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Full text of "Études sur les Tchinghianés; ou, Bohémiens de l'Empire ottoman"

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SUR LES 



TCHINGHIANES 



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ETTÏJDKSS 

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TCHINGHIANÉS 

011 BOHÉMIENS 

DE L'EMPIRE OTTOMAN, 



niourau o. r/uirjkTt, m. m. 



Imprla^rie ANTOINE KmOMÉLA. 

Rue Perchembé-Paiar, N*>. 3. 



A MON FRERE 



NICOLAS G. PASPATI. 



MON gUBVOJMMB JPJ7JM7, 



TÉMOIGNAGE 



»■ r«tr»n»i «MâtitvBi. 



j 



AVANT-PROPOS. 



J'ai différé jusqu'à ce jour, la publication de cet ouvrage, 
afin de pouvoir le compléter par de nouveaux et plus am- 
ples matériaux; mais depuis quelques mois, les additions 
étant fort insignifiantes, et se bornant à quelques variantes, 
entre la langue des Tchinghianés Sédentaires et celle des 
Tchinghianés Nomades, je suis porté à croire, que le voca- 
bulaire que j'offre au public, contient presque tous les ter- 
mes en usage chez^les Tchinghianés de toutes les vastes 
provinces de la RoumëKe* 

Je n'ai pas fait dans ce travail, la comparaison de la lan- 
gue de nos Tchinghianés, avec les idiomes des Bohémiens 
de l'Occident, puisque cette comparaison a été déjà faite par 
le savant Fr. Pott en 1844 — 45. Il aurait été inutile de ré- 
péter les observations de cet auteur, mais toutefois, les nou- 
veaux matériaux contenus dans mon vocabulaire, serviront 
à élucider plusieurs termes obscurs, ou incomplètement 
expliqués dans les ouvrages déjà publiés sur la langue des 
Tchinghianés d'Europe. 

Je me suis également abstenu de m'étendre aussi sur les 
affinités de la langue des Tchinghianés, avec les langues de 
l'Europe, car de pareils travaux sont devenus aujourd'hui 
inutiles, après la multitude d'ouvrages publiés sur les ana- 
logies des langues Indo-Européennes ; mais j'ai inséré plu- 



)( vin )( 

sieurs mots de la langue Grecque moderne, dont les termes 
Tchinghianés sont la traduction fidèle ; cette comparaison 
facilitera l'étude de ce travail à mes propres compatriotes, 
auxquels de pareils ouvrages, ne sont encore que fort peu 
connus. 

La première partie de cet ouvrage, traite de la vie errante 
et vagabonde des Tchinghianés, dont la misère, l'avilisse- 
ment et la brutalité, ne se rencontrent dans aucune race 
nomadique connue, et que, ni la faim, ni la pauvreté, ni la 
nudité, ne peuvent détourner de cette vie errante. Les Tchin- 
ghianés ne paraissent pas sentir la faim et la misère, au 
même degré que l'homme civilisé, dont la culture a rendu 
les passions plus vives. On ne comprend pas comment 
quelques familles nomades peuvent se nourrir en travail- 
lant à des ouvrages grossiers de fer, vendus au marché à 
vil prix. Je les ai entendus maitites fois se plaindre de l'in- 
suffisance de leur travail ; ils m'ont montré leurs haillons, 
la nudité de leurs enfants, et tous leurs sales et puants vê- 
tements, entassés dans un coin de la tente. Ils sont pleine- 
ment satisfaits, lorsqu'ils ont de quoi pourvoir strictement 
à leurs besoins matériels. Dans les tentes on ne voit ni pa- 
piers ni livres ; je n'ai jamais rencontré de Nomades sachant 
lire ou écrire; jamais je n'ai vu de larmes sur la figure d'un 
Tchinghiané. Leur courage pendant les maladies est héroï- 
que ; ils ne se couchent que pour mourir, et sans larmes ils 
ensevelissent leurs morts. 

À qui la faute de ce que tant de misères se montrent parmi 
nous, misères plus affligeantes que celles des mendiants de 
nos grandes villes ? Est-ce notre indifférence, ou leur mau- 
vaise volonté ? Les efforts de plusieurs sociétés de bienfai- 
sance Européennes, et des gouvernements mêmes en leur 
faveur, restés sans résultats, démontrent que le Tchinghiané 
a résisté, avec une ténacité inouie, à toute fusion avec les 
races civilisées; lui aussi connaît et aime la charité hu- 



marne, et accepte avec reconnaissance tout ce qtfott lui 
offre, mais à la condition de rester sous sa tente et d'errer 
selon son gré, et en pleine liberté. Il est vrai que plusieurs 
Tchinghiapés se sont fixés dans les villages, et môme dans 
la ville de Constantinaple ; mais ils se sont abrutis par 
leurs liaisons avec les étrangers ; faux Chrétiens et faux 
Musulmans, ils sont aussi pauvres et aussi misérables que 
leurs frères les Nomades, et infiniment plus adonnés qu'eux, 
au vol et à la ruse, dans leur commerce avec les gens du 
pays. 

Pour étudier leur langue, j'ai vu une foule des Tchin* 
ghianés Sédentaires, je suis entré dans un grand nombre 
de tentesL J'ai rencontré de la méfiance à la première visi» 
te ; mais bientôt cette méfiance c'est dissipée, et je n'ai eu 
ensuite qu'à me louer de l'empressement que plusieurs ont 
mis à me procurer les renseignements demandés. Causant 
avec eux de leur état précaire, et des moyens de se pro- 
curer de quoi vivre, et de donner du pain à leurs enfants 
dévorés par la faim, ils me répondaient, comment voulez- 
vous, que nous nous approchions des gens qui nous dé- 
testent comme la peste? Nos conationaux dans les villages, 
sont-ils mieux que nous dans nos tentes ? 

On se tromperait pourtant, si l'on croyait que de telles 
paroles expriment les véritables sentiments des Tchinghia- 
nés Nomades. Ceux-ci, comme les Indiens de l'Amérique, 
s'opposent à toute civilisation qui, selon leurs propres paro- 
les, les étoufferait. Ils se promènent dans les villes, tantôt 
en vendant des paniers ou des ferrailles, tantôt en traînant 
des singes et des ours ; ils voient les habillements des fem- 
mes, la propreté des enfants, les festins et les réjouissances 
du peuple ; cela ne fait nulle impression sur eux ; pour eux, 
tout cela est comme une rêve. Le soir ils rentrent dans leur 
tente jouir de leur travail, sans éprouver le désir de se 
mêler à la vie joyeuse des étrangers. 



)(*)( 

En Europe on a promulgué des lois contre la vie vaga- 
bonde des Bohémiens, on les a poursuivis comme des mal- 
faiteurs, on les a jetés en prison et enfermés dans les ca- 
chots, (voy. Grellmann, trad. Angl. 1787, chap. 44). En Tur- 
quie, on leur a ordonné de temps à autre, de vivre dans les 
villages, ou au moins de passer toute la belle saison dans 
un même campement ; mais ici, comme dans l'Europe Oc- 
cidentale, ces moyens coërcitifs ont été sans résultats. La 
ténacité des Tohinghianés à leur vie nomade, et l'aversion 
des étrangers à les recevoir au milieu d'eux, seront une 
cause permanente d'éloignement. Ce n'est que par des efforts 
réitérés, par une conduite humaine et une charité sans ar- 
rière-pensée, qu'on pourra les gagner à la civilisation. 



Alex. G. Paspati. 



Constantinople, Février, 4870. 



ABRÉVIATIONS 

PB QUELQUES OUVRAGES CITÉS DANS CE TRAVAIL. 



A Dictionary, Hindoostanee and English, by 
W. Hunter. M. D. Calcutta, 1808. . . H. 

Thirty five years in the East, by John Martin 

Honigberger, London, 1852. . . . Honig. 

Âox([uov wepl tïi; icXY}ffie<JTàTY)ç ovYftvtlon Tijç SXaSovo- 
Ëuattxlfc y\&<sar,ç rcp6ç T7iv ËXXyïvix^v. Stma^Ofcv 
&i& KwvaravTivou 7cpsaêuT<pou tou é£ OUov6p<i»v 
YtvcaXoyoujxévou, t6ja. 3, èv n*Tpouic6X«, 4828, Slav. Oec. 

An English and Bulgarian vocabulary, in two 
parts, English and Bulgarian, and Bulga- 
rian and English, by Rev. G. F. Morse, 
aided by Mr. Gonstantine Vasilief, Con- 
stantinople, 1860 M. Dict. 

ATocxta, f)Y ouv wavro&awfiiv sic r)jv àpj^aCav xal rJjv 
véav ÉXXiqvmc7)v yXûaaav, aÙTOff^t&tav <n)[Attu><JS(av, 

ôtA À&aj*. Kopaîi, Vol. 5, Paris, 1828—1835. Cor. At. 
Tesoro délia lingua Greca Volgare ed Italiana, 
cioè ricchissimo dizzionario, Greco-Volga- 
re et Italiano, opéra postuma del padre 
Alessio da Somavera, capucino Francese, 
et posta in luce dal padre Tomaso da Pa- 
rigi, Parigi, 1709 Som. 

HeWHellénique ; GM.=Grec-Moderne ; GByz.ssrGrec- 
Byzantin; (c)=conte; (c. Nom.)=conte des Nomades; 
(ch.)=chanson ; (ch. am.)=chanson amoureuse ; (Tch. To- 
kât)=Tchinghianés de Tokat; (As)=Tchlnghianés Asia- 
tiques. 



Ë H R A T A. 



Page 43 
» 51 



ligné 19 au lieu de Nœl, lisez Noël. 



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64 
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* 



raiéshe, 

rayêshé 

Kùshik 

Biavamé, 

Àorist 



9 
9 

9 
9 

9 



raiéske. 

rayéske. 

Poîhik. 

Diavamé. 

Aoriste. 



9 classes 9 conjugaisons. 
9 devemr,êtte* de devenir, être, 



disi(no)î(t 9 9 

rrtan 9 

Ghiï'UNDUR 9 

KAÀÎNK, * 



disi(ni)lo. 
'nién. 
gh'undur. 
khaInk. 



maskatedét 9 khurdô. 



* ffh'ufne 



gh'urve. 



mtmÊÊm. mOûÊiÊa^ ^amÊ^m, mamtmm. maÊMa^mxff t wêm *«■■* *mmb* •—«••■<■• ^«wa 



PREMIÈRE PARTIE. 



OUVRAGES LES PLUS RECEMMENT PUBLIÉS SUR LES TCHIN- 

GHIANÉS. MŒURS ET HABITUDES DES SÉDENTAIRES ET 

DES NOMADES, MANIÈRE D'ACQUERIR LEUR LANGUE. 

La véritable histoire de la race Tchinghianée est dans l' é- 
tude de leur idiome. Étrangers aux peuples au milieu des- 
quels ils résident, fuyant leur société et leur civilisation, 
sauvages et indépendants, ils n' ont ni histoire politique, ni 
histoire littéraire. Religieux par convenance, soumis aux loix 
tantôt par faiblesse, tantôt par la crainte des punitions, ils 
mènent la véritable vie de sauvages, exploitant le peuple a- 
vec lequel ils vivent, gagnant par leur industrie la plus gros- 
sière, le peu qu'ils demandent pour subsister. Sans chef, 
autre que celui designé autrefois par le gouvernement, pour 
régler leur taxe annuelle, ils se promènent avec leurs ten- 
tes, et leurs chevaux exténués, d'un bout à l'autre de ce vaste 
empire, campant autour des villages et des villes, autant 
qu'ils trouvent un débouché pour les ustensiles culinaires, 
et les instruments aratoires fabriqués sous les tentes. Les 
vieilles femmes fardées et édentées se promènent dans les 
rues, disant la bonne fortune. Les enfants en haillons, et 
d'une saleté repoussante, suivent tous les passants, criant 
et mendiant. Bien que sous la tente, les parents travaillent 
depuis le matin jusqu' au soir, à peine peuvent-ils gagner 
des produits de leur travail, de quoi nourrir une progénitu- 
re ordinairement très nombreuse. Ce peuple avec des habi- 

1 



<-) 



tildes si contraires aux nôtres, qui en Europe Comme n:/ 4 
se tient éloigné de toute civilisation et de tout commerce 
avec les étrangers, sous sa tente, et dans l'intimité des siens, 
se moque des autres et maudit tout être vivant, étranger à 
sa race. Sa pratique est pleinement conforme à ses senti- 
ments. Parmi les étrangers, soit Musulmans, soit Chrétiens, 
il n'a aucune honte de sa race. Il s'exprime avec la même 
vivacité qu'il montre dans sa marche et ses gestes. Le mépris 
des autres envers toute leur race, et leur non Tchinghiané, 
qui, parmi les Chrétiens et les Musulmans, est devenu un 
terme d'opprobre, les tiennent éloignés du commerce de leurs 
voisins. Ceux de leurs conationaux qui ont échangé leurs 
tentes contre des maisons, n'ont pas amélioré leur condition. 
Partout leurs voisins les évitent; 1' espèce de religion qu 7 
ils professent est si superficielle, que les Musulmans et les 
Chrétiens, leur défendent toute entrée dans la hiérarchie 
religieuse. Leur penchant au vol, leur finesse à tromper, leur 
vie errante de musiciens, leurs festins et leurs débauches 
brutales les éloignent de toute bonne société. (1) Ou trouver 
l'origine de cette race si nombreuse? La philologie ^com- 
parée nous montre leur patrie; qui est l' Inde. 

En lisant les pages suivantes, le lecteur se rapellera que 
mon intention n'est pas d'expliquer des ouvrages historiques, 
ni d'analyser des productions d' esprit, qui charment nôtre 
vie intellectuelle. C est une page ajoutée au grand livre 
historique des peuples nombreux, dont les seuls monuments 
sont leur langue. Cette étude, due aux grands travaux de la 
philologie comparée du siècle actuel, est riche en résultats, 
car, sans livres historiques, sans traditions orales, elle nous 
révèle leur patrie, et quelques points de leur histoire. 

Avant d'entrer dans 1' étude de la langue des Tchinghia- 
nés, je parlerai d' abord des principaux ouvrages sur ce 
peuple, publiés depuis la publication du grand ouvrage de 



(1) Pouqiievilîe. Voy. de la Grèce. Paris. 1826. Vol. 1. p. 148, dit. « Les Bohé- 
miens que les Turcs traitent d' athées et d' anlropophages — L' opinion que les Bo- 
hémiens sont antropephageg est générale dans la Turquie » — Les observations d» 
cet auteur sur les Bohémiens sont eu général fort erronées. 



iPott. — • Die Zigeûnér in Europa ûnd \sieir Halle 1844* 
45 » en 2 vol. (4). 

Les Rômes, Histoire vraie des Vrais Bohémiens, par J. A» 
Vaillant Fondateur dû collège interne de Bucharest et de V 
^cole gratuite des filles, professeur de littérature à l'école 
nationale de Saintr-Sava. Paris. 1857. Il s' occupe principa- 
lement des Tchinghianés des Provinces Unies. Aux Rames 
de Turquie, il consacre le chap. XI* Son résumé, p. 459, ou 
il parle aussi des Rômes d' Asie, est ce qu' il y a de mieux 
dans ce livre, plein d' incohérences. Il a [décrit les efforts 
du prince A. I>. Ghyka de Valachie, et du prince P, A. Ghy^ 
ka de Moldavie, qui ont affranchi les Rômes de ces con- 
trées, t Je n' aurai point à regretter les dix-huit années que 
j' ai employées à la bible de leur science » p. 22. Le passage 
suivant donnera au lecteur, une idée du livre. « Un fait r^r 
marqable et qui peut servir à montrer comment, malgré 
leur ignorance et leur disséminement, leur langue les a fait 
rester eux, c' est qu' ils ne nous méprisent pas moins que 
nous les méprisons ; c' est que, si nous les appelons payens, 
ils nous appellent gaçni, (2) c ? est que, si nous nous disons 
fils de l' homme Adam, ils se disent fils le la femme, R&mni. 
Selon eux, leur langue est sonore, malléable, harmonieuse, 
et leur misère seule la rend rauque et glapissante. Nous 
parlons, m' ont-ils dit souvent, comme les oiseaux chantent, 
nous chantons comme les lions rugissent. C est donc dans 
leur langue que j' ai cherché leur origine ; car c' est là qu* 
ils se cachent tout entiers, et s' abritent contre les atteintes 
de nôtre civilisation liberticide. Quoique restée pauvre, 
quoique bigarrée de mots étrangers, quoique dégénérée, elle 
n 5 en a pas moins conservé son mécanisme originel, son bi- 
zarre génie, son cachet antique, sur lequel on peut lire, 
comme sur le plus vieux des schâles de Cas' mir, sinder 
Vaiom> je viens de l' Inde • — p. 13 — voy. Pott. Vol I, 



(1) Marsdeo, voy. Pott, Vol. 1 p. 15, est presque le Mal auteur, qui noue a don- 
né quelques mots de la langue des TchiBfhiaaée Rooméliotes. Seetsen id p. 20, et 
Oosely. Londeo, 1823, ont parlé des Tchinghianés de l'Asie, et de la Perse. 

(2) Prononces gatchni. Voy. gadj o, dans le Voc. ' 



_4 - 

33. Quelques mots disséminés dans 1' ouvrage,' dont la plu- 
part sont mal écrits, est tout ce que Fauteur nous dit sûr la 
langue des Rômes (1). 

Orijen, usos y costumbres de los Jitanos, y Diccionario 
de su dialecto, con las voces équivalentes del castellano y 
sus definiciones. porS. Campuzano. 2a edicion. Madrid 1851. 
18 — pp. 199* Cet écrivain, comme presque tous les auteurs 
non Allemands, parait ignorer tous les travaux antérieurs, 
sur la race Tchinghianée. Il ne cite pas Borrow, qui a écrit 
sur les Gitanos d' Espagne. Il donne dans son introduction 
quelques renseignements sur les Tchinghianés en général, 
puisés dans l'ouvrage de Grellmann. Son vocabulaire est 
plus riche que celui de Borrow. Il ne fait aucune distinction, 
entre les mots Espagnols et les mots Tchinghianés. Il y a 
bon nombre de définitions, remarquables par leur naïveté. 
— Manu, m. Varon, criatura racional del sexo masculino. 
Muy, f. Lengua, parte carnosa y movible en la boca. J'aurai 
occasion de citer quelqu' unes de ses définitions dans le 
Vocabulaire. 

na^àrri, insérée dans les Nos. 178, 179, 180, 181, 182, du 
journal Grec, la Pandore, vol. 8-1857. Dans ce mémoire 
que le savant éditeur M r . N. Dragoumi, a recommandé à V 
attention de ses nombreux lecteurs, j'ai inséré quelques 
observations sur F histoire des Tchinghianés en général, et 
un vocabulaire d' une centaine des mots Tchinghianés. Ce 
mémoire a été le premier travail Grec publié sur cette race. 
Je dois avouer ici, que les observations fort bienveillantes 
de M. Dragoumi, et les éloges insérées dans son journal, si 
bien dirigé, et d' une utilité incontestable pour nos compa- 
triotes, m' ont déterminé à poursuivre les études Tchinghia- 
nées. Le travail que j' offre au public aujourd' hui, est dû en 
grande partie, aux encouragements de cet écrivain distingué. 
Das Deutsche Gaunerthum in seiner social-politischen, li- 



ft) Cet auteur a publié aussi une Grammaire, des dialogues et un Vocabulaire de 
la langue Romane des Sigans, ponr faire suite a cet ouvrage. On peut consulter aussi 
l'ouvrage de Michel de Kogalnitchao. Berl* 1837. Poli. Vol. I. p. 23. 



— 5 — 

terarischen und linguistischen Atisbildung zu seinem heu* 
tigen Bestande, von Friedrich Christian Benedict Avé-Lal- 
lemant, Doctor beider Rechte. Leipzig. Les 2 prem. vol. 
furent publiés en 4858, pp. 272 et 391. Les derniers en 
4862. pp. 537 et 625. Bien que cet ouvrage s 5 occupe prin- 
cipalement de V histoire et de la langue des filous, Avè-Lal- 
lemant a introduit quelques remarques sur les Tchinghia- 
nés, puisées dans les ouvrages sur ce peuple. Les obser- 
vations très judicieuses qu' il fait sur ce peuple, sont con- 
tenues, en grande partie dans le premier volume. Le Ch. 
5. est intitulé t Erstes Auftreten der Zigeuner in Deuts- 
chland. » Le 46 ch, du 3 vol, contient quelques observations 
sur la langue des Tchinghianés, empruntées à V ouvrage de 
Pott. 

Mélanges Asiatiques, tirés du Bulletin Historico-Philolo- 
gique de Y Académie Impériale des Sciences de St. Péter- 
sbourg. Tome II. 4 livrais 4852. 2 livrais. 4854. — Bohtlingk. 
Ueber die Sprache der Zigeuner in Russland. Nach den 
Grigoijew'schen Aufzeichnungen mitgetheilt. Le premier 
article traite de la grammaire, qui diffère essentiellement 
de celle des Tchinghianés Turcs. Il est même étonnant de 
voir une telle différence dans la grammaire, lorsque le vo- 
cabulaire, est presque identique, en plusieurs points. Dans 
la déclinaison des noms, le gên. et Face: sont tomes (nom: 
rom,) hulés (nom: hulât), tandis, qu* avec la particule nég: 
W, on rencontre le gén: Pibalengira, ohne haare, le bt-6a- 
lêngoro, des Tchinghianés Turcs. Il n' y a qrf un verbe au- 
xiliaire, dont le futur est presque identique au présent. Gad- 
tcho Baver, pi. gadche, Russen, diffère de gadjô, usité en 
Turquie, errai, Pferd, grdya, pferde, gracn' i, Stute, grastô- 
ro. Pferdchen, ressemblent aux mêmes mots usités ici. 

Memoir on the language of the Gypsies, as now used in 
the Turkish Empire, by A. G. Paspati, A. M. — M. D. Trans- 
lated from the Greek, by Rev. G. Hamlin, D. D. Missionary 
of the A. B. G. F. M. at Constantinople, dans the American 
Oriental Society. Vol. II. 4864. in 8, pp. 420. Une liste alpha- 
bétique des mots Tchinghianés « added by the committee 
of Publication, as an important article, and almost indisr- 



pensable appendix to D» 1 Paspatis article. * Cet ouvrage^ 
outre le Voc. content un court exposé de la Grammaire 
Tchinghianée, basée sur les matériaux peu nombreux, obte- 
nus jusqu' à 1859. Les fonds de la Société Américaine ne 
lui ont pas permis d' imprimer P ouvrage en entier. 

Die Zigeuner in ihrem Wesen und in ibrer Sprache. 
Nach eigenen Beobachtungen dargestellt, von Dr. jur. Ri- 
chard Liebick, Fûrstlich Reuts^Plauenschem Criminal ratha 
und Vorstande des Fùrstlichen Criminal gericbts zu Loben- 
stein, Leipzig, 1863 in 8, pp. 172. La première partie de Y ou- 
vrage s' occupe, de la patrie, de la religion, des moeurs et de 
V état moral et politique des Tcbingbianés. La seconde, con- 
tient un vocabulaire Tcbinghiano-AUemand, et Allemand- 
Tchinghiané. Il y a quelques mots, qui ne se trouvent pas 
dans F ouvrage de Pott, que Liebich cite souvent. Il y a une 
grande affinité avec la langue des Tchinghianés de la Rou- 
mélie. Tout en reconaissant la grande utilité de cet ouvrage, 
qu' on me permette de signaler quelques mots qui me pa- 
raissent contraires à l' esprit de la langue. La part. nég. bi r 
ne se joint point à des noms, mais à des adjectifs. Bi-bacht 
das Unglùck n' est pas Tchinghiané. Baro-scheréskêréskêri 
Stammin, des Kônigs Stuhl, der Thron. Slieréskoro, gén. de 
sherô, tête, chef, ne peut pas avoir un autre génitif. Quelques 
définitions auraient pu être éclaircies par T ouvrage de Pott. 
Lubni, die Buhlerin, die Hure, aus dem lat. lupa? voy Pott.. 
Vol II. p. 334. Wûscht, die Lippe, (vielleicht verwandt mit 
dem deutschen « Wulst » ?), id. p. 86. Tchuvliàini, weibliehu 
(mieux weiblichkeit); la formation de ce mot me parait fort 
irrégulière. Ses remarques sur le verbe wâwa, ich komme, 
ich werde, basées sur Graffunder. p. 10-11, montrent que P 
étude de ce verbe a été mal interprétée depuis Grellmanu 
jusqu' aujourd'hui. Liebich dit « Erscheint selhstandig fast 
nur as Hùlfszeitwort, ist aber der Schlùssel zu allen Zeit- 
wôrtern. An den Imperativ angehângt, bildet es das Prâsens 
eines Verbums. Z. B. rakker, sprich; me mkker^wâwa, ich 
spreche; tu rakker-weha^ du sprichst ; job rakker-wela, er 
spricht ; me rakker-waha, wir sprechen ; tume mkker-*weim y . 
ihx sprecht ; jov rakker-wena, sie sprechen. » L'ouvrage d^ 



— 7 — 

Liebich pourrait être consulté avec avantage par les philo- 
logues. On ne peut qu' admirer dans ses observatious pré- 
liminaires, T esprit chrétien avec lequel il étudie F amélio- 
ration de cette race dégradée. 

Zigeunerisches, von G. J. Ascoli, ordentlichem professor 
der sprachwissenschaft -an der K. « Academia scientifico- 
letteraria » zu Mailand, des K. a Istituto Lombardo » wir- 
klichen, der « American Oriental Society » correspondiren- 
dem, der Deutschen morgenlândischen Gesellschaft ordenl- 
lichen mitgliede. u. s. v. Halle 1865. 8. pp. 476. La plus 
grande partie de cet ouvrage s' occupe de mon travail pu- 
blié en 4861. En lisant les observations de M. Ascoli, on ne 
peut que se rappeler, que F étymologie est un terrain glis- 
sant. Ses élucubrations sur le mot Tchinghiané namporemé 
malade, ne sont pas dignes d' un homme si connu. On a 
lieu de s' étonner, que les savants d' Europe n' ont d' autre 
autorité pour le Grec moderne, qui entre si largement dans 
la langue des Tchinghianés, que F ouvrage de Ducange. Cet 
infatigable auteur, qui nous a conservé tant des trésors, a 
été étudié et corrigé par le savant Coray, son plus grand 
admirateur. Ascoli et Pott paraissent ignorer les grands 
travaux de Coray (4). Ascoli nous donne quelques mots sur 
la comédie Italienne. « la Zingara » et sur la langue dei Zin- 
gani dans F Italie méridionale, études fort intéressantes ; il 
ajoute de plus, quelques mots sur le Vocabulaire de la 
langue des Bohémiens habitant les provinces Basques Fran- 
çaises, publié par Baudrimont, à Bordeaux. 4862. 

A history of the Gipsies, with spécimens of the Gipsy lan- 
guage. By Walter Simson, edited with préface, introduction, 
and notes, and a disquisition on the past, présent and fu- 
ture of Gipsydom, by James Simson. New-Jork, London, 



(1) Les mots suivants de la langue Grecque Moderne sont mal expliqués dans l' 
ouvrage de Polt-Àrdoria vein, vena, Hel. et GM. àprr.pi*. Vol. 2. p. 58 Andi n» 
g la, f. girtb. GM. vtfXa, p. 60. Christja ri serinium, GM. ouprépi tiroir-dc oûpc», oup- 
T«pt(av). Htiminav, ▼. gâhnen. GM. x*,*""Ço a u«t, £tp«x*f"K*. M * ( * P- *?** Syntari 
kastea, est le même mot ouprapi. p. 239. Botroo, abyss, a deep hole. Hel. £o- 
•pa;, Xsxxoç, dira, f&ftptov, GM* Mp^ * 1 - T0 7- *"'*' dans mon Voc. karavidini, 
•t garedini, PoU. vol. t p. 117. 



— 8 — 

1800. 12, pp. 575. L' auteur croit qu' il y a 250,000 Tchin- 
ghianés, qu' on appelle en Ecosse tinkers, tinklers, dans les 
îles Brittaniques (p. 4.) et 100,000 dans Y Ecosse seule, p. 
61. note. Tinker from tink, because the way of proclaiming 
their trade is to beat a kettle, or because in their work, they 
make a tinkling noise. A mender of brass kettles, pans or 
other métal ware. Johnson's Dict. Todd. Grellmann Hoy- 
land and Bright sont ses auteurs de prédilection, lorsqu' il 
décrit leur vie en Europe et en Angleterre. Ces auteurs avec 
Borrow,sont presque les seuls dont il parle dans ce volumi- 
neux ouvrage. Il passe sous silence tous les grands travaux 
sur lesTchinghianés, publiés en Allemagne. LeCh. IX. est en- 
tièrement consacré h la langue Tchinghianée, dont l'auteur 
nous donne une collection fort intéressante, et dont la plus 
grande partie*, a été obtenue des Tchinghianés d'Ecosse. L'au- 
teur sans aucune connaissance des idiomes étrangers, a eu 
l'idée, de faire une comparaison des mots des Gipsies Ang- 
lais avec THindoustani — « I had occasion at one time to be 
on hoard of a vessol lying in the harbour of Limekilns, Fi- 
feshire, where I obtained a black man, acting as a cook, of 
the name of John Lohhs, about 25 years of âge, and a na- 
tive of Bombay, who conld neither read nor write any lan- 
guage whatever. I repeated to him about one hundred and 
eighty Gipsy words and expressions. The greater part., wére 
familiar to his car, but many of them that meant one thing 
in Gipsy, had qui te a différent signification in his speech » — 
Il donne ce catalogue qui est fort intéressant-p. 330». J' au- 
rai occasion de citer quelques mots de ces Gipsies dans le 
Vocabulaire. (1). 

Depuis les grands travaux sur les Tchinghianés, commen- 
cés par Grellmann en 1783-87, et continués par plusieurs 
autres auteurs, il y a peu à ajouter à l'histoire de leurs é- 
migrations. Presque tous les auteurs ont largement puisés 
dans l'ouvrage remarquable de Grellmann. Cet auteur, après 



(1) Besaarabia, ail Turkey, Boîgaria, Groece and Rotnania swarm wilh, Gipsies* 
e?en in Constantinople they are innumerable id. p. 75. Grellmann, Chap. 2. 



— 9 — 

avoir exposé d'une manière claire leur première apparition 
en Allemagne en 1417, les mœurs et les habitudes noma* 
diques de ce peuple, a voulu élucider leur affinité avec le 
peuple de l'Inde, par une comparaison de leur langue, avec 
les langues Indiennes, et principalement avec l'Hindousta- 
ni. Cette partie de l'histoire des Tchinghianés a fait desi 
grands progrès, depuis la publication de son ouvrage. Ceux 
qui désireraient des renseignements sur la vie et les moeurs 
nomadiques de ce peuple, peuvent consulter Grellmann, et 
principalement Pott, qui a réuni dans son ouvrage, tout ce 
qui a été dit sur ce peuple. En effet, dans les ouvrages pu^ 
bliés sur les Tchinghianés, on ne fait que puiser largement 
de Grellmann, sans y rien ajouter. Ces considérations m' ont 
porté à ne pas répéter, ce qui a été si souvent raconté dans, 
les ouvrages sur ce peuple. 

Les historiens Byzantins, Em. Chrysoïoras, Nicolas, Khal- 
cocondylis, Jean Ducas, Jean Cantacuzène et Phrantzes, 
ne font aucune mention des Tchinghianés, qui sont venus 
en Thrâce avant la conquête de l'empire Grec par les Turcs. 
Les renseignements des historiens Ottomans, n'ont, que peu 
de valeur. 

Les Anglais nous ont donné des livres sur presque tous 
les idiomes de l'Inde. En outre, les Vocabulaires de la lan- 
gue parlée par les Tchinghianés des pays Européens se sont 
multipliés, de manière que leur langue est aujourd'hui assez 
bien connue, et conservée avec moins d'altérations que cel- 
les qu'ont subies plusieurs autres, langues plus connues. L' 
ouvrage de Pott, contient toutes nos connaissances linguis- 
tiques, jusqu'au temps de sa publication. 

Avant d'entrer dans l'étude de leur langue, dans laquelle 
on trouve les renseignements les plus importants sur leur 
histoire, je donnerai au lecteur un court exposé de ce peu- 
ple habitant les deux grandes divisions de la Turquie, la 
Roumélie et l'Anatolie, ou Asie Mineure. 

Bien que nombreux dans toutes les provinces de la Rou- 
mélie, on pourrait dire que l'antique Thrâce, proprement 
dite, en contient le plus grand nombre. Il est étonnant de 
voir pendant la saison chaude, leurs tentes noires partwt 



— 10 — 

près des grandes villes, comme près des pauvres villages et 
des fermes. On les rencontre, sur tous les chemins, accom- 
pagnant leurs tentes, leurs hardes et leurs enfants, sur des 
ânes et des chevaux, allant d'un lieu de campement à un au- 
tre. Souvent, il n'y a qu'une seule famille, souvent plusieurs. 
Autour des villes populeuses, on voit quelquefois un grand 
nombre détentes abritant diverses familles, qui y sont venues 
camper à des époques différentes, et qui même ne se con- 
naissent pas. 

Il est étonnant, que des auteurs qui connaissent la Tur- 
quie, aient voulu énumérer le nombre des Tchinghianés, 
non seulement en Roumélie, mais même en Asie Mineure, 
où ils n'ont été presque jamais étudiés. « Ce peuple singu- 
lier de l'Indostan est estimé arbitrairement en Turquie, au 
nombre trop liant de 200,000. » — Ami Boue, Tom. 2. p. 29. 

Les Tchinghianés laissent leurs demeures d'hiver, qu'ils 
appellent qyshla, (1) vers la moitié d'Avril, et plus tard se- 
lon la saison, et se dispersent dans toute la contrée voisine, 
quelques-uns descendent du nord des Balkans, et passent 
même jusqu'en Asie Mineure. D'autres, montent au nord des 
Balkans, et descendent de nouveau vers la moitié d'Octobre. 
Quelques-uns ne sortent jamais d'une province, où ils se 
promènent, connaissant tous les villageois et les besoins 
des industriels et des cultivateurs. Ce courant m'a facilité 
l'acquisition de leur langue, car j'ai pu rencontrer près de 
cette ville, de Tchinghianés venant des provinces fort é- 
loignées de nous. 

Presque toujours' ils se retirent dans les mêmes quartiers 
d'hiver. Ordinairement, ils campent en dehors des villages, 
près de quelque fontaine; leurs animaux attachés par les 
pieds à des pieux, paissent autour de la tente. Dans les vil- 
lages Turcs, où ils sont moins molestés, on voit leurs ten- 
tes souvent dressées au milieu du village. J'en ai connu 
quelques-uns, qui pendant l'hiver, se livraient à la chasse* 



•« 



(1) Tr. -*wi*j q y g b l a, — Quartier* d'hiter pour l'armée — Caserne, Brhi. 



— 11 — 

plutôt pour voler impunément, que pour se procurer du 
gibier. 

Les Tchinghianés, qui depuis long temps ont abandonne^ 
la vie errante, sont peu nombreux en comparaison de leurs 
frères les Nomades. La . plupart de ces Tchinghianés, que 
j'appelle dans le cours de cet ouvrage, Tchinghianés Séden-< 
taires, sont de la religion Chrétienne. Selon Boue, loc : cit; 
ce peuple compose presque à lui seul, des villages, comme 
par exemple Hebibdsche près d'Andrinople, Voidoniko, dans 
le Pinde, etc. (1). 

Dans la ville de Gonstantinople, il y a, à peu près 140 fa- 
milles, demeurant a Yeni-baghtché, à Tchinàr tchechmê 
près de l'église des Blachernes, (2) à Scûtari et à Kassim 
pacha; 35 à Silivri, 30 à 40 à Tchôrlu, 10 à Tchéndu, 8 à 
Epibâtes, 6 à Ksâstron, 6 à Buyuk Tchatâldja, 7 à Buyûfc 
Tchekmedjé, 35 à Rodostô, 70 à Litres, et d'autres dans des 
villages plus éloignés de cette capitale. D'après les renseig- 
nements qui m'ont été fournis par des Tchinghianés errants,, 
venant du nord, et même de la Serbie, il parait que plu-* 
sieurs familles se sont fixées dans les villages. Mais le nom* 
bre des Nomades d'après leur dire, est encore fort supé- 
rieur, et les quelques milliers de Sédentaires, éparpillés dans 
divers centres, ne peuvent pas entrer en comparaison, avec 
les Nomades, dont toute la Roumélie regorge. Ami Boue, 
un observateur hors ligne, qui parait ne pas avoir eu des 
rapports directs avec les Tchinghianés, se trompe en di- 
sant, que « plus de la moitié ou même les deux tiers, ont 
quitté la vie nomade et se sont amalgamés surtout avec les 
Turcs, comme les maitres du pays. • — Vol. 2. p. 29. (3) 



(1) Uoe partit du mont Hemus eal appelée Tehingué Batkan.-~PouquefilIe. ?oy* 
4e la Grèce Vol, 1. p. 365, 

(2) Erç To« iripiooXov Si toûtqv tSv BXaxtpvwv x«t«j»cquv «XP*C *& ««>Xoû TûtffoC àXX'n 
euXéxaXec xai <piX&xpiaToc auvrexvia tôv -rouvapiwv, . . . içiXoTtp^Qr,a«v l«x 7T< *Ç» àfo- 
eaaavTic tqv rairov, vç, iÇotxiatwv îxtDliv roù; puiraoo&c toutou^ M«oi«vÎT«c. Constant^ 
par Scarlatoa Bysantiiia, 1851, Vol. 1 p. 591. 

(3) Des Grecs et surtout des Bulgares de la classe bourgeoise on fitlageoise ont crû 
4e leur intérêt de derenir Musulmaos — leurs descendants conser?ent encore nn. type 
particulier, quoique leur sang se soit mêlé de ssng Asiatique et singare.. Ami Bon*. 
\ol, 3, p, 403, 



— 12 — 

Plusieurs Sédentaires aux environs de Constantinople, se 
sont mariés avec des filles Grecques pauvres. Leurs maisons 
dont j'ai visité un grand nombre, présentent la même nu- 
dité d'ameublement que la tente. Les locataires avec cette 
passion du dehors, qui est inhérente au Tchinghiané, se 
promènent dans les rues, avec leurs femmes, habillées de 
conleurs rouges et jaunes, avec des fleurs dans les che- 
veux. Dans ces villages, et dans les quartiers habités par 
eux, on rencontre souvent toute la famille assise à la porte, 
comme si la maison ne servait qu'à les abriter pendant la 
nuit. A peine envoient ils quelque garçon à l'école, plutôt 
pour s'en debaFasser, que par amour des lettres. Les famil- 
les éloignées de Constantinople, parlent leur langue entr'el- 
les, lorsqu'il n'y a pas des étrangers. Les hommes sont mu- 
siciens, allant de village en village, jouant et chantant dans 
les grandes foires, et les fêtes des Chrétiens et des Turcs. 
Plusieurs sont forgerons, vendeurs de paille, de charbon de 
bois, maquignons, ouvriers dans les vignes et les champs 
des grands propriétaires, et orpailleurs dans quelques en- 
droits de la Macédoine — Pouqueville, voy. de la Grèce. Vol. 
3. p. 28, 29, 97. Jamais dans aucun village, on ne leur per- 
met aucun autre office dans l'église, que de devenir chan- 
tre. Dans les cimetières chrétiens, il y a quelques années, 
on enterrait à part, les Tchinghianés de pur sang. Aujourd > 
hui les Tchinghianés mariés avec des filles Grecques, ou 
ceux qui sont de race mixte, sont enterrés à côté des au- 
tres Chrétiens. 

La langue parlée par ces Tchinghianés, diffère en plu- 
sieurs points de celle de leurs conationaux les Nomades. 
Souvent ils ne se comprennent pas, car non seulement ils 
changent le verbe, mais plusieurs termes, oubliés par les Sé- 
dentaires, sont remplacés par des mots Grecs ou Turcs. Plu- 
sieurs de ces termes, ont été conservés par les Nomades, qui 
en outre, forment des éléments de leur propre langue, de 
termes nouveaux. Après la grammaire, je donnerai une ta- 
ble de ces deux idiomes, dont la comparaison entre eux et 
la langue des Tchinghianés Asiatiques, éclaircit quelques 
points obscurs dans les auteurs Européens. 



^13- 

Outre Cette différence de langage, il y a entre les Sédeti* 
taires et les Nomades, un sentiment de mépris mutuel, pro- 
fondément enraciné chez tous. Les Sédentaires, en parlant 
des Nomades comme de barbares, se moquent de leur pro- 
nonciation inintelligible, rude et rauque, de leur nudité et 
de leur crasse ignorance. Les Nomades de leur côté, appel- 
lent les Sédentaires, Kalb-tchinghianés, Rayâ-tchinghianés, 
Kalpazàn-tchinghianés, Lâkhos, (Valaque) et évitent autant 
que possible, tout commerce avec eux. Ce sentiment n'est 
pas dû tout-à-fait au changement de vie des Sédentaires, 
mais principalement à la différence de religion, car les 
Nomades sont pour la plupart, des Musulmans, mais, n' 
ayant pas plus de respect pour leur croyance, que les Sé- 
dentaires n'en ont pour la foi Ghrétienne. Les Nomades 
accusent les Sédentaires, de changer de religion, selon les 
convenances de leur position, et d'être Musulmans, ou 
Chrétiens en même temps ; reproche qui selon ma propre 
expérience, est propre aux Nomades, et particulièrement à 
la classe appelée Zapàri. Il est curieux d'entendre ce peu- 
ple parler de religion, et s'accuser mutuellement, eux qui 
ne respectent aucune croyance, qui méconnaissent tout prin- 
cipe religieux. Pour eux ,tout sentiment moral et religieux 
n'est d'aucune utilité, qu'autant qu'on peut en profiter. 

Dans l'intérieur du pays, lorsqu'ils sont loin des villages 
populeux, ils se soucient fort peu des pratiques religieuses. 
Les Nomades Chrétiens souvent meurent sans être baptisés, 
et les Musulmans sans circoncision. (1). 

Il y a parmi les Nomades, des Tchinghianés Chrétiens* 
qui ont beaucoup de rapports avec les Sédentaires. Quelques- 
uns se sont mariés avec des Tchinghianées villageoises. Ils 
évitent la société des Nom : Mus : et bien qu'on les trouve 
souvent sur le jnéme campement, leurs tentes sont dressées: 
loin des autres. Ces Tchinghianés, entretiennent des rap- 



(1) I!f changent de religion arec autant de facilité que de domicile, on plutôt ils 
n'ont pas de religion, et se moquent aime de tont ee qui est respecté, cnmme saint 
par d'autres peuples. À. Boue. Vol. S. p. 78. — Prêts a suirre toutes les religions, 
es Bohémiens n'en ont aucune.— Pouque ville, Voy. de la Grèce. Vol. 1. p. 3t5. 



— 14 — 

ports avec les Sédentaires et parlent presque la même lan- 
gue, mais moins mélangée des termes et des expressions 
Grecques. 

Les Nomades sont presque tous, des Musulmans, fréquen* 
tant les mosquées, dans les grandes solennités, et circonci- 
sant leurs entants, comme les Musulmans. 

Le Nomade Musulman est le grand type du vrai Tchin- 
ghiané. Il a 1' air farouche, Y oeil noir et brillant, le corps 
droit, plutôt maigre, les cheveux noirs et le teint basané. 
Il déteste ses conationaux les Sédentaires, et méprise tout 
habitant de maison. Bien que familiarisé avec la vie des 
villageois, souvent tourmenté sous sa tente par la pluie et 
les tempêtes, grelottant, lui et ses enfants presque nus, sous 
cette frêle converture, dans les jours d' automne, il préfère 
mourir sous sa tente, que de se sentir opprimé par les mu- 
railles et le plafond des chambres. La nuit, dans Y enceinte 
couverte par la tente, toute la famille repose sans souci, 
sans peur des voleurs. Les Tchinghianés de la Bosnie ont 
des cabanes de bois couvertes d' écorces d' arbres, posées 
sur des roues, que traine d' un lieu à Y autre un attelage de 
dix à douze bœufs, tandis que toute la famille suit à pied 
sa demeure ambulante (1). J' ai vu des Tchinghianés si 
pauvres, qu' ils n'avaient pas de quoi acheter une tente. Ces 
gens travaillent dans le creux de quelque arbre, ou ^derrière 
quelque rocher, à 1' abri du vent du nord. 

G est dans la tente que le Tchinghiané doit être étudié, 
et non dans les villages des Sédentaires abâtardis. Ici on 
peut apprendre la richesse de leur idiome, et les expres- 
sions propres à leur vie et à leurs besoins. N' ayant que peu 
de rapports avec le monde extérieur, il a retenu une grande 
partie de son idiome, et a formé des propres éléments de sa 
langue des termes nouveaux fort remarquables. On s'étonne 
en lisant les ouvrages des auteurs Européens, de trouver des 
phrases et des mots fabriqués par les Tchinghianés, au gré 
des savants et des curieux, et qui ressemblent aux jeux for- 



li, Ponqueville. Vol. 3. p. 127. 



ces des animaux exhibés aux foires. Ii faut entrer dans la 
tente, se familiariser avec les parents et les enfants, les en- 
tendre causer, être au milieu d'une compagnie de ces hom* 
mes sauvages, pauvres et affamés, pour pouvoir apprécier Y 
étendue de leur intelligence, et entendre 1' impudicité des 
paroles, même parmi les femmes. Accoutumés comme nous 
le sommes à des idiomes raffinés par une longue série de 
siècles, ayant des mots et des expressions pour chaque 
besoin matériel, et pour chaque mouvement de l'esprit et du 
cœur, nous sommes portés à croire, que tous pensent 
comme nous, et que tous parlent, avec la même richesse de 
langage. Pourquoi demander au pauvre et ignorant Tchin* 
ghiané, des expressions sur des choses dont il ignore Y exis- 
tence? Que'est-ce qu'Usait sur la mère de Dieu, sur le 
Saint Esprit, sur les anges au ciel, sur le diable et 
1' enfer? Tandis que le Tchinghiané Nomade, pas plus 
que le Sédentaire, ne connait que deux seuls mots ap- 
partenant à la maison, ker, maison, et vuddr porte, il a 
plus de quarante mots pour sa tente et les instruments de 
sa profession. Pourquoi chercher à savoir les noms de 
toutes les parties de son lit, tandis qu' il n' a pas de lit ? Où 
placer le lit, dans une tente, dont la moitié eet occupée par 
l'outillage de son industrie? Les Sédentaires dans des cas 
pareils, empruntent au Grec, ou au Turc ; mais le Nomade, 
a des termes fort expressifs, pour ses besoins fort restreints. 

La langue des Tchinghianés donc, doit être étudiée dans 
la tente. Elle est rude, âpre, fortement accentuée, difficile 
à saisir, mais ausi très pure. Elle a subi de très légères va- 
riations. Elle est presque la même parmi tous les Tchin- 
ghianés, bien que séparés par des centaines 'de milles, et 
disséminés sur toutes les vastes provinces de la Roumélie. 
Ceux qui viennent du nord des Balkans, ont formé des élé- 
ments de leur langue, de mots nouveaux, inconnus aux No- 
mades qui parcourent les contrées méridionales des Bal- 
kans. Ceux-ci les comprennent, sans savoir pourtant à quoi 
s' applique le mot. C est principalement le cas, avec des 
adjectifs-participes, dont je parlerai à Y article adjectif. 

La langue des Tchinghianés de la Roumélie est la langue- 



— 16 — 

ftière de tous les Tchinghianés éparpillés en Europe, et en 
Amérique. L' étude du nombre, et des mots Grecs emprun- 
tés à la langue Grecque moderne, et qui se trouvent plus 
ou moins altérés dans tous les ouvrages publiés, le démon- 
trent à toute évidence. Même les Tchinghianés Russes, sont 
de la même souche. Plusieurs points obscurs, de la langue 
des Tchinghianés d' Europe, pourraient être éclaircis par 
T étude de la langue des Tchinghianés de la Turquie. 

Cette liaison est corroborée par Y étude de la langue des 
Tchinghianés de l' Asie Mineure, principalement de ceux qui 
n'ont eu aucun rapport avec la langue Grecque. L' idiome 
de ces Tchinghianés ne contient aucun mot Grec, en re- 
vanche, ils ont largement emprunté de la langue Turque, 
et quelques mots de Y Arabe. 

Les Tchinghianés dans Y Asie Mineure, sont fort nom- 
breux. Ceux qui parcourent la province de Bithynie et la 
côte méridionale de la Propontide, viennent camper sou- 
vent aux environs de Constantinople, et près des villages 
plus au nord. Leur langue ne diffère pas essentiellement de 
celle des Nomades de Roumélie. Mais il y en a un grand 
nombre dont la langue a été étudiée et examinée sur ma 
pressante recommandation, par un ministre Américain, le 
Rev. Andrew. T. Pratt. Cet orientaliste infatigable, membre 
de cette noble société Américaine, the American Board of 
Commissioners for Foreign missions, dont les grands tra- 
vaux honorent le public Américain, a fait une riche col- 
lection de termes, parmi les Tchinghianés errants dans le 
voisinage de Marach, (anc. Malatia Melitène), d' Aintab (anc. 
Antiochia ad Taurum), et jusqu' aux bords de Y Euphrate. 
Voici ce qU' il m' a écrit sur ces Tchinghianés. « Marash 
Dec. 7. 1867. They are scattered every where in towns. Ail of 
them are sieve makers. They profess to be Mohammedans. 
Those about hère are siunni, and those to the south Kellis, 
and below are Alevi. They always talk their language at 
home». J'ai inséré ces mots dans le Vocabulaire, et j' aurai 
souvent occasion d' en faire mention, en les comparant avec 
ceux des Tchinghianés Rouméliotes. Bien que la collection 
ne soit pas aussi riche, que celle des Tchinghianés Roumé- 



_17~ 

iiotes, le lecteur Verra qù' elle èclaircit plusieurs points de 
leur histoire. J' ai marqué ces mots par (As.). 

Sur les Tchinghianés des environs de Tokàt] en Asie Mf- 
neure, je donne les renseignements suivants, adressés au 
Rev. M. Hamlin. D. D. par le Rev. A. H. Michael, pasteur 
protestant à Tokàt- t Tokât March. 3, 4868. « They are cal- 
led hère Pôsha, aud by themselves Lom. They are perfect 
wanderers, they are hère in the winter, aud six months they 
wander through the neighboring villages and mountains. 
Their occupation is sieve aud basket making. They are 
found in ail this neighborhood, some of them professing 
islam, the rest are of the Armenian church. They say that 
in Morshovan, they hâve 450 families, being most nume- 
rous at Bozook. Hère their number varies. One hundred 
died of a singular épidémie about two years ago. They arfc 
greatly oppressed aud hâve no defenders. 

About their origin they seem to know nothing, but they 
say that Job taught their forefathers the art of sieve and 
basket making. Their ancestors also, they believe came from 
Persia to this country. 

At this présent time, 470 are in Tokàt, 90 maies and 80 
females, in 30 househoids. As to religion, àhey are ail of 
the Armenian church. They always say, we are Christian s. 
They receive the seven sacraments, etc. etc. 

Their priests hère and elsewhere, are Armenians and 
not Gypsy by race, solely on acount of their ignorance. 
They might hâve priests of their own race, if they would. 

They hâve almost entirely lost their original language. 
They hâve nothing but a mixed jumble of words, partly 
their own and Armenian and Turkish. Their priests assu- 
red me, that the church has nothing spécial for them any- 
where, that is, knows them only as Armenian Christians. » 

Pôsha, Lom, et quelques autres mots envoyés avec cette 
lettre, seront expliqués dans le Vocabulaire. Ces mots sont 
marqués, (Tch. Tokât). 

Les Turcs appellent les Tchinghianés *j &^ tchinghiané, 
Bohémien , sorte de vagabonds des deux sexes. X j 
zenghiy subst. et adj. Pers. Ethiopien, noir, nègre, Bohé- 

2 



— (S -- 

mien. — îkhi. Àr. Pers. zungee. n. An Kthiup rieprc>. Zinganrt< 
Zingana. Yoc. If- Turc. 1665. £*j (zenr/hi) incola regin- 
nis Zang. s. Zangebar, Aethiops— Vul. Pukkhto. ran//< Nanu» 
of a country Zanguebar. Zanqi, au African, negro. Bellew 
Dict. 1867. Tchinghidn a donné naissance à 1' Allern. zigeu- 
ner, It. zingaro, en Grec. ÀT^yaavo;, ÀT^yxava, fcingana, zin- 
gara, ÀT£iy*avapiov, ferreria, bottega di zingano, ÀT&y**viCco f 
ctT^.yxave'j(i>, ir^.yxavwvw, zinganare, ÀTÇiy*av.>ca, da zingano, 
ÀTCiyxâvtxo;, di zingano, ÀT^.yxavo^rouXov, zingarino, Kap<p*- o 
ctT^iyxavo;, chiodaro.— Sorn. Quelques auteurs Grecs, conti- 
nuent encore à appeler les Tehinghianés, Àô-yyavou « ÀWy- 
yavoi (Taup^oyjçTot), Constple. de Byzantins, Vol. 1. p. 347. A- 
thènes. 1851, bien que Coray a signalé depuis longtemps, 
la différence entre les deux mots. • ÀT<nyy*vo;, a, Tz\tt>vy.<i-.u6v* 

Kaxco; èvo|/.i<j6r), ôti elvat, ot iizb toii; rpaixop<oi/.a£ou$ covofAatfGsvrs; 
AÔtvyavoi. ToOto eïvai ovojjloc atpsTixûv, oc ottoIoi <Jvo|/,â£ovTo xai MeX- 
)tiGe8ejrïTai, Sioti 6$oyf/.ctTt£av tov Me^ureSè*, àv^Tcpov toO XpitffoO. 
To 6'vouia Tffiyyavo; ?> to styepav à-rco ttîv IvSiav, yj to ifta6av et; fôv 
Xp6(xov «7co xavèv àUo I0vo$. — Gor. At. Vol 4, p. 38 et 711. ÀOtyya- 

voi, haeretici, qui et Melchesedeciani. Glos. À&yyavo; ouperixo;. 

DC. IloXiv Àjxoptov, èv yj xal IouSatwv x*i Ttva>v ÀOtyyctvwv TcXijOo; 
àei *7Cù>; ey^aTOtitiÇeTat' — aXka. Se icàvra, çiAaTTOuaa xatà vou.9v tov 
Mci><jat*bv t:>y;v tti; 7cepi?OfA7Î;. Theopll Goiltill. Lib. 23. ÈTuyyavs 
yàp irôç xai à^w; 5 MijraYA utto tcccvtcov fitdoutxevo^, ft?e Sv) xa*T); 
(xtv atpéiso); (xeTaa^r.xwç t?>; tôv À8iyyâv<ov. id. 11. p. 11. Theoph. 

Chron. Vol. 1. p. 759-770. Georg! Cedr. 11. p. 69. ÀÔiyyàvotç 
te xal xpt(7Tou.à/ot; <p(Xo;. Ephraim. v. 2195. Gènes, p. 31-32. 
Thus among the Byzantine historians, we find associated 
with the Paulicians, a certain sect of Àôtyyavot-probably a 
sect who were accused of following certain Gnostic or 
Manichaean principles f because they held that the touch of 
many things was defiling. ^ ÔtyTi;. Colos. 2. 21. Neander. Hist. 
of the Ghr. church, transi, by Torrey Vol. 3 p. 270. Fleury 
dans son histoire ecclésiastique, les fait sortir d' un mélange 
impur des hordes des Attingans nombreux dans la Phry- 
gie, sous le règne de Michel le Bègne. Pouqueville. Voy. de 
la Grèce, vol. 1. p. 362. Les Bohémiens venus de laPhrygie 
ou de plus loin, avaient été oubliés dans F Asie, lorsque 



— 19- 

vîéail Zimiscès leur concéda des terrains aux environs de 
Philippopolis, dont ils jouirent jusqu' en 4142. id. p. 365. On 
voit que 4' auteur a Confondu les Àôiyyavoi avec les Tchin- 
ghianés. 

Tuf toç, ytyrnî, Y J 9 TiC<S0L ^ ^ ^ st souvent Usité par les Grecs. 
On désigne aussi toute personne méprisable et avare. Le 
mot dérive de Àiyu^Tto^, yuTtnoç, y^**»?, yii<pTYjç> d' où aussi 
dérive Y Esp. Gitano, Àeguptano, et Y Anglais Gypsey, Gy-> 
psy, Gipsy. On à confondu W?m; avec Y Ar. ^>J qgbtkyi 
CoptiCus, Aegyptiacus.- 1 — Freyt. kôttok, GM. *6çtitk, assassino, 
mesnadiefe.— -Sôm. n* a aucun rapport avec y^^c- 

Il est probable, que le teint basané de ce peuple, leur a 
fait donner ce nom, plutôt que leur origine prétendue de V 
Egypte, car tout porte à croire, que les Tchinghianés se 
sont introduits en Turquie, et par ici en Europe, par terre. 

Les Grecs appellent aussi les Tchinghianés KaTÇt&Xo;, 
K«T£i&Xdt> f. singana, mêrciauolo d' ogni sorte di merceria 
di rame, ferro, làtta e simili— Som. « k<*tÇi6&*<5 ist dar Va- 
lach. cacivel, von Lat, captivus, captivellus, also in der 
Weise, wie It. cattivo, schlecht. » Pott. Vol. 2. 259. Ge mot 
comme le préc. ÀTÇtyyivoç, s' appliquent à des gens dont les 
manières grossières resssemblent à celles des Tchinghianés. 
Les Valaques, les appellent Çiganu, Zinganu. Voc. Daco. 
Rom. Alexi p. 239. Les Bulgares Tchiganin, Gipsy. M. Bulg. 
Dict. et les Albanais JE<px-you Hahn. Alb. StUd. 

Ce qui est d' un haut intérêt, dans Y histoire de ce peuple, 
c' est le nom Rom, qu* ils se donnent, partout où ils se 
trouvent, soit en Turquie, soit dans les contrées les plus 
éloignées de Y Europe (4). Pour eux, toute autre dénomi- 
nation est étrangère, et ils évitent le terme Tchinghiané, 
qui est un terme d' opprobre. J'ai proposé Skr» Râma, adj. 
black, white, beautiful, pleasing, n. a name common to 
three incarnations of Vishnu, or Parasûrâna, the son of the 
Muni Jamadagni, born at the commencement of the second 
or Treta Yug. Ram an' a, adj. causing pleasure, p leasing, 



L l) Campuz roo (m) marido r o ai n i, mujer. toj, Pott. 2, p. *275. 



— 20 — 

charmilig, delightful-Wilson, de la mémo racinn, fa m, ta 
sport. Tchinghiané, Rom, adj. Romand, appartenant au 
Tchinghiané. Romni, femme Tchinghianée. Skr ramanî, a 
woman, or an agréable woman, a wife. a mistres. comp, 
Roma, Romanus, Romana, delà langue Latine* Peut-être, que 
les Tchinghianés en sortant de Y Indostan, se sont appro- 
priés le nom du dieu ràma, pour se distinguer des autres 
peuples et des autres religions. Peut-être aussi, dans leur 
patrie, ils étaient sectaires de ce dieu, et ils en ont retenu 
la dénomination. Je propose cette étymologie, qui me pa- 
rait, dans Y état actuel de nos études Tchinghianées, aussi 
probable que bien d' autres, proposées pour 1' élucidation 
de ce point important de leur histoire. 

The G6culast'has adore Grishna , while the Ramanuj 
worship Ramachandra. As: Res: Vol. 7 — 280. Among the 
Ramanuj, some worship Rama only : othersSita: andothers 
both Rama and Sita. None of them practice any indécent 
mode of worship .... but the Ramanuj add an upright red 
line in the middle of the double white one. id, p. 28 1 . They 
likewise reverenced the Sâlagrâm stone, and Tulasi plant, 
and in several of their doctrinal notions, as well as in thè- 
se respects, approach to the présent followers of Ramanuja, 
although they cannot be regarded as exactly the same. id : 
Vol. XVI. p. 12. — Ramanujas or Sri Sampradayis id. p. 24. 
The worship of the followers of Ramanuja is addressed to 
Vishnu and to Lakshmi, and their respective incarnations, 
either singly or conjointly; and the Sri Vaishnavas, by 
which gênerai name the sect is known, consist of corres- 
ponding subdivisions, asNârâyanâ, or Lakshmi, or Lakshmi 
Nârâyan or Rama or Sita, or Sita Rama, or Krishna, or 
Rukmini or any other modifications of Vishnu, or his cou- 
sort, is the preferential object of the vénération of the vo- 
tary — id. p. 30. — The Ramanujas, Mr Colebrooke says, are 
of three classes, those who worship Rama alone, Sita alo- 
ne, and Sita and Rama conjointly — id- The Ramanujas are 
not very numerous in the north of India, where they are 
better known as Sri Vaishnavas — id. p. 36. — The ascetic 
and mendicaut followers of Râmanand known indiscrimi- 



— 21 — 

nately as Râmânandis, or Râmâwats, arc by far the most 
numerous class of sectaries in Gangetic India. id. p. 52. 

Les Indiens appellent Rumi, les habitants de la Turquie, 
du nom hopaxoi des Byzantins. « holding in hostility Cafirs, 
(infidels), mulhids (idolators), Irmenis (Armenians), Rumis 
(the Turks) and Zingis (Aethiopians)- As. Res. Vol. 2. p. 27$. 

On voit dans l'ouvrage de Pott — Vol. 2. p. 32, que le ter- 
me Sindo, Sinti, Sindhi, est un de leurs noms, et qu'on le 
croit comme ayant une affinité avec les Ziv$ol, et îîvrwi t*+ 
&pt{ de quelques auteurs Grecs. As. Res. Vol. 3. p. 6. — Vol. 

6. p. 531 . 2xo6ixov tOvoç ot 2iv$oi, oÔ; 5 rtpa>Siavo; (Schol, ApOl, 
Argon. A. 332) îivSov;, (iapuTdvw; *al où Stvàoùç ypaicrfo* dva( 

yw. Coray. Prodr. Bibliôth. Hell. p. 379. En étudiant la 
langue de nos Tchinghianés, on verra que cette dénomina- 
tion, n'est autre que le sundà des Sédentaires, pron: shundâ 
par les Nomades Musulmans. Tous les Tchinghianés le tra- 
duisent par les mots Turcs, jjte» mechhaur adj. Ar. 
célèbre, connu- j^ mou'teber, adj. Ar. qui jouit de la 
considération, respectable, JU> ridjal, pi. de J*^ redjuL 
hommes, grands, dignitaires, les ministres et les grands de 

la Porte-Bchi. En Grec : ui-ya*» axovffti;, è;axou<rri;, *i){jiav*tx6{. 

Plusieurs Tchinghianés m'ont assuré, que le terme dérive 
du verbe shundva, j'entends et que le participe shundô, est 
une personne dont on parle beaucoup. So'si mi shundi? (ch f 
Nom.) qu'y a-t-il ma (femme) renommée? — paroles adres- 
sées par un Tchinghiané à son épouse. Le mot est appliqué 
indistinctement aux gens de leur sang, on à des personnes 
étrangères à leur race. Peut-être les Tchinghianés d'Europe, 
ayant onhlié, par un long séjour chez les étrangers, une bon- 
ne partie de leur langue, se sont trompés eux mêmes, et ont 
induit en erreur les savants, sur la véritable signification de 
ce mot, qu'on a fait dériver du Skr. s i n d h u, m : The océan, 
the sea. The Indus, the country along the Indus or Sindh» 
i ju~ $ind,h — Sea, océan, the name of a district. 

«Pai cherché depuis long temps, à trouver d'autres dén<H 
minations propres à leur race. Je n'ai rien trouvé, ni par- 
mi les Tchinghianés de la Roumélie, ni parmi ceux de l'A- 
sie Mineure. Les sobriquets de Kalb Tchinghiané, Kalpazdn 



^"> 

Tchinghiané, Raya Tchïnghiané, Làkhos, et tes dénomma-* 
lions des ceux vivant dans la Valaehie et la Moldavie, sont 
d'origine étrangère à leur race; comp. Vaillant, les Rônies ; 
p. 319. 

-çs-)U fdldji, s: ar: t: Devin, Bohémien qui prédit l'ave-» 
nir par le moyen* des sortilèges — ^ JU falzeu? ad], pers: 
compos. — Devin, sorcier — Behi, terme propre aux vieilles 
femmes qui disent l'aventure. GM. ^ày 1 ™^ pron: màï&m % 
par les Tch: maga, strega — Son> ; 

Zapdri (£ Grec) voyil'étym: dans le Voc: GesTehinghîa-» 
nés sont les gens les plus farouches de cette race. Ils mé-. 
neut des ours et des singes dans les foires et les grandes 
villes. Quelques-uns sont forgerons pendant l'hiver. Ils sont 
tous, Musulmans. C'est dans cette classe que le gouverna 
ment trouve des taureaux. Gomme- les oiseaux de passage, 
ils se promènent d'un endroit à l'autre, de manière qu'il; 
est fort difficile de les connaître, ou même de savoir leur- 
genre de vie. Ils portent d'énormes, coiffures-, avec des lai]-, 
ges pantalons. Leur regard est sauvage, leur marche fière. 
Une bande de ces gens, parcourant le pays à trois heures. 
de distance de Cpnstantinoplcs il y trois; ans, assassinèrent 
deux garde-*chan\pêtres qui adressèrent quelques paroles 
peu polies, à leurs femmes. Ils ont cloué leurs victimes par 
terre, en enfonçant un morceau de bois à travers leur tê- 
te. Ils ne forment pas une classe distincte des autres, mais, 
leur sauvagerie, et leur grossièreté les sépare de leurs co- 
natkxnaux. Eji revanche, leur langue est très pure, souvent 
très expressive* peu mélangée de termes, Turcs et Grecs. 
J'ai été assez heureux, d'avoir rencontré plusieurs de ces- 
gens, qui m'ont raconté quelques contes et répété plusieurs 
chansons. La meilleure partie du Vocabulaire, provient de 
cette race. Pour les autres Tchinghjanés, Zapdri, a la signi- 
fication du lat. vulgus, Hel. fyXo;. Ils n'ont aucune honte du 
terme, et ils s'appellent dans leurs chansons et leur con- 
versation, Zapdris. 

On appelle Gliiovendé, les filles Tchinghianées qui se ren- 
contrent dans les rues de Constantinople et dans les. grandes, 
villes de l'Empire, à demi.voilées, chantant et accompagnant 



— 23 — 

leur voix de forts battements de mains. Elles sont Musul- 
manes, et des moeurs très libres. Pour la plupart des Tchin- 
ghianés, g hio vende et lubni, prostituée, sont synonymes. — Tr. 
<^JL>y ffuvenmek. Se vanter, se glorifier, se prévaloir-Bchi. 

Les noms qu'ils donnent aux nations avec lesquels ils ont 
des rapports journaliers, sont d'un haut intérêt. Ils ne con- 
naissent que les races avec lesquelles ils sont en contactât 
dont ils ont embrassé la religion. Quant aux autres nations 
éloignées, ils ne leur donnent d'autres noms, que ceux qu ? 
ils trouvent dans le pays. 

Gadjô est pour le Tchinghiané, toute personne étrangère 
à sa race: Chrétien, Juif ou Musulman, ni; ^ ÊUuv, paép» 
6aoo;, — Qui n'est pas Tchinghiané, est gadjô. Ce terme 
se traduit par le Grec, in6<puXo;, iXXoycv^. Ils ne se trom- 
pent jamais. Le Tchinghiané dans ses contes, dans se» 
chansons, ne parle pas d'un de sa race comme d'un gadjô. 
ftn Allemagne, et dans les contrées d'Europe, les plus loin-» 
taines, le terme est appliqué à des nations autour de lui. 
Ici pourtant, sa signification est très précise, car, bien qu' 
ayant des noms pours toutes les races, avec lesquelles ils se 
trouvent en contact, gadjô, n' est pas moins usité en toute 
occasion. Gomme Rom, il a souvent la signification de ma- 
ri, et gadji, f. de l'épouse, particulièrement lorsque la fable 
raconte les faits des étrangers. J'en donne dans le Voc ; 
plusieurs citations à l' article gadjô. L' étymologie en est 
obscure. Gddt c/io-Bauer, Gddtche (plur.) Russen-Boehtlingk- 
Mél : As. p. 27-*~Campuz. gachô. m. hombre— Gaugie, a man, 
Simson. 331. Ce terme existant dans la langue des Tchin-* 
ghianés Asiatiques, me ptfrte à croire, qu' il est d'origine 
Indienne. 

Les Turcs, ou plutôt ceux qui professent la religion mu- 
sulmane, sont appelés khorakhài, adj. khorakhanô, khora* 
khni, f. musulmane. Ceux d'entre eux qui ont embrassé la 
religion de Mohamed, s'appellent, khorakhanô Ram, Tchin- 
ghiané Musulman, pour se distinguer de leurs conationaux 
de la religion Chrétienne. Souvent ils s'appellent simple- 
ment khorakhài, bien que tout khorakhài, est poutvle 
Tchinghiané un gadjô ; mais aux yeux de l'autorité, le Tchin- 



— 24 — 

ghiané était un non Musulman, et on lui faisait payer sa taxe 
oj haratch, comme tous les autres rayas de 1' Empire, en 
T exemptant aussi du service militaire, fort approprie à sa 
nature, à cause de sa constitution vigoureuse et agile. 

La dénomination générale pour les Grecs, est Ralamôi 
lorsqu'ils veulent dire qu' ils sont de la religion Chrétienne, 
ils s'appellent, Baîamanô ram, Tchinghianê Chrétien. Il n* 
y a que ces deux distinctions entre les Tohinghianés Mu- 
sulmans et Chrétiens. Balamni, f. femme Grecque — Ascoli 
Zig. p. 5. dit. t Balamô, der Grieche, stellt Paspatî mit Bor- 
Tovr'spaillo el que no esGitano. balamô aber istunmoglich 
vom Slaw. Balamut, faseler, schwindler schwiitzen (Jung- 
mann, slow, çesko-nêms), auch unter den Walachen, im 
sinne von stupîde (Vaill, voc. Franç-roum, Boucoureshti 
1840) gebrâuchlich, zu trennen. Also ein schimpfname, wie 
z. b. serbl, bàlija turca, per convicium (bâte mucus, bàliti 
muco maculo), und wohl auch pantaluno. bei Borrow, a 
Frenchman, welches zu der gaunersprache gehôren soll) • 
— Slav. Baly'u (ptwpaiv*») Baloven, (e*G>po; «Tax-ro;) GM. «a>«- 

Cèç, wa^oiuà;, waXaëovw. — Oec. Slav. Vol. 2, p. 5. 

Les Tchinghianés, en arrivant parmi les populations de la 
Turquie, et principalement parmi colles de la Roumélie, se 
sont trouvés en contact avec les Bulgares, dont te pays s* 
étend des bords du Danube, jusqu' à la ligne parallèle des 
Balkans. Ils sont éparpillés sur presque tout le territoire de 
la Thrâce, comme cultivateurs et travailleurs dans les fer- 
mes des grands propriétaires ottomans. Ils sont les bergers 
du pays. Pendant Y été, toute la Roumélie en est pleine. 
Ils se distinguent des Grecs, paf •leur figure pâle et aplatie, 
par leurs membres plus arrondis, et parleur langue, qui dif- 
fère de celle parlée par les Grecs. Les Tchinghianés errant 
sur tout ce territoire, au sud et au nord des Balkans, ont 
dû avoir des rapports, avec ce peuple éminemment agricole. 
C'est de ces rapports intimes, que la langue Tchînghianée 
a empruntée si largement du Bulgare. La dénomination Das y 
appliquée aux Bulgares, par tous les Tchinghianés de la 
Roumélie, soit des Chrétiens, soit des Musulmans, me pa- 
rait avoir son origine du Grec, M$ à«jux4ç et Aa»î« > dénojmi-* 



— 25 — 

nation de la Valachie chez les Romains, et les Grect» Bv» 
zantins — Ascoli, Zig. p, 4. « Zu Das, hemerkt Paspati,» This 
appellation is given by the Gypsies ta the numerous Bul-* 
garians living among them. It is interesting, as heiug pe- 
rhaps, a réminiscence of the words Dacia, Dacian— -Swer- 
lîch richtig ; denn erstens waren die namen Dacia, Dacius 
wohi schon lange iujenen làndern verhalU, als die rigeuner 
dort einvanderten, und zweiteris gehôrte das hulgaren land 
zu Dacien nichU M. Ascoli croit que das dérive du Skr 
dâsa, a fisherman, a slave, a servaut. H. .-b das, m. a 
maie slave, et que les Tchinghianés en arrivant parmi ce& 
populations n' on fait que traduire « das bekannte sclavo — 
slavo — schiavo — schiavone, d. i. sclave und slawe » etc. M. 
Ascoli aurait dû prouver, ce qui n' est pas encore prouvé, 
que Esclavon, slave, dérive du Latin, Sclavus, Certes les 
Bulgares, par amour propre, n* auraient pas donné aux 
Tchinghianés, venus parmi eux, une déflnitiou semblable, 
et les auteurs Byzantins ne croyaient pas à une telle origine 
du nom des Slaves (4). Si Y on pense que les Tchinghianés 
sont arrivés en Thrâce au 14me siècle, ils ont dû faire con- 
naissance avec les Bulgares, à la tête desquels, étaient des 
familles de la Dacie. La dynastie Daco-Bulgare, depuis de 
longues années, était à la tête du pays, depuis Pierre et As- 
san ; et un grand nombre de Daces, était parmi les Bul- 
gares (2). 

Depuis la publication de mon mémoire, j' ai rencontré un 
grand nombre de Nomades, qui appellent Dos, non seule- 
ment les Bulgares, mais les Russes et les habitants de la 
Valachie, dont on voit des travailleurs en Roumélie. Ils ap- 
pellent aussi Das, les Zinzares — Ami Boue. Turquie d' Eu- 
rope, Vol 2, p. 108, les KouT*6foaxot des Grecs. 

Le nom donné aux Albanais; tchïbanô, n' est pas très 
clair. Tr. ^Lx djebban s. ar. Désert, plaine déserte — Lâche, 
poltron. Ce nom est bien connu de tous les Nomades et des 



(i) Voj SU*. Oec. Vol. 3, p. 75. »rf slor». 
(S) *E*tts<*pTei; tût 'Av*t. 'Kôvwv. Vol. 9, p, 82. 



_96 — 

^dentaires. CM À^ëxvo;, Tr. arnaud ; on les appelle aussi 
Tchindé-tchibênghcrc, ceux qui ont la langue coupée. Liebich 
écrit tachiwalo der Schwatzer. dor Baier, der Ungar, der 
Pole.GM. f\<ûG(sïîn babillard. 

En général, le Tchinghiané a Y Albanais en horreur, et 
principalement les soldats irréguliers, que la Porte avait au-, 
t refais en si grand nombre dans ses armées. 

Pour les nations loin d'eux, ils iront d* autres dénomina- 
tions que celles usitées par leurs voisins. Comme les Turcs, 
ils appellent les Allemands *s?J nemtche. Autrichien, en 
général Allemand. jUr* vuxdjar, Hongrois^mari/ar/H, qui 
est de la Hongrie — Bchi. Les Russes, Moskâvisu comme les 
Grecs, Mog*o6o;. Aux Russes, ils appliquent quelquefois V é- 
pithète, Baré-sheréngherc, ceux qui ont une grande tête, à 
cause des grands honnets qu' ils portaient autrefois. 

Le lecteur trouvera dans le Voo. des éclaircissements sur 
ces termes, qui intéressent 1' histoire de ce peuple. 

Je ne nv arrêterai pas à parler de la religion des. Tohin- 
ghianés, car ils n' en professent d ? autre que la chrétienne 
et la Musulmane. H me parait probable que las Tchiughia- 
ués en venant en Thràce, avec leur foi antique, si toutefois 
ils en avaient une, se sont tous convertis à la foi Chrétienne, 
qui était alors la seule dans ces provinces. Après la conquête 
de T Empire, plusieurs ont suivi l' exemple d' un grand 
nombre de Chrétiens, qui par des motifs divers, ont em-. 
brassé l' islam* U étude de leurs termes Tchinghiano^Chré- 
tiens, démontre que les Tch. Musulmans ont été familiers 
avec la religion Chrétienne. Parmi les Nomades de la reli- 
gion Musulmane, on trouve quelques signes de ferveur, prin- 
cipalement, lorsqu' ils parlent de leur conationaux, les faux 
Tchinghianés. Les Sédentaires, ne peuvent pas se passer de 
quelques démonstrations religieuses, dans les villages, où 
la foi chrétienne, est une foi religieuse et politique. Soit dans 
V intérieur de Y église, soit dans les occasions, solennelles, 
si fréquentes dans les villages chrétiens, le Tchinghiané 
montre une indifférence et une insouciance qui frappe les 
moins clairvoyants. Rien ne touche ce cœur de marbre, qui 
rit d p tout, qui vit et meurt comme une bête. Avec une telle 



— 27 — 

» • 

insouciance, avec une telle apathie, est-il possible, que oe& 
peuplades aient retenu quelques vestiges, de leur foi primw 
tive ? Il n'en est rien. Mes relations familières et soutenues, 
avec les Tchinghianês Musulmans et Chrétiens, et surtout 
ayec les Zapâris, m' ont convaincu, qt^l n' y a aucun vestige 
de religion, ou de foi, importée de leur propre pays. Tout a 
a été oublié, Mêrpe dans leurs chansons et coûtes, dont plu-L 
sieurs datent des. générations passées, il n'y a aucun vestige 
d' antique foi A Toutes mes questions et recherches ont été 
sans résultats. On aurait pu supposer que ces gecvs, arrivant 
dans des pays, où, $oit par force, soit par des considérations 
d* intérêt, ils ont embrassé une nouvelle religion, auraient 
pu conserver soit des phrases, soit des. mots, s.e rapportant 
à leur foi antique. Je fais ces observations, car il y a encore 
des personnes instruites et des. auteurs, qui croient que 
les Tchinghianés, ei\ secret, observent quelques pratiques 
religieuses de leur foi antique, lesquelles venant à la con-^ 
naissance des peuples étrangers, pouvaient leur être nuU 
sibles. 

Pendant les, mois du printemps, lorsque les Tchinghia-i 
nés, sont déjà sortis de leurs quartiers d'hiver* il se donnent 
rendez^yous au milieu de quelque champ verdoyant, près de 
quelque source d' eau. Là, ils célèbrent la seule fête propre 
à leur race, loin des Grecs et des Turcs, leur kakkavà, ou 
fête des chaudrons. Pendant trois jours consécutifs, ces No- 
mades au milieu de leurs tentes, s' adonnent à des festins, 
à des réjouissances, à la danse et au chant. Chaque Tchin- 
ghiané est tenu d' immoler un agneau et d' inviter tous les 
passants à sa table, couverte de fleurs et bien pourvue de 
vins. Tout procès, et tout litige, étaient sévèrement défendus 
pendant toute la durée de cette fête. La danse, les cris, les 
chants, étaient leur seule occupation, k la fin des ces trois 
jours, ils payaient leur impôt annuel au Tcheribachi, ils ré- 
glaient leurs affaires contentieuses, et s' en allaient parcou- 
rir le pays, avec leurs tentes et leurs animaux. Cette lête dont 
plusieurs Sédentaires ignorent même le nom, commence à 
tomber en désuétude parmi les Nomades aux environs de 
Çonstantinople, depuis que la perception de leur taxe s' o- 



— 28 — 

père <f une autre manière, par les agents du gouvernement 
Plusieurs même prétendent que le kakkavd, a été institué 
par le tcheribachi„ pour mieux et à son aise, prélever la 
taxe. Mais cette fête est continuée encore dans maints lieux 
de la Raumélie, où aucun ofîeier du gouvernement ne sur- 
vient pour interrompre leurs réjouissances, hokakkavd com- 
mence au jour de la St. George, 2îJ Avril (s. w) dans .les 
pays méridionaux de la Raumélie et plus tafd au nord. Sou- 
vent la fête est célébrée par quelques familles seules ; autre- 
fois on y voyait des centaines de tentes (1). 

Souvent le kakkavd pour plusieurs Tchinghianés finis- 
sait en pleurs et en lamentations, à cause des exactions ve- 
xatoires du tcheribaehi. On faisait appel au chef, qui pre- 
nait en ferme la taxe du pays, et souvent ils devenaient 
victimes do sa rapacité. À propos de ces avanies réitérées, 
on répétait le proverbe «pisser contre le soleil » pour expri- 
mer leur peu de succès auprès du chef. 

I<es habitudes et la vie ordinaire des Tchinghianés, ont 
été si souvent décrites, que je crois superflu d'en parler. 
Les Nomades souvent enterrent leurs morts pendant la nuit, 
pour éviter les dépenses des prêtres et des imams. Quelques 
vieilles femmes de leur race, sont les seuls médecins qui 
soignent leurs malades. 

Je viens maintenant à l'étude de la langue des Tchinghia- 
nés, qui est l'objet principal de mon ouvrage. Avant d' étu- 
dier les éléments de cette langue si peu connue, à cause de 
la difficulté de son acquisition, il est bien que le lecteur 
sache, par quels moyens f ai pu rassembler les matériaux 
contenus dans le Vocabulaire. 

Pour étudier la langue Tchinghianée, il faut F apprendre, 
et Fapprendre à fond. Il n' y a chez nous ni grammaire, ni 
dictionnaire ; il n" y a même pas de gens auxquels on pour- 
rait s' adresser pour corriger ses fautes ou éclaircir ses 
doutes. Les ouvrages publiés en Europe, et plusieurs même 



(1) Cette fête truelle des rapports arec le P'balgutsata, la fête de la saison ?er- 
nale, le narrai des Persans, As. Kes. Vol. 2. p. 325, ou arec le JL» ho I e e, the> 

gréai festival held *t the approach ot ihe vrrnal fqutnox ? *""" 



— 29 — 

par des auteurs qui out mis sur papier, ce que les Tchin* 
ghianés leur ont dicté, sont souvent erronés à cause de Y 
ignorance stupide des Tchinghianès. Souvent, Y article est 
joint au nom, le pronom personnel au verbe. Ils vous don- 
nent toute autre chose, que ce qu'on leur demande. Pour 
cacher leur ignorance, et sans peur d' être corrigés, ils don- 
nent des étymologies toutes autres que celles recherchées ; 
à voir les grammaires publiées sur la langue parlée par les 
Tchinghianès éparpillés en Europe, et dont la plupart sont 
insérées dans Y ouvrage de Pott, on se convaincra qu' une 
langue qui, au fond, a une ressemblance frappante, partout 
où elle est parlée, ne pouvait pas avoir subi tant d'infle- 
ctions et de variations, dans les éléments de sa grammaire. 

Je ne nie pas que, dans mon précédent travail, je ne sois 
pas tombé dans les mêmes fautes, à cause de l' insuffisance 
de mes lhatériaux et de Y ignorance de mes maitres Tchin- 
ghianès. 

Le Vocabulaire d' aujourd' hui, est infiniment plus riche, 
car il contient la langue de presque tous les Tchinghianès 
de la Roumélie et des provinces très éloignées de nôtre 
ville. Il est basé sur la langue des Sédentaires et sur celle 
des Nomades, laquelle à cause de sa rudesse et de la non- 
prononciation de* plusieurs consonnes, est. souvent fort dif-» 
ficile à comprendre. On doit saisir le mot échappé au No- 
made, et ne pas Y obliger à le répéter, car il le changera 
selon sa façon. En visitant les tentes, sur le bord d' un vil- 
lage, on s'étonne de ne pas comprendre la langue parlée dans 
toutes les tentes. Eux mêmes ne se comprennent pas, car 
ils arrivent par hasard d' endroits très éloignés, et quelques 
changements portant soit sur le verbe, soit sur le pronom, 
leur rendent inintelligibles les uns aux autres. Aux envi- 
rons de Constantinople, il existe une foule de Nomades Mu-* 
sulmans, qui n'ont pas le verbe, teràva, avoir, de leurs voi- 
sins les Sédentaires. Ils emploient, le verbe auxiliaire i$ôm f 
je suis, pour avoir, Séd. terâva yek grast, j' ai un cheval, 
Nom. mande m yek grâi, à moi est un cheval-mihi est 
equus. On voit souvent au devant de leurs tentes, des en- 
fants des Tchinghianès Sédentaires, riant et tournant en 



— ;iO — 

ridicule, la rudesse de leurs expression^ ; mais ces difie* 
renées de prononciation et d' inflexions, se réduisent à peu 
de chose, pour celui qui a étudié à fond, la structure de la 
langue. 

La langue Tchinghianée bien que simple* et peu riche, 
est d' une acquisition fort difficile, à cause de la vie errante 
de la race. Pour apprendre celle des Nomades, qui contient 
des mots et des verbes depuis long temps oubliés par les 
Sédentaires, il faut se tenir sur leur piste, les attraper par 
tout où on les voit campés, et s' approcher lY eux de mani- 
ère à ne pas les effrayer. Us sont timides, car partout on les 
injurie, et on les maltraite avec' des sobriquets et des gros- 
sièretés peu dignes d ? hommes civilisés. (Juelques-uns m' 
ont chassé de leurs tentes avec des paroles et des gestes 
grossiers. D'autres, n ont pas voulu répondre à mes ques- 
tions, et continuaient leur travail sans se soucier d(f ma pré- 
sence. Ce n'était que lorsque je leur adressais la parole dans 
leur langue, qu' ils me regardaient, et souvent me donnaient 
quelque harde pour m'asseoir. Si on leur demande quelques 
mots de leur langue, ils disent souvent, qu' ils n'en savent 
rien, et qu' ils ne sont pas allés à F école. Peut-être, par a- 
mour d'argent, ils répéteront quelques mots, en promettant 
d' autres pour le lendemain, et pendant la nuit, ils dispa- 
raissent sans savoir où les trouver. Pendant plusieurs mois 
de T année, on ne peut pas trouver des Nomades, enfouis 
comme ils sont dans quelques étables, ou hangars des villages. 

Le Tchinghiané pauvre et affamé, se défie de tout le 
monde. Aux injures, il ne répond jamais. Il est hué par les 
enfants; en passant, il entend des injures et des grossière- 
tés sans même tourner la tête. Le nom de sa race, dont 
tout homme est fier, est un terme de mépris. Il ne demande 
rien à la société qui le déteste, et ne fait jamais rien pour 
lui. Il ne comprend pas F intérêt qu' on aurait à apprendre 
sa langue ; il croit même qu' on se moque de lui. Mais le 
Tchinghiané ne résiste pas à F argent, et ce moyen capital, 
a été la source principale de mes connaissances. 

On arrive quelquefois à trouver des femmes qui à force d' 
argent, vous répéteront quelques chansons avec des obscé- 



-fi- 
nîtes dégoûtantes, entendues par les gens de la tente, saiw 
aucune honte. Une vieille femme Zapâri* m' a répété la 
fable des quarante voleurs en langue nomadique, d' une pu- 
reté extraordinaire, et dont la presque totalité est insérée 
dans le corps du Vocabulaire. Elle a voulu être payée, et 
pour cette fable et quelques chansons de gens de cabaret, 
elle m' a demandé seize francs, que j'ai payé. Bientôt, la 
nouvelle se répandit parmi ces farouches Nomades et j'eus le 
bonheur de faire une riche collection de termes, provenant 
de ces Nomades du nord de la Roumélie. En rencontrant 
d' autres Nomades, j' ai eu occasion de répéter ces mômes 
mots, et d' apprendre des inflexions usitées parmi d'autres 
Tchinghianés. Leur ignorance leur porte à nier comme non 
Tchinghianée, toute expression qui leur est inconnue. Sou- 
vent les Nomades disent» qUe tel mot est des Sédentaires, 
appelés par eux les faux Tchinghianés. Dans les tentes on 
rencontre quelquefois des filles des Sédentaires Chrétiens, 
qui se sont mariées avec les Nomades Musulmans. 

Ces visites aux tentes, ne sont pas toujours profitables. Peut- 
être la famille vivant à côté des villages Musulmans, a 
presque oublié sa propre langue. D' autres fois on rencontre 
des gens si stupides, qu on en part bien vite, complètement 
dégoûté, et des Tchinghianés et de leur langue. 

On arrive de cette manière à rassembler de riches maté- 
riaux. Souvent leur curiosité est éveillée à un tel degré, et 
eux mêmes s'intéressent à un tel point, qu'il est impossible 
de noter tous les mots qui leur échappent. 

Je me suis trouvé fort souvent au milieu des tentes, seul 
parmi une foule de Zapâris, les Tchinghianés de ma pré- 
dilection, qui se pressaient autour de moi, m'atiressant des 
mots de tous côtés, les uns corrigeant les autres, s'appellant 
stupides et ignorants. Quelques-uns, dans leur zèle, saisis- 
saient ma main, pour n'écrire que le mot qu'ils me don- 
naient, car tout autre était faux et non Tchinghiané. Je dois 
avouer, que je n'ai eu jamais occasion de me plaindre de leur 
conduite envers moi. Quelques soins médicaux, donnés à 
leurs malades, m'ont acquis des connaissances fort utiles. 

Les plus profitables de mes excursions étaient quelques 



— !« -. 

tentes dressées tous les printemps, sur les hauteurs derrière 
Constantinople. Ces gens forgerons et faiseurs de cribles, et 
d'une apparence sinistre et farouche,ont été pour moi,d'une 
grande utilité; j'ai visité leurs tentes, j'ai pourvu à leurs 
besoins, et soigné les maladies dont ils souffraient, eux et 
leurs nombreux enfants. Lors de mes visites, ils abandon- 
naient leur travail, ils éteignaient leur charbon, la femme 
laissait le gros souffletât les femmes et les enfants de toutes 
les tentes se rassemblaient autour de moi. Assis sur un tabou- 
ret, entouré de plus de trente individus, j'écrivais non seule- 
ment ce qu'on médisait, mais encore toutes les expressions 
des enfants se querellant entre eux,et des parents cherchant à 
faire taire les enfants. Pendant tout ce temps, les mains des 
enfants fouillaient dans mes poches, les adultes fumaient tout 
mon tabac, mes instructeurs à la fin vidèrent mes poches 
de toute ma petite monnaie, et je partais, suivi de tous les 
gamins des autres tentes, fatigué et rempli de vermine. 
Ces visites ont été répétées, et malgré tous ces inconvé- 
nients, elles m'ont largement profité. Bien que ma collection 
de mots fut déjà assez riche, j'ai pu ajouter quelques mots, 
et comparer plusieurs expressions des Nomades, mal écrites 
ou douteuses, avec la langue des Sédentaires. 

Le lecteur voit la manière, avec laquelle j'ai pu recueillir 
presque toute la langue des Nomades, que j'écrivais aussi- 
tôt, pour la répéter aux autres, dans un autre rencontre. 

Les termes dans le Vocabulaire, ont été maintes fois ré- 
pétés, changés en quelques points, et plusieurs fois vérifiés. 
Ceci s'applique à des termes usuels; mais il y existe des 
termes peu connus et d'autres, communs à quelques Tchin- 
ghianés ou à quelques tribus nomadiques, que j'ai inséré 
tels-quels dans le Vocabulaire. Plusieurs se trouvent dans 
leurs contes, et dans des vieilles chansons, qui sont oubliés 
par la plupart des Tchinghianés. Les Nomades appellent 
fausse la langue des Sédentaires ; mais pour l'homme lettré, 
toutes deux doivent être simultanément étudiées. Elles diffé- 
rent peu, et par la comparaison des deux langues de cette 
vaste famille, plusieurs mots peuvent être éclaircis. 

L'acquisition de la langue des Sédentaires, est infiniment 



— 33 — 

plus facile, que celle des Nomades. Chez eux, ils parlent r£> 
rement leur langue en présence des étrangers.Il y en a même, 
qui ne connaissent que quelques mots. Les Tchinghianés, 
dans la ville de Gonstantinople, la plupart Musulmans, ont 
presque totalement oublié leur langue. Plusieurs de leurs 
enfants n'en savent pas un mot Les musiciens Sédentaires, 
connaissent quelques chansons, et des contes, entremêlés 
d'un grand nombre de mots Turcs et Grecs; des vieillards 
Tchinghianés m'ont assuré, qu'anciennement on chantait 
dans les festins agricoles des Chrétiens et des Musulmans* 
beaucoup de chansons Tchinghianèes; mais aujourd'hui,que 
plusieurs Tchinghianés Sédentaires, par leur mariage avec 
des filles Grecques, parlent constamment chez eux, la lan- 
gue Grecque ou Turque, ces chansons ont été oubliées ou 
en partie négligées, car on ne les comprend pas. Le grand 
nombre des chansons que la presse Grecque publie tous les 
ans, à l'usage du peupleront fait disparaitre,les airs vulgaires 
•et fort insipides de cette race* Quelques-unes de ces chan- 
sons, dans lesquels le vin et les passions honteuses jouent le 
rôle principal, m'ont paru frivoles et dépourvues de sens ; 
mais en étudiant l'histoire de ce peuple, on ne doit rien né- 
gliger, car après tant de travaux sur cette race, nos maté- 
riaux sont encore assez pauvres, et souvent fort insuffisants, 
et ce qui à nous paraîtrait frivole, pourrait être aux autres, 
des renseignements précieux. 

Pour étudier la langue des Sédentaires, je me suis servi 
d'un Tchinghiané Stavri Lâmpru, qui autrefois était maitre 
d'une école Grecque rudimentaire,dans un village peu éloi- 
gné de Gonstantinople, Il connait quelques éléments de la 
grammaire, et lit le Grec avec assez de facilité. Nous avons 
étudié la langue ensemble. Il a parcouru à mes frais, les 
villages éloignés de Gonstantinople, examinant ses conatio*- 
naux, dont il était autrefois Tcheribachi. Il entrait dans les 
tentes des farouches Nomades, qui souvent le chassaient 
avec des paroles et des gestes menaçants. Gomme il savait 
fort bien,ce que nous cherchions,il amenait la conversation, 
sur des objets non connus,en- demandant aussi les noms de 
leurs instruments de profession. Ses succès m'ont étonné, 

3 



— 34 — 

car il donnait peu d'argent; mais il invitait les récalcitrant» 
aux tavernes des villages, en leur donnant aussi un peu de 
tabac à fumer, dont tous sont très friands. Ses manières 
douces et conciliantes, lui ont ouvert beaucoup de tentes. 
On a su dans les campements des Nomades, que ce Stavri 
parcourait le pays au profit d'un grand seigneur de Gons- 
tantinople, qui est fort passionné des chansons Tchinghia- 
nées ; et les Nomades demandaient des sommes folles, pour 
quelques chansons insipides.Souvent avant de marchander, 
Stavri avait déjà recueilli de mots et de verbes inconnus à 
nous deux, qu'il notait dans son portefeuille. Stavri dans 
ses excursions,portait toujours une liste de termes,ou incon- 
nus ou douteux, qu'il tachait d'apprendre des Nomades. 
Bien que connaissant à fond sa langue, il fut étonné du 
grand nombre des termes,ignorés par les Sédentaires et fort 
usuels chez les Nomades. 

Après ses courses, il venait chez mo*, apportant dans son 
portefeuille, le résultat de ses recherches. Cet homme infati- 
gable, souvent ne connaissait pas ce que les Nomades lui 
dictaient. Quelques mots échappaient à son attention; mais 
après quelques mois des rapports avec les Nomades, il finit 
à comprendre même les Zapâris. Tous les matériaux ras- 
semblés par ce Tchinghiané fidèle, ont été vérifiés par moi- 
même, dans mes nombreuses visites aux villages et aux 
tentes. 

L'acquisition la plus importante faite pendant ce travail, 
était la connaissance d'un Tchinghiané, Léon Zafiri, d'âge 
moyen, de profession faucheur, musicien et conteur. (1). 
Cet homme, venant de loin et doué d'une mémoire prodi- 
gieuse m'a répété un grand nombre de contes fabuleux, dont 
une partie a été insérée dans le texte du Vocabulaire. Pour 
éprouver sa mémoire, je lui ai fait répéter de nouveau quel- 
ques-uns de ces contes, et il les a redit mot à mot, sans n'y 



(1)11 y a même dan* les grande § Tilles d'Orientées personnes qui font le métier de 
conteur dans les cafés, tant est grand le plaisir du merveilleux chex l'Ottoman. 
Ami Boue Vol. 2, p. 408, Tr Âr. -U, nwddah-Qui loue-Conteur dans Us café» 

turcs durant Us nuits du ramazan-Bchi, 



— 35 — 

taire que de très légers changements. Pendant les longues 
nuits de l'hiver, ses conationanx l'invitent à raconter ses 
fables,, qu'il traduit en Turc aussi, avec Une extrême facilité* 
J'en tiens une, dont le récit occuperait deux heures. Ces conf- 
ies sont très vieux; il les a entendu de divers individus de 
sa race, et il a pu les retenir dans son étonnante mémoire. 

«Pai écrit ces contes sous sa dictée. J'en ai plusieurs volu* 
mes, dans mes papiers. Plusieurs, ont été racontés par son 
Çrand père, mort depuis longtemps, qui était aussi conteur. 
Dans ces contes, où il y a un mélange de vrai et de fabu- 
leux, je n'ai rencontré jusqu'ici, aucune indice» ni de leur 
origine Indienne, ni d'Une foi antique. 

Je dis que ces contes sont vieux, car on y trouve, des 
mots comme m<mghin 9 shéhi, etc., qui sont aujourd'hui toutr 
è. fait oubliés par les Tchinghianés. Cet homme illettré, est 
non seulement familier avec la langue des Sédentaires, mais 
il connaît aussi celle des Nomades, au milieu desquelles il 
chante ses chansons et raconte ses contes. On est peiné de 
voir un homme avec une telle intelligence, si supérieur aux 
gens de sa race, traîner une existence pénible et couvert de 
haillons. 

J'ai inséré quelques-uns de ces contes avec d*autres re* 
cueillis chez d'autres Tchinghianés, après le Vocabulaire* 

La langue des Tchinghianés est mêlée d'un grand nombre 
de mots Turcs, Grecs et Bulgares. Les mots Valaques, sont 
rares. Les Tchinghianés peu nombreux qui vivent dans la 
haute Albanie et parmi les Serbes* ont emprunté de la lan* 
gue de ces peuples* 

Il n'est pas toujours facile de distinguer les mots étrangers* 
car plusieurs ont vieillis, et d'autres ont changés. Plusieurs 
même, en usage autrefois parmi les habitants du pays, ont 
été retenus par les Tchinghianés; comp: katûna, tente, man* 
ghin, argent, richesses, sostén, pantalon, silâi, pincettes» etc k 
Je n'ai introduit dans le Vocabulaire, qu'une faible partie 
des mots étrangers, en usage parmi eux. On aurait pu en 
vérité n'en mentionner aucun. Mais dans de pareilles étu- 
des, on voit que ces mots, ont été souvent changés, ou mo- 
difiés, par les Tchinghianés, selon l'esprit de leur idiome; et 



— 36 — 

ce changement est fort important à connaître. Plusieurs de 
ces mots étrangers appartenant à des langues parlées en 
Turquie, ont passé dans la langue des Tchinghianés -d'Eu- 
rope, et font partie intégrale de leur idiôme.Voici quelques- 
uns de ces mots. — Campuz: harton, pan, Hel. ap-coç. Arti~ 
fero, m. panadero, que hace o vende pan, GM. dpxoçopt, to 
dptoçopiov — bossola dove i Greci tengono salvato il santis : 
sagramento — Som. Hel. dpTo<p<5piov, vase à porter du pain, 
DC. Butron, m. abismo, GM. Boôpfov. Cocal, m. hueso, GM. 
x<Sxx«Xov. Condari, f. viga, GM. xovXapi(ov). Crally, m. Rey. 
Slav. kral. Furnia, f. cueva, Tr. furûn, GM. «poOpvoç. Petal, ï. 
herradura, GM. itlrak^. Protobolo, m. cura, parroco, Hel. 
ttpwT<SêoXoç. Pulia, f. ave, GM. leoutai. Pusca. f. escopeta, Russ. 
pûshka, fusil. Rechipote, adj. desnudo, que esta sin vestido, 
Tr./«*j rendjber, qui gagne sa vie en travaillant-Bchi. 
Repaho, m. nabo, GM. fs*ivi(ov). Rotuni, f, boca, parte dei 
rostro debajo de la nariz, GM. pouÔo'Jvi(ov). Hel. fwOwv. Zumi 
n. caldo, agua en que se ha cocido, GM. Çou|m(ov). Hel. £g>|*oç, 
suc, potage. Liebich, cholin, die Galle, GM. -xp\-h. Fatschoiâ, 
die Bohne, GM. çaaofàia, Hel. «pacmXo;. Foro, die Stadt, GM. et 
G.Byz. çopo;. Garedini, der Krebs. GM. xapafitôa, xapaêtôi, voy. 
dans le V oc. karavidini. G okalo,kokâlo, der Knochen,das Bein. 
GM. x6xxaXov. Pachuni, das Kinn, GM. tct)yo'jvi(ov), Hel. tco>ywv. 
Paghi, pagho, das Eis,GM. rcàyoç. Pillsteri, piiisteri, die Taube, 
Hel.rcept<rr£pi(ov). Proc/ios,des Sand,Campuz.praco, polvo,Bulg: 
prahos, cendres. Platti tschuiv, die Blattlaus, Hel. GM. wXa- 
tùç, large, ample. Platto, platt, GM. w^a-répi, piatto-Som. Ser- 
vies (adverbium), link, GM, Çepêa. Stoppin, der Flachs, GM, 
<TTouwiov, Hel, (jtuxiov. Trab, die Wurzel, Slav, drab, racine, 
herbe. Walin, das Glass, GM. ytaXt(ov), Hel. GeXoç -Bôhtlingk. 
Kambo, Knoten oder Bûndel, GM, x6p.6oç, nodo-Som. Koma, 
Mâhne, Hel. xfy.7), crinière, cheveux. 

Le grand nombre des mots Grecs, qui se trouvent dans la 
langue des Tchinghianés Européens, prouve, qu'en passant 
par ces contrées, ils se sont familiarisés avec la langue 
Grecque. Les nombres eftâ, sept, ohtô, huit, enid, neuf, -se 
trouvant dans tous les Vocabulaires des Tchinghianés Eu- 
ropéens, montrent que les Tchinghianés ont passé, par 



— 37 — 

la Roumélie* où encore on dit Içt4, fy**>> in* ; mais en Asie 
Mineure, où les Tchinghianés de la vallée de l'Euphrate et 
de la Caramanie, ne voient que rarement des Grecs, et 
n'entendent jamais la langue Grecque, oubliée par les Grecs 
mêmes, eftâ, ohtô, et enià, leur sont tout-à-fait inconnus. 
Plusieurs mots même de la langue des Tchinghianés Rou- 
méliotes, considérés jusqu'ici comme d'origine Indienne,, 
sont probablement d'origine Grecque : comp. drom, chemin, 
sostén, pantalon, etc : 

Les mots Turcs ordinairement subissent moins de va- 
riations que les mots Grecs, et sont conséquemment plus 
reconnaissables. 

J'ai taché dans ce travail de donner par les lettres Lati- 
nes, une représentation fidèle de la prononciation Tchin- 
ghianée. Il n'y a qu'une seule difficulté, les lettres aspirées, 
kh, ph, kf, pf, qui sont difficiles à représenter, et plus diffi- 
ciles à prononcer. Les Tchinghianés prononcent ces lettres, 
avec une telle facilité, et une telle suavité, qu'on croit la 
prononciation plus facile qu'elle n'est, avant d'essayer: kh as- 
pirée, n'est pas le > kh des Arabes, mais plutôt la prononcia- 
tion des Anglais dans inkhorn, où oïl entend et le k et Yh. 
Pfurô vieillard, n'est ni purô ni furê, mais un souffle, com- 
me lorsqu'on éteint la flamme d'une bougie. Kful, et adj : 
kfulalô, excréments humains, sont prononcés kul, kulalô, 
kfuî, kfulalô, fui, fulalô, et encore kfulatô, les deux con- 
sonnes initiales, étant toutes les deux, fortement prononcées, 
Kher, maison, est souvent prononcé, Kx ty, ker, fier: On verra 
dans le Voc: que souvent ces consonnes aspirées sont écri- 
tes comme de simples consonnes, selon la prononciation 
que j'ai entendue de leur bouche. Pfuv 9 terre, est souvent 
prononcée puv, et par quelques-uns, /w, fu, pu» 

À l'exception de ces consonnes aspirées, les lettres Lati- 
nes représentent assez fidèlement leur prononciation. 

On verra à la lettre S> et Sti, du Vocabulaire, que plusieurs 
mots sont écrits tantôt avec s tantôt avec sh, Fr. ch. Ar : 
<^. La différence provient en grande partie, des Séden- 
taires, qui, comme la plupart des Grecs, ne peuvent pas. 
prononcer sh avec facilité. Les Nomades parlant presque 



— 38 — 

constamment la langue Turque:, prononcent aisément le s/L 
J'ai écrit dans le Vocabulaire, sastô, et shastô, sain, sikàva et 
shikàva, montrer, sashrû et shashrû, belle-mère. Le Séden- 
taire dit serô, tête, le Nomade sherô. Le Séd. so isi? qu'y a- 
t-il ? Le Nom: sho'si? J'ai inséré quelques autres observa- 
tions sur la prononciatiou des» consonnes, dans le Vocabu- 
laire. 

J'ai cru devoir faire ce& remarques, car dès le principe,, 
je nie suis fait un. devoir, de consigner sur le papier, leur 
propre prononciation, avec une exactitude religieuse, et de 
ne donner au lecteur, qu'un tableau fidèle, des débris d'une 
langue, telle que je l ? ai entendue, pendant plusieurs années,. 
d& leur propre bouche.. 



DEUXIÈME PARTIE. 



GRAMMAIRE 



DE ^ARTICLE. 



Les Nomades aussi bien que les Sédentaires, ont emprun- 
té leur article des Grecs. Parmi les Tchinghianés de l'Asie, 
l'article n'existe pas. L'article masc : est, o. — fem : i. Masc : 
o parti ici tattô, Peau est chaude, o tchavô, l'enfant, o 
rakl6 9 le garçon, o Devél, Dieu, o tchomût , la lune. 
Fem : % rakli, la fille, i chirikli, la poule, i dài, la mère, i 
ben, la sœur, i rashant, la prêtresse. Cas obliq : o, se chan- 
ge en e. E devryaldkoro barô, le navire de la mer, Tchu- 
midiniâs e rashds, elle baisa le prêtre, (ace), sacerdotem. E 
Drakuliéskoro (n. pr) tchavô, l'enfant du Drakûli. Penéla o 
dat e khurdéske, dit le père au petit. Penéla e rakléske, il dit 
au garçon. Te les e kherés, que tu prennes l'âne. J?an- 
lias e tchuklés, il lia le chien. E sappéskoro mûi, du serpent 
la bouche. Cas instr : te djal e pakésa, qu'il aille avec le 
chauve. Khandésa, avec l'épêe. Te les e puséskoro o drom, 
que tu prennes le chemin de la paille, (chemin où on versa 
de la paille). Lorsque l'ace : est le même que le nom. o, ne 
change pas. Diklids o tchavô, (ace) il vit l'enfant, pour e 



— 40 — 

tchavês. Dinê o tovér, ils frappèrent (de) la hache, pour e- 
tov(e)ré& Dans la bouche des gens si ignorants, Farticlo 
souffre des changements continuels.On dit e bond,la nouvelle 1 
mariée, et i bord : e, et i raklià, la fille-Art. fem : i. me to- 
vâv la ï bôftza (c) moi je le lave le pressoir. / yavér i rakli 
l'autre fille. Astardé i tchiriklid, ils saisirent la poule. As- 
targhiâs e yavré gadjd, il saisit les autres femmes. bov e 
tchordiakeri, le four de la belle, i tchitchd, (ace) la chatte. 
Plur masc : o gadjé, les étrangers, o yakd, les yeux, o trin 
pral, les trois frères, o khasbd ta o maure, (c), les aliments 
et les pains. Pende o raklé, dirent les garçons. Cas obliq. 
E purénghere o djor, la barbe des vieillards, Diklids o shu- 
tlé lemôma> (GML lepuivta) (ace), il vit les citrons aigres.-Plur. 
fem : o dûi penià, les deux sœurs, o daid, les mères. O mor~ 
tid, les peaux. O trin borid, les trois mariées, O yavér bo- 
rid, les autres mariées. O raklià, les filles. E romnién r 
(ace.) les femmes. I/usage de l'article chez les Nomades,, 
est plus rare que chez les Tcjiinghianés Chrétiens. Avec 
los particules ke et te, l'article est 0, et i. Katar k'a pako 
du chauve, k'o tattibé, dans la chaleur. Dinids les ko tchavô r 
il le donna à l'enfant. Djàlas ko drom, il allait dans le chemin. 
Uflistô katàr ko khér, il descendit de la maison. Ko pani> 
dans l'eau. Fem : k'i khév dans le trou. André ki devryàl^ 
dans la mer. Kamadjàl ki buti, il ira au travail. Quelque- 
fois on entend, te djas ke tchordiakeri bov, que tu ailles au 
four de la belle. Le Zapâri, s'exprime autrement, te djas. 
tchordiâkoro bovéske.* 

DU NOM. 

II y a plus de variété dans le nom, que dans toute autre 
partie de leur grammaire. Eloignés de leur patrie, ils ont 
oublié un grand nombre de termes qu'ils remplacent par 
des termes Turcs, Grecs et Bulgares. Comme les Grecs, ils 
se servent souvent des termes des autres peuples, lorsque* 
les siens propres, leur sont connus et familiers. Aussi, p. ex: 
les Sédentaires disent (tafo GM, ensemble, bien que ikita- 



— 41 — 

né,kitané, leur soit familier. 2T*upfcç, croix, pour leur propre 
terme turshûl, etc: L'étude du nom Tchinghiané, ne sera 
complète, que lorsque l'étymologie comparée, aura dit son 
dernier mot sur l'affinité de plusieurs noms, en usage par- 
mi eux, soit avec les langues des Indes, soit avec le Persan, 
soit avec le jargon parlé par les diverses races, avec lesquel- 
les les Tchinghianés entretiennent des rapports intimes. (1) 

Il est souvent fort difficile, d'apprendre le genre des noms, 
I3 forme du pluriel, et tous les cas obliques. Ce genre de 
travail, n'étonnera personne, car on sait, qu'après tant de 
travaux sur les langues Latine et Grecque, le genre de plu-* 
sieurs noms est encore fort incertain. D'après ma propre 
expérience, on doit se méfier de tous les Tchinghianés, lors- 
qu'on cherche à apprendre le genre de leurs noms. Plu- 
sieurs noms, sont tantôt du g. masc. tantôt du g. fem. les 
>tf opoûjieva des grammaires Grecques. On doit se guider par 
le changement de l'adjectif. Sous ce rapport, les Nomades 
sont bien inférieurs aux Séd. , qui sont plus familiarisés avec 
les variations des genres, lesquels en général, manquent dans 
la langue Turque vulgaire. Aussi dans les cas obliques, il y 
a souvent des variations, parmi les gens de la même tente, 
qui pourraient étonner tous ceux, qui n'ont pas eu expérience 
de leur crasse ignorance. C'est de l'étude de quelques dia- 
logues et de leurs chansons et contes, qu'on peut former 
quelques règles pour la déclinaison de leur nom. 

Il y a dans la longue liste de leurs noms, deux classes 
bien distinctes. La première, comprend tous les noms ap- 
partenant à leur langue-mère et qui en général leur sont 
bien connus. Dans cette classe, on peut ranger aussi les 
termes Tchinghianés purs, qui sont' plus propres aux No- 
mades ; f t ce sont des noms qu'ils ont formé eux-mêmes des 
éléments de leur langue, et dont plusieurs, sont les restes 
des racines, depuis longtemps oubliées, mais heureusement 
conservées dans ces termes. 



(1) En parlant du GM, je doia rappeler an lecteur, que lea Tchinghianés n'ayant 
Januis dea rapporta qo'avee lea Greca les plus illetiréa, n'emploient que le jargon do 
ce peuple. 



— 42 — 

La seconde classe, comprend les noms étrangers, emprun- 
tés soit à la langue Turque, soit au Grec ou au Bulgare. 
Comme la presque totalité de leurs noms, se terminent au 
pi : en a, ils se trouvent fort embarrassés avec les noms. 
Grecs et Bulgares, se terminant au sing : en a, lorsqu'ils, 
veulent exprimer le pi. de ces noms. Les Nomades, selon 
l'usage des Turcs, les emploient au sing : et au pi : presque» 
sans variations, tandis que les Sédentaires changent l'a 
sing: en es au pi: selon l'usage des Grecs modernes. L'ac- 
cent aussi est transposé, d'une manière très régulière par 
lous-Kukudi, grêle, GM. xouxxoûSt(ov), grain, bouton. Rutuni, 
nez, GM. jtou6aùvi(ov), dim du pw8«v, narine. Sanidi, planche* 
GM. cavtôt(ov), Heï. <j<xvt;, table, planche. Amuni, enclume, 
GM. <i[JL<5vt(av), Hel. Sx^wv. Luludi, fleur, GM. XotAouSi(ov). Kro* 
Jtidi, la partie la plus grossière du lin, GM. xpoxiiSi(ov), Md- 
lokha, mauve, GM, [/.oXfya. Reviti, pois chiches, GM. p4ê(6k(ov) v 
Simadi, signe, GM. <m(xàSi(ov). Pivavitcha, sangsue,Bulg. pryâ- 
vitcha. Métla, balais, Bulg. metlâ. Steklô, miroir, Bulg. sté- 
gia, Tr: >jL> para, petite monnaie, Tch. para. Khôros % 
danse, GM. x°P^« 
Les noms se terminent en voyelles et en consonnes. 
Noms se terminant en voyelles.— En a. Âslia, crèche. Ba- 
ba, f. grand'mère. Baboritcka, f. dim. du préc. Bàgnia., f. 
bain, (Ital). Bôftcha, f. Bulg, tbuloir. Bôshka, f. Bulg. po- 
che. Buddlka, m. Bulg. tinette. Damia, Tr. prison. Dingla» 
m. GM. sangle. Dropya, m. Val. aigle. Djébba, f. Tr. poche^ 
Fàrkya, f. Val. faux. Fititcha, f. GM. plante, (espèce de), 
Gàlbea, m. Val. or. Govanitcha, Bulg.besaiguë. Karakàshka, 
f. GM. pie. Kakkavà, m. GM. la fête des chaudrons. Kara- 
vàna, f. GM. espèce de toile grossière. Katûna, m. f. GM. 
tente. Khàrkoma, m. GM, ustensile de cuivre. Khûva, f. fos^ 
se. Klimaticha, f. GM. pampre. Klôtchika, f. GM. hoquet. 
Kôlyba f. Bulg. cabane. Kopdna, f. Bulg. auge. Kôsha, f. GM; 
faux, Koshia, f. Tr. course. Kôshnika, f. Bulg. panier. La-* 
dinitcha, f. Val. boite. Lipima, m. GM. deuil. Maïmûna, f„ 
GM. singe. Màïssa, f. GM. diseuse de bonnes fortunes., 
Manddra, f. GM. verrou. Màra, f. Bulg, mer. Métla, f. 
Bulg. balai. Môlokha, f. GM. mauve. Mûrtchka, f. Bulg^ 



— 43 — 

chatte. Nampôrema, m. GM. maladie. Para, m. Tr. petite 
monnaie. Pàta, lange. Pestera, f . dalle. Sakarina, pud : vi- 
rile. Shdrga, f. GM. capette: Shila, f. fièvre. Shûlàvka;, £ 
bâtai. Stéght^ f. Butg. vitre^ miroir. Tïàvta, f. Buljg. pour*- 
pier. Tréska, t Bulg. fièvre. Tûmba, f. Ital. monticules 
Tûna, m. Bulg. le Danube. Tchérga, f . Tr. tente. Tchùrria^ 
f . Bulg . la peste. Varia, f . GM . marteau . Vayûna, m. buf- 
fle. Viteha, f . GM . sarment. Vighna, f . Bulg . foyer, fo-rfàc 
Vrekhtûla, f. GM. instrument des forgerons, Yâba, Tr. drap, 
grossier. Zita, f . Bulg. veine. Zàmpa, f . Butg. grenouille.. 
On voit dans cette liste, qui ne contient qu'une partie des. 
noms se terminant en a, que la plupart sont d'origine étran- 
gère. On ne trouve dans cette liste^ que khûva, pàta, pesté^ 
ra, shûa, shûlàvka et vayûna, qui leur sont propres; de ma- 
nière qu'on doit se méfier en général des noms : Tchînghia- 
nés, dont la désinence est a. Cette observation m'a été 
d'une grande utilité, dans le cours de mes études. 

Des noms se terminant en e. Bakhtché, m. Tr . jardin. 
Khtistuné, GM . NœL Un seul nom Tchinghiané, dàle, mè- 
re, qu'on entend dans ta bouche des enfants, et dans quel- 
ques chansons, paraît être au cas voc . 

Des noms se terminant en i. — Masc . et fem. Ite sont très 
nombreux. Akhénghi, m. fête. Àkràni, m. GM. cornouille. 
Amàkki, m. GM. voiture; Angàli, f. GM. brassée. Angushtri> 
f . anneau. Arkttchi, f. étain. Bài, f. manche. Bàli, pot à 
boire. Beldni, f . auge. BB>î> f. tante. Bori, f. la nouvelle ma- 
riée./?urJt,f.abeille.BtiW£a^ 

reine. Davâri, m . Tr. cheval, animal. Dort, f . bande. Fanâri, 
m. GM. lanterne. Flpoli, m. It. florin. Garvéli, m. GM. 
pain. Gài, l. saucisson. Godi r f. pensée, intelligence. Grài» 
(Nom.) m. cheval. Kalài, m. GM. étain. Karavidmi, f. GM. 
écrevisse. Khashôi, f. aliment. Khorakhài, m. Turc. Khulài* 
m. seigneur. Khindyemi, f. Tr. extrémité du monde. Kïlidi, 
t clé. Kuni> t coude. Luludi, f. GM. fleor. Mord, t cuir. 
Mussi, f. bras. Nài, f. ongle. Nilâi, f. été. Oghi, cœur. Pas- 
terni* m. tapis. Piri, f. gobelet. Pivti, f. veuve. Rài, m^ 
seigneur. Rashài, m. prêtre. Sali, f. la sœur du mari. Sheli h 
L souou SJwzhài, m . lièvre. Sivri; m. marteau. Tchài, f. fille. 



_44 — 

Tcheni, f . boucle d'oreilles, Tchuri, f. couteau. Tchwmi, t 
baiser, Verni, lime. Vrastiri, m . GM. boutique. 

Des nous se terminant en o. Cette classe avec la précé- 
dente, contiennent la plus grande partie des noms Tchin- 
ghianés et dans cette classe, se trouve la plupart des noms 
qui leur sont propres. Ils sont tous masc . à l'exception de 
bdbo, grand'mère.— Astalo, piastre. Bakrô, mouton. Balà r 
cochon. Basnà, coq. Brishindô, pluie. Bukô, entraille. Diklà, 
lanterne. Dumô, rachis. Dussô, l'ouverture du soufflet. Dje- 
nô, personne. Djorô, mulet. Gadjà, étranger. Gonô, sac. Kà- 
lavo, châle. Kanrà, épine. Kermô, ver. Kermussô, rat. Khanrô, 
épée. Kherbuzà, pastèque. Kilo, pieu. Kirvô, parrain. Kôkkalo, 
GM. os. Korô, gobelet. Korô, bracelet, Kurkô, GM. dimanche. 
Kurlô, cou. Livardô, prairie. Matchô, poisson. Mamitcho- 
16, beau père. Manrô, pain. Mushô, rat. Pamavô, ami. 
Pashavrô, la côte. Pinrô, pied. Pivlô, veuf. Sdlavo, chemise. 
Salô, frère de l'épouse. Sashtrô, beau-père. Sherô, tête. San- 
nô, songe, Tchavô, enfant. Tcharô, assiette. Tchiriclô, oiseau. 
Vanrô, œuf. 
Il n'existe pas des noms se terminant en w. 
Des noms se terminant, en consonnes, en b. Pumb, m. 
pus. Tchumb, f. baiser. Drab, m. racine d'herbe, médica- 
ment. En d. Berànd, m. la perche horizontale de la tente. 
Dad. Bat, m. père. Gad, m. chemise. Parind, le méihe que 
berând. En dj< Ladj, t honte. En A\ Brek, m. Ar. poitrine. 
Domûk, m. Tr. poignet, poing. Drak, m. raisin. Duk, f. dou- 
leur. Erik, f. GM. prune. Kak f. aisselle. Khanink, m. puits. 
Khoink, m. entonnoir. Lik, lente. Triàk, m. soulier. Tchik, f. 
boue. Yak, f. feu. En l. Bal, m. cheveu. Kerdl, m. fromage. 
Kil, m. beurre. LU, m. papier, livre. Mal, m. compagnon. 
Omblàl, m. tison. Karadjil, m. arbre. En m, Drom, m. 
chemin, Dudûm, m. gourde, «/ara, f. vœu. Kam, m. 
soleil. Lira, m. morve. Afora, f. cire. Tcham, f. pain. En 
n. Brishin, m. pluie. Daravin, f. grenadier. Erikin, f. pru- 
nier. Kann, m. oreille. Len, f. rivière. Lon, m. sel. Patrin, 
f. feuille. Porizén, m. crible. Tcherkhdm, f. astre. Vordôn> 
m. voiture. Zen, f. selle. En p. /?wp, m. argent. Sopp, m. 
serpent. Tchib, tchip, f. langue. En r. J5ar, m. pierre. Dakar, 



— 45 — 

m. roi, sultan. Dar, f. peur. Djandjir, f. chaîne. Djar, f. 
cheveu, poil. Djor, m. barbe. Gher, m. gale, Goveddr, m. 
bouvier. Rer, m. maison. Kher, m. âne. Khomér, m. pâte. 
Khukhùnr, m. champignon* Lindr, f. sommeil. Pér, m. 
ventre. En s. Bûzos, m. bouc. Dos, m. Bulgare. Dw&, m. 
jour. DvJchos, m., air. Fôros, m. GM, marché. #a$, m. foin. 
Khasy m, toux. Mas, m. viande En *fe, Kesh, m. soie. Ma- 
niis/i, m. homme, Trush, f. soif. Vesh, m. forêt. En f. 
Bakht, f. fortune. Bus*, f. broche, lance. Dant, m. dent. 
Djut, m. juif. Gros*, m. cheval. Shut, m. vinaigre. Kasht, 
m. bois, l&rà, f. ciseaux. Ratt, f. nuit. Tchikât, m. front 
En fc/k Kotch, m. genou. Mintch et rnindj, f x pud. muliebre. 
En tf. Bov, m. four. Darâv, m. grenade. Derydv; m. mer. 
Dj'ot/, m. orge. JD/ut?, m, pou. Gav. m. village. Ghiv, m. blé. 
KUâv, m. prune. Afav, m. nom. Phuv, f. terre. Pot/, m. sour- 
cil. Ruv, m. loup. Suv, f. aiguille. 

Les Tchinghianés forment des diminutifs de presque 
tous ces noms. Ils ont imité les Grecs et les Tures, qui se 
servent des diminutifs, de manière à faire oublier les pro- 
totypes. Ces diminutifs se terminent soit en o, soit en 
i. . Les diminutifs en o, sont plus nombreux. Bat, pè- 
rç, dim. dadorô. Devél, Dieu, dim. devlorô. Grast, cheval, 
grastorô. Kermô, ver, kermorô. Kher, âne, kherorô. Korô, go- 
belet, kororà. Matchô, poisson, matchorô. Manùsh, homme, 
manushorô. Pral, frère, pralorô. Raklô garçon, raklorô. Ruk, 
arbre, rukorô. Rup, argent, ruporô. Shelô, corde, shelorô. 
Bar, pierre, barorô. Shoshôi, lièvre, shoshorô. Tan, endroit, 
tanorô, Tchavô, enfant, tchavorô. Tchukél, chien, tchuk(e)lo~ 
rô. Vast, main, vastorô. Vusht, lèvre, vushtorô. Rez, vigne, 
rezorô. Ces diminutifs sont tous du g. masc. Les diminutifs 
se terminant en i, sont pour la plupart fem. et on les forme 
des noms fem. Dài mère, dim. daiori. Mussi, bras, dim. 
Mussori. Oghi, cœur, oghori, et 2de. dim. oghororC Manrô 
karnniàs m'oghorori, (ch. am), du pain a désiré mon petit 
cœur. GM. < xap&tÇa (xou. Ici ils se sont guidés plutôt par la 
terminaison iïoghi, que par le genre ; car oghi, est et m. et 
f. Pani, eau, panori. Len, rivière, lenori; si len était du g. 
m. le dim. aurait été lenorô, comme pral, frère, pralorô, 



— 46 — 

vast, main, vastorà. Buti,lra.\a\\jmturi, butiori. Shashûi, belle 
mère, Shashiori. Balamni,fem. Grecque, balamniori, khorak* 
hni, fem. Turque, khorakhniori. Djutni, juive, djutniori. Ro- 
mni, Tchinghianée, romniorù 

On voit par ces exemples, dont on trouvera un assez 
grand nombre dans le Voc, que le nom, dim. se termine 
constamment en rô masc, ri fem. sauf quelques rares ex- 
ceptions. 

Il y a encore une autre forme de diminutifs, empruntée à 
la langue Bulgare, se terminant en tcho. Bakrô, mouton, 
dim. bahritchô, on prononce quelquefois bakrorô. Balô, co- 
chon, dim. balitchô, et balitchoro. Dim. fem. en a. Bdbo, 
grand'mère, dim. baboritcha. Khanri,\>eu. Khanroritcha. Ces 
deux dim. sont formés des dim. réguliers, bâbo, babori, ba- 
boritcha, khanri, khanrori, khanroritcha. Babori et khanrori 
sont oubliés. La langue Grecque moderne a plusieurs dimi- 
nutifs pareils, RopY), fille,)copi<nuî,xoptT£L — MTQTép*,mère,|#.Y)TepkÇa. 
ravOepà, belle-mère, TcevôsptTÇa. J'ai inséré dans le Voc. deux 
termes qui selon les Tchinghianés, sont diminutifs. Bobô- 
lia, fèves, dim. du bôbi, et barùlia, petites pierres, dim. du 
bar, pierre. 

Les noms abstraits dont il y a un grand nombre, se ter- 
minent constamment en be ou pe. H. ^, pun, a termina- 
tion affixed to nouns, answering to the English termina- 
tions, ship, hood, etc. Abstract nouns are formed from ad- 
jectives, by affixing some termination to them, as — pâ, 
pan, or pana, to lar'kà, a chïïd-lârkâpan, childhood. Yates 
Introd. p. 59, Unarpun, silliness clumsiness, bank-pun, s n. 
foppishness. {jjjj. buorapun, madness. Und,hla, adj. blind, 
und,hlapun 9 m. blindness. < looch, adjectif, pure, mère, 
stark naked, looch-pun, m. *libertinism, rakishness. 

Chez les auteurs qui nous ont décrit la langue des Bohé- 
miens d'Europe, ce nom abstrait est presque constamment 
écrit avec la terminaison peu. Pott, Vol. 1. 128. Outre l'exis- 
tence de Yn final en Hindoustani, la conservation de cette 
consonne dans les cas obliques, chez les Tchinghianés de 
la Turquie, prouve, que la consonne y existait, et qu'elle 
a été tout à fait oubliée par eux. Jamais en Turquie, la cou- 



— 47 — 

sonne finale ne se prononce* ni dans leurs chansons, ni 
dans leurs contes. (1) 

Le lecteur verra que dans le Voc. j'écris pe et be. Ils ne 
paraissent pas se soucier de la différence. Quelques tribus, 
prononcent toujours be et spécialement celles d'Asie Mi- 
neure. Ceux qui descendent du nord des Balkans, ne con- 
naissent que be, tandis que la plupart des Sédentaires et 
des Nomades aux alentours de Constantinople, tantôt disent 
be, tantôt pe. Be, me parait la prononciation la plus géné- 
rale. 

Les noms abstraits, se forment de verbes, d'adjectifs, et 
de noms. 

Noms abstraits formés de verbes. Astaribé, prise, verb. 
astardva, prendre, saisir. Bandtpè, bande, lien, v. bandâva, 
lier, fermer. Bolibé, baptême, v. boldva, baptiser, immerger. 
Dibé, don, v. dàva, donner. Dikïbé, vue, v. dikàva, voir. Djibé, 
vie, dji(v)ïbé, v. djivdva, vivre. Maribé, lutte, bataille, v. ma- 
ràva, battre. Meribé, mort, v. rnerdva, mourir. Nashipè y dé- 
part, v. nashdva, partir. Putchipé, demande, v. putchdva, 
demander. Rodipé, action de chercher, v. rôdava, chercher. 
Tchoribé, vol,v. tchordva, voler. Tc/imî&é,coupure, v. tchindva, 
couper. Siibé, couture. 8i(v)ibé 9 \. swdva,coudre. Roibé&ction 
de pleurer, ro(v)ibé 9 v. rovàva, pleurer. Toibé, action de laver. 
to(v)ïbé 9 v. tovàva> laver. Asaibé, rire, asa(v)ibéj v. asavâva, 
faire rire. Dukaibé, douleur dvJca(v)ibé> v. dukavàva, causer 
de la douleur. Lisdraibé, tremblement,apoplexie,Zisdra^i6^ 
v. lisdravàva, faire trembler, verbe inusité. Nakaibé, passa- 
ge, naka(v)ibé, v. nakavdva, faire passer. Prasaibé, dérision, 
prasa(v)ibé, v. prasavdva, tourner en dérision, v. inusité. Pu- 
saibé, piqûre pusa(v)ibé 9 v.pusavdva, faire piquer. Tchoraibé, 
versement, urine,tcftora(v)tbé, v. tchoravdva. verser, f. verser, 
uriner. Quelques-uns de ces noms, se forment de verbes 
passifs. Disioibé, pointe du jour, v. imp. disiovel, il fait jour. 
Kabnioibé y grossesse, v. kdbniovava, être enceinte. Losha- 
noibé, joie, v. loshàniovava, se réjouir. Mattioipé, ivresse, v. 



(1) Comp. Gif. <|*>|At, tupt, pain, fromage, proo. autrefois ^«utv rjftv-roy. Coray. 
JU. paiiiai. 



— 48 — 

màltiotxxva, s'enivrer, être ivre. Tabioipé, chaleur, v, tàblio- 
vava, être en chaleur. 

Noms obstraits formés d'adjectifs. En général Yo flnal 
de l'adj est changé en L Barvalô, riche, barvalipé, riches- 
se, opulentia. Barô, grand, baribé. Dem7rf,fou, deyiilipê.Gôr- 
ko, méchant, gorkibé* Kalô, noir, kalipé. Kasukô, sourd, ka- 
sukibé» Khokhavnô, menteur, ^euSfyevo;, khokhaimpé. Kôr- 
ftoro,'seul, korkoribé. Lolô, rouge, lolibé, rougeur, fard, rouge. 
Nasfala, malade, nasfalibé. Nevô, neuf, nevibè, nouvelle, 
v£«. Pekô, cuit, maturus, pekibé. cuisson. Phurô, vieux, phu- 
ribé, vieillesse. Shukô, sec, shukibé. Ternô, jeune, ternipê. 
Tchatché, vrai, (adj. inusité) tchatchipé. Vutchô, haut, vutchi- 
pé. Sigô, vite, ra^ù;, forme l'abstrait, sigoibé, prob. du v.pas. 
sighiovava, t«^v«, inusité aujourd'hui. 

Noms abstraits formés des noms. Beng, diable, benghipé, 
GM. 5i«6o>ia. Mal, compagnon, malipé, société. Manûsh, 
homme, manushipé, humanité, bonne conduite, GM. av6po>- 
ttta, civilitâ cortesia, — Som. Muter, urine, muteribé, action 
d'uriner. Pwrô,pied, pinripé, marche. Pudinô y {\is\\,pudinibé, 
coup de fusil. Rup, argent, rupuibé, orfèvrerie. Trush, soif, 
trushuibé, soif. Tchitchàifihaltejchitchaibé, état d'être chatte. 

On entend rarement les cas obliques de ces noms, dans 
la bouche des Tchinghianés. Le cas instr. montre que pri- 
mitivement ces noms se terminaient en pen. Parvardv man 
me berighipndsa, (benghipenâsaj je me nourris avec ma dia- 
blerie, c. à d. en trompant et en volant. Khalids les e lat- 
chipndsa, (latchipendsa), il le mangea avec bonté, plaisir. 
Asaibnâsa, avec des rires, pà yiu*. Pe kelibndndja, avec 
leurs instrumens de musique. E kelibnânghe dat 2. pi. keli- 
bendnghe, pour les instruments de musique. Gén. pekibnds- 
koro bov, four dans lequel on rôtit des viandes. Muteribnâs- 
keri /n'n,pot de chambre. Dat lme. Me djibndste ndna mât- 
tiliom, ma vie durant, je ne me suis pas soulé. Me khurdi- 
bndste (c) dans ma jennesse,te sastipnàske. Dat.2,à ta santé, 
(en buvant). Vrdker e tchatchipés,(a.cc.) parles,dis la vérité. 
Tous les noms abstraits sont du g. masc. il est rare qu'ils 
se trompent. Ils ne subissent aucun changement au pi. keli- 
bé, du verbe, kelàva, jouer, chanter, est le même, soit qu'il 



,-49 — 

désigne la musique, soit qu'il désigne les instruments de 
musique, 

De ces noms abstraits* se forment des adjectifs. Pekibè> 
cuisson, pekibnâsk&ro, rôtisseur, Kinabé, vente, kinaJbéskoro, 
vendeur, (kmabndskoro). Siïbé, couture, subndskoro^ tail- 
leur. €e nom se décline ainsi, Pekibé, gén. pekibnàskorOy 
«ce. peMbé, et pekibés, dat. 1. pekibndste, dat. 2. pehibndshe, 
instr. pekibndsa, abl. pekibndstar* 

Du pluriel. —Les noms se terminant en o, forment leur 
pi. en e. Tchavô, enfant, pi. tchavé. Raklô, garçon, raklé* 
Balôy cochon, balé, Beré, navire, beré. Bukô, entraille, buké. 
Bcdamôj Grec, balamé. Gonô y sac, gonL Kerorô (dim.) mai» 
sonnette, keroré. Kororô (dim.), gobelet, koraré* 

On a vu en parlant des noms se terminant en a, que la 
plupart sont d'origine étrangère. Ordinairement le pi. de 
ces noms est le même que le sing. particulièrement dans la 
bouche des Nomades. D'autres fois ils prennent la forme du 
pi. de la langue GM. Kopàna, auge, pi. kopànes. Kéliba, ca- 
bane, pi. kôlibéê. Pdra, petite monnaie* pi. pares. Gr. *«p£» 
itç, Ora, heure, pi. ôres. Trdvla, pourpier, pi. trdvles. Djébba, 
poche, pi. GM, *&**(*. Alefandis, GM. ivu^vtnç, araignée, 
pi. alefandises. 

Des noms masc. se terminant en t, forment leur pi. par 
l'addition d'un a final Bôbi, fève, pi. bâbia. Davdri, animal, 
pi. dxwdria. Khelt, figue, khdid. Kiri, fourmi, kirid. Mûi, 
bouche, muta. Rài, seigneur, raid. Le pL des noms fem. 
en t, se forme de la même manière. Bâi, manche, baid. 
Baiamni, Grecque, balamnid. Boldini, tarière, boldiniâ. Buti> 
travail, butid. Ddi, mère, daid. Ghili, chanson, ghilid. 
Grastni, gras(t)n{ 9 jument, grastnid. Lubni, prostituée, lubnid. 
Dosant, femme Bulgare, dasanid. Khorakhni, fem. Turque, 
khorakhnid. Djorni, mulet, djornid. 

On verra dans le Voc. que la plupart des TGhinghianés ne 
font pas de distinction entre l'ace, sing. et l'ace, pi. rakUd % 
filiam, raklid, filiae. Ils ont imité les Grecs, qui dans leur 
prononciation, ont la même confusion, xoiXC*, ventre, pron, 
toOitt. *oi&(a, enfants, pron. *ai&U a |x*Xi«, pommier, pron. 
\m\ii. Dans leurs chansons, lorsqu'ils chantent avec quel- 

4 



— 50 — 

que lenteur, le pi. est prononce raklia et l'ace- sing. raklid. 
Un grand nombre pourtant m'ont assuré, qu il n'y a pas la 
moindre différence, et que l'accent est toujours sur la der- 
nière syllabe. Je me suis tenu à cette prononciation, dans 
le cours de cet ouvrage, car il est excessivement rare de 
rencontrer des Tchinghianés qui fassent la moindre diffé- 
rence dans l'accent. Le lecteur en parcourant les nom- 
breuses citations contenues dans le vocabulaire, qui sont la 
représentation fidèle de leur prononciation, se convaincra 
lui-même de cette vérité. 

Quelques noms se terminant en oi, ai, souffrent un rac- 
courcissement au pi. Khashôi, f. aliment,pl. khashd, au lieu 
de khashôia. Papdi, m. pomme, pi. pabd, papa. Shoshôl, 
lièvre, pi. shoshd ; on entend aussi la forme rég. shoshôia. 

Les noms masc. se terminant en consonne, forment 
leur pi. aussi par l'addition d'un a. Bal, cheveu, pi. bald. 
Drom, chemin, pi. dromd. Angdr, charbon, angdra, arigarâ. 
Djuv, pou, djuvd. Drak, raisin, drakd. Tchor, voleur, tchord. 
Kerdl, fromage, keralâ. Tchik, boue, tchikd. Vast, main, 
vastd. Yak, œil, yakâ. Pov, sourcil, povd. Pral, frère, prald. 
Sir, ail, sird. Rùr, pet, rùrd. Les noms fem. se terminant 
en consonne, forment leur pi. en id. Bust, broche, pi. bustid. 
Kheu, trou, pi. khevid. Djar, cheveu, djariâ. Mol, vin, molid. 
Vesh, foret, veshid. Patrin, feuille, patrinid. Peu, sœur, 
peniâ. Suv, aiguille, suvid. Tar, gencive, tarid. Tcherkhdn, 
étoile, tcherkhanid. Quelquefois on dit mold, vins, au lieu 
de molid. Patrinâ, feuilles, au lieu de patrinid. Tchitchd, 
chattes, au lieu de tchitchaid. Ces formes sont plus propres 
aux Nomades. 



Sing. 



Nom. 





Gén. 


e 


Ace. 


e 


Dat. 1. 


e 


Dat. 2. 


e 


Instr. 


e 


Abl. 


c 


Voc. 





PARADIGMES. 






Raklù } garçon. 




Plur. 


Raklô, . 





raklé 


rakléskoro 


e 


rakléngoro, 


raklés, 


e 


raklén, 


rakléste, au garçon, 


e 


raklénde, 


Takléske, dans le garçon 


e 


raklénghe, 


rdklésa, avec le garçon, 


e 


rakléndja, 


raklêbtar, 


e 


rakléndar, 


rakléya, 




rakldle, 



— 51 — 



Notù, 

Gén. 

Ace. 

Dat. 4. 

Dat. 2. 

ïnstï. 

Abl. 

Vocv 



ô rai, seigneur, 

e raiéskore, rayèskoreh, 



e raies, 
e raiéste, 
e raiéshè, 
e raiésa, 
-e raiéètat, 
¥dia, 



rayés, 

rayéste, 

rayéshe, 

rayésâ, 

rayéstat) 

raya, 



o taxa, raya, 
e raiengoro*yewghotO 
v raien-yén, 
e raiénde-yénde, 
e raiénghe-yénghe, 
e taiéndjà-yéndja, 
e raiéndat-yêndar, 
raiâl&-yâle. 



l'chinghianè* 

Nom. Rom, 

* Gén. Roméskoro, 

Ace. Ronfles, 

Dat. 1» Roméste, 

ÏJat. 2. Roméske, 

In st. Rornéea, 

Abl. Roméstaty 

Voc> Rôrna, 



Père. 



Romà, 

Roméngoro 

Romén, 

Roménde, 

Roménghe, 

Romèndja, 

Rotnéndat, 

Romdle, 



ï)àà, 

Dadéskôro, 

Dadés, 

Dadéste, 

Dadé&ke, 

Dadésa, 

Dadéstar, 

Dâde, 



Dada, 

T)adétigorùj^ 

Dadén, 

Dadétïde, 

Dadénghe> 

Dadéndja, 

Dadénaar^ 

Dadâle. 



Paradigmes des noms se terminant en i. 



Rakli, fille, 

Rakliâkoro, 

RaJctid, 

Raklidte, 

Raklidke, 

Raklids&, 

Rakliâtar, 

Raklie, 



Raklià, 

Raklièngorù 

Raklién, 

Rakliénde^ 

Rakliénghe, 

Rakliéndja, 

Rakliéndar> 

Rakldle. 



Phuri, vieille, 

Phurvâkaro 

Phurid, 

Phuridte, 

Phuriâkê) 

Phuriâsa, 

Phuriàtar, 

Phurfe, 



Phrlrià 

Phuriéngotù) 

Phurién, 

Phuriéndb, 

PhuriénghCt 

Phuriéndia, 

Phuriéndar > 

Phurdle. 



Paradigmes des noms fem. se terminant en consonnes. 



Lm> rivière, 

Len, Lena, 

Lenidkoro, Leniéngoro, 

Lenid, len, Lenién, 

Lenidte, Leniénde, 

Leniake, Leniénghé, 

Làniâsa, Leniéridja, 

Lenidtar, Létiiéndar, 

Léne, Lendle, 



Mol, vin* 
mol, molià-mùlâ) 

molidkoro, moliéngorOk 
moliâ,mol, moliéri, 
molidte, moliénde, 
molidke, moliénghê, 
molidsa, moliéndja* 
molidtar, moliéndar* 
mole, molâle. 



— 52 — 

On trouvera dans le Voc. des cas irréguliers tant parmi 
les Séd. que parmi les Nom. Ces cas irréguliers sont prin- 
cipalement de L'ace, qui souvent a la même forme que le 
nomin. Les Nomades à cause de leurs relations intimes 
avec les Musulmans, dont la langue ne fait subir aucune 
altération à l'ace, se servent du nomin. comme ace. J'en 
donnerai plusieurs exemples en parlant de l'ace. Très 
souvent, le nom pi. est le même que le nom sing. Kermà- 
liletar o akôr, les noix ont été rongées des vers. ruk pér- 
diona luludiâ, les arbres se remplissent des fleurs. Sboriz- 
dds o tchor, (Nom) les voleurs crièrent. Shûslile {si o angâr 9 
les charbons sont mouillés. Pende e rakliénghere dat, dirent 
les pères des filles. Me pral, mes frères. Bashéna o tchukél, 
les chiens aboient. To sarànta pral, (c) aux quarante 
frères. Kalé dant, dents noires. Gôrke mal, mauvais com- 
pagnons. Me kotch, mes genoux. Te merén me grâi, (ch. 
Nom.) que mes chevaux meurent. 

Du génitif. — Ce cas est fort intéressant à étudier. Il est 
difficile quelquefois de bien saisir sa signification. Il est 
formé par l'addition du kôro au sing. Au pi. kôro devient 
goro, à cause du nasal n qui le précède. Skr. kâra,m. rad. 
kri, in fine compos, faciens, factor. Bopp. Glos. Skr. — jK 
et J> (kiar ker) respondet ^Skr. voc. kâra, signif. faciens. 
Vul. Inst. L. Pers. p. 171 — 72 Pukkhto, gar (in comp.) 
added to words dénotes doer, maker, performer, — Bellew's 
Dict. 1867 — ^ dji, ^ tchi, part. Tr. qui ajoutée à la 
fin des noms, forme ceux des divers artisans. Etmek, pain, 
etmekdji-tchi, On verra dans l'étude des pronoms, que 
koro y existe, comme dans les noms, Les auteurs qui ont 
écrit sur la langue des Tchinghianés ont considéré ce cas, 
comme un adjectif : — Die Form (Genit), die man hàufig 
dafûr ausgegeben hat, ist ein possessives Adjectiv. Pott 1. 
141. — BôhtlingkMél. As.Tom.2 p. lO.voy. aussi Yates Introd. 
p. 6 — 7. Dans les langues Indo-Européennes, le génit. est 
à propremeut parler un cas possessif. Filius régis, regius 
filius,d ulo; toO BaffiXio;, pxaiXixiç uiéç. Tch. Dakaréskoro tchavô, 
fils du Roi=Dafcarano tchavô. Il me parait, que les Tchin- 
ghianés, n'auraient pas formé d'autres adjectifs, si en vé- 



— 53 — 

rite le génitif était pour eux un adjectif. Les citations sui- 
vantes, tirées du Voc. prouvent, que cette forme du génit. a 
la même signification que le génitif des autres langues, 
parmi lesquelles nous pouvons aujourd'hui classer la langue 
Tchinghianée. Mas, viande,, chair, gén. maséskoro, de la 
viande, — boucher, celui qui vend de la viande, qui l'apporte 
au marché=(homme) de la viande. Maséskoro ne se décline 
pas. Si on demandait à un Tchinghiané, comment appelle- 
t-on la femme du boucher? il vous répond, maséskeri, 
bouchère, et non maseskorôskoro romni. Les enfants du 
boucher, maséskere tchavé, enfants bouchers, GM. (xpumoià 
Tfcrat). Le gén. du pi. a les mêmes formes. Matchéngoro y ven- 
deur des poissons (matchô, poisson), car le vendeur d'un 
seul poisson serait matchéskoro. Matchéngheri, vendeuse 
de poissons. Ce sont les seules variations que subit le 
génitif, variations propres à cette langue. Kotaniéskeri 
rotnnij la femme du Kotàni (n, pr.) / romni me praléskeri, 
la femme de mon frère,=mea mulier fraterna, f i^ iXtX^ixTj 
ywh. Balamani romni, femme grecque. Balaméskeri romni, 
femme d'un grec. GM. rpauuxjj yvvn. Khorakhâskeri romni, 
femme d'un turc. Khorakhdskere romniâ, femmes de turcs. 
Romani tchip, langue Tchinghianée, jamais on ne dit 
romanéskeri tchip, langue d'un Tchinghiané. SUitnnidkere 
baré dromâ (ch. Nom.), les grands chemins de Silimnia 
(vil.). Ambulidkere sudré molià, (ch. Nom.) les vins frais 
d'Ambuli (vil.). Aâahmudiéskere rnttssiâ, (c) les bras de 
Mahmoud. Ici Mahmudiéskere, est au pi. l'expression est dif- 
ficile à traduire=les bras Mahmudiques (M«xp.o»&ixol fy«x(o- 
vtc). BiàVy mariage. E biavéskere manûsh, les hommes (ap- 
pelés au) mariage. Brishindô, pluie, bruhindéskoro mâsek, 
mois pluvieux=mois de la pluie. Sastir, fer, sastiréskeri 
bustj broche de fer. Buti, travail, bvUàkoro manûsh, homme 
de travail, travailleur, Hel. ftapyoç. Lalâska, chose fendue, 
Deryavdkere lalâska, coquilles marines==coquilles de la 
mer. Drak, raisin, drakéngoro tan> endroit (plein) de 
raisins ; jamais drakéskoro, car alors le terme signifierait 
un endroit n'ayant qu'un seul raisin. Drab, herbe, drabén- 
gheri, femme qui ramasse des herbes. Km, foin, me isôtn e 



r>4 



kaséskoro tchavô, je suis l'enfant du coupeur de foin, E?pl 
£opTax<$7i;oç ui6;, filius fénesector (is.). Ker, maison, keréskora 
manrô, pain de la maison (cuit dans la,) keréskere djuvâ, 
poux de la maison=punaises. KesK soie, keshéskoro kem\ô y 
ver à (de la) soie. Khaning, puits, khaningdkoro pani, eau 
du puits. 

On voit par ces citations, et par d'autres dans le corps 
du Voc. que le gén. forme des noms causatifs, et que soiw 
vent, ce cas ne peut pas être traduit dans nos langues, Dana 
la bouche des Zapâris, le gén. est souvent très expressif, et 
le sens en est très clair ; mais en même temps, je dois 
avouer, qu'il est la partie la plus difficile de la langue, et il 
faudrait beaucoup de patience à un étranger, pour pouvoir 
s'en servir à la manière si claire et si nette des Zapâris. Ils 
forment aussi une foule de noms propres avec koro. Sili- 
vriàkoro, un habitant de Silivria. Polinâkoro, un habitant 
de la ville, (*<ftw, urbem). Litréskoro, un habitant de Litre» 
(vil.). Kalfâskoro, un habitant (du vil.) Kâlfa. A ipmkoro % 
un habitant d'Àïpa (vil.) E Yalovâkoro yck ka u&harélas, a 
Mustafâs (c), et un Mustapha, du vil. de Yâlova qui luttaiU 
J'appelle dans le Voc.les adjectifs formés du gén. adj. du gén.. 
La voyelle de la pénultième est changé en e, dans les adj.. 
fem. Kaséskoro, coupeur de foin, f. Kasêskeri. Manréskoroy 
boulanger ,f. Manréskeri. Liméngoro, morveux,f. Kméngheri: 

De l'accusatif :— Dans les noms masc. il se termine- en s, et 
en a dans les noms fem. Souvent il est le même que le nom., 
dans la bouche des Nom. Tchidinids a khanrâ, il tira l'épée* 
pour e khanrés. Kharniér to shera, abaisses ta tête, (sherés).. 
De man to koznd, (ch.) donnes-moi ton mouchoir, (koznés).. 
Kindva matchâ, j'achète du poisson, (matchés). Makliôm mo 
ker, j'ai peint ma maison, (kermès). Khalé m-anrô, ils man-* 
gèrent du pain, (manrés). Ker la manûsh, (c) fais la homme* 
àvSpa, (manushés). Dans les contes et chansons, la forme 
régulière se trouve souvent à côté de la forme irrégulièra 
Ndna dikliôm mo parnavé.% je n'ai pas vu mon ami. Ara* 
klid& yek pures, il trouva un vieillard. Dinids e grastés, il 
donna le cheval. Piravghiâs e grastés, il fit marcher le che-* 
\aU Te inolisarés e rayés, (c. nom,) que tu pries le magnat, 



55 



Terélas yek raklés, (c) il avait un garçon. Tchaldv e tchorés, 
frappes le voleur. 

De l'ace, fem, — Te das amari penid, (c) donnons notre 
sœur (en mariage). Pishdva e guruvniâ, je trais la vache. 
Teréna yek rashanid, elles ont une maîtresse. Tavdô la i 
tchiriklid, ils ont fait cuire la poule. Terélas yek raklid, il 
avait une fille. Ka teréla e khernid, (c) (celui) qui avait (pos- 
sédait) l'ânesse. I tchaiâ manghéna (c), ils demandent la 
fille. Le ti tchaiâ,(c) prends ta fille. Tchdrdena mi tchaiorid, 
(ch. Nom.) ils appellent (demandent) ma fillette. — Àcc. pi. 
masc. Sappén dikliôrn, j'ai vu (des) serpents. Tchidinids 
lénghere stadikd, il tira leur calotte. Malén terdva, j'ai (des) 
compagnons. Tov te pinré, laves tes pieds. E grastén trddav y 
je tire les chevaux ( ; e les guide). Terélas but tchavén, (c) 
il avait plusieurs enfants. Te murdarén tchiriclén, à tuer 
(assassiner des) oiseaux (à la chasse). Araklids donén tcho- 
rorén, (c) il trouva deux pauvres (dim.). Souvent l'ace, ne 
diffère pas du nomin. Kerghids but akhôr, (le noyer) a fait 
beaucoup de no:x — (pour akord-eri). Terdsa angdr, nous 
avons du charbon, (pi. charbons). Lias i rakli, elle prit la 
fille, (i raklid). E raklés, kerdé dakdr 9 (c) le garçon, ils le 
firent roi (dakarés). Acc. pi. fem. Abôr raklién terés ? com- 
bien de filles as-tu ? Dat. Ire sing. Léskere rattéste, (c) dans 
son san?. Amaré gavéste, (c) dais notre village. Perezdte, 
à sa vigne. Yek rukéste, sur un arbre. Me sheréste, dans ma 
tête. Sherandéste, sur l'oreiller. Me godiàte, dans mon esprit, 
Pe tanéste, à sa place. Siknô roméste, à un mari vulgaire. 
Pe roméste, à son mari. Me survnéste, dans mon songe. 
Léskere durnéste, sur son dos. — PL Léskere pinrénde, à ses 
pieds. Skoshanénde, sur ses moustaches. Pe sherénde, sur 
leur tête. Te grasténde, (c) à tes chevaux. Lias o khanrô, 
pe vasténde, (c) il prit l'épée dans ses mains. — Dat. 2me sing. 
Pe romnidke, à sa femme. Penghids e phuridke, (c) il dit à 
la vieille. E rakléske, au garçon, E boridke, à la mariée. E 
raklidke, à la fille. Pe dadéske, à son père. — Plur. : Me pra- 
lénghe, à mes frères. Ta matchénghe, (ch.) et aux poissons. 
Penghids e rakliénghe, (c) il dit aux filles. Penghids pe man- 
ushénghc, (c) il dit à ses hommes. Opré pinrénde, (c) sur les 



— 56 — 

pieds=debout. Ces deux cas sont des ace. avec les particu- 
les te et fce. Ces part, se trouvent aussi dans les pronoms. 
Je crois qu'un pareil classement faciliterait l'étude de la 
langue. Ces part, se trouvent souvent au devant des noms, 
voy. te et ke dans le Voc. 

Instr. — Ce cas est formé par l'addition du Skr. s ah a, adj. 
etind. With, togetber with; aparticleimplying association, 
connection, union, junction. Au sing. Dinô les pudinésa, (c) 
il l'a frappé avec le fusil. Unghinô rattiâ$a,ïl se leva avec du 
sang=ensanglanté. E ruvliàsa, avec le bâton. E rupésa f 
avec de l'argent. Shilésa, avec du froid. Dinids les e tchin- 
daliâsa, (c) il le frappa avec le couteau. E bustidsa, avec la 
broche. E tchuriâsa, avec le couteau. E voivodàssa^ avec le 
voivode. E barésa, avec la pierre. E ruparésa, (dim.) avec 
de l'argent. E kfurésa, avec le poulain. Pe bvriâsa, avec sa 
belle-fille. Pe dadésa, avec son père. E lavésa, avec la pa- 
role. Pe mamitcholiâsa, avec sa belle-mère. Au pi. Pinrê 
kolinéndja, (c) avec sa poitrine ouverte (pi.) GM. ct*6*. Pe 
khurdéndja, avec ses petits. Angushti e baréndja, bague 
avec des pierres. E shakhéndja, avec des choux. Pe shin- 
ghéndja, avec ses cornes. Latché sunnéndja, avec de bons 
songes. Buté djariéndja, avec beaucoup de cheveux. Me 
tchavéndja, avec mes enfants. Pe dornukéndja, avec ses 
poings. Me peniéndja, (c) avec mes sœurs. 

Abl. sing. — Poravdidtar aliôm, je suis venu de la ville. 
Rutuniâtar, de son nez. Me sheréstar, de ma tête. La dési- 
nence, a to, vient de la particule tas, qui sert en Sanscrit, à 
former des adverbes, indiquant le mouvement d'un lieu 
dans un autre. On la trouve même employée, dans cette 
langue pour former des ablatifs. Burn. Essai p. 108. — Abl. 
pi. Te tanéndar, (c) de tes endroits, arcfc toù; t&too; aou. Me 
yakéndar, de mes yeux. But divesèndar, depuis plusieurs 
jours. Léskere djoréndar, à travers sa barbe. Léskere fcan- 
néndar, de ses oreilles. Ta lavéndar, et des paroles, GM. 
xal dhrfc Toi; X6you;. Mepraléndar, (c) de mes frères. 

Voc. sing. masc. En éya, dans les noms se terminant en 
o ou i. Shingalô, cornu, voc. Shingaléya. Parnavô^mi, voc. 
parnavéya. Tchavô, enfant, Ma rov tchavéya, (c) ne pleures 



— 57 — 

pas 6 enfant Gadjô, étranger, gadjéya. Armandinô, maudit, 
arnumdinéya. Rashâi, prêtre, voc. rashâya. Khulanô, 
seigneur, khulanéya, te djanés, (c zap.) ô seigneur que tu 
saches. Bar 6, grand, Unghi baréya, (c, zap.) léves-toi ô gr. 
KhtUdi, seigneur, so penés khulâia? (c Nom.) que dis-tu ô 
seigneur. Khulâia mo, (c) ô mon seigneur. — a, e, dans les 
noms se terminant en conson. Bar, pierre, bâra > dikliân 
mi dukanit (c) ô pierre as-tu vu ma bien-aimée? Beng, 
diable, bénga pâriov, crèves ô diable. GM. Stà&àc. Dakar, 
roi. Dakdra trio, ô mon roi. Devél, Dieu. Dévia mo, ô mon 
Dieu. GM. eti pou. Rom, Tchinghiané, mari, tu rama, ndna 
piésas, toi ô mari, tu ne buvais pas. Pral, frère, Aide (Tr. 
*<k U hâide) prâla, to panori, (ch.) allons ô frère, à l'eau. 
Kher, âne, voc. khéra. Tchomût, lune, tchomûta mo, 6 ma 
lune=ma belle. Mursh, garçon, mûrehe. Dad, père, ddde. 
Kak, oncle, kâke. Len 9 rivière, léne. Kam, soleil, kâma mo, 
(c) ô mon soleil. — Voc. sing. fem, Khulani, dame, v&c. 
Khulanie mo, (c) ô ma dame. Phuri, vieille, $o kamés purié> 
que veutr-tu ô vieillç. Gadji, épouse, Ukhki gadjie, (c) lèves- 
toi ô ép. Shundi, femme distinguée, shundie. Tchitehâi, 
chatte, tchitchàie, et tchitchâia. Tchovekhani, revenante, 
tchovekhanie. Murshni, fille, murshnie. Souvent le voc. est 
le même que le nomin. Mo tchavô, ô mon enfant. Mo râi, 
6 mon seigneur. 

Voc. pi. masc. So sovén romdle ? (c) pourquoi dormez- 
vous ô Tchinghianés? Metchavâle,(ch.Nom.) ô mes enfants. 
Khurdâie, (ch. Nom.) Khurdô, petit, ô petits. Mal, com- 
pagnon, malàle. — Voc. plur. fem. kide tchaiâle, (c) tchâi, 
fille, allons 6 filles. 

On entend quelquefois le cas locatif, qui probablement 
existait autrefois dans la langue. " La terminaison du loca- 
tif e est la même, dans les deux langues, (Viz, Sanskrite et 
Pâli). Burn. Essai p. 108. Wilson's Skr. Gram, p. 32. Ka- 
madjâv vende polindte (*fàiv), f irai en ville en hiver, vent, 
vend, hiver. Kamadjâv keré, j'irai à la maison, djal keré, 
il va à la maison, ker, maison, voy. keré dans le Voc. Dise, 
pendant le jour, dise aratti, jour et nuit. Au cas loc. 
sont les adverbes andré, en dedans, opré en haut, télé, 



— 58 — 

en bas, maskaré, au milieu, agoré, au bord, pashé, près. 
Hel. oïxoi, Lat dorni. 11 me paraît aussi, que mindjé uni 
au v. dâva, mindjédava, cohabiter, est au cas loe. Vul 9 
cul, vulédava, commettre l'acte de sodomie. Rupédini, f. 
part. d. v. inusité rupédava, donner sur la figure, soufflet, 
voy. ce mot dans le Voc. Djidji bershé, jusqu'à Tannée pro- 
chaine. 

de l'adjectif. 

Avec de très rares exceptions, l'adjectif se termine en o 
masc. et en i fem. Ces exceptions sont quelques adjectifs,, 
se terminant en cons. et en i. Sukdr, joli, beau, qu'on 
n'entend jamais sukarô. Quelquefois dans les chansons des 
Séd. on entend la fem. Sukari romni, jolie femme. Môme 
comme adv. il ne souffre aucune variation. Dja sukâr su- 
fcdr, vas proprement. GM. ety-op^a, efy.op<pa. Parmi les pro- 
noms démonstratifs, yavér, autre, est tel dans les deux gen- 
res, et les deux nombres. Yavér drom, autre chemin. Alétar 
o yavér o tchor, vinrent les autres voleurs. Ici on voit que 
yavér o tchor, est au pi. par le v. alétar. Yavér manûsh y 
autre homme. Yavér romnt, autre femme. Yavér yismata, 
autres habits. Dans les cas obliques du sing. et du pi. il 
varie à la manière des autres adjectifs. E yavréske, pour 
l'autre. E yavréstar, de l'autre. E yavréskoro, de l'autre. 
— PL E yavrényhe, pour les autres. E yavréndar, des autr. 
E yavréngoro, tûv àXXwv. Khanri, khanrik, et kkandi, (Nom.) 
ne subissent point de variations, ni dans leurs discours, m 
dans leurs chansons. Kkandi divés, peu de jours. Kkanrik 
lové, peu de monnaies, Khandi mo/,peu de vin. Adv. Khan- 
rik vrakerél, (c) il parle peu. Beshén khanrik, asseyez-vous 
un peu. Khanri opré, un peu en haut. Khanrik andré, un 
peu en dedans. On verra dans le Voc. qu'avec des adv. ils 
ont formé des adjectifs. Tcldl, d'en bas, telalutnô, bas. 
Oprâl, en haut, opralutnô, al tus, superior. Andrâl, de de- 
dans, andralutnâ, interior ; mais de khanrik, on n'a formé 
que le dim. khanrorttcha. Parmi ces adjectifs invariables, 
on peut, classer but, beaucoup, qui est constamment dans 



— 59 — 

leur bouche, comme adjectif et adv. GM. *oVi, Tr. j;^ 
fc/iofc. Deux fois j'ai entendu butlo, multus, wo>&;. Godiavèr y 
intelligent, godi, mens, voSç. Murdâl, éteint, crevé. Murdàl 
çtngâr, des charbons et. Tarn, aveugle; on dit, tam manûsh % 
homme aveugle, et tam romni, femme aveugle. Tang, étroit* 
resserré. Tang ton, endroit resserré, Hel. <rovéç. Tang baiâ % 
manches étr. Khor, profond, khor khaningdte, dans (un) 
puits pr, khaning isàs khor, (c) le puits était profond. 

Il y a un grand nombre d'adjectifs, qui dérivent directe* 
ment de la langue-mère, avec de très légères variations, 
Barôy grand, H. bara. Kalô, noir, Skr. ka 1 a, noir, de couleur 
sombre. Khurdô, petit, Skr. krita,raccourci,coupê. Nangô y 
nu, Skr. nagna, nu. Nev6> neuf. Skr. nava, neuf. Pakô, 
chauve, Skr. pakka, mur, maturus, ayant des cheveux 
blancs. Pangô, boiteux, Skr. pan'gu, boiteux. Phurô, vieux, 
Skr.pura,vieux,ancien. Phuranô, vieux,Skr. purân'aorieux, 
**ksLi6i. Sannâ, maigre, fluet, Skr. sanna, sec, diminué, 
Sastô, sain. Skr. s'asta, heureux, bon, loue. Shukô, sec. Skr, 
s'ushka, sec, desséché, Shutchâ, shuzâ, net, propre, Skr, 
3 tttchi, blanc, propre, purifié. Temô y petit, jeune, Skr. ta- 
ru n'a, jeune, nouveau, frais. Tchorô, pauvre, Skr. ks'udra, 
petit, pauvre. Tchutchô, vide,Skr. tutchcha, vide, abandon- 
né. Vutclw, haut, Skr, utc ht oh a, haut. Je ne parle pas de 
plusieurs autres adj, Tchinghianés, d'origine étrangère, ou 
Indienne, dont Vétymologie n'est pas très claire. 

De nombreux adj, appartenant aux êtres vivants, se ter- 
minent en no. Quelques-uns dérivent directement de la 
langue-mère ; mais un grand nombre sont de pure for- 
mation Tchinghianée. Ils diffèreut des nombreux adj. qui 
out été formés par ce peuple, soit des éléments de leur lan- 
gue, soit de celle des peuples avec lesquels ils entretiennent 
des rapports journaliers. Balamô, Grec, adj. balamanâ, fem. 
balamani, balamni, fem. Grecque. Bal6> cochon, balanô, 
poroinus, x°(p tt °î> balanô ma&, viande de cochon. B'ûzos y 
bouc, et buzni, chèvre, qui dans leur bouche se confondent 
très souvent ; quelques-uns disant bûzos, d'autres, buznô. 
Bakrô, mouton, ne forme d'autre adjectif que bakréskoro> 
mais son dim, bakritchô, agneau, forme bakritchanô. Dakar* 



— 60 — 

roi, sultan, adj. dakaranô, royal, dakarani, f. pron. dakarnï, 
reine. Da£,Bulgare, adeuxadj. Dasikanô et dasanô,L dosant, 
pron. dasni, femme Bulg. Devél, adj. devlikanô, divin. 
Djorô, mulet, adj. djoranô, djornô et f. djorni, mulet. Djut, 
juif, adj. Djutanô, f. djutani, djutni, fem. juive. Gav, vil- 
lage adj. gavudanô, gavudnô, villageois. Grast y cheval, adj. 
grastanô, equinus, iwmxi;, grastani, grastni et grasni, jument. 
Gurûv, bœuf, guruvanô, f. guruvani, guruvni, gurumn{> 
vache — v changé en m. iC/ter, âne,fc/ierand, f. kherani, kherni y 
ânesse. Khorakhâi, Turc, khorakhanô, khorakhant, kho- 
rakhni, femme turque. Khulài, seigneur, khulanô, khulani y 
fem. distinguée. Manûsh, homme, manushanô, manushani, 
manushni, femme. Mursh, mâle, murshanô, murshni, femme 
brave. ipfcvwTrt. Perghûl, étranger, perghulanô, perghulani, 
f. Pvshûm,ç\xce,pushumanô, plein de pouces. Rai, seigneur, 
ranni, dame. Rashdi, homme de la religion, prêtre, rashanô, 
f. rashani, prêtresse, nonne, femme du prêtre. jRom, Tchin- 
ghiané, romand, f. romani, romni, fem. Tchinghianée, Sapp f 
serpent, sappanô, sappani, sapni, sobriquet d'un vieille fem. 
Hel. tyi;, g£t$va, GM. $x 6v fy a > vipère. Shoshôi, lièvre, shosha- 
nô, leporinus. Tchor, voleur, tchoranô, tchor(a)nô, voleur. 
On voit dans cette liste que le nom de plusieurs animaux 
est i'adj. fem. gurumni, vache, kherni, ânesse. 

Les adjectifs appartenant à des objets inanimés, se ter- 
minant en no, sont moins nombreux. Bar, pierre, baranô, 
pierreux. Kasht, bois, kashtunanô, ligneux. Kesh, soie, kesha- 
nô et keshulanô: Rup, argent, rupovanô, argenteus. Sherô> 
tête, sheritnô, prob. sherutanô sherutnô, sheritnô, clou à 
grosse tête. Sovnakâi, or, sovnakunô, aureus. 

Le plus grand nombre des adj. Tch. se terminent en lo. Il 
est difficile de dire, quand un Tch. préférerait l'adj. en lo,k 
l'adj. du gén. Souvent j'ai entendu répéter la même phrase, 
avec l'adj. en lo et ensuite avec l'adj. du gén. Avec la part. neg. 
biyils s'en servent indifférement. Bi-godialô,sM\s intelligence, 
et bi-godiàkoro, godi, mens. Bi-bakhtalô, sans fortune, misé- 
rable et bi-bakhtiâkoro, bakht, fortune. Bi-dimialô, et fct- 
dimidkoro, sans pantalon, dimi dimis, pantalon. H. J' j ^1 j 
wal, wala, m. a particle, (in comp.) signifies keeper, man, 



— 61 — 

inhabitant, master, as tiaw wala, boatman, g,hurwala, 
toaster or keeper of a house. 

Des adjectifs en Zo. Bakht, fortune, adj. bakhtal6> heu- 
reux, fortuné. Bal, cheveu, adj. balalô, ayant de longs 
cheveux. Hel. Tpx&ftuc- Baravtûô, riche. Beng> diable, feen- 
galôy diabolicus, enragé, Bok, faim, bocalô, affamé. Dim{, 
pantalon, dimialé, qui porte des pantalons, bracatus. Gad> 
chemise, gadaJô, qui porte une chemise. Djandjir, chaîne, 
djandjiralô, enchaîné, Djar, poil, djarialô. Djuv, pou, djuva- 
16, pouilleux, Gher, gale, gheralô. Kanrô, épine, kanrialé. 
KéU, impétigo, kelahô. Kernô, ver, kermalô, plein de vers, 
rongé par des vers. Kil, beurre, graisse, kilalô, engraissé, 
mt^Sc, tSri, fourmi, kiriaiô, plein de fourmis. Lim, morve, 
mucosités du nez, lirnalô, morveux. Lindr, sommeil, lin- 
dralô, qui aime le sommeil. GM. faviàpnc vu9t«xoijXdç, dormi- 
glioso, sonnoso,~Som. Mai,compagnon, rnalalô, accompagné, 
allant avec des compagnons. Mel, salissure, ordure, melalô. 
Parti, eau, partiale, acqueux, mélangé avec de l'eau. Pikô, 
pieu, ptkalé, qni supporte. Pirô, pied, piralô, trépied, ayant 
des pieds. Koshik, terre, poshikalô, terreux, fait de terre. 
Pumb, pus, pumbalô, purulent. Ratt, sang, rattvalô, ensan- 
g lanté. Rûr, pet, ruriaW,qui aime à péter, GM. x\a«dEpifK, cor- 
reggiero— Som. Sheri, tête, sheralô, qui a de la tête. Lat. 
capitatus, tête d'ail (Nom.). Shil, froid, shilalô. Shmg, 
corne, shingalô, cornu. Shvt, vinaigre, shutlô, acide, aigre. 
Soetén, pantalon, sostenialô, qui porte des pantalons, braca- 
tus. Sovél, serment, sovghkdô, assermenté. Tasds, angoisse, 
tasalô, qui souffre des angoisses, GM. 9tsvox*>py)(x<voç. Tern, 
monde, peuple, temialô, une seule personne, seul. Trmh, 
soif, truahalô, avoir de la soif. Tut, tud, lait, tudalô, lacté. 
Tchar, herbe, tcharialô. Tchel, petite vérole, tchelalô> mar- 
qué deia petite vérole. Tchik, boue, tchikalô. Tchib, langue, 
tchibcdô, bavard, loquax, Hel. X*Xoç, GM. Y>*>™at;,^arlatore — 
Som. Yak, feu, yagalâ, briquet, Tr. <Jf«*^ tchzqm&q. Zor, 
force, zoralô, fort, puissant. 

D existe dans la langue une classe d'adj. dont la plupart 
sont des participes, véritables adj. verbaux, et dont l'étude 
nous apprend l'existence des verbes.qui sans ces adj. seraient 



— 6<J — 

Vestes inconnus. Dans la bouche des Tchinghianés, ces par- 
ticipes dans la formation desquels ils montrert un tact re- 
marquable, sont des adj. et quoique formés la plupart des 
verbes causatifs, ils ont très souvent une signification 
neutre. Bien qu'ils aient une relation évidente avec les ver- 
bes, j'ai crû devoir les étudier avec les adj., avec lesquels ils 
sont intimement liés. 

Il dérivent des 5 conjugations de la Ire cl. de ma classi- 
fication des verbes, à laquelle le lecteur pourra se référer* 
Un petit nombre provient de verbes composés. 

Adjectifs de la Ire conj. 1 cl. Banddva, lier, fermer, par- 
ticipe, banlô, pour bandlô, fem. banli, celle qui estliée^ss 
bourse. Bôldava, tordre, part, boldinô, f. boldini, celle qui 
tord=±tarière. Dardva, craindre, part, daranô, craintif. Di- 
kâva, voir, part» diklô, ce qui se voit=fanal, lanterne. Du- 
kdva, sentir de la douleur, aimer, part, dukanô, amant, f* 
dukaniy maîtresse, gpco|Aévy), duklô, autre part, fie ce verbe* 
qui souffre, misérable. Katàva, filer, part, katlô, ce qui est 
filé==fil, x\o><svh. Kelàva, jouer, danser, kelnô, musicien, 
joueur d'instruments de musique. Le part, régulier de ce 
verbe est keldô ; kelnô, me paraît être un autre part, du 
même verbe. Khidva, cacare, part. khendô i cacatus, fem* 
khendiy lieu d'aisance. Ladjàva, avofr de la honte, rougir, 
part, ladjanô, honteux. GM. evrpoiçia^évoç. Makâva, oindre, 
part, maklô, ce qui peut oindre=£=huile. Pakidva, croire, 
part, pakianô, homme fidèle, digne de confiance, Hel. wurro;. 
Trashdva, avoir peur, part, trashanô, homme craintif, pu- 
sillanime. 

Adjectifs de la 2me conj. 4 clas. Beshavâva, faire asseoir, 
part, beshavdô, placé, mis=spilav. Kilavdva, faire engraisser, 
part, kilavdô, homme gras, Hel. ra^ûç. Pusavdva, piquer, 
part, pusavdô, f. pusavdi, avoine, clou. Paravâi a, "fendre, 
part, paraqdôy f. paravdi, les parties génitales de la femme, 
et la pince avec laquelle ils coupent le fer rouge. 

Adj. de la 3me, 4me et 5me conj. 1 clas. Rondardvà, faire 
polir, part. rondiardô> instrument de fer à polir. Tabarâva, 
faire brûler, part, tahardô, huile de lin à brûler. Toviaràva, 
faire laver, part, toviardô, ce qui lave=savon. Tcltalardva^ 



— 63 — 

faire frapper» part» tchàliardô, f. tchaUardi> instrument ded 
charpentiers pour frapper sur des clous, Kaliarâva, noircir, 
part. Kaliardé, café, noir. Kheviarâva, faire trouer, part. 
Kheviardô) f. kheviardt^ l'ouverture au centre de la roue, 
dans laquelle passe l'essieu. Loliarâva, faire rougir, part. 
loliardô) rouge, et parmi quelques Tchinghianés, les pom- 
mes d'amour. Londiarâva, faire saler, part, londiardô, salé. 
Pangherâva», casser, briser, part, panghiardô, cassé, brisée 
charrue, et devryaldkoro panghiardô, l'écrevisse de mer* 
Parvarâva, engraisser, nourrir, part, parvardô, gras,bien- 
nourri. Plusieurs de ces adjectifs ont la même signification 
causative que les verbes d'où ils dérivent. Les verbes qui 
ont donné naissance à ces adjectifs verbaux, existaient dans 
la langue, mais quelques-uns aujourd'hui sont tout à fait 
oubliés. Ces verbes sont,£ chalarâva, Rondarâva 9 toviardva>ete. 

Ad}, des verbes composés. Kàndava, puer, part, kandino, 
puant, méprisable. Tchinkeràva, percer, part, tchinkerdô, 
instrument en fer pour percer des trous dans le fer ronge. 
Bûdava, souffler, part, pudinô, fusil. Khurdô pudinô, petit 
fusil, pistolet. Ury'dava, porter des habits, part, urydinô, 
soulier. Armandâva, maudire, part, arrnandinô, maudit, f. 
armandini, malédiction. Lakhtdàva, donner des coups de 
pied, part. lakhtdinô> f. lakhtdint, un coup de pied. Kurer 
dini, soufflet, du verbe kurédava, frapper. 

Un petit nombre d'adj. se forme d'autres adj. et de part, 
adj. nangô, nu, nangalô, tout à fait nu. ê*Yu|AVû>{/ivo;, ôX6yu- 
jivoç, Tr. {J&fr v^ tchip tchiplaq. Mulô y mort, adj. mulanô, 
fané, mur. Sudrô, frais, sudralô, sitralô. Tchatchô, vrai, 
tchatchunà. Tchindô, coupé, wrt6ç, tchindalô, f. tchindalt, 
couteau (Nom. Zap.) Hel. xoirfç. 

Une autre classe d'adj. se terminant en ano, dérivent de 
participes, de noms, et d'autres adj. La plupart de ces adj. 
sont diminutifs. mattô> ivre, matticanô. Tchardô, léché, 
tchardicanô. Tchordô, volé, tchordicanô. Ushardô, loué, 
uehardicanô. Baravalô, riche, Baravalicanô. Kaliardô, noir- 
ci, kaliardicanô. Hel. («Xavoicos. GM. (xaupoiT^ixoç. Gheravdô, 
caché, gheravdicanô. Dakar ; roi, dakarikanô. Das y Bulgare, 
daxkmô. Devél Dieu, devlicanô. Djukél, féminin, djuvlicanô. 



64 — 



tnur&h) brave, murshicanô. Tchorô, pauvre, tchoricanô. Korô, 
aveugle* koricanô* Ascoli. Zig. p. 93, rapporte cette forme, 
à l'adj. sindhi. 

Un seul, tchatchipa?iô) vrai, est formé du nom abstrait, 
tchatchipéy vérité. 

Les Sédentaires se servent souvent des adj. et des part. 
Grecs, avec quelques variations. Timimé romni^ fem. hono- 
rable, tt|tY)pi(vt)). Biavamé manûsh s homme lettré, Sia€a(«r)- 
j/ivo*. LÂpimé is6m> je suis afflgé, >uitio|«(vo;). Térghiov isi- 
harné^ restes tranquille, fauxcc(*)fii(voç). Namporemé, malade, 
chez beaucoup des Léd. a fait oublier le nasfalô des Nom. 
*Ept.7ropc&, je peux, flMjAttopo*, je suis malade, faible, Hel. Mtvit, 

av7)[x.icopco[jivoç, pron. (à)vY)[Attopsu|A£(voç)» malade, âv7}|x.iréptufia, a 

passé aussi dans leur langue, et se prononce nampôrema, 
maladie. Cette classe et un bon nombre d'autres adj. dont 
je crois inutile de parler, ne souffrent aucune variation, ni 
dans les genres, ni dans les cas. 

Les adj. se terminant en o masc» t fem., forment leur pi. 
soit masc. soit fem. en e> Dans leur combinaison avec les 
noms, ils ne subissent pas les mêmes variations que le nom. 
L'adj. se décline comme le nom, lorsqu'il est employé sub- 
stantivement. Kalôj noir, kal6> nègre. Purô, vieux, purô f 
vieillard. Kalô> employé comme adj. et uni à un nom, subit 
les variations suivantes : 

Nom* Kalô manùsh> homme noir. Kalé manushâ* 



Gén. 


Kalé manushéskoro, 


Kalé manushéngoro, 


Ace. 


» manushés 


» manushén, 


Dat.l. 


» manushêste % 


i manushénde, 


Dat. 2. 


» manushéske. 


» manushênghe, 


Instr. 


» manushé$a> 


» manushéndja, 


Abl. 


» manushéstar, 


» manushéndar, 


Voc. 


» * manushéya* 


t manushâle. 




Latchô tchavôy 


bon enfant. 


Nom. 


Latchô tchavôy 


Latchê tchavé f 


Gén. 


Latchê tchavéskoro, 


latchê tchavéngorOy 


Ace. 


» tchavéSy 


» tchavén, 


Dai.l 


» tchavéste f 


» tchavénile. 



— 65 — 

• • 

Dat.2. * tchavéskê) » îchavènghê^ 

ïn$U\ » tchavésa*, * tchavéndja, 

AbL » tchavëstat) » tchavéndar> 

Voc. » tckavéya, » tchavâle. 

Les SècL souvent ajoutent un s final à l'ace, de l'adj,. 
£a£& manushés^ latchés tchavès ; je crois que cette habitude 
leur vient des Grecs* car les Nom. presque constamment 
prononcent, kalê, latché* L'adj* fem. au sing. ne souffre 
aucune variation. 

Les adjectifs très nombreux > composés d'un adj> et d'un 
nom, ont une forme très régulière > bien que dans la volu- 
bilité de leurs discours, on pourrait se tromper. Eux-mêmes 
souvent répètent le môme mot avec de légers changements* 
Dans l'art de former ces adjectifs* plusieurs montrent une 
intelligence supérieure aux autres. Nanghé sheréskoro, qui 
a la tête découverte, yu^voxtçxXo;; le pi. n'est pas nanghé 
sherésker^ mais nanghé sheréngoroy qui ont la tête dé- 
couverte Nanghé pinréngora, qui a les pieds nus. Nanghé 
pinréngheriy femme qui a les pieds nus. On ne dit jamais 
nanghéngoro pinréngoro. 

Dans les phrases qui leur sont familières, ou plutôt d*un 
usage journalier, on entend ces composés toujours avec le 
changement ordinaire, que subit l'adj. dans sa déclinaison 
avec le nom. Baré môskoro> qui a la bouche grande, Hel. 
|uy«X40to[jioc. Banghé rnôskoro, qui a la bouche de travers. 
On ne doit pas ajouter foi à des expressions, comme nangô 
sherô f à tête nue, barô vusht, à glandes lèvres, et se méfier 
des composés qu'ils forment quelquefois, lorsqu'on les in- 
terroge. De cette manière, on les incite en quelque sorte à 
estropier leur propre langue et à composer des phrases et 
des expressions,qui sont étrangères à l'esprit de leur idiome. 
La langue Tchinghianée a conservé, quelques restes de 
la comparaison de la langue-mère. Ces restes sont peu 
nombreux, et toujours invariables, comme tous les adj. se 
terminant en cons. Skr. tara. Hel. tspoç, Lat* ter, — Wilson 
Skr. Gram. 1847, p. 76. rt In Hindustani, adjectives do not 
admit of comparison by any regular inflections : the com- 
parative degree is expressed by the ablative case of the 

5 



— 66 — 

• ■ 

noun, etc. — The Persian comparative formed by affixing 
tar y and the Arabie by prefixing a, are frequently used ; as 
badtar, worse-Yates, Intr. 1855, p. 16. J'ai noté dans le Voc. 
tous les comparatifs que j'ai entendu de leur bouche. Barô 9 
grand, comp. baredér. Latchô, bon, comp. latchedér. Lokô 9 
léger, lokedér. Kalô, noir, kaledér. Parnô, blanc, parnedér. 
Tiknô, jeune, tiknedér. Vutchô, haut, vutchedér. But, beau- 
coup, adj. etadv. butedér. L'o final de l'adj. est presque 
constamment changé en e. On n'entend cette forme, ni 
dans les autres adj. ni même dans ceux formés des parti- 
cipes. Ils ont imité les Grecs, qui évitent le comp. ; au lieu 
de xa^Tepo;, ils disent, tcMov *aX6ç, pron. m& xaX6ç: iwfc (xtyà- 
5u>;, au lieu de [/.eya^Tepo;. 

On se sert du GM. mo, qu'ils prononcent po 9 pour former 
le comp. des autres adj. po latchô, meilleur, po sukâr, plus 
joli, po gôrko, plus méchant. Les Nom. Mus. se servent du 
Tr. il i j dâhâ 7 adv. encore, aussi — Bchi. Dahâ latchô, 
meilleur. Dahâ godiavér, plus intelligent. Dahd ternô, plus 
jeune. Cette habitude de se servir du GM. wto, po 9 et du Tr. 
dahâ, est très enracinée chez tous. 

Il n'y a aucune forme particulière du superlatif. On dit 
quelquefois, o po latchedér, optimus, xàXXicrro;, o po sukâr, le 
plus joli, 8 wpat^TaToç. Mandat adj ai tchordi isi andré ko 
tern? (c) y a-t-il de plus jolie que moi dans le monde? Adj ai 
sukâr lâtar, lit. encore jolie d'elle=plus jolie. 







DU PRONOM. 






Nom. 


Sing. 
me, ego 


PL 
amên 


Sing. 
Tu, 


PL 
tumén. 


Gén. 
Ace. 


mângoro 
man 9 


améngoro, 
amén, 


? 

tUty 


tuméngoro 9 
tumén, 


Dat.l. 


mande, 


aménde 9 


tûte, 


tuménde, 


Dat. 2. 

Instr. 

Abl. 


mânghe, 

mândja(i) 9 

mândar 9 


aménghe, 
améndja 9 
amêndar. 


tûke 
tûsa, 
tûtar 


tuménghe 9 
tuméndja 9 
tuméndar. 



(1) Prononcé par quelques Nomades m a'n » a, 



— 67 — 

Masc. Fem. R ,i e ™ ême P our 

les 2 genres. 

Nom. ov, of, lui, il. ôi — ai. ol. 

Gén. léskoro, Idkoro, léngoro, 

Ace. tes /a, len, 

Dat. 1. leste, lâte, lénde, 

Dat.2. léske, làke, lénghe, 

Instr. lésa, lâsa, léndja, 

Abl. léstar 9 làtar, léndar. 

Me isôm, je suis. Me isômas, j'étais. De man, donnes-moi. 
Dat. le. Mande isi, il est chez moi. Dat. 2e. Pende mdnghe, 
ils m'ont dit. Instr. sovésa mândja*? (ch.) dorst-tu avec moi? 
Abl. So kamés mandat*! que veux-tu de moi? PL Amén, 
amaré gavéste, nous, dans notre village. Kamamutrds'amén, 
(c) nous nous pisserons=nous pisserons sur nous-mêmes. 
Dat. le. Opré amende, sur nous-mêmes. Dat. 2e. Te penés 
aménghe, (c) que tu dises à nous. Tu penghids aménghe, 
tu as dit à nous. Instr. av améndja, (Nom.) viens avec nous. 
AbU angldl amdndar, de devant nous. Voy. tu, tumén, dans 
le Voc. Kamdm les tûtar,(c) je le veux de toi. 3e pers. Ta ov 
ndna penghids lâke, (c) et il ne lui (à elle) a pas dit. Ov 
akand kamadjdl, (c) il ira maintenant. Ta ov penghids, et 
il dit, ov est souvent prononcé, of et uf. Femin. Ta ôi pen- 
ghids, et elle dit. Ta ôi diklids pes, akatâr okotâr, (c) et elle 
se regarda d'ici et delà,=de tous les côtés. Ta ôi yek sevli 
panliâs, (c) et elle lia un panier. Ta ôi i bakhtali, (c) et elle 
la misérable. Ta ôi ndna kamnids (c) et elle ne voulait pas. 
Oi diniâs andré Unde, (c) elle frappa au milieu d'eux. Oi 
penghids, djuvél isôm, (c) elle dit je suis fille (femelle). Pen- 
ghids lake, (c) il dit à elle. Asdlas ldsa,(c) il riait (s'amusait) 
avec elle. Pashé Idte, (c) près d'elle. Diklids la Idkoro dat, 
(c) son père la vit; ai, elle, que j'ai entendu rarement. 
Ils m'ont assuré que ce pronom n'existe que dans les vieil- 
les chansons. A'i khalids les, (ch) elle le mangea. Penghids 
o rsklô, ndndi ai, minrï mi romni, (ch) le garçon dit, elle 
n'est pas la mienne, ma femme. Tdi kherni isi, (ch.) et elle 
est (une) ânesse. Ol, pi. Ol pende, il dirent. Ta ol ghelétar, 
et ils allèrent. " No distinction is made in the third person 



— G8 — 

on account of gender, ivuh, may sigiiify either ho, she, or 
it. Yates Introd. p. 21. 

Ces pronoms sont extrêmement réguliers, et partout les: 
mêmes, avec des légères modifications. Mângoro, amèngoro,, 
je ne les ai jamais entendus qu'unis avec la part. nég. bi. voy. 
le Voc. Le gôn. du pron. tu, m'est inconnu. Je crois qu'il 
n'existe pas, car je l'ai cherché, mais inutilement. Le dat.2e 
et l'ïstr. du tu, sont tûtke, et tûtsa, maïs il sont constamment 
prononces, comme je les ai écrits, t ûke, tûsa. La 3e per- 
sonne qu'on écrit ordinairement sans un o initial, se pro- 
nonce quelquefois avec cette voyelle, mais principalement 
dans les chansons et les contes ; il ne s'entend pas dans la 
bouche des Zapâris. L'analogie confirme son existence. Ta 
le tovèl ôla ko tan, (c)et à la mettre dans (sa) place. Ta ôla 
nâna mukàvaS) (c) et je ne la laissais pas. Ndpatal kamldw 
t'ùla, (c) et ensuite je la prendrai. Akand oliste kamaddv- 
tut, (c) maintenant à lui je te donnerai (en mariage). Ta ôlen 
tchinghiâ(s) len, et eux il les coupa (tua). Ta o saninta pral' 
penènas, oies mardardô les, (c) et les 40 frères disaient : lui 
(aussi), il l'assassina. Rovénas olindja, (c) ils pleuraient avec 
eux. Aujourd'hui Yo initial est presque toujours muet. Le 
gén. de la 3e pers. léskoro, est dans la bouche de tous, par 
la simple raison, qu'ils s'en servent comme d'un pronom 
possessif. Skr. ah a m, I. ego, ace. mân ma, gén. marna* 
me, abl. mat. Wils. Skr. Gram. p. 87. IL ^ men, muen 
ï.jStoa, pron. 2 p. sing. Skr. tvan thou, ^ vooh, pron. 
lie, that, it, she. wuhee, pron. he hirnself, that very. we,pron* 
pi. they, those, ham> we, tum, ^ou. 

Outre ces pronoms, il existe un autre, pron. poss.jse^ com- 
mun aux Séd. et aux Nom. et qui n'a que le Dut. le, 2e;, finstr. 
et l'ace. Le gén. pèskoro, péskro, des auteurs Européens, 
est inconnu ici. On l'entend principalement à la 3e pers. 
des verbes pronominaux, au sing. et aux pi. On peut le 
traduire par le Fr. se, Lat. se ipsum, soi-même, marèl pes, 
il se frappe, marin pes, ils se frappent. On rencontrera de 
nombreux exemples de ce pronom dans le Voc. Dukdnile 
pèske, il se sont amourachés. En s' unissant au verbe djdva, 
aller, il lui donne une autre signification. Pes, me pavait 



— 69 — 

plus commun chez les Séd. qui parfois remploient à la place 
du pron. les. H. v> ' a ^> pron. self, yourself, used in stead of 
the personal pronoun of the second person, by an înferior,, 
when addressing his superior. s_J v 1 ap ap, selfîshness. 
La I upna, pron. of, or belonging 'to self. ^ \ upus, pron. 
recip. Themselves, one another, <jî \ apun, pron. recip, self* 



DES PRONOMS POSSESSIFS. 

Mo, mien. f. mi. pi. me 

Nom. Mo tchavô, mon enfant, me tchavé, 

Gên. -me tchavéskoro, me tchavéngora, 

Àcc. me tchavês, mo tchavô, me tchavén, 

Dat. 1. me tchavê$te> me tchavénde, 

Dat 2. me tchavêske, me tchavènghe, 

Instr. me tchavésa, me tchavéndja, 

ÀbL me tchavéstar, me tck(wéndar> 

Voc. me tchavéya, me tchavâle, 

To, tien, se décline de la même manière. Voy. ces deux 
pron. dans le Voc. mi, f, devient me dans les cas obliques. 

Mien, Tien, Sien. 

Masc. Minrâ, mindô, (Nom.) Tinrô, léskoro, 

Fem. minri, mindi, tinri, lâkoro. 

Notre Votre Leur. 

Masc. amarây tumarô, ÎA (masc. 

Fem. amari, tumart, iengoro \fem. 

Minrô, tinrô, amarô, tumarô, se déclinent comme mo. 
En s'unissant avec des noms, ils ne changent d'aucune ma- 
nière. Le Tchinghiané ne dira jamais, prends de mon (vin), 
le minridtar, mais le minri moliàtar, prends de mon vin, 
de manière que le 1er et le 2è pron. poss. s'entendent pres^ 
que toujours au nominatif, ou uni à des noms. Entre mo et 
minrô, to et tinrô, il y a souvent la môme différence qu'entre 
my, et mine, thy et thine, de la langue Anglaise. Mo praly 
mon frère. Mo l&v, ma parole. Mi ddi, ma mère. Mi shdrg^ 
ma capote, To vast, ta main. To trushûl, ta croix, Ti romni, 



— VO- 
ta femme. Minrô onghôni, (GM. èyyovt) mon petit-fils. Minrô 
isdn, tu es à moi. Tinrô kirvô, ton parrain. Tinrô sukarïbé, 
ta beauté. Tinrô isôm, (e) je suis à toi, ttius sum. Tinrô et 
to, se rencontrent souvent ensemble. Ddde, me tinrô to 
manrô khaliôm (c), ô père, moi j'ai mangé le tien ton pain, 
GM. to tôucov cou to <J/w|/.£ <ïou, ê<paya. TVnri fi romni, (c) la tienne 
ta femme. Kdrin isi minri mi dukuni? (ch.) où est la 
mienne ma bicn-aimée ? Tinré te vast, les tiens tes mains. 
H. I^r^ merci, pron. my, mine, Jera, thy, thine. Hamara, of 
us, tumhdra, tumhdre, tumhari,oi you. Yates Introd. p. 20. 

Lêskoro, f. Idkoro, est un pronom qu'ils emploient avec 
beaucoup de finesse, et qui pour un étranger serait d'une 
difficulté sérieuse. Lêskoro grast, son cheval, léskeri peniâ, 
ace. sa sœur. Léskere pindé, Nom. ses pieds, lêskoro muter, 
son urine, lêskoro ratt, son sang, léskeri tcham, son pain, 
léskere dant, ses dents, léskere kann, ses oreilles, léskere 
vastd, ses mains, léskere buké, ses entrailles, lêskoro kxer, 
sa maison, làkoro kdlavo, f. son châle. Idkere angrustiâ. f. 
ses bagues, lêskoro dat, son père, léskeri dâi, sa mère, 
léskeri tchdi, sa fille. Làkoro, en s'unissant avec un régime 
fem. devient Idkeri. Ldkeri tchenid, ses pendants. Idkere 
tchunrid, ses tresses, Idkere tchavé, ses enfants (d'elle). Zd- 
fcere tchaid, ses filles, at ôuyarepe; aù-rii;. Ta lakoro pral, et 
son frère (d'elle), lénghere lil, leurs papiers, léngheri dâi> 
leur mère. 

Pron. poss. po, f. pi, pe dans les cas obliq. et au pi. po 
pral, son frère, po muter, son urine, po drom, son chemin, 
po dumô, son dos, po piribê, sa marche, po gond, son sac, 
Cas obliq. Pe dardtar, de sa frayeur, pe katidsa, avec ses 
ciseaux, pe poridsa, avec sa queue, pe katlésa, avec son fil, 
pe sheréstar, abl. de sa tète. Pi, f. pi khashôi, son aliment, 
pi ruvli, son bâton, pi tcham, son pain. PL pe, pe pikénde, 
sur ses épaules, dme /es pepenid, (c) ils lui donnèrent leurs 
sœurs, pe vusht, ses lèvres, pe slnnghéndja, avec ses cornes, 
pe poi>d, ses sourcils, pe 6aZ, ses cheveux, pepakéndja, avec 
ses ailes, pe pinréndja, avec ses pieds, pe pabd, ses pommes, 
pe pinrênde. sur ses pieds=debout. pe yismata, ses habits, 
pe ya/cd, ses yeux. Pinrô, pron. poss. = lêskoro, terme, 



— 71 — 

rare aujourd'hui, que j'ai rencontré quelquefois dans des 
vieux contes. Dakar yek sarâi karnél pinréstar, (abl.) 
latchô fuvél, (c) le roi désire un palais, et qu'il soit meilleur 
du sien, Pinrô po sarâi, son palais à lui=£inrd to, minrô mo, 
voy. yismata. 

Des pron. démonstr. Akd, celui-ci, o&toç, hic, f. akhid, akiâ 
pi. akÛ* Akd isi mindô, (c) ceci est à moi. hic est meus. So 
buti akhid ? quelle affaire est celle-ci ? akâ raklô,'ce garçon. 
Aklé subarién, (c) (Tr. j \y* suvâr) ace. ces soldats. Quel- 
quefois on entend ce pron. uni au pron. poss. ov et 6i, avec 
un t. euphon. Akaldi ka nuéla, sannô pinrô sikavéla, (ch.) 
celle-ci qui vient, montre (un) petit pied. Aketôv djàla, 
celui-ci part. Akd tûke avéla o Kotàni, (n. pr.) (ch.) celui-ci 
vient à toi ô Kotàni. Akfo drom dikiola, avaklé droméstar te 
djas tûke, ce chemin se voit, que tu t'en ailles, par ce che- 
min. Avakd, pron. poss. d'un usage plus fréquent que le 
préc. même signification. 
Nom. Avakd, f. avakhid, avaklé, 

Gén. avakléskoro, avakhidkoro, avakléngoro, 
Ace. avaklés, avakhid, avaklén, 

Dat. 1. avakléste, avakhiàte, avaklénde, 

Dat. 2. avakléske, avakhidke, avaklénghe, 

Instr. avaklésa, avakhidsa, avakléndjz, 

Abl. avakléstar, avakhidtar, avakléndar. 

Avakd drom, ce chemin. Avakd mulôtar, ceci mourut. 
Lésa avakd vanrô ? (c.) prends-tu cet œuf? Avakd tchavô, 
cet enfant. Avakd bersh, cette année. Avakd M, ce papier. 
Fem. Avakhid maki, cette mouche. Avakhid tchdi, cette 
fille. Katar avéla avakhidkeri godi? d'où vient le bon sens 
de celle-ci? A vakhiâ buti, ce travail, cette affaire. V\. Avaklé 
tchavé, ces enfants. Cas obliq. Avaklé gavéste, dans ce vil- 
lage. Avakléstar ndna kamalés,de celui-ci tu ne prendras pas. 
Avaklé tanéste, dans cet endroit. Avaklé beréskoro, de ce 
navire, voy. avakd, dans le Voc. Avakld qui paraît être la 
forme fem. se prononce toujours avakhid, et par les Séd, 
et par les Nom. On l'entend constamment dans la phrase 
avakhid àra, dans cet instant, h tt> ôpç ra^nj. Ce pronom, 
uni à des noms, se décline comme les adj. 



— 72 — 

Nom, avakd tchavô, avaklé tchavê, 

Geriv avaklé tchavêskoro, avaklé tchavéngoro, 
Ace. avaklé tchavés, avaklé tchavën, 

Dat. i . uvakli tchavéste, avaklé tchavénde, 

Dat. 2» avaklé tchavéske, avaklé tchavénghe> 

Instr. avaklé tchavêsa, avaklé tchavéndja, 

AbL avaklé tchavéstar, avaklé tchavéndar, 

Àvakhiâ, f. est le même dans tous les cas obliq. 
Ovokd, m. ovokhiâ, ovokld, L, pi. ovoklé, celui-là, êxêTvo$. 
ille* Ce pron. se décline comme le prôc. Ovokd lav, ce mot- 
là. Ovokd divé% ce jour-là. Fem. Ovokhiâ ratt, cette nuit-là. 
PL Ovoklé o tchor terénas, ces voleurs-là, avaient. Cas obliq. 
Ta ovokléstar, et à cause de cela, xal U tojtou, propter illud. 
Ovoklé gavéste, dans ce village-là. Dikéla ovoklé tanéste yek 
tchesmés (Tr. *«-"*» tchesmi), (c) il voit dans cet endroit-là, 
une fontaine. Isds ovoklé zamaniénde (Tr. zamdn) il y avait 
(était) dans ce temps-là. 

Akavkd, f. akavkhid, ceci, outoç. pi. akavklé, akaklé, pour 
aka(v)klé. Akavkd manùsh, cet homme. Akavkd o ker, cette 
maison, Akavkd pani, cette eau. Fem. Akaikid ratt,akaikâ. 
cette nuit. PL Akaklé ist, o&toi eTvat, ce sont ceux-ci. Aka- 
kléndar katdr ko dûi, de ces deux, lit. de ceux des deux. 
Akavkd drom, (c) ce chemin. Akavkd ghiv, ce blé-là, Le 
akaklé (aka(v)klé) polid, (c) prends ces monnaies d'or. 
Okovkd, le même que ovokd. 

Kadavd, f. Kadayd, PL Kadald, kadalé, ceci â propre aux 
Nom. Zapâris. Kadavd, sar leste isi, (c) ceci, est comme lui 
=il lui ressemble. Me kadavâ kerdv, (c) moi je fais ça. Me 
kadavd kerdôm, j'ai fait ça. Sôske kerddm kadayd buti ? (ch.) 
pourquoi as-tu fait ce travail ? Kon kerdâs kadayd buti ? 
(ch.) qui a fait ce travail ? Kamkelén kadald, ceux-ci joue- 
ront. Kadeld lenénde kamdjds, (c) nous irons vers cette 
rivière. 

Odovd,ol*oç, hic. Odovd tchorô rom, ce pauvre Tchinghia- 
né. Todolé veshidte, (c) et dans cette foret. 

Des pron. interrog. Kon, qui, t£ç, GM. tcoToç. Lat. quis. 
Campuz, corn, adj. quién, cual. Skr. kim, who, which.Wils. 
SAx. Gram. — 83. II. £ kim, what, which ^£ kuon, pron. 



— 73 — 

wko, which, what 1/ kya, pron. what, how. Les Sè<3L dé- 
clinent ce pron. de la manière suivante. 

Nom. kon, Fem. ? Kâya Kalé, kon, 

Gén. kaUskorOy kaléngoro, 

Ace kalés, kalén, 

Datl. kalés te, kalénde, 

Dat 2. kaléske, kalénghe, 

Instr. kalésa, kaléndja, 

Abl. kaléstar, kaléndar. 

Lorsque ce pron. se trouve uni à un nom, il se décline 
comme avakâ. Kalé droméstar avés ? de quel chemin viens- 
tu? Kalé maléndjat avec quels compagnons? Kon diniâ(s} 
la ? qni Ta frappé ? Tu, kon isan ? qui es-tu ? Kon kerghid(s) 
les ? qui l'a fait ? Dik, kon isi ? (c) vois qui est-là ? Kon isds 
télé? (g) qui était en bas? Kalé tchiflikiste avilaï dans 
quelle ferme croit-il ? K on katchél ? qui restera ? Kâya, t 
j'ai rencontrée dans une vieille chanson. 
Kon, quis, propre aux Nomades. 

Nom. Kon, Gén. kâskoro, Ace. kas, Dat. 4. kdste, Dat 2, 
kdske. Instr. kâsa, Abl. kdstar. Le pi. m'est inconnu. Tu 
kâskoro tchavô isdn ? (c) toi, de qui es-tu fils ? Kâske du- 
kâla ? (c) lequel aimait-elle ? Kdste kamadâs la ? (c) à qui 
la donnerons-nous ? Kdstar te putchâv ? de qui demande- 
rai-je? Kdsa dinidn tut ? avec (fui t'és-tu battu ? Ta push- 
lias o rài m kdskeri tchài isdnas ? (c) et le seigneur deman- 
da, de qui étais-tu fille ? voy. le Voc. pour la signifie, d'w. 
Kdste te peréla (c) sur quiconque que ça tombe. Les Séden- 
taires connaissent cette forme, qui est la seule usitée par la 
plupart des Nomades, et constamment par les Zapâris. 

Ko, pron. invariable. It. che, GM. *oo, Tr. £ ki, adv. et 
pron. pour tS ki, qui, lequel, 2. que, afin que— Bchi. KaJtàr 
ko trin ka benghids, (c) des trois qu'elle a engendrés. Ovokd 
ka khalids, celui qui mangea. Mo dat ka isds, (c) mon père 
qui était. / rakli ka dinids les o koznô, (c) la fille qui lui 
donna le mouchoir. O raklô ka shunghids, (c) le garçon qui 
entendit. Momelid ka kerilas, (celui) qui fait des cierges. Ov 
ka isi bokaU, celui qui est affamé. O manûsh ka kinghids, 
(c) Thomme qui acheta. Ldkoro gadjô ka diklids, (c) son 

6 



— 74 — 

mari qui vit. Ka kelghiâs i ritchini, (ceux) qui firent danser 
Tours. 

Ka, adv. locat. comme le GM. icoO, 0*00. £*eï toO, ovotid ka 
kelélas, là où il jouait, otià ka isàs beshtô, là où il était assis. 
Ovotiaring ka gheli o raklé, (c) par là où les garçons allèrent. 
Otè ka khalè, là où elles mangèrent. GM. fccet rcoû ïtpù>Yav. 
Souvent il a le sens du Fr. dès que. Ka shundé o tchavé, 
(c) dès que les enfants entendirent. Ka diklids o dakdr, (c) 
dès que le roi vit. — Lorsque, GM. Srav, otc. Ka, isds khurdi 
Une la o tchor,{c) lorsqu'elle était petite, les voleurs la prirent. 
Ka bolélas léskere tchavés, lorsqu'il baptisait son enfant. — 
Depuis que. Isi ohtô divés k'aliôm avalid, (c) il y a huit 
jours (depuis) que je suis venu ici. 

A ce pronom se rattache un autre, Kavà, quel, Lat. qualis, 
GM. rcoioç, propre aux Séd. Kavà yatrôs (tVtpoç) dikél les ? 
quel médecin le soigne?=voit. Kavà drom isi to Litres ? 
quel est le chemin vers Litres ? (village). Nàna djanénas 
kavà drom te len, (c) ils ne savaient pas quel chemin prendre. 

So, pron. interrog. quel, GM. -rt, Tr. *-* ne, quoi, quel, 
lequel — Bchi. De ce pronom on n'entend que le Dat. 2, et 
l'Abl. sôstar et sostâr. So isi? qu'y a-t-il? So dikés rôma? 
que regardes-tu, ô mari? xi fftéicei$; Djanén so khuyâz- 
ghiôm tuménl (c) savez-vous pourquoi je vous ai appelés? 
Ta tu, so penés mânghe? et toi, que dis-tu à moi? So ka- 
manés'? (c) qu'apporteras-tu? So kerdânl qu'as-tu fait? So 
isi léskoro nampôrema ? (GM. av»[/.7w6pey|/,a), quelle est sa ma- 
ladie ? So isi léskoro nav ? quel est son nom ? So kamape- 
nés ? que diras-tu ? So kamés ? que veux-tu ? Dat. 2. Sôske? 
pourquoi ? Sôske mardân man ? (ch. Nom.) pourquoi m'as- 
tu frappé ? Sôske putchês ? pourquoi demandes-tu ? On ren- 
contrera souvent ce pron. dans le Voc. 

Sôstar, abl. du pron. So, pourquoi. Sôstar alidn tchutchô ? 
pourquoi es-tu venu vide=sans emploi ? Sôstar utchardân 
i khaning ? (ch. Nom.) pourquoi as-tu couvert le puits ? 
Sôstar marghiâs tut ? pourquoi t'-a-t-il frappé ? Sôstar Za- 
davésa? (c) pourquoi charges-tu? Sôstar penés e dakaréske? 
(c) pourquoi dis-tu au roi ? Sostâr, avec l'accent sur la der- 
nière syl. est le Fr. parceque, GM. Sioti, pron. y«^- Sostâr s 



— 75 — 

lâke nâna penghiâs, (c) parcequ'il n'avait pas dit à elle, 
Sostâr isi avri but shil, parcequ'en dehors il faisait (était) 
très froid. Sostâr isômas khinô, parceque j'étais fatigué. 
Sostâr isôm but shilalô, parceque je suis très refroidi. Il est 
bien de faire observer pour ceux qui ne connaissent pas le 
GM. que 8i6ti, ywrf, ayant ces mêmes significations paraît 
avoir été l'origine de cette double signification de sôstar et 
sostâr. Les Nom. n'emploient jamais sostâr; on ne ren- 
contre ce terme dans aucun conte. Il est dans la bouche de 
quelques Sédentaires ignorants, qui souvent ne font que 
traduire mot à mot le GM. 

Asavkô, pareil, Hel. toioûto;, f. asavki-kiâ, pi. asavké. Asavkâ 
yek manûsh, un pareil homme. Nâna terélas asavké lové, 
(c) il n'avait pas (de) pareilles monnaies. Asavkô yek kelnô 
isi tuménde, (c) un pareil musicien est chez vous=parmi 
vous. Tu asavkiâ ôra aliân ? (c) tu es venue à pareille heure? 
Asavké manushénde te na biknés, aux pareils hommes ne 
vends pas. Me yakâ na diklé asaïké sukâr romniâ, (ch. am.) 
mes yeux n'ont pas vu pareille jolie femme. Te na dikén 
me yakâ asa(v)kiâ bori (c) que mes yeux ne voient pas pa- 
reille belle-fille. 

Savô, pron. interrog. de quel genre, qualis ? woTo;, f. savi y 
pi. savé. Savô mas kaména ? quelle espèce de viande voulez- 
vous? Savô manushorô isân, quelle espèce d'homme es-tu? 
Manushorô, dim. du msnûsh, GM. ivOpcowapiov. Savô rom isâriï 
quel Tchinghiané es-tu ? Savô manûsh isi ? quel homme 
est-il? Fem. Savi buti kerghiân mânghel (c) qu'est-ce que 
tu as fait à moi ? (quelle affaire). PI. Savé suvliâ isi avakl&t 
de quel genre sont ces paniers ? 

Sarrô. omnis, Skr. sa r va, adj. ail, whole. voy. le Voc. 

Sesô 9 un tel, Hel. ô, ^, t6 Seïva. voy. le Voc. 

DU NOMBRE. 

1. yefe,un, Skr. eka, one, alone, solitary, H. P. vsJ-î yek 9 
^JLj! adj. one, — one, a an; adj. a few. Skr. ekatara, adj. 
either, one of two, Hel. Ixà-repoç. H. (Tl ikka 9 adj. single, 
incomparable, super excellent, Yekéskoro dat f de l'un le 



— 76 — 

père. Yekéskeri dâi, de l'un la mère. Yéke môstc, avec une 
bouche=une opinion, £v £vl 9T<pa<?t. E yekéskeri nak y àe l'un 
le nez. E yekéskoro, tchindéosherô, (c)de Frai ils coupèrent 
la tête. Ko yek, à Fun. E yekéskoro lav, de Fim la parole. 
Yek yek, ghedinâ len (c) un (à) un il les ramassa. Ta tchi- 
dinâs i vordônia yek yek, (ch. Nom.) et il traîna les chariots 
un (à) un. yek yavér, un autre. Kamadâs la yekéste, (c) nous 
la donnerons à un (en mariage). O yek, Fun, iyék, Fune. 
E yekéskeri kisst, la hourse de Fun. Bitchavghiâs tesyekésa, 
(c) elle l'envoya avec un homme. O yekés dantelghiés & dju- 
kél, le chien mordit l'un. Ki yek, à Fune. Yekés > ace. est 
rare chez les Nom. on dit presque toujours, yek. Fr. égale- 
ment. Ov ta e dônghe yek dukâlas, (c) il aimait et les deux 
également. Ta yek akanâ, et ég. maintenant,, imité du GM. 
Iv«, 5|xouoç. Quelques Séd. pron. ek\ 

2. Dui, deux, Skr. d v i, two, H. 1 j^ do, two. Te de* les: 
donén davarién, (ch. Nom.) que tu lui donnes deux chevaux. 
E dônkoro dat, de deux (enfants) le père. Ta e dvnén, dinô> 
len (c) et les deux il les frappa. Kamakerâv e dmiénghe, je 
ferai pour les deux. Tchordê e danén, (c) ils ont volé les 
deux. Donén terëta ki butù il a deux (hommes) au travail. 
E donén pmdjariw len, et les deux je les connais. Ta e 
dônghe dikénas, (c) et ils regardèrent (vers) les deux. Terè- 
las donén raklén, (c) il avait deux garçons. Lias ta donén 
djenén ta niktistôtar avri, (c) il prit deux personnes et il 
sortit en dehors. Ta e dônghe dikélas i phuri, (c) et la vieille 
regardait les deux (filles). Dûi se prononce quelquefois do* 
Terdvas do pralén, (c) j'avais deux frères. Diniâs e donén- 
gheri kori, (c) il coupa le cou des deux (api.<poT£pe»v). 

3. Trin y trois, Skr. t ri, Neut. nom, et ace. tri n'i, Tn final 
est constamment prononcé par les Tch. H. ^ tin, three. 
Ta e trinén astardô len, (c) et les trois ils les ont arrêtés. 
Ta e trinénghere o ker, tâbiletar, et des trois, les maisons 
furent incendiées. E trinén bikinghiôm len,(c) les trois je les 
ai achetés. E trinén tovdô len ki damia, (c) (Tr. dam, enclos) 
les trois il les a mis en prison. Katar ko trin, des trois, à*& 
toù; Tpsi;. Adjdi trinén kamâma, encore trois je veux. E tri- 
nén dikdva ko drom, (c) je vois les trois en chemin. Ko drin 



— 77 — 

divés, en trois )ours, pour trin. Trinén raklén tèrétas, ta e 
irinén tchindô len, (c) elle avait trois garçons, et les trois il 
les coupa (tua). Trinén diveséndar, (c) après trois jours. 

4. Ishtâr, shtàr, star, quatre. Skr. tchatur, four. H. /*> 
tchar, four. Ta e shtarén murdardô len, (c) et les quatre il 
les a assassinés. Pe shtarén tchavén, ses quatre enfants. 
ArakUôm shtarén manushén, j'ai trouvé quatre hommes* 
Astardô len e shtarén, (c) il les arrêta les quatre. 

5. Pantch, pandj, cinq, Skr. pan'tchan, five. H, ^^ 

panch, Lith. pénki. Slav. pjalj, Gr. w*vt6, irfpm. Lat. quinque. 
Bopp. Glos. Skr. Terélas pantchén grastén, il avait cinq che- 
vaux, p. vayunén, 5 buffles. Djan pandjésa, len léskoro sherô y 
(c) allez avec cinq (pers.) prenez sa tête=tuez le. Dik mo 
raklô avaklé polia, trinénghere isi, pantchénghere isi ? (c) 
regardes mon garçon ces pièces d'ôr, sont-elles de trois (ou) 
de cinq piastres? Pantch paréngoro drab, (c) herbe (médi- 
cament de la valeur) de cinq paras. Niklistétar avri pandji- 
né, (c) ils sortirent en dehors au nombre de cinq à cinq, 

stocTQt ffsvrd&a. 

6. Sho, shov. Skr. s h a s h, six, H. y& ch,hu adj. six. HeL 
IÇ, Lat. sex, goth, saihs, pro sihs, germ. vet. sehs et sihs. 
Slav. s'estj. Bopp. Glos. Skr. Sho, dans les cas obi. retient 
toujours son v final, Dinô len e shovén (c) il les a frappé les 
six. Ta e shovén farakés len, (c) et les six, que tu les trouves. 
Shovéngoro, pièce de six (piastres). GM. £;«piov, Tr. altylyk. 

7. Eftd, sept. Skr. s a p t a n, seven. H. ^ il- sat, ce nombre 

dérive du GM. Içrà, liera, Comme ÇTCO^à; icx(ùyi-, ÇTtiw, wpitt, 

et pas du Pers. vj^-k heft. Eftâ tchor isâs, (c) les voleurs 

étaient sept. Ta e eftdngherè o sheré, (c) et les têtes des sept 
(voleurs). 

8. Okhtô, ohtô, huit GM. fyf ». Skr. a s h t a n, eight. H. 

tfl at,h. Pers, w*^-» hesht — Zend. astan. De mon ohtô bughlé, 
donnes-moi 8 piastres. 

9. Enéa, enta, intya, neuf, souvent pron. inid. Skr. n a v a n> 
H. yj nuo, nine, Pers. y nu. 

10. Desh, des, dix. Skr. das'an, H. ^ dus, Pers. o de. 
Deshénghe, (c) pour dix (piastres). Teréla deshé grastén, il a 
dix chevaux. 



— 78 — 

11. Desh-u-yek, Skr. ekftdas'an. H. egâzah. 

12. Desh-u-dûi. Skr. dvadas'an. H. bârah. Ta desh-u- 
dûi djorén, (ch. Nom.) et 12 mulets. Ta dcsh-u-dûi dingle$ y 
(ch. Nom.) et 12 sangles. 

13. Desh-u-trin. Skr. trayodas'an. H. terah. 

14. Desh-u-sh tar. Skr. t c h a r t u r d a s'a n H. chandah. 

15. Desh-u-pantch. Skr, pantchadas'an. H. pandrah. 

16. Desh-u-shov. Skr. shod'as'an. H. so/aft. 

17. Desh-u-eftâ. Skr. saptad'as'an. H. satrah. 

18. Desh-U'Ohtô. Skr. ashtâdas'an. H. at'harah. 

19. Desh-u-inia. Skr. n a v a d a s'a n. H. ûnavinsati 
ope less than twenty. Wils. Skr. Gram. p. 87. H. unis. Dans 
mon précédent ouvrage, j'ai écrit, Dcsh-i-ycl\ dcsh-i-dÛK 
Vu me paraît d'un usage plus général, et pourrait être con- 
sidéré comme régie, et i comme exception. 

20. Uishj besh, Skr. vinsati. H. ^ becs. Pers. wW 
becst. Khuyazghids (GM. gouyiâÇu) bishén manushén, il ap- 
pela 20 hommes. Bish buznién, 20 chèvres. Bishéngoro 
froli, florin de 20 (piastres). Ih'ri bishéngherc, 2 florins de 20 
(piastres). 

21 . Besh-u-yek. Skr. e k a v i n s'a t i. H. ikis. 

22. Besh-u-dûi. Skr. dvàvins'ati. H. bais. 

23. Besh-u-trin. Skr. trayovins'ati. H. /m. 

24. Besh-u-slitar. Skr. tchaturv ins'ati. IL cliaubis. 

25. Besh-u-pantch .Skr. p a n t c h a v i n s'a t i. II. pachis. 
30. Tridnda. tria far desh ou cf( J r/=3 fois dix. 
40. Sardnda. shtar far desh ou dëri=b fois dix. 
50. Peninda. pantch far desh ou c/Jn=5 fois dix. 
GO. Exinda. shov far desh ou cfe'W=6 fois dix. 
70. Vdominda eftâ far desh ou déri=l fois dix. 
80. Oydônta. ohtô far desh ou déri=& fois dix. 
90. Eneninda. iniâ far desh ou cfcn=9 fois dix. 

Les premiers nombres sont empruntés à la langue GM. 
Ce raccourcissement était général, même avant l'arrivée des 
Tchinghianés ; comp. râpe;, pour TéxTaps;, poXot pour àëoXel 
TapT7)p6v pour T6TapTvia6v: Athen. IV. Cor. Àt. Vol. 1. p. 297. 
Tridnda, est souvent prononcé trândq,. Déjà au 5e siècle,les 

Grecs disaient TOVTTivTa, pour wevTifocovTa, capàvca, GapaxovTO, 



— 79 — 

peur ****4piic<mot. Cor. Àt vol. 2 p. 292, 324. Les nombres 
Grecs sont plus propres aux Sédentaires. On entend, sarânda 
etpeninda chez les Nomades. Depuis. 50 jusqu'à 100 ils 
adoptent les nombres de leur propre formation. Pantch far 
desh, 50, Shov far desh, 60. Déri pour desh est usité par 
les Tchin. des environs d'Andrinople. 

400. Shel, shil, shevél. Skr. s'a tan, H. j- suo> Pers. sad 
— Pukkhto J— sal or sil, a hundred, centum. — Bellew's 
Dict. 1867. Sheléngheri flori, florin de 100 (piastres). Dav 
tut shel ghrôshia, penghiâs o Djut, (c) je te donne cent 
piastres, dit le juif. Dav tut pandj shel ghrôshia, (c) je te 
donne cinq cents piastres. Kerghiâ(s) len e khandésa shel 
kotôr, (c) il les fit (coupa) avec l'épée, (en) cent morceaux. 
Quelques Tch. prononcent shevél, d'où shel — she(v)él, comme 
DeU Dieu, de De(v)él. 

200. Du shel, 300, trin shel, 400, shtar shel, shtar shel-u- 
fcis/i=:420. Shtar shel-u-tridnda=ï30. Shtar shel-u-bish-u- 
t/efc=421. 

1000. khilia,He\. GM. j^Oua. Quelques-uns disent milia, Lat. 
mille. Khilia-u-bish y 1,020. Ghelô o raklô y dikliâ(s) la, dinids 
€ov, khilia ghrôsha, (c) le garçon alla, la vit, et lui donna 
aussi 1,000 piastres. Avaklé gavéste isi hhilia eftd shel 
manûshy dans ce village, il y a 1,700 hommes. 

Du Nombre des Tchinghianés Asiatiques. 

1. yuka, 2, di, didi. 3, dun. 4, ishtar, shtdi. 5, penteh. 6, 
shesh. 7, hoft. 8, hdisht. 9, néya, nu. 10, dez, dest. 11, dez- 
i-yek. 12, dez-i-di. 13, dez-i-tirin. 14, dez-i-shtar. 15, dez-i- 
penteh. 16, dez-i-shesh. 17, dez-i-hoft. 18, dez-i-hasht. 19, 
dez-t-nw. 20, visht. 21, visht-i-yek. 22, vez-i-di. 23,vez-i-tirin. 
30, si, Pers. ^ *£ 40, tchul, Pers. J., ^ tchehal. 50,pentché 9 
Pers. hLst^ pandjah. 60, inn i;esM , 3 (fois) vingt. 70, trin visht 
dez, 3 (foi s) vingt dix. 80, heysad shtar visht (Tr.Ar. heçad, 
valiant, fort-Bchi). Ce nombre est ainsi écrit par le Rev. 
Mr. Pratt. Il me paraît que heysad, pourrait être le Pers. 
^Ujl* heshtad, 80. 90, Sadiki dez eksik, (Tr. jJLf \ eksik, s. 
manque: adv. moins-Bchi)=100 moins dix. Sadiki, adj. de 
sad. 100—100 sâd, Pers. j^ s'ad.— 200 di sad. 300, trin 



— 80 — 

socL 1,000, hazar, Pers. j\j* hazar. Skr. sahasran, a 
thousand. Zend hazanra, hazanhra, mille. Vend. Sade. 
Brockh. p. 404. Hazâr pantch sad si ycfc=1531. Voy. 
Die quinare und vigesimale Zahlmethode bei Vôlkern aller 
Welttheiie. von Aug. Fr. Pott. Halle, 1847. 

DU VERBE. 

Je viens maintenant à l'étude du verbe, qui est la partie 
la plus importante de la langue Thinghianée, et la moins 
connue parmi les auteurs d'Europe. L'existence d'un verbe 
auxiliaire, uvdva, devenir, être, autre qu'isom, je suis, con- 
fondu jusqu'ici avec avàva, venir, — avav, venio, sum, fio, 
Pott, vol. I. p. 406 — 459, va élucider la formation du verbe 
Tchinghiané dans toutes ses parties. 

Isora, être. 

Présent. 
Sing, Plur. 

Me isôm, je suis, Amen isàm, nous sommes, 

tu isdn, tu es, tumén isàn, vous êtes, 

ov isi y il est. ol isi> ils sont. 

Imparfait.» 
Sing. Plur. 

Me isôrnas, j'étais amen isdmas, nous étions. 

tu isànas, tumén isânas, 

ov isâs, ol isâs. 

Skr. asmi, asi, asti. Plur. sma, stha, santi. La lan- 
gue ne possède que ces deux temps. Les autres sont em- 
pruntés du ver. uvâva. Ce verbe chez quelques tribus Nom. 
se prononce isinôm, 2 isïnâm, 3 isiné. Plur. tsmdm, isinân, 
isiné. Imparfait, isinômas. 

Uvàva, devenir. 

Sing. Présent. Plur. 

Me uvâva, uvâv 9 amén uvâsa, uvàs, 

tu uvésa, uvés y tumén uvéna, uvén f 

ov uvéla, uvély ol uvéna, uvén. 



Si 



Me uvàvas, 
tu uvénas, 
ov uvélaSy 

Séd. Nom, 

Me uniliém, unilôm, 

tu ûniliàn, unilàn, 

ov uniliâs, unilâs, 

me kamuvàva-kamuvâv, 
tu kamuvésa-kamuvés, 
ov kamuvéla-kamuvél, 

2 UVy Ufy ov, of, 

3 me uvélj me ovél, 



Imparfait. 

Amèn uvèvas, 
tumén uvénas, 
ol uvénas. 

Àorist. 

Sèd. Nom. 

amen uniliam, unilâm. 

tumén unilidn, unilân. 

61 unilidSy unilâs. 

Futur, 

amén kamuvàsa~kamuvds 9 
tumén kamuvéna-kamuvén> 
ol kamuvéna-kamuvén. 

Impératif. 

uvén> ovén, 

me uvén y me ovén, 

Subjonctif. 

1 te wtya, uvâv, te uvêsa, uvàs 9 

2 te uvésa, uvés, te uvéna, uvén> 

3 te uvéla, uvély te uvéna, uvén. 

Participe, ulino, f. ulini, devenu, yivo^oç. 

Le futur kamuvâva, je deviendrais, a souvent la signifia 
cation de je serais, îaojiai, car isôm n'a pas de futur, voy* 
uvâva, dans le Voc. 

En étudiant la langue tant des Sédentaires que des No- 
mades, en lisant leurs contes et leurs chansons, en les en- 
tendant causer dans l'intimité des siens, on s'étonne de la 
richesse merveilleuse de leur verbe. J'ai été conduit à faire 
deux grandes divisions ou classes du verbe. 

Première classe. — Verbes simples, ou non-composés. 
Seconde „ — Verbes, composés. 

Dans la première, sont contenus cinq ordres de verbes, 
qu'on peut appeler conjugaisons, dont le lecteur trouvera 
de nombreuses citations dans le Voc. En appelant ces 
verbes non-composés, je dois avertir le lecteur, que les ra- 
cines ou verbes primitifs, dont ils dérivent, sont quelquefois 

7 



— 82 — 

composés, comme niklavâva, prasavâva, sortir, tourner en 
dérision ; mais dans les verbes de la seconde classe, les 
deux éléments du verbe, sont de pure formation Tchinghia- 
née. C'est principalement dans l'étude des formes, qu'on 
rencontre les errements des auteurs, qui ont cru y voir, 
l'existence d'un verbe auxiliaire, avâva. Pott, vol. 1. p. 429, 
résume les opinions de tous les auteurs, qui ont confondu 
uvâva, être, devenir, avec avâva, venir,' arriver. 

Ma classification diffère de celle donnée par Pott, vol. 1. 
p. 406. Voici ses propres paroles. "Conjugationem — Puch- 
mayer, unterscheitet 4 Formen, Zeitwôrter, die auch bei 
den ùbrigen Autoren mehr oder weniger deutlich sich 
wiederfinden. 

I Formen auf-av, d. h. die gewôhnliche Conj. 

II. — — 'ôvav, Zipp. je va va, Neutra und Inchoat. 
grôsstentheils aus Adj. mit avav (venio, sum, fio). 

III. Formen auf 'ârav,Act.und Fact.gebildetmitkérav 
(facio). 

IV. Formen auf avav, Act., und, alsâvav, Freq. von 
I— III. 

PREMIÈRE CLASSE. 

Verbes non-composés. 

La première conj. contient tous les verbes formé» de la 
racine Indienne ou Hindoustani, avec ava, le Skr. as mi, 
a m i, m changé en v. Ces verbes sont et actifs et causatifs 
et neutres. Quelques-uns sont unis à des prépositions, qui 
ne changent en aucune manière la formation des temps. 
J'appelle ces verbes, primitifs, dans le Voc., pour en faciliter 
l'étude. Dans cette conj. je place. Asâva, rire. Avâva, venir, 
Beshâva, s'asseoir. Bashâva, crier, chanter. Dâva, donner. 
Djâva, aller. Djanâva, connaître. Ghenâva, conter. Kamâ- 
ma, vouloir. Lodâva, camper, se placer. Kerâva, faire. Ke- 
lâva, jouer. Khâva, manger. Marâva, frapper. Meràva, mou- 
rir. Mutrdva, uriner. Nikdva, sortir. Pekâva, cuire. Penâva, 
dire. Pirâva, marcher. Resâva, arriver. Sivâva, coudre. 
Sovâva, dormir. Tcharâva, lécher. Tchinâva, couper. Tcho- 



— 83 — 

rdva, voler- Les verbes unis à des prépositions,"sont. Ustiâva, 
se lever. Uklidva, uglidva, monter. Ukkkidva, monter. 
Uflidva, (y Grec) descendre. 

La seconde conj. contient les verbes causatifs se termi- 
nant en avdva, plus propres aux Séd. La plupart se forment 
de verbes en usage journalier. Arakavâva, faire trouver, 
caus. d 9 arakâva> trouver. A$avdva y tourner en dérision, 
caus. d'asdva, rire. Beshavdva, faire asseoir, caus. de beshdva, 
s'asseoir. Bashavdva, faire chanter, caus. de bashdva, crier, 
chanter. Bolavdva, f. baptiser, caus. de boldva, baptiser. 
Daravdva, intimider, caus. de dardva, craindre. KéUwdva^ 
remuer, faire jouer, caus. de keldva, jouer. Khakhavdva, 
nourrir, caus. irrég. de khdva, manger, la forme rég. kha* 
vdva, n'existe pas. Ladjavâva, f. rougir, confondre, caus. de 
ladjdva, rougir. Makavdva, f. oindre, caus. de makdva, 
oindre. Maravdva, faire battre, caus. de mardva, battre. 
Muravdva, se raser, murdva, nettoyer. Nashavâva, avaler, 
nashdva, partir, s'en aller. Piavdva, f. boire, pidva, boire. 
Piravdva, f. marcher, pirdva, marcher. Peravdva, f. tomber, 
perdva, tomber. Resavâva, f. arriver, resdva, arriver, at- 
teindre. Sikavdva, f. montrer, instruire, sikdva, montrer. 
Tasavdva, égorger, ta$dva, suffoquer. Tovavdva, f. laver, 
tavdva, laver. Trashavdva, intimider, trashdva, craindre. 
Tchoravdva, f. verser, pisser sur quelqu'un, tchordva, ver- 
ser. Uryavdva, s'habiller, urydva, porter des habits. La for- 
me primitive de plusieurs verbes de cette conjugaison, ne 
parait pas exister dans la langue d'aujourd'hui. Djangavdva, 
réveiller, présuppose un v prim. djangdva, qui n'existe pas. 
Gheravdva, se cacher. Khokhavdva, tromper; Ladavdva, 
charger. Paruvdva, fendre, Tchalavdva, battre. Pusavdva, 
piquer, n'ont pas de primitifs. 

À cette conj. je classe la plupart des verbes Tchinghianés, 
formés des verbes étrangers. Vaptizava, parriÇc*, participe, 
vaptizdô. Khuydzava, GM. ^ouytàÇto, crier, part, khuyazdô. 
Kholiâzava, GM. ^oXtiÇw, s'enrager, part, kholiazdô. Kostizava, 
Tr. qoshmak, atteler, part. Koztizdô. Kritizava, Tr. qyrqmak> 
tondre, part. Krititdô. Quelques-uns sont de la le conj. 
Grafdva, ypa^ part, graftô. De la 3e conj. Phenghiardva, 



— 84 — 

ç£yy o> > ? e YY^ P art - phenghiardô. Dans la formation de 
l'Aorist, ces verbes suivent la règle générale. Vaptizghiôm, 
Aor. 1. j'ai baptisé. Koztiighiôm, j'ai attelé. 

La troisième conj. contient les verbes causatifs, se ter- 
minant en ardva, verbes favoris des Nom. et plus spéciale- 
ment des farouches Zapâris. Bandardva, faire lier, cauSv 
de bandâva. Dantardva, f. mordre, caus. de dantdva. Kha- 
derdya, nourrir, donner à manger, khdva, manger, le fc/m- 
khavâva des Séd. Tabardva, f. chauffer, brûler, tapdva, 
chauffer. Tovardva, toviardva, f. laver, tovdva, laver. Ces 
verbes dans la bouche des Nom. se prononcent souvent avec 
un i immédiatement après la racine. Toviardva, Tabiarâva, 
Bandiardva, Tchaliardva. Cette prononciation est très cons- 
tante dans les part, et les adj. formés de ces verbes. Tabiar- 
dù, pour tabardô, bandiardô, pour bandardô, etc. 

La quatrième conj. contient les verbes causatifs formés 
d'un participe avec la terminaison ardva. Ddva, donner r 
part, dinô, diniarâva, f. donner, f. frapper. Andva, porter, 
apporte!', part, andô, andardva, (Nom.) anyhiardva, (Séd.) 
ï. apporter, amener : d changé en gh, selon l'habitude de la 
pi. des Séd. Dikdva, voir, part, diklô, dikliarâva, f- voir. 
Kelâvft. jouer, part, keldô, keldarâva, (Nom.) kelghiardva 
(Séd,) Khlidva, chier, part, khendô, khendardva, khenghiu- 
rdva, f. chier. Khandâva, creuser, part, khanlô, khanliard- 
v a, f. creuser. Makdva, oindre, ungere, part, maklo, maklw- 
rdva, f. oindre. Mattô, ivre, mattiardm, enivrer. Nikdva> 
sortir, part, niklô, nikliardva, f. sortir. Pishdva, moudrey 
part, pishlô, pishlardva, f. moudre. Sovdva, dormir, part, 
de form. Tch. sovlô, sovliarâva, mettre à dormir, endormir. 
Tapdva, bouillir, part. anc. tattô, tattiardva* faire échauffer. 
Tchardva, pnitre, manger, part, tchalô, tchaliardva. se ras- 
sasier. Tchindva, couper, part, tchindô, tchindardva,î. cou- 
per, circoncire. 

La cinquième conj. contient aussi des verbes se termi- 
nant en ardva ; mais elle diffère de la précédente, en ce, 
que le premier élément du verbe, est un adj. ou un nom. 
hughlù, large, bughliardva, f. élargir. Kabnû enceinte, ka- 
bniardva, ivndre enceinte. Kharnd, humilis, kharniardva. 



— 85 — 

s'abaisser. Kalô, noir, kaliarâm, noircir. Lolô, rouge, lolùt- 
râva, f. rougir. Nangô, nu, nangherâva. Panghô, boiteux, 
pangheràva. Pashlô, à côté, wXayioç, oblique, pa&hlerâva, 
mettre à côté. Pukô, gros, pukiarâva. Sastô, sain, sastia- 
ràva, guérir. Shukô, sec, $hukerâva 9 . Shushlô, humide, 
shushlerdva. Shuvlô, gonflé, shuvlerâva. Tchutchô, vide, 
tchutchiarâva. Nom. Kheo, trou, kheviaràva, trouer, percer. 
Mel, saleté, meliarâva. Lon, sel, londarâva. 

SECONDE CLASSE. 

Verbes composés. 

Il y a quatre conj. dans cette classe. En comparant la 
langue des Tchinghianés avec les langues de l'Inde, on est 
étonné du petit nombre de verbes composés. Dâva, donner, 
est le verbe, qui en général se trouve uni à d'autres verbes. 
En second lieu, viennent lava, prendre, et keràva, faire. Une 
seule fois on rencontre, terâva, avoir,qui s'unit au mot Grec, 
kholin, ^oX<, bile, rage. 

Parmi ces verbes composés, il y en a quelques-uns qui se 
trouvent aussi dans leur forme simple, ou primitive, à peu 
près avec la môme signification. Bôldava, tordre, Bol-dâva> 
et Bolavâva, le Cl. 2e conjug. se tourner, faire des tours 
dans la danse, d'une manière impudique. Uryâva, le cl. 
le conj. porter des habits, ?opû, v. comp. ury'-dava, porter 
des habits, urydiné, part, souliers. Kurâva, le cl. le conj. 
frapper, et kuredàva donner des soufflets, d'où dérive 
Kurediniy soufflet. Pudava, souffler, péter, pû(r)dava. Skr. 
pard, etpurâua, le cl. le conj. vanner. TcMdava, tirer 
et tchivâva, le cl. le conj. TrashédaMy intimider, craindre, 
et trashàva, le cl. le conj. Tchinkeràm, f. couper, percer, et 
tchinâva, couper, le cl. le conj. 

La première conj. de cette classe contient de verbes caus. 
composés d'un participe avec kerâva, faire. Ils sont peu 
nombreux, de formation ancienne, car je n'en ai rencontré, 
que dans de vieux contes. Il est extrêmement rare d'enten- 
dre ces verbes dans la bouche des Nom. et jamais chez les 
Zapâris. C'est le participe plus ou moins altéré qui s'unit 



— 86 — 

au v, kerdva.-*-Kerdva, faire, part, kerdo, v. kerghiâ kerdva, 
faire faire. Ici kerghià remplace kerdô, sans aucune autre 
raison, que l'habitude des Séd. de changer le d en gh. Uryà- 
va, voler, p. uryanô, v. uryano kerdva et uryâ kerdva, f. 
voler. Ladjavdva, faire rougir, p. ladjuvdô, v. ladjavdô kerd- 
va, et ladjdv kerdva, faire rougir, faire honte à quelqu'un, 
principalement à une femme. Astardva, tenir, p. astardô, v. 
astarghid kerdva, faire solide, rendre solide. Nashavdva > 
perdre, part, nashavdô, v. nashavdô kerdva, et nashdv ke- 
rdva, f. perdre, f. partir. Aghalid kerdva, f. comprendre, 
aghalid, p. d'aghdliovava. La forme régulière de son part, 
serait aghdli(ni)lo ; c est le seul exemple d'un v. pas. dans 
cette conj. Anghid kerdva, f. apporter, part, andô, duv. 
andva, d changé en gh, par les Séd. Khuydv kerdva, f. ap- 
peler, khuyazdô, part, du v. khuydzava, (GM. ^ouyiaÇco). Pan- 
lia kerdva, f. lier, part, pandlô, pan(d)lô, du v. banddva, lier, 
Sovlid kerdva, f. dormir. Sovlô, part, du v. sovdva, dormir. 
Uylià kerdva, f. descendre, u^lid, ujlistô, p. du v. Uflidvay 
descendre. 

La seconde conj. contient tous les verbes dans lesquels 
l'union du verbe avec l'autre élément, est toujours indis- 
soluble. Bôldava, tordre. Ghédava, réunir, ramasser. Kdn- 
dava, puer. Ldzdava, élever. Pûdava, souffler, péter. Rôda- 
va, chercher. Tdvdava, couler, courir. Tchdrdava, appeler. 
Tchidava, tirer. Urydava, porter des habits. Vrakeràva r 
parler. Danteldva, mordre. Kanakerdva, nettoyer. Tchinke- 
rdva, percer. Dans les verbes qui ont dava, pour le second 
élément, l'accent if est jamais sur ce dernier verbe et cette 
règle est tellement constante, qu'elle m'a servi à distinguer 
ces verbes des autres, non-composés=À7mftddva, creuser 
loddva, camper, rudàm % partir. Je dis que l'union des deux 
éléments est indissoluble, car on ne peut pas dire, au lieu 
de hôldava, tordre, dava bol, ou kerdva vra, au lieu de 
vrakeràva, parler, ou kerdva tchin, pour tchinke7 % âva > per- 
cer, f. couper. 

La troisième con>. contient les verbes composés, dans les- 
quels le verbe en s'unissant avec le 2e élément, se place soit 
avant, soit après. Armanddva, maledicere, et dava arutrîn. 



— 87 — 

Âkdràva, gémir et keràva ah, kholinteràva, enrager et te- 
rdva kholin. Lakhtddva, eldàvalakht, donner des coups de 
pied. Oghi data, rendre le dernier soupir, et data oghi. 
Pani ddva, et ddva pani, donner de l'eau. Shon ddva, sif- 
fler et ddva shon, Tap ddva, frapper, et ddva tap. # L'accent 
dans ces verbes est constamment sur le verbe ddva. soit que 
ce verbe soit placé avant ou après. L'accent du v. kerâva et 
terâva ne change pas; il est toujours facile de reconnaître 
la présence des deux verbes dans les verbes composés. 

La quatrième conj. contient un petit nombre de verbes, qui 
forment une classe à part fort distincte des autres. Ces ver- 
bes sont mindjédava, cohabiter. Vulédava, commettre l'acte 
de la sodomie. Dans ces verbes, mindjé et vulé (mindj^vul- 
nominatif) sont au cas loc.=frapper sur le pud. etc. Rupe- 
dini, soufflet, fem. du part, rupedinô, nous démontre l'exis- 
tence de rupédava, frapper sur la figure. Romedini, rornedi- 
twJ,verheirathet — Liebich, inusité par les Tch. de la Turquie, 
parait être un v. de cette conj. Romédava, donner à un 
homme, marier. GM. uwavSpnJopat, se marier. 

La le pers. du Présent de l'indicatif, de tous les verbes 
Tchinghianés, se termine en va, sauf le ver. auxil. isôm, je 
suis, et kamdma, je veux, WXw. Il est fort singulier que tous, 
Séd., Nom. et Zapàris, prononcent kamdma. Nous verrons, 
en étudiant quelques verbes des Tch. Asiatiques, que la dé- 
sinence de la le pers. du Prés, est en ami. Hel. fartai, «rUbi^t. 
Kamdma me paraît le seul vestige de l'antique forme en 
ami, qu'ils ont ensuite changé en va. 

PARADIGMES. 

Des verbes de la première classe. 
Première conjugaison. 
Lava, prendre. Présent Ddva, donner. 

Sing. PL Sing. PL 

1 Lava, laVy lâsa, las, I dàva } dav, ddsa, das. 

2 lâsa, las, léna, len, I désa, des, déna, den. 
» lésa, les, I 

3 lâla, lai, léna, len, I delà, del, déna, den. 
W,a y leL I 



88 — 





Imparfait. 




Sing. 

1 Lavas, 

2 lésas, 

3 lélas; 


Pliu\ 
lésas, 
lénas, 
lénas, 


Sing. 
ddvas, 
désas, 
délas, 


Plur 

ddsas, 
dé nos, 
délias. 




Aorist 1er, des Sédentaires. 




Liniôm (1) 

linidn, 

Unids, 


, linidm, 
linidn, 
Unids, 


diniôm, 
dinidn, 
dinids, 


dinidm, 
dinidn. 
dinids. 




Aorist 2d, des Sédentaires. 




Liniômas, 

linidnas, 

Unids, 


linidmas, 
linidnas, 
Unids, 


diniomaS) 
dinidnas, 
dinids, 


t dinidmas. 
dinidnas, 
dinids. 


■ 


Aorist 1er, des Nomades. 




Linôm, 

linân, 

linds, 


lindm, 
linân, 
linds, 


dinôm, 
dindn, 
dinds, 


dindm, 
dindn, 
dinds, 




Aorist 2d des Nomades. 




Linômas, 

lindnas, 

linds, 


linâmas, 

lindnas, 

linds, 


dinômas, 
dindnas, 
dinds, 


dindmas, 

dindnas, 

dinds. 



Futur. 



Kamaldva-lâv,Kamaldsa-lds, 
kamalésa-lés, kamaléna-lén, 
kamalèla-lél, kamaléna-lén, 



Kamaddva-dâv,Kamaddsa-dds 
kamadésa-dés, kamadéna-dén, 
kamadéla-del, kamadéna-dén. 



Impératif 



Sing. 

2 Le, lo, 

3 me lel, 



Plur. 
len, 
me len, 



Te lava, lav, te lasa, las, 
te lésa, les, te léna, les, 



te léla, lel, te léna,len, 



Sing. 
de, do, 
me del, 

Subjonctif. 

Présent. 

te ddva, dav, 
te désa, des, 
te delà, del, 



Plur. 
den, 
me den, 



te ddsa, das, 
te déna, den, 
te déna, den, 



(1) Prononcé souvent lio'm, lia m lias. Quelquefois on entend yio'm, ytàf, el 
le part, lino' yino', io*. 



89 — 



4 

L^rtnparfaït et VÀorist «e diffèrent pas des temps cor- 
respondants de l'Indicatif. 

Participe. 
Lindy £ Uni, pï. Une. Dinô, f. dini, pi. (Une. 



K&râva, faire. 



Mukcwa, laisser, 



Kerâva^râv^ 

kerésa-rés, 

keréla*rél f 



kerâvas, 
kerâsas, 
kerélas, 



kerghiôm, 
kerghidn, 
kerghids, 



kerghiômaS) 
kerghiânas, 
kerghiâs, 



kerdôm, 
kerddn, 
kerdâSy 



kerdômaSy 
kerdânas, 
kerdâs, 



kamakeràva, 
kamakerésa, 
kamakeréla, 



kerâ$a-r*â$, 
keréna-tèn, 
kerènxt-rén, 



Mukâva-kâv, 

mukésa-kés, 

mnkéla*kél> 



Imparfait* 



kerdsas, 
kerénas, 
kerênas, 



mukdvasj 

mukèsas, 

mukélas, 



Aorist 1er; Séd> 



kerghiâm, 

kerghidn, 

kerghids, 



mukliôm, 
mukliân, 
muklids, 



Aorist 2d: Séd. 



kerghidmas, 
kerghiânas, 
kerghiàs, 



mukliômus, 
muklidnas, 
muklids, 



Aorist 1er : Nom. 



kerddm, 
kerdân, 
kerdds> 



muklôm, 

muklàn, 

muklds, 



Aorist 2d : Nom. 



kerddmas, 
kerddnasy 
kerdâs, 



muklômas, 
mukldnaS) 
muklds, 



Futur. 



kamakerâsa, 
kamakeréna, 



kamamukâva, 
kamamukésa, 



kamakeréna, kammnukéla, 



mukâsa^kàs, 
mukéna-kén, 
mukéna-kén* 



mukdsas, 
mukénas, 
mukénas* 



mukliâm, 
mukliân, 
muklids. 



mukliâmas, 

muklidnas, 

muklids. 



muklidm> 

mukldn, 

muklds. 



muklâmas, 

mukldnas, 

muklds. 



kamamukdsa, 
kamamukéna, 
kamamukéna, 

8 



— 00 — 

Impératif. 

2 ker, kerén, j muk, mukén, 

3 me kerél, me kerén, I me mukél, memukén. 

Subjonctif. 

Te herâva, te kerâsa, te mukdect, te mukdsa, 

te kerésa, te keréna, te rnukésa, te mukéna, 

te keréla> te kemia, te mukéla, te mukéna, 

Gérondif. 
kerindôs, mukindôs. 

Participe. 
Kerdô, f. kerdi, pi. kerdé. Muklu, f. mukli, pi. muklé. 

Avant de procéder plus avant, je dis, qu'il est difficile de 
concilier le verbe Tchinghiané, expliqué dans les ouvrages 
qui ont été publiés sur cet idiome, avec les verbes que j'ai 
indiqués. En lisant ces observations, on est porté à croire, 
que plusieurs de ceux qui ont écrit sur cette matière, n'ont 
eu que peu de rapports avec la race, dont on a cherché à 
connaître la langue. Je fais les observations suivantes, pour 
éviter de répétitions fatigantes. En supposant, pour un 
instant, que la langue Tch. fut une langue cultivée, on 
écrirait kerâva, 3 kerêsa, 3 keréla, pi. kerdsa, keréna, ke- 
rêna. Dans la bouche de gens si ignorants, ce verbe, se 
prononce 1 kerdva, et kerdv, et quelquefois krav. 2 kerdsa, 
kerds, kras, kerésa, kerés, kres. 3 kerdla, kerdi, keréla, kreL 
Tandis que la plupart des verbes se conjuguent, 1 keràva, 
2 kerésa, 3 kerél, les verbes dissyllabes sont fort irréguliers. 
On prononce khdva, je mange, 2 khdsa, 3 khdla,khal. Lava, 
prendre, 2 lésa, léla. Djdva, aller, djdsa, djas, djdla, djal. 
C'est pour éviter ces répétions dans les tables suivantes,que 
j'ai cru devoir présenter au lecteur, ce que serait la langue 
cultivée ou plutôt ce qu'est la prononciation la plus constante. 
Dans le paradigme des verbes passifs, dans lesquels les al- 
térations sont plus nombreuses, et la formation plus com- 
pliquée, je donnerai le verbe avec toutes les variétés, soit 
parmi les Sédentaires, soit parmi les Nomades. Le lecteur 
verra dans le Voc. toutes les formes de leurs verbes. 



91 — 



2me Conjugaison. 

Faire rougir, Faire marcher. 

ladjavàva, ladjavâsa, 

ladjavésa, Imjavétia, 

ladjavèla, ladjavéna, 



ptravava, piravasa, 
jriravésa, piravéna, 
piravéla, piravéna, 



Imparfait, 



ladjavâvas, 
ladjavésas 9 
ladjavélas, 



ladjavâsas, 
ladjavénas, 
ladjavénasy 



piravâvas, 
piravénas, 
piravélas, 



piravâsaSy 
piravénas, 
piravénaSj 



Àorist 1er : Séd. 



ladjavghiôm, ladjavghiâm, 
ladjavghidn, ladjavghiàn, 
ladjavghidSy ladjavghiâs. 



piravghiôm, piravghiâm, 
piravghidn, piravghidn, 
piravghiâs, piravghids, 



Aorist 2d: Séd. 



ladjavghiôm asjadjavghiâm as, 
ladjavghiânas, ladjavghiânas, 
ladjavghiâs, ladjavghiâs 9 



piravghiôfnctë, piravghiâma$> 
piravghiânas, piravghiânas 9 
piravghids, piravghiâs, 



Aorist 1er : Nom. 



ladjavdôm, 
ladjavdân, 
ladjavdâs, 



ladjavddm, 
ladjavddn, 
ladjavdâs. 



piravdôm, 
piravdân, 
piravdds, 



piravdâm 9 
piravdân 9 
piravdds y 



Aorist 2d : Nom. 



ladjavdômas, ladjavdâmas, 
ladjavddnas, ladjavdânas 9 
ladjavdâs, ladjavdâs 9 



piravdômas 9 
piravddnas, 
piravdâs, 



piravdâmas, 
piravdânas 9 
piravdds 9 



Futur. 



kamladjavâva, kamladjavâsaA katnpiravâva, kampiravâsa 9 
kamladjavésa, kamladjavéna,) kmnpiravéna, kampiravéna> 
kamladjavéla, kamladjavénaji kampiravéla 9 kampiravéna 9 

Impératif. 



2 ladjdv, ladjavén, 

3 me ladjavély meladjavén, 



pirâv, piravén 9 

mepiravél, me piravén. 



— m 



3 Conj. 

Faire lier. 
Prés. bandarâva 
Imp. bandamva.% 
A.l.Séd. bandarghiôm, 
A.2. » bandaryhiômas, 
A.l. No. bandardôm, 
A.2. » bundardômas, 
Futur, kambandavàva, 

Iiïmar [ 6(mddr > 
F< r we bandarél, 

Partie. bandardô > 



5 Conj. 

Faire noircir:. 

kaliaràva, 

-kaliarâvas, 

kaliarghiôm. 

kaliarghiôma&fi 

kaliardôm T 

-kaliardômasy 

kamkaKavâva» 

kalidr, 

hne kaliarél. 

\kaliardô. 



Subjonctif. 
Te ladjavâva, te ladjavâsa. Te piravdva, te pîrav&sat^ 

Participe. 
Ladjavdô, L ladjavdï, pi. ladjavdé. Piravdô, f. vdi, pi. vdê~ 

Les verbes de La 3c, 4e et 5e classes sont conjugués de la 

même manière. 

4 Conj. 
Faire donner. 
dimarâva y 
diniarâvas, 
diniarghiônij 
diniarghiômas, 
diniardôm, 
diniardômas, 
kamdhiiavâva 9 
dimùr, 
me diniarély. 
diniardôy 

La même variation qu'on observe dans FAorist des ver- 
bes de la le et de la 2e Conj. s'observe aussi dans ces 
verbes. 

Les verbes de la le Conj. de la 2e classe, sont conjugués 
d'après le paradigme du v. kerdva. Le participe qui dans 
les verbes de cette conj,. est le premier élément, reste tou- 
jours le même. 

Kerghiâ kerdva. Faire faire. Uryané keràva, faire voler. 

Prés, Kerghid kerdva, Uryanô kerdva^ 

Imp. kerghid keràvas, uryanô keràvas, 

Aor.l. kerghid kerghiôm, uryanô kerghiôm, 

Aor.2. kerghid kerghiômas y uryanô kerghiômas % 

Futur, karnkerghid kerdva. kamuryanô kerdva. 

Impératif. 

Kerghid ker, Uryanô ker, 

me kerghid kerél, " me uryanô kerél. 

Subjonctif. 

Comme le Présent de l'indicatif. 

Participe : Kerghid kerdô. Uryanô kerdô. 



— 93 — 

La conjugaison des verbes composés est fort simple. La 
racine primitive est toujours invariable, et la conjugaison 
est celle du v. final. 

Bôldava, tordre, Rôdava, chercher» 

Présent bôldava, rôdava, 

Imparf. bôldavas, rôdavas, 

Aor. 1. Séd. boldiniôm, rodiniôm, 

» 2. » boldiniômas, rodiniômas, 

» 1. Nom. boldinôm, rodinôm, 

» 2. » boldinômas, rodinômas, 

Futur. kambôldava, kamrôdavay 

Impératif. 

Bôlde, me bôldel, rôde, me rôdel, 

bôlden, me bôlden, rôden % me rôden» 

Participe. 

Boldinô, î.-dini, pl.-din£ Rodvnô, f.-dtnf, pî.-dm£ 

Si on excepte l'Aorist qui est la partie du v. Tchinghiané 
la moins connue, on voit qu'il y a une uniformité remar- 
quable dans la conjugaison de tous ces verbes. 

La prononciation est très uniforme, même parmi les gens 
venant d'endroits très éloignés les uns des autres, et qui se 
servent de mots et de phrases inintelligibles aux autres. 
Les Nomades plus que les Sédentaires, ont l'habitude, non 
seulement de ne pas prononcer les voyelles finales des ver- 
bes, mais aussi de les raccourcir, de manière à rendre leur 
langage obscur à des compatriotes venant de loin. Dans 
tous leurs discours, bien que des mots étrangers ou fabri- 
qués des éléments de leur propre langue, les rendent par- 
fois inintelligibles, le verbe est presque toujours le même 
sans aucune variation notable. En étudiant le verbe des 
Grecs modernes, on s'étonne de ses nombreuses variations 
dans la bouche du peuple. 

Avant d'étudier le v. passif, dont jusqu'ici on n'a pas 
compris toute la portée, je passerai à l'examen des temps, 
qui, bien que peu nombreux, ont besoin d'être étudiés, afin 
qu on puisse saisir le véritable sens de plusieurs des cita- 
tions insérées dans le Vocabulaire. 



— i — 

Du Prosent do Tlndic. — Tous les verbes des Tchînghia- 
nés de la Roumélie se terminent en va, à l'exception du v. 
auxil. isôm, je suis et du v. kamâma, je veux. Dans toutes 
leurs vieilles chansons et leur contes, dans le commerce 
journalier de leur vie, on entend toujours kamâma. La 
voyelle finale, dans toutes les persounes du sing. et du pL 
est en général muette. On l'entend prononcer dans leurs 
récits et dans leurs contes, mais moins rarement dans 
leur conversation. Excepté la non-prononciation de la 
voyelle linale, la le pers. est presque constamment la même. 
Kerâva, faire, kerâv. Kamàma, je veux, kamàm. Putrâva r 
délier, putrâv. Beshavdva, beshavâv, je fais asseoir. Ban— 
dardva, bandarâv, je fais lier, fermer. Sikavâva, sikavâv, 
je fais montrer, j'instruis. Quelques-uns par l'habitude» 
constante d'éviter la consonne v y lorsqu'elle se trouve entre 
deux voyelles, prononcent les verbes causatifs de la ma- 
nière suivante. Beshavâva, beshaàv, je fais asseoir. Sika- 
vdva, sikdav, sikaàv, j'instruis. Piravàva, piraâva, piradv^ 
je fais marcher; c'est le cas particulièrement dans les verbes 
pronominaux. La 2e pers. du sing. varie souvent. Kerâva, je 
fais, kerés, tu fais, au lieu de kwds. Dukàva, et rarement,. 
dukésa, dukés. Khàva, je mange, khdsa, khas, tu manges 
et pas khésa, khes. Lava, je prends, 2. lésa et pas Usa, tu 
preeds. Ces variations sont fort communes dans, les verbes 
d'un usage journalier. Dukàva, soit qu'il signifie, sentir de 
la douleur, ou s'amouracher, se prononce toujours, dukàva 
-èsa-êla, pi. dukdsa-éna-éna. Au pi. où la voyelle finale est 
plus souvent rejetée qu'au sing. on observe une grande uni- 
formité dans leur prononciation. Kerâsa, kerâs, nous fai- 
sons. Bandarâw, bandants, nous faisons lier. En exceptant 
un très petit nombre de verbes, et les 4 dissylabes, khàva, 
manger, djâva, aller, lava, prendre, dàva, donner, on veira 
que la voyelle pénultième du Présent est changée en c dans 
la 2e et 3e p. du sing. et du pi. 

On ne doit pas dire que le verbe Tch. est kerâv, ou que 
l'infinitif est toujours te kerâv, et non kerâva. Chez les 
Grecs, on entend souvent, Xsyw, X«o>, Uysi;, Xésiç, Xéç, pi. Xsyo- 

(isv, Xéa[/.sv, Xéu.&v, Xsagvs, Xiyouçt, Xéovit, Xiyouv, Xiauv, X4v, Xsv*^ 



95 



M*, Xim*. On doit se méfier des règles dans une langue 
aussi pauvre que la ïch. et se rappeler des variations de la 
langue parlée par des gens ignorants et illettrés. 

De l'Impart temps toujours invariable ; c'est le Présent 
avec Faddition d'un s final. 

De FAorist. — La formation de ce temps qui a exercé la 
sagacité de plusieurs auteurs savants, est un temps compo- 
sé du participe et du verbe auxil. isom. Au premier abord, 
la formation paraît compliquée, et quelquefois difficile à 
expliquer, particulièrement dans le v. passif. 

D abord, f>our connaître l'Aorist d'un verbe quelconque, 
il faut savoir le participe, qui n'est pas toujoûs facile à sai- 
sir, car nous verrons en étudiant le participe, que plusieurs 
ver. Tch. ont retenu des part. Skr. et en ont, en même temps, 
formé d'autres, selon l'esprit de leur langue. Souvent on 
emploie les vieux participes, souvent aussi, à côté de ces 
part, viennent se joindre ceux de nouvelle formation. La 
comparaison de la langue des Séd. et des Nom. est ici d'une 
importance réelle, car dans l'idiome des Nomades, l'Aorist 
a subî mains d'altération. L'Aorist premier, se termine 
invariablement en om> il est partout le même, et en ex- 
ceptant la 3 p. du s Lo g. et du pi. il se rencontre le même 
partout. On a vu aussi dans les paradigmes préc. que toutes 

les fois que l'Aorist des Séd. se termine en ghiôm, celui des 
Nom. se termine en dom. 

Les participes de tous les verbes Tch. sans aucune ex- 
ception, ont trois terminaisons, bien distinctes, et bien 
claires dans la bouche de ce peuple. Ces terminaisons sont, 
to ou do, lo 9 no. Nous verrons que l'Aorist se rapporte à ces 

trois terminaisons, avec les variations qu'elles subissent 
dans la prononciation. 
Aorist des verbes dont le part, se termine en /o, do. 

part. v. aux. Aor. Séd. Aor. Nom. 
Anàva, porter. andô, isôm, 

Benâva, accoucher, bendô, isôm, 
Bi&trâva, oublier. bisterdô, isôm , 
Bolàva, baptiser. boldô, isôm, 
Djivâva, vivre. djwdô, isôm, 

Gheldua, apporter, gheldç, i$ôm> 



anghiôm, andôm. 
benghiôm, bendôm. 
bisterghiôm, bisterdôm 
bolghtôw, boldôm, 
djivghiôm, djivdôm. 
gkelghiôm, gheldôtn. 



— 96 



KerAva, faire. 
Kurdva, frapper, 
Maràva, frapper. 
Mutrdva, pisser. 
Nashdva, partir. 
Pirâva, marcher, 
Resâva, arriver. 
Terdm, avoir. 
Tchindva, couper. 



kerdô, isôm, kerghïôm, kerdôrn* 
kurdô, isôm, kurghiôm, kurdôm* 
mardô, isôm, marghiôm, mardôm* 
muterdô,isôm muterghiôm,muterdôm> 
nashtô, isôm, nashghiôm, nashdôm* 
pirdô, isôm, pirghiôm, pirdôm. 
resta, isôm, resghiôm, restôm. 
terdô, isôm, terghiôm, terdôm. 
tchindô, isôm, tchinghiôm, tchindôm* 
Le part, des verbes de la 2me,3me, 4me et 5me Gonj, de 
la Ire Clas. se termine toujours en do. »t 

2me. Gonj. Bebhavdva, faire asseoir, part, beshavdô, V. aux. 

isôm, Séd. beshavghiôm, Nom. beshavdôm. 
» » Tchoravdva, f. verser, part, tchoravdô, v. aux. 
isôm, Séd. tchoravghiôm, Nom. tchoravdôm. 
Bandardva, f. lier, part, bandardô, v. aux. isôm, 
Séd. Bandarghiôm, Nom. bandardôm. 
Tabardva, f. brûler, part, tabardô, v. aux. isôm, 
Séd. tabar'ghiôm, Nom. tabardôm. 
Diniardva, faire donner, part, diniardô, v. aux. 
isôm, Séd. diniarghiôm, Nom. diniardôm. 
Anghiarâva, f. apporter, part, anghiardô, v. aux. 
isôm, Séd. anghiarghiôm, Nom. anghiardôm. 
Kaliarâva, f. noircir, part, kaliardô, v. aux. isôm, 
Séd, kaliarghiôm, Nom. kaliardôm. 
Aorist des verbes dont le part, se termine en lo. 
Atchdva, rester, atchilô, isôm, atchiliôm, atchilôm. 

isôm, Séd. aliôm. 



3me. 



4me. 



5me. 



A vâva, venir, alô, 

Avdva, » N. avilô, 

Dikdva, voir, diklô, 

Djdva, aller. ghelô, 

Katâva, filer, katlô, 

Makdva, oindre, maklô, 

Nakâva, passer, naklô, 

Piâva, boire, pilô, 

Sikdva, montrer, siklô, 



• » 



isom, 

isôm, 

isôm, 

isôm, 

isôm, 

isôm 

isôm, 

isôm, 



avilôm. 

dikliôm, diklôm. 
gheliôm, ghelôm. 
katliôm, katlôm. 
makliôm, maklôm* 
nakliôm, naklôm. 
piliôm, pilôm. 
sikliôm, siklôm. 



Aorist des verbes dont le part, se termine en no. 
Asdva, rire, asanô, isôm, asaniôm, asanôm. 



«^-ô 1 ? — 



isôm, 


daraàiônl* 


daràfiorâ* 


isôm^ 


diniôm, 


dinôm. 


isôm, 


kamniôm, 


kanïnôm* 


isôm, 


liniôm, 


linôm. 


isôm, 


rovniôm, 


rovnôm. 



unghiniôm, unghinônti 
uryaniôm y uryanôm. 



Datàvà, craindre, daranô, 
Ddva, donner. dinô, 
Kamàma, vouloir, kamnô> 
LauOy prendre* linô. 
Movévu, pleurer, rovnà> 
Unghiàva, se lever> unyhino, isôm> 
Urydva, voler* uryanô, isôm^ 

L'Aorist des verbes composés, se forme suivant le parti 
du dernier verbe. 

Arrnanddva, maudire, pari urmandinô^ Àor. armandinôy 
isôm, armandiniôm, armandinôm. Bôldava, tordre, boldinô, 
boldinô isôm, boldmiôm, boldinvm. Tchidava, tirer, tchidinô, 
tchidinô isôm, tchidiniôm, tchidinôvu De la même manière 
se forme l'Aorist des verbes Pûdava, souffler, rôdava, 
chercher, shôndava, siffler, tdpdava, frapper, tchdrdava, 
appeler, tehumidava, baiser, urj/dava porter des habits, etc* 
Le lecteur verra dans le Voc. que l'Aorist de lava, prendre, 
est liôm, lidn> lids, las, au lieu de liniôm, linidn, linids, 
dans la prononciation Yn se perd ; mais le part, est toujours 
linô, pron. quelquefois yinô. L'Aorist aussi de ddva, se pron» 
quelquefois diyôm, et dids, dos, pour dinids. 

On a vu dans l'Aorist des verbes dont le part se termine 
en do. to, que les 'Séd. changent ces deux consonnes cons- 
tammeut en gh, lorsque le mot suivant commence par une 
voyelle. Kerdô isôm, Séd. kerghiôm, j'ai fait. Beshtô isôm, 
Séd. beshghiôm, je me suis assis. Perdô isôm, perghiôm, 
je suis plein. Cette habitude est tellement enracinée, qu'ils 
changent le do en ghia, lors même que le mot commence 
par une consonne. Andô kerdva, 1 Gonj. 2 Clas* faire ap- 
porter, se prononce anghiv kerdva, voy. anghiatdva et khen- 
darâva. Kerdô kerdva, kerghiâ kerdva> faire faire. Astardô 
kerdva, astarghid kerdva, faire solide, solidifier. Je n'ai ja* 
mais entendu leur Aorist prononcé d'une autre manière* 
Seulement dans les v. pas. ils s'oublient quelquefois et pro- 
noncent le d et * sans changement. 

Les Nomades comme on verra dans leurs discours et 
leurs contes, prononcent le d de l'Aor . très nettement» de 
manière qu'il est fort facile de connaître la provenance des 

9 



98 



chansons par ta soûle prononciation de l'Àor. Ce léger ehan- 
gement apporte au premier abord, beaucoup de confusion, 
de manière que souvent les paroles des Nomades sont in- 
intelligibles aux Séd* Ce changement dans les consonnes est 
un des éléments les plus importants dans l'étude de la lan- 
gue, et on peut se convaincre par la lecture des ouvrages sur 
les Tchinghianés, de la contusion, résultant de l'ignorance 
de cette habitude dans leur prononciation. 

Voici la formation de l'Aor. des Sédentaires, composé du 
part, et du v. aux. isom, je suis. 



1 
2 
3 

1 
2 
3 

1 
2 
3 

1 
2 
3 

4 
2 
3 

1 
2 
3 



Kerdô isôm 9 
kerdô isân, 
kerdô isi, 

kerdô isum 9 
kerdô isdn 9 
kerdô isi 9 

Dinô isôm, 
dinô isân, 
dinô ist, 

dinô isdm, 
dinô isàn, 
dinô isi, 



Verbe Kerâva. 

kergh(ô) i(s)ôm, 
kergh(ô) i(s)dn 9 
kergh(ô) is(i) 9 

kergh(ô) i(s)dn 9 
kergh(ô) i(s)ân 9 
kergh(ô) is(tj 9 

Verbe Bava. 

din(ô) i(s)ôm 9 
din(ô) i(s)dn 9 
din(ô) is(î), 

din(ô) i(s)dm f 
din(ô) i(s)dn 9 
din(ô) is(i'), 



kerghiôm. 
kerghiân. 
herghids, 

kerghiân, 
kerghiân, 
kerghiâs, 

diniôm 9 
diniân 9 
diniâs. 

diniâm y 
dinidn 9 
dinids. 



Formation de l'Àorist des Nomades. 



kerdô isôm 9 
kerdô isdn 9 
kerdô isi 9 

kerdô isdm 9 
kerdô isdn 9 
kerdô isi 9 



kerd(ô) (is)ôm, 
kerd(ô) (is)dn 9 
kerd(ô) is(i), 

kerd(ô) (is)âm 9 
kerd(ô) (is)ân 9 



kerdôm 9 
kerdân, 
kerdâs. 

kerdâm. 

kerdân 9 

kerdâs. 



kerd(ô) îs(i'), 

La formation de la 3me pers. au sing. et au pi. pourrait 
à la rigueur se rapporter à la 3me pers. de l'imparfait, du 
v. auxil. isôm 9 isâs, il était. Une seule fois dans une chan- 
son Zapâri, j'ai entendu piliâsas pour pilids 9 il avait bu. 
kerdô isâs, kergh(ô) i(s)âs-kerghiâs 7 Nom. kerdâs. 



— 99 — 

dinô isds, din(6) i(s)âs r diniâs, Nom. dinds. 
Unô isâs, Un(ô) i(s)âs,-liniàs> » Unes. 

Les Nomades Zapâris ont quelques formes de l'Aor. qui 
diffèrent des autres. Ils disent muklinâs il laissa ; la forme 
régulière est, Séd. mukliâs, Nom. muklâs. Araklinâs, il 
trouva. Séd. arakliàs, Nom. araklds. 

De FÀor. 2d. Ce temps est rarement entendu. Le lecteur 
en parcourant le Voc. se convaincra qu'on ne rencontre que 
rarement des vestiges de cet Aorist, qui est inconnu à un 
grand nombre des Tch. qui n'ont pas de rapports suivis 
avec les gens de leur race. La formation est la même que 
celles de l'Aor. 1er. Celui-ci se forme avec isômas j'étais, 
rimparf. du v. aux. isôm. 

1 kerdô isômas, Séd. kerghiômas, Nom. kerdômas. 

2 kerdô isânas, » kerghiânas, » kerdânas. 

3 kerdô isâs, » kerghiâs, » kerdds. 

1 kerdô isârnas, » kerghiâmas, » kerdàmas. 

2 kerdô isânas, » kerghiânas. » kerdânas. 

3 kerdô isâs, » kerghiâs, » kerdds* 

J'ai inséré dans le Voc. toutes les expressions, où j'ai été 
assez heureux d'entendre cette forme vieillie. Il exprime 
une action passée, accomplie dans un temps déterminé= 
sign. pareille au Plus-que-parfait des Grecs. Pirghiômas te 
tanèndar, j'avais marché par tes endroits, âsfa dîné me 
yakéndar, des larmes coulèrent de mes yeux, farakliômas 
te baléndar, et j'avais trouvé de tes cheveux, ta bariarghiô- 
mas len ruporésa, et je les ai fait aggrandir avec de l'argent 
(fils d'argent). Ici pirghiômas, est au sing. comme on voit 
dans la 2de ligne, me yakéndar, de mes yeux. Si pirghiômas 
était au pi. il se prononcerait pirghiâm ; arakliômas, serai* 
arakliâm, et bariarghiômas (v. bariarâva) bariarghiâm. La 
vieille Tchinghianée, qui me l'a répété, me dit que bien 
qu'on ne parle pas comme ça aujourd'hui, elle pourtant, a 
voulu le répéter comme on le chante toujours. Cette chan- 
son est connue de tous les Nom. et ils la répètent constam- 
ment de la même manière, en changeant le ghiom, en dom. 
Mi sali dukânilitar yek romés, ta ko shtâr divés, nashav- 



* 

> 



— 100 — 

ffhinma* la, la sourde mon épouse, s'amouracha cFiui Tch. 
et nous la perdimes en \ jours. Itch allumas, rodhiiâmas 
tut, hier je suis venu et je t'ai cherché. Keryhiômasmo ker y 
j'avais déjà fait (bâti) ma maison. Dinôwas tut ta na lind* 
nas Zen (Nom.) je (les) avais donné et toi, tu ne les a pas pris,, 
(accepté). Itch diklidmas tut ko drom, hier nous t'avons vu 
en chemin. GM. «2 ■tx*p« v tôea. 

On verra dans le Y oc. que la 3me pers. soît du sing. soit 
du pi. de fAorist, est très souvent le part, sans le v. aux* 
paru ta ipuri, alavdé yek matueli, le vieillard et la vieille,, 
allumèrent un cierge. Alavdé pour ulavdds. Nom. et alav- 
yhids, Séd. Andé léske e yrastcs, il lui conduisirent le che- 
val, pour anyhids, undds. Tchordé, ils volèrent, tchorytdds 
tchordds. Ko yeh\ araklt\ sur l'un, ils trouvèrent, araklids 
araklds. Pendu les, il l'a dit, penyhiâs. Khulû les, il le man- 
gea, k h alias. 

La lime pers. sing. de I"Aor. est fréquemment employée 
comme v. indéfini, umblavdô les, on l'a pendu. Gheldô le.%. 
on l'apporta. Mardo les y on le frappa. Tehivdô les, on Ta 
coupé. Aslardô i tchiriklid>ta tehhidv hupeklô la, khalô la y 
(c) on saisit la poule, on la coupa, on la fit cuire* on la man- 
gea; la forme régulière serait, ustucghiu&, tchinghids, pe~ 
klids, khalids. Lorsque la pers. qui parle- est du g. fem. le 
part, est fem.i romni niylisli avri, la femme sortit en dehors* 
So pendit qu est-ce quelle a dit? Tavdé mas, khalë, pelt\ 
sutté péske, (c) ils firent cuire de la viande» ils (en) man- 
gèrent, ils se couchèrent* il* s'endormirent. 

On ajoute à la fin des part, la syllabe ter. Le lecteur en 
verra dans le Foc. des nombreux exemples ; Yr final du tar 
est fortement prononcé, de manière qu'on ne peut pa& se 
tromper, et prendre tar pour la eonj. ta, et. Tar, en Munis- 
sant au part, représente faction comme finie. Pour la plu- 
part, il s'unit au part, de la 3me pers. de TAorist, soit au 
sing. soit au pi. Alô ta beshtota\\ il vint et il s'assit* G7<o 
lôtar yek tanéste, (c) il alla dans un endroit; Pelotât- ko 
khurdô pral, (c) il tomba sur le frère cadet. Jamais tar ne 
s'unit à TAorist composé. 

Parmi les Nomades, l'habitude a presque fait oublier Ift 



— In- 
forme composée de FAor.; cela, peut-être pour éviter la eon-* 
fusion, résultant de la m^pie forme au sing. et au pi.; mais 
au sing, ils se servent du part, lorsqu'on pourrait aussi bien 
se servir de la forme régulière. Cette habitude est commune 
à tous, soit dans les discours journaliers, soît dans leurs 
chansons. On verra après l'étude de FAorist, que les Tch. 
préfèrent le part. seul. Quelques auteurs, trompes par cet 
usage, ont décrit le part. sing. et pi. comme un Aorist. La 
langue Turque emploie souvent le part, comme Aorist. 

Lorsqu'un pronom commençant par un l y les, la, len > suit 
la 3me pers. de FAor. soit au sing. soit au pi, Ys final de 
FÀor. devient muet, C'est un usage habituel d'un grand 
nombre des Séd, et très commun aussi chez quelques Nom. 
Khalids les, il le mangea, se prononce khalid(s) les. Dikliâs 
la, il la vit, pron. diklid(s)la. Diniâs la, dinid(s)la, il la don- 
na. Astarghid{s)len, ils les saisirent. Dans le Voc, j'ai écrit 
plusieurs de ces Aor, avec un (s) muet. Souvent aussi on 
entend la forme régulière. Les Nom, Zapâris, prononcent 
Ys final constamment. 

Du Futur, Ce temps a, comme auxiliaire, le verbe kamd* 
ma,vouloir,qui ne se trouve jamais qu'au commencement de 
ce temps, GM. 6iW,pron. 8«,6è, qui aujourd'hui sert à former 
le Futur de la langue GM. Kamdma, varie souvent dans la 
bouche des Tch, Chez 'les Nomades, il est réduit souvent à 
un simple fe, Atchdva, je reste, k^atchél^ il restera, Djâva, 
aller, kadjdv, j'irai. Avâva, venir, kavdva, kavâv. je viendrai. 
En général, lorsque le Futur commence par une voyelle, on 
le prononce kam. Andva, porter, kamandva, je porterai, 
Azâva. rire, kamasâv, je rirai, Akardva, trouver, kamara-* 
kdva, je trouverai. Dans les autres verbes on le prononce, 
kdma, kam, et ka, Ddva, donner, kamaddv, kamdâv, kaddv, 
je donnerai. Djâva, aller, kamadjâv, kamdjâv, et kadjdv, 
j'irai. Lava, prendre, kamaldv, kamldv, et kdldv, je pren- 
drai. Putchâva, demander, kaputchâv. Tchindva, couper, 
kamatchinén, ils couperont. Murdardva, assassiner, ka- 
murdarén. Nikavdva, faire sortir, kamanikavésl feras-tu 
sortir. Ce temps ne souffre pas d'autres variations, et jamais 
on n'entend aucune particule, entre le verbe et son auxiliaire 



— 102 — 

kam. Jamais aussi, comme en GM. le v. aux. ne s'unit qu'avec 
le Présent. En GM. 6à est souvent uni au temps passé; 8« 
67fàya>, j'irai, eà urc^yaiva, j'aurai voiflu aller. 

Ce temps a quelquefois la sign. du conditionnel. Ka di- 
klids o dakdr, kamamurdarélas o rukonô, (c) dès que le roi 
(le) vit, il aurait voulu tuer le chien. Ovotiaring ka kamdâv 
yek tchiriklô, diniôm e Kusulûs, (n. pr.) ta mulôtar, (c) là 
où j'avais l'intention'.de tirer (sur) un oiseau, j'ai tiré (sur) 
Kusulùs et il mourut, Ta ov ndna djanélas, te djanélas; sa- 
rinén kamamurdarél len, (c) et lui, il ne savait pas, s'il avait 
su, il les aurait assassiné tous. Astardé e tchuklés, kama- 
murdaréna les, (c) ils saisirent le chien, ils auraient voulu 
le tuer. Cette forme est une simple imitation du GM. kama- 
murdarén les. ôà tov £<jxdTo>vav,36aav tî>v cxoTàra, 6à a trompé 
les Tch. La forme est propre aux Séd. 

De l'impératif, Il n'y a que le temps Présent. Il varie 
suivant la classe des verbes. Dans la première, on rencontre 
avec quelques variations, la racine Skr. Sovàva, dormir, 
sov, dors-tu. Piâva, boire, pi 9 bois-tu. Ukhkidva, monter^ 
ukhki. Ufliâva, descendre, ujli. Ushtiâva, se lever, ïishtL 
Unghidva, se lever, (Nom.) unghi. Ddva donner, de. Lava, 
prendre, le, quelquefois on dit, do et lo, voy. dâva et lava 
dans le Voc. Mardva, frapper, mar. Atchàva, rester, atch- 
Andva, apporter, an. Avâva, venir, av. Les Séd. se servent 
du GM. ÏXa, viens. Banddva, lier, fermer, band. Tchindva, 
couper, tchin. Khàva, manger, kha. Tovdva, mettre, tov. 
Dans quelques cas on ajoute un a final. Trashâva, craindre, 
ma trasha, ne crains pas, {trash). Dardva, craindre, Séd. 
ma ddra 9 ne crains pas, (dar). Lisdrdva, trembler, ma 
lisdra, (lisdr). Asdva, rire, ma âsa, (as). Prasdva, tourner 
en dérision,ma prdsa, (pras) 9 ^ iwpiytîtft. 2me Conj. Besha- 
vdva, faire asseoir, beshdv. Resavdva, f. arriver, resdv. Mu- 
ravdva, se raser, murâv. Piravdva, f. marcher, pirâv. Tcho- 
ravdva, f. verser, tchordv. Tchinavdva, f. couper, tchinàv- 
Nikavâva, f. sortir, nikdv. 3me Conj. comme la précédente. 
Bandardva, f. lier, bandâr. Tubaràva, f. cuire, tabdr. Mur- 
daràva, assassiner, murddr. 4me Conj . Diniarâva, f . donner, 
dinidr. AnyhiardiHi, f. apporter ,au(//i/dr. Makliurâva, oindre, 



— 103 — 

makliàr. Mattiarèn les, (pi.) enivrez-le. 5me Conj. Parnia* 
rdva, L blanchir, parnidr. Kaliardw, noircir, kalidr. 

Dans la 2de clas. le premier élément reste toujours inva- 
riable* 1 Conj. Kerghiâ kerâva, faire faire, kerghid ker. Kel- 
ghid kerdva, faire jouer, kelghid ker. Uryanô kerdva, faire 
voler, uryanô ker. 2 Conj. Tchidava, tirer, tchide. Pûdava, 
souffler, pûde. Ghédava, ramasser, ghéde. 3 Conj. Armân- 
ddva, maudire, armdn de. Kholinterdva, s'enrager, kholin- 
ter. Kxer kerdva, bâtir une maison, K%er ker. 4 Conj. Min- 
djédcwa, cohabiter, mindjéde. Vulé ddva, commettre l'acte 
de sodomie, vulé de. 

La 3 p. au sing. se forme de la 3 p. sing. du Présent avec 
la part me. Merdva mourir, me merél, qu'il meure. Pendva, 
dire, me penél, qu'il dise. Me avél, me resavél, (avdva, resa- 
txfcra), qu'il vienne, qu'il arrive. Me lel, me nashél, (Idva, 
nashdva), qu'il prenne, qu'il parte. Me djal, me merél, 
{djâva, merdva), qu'il aille, qu'il meure. 2 Conj. 4 clas. Besha- 
vdva, f. asseoir, Me beshavél. 3 Conj. Bandardva y f. lier, me 
bandarél. 4 Conj. Diniardva, f. donner, me diniarél. 5 Conj. 
Kaliaràva, noircir, me kaMarél. 

Le pi. de l'Impér. est simple dans sa construction. Ils le 
forment du sing. par l'addition de la cons. n, lorsque le 
sing. se termine en voy. de, donnes-tu, pi. den, donnez-vous. 
Le, prends-tu, len, prenez-vous. Kha, manges-tu, khan, 
mangez-vous. On ajoute en, lorsque l'Impér. sing. se termine 
en cons. Astarén la, saisissez-la. Putchén Idtar, demandez- 
la, (de la). 

La 3 pers. pi. se forme comme le sing. par l'addition de 
la même part. me. Me den, qu'ils donnent. Me khan, qu'ils 
mangent Me bandén, qu'ils lient. AT astarén,qu'ils prennent. 
Me penén, qu'ils disent. Me pirén, qu'ils marchent. Me rô- 
den, qu'ils cherchent. Me sovén, qu'ils dorment. Me tavén, 
qu'ils fassent cuire. M'atchén, qu'ils restent. 

Du Subjonctif. Comme en Grec, le Subj. est le même que 
llnfin. Qi\(ù va xa|x<o. Hel. ftafoopai tvec Troïka*. Dans la langue 
Tch. la part, te, rarement prononcée ta, est le signe distinctif 
de ce mode. Le lecteur verra dans le Voc. art. te, que cette 
part, souvent signifie, si. tàv, et il forme alors le véritable 



— 10-4 - 

Subj., mais son Usage est très rare, et les Teh. em- 
ploient de préférence, la forme de l'Infin. Ils imitent aveG 
une pertinacité remarquable, leurs voisins les Grecs, qui 
en confondant les particules va, Hel. îvx, et âàv, àv, emploient 
la prem. à la place de la seconde. KaUv 3to va fy^efro. au 
lieu d'àv ^pjrtao. Nà tov eGpw, ôà tov Se(pa>, si je le trouve, je les 
battrai. Ici va tient la place d'càv. C'est par des imitations 
pareilles, que les Tch. se servent presque partout de la part. 
te, comme signe du Subj. et comme conjonction; le 
Subj. donc, n'est que le Présent et l'Imparfait de l'Indic, 
avec la part, te. Ils évitent l'Aorist, se servant de l'Imparf. 
Ici plus que dans l'Indic, ils rejettent la voy. fin. Te 
keràv, faire, te bandâv, lier, te andv, apporter, te khav, 
manger, te djav, aller, t'arakél, te dikél tut, que (Dieu) 
garde, qu'il te voie. J'ai souvent traduit ces formes verbales, 
par FInfin., pour la lucidité du texte ; mais le lecteur voit 
que te fcemt), signifie, que -je fasse, te kerés, que tu fasses, te 
kerds, que nous fassions, etc. 

Souvent le Prés, de l'Inf. a la signification du Futur. 
Kdstar te putchdv ? (c) de qui demanderai -je? Lâzde man, 
Carakés ti dukanid, (ch.) lèves-moi (et) tu trouveras ta bien- 
aimée. Méya te dav tut, (c) et moi je te donnerai. Kon te 
avél angle, (c) quiconque viendra avant, le premier. Kdrin te 
djas'? pende, pani te plus, (c) où irons-nous? dirent-elles, 
(rép.) à boire de l'eau. Tûke te tchordv mo ratt, (ch. ara.) 
pour toi je verserai mon sang. Kdnna te avâv tûke ? (c) quand 
viendrai-je chez toi ? Dans des phrases, comme, so te kerâv? 
quoi faire ? So te penav ? quoi dire ? on sous-entend les 
mots, dois-je, quoi dois-je, que je fasse? ou faut-il, quoi 
faut-il que je fasse? ou quoi puis-je que je fasse? Le lecteur 
en trouvera de nombreux exemples dans le Voc Me, sar 
Vmtaràt) avaklé tchirikliâl (c) moi, comment pourrais-je 
attraper cette poule ? 

Du Gérondif. Il se termine toujours en dos. Pirindôs, 
(v. pirdva) en marchant, est très connu de tous les Tch. Il 
est rare d'entendre des Gérondifs formés de verbes, autres 
que les primitifs. Beshdva, s'asseoir, beshindôs. Keràva, faire, 
kerindâs. Penàva, dire, penindfa Mardva, frapper, marin* 



m 



oe. Rdàxxi) jouer, kelïndôs. Asàia, rire, a&ïndôs et tt*&tn» 
éôs. P<mgàù<L> casser, briser, pcmgMndôs et panghiandôs* 
Peràoa, tomber, perindô s, Rovàm, pleurer, rovindés* Alatàta, 
allumer, alaùndôs, Trois fois j'ai entendu le Gér. de verbes 
passifs: Aghdlvovava, comprendre, gér* aghalindôs. LosM* 
niovajoa, se réjouir, loshanindés. GhUidbava, chanter, ghilia-* 
bindôs. Ils ont formé des gér. d'adjectifs. Koriandos, aveu- 
glement, (koré, aveugle). Mattmdôs, en ivresse, (matto, ivre). 
Ces deux formes trouvées dans un conte, ne sont pas incon- 
nues à la pL des Séd» 

Une autre forme du Gèr» dont je n'ai recueilli que trois 
exemples, est le Gér. sans la syllabe finale, ndôs. Je les ap- 
pelle dans le Voc. des Gér» mutilés. Piri piri tanêndar> 
(ch.) en marchant par des endroits, piri, pour pirindfo* Roi> 
roi, en pleurant, ro(v)i(nd68)> Asai, asai\ en riant, asa(v)i{n* 
dôs). Le Gér. n'est pas d'un usage fréquent. Aujourd'hui il 
est rare dans leur conversation» On rencontre ces formes 
parmi les Nom. et dans leurs plus vieilles chansons, et 
vieux contes. Tous pourtant en connaissent la signification* 
Je dois ajouter, que je n'ai jamais entendu les Gér» des 4 
verbes dissyllabes; plusieurs Tch. m'ont assuré, qu'ils 
n'existent pas. Ascoli, Zig. p. 92, rapporte le gér. Tch. au 
• Prakr. et au Sindhi antô— (Skr. ant) nâmîich— - atido itnd 
indo* (man vergleiche t. b. zig. shunn^ando, hôrend, dikk* 
endo, sehend, be&z-indo~s, sitzend, (Pott I. p. 426—127), mit 
sindhi, haUan'd'ô, gehend, d'is-an'dô, sehend, bhèl-in rfd, 
niedertretend.» Comp. aussi, Pers. bushéndê, part» praes. 
v. bxishiden, tegere — Vnl. Inst. L» Pers. p. 129. Les Tch. 
traduisent leur Gér» par la forme GM. ystavraç, Hel. ytk&*, 
et par le Turc ghiuler iken, Tch. asindôs. 

Du participe. Il n'y a en général qu'un seul part. Son 
étude est d'une haute importance, soit pour la reconnais- 
sance des formes des verbes simples on composés, soit pour 
l'étude du v. pass. J'ai inséré le ps#t. de tous les v. dans le 
Voc. afin que le lecteur puisse comprendre la formation 
de l'Aor. Les part, des verbes de la 1er Cl. se terminent, 
soit en do, to, soit en no, soit en îo. Déjà dans l'étude de 
l'Aorist, j'en ai parlé, et je crois inutile d'y revenir. Le 

10 



— 106 — 

part, de tous les v. composés, n'est autre que le part, du 
dernier verbe. Dans les verbes de la Ire Glas. Ire Conj. 
que j'appelle dans le Voc. verbes primitifs, où il n'est pas 
toujours facile de savoir la désinence du part, qui souvent 
varie dans les verbes ayant presque la même forme, on peut 
leur demander l'Aorist, ou quelque forme du v. pass. pour 
connaître le participe. 

Outre ces part, de pure formation Tch. il en existe encore 
quelques-uns, vestiges de la langue-mère la Sanskrite. Bien 
que ces part, soient formés des verbes qu'ils emploient 
journellement, ils ont ajouté à côté de ces part, ceux de leur 
propre formation. Voici ces part. Tapdva, tavdva, échauffer, 
bouillir, part. Skr. tapta, heated, inflamed, Tch. tattô, 
chaud. De tattô> ils ont formé un v. pass. tàttiovava, être 
échauffé, et un v. caus. 1 Cl., 4 Conj. tattiardva, faire échauf- 
fer, brûler. Part. Tch. tabla, chaud, de forme fort régulière, 
et qui se rencontre dans le verbe pass. tâbiovava, pour 
tdbliovava, être échauffé. Outre tabla, formé du tapdva, ils 
ont formé un autre, tavdô, de tavdva, qu'on peut étudier au 
v. tavdva du Voc. Du part. Skr. tattô, ils ne forment jamais 
l'Aor. (tattiam, ou tattôm). Le 2d part, est mttô, ou sattô, du 
part. Skr. supta, endormi, rac. svap, dormir. Il se servent 
de ce part, pour former l'Aor. Dans leurs discours, leur v. 
savdva, dormir, ne paraît pas avoir autre part, que ceci ; car 
leur Aor. est toujours formé de ce part, mttiôm, sottiôm, 
sattam, j'ai dormi. Mais dans le v. caus. savliardva, 1 Cl. 
4 Conj. faire endormir, GM. xotfuCu, on s'apperçoit de l'exis- 
tence d'un part. sovla> autre que suttô. Sovlô, endormi, est 
de formation Tch. Je ne l'ai jamais entendu, que dans ce v. 
caus., bien connu de tous. Le 3me est peka, Skr. pakka, 
mature, dressed, ayant dans les deux langues la môme signi- 
fication. Bien que le v. Tch. pekdva, cuire, soit d'un usage 
journalier, peka, n'est pas à proprement parler son part. Le 
part, en usage général, «&t de formation régulière, peklô, qui 
sert à former l'Aor. pekliôm, et le v. pass. pékiovava. Le 4me 
part, est mula, du Skr. m ri, mourir, et bien que de forma- 
tion tout différente, du part. Tch., il est aujourd'hui le part 
ordinaire du v. merâva, mourir. Presque tous n'en con- 



— 107 — 

naissent par d'autres. Mais il existe uu autre part, de for- 
mation Tch. régulière, merdô, qui a les sens du GM. f*apa[i.- 
pivoc, tMcpctvrÇtftfftiivo;, desséché, affaibli par des souffrances, 
Skr. mrita, mort; comp. perâva, remplir, part, perdô, pi- 
râva, marcher, part, pirdô. Kerâva, faire, part, kerdô. Le 
5me est matto, enivré, Skr. matta, pleased, glad, de la rac. 
Skr. m ad, to be glad, to intoxicate. C'est un part, en quel- 
que sorte libre, car m a d, n'a pas laissé d'autres traces dans 
l'idiome des Tch. Ils se servent du v. piâva, boire. Mattô, 
sert à former deux v. bien connus de tous* M àttiovava, v. 
pass. s'enivrer, et mattiardva, v. caus. rendre quelqu'un 
ivre. 

On voit donc, que les Tch., tout en conservant quelques 
part, du Skr. en ont en même temps formé d'autres, des 
éléments de leur propre langue. Des part, pekô et ma.ttô, on 
ne forme point des Aorists. 

Quelques verbes paraissent avoir deux part. Kelâva., jouer 
sur des instruments de musique, 1 part, keldô, joué, 2 part. 
kelnô, musicien. Dikdva, voir, 1 part, diklô, vu, 2 part. 
dikinô, qui se voit, debout, Hel. SpOtoç, erectus. Boldva, 
baptiser, immerger, 1 part, boldâ, 2 part, bolnô. Bashâva, 
crier, chanter, 1 part, b&shtô, 2 part, bashnâ, coq. Dukdva, 
sentir de la douleur, aimer, 1 part, dukanô, 2 part, duklô, 
misérable. «Ces derniers part, n'entrent jamais dans la for- 
mation d'aucun temps, ils sont à proprement parler des 
adjectifs et des noms. 

Le part, a les deux nombres, et les deux genres. Asdta, 
rire, ascmô, fem. asani. Beshâva, s'asseoir, beshtô, f. beshti. 
Dikdva, voir, diklô, f. dikU. Dâva, donner, dinô, f. dira. 
Ldva, prendre, linô, f. tint. Perdva, remplir, perdô, f. perdi. 
Ujiiâva 9 descendre, Uflistô, f. vylisti. Ùtchar&va, couvrir, 
utchardô, f. utchardi. Uvâva, devenir, être, ulinô, f. ulinu 
Le pi. est le même pour les deux genres. Asané, beshté, 
dikléy diné, Une, pende, uylisté, utchardé, uliné. 

Des verbes pronominaux. Ces verbes sont les v. moyens 
du Grec ancien. Leur conjugaison est fort simple. On les 
forme des v. de la 1 Cl. IConj. et de leurs causatifs. Sherdv 
man et sheravâv man. je me rappelle. La 1 pers. reçoit le 



— tufi — 

prom pers. man, la 2 pers, fui, et la 3 pers. pes, jamais te% 
ou la. La 1 pers. pi. améu, la 2 pois, tumèn et la 3 pers. peifc. 
Dut'ic »*tm,je medouneje me frappe. GM. *Tu7r»Gu.at,>cTU7TOûf^t> 
battersi, percuotersi — Soin. Xluutuca inan* et v. eans. wmw* 
{cci'êi/ 1 w/««, je me rase. Uvyuvâva mwtt, je m'habille. Bistràva 
ièw.n n j'oublie, bisteryhnis peu. il s oublia. Ulterawuva m*m r 
je me cache, GM. *p<jKTopat. Païuvylnùx pe$* elle changea 
dlLabits=elle se changea. Paru eût? muuju change -d'hulÂts» 
Tuvyhià*. pes i uvjiuvyhid& pe$ 9 (e), elle se lava, elle s'IudJÎUsu 

1 s/iwttvavjwm, je- me- rappelle, sherâs- amen, 

2 siierësa tut, shciibm jïtmén» 

3 sherél y&s, shevéna pes* 

Impartait, sherdiras- mau< she-ninas amêiu 

Àor. 1 Sect. slioryhïôm nmn, siteryliidm améru 

Aor. 2 » sherghiômas nian, slievytiidmas. amen* 

Aor. 1 Nom. shenlum mun r siierddm amen. 

Aor. 2 » ahenlâmcut man 9 slierddmas ainén* 

Futur. kamsherdv man, kamsherds amën* 

t * tslier lut, shenhi lumen* 

Imper. f , \» r 

1 h ne sheref jws* me sfieren pe$. 

Subjonctif, te slierue man y te slierds amen. 

Plusieurs verbes d'un usage journalier, comme la-vu* 
prendre, sout souvent suivis par ces pronoms, tout en ayant 
une autre siguHieation. Ldva mun> lit. je me prends, se 
traduit, je m'en vais, Hel. d7cspxo(/.at ; lias peu, (Uuids), il s'en 
alla. J)jdm, aller, se joint souvent aux pron., mais presque 
toujours ci*s pron. sont aux cas Dat. 2. Te djav mdnyhe r 
(<\) je m'en irai. Ht. que- je m'en aille. Tedjas amënghe, noua 
nous en irons, voy. ces v. dans le Voe. 

l)u verbe passif. Ce verbe est extrêmement régulier dans 
sa conjugaison, (4 son étude <*st fort importante, car elle 
éclairait beaucoup de termes, mal expliqués jusqu'ici, et elle 
corrige aussi beaucoup d'erreurs dans les ouvrages sur la 
langue» des Tch. d'Europe. Uvâ-va, Lat.fio. fierUGM.Ytvojxai. 
Tr. Jh-V» olmak\ est le v. auxil. qui en s'unissant à tous les 
autres verbes forme le v. passif des Tchiughianés. On verra 
dans le Vue, art. uwwt, que ce v. très commun et très 



— 109 — 

connu parmi les Tch. de toute la Roumélie, a la significa- 
tion de venir, être. 

Pour former le v. pass., uvâva ne s'unit qu'aux part, des 
verbes, soit des v. neutres soit des v. causatifs, soit des 
verbes composés. L'accent du part, est constamment trans- 
porté de la dernière à la pénultième. Cette règle n'a point 
d'exceptions, et l'uniformité de cette transposition, est re- 
marquable dans la bouche de gens si ignorants. Les adj. peu 
nombreux qui «it l'accent sur la pénultième, ne la trans- 
posent pas. Lajéri, muet, lalôriovava, devenir muet. Dans 
cette catégorie, je place aussi quelques adj. se terminant 
en cons. murdâl, éteint, charogne, murdâliovaxra, crever. 

Asdva, rire, part, asanô, v. pas. asâno-wvàva, être tourne 
en dérision. Tattô, chaud, v. pass. tâtto-uvâva, être échauf- 
fé. Àstarâva, saisir, part. astardô,v. pass. astârdo-uvâva, être 
saisi. Kelâva, jouer, part, kcldô, v. pass. kéldo-uvâva^ être 
joué. Darâva, craindre, part, daranô, v. pass. damno-uvâira, 
être en frayeur. Parvarâva, nourrir, part, parvardô, v. pass. 
Tparvârdo-uvAva, être engraissé. Teràva, avoir, tenir, part. 
terdô, v. pass. térdo-uvàva, être en repos, rester. 

Ces deux éléments du v. pass., en s'unissant, subissent 
des altérations, qui varient chez les Séd. et les Nom. Chez 
les Séd. la voyelle finale o du part, en s'unissant avec l'ini- 
tiale u du v. uirâva, devient io. En même temps, selon leur 
habitude ordinaire, ils changent la consonne t, d, de la der- 
nière syllabe du part., en gh. Keldô, joué, kéldo-uvàva, 
devient kélghiovava. Parvardô, engraissé, parvàrghiovava* 
Terdô, ayant, térghiovava. Tchordô, versé, tchôrghiovava. 
Tovdô, \a\ r ê,tôvghiovava. Boldo, baptisé, bôlghiovava. Perdô, 
plein, pérghiovava. Bien que l'habitude de changer le £, d y 
soit si constante, ils s'oublient quelquefois, et ils pronon- 
cent pérdiovava, être plein, au lieu de pérghiovava. Les No- 
mades ont mieux conservé leur verbe, et sa forme est plus 
pure; à la place des deux voyelles io des Séd. ils prononcent 
constamment o, sans aucun changement de la consonne du 
part. Keldô, joué, v. pass. Séd. kélghiovava, v. pass. Nom. 
kéldovava. Parvardô> gras, Séd. parvàrghiovava, Nom. 
parvdrdovava. Tovdô, placé, Séd. tôvghiovava. Nom. tôvdo- 



— 410 — 



vava. Terdô, ayant, Séd. térghiovava, Nom. térdovctva. 
Boldô, baptise, Nom. bôldôvava. Makiô, oint, Séd. mâklio- 
vava, Nom. mdklovava. Tavdinô, coulant, Séd. tavdiniovava, 
Nom. tavdinovava. 

Les part, se terminant en lo, précédés des consonnes, fc, &, 
perdent souvent la cons. /, en s'unissant avec uvdva. Ara- 
hua, trouver, part, araklô, v. pass. arâkiovava, au lieu 
d'ardkliovava, et souvent chez les Nom. arâpiovava ; ara- 
piol, 3 pers. du Prés, au sing. il fut trouva} s'entend très 
souvent. Makdva, oindre, part, nutklô, v. pass. mdkioirava. 
Dikâva, voir, diklô, dikiovava. Pekdva, cuire, peklô, pêkio- 
vava. Tapdva, échauffer, tabla, tàpiovava. Quelquefois 
aussi, les part, se terminant en do, perdent le d. Tcliîndô- 
uvàva, être coupé, fatigué, se prononce tchiniovava, au lieu 
do tchinghiomva, Séd. et tchindovuva, Nom. Shundô-uvdva,. 
être entendu, v. pass. shûniovava, (Séd. shûnglnonava,Nom* 
shûndovava). Tovdô-uvàva, être lavé, v. pass. tôviovava. On 
prononce toviona, ils sont lavés, pour tôvdovena, 3me pers. 
prés, au sing. Tchordô-uvâva y être versé, tchôriota, pour 
tchôrghiola, Séd. tchôrdol, Nom. On voit par ces ex. que les 
Séd. retiennent constamment *o, et cette habitude, dont les 
Nom. se moquent, sert toujours à connaître la provenance- 
de leurs chansons et de leurs fables ; car le v. pass. est 
d'un usage extrêmement fréquent, et s'emploie même dans 
le cas, ou le v. simple ou causatif, serait mieux placé. 

Paradigme du Verbe passif. 

Boldu-uvàva % être baptisé, immergé. 

Séd. Présent. Nom. 



bôlghios, 

bôlghiovel,, 

bôlghiaL 



i Bôlghiavava % bùhjhiavav y 

2 bâlghiovcsa, bâlghioves, 
bôlghiosa, 

3 bvlghiovela, 
bôlghiola, 

1 bôlghiovasa, bôlghiovas, 

2 bolghiovena, bôlghiaven, 
bùlghiona, bùlghion, 

3 bôlgliiovena, bôlglriaven, 
bultjhioaa, bôlgliian. 



Boldùvava, 

bôldovesa, 

bôldosa, 

bôldavcla> 

bôldola, 

bâldovasa, 

bôldavpna, 

buldona, 

bôldovena, 

bôldona, 



bôldovaVy 

bôldoveSy 

bôldosa 

bôldovely 

bâldol. 

bâldovaSy 

bôldweny. 

bôldon, 

bôldoven y 

boldaru 



-111 



Imparfait. 



1 bôlghiovavas, 

2 bôlghiovesas, bôlghiosas, 

3 bôlghiovelas, bôfghiolas, 

1 bôlghiovasas, 

2 bôlghiovenas, bôlghionas, 

3 bôlghiovenas, bôlghionas. 



bôldovavas, 

bôldovesas, 

bâldovelas, 

bôldovasas, 
bôldovenas, 
bôldovenaS) 



bôldosas, 
bôldolas. 



bôldonas, 
bôldonas, 



Aorist 



1 bôlghiniliom, bôlahiliom, 

2 bôlghinilian, bôfghilian, 

3 bôlghinilias, bôlghilias. 
Part, bôlghinilo, bôlghilo. 

1 bôlghiniliam, bôlghiliam, 

2 bôlghinilian, bôujhilian, 

3 bôlghinilias, bôlghilias. 
Part, bôlghinile, bôlghile. 



bôldinilom> 
bôldinilan 9 
bôldinilas, 
boldinilOy 

bôldinilam, 
bôldinilan, 
bôldinilas y 
boldinile y 



bôldilom, 
bôldilan, 
bôldilas, 
bôldino, 

bôldilam, 
bôldilariy 
bôldilas. 
bôldile. 



Futur. 



1 kamabôlghiovava, ovav t 

2 kamabôlghiovesa. 
kamabôtghioves, 
kamabôlghios, 

3 kamabôlghiovela, 
kamabôlghiovel, 
kamabôlghioli 

1 kamabôlghiovasa-ovas, 

2 kamabôlghiovena, 
kamabôlghiona, 
kamabôlghion, 

3 kamabôlghiovena, 
kamabôlghiona, 
kamabôlghion. 



kamabôldovava,-vav, 

kamabôldovesa, 

kamabôldoves y 

kamabôldos, 

kamabôldovela, 

kambôldovely 

kamabôldol. 

kamabôldovasa-ovas, 

kamabôldovena, 

kamabôldoven, 

kamabôldon, 

kamabôldovena, 

kamabôldoven, 

kamabôldon. 



Impératif. 



2 bôlghiov, 

3 me bôlghiovel, 

» bôlghiol. 



bôldov, 
me bôldovel, 
» bôldoL 



— 112 — 



2 bôlghioven, bôldoven, 
bôlgliion y bôldon, 

3 me bôlghioven, me bôldoven y 

» bôlyhion. » bôldon. 

Le Subj. comme l'Indicatif. 

Part, bôlghinilo, bôlghilo. Bôldinilo, bôldilo 9 composé 
du boldô et unilô, part, d'uvava. 



Maklô-uvàva, être oint. 



1 

2 



1 
2 



mdkliovava-ovav, 
màkliovesa-oves, 
mdkliosa, mdklios, 
mdkliovéla, mdkliovel, 
mdkliola, mdklioL 

rndkliovasaovas, 
*mdkliovena-oven, 
mdkliona, mdklion, 
mdkliovena-oven, 
mdkliona, mdklion. 



mdklovava-ovav, 
m dklo vesa-o ves, 
mdklosa, mdklos, 
mdklovela-ovel, 
mdklola-mdkloL 

mdklovava-ovas, 
mdklovena, mâkloven, 
mdklona, mdklon 9 
mdklo uena, mdklo uen 9 
mdklona, mdklon, 



Imparfait. 



1 

2 

3 



mdkliovaoas, 
mdkliovesas, 
mdkliovelas, 



mdkliosas, 
mdkliolas, 



mdklovavas, 
mdklovesas, 
mdklovelas, 



mdklosas, 
mdklolas, 



i mdkliovasas, 

2 mdkliovenas, mdklionas, 

3 mdkliovenas^ mdklionas, 



mâklovasas, 

mdkloveyias, mdklonas, 
màklovenasy mdklonas, 



Aorist. 



1 mdkliniliom, mdkliliom, 

2 mdklinihan, mdklilian, 

3 màklinilias, mdklilias, 
Part, mdklinilo, mdklino. 

1 mdkliniliarn, mdkliliam, 

2 mdklinilian, mdklilian, 

3 màklinilias, mdklilias, 
Part, mdklinile, mdklilé. 



mdklinilom, 
mdklinilan, 
mdklinilas, 
mdklinilo, 



mdklilom, 
mdklilan, 
mdklilas, 
mdklilo, 



mdklinilam, mdklilam 9 
mâklinilan y mdklilam, 
mdklin il as, mdklilas, 
mdklinile, mdklile. 



— 113 — 

Futur*. 
kamèhiioDava, katnàklûvawu 

Impératif, 

2 mâhUw, I mdklod, 

3 me fnàhUovd, me màkliol] me màkl&vd, me moklùU 

2 màkliôven, màklion, I mdktoven^ mdklôn, 

3 me mdklwvm.memdklion^ me mdkloven, me mâklon* 

Le Subjt comme l'Indicatif* 
Part, mdklinibo, mdklilo* tndklinilo, mdklilo. 

On voit dans ces paradigmes, avec quelle ténacité, ils 
évitent la prononciation de la consonne v., bôlghimes, bôU 
ghio8, bôlghiovels bôlghiol. Nom. bàldovel^ bôldol Cette der- 
nière forme, est celle qu'on rencontre dans les nombreuses 
citations insérées dans le Voc. En prononçant la 3me pers* 
sing. du v. uvdva, on dit toujours uvét, et jamais u(v)él 
Dans la 3me pers. du Prés, de i'Indic. mdktioveta, est trèë 
souvent prononcé mdkliola, mdklio(ve)la, et mâkliol. Cette 
dernière forme, est plus propre aux Nom. qui la prononcent 
mdkloL 

L'Aorist aussi est très rarement prononcé, bôlghiniliorn, 
bôldinilom, mdkliniliomAom. La syllabe ni est presque 
constamment rejetée ; môme dans les vieilles chansons, où 
quelques formes rares se présentent, il est extrêmement 
rare, d'en rencontrer des exemples. Les formes entières 
mdkliniliom, béldiniliom, s'entendent quelquefois dans la 
bouche des chanteurs. Beshdva, s'asseoir, part, beshtô, v. 
pass. béskghiovava, être assis. Àor. pass. béshghiniliôm, 
béshghiliom. K Mva,manger,part. khalô, v. pass. khdliovava, 
être rongé, Àor. khdliniliom, prononcé, khdliliom. Le 
lecteur doit connaître ces mutilations de l'Aor. et du part. 
pour comprendre les citations dans le Voc, car elles sont 
pour ainsi dire, constantes chez tous. 

L'étude du v. pass. est fort confuse dans l'ouvrage d'Asco- 
li. Zig. p. 121. Je cite un seul passage, « Tertinilidrn, ter- 
ghiniliôm, Aor. zu tertiovdva, têrghiovava y to stand — d. i. 
ter-d'-ino+alliom, und dikilino^ he is appeared (er wurde 

11 



— 144 — 

gesehen) d. i. dik-V-ino-\-allo ; » — Térghiniliom, est l'Àor. 
pass. terdô-uniliôm, pion, térghiliom, par les Séd., et tér- 
dilom, par les Nom. 

Cette omission si constante de la syllabe ni dans l'Aor. et 
le part. pass. s observe aussi dans pudibé, pudi(ni)bê> coup 
de fusil, pudinô, fusil. 

La 3me pers. au sing. et au pi. de l'Àor. pass. est rempla- 
cée par le part, comme dans l'Àor. des autres verbes. 

Ce que j'ai dit sur la formation de l'Aor. dans l'étude des 
verbes actifs, s'applique aussi dans la formation de l'Aor. 
pass. 

maklô-unili&m, Séd. rnâkliniliom, Nom. mdklinilom. 
maklô-unilidn, » mâklinilian, » mdklinilan> 
maklô-uniliâs, > mâklinilia8> » mâklinilas. 

Outre ce verbe, qu'on pourrait appeler le pass. verbal, il 
y a une foule d'autres verbes pass. formés d'uvàva, et d'autres 
parties de la langue. Tous ces verbes dans leur conjugai- 
son, se comportent de la même manière. Ces verbes, sont 
fort nombreux et on s'étonne de la facilité, avec laquelle ils 
les forment sans la moindre hésitation. 

Verbes pass. formés d'adjectifs ; Barô, grand, bâriovava, 
être, devenir grand. Bocalô, affamé, bocâliovava, être af- 
famé. Denilô, fou, deniliovava. Kalô, noir, kàliovava, deve- 
nir noir. Kermalô, rempli de vers, kermâliovava, être ron- 
gé des vers, GM. ffxouXqxâvopai, vermicare, far vermi — Som. 
Hel. tfx<aXi)xiaa>. Kharnô, bas, khârniovava, s'abaisser. Kovlô, 
mou, kôvliovava, se ramollir. Lolô, rouge, lôliovava. Nangô, 
nu, ndnghiovava. Nasfalô, malade, nasfâliovava, tomber 
malade. Pashlô, rcXayios, oblique, pâshliovava, se mettre de 
côté, se coucher. Phurô, vieillard, phûriovava, vieillir. Phu- 
ranô, vieux, phurâniovava. Rattvalô, ensanglanté, rattva- 
liovava. Sastô, sain, sdstiovava, se guérir. Shïlalô, froid , 
shildliovava. Shukô, sec, shûkiovava. Tchutchô, vide, tchû- 
tchiovava. Tchorô, pauvre, tchôriovava, GM. tctw^tSw. 

Verbes pass. formés des noms. Beng, diable, bénghiovava, 
devenir comme le diable, GM. 8«ipovt£o(Mu, ftt«€oX':Ço|A«i, Nom. 
bénghovava, Tchovekhanô, revenant, tchovekhâniovava, de- 



— H5 — 

venir revenant Rasht, bois, kâ&htiovava, devenirMur comme 
du bois. BiajveU, soir, biavéliovel, triavéliol, il devient tard» 
v, imp* 3 pers* du Prés, de l'Indic, au sing. * • 

Ici je place deux v. appelés impersonels, mais apparte- 
nant à cette clase de verbes. Ces verbes sont connus des 
Tch. de l'Europe Occidentale,mais mal interprétés jusqu ? ici,à 
cause de la confusion du v. aux. uvâva, devenir, être, avec 
<màva, venir. Ces verbes sont éisiola, il fait jour, râttiovd, 
il fait nuit. On verra dans le Voc. que divés, jour, est sou- 
vent prononcé dis, par tous les Tchinghianés. Dteiola est dé 
formation régulière. Dis-uvàva, disiovava y 1 pers. disiovesa, 
2 pers. disiovela, di$io(ve)la, d&iol, 3 pers. il fait jour, le jour 
pointe. GM. iÇupspàvti, Çty «rrfÇa. Souvent contre les habitu- 
des des Tch., ce mot est prononcé di&iùûeh L'Aor. disilo, 
dùHno)lOj est connu aussi et d'un usage journalier=«léjà le 
jour a commencé. Râttiovel, réttiol, il fait nuit, il fait tard, 
GM, Gpt&Kttu, est la 3 pers. du v. rdttiovava, (ratt, nuit), 
ràttiovesa, râttiovel, râttiol^ Aor. ràttilo, râtti(ni)lo> il a déjà 
fait nuit, GM. ivi*Tu><rt. Ràttiovel, est souvent prononcé, ar~ 
rdtiovel, arrdttioL 

Verbes pass. formés des adverbes. Ils sont peu nombreux. 
Dûriovava, s'éloigner, [dur, loin), GM. £*o(jwcxpûvo[juxi. Pàshich 
vava y s'approcher, (pashé, près). Téliovava, s'abaisser, s'in- 
cliner, (teW, en bas). Ici comme dans les verbes pass. ver- 
baux, l'accent de la dernière syllabe des noms et des adver- 
bes, est transporté à la pénultième. 

Grammaire des Tchinghianês Asiatiques. 

Avec des matériaux fort restreints de la langue des Tch. 
Asiatiques,il est fort difficile de donner au lecteur,une esquisse 
grammaticale de la langue parlée par ces Tch. ; mais en 
comparant quelques expressions et quelques dialogues insé- 
rés dans le Voc. du Rev. M. Pratt, avec celles obtenues dans 
les environs de Tokat, et avec plusieurs autres recueillies 
par moi-même de temps en temps des Tch. de l'intérieur 
de l'Asie Mineure, on arrive à des résultats fort importants. 

De cet étude comparative, il résulte, que la 1 pers. du 



— 116 — 

Présent de Plndic. se termine en mi, la désinence Skr. la- 
quelle a été changée en ua, par les Tch. Rouméliotes, sauf 
kamâma. Dans les environs de Tokat, et souvent aussi chei 
pi. autres Nom. As. Yi est rejeté, et on prononce tchiném, je 
coupe, djanâm, je connais. Voici quelques-uns de ces ver- 
bes qui sont presque les mêmes que ceux usités par les 
Tch. Roum. Khâmi, je mange, Tch. Roum. khdva. Kinini, 
j'achète, Tch. Roum. Kinâva. Tushàmi, je trais, Tch. 
Roum. doshâva. Karami, je fais, Tch. Roum. kerâva. 
Enèmi, j'apporte, Tch. Roum. anàva. Djâmi, je vais, Tch. 
Roum. djàva. Demi, je donne, Tch. Roum. ddva. Dja- 
némi, je connais, Tch. Roum. dj anàva. Na djanêmi, je ne 
connais pas .: Àor. ghairôm, j'ai mangé, Tch. Roum. kha^ 
liôm. Gurû, il alla, Tch. Roum. ghelo, ghelids. Hûdja airorn, 
je suis venu hier, Tch. Roum. aliôm, Séd. avilôm, Nom. 
Pardôm, j'ai pris. Tchindôm, j'ai coupé, Tch. Roum. id. 
Kurôm, j'ai fait, Tch. Roum. kerdôm. Nikild6m,}e suis sorti, 
Tch. Roum. niglistiôm. Bandôm, j'ai lié, Tch. Roum. &an- 
dliôm. 

De l'adjectif. Les adjectifs se terminent en t, e, et pas en 
o, comme la pi. des adj. des Tch. Roum. Durgh'e, grand, 
haut, khatni, court, kharabi, mauvais, meïm', mur, bunari, 
blanc, gh'cdi, noir, lohri, rouge, zardê, jaune, nilé> nili, bleu, 
guidé, doux, gh'avré-ri, amer, khati, aigre, ghïari, sourd, 
lûvali, fou, nùmisfi, malade, nangoldi, nu, néve> neuf, pu* 
nari, vieux, silali, froid, hiver, tarni, jeune, vidi, vieux, shu- 
kei, sec, tûnde, mouillé, tatéi, chaud, kori, aveugle, tùrsalû, 
ayant de la soif, Hel. fti^aXioc, sii, frigidus, bakezi, beau. 

Du nom. Les noms se terminent en voyelles et en conson- 
nes. En voy. siufti, melon d'eau, kharbize, pastèque, aki, 
œil, pesi 9 mouche, tchekmi, botte, sipindi, fumier, mâteka, 
poisson, tchilo, feuille, bâbo, père, dâdo, mère, béno y sœur, 
rimi, pus, elki, mensonge, djaili, fumée, gh,aili, chemise, 
masi, viande, vahri, nouvelle-mariée, bakâra, mouton, en- 
gtishteri, anneau, djeni, boucle d'oreille, tchuri, couteau» 
tut, crachat, yasu, nuit, lui, fer, khanitri, gale, nitckeri> 
danse. En cons. drek, raisin, pivaz, oignon, lessùn, ail, 
gh'ezer, carotte, ion, lohn, sel, ser, tête, bal> cheveu, moh, fi- 



— 117 — 

gure, nak, nez, dant, dent, kher, âne, hirtch, ours, kharik, 
os, hùnghevin, miel, fefteZ, peau de chèvre, awtèr, urine, 
nam, nom, par, garçon, fc/iar, cendres, pir, lait, gros/it, bois, 
lut, sang, sapp, serpent, feof , calicot, dep, fil, egrg, feu. 

Le pi. se forme par l'addition d'm. Di, village, pi. dihin. 
dis, jour, pi. dism, djeni, boucle d'oreilles, pi. djenin, nufti, 
melon d'eau, pi. siuftin. Tchuri, couteau, pi. tchurin, djilo, 
feuille, pi. djilohin, sirâng, oreiller, pi. siranghin, turvar, 
épée, pi. tùrvatfn, elki, mensonge, pi. elkin, gh'avt, voleur, 
pi. gtfavtin, mdtcha, poisson, pi. matehm, matchain, hirtch, 
ours, pi, hirtchm, tal, montagne, pi. talin, gukâri, coq, pi. 
gukarin, lavti, fille, pi. tavtin, guri, pied, gurin, nei, vallée, 
pi. nem. • En Hindoustani, féminines ending with ? form 
their pL in en, Yates Introd. p. 8. Pluralis, du» sunt ter- 
minationes, ^ et L-* (en-ha). Vu). Inst. L. Pers. p. 66. 

Il y a une grande confusion dans les pronoms : me, moi, 
Jy6; du, tu, hui, il; maki, mien, turki, tien, oriki, sien. En 
général le pron. pers. suit le nom ; $earom,ma tête, sera, tête. 
Khastom, ma main, khastori, sa main. Lavtiôm, {tavti) ma 
fille. Guriom, ma maison, {gur). Babom, mon pèra tajwrom, 
mon grand père. Plusieurs autres prou, se trouvent dans le 
Voc. 



TABLEAU COMPARATIF 



DE QUELQUES TERMES DE LA LANGUE DES TCHINGHIANÈS 

ROUMÉLIÛTES ET ASIATIQUES. 



On ne doit pas prendre ce tableau à la lettre. Entre ïa 
langue rude pariée par les Zapâris, et celle des Sédentaires, 
il y a la langue des nombreux Nomades, qui se rapproche de 
l'une ou de l'autre,selon le genre de vie des ces gens et leurs 
rapports plus ou moins suivis avec leurs conationaux. Les 
Séd. p. ex. souvent prononcent mur&k, garçon, mrush; tursky 
soif, trush, cette dernière pron. est la seule usitée par les 
Zapâris, Les Séd. se servent quelquefois des termes en usage 
parmi les Nom., mais ceux-ci, et surtout les Zapâris, évitent 
soigneusement les formes propres aux Séd. L'étude si- 
multanée des deux idiomes est indispensable. On trouve 
parmi les Séd. plusieurs mots depuis longtemps oubliés 
par les Nom. En outre, le grand nombre des contes 
existant parmi les Séd. nous fournissent de riches maté- 
riaux, qu'on chercherait vainement parmi les Nom* 
grossiers. 

Séd. Roum. 

Kélghiovava, 
Térgkiovava > 

Aorist. 
A îiôm, 
Arakliôm, 
Beshghiôm, 
Diniôm, 
Mukliôm, 



Nom. Roum. 

kêldovava, 

têrdowvay 

» 

avilôm. 

araklinôm, 

beshdôm-lôm, 

dinôm, 

muklinôm> 



Asiatiques. 



être remué, 
s'arrêter, 

je suis venu, 
j'ai trouvé, 
je me suis assis, 
j'ai donné, 
j'ai laissé. 



— 119 



Tchinghiôm, 

Akand, 

Akôr, 

Alavâva, 

Alefandte, 

Amrût 

Amén, 

A muni, 

André, 

Angûsht, 

Angustriy 

Avdva, 

Avdivés, 

Avri, 

Avghûi, 

Bàbo, 

Bakrâ, 

Bal, 

Balamâ, 

Bar, 
Bdsi, 

Bashn6 % 

Beng, 

Berïh, 

Beshdva f 

Bibi, 

Bari, 

Brek, 

Brishindâ, 

BughU, 

But, val, 

But, 

Buznf, 

Bat, 

Bâi, 

Baker, 

Dont, 



Nom. 
tchindôm, 
akâi, kài, 

id. 
tarâva, 



Asiatiques. 



id. 
andê, 

angrûshtf 

id. • 
avdiés, 
avriky 

id. 

id. 

id. 

id. 

id. 

id. 
bas, 

id. 

id. 
bresh r 
lodàvOy 

id. 

id. 

id. 
burshin, 
asiate, 
bal, 



akhk&Tj 

gKûrve, 
armé, 
emi, 
loh, 

anghiûl, 

angushteriy 

ba,pa, 

pdjé, edjê, 

bahâra, 

hunghevfn, 

ami, 

bakéra, 

val, 

kwtûr, 

wat > 

gukari, 

sheitart, 

bers>vers> 

veshtt, 

bibia, 

wahri, 

gttich, sm, 

varshûndi, 



id. 
id. 
id. 
taghér, 
id 



buh* T 

buzin r 

béb^ 

dada, 

padishmky 

dentoun, 



j'ai coupé. 

maintenant. 

noix. 

allumer. 

araignée. 

poire. 

nous 

enclume. 

en dedans. 

doigt. 

bague. 

venir. 

aujourd'hui. 

en dehors, 

miel. 

grand'mère. 

mouton. 

cheveu. 

chrétien, Grec, 

pierre., 

pari. 

coq. 

diable. 

année, 
s^asseoir^camper 

tante. 
nouveHe-mariée. 

sein. 

pluie. 

piastre. 

cuL 

beaucoup. 

chèvre. 

père. 

mère. 

toi, sultan. 

dent. 



120 — 



Séd. 


Nom. 


Asiatiques 




Dardvcty 


trashdvcty 


bihwniy 


craindre. 


Darâvy 


rattvalôy 


khinndry 


grenade. 


Denilôy 


levavdô. 


lùvaliy 


fou, insensé. 


Devryâly 


dardv, mdhvty 




mer, 


Devêl, 


del % 


khùva, hum. 


Dieu. 


Divés, 


diês, dis % 


dis, 


jour. 


Bikliard&y 


id. 


aviniy 


miroir. 


Drak> 


id. 


dreky 


raisin. 


Draw, 


id. 


pathùny 


chemin. 


Dudùm, 


id. 


gKund\#Ty 


gourde. 


Dukhkidva» 


îd. 


dekha&tiy, 


sauter. 


Dumâ, 


id. 


pûshto> 


dos. 


Duyénïy 


vmstiri» 




boutique. 


Dur, 


id. 


dûriy 


loin, 


Djamutrôy 


id. 


djafterôydjartàv, gendre. 


Djanâva % 


id. 


djanémi» 


connaître. 


Djâvcty 


îd. 


djmniy 


aller. 


Djw y 


id. 


djevy 


orge. 


Djor % 


id. 


gutchy 


barbe. 


Djuv 9 


îd. 


djiv, 


pou. 


Eketmiêy 


kitanêy 


yeksany 


ensemble* 


9 Ela, 


ttV, 




viens. 


Fandriy 


diklô> 




lanterne. 


Filla, 




tchitùy 


feuille. 


Fiyizawn^ 


penâva* 




appeïer,dire* 


Gadjày 


id. 


gadjunô* 


étranger. 


Gad y 


id. 


gWailiy 


chemise. 


Ga&y 


id. 


diy 


village. 


Ghanddvn % 


khmntdvOy 




peigner. 


Gher % 


id. 


khamtriy 


gala 


Ghiv, 


id. 


arzun, yernf, 


, blé. 


Gôrk(\ 


îd. 


kharabi % 


méchant 


Gonâiy 


ffUSy 


sipindiy 


fumier. 


Grast y 


grdîy daoàriy 


agùray 


cheval. 


Gudlây 


id. 


guldéy guld%\ 


doux. 


Gurûuy 


id. 


gheoluky 


bœuf. 


Guruvniy 


id. 


mangiïvy 


vache. 



— 121 



Séd. 


Nom. 


Asiatiques. 




KaK 


id. 


khalO) 


oncle. 


Kalâi, 


kastiriy 


giïala» 


étaîn. 


Kalô, 


id. 


gh y aH y 


noir. 


Kalorôy 


id. 


gh y ulam y 


noirâtre. 


Kam, 


id. 


gam, 


soleil. 


Kangheri % 


kanghiri, 


kilisê* 


église. 


Kârfi, 


sherUnà. 




clou. 


Kar t 


lokâtchi, 




pud. virile. 


Ker y 


khel, khetéi, 


kar, 


àne. 


Kasukô, 


id. 


gh'ari, 


sourd. 


Kas % 


id. 


gh'a&> ghehs y 


foin. 


Kakkavt\ 


khârkama. 


ustensile de cuisine 


Kasht, 


id. 


gashdy 


bois. 


Kelnô, 


bas,havdô„ 




musicien. 


Kelibé, 


id. 


nitcheri* 


danse. 


Ker, 


kher„ 


gur, 


maison. 


Kerâl, 


id. 


pendir, 


fromage. 


Keràva, 


id. 


keràmi, 


faire. 


Kesh, 


id. 


ibishim % 


soie. 


Kil t 


id. 


gur, kul, 


beurre. 


Kful. 


id. 


gua, 


excréments. 


Klidi, 


kilid* 


djup, 


clé. 


Kôkkalo, 


id. 


kharik, 


qa. 


Kopâna, 


belâniy belài % 




auge. 


Kori, 


id. 


ghandf % 


cou, gorge. 


Korô, 


id. 


kori, 


aveugle. * 


Kôaha, 


fdrkyc^ 


kilidj, 


faux. 


Koznô, 


diklô, 




mouchoir. 


Kukâi, 




doti t kM, 


chaudron. 


Khalô, 


kharâ. 




rongé>mangè 


Khmmk, 


khandiy 




peu. 


Khanrô, 


khcmdôy 




épée. 


Khasloibé, 


80vél, 




serment. 


Khandâm, 


khraddva, 


creuser, bêcher. 


Khâva, 


id. 


khâmi> 


manger. 


Khakhavâva, 


khaderâva, 




nourrir. 


Khelin, 


id. 


heli, 


figue,prune< 





— 


122 — 




Sed. 


Nom. 


Asiatiques. 




Kherbuzôj 


karpuZy 


kherbize. 


pastèque. 


Khokhavnô, 


id. 


elkitrinin> 


menteur. 


Khokhavnibê> 


id. 


elkiy 


mensonge. 


Khorakhâiy 


id. 


gadjunô. 


Turc. 


Khurdô, 


id. 


khatnê T 


court, petit* 


Khuyâzava, 


tchârdcwa, 




appeler. 


Ladinitcha, 


khrdbisha, 




boîte. 


Latchô, 


id. 


ghehdiy 


bon. 


Lava, 


id. 


pardiy 


prendre. 


Lekén, 


tiânos, 




cuvette. 


Likhndri, 


diklâ, 




lanterne. 


Len, 


id. 


néi, shat 


rivière. 


LU, 


patrin, 


tchilo, kaghàdiy 


feuiile,papier. 


Lindty 


id. 


nendiTy 


sommeil 


Lon, 


id. 


lohïiy 


sel 


Lolô, 


id. 


lohari, lohri % 


rouge. 


Lubni, 


lumniy 




prostituée. 


Maïmûna, 


maïmûn, 


maimùn. 


singe. 


Afamûi, 


id. 


garshûy 


vis-à-vis* 


Maklô, 


tabardôy 




huile. 


Maki, 


id. 


pesiy 


mouche. 


Makli, 


id. 


zeitiy 


olive. 


Manrô> 


mandô,tcham, 


, malâvy mêna y 


pain. 


Mas, 


id. 


mcbsi, 


viande. 


Mâseky 


id. 


mdsaky 


mois. 


Maràva> 


kurâva, 


vehirirriy 


battre. 


Matchô, 


id. 


mdtcha, 


poisson. 


Mdtchka, 


tchitchâiy 




chatte. 


Mattô 9 


id. 


zcrkhôshiy 


ivre. 


Meribé, 


id. 


meri, mure, 


mort. 


Merdô, 


id. 


merti infirme, malade. 


Manûsk, 


id. 


meru, nere> 


homme. 


Métla, 


shuvdl, 




balai. 


Milia. 


Khilia, 




mille. 


Minrô, 


mindo, 




mien. 


Mûiy 


id. 


moh, zavur. 


bouche. 


Musse, 


mishâko*, 


mushk, 


rat, souris. 



— 428 



Séd. 


Nom. 


Asiatiques. 




Morti 


id. 


mes/un, 


cuire. 


Mursh, 


tnrush, 




brave. 


Muter, 


id. 


amtér, 


urine. 


NcU, 


id. 


noix, 


ongle. 


Nango, 


id. 


nangoldiy 


nu. 


Nav. 


id. 


nam, 


nom. 


Neva, 


id. 


neve, 


nouveau. 


mài % 


id. 


tomûziy 


été. 


Oghi % 


onghi, 


ghi, 


cœur, vie, 


Ojpréy 


id. 


tal, vatiy 


en haut. 


Pabâi, 


id. 


sev, 


pomme. 


Palàh 


id, 


pentchya, 


après. 


PcUvâl, 


id. 


vai, 


vent 


Pani, 


pdi, 


bani, 


eau. 


Panrôy 


panda, 


punàri, 


blanc. 


Pâpus. 


id. 


bapir, 


grand'père. 


Parvarâva % 


khaderâva, 




nourrir. 


Pen, 


id. 


béno, 


sœur. 


Perghulanô, 


id. 


ditchune, 


étranger. 


Pétcdo, 


naltch&*> 


nalagôri, 


fer à cheval. 


Phuranâ, 


id. 


bunâri, 


vieux. 


Pishôt, 


id. 


koriky 


soufflet. 


Pikô, 


id. 


pilii, 


épaule. 


Pinrô, 


pindô. 


bav, gur 9 


pied. 


PishikOy 


tchitchdi, 


pisik, 


chatte. 


Posôm, 


id. 


pesem t 


laine. 


Paravdt, 




vier, 


ville. 


Prâhos, 


id. 


t char y 


cendres. 


Pol, par, 


id. 


navugori, 


nombril. 


Pov, 


id. 


gVashj 


sourcil. 


Pumb, 


id. 


rimi, 


pus. 


Purûm, 


id. 


bevâziy 


oignon. 


Pus, 


id. 


bus, 


paille. 


Pushûm, 


id. 


ghetchy 


puce. 


Pw, 


phuv,pu, 


puv, 


terre. 


Raklô, 


id. 


gor, 


garçon. 


Rakli, 


id. 


lavtiy 


fille. 





— 


124 — 




Séd. 


Nom. 


Asiatiques. 




Rattidsa 


yavindsa, 




de bon matin* 


Ratt, 


id. 


ratty tjasu, 


nuit. 


Ratt, 


id. 


lur, 


sang. 


Râno, - 


id. 


sabahy 


matin. 


Reshéto, 


porizén, 


velvùy, 


blutoir. 


Ritchini, 


id. 


hirtch, 


ours* 


Rom, 


id. 


loin, gh'uluray 


Tchinghianè 


Ruk, 


karadjil, 


lèpre. 


arbre. 


Rup, 


id. 


orp y 


argent. 


Rutuni f 


nak, 


naky 


■ nez. 


Sapuniy 


toviardôy 




savon. 


Sar, 


id. 


varîy 


comme. 


Sarrô, 


sa\ 


su, 


tous. 


Saldn, 


siniy 




table. 


Serô> 


sherây 


sera, 


tête. 


Sir, 


sheralôy 


lesùn y 


ail. 


Sivri, 


kutùla, tchôkano&y 


marteau. 


Sovliarâva, 


pashlerdva y 


mettre à coucher. 


Sovnakdi, 


id. 


zirdtoriy 


or. 


Sulivâriy 


ushvâr y 


vashmoZy 


bride. 


Sukâr y 


s/iufcdr. 


bakyZy 


joli. 


Suv, 


su, 


siv, 


aiguille. 


Shastîry 


shastriy 


lUty 


fer. 


Shelô, 


sJiolô, 


sali, 


corde. 


Sherân, 


id. 


$irang f 


oreiller. 


SM, 


icL 


sii, 


froid. 


Shilalôy 


id. 


silaliy 


frigidus. 


Shoshôi) 


id. 


glïandùrkiy 


lièvre. 


Shon, 


id. 


sor, 


coup de sifflet. 


Shushlôy 


id. 


tùnde* 


mouillé. 


Shukô, 


id. 


shukéi. 


ScîO. 


Shutlôy 


id. 


khati, 


aigre. 


Shuzôy 


shutchôy 




propre. 


Takhtâi, 


bâli, 


■ 


coupe à boire. 


Takhidra y 


tukhàra, 


subdriy 


demain, matin. 


Ternôy 


id. 


tarnô, 


jeune. 


Ternipéy 


id. 


tarnéiy 


jeunesse. 



125 



Sèd* 


Nom. 


Asiatique 


Tatiè, 


id. 


tattéi, 


Tae, 


id. 


def, 


Télé, 


id. • 


bûna, 


TélUwaca, 


pànghioeaoa» . 


id. 


Terâca, 


mande- isi, • 


681, 


TrwUy 


pastemi, 


likhh 9 


Tri&k, 


dlbena, 




Tut, 


id. 


pir, Wr, 


Tchacô, 


teho, 


tchagft% 


Tcherkhéni, 


tcherkhàn, 


stiari, 


Tchesmé, 


id. 


khani, 


Tchinàva, 


id. 


tchinémi. 


Tchia, 


Éd.- 


djib* - 


Tchiriklô, 


id. 


tayer, 


Tehvrikli, 


id. 


djimari) 


Tchor, 


id. 


gh'avt, 


Tch&mùty 


Ichon, 


hit), 


Tehuke% 


id. 


boydji, 


Tckurni, 


id. 


mutis. 


Tchwri, 


tchindali, 


tchuri, 


Tchungâr, 


id. 


ttd, 


TchutcM, 


id. 


memkôr, 


Ushtiâva. 


id. 


ushti, 


Va, 


id. 


beli, 


Vanrô, 


vandô, 


ani 9 


Varây 


id. 


ata, 


Vaat, 


id. 


hast, 


Vent, 


id. 


silali, 


Vesh, 


id. 


taly 


Vif> 


id. 


MVy 


Vordôn, 


bordôn, 


kangri, 


Vûliaro, 


khendiardô, 




Vus, 


id. 


bus, 


Yak, 


id. 


• eg 9% 


Yak, 


id. 


aki, 


Yèkpash, 


id. 


nim 9 


Yitch, 


id. 


hidja, 


Zâmpa, 


id. 


bogh, 



chaud. 
fiL 

en bas. 
s'incliner, 
avoir, il est. 
lit. 

souliers, 
lait, 
enfant, 
étoile, 
fontaine, 
couper. 
< langue, 
oiseau. 

poule, 
voleur. 

lune. ' 

chien. 

baiser. 

couteau. 

crachat. 

mamelle. 

se lever. 

oui. 

œuf, 

farine. 

main. 

hiver. 

montagne. 

neige. 

voiture, 
pot de chambre. 

In. 

feu. 

œil. 

demi, 

hier. 

grenouille* • 



TROISIÈME PART». 



VOCABULAIRE. 



Le, texte Tchinghiané contenu dans le Vocabulaire, est 
tiré des contes, des chansons, et de mes propres conver- 
sations avec les Tchinghianés. Il servira aussi aux autres 
pour des études ultérieures, sur une langue dont les maté- 
riaux sont encore fort peu nombreux, et dont jusqu'ici, on 
n'a imprimé que des chansons de quelques lignes. Peut- 
être mon ouie m'a trompé quelquefois, mais dans les cas 
douteux, je me suis efforcé à répéter ces passages aux 
autres. La traduction en est souvent très difficile; car 
ayant en vue de donner au lecteur une traduction littérale 
de chaque citation, afin qu'il puisse comprendre lui-même 
le texte, j'ai taché en même temps de ne pas sortir des 
règles de la langue Française. Dans des études pareilles, 
quelques sacrifices au style sont inévitables. 

Plusieurs de ces citations ne sont qu'une traduction, mot 
à mot du GM. et de la langue Turque. On verra que ces 
deux langues m'ont servi souvent à expliqner des passages 
fort obscurs. Ce qui frappera le lecteur, c'est l'identité de 
la langue Tch. dans toute la Roumélie. La différence entre 
la langue des Sédentaires et des Nomades, se réduit à peu 
de choses, après quelquos études. 

L'étymologie de plusieurs termes est fort douteuse ; sou- 
vent même, elle m'est totalement inconnue. Je laisse aux 



— 127 — 

autres le soin de compléter ces études encore fort impar- 
faites. 

Toute êtymologie, qui n'est pas claire et convaincante, 
pourra induire en erreur, le lecteur peu familiarisé avec des 
pareilles études. L'affinité de plusieurs termes Tch. avec les 
langues de l'Inde, et les langues parlées en Roumélie est 
encore fort obscure. Les habitudes des Grecs et des Musul- 
mans en Turquie, m'ont servi à élucider quelques termes 
Tchinghiano-chrétiens, dont quelques-uns ne sont qu'in- 
complètement expliqués dans les ouvrages sur les Tch. voy . 
boldva, baptiser, beng, diable, patranghi, Pâques, etc. 

Quelques observations sur la prononciation des consonnes 
sont insérées dans le Voc. ; elles «ont d'une haute impor- 
tance, non seulement pour l'élucidation de la langue des 
Tch. d'Europe, mais pour la connaissance de celle parlée 
par tous nos Tch. soit Séd. soit Nom. 

J'ai suivi la prononciation Italienne, avec une seule ex- 
ception: 1'* entre deux voy. ne doit pas être prononcé comme 
un i. Le lecteur doit éviter aussi la pron. ouverte du Fr. 
in, en : Pu. Fr. est écrit û. J'ai marqué, gh\ le fort guttural 
des Tch. As. presque égal au £ ghain des Osmanlis, 
afin de le distinguer du gh des Tch. Roum. prononcé comme 
le Fr. gue— Angl. gay- 



AbtchIn, n. Acier. 

Abôr, ind. Combien, *{*>*, H. jLj bar, s> m. Load, time* 
once* L'étym. de ce terme n'est pas très claire. Ascoli Zig. 
p. 24. Abôr bershéngoro isdn? de fcombien d'années es-tu ? 
Ko abôr ôres, (ôp«) ghelidn ? en combien d'heures es-tu allé? 
Abôr e ghroshénghe (Tr. <J>sjL ghrush) àiniàn les ? pour 
combien de piastres l'as-tu donné ? (vendu). Abôr tchavê 
itf? combien d'enfants y a-t-il? Aboréndja ka kerghids 
gorkibé, (c) avec tant de méchancetés qu'il fit Pen abôr te 
djanés 9 (c) dis tout (autant) que tu sais, GM. 6<j« Y**>p(Çu;. 
Abôr potid délas man o sappanô dakàr, ta me ndna liôm 9 



— 128 — 

(c) autant de monnaies que me donnait le roi des serpents, 
et moi je n'(en) ai pas accepté (rien de ce que le roi me 
donnait), 

Abrâshi, Àr. Pers. ^^ ebresh, e rubro et albo mixto 
color— equus maculis dinstinctus scutulatus— VuL Tr. 
Taches sur la figure, taches de rousseur— Bchi. 

Adiài, atghài, ind. Encore. H, jj*\ ujon, adv. hitherto, 
as yet, to this day. Ujhoon, adv, Yet, hitherto, even yet. 
Ascoli Zig. p. 7. GM. iK.6^%. Gor. At. vol. 2.p. 24. Khurdi isdn> 
na isàn adjdi roméste, (ch. am.) tu es petite (jeune), tu n'es 
pas encore pour un homme, (mari). Adjdi na dikliôm len to 
mûi, (c) encore je ne les ai pas vu en face. Te bal isi adjdi 
but kalé, tes cheveux sont encore très noirs. Adjdi trinén 
kamdsa, nous voulons encore trois. Terèsa adjdi te des man> 
okhtô bughlé, tu as encore à me donner, huit piastres, (tu 
me dois). Le adjdi yek takhtdi, prends encore un verre (de 
vin). Khalidn adjdi? as-tu mange encore ? Térghiol [térghio* 
{ve)l{à\ adjdi, il reste encore. Adjdi opré, plus haut. Adjdi 
mon' ulinôtar, il n'est pas encore fait, GM. ètip* &lv tytvs» 
Adjdi azôm, plusieurs encore. Khuyazghids (GM. puyiàÇw) 
è purid adjdi yek far> o rakld, (c) le garçon appela encore 
une fois la vieille. 

Aghàliovavà,akhàliovava, chez quelques Nom. : v. pass. 
aghalô-uvâva, part. aghdli(nî)lo. Comprendre, entendre, 
?Skn kal, sonare, numerare, àkala, suspicari, putare— 
Wg. Rad. Skr» La forme prim. est inusitée. Pott, vol. 2. p. 
168. chal'ovav, ich verstehe, selon Puchmayer. Etym, obsc. 
Aghdlitotar léskoro dot, ka kamnashavél, (c) son père com- 
prit qu'il partira. Me aghdliliorn purie, (voc.) mdnghe ka 
alidn, (c) moi, je me suis aperçue ô vieille, que tu es ve- 
nue pour moi. Ta aghdltlotar o dakdr, ka isi léskeri rakli, 
(c) et le roi comprit qu'elle était sa fille. Aghdlilitar i EUf 
(n. pr.) ka alô o Mahmût, Elif comprit que Mahmoud était 
venu. Penéla e rakléske, so djas> avès % so aghdlioves ? (c) il 
dit au garçon, pourquoi vas-tu (et),viens-tu,que comprends- 
tu ? Ta ov mari aghdlilotar, (c) et il ne comprit pas. Tu 
aghàliosl comprends-tu? 2 pers. du Prés, de PIndic. 
aghâliovesa, aghdlioves, aghdlios. Me aghdliovava but latchés, 



tant je comprends fort bien, ÀgkàUUtar o ralcliâ ka i$t 
il#afcmifct,(e}lesfilleè comprirent que estait Mahmoud. A ghd~ 
Uotata, ha ghelôtar te dikèt lêskeri penid, je crois qu'il est 
venu voir sa sœur. Nén* agkàUlùm> ka muterghiôm man, 
je ne me suis pas aperçu» que j'ai pissé (sur) moi-même, 
(GM. U***+ç-ifiix.*). Ndsti te ahh&liovav, je ne peux pas comn 
prendre. 

àghalindôs, gèr> du précéda Comprenant, prononcé par 
un Nom» 

Aghâlià KERAVA>v.comp. 2 CL 1 Conj. part, aghàtiorkerdô. 
Faire entendre, f. comprendre. Te riaghàliakerés (c) et que 
tu fasses semblant de ne pas comprendre. 

Ah, iftterjv Alas. Skr. a h a, ind. a particle and interjection, 
impiying commendation, rejecting, sending. H. Pers. v ) ah, 
s, Lsigh, interj. alas. H. Ar, J ooh, interj. an exclamation, 
expressing pain» It is often reiterated,ooh, ooh.— We,hâe, 
hàe hâe, alas— Yates Introd. p. 56. voy.Akarâva. Àhtchordie 
mo, (ch. am.) ah ma belle. Ah tchirikliemo,(c) ah ma poule. 

AGH'YHLfe sau, (As.) To be in pain. Sentir de la douleur, 
Tr ijpj* | aghyrlyk, pesanteur, poids — Bchi. Skr. s'a 1, to 
move, to shake, to tremble or stir> s'a 1 y a n, n. difficuîty, 
embarassment, distress. H. DU sabia v. a. to perforate, to 
bore. v. n, to ache, to be in pain, to smart 

Agôr, n. Pointe, extrémité. Skr. agra, adj. chief, princi* 
pal. H. Kl aga> the front, the space in front of a house. voy. 
angle. Zeitd, aghra, m. le premier, principal, chef. V. Sade. 
Broeckh, p. 340. Hel. £xp«, sommet, extrémité, Atpot, sublime, 
extrême, H. f\ agoo 9 adj. forward, before, heretofore. Sa 
(vey. sarô, êrf, tout) agôr agôr dja, marches tout à fait sur 
le bord : ici agôr est adv. Deryavâkoro agôr djâsa, nous 
allons (marchons) au bord de la mer. Agôr agôr, dji te djas 
to ga», au bord, jusqu'à notre arrivée au village. 

Agoré, k l'extrémité, cas ioc. d'agôr. H. ^ Kl ugaree, adv. 
Before, forward, further on. Av agoré, virais au bord. Agoré 
ki rez f (c) au bord de la vigne. Agoré térdov, (c) arrétes-toi 
à l'extrémité. Ta niglistitar agoré katâr ki devryàl avri, (c) 
et elle sortit au bord, hors de la mer (au bord de ta nier)« 
Ki devryàl agoré, au bord de la mer. 

12 



— 130 — 

àooràl, abl. ftagâr. Du bord. Maskardl ma dja, agordl 
dja, ne vas pas du centre, vas par le bord. GM. iiA tyjv 4*p«v. 

Agôri, agora, (As.) Cheval. H. \^ g,hora, a horse, a 
cock (of a %\m),xoy. grast.jif g y hoor' (contr.of gjior'a) a horse. 
Nul agôri (Tr. Àr. JjlJ na'l) fer à cheval — Bchi. Agorésa, à 
cheval, lit. avec le cheval. Agôri valos, poil de cheval. 

Akâ, pron. démonst. Ceci, o?>to$, voy. Gram. p. 71. Akhid 
fem., aklé au pi. 

Akanà, okanâ, akAi, kài, akangha, adv. Maintenant, nunc. 
Ski*, k s'ana, a measure of time, equal to thirty kalas or 
four minutes, a moment, n. adv. ks'an'an, for a moment 
Instr. k s'a n'e n a, station, ks\ changé en k. IL ^1 aknoon, 
adv. Now, koonoon, now, presently. GM. rcipa, *&&, H. 
tutch,hun, adv. (Skr. tat ks'an'a) at that time, then. Gam- 
puz. Aocana, adv. ahora. Akanà nâna teréla, maintenant il 
n'a pas. Ta akanà teréla, et m. il a. Akanà nikliola, m. il 
sort. T akanà naafâlilotar, et m. il est tombé malade. Akand 
te khas, mangeons m. Akand kamaresén, m. ils arriveront. 
Akand te dikàs, voyons m. Akanà kamavén, ils Viendront à 
l'instant. Khinô isôm akanà, je suis fatigué m. Akanà pende, 
so te keràs les'? (c) m. dirent-ils, que ferons-nous (de) lui? 
Penghiàs pe godiàsa, so te keràv akanà? (c) dit il dans sa 
pensée, quoi faire m. ? Akanà teréla yek y tchutchi kapiéla, 
m. elle a un (enfant) qui boit (de la) mamelle. Djin akand 
tchutchi piêla, jusqu'à ce moment, il suce la mamelle (il 
tête), suc ripa. Akâi et fcdi, sont propres aux Nom. Zapàris. 
Kài su te keràvï m. que ferai-je ? Ta vrakerdàs làkoro tchavô, 
ta pendàs pe diâke y ta so kamkeràs akài dàde ? (c) et son 
entant parla et dit à sa mère, et quoi ferons-nous m. ô mère? 
Akanyhd, me parait être au Dat. 2, akanà ke. 

AkanarIla, adv. Dès à présent, prob. akanarydl, akanarin, 
Tr. shimdidjiq, à l'instant — Bchi. Akanarila tepenén léskoro 
nav, Mahmûtiy (c) dès à présent, qu'ils appellent son nom, 
Mahmoud. Ce terme est très rare. 

AkarAva, akerâva, atcharAva, v. comp. 2 Cl. 2 Gonj. 
part, akerdô. Gémir, soupirer. Comp. du Skr. ah a, ind. an 
interjection, aha,ah, et du v. kerâva, faire. H. \i*\j£ karahna, 
v. n. To sigh and utter ah from pain, to groan. Kuhrana, 



— 131 — 

lo groan (as a sïck persoti). H* Pers. ah 9 l a fcigh, alas, À h 
kama, to sigh— -Yates Introd. p* 194. But akarésa> (c) tu 
soupires beaucoup, So akerés ? pourquoi gémis-tu ? Sôstar 
akarèsaï pourquoi gémis-tu? Penghiâs lâkoro gadjô, me 
terdva lut, djin vbèr bersh, toghi nan' akaïghiâs, (c) son 
mari dk, je te tiens tant données, et ton cœur n'a pas sou- 
piré. Prononcé quelquefois akiardm. Ah tchiriklte mo par- 
nori, {dim*) m'vghi akiaréla, (c) ah ô ma poule blanchâtre, 
mon cœur soupire. 

Akatià, adw Ici. Àkà 9 hi^ atid, ici, voy* atid. 

Akatiar1ng> adv. Par ici. Besh aJcatiaring mi pen> (c) as^- 
sieds-toi par ici, ma sœur. 

Akatar, abl. d'a&d. D'ici, ii&hv, Hel. Evtar. Lat. hinc. Aka- 
tar okatâr pushlids lèstcur, (c) d'ici et delà il lui demanda. 
Àkatdr okatâr c(/a, d'ici et delà, vas. So kamésa akatar ? que 
veux-tu d'ici? Akatdr kamadjâ^ j'irai d. Akatàt dikéla, 
okatdr dikéla, o kher vudâr na terél, (c) il regarde (Voit) d. 
il regarde delà, la maison n'avait pas (une) porte» pakô 
penghiâs, akatar ghelo péske, (c) le crasseux dit, .il s*en alla 
d'ici. 

AkarIng, akàrIn, rarement akarî, adv» Vers ici» Akarin 
4la, viens de ce côté» Akarin te beshds, asseyons*nous par 
ici. Mo tcho av afcart, (Nom. Zap.) mon enfant viens par ici. 

Akavkà, pron» dém. voy» Gram» p. 72. 

Akavà, pron. dém» voy. Gram» p. 72. 

Ari,{As.) n. Oeil. Skr. a ks h i, h. the eye, voy. ya/c» œil. 

Akialûni, Mât, prononcé par un Nom. des bords du Da- 
nube. Ko berô djin opré akialûni, au navire jusque sur le 
mât ; tome emprunté probablement des Grecs, parmi les- 
quels il est aujourd'hui totalement oublié» En Candie, on 
appelle *AxiX«*av une espèce de chêne. Bel. Obs. I. 16. p. 38. 
Le môme arbre est appelé 'Ap(«, au mont Athos ; il est pro- 
bable, que c'est la même espèce qu'Homère appelle A*tAov 

pâXocvov. Odys. K. 242. Etal Se àpuoç yévv) tc£vtc, <pr;y6;, xifuptç, 

«TV(t6Spuç, iXtyXourç, àjtiiXo;. Theoc. IX. 20. Peut-être on faisait 
les mâts du bois de cet arbre. Cor. At. 5. p. 9. 

Akhénghi. n. m. Fête, epulum, pi. akhénghia. P. *j*I 
ahenyh, imp. v. ahenghideni trahere sonus, hurmonia, sym- 



-%» 



— 132 — 

phonia. £*) akenghi, consonantia, concentus. — Vul. Tr.P. 
ahenk. s. Préparatifs, action d'entreprendre, de se mettre à 
faire quelque chose, ahenghi, s. accord, harmonie — Bchi. 
Terme donné aux réjouissances bruyantes qui suivent la 
célébration des mariages. Ta kerdâs yek barô akhénghi, (c. 
Nom.) et il fit une grande f. Ko akhénghi kelghiâs, ik ont 
joué (dansé) dans la f. Katar ko biâv nâpalal, kamkerén yek 
akhénghi, (c) après les noces, ils feront une f. Khuyazdô len 
te kerén yek ahénghi, (c) ils les appela pour faire une f. Ce 
mot se trouve à la fin de plusieures contes, qui finissent 
par des fêtes de 40 jours et de 40 nuits, h changé en kh. 

Akhôr, akôr, m. Noix. Skr. a k o d'à. The bétel nut, Àreca 
Faufel, or cateehu. Pers. Si*£ kerdui,& nut,a walnut. Hel. 
xipwv, GM. xsp'jStov, Slav. kôkos', x«puà tv&xiî, Oec. vol. 2. p. 
128 H. o^l ukhrot m. a walnut (the fruit of the Alêuri- 
tes Triloba is also so called). Kermâliletar o akôr, les noix 
ont été rongées des vers, Pinravdô akôr, noix ouverte, ex- 
pression injurieuse des enfants envers eux, t comme tu 
trompes.'' Ukrot, jugland, reg. nux, noix — Honig. vol. 2. p. 
396, Aujourd'hui les Tch. comme les Grecs, appellent akôr, 
la nux juglans. Te djas Variés o khurdô akôr, (c) que tu 
ailles apporter la petite noix. Lias o purô i ruvlt, ko drom 
akôr ghédelaSy (c) le vieillard prit le bâton, en chemin il 
ramassait des noix. Terélas akhôr opré Uste, (c) il avait d. n. 
sur lui. 

AkhorIn, akorIn, f. Noyer. / akhorin nàna kerghids but 
akôr, le noyer n'a pas fait (produit) beaucoup de noix. 

àkhkôr, (As.) Noix, voy. akôr. 

Akrâni, kràni, m., Cornouille, Hel. xpavcta, GM. ixpavti, 
cornouiliier, les fruits xpivtia, Cor. At. vol. 2. p. 25. Lalaskd- 
koro akrdni, la c. du pud. mui.=le clitoris ; propre aux 
Nom. 

AlavAva, 1. Ci. 2 Conj. part, alavdô, 4orme prim. injisitée. 
Allumer, H. luo, f. The flame of a candie, any pointed 
flame. Pers, jt\ seuy^H (alav) ignis flammans iji\ (atave} 
tripus ferreus, cui olla imponitur, 2. Locus in quo ignis 
accenditur. — Vul. J\ âlev, mieux Je 'alev, flamme, alevlen- 
mek. v. t. Flamber, s'allumer en flamme, âlevi, de couleur 



— 133 — 

de flamme— Bchi. Ma muk te rnurddlionel, sostâr nânaêtik 
ondpokU fodavés la, ne le laisse pas s'éteindre, car tu ne 
peux pas de nouveau l'allumer. Alâv i yak, al. le feu. Alâv 
yek yak mânghe, al. un feu pour moi. Talavâv les, ta te 
djav ko ker, pour l'ai, et aller à la maison. 

Alavindôs, gér. du préc. Yak djal alavindôs, le feu (in- 
cendie) va en s'allumant. 

Alâvghiovava, v. pass., part. alâvghi(ni)lo. Etre allumé. 
Muk andré i yak, o shâstir, favekà aldvghiol &gô y laisse 
dans le feu, le fer, et ainsi il s'allumera vite. 

Âlbena, (Nom.) au pi. Souliers. Tchivén man o âlbena, 
les souliers me coupent (me font mal). Ta dinâs te sivél po 
âlbena, (c. Nom,) et il donna à coudre (raccommoder) ses 
souliers. 

Albenéngoro, Cordonnier. Ta o albenéngoro pendâs léske, 
(c. Nom.) et le c. lut dit. 

AlefandIs, au pi. Alefandises, Araignée. Hel. 6f«(vu,tisser, 
vfimt, tisserand. Àvuçavmç et dvtxpavTput, araignée, en usage 
parmi les Grecs de Roumélie. Cor. At. vol. 2. p. 368, v changé 
en l. Alefandis, keréla arakhniés, (dtpa^vià) l'araignée fait des 
toiles. Shulàv i arakhnid te nashél o alefandis, balaie les 
toiles, qu'elles s'en aillent les araignées. Perdô isi o ker ka- 
târ ko alefandis, la maison est pleine d'araignées. 

Amàksi, m. Voiture, un usage parmi les Séd. Hel. &pag« 
GM. 6pa£i(ov), voy. vordôn. 

AmIl. voy. mal, compagnon. 

Amarô, pron. pos. Notre. H. humara, pron. (gén, pi. of 
tntiéri) oufs, our, f. amari, pi. — ré. Zend ahmaka, pron. 
adj. noster, Y. Sade, Broeckh p. 346. Te tovâs amaré i/a*t,la- 
vons nos mains. Amaré gavéskoro 9 (c) de notre village. A- 
mari gavudnéskoro, de n. villageois. Amaré guruvniâkoro, 
de n. vache. Amarô dakâr, (c) n. roi. Amari mol, n. vin. 
Amari ddi, (c) n. mère. Amari buturi, (dim.) n. travail. GM. 
i 3ouXCtÇ« |i«ç. Amaréstar, (abl.) du n. Amaré kakhniâ, nos 
poules. Amaré drakd, (ace.) nos, raisins. Naisâs i zen amari, 
(c) la selle n'était pas à nous. Amari rakli kamnashél, (c) 
notre fille partira. Amarô isi,penghiàs i tchâi, (c) U çst k 
nous, dit la fille. Amarô kxer, n. maison. 



— 134 — 

AMRRÔL,Poire, pi. ambrold,xo\. Pukô. P. oyl coll w'jj^t 
(embrat) pirum, y.\ (erbu) pimin — Vul. Tr. ty/ armoud, 
poire — Bchi. Sar gudlé ambrold, (c) comme dos poires dou- 
ces. — Campuz. brônda m. pera. 

AmurolIk, f. Poirier. 

Ambholknooro, adj. du gén. ambrôî, au pi. appartenant 
à la poire, vendeur des p. Ambroléngheri tursbia, (Tr. jlJ! 
turchu) des p. confites dans le sel ou le vinaigre. 

Amén, pron. pers. Nous, voy. Gram. p. 66. 

Ami. (As.) Grand'mère. H. [*\ umma (Skr. a m b a), mother. 
H. Ar. J ootnm, f. mother, le baba, des Tch. Roum. 

Amtér, (As.) Urine, voy. muter, comp. orp, (As.) argent, 
rup* Tch. Roum. 

AmunI, f. Enclume; terme très connu. Hel. ax(A6>v t dira. 
(XKuovtov. GM. dp.6vt(ov), à(iovixi(ov), jpovoÇuXov, tronco d'incudi- 
ne — Soin. Il est fort extraordinaire, que les Tch. forgerons, 
même les Nom. Zaparis, ont emprunté ce terme des Grecs, 
voy. loK (As.) enclume. 

Améya, pron. Et nous ; formé d'amen, nous, et TH. ^ ou > 
and, amênya (améya). Kamavds améya, et nous aussi 
nous viendrons. Améya, te perds amarébrek,(c) nous aussi, 
remplissons nos seins, (les poches de nos s.). 

Anàpalal, a pleon. voy. nàpalal. 

Anâyà, v.|prim. i Cl. 1 Conj., part. andô. Apporter, porter, 
amener. Skr. n'î. to conduct, to drive or guide, to obtain, 
to get. Dueere, addueera, portare. — Wg. Rad. Skr. an a y a, 
îlnayana, bringing, ân'before n'î, to get. H, LM anna, 
v. a. To bring (A, pref. and root n'î) to send, to forward. 
Talchiàra andv les, demain je l'apporte. Kamandv méya 
tâke, bakhsish, j'apporterai moi aussi à toi, des cadeaux. 
Anghiôm (Aor.) tuke lové, j'ai apporté à toi (tûke, tibi,) des 
monnaies. Avuklé o shel, andô len katdr ko dasikané, ces 
cent (moutons), on les a conduit (du pays) des Bulgares, Dja 
fanés les, vas apportes-le. O ruvlidkoro anêlas lâkoro manrô 
ta Idkoro paru, (c) le bâtonnier (intendant) apportait son 
(d'elle) pain et son eau. Aratti ghiliéndja anêlas len (c) pen- 
dant la nuit, elle les amenait avec des chansons, (en chan- 
tant). / rakli aratti anghids e papinên, (c) la fille pendant 



— 435 — 

la nuit apporta les oies. Katar anghiân les*? d'où l'as-tu ap- 
porta ? Penghiàs o dakaranô raklô, i tcheni anghiân la, o 
korô anghiân les? (c) dit le garçon du roi, la boucle Pas-tu 
apportée? le bracelet Pas-tu apporté? Anghiâs mo gadjô 
o korô ? (c) mon mari a-t-il apporté le bracelet ? Anén me 
grastés, andé léske e grastés, uglistinids les, (c) amenez à moi 
mon cheval, ils l'amenèrent à lui, il le monta. Andâs les pe 
kjeréste, (c.Nom.) il l'amena à sa maison. An i métla,(B\û%.) 
apportes le balai. Oléske anghiôm les, muklids ghelô péske, 
(c) pour lui je l'ai apporté, il (le) laissa (et) s'en alla. An ti 
tcham pashé me vushténde (ch. am.) apportes (rapproches) 
ta joue près de mes lèvres. Ma éla, m 9 an, (c) ne viens pas, 
n'apportes pas. Ghel les te dadéste, teputchél, anghiân les? 
anghiôm les, (c) apportes-le à ton père, s'il demande,Pas-tu 
apporté ? (rép.) je Pai apporté. 

Anghiarâva, v.caus. 1 Cl. 4 Gonj.,part. anghiardô, {andô, 
part du v. anâva) d changé en gh par les Séd. andarâva, 
Nom. Faire apporter. Me anghiarél, khaning ka kerén, ta te- 
lâl katâr ki phuv, me kerél drom, (c) qu'il fasse apporter, 
(ceux) qui font (creusent) les puits, et au dessous de la terre, 
qu'il fasse (un) chemin (passage). Ta andardé len ko sarânta 
kanghiria (c. Nom.) et ils les conduisirent . aux 40 églises, 
(village entre Silivri et Andrinople). Tandardé len ko mudi- 
ris (Tr. mudir) (c. Nom.) et ils l'amenèrent au gouverneur. 
Ta anghiarghids vayunén ta guruvén, (c) et il fît apporter 
des buffles et des bœufs. 

Anghià kerâva, v. comp. 2 Cl. 4 Gonj., part, anghià 
kerdô, (andô, part, du v. anâva, changé en anghià). Faire- 
apporter, même sign. qu 'anghiarava. Besh, me akanâ an- 
ghià kerâv len, (c) assieds-toi, moi je les fais apporter à l'in- 
stant. Ka shunghiâs o raklô, anghià kerghiàs làkere penién, 
ta khakhavghiâ(s) len ko azderhânia, (c) (Tr. azderhan), dès 
que le garçon apprit (ça), il envoya, il fit amener ses sœurs, 
et il les donna à manger aux dragons. Cette forme est rare; 
on se sert d'anghiaràva. 

Anaskerîzava, v. Mettre en ordre, part. ana$kerizd&, pro- 
pre aux Séd. Etym. obscure. GM. StappCÇc» xcpfpœv, ajuster 
oo faire une chambre. rvv«u« &t«ftutpéwtv, femme bien mise. 



— 136 — 

Cor. At. val. 2 p. 408. m^plC^ arranger. Peut tHre ivawuafr*» 
a donné origine à ce v. Tch. Shùlavghiàs, anaskerizghids* 
beshtôtar pe sherandéste, (e) il balaya, il mit en ordre (la 
maison) il s'assit sur son oreiller. Anaskerizghiôm mokxer* 
j'ai mis en ordre ma maison. 

André, ané, an dé, Nom. ind. En dedans, Iv-càç. Skr. a n t ar 
ind. Within, between, amongst,certainly, very well. a n ta r a 
n. adv. Internai, intermediate spaee, inter, intus, in medio 
(Lat. inter, goth andar) a n t a r a, interius, interior pars» 
médium. — Bopp, Glos. Skr. H.Pers. j*i \ undur, prep. within, 
inside, unduroon, adj. within» inner apartments, interior. 
— Zend, an'tara, adj. Intérieur. — V. Sade, Broeckh, p. 340. 
Campuz, andré, entre. André ko Ion, dans le sel. Djâsa andré 
ko vent, nous allons (entrons) dans l'hiver. André te djebdle % 
(Tr. w- ^ djeb) dans tes poches. Andrê ki khasliôi, dans l'ali~ 
ment, André ki damia, dans la prison. André pe rezàte y 
dans sa vigne. André ko vesh, (c) dans la forât. André pe 
kherê$te y dans sa maison. André me vastéste, (c) dans ma 
main. André ko buké, dans les intestins. André ki tchérga* 
dans la tente. Djin andré, plus en dedans, plus intra. Ta 
yhelôtur andré veshidte (c. Nom.) et il alla dans la forêt. Ki 
rez andré, dans la vigne. André léskere mutréde, dans son 
urine. André lénde, au milieu d'eux. Ukhkinâ, ghelôtar* 
viarghiâs i vuddr % ghelùtar andré, (c) il se leva, il alla, il 
frappa à la porte, (et) il alla en dedans. Ghelô andré polinA- 
te, (c) (ttoXw) il alla dans la ville, Andéko ves/*,dans la foret. 

Andha'l, ind. abl. &' andré, De dedans, iocafcv. Ta andrdl 
kutâr ko tulûmia, (Tr. ç^* tulum), sborizdds, (Slav. sbon\ 
sou, voix) o tchor (c. Nom.) et de l'intérieur des outres» 
crièrent les voleurs. Ici on pourrait traduire, cria le voleur» 
mais dans cette fable, il s'agit de 39 voleurs enfermés dans 
les outres, Andrâl tdvdena, (c) elles coulent de dedans (les 
e^nx). Kdnek djeno andrdl nan'avéla, (c) aucune personne ne 
vient de dedans. 

Andraluno, adj. tfandrê, Intérims» éwrtpuA*. Andmfunè 
manù&h, les hommes en dedans ; terme rare. 

Angâlj, f. Jiel. iy*.<ïkT K , GM. iy**Uci, Brassée. Yek angéli 
kà$ht> une br. de bois ; botte, gerbe» Hel. x**(ré6Xn(ju*, GM, **• 



— 137 ^ 

ptfotoç. Cor. At. vol. 2 p. 429, Ày**Xv) 3C*P Tfw * — Xenoph. «cm- 
brasser». JHniàs les angàli, (c) elle l'embrassa, lit. elle lui 
donna un embrassement. Niglistô o ruvliâkoro, diniàs i 
rakliâ angâli, (c) l'intendant sortit et embrassa la fille* GM. 
éyitftXutÇc», embrasser, <iyxqcWa*ic, iyx«XUfj«t, embrassement. 

Anga'r, s. m. Charbon. Skr. an gara, charcoal, whether 
buraingor not, but more usually the latter :H.\j\ JT#1 ungara, 
in. embers, sparks remaining in the ashes. — vangar, kohle 
— Boehtl. Tom. IL p. 32 — Campuz, langar, m. carbon, lan* 
garero, m. carbonero. Terâsa angâr, nous avons de char* 
bons. Shushlé isi o angâr, les ch. sont mouillés. Tchiv o 
angâr, jettes du charbon, Ladavdô angâr, chargé de ch. 
Yektchuvâl, (Tr. J!^ tchuvdl) angâr kinghiôm, j'ai acheté 
un sac de ch. Na isàs latché, isàs sushlé o angâr, ils ne sont 
pas bons» ils sont mouillés les ch. Avaklé vendéste, nan'alè- 
tar but angâr avryâl, cet hiver beaucoup de ch. n'est pas 
venu de dehors. 

Angaréskoho, adj. du gén. angâr, au sing. Qui fait, ou 
qui vend du charbon. E angaréskoro o tchavô, l'enfant du 
charbonnier. Sar angaréskoro, kalô isân, tu es noir, comme 
un charbonnier. 

AmgarU, s. f. Corvée- Tr. >ij& I anqarié, (le vulg. pron. 
angharié). Corvée, travail forcé et gratuit— Bchi, GM. iyY*? 1 *' 
Tovdâ len Ici angaria te djan, (c) ils les ont mis (forcés) pour 
aller à la corvée. r 

Angle, ind. Devant, avant. Skr. agr a, adj. chief, principal 
prior, first, front, fort-part, agr e, cas loc, in front, in the 
fore-part, — ante, coram, Bopp, Glos. Skr. H. X) aga, m. the 
front» in front of a house, the fore part of a turband. agla, 
adj. The fore-most, the first, the chief, the best âge, adj. 
before, beyond, more, ago, already, formerly, forwards, 
onwards,—*£ampuz, angeli, adj. anterior, anglal, adv. datan- 
te, voy. agôr. Angle fusharél, avant de lutter. Angle lénde, 
au devant d'eux. AngVaménde, au devant de nous. Po (GM. 
m&, Hel. icXiov) angle, (c) plus en avant. Ghelôtor du trin 
ares (6pc) angle, il alla deux (à) trois heures avant (l'heure 
fixée). Ghelo angle, il alla au devant. Ta ulinôtar sar isàs 
wgU,fc) çt il est devenu comme il était auparavant. Angle 



— 138 — 

te khas< avant que In manges. A nglétchalâv, frappas d'abord. 
Angle le disiol, (e) avant qu'il lit jour. Angle kaldr ki Pa- 
tranghi, avant Pâques. 

Anglâl, ind. abl. d'angle, De devant, ep.7cpo<5&ev. Lias les i 
raklt anglâl peste, (c) la lille le prit au devant d'elle. Anglâl 
mande, au d. de moi, in è^po; [/.ou. Angle lénde, au d. d'eux. 
Anglâl djâlas, ovokhiâ i tchâi, (e) au d., allait cette fille. 
Anglâl mândar, au d. de moi. Anglâl pt>ste, (e) en sa pré- 
sence. A nglâl ki vudâr, au d. de la porte. Beshtôtar anglâl 
ko dakâr, (e) il s'assit au d. du roi. On voit par ces citations, 
que les Tch. se servent souvent d'angldl* au lieu d'angle. 

Anglâl dàva, v. comp. 2 Cl. 3 Conj. part, anglâl dinô. 
Répondre, lit. qui parle au devant de nous. Ta o sarânta 
pral, anglâl na rfm<?, (c) et les quarante frères ne répondirent 
pas. / tchar anglâl na diniâs, (c) l'herbe ne répondit pas y 
yoy. dukanô. Pushliâs katâr ko luludiâ, anglâl na dvné 9 (c) 
il demanda aux fleurs, elles ne répondirent pas. Tûya bâra 
va dés anglâl? (c) et toi o pierre ne réponds-tu pas? Diniâs 
anglâl o raklô, (c) le garçon répondit. Ta ai i bakhtalt, luis 
(limas) la i dar. ta na délas anglâl, (c) et elle la misérable, 
la frayeur la saisit et elle ne répondait pas. Cette expression 
est rare aujourd'hui. II se servent ordin. du mot Tr. djevab r 
réponse — Bchi. 

Angledér, adj. comp. d? angle, Auparavant, anterïor. An- 
gledér djanâea, ka isân latchô pamavô, depuis long temps 
je reconnais que tu es (un) bon ami. Isâs angledér barava- 
Zo, il était auparavant riche. Léskeri gadji telâl katâr kipfuv 9 
ghelitar adjài angledér, (c) son épouse au dessous, par la 
terre vint plus vite (par un passage souterrain). Léstar adjài 
angledér, (c) plus vite que lui. Angledér margkiàs,(\di cloche) 
a déjà sonné. On voit que ce terme est en général un adv. 

Anglaluno, anglalutno, adj. ftanglâL Anterior. Angla- 
lunô ntanûsh, l'homme qui précède. 

Anglunô, adj. le même que anglalunô f voy. palunô- 

Angledunô, adj. d' angle. =angîalunô. Angledunâ râi 9 le 
chef précédent (de Tannée passée). 

Angûst, angûsht. f. Doigt. Skr. a ngu r i, a finger, a toe, 
an'g u 1 i,a iinger,a n g u s h t'a,the thumb,H. L^Ci \ ungoot\ha> 



— 139 — 

tfanmb, P. H. ungoosht, a finger. Pers. angusht, digitus ma- 
nus et pedis. — Vul. Tchinghiâs pi angusht, il coupa son doigt. 
Melalé isi te angustid, tes d. sont sales. Dantelghids léskere 
angustid, il mordit ses d. Penghids o raklô, na terés yek khan- 
liardô, ta khandés te angustiéndja ? (c) le garçon dît, n'as-tu 
pas une houe, que tu creuses avec tes doigts ? 

AngûI anghiùl, (As.) n. Doigt, an gui a, the thumb, a fin* 
%er,ahguli, a finger, the tip ot an éléphant' s trunk, a toe,oon- 
gulee, Pers. engusht, digitus, doigt. — Honig. vol.2. p. 388. On 
voit que les deux formes du Skr. ont été retenues par les Tch. 

AngustrI, angrustî, s. f. Anneau, bague, Skr. aiïgurf- 
y a, a finger ring, angurlyaka, a finger ring. Hel, &«xt»~ 
Xt>< % ^otxtûXto;, H. Pers. uLiXît ungooshtana, a ring, (parti- 
cularly the one worn on the thumb) a thimble. Pers. angush- 
ter, anghiushteri, anulus — Vul. H. Pers. ungooshturee, f. a 
ring, particularly one worn on the finger, not applied to 
that on the thumb. H. angût'hi, f. a ring worn on the finger 
— Yates Introd. p. 193. Angrusti e biavéskeri, l'anneau du 
mariage. Sotmakuni angrusti, ann. d'or. Tchordé lâkere an- 
grustià, ils ont volé ses (d'elle) ann. Angrusti e baréndja, 
ann. avec des pierres. Mi angrusti peravghiôm télé ki tâvla 
(Tr. tàola\ (c) mon ann., j'ai fait tomber (à dessein) en bas 
dans l'écurie. Ta gheli lias (liniâs) i angustri, (c) et elle alla 
et prit l'ann. Tovdô teldl yek baréste, pi /mgrusti, (c) il mit 
au dessous d'une pierre, son ann. Les Zapàris, pron. an- 
grûsht, jamais angrusliti. 

Ani, (As.) Oeuf, voy. vanrô. 

Anù, (As. Tokat) Oeuf, comp. vanrô. 

An, an!, in, en!, adv. Comme, &<, &«7ttp,Lat. ut. An khur- 
dô tchavô isdn, tu es comme un petit enfant. Andinilô isdn, 
tu es comme un fou. Lias la, uryavghiâs la, kerghids la ani 
dakarni, (c) il la prit, il l'habillât il la fit comme une reine. 
Ta pushliàs o rài, in kàskeri tchdi isânas ? (c. Nom.) et le 
magnat demanda, de qui étais-tu fille ? GM. <*%v tCvoç xopu 
fiffow ? Ta penélas, in tu kerdân kadaiâ buti ? (c. Nom.) et il 
dit, comment as-tu fait cette affaire? Pen mdnghe, in dikâ- 
va> manghin araklindn, (c. Nom.) dis-moi, comme je vois, 
tu as trouvé des richesses. .4 n, est le sar, de la plup. des 



— 140 — 

Tch. Eut tchcribashi marél mon, il me frappe comme un 
tcheribashi. 

Apûrnes, icpow|Av(K, wpoOvo;, pruneau, xox*6fiiiX<x. — Pruna in 
Damasco monte nata. — Plin. XIII. 5. — Cor. At. vol. 1. p.190. 

Arakâva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, araklô, part. Nom- 
araklinô. Trouver, garder. Skr. r aks, to guard, to protect^ 
to cherish, to préserve. — Servare, conservare, custodire, de- 
fendere, tueri, custodire pecudem (ç'A*tt&>) t pascere. — Wg- 
H. rukjina, v. a, to keep, to put, to place, to hâve, to hold,. 
to possess, to lay, to set, ruk,hwana, v. a. to cause to keep,. 
ruclich,ha 9 s. f. protection, assistance, patronage, shadow- 
ing, safety, ruchch,huk, (Skr. raks'aka), a protector, a 
keeper, a redeemer. a r a k s'a, adj. Preserved, defended r 
comp. d'à n'g et r a k s'. Disilotar, rdno i romni arakliâ(s} 
les, ta délas les godi,(c) il fit jour, de bonne heure, la femme 
le trouva, et lui donnait conseil (tov £vo*Wt«). Nâsti araké~ 
las o raklô tan, te del les, (c) le garçon ne pouvait pas trou- 
ver (un) endroit (favorable), pour le frapper. Ghelttar, ara- 
kliàs i mamia (GM. (&«|u&), (c) elle alla, elle chercha la sage- 
femme. Ndstik arakliômas, (Aor. 2) tut , yek lav te penàv 
tûke, je n'ai pas pu te trouver, pour te dire un mot. Rôdena 
les, ta nàsti arakéna les, ils le cherchent, et ils ne peuvent 
pas le trouver. Arakliom mo kxer tchutchô, j'ai trouvé ma 
maison vide. Araklé pes o dûi manûsh, les deux hommes se 
sont trouvés (se sont rencontrés). Kârin arakés edrabâ? où 
trouves-tu les herbes? Ko yek, araklé but lové, (c) surl'irn* 
ils ont trouvé beaucoup de monnaies. So f arakéna, tchoréna, 
ce qu'ils trouvent, il volent, l,xi va tupoxju Tarakél o Del, 
(Nom.) que Dieu (te) garde — te protège. Ghelô péske,arakli- 
nds, (Nom. pour arakliâs) yek drom, (c. Nom.) il partit (et) 
trouva un chemin. Tu manghin araklidn, (c) tu as trouvé 
des richesses. Arakliâs pe dadés, andré ko vesh, (c) il trouva 
son père dans la forêt. Te djav te arakâv yek puriâ, (c) que 
j'aille trouver une vieille. Penghiàs e dakaréske y arakliom 
mo pral, (c) il dit au roi, j'ai trouvé mon frère. 

Arakavàva, v. caus. d'arakàva, 1 Cl. 2 Conj. part, arakav- 
dô. Attendre. Sari i ratt arakavâvas,tonte la nuit j'attendais. 
But arakavghiôm tûke, je t'ai attendu beaucoup. Dja, Va- 



— 141 — 

rakâva tut, vas* et je f attends. Amkavdô terdv les, je Pai eti 
£arde, 6M. *A fy* çt*)wty|iivo>. Arakcwma ko drom, j'attends 
sur le chemin. Ma atakdv mânghe, ne m*attends pas. 
Dakar pushlids léstar, tu papinén arakiwés ? Ta ov pen- 
ghiàs, arakavdva, (c) le roi lui demanda, gardes-tu des oies? 
et il dit : je les garde* Ta arakavénas les, (c) et ils le gar- 
daient. 

àrâkliovàya, v. pass. araklô-wvdva^arâkiovava, arâpio* 

vava, part. arâkli(ni)lo, ardki(ni)lo, arâpi(ni)lo. Etre trouvé. 

Arakavghiâs dez bez dtoés, te arakét manûsh tebolél o tcha- 

vô, nariarâpilotar manûsh, (c) il attendit dix à vingt jours, 

pour trouver un homme qui baptiserait l'enfant, aucun 

homme ne se trouva. Dans cette citation, on rencontre les 

trois formes d'arakdva. Aràpilotar o manûsh, l'homme fut 

trouvé. Aràpilotar pour arékUotar, est propre à tous; O 

tchordicané arœpiletar, les (choses) volées ont été trouvées. 

Bakritckmô mas ndn'ardpiol, viande d'agneau ne se trouve 

pas. — arâkHovela, curdkiovel, arâkiol, arâpiol, 3 pers. du 

Prés, de l'Indic. au sing. Kaméla tut a dakaranô rakUt, Mm 

fardpiolj (c) le garçon du roi te veut, pour se trouver avec 

toi (s'aboucher). 

ArAtt, (As.) nuit, voy. ratt et wrattL Arâtt iri, iî est nurt 

ArattI, adv. a pleon. cas loc. de ratt, nuit, voy. Fétym. à 

l'art ratt. Pendant la nuit, Hd. «i*T*»f>, Lat. nocte, — Cam- 

puz : curachi, f. noche. Ukhkiné aratU, aie ko kher, (c) ils se 

levèrent pendant la nuit, (et) ils vinrent à la maison. ÀratU 

rovélas, (c) pendant la nuit il pleurait. Aratti favés mdndja 

ikitané, rnelatu les léstar, (c) pendant la nuit que tu viennes 

avec moi ensemble (que tu m'accompagnes), moi, je te 

prends de lui. AratU béndilotar, (c) il nacquit pendant la 

nuit Ghelôtar aratti o Tôdis (n. pr.^ ko kher, (c) Todis allia 

à la maison, pendant la nuit. Isi but aratti, (c) (il) est très 

nuit=très tard. AratU pour ratt est usité très souvent par 

tous. I rakli terêlas yek dukanés, ta kdth 9 aratti, (GM. xrfOc) 

avélas Idke, (c) la fille avait un amant, et chaque # nuit il 

venait chez elle. Ndnastik sûttiliom aratti 9 je n'ai pas pu 

m'endormir pendant la nuit. Aratti isi, ndnastik nikliovava 

avri, il est tard, je ne peux pas sortir dehors. Aratti pngho- 



— 142 — 

milotar, (GM* l*dtyfoM, v. imp.) il agelé pendant la n. Taratti 
ka ktuinas, ka piéitas e voivodàsa, (c Nom.) et pendant la n. 
tandis qu'ils mangeaient, quils buvaient avec le voivode. 
Aratti ghelôtar ko gav> pend, la n. il alla au village. Okeras 
{xaipo;} isâs aratti but sudrô, le temps pend, la n. était très 
froid. Sottidn latchés aratti ? as-tu bien dormi pend, la n.? 
Yek far aratti, une fois pend, la n. Aratti aratti ka anélas i 
rakli e papinén, (c) pend, la nuit (répét. fort tard) lorsque la 
fille amenait les oies. 
Aratt¥TNô, adj. du ratU nuit, a pleon. Nocturne. Hel. 

Ahattiàkoro, adj. du gén. ratt>a pleon. Nocturne. Arat- 
tiâkoro tchor, voleur de nuit. 

àrâttiovel, v. impers, pass. a pleon. Ratt-uvdva, on dit, 
rdttiovel et arâttiovel, rdttiol et ardttioL Part, râttilo, ardt- 
tilo, rdkilo, ardkilo, t changé en fc, et quelquefois ardpilo, 
Le verbe avec l'a pleon. est plus général, selon ma propre 
expérienco, voy. Gram. 115 Ardttilotar, il fait nuit, GM. evi- 
xT<D0t. Ardttinilotar o Del, (ch. Nom.) Dieu a fait nuit=il 
fait nuit. Ici le part, est intègre. Aujourd'hui on dit ardt- 
ti{ni)lotar. Del, pour Devél. A rdttiovel, il fait déjà nuit. A rdt- 
tilotar, alôtar ko kxer lakoro gadjô, (c) il fit nuit, son mari 
alla à la maison. Ukhkiné, ardttilotar, léskoro kak angldl, 
ov paldl ko bidv ghelétar, (c) ils se levèrent, il était (déjà) 
nuit, ils allèrent à la noce, son oncle en avant, lui derrière. 
A rdttilotar, beshté o trin borid te khan manrô, (c) il était 
nuit, les trois mariées s'assirent pour manger du pain. 

Arkhevàva, v. Commencer. GM. ap^lca, apx^w. Arkev- 
ghids te kelél, (c) il commença à jouer. Arkevghids terovél i 
rakli, (c) la fille comm. à pleurer. Arkevghids léskoro dat te 
rovél, (c) son père comm. à pleurer. Souvent ils prononcent 
arkAvava, GM. ipxrico, pour Açyvm. 

ArkItchi, ARTCHiTCHi, artètchl Etain. La première forme 
est la plus générale; terme inconnu à la pi. des Séd. qui se 
servent du kaldi. Pers. )>jj\ erziz, plumbum, stannum. — Vul. 
H. P. xtrzeez, s. f. tin. 

Armàn, armaniâ, s. f. Imprécation, GM. x*Tapa, Skr. ar- 
mait, n. Adisease ol the eyes. P. Jvj\ arman, suspiratio. 



— 143 — 

desiderium, moeror, œrumna, afflictio, pœnitentia,— Vul. Tr. 
mnan, repentir — Bchi. Pukkhto <j^j' armdn, m. Regret, 
sorrow, ind. woe, alas— Bellew's Dict, London, 4867. Im- 
précation très commune parmi tous les Tch. Presque tou- 
jours unie à des verbes. En la comparant aux imprécations 
des Turcs, et des Grecs, on est porté à croire, qu'armân 
signifie cécité, résultat de la maladie des yeux. Tr. c u~J J j J> 
kior olsun, qu'il devienne aveugle. GM. va tuçXinGft, tiçXav 
™ *X?K > c E ue DieU te ren de aveugle. Comme le G M. riçX«, 
cécité, signifie souvent imprécation, xorretpa, Hel. àp«, aussi 
ce terme armdn, dont le sens prim. a été oublié, signifie 
aujourd'hui imprécation, malédiction. Tic** riç Ta y.ir\i *ou. 
possà tu esser cieco, il che è una imprecatione — Som. Les 
Tch. avec lesquels j'ai causé de ce mot, le traduisent par 
pXarçDpfa, ***âpa. Tr. kiufr. Le mot Pers. paraît avoir 
une grande affinité avec le terme Skr. Te terés mi armàn, 
que tu aies ma malédiction. Te terés e Devléskeri armân, 
que tu aies la m. de Dieu. E Panayakeri armân, la m. de la 
Vierge, GM. flavayîa. Te terés m'armaniâ, que tu aies ma m. 

G M. VA JÇQÇ TTJV KOTapgV fXOU. 

Armàn, armaniâ dâva, v. comp. 2 Cl. 3 Conj., part, armàn 
dinô. Maudire. armandiné alétar avatiariny y ta diné ama- 
ré djorés, les maudits sont venus par ici, et ils frappèrent 
notre mulet. Ma vrâker mânsa, armân dav tut, ne parles 
pas avec moi, (car) je te maudirai. Armandinéya, (voc.) ma- 
ledicte. Armandiné manûsh, homme maudit, Hel. êicapatoç, 
GM. xocTopapivoc. Dukdla te del armân, il aime à blasphémer. 
Annan kamaddv tut, je te maudirai. Te na des man arma- 
niâ, me kamadjdv mdnghe, que tu ne me donnes pas de la * 
m., je m'en irai. Tu parie, (voc), diniân man armaniâ, ka 
panghiôm te korél (c) toi ô vieille, m'as-tu maudit, parce 
que j'ai cassé tes pots ? / puri penghiâs, na mo raklô, na 
diniôm tut armaniâ, (q) la vieille dit, non mon garçon, je ne 
t'ai pas maudit. 

Ârvani gârvani, f. Bulg. gârvari, raven — m. Dict. Hel. èç 
x6pax«c, [ impréc.) au diable. Ar. v^ ghurab,\A. J^t j*ghirban 
Corvus, cornix, — Freyt. Terés manghinbut, takhidva te mc- 
xés, ârvani gâwani kantuvél to kher, tu as de grandes ri- 



— 144 — 

chesses, demain si ta meurs, ta maison sera anéantie. Ar- 
mani gdrvani te atchél te sheréstar, ce passage, difficile k 
traduire, signifie, tu sera anéanti par ta téte,aspar ta mau- 
vaise conduite. 

Asàn, Roue. Skr. a r a n, n. the spoke, or radius <A a wheeL 

Arzùn, (As.) Blé» P* yj jj' (erzen), milium — Vul. H. Pars. 
urzun, n. millet seed ? (Hind. tchind, Panicxxm pilosum. — 
Roxb), voy. kurmi. 

Asâvà, v. prim. 1 Cl. 1 Conj., part, asanô. Rire, Skr. h a s, 
to laugh, to laugh at, to ridicule. — Ridere — Wg. Skr. basa, 
m. laughter, laughing, laugh. H. U~» hurisna, v. n. to laugh. 
husana (prop. hurisana), v. a. To make (one) laugh, to 
cause to laugh. hanse, L laughter. kusa.ee (prop. hunsa,ee\ 
ridiculing. Hunsee, t sport, fun, laughter, hasneh, risus, 
rire — Honig. vol. 2. p. 440. La cons. initiale du Skr. et de 
FH. est muette dans le Tch. So but asdsa ? pourquoi rifr- 
tu tant? Ma àsa, ne ris pas, voy. Grain, p. 102. So dikés 
fasâsa? que vois-tu et tu ris? Sar dinilô asdsa angldl 
mdnde, tu ris comme un fou devant moi. dakdt djâ- 
las V asdlas lasa, (c) le roi allait et riait (s'amusait) avec 
elle. So oses ? pourquoi ris-tu ? Te djas, f osas lasa , (c) 
allons rire (nous amuser) avec elle. But bari buti isi y fa$â+ 
las (c) c'est une grosse affaire et il riait. I rakli gheravghids 
pes, ta shunélas ka asdlas, (ch. am.) la fille se cacha, et elle 
entendait qu'il riait. Vrakerélas man pe môsa o asanô, (ch. 
am.) le moqueur me parlait avec sa bouche, asanô, part. 
rian% GM. ytk<xcr6;.. 

Asavàva, v, caus, d'asâva. 1 Ci. 2 Conj., part, asavdô. Faire 

* rire, tromper. Parmi les Grecs, y*Xô, a très souvent lasign. 

d'czTwcTû. Les Tch. en général préfèrent le v. khokhavdva, 

tromper. Kamasavdv tut> je te tromperai. GM. 6à «è yiXdta*. 

Asàniovàva, v. pass. asanô-uvâva, part. asdni(ni)lo. Rire, 
même sign. que la torme prim. asdpa. But asdmUom, j'ai 
beaucoup ri. O raklô asânilotar, ka penghids i phuri ovokA 
lav, (c) le garçon rit, dès que la vieille prononça ce mot. 
Asânilotar o raklô, ta ghelô péske yavré mahalate? (Tr. ma>» 
hala), (c) le garçon rit et s'en alla dans un autre quartier. 

Asaibé, n. abst. du v. asavdva, asa(v)ibé, Rire, éclats de 



— 145 — 

rire. Aoaklè katundtar shunghiôm but asaibè, de cette tente 
j'ai entendu de gros rires. Asaibnâsa, (Instr.) avec des rires. 

ÀSAi, gér. mutilé du v. asâva, asai(ndôs) y en riant. Aaai 
osai djdla, (c) il va en riant, voy. Gram. p. 105. 

Asindôs, asaindôs, gér. d'asâva et d'asavdva. Asaindôs 
nashtotar, il partit en riant. 

Asavkô, Pareil, pron. dém., voy. Gram. p. 75. 

Àsfo, m. Prunelle. H. ^j^i ^ a&pas, vicinity, circonfé- 
rence^, adv. around, on ail sides. Ce terme, très peu connu, 
se trouve dans une chanson amoureuse. Ahmo asfo,ten'u- 
vélas yek tchungdr pashé te keréste, (ch. am.) ah t ma pru- 
nelle (prends garde) qu'un malheur ne survienne près de 
ta maison. Ah, mo âsfo, ka isân zorali, (ch. am.) ah ! ma 
prunelle, que tu es dure (inflexible). Il m'a été traduit par 
prunelle, GM. *6pn toO parioo. La pupilla delV occhio.— Som. 
voy. gulô, qui a souvent la même signification. 

Asfa, âsva, àspa, n. au pi. Larmes. Skr. v à s h p a, m. 
vapour, hot mist, steam. A tear, v à s p a, vapour, tears, 
v S s h p à k u 1 a, adj. Interrupted by tears — Liebich. schwa 9 
die Thrâne — Boehtl. yashwâ, Thrâne. — Askh, iachryma, lar- 
me, Honig. vol. 2. p. 396. Il m'a été impossible de savoir, s'il 
existe dans la langue, le sing. d'ds/a. On ne connaît pas 
d'autre forme. Asfa tchoriona (tchôrdovena) me yakéndar, 
(ch. Nom.) des larmes coulent de mes yeux. Léskeri yakd 
pérdiona dsfa, ses yeux se remplissent de larm. But dsfa 
tchordds, (Nom.) elle a versé beaucoup de larmes. Asfa diné 
me yakéndar, (ch.) des larmes ont coulé (donné) de mes 
yeux. I tchirikli tchumidelas les e raklés, ta katdr e tchiri- 
klidkere yakd, tdvdenas âsfa, (C) la poule baisait le garçon, 
et des yeux de la poule, coulaient des larmes. 

Asharàva, voy. Ushardva. 

Âslia, f. Crèche, mangeoire. Slav. Ydsltf, çakvu, Oec. vol. 
3. p. 368. — Bulg. ydsla, manger, crib. — M. Dict. 

ÀsiiARKNGORO dudûm. Les longues courges appelées par les 
Turcs, asmd kabdk. Tr. L**t asma, pendu, treille, chasselas 
— Bchi, voy. dudûm. i 

Astalô, m. Piastre, monnaie, presque exclusivement em- 
ployé par les Nom. Sri^*, ÏXtyxv n xpu*&. ipyupa V %*k*z 

13 



— 146 — 

vt|i.i#u*Ta, inh ri fotà|/xva, liyouv %\iyiÇ6[Ltv*. Cor» Àt. vol. i. p. 
83. 2Tarhp, espèce de monnaie, — id. p. 173. STctrop tb Çiytov. 
Phot. Terésa khurdé astalé? as-tu de la petite monnaie? 
Yefc astalô, dui astaU\ une piastre, deux piastres, Ne o yek, 
ne o yavér, linds o astalô, ni l'un ni l'autre, ne prit la p. De 
man avaklé o astalé, donnes-moi ces monnaies. Pers. j L=— 1 
astar, pi. asatir, pondus quoddam indeflnitum et varians, 
quum hîc decem, illic sex drachmarum cum semisse pon- 
deri aequet— vox e Gr. *TaT7)p, corrupta esse videtur. — Vul. 
A propos de ce terme, Ascoli Zig. p. 17, dit : « Paspati's 
vergieichung mit Pers. astar (Vul.) mag mehr werth haben 
als er ihr zutraut.» Peu usité par les Séd. dont plus, ne le 
connaissent pas. 

Asïaràva, Saisir, prendre, part, astardô. Skr. s t r i, to 
cover, to clothe, to spread on, or over, to strew. — Sternere, 
expandere — Tegere, operire.— Wg. Hel. «rropéw, «Tpwwiw. 
Lat. struo. Slav. strôiu et ustroyâiu, mettre en ordre, Oec. 
vol. 3. p. 116. Probablement les Tch. de l'idée de couvrir, 
protéger ,préserver,ont formé leur v. détenir* saisir, prendre. 
— Campuz, estardar, a. encerrar, estardado, m. preso, en- 
carcerado, estaribel, f. carcel. Ta astardô les, ta partie léskere 
mussid paldl, (c) et on le saisit, et ils lièrent ses bras par 
derrière. ^4 kaklés tchiriklés, kamastardv les* (c) cet oiseau, 
je l'attraperai. Kamavén i kalid Vastarén tut, (c) les négres- 
ses viendront te saisir» Astardv matché, je prends des pois- 
sons (je pèche). Ta e trinén, astardô len, (c) et les trois, il les 
a pris. M' astdr les, te na khal tut, ne les prends pas, pour 
qu'il ne te mange (dévore), (paroles d'une mère à son entant). 
Astard' amén ta donén, (c) ils nous ont pris tous les deux, 
GM. jtal toùç 8tiû>. Dui vast astarghiôm len, ta tu,vrioghi asta- 
résa, (ch. am.) les deux mains je les ai prises (je les tiens) et 
tu a (tiens) mon cœur. M'astdr man, ne me touches pas. 
GM. (dj jte ffiavTj;, (xy; ^ey^^vc- ï* astardds les o Rom, i romni 
ta o tchavé, (c. Nom.) et le mari, la femme, et les enfants 
le saisirent. / shubdria (Tr. suvdr) manghén Vastarén les, 
les soldats cherchent à le prendre (arrêter). Pelé paldl leste 
V asturén les, ho drom ka nashélas, astardô les, gheldô les ko 
konàkos, (c. Nom.) ils le poursuivirent pour l'attraper, on 



— 147 — 

l'attrapa pendant qu'il était en route, on le conduisit à 
l'hôtel (du gouyern). Tr. qonàq, hôtel, résidence des gouver- 
neurs — Bchi. Astarén akavkà drom, (c) prenez ce chemin. 
Astarghiâ{s) les, léskoro o rashâi, ta marghiâ(s) les, (c) son 
maître le saisit, et le frappa. Ndsti astarghiôm les, je n'ai 
pas pu l'attraper. To khôros, (x*p&t) latchés astâr les, ta danse 
tiens la bienacontinues à danser. • Entreprendre, se mettre 
à» Astarél irakli, te kerél e rakléske, yek yatrikô, (GML 
yweTpixà(v) hxTfiKÔy), (c) la fille se mit à faire un médicament 
pour le garçon. Astarghids o ruvUâkoro, te bitchavM yek lit 
Idkere dadéste, (c) le bâtonnier se mit à envoyer une lettre 
à son père (d'elle). GM. mavo, appigliarsL — Som. Ka dikéla 
léskeri dâi, niglistitar avri katdr ko vudâr, lias yek kasht 
pe vasténde, astarghids te marél les, (c) dès que sa mère (le) 
vit, elle sortit dehors de la porte, elle prit un (morceau de) 
bois dans ses mains (et) se mit à le battre. 

Astârghiovava, v. pass. astardô-uvdva, part. astérghi(ni)~ 
lo. Etre saisi. Kon fastârghiovel, kamatchinén léskeri kori y 
(c) quiconque sera saisi, ils couperont son cou.. T astdrdilian 
baré gadjénde, (ch. Nom.) et tu as été arrêté chez les grand» 
étrangers, (au milieu de).Yek alepû y (GM. éfttic*&,Hel. fk&m&Y 
astâr ghilitar, un renard a été pris. Astdrdilo o tchor, (Nom.) 
le voleur a été arrêté. 

Astaribé, n. abstr. à'astarâva, Prise. 

Astardî, n. f. Ge qu'on tient, part. f. dastaréva. — Sfaur- 
die, a prison, to confine, hold— Simson, p. 333. Vasténgheri 
astardi, (Nom.) ce qui est tenu par les mains,, bâton. 

Astarghiâ kerâva, v. comp. 2 Cl. 1 Conj., part, astarghiâ 
(astardô) kerdô. Faire tenir, fortifier. Arkepsdilen to temélï 
te astarghiâ kerén les, (ch.) GM. ipxtyo*, %x t<wtv ** fapft^ov)* 
ils ont commencé le fondement, pour le faire fort.— Extr. 
d'une vieille chanson, connue de tous les Tch. Séd. et 
Nom. 

Astaràva, Aiguiser, plus propre aux Séd., part, astardô. 
Astardva i tchuri* j'aiguise le couteau. M'astdrla, ne l'ai- 
guises pas. Astâr i tchuri te tchinél, aiguises le couteau (pour) 
qu'il coupe. Astarghids léskeri tchip te kushél man, il a ai- 
guisé sa langue pour m'injurier. Abôr diniân, V astarén to- 



— 148 — 

mare tchuridl combien avez-vous donné, !pour aig. (pour 
quil aig.) vos couteaux? 

Astàrghiovava, v. pass. astardô-uvàva, ynrt. astdrghi(ni}~ 
/o. Etre aiguisé. Astdrghïlitar i tchuri, le couteau a été ai- 
guisé. 

Aster, f. Selle, bât. Skr. a s t a r a, a eovering, a coverlet, 
a blanket tlirown over the back of a horse or éléphant. H. 
Pers. f~\ iistur, Lining, ustur karee, plastering. Pers. f~* \ 
{aster). Interior pannus vestis. — Vul. Tr. aster, com. astar, 
Doublure — Bchi. Terme peu connu. On désigne ordinaire- 
ment par ce mot, tout morceau de drap mis sur le dos de 
l'animal, au lieu de la selle. Tchidel i grasnid, tovél i aster, 
(c) il tire (fait sortir) la jument, met la selle. Tov i aster, 
(c) mets la s. Tovghids léskeri aster, ta léskeri zen, (c) il mit 
(sur le poulain) son drap, et sa selle. On voit par cette ci- 
tation, qxïastér est le drap grossier, mis au dessous de la 
selle. 

Asti, (As.), Skr. asti, il est. 3 pers. sing. de Findic. du 
v. Skr. a s, to be. Hel. c<jt(. Pers. w~ I (est) — Vul, Inst. L, 
Pers. p. 119. Ce terme a la sign. d'avoir. Tr. j'j var, verb. 
impers, il y a, ce qui existe, ce qui est et se trouve quelque 
part. — Bchi. Masi esti ? y a-t-il de la viande ? (avez-vous 
de la), bhnika bani esti"? avez-vous de Peau ? Dirni ka, votre, 
Maglii dost (Tr. w*-^ dost) asti, j'ai (un) ami. Maghi dush- 
man (T\\ ^r**** dushman) asti, j'ai (un) ennemi. Mihi est 
amicus, inimicus. Asti, qui est Péquiv. d'm des Tch. Roum. 
est inconnu à nos Tch. même à ceux qui habitent la province 
de Bithvnie. 

Astrâki, f. Espèce de pâte, qu'on expose à Pair pour 
blanchir. GM. à*Tpa*ia, terrazza fatta con calce et cimento 
grosso — Som ; a<rrpaxtà dérive d'&rrpaxov, car les coquilles pi- 
lées entraient largement dans la composition du ciment. Le 
terme est très connu dans les îles de P Archipel, et presque 
oublié par les habitants Grecs de la Roumélie. 

Ata, (As.) Farine H. ^ I at'a, flour, meal, voy. vanrô. 
Amiki ata ghesvuvL notre farine (est) de blé. 

Atià, até, adv. Ici. Skr. a t r a, ind. in this place, hère, 
herein. H. id,hur, adv. hère, oodjiur, there — Zend. adha, 



— 149 — 

âdv. hîc. — V. Sade, Broeckh, p. 344. avadha, hîc, id. p. 344 
— Burm. etay % hère. As. Res. vol. 5 p. 238. Atid iscfon, je suis 

ici. Atidéla, viens ici. Udjdker mdnghe atid, attends-moi ici. 
Mi bakht atid isi, (c) ma fortune est ici. Tu, so rôdenas atid? 
(c) toi, que cherches-tu ici ? 

Atekés, adv. Par ici. So kerés atekés f que fais-tu par ici? 
Prob. atidke. Dat. 2 comme akanghd, akandke. 

Atâr, atiâtar, abl. d'até, atid, ici. D'ici, Atdr avdva, je 
viens d'ici. Atdr tûna, perddl tûna, (Tr. Lî J» thouna) (ch. 
am.) d'ici le Danube, delà le Danube. Te nashés atiâtar, que 
tu partes d'ici. But dur atdr, très loin d'ici. Atdr ndna di- 
kiol (dikliovela, dtkliola, dikliol, dikiot) d'ici on ne voit pas 
GM. ftàv faivtT«i. Atdr ka kadjàs, isi to drom, yek kalisuk&r, 
(c) par ici où tu iras, il y a sur le chemin, une jolie né- 
gresse. 

AtgharAva, voy. Akaràva, part, atchardô. Soupirer. Sar> o 
divés atcharéla, (c) toute la journée elle soupire ; forme rare» 

Atchàva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, atchilô. Le v. Skr. 
a t c h, to go to or towards, to worship, ressemble pour la 
forme au v. Tch., mais la signification en est si différente 
qu'on ne peut pas penser à cette rac. Skr., à moins que le v. 
n'eût une signif. pareille à celle du v. Tch. Opré pirénde 
atchdva, je reste sur pied (pi.), GM. «raxojxat sic to icotyi, se 
tenir debout. Atchén Devlésa, restez avec Dieu (Salut, très 
com. parmi les Tch.). So atchilô te kerds ? que reste-t-il à 
faire ? Ndrï atchilô pakiaibé, il n'y a plus de confiance. Saré 
nashtétar ta me, atchiliôm kôrkoro, tous sont partis, et moi, 
je suis resté seul. Kçn katchél teméliéstel (GM. fltpUXwv) 
(eh.) qui restera au fondement? O MaJimûtis atchilô kôr- 
koro, (c) Mahmoud resta seul. Atchilé yek gavéste, (c) ils 
restèrent dans un village. O raklô penghiàs, m' atchén tûke, 
purie, (c) le garçon dit qu'elles (les monnaies) restent à toi? 
6 vieille. Na, mo pral, yek mûrsh alô, atchilô yek ratt, (c) 
non, mon frère, un mâle est venu, (et) il resta une nuit Até 
atchilôm, (Nom.) ici je suis resté, até pour atid. Atchilôtar 
yek kher f une maison resta, (après l'incendie). 

Avakà, avka, pron. dém. composé, av-akâ, voy, avdivés, 
fem. avakhid, pi. avaklé. Ceci, GM. «toOtoc . Avaklé ka pendv 



— 150 — 

tûke, (c) ces (choses) que je te dis. Avakâ sikavél, ceci 
montre. Avakhiâ i buti uvéla, cette affaire est possible, GM. 
Yfverat. Tr. olur. Avakâ bersh, cette année. Saisi avakâ? 
qu'est-ce que ça ? Sar penéna avakâ? comment appellent- 
ils celui-ci? pour avaklés. Me avakhiâ mol kinàva la, moî 
(même) j'achète ce vin. Ainxkâ îil, cette lettre, jfvakhïâ suv % 
cette aiguille. Avaklés e tchorés, (ace.) ce voleur. Avakhiâ 
butiâtar, (c) de ce travail. Avakâ tan, (c) cet endroit, pays. 
Avaklè rakliâ, ces filles, Avakâ divés, ce jour. Avaklè tanéste 
dans cet endroit, voy. Gram. p. 71. 

AvatiA, adv. comp. av-atîâ, voy. avdivês. Ici, Avatiâ tov- 
ghiôm tes, je l'ai mis ici. Avatiâ, amaré tanêste, ici, dans 
notre endroit (pays). Avatiâ, so k^p isi ta so tchesmés? (Tr. 
**-i^ tchesmé) (c) ici, quelle est (cette) maison et quelle est 
(cette) fontaine ? Beshéla avatiâ pashé,i\ demeure prèsd'icL 
phurô penghiâs lâke, so rodes romnie avatiâ? (c) le vieil- 
lard lui ditque cherches-tu ici Ô f.? Avatiâ isôm,]e suis ici. 

Avâtiarîng, adv. Ici, par ici, GM. êS^s, Hel. iSt inr, Dor^ 
&8t rat. Cor. At. vol. 4. p. 112. Dâde, me avâtiaring liôm e- 
viziriéskeri rakliâ ntânghe, (c) ô père, moi ici (étant dans ce 
pays) j'ai pris (en mariage) la fille du vizir. Ta penghiâs: 
avâtiaring telé> (c) et il dit : en bas, par ici. Mo dat, mopral, 
nan' isi avâtiaring, (c) mon père, mon frère, ne sont pas- 
par ici. Penghiâs lâke o raklô, sar ulinô tuke phurie, (voc.)> 
ka aliân avâtiaring pashé mande? (c) le garçon hii dit, 
comment se fait-il (devenu) que toi, ô vieille, tu es venue 
par ici, auprès de moi? Shunghiâs ka isâm avâtiaring, il a 
entendu que je suis par ici. Besh tu avâtiaring, me kadjâv 
me dadêste, (c) assieds-toi par ici, moi j'irai chez mon père. 

Avatar, adv. ahl. à' Avatiâ, D'ici. Abôr dur isi avatar? à 
quelle distance est-il d'ici? Nashtétar avatar, (c) ils sont 
partis d'ici. 

Avâva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj., part. Séd. alô, Nom. avilô. 
Venir. Skr. av, to keep, protect or défend, — Juvare, tueri, 
ire, adiré. — Wg. Skr. v a y a, to go, H. U t ana, v. n., to 
corne, to be, anatee, f. the coming of an army, the approach 
of a friend, ava ja,ee {ana, to corne and U U> djana, to go) f. 
Coming and going. Aor. Nom. avilôm. Il me paraît que le 



— 151 ^^ 

part, des Sèd. alô* n'est que cette forme afèijlâ. Avâva katâr 
ko gav, je viens du village. Avâva me prvléskoro keréstar, 
je viens de la maison de mon frère. André avâva, je viens 
dedans» j'entre, Hel. cpêaivc*. Ta tûya kamavés* et toi aussi 
tu viendras. Ta ovokd kamavél, et celuMà viendra. Me avél 
me resavél, (ch.) qu'il vienne, qu'il arrive. Kdstar alidn ? de 
(la part de) qui es-tu venu? Méya kamcwâv, et moi aussi je 
viendrai. Tûte avàva, à toi je viens. Ta unghmitar avilitar 
pe roméste, (ch. am.) et elle se leva, et vint chez son mari* 
Rom avéna Stirpanéskere panayiréstar, (GM. «av«y<ipi, HeL 
iwtvrfyupK) (ch.) des Tch. arrivent de la foire de Stirpan (vil. 
de la Roum.). Ta pendâs léske, djanés, avdvas te kheréste ta 
mangdvas khanrik lové, (c. Nom.) et il lui dit, tu sais (que) 
je venais à ta maison et je demandai un peu d'argent. Trin 
•divés nâri alôtar (c) (depuis) trois jours il n'est pas venu. 
T avél man te dav tut, et il me vient (l'envie) de te frapper. 
Dikélas o voivôdas ndri alô o tchor, (c) le voivode vit (que) le 
voleur ne vint pas. Penghiâs i phuri, akand avéna, (c) dit la 
vieille, ils viennent à l'instant. O Djut kamavél te lel o vanrô, 
(c) le juif viendra prendre l'œuf. Pende e rakliénghere dot, 
khuydzen (GM. x*uyiàÇto) les, tf avél opré ko kher, (c) les pères 
<les filles dirent, appelez-le qu'il vienne (monte) sur la mai- 
son. Te djav Vavàv, (c) aller et venir=que j'aille que je 
vienne. / gadji djal avéla, (c) la femme va (et) vient. Avdi- 
vés o dalcaranô raklô alôtar, yavré duyenéste ghelôtar, ta 
mande ndn' alôtar, (c) aujourd'hui le garçon du roi est venu, 
il est allé à d'autres boutiques, et chez moi il n'est pas venu. 
Gadjéya, (voc.) avéla tûte, (c) ô mari, il vient (viendra) chez 
toi. Kdrin isï mo pral ta ndn 9 alôtar ? (c) ouest mon frère et 
pourquoi n'est il pas venu? / rakli penghids; nânastik avâva 
tûsa, (c) la fille dit : je ne peux pas venir avec toi. Ta tu 
kdnna kadjds, ta kavés ? (c) et toi, quand iras-tu, et (quand) 
viendras-tu ? Penghids i rakli, méya tûsa kamavàv, (c) dit 
la fille, et moi aussi je viendrai avec toi. Av akaring, viens 
par ici. Penghids léskoro dat, avâva mo r&klô, (c) son père 
dit, je viens mon garçon. Alidn ta beshghidn pashé mande, 
(ch. am.) tu es venu et tu t'es assis près de moi. Alépeda- 
déste 9 o dat lëngoro pu&hliâs, kdrin gheliânï (c) ils vinrent à 



— 152 — 

(chez) leur père, leur père demanda, où êtes vous allés ? 
Penghiâs o tchavô,mèya kamavdv ko biâv, (c) dit l'enfant, et 
moi aussi je viendrai à la noce. voy. Ela. 

Avdivés, adv. avdiés. Nom. Aujourd'hui, av-divés, voy. 
divês. H. ^ ub (Skr. adya), now, presently, just now, a 
littlewhile ago, comp. Hel. GioeAtpov, cififxcpov, T^[/ip<j. Ascoli 
Zig. p. 20. Pott vol. 1. p. 258. — Avdes-odes, aujourd'hui. — 
Vail. p. 456. Isi latchës avdivés, il est (se porte) bien aujour- 
d'hui. Avdiveséske khashôi, aliment pour auj. Avdiveséstar 
i/efcî^domdda,GM.(e)6So|jLa8a, Hel. £6<fofAà;, d'auj. une semaine. 
Avdivés kamadjdv, j'irais auj. Sar isân avdivés*? comment 
es-tu auj.? Tedjav avdivés ki bâgnia, j'irai (que j'aille) auj. 
au bain. Avdiés te radâs (Nom. Zap.) partons auj. 

Avekâ, adv. du pron. avakà, hîc. Ainsi, Hel. outw;. Mi 
bakht avekâ 'sas'(c) mon sort était ainsi (tel). Me avekâ shun- 
ghiôm, j'ai entendu ainsi. Ta trin far avekâ penghiâs, et trois 
fois il dit (parla) ainsi. Avekâ t' alekd, comme ça, comme ça. 
Quelquefois le v est changé en l dans les deux mots, Alekd 
V alekâ, lélas i phuri pandj ghrôshia (Tr. [J'jj* ghrush), 
comme ça, (répét.) (par ses fourberies) la vieille prenait cinq 
piastres. Penghiâs léske, ah rôma, avekâ piravén k&sht ? (c) 
il lui dit, ah ô homme (S» SvOpuTct), est-ce qu'on fend du bois 
comme ça? 

Avghîn, n. m. Miel. Pers. ^rr^ [enghebin), mel, en%hebin 
khane, apiarium, alvearium, enghebine, dulciarii cibi genus 
ex melle paratum, inspissatum et concretum. — Vul. Campuz, 
agni, f. miel, guinoso, adv. meloso.Liebich, gwin, der Honig. 
Kcréna tumaré tanéste, avghtn ? faites-vous dans votre en- 
droit (pays), du miel ? Me kamanâv triâniia enia tulûm av- 
ghin gudlô, (c. Nom.) moi", j'apporterai trente neuf outres 
(de) miel doux, (Tr. > JLL thulûm, outre). Khanrik avghtn y \in 
peu de m. 

Avghinéngoro, adj. dn gén. du préc. au pi. Vendeur de 
miel, en GM. on dit souvent (iiXi«, pi. du ptk\. 

Avini, (As.) Miroir, P. vJo ] (abghine) vitrum, crystallum, 
abghine khané, domus speculis circumquaque ornata. — 
Vul. Tr, uïiné, vulg. aina. miroir — Bchi. H. Pers. abgeenu, 



— 153 — 

a mirror, looking-glass, a drinking glass.— -Pukkhto, d-ina, 
t a mirror» looking glass* Bellew's Dict 1867. 

Avk68, avgôs, ad], et adv. voy. Ascoli, Zig. p. 20. Liebich, 
wmgo, der erete» Udjakerdé dji te ba&hél, o avgô bashnô, (c) 
il» attendirent jusqu'au cri du premier coq (qu'il eut crié). 
Dana la bouche des Nom. avgôs perd son s final. Chez les 
Séd. il est en général adv., et on le pron> constamment avgôs. 
ou avkôs. Avgôs, isdnas latehô manûsh, auparavant, tu étais 
un homme bon. Avgôs isdrws baravalô, ta akanâ uliniân 
tchorô, aup. tu étais riche, et maintenant tu es devenu 
pauvre. Avkôs ka œvéla, kamadàv les, (c) le premier qui 
vient, je le frapperai. Avgô manûsh, (Nom. Zap.) homme 
distingué : terme aujourd'hui très rare. Plusieurs même n^ 
le connaissent pas. / 

Avgutnô, adj. iï avgôs. J'ai appris cet adj. des Zapârïs, 
parmi lesquels il est d'un usage très général. Avgutnô tchaô, 
l'enfant aîné. A vgutné manûsh mtdé, les hommes premiers 
(Agés) sont morts. Paroles d'un Zapâri qui me racontait les 
malheurs de sa famille. Avgutni romni, femme première, 
très vieille. Je crois qa'avgôs et avgutnô n'ont aucune af- 
finité, avec le pron. avakâ. 

Àvni, adv. En dehors. Skr. v a h i s, v a h i r, ind. out, 
outwards, external, v a h i s-sth a, adj. external, outer. voy. 
bahara, (As.) Campuz — abri, adv. fuera. Avri katâr ko drom, 
Bn dehors du chemin. Djav avri, je vais dehors=je sors. 
Adjdi avri dja tûke, plus en d. vas-tu. Nikavâva les avri, je 
le fois sortir d. Kamadjdv avri, j'irai en d. Ov nâna djdlas 
avri, (c) il ne sortait pas. Atchilô avri, il est sorti en d. 
Pirélas avri katâr ko gav, (c) il. marchait en d. du village. 
Niglistitar ta i khanûm (Tr. f ^ khanum) avri, (c) et la 
dame sortit en d. Quelquefois avri s'entend avec la part 
te. Te djas avréte 9 allons en d. Avrik, Nom. 

àvriâl, adv. abl. d'avri, De dehors, tÇufcv. Avridl avèla, 
il vient de dehors, il est étranger. O Burddni (n. pr.) avridl 
avilô, Dimos (n. pr.) murdardô les, (c. Nom.) Burdâni vint 
du dehors, Dimos l'assassina. 

àvrutnô, adj.d'avn'. Externus, #<aT*pix6ç. Avrutnô manûsh, 
homme étranger. 

14 



— 154 — 

àzôm, (£ Grec). Plusieurs. Adjâi azôm isi, (c) il y a encore 
plus. Azôm bersh, mo raklô na isds, (c) (depuis) pi. années 
garçon n'est pas à moi=il y a pi. années que je n'ai pas de 
garçon. Alétar azôm but manûsh amaré katundte, ta ker~ 
dàm bidv, pi. hommes vinrent dans notre tente, et nous 
avons fait (célébré) la noce. Djin azôm bérsh, mdnghe ma- 
réna pes (c) depuis pi. années, ils se battent pour moi. Yek 
merid (GM. [xspià, fiipoç) djin azôm manûsh isi, (c) (d')un côté 
il y a pi. hommes. Dikéla djin azôm manûsh, (c) il voit pi. 
hommes. Azôm manûsh ghelétar'? (c) combien de person- 
nes sont venues? Mo raklô, m! an djin azôm shubarien, (Tr. 
suudr) mon garçon, n'amènes pas autant de soldats. 



B 



BABA, n. f. Grand' mère. GM. p*6à, yiotyi'i, f**86va, Avola, 
nonna — Som. On écrit quelquefois ^ pàfioç, Gor. At. vol. 5* p. 
29. Slav. Baba, pi^n, ^aia, Oec. vol. 2. p. 4. Bulg. grand- 
mother, midwife, — M. Dict. Mi baba mulitar, ma gr. est 
morte. Mi baba phûrilitar, ma gr. est vieillie. Ldkeri bar 
bdke penéna Papûra, (c) sa (d'elle) gr. ils appellent Papûra. 

Bàbo, n. f. Grand' mère. Autre forme de baba. Les noms 
fem. terminant en o sont très rares. Tr. ul ebé. Grand- 
mère — Bchi. Ela avatià bdbo, viens ici gr. Avakd kher isds 
me babôkoro, cette maison était de ma gr. 

BAbo, (As.) Father, père. P. H. Lj b baba, m. father, H. 
baboo, m. master a title given by Hindoos équivalent to 
Mr. or squire. Bdbo ki tdni ? le père en quel endroit est-il ? 

Baborîtcha, f. dim. du bdbo, baba, babori. GM. yutyià, 
grand' mère, dim. yur^-rCa. « Das slavische Deminutivaffix, 
itcha,est bei dem Zig. sehr beliebt • — Boehtl. Mél. As. Tom. 
2. p. 21 , note. Kôrilitar mi baborîtcha, ma grand'mère est 
devenue aveugle: 

BAgnia, n. f. Bain, It. bagno, Slav. bdnia^ Xôurptfv. Oec. 
vol. 2. p. 6. — Bulg., Bdnia, bath — M. Dict. Gherdv tut andré 
ki bdgnia, (c) caches-toi dans le b. Ghelitar e phuriâsa ki 



— 155 — 

bàgnia, (c) elle alla avec la vieille au b. Tr. hammam, bain 
public— Bchi. 

Bagniâkoro, adv. du gén. bàgnia au sing, Àpp. au bain, 
domestique de bain. Tr. <jb!U tellak, GM. Xourpaptj;, bagna- 
ruolo, stuffaiolo — Som. Ghelô andré ki bàgnia ; e bagniâkere 
manûsh, palûdenas les, marénas les, (c) il alla dans le bain, 
les hommes du bain (domestiques) le chassaient, le battaient. 
Pushlé léstar, e bagniâkere manûsh, kâskoro isi avakà kho- 
shâfi ? (c) (Tr. w& j± khoshab) les hommes du b. lui de- 
mandèrent, de qui est cette boisson ? 

Bahâra, (As.) adv. En dehors. Skr. v a h i r, v a h i s, ind» 
out, outwards, çxternal. H. j* Lj bahar, or bahir, adv. with- 
out> fereign, bahree, adj. a foreigner, a stranger, outward. 
Bahir jana, to go out. — Yates Introd. p. 197. Ce terme est 
moins altéré qu'avrt des Tch. Roum. 

Bahrôiu, (As.) mon frère, voy. pral. 

Bakht, n. f. Fortune, sort, hasard. H. w«î bukht f s. For- 
tune, prosperity, luck, felicity. Bakhtavur, adj. Fortuoate — 
Armén. pakht ou paht, fortune, et pakhtavcr, fortunate. 
Udjpakht, unfortunate — Hamlin. Pers. bakht, fortuna. spec y 
bona fortuna, félicitas, prosperitas, potentia. — Vul. Mi bakkt 
kârin isd8?(c) ma fortune où était-elle? Ta minri mi bakht y 
kerghiàs man yek ruk, sar ka dikés man, (c) et la mienne, 
ma fortune (sort), me fit (transforma en) un arbre comme tu 
me vois. Bakhtàta (bakhtidte) te nakél okotâr, par hasard 
(qu') il passa par là. Nâna terâva bakht, je n'ai pas de for- 
tune. Unghi (Séd. ukhkf) Kotâni, ti bakht nakéla, (ch. Nom.) 
léves-toi, 6 Kotâni, ta fortune passe. Les Grecs et les Turcs, 
se servent très souvent du même mot. Tr. bakhtimyok. GM. 
&v Ig» |iff(XTit je n'ai pas de fortune, du succès. Armdn ka- 
dâv tûte, bakhtiâ ne dikés te sheréste, je te maudirai (pour) 
que tu ne voies pas de (bonne) fortune sur ta tête. Sardnta 
graién de mon, méya te dikàv mi bakht, (c) donnes-moi, 
quarante chevaux, et moi je verrai (chercherai) ma fortune. 

Bakhtalô, adj. Qui a du succès. — Misérable, digne de 
commisération. H. Pers. buk,htawur. adj. Fortunate, bakht- 
mand. adj. fortunate — Yates Introd. p. 198. H. Pers. Bukkt 
tndee, adj. Lucky, fortunate, (comp. of bakht and Skr. bail, 



— 156 — 

powerful). bakhtalô phurô mulôtar,\e misérable vieillard 
est mort. Bakhtalô manûsh, homme heureux, GM. Tu^tp^. 
Ta i bakhtali, lias la i dar, (c) et la misérable^la frayeur la 
saisit. Nâna djanélas o bakhtalô o Kazâkos (n. pr.), ta di- 
nià(s) les e baré pudtnésa, (c) l'infortuné Kazâkos ne savait 
(rien) et il le frappa (tira) avec le grand fusil. Rov mânghe, 
e bakhtaléske, (ch. am.) pleures pour moi le misérable. Idâi 
rovél, pe roméske penélas, ma de, me tchavés e bakhtalés. 
Pendàs o rom, e romniâke, unghi romnie, te djas amén a* 
ménghe, amaré baré draménde, t' amari tanénde, f arnarê 
herà katunénde, te dikds amaré tchavén, V amaré khernién, 
f amaré grasnién, (c. Nom.) la mère pleure, elle disait à son 
mari, ne frappes pas mon enfant malheureux; le mari dit 
à ia femme, léves-toi ô femme, allons-nous-en dans nos en- 
droits et dans nos maisons tentes, à voir nos enfants, et nos 
ânesses, et nos juments. 

Bakhtohi, n. f. dim. de bakht. Mi bakhtori ka'isômas sar 
khurdi tchaiori, (c) (c'étais) ma (mauvaise) fortune,d'être (que 
j'étais) comme une petite fille=de me comporter comme. 

Bakhtché, s. m. Jardin. H. Pers. baghchu, a small gar- 
den (dim. of bagh) Tr. Pers. baghtché, jardin de fleurs, par- 
terre de fleurs — Bchi, commun à tous les habitants de la 
Turquie. 

Bai, n. f. pi. baïâ, Manche. Skr. b â h u, the arm, tbe side 
of anyangulargeometrical figure. H. »\j ban'h, the arm, gua* 
rantee, protector or security, ban'h dena, to assis! Une 
autre forme est bahoo, an arm, — manica, manche, manus — 
Zend bdzu, der Arm. V. Sade,Broeckh, p. 380. Parâvdilîtar, 
mi bai, ma m. est déchirée (fendue). O baré rashâi teréna 
bughlé baiâ y les grands prêtres ont des m. larges*. Tehmdé 
mi bai, ils ont coupé ma m. 

Bakâra, (As.) Mouton, voy. bakrô. 

Bakrô, n. m. Mouton, bakri f. Skr. bûkka, thebeart, 
b r i k k a, the heart, the kidney, v a r k a r a, m. f. any young 
animal, a lamb, a goat. H. \jS> bokra, a he-goat. ^/j> fco- 
kree, a she-goat, ^) y bok, m. a he-goat, a ram. Baiera, capra, 
chèvre, Ziege, Honig. vol. 2. p. 380. Bakri, agneau — VaiLp. 
457. La parenté de bakrô avec le Skr. n'est pas très claire* 



— 157 — 

ruvd khalé e bakrén, les loups ont mangé les m. Katar 
ko tut e bakréngoro keréna latchi tchelalt, du lait des brebis 
ils font du bon fromage. bakré tchutcM déna, les brebis 
donnent du lait (allaitent). 

Bakréskoro, adj. dn gén. bakrâ, au sing. App. au mouton. 
Dukdva o mas o bakréskoro, j'aime la viande du m. Mdr.dra 
bakréngheri, (Tr. t j ^ U mandra) bercail des moutons. 

Bakrorô, m. dim. de bakrô, Agneau. Kdnna tchinéna e 
bakrorén? quand coupent-ils (abattent-ils) les agneaux. 
Quelquefois pron. bakrirô. 

Bakmtchô, m. dim. du bakrô. Agneau. Murddliletar o 
bakritché katdr ko but shil, les agneaux sont morts (à cause) 
du grand froid. Khalids but bakré ta bakritchên, il mangea 
(dévora) plusieurs moutons, et agneaux, 
i 'Bakritchanô, adj. de bakritckô, App. à l'agneau. Bahi- 
tchanô mas, viande d'agneau. 

Bakyz, Pakézi, (As.) adj. Beau. H. Pers. »)/b pukeezu, 
adj. Clean, pure, neat. Pakeezukee, f. cleanness, purity, neat- 
ness. ?\j pak, adj. pure, clean. — Punis, elegans — Vul. voy. 
Tchordô, et Sukdr. 

BAi, (As.) voy. pa. 

Bal, n. m. Cheveu, pi. bald. Roum. et (As.). Skr. b à 1 a, 
ignorant, young, hair — b â 1 a, puer,pilus, cauda — Bopp. Glos. 
Skr. H. Jb bal, hair, a child. Skr. bâlakrimi, m. a louse 
k rimi, ver. — Campuz. bal, m. pelo. Ndna ghcmliàs pe baW 
il n'a pas peigné ses cheveux. Baré-baléngoro, qui a des 
grands ch. Te tchinés te tchavéskoro bal, que tu coupes les 
ch. de ton enfant. Arakliômas (Àor. 2) te bcàéndar,(ch. Nom.) 
j'avais trouvé de tes ch. Léskere bal baré isds, ta umblavdô 
lesopr&ko karadjÛ, (c. Nom.) ses ch. étaient grands (longs) 
et on le pendit sur l'arbre, bal ici, est au pi., les Nom. em- 
ploient rarement la forme pi. bald. Diklidsipuri lâkere bal, 
(c) la vieille vit ses (d'elle) ch. Téhwghids po vast Idkere bar 
lande, kamadélas lakeri kori, (c) il jeta sa main dans ses ch. 
il coupera 9on cou (avait l'intention de). 

Balalô, adj. de bal, qui a beaucoup des cheveux. Hel. 
tpcxtâuc, capillosus. Bénghilotar balalô, il est né avec beau- 
coup de ch. 



— 458 — 

Balorô, dim. de bal, voy. Ukhkiavdi. 

Balamô, Grec. voy. p. 24. J'ai entendu quelques Nom. ap- 
peler de ce nom les Arméniens, que tous les Tch. appellent 
Ermeni. tchoribé e balaméskoro, le vol du Grec. balamê 
murdardé e romés ta léskcre tchavén, les Grecs ont assassiné 
le Tch. et ses enfants. Yek balamésa vrakerghiôm, j'ai parlé 
avec un Grec. Isi yek merid (Hel. pépoç, GM. pcpt») me pral r 
yek meriâ isi balamé, (c) (d')un côté sont mes frères, (d')*m 
côté sont (des) Grecs. bovéskoro isi balamô, le fourni er 
est Grec. Mo, tu balamô isdn, y a (Tr. ya) Rom isdn? ol pen- 
des, mOy me balamô isôm, (c. Nom.) mon (ami), es-tu Grec,, 
ou es-tu Tch. ? il dit, mon (ami), je suis Grec. 

Balamorî, dim. f. de Balamô. Shukdr balamoriâ, (ch.am.> 
jolies Grecques. Balamorô,GM. rpauuSwotAov. 

. Balamanô, m — Ni, f. adj. de balamô. App. à un Grec. 
rpaixix<$ç. Ahmêti o Khorakhdi ta i Elénka (GM. 'EktyTUù, 
Hel. 'EXsv/i) i Balamni,Xhmet le Turc et Hélène la Grecque, 
titre d'une chanson populaire. O balamanô rom, i khora>- 
khdskcri rovnni ruvnê pes, (c) le Tch. Grec (et) la Tch. Mu- 
sulmane, pleuraient. Tiliagâdi (vrïktyASt) ka katéna o katlô> 
penéna léske flistiri, (^Wn^ arcolo, arcoiato— Som.) bala- 
manés, le fuseau avec lequel ils filent le fiI T on l'appelé en 
Grec ylistiri, déf. d'un Tch. du nord de la Roubk 

Balaméskoro, adj. du gén. balamô, au sing. Grec. Bâta- 
méskeri gadji, femme Gr. Balaméskeri rvmni, femme Gr. 

Balô, n, s. Cochon. Skr. bal a, adj.Strong, stout, robust 
powerful, b a 1 i n, adj. Strong, ba 1 i t a camel, a buffalo, a 
bull, a hog. — Balin, (eig. stark, und unter den Benennungen 
fur mehrere Thiere,auchSchwein)sheintdergrossen Weite 
der Bedeutung wegen unzulâssig — Pott vol. 2. p. 421.comp„, 
Hel. icsTcivi; qui vole, volatile, icmivta, oiseau, et GM. «sTstvÀfe. 
coq, Hel. cftsxTpu&v, Hel âXoY&v, sans raison. GM. «Xoyo^s çhe*> 
val, l'animal par excellence, sign. qui date du temps de Diod. 
Sic. XXIII. Cor. At. vol. 1. p. 43. Kilalô balô, c. gras, ce mot 
est rare, on préfère balitchô. — Campuz, baliché, m. cerdo> 
balicho, m. la carne grasa del cerdo. 

Balî, n. f. Truie. Pandj balén benghids i bail, la truie a 
cochonné cinq cochons. 



— 159 — 

BaloAô, n, m. dim. de balô . 

Balitgh^, (Nom.) m. Cochon. Tedes len bcditchén, que tu 
chasses des sangliers. 

Balanô, adj. de balô. App.au cochon. Balanô mas, viande 
de cochon (porc). 

Baléngoro, adj.dugén. balô, au pl.App. au cochon, Hel. 
Xoipo6otrx<;, porcher, bcUén ka tcharavéla, celui qui mène à 
paitre les cochons, dé un. d'un Tch. 

Bàu, pal, pel,(Noiïi.) vase à boire, coupe, H. Pers. piyala, 
m. A glass, a cup,— A priming pan (of a musket) Hel. f làta, 
Scyphus, poculum vino bibendo— Vul. ib bêla, f. Name of 
a shrub (Jasminum Zambac) a cup. ?H. Jb bal, an ear of 
corn, a crack in a cup or glass. Ka déna ko keré pài, (avec 
lequel) ils donnent de l'eau dans la maison. — défin. d'un 
Tch. Nom. Kamdrna yek bdli pâi te pidv, (Nom.) je veux un 
verre d'eau à boire. Yek pal mol de man, donnes-moi un 
verre de vin. Terme inconnu aux Séd. qui se servent du 
takhtàl 

Bajlvâl, voy. Pcdvâl. 

Baldjan, Badjan, (As.) Mélongène. P. j4»*Lj (badindjan) 
Solanum melongena— Vul. Patlidjan, id — Bchi. H. buegun, 
m. the egg-plant. (Solanum melongena). 

Bandàva, Pandàva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, bandlô, 
banlôy pardô. Skr. ba n d h, to bind, or tie,. Ligare, colligare 
Wg* H. U*jJb band,hna, v. a. to tie, to shut, tostop water, 
to embank, to btnd, to fasten. Pers. ^ {bend) imp. v. ben* 
den, ligare — Bend, ligatura bandage.— Honig, Vol. 2. p. 398. 
Bend kerden, to bind, Germ. binde, band, Fr. bande, Angl. 
bend, bandage, bonds. GM. <r?«Xft etofaXiÇu, Hel. xktit*. 
SfoA&c, £SXov woSôv ^(jfxcoT^piov. Hesych. Cor. At. vol. 4. p. 583. 
«Lier.» Panlé lénghere mussiâ, gheldô les ko baré,{c) ils liè- 
rent ses bras, et ils l'amenèrent aux grands (chefs). Ta pan- 
las les lâkere tomes andré ki damta. (ch. Nom.) et il le lia, 
(enferma) son mari dans la prison. Ta panlâs les ko kar- 
radjil, (ch. Nom.) et ils le lièrent à l'arbre. An mànghe o 
tulûm, (Tr.) te pandàv les me ghiokéste (Tr. gumïus) (c. 
Nom.) apportes-moi l'outre, que je la lie (attache) sur ma 
poitrine. But panlé, bien (fortement) liés. To ôi yek sevlt 



— 160 — 

banliâs e shelésa, (c) et elle lia un panier avec (une) corde. 
En général les Nom. prononcent pandâva et les Séd. ban- 
dàva, PAor. panlôm, au lieu de pandlôm. Chez tous, il est 
rare d'entendre le d de PAor. « Fermer » Ovoklé manûsh ka 
isàs panlé andré, (c) ces hommes là, qui étaient enfermés de- 
dans. Band i vudâr, fermes la porte. Nânasti panliôm me 
yakâ, je n'ai pas pu fermer mes yeux. I rakli, ta sar ghelé 
péske y panlias pi vudâr, (c) et la fille, dès qu'ils partirent, 
ferma sa porte. Tu nâna djanés, mo gadjô ka bandél man 
andré ko ker ? (c) ne sais-tu pas que mon mari m'enferme 
dans la maison? Banliâs po duyéni, ghelôtar pe keréste,(c) 
il ferma sa boutique, (et) alla à sa maison. Panlias o drom. 
(c) il ferma (boucha) le chemin. 

Bànliovava,v. pass.,part. bandlô-uvâva, part. bàndli{nî)lo. 
Etre lié. La cons. d est presque toujours muette. H. Pers. 
band-honà, v. n. To be bound. Pânlilotar, il a été lié. 

Bandipé, n. abstr. du bandâva, Lien, ligature. Me korid- 
koro bandibé, le lien de mon cou=cravate. O grast parav- 
ghids po bandibé, le cheval a brisé son lien. Para isi o ban* 
dibé, le lien est brisé. On dit aussi, paravdô bandibé. Perés- 
koro bandibé, le lien de la roue (Nom.). Fr. sabot. 

Banloipé, n. abstr. du v. pass. bânliovava, ou de Padj. 
banlô, même signif. que bandibé. 

Bandarâva, v. caus. 1 Cl. 3 Conj., part, bandardô. Faire 
lier, f. enfermer. Prononcé souvent bandiarâva, et quel- 
quefois baniarâva et banlarâva. Cette dernière forme, 
app. à la & Conj. 1 Cl. (part, banlô) voy. Gram. 84. Ver- 
be rare parmi les Séd. / balaméskeri romni e khorakhA» 
skeri romniâ bandardâs, (c Nom.) la femme Grecque, fit 
enfermer (mit en prison) la femme Turque. Bandardds e 
gadjén,i tchài, (ch. Nom.) la fille, fit enfermer les étrangers. 
/ Kondili (n. pr.) pirdâs e Kostâsa (n. pr.) ta banlardds len 
e balâ, e rupésa, (ch. Nom.) la Kondili se promenait avec 
Kostas et il lia ses cheveux, avec de Pargent. 

Bandardô, bandiardô, banlardô, part, de bandarâva, 
Corde, ce qui lie, GM. Tpi^tfa, corde, propre aux Nom., le 
skelâ des Séd. Banda les bandiardésa, (c) il l'a lié avec la 
corde. 



— 161 — 

BàNlï, pxnlI, f. du part, panlè du v, 6anctôt>a. lïer^ Gë qui 
est lié«:bourse, pi. banlid. H. ^^^ banslee, a purse*. La 
bourse vaut 500 piastres Turques. *«Jf JAcé — BchL Din,iâ& 
4ji desh pwnlid, (c) il donna jusqu'à dix bourses. E daka* 
téskoro raidô gheiô, dji desh banliéngoro psûnos kerghids, (c) 
te garçon du roi alla et fit des achats, ' jusqu'à dix bourses 
(de la valeur des). Psûnos, GM. 4>o3voc, achat, <tyoc, ty*""» h" 
vtÇtè, 4*w(Çfc», comprar vittovaglia — Soin. Dinids pantch pan- 
HA, il donna cinq bourses, 

BanliA, panliA keràva, v. comp. 2 GL 1 Conj*, part ban- 
lié kerdô (part baftlô y v. banddva). Léskoro dot panlid ker- 
ghids i vuddr, (c) son père fit fermer la porte. Le Nom, di- 
rait b<mdardâ$. 

BangXva, voy. pangàva. 

Bangô, voy. pangô» 

Bani, (As.) Eau. voy. pani, p changé en 6. 

Bapir, (As.). Grand père, voy. pdpus. Baptrarn mûri, mon 
gr. père mourut. 

Bar, n. m. Pierre. Skr. b h ar a, weight, biirden, H. j l-tf 
b 9 har y s. m. weight, faggot, gravity, b,hara, a load, burden. 
Teldl te tchibdte, terés yek bar,(c. fab.) au dessous de ta lan- 
gue, tu as une pierre. Te putchâv katdr ko bar, bdra (voc.) 
dikliân mi dukanid ? (c) je demanderai (que je demande) de 
la pierre, Ô pierre, as-tu vu ma bien-aimée? Barô bar, 
grande p. Polià ta parné bar, (c) monnaies d'or et de p. 
blanchesssdiamants. Kamtovdv léskoro sherô ko bar, je 
mettrais sa tête sur la pierre, paroles d'un père adressées à 
son enfant désobéissant. Akavkd bar, so kamkerdv lest (c) 
cette pierre que fairai-je (d')elle? Katar tchinéna o bar*? 
d'où coupent-ils la pierre? Dinid(s) les e barésa 9 il Ta frap- 
pé avec (une) p. Baréndja ma de, avec des p. ne frappes 
pas. Tabla bar, p. bruléessoumise à Tact, du feu. Ko bar 
opté, sur la p. Lel adjdi yek bar, il prend encore une p. 

Barorô, n. m. dim. du bar. Petite pierre. Barorêya, fra- 
toriya (voc.) ker mdnghe yek sardi, (c) ô petite p. fais-moi 
un palais. Barorêya, barorêya, fanés khashd ta pibè, (c) ô 
p. p. que tu apportes des aliments et de la boisson. — adres. 
à une pierre magique, dans une fable. 

15 



— 162 — 

Baréskoro, adj. du gén. bar au sing. App. à la pierre. Lat, 
lapidosus. Ker baréskoro, maison en p. tan isi but barén- 
goro, (pi.) l'endroit est très pierreux. Ghelé dji e baréskeri 
purt, (c) ils allèrent jusqu'au pont de p. 

Baranô, adj. du bar, Pierreux. Baranô tan, endroit, p,,peu 
usité. 

Barûli, dim. du bar, Petite pierre. Te khan mo ratt> ta 
tumaré pinré te marén ko barûlia, que vous mangiez mon 
sang, et que vous frappiez vos pieds sur des pierres, (im- 
précation des Nom. Zapâris). 

Bàri, pAri, n. f. Enclos, jardin, H. s- §^Lj baree, f. À garden, 
a house, j~> ber, m. An enclosure, comp. aussi berh,na f v. 
a. to enclose with a fence, to surround. Hel. c&kh, cour, 
hortus, x$P T0 «- tÀfoïi; èv xfy^» Hiad. A. 774. — Bulfe. plet\ 
hedge. — M. Dict. Ali (n. pr.) mo, e bariàke kernô, (ch.Nom.) 
mon Ali, (tu es) le pilier dans le jardin. Muklâspe tchavén 
andé ki paria, (c Nom.) il laissa ses enfants dans l'enclos. 
Alô léskere keréste andré ki bdria (c. Nom.) il alla à sa mai- 
son dans l'enclos,=dans l'enclos de sa maison. Ta tchivdô 
les andré ki khaning, ka terénas andré ki bària, (c. Nom.) et 
il le jeta dans le puits, qu'ils avaient dans l'enclos. Terme peu 
connu aux Séd. Bâri, Tï. ^Jj\ avli, s. cour, espace entre les 
édifices, (déf. donnée par un Tch. Mus.). 

Baravalô, rarvalô, adj. Riche, opulent. Je crois que cet 
adj. est le Skr. p r a b a 1 a, Strong, powerful. La rac. bal, 
selon Wg. signifie, vivere, fruges in granario reponere, opu- 
lentiam, fortunam alicujus prohibere, contristari ? Sustenta- 
re, nutrire. Parmi les Grecs, wXoi<no; et ip^wv ont la même 

signifie, 4i6ti xai tots &ç xai tttyupov, ip^ovTtç (ivopwtÇorro oi i&oâ- 

<xuk. » Cor. At. vol. 1. p. 193. H.jiji jwr&uï,adj. prédominant 
superior, prévalent, violent, Skr. dur bal a, adj. Feeble. 
thin, emaciated. Weak, impotent, H. & * doobla, thin, lean, 
poor. barren. doobur, adj. Weak, lean — Campuz, balbalô, 
m. ricco, balbalipen, m. fruto, provecho. yek isâs barar 
valô, ta yek isâs tchorô, (c. Nom.) l'un était riche, et l'Un 
(l'autre) était pauvre. Ta diklâs les léskoro o pral o barava- 
lô, (id.) et son frère le riche le vit. Ta trin divés nâri alôtar 
o barvalô pr keréste. (c. Nom.) et (pendant) trois jours le 



— 463 — 

riche ne vint pas à sa maison. Penêlas, mo dot isi bar avalé, 
il disait, mon père est r. Unilôtar yek barvalô, il devint un 
(homme) riche. Te putchéna, kon isi avakà o baravalô ka 
alôtarï (c) s'ils demandent, qui est-ce r. (homme) qui est 
venu ? Barvalô isiné (Nom.) il est riche, S éd. isi. Yek divés, 
yek baravalô naklôtar, (c) un jour, passa un (homme) r. 
kxeréskoro baravalô, (c) riche de maison, qui avait une 
glande maison. 

Baravalipé, n. abst. de baravalô, Richesse. 

Baravalicanô, adj. de baravalô. Qui est peu riche, peu 
noble, qui imite les manières des nobles. 6M. ipxovToSrÇuto;, 
alquanto nobile. — Som. / yavér i rakli i baravalicani, (c) 
l'autre fille la n. Baravalicanô isôm, je suis un peu noble. 
Baravalicanô tchavô isi, c'est un enfant noble. 

Baravâuovava, v. pass. baravalô-uvdva, part, baravâli- 
(ni)lo y Devenir riche, noble. Baravâlilotar, kerghiàs péske 
yek barô kher, (c) il devint r., (et) bâtit pour soi-même une 
grande maison. 

Barô, adj. Grand, notable. Skr. bar a, adj. Best, excel- 
lent, vara, adj. Best, excellent, eldest, H. \y m bur a, adj. 
Large, great, etc. bur'a karna, v. a. To enlarge, to exait or 
promote. barai. f. greatness, excellence, boasting — Yates 
Introd. p. 199. — Campuz, barô, adj. bueno,baria{, adj. gran- 
de. Baré-môskoro, qui a la bouche gr. Hel. |xty«X6<rrofioç. 
Baré-moskeréya, voc. Bari-sheréskoro manûsh, homme qui 
a une grande tête. E Silimnidkere baré dromâ, e Ambulid- 
kere shudré moUâ, (ch.) les grands chemins de Silimnia, 
les vins frais d'Ambuli, (villages de Roum.). Barô sherdn, 
gr. oreiller. Ghelétar ko barô, ils sont allés au chef — no- 
table. Ta méya isômas ka beshélas ki dizia e baréndja, (c. 
Nom.) et moi aussi, j'étais (fils de celui) qui s'asseyait au 
conseil avec les grands. Gheliôm opré ko barô baruthanés, 
(Tr. barut hané, poudrière), je suis allé sur la gr. poudrière. 
Barô manghin, gr. richesses. Isi baré e tchaiâ, les filles sont 
gr.=àgées. Ta ko barô, diniàs Idkoro sherô, (c) et au gr. 
(aîné), il donna sa tète, — la tête de la poule, que le garçon 
avait envie de manger. Ghelitar mi ddi te penél les e barés- 
ke f (c) ma -mère alla le raconter (dire) au chef. Kampendv 



— *64 — 

me pralénghe, takhiàra khurdê baré, avri te na niklioven* 
(c) je dirai à mes frères, demain petits et gr. qu'ils ne sor- 
tent pas en dehors. Barô gadjô, un étranger distingué. Barô 
berô, gr. navire. Barô raklô, gr. garçon=aîné. Tchinghiâs e 
baréslxoro o kherbuzô, (c) ils coupèrent la pastèque de Falné. 
Dut far barô, deux fois gi\=double. Trm far barô> trois 
fois grj=triple. Bari tchâi, gr. fille. Barô drvm y gr. chemin. 
Bari $uv, gr. aiguille. Bari sevli, gr. panier. Baré tchutchiây 
gr. mamelles. Baré naïà } gr. ongles. Barô tchavô,gr. enfant, 
Bari roi, gr. cuiller. Bari tchindali, (Nom.) gr. couteau. Ta 
katâr ko baré, et des grands, 6M. arcù toùç ptf&kôuç- Ka diklà 
len o baré, av (pour ov) dimâ(s) len paravén> (c) dès. qu'il 
\it les gr. il les salua. Ghetitar ki dizia ko baré y (c) elle alla 
au conseil, aux chefs. Ghetô ko baré, (c. Nom.) il alla aux 
chefs. Baré khurdê ghelétar, (c) gr. et petits allèrent. Ta o 
yavér o dût drom, ci baré isâs > (c) et les autres deux che- 
mins, ils (aussi) étaient gr. 

Baredér, comp. de barô. Me isôm baredér, je suis plus 
gr. (plus âgé). Baredér isi mo pral, mon frère est plus. gr. 
Mo baredér, mon supérieur, £ jJirraMiTtpiiç (*<*>. O po baredér» 
le plus gr. ; expression imitée des Grecs, & «A ^«Mrr*poç. 

Bàriovava, v. pass. barô-wâva, part. bàri(ni)lo. S'agran- 
dir. Tr. buïuktenmek, grandir, 2 se glorifier, se vanter — Bchî. 
Te bâriol, qu'il s'agrandisse. Bârioveta, bario{ve)l. Kkurdô 
isumas, tahârilimn, j'étais jeune (petit) et je suis devenu gr. 
But bàrilolar o tchavô, (c) l'enfant s'est agrandi beaucoup. 
Ghanliâs ghanlids > pinrili, bârili i khef 9 (c) il creusait, le 
trou s'ouvrit, s'aggrandit. 

Baribé, n. abstr. de barô, Grandeur, importance. Baribé 
teréta mi pen, sôstar nâriavéla te dikél man ? (c) ma sœur 
a de la grandeur, (fait l'importante), pourquoi ne vient-elle 
pas me voir? Baribé terés, (ch. am.) tu as de la gr. Gif. 

BariarAva, v. caus. 1 Cl. 5 Conj. part, bariardâ* Faira 

agrandir. Ta bariorghiômas len (Aor. 2) e ruporésa, (ch) et 
je les avais fait agrandir avec de l'argent (fil d'arg.), extrait 
d'une chanson fort populaire ; verbe pr. aux Nom* 
. Bashayà, v. prim. 1 CL 1 Conj. part, bashtô. Crier, a|> 



— 165 — 

peler, chanter. GM. fwvrfÇo. Skr. v as, To Sound, to cry as ar 
bird. va s'a n a» n. The cry or song of birds, bées; and the 
like, — Glarnare, vociferari, ulularé — Bopp. Glos. Skr.— Va- 
gire, ululare. — Wg. H. L*> l* bajna, v. n. To sound (as a 
musical instrument) intransitive of LîLw bajana, to play on 
a musical instrument. Il est rare d'entendre ce verbe ap- 
pliqué à la voix humaine, par les Séd. s'applique au chant 
de tous les oiseaux et au cri des quadrupèdes, tant sauva* 
ges que domestiques. Parfois les Nom. expriment par le 
v. caus. ba&havâva, le chant, et le jeu des instruments de 
musique, le kelàva des Séd. Il n'y a pas un seul mot à ma 
connaissance, qui exprime spécialement le son particulier 
d'aucun être vivant. Yek tchiriklô beshtô opré yek ruk, ta 
bashélas, (c) un oiseau se percha (assis) sur un arbre, et il 
chantait. OrâU (Dat. 1) (GM. &p«,) ka bashéla o bashné, à 
l'heure que chante le coq. raklô penghids, sôetar bashéna 
o tchukél ? (c) le garçon dit, pourquoi les chiens aboient-* 
ils? O bashnô bashél, le coq chante. So'si ka bashéla? 
qu'est-ce qui crie? O aïdônia (GM. inltéwx) ko rukoré, tûke 
bashéna, (ch. am.) les rossignols sur les arbrisseaux, chan- 
tent pour toi. Ta ka bashéna o tchiriklè, te tchutchiâ sherâv 
man> ta sat* i ratt ndnasHk sovâva, (ch. am.) et lorsque les 
oiseaux chantent, je me rappelle tes mamelles, et toute la 
nuit je ne peux pas dormir. 

BashavAva, v. caus. de bashàva, part bashavdô. 1 (3. 2 
Conj. Faire crier, f. jouer sur des instruments de musi- 
que. Ta bashavénas i gdida (Tr. ghaide) (c. Nom.) et ils 
sonnaient (jouaient) de la cornemuse. Tr. ghaide tchahnaq, 
jouer de la cornemuse— Bchi. Zurûli bashav&v, je joue du 
haut bois. Gdida bashavdâm, (Nom.) j'ai joué de la corn., 
pr. aux Nom. 

Bashavdô, part du v. préc. Celui qui chante, Imam, 
muezzin, usité par les Tch. Mus. qtii souvent le pron, ba- 
shadô. Tr. j *y, adj. Ar. crieur, chantre public chargé 
d'appeler du haut des minarets les fidèles à la prière— Bchi. 
Akand bashéla o bashadô, le muezzin crie maintenant. 
Latchô bashavdô, bon. m. 

BashavdI, f. du part, bashavdô, Minaret, musique; sou* 



— 166 — 

vent pron. bashadi. Bashad'i, Guitare — Bôhtl. Mél. As. Vol. 
2. lme livr. p. 31. Bashavdi, chez quelques Nom. comprend 
le chant, la danse, et les instruments de musique. Pajandi, 
f. (Guitar), etwa pass. von pajabar (to touch, to feel) Pott, 
vol. 1. p. 127 — 128. On doit écrire pashavdi-(v)dt. 

Bksi, n. m. Séd. Bas, Nom. Pari. H. Pers. ^jL? bazee, f. 
Play, sport, bazee lugana, to wager, bazeechu, f. fun, play, 
sport, wagering, a toy, play thing. Bâsi astarghiôrn, j'ai pris 
(fais) un pari. Nashavghiôm mo bâsi, j'ai perdu mon paru 
Bdsi astarâva, je parie. Bâsi m'astàr, pari ne prends pas. 
Kerdôm o bas, (Nom.) j'ai fais le pari. Ma ker bas, (Nom.) ne 
fais pas p. Pers. bazy, ludus, lusus. — VuL * 

Bashé, voy. pashê. 

Bashipé, voy. beshibé. 

Baski, n. m. Houe, pioche (Tr. ^ jLï kazmà) plur. bashiâ, 
(Nom. grande pioche). Parmi quelques Nom. forgerons, le 
baski est un grand marteau avec lequel ils battent le fer 
rougi. Pers. oJL,L> (baseng) magni ponderis, gravis, potens. 
— Vul. 

Baskisorô, n. m. dim. de baski. Cette forme prouve que 
baski a rejeté Ys final, baski(s). le dim. de baski, serait bas- 
kori. Me keréskoro baskisorô, la petite pioche de ma maison, 
app. à ma maison. 

Bashnô, basnô. n. m. Coq. Skr. p a k s h i n, m. f. a bird, 
(r. p a k s h a, a wing, pakshirâdja, m. King of the 
birds, usually applied to Garura. Mot bien connu de tous 
les Tch. Comp. Hel. wsTeivàç, ce qui vole, avec le GM. tttTstvoc 
coq, l'oiseau par excellence. Ce mot me parait être un dérivé 
du verbe bashâva, crier, bashnô, ce qui crie, comp. kelâva y 
jouer, kelnô, musicien, voy. Gram. p. 107. Tchindô basnô, 
coq coupé (chapon). Tchinghiôm e bashnés, j'ai coupé (tué) 
le coq. O basnô kaléskoro m? à qui appartient le coq? (eu- 
jus est). Avgô bashnô, le premier coq, celui qui crie le pre- 
mier au matin. I bashnéskeri godi, intelligence d'un coq. 
GM. w6Tcivi|jt.o«Xo;, stupide. 

Batde, (As.) adj. Aigre. H. Pers. »^L> badu, Wine, spîrits. 

Bav, (As.) n. Pied. Skr. p â d, or p a t, m. The foot, p àd a> 
a foot, a quarter. H. j*Lj panw, m. Leg, foot, Ij pa, m. the 



— 167 — 

leg, feet, A} pud, the foot, footstep, foot jpate, Burman, As. 
Res. Vol. 2. p. 238. 

BazIn, m. P.ortion, richesses. Pers. jW [bat) reditus, baz' 
tributum, vectigal.—Vul. Ulinôtar latchés, ta penélas e 
yatrôske> (GML yiocxpiç — lavpbç) so kamésa akandï Abôr bar 
zin ka terdva, sarô dâva les tûte, (c) il se guérit (il devint 
bien) et il dit au médecin, que veux-tu maintenant ? Autant 
de richesses que je possède, je te les donne. Ka midôtar 
léngoro dat, abôr bazin Une ¥■ après la mort de leur père, 
quelle portion (de l'héritage) prirent-ils ? Gheliâm ko rôghos 
ta lidm bazin po (iiA) shel-u-peninda ghrôsha, (Tr. ghrush) 
nous sommes allés à cueillir des ers, et nous avons pris en 
partage chacun 150. piastres. Sarôpo bazin khalid(s) les, (c) 
il mangea (dissipa) toute sa portion. Les Tch. traduisent ce 
terme par le GM..(up&tx&v, |i*pTtx4v, parte, porzione, ratione. — 
Som. Le sens véritable me parait être, le partage qui se fait 
par des travailleurs en commun, et la portion de l'héritage; 
terme propre aux Séd. mais connu aussi de pi. Nom. 

Bà, (As.) Venir. Avdva des Tch. Roum. v changé en b. 

Bede, (As.) Donner. Imp. 2 au sing. Skr. dà, to give, to 
présent, avec v i,dare. — Wg. Dez ghrush na démi.ôix piastres 
je ne donne pas. 

Beddaa, (As,) n. Malédiction. H. Pers. ^ bud> Evil, bad,et 
l** d0u'a,prière,acte par lequel on prie Dieu — Bchi. Pukkhto 
iadCua, f. a curse, malédiction (badd'uà), Bellew's Dict 1867. 

Belani, belài, n. f. Auge. Skr. b il, b h i 1, Findere.— Wg. 
To break, tear or rend, to divide or detach — Wilson. Pers. 
Ji (bit) instrumentant ferreum, quo terrain fodiunt et 
complanant. Corbis vel scirpea stercoracea, a spade — VuL 
Comp. Hel. outyq, auge, de «xi*™. Kopdna, q. v. plus en u- 
sage parmi les Tch. Séd., a la même signification. H. bil, bila, 
m. a hole. Presque exclusivement employé par les Nom. 
qui appellent kopâna, les auges de la plus petite dimension. 
Szlavéngheri belàni, auge pour (laver) les habits. Belanid 
kerén, ils font des auges. 

Belaniâkoro, adj. du gén. belâni&w sing. Qui fait des aug. 

Behri, (As.) Charge, load. H. jl* bar, s. m. A load, time, 
once. Behri lûsdalir, il a soulevé la ch. voy. lâzdam. 



— 168 — 

Beli, (As.) Oui. Tr. Ar. ,Jj beli, adv. oui, sans doute, cer- 
tainement— *Bchi, voy. va, la part. aff. des Tch. Roum. 

Bel!, f. Le pilier de derrière, qui soutient la tente. E ka~ 
tunàkeri beli, le p. de la tente. Barô kasht, le grand bois, 
ainsi appelé par quelques Nom. ; voy. la description de la 
tente au mot katùna. H. & bulla, a pôle or boat-hook, huilée 
s, f. a long wooden stick, to carry or stear boats, bulénda, 
a ridge-pole. Bellew's Dict. 1867. 

Ben, n. f. Couche, enfantement. H. jL-^ byan, s. m. (ver- 
bal noun from byana,) Birth, act of parturition. Léskeri 
romni mulitar ki ben, sa femme mourut en couche. 

Ben, Sœur* voy. pen. 

BenAva, v. prim. 1 CL 1 Conj. part. . bendô. Accoucher. 
JSkr. v I, to go, to move, to pervade, to conceive, to be im- 
pregnated — Ire, adiré, fœtum concipere, parturire, Wg. — 
Hel. tyrt** ifit», p«TtiJft>, H. LîU-j byana, v. n. to be delivered 
of young (applied only to animais) U»1*j byahna, v. n. To be 
delivered of young (animal), byahna, v. a. To marry (i. e. to 
give or take in mariage). Les Tch. ont formé le v. directement 
de ben, couche. Plus usité que bidva, q. v. Bendé ta o dûi ta 
kerdé murshén, (c) et les deux accouchèrent et firent des (en* 
fants) mâles. Mi romni zoridsa biendâs, (bendàs Nom.) ma 
femme ace. avec difficulté. Benghiôm yek tchavés murshés, 
je suis accouchée d'un enfant mâle. A mari tchukli benghids 
desh rikonén, notre chienne a mis bas dix petits chiens. 
Katar ko trin ka benghids, i yek ali me sunnéste, (ch.am.) des 
trois qu'elle a engendrés, l'une est venue dans mon songe. 
Sar benghids, dès qu'elle accoucha. Zoriésa benghids, elle 
ace. difficilement. Amari gurumni benghids, notre vache a 
mis bas. 

Bénghiovava, béndovava, Nom. v. pass. bmdô-uvdvajpwi. 
bénghi(ni)lo. Etre né. Djanélas i raklt, ka bénghilo o raklô e 
kfurésa, (c) la fille savait que le garçon était né avec te pou- 
lain, (au même jour). O Christôs béndilo, (Xpurriç) le Christ 
est né, xpKJTbç eytw^to, pr. aux Tch. Chr. qui ont conservé la 
forme antique. Takhidra isi o Khristôs kamabéndiovel, 
demain est le jour où le Christ naîtra. (GM. xpMrroAycvv*, 
naissance du Christ). O tchavô bénghilotar buté djariéndja, 



— 169 — 

l'enfant naquit avec beaucoup de cheveux. Mursh bèndilo, 
(Nom.) un màk naquit Yek khurdé héndilotar, un petit 
est né. 

Brnghiaràva, v. caus.l Cl. 4 Conj. part, benghiardd {bendô\ 
du v. benava) Faire accoucher. GM. ÇtytwA, / tncttmfe, (GM. 
pspft, ostetrice.-— Sam.), ka benghiaréla, i dakarésheri y (c) 
la sage-femme royale (au service du roi) qui faisait aceoun 
cher. Kon bençhiarghiâs tut ? quelle (sage-femme) t'a ao 
couché ? Imarnfa hem (Tr. hem) benghiarélas e rornnién.hem 
màisa, (fJrpnto) isi, (c) la sage femme en même temps faisait 
accoucher les dames, (et) en même temps était magicienne. 
Benghiarghidfs) la y lias e tchavés, liât la, te tovél la te sovèl, 
(c) elle l'accoucha, elle prit l'enfant, elle se mit à la mettre à 
dormir,— «elle fit ses préparatifs pour faire reposer, l'ace. 

BknAva, voy. penâva, Dire. 

Beng, bknk, hl Diable. Inconnu aux Tch. As. En {tourné? 
lie, les Tch. Chrétiens et Musulmans le connaissent, et 
l'emploient fort souvent. Skr. p a n'k a, mud, mire, clay, H. 
oJU ù panky m. A bog, mire, mud, slough, quagmire, H.Pers. 
bung,L hemp (Canabis sativa), au intoxicating potion made 
from the leaves of hemp. H. ^tL^f b,hek, m. a toad, a frog. 
oly beng, s. m. A frog, paddock, toad. Slav, Tcherf ti«6*Xoç» 
Oec. Vol. 3. p. 289 — Bulg. diabol\ dévil. M. Dict. voy. aussi 
bogh\ des Tch. As. Il est évident, que les Tch. en venant au 
milieu des peuples Chrétiens, ont été forcés de donner des 
noms aux personnes du rite, nouveau pour eux. Nous ver*» 
rons, que quelques mots, qui se trouvent constamment 
dans leur bouche, comme trushûl croix et bolâva baptiser, 
ont été formés des éléments de leur langue-mère. Le diable, 
WGotoç jLW* eheitan, des Mus. leur étaient ineonnus;mais 
dans les tableaux chrétiens, représentant le chevalier Stl 
Georges, terrassant le diable, sous la forme du dragon, le 
diable leur devint familier, sous la forme d'une grosse gre- 
nouille. Ces tableaux fort communs partout, et peints par 
des artistes maladroits, ont, peut-être, plus que tout autre* 
contribués à assimiler, dans leur pensée, le diable avec le 
dragon ou la grenouille. En Valachie on appelle le diable, 
drakon, A. Boue, La Turq. d'Eur. vol.- 2. p. 146. Dracu, 

16 



— 170 — 

draco, Voc. Daco-Rom. Alexi, p. 223. Campuz— bengut, m. 
diablo, bengorro, m. demonio, anjol malo. — Beng> derTeufel, 
der Drache — Liebich. Dja ko beng, vas au d. Te lel tut o 
beng, que le d. te prenne. Shunghiôm les ta beng uliniâm, je 
l'ai entendu, et je suis devenu d. (GM. $iaêo\iÇop«i). Bénga, 
(voc*) Ad. Naklé dji trin mdsek, o beng durtizghids len, (Tr. 
deurtmek) trois mois passèrent à peu près (et) le d. les excita, 
(^poussa). V arakâv latchipé^ te khuydzav e benghén ta e dja- 
rawVn, (c) (As jr^ djinni, génie, démon — Bchi) si je trouve 
une bonne (occasion) j'appellerai les diables et les démons. 

Bengalô, benghialô, adj. de beng. Diabolicus. Bengale 
uliniôm, je suis devenu comme un diable, Bengalô m anus h, 
homme diabolique. 

BENGHULANÔ,adj. de beng. Diabolique, démon. Kdnekndna 
diklids ne manushés, ne benghés ne bcnghulanés, (c) il ne vit 
personne, ni hommes ni diable, ni (homme) diabolique= 
démon. Hengulanô tchor isi, c'est un voleur diabolique=rusé. 
Henghulanô manûsh isdn, tu es un homme d. 

Bengorô, dim. de beng. GM. &ia6o>àxi Ndna dikliôm la, te 
kerdv la bengori, f. (ch. am.) je ne l'ai pas vu pour la tour- 
menter (la faire enrager comme un d.). Ta te kerdv la ta 
V uvél bengori, (ch. am.) que je la fasse devenir une d. 

Benghipé, il. abstr. de beng. Diablerie. Parvardvman me 
benghipnd&Oy je me nourris (engraisse) avec (par) ma dia- 
blerie. Ndna djanêUts o benghipé, (c) il ne connaissait pas la 
d. (de son ami), [si kotôr banghé-duméskeri, ta kerél asavké 
benghipé, ich. am.) elle est un peu bossue (dos brisé) et elle 
fait de pareilles d. 

Béno, (As.) Sœur, voy. pen. 

Berând, beràndi, pi. berdndia. Perche de bois horizon- 
tale, sur laquelle on étend la couverture de la tente. Pour 
quelques-uns le mot s'applique à la couverture même ; in- 
connu aux Séd. Skr. vera n'd'a, m. A portico. Pimples on 
the face, vera n'd'a k a adj. A hoivdah, a chair, or canopy 
on the back of an éléphant. Pers. ^L? (barane). Palus,trabs 
cui iniiititar tectum domus — Vul. Ici, je place le barandi 
de Campuz. espalda, parte posterior del cuerpo humano. 
— Pott Vol. 2. p. 429. tiaranai, back, shouldur. 



— 471 — 

Ber6, n. m. Navire, H. \j* bera, s. m. a raft, a float, the 
rail which is Aoated by the Mohammudans in honour of 
Khwaju Khizur — Pukkhto, ber'a-\$. a boat,barge.*— -Bellew's 
Dict. 1867. Campuz, berô, m. navio, berdô, m. barco. beré 

f. galera T1)V (iotptV,TO&T4 y«p il) O&VOpLdt lïti Tolç ItXofotOl TOVTOIftt. 

Herod. Ouseley's Orient. Col. Vol. 1 p. 140. Avaklé beréskoro 
dm manûah tosdvghiletar, de ce navire, deux hommes se 
sont noyés. Dikâva yek berô, je vois un n. Ghelô, ker- 
ghids péske yek barô berô, (c) il alla, il fit (construisit) pour 
lui-même, un grand navire. Ovoklé gavéste niglistétar avri 
katàv ko berô. (c) à ce village là, ils sortirent en dehors du 
n., ils débarquèrent. « Galères. » Lâkere romés o pirianés 
bitchavdô les ko berô, (c) son mari le fornicateur, on l'en- 
voya aux galères. O Tôdis (n. pr.) tchtdelas o berô, (c) Todis 
souffre (dans) les galères ; terme rare parmi les Nom. 

Beréskoro, adj. du gén. berô, au sing. App. au navire, 
marin» Beréskoro manûsh, homme m. Beréskoro ut char d 6 
Nom. couverture du n., tente. 

Beri, (As.) Fièvre intermittente. Varee, baree % accessus, 
accès de fièvre. — Honig. Vol. 2. p. 373. 

Bkrs, Vers, (As.). Année, voy. bersh. Bapirom bers muli, 
mon gr. père mourut l'année passée. 

Bersh, Bresh, n. m. Année. Skr. v a r s h a, m. rain, 
raining, the rainy season, year, rac. v r i s h, To be wet, to 
moisteti — Pluere, lsedere, ferire, languefacere, vexare. — Wg. 
Les Hindous qui ont appelé Van. la saison pluviale, ont eu 
des imitateurs chez les Anglo-Saxons, qui appellent les ans, 
hivers. Benj. Thorpe. Analecta Anglo-Sax. Londres, 1846. 
p. 294, art. winter. H. \j»j. burus, n. m. À year. Sardnda 
bersh pirdva avaklé tanéste, (c) (depuis) quarante ans, je 
marche (me promène) dans ces endroits. Sar kamnakén 
lâkere bersh ? (ch. am.) comment ses années (d'elle) passe- 
ront-elles? Naklôtar o bersh, l'an, est passée. Oraklôandré 
ki khaning, trin bersh isâs, (c) le garçon était trois ans dans 
le puits. Nakila sigô sigô o bersh, l'an passe très vite. Katar 
ko trin bersh, nikavdé o Tôdis, (n. pr.) katâr ko berô, (c) après 
trois ans il$ firent sortir Todis des galères. Avdiveséstar : i$i 
yek bersh,{c) il y a un an d'aujourd'hui. Desh-*-dvi breshjn 



— 172 — 

diklûs les léskoro dat, ta rùdelas les, (c. Nom.ï (depuis) douze 
ans, son père ne le voyait pas, et il le cherchait. Les Zapâ- 
ris et presque tous les Nom. pron. bresh. 

Berti le ker, (As.) lit. Fais-le plein. Imp. 2ausing. Berti> 
le perdu des Tch. Roum. 

Berûli, f. Fourchette. Bulg. pirôn', nail, — M. Dict. prob. 
beridi a été formé de pirôri, GM. inipoiSvi(ov) v changé en I. 

Bershéskoro, adj. du gén. bersh, au sing. Annuel. Mo 
tchavô isi bershéskoro, mon enfant est d'un an (âgé de), 
GM. jfp&vidtptxoç. Nânai m adjâi bershéskoro, il n'est pas en- 
core d'un an. Isi hish-u-pandj bershéngoro, (pi.) il est de 
vingt cinq ans. Yek bershéskere ulinétar, desh bershénqhere 
ulinétar, (c) ils devinrent (de l'âge) d'un an, ils devinrent 
de dix ans, Il est impossible de donner une traduction lit- 
térale de cette citation. Isi yek bershéskoro drom, (c) c'est 
un chemin d'un an2=à marcher pendant nn an. 

BeshAva, v. prim. i Cl. i Conj. part, beshtô, et parmi 
quelques Nom. beshlô. S'asseoir, résider. Skr. vas, to dwell 
or inhabit, va sa t, adj. dwelling, inhabiting— Habitare, 
commorari — Wg. H. ^ b bas, Abode, residense, L» b basa, 
lodging, temporary residense, et basée, or vasee (part. act. 
used substantively) an inhabilant, busna, to inhabit, busa- 
na> to people, to colonize, to bring into cultivation, to settle 
a country. basti, f. an abode, village — Yates Introd. p. 
200. Beshén pashé mande, asseyez-vous près de moi. Dja 
te beshés khanlik (pour khanrik) télé, vas t'asseoir un 
peu en (plus) bas. Bavé rakléskoro sheréste, beshtétar o 
tchirikléy (C) sur la tôte de l'enfant aîné se sont posés les 
oiseaux. Ma beshén djin abôr pashé mande, ne vous asseyez 
pas aussi près de moi. O kam beshtôtar, le soleil se coucha. 
GM. tôorofteutft, Ï&U9E. Angl. the sun has st. Besh te khas 
tcham, (Nom.) assieds-toi pour que nous mangions du pain. 
Otiâ beshghiàmas, (Aor. 2) nous y sommes assis. Beshéna o 
nildi, ils sont assis (sans travail, GM. xàOovrai) (pendant) 
l'été. Dikéla i Elif (n. pr.) beshti isds, (c) il voit qu'Elif 
était assise. Besh akand, assieds-toi maintenant. Beshté, 
khalids, piliâs e gadjidsa, djin aratti, (c) il s'assit, il mangea, 
il but avec la femme, jusqu'à la nuit. Ta dikéla léskerigadji 



— 173 — 

M beshti pashé ko raklô, (c) et il voit (que) sa femme était 
assise près du garçon. Beshti pashé ko dakàr, (c) elle s'assit 
près du roi. Gheli i phuri pashé i rakli, beèhtitar pashé late, 
(c) la vieille alla près de la fille, (et) elle s'assit près d'elle. 
Beshtôtar pashé pe dadéste, (c) il s'assit près de son père. 
Beshtôtar o raklô ko tâkhti (c) (Tr, c^ takht) le garçon 
s'assit sur le trône. Pende Uske, besh pash' amende, ta ov 
beshtôtar, (c) ils lui dirent, assied&»toi, près de nous, et il 
s'assit, c Résider. • Avakd manûsh nrfna beshéla avaJclé ga- 
veste, cet homme ne réside pas dans ce Village* Ovoklé ma- 
halète ka beshénas, dans le quartier, là où ils habitaient. 
Penéna, kambeshén but divés, ils disait, (on dit) qu'ils rési- 
deront plusieurs jours. Me, tuménde nàna beshâva, ne te 
khav, ne te piàv (ch. Ht Basil) moi, chez vous je ne m'assieds 
pas,(réside) ni pour mangerai pour boire. O trinpral beshti 
isipe dadésa, (c) les trois frères demeuraient avec leur pète. 
Tr. oturmaq, s'asseoir, être assis. Rester, attendre— Bchi — 
GM. K<xW£«, s'asseoir, demeurer. 

Beshindôs, gér. de beshâva. AraJdiôm les beshindôs, (g) 
je l'ai trouvé assis. 

BebhavAva, v. caus, de beshâva f 1 Cl. 2 Conj. part, beshav* 
dô. Faire asseoir. Forme rare, on se sert en général de 
beshâva, comme caus. Pende léske, djanés sôstar beshav 
ghiâm tut pash' amende ? (c) ils lui dirent, sais-tu pourquoi 
nous t'avons fait asseoir près de nous ? Beshavghiém les 
opté mi menéste, je le fis ass. sur ma nuque. 

Beshavdô, part, de beshavâva, Ce qui se met sur la table, 
le pilav, le manger, par excellence. Comp, Fr. mets, de 
mettre. Pilav, le met favori des Orientaux. Pers. j^t (pelav) 
quod Turcice pilav pronuntiatur ; cibus ex oryza et carne 
confectus. — VuL Ta kerdé bidv, khashd, beshavdé, (c) et ils 
firent la noce, de mets (et) de pilavs. Avakhiâ i romni ior 
vêla o beshavdô latchés, cette femme cuit bien le pilav. Sa- 
rdnda divés, ta sardnta. rattid kerdé biâv, akhénghia, khabé 
pibé, khashà, beshavdé, (c) (pendant) quarante jours et qua- 
rante nuits ils firent fêtes et réjouissances, (ils eurent) des 
mets, des boissons, des aliments et des pilavs. Ndshtik te 
khal pe tchdkoro beshavdô, (Nom.) il ne peut pas manger le 
pilav de son enfant,=cuit par son enfant 



— 174 — 

Reshipk, n. ahstr. du v. heshava. Habitation, demeurer, 
pron. quelquefois hashipé. Kàrin isi tumaro heshipé^ ou est 
votre demeure? terme rare. 

Bevàzi, pivAz, (As.) Oignon. Pers. jU} (peyaz) aïïïum, cepa 
— Vul. f. an onion. Peeaj, cepa, Honig. Vol. 2. p. 382, voy. 
purùm. 

Bezéh, n. m. Péché, dommage. P. *j-f (baza) i Crimen r 
peccatum, 2 injuria, molestia y 3 homo ïnfortunatus. miser. 
— Vul. Tr. bezé, Dommage, perte, péché, faute, homme très 
pauvre — Bchi. GM. xpi(i.*, à^oLfria. Dévia mo, «o bezéh ker~ 
ghiâm ? mon Dieu quel péché ai-je fait ?=de quoi me suis- 
je rendu coupable ? But bezéh ulinôtar ko manâsh, une 
grande misère est tombée sur les- hommes.. Dik te net 
kerés bezéh te romniàte, prends garde d'affliger ta fem- 
me. But bezéha (pi.) tcréla, il a beaucoup de péchés, — rare 
au pi. 

Bi, part. nég. Sans, «vr>. Lat. sine. Skr. v i, ind. a particfe 
and prefîx, implying certainty, séparation, privation. It ge- 
nerally corresponds to the Rnglish adjuncts, a, ex, de, dis, 
in, um, etc. Vikatcha, bald, katch a, hair, vikarn'a, eajv 
less, kar n'a, ear. Skr. vin A, ind. wîthout, exeept. H. bin, 
bina, without. H. Pers. ^ be (a priv. particle, or préposi- 
tion), without, when prefixed to nouns, it îs équivalent to 
in, un, im, ir, less, etc. as, be-ab, without water, be-eeman, 
adj. without conscience, without religion. — Sine, expers, 
carens. — Vul. H. ^h, ^ hen, hena, adv. (Skr. vînâ) with- 
out, unless. Pnkkhto. j?? be, without, void of, used in com- 
position as a priv. part. — Bellew's Dict. 1867. On verra par 
les citations suivantes, qn'à l'exception des pronoms et des 
noms propres, bt\ ne s'unit qu'à des adj. du gén. ou à des. 
adj. et à des part., et jamais à des noms purs. J/étude de 
cette part, nous révèle l'existence de quelques termes qui 
n'existent qu'unis avec M. 

Bi-améndja, Sans nous. 

Bi-AMÈNGORO,Sans nous. Amcngoro,nrangoro^êiïA\i pron. 
me au pi. et au sing. ne s'entendent jamais qu'unis avec bu 

Bi-bakhtalô, adj. Sans fortune, voy. bakhtalô. Bi-bakh- 
talo isôm, je suis misérable. 



— 175 — 

Bi-bàkhtiàkoko, Sans fortune, Bi~bakhiidkwo hân y na- 
*àsti kerésa. tu es s. f., tu ne peux pas faire, 
• Bi-baïéngoro, Sans manches, bài, manche, 

Bi-baléngoro. bal, cheveu, Sans cheveux. Ah, dôlé 
mu dentUe s 46le mu twtariklte^Tr. Ar. tetarttk) isdn dôlemu 
bibaléngheri, «(f.) ta na vovés*} (ch. Zap.) ah, ô ma mère folle, 
£ ma mère abandonnée, tu es, ô ma mère, sans cheveux, et 
tu «e pleures pas ? 

Bi-balaméngoro, Sans Grecs. Balamô, Grec. 

Bi-boldô, Non baptisé, *Ç«*thtto;. Sôsfar forés les djin 
nibôr dwés bi-boldô ? Ponrquoi le laisses-tu (tiens-tu) tant 
de jours sans baptême ? 

Bi-bolavdô, part, du caus. bolavàvn, Non baptisé. 

Bi-bolnô, Non baptisé,=Jmf. 

Bi-bukéngoro, Sans entrailles, impitoyable. l?ttiW,viscerc. 
* Bi-butiA*oro, Sans travail, butû travail. 

Bi-dadéskoro, Sans père. Hel. «rcàf cap. O tchavô isi 6t- 
fadéskoro, l'enfant est s. p. Doit, père. 

Bi-dàkoro, dâi, mère^ Sans mère, ajufcup. Tchorô ta 6t- 
dâkoro, pauvre et sans mère. 

Wî-daséngoro, Sans Bulgares, das. Bulgare. 

Bi-nimALÔ, Sans pantalon, d&mi, pantalon, GM. dgtgpdbtu- 
*oç. Bi-éimiaiô isi akavkà rom, ce Tch. est sans pantalon. 
Bi-dimialô isi o tchavô, l'enfant est sans pantalon. 

Bmsadalô, Sans chemise, gad, chemise. 

Bi-gadjiâkoro, gadji, femme. Sans f. Hel. Cyuvo;. Latchâ 
bi-gadjiâkoro rashâi, (c) un bon prêtre, non marié. 

Bi-godiàkoro, Sans intelligence, godi, mens. 

Bi-godial/ô, Sans intelligence. 

Bi-khorakhéngoro, Sans Turcs, khorakhâi, Turc. 

Bi-ladjanô, Sans honte, ladj, honte. 

Bi-lésa, Sans lui, lésa, cas instr. d'ov. Bi-lésa ma dja, sans 
lui ne vas pas. 

Bi-léskoro, Sans lui, léskoro, gén. dW. 

Bmlàkkri, Sans elle, làkeri, gén. d'ot. 

Bi-léndja, Sans eux, léndja, instr. d'o?*, au pi. 

Bi-lini>rai/>, Sans sommeil, Irndr. sommeil, *oitvo$. Isôm 
kiné ta bi-lindralv, (c) je suis fatigué et sans sommeil. 



— 176 — 

Bi-UNDRiÀRORO, Sans sommeil, lindr, sommeil* 

Bi-lonéskoro, Sans sel, Ion, sel. 

Bi-lovéngoro, Sans monnaies, sans argent, lové, monn. 
arg. Bi-lovéngoro astarghiôm tes, je l'ai aiguisé sans monn. 

Bi-maklô, Sans couleur, maklô, part, du v. makàva. 

Bmialéskoro,, Sans compagnon, mal, comp. Kerdva buti 
bi maléngoro, (au pi.) je fais du travail sans compagnons. 

Bi-màndja, Sans moi. instr. du pron. me. C'est la forme 
la plus usitée ; la suivante est rare et peu connue. 

Bi-Màngoro, Sans moi. Bi-màngoro ndsti kerês buti, sans 
mqji tu ne peux pas faire du travail. 

Bi-mànushéngoro, Sans hommes, manù&h, homme. 

Bi-maséskoro, Sans chair, exténué, isxpxo;, mas, chair. 
Bakrè bi-maséskere, des brebis exténuées. 

Bi-melalô, mel salissure. Sans sal. IL umul, adj. bright 
pure, ciean, clear, (a priv. and m a 1 a, tilth). Bi-melalô isôm, 
je suis propre. 

Bi-moliakoro, Sans vin, mol, vin. 

Bi-muravdô, Non rasé, part, du v. muravdva. 

Bi-orâkoro, Sans montre, GM. &pa, heure, montre. 

Bi-pakianô, Sans foi, pakiano, part, du v. pakiâva, croire. 

Bi-parvardô, Pas gras, ixa^, porvardô 9 P ar *. du v. par- 
varàva, engraisser, nourrir. Sostdr isâs o gurûv bi^parvardo 9 
parce que le bœuf était maigre. 

Bi-pekô, Non cuit. Bi-pekô isds o manrô, le pain n'était 
pas cuit. 

Bi-pinréngoro, Sans pieds, pinrô, pied. 

Bi-poriâkoro, Sans queue, pori, queue. 

Bi-sostenialô, Sans pantalons, sostén, pantalon. 

Bi-shalivaréskoro, Sans bride, shalivâr, bride. 

Bi-seliàkoro, Sans son, seli, son. O varô biselidkoro isi 9 
la farine est sans son. 

Bi-sheréskoro, Sans tête, sherô, tête. Bi-sheréskoro ma- 
nitsh, homme sans tête, stupide. 

Bi-shukâr, Laid, voy. shukdr. Bi- shukdr djuvli, femme 1. 

Bi-stadikàkoro, Sans calotte, stadik, calotte. 

Bi-suttô, Sans sommeil. Bi-suttè isi e kangheridkere o 
kandtles, (GM. **vTf,Xa, lampa, lampada — Som.y les lampes 



— 177 — 

de Pèglise ne sont pas endortnies=**elles sont allumées» trad» 
du GM. <^i(X7îTot x«vtsAi, lampe qui brûle jour et nuit 

Bmtghitchaiàkoro, Sans chatte, tchitchâi, chatte, 
But kermossé terâ&a, ta bi-tchitchaiâkêre isàm, nous avons 
beaucoup de rate, et nous sommes sans chatte. 

Bi-tghindô, Qui n'est pas coupé, (circoncis), r te/itn(fô,coupé» 

Bi-tchavéngoro, Sans enfants. Sostâr (si rùmnl pivli> ta 
bi-tchavéngheri, car elle est une femme veuve, et sans en» 
fants, tchavô, enfiant. 

Bi-triakhéngoro, Sans souliers, triâkh, soulier, Hel. ivu- 
ictôuToc, GM. s^(SXwtoç. Me sar far pirdv, bi+triakhéngora> 
moi, je marche toujours, sans souliers. 

Bi-tuméndja, Sans vous, tumén, pron. (instr.). 

Bi-tumkngoro, Sans vous. On n'entend turnéngoro qu'uni 
à la part bi. 

Bi«*to vdô, Non lavé, tovdô, part, du v. tovàva. I Balamni 
katnéla te lel o bi-tovdô vûlliaro, (c) la grecque veut prendre 
le pot de chambre, n. 1. 

Bi-tûsa, Sans toi, tu, pron. (instr.). Bi-tùsa, me korkoro 
kamnashavâv o drqm, sans toi, moi seul, je perdrai le che- 
min. Me, bi-tûsa natta djdva, moi, sans toi je ne v<ais pas. 

Ôi-vasténgoro, Sans mains, vos*, main. 

Bi-utchardô, Non couvert, isxtirtç, utchardô, part, du v. 
utcharâva. Atchiliâm sari i ratt bi-utchard6, je suis resté 
toute la nuit sans couverture. Khaliôm sarô o brishindô 

■ * 

bi-utchardô, j'ai mangé (essuyé) toute la pluie s. c. Butchâr- 
ghiovel ta sildliovel, il se découvre, et prend froid. Bi- 
ut char dô, butchardô uvâva, être à découvert, GM. gcoxcita- 

Bi-yagàkoro, Sans feu, yak, feu. Bi-yagâkoro ta bi~yisma- 
téngoro, sans feu et sans habits. 

Bi-yismaténgoro, Sans habits, yismata, habits. Léskcre 
tchavé piréna bi-yismaténghere, ses enfants marchent (se 
promènent) sans habite. 

Bi-yakéngoro, Sans yeux, yak, œil. GM. d^aToç. Bi-ya- 
kéngoro m', il est sans yeux. E bi-yakénghere avéna kanék 
far ki tchérghes, les aveugles viennent quelquefois aux tentes. 

Bi-zoralô, Sans force, zor 7 force. Léskeri pinré, isi bi~ 

17 



— 178 — 

zoralé, ses pieds sont faibles. Mukél man bi-zoralô, elle (la 
fièvre) me laisse f . 

Bi-ZAKHARiÂKORO, Sans sucre, GM. Çdtyapt. Kamdmmoka- 
fês bi-zakharidkoro, je veux mon café sans sucre. 

Bj, ne s'unit aux noms pr. qu'au cas instr. Bi e Dimetrésa, 
sans Démétrius, (GM. Arpifrrpic). Bi e Yankôsa, sans Jean. 
GM. nayxo;, 'iwxvvyj;. Bi e Maridsa, sans Marie. Bi e Elencôsa, 
sans Hélène, 'kx*vy>, GM. 'e^xu. 

Biâv, m. Mariage, noce. Skr. va h, to bear, to carry, to 
convey or transport, — Vehere, ferre ducere uxorem — Wg. 
vi v &h a, marriage, v i v â h i ta, married. H. r^rî byah, s. 
m. marriage. Byah lana, to take in marriage, to bring 
home a wife, to marry. Byaha, adj. married, biydna, to 
marry — Yates Introd. p. 294. / phuri penghids, yek raklidke 
biâv kcréna, (c) la vieille dit, ils célèbrent (font) le mariage 
d'une fille. E biavéskere manûsh, les hommes (venus) au ma- 
riage. Biâv kerdva. je fais (célèbre) mariage,=je me marie. 
But isds Idkere biavéste, beaucoup (de monde) était à son 
(d'elle) mariage. Azôm manûsh alétar tumaré biavéste? 
combien d'hommes sont-ils venus à votre mariage ? Kdnna 
kamuvél o biâv^ quand sera célébrée (8à y(vYi) la noce? 
Kerghids sardnta divés bidv, ta yek barô akhénghi, (c) il fit 
une fête (de noce) de quarante jours, et un grand festin. 
Kerghids bidv, lias la, (c) il fit la noce, il la prit (épousa). 
Yaviné kerds bidv, (Nom.) demain nous faisons le mariage. 
Quelques Nom. pron. bav, baf. O baf Uskoro kerén, ki kan- 
gheri ghelén les, (c. Nom.) faites, (célébrez) sa noce, condui- 
sez-le à l'église. 

Biaveli, ce terme dont l'étym. est fort obscure, me paraît 
être au cas loc, comme aratti. Pott Vol. 2. p. 418. dit Etwa 
zu Ngr. ppà&u, (d. i. sérum diei) ? Il n'a aucune affinité avec 
ce mot Grec. GM. fjuptjxo^pa, (xoj^pw|xa, jxo'jpycoaa. — Liebich 
brewul, der Abend. Ghelô biaveluo kam beshtôtar, (c) il alla 
au soir, le soleil était couché. Le man biaveli te kxeréste, 
(ch. am.) prends-moi au soir à ta maison. Arakavghiôm 
tûke dji biaveli, je t' ai attendu jusqu'au soir. Ta biaveli, 
penghids pe praléske, (c) et au soir, il dit à son frère. Rdno 
ta biavelL keréla shiL matin »*t soir il tait froid. ï^es Nom. 



— 179 — 

l'emploient rarement, ils se servent d'aratU. Quelques tri- 
bus ne le connaissent pas. 

Biavéliovel, v. pass. impers, Biaveli-uvdva, part, biavé- 
lifniflo. Il fait obscur. On n'entend ce v. qu'à la 3 p. sing. 
de l'Indic. et à la 3 p. sing. de l'Aorist. Inconnu à la pi. des 
Nom. Hel. i<{rfÇ*> ou ty^ofiat. GM. Ppa&etaÇo|i.«t, Pp«bu. Cor. At. 
vol. 1. p. 171. Biavélilotar; te sovâv, o ruv kamakhânman, 
(c) il fait nuit; si je dors, les loups me mangeront — l'indi- 
vidu qui parle, était dans une forêt Biavélilotar, ukhkinô 
ghelôtar pe kheréste, (c) il fit nuit, il se leva et alla à sa 
maison. Oi sigô sigô ghelûar pe kheréste, ta biavélilotar o 
Devél po divés, (c) elle alla très vite à sa maison, et Dieu 
fit obscurcir son (le) jour. GM. cv6xt««v i es&< rJjv^ipav ?ou. 

Biaveliâkoro, adj. du gén. biaveli, au sing. Vespertinus. 
Biaveliâkeri ôra, heure du soir. Hel. iroipioç. 

BiAva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. Mettre bas, pondre, accou- 
cher. L'Aor. et le Fut. manquent. On n'entend que le Prés, 
de rindic. et l'Imp. Ce verbe qui dans la bouche des Tch. 
s'applique quelquefois à la femme, mais surtout aux ani- 
maux, me parait formé de bidv, mariage. Amarikaghni biéla 
yek vanrô, kdtha (GM. xoftt) divés, notre poule pond un œuf 
chaque jour. Amari nâna biél, la nôtre ne pond pas. Me i 
9ar tastarâv avaklé tchiriklid ka biéla o vanrô ? (c) moi, 
comment puisse attraper cette poule qui pond l'œuf? Te 
biéna ta o dûi djuvlién, ki devryâl te tchivén len, (c) si les 
deux accouchent de femelles, jettez-les (c.-à-d. les filles) à 
la mer. Alétar Idkeri divés, ta biél i Dakarni, (c) ses jours 
arrivèrent, et la reine accoucha. Te lel tut o Beng ta te daid 
ka Mélos tut< que le diable te prennes, ainsi que la mère 
qui t'a engendré. Akanâ biéla, elle accouche maintenant. 
Gôrkes biéla, elle met bas (la vache) mal=avec difficulté. 

BIbi, s. f. Tante. H. ^ bee % a vocative particle used in 
speaking to women. Contract. of ^ ^ beebee, a lady (vul- 
gaiiy a wife) — Bibi. a lady (vulgarly) a wife. Yates Introd. 
p. 202 — The sovereign of which was, he observed a beebee 
or lady. As. Res. vol. 5. p. 41 — Pukkhto, bibi, f. A lady, 
married woman. Bellew's Dict. 1867. Mulitar mi bibi, ma 
t est morte. Amari bzbi alitar, notre t. est venue. 



— 180 — 

Bîno, (Nom.) n. f. Tante, voy. bibî. Btbo Zafira Marandû, 
tante Zafira Marandù. Mi bibo, ma t. Aide (Tr. haide) bibo y 
dja te kheréste, pani nânài te koréste, (eh.) allons ô tante* 
vas à ta maison, il n'y a pas d'eau dans ton gobelet. 

Biiiio, (As.) f. Tante, voy. bibi et biba* 

Bihkmi, (As.) Je crains. Skr. b h i, To dread, to fear, to be 
afraid of. H.jirf' nbjiue, adj. withoutfear, fearless. H. Pers. 
**» lj vahime, fear. 

Biknâva, \\ prim. 1 CI. 1 Conj. part, bikîndô, Vendre.Skr. 
k r i, emere, avec v i, vendere — Wg. voy. kinâva, acheter. 
IL LXj bikna, v, n. To be sold, to sell. Aslarghiâs o kher y 
bikenghiâs les, (c) il se mit à vendre la maison, — lit. il prit 
à vendre. Biknés avaklé tchitchd viande'} vends-tu cette 
chatte à moi ? Bikengliiôm Un, je les ai vendu. Bikengliiôm 
len avdivês, khanri lovéndja, je les ai vendu aujourd'hui, 
pour peu d'argent (avec). Bikindo isi T il est vendu. Avakâ 
var.rù yek parâske (Tr. para) bikndv les, (c) cet œuf, pour 
un para je le vends. Ukhkmô ta ghelô te biknél o vanrô y 
(c) il se leva, et alla vendre l'œuf. Biknéna, ils vendent, 
pron. souvent, biklëna. Télé opré biknélas y (c) il vendait en 
bas, en haut=par tout. GM. srcavo x«t&>. Ta ov pendus,, 
saré o shékhia bikn&n len, te lel len mi ronmi Ghinla, (n. 
pi\) amaré tanéste, (ch. Nom.) et il dit, tous les effets 
vendez-les, et que ma femme Ghiula les prenne, (qui est) 
dans notre pays. Ghelô, bikenghids len trinén loiténghe, (c) 
il alla, il les vendit pour trois monnaies=piastres. 

Bikenindôs, gér. du v. biknâva, vendre. Yek divês dmiàs 
pes yodi, (lit. il se donna la pensée) bikenindôs te djav dji ko 
yavér gav, (c) un jour il se décida, d'aller à l'autre village, 
en vendant. 

Bikénghiovava, v. pass. bîkendà-'wvâva, part. bikênghi(li)~ 
lo. Etre vendu. Abôr lovénghe bikénghilotar ? pour com- 
bien de monnaies fut-il vendu? Ov penghids, nârt arakliôm 
la, terâvas yek, bikénghUUar, (c) il dit, je ne l'ai pas trouvée, 
j'(en) avais une, elle a été vendue. 

Bilàvà, v. prim. 4 Ch 4 Conj. part, bilanô, Skr. b t, to 
melt, to liquify, to fuse or dissolve. — Sibi adjungere, obti- 
nere — Wg. avec vi, Decumbere, dissolvi, evanescere, vila- 



— 181 — 

y a, m. destruction of the world, liquéfaction, v i 1 a y a n a t 
n. liquefying. H. U % bilana, v. a. To cause to vanish, v. n. 
to retire, to vanish, to be lost. On n'emploie jamais ce v. 
sous cette forme ; mais son part, bilana, sert à former le 
v. pass. suivant. 

Bilàniovava, v. pass. bilanô-uvâva, part. &i7dm(ne)fo. 
Fondre, être fondu. Bilânilotar o vif, la neige s'est fondue. 
Akanâ kamabilâniovel o vif, maintenant la neige se fondra, 

Bish, bis. Vingt, voy. les nombres, p. 75. 

Bishéngoro, adj. dugén. bish. voy. les nombres, p. 75. 

Bisiif , ind. Donc, GM. Xom*6v, Pers. ^ pes, postica pars, 
adv. temporis ; postea, deinde, porro. ^fi pesin (suff. ^rî 
yen), posterior, ultimus, externus, Tr. sonraki, GM. facra. 
Bisim akanâ, penghiâs o veziris, khalids amaré kôkkala, (c) 
maintenant donc, dit le vezir, il a mangé nos os=il nous 
tuera. Bisim so te kerâv*? donc, que ferai-je? Kârin gadjdv 
bisim f où irai-je donc? Atchilidn bisim bi-Amtiâkoro ? tu es 
resté donc sans travail ? Te na nashés bisim, kaddv tut, si 
donc tu ne pars pas Je te battrai. 

Bistràva, 1 Cl. 1 Conj. part, bisterdô. Oublier. Etym. 
obscure. Pott, vol. 2. p. 88. cite. Hindi, wisdrnd (to omit), 
bisârnd (to forget) — Boehtl. Mél. vol. 2. Ire livr. p. 31, le com- 
pare au Skr. vismar, to forget. Ta ndpalal mi dukani, 
ndna bistrdv tut,et après, ma bien-aimée, je ne t'oublierai pas. 
Bisterghiôm man te putchdv tûtar, j'ai oublié de te deman- 
der, (tûtar, de toi). Te na bistrés tut, f avés, que tu n'oublies 
pas de venir. Bisterdô isdn, tu as oublié. GM. ^««xpivo; claai. 
Kambistrâv man. Fut. Te bistrdv man, an les me godiate, si 
je (P)oublie, apportes-le (rappelles-le) dans mon esprit. Ta 
bisterghids pes, te lel i angrusti, (c) et elle oublia de prendre 
l'anneau. I phuri penghids, o raklô bisterghids pe lové aratH % 
(c) la vieille dit, le garçon a oublié ses monnaies (pendant) 
la nuit. Penghiâs léske i phuri, te lové bisterghiàn Un, mo 
raklô, (c) la vieille dit, tes monnaies tu les as oubliées, mon 
garçon. Dâde, bisterghiôm les ko kher, (c) ô père, je l'ai 
oublié dans la maison. 

BitchavAva, v. caus. 1 Cl. 2 Conj. part, bitchavdô. Envoyer. 
La forme prim. manque. H. bhejna, v. a. to send, to trans- 



— 182 — 

mit, — Yates Introd. p. 201. Campuz, bitchabar, a. cnviar. 
Bitchavyhùis yek lil pe dadéske, me avdva me gadjidsa, (c) 
il envoya un papier (lettre) à son père, (disant) moi, je viens 
avec ma femme. Bitchavghiôm les te ghédel drapa, je l'ai 
envoyé pour ramasser des herbes. Bi-shalivariéskoro grast 
bitchavdô, (ch.) il envoya un cheval sans bride. Bitchavghiôm 
les le kinél matchô, je l'ai envoyé (pour) qu'il achète du 
poisson. Peu léske te bitchavêl lert sarén, dis à lui de les. 
envoyer tous. Me bitchavghiôm tut, sigô t'avés; ta djin abôr 
or a so kerénas telê ? (c) moi, je t'ai envoyé pour que tu 
viennes vite ; et si long-temps que faisais-tu en bas ? Bitcha- 
vên les mdnghe, (c) envoyez-le à moi. Ta ol bitchavdé les, 
(c) et ils l'envoyèrent. rublidkoro bitchavêl yek lil lâkere 
dadéste, (c) l'intendant (bâtonnier) envoie une lettre à son 
père (d'elle). Te kamés, le bitchavâv tut, si tu veux, je t'en- 
verrai (infin. pour le Fut.). dakaranô raklô bitchavghiâs i 
purid, (c) le garçon du roi envoya la vieille. Ovokh? ôra 
bitchavdô les ki bdgnia, muravdô les, parwdô les, anazke- 
rizdô les, (c) immédiatement, on l'envoya au bain, on le 
rasa, on le changea (ses habits) on le mit propre. Me raklés, 
te bitchavén les avatiaring, (c) mon garçon, envoyez-le par 
ici. Bitchavghiâs len te penén e Morfidke, (n. pr.) ta làkeri 
penènghe, i Kôraka (n. pr.) tasavdi, (c) il les envoya dire à 
Morfia, et à ses sœurs, (que) Koraka était étranglée. 

Biv, voy. vif. 

Bôbi, bôpi, n. m. Fève. Slav. bob 9 jt'la^oç. Oec. vol. 2, p. 13. 
Bulg. bôbi, beau, M. Dict. Campuz bôbis, pi. f. habas. Kar 
mena bôbiat voulez-vous de fèves ? Hel. xia^oç, GM. xouxxioe, 
de x6x*oç, grain, çàëa (faba) la purée — Liebich « Fatschoia, 
die Bohne, wenn es nicht, wie es scheint, der Plural ist von 
oinem mir nicht bekannten Singular, welcher fatschoi 
heissen muste ; s. auch bobo » — Les Grecs appellent çacaiXta, 

les haricots, de <pa<n)Xo;, comme cr,ma, couma, Çr 4 XetSo>, Çoo* 

Xe'jw. Cor. At. 1 282. Bob 9 me paraît d'origine Grecque. — 
AoSia, fasiolia, fasioli. Glos. id. vol. 4. p. 295. x^XaÇ xvrai*, 
r,; 6 jcapxo; Xoêtx. Diosc. IL 176. Phaseolus vulgaris, haricots* 
Cor. At. Vol. 5. p. 167. Ascoli Zig. p. 131, rap. le terme à la 
jang. Ital. fagiuoli, c'est une erreur. Wal. boba, faba. Y oc. 



— 183 — 

Daco.-Rom. Alexi, p. 234. Tr. && bahlat. Légume. Fève de 
tnarais Jr— * f&ilj Faséole fève, haricot — Bchi. 

Bobôlia, au pi. dim. de bôbi. Kerdô len o kôllyba sar bo- 
bôlia, ils ont fait le kollyba comme des fèves, K6XXu€ov-€a, 
olfrande pour les morts, faite de blé, de sucre, et de bon- 
bons. K6Xifcç, Frumento cotto in acqua, che usano i Greci 
distribuire in memoria dei defunti — Som. 

Bôftcha, n. f. Fouloir, pressoir. Bulg. bïtchva, barrel, — 
M. Dict. — Slav. bôtchka, (bôtcha). Bôtk poum;, GM. pou-c&ov. 
Lat. Buttis. Al. Bottich, It. botte — Oec. vol. 2.p. 49. Ghedini- 
àm e drakâ, ta tchivghiâm len andré ki bôftcha, nous avons 
cueilli les raisins, et nous les avons jetés dans le fouloir. 
André ki bôftcha matché, (ch. Nom,) dans le fouloir (il y a) 
des poissons. Perghiàs yek bôftcha mol 9 (c) il remplit un f. 
de vin. 

Bok, n. f. Faim. Skr. b h u d j, to eat, to enjoy, b u bh k s'u, 
wishingtoeat — boke,& brot.Hahn, Alb. Stud. — Zendbaofcfc- 
shna, alitpent, tout objet dont il est possible de tirer quel- 
que jouissance. V. Sade Broeckh, p. 379. H. ^j-rf b>hook,h 
s. f. hunger, b,huksh, adj. Eatable, — Pukkhto, Iwag'a, f. 
hmiger. (Skr. b h û k h). Bellew's Dict. 4867 Pok, bhook, Ap- 
petitus. Honig. Vol. 2. p. 374. Gampuz — boqué, m. apetito. 
Pashé te merdv isôm katdr ki bok, je suis prêt à mourir de 
faim. Dikiovesa {dtkliovesa) ka terésa bok, tu parais avoir 
faim. 

Bokalô, adj. du bok. Affamé. Muklidn man bokali, ta ghe- 
lidn tuke, (ch.) tu m'as laissé af. et tu es parti. Nàna isôm 
bokalô, je ne suis pas af. Ov ka isi bokalô, tcham karnkhâl, 
(Nom.) celui qui est af. mangera du pain. Ta isômas bokalô 
me tchavèndja, (c. Nom,) et j'étais af. avec mes enfants, (et 
mes enfants aussi). M 9 oghi bokali isi, mon cœur (estomac) 
est af. Atchilô bokalô. il est resté af. (sans manger). 

Bokàliovava, v. pass. bokalô-uvdva, part. bokdli(ni)lo. 
Etre affamé, GM. Kamabokdlioven, ka buti ndna kerén, 
auront faim (ceux) qui ne travaillent pas. O raklé bokdliletar 9 
alitât te khan manrô, (c) les garçons avaient faim, ils vinrent 
manger du pain. Yek tchavô bokdlilotar, ta ghelô pc dadéste 
U katûna, ta manghênas wanrô, (c. Nom.) un enfant avait 



— 184 — 

l et il alla dans la tente chez son père et demanda du pain. 

BôkolI, n. f. Tr. ^- semid, simmit. Pain blanc — Bchi. 
Du pain en forme d'anneau. GM. xouXotlpiov, xoXXuxiov. Etym. 
obscure. sapp isds sar bokoli, le serpent était comme un 
anneau. Ta kon te putchél mdndar : me lel mi bokoli, ta me 
nashél, (ch.Nom.) et quiconque me demanderait: qu'il prenne 
mon cul, et qu'il s'en aille. Parénsa (Tr. para) lilôm (pour 
liant, linôm) yek dûi bokolià, (Nom.) avec des paras (argent) 
j'ai pris (acheté) deux (à) trois simmits. 

Bogh\ (As.) Grenouille. Skr. v e k a, m. a frog, a cloud. 
Pers. (beg) f. rana — Vul. bhek, m. a toad, a frog — Yates 
Introd. p. 202. voy. zdmpa, et beng, diable. 

Bolàva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, boldô, Baptiser, im- 
merger. Skr. b u 1, to sink, to dive, to plunge, and again 
émerge, GM. poiAû, v. intrans, poiAiàfro, poiAiCw, v. trans, 
submerger, faire aller au fond. poXiCopuxi, aller au fond, opp. 
inntXito, surnager. Iiolàva, n'a aucun rapport avec le v. GM. 
poutâ, plonger, pouT7j(i.a, PoutîÇw (Hel. puOiÇco) poixi*^, v. trans. 
Cor. At. Vol. 4. p. 50. Bot*™, aujourd'hui a toutes les signi- 
fications qu'il avait chez les anciens, teindre des draps, 
peindre les maisons, mettre du fard sur le visage et les 
sourcils. Comme la teinture des draps s'opérait par leur 
immersion dans de l'eau, le verbe powrrfCco, vint à signifier 
plonger dans l'eau, baptiser, Lat. immergere. . Les Tch. ont 
traduit pawTiÇco. par le Skr. b u 1, plonger dans l'eau. Les * 
Tch. Mus. se servent du Tr. y* \j vâftiz, baptême, et vâftiz 
etmek, baptiser— Bchi. Bulg. vdpcyvam\ to color, paint. 
M. Dict. Les Tch. Chr. n'en connaissent pas d'autres. Boldê 
yek djutés, ils ont baptisé un juif. Itch boldô les, hier il l'a 
baptisé (l'enfant). Miboldi, ma baptisée, (dont j'ai été parrain). 
Boldô isi, il est baptisé. J'ai entendu ce part, prononcé 
bolnô. On dit aussi bi-bolnô, pour bi-boldô, non baptisé, juif. 
Takhiâra kambolds e tchavés, demain nous baptiserons l'en- 
fant. Ka bolénas léskere tchavés, isômas me nasbalô, lorsqu'il 
baptisa son enfant, moi, j'étais malade. Pushlids o phurô, kàr 
rin rf/as? Djdva me tchavés te boldv, (c)le vieillard demanda 
où vas-tu ? (rép.) je vais baptiser mon enfant. Quelques 
Tch. au lieu de boldva, disent tchivdva ko parti, jeter dans 



— 485 — 

Peau. Kon katchwèl te tchavés ko paré? qui jettera ton en- 
fant dans l'eau ? qui le baptisera ? qui sera son parrain ? 

Bolavâva, v. caus. de bolâva. 1» Gl. 2 Conj» part. boUtodô. 
Faire baptiser. Cette forme bien que rare, est démontrée par 
le part boUwdô fcAat;<j,-enfant baptisé. Bi~bolavdô, non b. 

Bôlghiovava, v. pass. boldâ-wvâva, part. bôlghi(ni)lo. Etre 
baptisé, immergé. Tena des amari tchindaK kamàbôldol 
[bôldotve)l(a)] andrê ko ratt, (c. Nom.) ne donnes pas notre 
couteau, (car) il sera trempé dans le sang. On voit, par cette 
citation, que le v. bolâva est connu des Nom. Mus. dans sa 
signiL prim», immerger. Takhidra kamabôliol, (bôlffhwt) de- 
main il sera baptisé. 

Boupé, n. abstr* de bolâva, Baptême. Kânna kamovél o 
bolipé ? quand fera-t-on le baptême ? 

Bôldava, v. com. 2 Gl. 2 Gonj. part boldinô. Tordre. Hel. 
•tpéfc», 6M. *Tp4<p<é y ?Skr. p û 1, to accumulute, to collect or 
beap.— Golligere, coacervare. Wg. Bôldava o katlô, je tords 
du fil. Latchô boldinô isi, il est bien tordu. Bôldela man 
nfoghi, mon cœur me tord/=me fait mal. GM. 4 xap&fo pou 
(là **pfy u y Hel. crrp6$o{. 

Boldinô, part, de bôldava, Tordussgouvernail, moulin 
(Nom.)âsqui tourne. Beréskoro boldinô, le gouvernail du na- 
vire, terme des Nom, de la haute Bulgarie. Parmi quelques 
Nom^ moulin, le vasyâv des autres. 

BoLDiNi, f. du part, boldinô. Tarière, Tr. jfijj bourghou 
— « Boltani. Pott, vol. 2. p. 82, f. Turn, vueita, est mal inter- 
prétée, volte due, (bis) etc. » Tchiv o angarâ, te kerâv i bol- 
dim f (ch. Nom.) jettes des charbons, pour que je fasse la t. 

BolavAva, v. caus. 1 GL 2 Gonj. part bolavdô. Tourner 
dans la danse, se contourner, voy. Bôldava. Ici le v. est 
simple, dérivant de bolâva, form. prim. inusitée. Il désigne 
les contorsions et les mouvements lascifs, si fréquents dans 
la danse des Tchinghianées impudiques. Latchés astdr to 
khôros (GM. x°P*<) ta te bolavés tut, (ch.) tiens bien ta danse, 
(continues) et que tu te tournes. But bolavghiôm man av- 
divés ko khôros, j'ai tourné beaucoup aujourd'hui dans la 
danse. Avakhid i mkâr but bolavél pes, cette belle (fille) se 
tourne beaucoup (dans la danse). Otiâ ka kelés, ma bolâv 

18 



— 186 — 

lut but, là où tu dantes, ne te tournes pas trop. Khuydzel 
tumén o dakàr, ta te kelén te bolavén tumén, angldl ko da- 
kdr, (c) le roi vous appelle, à jouer et à danser au devant du 
roi. Ndpalal katdr ko saldn, keldé, bolavdé pes o raklid, (c) 
après la table, (festin) les filles jouèrent et dansèrent. 

Bolaipé, n. abstr. de bolavdva. Contorsion lascive dans 
la danse. GM. xÇoxi^atTa, mouvements erotiques. But bolai- 
bê keréla ko kh'ôros, elle fait beaucoup de contorsions dans 
la danse, bola(v)ibê. 

Bor, por, voy. per. 

Bore, n. f. La nouvelle mariée, ou la fille peu avant son 
mariage. Angl. bride. Les Tch. appellent bori, comme les 
Grecs, la femme du frère, et la belle-fille, ou épouse du 
fils. GM. vip^. H. Sjt bunree, s. t. a bride — bunra, m. 
a bride-groom, bunee, a bride. I bori avéla, la fiancée 
vient. / bori isi shukdr, la fiancée est belle. Kamake- 
râv tùke yisrnata borie ?no, je ferai pour toi des habits 
ô ma f. / romni dinids pes pe boridsa, la femme s'est battue 
avec sa belle fille. Atchili i bori y ta diklid(s) la, la nouvelle 
mariée resta, et elle la vit. Ta isi andré, bori ta kelibê, (c) 
et il y a dedans, une nouvelle mariée et des jeux. / bori te 
putchéla, kdrin isi o raklô, te penés, mande isi ko kher, (c) 
si la mariée demande, où est le garçon, que tu dises, il est 
chez moi dans la maison. Trin borià astardé o dakàr, gheldé 
les opré, (c) trois nouvelles mariées saisirent le roi, et l'a- 
menèrent en haut. On appelle bori, la fouine, en imitant les 
Grecs, v^itÇ*, vuçîtÇa, donnola, mustela (animale). — Som. 
/ Tônda (n. pr.) kamlél borià pe tchavés, (Nom.) Tônda 
prendra une belle-fille pour son enfant, 

BororI, f. dim. de bori. Mi sukdr boron, (ch.) ma jolie 
petite belle-fille. 

BoydjI, (As.) Chien. Skr. vatsa. m. a calf. H. Per». 
bûcha, m. a child, a young animal, buchchu, m. an infant* 
a child, the young of any créature, bach,ha, a calf (or 
young of any animal). *&i sil- sug buchu, m. a pup, a whelp, 
comp. GM. oxuXoc, chien, de oxtoaÇ, le petit d'un chien. 
Pukkhto, baehu, ind. Dear babe, baby dear, baby,etc. bâchai, 
a babo, an infaut — Bellew's Dtct. 1867. 



— 187 — 

Bov, n. m. Four, GM. çoûpvoç. Ar. ^ fourn et foururt. 
four, fourneau — Bchi. Bulg. petch\ oven, M. Dict Skr. 
py us h, et v y u s h, urere, ardere — Wg. To burn, Wilson. 
H. ^ Lj bap,h, f. *team, vapour. Ovotiâ, %&i o bov e tchordià- 
korOj (c) là, est le f. de la belle. Pekibnàskoro bov, f. où on 
rôti des viandes. Tattô bov, f. chaud. 

Bovéskoro, adj. du gén. bov, au sing, Fournier. O bovés- 
koro na pekéla manrô takhiâra, le f. ne cuit pas de pain 
demain. O bovéskoro isi balamô, le four, est Grec. Bovésfceri, 
t fournière. Boveskerie (voc.) astdr les, (c) ô f . arrétes-ïe. 

Bot, (As.) Calicot. Pers. **o-î (bute), frutex, cauïïfr, a bud, 
a flower, a spot, unde ^'^V? (butedar), having spots or 
flowers marked upon it (a pièce of clotb) — Vol. H, ^ boofa r 
s. m, a flower, particularly worked on cloths or paints on 
paper, etc. a bush, a shrub. boot'ee, f. drugs, flowers, or 
sprigs (on muslin). Slav. Botvd, f uXXov Sa&to». p*rij, (brâvir- 
Oec. vol. 3. p. 378. 

BÔSHKA, f. Poche. Iltpatoov, icvpaixôv (paXdévTtov |4.apvSmov$ 

e«xx£ov) Cor. At. vol. 1 p. 83. Bulg. Bôska, teat, bteast, M. 
Dict, voy. brék. 

BoshkiAkeri, adj. f. du gén. béshka, au sing: Qtrî a plus. 
poches=rïche. E boshkiakeri kec terélas parânes, (ch. Nom.) 
la (femme) riche qui a des poches. 

Brek. n. m. Sein. H. ^Xj> berk. cutis pectoris, tum pectus* 
— Freyt. Les Tch. appellent par ce nom, les grandes poche» 
des seins formées au dessus de la ceinture, dans lesquelles 
les Orientaux cachent leur argent et leurs mouchoîrs.Boehtl. 
Berg, Busen, Tom. 2. p. 429. Dikliâs yék divés pe brekêsfe 
ka terélas du trin ghrôsha, (Tr. ghrush), (c) il vil un jour 
qu'il avait dans (la poche de) son sein deux (à) trois piastres. 
André pe brekéste, dan» son sein. Gheravghiâs les telâl p$ 
breké&té, il l'a caché dans son sein. Tovdds pe brekéste,(Nom.) 
il (le) mit dans son *ein. Oté ka khâna, i khurdi bori pe 
brekéste, tovél khashd, memré, (c) là ou, ils mangèrent, la 
petite mariée (la plus jeune) mit dans son sein r desatimentsv 
des pains. Le terme est bien connu de tous. 

BfUSHfN, burshIn, n. m. Pluie. Skr. varsh^v. to be wet, 
varsha, n. rain, raining, sprinkling, affusion, a year- 



— 188 — 

p r i s h, spargere. — Wg. Pâli, vasso. Skr. varchah, année. 
— Burn. Essai p. 91. varsha, adj. Belonging to a year, to 
the rains,etc. v r i s h, pluere, — Wg. H. Li L*j> bursana, v. a. 
to inake rain, burushna, to rain ; bursha, burkha orvur- 
sha, s. n. The rains, the 3d season (of the six) from thel5th 
of Asharh to 15th of B,hadi, rain. H. Pers. baran, m. rain. 
Brishin delà, il donne de la pi. il pleut. Ce terme dérive di- 
rectement du Skr. v a r s h i n, adj. raining, sprinkling. 

Brishindô, n. m. Pluie, plus usité que brishin. — brishindé 
et varsundi des Tch. As. dérivent de PH. bursh'ar'itoo, f. 
the rainy season. Skr. varshartu, comp. ofvarshâ» 
rain, and r i t o o, season. Campuz. — brijinda, f. brijindar, 
n. lluvia. Ilover, brijinda, adj. Iluvioso. Brishindô khaliârn, 
j'ai mangé de la pluie=j'ai été mouillé; imité duGM. Sçorf» 
Ppox>iv. brishindô delà, (ch.) la pluie donne, il pi. Bêlas zo- 
ralô brishindô, il pleuvait fortement. Sarô o brishindô, toute 
la pi.. Souvent on le pron. burshindô. 

Brïshindéskoro, adj. du gên. brishindô, an sin g. Pluvieux. 
Brishindéskoro et brishindénghere (au pi.) dûtes, journée-^ées 
pi. Brishindéskoro mâsek, moispL 

Brivdâs, voy. buruvâva. 

Bughlô, adj. Large, spacieux. Pott, vol. 2. p. 399 — Etwa, 
^*jji [burdha) (r quadrip) Wide, broad. L'étym. de cet adj. 
est fort obscure. Bughlô tan, lieu sp. Bughlô drom, chemin 
large. Bughlé shing, cornes I. Bughlô tchwnriâ, I. tresses* 
Bughlô tchikât, front 1. Bughlô sostên, pantalon 1., ample. 

Bughlô, n. m. Piastre, plus propre aux Séd.; ainsi ap- 
pelée a cause de sa largeur. Ghelôtar ko kebabdjis, (Tr. ke- 
babdji) ta penghiàs, le avakâ bughlô, te anés mânghe yek 
bughléskoro pekô mas, (c) il alla au rôtisseur, et dît, prend» 
cette piastre, et apportes-moi de la viande cuite, (de la va- 
leur) d'une piastre. Dé man trin bugldé, ta biavelt âav tut, 
donnes-moi trois piastres, et au soir je te (les) donne. Eftâ 
bughlénghe kinghiôm les, pour sept p. je Fai acheté. 2Va- 
shavghiôm me bughlé, j'ai perdu mes p. Bava o dûi, trin 
bughlé, je donne (vends) les deux, (pour) trois piastres. 

Bughliaràva, v. caus. 1 CL 5 Conj. part, bughliardô. En- 
tendre, étaler. Bughliàr o yismata te sfiûkion, [shûkio(ve)n{a)î\ 



— 189 — 

étends les linges pour qu'ils ae sèchent. Bnghliarên len ki 
devryalàkeri nâkri, ils les étendent sur le bord de la mer. 
Bughliâr te tchutchiâ 9 (ch> am.) étales tes mamelles (montres* 
les). Bughliarghiôm o tan, j'ai élargi l'endroit. 

Bûghliovava, v. pass, bugh&ô~uvâva, part. bûghli(ni)lo. 
Etre étendu. Diniôni les, ta bûghlilotar télé ki pfuv, je l'ai 
frappé et il s'est étendu par terre. 

Budàlka, n. m. Baratte. Bulg. butâlka, churn, M. Dict. 

Bûkla, 1 Bulg. bûkle, water flask. M. Dict. Anghiàs i latchi 
tchâi i bûkla ta kelélas, (ch.) la bonne fille apporta le flacon 
et elle dansait. I tchâi linids i bûkla, te djal panoréste,{dita.) 
(c) la fille prit le fl. pour aller à l'eau (à la fontaine). •• 

Bukô, n. pi. buké, Viscère, entrailles. Tous les organes du 
ventre sont parfois appelés bukô. Le peuple a des idées si 
vagues sur les organes contenus dans le ventre, qu'il sérail 
superflu de chercher à savoir, quel est l'organe appelé par 
les Tch. bukô. GM. xap&fc, est la région de l'estomac et sou* 
vent le ventre entier. Skr. b n k k a, the heart. Perdâ sar 
bukô, (c) rempli (d'air) comme les entrailles. Niglitfétar 
léskere buké, ses entrailles sont sorties. Dinids les andré ko 
buké e tchuriâsa, il l'a frappé dans les entr. avec le couteau. 
Tabarddn AU (n. pr.) mo, mo kalô bukô, (ch. Nom.), mon 
Ali, tu as brûlé mon viscère noir. trad. du Tr. jt* \j> karm 
djiyer, foie noir, jecur. Moghéskoro bukô, le viscère de mon 
cœur, terme d'affection. / tchitchài pashé lénde beshtitar, 
dikéla e bukésa tchivdé o bar, (c) la chatte s'assis près d'eux, 
elle voit qu'ils jettent la pierre avec les entrailles ; (il s'agit 
d'une pierre précieuse, qui a été engloutie par un poisson). 

Bukorô, dim. du préc. Mo bukorô dukdta mon, mon. p. v. 
me fait mal. 

Bukéskoro, adj. du gén. bukô, au sing. App. aux viscè- 
res. Le yek kôrda (xopJMi) bukiskeri, pond me va$t,{c) prends 
une corde à boyau, lies mes mains. 

Bui, voy. vul. 

Bùlbul, f. Cul. pr. aux Nom. Kamavâv ovotid, te dav H 
hûlbul, je viendrai là, (et) je frapperai ton cul. Bul, répété. 

Buna, bùnoz, (As.) voy. télé des Tch. Roum. Bas, en bas, 
H. Pers. c * bom, f. basis, root, stem, Pers. bun 9 fundamen- 



— 100 — 

tum, oxtremnm, finis rei, patin, à pat suff. ?>w, gerr. pare 
iuferior, inmm rei, locns infimus, finis, extremum. spcc. 
gradua infimus scalarum — Vul. Bani buna djetiri, Fequ 
coule (y va) en bas. 

Bukàri, penâri, (As.) Blanc, voy. parnô. 

Bunista, m. Fiente, excréments des animaux. GM. (SouvC* r 
fiente des bœufs. Sterco di bue et vacca-boazaa — Som. Fr. 
Bouse, Bulg. voniya, w n. to stink, M. Dict. grast khen- 
ghids but bunista, le cheval a chié beaucoup de f. Nârfarcb- 
kliôm bunista, je n ai pas trouvé du fumier. 

Bunéli, f. pi. bunélia. Fourchette — Bulg. vila, pîtchfork r 
vilitcha, fork. M. Dict. An o bunêlia tov 1er* ko salân, ap- 
portes les f., mets-les sur ta table. Tr. Jb^ tchatàl, four- 
chette — Bchi. Peut-être bunéli, est une corr. du GM. mipoâvc» 
fourchette. 

Bur, H. j-f bur or imr f adj. excellent, n. s. bride^-groom 
(Lat. vir) a boon, a blessing. Skr. v a ra, adj. Best, excellent, 
H. t^-j burâ, adj. Large, great, bura kurna, v. a. To enlarge^ 
to exalt orpromote. B,kur, adj. Full as mtrch as, as? far as,, 
It is sometimes used in composition without expressing any 
meaning, unless it is ("a") as sev b,hur, a se*. k,hur fcosy 
wonld mean a full kos, etc. aH, every, size, bulk, whoie, up 
to. Ta yek pâsharatt, shunéla khuyàz, voizélas ovesh o bar y 
(c. Nom.) et à minuit, il entend des cris; le bois entier re~ 
tentit. Ce mot est répété une autre fois avec le» mêmes, 
paroles, dans ce famenx conte des 40 voleursv Un Nom». 
Zapàri qui connaissait bien sa langue, traduisit ce terme 
par le Tr. c iy? butun, w* hep, Tout — Bchi. À ï'exceptioa 
de quelques Zapâris, le terme est inconnu à tous. Quelques- 
uns, disent que bur, dans ce conte signifie montagne; mais, 
ils ont été trompés par imh forêt. Quelques-uns traduisent 
vesh o bur, forêt et montagne. 

Bùrdji. J'ai rencontré ce terme dans le conte dit du ponl„ 
voy. Conte N. 5. Dji ko dûi tchutchiânde & pdi avilôtar, ke 
burdjiâkoro ko khor, l'eau vint (arriva) jusqu'aux deux ma- 
melles, dans la profondeur de l'endroit. ?H. S^-ji purja,e, 
s. f. (Skr. pa ryaya,) eustom, manner. Place, room. Le 
Tchinghiané qui me raconta ce conte, me dit que burdjid- 



— 191 — 

koro khor, veut dire, profond; mais il faut se défier des dé- 
finitions de gens si ignorants, notamment lorsqu'il s'agit 
<le mots vieillis, et dont le sens véritable, a été oublié par 
tous. Gofiflp. aussi H. Pers. U^j bwrja, adj. true, accurate, 
right. 

BuRii, berùli, f. Abeille. H. Xr? boarla, n. s. A wasp. 
^j-î birnee, f. a wasp, a small grain, j-j burr y f. a wasp. 
Avakd bersh © burlid murddliletar, cette année les ab. mour- 
rurent (sont crevées). burlid kerdé but momelid, les ab. 
■ont fait beaucoup de cire. Iturliéngoro tan, endroit (plein) 
«d'abeilles. Buriiéngoro^d^ dugéu.£uWlaupl. Het. pn^it^i;. 

Bûrnek, m. Poignée. Pers. ^j-i (burunk, burenk) res 
•acquisita, reposita, thésaurus — Vul. GM. çoO^t*, ço&xt« de 
*oyp«) (pugnus) ou •*•*«?), Cor. At vol. 1. p. 261. Le terme, 
qui me parait Pers. est bien connu partout. Yek bûrnek lavé 
dinô les, (c) il lui donna une p. de monnaies. Pinrâo te dûi 
hûrneka te pies pani, ouvres tes deux poings pour boire de 
l'eau. Ta o rom linâs katdr ko tûmbes, po (d*b) yek bûrnek 
manghtn, (c Nom.) et le Tch. prit des monceaux (de chaque) 
une p. des richesses {argent). Linids yek bûrnek, il prit une 
p. Dinids e purid yek bûrnek polid, (c) il donna à la vieille 
une p. de monnaies d'or. 

Buruvàva. Dénatter, détresser. Buig.— otvr' zyvam\ To 
untie. M. Dict pron. brivdva, par les Nom. Brivdds pe bal 
(ch. am.) elle a détressé ses cheveux. Burûv te bal, d. tes 
ch. Kamaburûv me tchavéskere bal, je d. les ch. de mes 
enfants. Oi uryavghiâs pes, buruvghids pes, (c) elle s'habilla, 
elle d. (ses chev.). 

Bus, (As.) Paille, voy. pus. 

Bust, f. pi. bustiâ. Broche. H. ^j-? burch,ha,m. a (long 
slender) spear, a javelin. Dinids les e bustidsa, il Pa frappé 
avec la broche. Tuli bust, grosse br. Sastriéskeri bust, br. 
en fer. O pekô mas biknéna les opré ki bust, la viande cuite, 
(rôtie) ils la vendent sur la broche. 

Bustiàkoro, adj. du gén. bust, au sing. Porteur de bro- 
ches, lancier de l'armée. 

But, ind. adj. etadv. Beaucoup, multus, Skr. bahu, adj* 
much, many, large, great, H. ^L>yri buhoot, much, many. 



— 192 — 

huhooy adj. much, many. buhootayut,n. f. abundance, plenty, 
multitude, bahutas, ind. from, or by much or many, bahutva, 
n. plurality, muchness. buhootera, adj.very much. But duk, 
beaucoup de douleur. But nasfalô, très malade. But latchô, 
très bon. But tchatchipé, b. de vérité (très-vrai). But IcUchés 
très-bien. Ta but mulétar, et plusieurs moururent But butid, 
b. d'affaires, b. de travail. But lubnià, plusieurs prostituées. 
But melaléy très sales. But drakéndja, avec b. de raisins. 
But far y ki damia tovdô les, (c) plusieurs fois, on le mit en 
prison. 

Butedér, comp. de buL Meilleur. Skr. bahutara, adj. 
much, many, most. H. bahutera, adj. very much. Butedér 
tûtaty meilleur de toi. Cette forme est rare. 

Butlô, adj. de but. ?Skr. bah u 1 a, much, many. Quel- 
ques Séd. seulement, se servent de ce mot ; il est rare. 

Buhu, (As.) Beaucoup, voy. but. Buhu varsundô khairom, 
j'ai mangé (souffert) une forte pluie. Ce terme est plus près 
du Skr. buhu, much, many, que le but des Tch. Roum. 

ButI, pUTi, BUKi, n. f . Affaire, travail. Angl. business. Skr. 
b h ûti, f. Power, dignity, prosperity, success, production, 
birth. Pott, vol. 2. p. 403 dit. • Ich rathe lieber auf Hind. 
w^rJ (Skr. w r i 1 1 i) britti or vritt i, f. Livelihood, stipend, 
pension, income, estate.» — Campuz, buchi, L cosa, Échangé 
en ch. voy. aratti. Nânai>mi butiâte, ça n'est pas de mon tra- 
vail=ce n'est pas mon affaire. But butiâ teréla, il a beau* 
coup d'affaires. Avaklé butidtar ndna liôm (pour liniôm) but 
lové, de ce travail je n'ai pas reçu beaucoup d'argent. Sar 
V uvél amari buttf comment notre affaire se fera-t-elle ? 
7cûc va yf v7) ? Mi buti latchés ulinitar avekà, mon aff. a bien 
réussi comme ça. Kolaiésa (Tr. ^Xr 5 kolai). kerâv mi buti, 
avec facilité, je fais mon travail. Dja tùke tibutiâte, (ch.Nom.) 
vas-t-en à ton travail. Me butidke, dans mon travail, et pour 
mon travail. Te kerés buti, que tu travailles. Kerdôm mi 
buti, (Nom.) j'ai fini mon travail. GM. Euxpux t&v iouXiiàv pou. 
On appelle souvent butià 9 putiâ, les instruments des tra- 
vailleurs. Par les Nom. le b init. est fortement prononcé. 
A vakà ka kamés, isi bari buti, (c) ce que tu désires, est une 
grosse affaire. Djan tuménghe, tumaré butiâte, allezr-vous en, 



— 198 - 

à vos affaires, Dakar penélas kérkoro korkoro, so buU 
V astarâo, te kkav me raklés 1 (c) le roi disait* tout seul, (seul 
à seul) comment faut-il que je m'y prenne, (quelle affaire 
entreprendre) pour manger (ttter) mon garçon ? Hind 
dakdr penghids lêske, sar kerghiân avakhià butiï (c). le roi 
de l'Inde (le foi Indien) lui dit, comment as-tu fait cette 
affaire ? Âlôtar ko gàv, ta pelotât rem pe btiliâte^ (c) Phom- 
fne vint au village, et tomba (se mit) à son travail, IPeruzé 
(n. pr.) i$ds pe butidte, but shereméta (ïr. As. w*^-^ cherè- 
met), la Peruxè était très active dans son travail. Takhiâra, 
H buti kamadjdn o dot ta tchavô, (c) demain le père et 
l'enfant iront au travail O tchavo ghelôtar te kerél buki, (c. 
.Nom.) l'enfant alla travailler. 

ButiAkoro, adj. du gèn. buti, au sing. Qui travaille, un 
travailleur, Hel. f&tpYOf, GM. totAsuT**. 

ButurI, dim. de buti. Petite affaire. GM. &otfX(-rÇ«. O Deoèl 
.kamkerél amari buturt, (ch.) Dieu fera notre p. aff. 

Buznô, s. m. Bouc. Ce terme me parait dériver de TH. 
Pers. >f booi y a fye-goat, buzanô, adj; buznô, caprinus, Hel. 

«ïytioç. 

BuzNi, f. du buznô, Chèvre, pi. buznid* Murddliletar ta 
i buzrtid, et les chèvres sont crevées. 

BuzNOftô, dim. de buznô. Chevreau. 

BuziN, (As.) Chèvre, voy. buznô, bûzos. 

Bûzos, m. Bouc. H. Pers. j* booz> s. m. À he-goat. Caper 
hircus — Pukkhto. buz, vuz, m. A he-goat. Bellew's Dict. 
1867. Pers. buzdil (having a heart like a goat) a coward. 
— Vui. 

Buzakô, adj. de bûzos. H.>? booz, la même forme que 
buznô; il est toujours adj. Buzanô mai, viande, chair du 
boue, GM. Kpicc Tpay^ffiov. 

BuziÂ, au pi. Glace, wayoç. Tr. jj-î buz> glace — Bchi, Les 
Grecs emploient souvent le même mot, pirooÇi. Peliôm ghe- 
U6m telâl ko buziâ, (ch.) je suis tombé (et) j'allais (j e m'en- 
fonçais) sous la glace. 



te 



— 194 — 



D 

D se change en t> dad, dat, père. Dap> tap, coup. Dakar, 
takâr, roi 

Dahâ, adv. Encore, voy. po. Tr. ^5-=° dakhy, vulg. L-*'> 
daha, encore— Bchi. Les Tch. Nom. l'emploient pour for- 
mer le comparatif comme les Tch. Chr. le GM. *A, %h. HeL 
rcXcov. Dahâ latchés, mieux. Dahd khurdô, plus petit, Dahâ 
pashé, plus près, voy. po. 

Dai, déi, f. Mère. H. 3 ù ' ^ dadee, f . paternal grand mother. 
^LJ £a,ee,s. f. An aunt, paternal uncle'swife, father's elder 
brother's wife. H. Pers. S^ da,ee 9 A milk nurse, a mid- 
wife. bù dueya, f. A mother, the stand that children run to, 
in playing hide and seek. Dâkeri pen,\a. sœur de la m. ma- 
terna soror. E dâkoro pral, le frère de la m. maternus frater. 
Léngheri dâi mulitar, leur m. mourut. Tdpiliom, mi dâi ta* 
piliom^vastoréndar tdpiliom, (ch. am.) je suis brûlé, ma mère 
je suis brulé,(à cause) des petites mains je suis brûlé. tchavô 
nashavghiâs pi daiâ, ta sâr 9 o divés rovéla, l'enfant a perdu 
sa m. et toute la journée (oX^^épav) il pleure. Te khal ti dài f 
que ta mère mange. Ka shundé tchavé i sbôra, (Bulg. svi- 
ria) ghelétar, pende les pedâke, (c. Nom.) dès que les enfants 
entendirent la voix, ils allèrent (et) le dirent à leur m. Mi 
dâi marghiâs man, (c) ma m. m'a frappé. / dâi penghiâs, 
mo raklô, so kerésf (c) la m. dit, mon enfant, que fais-tu? 
Léskeri dâi penghiâs, astâr les, (c) sa m. dit, prends-le. Périr- 
ghiâs, pe dâtar tchoryàl, (c) il dit, à l'insu de sa m. 

Daioiu, f. dim. de dâi, Petite-mère. GM. ^avC-rÇa, pDTspfrÇa. 
Tr. «J-^L-M anadjyk, p. mère — Bchi. On entend souvent ce 
mot, dans la boucbe des enfants. On le rencontre aussi très 
souvent dans les chansons. 

Dàkoro, adj. du gén. dâi, au sing. Maternel. dâkoro pral, 
le frère de la mère=l'oncle. 

Dakar, dakhar, takâr, takhAr, taghàr, Roi. Sultan, 
terme inconnu aux Tch. As. qui se servent du Tr. Pers. 
padichah, monarque — Bchi. Pers. tadj corona, diadema 
regium,^^^ (tadjdar) coronam gestans,rex — This word 



— 495 — 

bas a close ressemblance to the Armen. word for king, 
takàvôr, derived from tak 9 crown — Hamlin. comp. jL-C^â. 
khatkiar, re, rex. Gaz Ling. Pers. Skr. tchakravat 
adj. Circular, being in a ring or a circle, wheeled, an 
emperor. Le Pers. tadjdar, et ce mot, ont tous les deux, la 
signification de rond, discus, et couronne — porteur de la 
couronne. Skr. t'h a k k u r a, m. An idol, a deity, an object 
of révérence or worship— in Hind. thakur, the divinity, an 
idol, a lord, master, chief (among the Rajputs) Pott, vol. 2. 
p. 306. dakâr avéla, le Sultan vient. Amarô dakâr, notre 
S. Ta niglistôtar o Dakar andrê ko vesh, (c) et le roi sortit 
dans la forêt. Ta o dakâr penghiâs, tu, kon isân ? (c) et le 
roi dit, toi, qui es-tu ? Penélas o Hind dakhdr, me, raklés 
nâna terâva, (c) le r. de l'Inde dit, moi, je n'ai pas de gar- 
çon. Ta shunéla o dakâr yekpâsharatt, (c) et le roi enten- 
dit à minuit. O dakâr penghiâs, avakâ, latchô kelnâ isi, (c) 
le roi dit, celui-ci, est un bon musicien. Léskeri gadji, ghe- 
litar ko dakaréskoro raklô,(c) son épouse alla chez le garçon 
du roi. Les Tch. en parlant du Sultan, l'appellent dakâr, 
mais dans leurs contes, le terme a la signif. de roi, paotXrîc. 

Dakaranô, adj. de dakâr. App. au Sultan, royal. Dakara- 
né tchiflikia (Tr. tchift li k, métairie — Bchi), les fermes du 
S. Dakarané rezâ, les vignes du S. Dakarané manûsh, les 
hommes du S., les employés au palais. Dakarané tchavé, 
les enfants du S. Dakaranô drom, chemin royal. Alôtar o 
dakaranô raklô te dikH pe gadjid, (c) l'enfant du roi vint 
voir sa femme. Tazghiâ(s) (GM. ?*£<*, promettere — Som.) la 
i rakli lové dakarané, te del la, (c) la fille lui (à elle) a pro- 
mis de donner des monnaies royales=forte somme. 

DakarnI , f. dakar(a)ni. f. du préc. Femme du Sultan, reine. 
E dakarniâkere tchavé, (c) les enfants de la reine. / grasni 
isàs kabni, ta léskeri gadji i dakarni isâs kabni, (c) la jument 
était grosse, et son épouse (aussi) la reine, était grosse. Dar- 
karni gadji, reine. Yek isiparni, isi amari dakarni, (c) l'une 
est blanche, elle est notre reine. / dakarni e panghé tchi- 
tchâke penghiâs, (c) la reine dit à la chatte boiteuse. 

Dakaréskoro, adj. du gén. dakâr, au sing. Royal. Me ka- 
djàv ki dakaréskeri bdgnia, (c) moi, j'irai au bain royal. Me 



— 19G — 

kamldv e dakarêtkeri raktià t moi, je prendrai (en mar.) la 
fille du roi. Dakarêskwo raklô, (e) garçon du rai. 

Dakarutnô, adj. de dakàr. Royal. O dakâr klruyazghiâ& 
e tchavéskere dadês, téskere pralén ta kerghiâ(s) len sarinén 
pupulêngheredakarutnê 9 (c) le roi appela le père de l'enfant, 
ses frères, et il les fît tous* des officiers royaux. Pkfptitéti- 
goro, qui porte des plumes (GM. Tcofootfiov-a, penne niatte — 
Soin.); nom donne aux grands dignitaires de la cour du 
Sultan, qui anc. portaient des plumes sur leur turban. Ce 
terme se rencontre souvent dans leurs contes. 

Dakaricanô, adj. de dakàr. Royal. T anés dûi strommes 
Ilel. rrpwpLvig) dakaricanê, ta te sovds aménghc, (c) apportes 
deux lits royaux, pour que nous dormions. Sar fuvél eut j ai 
fhukâr lâtar, ta sar te lel e dakaricams raklés ? (c) comment 
devenir encore plus belle qu'elle, et comment prendre (pour 
mari) le garçon du roi ? Dans ce conte, il s'agit de deux 
filles, amoureuses du garçon du roi. 

Dakaribk, m. n. abstr. de dakâr. Royaume* O dakâr k<* 
shunghiâs, darânilotar, pe godidsa penghiâs, al (pour oJ) 
kamabârion [kamabârio{ve)n[a]\ kamuvél y eh barâ dahetribé, 
(c) le roi en (l')entendant eut peur, et dit, dans sa pensée, ils 
agrandiront, un grand royaume adviendra. 

Dakkhiâva, voy. dukkhiâva* 

Daue, f. Mère, voy. dole. On ne rencontre ce nom que 

sous cette forme. Le la mânghe, date, mdnghe rotmni, tùke 
bwi, (ch. am. des Zap.) prends-la pour moi, ô mère, (elle 
sera) à moi épouse, à toi belle-fille. So dikés dtiïe? (ici.) qua 
regardes-tu ô mère. Il est fort vieux, et ne s'entend que dans 
quelques chansons des Nom. 

Dalus borI, cor. de telis bori, q. v. 

DamIa, n. f. Prison. H. Pers. A> dam m. a net, a snare. 
Tr.P. ^ demi, piège, filet, lacet. — Bchi. On appelle dam 
aussi, un enclos, pour y enferqaer des animaux. dâm f toit f 
Damia, n'est connu que des Nom. E yekéskoro tchindê 
sherô ta e trinén tovdé len ki damia, (c) ils ont coupé la tête 
de l'un, et les trois, ils les ont mis en prison. Kamtovén 
amén andré ki damia, (ch.) ils nous mettront dans la pri- 
son. K erddn kadaid buti, ta tchivdé tut andré ki damia, (ch.) 
tu as fait cette affaire, et on t'a jeté dans la pr* 



— 197 — 

Damiâkoro, adj. du gôn, damia, au sing. Prisonnier. 

Dant, m. Dent. Skr. danta, A tootb, the peak of a moun- 
ain. Ivory, elephant's tooth. dan tin, adj. Toothed, tusked,, 
an éléphant. H. c^b dant, a tooth, ^te dantee, the tooth 
of a saw, or other instrument. Dund, dens. Honig. vol. % 
p. 388. Hel Hoiç. vieu* Al. zant, zand, ?an, Lat. dens, Bopp, 
Gl. Skr. Penghiàs i tchitchâi, te dant m dur, kamaperavés 
o bar, (c) dit la chatte, tes dents sont longues, tu feras tom- 
ber la pierre. Panghé-danténgoro, qui a les dents cassées, 
KaU dant, d. noires. Nâna terélq dant pe môste, te tchamu* 
kerél, il n'a pas de dents dans sa bouche, pour mâcher, 
Manushàshere dant, haricots — lit. les d. de l'homme ; en 
usage chez les Nom. de la haute Bulgarie, voy. aussi pal* 
valénghere. Pelô a dant léskoro, sa dent est tombée. 

Dantàva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, dantô. Mordre. Forme 
rare, voy. Dantélâva, je l'ai entendu une fois d'un Séd. des 
environs d'Andrinople. Ta o djukél danghids le$, et le 
chien le mordit. 

Dantêi^àva, Mordre. Ce v. doit être classé avec les v, de 
la 2 Cl. 4 Conj. Il est irrégulier dans la forme de son part. 
et d$ son Aor.;au lieu dedantelinô.h part, est danteldô,Ykor.> 
dantelghiôm. Danteléla i rUchini, l'ours mord, Dantdghid$ 
tnan o tehukél, le chien m'a mordu. Kamdantelâv tut, je te 
mordrai. Danteldô isî o manrô, le pain est mordu. Dantel^ 
ghiôm les, je l'ai mordu. 

Dantilipé, n. abstr. du v. dantelâva. Morsure. 

Dantaràva, v. caus. 1 Cl. 5 Conj. part, dantardô. Khurdi 
maki ha danteréla, petite mouche qui mord,=cousin. v. rare. 

Dent,dentoun,(As.) Dent. Skr. d a n t i n,toothed,voy .Dant. 

Dap, voy. tap. 

Dar, voy. vudâr. Porte. Teréla dûi dar, il a deux portes, 
terme rare, pr. h quelques Nom. 

Dar, n. f. pi. dard. Frayeur, peur. H. J* dar % s. m* fear, 
dura,oo, adj. terrible, d'urana, v. a. Tq frighten, d'uratvna, 
v. a. To frighten, adj. frightful, terrifying, tremendous. Di~ 
nid$, pe darâtar, pe rakliâ leste, (c) à cause de sa frayeur 
il lui donna sa fille (en mariage). Ta lias o lil o veziris, pe 
darâtar khenghids pes, (c) et le vizir prit (reçut) la lettre et 



— 198 — 

à cause de sa fr. il déchargea sur lui-même. Usdrâla p& 
darâtar, il tremble de sa fr. Pe darâtar, nâna nashél, il 
craint de partir. I rakli katâr ki dar, tckinghilitar, (c) la 
fille à cause de sa fr., fut coupée (tomba en défaillance^ 
Lias la i dar, (c) la fr. la saisit. Ta 6i pe darâtar, tovghiâ* 
po raklô anglàl, (c) et elle à cause de sa fr. mit son garçon 
par devant. 

Darâva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, darano. Craindre, 
Skr. d r î, To tear, to rend, to divide, or pull to pièces, to 
fear, to dread, d â ru n'a, adj. horrible, terrifick, frightful, 
fearful, dara, fear, terror. H. d'à m'a, v. n. tofear. Yates 
Introd. p. 208. Campuz, darahar, a.turbar, darano, m. pasmo» 
Av (pour ov) kamêlas te sovêl lâsa, so te kerêl, darâlas, (c) 
il désirait (voulait) dormir avec elle, que faire ? il avait 
peur. E pakéske penghiâs, sôstar nâri avés andrê ki khefT 
pakô penghiâs, me, te avdva andrê darâva, (c) il disait au 
crasseux, pourquoi ne viens-tu pas dans le trou? le crasseux 
dit, moi, je crains d'(y) entrer. Tu, ma dar y (c) ne crains 
point. Nâna dardla yakâtar, il ne craint pas (de) l'œil, 
(l'ensorcellement). Me avaklêndar nâna darâva, je n'ai pas 
peur de ça=ces choses* O grast but darêla, le cheval a 
beaucoup de peur (ombrageux). Darâva te na domtelét man Y 
je crains qu'il ne me morde. Darâva katâr ko musses, j'ai 
peur du rat. Katâr ko tchor nârha darâlas, (c) il n'avait pas 
peur des voleurs. das penghiâs, me darâva, nânasti kerâ- 
va asavki buti, (c) le Bulgare dit, moi, je crains, je ne peux 
pas faire une pareille affaire. Darâlas te djal, (c) il avait 
peur d'(y)aller. 

Daranô, part, du v. darâva. Peureux, timide. Daranô tsdn>. 
tu es timide. Daranê améndar isds o tchor, les voleurs 
étaient plus tim. que nous. 

Daravàva, v. caus. du v. darâva, 1 Cl. 2 Conj. part, da* 
ravdô. Faire peur, effrayer. GM. çoSepiÇ&K Daravél man, (ça) 
me fait peur. GM. p.à Tpo^âÇsi. Daravév tut, je te fais peur. 
Daravghiân man, tu m'as intimidé. Penghiâs y te daravét 
man, (c) il a dit pour m'intimider. Durai, daravêla o dju- 
klés, (c) de loin, il intimide le chien. Ma davâv e tchaven^ 
n'intimides pas les enfants. 



— 199 — 

DàràniovaVà, *. pass. daranô-uvâm, part* darâni(n$}t&* 
Etre effrayé. Ce v* le plus souvent a la signif. du v. prim . 
darâvoy avoir peur. But dardniliom, j'ai une grande peur. 
Ov dardnilotar^ ta nashtô, il eut peur, et partit Darâniletar, 
ta penénas, pinravéno vudarà, (c) ils se sont effr. et disaient: 
«ouvrez les portes. I rakli dardnili } peli,suttitar, (c) la fille a 
eu peur elle se coucha, elle s'endormit. Isâs andré ki bâgnia 
o veziris, (Tr. jij^ vezir) ka shunghids, darânilotar, (c) dans 
le bain, était (se trouvait) le vizir, dès qu'il entendit, il a eu 
peur. / romni dardnilitar ufkmitar (ukkhini) nashti, 1 (c) la 
femme s'effr. (et) elle se leva (et) partit. 

Dàràv, DARfv, s. m. Grenade, Skr. d â r a v a, adj> Wooden, 
made of wood, d â r u, wood, timber tree, dru, arbor — 
Zend d r v a ê n a, adj.(von dru,) venant d'un arbre, ligneus. 
V.Sade. Brockh. p. 371. H. çj^ da/wi, s. m. A pomegra- 
nate, (Punica Granatum), As. Res* vol. 2. p. 129. Hel. Spvç, 
ifopk, voy. duruvli. Avakd bersh but darivd uliititar, cette 
année les grenades ont été abondantes. po (GM. *tà) latché 
darivâ, uuéna ki Smirni, les meilleures gr» croissent (ftov- 
*«) à Smyrne. 

DaravIn, f, Grenadier. Sutlé daravind, gr. aigres. 

DuruvlI, f. Fifre. Tr. ^tf^ duduk, fifre — Bchi, voy. dardv, 
grenade: adj. Tch. duruv(a)lô, duruv(a)li, f. (Skr. dru, arbor) 
fait de bois, ligneus. Antonéskoro tchovô, keléla duruvli, 
l'enfant d'Antoine, joue du fifre. André ki duyénia (Tr. du- 
kiari) keléla i duruvli, dans les tavernes il joue du f. Uryésa 
sanno gadorô, ta pertes ka tçràva balvaliâ, ta na dikésa te 
pinré, ka isi sar duruvlid (ch. am.) tu mets une chemisette 
fine, et tu dis que j'ai de l'air (plur,) (GM. tx*i ofya, avoir 
des attraits) et tu ne vois pas tes pieds, qui sont comme des 
fifres, voy. dardv. 

Duruvliàkoro, adj. du gén> duruvli, au sing. Joueur du 
fifre, Nicola o duruvliàkoro, Nicolas le j. du fifre. 

Das, m. Bulgare, voy. p. 25. au pi. Dashài, Dashâ, Dasâ. 

Aàg, i«x6{, habitant de la Dacie. &axi*&c, Dacicus. H. ^^ 

das, s. m. A maie slave. T astarghids e Dosés (ace.) tapush- 

lids e Dosés, (c) et il saisi le B. et il demanda le B. Andô les 

Yalovdte, e Dasésa, (c) (pron, quelquefois Dasdsa) ils l'ame- 



— 200 — 

lièrent à Yâlova (vil. au bord de la mer de Marmara) avec 
le B. Plus. Nom. Mus. appellent Dos non seulement les B* 
mais aussi les Valaques, les Russes, et quelquefois les Grecs. 
Dikéla k'alôtar yek Dos, (c) il voit qu'un B. est venu. Ta 
penghiâs o dakdr e Daséske, (c) et le roi dit au B. 

Dasanô, adj. de Dos. Dasano gav, village Bulgare. 

DasnI, das(a)n1. Femme Bulgare. 

Dasniorè, dim. du dasni, Jeune femme B. 

Dasorô, dim. du Dos, jeune B. GM. BotAyapdxi. 

Dasïcanô, adj. du Dos, App. aux Bulgares, BouVptpixd;. Z)a- 
&icani tchip, langue B. Dasicanés, (adv.) à la manière des 
B. Dasicanés vrakerés ? paries-tu B.? Katar ko dasikané, 
(c) des B., i*o toj; BoiAydbou;; Fadj. pour le subst. 

Dasèskoro, adj. du gén. Dos, au sing. Tchindé léughere 
sheré ta e Dasénghere (plur.) sarânta djené, (ch.) ils cou- 
pèrent leur tète, et quarante personnes Bulg. 

Dat, daî), m. Père. Skr. ta ta, adj. Vénérable, révérend, 
respectable, n. m. À father, ta ta g u, adj. Vénérable. H. 
^>3 fat, s. m. father. Hot, warm, et 1*'* dada, s. m. Pater- 
nal grand father, elder brother, dadee, patentai grand mo- 
ther, Pukkhto, dddd, ind. a term of affectionate address, 
to a father or elder brother, dear father, dear brother. 
Bellew's Dict. 1867. Bulg. diedo, wife's father, M. Dict. Tat 9 
père. Vail. p. 481. Tr. dai, oncle maternel, W«3 dddd, s. 
p. bonne d'enfants — Bchi. Slav. died' iciwwoç, xértaç, Oec. 
Vol. 2. p. 116. etdiâdia, id. So atchésa dddef (voc.) kama<- 
murdarén antén o gadjé, (ch. Nom.) pourquoi restes-tu ô 
père ? les étrangers nous assassineront. O dat ta i dâi, (c) 
le p. et la mère. Takhiâra rdno , o raklô ghelô pe dadéste, 
(c) le lendemain de bonne heure, le garçon alla chez son 
p. T o trin pral pe dadésa, (c) et les trois frères avec leur 
p. Ddde de man to kalpdki, (Tr. kalpâk) te keldv, (ch.) ô p. 
donnes-moi ton bonnet à jouer. Sar isânas tu, isâs mo dat 
o Alefâdas, (n. pr.) (ch. Nom.) comme tu étais, était aussi 
mon p. Àlcfôdas=Bdu môme rang. Te ghédav manghtn, te 
djav me dadéste ta mi diàte, (pour daidte) (ch. Nom.) à ra- 
masser des richesses, et (ensuite) aller chez mon p. et chez 
ma mère. Léskoro dad beshéla amaré gavéste, son p. est 



— 201 — 

«ssis (demeuf e) dans notre village. Atchiloiar sari i ratt pe 
dadésa, il resta toute la nuit avec son père. Mulôtar mo dad, 
mon p. est mort Dulévela (GM, SouXtfa) pe dadéske, elle 
travaille pour son p. / rakii ruvnitar pe dadéske, pe pra- 
léske, (c) la fille pleura pour son p., pour son frère. Push- 
lias léskoro dot, tchinghiân làkori koriï (c) son p. demanda, 
as-tu coupé son cou? Na terés daiâ dadés? Na terma, (c) 
nas-tu pas (une) mère (un) p.? (rép.) je n'en ai pas. E tchor- 
didkoro dot ta e yavér e rakliéngoro dot, (c) le p. de la belle 
et les p> des autres filles. Lias dadéskoro kkandô, (c) il prit 
l'épée du p.==tépée paternelle. 

Dadorô, dim. de dat. Tr\ <J}?^ babadjik. GM. «rvsp«ni«. 
Aman (Tr> ^l énwn) mi daiori, aman mo dadorô, (c) de 
grâce ma mère, de grâce mon p. Nâna manga' (pour man- 
gàvar-mangà(v)a-mang&) dadorô, te djav me temoréste, (oh. 
Nom.) je ne veux pas ô p. aller chez mon peuple, (chez les 
miens). 

Dâdo, (As.) Mère, voy. dài. 

DAva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part. dim. Donner. Skr. dà, 
To give, to présent, d â k a, m. A donnor, one who makes 
présents, especially to Brahmans — Dare — Wg„ H. k-2^ dena 
v. a To give, to grant, to yield. ^ ^ den len, s. m. (pro- 
perly dena and lena). Pecuniary transactions upon interest 
debts and crédits. Tr. alish verish, commerce, négoce — Bchi. 
GM. ^oXo<ria. Zend, dâ, dare, V. Sade. Broeckh. p. 368. data 
datas, creatus, positus, id. p. 369. Skr, d à n a, a gift. a do- 
nation, d â n u, a giver, a donor. Hel. ftSupi, Lat. dare, Slav. 
dayû, dayâme, donation. Ce v. a pi. significations. « Donner. » 
O manûsh penghids, dav la, de man yek lovô te dav la, (c) 
l'homme dit je la donne, (je la vends), donnes-moi une mon- 
naie, (piastre) et je la donne. Den yek seamni, donnez un 
tabouret (GM. axoc{ivi(ov)). Den lové, donnez des monnaies^ 
payez. Do les akavkdtovél, (c) donnes-lui cette hache. Do 
les o kisid te djal péske, (c) donnes-lui les bourses qu'il s'en 
aille, do imper, pour de, voy. Lava. Tu nâna dinar, man, 
(Nom.) tu ne m'as pas donné. Kaddva, kamddva, kamadâva, 
Fut. / Elif (n. pr.) dinids les mande, (c) Elif me Ta donné. 
Ta dinids les ko dakdr, (c) et il le donna au roi. Ta éi nâna 

20 



— 202 — 

diniàs pes, ko vast, (c) et elle ne se donna pas, à (leurs) mains. 
Den trin poliâ ko kaliardô, (c) donnez trois pièces d'or au 
café. De man ti tcheni> (c) donnes-moi ta boucle. Te dav la 
ko dakaréskoro raklô. (c) que je la donne (vende) au garçon 
du roi. Diniôm les desh panlià, (banliâ) t' aliôm, (c) je lui ai 
donné dix bourses, et je suis venu. I raklipenghiàs;me,nàna 
dav les tûte, (c) la fille dit ; moi, je ne te le donne pas. Di- 
niàs la ta yek bûrnek poliâ, (c) il lui (à elle) donna et une 
poignée de monnaies d'or. Ko pandj divés, délas les,po (GM. 
Hel. à*b) besh lové, (c) chaque cinq jours, il lui donnait cinq 
monnaies. dakàr pushliàs, so kamés te dav tutt (c) le roi 
demanda, que veux-tu que je te donne ? t Se mettre en co- 
lère, être fâché * — Dinô isimàndja, il est fâché avec moi= 
contre moi. Diniàs pes làsa, (c) il querella avec elle (s'est 
brouillé). «Prendre. » Diniàs la i dài pi rakliâ, ta tchumi- 
diniàs la, (c) la mère prit sa tille, et la baisa (après une lon- 
gue absence). « Tomber. » Kôrkoro isâs o raklô, ta diniàs 
pes ki phuvy (c) le garçon était seul, et il tomba par terre. 
Sanni kukkudi diniàs, une grêle fine est tombée. Ki tchidini 
de, tombes sur(ton)genou. Hel. Yovuwri«.« Frapper, se battre. » 
Dinê pes o dûi pral, les deux frères se sont battus. Avakâ 
manûsh diniàs tchuriâsa pe prâles, cet homme a frappé 
avec le couteau son frère. Ta e donén dinô len, et les deux 
il les a frappé (blessé). Kàsa diniàn tutl avec qui t'-es-tu 
battu ? Ta djin abôr dénas pes, (c) et tant ils se querellent. 
Dinô les pudinêsa, il l'a fr. avec le fusil. Niglistô, ghelô ko 
àvi, (Tr. j' av) te del tchiriklén, (c) il sortit, alla à la chasse, 
pour tuer des oiseaux. Sôstar diniàn man ? (c) pourquoi m'as- 
tu frappé ? Ta diniàs andrê lénde, (c) et il frappa au milieu 
d'eux, (inter eos). Ghelô pashé lénde, ta penghiàs so déna 
tumén ? (c) il alla auprès d'eux, et dit pourquoi vous battez* 
vous? Kon delà o vudârl qui frappe à la porte? « Mettre, 
placer. » Ta sar ka linàs o gonô, te del les pe duméste, (c. 
Nom.) et dès qu'il (comme qu'il) prit le sac, pour le mettre 
sur son dos. Ta dinàs pe pralpe duméste, ta andàs les pashé 
pe gavéste, aratti, (id.) et.il mit son frère sur son dos, et il 
l'apporta près de son village, pendant la nuit, t Entrer » Te 
dav andré, pour que j'entre. Pinraughiôm o vudâr, ta dé- 



— 203 — 

niôrn andré, j'ai ouvert la porte, et je suis entré dedans. 
Ordin. on dit, djav andré. t Couper, mettre à mort. » Djan, 
den léskeri ton, (c) allez, coupez son cou, (gorge). Ta ghe- 
létar te den léskeri kori, (c) et ils allèrent couper son cou. 
Den e kaléskeri kori, (c) coupez le cou du nègre. To desh-u- 
yek divés t'avâva, den mi kori % (c) si je viens en 41 jours, 
coupez mon cou. c Pleuvoir.» Dila 9 ta kamkerél but tchik, 
il pleut, et il fera beaucoup de boue. Kamadél ko kendis, 
(Tr. ^S^' ikindi) il pleuvra dans l'après midi. Comp. Skr. 
u n d. To wet, to moisten, to be or become wet, u d a, water. 
« Verser. » Âspa diné me yakâ, (ch. Nom.) mes yeux versè- 
rent des larmes, t Souffler. » Delà o dûkhos, le vent souffle. 
« Parler.» Kdnek djenô andrâl nâna delà, (c) (aucune) per-. 
sonne ne parle du dedans. Ta ai nâna délas andrâl, (c) et 
elle ne parlait pas du dedans. Par quelques Nom. la 3 pers. 
de l'Aor. dinâs, est prononcé dos. O kivrô donén bakritchén 
dos, ta yek bov manda dos, sarânda mètra (pirpa) mol das, 
tasardnta paria paniali dos, (paroles tirées d'un conte Nom. 
où on décrit les préparatifs d'une noce) le parrain donna 
deux agneaux, et il donna une fournée de pain, il donna 
quarante mesures de vin, et quarante ocques de raki. 

Diniarâva, v. caus. 1 Cl. 4 Conj. part, diniardô, (dinô, 
part, du v. dâva). Faire donner, f. couper. Ov diniarghiâs 
léskeri kori, (c) il fit couper son cou. On a vu à l'art, dâva, 
que ce v. signifie souvent, couper. 

DavAri, n. m. Cheval, animal. Tr. j^ dhavar, s. Animaux 
domestiques, bestiaux, bêtes de somme — Bchi. T uklids e 
davarién, montons les chevaux. Ta unghini ghelûar, ta di- 
nâs o desh kisies lové ta donén davarién 9 (c. Nom.) et elle se 
leva, alla, et donna les dix bourses de monnaies et deux 
chevaux. Terme pr. aux Nom. 

DekAfti, f. Grande lime des forg. Nom. 

Denilô, dinil6, diunô, adj. Fou. GM. X«X4;, Çoup^, icoAa- 
66*. Pazzo, goffo— Som. Skr. d 1, To waste, to decay. d t n a, 
poor, distressed, frightened, timid — Perturbatus, tristis, 
Bopp, Glos. Skr. — Tr. J^ deli y adj. Fou,. insensé, extrava- 
gant, deliyâne 9 adv. Comme un fou, en fou, témérairement, 
— Bchi. Ce terme pourrait être aussi le part, du v. diniovava 



— 204 — 

part. dini(mïïo* être frappe, (par Dieu)* selon les idées an 

peuple de la Turquie, — insensé. Cami>u&, dinilla, f. IK 9 tonto, 

tonta, ignorante. Mêya muta djanâva, sur dhrilà pirâtxi, (c) 

moi aussi je ne sais pas, je marclie comme un fou. Lâkoro 

ffttdjô sur denilù ulinôtar, (c) son mari devint comme un f, 

So kumkerds avaklê denilêsa ? que ferons-nous arec ce f. ? 

JJinilô te isàn, kapcmdâv tut, si tu es f. je te lierai. Bfrtiti 

romm, femme f. Dinitô tchavô, enfant f. I dmih' nàimikerê* 

(e. Nom.) la folle n'est pas dans ta maison. Sctr denilù uK- 

mitar e rukliâke, il devint comme f. (d'amour) pour la fille. 

Ltikoro gadjô ka dikliâs la, sur dimilê ulinôtar, (c) son mari 

qui la vit, devint comme un f. tehm'ô e tchâke denilô isi^ 

(eh. Nom.) l'enfant est f. pour ta fille. So vo'ités diliméym 
^voc.)? pourquoi pleures-tu 6 imbecille? 

DenIliqvava, v. pass. dcnîlô-uvàva, part. denili(ni}to. De- 
venir fou. GM. Tpg>Wvo{A«i, impazzîre — Som. Dmiliavav 
t'ike s (ch. am.) je deviens fou (d'amour/ pour toi. Dikliâs la 

ltikoro gadjô mmmïi, ta denilUotar, (c) son mari la vit vis-A- 
vis, et devint f. 

Denilipè, n. abstr. de Tadj. denilô, Folie. Denitipê 1erésa % 
tu as de la f. L'aliénation mentale est extr. rare chez les Tch- 

Dkf, (As.) Fil, voy. tai\ 1 1. Thîs letter (b) in the middle or 
end of a word, is often changed into ^f y orj> vav, as ^Js 
taf\ for ^L? tab* 

Dkvhyal, dkvrual, daràv, f. Mer. H. Pers. l^ durya y 
m. The sea, a river, the waters — Pers. derya, coll. deryab y 
mare, ftumen magnum, et gen, flumeiu Pukkhto, daryâb. 
m. River, sea, daryabi y adj. aquatic, of the sea. — Bellew's 
Dict. 18G7. DeryA est bien connu par tous les gens du pays 
qui parlent la langue Tr. derïa,s. p. grand fleuve, mer. de- 
rialn, adj. Tr. maritime, de rner — Bchi. De ce dernier terme 
dérive prob. le Tch. devryAL Bavi devryât, grande m. Ce. 
terme est rare dans la bouche des Tel*, qui ne voyagent 
presque jamais par mer. Nikuvghiàs la avri katâr ki devryâl> 
(c) il la fit sortir de la mer. 

Devryalàkoho, deryavâkoro, adj. du gen. devrydl, de- 
ryâv, au sing. Marin, 6aXà<r*ioç. Devryalukora manûshjiom- 
nie de m. Devryalâkoro puni, eau de m. Naklôtar yek de- 
vr yulâkoro, un marin passa, \par là). 



— 205 — 

' Deryayâkoro pirdô. Ce qui marche en mer, navire, em- 
barcation. Terme usité par les Tch. des bords du Danube. 
pirdô, part, du v. pirdva, marcher, voy. berô. 

Deryavàkere lalâska, lit. les parties génitales de la mer, 
coquilles, conques, usité par les Tch. du Danube. 

DeryavAkoro panghiardô, m. Crabe, écrevisse de mer. 
On trouvera à l'art, panghiardô, que ce terme s'applique 
aussi à là charrue par les Nom. Pour éviter la conf. on ajoute 
l'adj. deryavdkoro, voy. karavidini. 

DeryavAkeri astardI, f. L'échelle de la mer, Prop. aux 
Tch. du Danube. Astardi, est le part. f. tfastarâva, tenir, 
prendre. 

Desh, Dix, voy. les Nombres, p. 75. * 

Destô, m. Manche. H. Pers. *^ dustu, s. m. A. handle, 
a pestle, (c^-^ dust, hand, cubit). Panghôtar e fàrkydkoro 
destô, le m. de la faulx se brisa. Pangôïar e toveréskoro destô, 
le m. de la hache se brisa; terme rare. 

Devél, m. Dieu, ciel. Skr. d e v a, m. A deity, a god, a king 
in poetical language, d a i v a, adj. of, or relating to divinity 
or a deity, divine, celestial — Zend, daéva, m. mauvais génie. 
V. Sade. Broeckh, p. 367. H.^ IjO dew, dewa, God. Hel. 
&ioç, &th;, Deus, etc. H. du,ee, s. m. The deity, du.ee mara, 
adj. Struck by the deity, accursed, debee f. (Skr. devi). 
Thehindoo goddess. J^ dewul, m. (dewftlaya) A temple 
where idols are worshipped, a temple, a pagoda. Campuz — 
Debel, m. Dios. Pouqueville se trompe en disant : « Ils n'ont 
dans les ghiftas (?) (qui est leur idiome particulier) aucun 
terme propre pour exprimer le nom de Dieu. Voy. de la 
Grèce, vol. 1. p. 364. Penghiâs lénghe o raklô, atchén Dev- 
lésa, ol pende, dja Devlésa, (c) le garçon leur dit, restez avec 
Dieu, et ils dirent, (répondirent) vas avec Dieu. Dinid(s) len 
o Devél yek tchavés, (c) Dieu leur donna un enfant. E Devlé- 
êkoro lavésa, me rakléske, tumaré peniâ kamâma, (c) avec 
la parole (bénédiction) de Dieu, je veux votre sœur, pour 
(épouse de) mon garçon. Ta dardlas katâr ko Devél, et il 
craignait D. (ebd t&v eslv, Tr. allahddn, (abl.) de D. Atch 
Devlésa, re*tes-tu avec Dieu. Salut, très com. parmi tous 
les Tch. Anglâl to Devél, en présence de Dieu. Dja Devlésa, 



— 206 — 

vas avec D. Salut, aux pers. partant. Dévia mo, (voc.) 6 mon 
D. Te djas to phurô Devél, te kerds dud, j'Nom.) (Tr. -^ 
dou'a) allons au vieux Dieu pour (lui) faire des prières. L'é- 
pithète, vieux, est très souvent donné à Dieu par les Zapâ- 
ris. « Ciel » devél terila but tchergheniâ akakhiâ ratt, le 
ciel a beaucoup d'astres cette nuit. Te isds o Devél shuzô y 
si le ciel était pur (serein). Ta hikoro mût opré ko devél, (c) 
et sa figure sur (vers) le ciel. Àa dikésas man V asdsas, asâ- 
nas o tchergheniâ opré ko devél, (ch.) lorsque tu me regar- 
dais, et tu riais, les astres riaient dans le ciel. Loshdniovel o 
devél, V ami i phuv (ch. am.) le ciel se réjouit, et la terre 
rit. « Dos » Devlésa sov, dors sur (avec) ton dos. Nànasti 
sovdoa opré me devléste, je n'ai pas pu dormir sur mon dos. 
Peliôm opré me devléste, je suis tombé sur mon dos. Sign. 
connue des Nom. mais plus en usage parmi les Séd. 

Devlorô, dim. de Devél. Petit Dien,=Devél. Te molisa- 
râs e baré Dcvlorés, (ch.) à prier le grand Dieu. Penyhids: 
atchén Devlésa.djan Devlorésa, (c) il dit: restez avec Dieu, 
allez avec le p. Dieu. pi. pr. aux Nom. 

Del, (Nom.) de(v)él, i>EL,rare chez les Séd. Bien qu'ils re- 
jettent le v comme les Nom. pourtant ils aiment à le pro- 
noncer dans ce mot. Disilotar o Del, D. a fait jour; imité 
du GM. eÇijjxépwacv 5 eso;, il fait jour. T arakél, te dikél o Del y 
que D. (te) garde et (te) voie. Salut, ordinaire des Nom. aux 
personnes partant. 

Dev(k)léskoro, adj.dugén. Devél, ausing. Divin. Te djan 
péske ki Devléskeri armdn, ta djl otiaring, qu'ils s'en aillent 
à la malédiction de Dieu, et encore au delà. 

Devlicanô, adj. de devél. Devlicanô. manush, — ani romni, 
homme, femme de Dieu. Cet adj. comme le préc. est rare 
dans la bouche des Tch. To devlicand oglu\ (ch. am.) ton 
coeur divin. Per devlicanés, tombes sur ton dos, voy. Devél, 

Dibé, n. abstr. du v. ddva, Don. Ce terme est fort rare. 
Yek devléskoro dibé, un don de Dieu. Il se trouve dans les 
noms comp., tchumidibé, baiser,=action de baiser, tchun- 
gardibé, crachat. On se sert du Tr. bakhsish. 

Di, (As.) Village, Pers. »^ (di) Pagus, vicus, (opp. j^ shehr) 
*i^ (diie) id.-inde diyeban, tribunus, et prasfectus pagi. — Vul. 



— 207 — 

H. Pers. deeh, (from de) a haunt, a place, a dwelling,' a vil- 
lage, voy. Gav. 

DikAva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part ditdà, Voir. Skr. d r i sh, 
To see, — Videre, conspicere— Wg. d r i s h, adj. A se#r, a 
looker. Wise, possessed of knowledge, H. U*£ * dek,hna, v. 
a. to see, deekyhna, v. n. To look, comp. d i s', to show, to 
exhibit, to explain,or make intelligible. Campuz, dîcar,a. ver, 
percibir con la vista. Pron. par quelques Nom. dikhâva et 
diàva. Penghiâs o raklô: éla, (GM. SXm) dâde te dikés mo k^er, 
(c) le garçon dit : viens, ô père voir ma maison. Me kadjdv te 
dikdv la, (c) moi, j'irai la voir. Tae raklés diklids, sukàr ist, 
(c) et il vit (que) le garçon était joli. Te djas te dikâs. Ghelé 
te dikén, diklé andré ki khaning, (c) allons voir. Us allèrent 
voir, ils regardèrent dans le puits. Dikén kon ist, voyez qui 
est. Me ndna dikâva, moi, je ne vois pas. Dik, prends garde. 
Tr. J>1j bak, GM. xfoxxÇ*- JWfc angâr, prends garde au char- 
bon {qu'on n'en vole pas). Dikliôm me sunnéste, (c) j'ai vu 
dans mon songe. So dikés mo tchavorô ? (ch.) que regardes- 
tu mon enfant ? Ta diklid(s) la lâkoro rom, (c) et son mari 
la vit. Dikéla sardnta tûmbes manghin, (c. Nom.) il voit 
quarante monceaux de richesses. Ta ndna dikélas les o rom, 
(c) et le Tch. ne le voyait pas. Ta diklids les léskoro o dot, 
(c) et son père le vit. Ta ghelé o raklé te dikén, so isi, (c) et 
les garçons allèrent voir, ce que c'était, tC th&t.Diklids o raklô, 
ka i rakli isds tchordi, (c) le garçon vit, que la fille était jolie. 
Dik mon, (ch. am.) regardes-moi. j Dikliômas tut, (A or. 2) 
je t'avais vu. Tu diklidnas (Àor. 2) man, me na dikliôm tut, 
tu m'avais vu, moi, je ne te vis pas. « Tacher, faire des ef- 
forts.» Dikénas léskoro grast t astarén, nâri astdrghiol o 
grast, (c) ils tachaient de saisir son cheval, on ne put saisir 
le cheval. GM. &v taivero. « Soigner. » Kon yatrôs (i«Tp&c) 
dikél les? quel médecin le soigne? Latchés diklids po pral, 
il a bien soigné son frère. Dikéna léngoro dat, ils soignent 
leur père. GM. xvTTaÇw. Tr. Jm*? bakmaq, regarder, faire 
attention à....Bchi. Me raklés te dikén les, (c) que vous soi- 
gniez mon garçon. « Montrer » Le mo korô ta dik me ga- 
djéste (c) prends mon bracelet et montres (le) à mon mari. 
Signif. rare. H. UL^Ca dik,hana, v. a. To shew. 



— 208 — 

DIkiovava, v. pass. diklô~uvâva, part. dtki(ni)lo. Etre vtr, 
apparaître. GM. 9«(vopat. Dikilotar léskoro vul, son cul est 
paru. Ta dikinile (part, intègre) mande sar tchor, ta me liôm 
yavér drom 9 et ils me sont apparus comme (des) voleurs, et 
j'ai pris un autre chemin. Ma dikiov, ne te montres pas. 
6M. |xtî ?ot£vt<rat. But far dikiol ka nânai latcfiô, plusieurs 
fois il parait que ce n'est pas bon. Dikiolas sar mulô, il 
paraissait comme mort. Dikioves adjdi ternô, (c) tu parais 
encore jeune. Ka ugliéla ki sinia, (Tr. ^~ sini) na dikiol, 
(c) (celui) qui monte sur la table,ne se voit pas. GM. îàv <p<xt- 

VCTOtt. 

DiKiLNi man. Avakiâ dikilni man 9 ça m'a paru ainsi : en- 
tendu d'un Nom. pour diklinili, dikinilL Léskeri gadji di- 
klids naklîtar i ôra, ta na dikilnilôtar, (c) son épouse vit (que) 
l'heure était passée, et on ne l'appercevait pas. 

Dikhâva, voy. dikâva. 

Dikinô, adj. part, de dikâvat Debout, 6p0ioç,=ce qui est 
apparent. Ce terme pourrait être part, de dikâva diknô, dû 
kinô, comme kelnô de kelâva. Dikinés (adv.) tovdâs les, (c. 
Nom.) il le plaça debout. Dikinés têrghiov angle mânde 9 
tiens-toi d. devant moi. Ma per ki puv, têrghiov dikinés, ne 
tombes pas sur la terre (par t.) tiens-toi d. Dikinô arakliôm 
les, je l'ai trouvé d. 

Dikiko, adj. Debout, erect, même signif. que dikinô 9 n 
changé en fc, propre aux Séd. Dikiko isâs, il était debout. 

Dikibé, m. nom. abstr. du v. dikâva. Vue, œillade. Khi- 
lia ghrôsha déna ko yek dikibé, (c) mille piastres ils donnent 
(on donne) pour une œillade, (pour la voir une seule fois). 

Diklô, m. Lanterne, fanal, part, du v. dikâva. An mânghe 
o diklô, sostâr isi aratti, apportes-moi la 1., car il tait nuit. 

Diklô, m. Mouchoir, que la pi. des Tch. portent autour 
de leur coiffure. Prob. un part, de dikâva qui se voit, qui 
se montre. Plusieurs disent koznô, voy. ce mot. Plus pr. 
aux Séd. 

Dikliardô, m. part, du v. dikliarâva, 1 Cl. 4 Conj. Ce qui 
fait voir, miroir. O raklô atchilô kôrkoro, ta dikâlas pes ko 
dikliardô, (c) le garçon resta seul, et se regardait (voyait) 
dans le miroir. 



— 209 — 

Dmï, dimïs, m. £ Pantalon. GM. \dtt*, trame, fil de la 
trame, ftp.ttw, espèce de drap grossier fabriqué par les 
pauvres ; très connu de tous les Grecs ; Ht ayant deux 
fils. Presque tous les habits des Tch. ont des noms Grecs. 
c Italianisch dimilo, Ascoli Zig. p. 10; il se trompe. Gampua, 
demies t média, calzado de punto para cubrir el pie y lai 
pienuL An mi dimiâ, apportes mon pantalon» LHrni isi 
bwghlô, le p. est large. Nevt dimis f p. neuf. Phurani ditnis, 
p. vieux. Parâvghilotar léskoro dimi, son p. a ètè déchiré, 
voy. sostéru 

Dimialô, adj. de dimu Qui porte des pantalons, braccatus» 

DIngla, f. Sangle* GM. vîyX*, toplo*. Ligula, nigla, parva 
fascia. Dingla dérive de vfyXa. Ta desh-urdûi dingles, (ch„ 
Nom.) et douze sangles. Pott, vol. 2. p. 60. andigla, f. girth. 

Dip, (As.) Betterave. Il est probable, que ce terme a de 
l'affinité avec le Skr> dîp a, et d i pa ka, making luminous 
or beautiful, et nom de plusieurs plantes. 

Ditchùne» (As.) Etranger, le perghûl des Tch. Roum. Ce 
terme, dont l'étym. n'est pas claire, pourrait avoir de l'affi- 
nité avec le Skr. daks'in'a. ad}. Candid, sincère. South, 
southern, dépendant, subject. H. ^rv^^ duchch>hin, the 
south. Gomp. Ar. ^>f gharaba. Procul abiit, ghardbi, occi- 
dentalis, gharib, peregrinus— Freyt. Presque tous les étran- 
gers que les Tch. As. rencontrent dans leurs émigrations, 
viennent du côté sud de la Syrie. GM. Àv«toXit«i, de l'Asie 
Mineure. 

Dis, f. Pays, province. Skr. d e s'a, a country, a région, 
whether inhabited, or uninhabited, a part, a portion, d e s' j- 
ka, a traveller, a stranger, a sojourner. H. ^/^ des, m. 
country, territory, région, des tyag, abandoning one's coun- 
try, émigration, desawur, a foreign country, desee, adj., of 
the same country. Skr. parade s'a, m. a foreign country, 
HeL *ap4-ftti9oç. Par ce terme les Tch. Nom. auxquels il est 
très familier, désignent une grande étendue de pays. Tr. 
Ar. qaçabet, ville, son acception varie suivant les différentes 
contrées de l'Orient— Bchi. En Roumélie, kaçaba est une 
province, très souvent aussi le cheMieu de la province. Chez 
les Séd. qui ont presque oublié ce terme, il désigne le plus 

21 



— 210 — 

souvent, le chef-lieu, où résident les autorités civiles et mili- 
taires. Hel. x&?oç, x^P*> v °y- Ascoli Zig. p. 442. Amên kadid 
disdtar kaniklds, (Nom.) nous sortirons de ce pays. Kadiâ 
dis atchôla, (id.) il demeure dans cette pr., atchôla pour 
atchéla. André ki dis beshéla, (id.) il demeure dans la p. 
Barvali dis, riche p. Latchi dis, (id.) bon pays. Te ghelés les 
ti bari dis (c. Séd.) apportes-le au grand pays=t=au chef-lieu 
du pays. 

Dise, adv. pour divesê, cas loc. voy. divès. Pendant le jour, 
opp. aratlt Dise dise pandêl les, (c) pendant le jour il le 
liait (l'enfermait). Dise dise bar kuvanizelas (GM. >coo6«>û, 
porter) transporter), (c) pend, le jour il transportait des pier- 
res. Liebich deisa, morgen-2) heut. 

DtsÉ àrattî, adv. cas loc. Jour et nuit. Skr. divâràtri, 
f. day or night, a day and night, Hel. w^Bmspov. Karovdv tûke 
dise aratliy (ch. am.) je pleurai pour toi j. et nuit. — Liebich. 
diwese te ratti y Tag und Nacht. 

DfsiOLA, v. imp. 3me pers. au sing. du Prés, de l'Indic. v. 
pass. disiovava. Devenir jour. GM. !£e<pam<re, iÇnpipaai, il fait 
jour. Cor. At. vol. 4.p. 362. Skr. divasamukha,(mukha, 
bouche) Dawn, day break. Rdno rdno ka dtsiolas, {dfeiofve)- 
las) djdlas i tchirikli oprê ko ruk, ta bashénas gudlês gudlés, 
(c) le matin (rép,) dès qu'il faisait jour, la poule allait sur 
l'arbre, et chantait doucement (rép.). Akand âisiola, main- 
tenant il fait jour. Kdnna kaniadisiol ? quand sera-t-iljour? 
Kdnna disilo*! quand a-t-il fait jour? Akand kamadisiol, 
il fera jour à l'instant. Nashghiôm angle te disiol, je suis 
parti avant qu'il fit jour. — Liebich, gatter deisirla, die Mor- 
gengegend, Osten ; selon les Tch. Roum. katdr disiola, d'où 
il fait jour. Disilotar, rdno rdno niglisti e rakliéndia avri, 
(6) il fit jour, de bonne heure, elle sortit avec les filles en 
dehors. Ta disilotar ta ov diavdzelas, (c) (GM. 8taêâÇo>) et le 
jour pointa, et lui lisait (encore). I rakli disilitar ko vesh, 
jusqu'à la pointe du jour, la fille était à la forêt (êÇyîfAfcpcoflv) *lç 
xb &<£ao;). Disilo, part., disi(ni)lo. Pott, vol. 1. p. 427. « Dizzola 
Rati na duschol niso. Des Nachts werd's ditnkel, eig. Noctu 
iiihil quidquam cernitur.» On doit traduire, (il est) nuit, le 
jour ne paraît pas du tout. GM. Êtvai vu*™, à*6|i.» Sèv $n[U- 



— 2*1 — 

ftxc. On dirait ici, ratti isi, nâna disiol adjâi. Chez le môme 
auteur, ordin. si clair dans ses étym. l'article Teissrila, Vol. 
2, p. 287, fruhe, morgeq, est très confus. 

Disioibé, n. abstr. du v. pass. imper, disiovava. La pointe 
du jour. Ko disioibé, saré o tem nashtétar katdr ko biâv, (c) 
vers la pointe du jour, tout le monde s'en alla de la noce. 

Divés, rarem. ghivés, m. Jour. Ghivés est pi. pr. aux 
Nom. Mus.. Skr. d i v a, s. Heaven, paradise. Sky,atmosphere, 
a day. d i v a n, m. a day, d i v a s a, a day. d i v â, ind. By 
day, the day. d i v a s a, rad. d i v, splendere, dies, — Bopp, 
Glos. Skr. H. jl^ din-man (Skr. d i n a), dies, the length 
qf the day. H. ^j* divus, s. m. a day, Pers. jjj roz, a day, 
prob. deradj, splendere, Slav. den y fyépa, Oec. Vol. 2. p. 
97. Lat. dies, diurnus, giorno, journée— radius, raggio. Cam- 
puz, chivel, w, dia. Davies, day — Simspn, p. 333. O divés isi 
but khurdé, les journées sont très courtes. Divés, rie change 
pas au pi. Sarô divés, ions les jours. Sarô o divés, toute la 
journée. But diveséndar, depuis plus. j. Trin divés , trois j. 
Ko yek divés, dans un j. Yek divés, dûi divés sovéla e ra- 
kliâsa, (c)unj., deux j., il dort (couche) avec la fille. Keti di- 
vés 1 combien dej.? Trin divés, ta trin rattiâ sarinén tchin~ 
ghid{s) len, (c) (en) trois j. et (en) trois nuits il les coupa (tua) 
tous. Trinén diveséndar o raklô alôtar, (c) après trois j. le 
garçon vint. Ko desh-u-yek divés restétar, (c) en onze j. ils 
arrivèrent. Latchô to divés , bon ton jour=bon j. GM. **kh 
cou fy4pa. Paraskevi divés, j. de vendredi, GM- wapacxsuii. A- 
vakâ divés nasfàHlotar, pelô, ko trin divés mule, (ch. Nom.) 
dans ce j. il totnba malade, il se coucha, en trois j. il mou- 
rut. Katdr ko desh-u-pandj divés ta ov ghelôtar, (c. Nom.) 
après quinze jours qu'il fut parti=15 j. après son départ. Ta 
katâr ko trin divés, lias o rom trinén graién ta ghelôtar 
çndré ko magharâs, (Tr. maghare) (c. Nom.) et après 
trois j. l'homme prit trois chevaux, et alla dans la caverne , 
Mo tchavô saré o divés buti keréla, mon enfant travaille 
tous les jours. Beshtôtar Idsa, dji ko triânda enid divés, (c) 
il s'assit (demeura) avec elle, jusqu'à 39 jours. Isi trin ghi- 
vé$ 9 dukânili mi but, ta nasfâlili, trin ghivés manrô in kha- 
lôm, (c. Nom*) il y a trois jours, que mon derrière ipe fait 



— 2*2 — 

mal, et il est malade: (depuis) trois jours, je n'ai pas mangé 
du pain. 

I)i vkskskoro, adj. du gén. divés, au sîng. Journalier, salaire 
d'une journée de travail. Hel. to fyspiffiov, salaire d'un ou- 
vrier. Abôr diveséskere terâva te dav tutt combien de (sa- 
laires) journaliers ai-je à te donner. So khafn (Tr. khairi) 
manûsh isdn, ta nuna djas ki buti, te les to diveséskoro y 
quel méchant homme es-tu, et tu ne vas pas au travail, 
prendre ton sal. j. Lêskoro dtveséskoro isds, (c) c'était son s. 
j. Yck partis me divcsêskoro isi, (c) un para est mon s. j.= 
je ne gagne qu'un para par jour. On voit par cette citation 
l'antiquité de ce conte. Aujourd'hui le sal. d'un ouvrier de 
campagne est de dix piastres=400 paras. 

Drs, (As.) Jour. voy. divés, di(vé)$* 

LHsâka, ind. De bonne heure. Naklé khanrik divés, lâkere 
pertià lovizeixas la, ta périmas, sostar nushéla amari pen ta 
djâla disara disara, pe shemndéste kôrkori? (c) quelques 
jours passèrent, ses sœurs l'observaient, et disaient, pour- 
quoi notre sœur part-elle et va-t-elle de si bonne heure, à 
son oreiller (au lit) seule? Sôstar ghelôtar avakâ rovn pe 
kxerêsie disara disara ? pourquoi cet homme alla-t-il de si 
bonne heure à sa maison ? Disara alâ iesovél pèske, (c) ïi 
alla de bonne heure se coucher. Khinô isômasydtsdra khaliôm 
manré, j'étais fatigué, de bonne heure, j'ai mangé du pain. 
Ce terme me parait une corruption de disidra, cas instram. 
(tlivcs, dis, jour) comme rattiâsa, yavinâsa, Ys de la der- 
nière syllabe changé en r. Comme rattiàsa y qui signifie le 
inornent auquel la nuit finit et le jour commence à pointer, 
disara, signifie la fin du jour, à la nuit tombante, opp. rdno, 
selon la déf. de pi. Tch. Ils ne se trompent jamais, et ils 
ne se servent de ce terme que pour désigner les premières 
heures de la nuit. CM. eveapl; to £<ncfp«ç. Pott, vol. 2. p. 3H> 
d'wersàsa, bei Tage. 

DizIa, f. Conseil, divan. Tr. ^ys ^yj dizi, dizin, Ran- 
gée, iile, suite, rang — Bchi. Ce terme n'est rarement entendu 
que dans quelques contes très vieux. Aujourd'hui les 
Tch. se servent du mot Tr. medjlis, lieu où l'on s'assied, 
séance, — Bchi. E dizidkere o barê, les grands du conseil. O 



— 213 — 

i 

baré ka beshêna ki ditia, (c) les grands qui sont assis au 
divan. 

Dirkésti, (As.) il est à toi. Tirkô, tien,-ostt, il est. 
* Dômbos, dôbos, dôpos, tôpos, Pieu en bois, sur lequel on 
bat les ustensiles de cuivre. Dans les tentes de quelques 
Tch. étameurs, il est ordin. en fer. Slav. DuV Jpo;, Oec. vol. 
2. p. 111 — Bulg. dab', oak, dubrâva, forest of oak. M, Dict. 
Pers. u*y.s (dabus) clava ferrea. H. Pers. duboos, m. a club, 
Ar. clava tudesve metallico capite que fere équités utuntur 
-T-Freyt. Le terme me parait Pers. 

Dôle, f. (nom. et voc.) Mère, ô m. voy. dâle — Dhol, a bar- 

ber's drum An old man in the language of P'hasingars 

— As. Res. Vol. 13. p. 267. H. dola, a kind of drum, a wife 
from an inferior family ; married by a person of rank, who 
gives a présent to her parents — Com. anx Séd. et aux Nom. 
Ta penélas pe dâke, ah dôle mu deniliel (ch. am.) et il disait 
à sa mère, ô ma mère folle. Kârin isdn dôle ? où es-tu 6 
mère. Ela dôle, viens ô mère. Nashavghiôm, mi dôle, j'ai 
perdu, ô ma mère. Kârin isi amari dôlel où est notre mère? 
pour amari dài. Les Nom. pronon. souvent dâle. Kdri(n)i$i 
i Anetd, (n. pr.) ta te des man la i Anetâ, de man dôle i 
Anetâ, (ch. Nom.) où est l'Aneta ? que tu me la donnes l'A- 
neta ; donnes-moi l'Aneta. Dôle, akaikiâ ratt yek sunna di- 
kliôm, (c) ô mère, cette nuit j'ai vu un songe. Penghiâs pe 
dàke, dôle, me ti tchutchi piliôm la, te des man H jam, (c) 
il dit à sa mère, ô m. moi, j'ai bu (sucé) ta mamelle, que tu 
me donnes ta bénédiction. Pushliâs pe dâtar, dôle, me dar 
déskeri buti kamastarâvl (c) il demanda à sa mère, ô m. 
prendrai-je (suivrais-je) la profession (travail) de mon père? 
Ma de tut mânsa dôle mo, ta méya te penâv les tûke, (c) ne 
te fâches pas avec moi ô m., et moi je le dirai à toi. On voit 
par ces cit. que dôle, qui est au cas voc. serait dol, au no- 
min. Les enfants dans les tentes, en parlant à leurs mères, 
disent dôle. 

Domûk, m. Poing, coup de poing : Tr. <J/ji ïoumruk, s. 
C poing, ïoumrouk ourmak. Donner un coup de poing — 
Bchi. Plusieurs . Tch. ignorent rupédini, coup de poing, 
soufflet, coup sur la figure. Yek domûk dav tut, je te don- 



— 214 — 

nerai (Prés, pour le Fut.) un c. de p. Hel. yp<Mk>;, GM. ypJOoç. 
Dîné pes pe domukéndja, (e) ils se sont battus avec leurs p. 
Murdarghids les yek domukésa, il Ta tué avec un c. de p. 

Dont, f. Bande, lien. H. j^ d'or, d'oiee, s. f. Stiing, cord^ 
thread, line. Pand i dori, lies la bande. Te koridkeri dori f 
la b. de ton cou=cravatte. Par ni dori y b. blanche, au pi. do~ 
rid. Bari dort, grande b. Tuli dori, grosse b. Le akaklé po- 
lia sur isi e doridsa; linré t'uvên, (c) prends ces monnaies 
d'or, comme elles sont (liées) avec la bande ; qu'elles soient 

a toi. GM. tSt)ta sou à; rivau 

Doshava, v. prim. 1 CL 1 Conj, part, doshlô, Traire, IL. 
^*s* dohna. v. a. To milk (root duha, to milk) U Lio doo- 
hana, To cause to milk, djtenoo, L A cow, a miich cow — 
Pers. dugh', lac, ex quo butyrum paratum est — Vul. SSlav. 
doyû, (d{x*Xy«*) Oec. Vol. 2. p. 106; verbe pr. aux Nom, 
Doshdva i guruvni, je trais la vache. Dja dosh i yurumnid, 
vas, trais les vaches* Kadoshdv e bakré, je trairai les bre- 
bis. Parmi les Séd. on entend le v. pishdva, qui est inconnu 
aux Zapâris et à la plupart des Nom. 

Don kiri, Dhon kiju, (As,) Casserole. ? Pers. ^ * (dik) va&^ 
coquinarium, olta — Vul. H. Pers. dey. A cauldron, deg-dan,. 
a fire-place, a trivet. dey-chu, a pot, a small cauldroa. 

Drak m. pi, drakd. Raisin. Skr. d r âk s â> f. a grape, raç. 
d râ k s, to désire, to wish or long for. Desiderare, cupere. 
— Wg. H. 6 I * dak,h, a raisin. Pers. (tak*) vitis — Vul. dakh v 
uva vitis viniferse, grape. — Honig. Vol. 2. p. 418> Hel. rpv&. 
lie de vin, xpuy^To;, vendange. GM. SpayaTTo;, garde-vigne. 
The Bengalese give the sound of k to the Skr. k s h, As. Res* 
Vol. 1. p. 32. Bulg. drdka, thorn, bush, M. Dict. — Drêehe,. 
marc de Forge, qui a été employé pour faire de la bière. 
Lorain, Abr. du Dict. de TAcad. Fr. Paris 1862. — Campnz, 
drakas, pi. f. uvas. Kalé drakd, raisins noirs, (rouges). Katar 
ko drakd, avalcd bersh, kerghiôm bat mol, des raisins, cette 
année, j'ai fait beaucoup de vin. / rez dinids but drakâ, la 
vigne donna beaucoup de raisins. 

Drakéngoro, adj. dugén, drak, au pi. App. aux raisins, 
«TatçuAciSYiç. Drakéngoro tan, endroit plein de çaisins (de 
vignes) GM. ct*çuMtoik>ç. 



— 215 — 

Drbk, (As.) Raisin, voy. drak 

Dràb, drxp, m, pi. drapé. Herbe, racine, médicament. 
Skr. d ù rb a, Bent grass, commonly dûb> (Panicum Dacty- 
!ôn) H. s->j* doob, t name of a gr&ss (Agrostis îinearis), 
Pukkhto, drab, name of a gfass.(H. dûb) Bellew's Dict. 1867. 
Slav. ttabd, $pt*«, Tri*, Oec. vol. 3, p. 174. Bulg. trebâ, grass. 
M. Dict. Rus&. t ravâ, Pherbe. But drap ghediniôm, f ai cueilli 
beaucoup d'herbes. Le tûke pandj paréngôro (Tr. para) drap 9 
<c) prends pour toi-même, une herbe (de la valeur) de cinq 
paras. Drap, s'appelle aussi toute herbe médicinale. Biknéla 
drapa* il vend des médicaments. Aide, te djas ko khekim 
(Tr. pf^ hekim) te las drap, (Nom.) vite, allons au médecin, 

prendre des médicaments. Na delà latchô drap, iV(le méd.) 

ne donne pas de bons médicaments, GM. po-càvi, herbe, mé- 
dicament. 

Drabénooro, adj. du gén. drab, au pi. App, aux herbes. 
Hel. £ofioX*p* Drabéngheri, femme qui recueille des her*- 
bes, occupation usuelle des vieilles Tch. Drabêngoro fan, 
endroit plein d'herbes, GM. x*pt«pfcoftoç. 

Drom, m. Chemin, pi. dromd. Skr. d r a m, to go, to move, 
currere, errare — Wg* Ge mot est inconnu à tous les Tch. 
de l'intérieur de l'Asie Mineure, Au contraire, en Roumélie, 
tous le connaissent. Le mot me paraît un dérivé du Grec. 
Ane. et Mod. àpopoç; ipiym de )pi|A*», comm >6yoç de \iytù, se 
rapporte au Skr. d r a m. Quelques Tch. emploient le Bulg. 
pyat% road, way, route, M. Dict. le (Advoitdhn(ôv) des Grecs— 
Campuz mdrô, m. camino — Liebich, trom, der Weg. La 
pronon. de dïotn est partout, la même. Deri len drom, lit. 
donnea-les chemin, laissez-les partir. GM. lixtvci t ô\jç Sp^ov. 
Terâva but drom te kerâv, j'ai beaucoup (de) ch. à faire. But 
barâ drom isi, c'est un fort grand ch. Kalé droméstar avésï 
de quel ch. viens-ttt ? Nashavghids po drom, (c) il perdit 
son ch. Arakliôm ko drom shtûrén manushén, j'ai trouvé 
(rencontré) sur le ch. 4 hommes. Ka piréla ko drom, qui mar* 
che sur le ch. Tumarô drom, votre ch. Avaklé droméstar, 
de ce ch. Kdrin isi o drom ? où est le ch. ? Aklé droméstar 
kadjdv, penéla o raklô, (c) de oe ch. j'irai, dit le garçon. 

Dromorô, dim. de drom. Petit chemin. Latché dromoréêtù 



— 216 — 

arakliàs yek phuri romnoriâ, (dim. romni) (ch.) sur un bon 
ch, il a trouvé (rencontré) une vieille femme. Djav me dro- 
moréste, je vais dans mon ch. 

Droméskoro, adj. du gén. drom, au sing. App. au chemin. 
Droméskoro pinrô, (Nom.) pied marcheur=qui ne se fatigue 
point Alétar akaikdratt droménghere but, sont venus cette 
nuit beaucoup de voyageurs. Tr. yoldji, Hel. Spopsâc. 

Dudûm, m. Gourde, courge, pi. dudumâ. Skr. d u ndu, m. 
A name of Vasudéva, a kind of drum. d u n d a m a, m. A 
sort of drum. A l'appui de cette étymologie, je cite le GM. 
T«|t7toupftç, tambura — Som. potiron, de Tov|i.irf(©v) tabour. Ar. 
jjr^ (thumbur) Cithara, quae oblongiore collo, rotundo 
ventre, fidibus aeneis plectro pulsatur — Gol. Freyt. Fr .tabour 
tambour, It. tamburro— He began to bellow, with the sound 
of a large drum, called dundu. As. Res. Vol. 3. p. 404. Dudh 
kushi, Trichosanthes anguina, espèce de courge, id. Vol. 
7. p. 17. H. d,hund,hka, s. m. a kind of drum. d,hundjikee 9 
m. a small drum. Barô dwdum,grande courge. Lolô\dudûm 9 
c. rouge=potiron. An mânglie yek dudûm panori, (dim. 
parti) apportes-moi une gourde d'eau. H. ly>> tomr'a, m. 
a hollowed gourd. Skr. t u m v 1. — Arm. tutûm> squash, ve- 
getable marrow. — Hamlin. Tchiria e duduméndja khaliôm, 
j'ai mangé des tchiros avec des courges ; voy. tchiros. 

Dûi, Deux, voy. les nombres, p. 75. 

Duo. tu, (As.) Mure. H. Ar. oj? toot, m. a mulbery, Tr. 
%> dout, o*t thouty mure — Bchi. Dut, dti<in,mure, mûrier. 
Tch. Roum. 

Duk, n. f. Douleur. Skr. d u : k h a, Pain, sorrow, applica- 
tion, distress, unhapiness. H. 6 ù dook,h, Ache, pain, labor, 
fatigue. Dook 9 hana, v. a. To infliet pain, et dookjina % v. n. 
To ache, to pain, to smart. dook,hee, adj. afflicted, dookh % 
dolor, mal — Honig. Vol. 2. p. 388. Slav. tugâ, tatyiç, «vvox*, 
M*u. — Oec, vol. 3. p. 187. Dooka, sad, (Malay) As. Res. Vol. 
4. p. 221. — Arm. dukhrootian, r. doohr, pain — Hamlin. Me 
musiâkerii duk, la douleur de mon bras. Nàn' aghàliliotn i 
duk, je n'ai pas compris (senti) la douleur. Danténgheriduk, 
la douleur des dents, lit. la douleur dentale. Duk terâva, j'ai 
de la douleur. GM. wovû. 



DttKÀVÀ, v. prîm. 1 Cl. 1 Gonj. part, dukànà^ Sentir, ou 
«éprouver de la douleur, voy. duk, Dukàla man moghi,mon 
cœur me fait mal. Me tchutchià dukàna, mes mamelles me 
font mal. Moshero dukàla, (Nom.) ma tête me fait mal. Les 
Séd. ajoutent le pron. pers. après le v. d'après le GM. iwvtf 
ju, WGvrf *s. t Aimer. » Les pron. qui suivent le v., sont au dat 
2, en ke. Me dukâv tuke, tchiriklé rno, (c) je t'aime, mon 
oiseau. Ta but dukàlas lèske, léskoro o rashài, (c) et son 
maître {d'école), l'aimait beaucoup. Ov tae dônghe, yek du* 
kàlas, (c) il aimait, et les deux également, yek, un, fv«, Spwlwç. 
O dakdr terélas yek grasnià, dukàlas làke but, fc) le roi avait 
une jument, il l'aimait beaucoup. O raklâ penghiâs pe dot* 
désk& % e rakli&ke ka dukàla, {c) le garçon dit à son père, 
qu'il aimait la fille. Duk e Devléske, aimes Dieu. O rashài, e 
raldésbe but dukàlas, (c) le maître {d'école), aimait beau* 
coup le garçon. Léskeri dài isàs tchordi, dukàlas làke yek 
hhédjas, {c) {Tr, L^ I^-à khodja, docteur, savant — Bchi) sa 
mère était jolie, {et) un khôdja était amoureux d'elle. Ta rfo- 
kàlas Elifnàke (n. pr.) t'ov, {c) et lui aussi, aimait EHf. O 
halo dukàlas làke, {c) le nègre était am, d'elle. Ta o phurô 
dikèlas, kàske dukàlas, (c) et le vieillard regardait, (pour voir) 
laquelle il aimait. 

Dukanô, adj. part, du v. dukàva. Affectionné, amant, du* 
kani, f. amante, GM. £p*>(Uv*. Trin pral isâmas, ta o trin du- 
kaniy (ch.) trois frères nous étions, et les trois s'affection- 
naient, GM. xoà oî Tpci; ifxit^hox. T astàrdile pes dukané, (c. 
Nom.) et ils se sont pris en affection, =ils sont devenus des 
amis. Mèya karnlàv mi dukanià, (c) moi aussi, je prendrai 
ma bien-aimêe. Putchél katâr ki tchar, me dukanià dikliâti 
la ? (c) il demanda à l'herbe, as-tu vu ma bien-aimée ? Te- 
râv yek dukanià, kadjàv te lav la,(c) j'ai une maîtresse, j'irai 1 
la prendre. Mi dukani isân, (c) tu es ma bien-aimée. / rakU 
terélas yek dukanés, (c) la fille avait un amant. A lôtar làkoro 
dukanô ka manghélas, ta dji rdno, asànas, dukhkénas, kelé- 
nos, bolavénas pes, (c) l'amant qu elle cherchait arriva, et 
jusqu'au matin, ils riaient, ils sautaient, ils dansaient, et ils 
«e contournaient. 

Dukàvàva, v. caus. du v. dukàva^ ï Cl. 2 Conj. part, du* 

22 



— 218 — 

kavdô. Se faire du mal, causer de la douleur. H. UL^ dook%- 
hana> v. a. ïo inflict pain. Pelùtar kaldr ko grast, ta du- 
kavghiâs pu dumô, il tomba de cheval, et blessa son dos. 
Te uudva me ki phuv, sur, te ukhkiavés la, te dukavêl to 
pinn'h (ch. am.) que je devienne sur (dans) la terre, (une) 
aiguille, et que tu la foules, et qu'elle cause de la douleur à 
ton pied. 

DukAniovava, v. pass. dukanô-uvâva, part, dnkdnifnijlo. 
Etre douleureux, aimer. Le v. dukàva, n'est rarement em- 
ployé que dans l'Indic.; pour les autres temps, on se sert or- 
dinair. de ce verbe. dumô e grastéskoro dukdnilotar, le 
dos du cheval est douleureux, rcovei. Dukdnile lakeri yakd 9 {c) 
ses (d'elle) yeux sont malades, t Aimer.» But dukaniliom 
lake, je l'aimais beaucoup. Kerghids belds (Tr. & bêla) ker- 
ghids man 9 ta dukaniliom Idke, elle a causé du malheur, 
elle m'a fait devenir amoureux d'elle. Ta dukdnile péskc 
ovokhid ara, (c) et ils se sont amourachés, en ce moment. 
ruvliàkorOj diklids la i rakliâ, ta dukânilotar Idke, (c) l'in- 
tendant vit la fille, et devint am. d'elle. 

Dukanibé, n. abstr. de l'adj. dukanô. Affection, amour. 
S are e saraiêskere manûsh, diné po dukanibé ki tchirikli,(c) 
tous les hommes du palais donnèrent leur aff. à la poule. 
Dikélas ka terénas djin ahôr dukanibé ovokldte, (c) il voyait 
qu'ils avaient tant d'amour pour elle. 

Dukàibé, n. abstr. du v. caus. dukavdva, duka(v}ibé, Dou- 
leur, amour. 

Duklô, adj. du n. duk, douleur. Qui souffre, pauvre. U 
pourrait aussi, être un part, du v. dukâva. Te avén e barava- 
lé, tchoré duklé, (c) que les riches, les pauvres (et) les misé- 
rables viennent. So kamakerél i dukWf que fera la misé- 
, rable? Djdlas i tchort léskeri ddi i dukli, (ch. am.) sa mère 
la pauvre, la m. allait. Ta penénas o yavêr kàrghe.% (GM. xapyoc) 
duklie kârgha, banghie* (voc.) tûke kamanashàsa amarioghi 
ka utchaJterâsa tûke, (c) et les autres pies disaient, ô pie 
misérable, boiteuse, à cause de toi nous perdrons notre âme 
(vie) nous qui t'attendons, (car elle ne pouvait pas voler). 
Na terél te khal, but dukli isi, elle n'a pas (de qubi) man- 
ger, elle est très m. Ce terme m'a été traduit par un Tch- 



— 219 — 

Chr., iwvT*icopo;, usité en Roum. pour wdtvnj Swopoç, Hel. qui 
manque de tout 11 est presque toujours uni au mot tchoré, 
pauvre, et s'applique en général aux pauvres veuves. Terme 
bien connu de tous. 

Dukhkiàva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, dukhkinô. Sauter, 
pron. quelquefois dakhkiâva. Je crois qu'on pourrait rap- 
porter ce v. au Skr. k r a m, To go, to walk, to step. It is also 
active or déponent according to various préfixes and in va- 
rious sensés, as, with a t i, to go over, or beyond, to leap 
over, to transgress, to pass beyond the bounds of virtue — 
Gradr,incedere — Wg. voy. niglavdva et ukhkiàva. Ma dukhki, 
ne sautes pas. Dukhkinô, monté, GM. miâviptivoç. Ndnasti 
dukhkidva, je ne peux pas sauter. Dukhkini grasti, jument 
couverte. GM. ictfayLivn. 

Dukhkiniovava, v. pass. dukhkinô-uvdva, part, dukhki- 
ni[nî)lo. Sauter, même sign. que dukhkidva. Dukhktniliom 
katàr ko duvdr (Tr.jlj-i-* divar) j'ai sauté (du haut) de la 
muraille. Angldl mandat dukhkinUotar, il a sauté au de- 
vant moi. Léskoro sherô dukhkinilotar, (c. Nom.) sa tête 
sauta. Diniâs tchik o kalô dukhkinilotar o bar, léskere môstar, 
(c) le nègre éternua, la pierre sauta de (dedans) sa bouche. 

Dekhviti, dekhavti, (As.) Sauter, voy. dukhkidva. 

Dûkhos, dûkho, m. Air, vent, aWp. Slav. duh\ wveOjxa, Oec. 
Vol. 2. p. 143. Bulg. duh\ spirit, duhdlo, bellows, M. Dict. 
P. Ar. y^z dukluin, fumus tabacum, cujus fumus excipi- 
tur. Ma ker dûkfaos, ne fais pas d'air. Perghiân man dûkhos, 
tu m'as rempli d'air. Zoralô dûkho, vent fort. Tattô dûkho, 
air chaud. Delà o dûkhos, l'air (vent) souffle, voy. Palvdl. 

Dumô, m. Dos. Skr. dr u m a, m. A tree in gênerai, a tree 
of Swerga or paradise, comp. Hel. xop^b;, tronc, souche,GM. 
xopjjLiov, corpo — Som. Gampuz. dumé, ni. lomo, parte del 
espinazo. Uglisti i tchitchâi opré léskere duméste,[c)\a chatte 
monta sur son dos. Bangé-dumcskeréya ! (voc.) ù bossu (d. 
brisé). Tovghids po dumô ki tchérga, (ch.) il mit son d. dans 
la tente,=il se présenta. Bangô dumô, Lat. gibbus, Hel. 
Kvçtf;. Pelô opré pe duméste, il tomba sur son d. Diniôm les 
léskere duméste, je l'ai frappé sur son d. Baré-duméskoro, 
qui a un grand d. Me duméskoro avadanliki^ÏT. avudanlik) 



— '220 — ■ 

la charge de mon dos. Mo dumô diihâla, (Nom.) mon dos me 
fait mal. Térghiovus dumô dumêsa, nous restons dos-à-dos* 

DuMORÔ r dim. do dumô. Petit dos, usité dans les chansons* 
To duntorô* mo dumorô, (eh. ton p. d., mon p. «L 

Dur, adj. et adv. Long, loin. Skr. dura, adj. Distant, re- 
mote,adj. Far, opp. Widely,deepty — ZendMvm, adj. Distant 
remofus.. V. Sade Broeckh, p. 370. If. \+* dur, s. f. distance* 
adj. Far, distant, remote. Pers. \y> {dur) ad]. remotus,Iongus,. 
longinquus. — Le Skr. dûraga, se rencontre chez les Tch. 
(À&.) voy. Diïrylte, (As.). Dur droni, long chemin. Dur, dur r 
très loin. Oburô ve$h,de*Ii-u-fili(jv dlvés dur isâs, (c) la grande- 
montagne, était à 16 jours (de marche) loin. Dur ghelôtar, il 
est allé t. Ma dja djin abôv dur, ne vas pas si Ion. Te dant 
hi dur dur, (adj.) (c)tes dents sont très longues. Sîkavghîa& 
les yek iresh dur ka dihioius, (e) il lui montra une montagne 
qu'on voyait (de) loin. 

Duredér, comp. de dur, loin. 

Dûiuovàya, v. pas», dur-uvdva % part. dûri[nî){&. Etre éloi- 
gné; Liobieh, a la même forme, durjeivdwa, ich gehe weit„ 
ich verrire m ich. Dûriniletar, (c) ils se sont éloignés, dûvi- 
Ictar, est la forme usuelle. 

Duranô, udj. de dut. Durand gav, village éloigné. 

Duiutnô, adj. de dur. Long. J'ai rencontré cet ad), dans 
le conte dit, conte du pont, très connu des Séd. et des Nom- 
/ dur Uni purt> le pout long. Ordinairement on dit duranô* 

Durânïovaya, v. pass. dunuw-imira, part. dunini{nï)l(K 
DurdniletarMà se sont éloignés. Durdnilo améntiar, {c)il s'est 
éloigné de nous. GM. âicepiaxp'jvfoi à^Èuâ;. Dûriovava et d%trâ~ 
niovava&mt rares dans la bouche des Tch. Lorsqu'il veulent 

exprimer Véloignement, ils disent dur djav> dur kadjw, je 
vais, j'irai loin. 

Durâl, abl. de dur. De loin. Durât dikliôm fos, je Pai vu 
de 1. Térijhiovela& durai, il s'arrêta de L Durai daravM, deL 
il effraie. Dikéla durai, o Malimûti, (c) Mahmoud, voyait de 
\. Durai tt/ûm? de \. es-tu venu? Durai katàr ko gav, loin 
du village. 

Dukipé, n. abstr. de dur. Eloignement, distance. Âbor 
i$i léskoro duripé*! combien (quelle) est sad.? 



— 221 — 

Dûrghe, (Às.) Eloigné. Skr. dur a g h a, adj. going a far 
or a long way. Remote (dura and g a, what goes). Slav. 
dôlghii, dôlog, 8oXix6;,Oec. Vol. 2. p. 104. Dùrghe boilï 9 haut» 
Tr. Jijî boilu, adj, qui a de la taille — Bchi. 

Duyéni, m. Boutique, taverne, Hel. ©tvoiwtOirtov, le xamtlsiov 
des Byzantins, bettola — Som. H. Pers. ^j* dookan, s. f. A 
shop, a work-shop. dookan-dar, a shop keeper. Dûkân fear- 
nd, to keepshop. — Yates Indrod. p. 211. Kamadjd* ko du- 
yéni e kalêskoro, (e) nous irons à la taverne du nègre. Ta o 
rom, sarô o divés, kliàlas piélas andré ko duyénia, (c. Nom.) 
et l'homme, toute la journée, mangeait, buvait dans les taver- 
nes. Djdla pe duyenéste, (c) il va à sa boutique. Yek duyéni 
avghin, (c) une boutique (où on vend du) miel. 

Duyenéskoro, adj. du gén. duyéni, au sing. Boutiquier, 
tavemier. Hel. oivoww^tk, xaim\o<;. Khuyazdé e duyenéskoro, 
pende léske : an yek gudlô, te tovés ta paniali andré, te rta- 
ghdliovel, (c) ils appelèrent le t., ils lui dirent : apportes une 
(boisson) douce, et mets (verses) en dedans du raki, (mais) 
qu'il ne s'en aperçoive pas. Dinids o gudlô, o duyenéskoro,(c) 
le t. donna la (boisson) douce. 

Dussô, m. Le tuyau en fer, ordin. double, par lequel Pair 
du soufflet est projeté sur les charbons. 

Dûzi, (As.) Plat. Tr. j^ duz, uni, égal, plat — Bchi. 



DJ 



Dj, se change souvent en tch. 

Djaghi, (Tch. Tokàt). Fille, voy. tchagh'u, (As.) et tchavô* 
Djamutrô, m. Beau-fils, le mari de la sœur, même sign. 
que le Gr. Y*(*6p°s- Skr. d jâ mât ri, m. A daughter's hus- 
band, a son in iaw, a husband,a lord, or master. Yâmàtri 
m. a daughter's husband, y a, substituted for d j. Y â m i, f- 
a sister, a virtuous wonian. Skr. dj âmâtâ. H. S^**j u - 
ma,ee, m. a son in law, pron. etjuva,ee. H. Pers. ^L»!^ da- 
ma*, a son in law — Pukkhto. zum, m. a son in law, Skr. 
jamâ-1— Belle w's Dict. 1867. E kalé y akéngora djamutrô, q 
Mûryos, (n. pr.) (c) le beau-fils Murgos, ayant les yeux noirs. 



222 

Djamufréskoro lehavo, l'enfant du beau-fils. TKnïds ÎPspï e 
yavér rakltà* kerghià(s) les djamutro, (e) il lui donna son 
autre fille, il le fit b.-f. E Brotakôskoro (n. pr.) tcliaaô, linàs 
c dakaréskeri tchaid, dakaréskoro djamutrô ulinô, (e.Nom.) 
l'enfant du Brotako, prit (en mar.) la fille du ror, il devint 
gendre du roi. 

Djaftkrô, djaftûri, (As.) Beau-fïïs, voy. djmmdrâ. 

Djardâv, (As.) Beau-fils, voy. djamutrô. 

Djaili, (As.) Fumée. Skr. d j val t Ardere, îucere. — Wpr- 
dj val a, adj. Blazing, shilling, s. m. (lame, blaze, lîght. H. 
djvala, f. tlame. Prob. il y a erreur dans cette- défia. Ou a 
pris la flamme pour la fumée. 

Djam, m. Verre à Imire. H. ^ djam s. m. a goblet, cup„ 
glass, any vessel for drinking ont of, bowl, a mirror. 
Tr. A^ djdm, Verre, vitre, coupe (de métal ou de verre) — 
Bchi. Ce terme pourrait servir à élucider Fétyni. dvtakhtdL 

Djanàva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, djandô, djanlô. Sa- 
voir, connaître. Skr. d jn a, toknow, to understand — ani- 
madvertere, cognoscere, nosse, scire. — Wg. H. UU janna, 
v. a. To know, to unterstand, to comprehcud, to trust,, 
r/j/cm, m. understanding, intelligence, intellect, knowing. 
Lat. gnosco, Hel. yv^maxtù, SI av. djndiu, yvoft>> yrwîxyjco, Oec. 
Vol. 2. p, 151. Tu djanës, tu sais. Sokampeml 7 nanti djanél, 
il ne sait pas ce qu'il dira. So djandsa avaklé butiâtar ? 
que sais-tu de cette affaire? Me djanglri/mi tut, moi, je t'ai 
connu (reconnu). Na djandva, na. djanlôm, je ne connais 
pas, je n'ai pas connu. Cet aor. est propre aux Nom. Togav, 
djanêsa /«'.s? (< ) ton village, le connais-tu? Ndna djandva 
sbôra, (Bulg.) (c) je ne connais pas de paroles=à parler. 
Penghlds e puridke, tu djancs c kltanuinâkoro fo/ier? (c) il 
dit à la vieille, connais-tu la maison de la dame? (Tr. fc/ea- 
nùm % dame). P&nghids i purû mo raklô t me djandv les, (c) 
dit la vieille, mon gar<;on, moi, je la connais. Djanén so 
khuyazgliiôm (CM. ^ouyiaÇo)) tum en ? (c) savez- vous pourquoi 
je vous ai fait appeler ? 

Djanémi, (As.), ghy-djanêw 7 (Tch. Tokat) avec le pref. 
Armén. ghy, Connaître. Ni djanémi, je ne connais pas.Ào»i 
djanéri ? qui sait? 



— 223 — 



DjandïIr, f. Chaîne. H. Pers. j^) zunjeer> t a chain, 
Tr. zindjir, chaîne — Bchi. Ki djandjir tovdô la i romnià, ils 
ont mis la femme en prison (dans la chaîne). Sovnakuni 
djandjir, ch. d'or* Rujmvmi djandjir, ch. d'argent. Panlô 
les e djandjirdsa, (c) on le lia avec la chaîne» 

Djandiiralô, ad}, de djandjir. Enchaîné. 

Djar, f . Cheveu, poil. Skr. d j a t f , v. To clôt, to be en- 
tangled^ as hair, d j a t T a, f. The frair rnatted as worn by 
the god Siva, and by ascetics. Yek djar, un cheveu. Nâna 
nikcwghids adjéi djaria, ses ch. nbnt pas encore poussé. 
* Poil.» Te kMv la bibo, pe djariéndja, (Nom.) que je le 
mange {le pud. m.), ô tante, avec ses poils. Te khan me min- 
djâkere djcurid, que vous mangiez les poils de mon p. (mul.) 
«Filament.» akôr dûi djariâ terélas ta tchidinô o djaria, 
pinrilo o akôr, {c) la noix avait deux filaments, et il tira les 
filaments, {et) la noix s ouvrit 

Djarialô, adj, de djar, Qui a beaucoup de cheveux, Hel. 

Djangâva, v. prim. 1 CL 1 Conj. part djanganô. Eveiller. 
Skr. d j â g r i, v. To wake, to be awake, or watchful — Vigi- 
lare, excubare — Wg, d j â gr a t, watching, being awake. H. 
USlft. jagnay v. n. To be awake, jagana, v. a. To awake, to 
rouse from sleep.^wgfto, adj. awake, jugna, v.n. To be awake; 
inusité sous cette forme. 

Djangavâva, v. caus. de djangâva. part djangavdô. Pu- 
suvghiôtn les, ta djangavghiôm les, je l'ai piqué, et je l'ai 
éveilla Ta te dikés manushén, te djangavés man, (c) et si tu 
vois des hommes, tu m'éveilleras. Nâstik djangavghiâs les 9 
(c) elle n'a pas pu l'éveiller. 

Djangàniovava, v. pass. djunganô-uvàva, part, djangâni- 
(ni)lo. Etre éveillé. Djangânilotar o pakô,dikqla i raklindnai 
pashê leste, (c) le chauve s'éveilla, il voit qUe la fille n'était 
pas près de lui (à son côté ). Djangânilian ? êtes-vous éveil- 
lés? Nâna djangâniliom kanék far, je ne me suis éveillé 
aucune fois. Ta o raklô suttô suttô, djangânilotar, ta dikéla 
ka isi andré ko vesh, (c) et l'enfant dormant, (rép.) (après un 
long sommeil) s'éveilla, et vit qu'il est dans la forêt. Ma 
&ov 9 djangâniov, (ch. am.) ne dors pas, reveilles-toi. Djan- 



— 22i — 

gànïlelar o phtirèj o yek tcliïdel po sherô, o yavêr penèla ; ma 
tchide me tchor, (c) les vieillards s'éveillèrent, l'un tira sa 
tôte, l'autre dit : ne tires pas ma barbe. Dans ce conte, un 
gamin lia la barbe de deux vieillards endormis. Ko sarânta 
divés, djangânilitar ai, (c) en (après) quarante jours, elle 
s'éveilla. 

Djâva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, ghelô. Aller. Skr. y â, 
v. To go, to go to, to obtain, to get, — Ire, proficisci. H. ^^ 
jana, v. n. To go, to be, to pass, to reach. Dikliâs o dakdr ka 
kamdjal léskoro rahiô lésa* (c) le roi voit, que son garçon ira 
avec lui. Ov penghiâs, méya ovotiaring djâva, (c) il dit, et 
moi aussi, je vais par là. Penghiâs e rakliênghe, me, kama- 
djâv me dadéste, (c) il dit aux filles, moi, j'irai chez mon 
père. DjaV avéla, drom keréla, ta matchënghe Ion tchivêla, 
(ch.) il va, il vient, chemin faisant, il jette du sel aux pois- 
sons. Dja Devlésa, vas avec Dieu. Salut, aux pers. part. Kâ- 
rin djâsa? djav t'arakâv mopral, où vas-tu ? je vais trouver 
mon frère. A katdr kamadjâv, sostdr ovotâr, o drom teréla 
but tchik, d'ici j'irai, car de là, le chemin a beaucoup (de) 
boue. Djav avri, je vais dehors=je sors. Adjdi avri dja 
tûke, plus en dehors vas. Dja avaklé manushéndja, vas 
avec ces hommes. Dut far gheliôm, plusieurs fois, je suis 
allé. Gheliôm te dav e grastés, pus, je suis allé pour donner 
au cheval, (de) la paille. Dja, le, (c) vas, prends. Aide (Tr. 
haide) te djas, droméste, (Nom.) allons, partons, pour (notre) 
chemin. Lâkoro gadjô ghelô ko kher, (c) son mari alla à la 
maison. Oi penghiâs, ndna djav me, (c) elle dit, moi, je ne 
vais pas. Nâna ghelitar i gadji, (c) la femme n'alla pas. 
Gheliôm polindle, (™fttv) je suis allé en ville. Po (GM. mb) 
shukàr dja, vas (marches) mieux. Ma dja dur, ne vas pas 
loin. Perdâl dja tuke, vas de l'autre côté. Ta gheli i romni 
pe romëste, andré ki damia (c. Nom.) et la femme alla chez 
son mari, dans la prison. Aide (Tr.) dja tûya, farakésman- 
ghtn, (c. Nom.) vas toi aussi, trouver des richesses. Dja te 
les la, (c) vas la prendre. Amen ndna djâsa, (c) nous n'allons 
pas. Me ndnastfk djâsa purie, (c) moi, je ne peux pas aller 
ô vieille. I gadji penghiâs léske, tu dja, (c) la femme lui dit, 
vas-t-en. « Avec le pron. pers. au Dat. 2, en ke, Partir, s'en 



— 225 — 

aller, Hel. chrfpj^ptxi.» Djàva mânghe, je m'en vais. Djâla 
pesiez, il s'en va. Ta unghinô ghelà péske, (c) et il se leva (et) 
partit raklô ghelô péske pe seraiéste, (c) le garçon s'en 
alla à son palais, voy* sardi. Penghiâs o raklô, te djav mdn-r 
ghe, (c) le garçon dit, je m'en vais=que je m'en aille. Ukli^ 
te djas aménghe, (cj léves-toi pour nous en aller. Medetschaf, 
chez Pott, Vol. 2. p. 440 (verabfoigen) doit être écrit, me te 
djav, que je m'en aille, je partirai. 

Djàmi,(As.). Aller» voy. djâva. Me na djâmi, moi, je ne vais 
pas. Halépi ne garant, je ne suis pas allé à Haleb» Garém, 
Aor.3&Tch. Roum* gheliôm. Ghari, il alla. Na ghari, il 
n'alla pas. 

Djsl, voy. tchek 

Djébbx, n, L Poche. H. w^ jeb, f. a pocket, Tr. djeïb, 
poche, sein— Bchi. Gampux. chepo, m. sena, cavidad del 
pecho. Tov ta vast andré te djebbdte, mets ta main dans ta 
poche. Djébbesbut terâva, j'ai plusieurs p.. Les Grecs se ser- 
vent du même mot, tÇ<**, taxnouXa, sacoccia, tasca — Som< 

Djeni, (As.) Boucle d'oreille, voy. tchent. 

Djenô, m» Personne, Skr. d j a n a, m. Man, individually 
or collectively, a man, mankind, the universe. H. ^ jun, 
s. m. A person, individual, et juna, m. a person, individual, 
^W mahajun {maha and jana) a banker, money dealer, a 
good or trust-worthy person. P. { j^^ jins. Lat. genus, Hel. 
Y*voç. Yavér djené nashavdé e kherén, d'autres personnes ont 
perdu les ânes. Avéla yek djenô, (c) une personne vient. 
Djan adjâi desh djené, (c) allez encore dix personnes. Djenâ 
bar 6, grand personnage. Ovokâ djenô ka djâlas, isi kalô, (c) 
cette p. là qui va, est un nègre. Tchindé lénghere sheré et 
Dasénghere sardnta djené, (ch. Nom.) ils ont coupé leur tête 
et (des) Bulgares quarante p. Dûi djené kamné, (c) deux p. 
ont voulu. Kânek djenô andrdl nàri avéla, (c) aucune p. ne 
vient de dedans, Hel. oàSii*. Ovotiâ ka djdlas, dikéla trinén 
djenén, (c) là où il allait, il voit trois p. Diklids i rakli, yek 
djenâ ndndi, (c) la fille voit que p. n'y était. Yek djenô ndstik 
djdlas, te lel i rakli % (c) une personne (aucune) ne pouvait 
aller prendre la fille. Yek djenéskere rnôste, (c) dans la bou- 
che d'une p. 

23 



— 226 — 

Djev, (As.) Orge, voy. djov. 

Dji, djin, tchi, tchin, ind. Jusqu'à, lac, usque f ch,isoften 
interchangeable with j. As. Res. Vol. 7. p. 474. H. c t^ 
ch,hin, or ch.hun, s. m. (Skr. ks'a n'a) a moment, an instant. 
ch,hinek, adv. a little while, ch,hun'ik, adj. Perishable, un- 
certain. Ce terme ne me paraît avoir aucune affinité avec 
Fit. sin, sino, Pott, Vol. 1. p. 303. Vol 2. p. 219. Ascoli Zig. 
p. 69. Dji dji bershé, te khuyâzes rnan te biavéste, et l'an 
prochain (je te souhaite) que tu m'appelles à ton mariage. 
Impréc.=que ta femme meure. Dji ko bersh, te djivés, jus- 
qu'à l'an, \prochain) que tu vives. Arakliàs dji desh raklén, 
(c) il trouva jusqu'à dix garçons. Besh dji te resél, (c) assieds- 
toi jusqu'à ce qu'il arrive. Djin andré, jusqu'à l'intérieur, 
laç \kt**. Dji t'arakâv les, jusqu'à le trouver. Dji lakere pin- 
rénde, jusqu'à ses (d'elle) pieds. Dji ko yavér gav, jusqu'à 
l'autre village. Ta ov dji Varakél parti, (c) et lui jusqu'à ce 
qu'il trouva de l'eau. Dji to trin, jusqu'à trois (fois). Isâs dji 
desh raklid ovotid, (c) il y était (avait) jusqu'à dix filles ; dji, 
ici signifie à peu près, GM. iccptaou, ca>c U**. Dji desh banliâ 9 
(c) à peu près dix bourses. Djidjibershéskoro,GNL. x«l toO xp6- 
vou=(|jLttUovTo;) jusqu'à Tannée prochaine. Hel. et\ &?ac !**«&«, 
(je vous souhaite de vivre jusqu'à l'année prochaine). Hel. 
toO *7ci6vtoç ïtouç. Cor. At. Vol. 2. p. 410. Tchi ti Silivri, jus- 
qu'à Silivri. Tchi ti pôlin, jusqu'à la ville, (Constantinople). 
Léskoro dat penghiâs: me kadjâv dji leste, (c) son père dit : 
moi, j'irai jusqu'à lui. Parmi quelque Nom. dji, a la signif. 
d'ac/jdi, encore. Na pékilo dji, il n'est pas encore cuit. 

Djin azôm, voy. azôm. 

Djin abôr, voy. abôr. Djin abôr bersh xsi, kharâtch (Tr, 
kharadj) nàyi aliôm tuméndar, (c) il y a tant d'années, (que) 
je n'ai pas pris votre taxe (de vous). dakdr bitchavghiâs 
djin abôr manûsh e gurdjû (Tr. ^j £ gurdji) raklidke, (c) 
le roi envoya tant d'hommes à la fille Géorgienne. Djin abôr 
diveséndar, rodiniân les ? depuis combien de jours, le cher- 
chais-tu ? Ta ist djin abôr parvardé, et ils sont si gras. Ka 
tsds djin abôr tchordi, (c) qu'elle était si belle. Amén, djin 
abôr bersh isi, tùke marâs'amén, (c) nous, depuis de longues 
années, nous nous battons pour toi. 



— 227 — 

Djivàva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, djivdô, Vivre. Skr. 
d j i v. To iive — Vipère, vivum facere, vitae reddere, alere, 
nutrire — Wg. H. L~s» jeena, v. n. To live, jeewna, v. n. To 
livejtfd, adj. alive, living. Yates Introd. p. 229. — Zendjîv, 
yivere. V. Sade. Broeckh, p. 359. Slav. ppu — Bul. %iv\ M. 
Dict. L'usage de ce v. est rare ; lorsqu'on veut exprimer le 
£ô, vivre, habiter, on emploie Beshâva, habiter. Djivdô 
isôm, je suis vivant. Djivél lâkere tchavé pe katésa, elle 
soutient (£ti, faire vivre) ses entants avec son fil (ouvrage). 
Te djivés mànghe, que tu vives pour moi. GM, va fio& &*#. 
Te djivén tuménghe, qu'ils vivent pour vous. GM. và.*&«&- 
oouv. Devél lazdiniâs man, te djivâs ikitané tûsa, ko tem, 
(c. am.) Dieu me leva (ressuscita) pour vivre ensemble avec 
toi, dans le monde. Tovdé les andé (pour andré) ko tabuti, 
(Tr. tâbout) ; ov unghinôtar anddl (pour andrdl) katâr ko 
tabuti ; ta pendâs léskeri rovnni, atchén, mo rom isi djivdô, 
ka isàs ko tabuti (c. Zâp.) on le met dans le cercueil ; il 
se leva de dedans le cercueil ; et sa femme dit, attendez, 
mon mari, qui était dans le c, est vivant. 

Djîvghiovava, v. pass. djivdô-uvàva. Les Séd. pron. sou- 
vent djivdiovava. But djtvdiliom avaklé gavéste, j'ai vécu 
long-temps dans ce village. Djivdilias eneninta-u-pandj bersh 
(c) il vécut 95 ans. Trin ôres (ôpaç) djivghilitar, mulitar, (c) 
trois heures elle vécut, (et) elle mourut. 

Djibé, n. abstr. du v. djivâva, dji{v)ibé. Vie, Skr. d j i v a, 
adj. Life, existence, Livelihood, profession, H. ^j* jee f m. 
Life, soûl, spirit, et j& jeew, s. m. Life, soûl. Kânek far me 
djibndste, ndna mâttiliom, jamais (aucune fois) dans ma vie 
je ne me suis pas soûlé. 

Djib, (As.) Langue, voy. tchip. 

Djiv, (As.) Pou, voy. djuv. 

Djimari, (As.) Poule. 

Djinkeràva, voy. tchtnkerdva. 

Djov, n. m. Orge. Skr. y a v a, barley (Hordeum Hexasti- 
chon)— Zend y a v a, l'orge. V. Sade Broeckh, p. 387. H. y* 
juv, m. Barley. juvala, m. Grain mixed with barley, as food 
for cattle, $ou> hordeum, orge — Honig. Vol. 2. p. 394. Pers. 
y* (djev), hordeum — Vul. Hel. &*, Skr. y a v a. Lassen, Inst 



-- - 22s - 

Ling. Pracrit. p. 215, note. djov ta o ghiv, m but latcbés 
avakd bersh 9 Forge et le blé, sont bieu (bons) cette année— 
Yug or junction at Béuàres, is jug in Bengal, and was pro- 
nounced zug, or in the nominative case, zugon, at Athens* 
As. Res. Vol. 1. p. 24 — Jabadios> or Yavadwipa,o£ PtoJemy,, 
was rendered in the old Latin version, the isle oî barley: 
but we must admire the inquisitive spirit and patient la- 
bour of the Greeks and Romans, whom nothing observable 
seems to hâve escaped: yava, means barley in Skr. As. Res. 
Vol. 3. p. 9. Ghelétar te tchivén djovd, (pi.) (c) ils allèrent 
couper (faucher) Forge; imité du GM. xfnt6api(*v), orge, pL 

xpiôâaux. 

Djovéskoro, adj. du gén. djov, au sing.Qui vend de forge. 

Djorô, m. Mulet. Campuz, choré, mulo, chori, mula. Ta 
desh-u-don djorén, (ch. am.) et 12 mulets. Desh-u-dûi 
djorén andàs i tchâi, ta e graién, (ch. Nom.) la fille amena 
12 mulets^ et les chevaux. Les Séd. ont oublié djorâ; ils se 
servent de djorni, qui est Fadj. fem. djor(a)nâ, djor(a}ni. 

Djornï, f. Mulet, voy. djorô. Djdla djorniàsa, il part 
(monté) sur le mulet. Katar avéna e latché djomia'ï d'où 
viennent les bons mulets? Ayo Vasili (ayio* Basftewç, pron. 
ayto Badtl/j;) avéla pi loli djomiàsa, (ch. du premier jour de 
Fan) St. Basile vient avec son mulet rouge. 

Djor, tchor, m. Barbe, filaments,, môme êtym. qu&djar* 
Campuz, chou, f. barba, r changé en n. chômes, pï. f. bar- 
bas. Àstaryhîds po djor, ta penghiâs Uske, (c) il toucha sa 
barbe, et lui dit. E dônghere tchor maklid(s) len, (c) il avait 
oint la barbe des (tous les) deux. Mo kak, maklids e phu- 
rényhere o djor, (c) mon oncle oignit la barbe des vieillards. 
Djor terélu, il a de la barbe. Tu o ram ka piélas, djâlas i 
mol léskere djoréndar andré ka tutum, (c. Nom.) et le Tch. 
qui buvait ; le vin allait de sa barbe (à travers, ht*) dans 
Foutre./ ddi e tchavéskeri dénilitar, o dat pe tchor tchindâs, 
o Burddni (n. pr.) o barù tchavô, ka shundds, rovéi dise 
aratti, (c. Nom.) la mère de Fenfant devint folle, le père 
coupa sa barbe, Burdâni, Fenfant aîné, dès qu'il apprit (cette 
nouvelle), pleura jour et nuit. Djorà au pi. GM. y^veia, t4, 
barba — Som. Ma tchide mo djor, (c) ne tires pas ma barbe' 



— 229 — 

t Filaments » Khandénas, te tchinén e dibiéskeri (Tr. 
dib y fond, pied— Bchi) o djor y (c) ils creusaient, pour couper 
les filaments de la racine. 

Djoréngoro, adj. du gén. djor, au pi. Barbu. Barê-djo- 
réngoro, qui a une grande barbe. Tchoréngoro r&m, Tch. b. 
Atchilttar dût phuré djorénghere, (c) deux vieillards b. 
restèrent. Dans ce conte on trouve aussi, dûi phuré e djo* 
réndja, deux vieillards avec de la b. 
. Djukél, voy. tchukél. 

. Djup, (As.) Clef,key. kilid{ 9 klidl des Tch. Roum* H.Pers. 
w>^ chop, Wood, a post, a drum stick. En Asie Mineure 
comme en Roumélie, on se sert souvent de grandes clefs 
en bois. Tr. Arnaud kilidi, (verrou Albanais) serrure de bofe 
— Bchi. 

Djut, Juif, pi. djutné, djutâ. Tr. *ji&> djuhoud, s. Juif. Le 
peuple prononce tchifout Ar. *yd yahood. Les Juifs, les 
Israélites — Bchi. Ghelô yek djutéske, per.éla e djutéske lésa 
avakd vanrôt (c) il alla à un Juif, il dit au Juif, prends-tu 
{achetes-tu) cet œuf ? Dav tut peninda rôshia> (Tr. ghrush) o 
Djut penghiâs, (c) je te donne 50 piastres, dit le Juif, ghrôshù 
se pron. souvent {g)rôsha. Sostâr o Djut shukdr isâs, (c) car 
le Juif était joli. 

Djutôrô, dim. de djut, Juif. 

Djutnô, adj. de djut, App. aux Juifs. É6ptfx&<. Vrakeré* 
djutnés? (adv.) parles-tu la langue j. djutni, f. Juive. 

DiUTNioRi, dim. de djutni, jeune f. J. 

Djungàliovava, voy. zungâliovava. 

Djuv, m. pi. djuvd. Pou. Skr. y u k a, m. f. A louse. rac. 
yu, to mix (with the hair) — Colligare, miscere, conjungere 
— Wg. H. jy^joonj. A louse— /ue, pediculus, pou — Honig. 
Vol, 2. p. 406. — substituting j for y according to the genius 
of the Hindevi dialect. As. Res. Vol. 7. p. 222. Amaré g<*- 
véste, saré o tchavé teréna pe sherénde djuvd, dans notre vil- 
lage, tous les enfants ont sur leur tête (des) p. Teréla lésko- 
ro sherô djuvd, sa tête a (de) p. Kanék te teréla djuv, si 
quelqu'un a des poux. Khâna man e djuvâ, les poux me 
(de)mangent. 

Djuvalô, adj. de djuv. Pouilleux, Hel. fOtipt&v, GM. <l*ipidpvtç. 



— 230 — 

Djuvalô sera, tête pleine de p. Kambéri (n. pr,) djuvalô, 
Kambéri, le p. But djuvalô, très p. djuvaléya, (voc). 

Djuvâliovava, v. pass. djuvalô-uvât/a, part. djuvàli(ni)lo+ 
Devenir pouilleux, Hel. ç9etptao>. Djuvàlilotar, il est devenu 
p. Tfe wa khandésa te bal y kamadjuvdlios but, si tu ne pei- 
gnes pas tes cheveux, tu deviendra très p. Djuvdtiliom, (Aor.y 
je suis plein de p. GM. £<J/eipta<xa. 

Djuvél. Féminin, OyjXuxo;. Skr. yu van, adj. Young r best, 
excellent, ^\^ juvan, adj. Young, m. À youth, lad, man, 
adult, iuvanee, f. youth, L*k jooba, adj. young, ïj^joom, adj. 
young, juvan murd, Brave. — Pâli yovanam, Prakr. djova- 
narn, Skr. y a o v a n a m, jeunesse, Burn. Essai, p. 163. Dz- 
kéla y eh rakli, ta pushliâs, tu kon isân ? mursh isdn y a (Tr. 
^ V a ) djuvél"} (c) il voit une fille, et il demanda, qui es-tu? 
es-tu maie ou femelle? (garçon ou fille?). Ta ôi penghiâs> 
djuvél isôm, (c) et elle dit, je suis fille. On voit par ces ci- 
tations, que djuvél est fem. comme le suivant djuvli. Comme 
les Tch. changent le y a Skr. en dj> dans plusieurs mots, je 
suis porté à croire que le même changement s'est opéré 
dans ce mot, et que peu à peu, ils ont oublié la signif. du 
g. masc. de djuvél. L'emploi de djuvél pour djuvli, n'est pas 
rare. Shukâr djuvél, belle jeune fille. Yek djuvél alitât^ une 
j. f. est venue. Na shukàr djuvél, j. f. laide (pas belle). 

Djuvli, Jeune femme, pi. djuvliâ. Yek djuvli avéla f une 
femme (jeune) vient. Le H djuvlid ta éla akaikhiâ ratt me 
keréste, prends ta femme et viens cette nuit (ce soir) dans 
ma maison (chez moi). 

Djuvlïàkoro, adj. du gcn. djuvli, au sing. Àpp à la femme. 
Me djuvlidkere triakhâ, les souliers de ma femme. Djuvlién- 
goro k'hôros, (xopfcç) danse des jeunes filles. 

Djuvlicanô, adj. de djuvél. Féminin. Djuvlicanô piribê, 
(c) pas de femme, (à la manière des femmes). 



231 — 



E 



Eg, (As.) Feu. Tch. Roum. yak. Eg nie, il n'y a pas de feu. 
Tch. Roum. yak nânâv 

Edjé, adjé, (As.) Aujourd'hui. Skr. ad y a, ind* To-day. 
H* ^ ! aj, adv. To-day, qj-fcuZ, adv. to-day. ej, adv. To-day. 

Yates Introd. p. 191, ajtak> adv. till to-day. id. p. 192. voy. 
avdivés. Tch. Roum. 

EftA, Sept, voy. les nombres, p. 75. 

Eketané, ketané, ikitané, kitané, ind. Ensemble. Skr. 
ekastha, adj. collected, assembled, conjoined, in one site 
or place, ekasthâna, n. one place, the same place. H. 
çjLé'viL yek t>han, adj. collected, assembled together. e k t',- 
h a, adj. together, collected, GM. ivrapa, Hel. cv tô a^a. Cor. 
Àt. Vol. 2. p. 124. Skr. ekada, at one place, together, 
ikaffha, collected together. Yates Introd. p. 289. Te djas 
ikitané, allons ensemble. A lidm ikitané, nous sommes venus 
ensemble. Kitané kitané te djas, ensemble, ensemble allons. 
Gheléiar ikitané, ta ghelé péske ko kheré, (ch.Nom.) ils sont 
allés ensemble, et ils sont allés chez eux, dans la maison. 
Ta lias les o dakâr eketané, (c) et le roi le prit ens. (avec lui). 
Lià(s) la ikitané, ta ghelghiâ(s) la pe saraiéste, (c) il la prit 
avec lui, et la conduisit dans son palais. Penghiâs o raklô 
e rakliénghe avaklé kheliâ, ka khdna len, saré ikitané te khan 
len, (c) le garçon dit aux filles, ceux qui mangent ces fi- 
gues, qu'ils les mangent toutes à la fois. Ov djâlas ikitané 
lésa ko kher, (c) il allait ens. avec lui, (accompagné de) à la 
maison. Ta djànas ketané, (c) et ils allaient ens. Murshnte 
mo, éla te uvâs o dûi kitané, (ch. am.) ma (belle), fille, viens 
que nous, les deux, devenions un, ensemble,=que nous 
nous marions. O dakâr, léskoro raklô ikitané, (c) le roi, son 
garçon ens.=avec son garçon. 

Éla, viens, GM. lx«, 2 p. sing. imp. d ? tkitù, &«5vû>, tarifa», 
je viens. Cor. At. Vol. 1 p. 159 — Vol. 2 p. 132, même sigri. 
que ta6«, viens. Bulg. elâ, Gr. come. M. Dict. Na éla pash 
mande, ne viens pas près de moi. Ta i phuri penghiâs, mi 
rakli éla, (c) et la vieille dit, ma fille viens. Les Nom. se ser- 



— 232 — 

vent généralement d'au, imp. du v. avâva. Venez, élan, GM. 
iX&rt. Elan akanâ, te dikàs, Venez maintenant,, voyons. 

Elki> (As.) Mensonge. Pers. C /^M (ulken) avarus, miser, 
ebriosu». ^}i\ (dk) devius, errabundus— Vul. 

Elketri, (As.) Menteur, formé tfelki et du suf. jLï tar, — 
Vul. Inst. Ling. Pers. 1840, p. 166. voy. khokhavnô* 

Emi, (As.) NoUsiscame'n, Tch. Roum. 

Emiki, (As.) Notre=xsamaro, Tch. Roum. Emiki esti y il est 
à nous=mous avons. 

Enghéri, Espèce de chardon, que les habitants de Roum* 
cueillent au printemps. On le mange cru et cuit. H. Sj^ t 
unkree, s. f. a kind of vetch (Vicia sativa), wet grain. A 
young sprout. Te djas te ghédas enghéria, (Nom.) allons 
cueillir de chardons. Les Grecs de Roum. l'appellent ***jt- 

wpayu 

Erîk, t Tr. ^i j l erik, Prune— Bchi. Yek erik, une pr. 

ERiKin, f. Prunier. 

EngushterI, Bague, finger ring, voy. Angustri. 

EsKiDjis, n. m. Tr. eskidji, Marchand de vieilleries, fri- 
pier — Bchi. Hel. **X*iopfa<poç,GM. iwtÇwt^ç. Cor. At. Vol. l.p. 
94, 109, 116. Araklinds (Nom. pour araklds) yek eskidjis (c) 
il trouva un fr* 

F 

Far, ind. rarement var, Fois. Skr. vàra, m. A multitude, 
occasion, opportunity, a moment, adv. a time, as v â r a n 
varan, many a time, repeatedly often. H. ^ war, m. a 
day, — f. time, GM. <popà <p£pw, poXà, coup, fois. BoftXo» {toXw, 
p(«v po>àv, &io Tprtç (JoXà*, une fois, deux, trois fois. Fr. volée, 
sonner une, deux, trois volées. Cor. At. Vol. 4. p. 413 — Tr. 
*£ kerre, kerret, s. fois, coup — Bchi. Yek far, une fois, H. 
ek bar, once, one time, Yates Introd. p. 51. Dûi far, deux 
fois. But far, plusieurs f. Yavér far, autre fois. Trin far 
pushliàs léstar o dakàr, (c) trois f. le roi lui demanda. Ta te 
tchumidav la yek far, ta ôi te tchumidel man desh far, 
(ch. am.) et que je la baise une fois et qu'elle me baise dix 
ois. Dûi trin far, deux, trois f. imité des Grecs disant &w, 



— 238 — 

tp&t Wfefc au lieu de &« % tprtç. — Cor. At. Vol. 2. p. 412. 
Yek far ghelô> dûi far ghelô, (c) une £ . il alla, deux f . il alla. 
Due far barô, deux t. grandssdouble. Trin far dard, 3 fois 
grandstriple. Dinè adjâi yek far o tovél, (c) ils frappèrent 
encore une f. (avec) la hache. 

Fanàri, m. GM. y «vJpov, dim. de <p*viç, lustre et feu de 
joie. Cor. At. Vol. 4. p. 637. Pers. ^y^ fanoos, fanai, Tr. 
j^i fenoTj fener, Lanterne, fanal, phare, — Bchi. Sar dûi far* 
ndria, comme deux lanternes. 

FArkya, fâlkya, f. Faulx. Lat. faix, propre aux Nom. du 
nord. Les Tch. demeurant au milieu des Bulgares, se ser- 
vent de kâsa, q. v. 

Fenghiardô, adj. part, du v. fenghiarâva, formé du GM. 
ftfi^ ? *YY°fc fanal, flambeau. Opré ko kalà ruk, isi umblavdô 
o fenghiardô, (c) à Porme, est pendu le fanal. Tr. ~M\ */ 
kara aghddj, orme— Bchi, lit. arbre noir. ^ 

Fêlé, voy. télé. 

FIllo, m. GM. f fotav, Feuille, pétition. Ta ukhkinàtar o 
pliure, ta kerghids yek fillo t (c) et le vieillard se leva, et fit 
une pétition. Attardé kerdé yek fillo, dîné les ko dakdr, (c) 
ils se mirent à faire une pétition, (et) la donnèrent au roi. 
Dakaranô fillo, p. royale. Dans leurs discours, on emploie 
le Tr. arzouhal, pétition — Bchi. 

FfiUGHos, m. Tr. Pers. 3£\f feraghoui, Oiseau qui res- 
semble au faucon — Bchi. Dticiosa (diklio(vi)sa) mdnghe tu, 
sar e devryaldkoro firaghos, (ch. am.) tu me paraît, comme 
le faucon de la mer. 

FitItcha, n. f. Champignon qui pousse sur des pierres, 
ou en des endroits pierreux. GM. f y*(tǫ, dim. de p*t6v, 
plante. 

FiyIzava, v. n. part, fiyizdô. Dire, Hel. ^t, f <fo, !yw, 
Iftra. Le pendvOj des autres Tch.; <pt)p.l et ses dérivatifs sont 
oubliés par le peuple Grec. Peut-être quelques traces en 
existent en Roumélie, d'où les Tch. l'ont emprunté. Je n'ai 
jamais entendu ce v. que dans leurs contes. Fiyizelas e ra- 
klénghe, (c) il disait aux garçons. Fiyizava tûke yek lav, (c) 
je te dis un mot. Fiyizghiôm les tûke, (c) je te l'ai dit. Nâna 
fiyizghiân les mdnghe (c) tu ne me l'as pas dit. 

24 



— 234 — 

FoLITlS, m. Nichet. «uXàç,.... rijv xxroutôiov tyviv rnv Itcwi- 

£oucav xxl xXfti»aoOtfatv— Suidas. npoTçwXov, 7rp(S(jaoyov, uovo in- 
dice, guardanidio — Som. Tov yek folitis telâl ki kaghni, mets 
un n. sous la poule» 

Fôros, n. m. Dans le Bas Empire, on appelait, f<Spo$, le 
marché, dyopà, ?<>P « T *t> (uyiXow Kwv<ît(xvtivou, voy. Constan- 
tinias de Skarlato D. Byzantins, Athènes, 1851. Vol. 1. p. 
111. Il est singulier que ce terme oublié par les Grecs de 
la Roumélie, ait été retenu par les Tch. «4><5po^ *i Tcwîw^piov, 
i TOttoç tv (û TtwXoOvTai t4 ôvta. — Suid. Lat. forum. 4>6po;, iwcÇapi, 
{iicaCapi, mercato, cioé piazza dove si vende e si compra— ~ 

Som. Koctà t^îv dyopàv, $ yopo; ttpo<jayopr5tTai. DG. MetfYj — dyo- 

pà, ^pépoç. Cor. At. Vol. 5. p. 202. Ce terme dérive-t-il du Skr. 
pura, a town, city ? Aujourd'hui, fopoç, pi. yopoi, les droits 
prélevés par le gouvernement. Te djas to fôros, allons au 
marché. Dur isi o fôros, le marché est loin. Kamadjâv ko 
fôros takhidra, j'irai au m. demain. Fôros ne s'applique 
qu'aux marchés des grandes villes. Les foires si nombreu- 
ses en Roumélie sont appelées panayiri, GM. itav^yvpiç. 

Frenk padlidjân, (As.) Tomate, lit. aubergine des Francs. 
Bedan rurni, H. Pers. Badidjan roomee. Tomate, pomme 
d'amour=slit. aubergine des Grecs. 

FkolI, n. f. Florin, l, r, transposés. GM. <pXo>piov, ^Xoupiov. 
Lat. flos, frolino. t Florin, monnaies d'or, parcequ elles 
portaient une fleur de lis » — Belin, Essais sur l'hist. écono- 
mique de la Turquie, Paris 1865, p. 14, note. Bishéngheri 
froli,û. de 20 (piastres). Sheléngheri froli, û. de 100 (p.), Ixa- 
Toerripixo*. T r. Jpjji yiuzluk. Yek pash froli, demi fl. Dûi 
bishénghere froli, 2 fl. de 20 (p.). Perdô froliâ, rempli de 
florins=riche. tXoupl, est fort usité par les Grecs; f>»p(ot, 
moneta aurea, «pXoupl, «pXoupTj, <pXouptov, çXoupmov. DG. Aujour- 
d'hui les habitants appellent çXwpJa, les monnaies d'or 
Turques. 

Ful, kful, kul, k^ul, n. Excréments, fumier. Gampuz, 
fulahi, f. bascosidad, inmundicia. Bôhtl. kful, Mist, tom. 2. 
p. 26. Fui léskere môste, de la m. dans sa bouche. GM. ta 
axa-ci tou Tpàyei.Aristoph. Eccl. 595. Kfuléstar manûsh, homme 
de m., méprisable, kful kauvél, (ça) sera de la m.=d'aucune 



— 235 — 

importance. Bâriona ko kful, (Nom.) ils croissent dans le 
fumier. Hel. xowpoç, excréments, fiente, fumier. Léskeri ddi 
penghiâs, fui te khal, (c) sa mère dit, qu'il mange de la m, 

Fulàlô, adj. de fui. Fulalô, hulalô, kfulalô, kfulalô f 
merdeux, même signi£ que le suivant, 
- Fuléngoro, adj. du gén. ful 9 au sing. Merdeux, GM, jxaT&ç, 
sobriquet donné aux Arméniens, et reçu des Grecs et des 
Turcs. 

Fur, voy. kfur. 

Furtî, (As.) To fly, urtl, part, d'wrj/dva, avec un f. initial ? 

Furô, voy. pfurô. 



G 



Ghe, se prononce comme le Fr. gue. Ghi r comme guide. 
Gh' des Tch. As. est une gut=£ Ar.; pron. comme en Tur- 
quie ; il est plus dur que le ^ des GM. 

Gadjô, m. gadjî, f. Etranger, d>Xfy»Aoç, dttftoysvTfe, tout 
homme étranger à la race Tchinghianée. Quelques Nom, 
appellent les Turcs gadjô, au lieu de khorakhâi, voy. p. 23. 
«àXM?iAo$.» Perghûl gadjô, étranger de loin. Rom r&mésa, 
gadjô gadjésa, (ch.) le Tch. avec le Tch., et Pêtr. avec l'étr. 
=à ne pas s'éloigner des siens. Shunén amén o gadjé, (c) les 
étr. nous entendent. tchavô pendâs e tchâke, me trastiâva 
te ghelâv tut ko gav> kamarakén amén ko drom gadjé, ta isi 
aménghe bezêh, (c. Zap.) l'enfant dit à la fille, moi, j'ai peur 
de te conduire au village, des étrangers nous trouveront en 
chemin, et c'est dommage à nous. Marghiôm la sa 7 {saréj 
baré gadjénde, (ch.) je l'ai frappé chez (au milieu) tous les 
grands étr. Polindkoro gadjô, un étr. de la ville (Con- 
stantinople). I gadjià, les étrangères* phurô penghiàs, o 
gadjé akanâ avéna, me sa te keràv ? (c) le vieillard dit, les 
étr. arrivent maintenant, moi, que ferais-je ? • Epoux » 
Me te gadjés kamniklavdv les avri, te murdardv tes, (c) moi, 
ton mari je le ferai sortir en dehors, pour l'assassiner. Ghe~ 
16 o gadjô pe gadjiàte, (c) l'époux alla à son épouse. On parle 
dans ce conte de personnes étr. à la race Tch, Yek divéz 



— 236 — 

angldl pe gadjéste, oghi akarghiâs, (c) un jour devant son 
mari, le cœur (de l'épouse) soupira. Ufkinô lâkoro gadjô 
alôtar ko dakâr, (c) son mari se leva il vint au roi. Ta pin- 
tcharghid(s) la, lakoro dat, ta lâkoro gadjô, (c) et son père 
et son ép. la reconnurent. Av, (pour ov) ka ghenél o bar, to 
raklô isi, ta minrô mo gadjô isi, (c) lui qui compte les pïer- 
pes (diamants), est ton garçon, et il est le mien mon mari. 
Mariera, (GM. n. pr.) alô to gadjô, (ch.) Marie, ton m. est 
venu. Traduct. d'une chanson populaire des Grecs, £ Maptépoc 
faftev 5 àvSpaçffou. Làkoro gadjô pushliâs, kon isi? (c) son m. 
demanda, qui est-là? Penghiâs lâkoro gadjô, gadjie, (c) son 
mari dit, ô femme. Dji te djal lâkoro gadjô, (c) jusqu'à Far- 
rivée de son m. « Homme en général.» Atchilô o rrordôn e 
gadjésa, (c) le chariot resta avec l'homme. Yek gadjô alôtar \ 
un h. est arrivé. «Epouse.» Bitchavghiâs yek lit pe dadéske, 
me avâva me gadjiâsa (c) il envoya un papier (lettre) à son 
père, (disant) moi, je viens avec mon ép. Éiniâ(s) les, pe ga~ 
djéskeri vasténde, (c) il le donna, (consigna) dans les mains 
de son ép. Kon isâs teléï pushliés léskeri gadji léstar, (c) 
son ép. lui demanda qui était en bas? Penghiâs i gadji, te 
djas, mamûi me gadjéskere duyenéste, (c) dit Fép. que tu 
ailles, vis-à-vis de la boutique de mon m. Dikliâs les i gadji 
léskeri, so rovêst (c) son ép. le vit (elle dit), pourquoi pleure»» 
tu ? O vanrô, léskere gadjiâtar lélas les o djut, (c) le Juif pre- 
nait (achetait) l'œuf, de son ép. (iicb). I gadji e kaséskeri, du- 
kânili e djutéske, (c) Fép. du coupeur du foin, était amou- 
reuse du Juif. Penghiâs pe gadjiâte, ukhkt, dja, dik, kon m',(c) 
il dit à son ép. léves-toi, vas, vois qui est-là ? I gadji pnshlids 
pe gadjéstar, so uliniân gadjéya ? (c) Fép. demanda à son 
mari, qu'es-tu devenu, ô mari? Pushliâs i gadji, so penghiâs 
mo gadjô ? (c) Fép. demanda, que dit mon mari ? Gadjéskeri 
gadji, Fépouse de l'étranger : Sukâr gadji, belle ép. 

Gadjorô, dim. de gadjô, f. -on. Aman mi gadjori, te dja8> 
(c) de grâce ma petite (chère) épouse, (yvvatxiTÇa) que tu ailles. 

Gadjanô, adj. de gadjô. Etranger. Gadjani romni, femme 
étr. terme rare. 

Gadjuni tori, (As.) Turc, voy. gadjô, gadjanô ; tori, est le 
suf. Pers. j Lj* far, gr. mp 9 Ta>p. Lat. tor , turus.=Vul. Inst 



— 237 — 

Ling. Pers. 1840. p. 166—7. Kkorakhâi, est inconnu au* 
Tch. As. 

Gad, gat, m. Chemise. Skr. g â t r a, n. The body, a lirab, 
a member. H. w>^ gat, f. The body, apparel, gatee, a piaîd f 
piwd, a man's shirt. Simson, p. 332. Yek gad vushéskero, 
une ch. de lin. Keshulanô gat, ch. de soie. Lias tes léskora 
gat o halo, ta ghelghids les ko dakâr, (c) le nègre prit sa ch. 
et l'apporta au roi. O raklià kerénas téske yek gat, (c) les 
filles faisaient pour lui une ch. Ldkoro gad, sa (d'elle) ch» 

Gadorô, m. dim. de gad. Chemisette. Do mon amaré kalé 
yismata, f amaré gadoré, (ch.) donnez-nous nos habits noirs, 
et nos ch. Parnô gadorô, chem. blanche. 

Gadalô, adj. de gad. Portant une chemise. Cet adj. ne se 
rencontre qu'uni à la part neg. M. Bi-gadalô, sans ch. voy. 
p. 175. 

Gam, (As.) Soleil. Plus en rapport avec FH. ^ 9,fan*> 
Sun beams, sun shine, que le kam, des Tch. Roum. 

Gam, (As.) Jour, voy. kam. 

Garvéli, Pain, GM. ««ptouov (&& too ç *xp?tttt>v)4pTe>ç. Cor» 
At. Vol. 5 p. 114. An yek garvéli, apportes un grand pain. 

Gashd, (As.) Bois, voy. kasht, k changé en g. Gasht nie, 
il n'y a pas de bois=fca*fet ndnâi des Tch. Roum. 

Gav, m. Village. Skr. g râ m a, m. A village, a hamlet, an 
inhabited and unfortified place, in the midst of fieids and 
meadows, land, where men, the servile class mostly réside. 
H. j% ganw, m. A village, town, et giram,& village. Game, 
village. — As. Res. Vol. 7. p. 430. — Campuz, gau, pueblo, 
lugar poblado. Gave, village, Simson, p. 332. Tapelétarpa- 
làl lénde, desh-u-dûi gav, (ch.) et douze vil. tombèrent der- 
rière euxs=les habitants des 12 vil. les chassèrent. Amaré 
gavéste, djutén nâna terdsa, dans notre vil. (des) Juifs nous 
n'avons pas. Ta ghelôtar yek gavéste, f araklinds (arakliés, 
araklâs) yek eskidjis, (c. Nom.) et il alla dans un v.,et il trouva 
un fripier. Gav gavéste, (c) (de) village en village. Tumarô 
gav, votre vil. Avaklé gavéste, dans ce village. GheUtar andré 
ko gav, (c) elle alla dans le v. Mo gav, (c) mon v.s=ma par 
trie, i *fa*c pou» 

Gavudnô, adj. de gav, Villageois, x«>ptx6c.Skr. gr â m adj a, 



— 238 — 

adj. village, rustic, village — boni or produeed. H. ^ ^ 
grameen, adj. A villager. Skr. gr ft m î n'a, g r â m y a, vil- 
lage-born,vulgar. Amarê gavudnéskoro,&e notre villageois. 
Amaré gavudné kamkcrm bidv, nos v. feront (une) noce. 
U gavudné ndna pintcharén les, les vil. ne le connaissent 
pas. Saré o gavudné, (c) tous les vil. AraklicU e gavudnén, 
(c) il trouva les vil. 

Gâïda, Tr. *<*-? gaidé, s. Cornemuse — Bchi. Bulg. Gdidct, 
bagpipe, gaiddr y bag-pipe — player. M. Dict. Ce terme se 
rencontre très souvent dans leurs chansons. 

Gh'aim, (As.) Fort. Tr. Ar. ^.U kaim, Qui est debout, qui 
reste. Stable, durable — Bchi. 

(th'ala, (As.) Etain,, Tr. ^^-* katdi, ôtoin, k changé en gh* 

Gh'aili, (As.) Chemise. Ce terme ne me paraît avoir 
aucune affinité avec gad, des Tch. Roum.; prob. il dérive 
de TH. Pers. W kala, s. m. Silk ctoths, and in gênerai» 
every kind of household furniture, voy. kâlavo. PL W gâta 
a pod of cotton, a bail of carded cotton. 

Gh'alti,(As.) Bey,noble. kv.ghalith f vehementerpugnans» 
rac. ghalatha, vehementer pugnavit — Freyt. 

GhàndAva, ghantâva, ghrantâva, khrantâva, v. prïnu 
1 Cl. 1 Conj. part, ghanlo. Peigner. Skr. kad\ To break 
off a part, to tear, to separate or detach, k a d\ k a n d A , Lae- 
tare, jubîlare — Findere, grana exterere. A l'appui de cette 
définition, je cite XiaMw, séparer, délier,dissoudre, GM. àuXàu» 
peigner, Sta^ucdipiov, et $ta>a*Tîîpa, peigne, en usage parmi 
tous les Grecs de la Roumélie. Mario rano ôi gkandélas pes> 
huruvélas pes, uryavêlas. pes ta nikliolas manûiko kam, (c) 
de très bonne heure elle se peignait, elle détressait (ses 
cheveux) et elle sortait vis-avis du soleil. Ghanliotn les, je 
l'ai peigné. Ghrantâva me bal, (Nom.) je p. mes cheveux. 
Avakhid romni, kdnek far ndna ghandéla pe tchaffén, cette 
femme jamais (aucune fois) ne p. ses enfants. Dja ghant te 
tchavén, vas, peignes tes enfants. Ghranddva ma sherô % 
(Nom.) je peigne ma tête. O tchavi isi ghanlé, les enfants 
sont p. Les Zapâris en général disent ghranddva. 

GhanglI, kanglI, f. Peigne. Skr. kan'kata, A comb, an 
instrument for cleaning the hair, k a n'gâ 1 a, m. The ske- 



— 239 — 

teton. H. tjfi^ kung.kee, n. f. A comb (Skr. k a n g a t i k â) 
Ge terme pourrait être le fem. de l'adj. kanyhilo, kmghiU^ 
kang(i)lu 

Ganglenéngoro, adj* du gén, kangli, au pL Qui fait des 
peignes» 

Gh'andi, gh'ani, (As.) Throat, gorge, cou. Skn k a n'd'a* 
The throat* sound especially guttural sound, necklace, col- 
iar. H. <<~J kun£,K, m. Wind pipe, or the lump on the 
wind pipe, the larynx, Adam's apple, voice. kunt y hee, f. a 
short necklace, g,hanfee, f. Adam's apple, the larynx, kan* 
th y a y gula, (fortasse hue pertinet Lat» collum) Bopp, Glos. 
Skr. gh'andi le tchm, coupes le gorge, 

GhaniA part, du v. ghanddva. Ge qui peigne> divise, se* 
pare. Long instrument en bois, avec une pointe en fer avec 
lequel on nettoie le soc de la charrue, et avec l'autre pointa 
on pique les bœufs— Fr. aiguillon. 

Ghantavàva, v. caus. de ghantâva^ 1 Gl. 2 Gonj. part. 
ghantcwdô, Se peigner, GM. xtcv{{o[j.«i. Sarti o divés ghantà* 
vâva mo sherô, tous les jours je peigne ma tête: 

Gh'ari, (As.) adj. Sourd. H, Pers. j> fcwr, adj. Deaf, m. 
Purpose, power, strength. Tr. adj. sourd, voy. kasukô. 

Gh'ash, (As.) Sourcil. H. Tr. ^ LJ kush, f. The eye broW, 
hence, a bit, a pièce. 

Gh'as, kas, gh'ehs, (As.) Herbe, H. Pers. '^ giyah> f. 
grass, straw, green herbage, voy. kas. 

Gh'avré, (As.) Amer. Ge terme pourrait se rapporter à 
PH. 'j 1 -^ k,hara> adj. (Skr. ks'ara) Sait, brackish, kh 
changé en gh. koura, kouree, amarus, amer, Honig. Vol.2. 
p. 373. H. )jj£ giunta, adj. Bitter, strong, virulent, voy. 
kerkô. 

Gh'arshu, (As.) Vis-à-vis, Tr. y^li kdrehou, vis-à-vis- 1 - 
Bchi, le mamûi des Tch. Roum. 

Gh'àvt, (As.) Voleur. Ar. iU ghata, Intravit et latuit, m 
aligna re aut loco, J»y Effodit rem — Freyt. Le gkavt, 
voler. 

Gh'andûrki, (As.) Lièvre, hare. Je crois qu'on pourrait 
chercher Tétym. de ce terme, du Skr. khan, To dig or de- 
lve, k h a n i t r a, a spade or hoc. k h a a a k a, adj. tearing, 



— 240 — 

dividing. A rat, a miner. Lai cuniculus, lièvre, mine. HeL 
X«Yt)tùc y*«">pfyo<, Strab. III. GM. xwvtiu, xowdtât, coniglio, (a* 
nimale)— Som, Hel. X«y^ et ^«Yotjitov, selon Coi\, GM. Xccftb* 
|utv, mine, sont de la même source. Àt. Vol. 4, p. 273. H. 
k,hurha, m, A hare, a rabbit, du verbe k,hurochna, v. a. 
To scrape, to scratch. 

Gn'EHÂt, gH'Iha, (As.) Bon. Maki giïiha guriom asti J'ai une 
bonne maison, lit. à moi est une b. m. 

Gh'ali, Gtifciu, (As,) Noir.sscfcaZrî des Tch. Roum. k changé 
en gh\ 

Gh'e2er, (As.) Garotte. &«*(<». Skr. gardjara,a carrot. 
H. j*J{ gajuri t A carrot (Daucus carota). gujra, the leaf 
of the carrot. gujur b,hutt> m. A dish of boiled carrots. 
Pukkhto, gdzara, L a carrot — Belle w's, Dict. 1867. Gajra, 
gajut) carota (Daucus), carotte. Honig* Vol. 2. p. 380. Tr. 
Pers. )'j£ guezer. Navet — Bchi. 

Gh'ehano, (As.) It stinks, voy. kan, puanteur. 

Gh'etch, (As.) Puce. H. w--f keef, m. An insect kek, 
Pulex puce. Gaz. Ling. Pers' 

Ghédava, v. comp. 2 Cl. 2 Gonj. part, ghedinô. Assem- 
bler, réunir. Ce v. me parait être le même que ghendva, 
compter. Il a perdu l'n' final de la rac. Skr. g a n\ Skr. ga- 
n'a, n. A flock, a multitude, a troop, a tribe or class. Ghén- 
daw, ghé-dava, comp. bôl-dava, tordre et bolavdva, faire 
des tours dans la danse. Tchtdàva et tchivdva. Ghedinids 
o raklà dji pandj shel ghrôshia, (c) le garçon réunit jusqu'à 
cinq cents piastres. Astarél o raklô, ghédel o mortid, (c) le 
garçon se mit à ramasser les peaux. Ghediné romnid but, 
ta maréna pes, (c) plusieurs femmes étaient réunies, et elles 
se battaient. Ta e shovén i? arakés len, ta ghédes len, te den 
tut o lové, et que tu trouves et les six (pers.), et que tu les 
réunisses pour qu'elles te donnent les monnaies. Yek yeft, 
ghedinô len, ta linô lénghere lové, un (à) un (!v« !v«), il les a 
réuni et il a pris leurs monnaies. Tchirbaniéskoro parlayi- 
reste, (wav^Yupiç) ghediné pes, (c) ils se sont réunis dans la 
foire de Tchirbani (vil. de Roum.). Astardé, ghediné la, tov- 
do la paLal ki vudâr, (c) ils se sont mis à la ramasser, ils la 
mirent derrière la porte. Dikéla la palâl i vuddr ghedini, 



— 2M — 

(c) il la voit derrière la porte (toute) ramassée. Ghediniàs 
kkawri kasht, tovghiâs yak, (c) il ramassa un peu de bois, 
il (y) met le feu. 

Ghedinô* part* du v. ghèdava, ramassé, serré. Panliâs les 
e rafefés, ghedvnês ghedinés, adv. (c) il lia le garçon très 
serré. Pand me vast ghedinés ghedinés, (c) lies mes mains 
très serrées. Otid ka Mêlas ko drem, dikéla ghediné pes trin 
rakléy (c) là, où il venait (pendant qu'il v.) en chemin, il voit 
rassemblés trois garçons. Ghediné pes rnilia djené, (c) 1,000 
personnes sont rassemblées. 

Gbelàva, v. neutr. et caus* i Gl. 1 Gonj. part, gheldà. 
Apporter, amener. Tr. jJl^yf gueturmek, Amener, apporter 
— Bchi. Ce v. connu de tous les Tch. ne me paraît avoir 
aucune affinité avec le v, djàva> aller, dont le part est 
ghelà. On pourrait le référer à la rac. Skr. k a 1, to throw, 
to send, to go, Ghelghiém pdinâte (wttuv) drap, j'ai appor- 
té des herbes en ville. Kdrin gkelésal où vas-tu? pour 
kàrin cLjâsa ? Karnaghelâv ko kher pani, j'apporterai à 
la maison de l'eau* Ghelghiôm ho bov o manré, j'ai porté 
au four les pains. GM. xà ^opt*. Kaputchàv me roméstar, te 
ghelél kilé te grasténde, (c) je demanderai à mon mari, qu'il 
apporte des pieux à vos chevaux. Glieldâs o manghin, (c> 
Nom.) il apporta les richesses (l'argent). Ta ghelghiâ(s) les 
pe saraïéste, (c) et il l'amena à son palais. Mi rakU> me ghe- 
Idv tut, me anâv tut r (c) ma fille» moi, je te conduis», moi, je 
te porte. GM. iyi* *à S*ayû>, iyù *à <p4pa>. Lids i rakli ghelghids 
la andré ki bdgnia, (c) elle prit la fille, et la conduisit au 
bain. Pushliàs léndar o raklô, ghelghiân la lâkere dadéste, 
(c) le garçon leur demanda, l'avez-vous amenée à son père? 
01 pende, ghelghidm la, (c) ils dirent, nous l'avons amenée. 
Éla te gheldv tut avri katdr ko gav, (c) viens que je t'amè- 
nes en dehors du village. / rakli ghelghids e raklés pe khe- 
réste, khcdé, pilé, ovokhid ratt, (c) la fille amena le garçon 
dans sa maison, ils mangèrent, ils burent cette nuit-là. 
PaJdl mande V avês, kamghelâv tut me dadéste, (c) que 
tu viennes derrière moi, je t' amènerai chez mon père. 
Ovokhid ôra o dakâr lias pi romni, ghelghid(s) la ko 
tarai, (c) dans cet instant, le roi pris sa femme et la mena 

25 



— 242 — 

au palais. Les Nom. au lieu de ghelàva, se servent souvent 
d'anâva. 

GhenAva, v. prim. 1. Cl. 1 Gonj. part, ghendô. Compter. 
Skr. g a n f , to count, to reckon up by number, to calculate. 
Computare in numerum referre, sestimare — Wg. H. LS* 
ginna, to count, to reckon, to number. gunit, f. Àrithmetic, 
gintee, number, reckoning,muster. wngmna, adj. uncounted, 
numberless. ugunit, adj. innumerable. (â, priv. and gan'i- 
ta, reckoned). Ungintee, adj. uncounted, numberless. Tare 
ginna, v. a. To count the stars, i. e. to get no sleep. Ghen* 
ghiôm, j'ai compté. Ghendê îsf,clles sontcomptées=les mon- 
naies. Ghenén len, comptez-les. Ma ghen len, ne le comptes 
pas. Ghen o lové, comptes les monnaies. Ghendâs len o rom 9 
(c. Nom.) l'homme les compta. Ta o rom ndna ghendds len, 
ka isds sardnta tchorâ, (c. Nom.) et l'homme ne (les) compta 
pas (pour savoir) qu'ils étaient quarante voleurs. Kon te 
isi pinré-yakêngoro, te djal te ghenél len, ta lel len, (c) qui- 
conque est intelligent (qui a des yeux ouverts, GM. £voiktoj*- 
(x«T7);) qu'il aille les compter, et qu'il les prenne. Ghelétar o 
trin ko sarâi, uglistétar angledér o baravalé, nâstik ghendê 
o diamantéskere bar, kânek djenô, (c) les trois allèrent au 
palais, les riches montèrent les premiers, aucune personne 
ne put compter les pierres (diamants). Ici, ghendê, est au 
pi. et djenô au sing. Uglistô ov opré, te ghenél len, (c) il 
monta en haut pour les compter. Ov penghiâs, aliôm te 
ghenâv o bar, (c) il dit je suis venu compter les pierres. 

Ghénghiovava, v. pass. ghendô-uvâva, part, ghénghifni)- 
lo. Etre compté, i" kiri ghénghiona (ghénghio(ve)na), o ma- 
nûsh na ghénghiona, (c) les fourmis se comptent, les hom- 
mes ne se comptent pas=qu'il était plus facile de compter 
les fourmis, que les hommes qui y étaient. 

Ghel, gher, m. Gale. Skr. gara, m. n. Poison, an anti- 
dote, sickness, disease, g a r al a, n. The venom of a snake, 
or venom in gênerai. Les Tch. appliquent ce mot aussi, à 
un grand nombre d'autres maladies de la peau, et princi-r 
paiement du cuir chevelu. Leurs idées sur les maladies 
sont très confuses. Campuz, guel,L sarna, certa enfermedad 
cutanea. Katar pérdilian gher! d'où t-es-tu rempli de gale? 



— 243 — 

Ghelalô, gheralô, adj. de gher. Galeux. Ghelalô Biritts, 
(n. pr.) B. le galeux. Gheralô djukél, chien gai. Gheraléya, 
(voc.) ô g. 

Gheôluk, (As.) Bœuf, H. jjy goroo, an ox, a cow ; voy. 
ffurûv. 

Gher, ghûr, f. Cuisse, hernie, aine. Lat. inguen. La pron. 
de ce mot est très particulière ; elle ressemble à TAr- £. 
Je l'ai entendu quelquois appliqué au ventre. Skr. ûru, 
m. The thigh — Tr. Pers. f ghar, Prostituée, débauché, adj* 
qui a une hernie, ghaur, nom d'une peuplade Turque, her- 
nie, pustule — Bchi ; pron. par quelques Séd. yûr, GM. f£*- 
impfo, anguinaia — Som. Mi gher dukdla man, mon aine me 
fait mal. Paritar mi gher, ta tfodela pumb, ma hernie s'est 
ouverte, et du pus coule. Te tcharén me yerâ, que vous 
léchiez mes cuisses (adr. par une vieille Tch. à des gamins 
qui la tourmentaient). Tov man andré te yerénde, (ch. am.) 
mets-moi dans tes cuisses. Léskoro gher sûvlilotar, sa cuisse 
se gonfla — Boethl. géra, Fusse. Tom. 2 p. 27. 

Gherava, v. prim. 1. Cl. 1 Conj. inusité. On emploie sa 
forme caus. gheravàva. 

Gheravàva, v. caus. de gfierâva. 1 CI. 2 Conj» part, ghe- 
ravdô. Cacher, faire cacher. H. *)j> goo/h, adj. Abstruse, 
diffîcult, abstracted, secret, mysterious. goor'hta, m. abstru- 
seness, secrecy. Ta tegheravâv tut atiâ yek tanéste, (c) et 
que je te cache ici dans un endroit. Ma gherâv tut, ne te 
caches pas. Murdarghids yek manushés, ta gheravghids 
pes, il a assassiné un homme, et il se cacha. Gheravdô teràv 
les, je le tiens (habeo) caché. Beshéla gheravdô, il demeure 
caché. Ta penghiâs, te gheravdv man, (c) et il dit, que je 
me cache. O kaséskoro lias po drom, ghelô gherairghids pes, 
(c) le coupeur de foin prit son chemin (partit), alla (et) se c. 
Gheravdv man, je me c, xp$itTO|A<u, pron. gheraàv man, par 
quelques Séd. Gara(v)dôm les, (Nom.) je l'ai c. Restôtar yek 
gheravdé tanéste, il arriva dans un endroit secret (dérobé). 
Terénas la ghera(v)di e tchaiâ, sostdr isds ravoniamé (GM.) 
(c^«£ama(*){/Li(vq), ta dukâlas yavréske, (ç. Nom.) ils tenaient 
cachée la fille, car elle était fiancée, et elle était amoureuse 
d'nn autre. 



— 244 — 

Gheravdicanô, adj. de gheravdô. Secret, mystérieux. — 
pron. souvent,*/ hera(v)dican6. Gheravdicanô manûsh ,homme 
mystérieux, Hel. xpwfavouç. 

Gheràvghiovava, v. pass. gheravdô-uvâva, part, gherâv- 
§hi(nï)lo. Etre caché. Gherâvghilicm, (gherâvghi{ni^iom) 
ko magharâs, (c) (Tr. *jL** maghari) je me suis caché dans 
la caverne. Nashghiôm ta gherâvghiliom ki spiliâ (Hel. wci- 
>ato^ GM. crcr^ia) je suis parti, et je me suis caché dans la 
caverne. 

Gheraibé, n. abstr. de gheravàva, ghera{v)ibé. L'action de 
cacher. Angl. secrecy. 

Gherava, voy. fcerdva. 

Ghermô, voy. kermô, 

Ghi, (As.) Ame, soûl. H. ^ fee 9 m. Life, soûl, spîrît» 
j&> jeew, m.. Life, soûl. Ce terme se rapporte a Voghi des 
Tch. Moum. Va init. rejeté. 

GhllI, f. Chanson, fLgkiliâ. Skr. grï r To swattow, to 
eat, to sound intelligibly or articulateiy — Sonum edere, ca- 
nere, laudare. — Wg.Patt, Vol. 2. p. 140 r donne la préférence 
à la rue. jptfi, Ta sound, ta sing. g h i t i, £. song, singing 
ghir, saund. H. UK" garnit* To sing, gan, m. a sang, sing- 
ing. Ovokhid éra but but loshànilotar, ghilidbelas gldlvà tu- 
biardé> (c) dans ce moment (heure) il se réjouit beaucoup, et il 
chantait des chansons brûlantes (d'amour). So ghiltà te pe- 
ndv tûket quelles chansons dire (chanter) à toi? Tavikize- 
las ghilid, (c) et il chantait des ch. Peu yek ghili T di& (chan- 
tes) une ch. Otiâ ka isds beshtô, i Elif> (n. pr.) yek %hili 
penghid^ (c) là où il était assis, Eîif dit (chanta) une ch. 

Ghiliabava, v. pass. Chanter. Ghili-uvdva, corr. de gh£- 
liovava, part. ghiliâbi(ni)lo. constamment pron. ghilidbava, 
par les Séd. et les Nom. Zapâris. La formation est fort ir- 
régulière, mais sa forme pas. est démontrée par le part, et 
FAorist. Ce v. s'applique aussi au chant dans les églises, 
tjiâUtt. H. U^f gawana, v. a. To cause ta sing. Campuz, ji7- 
labar, a. cantar. Khandi te ghilidbes aménghe, (c) que tu 
chantes un peu pour nous. Ov pende lénghe, sar te ghiliâ- 
bav tuménghe^ me nâna djandva, (c) il leur dit, comment 
chanter pour vous? moi je ne connais pas. Dinià(s) lenytk 



— 245 — 

pani, ghiliâbilotar lénghe ovotiaring, (c) il leur donna un 
(verre d')eau, il chanta pour eux en cet endroit-là. Vraie- 
râva ta ghiliàbava, (c) je parle et je chante, (dans un conte 
répété par un Zapâri). romniâ latchés ghiliàbiletar, les 
femmes ont bien chanté. Ghelô ko tchorô Pânkos (n. pr.) 
otid khalé, pilé, keldé khôros, ghiliàbiletar trin divés ta tria 
rattiâ, (ch. de St. Basile, chantée au premier jour de Van) 
il alla chez le pauvre Pankos, là ils ont mangé, bu, joué la 
danse (dansé), chanté, trois jours et trois nuits. 

Ghiliabindôs, gér. de ghilidbava. En chantant. Aratti 
ghiliabindôs isdma% la nuit (passée) nons chantions. 

Ghiovendé, f. Danseuse et chanteuse, voy. p. 22. 

Gmv, iv, m. pi. ghivdj ivâ. Blé. Bulg. zito, wheat, m. Dict. 
Geeve, wheat — Simson, p. 233. Skr. s î t à. A furrow, the 
track of the plough-share. So givéstar keréna turnarô man- 
r<J? de quel blé faites-vous votre pain? Biknél léskoro ghhft 
vend-il son blé ? Banlô ghiv, du plé lié, épi, gerbe. JKama- 
terds but ghivd, nous aurons beaucoup de blé. 

Ghivéskoro, adj. dugén. ghiv, ausing. App. au blé. Ghi- 
véskoro varrô, farine de blé. On appelle souvent ghivéskoro, 
le champ où l'on sème du blé (Tr. ^ tarla) x w P«? l ( ov ); I e 
terme est propre aux Tch. du Nord de la Roumélie. Yek 
sapp araklâm andré ko ghivéskoro, (Nom.) j'ai trouvé un 
serpent dans le champ. 

Ghivéskoro pangô, lit. du blé cassé, Epeautre, gruau de 
froment, (Tr. jjk bulgur) GM. wXuyo<5pi(ov) Cor. At. Vol. 4. 
p. 439. — Bulg. Bilfûr* boiled dried wheat, cracked wheat — 
M. Dict. 

Gledâlo, n. m. Verre, miroir. Slav. gledû, (88tv ogleddlo 
'ittup. *h xctTowTpov) BXfa». Oec. V. 2. p. 71. Bulg. glédam\ v. 
a. and n. To look, look at, see, etc. M. Dict. 

Gh'ool, (As.) Pantouffles. H. Pers. ij>£ goosh, f. A kind of 
slippers. 

Gur, (As.) Pied. U.j/ goS, The leg, foot, pi. gurin. 

Gor, (As.) Garçon. Skr. gau ri, A young girl, eight years 
old, any young girl prior to menstruation, a maid, a vir- 
gin, g a u r a, white, pure. Probabl. le même nom a été don- 
né aussi aux garçons, voy. raklô, tchavô. Khuva guroz, le fils 



— 246 — 

de Dieu, Koupo;, TtaT;,v£oç, uto; àppyjv, veavîa;, vtqwiov, — HeS. 'A^aol 
Se xoupouç, 0pa>ce;, àyoupooç. Eust. Odys. o',471. — Et rcore xoupo; i<x t 

vOv otZ-ci |xe y^pa; uavei, Iliad. a'. 321. Cor. At. Vol. 1. 87—88. 

GIih'undur, kundur, (As.) Courge. Angl. squash H. UjJ^T 
kond\ha, m. name of a gourd (Cucurbita pepo). 

Gh'urve, (As.) Araignée. H. Pers. J>.£ ginvee, adj. Pied- 
ged, pawned, n. f. An insect mischievous to standing corn. 
Pukkhto, gûnr\ a wievil, insect in corn. Bellew's Dict. 1867. 

Ghùlara, (As.) Nom qu'ils se donnent à eux-mêmes; le 
rom des Tch. Roum. Kalô, noir, dim. kalorô, noirâtre, k 
changé en gh\ Campuz, calorô, m. jitano, calli, f. jitana. 

Gôi, f. pi. goid. Saucisson. Latché goid terdsa, nous avons 
de bons s. 

Goiâkoro, adj. du gén. gai au sing. Qui fait, ou qui ven d 
des saucissons. 

Gonô, m. Sac. Skr. g o n'î, f . Torn or ragged cloths. A 
sack. H. ^ gon, f. A sack, a bag (of coarse cloth). Gam- 
puz, goné, f. talega, sacô ô boisa de lienzo. Penghids. o pa~ 
kôpe ddke, te tovés me pinrénde e dûi goné prâho&, (c) dit 
le crasseux à sa mère, que tu mettes à mes pieds les deux 
sacs de cendres (à cause du froid). So 'si to gonô ? qu'y a-t- 
il dans le sac? Ta perdds po gonô ta pe bôshkes, (Bulg. 
bôska) (c. Nom.) et il en remplit son sac et ses poches. Ta 
linds po gonô ta pi ruvli, (c. Nom.) et il prit son sac et soa 
bâton. Perghids dûi %oné lové, (c) il remplit deux sacs de 
monnaies. 

GoNisi, f. Aiguille à sac, comp. de gonô, sac, et de suv* 
aiguille. GM. tfaxxoppàçï}. pi. gonisid. Banghi gonisi, aig. à s* 
courbe. H. tj~ soo,a, a parrot, a needle with which gunny 
bags are sewed. 

Gonéskoro, adj, du gén. gonô au sing. Qui fait des sacs. 

Gôrko, adj. Mauvais, méchant. L'accent sur le pénul- 
tième, contrairement a l'usage général des adj. Cet adj. est 
inconnu aux Tch. As. — Slav. gôrkiri, mxpoç, Oec. Vol. 2. p. 80. 
Bulg. gortchiv', bitter, goi % tchi, to become bitter, gorkô (my) 
woe! alasf M. Dict. Gôrke mal, m. compagnons. O tcheri- 
bashi isi gôrko manûsh, ta bi-bukéngoro, le tcheribashi est 
un m. homme, et sans entrailles (impitoyable). O gôrkema^ 



— 247 — 

nûsh, les hommes méchants. But gôrko avéla mdnghe, il 
devient mauvais pour moi, (ne me réussit pas). Gôrkes (adv.) 
naklitar, elle a été mal (en parlant d'une malade). Ce terme 
ne se rencontre que très rarement dans leurs contes. 

Gorkibé-pé, n. abstr. de gôrko. Méchanceté. Me panliôm 
lut, me marghiôm tut, tûke gorkibê kerghiôm, ma ker les 
mdnghe, (c) moi, je t'ai lié, moi, je t'ai frappé, j'ai fait de la 
méchanceté à toi ; toi, ne la fais pas à moi. Aghâlilotar lés- 
koro gorkibé, il comprit sa méchanceté. Ma ker gorkibé, ne 
fais pas de la m. (injustice). Sôstar kerghiân akavkd gorkipé? 
pourquoi as-tu fait cette m. ? raklô penghids pe godiâsa, 
mi pen, gorkipé ta kerélas, (c) le garçon dit dans sa pensée, 
si ma sœur fait (une) méchanceté. Oi penghids léske, te na 
kerés mdnghe gorkipé, (c) elle lui dit, ne me fais pas de mal. 

Goshàva, voy. koshdva. 

Gonôi, m. Fumier, fiente de bœuf, Skr. g û n a, voided, 
(as ordure) VL.y.J gôbur, Cowdung. Hel. xiwpoç. GM. poovta, 
sterco di bue, et vacca — Som. Hel. (WX&tov, foôoc Cor. Àt. 
Vol. 4. p. 59. Ka&xXX(va, fiente du cheval. Gaballinum fimum. 
Russ. gnit\ pourrir. Bulg. gnô'i, pus, putrid matter. M. Dict. 
Pukkhto, goe, m. dry cowdung, a bail. Bellew's Dict. 1867. 
Vutchô gonôi, haut tas de fumier. 

Goshnô, m. goshnî, f. Fiente des animaux. Skr. gosthà- 
n a, a cow-pen, a station for cattle. g o, a cow, s t h a n a, 
a place, Hel. x6-wpoç. H. L^J* gonthjia, m. dried cowdung. 
Zend, gaostdna, n. stabulum. — V. Sade Brockh, p. 356. GM. 
flouvti, la fiente de la race bovine, Fr. borfse. E guruvéngheri 
goshnid, la fiente des. bœufs. Butgoshnô isi atid, il y a beau- 
coup de f. ici. 

Goshô, m. Fiente des animaux et de l'homme, voy. gosh- 
nô. Skr. g o s h t'a, m. n. Bubile, in fine compositorum, 
quodvis stabulum vel ferarum specus — Bopp, Glos. Skr. H. 
jijf gobur, cowdung. Hel. x6wpoç, gobree, f. Plaister made 
with cowdung. E gra&tèskere goshé, (pi.) la fiente des che- 
vaux. « Etron. » Te khal mo goshô, qu'il mange mon et. Te 
khan me tchavèskoro goshô o shukô, que vous mangiez Pét, 
endurci de mon enfant. 

Goshalô, Confiture. Tr. râhat-ul-houlqoum, vulg. rahat 



— 248 — 

lonqoumï, les délices du gosier, ou bouchée délicieuse ; nom 
d'une pâte sucrée, très recherchée en Turquie— Bchi. Ce 
terme a-t-il de l'affinité avec l'H. Pers» ^^/ gosht } méat, 
flesh, le manger par excellence ? Le terme n'est connu que 
de quelques Nom. de la Bulgarie. Goshalô, parmi quelques 
Séd* signifie, faux* Tr. kalb. Itch aratti ka dinidn man i poli> 
goshali isds> le florin que tu m'as donné hier au soir, était 
faux. Goshalô bughlé, piastre fausse. 

GosTÔ,adj. Epais, dense. H* \Jj&*£ goshtawa,m. Pounded or 
minced méat. Tavghiôm khanrik tchorbds (Tr. W j^ tchorba) 
la ulinôtar gostô, j'ai fait bouillir un peu de potage, et il est 
devenu ép. Liôrn kotôr avghin ta isâs gosti, j'ai pris (ache- 
té) un peu (morceau) de miel et il était ép> But ma tav o 
kaliardô, te n'wél gostô, ne fais pas trop bouillir le café, 
pour qu'il ne devienne pas ép. Parmi quelques Séd. gostô 
signifie le sperme* voy. tchoraibé. 

Gotî, godï, GUDi, m. f. Mens, intelligence, Hel. *>o«. Skr. 
goda, m, The brain, H. \^ gooda, m. Brain, marrow, 
kernel, pith, crumb, Skr. gati> f. Going, moving, motion 
in gênerai, knowlodge, wisdom, state, mode of existence. 
H. sjiS gut et ^J gutee, state, condition, appearance, pace, 
gait, salvation, ghuf , m. mind, heart, thought, soûl. Ce terme 
H. corresponde au Pers. J^ dil, heart, mind, soûl. Ddva tut 
godi, je te donne conseil, GM. mj|A€otAiiv. Lias mi godi, elle a 
prit mon cerveau (elle m'a fasciné). Iirfipt xiv vovW jxou, exprès, 
ordin. JPt godidsa penghids, (c) il dit en soi-même, dans sa 
pensée (j/i t4v vqOv toi*). Me godidte, dans ma pensée. Andpa- 
lai alôtar làkoro godidte, (c) de nouveau est venu dans sa 
p. Ta penghids pe godidsa, na terdva pudiné, (c) il dit dans 
sa p. je n'ai pas de fusils. Dji favél léskoro godi léskere she- 
réste, (c) jusqu'à ce que son intelligence vint dans sa tête== 
tranquilliser son esprit, trad. du GM. Icoç va IX8yj S voûç tou sic 
to xtçdfriTou. Na tovél&s pe godidte, ka dêlas léskeri gadjiâ 
mindjé, (c) il ne mettait pas dans sa p. (ne soupçonnait pas) 
qu'il cohabitait avec son épouse, i" panghi tchitchdi e ra- 
kléske penéla, kaddv tut yek gudi, (c) la chatte boiteuse dit 
au garçon, je te donnerai un conseil; gudi, propre à quel- 
ques Séd. Lias pes léskeri gudi, (c^sa raison s'en alla (folie). 



— 249 — 

Godîavèr, adj. Intelligent, comp. Pers. j^ (aver) in comp» 
possessor, dominas, dilaver, cordatus, strenuus, aver y cum 
subst. conjunctus, format possessiva.— Vul. Inst Ling. Pers» 
p. 465. Ce terme est plus connu, que godialô, de pure fornu 
Tchin. Godiavér baré, magnat int. G rai isds godiavér ma- 
nûshy le magnat était un homme int. 

Godïalô, adj. de godi. Intelligent. Romni godiali ta khu- 
lani, femme int. et bonne ménagère (Nom.). 

Godiâkoro, adj» du gén. godi, au sing. Intelligent. Uni 
souvent à la part. nég. bi. 

Govedàr, m. Bouvier, Hel. poux£>»ç. j)%X gawdar, bovaro, 
bubulcus. Bouvier. Gaz. L» Pers.. Bulg. govedar\ cattle-herd, 
M. Dict Isâs yek govedàr V arukavélas e ayélia, {ifé\v!) (c) 
il y avait un b. qui gardait les troupeaux de bœufs. So go- 
vedàr manûsh isdn, ta ndna tchinéla ti godi ? quel homme 
imbecille est-tu, et ton intelligence (tête) ne comprend (cou- 
pe) pas? GM. pou$i(i>v), pou€àXi(ov) stupide, Skr. gomûdTia, 
adj. stupid as an ox, Skr. g o p a, m a herdsman, a cowherd 
a milkman by caste and occupation. Le terme me paraît 
dériver direct, du Bulg. 

Gràhgs, m. Pois. Slav. grah\ Bôh. hrach> Pol. groch, ç<t- 
riofeç. Oec. Vol. 2. p. 84. Bulg. grah\ pea. M. Dict. Tr> J> 
ghrâh, et ghyrâh, (de Tesclavon). Pois (légume) — Bchi. De> 
mo raklô yek tcharô grâhos, (ch.) donnes, mon garçon, un 
plat de pois. 

Grast, gras, gra, n. m. Cheval Skr. gras, To eat, to 
swallow, to devour, g r a s t a, adj. eaten, taken, seizecL Hel. 
1fi*>f manger. H. ^]/ giras, m. a mouthful. H. y$ g.oor, 
m. a horse, contract. of \y$ g,hora 9 m. a horse, a cock (of 
a gun). Campuz, grate, caballo, grasti, f. jaca, grosna.yegua, 
hembra del caballo, Hel. *ypto*Tt$, chien-dent GM. dyp(«, ou 

dyputSg, yp*"^» Hel. yfitrtiç, xpdteriç, fourrage Vert. ypacffTiÇ», 

mettre les animaux au vert. Parmi les Byz. ypa<rr(Ç£iv, se di- 
sait aussi, de la nourriture des hommes. Cor. At. Vol. 4.p.85. 
Comp. fop&c, jument, de f ipSu, nourrir, paitre. Lat gras-men, 
Bopp, Glos. Skr. Angl. grass. Al. gras. Grast, ce qui mange. 
— Gréi, cheval, Vail. p, 363. Ta te djas tu kôrkoro andré, ta 
te grast es te na mukés les te vasténdar, (c) et que tu ailles 

26 



— 250 — 

dedans seul, et que tu ne quittes pas ton cheval de tes mains. 
Panlids e grastés, il lia le ch. Grastésa gheliôm, ta r.a pin- 
rêndja, je suis allé à cheval (avec le) et pas à (avec) pied. 
But tàvdela o grast, le ch. court beaucoup. Terâvas pandj 
grastén ta tchordè e donén, j'avais cinq ch. et ils (en) ont 
volé deux. Ladavdô les ko sardnta grast, o manghin y (c) il a 
chargé les richesses, (argent) sur quarante ch. Mande isi o 
grasty à moi est le ch. (Nom.), mihi est equus. Murdâlilotar 
léskoro grast, son ch. a crevé. Ta ov lias i rakliâ paldl ko 
grast, (c) et il prit la fille derrière le cheval (en croupe). / 
rakli uryavghiâs pes, uglistiniâs po grastés, lias ta po khan- 
rô, (c) la fille s'habilla, monta son cheval, et prit son épée. 

Grâi, m. Cheval, terme connu aux Séd. mais rarement 
employé par eux* Les Zapâris ne connaissent que ce terme. 
Penghiàs i phuri, isi mo raklô tan, tuménghe ta tumaré 
graiénghe, (c) dit la vieille, il y a (est) de la place mon gar- 
çon, pour vous et pour vos chevaux. Tchaldv e graiés, (Nom.) 
bats le cheval. Ta pendds o rdi ldke y ta léskeri graién kalâv, 
(c. Nom.) et dit le magnat à elle, et ses ch. (aussi) je prendrai. 
Ta linds trinén graién, (Nom.) et il prit trois ch. 

GRASTNi,GRASNi,GRANi, Jument. Dans la bouche des Séd. le t 
est fort, prononcé. Ukkhinô pe granidte ta ghelô pe saraiéste 9 
(c) il monta sur sa jument, et alla à son palais. Dukhkini 
grastni, jument couverte (par l'étalon). GM. m^n^i^m. Te 
bikndv me kalé grasnid y (ch. Nom.) je vendrai mes j. noires. 
Dikéla yek raklô e grastniésa ka isi, (c) il voit un garçon qui 
était avec la j. Topûzos (n. pr.) grasniâ bikendô, (c. Nom.) 
Topuzos acheta des juments. Topûzos pe tchaid kort gras- 
nid kamdéla, (îd.) Topuzos donnera une j. aveugle à sa fille. 
Léskoro o tchavô in dinds e grasnid, (c. Nom.) son enfant ne 
donna pas la jument. 

Grastorô, m. dim. de grast. Gheliàs ko grastorê, (ch.) il 
alla vers les petits chevaux. 

Grastanô, adj. de grast. Equinus, {wmxtfç. Grastanô mas, 
viande de ch. Grastani maki, mouche de cheval, GM. d&o- 
yofxuïa. Fr. mouche bretonne. 

Grastéskoro, adj. du gén. grast, au sing. Qui vend des 
chevaux, palefrenier. 



— 25i — 

Gudlô, guglô, adj. Doux, confiture. Skr. g u d'à, m. À 
globe, or bail, Treacle, molasses, the first thickening of the 
juice of the cane, by boiling. g u 1 a, Raw, or unrefined sugar, 
molasses, g u 1 y a, sweetness, a sweet or saccharine taste. 
L'existence de ce terme chez les Tch. As. démontre son af- 
finité avec les langues de l'Inde. / lindr isi gudli, (c) le som- 
meil est d. Vrakerélas les gudlés, éla pashê mande, te kerâv 
tut mo pral, (c) il lui parlait doucement, viens près de moi, 
que je te fasse mon frère. Gudlés (adv.) sovésa, ta te dukanés 
nâna léi les, te godiàte, (ch. am.) doucement tu dors, et tu 
ne prends pas (apportes) ton amant dans ta pensée. Tchu- 
midiniôm la gudlés gudlés, (ch. am,) je l'ai baisé très dou- 
cement. Itchirikli bashélas gudlés gudlés, (c) la poule chan- 
tait très doue. gudlé, ndna dukâva len, (aliments) doux, je 
n'aime pas. De man yek gudlô te khav % donnes-moi une 
confiture à manger. Amaré gavéste,o pani isi latchô ta gudlô, 
dans notre village, l'eau est bonne et d. Yek gudlô pi. Te 
piâv, (c) bois une (boisson) douce, (rép.) Je boirais. Gudléya 
mo, parnavéya mo, (voc.) sar bisterghtàn man! (ch. am.) 
ô mon doux (affectionné) ô mon ami, comme tu m 7 as oubliée. 
Yaveréste, penés lav gudlé, (ch. am.) à un autre, tu dis des 
paroles d. ; voy. guidé (As.). 

Guldé, GULDi, (As.) Doux, voy. gudlô. 

Gudlô dudùm, m. Courge rouge. Potiron. GM. Toqxwoup&ç. 
Tr. bal kabâk, potiron, sorte de citrouilie=lit. citrouille de 
miel — bal, miel, voy. dudûm. 

Gudlipé, nom, abstr. de gudlô. Douceur. But gudlipé te- 
réla, il a beaucoup de d.=doux de caractère. Katar ko but 
gudlipé, ndna khal pes, à cause de sa grande doue, il ne se 
mange pas, ordin. on dit ; kliâliol. Te lindrâkoro o gudlipé, 
(ch. am.) la d. de ton sommeil. 

Gulô, n. m. Prunelle. H. ࣠gol,round, gola,ee, round- 
ness, H. Pers. golee, a bullet bail, a pill. Pukkhto, golaA, 
id. Bellew's Dict. 1867. Skr. g o 1 a, a circle, a bail, any thing 
ïound or globular. A globe, etc. — Terme peu connu. Éla 
avatiâ pashé mande me guléskoro o âsfo, (c. am.) viens près 
de moi, ô prunelle de ma prunelle, (voy. àsfo). Tchiriklô uvâv, 
me yakénkoro bulô, (id.) je deviens oiseau (pour toi), ô pru- 



— 252 — 

nelle de mes yeux. Les Tch. Mas. traduisent ce terme par 
le Tr. fgueuz-bebeki, prunelle, pupille — Behi, et les Chr. Séd* 
par le GM. xîp* toô |*«tcoi>, la pupilla derocchio— Som. 
«grain de raisin » Yek drakéskoro gutô me mésle te perél, (c) 
et qu'un gr. de raisin tombe dans ma bouche. Perél o gulô, 
le grain de r. tombe. Dans ce conte un roi, désirait avoir 
un ceps au dessus de sa tète, et qu'à tout moment un gr. 
de r. puisse tomber dans sa bouche. 

Guri, gur, (As.) Maison, H. ^ g 9 hur, a house; voy. ker. 
Zi-guri airom, je viens de la m. Gurie me, il n'est pas dans 
la m. Oriki gurior nie, il n'a pas de maison, orifct=Tclk 
Roum. léskoro. 

Gur, (As.) Beurre, H. Pers. {j»jjfgorus, Skr. gvrusa mîlk, 
butter milk, curdled milk. H. j*& tchjiir, milk, voy. keràL 

Gurûv, Guri, m. Bœuf. Ski\ g ô, nom. g a us, bos, taurus, 
vacca. BoO^ mutala gutturali in labialem. Bos, bovis — AngL 
cow, Al. kuh — Bopp, Glos* Skr. H. ^ gooroo, m. An ox, a 
cow. Pukkhto, ghwâe, an ox, Bellew's Dict. 1867. Campuz, 
gruy, m. buey. Kilalâ gurûv isi, c'est un b. gras. O dat lés- 
koro lias pe guruirën, ta ghelo péske andré ko vesh, (c) son 
père prit ses b. et s'en alla dans la foret. Terâva donén gu- 
rafén (pour guruvén) ta isi kalé, (c) j'ai deux b. et ils sont 
noirs. Araklàs yek papinâ, ta yek gurûv, panda» len e 
sholésa, (c. Nom.) il trouva une oie, et un bœuf, il les lia 
avec (une) corde. Méya, me gurûv pamô kamkerâv les T (c) 
et moi, je ferai mon b. blanc. Nikavghiâs po gad tchivghiâ(s) 
les oprê ko gurûv, (c) il ôta sa chemise, il la jeta sur ïe tx 
au pi. gunwa. E guruvà djàna, les b. s'en vont. 

Guruvanô, adj. de gurûv. À pp. au bœuf. Campuz. gttru- 
banô, m. boyero, el que guarda o conduce bueyes, le gove- 
dur des Tch. Roum. Gurwoanô pétala, (7c£t<x>ov) fer à bœuf, 
guruvanô mas, viande de b. 

Guruvni, gurumnî, f. Vache. guruv(ajnt. Skr. gav^ cow, 
IL y£ go, a co*v. Gaurnie, a cow. Srmson, p. 332. Guruv- 
niâkeri tut, lait de vache. Nâna térghiola te pi&hén la i gu- 
rumni, elle ne reste pas (tranquille) pour se faire traire la v. 
/ guruvni isi mindi, la vache est à moi. 

Guruvéskoro, adj. du gén. gurûv, aii sing. App. au boeuf. 



— 253 — 

* 

Terésa mas guruvéskoro londiardô, nous avons de la viande, 
de b. salée. 

Guruvéskoro kar, m. Le pénis du b., espèce de plante, 
gond de la porte, clou. voy. kar. Guruvéskoro, qui soigne 
les b., Booxfoo;. d'autres se servent de goveddr. 

Gus, (As.) Excréments. H. Pers. *j£ goh. Human excré- 
ments, goohee, adj. Beshit (cacatus)]; g,hos, name of a cast> 
a cow-herd, goo, faeces, alvi dejectio. Honig. Vol. 2. p. 390. 
voy. gonâi, et goshnâ. 

Gutch, (As.) Sein, Angl. bosom, breast. Skr. k u t c h a, a 
breast, a pap. H. kooch. m. and f. Bosom, breast, bubbies, 
vov. brek. 



Harm6, hermô, (As.) m. Poire, P. emrut, pirum, — VuL le 
t final rejeté, et la cons. initiale aspirée, voy. ambrât. 

Ha, pron. (As.) Ceci, bic, ©&t<*. Skr. sa, nomiatif. that, or 
he, she, it ; Wils. Skr. Gram. 1847. p. 82. H. H y*K pron. 
This, he, she, it, the, comp. aussi, Yates Introd. p. 25. Ha 
velvû pakézi, ce crible (est) joli. Ha velvu bunari, ce cr. (est) 
vieux. 

Hamali, (As.) Livre. Skr. m â 1 â, f. A line, a row. H. ^ l* 
mala, f. A hindoo rosary, a necklace, a garland, a book. ôy 
mooly s. m. Origin, text (of a book, opposed to notes), voy. 
UL II n'y a chez les Tch. Roum. aucun terme pour livre. 

Haiva, (As.) Coing. Tr. \y„\ aiva> coing — Bchi. 

Haïva sev, (As.) Pomme de terre, haiva, coing, sev, pomme. 

Hast, (As.) Main. H. w~~» hust, the hand, a cubit, voy. 
vast. Hastom butchert tchindôm, j'ai coupé ma main avec 
le couteau, bu> H. Pers. b ba, prep. with, by. On dit aussi 
tchuriésa. 

HavAni, (As.) H. Pers. j J* hawan, m. A mortar, Tr. Per. 
hdtnin, mortier pour piler — Bchi. 

HelI, helom, (As.) Prune. Chez les Tch. Roum. kheli 
est la figue. Il y a une grande confusion dans les noms des 
fruits, lesquels étaient inconnus aux Tch. à leur arrivée 
dans les pays, étrangers à eux. 



— 254 — 

Hiv, (As.) Lune. Skr, h i m a, Cold, frigid, m. the moon r 
voy. tclion, tcliomût. 

Hiv, (As.) Neige, même étym que hiv, lune, voy. vif. A- 
ratti, hiv varsûsteri, cette nuit de la neige est tombée=il a 
plu de la neige. 

Hirtch, (As.)Ours.H, Pers, ^j^ khirSj s. m. abeai\/c/<i;s 
bazee, t. bear's play, voy. ritchini. 

Hidja, (As.) Hier. voy. yitch. Hidja babôm zi Halep beiri r 
hier, mon père est venu d'Alep. Hidja airom, je suis venu 
hier. 

Huva, (As.) et par quelques autres, khuva. P. ' ^ khuda, 
khudai. Deus, possessor, dominus. Khudavend, possessor — 
Vul. d changé en v, voy. Devél. H. Pers. Khooda, God, hhoo- 
da,ee, Godship, Divinity, the world. Khooda purist, adj» 
worshipping God. 

Huey, (As.) Juste, très exactement, H. Ar. hoowu hoowu, 
exactly. 

Hûnghevin, (As.) Miel. Ce terme est moins altéré qu'av- 
ghin, abghin, des Tch. Roum. Pers. ungubeen y s. m, honey. 
Apis — Vul. Pukkhto, gabina, f. honey, honey-comb. Bellew's 
Dict. 1867. 

Hûi, (As.) He, lui, il. 

Hanlô, voy. khandôj épée. 

Hitch, itch, ind. Rien. ïr. Pers. hitch, adv. pers. Quel- 
que chose. Rien, rien du tout. Jamais — Bchi. Irakliitch 
pe godidte na tovélas, (c) la fille ne mettait rien dans sa pen- 
sée, (n'y pensait pas). Ndna pendva Ilitch, je ne dis rien. 

GM. TtWOTt. 



I 

In, voy. An. 

iBisniM, (As.) Soie. P. p!^ ibrishim, sericum, met. tex- 
tor sericarius — Ibrishim, fil de soie, soie torse — Rchi, voy. 
ke$h et piréni. 

Ishti, ushti, (As.) Lèves-toi, quelquefois prononcé vasti, 
vusti, Imp. 2 pers. au sing. voy ushtiàva. 

In, part. nég. des Nom. Tch. voy. Négation. 



— 255 — 

Inkàv, forme Nom. pour nikàva, sortir. Ta inkâv gudlo 
sherô, (ch. Nom.) pour faire sortir (montrer) une tête douce, 
(une bonne apparence). 

Inkliàv, forme Nom. pour Niklavàva. Te inklidv ta te 
djav panayiréste, (GM. *«v<yvpiç) que je sorte et que j'aille à 
la foire. Anén e kherés, f inkliâv> te djav ko pazdros (Tr. 
Pers. bdzâr) te lav me tchavêngfie, akavâ okavâ, (c. Nom.) 
amenez l'âne, pour sortir, pour aller au marché prendre 
(acheter) pour mes enfants divers objets. GM. fv« x'tXAo, toOto 
* ixtivo, lit ceci cela. 

InIa, Neuf, voy. les Nombres, p. 75. 

Imbràni, imbrâli, f. Petite voûte en terre cuite, sous la-* 
quelle passent les deux bouts du soufflet. Les charbons 
s'allument dans un trou pratiqué au devant de cette voûte. 
Slav. brénie {IffO^u wn\6$ brenn'ii, mfttvoç. Oec. Vol. 2. p. 24. 
voy. kaiùna. 

Itch, voy. hitch. hier. 

Ishtàr, shtar, Quatre, voy. les Nombres, p. 75. 

Isôm, v. subst et auxil. Je suis, voy. la Gram. Skr. a s, to 
be, esse, existera. Esse, ut verbum abstractum vel copulati- 
vum. Fieri. Slav. jes-mj 9 jes-tj, gr. Jp-pC, fo-tC, prius per as- 
similatîonem ex i*-pl ; lat. sum, es-t, goth, i-m, ex is-m, is-t, 
— Bopp, Glos. Skr. Me isôrn baredér, moi, je suis plus grand. 
Isâm tchoré, (c) nous sommes pauvres. Nâri isôm, je ne 
suis pas. 

Isïnôm, usité par quelques Nom. aux environs de Con- 
stantinople. Grellmann a à peu près la même forme, sinjom. 
Dûi praloré isinômas, nous étions deux frères. Nasvalô m- 
nom, je suis malade. Nasvalô isinômas, j'étais malade. 
Latchô isinôm,']e suis bien (bon). Latcfiô isinômas, j'étais bon. 
Khandi isinê, il est peu, il y a peu. Tu isinân mânghe, tu 
étais chez moi. 

Iv, voy. vif. 

Iv, voy. ghiv. 



— 256 — 



Jam, n. f. Vœu, souhait. Ddva lut mi jam, je te donne mon 

vœu, fixons *** fi X^ v t* ou al *^ <d - Me jamiàsa dja, vas, avec 
mon vœu. Ddva les jam> eu^o^ai aùriv, je fais des vœux pour 
lui. Ta pi jam dinid(s) len, et il leur donna son souhait» 
Jcwn kaddv tut, je te donnerai mes souhaits. 



^change en t, lakhki, lakhli, coup de pied, ukhkiàva^ ukh- 
tidva, se lever. 

Ka, pron. et adv. voy. p. 74. 

Kabnî, kamnî, f. Enceinte. Skr. g a rb h i n r î, f. a pregnant 
woman, g a r v i n'a, a number ot pregnant women. gar- 
b h a, m. a foetus, or embryo, a child, the belly. H. ^K 
gab,hin, adj. Pregnant, gab,h, Preguancy. ^jS gurub,h, m. 
pregnancy, gurb,hinee, pregnant with child. Les Tch. de 
Constantinople, prononcent toujours kamni. Mi romni is( 
kdbniy ma femme est enc. Akand mi romni kabni isi, ndsti 
piréla, maintenant ma femme est enc. elle ne peut pas mar- 
cher. Kamni isôm, je suis enc. 

KabniarAva, v.caus. 1 CL 5 Gonj. part, kabniardô. Rendre 
enceinte, GM. iyyatjz^tù, ingravidare — Som. Mo tchavô te 
del tumaré penién mindjé, ta te kabniarél len, mon enfant, 
qu'il cohabite avec tes sœurs, et qu'il les rende enc. Akav- 
kà kabniarghid(s) la, celui-ci l'a rendue enc. 

Kabnioibé, kamnioibé, n. abstr. du v. kdbniovava. Gros- 
sesse. But para kabnioibé, très pesante, gr. (incommode). 
kabnioibé lakoro ist gorko, sa gr. est mauvaise. 

Kàbniovava, v. pass. kabni-uvàva, part. hdbni(ni)lL Deve- 
nir enceinte. Kdbnilitar y elle est devenue enceinte. Kerghids . 
but yatrikâ, (îaTpixà) te kdbniol, elle a fait beaucoup de mé- 
dicaments pour devenir enc. 

Kadavâ, pron. (Nom.) voy. p. 72. Kadavd drom djâla ko 
gav, ce chemin va (conduit) au village. 

KAde, GM. xàOc, 6 changé en d. Chaque. Kdde divés lel o 



— 257 — 

Danrô, (c) chaque jour il prend (achète) l'œuf. Les Tch. 
Mus. se servent du Tr. j* her, chaque — Bchi. 

Kaghadi, (As.) Papier=»Tch. Roum. lil H. Pers. teV fca- 
ghuz y m, paper, ^% kagud, m. (corrupt of kaghuz) paper. 

KaghnI, KaïnI, f. Poule. Skr. h a n s a, m. a goose, a gan- 
der 9 a swan, f. h a n s i, a goose. Gr. £y>v, abjecta syllaba 
finali, lat anser, abjecta littera initiali, germ. vet. gans, L 
Slav. gonsj — Ropp, Glos. Skr. H. huns, m. a duck. Kaini 
est plus propre aux Séd. La pron. de gh 9 est si légère, qu'on 
pourrait l'écrire kahni, et kafni. Gampuz, cahai, cashi, t 
gallina, ave. / kaghnibestitar,\a. p. s'est assise (couve). Kali 
kaghni, p. noire, merle, (Tr. <JjLk y kara thauk). Dja 
V arakés dûi latché kaghniâ, vas chercher deux bonnes p. 

Kak, m. Oncle. H. Pers. KY kaka 9 s. m. elder brother, a 
slave belonging to one's father. In Hindi, a paternal uncle. 
kaka or chucha, uncle, tchatcha, As, Res. Vol. 7, p. 477. 
Il est fort singulier que «£«*(« existe dans le GM. xlir^y 9 
madré carnale. — Soin. A Gonstantinople, TÊa-cÇi, est la sœur 
aînée. Pukkhto, kàkd, Paternal uncle=term of respectful 
address to a senior. Bellew's Dict 1867. Terélas o Kusûlus 
(n. pr.) yek kakés, ta penénas lèskoro nav Mûro, (c) Kusùlus 
avait un oncle, et ils appel] aient son nom Mitro. Kak, me 
dadéskoro pral, kak (est) le frère de mon père; (défin. d'un 
Tch.). ÉV avatid kâke, viens ici, ô oncle. Ov darànilotar, 
ghelô pe kakéste ko Pànkos (n. pr.), (c) il s'effraya, alla chez 
son oncle Pànkos, lit. chez son oncle, chez P. Ka shunghids 
léskoro fcafc, ta ov darànilotar, (c) dès que son oncle (l')en- 
tendit, lui aussi s'effraya. Bârilotaro tchavô, penghiâs o 
tchavôy ddde, me kakés nâna terâva ? (c) l'enfant grandit, dit 
l'enfant, ô père, n'ai-je pas d'oncle? Léskoro kak anglâl,ov 
paldl, ko bidv ghelétar> (c) son oncle en avant, lui derrière, 
allèrent à la noce. 

Kakidjalô, m. Oncle. Forme rare, on se sert ordin. de 
kak. Ghelô pe kakéste, ta penghiâs, kakidjaléya, (voc.) mi 
romni umblavghids pes y tasâvghilitar, (c) il alla chez son 
oncle, et dit, ô oncle, ma femme se pendit, et elle s'étrangla. 
O Bukas (n. pr.) o phurô, isds léskoro kakidjalô, (c. Nom.) 
le vieux Bùkas était son oncle. 

27 



— 258 — 

KakiojalI, f. Tante. II. Pers. £% kakee, f. aunt. Phùrili- 
tftr mi kakidjalt, ma tonte a vieilli. Me kakidjaliâkoro k%er, 
la maison de ma t. Ce terme est inconnu à la pi. des Nom. 
Gampuz, cachicalli, f. parienta — allô, m. pariente, — allia, pa- 
ra utela. 

Kâko, (Nom.) voc. Séd. kâke. So kerddn kdko ? qu'as-tu 
fait ô (mon) oncle. Nicôla kdko, ô oncle Nicolas. GM. [Attipuw* 
Nt/toAx. Anësto (n. pr.) kakû, tante Anésto, pour kakidjalt. 

K\KKAvi,KAKKÂvi, au pi. kakkavid, f. Chaudière, marmite. 
La plupart des Séd. ignorent ce mot.Kaxxâêiovou xaxiêiov, dim. 

de xaxxotë'/) OU xdtxxa£o;. « Kotxx*5» — <H)f/.aivci ttjv j^irpav — xaxxàêi) 
8v quel; xaxxaêov, ê/jTi Se >oita$co$sc, e^ov c; eaurou Tprtç iré$aç. 
PllOt. aK»xiêx, iccpXi$.... % X'' T P a - H cs Y^h. xaxxaêoicupfopoç,GByZ. 

brûlot, Cor. At. Vol. 4. p. 243. Aa<rraupoxàxaêov, pot-pourri, 
salmigondis. Parmi les Grecs de laRoumélie, le mot est tota- 
lement oublié, xatxxaêyj, xàxx«6o;, la perdrix, et xaxxa&Çw, can- 
tare la pernice — Som. Phurdniletar o kakkavid, les vases 
sont vieillis (usés). On appelle aussi xaxxxftx, un espèce de 
lotus, commun en Roumélie, dont les fruits se mangent. 
Bellon. Observât. 18, p. 42. Cor.At. Vol. 5. p. 107. Campuz, 
cacobi, argolla, anillo grande de hierro. Linds e Kobdkeri (n. 
pr.) tchaïd, ta perdds i kakkavi pildv, tape sheréste tovdàs i 
kakkavi, ta anddse sovnakunéskere matché, (c. Nom.) il prit 
(en mai*.) la fille de la Koba, et il remplit, la marmite de 
pilav, et il apporta des poissons dorés. 

Kakkavâ, m. Fête des chaudrons, voy. p. 27. Bien que 
kakkabt, est Grec, le mot kakkavd de formation Grecque, 
(xaxxaêa;) est inconnu aux Grecs. Ko kakkavd éla, viens au 
k. Kamadjds ko kakkavd, nous irons au k. 

Kak, n. f. Aisselle. Skr. k a k s a, m. The armpit. Painful 
boils in the armpit, side, shoulder. H. kank,h, f. The 
armpit. kukMree, f. The armpit, soreness of the armpit. 
Mi kak dukdla man, mon ais. me fait mal. Terdva yek duk 
teldl me kakdte, j'ai une douleur sous mon ais. Terés ma- 
klitza teldl te kakdte, (c) tu as une lentille sous ton ais. 

Kakâi, Besaiguë, cxiwapvov, voy tchokdnos. 

Kalài. Etain. Le terme Tr. kaldi, et le Grec xortiiov, 
tirent leur origine de K* AXaCxoi, de Strabon, qui les premiers 



— 259 — 

ont introduit ce métal parmi les Grecs. Plumbum candi- 
dum, nunc certum est, in Lusitania gigni et in Gallœcia.... 

Plin. 34 — 16—17. Ka>X*Cxov pfaAXov, KOiUàlvov xP ô f*«- Kalâi, 

n'a pas pu faire oublier l'ancien nom de ce métal, k«**it*ûo;. 
Iliade, tf, 561. Cor. A t. Vol. 5 p. 108, voy. kastiri. Chez les 
Tch. As. kalâi est très connu, mais légèrement altéré, gh'a- 
la. Bulg. kalâi, tin, M. Dict. — Pukkhto. frî/'al, f. tin,sodder. 
Bellew's Dict. 1867. Kuléi, stannum, étain — Honig. Vol. 2. 
p. 414. 

Kâlavo, n. m. Paquet, liasse, châle. H. Pers. W kala y n. 
Silk cloths, and in gênerai, any kind of household furni- 
ture. An mânghe o kâlavo, te tovâs e yismata andré, ta te 
bandas len, apportes-moi le châle, pour mettre dedans les 
habits, et pour les lier. Utchâr tut e kalavésa, couvres-toi 
avec le châle. Tchordé lâkoro kâlavo, ils ont volé son (d'elle) 
châle. Parmi quelques Nom. gâlavos, est l'oreiller. On forme 
un paquet de vieilles robes, qui dans les tentes leur sert 
d'oreiller. 

Kalb tchinghiané, m. Faux Tch. Tr. w-k kalb, s. Ar. 
Pers. Tr. Fausse monnaie, tout objet faux, altéré par un mé- 
lange quelconque — Bchi. Expression injurieuse adres. par 
les Tch. Mus., aux Tch. Chrétiens. Quelquefois je les ai en- 
tendu appeler les Tch. chr. raya Tchinghianê, Tr. *>S*j re'aia, 
en Turquie dans le style officiel et dans le langage usuel, 
le mot re'aia s'applique aux sujets non-musulmans, soumis 
à la capitation — Bchi. 

Kalidj, (As.) Faulx, ftpircavov. Tr. J* qytydj, s. Sabre,glaive, 
épée — Bchi, voy. kôsa, etfârkya. ^ 

Kalô, adj. Noir. Skr. kâla, adj. Black, of a dark colour; 
dark biue especially, which is usually confounded with 
black. H. W kala } adj. Black, kalee, adj. f. Black, the Hé- 
cate of the Hindoos and wife ot Shiva, to whom human 
sacrifices are offerred. kuloota, adj. Black (complexion). kala, 
niger, noir, Honig. Vol. 2. p. 404. Yek kalô grast, lâkere 
toasténde, (c) un cheval n. dans ses (d'elle) mains. Kalô bukô 
yiscère n. (Tr. kara-djiyer> foie). Kalé româ, Tch. n.=noi- 
ràtres. Kalô*uliniân, tu es devenu n. Penghiâs o raklô, kon 
lias mo kalô tchiriklô ? (c) dit le garçon, qui a pris mon 



— 2(»n — 

oiseau n.? Kali-moskcréya (voc.) Bûzo (n. pr.), (c) ô Bùzo, 
toi, qui a la ligure n. I lel. (i.eXavo>w6;. Tunién, sôstur isànpamé, 
ta méya isôm kalô ? (e) vous, pourquoi êtes-vous blancs, et 
moi suis-je n.? Luis yek drom, ta djdlas ko Jialamô, ko ka- 
lê-sherêxkoro, (c) il prit un chemin, et il allait au Grec, à 
celui qui a la tête n.=les Russes à cause de leur coiffure noire. 
« Nègre » Ole ka isds beshti i dakarni, marghiâs pe vast, alô 
wann'ii Idte yek kalô. O kalô penghiâs, so kaniês? (c) là où 
la reine était assise, elle frappa (battit) ses mains, vint vis- 
à-vis d'elle, un nègre. Le nègre dit, que veux-tu? Nàpalal 
attardé les o kalé, (c) ensuite les n. les saisirent. Ta isds te 
kaléskere vast, (c) et il était dans les mains (au pouvoir) du 
n. Kaléya mo, (c) fi mon n. « Kali.* négresse. Penghiâs i 
khalaika, (Tr. jv^ khalaik) i kali, (c) dit la servante n. 
(négresse). Ghelô ti kali, beshtôtar mamûi ki kali, (c) il alla 
chez la n. (et) il s'assit vis-à-vis de la n. Ikali y ôi taoraklô, 
(c) la n., elle et le garçon. Sutté ke kalidkoro kher, (c) ils 
dormirent dans la maison de la n. Ko drom, penéla léske 
i kali, (c) chemin faisant, (en chemin) la n. lui dit. 

Kaledkr, compar. de kalô, noir. 

Kalorô, adj. dim. de kalô. Noirâtre, moricaud. Isi kalori 
lu tehordi, elle est m. et jolie. 

Kaliarâva, v. caus. 1 CL 5 Conj. part, kaliardô. Faire 
noircir. Kaliardmn me vast, j'ai noirci mes mains. 

Kaliardô, part, du v. kaliarava. Café, ce qui a été noirci, 
sac. Yek kaliardô pek. fais cuire un café, o Goffee shop, 
Ka<peveiov. » Ta ovokhiâ ora, o vowôdas luis les, gheldds les ko 
kaliardô, (c. Nom.) et dans ce moment là, le voivode (chef 
des voleurs) le prit, l'amena au café. O raklô penghiâs pe 
manushénghe, kmnadjân yek kaliardéste (c) le garçon dit à 
ses hommes, vous irez dans un café. « Noir » Kaliardô tchu- 
vdli (Tr. J^ tchuval) sac noir. « Sac.» Ta tovdô la yek ka- 
Uardrste,(c) et on la mit dans un sac. Perghiàs po kaliardô, 
(c) il remplit son s. En Turquie, les grands sacs,sont faits de 
toile de couleur noire. 

Kaliardé, pi. de kaliardô. Aubergine, solanum melon- 
gena. H. ^-Cj buegun, n. m. the egg plant. Kerkâ isi o kor- 
liardé, les aubergines sont amères. Kerkâ pour kerké. 



— 261 — 

Kauardicanô, adj. de kaliardô. Noirâtre. GM. fxaupoj-rÇtxo;, 
negretto, branetto — Som. Tchiriklie (voc.) mo, kaliardicanâ 
mo mûi, (ch. am.) ô ma poule, ma figure noirâtre ; adr. à 
une maîtresse. 

Kàliovava, v. pass. kalô-uvdva, part. kâli(ni)lo. Devenir 
noir. Etre noir. GM. pxup£Ço|xoci. Lénghere yakd kâlionas (frd- 
lio(ve)nas) ndstik djdnas pashé, ta nashénas, (c) leurs yeux 
se noircirent (vision troublée) ils ne purent aller de près, et 
ils partirent. Kdlile léskere vusht, ses lèvres sont devenus 
n. W aster o akôr te na kdlion te vast, ne prends pas les 
noix (ne touches pas) pour ne pas noircir tes mains (pour 
que tes mains ne se noircissent pas). Tûke, mo tattô ta o kalô 
m'oghi, kdlilotar, (ch. am.) pour toi, mon cœur (viscère) 
chaud et noir, (foie) est devenu noir. voy. bukô. 

Kalibé, n. abstr. de kalô, Noirceur. Les Tch. Ghr. appli- 
quent ce terme à l'excom. de l'église, dont ils font très peu 
de cas. 

Kam, m. Soleil. Skr. k a r n'a, g h a r m a, m. Heat, the hot 
season, sunshine, sweat, perspiration. k a n, to shine, to 
désire or love, H. ç^ g,ham, f. sun beams, sun-shine. 
Sweat (Beng.) Lat. candeo, candela, candidus, g,humana, v. 
a. To sun, to bask in the sun. o-cham, le soleil. Vail. p.457. 
Campuz, ocan, m. sol. Kampekél tumén o kam ka tabaréla, 
(c) le s. qni brûle vous cuira. Kâma mo (voc), (c) ô mon s. 
O kam nikliola, le s. sort, 4v«Té>X«. O kam îs* tattô, le s. est 
chaud. O kam ta o tchon, le soleil et la lune. O kam kalô 
kerghiâs man, le s. m'a fait (rendu) noir. Dinids yek divés o 
kam andré ko sardi, (c) un jour le s. frappa dans le palais. 
Ta o raklô thdrelas, (GM. ôapjtà, croire) ka ui tchiriklô o 
kam, (c) et le garçon crut, que le s. était (un) oiseau. Opré 
niglistôtar o kam, (c) le s. est sorti en haut, est monté. Besh- 
tô o kam, le s. s'est assis (GM. cx«6tot, c6a*ftgo0t), couché. 
Béndilotar o kam, le s. se leva=est né, GM. Avirult. 

Kamêskoro, adj. dugén. kam, au sing. App. au soleil; so- 
laris. Kamêskoro divés, journée de soleil. GM. #uax-îi fyépa, 

Kamorô, dim. de kam., Petit soleil. Ta ntkliolas mamûi ko 
kam, putchélas katdr ko kam, ta penélas léske, kdma mo, 
kamoréya mo, (voc.) isi adjdi mdndar tchordtf (c) et elle 



— 202 - 

sortait au devant du soleil, elle demandait au s. et lui disait, 
ô mon s. o mon petit s. y en a-t-il de plus jolie que moi ? 
terme rare qu'on rencontre quelquefois dans les chansons. 
Kamama, v. prim. 1 CL 1 Conj. part, kamnù. Désirer, vou- 
loir. Skr. k a m, to désire — Amare,optare, velle — Wg. kàma 
m. k a m a, The Hiudu Cupid, or deity of love, wish, désire. 
As. Res. Vol. 3. p. 405. H. ^ kam, in. désire, wish, inten- 
tion, the god of love, Cupid. kamdetv, Cupid. kamna, s. f. 
Désire, wish, intention, voy. (Jram. p. 101. Penghids léskeri 
dâi, so kamés mo tchavô ? sa mère dit, que veux-tu mon 
enfant? Penyhids pe ddke, e dakaréskeri raklid kamama, 
(c) il dit à sa mère, je veux la fille du roi, (pour épouse). O 
gadjô na kamnids te be$hêl,(c) l'étranger n'a pas voulu s'as- 
seoir. Léskoro oghi kamélas paniali te piél, (c)son cœur vou- 
lait (désirait) boire du raki. Te kamésa, yek divés tedjas y (c) 
si tu veux, allons un jour. Penghids o gadjô, ndna kamama, 
(e) dit l'étranger je ne v. pas / dakarni kamél tut, (c) la 
reine te v. Kamama te pendv tuménghe yek lav, je veux vous 
dire un mot. Me kamama te djav ko tchorô Pdnkos, (n. pr.) 
je v. aller chez le pauvre Pânkos, (ch. du St. Basile chantée 
au pr. j. de Van). Ta méya y kamama te dikdv, et moi aussi 
je v. voir. Dûi djené kamné te ladjdv kerén /a, (c) deux per- 
sonnes ont vouln lui faire honte (la déshonorer). Ta ôindna 
kamnids te del pes ko vast, (c) et elle ne voulait pas se don- 
ner à fleurs) mains. O dakdr kamnids te kerél bidv, (c) le 
roi voulait faire (une) noce. I raidi andrdl penghids, so fca- 
mésa parie ? (c) la fille de dedans dit, que veux-tu ô vieille? 
01 kaménas avri te nashén, (c) ils voulaient sortir en dehors. 
Penghids Idkc, ukhki gadjie, (voc.) ti peu kamél tut, (c) il dit 
à elle, lèves-toi ô femme, (épouse), ta sœur te veut. Me, kalé 
tchiriklés kamdm les tûtar, (c) moi, l'oiseau noir, je le veux 
de toi=que tu me le donnes, Dàde, so kamés akandï (c) ô 
père, que veux-tu maintenant? O klnirdo pral kamnids te 
djal, (c) le jeune frère voulait aller=partir. Parmi quelques 
Nom. Mus. qu on rencontre aux environs de Constantinople, 
près des villages du grand bois de Belgrade, jusqu'à Dérkos, 
sur la Mer Noire, kamama est remplacé par mangdva, de- 
mander, mendier, pron. mangd\i, mangd. Kamama pourtant 



— 263 — 

est retenu dans le Futur, qu'ils prononcent ka, toutes les 
fois même que le v. commence par une voyelle. Mangâ'a te 
kerâv, je veux faire, au lieu de kamâm te kerâv, de la grande 
majorité des Tch'. Na mangâ'a, pour na kamâma, et très 
souvent na mangâ. 

Kamnô, kamlô, adj. Qui est en transpiration. GM.tôptopivoç. 
J'adhère pleinement à l'opinion de Pott, Vol. 2. p. 152 qui 
cite H, g,ham, du Skr. k a r n'a, sunbeams, sweat. Par les 
Zap. il est constamment pron. kamlô. grast ka ist kamnô 
te na piél pani, le cheval qui est en sueur, qu'il ne boive 
pas de l'eau. Ndna kamâma te nikliovav cwri sostâr isôm 
but kamnô, je na veux pas sortir en dehors, car je suis tout 
en sueur. Te na del tut i balvâl, sostâr isân but kamnô, que 
le vent (air) ne te frappes pas, car tu es tout en sueur. Kam- 
lô isôm, je suis tout en sueur. 

Kâmniovava, v. pass. Kamnô-uvâva, part. kâmni(ni)lo. 
Etre en sueur. bi-zoralô grast but kdmniola » kâmnio(ve)la) 
le cheval faible, (sans force) sue beaucoup. Sari i ratt kàmni- 
liom, toute la nuit j'ai transpiré. 

Kamnioipé, n. abstr. de Kâmniovava, Transpiration, rare- 
ment employé. Me kamnioipnâsa o lové kazandizdôm (Tr. ka- 
zanmaq), (ch. Nom.) moi, j'ai gagné l'argent par (avec) ma s. 

KamnI, voy. kabni. 

Kan, khan, f . Puanteur. Skr. g a n d h, To injure, to hurt 
or kill, to move, to go. m. g a n d h a, smell, odour, a fer- 
f urne or fragrant substance. L u 1 g u n d'à, monkey=qui a le 
cul rouge. H. ^^ gand, f. The anus, privities, H. Pers. ^ 
koon, f. podex. gand, f. stink, filth, ordure, smell, gandha, adj. 
stinking, filthy, gundu, adj. fetid, stinking, ^ gund, stink 
filth, ordure, smell — Gand, anus, cul, derrière, Honig. Vol. 
2/ p. 374. On peut aussi rappeler ici, le GM. x\i<* xkiw, pé- 
ter; corregiare, far petti — Sora. lequel ancien, signifiait 
couper. Skr. kh a d i, to dîvide, to tear, et son équivalent 
k h a n, to tear, to break, le d final du Skr. et de TH. n'est 
jamais pron. par les Tch. But kan teréla, il a beaucoup de 
puanteur=il pue beaucoup. Katar ki but kan, nasfâlion 9 
(nasfâlio(vé)n(aJ) o manûsh, à cause de la forte p. les hom- 
mes tombent malades. Les citations suivantes, me portent 



— 264 — 

à croire qu'on pourrait référer kan, khan, au Skr. g h r a, To 
smell, to reçoive smell, grân'a, adj. smelled, n. The nose, 
smell, odour, smelling— Pâli, ghâna, (odorat) Burn. Essai, 
p.92. Lava kan> prendre de l'odeur, s'apercevoir. Ta lias kan 
i Kimia, (n. pr.) ka piriavélas yavré romnid, (c) et Kimia 
s'aperçût qu'il avait commerce avec une autre femme. Liné 
kan andré, (c) ils aperçurent (ceux qui étaient) dedans. GM. 
ttépvw uupwJtav, i/uptÇofxati. « Odeur suave. » Terél vasilikos,(GM. 
Pa<riW>ç, basilisco — Som. ,) pe tchutchiénde ta nikavéla asavki 
kan, (ch. am.) elle porte (à) sur ses mamelles, (sein) du ba- 
silic et celui-ci donne (exhale) pareille odeur. H. *±£ gund,h 
f. perfume, odour, scent dakâr djdlas pashé, te shunghél 
i kan, (c) le roi allait de près, pour sentir l'odeur (suave). 

Kâniovava, v. pass. kan-uvdva, part. kdni(ni)lo. Devenir 
puant. Kdnilo rai, (Nom.) seigneur puant, dégoûtant. 

Kanilipé, n. abstr. du part, kdnilo. Puanteur. nasvalipé, 
o kanilipé, (Nom. Zap.) la maladie : la p. 

Kaniarâva, khanierâva, v. caus. 1 Cl. 5 Conj. part, fca- 
niardô. Puer, causer de la puanteur, voy. kan. GM, PpwjuÇo*. 
Chez la pi. des Tch. ce v. signifie péter. Yek manûsh kani- 
arghids, un homme u pété. Kaniardô manûsh, homme sur 
lequel on a pété=méprisable, GM. xW[/ivo;, correggiato — 
Som. Isi ladjavô te kaniarés tu, il est honteux que tu pètes. 
But kaniaréla y il sent très mauvais, il pète beaucoup. 
Kaniarghidn o tan, tu as infecté l'endroit (par tes p.) GM. 
EÊpwuiaeç. Archevdê te den pes lakhkiâ y ta te kaniarén, (c) 
elles commencèrent à se donner des coups de pied, et à pé- 
ter. On parle dans ce conte de quelques filles transformées 
en ânesses. Ghelitar,pe dardtar kaniarghids, (c) elle alla, et 
à cause de sa frayeur, elle péta. 

Kândava, v. comp. 2 Cl. 2 Conj. part, kandinô. Puer. 
Presque toujours il est employé à la 3 pers. du Prés, de 
l'Indic. au sing. Kdndela bibi, la tante pue. Paroles adr. à 
une vieille Tch. imbécille, par les gamins du village. I rfe- 
vrydl kdndela, la mer sent mauvais. Bibo, kdndela ti mindj, 
(c. Zap.) ô tante, ton pud. pue. * Sentir bon. » Kdndela 
triantdfillo (GM. TpiavTot<piAXov) il sent la rose. Skukâr kan 
kdndelas, (c) 11 donnait (exhalait) une odeur. suave. 



— 265 — 

Randtnô, pari de kândava* Puant. Randmô Un, endroit 
p. Kandmâ manush isdn, tu es tin homme qui pue, digne 
de mépris. Kemdmi b#U, affaire p.sssdésagrèable. Kandinè 
fcfoW, (Nom.) aliment pourri, Khcundinô réi, seigneur puant, 
insupportable, 

RandImovava, v. pass. kmdmè-avéùa, part hmdini(ni)lù. 
Etre puant, v. rare* On se sert presque constamment dé. 
kândœoa. Kandinilotar, il est devenu puant Yek murdâl isi, 
ta kandinilotar e tan, il y a une charogne, et l'endroit est 

puant 

Kandîmïko, Homme puant, désagréable. Kandiniko râi, 
magistrat puant, dès.; j'ai entendu ce terme d'un Tch. Za- 
pâri qui me racontait l'injustice d'un chef de village, 

Kann., n. au pi. kannâ. Oreille. Skr. kar na,m. The ear> 
kâ rn T a, adj* Relating to the ear, aurtcuiar, r. kar n r a,Fin- 
dere, forare, auscuitare, audire— Wg. H, j^ kan, m. Blind 
of one eye, the ear. kan> kun, auris. Honig, Vol. 2. p. 376. 
Campuz. cane, m. oido. Léskert kann nâna shunéna, ses 
oreilles n'entendent pas. Léskere kannéndar tchùrùda pumb y 
de ses oreilles coule du pus. Tchériola pour tehôriola, v. 
pass. de tchoréva, tchotdA-woâva, tchôrdtonava, tchèriovwoa, 
tchôrioeela, tchôriotou Ind. Près. 3p. au sing. voy. Km. Tè 
nakavés te kannénde, yek tckeni, (c) que tu passes dans tes 
oreilles, une boucle. 

KandIzava, v. ètrang. formé de kann, oreille. Entendre, 
être obéissant, prop. aux Sêd, Il est très rare, d'entendre 
des verbes de formation étrangère, dont un des éléments 
soit un mot Tch. 

Kanaskeràva, kànakerâva, v. comp. 2. Ci. 2. Conj. part 
kanaskerdô. Nettoyer, mettre au propre. H. Ar. ^^ kunnas y 
a sweeper, Àr. { j^ kene&, scopis purgavit domum. ntaknus 
scopis mundata domus — Freyt Gomp. aussi Skr. k a n, v, 
Lucere, videre. Tovghiôrn les ta kanaskerghiôm les, je l'ai 
lavé et nettoyé. GM. «yvpîÇ». kanakerghiôrn mon ki bdgnia, 
je me suis nettoyé au bain. 

KanglI, voy. ghanglu 

Kànek, kanék, Quelqu'un, aucun. Kanèk far, quelque- 
fois. Kanék yismato, aucun habit Avéna kanék far, (c) ils 

28 



— 266 — 

viennent quelquefois. Nàna muklids kanêkes, (c) il ne laissa 
personne. Kdnek, te na mukén avri,(c) qu'ils ne laissent pers. 
en dehors. Takhiâra kanék djenô te na nikliol avri, (c) de- 
main que p. ne sorte dehors. Ta me kôkkala saré kaddv, 
te ndri atchél kdnek, (c) et tous mes os je donnerai (je me 
tuerai), pour que pers. n'y reste. Ce terme, qui me paraît 
GM. (xaviiç), est très rare parmi les Nom. 

Kànkk djenô, voy. kànek et djenô, Aucune personne, quel- 
qu'un, Kdnek djenô maréla o vuddr, quelqu'un frappe à la 
porte. Katar ko but yakà, ndnasti ghelôtar pashé, kdnek 
djenô, à cause de la grande incendie (beaucoup de feux) 
auc. p. n'a pas pu venir auprès, 

KaïnI, voy. kaghni* 

Kânna, part, inter. Quand. Skr. k a d â, ind. When, at 
what time. H. w^ kub, adv. When, kab, when — Yates Introd. 
p. 51. Kdnna katnukhkién ? quand vous léverez-vous ? Kdn- 
na keréla tchonl q. fera-t-il lune (nouvelle)? Ta kânna ali- 
tar avatiaringt et q. vint-elle par ici ? Penélas léskeri ddi 9 
kdnna te avâv tûke ? (c) sa mère disait ; q. viendrai-je chez 
toi ? Kdnna te tovdv ruk> te bariardv len ta te ghédav yemi- 
shé (Tr. \j*+i ïemich) léndar ? (c) q. puis-je mettre (planter) 
des arbres, et les aggrandir et cueillir les fruits d'eux? Dans 
ce conte, le père pour prix de sa fille, imposa à l'amant l'obli- 
gation de planter des arbres au matin et en cueillir des 
fruits au soir. 

Kangri, (As.) Voiture. Ce terme me paraît avoir la même 
origine que karghiri, kanghiri, église, des Tch. Roum. Les 
voitures souvent ressemblent à des tourelles, voy . kanghert. 

Kanrô, Séd. kandô, Nom. m. Epine, aiguillon. Skr. k ân'd'a 
a stalk, or stem, k a n'd'a k a, m. n. A thorn, a paltry foe, a 
fish bone. H. \^S kant'a, m. a thorn, spine, a fork, a spur. 
Yek kanrô ghelôtar andré me vastéste, une ép. est allée (en- 
trée) dans ma main. Kanrésa dinids man i burli, l'abeille 
m'a piqué avec (son) aiguillon. Kanréngoro tan, endroit 
plein d'épines. 

Kar, (As.) Ane. H. j4 k,hur, âne, voy. kher. 

Kas, (As.) voy. gh'as. 

Kar, m. Pudendum virile. H. *j£ kar\h, m. membrum 



— 267 — 

virile, fi kar, vulva. Pers.^ ker, m. pénis. Pukkhto, ghenr' 
m. the pénis of a man, or beast, memb. vir. P. (ker) Bellew's 
Dict. 1867. Lêskoro kar shûvlilotar, son p. s'est gonflé. Baré- 
karéskoro, qui a un grand p. Katar ko but nampôrema, pe- 
lâtar léskoro kar, à la suite de plusieurs maladies, son pud. 
est tombé (détruit). Mo kar léskere bulidte, (Nom.) mon pud. 
dans son derrière. Kori i Bitchito (n.pr.), barô kar te min- 
djâte, (ch.) ô aveugle Bitchito, un grand pud. dans ton pud. 
Guruvéskoro kar, le pénis du bœuf; terme appliqué par les 
Nom. au morceau de fer en forme de clou, qu'on passe à 
l'extrémité de l'essieu de leurs chariots, à côté du patrin ; 
voy. ce mot. 

Karorô, dim. de kar, Ta i phuri pendâs, kar te manghén 
ta karorô te n'arakén, (Nom.) et la vieille dit, que vous 
cherchiez un pud. v. et que vous ne trouviez pas (même) 
un petit pud.; paroles adressées à deux filles par une Tch. 

KàrkhanI, f. comp. de kar, pud. v. et de khanô, corrup. 
de khalô y l changé en n ; lit. femme qui a mangé (connue) 
le pud. vir., prostituée. Karkhanie mindjedinie, (voc.) te 
khas kheranô kar, (ch.) toi, qui a connu le pud. v. femme f... 
que tu manges du pénis d'un àne. Karkhani, te shunéla 
lâkoro gadjô, kamadén tumén e tchuriéndja, (c) la prost. si 
son mari venait à entendre, (savoir) vous vous battriez avec 
des couteaux. 

Karadjil, m. Arbre. Je n'ai jamais pu entendre le pi. Skr. 
k a r ad j a, adj. the name of a timber tree, commonly fca- 
ranja, (Galedupa Arborea, Rox.). Karàndja, the name of a 
plant, commonly karanja. Les Nom. dont plusieurs ne con- 
naissent le terme ordinaire ruk, disent que karadjil, n'est 
autre que le Tr. ^M\ y kara aghadj, orme, (arbre) — Bchi. 
Dans les chansons ^ et les contes de la pi. des Nom. on ne 
rencontre que ce terme, qui selon leur dire, est plus ancien 
que ruk. Il est plus propre aux Zapâris ; aux environs de 
Constantinople on n'entend jamais ce terme. Ta uglistôtar 
opré ko karadjil, (c) et il monta sur l'arbre. Uyli télé, katâr 
ko karadjil, (c. Nom.) descends en bas,de l'arbre. GM. à%b ih 
&v)pov. Diklâs yek karadjil ta uglistô opré, (c) il vit un ar. 
et il monta dessus. Ta so te kerâv ? te unghiâv opré ko ka- 



— 268 — 

radjil, (c. Nom.) et quoi faire ? je monterai sur Tarbre. Ka~ 
radjittakoro sh ullô, Y aigre de l'arbre, le citron. Ua Tch, Nom. 
me dit un jour, umuré tanéste, e karadjiléskere shutlé bâ- 
riona ko kf'ul, dans notre endroit (chez nous), les citrons 
grandissent (croissent) dans le fumier. 

Kakarâshka, karakâshka, f. Pie, Lat. pica. GM. xopoewé^ 
x^avTCiva, cornacchia, soazza, (ucceilo) — Som. On l'appelle 
aussi xipyou Kdrga mo, (ch. am.) ma pie. GM. x'.<w«. Cor.At. 
Vol. 5. p. 114. Karakâshka rodini (po<W/5, £x4ivr,) dûkhki te 
uvés, te pies kotôr pdi, (c) geai mobile, lèves-toi pour venir 
boire un peu d'eau. 

Karavâna, Pantalon, pr. aux Nom. GM. xapa6iv*, drap 
grossier. la sur un ta yumali karavàna, (ch. Nom.) (Tr. L> L> 
t/ama, pièce, morceau, pour rapiécer — Bchi) et un pantalon 
rapiécé en quarante endroits. 

KakavidinI, Ecrevisse de rivière. Hel. xipafio;, GM. *«r*x6ç, 
écre visse de mer. xapot&Sot, écr. de rivière. Kapaêoç, t^ 6*1**- 

«ov Çétov .... t£ «utoô xoù t& lia to& irtoioo >sy6(Xtvov. Etym. m» 

voy. keramidini. Kapaftrôa, ^ (<[»àpi)>gamban>, gambero— Sam. 
On dit aussi x«p*ft&i, d'où le terme actuel: comme *4papu5«, 
xfp9C(A(St, Tch. keramidhn. H. >^/^ fcurfc et kurkut\ a crab,the 
sign Cancer. i? karuvidiniâkeri pari, (ch. Zap.) la queue de 
Vécrevisse. 

Kanohkuî, karghîrï, kanghïri, kanglÎ, f. Eglise. H. Per& 
*j£f kungooru, kangura, s, m. a niched battlement of a castle, 
etc. À port-hole, a vidette, a pinnacle, a turret, kungooru 
dur, adj. Spired, having a turret, parapet, etc. Àrm. yege~ 
ghetzi f ecclm\R — Hamlin. Campuz. cangri, cangan 9 f . iglesia, 
tcinplo — Liebieh, kangri, die Kirche. Les Tch., en venant au 
milieu des Chr., ont été frappés par la vue des églises,en tou- 
rnes d'une haute muraille, et des monastères avec leurs ba- 
stions et leurs murailles garnies des meurtrières. «Tous sont 
clos de murailles, et beaucoup en état de se défendre à la 

Turque Entourés en général d'assez épaisses et hautes 

murailles » Ami Boue, La Turquie d'Eur. Vol. 3. p. 444, et 
\fr3.Kangheriâkere yismata, les vêtements del'égl. (portés par 
les prêtres). Avaklé kangheriâkoro o rashdi, le prêtre de 
cette ég. Meputchdv manushénghe, ov kangheri penéla mari- 



— 269 — 

ghe, (c) moi, je demande (des renseignements) sur des hom- 
mes, lui: il me parle (de) l'égL Kerdé i kangli nevi 9 ils ont 
fait Tég. neuve. Kamadjàs ki nevi kangheri, saré o gavudné, 
nous irons dans régi, neuve, (nous) tous les villageois. Te 
djas aménghe andré ki kangheri, (c) allons dans l'égl. Ker- 
ghiàs yek kangheri, ta i rakli ulinitar rashâi, (c) il bâtit (fit) 
une égl. et la fille devint (se transforma en) prêtre. Bala~ 
méngheri karghiri, (Nom,) ég. des Grecs. Bari kangli, 
grande égl. ; comp. aussi H. gurguj, m. À scaffold, a 
tower, a bastion, a cavalier. Yek kurkô, niglisté avri katâr 
ki kangheri, (c) un dimanche, ils sortirent hors de régi. 
Ascoli. Zig. p. 25. Pott, Vol. 2. p. 150. 

Kàrin, ind. Où? Skr. kutra, ind. Where, wherein, in 
what place, kva, where. H. o^ kut, where, whither? 
H. kuhan', adj. Where — Yates Introd. p. 53. Kàrin isi? 
où est-il ? Kàrin arakés les ? où le trouves-tu? Kàrin isi i 
khendi? où est le lieu d'aisance? Kàrin nispeldé e tchvrdi- 
canéf où ont-ils caché les (choses) volées? Kàrin isânas 
yitcM oùétiez-vous hier? Kàrin isii Anetà? où est Àneta ? 
Kàrin yhelésa ? où vas-tu ? Kàrin isi i bari, kàrin isi o keli- 
W?(c) où est la nouvelle mariée, où est le jeu? Kàrin di- 
niâ(s) les ? où l'a-t-il frappé ? Panlé isi o vudarà, kàrin fea- 
madjâl péske? (c)les portes sont fermées* où ira-t-il? Push- 
lias o phurô, kàrin djas ? Djav me tchavés te boldv, (c) dit le 
vieillard, où vas-tu? (rép.) je vais baptiser mon enfant. 

Karpûzi, m. Pastèque, melon d'eau. Tr. jjij^ karpauz — 
Bchi, forme altérée de kherbuzô, q. v. GM. *xpico6Çi, melone 
d'acqua, angurià — Som, 

Kas, m. Foin. Skr. k à s'a, m. a species of grass (Saccha- 
rum spontaneum) H. ^JC kas, f. a kind of grass, of which 
rope is made (Saccharum spontaneum) cough — kasil, Gra- 
minis radix, Graswurzel — Honig. Vol. 2. p. 392. H. ^ 
koosh, n. the name of a grass (Poa cynosuroides). Shukô kas 
biknéna, ils vendent (du) foin sec. But kas nàn 9 ulinôtar avcv- 
kd bersh, il n'y a pas eu beaucoup de foin cette année. Ddsa 
e grastén, kas, nous donnons aux chevaux, du f. De les te 
khal kotôr kas, donnes-lui à manger un peu de f . 

Kasêskoro, adj. du gén. kas, au sing. Vendeur, faucheur, 



— 270 — 

coupeur de foin. kaséskoro yékeparâske o divés, kastchi- 
nélus,(c)\o coupeur de foin, pour un para par (le) jour, cou- 
pait du f. Me isôm e kaséskoro tchavô, (c) moi, je suis le fils 
du coupeur de f., voy. gh'as (As.). 

KastIri, m. Etain, très connu chez les Nom. Skr. k as ti- 
ra, n. Tin, plumbum album — Bopp, Glos. Skr. Hel xa<j<iiT*po;. 
Ce terme est tout à fait oublié par les Grecs, qui se servent 
de kalâi, q. v. Val. cusutoriu, stannum, Voc. Daco-Roum. 
Alexi p. 239. Slav. kociter\ 6 xotadhepo;, Oec. Vol. 2. p. 217. 

Kasht, kash, m. Bois, Skr. k à s h t, n. wood, k a s h t a- 
maya, adj. Wooden, made of wood. H. £% kal',h, wood, 
timber, stock, a scabbard. Gampuz, cas, f. lena. Tov tevast 
andré ko kasht, (c) mets tes mains dans le bois. Lias o tcha- 
vô yek kotôr kasht, (c) reniant prit un morceau de b. Le yek 
kasht te vasténde, (c) prends un (morceau de) bois dans tes 
mains. Okotiâ, yek manûsh tchinélas kasht,(c) là, un homme 
coupait du b. Barô kasht, grand bois. Kasht tovghids paldl 
ki vudâi\ (c) elle mit du b. derrière la porte. Diniâs yek, e 
kashtésa, (c) il trappa un (coup), avec le b. (bâton). Te les o 
kher te djas ko vesh, fanés mdnghe khanrik kasht, (c) prends 
l'Ane, vas à la forêt, et apportes-moi un peu de bois ; terme 
très connu de tous les Tch. 

/{ashtunanô, adj. de kasht. Fait de bois, ligneux, boiseux. 
Quelques Nom. appellent de ce nom le boisseau, qui sert à 
mesurer les matières sèches. (Tr. AS kilé. dér. du GM. xoiWv 
xoiXov, vide). Le demi-boisseau, le [/.woxotXi, des Grecs, est 
appelé yekpash kilo. 

Kashtéskoro, adj. du gén. kasht, au sing. Qui coupe ou 
vend du bois. O kashtéskoro kamsikavél amén lakeri kôlyba, 
le c. de bois nous montrera sa cabane. Kashténgoro ker 9 la 
maison du c. de b., au pi., imité des Grecs, too wwXïitoO tôv 

£uXct>v. 

Kâshtiovava, v. pass. kasht-uvàva, part. kdshti(ni)lo. De- 
venirdur comme du bois. H. IJ^ ij'fc' kat\h hona, v.a. to pine 
away, to be pctrified with astonishment. Kâshtile me pinré, 
mes pieds sont devenus (durs comme du) bois, raidis de 
froid, GM. ÇuXtaÇo), inlegnire, diventar corne legno — Som. 

KastravItcha, Bulg. krâstravitza, cucumber. M. Dict. 



— 271 — 

Kasukô, kasukôv, kashukô, adj. Sourd. — Campuz. cajucâ, 
adj. sordo. Ndna shunâva ovokâ ka penêna, sostâr isôm ka- 
sukô, je n'entends pas ce que vous dites, car je suis sourd. 
Vvâva kashukô, je deviens sourd. Alô o dat léskoro, naklô 
yek manûsh atdr ? Kerghids pes i rakli kasuki, (c) son père 
vint, (et demande), un homme a-t-il passé par ici ? La fille 
feignit d'être sourde=se fit sourde. 

Kasukibé, n. abstr. de kasukô. Surdité. 

Kashûkiovava, v. pass. kashukô-uvdva> part, kashûki(ni)- 
lo. Devenir sourd, kashûkilotar, il est devenu s. Katar ko 
but yagd kashûkiliom, à la suite de beaucoup de feux (in- 
flammations) je suis devenu sourd. 

Kat. f. Ciseaux. H. k a t f n a, v. a. Te eut, to clip, k a t a r- 
n'a, to clip, k a t r a n'a, to eut out — Yates Introd. p. 295. 
Kard a knife, id. p. 316. H. oK' kat (from katna) a eut, in- 
cision, exécution, katâr, a dagger — Yates Introd. p. 232. voy. 
kotôr. t Tuhi Sri Saheb churi, kdti, katdr, thou art the Lord, 
the cutlass, the knile, and the dagger.» As. Res. Vol. 2. p. 
253 (note). Bari kat, grands ciseaux. Djivél pe katidsa, elle 
vit avec ses ciseaux=par son travail, 

Katar, ind. D'où, «6ô*v. fcas-tar, cas abl. du pron. kon, 
quis (s rejeté). Kdtar kinghiân les ? D'où l'as-tu acheté ? 
Katar avéna ? d'où viennent-ils ? Kdtar siklidn les ? d'où 
l'as-tu appris? Penghids léske o phurô, kdtar avésa mo 
raklô ? (c) le vieillard lui dit, d'où viens-tu mon garçon ? 
Kdtar alitart d'où sont-ils venus ? Kdtar kadjâs tukel d'où 
iras-tu ? ic66tv unàyu; ? 

Katar, ind. la même forme que kdtar. Ici le mot est une 
prep. Hel. i*i, c*. Katdr ko tem, du monde, à cause du m. 
Katâr ko Devél, de Dieu, inh tfcv e«6v. Katdr ko katlô, du 
fil. KaXdr ki poshôm, de la laine. Katdr ki vuddr, de la por- 
te. Katdr ko râno, dès le matin. Katâr ko grast, du cheval. 
Avdva katdr ko gav, je viens du village. On dit aussi avdva 
gavéstar. Katdr ko drom, du chemin, iwi tiv Sp6(iov, Katdr 
ki purt, du pont. Pushlids o raklô katdr ki phuri, (c) le gar- 
çon demanda la vieille, £*& t*v yp«(*v. 

Katar mônio, mot comp. Complètement. Mônio me paraît 
être une corruption de TH. Ax. ^y L> mamoon, rendered se* 



— 272 — 

cure, preserved, exempted. Firm, constant — Constant, per- 
sévérant — Bchi. comp. Mattô mdminL Katar mônio isiperdô 
amarô ker kirià, partout notre maison est pleine de fourmis. 
Katar mônio perddn mo ker tchikkâ, partout tu as rempli 
ma maison de boue. Tchinélas e manushén katâr mônio, (c) 
il coupa (assassina) les hommes en grand nombre. 

KatIs, f. Croupion d'un poulet. Tr. ^£ gueut. s. Derrière, 
cul. ^l/jb'-k thavouk gueutu, la partie postérieure des 
poules, comp. aussi ^^ fea£/ian,croupion des oiseaux — Bchi. 
/ kali 9 e tchiriklidkeri katis dinid(s) la. ko khurdô raklô, ta 
khaliâs la, (c) la négresse donna le croupion de la poule, 
au petit garçon, et il le mangea. Quelquefois on l'appelle 
pururn, oignon. djut penghids kdrin isi e tchiriklidkeri kar 
tts, ta lâkoro sherô, (c) le Juif dit : où est le croupion de la 
poule et sa tête ? Ta so kerghiân o sherô ta i katis ? et qu'as- 
tu fait de la tête et du croupion ? 

Katûya, Me duméskere katùyes, le fardeau de mon dos. 
?H. kafhee, f. Body, shape, wood, timber, a saddle. 

Katït/ki, f. Pot de chambre., Séd. Pot à boire. Nom. GM. 
xaWxio*, chaise percée. Hel. tâoavov, kxHm, xaôf)**, xafrfciov, 

€,n jcafarai faavu ci; aùth 8<mç OlXtt va xtvc»<np r^u xuativ, % t^v 

koiXi*t, Cor. At. Vol. 2. p. 6. Te khan mi katkj/ki, que vous 
mangiez mon p. de ch. Ta pendds o rom e tchordzke, akai- 
kiâ ratt, amén kamapids mol e kathykésa, (c. Nom.) et le 
Tch. dit au grand voleur, (chel des v.) cette nuit nous boi- 
rons du vin avec un pot (boire à tire-larigot). Ta piénas 
e kathykésa, (c. Nom.) et ils buvaient avec un pot. Ta o tchor 
pilas dût trin kathy'ki, (c. Nom.) et le voleur but deux à 
trois pots. Le Séd. dirait au pi. kathy'kia. 

KatAva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, katlô. Filer. Skr. 
krit. To surround, to encompass. kart an a, n. spinning 
cotton or thread. H. Ltflf katna, v. a. to spin, katana, (caus. 
of katna) to get spun, to cause to spin. kuta,ee, spinning, 
the price paid for spinning. André pe keréste vush katélas, 
katlô kerélas les, kerélas gad, sorteniâ, dimid, ta biknélas len 
avrikogav, (c) dans sa maison (chez elle) elle filait du lin, 
elle le faisait fil, elle faisait (des) chemises, (des) panta- 
lons de femme et d'homme, et elle les vendait en dehors 



— 273 — 

dans îe village. Beshéla pe keréstè ta katêla, elle se tient 
(elle est assise) dans sa maison, et file. Laickés katéla ti 
romni, ta femme file bien. Niglistïtar i khanûm, <Tr.) ta 
Jcatéla*, (c) la dame sortit et filait. 

Katlî, i. â-e katlé. Fuseau, voy. katàtd. 

Katlô, adj. part, du v* katâva. Abôr katlè ketgJiiàn avdi~ 
vés ? combien de fil as-tu fait aujourd'hui ? But levé liôm 
katér ko katlô. beaucoup d'argent j'ai pris {gagné,) de la 
vente) du fil. 

Katléngoro, adj. du gèn. katlé, au pi. Qui fait, ou qui 
vend dn fil 

Katûnà, f. Tente> propre aux Nom.=iS«dl. tchérga. GM* 
«wroivft, DG. ari«Toicc&ov, camp, *fc*v*> tente, ehtotxcwi, bagage* 
«KTouvorimov, quartier de l'armée, quelquefois aussi habita* 
tion, logement Selon Cor. At. Vol. 2. p. 187. k*to£v«, dérive 
de l'Italien oantone, Fr* canton, Al. kanten, coin, d'où le 
««vroGu, coin des Grecs, ty T0Mt*vco*v*f, de sette angoli è can- 
toni— Soin, comp. aussi cantonnement, cantonner, cantine. 
Ce terme si commun parmi les Tch. Nom. est tout à fait 
oublié par les Grecs. K^ipS*, DG. tente militaire. Byz. x«~ 

«ouviov^ axfûp.%, k«t4*W«, jixtou ««(&>, atpxtoitcfttu». OeC. Vol. 3* 

p. 408. ÈiiéSwmv xoti *i)v xatoâvotv tou^ xxrotmicw, x«to'jvi(i.«, ha* 
bitatio, domiciiium. DG. Dja tuke <wri katâr M katûna, (c) 
vas-t-en en dehors de la tente. Otia pashé terétas pi katûna^ 
près de là, il avait sa t. Ovoïde tanéste ka tétdilo, isâs yek 
kaluna, (c) dans cet eudroit-là, où il s'arrêta, il y avait (était) 
une t. I katûna isi perdi ta khurdi, la t est pleine et petite. 
Àmaré katundte, dans notre t Kerghiâs péske yék halùna, 
beshtétar, (c) il fit ériger pour soi-même, une t. et il s'assit 
— Une perche horizontale, élevée au dessus du sol, de la 
hauteur d'un homme, et supportée à ses deux extrémités, 
par des pieux en forme de croix, est la charpente ordinaire 
d'une tente Tchinghianée. La couverture, kazéti, est une toile 
grossière, de couleur foncée, faite de poils de chèvre, et très 
imperméable à l'eau. Les côtés latéraux, sont ornés de fran- 
ges, appelées pishkûlia. LWverture est toujours dirigée vers 
le Sud, « La portière était toujours placée vers le inidi,Hist 
des Mongols, du baron D'Ohsson, 1852, Vol. l.p. 12.» La 

29 



—274 — 

partir» postérieure est renforcée par un pilier appelé beli, 
autrement la frôle couverture seule, ne pourrait pas résister 
ô la violence des vents du nord, si communs en Roum élie 
pendant tout Tété. La longueur ordinaire de la tente est de 
2 1 / 2 mètres. Pendant la nuit, elle se ferme par deux replis, 
cousus à la couverture. Très près de l'ouverture, on fait 
au sol un petit trou vrastiri, dans lequel les forgerons 
allument leur charbon pour les besoins de leur industrie. 
Derrière cette excavation, on construit une petite voûte, 
imbrdni, de terre argileuse, haute à peu près de 10 cen- 
timètres, et percée au milieu pour le passage des deux 
bouts du soufflet. À côté est l'enclume, amuni, enfoncé 
dans le sol. Derrière, est le soufflet, le pishôt, formé d'une 
grosse outre, fendu en haut; il s'ouvre et se ferme par deux 
morceaux de bois attachés aux lèvres de l'ouverture. Le 
soufflet est mis en jeu, tantôt par la femme, tantôt par les 
enfants. Toutes les hardes de la famille, sont entassées vers 
la partie postérieure de la tente, et couvertes de quelques 
morceaux de tapis sales et déchirés. Un fort coffre en fer, 
khrdbisha, contient leurs ferrailles. Les Tch. comme tous 
les Orientaux en général, travaillent assis. Le lecteur trou- 
vera dans le Voc. le nom des objets contenus dans la tente. 
Les tentes coniques achetées de l'armée, sont rares dans ces 
provinces. Elles sont très pesantes, et difficiles à transpor- 
ter sur leurs ânes, et leurs chevaux chétifs. 

Katuniàkoro, au pi. katunéngoro, Homme de la tente, 
nomade. Les Séd. en général les appellent tchérghely, voy. 
tchérga, bien que le terme katûna leur soit connu. Pashé 
amaré çavéste alétar katunénghere, près de notre village 
sont venus (des) Nom. katunéskoro teréla donén tchaién, 
le Nom. a deux filles. Katunéngoro rom, Tch. des tentes, 
KaturuUïgheri romni, femme Tch. des t. On voit par ces ci- 
tations, qui sont des Séd. que katûna, est masc. Le vrai 
Nom. dit toujours katundkoro ou katuniâkoro. Katunidkoro 
isôm me 9 (Nom.) moi, je suis de la tente, gxtMtia;. Katunidkeri 
romniliôm, (Nom.) j'ai pris (en mar.) une femme des tentes. 

KavA, pron. Quel ? voy. Gram. p. 74. 

Katùrm, kutljrni, f. Gourde, calebasse. Tr. J^Ij îaty'q, 



— 275 — 

bouteille en bois, que l'on met ordinairement sous l'aisselle, 
pour porter du vin secrètement — Bchi. Duduméskeri yatyf- 
ka, ka piéna pâi, déf. d'un Zapâri, c.-à-d., bouteille faite 
d'une courge avec laquelle on boit de l'eau : terme très rare, 
en usage parmi quelques Zapâris. H. kutra, s. m. (part.pass. 
of kutrana) parings, clippings. kuturna, v. a. (s. krin ta- 
nan) to clip, to eut (as with scissars) to eut out, to pare. 
kooturna, v. a. to eut with the teeth. kuturnee, f. (root 
kr i t a, to eut) scissars. Ta pilids dudumâ katûrni, (c) et il 
but â la gourde. 

Kavés, kafés, m. Tr. w kahvé, café — Bchi. On l'appelle 
aussi kaXiardô, q. v. Kamésa ta manrô te kavésal veux-tu 
aussi du pain avec ton café? Dukâva mo kafés but zoralô, 
j'aime mon c. très fort. Te kafésa, avec ton café. 

Kazéli, f. La couverture de la tente, faite des poils de 
chèvre, voy. katûna. Slav. kozâ y at;. To àpaev. kozâ, koziV 
(tpayo;) Oec. Vol. 2. p. 196. — Bulg. kozd, goat, he-goat, fco- 
zéV. M. Dict. 

Kayék, ind. kayék far, quelquefois. Po (im) kayék far, 
ànb x«p|Ai«v y op«v, de temps en temps. Souvent kayék far, a 
la signif. du GM. «ot*, jamais, aucune fois. Ils ont imité 
les Grecs, qui disent xa^tàv yopàv, quelquefois, jamais. 
Kayék, ka-yek, a probabl. la même formation que le GM. 
Kotvtlc xav-tl; xctv-p{«, *«|A|ux. voy. Ascoli, Zig. p. 24. Il cite. 
kai-ek ( Gilchrist) quelqu'un, qualcheduno, alcuno. Liebich 
kek, keiner, niemand. 

Ke, part ind. H. ^J ke, part, of, to, ke pas, towards, ke se, 
from, kee, (fem. of Ara) of, belonging to r ki. Cette part, sert à 
former le Dat. 2nd, voy. pag. 55, au sing. et au pi. Lorsqu'il 
se place avant les noms, elle perd sa voyelle, et k s'unit avec 
l'article. Ke o gav=k'o gav, au village. Ko mûi, à la figure, 
fe'o keré, à la maison, fr'o ker, Séd. André ko vesh, dans la 
forêt. Ko sarâi, au palais. Alô ko dakàr, (c) il vint au roi. 
Avec l'art, fem. i. Katar k'i duvdr, de la porte. Ki yek rakli 9 
(c) à une fille. Ki khendi, à la garde-robe. Ki buti, au tra- 
vail. Ghelôtar ki khanûm, (c) (Tr. khanum), il alla à (chez) 
la dame. Katar ki tchar, (c) de l'herbe, iwfc xh x*P tov - Paldl 
ki vudâr, (c) derrière la porte. Ke, « pour, à cause de, » tvsx«. 



— 276 — 

Tr. c «j?iï itchun. Yekeparâske biknâv les, (c) je Te vends pour 
m\ para. J3u£ latchû tûke ta te dadéske, très bon pour toî* 
et pour ton père. /? mkfedïe yekyahnkà, (GM. {«puifo, proiK 
YiaT&txiv) un médicament pour le garçon. Me tûke aliôm, (c) 
je suis venu pour toi. lui e mayasilêske (Tr. 3r-*i^ maryasity 
latch/), (c) il est bon pour tes. hémorrhoïdes. Tûke dahd (Tr.) 
tatcht lava, (c) je prends- une meilleure pour toi. Manghe 
waréna pes, (c) il se battent pour moi. Shdrga e bri&hin- 
déske, capote pour la pluie. Tan tuményhe ta tmnarê grai~ 
énghe, (c) place pour vous et pour vos chevaux. Minghe 
vordôn arnkên, te djav te tav mi gadjid, (c) trouvez tf» cha- 
riot pour moi, que j'aille prendre mon épouse, Mângheromn^ 
tûke bon', (ch. Nom.) pour moi épouse, pour toi belle-filtey 
Keténghc tidn les? pour combien l'as, tu pris, (acheté)? 
Dja me dadêske penghids, te putchéla ma dat tûtar, te? ne 
pênes mànghe, (c) va& chess mon père, dit-il, si mon père te 
demande (de moi), ne dis (rien) sur mon compte (w*pi 4uoo)i 
Me putchdva manushénghe, on* pemla e tutudîénghe, (c) moJ 
je (lui) demande (des. renseignements) sur des* hommes^ lui 
il me parle de fleurs, 

Kebôr, ind. Combien, iw}**. camp, du Grec *al, et d*abôr> 
usité souvent par les Séd. qui se servent du x*i pour ta* 
K amén, et nous, k' o*\ et lui, fc' ai, et elle. Àscoli à propos 
de ce terme cite, H. kdi, Skr. k a ti. kai-bei% how often^Zig; 
p. 24. Kebor tchavén terésP et combien d'enfants, as-tu ? 

Kekés, n. Bègue. TV. kuekutck, bègue, qui ne prononce poa 
distinctement, qui parie entre les dents. Pfers, gueieh zeban % 
qui a la langue de travers — Bchi. Les. enfants, au village de 
Litres* crièrent keké, à un bègue. Tchîndétehibdkora t»* 
kekéss déL d'un Tch. Séd., qui a la langue coupée, est un 
kekés* 

Kelâva, v. prîm. neutr. et caus. 1 Cl. i Conj* part, ketdik 
Jouer, danser. Skr. k a t, to sound — Indîstrnctum somim 
edere, sonare, silere — Wg. k a 1 a t à, t roeiody,. music, 
comp. aussi khel, To shake, to tremble, to raove, k b e là, 
Play, pastime, sport. H. Jl/ k y het y play > game, sport, fun^, 
pastime, khétnd, v. n. Ta play, ta sport. Le verbe signifie 
jouer sur des instruments de musique, danser; kelâva, s'ap-* 



— 277 — 

plique aussi aux jeux des ours, et des singes, que les Tch. 
Zapâris promènent daus les grandes villes, et daus les foi- 
res. Je n'ai jamais pu trouver aucun mot pour la danse, le 
Xopl; des Grecs. Campuz : guillibar, v. bailar, moverse a 
compas, guillelo, m. baile, danza. Kamakelâv, je danserai. 
Sarô divés kelghiôm, toute la journée j'ai dansé. Kelâva M, 
Séd. je joue (aux) cartes, voy. lit. Kelghiôm lil ta na&hav- 
ghiôm, j'ai joué aux cartes, et j'ai perdu. But lové Une av- 
divés ka kelghiâs i ritchini, beaucoup de monnaies ont pris 
(gagné ceux) qui ont fait danser l'ours. Keldé ttmaré gavéste, 
ils ont joué dans notre village. Ma kel e tchibanêsa, ne joues 
pas avec l'Albanais. Ta lias po kelibé ta kelélas, (c) et il prit 
son jeu (instrument de m.) et il jouait. Kelénas khôros (c. 
Nom.) ils dansaient, lit. ils jouaient la danse. Vrakerghifo 
o dakâr, ta penghiâs, te kelâs yek tâvli, (Tr. O^Lt tavla) (c) 
le roi parla, et dit, jouons au trictrac. Penghiâs o raklô, te 
kelâs dâde, (c) le garçon dit, jouons ô père. Te djas te kelâs> 
(c) allons jouer. « Jouer sur des instruments de m.» Keléla 
lauta, il joue sur le luth (Tr. o^ tout et lavut, luth, instr. 
de m,— Bchi). Les Nom. disent ordin. Bashavâva. 

KelavAva, v. caus. de kelâva, i Cl. 2 Conj. Part. Kelavdô. 
Kémuer, faire jouer. GM. kocCÇo, jouer, mouvoir, se mouvoir. 
A&i«xo*f*c ir«(Çci xi *<rép« tou, sa bouche est en mouvement 
continuel. Ta o mklô kelavghiâs pes opré ko shelô, (c) et le 
garçon se remua sur la corde. 

KelavdI, f. du part, kelavdô, Qui fait jouer, divertir, pro- 
stituée. Djâsa asavké lubniâte, ta kelavdiâte, ta rnindje di- 
niàte, (c) tu vas chea de pareilles femmes publiques, et à des 
pr. etc. 

Kelnô, du v. kelâva. Joueur d'instruments de m. musicien. 
Yavér kelné nâri isâs, (c) d'autres musiciens n'(y) étaient 
pas. E kelnén khuyazghiâm len, te kelén aménghe, (c) nous 
avons appelé les m. à jouer pour nous. M latehâ kelnô, \\ 
est bon joueur. O dakâr terénas kelnén, (c) le roi avait des 
m. Ta o kelné pende, amén nâri isâmas, (c) et les m. disent, 
nous n'y étions pas. Les musiciens ambulants, qui chantent 
dans les fêtes champêtres des Chrétiens, et des Musulmans, 
et dans les foires, ont fait quelques mots & eux, pour n'être 



— 278 — 

pas compris des étrangers. Petchéz, asseyons-nous, la forme 
rég. est, te heahds. Ainalif petchéz, maison=lit. résidence, 
ayant des miroirs. Tr. *~-i' ûiiné, vulg. dîna, miroir — Bchi 
=ainaly, qui a des miroirs. Ainaly mindjà, prostituée 
distinguée, voy. mindj. Kheizdi baro, seigneur méchant. 
Kheizdi, me paraît formé de khendô, cacatus ou du GM - 
X«<xptivo;. Tr. boqlû, sale, merdeux — Bchi. Peniz et, vas le dire 
— Tch. pendva, dire; et, 2nde pers. de l'Impérat, du y. Tr. 
etmek, faire. Piisha, boisson, pour pibé. Tipsi khabés, man- 
ger, khabé, n. abstr. du v. khàva, manger. Tr. ^~r>' tepsi, 
assiette — Bchi. Djizldm, allons-nous, imité du cond. plur. 
de la langue Tr. ghidelym, allons, edely'm, faisons; en Tch. 
Te djas aményhe, allons-nous en. 

Kélghiovava, kéldovava, (Nom.) v. pass. keldô-uvdva, 
part. kélghi(ni)lo. I puv kélghïlitar, Séd. i puv kéldili, Nom. 
la terre a tremblé (joué), iatioftu, Hel. mayAç. H. b,hoo kump y 
an earthquake (comp. of bhu the earth, and kump, to shake, 
to tremble). Le v. paraît s'appliquer uniquement au trembl. 
de terre. Kélyhiol i puv, (ch. am.) la terre tremble. 

Kelghiarâva, v. caus. 1 Cl. 4 Conj. part, kelghiardô, (kel- 
dô, part, de keldva) Faire jouer. Ta e yavér kelnén ndna 
khuydzelas len, sa 9 (sarô) les kelghiarélas, (c) et les autres 
musiciens il ne les appelait pas, lui, il faisait jouer constam- 
ment. Yek divés, kelghiarélas les, (c) un jour, ils les fit jouer. 
Te na, nashél, aratti aratti, kelghiaréla les y (c) pour qu'il ne 
partit pas, pendant toute la nuit, il le faisait jouer ; ici 
aratti repété, désigne la nuit entière. 

Kkllndos, gér. de keldva. Ta bashavénas i gâida (Tr. 
ijhaida) la kelindôs, ghelé péske andrê ko vesh, (c. Nom.) et 
ils sonnaient la cornemuse et en jouant, (dansant) ils al- 
lèrent dans la forêt. Ce gér. est répété pi. fois daus ce conte. 

Kklidk, n. abstr. du v. keldva, Danse, jeu, instrument de 

musique, chanson. GM. aiOfi.ocpfi.aTa, aYîfxafiaTa, OU a7)fJia*fi.aTa, 

instruments de musique, Hel. aupaCv», sonner. Cor. At. Vol. 
4. p. 381. Ghelé andré ta shunéna, kelïbè keléna, (c) ils al- 
lèrent en dedans, et ils entendirent (qu')ils jouaient sur des 
instruments de m.Penghids e phuriàke, so kelibé isi avakâl 
(c) il dit t\ la vieille, quels sont ces instruments de m. (cette 



— 279 — 

musique)? An o kelibé ta te kelâs, apportes la musique, et 
que nous dansions. O kelné ghelétar pe kelibndndja ki Sili- 
tria, les musiciens sont allés avec leurs instruments de m. 
à Silivri. Ta o Mahmùtis (n. pr.) e kelibnânghe, merdkis 
(Tr. meràk) ulinôtar, (c) et Mahmoud pour les jeux (la mu- 
sique) se passionna. Yek kelibé diklids ,(c) elle a vu un instr. 
de m. So kelibé, penghiâs pe godidsa, isi avakâ ? (c) quelle 
musique, dit-elle dans sa pensée, est celle-ci ? Ta shunéla 
yek kelibé, (c) et elle entend une chanson. 

Kelè, keliâ, f. Crasse, impétigo. Tr. j$ kir, crasse, — Bchi 
au pi. keliâ. Kândela i keKd, la cr. pue. Saré o tchavé teré- 
na pe sherénde keli 9 tous les enfants ont sur leur tête (de) 
la crasse. 

Kelalô, adj. de keli. Crasseux. kel{i)alé. To sherô kelalô 
isi 9 ta tête est cr. O tchavô uvéla kelalô, l'enfant devient cr, 
voy. pake. 

Kelisé, (As.) Eglise. H. Gr. *-*£ kuleesu, m. (Gr. UxknoU) 
a Christian church. voy. kangheri, des Tch.Roum. H. Pers. 
o^,< koonisht, a Christian church, a jewish synagogue, a 
temple of idolaters. Ar. /cents-, Synagoga Judaeorum, eccle- 
sia, templum christianum — Freyt. 

Ker, kher, kxer, her, m. Maison. Skr. gara, âgâra, 
n. a house. H. y$ g 9 hur 9 m. house, dwelling, apartment, 
drawer, compartment, groove, g,huru,oo 9 adj. domestic, 
hoûsehold Pukkhto, jjf kor, m. a house, dwelling, habita- 
tion — Bellew's Dict. 1867. /&r,maison. Vail. p. 363. Campuz: 
que, f. casa. Kair, a house— Simpson, p. 332. Léskeri gadji 
ko kher isi, sa femme est à la maison. Ghelôtar andré ko 
vesh, ta dikél yek kher, (c) il alla dans la forêt, et il voit 
une m. Dikéla yek vudâr ko kher, (c) il voit une porte dans 
la m. Penghiâs o raklô pe dadéske, dàde, yek keréskoro tan 
te de* mar., (c) le garçon dit à son père, ô père, donnes- 
moi (du) terrain pour (bâtir) une maison. Ker kaméla mân- 
dar, (c) il veut une m. de moi. Lias la, ghelghiâ(s) la to ker 9 
(c) il la prit, il la mena à la m. O raklid ghelé péske opri 
ko ker, (c) les filles s'en allèrent (montèrent) sur la m. Ghe- 
litar pe keréste i rakli 9 ta banliâs po ker 9 (c) la fille alla à sa 
m. et elle ferma sa m. Baréskoro ker, m. en pierre. Ta e 



— 280 — 

trinèngherô o fret\ tàbilotar, et des trois (voisins) la m. fut 
incendiée. Te na dikén tut> dja andré ko ker, pour qu'ils ne 
te voient pas, vas dans la m. Ghelôtar léskoro kheréste, (c) 
il alla à sa m. Alô ko ker, il vint à la m. Me praléskeri khe- 
restât, de la m. de mon frère. Mo ker, ma m. Ndpalal opré 
ko drom, kerdé yek ker, (c) ensuite sur le chemin, ils firent 
(bâtirent) une maison» 

Kerorô, dim. de ker, Maisonette» 

Keré, cas loc. de ker. Hel. oîxoi, h tô oïxc*. Lut. domi. On 
le confond très souvent avee le nominatif, comme, mo kerê, 
pour mo ker. Bien que ce terme soit plus pr. aux Nom. les 
Séd. le connaissent et ils l'emploient souvent Ta nashtôtar^ 
ta ghelô ko keré, (c) et il partit et alla à la m. Te djav ko 
keré, j'irai à la m., chez moi. Keré isôm, je suis à la m.=s 
chez moi. Tàbilotar léskoro keré, sa m. a été incendiée (brû- 
lée). Gheli i tchdi ko keré, (c) la fille alla à la maison. La 
même confusion s'observe aussi dans aratti Liebich, kêre % 
zu Hause. 

Keréskoro, adj. du gén. ker, au sing. App. à la maison, 
domesticus, ofxucxi;. Keréskoro manûsh, homme de la m.=* 
de la famille. Keréskoro manrô, pain de la m», fait dans la 
m. GM* 0fflQTi«iov, afcv)Ttxov ^o>(jLt, di casa, domestico— Som. 
Keréskere djuvd, poux de la m.=punaises. Archevghiâs (GM» 
*PX** W ) katâr ko kher, te biknél e keréskere shékhia, (c) il 
commença de la m. à vendre les etfets de la m.=ssil com- 
mença d'abord à vendre les effets de la maison. 

KerAl, m. Fromage. Skr. k s 1 r a, n» water milk, k s î- 
r a g a, n. coagulated, or curdled milk. k s î z a d a, adj. 
what gives, or yields milk. H. j*& ch,heer, m. Milk. j*$ 
kyhir, rice-milk, kjieeree, f. an udder. « The word^ cs/wr, is 
always pronounced khir in the vulgar dialects, and khar, 
in Tibet.» As. Res. Vol 11. p. 33. Pott, Vol. 2. p. 257, cite 
du DC. f &po;, (sérum lactis) xÇoOpoç et t&pov. iÇjpo;, àooç y«- 

XitxTOç, xippo;, ipi; x«L atpia, xxi n6ua yaXxxToç. Hesych. Sérum, 

siéro del latte, Cor. Àt. Vol. 1. p. 74. — Slav. S'ir', tuo6ç. s'ir- 

nik', TiJpivn;, (wXouoOf) xoti «*pà tôt; novrtxol; EWnm, x«t& ttjv 
XsX&ocv xal 2iv<owjv, <juptv, xxXtTtxi tïio; TupoO. Oec. Vol. 3. p. 

128. Puranô keràl, vieux fromage. Nevô keràl, fr. nouveau. 



— 281 — 

Londiardô keràl, fr, salé, Parnù kerâl, fr. blanc,au pL kerald. 

Kkraléngoro, adj. du gén. kerâl, au pi. Qui vend du fro- 
mage, ou des fromages, selon les Grecs et les Turcs, qui 
souvent emploient ce terme au pi. ; tupi, TupU, peinir, pei- 
nirler* 

KerAs, m. Tr. j '/ kiraz, Gerise— Bchi.GM. *»p«<jiov. Aman 
aman (Tr. amdn\ Frâsha (n. pr.) te mindjdtar ka niklionus 
lolé kerâsha, (ch. Nom,) de grâce de grâce, Frasha, les ce- 
rises ronges qui sortent de ton pud, 

Kerava, gheràva, v. prim. 1. Ci. l.Gonj, part. kerdô 9 Fa.im* 
Skr. k r i, to do, to make, to perform any kind of action. H. 
Mjf Icurna, to do, to make, to perform, to effect, to act,. to 
avail, to set, to thrust, to use, coire. Kurta, s. an author, 
doer, creator. kurtub, m. Action,business. Pers. j^ kerden 
to do, to make, HeL Kp«hw, anc. Faire, exécuter. . Lat, creo, 
— Zend, kere, machen, thun, V. Sade, Brôckh. p. 352, 
Gampuz, querar, hacer, producir, causar> Te kerés te lav la 
i raklid, (c) que tu fasses (tâches) que je la prenne la fille 
(en mariage). Oi penghiâs, so te keréla, me kerèl, (c) elle dit 
ce qu'il fera, qu'il le fasse. Te na penés me dadéske, me te 
kerava len, (c) ne dis pas à mon père, (que) c'est moi qui 
les fait. Kerava buti, je travaille. Ker V oghi bar, fais ton 
cœur pierre=aies du courage. GM. xâps djv x* P Wv «» *rtp«v, 
Me nàsti kerava, je ne peux pas faire (travailler). So ker- 
ghidn mdnghe Thodôrca ? (etoSûpa, eo8àp*«) (ch. am.) qu'as- 
tu fais à moi Thodôrca? So te kerâv ? que faire ? Ta ov pen- 
des araklinôm; (pour arakliôm) so kamlcerés mant (c. Nom.) 
et il dit, j'ai trouvé ; que feras-tu à moi ? Me kamkerdv 7 moi, 
je ferai So te kerâv, ta so te na kerâv ? que faire, et que ne 
pas faire? So ter ma te kerds*! qu'avons-nous à faire ? Kerâv 
tno pani, je fais mon eau (j'urine). Pe dadéskoro lav, kama- 
kerél les, (c) la parole (ordre) de son père, il fera (exécutera). 
Kerdô dûi trinén tchavén, il a fait deux (ou) trois enfants. 
Kerghids adjdi yek far te tchinél la, (c) il fit (essaya) encore 
une fois, pour la couper (tuer). E raklés kerdé dakâr, (c) le 
garçon, ils le firent (élirent) roi- Pushlids o raklà, so fcer- 
ghiànl (c) le garçon demanda, qu'as-tu fait? Kerghiâs,ker- 
ghids o raklô ? astarél les, (c) le garçon fit des efforts pour 

30 



— 2&2 — 

le saisir. GM. U*iu e*«fu, i^iyfinat, i*oX<u**e. Me tûke ker» 
ghiôm les, tu, ma ker les, (c) moi, je t'ai fait (la méchanceté), 
toi, ne la fais pas (à moi). Ta so te kamél tûtar, kerdva les, 
pen,(c) et ce qu'il veut de toi, je le fais, (ferai) dis-tu. t Bâtir * 
Irakli kerghiâs yek ker,andré ko vesh,ta beshtitar,(c) la fille 
bâtit une maison dans la forêt et s'assit (y demeura). UU-* 
nôtar yek baravalô, ta kerghiâs po kher, (c) il devint un 
(homme) riche, et il bâtit sa maison. Dinids but lové, ta ker» 
ghids e puridkoro ker,(c) il donna beaucoup de monnaies, et 
bâtit la maison de la vieille. Kerghiômas (Aor. 2) mo ker, 
j'avais bâti ma maison. Dinids les tan, kerghiâs yek barô 
konàki, (Tr. <j U^ konak) (c) il lui donna du terrain, il bâtit 
un grand hôtel. Kerghiâs o raklô léngoro ker, (c) le garçon 
bâtit leur maison. Kerdé péske tjek katûna, beshté, (c) ils 
bâtirent (érigèrent) pour eux-mêmes une tente et ils s'as- 
sirent. « Contrefaire,simuler.» Kerdds léskeri sbôra, (c.Nom.) 
il contrefit sa voix. Kerghiâs pes sar yatrôs, (Hel. Ixxfit, 
pron. Yi*fp*>«) il feignit d'être médecin, lit. il se fit comme m. 
Kerghiâs pes sar mulô, il feignit d'être mort. 

Kerindôs, gér. de kerdva. Kerindôs kerindôs, kerghiâ(s) 
les, en faisant (travaillant), il le fit. 

Kérdilas, Nom. pour kerdds. Ce mot rare répété dans 
une chanson Zapâri et dans le conte du pont, pourrait être 
une corruption de kerdâs, il fit. Séd. kerghiâs. Il me parait 
plus naturel de le rapporter à la 3 pers. sing. de l'Aor. de la 
forme pass. kerdô-uvâva, Kérdovava, Aor. kérdinilom kérdi- 
lom kérdilan, 3 p. kérdilas. Bezéh kérdilas ta sukâr romni- 
àte ta khurdénde, (ch. Nom.) dommage a été fait à la jolie 
épouse, et aux petits (enfants). J'ai noté ce terme, qui dé* 
montre l'existence de la forme pass. de kerdva, oubliée au- 
jourd'hui. 

Keràmî, (As.) Faire, khaz (Tr. Ar. ^ hazz) kerdrni, je 
suis content. Le ker, fais-le. Me ne kurôm, je n'ai pas fait. 
Du kurôr, tu as fait. 

KerghiA kerâva, v. caus. comp. 2 Cl. 1 Conj. part, ker» 
ghiâ kerdô, Faire faire. Tr. yapturmak. Faire faire, faire 
construire. O dakâr sarâi kerghid kerélas, (c) le roi faisait 
bâtir un palais. Kerghid kerghiâs o raklô o drom, djdlas avé- 



— 283 — 

J<w, (c) le garçon fit faire le chemin, il allait, il venait. Serai 
kakerghid kerél o dakâr, (c) le roi fera bâtir un palais. 

KeramidinI , m. Tuile. Slav. keramida, heremida, *c(>*tuS«, 
jupette, Oec. VoL 2. p. 177. GM. Ks^^it, tuile, pi. xtp<*(A(fc«. 
Te shûkion (shûkio{ve)n(a)) o keramidiniâ, pour que les tui- 
les se desséchent, voy. karavidint. 

. Keramidiniâkoro,, adj. du gén. keramidini, au sing. Qui 
fait des tuiles. GM. x»p«|u$&t. tegolaro — Som. 

Kerkô, adj. Amer. Slav. gôrkiri, gôrViq gôrek\ mxpéç. Oec. 
Vol. 2. p. 80. Bulg. gortchjv', bitter, M. Dict. Tumaré gavés- 
koro pani isi kerkô, l'eau de votre village est amère (sau- 
mâtre). Kerké et kerkâ panià, des eaux am. Kerkô arnbrôl, 
poire am. Avéla mânghe kerkô kerkô, (c) (ça) devient pour 
moi, très am.; ici, kerkô, est pour l'adv. kerkés. On suit 
l'exemple des Grecs et des Turcs, qui souvent emploient 
l'adj. comme adv. 

Kerkipé, n. abstr. de kerkô, Amertume. 

Kernô, adj. Pourri, gâté. Etym. fort obscure. Kernô ma- 
tchôj poisson pourri. Kernô khabé, aliment p. E bariâke 
kernô, (ch. Nom.) le pilier dans le jardin. Le Tch. qui me 
donna la chanson, traduisit ce terme par kilo, pal, pieu. 

Kermô, ghermô, m. Ver. Skr. kr i m i, a worm, aninsect, 
in gênerai — insectum, vermis — Bopp, Gl. Skr. H. Pers. çf 
kirm, m. A worm. Kirmanee gundoom, m. vermicelli. Bulg. 
tchérvei, worm. M. Dict. Al. Wurm. Sarô khalô les e kermé, 
les vers ont mangé tout. Puviâkere kermé, les vers de la 
terre. Kermô khalids o ruk, (un) ver a mangé (rongé) l'arbre. 

Kermorô, dim. de kermô. Petit ver. 

Kermalô, adj. de kermô. Rempli de vers. Hel. 9*aAY)K<»Sr,c. 
Kermalô kerâl, fromage rempli de vers. 

KermAliovava, v. pass. kermalô-uvâva, part. kermâli(ni)~ 
lo. Etre rongé de vers. GM. «ntuAunàÇw. Kermàliletar o akôr, 
les noix ont été rongées de vers. 

Kermusô, m. au pi. kermusé. Rat. Selon la définition de 
plusieurs Tch., ce terme est composé de ker 9 maison, et de 
musô, rat domestique! j^^y wu&h kior, talpa. Gaz. L.Pers. 
Tr. Pers. J-y^ kior mush, Taupe, s. p. composé, — Bchi. 
Les Tch. ont un autre terme pour la taupe, voy. kor<5 fcer- 



— 284 — 

mnsô. Pers. {J*yj^ kharnwsh, genus mûris maximi, qui 
cum fêle certans vincit — Vul. Campuz. carmujon, m. rata, 
Kermusén nâri astarél aniari tchitchdi, notre chatte ne 
prend pas de rats. Kermuséskeri khev, le trou du r. Amaré 
kerénte isi but kermusé, dans notre maison il y a (est) beau- 
coup de rats. 

Kesinoîa, f. Ridicule. Tr. keçindij, fragment sarcasme, 
raillerie. Keçindiêe almak, Prendre quelqu'un pour objet de 
sarcasme — Bchi. I*i plupart des Teh. se servent de leur v. 
axdva, rire ; sign. act. tourner en dérision. Ta ov penghiâs 
kesindia lê&i man*! (c) et il dit, tu veux te jouer de moi ? Ke- 
sindia liant les, je me suis joué de lui. 

Kksh, m. Soie. P. IIind.>* quZjj^ kez, silk. $y ktizzaz 
vendeur de soie. « Silk was fabricnted immemorially by 
the Indians, though commonly ascrihed to the people of 
Serica, or Taneùt, among whom probahly the word, ser, 
which the Greeks applied to the silk worm. signilîed gold» 
As. Res. Vol. 1. p. 428. Vol, 5. p. 62. Snr kalô kesh ko du- 
yéni y (ch.) comme la soie noire dans la boutique. 

Keshulanô, adj. de kesh. App. à la soie. GM. |ÀtT*£«>T6ç- 
Keshulani sostén, pantalon de s. Keshulani kist, bourse de s. 

Keshéskoro, adj. du gén. kesh. au sing. Keshéskoro frer- 
*w>, ver à soie. 

Kksiunô, adj. de kesh. App. à la soie, plus pr. aux Nom* 
Kesh ami kozrtô, mouchoir de soie. 

Ketané, vov. ikitani. 

Keti, ind. Combien. Skr. kati, ind. how many, how 
much, H. L^ kitta. how many, how much, as many. ^ 
kita (Skr. kati) how much, how many. Keti ghrôsha man- 
ghésa? (c) combien de piastres demandes-tu? Tr. ghrush % 
piastre. Les Teh. souvent pron. rôsha.et résilia. Keti pralén 
teréss. ? c. de frères as-tu ? Keti divés isàn nasfalô ? (dé- 
duis) combien de jours es-tu malade (depuis quand)? Keti 
bershéngoro isds ? quel âge avait-il ? (de c. d'années). Ketén- 
ghe lidn les, pour c. Tas-tu pris (acheté) ? 

Ketchâs, m. Feutre. iUvtoox^ov, t& ToupxoxoX*t<rrl, xtTffiv. Cor. 
At. Vol.l. p. 188. Tr. ketché, feutre, étoffe grossière de laine 
non tressée — Bchi. 



— 285 — 

Kfur, khur, kur, fur. f. Talon. Skr. khura,m.a hoof, 
a horse's hoof, etc. a razor, the foot of a bedstead. U.j^ 
kjioor, m. a (cloven) hoof. Dinids man me kuriâte, il m'a 
frappé sur mon t. Kon ta teréla bari kur, but piréla, et qui 
a un grand talon, marche bien (beaucoup). Tchide te tria- 
khéngheri i kfur, tires le t. de tes souliers=relèves le quar- 
tier de tes s. 

Kful, voy. fui. 

Kil, m. Graisse, beurre. Àscoli, Zig. p. 7. dit. t sollte da- 
durch das unbelegte Skr. kr'd', (pracritisirt kid'or kil), to 
be thick, coarse or gross, to eat, beglaubigt werden?» lime 
parait que kil, n'est autre que le kir des Tch. As., r changé en 
l. vov. kir. Abôr kil kaménal combien de beurre voulez-vocw. 

Kilalô, adj. de kil. Gras. Kilatô mas, viande gr. kilalé 
balé avéna katâr ki Bôsna, les cochons gr. viennent de la 
Bosnie. Kilalô gurûv. bœuf gr. Isi kilalô ta but baravalô, il 
est gros et fort riche. 

Kilàliovava, v. pass. kilatô-uvdva, part. kïlàli(ni)lo. S'en- 
graisser. So des te grastén, ta kilâlion ? [kilâlio(ve)n{a)\ que 
donnes-tu à tes chevaux, qu'ils s'engraissent ? 

Kilavàva, v. caus. 1. Cl. 2. Conj. part, kilavdô, la forme 
prim. est inusitée. Kamakilâv len ta kamaghelâv len ko ma- 
séskoro, je les engraisserai et je les mènerai au boucher. Ki- 
lavdô gurûv, bœuf engraissé. 

Kilàvghiovava, v. pass. kilavdô-uvâva, part. kilâvghi(nt)- 
lo. Etre engraissé. Avaklé divesénde mo grast ktlâvghilotar, 
ces jours-ci, mon cheval a été engraissé. 

Kilâv, m. Prune. Campuz. quillaba, f. ciruela. Amarô 
tchavô khalids but kilavâ ta nasvâlilotar, notre entant a 
mangé beaucoup de prunes et il tomba malade. 

Kilavîn, f. Prunier. 

KiLiDf, f. Clef. H. Pers. ^ kileed 9 f. a key, et ^Jf kilee, 
a key, a boit. Hel. xit(ç 9 GM. xUt&ov, xlu$dtxi(ov) voy. klidi. 

Kilo, m, Mesure de blé. GM. xottov, Hel. x<> lvl fc l es Tch. 
pron. comme les Grecs xoA6v, kilo ; Yek pash kilo, un demi 
kilo. En GM. les noms formés d'adj., transfèrent l'accent 
sur la pénultième. Zt<rri>, chaude, Çi<m), chaleur. 6spfjri),chaude, 
Oépfxti, chaleur, fièvre. xoiXov, creux, xoA*v. 



— 2SG — 

Kilo, m. Pal, pieu. Skr. k î 1 îi, a stake, a pin, a boit, a 
wedge, a lance, a pike, a post in a cow-house. rac. k î 1, to 
bind, to fasten. H. i/ kil, f. keela, f. a small nail, a pack, 
peg. On appelle kilo les pieux auxquels on attache les ani- 
maux dans les champs, et ceux qu on enfonce dans le sol 
pour soutenir la tente. Le e grastés, ta dja band les ko kilo, 
prends le cheval, et vas, lies-le au p. Dur durtov o kilé, (de) 
loin, (de) loin, mets les p. Nashavghiôm o kilo, j'ai perdu le 
p. Sastircskoro kilo, p. en fer. Ko kilo dinô len e tchorén, 
ils ont donné au p. les voleurs=ils les ont empalés. Dinôles 
ko kilo, on l'a empalé. Tr. gazyghâ ourmak, empaler. — Bchi. 

Kinâva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, kindô. Acheter. Skr. 
krî, to bny. to barter, or exchange, with vi, prefixed, to 
sell, voy. bikndva. k r a y a, adj. purchasable. k r a y i n, adj. 
a buyer, or purchaser. Plus. Nom. Mus. n'emploient jamais 
ce verbe, bien qu'ils en connaissent la sign. Ils disent pa- 
rénsa (jparéndja, Séd.) lava, je prends avec de l'argent, paras. 
On a imité les Turcs — Almak, prendre et acheter. Campuz : 
quinar, a. comprar. Kinghiâs péske, yek khanrô ta yek graiés, 
(c) il ach. pour soi-même, une épée et un cheval. Kinghiàs 
léske yek grastés, il lui acheta un cheval. Pindjarésa e mu- 
nushés ka kinghiàs e grastés me praléskorot connais-tu 
l'homme qui acheta le cheval de mon frère ? Dakar kamné 
te kinén, ta nânastik Une, (c) (des) rois ont voulu les acheter, 
et ils n'ont pas pu (les) prendre (ach.). Kinghiôm la extnta 
groshénghe, je l'ai acheté pour 60 piastres. Kamkinàv yek 
sendûki me yismatéyxghe, j'achèterai une caisse pour mes 
habits. Kindô isi mo grast, mon cheval est acheté. 

Kinabé, voy. kinabéskoro. 

Kinabéskoro, adj. du gén. kinabé, au sing. Acheteur. En 
général, kinibéskoro. Kinabé, kinibé, achat, de kinâva 9 est 
inusité. 

Kinghïovava, v. pass. kindô-uvâva, part. kinghi(ni)lo. Etre 
acheté. But lovéndja kinghitotar, il a été acheté avec beau- 
coup de monnaies. 

Kiolghelik, (As.) Parapluie. Tr. &J gueulguè, ombre, 
guelgxdik, ombrage, lieu ombragé — Bchi. 

Kin6, vov. khinô. 



— 287 — 

Kiolês, m. Esclave. Ta mèya tàke isôm kiolés, (ch. atn.)et 
moi aussi je suis esclave à toi. Tr. *J/ keulé, esclave— -Bchi. 

Kir, (As.) Lait H.^/ k,heer, f. Rice-milk. (Skr. k s'ira) 
Pers. shir, m. Milk — Yates Introd. p. 269.^** chjieer* n. 
milk. o The word cshir, (milk) is always pronounced, khir, 
in the vulgar dialects, and khar, in Tibet.»— As. Res. VoL 
11. p. 33. Pukkhto.// kir, m. Rice and milk, cooked toge-* 
ther— Belle *r's Dict. 1867. Kirkhazz(Ar. khazz) na kerdmi, 
je n'aime pas le lait. 

Kiiii, f. Fourmi. Skr. k î t'a, m. A worm, an insest, k î d'à* 
k a, a worm. Kire, Formica, fourmi. Honig. Vol. 2. p. 392. 
Kiriéngoro khev, le trou des f. Khurdé kirid, petites f. Pér* 
dilo amarô gudlô kirid, notre coniiture (doux) s'est remplie 
de f. Isi perdô amarô ker kirià, notre maison est remplie 
de fourmis. 

Kirialô, adj. de kiri, Formicosus. Hel. [xuppwutôiK. Ki- 
rialô tan, endroit rempli de fourmis. 

Kirpa. Ekîrpa. f. Torchon, chiffon. Tr. Pers. ^r»^i/ kirpa* 
étoffe de coton, dont on fait des chemises, kirbas, étoffe 
écrue, lin très fin — Bchi. Tr. *jj^U patchavoura, patchavm 
torchon — Bchi. Ardttilotar, lias yek kirpa, shuslarghids la, 
ta umblavél maskaré to ker, (c) il fit nuit, elle prend un toiv 
chon, elle le mouilla, et (le) pendit au milieu de la maison. 
An yek kirpa, te kosdv o sanidid, (GM. cravtôi(ov) Hel. <r«vfc) 
apportes un t. pour nettoyer les planches. Sar kirpa isi 
léskeri yismata, ses habits sont comme un t. Te djas te ghé- 
das kirpes, allons ramasser des chiffons. Tâbilitar i kirpa, 
le t. a été brûlé. Bulg. gûber', rug.— M. Dict. 

Kirvô, kirivô, kivrô, Parrain. Il n'y a, à ma connais- 
sance, aucun mot dans la langue GM. qui pourrait avoir 
donné origine à ce terme. O tchavé e kirivéskere, les en-» 
fants du p. Kon isi tinrô kirvô? qui est ton p.? Mulôtar mo 
kirvô, mon p. est mort. Hel. dvàSoxo;, qui promet, qui ga- 
rantit. GM. ivà&ogoç, vouv&c, waïpCvo;, rartpiftc, TC«y£pvtf, <r«vTouta{, 

padrigno, padrino— Som. Serait-ce le Skr. k u r v a t, doing, 
acting, an agent, qui par les Tch. a été transformé en fcîrtrrf? 
Campus, quiribo-bi, compadre,comadre. Av akaring kwréya 
(NrmO Yi*ns par ici. 6 parrain. 



— 288 — 

Kmvi, f. de kirvô, Marraine. Liebich, yireivi, yirewo, die 
Gevatterinn, der Gevatter. 

KmiBÉy n. abstr. de kivrô-ki(v)ribé. Offrande, don. Atchél 
o kivrô e rashâsa, andâs kiribé o kivrô, (e. Nom.) le parrain 
resta avec le prêtre, le parrain apporta des offrandes. Il est 
d'usage chez les chrétiens de la Roumélie, d'offrir, aux per- 
sonnes qui sont sur le point de se marier, des offrandes, 
soit en habillements, soit en bijoux. Le parrain qui pendant 
la cérémonie du mariage, tient les couronnes de fleurs po- 
sées sur la tête des mariés, est tenu de leur donner quelque 
objet de valeur ; c'est cette offrande que pi. Nom. Chrétiens 
appellent kiribé, GM. xoufjiTcapiaTuta. 

Kishlô, adj. Maigre, exténué. Skr. kris\ To make thin, 
or small. kris'a, part. Small, thin, spare, emaciated, weak, 
feeble. k r i s', tenuem, macerum reddere, emaciare. — Wg. 
kris'a ta, f. leanness, thinness. Kishli isdn, rnanrô nâna 
Mias*! tu es maigre, ne manges-tu pas de pain? Kishlô mas, 
viande m. Kishlô isi o balô, le cochon est m. 

Kishlipé, n. abstr. de kishlô. Maigreur. So kishlipé! 
quelle m. / 

KIshliovava, v. pass. kishlô-uvâva, part. kishli(ni)lo. A- 
maigrir. Katar ko nasfalibé, kishUliom, après la maladie, je 
suis amaigri. Kishliovav ta nàstik lava opré mande, j'amai- 
gris et je ne peux pas prendre sur moi, GM. Xèv 7wpv<k> ei?«va» 
pou— je ne me rétablis pas. Katar ko but butiâ, kishUliom, 
à cause de tant d'affaires, j'am. Ti romni sar benghiâs> kish- 
lilotar, (c) ta femme des qu'elle accoucha, s'amaigrit. 

Kisi, f. Bourse. Le pi. kisies, démontre l'origine ^Turque 
de ce mot. Tr. *~/ kiçé, kèçè, s. p. t. Sac quelconque — 
Bourse pour y mettre de l'argent — Bchi. Pers. kheesa, m. a 
pocket. Ar. ^r/ kis, erumena, loculus nummorum — Freyt. 
« Les paiements du gouvernement se font par bourses ou 
khourdj ou ftcsé, contenant chacuue 500 piastres (125 fr.)t 
Ami Boue, La Turquie d'Eur. Vol. 3. p. 124. voy. banlu 
Bulg. kesia, purse. M. Dict. E yekéskeri kisi Unô la y ta o 
yavrés dinô les, de l'un la bourse il a pris, et l'autre il a 
trappe. Ta te des les 7 desh kisies lové, (ch. Nom.) et que tu 
lui donnes, dix bourses de monnaies. Nashavghiôm mi kisi 9 



— 289 — 

j^i perdu ïfia h. Lovéngkëtï kisi, b. de motmaiesearporte* , 
monnaie. Minri km bée phw<mi, ma b» était vieille vusée). 

KizdÏzava, v. Turc. S^enflammer de colère. Tr. ^y %*- 
tnafe, Etre échauffé, s^enflammer d'amour, ou de colère. 
kfnkwmak, v. cauô. Faire brûler, chauffer, échauffer — Bchi, 
part, kizâizdé. 

K*0sty*k, €ei«ture.Tr. a&^ kemiek, Entravé *ux pieds 
d'un cheval, cordon de montre. Sabot, sorte d'entrave 
mise à une roue, pour ralentir sa marche — Bchi. Pers. ^U 
pabend, vinculum, quo pedeni animalis et malefici ligant — 
Vul. (h pmghiâs, purie mo, kiusttfk anghiôm tûke, (c) R 
dit, ô ma vieille, j'ai apporté une ceinture pour toi. GM. 
Çtwifi, Tr. Pers. jUj zuwmt, ceinture— Bchi. Çôrrptt, cintara, 
<nntola-<-Sam. Ua»kwré tute te pcmdàs yek kiustyfk, (ch.) que 
tu lies sur ton milieu une ceinture, voy. bandipé. 

Klâshta, & Les grandes pinces des forgerons Nom. ; le 
Jmlâi, siléi, des autres. Bulg. kléshti, pinchers. M. Dict.-* 
Val. Me&cke ou Memokteihe, Ami Boue, La Turq. d'Eur. VoL 
2. p. 267. 

KLètGffA, Epine dorsale. Bulg. klètchka, peg, pin, any 
small pièce of round wood. M. Dict. GM. fcxox<Jxx*\o*. 

KlmatItgha, f. Pampre. Les Grecs appellent xXt[tft£tô*, 
*X*jt«*Çi$* la Viburmtm Laritana, quelquefois aussi la cléma- 
tite à vrilles. Gor. Ât. Vol. 5. p. 122. Yek klirnatûcha but 
dr&kéndf*, un pampre avec beaucoup de raisins. GM. xX«(*«, 
vite, jtXT3(x«Tafià, xptSxTivc, pergolata, vite, xX^pattix (x'ft'p 1 ) 
brioii*, vHe alba (herba)— Som. 

KlidI, f. Clef. GM. xta&ov, dim. de xXtl*. voy. kilidi. Quel- 
quefois Jdàtchos. Te orâkoro o klûtchos, la clef de ta montre. 
GM. &p«, heure et montre. Bulg. klivUch', key. M. Dict. Russ. 
khtich. Campuz. cUcki, f. Hâve. 

Klôtchika, t Hoquet. <JM. xX<ïÇ*ç, Xfrpuov, X$Çiyx*ç, sin- 
ghiozzo — Som. On dit spuvent X6Çtyx*ç et xXd;iyx*ç, d'où dé* 
rive 4e terme Tch. 

KohI dorI, (As.) Qui tousse, voy. khasâva, tousser. Ce 
terme, me parait être un dérivé de fcas, avec le suffixe Pers. 
dar, «or— Vul. Inst Ling. Pers. 1840. p. 166. 

Kôkkalo, m. Os, connu de tous les Tch. de Roumélie. 

31 



— 290 — 

GM. xoxxaXov, osso, KoxotXi, ossetto-^Som. Les auteurs écrivent 
mal ce mot, kôkalo. Il dérive de xéxxoç, voy. kukkudi. Cam~ 
puz. côcaly m. hueso. 

Kotch, m. au pi. kotchâ. Genou. Les Byzantins appelaient 
w6tt6v le x'Jfioç, dé. Hel. xottiÇo), xuësiu, jouer aux dés, x6t*w, 
les osselets. Aujourd'hui, xotgiov, os, genou. Cor. At. Vol. 4. 

p. 305. KItoiov civo(Jià<îô/î xxi xi iXXnvirrl X*y<J|jLtvov dffTpayaXoç. 

id. Vol. 2. p. 142.KoT<*(, voiture,dérive de l'Allemand, kutche, 
Fr. coche, id. Vol. 2. p. 422. Bulg. kost'— Slav. fcdtf, M. 
Dict. Me kotch dukdva man> mea genoux me font mal. 
Ta e raklidke penghids, te tovdv te kotchdte, mo sherô, (c) et 
à la lille il dit, que je mette sur tes genoux, ma tête. GM. 
*dT«i, xh xoxàii (mieux xoxxàXi), ossetto, frulla — Som.Ghelôtar 
angledér, tchunridinids pe dadéskere o kôtch, (c) il alla en 
avant, il baisa les gen. de son père. 

KolIn, m. Poitrine, sein. Skr. kola, the haunch, the hip 
or flank, embracing, an embrace, H. ^ kuola, m. Corner 
(of a room etc.) an armful. J^ kole, Lap, bosom, embrace, 
koliyana, v. a. to take in the lap, to embrace, Ang. bosom. 
Hel. «TTïtfoç. Ghéde to kolin, ramasses (couvres) ta poitrine. 
Shukdr kolin, belle p. Shûdrilotar léskoro kolin, sa p. s'est 
refroidie. Baré-kolinàkoro> qui a une grande p., athlète. 

Kôlyba, f. Cabane, chaumière, xaX66u. Slav. koliba, hut, 
cabin, shanty. M. Dict.— koljûbe, koljôbe, Hùttchen. Hahn. 
Alb. Stud. Te djas télé ko kôlyba, allons en bas dans la ca- 
bane. 

Kolybéngoro, adj. du gen. kôlyba % au pi. Ceux qui vivent 
dans la cabane, xaX'j6tTȍ. 

Kon, pron. inter. voy. Gram. p. 72. Qui, quis, -rfç. 

Kônka, f. Communion. Concha in templis pars illa qu» 
in conchse formam superne sinuatur, prœsertim illa in qua 
erat Berna, seu locus altaris. DG. xé^q, i y*""*, angolo, can- 
tone — Som. Bulg. kômka, communion, M. Dict. Ndna liôm 
kônka, (c) je n'ai pas pris la communion. Dans les églises 
Grecques on administre la com. au devant le Berna. 

Konôi, gonôi, voy. gonôi, goshnô, goshô, gus. (As.). Fumier. 
Skr. g h o s h a, n. A. station of herdsmen, a herdsman. H. 
g,hos, name of a cast, a cow-herd. g,hoor, m. a diuig-hill. 



j 



— 201 — 

Bulg. gnôi, pus, ptltrid matter. M. Dict. Angldl mande vutchô 
konoi, (ch.) au devant moi, un haut (tas de) fumier. 

Kopâna, f. Auge. Slav. kopdiu, creuser. Bulg. kopâya, to 
dig (with a spade) M. Dict. Hel. cnt**T<», **«?*, aug*, <rx»<po;, 
esquif, canot, voy. belâni. Pinrilitar (pinri(ni)litar) i kopâtia, 
l'auge s'est ouverte (fendue). A bar biknésai kopânest (pour) 
combien vends-tu les auges ? 

Kopanéngoro, adj. du gen. kopâna, au pi. Qui fait ou qui 
vend des auges. Kopanâkoro, vendeur d'une seule auge. 

KorI. korIn, f. Cou, gosier. GM.X»fA<Sç. H. Pers. Sj£ koree, 
f. The point of the sternum, or ensiform cartilage — Zend, 
gara (Skr. gala) gosier. V. Sade Brôckh, p. 356. Skr. leur 
to sound. Dja te tchinés lâkeri kori, (c) vas couper son cou, 
(d'elle). Ma tchin léskeri kori, pende, (c) ne coupes pas son 
cou, dirent-ils. Te koriâkeri dort, la bande de ton cou= 
cravate. Tchinghidn léskeri kori? (c) as-tu coupé son cou ? 
Mi kori dukâla man, mon cou me fait mal. Katar ko but ka 
vikizghiôm, tchinghilitar mi kori, en criant beaucoup, mon 
cou a été fatigué,=coupé. GM. xAra», fatiguer. Mi korin, 
mon cou. Khelidôna (xrtt&àv) kamuvâv, te beshâv te koriâte f 
te tchumidav ti maklitcha, ka terésa te tchamiâte, (ch. am.) 
je deviendrai hirondelle, je m'assirai sur ton cou, pour bai- 
ser la lentille, que tu as sur ta joue. 

KorAki, m. pr. aux Nom. Marteau. Hel. *fya£, dim. xopi- 
xwv, marteau de porte. Cor. At. Vol. 5. p. 128. Petit marteau 
en fer, avec lequel, il battent et façonnent de petits objets 
en fer. De man o korâki, te kerâv i boldini, (ch. Nom.) don- 
nes-moi le marteau, pour faire la tarière. 

KorI, (As.) Aveugle, voy. korô. 

KorIn, voy. kori. 

KorinI, korIn, f. Racine. Bulg. kôren, Slav. kôren 9 , root, 
M. Dict. Usité quelquefois pour l'écorce. Slav. korâ, 9X016;. 
Oec. Vol. 2. p. 210. 

KorIk, (As.) Soufflet. Tr. ^fj/ keuruk, soufflet de forge. 
— Bchi. Pers. tennuz tab, soufflet. Tch. Roum. pishôt. 

Kôrkoro, kôlkoro, adj. Seul, (tjvoç. Campuz ; côleoro, col- 
corréj adj. solo, unico. Muk man, te kerâv les, me kôrkoro f 
laisses-moi le faire, moi seul.^ Me isôm kôrkoro, moi, je suis 



— 292 — 

seul. Te riavés kôrkoro, que tu ne viennes pas s. Arakliâm 
lesapré ko vesh kôrkoro, nous l'avons trouvé dur la mon- 
tagne s. voivôdas muklinàs (muklim SécL muklâs Nom.) 
e tchorên kôlkore y (ç. Nom.) le voivode laissa les vofeurs s. 
Kôrkares (adv.)„ j/ek tchorô dinids lesyek aslalô, seulement 
un pauvre lui donna une piastre. Me djal kovkovo, me me* 
réL (e) qu'il aille seul, qu'il meure. O voivôdas atchitâ kôl* 
koro, (e)le voivode resta s. Kôrkoro kôrkoro, vrakerélas, (c) 
tout s. il parlait. Kôrkari, f. 

Kokkorîbk, n. abstr. de kôrkoro. Solitude, tenm) rare. But 
korkoribé terdm, f ai beaucoup de solitude. 

Ko no, m. Gobelet, pot a boire. Skr. karaka, m. n, The 
water pot of tbe student or ascetic. IL ^/ kuroo,a, an 
earthen pi plein, a pot wîth a spout. \yf g,hur'a r a water 
pot, an earthen pot, a pïteher. Campuz. coro, m. cantaro, 
especie de vasija. Muklim i puri o koré T tchivêt o raklô f 
panghél Idkere Aw*?, (c) la vieille laissa les- pots, le garçon 
tire (et) brise ses pots. Molidkaro korô, le gobelet de vin* 

Kororô, dim. de korô, gobelet- 

Koréskoro, adj. du gén, korô, au sing. Gobeletïer. 

Koro, m. Bracelet. H. \/ kur'a, adj. Hard, stiff* a ring 
worn on the wrists, ankles, etc. a ringlet, hracelet. The 
handle of a door, or any thing in the forai of a ring. ^$jj* 
chooree 9 t. a bread rich with ghee — bracelet- kjmr'oajx, m. 
an ornament worn on tbe wrist, a bracelet* Sovnakuné 
koré y br. d'or. Le mo korô, ta dik me gadjéste, ta pen léska, 
arakliân i tcheniï (c) prends mon br. et montres (-le) à 
mon mari, et dis lui, as-tu trouvé la boucle? Sar avakâ 
korô, yek korô terésa ? Ou penghiàs, terâva, (c) comme ce 
br., un br. as-tu ? il dit, j'(en)ai. 

Korô, adj. Aveugle. Pers. j £ kor, adj, Blind. Tr. jjf kior 9 
id.— Bchi. lia diklids o baravalô isàs korô, (c) le riche vit, 
qu'il était aveugle, (ka isds korô). Abôr diveséndar ulinôtar 
korô ? depuis combien de jours est-il devenu av.? Te koriâ 
kerél man o Devél> kamarâv tut, (môme) si Dieu pie fait 
av. je te frapperai. O Devél te koriâ kerél man, (Impréc.)que 
Dieu me fasse av.: Ordin. on dit : koré te kerél man> que 
(Dieu) me fasse av. konâ kerdva, aveugler, v. coin p. 



—293 — 

KoRifcÉ, A. abstr. de kprô> Cécité. So tombé tvré9&> cjuel 
aveuglement as-tu^qomme tu esstupide. Ko phuribi, atàètw 
o koribé léote* à la viçiUeese (en vieillissant) survint la, c. 

Kôriovava, v. passu korô-uvàva, part Iwri{ni)l@. l}ev$nir 
aveugle. JCcin'ov, deviennes-tu av.„ prou, souvent biriof.GM, 
va Tufùttftçc. Kéripvel yekê yakdtar, il devient av. d'un œil,?» 
il perd un œil. KôrilHar mi bâbo, ma grand' mère est dew* 
nue aveugle. 

Koiuandôs, Ayeugièn^nt, de kçrç x aveugle. Gérondif <fc 
forme irrégulière. On dit quelquefois, korindôs. GM. ttyit, 
ciecamente* alla cieca — Soin. Ukhkinô le (#aZ, ne. vc&t astor 
réna 9 ne pinré, dj4da$ pe khçvéstç, koriandôs, (c) il se leva 
pour partir, ni (ses) mains tenaient, ni (ses) pieds» il. aJtoti 
à sa maison aveuglément. 

Koricanô, adj. de korô, aveugle. Celui qui n'çst pap en» 
tièrement aveugle. Djangâniov, pinrâv te koricané yakâ y tç 
dikés a tem ta i phuv, (ch. am.) éveiiles~toî, ouvres tes, yçux 
aveuglés (par le sommeil) pour voir le monde et la terre*. 
Koricanés (adv.) saaliàn? pourquoi eMu venu en aveugle? 
^ïrsans but GM- tic toi TvçXi. Koricani phukni, abcé$ froid 
^asans ouverture, voy. phukni, 

Korô kermusô, n. comp. de korô, aveugle, et de kermudô* 
rat. Taupe, souris aveugle. GM. ?u9><>*6vTtxaç, x^W** 
(mieux tury**) talpa— Som. Hel facétaÇ. ïr. \jryj J kemr~ 
tnouchy taupe — Bchi. A$targlùém yek korô kermusô, j'ai 
pris une taupe. O koré kermusé khalé o bôbia, les t. ont 
mangé les fèves. 

Koshàva, kosàva, ghoshàva, v. prim. 1. Cl. \ Conj. part. 
kosklô. Nettoyer, épurer. Skr. yhrish, to grind or pound— 
Terere, fricare — Wg. H. g,hoont'w, v. a. To gulp, to drink, 
to polish by rubbing La parenté de ces verbes cités aussi par 
Pott, Vol. 2. p/156, avec le v. Tch., n'est pas très claire, Je 
préfère la rac. g h u s h, to render beautiful, or brilliant. 
Hel. *>fatÇo>. Ghoshdva, goçhdva, est pi. propre aux Zapârig. 
Le v. s'applique au nettoyage des maisons, et des ustensiles 
de cuisine. GM. (HcoyyapiÇto, frotter une maison avec du aable 
et de l'eau, éponger. Bja mi tchfa te ko&és o ker, vas ma 
fille, nettoyer la maison. Avdivés kaniavél a bara vcwhâiy (u 



— 294 — 

te kosén i kangheri, aujourd'hui viendra le grand prêtre 
(évêque) et qu'ils nettoient l'église. Ta te kosén les, andrâl 
avridl, et à le nettoyer en dedans (et) en dehors. 

Koshliarâva, v. caus. 1 Cl. 4 Conj. part, koshliardô, 
(koshlô-koshdva). Faire nettoyer. Me, me dtos (Tr. o I dt) 
sar orup koshliardô les, (ch. Nom.) moi, j'ai fait nettoyer 
(étriller) mou cheval, comme de l'argent. 

Kosa, kôsha, f. Faulx. Bulg. kosd, sythe, kosiya, v. a. To 
movv. M. Dict. Alb. ko<t»<jt, ich mûhe — Hahn. Alb. Stud. 
Terme en usage parmi les Tch. du Nord de la Roumélie. 

«T& xoffff'^<i>, % '.OTffsi&i, T7jv <rr>u.epov 9Y][a«ivsi xup(&>; x& x6tctg> f/.è xi 
Spsicavov, YJyouv OîpiÇco, xai 5 xo<t<p.<tt/}ç, tov Ospujrîjv, xal { xoiiloc, 

«ÙTi ri Spéwxvov.*Cor. At. Vol. 1. p. 446. 

Koshîa, f. Course. Tr. J~r*j* qochich, s. Course du cheval 
— Bchi. Me nanghêngheri koshia, (ch.) la course de mes 
(pieds) nus. 

KoshIa dAva, v. comp. 2 Cl. 3 Conj. part, koshia dinô. 
Courir avec vitesse. Tr. Jk^y qoshmak, Joindre, atteler, 
courir (se dit du cheval) — Bchi. L'auteur ici se trompe, car 
koshmak se dit aussi de l'homme. Ce verbe est connu de 
tous les Tch. Koshia dinids o shoshôi, la lièvre courut. Ko- 
shia dinids but drorn, il parcourut beaucoup de chemin. 

KostIzava, v étranger. Atteler, part, koztizdô .Une signif. 
du v. Tr. qoshmak, est atteler, qoshturmak, v. caus. faire 
atteler les chevaux — Bchi. Koztizdds tridnda enia vordonén, 
ta avilé léskeri gavéste, (c. Nom.) il attela trente neuf cha- 
riots, et ils vinrent à son village. 

Kôshnika, f. Panier. Slav. kosh\ kôsha, x<S<pivoç. Oec. Vol. 
2. p. 219. Bulg. kosh', basket, kôshnitza, small basket. M. 
Dict. La plupart des Tch. de la haute Bulgarie se servent 
constamment de ce mot. voy. sevli. 

Kotksh, kotés, m. Prison. Tr. u^'j* kotés, kotéz, prison, 
cachot. Kàrin isH Isi andré ko kotésh, où est-il ? Il est en 
pr. Tovdô les andré ko kotés, djandjiréndja, (c) on l'a mis en 
pr. avec des chaînes. Katar ko kotés niglistôtar, il est sorti 
de la prison. 

KovÂ, m. Chose, irp&Y(A*. Yek kovâ mangâv tûtar, te kerés 
les, laïcités, te ndsti kerés les, kamatchindv tut, (c) une ch. je 



— 295 — 

te demande ; si tu la fais, bien, si tu ne peux pas la faire, 
je te couperai,=tuerai. Yek kovd kamâma tûtar, (c) je veux 
une ch. de toi. Yek kopd arakliôm, j'ai trouvé une ch. Éla 
kovd mo, pashé mande, viens mon aimé (iyamjf I pou), près 
de moi. 

Koyà, Skr. k à y a, The body, naturàl tempérament of any 
thing or being. H. ^ kaya, s. f. The body, appearance, 
person. So koyd isdn ? quelle chose es-tu=qu'es-tu ? Éla 
koyâ mo, pashé mande, (ch.) viens ô mon aimé, près de moi. 

Kozàkos, m. propre aux Nom. Lit. matelas, Bulg. kôz'a, 
skin, fur, leather, koziûK, skin-goat, M. Dict. Slav. kàza, 

x«i*, pftu'ri}, a<f ou xal ot KoÇàxoi (kozâk' çO>ov 2) aêovtxov). Oec # 

Vol. 2. p. 196. 

Kotôr, ind. Morceau, peu, Skr. k r i t, to eut, to divide. — 
Zen£. keret, couper, séparer en coupant. V. Sade. Broeckh. 
p. 353. Lat. curtare, curtus. H. [£\f katna, v. a. To eut, to 
clip, to bite, to reap, to sow, to stop, to slay. comp. GM, 
xojA(t«Ti(ov), de xforu, pour ÔX(yov, un peu, Ko^àn vsptf v> un peu 
d'eau. Beshén kotôr , asseyez-vous un peu, (Tr. bir partcha), 
Tchin yek barô kotôr, coupes un grand morceau. Pendds 
léskeri romni, atchén kotôr, te tovén les ko tabûti, (Tr. Ojjlï 
tabout)(c. Nom.) sa femme dit,restez (attendez) un peu (pour) 
qu'ils le placent dans le cercueil. Kamakindv yek kotôr 
pokhtdn, j'achèterai un m. (de) toile. Khurdô kotôr, petit m. 
Tchin katdr ko mas, yek kotôr, coupe de la viande, un m. 
Te khal kotôr kas, qu'il mange un peu de foin. Kotôr tûtos, 
un peu de tabac. Kotôr avghin, un peu de miel. Kotôr pdi, 
un peu d'eau. Tchinghids Uskere vast kotôr, (c) il coupa un 
peu (légèrement) ses mains. Tchinghids e tchorés, kotôr 
kotôr, il coupa le voleur en plusieurs m. GM. xoppâTia, xop- 
(«ma (Tr. partcha partcha). Kerghids o voïvôdas, kotôr ko- 
tôr, (c) il fit (coupa) le voivode en plusieurs m. Me udja- 
kerdva tuke, pixkéya, V anés mânghe kotôr manrô te khav, 
(c) moi, je t'attends, ô crasseux, pour que tu m'apportes un 
peu de pain à manger. Kotôr atch, (c) restes un peu. Kha- 
lias kotoritcha, (c) il mangea un peu, voy. Gram. p. 46. 

Kovlô, adj. Mou. Skr. k ô m a 1 a, adj. Soft, bland. Soft, 
low, sweet, beautiful, pleasing. H. $*J komul, adj. Soft, 



— 296 — 

placrd, tender : *n changé en a. Kovlô manûsh, homme m. 
Kovli ramni, femme m. Kovlô sherdn y oreiller m. 

KxJvuovàVa, *v. pass. kovlô~uvâva y part. kôvli{ni)lo. Deve- 
nir mou. Me penghiôm léske, ta kôvMlotar, je lui ai dit, et il 
est devenu mou=il s'est tranquillisé. 

Kovur*, n. abstr. de kovlô. Mollesse. Bût kovlipé terèsa, 
tu as beaucoup de m.*=tu es paresseux» 

Koznô, xosnô, m. Mouchoir. Te sherêskoro kosnô, le m. 
de ta tête. Dole, de man to koznô y ta te keldv, (ch.) ô mère, 
donnes-moi ton m. pour que je joue (danse). Tov okotid tnù 
koznô, mets-là mon m. O koznô, léskere brekéstar pelôtar, 
(c) le m., tomba de son sein. 

Krâlis, m. Roi. Les Byzantins appelaient, npaXrv, le roi de 
la Bulgarie, de l'Hongrie, et de la Serbie. Gor. At. Vol. 5. p. 
135. Bulg. kral\ king, M. Dict. — Val. craiu, rex. Voc. Daco* 
Rom. Alexi p. 244. Slav. krâl\ Pol. krol, Lith. karal, Russ* 
korôl, Tr. kral, Oec. Vol. 2. p. 221. Yek krâlis, un roi. O 
kirâlia marênapes, les rois se battenteentre eux. Opergkôt 
kirâlia, les r. étrangers. Terme propre aux Nom. errarit att 
milieu des Bulgares. Dans leurs contes, les rois s'appellent 
Dakar. Campuz. crally, ocray. rey. 

KrjvlItcha, F. Reine. GM. xptftaiva. Bulg. kraly'tza, queeti, 
M. Dict Tr.qralitcha, (du siavon) Reine, femme d'un kral — 
Bchi. Val. craiasa, Regina. Voc. Daco-Rom. Alexi, p. 244. 
Lorsqu'on parie de la Sultane, on l'appelle constamment 
dakarnû 

Kritîzava, v. étranger. Tondre, part, kritizdô. Tr. \y*f 
qyrqmak, tondre, couper la laine. GM. xoupuico, xouptiyw, ton» 
dere— -Som. Kritizena e bakrén, ils tondent les moutons. 
fùritizghiôm, j'ai tondu. Unghinôtar arattidsa, kritizghiâfâ 
te e katiàsa, (ch.) il se leva de bonne heure, (avec la nuit) 
il coupa ses cheveux avec les ciseaux. 

KnoKiDi, m. E vushéskoro krokidi, (xpoxû&tov) la partie 
la plus grossière du lin. GM. xopxotôi, xpoxctôiov, Hel. *f6x% 
étmipe. La transposition de la cons. r est très commune 
parmi les Grecs, xopxfcç, jaune d'œuf, de xpixo;, safran, Cor. 
At. Vol. 2. p. 415. Cotnp. aussi xpoxtôia, dim. de xpoxfc. flocons, 
id. Vol. 4. p. 259. 



— 297 — 

RslL&V), shAvi, sïlÀi, siléi, f. au pi. ksilfaïa. Pince, pin- 
cettes* tenailles. iHpayf* Hv (&âfcov $*<rU »i xkXx*ç, i(Ç»Xdc€iov)? 
Cor. AL Vol. 5. p. 256. Les trois dernières formes, sont des 
Nom. et plus propres «aux grandes pinces des forgerons. 
Pour les usages culinaires on emploie ordin. le Tr. mashdL 
q. v. GM. kaftç, taCtfft, la petite cuiller avec laquelle on admi- 
nistre la communion. &AX«Sl;, «AXaftc. Panghi siléi, pince 
courbe. Âbér biknés i ksildviaV combien vends-tu les p.? 
Au moyen âge on disait aussi £ft<&*v. Gor. At. Vol. 4. p. 314, 
d'où le Bulg. Ma% tongs, M, Dict. DG. 

KukAi, kgkâi, m. Chaudron, Tr. hoqqa, boite» vase pour 
conserver des aromates ou des sirops — Bchi. huqqa^ 
capsula lignea — Freyt 6M. $*>**<;, crachoir, çouàç, ifttïiv. ri 
— Suéd. Le terme Tek. me paraît d'origine Turque, Ta per*> 
4ds savdnla kokàia khashâ ta pildfia, {c. Nom.) et il rem- 
plit quarante ch, d'aliments et de pilavs, 

KUKKCDi, f. Grêle, xixxeç, xsuxfov, xeuxt, c xfav, *& âUEgitrov. • 

Hesych.-R6x.noc, kermès du petit chêne, ou kermès de 
Provence ; xfextvtç, rouge. Cor. At Vol. 1. p. 338. xfoxo^ain* 
*oxxapc**, petits oignons, id. Vol. 4. p. 237 ; x*!ix*6ii(ov), tu- 
meur, pustule, les bubons de la peste. DG. Cor. At. Vol. 4. p> 
349. «wxwfcpfc;, granatus. DC. Delà kakkudi, il donne (pleut) 
de la grêle. TclUvéla kukkudi, il jette de la gr. Katar ki but 
kukkudi, mwrddliîetar atnaré kaghnià, à cause de la grande 
gr., les poules sont crevées, 

Kûl, (Tch. Tokàt) Beurre. 

KunI, kunIk, f. Coude. Skr> k o n'a, m. A corner, an angle. 
H, ^jf kohnee, t the elbow* ton, m. a corner, konu, nu a 
corner, an angle, konu dar, cornered, angled. Hel. iy*»*» 
êyx/mim, coude, coin. Gor. At. Vol. 5. p. 1. Rona, a corner, or 
angle — Yates Introd. p. 285. Dukâla man mi kunik, mon c* 
me fait mal. Mi kunidkaro duk, la douleur de mon c. Diniàs 
man me kuniâte, il m'a frappe sur mon c. Shûvlili mi kuni, 
mon c est enflé. On voit par ces citations, que le k final ne 
se rencontre pas dans les cas obliques; c'est donc par igno- 
rance, que la plupart des Séd. prononcent kunik, au lieu de 
Iront, des Nom. 

KuntIa/ f. Poussée. GM. xouvtô. Hel. àto, pousser, probabl. 

32 



— 298 — 

du xovt(J^ perche. Cor Àt. VoL 1. p. 288. Twi^Tt^a, spingi- 
mento — Som. Del kuntia i vudâr, (c) elle pousse la porte. 
DtHÎd(a) la i pkwri, yek kuntia, (c) la vieille, la poussa=±h>f 
donna une poussée. 

. KupiDi, Instrument des forgerons, Hel. xowW, GM. xwrf&, 
coltello di calzolaio — Som. Terme inconnu aux Tch. de» 
environs de Constantinople. C'est un instrument en forme 
de liache, avec lequel ils coupent le fer chaud. 

Kur, (As.) Garçon. Kurom dez varshéi, mon garçon est 

(âgé) de dix ans. K6pou; xai xoipou;, ÏXtyxv oî rcatatoi xà- Apmnxà 
xéxva, xépa; xal xo'Jpaç, xi 6v}XuxoL Cor. Àt. Vol. 1 . p. 87. 

Kuro, kuri, kfurô, KHURÔ, m. Poulain. ?Skr. kharu, 
white, a naine of Siva, a horse. H. Pers. ^ kooriu, m. À 
coït. Gampuz, gorô, m. potro. Amari grasniâkora kurâ nash- 
totar, le poulain de notre jument est parti. Kdna kamukliés 
les e khurés ? quand monteras-tu le poulain ? E kurés, linô- 
les andré ki tâvla, il prit le poulain, dans récurie, (Tr. tâvla, 
écurie). Tûsa ka béndilo o kfurô, te djanês les, (c) que tut 
saches, qu'avec toi, (en même temps que toi) naquit le 
poulain. Ici le part. pass. béndilo est pour bénghih, car 
le conte est des Séd. Yek djenô nànasti djdlas pa&hé ko> 
kfurô, (c) une personne (aucune) ne pouvait aller près du- 
p. Uglisghids pe kfurés, il monta son p. Kurô kurô, kamke- 
vél yek purô, yek kurô, (ch. Nom.) jeu de mots ; poulain, 
poulain, fera un viellard,un p. 

Kurava, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, kurdô. Frapper, Etym. 
obscure. ? Skr. g û r, to strive, toendeavor, to make an effort 
or exertion, to hurt, to injure, as to wound, to kill, etc. — 
Adniti, laedere, ferire — Wg. Ce verbe est rare, on se sert 
ordin. de marâva. But kurdôm les 9 je Tai frappé beaucowp. 
• Se masturber.» André ki len, kurél pes, dans la rivière, il 
se m. Avakd tchavô siklô isi te kurél pes, cet enfant est 
habitué à se m. K/cotcô> en GM. a souvent la même sigmf. Ce^ 
verbe est plus pr. aux Nom. et il signifie toujours* frapper. 
Je ne l'ai rencontré ni dans les contes ni dans les chansons* 

Kuradinî, koradini, fw de koradinô. Soufflet Ce terme* 
comme armandini, mindjédini, provient du v. comp.(inusité)* 
kordddva, 2 CL 4 Conj. donner des coups, voy. UwAva\\\ 



— 299 — 

est très usuel. Ta ghelitar opré, ta iEltf{r\. pr.Tr.) dinidfâ 
la yek koradini, (c) elle vint en haut (monta) et Elif lui 
donna un soufflet. Kamaddv tut yek koradini, je te donnerai 
un s. Khalids but koradinid, (au pi.) il a mangé (reçu) beau- 
coup de s. Diniôm la yek kuradini, pelitar télé ki phuv, (c) 
je lui (à elle) ai donné un s. (et) elle tomba en bas par terre 
(GM. txxà y% ç). I khurdï pen, dinids e raklés yek kuradini, 
yek tchiriklô kerghiâ(s) les, (c) la sœur mineure, donna un s. 
au garçon et le fit (transforma en) oiseau. 

Kuaoô, part, du v. kurdva. Ta dikéla andré ko ker, perdô 
kutdô, (c. Nom.) et il voit dans la maison une plénitude 
complète (pleine, complète). Gheliôm léskere keréste, ta di+ 
kliôm ka terèlas tes, perdô kurdô, je suis allé à sa maison 
et j'ai vu qu'il Ta, pleine, complète. Ces deux part, unie 
comme dans ces citations, signifient une plénitude entière. 

Kurkô, m. Dimanche, semaine. Kupiax&c, GM. Kopiax*, di- 
manche. Campuz, curcô, m. domingo, curqués, pi. m. do^ 
mingos. E kurkéskoro o uryaibé, les vêtements du dimanche. 
Yek kurkô, ghelôtar ko duyéniOy khalids, pillas, tovghids 
Jcelibé, mâttilotar latchés, (c) un d. il alla aux tavernes, il 
mangea, il but, il y mit (fit jouer) de la musique, (et) il s'e- 
nivra bien. Yek kurkô kerdé biâu,(c) un d. il firent (une) noce* 
« Semaine. » Dji yek kurkô djdnas avénas, khânas, piénas, (c) 
jusqu'à une semaine (pendant une) ils allaient, ils venaient 
ils mangeaient, ils buvaient. Gomp. Bulg, nediélya, Sunday* 
week, M. Dict. 

Kûrkos, m. Dindon, coq d'Inde. Tr. ^f^° ■**• hind thâ- 
voughy, poule d'Inde— Bchi. Bulg. misirka, Turkey (fowl)M. 
Dict. Val. curcoiu, gallus indicus. Voc. Daco-Rom. Alexi, p. 
238.Slav. Kur\ iXUxtop, x<5pxopa, ffpviç — Hesych. ouv^Ooç xovpxoç, 
|u*«lp tfto&x, kukurekâyu, xouxouplÇw— Oec. Vol. 2. p. 251, 
Amarô kûrkos murddlilotar, notre dindon a crevé. GM. 
KtfpKofi koOxaoç, kdvxXi, polio d'India, (uccello) — Som. voy. 
misirka. 

Kurlô, m. Cou, gorge. Bulg. gùrlo, throat, M. Dict. Slav. 
gôrlo, f*puy$- ( ^ ec - Vo ^ 2* p. 80. Pers. ^ gooloo, m. the gul- 
let, the throat, the wind pipe. Campuz, garlo, n. cuello, 
parte del cuerpo. Baré-kurléskoro, qui a un grand cou. Ta 



— 300 — 

vdpalal tchindé léskoro hurla, et ensuite ils coopèrent soft 
c. Shunéla lâkoro kurlô, khur khur keréla, (c) il entend s& 
gorge, qui faisait khur khur. Tr. kharkhar etmek, respirer 
avec peine, ronflement — Bchi. H. ghurra,m. a rattling noise 
in the throat, whïch dyingpeople are afflicted with. 

Kùrmi, Tonnerre. (Nom.) Slav. grom\ Ppowr, Oec, Vol. % 
p. 86. Bulg. growïf thunder, M. Dict. Kûrmi o Devél déla> 
Dieu donne le tonnerre=ii tonne, entendu d'un Nom. de la 
haute Bulgarie. 

KurmI, f. Millet. Tr. jjh jjU* darou, millet — Bchi. He!. 
*oûppt, Diosc. 11. 410. xéftA*. Àth. IY. p. 152. Kumiss, chez 
les Tatares de l'Asie centrale, est une boisson enivrante,, 
provenant de la fermentation du lait de jument — Hip. éd. 
Cor. p. 281 — 282. Ils appellent celait aigri, koumiss— Clarke 
voy. en Russie, en Tartarie, et en Turquie. Paris, 1812. Vol. 
1 p. SI 6. « Kaî[x^ ou kàrmi, paraît être d r origine Tatare.» 
Cor. Àt. Vol. 5. p. 30& Slav. korm\ ypl»^ Tpo<p*. Oec. Vol. 2. 
p. 211. Qarmà, m. a kind of dish — Yates Introd. p. 259. 
khormiy Grùtzbrei — Boehtl. Mél. As. Tom. 2. 1 Lîvr. p. 27. 
KoupjAiç, datero, (frutto) — Soin. Hel. xrf^poç, ^M. «r^pÊ, Russ. 
kormiï, nourrir. E kuvmiàkovo rnomrô, pain de millet — Hel. 
xeyxpÊr*; ftp-coç. / kurmi uvéla ko tchiflikia (Tr. tchiftlik) le 
m. se produit (yivitoci) sur les fermesw Les pauvres villageois 
souvent mettent dans leur pain, delà farine du millet. Bulg. 
fe'nwa, milk of the breast. meal mixed with sait and water 
for cattle, M. Dict. 

Kûknia, f. Perchoir. H. «iff hzr'uk, (trora kwfukna, a 
crash-ctucking (ahen) koorkoorana, tocluck,(a laying hen). 
Tr. duvenk r perchoir — BchL Dja dik o kaghmd alétar ki 
kûrnia ? vas> vois, les poules sont-elles allé au perchoir ? 
André ko kumaséste (GM. *oupa*iov) minai kùrnia, dans la 
poulailler il n'y a pas de p. Ils forment aussi un v. déforme 
xrrégulière. Tchiriklô kurniamé, (x'>\qvu^*)pti(yo*), oiseau per- 
ché. Kurniasâtletar o kaghniâ, les poules se sont perchées. 
GM. xoopvtiÇto (*>t*. !wl ictïjv&v) jucher (sur un arbre, sur le 
juchoir), se jucher. Scarl. Byz-Dict. Grec-Françaîs,Àth.i85& 

Kushàvà, v. prim. 1(3. 1 Gonj. part, kushlâ, Injurier, 
offenser. Skr. kus'a, adj.Wickedjdepravedjmad, inebrîate. 



— 301 — 

Pott, Vol. 2. p. 120,écrit â k r o s'a n a, n. Curse, imprécation, 
de la rac. k r u s', to call, to cry, with a n'g, to revile, to 
abuse. H. \*-J kosna, v. a. to curse. Akavkâ manûsh kushéla 
but, cet homme injurie beaucoup, dit des injures. Kushlô 
manûsh, homme qui injurie. Kushéna man> on me dit des 
inj. E Déviés te na kushés, que tu n'offenses pas Dieu. Kush- 
liâs les ta sikavghiâs pi vul il Ta injurié et il (lui) montra son 
cul. Oi délas pes, kushélas o ruk (c. Fab,) elle se frappait, 
(et) elle injuria l'arbre. 

Kushipé, n. abstr. du v. kushdva. Injure, offense. 

Kutûr, (As). Grec, Arménien, Chrétien=gw*d[/<î des Tch. 
Roum. Ar. yf* (kutur, rac. katara). Parce sumtum fecit. Te- 
nax fuit in domesticos. — Freyt. Ketoor, covetous, niggardly 
— Barretto. Dict of the Pers. and Ar. Languages, Calcutta, 
1806. Il faut se rappeler que tous les Tch. qui se servent de 
cette expression, sont des Musulmans. Comp. H. Ar. karoon, 
korah, the cousin of Moses. On account of his riches and 
avarice, his name is proverbially applied to ail misers. H. 
j& kadur, adj. timid, timorous. 

Kutûla, (Nom.) Instrument de fer, avec lequel les for- 
gerons Tch. battent le fer chaud=*tVrt. Séd.; Bulg. kûtel, a 
mortar, M. Dict. 

KuvAva, khuvAva, v. prim. 1 CL 1 Conj. par. kuvdô, Tri- 
coter, tresser. H. laY katna, v. a. to spin. (Skr.k a r t a n a n, 
root, krita, to wrap round). Boehtl. (khuv) te khuvés, 
flechten. Tom. 2. p. 27. Ghaitâni kuvéla, il tresse du cor- 
donnet. GM. YftiTdtvt wMut, tramer quelque chose contre 
quelqu'un, Cor. At. Vol. 2. p. 305. Tr. ^LLU gaithan. Kuvâva 
me tchunriâ, je tresse mes cheveux (les très, de mes chev.) 
Kuvghiôm, j'ai tricoté. Sarô o divés beshéla\ta kuvéla, toute 
la journée elle est assise, et elle tricote. Pe bal nâna kttv- 
ghiâ(s) len, elle n'a pas tressé ses cheveux. 

RH 

KaaInk, voy. khantnk. 

Khan, vov. kan. .* 



— 302 — 

Khanierâva. vov. kanierdva. 

Khamnîzava, v. Grec. Bailler. Hel. ^«^«o^at, GM. x«p.ot>~ 

— Som. 

Khaléa, m. Chassie. Pers. A± (khilem) mucus narium, 
ira, iraeundia, limus, cœnum viscosum, khel et hhul, mu- 
cus narium — Vul. Tr. khylum, khylim, glaire du nez,morve 
— Bchi. Ce terme est bien connu de tous les Tch.Séd. mais 
moins usité par les Nom. Perd lie meyakâ khaléa, mes yeux 
se sont remplis de chassie (pérdi(ni)le). Katar ko khaléa 9 nà- 
nasti dikéla, à cause de la ch. il ne peut pas voir. 

Khaleakéskoho, adj. du gén. khaledko. au sing. Cha&r 
sieux. Khaledko, je ne l'ai jamais entendu. 

Khâliovava, v. pass. khaléa-uvdva, part. khdli(ni)lo. De- 
venir chassieux. GM. T£i|/.7cXiàÇû>, diventar cispo — Som. Khd- 
liona (khàlio(vé)na) me yakd, mes yeux deviennent ch. 

Khaloniko, Nom d'un individu au village de Litres, ayant 
les yeux rouges et chassieux. GM. TÇi(xwXiipuç, tÇ(|awXoç, un 
cispo, cisposo — Som. Khalonikéya, voc. 

Khamûti, m. Joug. Bulg. homôt\ yoke. M. Dict. 

Khandî, khanrIk, khanlIk, ind. Peu, éXiyov. Skr. khan- 
d'a, m. n. a pièce, a part, a fragment, a portion, khan'- 
d'î n, adj. in pièces or parts, divided, comminuted. GM. 
xoppam (K6fx(xa, x6^to>) un peu, un morceau. Le k final, 9e 
rencontre dans plusieurs mots se terminant en i, voy. kuni. 
Skr. k h a d', to divide, to tear, to break off a part, or a 
pièce. « There is something so peculiar in the true sound 
of the Nagari letters, t'a, t'ha, d'à, d'ha, that they are gène* 
rally pronounced, especially when they are placed between 
two vowels, lik(3 a palatial ra.» As. Res. Vol. 3. p. 324. 
Khandi <;st propre aux Nom. Khanrik vrakerél, il parle peu. 
Khtwrfk t<> des mun 9 donnes-moi un peu. Khanrik atchilô, 
il resta peu. Khanrik lovêndja, avec peu de monnaies. Khan- 
rik telt\ un peu en bas. Khandi khandi pintchardv les, peu 
à peu je le (re)connais. Khandi divës, peu de jours. Dji 
khanrik, dans un instant, <r\ei;) ôXîyov. Khandi mol piâva, 
(Nom.) je bois peu de vin. diveséskoro isds khanrik, le sa- 
laire journalier était peu. Khanrik diveséndar alitar i romni. 



— 303 — 

(c) la. femme vint après peu de jours. Êla khanrik, te dikà» 
to shem, ta e dj%*vâ 9 (c) viens un peu, que je voie ta tête, el 
les poux. Khanrik te teràv tut midré me vasténde, te tchu- 
midobv tut gudlés gudlés, (ch. am.) que je te tienne un peu 
dans mes mains > (bras) pour te baiser tout doucement. GM. 
y>uxà yXux*. Isôm bocalô, khâva khandi, (c) je suis affamé, 
je mange un peu. Ta po khanrik, po khanrik khdlas les, (c) 
el peu à peu, i! le mangeait. GM. im &(yov. 

Khanrorîtcha, ind. dim. de khanrik. Très peu. Hel. JX£-> 
yurrov. GM. &Xiyo6tÇikov, terme inconnu aux Nom. Khanri, f 
dim. khanrori, 2 dim. kkanroritcha. So khanroritcha diniân 
man o rnanrô ? pourquoi m'as-tu donné si peu de pain ? 
Khanroritcha mol terdva me kheréste, j'ai très peu de vira 
dans ma maison ; voy. kotôr. 

Khani, (As.) Fontaine; Skr. k h a n i. f. a mine, especially 
of precious stones. rac. khan, to dig, *oy. khanink. H„ 
Pers. k 9 han f a mine, a nest, khan, kan, a mine — Yates 
Introd. p. 316. Pukkhto, J$ kan (in comp.) digger, digging. 
Bellew's Dict. 4867. 

KhanInk, KHANfNG, khaînk, m. f. Puits. Skr. khanaka, 
adj. tearing, dividing, digging; m. a miner (rac. khan) voy. 
khantdva. H. y£^-£ k,hank,hur, a pk, a shaft(of a mine); 
any thing very dry. k,ha,ee, (Skr. k h a t a) f. a ditch, trench, 
k>huntee, f. a paddle for digging theground. Hel. x«ivu,£av~ 

fchttv, X»p*^ v î Hx 10 ^ 91 ' Hesych 1 . x**}" 1 *t6|a« % ^x^* Y*to ^r. 
Àr. ij}****- khandak, fossa, munimenti ergo ducta — Freyt. du 
Gr. Byz. x* v &k& Cor. At. Vol. 4. p 530. T anénas les opré k<? 
kkaningâkoro mût, (c. Nom.) et ils l'apportèrent sur la boucha 
(margelle) du puits. Ta nikavélas lénghere sheré ko kfmnvn-* 
gâkoro bar, (Nom.) et il fit sortir leur têtes sur la pierre dir 
p. Ta utchardds o khaink, (Nom.) et il couvrit le p. Ndna 
dikliâs o khaink ta pelé andré, il ne vit pas le p. et il tomba* 
dedans. André k& khaning, dans le p. Korô khaning, p. 
sec=aveugle, GM. tvçXoirtiyaXov, puits sec. Dikénas koré 
khaningâte te tchivén la, (c) ils eurent soin (voyaient) de la* 
jeter dans un p. sec. Shukô khaning, p. sec. Muklô les tendre 
kî khaning, on Pahandonna dans le p. Nakérias dût barê 
baravalé, ta dikéna e rakléskoro grast; ka djdlas opré ko 



— 304 — 

khanintfàkoro sherô, (c) deux grands richard* passaient, et 
ils voient le cheval du garçon qui allait sur l'orifice (tête) 
du p.; plus sonvent m lit, bouche. 

Khaningâkoro, adj. du gén. khaning, au sing. Hel. <ppia- 
TKioc, GM. itoy*&4*ioc. LaL putealis. khaningdkoro parti, eau 
de puits. 

Khàndjiovava, v. pass. khandj-uvdva, part. khàndji{ni)lo. 
Gratter. Skr. khardj, to worship, to treat with respect or 
courtesy. To pain or make uneasy — Honorare, purificare, 
vexare — Wg. k h a r d j û, f. cntaneous éruption, itch, scab, 
etc. H. k,hoojlana, v. n. To itch, to scratch, to tickle, k,hood- 
lee,f. the itch, -)*£ k,haj, m. the itch. Skr. kan'd'u, the 
itch, itching, scratching. k a n'd'û y a n a, n. itching, sera- 
Iching. Pukkhto, khdrikkht, itch. Bellew's Dict. 1867. Ma 
khdndjov to sherô, ne grattes pas ta tête. Khândjiliom les, 
je l'ai gratté — sign. act. 

Khandô, khanrô, khanlô, Epée, m. Skr. k h ad g a. m. a 
rhinocéros, a rhinocero's horn. A sword, a scymitar. À large 
sacrificial knife, rac. k h a d', to tear or rend. H. t jjL^ 
kjianda, m. A sword, cutlass, a cleaver, (butcher's). Harro, 
sword — Simson p. 333. Tchidiniàs o khanrô te tchinél la, 
(c) il tira l'ép. pour la couper (tuer). Barô khanlô, grande 
ép. Yek uryéla khanlô, un, porte (une) ép., uryéla, fopti 
Pangô léskoro khanrô, il a brisé son ép. Dinô les e khanlésa, 
(c) il l'a frappé avec l'ép. Tchinéla o khandô, l'ép. coupe. 
Barô khanrô, (Séd.) grande ép. Dinids les e khanrésR, (c) il 
l'a frappé avec l'ép. Parôtar o khanrô, l'ép. s'est brisée. 
Akavd, lias o khanrô pe vasténde, (c) celui-ci, prit l'ép. dans 
ses mains. Tchindds les e khandésa, (Nom.) il l'a coupé 
(blessé) avec l'ép. Khandô, est propre aux Zapâris. Lias yek 
khanrô, ta yek saita (GM. *«tTT«) ta lias po drom, kânek dje- 
no ta Idkere penid te na djanén les, (c) elle prit une épée, et 
une flèche, et elle prit son chemin, (sortit en ch.) elle ne 
voulait que personne (aucune) ni même ses sœurs connus- 
sent (son) départ. 

Khar, f. Trou. Skr. g a r t a, n. a hole in gênerai, the 
hollow of the loins. g a r t a, m. caverna — Bopp, Glos. Skr. 
H. \j¥ gar'a, m. a ditch, pit, cavern, an ambuscade, gar'na, 



— 305 — 

lo bury, lo set, lo drive. Ascoli Zig. p. 6. Àr. M ghar, Spe- 
lunca, caverna— Freyt. Khanlé % res, f ardkli yek khar, ils 
ont creusé la vigne, et ils ont trouvé un trou. Pelétar andré 
ici khatj it est tombé dans lo trou. E Daséske penélas^te pin- 
ravàs yek barï khar, te tohivds les andré, te utcharâs les, (c) 
il dit au Bulgare, ouvrons un grand trou, jetons-le en dedans 
(le cadavre), (et) couvronsrle. 

KharabI, (As.) Mauvais. H. Ar. ^J[^ {kherab) verbal adj. 
(from v^^) Bad, depraved, ruined> lost, misérable, spoiled, 
waste. khumba, m. Dévastation, ruin, adj. depraved, bad 
— Yates Introd. p. 233, 

Kharbize, kharbuzi, (As.) Pastèque. Pers. Twbooz, eu- 
curbita cîtrullus, melon d'eatt.=Honig. VoL 2. p. 386, voy. 
Jcherbnzé* 

Kharnô, adj. Humble, bas. Cet adj. me paratt formé de 
khar % kharanâ, khar(a)nô* Hel. £K[uft&<, bas, vil, de z*\l*\ 
jàf 1 **' k*k humilis, de humus. GM. x*f*^<;, ignobile, vile. — 
Soin. Kharnô manush isi, c'est un homme de basse stature. 
Kharné ker teréla, il a (une) maison basse. Amkà tchar 
uvéla kharné tanéste, cet herbe vient (pousse) dans des en- 
droits bas. Isâs kharné o sikné vudarà, tchivghids pes télé 
ta nashtitar, (c) les fenêtres étaient basses > elle se jeta en bas 
et partit. Kharnés, adv. Kharnés vréker, parles bas. UryéZa 
kharnés, il vole bas. 

Kharnipé, n. abstr. de kharnô. Bassesse, humilité. 

KhArnïovava, v. pass. kkarnô-uvâva, part. hkàrni\ni)lo. 
Abaisser, s'abaisser. Khàrniov, abaisses-toi. Khârnilotai\ il 
s'est abaissé. Téliovava^ est plus en usage. 

KharnierAva, v. caus. 1 Cl. 5 Conj. part, kharnierdô* 
Faire abaisser. Kharniér to sherà, te na des les, abaisses ta 
tête, pour ne pas la frapper. 

Kh Aras il, GM. x<xpaÇa>, spuntare, x*p*C« i fy*p«, spunta il 
giorno, spunta il sole— Som. Il est presque inconnu aux 
Séd. qui se servent de leur propre v. disiol, il fait jour. Te 
khdrasil, kamdjdv ko <jrav,(Nom.) quand il fera jour, j'irai au 
village. 

KhArkoma, m. Batterie de cuisine, Hel. yixkxtùp.*, cuivre, 
pron. par les Grecs, xap*^*. Cette signification est ancienne. 

33 



— 306 — 

tireit' é*aivt<j6v ti tôv £»Xxwu*tu>v, Àristoph. Gllêp. 1214. Cor. 

Àt. Vol. 4. p. 670. xâ\x<o(jt.a» yifMa\Lv.i x*P gv ^> ****&, (xb) caldaia, 
caldaio, caldata — Soin. ^aXxai^Tà;, Faber ferrarius, vel ae- 
rarius. DC. Ce terme est pr. aux Nom.; il désigne les usten- 
siles de cuisine, que d'autres appellent quelquefois kakkàvi. 

Khartalâmi, Marteau de porte. GM. xovpxtti. Tr. *&*» halka, 
anneau, (en métal) cercle, adj. khalkalu, muni d'un an- 
neau, arrangé en torme d'anneau. — Bchi. Ta gheldâs les ke 
keréskeri vudâr, ko khartalâmia, (c. Nom.) et il l'amena à 
la porte de la maison, aux marteaux. Dans ce conte, le ca- 
davre d'une personne tuée par les voleurs, fut apporté à la 
porte de sa maison, et fixé aux marteaux, à l'insu de l'épouse, 

Khasâva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, khasanô. Tousser. Skr. 
kâs,tomakea bad sound,or one indicatingdisease,to cough, 
k à s a, m. cough, catarrh, H. L^l^ k,harisna,v. n. to cough, 
khansee, tussis, toux — Honig. Vol. 2. p. 418. Quelquefois kh, 
est pron. comme h. Khasâva but, je tousse beaucoup. Ma 
khas, ne tousses pas. Sari ratt khasâvas, toute la nuit je 
toussai. 

Khas, m. Toux, voy. khasâva. H. kjiansee, f. a cough. Khas 
zoralô teréla, il a une forte toux. Khas terâva, j'ai de la L 
khas léskoro avéla rattésa, sa t. vient avec du sang. Ta- 
sâvghiliom katâr ko khas y je suis étouffé par la t. Khanrik 
atchilô, kamatasâvghiovav katâr ko khas, j'étais prêt à être 
étouffé par la toux. 

Khasâniovava, v. pass. khasanô-uvâva. part. khasâni(ni}- 
lo. Tousser, même sign. que khasâva. Yek far khasàniliom, 
une fois j'ai toussé. Ghelô ko ker n ka dikéla o tchor, khasà- 
nilotar, (c) il alla dans la maison, dès qu'il vit le voleur, il 
toussa. O yiatrôdes (GM. yiarfay iarpfc;) tchindépo khas léstar, 
(c) les médecins lui ôtèrent tout espoir, lit. ils lui coupèrent 
la toux. GM. toO exo^a tov p^a, je lui ai ôté tout espoir. 

Khashôi, khasôi, f. Aliment, mets, au pi. khashâ. Ascoli 
Zig. p. 16, rapporte ce terme a k h a s, foenum, et ces deux 
mots à la rac. Skr. g h a s, to eat, g h as i, m. food, victuals. 
Kas, foenum, se trouve dans la langue Tch. Hel. yeiSû>, yeûpi*, 
y*o<rtç. Khashôi est inconnu à la plup. des Nom. qui ne con- 
naissent que khabé. Diniâs khanri khashôi, khaliâs, (c) il 



— 307 — 

(lui) donna un peu d'aliment, il (en) mangea. Nâna dukdva 
e gosté khashà, je n'aime pas les al. épais. Manghélas kha- 
shâi, il demande des aliments=à manger. So khashà kama- 
kerén? quels al. ferez-vous? So terâsae khashàke? qu'avons 
nous pour al.?=à manger ? Tudalé khashà, al. laiteux. Da- 
dénghere mulénghere khashà, al. (offerts) aux pères (parents) 
morts. OU ka khâr.a, i khurdi, khashà, manré, so farakél, pe 
brekéste tovghiàs, (c) là où ils mangeaient, la jeune mariée, 
mit dans (les poches de) son sein, des aliments, du pain, et 
tout ce qu'elle trouvait. Panliâs o vudâr, avéna manghéna 
lâtar, so kkashà kamésaï déna o khashà katàr ko vudâr, (c) 
elle ferma la porte, ils vinrent et lui demandèrent, quels ali- 
ments veux-tu ? ils donnaient les al. par la porte. Dikéla 
yek khashôi moskizela, (c) il voit un al. qui exhalait une 
bonne odeur. GM. pécxoç, jxoaxwvoa, moscare — Som. 

Khasloibé, n. abstr. Serment. Ce mot n'est pas très com- 
mun. Il me paraît avoir quelque affinité avec khashôi, ali- 
ment, ou avec un adj. inusité khaslô, mangé. Les Turcs 
disent yemin itcherim, je bois un serment, et les Tch. en 
imitant l'usage de leurs voisins, ont appelé le serment, ce 
qui est mangé. Khasloibé liniôm, j'ai pris un serment, voy. 
sovél, et khasovàva. 

Khàsovàva, v. neutr. et caus. i G1.2 Conj. part, khasovdô. 
Jurer, prêter serment ; est ce de khâva sovél, je mange 
serment, je jure,commeleTr. v*JL^it jJI and ttchmek, (boire 
un serment) jurer, prêter serment? — Bchi. Khasovghiàs ovo- 
tiaring ta penghiàs Unghe, (c) il prêta serment par là, et dit 
à elles. Akand khasovàv, à l'instant je prête s. Khasovdô 
isôtn, je suis assermenté. Gheldô les ko barô, ta khasov- 
ghiâ(s) les, il l'amena au chef, et lui fit prêter serment. Kha- 
sovghiàs pes o raklô, (c) le garçon fit un s —il jura. 

KhandAva, khatAva, ghandAva, khradAva, v. prim. 1 Cl. 
1 Conj. ptsrt. khanlô, ghanlô. Creuser. khradAva, est pr. aux 
Zapâris. Skr. khan, to dig or delve, to hurt, k h â t a, part, 
dug, excavated — Zend, kan> Creuser. V. Sade Broeckh, p. 
351. H. Lôj/ k $ hodna, v. a. To dig, to delve, to hollow, to 
search for. k,hodnee, f. searching, a spade, kjiand'na, to ex- 
cavate, to pound. Pukkhto, kandal, v. a. to dig, excavate, 



— 3<r8 — 

(P. kandan) kayid, m. a gorge, kanda, a gully, ravine, water- 
course (eut by floods). Belle A r 's Dict. 1867. Yek djenés ara- 
kliôm, ta khandélas rez, pushliôm léstar, manûsh nashtôtar? 
Ov penghids mdnghe, khaldvdiletar (GM. £**&) aviaré rezâ r 
(c j'ai trouvé (une) personne qui bêchait la vigne. Un hom- 
me a-t-il passé par ici? Il me dit, nos vignes ont été ruinées 
— l'ouvrier feignit d'être sourd. Te djas te khandds r te pifo- 
ravds yek mennôri, allons, creusons, ouvrons un tombeau* 
Avatiâ. khandéna i mermôria, ici, ils creusent les tombeaux* 
Hem (Tr. hem) ghandélas, hem vrakeréhis, (c) et il creu- 
sait, et il parlait=toul en creusant il causait. Ghelétar era- 
shdsa, te khandén ki rez, (c) ils allèrent avec le prêtre, pour 
creuser dans la vigne. Penghiâs, me, yeké vastésa ndshti 
khandàwa, (c) il dit, moi, avec une main (bras) je ne peux 
pas creuser. Khaaliàs % khanlids, phtrili [pinri{nï)lï), bdrili y 
(bdri{nï)H) i khev, (c) il creusa, (rép.) le trou s'ouvrit et s'a- 
grandit. 

Khânliovava, v. pass. khanlô-uvnm, part. khânlï(ni)lo+ 
Etre creusé. Khânlilitur i puv, la terre (le champ) a été creu- 
sée. Kamakhânliol (kamakhdnlio[ve)l[a) i rez nâpalal katâr ko 
yek mdsek, la vigne sera bêchée de nouveau, après un mois. 

Khanliaràva, v. caus. 1 CI. 4 Conj, part, khanliardô. 
{khanlô, part, du v. khanddva). Faire creuser. Khanliarghiôm 
mi rez, j'ai fait bêcher ma vigne. Tovdôm manûsh te khan- 
liarén o bakhtchds, (Tr.) j'ai mi& des hommes (ouvriers) à 
faire bêcher le jardin. 

Khanliardô, adj. part, du v. prëc. Ce qui creuse, houe. 
Le akavkâ khanliardô, ta ghel les me praléste, do les 7 (c) 
prends cette houe, apportes-la à mon frère, donnes-la (à lui), 
do, imp. du ddtra,comme lo, du lâva,xoy. lava. Lias o raklâ 
o khanliardô, (c)\e garçon prit la houe. Kinghiôm yek khan- 
liardô, (c) j'ai acheté une houe, 

Khâva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, khalâ. Manger. Skr. 
k h â d, to eat — Edere, vorare — Wg. k h â d y a, adj. Edible, 
to be eaten, what is to be eaten, or may be eat en. H. Ul^f 
k,hana, v. a. to eat, to embezzle, to hold, tocontain, toget, 
m. food, dinner, eating. Zend. khâd, manger, khâthra, qdthra 
nourriture — V. Sade. Broeckh. p. 354. voy. khaderdva. 



— 30» - 

Pukkhto, kh'wur'al, to eat — Bellew's Dict. 4867. Campuz, 
jamar, a. corner. Ta yek mâsek khalids piliàs andrê ko serai, 
(Tr.) (c) et (pendant) un mois, il mangea, il but dans le pa- 
lais. Ovotid ka djas, kamakhâl tut, (c) là, par où tu iras, elle 
te mangera. Me khal man, (c) qu'elle me mange. Yek mâsek, 
dûi mâsek khalids pe lové, (c) (après) un mois, deux mois il 
mangea (dépensa) ses monnaies. Ta penghids o dakdr te 
tchivél len andré ki len, te khan len o djukél, (c) et le roi 
dit (ordonna) de les jeter dans la rivière, et que les chiens 
les mangent. Aliôm atid, beshghiôm, khaliôm manrô, tadi- 
kdv i saita (GM. aatra, freccia — Som.) mamûi mande, (c) je 
suis venu ici, je me suis assis, j'ai mangé du pain, et je vois 
la flèche vis à vis de moi. De les te khal, donnes-lui à 
manger. Tavés, rattvalô beshavdô te khas y (c) viens, man- 
geons un pilav ensanglanté. O tchukél khalids amarô manrô 
ta kamurdaràs les, (c) le chien a mangé notre pain, et nous 
le tuerons. Khalidn adjdi ? as-tu mangé encore? Khal man 
mo mas, ma chair me mange=démange. Khâna man me 
yakd, mes yeux me démangent. Trad. du GM. Tp»Y*>, dé- 
manger. Ovokd ka khalids, ce qu'il a mangé. Ma kha, ne 
manges pas. Ma te na khal, qu'il ne mange pas. Ma te ne 
khan, qu'ils ne mangent pas. Ghelé, ghediné pes, khânas, 
piénas, ta pende, (c) ils allèrent, ils se rassemblèrent, ils man- 
geaient, ils buvaient, et ils dirent. Khalé o raklé, ta ghelé 
péske ko rashdi, (c) les garçons mangèrent et ils s'en allèrent 
au maître (d'école). Beshté te khan manrô, penghids o purô 
e tchavéske, dja, pen e khodjdske, (Tr. khodja) f avél, te khal 
manrô, (c) ils s'assirent pour manger du pain, le vieillard 
dit à l'enfant, vas, dis au khodja, qu'il vienne manger du 
pain. «Annihiler, tuer.» Léskoro dat penghids, kamakhds 
man mo raklô. Khav tut me ? penghids o raklô, (c) son père 
dit : tu me tueras mon garçon, (suis-je capable) de te tuer ? 
dit le garçon. E rakléske penghids i rakli, mi ddi avéla, 
akanâ khalids amén, (c) la fille dit au garçon, ma mère 
vient, à l'instant elle nous tuera. Ici l'Aoriste a la signif. du 

Futur .=GM. Tcipa p&ç tyayc. 

KhakhavAva, v. caus. 1. Cl. 2 Conj. part khakhavdô. For- 
me irrégulière pour khavdva. Donner i manger, nourrir. 



— 310 — 

GM. TatÇtt, pascere, cibare, nodrire putti uccelli et simili — 
Som. S<> khakhavéna tumaré balén ta isi djin abôr parvar- 
dé ? (avec) quoi nourrissez-vous vos cochons, qu'ils sont 
si gras? Khakhavâsa e balén, sheli, nous nourissons les 
cochons, (avec) du son. Khakhavàva e tchavés, je nourris 
l'enfant. Katar ko rdno, nâna khakhavghiôm les y depuis le 
matin, je ne l'ai pas nourri. Penghiâs o hher, djin abôr 
bersh terés amén, ta khakhavés man kôkkala, ta o tehukél 
khdlas pus, (c) l'âne dit, tant d'années, nous sommes à toi 
(tu nous tiens), et tu me nourris (avec) des os, et le chien 
mange de la paille. 

Khàliovava, v. pass. khalô-uvâva, part. khdli(nî)lo. Etre 
mangé, rongé. Me, dji V arakàv tut, khàliliom, jusqu'à ce 
•que je t'ai trouvé, j'ai été rongé (inquiet). Shukô manrô na 
khâliola, pain sec ne se mange pas. Nâna khàliol avakâ 
rnanûsh, cet homme ne se mange pas, est insupportable. 

GM. Sàv TptoytTat. 

Khabé, ii. abstr. du v. khâva. Aliment, nourriture. Plus 
pr. aux Nom.=Séd. khashôi. Tavdôm khabé, j'ai cuit l'ai. 
Kandinô khabé, al. pourri. On rencontre souvent dans leurs 
contes ce nom uni au pibé, boisson. GM. çayowoTia, mets et 
boissons. H.Pers. *îte w»' ab-danu, food and drink. H. tmn- 
panee, s. m. (comp. of Skr. u nn u, and p â nîy a) victuals 
and drink. Ta kerdé biàv, akhénghia, khabé, pibé, (c) et ils 
célébrèrent la noce, (et firent) des fêtes, de mets, de bois- 
sons. Sarô o divés ko duyénia udjakerésa, ta ko khabé, ko 
pibé, tous les jours tu séjournes dans les tavernes, en man- 
geant (et) en buvant. Sarânta divés, ta sarânta rattiâ, kerdé 
biâv, akhénghia, khabé, pibé, khashâ, beshavdé, (c) (pendant) 
40 jours et 40 nuits, ils firent fêtes et réjouissances, ils 
eurent des mets,desboissons,desaliments,despilavs.Pcrgrfcî4« 
po khabé po pibé andré ko berô, (c) il mit (remplit) sa nour- 
riture et sa boisson dans le navire. 

Khabezànis, Affamé, formé de khabé, pr. aux Séd. et à 
leurs chanteurs.=bofra/d, voy. romazânis. Khabezànis isôm y 
khabé nâna khaliôm, je suis aff., je n'ai pas mangé; des for- 
mes pareilles n'existent pas dans la langue des Nom. 

Khalé-shkréskoro, adj. comp. au sing. khalô, mangé, 



— 311 — 

rongé, sherô, tête. Qui a la tête crasseuse, dénudée de che- 
veux, par des maladies du cuir chevelu. GM. *a<rt&apyK, un 
tignoso— Som. Khalé-shereskeréya, voc To sherô kharo, ta 
tête rongée ; l changé en r, prononcé par un Zapâri. 

Khalé-rutuniàkoro, rutuni, nez. Séd. qui a le nez rongé. 
KhcUé-rutuniakeréya, voc. 

Khaderàva, v. caus. 1 Cl. 3 Gonj. part, khaderdô. voy. 
khâvOy inconnu aux Séd. et à la pi. des Nom. du nord de la 
Roumélie* Quelques tribus Nom. s'en servent toujours. Sa 
forme est très pure. Skr. k h â d, to eat. Le d final de la rac. 
Skr. est muet dans l'Hni, et le Tch. usuel H. k.hana, manger. 
Tch. khàva. Le v. prim. serait khadàva d'où le caus. khade- 
râva.Khadér e tchavén, donnes à manger aux enfants. Kha- 
dér e grastén, id, aux chevaux. Gomme khakhavâva, il 6'ap- 
plique à la nourriture de l'homme et des animaux. 

Khami, (As.) Je mange, voy. khâva. 

Khalô, (As.) Oncle. H. Ar. Jl± kkcdoo, m. Maternai uncle, 
busbaud of mother's sister. ïchale, f> mother's sisler. Kha- 
lom, mon oncle. 

Khanitri, (As.) Gale. Skr. k h a n i t r i, adj. Who, or what 
digs or delves, a digger, a ditcher. khanltra, n. a spade 
or hoe ; appellation naturelle donnée à une maladie, dans 
laquelle la peau est comme creusée par les ongles du ma- 
lade, comp. H. kjiaj, Skr. k h a r d j, the itch. K h a n t'h u, 
the itch, scabies — Bopp, Glos. Skr. ne toe parait pas avoir 
de la parenté avec ce terme. 

Khastiri, khesti, (As) Rire, voy. asàva. 

Kharik, (As b ) Os. H. jL* har\ a bone, har* jora, s. m. 
name of a plant (Gissus quadrangularis), Skr. h a d h d h a, 
n. a bone, H. Jwd'd'ee, f. a bone, the hard part in the centre 
of a carrot, or other similar roots=le kôkkalon des Tch. 
Roum. Pers. ^fj^ kharek, (suff. sjf) nom. dim. vocis jLi 
khar, genus dactyli sicci — Vul. 

Khati, (As.) adj. Aigre. Skr. kat'u, adj. pungent, fierce, 
impetuous, hot, H. Ly kjhutta, adj. Acid, sour. Khut'a,ee, 
f. acidity, sourness, an acid. As. Res. Vol. 7. p. 474. katta, 
acidum, acid — Honig. Vol. 2. p. 373. 

Khatne, (As.) adj. Court, petit. H. katna, v. a. To eut, to 



— 312 — 

clip'etc. voy. khurdô. Tch. Roum. Hindi, chhôt'a, smalt, 
short, petty. Pott, Vol. 2. p. 263. 

Khel, (As.) Peau de chèvre, goat's skin. Skr. k h a 1 1 a, 
a kind of cloth, or clothes, leather garments. Leather, a 
leather water bag. H. kjial k,hala, L skin, hide, k,hulr'a, m. 
skin-hide, kjiulr'ee, f. skin, hide, membrane, the prépuce. 
khuliyana, v. a. To skin, to flea. 

KiiELf, f. Figue. ?Skr. s h u 1 i n a, the Indian fig-tree. 
s h e 1 u, m. a small tree (Cordia myxa). Khaldvdiletar, (êx*- 
>«3«v, iioLkAaQr,*xv) amaré o drakà ta e khelid, nos raisins et 
nos figues ont été détruites. Bocalô isds ta khalids kalé fc/ie- 
lid, (c) il avait faim et il mangea des figues noires. Otiâ ka 
Une o khelid, (c) là, où elles prenaient (achetaient) des figues. 

Khelîn, f. Figuier. Akavd ka pirélas, arakliâs yek kali 
khelin, (c) celui que se promenait, trouva un figuier noir. 
A rakliàs yek parut khelin, khalids, manûsh ulinôtar, (c) il 
trouva un f. blanc, il mangea (des fig.) (et) il devint homme. 

Kheliéngoro, adj. du gén. kheli, au pi. Vendeur de fi- 
gues. GM. fruxatç. Akavd lakere kerèstar khuyàzelas, khelién- 
goro klieliéngoro. (c) celui criait (en passant) de sa maison, 
le vendeur de fig. (passe). 

Khendj, khentgh dâva, v. comp. 2 Cl. 2 Conj. part, khendj 
dinô, Boucher, obturare. H. k,huenchna, k.heenchna or k,hen- 
chna, v. a. To pull, to draw, to tighten. Khendj de palâl, 
bouches-le par derrière. Khendj diniôm les, je l'ai bouché. 
Khendj diniôm i khef, j'ai b. le trou ; v. rare, inconnu à la 
plupart des Tch. qui ordin. se servent de panddva, q. v. 

Kher, kfer, fer, n. Ane. kheer, (As.). Skr. k h a r a, hot, 
sharp,pungent, an ass. — Calidus, fervidus, m. Asinus, Bopp, 
Glos. Skr. — Zend, khara, m. asinus — V. Sade Broeckh. p. 
354. H.^ kjhur, m. an ass. Pers.^ khar, m. an ass. khar, 
asinus et met. homo stolidus, stupidus — Vul. Pukkhto. 
khar, an ass — Bellew's Dict. 1867. Campuz. grel, m. burro, 
asno. grehi, f. Uglisghids pe kherés, djdlas ko drom, bocalô 
trushalô, (c) il monta son âne, il allait en chemin, ayant 
faim et soif, GM. toivocg^vo;, &uJ/a<rn*voç. Khalids kalé khelid, 
ta ulinôtar kher, (c) il mangea des figues noires, et il de- 
vint àne. Yek kali kheli khaliôm, ta uliniôm kher, (c) une 



— 313 — 

figue noire fai mangé, et je suis devenu âne. Otiè, myek 
tchutél) ta yek kher, panié, (c) là, est un chien et un âne, 
liés, Tchalavyhiàs e kher es Ici damia, <ch.) il a envoyé l'âne 
dans l'enclos. O kher but ph6rilotar y l'àne à beaucoup vieilli. 
Nouai manré, khereskeréya tchowéya, (c) il n'y a pas de pain, 
à fils d'(un)àne, lit ô fils, ô âne. 

Kherorô, dim. de kher. Petit àne, GM. y«tJoupi>tt. Pantch 
kheroré, cinq petits â. Dm feroré, 2 p. à., kh change en f. 
M-agharMe pandj ferwré, (ch. Nom.) 5 petits ânes dans la 
caverne. Kdrm isi to kherorô ? où est ton petit àne ? 

Kheranô, adj, de kher, App, à l'âne. Asininus. Kheranâ 
shero terésa, tu as la tète d'un âne. GM. Y*tôovpta»v «? «*«» 
Kherani godi sikavghidn, tu as montre la pensée d'un âne. 
Kkerané-masengheréya, (voc.) ô toi qui as les chairs d'un 
âne=in sensible aux coups. Les paroles suivantes ont été 
adressées à quelques femmes Chrétiennes,qui tourmentaient 
une vieille Tchinghianée. Te tovén tes, tnmarè kheviênde, 
ta tnmari mindjénde, kheranô kar te djal twmaré vaHétc, 
ta te nikliûl tumaré môstar...* Kheranô kar> pénis d'un âne, 

KhbrnI, fem. de kheranô, kher(a)ni. Anesse* Oté ka khalé 
O khetid, taré khernid ulinétar, (c) là, où elles mangèrent 
les figues, toutes devinrent des ânesses. Ghelé, dikén, saré o 
rakliâ khernid isi, (c) ils allèrent, ils voient (que) toutes les 
filles étaient (métamorphosées en) ânesses. O raklô gheb* 
ghids e khernid, (c) le garçon amena l'ânesse* 

Kheréskoro, adj. du gên. kher au sing. App. à l'âne, 
Anier. Dikéna o yavêr kherênghere, (plur.) trin shtur bar lada- 
véna, o**, ladavélas dji desh bar, (c) les autres âniers voient, 
(que tandis) qu'ils chargent trois ou quatre pierres, lut, il 
chargeait jusqu'à dix pierres. Ta ol pende e kherénghere> 
*ôstar ladavésa but bar ? et ils, les âniers, dirent, pourquoi 
charges-tu tant de pierres? Araklids po barô prâl, ta isâs 
kheringoro, ta hammdli (Tr. hammal), (c) il trouva sm frère 
aîné, et il était ànier, et porte-faix. 

Kherniâkoro, adj du gén. khernt au sing. App. à l'ànesse, 
qui conduit des ânesses. Kherniâkoro manùsh, homme pro- 
menant des ânesses dans les grandes villes, et vendant leur 
lait aux poitrinaires. E kherniâkoro tut, le lait d'ànesse. 

34 



— 314 — 

Khelêl, (Nom.) kher répété; r changé en l. Odovâ in 
djanél kdrin isi o khelelé, celui-là ne sait pas, où sont les 
ânes. Ne khelelén muklâs ne davarièn, il ne laissa ni ânes, 
ni chevaux. Djav te dikâv e khelelén, je vais voir les ânes. 

Khërbuzô, m. Pastèque, H. Pers.^j^» turbooz, m. À water 
melon (cucurbita citrullus). Pers. kherbuzu, a musk melon, 
cucumis melo — Vul. Latché ulinétar e kherbuzé, les pastè- 
ques ont bien mûri. voy. karpûz. Pukkhto. tarbâza, water- 
melon. Belle w'« Dict. 1867. Lolô isâs léskoro khërbuzô, (c) 
sa pastèque était rouge. E khurdéskoro khërbuzô, sôstar wft- 
nôtar lolô ? (c) la pastèque du jeune (frère), pourquoi est- 
elle devenue rouge ? 

KheshelAri, korô khumér (Tr.^r*^ kharnir, vulg. khar 
tnowr, pâte — Bchi), ka bariola andré ko vush, farine noire 
(lit. aveugle) qui grandit dans le lin: déf. d'un Tch. Nom. 
venant de la Bulgarie. Prob. du Bulg. hrastarâk?, copse. M. 
Dict. Hel. ÇiÇcvtov, fra, £e£«, SXupa, ivraie. 

Khev, khef, f. Trou. H. ^J^ k,hat, n. (Skr. kh â t a) a 
pit, a subterraneous granary. k,hoh, m. A cavern, abyss, a 
pit. chhed 9 m. a hole, an orifice — Yates Introd. p. 205. Oté 
ka khandélas, dikélas yek khurdi khev, (c) là où il creusait, il 
voyait un petit trou. Lias les o sapp, ghelghids les ki khef, 
(c) le serpent le prit, et l'amena dans le trou. Kiriéngoro 
khev. le trou des fourmis. Katar ki khef, dikélas les, (c) elle 
le regardait (voyait), par le trou (à travers). Te tcharén me 
vulidkeri khev, que vous léchiez le trou de mon derrière. 
Ov mursh isi, o lubniâ me ghéden pe mindjâ, ta pe khevid, 
lui est un maie, que les prostituées aient soin (ramassent) 
de leurs p-a et de leurs trous. Avrikatâr ki khev, en dehors 
du trou. 

KheviarAva, v. caus. 1 Cl. 5. Conj. (khev) part, kheviardô. 
Faire trouer, percer. Dik te na kheviarés i sevli, prends- 
garde,que tu ne perces pas le panier (faire des trous). Kheviar- 
ghtâs pe dimiâ, ils ont troué leurs pantalons. Kheviardé 
léskoro dumô f e tchuriâsa, ils ont troué (percé) son dos,avec 
le couteau. 

Kheviardô, adj. part, du v. kheviarâva. Troué. Kheviar- 
di isi i sevli, le panier est troué. On appelle aussi kheviar- 



— 315 — 

do, un petit instrument de fer, troué au milieu, dans lequel 
ils mettent le fer rougi, pour en former des clous=matrice. 

KheviardI , fem. du préc. L'ouverture au centre de la roue, 
dans laquelle passe l'essieu ; terme propre aux Nom. de la 
Bulgarie. 

Kheviàrqhiovava, v. pass. kheviardô-uvâva, part, khe- 
triârghi(ni)lo. Etre troué, percé. Kheviârghilitar i pirori, (c) 
le petit pot s'est troué. Kheviârghilitar pi ditni, son panta- 
lon s'est troué. 

Khiâva, khliâva, rhinàva, khendàva, v. prïm. i CL 1 
Conj. part, khlendô, khendô. Cacare. On entend ces quatre 
formes bien distinctement prononcées, par les Séd. et les 
Nom. Le part, est presque toujours khendô, comme on peut 
se convaincre par les citations suivantes, et par les dériva- 
tifs de ce verbe, khendi, khendiardi. La rac. Skr. k i d' et 
kî d'r a, n. excrément, excrétion, dirt, pourraient avoir donné 
naissance à ce verbe, dont l'étymologie n'est pas claire. 
Skr. h ad, to evacuate as faeces, — Aivum dejicere, cacare — 
Wg. Khulanéya (voc.) te djanés, akaikid ratt, kamkhlidn te 
djorénde, (c. Nom.) ô seigneur, saches, que cette nuit je ch. 
dans ta barbe. Khliâva ta djivàva, caco et vivo, expression 
de ceux qui manquent de travail. Khenghids pe dimiénde o 
tchavô, l'enfant a ch. dans ses pantalons. Khenghids pes o 
vul, il a ch. son cul. Khenghiôm les, cacavi eum. Khenghiôm 
opté mande, j'ai déchargé sur moi-même. Khendéya, (voc.) 
cacate. Kamkhlidv tut, je te ch. Sarinén khenghiôm, je les 
ai chié tous. Te khliâva léskeri dadéskeri yakâte, je chierai 
dans l'œil de son père; imprécation. Khenghids pes o tchavô, 
l'enfant a déchargé sur lui-même. Kamkhinâv man, (sign. 
moy.) je chierai sur moi-même. Te khlidv tumaré dadén- 
ghere yakénde, ta lénghere lovénde, je chierai sur (dans) les 
yeux de vos pères et sur leurs richesses (monnaies). Ka 
diklé o musse e tchitchâ, khendé pes, pe darâtar, (c) dès que 
les rats virent la chatte, ils déchargèrent sur eux-mêmes, à 
cause de leur frayeur. Kakhendâ man, je chierai. (Zap.y 

Khendô, part du v. khliâva, cacatus, excrément. Te khan 
làkeri khendjd {khendé), (c) qu'ils mangent ses (d'elle) ex- 
créments. 



— 316 — 

Khendi, fem. du préc. Lien d'aisance. Àmart khendi 
pt'rghilitar dji opré ko inui, notre I.d'ais.est rempli jusqu'à 
l'orifice, Khliàla andré ki khendi, il décharge dans le lieu 
d'ais. Avakhiâ ratt, gheli&m dezh far ki khendi, cette nuit, 
je suis allé dix fois au lieu d'ais. But kândela i khendi, le 
L d'aise pue beaucoup. 

Khendarâva, Nom. khekghiarâva, Séd. t. caus. 1C3.4 
Conj. Faire chier (khendô, part, de kkliâva), usité principa- 
lement par les Nom. Chez les Séd. khlidva, est ». et act. Je 
Fai entendu une fois prononce' khendjttrdva, prob. du part. 
khendjô, ainsi pren. pour khendô. Mardôw, mardôm (a 
khendardôm les, j r aî frappé (rép.), et je Fai chié. Khendàr 
le», chies-le=méprises-le. J rubni (lubm) i khendjardi, (c) 
meretrix cacata. Khenyhiarên la, o yrnrré piriané, (c) les 
autres fornïcateura» la ch.=la méprisent. 

Khendiardô, adj. part, du v. khendarâva. Pot de cham- 
bre. Chez quelques Tch., garde-robe, le khendi des autres. 
Khurdô khendiardô, petit p. de ch. 

Khino, kinô t adj. Fatigué. Skr. k h f n n a, adj. dïstrest 
sutlering pain or uneasinessy wearied, exbausted ; rac. 
k h i d, to be distrest, to suiïer pain, or misery. Isôm but 
khmô, je suis fort fatigué. Amên khiné nâna isùm, nous ne 
sommes pas f. Khinô isôm akanâ, ta nàstik avàva, je suis £, 
maintenant, et je ne peux pas venir. Akaikià ratt khinô 
immas, cette nuit j'ai été L I dâi léskeri gkelitar f mnél 
vordôn, o raklô kinô r m*,pelôtar, lias le» i Hndr, (c) sa mère 
alla chercher un chariot, le garçon était t'. r il se coucha, le 
sommeil le prit. 

KhIniovava, t. pass. klrinô-umiva, part, khtnfyiijlo. Etre 
fatigué. Khimlian te drwnézte? fus-tu f. dans ton chemin? 
Kamakhinios (kamakhtnio(ve)s(a), tu te fatigueras. Ma pir 
but, te na khinios, ne marches pas beaucoup, pour que tu 
ne te fatigues pas. Ifut khinïlitar, elle a été très f. Khinili- 
tar f usharél, elle est f. de cribler. Nâpalal but ktunititar 
ta nashtitar, ensuite elle s'est fatiguée beaucoup, et elle 
partit. Ukhkinô, alôtar, ta kinilo, (c) il se leva, Tint, et fut f. 
Yek dive* khinïlitar but, ta tchadlids, (c) un jour elle se 
fatigua beaucoup, et elle vomit. Kurkuro bas o manish f 



— 317 — 

khinilotar, (c) l'homme était seul, il se fatigua. Le akavkd 
tovèl, te tchinés o ruk y te na kinios, (c) prends cette hache» 
à couper l'arbre, pour ne pas te fatiguer. (kinio{ve)${a), 
kinios. 

Kinoibé, n. abstr. de kiniovava. Fatigue. 

Khinar, (As.) Grenade. H. Pers. j^ unar, s. m. a pome- 
granate (Punica granatum) Tr. enar, autrement nar, Gre* 
nade, fruit — Bchi. Guinar, granatum punica, Granatapfel— 
Honig. Vol. 2. p. 392. 

KHiNDYEMi, HiNDYEMi, m. Endroit très éloigné, l'extrémité 
du monde Ar. ^1^* (hindevanî) Indicus — Freyt.Tr. jf*^ 
hindikii, adj. ar. pers. Indien établi ou commerçant dans 
l'Asie en deçà de FIndus— Bchi. H. P. Ar. ^» hind, India, 
an Indian. Ce terme qui me parait une corruption du Tr. 
hindikii, (k changé en m) est l'équivalent du GM. ri *£p«<r* 
*** Yfc* On rencontre le terme dans les vieux contes. Q 
pral Une la, nashavdé la, gheldé la dji ko hindyemi, (c) les 
frères la prirent, la firent partir, (et) l'amenèrent jusqu'à 
l'extrémité du monde. Penélas andré ko lil, t'avés t' araké$ 
man, ko khindyemi, (c) il disait dans la lettre, que tu vien- 
nes me trouver, à 1 ext. du monde. Ti dukani kârin m? to 
khindyemi, (c) ta maltresse où est-elle ? à l'extr. du monde* 

Khokhavâva, v. caus. 1 Cl. 2 Conj. part, khokhavdô, le*v, 
prim. khokhdva, est inusité. Tourner en ridicule, tromper. 
Skr. k u h, to surprise, to astonish, to cheat, to impose 
upon — mirationem facere, decipere — Wg. kuhana, f. 
hypocrisy, assumed and false sanctity. k u h a k a, a cheat, 
a rogue, a juggler. Campuz, jonjabar, a. Enganar. — Hohav % 
luge, betruge. — Prâs. 2. hohavésa. Bôhtl.Tom. 2. p. 27. Kho- 
kfiavdô manvsh, homme trompeur. Kamakhokhavâv tut, je 
te tromperai. Khokhavghiâs man o gadjô, l'étranger m'a 
trompé. Khokhavdô man, ka kinghiâs les, celui qui l'acheta, 
m'a trompé. Man khokhavéna, vous me trompez. Dik te na 
khokhavén tut, prends garde (vois) qu'ils ne te trompent pas. 
Khokhavghidn man, tu m'as trompé. O raklô kkokhavghids 
pe penid, nikavghiàs la andré ko vesh, (c) le garçon trompa 
sa sœur, il la fit sortir (de la maison) dans la forêt. « Ga- 
gner quelqu'un au jeu. * Te khokhavés man mo raklô, U 



— 318 — 

murdarés man, (c) si tu me gagnes mon garçon, tues-moi 
=que tu me tues. Beshté te kelén, khokhavghiâs o raklô pe 
dadés, (c) ils se sont assis pour jouer, le garçon gagna son 
père. Comp. H. harnâ, v. n. to be overcome, to lose (in 
play). 

Khokhâvghiovava, v. pass. khokhavdô-uvâva, part, kho- 
khdvghi[nî)lo. Etre tourné en ridicule. Etre trompé. I raidi 
khokhdvghilitar, ta niglistitar avri, ghelitar e phuridsa ki 
bàgnia, (c) la fille fut trompée, et sortit en dehors, et alla 
avec la vieille au bain. Kinghiôm yek grastés, ta khokhâv- 
ghiliom, j'ai acheté un cheval, et j'ai été trompé. 

Khokhavnô, khokhamnô, khokhannô, adj. Menteur. Skr. 
k u h an a, adj. Envions, hypocritical. Isi ta khokhavnô ta 
tchor, il est, et menteur, et voleur. Manûsh gôrke ta kho- 
khamné, hommes méchants et menteurs. Lové khokhavné, 
monnaies fausses. GM. vo|*t<T|xaTa <J/cimxa. Tr. kalb 9 faux. Saré 
o manûsh isi khokhavné, tous les hommes sont menteurs. 
Tuya, so khokhavnô manûsh isdn ? (c) et toi, quel homme 
menteur (que) tu es. Penghiôm léske ; khokhavnô manûsh 
isdn, (c) je lui ai dit; tu es un homme menteur. 

Khokhâvnîovava, v. pass. khokhavnô-uvdva. part, kho- 
khdvrii{ni)lo. Etre trompé, v. rare, ils préfèrent khokhâv- 
ghiovava. Khokhdvniliom, j'ai été trompé. Penghids i rakli, 
mo dat te putchéla, te na khokhdvnioves, (c) la fille, dit, s i 
mon père te demande (de moi), ne le trompes pas=que tu 
ne deviennes pas menteur. GM. yAi yiuaoa tytforn. 

Khokhamnibé, khokhaimbé, n. abstr. de l'adj. khokhavnô y 
Mensonge, tromperie. Khokhaimbé penéla, il dit (un) m. Ta 
khokhaimbés (adv.) rovélas, tapenélas, (c. Nom.) et il pleu- 
rait faussement (il faisait semblant) et il disait. Dakâra mo, 
tûke khokhamnibé ndri uvèla, (c) mon roi, à toi mensonge 
ne sied pas (ph ylvoiro). Souvent on entend khokhaimbés, 
adv.: ils ont imité les Grecs, qui disent, <J/£<5|/.aT«, mensonges, 
faussement, ^ti^xot to cke, il a menti, vi^ara, pâtura, men- 
titamente, falsamente — Som. 

KhoInk, m. Entonnoir, l'ouverture du soufflet, par la- 
quelle passe l'air sur les charbons ; voy. pûrgheris. Panglô- 
tar o khoink e pishotiéskoro, le kh. du soufflet est brisé. Je 



— 319 — 

crois qu'on pourrait rapporter ce terme à la rac. Skr. khan, 
creuser, d'où khaning, puits. Hel. x^voç, tfoivot, x*>vfov, en- 
tonnoir, de x«îw, s'entrouvrir, voy. khaning. 

Kholîn, f. Hel. goXi, Bile, rage, prononcé constamment 
avec Vn final, voy. kholiterdva. Penghids i phuri e kholinâsa, 
(c) dit la vieille avec rage. Ta katdr pe kholinàtar, umblav- 
ghiâs pes, (c) et à cause de sa rage, elle se pendit. Nâstik 
fastardv mon me kholindtar, je ne peux pas me tenir (à 
cause) de ma rage. Dikliâs kholinâsa ka unilôtar, il vit avec 
rage ce qui était arrivé (advenu). I Elif (n. pr.) lias la i kho- 
lin, (c) la rage prit Elif=elle s'emporta. ÀTptfava &'fasiT« gé- 
Xoç Xâ6tv, Iliad. A', 387. Ta o Mahmûtis lias les i kkolin, (c) 
et la rage prit Mahmoud. 

Kholiterâva, v. comp. 2 Ci. 3 Conj. part, kholiterdô. 
Xoki-terdva, Avoir de la bile, se fâcher, se courroucer, n 
final de kholin rejeté. GM. xoXofxavû, xo>o|t«v(Ça>. Hel. xoXo&Tai, 
ittxpatvrrci, SupoOTai, Hesych. GM. xoXo(£«v&, scorrucciarsi, 
stomacarsi — Som. Penghids o raklô, terdva kholin lake but, 
(c) le garçon dit, je suis fortement fâché contre elle. O da- 
kdr penghids pe pralêske>so but kholin ter es avaklé kherniâte? 
(c) le roi dit à son frère, pouquoi es-tu si fortement fâché 
contre cette ânesse? 

Khôl asài lot ar, v. pass. de kholin 9 usité sous cette forme, 
Kholasâilotar o djut, ukhkinô ghelô péske, (c) le juif s'enra- 
gea, se levaî(et) s'en alla. On dit aussi kholidzava. GM. go- 
XutÇct, Hel. xoXao». 

Kholinâkoro, kholiniàkoro, adj. du gén. kholin, au sing. 
Enragé, fâché. Isôm kholinâkoro, f avéla man te dav tut, je 
suis enragé, et il me vient (l'envie) de te frapper. Isôm but 
kholiniàkoro, je suis très enr. Commun aux Séd. et aux Nom. 

Kholistrâva, f. Lézard. Ko>iaaOpa (lézard) Toixoêdh^. Au- 
jourd'hui le caOpoc, s'appelle 'aussi youaTipi-rÇa, <ja(jua|Ai9oç, Cor. 
At. Vol. 1. p. 316. Campuz. bulistraba, julistraba, f. culebra, 
reptil. . 

Khomér, m. Pâte. Tr. j**± khamir, vulg. khamour, farine 
pétrie, pour faire du pain, ou de la pâtisserie — Bchi. O 
manrô, khomér isi 9 le pain (n')est (que) pâte, (pâteux). 
Ndn' astarghid(s) les o bov, ta unilôtar khomér, le four ne 



— 320 — 

l'a pas pris (cuit) et il est resté pâte» Uglistôtar o khomêr> 
la pâte s'est levée. 

Khomeréskoro, adj. du gén. khomêr, au sing. Pâteux. 
Khumeréskoro djov, pâte formée de la farine d'orge. 

Khor, adj. Profond. Skr. k h u r, to eut, to scratch— Scin- 
dere, frangere, radere, fodere— Wg. H. \yf guhra, adj. deep, 
prob. de cette rac. dérivent khar y trou, kharnô, humble : 
comp. fundus, findo, fodio, pro-fundus. Hel. ^api-Abç, x«po\j, 
X*[xod, Lat. humus, humi, humilis. Diklé na isàs khor o pani, 
(c) ils ont vu que l'eau n'était pas profonde. Pelô yek khor 
khaningâte, il tomba daus un puits pr. O khaning isàs khor, 
(c) le puits était pr. Nàna diklô o khor e paniéskoro, (c) il 
n'a pas vu la profondeur de l'eau, ici l'adj. est pris pour un 
subst. t& 6a(ft too 58«t o;. voy. p. 59. 

Khorakhài, Turc. H. P. Jj looloo, a people in Persia, 
calied also karajee. Campuz, corajai, adj. Moro, dlMaurita- 
nia, corajano, Moron, villa di Andalusia. E Ahmetiâsa e 
khorakhàsa, (c) avec Ahmet, avec le Turc=avec Ahmet le 
Turc. Amén khorakhài, nous (sommes desj Turcs. Otiâ 
ghelôtar, dikéla trin shtar baré khorakhài, ta piénas paniali, 
(c) il y alla, il voit trois (ou) quatre seigneurs (grands) Turcs, 
et ils buvaient du raki, voy. paniali. Khuyazghiàs e Khora- 
khên (ace. au pi.) o raklô, ta penghids lénghe, (c) le garçon 
appella les Turcs et leur dit. Dikliàs o phurô fr avéna Kho- 
rakhài pe pudinéndja, (c) le vieillard vit que des Turcs ve- 
naient avec leurs fusils. Yek khorakhài diklàs Za, pendâê, 
sorovésa Mintàno? (n. pr.) merovâv but, o Mustapha tche- 
ribashi mulô, (c. Nom.) un Turc la vit (et) dit, pourquoi 
pleures-tu ô Mintàno ? moi je pleure beaucoup, (car) Musta- 
pha le tcheribachi est mort. 

Khorakhanô, adj. du préc. App. à des Turcs. Isàs yek 
khorakhanô, pani ka délas, p J (fghéste, (c) il y avait un Mu- 
sulman qui donnait de l'eau pour son âme. GM. fc& ^ixov; 
ici, khorakhanô est pour khorakhài. Yek khorakhanô rom, 
Balamésa diniâs pes, (c) un Tch. Mus. se battait avec un 
Grec. Khorakhanô gav, village Mus. Khorakhani tchip, lan- 
gue Tr. Khorakhané rom,(plur.) Tch. Mus. Khorakhams 
djanésa*? connals-tu la langue Tr.? 



— 321 — 

Khorakhni, (khorakh(a)n(y, Femme Turque, au pi. kho- 
rakhnicu Uîinitar khorakhni i Korâka, (n, pr.) Koraka est 
devenue Mus. Ghelôtar yek khorakhâste pashé. I khorakhni 
pushlids léstar, to nav sar penéna ? Ov penghids, mo nav 
penéna, kar, (c) il alla auprès d'un Turc, la femme Tr. lui 
demanda» comment appeUe-4xm ton nom ? Il dit, on ap- 
pelle mon nom, pud. virile. 

KhorakhniqrI, Jeune femme Turque, dim. du préc* 

Khorakhâskoro, adj. du gén. khorakhâi, au sing* App, à 
un Turc, Musulman. I khorakhâskeri romni> la femme Tr* 
Khorakhdskere romniâ, femmes Turques. 

Khôros, m. Danse, GM. ppit, batto, danza— *Som. Bulg. 
khorô 9 Gr* danse, M. Dict. Khôros tchidena, ils mènent la 
danse. Khôros keléna, ils jouent la danse, GM. itaiÇauv #>p6v, 
ils dansent Ta lerénas yek gàida, ta kelénas khôros, (c.Nom.) 
et ils avaient une cornemuse, et ils dansaient. Ta khôros 
kddéy ta ghelé piske andré ki veshia, (c. Nom.) et ils dan- 
saient et ils s'en allèrent dans la forêt ; terme très connu 
de tous les Tch. 

Khrâbishà, f. Petite caisse en fer, dans laquelle les Nom» 
forgerons tiennent les instruments de leur profession» Slav» 
hrâbr'ii, «v&pctoç, {*xvpi<> Oec. Vol. 3. p. 248. Bulg» hrabrost\ 
bravery, valor, M. Dict. 

Khribnos. m. Marjolaine. Slav. hrèb\ Illyr. hrev, hreb> 
«riX*X<K, stipes, truncus, comp. Hel. dyp*'?*** Oec. Vol. 3. p. 
253. Bul. hriep\ horse-radish, M. Dict. 

Khristuné, m. Noël. GM. XpitrTotiy*w«, y* vv *> naissance. 
Les Byzantins disaient xpurroo yfrvav, et les Grecs d'aujour- 
d'hui, t« xpi<jxoiY«vva au pi., Cor. At. Vol. 2. p. 90. 

Khukhûnr, m. Champignon. Kamadjâs te ghédas khu- 
khûnr, nous allons cueillir (ramasser) des ch. Sar biknésa 
o khukhûnr *> combien vends-tu les ch. ? Kdrin arakésa o 
khukhûnr ? où trouves-tu les ch.? Gheliôm andré ko magha- 
râs, ta ghediniôm khukhûnr, je suis allé dans la caverne, et 
j'ai ramassé des ch. 

Khukhunréngoro, adj. du gén. khukhûnr ; au pi. Qui vend 
des champignons. Khukhunréngheri, f. Les Tch. apportent 
au marché de Constantinople, une gr. quantité de champ. 

35 



— 322 — 

Kmm, voy. kfur> 

Khulâi, m. Seigneur, homme distingué, GM. ipxtdv, Àr. 
JJLi khalily pi. jbU khullan, amicus intimus, sincerusque. 
Mulieris amatus*— Freyt. Khulâi, Hauswirth, khulani, Haus- 
wirthin, Boehtl. Mék As. Vol. 2. Liv. 1. p. 27. Campuz. jular , 
mesonero, julam, f. Latchô khulâi, bon seigneur. Khulâi 
manûsh isi, c'est un homme distingué. Tr. tchelebi addm. 
E herèskoro khulâi tavyhiàs man pe keréste, te beshdv kirai- 
la, le maître de la maison, m'a mis dans sa maison, pour y 
habiter en payant le louage (Tr. kirâ île, avec loyer). E re» 
zdkoro o khulâi, le propriétaire de la vigne. Yek nâna terid- 
zelcty (GM. TtpiaÇw, comparare— Som.) me khulâste,(ch. Nom.) 
un (aucun) ne ressemble à mon seigneur. Sopenés khulâiaî 
que dis-tu ô seigneur ? Ta i Fatmâ (n. pr.) pendâs, khuMîa 
mo, me dinôm les donén davarién, (c. Nom.) et Fatma dit, 
ô mon seign. moi, je lui ai donné deux chevaux. 

Khulanô, adj, de khulâi. Akanâ, nâna teréla asavké khu- 
lané manûsh, maintenant, il n'y a pas de pareils seigneurs; 
adj. pour le subst. Ta muklâs lâkere khulanés, (c. Nom.) et 
il laissa (libéra) son (d'elle) seigneur. Shundô khulanô, (c. 
Nom.) magnat rénommé. O khularô (l changé en r) but kâ- 
nilo isi, but dinilo isi, (ch. Nom.) le seigneur est très désa- 
gréable (puant), et très fou. 

KhulanI, f. de khulanô. Femme distinguée. Khulani ro- 
mni, f. élevée, dame. E khulaniâkere tchavé, les enfante de 
la dame. Pendâs léske ta i khulani, nâna mukél tut 9 khu- 
lâya mo, (c. Nom>) et la dame lui dit, il ne te laisse pas, ô 
mon seigneurœil ne te met pas en liberté. Léskeri i khulani 
ghelitar léskere praléste,ta rovèlas, (c. Nom.) sa dame (éponse) 
alla chez son frère, et pleura. On entend quelquefois dans 
les tentes des Nom. et principalement des Zapâris, ce mot 
appliqué à des femmes qui soignent bien leurs enfante. But 
khulani, très bonne ménagère. Plus. Séd. ignorent ce terme, 
et se servent de termes Turcs et Grecs. 

Khûva, gûpa, f. Fosse. Ascoli, Zig. p. 6. cite k û p a, a well, 
a hole, a hollow, a flask, a bottle. La prononciation des 
Nom. khûva, vient à l'appui de son opinion. On peut citer 
aussi le Slav. guba, x*fto;, «n^ffoç, xfàwoç. Oec. Vol. 2- p. 89. 



— 323 — 

H. klvoh, m. a cavern, a pit — Yates Introd. p. 235. H. weK 
k,hop 9 f. a cave, a corner, a rent, a fissure. (Beng.). Pdôtar 
andré yek baré khuvâte, (c) il est tombé dans une grande 
fosse. Le terme est peu connu, et très rare, on se sert ordin. 
de khev, trou. 

Khurdô, adj. Petit, jeune. Skr. ksudra, adj.smail, little, 
k r i t, to eut, to divide — Findere, dissecare. — Wg. Hel, xtip» 
nûçait. Lat. curtus,cui-ter — Bopp, Glos. Skr. H. j^ k,hoodr 
acjj. sroaiL Pers. *jj* (kkurd) par vus, paucus, exiguus — 
Vul. Mince, fin — Bchi. **^ (Wmrcte) parvus. ^ *j*> (khurd 
kham) adj. perparvus, comminutus— Vul. Hel. xo^i;, lu» 
daeus curtus. Hor. Court, corto, kurz, me paraissent de la 
même origine. Khurdi tchuri, p. couteau. Kamarakés yek 
khurdô drom, (c) tu trouveras un petit chemin. Sostâr i&i 
khurdô, parcequ'il était p. (jeune). Ta ôi penghids, khurdi 
isômas, ta Une man o tchor, (c) et elle dit, j'étais jeune, et 
les (lorsque les) voleurs me prirent. Dikliàs les ka isds khur- 
dô, shukar, (c) il vit, qu'il était jeune, (et) joli. Terénas yek 
proies khurdés, ta isds denilô, (c) ils avaient un jeune frère, 
et il était fou— étourdi. Khurdé baré, rovénas, (c) petits et 
grands, (jeunes et vieillards) pleuraient. Te tehoradv (tcho* 
ravdv) tumaré pralénghere khurdé khurdé kokkalénde, je 
pisserai sur les très petits os de vos frères:=que vos frères 
meurent jeunos — Impréc. Nom. Pushliâs Ungoro dot, kdrih 
ist tumarô khurdô pral ? ta pende, ka m nashavdô, (c) leur 
père demanda, où est votre p. frère? et ils dirent, qu'il 
est perdu. 

Khurdés, adv. du préc. A vêla i tchaiori, khurdés khurdés 
opré katundte, (ch. Nom.) vient la fillette, petit à petit (peu 
à peu) sur (vers) la tente. 

Khurdedér, comp. de khurdô. Tr. Pers. j>*j* khourdter, 
adj. plu* fin, plus mince — Bchi. / khurdedér lâkeri pen y (c) 
sa sœur la plus jeune. Tchivdé o kuràs (Tr. goutta atmàk, 
tirer au sort,) pdôtar ko khwrdedér pral, (c) ils tirèrent au 
sort et (le sort) tomba au frère mineur. 

Ktf urdorô, dim. de khurdô. Mi khurdori, mi borori, kelé* 
la rnânghe, mi shukâr, (ch. Nom.) ma petite, ma petite bel* 
le-fille, elle danse pour (plaire à) moi, ma belle. 



— 324 — 

Kiiurdipé, m. n. abstr. de khurdê. Jeunesse. Me Jfcftw- 
dipnâste dikliom tes, ta yek ukanâ 7 (c) dans ma jeunesse, je 
le vis, et également maintenant. 

Khurdî makî, f. Petite mouche qu'on voit autour des a- 
nimaux, pendant la belle saison. 

Khurûk, (As.) Petite vérole. Prob. de Jb^ khmtrvuq, s* 
ar., pi. de kharq, trous (d'un habit déchiré) — Bchï. ij/* 
(kharaka) laceravit (vestem) — Freyt. Cette étymologie est 
préférable kjj^ khoorn, theleprosy. Comp. khanitri, gale, 
lit. maladie qui creuse, khttrûk est la maladie qui fait des 
trous, dans la peau. Ces termes n'ont aucune affinité avec 
ceux employés par les Tch. Rouin. 

Khuyàzava, v. Cirec. part, khuyazdô ; le tchârdava des 
Zapâris. GM. youytiÇcd, bafouer. Hel. ooi, ouak ; quelquefois 
aussi parmi les Grecs, il a la signification d'appeler, crier à 
quelqu'un. Très commun parmi tous les Séd. Khuyazghids 
bishén manushén, il appela vingt hommes. Ghelé khuyazdé 
les. te asdn lésa, (c) ils allèrent Rappelèrent, pour rire de lui 
(avec lui)=le tourner en dérision. GM. yo*, oèyoi, Sysà, Hel. 
•pu, yoa$, £ Y^ 0tt > ** Y^*> helas. It. guai, yo^a», se lamenter. 
Hel. foâofiat. Cor. At. Vol. 1. p. 302L ya£o[**i, boccare, gridare 
— Som. 

Khuyâz kerAva, v. comp. 2 Cl. i Conj. voy. khuyàzava» 
Khuyazkerén len mànghe, (c) appelez-les à moi, (devant moi). 
Khuyazkerghià{$) les o dakâr, ta penghîà» léske, (c) le roi le 
lit appeler, et lui dit. Khuyazken*ghiùs i khanûma (Tr. kha- 
num) ta lâkere gadjés (c) il fit appeler la dame, et son mark 



changé en r. khalô, kharô, mangé, rongé, lubm, rubnf, 
prostituée, 1*7, lir, papier. 

Ladavàva, v. caus. 1 Cl. 2 Conj. part, ladavdà* Charger, 
le v. prim. laddva est inusité. H. !j^ ladna, v. a. to load, 
to lade, ludana, v. a. to load, lad T i. load,bowel, ladp y hand f 
loading and packîng, ladoo, adj. fit to carry a load, ladee y L 
a small load, ludau\ m. a load. hadtwyhiàm e gva$tê&, j'ai 



-*325 — 

chargé le cheval. Ma laddv, ne charges pas. Râno me la,- 
davél e grastés, qu'il charge le cheval de bonne heure. La- 
davéna o berô, ils chargent le navire. Ladavdô isi o berô, le 
navire est chargé, O berô isi ladavdô angâr, le navire est 
chargé du charbon. Ladâv e djarniâ, charges les mulets. 
Ta penénas, isi avatiaring yek kheréngoro, amén ladavâsa 
trin ishtâr bar, ov, ladavéla dji desh bar, (c) et ils disaient 
il y a par ici un ftnier, nous chargeons trois (ou) quatre 
pierres, lui charge jusqu'à dix pierres. Penghiâs Uske o 
dakdr, sostar tu ladavésa la e khemiâ, but bar ? (c) le roi lui 
dit, pourquoi charges-tu l'ànesse, de beaucoup de pierres ? 
Te djas ladavdô, djin oprê ho bàtri, (Tr. jjL? bdir) (ch.) que 
tu ailles chargé, jusqu'au sommet de la colline. Kârin po- 
ladavghidn*? où as-tu déchargé? poesX le GM; iwrf-wi, qui 
joint au verbe, a la signit. du Fr. décharger. 

Ladàvghiovava, v. pass. ladavdô-uvâva, part, ladâvghi- 
(ni)lo. Etre chargé. Laddvghilotar o grast, le cheval a été 
chargé. 

Ladimtcha, f. Caisse, boite. — Val. lada, cista, arca — Voc. 
Daco-Rom. Alexi, p. 231. Ledenitze (tuyau de glace) pisto- 
lets artistement plaqués en argent. A. Boue, La Turquie 
d'Europe. Vol. 2. p. 220. Bari ladimtcha, grande caisse. 

La do, (As.) Laver. Imp. 2p. au sing. voy. tovâva. 

Ladj, latch, (pi. pr. aux Séd.) f. Honte. Skr. 1 a d j d j a, 
shame, modesty, bashfulness, H. J^ laj, f. bashfulriess,mo- 
desty, shame. GM.cvTpoirii,Tr. w^^at/b, défaut, honte — Bchi 
Campuz, lâcha, f. verguenza. Néna terélas ladj, il n'avait pas 
de honte. Ndna teréna o tem ladj, le monde n'a pas (n'ont 
pas) de honte. Lâkoro dat pe ladjdtar kammerél, kamperél 
andé (pour andrê) ki devryàl, (c. Nom.) son (d'elle) père 
mourra de sa honte, il tombera dans la mer. 

Ladjâva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, ladjanô. Rougir.GM. 
ivTpiwo|i*t. Hel. «i«x6vo|Mu. Skr. ladj.ladjdj, tobe ashamed, 
to be modest or bashful. — Pudere, erubescere — Wg. H. 
ULxJ lujana, v. n. To be ashamed, or abashed, to blush. 
lujjit, adj. abashed, lujwana, v. a. to shame, to cause to 
blush. Nâna ladjàsat n'as-tu pas honte? GM. &èv ivrpé*wat? 
Kerés man te lad java, tu me fait rougir, tu me confonds. 



— 326 — 

Ladjdva te khav manrô, j'ai honte de manger du pain. Kam* 
ladjdu /es? aurais-je honte de lui ? GM. 9à t&v EvTpawô. 

Ladjanô, adj, part, du v. lad java. Skr. 1 a g n a, adj. ata- 
ched to, intent on, ashamed. Ladjani romni, femme hon- 
teuse. Nashtôtar ladjanô, il partit honteux. GM. ïçuyev cvrpo- 

Ladjavô, même signif. que ladjanô; je l'ai entendu une 
seule fois d'un Séd.; plus propre aux Nom. qui l'emploient 
au lieu de ladj. E baréskoro tchavô shundâs, sôske dinids la: 
nânai ladjanô tûke^penélas o tehavô, (c. Nom.) l'enfant du 
magnat apprit, pourquoi il l'avait frappé ; n'est-ce pas une 
honte à toi? disait l'enfant. I puri per.dds e gadjénghe, fca- 
shunén amén tchavé, ladjavô isi, (c. Nom.) la vieille dit aux 
étrangers, des enfants nous entendront, c'est une honte. 

Ladjâniovava, v. pass. ladjanô-uvâva. part. ladjdni(ni)lo. 
Rougir, avoir de la pudeur. Ndna ladjdnilotar 9 il n'a pas eu 
de honte. 

Ladjavava, v. caus. de ladjdva. 4 Cl. 2Gonj. part, ladjâv* 
dô. Couvrir de honte, confondre. GM. èvTpowuxÇc*. Ma ker 
avakd, sôstar kamaladjdv tut, ne fais pas ça, car je te ferai 
rougir ; cette forme est rare. 

Ladjaibé, n. abstr. de ladjavava. Honte, plus usité que 
ladj. Ndna terésa ladjaibé, tu n'as pas de h. Ladjaibé tst, 
ma vrdker, c'est une h., ne (le) dis pas. 

Ladjâv kehâva, v. caus. 2 Cl. 1 Conj. part, ladjâv kerdô. 
Faire honte à quelqu'un, déshonorer une femme. GMJdiv 
ivTp6wia<re, il l'a violée,séduite. Hel. atapvo, x<xtqu0x6v<», avaient 
souvent la même signif.; xaT<xi*pv6ei<xaç, Toùrfati xaTairopvtufct* 
*aç. Cor. Bibl. Hel. p. 312, 366. Dûi djené kamné, te ladjâv 
kerén la, (c) deux personnes ont voulu la déshonorer. Ukh- 
kinô, ta ghelô te ladjdv kerêl la, (c) il se leva, et vint pour 
la déshonorer. 

Lakhki, LAKHTi, au pi. lakhkid-tid, f. Coup de pied. H. 
o^ ht, f. a kick, lot marna, to kick, lutidna, v. a. to kick, 
H. Pers. j£J lukud, f. a kick. GM. xX<St<joç, xXotgô, donner 
des coup de pieds, du Lat. calx, Hel. Xà£, XaxriÇ», calcitrare, 
calcio. Cor. At. Vol. 2. p. 493. Hel. *ccxt(wc*tô, id. p. ^4. 

XaxwTîicrai, laxrteat, xaTajrarftaai, ivarpé^ai. Hesych. O gra$t 



— 327 — 

dmtàs rnan lakhkiâ, le cheval m'a donné nn coup de pied, 
(ou, des coups de pied); Del yek lakkkiâ i siniâ, (Tr. 
sini) (c) il donne un coup de pied à la table. 

LakhkI, lakht dâvâ, v. comp. 2 Cl. 3 Conj. part, lakht 
dinô. Donner des coups de pied, le k de lakhki est souvent 
changé en t Diniâs e raklés yek lakhtid, uftchinô o raJdâ 9 
(c) il donna un coup de pied au garçon, le garçon se leva. 
Diniâs yek lakhkiâ, djangavghiâs e tnawushés, (c) il donna 
un c. de p., il éveilla l'homme. Lakhki diniâs man i g vomi, 
la jument m'a donné un c. O grast lakhkiâ delà, le cheval 
donne des coups de p., il rue. Dik latohés te ne del tut lakh+ 
Aid, prends garde qu'il ne te donne des c. de p. Yek gra&t 
dinidfs) la lakhtid, ta mârghilitar, un cheval lui (à elle) 
donna un c. de p., et elle avorta. 

Likhev,(As.) Lit. Ar, ^jL*) (Uhaf) operimentum extimum 
corporis, vestis superinduta reliquis, lodix— Freyt. H. Ar. 
Uhaf, m. (r. v_*J) a doverlet, a quilt, a countorpane, quilted 
upper garment. 

Likhevi djiv, (As.) Punaise, likhev, lit, djw, pou. Tcb. 
Roum. keréskoro djuv, pou de la maison-punaise. 

Lâkho, (v)làkho, Valaque. voy, Vlâkhos. Plusieurs Tch. 
Mus. appellent de ce nom, les Tch. Chr. soit Séd. soit Nom.. 
Les Tchmghianés de la Valaohie, sont tous Chr. Aujourd'hui 
on en rencontre rarement dans les provinces de la Roumé- 
lie, et jamais au sud des Balkans. Autrefois ils étaient plus 
nombreux. Aujourd'hui Lâkho est un terme de mépris, et 
les Zapâris s'en servent très souvent, lorsqu'ils parlent de 
Tch. Chrétiens, qu'ils méprisent du fond de leur cœur. 
Plusieurs Séd. n'ont jamais entendu ce terme. Te djas te La» 
ft/tdya,allons aux Lâkhos. Lakhinka, f. E Lakhéskoro o tchaô, 
fenfant du Lâkho. Kcdpazân Làkhos, de laux Lâkhos. Tr. 
*J6 kalbzen, kalbizen, adj. Pers. faux monnayeur — Bchi. 
LAtr énde but Lakhôya, dans (le village de) Litres, il y a 
plusieurs Lâkhos. Kadaâ {kada(v)â) gav nândi Lâkhos, (dans) 
ce village il n'y a point de Lâkhos. 

Lalâska, Pudendum muliebre. Tovdôm les, lâkere lalcb- 
skâkere vushtênde, je l'ai mis, dans les lèvres de son pud.: 
pr.aux Nom. 



— 328 — 

Lalôri, lavôri, lalôro, lalorô, harolô, adj. Muet, sou- 
vent bègue. Pers. J^ lai, mutus, muet. Gaz. L. Pers. H. lai, 
adj. red, dumb, inflamed, etc.— Pukkhto, lai, dumb, mute, 
speechless — Bellew's Dict. 1867. Bénghilotar lalorô, il na- 
quit muet. Pe dardtar unilôtar lalorô, à la suite dé sa 
frayeur il devint muet. Lalorêya (voc.) Tchitcho* (n. pr«) 6 
Tchitcho, le muet. Cet adj. me parait être un dïni, de lalô 9 
inusité. Lavorô est plus pr. aux Nom. 

Lalôriovava, v. pass. lalorô-uvdva, part. lalôri(ni)lo. De- 
venir muet. Te lalôrioves, que tu deviennes m. Lalôriov 
(Imp.) deviens muet. GM. ftofcitfov; très souvent prononcé 
lalôriof. Lalôriliom, je suis devenu m. Ma vrdker, lalôriof, 
ne parles pas, restes muet. 

Latchô, adj. Bon. Etym. obscure. H. k?*' ùch-ch,ha, adj. 
Good, excellent, righteous, healthy. Campuz, lachô, adj. 
bueno, lachi, f. lancho manu, un hombre de bien. Latchi 
ratt, bonne nuit. Latchô khuldi, b. seigneur. Tumari peu, 
latchi isi, (c) votre sœur, est b. Latchô to divés, bon ton jour. 
Latchô kltashôi, b. manger. Te djivél latchô o manûsh, vive 
le b. homme. Latchô parnavô, b. ami. Latchô m tûke ta 
mdnghe, il est b. à toi et à moi. Sostâr isâs but latchô ma" 
nùsh, car il était très b. homme. Kamaterâs latchô divés, 
nous aurons (une) belle journée. Nâna djandnas ka isâs 
but IcAchô, (c) je ne savais pas qu'il était si b. Penghids 
tchordi isàn, ta latchi, sar i Maklûcha (n. pr.) na isàn, (c) il 
dit: tu est belle, tu es b., comme Maklitcha tu n es pas. Shun- 
dé yek lalid, (GM. \*luk) but latchi, (c) ils entendirent une 
voix très b. (douce). Diklid(s) la ta penghid(s) lake, latchô to 
divés mi pen ; penghids ôi, tinrô po (GM. iri>, im) latchô, mo 
raklô, (c) il la vit, et il lui dit, bon ton jour ma sœur ; elle 
dit, (que) le tien soit meilleur mon garçon. Pende o pral, 
amaré penid na kamalés to? Nandi latchi, amari pen? (c) 
les frères dirent, ne prendras-tu pas notre sœur? n'est-elle 
pas bonne, notre sœur ? 

Latchedér, comp. de latchô. Kamuvdv latchedér, pen- 
ghids o tchavô, (c) je deviendrai meilleur, dit l'enfant 
Latchedér nom, je suis meilleur. Ce terme est rare dans 
la bouche des Tch. ; ils préfèrent po latchô. Ils imitent en 



— 329 — 
Çeci> leurs voisins leg (Srrecs, qui disent «A juy<fto<, pour pu* 

Latchés, adv. de lalckô. Bien. Latchés pcnghiàn ; <fo d/as> 
<c) tu as dit bien ; allons. Dik latchés, fais attention. Latchés 
i$ôm 9 je fiiiis b. Latchés tavdè, bien bouilli. Siklièm latchés, 
j'fd jappris b. Latchés kerél, il fait b. iVdna 4fdla latchés, U 
pe vçt pas b., en parlant d'un malade. iVd»at bot latchés, il 
n'est pas très b. Latchés kerghidn, ta Uàn les andré* tu as 
bien liait, en le prenant en dedans. raklé lias o manrô, 
ghdié& ko Ydnis, (GM. ViiwK, Hel. Ww*<), latchés ker* 
gbiêfi me raWd, (e) te garçon prit le pain, alla chez Jean, 
tu as bien fait mon garçon, (dit Jean). 

Latchipé, n. abstr. de latchà. Bonté, aumône donnée à 
F$gU&e et aux pauvres, (Séd. Ghrèt.) GM. +v£t*àv (topo*), of- 
frande pour rame. Khalià(s) les e latchipnâsa, il le mangea 
avec bonté (plaisir). Te kerés mânghe yek latchipé, que tu 
me fasses une b. (faveur). Uftchinô atéerhàs, (Tr. L»^jl 
oxderha) pushlids kon kerghids mânghe akhid latchipé ? (c) 
le dragon se leva, et demanda qui m'a fait cette grâce ? But 
latchipé kerél, il fait beaucoup de bonté, h. bienfaisant 

Latghighiôskoro, adj* comp. Latchô-oghi, au sing. Qui 
a un bon cœur, humain, GM. *oX6<|*>x<k. La forme rég* serait 
totchéroghèskoro. Inconnu aux Nom. But latchighiéskoro isi 
Atnarô rashâi, notre prêtre est très bienfaisant. 

Lav, m. Parole^tu pi. lava. Skr. 1 a p, to speak. 1 a p a n a> n% 
the mouth, talking, 1 a p i 1 ft, adj. spoken, said, H. P. s_J lub, 
m. the lip, v_J U lubalub, adj. Brimful. Lat.labium» labrum, * 
Hel. \ik*ç> X*M». t navy name, und lav, yvord, erachte ich 
immer als zwei formen eines und desseiben wortest»Ascoli» 
Zig. p. 59. Tr* Pers. yil lav, soumminsion, plaisanterie, jeu, 
supplication, prière — Bchi. E yekéikoro lav, nàna téêélas, 
la parole de l'un (d'un seul), ne suffit p^s. Penghids gudlé 
Un?, ko romnid, il avait dit des paroles douces, aux femmes. 
Dini&m lav, j'ai donné p.«j'ai promis. Kon te tel me ra- 
kléskere rnôstar yek lav, manûsh kerdva les, (c) quiconque 
prendra de la bouche de mon garçon un mot (le fera par- 
ler), je le ferai homme (distingué). E devléskere Jlavésa, te 
raklid kamâma me tchavéske, (c) avec la parole (aide) de 

36 



— 330 — 

Dieu, je veux ta fille pour mon enfant. Léskoro dat nâna 
pintcharghiâ(s) les, ov nâna penghiâs kanék lav, ka isi lés- 
koro raklô, (c) son père ne le reconnut pas, il ne dit aucun 
mot (pour prouver) qu'il était son garçon. Tchaid dûi ghe- 
létar ki mamutni katûna, ta lénas yek phuri kesindia, ta 
penélas lâke % tchovekhanie, amaré dadés, diniân les andré 
ko lav, (c) deux filles allèrent dans la tente vis-à vis, et 
elles se moquèrent d'une vieille femme, en lui disant, ô re- 
venante, tu as injurié notre père par tes paroles (en parlant). 

Lav kinim, (As.) Acheter, le biknâva des Tch. Roum. 

Lâuta, f. Tr. o/^ laut, lavout, s. Luth, instrument de 
musique — Bchi. Keléla i lâuta, il joue du 1. 

LA va, v. prim. 1 Cl. 4 Gonj. part. linô. Prendre. Skr. 
1 a b h, to obtain, to get, or gain — obtinere, adipisci, 1 a, 
sumere, capere — Wg. H. UJ lena, to take, to accept, to get, 
to hold, to pick, to win, to receive, 1 e 1 e n a, v. a. to take, 
to receive, to accept of, lab,h, m. profit, produce, acqui 
sition, lab,h kurna, to attain, len den, m. trafick, trade, 
barter, lena dena, recevoir, donner. Ghelô léskoro dat- 
lias len léstar, (c) son père alla et les lui prit. Kerdé biâv, 
linô rakliâ, (c) il fit la noce, il prit fille (il se maria). Linô 
est souvent prononcé yinô, par les Séd. des environs 
d'Andrinople. Le to kelibé, Vavésa avatiâ, (c) prends ton 
jeu (instr. de musique) et viens ici. Ta lias po kelibé 9 
(c) 01 il prit son instr. de mus. Lias pes 9 nashtô ko beilikia, 
(ch.) il s'en alla, il partit pour le service royal. Tr. beilik, 
commandement — Bchi. Ta léskoro manghin kamlâv, (c. 
Nom.) et ses richesses je prendrai. Ov penghiâs, lava les, (c) 
il dit, je le prends. Liné o kheliâ, (c) ils prirent (achetèrent) 
les figues. Yakâtar lias o grast, le cheval a pris de l'œil (il 
a été ensorcelé). Ndnasti kerélas, ta lias romés, elle ne pou- 
vait pas faire (supporter), et elle prit mari. Liôm,kor. pour 
liniôm, j'ai pris. Lias les, ils l'ont pris. Nâpalal alitar là" 
kere godiâte, ta gheli, lias i angrusti, (c) ensuite il vint dans 
sa pensée (elle se rappela), elle alla et prit la bague. Sôstar 
liân les ? pourquoi Tas-tu pris ? Kadjâv te lav la, nâpalal 
kalâv V ôla, (c) j'irai la prendre, ensuite je prendrai et elle 
(aussi). But diveséndar linô isi y depuis plusieurs jours il est 



— 331 — 

pris. Mo tchavô tu ndnastik te les len, (c) mon enfant tu ne 
peux pas les prendre. Lias man f anglâl ta paldl, il m'a 
pris de devant et de derrière=il me maltraita, GM. p fofys 
an £picp&< x«l in 6nl<m. Djaje, (c) vas,prends. Linids i Ameti 
(n, pr.) o shuvarorén, (ch. Nom.) Ameti prit les petites bri- 
des. Ta kamalél la o Manda Khalilis, (n. pr.) ta kamatchch 
rél la, (ch. Nom.) et Manda Khalil, la prendra, et il la vole- 
ra. Mo raklô, penghids, lo la, te kamésa, sastidr la, (c) mon 
garçon, dit-il, prends-la, si tu veux, guéris-la. Lo la> ghel la 
télé ko livardô, prends-la, amènes-la à la prairie. On peut 
comparer cette forme de l'Impér. lo pour le, qui est assez 
commune, avec l'Hni, lo 9 Imp. of lina, take, hold, voy. ddva 
dont llmp. souvent se prononce do. Ta ov lias yek partit 
kheli, (c) et il prit une figue blanche. Lias pdlin (ircXtv) pi 
gadjid, (c) il prit de nouveau sa femme, (qu'il avait aban- 
donné). O but manûsh, na Une léskeri paravén, (c) la plupart 
des hommes n'ont pas pris (agréé) sa salutation. Diniâs o 
dûi lové, lias e djuklés, (c) il donna les deux monnaies (pia- 
stres), et il prit le chien. « Lava paldletpaldl lava,* suivre, 
poursuivre. Palâl kaldv tut, je te suivrai. Mo tcho Shabdni 
(n. pr.) le yek kasht, ta len les avaklé tchavé paldl, te djan 
péske avri katdr ki katûna, (c. Nom.) mon enfant Shabâni, 
prends un bois (bâton), et poursuis ces enfants, pour qu'ils 
s'en aillent en dehors de la tente. «Commencer.» Lias ardt- 
tilotar, ghelô péske pe keréste, (c) il commença à faire nuit, 
il s'en alla à sa maison. Lias aratti, ghelyhids les ko kher, 
(c) la nuit commença; il le conduisit à sa maison; ici, aratti 
est pour ratt, nuit. Lias, 3p. au sing. de l'Aoriste, par quel- 
ques Nom. est prononcé las. I benghiali onghi ka peravdds 
e tchavéske, las les, V atchili ko Kôstas, (n. pr) (c. Nom.) la 
(femme) diabolique (GM. SiftgoXspfai) qui jeta son cœur sur 
l'enfant, le prit (en mar.) et resta chez Kosta. Las la o khur- 
dô pral, ta kerdé baf, (c. Nom.) le frère cadet la prit (en 
mar.) et ils firent la noce. 

LIniovava, v. pass. linô^uvdva, part. ltni(ni)lo. Etre pris. 
Khurdô, Unilotar yesiris, (c) (Tr.^-t eçir y yeçir — Bchi) Jeu- 
ne, il a été pris esclave. 01 penénas, isi but zôri te liiiiol [h- 
nio{ve)l[fi)\ (c) ils disaient, qu'il était très difficile d'être pris. 



— 332 — 

Lavti, (As.) Fille. Ar. W (lath) adhaerit re$ 9 cordi, arri+ 
mo — Freyt. H. Ar. i J Juof, m. any thing agréable to thé 
heart, etc. voy. Pott, Vol. 2. p. 334. 

LavadiA, f. Espèce d'herbe, qu'on trouve dans les en- 
droits sablonneux; prob. du GM. letêa&a, prairies,, ou du 
Bulg. livdda. mow-field, meadow, M. Dict. 

LAzdava, v. comp. 2 CI. 2 Conj. part, lazdînô. Enlever, 
soulever. 6M. «nixcom E Kusulûs (n. pr.) lazdînô les katâr ki 
+ez. (c) on enleva Kusulùs de la vigne. Lazdiniâs a bar, ta 
diktta telâl, ka m yek lit, (c) il souleva la pierre, et il voit 
au dessous, qu'il y avait un papier (lettre). Ldzden a kka&hâ 
V anén 'ménghe mol, emportez les mets et apportez-nous 
(du) vin. Amén avdsa, tâzdas tut, (c) noirs venons* nous 
té veillons. Ta lazdinà les yavindsa, ta parakhazdô (icapo^ 
X<ovû>, cacher en terre, enterrer) les, (c. Nom.) et ils Fènle^ 
vèrent au soir, et l'enterrèrent. Gheli iphuri te Idzdet lésk&rf 
stromni, (Tt^vit) (c) la vieille vint pour enlever soîn lit. 
En Roumêlie on enlevé les lits tous les matins. Làzdd i 
raidi yeh bar, tovél teldl a lil r (c) la fille soulève une pierre, 
et met au dessous le papier. 

Lazdiniovàva, v. pass. tazdînô-uvàva, part. lazd{nt(ni)lo. 
Etre soulevé, levé. Ghetôtetr andrà ko berâ, ghediniâs pes î 
devryâl, ïazdimlotar o ber6 y ne angle djâlas, ne paie, (c) il 
entra dans le navire, la mer se ramassa (se retirante natïrfe 
fut soulevé, et n'allait ni en avant ni en arrière. 

LisRDE, (As.) Elever. Imp. 2p. au sing. voy. Idzdata. 

Lekén, f. Cuvette. Hel. Xeaavn, GM. *e*«vt, catinô, eonca— 
Som. Tr. j£J leguen, teién, cuvette — BchL Bart tekêrt, 
grande c. Tovghidsyek lekén teldt,(c) il mit une c. au dessous 

Leki khaimi, (As.) Dr. Pratt écrit, oath ; c'est un veïbfe 
comp. H. L^CJ lik,ha, f. fate, prédestination, destïny, adj. 
written, khaimi, est le khdva, des Tch. Roum. BoehtL tè 
Idhés, schwôren. Tom. 2. p. 132. 

Le mar, (As.) Assassiner. To murder. Tons les v. des Tclh 

As. a la 2p. de l'Impér. ont l'affixe te, voy. lava et maréva* 

Le ben, (As.) Lies, voy. bandâva. 

Le de, (As.) Regardes, voy. ddva. On a vu à l'art ddvct 

que ce v. a plusieurs significations. 



— 338 — 

Le dji. (As.) Rougis, GM. brptoofiai, voy. ladj, Iddjdfâ. 

Le gh'avt, (As.) Voles, voy. gh'avt. 

Le ghen, (As.) Comptes, voy. ghendva. 

Le kâkola, (As.) Lis, voy. lit. 

Le ker, (As.) Fais, voy. kerâva. 

Le mudj, (As.) Baises, voy. mutis. 

Le pi, (As.) Bois, voy. piâva. 

Le pisha, (As.) Emouds, voy. pishdva. 

Le siv, (As.) Couds, voy. sivâva. 

Le tush, (As.) Traies, voy. doshâva, 

Le tchin, (As.) Coupes, voy. tchitiâva. 
î Lerhùsa, lekhusIa, f. Accouchée, 6M. *tx ou<rf *> il sdngtïé 
del parto— Som. ig^oo^a, Xo^oo^a, louxotw*, Hel. l*x&? (accou- 
chée). Atyowria; les lochies. Térghilitar lâkeri lekhusia, ses 1. 
se sont arrêtées. Ces deux termes sont souvent confondue 
par les Tch. Liebich écrit, Legvsizza,à\e Wôchnerinn, Kind- 
betteririn, qui n'est pas Grec. Yek romni benghiâs, ta tsf 
lekhûsa, une Tch. est accouchée, et elle est Xt^o***. 

Lên, f. Rivière, ravin. Skr. 1 1, to join to adhère, to iftelt, 
to liquify, to fuse, to dissolve, 11 n a, adj. melted, dissôlved. 
H. *$ti nota, m. fe ravine, a rivulet. Lom, ruisseau — Vail. p. 
364; Dafânas te tchwén la andré ki len 9 (c) fis avaient peut 
de la jeter dans la rivière. Bocalô trushalô, andré ko leniâ 
pirélas, (c) ayant faim eft soif, il se promenait dans les fraVins. 
GM. fiuaaxia, x a M*P*> lieti où il y a du ftOp*, flux. Lidèpô 
phudfriô gheiôtar andré kù leniâ, ko reiâ, (c) il prit son fu- 
sil et alla dans les ravins, dans les vignes (â chasser). Bnt 
tâvdela i len , la rivière coule beaucoup— 'fort coufàftt. Ifa- 
deid lenéftde kàmd]às j (ch. Nom.) nous irons dêttis éette ri^ 
vière. Diklids yek alepunâk&ti khev andré ki len, (c) il Vit 
Un trou de renard dans le ravifi. GM. 4\s*oà, £U*otv4, rénafd. 
Pelôtar andré ki len, il tomba dans la rivière. Gaftipiiz, len, 
m. rio. Quelquefois ils se servent du Brilg. tôkvà, pool, 
puddlé, il Dict. profc. laklâm, lokldm. 

LenorI, f. dite, de len. Petite rivière. OM. ictrtctp&ti. Angldl 
mandé lenori, (ch.) feu devant de taoi est une p. rivière. 

LéKiàkoro, àdj. du gén. len, atf ëing. Fluvial. Leniàkerè 
pani, eau de riviêfre. 



— 334 — 

Léskoro, pron. pers. et pos. voy. Gram. p. 70. 

Lesin, (As.) Ail. Skr. 1 a s'u na, n. garlick. 1 as'u n î y a> 
adj. garlicky. H. ^r-^ luhsun, m. garlick, freckle. Luhsoon, 
allium sativum, ail. Honig. Vol. 2. p. 373. 

Lèvre, lèpre, (As.) Arbre. H. sJ>J lokree, ^-fj loktee, 
a wooden poker or stake burnt at one end, a fox. Lukree, 
lignum, bois — Honig. Vol. 2 p. 398. k changé en p. 

Levavdô, adj. part, du v. levavdva'f Estropié, imbécille, 
pr. aux Nom. Zapâris; inconnu aux Séd. Levavdi romni, 
femme imbécille. Nandi levavdt i romni, la' femme n'est pas 
imb. Pukkhto, lewanai, adj. demented, mad,Pers, (dlwdnah) 
Belle w's Dict. 1867. adj. appliqué par les Zapâris presque 
toujours aux femmes. 

Levâvdovava, v. pass. levavdô-uvàva, part. levàvdi(ni)lo. 
Devenir imbécille. / romni levàvdili> la femme est devenue 
imbécille. 

Liànos, m. (Nom.) Bassin, cuvette. Tr. leyén. GM. Uyirn, 
>sxàv7i, voy. lekén. 

Lik, Lente, Skr. liksâ, 1 ikkâ, 11 kka, f. a nit, a young 
louse, or the egg of a louse. H. *CJ leekji, 1. a nit, the egg 
of a louse. Isi perdô likâ, il est plein de lentes. Léskeri bal 
teréna likd, ses cheveux ont de 1. On entend ce terme tou- 
jours, au pi. 

Likalô, adj. de lik, qui a la tête remplie de lentes. GM. 
xoviîiàpYj;, un lendinoso — Som. Likaléya,voc. 

Likéngoro, adj. du gén. lik, au pi. Qui a des lentes, K- 
kêngoro sherô, tôte pleine de lentes. 

Likhnàrï, m. Lampe. Suttôtar o likhndri, (GM. Ju^vapu 
>fyvoç) la lampe s'est éteinte, lit. s'est endormie. Les Grecs 
appellent Xi^vapi ijcûC^Tov, (lampe qui ne dort pas) la lampe 
qui brûle jour et nuit au devant des images, soit dans les 
églises, soit dans los maisons. 

Lil, m. Parmi quelques Séd. lir. Papier, livre, lettre. Skr. 
1 i k h, to write-scribere, scarificare, tundere, radere — Wg. 
H. Lu£J likjina, to write, likjiaw. m. act of writing. ilîk,- 
ha,ee, f. the wages of writing, the labour of writing, the 
act or business of writing, lik.hnee, f. a pen. Hel. yporçU- 
Bohtl. VU, papier. Tom. 2. p. 126. Ghelô te manghél lil f (c) 



— 335 — 

il alla demander (un) papierapasseport. rashâi teréla but 
lil, le prêtre a beaucoup de livres. Kdrin muklidn to lil ? où 
as-tu laissé ton livre? T astarél i Elif (n. pr.) yek lil. ta 
bitchavghiâ{s) les, yekésa, ko Mahmûti, (c) et Elif prit Une 
lettre et l'envoya avec un (homme), au Mahmoud. Ta pené- 
las andré ko lil, (c) et elle disait dans la lettre. Yek lil te 
bitchavés mânghe te dav les ko veziris, (c) que tu m'envoies 
une lettre pour la donner (remettre) au vizir. Léskoro ga- 
veste lil bùchavdô, te aghdliovel> kdskoro isi avakâ raklô, 
Kalô, lias mi rakliâ, (c) à son village, il envoya une 1. pour 
savoir, de qui icujus) est ce garçon qui est venu (et) a pris 
ma fille (en mariage). Isi yek mdsek ka beshdva, dise aratti 
dikdva andré ko lil, (c) il y a un mois que je me tiens assis, 
jour et nuit, je regarde mes papiers=je consulte mes livres. 
t Capitation, taxe.» Mo lil, mon papier; un petit morceau 
de papier qu'anciennement tout raya portait sur lui, décla- 
rant qu'il avait acquitté sa taxe annuelle. Cette quittance 
était appelée papier, par tous les Chrétiens. Mukâva me e 
lilénghere o lové, (c) moi, je laisse (fais grâce, GM. x*p£«) 
les monnaies de (votre) papier. Cette citation est difficile à 
traduire; xp4***« x^P™*» n'exprime pasl'idéeduTch. ; mon- 
naies des papiers, est l'idée, mais la forme est toute parti- 
culière à la langue Tch. « Cartes à jouer.» O raklô katdrko 
rashâi to kher djâlas, ne kaliardô djanénas ne lil djanénas 
te kelél, (c) le garçon, de (son) maître d'école, allait à la 
maison, il ne fréquenta (ne connut) pas le café, et il ne sa- 
vait pas jouer aux cartes. Beshtô, dukdnilo oléndja, lil ar- 
chepsâilotar te kelél, (c) (dpx*fo>> fyx s <M> H s'assit, il se lia 
d'amitié avec eux, il commença à jouer aux c. André ko ker 
dikéla yek phurô, lil keléla kûrkuro, (kôlkoro) ta yek gonô, 
pashé to phurô, lové, (c) dans la maison il voit un vieillard, 
et il jouait aux c. seul, et un sac de monnaies près du viel- 
lard. Beshté keldé lil, lias e rakléskoro lové, o phurô. (c) ils 
s'assirent, ils jouèrent aux c; le vieillard, prit (gagna) les 
monnaies du garçon. Astardé lir keldé, (c) ils se mirent à 
jouer aux c. GM. x*P T l> papier, x*P t£ *> c * * jouer. Hel. x^tik, 
TfTpa&tov, piSXCov, fy^pfov, 0iYYP a t jL i JLOe — Byz. Dict. Hel. 
Liléskoro, adj. du gén. lil, au sing. Fait de papier. Li- 



— 336 — 

lêskoro fenghiardô, lanterne de papier, fort en usage chez 
Jes Orientaux. 

Lim, m. Morve, mucus, pituite. Skr. 1 i p, to anoint, to 
plaster — ungere, oblinere, polluerez— Wg. 1 i m p a, adj. 
smearing, anointing, plastering. Hel. puiÇ*, morve, pituite, 
Y*otà;> yXtvTÇa, ïmà<*. Xixo*. Byz. Dict. Hel. Ascoii Zig. p. 65, 
cite le mot Pers. ^ (khelm); je crois que ce mot a donné 
un autre terme à la langue Tch., voy. khaléa. Tâvdena lé* 
skere lima, (pi.) sa morve coule. Kosh te limd^ essuies ta 
piorve (mouches-toi). Ndnasti dikâv les, ka tchôriona léskere 
lima, je ne peux pas le voir, car sa m. coule. 

Limalô, adj. de lim. Morveux. Limalô tchavô, enfant dont 
le nez coule. GM. puÇiaputoc, moccoso, mocchioso— Som. Li~ 
malô grast, cheval m. Limaléya, (voc.) GM. & puÇiap*. 

Limalô shutlô, adj. comp. Le muqueux aigre. Tr. h*k 
bamiat, bamia ou Alcea Aegyptiaca — Bchi. On mange ce 
légume assaisonné avec du citron ou du verjus; terpie pr. 
aux Nom. de la haute Bulgarie. Ici et Chrétiens et Turcs 
l'appellent bdmia. 

Limalô, adj. de lim. Limaçon, escargot. H. U-îjl uenta> 
n. a snail. Terme commun aux Tch. de la vallée du Dar 
aube; la plupart des autres ne connaissent que le GM. *&- 
&i*yk*c> ayant la même signification que limalô, catav, Hel. 
«UXo;, salive, bave. Tr. sumuklu beudjek, limaçon— Bchi. 
sumuk, bave. 

Liméngoro, adj. du gén. lim, au pi. Morveux. Liménghere 
ichavé, enfants dont le nez coule. 

Lindr, f. Sommeil, voy. nendir, (As.) Skr. n i dr à, f. sieep, 
sleepiness, sloth, Skr. d r â, fugere, avec n i, dormire, indor- 
mire.— Wg. H. ^ need, f. sleep, neend, m. sleep. nindas, f. 
drowsiness, nindasa, adj. sleepy, needna, v. n. to sleep, 
neendoo, m. sleeper. Skr. t an d r i, f. sleepiness, lassitude. 
Oi penélas me terdva akand lindr, ta ne mukàn mon te 
sovdv, (c) elle disait, moi maintenant j'ai sommeil, et vous ne 
me laissez pas dormir. Ukhkinôtar kaidr ki lindr, (c) il se 
leva (lu som. Lias les e raklés i lindr, (c) le s. prit l'enfant 
(il s'endormit). Ufkiniôm katdr ki lind^ je me suis levé du 
som. Aratti dise, lindr na lai les, (c) nuit et jour le som. ne 



— £37 — 

le prenait pas. Àratti dise est extrêmement rare. On dit 
presque toujours, dise mrutti. Dubâva e UndràJce, j'aime te 
som. Vrakeréla andré pe lindmte, il parle dans son som* 
Làzde les,katàr H lindr, ièves-le (rèveilies-le),du som. André 
Ici lindr, darâlas léndar, (ci dans son som. (étant endormi) 
il avait peur d'eux. Ka avis me godiàte,andré me lindrâte, nd~ 
nasttk lel man i lindr, (ch. am.) lorsque tu viens dans ma 
pensée, dans mon sommeil (rêve), le som. ne me prend pas 
(n'arrive pas). 

Lindralô, adj> de lindr. Qui aime le sommeil. H. nindasa* 
adj. sleepy. Lindralô manûsh, homme aimant le som, GM» 

&irvtap*C, Hel. wtvqtâç. 

Lindràkoro, adj. du gén. lindr, au sing. Isi or a e lindrd- 
keri, est l'heure du sommeil. GM. &p« t©& favto. 

LIpima, m. Deuil. Hel. Xtarpa, ce qui fait peine, ce qui 
cause de la douleur. Il est très rare d'entendre X^tn^se dans 
la bouche des Grecs. Peut-être les Grecs de la haute Bul- 
garie en font usage* Tastardv e Mahmudiéske, ltpima> (c) 
que je prenne le deuil pour Mahmoud. Ai>*oû|a«i se rencon- 
tre souvent dans leurs discours et dans leurs chansons. Nâ~ 
na Upisdilian mànghe Kotànil (ch. am.) ne m'as-tu pas re- 
grettée à Kotâni? 

Lin, ilin, Val. iume, mundus. Alexi, Voc. Daco-Rom. p. 
224. Beshti liniâte, (ch.) elle s'assit sur une place ouver- 
te. Ce terme est prob. une corruption de len, ravin, rivière. 

Lisdràva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, lisdranô. Trembler. 
L'étym. m'est inconnue. Ma Usdra, ne trembles pas, pour 
lisdr. Ma Itsdrén, ne tremblez pas. Astarghiâs les i ratt 9 
lisdrdlas sar matchô, (c) la nuit le prit, (surprit) il tremblait 
comme un poisson. Ldkere tchutchid lisdrâna, te tchwmidav 
len,me, (ch, am.) ses mamelles tremblent, que je les baise, 
moi. Bornés nâna terés, nâna lisdrâna tinré te vas£,(ch.am.) 
tu n'as point de mari, tes mains ne tremblent pas (en le 
voyant). 

Lisdraibé, n. abstr. du v. lisdravdva, inusité. Tremble- 
ment, apoplexie. J'ai entendu ce terme d'un Zapâri. 

LisdrAniovava, v. pass. lisdranô~uvdva, part. lisdrâni(ni)~ 
lo. Sign. aot. Trembler. On l'entend plus souvent que lis* 

37 



— 338 — 

drâva. Lisdrâniliom sari ratt, je tremblais toute la nuit* 
Kerghiàs man ta lisdrâniliom, il m'a fait trembler, (et je 
tremblais). Trashâniliom la but lisdrâniliom, j'ai eu peur et 
j'ai beaucoup tremblé. 

Livadô, livardô, m. Prairie. GM Xi&tôiov, ta&tft, Hel. 
>iSà$, prairie, Xi&fcov, x«p{ov poravôSeç, Hesych. Cor. At. Vol. 
4. p. 288. Slav. levdda, \6ihw, Oec. VoL 2. p. 264. Bulg. 
livada, meadow. M. Dict. 

Lodàva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, lodlô. Habiter, fixer 
sa résidence, camper. ?Skr. luth, v. caus. Volvere, circu- 
magere — Wg. Kârin kamlodàst Gavéste*? où camperons- 
nous? dans le village? A té avildm, lodldm, ici nous som- 
mes venus (et) nous sommes campés. Amlôm, lodl&m, je suis 
venu, (et) j'ai fixé ma résidence (ma tente). Lodlâm, pelé pa- 
lâl 'ménde gadjê. (ch. Nom.) nous sommes campés, les 
étrangers nous poursuivireut (tombèrent derrière nous)— 
Liebich, lodopenn, die Herberge,das Quartier. Je n'ai jamais 
vu un Séd. qui connût le v. lodâva, qui correspond â 
leur beshâva. Il est très usuel, et bien connu de tous les 
Te h. errants. 

Loh, (As.) Enclume, Yamuni des Tch. Roum.; voy. lui, fer. 

Lohori, lohri, (As.) adj. Rouge.=ZoW, des Tch. Roum. 
Skr. loha, adj. iron, m. a red coloured goat, voy. lui. 

Lokâni, Cuvette. Hel. \t*.àn- voy. Leyên, liànos. 

Lokâni, m. Tribula, tribulum. Aouxavio, DC. $ iXo&at roftç 

(rrâguaç, <lv xorrà icapocfdopàv oi xwol $ouxàv?)v <paa(. Les habitants 

de Scio prononcent Xouxàv». Tuxawj, tribula, Tuxdta* rà$ pâtauç 
£favt^o\xia. Glos. Au temps d'Eustache, on disait ruxav»*. Ce 
terme est commun parmi les Grecs de Roumélie, d'où les 
Tch. l'ont emprunté. Cor. At. Vol. 5. p. 55. Bulg. dikânya, 
a drag with sharp stones underneath, for thrashing grain. 
M. Dict. Selon Coray. At. Vol. 5. p. 64, l'ixxtflpov de Theo- 
phraste, traha, est le même instrument. 

Lokatchi, m. Pudendum virile. Skr. 1 i n'g a, n. a mark, 
a spot, the pénis. H.v^XJ ling, m. membrum virifr, Priapus. 
H. Pers. lungot'ee, a cloth, worn between the legs, to con- 
ceal the private parts. Skr. lakatcha, a tree, 1 a k utc h a, 
a species of the bread fruit, (Artocarpus Lacucha). A l'appui 



— 339 — 

de cette étymologie, comp. Hel. x«Afc;, tige d'herbe ou de 
chou, bois d'une flèche, le pudendum virile, et la queue des 
animaux. Byz. Dict. Hel.; — xoAot et ses dérivatifs ont la même 
signification chez les Grecs d'aujourd'hui. Lokâtchi n'est 
connu que des Zapàris. Me lokatchéskere o jiles shûvlile, 
(Nom.) les veines de mon pud. se sont gonflées. Mo lokâtchi 
tdvdela, mon pud. coule (blennorrhée). Djukléskoro lokâtchi, 
les parties génitales du chien. Lokâtchi dinôm bulé, sodomie. 

Lokô, adj. Léger. Slav. lénkïy, legok\ léger, lénkost', légè- 
reté, Bulg. lek?, léger. M. Dict. Ordin. pron. lêko. Comp. 
aussi Skr. 1 agh u, light, not heavy, small, little, light, vain, 
frivolous, Hel, &«£&;, cXaguiToc. Loké isi o angâr, les char- 
bons sont légers. Lokô kâsht, bois 1. Lokô pudinô, fusil 1. 

Lqkedér, comp. de lokô. Mi buti isâs dahd (Tr. ^ daha) 
lokedér, mon travail était plus léger. GM. irîiov ftxwrrtpov. 

Lokipé, n, abstr. de lokô, légèreté. 

Lolô, adj. Rouge. Skr. lo hi ta, adj. Red, of a red colour, 
n. blood, a red kind of Agallochum. Red sanders. Pers. J^ 
lai, adj. red, dumb, inflammed, darling, dear. a ruby. lalee, 
redness. Tr. ^ laie, tulipe, laléi kiouhi, fleur rouge qui 
ressemble à la tulipe. GM. XxXtôic, les fleurs rouges du Pa- 
paver Stoechas. Laal, rubrum, rouge — Honig. Vol. 2. p.440. 
Campuz, lollé, lolli 9 f. encarnado, que tiene color de carne. 
Lolô divés, isi takhiâra> demain est (le) jour Vouge=Pâques, 
à cause des œufs rouges. Luludie mo loli, (ch. am.) ô ma fleur 
rouge. Loli stadik, fez rouge. Lolô tchiriklô 9 oiseau rouge. 
Lolé-baléngoro, qui a des cheveux rouges. Lat. russeus. 

Lôliovava, v. pass. lolô-uvâva y part. lôli(ni)lo. Devenir 
rouge, rougir. Pe ladjâtar WliUtar, (c) à cause de sa honte, 
elle est devenue rouge. Lâkoro mûi lôliolas (lôlio(ve)las) ta 
lamprinizelaSy (ch. am.) (Hel. Xapit*», ^«pirpàvo, GM. Xot(Aicpt- 
vifc, rilucere — Som.) sa figure devint rouge et brillante. Ta 
ai makéla pes, te lôliol, (ch.) et elle se farde, pour rougir. 

Lolipé, n. abstr. de lolô. Rougeur, le rouge. GM. xoxxivrf- 
Ètov. Lolipé tovéna o gadjiâ, les étrangères mettent du rouge. 
Tr. ***j> kyzildjé, couleur rouge employée par les femmes, 
fard — Bchi. 

Louardô, part, du v. loliarâva. Rougi. Gudlô loliardô 



— 340 — 

pont, eau rougie douce. (Tr. )+& pokmez), Hel. tfapx, ou 
<r(paiov, Fi\ raisiné» moût cuit. Cor. At. Vol. 4. p. 77. 184. 

Loliaroé shutlé, adj. comp. Les rougies aîgress tomates,, 
pommes d'amour; on les appelle aussi lolê shutlé, les rou- 
ges aigres. Top loliardé andré ki khashui, mets des pom. 
d'amour dans l'aliment. Campuz, lofé, m. tomate. Ce part. 
nous démontre V existence d'un verbe loliamva, app. à la 
5me Conj. de la Ire Cl. Faire rougir, rendre rouge. 

Lom, (Teh. Tokàt) Tchinghiané, le renn des Tch. Romn* 
r changé en L Pareil changement s'observe chez, les Bohé- 
miens des provinces Basques. Âscoli, Zïg. p. 155. Làya, 
monsieur, (rm)Jajdj/a, piètre, {rashài), lalsl, nuit (ratt). 

Lon, nv. Sel. Skr. i a v a n'a, adj. sait, saline, handsome,. 
beautiful, s. ik seu sait, rock, fossile sait, t a v an a k h a n i, 
a sait mine in gênerai, (k ha n \, a mine). H. ^ lon r saft > 
fona* adj. sait, hrackish, barren or sait land). lomir, m. sait 
lands, to&nhftt. adj. sait, hrackish, noniya, m. a maker ot y 
or dealer in sait, a sait petre maker, l changé en n^Lun, loon y 
natrnm muriaticiwi, sel — Honig. Vol. 2. p. 402. Cam-puz, 
toi/y f. saï. Nànastik astaiyhid(s) les o Ion, le sel n'a pas ptr 
le prendre »= n'a pas eu d'effet. Te têrgluol mijài dûi érin di- 
vés, andré ko Ion, qu'il reste encore deux (ou) trois jours 
dans le seh Sur djâla droméste. Ion tchwdâs, (eh. Nom.) en 
allant par le chemin, il versa du seh 

Lohx, (As.} Sel. voy. Ion. 

Londmiâvà, LONnuaiVA, v. caus: 1 Cl. \ Conj. part, ton^ 
darda, loadiavdé, Faire saler, voy. Ion. An mus guruvanâ 
ta te londarâs les, apportes de la viande de bœuf, pour la 
saler. Loèularghithn e matcM, >'ai salé tes poissons.. Teréto 
match ê lomliardé, il a (des) poissons salés* Ulinôtor but Um- 
diardo, il est devenu trop salé. Mas gumuésliora tondiavdê, 
viande de bœuf salée. 

Londô, adj. part, de tonâva, v. a. saler, inusité. Salê.Lon- 
daràvd, v. de la 1 Cl. 4 Conj. (Zondo) l'a remplacé. L&ndôm ou 
longhiôm, son A or. est constamment remplacé par londar- 
ghiôm. Lonàva, paraît toot à fait oublié, mais son existence 
est pleinement démontrée par l'usage de lor.daràva. Londô 
matchô % poisson salé. Tavdâm avdiés. dudumâ % amari kha- 



— 344 — 

shôi ulini londi, (Nom.) aujourd'hui nous avons fait cuire 
des courges ; notre aliment est devenu salé. Londô ist o 
katlô, le fil est cher. GM. dftfiuplv, sale, cher. 

Loshanô, adj. Joyeux. Skr. 1 u s h, to adora, to decorate, 
to hurt,to injure — ornare,terire — Wg. Ascoli,Zig. p. 5. cite 
le Pers. Mahr. roçanài, (s^y rushnî) light, splendor, gay- 
ness. comp. Skr. r u t c h, light, lustre, splendour, beauty, 
wish, désire. HL Pers. ^jj rushen, light, splendid, mani- 
festa conspicuous. H. hoolsana, v. n. (from Skr. u 11 â s a,) to 
cheer, to rejoice. hoolusna, v. n. to be rejoiced, pleased, de- 
lighted. Loshanô isôm, je suis joyeux. Ta, loshanè léskeri 
hhulani ta léskereo tchavé, (ch . Nom.) et (étaient) j. sa dame 
et ses enfants. 

Loshàniovava, v. pass. loshanô-uvâva, part. loshâni(ni)lo. 
Etre joyeux. O tchavô dukhkélas ta loshàniolas {loshânio- 
(ve)las)> l'enfant sautait et se réjouissait. Dikliâ(s) la Idkoro 
dat 9 loshânilotar, (c) son père, la v it (et) se réj. Penélas 
léske 9 tu ma ter tasâs, me lav tut ; ovokhiâ ôra but but lo- 
shânilotar, (ch.) elle lui disait, n'aies pas de l'anxiété toi, 
moi je te prends (en mariage) ; et dans cet instant (heure) 
il se réj. Pendâs léskeri romni, ka unghinôtar mo rom, te 
khas 9 te piâs y te loshâniovas 9 (c. Nom.) sa femme dit, puisque 
mon mari s'est relevé (de la maladie), mangeons, buvons, 
réjouissons-nous. 

Loshanibé, n. abstr. de loshanô. Joie. Lias la yek barô 
loshanibé, (c) une grande j. la saisit. Loshanibnàsa, avec joie, 
volontiers, GM. prr<x x*P&c- 

Loshanindôs, gér. de loshâniovava. Ka dikliâ(s) les o ri- 
konô, loshanindôs alôtar, (c) dès que le chien le vit, il vint 
(à lui) avec joie. Djdnas ko dromjloshanindôs, (c) ils allaient 
en chemin, avec joie. 

Loshanutnô, adj. Joyeux, agréable. Dinô ko dakâr 9 i to- 
shanutni sbôra, (c) ils donnèrent au roi la joyeuse nouvelle 
(voix). 

Lové, au pi. Monnaies, rarement au sing. lovô,H. Ar. ^J* 
fuloos. pi. (of fuis) small coins, a puesa, Tr. ^jJ* fels-{Ls&. 
obolus) obole, monnaie de peu de valeur — Bchi. Ce mot me 
parait d'origine Grecque, £6*>&ç, obole; lové est presque in- 



— 342 — 

connu aux Nom. et aux Zaparis,qui ne connaissent qu'ara- 
16: Les Byzantins disaient, ffoXol, au lieu d'iéoXol. Cor. At. 
Vol. 1 . p. 297, que les Tch. ont changé en lovi, lové. Tr. 
Wjhi j' obolos, poids de trois carats (ce mot est pris du Grec 
éêoXo;, un sixième de la drachme) — Bchi. Lovéndja, ndna 
bikénghion [bikénghio(ve)n(a)], (c) avec des monnaies, elles 
ne se vendent pas. Abôr lové lésa o divés*! combien de 
monnaies, prends-tu par jour ? Te del les khanrik lové, (ch.) 
à lui donner quelques monnaies. A 7 ana kamél te lel o lové, 
il ne veut pas prendre les m. De lové, donnes des m.=paies. 
Limante lové'} as-tu pris tes monnaies? Dinids o rom but 
lové, (c) le Tch. donna beaucoup d'argent. -Au sing.» Diniâs 
yek lovô, lias e Ichuklêsta i tchitchd, (c) il donna (paya) une 
m., il prit le chien et la chatte. De man yek lovô f ta dav la, 
(c) donnes-moi une piastre, et je la donne (vends). I tchài 
manghél katdr ko tchavô but lové, o tchavô pendds, nânai 
man but lové te dav, (c. Nom.) la fille demandait de l'en- 
fant (garçon) beaucoup d'argent, l'enfant dit, je n'ai pas 
beaucoup d'argent à donner. 

Lovéngoro, adj. du gén. lové, au pi. App. aux monnaies. 
Lovénglieri kisi> bourse d'argent, porte-monnaie. 

LovfzAVA, v. act. Regarder, soigner, part, lovizdô. Le verbe 
me parait Grec; est-ce de X^iiÇtù, speculare, contemplare — 
Som. y changé en v ? Me kamadjdv mânghe,me raklid te to- 
vizes la latehés, (c) moi je m'en irai, que tu aies soin de ma 
fille. Lovizghiôm la, (c) j'ai eu soin d'elle. Ov lovizghiàs i 
raidi kdrin suttitar, (c) il regarda la fille où elle couchas 
où coucha la f. En usage chez les Séd. seuls. 

Lubnî, lumnL, nublî, rubiJ, Prostituée. Skr. lub h, to de- 
sire, to covet — cupere, avère, perturbare, illicere, libidine 
excitare — Wg. 1 o b h a, m. covetousness, cupidity, intense 
or greedy désire, lo bh i n, adj. 1 o b hi ni, f. desirous, cu- 
pidinous, covetous, greedy. H. ^.J lob,hee, adj. covetous, 
avancions, lobji, avarice, covetousness. lobjina, v. n. to be 
enamoured. lubjiana, v. a. to excite désire, to tantalize — 
Yates Introd. p. 239. Hel. Xitctw ttirro|A«i, désirer. • A defect 
in the organs of the common Bengalese, often causes a 
confusion between thèse two liquids (1-n), and even the 



— 343 — 

sound of na, is frequently substituted for the letter, 1.» As. 
Res. Vol. 4. p. 30. Pukkhto. kachana-ï, lela-l, prostitute— 
Bellew's Dict. 1867. Campuz. lumia, lumiasca, lumica, ra- 
mera, mujer publica— L onduie, a bad woman— -Simson, p. 
333. Avakhià romn^ulinttar lubni, cette femme est devenue 
pr. E lubniâkoro tchavô, l'enfant de la pr. But Mmid, beau- 
coup de pr. lubniâ ladjaibè ndna teréna, les pr. n'ont pas 
de honte* Ta ol ka teréna romén, isi sar lubnid, et celles qui 
ont des maris, sont comme les pr. Perdi lumnid, pleine de 
pr. (la ville). Avakhià i rubli, cette prostituée. Ta ôi in ka- 
mélas te djal palâl pe dadéste, ta nashli, ta rnanghélas te 
djal andé {andré) ko lubniâ, (c. Zap.) et elle ne voulait pas 
suivre son père, et elle partit, et elle voulait aller chez les 
prostituées. 

Lui, (As.) Fer. Skr. I o h a, m. n. Iron, either cr ude, or 
wrought, steel, any métal, a weapon, blood. H. ^J loha, m. 
iron, lohar, m. a blacksmith. Skr. 1 o h a k a r a, forgeron, 
lo(h)a, ferrum — Honig. Vol. 2. p. 390. 

LuludI, f. Fleur. GM. XoiAo»j&(ov), fleur. Hel. Xttpiov, lis, li- 
lium, Xttpt&ov ou XciXtôiov, a donné naissance à >o\Aotôiov, fleur 
en général; comp. >éXupa$, rougeole,*«(pta,4v<to, xpfv* — Hesych. 
Cor. At Vol. 2. p. 225. O ruk pérghiona luludiâ, les arbres 
se sont remplis de fleurs. E tchdkere sheréste, luludi foi, 
(ch.) sur la tête de la fille, est une fleur. 

Lur, (As.) Sang. Le terme Skr. loha, signifie aussi sang. 
Skr. 1 o h i ta, adj. Red, of a red colour. n. blood. H. j*j) 
lo/ioo, blood, lohoo dalna, to spit blood, loohan, adj. bloody, 
loohanu, adj. blood. Lan muterne, haematuria, bloody urine 
— Honlg. Vol. 2. p. 394. Lon 9 sanguis, sang. id. Vol. 2. p. 
412. voy. fait des Tch. Roum. Lut le paf y se faire saigner, 
lit. prendre du sang. 

Lûvali, (As.) adj. Fou. Angl. Fool. H. ^J luwind, adj. 
free, independent, ignorant, unlearned, foolish, poor, scarce 
of provisions. Ce terme me parait avoir de l'affinité avec 
levcwdt, des Tch. Roum. Lûvali est le dinilô des Tch. Roum. 



— 31 i — 



M 

Ma, voy. Négation. 

Mauharâs, m. Caverne. Tr. jL*» maykar, s„ ar. Caverne, 
rnaghâret % ai\ Caverne, grotte — Bchi. Ghelé andré pe ma* 
gharéste, (c. Nom.) ils (les voleurs) sont allés dans leur c. 

Maïmun, (As.) Singe, voy, maïmûna. 

Maïmûna, f. Singe. Tr. ^j+f maimun, singe— Bchi. nlOir 
fto;, to Çûov ri (jLi(xoi, etc. Suidas. GM, (/.aifxoo. Muna, mona, est 
le x*€o;, Gercopithecus. Cor. At. Vol. 2. p. 420. Les Tch. ap- 
pellent de ce nom, les singes d'une grande taille, voy. she- 
béka* Val. maïmûna, moïmâ, simia — -Voc. Daco-Rom. 
Alexi, p. 237. Bulg. maïmûna, monkey, ape, M. Dict. 

Maïmunâkoro, adj. du gén. maimûna f Qui promène des 
singes dans les villes et les foires. 

Maisa, f. Hel. jxayoç. GM. [*ayi**«, maga, strega, incanta- 
trice — Som. On appelle de ce nom les vieilles Tch., diseu- 
ses de bonnes'fortunes. Ki maisa gheliôm, je suis allé à la 
magicienne. Hel. xupoocoiroi, chiromanciers, *aXotp.oa*faoi,DC. 
qui régardent la paume de la.main. 

Makàva, v. prim. 4 Cl. 1 Conj. part, maklô, Peindre, ta- 
cher, graisser. Hel. £X(tya>. Skr. m aksh, to fill, to be an- 
gry, to mix, to combine — colligere, ungere, lingua barbara 
uti — Wg. H. mukkyhun, butter. Slav. mâzy, ^piu, ita'fu, 
mdslo, poùtyjfo^j IXaiov, Oec. Vol. 2.p. 289,Russ. mazat', oindre. 
Màkliôm mo ker, j'ai peint ma maison. Makéla pe povâ, 
elle peint ses sourcils. Makliâs po tchikât, elle a peint son 
front. Mak te vast, peints tes mains (à la manière des fem- 
mes Turques). Makéla pes, angle te usharél, il s'oint, avant 
de lutter. Ta léskoro gat, makliâ(s) les kotôr ratt, (c) et il 
tacha sa chemise, (avec) un peu de sang. T arakél mopû- 
pulo (GM. ttotaoïAa, penne matte — Som.) ta te makél pe t/a- 
kâ, (c) qu'il trouve ma plume, et qu'il oigne ses yeux. A ra- 
klitis yek duyéni avghin, makliâs pi pori, makliâs la ko 
prâhos, (c) (la chatte) chercha une boutique (où on vendait 
du) miel, elle frotta sa queue, et elle la frotta (ensuite) dans 
les cendres. 



— 345 — 

Makavàva, v. caus. de makdva. 1 Cl. 2 Gonj. part met- 
kavdô* Faire peindre, Makavdô isi o ker, la ma son est 
peinte. Makavdé povd, des souroils teints (avec du fard), 

Mâkliovava, v. pass. maklô-uvdva, part. mâkli(ni)lo. Etre 
peint» Mdkliola o ker, on peint la maison, on la met en 
couleur. Opré me yismata mâkMiom, j'ai taché mes habits. 

Maklô, m. Huile,graisse, suif; part du v. makdva. Mekken, 
tnukkun, butyrum recens, beurre frais — Honig. Vol. 2. p. 
378; Biknéla maklô, il vend de l'huile. On entend ce terme 
quelquefois dans la bouche des Zapâris. Ils me l'ont toujours 
traduit par le Tr. £b iâgh, s. toute espèce de graisse, beur- 
re, huile, toute sorte d'onguent — Bchi. Les Séd» et la plupart 
des Nom. se servent de mots Grecs et Turcs. GM. \A$\, Het 
Ram. Tr. idgh, Bulg* maslo, butter, maslina, olive tree, 
masf, fat, grease. M, Dict 

Makutgha, f. Olive. Usité par les Nom. de la haute 
Bulgarie. Maklitcha, lentille, tache sur la peau. GM. IXià, 
&«(a, oliva, iXià, neo, nevo, morfea — Som. Bulg. maslina, 
olive. M. Dict. H. Sï teel, m. (Skr. t e i 1 a) oil, telin, wite of 
an oil seller. 

Makliardô, part, du v. makliardva, 1 Cl. 4 Gonj. (maklô* 
makdva) Graisser, oindre. Vordonéskoro makliardô, gou- 
dron du chariot, mélange de goudron et de graisse pour 
les essieux des chariots. Fr. cambouis. 

MakI, f . au pi. makid. Mouche. Skr. m a k s i k a, f . a fly . 
H. ^c^ mukjthee, f. a fly, the sight of a gun. muk.khee 
marna, to be idie, to be unemployed, to trifle — Pukkhto, 
mach, m. a fly, the sight at the muzzle of a gun, machaA, 
l a bee — Bellew's Dict. 1867. Pers. ^r^ mugus, f. a fly, a 
kind of Indian coin, muk,hee, musca, mouche— Honig. Vol. 
2. p. 402. Russ. muha. Lat musca, v. Al. mucca — Bopp. 
Glos. Skr. Campuz, machd, f. mosca. Makién but terdsa 
amaré keréste, nous avons beaucoup de m. dans notre mai- 
son. E grastéshtro maki y m. du cheval. GM. dhoyopta. Fr. 
mouche bretonne. Yek maki ka shuvliaréla aratti, une m. 
qui fait enfler pendant la nuit=par- ses morsures. Khurdi 
maki, petite mouche. GM. (auy<uci(ov). 

38 



— 346 — 

Makti, mati, (As.) Paume de la main. H. & moukka, m. 
a thumb, a blow with the fist Pukkhto, mutai, m. the fiât, 
handle, hilt, (Skr. m u t f h i) rau/'a-î, t a bow for cleaning 
cotton, handie of a plough, hilt of a sword — Bellew's Dict. 
1867, 

MahllAkoro, adj. du gën. rnahalla, au sing. Du voisinage, 
du quartier, Tr. *»* mahalla, quartier* partie d'une ville— 
BchL Mo tchavô mahllâlmro sherô isi, (ch.) mon enfant est 
la tête {le chef) du quartier. Ta alétar e mahllâkere o baré, 
ta o rashâi, (ch. Nom.) et vinrent les grands (chefs) du q. 
et le prôtre. Te shunén les e mahllâkere o baré> kamapan- 
dén amaré musiâ palâl, (c. Nom.) si les chefs du q. vien- 
nent à l'entendre, ils lieront nos bras par derrière. 

Malàv, (Tch. Tokat) Pain. voy. manrô. 

Malkôtch, Nom donné à une tribu des Tch. Asiatiques, 
Chrétiens pour la plupart, et qui travaillent en fer et en 
bronze. Quelqu'uns sont assez riches. 

Mal, amAl, m. Compagnon, associé. Skr. m i 1, to be con- 
nected or united with, to mix, to associate. Convenire, so- 
cietatem, cœtum inif e, misceri — Wg. H. JL> mal, m. a prize 
fighter, a champion. Pers. JL** hemal, compagno. Gaz. 
Ling, Pers. Pukkhto, J* mal, m. associate, comrade, chum, 
(Skr. m e 1) — Bellew's Dict. 1867. Amalénghe takhiâra kama- 
djds te kelds, (c) demain nous irons jouer (aux cartes) chez 
les compagnons. Ghelô pe malènde, marghids i vudàr, kon 
isân tvft pushliâs amal léskere, (c) il alla à ses compagnons, 
qui es-tu? demandèrent ses compagnons. Abôr malén teré- 
sa ? combien de c. as-tu? Kalé maléndja pirélas ? avec quels 
c. allait-il? (marchait-il). Me, malén nâna terâva, moi, je 
n'ai pas de c. (associés). Avaklé butidte, mal uvâva, (c) dans 
cette affaire (entreprise) je deviens c. (associé). Yek mal tchor- 
ghids e yavrê malés, (c) un c. a volé l'autre c. Pushliâs pe 
maléstar, il demanda à son compagnon. 

Malipé, n. abstr. de mal. Compagnie, association. To ma- 
lipé latchô m, (c. Nom.) ta compagnie est bonne=agréable. 
Ta pendds léske o tchôraz, amèn te kerâs malipé, (c. Nom.) 
et le grand voleur (chef des vol.) lui dit, faisons-nous (en) 
société. 



— 347 — 

Malalô, adj. de mal. Accompagné. Me tchalâle, malâle, 
khurdâle, (ch. Nom.) ô mes enfants, ô accompagnés, ô petits. 
Cette chanson est chantée par tous les Tch. 

Mamitcholô, n. Beau-père. GM. ^rpn^ç. Àngl. Step- 
father; prop. aux Séd. Skr. m à m a k a, adj. mine, m. a mo- 
ther's brother. Mamoo, an uncle, marna, a maternai uucle, 
tnamdni, an aunt — Yates Introd. p. 40. Pukkhto, mdmX, f. 
aunt — Bellew's Dictl867.d|j4Aà;, mater, monacha senior. DG. 

MamitcholI, f. Belle-mère, imputa. H. santeli ma, f. step- 
mother — Yates Introd. p. 266. muébjia, f. a stepnmother, 
be-mat, a step-mother. Puri isi mi mamitcholi, ma b -m. 
est vieille. Nâna nakéna latchés o tchavé, pe mamitcholiâsa, 
les enfants ne passent pas bon (temps, ne sont pas bien 
traités) avec leur b.-m. O tchavé e mamitcholidkere, les en- 
fants de la belle-mère. 

Mamùi, adv. Vis-à-vis, en face; composé du pron, rao, 
mien, et mùi 9 bouche, figure. H. Pers. & jj rooburoo, n. pré- 
sence, adv. face to face, before. rubaru — Vui. mu-ba-mu y 
adv. face to tace — Yates Introd. p. 245. Campuz. masmuy, 
adv. à la parte opuesta. Dikélas pi saitta (GM. oortTra, frec- 
cia— Som.) mamùi lest? isi, (c) il voyait sa flèche, elle était 
en face de lui. Mamûi mamûi keléna, ils jouent (dansent) vis- 
à-vis. Tchivghilotar yek pudinô, mamûi katdr ki tes, (c) un 
(coup de) fusil a été tiré (jeté) vi&-à-vis de la vigne. Irakli 
penghids e rakléske, mamûi mamûi te marte amén, (c) la 
fille dit au garçon, battons-nous (en nous tenant) vis-à-vis. 
Mamûi ko kam, (c) en face du soleil=exposé au soleil. O 
raklô penghids, djan mamûi, (c) le garçon dit, allez vis-à-vis. 
Mamûi leste keréla len, ta léskere gudiàte, non 7 avéna, (c) il 
les faisait en face de lui, et ils ne venaient pas dans son 
esprit=il ne s'en rappelait pas. Mamûi mamûi isi amaré 
frer, nos maisons sont vis-à-vis, (exactement v.). Mamûi H 
kali, (c) en face de la négresse. E khanumdkoro ker y (Tr. 
khanûm) mamûi amaré keréste, isi,(c) la maison de la dame, 
est en face de notre maison. Ta beshéla mamûi pe dadéste, 
ta mamûi ke teméskeri tchordi, (c) et il s'assit en face de son 
père, et en face de la belle du monde. 

Mamuyâl, abl. de mamûi. De l'autre côté, d'en face. Skr. 



— 348 — 

m u k hâtas, adv. in conspectu, coram — Bopp. Glos. Skr* 
Muntuijâl uvâva, je viens de l'autre côté. GM. an àvxUpK 
Mtiinmjtil (ilôlur, il est venu do l'autre côté. 

Mamctnanô, adj. de maniai Qui est vis-à-vis. Lat. oppo- 
situs. Tr. qarchouki. Mamutnané ker, les maisons vis-à-vis, 
1 mumulnani ;/ufc, le feu (incendie), vis-à-vis. 

Mamutnô, adj. de ntamùi, plus en usage que la forme 
prée. même signit. Yek mit diklid* le* lé&lceri mamutni, ka 
yltelô andré, (c) une nuit la femme (demeurant) en face de 
lui, le vit qu'il entra en dedans. GM. y ehftxûuv*. Tchaid dût 
yhelétur ki mamutni katûna, ta lênas yek phurid kesindia, 
(c) deux filles allèrent à la tente (dressée) vis-à-vis, et elles se 
moquaient d'une vieille, voy. mai. 

Mandâra, f. Verrou. GM. ixi^xko^ trei^fa, de I'Ital. stanga, 
barre. Cor. Àt. Vol. 1. p. 247. Miv&oûd; yap 5 ôipotv xMU*», 
Phot. \ changé en r. Tchide i mandera, tires le v. Kashtu- 
nnni mandâra, v. en bois. 

Mandjâhi, adj. Tr.^-^ madjar, Hongrois — BchL 

Manoav, mangâ, (As.) Vache. Pers. J{ nl> (made ghav) 
vacca, vache — Gaz. L. Pers. H.gaw, f. a cow, ga,ee, f. a cow, 
H. Pers. *>L» maduy adj. female, (sub.) a female. The Pers* 
words war, a maie, and màdu, a female, are sometimes 
used to distinguish the gender,as nar gao, a bull, mada gao, 
a covv — Yates Introd. p. 9. voy. guruvnù 

Mangâva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, manglô. Demander, 
chercher, mendier. Parmi quelques Nom. ce v. a la signif, 
de kamâma, vouloir, désirer. Ils le prononcent mangaïa, et 
très souvent mangà. H. L£jL> mangna, v. a. to ask for, to 
require, to demand, to beg, to pray, to want, to désire, to 
seek, to will. mang dena, v. a. to borrow for another, to 
ask for, and give. mang lena, v. a. to borrow. mangée, a 
loan, what is borrowed. mungta, a beggar. Campuz. man- 
guelar, a. rogar. Te dadéstar te manghés yek tan, te keràs ker y 
(c) demandes à ton père un terrain, pour bâtir une maison. 
So te kamês, mang mândar, (c) ce que tu veux, demandes 
(-le) à moi. Te djas te manghés la, te na murdarâv tut, (c) 
que tu ailles la demander, afin que je ne te tue pas. E kku- 
laniâ une tchaid, manghéna la. (rh. Nom.) et ma fille la 



— 349 — 

noble, ils la demandent. Mang les, ta kamarakés les, cher* 
ches-le, et tu le trouveras. Mangliâs mo gadjô i tcheni, ndna 
diniôrn la, (c) mon mari demanda la boucle, je ne l'as pas 
donnée. Na mangâ' tut, (Nom.) non ti voglio. Pen les da- 
déske, te manghél man me praléndar, (c) dis-le à (ton) père, 
qu'il me demande, (en mariage) à mes frères. E trinén dikàva 
ko drom, ta manghéna lové, et les trois je vois sur le chemin 
et ils mendient des monnaies. Lénghere tchavé manghéna 
ko drùm> bi-dimialé, ta bi-godialé, leurs enfants mendient 
sur la route, sans pantalons et sans chemise. Manrô man* 
ghéna, ils mendient du pain. Hel. Çiqts6<i>, demander, men- 
dier, Cor. Àt. Vol. 4. p. 157. GM. frmavoç, <|«>poÇfrm;, mendico 
— Som. 

Manghishé, (As.) Désir, amour, voy, mangâva. H. J5C^ 
tnungul, m. health, welfare, pleasure. 

ManghIn, m. Richesses, argent Hel. «Xofrroç. Tr. j* 
manqyr, manghyr et manghour, s. a. Pièce de monnaie 
de cuivre — Bchi. En mongol meungoun, « argent » Essais 
sur l'histoire économique de la Turquie, par M. Belhp. Pa- 
ris 1865. p. 11 — « Mangou, signifie en mongol, argent; ce 
même mot veut dire en Turc c éternel.» Hist. des Mongols. 
D'Ohsson, Vol. 2. p. 333 (note). Penghids o dakâr t ai kher- 
ni isi,ta sar khalids to manghinl (c) dit le roi et elle est (une) 
ftnesse, et comment mangea-t-elle (dissipa) tes richesses ? 
Sostâr nashavghiàs po manghin, ko khdbé ko pibé, (c) car il 
avait perdu son argent, en mangeant (et) en buvant. Kama- 
rakdv tut; farakés man, mo manghin tinrô uvél; te nâst' a* 
rakés man, me, to manghin lava, (c) je te trouverai... si tu 
me trouves, mes richesses sont à toi ; si tu ne me trouves 
pas, moi, je prends tes r. Mo raklô, o manghin tinrô m, ta 
kamkerdv tut djamutrô, (c) mon garçon, les richesses sont 4 
toi, et je te ferai gendre. Sardnta grasténgoro manghin Une, 
(c) ils ont pris les richesses des quarante chevaux (argent 
qu'on a chargé sur 40 chevaux). Ta ladavdâs o manghin ta 
yek pdshardtt anddn les pe keréste ta unilôtar yek baravalé) 
(c. Nom.) et il chargea les richesses (sur les chevaux) et à 
minuit il les apporta à sa maison et il devint un (homme) 
riche. Mo manghin ghelé, (Nom.) mes richesses sont allées 



— 350 — 

=dissipées. La signiiication prim. de ce mot « argent » a 
été oubliée par les Tch., et aujourd'hui, manghin, signifie ri- 
chesses. Hel. wXoutyi ; terme connu de tous les Tch. 

Manghinéskoro, adj. du gén. manghin, au sing. Qui a des 
richesses, grand richard. manghinéskoro rcti y le riche 
seigneur, comp. baravalô. 

Manrô, marnô, marô, mandô, marly', m. Pain. H. yj^ 
marnée, f. paste. jjl» mand, f. rice-water, rice-gruel, starch, 
paste, manda, film, speck (on the eye), a kind of bread. 
mandée, starch (made of rice-flour), muriyana, v. a. to 
paste, moondjiana, adj. starched. murir'oo,a, m. name of a 
grain (Gynosurus Coracanus). Pers. ;V muedu, m. flour. 
Pukkhto, mdnn2,a kind of wild sloe or plum — Bellew's Dict 
1867. Gampuz, manro, pan. Arâttilotar, beshté o trin boriâ 
te khan manrô, (c) il fit nuit, les trois nouvelles mariées 
s'assirent pour manger du pain. Ddde, de man kotôr manré; 
penghiâs léskoro dat, ndnâi mo tchavorô, (ch.) ô père, don- 
nes-moi un peu de pain ; son père dit, il n'y (en) a pas 
mon petit enfant O rikonô lélas manrô, ta tchivélas les andrê 
ki khaning, (c) le chien prenait (du) pain et le jetait dans 
le puits. T o trin pral, khalé manrô, (c) et les trois frères, 
mangèrent du pain. Manger du pain, chez les Orientaux est 
simplement manger, Tr. Etmek yedym, GM. t^l Içaya, j'ai 
mangé. Te des man kha ndi para, te khav mandé, adr. à 
moi par un enfant Zapâri ; donnes-moi quelques paras à 
manger du pain. Tovghiâs kotôr manrô, hhalétar, il mit un 
peu de pain et ils mangèrent. Arâttilotar beshté eraklidsa, 
khalé manrô, (c) il fit nuit, ils se sont assis avec la fille, et 
ils mangèrent du pain. Pdi pilas, marnô khalâs, il but de 
l'eau, ils mangea du pain. Parnô manrô, p. blanc. Manrô 
manghénas, ils demandaient du pain, (mendier,) GM. ^»|xo- 
ftrpa. mendicatrice, <|/w|aoÇï)tô, mendicare — Som. Le manrô, 
prends du p. Shukô marnô, p. sec. An mandô, (Nom.) ap- 
portes du p. De man yek para te lav mandô, (c) donnes-moi, 
un para, pour manger du pain (à en acheter). Ker, te kha$ 
kotôr marô, romnie, (Nom.) fais (prépares), que nous man- 
gions un peu du pain. Khalds o manrô ? (Nom.) a-t-il man- 
gé le pain ? Je n'ai jamais entendu marly, mais pi. Tch. 



— 354 — 

Nom. m'ont assuré, que le terme est en usage chez leurs 
compatriotes de la haute Bulgarie. Mandé est propre aux 
Zapàris. 

Manréskoro, adj. du gén. manrô, au sing. Boulanger. 

Manriglô, m. Gâteau (Tr. ^fjj. beurek), pâte faite avec 
de la farine, du beurre et du miel. Formé de manrô, pain. 
ïmanricanâ, manrknô, et manriclô, n changé en l. — marô, 
Brod, mariklô, Pfannkuchen — Boehtl. Mél. As. Vol. 2. 1. 
livr. p. 32. / Zafûta (n. pr.) piêlas, khâlas khashà ta man- 
riklé, (ch.) Zafùta buvait, mangeait des aliments et des pâ- 
tes ; pr. aux Nom., inconnu à la pi. des Séd. 

Manuklô, m. Tige de la vigne, dénudée de ses feuilles. 
GM. K*4p6oiAov, ceppo di vite— Sora. « das wort klingt mace- 
dowlachish.» Ascoli, Zig. p. 11. 

Manûsh, m. Homme. Skr. mân u s ha, adj. human, n. a 
man, manushya, n. manhood, manliness, humanity; rac. 
man, to think, to reason, mânava, m. a man, man, a 
boy — Zend, mashya, homo, — V. Sade Broeckh. p. 383. H* 
^L» manoos, m. a human being, a man. rnunseroo, m. a 
man. munook,h, m. aman — Prakr. Pâli, manousso, homme: 
Burn. Essai, p. 166. Campuz, manu, m. varon. dakdr 
penélas pe manushénghe, (c) le roi disait à ses hommes. 
Ghelô o manûsh te penél les léske, (c) l'homme alla pour le 
lui dire. Penghids o dakdr, éla (GM. ft«) mo pral, ta ker la 
manûsh, (c) le roi dit, viens mon frère, et fais-la (transfert 
mes-la en) homme. Il s'agit dans ce conte fab., d'une femme 
qui par punition a été métamorphosée en ânesse. Ovoklé ma- 
nûsh ka ker dé o drom, dinidfs) len but lavé, (c) (â) ces hom- 
mes qui firent le chemin, il leur donna beaucoup de mon-» 
naies. Ta tu, manushés les andrél (c) et toi, prends-tu (un) 
homme en dedans ? Ov pushlids, manûsh naklô atàrt (c) \\ 
demanda, un homme a-t-il passé par ici ? But manûsh pelé 
paldl lénde, (ch.) plusieurs h. tombèrent derrière eux (les 
chassèrent). Ta putchénas e mahllàkere manûsh, sôstar 
utcharddn i khanink? (c.Nom.) et les h. du quartier, deman- 
daient, pourquoi as-tu couvert le puits? Penghiâfs) Idkeo 
manûsh, Th. dit à elle. Ta o manûsh penénas, ka isds o ror 
shdi but latchô, et les h. (les gens) disaient que le prêtre 



— 352 — 

était très bon. Pintchardô manûsh, h. connu. Gôrko nuu 
nàshy méchant h. Pengldds e sappénghe, mo manûsh isi, (c) 
il dit aux serpents, il est mon h.=sc'est un h. à moi. Avaklé 
manushéskoro % de cet h. Avaklé manushéndja } avec ces h. 
So manûsh isdn ? quel h. es-tu ? Saré o manûsh, tous les h. 
but o manûsh, la plupart des h. Delà les yek kuradini, 
kerghiâs les pdlin (tcaXtv) manûsh, (c) elle lui donna un souf- 
flet et le fit (transforma) de nouveau homme. 

ManushnI, f. Femme. Skr. mànusht, f. a woman. Mi 
manushni, ma femme. Yek manushni, une f. Ce terme est 
le fem. de l'adj. manushanô, app. à l'homme, manushani, 
manush(a)ni. 

Manushorô, dim. de manûsh. Petit homme. GM. ivOpwxi- 
ftov. Savô manushorô isânt quel h. es-tu ?=quel h. mépri- 
sable ? 

Manushipé, n. abstr. de manûsh. Humanité. Opté tûte 
manushipé nâna terésa,t\x n'as pas d'h. sur toi. Oi penghiâs 
pe manushipnâsa me atchél y (c) elle dit, qu'elle se contente 
de ses manières. Ce mot signifie politesse; il correspond au 
terme GM. iv8pw«la, civilità, cortesia, honestà, buona crean- 
za — Som. Tr. insdn, homme, insaniet, humanité, manière 
d'agir, telle qu'on doit l'attendre de la part des hommes, 
politesse, civilité — BchL 

Mànushicanô, adj. de manûsh. Av&p&mvo;. Pinravghiâs 
yek doldpi (Tr. dolap) ta nikavghids manushicané surâtia, 
(Tr. o^r* souret, forme, figure, portrait, etc. — Bchi) an* 
drâly (c) il ouvrit une armoire, et fit sortir de dedans des 
portraits d'hommes. Dja manushicanés, (adj.) vas propre- 
ment=conduis-toi sagement, GM. aàv àvOpwwoc. 

ManushfarI, f. Assassinat. H. j'j war, a blow, awound, 
seisure, delay, waiting, patience. Lîjlj warna, v. a. to sur^ 
round, to encircle, to go round, offer (in sacrifice, etc.), 
Andpalal ghelétar o gavudné, pende e barénghe, te mukén 
les, but manushfarid kamkerél, (c) ensuite allèrent les villa- 
geois et ils dirent aux grands, si vous le libérez, il fera 
beaucoup d'assassinats. Akaikhiâ ratt manushfari uni/i- 
tar cette nuit un assassinat a été commis (GM. lyw*). Ta 
kon kerghiâs i manushfarid o shubdria (Tr. suvâr) mâtti- 



— 353 — 

tefcir, lu kérdè i maftùshfati, qui a commis (tait) Tas. ? Les 
soldats se aont soûlés, et ont commis l'assassinat. 

Manùsïïèskérk dànT, Les dents de l'hommea±haricots> 
appelés ainsi à cause de leur ressemblance avec les dents 
humaines; terme propre aux Nom, de la haute Bulgarie. 
Djdva té kindv ntanushéskere dant> je Vais acheter des 
haricots. 

Mara > f. Mer. Skr. mira, the océan, Slav. mare, Lat. 
mare. Gelt, mor. Oecv Vol. 2. p. 316. Butg. môre, M. DicL 
Ce terme n'est connu que des Tch. du nord de la Rou- 
piélie, vivant parmi les Bulgares. Le terme usuel est 
devryâl 

Maràva, v. prim. 1. Gl. 1 Gonj. part, mardà. Battre, frap* 
pet. Skr. m r i i, to hurt, to injure, to kiil. — Zend, merec, 
mereàc, necare, interfiGere— V% Sade> Broeckh, p. 384* HeL 
(uifvft|ua, combattre, se battre, en venir aUx mains. H. Ljjl> 
marna, v. a. to smite, beat, drive, push, cast, mar, ruin> 
conquer, crack, destroy, fine, take, set, smother, stamp, 
eting, stop, throW, toss, quench, run. mar, t beating, battle 
a blow. nuira, adj. beaten, slain. marHya^ adj, lean> thin- 
Hel. ji.«p«ivi|x.e^oç. murwana, v. n. to cause to be beaten-— kill* 
marim, maro, mar— Langiîages of the Burma Empire; As* 
Res. Vol. 5. p. 240. Gampufc. marar, a* destruin Mo Makh* 
mùtiy kon marghiâs tut ? (c) mon Mahmoud, qui t*a frappé? 
Mo rashéi rnarghids man, (c) mon maître (d'école) m'a frap* 
pè. OvoHày mardi pes o did djené, (c) là, les deux personnes 
se sont battues. Pushliàs o manùsh> so kamakerén ? fatma- 
rds amén ? (c) l'homme demanda, que ferez-vous ? Nous 
feattrons-nous ? Mar len, latchés latchés, (c) rosses-les, bien, 
bien. Mardva o shastêr, je bats le fer (exprès, d'un for- 
geron). Marghiâs mon m'oghêste, il m'a frappé dans mon 
cœur. Ma mar y ne frappes pas» GM. fM xtuw$;. Avakâ ma* 
nûsh, marghiâs me tchavés, cet homme, a frappé mon en- 
font Sar mulôtar làkoro khulanô, satô divés maréla pes, 
depuis que son seigneur est mort, toute la journée (tous les 
jours, GM. 4V/î|iif>otv) elle se frappe. A starghiâs les s ta marghiâs 
les, (c) il le saisit, et le frappa. Alôtar o Mahmûti ta mare* 
la i vudâr, (c) Mahmoud est venu et frappe à la porte. O* 

39 



— 354 — 

pe kholinàtar marélas pes, (c) lui (a cause) de sa râpe, il se 
frappait. Astardé les o yavêr pral,mardé les, ta pende léske, 
(c) les autres frères le saisirent, le frappèrent, et lui dirent. 
Ghelâ ki vuddr, marghids, (c) il alla h la porte, il frappa. 
Ardttilotar, akand kumarél i kangheri % (o il fait nuit, à 
l'instant (la cloche de) l'église frappera. GM. <ntyiotvTf>ov, sona- 
glio, cioè quella tavola lunga e stretta che usano i Greci 
battere, in lnogo di campana, per convocare la gente alla 
chiesa — Som. Encore aujourd'hui on dit, i Uxlr t elx xtu**, 
l'église frappe. Muklids kntdr ko berô, nashtôtar avrï, alôtar 
polindte {tri mv), rovéla ta marél pes, ta ndnastik arakél les, 
(c) il laissa le navire, il partit dehors (sortit), il vint en ville, 
il pleure (et) il se frappe, et il ne peut pas le trouver. 

Maravàva, v. caus. demnrdna, 1 Cl. 2 Conj. part, marav- 
dô. Faire battre, Maravdôm 1rs sa' latché baré gadjénde, (ch. 
Nom.) je le fis battre chez tous les bons (et) grands étrangers. 

Mardarâva, v. caus. 1 Gl. 4 Conj. part, mardardô (mar~ 
dô-mardva). J'ai rencontré ce verbe dans la même chanson 
dont j'ai donné un vers, dans le v. préc. Elle m'a été répé- 
tée cette fois par un Zapari. Mardardôm les baré gadjénde, 
je le fis battre, chez les grands étrangers. 

Mârghiovava, v. pass. mardô-uvdva. part. mdrghi(ni)lo. 
Etre frappé, en général, avorter. Mdrghiola, il se bat, (avec 
quelqu'un). Mdrdiiitar i roynni, o tchavô isâs molô lakeri 
oghéste, la femme a avorté, l'enfant était mort dans son 
cœur (ventre). Mdrghilitar ta mulitar i romni y la femme 
avorta, et mourut. Me mdrghiliom pandj far, j'ai avorté 
cinq fois. Les avortements parmi les femmes Tch. selon ma 
propre expérience, sont très rares. Lors même qu'ils sur- 
viennent, ils sont l'effet ou de coups accidentels, ou de la 
conduite brutale de leurs maris. Il est donc naturel, que la 
Tchinghianée en disant qu'elle a avorté, dise simplement, 
qu'elle a été frappée. 

Maribé, n. abstr . de mardva. Coup, bataille. Lias po khan- 
rô, pe vasténde, ghelôtar otid to maribé, (c) il prit son épée 
dans ses mains, il y alla, à la bataille. Pinrilotar yavér da- 
kqrésa, maribé, (c) une nouvelle guerre (bataille) s'ouvrit 
(commença) avec un autre roi. 



— 355 — 

Mar!SH>ôs, gér. du v. marâva. Marindôs, marindôs ghelô- 
tar, (c) en frappant, il alla. 

Marnô, voy. manrô. 

Mas, m. Viande, au pi. masâ. Skr. mânsa, n. flesh, â m i- 
s h a, meait, food, any thing eaten with bread. Hel. ty&, GM. 
icpocyayiov. Slav. maso. Bulg: mesô, M. Dict. — Alb. |uc*-i. 
Fleish, von Fleisch (mcwts — Hahn. Alb. Stud. H. mans, n. 
flesh, méat. Slav. miâso, xpteç, Oec. Vol. 2. p. 337. Skr. 
k r a v y a n, n. s. the méat of wild animais, Hel. xpfac, Lat. 
caro. Nànâi parvardô mas, il n'y a pas de viande grasse. 
shah masésa khaliôm, j'ai mangé les choux avec de la v. 
Le mas, prends (achètes) de la v. Tavdô mas, v. bouillie,=: 
bœuf au naturel. Lonàè masâ, v. salées. Avdivés mas khàsa, 
aujourd'hui nous mangeons de la v. (jour gras de l'église). 

Maséskoro, adj. du gén. mas, au sing. App. à la viande, 
boucher, carnosus. Campuz, masesquero, m. carnicero. Alô- 
tar o maséskoro, anghids o pekô mas, (c) vint le boucher, il 
apporta la viande cuite. Maséskoro divês, jour de la viande, 
dans lequel on mange de la v., en opp. au jour maigre. E 
maséskeri romni, la femme du b. E maséskere tchavé, les 
enfants du b. 

Masi, (As.) Viande. Mes, caro, viande, chair — Honig. Vol. 
2. p. 380. voy. mas. 

Màsek, m. Mois. Skr. mas, m. the moon, a month, m &- 
8 a, a month, the twelfth part of the Hindu year. m â s i ka, 
adj. monthly, relating or belonging to a month. Payable in 
a month (adebt, etc.). H. ^,L> mas, m. a month. Slav. mié- 
siatch, (iijv, Oec. Vol. 2. p. 335. Bulg. miésetch', month,moon, 
M. Dict. On voit que le terme Tch. dérive de l'adj. Skr. 
ma si k a, monthly. Haro màsek, ta grand mois, Janvier. 
Tiknô màsek, le petit mois, Février. GM. xout£oçM6«poç, Fé- 
vrier raccourci. Tr. ^'jte^ kûtchukâi, le petit mois — Bchi 
Tous les autres mois ont des dénominations soit Grecques 
soit Turques. Yek màsek, un mois. Nàpalal yek masekéstar 
kamtwâv, après un mois je viendrai. Ka V avH ko eftâ mà- 
sek, màrghiol, {màrghio(ve)l(a), et dès qu'elle arrive au septiè- 
me (sept) mois, elle avorte. Avekà, lêlas i rakli po manrô 
yek ni use k, dûi màsek, (c) ainsi, la fille prenait son pain, 



— 356 — 

(pondant) un m., deux mois. Av (ov) djâlas avélas but màsek, 
(c) il allait, il venait (pendant) plusieurs m. Yek màsek dût 
mdsek bcshtétar, (c) ils restèrent un mois, deux mois. 

Masekéskoro, adj. du gén. mdsek. au sing. App. aumois,le 
salaire d'un m. GM. piviàTt*ov, la mereede che da ogni mese 
lo scolaro al suo maestro. — Som. T. aïhfq 7 paye d'un moi&— 
Bchi. Yek masekéskoro lerdva te lav, j'ai à recevoir les ga- 
ges dïm mois. Trin masekéskere, gages de trois m. Yek 
pdsh masekéskoro, gages d'un demi-m. Khaliâs léslîere rna- 
sekéskere. il a mange (dissipé 1 ses gages mensuels. 

Masak, (As.) Mois, voy. mdsek. l)i masitk nim 9 deux m. 
(et) demi. 

Mashâ, f. Tr. Pei>>. a^L» mâché, vnlg. mâcha, grattoir, 
pelle pour ôter la boue, pincettes — Bchi. Kârin isi i mashâ? 
où est la pincette? voy. ksildvi. 

Maskaré, ind. Entre, au milieu. Skr. m a d y a, middle, 
intermediate, Lat. médius. Hel. pisoç. Skr. madhyatas, 
ind. iïom, or in the middle, centrical, centrically. Slav< 
viezdù, mez, piscov. u4g<m». Oee. Vol. 2. p. 295. Bulg. mezdu, 
ineanwhile, meantime, M. Diet. Maskaré, est au cas loc. 
Maskaré lûke ta mdmjhe, entre toi et moi. Perddl ki katû^ 
nés, maskaré, m mi katuna, (ch. Nom.) de l'autre côté (ittpa) 
parmi les tentes, au milieu, est ma tente. Maskaré amaré 
kerétidar, isi yek khaing, entre nos maisons (de nos mai- 
sons, il y a un puits. Maskaré alôtar, il est venu au milieu 
(in inedio). An maskaré, apportes (-le) au milieu. Pelo 
te sovél o Mahmuti, maskaré e dûi raklid, (c) Mahmoud se 
coucha (ïmaz va xotjx^ôç), entre les deux filles. Maskaré e 
tchutchid,{c) cntvo les mamelles. Pelé lénghe,tovghidsoraklâ 9 
maskaré, o khaurxi, (c) ils se couchèrent, le garçon plaça 
lepée au mîlieu=entre lui et la fille. 

Maskarâl, abl. de maskaré, D'entre. Lat. ex medio, de 
medio. Maskardl isi, homme moyen, ordinaire, GM. c* t*ç 
pi<nj; (TaÇtttç). Maskardl nak, te na perés, passes au milieu, 
{àiA ttjv pian*) pour ne pas tomber. Maskardl amaré kherén- 
dar, (c) du milieu de nos maisons, GM. d*& djv pfaiv y&* 

Maskaredér, adj. comparée pos\rnasfcdr, rna£ftaro,n'existe 



— 357 — 

plus aujourd'hui. On dit généralement maskaritnô, qui est 
au milieu. O yavér o maskaredér pral, penghids, trin far te 
tchivds o kurâs y (c) (Tï. Ly qour'a) l'autre frère,le moyen, dit, 
tirons au sort, trois t'ois. Il s'agit dans ce conte, de trois frè- 
res. Maskaredér, aujourd'hui a une sign. positive. Kerghids 
sar ka penghids i maskaredér rakli, (c) il fît comme avait 
dit la fille moyenne. 

Maskarutnô, maskaritnô, adj. de maskaré. Qui est au 
milieu. Lat. médius. Hel. uicoç. Dja, katâr ko maskarutnô 
drom, vas par le chemin du milieu. Tchindé ta e maskarit** 
néskoro o kherbuzô, (c) ils coupèrent aussi la pastèque filii 
medii=du garçon entre le cadet et l'aîné. Oléskoro bakht 
naklttar, ta e maskaritnéskoro nakli, (c) sa (bonne) fortune a 
passé, et (celle) du garçon moyen a passé. Me tchivél i 
saitta (GM. colUx*) f o maskaritnô, (c) que le (frère) moyen 
jette aussi la flèche. An i maskarutni bori, (c) amènes la 
belle fille, (mariée au garçon moyen) moyenne. 

Mast, (As.) Lait aigri. Tr. Pers. w~- l* mast, lait aigre* 
préparé d'une manière particulière — Bchi, le yoghurt ord. 
de la Turquie, mast khairôm, j'ai mangé du yoghurt. 

Mastér, m. Chef d'une boutique, ou d'une usine. GM. pufc- 
eropuç, maestro, mastro — Som. Slav. mdster 7 , Lat. magister, 

Byz. |AàYi<rrpoç, et (jiayiffTttp, p,at*T«>p (S6sv to avvnô. jAa<rcop-aç), Oec* 

Vol. 2. p. 292. 

Mattô, m. Ivre. Skr. m a d, to be glad, to rejoice, to mad- 
den or intoxicate, literally or figurativelly. Part, m a 1 1 a, 
pleased, glad, delighted, intoxicated, (drunk with liquor). 
H. lïl* mata, drunk, intoxicated. matna, v. n. to be intoxi- 
cated. maduk, adj. intoxicating. Skr. mâdaka. H. o* 
vuitt, adj. intoxicated, drunk. H. matwdld, adj. intoxicated, 
a drunkard — Yates Introd. p. 243. Pers. mast, drunk. id. p. 
61. Hel. (la-rfa, fxaTÉu, vanité, sottise, folie. Ghelô mattô pe 
keréste, (c) il alla ivre à sa maison. Sarô divés mattô isi, tous 
les jours il est ivre. Ta léskoro o pral mattô isds y (c. Nom*) 
et son frère était ivre. 

Mattô korô, adj. comp. Belle expression qui désigne 
l'ivresse brutale, lit. ivre aveugle, ivre mort. Ka dikéla lés~ 
keri romni, ka isi mattô korô, (c) dès que son épouse vit# 



— 3Ô8 — 

qu'il était aveuglé par l'ivresse. Yek mâsrk, dûi mâ$ek,mattê 
korê djdnas avenus, (c) (pendant) un mois, deux mois, ils al- 
laient, ils venaient ivres morts. 

Matïô mâmini, adj. Complètement ivre, voy. katdr mônio. 

Mattô GAïKiLTsnr, adj. pr. aux Nom. ; même signif. que 

le préc. Tr. , ^^v- serkhosh, ivre — Bchi. Souvent les Nom. 

disent, yaryushi, ivre. Campuz, mutagarnô, adj. borracho, 

tomado del vîno, matô, borracho. 

Matticanô, adj. de mattô. même signif. que yekpdsh 
mattô, à demi-ivre, soùlé. Hel. r t pL\p.tHit. opp. mattô koro. 
Pr. aux Sôd. qui ignorent le mattô mâmini, et mattô gar- 
gushi des Nom. raklô lias pes matticanés (adv.)>ghelâ péske 
ko Ifter, (c) le garçon s'en alla en ivrogne, (et) partit pour sa 
maison. Sur matticanô djas, tu vas (marches) comme un 
ivr. So matticanô manùslt isân ? ta but dukàsa i mol, quel 
homme ivrogne es-tu ? et tu aimes l)eaucoup le vin. 

Mattindôs, gér. irrég. Kn état d'ivresse Ukhkiné o dûi 
djené* mattindôs, koriandôs y (c) les deux personnes se levè- 
rent, en état d'ivresse et d'aveuglement. Je n'ai jamais en- 
tendu mattindôs, qu uni au koriandôs. 

Mattipé, il. abstr. de mattô. Ivresse. Djin abôr mattipé 
terélas, ta nasti tërghiolas (t<>rghio(ve)las) pe pinrénde, il 
avait tant d'iv. (était tellement ivre) qu'il ne pouvait pas se 
tenir sur ses pieds. 

Mâttiovava, v. pas. mattô-umva* part. mâtti{nî)lo. Deve- 
nir ivre, s'enivrer. Khuyazde (GM. ^ouyiàÇw) e duyenéskoro, 
dinô les yek, adjâi yek, mâtlilotar, (c) on appela le bouti- 
quier, on lui donna un (verre), encore un, il s'enivra. But 
mâltol 9 (Nom.) {mâtt(i)o{ve)l(a< il s'enivre beaucoup=sou- 
vent. Me, piliôm, ta mâttiliom, moi, j'ai bu, et je suis devenu 
ivre. Siyô niâttiol, il se soûle vite. Katar ki but mol, màt- 
tilotar, à cause de tant de vin, il est devenu ivre. Mâttilo 
pelô oprè ko sherân, (c. Nom.) il s'enivra (et) tomba sur 
l'oreiller. 

Mattioibé, n. abstr. de mâttiovava. Ivresse. Naklô e ra- 
kléxknro o nmltioibe, (c) l'ivr. du garçon passa. But mat- 
tioibé terêla, il a beaucoup d'ivresse. 

Mattiakàva, v. caus. 1 Cl. \ Conj.part. mattiardô. Rendre 



— 359 — 

ivre. Ov penghids, araklè man dûi baré khorakhdi, ta mat- 
tiardé man, (c) il dit, deux grands Turcs m'ont trouvé 
(rencontré), et ils m'enivrèrent. Ta ovokhid ratt dikénas te 
mattiarén, ta te murdarén e romés, (c. Nom.) et dans cette 
nuit là, ils voyaient (tachaient) d'enivrer et d'assassiner le 
Tchinghiané. Den les moU ta mattiarén les, (c) donnez-lui 
du vin, et rendez-le ivre. MalHarél e roklés, tovél les y eh 
fchalidte, (c) (Tr. JLâ khalî) elle enivre le garçon, (et) le met 
sur un tapis. 

Màtgha, (As.) Poisson, voy. matchô. 

Màtghka, f. Chatte. Val. mute hia, felis — Voc. Daco-Rom. 
Àlexi, p. 237. Campuz. machicô, machicai, f. ga<o, gfita. 
Terme inconnu aux Tch. des environs de Constantinople. 
En usage parmi les Tch. du Danube. 

Matchô, m. Poisson. Skr. m a t s y a, m a t c h t'e h, m. 
a fish in gênerai, rac. mad i, to be pleased, GM. tyipiov, 
Hel. tyov, mets, assaisonnement, poisson, le mets par excel- 
lence. H. much,ch,h, m. much,ch,ee, a fish — Pukkhto. mdhai, 
fish — Bellew's Dict. 4867. Pers. ^L* mahee,(. a fish. Much*- 
hee, piscis — Honig. Vol. 2. p. 408. Burm. mootsae, fish. 
As. Res. Vol. 5, p. 238. Campuz, mâché, m. pez, machadô, 
m. pescador. matchéngoro, anghiâs matché, ta kândini- 
letar, le marchand de poisson, apporta des poissons, et ils 
sont devenus puants. Kindva matché, Rachète du poisson 
(pi.). Teréla matchô ? a-t-il du p.? Londé matché, p. salés. 
Tchidesa sarinén e terrien, sar matchô, andré ko plemâti 
(GM. ir*t|jwtTt, Hel. *Myp«, rete — Som.) (ch. am.) tu tires (at- 
tires) les jeunes (gens),jcomme le poisson, dans le filet. 

Matchorô, m. dim. de matchô. Khurdé matchorénghe Ion 
tchivéla, (ch.) il jette du sel aux petits poissons. 

Matchéngoro, adj. du gén. matchô, au pi. App. au pois- 
son, pêcheur, marchand de poisson. Gheliân ko matchén- 
goro*! es-tu allé au m. do p.? Alétar ovotid matchénghere, 
nikavdé o baré ta beshté, (c) des pécheurs y vinrent, ils 
firent sortir les bateaux (à terre) et ils s'assirent. Ematchén- 
ghere, buké nikavénas, (c) les pécheurs, faisaient sortir les 
entrailles (des poissons). 

Me, pron, pers. voy. Gram. p. 66. 



— 360 — 

Mnivè, (As.) Fruit H, Pers. **> mew% fruit metou-ctof, 

fruit bearing, fruitful. meiva, fructus-^Honig* Vot 2. p. 

392> voyv porik des Tch. Roum. 

Medjende, (As.) Vie, Angl. life. Prob. me djende, ma vie 

durant, t* t* £«* \lqv. 

Meki, (As) pron. pers. Mien, Angt my, mine» mekesti^ 
meki esti. il est mien, à moi, meus est 

Mel, L Salissure. Skr. ma l a, adj. dirty, miserly, niggarri- 
ly, s. excrétion of the body, as sérum, semen, biood, mar- 
row, urine, faeces, earwax, nails, phlegm, tears, rheum,and 
sweat, dirt, filth, dreg, sédiment H. J> mul, m. dirt, excré- 
ment, muel 7 m. dirt, rust, scum, maila, adj. dirty, defiled, 
umuly adj. bright, clean (Skr. a, priv. and m a 1 a, filth, dirt) 
But melid, beaucoup de s. Katar ki but niel nânasti térghio» 
vav, à cause de tant de s. je ne peux pas rester (me tenir)» 

Meliarâva, v. caus. 1 Gl. 5 Gonj. part meliardô. Salir. 
Ma melidr te yismata, ne salis pas tes habits. Melarghidn 
sanidid (GM. tavtôia, Hel. <ravU) tu as sali les planches. 

Melalô, adj. de niel Sale. Skr» m al in a, adj. dirty, 
filthy, foui. H. ^* muleen, adj» filthy, vexed, indisposed, 
muelu, adj. dirty. Cet adj. est de formation Tch. Melalô pani, 
eau sale. Te vast isi but melalé, tes mains sont très s. melalô 
manûsh tsdn, tu es un homme s. tchavô isi melalô, l'en-» 
fant esl sale. v 

MelAliovava, v. pass. melilô-uvàva> part melàli{ni)lo> 
Devenir sale, se salir. GM. Xtpcovoftat, xa*civo[iai, insporcarsi 
— Som. Melâliletar me yismata e tchikâsa, mes habits se 
sont souillés avec de la boue. 

Melalipé, n. abstr. de melalô. Saleté. Na dikêla po me- 
lalipè, (c) il ne voit pas sa s. Terme rare, on se sert ordin. 
du mel, 

Memkor, (As.) Mamelle, Angl. breast ?Pers. **> même, 
mamelle — Bchi. 

Mena, (As.) Pain, voy. manrô. Pers. J^ nan, bread, a 
loaf — Yates Introd. p. 250. Je suis porté à croire que ce 
terme dérive de l'H. «*JL> mand, f. rice-water, gruel, starch, 
paste, d final rejeté. 

Men, min, f. Nuque. Hel. Mov, étym. obscure. H. mooiît\ 



— 361 — 

the head. moue!, ha, the shoulder, a hump, a footstool. Tchà- 
lâv ti men, (Nom.) frappes sur ia n, / men dukdla man, la 
n. me fait mal. Limas les e menéste, il l'a frappe sur la n. 
Le Tch. aurait du dire « meniâte. Opré mmiàte s fodôtn 
(pour toddàm) e tchavés, {Nom.) j'ai mis l'enfant sur (ma) n, 
Trâishko (n. pr.) lias len pe miniâte, ghdghiâs len andré ko 
mahallcu, (c) Tràïshko les prit (les marchandises) sur sa riv 
et les porta dans le quartier. 

Merâva, v. prim. 1 CL 1 Gonj. part, merdd, mulo, moîô* 
Mourir. Skr. m r i, to die— Zend, mère, mori. V* Sade, 
Broeckh. p. 384. H. U^ murna, v* n. to die, to expire, to 
cease. UU^> moorjana, v. n. to die> moorj } hana^ v v n. to 
wither, to fade, to pine, to droop. murryui, adj, (from mar- 
na) lean, emaciated, much reduced by sickness. Lat morû 
Slav* urnyrdm. HeL p.«p*îv», faner, flètrir,il se dit aussi de la 
mort des plantes. GM. fx*pavTÇi⣫, \k<t$<vffiit(*, languir, sécher 
d'ennui. Gor, AL Vol.5. p.188, dakdr mulôtar, le roi (Sultan) 
est m. Sar mulétar lâkoro tchavô,sar' rovéla, depuis la m. de 
son enfant, elle pleure continuellement Ah Delfino (n. pr.) 
ti daiort kamamerél,te meréla, me merél, (ch. Nom.) ah Delfi- 
no (rép.), ta petite mère mourra, si elle meurt, qu'elle meure, 
Kamamerâv, ta me te djav, t' atchén tûke me tanoré, (ch. 
am.) je mourrai, et que j'aille, que mes endroits (possessions) 
restent à toi. Te merén me grdi (Nom.) que mes chevaux 
crèvent. Te merél mi guruvni, que ma vache crève ; par des 
pareilles expressions usitées par les Ghr. et Mus., on invo- 
.que une telle punition, pour attester ce qu'on exprime* Pen~ 
gfiiàs ov, so te kerâv, pen mânghe, sostàr kamerdv, (c) il dit, 
que faire ? dis-moi, car (autrement) je mourrai. Te tchindv 
la i djandjir, latchés, te na tchinâv la, merâva, (c) si je la 
coupe, la chaine, bien (pour moi), si je ne la coupe pas, je 
meurs, Te merâva, o vesh o bur f atchén tûte, (Nom.) si je 
meurs, que toutes les montagnes soient à toi=lit. restf3iit à 
toi. Me djal kôrkoro, me merél, (c) qu'il s'en aille seul, qu'il 
meure. Dans ce conte, les voleurs, ayant surpris un jeune 
homme, n'ont pas voulu le tuer, mais l'abandonnèrent dans 
la forêt 

Merdô, part, du v. merâva. Mort, malade. Skr. m r i t a, 

40 



— 362 — 

adj. dead, expired, extinct, dcfunct. Hel. ppo-riç, fy-êpoToç 
d|A-êpo<rf« — Alb. Bpaç-ich tôdte — Hahn. Alb. Stud. Pers. **y 
moordu, adj. dead, n. a corpsc. Ce part, d'un usage rare, 
est le GM. p,«pavT(ia9p£vo{, tombé en marasme, p.ap«vTÇt«Ç», 
ammoseire, fiaccare — Som. L'Aor. merghiâs, Séd. merdâè, 
Nom, est inusité ; on dit muliâs. Campuz, merdô, enfermo, 
merdipen, f. enfermidad. Merdô isôm, je suis faible. But dt- 
veséndar merdô isds, depuis pi. jours il est malade. 

Meribé, n. abstr. du v.merdva, Mort. H. <l>j> mirt,f. death 
— Campuz, moribén, f. muerte. Léskoro meribé pashé is{> 
sa m. est près. Te khokhavâu tut, to meribé te penés leska- 
tdr m, ic) si je te gagnes (au jeu), que tu dises d'où est ta 
m.=tu es libre de choisir la manière de mourir. Mo raklô 
to meripé kâtar isff (c) mon garçon, choisis la manière de 
mourir. Trin prald airdirdds (Tr. <J}*jt} âïrmaq) amén o 
meribé, (ch. Nom.) la m. a séparé, nous, les trois frères. O 
meribé palâl djdla, o khôdja angdl (pour angldl) djdla, (ch. 
Nom.) la mort (le cadavre) va par derrière, le khodja va par 
devant. Opré ko meribé isi, (c) il est à l'article de la mort 
=sur la mort. 

Meri, muré, (As.) Mort, voy. meribé. 

Merti, (As.) merdô des Tch. Roum. 

Meru, (As.) Homme. H. Pers. j? meer, a chief, leader, a 
tittle by which Sueyids are called. voy. manûsh. 

Merdjânos, m. Pers. jl^/ murdjan, m. Corail, merdjan 
balyghy, dorade (poisson) — Bchi. 

Mermôri, m. Tombeau. GM. fjtvYj|jiouptov, tombeau, Hel. 
^v^a, (JLV7)[/.àTiov. Djan ghrandén léskoro mermôri, (c. Nom.) 
allez, creusez sa tombe. Pendds léskeri romni, tovdô les ko 
tabûti (Tr. o^Lï tdbout) gheldô les ko mermôri, (c. Nom.) 
sa femme dit, on le mit dans le cercueil, on le porta au 
tombeau. Tovdé e mules andré ko mermôri, ils ont mis le 
mort dans le t., terme bien connu de tous les Tch. Tr. we- 
zar, tombeau — Val. mormentu, sepulchrum — Voc. Daco- 
Rom. Alexi p. 225. 

MesAli, f. Essuie-main, serviette. H. Pers. mez, f. table. 
Slav. mr/sa, Lat. mensa, |AY)v<T(ùpiov, mvaÇ, BuCavrtvol — rnv $è xpi- 

«eÇav, jj^vaav, tt,; Iv ploy 6é<i£w; evensv (Plut. Syiïlp. VIII). Oec. 



— 363 — 

Vol. 2. p. 301. Ta iElif (n. pr.) lias i mesâti, tekosél pes, (c) 
et Elif prit, l'es-m. pour s'essuyer. An i rnesâli te kosâv mo 
mûi, apportes l'es.-m. pour essuyer ma figure. I mesdli ist 
mêlait, l'es.-m. est sale. Paravdi mesâli, es.-m. déchiré. — 
Gampuz, mènsallé, f. mesa, table lisa de madera. 

Mêshin, mezin, (As.) Cuir. Angl. leather. Tr. ^^r** meshim 
s. cuir de mouton — Bchi. H. »j^* mozu, a stocking, boot, 
meshee, f. a kind of leather, shamois. 

Métla, f. Balai. Bulg. metlâ, broom, M. Dict. An i métla 
te shulavés o ker, apportes le b. pour balayer la maison. 

Mevûsh, (As.) Raisins secs. H. P. ji>* muwez f m. a raisin, 
vpy. tchamik, des Tch. Roum. 

Méro, Ya keràva, ya merâva (Tr. ^ ya), ya khéro ya 
méro, (Nom. Zap.) dicton usuel, ou je fais, ou je meurs ; 
ou âne, ou homme ; ces derniers mots que les Zapârispron. 
sans en savoir la signif, me paraissent être des corrupt. du 
tçlier, âne, et de l'H. Pers. ^ meer, a chief, homme. Comp. 
GM. aXoyo^pwr*, mangeuse de chevaux. Hei. £Xoyoçà«xav<Mt, 
parlant sans raison. Angl. beef-eater, du Fr. buffetier. 

Méya, pron. Et moi, Hel. fr^Y*» La*- egomet, formé de 
me> ego, et ^, and. Te na des les, méya djav mânghe, (c) si 
tu ne le donnes pas, moi aussi je m'en vais. Méya kamavàv, 
moi aussi je viendrai. Méya tûsa kamavâv, (c) et moi je 
viendrai avec toi. Méya kalé dromorénde te djav mànghe ? 
(ch. Nom.) et moi, dans quels chemins (dim.) irais-je? Ta 
méya e baréndja, (c) et moi aussi avec les grands. Ta méya 
tûke, (c) et moi pour toi. Méya dadés ta pralén terâva, (c) 
moi aussi j'ai (un) père et (des) frères. Méya tinri isôm, (c) 
moi aussi je suis à toi. Ta méya khaliôm ta piliôm, (c) et 
moi aussi j'ai mangé, et j'ai bu. 

MiLU, voy. p. 79. Mille. Kon te avél, tûke putchéna, ghe- 
diné pes mllia djené, (ch. Nom.) quiconque vient il te de- 
mande (cherche), mille personnes se sont rassemblées (pour 
te voir). 

Mintch, mindj, f. Pudendum muliebre. Skr. m i k h, to 
mix, to mingle, or join, m i h, to sprinkle, to shed. Effun- 
der<% praesertim mingere — Wg. Pour éclaircir l'étym. de ce 
mot qui me parait un dérivé de m i k h, je cite de la langue 



— 3154 — 
lie!. f/.5Uet, icATîTiaÇei, Hesyeh. — Eust. Odys. t', 1885. pu»» 

ilé'/br, iizi [x.i£eu; où gejxvïv;. — Théocr. Mu»àç iq icopvq, PhotillS* 

Cor. AL Vol. 5. p. 22-1. Te khttn vue windjàkeri djar, te pe- 
%vl tumavê thcndêmjhevi far, (Imprée. Nom.) que vous man- 
giez les poils de mon pud., (et) que la gencive de vos dents 
tombe. Mitrailla pi mimlj, elle met au propre son pud» i? 
•mindjdkeri balvdl, le veut du p.; aux femmes qui urinent. 
Pi uùndj kalori isi, pwravdi isi^ (eh. Nom.) son pud. est 
noirâtre et fendu. 

MiNDJonf, f. dim. du prée. Petit pud. m. Opre ko vordôn 
parue mimljorid, but shukdr balamorid, (eh. Zap.) sur la 
voiture il y a des petits pud. m. r (de) très jolies femm. Grecq» 

Mindjk dàya, v. comp. 2 CL 4 Conj. part, mindjê dinâ r 
Cohabiter. l)ardmlotar y nânu diètids la mmdjè, (c) il s'ef- 
fraya, il ne cohabita pas avec elle. Ihiint mindjê, cohabiter,, 
lit. je donne, frappe snr te pud. m.. Diniôm léskeri daià» 
mindjê* j'ai e. avec sa mère, Romnïd teiï>&t$,ta djdsas te des 
yaeeré mindjéY (c) tu avais (une) épouse-, et tu allais c. avec 
d'autres femmes? Sôntar dïnidn me daid mindjê Ï (c) pour- 
quoi as-tu c. avec ma mère? Mhidjê dinie, voc. voy. dans 
la grain, la 4me Conj. de la 2de Glas, des verbes, p. 87. 

Min, voy. men. 

Minriclo, m. Chapelet, joyau, presque toujours au pL 
Skr. m à n'i k y a, n. a ruby (m a ni, a gem.) m â n'a vaka^ 
a necklace of twenty strings. m <\ n'i k à, a weight of eight 
I ) alas. H. ^£JL» nianik, m. a kind of gem. ruby. Hel. fiàvvoç. 
Lat. monde — Bopp, Clos. Skr. Romnie starén khurdé min- 
rikléncjhe > uliniân e teniêskeri lubni, ta ndna ladjdsa, (c) & 
femme, pour quatre petits joyaux, tu es devenue ta prosti- 
tuée du monde, et tu n'as pas honte. Me mirtriclé nashav- 
ghimn /en, j'ai perdu mon chapelet. Minriclé tovghiâspeko^ 
ridte, (c) elle a mis un ch. à son cou ; les ornements portés 
par les négresses. khorakhâi asturêna barê mrnrïclé, les 
Turcs tiennent (portent) de grands ch. Ce terme est quel- 
quefois usité pour la prunelle de l'œil. Campuz, mericlén* 
m. coral. 

Minrô, pron. pers. Mien. voy. Gram. p. 69. 

Misirka, f. Poule d'Inde, dinde. Bulg. mi$irk\ maie Tur- 



— 365 — 

key — rka, f. Turkey (fowl) M. Dict. Tr. hind taughu. GM. 
tpvtOa jAKnpiiTtxtj, fpcrfxQiLùxtct, pollastro d'India — Som.^r* 1 mysr, 
myçy r > Egypte— Bchi. 

Mishàkos, mushâkos, m. Skr. m û s h i k a, f. a rat, a mou- 
se f m û s h a k a, a mouse, a rat, a thief (rac. m û s h, furari 
— Wg.) H. moosna, to pilfer, to steal. Hel. \&$ y [iufcxoç. Slav. 
mish, Arm. moag — Hamlin. Bulg. m'ishka, mouse. M. Dict. 

Mishtô, mistô, adj. Bon, agréable. Skr. mi s h t'a. sprin- 
kled, wetted, sweet, sugary. Pott, Vol. 2. p. 464. On n'entend 
rarement cet adj. que dans les formes suivantes, traduites 
du Grec et du Turc ; xa>û; faôeç, Tr. khosh gheldy'n, sois le 
bien venu. Campuz, mistô, m. bien, mestepf, f. libertad. Misf 
alidn, sois le bien venu. misV avildn, Nom. Mistô f avés, 
que ton arrivée soit heureuse. GM. xaXôç va &(hpç, xaX&c fyô«- 
t«, xaXfiç épfocT*, ben venuto vo. signoria — Soin. T avisa, ka- 
mapenàv tûke, misf alidn, à ton arrivée, je te dirais, sois le 
bien venu. phurô penghiàs léske, mis? aliân mo raklô, (c) 
le vieillard lui dit, sois le b. v. mon garçon. Avakhid butiâ- 
tar ndn' isôm mistô, je ne suis pas content de cette affaire. 
Ndnai mistô, il n'est pas bon. 

Mo, pron. pos. mi, f. Mien. voy. Gram. p. 69. Me penid- 
koro tchavô, l'enfant de ma sœur. Mijam, mon souhait. 
Me jamiâsa dja, vas avec mon souhait. Me dadéstar, (abl.) 
de mon père. Me pralés, mon frère. Me tchavéndja, avec 
mes enfants. Me yakd, mes yeux. Me pinré, mes pieds. Me 
puviâte, (c) sur ma terre, (propriété). Me sunnéste, (c) dans 
mon songe. Mo ternipé, ma jeunesse. Me djangâ, mes ge- 
noux. Me yismalénghe, (c) pour mes habits. Me vasténde y 
(c) dans mes mains. Mi katûna, ma tente. 

Mo, pron. pos. ind., toujours au cas voc. Les Séd. s'en 
servent rarement, en revanche il est constamment dans la 
bouche des Nom. qui souvent pron. mu; ddlemu, ô ma mère. 
So kerdân khulanie mo Fâtma? (n. pr.) (c. Nom.) qu'as-tu 
fait ô ma dame Fâtma? Kaléya mo, ô mon nègre. Tabarddn 
man, Ali (n. pr.) mo, (ch. Nom.) tu m'as brûlé (d'amour), ô 
mon Ali. So kerddn mo? (Nom.) qu'as-tu fait, ô mien (pa- 
rent)? Dikh tchdi mo, (ch.) régardes ô ma fille. So te kerds 
khuldya mo ? (ch. Nom.) que ferons-nous ô mon seigneur? 



— 3JJ6 — 

fso th'nn lurmm, >»o, nndré ki tchêr<ju c ! (c) pourquoi vons 
battez-vous, o miens, dans la tente? Dja khulunie mo, (ch. 
Nom.) vas, o ma daim 1 . Mo, so sunni isdnf ô mienne (ô mon 
t'poiise) comme tu es déliée (maigre). Amen ndn T isâmas,da- 
knv mo, (e) ce n'était pas nous, ô mon roi. Bar te mo, 6 
ma fiancée, Dévia mo, ô mou Dieu. Tchiriklô mo, ô mon 
oiseau. 

Mou, (As.) Face, figure. IL mook,h, the mouth, the face, 
vov. miïi. 

Mol, f. au pi. molid, Vin. Skr. m ad h u, adj. sweet, lite- 
rally or liguratiwly, n. spirituous liquor, honey, sweetness 
in flavour. Purs. mol, potus iuebrians, vinum. GM. piftu, (x&t, 
mutato 8 vel & in X, Lat. mel, mollis. Slav. med, Anglo-Sax. 
medu. medo — Bopp, Glos. Skr. H u mud, m. wine, spirits. 
Pers J^> mooL wine. Bulg. vino, wine. M. Dict. met, honey. 
id.— Slav. med\ \t.i\\ — Oec. Vol. 2. p. 295. Mol, me parait 
emprunté directement de la langue Persane. Campuz, mol, 
m. vino. Moléti, vin — Vail. p. 3139. Kali mol, na parni, du 
vin noir (rouge), (et) pas blanc. Deshê bershéngoro mol, vin 
de dix ans. A mari mol shutli isi, notre vin est aigre. Shût- 
lilitar i mol, le vin est devenu aigre. Kutludjdkere sudré 
Molid, (eh. Nom.) les vins Irais de Kutludja (village en Rou- 
mélie). Ta e ralrfién loodê, te den len mol, (c) et ils ont mis 
(forcé) les filles, à leur donner du vin. i" bori delà i mol, 
(eh. Noni.ï la mariée donne le vin (verse). Ghelé andré, ar- 
chevdé (GM. àp^s-iw) te den les mol, mâttilolar, (c) ils allèrent 
dedans, ils commencèrent à lui donner du vin, il s'enivra. 
O tcharô pendds, te djas te pids mol, (c. Zap.) l'enfant dit, 
allons buvons du vin. 

Molohï, f. dim. de mol, GM. xpaaaxt, vinuccio, vino pic- 
colo, et un poco di vino — Som. De man yek molori, don- 
nes-moi un (verre de) vin=un peu de vin. 

Moliâkoro, moliknooro, adj. du gén. mol, au sing. et au 
pi. App. au vin. Qui fait ou qui vend du vin. Molidkoro, 
moliénrjoro duyêni, boutique où on vend des vins. GM. xpa- 

aou.àya£ov, jtpaaàStîtov. 

Molisarâva, moliskeràva, v. étrang. part, molisardôjno- 
liskerdô. Slav. mulitï,umv* 9 Uopou, 3u7çapû. Oec. Vol. 2. p. 344- 



— 367 — 

* 

tnoliskeràva est un v» comp. app* à la 2 Ci. 1 Conj> Bulg. 
moliu, v. a. to pray, to beseech, entreat, supplicate, implore, 
M. Dict. Ces deux verbes so nt très bien connus de tous, et 
constamment dans leur bouche. Quelques-uns se servent 
du v. GM. iwcp**aXû. Mnlisardv tut, je te prie, Aor. molisar- 
ghiôm, Séd. molisardôm, Nom. / romni woliskerél les, ta 
pendâs léske, (c. Nom.) la femme le prie, et dit à lui. 

MoM,f. Cire. H. Pers. *y mom, m. wax. mom buttée, f. 
a wax candie, momee, waxen. I latchi mom, avéta katdr ki 
Edriné, la bonne c, vient d'Andrinople. Tr. **j*\ edirné. 
Andrinople — Bchi. Dûi ghroshénghe mom kinghiôm, j'ai 
acheté de la cire pour deux piastres=de la valeur de. 

Momelè, MuMEiJ,f. Cierge, usité dans les églises. Ce terme 
me paraît l'adj. de mom* Hel. **ptvoç. Lat. cereus ; souvent 
usité pour mom. Campuz. mermellin, m. antorcha. Oté ka 
djâlas o raklô, dikéla yek kxer 9 lélas pes i momeli, alô andré 
ko kxer, (c) là, où le garçon allait, il voit une maison, le 
cierge l'attira (lit. le prit),il alla dans la maison. Dui mome- 
lia tdbionas (tdbio(vé)nas), (c) deux c. brûlaient. 

Momelè, Aiguillon, instrument en bois avec un bout on 
nettoie le soc de la charrue, avec l'autre bout on pique les 
bœufs ; ainsi appelé à cause de sa ressemblance à un cierge: 
usité par les Nom. de la haute Bulgarie. Banghiardéskeri 
momeli, ka pinravéla i tchik katdr ko banghiardô, déf. 
d'un Nom. cierge de la charrue, qui détache la boue de la 
charrue. 

Momeliéngoro, adj. du gén. momeli, au pi. Qui fait ou 
vend des cierges. Ka kerêla momelid, déf. d'un Tch., qui 
fait des cierges. 

Mortî, f. Cuir, peau. Skr. mûrti, f. matter, substance, 
solidity, the body, figure, form, body in gênerai ; souvent 
appliqué aux cuirs avant le tannage. Arm. morte, cuir — 
Hamlin. A ménrdno rdno ti bdgnia djdsa, ta nangherds amên, 
nikavds amaré mortid, ta uvdsa manûsh, (c) de très bonus 
heure, nous allons au bain, et nous nous mettons à nu, nous 
ôtons nos peaux, et nous devenons hommes. Dans ce conte 
fabuleux, on raconte l'histoire de quarante jolies femmes, 
transformées en chattes. Ka isdn andré ki bdgnia, te les o 



— 368 — 

mortià te tchuvês (pour tchivés) len andrê ki yak, (c) lorsque 
nous sommes dans le bain, prends les peaux et jettes-les 
dans le feu. Kandtnê mortià, cuirs puants. 

Mortiàkoro, adj* du gén. morti, au sing. Qui vend des 
cuirs, App. au cuir. Terdvas yek mortiâkeri kisi, j'avais une 
bourse de cuir. KamadéV 'mén i khan i mortidngheri, (c) la 
puanteur des cuirs nous frappera. / kan i mortidngheri, est 
une belle expression. En Grec, i ba^in -h Scp^à-rivo*, n'est pas 
la traduction fidèle du texte Tch., qui dit, la puanteur d'un 
grand nombre de cuirs, car mortidngheri est au pL et en 
même temps, est adj. 

Moskôv, moskôf, (As.) Russe, voy. moskôvis. 

Moskôvis, m. Russe. Tr.^^k^ mosqov, Moscovie, Russie, 
peuple Russe, Moscovite, mosqovlu, adj. Russe, Moscovite 
— Bchi. Il n'y a pas long temps que tous les Grecs de Rou- 
mélie appelaient les Russes, m<5<t>co6oi, et Mo<ucoéta, la Russie. 

Mûi, m. au pi. muid. Bouche, figure, orifice. Skr. mu- 
le h a, adj. first, initial, chief, prééminent, principal, n. the 
mouth, the face, the entrance to a house. H. *& mookji. m. 
the mouth, the face, rnoon'h, mouth, face, countenance, 
présence, orifice, respect, complaisance, power, fitness, 
qualification, ability. GM. ^ouÇa, {xouvT^a, (jlout^ouvov, faccia, 
viso — Som. Fr. museau. mu, moonh, os, bouche — Honig. 
Vol. 2. p. 404. Campuz, muy, f. lengua — mooie, mouth — 
Simson, p. 332. Me, te rakléskere môstar lav lâv a, (c) moi, 
je prends un mot de la bouche de ton garçon=je le ferai 
parler. Nikdv ti tchutchi, ta tov la léskoro môste, (c) fais 
sortir ta mamelle, et mets-la dans sa bouche. Baré-môsko- 
ro, qui a une grande b. Barê-môsken, f.. Pinravghids po 
mûi ta délas les, (c) il a ouvert sa b. et il l'injuriait, (donnait). 
Dinids les ko mûi ta tchôrdilotar ratt, il l'a frappé sur la b. 
et du sang a coulé. Ta o trin pral yéke môste yéke godidte, 
(ch.) et les trois frères avec une b., avec une opinion, lv £vl 
arijxaTi, h |u$ yvcofAip. Banghé-môskoro, qui a la bouche de 
travers. Kalé-moskeréya, voc. ô toi qui a la figure noire. 
Kalé-moskerie, f. Pe môste, dans sa b. t Figure.» Mardâs les 
andré ko mûi, il a frrappé sur (dans) la figure. Adjdi na 
diklôm len to mût, (c) je ne les ai pas vu encore en face. 



— 369 — 

Ukhkinà le tovél po mai, (c) il se leva pour laver sa face. 
Melalô mûi, f. mal-propre. In diklâs man andré ko mùi 
(c. Nom.) il ne m'a pas regardé en face. Nikavghiâs pe môs- 
tar o duvâki, (c) elle ôta de sa f. le voile. Tr. douvak, voile 
que met la nouvelle mariée quand on la reconduit chez son 
mari — Bchi. Pukkhto. makh> face, makhâmakh, adv. face to 
face, opposite — Bellew's Dict. 4867. t Orifice.» voy. khendû 
Muyàl, adv. abl. de mùi. comp. mamûi, mamuyâL Skr, 
mukhatas, ind. from the mouth. Peliôin muyâl, je suis 
tombé sur la face, de face, iicb t& icpiawwov, GM. icfaTopa, {M- 

•Ttipta) xifjLDT» (cm-jAUTot) i(ticp^piuT9c, (XTtpoujxuTa, (l(iiicp&( (iiita) boc- 

cone, con la faccia giù verso terra — Som. Hel. itpwJftv, en 
tombant la tête la première. Per muyàl, tombes sur (ta) face. 
Muyal pelôtar o tchavô, (c) l'enfant est tombé sur (sa) face. 

Môskoro, adj. du gén. rmii, au sing. App. à la bouche, 
compte. GM. V>y«ptaa|iL&ç, compte, de \6yo^. Dja ker môskoro, ki 
bdgnia, (c) vas, fais le compte au bain, (pour les dépenses 
faites au b.) Djav te kerdv môskoro, ko duyénia, je vais faire 
le c. dans les boutiques. Kerghiàn môskoro e maseskerésa ? 
as-tu fais le c. avec le boucher ? 

Mukàva, mukhàva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, muklô, 
mukhlô. Laisser, abandonner. Skr. m u t c h, to be loose or 
free, to forsake, or abandon, m u k u, f. freedom, libération. 
H. w*& mookt, m. a pearl, pardon, absolution, salvation, 
exemption trom transmigration, adj. absolved. Léskeri dâi 
pendds, mo tcho, kàrin kadjâs, te mukés ti romniâ Kukudià, 
(n. pr.) to te tchavén, ta te graién, te grasnién, te djorén> ti 
katûna ? (c. Nom.) sa mère dit, mon enfant, où iras-tu, lais- 
seras-tu ta femme Kukudiâ, et tes enfants, et tes chevaux, 
tes juments, tes mulets, ta tente ? Ta o dakàr muklids les, 
ta ghelô péske, (c) et le roi le laissa (le congédia), et il s'en 
alla. Mukén man trin divés, (c) laissez-moi trois jours. Dji 
desh kisiéngoro manghin, te mukés ovotiaring, (c) que tu 
laisses par là, jusqu'à dix bourses de richesses, (bourse, va- 
leur de 500 piastres). Muk, te djas aménghe, laisses (per- 
mets), que nous nous en allions. Djâsa te beshés, ta mukliân 
man andré ki skotida, (ch. am.) (GM. *K0Tttôi, <tx6to;, oscuri- 
tà — Som.) tu vas t'asseoir, [et tu m'as laissé dans les téné- 

41 



— 370 — 

bres. Muk les te souél, laisses-le dormir. Saré penéna te 
mukdv tûke, (ch.) tous disent que je te renie, tous disent 
que je te laisse. Muklids man 9 V aslarghids me malés, katdr 
ki kori, il a laissé moi, et il a saisi mon compagnon à (par 
la) la gorge. Ta gheli i romni, ta pendds, te mukés me fc/m- 
lanés, (c. Nom.) et la femme vint et dit, laisses (mets en li- 
berté) mon seigneur. Muklôtar ko vesh oprê, on l'aban- 
donna sur la montagne. Muklids len ta nashtôtar, il les 
laissa et partit. Muk amên te sovds, (c) laisses-nous dormir. 
Ta penghids i rakli, muk, kaléya mo, Mahmûti, (c) et la 
fille dit, laisses, ô mon nègre, Mahmoud. Muklids la kôrkori, 
(c) il la laissa seule. Me, me gadjid me ftycréste mukliôm la, 
(c) moi, j'ai laissé ma lemme dans ma maison. Muk lias e 
grasnid, il laissa la jument. Kdrin muklinds (Aor. des Zap.) 
ti kkulanid ta te tchavén'} où as-tu laissé ta femme et tes 
enfants? voivôdas muklinds, e tchord kôrkore, (c) le voi- 
vode laissa les voleurs seuls. Pendds lèskeri romni, ndndi 
tûke bezéh, ka kerddn, ta mukhlân ti romnid ? (c. Nom.) sa 
femme dit, n'est-il pas dommage, ce que tu as fait, d'avoir 
abandonné ta femme? Mukhlds yek tchavô, (c. Nom.) il laissa 
un enfant. Cette pron. est propre à quelques tribus Nom. 
des environs d'Andr nople. 

Mulô, molô, part, du v. merdva. Skr. mara, n. death, 
killing, slaying, destroying, r changé en l. H. ]y moo,a, adj. 
dead, lifeless, dull. Campuz. mulô, m. defunto, mule, m. 
muerto. Mulô isi, il est mort. Muléskoy^o o throni (GM. Opovi, 
Opovo;, trono, solio — Som.) le lit du mort. Sar mulô, comme 
mort. Dikéla, i Elif (n. pr.) isi muli, (c) il voit, (qu')Elif était 
morte. Te khlidv tumaré dadénghere mulénghere mandje- 
nénde, (Impréc. Séd.) (Tr. jLac^Lj badlidjan* pron. souvent 
mandjan) je chierai sur les aubergines de vos pères morts. 
En Roumélie, on fait des offrandes aux morts, d'aubergines 
cuites, qu'on.mange ensuite au cimetière. 

Mulanô, adj. Mur, mort. Ascoli, Zig. p. 6. cite. Skr. m la- 
.na, foui, dirty, faded, withered. Je crois qu'on pourrait 
rapporter ce terme au part, mulô, mulanô comme nangô, 
nangalô ; / changé en n. mulanô mas, chair morte, de cha- 
rogne, terme rare, voy. p. G3. 



— 371 — 

Mulamô keràva, v. comp. 2 Cl. 3 Gonj. part, mulanô-ker- 
dô. Faire mûrir. tattipé mulanô kerél len, la chaleur les 
fait mûrir (en parlant des raisins). 

MuiJ, f. Ce terme se trouve dans ces deux vers rimes 
son vent répétés par les Tch. Te khan me mindjâkeri muli, 
tepèrdol tumarô mûi, kurmi, (ch.) que vous mangiez la 
saucisse de mon pud. m., et que votre bouche se remplisse 
de millet. Par les Tch., muli est traduit par le Tr. ^^ 
shirden, s. a. saucisse de foie — Bchi. Peut être on pourrait 
rapporter ce mot à TH. Jïs moolee, f. a radish. Muli, a 
radish — Yates Introd. p. 246. Muli, a-t-il quelque affinité 
avec le Gr. puttu, «Iwifri, puAXà;, prostituée, ou avec le 
terme usuel des Grecs ? voy. mindj. 

Muntàva, v. prfm. 1 Cl. 1 Gonj. le part, m'est inconnu. 
Se raser, se nettoyer. Skr. m u d h, to be pure or clean, to 
shave or eut, m u n d h, radere, tondere, purificari, purum 
esse — Wg. m u n d h a, adj. shaved, bald, having no hair on 
the head. H. UIjc/ moondhana, v. a. to shave, moond'la, adj. 
shaved, moond'un, m. the first shaving of a child (a reli- 
gious ceremony among the Hindoos), moond'na, v. a. to 
shave, to instruct, to convert or make a disciple of, moonY- 
na, v. a. to shave « a set of Vaishnavas ascetics termed 
Mundis,from shaving their heads.» As. Res. Vol. 16. p. 436. 
(note). Muntàva man, je me rase. Ce verbe est rare parmi 
les Séd.; presque tous se servent de moràva, murâva. Il n'y 
a que les Zapâris qui l'emploient. 

Muntavàva, v. caus. de muntàva, 1 Cl. 2 Conj. part, mun- 
tavdô. Faire raser. Muntavdôm man, je me suis fait rasé. 

.Muràva, morava, v. prirn. 1 Cl. 1 Conj. part, murdô, mor- 
dô. Frotter, tîettoyer. Ce v. je réfère à la rac. Skr. m u d h, 
to be pure or clean. d h, changé en r. H. moon'r'na, to 
shave, voy. muntàva. Campuz, marabear, a. moler, reducir 
à potvo. — Boehtl. (mor) te morés, waschen. Mél. As. Tom.2. 
p. 32. « That he as his brothers, was called maurya, from 
his mother mura ; and as that word in Sanscrit, signifies 
a barber, il furnished occasion to his ennemies to asperse 
him as the spurious offspring of one.» As. Res. Vol. 5. p. 
283. Muràva o kher, je frotte la maison (les planches). Mur- 



— 372 — 

do isi o ker, la maison est fr. Morghiôm tes, je l'ai fr. Latchés 
muréla les o ker, il frotte bien la maison. Kamamurâv to 
mai andré ko tchik, je frotterai ta figure dans la boue. 

Môrghiovava, v. pass. mordô-uvdva, part. môrghi[nî)lo. 
Etre frotté. ker adjdi %wva môrghilotar, la maison n'est 
pas encore frottée. 

Muravâva, v. caus. de murdva. 1 CI. 2 Conj. part, rww- 
ravdô. Raser. Ce v. avec cette signification est communaux 
Séd. Chez les Zapâris et la plupart des Nom. muravâva, si- 
gnifuMvndre propre. Muravghids pi tchor, ta urydinàsyavér 
yismata, la lias la romni, khânas piénas, (ch. am.) il rasa sa 
barbe (car il était prêtre) il mit d'autres habits, il la prit 
femme (épousa), ils mangeaient, ils buvaient. Isôm tovdô ta 
muravdô, je suis lavé et rasé. Campua. monrabar, afeitar, 
rapar, ô hacer la barba. Muravghiôm mart, je me suis rasé. 
Kamdma te muradv mon, je veux me raser. Te muravén 
leskoro sherô, rasez sa tête. I Aïshd (n. pr.) nashéla ki bàgnia, 
muravêla pi mindj, (ch. Zap.) Àisha va au bain, elle met 
au propre son pud. E A'ishâkoro tchcrvûli, ne parnort i${ 
ne muravdi, (ch. Zap.) la pantouffle d'Aïshâ n'est ni blan- 
châtre, ni propre*. 

Muroâl, adj. et subst. Eteint, charogne. Skr. mr ï, to die. 
11. Pers. j\Sy moordar, adj. polluted, impure, squalid, ugly, 
profane, (subs.) carrion. moordar khw'ar, a species of eagte 
or crow that feeds filthily. %$y moordu, adj. dead, a corpse. 
Les Tch. ont changé le r final en l. Tr. Pers./^y murdar, 
adj. impure, immonde — Bchi. comp. Hel. •vuenpiaioç, 6 5*o- 
xeîfxsvoç et; davocrov, 8vTTiç, vgxpi;, GM. ^oç^tov, carrion. Byz. 
Dict. Hel. Bulg. mr'sha, carcass. M. Dict. Murddl angâr, 
charbon éteint. Liebich mulo angar, die todteKohle, d.i. die 
Asche. Yek murddl isi ta kandinilotar, il y a une charogne, 
et elle est puante=elle est devenue puante. Sar murddl 
kdndesa, tu pues comme une ch. 

Murdàliovava, v. pass. murdâl-uvdva, part. murdâli(ni)~ 
lo. Crever. GM. <|>o<pô, se dit de la mort des animaux; signif. 
pr. aux Séd. Les Nom. se servent de merdva, pour expri- 
mer cette même mort, ou du v. Tr. guebermek, mourir, en 
parlant des animaux ou des gens méprisables — Bchi. Murdâ- 



— 373 — 

lilotar o grast, le cheval a crevé. yekés dantenghiâs les o 
tchukél, ta murdâlilotar, le chien a mordu l'un, et il a crevé. 
Shel bakré murdâliletar katâr ki shil, ta katdr ko vif, cent 
moutons sont crevés du froid et de la neige. Me shunghiôm 
o bakré ka murdâliletar, j'ai entendu que les moutons sont 
crevés, a Eteindre.» Pandj orâtar murdâlilitar (murdâli(ni)~ 
litar) % yak, après cinq heures l'incendie a été éteinte, voy. 
murdardva. 

Murdarâva, v. caus. 1 Cl. 5 Conj. part, murdardô. As- 
sassiner, éteindre. Skr. m r î, to hurt, to injure, to kill — in- 
terficere — Wg. Ce v. Skr. est le trans du m r i, mori — Burm. 
marim, maro, mar, kill. As. Res. Vol. 5. p. 238. Ce v. que 
j'ai classé dans la 5 Conj. me parait formé de murddr, mur- 
ddl, car parmi tous les Tch. il a les deux signif. de murdâl. 
La pron. est constamment la même. Fr. meurtre, meurtrier. 
Angl. murder. Murddr e angdr, éteins les charbons. Ufki 9 
murddr e momelid, (c) lèves-toi, éteins les cierges. Iyak 
murdaréna, ils éteignent le feu (incendie). Murddr i yak, 
éteins le feu. O rom murdardds yek balamô, (Nom.) le Tch. 
assassina un Grec. Te murdaréna manï Nart atchilô m'oghi, 
à me tuer? il ne me reste pas de cœur=je ne suis pas en 
état de résister. Sar te murdardv me tchavés, ta te hxv aka- 
klé gurdjû rakliérfi (Tr. j&j/ gurdji, gurtchi) comment (faire) 
pour tuer mon enfant et prendre ces filles Géorgiennes ? 
Ta e starén murdardô len, et les quatre il les assassina. 
Murdardds but manûsh, (Nom.) il a assassiné plusieurs 
hommes. O rom murdardé yek kurudji{Tr. ^jj^ kurudji) 
les Tch. ont assassiné un garde-champêtre.. Kamatchinén, 
kamamurdarén amén, (ch.) ils nous couperont, ils nous as- 
sassineront. So kerddn ? kamanikavés amen katdr ko tulû- 
mia ? (Tr, tulum) murdarddn e romés ? (c. Nom.) qu'as-tu 
fait? noue feras-tu sortir des outres? as-tu assassiné le 
Tch.? De, murddr les, frappes, tues-le. Penghids léskoro dad, 
kamamurdaré* man ? (c) son père dit, me tueras-tu ? André 
ki rez dikéna ka isi murdardô o Kûsulus (n. pr.) (c) ils voient 
que Kûsulus était assassiné dans la vigne. 

Murdaribé, n. abstr. de murdardva. Mort des animaux. 
Murdaribé e bakréngoro, la mort des moutons. 



— , 374 — 

Mursh, mrush, m. f. Garçon, jeune homme, brave, maie. 
H. Pers. V muni, (Skr. mrita, Hel. ppoTo;) m. a maie, a 
man, a hero, (vir). murdee, f. manliness, manhood, virility. 
murdoom, a man, a polite man, civil, humane. Slav. mur* 
(àvTjpï Lat. mas, maris, Oec. Vol. 2. p. 325. Kadavâ rom, but 
mrush, (Nom.) ce Tch. est très brave. Mursh ta raklid, gar- 
çons et filles. Tchavô mursh, enfant maie. Terâva dût mur- 
shén, j'ai deux garçons. Mursh kerghiâ(s) len, (c) il les fit 
(transforma en) garçons. Koa te isi mursh, te lel man, (c) 
quiconque est un homme vaillant, qu'il me prenne. Ici 
mursh se traduit par le Pers. pehlivdn, athlète, héros — Bchi 
Oi unili yek mursh, lias o lisgâri, (GM. Xniyocpt. Xtcyoç) khan- 
déla, (c) elle devint (se transforma en) homme, prit une 
pioche (et) bêchait. (Ihelô o dut lakoro otid. Na diklidn yek 
djuvél ta yek mursh ? na naklétar atidtar ? (c) son père 
(d'elle) alla là. N'as-tu pas vu une femme et un homme? 
(c'est-à-dire une femelle et un maie), n'ont-ils pas passés 
par ici? 

Murshipé, n. abstr, de mursh. Bravoure. O dakdr loshà- 
nilotar, ka kerghids amvkô murshipé, (c) le roi se réjouit, 
(en apprenant) qu'il avait fait pareille bravoure. 

Murshnô, adj. de mursh. m ursh(a)nô. Brave, viril, souvent 
aus>i, homme, garçon, murshni, f. H. Pers. *Jl:y murdanu, 
adj. manly, brave, mnrdanee, f. a masculine (woman). zeni 
merdane, virago — B^hi. MurshnirakU,fi\\e ayant les dispo- 
sitions d'un garçon. Dut dukdva tûke murshnie (voc.) mo, 
(eh. am.) je t'aime beaucoup o m;i fille. 

M uns uo nô, dim. de mursh, brave. Peyighiàs i rakli, mo 
murthorô, ma tchin man, me tinri isôm, tûya minrâ isân> 
(c) dit la fille, mon petit garçon, ne me coupes (tues) pas, 
moi, je suis à toi, et tu es à moi. 

Mukshkîanô, adj. de mursh. Brave, vaillant. Lésa ka isds 
dâi raklidi terénas len tubdili.ÇVv. J-'V tebdil) murshicanà, 
(c) les deux filles qui étaient avec lui, ils les tenaient tra- 
vesties en homms. Djdla mnrshicanés, adv. il va bravement. 
Mnrshicani raklL fille male=so comportant comme un gar- 
çon. Sosfdr piravélas len, mnrshicanés, (c) parce qu'il les 
faisait promener, déguisées en homme. GM. <zv$pix«x Ker- 



— 375 — 

ghids e raklitn, murshicané yismata, (c) il fit (aux) filles des 
habits d'homme. 

Mûrtchka, f. Chatte. Skr. m â r d j a r a, f. the commo n 
cat, the wild or polecat. H. jl**' munjar, m. a cat. 

Mussô, mushô, mûssos, m. Souris, rat. H. ^-y moosa, m. 
a mouse, moosra, m. a rat, moosree, t. a mouse. H. Pers. 
ij*y mosh, m. a mouse, Slav. m'ish\ (aû$, Lat. mus, Oec. 
Vol. 2. p. 331. André ko sendûki, (GM. ffcv&o<Jjci(ov) nispélghh- 
lotar yek mussô, dans la caisse, s'est caché un rat. Astur- 
ghiôm e musses, j'ai pris le rat. E mushéskoro goshô, la 
crotte du rat. E mussôske akhénghi, (c) fête pour le rat. / 
tchitchâi penyhiâs e mussênghere gav, isi otid, (c) la chatte 
dit, là est le village (demeure) des rats. mùsso penghids e 
tchitchdke, térghiov, me akanà avdv, (c)le rat dit à la chatte, 
restes-toi, moi je viens à l'instant. 

Mushk, (As.) Rat. voy. mussô, mushdkos. 

Mu si, f. au pi. musid. Bras, terme très connu de tous. Skr. 
m u s h t'i, f. the fist, the closed hand, the hilt or handle of 
a sword. H. *y moot!,h. f. handle, hilt, name of a game. 
m o o t',h a, m. a handle, mot'hia, mol'ia, m. a porter. Tous 
connaissent la distinction entre musi et vast, main. Ta e 
Mahmudiéskere musid, diklids ka isds panlé, (c) et elle vit 
que les bras de Mahmoud étaient liés. Ta panlé léskere mu- 
sid, (c) et ils lièrent ses bras. Nikavghiôm mi musi, ta andô 
les, te tovél les, pe tanéste, j'ai fait sortir (je me suis démis) 
mon br. et ils l'ont amené (le médecin) pour le mettre à sa 
place. Yek musi, un bras. Diniâs mon me musidte. tapan- 
ghiâs la> il m'a frappé sur mon br. et il me l'a cassé. Shûv- 
lUitar mi musi, mon br. s'est enflé. 

Musoni, dim. de musi. I musori nikavdds, tchindâs, tchiv- 
dds (ch. Nom.) il fit sortir le bras, il (le) coupa il (le) jeta, 
(description d'une lutte). 

Mûserï, (As.) Para. Tr. Ar.^* mysr, ou miçir, Egypte 
en général, mûrit» adj. Égyptien, app. à l'Egypte ou à sa ca- 
pitale — Bchi. Il'est probable que la petite monnaie Turque 
appelée para, fut importée de l'Egypte, dans les contrées 
habitées par les Tch. de l'Euphrate. Consultez l'ouvrage du 
savant Bell in sur l'histoire écon. de la Turquie. Paris 1865. 



— 376 — 

Muter, m. Urine. Skr. mûtra, n* urine, piss. m ù t r, 
v. to urine, to make water. mûtradosha, gonorrhœa, 
considered as an urinary complaint. m û tr a 1 a, adj. diu- 
retic, m û t r i t a, adj. pissed, voided as urine, mûtra- 
m â r g a, the urethra, m â r g a, a passage. H. w^> moot, m. 
urine. ™o0£(e)r,urina— Honig. Vol. 2. p. 418. Nashéla léskoro 
muter, son urine échappe=il ne peut pas le contenir. Lés- 
koro muter kândela, son urine pue. André léskere mutréste 
teréla pumb, dans son urine il y a du pus. 

Muteribé, n. abstr. de muter. Action de pisser. Muteri- 
bnâskeri piri, pot de chambre, iyytf ov oùpi^ew;. 

Mutis, (As.) Baiser, Angl. a kiss. H. ^ mit f t\ha, mutt 1 \ha y 
m. a kiss, mit't',hee, f. a kiss, du Skr, m i s h t a, H. mifha, 
adj. sweet, sugary. H. much,ch,hee, f. a kiss. Pers. match 
kerden, bacciare, osculari. Gaz. Ling. Pers. mutis dami, je 
donne un baiser=je baise.* 

Mutrâva, v. prim. 1. Cl. 1 Gonj. part muterdô. Uriner, 
pisser. Skr. m u t r, to urine, to make water — Mingere — 
Wg. voy. muter. H. mootna, v. n. to piss, moottis, f. désire 
or inclination to piss. mootasa, adj. desirons of pissing. 
mootnoL, adj. one who pisses much, a pissabed. Campuz. 
muclar, mutrar, n. orinar. Mutrdv man, j'ai envie de pis- 
ser. GM. *«Touptoû(x«t, pisciarsi, o imbrattarsi se stesso di 
piscio— Som. tchavô isi muterdô, l'enfant est un pissenlit. 
Muterghiàs i throni, (GM. 8povt) il a pissé au (le) lit. Diklôm 
i romni ka mutrélas, j'ai vu la femme qui pissait. Kon te 
mutréla, te mutrél pes opré peste, (b) quiconque (veut) pis- 
ser qu'il pisse sur lui même. Kamamutrds amén, op? a- 
ménde, (c) nous nous pisserons sur nous-mêmes. Opré peste 
te mutrén pes, (c) qu'ils pissent sur eux-mêmes. 



N 



changé en r, khulanô, khularô, seigneur. 

Na, voy. négation. 

Nagharâ, m. Chanson. T. Ar. j^ ^y* naghar, naghran, 
action d'enrager, d'éprouver intérieurement une colère ar- 



— 377 — 

dente — BchL Bashavéna nagharà, (c Nom.) ils chantaient 
des chansons, voy. ghilu 

Nài, L Ongle. Skr. nak h a, m. n. a finger naiL H. ^^ 
nakhoon, m. nail (of the fingers). nuk 9 h, m„ a finger nail» 
nuk,h rek 9 h 9 f. (Skr. re k h a, a line) the marks left by the 
nails, a scratch. nooh, m. nail, talon. Pers. ^^ (nahun), 
unguis, ongle. Gaz. Ling. Pers. Pukkhto, nûk, a nail (toe or 
finger) claw. — Bellew's Dict. 1867. nakhune{h) y unguis, Na- 
gel (an Fingern) — Honig* Vol. 2. p. 418. Hel. «-vu£. Skr. na- 
h in, adj. nailed, clawed, having nails or talons. Bulg. no- 
kiat\ néke£, finger nail (pi. nôhtï) M. Dict E dropidkere 
naid, les ongles (serres) de l'aigle» Te naid baré m', tes on* 
gles sont grands. Campuz. hatecur, a. raspar con las unas» 
Dji ko khurdâ nâi> (c) jusqu'au petit ongle,«jusqu'au bout. 

Naiéngoro, adj. du gén. ndi, au pi. App. aux ongles. Ba- 
ré-naiéngoro isàn, tu as de grands ongles. 

Nati, (As.) Ongle, voy. nâL 

NâïsukAr, voy. ndsukdr. 

Nak, f. (Roum. et As.) Nez. Skr. n a s, f. n a s à. n â s t a, 
f. the nose. nas y a, adj. nasal, relating or beionging to the 
nose. H. ^^ nak, f. the nose. Liî nasa> m. the nose, a di~ 
sease called also nakra. nasika, f. (Skr, n â s i kâ), the nose» 
H. nut,hna, m. a nostril, ta v. n. to hâve the nose pierced (a 
bullock). nut,hnee, a small ring, worn in the nose. nuA:, na- 
sus, nez — Honig, Vol. 2. p. 402 — Zend, nâoriha> nasus. V. 
Sade. Broeckh. p. 372. Slav. nos' (flç) Lat. nasus, Oec» Vol. 
2. p, 352. Bulg. nos\ nose, M. Dict Campuz. nakré, f. nariz. 
E yekéskeri nak isi banghi, de l'un, le nez, est tortu. Berés- 
koro r.ak, (c) le nez du navire~proue. Baré-nakàkoro, qui 
a un grand nez=sorgueilleux. GM. ^yxlo^x^ (mieux -jwîtdç) 
un superbo, un orgoglioso — Som. Ce terme est presque 
oublié par les Séd., qui se servent du GM. rutuni. 

Nàkri, L Point, bord. H. &> naka, m. the extremity of a 
road, the eye of a needle, an alley, avenue, lane. I nàkri e 
rezdkeri, l'extrémité de la vigne. Astarghiôm les katdr ki 
nàkri léskoro yismatéskoro, je le saisis par le bout de son 
habit; ce terme provient-il du GM. à*p«, axpu, avec la con- 
sonne finale de l'art, rfev, di(vxxpiîv) comme Spot, épaule, 

42 



— 378 — 

GM. vôpoç, t^(vô(jlov) et pi. autres ? Nàkri n'est connu que des 
Sédentaires. 

Nakâva, v. prim. i Cl. 1 Conj. part, naklô. Passer. Skr. 
n'a k s f , n a k s r , to go, to move, to approach, — adiré — Wg. 
Campuz, naquelar, a. pasar. Kamanakâv o nildi, ki Adria-> 
nôpoli, je passerai l'été à Àndrinople. Ndna nakénas latchéi 
ta marêlas la but, ils ne passaient pas bien (ils ne faisaient 
pas bon ménage) et il (le mari) la battait souvent. Pushlids 
mandat, sar nakél mi romni, il me demanda, cotnment 
passe (va-t-elle, wepvât) ma femme ? Pende e rakléske, yek 
far te nakés, (c) ils dirent au garçon, que tu passes une fois. 
Naklô lénghere makhalldtar, (Tr. mahallé) (c) il passa dé 
(par) leur quartier. Ov penghids, naklé but divés, ta ndna* 
stik sastiardv la, (c) il dit, plusieurs jours se sont écoulés, 
et je ne peux pas la guérir. Yek divés naklôtar, (c) un jour 
se passa. Nakélas yek phuri, ta penghids i phuri e rakléske, 
(c) une vieille passait, et la vieille dit à la fille. Yek divés 
penghids pe godidsa, te nakdv, te djav perddl, (c) un jour il 
dit dans sa pensée, je passerai, j'irai de l'autre côté. Nakéla 
sigô sigô o bersh, (c) vite, vite passe Tannée. Akatdr avaklé 
droméstar, kdnek manûsh na naklôtar, (c) d'ici, de ce che- 
min, aucun homme n'a passé. Naklitar dji yékpash ôra, (c) 
tme demi-heure à peu près se passa. Nakénas manûsh, di- 
kéna andré ko vesh yek rakli, o yek uftchinô, ghelô Idke, (c) 
des hommes passaient, ils voient dans la forêt, une fille, l'un 
se leva et alla chez elle=à elle. 

Nakavàva, v. caus. de nakdva, 1 Cl. 2 Conj. part, nakav- 
dô. Faire passer, avaler. Nakavàva pani, j'avale de Fefatf. 
Ndsti nakavdva, je ne peux pas avaler. Ta te kannénde te na- 
kavés yek tcheni, (ch. am.) et dans tes oreilles, que tu fasses 
passer une boucle. Ta nakavdâs la pe yakdte o barô râi o 
bostandjibashi, (c. Nom.) el le grand seigneur, le bostandji- 
bashi la fit passer dans son œil (c'est amouraché d'elle). Tr. 
bostandji bâshi, intendant du palais, et du jardin du Sultan 
à Constantinople, etc. — Bchi. 

Nakaibé, n. abstr. de nakavdva, naka[v)îbé. Passage. 

NaltchAs, m. Fer à cheval. Tr. Ar. J*> n'ai, fer à cheval 
AarUi na 9 ltchè, f. fer avec lequel on garnit le talon des bottes 



— 879 — 

et des souliers — Bchi. Tovghiôm naltchâs e grastéskoro, j'ai 
mis le fer au cheval. Diniâm e grastés yek naltchâs, j'ai 
donné (frappé) au cheval un fer=j'ai ferré le cheval. 

^Naltchàskoro, adj. du gén. naltchâs, au sing. Maréchal 
ferrant, le nalbend des Turcs. Ce terme avec le préc. sont 
pr, flux Nom.[Mus. Les Séd. se servent duGM. wfraXov, q. v. 

Nal agôri, (As.) Fer à cheval, nal, fer, agôri, cheval. 

Namporemé, adj. Malade, propre au Séd. GM. d(wîfucops|jii)- 
w>ç, voy. p. 64, Xèv ifjiwopû, ik p.*opû, essere ammalato — Som. 
'Avépsopo;, àv^(i«opo(, impotens, dtafovj^ Jtpfwaroç, DC. nam* 
poremé avdivés isi latchedér, le malade aujourd'hui est 
mieux (meilleur). Me nâna djanâvas ka isâs namporemé, 
moi, je ne savais pas qu'il était malade. On ne rencontre 
jamais ce terme dans leurs contes, voy. nasvalô. 

Nampôrema, m. Maladie. £(v*(Aicéptp«), voy. p. 64. So isi 
léskoro nampôrema ? quelle est sa maladie ? Nampôrema 
pelôtar ko rezâ, (une) maladie est tombée sur les vignes, 
propre aux Séd. Chr. 

Nâna, voy. négation. 

Nànai, voy. négation. 

Nangô, adj. Nu. Skr. nagna, adj. naked, rac. n a d j, to 
be ashamed— Pudere, nagna, nudus (radix dubia) — Wg. 
nagnaka, adj. naked. H. L-Cj nunga, adj. naked, shame- 
less, nungta, adj. naked, nihung, adj. naked, free from care. 
Slav. nâghii, yjftvlç, nagoshà, y^à-rn, Oec. Vol. 2. p. 239. 
Me isôm nangô, moi, je suis nu. Atchilôtar nangô, il est 
resté nu. Isi but tchoré, ta e tchavé isi melalé ta nanghé, 
ils sont de grands voleurs et les enfants sont sales, et n. 
Nanghé pinré, [pieds n. Nanghé tchavé, enfants n. Me isôm 
nanghi, (c) moi, je suis nue. Nanghi isinôm, je suis nue, 
(Nom.) Nanghé^sheréskarOy qui a la tête nue, découverte. H. 
nunga sir, bare headed. Tr. <^ Jfa>l atcht/q bach, qui a la 
tête nue — Bchi, nom donné autrefois aux Européens. 

Nanghé-pinréngoro, adj. comp.nangô, nu, pinrô, pied. Qui 
a les pieds nus. H. nunge pueron, bare-footed. voy. pirnangô. 

Nangalô, adj. formé de l'adj. nangô. Tout-nu, dénué. 
L'équivalent du GM. ôWyupo^ tutto nudo, tutt' ignudo— Som. 
Tr. tchep tchiplaq, tout à fait nu. Muklô les o te/ior, nangô 



— 380 — 

ta nangalô, le voleur le laissa un et tout nu. Nangalô ttf, 
(c) il est tout à fait nu. Dik te yismata, V isan nangô ta 
nangalô, regardes tes habits, car tu es nu, etc.=que tes ha- 
bits en haillons ne couvrent pas ta nudité. Arakliâs len 
nunghé ta nangalê, (c) il les trouva nos, etc, 

Nanghipé, n. abstr. de nangô. Nudité. Na dikés fo nan- 
ghipé Ç) . (c) ne vois-tu pas ta nudité? 

Nangoldi, (As.) Nu. Àngl. naked. voy. nangô. 

Nânghiovava, v. pass. nangô-uvàva. part. ndnghi(ni)lo. 
Devenir nu. GM. Çeyu^vdvc^at. Nânghilitar léskeri vul y son cul 
a été dénudé. 

Nanghkràva, nanghiarâva, v. caus. 1 CI. 5 Conj. (nangâ) 
ipzvLnangherdô. Mettre à nu, Lat. denudare. ïï.nunga kurna, 
tobare, to uncovcr. Nanghiâr i tchaiâ, mets la fille ftnii. I 
gadji pem'las lêske, tiibiliom, nangherghiâs pes ; o raklôpe- 
nélas tubiliom, nangherélas pes, (c. am.) la femme lui disait 
je me brûle, elle se met à nu ; le garçon disait, je me brûle, 
il se meta nu. Nangherghiâs pes o raklô, lias yek dorê,ban- 
Iws po sherô, (c) le garçon se mit à nu, il prit une bande, il 
lia satétc (entortilla). Astardô les o tchor tananghiardô les, 
le voleur l'a pris, et Ta dépouillé. Te nangherâs amén, (c) 
mettons-nous à nu, (pour lutter). Nangherghiâs lesotchavô, 
tovghids les andré ki khef, (c) l'enfant le mit à nu, (et) il le 
mit (cacha) dans le trou. 

Nâpalal, anâpalal, adv. Ensuite, après, formé de palâl, 
(voy. ce mot) et Slav. na, iv\ avà, fort, Oec. Vol. 2. p. 339. 
Bulg. na, upon, on, of, to, against, in, nài, most, (used only 
in forming the superlative degreeof adjeotives and adverbs) 
M.Dict. Nâpalal tchûrilotar, ensuite il devint pauvre. Nâ- 
palal aratti, ensuite pendant la nuit. Ta nâpalal penghiâs 
o raklô, (c) ensuite le garçon dit. Nâpalal khanrtk divesén- 
dur, (c) après quelques jours, (iXtyxs fyipaç). Ta nâpalal 
shunglriôm ta e starén astardé len, et ensuite j'ai entendu 
qu'ils ont arrêté (pris) et les quatre. Ta nâpalal te sovés <û- 
ke, (c) et après que tu dormes. Anâpalal aratti, alitât o 
tchor ko magharâs, (c. Nom.) après, pendant la nuit, les vo- 
leurs vinrent à la caverne. Anâpalal arâpinilo lâsa, (c) en- 
suite il se trouva avec die. 



— 381 — 

Napalalutnô, adj. de nàpalal. Qui vient après, le suivant; 
terme rare. 

Nashàvà, v. prim. i CI. 1 Conj. part, nashtô et nashlô, 
chez quelques Nom. Partir, s'en aller. Skr. n a s', to disap- 
pear, to cease to be, to perish, to be annihilated — Perire, 
interire, mori, evanescere — Wg. n â s h a, m. annihilation, 
loss, destruction, flight, retreat, n as h i t a, adj. destroyed. 
n a s't a, adj. lost, destroyed, removed, annihilated, nas'i- 
t r i, destroying, n a s'y a t, perishing, decaying, wasting. H. 
L~L> nasna, v. n. to flee, to run away, v. a. to destroy. Nash, 
déserter, to run away — Simson, p. 333. Otiâ astardô les, ta 
pende léske, tu murdarghids e Rusulus, (n. pr.) ? akanâ fcd- 
rin kamanashés ? (c) là, on l'arrêta, et ils lui dirent, tu as 
assassiné Kusulus, et maintenant où iras-tu ? (partiras). 
Uftchint i rakli, pdlin (irôuv) nashtitar, (c) la fille se leva, et 
partit de nouveau. Av (ov) ufkinôtar te nashél, (c) il se leva 
pour partir. Ghelôtar te tel lil te nashél avri, (c) il alla 
prendre un papier (passeport), pour sortir dehors (en pays 
étrangers). Nash anglâl mândar, pars de devant moi. Ta 
nashdân Ahmetiâsa (n. pr.) e Khorakhâsa, (ch. Nom.) et tu 
es partie avec Ahmet, avec le Turc=avec le Turc Ahmet. 
Nashdâs, il partit (Nom.) Ta i romni unghinitar {uglistitar, 
Séd.) nashti ta gheli pe roméste, (c. Nom.) et la femme se 
leva, partit, et alla chez son mari. Sôstar nashés djin abôr 
sigô? pourquoi pars-tu si vite? Nashél pe tanéste i rakli,(c) 
la fille part pour son endroit (pays). Aghâlilotar léskaro dat 
ka kamnashél (c) son père comprit qu'il s'en ira. Ovokhiâ ôra 
Uflisti i rashani télé, ta tchumidinids e rashâi, ta ov tchumi- 
diniâs e rashaniâ, lias la, ta nashtétar yavré tanéste, (c) à 
ce moment (heure) la nonne descendit en bas, et elle baisa 
le prêtre, et lui, baisa la nonne, il la prit (en mariage) et ils 
partirent dans un autre endroit=pays. So nashghidn ? Ma- 
nûsh isâs. Manûsh na isds; kasht pelé katdr ko ruk 9 (c) pour- 
quoi êtes-vous parties ? Il y avait un homme. Il n'y avait 
pas d'homme ; du bois est tombé de l'arbre. Dans ce conte 
un homme vint surprendre trois filles au bain. Deux par- 
tirent, la troisième dont l'homme était amoureux, re6ta en 
arrière, avec son amant. Elle eut ce dialogue avec ses sœurs 



— 382 — 

en chemin. Penélas léskeri dài, amarô raklô kamanashél, 
(c) sa mère disait, notre garçon s'en ira. Patiri (n. pr.) na&h- 
16 kutàr ko kondkos, (c. Nom.)(Tr. qonuk) Patiri s'en alla de 

l'hôtel. 

Nashipé, n. abstr. de nashdva. Départ. 

Nashavâva, v. caus. de nashdva. 1 Cl. 2 Conj. part, wa- 
shavdô. Perdre, faire partir. Bohtl. nashadem, ich habe ver- 
loren, Tom. 2. p. 29. Terdva les nashavdô, je Pai perdu. A-* 
vatid tovghiôm les, ta nashavghiôm les, ici je l'ai mis T et je 
l'ai perdu. kalô tchinklô isds e raktiâkoro, ta nashavghids 
les, (c) l'oiseau noir était de la fille (appartenait à la), et elfe 
le perdit. A vakd tem, nashavdô isi mdnghe, (c) ce monde est 
perdu pour moi=je me perds, je suis inutile au milieu de 
tant de monde. Nashavghiôm mo frïj'ai perdu mon papier 
(voy. lil). Tchavô nashavdô, enfant perdu (égaré). Dik len 
latches, te nanashavés len, (c) regardes-Ies bien (prends bien 
garde) de ne pas les perdre. Akand isi nashavdô andré ko 
tem, (c) actuellement, il est perdu dans le monde.=on ne 
peut pas le trouver. Andpalal kerghids bidv, sar kaaraklids 
pi romnid ka isds nashavdi, (c) ensuite il fit une noce, au®*, 
sitôt qu'il trouva sa femme qui était perdue. « Faire partir.» 
G M. çeuY<xTiÇ*>. Lias i phurîd, ta i gadjiâ, tovghid(s) len 
andré ko berô ta nashavghids len, (c) il prit la vieille et l'é- 
pouse, il les mit (embarqua) dans le navire et les fit partir. 
liovélas, ta alétar e rashaniéngoro o dat, o daiâ, ta katâr ko 
vudard tchorydl nashavdé i rashanién, (ch. am.) il pleurait 
et vinrent les pères, les* mères des nonnes, et par les portes 
(fenêtres) ils firent partir les nonnes, à la dérobée. 

Nashàv kerAva, v. comp. 2 Cl 1 Conj. part, nashâv ker~ 
dô. Faire partir. Ghelii kali nashâv kerghids e raklén, {c) la 
négresse alla (et) fit partir les garçons. 

Nashâvghiovava, v. pass. nashavdô-uvdva, part, nashdv- 
ghi{ni)lo. Etre perdu. Te na djal amarô okhurdô pral,tena 
nashdvglriovel, (c) que notre jeune frère n'aille pas, pour 
qu'il ne se perde pas. Ta sa kamkerds amaré tchavén,ama- 
ré graién, amaré shéhia? saramén, kamanashdvghioifa& ka- 
tdr ko lem> (c) et que ferons-nous (de) nos enfants, (de) nos 
chevanx, (de) nos effets ? nous tous, nous serons perdus du 



— 383 — 

mondeastnous disparaîtrons. Tckivghiâs o kkurdâ, nashàv* 
ghilitar léskeri sauta, (GM. rfatrrft, freccia— Som.) (c) le ca-* 
det tira, et sa flèche fut perdue. Nashdvdiletar o subdri (Tr. 
suvàr) et les soldats disparurent. Te astarésa e kaléri, kama- 
nashâvghiovesas, te astarésa e parnid, pe dadéste ghelél tut, 
(c) si tu attrapes les noires, tu seras perdu, si tu attrapes la 
blanche, elle te conduit (conduira) chez son père. 

Nàsti, voy. négation. 

Nasvalô, nasfalô, adj. Malade, comp. de na, partie, nég. et 
duSkr. bâla, adj. strong, stout, robust, powerful. Slav. 
vélii et veUkii, grand, fort. Lat. de-bilis. Ascoli, Zig. p. 69 
dit t zig. m (naij mit einer corrupten form aus serb. vàl-> 
jati, werthsein, valere.» On verra plus loin, que le terme 
nùmishto, malade, des Tch. As. éclaircit l'étymotogie. Bien 
que les Tch. au lieu du nég. na 9 se servent souvent de la 
part. nèg. bi, on ne peut pas nier qu'ils n'aient forrrié quel- 
ques mots, où la partie, nég. na est évidente, comp. nasu* 
kàr. Slav. nemozénie, iofav^ç. Guruvanô mas ndna das ko 
nasfalô, viande de bœuf, nous ne donnons pîis au malade. 
Mi dâi but divesèndar,is{nasvali, ma mère depuis plusieurs 
jours, est m. I nasfali mulitar, (c) la m. est morte. Les Nom. 
qui se servent de ce terme constamment, pron. nasvalô. 
Tavéna len, uvéna latchi khashôi, ta khdna len o nasfalé, ils 
les font cuire (les hérissons), ils deviennent un bon aliment, 
et les malades les mangent. Campuz, nasalô, enferno. Les 
Séd v connaissent cet adj. mais l'emploient rarement. 

Nasvàliovava, v. pass. nasvalô-uvâva, part. nasvdli(ni)lo. 
Etre malade. Na khdlas o raklô, ta nasfalilotar, (c) le gar- 
çon ne mangeait pas, et il tomba malade, T Akanâ nasvd- 
lilotar, et maintenant il est tombé malade. Ist but dis, ka 
nasvâlilo, (Nom.) il y a plusieurs joursqu'ilestm. Te khav, 
nasvâliovav, si je mange, je tombe malade. 

Nasvalibé, n. àbstr. de nasvalô. Maladie. Atrdi (Tr. 
j^jj! dïrmaq)amén o nasvalibé, (ch. Nom.) la maladie nous 
a séparé. Nasvalibé terdva, j'ai (de la) maladie. Nasfalibé 
pelôtar ko drakd, (une) maladie est tombée sur les raisins 
(vignes). Ukhkinôtar katâr ko nasfalibé, il s'est levé (guéri) 
de la maladie. Beshtôtar o raklô, ta penélas pe dadéskoro o 



\ 



— 384 — 

nasfalibé, {c\ le garçon s'assit et disait (racontait) la mala- 
die de son père. Dans ces termes, le v est souvent changé 
en f, parlesSéd.. voy. nampore*né,nampôrema. 

Nasukâr, adj. comp. Qui n'est pas beau, Partie» nég. na, 
mkâr, beau, Nasukâr djuvél, femme laide ; terme rare, on 
préfère hi^sukâr. On dit très souvent, nanài sukàr, il n'est 
pas beau. voy. suhii\ 

Nam, (As.) Nom, voy. nav. 

Nav, naf, m. Nom. Skr* n â m an, n. a name, an appel* 
lation — Zend, nâman, nomen — V. Sade. Broeckh, p> 373, H. 
Pers, Ai nam, m. name,character,fame,reputation,honour. 
namna, v. a.(from nam), to name, to praise, to.panegyrize» 
j\j nanw, name, a noun* Pers, A* nam, nom. Arm. anoon, 
— Hamlin — Nam, nom, Vail. p. 480. Hel. *-vo|a«, nomen» 
Slav. ùna, Buig. ime, name, M. Dict. Gampuz, asnao, nombre, 
palabra para designar una persona ô cosa. Nâna djanâva 
léskoro nav, je ne connais pas son nom. Sar penéna avaklè 
manushéskoro nafï comment disent-ils (appellent-ils) le 
nom de cet homme ? Gôrko nav teréla, il a mauvais nom 
(réputation mauvaise). Penénas léskoro nav Mahmûti, (c) ils 
appellent son n. Mahmoud. Lâkoro nav, son (d'elle) n* To 
nav, sar penéna ? (c) comment appellent-ils ton n.? Grafté 
(ïypa^Kv) pe nav andré ko tcharô, (c) elles écrirent leur n. 
dans l'assiette. Dikélas andré ko tcharô, arakliâs e raklién- 
noro nav, ta léskoro nav, (c) il regarde dans l'assiette, il 
trouve le n. des filles, et son n. I phuri penghiâs, to shukdr 
nav shunghiôm, (c) la vieille dit, j'ai entendu ton joli (bon) 
n. (ta grande réputation). E yekéskoro nav, penéna Nânak, 
(c) de l'un le n. ils appellent Nânak. E tchâkoro (gén. de 
tchàî), nav, Bidjiïo, (c) le n. de la fille (était) Bidjito. 

Navugori, (As.) Nombril, Angl. navel. Skr. n à b h i, f. the 

nave of a wheel, the navel. H. Pers. ^lj naf, f. the navel. 

Ne, voy. négation. 

Négation, «na, nâna, in, nânAi, nAsti, nAstik, nânastI, nA- 
nastIk, ne ne, ma, » voy. Gram. comp. de Bopp, trad. par 
Bréal, Vol. 2. p. 341. Skr. n a, ind. no, not, a particle of 
prohibition, a particle of comparison, a particle of néga- 
tion, annihilation, n â, no, not, n o, ind. no, not, a n o, ind. 



— 385 — 

no,not,Pers. Skr. 1j na (nà), no> dont, mot, a négative partiels 
prefixed to nouns, havîng the same raeaning as in, un, dis, 
etc. Skr. Pers. w nu (Skr. n â) négative particle, no, not, 
neither, J ne, neg. no, not, nay— -Burm. noay> naway, no. 
As. Res. vol. 5. p. 238. Hel. vu, vuxtpi^ vfatpwç. Na, nâna 
pidva, non. je ne bois pas. Na, nâna kamârna, non, je ne 
veux pas. Na terâsa daid ? Na, nâna terdva, (c) n'as-tu pas 
(une) mère ? non, je n^en) aï pas. Kamés ? na, veux-tu? non. 
Tu manushés les andré ? na mo pral (c) toi, prends-tu un 
homme dedans ? non, mon frère, Na, mi ben, non, ma saeur. 
« Na t HeL oix, Sèv, unie aux verbes. Nu shunéla, il n'entend 
pas. Na terdea tchuriâ, na terâva pkudiné, (c) je n'ai pas de 
couteaux, je n'ai pas de fusils. Ordinairement, cette partie 
nèg* est répétée, et on pourrait dire, que dans la bouche 
des Sôd. na, est plutôt une exception. Les Zapàris n'em-> 
ploient en général que la forme simple na. Nâna shunghiôm 
tut, je ne t'ai pas entendu. N<ma isi khakhmmbê, il n'est 
pas faux (fausseté). Ndn y woéla, il n'est pas possible, fieri 
non potest GM. &v ylverat. Ndn' aghâliovava^e ne comprends 
pas. Nâna terâsa, nous n'avons pas. Nàna i&ôm ko drom, je 
ne suis pas dans le chemin. Néna isôrn bocalô, je ne suis 
pas affamé. Ndna isân, tu n'es pas. Nàna dwo Zen tut, (c) 
je ne te les donne pas. 

Les Zapâris souvent changent la part. nég. na, en m, 

changement qu'on entend aussi quelquefois au commence- 
ment de quelques verbes, voy. inkdv, inklidv. In djanâv, je 

ne sais pas. In kamdm, je neveux pas. In kerdva, je ne fais 
pas. Odovâ in djanél, celui-là ne connait pas. In tefâs po- 
rizèn, nous n'avons pas (un) blutoir. In dihlâs mon, il ne 
m'a pas vu. Avdv, in avâv, je viens, (ou) je ne viens pas. Te 
kamés ; in kamés ? kâïde (Tr. haide) dja, si tu veux (bien) ; 
tu ne veux pas ? allons, vas-t-en. Romanes in djands, amén 
Khorakhâi, nous ne connaissons pas la langue Tch», nous 
(sommes) Musulmans. Amaré komshid (Tr. komshu) in ke~ 
rén biàv, nos voisins ne feront pas de noces. Djanés Ro- 
manes ? In djanâv, connais-tu le Tch. ? je ne (le) connais 
pas. Léskeri ddi pendàs, in uvél mo tcho Danghili, (n. pr.) 
(ch. Nom.) sa mère dit, (ça) n'est pas possible mon enfant 

43 



— 386 — 

Danghili. « Nandi,* me parait une partie, nég. composée de 
na, et de nâL Skr. n a hi, ind. no, not, H. ^^ naheen', neg, 
no, not, nay, naheen to, otherwise, else. En général cette 
part. nég. signifie, il n'est pas, ofot ï<m. Tchatchipé isi ? nd- 
nai, est-il vrai (vérité)? non=il n'est pas vrai. Ndnai avdi- 
vés matchô, il n'y a pas de poisson aujourd'hui. Nânai la- 
tchés, il n'est pas bien (en parlant d'un malade). Ndnai 
tindô, il n'est pas à toi, non est tuum. Ndnai sukdr, elle n'est 
pas belle. Kdyiek manûsh ndnai, il n'y a aucune personne. 
Yek djenô ndndi, personne (un homme) n'y était. Ndnai ol % 
dumorô, il n'ont pas de dos=d'appui, de protecteur ; cette 
phrase est pron. ndnâli dumorô. Ndndi namporemé, il n'est 
pas malade. Ndndi o rom umblavdô, (c) le Tch. n'était pas 
pendu. Ndndi tchindô, (c) il n'est pas coupé (circoncis). Di- 
kéla o djut, ndndi ,(c) le juif voit, qu'il n'y est pas (l'œuf qu'il 
cherchait). So te kerél, lové ndndi, manrô ndndi, (c) que 
faire? il n'y avait pas de monnaies, il n'y avait pas de pain 
=monnaies, pain n'y étaient pas. Dikéla làkeri angrusti ka 
uryélas, ndndi, (c) elle voit que sa bague, qu'elle portait, n'y 
était pas. Ndndi, a aussi la signif. du Lat. si non, Fr. sinon 
GM. àv fyi. Te kerés len, kamadél i raklid, te ndndi, kama- 
dél ti kori, (c) si tu les fais, il te donnera la fille (en mariage), 
et sinon, il coupera ton cou. Kamadês man o bar ? te nd- 
ndi, kamatchivdv tut andré ki devrydl, (c) me donneras-tu 
la pierre ? et sinon, je te jetterai dans la mer. Te des les, 
latchés, te ndndi, ndna kamdma, (c) si tu le donnes, bien ; 
et sinon, je ne veux pas (autre chose). Te ndndi, kamlàv o 
lové ka diniôm tut, pdlpale, (c) et sinon, je prendrai de nou- 
veau les monnaies que je t'ai donnés. 

Ndsti ndstik, compar. khandi, khandik, peu, kuni 9 kunik, 
coude, ind. Il n'est pas possible. Skr. n â s t i, ind. non exi- 
stence, not so, it is not; n a, négative and asti, is, 3d per- 
son singular présent tense of a s, to be. H. ^ naf,h, s. m. 
non existence, ^Li nas, non existence, annihilation. Slav. 
niesht ==ni est', vyj £<xtI (ou* f<r«, xai ou) Oec. Vol. 2. p. 357. 
H. Pers. nest, nought, nest kurna, v. a. to abolish, to anni- 
hilate, to ruin, to destroy. Tr. Pers. w^J nist, 3 pers. du 
prêt, du v. pass. j^j bouden, il n'est pas. s. ce qui n'existe 



— 387 — 

pas. nlsti, s. p. le néant, la non-existence — Bchi. Pukkhto. 
nestl, f. non -existence — Bellew's Dict. 1867. H. nâstik, 
nastikee, (Skr. nâstika) an atheist, one who dénies a futu- 
re state of rewards and punishments. Boehtl. nashti, un- 
môglich. Vol. 2. p. 29. Shtar pandj bersh, nâsti djdsa léskere 
tanéste, (c) (en marchant pendant) quatre à cinq ans, tu ne 
peux pas aller à son endroit (pays). Nâsti aghâliovava, je 
ne peux pas comprendre. Avakà nâsti uvél, (c) ceci ne peux 
pas se faire. Nâsti nakavdv, je ne peux pas avaler. Man, 
nâsti arakés man, penghiâs o phurô, (c) tu ne peux pas me 
trouver, dit le vieillard. Nâsti ghendé les, (c) ils n'ont pas pu 
les compter. On verra dans plusieurs citations, que nâsti, 
est souvent prononcé avec un k final. Yek phuri djaV avé- 
la, nâstik astarâs la, (c) une vieille va (et) vient, nous ne 
pouvons pas la prendre (saisir). « Nânâsti, nânâstik,* même 
signification que nâsti, nâstik. Nânâstik fastarâvman,'}ene 
peux pas me tenir (retenir). Nânâsti t'atchâs, nous ne pou- 
vons pas rester. Nânâstik vrakerâva, je ne peux pas parler 
(causer). I rakli penghiâs me, nânâstik djâva purie, mo dat 9 
mo pral, nâna isi avatiaring, (c) la fille dit, moi, je ne peux 
pas aller,ô vieille, (car) mon père, mon frère ne sont pas par 
ici. Tu nânâstik sivdân, (c.Nom.) tu n'as pas pu coudre. Djin 
aratti, i ddi lâkeri nânâstik astarghiâs la, (c) jusqu'au soir, 
sa mère n'a pas pu l'arrêter. Nânâsti nikavés la avri ? (c) ne 
peux-tu la faire sortir en dehors ? Me nânâsti pinravâva 
mo mai, (c) moi, je ne peux pas ouvrir ma bouche. En en- 
tendant les Tch. parler, il est fort difficile, de saisir quel- 
quefois le k final. En écoutant leurs contes, on s'apperçoit, 
qu'il n'y a pas de règle fixe sur cette prononciation. Les uns 
disent ndridsti, les autres nânâstik, en répétant les mêmes 
mots. L'accentuation aussi varie. On pron. nânâsti nanasti 
et nânâstik. On voit par ces citations, que nâsti, nânâsti est 
le même pour tous les temps et pour les deux nombres. 
Chez la plupart des Nom. et presque constamment chez les 
Zapâris, le verbe qui suit nâsti, nânâsti, est au Subj. et pas 
à l'Indic. comme est la règle chez les S éd. Le k final aussi, 
commun chez les Séd. est plus rare chez les Nom. Me nâsti 
te kerâv, (Nom.) moi, je ne peux pas faire. Amén nâsti te 



— 388 — 

djas, (Nom.) nous ne pouvons pas aller. Avatiarfng nâsti te 
nikavâv ma manrô, (ch. Zapâri) par ici, je ne peux pas fai- 
re sortir (gagner) mon pain. Nâsti te rrrakeràv BalamanéSs 
je ne peux pas parler Grec. 

Avec le Subj., na, se place toujours entre la particule te et 
le verbe. T avàv ta te ri avàv, (ch.) et venir et ne pas venir» 
Darâva te na merél, je crains, qu'il ne meure. Te na terén 
djuvâ, pour qu'ils n'aient pas de poux. Te na dikél Jusqu'il 
ne te voie pas. Te na khal tut, (c) qu'il ne te mange pas* 
Te na perês, que tu ne tombes- pas. Te na nakés t que tu ne 
passes pas. Te na tchinêl fa, pour qu'il ne la coupe (tue) pas* 
Te djas ko duyéni, ta leste, te na djas, (c) que tu ailles à la 
boutique, et à (chez) lui, que tu n'ailles pas. Te na nikliopen, 
(c) qu'ils ne sortent pas. Te na murdarén i gadjiâ, léskoro 
kak, dinids but yhrôsha, (c) (Tr. ghrush) pour qu'ils n'assas- 
sinent pas la femme, son oncle donna (paya) beaucoup de 
piastres. Te na uvél, II el. p.r) Y^votro, que ça ne se fasse pas. 

« Ne ne. » Ne khelelén muklds, ne davariên, (ch. Nom.) il 
ne laissa ni ânes, ni chevaux. Ne te khav, ne te piàv, (c) 
ni à manger, ni à boire. Tu ndna terésas, ne te hha$> ne te 
puis, (c) tu n'avais ni à manger, ni à boire. Ne o yek ne o 
yavér, ni Fun ni l'autre. O raklù dikéla y ne raklt m, ne st- 
nid, (c) (Tr. Pers. seenee) le garçon voit, qu'il n'y avait ni 
fille, ni table. Ne manrô khdlas, ne pani piélas, o raklô, (c) 
le garçon ne mangeait ni du pain, ni buvait de l'eau. Uf- 
tchini Idkeri ddi, dinids o vudàr, ta dikéla,ne rakli ne raklô y 
(c) sa mère se leva, elle frappa à la porte, et vit, (qu'il n'y 
avait) ni fille, ni garçon. Penghiàs, avatid ne ker isàs ne 
tchesmds (c) (Tr. tcheshmé) il dit, ici, il n'y était (avait) ni 
maison, ni fontaine. Utraque particula repetita, * * (nene) 
vel ^ y {ni ni), respondet lat. neque — Inst. L. Pers. Vul. p. 
202. Hel. oùSà, oSts. 

Na, au devant t des noms, et des adj. est l'équivalent du 
Gr. oty£- Avdivés, ta na takhidra, aujourd'hui,.et pas demain. 
Kalô manrô, naparnô, du pain noir, et pas du blanc. Tana 
panyhiardésa, et pas avec la charrue. Ta na pinréndja, (c) 
et pas avec les pieds=qu'ils sont venus à cheval. 

t Ma » partie, prohib. Skr. m a, ind. a prohibitive and 



— 389 — 

négative particle. À particle implying doubt. This particle 
is used chiefly prefixed to verbs, in the imperative mood 
as m â. k u r u, do not do (any act), etc. Hel. et GM. ^ — Im- 
perativo autem et imperativi formae optativœ part, prohibi- 
tiva » (me) sep. vei t (me) insep. Skr. m â, prseponenda 
est, ut yj>f H » me purs, ne interroga — Vul, Inst. Ling. Pers. 
p. 136. H. Pers. mudih, give not, murunj, trouble not 
Pukkhto. mim, prefixed to the imper, of a verb : it de- 
notes prohibition, being in place of the particle " ma, as 
makawa, dont — Bellew's Dict. 4867. La langue Turque for- 
me Vimp. nég. avec la part. me. ghit, vas, ghitme, ne vas 
pas. ye, mange, yéme, ne manges pas. me, sert à former le 
verbe nég. Turc, baqmcuj, regarder, bâqmamak, ne pas regar- 
der— Bchi, Dict. Tr.Fr. VoL 2. p. 726. Meninski. Inst. L. Tr. 
1761. p. 456. Ma pras, ne ridicules pas. Ma putch, ne de- 
mandes pas. Ma lisdr, ne trembles pas. Ma de, ne donnes 
pas=ne frappes pas. Ma pûrde, ne souffles pas. Ma sov, ne 
dors pas. Ma dûkhki, ne sautes pas. Mauv dinilô,ue deviens 
pas fou. Ma parâv te yismata, ne déchires pas tes habits. 
Ma data, (pour dar) ne crains pas. Plur. Ma rovén, ne pleu- 
rez pas. Ma trashân, ne craignez pas. Ma putchén, ne de- 
mandez pas. Ma rôden les, (c) ne le cherchez pas. Ma, s'en- 
tend quelquefois avant le subj. Ma te na sovél, (c) qu'il ne 
dorme pas. Ma te na khal, qu'il ne mange pas. Ces formes 
sont très rares, et n'existent que dans leurs contes. 

Chez les Tch. Asiatiques, les part. nég. ne différent pas 
de celles des Tch. Roum. Na dâmi, je ne donne pas. Na 
djâmi, je ne vais pas. Me na kurôm, je n'ai pas fait. Na 
djanâmi, je ne connais pas. Nie, correspond au ndnai des 
Tcn. Roum. Gasht nie, il n'y a pas de bois. Eg nie, il n'y a 
pas de feu. Guri nie, il n'y a pas de maison. 

Nei, (As.) Vallée, rivière. Skr. n ad a, a river, n a dî, f. a 
river in gênerai. H. ^ nala, m. a ravine, a rivulet. nud,m. 
et nudee, f. a river, au pi. nein, voy. len. 

Nêlag, (As.) ind. Près. Tch. Roum. pashé. H. J>jè nere, 
adv. Beside, near. ~J niyur, adv. (Skr. n i k a t'a) near. naz- 
dik, near — Yates Introd. p. 54. 

Nendir, (As.) Sommeil. H. WjuJ nindasa, adj. sleepy, nin- 



* 



— 390 — 

das, f. drowsiness, voy. lindr. Ninder, sommus. Schlaf — 
Honîg. Vol. 2. p. 414. Ou voit que ce terme est moins altéré 
que celui des Tch. Roum.. Skr. n i d r â, sleep. 

Nére, (As.) Mâle, homme. Skr. nara, m. man, indivi- 
dually, or generally. The eternal, the divine imperishable 
spirit, pervading the universe. Skr. nârl, f. a woman, in 
gênerai a female, H.;'-» nar et naree, f. a woman, narayoun, 
a hindoo name for the deity. »j nur> a maie, a man, adj. 
masculine, maie, J6 y nur gaw, m. a bull. Hel. i-\n*p. Zend 
nairya, adj. (ncrc, nara) virilis — V. Sade. Broeckh, p. 371, 
372. nere, nar, homo, id. p. 373. 

Ne, (As.) Apportes, Imp. 2d. au sing. du v. anéni, enémi, 
j'apporte, voy. andva. Guri djami, pentch maria enémi, j'entre 
dans la maison, j'apporte (apporterai) cinq pains. 

Nevô, adj. Neuf, nouveau. Skr. n a v a, adj. new — Zend, 
naba, nava, adj. uovus, recens. V. Sade. Broeckh, p. 372. 
Pukkhto, nawai, adj. new, fresh, unused, young, late, mo- 
dem — Bellew's Dict. 1857. H. nuo, adj. new, young, fresh, 
raw. Pers. nuo roz,m. new year's day according to the Per- 
sian Calendar, nuya, new. Slav. nov'iy, Bulg. nov\ new, M. 
Dict. Hel. v£oç, Lat. novus. Ndna djandva nevé, je ne connais 
pas de nouvelles, GM. vea. Nevô tan, endroit n. Nevô ber$h> 
n. année. Nevô kerâl, fromage n. (frais). So nevé shunghiân? 
quelles nouvelles as-tu entendu? Ai, nevi isi, ta na ladjâla, 
(c) elle est neuve (nouvel, arrivée), et elle n'a pasjde honte. 

Nev kerâva, v. caus. 2. Cl. 3 Gonj. part, nev kerdô. Re- 
nouveler. Kamnevkerdv o pishôt, je ren. le soufflet. 

Nevibé, n. abstr. de nevô. Nouveauté. 

Neve, (As.) Neuf. voy. Nevô. Nevi guri, maison neuve. 

Nie, (As.) part. nég. voy. négation. 

Nikâva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, niklô. Passer, sortir. 
H. U& nikalna, v. a. to take ont, to turn eut, to take off. 
to exclude, to pull, to do, to perform, to pick, to invent. 
nikulna, v. n. to be extracted, drawn, pulled out; to be taken 
oIT. to escape, to rise. Nikelne, prolapsus, Vorfall — Honig. 
Vol. 2. p. 408. Nikdv okhanrô, tchindv tut, (c) je tire l'épée, 
(et) je te coupe (tue). Niklôtar o bersh, l'année est passée. 
Campuz. )iika1>m\ a. quitnr. separar. 



— 391 — 

Nikàl &AVA, v. comp. 2 Cl. 1 Conj. part, nikâldinô. Faire 
sortir. Forme très rare, signif. pareille au v. nikavàva. Je 
l'ai entendu pour la prem. fois dans une très vieille chanson 
chantée par un Nom. Khokhavdâs tut o Tatâris> ta nikàl 
datas tut, (ch>) le Tatar t'a trompé, et il t'a fait sortir (chas- 
ser). Ah baréya te vasléndar te avéla> mamûi, te nikaldésas 
iéskoro djiyêri, (ch.) (Tr.y^ djiguer) ah, ô grand, si ça vient 
de tes mains (phr. Tr. elindân guelir&a, si tu peux) que tu 
enlèves, le foie de celui (qui est) vis-à-visss=que tu le tues. 
Nikaldân man avri ki livadi, (ch. am.) tu m'as fait sortir 
dans la prairie. 

Nikavàva, v. caus. de nikàva. 1 Cl. 2 Conj. part, nikavdô. 
Faire sortir, faire passer. Cette forme a presque fait oublier 
la forme prim. nikàva. Nikavghiâs pe vasténdar, pi an- 
ghrushti, ta tovghiâ[s) la, lâkeri angustiàte, (c) il ôta de ses 
mains (doigts), sa bague et la mit à son (d'elle) doigt. Ta o- 
vokhià ôta nikavdds pe balâ„ (c. Nom.) dans cet instant, 
elle fit sortir ses cheveux==elle montra ses ch. Nikavdé léskeri 
yakâ, tchivdô les yek korô khaningâte, (c) ils ont fait sortir 
(crever) ses yeux, (et) on le jeta dans un puits sec, (aveugle) 
voy. khanink. Nikavàva e grastén avri ki tchar, je fais sor- 
tir les chevaux en dehors dans l'herbe (au vert). Nikavàva 
pani, je fais sortir (je tire) de l'eau. Nànasti nikavdé kànek 
yismato, ils n'ont pas pu faire sortir (sauver) aucun habits 
de l'incendie. Ta nikavghiâs po til, (c) et il fit sortir son pa- 
pier (passe-port). Ta nikavghiâs ta diniàs les yek koznô, (c) 
et il (le) fit sortir, et lui donna un mouchoir. Avaklé rakliâ 9 
nânastik nikavés la avri ? (c) cette fille, ne peux-tu la faire 
sortir en dehors? Il s'agit d'une jeune femme, enfermée dans 
le harem. Nikavél o raklô o kiuldft, (Tr. kiulâf) pe sheréstar, 
(c) le garçon ôta son bonnet, de sa tête. O raklô avri nâna 
nikavénas les, (c) ils ne faisaient pas sortir le garçon en 
dehors=ils le tenaient enfermé dans le harem. Ovotiaring 
nikavéna tumarô manrô, (s. Nom.) par là, vous ferez sortir 
(gagnerez) votre pain. Nikdv o manrô, ta éla ko kxer, (c) fais 
sortir le pain (du four), et viens à la maison. Nikavéla tchu- 
pniâ, (Nom.) il fit sortir la pipe à fumer. 

NIkliovava, v. pass. niklo-uvâva, part. nikli{ni)lo. Etre 



— 392 — 

sorti, sortir. Nikliov, dja tûke, sor9> vas-t-en. Katar kiphuv, 
isi drom, ka nikliolas ke rakléskoro kher, (c) de la terre 
(sous, ywfc) il y a un chemin (passage), qui sort (aboutit) à la 
maison du garçon. Avri te nikliol \niklio(ve)l(aJ\ (c) qu'il 
sorte en dehors. Me kamanikliovav, kamadjâv yek livadéste 
(GM. XetêàSiov), moi, je sortirai, j'irai dans une prairie* 
kam nikliola, le soleil se lève. Avri nikliovava, je sors en 
dehors, Akanâ nikliol léskoro shoshanô, maintenant sort 
(pousse) sa moustache. Katn<mikliovav e rakliéndja, (c) je 
sortirai avec les filles. 

Nikliarava, v, caus. 1 Ci. 4 Gonj. part, nikliardô [niklô, 
part, de nikdva) Faire sortir. Kôrkori isi i romni ka niklia- 
réla o manrô; ôi isi mi ben, (c) la femme qui fait sortir le 
pain (du four) est seule ; elle est ma sœur. 

Niglavàva, niklavAva, voy. ukhkiàva, uglavdva, v. caus, 
1 CL 1 Gonj. part. nigUstô. Sortir. Niglistô o raklô opri pe 
dadéste, (c) le garçon sortit en haut (monta) au devant de 
son père. Lids yek drom, niglistôtar yek gavéste, (c) il prit 
un chemin, il sortit dans un village=il entra, c.-à-d. il sor- 
tit de son chemin pour entrer dans un village. Me bal ni~ 
glistétar, mes cheveux ont poussé (sorti). Ta ghelô ghelôtar> 
niglistôtar yeke veshidte andré, (c. Nom.) et allant, allant, il 
sortit dans une forêt. To trin, niglistô o raklô anglâl léste % 
(c) à la troisième (fois), le garçon sortit au devant de lui. 
Ta niglistôtar katdr ko magharâs avri, (c. Nom.) et il sortit 
en dehors de la caverne. Ta unghinôtar o rom, ta niglistô 
avri katdr ko odâs, (Tr. oda) (c. Nom.) et le Tch. se leva et 
sortit hors de la chambre. Ta niglistôtar opré, (c) et il 
sortit en haut (monta).\Nikliovava 9 emprunte son Aoriste et 
part, de ce verbe. Skr. k r a m, gradi, incedere, avec n i s, 
egredi— Wg. 

Nilài, m. Été. Skr. n al, toshine. Lucere — Wg. Kamaterâs 
but tatlô nildi, nous aurons un été très chaud Terme bien 
connu. 

Nilaiéskoro, adj. du gén. nildi. ausing. App. à l'été. Hel. 
0eptv6ç, GM. xaXojcaipiv6ç. Nilaiéskoro i luludi, la fleur d'été. 
Nilaiéskoro tchiriklô, oiseau d'été. 

Nilé, nili, (As.) Bleu. Skr. n î 1, cœruleum esse, cœruleum 



— 393 — 

tïngete — Wg. n 1 1 a, ad}, blue, dark blue, or black. Black 
or dark bine (the colour). Indigo, the dye. Blue vitriol. H. 
Je* neel, m. Indigo-, bine, neela, ;adj. blue, JJ M* indigo, adj* 
bluê. n changé en L Pukkhto. Sf tiil, m. Indigo, blue— 
Bellew's Dict 1867. Tr. ££> mâvi, adj. bleu de ciel — Bchi. 
— Pers. J^ nt7, indigo, neela, cœruleus, bleu céleste — Honig. 
Vol. 2. p. 384. 

Nim, (As.) Demi, Skr. n e m a, m. time, period, term, li- 
mit. H. Pers. ^ neem, adj. half, the middle — Zend, naêma, 
(Skr. n e m a) pars dimidia. V, Sade Broeckh, p. 372. Le 
yekpash des Tch. Roum. 

Nimru, (As.) Midi. H. Pers. neem, the half, et roiujour = 
yekpash divés, des Tch. Roum.. 

Nispelàva, v. prim. 1 CI. 1 Gonj. part, nispeldô* Cacher. 
L'étymoiogie n'est pas claire. Le v. me paraît composé de la 
prép. Skr. nir, ni s, ind. a particle and prefix implying 
certainly, assurance, négation, privation, outside, out, with- 
out, forth, et p a l, to guard, to préserve or protect. Bien 
préserver, cacher. Il est bien connu de tous. tchavô tchor- 
ghids, ta nispelghid(s) les, lêskeri dm, l'enfant vola et sa mère 
le cacha. Teréla len nispeldé, il les tient cachés=les effets 
volés. Nispelghid{s) les ki brek, il le cacha dans le (son) sein. 
Nispelghids pes atidré, (c) il se cacha en dedans. Nispelghids 
pi porï ke kaléskere rutuni andrê, (c) elle enfonça sa queue 
dans le nez du nègre. Trad. du GM. ^àvw, nascondere, ri- 
porre — Som. Ovokhid 6ra, nispelghids pes teldl pe grastêskoro 
per, (c) dans cet instant (heure), il se cacha sous le ventre 
de son cheval. Tchinghiâs yek kotôr ta nispelghid(s) les, (c) 
il coupa un morceau et le cacha. 

Nispélghiovava, v. pass. nispeldô-nvdva, part, nispêlghi- 
(ni)lo, Etre caché. Nispélghilotar andrê polindte, (*<JXiv) il 
s'est caché dans la ville. 

Nikilti, (As.) Sortir, voy. nikdva, part, niklô. Aidja ni- 
kildôm ziguri, hier je suis sorti de la maison. Usldr dis 
pethôiy ustambôl nildldôm, après quatre jours, je suis sorti 
(allé) à Constantinople. 

Nïtcheri, (As.) Danse. Skr. n at', to dance, to dance as 
an actor, to act, n â t r y a, n. the science, or act of dancing 

44 



— 394 — 

or acting, or the union of song, dance, and instrumental 
musick. H. L^Li natchna, v. n. to dance, nadj, natch, s. n. 
dance. voy. kelâva, kelibé, des Tch, Roum. 

Nùmistù, nûmisfù, (As.) Malade, adj. comp. mestô, bon. 
des Tch. Roum. avec la part. nég. na. 

NublI, voy. lubni. 

o 

OghI, m. f. Cœur, ame, courage. GM. xapta, onghi, Nom. 
ghi (Tch. As.) Pott, Vol. 2. p. 216 rattache ce mot à l'H. 
^ dji, life, soûl, spirit. Skr. g h i va — Ascoli, Zig. p. 18 — 19 
est du même avis. Il est à observer pourtant, que les Tch. 
Roum. et As. expriment l'idée de la vie par djibé, dji(v)ibé, et 
vivre par djivdva. Je préfère, Skr. an'ga, n.alimb or mem- 
ber, the body, an expédient, a means of success, mind, un- 
derstanting. voy. onghi — Campuz ochi, n. espiritu, animo, 
Vrakerâv tut sarô m'oghéstar, je te parle de tout mon cœur. 
Ker V oghi, bar, fais ton cœur, pierre. Dukâla man m 9 oghi, 
je souffre de mon cœur. GM. icovtf pc f\ xap&(a (xou. Ovoklé dû 
vesénde, isâs yek manùsh, ta terélas trinén raklién, penghids, 
me kamadjdv polinàte (w6Xtv), putchdva tuméndar 9 so kamé- 
la tumar* oghi, f andv turnénghe ? (c) dans ces jours-là, il y 
avait (était) un homme, et il avait trois filles, il dit, moi, 
j'irai en ville, je vous demande, que désire votre cœur que 
je vous apporte? Léskor^oghi sûvlilitar, son cœur s'est gon- 
flé; comme les Grecs, les Tch. appellent, cœur, l'estomac. 
Ta so kamakerdv f oghi ? (ch.) et que ferais-je (de) ton cœur. 
So te kamél amarô oghi, te kerds, (ch. am.) faisons ce que 
désire notre cœur=paroles d'un amant à sa maitresse. Te 
kerds léskoro oghi 9 te dus les amaré penid leste, (c) pour 
faire son cœur (le contenter) donnons- lui, notre sœur (en 
mariage) à lui. Ta te kerél lakoro oghi, (c.Nom.) et à la con- 
tenter. Opré me sheréste ta m'oghéste, so rôdesa ? (ch. am.) 
que cherches-tu sur ma tête et sur mon cœur (poitrine) ? 
M 9 oghi isi tûte, (ch.) mon c. est à toi. Ka diklid(s) la o da- 
kâr, dinid(s) oghi, pe boridke, (o) dès que le roi la vit, il 
donna son c. à la belle-fiile=il s'amouracha d'elle. 



— 395 — 

Ogh! dAva, v. comp. 2 Cl. 3 Conj. part, oghidinô. Rendre 
l'âme, expirer. Rovéla i romni, sostdr oghi delà làkoro rom, 
la femme pleure, car son mari expire. 

OghororI, n. dim. à'oghi ; il est formé d'un autre dim. 
oghori, inusité; du moins, je ne l'ai jamais entendu. Ma 
ter tasâs, foghorori dukâva, (ch. am.) n'aies pas de l'anxie- 
té, j'aime ton p. c. divés naklôtar, rnanrô kamniâs m' o- 
ghorori, (ch. Nom.) le jour est passé, du pain a voulu mon 
p. c. So te kerâv nCoghorori, ka isi saïteméï (GM. *aïTTtfté- 
(vu), (ch. am.) que ferais-je de mon p. c. qui est percé par 
des flèches ? 

OdovA, pron. dém. pr. aux Nom. Hic, Hel. o&toç. fem. odo~ 
là. Odovâ in djanél kârin isi o khelelé, celui-ci ne sait pas 
où sont les ânes. Ta ghelô odovâ tchorô rom pe kheréste, 
(c. Nom.) et ce pauvre Tch . alla à sa maison. Dikh ta tchâi 
rno, odolâ vuzia, (ch.) et regardes, ma fille, ces roseaux. 
T odolé veshiâte f arakés, (c. Nom.) et dans cette forêt que 
tu trouves, (tu trouveras). 

Okhtô, ohtô. Huit, voy. les Nombres, p. 75. 

Okanà, voy. akanâ. 

OkA, pron. dém. Celui-là, ille, GM. Jxtfvoç. Oklé zamanién- 
de (Tr. jL>j zamân) isas yek baravalô, ta yek rakUs terélas, 
(c) dans ce temps là, il y avait un riche, et il avait un gar- 
çon. Okd manûsh dinids man, (c) cet homme là me frappa- 
Okâ kabniarghiâ(s) la, celui-là l'a rendue enceinte. Oka isi 
to djamutrô ? est celui-là ton beau-fils ? Sigô te resés to, ti 
tchâi okhid isi, (c) vite que tu l'atteignes, ta fille c'est 
celle-là. okhid, comme avakà avakhiâ, akâ ahkiâ, etc. Te 
nashâv ; okhid i gadji gôrki gadji isi, (c) je partirai ; cette 
fille-là est une méchante fille. Khuyâz mânghe oklés (c) ra- 
klés, (c) appelles à moi, ce garçon-là. 

OkiA, f. Flèche. Tr. J^l oq 9 flèche — Bchi. Tchivéla o ga- 
djô okid, l'étranger jette (une) flèche. 

OkotiA, adv. Là, par là. Tov les okotià, mets-le par là. 
Akatià okotid djâlas, il allait ça (et) là, GM. H& x'faa. Okoté 
akaté ghelô, (c) il alla par là, par ici. 

OkotAr, abl. d'ofcotîri, de là, fcuifcv. Ghelô okotâr merid, (c) 
(GM. fUfii, Hel. (tipoç) il alla de l'autre côté; ici l'adv. devient 



— 396 — 

artj. Akatdr okafdr mare va, (c) ils frappent par ici (et) par 
là. Yek diyés penêla pe gudjiàte, sar kamakeràs? Me okotdr 
djin abôr manghin terdva, kadma (pour karndma) te djav 
mdnghe, (c) un jour il dit à son épouse, comment ferons- 
nous ? moi de ce côté là, j'ai de grandes richesses, je veux 
m'en aller. Ta ôi diklias akatdr okotdr, (c) et elle regarda 
par ici, par Ià=tour au tour. 

Okoring, adv.Par là. Tchide tut okorlng, (c) tires (retires) 
toi par là. 

Okhiâ, fem. d'ofra, q. v. 

O'i. pron. pers. Elle, voy. p. 67. 

Ol, pron. pers. Ils, voy. p. 67. 

Omblâl, umijlâl, m. Tison. GM. 8atA<5ç, tizone — Som. H. 
*?jî oob } h, m. oppresive beat, languor the eflect of heat, L^jl?1 
oobjina, v. n. to be agitated, or oppressed with heat. Oom- 
bldl tabla isi, (ch.) le tison est chaud. Katar ki yak, ghedi- 
vium but omblâl, j'ai ramassé beaucoup de t. de l'incendie. 
Lus (pour linds) les paldl o gadjô urnblalâsa, tabardâs lé** 
kcrc tchord andê (and ré) ki len .(c. Zap.) l'étranger le pour- 
suivit avec un tison, il brûla sa barbe dans le ravin. Dinià(s) 
les yek far omblalésa, ta murdarghiàs les, il l'a frappé une 
fois avec (un) t. et il Ta tué. (hnbldl, comme So\Aiç et faulî, 
signifie non seulement un tison, mais tout grand morceau 
de bois. 

Onghî, f. m. voy. oghi. Cœur, inclination, volonté, Cette 
forme, la seule usitée parles Zapâris, et la plupart des Nom., 
vient à l'appui de l'affinité fîoghi avec le Skr. an' g a. Tm 
léskeri onglu kmrilàv, (c. Nom.) et son âme je prendraï=je 
le tuerai. Dja khulanie ma, ta dik te kerés lésker 7 onghi, (c r 
Nom.) vas ô ma dame, et vois (taches) de faire sa volonté. 
Te mêla Uskef onghi, te des les donén davaiién, (id.) pour 
que sa volonté soit faite, donnes-lui deux chevaux. Ta pelt 
paldl lâte i Pisirka (n. pr.), tchalavdâs la pe pirnésa andê 
k'onghi, (c. Zap.) et Pisirka tomba derrière elle (la suivit) 
elle la frappa avec son pied au (dans) cœur=sur Festomac, 

Ongôni, m. Petit-fils, Hel. Syyoç, syY«*» GrM. ïyyovofc ^YT^t 
petit-fils. Cor. At. Vol. 2. p. 113. Minrô ongôni, mon p.-f. 
Abôr ongonién terésal combien de p.-f. a&-tu? 



— 397 — 

Opré, adv. Au dessus sur, super. Skr. u p a r i, ind. in, 
upon, above, up a r i g a t a, adj. gone up, ascended (g a t a, 
gone) Hel. M? — Zend, upairi, adv.en haut. V.Sade Broekh, 
p, 349. H. ji J oopur, prep. above, on, up, upon, upwards, 
over, outside, past, top, SjiJ^ oopree, Sidy fcreign. Taleûpar 9 
upside down— Yates Introd. p. 53. Gampuz, aupré, adv. en 
la parte alta. Opré ko gav, sur le village, Opré ko vesh 9 sur 
la montagne, Opré mande, sur moi. Opré tûte, sur toi. Opré 
pe duméste, (c) sur son dos. Opré ko pinrê, sur les pieds= 
debout. Opré ki phuv, sur la terre. GM. x«Tà ffi. Opré ko 
sherân, (c) sur l'oreiller. Télé opré pani délas, (c) en bas, en 
haut il donnait de l'eau;=il en vendait par tout. GM. fadtvft», 
xaT«. Opr* amende, sur nous. Te lav dji de&h panliâ opré 
mande, (c) je prendrai jusqu'à dix bourses sur mou voy. 
hardi. 

Opràl, abl. d'opré. D'en haut, £vu6cv. Oprâl djâva, je vais 
par en haut. Oprâl dji télé, d'en haut jusqu'en bas. 

Opredér, comparât, d'opré. Le surplus. Opredér o tut, le 
surplus de lait. Opredér khashôi teràsa, ta te dos ko tchoré 9 
nous avons des aliments superflus, et donnons (les) aux pau- 
vres. Te désa amén lové opredér, (c) que tu nous donnes des 
monnaies en abondance. GM. ^è t6 ic«paw«vw. 

Opralunô, opralutnô, adj. d'oprâl. Le plus haut, terme 
rare. Us disent ordinairement, Ka m opré 9 celui qui est 
en haut. 

Ora, f. Hel. £>pa. Heure, montre, temps. P. Skr. g,huree, f. 
an hour, or the space of 24 (?) minutes, an instrument for 
measuring time, a clock, watch etc. So ôra m'? quell'heure 
est-il ?. Me ordsa, avec ma montre=selon ma m. Naklétar 
eftd ôres, sont passées (les) sept heures. Pandj oréndar 9 
après cinq heures. I ôra ko pandj, ko shov, kon kelélas tu- 
méndar ? (c) à cinq h., à six (h.), qui de vous jouait ? Ta pen- 
ghids làke, so kerésas djin abôr ôra ? (c) et il lui dit, que 
faisais-tu si long-temps ? 

Oriki, (As.) pron. pos.: léskoro des Tch. Roum. Orikéste, 
oriki esti, il a. Orikôrior, sa maison. 

Orp, (As.) Argent, voy. rup. 

Osûr, (As.) Médicament. Skr. âs'r a y a, m. being inclined 



— 398 — 

or addicted to, following, practising. An asylum or place of 
refuge. H. 1^-1 asra, hope, dépendance, defence, reliance. 
place, <jr*j\ uroos, name of a médicinal plant (Justicia adha- 
toda)^--! ooseer, f. a grass, the root whereof is sweetscented 
and used for making tattees, (Andropogon muriaticum). 

Osht, (As.) Lèvre. Skr. o s h t a, m. the lip, voy. vusht. 

Otià, adv. Là, t%%\. H. w* v tit, adv. (Skr. t a t r a) thither, 
opp. atid. Otiâ,khalé pilé, (ch. Nom.) là,ils mangèrent, burent. 
Otiâ pashé, près de là. Otiâ ka djdnas, (c) là. où ils allaient. 
Otiâ ka djdla ko drom, (c) là, où il allait dans le chemin. 
Dikéla i rakli nandi otià, (c) il voit (que) la fille n'y était pas. 
Otiâ ka dinid(s) les, peravghiâ(s) les andrè ki devryâl, (c) là, 
où il la donnait (pendant qu'il la don.) il la fit tomber dans 
la mer. Souvent pron. oté. 

Otar, abl. d'oté. De là, fccrtOsv. Otâr.ghelétar trin manûsh 
andré ki rez, (c) de là, allèrent trois hommes dans la vigne. 
Otâr avâva, je viens de là. Otdr ka kadjâs, terâva pralén 
sardnda, (c) de là, où tu iras, j'ai quarante frères. Otiâtar, 
abl. d'oftd, est moins usité qu'oidr. 

Ov, pron. pers. voy. p. 67, très souvent pron. of, et dans 
quelques vieilles chansons, av, af. 

Ovokà, pron. dém. voy. Gram. p. 72. 

Ovotià, adv. Là, otiâ 9 et av; voy. avdivés. Kamavdv ovotiâ, 
je viendrais là. Ta méya, djin ovotiâ isômas, (c) et moi aussi» 
j'ai été jusque là. 

Ovotâr, adv. De là. Ovotâr, raklô nashtôtar, (c) le garçon 
partit de là. Ovotâr, o drom teréla tchik, de (ce côté) là, le 
chemin a de la boue. O rikonô kâtar te djal 9 tûya ovotâr te 
djas, (c) par où le chien va, toi aussi, que tu ailles (vas) par 
là. Nashtétar ovotâr, ka rôdenas les, ceux qui le cherchaient, 
(les agents de la police) passèrent par là. 

Ovotiarîng, adv. Par là, en cet endroit là. Quelques Tch. 
pron. ovotiarin. Tatérdilotar ovotiaring, (c) et il resta (s'ar- 
rêta) par là. Ta alétar ovotiaring, ta kelénas e gaidàsa, (c. 
Nom.) et ils allèrent vers cet endroit là, et ils jouaient de la 
cornemuse. Ta méya ovotiaring isômas, (c) et moi aussi 
j'étais par là. Ta dikliâs ovotiaring, et il vit par là. Ta pen- 
ghiâs làke, so kerésas ovotiaring'! (c) et il dit à elle, que foi- 



— 399 — 

tais-tu par là ? Ta suttô ovotiaring, (c) et il dormit par là. 
Ovotiaring ka tcharavélas len, (c) là,où elle les faisait paitre. 
Mukliâ(s) les ovotiaring, (c) il le laissa par là. Khasovghiàs 
ovotiaring 9 il jura par là. Ta ov kôrkoro méshki (Tr. Xl* 
meshk almaJc, s'exercer sur un exemple d'écriture-^-Ôchi). 
kerélas ovotiaring, (c) et il s'exerçait seul par ià=faisait 
des épreuves. 



Pa, (As.) Venirsawwa des Tch. Roum. 

Patchava, voy. putchàva* 

Paghosâiliom, v. pass. du GM. myoç, *aY<vw, se geler. Cette 
forme, est la GM. èway»*». Katar ko but shil paghosâiletar 
o panid, à la suite du grand froid, les eaux se sont gelées. 
k«yA v *> ghiacciare — Som. Les Séd. emploient très souvent 
ce verbe, voy. kholasâilotar. 

PAi, f. Eau, (Nom.) voy. pani. 

PahIz, (As.) Automne. Pers,^.b (payiz) autumnus, met. 
senex — Vui. 

Pak, f. Aile, au pi. pakd. Skr. p a k s', a wing, the feather 
of an arrow, a bird. H. ^ putch,h or puk,h, m. confirma- 
tion, partiality, a feather, punk,h, m. a feather, wing. punk, 
ha, m. a fan. Pak, comme le Skr. et le Grec, signifie et aile, 
et plume, impà, irrtplv. Pe pakéndja, avec ses ailes. Baré 
pakd, grandes ail. Tchiriclô barè-pakéngoro, oiseau à gran- 
des ail. Tchinghiôm les léskere pakd, te na nashél, je lui ai 
coupé ses ail. pour qu'il ne s'en vole pas. Diniôm les tipak, 
je l'ai frappé sur l'ail.=en volant. Pakd e pishotiâskere, les 
ail. du soufflet. 

PakiAva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, pakianô. Croire,avoir 
confiance en quelqu'un. Skr. pak s', to take or accept, to 
take a part or side. Le k s' Skr. est changé en k par les Tch. 
H. L>Mj putiyana, to confide in, to trust, to dépend on, be- 
lieve, et putiyara, m. belief, confidence, dépendance, dé- 
rivent du Skr. pr ati — i, (confidere). Pott, Vol. 2. p. 346. 
écrit paVav, ich glaube. Me pakiâva les, moi, je le crois. 



— 400 — 

Me avctklê manushês nâna pakiâv les, moi, je n'ai (aucune) 
confiance en cet homme. Avakléste ma pakid but, à celui-ci, 
ne te confies pas beaucoup. Ta ov pi gadjiâ nâna pakidlas 
la, (c) et il n'avait pas confiance à son épouse=sil avait 
des soupçons sur la conduite de sa f. Ovokhiâ ôra, penélas 
léske ta vrakerélas lav, te pekidl Idkere lav, (c) dans cet in- 
stant elle lui dit, elle prononçait des paroles, pour qu'il eût 
confiance dans ses paroles. 

Pakianô, part, du v. pakiàva. Fidèle. Terélas yek ruvlià- 
koro, léskoro pakianô manûsh, (c) il avait un bâtonnier, son 
homme fidèle. Pakianô tcheribashi, un tcheribachi fidèle. 
GM. tci<ïtix<$;. DG. digne de foi, dont le terme Tch. est un 
traduction. Hel. GM. ™<jt6;, fidèle, degno di fede — Som. 

Pakiâniovava,v. pass. pakianô-uvâva, part. pakidni(ni)lo. 
môme signif. que pakidva. Pakidnilotar ka terdsas lové, il 
avait cru que nous avions des monnaies. Pakidnilian ddde. 
me kamamurdaràv tut ? (c) crois-tu, ô père, (que) moi je te 
tuerai ?=que je suis capable de te tuer ? 

Pakiïbk, pakiabé, pakioibé, noms abstr. formés du v. 
pakiàva^ ou du v. caus. pakiavdva, inusité. Confiance, foi. 
But pakiaibé nâna terésa, tu n'a pas beaucoup de foi=on 
ne te croit pas. Nân' atchilô pakiibé, il ne resta plus de foi 
=il n'y a pas de foi. Expression commune. 

Pakiarava, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, pakiardô. Entor- 
tiller, envelopper, involuere. Etym. obscure. Pakiardva e 
tclwvés, j'entortille l'enfant. Pakiarghiôm e tchavésî e phx* 
tidsa, j'ai entortillé (mailloté) l'enfant avec la bande. Pàkidr 
to sherô yek koznêsa, entortilles ta tête, avec un mouchoir. 
PaJriarghiôm me yismata yek kalavéste, j'ai entortillé (en- 
veloppé) mes habits dans un châle. 

Pakiardô, part, du pakiardva, entortillé, involutus. Pa-* 
kiardô ist léskoro sherô, sa tête est entortillée, (enveloppée), 
Khokhavné pakiardé. Tr. tjolandji dolmà, mets Turc, com- 
posé des feuilles de vigne remplies de riz, et des aroihates. 
— Bchi. 

Pakhnï, f. Croche, mangeoire. GM. 7r*xvîov, çortvfov, dim. de 
ça™*), ou 7ca8vî). Cor. At. Vot. 2. p. 404. 7taxvt(ov) est très usité 
par les Grecs, de la Roumélie, it«x v{ > ittangiatoria, meschio. 



— 401 — 

Pakô, adj* Chauve, crasseux, voy. pekàva. Skr. p a k k a, 
mature* dressed, grey (thehair), c.hwL, mature par 
l'âge. H. pufato, v, n. to be dressed or cooked y to turn grey 
(hairs). SX>\ upuk, adj. unripe (a priv* etpukku, ripe). 
Souvent les enfants des Tch. à la suite des maladies du 
cuir chevelu, ou de la saleté puante de leur tète, deviennent 
chauves ; on les appellent alors pakô, dartreux, impétigi- 
neux. GM. x**<tiW|>tk, tignoso— Som. Unilô but pakô, il est 
devenu très ch. Paki isi i romni, la femme est ch. E yavré- 
skoro o sherô isi pakô, la tête de l'autre est ch. Terélas pashé 
peste, yek pakô, il avait auprès de lui, un homme ch. O gadjô 
pushliàs katâr ko pakè 9 pakéya, diklidne sappésl (c) l'homme 
demanda au crasseux, ô cr., as-tu vu le serpent? Tûya pa- 
kéyat (c) et toi aussi, ô cr. ? 

Palé, adv. Derrière. Skr. para, adj. distant, removed, 
remote, subséquent, after, following, paras, ind. a par- 
ticle of command, of dismissal or refusai. Hereafter, after* 
wards. Presque constamment les Tch. se servent de palàl, 
là où on doit dire paie. Djdla kayék far angle, ta o but paie, 
elle (la montre) va quelquefois en avant, et pour la plupart 
en arrière. Paie lénde, derrière eux. Gheliôm andré ko berô, 
ta pinrilitar i devryàl, ta ndna djâlas o berô ne angle ne 
paU, (c) je suis allé dans le navire, et la mer s'ouvrit, et le 
navire n'allait ni en avant, ni en arrière. 

Palàl, abl. de paie. De derrière. Hel. ffmafev ; il remplace 
presque toujours, palé. Ghelô o dakâr te pirél, i bori palàl 
liste, (c) le roi alla marcher (se promener), la belle-fille der- 
rière lui. Lava palàl, je prends de nouveau=je reprends. 
H. LJ ^Ji pulut lena, v. a. to take back, to take in return. 
Palàl mandat, derrière moi. Palàl ki vudâr, der. la porte. 
Tchalàv palàl, (Nom.) frappes de der. -Palàl tûke avàva, je 
viens après toi=je te suis. Dikliàs i raklt palàl peste, ka- 
maresél len o dot lâkoro, (c) la fille regarda der. elle, (elle 
vitt que son père les atteindra. Te 'san minri, ukli palàl 
mande, te djas aménghe : i rakli penghiâs, nànastik avàva 
tûsa, (c) si tu es à moi, montes der. moi (en croupe), nous 
partirons: la fille dit, je ne peux pas venir avec toi. Ta pan- 
làs léskere musià palàl, (c) et il lia ses bras par der. Palàl 

45 



— 402 — 

mdndar, ulôtur o tchor, le voleur vint de der. moi. Ta pelé 
paldl Idte, trin tatdria, (c. Nom.) et trois tatares tombèrent 
der. elle=la suivirent. Puldl djdlas e turshudjésa, (c. Nom.) 
(Tr. ^j**j> tursltudji) de der., elle allait avec le vinaigrier. 
Djdlas paldl leste, il allait der. lui=il le suivait. 

Palalunô, palalutnù, adj. de paldl. Arriéré, dernier. Pa- 
laluni ralt, la nuit passée. Palalutnù sherô, la tête de der- 
rièie=rhonime qui arrive le dernier. i J o(GM.mo,Hel.*X£ov) 
palalutnù, le plus arriéré. 

Palunô, adj. de paie, ternie rare. Je l'ai rencontré dans 
la chanson suivante, chantée par un Nom. provenant de la 
Bulgarie. Djdla ku yau andré u Gliéno (n. pr.), paldl peste 
peli i Tchakirka (n. pr.), paluni isi Tchakirka, angluni isi 
Nazirka, (n. pr.), Ghéno va dans le village, Tchakirka le 
suit ; par derrière est Tchakirka, en avant est Nazirka. 

Pâlpale, Derrière. Ce terme est un composé de paie paie, 
selon les habitudes des Orientaux, qui par la répétition de 
l'adv. renforcent leur signif. GM. ômcw 4m<ja>, una tarut, Tr. 
u"^k {j^^i yavdsh yavâsh, très doucement. Skr. para 
p a r a, adv. best and worst, prior and posterior, in front 
and behind, voy. pash pashè. O dat lakoro penéla, me pu- 
tchdv 9 manûsh naklutar ? ôi munghe penéla, rezd khaldvdi- 
letar (goAû), te djav mdnghe pdlpale, (c) son père dit, moi, 
je demande si (un) homme a passé ? elle me dit, les vignes 
ont été ruinées, je m'en irai en arrière=je retournerai. Pdl- 
pale dja tuke, te na mardv tut, der. vas-tu aussi, pour que je 
ne te trappe pas. Te yhelés les pdlpale, (c) que tu l'apportes 
en arrière. Léne, (voc.) pendva tûke y kotùr atch, léne, dja 
tûke pdlpale, ta te nakdv mamûi mamûi, (ch. am.) ô rivière, 
je te dis, arrêtes-toi (restes) un peu, ô rivière, retires-toi 
que je passe vis-à-vis=de l'autre côté, (paroles d'une temme 
folle). Yïrisdilotar pdlpale, (GM. y^piCw) il retourna en ar- 
rière=rebroussa chemin. 

Palûdava, v. comp. 2 Cl. 4 Conj. part, palûdinô. Envoyer 
en arrière, chasser, palé-ddva. E sappés, délas les yek ma- 
nûsh paie, te murdarél les, (c) un homme chassait le ser- 
pent, pour le tuer. O mudiris (ïv.y.^ mudir) palûdiniâs 
len, (c) le gouverneur les chassa=de sa présence.^ A mén ker- 



— 403 — 

ghidm les tùkc, paludinidm tutjcatdr kibâgnia avri; amén- 
ghe ma ker les, (c) nous l'avons faite à toi (la méchanceté), 
nous t'avons chassé hors du bain ; toi, ne la fais pas à nous. 
Khéra palûdinéya, (voc.) (c) ô âne chassé ; expression inju- 
rieuse très commune. On chasse du campement tous les 
vieux ânes incapables au travail. Ces paroles ont été adres- 
sées par un père à son fils. 

Palvàl, balvàl, f. Vent, air, au pi. palvalà, palvalid; 
balvdl est plus pr. aux Nom. Skr. v â y u, wind. H. ^> ba,o, 
wind. ^ ba,e, or ba 9 ee, flatulency, rheumatism. Peut-être 
on a formé de ces termes Hnis, un adj. baivalô, balvalô, 
venteux. Il est rare parmi les Tch. de rejeter la dernière 
voyelle de leurs adj. voy. Ascoli, Zig. p. 48. Pott, Vol. 2. p. 
417. Ce mot est bien connu de tous. Ils ne font aucuue 
distinction entre vent et air. Quelquefois aussi palvàl, a la 
signif. de ciel. Campuz, barbai, m. aire, viento, barbalô, adj. 
airoso. Isi but palvàl, il y a beaucoup (de) vent. Katar Ici 
but palvàl, à cause du vent fort. I palvdl isi zorali, nâna 
delà brishindô, le vent est très fort, il ne pleut pas. Vutchés 
ti palvdl 9 en haut sur l'air. GM. 6<|noXà etç tov àip*. Atchilimi 
katûna, me lel balvdl i katûna, (ch. Nom.) ma tente m'est 
restée, que le vent prenne (emporte) ma tente. But var yék- 
pach ardtt, djangàniovav e balvalidke, (ch. am.) plusieurs 
fois je m'éveille à minuit au vent=inutilement. GM. axbv 
Svsao*. Terésa palvalid, (ch. am.) tu as des airs (d'impor- 
tance) GM. fyci; àép«. 

Palvalénghere, adj. du gén. palvdl, au pi. Venteux, fè- 
ves, les bôbia de la plupart des Tch. Terme en usage parmi 
les Tch. de la haute Bulgarie. 

Pantch, Cinq. voy. les Nombres, p.' 75. 

Pandrevàva, v. GM. wav-rptico (&*' SvSpa) «avTprjyo), mari- 
tare, matrimoniare, sposare — Som. Ukhkinô o dakdr te 
pandreuél Elifind, (c) le roi se leva (se mit) à marier Elif= 
lui trouver un mari. En général les Tch.Séd. et Nom. disent, 
lava romni, je prends femme, je me marie — Lat. ducere 
uxorem. 

PangAva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, panglô, pangô. Cas- 
ser, briser. Skr. bhandj, to break, to destroy, bhan'ga, 



— 404 — 

breakiug, splitting, a chasm, a division. II me parait pin» 
naturel de rapporter ce v. à l'adj. pangô, qui dérive de la 
mùme racine. Pangluhn o tchàrô, j'ai cassé l'assiette. Kama- 
pantjdv to sherô, je casserai ta tôte. Panglôtar léskoro pirô f 
il a cassé son pied. Nânasti pangdv les, je ne peux pas le 
casser. Panghél i vudàr, ghelôtar andré, (c) il casse (rompt) 
la porte, (et) vint dedans. UAor. souvent perd son l 9 pan- 
ghiôm, pour pangliôm. Banghé me pashatrré, ils ont brisé 
mes côtes. Panghiôm mo pindô, j'ai cassé mon pied. Le vé- 
ritable part, est panglo. La cons. initiale p, est quelquefois 
changée en b. 

Pànghiovava, pângliovava, v. pass. panglô-uvâva, part, 
pânghi{nï)lo, pângli(nî)lo. Etre brisé, devenir boiteux. Pan- 
gliol (pânglio(ve)l(af) i djandjir, la chaîne s'est brisée. Pân- 
gliliom,\e suis devenu boiteux. Leniâtar sar djàva, bànghi- 
lom, pilôm yek pâi> (ch. Nom.) en passant par la rivière, je 
me suis incliné (penché), j'ai bu une eau (de l'eau) Tr. yek sou. 
GM. Iv« vep<Sv. C'est le seul exemple de la signif. pencher, 
xXvû>, commune parmi les Séd., que j'ai rencontré chez les 
Nom. Ordinairement on se sert du v. téliovava, baisser, q. v* 

Pangherâva, panghiarâva, v. caus. 1 Cl. 5 Conj. (potngô). 
part, panghiardô. Faire casser, briser. Ce verbe, rarement 
usité, car on se sert ordin. de pangdva, comme caus,, a 
donné à la langue quelques termes, qui témoignent de son 
existence. 

Panghiardô, adj. part, du v. panghiarâva. Instrumenta 
briser, ce qui est brisé, charrue. A bôr guruvên terés ko pan- 
ghiardô ? combien des boeufs as-tu à la charrue ? Para ban- 
ghiardô, ch. pesante. Panghiardéskeri morneli, lit. le cierge 
de la ch. (Nom.) voy. momeli. «Ecrevisse.» Deryavâkoro 
panghiardô, écrevisse de mer. Quelquefois Fécrevisse est 
appelée pangô. Karavidini, si commun parmi les Tch. de 
ces contrées, est inconnu â ceux qui demeurent au milieu 
des Bulgares. Panghiardô, est propre aux Nom. de la haute 
Bulgarie; ici, les Tch. ne connaissent d'autres termes pour 
la charrue, que ceux des Grecs et des Turcs. 

Panghiandôs, gér. du v. pangâva, en boitant ; la forme 
rég. serait panghindôs. Koriandâs panghiandôs djàlq, (c) il 



— 405 — 

marche aveuglément (et) en boitant. On entend ces deux 
termes très fréquemment, en parlant des ivrognes. GM. 

Pan!, m. Eau. Nom. pdi, au pi. panid. Skr. p à, to drink, 
p â n i y a, adj. drinkable, to be drunk, to be cherished, pro- 
tected, or preserved, n. p â n i y a n,water. H. ^^ panée, m. 
water, lustre, sperm, et paniya, m. water, a water-snake, 
or any thing living in water — Pâli, phân'iya, qui doit 
être bu — Burn. Essai p. 85. Campuz, p a n i, f. agua — 
Burm. pannae, water, As. Res. Vol. 5. p. 238. Te djas 
f arakâs pani te pids, (c) allons cherchons de Feau à boire. 
Dikéna yek phuriâ, pani lélas, (c) ils voient une vieille, elle 
prenait de Veau. Nanâi pd«>(Nom.) il n'y a pas d'eau. Ara- 
kliôm yek djenés, pushliôm léstar yek manûsh dikliân ? ov, 
pani penéUx, na terdva. Uftchiniôm aliôm mânghe, (c) j'ai 
trouvé une personne, je lui demandai, as-tu vu un homme ? 
il dit, je n'ai pas d'eau. Je me suis levé et je viens (ici). 
Londô pani, eau salée,=saumâtre. GM. <£\|Aop6v. Gudlô pani, 
eau douce. Kerkô pani, eau amère. Ko khaning m latchô 
pani, dans le puits l'eau est bonne. Yek phuri pani lias, 
une vieille prit de l'eau. Yek phuri ghelitar pani te lel, (c) 
une vieille alla prendre de l'eau. Sôstar tchorés pani? pour- 
quoi verses-tu de l'eau. Otid k> avéla dikéla yek pani, (c) là, 
où il venait, il voit une eau=fontaine. Devryaldkoro pani, 
eau de mer. 

Pan! kerâva, v. comp. 2 Cl. 3 Conj. pani kerdô. Pisser, 
lit. faire de l'eau. GM. xapvo xl vtptf v pou, fare il suo servitio — 
Som. Tr. mu deukmek, verser de l'eau, pisser — Bchi. Beshtô 
o tchor po pani te kerél, (c) le voleur s'assit pour pisser. 

Pan! dâva, v. comp. 2 Gl. 3 Conj. part, panidinô. Donner 
à boire, mener boire, arroser. Archepsdilotar (GM. ip^tfo, 
*PX«+*) te delpani e luludià, (c) elle commença à arroser les 
fleurs. Ce verbe composé, sert en quelque sorte comme v. 
caus. du v. piàva, boire, GM. iwt(&>. H. paniydnd, to irriga- 
te — Yates Introd. p. 295. voy. piavdva. 

Panor!, m. dim. de pani, eau. Piliôm panori, (ch.) j'ai bu 
de Veau. GM. vtp«xt. Avél mo phurô panoréstar, (ch. Nom.) 
mon vieillard vient de l'eau (de la fontaine). 



— M\ — 

P anima), adj. do pani. Aqueux. But panialé isi e khashâ, 
les aliment* sont très aqueux. 

Panialî, adj. f. Ce qu'on boit, eau de vie, raki. Hel. ™>t<5v, 
boisson, (îM. tciotov, wiotC. Piésa paniali, angle te khas ? bois- 
tu (du) raki avant de manger? An yek paniali, apportes un 
(verre de) raki. Pende, pan'udi tu piésa V (c) ils dirent, bois- 
tu du raki ? 

Panialk sudrk, adj. composé, au pi. Les aqueux frais, 
concombres, pr. aux Nom. tic; la Bulgarie; ïy^uXa xal 5po<jw&7> 
Kpeà&ia (Athen. 383) Spoisp6;, succulent. Cor. At. Vol. 4. p. 106. 

Panikskoro, adj. du gén. pani, au sing. App. à l'eau, por- 
teur d'eau. Tr. 'jl, suqqa, poi'teur d eau — Behi. Paniéskere 
tchiriklé, oiseaux aquatiques. * robinet.» des fontaines et 
des bains. Lias les i raidi angldl peste, dinids les o toviardô, 
ta banliâs e paniéskere ka tâvdena, (c) la fille le prit au de- 
vant d'elle, lui donna le savon (le savonna), et elle ferma 
(boucha) les robinets qui coulaient. 

Pangô, hango, adj. Boiteux, défectueux, estropié. Ski\ 
p a n'g u, lame, crippled, hait, one who has lost his legs, etc. 
p an'gutâ, f. det'ormity, mutilation. Skr. vank, tortuose 
incedere,ire,pignore certare, coutendere — Wg.H. silib bank, 
s. a erook, curvature, bending, a turning of a river. UTib 
hanka, adj. crooked, bunk, a bending, a curvature, reach of 
a river. CM. a^x^ivo;, hernioso, sbozzolato, crepato, rotto — 
Som. Pangé-yakényoro, qui a les yeux de travers^=louche. 
Pangé-môskoro, qui a la bouche de travers. On dit aussi 
pangô-mûi, bouche torse. Pangô dumô, sôske marddn marû 
(toi qui as le) dos tortu, pourquoi m'as-tu frappé? Panghé- 
danlenyheréya, (voc.) ô toi qui a des dents cassées. Kdrin 
djdsa koréya, banghéya? où vas-tu ô aveugle, ô boiteux? Ta 
so pangô V oglii? (ch. am.) et pourquoi ton cœur (est-il) 
brisé? Panghi isi léskeri musi, son bras est cassé. 

Papâi, panât, khapâi, f. Pomme. L'ôtym. m'est inconnue. 
Tchorghids pe pabd il a jeté (versé) ses pommes. O yatrikô 
(yiaTptxov, tarpixiv) isi yek pabdi, ôi i pabâi, ardpiol andré ko 
bakhtchds, (c) le médicament est une pomme, cette pomme 
se trouve dans le jardin. Kamadjdv te tchindv pabd, (c) j'irai 
couper (cueillir) des pommes. 



— 407 — 

Papalîn, f. Pommier. Skukilitar amart pabalin, notre 
pommier est devenu sec. Dja maskaré, ka isi o pabalinâ, (c) 
vas au milieu des pom. I ritchini ali ti pabalin, khdla pabà, 
ic) Tours vint au pommier, il mange les pommes. 

Pabéngoro, adj. du gén. pabâi, au pi. App. à la pomme, 
vendeur des pommes. Pabéngoro ruk, arbre de pommes. 

Pâpus, m. Grand père, Hel. iréicicoç, aïeul, G M. wàw*ou<;, avo- 
lo, nonno — Som. Skr. p a p u, m. a fosterer, a protector. H. 
j»Ij baboo, m. a prince, master, a tittle given by Hindoos 
équivalent to Mr,or squire, ^b bap,m. father. Pukkhto,babf, 
ind. father! sire! a term of affection towards a father or old 
man — Bellew's Dict. 1867. Tr. bab,père, baba, père; on se sert 
de ce mot comme d'un terme de respect envers les person- 
nes âgées ou bienveillantes — Bchi. H.nana, maternai grand 
father. GM. vouvo;, padrino — Som. Ldkere papûske penéna 
Tchûka, (c) son (d'elle) grand père ils appellent Tchuka. Ist 
shov mâsek ka mulô mo pâpus, il y a six mois que mon gr. 
p. est mort. Mo pâpus isàs baravalô, mon gr. p. était riche. 

PapIn, papIna, f. au pi. papinâ. Oie. GM. rama, Hel. v«<j<ia, 
(canard). izoncTci^fù, le cri de l'oie — Polyd. Cor. At. Vol. 4. p. 
385. wama, anetra, anatra (uccello) — Som. Ta ai unilipapin, 
(c) et elle devint (se transforma en) oie. Amaré papinâ 
nashtétar, nos oies sont parties (envolées). Ushardi papin, 
bi-londi khashôi, (proverbe) oie louée, aliment sans sel=les 
choses louées ont peu de valeur. O rom biknéla papinén, 
le Tch. vend des oies. 

Papinéngoro, adj. du gén. papin, au pi. Qui vend des oies, 
gardien des oies. Éla te dikés, yek papinéngoro terdva, tchor- 
dô isi, (c) viens voir un g. d'oies (que) je tiens (à mon ser- 
vice) il est beau. Pende léske, te penés aménghe papinen- 
gheréya (voc), yek masâli (c) (Tr. masâï) ils lui dirent, 
dis à nous, ô g. des oies, une fable. Vrâker tchordéya (voc.) 
papinengheréya, (c) parles, ô joli, ô g. des oies. Dans les 
environs de Gonstantinople, la vente des oies, est une occu- 
pation fréquente des Tch. 

Para, m. Tr. ^ para, 40me partie de la piastre Turque, 
petite pièce de monnaie — Bchi. Le pandj pares, (c) prends 
cinq paras. Mangâ 7 (mangâua) pares, (Nom.) je veux des p. 



— 408 — 

Pàrarô, dim, de para. Te del amén parafés, (ch. Nom.) 
qu'il nous donne des paras. Bien que pararô soit de pure 
formation Tch., i'acc, du pi. se prononce pararés^ au lieu de 
pararé ou pararén. 

PardI, (As.) Pris. Skr. â p, to pervade or occupy, to ob- 
tain, to gain, with a v, or p r a, prâpa n'a, n. obtaining, 
p rapt a, adj, obtained, gained, received, procured. Adi- 
pisci, nancisci, adiré, possidere, habere. prâpta, nactus 
— Wg. H, LjLj pana, v. a, to get,to acquire, to find, to over- 
take, to reach, to accept, to obtain. Pott, Vol. 2, p. 60. ape- 
nar, v % a. to take. Khazér ghrushin pardi, il prit cent piastr. 
Gurie ghiri, mum pardi, il est allé à la maison, il prit une 
chandelle. Yek kitéb (Tr. Ar. kitdb) pardi, il a pris (acheté) 
un livre. Le par, prends. 

PARÔ,adj, Gassé, brisé. H. 'jLtf p,har'a, part pas. (from 
p,har f r.a), torn, broken, split, rent H. Lîjl*^ p,har'na, v. a. 
to tear, to rent, to split, to break, to cleave (as wood). Para 
iswn, tu as une hernie=tu es brisé. GM. «7wt<jjjiévoç. On entend 
cet adj. lorsqu'on parle des personnes souffrant, de hernies. 
ShûvlUotar, ta parôtar, (l'adj. pour part.) il s'est enflé, et il 
a crevé. 

Paravâva, v. caus. du parâva, inusité. 1 Cl. 2 Conj. part 
parajvdé. Fendre, déchirer. Skr. s p h a t', to open, to un- 
fold, to burst, to break or divide — Efflorescere, dissillire, 
diffindi, dissipari, diffugere — Wg. H. UjL^ p,har f na, v. a. to 
tear, to rend, to split, to break, to cleave (as wood). p,hafna, 
v. n. to be torn, to be broken, split, rent, etc. Le dental î 
de la rac. Skr. a été changé en r } et retenu par les Tch, 
Ici se place Yasparabani, de Gampuz, rotura, fraccion, etc. 
Siav. poriu', 5i«Ww t4 pxw-riv, éfrXéw, *x{£«, ^ ec - ^ol. 2. P- 
429. Rus. poriû, découdre. Gram. Russe, Reiff. 1821. trin 
pral kasht paravénas, (c) les trois frères fendaient du bois. 
barô pral lias po tovér pirélas andré ko gav, ta khuyâze- 
las, (GM. xouytàÇw) kasht paravâva, (c) le frère aine, prit sa 
hache, marchait dans le village; et il criait, je fends du bois. 
Ta paravdé léskoro onghi, (c. Nom.) et ils ont fendu son 
cœur (ventre). I puv paravéla, la terre se fend (tremble). 
t6tij/.qi gàvoi eùpeia ^Ou*. Iliad.&.182. / Khorakhni penghids e 



— 409 — 

kashlengheréàke, éla kasht te paravés, (c) la femme Turque 
dit au tendeur du bois, viens fendre du bois. 

P.ÀWOVAVA, v. pass. paré-wâva, paît. pdri[ni)lo. Etre cre- 
vé, souvent avec une signif. active. Dikliâs o phurô kampà- 
riol katâr k<t tutvmi, (c) le vieillard vit qu'il crèvera à cause 
de la fumée. Pâriliom, j'ai crevé. Pdriov bénga, (voc.) crèves 
ô diable. Te pdrioves, que tu crèves. Phuv pâriola, parole^ 
(pârio(ve)la)> la terre crève, (tremble). PârUkar mi gher ta 
tâvdela purnb, ma hernie s'est ouverte, et du pus coule. 

ParâvghioVava, v. pas. paravdé-uvàva, part, paràvghi- 
(nt)h. Etre fendu, rompu, déchiré. Parâvghilotar o shelô, (c) 
la corde s'est rompue. Andràl, i morti parâvghilitar, de 
dedans, le cuir s'est déchiré. Pardvdilitar lâkeri sostén, son 
pantalon a été déchiré. 

Paravdî, adj. part, t quelquefois pron. poravdiy Fendue, 
les parties génitales de la femme. Traduction du mot GM. 
*X4«t&v, qui souvent chez les gens les plus vulgaires, a la 
même signification. Opré ko kanrô, pinriUtar yek paravdi, 
(ch. Nom.) sur l'épine (pud. vir.), s'est ouvert un pud. m. 
Hel. xirfo*, GM. yi<«f»v. Gor. At. Vol. 2. p. 398. Ar. ^y {fa* 
radja), fidit, ditûdît, (furudj) pudenda— Freyt. 2<*p<*v, c yuvou* 

«dtov atôolov — Hesych. <*a(p«, £xiv<*. 

ParavdJ, f. (Nom.) Les Séd» en ignorent la signif. Une 
grande pince, avec laquelle on saisit le fer rouge pour le 
couper, ou battre. Môme origine que le préc. 

Paravén, f. Salutation. Tr, selâm, GM. xatprrttyi;. Skr. 
p a r a v a n f i, m. a. judge, a ruler, a year. p r a n'a m a, m» 
respectful or reverential salutation addressed especially to 
a Brahman or deity. H. A^j* prunam, or purnam, m. salu- 
tation, adoration; le final m, changé en v. Ghelô o g adj 6 te 
dei paravén, (c) le mari alla offrir (ses) salutations. Takhidra 
teréla o dakdr paravén, demain le Sultan tient audience. 
Tr. *-Afj rikiabi les réceptions de la cour du Sultan — Bchi. 
Te nakdv maskaré léndar, te dav len paravén. Kon te lel mi 
paravén ? (c) Subj. pour le Fut.; je passerai au milieu d'eux, 
pour leur donner des salutations, qui prendra (agréera) ma 
salutation ? Glielôtar o raklô, nakélas, diniàs paravén, (c) le 
garçon alla, il passe, (et) donne la s. Diniàs pe dadès, para- 

46 



— 410 — 

vén, (c) il salua son père. Ta ol luxé i paravén ; misfalidn, 
pende léske, (c) et ils acceptèrent la s.; sois le bien venu, lui 
dirent-ils. Ghelô o raklô andré, dinidfs) la paravén, lias Vôi 
paravén, (c) le garçon alla en dedans il lui (à elle) donna 
<uiie) s. et elle prit (accepta) la s. Lava paravén, j'agrée la 
€.; quelquefois au lieu de paravén, ils se servent du GM. *o- 
3ut«{«, *63o4iç, creanza, civiltâ — Soin. Na des man polisia, (c) 
tu ne me donnes pas la salutation. Inconnu à la plup. des 
Nom. qui disent, selàm ddva. Inusité au pi. 

Par!, (Nom.) Ocque. Etym, obscure. Tr. *jl oqa, poids du 
Levant — Bchi. Pers. *jk para,a strap, a slip, a pièce, a bit. jL; 
bar^ load, time. An mdnghe yek pari mol, apportes-moi une 
ocque de vin. Te las yek pari klieliâ, (c) prenons (achetons) 
une ocq. de figues, Ibari rakli penghids, ddde, V anés mdnghe 
shel parid vush, te kerdv yismata, (c) la fille aînée dit, ô père, 
que tu m'apportes mille ocq. de lin, pour faire des habits. 

ParInd, La toile grossière des tentes; le même que berdnd; 
terme peu connu parmi les Séd, 

Parnavô, m. Ami. Skr. p r 1, to please, to delight, to sa- 
tisfy, to be pleased, or satisfied — Goth. Frijo, amans, fri- 
jônds, amans, amicus, Gr. çlXoç, çiXéw, ut videtur litteris 
transpositis, çiX e <pXi, cum X pro p — Bopp, Glos. Skr. H» 
puran, or pran, breath, sweet heart, mistress. Ndna tft- 
kliôm me parnavés, je n'ai pas vu mon ami. Te djivés par- 
navéya, (voc.) que tu vives ô ami, GM. *à ft*xu ^ {Xt. Bum~ 
bdri (Tr. j^y. bumbar) ta manrô, te khan o dûi o pamavé, 
(c) que les deux amis mangent du saucisson et du pain. 
Mukéna pe parnavén, ils abandonnent leurs amis. Il est 
très rare d'entendre ce mot dans leurs discours, ou même de 
le rencontrer dans leurs contes et chansons. 

Parnaibé, n. abstr. de parnavô, parna(v)ibê. Amitié. Bar 
larnéndja ndna terdva parnaibé, avec les Grecs je n'ai pas 
d'amitié. Ker mdnghe yek parnaibé, fais-moi une amitié 
(faveur). Quelquefois, parnavoibé. 

Pahnô, adj. Blanc. Skr. p â n'd'u, adj. pale or yelowish, 
white, The jaundice, a white éléphant. Il est probable qu'ici 
le dental d', a été changé en r, comme nous avons observé 
dans quelque* autres termes. Khandi khanrtkjchandô khan- 



— 411 — 

rô, etc. panrô, parnô. Ce même changement se rencontre 
dans la langue Hni. ,^U pandé, .sfU pan'r'e, a tittle of 
Brahmans. Ce même adj. se trouve chez les Tcb. As. voy. 
bunari, penari, blanc. Campuz, parnô, plasnô, adj. blanco. 
Penghids o kalô> tumén sôstar isân parné, la méya isôm 
kalô ? (c) le nègre dit, pourquoi êtes-vous blancs et moi sais-* 
je noir? Parné-dandengherie, f. (voc.) ô toi qui as les dents 
blanches. Ka dikésa léskoro dumô parnô, ovotiâ i avés, (c) 
dès que tu vois son dos bl., viens là. Parni dori, bande bl. 
E Aishâkoro (n. pr.) parnô ghiobéki, (ch. Nom.) (Tr. ^ f 
gueubek) le nombril bl. d'AIshé. Parni khelin, figuier bl. 
Ghelêtar te parné leniâ, ils allèrent aux riv, bl. Parnô varô 9 
farine bl. Parni poshik, terre bl. Makél yek parnô koznô, 
(c) il tache un mouchoir bl. Perghùis katâr ko parné khe- 
lia, yek sevli, (c) il remplit un panier de figues bl. Khaliôm 
yek parni kheli, uliniôm manush, (c) j'ai mangé une figue 
bl. (et) je suis devenue homme. O yek kalô, o yek parnô f 
l'un noir, l'un (autre) bl. Amén isàm sardnda tchitchâ, o 
tridnda enta 9 si kalé, yek isi parni, (c) nous sommes qua- 
rante chattes, les trente neuf son t noires, une est blanche. 

Parnorô, adj. dim. de parnô. Blanchâtre. Ah tchiriklie 
f. (voc.) mo parnori, (ch. am.) ah, ô ma poule bl. E Aishâ- 
koro tchervûli, ne parnori m', ne paravdi, (ch. am.) la pan- 
toufle d'Aïshé, n'est ni bl. ni fendue. 

Parnedér, comp. de parnô, pron. quelquefois parnodér. 

Parnipé, n. abstr. de parmi. Blancheur. Te môskoro o 
parnipé, (ch. am.) la bl. de ta figure. 

Pàrniovava,, v. pass. parnô-uvâva, part. pârni(ni)lo. De- 
venir blanc. Léskere bal pàrniovena, ses cheveux blanchis* 
sent ; très souvent on dit, pdrniona, pârnion. Pârniletar te 
tchor, ta barbe est devenue bl.; tchor, au pi., imité peut-être 
des Grecs, t« yivw*. 

Parni aràva, v, caus. 1 Cl. 5 Conj. part, parniardô. Rendre 
blanc. Penghids o valediznâs, éla te parniaràv tut,(c) le bâtard 
dit (au nègre), viens que je te rende blanc. Tr. Ar. ^j^j 
veledi zinâ, enfant né d'adultère — Bchi. 

Parniéskoro, adj. du gén. parnô, au sing. Nom donné 
aux bostandjis du Sultan. j)t cause de leur coiffure blanche. 



— 412 — 

voy. nakavâva. Parniénghcre avéva, des bostandjis vien- 
nent. 

Parô, adj. Pesant, lourd, pron. quelquefois barô. Skn 
b h a r a, m. a weight of gold, equal to two thousand Pala$~ 
a weight, a burden. H. ;U> bjiar, n. weight, faggot, gra- 
vity. ^qj^cï bjwree, adj. heavy, of importance (metaph.)Big„ 
Aveighty, fat, large, valuable, patient, steady, grave. Para, 
gravis, pesant — Honig. Vol. 2. p. 392. Parô wamish, homme 
lourd (pas sociable}. Paré dires, journées lourdes=incom- 
modes. Pare isi o angAr, les charbons sont lourds. Parô 
kabnioibé teréla, elle a une grossesse incommode. Parônas- 
va M, (Nom.) grave(ment) malade. Parô bar, (c) pierre pe- 
saute. Part}* parés (adv.) vràkcr, parles lentement. Lias o 
wanûsh pe grastês pe rasténde, parés parés gltelôtar, (c) 
l'homme prit son cheval dans ses mains et rî partit lentement* 
O bunàri (Tr. binar, bunar) parés parés tâvdelas, (c) la fon- 
taine coulait tout doucement. 

Paribé, n. abstr. de parô. Pesanteur, poids. Sostdryekpa- 
ribr isâs, (c) parce qu'il était une pes.=homme désagréable. 

Pauuvâva, 4 Cl. 2 Conj. part, parundô. Changer. La clas- 
sification des verbes dont l'origine et les affinités sont dou- 
teuses, ou inconnues, est encore un sujet d'étude. Uryav- 
ghidspes ta paruvyhiâs pes i rakli, (c) la fille s'habilla et 
changea (ses habits). Parûv e tchavéskere paiavé, (c) changes 
les linges de l'enfant. Paruvdi tchdi, fille (qui a) changée, 
propre. Paruvyhiâs pi rormiiâ, il a changé sa femme, (di- 
vorcé). Paruvàva w?cm, jemechange=je change mes habits. 
Kamdm te paruvâv yek lira, je veux changer une Kvre= 
monnaie. Une les opré, taparuvdé les, (c) elles le prirent en 
haut, et elles le changèrent (ses habits). Dikliôm me sttnnéste, 
ka isdnas uryavdi ta paruvdi, (ch. am.) j*ai vu dans mon 
songe que tu étais habillée, et propre (d'habits). Ko trin shét 
shukariii andré 9 ntina paruvâv tut, (ch. am.) parmi trois 
cents belles, je ne te change point (je te préfère). Dikéla o 
Udriardé, ka isi paruvdé, (c) elle voit que les chandeliers» 
étaient changés (de place). 

Pahuihé, n. abstr. du v.paruvâva-paru(v)ibé. Un rechange 
de vêtement. GM. Qùlay*- Cor. At. Vol. i. p. 51.. Nikavén* 



— 443 — 

pe yismata ta sarê pe gat, ta o shukdr rashâi léla lênghere 
paruibé, ta lênghere o kalé ka uryéna, (c) elles ôtent leurs 
habits, et toutes leurs chemises, et le joli prêtre prend (em- 
porte) leurs rech. de vêt. et les (habits) noirs qu'elles por- 
taient (elles étaient nonnes, et allèrent se baigner). 

Parûvghiovava, v. pass. paruvdô-uvâva, part, parûvghi- 
(ni)lo. Etre changé. Parûvghilitar i tchâi, la fille a changé 
(d'habits). 

Parvaràva, v. comp, prim, 1 Cl. 1 Canj. part, parvardô. 
Nourrir. Composé du Skr. para, another,et de la rac. b h r i, 
to nourrish, to cherish, to foster, to main tain, to fill, to.hold, 
or support, parabhrita, adj. cherished or nourished by 
a stranger, fostered, adopted. H. Pers. **jjyi purvurdu, 
adj. Bred, reared, brought up ; (used substantively) a slave. 
purvurish, f. breeding, îostering, rearing, patronizing, édu- 
cation, protection. Parvarish kurna, to nourish or support. 
H. Pers. purwur, part. act. In comp., a patron, protector, 
nourisher, cherisher, educated, cherished — Pukkhto, par- 
waral, v. a. to cherish, to foster, feed, support — Bellew's 
Dict. 1867. O rom Orner (n. pr.) parvaréla yek maïmûna, 
(GM. [jurt|Aoo) ta yek ritchiniâ, le Tch. Orner nourrit un singe, 
et un ours. Parvarâv man me benghipnâsa, je me nourris 
avec ma diablerie=en trompant. Ce verbe est peu usité par 
les Nom. qui se servent de khaderâva — Campuz, pervarar, 
a. criar, dar de marner, alimentar. 

Parvardô, part, de parvaràva, Nourri, gras. Arm. barard, 
gras — Hamlin. Dukâsa parvardô mas ? aimes-tu (la) viande 
grasse ? So kerés ta ist parvardé te bakré ? que fais-tu, que 
tes moutons sont si gras? Arakliôm les parvardô, je l'ai 
trouvé gras=bien portant. 

Parvârghiovava, v. pass. parvardô-uvâva, part, parvà- 
ghi(ni)lo. Devenir gras. Parvâghiletar o balé e sheliâsa, les 
cochons se sont engraissés avec du son. Parvârdilotar 
m'anght, (Nom.) mon cœur a été engraissé=enflé par la 
douleur. 

Pashé, adv. Près. Hel. lyyiç. Skr. pars h va, adj. Near, 
proximate, by the side of, m. n. a side, the part of the body 
below the armpit. Side of any square figure — H. ^^ pas, 



— 414 — 

near, about, at, pasban, a watch, a guard, shepperd=qui se 
tient à coté, Ascoli Zig. p. 57 — Zend paçné, adv. auprès 
(Lat. pone), V. Sade. Broeckh. p. 375. Otid ka ghelô pashè 
leste, (c) là, où il alla près de lui. Pashè ki yak, près du feu. 
vent ist pashé, l'hiver approche. Pashé amaré gavéste, 
près de notre village. Pashé lénde, près d'eux. Pashé peste, 
près de lui. Isi pashé te merél. il est prêt à mourir. Ovokd 
alô paslié ta tèryhilolar, celui-là alla près, et (y) resta. 
Pashé ki devrydl beshdva, j'habite près de la mer. Pashé ko 
maijhards, (Tr. \jjj> uiayhara) (e. Nom.) près de la caverne. 
tchavu ka isds pashé, pemjhids, (c) l'enfant qui était près, 
dit. Pashé audva, je viens près=j approche. raklô ghelô 
pashé kiphuri, (c) le garçon alla près de la vieille. Yek 
phuri yhelitar pashé léste % (c) une vieille alla près de lui. 
Dikliàs i khorakhni, ndna ghelôtar pashé late, (c) la femme 
Turque vit, (qu')il n'alla pas près d'elle. 

Pashâl, abl. de pashé. De près, du voisinage. Hel. fyytlfttv. 
Pashdl éla, viens de prêts. Nash pashdl mdndar, pars de 
près de moi. 

Pash pashé, adv. pashé., répété. Pash pashé me katundte, 
yak tdbola (tdblovela, tdblola, tdbola) yavér katundte, yak 
va tdbola, (ch. Nom.) très près de ma tente, un feu brûle, 
dans (aucune) autre tente le feu ne brûle pas. Sut té péske 
pash pashé, (c) ils s'endormirent près l'un de l'autre. Tabia- 
veh\ sherés tut ovoklé tchordid, ka isds o dûi pash pashé?(c) 
et au soir te rappelles-tu ces jolies (femmes), qui étaient les 
deux près Tune de l'autre? 

Pasiiô, patchô. adv. et adj. Près, GM. <njj.à. Skr. p a k- 
s h y a, adj. Produced in a fortnight, belonging to a sîde, 
etc. Le terme me parait formé directement de l'adj. pashé. 
L'adj. a la même signif. que pashalutnô. Très commun par- 
mi les Tch. des environs de Silivria et de Tchorlu. H. Pers. 
pahlu. The side, the wing of an army — Yates Introd. p.253. 
Patchô ti len, près de la rivière, 

Pashalutnô, adj. de pashé. De près. Hel. 6 tOwiov. Pa- 
shalutnô tan isi, endroit de près. GM. «rfaoc kovtiv6$. 

Pàshiovava, v. pass. pashé-uvàva, part. pdshi(ni)lo. S'ap- 
procher, venir a cùté. GM. *ta)9i«Çfck accostare, accoster, ko- 



— 445 — 

ttapl(ft>. Cor. Àt. Vol. 2. p. 93. voy. téliovava, de la même 
formation. Pâshilotar ta liés o astaiô, il s'approcha et prit 
la piastre. Pàshilo pe gwéste, pengfùâs pe gadjiâke, besh tu 
atiâ, (c) il s'approcha de son village, il dit à son épouse, 
assieds-toi ici. 

Pashemandutnô, adj. formé de pashé mande, près de moi. 
Voisin. Kérin isi aniari pashemandutni <? (ch. am.) où est 
notre voisine? Pashemandutnie, (voc.) tûke but duhdva, 
<ch. am.) ô v. je t'aime beaucoup. Ces deux citations se 
trouvent dans une chanson Séd. fort populaire. 

Pàshàvrô, m. Côte. Skr. parshvasth i, m. a rîb, 
a s h t i, bone. GM. itaytôs;, et waytôta, les côtes. Hel. ic^aytôeç, 
comme rcayiauXiov de icXayucuXtov, flûte traversière, de icXiyio;, 
oblique, de côté. Cor. Àt. Vol. 4. p. 378. Le mot Skr. signi- 
fie l'os de côté. Me pashavré, mes côtes. Banghé me pa~ 
shavré, ils ont brisé mes côtes. 

Pashlô, adj. de pashé. Couché, alité. GM. it>*yia<j|>ivo;. 
Probablement les Tch. ont traduit le GM. wXayta£o>, se met- 
tre a côté, se coucher; nXaytvÀ;, tout proche, attenant. Cor. 
At. Vol. 4. p. 432; rcXayioç, oblique, posé de travers — id. Vol. 
4. p. 433. comp. ^~j p%tslee, f. a rib, the praecordia. Pers. 
pahlu, latus, utilitas — Vul. Pashlô tsdn? es-tu couché. S» 
pashlô tsdn, ta rtukhkiés te djas te butiâte ? pourquoi es-tu 
couché, et tu ne te lèves pas pour aller à ton travail ? Oh 
entend souvent ce terme chez les Nom. et principalement 
chez les Zapâris, qui, en général, appellent tout homme ma- 
lade, pashlô, Hel. jOuv^;. 

Pàshliovava, v. pass. pashlô-uvâva, part. pd$hli(ni)lo. Se 
coucher, se mettre de côté pour dormir. Te pasés, liegen, 
sçhlafen — Boehtl. Tom. 2. p. 428. nfrrr&> *fç xXr'vTiv. irfy™, 

xXtvtt, fyupot va xotpîôû, giccca va xoi[*i)8& « Hrt$2|/.vtoç o>; iréaoïp'lç 
«vvav.» Eurip. Hec. 927. ntayiaÇu Sià rnv T&aytav hr{kxU Meriv 

toO aupocToç. Cor. Àt. Vol. 2. p. 484. Aratti nâna pàshliovava, 
la nuit je ne me couche pas. Pâshliliom but, j'ai été couché 
long temps. Ukhki Mehemét te pàshliovas, lèves-toi Mehe- 
met, pour nous coucher. GM. *<*« va wXayiasupitv. Tchiv 
lénghe te pâshlion, (Nom.) jettes*(le lit) pour eux, pour qu'ils 
se couchent. Dans les tentes lorsqu'on se met à dormir, on 



— 416 — 

jette par terre quelques haillons, que pendant le jour, on 
ramasse dans un coin de la tente. 

Pashleràva, v. caus. 1 Gl. 5 Gonj. part, pashlerdô. Mettre 
à coucher. Tr. yatyrmak, coucher quelque chose, placer, 
mettre — Bchi. Un Zapàri m'adonne ce v. Tr., comme l'équi- 
valent du v. Tch. Pashlerdôm o tchavô, j'ai fait coucher 
l'enfant. Até pashlerdôm les, je l'ai fait coucher ici. Les Séd. 
se servent de préférence de sovliardva. 

Pashlià kerava, v. comp. 2 Gl. 4 Gonj. part, pashliâ fcer- 
dô. Mettre à côté, terrasser. Àstarghid(s) les, dinô yek dabd, 
pashlid kerghid(s) les (c) il le saisit, il lui donna un coup (et) 
il le terrassa. 

PasternI , f. Tapis, pr. aux Nom. et inconnu aux Séd.Skr. 
prastara, a stone, or rock, a couch made of flowers or 
grass, any bed or couch. Le pasterni des Nom. leur sert 
pour tapis et pour couverture — Pers.^rH (bister) stratum, 
dormiendo expansum — Vul. H. Pers. bistura, a bed, etc. 
peculiar to Fuqueers. bistur, m. bedding carpetting, a bed. 
Hel. <?Tpcivv\j|At, «rrpôsi;. Lat. prosterno, prostratus. Skr. p r a* 
strita, adj. spread. But lovéndja kindôm i pasterni, avec 
beaucoup d'argent j'ai acheté ce tapis. Nashavddm amari 
pasterni, nous avons perdu notre t.; Tamrc, i«pi6<5X*iov, % (repa- 
ya, èwiytov. Glos. Cor At. Vol. 4. p. 131 — H. Pers.>^ f*hum 
bistur, sleeping together, lying on the same bed. Tchiv 
teldl leste, yek pasterni, jettes sous lui, un tapis; adr. par un 
Zapâri à sa femme lors de ma visite dans sa tente. Ar. 
±ji (farsh) stratum dome$ticum,stragulum — Freyt. Garpet- 
ing, bedding, a mat, any thing spread — Yates Introd. p. 213. 
Pukkhto, brastan, f. a coverlet, quilt — Bellew's Dict. 1867. 

Pâta, usité par quelques Nom. le patavô, des autres. Skr. 
p a t'a, m. n. Fine coloured cloth, f. pat'î, a particular 
sort of cloth, coarse thick cloth, canvass — Pukkhto. pa t û, 
m. a kind of woollen cloth — Bellew's Dict. 1867. H. ]yji 
potra, m. baby-cloths, clouts. pul't'ee, f. a bandage — Russ. 
plafa, un habit. Ce terme aussi que patavô, sont bien con- 
nus de tous les Tch. et n'ont aucune autre signification, 
voy. patavô. 

Patavô, m. Lange, maillot, au pi. patavé. Le sing. est 



— 417 — 

rare, et tf est jamais tïsité par les Nom. H. Pers. *?1jIj pa+ 
(tube, patave, a sock. Gomp. Vu4. Dict. Melâtilctat e teha- 
véskere patavé, les linges de Penfant sont saies. Ndna leréfa 
patavé pe tchàvéske, elle n'a pas de linges pour son enfant. 
Kârin isi e tchavésforo patavô ? «où est le linge de l'enfant ? 
Pron. quelquefois pâtava. Te khan me nnndjdkoro patavà> 
que vous mangiez le drap de m on pud. (porté par les fem- 
mes pendant leurs règles). 

Patghô, voy. pashô. 

Pàthon, (As.) Chemin, Tch, Roum. drom. Skr, p a t h, to 
go, to move. Ire, proficisci — Wg. p a th a, m. a road, p a* 
t ha t, adj* going, travelling, p a t h i n, m. a road, a way, 
sect, doctrine, path in morals or religion, pathila, nxâ 
traveller — H. ob bat\ L a road) highway, upunth, a wrong 
road, a bad road (a priv and pantha, a road), puntji, m. a 
road, (Skr. p a n t h, ire— Wg.) a sect, a religions order— * 
Zend, path (Skr. path) ire, proficisci. V.Sade. Broeckh. p. 
375. pathin^ via, id. Hel. *<x*tfv, «*tqç, §a$-(Çei*. Bulg. piat\ 
road, M, Dict. — Angl. path. Si di soàt (Tr. Ar. c^& L~ sa'at) 
pathon, dis-i-yek sadt tchinarôm, le chemin de 32 heures, 
j'ai fait (coupé)en 11 heures. tchinaromzBzTch* Roum. ichin- 
ghiôm, tchindôm. 

PATRANGHi, PATRANkI, PATRAGHÏ, f, Pâques, *ii<TX«, Xapwtpi. 

Les Chrétiens d'Orient, depuis des siècles* célèbrent la fêtô 
solennelle de Pâques, avec un déploiement extraordinaire 
de feuilles et de fleurs. Le même usage était général parmi 
les Byzantins. Dans les villages au nord de la Roumélie, on 
se sert de feuilles de laurier, de myrte et de romarin. La 
veille de Pâques, les portes des cafés et des tavernes, les bê- 
tes de somme, les voitures et les chariots sont ornés de 
guirlandes, entremêlées de fleurs sauvages. Dans les pays 
méridionaux, on se sert d'avantage de fleurs qui manquent 
au nord de la Roumélie pendan t le mois frileux de Mars, 
Le narthex, le pavé, les lampes, les chandeliers de l'église, 
les images, représentant la résurrection, sont couverts de 
feuilles et de fleurs. Pendant le service du Vendredi et du 
Samedi saints, chacun en baisant l'image du Christ mort, 
exposée au milieu de l'Eglise, y emporte une fleur ou une 

47 



— us — 

feuille, qu'il garde soigneusement. Cette habitude des Chré- 
tiens a frappé les Tch., étrangers au rit Chrétien, et les a 
fait appeler Pâques, patranght, le jour des feuilles. HeL 
çuWco&r.ç. Lat. foliosus, comp. Fr. Pâques fleuries, le diman- 
che des Rameaux — Lorain, Dict. Fr. Paris, 1862. Patranghï, 
donc, signifie, le jour fleuri. Lolô divés, jour rouge, autre 
dén., à cause des œufs rouges. Skr. p a t r a, a leaf, patr a- 
k a, a leaf, the leaf of the Laurus Cassia, p a t r a n'g a, red 
sanders. Pterocarpus santalinus, voy. patrin. kurkô e pa- 
tranghidkoro, le dimanche de Pâques. GM. tq xupiaxf» toO w«- 
*X<x. Angle katdr ki patraghi, avant les P. Muklô les, sostâr 
isâs hem (Tr. Pers. p* hem) khorakhdnghe bairàm, ta e ba-> 
laménghe patranght, (c) on le laissa (libéra), car il était (le 
jour) et pour les Turcs bairam, et pour les Grecs P. Ce terme 
est bien connu des Tch. Mus. La prononciation la plus gé- 
nérale est patranght. Campuz. pachandra, f. pascua. 

Patrakôs, m. Crible. Bitchavdôm les dâle patrakôske, 
(ch. Nom.) je l'ai envoyé ô mère au cr.=au travail. 

Patrin, patr, patî, patr!, au pi. patrind, Feuille. Skr* 
patr a, n. a leaf, the wing of a bird, the feather of an 
arrow, the leaf of a book, patrin, adj. winged or feathe- 
red, p a tr i k a, a leaf, a wr itten leaf or page, a writing, a 
letter. H. cJ-2 pat, m. a leaf, an ornament wom on the up- 
per part of the ear, patee, a letter, note, epislle, pat'ee, f. a 
kind of mat, a board on which children learn to Write, pat 
kirum, a silk worm. patun, f. a roof, Hel. rcéraupo*, rly**, 
poutre, rcàTepov, trabs,DC. Pukkhto, patesa, a beam, a rai ter 
— Bellew's Dict. 1867. Cor. At. Vol. 5. p. 280. Arm. pedur— 
Hamlin. Tr. y *^ pédavra, latte — Bchi. Nâna terâsa patri- 
nid e kerménghe, nous n'avons pas de feuilles (de mûrier) 
pour les vers (à soie). Ulinêiar adjâi e patriniâ ? les feuilles 
(de m.) sont-elles mûres ? Pelé e patrâ, (Nom.) les feuilles 
sont tombées. On dit quelquefois parind pour patrinâ. On 
appelle aussi patrin, un morceau de cuir, ou de fer, ordi- 
nairement un fer à cheval, qu'on met à l'extrémité de l'essieu 
pour y soutenir la roue. voy. patranghi, Pâques. 

Pekâva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, pekô, peklô, Cuire, 
Skr. patch, to mature by cooking or ripening, to boil, to 



dress, to ripen, p a k, m. maturity, natural or artificial, as 
the state ot being cooked or ripened. Cooking,dressingfood, 
H. L^Lj pakna, v. n. To boil in syrup. pukana, v. a. to ripen, 
to dress victuals, to cook. Pers. ^f^i {pukhten) coquere, co- 
qui, praeparare, adomare — Vul. Hel. «fartiv, «farsiv, icwcéf. 
Comp. aussi pfcto; et pcxxoç, pain — Zend pac (Skr. p a c) co- 
quere, maturare. V. Sade. Broeckh p. 374 — Bulg. pek\ heat 
(of summer). M. Dict. Slav. pahtaiu, w^yvo^t poyTupov, w»xt6«, 
pahtânie, irt&ç. peku, wixw, *£*<■>, ninru, Oec. Vol. 2. p. 390 — 
91. Russe id. Per. oU~& (baksimat), panis butyro illitus, 
quadrifariam divisus et coctus — Vul. — Bek. Koche, Boehtl. 
Tom. 2. p. 31 — Tr. }*& pek-mez> suc de raisin épaissi par 
la coction — Bchi. Pekdva matché, je cuis des poissons. But 
khashâ kamapekdv, je cuirai beaucoup de mets. Pek yek 
kafés, cuis un café. Te pekdv tûke yèk tattô, que je te cuise 
une (boisson) chaude. Peklids man o kam, le soleil m'a cuit. 
Peklé e bakrés ko bov, ils ont fait cuire le mouton au four. 
Beshté, peklé leste yek kaliardô, (c) ils s'assirent, ils cuirent 
un (tasse de) café pour lui. Pekô mas, viande cuite. Tovghids 
yak, te pekél yek kaliardô te piél, (c) il mit du feu, pour cuire 
un café (pour) boire. Kapekâv les pâlin (GM. wàXiv) je le fe- 
rai cuire de nouveau. 

Pekô, adj. Cuit. Skr. p a k v a, mature, dressed, cooked, 
matured by nature or art.. H. L£? pukka, adj. ripe, boiled, 
dressed (opp. to raw). So peki isân ta ndna lésa opré tûke"} 
comme tu es cuite (desséchée) et tu ne prends pas sur toi 
s=tu n'engraisses pas. Pekô manûsh, homme cuit=propre 
au travail. GM. f/ipivo;. 

Pékiovava, v. pass. peklô^uvdva, part. pékli(ni)lo, pron. 
péki{nî)lo. Etre cuit. Abôr ares kaméla te pékiolt combien 
d'heures, faut-il pour le cuire (être cuit). Pékilotar o mas, 
la viande a été c. Pékili Ui i khashôi, le mets est cuit. Na 
pékilo dji y (c) il n'est pas encore c; dji pour adjdi. 

Pekéskoro, adj. du gén. pekô. au sing. Cuisinier. 

Pekibé, n. abstr. de pekô. Cuisson. Te lel adjdi yek pe- 
kibé o mas, que la viande prenne encore une cuissons 
qu'elle cuise davantage. 

Pekibnâskoro, m. Rôtisseur, adj. de pekibé. 



— 420 — 

Pélonheri, (As.) Salé, saum&tre. Ge terme me paraît être 
ve-lonheri, non $alê=bi-lùnéskoro, des Tch. Roum. 

Pelô, m. Testicule. Skr. pela, a small part, going, n. a 
testicle, H. ^ pela, m. a testicle, fauft, oppression, a prop, 
a support.^} pelur', f^ pelr'a, m. a testicle. Dukâna man 
me pelé, mes testicules me font mal. Mo tcho, te khan me 
pelé, (grossièreté des Nom.) mon enfant qu'ils mangent mes 
t. On appelle, shoshané pelé, test, du lièvre, une espèce de 
fruit. Aide mi dâi télé, te ghédas sho&hœné pelé, teumblavés 
len te minidte, te marén tut te buliâte, (ch.) allons* Ô mère> 
en bas, cueillir des test, du lièvre, que tu les pendes sur 
ton épaule (et) qu'ils te frappent sur ton derrière. 

Pen, ren, f. Sœur. H. ^ buhin, (bhai, a brother) a sister.. 
L~tf bjhena, a sister. \j> boo,a y f. sister (in Hinduwee) an 
aunt by the father's side. booboo, a sister, (on the west of 
India) a lady, (tor bibi) a favorite concubine, or of superior 
rauk. Amari peniâ na Immolés la ? Ndnai latchi amaripetâ 
(c) ne prendras-tu pas notre sœur, (en mariage) n'est-elte 
pas bonne notre sœur? Me peniâkoro tchavâ, l'enfant de 
ma sœur. A létar f o trin peniâ, e parniâ astarghiâ(s} la, e 
yavér peniâ àarânïletar, nashtétar, (c) et les trois s. vinrent; 
il attrapa la blanche, les autres s. se sont effrayées, et par- 
tirent. Te das amarè peniâ e dakaréske, (c) donnons notre 
s. (en mar.) au roi. Ghelé e peniâ andré ko ker, (c) les & 
allèrent dans la maison. Me Ickœvéndja ta me peniéndja, 
avec mes enfants et avec mes s. Tapendâs laite, tu isdn mi 
ben, (c. Nom.) et il dit à elle, tu es ma s. Ghelôtar te dikèl 
léskeri peniâ, il est allé voir sa s. Penghîâs lâkoro gadjà, 
godjie, (voc.) tu peniâ terésa ? (c) son mari dit, 6 femme, as- 
tu (une) s.? M(hja gheliôm ko sarâi, ta dikliôm te peniâ, fc) 
et moi aussi, je suis allé au palais, et j'ai vu ta s. ôi pen- 
ghiâs, peniâ isdm t (c) elle dit, nous sommes (des) s. Penghiés 
igadji, kârîn isi mi p£tt?(c) la femme dit, où est ma s.? 

Penor!, f. dim. de pen, sœur. Te penês lâke, latchô to 
âivés mi penor i. so ker es araliaring^ ôi kamadét tut godi* 
so te kerés ovokhià ôra, (c) dis à elle, bon ton jour, ma pe- 
tit* 1 sœur, que fais-tu par ici? Elle te donnera son opinion 
(sur) ce que tu dois faire dans ce moment, GM. arôt^'-rÇ*. 



— 424 — 

PendIr, (As.) Fromage. Tr. Pers. peinir* fromage — Bchi. 
Penir, puneer, caseus, fromage — Honig. Vol. 2. p. 380. 

PenAri, (As.) Blanc, voy. parnô, bunari. 

Penàvà, benàva, v. prim. 1 Cl. 1 Gonj. part, pendô. Dire. 
Skr. bhan', to sound, to utter articulate sound, to speak 
or say — Loqui, dicere — Wg. — Campuz, pen, di, imp. del 
verbo decir, pendô, dicho, palabra. So kamapenén, ndma 
djandva, (c) je ne sais pas ce qu'ils diront. Akand, penèla o 
dat léskoro e khurdéske, tchiv tûya mo raklô, (c) mainte- 
nant, dit son père au petit (cadet), jettes (la flèche) toi aussi 
mon garçon. Penghids i rakli, me tinri isôm, (c) la fille dit, 
moi, je suis à toi=tua su m. / rakli aghdlilitar, na penghids 
e rakléske, (c) la fille comprit, (mais) elle ne dit (rien) au 
garçon. O phurô penghids, sarànda divés ddva tut farakés 
man, (c) le vieillard dit, je te donne quarante jours, pour 
me trouver. Ta tu so penés mdnghe*! (c.Nom.) et toi, que dis- 
tu à moi ? Mdnghe pen les, (c) dis-le à moi. Yek manûsh 
penghids mdnghe, un homme m'a dit. Ta pendds làkofo 
rom, so kerdân khulanie (voc.) mol (c. Nom.) et son mari 
dit, qu'as-tu fait, ô ma dame ? Ta o rdi pendds, ndna mukdv 
les, (c. Nom.) et le magnat dit, je ne le laisse pas. Kamdma 
te penés mdnghe, (c.Nom.) je veux que tu me dises. Te djas 
te penés amaré penidke, kamadds la yekéste. (c) vas, dis 
(que tu ailles, que tu dises) à notre sœur, que nous la don- 
nerons (en mar.) à un (tel). Ta pe ddke penghids, et à sa 
mère il dit. Penghids léske, léskoro o rashdi, mdnghe pen 
les, (c) son maître (d'école) lui dit, dis-le à moi; (rép.) et à toi 
je ne le dis pas. Te pendv tûke, me isômas, (c) je te dirai 
(la vérité), c'était moi. Trin var pushlids léstar o dakdr, ta 
trin var avekd penghids, (c) trois fois le roi lui demanda, et 
trois fois il dit (parla) ainsi. Ta méya djin ovotid isômas. ta 
méya khaliôm, ta piliôm, f aliôm te pendv les tûke, (c) et 
moi, j'étais jusque là, et moi j'ai mangé, et j'ai bu, et je suis 
venu te le raconter (dire)=c'est la terminaison ordinaire 
de plusieurs contes. Ma pen, ka dinids les i Elif (n. pr.), 
pen, k arakliôm les telâl ko kher, (c) ne dis pas qu'Elif l'a 
donné, dis que, je l'ai trouvé au dessous de la maison. Ta 
ol pende, pen, pen, àbôr te djanésa % (c) et ils dirent, dis, dis 



— 422 — 

autant que tu sais. Me jjeaàva tumênghe yek masdli, (c) (Tr. 
nuçal) moi, je vous dis (raconte) une fable. Penéna, 3p. 
Ind. au pi. Ils disent=on dit. GM. Wyouv, >éyexai, âSerai. Pe- 
néna, ka isi latchô, on dit, qu'il est bon. Aliôm te penâv 
les tuménghe, (c) je suis venu vous le dire. So penés ava- 
kléske ? que dis-tu à ça? Ndna penghiôm les lâlce, (c) je ne 
l'ai pas dit à elle. Ben khuhiya, (Nom.) parles, ô Monsieur; 
paroles adr. à moi. 

Penindôs, gér. du v. pend va. Penindôs djàlas, lit. ça va 
en disant=GM. wayci MyrovTaç, le discours continue. Ta pe- 
nindôs penindôs, djdla péske, et en causant, il s'en alla (en 
parlant d'un bavard). 

Pknînoa, Cinquante, voy. les nombres, p. 75. 

Pkntchya, petchôi, pethoi, (As.) ind. Après, ensuite=: 
paie des Tch. Roum. Skr. pas'vaî, ind. after, afterwards, 
behind, westward. H. L*^î pcechjia, m. the hinder part 
(of a saddle particulaiiy). peech,he, adv. after, behind, pichhe, 
behind, pichhld, adj. hindermost, latter, last, modem — Yates 
Introd. p. 256. De disi petchôi, après deux jours. 

Peu, m. Ventre. Skr. p u t\ a cover, a covering, a conca- 
vity, a shallow cup or réceptacle, as the hollow of the hand. 
m. a horse's hoof, a narrowing or contracting of any thing. 
Le Skr. t' est souvent changé en r. La rac. Skr. p u t', signi- 
fie, excavare, creuser, rendre creux ; probablement les Tch. 
ont imité les Grecs, qui ont formé xoiXta, ventre, de xotXoç, 
creux — Gampuz,/;oWrî 9 in. vientre. H. jj-j per'oo, m. the bel- 
ly below the navel, pubes — Pet, abdomen, ventre. Honig, 
Vol. 2. p. 373. Tchalardôni mo pet, (Nom.) j'ai rassassié 
mon ventre. Gherâv tut teldl te grastéskoro per, (c) caches- 
toi sous le ventre de ton cheval. Léskoro per sûvlilotar, son 
v. se gonfla. Te marte aménmos môsa, per perésa, (c) bat- 
tons-nous, face h face, ventre à ventre. Mos, au lieu de mût. 
Khurdô per y petit v. Ta beshtô ta sivdds les pe praléskoro o 
per,(c. Nom.) et il s'assit, et il cousit le ventre de son frère, 
(tué par les voleurs). 

Peréskoro, adj. du gén. per, au sing. Ventral. Peréskoro 
manùsh, homme à gros ventre. GM. xoi5u<Ép*î;, xoiXoO&p*«, pan- 
ciuto, panzone — Som. Me peréskoro buké, les entrailles de 



— 423 — 

mon ventre ; expression erronnée, mieux, me perêskere buké. 
Baré-pereskeréya, (voc.) ô toi qui as le v. gros. Mi dukani i 
baré-peréskeri, (ch. am.) ma bien aimée qui a le ventre gros. 
En général, tous les Orientaux aiment l'embonpoint chez 
les femmes. 

Per, m. Roue d'un chariot, terme peu connu aux Tch. 
des environs de Constantinople. Ordinairement ils se ser- 
vent des mots Turcs et Grecs. Tr. tekerlek, pron. dinyhil — 
Bchi. GM. Tpt^oOXi, (Hel. t^oç,) usité en Roumélie. H.^^ 
p,her, verbal noun, m. (from p,herna) turning, meander, ma- 
ze, curvauire, twisting, coil, difficulty, distance. H. p,her 
k,hana y v. a. to wind (as a river) to go round about, to meet 
with perplexities ^i pueya, n. a wheel. Pukkhto, per, bend, 
curve, turn — Belle w's, Dict. 1867. Pangôiar o per, la roue 
s'est cassée. E tcherlekèskoro (Tr. tekerlek) mui 9 ka teréla o 
demiri (Tr. demir) penéna léske poriâs, la bouche (ouvertu- 
re) de la roue, que le fer tient (embrasse), ils l'appellent pa- 
rias; définition donnée par un Tch. Nom. venant des Bal- 
kans. On voit que cette déf. s'applique à l'ouverture de la 
roue. 

PerAva, v. prim. 1. Cl. 1 Conj. part. pelô. Tomber. H. 
L*jLj pâma, v. a. to let fall, to collectlamp black, ^ par'- 
na, v. n. To repose, to lie down, to fall, to encamp, to drop, 
te be confined to bed by sickness — Yates Introd. p. 254. 
GM. fae<rt, il tomba (malade). Diklids man ta pelôtar katùr 
ki grasni télé, (c) il m'a vu, et il tomba de la jument en bas 
=par terre. Per opré te duméste, tombes sur ton dos. Ta 
ka kamukhkiavél les, te perél andré ki khantng, (c) et dès 
qu'il le foulera, qu'il tombe dans le puits. Lias pes o raklô, 
pelôtar andré ki vesh, (c) le garçon s'en alla, et tomba (alla) 
dans la forêt. Te perés palâl làte, ta te resés la, (c) que tu 
tombes derrière elle (que tu la poursuives), pour l'atteindre. 
Pelétar léskere dant, ses dents sont tombées. Peliôm télé ki 
phuv, je suis tombé en bas sur la terre. Ta ov pendâs, yitch 
rno tchavô pelas andré ki khantng, (c. Nom.) et il dit, hier 
mon enfant tomba dans le puits. Khalé, pilé, pelétar te sovén 
péske, (c) ils mangèrent, ils burent, et tombèrent (se sont 
mis) à dormir. Khalé o tnanrô, pelé ta sutté péske, (c) ils 



— 424 — 

mangèrent du pain (soupèrent), et tombèrent ( se mirent) à 
dormir. Ali i kali; per angldl mdyide, penghiàs e rakléske, 
(c) vint la négresse; tombes (couches-toi) a u devant de moi, 
dit-elle au garçon. Te perdv palâl tûke, (c) je te suivrai. Le 
part, est pelô et pilô. Perâva mdnghe, je me couche pour 
dormir. Pelé péske, tovghids o raklô, maskaré, o khanrô, (c) 
ils se couchèrent, le garçon plaça l'épée au milieu (in medio, 
entre lui et la fille). Pelô snttôtar,(c\ il se coucha, il s'endor- 
mit. Kamnids te tchumidel la, ôi na muklids; ka perds? a- 
ménghe, tchumide man, (c) il voulait la baiser, elle ne (le) 
permit pas (ne laissa); aussitôt que nous nous coucherons, 
(alors) baises-moi. 

Perindôs, gér. du v. perâva. Djdlas ko fy-er, perindôs ta 
korindôs, (c) il alLiit à la maison, en tombant et aveuglé- 
ment. Perindôs perindôs alô mànghe, en tombant, il est venu 
vers moi ; en parlant d'un ivrogne. 

Peravâva, v. caus. du perâva. 1 Cl. 2 Gonj. part, peravdô. 
Faire tomber, laisser tomber. Otiâ ka diniâ(s) les, perav- 
ghiâ(s) les andré Ici devryal, (c) là, où il la donnait (au mo- 
ment où), il la fit tomber dans la mer. Yek rashani but pe~ 
ravghiàs lêske oghi, (c) une prêtresse s'amouracha beaucoup 
de lui=fit tomber son cœur sur lui. Yek purô penélas> me 
boriâke, onghi peravdôm, (Nom.) un vieillard dit, je suis 
amoureux de ma belle-fille. Peravdâs mi kalûna, (ch. Nom.) 
elle (la tempête) a tait tomber ma tente. Taperavghiàs mon 
ki phuv, et il me fit tomber (jeta) par terre. Ta i rakli ovo~ 
tià ka shulavélas, peravghids pi angrusti, (c) et la fille, là, 
où elle balayait, laissa tomber sa bague. Dakâra mo, yek 
ruvli liôm, tchivghiôm yek akorinâte, peravghiôm sarànta 
akôr 9 (o ô mon roi, j'ai pris un bâton, je l'ai jeté sur un noyer, 
j'ai fait tomber quarante noix. Per avdàs i pabài y (c. Zap.) 
il fit tomber la pomme. 

Perâva, v. prim. 1 CL 1 Conj. part, perdô. Remplir. Skr. 
pri, to nourish, to protect, to fill — Complere, i m pi ère, sa- 
tiare, largiri — Wg. p r â, to fill. H. \jj> poora, adj. entire, 
complète, exact, full, perfect, total, ripe, poora kurna, v. a. 
to fill, to reimburse. Lel po gond, perghiàs pes lové, (c) il 
prend son sac, il se remplit de monnaies. Perghiàs yek ka- 



— 425 — 

ardô diamândéskere, (GM. tapa**, Hel. àU^xç) bar, (c) elle 
remplit un sac de pierres, diamants. Lias yek kurbâs, (Tr. 
*ij* qyrbet) perghiâs les parti, (c) il prit une outre, il la 
remplit d'eau. Améya te perfâ amaré brék, (c) nous aussi 
remplissons nos seins (les poches de nos s.). Per la i sevli, 
remplis le panier. Ta perdds po gonô, (c. Nom.) et il remplit 
son sac. Te per es tut polid, Vavés f arakés rnan, (c) que tu 
te remplisses de monnaies d'or, et que tu viennes me trou- 
ver. Te kinés sarânda baré bakrén, te perés len, ta te des 
len ko bov, te pékés len, ta te ghelés len peké, (c) achètes 
quarante grands moutons, farcis-les, donnes-les au four, 
cuis-les, et apportes-les cuits. Te anés avatiaring yek sinid, 
te perés la khashd, manré, (c) apportes par ici une table, 
remplis-la d'aliments, (et) de pains. 

Perdô, adj. part. Plein. Skr. p û r t a, filled, full, complète, 
covered. pûrti, f. fulness, completion. H.^ pur, adj. full, 
complète, loaded, charged. Gampuz, perdô, adj. lleno. Ipôli 
(ic&uç) isi perdi lubniâ, la ville (Constantinople) est pleine de 
prostituées. Perdô isi o tchon, la lune est pleine. tulûmia 
isi perde manûsh, (c. Nom.) les outres sont pi. d'hommes. 
« Amenant en offrande, cent moutons, dix juments, et cent 
outres qui paraissaient remplies de coumiz, mais dont 
chacune contenait un homme armé.» Baron d'Ohsson. Hist. 
des Mongols. Vol. 1. p. 50. Amsterdam, 1852. Perdô tchel, 
plein (des marques) de la petite vérole. 

Perdorô, dim. de perdô, plein. Peu plein. GM. y*p«to6- 
tÇixoç. Mi khurdori, mi perdori (f.) keléla, (ch. Zap.) ma pe- 
tite, ma grassouillette, danse. Hel. wax<AVi, GM. wx^otA^, gras- 
sotta — Som. 

Pérghiovava, v. pass. perdô-uvdva, part. pèrghi(nï)lo. Etre 
plein, devenir plein. O yavér drom pérghilotar tcharid, 
(c) l'autre chemin, se remplit d'herbes. Pérghilo o gudlô, 
kiriâ, la confiture (le doux) s'est remplie de fourmis. Pérdi- 
lo m'oghi kahiria, (ch. Nom.) (Tr. y<? kahir) mon cœur se 
remplit d'angoisses. Pérdilotar o pudinô, le fusil a été char - 
gé. O ruk pérdona luludiâ, les arbres se remplissent de 
fleurs. 

Peribé, n. abstr. du v.perâva. Action de remplir, rem- 

48 



— 426 - 

plissage. Hel. irîrfpttpa, GM. ytyu<ifi.a. Te khan mo peribé, que 
vous mangiez mon remplissage=mes matières fécales. 

Perdâl, abi. Je n'ai jamais pu entendre perde, dont per- 
dâl est l'abl.j comme andrdl d'andré, oprdl d'opré. A l'autre 
côté, de l'autre côté. Hel. *épa, GM. rcepa, icipa pupia, oltra, 
l'altra parte, all'altra parte — Som. Skr. para, n. the further 
or opposite side of a river; adj. the end, the extremity, the 
last. H.jU par, over across, on the other side, through, ±s>jU 
pure, adv. beyond, yonder. Dja perdâl, vas de l'autre côté. 
Perdâl aliân mànghe,ix\ es venu à moi de l'autre côté. Per- 
dâl, teréla tan, ta kinél les, de l'autre côté, il a un endroit 
(terrain), et il le vend. Perdâl aliôm, je suis venu de l'autre 
côté. Perdâl dja tûke, (c) vas de l'autre côté. Perdâl Tûna, 
(ch. Nom.) de l'autre côté (est) le Danube. 

Perdalutnô, adj. du perdâl. Opposé. perdalutnô ker, 
la maison opposée=en face. Perdalutnô manûsh, l'homme 
(du côté) opposé. 

Pernô, m. Pis. Hel. o58ap. Est-ce de per, ventre, on de 
kg per'na, v. a. to press (oil by means of a mill), to squeeze 
to rack ? Bakriénghere perné ka pishéna, ka déna tut, (ch. 
Nom.) les pis des brebis qu'ils traient (et) qui donnent du 
lait ; j'ai entendu cette chanson de la bouche d'un Tch. de 
la haute Bulgarie, où le terme est très connu, comp. ^$jï$ 
kyheeree, f. (Skr. k s'i r 1) an udder. 

Perghûl, peryûl, adj. n. Etranger. H. Ujj puraya, adj, 
(Skr. par a), strange, foreign, belonging to another. Àscoli, 
Zig. p. 8. croit que ce terme a beaucoup d'affinité avec 
perdâs, étranger, rapporté par Pott, Vol. 2. p. 355, d changé 
en y, comme temô, yernô. Perghûl rom, Tch. étranger=ve- 
nant de loin. Perghûl isi ta nâna pintcharél o ton, il est étran- 
ger, et ne connaît pas l'endroit=le pays. Campuz. pergo- 
lear, peregrinar, pergoleto, peregrino. Kâke, (voc.) me isôm 
perghûl, ta aliôm te kinâv shékhia, (c) ô oncle, moi, je suis 
étranger, et je suis venu acheter des efTets=marchandises. 
Perghûl e Mitâkoro (n. pr.) kalpâkos, (c) le bonnet de l'étran- 
ger Mito. 

Perghulanô, adj. de perghûl. Hel. Çswxo;. Sukâr perghula- 
ni, belle étrangère. Terme rare, on se sert ordin. de perghûl 



— 427 — 
Pertchàs, m. Cuir, peau. GM. icrr£((ov) pelle, coio, cuoio — 

Soin. Hel. irioxoc. GM. rc£<jx£ov, icerÇiov, twv icpoëaTow ${p(ia. Cor. 

Prodr. Bibl. Hel. p. 339. Ta niklistétar léskere obal e perr- 
tchdsa,(c) et ses cheveux sont sortis avec la peau=tout le 
cuir chevelu tomba. 

Pes, pron. voy. p. 68. Lias pes alçavà, ta ghelôtar,{c) celui-ci 
s'en alla, et partit; voy. lava. Te ghandél pes; qu'il se peigne. 
Maréna pes, (c) ils se battent. Hel. dXX^Xouç. Makéla pes, elle 
se peint (se farde). Te beshél péske, qu'il reste. GM. '&ç xaW<rç. 
Lilds pes, linds pes, (Nom.) lias pes, (Séd ) il se leva; lit. il 
prit soi-même=il s'en alla. Ta pelétar te sovén péske, (c) et 
ils se couchèrent pour dormir. Opré péske, sur lui-même. 
Kamadjdl péske, yek djenô, (c) une personne, s'en ira. Liais 
o tcharâ péssa, (c) il prit l'assiette avec lui ; péssa est rare, 
on préfère lésa. Ta yhelô péske ko kxeré, (c) et il s'en alla à 
la maison. Sutté péske, ils s'endormirent. Gheravghids pes, 
il se cacha. Ta lias péske ta ov, yek sâzi, (c) (Tr. saz) et lui 
aussi, il prit (acheta) un instrum. de mus. pour soi-même. 

Pesi, (As.) Mouche. H. j~> pissoo, m. a flea. Pers. **•$ (pesh- 
sha) musca aculeo praedita. i. e. culex=Vul. voy. maki. 

Peshem, (As.) Laine, voy. pos&m. 

Pestera, f. Dalle. Hel. wXaÇ. Skr. p r a s t a r a, m. a stone 
or rock. voy. pastemi. H. putt,hur> a stone, put,hree, f. the 
flint of a musket. Grit, grave!, stone in the bladder, put,- 
hreela, stony. An mânghe yek pestera te tovdv la ko duvdri 
(Tr. j'y dùvâr) apportes-moi une dalle pour la mettre dans 
le mur. Avakâ kher teréla angldl peste, yek bari pestera, 
cette maison'a au devant d'elle, une grande d.: très commun 
parmi les Séd. 

Pétalo, m. Fer à cheval. Hel. wéTaXov, large feuille, lame. 
GM. wéTa*ov, ferro di cavallo — Som. Les Séd. ne connaissent 
pas d'autre terme, voy. naltchds. 

Phuv, PFUV,puv,pu,f. chez les As. pûv, Terre. Skr: b hû,- the 
earth, place, the place of being or abiding. H.3v? b,hoo; l 
the earth, the world. Gampuz. pu, f. territorio: Bhu, ebhu, 
pou, terre, — Vail. p. 33. 395. Putiidkoro pani, eau de la 
terre. E puvidkeri tcharid, les herbes de la t. Me putàdte, 
teràva but manûsh, sur (in) ma terre (propriété), j'ai plUr 



— 428 — 

sieurs hommes. André ki phuv, nispelghiâs les, il l'a caché 
dans la t. Te del aménghe e phuviâkere pabdi, (ch.) et qu'il 
nous donne des pommes de terre. Te sovél télé ki phuv, ka- 
makhân les o ruv, (c) s'il dort en bas sur la terre (par t.), les 
loups le mangeront. / puv kéldili, la t. a joué (tremblé). 
Pelôtar ki pfuv, il tomba par terre. / gadji ghelitar telâl fra- 
târ ki phuv, ko kher, ta beshtitar, (c) la femme alla par dessous 
la t., à la maison, et s'(y)assit. O kalô avatiarir.g opré ko 
puvid (plur.) V alchél, (c)que le nègre se tienne sur les terres 
par ici=on ordonne à un nègre de débarquer, et d'attendre 
sur la terre ferme; GM. h ty fopç. 

Puviakoro, adj. du gén. puv, au sing. App. à la terre. Hel. 
yftvos. Puviakoro manùsh, travailleur de terre. 

Phurô, purô, adj. Vieux, vieillard. Skr. p ur â, an ancient 
story, old, past, long past, near, future. Proximate, future — 
Antea, olim — Bopp, Glos. Skr. rac. Skr. pur, to précède, to 
lead, to go before, H. Pers. jdi peer, Monday, an old man, 
a saint, spiritual guide. Pers. pir y senex, senior, vir venera- 
bilis, viae ad salutem dux, doctor — Vul. — Pure, vieillard — 
Vail. p. 457 — Campuz. purô, viejo. Pashé ko gav araklids 
yéke pures, (c) près du village, il trouva (rencontra) un v. E 
puréskeri romni, mulitar, la femme du v. est morte. Ara- 
klids yek phurô; to divés latchô, puréya,(xoc.) tinrô po latchô, 
(c) il trouva un v.; bon ton jour, ô v., (rép.) que le tien (soit) 
meilleur. But khrnilotar o phurô, le v. s'est trop fatigué. 
Isôm but pfurô, je suis très vieux. Tu puréya, toi, ô v. JVd- 
nai but phurô, il n'est pas très vieux. Penghids o Hind da- 
kâr, me purô isôm, (c) le roi de l'Inde dit, moi, je suis vieux. 
Ghelô o phurô ko kxer, i phuri putchéla léstar, diklidn len? 
(c) le v. alla à la maison, la vieille lui demanda, les as-tu 
vus ? Phuriy 1. vieille. E puridkere tchavé, les enfants de la 
v. Phurie, phurie, (voc.) t ' avdsa akaikid ratt te kheréste, te- 
résa tan ? (c) ô vieille, si nous venions cette nuit à ta mai- 
son (chez toi), as- tu de la place? / phuri ta o phurô,. la v. 
et le v. Ces deux termes se rencontrent très souvent dans 
leurs contes. Dans la bouche des Nom. purô est en gé- 
néral aspiré, phurô. phurô me paraît la prononciation la 
plus rare chez les Séd. 



i 1 1 



— 429 — 

Phuribé, n. abstr. de phurô, Vieillesse. Teréla latchô 
phuribé, il a une bonne v. 

Phuredér, comp. de phurô. Avakd, m mandat phuredér. 
celui-ci, est plus vieux que moi, GM. yepovTtfTspoç. 

Phûriovava, v. pass. phurô-uvdva, part. phûri(ni)lo. Viel- 
lir. Phûrilotar, ta ndnastik sherél pes, il a vieilli, et il ne 
peut pas se rappeler. Phûrili i romni, la femme a vieilli. 

Phuranô, puRanô, adj. Vieux. Chez les As. bunari. puna- 
ri. Skr. purân'a, adj. old, ancient, du v. pur, praecedere, 
anteire — Wg. — H. L>[# peeranu, elderly, like an old man, 
growing old. poorana, chronicus, langwierig — Honig. Vol. 
2. p. 382. Pers. pirane, seni conveniens, senilis, pirane ser, 
caput senile, senectus — H. pooruniya, m. an old man, a 
patron. Cet adj. est le Grec, *aW>;, vieux, tandis que phurô, 
a ordinairement la signif. de senex. Phuranô, ne s'applique 
ordinairement qu'à des objets inanimés, usés et vieillis. Te- 
rdsa ta phurani latchi mol, nous avons aussi du vieux bon 
vin. Katar anésa i mol i phuranil d'où apportes-tu le vin 
vieux? Phurané kerâl,\. fromages. Phurani shârga, v. ca- 
pote, Phuranô rom, vieux Tch. pour phurô. En GM. on dit 
quelquefois nxlaù; &v8p<k>woç, vieillard=Y*pcav. Ko phurané dî- 
vés, dans les jours passés. 

Phurâniovava, v. pass. phuranô-uvdva, part, phurani- 
(ni)lo. Devenir vieux, s'user. Phurdnilotar o shelô, la corde 
a vieilli (s'est usée). Phurâniletar me tchavénghere patavé, 
les linges de mes enfants sont vieillis. Phurâniletar me âl- 
bena, (c) mes souliers sont usés. 

PiAv, voy. biâij. 

PiAva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part. pilô. Boire. Skr. pî, to 
drink, p â, to drink. Zend, p â, (Skr. p â) trinken, V. Sade. 
Broechk, p. 375 — H. l~j peena, v. a. to drink, to smoke 
(tobacco), puen, a réservoir of water, a rill. Lat. bibo, Hel. 
ic(vfi>. Piélas léskoro dat, (c) son père (en) buvait. Ma pi, ne 
bois pas. Tchutchi piéla, il boit de la mamelle (est à la ma- 
melle) ; GM. mvtt, Tpàyei puft. Dji yek kurkô, djânas, avénas, 
khdnas, piénas, (c) jusqu'à une semaine (s. entière) ils allaient 
ils venaient, ils mangeaient, ils buvaient. Léskeri dâi besh- 
titar, khaliâs, piliàs. Pushlids o pakô pe ddtar, khaliân, pi- 



— 430 — 

lidn? khaliôm, piliôm, te khliàv te pake sheréste, (c) sa mère 
s'assit, mangea, but. Le crasseux demanda (à) sa mère, as- 
tu mangé, as-tu bu? (rép.). J'ai mangé, j'ai bu, je chierui 
sur ta tête crasseuse. Tu ndna terésas, ne te khas ne tepids, 
(c. Nom.) tu n'avais ni à manger ni à boire. Ta o tchor pi- 
las dûi trin kathxjki, (c. Nom.) et le voleur but, deux (à) 
trois pots. Te pidv akaklé sovnakuné tcharéstar, kotôr pani, 
(c) je boirai de cette assiette en or, un peu d'eau. Éla aratti 
ko kher, te khas te pids, (c) viens cette nuit à la maison, 
pour manger et boire (pour que nous m. et b.). Otiâ ka 
khalé ka pilé o raklid pende, hdide (Tr. t jjL& haide) tchaiâle, 
amén ovoklé khelid te khas len, (c) là, où elles mangèrent, 
burent, les filles dirent-allons, ô filles, ces figues mangeons, 
les. But pilas ta mâttilas, (Nom.) il but beaucoup et s'enivra. 
Ndna pidva pibé,(c))e ne bois pas de la boisson (enivrante). 
Dinô les, pilids, ov nàn 9 aghdlilotar, (c) on lui donna, il (en) 
but, et il ne s'aperçut pas. Pende léske, ndna piésa ? Ov pen- 
ghids, nâna pidva'fc) il lui dirent, ne bois-tu pas? il dit, je 
ne bois pas. Pilids, pilids mol, mdttilotar, ghelôtar, diniâs e 
Kushendkeri daid e Toidend, (c) il but, il but du vin, ils s'é- 
nivra, il alla (et) frappa Toidenâ, la mère de Kushéna. Kha- 
liôm piliôm lésa ; lèskoro tan na djandv les, (c) j'ai mangé, 
j'ai bu avec lui ; (mais) son endroit (demeure) je ne le 
connais pas. Beshtô khalids pilids e gadjiâsa 9 djin aratti y (c) 
il y resta (s'assit) il mangea, il but avec la femme, jusqu'à 
la nuit. 

Pibé, n. abstr. du v. pidva, pi(i)bé. Boisson, b. enivrante. 
GM. ttiotI, wiot6v, bevanda, beveraggio — Som. voy. khabé. 
Pende léske 9 piésa pibé puréija^ (c) ils lui dirent, bois-tu, 
de la boisson,ô vieillard ? Na pidva pïbé,]e ne bois pas de b, 
(spiritueuses). Tchumidiné léskoro vast, Une léskeri jam, 
Une po khabé, po pibé, pe grastén, perde pes ta manghin, 
niglisté ko drom, (c) ils baisèrent sa main, ils prirent son 
souhait, ils prirent leur manger (aliments), leur boisson, et 
ils se remplissent d'argent et sortirent en chemin. 

Piavava, v. caus. 1 Cl. 2 Conj. part, piavdô. Donner à 
boire. GM. wotîÇw H. Li & pilana, v. a. to cause to drink. 
Lias la i kholin, la pendàs i phuri e tchavénghe, ka Wta- 



-431- 

khavélas ta piavélas, (c. Nom.) la rage la prit, et la vieille 
dit aux enfants, qu'elle nourrissait et donnait à boire. Piav- 
dé màttilotar, (c) ils (lui) ont donné à boire, et il s'enivra. 
Ce v. est rare. On dit ordinairement, dâva parti, je donne 
de l'eau ; mais il est bien connu de tous, Séd. et Nom. 

Pif, GM. icwJçou, fi — rcouçoptÇirai oucgatot, Hesych. Cor. At. 
Vol. 4. p. 455. Pif 9 kândesa, fi, tu pues. 

Pitchavàvà, voy. bitchavâva. 

Pikô, vikô, m. Epaule. Terme bien connu de tous les 
Tch. H. & peet',h. the back, peet\h dena, v. a. to run away, 
to flee, t'h changé en k. Àscoli Zig. p. 53. H. pakhâ, shoul- 
der. Campuz, pico, m. hombro, parte alla de la espalda. 
Anghids les opré po pikéste, il Fa porté sur son épaule. 
Bughlé-pikéngoro manûsh, homme ayant des ép. larges. 
Diniâs les pe pikénde, il Ta frappé sur ses ép. Opré pe pi- 
kénde, (c) sur ses épaules. 

PiKÀLÔ,adj.dej)ifa5. Àngl. prop. Un bâton qui supporte la 
charge d'un bête de somme,avant que l'autre côté soit chargé. 
Ascoli, Zig. p. 17, dit avec raison — Gewiss, môchte ich sagen, 
von pikô shoulder, durch suffix — alo> vgl. spalleggiare, épau- 
ler. Comp. Bulg. pomagâlka, a prop for holding up one side 
of a horse load, while the other is being put on. M. Dict. 

Pilii, (As.) Epaule, voy. pikô. 

Pihtrî, f. Racloir, peigne. Hel. <|rç*Tp<*, étrille, v. ijnlix», ra- 
ser, frotter. Cor. At. Vol. 4. p. 365. En GM. on dit <fax T P a » 
et fflQXTpa. Khândjiliom mo sherô e pihtrésa, j'ai gratté (pei- 
gné) ma tête avec le racloir. 

PinavAva, v. caus. de pinâva, inusité. 1 Cl. 2 Conj. part. 
pinavdô, Faire ouvrir, ouvrir. Kon pinavghiâs i vudâr ? qui 
a fait ouvrir la porte ? Pinavén o vudâr, faites ouvrir la 
porte. Pinâv i vudâr khulanie, (c. Nom.) ouvres la porte, 6 
darne ! Ta sar pinavdâs i*vudàr, pelôtar télé kipfuv^ léskoro 
khulanô, (c. Nom.) et dès qu'elle ouvrit la porte, son seigneur 
(mari) tomba en bas sur la terre=par terre. Akavkd kama- 
pinavél amaré ôrexi (GM. optfo, Hftin) ceci ouvrira (excitera) 
notre appétit. Pinavghiâs i vudâr, gheli i phuri andré, (o) il 
fit ouvrir la porte, (et) la vieille alla dedans. Pinavâva, n'est 
que la lorme suivante, pin(r)avâva. 



— 432 — 

Pinravâva, v. caus. de pinrdva, v. prim. inusité, i Cl. 2 
Conj. part, pinravdô. Même signif. que pinavàva. Anglâl ki 
vudâr te pinravdv yek khaning, (c) au devant de la porte, 
je ferai ouvrir (creuser) un puits. Pinrdv to mûi 9 penghids 
o sapp, (c) ouvres ta bouche, dit le serpent. Pinravghids o 
vuddr lids les andré, (c) elle ouvrit la porte (et) le prit en 
dedans. Dikàva to brek pinravdô, ta pendna, isi divés, (ch. 
am.) je vois ta poitrine ouverte, (et) je dis, il fait jour. Pen- 
ghids lâkoro pral, pinrdv mi pen, me isôm, (c) et son (d'elle) 
frère dit, ouvres ma sœur, c'est moi, ego sum. Pinravghiôm 
i vuddr, j'ai fait ouvrir la porte. Arakliôm i vuddr pinravdi, 
j'ai trouvé la porte ouverte. Âmma (Tr. L»! amma) pinravdô 
isdn, que tu es trompeur, voy. akhôr. Pinravéla i tchik ka- 
tdr ko panghiardô, il ouvre (détache) la boue de la charrue. 
Akavd dikéla te pinravél i vuddr, (c) celui-ci voyait (atten- 
dait) qu'elle ouvrit la porte, voy. aussi pinavâva. 

Pindjarava, pintcharâva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part. 
pindjardô. Connaître, reconnaître. Skr. t c h a r, to go — am- 
bulare, errare, incedere — Wg. avec la part, vi, reputare, 
pensitare, excogitare, examinare. Skr. v i t c h a r a, m. the 
exercise of judgement or reason on a présent object, inve- 
stigation, considération, délibération. H. ^j^f 9 . bitcharna, v. 
a. to consider, to investigate, to conprehend, to think, to 
apprehend,to conceive. bitchar, con tri vance, considération, 
opinion, thought. H. UL^j pitchjiana, v. a, to know, to be 
acquainted with, te recognize. puhtchanna, v. a. to know, 
to recognize — Campuz, buchardar, a. descubrir, manifestar, 
pincharar, a. conocer, pincharador, m. conocedor. Pindja- 
rés les ? le connais-tu ? Pintcharghiôm tut, je t'ai reconnu. 
R donén pintchardva, isi yek gavéstar, pashé amaréste, et 
les deux je (les) connais, ils sont d'un (même) village, près du 
nôtre. Yek pintchardô, une connaissance. GM. Iv«ç yvwpifxo;. 
Ndna pindjarava i ara, je ne connais pas l'heure. Ndna 
pintcharghid(s) les o dakâr, (c) le roi ne le reconnut pas. 
Kârin te pintcharél les ? (c) comment peut-il le reconnaître ? 
/ rakli pindjarghids la, (c) la fille la reconnut, i" rakli durai 
po gav pintcharghid(s) les, (c) la fille de loin, le reconnut 
son village. Dikéla o raklô, pindjarghid(s) les, (c) elle voit le 



— 433 — 

garçon, elle le reconnut. Ka dikliâs les i gurdjû (Tr.) tchâi, 
pindjarghiàs les ; o yavér rakliâ na pindjardé les f (c) aussi- 
tôt que la fille Géorgienne le vit, elle le reconnut ; les autres 
filles ne le reconnurent pas. Ka dikliâs 6i o pabâ, pintchar- 
ghiâ(s) len, (c) dès qu'elle vit les pommes, elle les reconnut. 
Gheli i ddi làkeri, beshti to khavûz, (Tr. jej* havuz) pin- 
tcharghids pi rakliâ, (c) sa mère alla, elle s'assit au bassin, 
elle reconnut sa fille. 

Pindjàrghiovava, v. pass. pindjardô-uvâva, part, pindjâr- 
ghi[ni)lo. Etre reconnu. GM. yvapCÇopai. Ta adjâi nàna pin- 
djârghilotar o tchor, et jusqu'ici on ne connaît pas le voleur. 
GM. &v rpuptaôtï i xXfat»ç. Ta pindjdrdilotar o tchoribé e 
Balaméskoro, et le vol du Grec a été reconnu=divulgué. 
Ta pindjàrghilotar, ka isâs dakaranô raklô, (c) et on a re- 
connu, qu'il était (un) garçon royal=g. du roi. 

Pindô, voy. pinrô. 

Pinrô, pirô, pirnô, pindô, m. Pied. Skr. p ad, to go, to 
move, p a d, n. a foot, a footstep, the mark of a foot. mû;, 
pes, pedis. On trouve ce mot chez les Tch. As. Probabl. la 
rac. Skr. p â r, to accomplish, to finish, to get through or 
over, a donné naissance à ce mot Tch.. H. j£ puer, m. the 
foot. comp. Hel. it*p&, «époç, idpxp*. H. y Lj pan'w, m. leg, foot 
(Skr. p a d a), H. pend', f. pace, step, Hel. w«tô, irà-roç, TcaTr.fxa. 
Pyr, pes, pied — Honig. Vol. 2. p. 406. Pindô est plus propre 
aux Zapàris. Quelquefois, on l'entend dans les contes des 
Séd. Campuz. pinré, n. pie. Me pinréndjà gheliôm, je suis 
allé avec mes pieds=à pied. Dukâna man me pinré, mes 
p. me font mal. Pe pinréndjà, avec ses pieds. Tchinghile 
(Àor. du v. pass. tchinghiovaya) me pinré, mes p. se sont 
coupés=fatigués. Sikavélas po pinrô, elle montrait son p. 
Shilâliletar léskere pinré, ses p. se sont refroidis, Opré pin- 
rénde, sur (les) p.=debout. Isâs lénghere pinrénde, (c) ils 
étaient sur leurs p.=debout. O raklô tovghiâs po pinrô, (c) 
le garçon mit son p. Tchumidav te pindé, (ch. Nom.^ je 
baise tes p. Ma den opré me pinrénde, (c) ne frappez pas 
sur mes p. Pelô lâkere pinrénde, kerghiâs lâkoro oghi y (c) il 
tomba à ses p., il fit son cœur=sa volonté. Me pindé, mes p. 

Pinrorô, dim. de pinrô. Petit pied. Ma den mo vastorô, 

49 



— 434 — 

ta mo pinrorô, (c) ne frappez pas ma petite main, et mon 
petit pied. 

Pinréngoro, adj. du gén. pinrô, au pi. Bêche, voy. tchan- 
ghéngoro. Pinréngoro, signifie ce qui app. aux pieds. La 
bêche ordin. est enfoncée dans le sol par la force des pieds. 
Gompar. piréskro, Hâscher, pireskero. Bedell. Pott, Vol. 2. 
p. 352. Dans un conte, j'ai rencontré ce terme appliqué à 
l'escalier. Ghelôtar andré, shulavêlas i avli (GM. *ù\y\, Tr. 
Jj! avli) shulavêlas e pinrénghere, (c) il alla dedans, il ba- 
layait la cour, il balayait l'escalier (Tr. Pers. nerduban 
aïaghy, marche d'escalier — Bchi). Pinréngoro, marcheur, 
courrier. Hel. wo&apx^;. 

Pinrô, adj. Ouvert. Cet adj. a donné origine aux verbes 
pinavdva, pinravdva et pintavdva, parathy'ri (GM. mcpafrSp i) 
isi pinrô, la fenêtre est ouverte. Muk la pinri, laisses-la 
ouv.=la porte. Arakliôm la pinri, je l'ai trouvé ouv. Pinrô 
manûsh, nâna ladjâla, homme ouvert (de mœurs libres) f il 
n'a pas de honte. Pinri romni, femme ouverte, GM. àvoucrii, 
TcapaXupiv». Pinré kolinêndja, avec la poitrine ouv. (GM. xà 
<rrfOïi avouera). Terélas po mûi pinrô, ta léskoro vusht isâs télé 
ki phuv, (c) il avait sa bouche ouverte, et sa lèvre était basse 
jusqu'à la terre=pendante. Pinré-yakâkoro, qui a l'œil ouv. 
GM. dvoixTO(X[jiàriîç, intelligent. Te isi Unghere yakâ pinré, 61 
isi sutté, te isi banlê lénghere yakd, isi djangané, (c) si leurs 
yeux sont ouverts, ils sont endormis, si leurs yeux sont fer- 
més, ils sont éveillés. 

Pinripé, n. abstr. de pinrô, Temps ouvert, clair. 

Piralô, adj. de pirô, pinrô, pied, — Trépied de fer, sur 
lequel on place la marmite. GM. ™poGTia, <ri&cp<*<m'*, Hel. 
Xorp6wouç, Xàexavov, Cor. At. Vol. 4. p. 471. Piralé keréna, ils 
font des trép. de fer, voy. Tchangunô. 

Pinrô, pron. poss. voy. Gram. p. 70. 

PintavAva, v. caus. 1 Cl. 2 Conj.part. pintavdô. Pintav- 
dôm i vudâr, (Nom.) j'ai ouvert la porte ; forme très rare, 
usitée par quelques Zap.; r changé en t. voy. pinrô. 

PImriovava, v. pass. pinrô-uvâva, part. pinri(ni)lo. Etre 
ouvert, devenir beau (le temps). Ta i vudâr e bakhtchdskeri 
kamapinriol [kamapinrio(ve)l(a)] kôrkori, (c) et la porte du 



— 435 — 

jardin s'ouvrira d'elle même. Shulavélas o vudâr tapinrilo* 
tar, (c) il balayait la porte, e t elle s'ouvrit. Pinrilô o kerôs, 
(xaupi;) le temps s'est ouverUsdevenu beau. Pinrilitar léskeri 
zila, ta mulôtar katâr ko but rait, sa veine s'est ouverte, et 
il mourut de la grande quantité du sang (qu'il pordit). JD/an- 
gdniov, ta saré andré ko bakhtchâs ka isi o luludid, kama- 
pinrion, (ch. am.) éveilles-toi, et toutes les fleurs qui sont 
dans le jardin, s'ouvriront, 

Pipéri, m. Poivre. Skr. p i p p a 1 i, f. long pepper. Pers, 
S^i pilpil, pepper. Pipel, piper longum, poivre longue — 
Honig. Vol. 2. p. 408. Kalô pipéri, p. noir. Lolô pipéri, p. 
rouge. Pipéri tov ki khashôi, mets du poivre dans l'aliment. 
Hei. wtoctpi, GM. wiwlpi. Lat. piper. Tr. jï biber, poivre— Bchi. 

Pir, (As.) Lait, voy. kir; k changé en p. 

Pirô, voy. pinrô, pied. 

Piribé, n. abstr. du v. pirâva. Marche, Angl. gait, mais 
principalement pour celle des chevaux, et des ânes. Tr. 
Pers. J\j>\j râhvan, guide, bon marcheur — Bchi. Latchô 
piribé teréla, il a une bonne marche. Tchinghids po piribé, 
il a coupé (changé) sa marche. 

Pmi pir!, gér. mutilé du v. pirâva. piri(ndôs). Piri piri 
tanéndar, araklôm te baléndar, (ch. Nom.) chemin, chemin 
faisant par des endroits, (divers) j'ai trouvé de tes cheveux; 
voy. les gérondifs. Grain, p. 104. et pirindôs. 

Piriavàva, v. caus. 1 Cl. 2 Conj. part, piriavdô, Com- 
mettre le péché de la fornication, com. un adultère. Le v. 
prim. serait piriâva, mais il est inusité. Skr. p r 1, to please, 
to delight, voy. parnavô, ami. p r 1 n'a, old, pleased, satisfied. 
H. pur an, breath, sweetheart. ^ priya (Skr! priya,) adj. 
beioved, dear, pyar, m. love, affection, pyar kurna, v. a. to 
fondle,pt/ara. adj. beioved, ^ peew, adj. (used substantively) 
a sweetheart, a lover. Ta piriavélas o zamparâs, (Tr. *y^) 
zamparâ, qui fréquente les femmes prostituées— Bchi) 
yaveré romniâ, (c) et il avait commerce, le fornicateur, avec 
une autre femme. Mukhlds pandj tchavén ; ôi piriavdàs pes 
yavrésa ; o rom Idkoro in lai la, (c. Nom.) il laissa cinq en- 
fants ; elle (son épouse) avait commerce avec un autre ; son 
mari ne la (re)prenait pas. On lit chez Pott, Vol. 2. p. 353. 



— 436 — 

Pirabar, to copulate, to heat. Copulâr, calentâr. GM. rcupava, 
Skr. p a 1 1 a w a, (love) Borrow. 

PmïANÔ^adj. part. duv. inusité, piridva. Fomicateur, qui 
fréquente les femmes publiques. Djdsa te teméskere romniâ, 
ta piriavés len y pirianéya (voc.) djuvaléya, (voc.) (c) tu vas 
chez les femmes du monde, et tu cohabites avec elles, ô for- 
nicateur, ô pouilleux / Lâkoro romés e pirianês, (c) (ace.) son 
mari le fornicateur. Yek sukar rashâi, ka isds barianô barô, 
(c) un joli prêtre, qui était (un) grand forn. Piranô — t, Ge- 
liebter— Pott, Vol. 2. p. 353. 

Piriànî, f. du préc. Prostituée, fornicatrice — Liebich, pt- 
rêno-ni, der, die Geliebte. Av {ov) dukânilotar, ta piriavélas 
yeke gadjià, ta i gadji isds lêskeri piriani, (c) il (le mari) était 
amoureux, et il cohabitait avec une autre femme, et la 
femme était sa prostituée=maî tresse. O pirianid, o bal 
tchindiâ, (c) les prostituées, les femmes avec les cheveux 
coupés. 

PiRiMBÉ,n. abstr. du v. piriavàva, piria(v)ibé. Fornication, 
adultère. O Todis (n. pr.) dukdlas y avéré romniâte, ta keré- 
las piriaibéy (c) Todis aimait une autre femme, et il com- 
mettait (le péché de la) fornication. Les Tch. ne font aucune 
distinction entre fornication et adultère. 

Pirâva, v. prim. composé. 1 Cl. 1 Conj. part.prdô. Mar- 
cher. Skr. i, to go, to go to, or towards — Ire, gr. tï-jtt, ïpnv, 
Lat. eo, 1-mus — Bopp, Glos. Skr. — Ire, adiré, accedere — Wg. 
avec la prep. pari, ambire — Wg. Hel. ictpi'stfu, examiner, 
aller, arriver, parvenir. H. Lyrf p,hirna, v. a. to turn, to 
return, tp walk about, to whirl, to wheel, to wander. Gam- 
puz. pirdr, pirelar, n. andar, caminar. Ma pir djin abôr but, 
ne marches pas autant. Ta pirdôm te tanéndar, (ch. Nom.) 
et j'ai marché (passé) par tes endroits. Ta pirélas gav ga- 
véste, (c. Nom.) et il marchait (de) village en village. But 
pirdôm, (Nom.) j'ai marché beaucoup. Bokalô nànasti piràva, 
affamé (étant), je ne peux pas marcher. Mi pen, piréla ko 
dakaranô serai, (c) ma soeur, (se) promène dans le palais 
royal. Ta vrakeréna, kdrin alidn, kdrin pirghidn ? Pirghiôm 
pirghiôm, arakliôm mi bakht, (c) et ils parlaient (causaient), 
où es-tu allé, où as-tu marché ? (rép.) j'ai marché, j'ai trouvé 



— 437 — 

ma fortune=je me suis enrichi. Lias o khurdô pral o drom, 
kôrkoro pirélas, pirghiàs yek màsek, (c) le jeune frère prit 
(se mit en) le chemin, il marchait seul; il marcha un mois. 
Pirghiàs sar> o tan, sdore penénas, djanâsa les, nâna djandsa 
léskoro tan, (c) il marcha (par) tout le monde, tous disaient, 
nous le connaissons, (mais) nous ne connaissons pas son en- 
droit, (demeure). Lias yek bar 6 drom, pirghiàs pirghiàs du 
trin bersh, (c) il prit (entra dans) un grand chemin, il mar- 
cha deux (à) trois ans. 

PiravAva, v. caus. du piràva. 1 Cl. 2 Gonj. part, piravdô. 
Faire marcher, se promener. Diniàs e grastés piravêlas les, 
(c) il donna le cheval, il le promena. Niglistôtar o raklô, pi- 
ravêlas pes lâkere mahallâtar, (c) (Tr. mahallâ) le garçon 
sortit, il se promenait par son (d'elle) quartier. Sarô o divés 
andré ko tchikd piravêlas la, (c) tous les jours, il la faisait 
marcher (l'ânesse) dans la boue, (pi.), So diklân màndar, ta 
piravdân wan? (ch. Nom.) qu'as-tu vu de moi, (quel mal 
t'ai-je fait), et tu m'as fait marcherssm'as renvoyé. Diklôm 
la ta piravdôm tut, (ch. Nom.) je l'ai vue, et je t'ai fait 
marcher=je t'ai éloigné d'elle. Niklioven avri, piravên tu- 
mén, (c) sortez dehors, promenez-vous. Ovotià ka piravêlas 
pes i shukàr, (c) là, où la belle se promenait. Le mo grast,ta 
pirâv les kkanri, (c) prends mon cheval, et promènes-le un 
peu. A cause de la vie errante de ce peuple, on Tencontre, 
piràva et piravdva très souvent, dans leurs contes et leurs 
discours. 

Pirindôs, gér. du v. piràva. Compar. H. Pers. 9 ^U pa> 
piyade, adv. on foot. Pirindôs djdva, je vais en marchant= 
à pied. Hel. *tÇ$. Lat. pedibus incedere, pedester. Pirindôs 
aliôm, je suis venu à p. Pirindôs kamavél/ù viendra à p. 

Pirén, piréni, f. Touffe en soie bleue au haut du bonnet 
rouge — Bchi. Pers. ^ji perna, sericum pictum elegans et 
subtile, ^ji berend, sericum glabrum, i. e. simplex, non va- 
riegatum — Vul. — Tr. Pers. soie unie sans dessin — Bchi. Les 
Tch. appellent aussi pirén, les broussailles qu'on brûle pour 
la confection du charbon de bois-imité des Grecs qui les ap- 
pellent çouvt*, flosso di seta — Som. Mrush piréni, (touffe 
mâle) dans la langue des Zapâris, est une espèce d'arbrisseau 



— 438 — 

d'où ils tirent du charbon d'une qualité supérieure. Tr. 
*jjy founda, sarments — Bchi. 

Pirén, m. Le pieu érigé au milieu de la tente conique, et 
qui en est le soutien principal. Les tentes oblongues ont 
une autre conformatiou, et alors le pirén, appelé beli, s'érige 
à la partie postérieure de la tente; est ce depiranô ? voy. ce 
mot. Pour la descript. de la tente voy. katûna. 

Pmi, f. Pot. Skr. p i t'h ar a, pi t'h a r i, a pot, a pan. Hel. 
môo;, dim. luOàpiov, pot de grès, de la forme du tonneau, 
pi t h a, n. a basket for holding grain, a basket, a box. Je 
prétère ce dernier. E poshikâkeri piri panghitar, le pot de 
terre (grès) est brisé. An i piri, apportes le pot. Banghipiri, 
pot cassé. 

Pirorî, f. dim- de piri, Petit pot. An i khurdi pîron',(ch.) 
apportes le petit pot. 

Piriéngoro,, adj. du gén. piri, au pi. Qui fait, ou vend 
des pots. 

Pirnangô, pinangô, adj. Qui a les pieds nus, composé de 
pinrô, pirô, pied, et de l'adj. nangô, nu. La plup. en ignorent 
l'étymologie. Piranglô, barfuss, Boehtl. Tom. 2. p. 128. Me 
pinrê pinanghé isi, mes pieds sont nus. Ici pinangô est pris 
pour nangô. Comp. GM. GwnTovotxoxiipt;, iwCti, maison, olxoc, 
maison, xipiç (xupioç) propriétaire. 

Pirpirîstra, m. Meule à bras. Hel. xttpojjuJXov, GM. ^ep^uXo;. 
Bulg. vir, whirlpool, millpond, M. Dict. Ko gav nâna terénû, 
vasiâvy ta pishéna o ghiv e pirpiristrdsa, au village ils n'ont 
pas de moulin, et ils meulent leur blé avec la m. à bras. 

Pishîka, PisiKA, f. Chatte. Pers. ^hi (pushek, pushnak) 
felis — Vul. Pukkhto, pisho, m. et f. a cat — Bellew's Dict, 
1867. Éla pishika, viens, ô ch. 

Pisik, (As.) Chatte, voy. pishika. 

Pismara, Chatte. 

Pishâva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, pishlô. Moudre. Skr. 
p i s h, to grind, to pound, to bruise or powder, H. L^ pisna, 
v. n. to be reduced to meal, to be ground, to be ruined, 
distressed — piske, contundere, piler, concasser — Honig. Vol. 
2. p. 384. H. LJL-i pisana, v. a. to reduce to meal, to gvind, 
jn'san, meal, flour. piscCy, f. price paid for grinding. Lat. 



— 439 — 

pistor, pistrina=Zend piç, pish, pinsere. V. Sade. Broeckh, 
p. 376. Pishâva o ghiv, je mouds le blé. But diveséndar 
pishli&m les 9 depuis plusieurs jours je l'ai moulu. 

Pisha, (As.) voy. Le pisha. 

PishlarAva, v. caus, 1 CL 4 Conj. part, pishlardô. (pishlô, 
pishâva). Faire moudre. Pishlarâva varô, me tchavénghe, je 
fais moudre de la farine, pour mes enfants. Pishlardém, 
kadjâv mânghe, (Nom.) j'ai fait moudre, je m'en irai. 

Pishàva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, pishlô. Traire le lait. 
Verbe pr. aux Séd. Les Nom. ne connaissent que doshàva. 
Skr. p î y u s h a, n. The food of the gods, ambrosia, nectar. 
Milk, m. n. the milk of a cow during the first seven days 
after calving. p e y û s h a, m. n. The milk of a cow, which 
has calved within seven days. H. yjg peeyoos, or peyoos, 
m. the milk of a cow for some days, after calving, beestings. 
H. Pers. jl^ pistan, m. the breasts, bubbies. Pers. pistan> 
mamma — Vul. Pishâva e guruvniâ, je trais la vache. Pish* 
liân e guruvniâ ? as-tu trait la vache ? Kâna pishêna e 6a*- 
krén ? quand traient-ils les brebis ? Nâna kaméla te pishél 
pes i guruvni, la vache ne veut pas se laisser traire. 

Pishôt, m. Soufflet, au pi. pishotd. Âscoli, Zig. p. 56 dit: 
« ein slawisches wort (slov pisem, pihau ich blase) » — Slav. 
pushû jvrl p'ishû, foucrcffi, çuw«5, <puaô, çi*>, etc. Oec. Vol. 2. 
p. 451. Barô pishôt, grand soufflet. Phuranô pishôt, vieux 
s. Pakâ e pishotiéskere, les ailes du s.=les deux moitiés, 
voy. katûna. 

Pishkûlia, Les franges du drap grossier de la tente. Tr. 
J)jCl> pushkul, touffe, houppe, frange — Bchi. 

Pivâz, (As.) voy. bevâzi. 

PiVAvfTCHA, f. Sangsue — Bulg. piyâvitza, leech, M. Dict. 

P ivU, f. Veuve. Skr. v i d h a v â, a widow. Pers. ^ bewu 
a widow, Lat. vidua,Al. Wittwe, Angl. widow. H. bidjiuva, 
or vidjiava, f. widow. Je suis porté à croire, que pivli et le 
suivant pivlô, sont des adj. formés par l'addition de lo au 
mot Pers. bewa. Le mot signifierait, celui ou celle qui est 
en veuvage, GM. ^piuf/ivo; — ivi\. pivalô, pxvlà, et f. pivli. 
Campuz. piuli, f . viuda. Me praléskeri pivli, la veuve de mon 
frère. E pivliâkere tchavé y les enfants de la v. hâs yek pivli 9 



— 440 — 

ta isâs but tchori, (c) il y avait {était) une v. et elle était 
très pauvre. E kurkéskeri nevi bori, atchilitar pivli, (ch.am.) 
et la nouvelle mariée (mar. le jour) de dimanche resta v. 

Pivlô, m. Veuf, voy. pivlt. E pivléskeri pen, la sœur du v. 

Pîvliovava, v. pass. pivlô-pivli-uvàva, part. pivli(ni)lo 9 
Devenir veuf-veuve. Pivlilotar o manùsh, l'homme est de- 
venu v. Pivlilitar i romni, la femme est devenu v. Pandj 
bersh isi ka pivliliom, il y a cinq ans que je suis devenu v. 

Plana, f. Bande, sangle. Slav. plenâ, wapyava ppcçûv (lan- 
ges des enfants), pelendyu, awapvavico, platnô, waviov x«l x^&v, 
GM. &*oxa|i.t<fov, Oec. Vol. 2. p. 394, 406. Bulg. platnô, cotton 

or linen cloth. M. Dict. Pakidr les e plandsa, entortilles-les 
avec la bande. Terme propre aux Séd. 

Po, ind. GM. d*6. Ta linds po yek bûrnek manghin, katdr 
ko tûmbes, (c. Nom.) et il prit une poignée de richesses 
(argent) de chaque monceau. 

Po, Hel. *>iov, GM.mo, mai più, più, wXrtov xalWra, méglio, 
più meglio — Som. Penghids ôi, tinrô po latchô, (c) dit-elle 
(que) le tien (soit) meilleur. Tinri po latchi, la tienne (soit) 
meilleure. Po shukâr dja, marches mieux. Jamais prononcé 
po, «S, par les Grecs. Peut-être il serait plus logique de ré- 
férer cette part, au Bulg. po, at, at the rate of, at each ; on, 
upon ; by ; s. after ; according to ; prefixed to adjectives 
and adverbs it forms the comparative degree ; with verbs 
it sometimes signifies a little, as tchdkam', to Wait,pofcftd- 
kam\ to wait a little, etc. M. Dict. 

Pokhtân, m. Toile, connu de tous les Tch. qui font le 
commerce du lin, comme de la paille. En Roumélie, plu- 
sieurs familles se servent de la toile qu'elles fabriquent chez 
elles. Skr. t à n, to expand, to spread, to extend, to diffuse, 
t an t u, a thread, t a n t i, a weaver, H. IjIï tana, m. the 
warp, the threads that are extended lengthwise upon a loom, 
tant, m. catgut, sinew, the string of a musical instrument. 
tanee, f. the warp, the price paid for weaving. Peut-être 
les Tch. ont imité le Tr. ^y. ^ ketén bezy, toile de lin — 
Bchi, bez, toile, ketén, lin. Pokh-tan, pourrait être un com- 
posé de pus, vus, lin, et tan, pustan, pokhtan. Pukkhto, 
pokkh, m. apparel, clothing, dress, zîw-pofck/i, saddle-cloth 



— 441 — 

— Bellew's Dict. 1867, Vushêskoro pokhtàn, toile de lin. 
Pokhtdn keréla, elle fait de la toile. Ndna reséla mo pokh-r 
tdn 9 ma toile n'arrive pas=n'est pas suffisante. 

Pokhtanéskoro, adj. du gén. pokhtân, au sing. Qui fait 
ou vend de la toile. App. à la toile. Linteus. Pokhtanéskoro 
dimis, pantalon de toile. Pokhtanéskoro gat, chemise de t. 

Pôpos, m. Clitoris. J'ai entendu ce mot, d'un Tch. de la 
haute Bulgarie. Lalaskâkoro pôpos, le clitoris du pud. 

Pol, bor, por, f. Nombril, umbilicus. Presque constam- 
ment pron. pol. Skr. n âb h î 1 a, the hollow of the navel. 
Pers. v^jLJ naf. Germ. Navel. PeuUêtre les Tch. ont rejeté la 
prem. syl. n â-b h î 1 a, comp. Angl. hy*-dropsy. The-saloni~ 
ca. Hel. Nifo, GM. 'a& (l'île de N.). Pinrilitar léskeri pol, 
son nombril s'est ouvert. I tchavéskeri pol dukâla, le n. de 
l'enfant est douleureux. Ratt tâvdela léskeri ppriâtar, du 
sang coule de son n. 

Poliâ, au pi., Pièces d'or. Le sing. poli, est rarement usité. 
Pers. Jj; {put), Obolus et res quaevis obolo similis, ut 
squama piscis, inde .Ji^i (bipuii), pecuniae defectus, pau^ 
portas — Vul. Tr. poul, argent, monnaie — Bchi. Le polia 
ghourouch, était un écu de l'Italie méridionale, tirant son 
nom du duché de Fouille et de Galabre. Le nom de cette 
province est écrit ^ polia. par les historiens Ottomans — 
Essais sur l'Hist écon. de la Turquie, par M. Belin, Paris, 
1865, p. 29. Ce mot aujourd'hui est presque oublié par les 
Tch. et il ne se trouve que dans quelques vieux contes. Je 
ne crois pas que le mot Tch. se rapporte à la définition 
donnée par le savant Belin. Il ne s'applique qu'à des mon- 
naies d'or. Poul, est d'origine Mongole t or.» Id. p. 38. 39. 

Slav. pûlo, çétt*, çottfov, Tr. pul, (iogalov v6|M0(ta)' r*v Se <?6\r 
Xav, wpûtov f aciv ewi toO MtyaXoo Kù>v0t«vt(vou tfo«x6stvgt &c vd- 

(ii<Tjxa 2aoSuva(tov rcpo; xh PwjxaUiv sertorium {Gron. de pecun. 
veter.) Oec. Vol. 2. p. 447. Pul, poli, n'est autre que l'tôoMç 
des Grecs, voy. lové. Le akaklé polia sar isi e doridsa, (c) 
prends ces pièces d'or comme elles sont avec la bande 
(liées). Nikavél o rakU diniâ(s) la yek burnek polia, (c) le 
garçon fit sortir (sa bourse) il lui donna une poignée de p. 
d'or. Perghids pes ta polià, (c) et il se remplit de p. dtars 

50 



— 442 — 

il se chargea de...) Dinid(s) la o dakaréslwro raklô, polid, ta 
ai (ôi) alitar yekpâsh aràtt te sikavél man o polid, (c) le 
garçon du roi lui donna des p. d'or, et elle vint (à) minuit 
pour me montrer les p. d'or. . 

Poravâva, v. caus. 1 Cl. 2 Conj. part, poravdô. Ouvrir, 
faire ouvrir. Le prim. pordva m'est inconnu. ? Skr. p u r, to 
précède, to lead, to go before. Pnecedcre, anteire — Wg. Ce 
verbe est très rare; en revanche son part, poravdô-i, est 
d'un usage journalier. Ordin. on dit pinravâva, ouvrir. Itch 
aratti dildiôm les ka poravghids po pinrô ta yhclô andré, (c) 
hier pendant la nuit je l'ai vu qu il ouvrit son pied (mar- 
cha) et entra dedans. 

Poravdô, part, du v. poravava. Oiixevt.Poravdé-yakéngoro, 
qui a de fort grands yeux, des yeux ouvcrts=intelligent, 
ivoixTo^aTYi; — Som. E Nicolayéskeri tchavés, e poravdé-ya- 
kéngheres khokhavdâs, (Nom.) il trompa le fils de Nicolas, 
qui avait de grands yeux. 

Poravdî, f. du préc. Ville. Skr. p u r a, n. f. a town, a city, 
a place containing large buildings, surrounded by a ditch, 
and extending not less than one kos in length, is called a 
city. H. ji poor, a city, town, [iïpura, a large village or 
town. voy. vier. Ces termes n'ont aucune affinité avec po- 
ravdi, dont la signif. est, large, ouverte, étendue ; le terme 
est bien connu, et journellement dans la bouche des Tch. 
Nom. lorsqu'ils parlent de la ville de Gonstantinople. Dans 
leurs contes, ils traduisent le GM. raftiç, par poravdi. jPo- 
ravdidte kamadjdv, j'irai en v. Poravdidtar aliôm, je suis 
venu de la v. Kdrin isi o poravdidkoro drom ? où est le che- 
min de la v.?=menant à la v. Atdr ndna dikiol (dikliovela) 
i poravdi, d'ici, la ville n'est pas visible. Poravdidle ndna isi 
rom, (c) en ville il n'y a pas de Tch. 

Pori, f. Queue. ?H, w^ poot\ name of abone lying over 
the tail of a cow, f changé en r. poot',h, n. the buttock, the 
hip. Lolê-poridkoro, qui a la queue rouge. Baré-djarién- 
gheri pori, queue, ayant de longs poils (^eya^rpixoç). Tchin- 
ghilitar làkri [lakerï) pori, sa q. a été coupée. Léskeri pori 
isds tchindi 7 sa q. était coupée. Maklids pi pori, (c) il oignit 
sa queue : le terme est très connu de tous les Tch. 



— 443 — 

Porik, Raisins secs. GM. (o)xû>pwi<5v, fruit d'arbre. DC. HeL 
«xp6Xpuov, àwcopa, l'automne, 37ca>pi*6;, d'automne, GM. ra>ptxà, 
fruits. J'ai entendu des Grecs appeler ™>pixà les prunes. 
Quelques Tch. appliquent ce mot à d'autres espèces de 
fruits. Voici un exemple. Tchinghids na pabd, sarinéndar 
katdr ke porikénghere, (c) il coupa non (seulement) des pom- 
mes, (mais) de tous les fruits. On dit quelquefois porinâ, du 
GM. wcapwà, (o)™>pivà, d'automne ou automnaux. Cor. AtVol. 
1. p. 282. ô-wpixov, frutto d'albero — Som. 

Porikin, f. Arbre fruitier, pr. à quelques Nom. 

Porikéskoro, adj. du gén. porik, Vendeur de raisins secs. 

Porizén, m. Blutoir. Pers. ^jtjyi (parvizen) cribrum, quo 
subcernitur farina, saccharum, etc. cribrum saccharo per- 
colaudo — Vocis formée decurtatee sunt ^jiji (berizen) et 
\j}?.ji [perizen) — Vul. Vukkhto,parwezai,m. a sieve — Bellew's 
Dict. 1867, In ter as porizén, t'ushands amarô varô, (Nom. 
Zap.) nous n'avons pas de blutoir pour bluter notre farine; 
terme en usage chez les Nom. seuls; il est inconnu aux Séd. 
voy. reshêto. Porizén y barô kalbour, (Tr. j^ kalbour) grand 
crible ; déf. d'un Tch. venant de la Bulgarie. 

Pôsha, (As.) Nom donné aux Tch. de l'Asie Mineure, par 
les Turcs et les Arméniens. Tr. L^jj pocha, s. Bohémien de 
l'Arménie — Bchi. «Die Georgier heut zu Tage die Zigeuner, 
nicht Atsincan, sondern Boscha nennôn — Boehtl, Mél. As. 
Vol. 2, 1 livre, p. 7. Pôsha ne me paraît pas dériver de la 
langue Arménienne. 

Poshik, f . Terre, terrain, Angl. soil. Skr. push, to cherish, 
or nurture, to rear or bring up. p u s h a, cherishing, a plant. 
Hcl. p6<j*û>, p6<ïtç — Ascoli, Zig. p. 40, dit: ich bringe russisch 
pôsva, derBoden, die Erde, und bôhm, puda.» I poshik isi 
parvardi, le terrain est gras. Latché poshikd teréna e ra- 
shaiéskere rezd, les vignes du prêtre ont de bons terrains. 
Nikavéna poshik, te kerén keramidiniâ, ils extraient de la 
terre, pour (en) faire des tuiles. Tchivghiâs ta poshik oprdl, 
(c) et il jeta de la terre au dessus (àvo>6ev). Pirénas dise aratti, 
yek mdsek, dji ka niglisté lénghere dadéskere poshikdtar avri, 
(c) ils marchaient jour et nuit, (pendant) un mois, jusqu'à 
ce qu'ils eussent sorti des terres (royaume) de leur père. 



— 444 — 

Poshikàkoro, adj. du gén. poshik, au sing. Terreux. Po- 
shikâkeri piri, pot de grès. Poshikdkere drakâ, lit. les rai- 
sins de la terre — sempervivum minimum=joubarbe acre. 
GM. x*>[xaT£vto;, di terra — Som. 

Poshikalô, adj. de poshik. Terreux. Poshikalô isi o ghiv, 
le blé est terreux (mêlé de t.). Ta o vush isi poshikalô , et le 
lin est mêlé de terre. 

Posôm, poshôm, f. au pi. poshomd. Laine. Skr. pus h, to 
cherish, to nurture, to bring up with care — Alere, nutrire — 
Wg. H. Pers. ^ pushm, s. f. wool, hair. Pubes tum maris 
tum fœminœ; pash, lana, pec. ovium, pashmin (suff. in) la- 
neus, pashminc, pannus laneus — Pukkhto, pashm, n. wool, 
down, fur, hair — Bellew's Dict. 1867. But posomà ulinétar 
amaré gavéste, on a fait beaucoup de laine, dans notre vil- 
lage. Tuli poshôm, \. grossière. Katar ki poshôm isi mi shâr- 
ga> de laine est (faite) ma capote. 

Posomàkoro, adj. du gén. posôm, au sing. Fait de laine, 
qui vend de la laine. 

Poshomalô, adj. de poshôm. Laineux. Andâs o grdi po- 
shomali pléva, (Bulg. plével', weed — M. Dict.) (ch. Zap.), il 
apporta au cheval de l'herbe laineuse=tendre, pron. quel- 
quefois pishomalô ; terme rare parmi les Séd. 

Pov, m. au pi. povd. Sourcil. Skr. b h r û, f. an eyebrow 
— Supercilium, GM. typà;, prsefixo o, germ. vet. brava, f. hib. 
fabhar, the eyebrow, eye-lid, eye — Bopp, Glos. Skr — H. 
^•tf b,huon, f. the eyebrow, bjionk, eyebrow — Pers.j^J^ 
ibrou, beroUy supercilium — Vul. Zend, brvaf, V. Sade, 
Broeckh, p. 382. Slav. brov, 6?pùç, a-êpoù;, MaxeS. Oec. Vol. 2. 
p. 24. Okatid isi yek azderhds (Tr. ejderha) oléste djas, ta isi 
léskeri povd baré, ta nâstik dikéta, (c) là, est un dragon, vas 
à lui, et ses sourcils sont grands, et il ne peut pas voir. Te 
tchinés léskere povâ 9 ka isi suttô, ta te gheravés tut, (c) que 
tu coupes ses s. lorsqu'il est endormi, et caches-toi. Baré- 
povéngoro 9 qui a de grands s. Avakhid tchâi teréla shukdr 
povdy cette fille a de jolis s. Baré-povéngheri romni ta teréla 
baré djarid, femme qui a de grands s. et elle a de grands 
(longs) cheveux. Muklé povd, s. peints ; usage presque uni- 
versel parmi les femmes Tch. ; on dit aussi makavdé povd. 



— 445 — 

Prâhos, m. Cendres. Slav. prah\ poussive, Bulg. prah\ 
dust, pépel, ashes, M. Dict. Hel. waiiwtXij, farine très déliée, 
poussière. Skr. pupâll, a cake made of meal or barley 
half baked or fried. Kalô prâhos, cendres noires. Te tovés 
me pinrénde e dûi goné prâhos, (c) que tu places, sur mes 
pieds, les deux sacs de cendres (chaudes). Terme très connu 
en Roumélie, voy. tchar, des Tch. As. Prâhos, n'a pas de 
pi. Quelquefois on entend chez quelques Tch. Séd., la forme 
pi. prahimata, imité du pi. GM. zâros ma lâzde, (c) ne 
soulèves pas la poussière, zâros me parait une corruption 
du mot ksar, cendre, poussière, existant dans la langue des 
Tch. As. et oublié par tous les Tch. Roum. 

Prasàva, v. comp. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, prasanô. Mo- 
quer, tourner en dérision. Skr. p r a h a s, in risum erum- 
pere, ridere, irridere — Wg. composé de la prep. p r a et h a s 
que nous avons déjà étudié, voy. asâva, rire. Skr. p r a h a- 
s a n a, loud, violent or hearty laughter. Mirth, merriment, 
reproof, ridicule, irony. pr ah as in, adj. laughing aloud, 
diverting, causing laughter. Plusieurs Tch. ne connaissent 
pas ce verbe; ils se servent constamment de khokhavâva. 
Prasàva e manushés, je tourne en dérision l'homme. GM. 
iroptyrtû. Ma pra, e romniâ, ne tournes pas en dér. la femme. 
Prasaniâs man, il s'est moqué de moi. Avaklé manûsh pra- 
séna man, ces hommes se moquent de moi. Prasanô ma- 
nûsh isân, tu es un homme méprisé=tourné en dérision. 
Me nâna prasâv les, (c) je ne me moque pas de lui. Uliniân 
e teméskoro prasanô, (c) tu es devenu la dérision du monde 
=le moqué. Ma pras, 2d. pers. de l'Imp. se pron. ma prâsa. 

Prasâniovava, v. pass. prasanô-uvâva, part. prasâni(ni)- 
lo. Etre tourné en dérision. Prasânile man } ils m'ont tourné 
en dérision ; verbe très rare. 

PnASAiBÉ,n. abstr. Dérision,ridicule.Ce terme me parait un 
dérivé du v. caus. prasavâva, qui aujourd'hui ne parait pas 
exister dans la langue. Tous les Tch. en ignorent l'existence. 
On ne dit jamais prasibé, forme rég. du v. prim. prasàva. 

Pral, plal, m. Frère, au pi. pralâ. Skr. bhrâtri, m. a 
brother, a utérine brother. bhrâtrika, adj. fraternal, 
brotherly, of or belonging to a brother — Frater, Goth. bro- 



— 446 — 

thar, Gr. çp<*T% çpdcTwp — lith. brolis, mutilatum esse videtur 
e brotris, ejecto t, mutato r in 1 — Bopp, Glos. Skr. Al. bru- 
dar, Angl. brother. Slav brat', Russ. brat. Bulg. vrat — Oec. 
Vol. 2. p. 22. Pers.j^ berader, frater — Vul. Odakdr lésho- 
ro pral isds, (c) le roi était son frère. Ldkeri pral avéna i 
triti (xpiTYiv) me dadéste, (c) ses frères (d'elle) viennent mardi 
chez mon père. dài pral, ghelé péske, yeké gavéste, (c) les 
deux frères s'en allèrent, dans un village. khurdô pral 
atchilôtar kùrkoro, (c) le jeune fr. resta seul. Pendds yek 
tchavô pe pralénghe, (c. Nom.) dit un enfant à ses fr. Aide 
(Tr. haidé) prdla to panori, (ch.) allons, ô fr., à la petite 
eau. Aide prdla, to pani, polindke (k61w) te anés, (ch.) vas, ô 
fr., à l'eau, pour la porter en ville. O dui pral, C atchds, (ch. 
Nom.) les deux fr. restons. Isds dui pralà, (c) il y avait 
(était) deux fr. Ta djdlas o tchorô pe praléste, (c. Nom.) et 
le pauvre allait à (chez) son fr. Ta unghinôtar yavindsa lés- 
koro o pral, (c. Nom.) et son frère se leva la nuit=de très 
bonne heure, avant le jour. Me terdva sardnda pralén, (c) 
moi, j'ai quarante fr. Alétar o sardnda pral e raklidkere,{c) 
vinrent les quarante fr. de la fille. Ardttilotar, lakere pral 
alétar, ta penghids ôi pe pralénde, (c) il fit nuit, ses fr. vin- 
rent, et elle dit à ses fr. Mo plal mulôtar. mon fr. est mort. 

Pralorô, m. clim. de pral, Petit frère. Hel. d&styiSiov, GM. 
d&sX<pà*t. Ta pendds, sar kerddn kadaid buli mo pralorôt (c. 
Nom.) et il dit, commentas-tu fait cette affaire, mon p. fr.? 
Mo pralorô 7 mi tchaiori, (ch.) mon p.fr. ma fillette. Gampuz. 
planorô, m. hermano. 

Pripôi, PRiPÂJ,m. Instrument avec lequel ils font des trous 
dans le fer ; espèce de tarière ; terme propre aux forgerons 
Nom. Probablement il dérive du GM. Tpurcàviov, trivello — 
Soin.; t changé en p, et n retranché. pripà{n)i,pripôL 

Privîtchi, L'ouverture du soufflet près du feu. Bulg. pré- 
dintcha, the forepart, M. Die t. 

PÛRDAVA, PÛDAVA, PHÛDAVA, PFÛDAVA, V. COÏÏip. 2 CL 2 

Conj. part, purdinô, pu, phu, pfudinô. Souffler, Hel. <pu<rafc>. 
Skr. p a r d, to fart. H. Ij^ padna, to fart, (Skr. p a r d a n ;ù 
Pudas, verbal n. f. inclination to fart, flatulency, pudasa, 
adj. inclined to fart, flatulent. pudana, v. a. to cause to fart 



— 447 — 

(met) to frighten, or to put to flight. pudna, puddoo, pudo/a 9 
adj. having the quality of farting, (met) a coward, pad, m. 
a fart. On voit que l'Hni, comme le Tch. a perdu l'r de la 
rac. Skr., car pûdava, est la pron. la plus générale, môme 
parmi les Zapâris. Slav. perzû (Groat. perdim, k<p%q|u) n<p$a>. 
Lat. pedo, Fr. péter. Al. farzen, Angl. fart — Oec. Vol. 2. p. 
396 — Liebich, portdwa, ich blase. Pûdela balvâl, souffle (le) 
vent. Pûden i yak parés parés, soufflez le feu très douce- 
ment. Ma pûde, ne souffles pas. Sûrulas (voy. ce mot) pti- 
detas o Yôrghis (Hel. recàpytoç, pron. nâppc) Georges souffle 
(joue du) le haut bois. Pûde i yak te na murdàliol, souffles 
le feu pour qu'il ne s'éteigne pas. Putchéla i gadji léstar, so 
kerghiân gadjéya, (voc.) ta pûdesa? (c) l'épouse lui demanda, 
qu'as-tu fait ô mari, que tu souffles ? Perddl kv katûna, 
maskaré isi mi katûna, purdinds yek furtûna (Tr. fortouna) 
andardds mi romni (ch. Nom.) de l'autre côté, dans les ten- 
tes est ma tente au milieu, une tempête a soufflé, elle a 
amené ma femme. GM. çovpTovva, tempesta di mare — Som. 

Purdinô, pudinô, part, du v. pûrdava, q. v. Fusil=ce qui 
souffle, comp.* Tr. ^JLà,s phishek, cartouche, tusée — Bchi, 
du GM. çuddéyY 1 ^, dim. de (piatyÇ ou f uoCyY 1 )* vésicule, pustu- 
le. Hel. <pu<y<x«, souffler. Cor. At. Vol. 4. p. 481. Ce terme 
est rare parmi les Tch. du nord de la Roumélie, qui em- 
ploient les termes Bulg. pûshka, pûshki — M. Dict. Nikâv 
o pudinô, fais sortir le fusil. Tchide o phudinô, tires 
le f. Dinô les purdinésa, il a frappé avec le pistolet; au pi. 
pudiné. Yek khurdô pudinô, un petit f.=pistolet. Nân'aliâs 
yak o phudinô, le pistolet n'a pas pris feu (raté). Perâva o 
phurdinô, je charge (remplis) le f. Nashdâs ko bavé pudiné, 
(ch.Nom.) il partit pour les grands fusils=au service de l'ar- 
tillerie. Mukliâs pe pudiné ovotiâ, (c) il laissa ses fusils par 
là. Shundé o tem o phudinô, (c) le monde entendit (plur.) le 
(coup de) lusil. 

Pudikibé, n. abstr. de pudinô. Coup de fusil. GM. Touçexià, 
schioppettata, archibugiata — Som. But pudipndndja alôtar, 
il est arrivé avec (en tirant) beaucoup de coups de f. Rovésa 
•me phudibndnghe, (ch. am.) tu to plains (pleures) de mes 
coups de f. On voit qu'on retranche ni, pudi(ni)bnânghe. 



— 448 — 

Pukô, adj. Enflé, gros. H. î^G-tf p,hookna, to blow, pjio- 
onka, v. a. to blow. p,hok, hollow. Skr. phutkâra, adj. 
arrogant, comtemptuous, disdainful. So pukô manûsh tsdn, 
que tu es (un) homme gros. Puki romni isàn, tu es une 
femme grosse. Ah, tchordie (voc.) mo, pukiemo, ka isân sar 
isi o gudlé ambrold, (ch. am.) ah, ô ma belle, ô ma grosse, 
toi qui es, comme sont les douces poires. Pukie mo kàrga, 
vrâker man, (ch. am.) ô ma grosse pie, parles-moi. 

PuknI, phuknI. f. Abcès, lit. ce qui s'enfle, pukô, phuka- 
nô, phuk(a)nô, f. phukni. voy. pukô. Koricani phukni ni" 
kavghiôm mepinrénde, ta nânasttk sovâva araMi, j'ai poussé 
(il m'est sorti) un abcès aveugle (froid), sur mes pieds et je 
ne peux pas dormir la nuit. Tr. kior djiban, abcès aveugle. 
GM. TuçXoêoiÇouva; — Pougni, peste. Pouqueville, Voyage de 
la Grèce. Vol, 1. p. 365. comp. GM. axoup&oîfta, peste, de xop- 
JMXti, tumeur, Cor. At. Vol. 1. p. 219. 

Pûkiovava, v. pass. pukô-uvâva. part. pûki(ni)lo. Devenir 
gros, s'enfler. Ta khalôm méya, ta pûkilom, ta nashtôm 
alôm me keréste, (ch.) et moi aussi j'ai mangé et je me suis 
enflé, et je partis, (et) je suis venu à ma maison. But par.i 
piliâs ta pûkilotar, il a bu beaucoup d'eau et il s'enfla (en 
parlant d'un cheval). So khàsa ? ta djin abôr pûldos (pûkio- 
(ve)s{a) que manges-tu ? et tu deviens si gros. Quelquefois 
le v. est pron. pûtiovava, pûtiliom, Aor.; k changé en t. 

Pukiaràva, v. caus. 1 Cl. 5. Conj. part, pukiardô. Faire 
enfler. I khashôi pukiarél man, l'aliment m'enfle, paroles 
d'un malade qui souffrait d'une affection chronique de 
l'estomac. Pukiarél man i mol, le vin m'enfle. 

Pukibé, pukaibé, n. abstr. de pukô. Grossièreté, vulgari- 
té. Te in kerén, pukaibé, (Nom.) s'ils ne font pas, (c'est) une 
grossièreté. Pâki, Strafe, pakdf, strafen. Pott, Vol. 2. p. 344. 

Pumb, m. Pus. Skr. pûya, n. pus, matter, discharge 
from an ulcer or wound, rac. pûya, to stink, p û y a n a, 
n. pus. Hel. ™Jov, pus, H. yvJ peeb, f. pus, matter, purulent 
running. peebiyana. v. n. to suppurate, peebiyahut, f. sup- 
puration. Le b final est rarement prononcé ; mais son 
existence est démontrée par les dérivatifs. Comp. Angl. lamb, 
thumb, ou le b est muet. Mutréla pumb, il pisse du pus. 



— 449 — 

Léskoro muter M perdô pumb, son urine est pleine de pus. 
But purrib tdvdela, beaucoup de p. coule. 

Pumbalô, adj. du pumb. Purulent. Pumbalé-kannéskoro, 
qui a l'oreille pleine de pus. Pumbalô sherô, tête purulente. 

Pumbàliovava, v. pass. pumbalô-uvdva, part, pumbdli(ni)- 
lo. Suppurer. Hel. *u4opai. Pumbâlilotar léskoro sherô, sa 
tête suppure. 

Pûnari, (As.) Vieux, voy. phuranô. 

Puràva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj.part.jpurd(J. Vanner. Nous 
avons vu en étudiant le v. purdava, que ce v. est composé 
du Skr. p a r d, péter, souffler, uni au verbe dâva. Purdva 
me parait un dérivé de la même racine Skr., sans la con- 
sonne finale d. Peut-être on pourrait rapporter ce verbe à 
la rac. Skr. s p h u r, to throb, te beat, to swell — Hel. Xix|a£g>. 
GM. XipfÇo), sventolare il grano — Som. H. L5L-I oosana, v. a. 
to winnow. Purdva ghiv„ je vanne du blé. Puràva djov, je 
vanne de l'orge. Purdva rôghos (voy. rôghos). Purdôm les, 
(Nom.) je l'ai vanné. Kdna kamapurdsf quand vannerons- 
nous ? Kamaddv tut ghiv, ta guruvén, kamasperniâs (GM. 
mipvfi») o ghiv, kabâriol, te tchinés, te mares, te pures, te pi- 
shés, te- kerés varô 9 ta manrô te kerés, ta djin aratti manrô 
f anés mdnghe tattô, (c) je te donnerai du blé, des bœufs, 
tu sèmeras le blé, il grandira, tu (le) couperas, tu (le) battras, 
tu (le) vanneras, tu (le) moudras, tu feras de la farine, tu 
feras du pain, et jusqu'au soir, tu m'apporteras du pain 
chaud. Tchinghids o ghiv, purghiàs, ta kerghids les varô, (c) 
il coupa (faucha) le blé, il (le) vanna, et (en) fit de la farine. 
Ce verbe est bien connu de tous les Tch. 

Pûrghiovava, v. pass. purdô-uvâva, part. pùrghi(ni)lo. 
Etre vanné. Afo ghiv isi pûrdilo, mon blé est vanné. 

Pûrgheris, m. (Nom.) Les deux tuyaux en fer, du soufflet 
à deux vents, par lesquels l'air est projeté sur les charbons. 
Même origine que purdva ; terme inconnu aux Séd. 

Pûrga, pûrgha, f. Gerbe. Ce terme a-t-il de l'affinité avec 
purdva, vanner ? ce qui doit être vanné ? terme usité par 
les Tch. qui travaillent dans les termes. 

Purt, f. Pont. Skr. p û r i t a, filled, full, complète, multi- 
tiplied, overspread. Hel. *spû, mpcfo, irsp£nK> qui passe au 



— 450 — 

côté opposé — Zend perdu, f. pons — V. Sade Broeckh, p. 
376. H. Pers. Si pool, m. a bridge, an embankment. Katar 
ki purt nakliôm, j'ai passé par le pont. Kashtunani purt, p. 
en bois. Atchilôtar leldl M purt, (c) il est resté sons lé p. 
Pinréncjheri purt, p. soutenu par des piliers (pieds). 

Purûm, m. au pi. purumâ. Oignon. Lat. porrum, et por- 
rus, poireau. Les Grecs appellent Trpàcov, le poireau, d'où le 
Tr. ^ji p>raça — Bchi. Il est très probable que porrum 
était commun en Roumélie lors de l'arrivée des Tch. dans 
le pays. purumâ tabiaréna,\es oignons brûlent (la gorge). 
An mdnglie yek purûm, apportes-moi un oignon. E puru- 
mâkoro oghi, le cœur (la partie inter.) de l'oignon. Barôpu- 
rûm, grand oig. Karéskoro purûm, (Nom.) l'oig. de la verge 
=le gland. 

Puruméngoro, adj. du gén. purûm,tm pi. App. aux oignons, 
qui vend des oignons. Purumâkeri khaslioi kcrghiôm, j'ai 
fait (un) mets avec des oignons. GM. xpo(Af/.u&aTov. 

Pus, bus, m. Paille, au pi. pusâ. Skr..b u s h a, b usa, n. 
chaff, rac. b u s, to dismiss, to loose, to quit or leave, vus, 
id. II. yj^d bjioos, s. bran, husk, chaff, phoos, n. old dry 
grass or straw, bjwosee, f. chaff — Pukkhto, ^y, bûs> chaff, 
chopped straw — Bellew's Dict, 1867. pus isi but, la paille 
est beaucoup (abondante). pus isâs khanrik, la p. était 
peu (abondante). Amarê grastényhe, ddsa pus ta khdna, à 
nos chevaux nous donnons de la paille, et ils (la) mangent. 
Djovdkoro pus, p. d'orge. Ghivéskoro pus, p. de blé. Katar 
ko ker kamatchorâv o pus, te les e puséskoro drom te avés 
mande, (c) de la maison je verserai de la paille; que tu 
prennes le chemin de la paille, et viens chez moi ; signaux 
d'un amant à sa maitresse, elle devait se guider par la p. 
pour trouver la maison de Famant. Alëtar o khorakhâi, 
tovdê pus, dîné yak pashé ki khef, (c) les Turcs vinrent, ils 
mirent de la p., ils allumèrent du feu, près le trou. Ta ka 
djas pashé ko djukël, ta ko klier, te les o pus, te des les ko 
klier, ta les ta o kukkala, te des loi ko djukél, et dès que tu 
iras près du chien et de Fane, prends la p. et donnes-la à 
Fane, et prends et les os, et donnes-les au chien. 

Pusorô, dira, de pus 9 Petite paille. Mo pusorô, to pusorô, 



— 451 — 

yavinàsa diklôm to sunnorô, (ch. Nom.) ma p. pail., ta p. 
pail. la nuit j'ai vu ton songe=je t'ai vu dans mon songe. 

Pusén, m. Pailler, endroit dans les fermes où on entasse 
la paille. Tr. samânlyq meïdani. Hel. dfyupàv, GM. ctyepôvaç, 
pagliariccio, pagliaro — Som. H. J— « b,hoosool, b,hoosera, 
bjwosela, s. a place where corn or chaff is kept (Skr. b u- 
s h as'âl â). Tov o kaliardê opré ko grài, te djas ko phusén, 
(c) mets les sacs sur le cheval, allons au pailler. Peut-être 
pusén, dérive d'un adj. pusanô. 

Puséskoro, adj. du gén. pus, au sing. Qui vend de la 
paille. 

Pusavâva, v. caus. du pusâva, inusité, 1 Cl. 2 Gonj. part 
pusavdô.. Piquer. Ce v. me parait avoir de l'affinité avec 
bust, broche, lance. H. L^yj burch,ha, a spear. Il est fort 
commun, et bien connu de tous les Tch. Campuz. pinsabar, 
a. punzar. E tchuridsa pusavghid(s) les andré fc oghi, il 
l'a piqué (blessé) avec le couteau dans le cœur. Pusavdô, 
pron. très souvent pusadô, piqué. Pusâv e guruvén, piques 
les bœufs. E kherés tepusavês les, te pirél, piques l'âne, (pour) 
qu'il marche. 

Pusavdi, adj. t. du pusavdô. Avoine, ainsi appelée à cause 
de sa forme pointue, GM. ppa>f/.Yi. Skr. s'uka, m. n. the awn 
of barley, a bristle, a spicula. rac. Skr. s'o, to make sharp. 
Hel. atytXGxJ/, Ppôfxo;. Chez quelques forgerons Nom., pusavdi, 
est appliqué aux clous, que les Séd. ordinairement appellent 
kàrfia, GM. xap<p£a, Hel. xàp<poç. pusad'i, chez les Tch. Russes, 
Stecknadel. Boehtl. Mél. As. Tom. 2. p. 128. 

Pusaihé, n. abstr. du v. pusavdva, pusa(v)ibé. Piqûre, 
blessure. Pusaibé te del andré f oghéste, qu'il te donne 
(Dieu) une piqûre dans ton cœur — Imprécation très com- 
mune des mères, envers leurs enfants. Nà ai xo<Jrç 5 e***;, 6 
£apo$, que Dieu, que la mort te coupe, tue. 

Pûshto, (As.) Dos. Skr. prisht'a, n. the back, the rear, 
the last, the back or hinder part of any thing. H. ^z^i 
poosht, ancestry, back, a second, an assistant, pee t',h (Skr. 
p r i s h t'a) the back. Pers. jnisht, ciorsum, tergum et met. 
stirps, progenies — Vul. Poosht, dorsum, dos — Honig. Vol. 
2. p. 388. Pers.^i {pas), Zend paçca, (Skr. ved. p a s'tc h a) 



— 452 — 

postica pars. adv. loci, a tergo, pone, post — Vul. voy. dumô, 
et pikô, épaule. 

Pushûm, m. Puce, pulex, au pi. pushumâ. H. y~> pisoo, f. a 
flea. kher isi perde pushumâ, les maisons sont pleines de 
puces. pushumâ khalé man, les p. m'ont mangé. But 
pushumâ isâs aratti, beaucoup de p. étaient cette nuit. 

Pushuméngoro, adj. du gén. pushûm, au pi. App. aux pu- 
ces. Pushuméngoro tan, endroit (rempli) de p. 

Pushumanô, adj. du pushûm. Pulicosus, Hel. <j"Alufac. 
Pushumanô kher, maison pleine de puces. 

Pushkî, f. Fusil. Bulg. pôshka, musket, M. Dict. Slav. 

pûshka, TtupoëéXov, to guviqO. xavtfvtov, pûsha, çuaaa, yuaxx.pushû, 
çudû — Oec. Voi. 2. p. 451. La pi. des Tch. vivant parmi les 
Bulgares, se servent de ce terme. Partout ailleurs, on entend 
pudinô, comme aussi dans tous leurs contes et chansons. 
Putchâva, patchâva. v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part putchlô, 
pushlô. Demander. Skr. pratchch, to ask, to inquire, to 
désire to know — Zend, pères (Skr. p r'i c h) interrogare — V. 
Sade. Broeckh, p. 377. H. L^jj pooch,hna 9 v. a. to ask, to 
inquire, -v?^ pooch,h, f. inquiry, investigation — Pâli, pou- 
tchtchhi, de p r a t c h t c h, il interrogea, Burn. Essai, p. 128 
— Pukkhto, pukkhtedal, v. a. to ask, to question (Skr. 
p û c h h n a) — Bellew's Dict. 1867. Pushlids o rom làtar 9 (c) 
le Tch. lui (d'elle) demanda. Ta pushliâs katâr ki phuri, (c) 
et il demanda, à la vieille. Pushliâs, so kerghiân? il de- 
manda, qu'as-tu fait ? Penghids pe godiâsa, so te kerâv a- 
kanâ ? kâstar te putchâv ? (c) il dit dans sa pensée, que faire 
maintenant? de qui demanderai-je? Kamaputchâv tûtar yek 
lav ; putch la, (c) je te demanderai une parole (rép.), deman- 
des-la. Ma putch, ne demandes pas. Ma putchén, ne de- 
mandez pas. Pushliôm yek manushéstar, j'ai demandé à un 
homme (personne). Ta kanék far nâna putchâv léstar, et 
jamais (aucune fois) je ne lui demande. Ma putch mdndar, 
ne me demandes pas. GM. ^ p £pa>T$ç. Oléstar te putchés, 
kârin isi o bârba Yâni, (c) (GM. (iwap^wa;, zio — Som. riâvvnç; 
pour 'ioàwv;;) demandes lui, où est l'oncle Jean ? Kaputchdv 
yek djenés, putch, (c) je demanderai (des renseignements 
sur) une personne, (rép.) demandes. Ta pushliâs o rom so ker- 



— 453 — 

dàn khulanie mo Fdtma, (n. pr.)? <c. Nom.) et le mari lui 
demanda et qu'as-tu fait, ô ma dame Fâtma ? Pushlids lâ- 
koro rom 9 (ch. Nom.) son mari demanda. 

Putchibé, n. abstr. de putchâva, Demande. Kamapendv 
tûke yek putchibé, je te dirai une demande=je te ferai une d. 

Putrâva, v. prim. 1 CL 1 Conj. part, puterdô. Découdre, 
délier, libérer. Putrâva mo dimis, je découds mon pantalon. 
Puterghiôm les, je l'ai décousu. Ma putr, ne découds pas. 
/ rornni pendds léske, te putrés, te mukés mo khulanés, (c. 
Nom.) la femme lui dit, que tu libères, que tu laisses mon 
mari (seigneur). Puterdé léskoro sherô, (c) .ils délièrent (la 
bande de) sa tête. Pûter o shelô, délies la corde; on dit sou- 
vent putr, Imp. 

Putérghiovava, putéfidovavà, v. pass. puterdô-uvâva. 
part putérghi(ni)lo. Etre décousu, être libéré. Ta o dûi pu- 
térghiletar, et les deux ont été libérés. Ta ghelôtar dji ko 
yavér gav, putérdiletar, (c. Nom.) et en allant (arrivant) 
jusqu'à un autre village, (ses souliers) se sont décousus, 



R 



changé en l. khanrik, khanlik, peu. khanrô, khanlô, épée. 

RadAva, v. prim. 1 Cl. 1 Conj. part, radlô. Partir, s'en 
aller, pr. aux Nom. Mus. H. Pers, U^lj randna, v. a to ex- 
pel. Pers. ^tj randen, pellere, propellere, progredi, per- 
gere in locum, etc. — Vul. Skr. r a d, to divide, to split, to 
tear or break. ? Démonter les tentes. Te radàs otiâtar te 
djas gavéste, partons de là, allons au village=camper près 
du vil. Avdiés te radàs, partons aujourd'hui. Avdiés na 
radâv, aujourd'hui je ne pars pas. 

RAï, m. Seigneur, magnat, homme distingué, au pi. raid. 
Skr. râdj, m. a king, a monarch, or prince, radj, v. to 
shine, r â d j a n, m. a king, a prince, or sovereign. H. *- 1; 
raja, s. m. a king, a prince, raj, m. (Skr. r a d j y a) govern- 
ment, sovereignty, kingdom, Lî \j rana, a hindoo title of a 
prince or raja, ra,e, s. m. a (hindoo) prince,. ra,e, rayan, s. 



— 454 — 

m. a hindoo title, lit. the chief of princes — Zend, raz,splen- 
dere, regere, regnare — V. Sade, Broeckh, p. 389 — Pali 5 râdjâ, 
roi, Essai, p. 115. G.Byz. o p?i;, GM. 5 pnya;; poya, yj twv Paii- 
\é<ùv sùcsSeta x.al ^ f Aotiulicc, Suid. Gonstantinias de Byzantins, 
Vol. 3. p. 1G4. Parmi les Grecs aujourd'hui, le salaire des 
gens de service. Slav. rûga, Upsw; anryipi^ov — Oec. Vol. 3. p. 
23. Pers. ^j (rai) pi. (nui an) coll. radja, titulus regum, vol 
principnm Indice — Vul. Rajah, a chief, governor. Simson, 
p. 331. E raiéskeri gadji, réponse du magnat. E rayéskoro 
tchavô, l'enfant du notable. Baré raiéskoro, de l'homme 
distingue. Vikizela o rai V avcs ko klier, le des te liléskere o 
lové, le seigneur appelle, pour que tu viennes à la maison 
à donner les monnaies de ton papier, voy. h7.=la taxe de 
la capitation. Dja te molisarés e rayés, (ch. Nom.) vas pri