^ le verbe qui suit ndsti, ndnâsti, est au Subj. et pas 
à rindic. comme est la règle chez les Séd. Le k final aussi, 
commun chez les Séd. est plus rare chez les Nom. Me nâsti 
te kerâv, (Nom.) moi, je ne peux pas faire. Amén ndsti te 



— 388 — 

dja,% (Nom.) noiis ne pouvons pas aller. Avafiarïng nâsfi te 
nikavâv mo mccnrây (ch. Zapâri) par ici, je ne peux pas fai- 
re sortir (gaguei") mon pain. NthUi te vrakerw BalamanéSy 
je ne peux pas parier Grec. 

Avec le Subj., na, î?e place toujours entre la particule te et 
leverlx?. Tavàn ta te n'avàv, (ch.) et venir et ne pas venin 
Daràva te na merél, je crafns, qu'il ne meure. Te na terén 
djuvà, pour qu'ils niaient pas de pewix. Te na dikêl (ut.qViiï 
ne te voie pas. Te na kkal tut, (c) qu'il ne te mange pas. 
Te na peré», que tu ne tombes p-as^. Te na nakés^ que tu ne 
passes pas. Te na tchmél ia,poiir qu^l ne la coupe (tue) pas. 
Te djas ko dnyéniy ta leste, te na djas, (c) que tu ailles à la 
boutique, et à (chez) lui, que tu n\iillespas. Te na niklioveix^ 
(c) qu'ils ne sortent pas. Te na murdarén i gadjiâ, léskoro 
kak, dmids but ghi^shciy (c) (Tr. ghrusb) pour qu'ils n'assas- 
sinent pas la femme, son oncle donna (paya) beaucoup de 
piastres. Te na ttvél, Hel. p.ii yiyotx^ que ça ne se fasse pas. 

« Ne ne. » Ne kheieléti niukldsy ne davarién, (cb. Nom.} A 
ne laissa ni ânes, ni chevaux. Ne te khav, ne te piàv, (c) 
ni h manger^ ni à boire. Tu ndna terésas, ne te hhas, ne te 
pids, (c) tu n^a>ais ni à manger, ni à boire. Ne €► yek ne o 
yavér, ni l'un ni l'autre. raklô dikéla,, ne rakh m', ne si- 
nid, (c) (Tr. Pers. seenee) le garçcm voit, qu'il n'y avait ni 
lille, ni table. Ne nianrô khdlaSy ne pani piéla$, o raklôj (c) 
le garçon ne mangeait ni du pain, ni buvait de Feau. l//"- 
tchinï làkeri dài, diniàs o tmddr, ta dikéla^ne raklt ne raklô^ 
(c) sa mère se leva, elle frappa à la porte, et vit, (qu'il n'y 
avait) ni tille, ni garçon. Penghids, avatid ne ker isds ne 
tchesmds (c) (Tr. teheshmé} il dit, ici, il n'^y était (avait) ni 
maison, ni fontaine. Utraque particula repetita, ^ ^ (nene) 
vel ^ y {ni ne), respondet lat. neque — Inst. L. Pers. Yul. p. 
202.^Hel. oùSà, o&Tf. 

Na, au devant des noms, et des adj. est Féquivalent du 
Gr. oiàxi- AïKlivés.ta na <afc/ïmra, aujourd'hui, et pas demain. 
Kalô manrô, naparnô, du pain noir, et pas du blanc. Ta na 
panghiardésa, et pas avec la charrue. Ta na pinréndja, (c) 
et pas avec les pîeds=qu'ils sont venus à cheval. 

« Ma » partie, prohib. Skr. m â, ind. a prohibitive and 



— 389 — 

négative particle. A particle implying doubt. This particle 
is used chiefly prefixed to verbs, in the imperative mood 
as ma k u r u, do not do (any act), etc. Hel. et GM. p.^ — Im- 
perativo autem et imperativi formœ optativge part, prohibi- 
tiva ^ {me) sep. vel ^ (me) insep. Skr. m û, praeponenda 
est, ut ^^ ^ me purs, ne interroga — ^Vul, Inst. Ling. Pers. 
p. 136. H. Pers. mudihy give not, murunj, trouble not 
Pukkhto. mim, prefixed to the imper, of a verb : it de- 
notes prohibition, being in place of the particle ^ ma, as 
makawa, dont — Bellew's Dict. 4867. La langue Turque for- 
me ri]np. nég. avec la part, me, ghit, vas, ghitme^ ne vas 
pas. t/6, mange, yéme^ ne manges pas. me, sert à former le 
verbe nég. Turc, baqmaq, regarder, bâqmamaky ne pas regar- 
der— Bchi, Dict. Tr.Fr, Vol. 2. p. 726. Meninski. Inst. L. Tr. 
1761. p. 156. Ma pras, ne ridicules pas. Ma putchj ne de- 
mandes pas. Ma lisdr, ne trembles pas. Ma de, ne donnes 
pas=ne frappes pas. Ma pûrde, ne souffles pas. Ma sov, ne 
dors pas. Ma dûkhki^ ne sautes pas. Ma uv dinil6,i\e deviens 
pas fou. Ma parâv te yismata^ ne déchires pas tes habits. 
Ma dàraj (pour dar) ne crains pas. Plur. Ma rovén, ne pleu- 
rez pas. Ma trashâriy ne craignez pas. Ma putchén, ne de- 
mandez pas. Ma rôden les, ifi) ne le cherchez pas. Ma, s'en- 
tend quelquefois avant le subj. Ma te na sovél, (c) qu'il ne 
dorme pas. Ma te na khaly qu'il ne mange pas. Ces formes 
sont très rares, et n'existent que dans leurs contes. 

Chez les Tch. Asiatiques, les part. nég. ne différent pas 
de celles des Tch. Roum. Na ddmi, je ne donne pas. Na 
djâmiy je ne vais pas. Me na kurôyn, je n'ai pas fait. Na 
djanâmiy je ne connais pas. Me, correspond au nânai des 
Tch. Roum. Gasht nie, il n'y a pas de bois. Eg nie^ il n'y a 
pas de feu. Guri nie, il n'y a pas de maison. 

Nei, (As.) Vallée, rivière. Skr. n ad a, a river, n a dî, f. a 
river in gênerai. H. ^^^ nala, m. a ravine, a rivulet. nud,m. 
et nudee, f. a river, au pi. nein, voy. len. 

NÉLAG, (As.) ind. Près. Tch. Roum. pashé. H. ^^ nere, 
adv. Beside, near.^ mj/ur, adv. (Skr. n i k a t'a) near. naz-- 
dîk, neai' — Yates tiitrod. p. 54. 

Nendïr, (As.) Sommeil. H. U<jJ nindasardd]. sieepy, nm- 



— 390 — 

dos, f. drowsiness, voy. lindr. Ninder, sommas. Schlaf— 
Honig. Vol. 2. p. 414. On voit que ce terme est moins altéré 
que celui des Tch. Roum.. Skr. n i d r â, sleep. 

Nére, (As.) Mâle, homme. Skr. n a r a, m. man, indivi- 
dually, or generally. The eternal, the divine imperishable 
spirit, pervading the universe. Skr. nârî, f. a woman, in 
gênerai a female, H. j!-» nar et naree^ f. a woman, warayoun, 
a hindoo name for the deity. y^ nur, a maie, a man, adj. 
masculine, maie, j^y niir gaw, m. a bail. Hel. i-vi4p. Zend 
nairya, adj. {nere, nara) virilis — V. Sader. Broeckh, p. 371, 
372. nere^ nar, homo, id. p. 373. 

Nk, (As.) Apportes, Imp. 2d. au sing. du v. anéni, enémij 
j'apporte, voy. andva. Guri djnmi, pentch mânaenéiniy j'entre 
dans la maison, j'apporte (apporterai) cinq pains. 

Nevô, adj. Neuf, nouveau. Skr. n a v a, adj. new — Zend, 
naha, nava, adj. uovus, recens. V. Sade. Broeckh, p. 372. 
Pukkhto, nawaiy adj. new, fresh, imused, young, laie, mo- 
dem — Bellew's Dict. 1857. H. nuo, adj. new, young, fresh, 
raw. Pers. 7iuo roz,m. new year's day according to the Per- 
sian Calendar, nuj/a, new. Slav. novHtjy Bulg. 7Wv\ new, M. 
Dict. Hel. vioç, Lat. novus. Nâna djandva neue;, je ne connais 
pas de nouvelles, GM. v£«. Nevô tan, endroit n. Nevé bershy 
n. année. Nevô kerâl, fromage n. (frais). So nevé ahunghiàn ? 
quelles nouvelles as-tu entendu ? Ai, nevt isi, ta na ladjâla, 
(c) elle est neuve (nouvel, arrivée), et elle n'a pas(de honte. 

Nev kerâva, v. caus. 2. Cl. 3 Gonj. part, nev kerdô. Re- 
nouveler. Kamnevkerdv o pishôt, je ren. le soufflet. 

Nevibé, n. abstr. de nevô. Nouveauté. 

Neve, (As.) Neuf. voy. Nevô. Nevi guriy maison neuve. 

Nie, (As.) part. nég. voy. négation. 

NiKÂVA, V. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, niklô. Passer, sortir. 
H. UKi nikalna, v. a. to take out, to turn ont, to take off. 
to exclude, to pull, to do, to perform, to pick, to invent. 
nikxdnaj v. n. to be extracted, drawn, pulled out; to be taken 
off. to escape, to rise. Nikelne, prolapsus, Vorfall — Honig. 
Vol. 2. p. 408. Nikdv o khanrô, tchinâv tut, (c) je tire l'épée, 
(et) je te coupe (tue). Niklôtar o bersh, l'année est passée. 
Campuz, nikahar, a. quitar, separar. 



— 391 — 

NikAl dava, V. comp. 2 CL 1 Conj. part, yiikâldinô. Faire 
sortir. Forme très rare, signif. pareille au v. nikavàva. Je 
i'ai entendu pour la prem. fols dans une très vieille chanson 
chantée par un Nom. Khokhavdds tut o Tatâris^ ta nikâl 
ddlas tuty (ch.) le Talar t'a trompé, et il t'a fait sortir (chas- 
ser). Ah baréya te vasténdar te avéla^ mamûi^ te nikaldésas 
léskoro djiyéri, (ch.) (Tr.^^ djiguer) ah, ô gi*a)id, si ça vient 
de tes mains (phr. Tr. elinddn guelirsa, si tu peux) que tu 
enlèves, le foie de celui (qui est) vis-à*vis=que tu le tues. 
Nikalddn man avri ki livadiy (ch. am.) tu m'as fait sortir 
dans la prairie. 

NiKAvÂvA, V. caus. de nïkdva. 1 Cl. 2 Conj. part. ntA-avrfd. 
Faire sortir, faire passer. Cette forme a presque fait oublier 
la forme prim. nikdva. Nikavghids pe vasléyidar^ pi an^ 
ghrushti\ ta tovghid{8) la, Idketn anguetidte, (c) il ôta de ses 
mains (doigts), sa bague et la mit à son (d'elle) doigt. Ta o- 
vokhid ôra nikavdds pe baW„ (c. Nom.) dans cet instant, 
elle fit sortir ses cheveuxstselle montra ses ch.Nikavdé léskeri 
yakd^ tchivdô les yek korô khaningdte, (c) ils ont fait sortir 
(crever) ses yeux, (et) on le jeta dans un puits sec, (aveugle) 
voy. khantnk. Nikavdva e grastén avri ki tchar, je fais sor- 
tir les chevaux en dehors dans Therbe (au vert). Nikavdva 
parti, je fais sortir (je tire) de l'eau. Ndnasti nikavdé kdnek 
yismatOy ils n'ont pas pu faire sortir (sauver) aucun habit= 
de l'incendie. Ta nikavghids po lil, (c) et il fit sortir son pa- 
pier (passe-port). Ta nikavghids ta dinids les yek koznôy (c) 
et il (le) fit sortii*, et lui donna un mouchoir. Avaklé raklidj 
ndnastik nikavés la am?(c) cette fille, ne peux-tu la faire 
sortir en dehors? Il s'agit d'une jeune femme, enfermée dans 
le harem. Nikavél o raklô o kiuldfiy (Tr. kiuldfjpe sheréstar, 
(c) le garçon ôta son bonnet, de sa tête. raklô avri ndna 
nikavénas les, (c) ils ne faisaient pas sortir le garçon en 
dehors=:ils le tenaient enfermé dans le harem. Ovotiaring 
nikavéna tumarô manrô, (s. Nom.) par là, vous ferez sortir 
(gagnerez) votre pain. Nikdv o manrôy ta éla ko kxer, (c) fais 
sortir le pain (du four), et viens à la maison. Nikavéla tchvr' 
pnid, (Nom.) il fit sortir la pipe à fumer. 

NlKLiovAVA, V. pass. nifcW-ttvdva, part. nikli[nt)lo. Etre 



— 392 — 

sorti, sortir. Nikliov, dja tûkey sors, vas-t-en. Katar ktphuVf 
isi drom, ka nikliolas ke rakléskoro kher, (c) de la terre 
(sous^ uwi) il y a un chemin (passage), qui sort (aboutit) à la 
maison du garçon. Avri te nikliol [ntklio(ve)l(aJ] (c) qu'il 
sorte en dehors. Me kamaniklùwav^ kamadjdv yek livadéste 
(GM. Xh6«4ioy), moi, je sortirai, j'irai dans une prairie. 
kam nikliola^ le soleil se lève. Avri nikliovava, je sors en 
dehors. Akand nikliol léskoro shoshanôy maintenant sort 
(pousse) sa moustache. Kamanikliovav e rakliéndja^ (c) je 
sortirai avec les filles. 

NiKLiARAVA, V. caus. 1 Cl. 4 Gonj. part, nikliardô {niklôy 
part, de nikdva) Faire sortir. Kôrkori isi i romni ka niklia^ 
réla mœnrô; 6i isi mi ben, (c) la femme qui fait sortir le 
pain (du four) est seule ; elle est ma sœur. 

NiGLAVÂVA, NiKLAVÂVA, voy» ukhkiâtHX^ tiglavdva^ v. caus. 
1 Gl. 1 Gonj. part niglistô. Sortir. Niglistô o raklô opripe 
dadéstej (c) le garçon sortit en haut (monta) au devant de 
son père. Lias yek drom, niglistôtar yek gavéste, (c) il prit 
un chemin, il sortit dans un villagesail entra, c%-à-<i. il sor- 
tit de son chemin pour entrer dans un village. Me bal ni'- 
glistétar, mes cheveux ont poussé (sorti). Ta ghelô ghelôtar^ 
niglistôtar yeke vesliidte andréy (c. Nom.) et allant, allant, il 
sortit dans une forêt. To trin^ niglistô o raklô angldl léste^ 
(c) à la troisième (fois), le garçon sortit au devant de lui. 
Ta niglistôtar katdr ko magharâs avri, (c. Nom.) et il sortit 
en dehors de la caverne. Ta unghinôtar o rom^ ta niglistô 
avri katdr ko odds^ (Tr. oda) (c. Nom.) et le Tch. se leva et 
sortit hors de la chambre. Ta niglistôtar opré, (c) et il 
sortit en haut (mont^).^ikliovava, emprunte son Aoriste et 
part de ce verbe. Skr. k r a m, gradi, incedere, avec n i s, 
egredi — Wg. 

NilAi, m. Été. Skr. n al, toshine. Lucere — Wg. Kamaterds 
but tattô nildi, nous aurons un été très chaud. Terme bien 
connu. 

NiLAiÉsKORO, adj. du gén. nildi. ausing. App. à Tété. Hel. 
Ospivi;, GM. xaXoxaipiv<i;. Nilaiéskoro i luludi, la fleur d'été. 
Nilaiéskoro tchiriklô, oiseau d'été. 

NiLÉ, NiLi, (As.) Bleu. Skr. n 1 1, cœruleum esse, cœruleum 



— 393 — 

lingere — ^Wg. n î 1 a, adj. blue, dark blue, or black. Black 
or dark blue (the colour). Indigo, the dye. Blue vitriol. H. 
J^J neel, m. Indigo, blue, nec/a, adj. blue, JJ KZ, indigo, adj* 
blue. n changé en L Pukkhto. J^j nily m. Indigo, blue — 
Bellew's Dict 1867. Tr. J>j^ niâvi, adj. bleu de ciel — Bchi. 
— Pers. J^ nil, indigo, neela, cœruleus, bleu céleste — Honig* 
Vol. 2. p. 384- 

NiM, (As.) Demi, Skr. n e m a, m. time, period, terni, li- 
mit H. Fers. ^ neem, adj. half, the middle — Zend, naêma, 
(Skr. ne m a) pars dimidia. V. Sade Broeckh, p. 372. Le 
yekpash des Tch. Roum. 

NiMRU, (As.) Midi. H. Pers. neenij the half, et rouz,jour = 
yekpash divés^ des Tch. Roum.. 

NispelAva, V. prim. 4 Cl. 1 Gonj. part, nispeldô. Cacher, 
L'étymologie n'est pas claire. Le v. me paraît composé de la 
prép. Skr. n i r, n i s, ind. a particle and prefix implying 
certainly, assurance, négation, privation, outside, out, with* 
out, forth, et p a l, to guard, to préserve or prolect. Bien 
préserver, cacher. Il est bien connu de tous. tchavô tchor-- 
ghids^ ta nispelghiâ{s) /es, léskeri ddt, l'enfant vola et sa mère 
le cacha. Terêla len nispeldéy il les tient cachés=les effets 
volés. Ni9pelghià{s) les ki brek, il le cacha dans le (son) sein. 
Nispelghids pes andré^ (c) il se cacha en dedans. Nispelghiâs 
pi port ke kaléskere rutuni andrê, (c) elle enfonça sa queue 
dans le nez du nègre. Trad. du GM. x»^<^» nascondere, ri- 
porre — Som, Ovokhiâ c5ra, nispelghiâs pes telcU pe grastéskoro 
per, (c) dans cet instant (heure), il se cacha sous le ventre 
de son cheval. Tchinghids yek kotôr ta Hispelghiâ{s) leSy (c) 
il coupa un morceau et le cacha. 

NisPÉLGHiovAVA, V. pass. nispeldô-'Uvâva, part, nispélghi- 
{ni)lo, Etre caché. Nispélghilotar andré polinâte^ (wjXiv) il 
s'est caché dans la ville. 

NiKiLTi, (As.) Sortir, voy. nifedva, part, niklô. Aidja ni-' 
kildôm ziguri, hier je suis sorti de la maison. Ustdr dis 
pethôiy ustambôl nikildômy après quatre jours, je suis sorti 
{allé) à Gonstantinople. 

NiTCHERi, (As.) Danse. Skr. n a t', to dance, to dance as 
au actor, to act, n à t'y a, n. the science, or act of dancing 

44 



— 3»4 — 

or acting, or the union of song, dance, and instrumental 
musick. H. ^^ natchna^ v. n. to dance, nadj, natch, s. n. 
dance. voy. kelâva^ kelibé, des Tch, Roum. 

NùMisTù, NÛMisFû, (As.) Malade, adj. comp. mestôf bon. 
des Tch. Roum. avec la purt. nég, na. 

NuBLi, voy. lubnt. 

o 

OohI, m. f. Cœur, ame, courage. GM. xapSCc, onyhi^ Nom. 
ghi (Tch. As.) Pott, Vol. 2. p. 216 rattache ce mot à l'H. 
^ dji, life, soûl, spirit. Skr. g h i v a — Ascoli, Zig. p. 18-^19 
est du môme avis. Il est à observer pourtant, que les Tch. 
Roum. et As. expriment l'idée de la vie par djibé, dji{v)ibéy et 
vivre par djivâva. Je préfère, Skr. an'ga, n.a limb or mem- 
ber, the body, an expédient, a means of success, mind, un- 
derstanting. voy. onght — Campuz ochi^ n. espiritu, animo, 
Vrakerâv tut sarô nCoghéstar^ je te parle de tout mon cœur. 
Ker C oghiy bar, fais ton cœur, pierre. Dukâla man m'oghi, 
je souffre de mon cœur. GM. icovKI (as 1$ xapSia (aou. Ovoklé di- 
vesénde, isds yek manûsh, ta terélas trinén raklién, penghida, 
me kamadjdv polindte (7r<5Xiv), putchdva tuméndar, so kamé^ 
la tuniar^ oghi, f andv tuménghe ? (c) dans ces jours-là, il y 
avait (était) un homme, et il avait trois filles^ il dit, moi, 
j'irai en ville, je vous demande, que désire votre cœur que 
je vous apporte? Léskor^ oghi sûvlilitar, son cœur s'est gon- 
flé; comme les Grecs, les Tch. appellent, cœur, l'estomac 
Ta $0 kamakerâv t' ojjf/ii ? (ch.) et que ferais-je (de) ton cœur. 
So te kamél amarô oght, te kerds, (ch. am.) faisons ce que 
désire notre cœur=paroles d'un amant à sa maîtresse. Te 
kerds léskoro oghij te dos les amaré penid léste^ (c) pour 
faire son cœur (le contenter) donnons- lui, notre sœur (en 
mariage) à lui. Ta te kerél Idkoro oghi, (c.Nom.) et à la con- 
tenter. Opré me sheréste ta m'oghéste, so rôdesa ? (ch. am.) 
que cherches-tu sur ma tête et sur mon cœur (poitrine) ? 
M' oghi isi tûte, (ch.) mon c. est à toi. Ka diklidfs) la o dor 
kdr, dinid(s) oghi, pe boridke, (c) dès que le roi la vit, il 
donna son c. à la belle-fille=il s'amouracha d'elle. 



— 395 — 

Ogh! dAva, V. comp. 2 Cl. 3 Conj. part, oghidinô. Rendre 
Tàme, expirer. Rovéla i romni, sostdr oght delà làkoro rom^ 
la femme pleure, car son mari expire. 

OghororI, n. dim. A'oght; il est formé d'un autre dim. 
oghori, inusité; du moins, je ne l'ai jamais entendu. Ma 
ter tasds, f oghorori dukdva^ (ch. am.) n'aies pas de l'anxie- 
té, j'aime ton p. c. divés naklôtaVy manrô kamnids rn" o- 
ghororiy (ch. Nom.) le jour est passé, du pain a voulu mon 
p. c. Sa te kerdv trCoghorori^ ka isi saïtemé^ (GM. ffaïTTS|xé- 
(vu). (ch. am.) que ferais-je de mon p. c. qui est percé par 
des flèches ? 

OdovA, pron. dém. pr. aux Nom. Hic, Hel. o&toç. fem. odo- 
là. Odovd in djanél kârin isi o khelelé^ celui-ci ne sait pas 
où sont les ânes. Ta ghelô odovd tchorô rom pe kheréste^ 
(c.Nom.) et ce pauvre Tch. alla à sa maison. Dikh ta tchdi 
tnOj odolâ vuzia, (ch.) et regardes, ma fille, ces roseaux. 
r odolé veshiâte f arakés^ (c. Nom.) et dans cette forêt que 
tu trouves, (tu trouveras). 

Okhtô, ohtô. Huit, voy. les Nombres, p. 75. 

Okanà, voy. nkanà. 

OkA, pron. dém. Celui-là, ille, GM. l)ttîvoç. Oklé zamanién- 
de (Tr. jL»j zamdn) isas yek baravalô, ta yek raklés terélaSy 
(c) dans ce temps là, il y avait un riche, et il avait un gar- 
çon. Okâ manûsh dinids man, (c) cet homme là me trappa- 
Okâ kabniarghiâ(s) la, celui-là l'a rendue enceinte. Oka isi 
ta djamutrô ? est celui-là ton beau-fils ? Sigô te resés Za, ti 
tchdi okhid isi, (c) vite que tu l'atteignes, ta fille c'est 
celle-là. okhid, comme avakd avakhid, akd akkid, etc. Te 
nashdv ; okhid i gadjt gôrki gadji isi, (c) je partirai ; cette 
fille-là est une méchante fille. Khuydz mânghe oklés (c) ra- 
klés, (c) appelles à mof, ce garçon-là. 

OkiA, f. Flèche. Tr. ^J^' oq, flèche — Bchi. Tchivéla o ga-- 
djô okid, l'étranger jette (une) flèche. 

OkotiA, adv. Là, par là. Tov les okotid, mets-le par là. 
Akatià okotià djdlas, il allait ça (et) là, GM. ii& xixti. Okoté 
aJcaié ghelô^{c) il alla par là, par ici. 

OkotAr, abl. à'okotidj de là, 2)Ui6cv. Ghelô okotdr merid,{c) 
(GM. (Ofià, Hel. |&épo() il alla de l'autre cAté; ici l'adv. devient 



— 396 — 

adj. Akaldr okatdr maréna, (c) ils frappent par ici (et) par 
là. Yek divés penéla pe gadjiàte, sar kamakeràs^ Me okotàr 
djin abôr manghin terdva^ kaâma (pour kamdma) te djw 
mdnghey (c) un jour il dit à son épouse, comment ferons- 
nous ? moi de ce côte là, j'ai de grandes richesses, je Teuî 
m'en aller. Ta ôi diklias akatdr okotdr^ (c) et elle regarda 
par ici, par là=tour au tour. 

OkorIng, adv. Par là. Tchide tut okoring^ (c) tires (retires) 
toi par là. 

Okhiâ, fem. d'ofrd, q. v. 

O'i. pron. pers. Elle, voy. p. 67. 

Ol, pron. pers. Ils, voy. p. 67. 

OmblAl, umblAl, m. Tison. GM. ioLXàké^, tizone — ^Som, H. 
*f^î oobji, m. oppresive beat, languor the effect of heat, ^^\ 
oobjina, v. n. to be agitated, or oppressed with heat. Ooni' 
bldl tabla m, (ch.) le tison est chaud. Katdr ki yaky ghedi- 
niôm but ombldl, j'ai ramassé beaucoup de t. de Fincendie. 
Las (pour Itnds) les palàl o gadjô umblaldsa^ tabardds lés^ 
kere tchord andé {andré) ki len (c. Zap.) l'étranger le pour- 
suivit avec un tison, il brûla sa barbe dans le ravin. Dinid(s) 
les yek far omblalésa^ ta murdarghids les, il l'a frappé une 
fois avec (un) t. et il l'a tué. Oynblâl, comme iaix/kh^ et Sauli, 
signifie non seulement un tison, mais tout grand morceau 
de bois. 

Onghî, f. m. voy. oghi. Cœur, inclination, volonté. Cette 
forme, la seule usitée parles Zapâris, et la plupart des Nom., 
vient à l'appui de l'affinité d'oghi avec le Skr. a n^ga. Ta 
léskeri onghi kamldv^ (c. Nom.) et son âme je prendraî=je 
le tuerai. Dja khulanie mo, ta dik te kerés Usker^ onghi^ (c. 
Nom.) vas ô ma dame, et vois (taches) de faire sa volonté. 
Te uvéla léskef onghi, te des les dœién davarién, (id.) pour 
que sa volonté soit faite, donnes-lui deux chevaux. Ta peli 
paldl Idte i Pisirka (n. pr.), tchalavdâs la pe ptmésa andé 
k'onghi, (c. Zap.) et Pisirka tomba derrière elle (la suivit) 
elle la frappa avec son pied au (dans) cœur=:sur l'estomac. 

Ongôni, m. Petit-fils, Hel. SyYoç? ^TY^^» ^^- *TY^^«' ^^^f 
petit-fils. Cor. At. Vol. 2. p. 113. Minrô ongôni, mon p.^. 
Abôr ongonién terésa^ combien de p.-f. as-tu? 



— 397 — 

Opré, adv. Au dessus, sur, super. Skr. u p a r i, ind. in, 
upon, above, u p a r i g a t a, adj. goue up, ascended (gâta, 
gone) Hel. ÔTcèp — Zend, upairi, adv. en haut. V.Sade Broekh, 
p. 349. H. ji ^' oopur, prep. above, on, up, upon, upwards, 
over, outside, past, top, SjiJ^ oopree,ad]. foreign. Taleûpary 
upside down — Yates Introd. p. 53. Campuz, aupré, adv. en 
la parte alta. Opré ko gav, sur le village. Opré ko vesh, sur 
la montagne. Opré mander sur moi. Opré tûte, sur toi. Opré 
pe duméste, (c) sur son dos. Opré ko pinré^ sur les pieds= 
debout. Opré ki phuvj sur la terre. GM. xarà y^ç. Opré ko 
sherân, (c) sur Toreiller. Télé opré pani délas, (c) en bas, en 
haut il donnait de reau=il en vendait par tout. GM. iitàv», 
xiziù. Opr" amende, sur nous. Te lav dji desh panliâ opré 
mândey (c) je prendrai jusqu'à dix bourses sur moi. voy. 
hardi. 

Oprâl, abl. A'opré. D'en haut, 4v6)6«v. Oprâl djâva, je vais 
par en haut. Oprâl dji téléy d'en haut jusqu'en bas. 

Opredér, comparât, ai opré. Le surplus. Opredér o tut, le 
surplus de lait. Opredér khashôi terâsa^ ta te da^ ko tchoréj 
nous avons des aliments superflus, et donnons (les) aux pau- 
vres. Te désa amén lové opredér, (c) que tu nous donnes des 
monnaies en abondance. GM. fà t^ Tcapaicàvc^. 

Opralunô, opralutnô, adj. d' oprâl. Le plus haut, terme 
rare. Us disent ordinairement. Ka isi opré^ celui qui est 
en haut. 

Ora, f. Hel. &pa. Heure, montre, temps. P. Skr. gjiuree, f. 
an hour, or the space of 24 (?) minutes, an instrument for 
measuring time, a clock, watch etc. So ora tst ? quell'heure 
est-il ?. Me orâsa, avec ma montre=selon ma m. Naklétar 
eftâ ôreSj sont passées (les) sept heures. Pandj oréndar^ 
après cinq heures. / ôra ko pandj, ko shov, kon kelélas tu-- 
méndar ? (c) à cinq h., à six (h.), qui de vous jouait ? Ta pen- 
ghiâs làke, so kerésas djin abôr ôra ? (c) et il lui dit, que 
faisais-tu si long-temps ? 

Oriki, (As.) pron. pos.: léskoro des Tch. Roum. Orikéste^ 
oriki estt, il a. Orikôrior, sa maison. 

Orp, (As.) Argent, voy. rup. 

OsûR, (As.) Médicament. Skr. âs'r ay a, m. being inclined 



— 398 — 

or addicted to, folio wing, practising. An asylum or place of 
refuge. H. ]j^\ asra^ hope, dépendance, defence, reliance. 
place, ij^j^ uroosy name of a médicinal plant (Justicia adha- 
toda)^^.-^! eoseer, f. a grass, the root whereof is sweetscented 
and used for making tattees, (Andropogon muriaticum). 

OsHT, (As.) Lèvre. Skr. oshta, m. the lip, voy. vusht. 

OtiA, adv. Là, Ui\. H. >^' tit, adv. (Skr. t a t r a) thither, 
opp. atià, Olià,khaU pilé,(çh. Nom.) là,ils mangèrent, burent. 
Otià pashé, près de là. Otid ka djdnaSj (c) là. où ils allaient. 
Otiâ ka djâla ko drom, (c) là, où il allait dans le chemin. 
Dikéla i raklt nanài otid, (c) il voit (que) la fille n'y était pas. 
Olid ka dinid{s) les, peravghid(s) les andré ki devrydl^ (c) là, 
où il la donnait (pendant qu'il la don.) il la fit tomber dans 
la mer. Souvent pron. oté. 

OtAr, abl. d'oté. De là, ixrt9«v. Otdr, yhelétar trin manûsh 
andré ki rez, (c) de là, allèrent trois hommes dans la vigne. 
Otdr avdva, je viens de là. Otdr ka kadjds, terdva pralén 
sardnda^ (c) de là, où tu iras, j'ai quarante frères. Olidtar^ 
abl. d'oftd, est moins usité qu'otdr. 

Ov, pron. pers. voy. p. 67, très souvent pron. of, et dans 
quelques vieilles chansons, av, af. 

OvokA, pron. dém. voy. Gram. p. 72. 

OvoTiA, adv. Là, ofid , et av; yoy.avdivés. Kamavdv ovotidj 
je viendrais là. Ta méya, djin ovotid tsômas, (c) et moi aussi» 
j'ai été jusque là. 

OvotAr, adv. De là. Ovotdr, raklô nashtôtar, (c) le garçon 
partit de là. OvotdVj o drom teréla tchik, de (ce côté) là, le 
chemin a de la boue. rikonô kdtar te djaU tûya ovotdr te 
djas, (c) par où le chien va, toi aussi, que tu ailles (vas) par 
là. Nashtélar ovotdr, ka rôdenas les, ceux qui le cherchaient, 
(les agents de la police) passèrent par là. 

OvotiarIng, adv. Par là, en cet endroit là. Quelques Tch. 
pron. ovotiarin. Tatérdilotar ovotiartng, (c) et il resta (s'ar- 
rêta) par là. Ta alétar o^jottaring, ta kelénas e gaiddsa, (c. 
Nom.) et ils allèrent vers cet endroit là, et ils jouaient de la 
cornemuse. Ta méya ovotiartng isômas, (c) et moi aussi 
j'étais par là. Ta diklids ovotiartng, et il vit par là. Ta pen- 
ghids Idke, so kerésas ovotiartng^ (c) et il dit à elle, que fai- 



— 399 — 

sais-lu par là ? Ta suttô ovotiartng, (c) et il dormit par là. 
Ovotiartng ka tcharavélds len,(c) là,où elle les faisait paitre. 
Muklià(s} les ovotiaringy (c) il le laissa par là. Khasovghids 
ovotiarmgj il jura par là. Ta ov kôrkoro méshki (Tr. J^ 
tneshk almak, s'exercer sur un exemple d'écriture — Bchi). 
kerélas ovotiartngj (c) et il s'exerçait seul par là=:faisait 
des épreuves. 



Pa, (As.) Venir=rai;dva des Tch. Roum. 

PatchAva, voy. putchdva. 

Paghosàiliom, V. pass. du GM. icayoç, icay^vt», se geler. Cette 
forme, est la GM. liçiytùw. Katar ko but shil paghomiletar 
o panid, à la suite du grand froid, les eaux se sont gelées. 
icaY(!>v6», ghiacciare — Som. Les Séd. emploient très souvent 
ce verbe, voy. kholasdilotar. 

PAi, f. Eau, (Nom.) voy. panù 

PahIz, (As.) Automne. Pers,^lj {payiz) autumnus, met. 
senex — Vul. 

Pak, f. Aile, au pi. pakd. Skr. p a k s', a wing, the feather 
of an arrow, a bird. H. ^ putch,h or puk.h, m. confirma- 
tion, partiality, a feather, punk.h, m. a feather, wing. punk, 
ha, m. a fan. Pak, comme le Skr. et le Grec, signifie et aile, 
et plume. wTtpà, wT«p6v. Pe pakéndja, avec ses ailes. Baré 
pakd, grandes ail. Tchiriclô baré-pakéngoro, oiseau à gran- 
des ail. Tchinghiôm les léskere pakd, te na nashély je lui ai 
coupé ses ail. pour qu'il ne s'en vole pas. Diniôm les tipak, 
je l'ai frappé sur rail.=en volant. Pakd e pishotidskere, les 
ail. du soufflet. 

PakiAva, V. prim. 4 Cl. 4 Conj. ^srt. pakianô. Croire,avoir 
confiance en quelqu'un. Skr. pak s', to take or accept, to 
take a part or side. Le k s' Skr. est changé en k par les Tch. 
H. lJl-r{ putiyana, to confide in, to trust, to dépend on, be- 
lieve, et putiyara, m. belief, confidence, dépendance, dé- 
rivent du Skr. p r at i — i, (confidere). Pott, Vol. 2. p. 346. 
écrit pa£av^ ich glaube. Me pakidva les, moi, je le crois. 



— 400 — 

Me avaklé nianushcs ndna pakidv les^ moi, je nVi (aucune) 
confiance en cet homme. Avakléste ma pakiâ 6wf, à celui-ci, 
ne te confies pas beaucoup. Ta ov pi gadjiâ nâna pakiélas 
ia, (c) et il n'avait pas confiance à son épouse^zil avait 
des soupçons sur la conduite de sa f. Ovokhid ôra, penélas 
léske ta vrakerélas lav^ te pekidl Idkere laVj (c) dans cet in- 
stant elle lui dit, elle prononçait des paroles, pour qu'il eût 
confiance dans ses paroles. 

Pakianô, part, du v. pakidva. Fidèle. Terélas yek ruvlid^ 
korOy léskoro pakianô manmhj (c) il avait un bâtonnier, son 
homme fidèle. Pakianô tcheribashi, un tcheribachi fidèle. 
GM. mdTixiç. DG. digne de foi, dont le terme Tch. est un 
traduction. Ilel. GM, wi<it(5ç, fidèle, degno di fede — Som. 

Pakianiovava,v. pass. pakiaiiô-uvdvaj part. pakidni{nî)lo. 
même signif. que pakidva. Pakidnilotar ka terdsas lové^ il 
avait cru que nous avions des monnaies. Pakidnilian ddde. 
me kojmamurdardv tut ? (c) crois-tu, ô père, (que) moi je te 
tuerai ?=:que je suis capable de te tuer ? 

Pakiibé, pakiabé, pakioibé, noms abstr. formés du v. 
^pakidvay ou du v. caus. pakiavdva^ inusité. Confiance, loi. 
But pakiaibé ndna terésa, tu n'a pas beaucoup de foi=on 
ne te croit pas. Nân^ atchilô pakiibé, il ne resta plus de foi 
=il n'y a pas de foi. Expression commune. 

Pakiarava, v. prim. 1 Cl. 4 Conj. part, pakiardô. Entor- 
tiller, envelopper, involuere. Etym. obscure. Pakiarava e 
tchuvéSj j'entortille l'enfant. Pakiarghiôm e tchavés e pla^ 
ndsa, j'ai ent«>rtillé (mailloté) l'enfant avec la bande. Pakidr 
to sherô yek koznésa, entortilles ta tôte, avec un mouchoir. 
Pakiarghiôm me yismata yek kalavéste, j'ai entortillé (en- 
veloppé) mes habits dans un châle. 

Pakiardô, part, du pakiardva, entortillé, involutus. Pa- 
kiardô isi léskoro sherô, sa tète est entortillée, (enveloppée), 
Khokhavné pakiardé. Tr. yolandji dolmd, mets Turc, com- 
posé des feuilles de vigne remplies de riz, et des aromates. 
— Bchi. 

PakhnI, f. Croche, mangeoire. GM. «ivapiov, çarvCov, dim. de 
çiTVT), ou TCfltOvT). Cor. At. Vot. 2. p. 404. içaxvt(ov) est très usité 
par les Grecs de la Roumélie, m^vC, mangiatoria, meschio. 



— 40! — 

PxKô, adj. Chauve, crasseux, voy. pekâva. Skr. p a kk a, 
;adj. mature, dressed, grey ^thehair)^ c-à-d,, mature par 
Tâge. H. nujima, v. n. to be dressed or cooked, t» turn giey 
(hairs). iljl wpuk^ adj. umipe {a priVs etpnkku^ ripe). 
Souvent les enfants des Tch. à la suite des maladies du 
cuir chevelu, ou de la saleté paaute de leur tête, deviennent 
chauves ; on les appellent alors pakô, dartrcux, imj^étigi-^ 
tieux. GM. xaediXiipriç, tignoso— Sora. Unïlô but pakô^ il est 
devenu très ch. Paki isi i romniy la femme est ch. E yavré'^ 
^koro sket'é isi pake, la tête de l'autre est ch. Terélas pashé 
peste, yek pokè, il avait auprès de lui, mi homme ch. gculjô 
pushliàs katàr ko pakâ^pakéffa, diklidH,e sappés'f (c) Thommo 
demanda au crasseux, ocr., as-tu vu le serpent? Tuya jju-^ 
kéya ? (c) et toi aussi, o cr. ? 

Palé, adv. Derrière. Skr. para, adj. distant, removed, 
remote, subséquent, after, following, paras, ind. a par« 
licle of command, of dismissal or refusai. Hereafter, after- 
wards. Presque con^stamment l<?s Tch. se servent de /^aîd?, 
là où on doit dire palé. Djdla kayék far angle, ta o but palè^ 
elle (la montre) va quelquefois en avant, et pour la plu paît 
en arrière, Palé lénde, derrière eux. GheiUm andré ko berôy 
ta pfnrilitar i devrydl, ta )hâna djdlas o berd ne angle ne 
palé, (c) je suis allé dans le navire, et la mer s'ouvrit, et le 
navire n'allait ni en avant, ni en arrière. 

PalAl, abl. de palé^ De derrière. Hel. «7ci<r§ev ; il remplace 
presque toujours, palé. Ghelô o dakdr te pirél, i bori paldl 
iéste, (c) le roi alla marcher (se promener), la bellolîlle der* 
rière lui. Lava paldl, je prends de nouveau=je reprends, 
H. LJ .jiJj pulut lena, v. a. to take back, to take in return, 
Paldl mdndar, derrière moi. Paldl ki vuddr, der, la porte. 
Tchaldv paldl, (Nom.) frappes de der. Paldl tuke avdva, je 
viens après toi=je te suis. Diklids i rakli paldl peste, ka-^ 
tnaresél len o dot Idkoro, (c) la fille regarda der, elle, (elle 
vit^ que son père les atteindra. Te 'san minri, vkli paldl 
mdnde, te djas aménglie : i rakli penghids, ndnastiJc amva 
tusa, (c) si tu es à mi)i, montes der, moi (en croupe), nous 
partirons: la fille dit, je ne peux pas venir avec toi. Ta pau" 
las léskere musid paldl, (c) et il lia ses bras par der. Paldl 

45 



— 402 — 

uidndar, alôtur o Ichor, le voleur vint de der. moi. Ta pelé 
paldl Idte, trin tatdria^ (c. Nom.) et trois tatares tombèrent 
der. elle=la suivirent. Paldl djdlas e'turshudjésa^ (c. Nom.) 
(Tr. ,j^^J^ lurahudji) de der., elle allait avec le vinaigrier. 
Djdlas paldl leste, il allait der. lui=il le suivait. 

l*ALALUNù, FALALUTNù, adj. de />a/d/. Arriéré, dernier. Pu- 
laluni ratt, la nuit [lassée. PalaluUiù sherù, la tête de der- 
rière=riioinme qui arrive le dernier. /^o((JM.m&,llel.it^oiF) 
palalutnùy le plus arriéré. 

l^ALUNù, adj. de palé^ terme rare. Je l'ai rencontré dans 
la chanson suivante, chantée par un Nom. provenant de la 
lîuliçarie. Djdla ko yav andré o Ghéno (n. pr.), paldl peste 
peli i Tchakirka (n. pr.), paluni isi Tchaktrkay angluni isi 
Nazirka, (n. pr.), Ghéno va dans le village, Tchakirka le 
suit ; par derrière est Tchakirka, en avant est Nazirka. 

PAlpale, I>errière. Ce terme est un compose depalépaléj 
selon les habitudes des Orientaux, qui par la répétition de 
l'adv. renforcent leur signif. GM. àmutù imtiw, faia Uiot, Tr. 
cr'-îH! {j^^jk yavdsli yavdsh, très doucement. Skr. pari 
p a r a, adv. best and worst, prior and posterior, in fronl 
and behind. voy. pash pashè. dat Idkoro pemla^ me pu^ 
tchdvy nuinûsh naklôtar"? ôi mdnyhe penéla, rezd khalàvdi" 
letar (x«^«!>)^ te djav mdmjhe pdlpale, (c) son père dit, moi, 
je demande si (un) homme a passé ? elle me dit, les vignes 
ont été ruinées, je m'en irai en arrière=je retournerai. PdU 
pale dja tàke, te na maràv tuty der. vas-tu aussi, pour que je 
ne te frappi? pas. Te (jhélés les pdlpale, (c) que tu l'apportes 
en arrière. lAine, (voc.) pe^idua tàke^ kotôr atch^ Une^ dja 
tàke pdlpale, ta te nakdv mamûi mamùi, (ch. am.) 6 rivière, 
je te dis, arrètes-toi (restes) un peu, 6 rivière, retires-toi 
que je passe vis-à-vis=de l'autre côté, (paroles d'une femme 
folle). Yirisdilotar pdlpale, (GM. yupCÇw) il retourna en ar- 
rière=rebroussa chemin. 

Palùdava, V. comp. 2 Cl. 4 Conj. part, palûdinô. Envoyer 
en arrière, chasser, palé-ddva. E sappésj délas les yek ma^ 
nûsh paie, te murdarél les, (c) un homme ch.xssait le ser- 
pent, pour le tuer. ymidiris (Tr.^-^ mudir) palùdinids 
Un, (c) le gouverneur les chassa=de sa présence. Amén fcci- 



— .W8 — 

ghiibn lef^ tt'tkr, piliulinidni faU^ofitr kilmfinia nrrf: ifrnrn^ 
ghe ma ker les. (o nous Ta vous faili» à toi (lu m/îcliancetr), 
nous t'avons chass^'-i hors du bain ; toL no la fais pas à nous. 
Khéra pahulinéya, (voc.) (c) 6 ^no chassé; expression inju- 
rieuse très conunune. On chasse du campement tous les 
vieux ânes incapables au travail. Ces paroles ont été adres- 
sées par un pore à son fils. 

Palvai., balvAl, f. Vent, air, au pi. palmdà, palvalid; 
halvàl est plus pr. aux Nom. Skr. v a y u, wMud. H. jLf ha,o, 
wind. ^!-î haj*, or bUyCe, flatulency, rheumatism. Peut-être 
ou a formé de ces termes Unis, un adj. baivalô, bahuilô, 
venteux. H est rare parmi les Tch. de rejeter la dernière 
voyelle de leurs adj. voy. Ascoli, Zig. p. 48. Pott, \^>l. 2. p. 
417. Ce mot est bien connu de tous. Ils ne font aucune 
distinction entre vent et air. Ouelqucfois aussi palvùh a la 
si<^nif. de ciel. Gampuz, harhdl, m. aire, vicnto, harlmlô, adj. 
airoso. hi but palvàU il y a beaucoup (de) vent. Katar ki 
but pal vdl, k cawse du vent fort. F palrdl isf zorah\ ndna 
delà brishinrlô, h» vent est très fort, il ne pleut pas. Vutclws 
ti palvdl, en haut sur Tair. fîM. u^tîXà tî; tov itpx. Atchilimi 
katùna^ me lel balvdl i kafihui, (ch. Nom.) ma tente m'est 
restée, que le vent prenne (emporte) ma tente. Bal var i/éA- 
jmch ardft^ djanfjdniovai* ^ bdlvalidke^ (ch. am.) plusieurs 
fois je m'éveille à minuit au vent=inutilement. (îM. <j'tov 
tviaov. Terésa jxdvalid, (ch. am.) tu as des airs (d'impor- 
tance) GM. i^ci; acp«. 

Palvalknghkhk, adj. du {rén. palrdL au pi. Venteux, fè- 
ves, les bôbia de la plupart des Tch. Terme en usaj^e parmi 
les Tch. de la haute Bulp:arie. 

Pantch, Cinq, voy. les Nombres, p. 7r>. 

Panhhkvâva, V. (iM. TcavTpt'jco (W àvXpa) TCavTpfiiyw, mari- 
tare, matrimoniare, sposare — Som. IJkhkinû o dakdr /«' 
pandreiuH Elifimï, (c) le roi se leva (se mit) îi marier Elif= 
lui trouver un mari. En général les Tch. Séd. et Nom. disent, 
lava romm, j^- prends ft-^mme, je me marie — Lai. ducere 
iixorem. 

pAN<iAvA,v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, panglô. pangn. Cas- 
ser, briser. Skr. bha nd j, to break, to destroy, bhan'ga. 



— 404 — 

breaking, spîiltîng, a cliasm, a division. II me paraît pltw 
luilmel de rapporter ce v. à Tadj. paugô, qui dérive de la 
mrmo niciue. Pttmfliôm o tcharô„ j'ai cas^ie Vast^ette. Kama^ 
pangdn to sherô, je casserai ta tête. Pangtôtukv té^kero^ piro^ 
il a Ciisso sou pioil Nthnisti jxingàc les^ je ne peiix pas le 
Cîissei\ Pamjhcl i r<#tftir, ghelMar amlré, (c) \\ casse (rompt) 
la ix>rte, (et) viikt dedans. L'A(M\ souvent pei^d son /, pan- 
ghiôm, pour pangliô-m, Banyhé îïpc pcishai^é, ils ont brisé 
mes cot<^. Panghiôin mo pimiâ, j'ai cassé mon pied. Le vé- 
ritable part, est jx()>(j(£l). Li cons. initiale p, est qiielcuiefoîs 
changée en b. 

PAnghiovava, pÂNGLrovAVA, V. |iass. panglô'itvâva, part. 
pànghi{ni)lo, pthwiU{yn)lo. ¥lvo Iw'isé, devenir boiteiix. Pàn- 
gliol {piinglio(ve}}{aJ) i djundjh*, la cîu^ine s'est hi'isée. P&n-- 
gliliom, je suis devenu b»Mteux. Lemdtar sa?' djàva, bànghi-- 
lotn. pilôm yefc pih\ (ch. Nom.) eu passaut par la riWôre, je 

me suis incli!ié(p^»^b<'-)j'*'^i ^^^ '^^^^ eau (de Veau) Tr. ijeksou. 
GM. Ivoc vrpdv. (rest b> se^rl exemple de la signif. pencher^ 
x>ivc«>^ commune parmi les Séd., cpie j'ai reucoiitré cliez les 
Nom. Ordinairement on se st»rt du v. téliovuvaj baisser, q. v. 

PanoherAva, PAN(miAn.vvA, v. caus. i Q. aConj. (pcmgô)^ 
part. panghun^iK Faire casser, briser. Ce veri>e^ rarement 
usité, car on se sert oniîu. de pumimni, comme caus., a 
donné à la langue quelques tenues, qui témoignent de son 
existence. 

Panghiarpo, adj. part, du v. panghianhra. Instrun>ent à 
briser, ce qui est brisé, charrue. 4 6(îrofMniWfï tervsko pan^ 
ghUtrdô"! combien des bœufs as-tu à la charme? Parôhanr 
ginardo. ch. pesante. Panghiartiéskeri morne fi, lit. te cierge 
de la ch. (Nom.) voy. momeh\ <» Ecre^isse.»^ Denjaxrâkoro 
pangfifayriôf écrevîsse de mer. O^ï^^pï^P^î^ l'écreviss-e est 
appelée pamji'i, Knnmdim, si comn>un panni les Tch. de 
cc^s contrées, est incomiu à ceu.\ qui demeurent au milieu 
des Bulgares. Panghiardà, est propre aiTx Nom. de la haute 
Bulgarie; ici, les Tch. ne connaissent d^autres termes pour 
la charrue, que ceux des Grecs et des Turcs. 

Panghiandôs, gér. du v. pangdva, en bottint ; la forme 
rég. Itérait panghindù». Koriartdôs paîkgimndôs djdln^ (c) il 



— Am — 

mmrche avoiigU^mont (ot) eu boitant. On entend ces deux 
termes très froquemuient, en parlant des ivn>gnes. GM. 

l^vNf, m. Eîiu. Nom. pdi\ au pi. punid. Skr. pâ, todrink* 
p â n i y a, adj. drinkable, to be drunk, to b«^ cberisbed, pro- 
toe>ted, or pn^erved, n. p a n i y a n,\vater. H. ^^ jKinee, m. 
water, lustre, sperin, et panhfa, m. water, a water-snake, 
or any thing livîng in water— Pâli, p h a n'i y a, qui doit 
<^tre bu — Burn. Essai p. SH. Cainpuz, pani, f. agua — 
Burm, pannae, water. As. Rt>s. Vol. 5. p. 238. Te djas 
f arakds pani te piâs, (c) allons cberehons de Teau A boire. 
IHkéna yek phurid, pa»/ lélas, (e) ils voient une vieille, elle 
pnMiaît de Teau. Nandi pdL (Nom.) il n'y a pas d'eau. Ara- 
klifhn yek djenés^ pushtiôm lêstar yek nmniUh diklidn ? o\t, 
pani penéla, na teniva. Uflchiniôm alidm uuièHfhOy (c) j'ai 
trouvé une pei^sonne, je lui demandai, as-tu vu un homme? 
il dit, je n'ai pas d'eau. Je me suis levé et je viens (ici). 
Londô paniy eau sal(!îe,=saum;\tve. GM. à>(iLup6v. Gudlô pani, 
eau douce. ,Kerkô pani, eau amere. Ko khaniny isi lalchô 
pani, dans le puits l'eau est bonne. Yek phuri pani lids, 
une vieille prit de Teau. Yek phuri yhelilar puni te lel, (c) 
une vieille alla prendre de Teau. Sdslar tchores pani? pour- 
quoi verses-tu de Teau. Otid k'avéla dikêla yek pani,{c) là, 
où il venait, il voit une eau=fontaine. Devryaldkoro pani^ 
eau de mer. 

P.\nI KER.4VA, V. comp. 2 Cl. 3 Conj. pani kerdd. Pisser, 
lit. faire de l'eau. GM. xàpivcaTo vtpôvu.o'>, fai-e il suo servitio — 
Som. Tr. sou deukmek, verser de l'eau, pis.ser — Bcbi. Be»htù 
o tchor po pani le kerél, (<') 1^- voleur s'assit |>our pisseï*. 

Pan! dAva, v. comp. 2 Cl. 3 Conj, |)art. panidind. Donner 
à boire, mener boire, arroser, Archepmilotar iGM. eep/cvox, 
iipynJix) te delpani e luludid, (c) elle commença i\ arn>ser les 
fleurs. Ce verbe composé, sert en quel([ue sorte comme v. 
caus. du V. pidira, boire, GM. wotiÇw. H. paniydnâ, to irriga- 
te — Yates Introd. p. 295. voy. piavdva. 

Panorî, m. dim. de pani, eau. Piliôm panori, (ch.) j'ai btt 
de l'eau. GM. vtpàiu. Avél mo phurô panorêstar, (ch. Nom.) 
mon vieillard vient de l'eau (de la fontaine). 



— 4W -^ 

Panial6, îulj. de pani. Aqueux. But juimnlê 'm c khaxho, 
1j*s aliments sont très aqueux. 

Paniaij, a<lj. f. C(} qu'on boit, eau de vie, raki. Ilel. wotov, 
lioisson, (îM. :rioT6v, ttioti. Piésa jHwiaU\ uniilr le hhas ? bois- 
tu (du) raki avant de inauj^er? An yek p(iniali\ ap|>ort»3s un 
(verre de) raki. Pendi^panioli tu picsa^f (c) ils dirent, boi.s- 
tu du raki ? 

Panialé suonr., adj. conipo.sé, au pi. Les aqueux frais, 
concombres, pr. aux Nom. d«3 la Bulgaiie; iyyykoL xai 2po<i«;»Jii 
xoeiSia (Atlien. U83) âpoçtf<5;, succul«Mil. Cor. At. Vol. 4. p.lOG. 

Pamkskoho, adj. du jién. pani\ au sinj^. App. à feîui, p«)r- 
teur d'eau. Tr. 'jl- saqqa, |)orteur d'eau — Bclii. Piuûcskere 
tchirikiéy oiseaux acpiatiques. « robinet.» des fontaiuf^ et 
des bains. Liiis /es i rakli iUuilAl pilsle, dinids les o toviardô^ 
ta ttatilids e pamêskerc ka tdrdemty (c) la fille le prit au de- 
vant d'elle, lui donna le savon (h? savonna), et elle ferma 
(boucha) les robinets (jui coulaient. 

l*ANf;ô, BAN^io, adj. Hoiteux, défectueux, estropié. Skr. 
p a n'^r u, lame, crippled, hait, one who bas lost 4iis lej^s, etc- 
p a n'g u t a, f. deformity, nnitilation. Skr. v a n k, tortuose 
inredere,ire,pignore certare, contenden^ — Wg. H. .JliLj bank^ 
s. a crook, curvature, IxMiding, a turning of a river. LxiLj 
bmika, adj. crooked, bunk, a bending, a curvature, reach of 
a rivt^r. GM. <j7rxTj;.£vo;, hernioso, sbozzolato, crepato, rotto — 
Som. Panijê-yakcmioro. qui a les yeux de lravers^=louche. 
Pangé'WÔskoro, qui a la bouche de travers. On dit aussi 
panyô-mûi, bouche torsi». Pangô dumô^ msAv marddn man'? 
(toi qui as le) dos tortu, pourquoi m'as-tu frappfV? Parnihé-- 
djntoifjherrya, (voc.) ô toi cpii a des dents cassées. Kdrin 
djdsa korthja^ banyhiUja? on vas-tu o aveugle, o boiteux? Ta 
so pangi'i V Oiihi^ (ch. am.) et pourquoi ton cœur (est-il) 
brisé? Pamjhf m Irskrri nnisi, son bras est cassé. 

PapAi, pabàt, khapaï, f. Pomme. L'étvm. m'est inconnue. 
Tcliortjhids pe pabd il a jeté (versé) s<^s pommes. yatriko 
(yiaTpDcov, {xTpoc6v) isi yek pabdi, ôi i pabdi, ardplol andré ko 
bakhtchds, (c) le médicament est une pomme, cette pomme 
se trouve dans le jardin. Kamadjdv ^' trhmdv pabd^ (c) j'irai 
couper (cueillir) des pommes. 



— M)l — 

Papaux, f. Pommier. Skûkilitar auiari pahalin, notre 
pommier est devenu sec. Dja maskaré, ka isi o pabalind, (c) 
vas au milieu des j)om. / ritchini ait ti pabalin, khdla pabdy 
\c) l'ours vint au pommier, il mange les pommes. 

Pabéngoho, adj. du gén. pabâiy au pi. App. à la pomme, 
vendeur des ponnnes. Pabényoro ruk, arbre de pommes. 

Pàpus, m. Grand père, Ilel. wàwTroç, aïeul, CIM. içàwwou;, avo- 
lo, nonno — Som. Skr. papu, m. a fosterer, a prolector. II. 
y'^ biiboo, m. a prince, masler, a tittle given by Hindoos 
équivalent to Mr,or squire, ^L bap.in. fathcr. Pukkhto,6a6j/, 
ind. fatherl sire! a term of affection towards a fatlier or old 
man — Bellcw's Dict. 1867. Tr. ()(ib,père, baba, père; on se sert 
de ce mot comme d'un terme de respect envers les person- 
nes Agées ou bienveillantes — Bchi. H. nana, maternai gi'and 
father. GM. vouvi;, padrino — Som. Ldkere papuske pcnéna 
Tchûka, (c) son (d'elle) grand père ils appellent Tchuka. Isi 
shov mdsek ka mulô mo pdpxis, il y a six mois que mon gr, 
p. est mort. Mo pdpus isds baravalô, mon gr. p. était riche. 

PapIn, papîna, f. au pi. papind. Oie. GM. wama, Hel. vii«j(ia, 
(canard). TcawTOÇw, le cri de l'oie — Polyd. Cor. At. Vol. 4. p. 
385. icoéma, aiielra, anatra (uccello) — Som. Ta ôi unili papin, 
(c) et elle devint (se transforma en) oie. Ainaré papind 
nashtétar, nos oies sont parties (envolées). Ushardi papin, 
bi'londi khashôiy (proverbe) oie louée, aliment sans sel=les 
choses louées ont peu de valeur. rom biknéla papinén, 
le Tch. vend des oies. 

Papinéngoho, adj. du gén. papin, au pi. Qui vend des oies, 
gardien des oies. Ela tedikés^ yek papinényoro terdvay tchov' 
do isi^ («:) viens voir un g. d'oies (que) je tiens (à mon ser- 
vice) il est beau. Pende léske, te penés anithujhe papinen-- 
gheréya (voc), yek masdli (c) (Tr. masdl) ils lui dirent, 
dis à nous, ô g. des oies, une fable, Vrdker tchordéya (voc.) 
papinenyheréya, (c) parles, ô joli, ô g. des oies. Dans les 
environs de Constantinople, la vente des oies, est une occu- 
pation fréquente des Tch. 

Para, m. Tr. ^jU pdra, 40mo partie de la piastre Turque, 
petite pièce de monnaie — Bchi. Le pandj pdres, (c) prends 
cin(i paras. Manyd^ {mangdva) pares, (Nom.) je veux des p. 



--408 — 

Parxrô, dim. de para. Te del amén pararès^ (ch. Kotn.) 
qu'il nous donne des paras. Bien que pararô soit de pure 
formation Tch., l'ace, du pi. se prononce pararés^ au lieu de 
pararé ou pararén. 

PardI^ (As.) Pris. Skr. â p, to pervade or occupy, to ob- 
tain, to gain, with a \\ or p r a> p r â p a n'a, n. obtaining, 
p rapt a, adj. obtained, gained, received, procured. Adi- 
pisci, nanci^sci, adiré, possidere, habere. prâpta, nactus 
— Wg. H. LIb pana, v. a. to get,to acquire^ to find, to over- 
lake, to reacii, to accept, to obtain. Pott, Vol. 2* p. 60. ape^ 
nar, \. a. to take. Khazér ghrashin pardiy il prit cent piastr. 
Gnrie yhiri, nium pardi, il est allé à la maison, il prit mie 
chandellti. Yek kitdb (Tr. Ar. kitdb) pardi, il a pris (acheté) 
un livre. Le par, prends. 

Parô, adj. Cassé, brisé. H. ^j^ p,har'a, part. pas. (from 
p,hat^r.a). torn, broken, split, rent H. Lj'^j p,har'na, v. a. 
to tear, to rent, to split, to break, to cleave (as wood). Parô 
isdn, tu as une hernie=tu es brisé. G M. 97ca9|Aivo(. On entend 
cet adj. lorsqu'on parle des personnes souffrant, de hernies. 
ShûvlUolai\ la parôtar, (l'adj. pour part.) il s'est enflé, et il 
a crevé. 

ParavAva, v. caus. dupardva, inusité. 1 Cl. 2 Conj. part 
paravdô. Fendre, déchirer. Skr. s p h a t', to opeu, to un- 
fold, to burst, to break or divide — Efflorescere, dissillii*e, 
diffîndi, dissipari, diffugere — Wg. H. UjL^ p,ha/na^ v. a. to 
tear, to rend,to split, to break, to cleave (as wood). p,hatna, 
V. n. to be torn, to be broken, split, rent, etc. Le dental f 
de la rac. Skr. a été changé en r, et retenu par les Tch. 
Ici se place Vasparabahi^ du Campuz, rotura, fraccton, etc. 
Slav. po7Hu\ èiÊLkitè xh fîxwTbv, £$YiX6», «x^Çw, Oec. Vol. 2- p. 
429. Rus. poriû, découdre. Grani. Russe, Reiff. 1821. O trin 
pral kasht paravénas, (c) les trois frères fendaient du bois. 
O barô pral lias po lover pirélas andré ko gav, ta khuydze' 
las, (GM. ^ouyiaÇw) kasht paravdva, (c) le fa^ère aîné, prit sa 
hache, marchciitdans le village; et il criait, je fends du bois. 
Ta paravdé léskoro onghi, (c. Nom.) et ils ont fendu sou 
cœur (ventre), / puv paravéla, la terre se fend (tremble). 
T^Ttpioi x^voi tùpeu xjdu^. Iliad.<i.l82. 1 Kliorakhni pe^ighids e 



-^409 — 

kcishtengheréske, éla kasht te paravés, (c) la femme Turque 
dit au feudeui' du bois, viens fendre du bois. 

Pàriovava, V. pass. parô^uvâva^ part. p(in[Ai)iô. Etre cre- 
vé, souvent avec u^ie signif. active. IMklids o phurô kampâ*- 
riol kaldr ko tiUûni, (c) le vieillard vit qu'il crèvei^a à cause 
■de la fumée. Pâriliom^ j'ai crevé. Pdriôv bénga^ (voc.) crèves 
•ô diable. 7c pdrioves, que tu crèves. PhuA) pdriohij pdrola^ 
(,pârio{ve)la), la teiTe crève, (tremble). Pdriliîar mi gher ta 
lâvdela pumb^ ma hernie s'est ouveile, et du pus coule. 

ParàV(;hm)vava, v. pas. pare.vdo-uvdoa, fvirt. ^Hirdvghi* 
{m)lo. Etre fendu, rompu, déchiré. Pardvghïlolar o slidô, (c) 
ia corde s'est rompue. Andrdl, i merti pardoghililar, de 
dedans, le cuir s'est déchiré, PardvdilHar Idkeri sosiéHj son 
pantalon a été déchiré. 

PARAVDi, adj. part. f. quelquefois pron. poravdi, Fendue, 
les parties génitales de la femme. Traduction du mot GM. 
«j^iffTov, qui souvent chez les gens les plus vulgaires, a la 
même signification. Opré ko kanrôy pinrilitar yek paravdi^ 
<ch. Nom.) sur l'épine (pud. vir.), s'est ouvert un pud. m. 
Hel. xia«o<, GM. x5<iT(M)v. Cor. At. Vol. 2. p. 398. Ar. _y (/'a- 
radjti), fidit, ditfidit, {furudj) pudenda — Freyt. 2àp»v,^ y^^*^* 

xelov 9c{loiov — Hesych. (rafpco, ;^aiv(«. 

Paravdî^ f. {Nom.) Les Séd. en ignorent la signif. Une 
grande pince, avec laquelle on saisit le fer rouge pour le 
couper, ou battre. Même origine que le préc. 

Paravkn, f. Salutation. Tr. seldm^ GM. i^ifin^iLi^. Skr. 
p a r a V a n\ m. a. judge, a ruler, a year. p r a n'A m a, m. 
respectful or reverential salutation addresscd espccially to 
a Brahman or deity. H. ç^^ji prunatn, or p\irna}ii, m. salu- 
tation, adoration; le final m, changé en v. Gheiô o gadjô te 
del paravén, {c) le mari alla offrir (ses) salutations. Takliidra 
teréla o dakdr parauén, demain le Sultan tient audience. 
Tr. w'I-O rilàab, les réceptions de la cour du Sultan — Bchi. 
Te nakdv maskaré léndar, te dav len paravén. Kon te lel mi 
paravén"} (c) Subj. pour le Fut.; jt^ passerai au milieu d'eux, 
pour leur donner des saluUitions, qui prendra (agréera) ma 
salutation ? Glielôtar o raklô^ nakélas, dinids paravén^ (c) le 
garyon alla, il passe, (et) donne la s, Dûiids j^ dadés, para-' 

46 



— 410 — 

vén, (c) il salua son père. Ta ol Une i paravén ; "tnigfaUdny 
pende léske, (c) et ils acceptèrent la s.; sois le bien venu, lui 
dirent-ils. Ghelô o raklô ufidré^ dinid(s) la paravén^ lias Vôi 
paravén, (c) le garçon alla en dedans il lui (à elle) donna 
(une) s. et elle prit (accepta) la s. Lava paravhi^ j^agrée la 
s.; quelquefois au lieu de paravén, ils se servent du GM. -»- 
XiTtia, 'KÔ'kyï^iÇj creanza, civiltâ — Som. Na des man polisiaj (c) 
tu ne me donnes pas la salutation. Inconnu à la plup des 
Nom. qui disent, selàm ddva. Inusité au pi. 

ParI, (Nom.) Ocque. Etym. obscure. Tr. ^j' oqa, poids du 
Levant — Bchi. Peis. zjk para, a strap, a slip, a pièce, a bit. j!^ 
bar, load, time. An mdnghe yek pari mol, apportes-moi une 
ocque de vin. Te las yek pari khelid, (c) prenons (achetons) 
une ocq. de figues. / bari rakli peiighids, ddde, V anés mdnghe 
shel paria vush, te kerdv yismata, (c) la fille aînée dit, ô père^ 
que tu m'apportes mille ocq. de lin, pour taire des habits. 

ParInd, La toile grossière des tentes; le même que beràyid; 
terme peu connu parmi les Séd. 

Pahnavô, m. Ami. Skr. prî, to please, to delight, to sa- 
tisfy, to be pleased, or satisfîed — Goth. Frijo, aman», fri- 
jônds, amans, amicus, Gr. ^ao;, fCUu^, ut videtur litteris 
transpositis, çiX e çXi, cum X pro p — liopp, Glos. Skr. H* 
pui^an, or pran, breath, sweet heart, mistress. Ndna de- 
klmn me pamavés, je n'ai pas vu mon ami. Te djivés par^ 
navéïja, (voc.) que tu vives ô ami, GM. va Çii^rj; çlXt, Btint- 
hdri (Tr. j^y. bumbar) ta manrô, te khan o dûi o parnavé, 
(c) que les deux amis mangent du saucisson et du pain. 
Mukéna pe pamavén, ils abandonnent leurs ami». Il est 
très rai^e d'entendre ce mot dans leurs discours, ou même de 
le rencontrer dans leurs contes et chansons. 

Parnaibé, n. abstr. de parnavô, parna(v)ibé. Amitié. Bor 
laméndja ndna terdva parnaibé^ avec les Grecs je n'ai pas 
d'amitié. Ker mdnghe yek parnaibé^ fais-moi une amitié 
(faveur). Quelquefois, parnavoibé. 

Parnô, adj. Blanc. Skr. p â n d\i, adj. pale or yelowish, 
white, Thejaundice, a white éléphant. Il est probable qu'ici 
le dental d\ a été changé en r, comme nous avons observé 
dans quelques autres termes. Khandi khanrikjkhandô khan* 



— 411 — 

rô, <^fc. pnnrô, parno. Ce mfUne changement se rencontre 
dans la langue Hni. ^jr^U pandé, ^yh pan'r'e, a tittle nf 
Brahmans. Ce môme adj. se trouve chez les Tch. As. voy. 
bunari, petiari^ blanc. Campuz, pamô, plasnô, adj. blanco. 
Penghids o fcaW, tunién sôstar isân parné, ta méya is&ni 
kalô^ic) le nègre dit, pourquoi êtes-vous blancs et moi suis- 
je noir? Parné-dandengherie^ L (voc.) ô loi qui as les dents 
blanches. Ka dikésa léskoro dxunô parnô, ovotid /' avés^ (c) 
dès que tu vois son dos bl., viens là. Parni dort, bande bl, 
E AWidkoro (n. pr.) parnô ghiobéki, (ch. Nom.) (Tr. ^,^ 
gtietd)ek) le nombril bl. d'Aïshé. Parni khelin, figuier bl. 
GheliHar te parné leMid, ils allèrent aux riv. bl. Parnô varô, 
farine bl. Parni poshik, terre bl. Makél yek parnô koznô, 
(c) il tache un mouchoir bl. Perghùis katdr ko parné khc- 
lid^ yek sevli, (c) il remplit un panier de figues bl. Khaliôm 
yek parni kheli, uliniôm manuah, (c) j'ai mangé une figue 
bl. (et) je suis devenue homme. yek kalô, o yek par'nô, 
Tun noir, Tun (autre) bl. Amén isdm sardnda tchitchd, o 
tridyida enia 'si kalé, yek isi parni, (c) nous sommes qua- 
rante chattes, les trente neuf sont noires, une est blanche. 

Parnorô, adj. dim. de parnô. Blanchâtre. Ah tchiriklie 
f. (voc.) mo parnori. (ch. am.) ah, A ma poule bl. E Aishâ-- 
koro tchervùlij ne parnori isi, ne paravdi^ (ch. am.) la pan- 
toufle d'Âïshé, n'est ni bl. ni fendue. 

Parnedkr^ comp. de parnôy pron. quelquefois parnodér. 

Pahnipé, n. abstr. de parnô. Blancheur. Te môskoro o 
parnipén (ch. am.) la bl. de ta figure. 

PArniovava,, V. pass. pamô'Uvdvay part. pdrni(ni)lo. De- 
venir blanc. Léskere bal pdrniovena, ses cheveux blancliis- 
S4mt ; très souvent on dit, pdrniona, pdrnion. Pdniiletar te 
tchor, ta barbe est devenue bl.; tchory au pi., imité peut-être 
des Grecs, xà y^vcia. 

ParniarAva, V. caus. 1 Cl. 5 Conj. part, parniardô. Rendre 
blanc. Penghids o milediznds, éla te parnUirdv tut.(c) le bâtard 
dit (au nègre), viens que je te rende blanc. Tr. Ar. ^j^j 
veledi zind^ enfant né d'adultère — Bchi. 

Parnikskoro, adj. du gén. parnô. au sinp. Nom dojmé 
aux bostandjis du Sultan, à cau»e de leur coifl'uriîi blanche. 



— 412 — 
voy. vakavûvcL Parméïighere avéva, des bostandjîs rîeii- 

Ut'Ut. 

pAft(>y arfj. Posant, îoiTTcf, prou, qneïqiîefôis bar A. Skr. 
b h î\ r a^ m. a weight of gold, ecpial ta two tUousaud Pahif^^ 
a woight, a birden. H. j'^d h^uir, n. weîglit, faggol, gra- 
"^'ity. sS)^ b,/uarfr, ad|. lieaTT, of importance (inefapÈi.)Bigy 
wetghty, fat, large, Tahiable, |)abreiit, steady^ grare. Para,. 
jrravis, pesant — Honig. Vol. 2. p. 392. Parô mamUh, homme 
lourd (pas sociable). Pavé dwésy journées- loiirdes=incom- 
modes. Paré m a angiiv^ les charbons sont lourds. ParS 
kalmioibé teréîa, elle a une grossesse încoFnmod'e. Pnrônas- 
valoy (Nom.) graveiment) maïade. Parô bar, (c) pierre pe- 
sante. I^aiés parés (ailv.) vràler, partes lentement. Lias o 
%i}anv<ih pf! (jrasté» pe vasténàe, parés parés ghfiTôtar^ (c) 
riiomrae prit smi cheval dans ses mnhis et il partit tentement. 
O Inwàri (Tr. fe/nar, bmiar) pavés parés lAvdetets^ {cf la fon- 
taine conbit ton* dortcement. 

Paiuhk, n. abstr. ùe parô. Pesanteur, poids. Sostdr yekpa-- 
ribé isâs, (c) parce qu'il était une pes.=bomme désagréable. 

Paruva-Va, t Cl. 2 (loivj. part, jmrumlô, Ghfmger. La clas- 
sification des verbes dont Tot^ighie et les affinités sont dou- 
teuses> 011 inconnues, est ewcore un sujet d'étude. Uryav- 
ghiiispts t(s paruvghim pes i rakli, (c) la fille s'habilla et 
changea (so^ iKibits). Paniv e tcha'm}skere patavé^ (c) change» 
les lingesi dfî- l'enfant. Paruvdi tcltdi, fille (rpTi a) changée^ 
propre. Pantvgliiâs pi remtiiA, il a changé sa femme, (di- 
vorcé). Panwéva »?«», jemjecbange=je change mes habits. 
Kamâm te /wrwî^dv yek fwtr, je veux changer nne liTre=s 
monnaie. Une tes opré, tapartnrdé tes, {c} elles le prirent en 
haut, et elles le- changèrent (ses habits); Dikliùmme snifinéste^ 
ka isdmis^ urymnii ta panwdi, (dk am-.)» j'^ai vu dans mon 
songe que tu étais habillée^ et propre (d'h^abiU). Ka trin shet 
shuka/tmi amlréy ndna piirumiv tut, (ch. am.) parmi- trois 
cents belles, j:e ne te change point (je te préfère). Dikéla o 
iahiardè, ka ùi parmrdé, (fi) elle voit que les chandeliers^ 
étah»nt chan^çés (de- place). 

I'aiuiuîé, n. abstr. d\\y.parumva''paru{v)il)ê, TJn rechange 
de ^fétenlent. tJM. «n«vn. Cor. At. Vol. 1. p. 51. Nikavéua 



— 413 — 

pe yfsmata ta saré pe gat, ta o shukdr rashâi léla lénghere 
paruibé, ta lénghere o kalé ha %iryéna, (c) elles ôtent leurs 
habits, et toutes leurs chemises, et le joli prêtre prend (em- 
porte) leurs rech. de vêt. et les (habits) noirs qu'elles por- 
taient (elles étaient nonnes, et allèrent se baigner). 

Parùvghïovava, V. pass. jyariwdô-ttvdva, part, panwghi- 
{7iï)lo. Etre changé. Parûvghilitar i tchât, la fille a changé 
(d'habits). ^ 

PauvarAva, V. comp. prim, 1 Cl. 1 Onj. part, parvardô. 
Nourrir. Composé du Skr. para, another,et de la rac. b h r i, 
to nourrish, to cherish, to foster, to maintain, to fill, to hold, 
or support, parabhrita, adj. dierished or nourished by 
a stranger, fostered, adopted. H. Pers. ^^j^ji purvurdUy 
adj. Bred, reared, brought up ; (used sul>stantively) a slave. 
purvurishy f. breeding, tostering, rearing, patronizing, édu- 
cation, protection. Parvarish kurna, to nourish or support. 
H. Pers. purwur, part. act. In comp., a patron, protector, 
nourisher, cherisher, educated, cherished — Pukkhto, par- 
ivaral, v. a. to cherish, to foster, feed, support — Bellew's 
Dict. 1867. rom Chner (n. pr.) parvaréla yek maïmûnay 
(GM.[jia'C|iLo\i) ta yek ritchinid, le Tch. Orner nourrit un singe, 
et un ours. Parvardv man me beyighiphâsa^ je me nourris 
avec ma diablerie=en trompant. Ce verbe est peu usité par 
les Nom. qui se servent de khaderdva — Campuz, pervaraVy 
a. criar, dar de marner, alimentar. 

Parvardô, part, deparvardva. Nourri, gras. Arm. harardy 
gi*as — Hamlin. Dukdsa parvardô mas? aimes-tu (la) viande 
gi'asse ? So kerés ta isi parvardé te bakré ? que fais-tu, que 
tes moutons sont si gras? Arakliôm les parvardô j je l'ai 
trouvé gras=bien portant. 

Parvarghiovava, V. pass. parvardô-uvdva, part, parvd-^ 
ghi{ni)lo. Devenir gras. Parvdghiletar o balé e shelidsa, les 
cochons se sont engraissés avec du son. Parvdrdilotar 
m'onghiy (Nom.) mon cœur a été engraissé=enflé par la 
douleur. 

Pashé, adv. Près. Hel. £yyuç. Skr. pars h va, adj. Near, 
proximate, by the side of, m. n. a side, the part of the body 
below the armpit. Side of any square figiue — H. {^k P<^> 



— \n — 

near, alicnit. at, pnshnfi.n watch, a jriyird, sheppenl=f|ni s« 
tifiit à rA\/\ Asooli Y/vjr, p. 57 — Zi'iid pnçné. adv. aiipr^ 
(Lat. pour), V. Sade. linnu^kh. p. 375. Otidka ghelô pashé 
Irale, c) h\, où il alla pr^sd»? lui. Pashé ki yak^ près du feu. 
if vent isi pashé ^ riiiv».T approclu*. Pashé amaré gavésie^ 
prt^s de notre village. Pashé lémle, près d'eux. Pashé péste^ 
près de lui. I si pashé te merél il e.sl prêt à mourir. Ovokà 
alu jHishé ta ténjhUvtar^ cr*luî-là alla près, et (y) resta. 
Pashé kl devnjiil heshâva, j'habite près de la mer. Pashé ko 
inatjharâs, (Tr. |^jl- maghara) (c. Nom.) près de la caverne. 
O tchnvu ka iscis pashé, jKmyhids, «r) reiitant qui était près, 
dit. Pashé avdra, ji* vieui^ près=j'approche. O raklô ghelô 
pashé ki }fhari, (c) le jrarçoii alla près de la vieille. Yek 
phuri (jhelïtar pashé leste, (r) nue vieille alla près de lui. 
Diklids i khorakhni, nàna ghelôtar pashé /d/e, (c) la fenmie 
Tnrtpie vit, icpi'lil ifalla pas près d'elle. 

Pa.shAi., abl. «le pashé. De près, du voisinage. Hel.iyyuOfv. 
Pashdl éla, viens de près. Nash pashdl mdndar^ pars de 
près de n)oi. 

Pash pashè, adv. pashé, répète. Pash pashé me katundte^ 
yak tdbohi {tdbldvela, tdhlola, tdbola) yavér katunàte., yak 
tïa tdlfola, (c\\. Nom.) très près de ma tente, un feu brûle, 
clans (aiicun*^) autre tente le feu ne brûle pas. Suite péske 
p'ish pashé, {e) ils s'«;ndormirent près l'un de l'autre. Tabia- 
veli, sherés tut oroklé tchordid, ka isds o ihii pash pn4fhé?(e) 
vi au soir te rappelles-tu ces jolies (femmes), qui étaient les 
deux |)rès Tune de l'autre? 

P\sh6, PATCHo. adv. et adj. Près, (IM. <yi(xà. Skr. pak- 
sliya, adj. l*roduced in a fortnipht, bc^longing to a si de, 
etc. Lt» b'rme me paraît formé directement de Tadj. pashé, 
I/adj. a la même si^nif. (jue pashidntnô. Très commun par- 
mi les IVh. des environs de Silivria et de Tchorlu. H. Pei^s. 
pahla, The side, the wing of an army — Yates Introd. p.253. 
Patrhn ti len. y>rès de la rivière, 

F^vs!^\HTTN(^. adj. de pashé, Dr près. Hel. 6 Tr^Yioiov. Pa- 
shalutnô tan isi, endroit de près. GM. towoç xovtiv6;. 

PAsinovAVx, v. pass. pashé-uvnva, part. pâshi{m)lo. S'ap- 
procher, venir à côté. GM. icXT}oiatC«>. accostare. accoeter. xo- 



— 415 — 

«T«p(C«. Cor. At. Vol. 2. p. 93. voy. téliovava, de la même 
formation. Pdshilotar ta lias o astalô, il s approcha et prit 
la piastre. Pdshilo pe gavéste, penghiàs pe gadjidke^ besh tu 
a/iVi, (c) il s'approcha de son village, il dit à son épouse, 
assieds-toi ici. 

Pashemandutnô, adj. (orme de pashihnànde. près de moi. 
Voisin. Kdrin isi aniari pushetnandutni'f (ch. am.) où est 
notre voisine? Pashemandutnie, {\oc.) tàUc but dukdva, 
(ch. am.) ô V. je t'aime beaucoup. Ces deux citations se 
trouvent dans une chanson Séd. fort populaire. 

Pashavrô, m. CAte. Skr. parshvasth i, m. a ri h, 
a s h t i^ bone. GM. TcayiXs^ et nx^^f^ix, les côtes. Hel. TcXayiJie;, 
comme -Kx-fix^Xio^t de Tr^aytaiXiov, flûte traversière, de ^Xocyto^;, 
oblique, de côté. Cor. At. Vol. 4. p. 378. Ia". mot Skr. signi- 
fie l'os de côté. Me pashavré, mes côtes. Banghé me pa^ 
shavré^ ils ont brisé mes côtes. 

Pashlô, adj. de pashé. Couché, alité. GM. nXxvixtsiLiyfo^. 
Probablement les Tch. ont traduit le (îM.icXayiâZ^w, se n)et- 
tre a côté, se coucher; îrXayivJ);, tout proche, attenant. Cor. 
At. Vol. 4. p. 432; wXàytoç, oblicpie, [)osé de travers — id. Vol. 
4. p. 433. comp. ^^^^ ptislee, f. a rib, the praecordia. Pers. 
paliluy latus, utilitas — Vul. Pashlô i.sttu? es-tu couché. So 
pashlô isân, ta n'ukhkiés te djas te butidte ? pourquoi es-tu 
couché, et tu ne te lèves pas pour aller à ton travail ? On 
entend souvent ce terme chez les Nom. et principalement 
cAiez les Zapâris, qui, en général, appellent tout homme ma* 
lade, pashlô, Hel. xXiv^ti;. 

Pàshliovava, v. pass. pashlô-wniva, part. }mshli(ni)lo. Se 
coucher, se mettre de côté pour dormir. Te pasés, liegen, 
schlafen — Boehtl. Tom. 2. p. 128. ninx(ù tî; xX'V/iv. wi^Tco, 

xXîvci), lyupa va xoi(jl7)0<ô, tntax vi xoiiaiiOû « £7riSc[xvto; <i>ç izicùnkiç 
gùviv,» Eurip. Hec. 927. nXotyucÇo) ità tyjv wXayiav h-tikxiii 6é<Ttv 

ToO <T«(iaToç. Cor. At. Vol. 2. p. 184. ArcUti ndna pàshliovava^ 
la nuit je ne me couche pas. Pâshlilioyn but, j'ai été couché 
long temps. Ukhkt Mehemét te pdshliovas, lèves-toi Mehe- 
met, pour nous coucher. GM. c^xw va ic\fltyii<yw|xtv. Tchiv 
lénghe te pdshlion, (Nom.) jettes (le lit) pour eux, pour qu'ils 
se couchent. Dans les tentes lorsqu'on se met à dormir, on 



— 416 — 

jette par terre quelques haillons, que pendant le jour, on 
ramasse dans un coin de la tente. 

PàshlerIva, V. caus. 1 Cl. 5 Gonj. part, pashlerdô. Mettre 
à coucher. Tr. yatyrmak, coucher quelque chose, placer, 
mettre — Bchi. Un Zapàri ni^a donné ce v. Tr., comme l'équi- 
valent du v. Tch. Pashhrdôm o tchavô, j'ai fait coucher 
Tenfant. Até pashlerdôm fes, je l'ai fait coucher ici. Les Séd. 
se servent de préférence de sovliaràva, 

PashuJI KERAVA, V. comp. 2 Cl. 1 Gonj. part, pashlid ker- 
dô. Mettre à côté, terrasser. A$targhid{s) les, dinô yek dabd, 
pashlid kerghid(s) les (c) il le saisit, il lui donna un coup (et) 
il le terrassa. 

PasternI, f. Tapis, pr. aux Nom. et inconnu aux Séd.Skr. 
prastara, a stone, or rock, a couch made of flowers or 
grass, any bed or couch. Le pasterni des Nom. leur sert 
pour tapis et pour couverture — Pers.^rH {bister) stratum, 
dorniieiido expansum — Vul. H. Pers. bistura, a bed, etc. 
peculiar to Fuqueers. bistiir, m. bedding carpetting, a bed. 
Hel. çTpàvvu(Ai, (XTpûexi;. Lat. prostemo, prostratus. Skr. p r a- 
strita, adj, spread. But lovéndja kindôm i pasternû avec 
beaucoup d'argent j'ai acheté ce tapis. Nashavddm amavi 
pasterni, nous avons perdu notre t.; TaTnj;, tctpiS^Xaiov, ^ orpô- 
|i«, Itcttjytov. Glos. Gor.At.Vol. 4. p. 131 — H. Pers.^^-^ ç^hum 
blstur, sleeping together, lying on the same bed. Tchiv 
teldl leste, yek pasternL jettes sous lui, un tapis; adr. par un 
Zapâri à sa femme lors de ma visite dans sa tente. Ar. 
±^ (farsli) stratum domesticuni,stragulum — Freyt. Garpet- 
ing, bedding, a mat, any thii)g spread — Yates Introd. p. 213. 
Pukkhto, b/astan, f. a coverlet, quilt — Bellew's Dict. 1867, 

Pâta, usité par quelques Nom. le patavô, des autres. Skr. 
p a t'a, m. n. Fine coloured cloth, f. p a t'î, a particular 
sort of cloth, coarse thick cloth, canvass — Pukkhto. pa tû, 
m. a kind of woollen cloth — Belle vyr's Dict. 1867. H. î/jj 
potra, m. baby-cloths, clouts. putft'ee, f. a bandage — Russ. 
plat'a^ un habit. Ge terme aussi que patavô, sont bien cou- 
nus de tous les Tch. et n'ont aucune autre signification, 
voy. patavô. 

Patavô, m. Lange, maillot, au pi. patavé. Le siug. est 



TArc, el n'est jamais usité par les Nom. H. Perg. aj'JU pa^ 
kihe, patave, a sock. Gomp. Vnî. Dict. Meldliletar e tchn- 
véskere patavé, les linges de l'enfant sont sales, Ndna leréla 
peitavé pe tchavéske, elle n'a pas de linges pour son enfant. 
Kârin ist e tchavéskoro palavô ? où est le linge de Tenfant? 
ProH. quelquefois pâtava. Te khan me fnindjàkoro patavô^ 
que vous mangiez le drap de m on pud. (porté par k\s fem- 
mes pendant leurs règles). 

Patchô, voy. pashô. 

Pathon, <As.) Clieminv, Tch. Roum. drom. Skr. p a t h, lo 
go, to move. Ire, proficisci — Wg. p a th a, m. a road, p a-^ 
t ha t, adjv going, travelling, p a t h i n, m. a road, a way, 
sect, doctrine, path in morals or religion, pathila, m. a 
traveller— H. ^i^Lj bai\ f, a road, highway. upunth, a wrong 
road, a bad road (a priv and pantha^R road), punt.h^ m. a 
road, (Skr. p a n t h, ire — Wg.) a sect, a religions order— * 
Zend, path (Skr. path) ire, proficisci. V. Sade. Broeckh. p. 
375. pathin, via, id. Hel. tcaTtiv, iritoç, ^aX-lCtiv. Bulg. piat\ 
road, M. Dict.-— Angl. path. Se di sodt (Tr. Ar. sj:^ L» sa\it) 
patho7i, dis'i^yek saât tchinarôm^ le chemin de 32 heures, 
j^ai fait (coupé)en 11 heures. /c/ienarom=B=Tchv Roum. tchin^ 
gf/iiom, tchindôm. 

PaTRANGHÎ, PATRANkI, PATRÀGHI, f. Pâques, Ititjyot, XafjLwpi. 

Les Chrétiens d'Orient, depuis des siècles, célèbrent la fête 
solennelle de Pâques, avec un déploiement extraordinaire 
de feuilles et de fleurs. Le même usage était général parmi 
les Byzantins. Dans les villages au nord de la Roumélie, on 
se sert de feuilles de laurier, de myrte el de romarin. La 
veille de Pâques, les portes des cafés et des tavernes, les bê- 
tes de somme, les voitures et les chariots sont ornés de 
guirlandes, entremêlées de fleurs sauvages. Dans les pays 
méridionaux, on se sert d'avantage de fleurs qui manquent 
au nord de la Roumélie pendan t le mois frileux de Mars. 
Le narthex, le pavé, les lampes, les chandeliers de l'église, 
les images, représentant la résurrection, sont couverts de 
feuilles et de fleurs. Pendant le service du Vendredi et du 
Samedi saints, chacun en baisant l'image du Christ mort, 
exposée au milieu de TEglisc, y emporte une fleur ou une 

47 



— 418 — 

feuille^ qu'il garde soigneusement. Cette habitude des Chré* 
tiens a frappé les Tch., étrangers au rit Chrétien, et les a 
fait appeler Pâques, patranghïy le jour des feuilles. Hel. 
çuX>«Xr.ç. Lat. foliosus, comp. Fr. Pâques fleuries, le diman- 
che des Rameaux — Lorain, Dict. Fr. Paris, 1862. Patranghi^ 
donc, signifie, le jour fleuri. Lolô divéSy jour rouge, autre 
dén., à cause des œufs rouges. Skr. p a t r a, a leaf, patr a- 
k a, a leaf, the leaf of the Laurus Cassia, p a t r a n'g a, red 
sanders. Pterocarpus santalinus, voy. patrin, kurkô e pa- 
tranghiâkorOy le dimanche de Pâques. GM. i xupiaxi» toO ica- 
c^a. Angle katâr ki patraghi, avant les P. Muklô lesj sostâr 
isds hein (Tr. Pers. p» hem) khorakhânghe bairâm, ta e ba-- 
laménghepatranghi^ (c) on le laissa (libéra), car il était (le 
jour) et pour les Turcs bairam, et pour les Grecs P. Ce terme 
est bien connu des Tch. Mus. La prononciation la plus gé- 
nérale est patranghû Campuz. pachandra^ f. pascua. 

Patrakôs, m. Crible. Bitchavdôm les ddle patrakôske^ 
(ch. Nom.) je l'ai envoyé ô mère au cr.=au travail. 

Patrîn, patr, PATi, patrI, au pi. patrinày Feuille. Skr. 
patra, n. a leaf, the wing of a bird» the feather of an 
arrow^, the leaf of a book, p a t r i u, adj . winged or feathe- 
red, p a t r i k a, a leaf, a wr itten leaf or page, a writing, a 
letter. H. w»Lj pat^ m. a leaf, an ornament worn on the up- 
per part of the ear, patee^ a letter, note, epistle, pat'ee, t a 
kind of mat, a board on which children learn to Write, pat 
kirum, a silk v^orm. patun, f. a roof, Hel. icirocupav, Tip», 
poutre, wfltTtpov, trabs,DC. Pukkhto, patesa, a beam, a ratler 
— Bellew's Dict. 1867. Cor. At. Vol. 5. p. 280. Arm, pedur— 
Hamlin. Tr, ^jj^^ pédavra, latte — Bchi. Ndna teràsa patrir 
nia e kerménghe, nous n'avons pas de feuilles (de mûrier) 
pour les vers (à soie). Ulinétar adj ai e patriniâ ? les feuilles 
(de m.) sont-elles mûres ? Pelé e patrdy (Nom.) les feuilles 
sont tombées. On dit quelquefois parind pour patrinâ. On 
appelle aussi patriny un morceau de cuir, ou de fer, ordi* 
nairement un fer à cheval, qu'on met à l'extrémité de Tessiea 
pour y soutenir la roue. voy. patranght^ Pâques. 

Pekàva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, pekôy peklô, Cuire. 
Skr. patch, to mature by cooking or ripening, to boil, to 



• —419 — 

dress, to ripen, p a k, m. maturity, natural or artificial, as 
the State ot beingcooked or ripened. Cooking,dressingfôod, 
H. l^ pdkna, v. n. To boil in syrup. pukana^ v. a. to ripen, 
to dress victuals, to cook. Pers. fj^i (pukhten) coquere, co- 
qui, praeparare, adornare — Vul. Hel. wéaciiv, icéwTttv, ictikt^c. 
Comp. aussi pUoç et péxxoç, pain — Zend pac (Skr. p a c) co- 
quere, maturare. V. Sade. Broeckh p. 374 — Bulg. pek", beat 
(of summer). M. Dict. Slav. pahtaiuj wTjyvujAi pouTupov, %yiXT6iù, 
pahtdnie, irtÇiç. peku, wéx«, icéw«, wiicTO), Oec. Vol. 2. p. 390 — 
91. Russe id. Per. sj->'-^— ^ {baksimat), panis butyro illitus, 
quadrifariam divisus et coctus — Vul. — Bek. Koche, Boehtl. 
Tom. 2. p. 31 — ^Tr.>^ pek-meZj suc de raisin épaissi par 
la coction — Bchi. Pekâva matchéy je cuis des poissons. But 
khashd kamapekdv, je cuirai beaucoup de mets. Pek yek 
kafés, cuis un café. Te pekdv tûke yek tattô, que je te cuise 
une (boisson) chaude. Peklids mano kam, le soleil m'a cuit. 
PekÙ e bakrés ko bov, ils ont fait cuire le mouton au four. 
Beshtéy peklé leste yek kaliardôy (c) ils s'assirent, ils cuirent 
un (tasse de) café pour lui. Pekô mas, viande cuite. Tovghiâs 
yaky te pekél yek kcUiardô te piél^ (c) il mit du feu, pour cuire 
un café (pour) boire. Kapekdv les pdlin (GM. wdtXiv) je le fe- 
rai cuire de nouveau. 

Pekô, adj. Cuit. Skr. p a k v a, mature, dressed, cooked, 
matured by nature or art.. H. LSf pukka^ adj. ripe, boiled, 
dressed (opp. to raw). So peki isdn ta ndna lésa opré tûke ? 
comme tu es cuite (desséchée) et tu ne prends pas sur toi 
t=tu n'engraisses pas. Pekô manûsh^ homme cuit=propre 
au travail. GM. ^^Yitiivo;. 

PÉKiovAVA, V. pass. peklô'-uvdvay part. pékli{ni)lOy pron. 
péki{ni)lo. Etre cuit. Abôr ares kaméla te pékiol^ combien 
d'heures, faut-il pour le cuire (être cuit). Pékilotar o mas^ 
la viande a été c. Pékili ist i khashôi^ le mets est cuit. Na 
pékilo djij (c) il n'est pas encore c; dji pour adjdi. 

Pekéskoro, adj. du gén. pekô. au sing. Cuisinier. 

Pekibé, n. abstr. de pekô. Cuisson. Te lel adjdi yek pe^ 
kibé mas, que la viande prenne encore une cuissons» 
qu'elle cuise davantage. 

Pekibnâskoro, m. Rôtisseur^ adj. de pekibé. 



— 420 — 

Péloniîert, (As.) Salé, saumàtrc. Co terme me paraît i*tre 
ve-lonheri, non ^'d\é=:bi-lonéskoro, d(*s Tch. Ronm. 

Peî.ô, m. Testicule. Skr. pela, a small part, going, n. a 
tosticlo, H. %i pela, m. a testicle, fanlt, oppression, a prop^ 
a support.^ pelur\ ^j^, pclr'a, m. a testicle. Dukmm 7nan 
iiip pelé, mes testicules me faut mal. Mo tcho, te khan me 
pelé, (grossièreté des Nom.) mon enfant qu'ils mangent mes 
t. On appelle, shoshané pelé, test, du lièvre, une espèce de 
fruit. Aide mi ddi télé, te yhédas shos^hané pelé, teumblavés 
len te minidtey te marén tut te bulidte, (ch.) allons, ô mère> 
en bas, cueillir des test, du lièvre, que tu les pendes sur 
ton épaule (et) qu'ils te frappent sur ton derrière. 

Pen, ren, f. Sœur. H. ^ buhin, (bhai, a brother) a sisten 
Wh bykena, a sister. ^ji boo,ay f. sisker (in Hinduwee) an 
aunt by the father's side. booboa, a sister, (on the west of 
India) a lady, (tor bibi) a favorite concubine, or of superior 
rank. Arnart peniâ na kamalés la ? Ndnai latcht amari pen7 
(c) ne prendras-tu pas notice sœur, (en mariage) n'est-elle 
])as boinie notre sœur? Me penidkoro tchavô, l'enfaiit de 
ma sœur. Alétar f o trin penidy e pamid astarghid(sj la, e 
yarér penià dardniletary nashtétar, (c) et les trois s. vinrent; 
il attrapa la blanche, les autres s. se sont effrayées, et par- 
tirent. Te das amaré penià e dakaréske, (c) donnons notre 
s. (en mar.) au roi. Ghelé e penid andré ko ker, (c) les & 
alléixïnt dans ta maison. Me tchavéndja ta me peniéndja^ 
avec mes enfiints et avec mes s. Tapendds Idke, tu isân mi 
be>K (c. Nom.) et il dit à elle, tu es ma s. Ghelôtar te dikél 
léskeri penidy il est allé voir sas. Penghiu^ tdkoro gadjd^ 
gadjie, (voc.) tu pemà terésa ? (c) son mari dit, ô femme, as- 
tu (une) s,? Méija yheliôyn ko scirdiy ta dikliôm te penià, (c) 
et moi aussi, je suis allé au palais, et j'ai vu ta s. Ûi pen^ 
ghids, penià isàm^ (c) elle dît, noits sommes (des) s. Peiighià^ 
igadjf, kdrin i$i mi pen ? (c) la femme dit, où est ma s.? 

PENonf, f. dim. de pon, sœur. Te penês Idke, latchô ta 
divés mi penori, so kerés avaliaring^ 6i kama4él tut godiy 
80 te kerés ovokhid ôra, (c) dis à elle, bon ton jour, ma pe- 
tite sœur, (fue fais-tu par ici? Elle te donnera son opinion 
(sur) ce que tu dois faire dans ce moment, GM. a^XçirÇa. 



— 421 — 

Pendîr, (As.) Fromape. Tr. Pers. peinir, fromapo — Bclii. 
Penh\ puncer, caseus, fromage — Hoiiig. Vol. 2. p. 380. 

Penâri, (As.) Blanc, voy, parnù, hunari. 

Penàva, benAVxV, V. prim. 1 Cl. 4 Conj. part, pendô. Dire. 
Skr. bhan', to sound, lo utter articiilate soiind, lo speak 
or say — Loqui, dicere — Wg. — Campnz, pen. di, inip. del 
verbo decir, pendue dicho, palabra. So hamapenén, nana 
djannva, (c) je ne sais pas ce qu'ils diront. Akand, pcnéla o 
dat léskoro e khardéske^ tchiv tûya nw raklô, (c) mainte- 
nant, dit son père au petit (cadet), jettes (la flèche) toi aussi 
mon garçon. Penghids i raklt, me tinri isôm, (c) la fille dit, 
moi, je suis à toi=tua sum. / rakh aghdlilitar, na peyi(jhids 
e rakléske, (c) la fille comprit, (mais) elle ne dit (rien) au 
garçon. phurô penghios, saràvda divés ddva tut t' arakés 
Vian, (c) le vieillard dit, je te donne quarante jours, pour 
me trouver. Ta tu so penés wdnghe? (c.Nom.) et toi, que dis- 
tu à moi ? Mdnghe pen les, (c) dis-le à moi. Yek manûsh 
peyighiâs mdnghe, un homme m'a dit. Ta pevdâs lâkoro 
rom, so kerddn khulanie (voc.) mo^ (c. Nom.) et son mari 
dit, qu'as-tu fait, ô ma dame ? Ta o râi pcndàs, ndna mukdv 
les, (c. Nom.) et le magnat dit, je ne le laisse pas. Kamâma 
te penés mdnghe, (c.Nom.) je venx que tu me dises. Te djas 
te penés amaré penidke, kamodàs la yekéste, (c) vas, dis 
(que tu ailles, que tu dises) à notre sœur, que nous la don- 
nerons (en mar.) à un (tel). Ta pe ddke penghids, et à sa 
mère il dit. Penghids léske, léskoro o rashdi, mdnghe pen 
Zes, (c)son maître (d'école) lui dit, dis-le à moi: (rép.)et à toi 
je ne le dis pas. Te pendv tûke, me isômas, (c) je te dirai 
(la vérité), c'était moi. Trin var pushlids léstar o dakàr, ta 
irin var avekd penghids, (c) trois fois le roi lui demanda, et 
trois fois il dit (parla) ainsi. Ta méya djin otjotid isômas, ta 
viéya khaliôm, ta piliôm, V aliôm te pendv les tûke, (c) et 
moi, j'étais jusque là, et moi j'ai mangé, et j'ai bu, et je suis 
venu te le raconter (dire)=:c'est la terminaison ordinaire 
de plusieurs contes. Ma pen, ka dinids les i Elif (n. pr.), 
pe7i, fc' arakliôm les teldl ko kher, (c) ne dis pas qu'Elif Ta 
donné, dis que, je l'ai trouvé au dessous de la maison. Ta 
al pende, pen, pen^ abôr te djanésa. (c) et ils dirent, dis, dis 



— 422 — 

autant que tu sais. Me penàva tiiménghe yek masâlû (c) (Tr. 
miçal) moi, je vous dis (raconte) une fable. Penéyxa^ 3p. 
Ind. au pi. Ils disent=on dit. GM. X£youv, WytTow, &SsTai. Pe- 
néna, ka ist latchô, on dit, qu'il est bon. Aliôm te petidv 
les tximénghe, (c) je suis venu vous le dire. So penés ava- 
kléske ? que dis-tu à ça? Ndna penghiôm les lâke, (c) je ne 
l'ai pas dit à elle. Ben khulâya, (Nom.) parles, ô Monsieur; 
paroles adr. à moi. 

Penindôs, gér. du v. pendra. Penindôs djdlas, lit. ça va 
en disant=:GM. waYci X^ycovraç, le discours continue. Ta pe^ 
nindôs penindôs, djàla péske, et en causant, il s'en alla (en 
parlant d'un bavard). 

PenInda, Cinquante, voy. les nombres, p. 75. 

Pentchya, petchôi, pethoi, (As.) ind. Après, ensuite=s 
paie des Tch. Roum. Skr. p a s'v a t, ind. after, afterwards, 
behind, westward. H. Lv^ peech^ha, m. the hinder part 
(ofa saddle particularly). peechyhe, adv. after, behind, pîc/iftc, 
h^hmd, pichhld, adj. hindermost, latter, last, modem — Yates 
Introd. p. 256. De disi petchôi^ après deux jours. 

Per, m. Ventre. Skr. p u t', a cover, a covering, a conca- 
vity, a shallow cup or réceptacle, as the hollow of the hand. 
m. a horse's hoof, a narrowing or contracting of any thing. 
Le Skr. t' est souvent changé en r. La rac. Skr. p u t', signi- 
fie, excavare, creuser, rendre creux ; probablement les Tch. 
ont imité les Grecs, qui ont formé xotXla, ventre, de xoxîioç, 
creux — Campuz,jj^oWtt, m. vientre. H. j^ jper'oo, m. the bel- 
ly below the navel, pubes — Pet, abdomen, ventre. Honig. 
Vol. 2. p. 373. Tchalardôm mo per, (Nom.) j'ai rassassié 
mon ventre. Gherdv lut teldl te grastéskoro per, (c) caches- 
toi sous le ventre de ton cheval. Léskoro per sûvlilotary son 
V. se gonfla. Te mards aménmos môsa, per perésa, (c) bat- 
tons-nous, face à face, ventre à ventre. Mos, au lieu de mût. 
Khurdô per, petit v. Ta be^htô ta sivdds les pe praléskoro o 
per,(c. Nom.) et il s'assit, et il cousit le ventre de son frère, 
(tué par les voleurs). 

Peréskoro, adj. du gén. per, au sing. Ventral. Peréskoro 
manùsh, homme à gros ventre. GM. KoAiipti;, xoiXoiiXp«ç, pan- 
ci uto, panzone — ^Som. Me peréskoro buké, les entrailles de 



— 423 — 

mon ventre ; expression enonnéc, mieux, me peréskère buké. 
Baré-pereskeréya, (voc.) ô toi qui as le v. gros. Mi dukani i 
haré'peréskeri^lch. am.) ma bien aimée qui a le ventre gros. 
En général, tous les Orientaux aiment l'embonpoint chez 
les femmes. 

Per, m. Roue d'un chariot, terme peu connu aux Tch. 
des environs de Gonstantinople. Ordinairement ils se ser- 
vent des mots Turcs et Grecs. Tr. tekerlek, pron. dinghil — 
Bchi, GM. TptxoOXi, (Hel. Tpoj^6^,) usité en Roumélie. H.^;rr^ 
p,/ier, verbal noun, m. (from p^hema) turning, meander, ma- 
ze, curvature, twisting, coil, diffîculty, distance. H. pjier 
k^hana^ v. a. to wind (as a river) to go round abouti to meet 
with perplexities L-} pueyUy n. a wheel. Pukkhto, per, bend^ 
curve, turn — Bellew's, Dict. 1867. Pangôtar o pei\ la roue 
s'est cassée. E tcherlekéskoro (Tr. tekerlek) mûiy ka teréla o 
demiri (Tr. deniir) penéna léske poriàs, la bouche (ouvertu- 
re) de la roue, que le fer tien t (embrasse), ils l'appellent po^ 
rids; définition donnée par un Tch. Nom. venant des Bal- 
kans. On voit que cette déf. s'applique à l'ouverture de la 
roue. 

Perâva, v. prim. 1. Cl. 1 Conj. part. pelô. Tomber. H. 
LijLj pama^ v. a. to let fall, to coUectlamp black, ^^ jwi/- 
aïo, V. n. To repose, to lie down, to fall, to encamp, to drop, 
te be confined to bed by sickness — Yates Introd. p. 254. 
GM. Iicwe, il tomba (malade). Dikliâs man ta pelôtar katàr 
ki grasni telé^ (c) il m'a vu, et il tomba de la jument en bas 
=par terre. Per opté te duméste^ tombes sur ton dos. Ta 
ka kamukhkiavél les^ te perél andré ki khaning, (c) et déB 
qu'il le foulera, qu'il tombe dans le puits. Lias pes o raklé^ 
pelôtar andré ki veshj (c) le garçon s'en alla, et tomba (alla) 
dans la forêt. Te perés palâl làte^ ta te resés la^ (c) que tu 
tombes derrière elle (que tu la po ursuives), pour l'atteindre. 
Pelétar léskere dant^ ses dents sont tombées. Peliôm télé ki 
phuvy je suis tombé en bas sur la terre. Ta ov pendâs, yitck 
ma tchavô pelas andré ki khantng^ (c. Nom.) et il dit, hier 
mon enfant tomba dans le puits. Khalé, pilé, pelétar te sovén 
péskCy (c) ils mangèrent, ils burent, et tombèrent (se sont 
mis) à dormir. Khalé o manrôy pelé ta sutté péske^ (c) ils 



— 424 — 

mangèrent du pain (soapèrent), et tombèrent (se mirent) â 
dormir. Ali i kalï; per angldl mande, penghids e rakléske^ 
(c) vint la négresse; tombes (couches-toi) au devant de moi, 
dit-elle au garçon. Te perdv paldl tûke, (c) je te suivrai. Le 
part, est pelô et pilô, Perdva mdnghe, je me couche pour 
dormir. Pelé péske, tovghids o raklô, maskaré, o khanrô. (c) 
ils se couchèrent, le garçon plaça Tépée au milieu (in medio, 
entre lui et la fille). Pelô suttôtar,(c\ il se coucha,il s'endor- 
mit. Kamnids le tchumidel la, ôi na muklids; ka peràs^ a^ 
ményhe, tchumide man^ (c) il voulait la baiser, elle ne (le) 
])ermit pas (ne laissa); aussitôt que nous nous coucherons, 
(alors) baises-moi. 

Perindôs, gér. du v. perdva, IJjdlas ko kxer, perindôs la 
korindôs, (c) il allait à la maison, en tombant et aveuglé- 
ment. Perindôs perindôs alô mdnghe, en tombant, il est venu 
vers moi ; en parlant d'un ivrogne. 

Peravava, V. caus. du perdva. 1 Cl. 2 Gonj. pari, peravdô. 
Faire tomber, laisser tomber. Olid ka dinid(s) les^ perav- 
ghid(s) les andré ki devryal, (c) là, où il la donnait (au mo- 
ment où), il la fit tomber dans la mer. Yek ra^hani but pe^ 
ravghids léske oght, (c) une iprètresse s'amouracha beaucoup 
de lui=fit tomber son cœur sur lui. Yek purô penélas^ me 
boridke, onghi peravdôm, (Nom.) un vieillard dit, je suis 
amoureux de ma belle-fille. Peravdds mi katuna, (ch. Nom.) 
elle (la tempête) a tait tomber ma tente. Taperavghiâs man 
ki phuv^ et il me fit tomber (jeta) par terre. Ta i rakli ovo^ 
tid ka shidavélas, peravghids pi angrusti^ (c) et la fille, là, 
où elle balayait, laissa tomber sa bague. Dakàra mo, yek 
ruvli liôm, Ichivghiôm yek akorindte, peravghiôm sarânta 
akôry (c) 6 mon roi, j'ai pris un bâton, je l'ai jeté sur un noyer, 
j'ai fait tomber quarante noix. Per uvdds i pabdiy (c. Zap.) 
il fit tomber la pomme. 

Pf:rAva, V. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, perdô. Remplir. Skr. 
pri, to nourish, to protect, to fill — Gomplere, implere, sa- 
tiare, largiri — \Vg. p r à, to fill. H. ^jy, poora, adj. entire, 
complète, exact, fuU, perfect, total, ripe, poora kurna, v. a. 
to fill, to reimburse. Lcl po gonô, perghids pes lové, (c) il 
prend son sac, il se remplit de monnaies. Perghids yek ka- 



— 425 — 

ardô diamandéskerey (GM. Xia(xavTi, Hel. aiot(x«;) har^ (c) elle 
remplit un sac de pierres, diamants. Lias yek kurbâs^ (Tr. 
^*J^ (lyrbet) perghiâs les parti, (c) il prit une outre, il la 
remplit d'eau. Améya te perds' amaré breh^ (c) nous aussi 
remplissons nos seins (les poches de nos s.). Per la i sevliy 
remplis le panier. Ta perdâs po gonô^ (c. Nom.) et il remplit 
son sac. Te per es tut polià^ f avés V arakés man, (c) que tu 
te remplisses de monnaies d'or, et que tu viennes me trou- 
ver. Te kinés sarânda baré bakrén, te per es len, ta te des 
len ko bovy te pekés len^ ta te ghelés len pekéy (c) achètes 
quarante grands moutons, farcis-les, donnes-les au four, 
cuis-les, et apportes-les cuits. Te anés avatiaring yek sinid, 
te perés la khashd, manréy (c) apportes par ici une table, 
remplis-la d'aliments, (et) de pains. 

Perdô, adj. part. Plein. Skr. p û r t a, filled, full, complète, 
covered. pûrti, f. fulness, completion. H.^ pur, adj. full, 
complète, loaded, charged. Gampuz, perdô, adj. lleno. Ipôli 
(iç6Xiç) isi perdi lubnid, la ville (Constantinople) est pleine de 
prostituées. Perdô isi o tchon, la lune est pleine. tulûmia 
isi perde manûshj (c. Nom.) les outres sont pi. d'hommes, 
c Amenant en offrande, cent moutons, dix juments, et cent 
outres qui paraissaient remplies de coumiz, mais dont 
chacune contenait un homme armé.» Baron d'Ohsson. Hist. 
des Mongols. Vol. 1. p. 50. Amsterdam, 1852. Perdô tchel, 
plein (des marques) de la petite vérole. 

Perdorô, dim. de perdô, plein. Peu plein. GM. yitf.a-coi- 
T?[t)co;. Mi khurdori, mi perdori (f.) keléla^ (ch. Zap.) ma pe- 
tite, ma grassouillette, danse. Hel. icoLynSk-h, GM. wx^^u^^, gras- 
sotta — Som. 

Pérghiovava, v. pass. perdô-uvàva, part. pérghi{ni)lo. Etre 
plein, devenir plein. yavér drom pérghilotar tcharid, 
(c) l'autre chemin, se remplit d'herbes. Pérghilo o gudlô^ 
kiridy la confiture (le doux) s'est remplie de fourmis. Pérdi- 
lo m'oghi kahiria, (ch. Nom.) (Vr.j\^ kahir) mon cœur se 
remplit d'angoisses. Pérdilotar o pudinô, le fusil a été char- 
gé. ruk pérdona luludid, les arbres se remplissent de 
fleurs. 

Peribé, n. abstr. du v. perdoa. Action de remplir, rem- 

48 



— 426 - 

plissage. Hel. wîi^più|jia, GM. yiyninLa. Te khan mo peribé, que 
vous mangiez mon remplissage=mes matières fécales. 

PerdAl, abl. Je n'ai jamais pu entendre perde, dont per^ 
dâl est Tabl., comme andrâl à'andré, oprdl d'opré. A l'autre 
côté, de l'autre côté. Hel. iç£p«, GM. wépa, irfpa [icput^ oltra, 
l'altra parte, all'altra parte — Som. Skr. para, n. the further 
or opposite side of a river; adj. the end, the extremity, the 
last. Û.jU pciT, over across, on the other side, through, sSjk 
pure, adv. beyond, yonder. Dja perddl, vas de l'autre côté. 
Perddl aliâii mànghe, tu es venu à moi de l'autre côté. Per- 
ddl, tei'éla tan, ta kinél les, de l'autre côté, il a un endroit 
(terrain), et il le vend. Perddl aliôm,']e suis venu de l'autre 
côté. Perddl dja tûke, (c) vas de l'autre côté. Perddl Tûna, 
(ch. Nom.) de l'autre côté (est^ le Danube. 

Perdalutnô, adj. du perddl. Opposé. perdalutnô ker, 
la maison opposée=en face. Perdalutnô manûsh, l'homme 
(du côté) opposé. 

Pernô, m. Pis. Hel. o56«p. Est-ce de pe^\ ventre, ou de 
^^ perna^ v. a. to press (oil by means of a mill), to squeeze 
to rack ? Bakriénghere peimé ka pishéna, ka déna tut^ (ch. 
Nom.) les pis des brebis qu'ils traient (et) qui donnent du 
lait ; j'ai entendu cette chanson de la bouche d'un Tch. de 
la haute Bulgarie, où le terme est très connu, comp. ^^ 
kjieeree, f. (Skr. k s'I r î) an udder. 

Perghùl, peryùl, adj. n. Etranger. H. 1^'^ puraya, adj. 
(Skr. para), strange, foreign, belonging to another. Ascoli, 
Zig. p. 8. croit que ce terme a beaucoup d'affinité avec 
perdâs, étranger, rapporté par Pott, Vol. 2. p. 355, d changé 
en y, comme ternô, yernô. Perghûl rom, Tch. étranger=ve- 
nant de loin. Perghûl isi ta ndna pmtcharél o /an, il est étran- 
ger, et ne connaît pas rendroit=lo pays. Campuz. pergo- 
lear, peregrinar, pergoleto, peregi^ino. Kdke, (voc.) me isôm 
perghûl, ta aliôm te kindv shékhia, (c) ô oncle, moi, je suis 
étranger, et je suis venu acheter des effets=marchandises. 
Perghûl c Mitdkoro (n. pr.) kalpdkos, (c) le bonnet de l'étran- 
ger Mito. 

Perghulanô, adj. de perghûl. Hel. Çtvixo;. Sukdr perghula- 
ni, belle étrangère. Terme rare, on se sert ordin. de perghûl. 



— 427 — 
PertchAs, m. Ciiir, peau. GM. mx^i[ov) pelle, coio, cuoio — 

Som. Hel. iré<ixo;. GM. we^xiov, ^çerJ^iov, tôv TcpoêaTtov Sfppia. Cor. 

Prodr. Bibl. Hel. p. 339. Ta niklistétar léskere o bal e per- 
tchdsa, (c) et ses cheveux sont sortis avec la peau=tout le 
cuir chevelu tomba. 

Pes, pron. voy. p. 68. Lias pes akavà^ ta ghelôtar,{c) celui-ci 
s'en alla, et partit; voy. Iciva. Te ghandél pes^ qu'il se peigne. 
Maréna pes^ (c) ils se battent. Hel. dXX^Xou;. Makélapes^ elle 
se peint (se farde). Te beshél péske, qu'il reste. GM. aç xaOfoYi. 
Lilds peSy linâs pes^ (Nom.) lias pes, (Séd ) il se leva; lit. il 
prit soi-môme=iI s'en alla. Ta pelétar te sovén péske, (c) et 
ils se couchèrent pour dormir. Opré péske, sur lui-même. 
Kamadjdl péske, yek djenô, (c) une personne, s*^en ira. Lias 
o tcharô péssa, (c) il prit l'assiette avec lui ; péssa est rare, 
on préfère lésa. Ta yhelô péske ko kxeré, (c) et il s'en alla à 
la maison. Sutté péske, ils s'endormirent. Gheravghids pes, 
il se cacha. Ta lias péske ta ov, yek sâzi, (c) (Tr. saz) et lui 
aussi, il prit (acheta) un instrum. de mus. pour soi-même. 

Pesi, (As.) Mouche. H. j-^ pissoOy m. a flea. Pers. ^ {pesh" 
sha) musca aculeo prœdita. i. e. culex=îVul. voy. maki. 

Peshem, (As.) Laine, voy. posôm. 

Pestera, f. Dalle. Hel. tcXocÇ. Skr. prastara, m. a stone 
or rock. voy. paslemi. H. puttjiur, a stone, put,hree, f. the 
flint of a musket. Grit, gravel, stone in the bladder, put,- 
hreela, stony. An mânghe yek pestera te tovdv la ko duvdri 
(Tr. j^j^ duvâr) apportes-moi une dalle pour la mettre dans 
le mur. Avakâ kher teréla anglâl peste, yek bari pestera, 
cette maison^a au devant d'elle, une grande d.: très commun 
parmi les Séd. 

Pétalo, m. Fer à cheval. Hel. wiraXov, large feuille, lame. 
GM. TciTaXov, ferro di cavallo — Som. Les Séd. ne connaissent 
pas d'autre terme, voy. naltehâs. 

Phuv, PFUV,puv,pu,f. chez les As. |)t(i;. Terre. Skr.b hù, the 
earth, place, the place of being or abiding. H. ^ b,hoo, f. 
the earth, the world. Gampuz. pu, f. territorio. Dhu, ebhu; 
pou, terre, — Vail. p. 33. 395. Puvidkoro pani, eau de là 
terre. E puvidkeri teharid, les herbes de la t. Me puvidtè, 
terdva but manîtsh^ sur (in) ma terre (propriété), j'ai plu-*- 



— 428 — 

sieurs hommes. André IH phuvj nispelghids les, il Ta caché 
dans la t. Te del aménghe c phuvidkere pabâi, (ch.) et qu'il 
nous donne des pommes de terre. Te sovél télé ki phuv, ka- 
makhân les o riiv^ (c) s'il dort en bas sur la terre (par t.), les 
loups le mangeront. / puv kéldili^ la t. a joué (tremblé). 
Pelôtar ki pfuv, il tomba par terre. / gadji ghelitar teldl ka- 
tdr ki phuvjko kher, ta beshlïtar^ (c) la femme alla par dessous 
la t., à la maison, et s'(y)assit. kalô avaliariv.g opré ko 
puvid (plur.) t* alchél, (c) que le nôgresc tienne sur les terres 
par ici=on ordonne à un nègre de débarquer, et d'attendre 
sur la terre ferme ; GM. ev Tij ÇYjpâ. 

PuviÀKORO, adj. du gén. puv, au sing. App. à la terre. Hel. 
YT^Cvo;. Puvidkoro manûsh, travailleur de terre. 

Phurô, purô, adj. Vieux, vieillard. Skr. p ur â, an ancienl 
story, old, past, long past, near, future. Proximate, future— 
Antea, olim — Bopp, Glos. Skr. rac. Skr. pur, to précède, lo 
lead, to go before, H. Pers. ^ peer, Monday, an old man, 
a saint, spiritual guide. Pers. pir, senex, senior, vir venera? 
bilis, viœ ad salutem dux, doctor — Vul. — Pure, vieillard— 
Vail. p. 457 — Gampuz. purô, viejo. Pashé ko gav arakliàs 
yéke purésy (c) près du village, il trouva (rencontra) un v. E 
puréskeri romni, mulitar^ la femme du v. est morte. Ara- 
klids yek phurô; to divés latchô, puréya,{\oc.) tinrô po latchôj 
(c) il trouva un v.; bon ton jour, ô v., (rép.) que le tien (soit) 
meilleur. But khfnilotar o phurô, le v. s'est trop fatigué. 
Isôm but pfurôy je suis très vieux. Tu puréya, toi, ô v. Nâ- 
nai but phurôy il n'est pas très vieux. Penghids o Hind da- 
kdr, me purô isôm, (c) le roi de l'Inde dit, moi, je suis vieux. 
Ghelô phurô ko kxer, i phuri putchéla léstar, diklidn /en? 
(c) le V. alla à la maison, la vieille lui demanda, les as- tu 
vus ? Phuriy t. vieille. E puridkere tchavé, les enfants de la 
V. Phurie, phurie, {\oc.) V avdsa akaikidratt te kheréste, te-' 
résa tan ? (c) ô vieille, si nous venions cette nuit à ta mai- 
son (chez toi), as-tu de la place? / phuri ta o phurô , la v. 
et le V. Ces deux termes se rencontrent très souvent dans 
leurs contes. Dans la bouche des Nom. purô est en gé- 
néral aspire, yhurô. phurô me paraît la prononciation la 
plus rare chez les Séd. 



— 429 — 

Phuribé, n. abstr. de phurôj Vieillesse. Teréla latchô 
phuribéj il a une bonne v. 

PhuredéRj comp. de phurô. Avakà, isi mdndar phuredér. 
celui-ci, est plus vieux que moi, GM. yepovT<5Tepo;. 

Phùriovava, V. pass. phxu^ô'Uvdvaj part. phûri{ni)lo. Viel- 
lir. Phûrilolar^ ta ndnastik sherél pes, il a vieilli, et il ne 
peut pas se rappeler. Phûrili i romni^ la femme a vieilli. 

Phuramô, puranô, adj. Vieux. Chez les As. bunari. puna- 
ri. Skr. purân'a, adj. old, ancient, du v. pur, prjecedere, 
anteire — Wg. — H. ^[;i peeranu, elderly, like an old man, 
growing old. poorana^ chronicus, langwierig — Honig. Vol. 
2. p. 382. Pers. pirane^ seni convenions, senilis, pirane ser^ 
caput senile, senectus — H. pooruniya^ m. an old man, a 
patron. Cet adj. est le Grec, waXaibç, vieux, tandis que phurô, 
a ordinairement la signif. de senex. Phuranô, ne s'applique 
ordinairement qu'à des objets inanimés, usés et vieillis. Te- 
rdsa ta phurani latchi mol^ nous avons aussi du vieux bon 
vin. Kdtar anésa i mol i phurani f d'où apportes-tu le vin 
vieux? Phurané kerdl,\. fromages. Phurani shdrga, v. ca- 
pote, Phuranô rom, vieux Tch. pour phurô. En GM. on dit 
quelquefois fçzkaAi àvOpwwo;, vieillard=Yip«v. Ko phurané di- 
res^ dans les jours passés. 

PhurAniovava, v. pass. phuranô-uvdva^ part, phurdni- 
{nï)lo. Devenir vieux, s'user. Phurdnilotar o shelô, la corde 
a vieilli (s'est usée). Phurdniletar me tchavénghere patavé, 
les linges de nies enfants sont vieillis. Phurdniletar me dU 
bena, (c) mes souliers sont usés. 

PiÂv, voy. bidv. 

PiAvA, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part. pilô. Boire, Skr. pi, to 
drink, pâ, to drink. Zend, pâ, (Skr. pâ) trinken, V. Sade. 
Broechk, p. 375 — H. Ly peena, v. a. to drink, to smoke 
(tobacco), puen, a réservoir of water, a rill. Lat. bibo, Hel. 
iç(vc«*. Piélas léskoro dat, (c) son père (en) buvait. Ma pi, ne 
bois pas. Tchutchi piéla, il boit de la mamelle (est à la ma- 
melle) ; GM. mvfti, Tpwyei puCi. Dji yek kurkô, djdnas, avénas, 
khdna^, piéna^, (c) jusqu'à une semaine (s. entière) ils allaient 
ils venaient, ils mangeaient, ils buvaient. Léskeri ddi besh- 
titar^ khalidSy pilids. Pushlids o pakô pe ddlar, khalidUy pi- 



— 430-* 

liânf khaliômy piliôm, te khlidv te pake sheréste, (c) sa mère 
s'assit, mangea, but. Le crasseux demanda (à) sa mère, as- 
tu mangé, as-tu bu? (rép.). J'ai mangé, j'ai bu, je chiemi 
sur ta tête crasseuse. Tu ndna terésas^ ne te khas ne tepiàs, 
(c. Nom.) tu n'avais ni à manger ni à boire. Ta o tchor pi- 
las dûi trin kathy'ki, (c. Nom.) et le voleur but, deux (à) 
trois pots. Te pidv akaklé sovnakuné tcharéstar, kotôr pani, 
(c) je boirai de cette assiette en or, un peu d'eau. Éla aratti 
ko kher, te khas te pidSy (c) viens cette nuit à la maison, 
pour manger et boire (pour que nous m. et b.). Otiâ ka 
khalé ka pilé o raklid pende, hâide (Tr. ^xAjt haide) tcliaidley 
amén ovoklé kheliâ te khas letij (c) là, où elles mangèrent, 
burent, les filles dirent-allons, ô filles, ces figues mangeons, 
les. But pilds ta mdttilas, (Nom.) il but beaucoup et s'enivra. 
Ndna pidva pibéj{c)]e ne bois pas de la boisson (enivrante). 
Dinô les, pïlids, ov ndn* aghdlilotar, (c) on lui donna, il (en) 
but, et il ne s'aperçut pas. Pende léske, ndna piésa ? Ov peu- 
ghids, nd7ia pidval{c) il lui dirent, ne bois-tu pas? il dit, je 
ne bois pas. Pilids, pilids mol, mdtlilotar, ghelôtar, dinids e 
Kushendkeri daid e Toidend, (c) il but, il but du vin, ils s'é- 
nivra, il alla (et) frappa Toidenâ, la mère de Kushéna. Khor 
liôm piliôm lésa ; léskoro tan na djandv les, (c) j'ai mangé, 
j'ai bu avec lui ; (mais) son endroit (demeure) je ne le 
connais pas. Beshtô khalids pilids e gadjidsa^ djin aratti, (c) 
il y resta (s'assit) il mangea, il but avec la femme, jusqu'à 
la nuit. 

PiBÉ, n. abstr. du v. pidva, pi{i)bé. Boisson, b. enivrante. 
GM. itiotI, 7wot6v, bevanda, beveraggio — Som. voy. khabé. 
Pende léske^ piésa pibé puréya^ (c) ils lui dirent, boIs-tu, 
de la boisson,ô vieillard ? Na pidva pibé,\e ne bois pas de b. 
(spiritueuses). Tchumidiné léskoro vast, Une léskeri jam, 
Une po khabé, po pibé, pe grastén, perde pes ta manghin, 
niglisté ko drom, (c) ils baisèrent sa main, ils prirent son 
souhait, ils prirent leur manger (aliments), leur boisson, et 
ils se remplissent d'argent et sortirent en chemin. 

PiAvAvA, v. caus. 1 Cl. 2 Gonj. part, piavdô. Donner à 
boire. GM. ttotCJ^w H. L> iî^ pilana, v. a. to cause to drink. 
Lias la i kholin^ ta pe^idds i phuri e tchwénghe, ka kha- 



— 431 — 

khavélas ta piavékts, (c. Nom.) la rage la prit, et la vieille 
dit aux enfants, qu'elle nourrissait et donnait à boire. Ptav- 
dé mdttUotarj (c) ils (lui) ont donné à boire, et il s'enivra. 
Ce V. est rare. On dit ordinairement, ddva pani\ je donne 
de l'eau ; mais il est bien connu de tous, Séd. et Nom. 

Pif, GM. woi9ou, fi — 7uou9opiÇcTai aix^^aivsi, Hesych. Cor. At. 
Vol. 4. p. 455. Pifj kdndesa, fi, tu pues. 

I^ITCHAVÂVA, voy. bitchavdva. 

PiKô, viKô, m. Epaule. Terme bien connu de tous les 
Tell. H. ^ peet'yh. the back, peet\h dena, v. a. to run away, 
to flee, t'h changé en k. Ascoli Zig. p. 53. H. pakhâ, shoul- 
der. Campuz, pico^ m. hombro, parte al ta de la espalda. 
Anghids les opré po pikéste^ il l'a porté sur son épaule. 
Bughlé'pikéngoro manûsh^ homme ayant des ép. larges. 
Dintds les pe pikéndey il l'a frappé sur ses ép. Opré pe pi^- 
kénde, (c) sur ses épaules. 

PiKALô, adj. de pikô. Angl. prop. Un bâton qui supporte la 
charge d'un bete de somme,avant que l'autre côté soit chargé. 
Ascoli, Zig. p. 17, dit avec raison — Gewiss, môchte ich sagen, 
von pikô shoulder, durch suffix-^aZo, vgl. spalleggiare, épau- 
ler. Gomp. Bulg. pomagdlkUy a prop for holding up one side 
of a horse load^ while the other is being put on. M. Dict. 

PiLii, (As.) Epaule, voy. pikô. 

PmiRf, f. Racloir, peigne. Hel. l^xTpa, étrille, v. |^x«*» ^^" 
ser, frotter. Cor. At. Vol. 4. p. 365. En GM. on dit ^/^x'^pa, 
et iciQXTpa. Khândjiliom mo sherô e pilUrésaj j'ai gratté (pei- 
gné) ma tôte avec le racloir. 

PiNAVÂVA, V. caus. de pindva, inusité. 1 Cl. 2 Conj. part. 
pinavdôj Faire ouvrir, ouvrir. Kon pinavghids i vuddr ? qui 
a fait ouvrir la porte ? Pinavén o vuddr, faites ouvrir la 
porte. Pindv i vuddr khulaniey (c. Nom.) ouvres la porte, ô 
dame f Ta sar pinavdds i vuddr , pclôtar télé kipfuvy léskoro 
khulanô, (c. Nom.) et dès quelle ouvrit la porte, son seigneur 
(mari) tomba en bas sur la terre=par terre. Akavkd kama- 
pinavél amaré ôrexi (GM. optÇi;, Sftlri) ceci ouvrira (excitera) 
notre appétit. Pinavghids i vuddr^ gheli i phuri andré^ (c) il 
fit ouvrir la porte, (et) la vieille alla dedans. Pinavdva, n'est 
que la torme suivante, i^in/'rjavdva. 



— 432 — 

PiNRAvAvA, V. caus. de pinrdva, v. prim. inusité. 1 Cl. 2 
Conj. part, pinravdô. Même signif. que pinavâva, Angldl ki 
vuddr te pinravdv yek khaning, (c) au devant de la porte, 
je ferai ouvrir (creuser) un puits. Pinrdv to mûi, penghids 
sappy (c) ouvres ta bouche, dit le serpent. Pinravghids o 
vuddr lias les andré, (c) elle ouvrit la porte (et) le prit en 
dedans. Dikdva to brek pinravdô^ ta pendna^ isi divés, (ch. 
am.) je vois ta poitrine ouverte, (et) je dis, il fait jour. Pe^i- 
ghids Idkoro pral^ pinrdv mi pen^ me tsmn, (c) et son (d'elle) 
frère dit, ouvres ma sœur, c'est moi, ego sum. Pinravghiôm 
i vudttr, j'ai fait ouvrir la porte. Arakliôm i vuddr pinravdi^ 
j'ai trouvé la porte ouverte. Âmma (Tr. L»| amma) pinravdô 
isdUj que tu es trompeur, voy. akhôr. Pinravéla i tchik ka- 
tdr ko panghiardô, il ouvre (détache) la boue de la charrue. 
Akavd dikéla te pinravél i vuddr, (c) celui-ci voyait (atten- 
dait) qu'elle ouvrit la porte, voy. aussi pi^iavdva. 

PindjarAva, pintcharAva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part. 
pindjardô. Connaître, reconnaître. Skr. t c h a r, to go — am- 
bulare, errare, incedere — Wg. avec la part, vi, reputare, 
pensitare, excogitare, examinare. Skr. v i t c h a r a, m. the 
exercise of judgement or reason on a présent object, inve- 
stigation, considération, délibération. H. L5jl^ bîïc/iama, v, 
a. to consider, to investigate, to conprehend, to think, to 
apprehend, to conçoive, bitchar, contrivance, considération, 
opinion, thought. H. U^-ari pitchjiana, v. a. to know, to be 
acquainted witli, te recognize. puhtchanna, v. a. to know, 
to recognize — Campuz, buchardar, a. descubrir, manifestar, 
pincharar^ a. conocer, pincharador^ m. conocedor. Pindja-- 
rés les ? le connais-tu ? Pintcharghiôm tut, je t'ai reconnu. 
E donén pintchai^dva, isi yek gavéstar, pashé amaréste, et 
les deux je (les) connais, ils sont d'un (môme) village, près du 
nôtre. Yek pintchardô, ime connaissance. GM. Ivaç Yvcopifxoc. 
Ndna jnndjardva i ôra, je ne connais pas l'heure. Ndna 
pintcharghid(s) les o dakdr, (c) le roi ne le reconnut pas. 
Kdrin te pinlcharél les ? (c) comment peut-il le reconnaître ? 
/ rakli pindjarghids Za, (c) la fille la reconnut. / raklt durai 
po gav pintcharghid{s) les, (c) la fille de loin, le reconnut 
son village, Dikéla o raklô, pindjarghid{s) les, (c) elle voit le 



— 433 — 

garçon, elle le reconnut. Ka diklids les i gurdjû (Tr.) tchdi^ 
pindjarghiâs les ; o yavér rakliâ na pindjardé les^ (c) aussi- 
tôt que la fille Géorgienne le vit, elle le reconnut ; les autres 
filles ne le reconnurent pas. Ka diklids ôi o pabd, pintchar^ 
ghid[s) len, (c) dès qu'elle vit les pommes, elle les reconnut. 
Ghelt i ddi Idkeri, beshH to khavûZy (Tr. j^j=^ havuz) pin-^ 
tcharghiâs pi raklid, (c) sa mère alla, elle s'assit au bassin, 
elle reconnut sa fille. 

PindjArghiovava, V. pass. pindjardô'-uvdva, part, pindjdr- 
ghi(nï)lo. Etre reconnu. GM. YvwptCojjiai. Ta adjdi 7iàna pin-- 
djdrghilotar o tchoVy et jusqu'ici on ne connaît pas le voleur. 
GM. Sèv êyvc«>pî<j6Yj 6 xXiTCTYj;. Ta pindjdrdilotar o tchoribé e 
Balaméskoro, et le vol du Grec a été reconnu=:divulgué. 
Ta pindjdrghilotar, ka isds dakaranô raklô, (c) et on a re- 
connu, qu'il était (un) garçon royal=g. du roi. 

PiNDÔ, voy. pinrô. 

PiNRô, PiRÔ, pmNÔ, PINDÔ, m. Pied. Skr. pad, to go, to 
move, p a d, n. a foot, a footstep, the mark of a foot. tç^^ 
pes, pedis. On trouve ce mot chez les Tch. As. Probabl. la 
rac. Skr. p â r, to accomplish, to finish, to get through or 
over, a donné naissance à ce mot Tch.. H. ^ puer, m. the 
foot. comp. Hel. wcpô, w<poç, ^pajjia. H. yU pan'w, m. leg, foot 
(Skr. p a d a), H. pend\ f. pace, step, Hel. waTô, waToç, wàrififjia. 
JPyr, pes, pied — Honig. Vol. 2. p. 406. Pindô est plus propre 
aux Zapâris. Quelquefois, on l'entend dans les contes des 
Séd. Campuz. pinré^ n. pie. Me pinréndja gheliômy je suis 
allé avec mes pieds==à pied. Dukàna man me pinré^ mes 
p. me font mal. Pe pinréndja, avec ses pieds. Tchinghile 
(Aor. du V. pass. tchinghiovava) me pinré, mes p. se sont 
coupés=fatigués. Sikavélas po pinrô ^ elle montrait son p. 
Shildliletar léskere pinréy ses p. se sont refroidis, Opré pin- 
rende, sur (les) p.=debout. Isds lénghere pinrénde, (c) ils 
étaient sur leurs p.=debout. raklô tovghids po pinrô, (c) 
le garçon mit son p. Tchumidav te pindé, (ch. Nom.) je 
baise tes p. Ma den opré me pinrénde, (c) ne frappez pas 
sur mes p. Pelô Idkere pinrénde, kerghids Idkoro oghiy (c) il 
tomba à ses p., il fit son cœur=sa volonté. Me pindé^mes p. 

PiNRORÔ, dim. de pinrô. Petit pied. Ma den mo vastorô, 

49 



— 434 — 

ta mo pinrorôj (c) ne frappez pas ma petite main, et mon 
petit pied. 

PiNRÉNGORO, adj. du gén. pinrô, au pi. Bêche, voy. tchan- 
ghéngoto. PinréngorOy signifie ce qui app. aux pieds. La 
bêche ordin. est enfoncée dans le sol par la force des pieds. 
Compar. piréskrOj Hâscher, pireskero, Bedell. Pott, Vol. 2. 
p. 352. Dans un conte, j'ai rencontré ce terme appliqué à 
l'escalier, Ghelôtar andré, sliulavélas i avli (GM. aùXii, Tr. 
Jjl avli) shulavélas e piiiréngherey (c) il alla dedans, il ba- 
layait la cour, il balayait l'escalier (Tr. Fers, nerduban 
aîaghy, marche d'escalier— Bchi). Pinréngoro^ marcheur, 
courrier. Hel. woSapx^;. 

PiNRô, adj. Ouvert, Cet adj. a donné origine aux verbes 
pinavdva, pinravdva et pintavdva^ parathy'ri (GM. wapaôipi) 
isi pinrô, la fenêtre est ouverte. Muk la pinri^ laisses-la 
ouv.=la porte. Arakliôm la pinrt, je l'ai trouvé ouv. Pinrô 
manûshy ndna ladjdla, homme ouvert (de mœurs libres) , il 
n'a pas de honte. Pinri romni, femme ouverte, GM. avoixTiï, 
i7apaXu(A£viQ. Pinré kolinéndja, avec la poitrine ouv. (GM. xà 
arifiin ivoixTot). Ter élas pomûi pinrô j ta léskoro vusht isds télé 
ki pliuvj (c) il avait sa bouche ouverte, et sa lèvre était basse 
jusqu'à la terre=pendante. Pinré'-yakdkoro, qui a Toeil ouv. 
GM. ccvoiKTopLixàTij;, intelligent. Te isi lénghere yakd pinré, ol 
isi suttéy te isibanlé lénghere t/afcd, isi djangané, (c) si leurs 
yeux sont ouverts, ils sont endormis, si leurs yeux sont fer- 
més, ils sont éveillés. 

PiNRiPÉ, n. abstr. de pinrô, Temps ouvert, clair. 

PiRALÔ, adj. de pirô, pinrô, pied, — Trépied de fer, sur 
lequel on place la marmite. GM. TrupwaTîa, (riScpaxiTia, Hel. 
XUTp<5wouç, Xdédavov, Cor. At. Vol. 4. p. 471. Piralé keréna, ils 
font des trép. de fer, voy. Tchangunô. 

PiNRô, pron. poss. voy. Gram. p. 70. 

PiNTAvAvA, V. caus. 1 Cl. 2 Conj.part. pintavdô. Pinlav- 
dôm i vuddr, (Nom.) j'ai ouvert la porte.; forme très rare, 
usitée par quelques Zap.; r changé en t. voy. pinrô. 

PIkriovava, V. pass. pinrô-uvàva, part. pinri{ni)lo. Etre 
ouvert, devenir beau (le temps). Ta i vuddr e bakhtchdskeri 
kamapinriol [kamapi7îrio(ve)l{a)] kôrkori, (c) et la porte du 



— 435 — 

jardin s'ouvrira d'elle même. Shulavélas o vudâr tapinrilO' 
tar^ (c) il balayait la porte, et elle s'ouvrit. Pinrilo o kerôs, 
(xoipic) le temps s'est ouvert=devenu beau. Pinrilitar léskeri 
zila, ta mulôtar katâr ko but ratt, sa veine s'est ouverte, et 
il mourut de la grande quantité du sang (qu'il pordit). Djan- 
gàniov, ta saré andré ko bakhtchds ka isi o luludidj kama^ 
pinrioUy (ch. am.) éveilles-toi, et toutes les fleurs qui sont 
dans le jardin, s'ouvriront, 

PiPÉRi, m. Poivre. Skr. p i p p a 1 i, f. long pepper. Pers, 
S^ pilpil, pepper. Pipel, piper longum, poivre longue — 
Honig. Vol. 2. p. 408. Kalô pipéri, p. noir. Lolô pipéri, p. 
rouge. Pipéri tov ki khashôi, mets du poivre dans l'aliment 
Hel. iciwcpi, GM. wiwépi. Lat. piper. Tr. j^ biber^ poivre — Bchi. 

Pm, (As.) Lait, voy. kir ; k changé en p. 

Pmô, voy. pinrô, pied. 

PiRiBÉ, n. abstr. du v. pirâva. Marche, Angl. gait, mais 
principalement pour celle des chevaux, et des ânes. Tr. 
Pers. j!/|; râhvan, guide, bon marcheur — Bchi. Latchô 
pirtbé teréla, il a une bonne marche. Tchinghids po piribé^ 
il a coupé (changé) sa marche. 

PirI pmf, gér. mutilé du v. pirdva. piri{nd6s). Piri piri 
tanéndar, araklôm te baléndar, (ch. Nom.) chemin, chemin 
faisant par des endroits, (divers) j'ai trouvé de tes cheveux; 
voy. les gérondifs. Gram. p. 104. et pirindôs. 

PmiAvAvA, V. caus. 1 Cl. 2 Conj. part, piriavdôj Com- 
mettre le péché de la fornication, com. un adultère. Le v. 
prim. serait piriâvay mais il est inusité. Skr. p r î, to please, 
to delight, voy. parnavô, ami. p r î n'a, old, pleased, satisfied. 
H. pur an, breath, sweetheart. ^^ji priya (Skr. priya,) adj. 
beloved, dear, pyar, m. love, affection, pyar Icurna, v. a. to 
fondle,)9j/ara. adj. beloved,^ j^ccu;, adj. (used substantively) 
a sweetheart, a lover. Ta piriavélas o zampards, (Tr. ^LJj 
zarnpardj qui fréquente les femmes prostituées — Bchi) 
yaveré romnid, (c) et il avait commerce, le fornicateur, avec 
une autre femme. Mukhlds pandj tchavén; ôt piriavdds pes 
yavrésa ; o rom Idkoro in lai la, (c. Nom.) il laissa cinq en- 
fants ; elle (son épouse) avait commerce avec un autre ; son 
mari ne la (re)prenait pas. On lit chez Pott, Vol. 2. p. 353. 



— 436 — 

Pirabar, to copulate, to beat. Copulâr, calentâr. GM. icupâv», 
Skr. p a 1 1 a w a, (love) Borrow. 

PiRiANÔ,adj. part. duv. inusité, piridva. Fornicateur, qui 
fréquente les femmes publiques. Djdsa te teméskere romnid^ 
ta piriavés len, pirianéya (voc.) djuvaléya, (voc.) (c) tu vas 
cbez les femmes du monde, et tu cobabites avec elles, ô for- 
nicateur, ô pouilleux / Ldkoro romés e pirianéSy (c) (ace.) son 
mari le fornicateur. Yek sukdr rashdi, ka isds barianô barôj 
(c) un joli prêtre, qui était (un) grand forn. Piranô — t, Ge- 
liebter— Pott, Vol. 2. p. 353. 

PiRiANi, f. du préc. Prostituée, fornicatrice — Liebicb, pt- 
réno-ni^ der, die Geliebte. Av {ov) dukdnilotar^ ta piriavélas 
yeke gadjid, ta i gadji isds léskeri piriani^ (c) il (le mari) était 
amoureux, et il cobabitait avec une autre femme, et la 
femme était sa prostituée=maîtresse. pirianid, o bal 
tchindid, (c) les prostituées, les femmes avec les cheveux 
coupés. 

PmiAiBÉ,n. abstr. d\i\. piriavdva^ piria{v)ibé. Fornication, 
adultère. Todis (n. pr.) dukdlas yaveré romnidtey ta keré-- 
las piriaibé^ (c) Todis aimait une autre femme, et il com- 
mettait (le poché de la) fornication. Les Tch. ne font aucune 
distinction entre fornication et adultère. 

PmAvA, V. prim. composé. 1 Cl. 1 Conj. part, pirdô. Mar- 
cher. Skr. i, to go, to go to, or towards — Ire, gr. cî-fii, Ïjacv, 
Lat. eo, î-mus — Bopp, Glos. Ski\ — Ire, adiré, accedere — Wg, 
avec la prep. pari, ambire — ^Wg. Hel. wcpUifjii, examiner, 
aller, arriver, parvenir. H. ^rrf pjiirna, v. a. to turn, to 
return, to walk about, to whirl, to wheel, to wander. Cam- 
puz. pirdry pirelar, n. andar, caminar. Ma pir djin abôr but, 
ne marches pas autant. Ta pirdôm te tanéndar, (ch. Nom.) 
et j'ai marché (passé) par tes endroits. Ta pirélas gav ga- 
veste, (c. Nom.) et il marchait (de) village en village. But 
pirdôm, (Nom.) j'ai marché beaucoup. Bokalô ndnasti pirdva, 
affamé (étant), je ne peux pas marcher. Mi pen, piréla ko 
dakaranô serdi, (c) ma sœur, (se) promène dans le palais 
royal. Ta vrakeréna, kdrin alidn, kdrinpirghidn^ Pirghiôm 
pirghiôm, arakliôm mi bakht, (c) et ils parlaient (causaient), 
où es-tu allé, où as-tu marché ? (rép.) j'ai marché, j'ai trouvé 



— 437 — 

ma fortune=je me suis enrichi. Lias o khurdô pralodrom, 
kôrkoro pirélas^ pirghiàs yek mdsek, (c) le jeune frère prit 
(se mit en) le chemin, il marchait seul; il marcha un mois. 
Pirghiàs sar^ o tan, sdore penénaSy djanâsa les, ndna djandsa 
léskoro ton, (c) il marcha (par) tout le monde, tous disaient, 
nous le connaissons, (mais) nous ne connaissons pas son en- 
droit, (demeure). Lias yek barô drom^ pirghiàs pirghiàs du 
trin bershy (c) il prit (entra dans) un grand chemin, il mar- 
cha deux (à) trois ans. 

PiRAVAVA, V. caus. d\i pirâva. 1 Cl. 2 Conj. part, piravdô^ 
Faire marcher, se promener. Diniàs e grastés piravélas les^ 
(c) il donna le cheval, il le promena. Niglistôtar o raklô, pi- 
ravélas pes lâkere mahallâtar, (c) (Tr. mahallâ) le garçon 
sortit, il se promenait par son (d'elle) quartier. Sarô o divés 
andré ko tchikâ piravélas la, (c) tous les jours, il la faisait 
marcher (l'ânesse) dans la boue, (pi.), So diklàn mândarj ta 
piravdân man ? (ch. Nom.) qu'as-tu vu de moi, (quel mal 
t'ai-je fait), et tu m'as fait marcher=m'as renvoyé. Diklôm 
la ta piravdôm tut, (ch. Nom.) je l'ai vue, et je t'ai fait 
marcher=3e t'ai éloigné d'elle. Niklioven avri, piravén tu-- 
mén, (c) sortez dehors, promenez-vous. Ovotià ka piravélas 
pes i shukàr, (c) là, où la belle se promenait. Le mo grast,ta 
piràv les kkanri, (c) prends mon cheval, et promènes-le un 
peu. A cause de la vie errante de ce peuple, on rencontre, 
piràva et piravàva très souvent, dans leurs contes et leurs 
discours. 

PiRiNDÔs, gér. du V. piràva. Compar. H. Pers. »^LjL} pa 
piyadej adv. on foot. Pirindôs djàva, je vais en marchant= 
à pied. Hel. «cÇij. Lat. pedibus incedere, pedester. Pirindôs 
aliômj je suis venu à p. Pirindôs kamavélj il viendra à p. 

PmÉN, pmÉNi, f. Touffe en soie bleue au haut du bonnet 
rouge — Bchi. Pers. ^ji pema, sericum pictum elegans et 
subtile, ^ji berend, sericum glabrum, i. e. simplex, non va- 
riegatum — Vul. — ^Tr. Pers, soie unie sans dessin — Bchi. Les 
Tch. appellent aussi pirén, les broussailles qu'on brûle pour 
la confection du charbon de bois-imité des Grecs qui les ap- 
pellent çoOvTa, flosso di seta — Som. Mrush piréni, (touffe 
mâle) dans la langue des Zapâris, est une espèce d'arbrisseau 



— 438 — 

d'où ils tirent du charbon d'une qualité supérieure. Tr. 
ïjjy founda^ sarments — Bchi. 

PiRÉN, m. Le pieu érigé au milieu de îa tente conique, et 
qui en est le soutien principal. Les tentes oblongues ont 
une autre conformation, et alors le pirérty appelé beli^ s'érige 
à la partie postérieure de la tente; est ce de piranô ? voy. ce 
mot. Pour la descript. de la tente voy. kalûna. 

PiRi, f. Pot. Skr. p i t'h ar a, p i t'h a r i, a pot, a pan. Hel. 
1Ç160;, dim. iriOdtpiov, pot de grès, de la forme du tonneau, 
p i t h a, n. a basket for holding grain, a basket, a box. Je 
préfère ce dernier. E poshikâkeri piri pmighitar, le pot de 
terre (grès) est brisé. An i piri, apportes le pot. Banghipiri, 
pot cassé. 

PmoRf, f. dim* de pirij Petit pot. An i khurdi pîrori,(ch.) 
apportes le petit pot. 

PmiÉNGORO,, adj. du gén. piri, au pi. Qui fait, ou vend 
des pots. 

PmNANGô, piNANGÔ, adj. Qui a les pieds nus, composé de 
pinrôj pirô, pied, etdeVadj. nangô, nu. Laplup. en ignorent 
l'étymologie. Piranglô, barfuss, Boehtl. Tom. 2. p. 128. Me 
pinré pinanghé isiy mes pieds sont nus. Ici pinangô est pris 
pour nangd. Comp. GM. amiTovoixoxiiptç, ^iwIti, maison, olxoç, 
maison, x'ipi; (xupio;) propriétaire. 

PmpiRÎsTRA, m. Meule à bras. Hel. xctpo{i.tiX<ii>v, GM. xsp6(&uXo;. 
Bulg. vîr, Whirlpool, millpond, M. Dict. Ko gav ndna terénâ 
vasiâvy ta pishéna ghiv e pirpiristrdsa, au village ils n'ont 
pas de moulin, et ils moulent leur blé avec la m. à bras. 

PiSHf KA, pisIka, f. Chatte. Pers. ^^ji (pushek^ pushnak) 
felis — Vul. Pukkhto, pisho^ m. et f. a cat — Bellew's Dict 
1867. Éla pishika, viens, ô ch. 

PisiK, (As.) Chatte, voy. pishika. 

PisMARA, Chatte. 

PiSHÂVA, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. ^art.pishlô. Moudre. Skr. 
p i s h, to grind, to pound, to bruise or powder. H. Li—j pisna, 
V. n. to bc reduced to meal, to be ground, to be ruined, 
distressed — piske, contundere, piler, concasser — Honig. Vol 
2. p. 384. H. t-îL^-i pisana, v. a. to reduce to meal, to giind, 
j)îsan, meal, flour. pisa'y^ f. pricc paid for grinding. Lat. 



— 439 — 

m 

pistor, pistrina=Zend piç, pish, pinsere. V. Sade. Broeckh, 
p. 376. Pishdva o ghiv, je mouds le blé. But diveséndar 
pishliôm les, depuis plusieurs jours je Tai moulu. 

PisHA, (As.) voy. Le pisha. 

PishlarAva, V. caus, 1 Cl. 4 Conj. part, pishlardô. {pishlô, 
pishdva). Faire moudre. Pishlardva varô, me tchavéïghe, je 
fais moudre de la farine, pour mes enfants. Pishlardôm, 
kadjdv mdnghe, (Nom.) j'ai fait moudre, je m'en irai. 

PishAva, y. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, pishlô. Traire le lait. 
Verbe pr. aux Séd. Les Nom. ne connaissent que doshdva. 
Skr. p 1 y u s h a, n. The food of the gods, ambrosia, nectar. 
Milk, m. n. the milk of a cow during the first seven days 
after calving. p e y û s h a, m. n. The milk of a cow, which 
lias calved within seven days. H. (^^ peeyoos, or peyoos, 
m. the milk of a cow for somedays, after calving, beestings. 
H. Pers. jl^ pistaUy m. the breasts, bubbies. Pers. pistan, 
mamma — ^Vul. Pishdva e guruvnid, je trais la vache. Pish- 
lidn e guruvnid ? as-tu trait la vache ? Kdna pishéna e 6a- 
krén ? quand traient-ils les brebis ? Ndna kaméla te pishél 
pes t guruvni, la vache ne veut pas se laisser traire. 

PiSHÔT, m. Soufflet, au pi. pishotd. Ascoli, Zig. p. 56 dit: 
€ ein slawisches wort (slov jwsewî, pihau ich blase) » — Slav. 
pushû fllvTl pHshû, f ou9afi>, f u9<râ>, f uaô, f ûu, etc. Oec. Vol. 2. 
p. 451. Barô pishôt, grand soufflet. Phuranô pishôt, vieux 
s. Pakd e pishotiéskere, les ailes du s.=les deux moitiés, 
vov. katûna. 

PisHKÙLiA, Les franges du drap grossier de la tente. Tr. 
J^Sjlj piishkul, touffe, houppe, frange — Bchi. 

PivÂz, (As.) voy. bevdzi. 

PiVAVÎTCHA, f. Sangsue — Bulg. piydvitza, leech, M. Dict. 

PivlI, f. Veuve. Skr. vidhavâ, a widow.Pers. t^ beivu 
a widow, Lat. vidua,Al. Wittwe, Angl. widow. H. bid.huva^ 
or vidjiava, f. widow. Je suis porté à crohe, que pivU et le 
suivant pivlô, sont des adj. formés par l'addition de lo au 
mot Pers. hevoa. Le mot signifierait, celui ou celle qui est 
en veuvage, GM. x^jp^^i^ivo;— évtj. pivalô, pivlô, et f. pivli. 
Campuz. piuli, f . viuda. Me praléskeri pivli, la veuve de mon 
frère. E pivlidkere tchavéy les enfants de la v. Isds yek pivli 



— 440 — 

ta isds but tchori, (c) il y avait (était) une v. et elle était 
très pauvre. E kurkéskeri nevi bori, atchilitar pivliy (ch.am.) 
et la nouvelle mariée (mar. le jour) de dimanche resta v. 

PiVLÔ, m. Veuf, Yoy. pivli. E pivléskeripeny\B,sœnr du v. 

PiVLiovAVA, v. pass. pivlô-pivli'Uvâva, part, ptvlifnijlo, 
Devenir veuf-veuve. Pivlilotar o manûsh, l'homme est de- 
venu v. Pîvlilitar i ronmi, la femme est devenu v. Pafidj 
bersh isi ka pivliliomy il y a cinq ans que je suis devenu v. 

PlAna, f. Bande, sangle. Slav. plenâ, /iicapyava Ppcfûy (lan- 

[es des enfants), pelendyu^ airoovavico, plahiô^ iravCov ml x^'^^^i 
rM. 6woxà[iii<yov, Oec. Vol. 2. p. à94, 406. Bulg. platnô, cotton 
or linen cloth. M. Dict. Pakiâr les e plandsay entortilles-les. 
avec la bande. Terme propre aux Séd. 

Po, ind. GM. 4iç6. Ta linds po yek bûrnek manghin^ katàr 
ko tûmbesy (c. Nom.) et il prit une poignée de richesses 
(argent) de chaque monceau. 

Po, Hel. icXiov, GM.mo, mai più, più, «Xtiov xaXXiara, méglio, 
più meglio — Som. Penghiâs de, tinrô po latchô, (c) dit-elle 
(que) le tien (soit) meilleur. Tinri po latchi, la tienne (soit) 
meilleure. Po shukâr dja^ marches mieux. Jamais prononcé 
po, nhj par les Grecs. Peut-être il serait plus logique de ré- 
férer cette part, au Bulg. po, at, at the rate of, at each ; on, 
upon;by; s. after; according to; prefixed lo adjectives^ 
and adverbs it forms the comparative degree ; with verbs 
it somelimes signifies a little, as tchdkam\ to wait, potchd- 
kam\ to wait a little, etc. M. Dict. 

PokhtAn, m. Toile, connu de tous les Tch. qui font le 
commerce du lin, comme de la paille. En Roumélie, plu- 
sieurs familles se servent de la toile qu'elles fabriquent chez 
elles. Skr. t a n, to expand, to spread, to extend, to difTuse. 
t an t u, a thread, t a n t i, a weaver, H. LîLï tana^ m. the 
warp, the threads that are extended lengthwise upon a loom, 
tant, m. catgut, sinew, the string of a musical instrument. 
ta7iee, f. the warp, the price paid for weaving. Peut-être 
les Tch. ont imité le Tr. ^c>? ^^ ketén bczy, toile de lin— 
Bchi, bez, toile, ketén, lin. Pokh-tan, pourrait être un com- 
posé de pus, vus, lin, et tan, pustan, pokhtan. Pukkhto, 
pokkhj m. apparel, clothing, dress, zln-pokkh^ saddle-clotb 



— 441 — 

— Bellew's Dict. 1867. Vushéskoro pokhtân, toile de lin. 
Pokhtân keréUxy elle fait de la toile. Nàna reséla mo pokh- 
tân^ ma toile n'arrive pas=n'est pas suffisante. 

POKHTANÉSKORO, adj. du gén. pokhtâriy au sing. Qui fait 
ou vend de la toile. App. à la toile. Linteus. Pokhtanéskoro 
dimiSy pantalon de toile. Pokhtanéskoro gaty chemise de t. 

Pôpos, m. Clitoris. J'ai entendu ce mot, d'un Tch. de la 
haute Bulgarie. Lalaskâkoro pôpos^ le clitoris du pud. 

PoL, BOR, POR, f. Nombril, umbilicus. Presque constam- 
ment pron. pol Skr. n â b h î 1 a, the hoUow of the navel. 
Pers. v^^ naf. Germ. Navel. Peut-être les Tch. ont rejeté la 
prem. syl. nâ-bhîla, comp. Angl. hy-dropsy. The-saloni- 
ca. Hel. NàÇoç, GM. \lik (l'île de N.). Pinrilitar léskeri pol, 
son nombril s'est ouvert. / tchavéskeri pol dukdla, le n. de 
l'enfant est douleureux. Ratt tdvdela léskeri poridtar, du 
sang coule de son n. 

PoLiA, au pi., Pièces d'or. Le sing. poli, est rarement usité. 
Pers. Jji ipul), Obolus et res quaevis obolo similis, ut 
squama piscis, inde ^^ [hipulijy pecuniae defectus, pau- 
pertas — ^Vul. Tr. poul, argent, monnaie — Bchi. Le polia 
ghourouch, était un écu de l'Italie méridionale, tirant son 
nom du duché de Pouille et de Calabre. Le nom de cette 
province est écrit *J^ polia. par les historiens Ottomans- 
Essais sur VHist. écon. de la Turquie, par M. Belin, Paris, 
1865, p. 29. Ce mot aujourd'hui est presque oublié par les 
Tch. et il ne se trouve que dans quelques vieux contes. Je 
ne crois pas que le mot Tch. se rapporte à la définition 
donnée par le savant Belin. Il ne s'applique qu'à des mon- 
naies d'or. Pouly est d'origine Mongole « or.» Id. p. 38. 89. 
Slav. pulOj (f6XkoL, çoXXCov, Tr. pul^ {àfx^xov v6fi.i<x|iL«)' xïiv it ç<X- 

Xoev, icpûTOv f oeolv eirl toO MsYoéXou R&iv9TavT(vou slaaj^OsIvai «c vé- 

{tt<r|iia i<roSuvoe(i.ov wp&( rh P6>[jiaXxiv sertorium (Gron. de pecun. 
veter.) Oec. Vol. 2. p. 447. Pul^ poli, n'est autre que l'iêoXi; 
des Grecs, voy. lové. Le akaklé polid sar isi e doridsa, (c) 
prends ces pièces d'or comme elles sont avec la bande 
(liées). Nikavél o raklô diniâ[s) la yek bûrnek polid, (c) le 
garçon fit sortir (sa bourse) il lui donna une poignée de p. 
d'or. Perghids pes ta polid, (c) et il se remplit de p. d'or= 

50 



— 442 — 

il se chargea de...) Diniâ(s) la o dakaréshoro raklô, poliâ, ta 
ai {ôi) alîtar yekpâsh ardtt te sikavél man o polidj (c) le 
garçon du roi lui donna des p. d'or, et elle vint (à) minuit 
pour me montrer les p. d'or. 

PoRAVÂVA, V. caus. 1 Cl. 2 Conj. part, poravdô. Ouvrir, 
faire ouvrir. Le prim. pordva m'est inconnu. ? Skr. p u r, to 
précède, to lead, to go before. Prîecederc, anteire — Wg. Ce 
verbe est très rare; en revanche son part, poravdô-i^ est 
d'un usage journalier. Ordin. on dit pinravdva, ouvrir. Itch 
aratti dikliùm les ka poravghids po pinrô ta ghelo andré^ (c) 
hier pendant la nuit je l'ai vu qu'il ouvrit son pied (mar- 
cha) et entra dedans. 

Poravdô, part, dnx.poravdva. OuyertForaydé-yakéngorOf 
qui a de fort grands yeux, des yeux ouverts=intelligent, 
àvoixTOfxiiLàTTi; — Som. E Nicolayéskeri tchavés, e poraudé-ya- 
kéngheres khokhavddsj (Nom.) il trompa le fils de Nicolas, 
qui avait de grands yeux. 

PoRAVDf , f. du préc. Ville. Skr. p u r a, n. f. a town, a city, 
a place containing large buildings, surrounded by a ditch, 
and extending not less than one kos in length, is called a 
city. H. ji poor, a city, town, \;i pura, a large village or 
town. voy. vier. Ces termes n'ont aucune affinité avec po- 
ravdi, dont la signif. est, lai'ge, ouverte, étendue ; le terme 
est bien connu, et journellement dans la bouche des Tch. 
Nom. lorsqu'ils parlent de la ville de Constantinople. Dans 
leurs contes, ils traduisent le GM. w6Xi;, par poravdù Po- 
ravdiâte kamadjdvj j'irai en v. Poravdidtar aliônij je suis 
venu de la v. Kdrin isi o poravdidkoro drom ? où est le che- 
min de la v.?=menant à la v. Atdr ndna dikiol {dikliovela) 
i poravdi, d'ici, la ville n'est pas visible. Poravdidte ndna isi 
rom, (c) en ville il n'y a pas de Tch. 

PorI, f. Queue. ?H, o:^ poot\ name of a bone lying over 
the tail of a cow, t' changé en r. poot\h, n. Ihe buttock, the 
hip. Lolé'-poridkoro, qui a la queue rouge. Baré-^djarién- 
gheri pori, queue, ayant de longs poils (fxeyaX^Tpixo;). Tchùh- 
ghilitar Idkri (Idkeri) pori, sa q. a été coupée. Léskeri port 
isds tchindif sa q. était coupée. Maklids pi pori^ (c) il oignit 
sa queue : le terme est très connu de tous les Tch. 



— 443 — 

PorIk, Raisins secs. GM. (o)7c«pix6v, fruit d'arbre. DC. Hel. 
étxp^Spuov, ^TCcopx, l'automne, ^ircopixè;, d'automne^ GM. icopixà^ 
fruits. J'ai entendu des Grecs appeler içwpiKà les prunes. 
Quelques Tch. appliquent ce mot à d'autres espèces de 
fruits. Voici un exemple. Tchinghids na pabâ, sarinéndar 
katàr ke porilcénghere, (c) il coupa non (seulement) des pom- 
mes, (mais) de tous les fruits. On dit quelquefois porinâ, du 
GM. iccûpivà, (i)7Cft>pivà, d'automne ou automnaux. Cor. At.Vol. 
1. p. 282. ÔTîwpixov, frutto d'albero — Som. 

PoRiKfN, f. Arbre fruitier, pr. à quelques Nom. 

PoRiKÉsKORO, adj. du gén. porik, Vendeur de raisins secs. 

PoRizÉN, m. Blutoir. Pers. jjijji {parvizen) cribrum, quo 
subcernitur farina, saccharum, etc. cribrum saccharo per- 
colaudo — ^Vocis formae decurtatae sunt jjiji {berizen) et 
d^-Ji (p^iz(^) — ^Vul. Pukkhto,panc;c2m,m. a sieve — ^Bellew's 
Dict. 1867, In terâs porizén, fushands amarô varô^ (Nom. 
Zap.) nous n'avons pas de blutoir pour bluter notre farine; 
terme en usage chez les Nom. seuls; il est inconnu auxSéd. 
voy. reshéto. Porizén, barô kalboiu% (Tr. jj^ kalbour) grand 
crible ; déf. d'un Tch. venant de la Bulgarie. 

PôsHA, (As.) Nom donné aux Tch. de l'Asie Mineure, par 
les Turcs et les Arméniens. Tr. ^ji pocha, s. Bohémien de 
l'Arménie — Bchi. « Die Georgier heut zu Tage die Zigeuner, 
nicht Atsincan, sondern Boscha nennen — Boehtl, Mél. As. 
Vol. 2, 1 livre, p. 7. Pôsha ne me paraît pas dériver de la 
langue Arménienne. 

PoshIk, f . Terre, terrain, Angl. soil. Skr. push, to cherish, 
or nurture, to rear or bring up. p u s h a, cherishing, a plant. 
Hel. pidxo), poai; — Ascoli, Zig. p. 10, dit: ich bringe russisch 
pôsva, derBoden, die Erde, und bôhm, puda.» I poshik isi 
parvardi, le terrain est gi'as. Latché poshikd teréna e ra- 
shaiéskere rezd, les vignes du prêtre ont de bons terrains. 
Nikavéna poshik, te kerén keramidinid, ils extraient de la 
terre, pour (en) faire des tuiles. Tchivghids ta poshik oprdl^ 
(c) et il jeta de la terre au dessus (àvw9ev). Pirénas dise araitt^ 
yek mdsek, dji ka niglisté lénghere dadéskere poshikdtar avri, 
(c) ils marchaient jour et nuit, (pendant) un mois, jusqu'à 
ce qu'ils eussent sorti des terres (royaume) de leur père. 



— 444 — 

PoshikAkoro, adj. du gén. poshik, au sing. Terreux. Pch 
shikdkeri pirij pot de grès. Poshikâkere drakd, lit. les rai- 
sins de la terre — sempervivum minimum=joubarbe acre. 
GM. yifiii.xri'iio^y di terra — Som. 

PosHiKALÔ, adj. de poshik. Terreux. Poshikalô isi o ghiv, 
le blé est terreux (mêlé de t.). Ta o vush isi poshikalô y et le 
lin est mêlé de terre. 

PosôM, POSHÔM, f. au pi. poshomd. Laine. Skr. p u s h, to 
cherish, to nurture, to bring up with care — Alere, nutrire — 
Wg. H. Fers. ^^ pushnij s. f. wool, hair. Pubes tum maris 
tum fœminse; pash, lana, pec. ovium, pashmin (suff. in) la- 
neus, pashminey pannus laneus — Pukkhto, pashm^ n. wool, 
down, fur, hair — Bellew's Dict. 1867. But posomâ ulinétar 
amaré gavéste, on a fait beaucoup de laine, dans notre vil- 
lage. Tuli poshôni^l. grossière. Katar ki poshôm istmishâr- 
ga, de laine est (faite) ma capote. 

PosoMÂKORô, adj. du gén. posôm, au sing. Fait de laine, 
qui vend de la laine. 

PosHOMALô, adj. de poshôm. Laineux. Andâs o grâi po^ 
shomali pléva^ (Bulg. pléveV, weed — ^M. Dict.) (ch. Zap.), il 
apporta au cheval de l'herbe laineuse=tendre, pron. quel- 
quefois pishomalô ; terme rare parmi les Séd. 

Pov, m. au pi. povâ. Sourcil. Skr. b h r û, f. an eyebrow 
— Supercilium, GM. ôçpi;, praefixo o, germ. vet. brava, f. hib. 
fabhar, the eyebrow, eye-lid, eye — Bopp, Glos. Skr — ^H. 
j^ hyhuoUy f. the eyebrow, bjionk, eyebrow — Pers.jg;;'^;; 
ibrou, beroUy supercilium — ^Vul. Zend, brvafj V. Sade, 
Broeckh, p. 382. Slav. brov^ ^çpù;, a-6poù;, MaxsX. Oec. Vol. 2. 
p. 24. Okatiâ isi yek azderhds (Tr. ejderha) oléste djas, ta isi 
léskeri povâ baré, ta nâstik dikéta, (c) là, est un dragon, vas 
à lui, et ses sourcils sont grands, et il ne peut pas voir. Te 
tchinés léskere povâ^ ka isi suttôj ta te gheravés tut, (c) que 
tu coupes ses s. lorsqu'il est endormi, et caches-toi. Baré' 
povéngorOj qui a de grands s. Avakhià tchâi teréla shukâr 
povdy cette fille a de jolis s. Baré-povéngheri romni ta teréla 
baré djariâ, femme qui a de grands s. et elle a de grands 
(longs) cheveux. Muklé povâ, s. peints ; usage presque uni- 
versel parmi les femmes Tch. ; on dit aussi makavdé povà. 



— 445 — 

PrAhos, m. Cendres. Slav. j>rah\ poussière, Bulg. prah\ 
dust, pépelj ashes, M. Dict. Hel. icoaicikti, farine très déliée, 
poussière. Skr. p u p âl 1, a cake made of meal or barley 
half baked or fried. Kalô prdhosj cendres noires. Te tovés 
me pinrénde e dûi goné prâhos, (c) que tu places, sur mes 
pieds, les deux sacs de cendres (chaudes). Terme très connu 
en Roumélie, voy. tchar, des Tch. As. Prâhos, n'a pas de 
pi. Quelquefois on entend chez quelques Tch. Séd., la forme 
pi. prahimata, imité du pi. GM. zâros ma lâzde, (c) ne 
soulèves pas la poussière, zâros me parait une corruption 
du mot ksaVj cendre, poussière, existant dans la langue des 
Tch. As. et oublié par tous les Tch. Roum. 

PrasAva, V. comp. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, prasanô. Mo- 
quer, tourner en dérision. Skr. p r a h a s, in risum erum- 
pere, ridere, irridere — ^Wg. composé de la prep. p r a et ha s 
que nous avons déjà étudié, voy. asâva, rire. Skr. p r a h a- 
s a n a, loud, violent or hearty laughter. Mirth, merriment, 
reproof, ridicule, irony. pr ah as in, adj. laughing aloud, 
diverting, causing laughter. Plusieurs Tch. ne connaissent 
pas ce verbe ; ils se servent constamment de khokhavâva. 
Prasàva e mamishés, je tourne en dérision l'homme. GM. 
wpty«Xû. Ma pra, e romnid, ne tournes pas en dér. la femme. 
Prasanids man, il s'est moqué de moi. Avaklé manûsh pra- 
séna maUj ces hommes se moquent de moi. Prasanô ma- 
nûsh isdUy tu es un homme méprisé=tourné en dérision. 
Me ndna prasdv les, (c) je ne me moque pas de lui. Ulinidn 
e teméskoro prasanô^ (c) tu es devenu la dérision du monde 
=le moqué. Ma praSy 2d. pers. de l'Imp. se pron. ma prdsa. 

Prasaniovava, V. pass. prasanô-uvdva^ part. prasdni{ni)'' 
lo. Etre tourné en dérision. Prasdnile man, ils m'ont tourné 
en dérision ; verbe très rare. 

PrasaibÉjU. abstr. Dérision,ridicule.Ce terme me parait un 
dérivé du v. caus. prasavdva^ qui aujourd'hui ne parait pas 
exister dans la langue. Tous les Tch. en ignorent l'existence. 
On ne dit jamais prasihéy forme rég. du v. prim. prasdva. 

Pral, plal, m. Frère, au pi. prald. Skr. b h r âtr i, m. a 
brother, a utérine brother. bhrâtrika, adj. fraternal, 
brotherly, of or belonging to a brother — Frater, Goth. bro- 



— 446 - 

thar, Gr. çp*T^p, çpàTwp — lith. brolis, mutilatum esse videtur 
e brotris, ejecto t, mutato r in 1 — Bopp, Glos. Skr. AL bru- 
dar, Angl. Ijrother. Slav bral\ Russ. brat. Bulg. vrat — Oec. 
Vol. 2. p. 22. Pers. j^î/j bcrader, frater — \\i\. dakâr lésko- 
ro pral isâs^ (c) le roi était son frère. Ldkeri "pral avéna i 
triti (TptTYjv) me dadéste^ (c) ses frères (d'elle) viennent mardi 
chez mon père. dûi pral^ ghelé péske, yeké gavéste^ (c) les 
deux frères s'en allèrent, dans un village. khurdô pral 
atchilôtar kôrkoro, (c) le jeune fr. resta seul. Petidâs yek 
tchavô pc pralénghc, (c. Nom.) dit un enfant à ses fr. Aide 
(Tr. haide) prdla to panori^ (ch.) allons, ô fr., à la petite 
eau. Aide prdla^ to pant\ polindke (w6Xiv) te anéSy (ch.) vas, u 
fr., à l'eau, pour la porter en ville. dûi pral, VatchâSj (ch. 
Nom.) les deux fr. restons. Isds dûi pralâ, (c) il y avait 
(était) deux fr. Ta djdlas o tchorô pe praléste, (c. Nom.) et 
le pauvre allait à (chez) son fr. Ta unghinôtar yavinàsa Us- 
koro pralj (c. Nom.) et son frère se leva la nuit=de très 
bonne heure, avant le jour. Me terdva sardnda pralériy (c) 
moi, j'ai quarante fr. Alétar o sardnda pral e rafcZîdfcere, (c) 
vinrent les quarante fr. de la fille. Ardttilotary làkere pral 
alétar^ ta penghids 6i pe pralénde^ (c) il fit nuit, ses fr. vin- 
rent, et elle dit à ses fr. Mo plal mulôtar. mon fr. est mort. 

Pralorô, m. dim. de pral, Petit frère. Hel. dSsX^t^tov, CM. 
aXeXçotxi. Ta pendds, sar kerdân kadaid buti mo pralorô ? (c. 
Nom.) et il dit, comment as-tu fait cette affaire, mon p. fr.? 
Mo pralorô^mi tchaiori^ (ch.) mon p. fr. ma fillette. Campuz. 
planorô, m. hermano. 

Pripôi, pripâi, m. Instrument avec lequel ils font des trous 
dans le fer ; espèce de tarière ; terme propre aux forgerons 
Nom. Probablement il dérive du GM. Tpuiçiviov, trivello— 
Soni.; T changé en p, et n retranché. pripà{n)if pripôi. 

Privîtchi, L'ouverture du soufflet près du feu. Bulg. pré- 
dintchay the forepart, M. Die t. 

PÛRDAVA, PÙDAVA, PHÙDAVA, PFÙDAVA, V. COmp. 2 Cl. 2 

Conj. part, purdinô, pu, phu, pfudiîiô. Souffler, Hel. ^ifà. 
Skr. p a r d, to fart. H. ^,^k padna, to fart, (Ski\ p a r d a n a) 
Pudas, verbal n. f. inclination to fart, flatulency, pudasit^ 
adj. inclined to fart, flatulent. purfaiia, v, a. to cause to fart 



— 447 -. 

{met) to frighten, or to put to flight. pudna, puddoo, pudo/Uy 
adj. having the quality of farting, (met) a coward, pad, m. 
a fart. On voit que Tllni, comme le Tch. a perdu 1 r de la 
rac. Skr., car pûdava^ est la pron. la plus générale, même 
parmi les Zapâris. Slav. perzii (Croat. perdim, içifinin) izifita. 
Lat. pedo, Fr. péter. Al. farzen, Angl. fart — Oec. Vol. 2. p, 
396 — Liebich, portàwa, icli blase. Pûdela balvâl, souffle (le) 
vent. Pûden i yak parés parés, soufflez le feu très douce- 
ment. Ma pûde, ne souffles pas. Sùrulas (voy. ce mot) pu-- 
detas Yôrghis (Hel. redipYio;, pron. ri^pyi;) Georges souffle 
(joue du) le haut bois. Pûde i yak te na murdàliol, souffles 
le feu pour qu'il ne s'éteigne pas. Putchéla i gadji léstary so 
kerghidn gadjéya, (voc.) ta pûdesal (c) l'épouse lui demanda, 
qu'as-tu fait ô mari, que tu souffles ? Perddl ki katûna^ 
maskaré isi mi katûna, purdinâs yek furtûna (Tr. fortouna) 
andardâs mi romni (ch. Nom.) de l'autre côté, dans les ten- 
tes est ma tente au milieu, une tempête a soufflé, elle a 
amené ma femme. GM. çouprouva, tempesta di mare — Som. 

PuRDiNô, PUDiNo, part, du V. pûrdava, q. v. Fusil=ce qui 
souffle, comp. Tr. viUi phishek, cartouche, iusée — Bchi, 
du GM. çu<r<T£YT*ov, dim. de çuffiyÇ ou çuffiyyifj, vésicule, pustu- 
le. Hel. çuaaw, souffler. Cor. At. Vol. 4. p. 481 . Ce terme 
est rare parmi les Tch. du nord de la Roumélie, qui em- 
ploient les termes Bulg. piis/i/ca, pûshki — M. Dict. Nikdv 
pudinô, fais sortir le fusil. Tchide o phudinô, tires 
le f. Dinô les purdinésa, il a frappé avec le pistolet; au pi. 
pudiné. Yek khurdô pudinô, un petit f.=pistolet. Ndn^alià^ 
yak phudinôy le pistolet n'a pas pris feu (raté). Periva o 
phurdinô/]e charge (remplis) le f. Nashdds ko haré pudiné, 
(ch.Noni.) il partit pour les grands fusils=:au service de l'ar- 
tillerie. Muklidspe pudiné ovotid, (c) il laissa ses fusils par 
là. Shundé o tem o phudinô, (c) le monde entendit (plur.) le 
(coup de) iusil. 

PuDiNiBÉ, n. abstr. de pudinô. Coup de fusil. GM. Touçsîwa, 
schioppettata, archibugiata — Som. But pudipndndja alôtar^ 
il est arrivé avec (en tarant) beaucoup de coups def. Rovésa 
me phudibndnghe, (ch. am.) tu te plains (pleures) de meis 
coups de f. On voit qu'on retranche ni, pudi(ni}bnânglie. 



— 448 — 

PuKô, adj. Enflé, gros. H. Ky« Pyhookna, to blow, p,fto- 
onkay V. a. to blow. p,hok, hoUow. Skr. phutkâra, adj. 
arrogant, comtemptuous, disdainful. So pukô manûsh tsdn, 
que tu es (un) homme gros. Puki romni isân^ tu es une 
femme grosse. A /i, tchordte (voc.) mo, pukie mOj ka isân sar 
isi gudlé ambrold, (ch. am.) ah, ô ma belle, ô ma grosse, 
toi qui es, comme sont les douces poires. Pukie mo kârga^ 
vrâker man^ (ch. am.) ô ma grosse pie, parles-moi. 

PuKNÎ, PHUKNf. f. Abcès, lit. ce qui s'enfle, pukô, phuka- 
nôy phuk(a)nôj f. phuknt. voy. pukô. Koricani phukni ni- 
kavghiôm mepinrénde, ta nânastik sovâva aratti^yai poussé 
(il m'est sorti) un abcès aveugle (froid), sur mes pieds et je 
ne peux pas dormir la nuit. Tr. kior djiban, abcès aveugle. 
GM. TuçXo6o4Couva; — Pougni, peste. Pouqueville, Voyage de 
la Grèce. Vol, 1. p. 365. comp. GM. «ncoupXoOîia, peste, de xop- 
XtiîiTi, tumeur. Cor. At. Vol. 1. p. 219. 

PùKiovAVA, V. pass. pukô-uvâva. part. pûki{nt)lo. Devenir 
gros, s'enfler. Ta khalôm méya, ta pûkilom, ta nashtôm 
alôm me keréste, [ch.) et moi aussi j'ai mangé et je me suis 
enflé, et je partis, (et) je suis venu à ma maison. But pani 
pilids ta pûkilotarj il a bu beaucoup d'eau et il é'enfla (en 
parlant d'un cheval). So khàsa ? ta djin abôr pûkios (pûkio* 
Xve)$[a) que manges-tu ? et tu deviens si gros. Quelquefois 
le V. est pron. pûtiovava, pûtiliom, Aor.; k changé en t. 

PukiarAva, V. caus. 1 Cl. 5. Gonj. part, pukiardô. Faire 
enfler. / khashôi pukiarél man, l'aliment m'enfle, paroles 
d'un malade qui souffrait d une aff^ection chronique de 
l'estomac. Pukiarél man i mol^ le vin m'enfle. 

PuKiBÉ, PUKAiBÉ, u. abstr. de pukô. Grossièreté, vulgari- 
té. Te in kerén, pukaibé^ (Nom.) s'ils ne font pas, (c'est) une 
grossièreté. Pdfci, Strafe, pakâf, strafen. Pott, Vol. 2. p. 344. 

PuMB, m. Pus. Skr. pûya, n. pus, matter, discharge 
from an ulcer or wound, rac. pûya, to stink, p û y a na, 
n. pus. Hel. ituov, pus, H. v^ peeb, f. pus, matter, purulent 
running. peebiyana. v. n. to suppurate, peebiyahut, f. sup- 
puration. Le b final est rarement prononcé ; mais son 
existence est démontrée parles dérivatifs. Comp. Angl. larob; 
thumb, ou le b est muet. Mutréla pumb^ il pisse du pus. 



— 449 — 

Léskoro muter isi perdô pumb, son urine est pleine de pus. 
But pumb tâvdelaj beaucoup de p. coule. 

PuMBALô, adj. du pumh. Purulent. Pumbalé-kannéskorOy 
qui a l'oreille pleine de pus. Pumbalô sherô, tête purulente. 

PumbAliovava, V. pass. pumbalô-uvâvay part, pumbâli(ni)^ 
lo. Suppurer. Hel. iwéojtai. Pumbâlilotar léskoro sherô^ sa 
tête suppure. 

PûNARi, (As.) Vieux, voy. phuranô. 

PurAva, V. prim. 1 Cl. 1 Gonj.partpurdd. Vanner. Nous 
avons vu en étudiant le v. pûrdava^ que ce v, est composé 
du Skr. p a r d, péter, souffler, uni au verbe dâva. Purâva 
me paraît un dérivé de la même racine Skr., sans la con- 
sonne finale d. Peut-être on pourrait rapporter ce verbe à 
la rac. Skr. s p h u r, to throb, te beat, to swell — Hel. Xtx|i(Çw. 
GM. Xixv£Çci), sventolare il grano — Som. H. UU oosanaj v. a. 
to winnow. Purâva ghiv^^ je vanne du blé. Purâva djovy je 
vanne de Torge. Purâva rôghos (voy. rôghos). Purdôm /es, 
(Nom.) je Tai vanné. Kâna kamapurâs^ quand vannerons- 
nous ? Kamadàv tut ghiv, ta guruvérij kamaspemiâs (GM. 
oicipvcd) ghivj kabâriol^ te tchinéSy te mares, te pures, te pU 
shéSf te kerés varô, ta manrô te kerés, ta djin arattt manrô 
f anés mânghe tattô, (c) je te donnerai du blé, des bœufs, 
tu sèmeras le blé, il grandira, tu (le) couperas, tu (le) battras, 
tu (le) vanneras, tu (le) moudras, tu feras de la farine, tu 
feras du pain, et jusqu'au soir, tu m'apporteras du pain 
chaud. Tchinghiâs o ghiv, purghtàs, ta kerghiâs les var6y{c) 
il coupa (faucha) le blé, il (le) vanna, et (en) fit de la farine. 
Ce verbe est bien connu de tous les Tch. 

PûRGHiovAVA, V. pass. purdô-uvâva, part. pûrghi{ni)lo. 
Etre vanné. Mo ghiv isi pûrdilo, mon blé est vanné. 

PùRGHERis, m. (Nom.) Les deux tuyaux en fer, du soufflet 
à deux vents, par lesquels l'air est projeté sur les charbons. 
Même origine que purâva ; terme inconnu aux Séd. 

PùRGA, PÙRGHA, f. Gerbe. Ce terme a-t-il de l'affinité avec 
purâva, vanner ? ce qui doit être vanné ? terme usité par 
les Tch. qui travaillent dans les termes. 

PuRT, f. Pont. Skr. p û r i t a, fiUed, fuU, complète, multi- 
tiplied, overspread. Hel. Trtp^^ m^aoi, mp^Tiiç, qui passe au 



— 450 — 

côté opposé — Zend peretu, f. pons — V. Sade Broeckh, p. 
376. H. Pers. Si pool^ m. a bridge, an embankment. Katar 
ki purt nakliôm, j^ai passé par le pont. Kashtunayxi purt, p. 
en bois. Atchilôtar telâl ki purt, (c) il est resté sous le p. 
Pinréngheri purt, p. soutenu par des piliers (pieds). 

PuRÙM, m. au pi. purumâ. Oignon. Lat. porrum, et por- 
rus, poireau. Les Grecs appellent Tcpaaov, le poireau, d'où le 
Tr. ^^/^ prdça — Bchi. Il est très probable que porrum 
était commun en Roumélic lors de l'arrivée des Tch. dans 
le pays. purumâ tabiaréna, les oignons brûlent (la gorge). 
An mânghe yek purûm, apportes-moi un oignon. E puru- 
màkoro oght, le cœur (la partie inter.) de l'oignon. Barôpu- 
rtim, grand oig. Karéskoro purûm, (Nom.) l'oig. de la verge 
=le gland. 

PuRUMÉNGORO, adj. du gén. purûm,u,ii pi. App. aux oignons, 
qui vend des oignons. Purumâkeri khashôi kçrghiôm, j'ai 
fait (un) mets avec des oignons. GM. xpo{X|iLuXaTov. 

Pus, BUS, m. Paille, au pi. pusâ. Skr. b u s h a, b u s a, n. 
çhaff, rac. b u s, to dismiss, to loose, to quit or leave, vus, 
id. H. jj-vf 6,/ioos, s. bran, husk, chaff, phoos, n. old dry 
grass or straw, 6,/ioosee, f. chaff— Pukkhto, ^y. bûSy chaff, 
chopped straw — Bellew's Dict. 1867. pus isi but, la paille 
est beaucoup (abondante). pus isâs khanrik, la p. était 
peu (abondante). Amaré grasténghe, ddsa pus ta khàna, à 
nos chevaux nous donnons de la paille, et ils (la) mangent. 
Djovâkoro pus, p. d'orge. Ghivéskoro pus, p. de blé. Katar 
ko ker kamatchordv o pus, te les e puséskoro drom te avés 
mdnde, (c) de la maison je verserai de la paille; que tu 
prennes le chemin de la paille, et viens chez moi ; signaux 
d'un amant à sa maîtresse, elle devait se guider par la p. 
pour trouver la maison de l'amant. Alétar o khorakhéi, 
tovdé pus, diné yak pashé ki khef, (c) les Turcs vinrent, ils 
mirent de la p., ils allumèrent du feu, près le trou. Ta ka 
dja^ pashé ko djukél, ta ko kher, te les o pus, te des les ko 
kher, ta les ta o kôkkala, te des len ko djukél, et dès que tu 
iras près du chien et de l'âne, prends la p. et donnes-la à 
l'âne, et prends et les os, et donnes-lcs au chien. 

PusoRÔ, dim. de pusy Petite paille. Mo pusorô^ to pusorô^ 



— 451 — 

yavindsa diklôm to sunnorô, (ch. Nom.) ma p. pail., ta p. 
pail. la nuit j'ai vu ton songe=je t'ai vu dans mon songe. 

PusÉN, m. Pailler, endroit dans les fermes où on entasse 
la paille. Tr. samânlyq meîdani. Hel. ix^pàv, GM. a;^cpûva;, 
pagliariccio, pagliaro — Som. H. J--vf b^hoosool, bjioosera, 
hyhoosela, s. a place where corn or chaff is kept (Skr. b u- 
s h as'âl â). Tov kaliardé opré ko grâiy te djas ko phusén^ 
(c) mets les sacs sur le cheval, allons au pailler. Peut-être 
ptisén^ dérive d'un adj. pusanô. 

PusÉsKORO, adj. du gén. pris, au sing. Qui vend de la 
paille. 

PusAvAvA, v. caus. du pusdva, inusité, 1 Cl. 2 Conj. part 
pusavdô. Piquer. Ce v. me parait avoir de l'affinité avec 
bust, broche, lance. H. 1-^^ burch^ha^ a spear. Il est fort 
commun, et bien connu de tous les Tch. Campuz. pinsabar, 
a. punzar. E tchuridsa pusavghiâ(s} les andré /c' oghi^ il 
l'a piqué (blessé) avec le couteau dans le cœur. Pusavdô, 
pron. très souvent pitsadôy piqué. Pusdv e guruvétij piques 
les bœufs. E kherés tepusavés lesy tepirél, piques l'âne, (pour) 
qu'il marche. 

PusAVDÎ, adj. t. du pusavdô. Avoine, ainsi appelée à cause 
de sa forme pointue, GM. ppàjXTi. Skr. s'uka, m. n. the awn 
of barley, a bristle, a spicula. rac. Skr. s'o, to make sharp. 
Hel. afyfXca^, Ppûfiio;. Chez quelques forgerons Nom.y pusavdi^ 
est appliqué aux clous, que les Séd. ordinairement appellent 
kdrfia, GM. xapçta, Hel. jtâpço;. ptisadH, chez les Tch. Russes, 
Sfecknadel. Boehtl. Mél. As. Tom. 2. p. 128. 

PusAiBÉ, n. abstr. du v. pasavdvay pusa(v)ibé. Piqûre, 
blessure. Pusaibé te del andré f oghéste, qu'il te donne 
(Dieu) une piqûre dans ton cœur — Imprécation très com- 
mune des mères, envers leurs enfants. Nà « %6^ 5 eei;, 5 
^^apo;, que Dieu, que la mort te coupe, tue. 

PusHTO, (As.) Dos. Skr. p r i sh t'a, n. the back, the rear, 
the last, the back or hinder part of any thing. H. w-i^ 
pooshty ancestry, back, a second, an assistant, p e e t',h (Skr. 
p r i s h t'a) the back. Pers. pusht, dorsum, tergum et met. 
stirps, progenies — Vul. Poosht, dorsum, dos — Honig. Vol. 
2. p. 388. Pers.^j-'J (pas), Zend paçca, (Skr. ved. p a s'tc h a) 



— 452 — 

postica pars. adv. locî, a tergo, pone, post — ^Vul. voy. dumô^ 
et pikô, épaule. 

PusHÛM, m. Puce, pulex, au pi. pushumâ. H. j^ pisoo, f. a 
flea. kher isi perde ptishumây les maisons sont pleines de 
puces. pushumâ khalé man, les p. m'ont mangé. But 
pushumâ isâs aratti^ beaucoup de p. étaient cette nuit. 

PusHUMÉNGORO, adj. du gén. pies/ium, au pi. App. aux pu- 
ces. Pushuméngoro tan, endroit (rempli) de p. 

PusHUMANô, adj. du pushûm. Pulicosus, Hel. 4aiXlu&)v)c. 
Pushumanô kher, maison pleine de puces. 

PusHKÎ, f. Fusil. Bulg. pôshka, musket, M. Dict. Slav. 
pûshka, ivupo66Xov, to ouviqO. xavâviov, pushaj^^aax^ (fioKx. pushû, 
çuaû — Oec. Voi. 2. p. 451. La pi. des Tch. vivant parmi les 
Bulgares, se servent de ce terme. Partout ailleurs, on entend 
pudinôy comme aussi dans tous leurs contes et chansons. 

PutchAva, patchAva. v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part. j^ute/iW, 
pushlô. Demander. Skr. pratchch, to ask, to inquire, to 
désire to know — Zend, pères (Skr. p r^i c h) interrogare — ^V. 
Sade. Broeckh, p. 377. H. L^^^ pooch,hnay v. a. to ask, to 
inquire, -^ji pooch,h, f. inquiry, investigation — ^Pali, pou- 
tchtchhi, de p r a t c h t c h, il interrogea, Burn. Essai, p. 128 
— Pukkhto, pukkhtedaly v. a. to ask, to question (Skr. 
p û c h h n a) — Bellew's Dict. 1867. Pushlids o rom lâtafy (c) 
le Tch. lui (d'elle) demanda. Ta pushliâs katâr ki phurt, (c) 
et il demanda, à la vieille. Pushliâs, so kerghiâr^f il de- 
manda, qu'as-tu fait ? Penghiâs pe godiâsa, so te kerdv o- 
kanâ ? kâstar te putchâv ? (c) il dit dans sa pensée, que faire 
maintenant? de qui demanderai-je? Kamaputchâv tûtar yek 
lav ; putch la, (c) je te demanderai une parole (rép.), deman- 
des-la. Ma putch, ne demandes pas. Ma puichénj ne de- 
mandez pas. Pushliôm yek manushéstar, j'ai demandé à un 
homme (personne). Ta kanék far nàna putchâv léstar, et 
jamais (aucune fois) je ne lui demande. Ma putch mândar, 
ne me demandes pas. GM. {xy; |a' êpcoT^ç. Oléstar te putchés, 
kârin isi o bârba Yâni, (c) (GM. [Ampjiuac, zio — Som. Twm^^ 
pour 'iwàwYj;) demandes lui, où est Toncle Jean ? Kaputchâv 
yek djenés, putch, (c) je demanderai (des renseignements 
sur) une personne, (rép.) demandes. Ta pushliâs o rom so ker- 



— 453 — 

dân khulanie mo Fd<ma, (n. pr.)? (c. Nom.) et le mari lui 
demanda et qu'as-tu fait, ô ma dame Fâtma ? Pushlids là- 
koro rorriy (ch. Nom.) son mari demanda. 

PuTCHiBÉ, n. abstr. de putchâva, Demande. Kamapendv 
tûke yek putchibé, je te dirai une demande=je te ferai uned. 

PutrAva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, puterdô. Découdre, 
délier, libérer. Putrdva mo dimis, je découds mon pantalon. 
Puterghiôm /es, je l'ai décousu. Ma putr, ne découds pas. 
/ romni pendus léske^ te putréSy te mukés mo khulanés, (c. 
Nom.) la femme lui dit, que tu libères, que tu laisses mon 
mari (seigneur). Puterdé léskoro sherô, (c) 'ils délièrent (la 
bande de) sa tête. Pûter o shelôy délies la corde; on dit sou- 
vent pufr, Imp. 

PuTÉRGHiovAVA, PUTÉRDOVAVA, V. pass. puterdô-uvdva. 
part. putérghi{ni)lo. Etre décousu, être libéré. Ta o dûi pu- 
térghiletary et les deux ont été libérés. Ta ghelôtar dji ko 
yavér gavy putérdiletar, (c. Nom.) et en allant (arrivant) 
jusqu'à un autre village, (ses souliers) se sont décousus, 
GM. iJiyp^^ma^t. 



R 



changé en /. khanrïk, khanlik^ peu. khanrô, khanlô, épée. 

RadAva, V. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, radlô. Partir, s'en 
aller, pr. aux Nom. Mus. H. Pers, ^^^j randna, v. a to ex- 
pel. Pers. j^j|; randen, pellere, propellere, progredi, per- 
gere in locum, etc. — ^Vul. Skr. r a d, to divide, to split, to 
tear or break. ? Démonter les tentes. Te radâs otiâtar te 
djas gavéste, partons de là, allons au village=camper près 
du vil. Avdiés te radâs, partons aujourd'hui. Avdiés na 
radâv, aujourd'hui je ne pars pas. 

RAi, m. Seigneur, magnat, homme distingué, au pi. raid. 
Skr. râdj, m. a king, a monarch, or prince, radj, v. to 
shine, r â d j a n, m. a king, a prince, or sovereign. TT. -i^v î; 
rajay s. m. a king, a prince, raj, m. (Skr. r a d j y a) govern- 
ment, sovereignty, kingdom, ^ î; rana, a hindoo title of a 
prince or raja, ra,e, s. m. a (hindoo) prince, ra,e, rayan, s. 



— 454 — 

m. a hindoo title, lit. the chief of princes — Zend, rdz,splen- 
dere, regere, regnare — ^V. Sade, Broeckh, p. 389 — Pâli, râdjd, 
roi, Essai, p. 415. G.Byz. 5 fîiÇ, GM. 5 fi|y«ç; f6ya, i tôv p««i- 
Xicav tùosScia xal iS f iXoTi(i.ia, Suid. Constantinias de Byzantius, 
Vol. 3. p. 164. Parmi les Grecs aujourd'hui, le salaire des 
gens de service. Slav. niya, upéo); at-mpidiov— Oec. Vol. 3. p. 
23. Pers. ^\j (rai) pi. (rayan) coll. radja^ titulus regum, vel 
principum Indiœ — Vul. Rajah, a chief, governor. Simson, 
p. 331. E raiéskeri gadji, Fépouse du magnat. E rayéskoro 
tchavôy l'enfant du notable. Baré raiéskoro, de l'homme 
distingué. Vikizela o rai V avés ko hher, te des te liléskere o 
lové, le seigneur appelle, pour que tu viennes à la maison 
à donner les monnaies de ton papier, voy. Îi7.=la taxe de 
la capitation. Dja te molisarés e rayés^ (ch. Nom.) vas prier 
le magnat. Ghelitar i romni ko râi, (c. Nom.) la femme 
alla chez le magnat. But raid, plusieurs seigneurs. Dans 
leurs contes, ils appellent les personnages principaux, rdt; 
mais ordinairement le mot est appliqué de préférence à 
leurs chefs de corporations, et aux agents choisis par le 
gouvernement, pour régler leurs affaires, et percevoir leur 
taxe annuelle. 

RAnni, f. L'épouse du râi. Skr. r â d j ni, f. queen, a prin- 
cess, the wife of a king. H. ^|; ranee, f. a (hindoo) queen 
or princess. Raunie, lady, wife of a gentleman — Sim. p. 331. 

Raklô, m. raklI, t. Garçon, fille. Hel. waT;,w«iX£<jxYï. Ce terme 
me parait être le part, du v. arakdva, a-raklô, a rejeté. La 
rac. Skr. r a k s, signifie protéger, avoir soin de, préserver, 
raklô, ce qui est préservé, protégé, nourri. Le terme est 
plus pr. aux Séd. Les Nom. préfèrent tchavô, tchaô^ tcho, 
Pott, Vol. 2. p. 269, cite H. \{J larka, a boy, child, infant, 
babe, d'où raklô, par transp. H. ^/j rak,hee, f. a tribute, 
paid to a Sikh chief for protection, a protector, guardian. 
raklô lias pes e rakliâsa, (c) le garçon s'en alla avec la fille. 
E barô raklô, kerdé les dakàr, ta o khurdô pral atchilôtar 
kôrkoro, (c) le grand (aîné) g., ils le firent roi, et le petit 
frère resta seul. Penghids o raklô e raklidke, n}e akanà sa 
te kerdv tut ? (c) le g. dit à la fille moi, maintenant, que dois- 
je faire à toi. « Fille.» raklid pende, te nikliovas avri, isi 



— 455 — 

dar ? (c) les filles dirent, si nous sortons en dehors, y a-t-il 
de la peur?=quelque chose à craindre ? Kâna kamakerds 
bidv e raklidkoro ? quand ferons-nous (célébrerons-nous) le 
mariage de la fille ? / trtti (tpityjv) alétar o sardnda pral e 
raklidkere, (c) le mardi, vinrent les quarante frères de la 
fille ; expression difficile à traduire, car ici raklidkere est 
adj. Pende e rakliénghere dat, (pi.) (c) les pores des f. dirent. 
Diklids i rakli yek pashdskoro raklo, (c) la f. vit le garçon 
d'un pacha. 

Raklorô, orI, m. f. dim. de raklô. Petit garçon, fillette. 
Akavkd sukdr raklorô, sôstar isi atidl (c) ce joli petit gar- 
çon, pourquoi est-il ici ? ZilepsdilUar (GM. ÇiïXrJw) i tchori 
raklorid, (c) elle envia la pauvre petite fille. 

Rakùshka, m. L'eau de vie ordinaire, appelée rakt\ fi^\ 
t6 aTlfxçuXXov — Hesych. Tr. ^'j raqi, pour aragt, eau de vie, 
— Bchi. La forme est Bulg. et Russe. 

Ran, m. Canne. Slo*. r a t h a, a car, a war chariot, a sort 
of cane (Calamus rotang). 

Râno, adv. De bonne heure. Slav. rdno^ itp<^t, irpwï|i.ov — 
Oec. Vol. 3. p. 8. Bulg. rdno^ early, M. Dict. Rdno rdno 
ukhkinô ta penéla e rakliénghe^ (c) il se leva de très bonne 
heure et dit aux filles. Kdthe (GM. xaOe, xàOa, ira<xa, ogni — 
Som.) rdno, tous les matins, GM. jtàOc 7:pwt. Connu de tous 
les Tch, qui ne paraissent pas avoir d'autre terme pour le 
GM. Tçpwt, Lat. mane ; voy. disdra. 

RashAi, m. Prêtre. Skr. r i s h i, m. a rishi, or sanctified 
personage so called. A saint or sanctified sage in gêne- 
rai. H. i^j r'ikjij et rik.hee, a sage, a saint. Les Tch. Mus. 
bien que ce mot leur soit familier, ne l'appliquent point 
aux ministres de leur religion, qu'ils appellent comme les 
Turcs, ç-^^ imdm. Rashdiy est le prêtre Chrétien, et en 
même temps le maître d'école ; car dans les villages do 
Roumélie, les prêtres, étaient en même temps maîtres d'é- 
cole. Aujourd'hui dans les villagss, les Tch. appellent ta- 
shdi^ les maîtres d'école laiques. Dans maints !ion\ (]t/ l.i 
Roumélie, les Grecs eux-mêmes, appellent le prêtre, SiSàcxa- 
Xo;. Gampuz. arajai^^ m. fraile, religioso. kher e rashds- 
koro pashê isds^ (c) la maison du prêtre était près. IJylisH i 



— 456 — 

rashani télé, ta tchumidiniâs e rashâs, ta av tchumùUnids 
i rashaniây (c) la prêtresse (f. du p.) descendit en bas, et 
elle baisa le prêtre, et lui baisa la prêtresse. Katar sikliàn 
les e rashâskoro o meribé ? d où as-tu appris la mort du p.? 
rashâi teréla peninda-u-pandj tchavé^ mursh ta tchaiâj 
le maître d'école a cinquante cinq enfants, garçons et filles. 
Barô rashdij grand prêtre=évêque. Ta djâlas ko rashdi te 
sikliol, {8iklio{ve)l{a) (c) et il allait au maître pour s'instruire. 
Ta penghiâs léskoro o rashâi ^ (c) et son maître dit. Terélas 
yek raklés ko rashâi, ka diavâzelas, (GM. iioSil^tù, leggere — 
Som.) il avait un garçon, qui lisait chez le maître. raklô 
djâlas ko rashâi, o dat léskoro but baravalô ^sas^ (c) le gar- 
çon allait au maître, son père était très riche. Ces expres- 
sions sont de la langue grecque, ui^àyA» etç t6v tiSàoxaXov, )ta- 
6àÇ(i> tU T&v SiSàdxaXov, je vais au maître, je lis chez le maître, 
je fréquente l'école. 

Rashanî, f. Femme du prêtre, et du maître d'école. Skr. 
r i s hî, f. the wife of a ri sh i. Campuz. erasîio, erasni, se- 
nor, senora. Ce terme est de formation Tch. rashâi, adj. 
rashanôj app. au prêtre, f. rashanïj comp. khulâij seigneur, 
khulanô, f. khulani. Mulitar i rashani, la femme du pr. est 
morte. Teréna e tchaiâ yek rashaniâ, ta sikavél len te sivén^ 
les filles ont une maîtresse, et elle leur montre à coudre, 
c Nonne. > rashâi angle djâlas, ta o rashaniâ palâl djànas, 
(c) le prêtre allait en avant, et les nonnes allaient par der- 
rière. Ta i rashani penélas léske^ te sikliol o tcbukél grâryi" 
mata {yfi^fLxxoi) ta i tchitchâi te diavâzel, (GM. îiaSaÇu) ovo- 
klé divesénde, tûya kerés biâvy (ch. am.) et la nonne lui dit, 
si le chien apprend les lettres, et la chatte à lire, ces jours- 
là, toi aussi, tu te marieras. 

Rasmoz, (As.) Bride. H. ^\j ras, f. Reins of a bridle, moz, 
bouche, voy. mùi. 

Ratt, f. Nuit,au pi. rattiâ. Skr. r â t r i, f. night, r â t r i d j a, 
adj. nocturnal, born or produced at night. H. v^'j rat, f. 
night — ^Pali, ratti, nuit, Essai, p. 85. Rat, nox, nuit. Honig. 
Vol. 3. p. 404. Yek ratt, o raklô lias e puriâ ta e gadjiâ, (c) 
une nuit, le garçon prit la vieille et l'épouse. iîaWidfceri biùi, 
affaire de n.=travail fait pendant la nuit. Rattiâkoro tchor. 



— 457 — 

voleur de n. Rattiâkoro o kelipé, (ch. am.) la musique de n. 
Latchi ti ratt, bonne (soit) ta nuit, bon soir, xai^ aou vu^ra. 
Ta pendds Idkeo râi^ yek ratt sovésa mànsal (c. Nom.) et le 
magnat lui (à elle) dit, une nuit dormiras-tu (dors-tu) avec 
moi? haravalô kerdds sardnda divés, sardnda rattid^ (c. 
Nom.) le richard fit quarante jours (et) quarante nuits, (fête 
de). / rattiâ but haré, les n. (sont) fort grandes=longues. Ta 
unghinô 'sas, rattidsa, (c. Nom.) et il se leva, avec la nuit= 
de très bonne heure, avant la pointe du jour, voy. yavindsa. 
Saré ratt o kelné kelénas, (c) toutes les nuits les musiciens 
jouaient. Yavér ratt, une autre n. Latchï tumari ratt, bonne 
(soit) votre nuit. Dji trin e rattidkere, (c) jusqu'à trois (heures) 
de la n. Akaikià ratt avésa mdnghe^ (c) cette n. viens-tu à 
moi?=chez moi ? 

RattiAkoro, adj. du gén. ratt^ au sing. App. à la nuit, 
noctumus. Rattiâkoro gad, chemise de nuit. Rattiâkoro 
tchor, voleur de nuit. 

Râttiovela, V. imper, pass. 3 pers. au sing. de Tlndic. 
ratt'Uvâva. Râttiovava, 2 râttiovesa, 3 râttiovela, part, rat- 
ti{ni)lo. Devenir nuit. GM. vuxTwvei, vujtTiàÇet, annottare, farsi 
notte — Som. Lat. noctesco. On dit râttilo et râkilo, il se fait 
nuit. Tamâm (Tr. A^' temârn, tamâm) râttilotar^ (c) il fit 
nuit complète. Lias ghelghiâ{s) len pe keréste, arâttilotar, (c) 
elle les prit, les amena en sa maison, et il se fit nuit. GM. 
2vtiXT6)9e, è[Koi)[^f(ù(stf (Aou;^p(i>(iLa, crépuscule du soir. Cor. At. Vol. 
4. p. 338. Ce v. impers, se prononce souvent avec une a init. 
voy. aratti. 

Rattutnô, adj. du ratt. Nocturne. Rattutnô vûlliarOj pot 
de chambre pour la nuit ; terme très rare, on se sert or- 
dinairement de rattiâkoro. 

Ratt, m. Sang. Skr. rakta, adj. dyed, tinged, coloured, 
stained, s. m. red, the colour, s. n. blood, rac. r an d j, to 
dye, to stain. H. ^^j rata, adj. red, dyed,coloured. ratna,\. 
a. to dye (with colour) to stain, w-^ rakut, or rakt^ s. m. 
blood — Pers. vjJo, renk, (Skr. r an d j) s. m. colour, manner, 
hue, paint, r u dh i r a, red, blood, Hel. poXov, foXtÇo); Gampuz. 
arate, f. sangre. râli, f. nacion. Kamalélratt, il prendra du 
9.=se fera saigner. Alô rattiâsa, il est venu avec du s.=s 

51 



— 458 — 

ensanglsinté. yek penghiâs, so te djas léskere r atteste ? (c) 
l'un dit, pourquoi aller dans son s.?=verser son s. Makél 
yek parnô koznôy ratt^ (c) il tache un mouchoir blanc, (avec 
du) s. Ratt ghelôtar katâr ko raklô, (c) du s. vint du garçon 
=le g. cracha du s. Te kkal mo ratt, qu'il mange mon s. 
Imprécation commune parmi tous les Tch., et principale- 
ment parmi les Zapâris. Te khas mo ratt, te pires sari ratt, 
(dicton rimé) que tu manges mon sang (et) que tu marches 
toute la nuit=elre délaissé, sans gite. Pendéy te pids léskoro 
ratt, te mur dards les, (c) ils dirent, buvons son s. assassi- 
nons-le. Ghelitar ki ghûma, (GM. Yoopvae) ta dikliâs ka isi 
perdi ratt, (c) elle alla au bassin, et vit qu'il était plein de s. 

Rattvalô, adj. du ratt. Sanguinolent. Djan, penén léske, 
f alôtar te marél pes, V avél rattvalô beshavdô te khal, (c) 
allez, dites-lui, s'il est venu pour se battre, qu'il vienne 
manger (du) pilav ensanglanté=cuit avec du sang. Rattvalô 
isi, il est ensanglanté. T anés lâkoro rattvalô gat, (c) ap- 
portes sa (d'elle) chemise ensanglantée. 

Rattvalô, Grenade, propre aux Nom. de la haute Bulga- 
rie, voy. daravin. Skr. raktaka, m. a plant bearing a red 
blossom (Pentapetes phœnicea). comp. Hel. p6i\oç, ^62ivoç, ^6- 
Scio;, ffvofAa Siaf 6pa)v çutôv, Dict. Hel. Byzantius, Athènes. 

RattvAliovava, V. pass. rattvalô-uvdva, part, raltvâli(ni)- 
lo. Etre ensanglanté. Hel. ai(i.aT6(i>. Me pinré shûvUletar^ ta 
rattvàliletar katâr ko but drom, mes pieds se sont enflés et 
ensanglantés de la longue marche=chemin long. Opral dji 
télé, raitvàliliom, (c) d'en haut jusqu'en bas, (de la tête 
jusqu'aux pieds) je me suis ensanglanté. André ko ratt ratt- 
vâlilotar, (c) tout couvert de sang=lit. il fut ensanglanté 
dans le sang. 

Res, f. Vigne, au pi. rezd, resâ. Skr.