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Full text of "Étude sur l'ancien dialecte léonais d'après des chartes du XIIIe siècle"

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ÉTUDE 



SUR 



I 

ï 



LMCIEN DIALECTE LÉONAIS 



D'APRÈS DES CHARTES DU XIIP SIÈCLE 



PAR 



ERIK STAAFF 

i 



FUBUCATtOS FAITE AVEC LES EOtma 
DU LEOS VtLHElM EKMAH 






UPPSALA 

ALMQVIST & WUCSELL 



IN KOMMISSION 



i 



LEIPZIG 

RUDOLF HAUPT 



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THE M'W YORK 

A9rOB. LEJfOZ AND 

TILDEN rnr.N DATIONS 

B 1938 L 



UPSAL 1907 

IMPRIMERIE ALMQVIST & WIKSELL 



« 






• • • • 



• * 



* • • » 

• • ■ • . 

■ ■ • 






•• • • 



Préface. 

La présente publication a un double but: compléter, par 
la reproduction fidèle d'un certain nombre de chartes léonaises, 
les matériaux d'étude en somme très restreints dont disposent 
ceux qui s'occupent des anciens dialectes espagnols, et contri- 
buer par l'examen de ces chartes à fixer les caractères de 
l'ancien dialecte léonais. On ne trouvera représentées dans 
l'étude grammaticale que la phonétique et la morphologie, les 
deux parties de la grammaire qui, lorsqu'il s'agit de recherches 
de ce genre, sont les plus importantes. J'ai laissé de côté 
l'examen lexicographique de mes documents, me bornant à 
relever, dans le chap. III, certains mots qui me paraissent dignes 
d'attention. Une étude sur les noms propres de personnes 
figurant dans mes documents et tout particulièrement sur les 
changements que subissent, pour des raisons appartenant à la 
phonétique syntactique, certains d'entre eux, sera sous peu 
publiée à part. 

Mon travail ne prétend qu'à être un modeste essai de dialec- 
tologie espagnole. Le temps trop court dont j'ai disposé pour 
rassembler les matériaux, ne m'a pas permis d'en faire une col- 
lection aussi riche que je l'aurais désiré. Certaines chartes qui 
entrent dans cette collection, n'ont que relativement peu d'in- 
térêt, et des recherches prolongées m'auraient sans doute permis 
de les remplacer par des documents plus précieux. J'ai l'inten- 
tion de remédier à ces défauts par des études ultérieures sur 
certaines régions du léonais. 

Malgré tout, j'espère que mon livre pourra rendre quelques 
services, et, dans cet espoir, j'ose adresser l'expression de ma 
vive gratitude à Monsieur Ramon Menéndez Pidal, qui a d'abord 
dirigé mon attention et mon intérêt vers le vaste champ de 



o8DB»59A- 



ERIK STAAFF 

travail qu'offre le léonais et qui m*a fait maintes fois profiter de 
ses éminents conseils. 

Je tiens aussi à remercier sincèrement Monsieur Juan Martinez 
de la Peîia, à qui je dois la copie de quelques documents et 
qui a eu l'obligeance de contrôler une dernière fois toutes mes 
copies en coUationnant les épreuves sur les originaux conservés 
aux Archives historiques de Madrid. 

Upsal, août 1907. 



CHARTES 

DE 

SAHAGUN 



I. 



II7I. 



s. p. 896. Indice 1658, p. 382. 

Hec est noticja delos ortos del camino. Don Aparicjo . iiij . 
ff. t . i . dîner o. El orto de Domingo Verez . || que fu tintrero . ij . 
ff. El orto de Micholas Bazolin / xj . ff. El orto de Pedro 
gallego que fu / I . viij . ff. El orto de don B^ïrtolome delà Uar- 



I c\ue fu 5 
\\teros . 



ziela . vj . ff. El orto de Martin Reuiel . iiij . ff. El orto 
de Martin sacristano . v . ff t medio. El orto delos pe 
vi . àineros, El orto de don Polo . ij . ff. || El orto que fu del 
obispo don Fernando . vi . ff / El orto dEsteuan Rocha . v . ff. t . 
iiij . àineros, El orto || de don Polo . viij . dineros, El orto de 
Pedro P^rez que fu . iij . ff. El orto de Muza . ij . ff. El orto 10 
que fu II de Pedro ferrero . vi . ff. El orto de Pedro Micholas . i 
. ff. El orto de don Diego i . ff. El orto | que fu de don Cubo . 
ij . ff. El orto de Micholas tozino . viii ff. El orto que fu de Pela 
de Me||dina.v.ff. El orto de Alfonso Duxel . viiij . ff. t medio 
El orto de Pela de Uilla uerde . vii . ff || El orto de Guilem Al- 15 
nieri« . v . ff. t medio. El orto de Micael pie lado . ij . ff. || 

Delos ortos delà uarga. Ela XiervB, dEsteuan roca . viij . ff. 
Ela tiervdi de dona Sibilia . vij . ff. || El orto de Bocha plata . i . 
mor auedi. Don Luchas . x . ff. Don Polo . viij . ff. Pedro nariz || 
que fu / vii . ff. menos una meaya. El orto que fu de don Xi- 20 
mon . V . ff. El orto que fu de Mico || las bel . xv. ôineros. El 
orto que tien Johan dEscobar . ij ff. El orto que fu de Martin 
esq«ierdo . iij . ff. || El orto de don Micolas . xiij . ff. El orto 
dAluar Garcia . xij . ff. El orto de don Galindo . ij . ff. || El orto 
de Pedro Abrueyo . ij . ff. Elos ortos dEsteuan Rocha . vi . ff. El 25 
orto de Johan Polo || . ij . ff. El orto de Domingo Martinez . medio 
ïtiorauedL El orto que fu de don Elias . ij . ff . t . iij . Aineros || 
Enos ortos del espinar. El orto de Martin Ruberte . xiij . éi- 
neros. Elos ortos de Garcja || P^rez . ij . tnorauedis t . vi . ff t . iiij . 



4 ERIK STAAFF 

loAineros. El orto de don Johan delas azenias . iiij . (T. El orto 
de II don Micael de maestre P^re . iij fft medio. El orto de Do- 
mingo Moro . i . ff. El orto de || don Fagunt . i . ff. El orto que 
fu de Domingo peon . i . ff . El orto de don Siluestre . ij . ff. t |j 
medio. El orto de Roy cabeza . v . ff. El orto de Garcja P^rez 

35 el mtryno .1 .TtiorauedL El orto del^j||fîyos de Pedro Fagun- 
dez . iij . ff. Elos ortos delos cl^/igos . vij . ff. t medio. El orto 
de Gonjjzaluo Yer^z fiyo de Pedro Pelaz . v . ff. El orto de Arnal 
rox . viiij . ff El orto de dona Perojjniela . xij . ff. El orto de 
dona Maria muyer de don Pelegrin. iiij . fftmedio. El orto de|| 

40 Domingo Lagartos . viiij . ff. El orto de Domingo fumero . ij . 
ff. t medio. El orto (\ue fu de || don Alin . x . ff. t . vii . dineros. 
El orto de Espinel : v . ff. t una meaya. El orto de Roy mal 
pelo II . i . ff. El orto de Domingo Pelaz . ij . ff. El orto qi/^ fu 
de don Johanin de Mercado . iij . ff || t . iij . Aineros. El orto que 

45 fu de Mofomate Menuzada . v . ff. t . viij . dineros. El orto de don 
Gil . xiiij . Il ff. t . i . dinero. El orto de Merlin . xi . ff. El orto de 
Johan salnero . iiij . ff t . vij . dineros . t meaya. || El orto del nieto 
de Espinel . xviiij . dineros . t meaya. El orto de Johan delas aze- 
nias . iij . Il ff . t . viij . dineros. El orto de Abdalla sal aca fuera . 

50 iij . ff. t iij . dineros. El orto de don Alfonso . tiene || Merlin . t este 
por medir. El orto de Micael de Uilla Martin . iij . ff. El orto 
de Guilei// || P^raza . vi . ff. t . iiij . dineros. El orto de Melch . ij 
. ff. El orto de don Bartolome delà Ualencia . xij . ff. || El orto 
de don Luchas . ij . ff. El orto de Roy P^rez . xxij . dineros. El 

s 5 orto de Pedro B^malguin || . xi . ff. Era m.'cc'ix. 

352 X 252 mm. Écriture très grande et distincte. La date est écrite avec 
une encre beaucoup moins foncée que le document. 

II. 

1185, 6 juillet. 
S. P. 936. Indice 1698 p. 391. 

(Chrisme) In nofnine x individue tnnitatis uidelic^'/ patris t 
filij t splritus sancti. Amen. Ego Petro Arloth tuxor mra dona 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 5 

lii^a, uob£f don Petro Pelaiz de Amales || t uxor u^j/ra Tarexa 
Nunez/ {acimuskdirt^jn uendicionis d^ nostra. h^reditate pr^priaque 
hahemus de conpara in Matela pro nominato . inripa de Aradoy . s 
vntre Castro || nouo i Merendela . que conparanu^ de Petro Gonzai- 
uez t de sua mulier Exemena Diaz . i de suo irmano Gil Gonzaluez. 
Elas suas casas ela média |{ torre . t duos solares circa que ten^/ 
se ela casa t suo orto que stetit ontre ela sua porta i riio. alio 
orto in ripa del riio de sursu;;; circa | que co/zparou Ioh^7;ze Pedrez lo 
Michael Roderigez. Alios duos solares circa delà eccl^x^'a. Ela 
quarta delà eccl^'^a. Ela diuisa Petro Gonzaluez. Elas uineas|| 
que abeba;;; ibi pro n^;//natas des Riuio sicco aies pino . alia uinea 
que fuit de Domi/^go Arimondez. Altéra uinea delà sema . ef 
una iugaria deboues qa/antu/;; || possint arare ela folia adilla.tis 
una cuba . ef ista h^^editate danii^ nos SLUohts por toto benefîcio 
d^la uestra, ecclesia de sancto Petro de Pâli ares, t p^r.iij. mora- 
heftnos^x por .vij. annos . ^'Z ista h^reditate d?Lvaus cum totos 
suos exitos . ad fontes . ad mo;7tes . ad eras . ad muradales ad 
faceras ad ecclesm ad pascuis pradib^^ egressuj t regfes || sus, 20 
Si qmsque ta« de gendre m^o qi^am de alieno hoc nostrum fac- 
tu;;; u^l ista/» kartai;^ infring^re uoluerit / sit maledicti^ t exco- 
municat2/j . t cum luda domini traditore |{ ininfemo dapnati^ . t 
pectet in cauto . ccc . morahetinos medios ad regew t medios ad 
rancuso . et ipsa h^reditate duplata u^l triplata/» \n tali loco u^l 25 
melior . facta \iaxta || in m^;;se iulij . ij . nonas . sub. ERa . m* . 
ce* . XX* . iij. Régnante domino rege Fernando . in Legione m 
Gallecia in Asturias . in Zamora . in Astremadura . Tenente . 
Thoro . Il t Salamanca. Comité don Petro. Petn) Pelaiz. Pelai 
tauladelo in Castro nouo. Fema;; Gascon in Uilalpando i;2 30 
Castro uiride. Merino del rege Bemalportero. || Vilelmi^ e/w- 
^^pi^s zemore;/sis || Vttrus archie//>^<;p«s tccXesit sancA Jacobi || 
Fernand«j episcopus astoriscensis || Amalric«j episcopus legio- 
ne^sis | Vitalis tpiscopus salamentin^^ || Petrus efiiscopus ciuita- 
tensis | 35 

Ego Petro Arloth t uxor mea, dona lusta hoc scnptu/« 
xiuûd fîeri iussinu^ pr^prias mam^^f n^.ftre roboranu^.^ ta?;ifîrmanu^t 
c^;icedinu^ vobis || Petro Pelaiz de Amales. Tarexa Nunez totai« 
ipsam h^editate/» sic resonat in hanc kartula;;/. Qui présentes 
(ueruTit uideruntt audieruni\\ Michael Roderigez . tirmat. Roderigo4o 



6 ERIK STAAFF 

lohanes . f. Petro Michaeliz . f. Roman Michaeliz . f. loha;? 
Pedrez . f. don Steph^z^fo . f. Doinin{|go caluo . f. don Amberte . 
f. firmas de Castro nouo . de Matela . Petro Sinado . f. Ioha;r Gi- 
maraz . f. don Lope . f. | Garcia Irmffldiz . f. de Mirindela . don 
45 Laurencio . f. Ioha;i lohanes . f. Michael lohanes . f. flere don 
Pelagio . f. Il Garcia Diaz . f. Petro Uelasquez . f. Domingo Cape- 
la;! . f. don Marti;! sbhale . f. Fema« Femandez . f . || Cid testis 
Vellid testis Annaya testis \\ lohanes preshyter purtugalensi scr/psit. 



172 X 450 mm. Les lignes 31—35, à partir de Vilelmus jusqu'à àuitatensis 
inclus, forment une colonne à gauche sous le texte précédent. Ce qui suit 
forme un morceau occupant à peu près les trois quarts de la largeur du parche- 
min et placé d droite en regard de la colonne précitée, dont il est séparé par 
un blanc. Ligne 8, devant le mot torre^ on voit la syllabe to supprimée par 
un trait vertical. Ligne 19 le mot eras porte par erreur un signe d'abrévia- 
tion (') entre a et s, signe que le notaire a supprimé à l'aide d'un trait vertical. 



III. 



II 86. 



S. P. 942. Indice 1704, p. 392. 

Jn dri nomine Ego Monio Rodriguez auob/x Petro Pelaez de 
Arnales t uxor tua domna Taresa facio uobiV karta de pignus 
de hereditate quanta habeo in Feres . pro octoginta || morabetinos . 
de kalendas ianuarij usqi^^ ad nouem annos . que nota saq/^e de 

5 aqi^estos noue annos adelantre sela qi^isiere sacare sacala por 
asi / 1 no« por aotro. t si el morire jj saqi^ela Petro Rodriguez so 
germano . t sino;! Martin Petriz . so tio . t si ellos moriren saqi^ella 
SOS fillos el (\tà primero diere estos morabetinos . x istos homines 
qi^e aqi^i su;!t nominatos || enesta karta q//ela an asacar.' qi^e 

10 por bona fe nota saqc^en por aotro seno/z por asi . t sila qi^isiere// 
uender qt^anto otro om«e dier por ela por uertat / dallo Aon Petro 
osua mulier domi aTaresa . || facta karta. ERa . mfcc'xxfiiii* Pela 
Tauladiella confirmât. Roi Martiniz cani. Roi Go;!zaluiz con{. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS ^ 

Garcia Diaz am{, Joh^in Petriz conî, Joh^m Ciprianez cofA, 
Lucas ^reshyiex ^^iif. |{ Johan Royo cotA. Micahel ]Q\iane^ cûfrf.i^ 
Don Tome conf, 

65 X )40 mm. — Dans le manuscrit, noue, ligne 5 est écrit noui, 1. 7 
1'/ de moriren parait avoir été un ^ qui a été corrigé en /'. Ligne 5 devant 
scLcare, on lit sel supprimé à Taide d'un trait vertical et ligne 8, on lit au-dessus 

de la ligne, entre primero et diere, un q. 



IV. 



1 197, 20 juin. 



S. P. 1008. Indice 1770, p. 406. 



(Chrisme) In àe] nomine. Ego Justa Diez fago co;{uenientja 
eplete con do« Pedro Pelaiz de Arnales | econ elos conhares 
delà r^^freria de Cannizo. Nos conhares damos auos lusta Djez 
q«^nta | heredat nos auemos de t'ras ede uineas ed^ casas que 
fu de Micael Fagundiz . |{ en (\ue uiuades en uostros djes. E re-5 
manga ala casa . pos uostros dies. Et ego lusta |{ Diez auos con- 
{rares fago plete . edo auos ela . tercia . de mio auer moble . t de 
heredat || t'ras eujneas . t ortos . t casas . t moljnos . t prados . t de 
qi^anto habeo uel d^'beo abere. {| Et ego que uiua enella en meos 
djes . t post de m^'os dies . remanga ela medja |{ desta . iiif ala con- 10 
freria . t elotra medja 2isancA Saluatoris de uilla Cethe. Si aliquis 
||homo uel femina . a?»tra hoc factuf» nosttuva ad irrumpendum 
uen^rit sedeat maledictus|| t excomunicatus t cuf» luda traditore 
patjatur penas ininfemi. Et pectet Mohis in || coto . c . moràbedis . 
Facta \^arta donatjo;iis. Sub era. m'cc?xxxfvf Et quod ànmi^ 
qu^d erit || . xii . VaUndas iulij. Régnante rex Alfonsus inLegione 
tinGalletja. Eptsccpus Manrichus in sede {| legionensis. Epis- 
Qopus Martjni^j insede zamorensis. Confîrmatores <\uodi uideruirt 
tau|dieri/»/. Gil Uelasquez conî. El prior do« Petro Ae Uilla 
Cethe cani, Gartja Diez canî, Man||tin Diez corA, àon \o\uivie%70 
merino. conî. don Martjii Ae Martha Dominici. con{. Petro escu- 



8 ERIK STAAFF 

dero. c{m{. don Michael filjo de Dommico Michaelliz conf, Pedro 
Pelaiz de Araa||les conf, Domimcus presbiter abas conf. Petro 
Petriz. conf. Pedro t^rrero. conf. Martjn || Rodriguiz conf. deToila- 
25 nos Pelai Uermudez conf. Martm Petriz. conf. || Confr^i/!r^ econ- 
dljutn de Cannizo conf. Ego lusta Diez auob£f confratres hanc 
"kartam donatjoms || roboro . t r^^firmo . t signum fatjo (seing) Mi- 
chael notuit. Il Petrus. ts. || J^hmi^s. ts. || Pelagius. ts. 



175 X 190 mm. — Les noms des trois témoins forment une colonne à 
droite sous Michael notuit — Ligne 3, le mot Nos est suivi d'un o à peine li- 
sible, indiquant probablement que le notaire avait d'abord l'intention d'écrire 
nosotros. 



V. 



1199, 4 février. 

S. P. 10 18. Indice 1780, p. 408. 

(Chrisme) Jn nomme àotnini nostn Ihesu ChxisA Amen. 
Notum sit om»ibi^ pr^entib«j t futuris. Quod ego Petr«^ loluz- 
»es Pixa Feliz || uendo auos don Martin sacristan t uxor uestra, 
domna Florentia . très uineas que sunt pr^mominato || ene pago 

5 de Oterolo . edetis miAi in pr^cio . v . morahedis emedio int^r- 
pr^cio t albaroc t so detodo pagado . delapn| mera uinea frontera 
Martin sacristan . delà . Iif parte uinea de Michael pescador . de 
t^rcia parte uinea de || donDurant Elegano . de qi^arta parte uinea 
de Martin Assensio . de secunda, uinea front^ro Martin sacHstano . 

10 II de secundo, parte elsend^ro que uadit allai maor. || 

de t^Tcia uinea front^ro Martin sacristano . de s^'C2^;fda parte 
uinea delabodega . || 

Siquis autem de meis uel de extraneis ista carta || frangere 
uel mutare uolumt / sit maledict2/.f t excommunicat2/.f t cu^ luda 

15 dûtnini traditore in inferno da/;;p||nat2/s t pectet in cocto . x . mor^:- 
hetinos x illas uineas duplatas in meliori loco . facta carta . IIP no- 
nas febroarij . || ERa m.*ccfxxxfvii.' Régnante rege Aldefonso cum 
uxore sua regina Alienors inToleto et in Castella . || Gonzaluo Roiz 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 9 

maior domus régi. Didaci^j Luppi del Faro alfîerez régi. Me- 
rini maiori Guter Diaz . Episcopus Ama»||ricus legionensis . Abbasio 
Pétri in sancA Facundi. Alfonso Telet tenente Graiar. Merini^ 
in sancA Facundi / Bon |{ baron . eDomingoth . Sagiones Dominico 
manga . eGuilelmo. Qui ibi fucrurii testimonias / Feman pele- 
gnn 1 1 Vincenth elZapat^ro. t. Feman Mêla. t. Pedro deBurgo 
nouo t. Joanin fllio deCibrian caluo 1. 1| Martin pelitre t. Amalas 
iemo de Petro Duranth t. Petro Martinet filio de Martin re- 
dondo. t. Il Gonzaluo fllio de Petro Guiraldez t. Pedro Lopez t. 
Dominico azadon t. D<7i»/nico fîlio de Martin delà || enfermeria. 
t. Don Boso. t. Johanes. notuit 

197 X 210 mm. — Les vides correspondent aux vides de l'original où 
pourtant le passage de tercia etc. n'occupe qu'à peu près les trois quarts d'une 
ligne et où le passage suivant Siquis etc. commence au milieu de la ligne 
prochaine. Les mots Johes No se trouvent encadrés d'une espèce de paral- 
lélogramme dont les côtés du bas et de droite sont arrondis, le tout formant 
probablement le seing du notaire. 



VI. 

121 1, juin. 

S. P. 1065. Indice 1827, p. 419. 

Jn Aeï nomine . Sciant présentes t futuri . Que Petro lohanes 
una coniraûhus meis . scWxcet Go;n:aluo . t Mari lohan^s la muger 
I de don Domingo . t Ilana mulier de Joha;r refoyo . uendemos a 
uos do;2 Pascal t uxor nestr^L domia Urraca un pra || do (\ue aue- 
mos a sanctdL, Maria de Paramo . por x . morabedis ond somos 5 
bien pagados depr^'ciotde albaroc. Et||h^ï^rt affro^tationes. 
Jn I* part / pA^do de Petro bueno . de II' / prado Ae Domingo 
B^mnudez . de III' / prado de nros || h^rmanos . de IIII* / el 
arroyo. Si alguno de nros o de agenos est fecho <\ue nos 
femos demudar qi^isier sea ma||lito e descomu;igado e c\xm ludasio 
traidor en i«fierno da»nado t pèche en coto . xxx . mor abedis . 
fecha la carta en iunio||Era MfCCfXL.viiil. Régnante rex Aide- 



10 ERIK STAAFF 

fonso cum regina Elionor et infsins Frma^fdo i^ToIeto t CasteUa. 
Ele|cto TelTclliz. Alferiz Aluar Nu;fnez . Maiordomus / Go^zaluo 

isRoiz . tene/rte mtàietatem Carrioms . alt^^ram tnedùtaUnn Rod^- 
nco|Rod^ci. Merino maior/ Gard Roiz Sub manu tïus ! Jo- 
hanes Pétri. Isti sunt testes . Joha» Uwcentet . conf. | Petro Steuan^ 
el de los mo^fges amf. Don Polo co?i{. Don làhan fide Petro 
Petriz II Do;; Pascal fide loha/i Dominguez conî. Don Alario con{, 

2o\Domingo Monioz can{,\ Domingo fîde D^mmgo Sa^rchez conf, 
Andréas titulauit | concéio de Cestielos ueedores t oidores t con- 
firma/?. 

125 X 207 mm. La largeur diminue vers le bas et le bord inférieur ne 
mesure que 198 mm. 



VII. 

121 3, novembre. 

S. P. 1076. Indice 1838, p. 421. 

Jn de] nom]ne . Cosa cognozuda sea . Qve hyo don Mjcolas 
carnjcero . t mjmugjer dona Lionor. Vendemos a uos || do« Pasq^^al . 
t a uuestra mugjer do;;na Urracha . i . tierra, que hauemos cabel pra- 
do delos mo;7ges . pr^cjo nombrado por . x . morabedts || On somos 
5 bien pagados de pr^cjo . t de aluaroc . x non reman nada pordar . 
t esta tjerra à afrro;2tacjones de . || prima part / tfVrra de do;2 Guz- 
b^rt el bufon. De . ilf part / el prado delos mo;fges. De . Illf ti^rra 
de do« Ujdal qx^efo . t es || agora de don Pasq^^al. De llll? part.' 
el arrojo qi^e ua aCestjellos. Si alguno de nuestros o destra;mos 

iodemudar||6 chrebantar q^^esier/ sea maljcto edescomungado con 
Judas trajdor en jnfîerno damnado epeche encoto ala | parte del 
rej . L moradedis. E duple esta t?>rra en otro tambon logar à 
estos «wpradores. Facta carta en el mes de noue;z||bre . ERa . 
MfccfL.'l? Regnando el rej do« Alfo«so . con su mugjer . dona 

15 Ljonor . t con su fîjo el ifawt don En| rin . en Toledo . t in CasteUa. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS II 

Do« Tello es obispo en Palencja . Alfieret AluarNu«nez. Major 
éomus Go/7zaluo | Rojz . Etjne lamjtat de Carrio;;. El otra mejtat 
Rodrigo Roiz . su h^rmano. Merino major Petro Ferrandet . | 
So su mano en Carrione . Ferrad lohanes. Los otros m^rjnos 
M^rtjn D<7f»miget . t Ferra^fd lohanes. Sajones . don | Gil. t Ali- 20 
sandre . t Pasaqx^al . Pesqmsas qi/iloujoro;; . t qi^ilo odioront . don 
Joha;^ el maestro. | 

i'* colonne. Don Ferujon conf. Don Johaw Annaz conf, Pedro 

Abril conf. 
2* colonne. Joha« de ujlla Muza cûn(. Steuan Romjo. conL2$ 

Pedro frescho conf. don Danjel. 
3* colonne. Johaw Camjnal . do/z Rodrigo el sobhno do» Johan 

el maestro . don Perrot 

Petro Lopez escriba . t conf. 

155 X 210 mm. — Le nom du notaire est écrit plus bas et un peu à 
droite. Un morceau du parchemin mesurant 65 X 43 mm. a été enlevé au 
coin de gauche en bas. 



VIII. 

1222, 4 décembre. 

S. P. 1103. Indice 1865, p. 427. 

Jn d^^i nomine . Notu/xr sit omnibus tam pr^sentibi^x qx^am 
fut2^ris. Quûd ego Didaci^ Go/zzaluiz . cum meis filiis . | GuU'rr 
Diaz . Maria Diaz . Sa;7cia Diaz . Dam^j a aquela nina . Urraca 
Gonzaluiz . t ad Fema^i Gon||zaluiz . m/os criados . Damos lest 
otorgamos les . io t m/os iilios . par nras aimas . i por aima de 5 
Go;fzal|{uo Diaz mto filio. aqx^ela hereditad que conpre dedonBriz . 
t/^rras . t uineas . t prados . Cou aquelo que conpre de | donBriz / 
r^/zplimoles t damoles . una iugueria de boes . in Uilla noua de 
sancto Ma^rtio. Damos les la || era de Cardenosa . que tiene Ro- 
derico Iulian mi uassalo . t ela t2>rra delà moneca que ua al 10 
regato t otra | t/>rra cabedon Briz . t ela t/>rra del cascaio . t otra 



12 ERIK STAAFF 

aPozuelos cabe dona Taresa.xotra iluego que fu de Ioha»| 
Giraldiz . aquent la carrera / otros dos pedazos qi^^fur on de lo- 
han Giraldiz . t otra que fu de Petro ries||co . que exe ala carrera 

1 5 dEscobar . otra faza que ua cabe la carrera de Palacios . otra cabe Ou- 
trer loza||no en cuemo del monte . otra que camio con Domi/igo Ro- 
maniz . otra que fu de Mari Galindez. || cabel filio de Dominico Pedriz . 
Otra en Ualdoruan / que parte con dona Taresa . otra tzem, cabel 
orto de | don Micael . carrera de Uerrozes la faza que fu de loha/r 

2oMonioz . t aquende el qi^adrielo que fu ui||nea aPeniela.la que 
parte condona Taresa . adelant / la que fu de îohan caruaio . car- 
rera de Uerrozes || la que fu de Lorente . la carrera que ua de 
Tamariz a Médina . el carril . aquent la carrera otra faza . || otra 
cabe don Roman en ualde Ontio . otra qtie parte condona Ta- 

25resa en ualdOntio. Otra que fu de Petro Galin|dez que exe 
a la carrera . t el arnal que iaze cabel maiolo dedon Diego que 
fu de Petro Petriz ala uea . || la t/>rra d'Erdemestaio . la friera 
que fu dedon Melendo . t amas las uineas delos uales . t amas las 
ui I neas de fonte Fizara . i ela parte del orto de la Nora . 1 3iquel 

3oferrenal que iaze cabeMartin loha/iis . oson | las tapias nouas t 
otorgamos aqi/^la heredad supradicta t el fructo quesent leua//- 
tare . desne {{ oy maes. De moeble / delas dos cubas que a don 
Diego en Uerrozes . daiela menor . t doles unboe || que fu de D^w/- 
nico Garcia co;; so apareiamie;/to . uno carro uieio . un trilo . t v. 

35 oueias maiores . t vjjmenores . x cargas de trigo . x cargas de 
ordio . II porcos . t dedos archas / doiel la menor . || S\çuier de 
nostris uel de extraneis contrs, ista carta uinier/ sea maldictot 
descomunicato t con ludas {| traditore ïn inferno da^/^pnado / t 
pectet en coto . c. morabedis . t ista hereditad duplada en tal logar 

40 jo en meior. Facta carta pridie nonâ:^ decewbrw . Era mfccflxf 
Rex ¥^m?inàus cum regina Béatrice || régnât ixToleto x \n Castela . 
Maior àomus / Goxzaluo Rod^riçj . Alfierez / don Lope . Merinus 
maior || Ferna« ladro;i . Episcopus Palentine / Tel Telez . Hec sunt 
fîrmas / Prior Sanctï Ma;icij dompn//x Martini^ cum sociis {{ suis. 

45 'Dom^nus lohanes prior secunAus . àotmpïius S^,ïic\us . Do;; Marti;? 
de Saldana . Aon Bartolome, ]ohan de Castro . "Pedro || de sancts, 
Coloma . Pedro de Ual uerde . GonAxssAuus Pétri . De s^ci^laris . 
Garcia Rodmci . de Médina . Joha;/ 1| Monioz . Go;/zaluo Monioz 
Rodmci Pétri . Co;{cilio de Uilla noua Sancii Ma;icij . uisitores et 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I3 

audito|res . io don Diego zon mibs filios . Gut/Vr Diaz . Maria Diaz . 50 
Saifcia Diaz . metemos istos ninos . Fema;^ || Go;;zaluiz . Vrraca 
Go»zaluiz en poder del pispo de Palencia don Telo . t dedo;i 
Airo;fso . X dedo» Suero . 1 1 del abade SMnoA Facundi . x del prior 
%anc Ma;fcij t del r^;/uento . que los defe»da;;t . t los amparen . 
io|don Diego am mios filios m^nàzxaos aestos ninos o^ue el qis^^ss 
morire pnmero q«^ herede el otro . t si amos || fînaren t no« dexa- 
re» filio / tomes la hereditad aestos qi^ila dioro» . oen sos filios . 
X si esta | eredat qi/isiere;i dar / dena aestos qi^i iadioron . t no;i 
aotre . Si la qinsieren uender . ue;idana aqi/^tos |{ p^r c morabedis 
X non aotre so lauor alzado . Si estos ninos desne que seso oui- 60 
ère;; demandare;; ouoz II otorgaren pccten L movahedis. 



330 X 190 mm — Charte partie, les lettres sont visibles en haut. En 
bas de petits trous. 



IX. 



1229, 9 juin. 

S. P. 1115. Indice 1877, p. 430. 

(Chrisme) En el nomne de dios . Cosa conoçuda sea alos 
q«i son / e alos q«i sera/i . que yo Marti«-couo . do ye otorgo . 
el mio maiuelu {{ delas uegas . alos clerigos de Sanct^, Maria de 
Piasca por mi aima . pora so comu^f . sobre tal plet . ke cada ai^nu 
faga^f oficiu | plenu por mi aima . del e^^roydo ata la pascua . hi ^ 
el dia que lu feziere» . baya» . I . morauedi en pescadu é . vi 
qirarteros de psjt . || très de trigo é très de ce«teno poralos po- 
bres . é très pozales debue;2 uinu. Esta uinm tenga el capella;^ 
del altar . con otru clerigu |[ delos mayorales de casa • con co«- 
segu de sos r^T^paneros . de que cu;fpla;2 aqi^^'sto. Si aigu» omne 10 
esti pletu qx^isier crebaTrtar . sea maldictu . ye || descomuxgado . ye 
co« ludas traidor en infîemu da;/nadu . ye pèche en cotu . Lx.' 
morabedis . al se«nor de la tierra. Facta carta II sub eRA . mf ce? 



14 ERIK STAAFF 

lx?vii.'v? idus iunij. Regna^fdo el re do«Fema«do . co« la 
isreyna dona Beatriz . enToledo . é en Castiella. || Do;^Lop alfieraz 
del re. GarciFerna^idiz mayordomu del re. DoRodrigo hobispu 
en Léo». Do;fGo;2çaluo . due;inu de la tierra. || Joha;; de Piliella . 
merinu del re . en Lieuana . hy en Pernia . hi en C^npo . hy en 
Asturias . prior de Piasca . do Yua«ncs de || Aguilar . los qui fore;/ 
20 présentes. DiaGutierriz. ts. Rottelliz. ts. GarciAluariz. ts. Go«- 
caluoRoiz. ts. Gocaluo || Pedriz de Cabeçow. ts. Marti;/Pobla- 
ciones capella» del altar . conûrma. Do^floha;; de Ubriezo . sagri- 
stan . conf. Do»Mar||tino de Boyezo . conf. Do;2Garcia de Lanu . 
conf. DonDotningo de Perrozo . conf. Domi«go Pumar . delos 
25 couos. ts. Yua;iuaro;i. |{ ts. Marti» de sanc/ lUan. ts. Yua» 
Domiwguiz de Ubriezo. ts. Marti^caluo ts. Joha» de Pedrieuas. 
ts. Co»çeiu de los Couos. |{ ts. Co»ceiu de Piasca . ts. Marti;/ 
Martiniz el clerigu . confirma, || peDromaRtiniz. DE FRama . me- 
scRiuio/ e conûRMA. 

21$ X 315 mm. — Après le nom du dernier témoin, un ornement remplit 
le reste de la ligne. La signature du notaire se trouve un peu au dessous 
à droite, écrite en minuscules mêlées de grandes lettres. 



X. 



1232, mai. 

S. P. 1121. Indice 1883, p. 432. 

Jn dn nominc Amen, Conocida cosa sea aq^^antos esta carta 
uiere« como yo don Gar|{cia hostalero de sanFagund. Co«- 
camio una terra con PedroMigaielez || esta tierra iaz alos cas- 
cayares. Son fronteros d . If parte lera . de . iif parte || Pedro- 
S Migaielez . de . iii.' parte MartinRrocin. Por esta tierra qur nos 
damos || danos el una ui;ina en Ualle iusto. Son fro;iteros . 
de . If parte Go;2zali{|uanes . de . il* parte nos. Facta carta in 
m^;ise madij. Anno ab incama||cione âomini . m.^ ccP xxx? \i? 
Regna;2te rege Ferdinawdo cum regina Beatri Ice . jn Castella t 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 15 



in Toieto in Legione t in Galletia. Maiordomo régis || RoiGo»-ia 
zaluez. Merino maior. Aluarroyz. Diuiseros. RodrigoRrodri|| 
gueztsos parientes. 

120 X iio mm. Charte partie. On voit Vabc en haut. En bas du par- 
chemin un petit trou. — L. i, le mot carta est écrit au-dessus de la ligne. 



XI. 



1232. 



s. p. 1125. Indice 1887 p. 432. 

(Chrisme) Cognocida cosa seja alos que son t seran . que io don 
Domj«go filio de dona lusta || de Arojo conc^m]o la mjo Xierxdi que 
es carera de Ledigus . de prima pars Rodrigo {| Go;izaIuet . de la 
segimda Pedro Martjnet el fardido . delà t^rcera t/>rra del hostal. 
Esta II Xierxz. canc?sn]o hio co;/ Aon Garcja el hostalero de sant s 



Fagu«d . por un comejal 
ujlla . de prima pars do. 



I de la feren del hostal . que es en medja 
uanes filjo de || de don Lore^te, de la 
segu^da do;; Domj;7go ierno de do;i Go^fzaluo . de la t^'rcera la 
Il la cal de média ujlla . de la qi^arta el hostal. Facta carta anno 
ab incama||cione Aornin]. MPCCPXXX^II? Régnante rege Ferdi- lo 



naiido in Castella . t \n Toieto . 
Béatrice || Merjno maior don A 



1 1 \n Gallecia . eu;;; regina dona 
baro Roit. Erederos en Arroio 
ti;* ual de Mjrjel Rod||rigo Gowzaluet t Rodrigo Rodriguet t sos 
parie;rtes . t hab^ad Aon Gujlelmo || en sand Fagund. Istj sunt q^^i 
uidenmt. Domj^go Antoljnet de Arrojo. Petro || caluo de Goigo. is 
Petro Andres de ujlla Ordon . do« Lobatow filjo de Martjn Cor|| 
nex de ujlla Falcow. Yedro Pedret filio de Petro Crjstoualet 
de Coujelas. Micahel || Pilado de sant Faguwd . ^r^wcilio de Arçoio 
audie;/tes t uide/^tes . Dominici^j lohannes scripsjt 

iiûX 137 mm. Charte partie, les lettres en bas du parchemin. — Lignes 
7 et 9, les mots de et la qui finissent les lignes sont répétés au commencement 
de la nouvelle ligne et 1. 12, on lit dans l'original devant merjno les mots 



l6 ERIK STAAFF 

istj sunt qui uiderunt, supprimés par le notaire. Le C de cognocida est 
presque effacé ainsi que le chrisme, dont on ne voit que faiblement les con- 
tours. — La signature du notaire ressemble à celle du doc. V (voir p. 9). 



XII. 



1233, 16 février. 
S. P. II 26. Indice 1888, p. 432. 

Jn àéi Vioni\n^ am^;i. Co^tnozuda cosa sea à todos aqxr^los 
Q^ue esta carta uire;^ o^e yo don Pedro moro frâ^^e de Morerola . 
p^r mandado de! abbat ye del co»uento de || esse mismo lugar 
fago auene;7cia ^or ta! pleito con àon Elo ermana de Monio 
5 Rodriguez . ye co« sos fiyos Roy Pedrez . ye Domingo Pedrez . 
ye loha» Pedrez ye || Marina Pedrez . ye con dona Sancha otrosi 
ermana de Monio Rodriguez . ye con sos fiyos. Martini Pelaz ye 
Roy Pelaz . i\ue les do el pan Gjie auie Monio Rodriguez . ye || 
las tiirrras . ye otorgo les ela t^rcia parte delas debdas negadas 

10 q»^ trobamos de Monio Rodriguez . fora todas aq/^das qir^ 
manifesto . ye i\ue son scriptas • ye || elas c^e otorgo alos frades 
de Morerola por qtdtar elas suas mandas/ ye por fazer ela claustra 
de esse mismo lugar . ye esta auene^tia fago co;/ elos p^r tal 
pleijjto . Q^ue elos leal m^xte nos aiude;^ a demandar todas elas 

15 debdas . asi elas negadas qi/omo elas otras o^e son manifestadas . 
ye elos todos meter ela t^'rcia p^zrte delas cos||tas q«^ despen- 
dire« en demandar elas debdas negadas. Ye sobre todo aqu^to 
don Elo ye do;/na Sancha ermanas de Monio Rodriguez . en 
sembla co;^ todos sos fiyos {| elos qx^ales de susu son dichos . 

2ootorga« todas elas mandas (\ue Monio Rodriguez a Morerola. ye 
à todos elos otros lugares / asi qiromo las mando . ye por estas 
cosas II ^e les diemos . fica;/ pagados ye qi^itos de todo so auer 
de Monio Rodriguez (\ue auia . ye deuia auer . ye o^e al no« 
demande/i alos frades de Morerola . ye se el abbat || de Morerola 

25 o dalguno de sua p^rte esta carta qwé'sier q«^bra;ïtar . ye don 
Elo co/i sos fiyos . ye do;ina Sancha otro si co;; sos fiyos . qi/al 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS IJ 



qi^ier de ambas elas pâ^rtes (\ue esta carta qmsier || qx^é'bra/ïtar/ 
pèche . ccc . vciovabedis . en coto al rei. Fecha ela carta su la era 
de rail . ye . ce?* ye . Lxxi . ^nno , xiiij Valendas de marcio. Reg- 
na^ido el rei àon Fernando con ela reina do»na Beatriz || en Léon 30 
ye en Castiella. Reina do;/na Beri/^guella semiora de uilla Al- 
pando. Tenie«te uilla Alpando/ Lop Diez. Electo en Léon/ 
Marti^f Alfonso. Obispo en Çamora/ don Marti;i Rodri|{guez. 
Obispo en Astorga/ don Nu/fno. Maordomo del rei/ Garcia 
F^'mandez. Merino maor en Leo«/ Garcia Rodriguez. Merino35 
maor en Castiella / Aluar Rodriguez. || Firmas que xiwon yc que 
odiron. F^man Domjwguez. DoRrodrigo fiyo de Martin mella. 
Migael Morape. Do« Domi;/go del arcipr^ste. Joha« loha/znes. 
Dolua^fnes fiyo de Marti// Rojjmanez. Lope îr^nco, Pedro Martinez. 
Do/i Pedro emielgo. Pelay Loriewcez. Pelay aluo. Pedro F^^mandez 40 
fiyo de F^man galego. Pelao sobrino de loha;^ Ioh^7»es. Roy 
Gut/Vrrez || canonigo de sancto Ysidoro. Garcia Martinez. Pedro 
moro. Fre Ranu?^. Fre Joha« criado. Ye yo Pedro moro frade 
de Morerola . p^r mandado del abbat ye del co;/{{ue;ito . ye yo 
don Elo co« mios fiyos . ye yo do/ina Sancha co« mios fiyos. 45 
aqi/^sta carta roboramos ye ^^»firmamos . ye aqi^^ste signo en 
«la man démos fazer. | (seing) Firmas que uiron ye odiro;i otorgar 
esta carta. F^'man Domj;7guez. Marti/f Martinez alcalde. Don 
Pedro emielgo . ye so || ermano do« Martino. Do» Micholao. 
Do;/ Domj«go del arcipr^te. Domj;7go Pedrez gago. Don 50 
Roma;/ alcalde. F^man Martinez de Marti» || moro alcalde. 
Marti» Pelaz merino. Pelay Loriewcez. Joha» uozina . fre 
Domj»go crespo. Domj«go Ramos. 

158 X 225 mm. Charte partie. En haut les lettres, en bas de petits trous, 
Indiquant probablement que le document a été joint par une couture à 
d'autres chartes. 



JS. Staajf, 



l8 ERIK STAAFF 

xm. 

1233. 

s. p. II 27. Indice 1889, p. 433. 

Jn nominj s^i/ic/e t indiujdue trinitatis am^;/. Saban los qui 
agora son t los qur han por séér. Que yo Frrrandiuanes de San 
Felizes de Ceya t mie || madré Maria Fagundez fazemos atal plecto 
t atal fîrmamento a Maria Domi;/guez mie mulier. Damos le por 



jla luego t por que ella amedia 
a ha en Bouadiella t en Teya- 



5 arras i por . XL . que recebimos del 
ami otro ssi en quanta heredat el 
diello t/Vrras t uj;fnas t casas. Damos la méétad de q2^ani|to que 
auemos moueble t heredat miotde mie madré fueras dos linares 
en Aradoy que fincan a mie madré en sue ujda . post de so fin 

10 Maria Dojjminguez haya sue meetad enos linares. Esta hereà^d 
es por nomrada mientre qx^anto que auemos de nuesfro auolengo 
en t^rmino de Barriales t en Buteljjlo t en todo logar o q//ier que 
lo auemos. En todestol damos t atorgamos la méétad . i enel 
pr^tamo de San Felizes . assi cuemo es ast/'prado . damos gelo || 

isassi cuemo es ya dicho . q//^ lo aia por heredat por siempr^* en 
ujda t en morte . i que da qui adelantre faga dello lo que q//isier . 
cuemo de sue heredat . i assi que por ne;/||guna pem, ni;/ por 
ni;7gun falago quel yo pueda faz^'r que non me lo pueda dar . 
ni;/ qujtar n\n yo nin otro alguno de mios parie;/tes non gelo 

2opodamos demawdar || n\n por fuero de tierra, n\n por fuero scripto. 
Et si yo o alguno otru de nuestros ode extranjos ujniesse en 
algun tie;/po conXxdi este pleito x contra este firmamé';/to que || faze- 
mos a Maria Domi;/guez pechel en cocto . c . morahedis . i sobre 
esso el firmam^wto x el plecto ste firme x uala. Et que este plecte 

25 haya mayor firllmedumbre. Mandamos fazer duas kartas partidas 
por abecedario x cada uno tenga la sue carta. Et yo Fnr/înd 
luanes pr^meto a bona fe | x me obligo co;/ mie madré Maria 
Fagundez de tener x de gardar este plecto que fiz escriujr enesta 
karta. Et si por aue;/tura lo que non sera si di os qwisier mie 

30 madré Maria Fagundez se dessaujnjes.de ueujr co;/ noscoi 
q;/isiessc ueujr en so cabo que yo F^rr^ndluanes x Maria Domi;/- 
gujz seamos 1 tenidos de dar cada anno très cargas de irïgo . t 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I9 

. VI . canadielas de ujno al dia de san Martin. Et asso finam/>;/to 
de . Maria. Fagundez qur den por {| sue aima . xij . morahrdis. Facta 
carta anno ab in camat/one àofm'nj . m? ce? xxx.'ni? Regna;rte35 
rege F'erdinando cum so madré dona Berinjjguela z con sue mulier 
rejna dona Beatnz en Toledo z en Castiela z en Léon z en Gallicja. 
Alfierez del rej Don Lob Diaz. Maiordomi/j Do» Rodri||go 
Gonzaluez. Merino mayor Don Moriel. Obispo en Léon. Don 
Arnal. Electo en san Fagunt. Don Guillem. Prior mayor. Don 40 
Il Pedro. Sacnstan Ferrandiuanes. Don Tel Alfonsso tenente 
Ceya. Merino sobre uillas. Roy Pétri. Merino en san Felizes. 
Pela Rodrj || guez. Leida la carta z otorgada Présentes estos 
testigos. Don Johmi^'s fit algo preshyUr, ts. Domi;ïgabat de 
Barriales. ts. Marti;/ |{Joh^n^s. ts. Pela Rodriguiz. ts. Martin 4S 
Lopez. ts. Petriuanes. ts. Don Domingo de uillaLuero. ts. De 
Barriales. Marti;; Io{|hannes de Barriales. ts. Do;i Sauastia;;. ts. 
Pedro Martiniz. ts. Garcia Rodrigujz. ts. 

218 X264 mm. Charte partie, les lettres en haut, en bas de petits trous. 
Ligne 11, Vo du mot auolengo peut être un e et ligne 17, les lettres en du 
mot pena sont effacées. 



XIV. 

1235, 24 octobre. 

S. P. 1129. Indice 1891, p. 433. 

Jn no;»i;/e domini 2itnen, Conocida cosa sea alos q»e son 
z alos que an por uenir . q«e yo don Pedro Ponz do en Arras 
ela meetad del diezmo de Melgar. || z de Castro Caluon . t de Alixa 
. t de todas las otras h^'redades q//e ey z auer deuo p^ru q«ier 
esean . z delas noue partes que fican . do t uendo Auos mia || mulier 5 
dona Aldonza Alfonso . por uostros derechos q«e uos non co;iplL 
por mulas z por selas . z por panos pr^ciosos . z por penas veras . 
z arminias . z por || moros z moras . z por piel folbez . z por todos los 
derechos que uos oue adar . en Casamiento . z r\on uos los diey. 



20 ERIK STAAFF 

10 Do t uendo toda la meetad delas noue par{{tes que ey z auer deuo . 
en aqi^elos logares qi^e de suso son dichos . t en todos los otros 
logares qi^e eyzauer deuo. Que de este dia endelantre sea de 
mio II iuro raida . x desapoderada . z en uostro senorio co;ifirmada . 
que aades poder delà uender z delà donar . z de fazer délia lo 

15 qtdsierdes como de uoslro h^'redamiento . et {| esto sea en na uida 
asi como ena morte. Et yo don Pedro Ponz p^Tratal pleito uos 
dou estas arras . z uos uendo esta h^redat . qi^e uos do;ina Al- 
donza Al{|fonso no;i mêla podades uender . nen dar . por falago . 
nen por amenaza . qi^e uos yo faga . menos de dous pr^pinquos 

20 uostros delos maorales qi^e ouierdes. Et se pora, {| uentura yo 
don Pedro Ponz o om;fe por mi . o de mia parte o de estrana . 
contra este mio firmamiento qi^isier uenir . sea maldito . z desco- 
mungado . z con | Judas traidor sea en enflemo dampnado . t qi^anto 
demandar . tanto duple . en atal logar o en melor . con otro tan 

25 bon lauor . t sobre todo esto pèche al Rey || en coto . c . libras . 
de oro puro . t toda uia flque la carta firme en sou robramiento. 
Fecha hye la carta en Pon ferrada . Yii . dies por andar de | 
ochubre . ERA. mfcc?LXX.'iil.' Regnaua el Rey don Ferrando en 
Toledo . t en Castella . t en Léon . z en Gallizia. Los freires del 

3ote;q>le tenian|la honor de Pon ferrada. Garcia Rodriguiz yhe 
maor merino en tierra de Léon. Estos furon pr^entes don . Ber- 
naldo arçobispo de Santiago . Don Nuno | obispo de Astorga . 
don Laurenz obispo de Orens . don Migael obispo de Lugo . don 
Martino obispo de Mendonedo . don . Esteuan obispo de Tuy . 

35 Don Rodrigo [ Ferna«dez de Valdomia . don Rodrigo Gomez . don 
Fema« Gut/Vrriz . don Aluar Fema«dez fillo del con don Fer- 
na/^do . Diego Gonzaluez fillo del con don Go;izaluo. || Pedro Fer- 
na/^dez de Tiedra . Pelay Arias . Pedro Femandez arcediagano 
de Astorga t capelan del Rey . Yo don Fernando por la graasL 

40 de Dios Rey de Castiella . 1 1 d^ Toledo . d^ Leon.zd^ Gallizia 
por tal que esta carta fusse mais confirmada . z sempre remane- 
cisse en sou firmedomne . mandey en ela poner mio seello . Yo | 
Pedro Ponz aq»^ta carta que mandey fazer robro z confirmo t 
pongo en ella mio seello. 

238 X 28$ mm. En bas un pli de 5 mm. avec deux trous. Déchirure 
en bas du trou de droite. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 21 



XV. 



1236, 14 décembre. 

S. P. II 30. Indice 1892, p. 434. 

Jn dei nomme . Connozuda cosa sea a todos los om;;^ que 
son agora / 1 alos que son por uenir . Quemo nos don Abril Gar- 
cia . t domina T^'resa Ffemand^z mj mugier . de nuesirzs bonas | 
uolu;itades por saluamie^^to de nuesfrsis aimas z de nuestros pari- 
entes. Damos auos don Guillem abbad z al Conuie;ito del mone- 5 
st^rio de sant Fagunt / qi/anto que nos auemos t auer || deuemos 
en Villada . Casas . TfVrras . Vinnas . prados . Molinos . Montes . fu- 
entes . uassallos . Sennorios . diuisas . aguas . entradas . Exidas . yer- 
mo . X poblado . en tal |{ manera que depues de nuestrsi uida o de 
quai se quier de nos/ que fagades a cada uno de nos so anni-io 
u^'Tsano . al dia de so flnamiento . z que aya el Conuiento por 
cada u||no.x. morahcdis en pita^za.znos do;f Guillem abbad 
enuno co;i el conujento . atendiendo la buena deuotio;; que uos 
auedes contra nos z el bien que ouo el monestmo de uos || z de 
uuestro linnage.estos anniu^rsarios uos otorgamos por i;/p^rpe-i5 
tuum auos z a domia Teresa . z establecemos t otorgamos uos . nos 
don Guillem abbad tel co;2uje;/to || qi/^" en aqi^^'lla capiella que 
uos feches sobre uuestro padre z sobre uuestros ermanos / que 
aya, por i//p^rpetuum un mo«ge del monest^'rio que cante por 
uuestras aimas . de uos . z de todo |{ uuestro linnage . z otro si que 20 
tengamos otro capellan enel ospital que cante siempre por uos / z 
por uuestro linnage . t si por auentura ante uos flnassedes que 
riziesse||des esta deua;2t dicha capiella/ que nos tengamos un 
capellan que toda uja diga missa por uuestras aimas z por uuestro 
linnage . que cante al altar de sancta Maria fata {{ que sea la ca- 25 
piella fecha . z toda uja que uos seades tenudos de la fazer al 
mays ayna que pudieredes . o quai quier que fique de uos . o de- 
lexar tanto al moneste|{rio de que se pueda bien fazer. zdemas 
otorgamos uos . que esto que uos . nos auedes dado en Villada / 
que uos z donna Teresa lo tengades de nuestra mano . en tal ma- 30 



22 ERIK STAAFF 

|nera que quai quier de uos que ante fine / que nos por nuestrsL 
auctoridad que podamos entrar qi^anto que uos e donm, T^resa 
nos diestes en Villada . t nos que cu;^lanios aqi^^llos anniu^rsa- 
rios . t las missas assi quemo es deua^it dicho en esta carta . t si 

35 pora ue^Ttura meioramie^Tto alguno meioraredes en aquel logsur o 
co»|pra alguna (izieredes . qi^^ depues de uida del uno de uos/ 
todo finque enel monest^rio . con todo quanto hy fuere . FacfB, 
carta in mense decembn in Crastino sanc/e Lu||cie . Anno ab in- 
carnatio;ie ôominj / m? ce? xxx? vj? Sub era m? cc'lxx^iul* e de- 

4oste fecho son fechas dos Cartas . partidas por abece.e el una 
délias . I (ico al monesterio . x ellotra ha . Don Abril . e por que 
este pleyto sea mays firme nos Don Guillem por la gracisL de 
dios abbad de Sant Ffag^nt hy el c^mij|ento deste mismo lo- 
gar / fazemos las seellar co;; nuestros sellos . e yo Do;; Abril / 

45 fiz hy poner mio sello . z yo domia Teresa Ffemandez por que 
seyello pr^no||no he/ fiz hy poner el seyello del Conceyo de 
Sant Ffagunt . e a mayor firniedu;;ibre de esta cosa / f iziemos 
seellar estas cartas/ co;; el seyello | de domina Hurraca Garciez 
abbadessa de P^rales. 

215 X 295 mm. Charte partie. En haut Vaâc, en bas de petits trous. 



XVL 



1236. 



S. p. 1131. Indice 1893, p. 434. 

(Chrisme) Jn dei nomine amen. Conocida cosa sea alos 
que son présentes ye alos que han por uenir . que yo Don Fer- 
nando carpentero {{ con mie muyer Dona Maria por salud de 
nras animas offerezemos nos con qi/anto que hauemos al hospi- 
5 tal de sant Fagund . mo|ueble e non moueble . Esto es un orto 
qi/^ r^;2pramos de Steuan Daent e de Martin Denis por . c. mor- 
abedis . con . IIII . pares de casas K\ue hauemos cna | uilla de sant 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 23 

Fag^nd las casas cerca la puente pedrena qu^ furon de don Polo 
calero . casas de dona Maria enas tenerias que furon de dona | 
Sebilia casas enbario de sant Pedro que furon de don Bertho-io 
lote . casas de dona Maria en barrio de Sant que furon de Do- 
mingo el atala | yero . e quanto agora hauemos . e ganaremos mas 
en toda nra uida . e pr^metemos que seamos fleles ^^^fessos 
del hospital de sant Fagund . e uiuamos por manda {{miento del 
almosnero que fur enlos hospital . equel seamos obedientes e uer- 1$ 
dadé'ros familiares e fieles confessas . E yo don Johâ'^es halmos- 
nero maior de sant Fagund || con uoluntad de don Pedro prior 
del monesterio . e de Joh^wes camarero maior . e de Remon senor 
delà obra administradores de mandado del Abbade de tojjdo el 
conuiento . reçibo auos don Fernando carpentero e aura 20 
muyer dona Maria aserultor^*^ del hospital entodos ûros dias. 
e establezco uos por racion del || hospital . XX . Il . moraâedis e x . 
cargas de trigo cadano . yel frucho de qi^antos uos offereçedes 
al hospital conuosco . assi que yo almosnrro tenga a;/no e dia . e 
de poys que uos don Fer||nando e ûra muyer dona Maria / quelo 25 
tengades de nra manu . conla, otra merced que uos del hospital . 
E q//alquier que de uos fine primero . el otro que haia / xxvi . | 
moraâedis, e . V . cargas de trigo . e no» se case / sin mandamien- 
to del almosnero . e si casar . o otra orden tomar / que luego 
pierda todo sin q^^rella . assi lo suio / como lo que | tien del al- 30 
mosna. E si alguno de parte del monesterio . Abbad . o Almosn^-ro . 
o otro alguno . non qi^isier tener este pleyto que deçimos e pr^- 
metemos a don Ferna;/||do e asue muyer dona Maria/ queles pechen . 
c . moraâedis yel pleyto que sea tenudo . e estable . e firme. 
Facta carta . Anno abincarnacione dominï m?cc?xxx?Vl? || Istl sunt3$ 
testes qui uideru;{t i audieruwt Don Pedro prior del monest^'Ho . 
Don Nicholao monge claustral. Feman Pedrez de Calzada . Johan 
Marti;^ delà puente de || Aradoy . Don Aparicio fijo de don Denis . 
Ferna» Garcia fijo de Cabezaluo . Domingo Matheo . Domingo 
Pedrez, yerno de do» Diego elcano.Do» lacob fijo de do»||na4o 
Perronella . Pedro Pedrez fijo de dona. Maior . Don Anaya . Pedro 
Minguez fij de Domiwgo deUal . Domigluanes de Comudiellos . 
Juan de uilla | Pezeni» . don Pedro yerno de Domingo de Ledigos . 
Pedro Martinez marido de dona Floria . Domiwgluanes de Uilla 
Pezeni« .Juan de Berçianos . Don Caluo . Pedro Gu»zaluez de uilla 4S 



24 ERIK STAAFF 

Orege . àon Rodrigo feltrero . don Migael dr uilla Peçeni». Don 
Thome de Ualde Miriel . Migal de Toro . Pedriuanes fijo dejua/r 
de uilla || Pezeni» . Fagu« Cortes . Ferna«dluanes aierchan . do» 
Garcia reme«do« . Don Pedro mo;/tan^ro . Don Pelayo asturiano . 
5oMarti;i asturiano . Jua» crespiello . Rodrigo Muiî||nero . Don Rodri- 
go de uilla Carlon. 

337 X 3^0 ^^' L^ chrisme est richement ornementé ainsi que Va^c 
qu'on voit en haut. En bas quelques petits trous. — Ligne 42 le d (de 
Ual) est à tort pourvu d'un signe d'abréviation. 



XVII. 

1237, novembre. 

S. P. II 33. Indice 1895, p. 434 

In dé\ nofmne ^men. Notuw/ sit omnibus tam ^resenûhus 
qi/am futuris . || Quod ego dom^mis Petrw^ Po«cij mitto inpignore 
Dowpne Aldowçe || Alfonsi uxori méé Alixa . x ela Nora . t ela Noue- 
na de Cas||tro Gauo;; . t pobladura . ^ro mille x Dec. moraheûnos in- 

5 pignos . Il X Melgar ^ro D t L moxabetinos . x Vabia in sembla con 
istas otras h^'redades . || z se par aue/^tura eu don Petro morro ante 
que donna, Aldoza | m^a mulier t filio u^^l filia non habeo délia / tener 
do;;na Al||do;iça ela h^redade ata qi^^'Ie pague;/t istos morabedis 
que sunt || nomrados . x qi/amto fructu seleuantar desta h^re||dade . 

loleuarlo todo do;ïna Aldo;/ça ata quele page;; to||dos istos mora- 
bedi's * X se par siueniursL quïser dema;/dar || aquel aq//iem ficar mea 
bona uW omre de otra par||te . sacar ista h^redade p^r degredo / 
mando q//i fiqavm||elos fruchos destas h^'redades libres z q imitas 
por ado;/||na Aldo;2ça . z qi/^ nunqm, recuda dellos a omre de! 

iS mu«do . Facta || carta ap«t Castro Toraf in me»se nou^wbr/ . ERA . 
mfca'Lxxf vf||Petro F^rnan^ portogal . conf. F^^man Go»sauiz 
de Ueniamores . conf. || Go;2saluo Mora« . conf. Petro Muniz gro;/. 
conf. Aluar Rodmçj d^ Solis . conf. | Nu«no Elias . conf. Johaw 
Uelasq«is de Barretos . Sancho Fernando . conf. Joha« || Nicholas de 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 2$ 

Cubellos . Petro Marti;f . F^man Pétri De Toro . Mo;mio lohams . 1 20 
Petro Alfo//so . Pe\aï loh^^^is . Mag/j/^r Dûfnimco . Marti/r Garcia. 
Notuit. 

228 X 1 30 mm. Une partie du sceau pendant reste encore, représentant 
d'un côté un quadrupède (taureau?), tandis que l'autre est composé de petits 
carreaux, formant comme un échiquier. Le ruban du sceau est de soie jaune 
et rouge. 



XVIII. 

1239, 18 mai. 

S. P. 1134. Indice 1897, p. 435. 

Jn dei nomine . Connocida cosa sea alos omnes qui agora 
son e seran adelant/ Cuemo yo don Guilhem Gomez en uno 
con mi mugier dona Mayor / 1| amos demancomun fazemos camio 
con uusco don Juan Dominguez capellan de sant luan. E yo 
don Juan Dominguez capellan nombrado . do auos do;; Guilhe;;i $ 
Gomez |e SLUuestra, mugier dona Mayor/ dos tierras que hé à 
Pedradiello. Ela una tierra ha affrontaciones . de prima part / 



fia 



carrera 



tierra de uos don Guilhem Gomez . de secunâa, part / 
de Palentia . de t^rcia part / tierra de don Père Renaît / é tierra 
de Guilhem Gonçaluez de Saldanha . de quarta part / t^Vrra de 10 
sanctdL MaRia de dentro Castro . || Ela otra tierra ha affrontaciones 
de prima part/ tierra de Marti;; quadra e desu mugier dona 
Marina . de secundo part / tierra de don Juan del Pont . de tercia 
part / I tierra que fo de Sancha payan . de quarta part / el sen- 
dero que ua à Villardixo . Quanto estas affrontaciones encierranis 
con entradas . é con salidas . é con todas || sus p^rtinentias / todo 
uos lo do sin ningun entredicho . é otorgo uos que de oy dia 
enadelant / que lo ayades de derecho heredamiento . é que fagades 
dello a \iuestv2i || guisa / en uida hi en muert. Eyo don Guilhem 
Gomez en uno con mi mugier dona Mayor/ damos à uos don 20 
Juan Dominguez capellan pornombrado / un solar || que auemos 
cerca la uuesirB. bodega . é hâ affrontaciones de prima part / el 



26 ERIK STAAFF 

uuestro cellero . de secunds, part / solar que fo de don Paris . de 
t^rcia part/ la cerca delà uilla.|de quarta part/ la carrera que 

25 ua a sanc^ Maria del camino . Quanto estas affrontaciones en- 
cierran con entradas e con salidas e con todas sus p^rtinencias / 
todo uos I lo do sin ningun entredicho . é otorgo uos que de oy 
dia enadelant / que lo ayades de derecho heredamiento . é que 
fagades dello à uuestra guisa / en uida hi en muert. | Edemas da- 

30 mos uos . XXX . morabedis . en meioria. E si alguno de nuestros 
6 de estrannos este nuestro fecho que nos fazemos quisies de- 
mudar 6 quebrantar / sea maldito . é aya {{ la ira de dios omni- 
potent plenera mient . é pèche en coto al Rey . L. movabedis , hi 
el danno que hi uinies duplado/ hi este heredamiento duplado 

35 en tan buen logar o en|{meior. Fecha es la carta dimiercoles. 
xviij . dias andados del mes de Mayo . Sub ERA . mf ccf Lxx.' 
vii. Regnando el Rey don Ferrando con su mugier la Reyna| 
dona Joana . é con su madré la Reyna dona Berenguiella / en 
Castiella hi en Toledo . en Léon hl en Gallizia hi en Cordoua . 

4oObispo en Palentia/ don Tello. Alfie||rez del Rey/ don Diago 
Lopez . Mayordomo del Rey don Rodrigo Gonçaluez é tenient 
la méétad de la uilla de Carrion .ela otra méétad don Rodrigo | 
Rodriguez . Merino mayor del Rey / don Moriel. So su mano 
merino en tierra de Carrion / Ferrand Yuanes . Pesquisas / don 

4$Bienuenist capellan conï.\ 

i" colonne. Pedriuanes fijo de dona Arminha ^^?«f. Roy Do- 

minguez coitt Domingo Martinez çapatero con{, 
Pedro grand alfayat conï. Don Munno carpentero 
con{, 
502* colonne. Juan Melendez conï, Migael Çaroa texedor conï, 

Pedro Corona conï. Daniel zapatero conï, Garcia 
el ferrero conï. 
3* colonne, don Gonçaluo del era conï. Juan Bocudo cami- 

cero conï. Julian conï. Juan espingador conï. 

55 ]ohan^s Geraldi sacerdos scripsit t ^<7«iirmat / z hoc signum 
(seing) fecit. 

200 X 280 mm. Charte partie. En haut de larges découpures sur Vabc. 
La signature du notaire se trouve un peu au dessous di^s trois colonnes. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 2^ 



XIX. 

1239, 9 novembre. 

S P. in5. Indice 1898, p. 435. 

Jn àe\ XMQtnxn^, Notum sit omnibus tam presentibus quam 
futuris. Cuemo yo don Pedro Gonzaluez en uno con myo || 
mulier dona Eua por remission de nfos peccadostpor reme* 
dio de nfas aimas. Nos de nras proprias uoluntades 
oflre||recemos nros cuerpos ye nras aimas al monesterio de 5 
sant Fagunt . ye . damos luego pora seruicio de dios ye pora 
fazer || el hospital delos pobres . ccc . moxabedis en dineros ye 
quanta heredat auemos en sant Fagunt ye ennas Gujmaras 
tjerras x {| ujnnas. Ye esta heredat que nos damos c\ue la tenga- 
mos nos ye que nos siruamos delà en toda nra uida ye de 10 
pues de {{ nros dias con toda la meyoria (\ue nos en esta 
heredat aprouecharemos o acrecjremos (\ue todo remanezca salua 
X quita || al hospital de sant Fagunt ye non seamos poderosos da 
qui adelantre deuender nj de empenar tierra nj ujnna de esta || 
heredat. E nos don Guillelme por la gracia de dios abbat de sant 15 
Fagunt en uno con el co;iuento desmismo logar ueyendo x || enten- 
diendo la ûra bona uoluntad yela bona deuocion que auedes 
spirital myentre damos nos en todos ûros dias de ambos || 
ados 2x\ue\ molino que p^rteneze al almosna . asi que el pan delos 
pobres quese muela hy sin maqavila ye sin alphadia ye damos 20 
uos II una racion de pan ye de ujno que uos de el almosnero 
menor sobre aquela que ante auiedes . x otorgamos uos todo el 
bien || quelos otros uos ante prometioren spirital myentre . x des 
pues de ûros dias que uos escriuan en la régla de uermeyon 
Il cuemo auno de nros conpaneros. Facta carta. Era.mfccf25 
Lxxfvii? Anno abincamatjone àomivA mPcc.® xxx.°viiii? v. Idus 
nouenbm. 

175 X 195 mm. En haut Vabc découpé, en bas de petits trous. 



28 ERIK STAAFF 



1240, 4 mai. 
s. P. II 37. Indice 1900, p. 436. 

Jn âei nomine, Conocida cosa sea alos que son ye alos que 
seran que io don Johanes Prior major de sant Fagund con {| con- 
sejo delos co;/paneros en cuja guarda lexo el abb^ el mo;fe- 
st^rio . ye co;/ co«sejo de do« Ffernando celerizo major || ye con 
5 atorgamie;fto del Conuie^/to des mejsmo logar . damos auos do;i 
Polo fijo de don Pedro Nariz que || andedes sobrel mercado ye 
que reqi/irades los derechos del Cellerizo major fiel mie^tre por 
todos ûros II dias. Ye io do» Polo por esta mercet ye por el bie« 
que espero toda uia del Conuie;/to ye por mi aima do || z atorgo 

10 auos don Fernando celerizo ye atodos ûros successores q«^ des- 
pues de uos uerna;; . x . morahedis . en el mio || uuerto que iaz sobrel 
camino despues mios dias ye de mi mugier . ye se io finar antes 
de mi mugier ||qi/^ mi mugier de cada anno . V. morahedis . a\ 
cellerizo . ye depues de dias de mi mugier aja el Cellerizo . x . m^ 

1 5 rahedis | en aq«^l mio uuerto de sobrel camino que dicho yes . ye 
estos . X . morahedis sean dados cada anno pola pascha || Facta carta . 
niP nonas maj. Anno ab incamatjone d^;;//ni . mPccPxL® || 

i" colonne. Johanes prior major conf. Johanes operarijs^ D. 

castor conf. Johanes hostalari/zj conf, 
202® colonne. Domnus Garsias conf. Dominicus prior secundus 

conf, Pttrus infirmari//^ conf, 
3® colonne. Petrus camerarii^j conf. Femand«.f cellerarii/j conf, 

Petr«5 Didaci sacrista conf. 

140 X 190 mm. Charte partie. Vaâc en haut sur de larges découpures. 

XXL 

1243, février. 
S. P. II 38. Indice 1901, p. 436. 

Conozuda cosa sea qua^tos esta carta uire;; . Como yo don 
Garcia hospitalero de || de san Fagu;/ . fago con canbio de una 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 29 



krtn , que a lospital en uila Toquit . con Domi;2gj uanes. || x con 
su muier Mari Fagu«dez. Por esta ferre» queles damos nos . 
dan elos al hospital en || con ca^bio . média obblada de tierra . en 5 
Corrales . fronteros de prima . par/^ . tierra de dona El||uira. De . 
ii.' par/^ . tierra de Mari uanes . de . iii* parU , tierra de fiios de don Do- 
mi/igo.zdanun.mor/7^r^/r en|meioria . facta carta . ERa . m.ccl.xxx. 
pH . m . a. Jn mense februario. Isti sunt qui uideri^nt x II audietunt. 



165 X 150 mm. — Le parchemin est coupé en rond du côté droit. Lar- 
geur en bas: 130 mm. Charte partie avec les lettres en haut. Le mot iié, 
ligne 2, est répété au commencement de la ligne suivante. L. 3 le mot a est 
écrit au-dessus de la ligne. L. 9, le notaire a écrit feân'ano, qu'il a ensuite 
corrigé en écrivant un u audessus de 1'/. 



XXIL 

1243, 6 septembre. 

S. P. 1139. Indice 1902, p. 436. 

(Chrisme) Conoçuda cosa sea alos que sonzseran. Como 
yo don Remon . prior de Nogar. Con conseyo de don || Domingo 
el vcïongQ e con los clerigos. Con Pedro Gutjerez . e . Don Ximon . 
e . Don Galarde . e . Pedro Diaz . e . | Domi/^go abad . t con los 
otros que y son. Fago pieyto con Martj» loçano de Goço«. 5 
e . con so mujer dona . Ylana . {| De la nra heredad que nos aue- 
mos . y . de t/>rras . e . de ui^^nas . ^'Z . de casas. E de las sos casas 
t de la so heredad . del z de so || mujer do»na . Ylana . o qux^r queXo 
ayan . boluemos lo nro . e . lo suio . t damoielo por . x .a^^nos . que 
lo labre amedias. {{ et que tenga y très yugos de bues suios . e . 10 
que lo labre con toda so mision . e . que de anos en saluo la 
meatad . tan bien delo so {| como de lo nro . e . nos damosle en 
ayda la meatad del diezmo que nos copiere enna ^ccXesia de san 
Migel de Goçon . et que more |{ en las nras casas . e . que las con- 
te;fga . et . que nolas dexe tan bien fechas como yelas damos . i $ 
acabo de . x . a;{nos . et de las sos || casas que nos de la meatad 
delà renda quBxito . y . uiniere . x desta h^redat que deua^t dicha 
es . si alguna cosa mascabas de labrar . Il nos que nos entregemos 



30 ERIK STAAFF 

en lobien labrado . x . nos damosie . v. uigadas de buena paya 

20 menuda . e^ los baruechos qur y aue jmos . y el qur nos dexe tan- 
tos barbechos . y tan buenos . como agora son . z delà so h^redad 
delzde so mugier qur no ayan po||der de uender ni de enpenar 
fata aquel plaço amenos de nro placer, x de! estierco que y fuere 
que eche cada a;;no la meatad |{ enla nra h^redat . x la meatad 

2) enla suya . e . que de al prior cadano una iantar . e . que dexe e^na 
casa, un iugo de bues conjjso aperamiento de que seamos nos 
pagados . o viij . moxabedis . x dos aradros de que seamos nos 
pagados . o una tercia de . vaoxabedi . || una mesa t una coçina t un 
rastro t una pala . de que seamos nos pagados . o très . si' . una 

3ocaral de o^e seamos nos pajjgados . o un . morabedi . Dos trilos con 
SOS camiços de que seamos nos pagados . o vi . si' . e que nos dexe . 
V . iugadas de buena || paia menuda . t un caro de fornia . x una cara- 
da delas cepas de canpos x eneste medianedo si alguno delos finar 
\\que uaya el prior o so mandado por el . e que . le lieuen asoterar 

35 asanÇaluador t tragan con el cuerpo . x . morabedis . z sy el prior || 
qui /ouiere el logar se repintjere deste pleyto . pèche . xxx? m^^ 
rabedîs.e conplir cabadelant. E si Martj;/ locano o so mujer|| 
se repintjeren deste pleyto que peche« . xxx . morabedis . x conplir 
cabadelant t que dexe unas ruedas de caro buenas. Facta carta 

4o||Svb eRa millesima . ce* Lxxx? if vi. dias andados del mes de 
setember. Pesquisas do;/na Vraca Telez E Pedro Uiçe;/||tez el 
clerigo x Fernad . abad el clerigo . e f Re Martjn frayre de santa 
Cruz . fre Mate de sancta, Cruz. Don Goncal||uo. Pedro Garcia, 
Don Yla;/. Migel Caro. Don Fernando. Domingo P^^r^z. 

240 X 260 mm. Le chrisme richement ornementé est en partie caché 
par la reliure* En haut du parchemin Vaâc sur de larges découpures. £n bas 
des trous. Ligne 6, heredad porte à tort un signe d'abréviation, et ligne 36» 
la première lettre de touiere est cachée par un pdté. — L. 19, uigadas est pro- 
bablement écrit par erreur pour iugadas. 



XXIII. 

1244, octobre. 
S. P. 1140. Indice 1903, p. 436. 

IN d^i no;;/i;;e. Cognozuda cosa sea à qua;;tos esta carta 
uiren . cowmo yo Don Joha;/ cl^ngo àe san G^'/nas d^' Saldana 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 3I 

ente»die;;do||qua;/to bien es almosna fazer:zyual m^nto recibra 
de dios quila fiziere/ fago almosna al hospital delos pobres Ae 
sand Fagund-lld^' todas las mies ui/^nas que yo cowpre ye he 5 
en sand Fagund . x que me costaro« . c . c . c . z x . morabedis. 
Estas son las ui;/nas . el mayuelo que fu d^|[ Pedro Moro. Ela 
ui«na que fue de Aon Polo el zapat^ro . x otras vj . viwnas que 
{\xron Ae\dL oio alua. La primera ui;/na destas es alas fuessas 
Ae los iodios . || La ii* cabo Aon Guillem P^raza . La t^rcera cerca 10 
do» Pedro d<rla Mota . La q/!/arta cerca Ae\ camarero. La qui;/ta 
cerca d^-l sacristano. La vj.* cerca Ae ]| Aon Joha;; fiyo d^* Do- 
mi;7go dAlmanza. Estas ui;/nas é todas las otras que é x com^^re 
en sand Fagund . e nos Aon Garcia p^rla gxacidi Ae dios abbad 
Ae sand Fagund x doYua;/nes prior mayor . x Aon Remond almos- 1 $ 
nrro . co« uolu^tad Ae todo co«ue«to des mismo logar x par esta 
almosna II qi^^ uos Aon Joha;/ dades al hospital/ damos por en 
todos ûros dias auos / que ayades cada a;/no . xxx . mor^b^- 



dis burgaleses .à vii . si', x j medio el morahedj . en la egrisia 
Ae sand Pedr<7 . t estos mor^b^^^s que uos los de el cl^'rigo/ que 20 
touiere la eglisia. La méétad ala pasqua la otra || méétad al sand 
Migael . x si estos mor^zb^â^is no« uos los diere el clrrigo / que sea 
tenido el almosnrrotel ospital / por dar uollos a estos 1 1 plazos 
Ae suso dichos . x si Aon Joha« 6 so mandado certero uiniere« 
por estos mor^b^^s a estos plazos.zno» yelos diere»/ todas 25 
las costas||tlas missiones que fîzier el sea creido e dar gelas, 
e qua;/do Aon Joha» el cl^^rigo uinier al monest^rio que sea 
recebido bienzdarle ra||cio;/ cowmo a un monie . esto p^r sos 
dias X despues Ae sos dias / Bnq^^ todo quito al monest^^rio . 
Ffacta carta . mense octubris. || Anno Aomm} . millesimo . cc.°3o 
xL.°iiij? Testes D^;///ngo Fagundez m^rino. Do» Abril sellero. 
Do» Ordo»no so suegro. Do» Fagund || Torro»no. Do» Bornai 
bel oïïîe. Do» loha» Guillelmez fid^ Guillem Pé'raza. Do» 
Pedro Campo. Do» Marchos. Don Joha» Simo» | alcalde. Do» 
Esteua» B^'rnal. Do» Pedro Migaelies sayon. 35 

^55 X 195 mm. Charte partie, Vaâc en haut. Ligne i, / et N sont en- 
lacés l'un dans l'autre. L. 17 le ;// à^ almosna est déchiré et 1. 32 le / de 
Torroho peut à la rigueur être un c. 



32 ERIK STAAFF 



XXIV. 



1245, janvier. 
S. P. 1141. Indice 1904, p- 437- 

JN d^^i Nomine, Conosada cosa sea a quantos esta carta 
uire;i . comtno yo don Remond almosn^ro del ospital de san {| 
Ffagund . con uoluntaid del abbad don Garcia, fago carta de 
co;2camja con Pedro Palmcia z con so muyer do |na Ysabel . yo 
5 do aellos . I . solar que fu de don Bartolom^ fide Domi^fgo caluo 
que à bie;i . xiiij . a/rnos que non fizo | fuero al mon^'st^rjo . z los 
almosn^ros sobierow cowmo yera del moné^t^'rjo . t q^âtaro/i se 
del . t dexaron le pora, los || poures dH ospital . t este solar iaz en 
logar p<7rno;ibrado / enlas tenmas sobr^ la pr^a . t alledanjos 

10 de pri |ma parte : Pedro Palmcia fazedor de la co;fcamja . de . 
ii? parte : don Pedro el fren^ro / Me Migal renie;;don . || d^ . îijf 
paru . la pr^'sa que ua pora la uarga . de . iiijf parie. Pedro 
Symo« . t yo Pedro Palmcia z mj muyer do;7na | Ysabel . damos 
auos don Remond ospital^'ro . V casa en barrio de sand Pedro . z 

I S alledanjos de prima . par/^ . || casa del ospital . d^ . ij^ par/^.la 
calle que uad^ san Pedro pora las tenmas . d^* . iiî.* parte . t de 
iiijf parte ! Pedro |{ Pal^'ncia fazedor de la co^^camja. Et si alguno 
contra este fecho uinjer . el abbad de san Fagund |{ que sea tenjdo 
de sanar este solar de todo orne a Pedro Pa^ntja o a sos h^re- 

2odadores . fFacta . || carta . mense januarij . Anno d^«inj . mfccPxL.v? 
Testigos/ Pedro Joluin. Pedro Simo;i. Pedro HM^r/Z^é^z de Me- 
djna. Joh^n de san Pedro. Pedriua;fnes fid^ Yuan de Uilla 
Pecenj«. Pedro Gonçalez de uilla Orex. ||Fagund Fuertes. Do- 
mingo Marfina. Pedro ruujo capatrro. Don Caluo capatrro. 

25 Martin gallego. || Migal sarrano. Don Tome capat^ro. Pedro 
maton. Domingo P^'r^z de Uilla Zand. Martin P^^z ostalero. j 
Garsias Garsie notujt . ts. 

13s X 185 mm. Charte partie, \'abc en haut. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 33 



XXV. 

1245, mai. 

S. P. 1142. Indice I905, p. 437. 

Jn nowi;/e sancte i individue trinitatis uidelic^'/ patris x filij 
ispinti sancti divaen. Cognozuda cosa sea a todos los||omsalos 
pAVsentes é alos auinideros. Como yo Don Femandiuanes é 
mi muyer Mari lyommguez de San||Felizes ofrecemos cuerpos é 
aimas . é damos qi^anto auemos en san Felizes . é enBarriales . 5 
é enBustielo || por nras aimas e de nros parientes . ala lumi- 
naria de san Fagund é de San Felizes . fueras ende x. || morabi- 
dis que démos a iïros finamientos 6 nos quisiermos . e todo 
le al todo lo damos sin condicio;; ni;;guna. Caj sas . uuertos . 
linares . prados . tierras . uinas . entradas é salidas . é nos que ui- 10 
uamos enelo en todos iïros dias. ||E yo Don Fernandiuanes 
é mi muyer Mari Domtnguez que non seamos poderosos de 
uender ni;/ de empenar. || ni;/ de mal meter ni«guna cosa delo. 
Fueras tanto que les quitamos q//anto fuero an de fazer de sema 
é de II ^'«fornon. Qui contra este fecho quisier uenir.se quiens 
de nros parientes . o de estranos sea maldito e des || comuw- 
gado é co;/ ludas traidor en enfiemo dampnado é pèche en 
coto . c. morahedis . é esta eredat doblada entai || logar 6 en 
meyor . é toda uia este pleite ûnque firme. Facta carta me?tse maij 
Era . m*cc* Ixxxf iiif Reg||na;/te el re don Fernando con la rina2o 
dona lohana . é con so madré la rina dona Bmnguela. En To- 
ledo. En||Castiela. En Léon. En Galizia. En Cordoua. En Mur- 
cia. Maordomo del re do« Rodrigo Gunzaluez. Alfierez Do;/|| 
Diego Lopez. Merino maor Don Ferna;/ Gunzaluez de Reges. 
Chanceler Don lohan obispo de Burgos. || Obispo en Palencia 25 
Don Telo. Don Alfonso Telez teniente Cea z Graiar. Eleyto en 
sant Fagund Do;/ Pedro || Diez. Mérinos Domingo Fagund^^ é 
don Beneyto Terri». Sayones Pedro Migaielez é don lago. Qui 
pr^-sentes || fuerunt uid^'runt x audieru«t. Don lohan prior maor. 
conL Don Garcia de Melgar conL Don Fernando es||criuan del îo 

E, Staaff, ^ 



34 ERIK STAAFF 

eleyto. Don lohan ostalero Don Domingo sacristano maor. Don 

Adame clerigo delà Mota. D^?m/;fgo || abbad capelan de sanc/a. 

Maria Magdalena. Don D^m/;/go, port/ro maor. Don Rodrigo 

portrro. Don D^m/«go carpentero || delà sacristania. — Don Pe- 
35 driuanes mmno de sant Felizes. Domingo Fernandrz. Johan 

Cabeza. Marti« de Ualdajjuida. Dom/«go Fagund^z el menor. 

Martiuanes fide Yua// nieto. | 

Don Alfonso scHuan no/rat || 

Auos abbat do;; Garcisi de Sa^/fagu/f beyzo manos . t pias . 
Aoquomo hasenior del || corpo . t Delanjma . t enque espero muchas 

mercedes . t Qwé» q«ier || qw^'me ma»dedes soy uostra mercedt 

felo debona u^lluntad. 

260 X 165 mm. Charte partie, en haut Vaàc découpé, en bas quatre 
petits trous. Ligne 15, le mot que nous avons transcrit par ^if^r^V?/! est très 
endommage par la reliure, on n'en voit que .../.., io. Dans le mot J^'a- 
^ndez^ lignes 27 et 36, et dans Femandez 1. 35, il n'y a pas de signes d'abré- 
viation indiquant la suppression d'un e. — Le morceau commençant par Auos 
abbat a été ajouté postériemement après le texte de la charte; il est d'une 
écriture beaucoup moins parfaite que celle-ci. 



XXVI. 

1245, septembre. 

S. P. 1144. Indice 1907, p. 437. 

Jn dei nomine am^». Cognocida cosa Sea a q//antos esta 
carta ujre« . como yo don Garcia por la gracia, de dios abbad 
de san Fagund co;; uolu^tad del co;/uiento des mismo lo{|gar/ 
damos auos Domingo ferron . t a uuestra muyer dona Mioro . t 
5 a uuestvo fijo Pedro abbad la n^^Jtra casa que yes del hospital 
de Auastas de yuso con todas lasheredades. || uertas .tuinas.i 
ferrenes . t quanto a ena Neuza . t en uila Toquit . x en uila Lum- 
broso . i con quanto deue auer : por tal pley te que seades uassalos 
i fîligreses . t fami||liares del hospital de sant Fagund sin otro 
10 senor . t ternedes en casa siempre . in . yugos de bues buenos . 
co;^ que labredes la heredat nues/ra i uuestra t se mi;/guas || destos . 
ni . yugos de bues / q^^anto minguar mingue enla uuestra racion . 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONALS 35 

i todo lo al que dierdes a laor / partiremos nos t uos por medio. 
Las uinas labraredes || bien de sus laores . i daredes la metad a 
nos en saluo . la nuestra metad meteremos enas meiores cubas. 15 
t mientre coyeren el pan. i el uino / estara hy nuestro | omne t 
gouernaledes uos. La eglisia seruiredes bien de lumbreraide 
todas cosas necessarias . al obispo . i al arcidiagano . i al arciprestre 
los derechos que deue;^ || auer / dargelos edes . i de diezmo delà 
eglisia de pan i de uino / 1 de legumbre / daredes toda la metad 20 
en saluo al hospital . t desta eglisia t destas heredades | deuandi- 
chas son que uos non padades uender ni empenar / ni mal meter 
ni ayenar . ni en otra pé'/'sona lo meter . t selo fiziessedes que 
perdissedes la casa ela | eglisia ela heredat . i nos tomar todo lo 
nuestro . ala fin del primero / traer uuestro cuerpo cou la meetad 25 
de quanto ouierdes al hospital . otrasi el otro quando || finar / 
traher so cuerpo con quanto ouier al hospital . fueras la heredat 
que finq/zé' en quien uos quisierdes . i uos que non seades pode- 
rosos de uender nin de empejjnar las uuestras heredades sin 
nuestra uoluntad . i todas las preseas que uos nos dexaremos en 30 
casa . cubas i todo lo al que asi ûnque como uos lo damos . elo 
qx^^ljuos diermos pornemos en carta quanto uos diermos. Facta 
Carta mense SeptembeR. Era mfcc.*LxxxNii* Qvi présentes 
fuerunt uid^runt t audierunt. | 

Esta es la reme^^brancia delas pr^^seas que lexa Martin 35 
Paris enne mo;/ast^'no de Auasta de yuso. Ena bodega . vi . 
cubas . las . iii . mayores. Las dues son de . viii . palmos el otra 
es carrai . vna mesa . vn pozal || vna ferrada . iiii . aradros . con v 
rexas. Dos yugos consos cornales t consus melenas. Dos trillos 
con SOS Camizos . vi . palas de Era. xii cestas pora seruir. iiii . 40 
fozes podad^/ns iiii arreyadas. Dos | azadas . ii. Payares xenos 
de paya menuda. Bona tenada de sarmjentos. Buen uuerto 
poblado de Colos t de Puerros. Esto todo que es p^mombrado 
delexo enguarda a Domjngo Perron taso fijo Pedro || abbad. 
ERa mf ce' Lxxf iiif Ena eglisa dexo i archati acetre pora 45 
seruir la eglisa . vna colodra pora tomar la oflferenda. 

185 X 292. Charte partie, en haut l'adc est visible sur des pointes dé- 
coupées. Le / du mot uertas 1. 6 ressemble à un r. — La remembrancia 
qui se trouve à 5 mm. au dessous de la charte même, est écrite d'une autre 
mais. 




36 ERIK STAAFF 

XXVII. 

1245, septembre. 

S. P. 1145. Indice 1908, p. 438. 



Co;/nocuda cosa sea a los que- son t a los que an de seer. 
Que yo don Johan ostalero de San F^agu;/ Con jj uoluntat de don 
Garcia el abbattdel conuiewto des mismo logar. Fago camio 

5 de una ferre;/ Con 1 don Migael el ckrigo de San Romaw Lin- 
deros de la ferrer. Corral de Pedro Ferez de . ii* parjite ferren 
de San Pedro de las duenas . de . iij? parte casa de don Migael 
el cl^rigo. Dame || por ela una ui«na enas Quintanas. Linderos 
de la ui;/na. De i parte . fijos de don Furtado. || De . ii . parte 

loAbril Carrio;/. De . iij . parte ui»na de San Fagun. Si por 

talero o onïe por el este pleyto quisier desfazer . 



auentura . el os 



si SI por auen- 



pèche . X . vaovabedis . t el pleyte este firme Otro, 

tura Don Migael o oîne por el este pleyte quisier desfazer . 

pèche . X . vaoxabedis . ||t el pleyte este firme. F^ïrta Carta mense 

isSetempbr/V. ERa m.* ce' Ixxx . iii? Testes jj Don Johan ostalero. 
Don Pedro camarero mayor. Don Ferrando celerizo mayor. 
Don Gar|jcia camarero del abbat. De San Roma;/. Don Vedro 
del monest^'Ho. Fedro Migaelez fide Marân Fa||gundez. Juan 
Formigo. Martin Uezino. Pedro Coria. Pedro Martinez de la 

20 paliza. 

124 X 204 mm. Charte partie, en haut Vaâc découpe. 



XXVIII. 

1246, 6 février. 
S. P. 1146. Indice 1909. p. 438. 

Cognocida cosa sea a todos aquelos que esta carta ujren . 
que contienda fu moujda ante nos Don Mo;/njo Aluarez pela 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONALS 37 

gracia de dios Bispo de Léon. Entre don Apparicio p;ior de 
jjBeluer . tjoha;/ Martimz cXengo de Vilardiga. Sobrela mjtat 
delà egrisia de San Miguiel de Vilardiga / co« suas p^/tenencias. 5 
que pe'rtenez Al monesterio de san Fagûn. E sobrela | ochâua 
dessa misma egrisia. E delà heredat que fu delas donnas de 
Almarâz . que don Martino so padre de Joha;/ M^r//niz auja 
offerezido por sua aima Al monesterio de |] San Fagun. Ala 
p^rfin de plazer de ambas las partes con otorgamjento del Abat 10 
don Garcia x del Conuénto de San Fagun / atal co;?posicio;/ ueni- 
oron. Que por aq/z^-la mjtat delà || egrisia deuandicha con suas 
pr/tene;/cias . e polas costas que el prior auja fechas andando 
en este pleito. E pola renda que no;/ auja pagada. ]oka?i M^r- 
//niz de . vii . annos / deue adar. Joha;/ 1| M^r/miz cada ànno enna 15 
fiesta de S^?»c/a Maria de setenbrio al pnor de Beluer . vni? 
morahedis . delà moneda de Léon / enencienso . Retenjendo el 
pnor poral monesterio de San Yagiin ela | deuandicha ochaua 
delà egnsia de San Miguiel co«na heredat c\ue fu delas do;/nas 
de Almâraz / que el deuandicho do;/ Martino padre de ]oha?i 20 
Mrfr//niz auja offerecido/al monesterio de San F^^/«||E se 
dalguna cosa ha menos desta heredat deuandicha / ]ohan M^^r- 
//niz ye tenudo delà entregar al pnor }^or si / x por suas bonas. 
E fazer las casas delà egnsia bonas . t co;/uenje«tes / ata dos j| annos. 
E ]ohan M^r//niz deue luago présente entregar esta ochaua delà 25 
egnsia co«na heredat deuandicha / Al pnor don Apparicio de Be- 
luer. Sobre todo esto yo. ]ohan M^?r//niz p;ï?meto j| t otorgo de 
atender todas las oltras co;/uene;/cias que oue co;/no Abat don 
Guilelme . x co«no co;/uento de San Yagun. Assi co;;/mo sie escripto 
enna carta que he co;/ ellos . fuaras ende | ii vaorahedis . toledanos 30 
que non deuo adar que uan enna cuewta destos . viij? tnorahedis . 
leoneses que deuo a dar cada anno. Se yo . ]û/ian M^r//niz 
deuandicho estas co;/uenencias que he cowio pnor || no;/ atendir 
assi co;;/mo ye puasto en esta carta / plaz me x otorgo que el 
prior tel co;/uento de San Fagun entren sua egnsia . co;/ suas 35 
pé*rtene;/cias / sien toda contradicha. E se el pnor 6 1| el co;/- 
uento contra esta carta venjere;/ / pechen à Jo/ian Martimz . L. 
morahedis de xâno . ela carta remanezca firme . E por esto seer 
mais firme atodo tienpo / yo deuandicho || pnor de Beluer . t yo . 
]ohan M^zr//niz clmgo fiziemos esta carta partida por a. b. c. E 40 



38 ERIK STAAFF 

roguemos al bispo don Mo/mjo Aluarez que posiese en estas 
cartas so seelo. Facta carta . vilL^p idus februarij. Sub era . 
mfccf Ixxx? iiiL* Qui présentes furo;/. El Arcidiagano do// 
Martin Fernandez. Gonzaluo Pedrez Arcidia^^ano de Oujedo. 
45 Don Pedriuanes thesorero. Ro |drigo Rodriguiz canoligo. Gon- 
zaluo Pedrez Giro«. Fernant Abril racionero. Maestre Assensîo. 
Alfonso Yuanes clerigo del bispo. Maestre Miguiel. Rodrigo 
Il Yuanes capellan del bispo. Miguiel Abril preshj'/er . t Dotnwgo 
Mar/mïz q//Has fizo. 

193 X 310 mm. En bas un pli de 36 mm. à droite et de 5 mm. à gauche, 
au milieu du pli des trous larges dans lesquels reste le cordon des sceaux. 
Charte partie, en haut les lettres. Ligne 46, la (în du mot racionero et tout 
le mot suivant sont caches par une taclie dans l'e.xemplaire de cette charte 
que nous avons copie. Ils sont pourtant lisibles dans l'autre exemplaire, S. V. 
1147, Indice 1910. 



XXIX. 

1246, 9 février. 

S. R 1148. Indice 191 1, p. 438. 

Conoçuda cosa sea a todos los oms q?n esta carta uicre;/ 
como nos conceio de villa Garcia . co;/ alcaldes t cow iurados t 
con II todos los oiîis qîw a nro conceio pr/tenece;/ . fazemos 
pleyte t bona auene;/cia con don Domi;/go que dize;/ de Cala- 

5 traua prior de villa | Garcia por parte del monavSt^rio . sobre 
demawdas que fazia el co;/ceio de villa Garcia silos mo;/ges de 
sant Faguwd de eredades || que canbiaro// a pro de rey i a meioria 
de co«ceio co;? abbat t co;/ mo;/ges de sant Ffagu;/d . que doy a 
delant les otorgamos i les | sanamos a todas guisas . t/Vrras . vi;/- 

lonas . vertos . casas . corrales . molinos . pr<fsas . cesped^ras . texidas 

ot/'as cosas eredan . t eredoro;/ . t 



t entr^zdas . i eglesias i q;/antas 



eredar deuen en t^rmino de villa Garcia por qwal guisa que ellos 
lo ouiero;/ o lo ganaron. | fata el dia de oy que lo ayan saluo 
tq;/ito por todas las guisas del mu;/do. Assi que ne;/gun om'e 
15 de villa Garcia o dotra parte | por so mandado ni por so co;/ 
seio no;/ sea osado delos co;/t;'adezir ni;/ delos enbargar con 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 39 

rey . ni con mmno . ni con otro orne del || muwdo t newguno 
quelo fiziesse ma/idamos t otorgamos t ponemos sobre nos coto que 
pèche . c . xnorabedis . al rey x el dano doblado || alos mowges . t 
toda uia este pleyto sobre dicho que ïxque x a todas guisas uala . x 20 



sant Fagu;;d si al- 
la Garcia i>or cosas 



Otro si el pnor sobre dicho t los mowges de 
guna queré[\?i an o ouieron del conceio de vi 
que fata agora fiziero» c^^tra los mon|{ges / todo lo ^x^itantlo 
p^rdona;^ al co«ceio de villa Garcia por dios t por mesura dessi. 
tpor fazer con ellos bona uida t bojjna uezindat.tde maes por 25 
que faze la prrsa del molino de iuso que es al uado enuargo 
por passar el pan t el vino || que es ala naua io prior deuan dicho 
por mi X p^rlos otros que uerga« de pos de mi / pr^meto que 
abramos la pr^^sa de . viii. dias antejjde sant luanes fata . viii. 
dias de pos de san Migael o maes q//ando ouiere menest^'r. 30 
Facta carta . era m* ccMxxxî*||iiiiMx dias andados del mes de 
febrero . x por que non auiamos estonç seyello pr^prio . seellamos 
estas cartas co;^ el || seyello del co;/ceio de Oter de ¥umos . x de 
Vruna . t del abbat del Espina. 

98 X 210 mm. En bas un pli de 18 mm, déchiré au milieu. Fragment 
d'un sceau pendant à gauche. Ligne 29, le mot de après presa est écrit au- 
dessus de la ligne. Il en est de même de la lettre (^ de ouiere 1. 30. L. 
32, le mot non est presque effacé. 



1246. 
S. P. II 50. Indice 191 3, p. 439. 

JN dn nomme . Cognocida cosa sea alos que son t que sera» . 
Que yo don Pedro Diaz de Trezenno offrezco mj cuer||po t mi Aima 
- X fago me fradre en muerte t en uida de sanct^ Maria de Piasca . 
z do y en Almosna a este || logar de sanctdi Maria . la eglisia de 
sa»t Felizes de Pesaguero . t do y la otra heredat que he eneste j 
logar mis||mo . a este monestmo deuandicho q/zanto he t deuo a 
auer de mjxde mis h^^rmanas . co«uie« a sab^^r uassa||los pobla- 
dos X por poblar . heredades . exidas x entradas . deuisas . montes x 



^O ERIK STAAFF 

jiiiit^i) . (4gimK . i todas cosas q^^nto || he y . t deuo a auer . t atnj 

H> hiuuiM^^A^to a MHCtdL Maria de Piasca con va] cuerpo . xx . uacas 

\i \\Ui\{ï uala . t yo II do;; Garcia p<?Ha gr^^aa de dios abbat de 

KiiUU hïagimd co/i uoluntat del co;/uiento desmismo logar . ente»- 

tluuKi(j||U wut^stxvL bona uoluntad (\ue auedes contrai monest^rio 

\W. "rkUHçhi Maria de Piasca / damos uos <\ue tengades en pr^ta 

1 , ;|iiui liib x\uestxo% uassalos que auemos en Redondo . elos que aue- 
uM>^ un Korea.tlos que auemos en sanct^ Olaia de Pobla^cio- 
mi.> ulob i{Hi' auemos en Lorizo t los de Camarcho . ela sema de 
M<4/t /ii Ldcadia x x miedros de uino . 6 1| xv moios de trigo . quai 
iU'i> ui*i> i|ui«ier dar el pnor de sancta. Maria de Piasca t qw^'los 

m ^^.u^;»uliî^ ptir uuestros || dias . i que pobledes . t que ensanchedes . x 
huIm-» tinquedc» de sos fueros . t q;/^los defendades t quelos man- 
l«»Ui'iU*^ Il ^ V^^ ^^ uuestros dias / fincar todo al monest^rio de 
.^iUiU Miiria de Piasca quito assi como estidier a u/zé'rtra | fin . 
n|m. iiMii bcades poderoso de uender ni« de empenar ni// de 

* 1 1 M»4M-n»4r . i^n otra p^^rsona n/>/guna . : quanto || ganardes i com- 
jH.Uil^ii» MîM»>»4nchardes sobresto que uos damos q//^ todo finq«^ a 
\..,\y l»*H*tr (Ifuandicho . Et il si alguno contra este fecho qiiisier 
UMili i\u^' <l<*n Pedro Diaz faz / fijo nin fija n\n pariente ni«- 
j^UMM M]//* Hca maldito t descomu;/gado . t co;/ Judas en enfienio 

|imIhhH«Mi»«Im ipechc en coto al monesterio t al || abbat . d . mé?r^- 
IimAm IMWi'lH Carta. Anno domm'} . m? ce? xl? vi? ERa.mfccfl 
.,.,.. v* 1 «'ntfib . Vua« de Castro |j prior maor . Don Garcia de 
Mil^jiO liiicUît^ii^ro maor . Domi^/go Martin^z camarero del abbat . 
Il Mmv l'Irinamlez Vfemsin Ffemandez . Joha;/ Ximow . Joha;; Ter- 

hiN iMiil l'HKiind carpentfro . Don Pedro Terri// . Il Dow Micolas 
M,mIhImiiim I>oa/ Kstcua// Daent . Don Pé-re Daente . do// Arnal 
( mm(»« I'Imimm// P/'/'Cz . Gonzalo Roiz î| fide Roy Ffemandez . Do- 
Hil"»J«« IMwhuihUv. merïno.Roy Garcia de sant Ander . Esteua;/ 
\\\\ {\i\\ I UmUfW» Il Martin/'z chapusador . Yua« Dommguez chapu- 

«(<.muImi MmiII^^ fcîrrero. D^m/>/go Pelaz pedrero . Pedro Marftin^z 
|ltl(< MfUllw inrrcha;/ . Joha// Marti// corro//no . E yo do// Pedro 
|l|.i^ (MM i\Nf non hc seielo atte//;,tico / fago meter enesta carta 
».| «mUjIIi» d^ <'<'» Gonzalo Gonzalurz Giron. 

4Mt - Mj»» mm. U parchemin ne mesure en bas que 170 mm. de lar- 
^HM IMI sW ii mm. avec deux trous. Dans celui de gauche reste un mor- 




ÉTUDE SUR LE i:)lALECTE LÉONAIS 41 

ceau de ficelle. En haut Vaâc sur le bord découpé. Après corronno 1. 41 un 
ornement. — Ligne 18, le mot que nous avons transcrit par miedros est peut- 
être nuedros. Voir l'Indice de M. Vignau p. 622. — Pour la date de ce docu- 
ment, il faut observer que selon l'indication de l'ère 1. 31^ il serait de 1247 et 
non de 1246. 



XXXL 



1247. 



s. p. 1151. Indice 1914 p. 439. 

(Chrisme) Jn dei nomine . Notum sit oxxin^us presentibwj t 
futuris . Qve yo don||Johrtn Paschual . co« mi mugier dona Mi- 
oro . ffaçemos Carta de vendicjow . || auos don Pedro Aymar . 
Prior segundo de sant Ffagunt x al Conuie;/to j| desmismo logar . 
De un Orto ojte auemos al espinar . De prima parte . iaz || orto 5 
de Gonçaluo Gom^z . De ij? parte orto del Conuiewto . De iij? 
parte i| orto del moro . De . iiij? parte Carrera ojie ua alos ortos . 
Este orto sobre || dicho uos uendemos por precjo o^ue anos ye auos 
bien plogo . Conuie;^ a saber . j por c. t xx . moxahedh , entre pr^cio 
ie aluaroch . x de todo somos bien pagados . t no;; || fînca nada por 10 
dar. Assi o^iie de oy dia endelantre sea de nro poder tolido . t |j 
en Oro senworio metido. Ayades t dedes t fagades del lo o^ue uos 
quesierdes por siempre . j| Se alguno de nfos o de estranios contra 
esta Carta uenir quesier mudar sea maldito || t descomu/igado . t 
con Judas Traidor en enfierno dampnado . t pèche auos Conuiento 1 5 
. 3 ce . t xl . xtioxcùûedh . en coto . x este Orto doblado en tal logar o 
en meyor con semeyable lauor || FActa Carta . ERA . m.* ce? Ixxx* 
vf Régnante el Rey don Yîexxando co/ila Reyna dona Johana || En 
Castiella . En Toledo . En Léon . t en Galiçia . En Cordoua t en Mur- 
çia . t en Gehen . || Alfierez del Rey . Diago Lopé'z . Merino major 20 
de Castiella Yîexxando Go;?zaluez de Roges . Abbat en || Sant Ffa- 
gunt Don Garcia . Mérinos enla villa . Don Elias . t Domingo Fa- 
gu»dez . Sayones || Pedro Migaelez . t don Yago . Estos fuero« pré- 
sentes qwando metioro« al pHor segundo ewie uuer||to. 



42 ERIC STAAFF 

2si'® colonne. Don Joh^zn de Castro, Pnor major. || Don Fferxando, 

celerizo maior.||Migael Rodrigu^^z . Bodeguero me- 
nor.|| Don Domingo el portero major . || Don Dom- 
i;7go delà sacnstania . || Domi/igo Bocache . j| Joh^zn 
farriquoque el ortolano . Martin bocca el ortolano . [ 

30 Don Tyllo el Carniç^ro.||Don Joh^n . yemo de Fer- 

mosino . || Pedro Carayuelo . || Marti;/ hé'rmano de As- 
sensio . Il Pedro fiyo de Marie Bueso . || Joh^n Verez 
zapaté-ro fiyo de Pedro Juanes . || Lope el moro 
Pedro gordo . | Marti» sobrino de Farriquoqwrz . Ijjo- 

3 S h^n rasca vieyas . || Ffagu;/t Verc?. de Mf Migael 

de Léo;/ c\ue esta con el abad 
2® colonne. Isti sxint testes q//i uid<fm//t t audieruwt . Quando || 

Dona Mioro otorgo la uewdiçio;/ del uuer||to t fizo 
^ersonero asso marido Joh^rn Paschual . ||Jua« negro 

40 camiçé'/'o Pedro Pelaz de Graliar||Don Micholas 

carniç^'ro . fide Domingo Pelaz . || Pedro Martin«5 , 
alphayate . || Garcia, Martin^z sobrino de Ruj Pe- 
dez . I Do;i Migael ma;;ga damor . || Don Migael 
m^rchan que fue teyero . || Do« Antoliw hermano 

45 de D/>^o Steuanez el clmgo . || Domi«go Pe- 

drez carpentero . || Isti sunt testes qui uid^ruwt t 
Rudïertmt quaxxdo Mioro roblo||la esta carta anU 
so puerta . Do;/ Polo fili;/.y de don || Fagu;/ pesca- 
dor . t so ermano . Do;/ Yedro Fagundez . Mar|ti» 

50 Domi;/guez ermano de Mioro . Joa;/ de Ribiella . | 

Roi Ti»noso muln^ro . t Joan Pascual de Mon- 
ges . Il don Ferna;/do cellmzo maior . Michael Ro- 
driguez. 

275 X 160 mm. Chrisme richement ornementé en rouge foncé. En bas 
des trous pour les sceaux. Ligne 58, un petit ornement devant Isti. Le r 
de Martin 1. 49 est presque invisible dans Toriginal. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉOXALS 43 



XXXII. 



1247. 



s. F. II $2. Indice 191 5, p. 440. 

Jn nomine àomini Ame;/ . Conocida cosa sea a todos q;/an- 
tos esta carta uiren . que nos don | Garcia por la gracia de dios 
abbat e r^»uiento del monestmo de sant Fagunt fazemos co//|| 
cambio con uusco Garci Pedrez de las casas que auedes en la 
Mota e nos dades por très || vi«nas qtie auemos en el pago de $ 
Ranero . las quales vi;/nas furen de Pedro Pedrez nieto de || Garci 
de Perales . e que estas v\nna.s sean bien sabidas e conocidas . 
dezimos que las fronteras || que son cerca ellas son estas . Cerca 
la una viwna . en la prim^^a parte es la vinna de Gonçaluo II P'er- 
nandez . de la otra parte vi;/na de Pedro pan e agua . de la 10 
tercera parte . vi//na de Diego || Simo;/ . de la q^arta parte yes . 
vi;/na del clmgo don Fernando de Ledigos . Cerca la segunda 
vi//na / Il es vi;/na de Migael Sarrano en la prima parte . De 
la segunda parte es el sendero por que uan a Sant || Migael 
de Ranero.de la tercera parte yes vi«na de don Domingo car- 15 
pent^ro . de la quarta parte yes vinna. || de don Adam clerigo . 
Cerca la tercera vi//na yes la carrera por que uan pora Requexo . 
de la segu;/da || yes vinna de don Martin . de la otra parte yes 
vi;ma de Johan Pedrez ortolano . Estas vinnas || deuant dichas uos 
damos a uos Garci P^rez por las casas deuant dichas qtie las 20 
ayades . por siempr^» || e fagades délias lo qtie quisierdes uos e 
uuestros herederos depues de uos o otro aqui uos jj las dierdes . 
e recebimos otra si las casas deuant dichas por otro tal pleytc 
quai auos da|mos las vi/mas. £ si alguno por la nuestra parte 
o por la uuestra . o otro quai quier estrawno da || qui en adelantre 25 
este concambio quisiere contrariare . e desfazere . o demandare . 
pèche . Lxxxx . || morabedis . al defendedor por coto . e estas casas 
o estas vi/^nas que furen demandadas dobladas en tal || logar . o 
en meyor . E yo Garci Ver^z do los mias casas deuant dichas . 
Auos sennores abbat . e | c^«uiento . e recibo deuos las vi;/nas que 



44 ERIK SrAAFt' 

30 me dades por essas casas . assi como dicho yes de suso en | esta 
carta . ye atorgo q//anto en ella yes . escripto e dicho . Data in 
cap/V//lo sancti Facundi || Anno dommi . m? ccP xl? vii? 

190 X 158 mm. Charte partie, en haut des découpures sur Vabc, en bas 
quatre trous. Ligne 9, vinna est écrit en toutes lettres, mais le dernier n 
porte par erreur un signe d'abréviation. 



XXXIII. 



1248. 



s. P. J153. Indice 1916, p. 440. 

In dei nomine amen . Conoscida cosa sea alos que son i que 
seran . Como yo don Vicente pnor de Nogar con volu;/ctat de 
don Garcia porla gracia, de dios Abbat de Sant Ffagunt jl t el 
Conuiewto desmismo logar . Damos auos dona Johana Roiz mu- 

5 gier que fu de don Gomez Diaz delà sema . La nuestra villa que 
diçen Mina^^nas por todos uostros dias . con q/zanto y auemos |i 
o deuemos a auer * Aquesto es vassallos poblados t por poblar . 
X Damos uos heredat pora dos Jvgos de bues . vi;/nas . Prados . 
Montes . efue;/tes . deuisas . entradas e salidas . i todo qi^anto y 

ioaue| mos t deuemos auer . Esto uos damos por tal pleicte . que non 
seades poderosa delo uender . njn enpe;înar . ne;^ malmeter . nj en- 
agenar en otra p^rsona . x silo feçiessedes que lo p^-rdissedes esto 
que uos | damos . E alos uassâllos que nolos saquedes dessos fu- 
eros . elos que son por poular . que los pobledes t q//elos deffen- 

15 dades t q«elos amparedes . t que fagades y bonas Casas x que uos 
aiude el prior de || Nogar a fazellas . Je a uostra fin las Casas con todo 
esto que uos damos . x con pan uerde ye secco . ye vino . x con 
ganado x con preseas . x con qwanto mueble y oujer que todo finque '< 
libre y quito ala Casa de sant Saluador de Nogar . sin contradicha 

2one«guna . Et damos uos demas la tercia del diezmo de Mina^/nas 
assi comola ha el pnor de Nogar. Je yo dona||Joh^z«a Roiz 
atorgo quRTito es dicho enesta Carta . x pr^meto delo complir 
leal mientre . E por este pro x por esta merçed que me uos fa- 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 45 



çedes . do en ofFerenda por mi aima t de mio ma{|rido don Co- 
rnez Diaz vna tierra que diçen la serna de dona JohafiB, e quit0 25 
me luego délia . Esta sema ha aifrontaciones . De prima parte . 
fiiyos de don Gomeztde dona||Joh^i;^a Roiz . De segunda parte 
Garcia Roiz de Villa Moronta . De tercera parte Johan Saluado- 
rez delà serna . Delà qwarta parte . El prado de fiyos de don Go- 
m« . Et si fiyos de || don Gomez se aiu/ictaren todos z dieren . c. 30 
ii\orahedzs al prior de Nogar que les tome . t sila tierra fuer sem- 
brada . el prior de Nogar alze el frucho délia . t se fuer baruecho 
que la sem||bre el prior ye lieue el frucho délia es a;/no.tde- 
pues ques parta délia . Todo esto sobre dicho uos damos ye ator- 
gamos fueras ende la Egesia que non uos damos . Mas damos 35 
uos la t^rcia||q«é' leuaua el prior ende. Je se uos non co;/plis- 
sedes todo aqii^^'sto assi como es sobre dicho enesta carta . el 
prior de Nogar amonestando uos très uegadas enolo emendas- 
sedes quelo p^^rdades . Jela ofFeren||da yela donacion que fiçiestes 
delà tierra . remanezca ala Casa de sant Saluador libre ye q//ita4o 
sin contradicha ne«guna Je yo dona Joham Roiz atorgo qx/anto 
sta enesta carta . ye do || mio cuerpo en vida ye en muerte a sant 
Saluador de Nogar . t depues de mie fin . mios fiyos ni« mios pa- 
riewtes non ayan poder de dar mio cuerpo en otra parte . Quis- 
quier || que contra este fecho fuere que enesta carta es sobre dicho . 45 
pèche en coto . ce. morahedzs . ala otra parte . Et por que esta 
carta sea mas firme . nos Abbat ye Conuie«to . ponemos y iïros 
1 seellos . Je yo dona Johana Roiz . ruego al abbat de Bimbiure 
que ponga y so seello . en testimonio por mj . fiacta carta Era 
mf ce? Ixxx* vif Anno d^;;/;nj . m? ce? xl? viiiP 50 

150 X 300 mm. En bas un pli troué de 23 mm. de largeur. Le bord 
supérieur du parchemin découpé sur Vadc. Ligne i, /n est disparu ainsi que x 
ligne 3, yV de Nogar ligne 15 et l'r de marido ligne 24. Tout cela dépend 
de la reliure. 



46 ERIK STAAFF 

XXXIV. 

1250, juillet. 

S. P. 1154. Indice 1917, p. 440. 

In dé'i nomme . Conoscida cosa sea aqi^antos esta carta uiren 
como yo don Marti// ostal^^ro de sant Ffagund co;/ca|mio vna 
ferren con Joh^in Calleia . en san Roma;/ enel barrio d/'la parte . i 
esta ferren à fronté'/'as || de prima parte . Vedro . Migaellez fid<* 
5 Migal Ffagundez . de W^ parte fijos de Gonçalo Yuawnes . de la || 
tercera orto de don Rodrigo . d^ la q^arta la calle . x por esta ffer- 
ren que nos damos a el danos el 1 vna fferren x vna vimia . la fferran 



iaz enel orto de casa . x son fronte'ras de las dos partes nos J mis- 
mos . de la t^^rçera fijos de Roy Mownoz . de la qi^arta Joh^n be- 

lozerro.la vi;ma iaz ala uega son || front^ras de las très partes nos 
mismos . de la q^arta parte la reguera . ffacta carta mewse Julij 
ERa II m? ce* Ixxx' viii* Regnaz/te rege Fferdinando cum Regina 
Joha;/na . \n Castella . in Legiowe . in || Galliçia \n Toledo m Cor- 
doua \n Sebilia \n Murcia x i;/ Jahen . Maiordom//^ Régis Rod^ricjif^ 

15 II Gundisaluj . Maiorint/j maior régis Fferdinand^j Gundisaluj . Ab- 
bas Sancû Ffacundi do;«pn«j Garsias . | Testes Vedro Migaellez 
fide Migal Ffagundez . Marti» Ffernandez . Yedro Minguez . Yedro 
Condessa . || Johâin Teiado . Marti;/ calabaça . D^mi/V/go Iuua;/nes 
fide Febrero . Benaito asturiano || . Garsias scripsit. 

120 X 18$ mm. Chane partie. En haut àits découpures sur \abc^ en 
bas des trous. Le nom du notaire se trouve un peu au-dessous de la der- 
nière ligne, au milieu du parchemin. 



XXXV. 

1250, juillet. 

S. P. 1155. Indice 1918, p. 440. 

In d^i nom/ne . Conocida cosa .sea à q//antos esta carta uiren 
Como yo Don Mar|tin hostal^ro de sant Ffagunt co;/camio vna 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 47 



ferren con Ffernan Furtado dt sant Romain || t esta ferren iaz enel 
barrio delà parte : son front^*ros de i* parte : fiyos de Joh^n || Tal- 
lera . de ii* parte fîjos de don Pelayo . de iii* parte don Yago . 5 
de iiii' parte . la || calle . t por esta ferren que nos le damos danos 
el . ii . vinnas t vna tierra . || la vna vïnm. es al gramal . front^ras 
delas . ii . partes nos mismos . de la terçersi |{ parte Joh^zn Ferez 
ela otra vi»na iaz al Xamello . de las dos partes nos mismos {{ 
de la terciB. parte la carrera . ela tierra iaz al pico» front^ras de 10 
las dos partes |j nos mismos de la t^rçrra parte . Migal sobrino . 
ffacta Carta me«se Julij . E)RA || mf ccf IxxxP viii' Régnante Rege 
Fferdinando cum Regina Joha;rna m || Castella , in Lcgione . in 
Gallicia in Toleto in Cordoua in Sebilia in Murcja 1 1| in Jah^n . 
Maiordomt/j régis Rodericus Gundisalui . Maiorini^j maior régis 15 
Fferdi|nand»^ Gundissalui . Abbas Sanc Ffacundi dompnus Gar- 
sias . Testes T?edro Migaellez || fid^ Migal Ffagundez . Martii? Ffer- 
nandez . Yedro Mi;iguez . Vedro Condessa . Joha« || Teiado . Marti;^ 
calabaça . T>ofningo Yua//nes (\de Febrero . Benaito asturiano . || 
Garsias scripsit. 20 

130 X 187 mm. Charte partie, en haut Vabc sur le bord découpé, en 
bas des trous. — Ligne 4, Vo final de fronteros peut être a. A partir du mot 
Testes 1. 17, le texte est écrit avec une encre plus foncée que le reste et pa- 
reille à celle employée pour Vabc. 



XXXVI. 

1250, août. 

S. P. II 56. Indice 1919, p. 440. 

Jn dei no;///ne . Ego Sancha Mames comeus filius Pedro Ro- 
driguez . t Yua« Rodriguez e con mja fiya Marina || Rodriguez fa- 
zemos cartulam u^;^dicionis \iohis Pedro Garcia de qz^anto abem^.f 
t debem^j abere e;mas casas que fure« de || Rodrigo Rodrzguez con 
so uorto co» arbores con coral con exidas . con entradas x con 5 
qz/anto anos hy p^Atenez pr^precio inominajjto . viii. vtïovahetinos 
ïnter precium i aluaroc unde sumwj iam bene pacati^^ t non re- 
manez nada por dar . ffro/zteras deste suelo | de primera parte la 



48 ERIK STAAFK 

cal. De ii* parte t . iii. Eluira Florez . De . iiii? parte filius de 

loRuy Pétrit Eluira Florez. De hodie||in antea sit iste solo de 
nostxo iuro lib^rato t in uestro poderio cowfirmato abeatis eam uen- 
datis pronoretis . detis t faci|atis q/^iquit uohis placuerit t pn^genies 
^lestr^s post uos. Siqx^is 2aitem istas cartula//^ de nostris uel destra- 
neis uoluerit fra»gere sit {| iste maledicti^ t excomunicati/j e con 

isludas traditore in infemo dabnati^j . t pectet in coto . xvi . mor- 
ahetinos . t iste solo con sus casas {| t co;i su uorto assi como uos 
lo uendimos assi sea doblado en tal lugar o meyor co;; su laor . 
Facta carta e«no mes de ago||sto . ERA . m*cc?lxxx' viii' Re- 
nante re do;^ Fernando co;^ rina doi^na luhana en Toledo in 

20 Castiella in Leo;^ , in | Galizia . en Cordoua . in Murcia . in Siuilia . 
Maordomo del rey Rodrrico Go//caluez . Alfierez Diego Lopez . 
Merino mayor || Fema Go/içaluez . Episcofio en Léo;/ Monialua- 
rez . Abat en sa«t Fagu« do« Garcia . Alffonsso Telez tenjewte 
Çea t Grayar . Deuj||seros en Galeguielos . Eluira Frôlez . Jua« Gar- 

25 cia . Go;fçaluo Gutierez fili^i" de Roy Pétri . Filii^^ de Gut/>r Ro- 
dmci . Qui pressentes || fueru«t z audieru«t . Petriuanes prrsbitrr . 
Garcia P^rez . Diego Micola . Diego lohaii f Yua;/ mmno . D/>^o 
Cezilia . coni, Marcos . Gutier coxo || conf. Micolas corneyon . Diego 
]ohan descalço coni. Don Bartolome caluo . Yua« Sancho conï. 

3oYua« monazino . ^^;/f. Do» Gil el calça|dor dr Léo;/ . r^»f. D/>^ 
Geruas . Franco so h^^rmano . conï. Barata . conï, 

120 X 268 mm. En bas des trous. Ligne 4, Rodriguez est écrit rod 
(l^es sans signe d'abréviation, ligne 14, iste porte les traces d'un grattage, ligne 
24, Vo de Frôles peut être un a. 



XXXVIL 



1251, 2 juillet. 



S. P. 1157. Indice 1920 p. 441. 

{Chrisme) Jn d^^i Avaen . Co;/nuzuda cosea aq//antos esta carta 
ujre;/ x la oujre» . Como yo don Martin ostalrro de sand Ffa- 



ÉTUDE SUR LA DIALECTE LÉONAIS 49 



gund . Co» co^isejo del abbad don Garcia z con plazer || del con- 
uentu des mjsmo logar . Co»camiam^j una fferren en la ujUa de 
sand I Roma;; Cou Miga^l Ferez el de los mozos . Et son Sronte- 5 
ros delà fferre;i que nos dsLtnos | a el . Delà primera, part Martin 
Ffernandez Delà ii* flFerreu de do« Rodrigo . De iii* || part Mar- 
tholome . De iiii part la cal . Et por esta flferre;! que nos le dam^?^ 
I danos el una ujnea . en las Quintanas . fTro^rt^ros àe i* part t de 
ij* nos mis Imos . Delà iij* don Rodrigo De iiij* part fijos de 10 



don Olaja.Si al{{guno ôë ujnisse delà nra part.q»i esta carta 
ho este nro fecho . qi^isiesse || co;ftradezir . Péchasse xxx mora- 
b^'é/zs testa carta teste nro fecho este bien fîr|{me . totra si delà 
nra parte este ple3^o . flfacta carta . eRa m* | ccf octogesima Nona 
vi nonas julij . Régnante rege dow/no || Fernando jnToleto t i« 15 
Castella . Jn Legione in Galljcja . Jn Cordoua . in Seujiia || in Mur- 
çja in Jahen . Et regina Johana eu;// eo . Rod^'cus Gundjsaluj 
ma I majordomi^ régis . Majorini^ major régis . Fferdm^nâ^ 
Gundi saluj . Test^« || Don Dommgo de Calatraua t prior de Nogar . 
Ffeman P^ez t prior de sand || Pedro . Pedro P^rez bodeguero . 20 
De sand Roman test^ . Pedro Mjgaek^ fide | Migal Fagund^z 
Pedro Condessa . Juan Tejado . Martin calabaza . Don Appa |riçj£? 
de monest^rjo . t alij qui ujd^runt t audierunt . Domnus Micael 
scripsit. 

178 X 130 mm. En bas 102 mm. de largeur. En haut des découpures 
sur Vafic, en bas des trous. Ligne i, carta et ligne 13, /fcAo sont écrits au- 
dessus de la ligne. Ligne 18, Ferdinandtis est écnx Jfertjdnj ti L 22, Vo final 
de Apparicjo manque. — La signature du notaire est entourée d'un ornement 
ayant la forme d'un bras avec la main vers la droite. 



XXXVIII. 

1252, octobre. 

S. P. II 59. Indice 1922, p. 441. 

(Chrisme) Jn dei nomine . Notum sit ovan^us hominibi^ Tarn 
pr^sentib»^ quava ffuturis . Como yo Don Diego Martinez t mi 

E. Siaaff. 4 



50 ERIK STAAFF 

mugier Do|na Marina . Deuiemos al conuento de san Manzo . c. 
oueyas t xx. morabedis cada anno de renta délias . E por q«^ el 
5 comiento fuese | seguro destas oueyas x destos . vaorabedis . diemos 
les por fiadores a M^ir/m de Moral ta do;f Ffemando fîyo de 
Johtf n pardal .ta mj | co;f elos todos très demancomuii t cada uno 
por todo . E yo Diego Martinez t mi mugier Dona Marina deuan- 
dichos non podiemos dar | estas oueyas ni estos . moro^^*^ . al 

10 conuento alos plazos que auiemos postos coi; elos . Rogamos les 
por nos t por oms bonos que posiesemos | pr^io al ganado . t 
entregarlos yemos enlo que auiesemos . E feciemos cuncta que 
ualie . XXXVII. tnoraâedis t por estos moraiedts t por los otros de | 
la renta monta . L.v. moraiedis . E yo Diego Martinez t mi mugier 

15 Dona Marina de nras bonas uoluntades t sin prraiia neguna . t 
por qifltar auos 1 1 a nros fiadores que non ueniesemos afru- 
enta ni à otro mal . Damos les por entrega destos . morahedis . al 
comiento tierrzs t uimias . Damos les una | t/>rra en Pozuelos . 
front^ras desta ti^rra . de . j? parte don Joh^n Pardal . de . ij* p^rt 

20 Don Ramiro . de . iij* parte fiyos de Migal . Gara^. E la tiVrra 
otra II enes t^rmino mi.smo . de . j* part carrera de Simancas . de . 
ij* parte. Andr^s granielo . de . iij.' part . Garcia fiyo âe Diego 
Cibrianez. E otra twrra enes t^Tmino . d^||j*parte . carrera de 
Bel monte t sale ala de Simancas . de ij* p^rt . Pedro grifon E 

25 logo y otra t/>rra de j' parte. Fedro Grifon . de ij' par/ la 
carrera de | Simancas . E una vinna en Pozuelos de j* parte Johmi 
pardal . de . ijf par/ carrera de Bel monte que sale a la de Si- 
mancas . de iij* p^rt el jj andado de Fedro Gayan . de . iiij? p^rt 
Fedro grifon. E la otra ui//na es e«la uea . de . i? parte carrera 

30 de san Clodio . de . il' p^rt fiyos de Jua« Dominguez | de . iij* 
part . Do« Fedro . el diegano. E todas estas t/>rras t estas vinnas 
deuandichas t una egua . t una cuba Damos yelo por ta! plecto | 
que sea suyo co;;/prado t nfo uendido. E este plecto ator- 
gamos yo Diego Martinez t mi mugier Dona Marina . t estos fia- 

35 dores sobredichos . || E metemos enesta h^redat a Do« M/?r/in 
prior de san Manzo , t a Don Johôn de Barriales mayordomo de 
co^uento. Si alguno de nros ojjdelos fiadores qi^siere;i de- 
mandar esta h^redat o traelos en alg^na rebolta pèche en coto 
A Rey . C. moraâedis t a elos el da;mo doblado . j ye ela h^redat 

40 en taies logares o en meyores. Régnante el Rey Don AlflFonso 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 5I 

coi^la reyna Dona Violante en Castiela . en To||ledo . en Léon . 
en Galicia . en Cordoua . en Seuila . en Murcia . Alfierez del Rey 
Don Diego. Merino mayor Don Femsji Gonzalez. || Obispo en 
Palencia Don Rodrigo. Abbat en san Fagund Don Nicholas. 
ffacta carta menssQ octubris. ERA . mfcc^Lxxxxf Anno||ab45 
incamacione d^^w/ni . m?cc?L?ij? huius Rey sunt testes. De 
monachis . el prior Do« Martin. Don Nicholas. Do« Fferaando 
|sacristano. Do;; Martin. Don Exidro Don Paschal. Do;; Jo- 
han àe Barriales . cl^rigos Do« Esteua;;. Do« Ffagund. Martin 
agraz merïno, Alcay||des ]ohan pardal. Doi; Nicholas. Diego $0 
moro. Vedro ]ohan. ]\xaji de Moral. Don Juanes delas Man- 
cebas. Do« Antolin. Roy sanze || Pedro Diego Ponce Vedro 
Agudo. Mancio. | Yo Diego Martinez t mi mugier Dona Marina 
<{ue esta carta mandemos facer con nras manos la | roblamos 
teste signo fdicetnos . fseingj. 55 

267 X 250 mm. Le signe, une jolie étoile, coupe l'avant -dernière ligne 
en deux. Entre cette ligne (Vo Diego etc.) et la précédente, il y a l'espace 
d'une ligne vide. — L. 20—21, le notaire a indiqué par un signe de trans- 
position que les mots tierra et otra doivent changer de place. — A partir 
de ces mots, le document est écrit avec une encre beaucoup plus foncée que 
la partie précédente. 



XXXIX. 



1252. 



s. p. 1160. Indice 1923, p. 441. 

In d^j nowi«e Amen. Saban todos los oms que esta 
Carta ujrei; como sobre demanda que auje do;; Juan Moniz pnor 
de Piasca contra fiyos t nietos de do Garcia P^rez de Lano. 
Aquestos son Johan Garcia 1 1{ fiyos de Marie Garcia so hérmana . 
t sobre esta contienda . t sobre esta demanda . furon ante don Ni- 
cholas por la gr^aa de dios electo de sant Ffagu«t . ie el electo 
oydas las rezones de ambas las partes, con conseyo de | los 



52 ERIK STAAFF 

buénos oms . t de sos cûnpaneros . dio por iujzio t mando qtu 
Juan Garcia ye sos sobrinos pelgassen aquella heredat de Migujel 

10 Esana ye la mostrassen al prior de Piascha . t que la partissen 
por medio . ye || el prior que la touiesse a;ino ye dia la sue metat . 
de pues a quella heredat que la touiessen don Domingo t sos 
fîjos . ye Johan Garcia t sos sobrinos por en sos dias . à àquel 
pleyte quf tenie» la heredat || de Palatio . ye depues de sos dies 

1 5 de don Domi^^go t de sos ffiyos x de Johan Garcia ye de sos 
sobrinos qf^ fîque libre ye quita al monesterio de sancta Maria 
de Piascha sien contrasta ne;;guna . ye que ellos || no;i sean pode- 
rosos de lo uender . ne empe/^nar . ne malmeter . ne enaienar en 
otra p^rsona ne en^tro senorio . ye se lo fiziessen que lo per- 

2odissen. Despues desto el prior ye don Domingo ye Johan 
Garcia x sos sobrinos furon || ààquel lugar ô era la heredat . ye 
partiron la p^r medio . assi como ma;fdo el electo . ye entegraron 
al prior sue méétat para la casa de santa Maria de Piasca que 
la te;fga amio x dia por tal pl/^/^ ^r^bo del a»no don | Do- 

25 mingo t Johan Garcia t sos fiyos x sos sobrinos entre;f aquella here- 
dat . ye la tenga/i assi como sobre dicho es . ye que den cada 
amio en renda al prior de Piascha medio morauedi. De mas 

desto el electo que || aquella serna que es entre las casas 

ela de la loya . que dizien ellos que andaua co»la heredat de 

30 Palatio . que la touiessen don Domingo t Johan Garcia t sos tiyos 
por sos dias . ye que diessen de la so quarto . ffue||ras ende se 
por auentura el prior de Piasca la quesiessedes laurar con sos 
bues opoblar las. Je por que aqueste pleyto fusse puesto àamor 
t a paz . Don Domi/rgo ye Johan Garcia ye sos fiyos dioron | en 

35 seruicio al prior de Piascha . x . morauedis. Je por ^ue este 
pleite sea firme ye estable de ambas las partes! fazemos estas 
Cartas partidas por A. B. C. Fecha la carta ye roborada en el 
cabildo de s^inc/a {{ Maria de Piascha. Delantre el prior de 
Piascha don Johan Moniz. Et don Domingo Martin prior clau- 

40 strero de sant Ffagunt . ye don Michael P^r^z uez de armario 
de sant Fagunt . ye don Juan Martin || companero del prior de 
Piascha . ye otros clerigos x otros oms buenos largos. Eston 
son Don Domingo de Perroço. Petrus Pelaz el clerigo. Petrus 
Minguez de Celoca. Don Domingo de Lano. Martin Iuanes| 

45 de Lombrana. Juan ferrero de Lombrana . Steuan de sant Marnes. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 53 

Pela luanes clerigo de Piascha. Petrus Pedrez clmgo. Domûigo 
lua» sacristano de Piasca. Do;i luanes clmgo de sant Andres. 
|Dommgo Mernes, merino de Pjasca. Estos son los oms que 
lo odiroxr t louiron. Esto fu fecho en dia de sant Geruas en 
palatiotin amceyo. Jn Era mfcc^Lxxxxf Anno ab incarnatio»e 50 
|domini millesimo cd'LfiiP 

145 X 390 mm. Chane partie, en haut les letues découpées. Un trou 
dans le parchemin a enlevé, ligne 24, la fin du mot pl^/^, quelques mots 
suivants, probablement çue a/, et le commencement de caho ainsi que, ligne 28, 
un mot, probablement mando entre desto et el. Ligne 19, on lit entro, le no- 
taire ayant oublié le o de otro, L. 39 (entre Monis et et)y se trouve un L 
supprimé par le notaire. 



XL. 



1252, 



S. p. 1161. Indice 1924, p. 442. 

Jn dei nomi»e Amen. Conocida cosa sea a todos quantos 
esta Carta uiren. Como sobre portalgo {| qi^^ tomauamos/ nos 
don Nicholas [k^rla groas. de dios Abbat é el Conuiento de 
sant I Ffagunt. A los uassalos de don Alffonsso Tellez e de 
dona Maria / que an en villa Mo{|ffoI . é don Alffonsso TelI^z t 5 
dona Maria / razonaua;f que dizetres delos uassalos que hi||an / 
no;f deuje;f dar portalgo / por que dizien que furan uassalos del 
Rey. E nos abbat e Conjuiento de sant Ffagunt . diziemos que 
todo uassallo de Cauallero que fues morador en villa | Moffol t 
tod orne que compras e uendis en sant Ffagunt / deuje dar 10 
portalgo . é assi | lo prouariemos / por nuestros priuilegios. Onde 
sobre esta contienda que era entre |{ nos don Nicholas p^a grads, 
de dios abbat é Conuiento de sant Ffagunt . é {| nos don Alffonsso 
Tellez e dona Maria / ffazemos entre nos tal auene/?cia . que en | 
todos los dias de don Alffonsso Tellez e de dona Maria / sean quitos 15 
de portalgo / 1 los vassallos que an en villa Moffol . tambien los dize- 



54 ERIK STAAFF 

très sobre quf era la dema/^|da / como los otros qu^ hi an poblados 
é por poblar . por tal pleite que depues | de dias de nos don Al- 
flfonsso Tell^z é de dona Maria . todos los uassallos sobredichos. | 
20 tambien los dizetres como todos los otros / den el portalgo en sant 
Ffagunt / sin {{ contrasta njiiguna . si non fuer fidalgo qi^lo quite 
por so persoTïR. Et nos / abbat || é Conuiento de sant ffagunt . 
é nos don Alffonsso Tellez é dona Maria / po||nemos é otor- 
gamos que quales quier de nos . tambien nos Abbat e Conuiento 

25 1 de sant Ffagunt los que somos agora como los que an de seer . 
é tambie» nos | don Alffonsso TelI^z é dona Maria ô quien lo 
nuestro heredasse que contra esta nuestra, sojjbredicha auenenda 
uinies / pèche en Coto . Cient . morahedis, ala otra parte. | E por 
que esta auene»cia' sea firme t estable / ffazemos estas Cartas 

3opar{|tidas por a. b. c. é ponemos hi nuestros seyellos. ffacta 
Carta / Il anno dominj - m? - ce? - L? - Secundo. - ERa mf -ccSlxxxx* 



190 X i3o mm. En bas un pli de 32 mm. avec quatre trous carrés. En 
haut Vaâc sur des découpures. — Ligne 9, Moffol est écrit MossoL L. 21, la 
dernière lettre du mot^^r manque, rongée par un trou du parchemin. 



XLI. 

1253, 9 février. 
P. S. 1162. Indice 1925, p. 442. 

Jn Ae\ nomme Amen. Conoscida cosa sea atodos los oms 
que agora son pr^entes t alos que sera;? adela^tre. Como nos 
don Nicholas por la graciai de dios abbad de S3.nt Fagu;/ttel 
Conuie«to des misnio iog || Garcia de Cea t mi mugier 

5 donna Maria Rodriguez todos dema» cotnun fazemos tal plecto 
t tal auene»cia en uno. Nos do;; Jua» Garcia t mi mugier doi^na 

Mariai Rodrig2/ez damos a uo | por la graciai de dios 

abbad de sant Fagu;^tal Conuie;ito desmismo logar ta;f bie;f 
alos que agora son pr^entes co^^mo alos que uema;f adela»tre 

10 qi/anto auemos en Calçada t entodo so t^rmi || auer t en 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 55 

t^rmino de P^rales t en el coto de sa»t Fagiwrt. Aq«^to es 
q^anto h^redamos de nro padre don Roy Ferez de la lama 
tde nra madré donna Marina Lopez en Caiçada el nro 

palat/'o . que es | uassallos suelos poblados t por poblar 

tierras t uûinas ortos t prados mo;;tes z fontes entradas t exidas 15 
deuisas . t qi/anto al hy auemos t deuemos auer . x damos uos el 

nro palat/'o de las couas | hy auemos t deuemos a auer. 

Aq2/^to es t/Vrras t uj»nas . prados . ortos . montes . t fontes entra- 
das . t exidas deuisas q^anto h^redamos de nro padre don Roy 
Ferez de la lama t de nra madré donna Marin . • . . | Lopez 1 20 
^i^anto al hy auemos t deuemos a auer. Otro si uos damos el 
nro palat/'o de Castellanos con uassallos . can suelos poblados t 
por poblar con terras t uinnas con ortos con montes t fontes con 

entradas t {| deuisas con qi^nta h^redad auemos en ter- 

mino de Castellanos t con la h^redat de Viliellatla h^redat qi^25 
auemos en Viliegas . t en Villa seca . t con qi^nta conpra x ganan- 
cia t erencia auemos . . dos est . . . || dichos logares x con qi/anta 
parte auemos enla ecclesis. de Castelanos t qi^anto al hy aue- 
mos t deuemos auer. Toto esto sobredicho uos damos en tal 

man^ra qf^ deste dia adelantre que fazem 1 1 esta aue- 30 

nencia entre nos t uos . sea tollido de todo nro poder t de nro 
juro t de nro senorio t sea libre x qmto del monesterio de sant 

Fagunt por siempre z uos Abbat t conuiento qi^ fagad | 

de Oro. Si pora uentura algun ôë de nro linage o de otra 
parte contra este fecho uinier ol qi/isies q»^brantar. primera* 35 
mientre sea maldicto t descomungado . t con Juda traydor 

dampnado en las penas del infîe || pèche en coto al 

Abbat t al Conuiento de sant Fagunt o aqi/ien so uoz touier . 
mil . moTobedis . x el danno doblado. Nos don Nicholas ^or la 
gracia, de dios Abbat de sant Fagunt t el Conuiento des mismo 40 

logar por todo esto sobredi | don Juan Garcia de Cea 

t ûfa mugier donna Maria Rodrigi/ez dades anos Abbad t al 
Conuiento de sant Fagunt. Damos uos la nra tu'redad de 
Bustiello qi^ es cerca Cea quanto p^rteneçe ala nra obra por 

todos ûros dias {{ Juan Garcia t de ûra mugier donna 45 

Maria, Rodrigi/ez. Aq/^sto es tierras t uinnas suelos poblados x 
por poblar . montes . t fontes . entradas z exidas deuisas . t con 
q/^nto al hy auemos z deuemos auer qi^ p^rteneçe a la nra 



56 ERIK STAAFF 

fueras end la uVrra quf dizen de Frades . t esto uos 

sodamos sobre tal plecte qu£ non seades poderosos delo uen- 
der nj enpe^inar . ni malmeter ni enagenar en otra p^rsona 

ne^guna . t a ïïf a fin de uos sjnhos .... dos . . . | que 

uos damos ûnquf libre t^to al monesterio de sant Faguirt sin 
co;ftrasta ne/rguna . con casas . con u^sallos poblados t por po- 

Ssblar.co^ t/Vrras t ui^tnas bie;^ paradas. Assi como uoUas damos 

t meyor . t con to | derechos assi commo de suso son 

no^brados z con los fruchos assi cof^i mo estudier . t con corn- 
pras t gana^cias qi/antas hy fizierdes z acrecierdes todo fin- 
que libre z qmto al monesterio de sa»t Fagu^it | na . 

60 sobre todo aqi^^to damos uos . c . motabedis . en dineros . z damos 
uos la nra eccl^^a de Bustiello con todas sos p^rtene;;cias . 
que la fagades bie;f seruir t alu;;brar . t qi/^ dedes sos derechos 

al bispo . al Archidia 1 1 al Arcipr^te. E nos don Ni- 

cholas ^ar la gr^aa de dios abbat de sa;ft Fagu^t z el Co;iuie^o 

65 desmismo logar. Atorgamos qi^nto en estas cartas sobredicho 
est por que sea firme este plecte testa auene»||cia que es entre 
nos t uos do» Jua;; Garcia z ûra mugier don;;a lAaria Rodri- 
g^ez fazemos estas cartas partir por A. B. C. t ponemos hy 
nros seyellos. E nos do;^ Jua;^ Garcia t mi mugier do;f na 

70 M/i/Va Rodrigi/ez {| atorgamos q^^anto en estas cartas esta t sobre- 
dicho es . z prometemos de lo tener z cowplir bie» t leal mie;/tre . 
tpor que non auemos seyello aute;;tico rogamos ambos a dos 
de ma»comim al co«ceyo de Cea que | po«ga so seyello en 
a»bas estas cartas . ffechas las cartas en Era. M'CC'Lxxxxf i? 

75 viiii . dias andados del mes de febrero. Regna;;te el Rey don 
Alfonsso con reyna domia Viola;«da. En || Castjella . en Toledo . 
en Léo» . en Galizia . en Seuilla . en Cordoua . en Murçia . t en 
Jah^n. Estos son los os que uiore» t oyton qi/ando este 
plecte z esta auene»cia fu fecha . assi como sobredicho es | en 

80 estas cartas. 

i^* colonne. Roy P^r^z alcayde de sa«t Fagu«t. Pedro t^rrin 

alcayde de sa«t Fagu«t Domingo Fagu«dez jurado 

de sant Yaguni t^rrin de sont Yagunt . . . 

GuMzaluez de sant Yagunt 
852* colonne. Lope Go;?çaIuez de Cea caual^ro Do« Viuian de 

Calçada caual^ro Do;? Nicholas de Calçada caua- 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONALS 57 

\rro Ffernan Per^ de Calçada caùaUro Do« Garcia 
de Calçada caualero 

3* colonne. Domingo abbat coi^mo archipr^te de Cea. Don 

Abril cl^rigo âe Cea Domingo molazino clmgo9o 
de Bustiello Roy Martinez cl^rigo de Cea Jua« 
Rodrigwez ckrigo de Cea 

4* colonne. Migael de palat/'o de Calçada Pedriuanes de Cal- 
çada Don Marti// de Villamizar Pedro redrueyo de 
Cast^lltf^fos Migael de Ponga. 95 

5* colonne. Don Esteua» baladro» de Castella/ros D^m/>2go 

Micholas de Bustiello Migal rezio de Bustiello 
Garci tan^ro de Cea Do Yuanes de villa Celfan |[ 
.... de Bustiello que dïzen delà miera . Do» Mi- 
chola . Pela Aluitez de Cea . Domingo Esidrez cl^- 100 
rigo de Cast^U^^os Pedro Simo« de Bustiello . 
Martinus mo;fachus sancH Facundi scripssit. 

260 X 385 mm. En bas un pli de 10 mm. avec des trous. Charte par- 
tie, Vaàc en haut sur le bord découpé. Des morceaux du parchemin man- 
quent des deux côtés, nous avons marqué les vides dans le texte par des 
points. 



XLII. 



1254, 15 avril. 



S. P. 1166. Indice 1929, p. 444. Escalona p. 596. 



In dei nomine Amen . Conoscida cosa sea atodos los omnes 
que agora son . Présentes et alos que seran adelantre . Como yo 
domia Allonza AlflFonso mugier que fue de don Pedro Ponz . 
veyendo ye entendiendo el bien . e la Religion . ye el seruicio 
que se faz a dios en el Mo«esterio de sant Fagunt . do ye offe- 5 
rezco a dios ye alos | sanctos Martires sant Fagu«t . t Sant Pri- 
mitiuo . ye auos don Nicholao . por la gracia de dios abbat de 
sant Fagunt . ye al Conuiento des mismo lugar . tam bien alos 



58 ERIK STAAFF 

quf agora son présentes Commo a los quf uema» de pues de 

10 uos . por aima de mio Marido don Pedro 1 1 por remission de los 
mios p^ccados . t de mios parie///es . t que dios guarde A mios 
fiyos de mal . ye los guje al so seruitio . Quarto yo é en Melgar 
de iuso . X deuo auer. Esto es a saber el sesmo de toda la villa . 
que heredo de parte de Mi madré . t de mas desto | do uos la 

isMéétat de toda la villa. Assi co//;mo mêla dio mio Marido don 
Pedro par sues Cartas . t demas douos los mjos Molinos nueuos 
qu^ yo ûz hy . sacada ende la méétad del sesmo quf es de mios 
fiyos . t do uos la meetad del sesmo que yo auie en los nuestros 
molinos || de Posada. Esto todo sobredicho uos do . con uassallos 

20 poulados . t por poular . con entradas . con exidas . con tierras . con 
vi;fnas . co« vùertos . con eras . co« Terminos . co« Pastos . co« 
Deujsas . con Montes . co;2 ffuentes . con Rios . con Aguas . s con 
Aguaduchos . t co;; todo el se/morio . t con | todos los derechos qu^ 
yo he hy . t deuo auer . x de mas desto por amor de yo auer parte . 

25 ye ela aima de mjo Marido . ie los mios fiyos . en todo el bien que 
se fiaz . ye se ffara ennc Monesterio de sant Fagunt por siempre . 
flfago me uuestra ffelegresa . t do uos mjo cuerpo || en vida ye en 
Muerte . que da qui en delantre nen yo missma ne» mios fByos . 
nen mios parie;ites . ne« otro om«e newguno no« sea poderoso 

30 ne« yo ne« ellos de leuar ne« soterrar mio Cuerpo en otra parte 
se;2non e«ne Monesterio de ssant Ffagunt . assi como lo he pro- 
metido ye lo || prometo . Arrenu«ciando todo mio poder . t toda 
mie libertat que da qui endelantre se yo fiçies pleito con otra 
Orden . o co« otros om;^^^ de mjo Cuerpo que non ualis. Assi 

35 que de oy en delantre qwanto sobredicho es sea fuera de mio 
iuro t de mio poder . t de mio se«norio . sea || en uuestro iuro . t en 
uuestro poder . t en uuestro se;morio . que podades fazer dello todo 
lo que quisierdes assi Como de uuestro . Enos Abb^t t Conuie/fto 
sobredichos todos demancomu;f . veyendo la uuestrs, buena uolu»- 

40 tat . t entendiendo la uuestra, deuocion . ye el uuestro grant amor 
que uos auedes || anos . ye a nuestro mowesterio . Recebjmos uos 
el aima de uuestro Marido don Pedro . t a uos . t a uuestros fiyos 
en q/^anto bien se fiFaz . t se fiFara e«ne Monesterio de sant Ffa- 
gunt . ye en todos los sos Prioradgos . t en todos los otros logares 

45 que a el pertenecen. En sacrificios || En oratjones . en Almosnas . 
en Jeiunjos . en vigilias . t en todos los otros bienes que se flfa- 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 59 

zen ye se ffaran per nos t per todos los otros <{ue veraa;; depues 
de nos flfasta la ffin. Et demas desto damos nos auos donna AUon- 
za Alffonso el nuestro Monesterio {| de Sant Geruas . con la villa . 
con qi^antô hy auemos t deuemos Auer . con uassallos poulados 50 
t por poular . con entradas . con exidas . con Deujsas . con Tierras . 
con vi;srnas . con vuertos . con Termjnos . con Pastos . con Aguas . 
X con Molinos. De mas desto damos uos qai^nto auemos || en val 
Paraiso . t qi/anto auemos en vega de Ffema»t Vermudez . x q»anto 
auemos en Ffuente ffuyuelo . t qi/anto auemos en Villela . t damos 55 
uos la nuestr^i Eglesia de sancidL Cruz . con todos los sos de- 
rechos. Todo esto sobredicho uos damos aquello que p^rtenez 
al Priorad|{go de Sant Geruas. Demas desto damos uos la nues- 
tv2L Casa de Manzules co» todas sues p^rtene/^cjas . x con todos 
sus derechos assi como la nos auemos t deuemos Auer. Con 60 
vassallos poulados t por poular . con entradas t co;f salidas t con 
Montes |tco;i Molinos Sacado ende lo que tien Alffonso Pedrez 
en Valderas. Todo esto sobredicho uos damos libre tquito por 
en todos Muestros dias . assi como lo nos auemos . elo deuemos 
auer. Por tal pleito. Que uos non seades poderosa de lo uen-65 
der ne empe/inar . ne^ | malmeter ne enagenar en otra persona 
ne;7guna . elos vassallos que los deffendades elos amparedes . elos 
ma^ftengades en sos ffueros. E las heredades que son perdidas 
6 enagenadas que las saquedes. E que fagades laurar las vi/rnas 
de sos laores . Et | que mantengades las casas que son ffechas . 1 70 
se cairen ô quemaren que las ffagades . Et que contengades las 
eglesias de Sant Geruas . x de Manzules ' t que las fagades bien 
alumnar de cera . t de Olio . t que las ffagades bien seruir t que 
fagades dar sos || derechos al Obispo . t al archidiagano . x recab- 
dedes todos los derechos del logar . i a uuestv^. ffin todo esto 7s 
sobredicho qi/e uos damos. Las heredades co;^ sos laores ' x con 
sos ffruchos assi comtno estudiere». Las Casas con Pan . Con vino . 
Con Ganados . co« || Bestias . con Bues . con Ropa . co« Preseas assi 
coi^imo estudierew . Todo (finque liure t quito al mowestetjo de sant 
Ffagunt sin contrasta ne;;guna. Et yo donna Allonza Alffonso 80 
Otorgo quSiViio sobredicho es en esta Carta . t Confirmo la [ t por 
que sea mas ffirme . ffago poneR en Ella mjo Sééllo . Et yo don 
Nicholao por la gr^iaa de dios Abb^t de Sant Ffagunt Otorgo 
qu^xito sobredicho es en esta Carta . t conffirmo la . t ffago poneR 



60 ERIK STAAFF 



85 en ella mio Sééllo. Et nos Con||ujento de Sant Ffagunt Otorga- 
mos q»anto sobredicho es en esta Carta . t conffirmamos la . t 
ffaçemos poner en ella nuestvo sééllo . Dos Cartas mandemos 
ffazer deste mjsmo ténor . la vna q«^ tenga do;/na Allonza . La 
Otra i\ue tenga | el Abbat . t el Conujento sobredichos. Et estas 

90 Cartas son partidas por A . B . C . Et yo domia Allonza Alffonso 
otorgo esta donation c\fie yo do al Monesterio de Sant Ffagunt 
con mio Cuerpo t con mie aima assi como || sobredicho es en esta 
Carta . Se por auentura lo que dios no« quiera . algun omnc se- 
quier de mjo linage sequieR de otra parte Contra esta donation 

95 6 contra este fecho que yo ffago ques ssies uenir ol ques sies Con- 
trastar o desfazer. Sea maldicto ye descom|{mungado ye pèche 
encoto al abb^t ye al Conuiento de Sant Ffagunt . m . Mil . Mo- 
rahedis yel dampno doblado entai logar . 6 en meyor . t esta do- 
nation estar firme por siempre . Fecha la Carta enne Monesterio 

100 de Sant Ffagunt por mandado de do;7na | Allonza Alfonsotp^r 
otorgamiento del abb^t . t del Conuiento de Sant Ffagunt . xv . 
dias andados del Mes de Abril. En ERA . de Mil . t ce*** . t L 
XXXX** 11°' Annos. Régnante el Rey don Alfonso con sue mu- 



gier la 
105 en Ga 



Reyna do»na Yola«t . en Cast/Vlla . en Toledo . en Léon . 
liçia . en Seujlia . en Cordoua . en Murcia . en Jah^n . en 
Baeça . en Badalloz . i en el Algarbe. Don Diego Lopez del ffaro 
alffierez del Rey. Don Johan Garcia maordomo del Rey . | Don 
Diego Lopez de Salzedo Merino Maor en Cast/Vlla . Don Gon- 
zaiuo Morant merino maor de Tierra de Léon. Estos son los otnnes 

1 10 que estidieron présentes t veierun t Odierun . qi^ando donna Allonza. 
AlflFonso dio la villa de Melgar al || abb^it do« Nicholao . ye à los 
Monges de Sant Ffagunt . yelos apodero elos metio en Ella . 
De Sant Ffagunt . Arnal Soreth .Johan Guillelmez . Arnal costa . 
Bernai de Sancheman . Don Barnabe . De Maorga do« Pedro Al- 

115 ffonsso . |ye el Conceio de MeLGaR. 

504 X 500 mm. En bas un pli de 64 mm. avec des trous; un peu de 
soie jaune et rouge reste dans les trous extérieurs. En haut ïaâc richement 
ornementé. Toute la première ligne du parchemin est écrit en majuscules 
blanches sur fond noir, le tout très richement ornementé Dans le texte 
un grand nombre des noms propres sont écrits en majuscules, et souvent 
les mots commencent par une grande lettre. Le document est d'une écriture 
fort travaillée et qni offre des détails curieux. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 6l 

XLIII. 

1254, 18 juin. 

S. P. 1167. Indice 1930, p. 444. 

Jn dei nomine ?Lmen . Conoçuda cosa sea atodos los oms 
qu^ agora son p/rsentes ye alos que han a seer adelantre . Como 
nos don Nicholas pela gradsL de dios abbat de sant Fagunt ye 
el Comiento des mismo lugar . fazem^j conca;//bio | conuosco 
do;f Pedro P^dr^ par essa misma gracia, abbat de sanctdi Maria 5 
de Moreruela ye conel Co«uento des mismo lugar. Nos abbat 
ye conue«to de sant Fagu^rt sobredichos . dam<?j auos abbat ye 
co;iue»to de Moreruela en || conca/i^bio ela nuestra, hrredat de 
Mo»t negro que dio anos el rey don Ordono . aqi^sto ye qi^nto 
nos auenu?^ acerca de uos . no^brada mieT^te como conpieça al 10 
pico del Casar carrera de vila Fafila ye ua el sierro a iuso al 
pielago de || Juan Coma ye passa a sant Lorie^fce de la pe^na . 
desi Como ua derecha mie«te ala pe»na de Veziela ye tomasse 
Y>or t^rmino de Qnrintos . ye par t^rmino de Breto . ye recude al 
deua^dicho pico del Casar . delà otra parte t^^rmiho de Muele-15 
das||ye de Moreruela. Todo quanto nos auenu?^ ye deuenu?.f 
a auer dentro estos t^rminos sobredichos uos àamos ye uos 
otorgam^j. Otrossi uos dam^.r qi/anto nos auenk?^ ye auer 
deuem^7j en Mueledas ye en todo so t^rmino . aquesto ye vassalos 
po|blados ye por poblar. Casas. Tierras ye vinas . salinas . 20 
prados . montes ye fue«tes . nos . entradas ye exidas . deuisas ye 
q/^anto ali auem^?^ ye auer deuenu?^ que al monestrno de sant 
Fagunt p/'ftenece, (\ue desde el dia de uuey adelantre sea||de 
nuestro iuro ye de nuestro poder tolido ye sea uuestra. heredat 
pordL fazer delà como uos ploguier. E Nos Aon Pedro P^'dr^z25 
pela gracia de dios abbat ye el Cowuewto de sancta. Maria de 
Moreruela Asxnos auos Don Nicholas p^^ressa misma graaa|| 
abbat de sant Fagu/it ye al Conue;/to des mismo lugar en con- 
cambio pola sobredicha heredat que nos dades / q^^anto que nos 
auem^7^ en Q//intaniela de cerca Caniço ye deuem^j a auer . ye 30 
qi/anto auem^^ en Caniço ye deuem^j a auer ye qt^anto auem<?j 



62 ERIK STAAFF 

en Prado ye deuem^^ a auer . ye qi/anto Siuemos en vila Alpando 
ye deuenu?^ a auer . fueras ende elas Casas que furo« de don 
Gomez ye de do;?na Oro Garcia. Todo lo al assi como sobre- 

35 dicho ye uos dam^^f assi comolo nos auem^^ ye deuem^?^ a auer| 
ye como agora esta. Co« vassalos poblados ye por poblar. 
Co« Casas . co« suelos . con bueys. Con pam. Con tierras ye 
vinas . con prados . con mo;?tes ye fuentes . co« entradas ye exi- 
das . co;; deuisas ye qi/anto al hy auem^^j ye auer deuem^j que 

40 al monest^Ho de|Moreruela p^^rtenece en estos lugares sobre- 
dichos . que desde el dia de vuey adelantre sea de rmestro iuro 
ye de nuestro poder tolido ye sea uuestrz, heredat porB, fazer 
delà Como i uos ploguier. Nos abbades ye Co^uentos deua»- 
dichos otorgam^j estos || concambios assi como dichos son en 

45 estas Cartas . que seam firmes ye estaules por siempre . ye por 
que Contra estos conca;»bios ne;7guna delas partes no;i pueda 
uenir porz destoruar . 6 Cowtrastar 6 desfazelo / ponenu?^ ye 
establecem^^ entre nos de||volontat ye de atorgamie^o de 
ambas las partes . que se el abbat ô el Co;2uento de sant Fa- 

50gu;ft.ô el abbat ô el Conue/rto de Moreruela quai q$ner destas 
duas partes Contra este fecho q/^isiesse uenir/ pèche ala otra 
parte mil movabedù yelos || concawbios esten firmes por siempre. 
Otrossi nos obligam^j ambas las partes que se p^faue^ftura 
algun orne ueniesse dema»dar . ô enfermar estas h^redades 

ssdestos Conca/^rbios/ cadauna delas partes sean tenidas de sanar 
ye saluar elas here||dades que dieron en Concawbio. E por que 
este fecho destos Cowcawbios sea firme ye estable por siempre / 
{^zcvaos entre nos duas Cartas partidas por a. b. c. ela una que 
tienga el abbat ye el conuewto de sant Fagiwrt/ yela otra que 

60 tie«ga el abbat || ye el Conue«to de Moreruela t fazemolas séélar 
de Tiuestvos sielos. Yo don Nicholas pela grac^^. de dios abbat de 
sant Faguwt ye el Conue«to des mismo lugar fazem^.y hy poner 
nuesivos sielos ye yo do;/ Pedro P^'dr^^ pela gr^aa de dios| 
abbat de Moreruela fago hy poner nuest ro sielo . ye nos Con- 

65 ue;/to des mismo lugar por que non auem^j sielo / otorganu?j 
el de Tiuest ro abbat ye rogam^j al Conceyo de vila Alpando 
que ponga enestas Cartas so sielo. Fecha la Carta . xiiij? \ui\en- 
aas I Julij Açno dontim Millesimo . CCPLPiiij? Regna;/do el rey don 
Alffonsso con sua muyer la ryna do;;na Violanda. En Castiela . 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 63 

en Toledo en Léon . en Galizia . en Xeuilia . en Cordoua . en 70 
Murcia . en Jaen ye en Algarue. Don || Diego Lopez del faro 
alfîerez del rey. Don Joh^n Garcia so maordomo. Don Diego 
Lopez de Salzedo merino maor en Castiela. Don Gonçaluo 
Morawt merino maor en Tierra de Léon. Don Alffonsso Telez 
de Campos teniewte Cea ye Grayar. ||Do« Rodngo Alffonsso 75 
teniewte Çamora . ye don Rodrigo Rodnguez tenie;ïte Benauewte. 
Don Johan de Castro Xeriz p/ior maor de sant Fagu«t. Don 
Gutierre de Vila nueua pnor maor de Moreruela. Don Pedro 
Yuanes maordomo de sant || Fagu;/t. D/>go P^dr^ de vilAl- 
pando Celarero maor de Moreruela. Don Rodrigo de MelgarSo 
celariço maor de sant Fagu«t. Do« Martin de Çamora sacri- 
stam de Moreruela. Do« Pedro Diaz de Palençuela sacri- 
stam maor de sant Fagunt. Pedro || Domi«guez de vila Frechos 
vestiario de Moreruela. Don Pedro Bartolame de sant Geruas 
Camarero maor de sant Fagu«t. Pedro Rodrigi^z de Castro 85 
Gonçaluo cantor de Moreruela. Don Domingo Martj;f de Piasca 
armario maor de sant Faguwt. || Pedro P^dr^ de Toro portero 
maor de Morerola. Do« Rodrigo Gil t don Pedro Martinez de 
sant Elsteua;^ de Gormaz camareros del abbat de sant Fagu;7t. 
Don Fernando de Bragara enfermero de Morerola. Don D/r-90 
go de Treuiwno | enfermero de sant FsLgunt . Marti« Gonçaluez 
soprior de Moreruela. Don Yago t don Marti» de vila Uïccnz 
priores delà claustra de sant Fagu»t. De Ma;/ganeses . don 
Aparicio . do« Bertolame Marti» P^dr^^. E^tos son elos oms 
que viron | ye oyron quando estos Co»cawbios furon fechos . De 9$ 
vila Alpa»do . Do« Pedro Emelgo alCalde . Gonzaluo Fema»dez. 
Pedro Rodrig«éTK . Vedro Fema»dez de Vilardega . don Alffonsso. 
Monio Ordonez. Martin Dominguez. Garcia botas. Martin potro . 
don Migi^l de Yua» | Ceuera. Vedro Moniz. Diego Uice«tez . 
de Mueledas . don Nicholas . don Marcos . don Diego Ste^han 100 
P«ir^ . do« Bertolame de Maorga . Don Marti» mo«ge de More- 
rola que escreuio las cartas. 

280 X 420 mm. En bas un pli de 4 mm. avec des trous pour les sceaux. 
Le fragment d'un sceau reste encore. En haut trois larges découpures sur Vabc. 
Ligne 12, le c de Lorience peut aussi être lu comme un /. Parmi les noms 
des témoins, quelques-uns sont incertains par suite des abréviations peu 
ordinaires employées par le notaire. L. 95, le signe d'abréviation manque 
sur \a de concambios. 



64 ERIK STAAFF 



XLIV. 



1254, 18 juin. 
S. P. 1168. Indice 193 1, p. 444. 

In dA nomme Amen. Conosçuda cosa sea atodos qi^antos 
esta Carta uire«. Como nos don Pedro Ferez por la gracia, de 
dios Abbat || de Moreruela t el Conujento desmismo logar . fTa- 
zemos concai;ibio con uosco don Nicholas por essa misma gracia, 

5 Abbat de sant [| Ffagunt e conel Conujento desmismo logar. Nos 
Abbat e Co«uje«to de Moreruela damos auos Abbat ecomiiento 
de sant || Ffagunt qi^anto qi^^nos auemos en Qmntaniella . en 
Ca«niço en Prado . ye en Villal pando . Euos Abbat e conujewto 
de s2Lnt Ffag»;?t I dades anos Abbat e conuje^rto de Moreruela 

loq^anto q«^nos auedes en Muelledes ye en Mo«t negro. Assi 
como lo uos oujestes {| e usastes fata el dia de oy . q«ruos non 
seades tenidos de nos mas sanar si nos mester fues . Si por 
aue/^tura nos mas podierejjmos ganar delas aguas i delos términos 
assi cowmo ua asa;it Lorenz eala pe«na de Veziella Como de- 

15 termina la Carta del rey || don Ordo;/no q«mos dio esta donatioif. 
uos que non seades tenidos de la meetat del rio adelante nos 
sanar. Mas si lo nos q/^isie||remos demandar . nos lo demande- 
mos . e costas emissiones qi^antas hi acaetiere« ser sobre nos 
esobre nuestro monasterio. Euos||Aiudar nos a bona fe sin 

20 mal enga;;no con cartherizas econ testimonios como los uos 
auedes . Epor que esta Carta sea firme | nos Abbat e co«uie«to 
de Moreruela ponemos hy nuestro seyello Erogamos al conceyo 
de villAl pando que ponga hy [| so seyello en testimonio . ffecha 
la Carta xiiii VaXendas Julii Era M*CC*Lxxxxfii* 

140 X 237 mm. En bas un pli de 28 mm. avec des trous pour les sceaux, 
dans lesquels reste un peu de fil jaune et rouge. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 65 



XLV. 

1256, II janvier. 

S. E 1541. Indice 2328, p. 536. 

Jn dei nomine . Amen. Conoçuda cosa sea a todos los 
ommes quantos esta . Carta uiren . Tambien alos présentes como 
alos que an por | uenir. Como yo . Don . Pedro camarero . Mayor 
de san Fagunt . Con mandamiento del abbat . Don Nicolas et 
con ato^â^miento del con | uento des mismo Logar . do Auos $ 
Domingo Ferez la nuestra eglixa de Juara que dizen sant Mames 
per Nombre .... todos uostros | Dias . que la Siruades bien t 
quela contengades bien . t que dedes al obispo . t alarcjano . t alarcj- 
preste . todos sos dere^^j . ye aotra par/^ | o la eglLra ouier de 
conplier sos derechos. Et yo Domingo Ferez recjbo esta Merced 10 
que me facedes et por este bien . et por esta merced | que yo 
recibo de uos . atorgo me por fiel Uasalo de la Camara de san 
Fagunt. Et de uos Don Pedro Camarero Ma^'^r des mismo /^jgar 
que estades présente . et de todos los otros que ueman de pues 
de uos. Et prometo adar cada Anno el tercjo D^/ diezmo del 15 
pan I delà deuandicha eglLra al camarero Mayor de san Fagunt en 
ençjenso . et prometo de facer Buenas Casas cabela egrija qi^ 
tenga en mios | dias . ye ami fin finquen en la Camara sobredicha . 
et deuo auenir ami fin conmj cuerpo al Monesterio de san Far 
gunt o alespital des {{ mismo logar . et dar la tercja del moble que 20 
ouier ala camara. Ë una uegada enel anno dar una procuracjon 

al camarero o al que | despues de uos uenier. Et p^r 

auentura for en ultramar o entrar en orden la egll;ra ye las 
Casas . ye todas las otras cosas que r^ceuier | del Monesterio 
finquen libres et quitas ala camara. Et por que este plecte sea 25 
mas iirme /acemo3 dos Cartas partidas par {{ A. B. C. et luna tien 
el camarero . et lotra. Domingo Ferez . ffecha la Carta onze dias 
andados de enero. Era de M. \ et ce. t Lxxxx t iiii anos. Qui 
présentes fuerunt uiderunt et audierunt . Fero Rodrigez Capelan 
del camarero de Graneras | Fedro Martinez clerigo fide Marti;i3o 

£ StocvQT. 5 



66 ERIK STAAFF 

Çoriego . Pedro Go^rzaluez fide Gonsaluo Diez . Domingo luanes 
de Jiuara . Jua^ riesco de Jiuara . Morino del camare|re . Domi/rgo 
ceygo . Jua^ Beltra^ . Jnan Rodrig^^ . Pedro co^rde de Berizianos . 
Merino del camarero. 

1 50 X 245 mm. En haut des découpures sur Vaâc. — Le parchemin est 
plein de taches qui cachent totalement certains mots tandis que d*autres 
sont à peine visibles. Nous avons reproduit en italiques ceux des ces mots 
que nous avons pu déchifirer ou qui se laissent deviner facilement. Exception 
faite pour les noms des témoins, le mot jfior et eglixa, L 9 et 16, dont le / est 
coupé par un trait horizontal, le notaire ne s'est pas servi d'abréviations. 
Dans camarero, 1. 22, il a oublié le r et même ligne» si parait être omis par 
erreur entre Et et par. 



XLVI. 

1256, 20 décembre. 

S. P. 1172. Indice 1935, p. 445. 

Jn dey nomi^e ame/i. Connocjda cosa sea atodos les oms 
qua^tos esta carta uiren . commo yo Pedro Garçja cauallero de 
Galligujellos. || do fuero alos mjos uasallos de Bouadiella delas 
uj»nas . alos poblados . yé atodos aqi/Hlos c\ue depues y uema» 

S poblar ssomjo seimorjo. | sabida cosa sea qi^les dotoda la llauor . 
<\ut somjo senorjo an fecha . t faran cabadela^tre. De casas . t 
de corrales . t de ûùertos cerca||cados. E qua^fdo se q«isiere» yr 
desomjo semiorio morar en otra parte . oso otro se/inorjo . uen- 
dan todala llauor (]ue ssomjo se;inorjo |{ ficiere^r . t \Ki\ue an fecha 

10 asi coi/f mo suyo . ellos t sos ffyos . t qi/ilo suyo heredar . asi 
commo diz esta carta . E qua^fdo loqi^isiere;i ue/^der faga^o 
saber al semior t selo el qi^isier coi/tprar de;mo ael anteqi^ aotre 
tajito por tajtto. E seloel non qmsier coi/tprar uenda^ino alla- 
brador. I qi^^* faga los fueros al se/mor Elos fueros co^ujen 

1$ asaber quales . iiij . sernas en ^nno . t Sels àmeros cada vassallo 
por enfor||çjon . ala sant Martj^f. E quando fiçjere/i las semas 
co^duchallos el se;;nor . depan . x ujno . t co^fduchos con ma;rt:ega 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 6^ 

ocon olio. Ese | les fiçier otra mejoria senon esto noies mbigue . 
£ de calomja coiu/ocjda qur fiçjer el uasalo contrai se^fnor. 
echarla terçja | en tjeffa . t sel fiçjer âmor delas dos partes senon ao 
qut yasde. Ese calomja fiçjer que pr^uada no;f pueda ser de 
fiador al me||rïno des mjsmo semiorio quA cumpla de derecho 
asicoii^mo ma^idar el fuero. Se dalguno y oujer de mjos ode 
estramios que esta | carta qirisier qi^bra^tar . sea maldito t des- 
comimgado . t con Judas traydor en enfiemo daiwpnado . t pèche 2$ 
en coto . c. morabedh . al | rey . t el da/rno doblado alos uasallos. 
Fecha la carta . xii . dias por andar de dezenbrjo. ERA 
M.*ccfLxxxxfiiii? jRegna^ïte el rey don Alfonsso comia reyna 
donm, Ujolanda . en Castjella . en LeOn . en Toledo . en SeujUa . 
en Cordoua . en Mur|çja . en Jahen. Major dômo del rey / don 30 
Juhan GarddL Merîno mayor del rey don Ffema« Go^rçaluez de- 
Rfoges. Tenje»te. | Cea . t Grayar don Alfonsso Tell^^r. Abbot 
en San Fagu/it . do;r Nicolas. Erederos enBouadiella. Monges 
de san Fagu/ft . z Ruj | Garçja . t Mari^zna Diez . t fijos de Juhan 
Fem2indes Rugel . t Fkrmn Fema^zdez de Mafudes . t sos ermâ- 3$ 
nos . t los frères | desan Juhan . t de Sepulcro. Testes desan 
Fagu«t Martj;i Domjwg^jsr . De santA/idres Fema» Garda. . t 
Martj;; dArroyo . DeBouadiepla Feman Paris . t so fijo Go«çalo . 
t so yemo don Garcia. . do;f Vedro fide Yua^ Pelaz . so cimnado 
Alfonso . Yua;f Esteuan^jsr . Fema;; neg^do . | Martj^f Boqi^^'ra . 40 
Fema;rdo el molaçjno so andado . t Fagu/it el molaçjno fid^ Pedro 
Mjgayellez el sayon. Domj«go dAroyo. T>on Go/^çalo | fide don 
Amjgote. DoYua«nes fide Pedro Go/^çaluez . Do« Pedro fide 
Hiego Martjnez . Gonçalo P^t^z scripsit . t hos signôs feçit . presj 
biter . (seing,) 45 

160 X 255 mm. Le seing consiste en une tête placée au milieu du par- 
chemin et continuée par un ornement vers la droite. — Plusieurs mots sont 
difficiles à déchiffrer. Ligne 7, la syllabe ca de cercados est répétée, ligne 11, 
dans loquisieren l et o nt sont pas clairs. Ligne 15, après 5>(de Seis\ le par- 
chemin est déchiré et après viissallo, il parait y avoir eu un grattage. Les signes 
d'abréviation sont souvent placés sur des lettres où ils ne paraissent guère 
avoir le droit de figurer. Voir lignes 17, 20, 22, 30, 31, 35, 44. Dans le mot 
Juhan 1. 31, 34 et 36, la haste du h est traversée par un trait horizontal. 



68 ERIK STAAFF 



XLVII. 



1257, février. 
S. P. 1173. Indice 1936, p. 446. 

Jn dej nomine Ego Andres comio ermano Juam . fTazcemos 
carta deuenditjo . auos PedroGarcia dequanto | nos auemos ye 
auer deuemos enescdo consus casas x con exidas t conentradas . 
quffuren denro auolo | Rodrigo Rodriguez . x quanto auie hi 

5 mio padre domBartolome ye nra madré dona Marina . Vend^ 
molo auos PedroGarcia porpretjo nombrado . II morahei& x vaedio, 
ffronteras deste solo depnm/ra parte La cal qi^ma | pora sanctz. 
Maria. De iif parte solo (\uefvi defiyos deRoiPedrez. De 
iiif parte eluorto (\ue fu dejuam Garcia. De iiiif ||yo compra- 

lodor. Deste dia denne adelantre sea este solo deuandicho de 
nro iuro lib^rato yen ûfo podmo comlfirmado ayades dedes 
enpenedes uendades x fagades del loqi^iuosqtrisierdes uos 
X progenia ûïa post uos . Si | qins autem istam cartulam de 
nostns Me\ destranejs uoluerit frang^re sit maledictus x excomu- 

i$nicatJ^t cum ludas trajdictore ininfemo dabnati/j t petet incoto 
V morahedis y estas casas conso solo doblado entai logar omeyor 
con I su lauor . ffecha lacarta emes defebrero . ERa mf ccf nona* 
gesima . vf Régnante re donFemando | cumrina donaUiolanda 
inToleto in Castella in Leom inGallizia inCordoua inMurcia 

20 jnlaen inSiuila . Merino | mayor enCastella FfemanGonzaluez . 
Kpiscopo inLeom MartinFmia^fdez. Abat ensanFagun do»- 
Nicolas . Alfonso Telez | tenente Cea x Grayar . Diuiseros enGali- 
guielos. RoyGarcia. PedroGarcia . RoyGarcia deUilaBouielos. 
|ffiyos dejuam Garcia ffiyos deGuti^rRodriguez. QtA pr^'sentes 

25 (uerun^x andier»»/. | DomjngoTomez conf, Saluador conf. Ffagum 
pozuelos conf. | Domingo lua^ dePozuelos conf. Martin porqu/riom 
conf. Esidro leones . Alfonso conf, | Yuan careras conf, Gonzalo 
ferero conf, Migael iîde domBartolome caluo conf. J Domingo 
Pedrez fide donaBuena conf Ju2in fi Diego Micola conf. Fedro 

30 Garcia fi Garcia moreio» ^^»f. |Feman toreion conf. Marti» 
lirom conf. Domjngo fi donBartolome caluo conf. 



Él^UDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 69 

iio X 172 mm. Des trous en bas du parchemin. L 10, denne ressemble 
plutôt à deuue^ L 12 le premier qtii doit être une erreur pour que^ le second 
manque d'abréviation. 



XLVIII. 

1257, mars. 

S. P. 1174. Indice 1937, p. 446. 

In dei nomiixe anu7/. Conoscida cosa sea a todos los oîns 
ç^uanXû^ esta carta uire». Como nos don Nicholas por la gracia, 
de dios abbat de sant Fagimt con el Conuiexto desmismo logar/ 
demandemos | a don Ba/tolome fide Pela Ffema^fdez de Maiorga . 
t a don Bueno Judio de Mayorga . las vinas que furon de T^iego 5 
Fagund^ x de sue muyer . Marie Andres . t las que compraro/i 
de Gunzalo Bmnguel t de |{ so muyer dona Eluira . t de Marti» 
Andres t de so muyer dona Vrraca . nuestros vassallos solariegos 
de sant Felizes . las qi^^ les vinas teniez do;i Bartolome x don 
Bueno Judio sobredichos por deuda | qj^les deuie Diego Fagun- 10 
d^7 X sue muyer . de que eran fiadores Marti» Andres t so muyer 
dona Vrraca . x esta deuda auie sacada Diego Fagu»d^z de 
Simo» t de don Bueno Judios de Mayorga . t mono Simo» {| el 
Judio . t aqji^llos sues h^rederos que auie» de h^redar sue buena . 
do» Bueno tso muyer Rica.ye do» Beneyto Judio tso muyer 15 
Adebora . x estos h^federos sobredichos uendiero» a do» Bâ:rto- 
lome esta deu||da . qi^ auie» sobre Diego Fagund^ t sobre so 
muyer Marie Andres que eran deudores . t Marti» Andres t so 
muyer dona Vrraca ffiadores. Et don B^rtolome auino se co» 
Diego Fagund^^ t co» so muyer | Marie Andres t co» Martin An- 20 
dres X con so muyer dona Vrraca . x fiziero» tal pleite . q»^ diessen 
a don Bartolome qi^imtas vinas auie» Diego Fagu»d^z x so muyer . 
ye las que compraro» de Gunzalo Be|nnguel t de so muyer . t 
quantas auie» Martin Andres t so muyer dona Vrraca . t estos 
son los logares ô son estas vinas . quantzs auie» enel pago de 2$ 
villa Alffeta.ye enel pago de | sant P^^ro ye enel pago de los 



yo ERIK STAAFF 

foales . ye enel pàgo delos maiolinos . ye ellos entregaron estas 
vinas sobredichas a don Bartolome t a sue muyer Sol Yuanes . t 
don B/7rtolome t so mu|yer Sol Yuanes fiziero/f pagamie;ito a estos 

30 Judios sobredichos . de qi/^nta deuda les deuie;? 'Diego Fagund/^ 
t so muyer Marie Andres . de (\ue eran ffiadores Martin Andres 
t so muyer dona Vr||raca. Et nos abbat t conuie//to de sant Fa- 
gunt entendiendo (\ue esta luredat de ivuestros vassallos solariegos 
de sant Felizes x ïïuestrz, t^rminiega que non deuie pasar a otro 

35se»norio/ dema«demos la|a don B/ïrtolome dela^ïte don Yedro 
Martinez alcalde de Maiorga x don Bartolome respondio qi^la auie 
comprada destos nuestros vassallos sobredichos / por la deuda que 
pagara a estos Judios sobre | dichos. Et yo don Bartolome de- 
ma^fde plazo al alcalde pora auer conseyo sobresta dema;^da que 

40 me fazien . yel alcalde dio me plazo que ouiesse conseyo . x yo don 
Bartolome x mi | muyer Sol Yuanes auido conseyo con nuestros 
parientes t con vvuestros amigos . t entendiendo que non podriemos 
auer estas vinas por que son enel se;fnorio ye enel tmnino del 
Abbat I X del conuie;/to de sant Fagunt / metimos nos a mercet 

45 1 a mesura del abbat x del conuie;7to x qi/itamos nos destas vinas 
sobredichas t damos las al Monestmo de sant Fagunt. Et | yo 
Aon Bartolome x mi muyer Sol Yuanes obligamos nos ipor nos 
t por todas ni^i^^as buenas de sanar estas vinas al monest^o 
de tod orne quelas dema^fdasse/ por razon desta deuda | destos 

50 Judios sobredichos. Et nos don Nicholas por la pad^L de dios 
abbat de sant Fagunt . t nos Conuie/ito desmismo logar . co^i no- 
ciendo los seruicios que uos don Bâ^rtolome fîziestes | x fazedes 
a nos ye al nuestro monestrrio / damos uos estas vinas sobredi- 
chas auos X a uuesfr^ muyer Sol Yuanes por todos ui/^é'j/ros dias . 

5$ que uos quelas labredes de todos sues lauores . 1 1| qi/^ non sea- 
des poderosos delas uender . nïn empenar . ni;^ malmeter . nin 
enagenar en otro se;?norio ni;/guno . t despues de xxuestro iîna- 
mie;/to que fînq//m estas vinas libres x qi^itas | al monest^o de 
sant Fagu;ft sin contrasta ninguna. Et demas desto damos uos 

60 Lxf morabedis en aidorio pora la compra que fiziestes de los 
Judios . destas vinas sobredichas . Et | yo don Bâ^rtolome t mi 
muyer Sol Yuanes recebimos t gradecemos esta mercet que nos 
fazedes . t premietemos delo complir bie;^ x leal mientre assi como 
en esta carta escripto | es . t ma;^ démos fazer dues cartas parti- 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS Jl 

das por a. b. c. la una que tenga el abbat yel Conuie/rto. yela65 
otra don Bartolome x so muyer Sol Yuanes . Et por que estas 
cartas|sean mas firmes/ nos abbat t Conuie^rto sobredichos ffizie- 
mos poner en ellas* ivuestros seyellos. Et yo don Bartolomet 
mi muyer Sol Yuanes . por que non auemos seyellos | pn^prios. 
Roguemos al Conceyo de Mayorga . x a don Ruy Verez alcalde 70 
desmismo logar . que pusiessen en estas cartas sues seyellos. Et 
nos Conceyo de Mayorga t do« Ruy | Ver^z alcalde desmismo 
logar. por ruego de don Bartolomet de sue muyer Sol Yuanes/ 
fiziemos poner nuestros seyellos en estascartas . ffechas las cartas 
enel mes de Marco. jERa.m?ccfLxxxx.*v.* Regna^do el re don 7s 
Alffonsso con la rina dona Violanda . en Castiella . en Toledo . 
en Léon . en Gallizia . en Seuilla . en Cordoua . en Murcia . en | 
Jah/n . Yo don Alffonsso notario publico del conceyo las escriuio 
por mandamie^rto del Abbat don Nicholas x del Conuiento . t fiz 
este signo en ellas (seing) 80 

23$ X 325 mm. En haut Vabc, en bas un pli avec 4 paires de trous 
carrés pour les sceaux. — Ligne 26, le / du mot Alffeta peut être un c 
et ligne 78, les mots del conceyo sont écrits deux fois, la seconde avec un C 
majuscule. 



XLIX. 

1257, avril. 

S. P. 1175. Indice 1938, p. 446. 

JN Aei nomi^e. Conoscida cosa sea a qtrantos esta carta 
uireu . comvtio yo don Domi;7go hostalero de Sant Fagund co;f 
voluntad t con otorgamie;^o del abhat don | Nicholas . x del 
Conuiento desmismo logar . Damos auos Martini Meriel las 
nuesiras casas de Goigo que son del hostal en todos voiestros 5 
dias . con todas || las heredades que hy auemos . Tierras . vinnas . 
Suelos . q^onto hy auemos z deuemos a auer . sacada ende la 
heredat que fu de Aluar Gutierrez que non | uos damos . todo lo 
al uos damos por tal pleito . que fagades buenas très casas pa- 



72 ERIK STAAFF 

logizas daqui al dia de Sant Migatel . la menor sea de vii) . iuga- 
das. I daqui en delantre quanto meyor podieixles . t (\ue conten- 
gades las casas . i se caireir o qi^emare» . qfte las fagades de lo 
vat^stro . t las vinnas qfu las labredes | bien de todos sos lauores . 
Et todas estas heredades sobredichas uos damos qfte uos non 

1$ seades poderoso delas uender . nin empenar . nin malmeter . nin 
|de enagenar en otro sennorio ninguno Et si uos entrantes en 
orden . o ffuerdes en vltramar . qi^ la heredat fraque libre t qanta 
al monestmo . t por esta | heredat sobredicha qfie nos dedes cada 
anno en renda en saluo . xxx . vi . Cargas de Pan . la metad de 

20tngo.tla metad de ordio.por la medida de sant Faj^nt.t 
este Pan que sea dado fasta la fiesta de Sanci^, Maria de Se- 
tembrio t por el vino c\ue nos dedes cada anno . xx . vaoxabedis 
por la iîesta de sant Martin . Et || si por auentura tempestad 
uiniere en la tierra de piedra . o de nieula qi^ tuelga pan o uino 

2$ la méetad o mas/ de un orne el hostalero en aqi^l anno||qjyr 
cuelga el pan . t el vino conuusco fiel mientre . t dat | nos tmestra, 
meetad del Pan t del vino . t uos prvcurat el nmestro orne mientre 
conuusco estudiere/ a|coger el pan. tel vino. t uos que nos 
dedes cada anno por el Sant Martin . viii . sueidàs . en enfforcion. 

30 Et quando el abbat fuere a uuestrsL casa qi^l recibades confjjmo 
a sennor una uegada en el anno . t al hostalero qnantas uegadas 
hy ffuer . t otrossi a todos los monges de sant Fagund . Et uos 
que seades uassallo 1 1 iiligres iîel t uerdad^^x) del hostalero . t 
despues de ui^j/ros dias/ todo esto sobredicho ûnque libre t 

3$quito al monest^rio de sant Fagunt/ dada la renda. Et | si non 
dierdes esta renda sobredicha a los plazos sobredichos . que pe- 
chedes . x . taorabedis . t dar que dar la renda . t si non dierdes 
esto que sobredicho es en esta | carta . t uos non lo compliessedes 
nos amonestando uos/ dos uegadas o tres.qi^ uos podamos 

4otomar las nuestrzs casas t todas estas nuestrzs heredades sobre- 
dichas I sin ninguna contrasta t que las p^rdades uos. Et si nos 
o orne de nuestrs, parte tomas auos las casas ô las heredades 
que sobredichas son sin culpa . que uos pèche | el hostalero . xx . 
morabedis . t tener el pleite sobredicho. Et yo Martin Meriel 

4$ otorgo ^tranto dicho es en esta carta . t promsto de complir lo 
leal mientre . ffe|cha la carta enel mes de Abril. Era nL^cc^Lxxxxfvf 
Regnando el Rey don Alffonsso con la Reyna dona Violanda. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 73 

en Castieila . en Toledo . en || Léon . en Gallizia . en Seuilia . en 
Cordoua . en Murcia . en Jah^n . Pesquisas . Don Marti/i Gutierrez . 
t don Gunzalo Alfibnsso camareros del | abbat. Don Vedro Mar- 50 
tinez de Mamiecos. Don Ffemaift Yuanes bodeguero mayor. 
De Goygo . Don Martin dhhat arcipr^^te de Goygo . Do/i Fagunt . 
\ Don Yedro fiét T^otningo abbat Gunzalo Andres so h^rmano . 
Yuan caluo . Martin lazareno . Vtdro Yuanes fferrero . D^^o Eruas 
so lurmano . Martin Paris . | Martin Migayelez . P^^ro ffijo del$s 
aldeano . MartiUanes . Don Vtdro ffide don Ffagunt . Ruy guruion . 
Domingo ffide P^^ro Laganafes. 

190 X 25 1 mm. En haut Y abc. 



L. 

1258, février. 

S. P. 1177. Indice 1940, p. 447. 

In deï twmme . Connocida cosa sea alos qur aqui son t seran 
adelantre . que yo Ruy P^t^z celmço mayor de sant Fagund . con 
plazer t con otorgamiento del abbat don Nicholas t del Conuiento 
desmismo logar . | Camiamos conuusco don Ruy Garcia de Galli- 
guiellos . por los solares t por el eredamiento que uos nos diestes s 
en Boadeleya . conuien a saber . vn suelo que iaz cerca suelo de 
Marina Diez . de ij^ || part . iîjos de Femand Martin^^ . de iijf part . 
ferrenal de Marina Diez . de iiijf part . la cal. Del otro suelo . 
de prima part . Garci Femandez . de ijf part . el cel^riço . de 
iijf part las eras . | de iiij^ part . la cal. vna tierrR ennas ferrenes 10 
del palomar . de i.* part . tirra del celmço . de ii? part . t^rra de 
Garci Femandez . Otra t^rra trasle palacio que parte con dona 
Marina . De i.^ part . | las eras . de iif part . t^Vrra del cel^riço . 
Otra t^rra ala fuente de Siela noua . de if p^ rt . tierra. de donna 
Marina . de iif part . tzerm del celmço . Otra tiVrra hy luego ala 1$ 
fuente de siella nueua . de | if part . tierra de Garci Femandez . 
de ijf part . t^m*a del celmço . Otra tirrra al coto . de if part . 



74 ERIK STAAFF 

fijos de Garci Ferna^dez . de iif part, fijos de Ruy Garcia . Otra 
UVrra alos ceresales de if part . carrera | que ua pora sant Ni- 

2ocholas . de . iif part . t/Vrra del sepulcro . Otra ti^rra al prado de 
valde Mo/^tan . de i? part . tiVrra de Fema^ïd Paris . de il* part . 
tierm de Marti;; Boqi^^ra . Otra t^rra carrera de Lagartos . de | 
if part carrera que ua pora Lagartos . de . iif part . fijos de Fer- 
na^fd Martin/^. Otra t^rra alos cortaçales . de if part.]ohan 

25 Daminguez alfaiate . de . iif p^rt . t^rra de do^i Bârrtolome de sant 
Andres. Otra | tierra, al molino pagiço . de . if part . tirrra de 
Marina Diez . de . iif p^rt . t/Vrra de Garci Femandez. Et damos 
nos auos don Ruy Garcia en Galliguiellos . dos sollares . t en . xx . 
logares terras de lo que coi;; || prmnos de fijos de Ruy P^rez. 

30 Estos solares p^moi;; brados en barrio de yuso . cerca suelo que 
fu de Taresa Martin/^ . de . ijf part , Pedro Garcia . de iijf part . 
vuerto de Pedro Garcia . de . iiijf part . || la caleya que ua pora los 
palacios que fuero;; de domina Eluira . Estas terras deua^fdichas 
en logares p^^moi/fbrados . emias qi/intanas en . iiij . logares . e»nos 

35 barriales de Pe;/nalua . i . barrial que enfrue»ta eitna || carrera 
mayor que sal la cuesta arriba . Entre los molinos de la torrre . 
yel Ryo que ua pora Pe/malua . en . v . logares ala carrera que 
ua pora Amiellas en . ii . logares . sola carrera que toma en am- 
bas I las carreras . yel otra en cima . Enas frieras de barrio de 

40 yuso que yaze« entre la carrera mayor t carrera de Ssjit Clinvifte . \ 
iiij . t£rrras . t una tierra a los foyales que iaz cerca tierra de 
Sancha Uelas||qi^é^ . de iif part . t^^ra de Pedro Garcia . de . iij . 
part tierra de Yua;; casado . de . iiijf part . tierra de Pedriuanes 
yemo . Antel molino delà xosa . i . t^rrra que enfrue^ita emia re- 

4$ guera que sal del calze de los | molinos de la xosa . de . ij . part 
yo Ruy G^raa . de . iijf part . tierra delas duenas de sant Pedro 
d . iiijf part . yo Ruy Garcia . vna t^rra e;mas Qinntaniellas que 
enfrue/rta en el calze del molino de la xosa. || de . ijf p^rt . t^rra de 
Yua;; casado . de . iijf part . ti'rra delas duenas de sant Pedro . de 

50 iiij . part . tierra del alb^^rgaria de las due;7nas de sant Pedro . vna 
tierra, tras le molino de la xosa que enfrueizta emia | reguera que 
sal del calze delos molinos delà xosa de . iif p^rt . do;; Saluador . 
de . iiif part . yo Ruy Garcia , de . iiijf part . ffija de Marie buena . 
Deste dia oy adelantre sea este heredamie^ito co;; es || tos suelos 

SSdeuaifdichos de nuestro yuro librado . ye emie nuestro poderio 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 7$ 

confirmado . aiades . uendades . dedes . empe;?nedes . t fagades 
dello lo qu€ uos qi^isierdes . tanbie/i en uida coii^mo en muerte . 
uos t uuestr^, gejn^racion post uos . Se alguno de parte del mone- 
sterio . o de uos Ruy Garcia . esta carta qi^îsiesse qi^bra^tar . 
o este h^^edamie^to deua^fdicho delà una parte ala otra qmsiesseéo 
demandar . sea maldito 1 1 descomu/^gado . t con Judas traydor en 
enfiemo dampnado . x pèche en coto . Cien . morabedis . x este lure- 
damie/^to deua;;dicho doblado en tal logar o en meyor co;; tam- 
hnen semeyable lauor . auos o aquie;; Muestr^ || uoz touier . o al 
abbat . t al Conuie;?to . o aquie;; so uoz touier . Et por que esto sea 6$ 
firme t estable . fazemos dos cartas partidas por a. b. c. La una 
€\iu te^ga yo abbat t conuie//to sobredi|chos . x uos do;f Ruy 
GarcisL la otra . ffecha la carta en el mes de febr^^ro . Era 
mfccf Lxxxxfvjf Regna;fdo el Rey don Alffonsso co« la Reyna 
do;?na Violanda . en Castiella . en Toledo . en | Léon . en Galliçia . 70 
en Seuillia . en Cordoua . en MuraVr . en Jahm . Maordomo del 
Rey don ]ohan Garcia . Senescal do« Pedro Guzma;^ . Don 
Alffonsso Telez teniewte Cea . x Grayar . abbad en || saM Faguwt . 
don Nicholas . Merino do» Sancho Garcia . Saiones don Pedro t 
T>iego ramos . Diuiseros en Galliguiellos . El abbat de sant Fa- 75 
gunt . Ruy Garcia. . t Pedro Garcia . t ffiyos de || Joh^n Garcia . x ffiyos 
de Gutier Rodrigi^z . Pesqi^isas rogadas de ambas las partes . 
Et por que esto sea firme t estable . x por que yo Ruy Garcia 
no» e Seyello autextico . Rogue | al Cowceyo de sant Ffagunt . 
que metissen so seyello en esta carta. 80 

230 X 315 mm. En haut Vabc découpé, en bas un pli avec deux trous 
pour les sceaux. — Ligne 10, devant las eraSy le notaire a écrit las pi 
mots qu'il a supprimés après à l'aide de points souscrits. 



LI. 

1259, 3 mars. 
S. P. 1180. Indice 1943, p. 447. 

Conocida cosa sea a qi/antos esta carta viere^i . como yo 
Gunzalo Femandez de Villalpando marido t p^rssonero de | Orraca 



76 ERIK STAAFF 

Alffonsso muyer qi^ fue de Johan Garcia d^ Gall/guiell^ fago 
partido/i X auene/rcia por parte de Orraca Alfonsso | la sobredicha . 
5 co;f uusco Pedn) Garcia de Gall/guiell^ h/rmaxo t almosoero de 
Johan Garcia . t tenedor de sos fîjos . t gar||dador de sus bienes . 
Esta es la particio» t la auene;icia que fazemos. Yo Gunzalo 
Femand/^ recibo por parte de | Orraca AlfTonso mi muyer que 
hereda por so fî/o Lorenço/ el t^^^cio de qi^anto auie Jolum 

lo Garcia en Gall/jguielk?s t en | Castelkmos . de Suelos poblados t 
por poblar . de t^rrras t de vi/inas . de Molinos t de Prados t de 
compras 1 1 de Entradas t de sallidas. Et yo Gunsalo Femand/z 
so recabdo p^r mi x por todas mis buenas de fazer otorgar esto 
I todo a Orraca Alfonso la sobredicha . t de qtdtar se pagada de 

1 5 Pedro Garcia t de sos sobrinos fijos de ]ohan Garcia | Gunzal- 
luamies t Sancha Garcia por parte de compras x de Gana^^cias de 
moble X de Rayz qi/antas con Joluin Garcia so | marido fizo t delà 
dema;fda qi^^l demandaua delà heredat de Boadellrya x de Quin- 
tana que uendiera pora debdas t pora | mandas de loh^n Garcia . 

2otde todas las otras cosas que dezie que tenie Pedro Garcia*. 
Et de qi/antas demandas contra elpos auiemos . somos pagados 
X nos qi^itamos dellos co« Siquestai partiya. Et yo Pedro Garcia 
me qi/ito de Orraca Alffon||so de qi^antas demandas auie contra 
ella por partes de mios sobrinos fijos de Jolum Garcia . t salgo 

2$ por pagador de mamlas 1 1 de debdas de qi^antas deuie Joh^m 
Garcia. Et por esta partiya assi como sobredicho es/ nos par- 
timos pagados vnos | de otros los sobredichos. Et qualqirier 
delas partes que contra esto venier . x estas partijas t estas aue- 
nexcias quisier|remudar/ pèche ala otra parte . Cient moraâedis 

30 1 las partiyas séér que séér firmes pora siempre. Et por que 
esto sea firme |tno;{ venga en dubda/ roguemos a do;; Milla^f 
escriuano del Conceyo de SBnt Ffagunt que fezies ende dos 
cartas partidas | por a. b. c. t posies enellas so signo . La vna que 
tengamos yo Gunsalo Ffernandez t Orraca Alffonso los sobre- 

3$dichos.tla otra||qi/^ te;;gades uos Pedro Garcia el sobredicho. 
ffechas las cartas en sant Ffagu;^ . Lunes très dias de Marco 
ERa mfcc'l Lxxxx^vijf Pesquisas rogadas de amas las partes. 
Don Nicolas abb^ de ssjit Ffaguwt. Yua;/ dAluires t don Mar- 
ûn so II h^rmano cl^rigos. Don Pedro P^rez balestero del Rey . 

4oDo;f Johan Esteuan^^z so sobrino . Don Père Daente . Dieg^o caro . 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS ^^ 

Père Guilkrme 1 1 do/i Joluin so h^rmano fijos de do/ia Gayarda . 
Gunzalo Gil de Furones . Do« Ffemando sellero . Ffema»t Yuan^ 
escnuano del | abbât do/i Nicolas . Do;^ Martini colodrero . Roy 
Garcia . \^on Migael carpentero nieto de Yuan delà canal . T^on 

Pedro Marti j nez de Maorga. 45 

Et yo doie Milla;f esc/iuano sobredich^ p^r Ruego de amas 
las partes escreui esta carta t pus enella este mio signo. (seing) 

210 X i8o mm. En haut Xabc découpé, en bas des trous. Le mot dent, 
1. 29, est pourvu à tort d'un signe d'abréviation (trait horizontal au-dessus 
de nf). 



LU. 

1259, 22 octobre. 

S. P. 1182. Indice 1945, p. 448. 

Saban todos qi/antos esta carta uieren Comiao yo Gonzaluo 
Garcia de Estrada t yo Diego | Ordomiez de Castreyon ma;fses- 
sores de Don Rodrigo . otorgamos que uendimos i uos Don | 
Nicholas por la gr^:^ de dios Abbat de sant Fagunt . t al 
Conuento des mismo logar qt^nto|qi^ auia don Rodrigo en 
Melgar d/îuso t damos a Fedro Roiz de Forganes por p^rso- 
nero qiKr|meta en ello a uos o a ûfos monges o a qmen 
qtder que ûra carta lieue. Et yo Pedro Roiz | de Foryanes 
recibo esta p/rsoneria z otorgo de complir por my qi^anto sobre- 
dicho es en esta | carta. Et por que esto sea firme yo Gonzaluo 
Garcia t yo Diego Ordonez sobredichos pu||siemos en esta carta 
nros seellos pendientes . Dada en Paredes xxij . dias andados 
del mes I de ochubre.ERa mfccfxcfvijf 



5 



10 



105 X 190 mm. En bas un pli de 9 mm. Des bouts de ficelle restent 
dans les trous. 



78 ERIK STAAFF 



LUI. 



1^59» 17 décembre. 
S. E. 1544. Indice 2331, p. $37. 

Saban todos los ornes qi^antos esta Carta viren . commo 
nos don Jolum Pnor mayor de|sant Ffagunt . seyendo nro 
sexnor el abbat don Nicholas e^i na Corte de Roma . 1 1 nos te- 
nieifdo las sues uezes en todas las cosas espiritales . con otor- 
5 gamieirto delos companeros | qu^ nos lexo pora conseyo x pora 
aydoijo en todas cosas . a pr<fsentacio;f de don Domingo ceUrîço 
I mayor . damos la nfa egl£ria de villa Pecenj;^ a don Martin 
abbat de Ceruatos por | Cura . ffecha la Carta . Miercoles . xvii . 
dias andados de Dezembrio . en ERA . de mill. 1 1 Dozientos . t 

xoNonae/ita . t Siete . Annos . Pesqi^isas rogadas . Don Diego Verez 
en I krmero . Don Diego sacnstano mayor . Don Ffema^id Yuanes 
camarero mayor . Don Sancho bode||guero mayor . Don Andres 
pnor delà obra . Don Gunsaluo Alfibnsso almario mayor . Don 
johan I sobrino del abbat don Garcia . Don Ffemando bodeguero 

ijmenor.Don Diego KoAtiguez Caualpero fide Aon Ruy Diez de 
Scobar . Don Barnabe . Don Matheo fide Marie Granada. | Pedro 
Martine escudero . Don Migayel yemo de Farricoqi^^ . Don Ni- 
cholas de Calçada . || Vedro Melendez . Don Nicholas orne del 
celmço . De villa Pecenj/i . Don Rodrigo Al|uarez cauallero . don 

aoGutier GunzaWz Cauallero . Don Gunsaluo so fljo.Don Tome 
clmgo capelpan del celmço don Marti;/ Rod/igi^^ xxktnvko . 
Pedro KoArïguez . Don Ffemando so fljo. Et por que esto | sea 
firme t estable . yo don Joh^n p/ior sobredicho . meti mj Seyello 
pexdie/rte en esta carta. 

200 X 190 mm. Le ruban vert du sceau reste en bas du parchemin. 
L. 17, Vo de Farricoque peut être un c, L. 19, devant De villa Pecenjn, le 
notaire a écrit un C majuscule. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 79 



LIV. 

1260, arvil 

S. P. 1183. Indice 1946, p. 448. 

JN dej nomine, Cognozuda cosa sea atodos los oms 
qu^ta, carta uirem . Qe yo Pedro Garcia z miermana do||na Ma- 
rina ambos ermanos denuesfrs. buena uolumtat . ifazemos cambio 
delquino^f decasas z de torre t de corral | del solar que fu demia 
madré donEluira quanto micabo departiya demia madré ami s 
Marina Diaz . Dolo demie buena | uolumtat z porqi^ entiendo que 
ye mie pro . auos miermano Pedro Garcia . con exidas t con en- 
tradas . Porqj^ porel ferenal | que cabo aJuamGarcia logar notado 
Las casas dedona Marina deluna parte t delotra parte lacal delotra 
parte élqumon | deMznFernandez . Delotra parte tem. deRoyGar- 10 
cia . t terra dedona Marina. Delotra parte linderos una tem delas 
duen|nas desamPedro. E yo PedroGarcia demie buena uolumtat 
Do auos mier mana dona Marina este ferenal sobredi||cho poresto 
qtieme uos dades. E yo PedroGarcia so deudor t so tenudo o 
quilo mio eredar defazer este ferenal sobredicho || sano a donai$ 
Marina . oqmlo suyo eredar . t defazelo atorgar a fîyos de Juam 
Garcia t dales ya porq^/^ destos xv annos . | que aueran edat. E 
desde qi^lo yofizier atorgar afiyos de luamGarcia oqt^ilo suyo 
eredar ficar estos suelos libres t qi^itos | ami PedroGarcia oqiâlo 
mio eredar . Yesse adonaMarina contrastai uinies deste ferenal 20 
sobredicho oquilo suyo ere||das . Yo PedroGarcia oquilo mio ere- 
dar . Do auos donaMarina miermana oquilo uuestvo eredar el suelo 
enque mora| Esidro leones . yel suelo enqi^ mora Esidro eldeliemo 
conaferem assi como esta tras casa. Estos solares sobredichos 
I conso ferem enesto uos meto que seades tenedor ques fruchedes 25 
yeleuedes sintodo peccado fata xv annos . senantes {| uolo contrasta- 
rem odepues destos xv annos que aueram edat aqi^los mozos 
oquilo suyo eredar. E yo Pedro Garcia || fago auos miermana dona 
Marina una casa pachiza ye terrada . entoma tan luenga como 
labodega deme uos dedes | ye v morahedis . onso bien pagada . )o 



80 ERIK STAAFF 

Yo dona Marina t yo PedroGarcia atorgramos este cambio sobre- 
dicho . asi como | sobredicho ye . Porestos cambios que seam mas 
firmes fazemos carta partida porabece ye luno tenga la una yela 
elotra || ifecha la carta enemes de abril . ERA mf ccf Nonagesima 

35viiif Régnante re don Alfons cumrina dona Uiopanda enToledo 
enCastiela enLeom enGalizia enCordoua enMurda enlaem enSi- 
uila . Adelantradro mayor enCastiela | Dom Pedro Guz mam E//- 
scopo en Leom MsLrtinFernan'dez . Abat ensamFagum doNicolas . 
Alfonso Telez tenente Cea t Grayar. | Diuiseros en G^r//rigi»rllos . 

40 Roy Garcia. Pedro Garcia. fHyos de lua» Garcia. Marina Diaz 
ffiyos de Gutùr Rodriguez. Qm pr^^entes || fuenmt i audienu»/ . 
I Yo Pedro Garcia t yo dona Marina quests, carta mandemos fazer 
uno aotro larobramos ye la atorg^mos x ponemos hi nuestto signo 
( seing) \MsLXtmus notuit. 

• 

256 X 256 mm. A droite un peu plus haut que le milieu du parchemin, 
se trouve une découpure arrondie qui commence à la 4m« ligne et s'étend 
sur 13 lignes, lesquelles sont, par conséquent, plus courtes que les autres. 
En haut V^ibc découpé, en bas des trous. — La charte est à plusieurs endroits 
difficile à déchifirer. L. 50, bien est écrit deux fois. Après audierunt, L 41, 
il y a un grand espace ride. La ligne suivante se trouve en bas du parchemin. 



LV. 

1260, 4 septembre. 

S. E. 1549. Indice 2339, p. 538. 

Comioçuda cosa sea a todos par aqur^te escripto . que ante 
mi Alfonso Joha» notario publico t Jurado del Conceyo de | Zecn . 
X ante estos onmes bonos de yuso escriptos don Marti» monge 
del Monest/rio de sant Ffagu^it . prior | ^el prioradgo de sant 
5 Ffelizes cerca Maorga / pr/sento t amostro una letra de don Al- 
fonso Dean de Palen|cia seellada de so seyello pendente / a Arias 
P^rez Canoligo de Léon/ enna qi^al letra el Dean sobredicho 
amojjnestaua . t mandaua a Arias Yertz pela auctoridat del papa . 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS »î 



i^e eJino pleito qai^ yera entre Aifonso PWaz clmgo del | Choro 
de Léon delà una porte . t el Abbat t el r^wuento del Mofiestmo lo 
de sant Ffagunt del otra . sobrela | d^uandicha eg/isia de saïkt 
Ffelizes/ Qfu no» fezies neraigaya en esse pleito/ ata t!fie el 
nolo déterminas assi como | el papa ye auia maivdado p^r susK 
letra. Ela q«al letra fu leyda de vienio a yeruo ante Arias 
Pé'rez . t por 1 qi/e yo Aifonso Joha;i notario sobredicho . a estois 
todo de 8USO dicho fuy présente t xamado/ por niego del p^r| 
nomnado Prior àon Marti» . escriuj ende este publico estrum^Tfto / 
« fîz en elle mia sennal . Esto fu en | Léon / emias casas de Arias 
Prrez . Sabbado ante de viespras . qiratro dies andados del mes 
de Seté7»bre . |{ en era de Mill t duzientos . t nonaenta . x vuecho 20 
a»nos . Estos iuro» pr^entes . do» Pedro Aifonso . | cauallero . 
Joha» galua» caualkro . Diego Marcos escudrro . do» Guzbrrte . 
Domi»go Yer^z lozano . Pedro Ffema»dez | clmgo del choro . do» 
Vicente escriuano . do» Pascual çapatrro| Aifonso Joha» (seing) 
q«i nottdt, 2$ 

153 X 180 mm. Après b fin du texte, un ornement représentant un 
lion encadré. — Lignes 2 et 4, les premières lettres de Lean et de M 
sont cachées par la reliure. Les hastes des // de mt7/, 1. 20, sont tranchées 
par un trait horizontal et au-dessus du Pdt Pedro^ 1. 23, on voit un 0. Aprôs 
avoir feit cette abrérâtion, le notaire paraît s'être ravisé et il a écrit le mol 
en toutes lettres sans gratter le o. 



LVL 

1260, 30 décembre. 

S. P. 1184. Indice 1947» p. 448. 

[ChHsmé) JN dei nomine ame» . Porqi^ las cosas que son 
fechas sin es||cripto caen muchas uegadas en oblido poro uiene» 
co»tie»das|e nasce» depues discordias erttrelos c^es/ porende 
manifesta Rcosa sea aquantos esta carta uire» é el escripto delà 
oyre» ta»|bie» aq^los o^e agora son como aq//Wlos o^e an 5 

j& Staaff. 6 



82 KRIK S TAAFF 



aun de séér . Que || yo T>iego Simon con mi mogier Mari Verez . 
Auos don Andreo fijo de do;!^ Vedro Re|aluo e de dona Marina 
ffja de don Tome fazemos carta deuendicion || de . i. Xiervdi que 
nos hauemos entrnni«o de Melgar de suso en logar pemo^ 

lobrado sola talaya de uega . Linderos desta t/rn-a de prima parte/ 
Don Fagu// 1| neto de Mar/è/ Ferna;/dez . De . ij* parte / Don Ni- 
colas fren^ro . De . iii* parte/ D^^o j . || ribo . De iiijf parte/ la 
carrera que desce/^de del era delos sayugos pora Al||ça rabos. 
Esta t/>rra assi te^rminada é assi lindada uendemos auos entre |! 

1 5 pn'cio X aluaroc por . iiij . mïr . onde somos bie« pagados e ne«- 
guna co||sa non reman^^ por dar. Deste dia endelantre esta 
t/>rra deua/idicha de | nro iuro sea librada e en ûro seno- 
rfo co;f firmada . ayadella pora te||ner / pora dar . pora ue/ider / 
pora enpe;mar . e pora faz^r delà elo que uos || ploguier . uos / 6 

2o qirilo ûro h^redar . 6 esta carta en ûra p^'rsona ô en 
ûra I uoz sacar. Si nos 6 ffjo 6 neto ô pr^ximo 6 otro 
orne quai q«ier esta car||ta ate;;/ptar o q«rbrantar/ sea mallito 
é descomu;^gado é con ludas tra3^|dor en enfiemo dapnado . é 
pèche en coto . viij . vaoxabedis . e aq//rla Xierr^ de || suso dicha 

2$ doblada co;/ so lauor en tal logar o en meior . fib^c/a carta | Era . 
m*cc*xc*viij* endie youes . ii . dias por andar de dezembrio. 
Re||gna;fte el rey do;/ Alfonso cona reyna dona Uiolanda en 
Castiella é en | Léo;/ . Adelantrado mayor del rey en Castiella/ 
Do« Vedro Guzma;/ . Obispo || en Leo« / Do;/ Martin Fema^dez . 

30 Abat en san Fagu;// DoNicolas. Senor de Meljlgar de suso/ 
Do« Alfonso/ yfante senor de Molfna é de Mesa. MéTino/| 
Mariin garfin. Alcalles/ T>iego Verez é do;/ Vedro tartinez. 
Jurados. Y>iego tartinez . Fema« Mar||ch^j. Martin Caniello / e 
Gara'B, Moniz. Pedgadores. Do;/ Barnabe. Gonça/uo Femaw- 

3$dez. Do;/ Il Asensio. DoYuaues fide Martin sieglo. Martin 
Ferez fide Fedro goleludo . Martin Realuo || Don Matheo fide 
Diego Ferez de barri de Uega. Testes Martin realuo . Do;/ 
Matheo fide Diego Ferez. Gonça/uo Fema«dez. Fedro caluo 
Garcia ma;/so. So fijo Guigelmo. || Bartolomeu notuà. 

295 X 170 mm. Le nom du notaire est inscrit dans un ornement ayant 
la forme d'un bras dont la main est étendue vers la droite. — Il faut observer 
les nombreuses abréviations des noms propres, qui sont souvent difficiles à 
juger. — L. 16, remanes est écrit remanz sans signe d'abréviation. 



É'IUDE SUR LE niALECTK LÉONAIS 83 



LVII. 

1262, novembre. 

S. P. 1187. Indice 1950, p. 449. 

EN el nombre de dios amen. Co//nosçuda cosa sea a todos 
les omâré's que agora son t alos que sera« adelantre . com||mo nos 
don Nicholas por la gracis. de dios Abbat de sant Ffagunt . : 
el Conuie;rto desmismo logar. Damos auos el || Co«ceyo de sant 
Lorente del paramo nuesfros vassallos fuero por que uiuades ^ 
uos i alos que u^'man depues de uos pora si || empre iamas . 
Enno pnmero mandamos que todos los om^r^ moradores en 
sant Lorente del paramo por cada uno delos suelos que te{{ 
nedes . que dedes cada anno ala fiesta de sant Martin . ij . soldos . 
i dos q«artas de pan por enfforciones . t Por las hrredades que lo 
tenedes | ma/^damos que dedes siete semas cada anno cou uuestros 
Cuerpos elos que non ouierdes bues . et elos que ouierdes bues . 
con los bues . [ t un omâre que uaya con ellos que sea co«uenie«te 
pora la sema . Estas semas sean dadas en esta guisa . las dos 
sean al trillar . z den || las en qi/inze dias . z elas otras dos al segar . 1 5 
t den las en otros qi^inze dias . x ela otra sema sea a baruechar . 
ela otra a senbrar . || ela otra sema sea a traer el pan a sant 
Ffagunt . X que uos den a comer las primeras dos semas / Pan . 
X Vino . X Carne . e;/nas sejjgundas dos sernas Pan . t . Vino . t con- 
ducho / assi como lo usastes fasta aq^^i . t se fuer meyorado / si 20 
no« que non sea e;//peorado . e«na serjjna que fizierdes qi^ando 
troxierdes el pan a sant Ffagunt/ q;^ando tomardes a uuestras 
casas de sant Ffagunt . queles de el nuestro casero j| Pan . t Vino . 
t conducho / seguwdo elas otras semas . Se dalguno se yr qwisier 
delà uilla/ uenda las casas ela hrredat a otro {| n2^^*.f/ro vassallo25 
de sant Lore//te del paramo . las casas uenda fasta nueue dias . 
ela h^redat fasta cabo de un anno . en este a//no | faga los fueros 
por elia . t si en este anno nolo uendier a nuestro vassallo / finq«e 
ela h<fredat en Palacio.tsi ennos nueue dijas que a de uender 
elas casas non las uendier / tome todo so mueble . i las puertas . 30 



84 KRIK S'J'AAFF 

ela méétat delà techumbre delas ca|sas . ela otra meetat fînqi^- 
en Palacio. Tero si la so méétat qidsier r^wprar el nuestro 
casero/ ta;/to por tanto delo ante al nuestro casero que à|otn> . 
t finqi^ todo en Palacio . Todo om^re que uenier morar a sant 

35 Lorente . i fîzier casa de nueuo/ en es anno non de la enffor|cion. 
Todo ovnbrt morador en sant Lorewte/ no« fie à otro de fuera 
delà uilla/ si non sobre pe;/nos muertos del duplo/ que pueda 
mejter en so arca/ o en so casa. Sacamos de sant Lorente del 
f>aramo . Roxo . t manneria . i vuesas . x todo homezilio / achacado . 

40 1 X qiAtn otm guisa matar / pèche trezie/f tos soldos al Abbat . Et 
qi/ien casa quehxzntaiX . o qi^ien ferir . 6 fizier otra calo#»pna 
qudX quiet! pèche || la al Abbat. ye al liuoroso comvao el Abbat 
judgar X ma^idar . Et qi^ales otn)s quitx pleitos . o juyzios . que entre 
uos acaezcan ve|nit à juizio antel Abbat . t estât por qiranto el 

45 roa;fdare . Et nia;fdamos q^as h^'redades q»Has vendades unos 
à oXros . tanto que finq^^ daljjguna hertdvX con el suelo . que non 
se pierda el fuero . t en qi/antas partes se partirez las h^^edades . 
t elos suelos . que fagades tantos | fueros . Et si el suelo . o h^/e- 
dat que fue partido del padre entre lurmanos. t h^rmano dalguno 

'^ocomiprdir oher&\^T de so h^rmano/ qi^|faga un fuero por ella. 
Mientre los h^rmanos fuere;i solt<rros et no;f partire;?/ non fagan 
mas de un fuero por ella . t depues | que casaren ô veniere// 
sobre si : que faga cada qi^al so fuero . ffecha la carta en sant 
Ffagunt/ e;ma Camara del Abbat . en el |{ mes de Nouembrio . e;rna 

55 Era de mill x Trezientos . annos. Regna;/do el Rey don Alffonsso 
co« la Reyna àonm, | Yolant . x con so ffijo el Inffante don Ffer- 
na^Kio . en Cast/>lla . en Toledo . en Léon . en Gallizia . en Seuill^? . 
en Cordoua . en | yinrcia . en Jahen . en Badayoz . t en Algarue . 
Ela Alfferezia del Rey vaga . Maordomo . del Rey . Do« Alffonsst^ 

60 Garcia . || Adelantrado mayor en el Regno de Castirlla . Don Pedro 
Guzma;f . Adelantrado mayor en el Regno de Léon / Don Gutier 
Sua|rez. Don Alffonsso Tellez teniente Cea . t Grayar. 

i*"® colonne. Don T>omingo Paris prior mayor de sant Ffa- 
gunt . la conf. Don Joh^n P^rez de Veziella prior 
65 segundo . la coftï. Don Sancho de uilla Garcia . 

prior tercero la con{. Don Ffemand Yuanes 
Camarero mayor la cortî. Don Johan almano 
mayor la coni. Don Gunçaluo Alffonsso enffer- 



ÉTUDE SUR I.E DIALECTE LÉONAIS 85 

mero la lonf. Don Marti» Gutierrcz celé'riço 
mayor la conf. 70 

2* colonne. Don Ffemando almosnero mayor la conf. Don 

Ffemand Rodriguez bodeguero mayor la conf. 
Don Garcia hostalero la conf. Don Domingo 
sacristano mayor la conf. Don Domingo sennor 
delas caridades la conL Don Garcia de santys 
Vedro camarero del abbat la con{. Don Gunçalo 
camarero del abbat la con{. 

Et nos don Nicholas por la gracts. de dios abbat de sant 
Ffagunt . t el Conuiento desmismo logar sobredichos . por qu^ 
esta carjjta sea firme i estable pora siempre / ffiziemos poner en 80 
ella nuesiros Seyellos pendientes. Et yo don AlfTonsso escri|uano 
publico del* Conceyo de sant Ffagunt escreui esta carta por 
mandado del sobredicho abbat don Nicholas . t ffîz | en ella este 
mio Signo (seing) 

460 X 285 mm. En bas un pli avec de petits trous. Les J de coni. 
forment deux lignes verticales de la longeur des colonnes et marquées d'un 
trait horizonul pour chaque témoin. — Dans mill^ 1. 55, les deux / sont 
tranchés par un trait horizontal. L. 73 et 74, l'abréviation de Domingo est 
écrite dnigo: ni peut pourtant être un ;// et, 1. 63, le ;// est très distinctement 
écrit. 



LVIII. 



1264, avril. 



S. P. 1193. Indice 1956, p. 451. 



JN dej no/;/i//e. Quodnozuda cosa sea atodos poreste 
escripto que siempre sea | ualedero. Que yo Yuan Rubéfie comie 
muyer MariGut;>rez . ffazemos carta | deuenditjom . A uos Pedro- 
Garcia . De una uina q«^' auemos en logar p^mowbrado | ene- 
pago deCamperos p^^rpr^io nowbrado . i moxtàyedi . entre pr/»- 5 



86 ERIK STAAFF 

cium ye aluaroc onde | somos bien pagados : bjen cowplidos t 
no/^remanez nada pordar . ffrontr/ias desta | uina sobredicha . De 
primera parte carera de Uiliela . De ii* parte uina defiyos de f 
luamGarcia . De iii* parte PedroGarcia co;«prador. Deste dia 

lo deuue adelantre sea | esta uina sobredicha denf o iuro librada 
yen ûro podmo co;ffîrmada ayades uenda||des dedes empe- 
nedes x fagades delà loqi^^^os quisierdes tambien ena uida co|nio 
enamuerte uos x ûra gen^ratjow post uos. Se alguno denf os 
odestranos I esta carta quisier qai^brantar oesta uina quisier 

isdemandar sea mallito t exco|mungado t cum ludas traydor injn- 
ferao dabnado x pèche encoto ii morahedzs || yesta uina sobredicha 
doblada entai logar omeyor consu laor . iTecha la carta îj enemes 
de abril . ERA . m*ccc*ii* Régnante re dom Alfonso cum||rina. 
DonaUjolanda enCastiela enLeo;^ enCalizia enToledo, enCordoua, 

20 enMur||cia, enjae» enSiuila. Adelantrado mayor enCastiela. Dom 
Pedro Guzman. Kpzscopo en | Leo« Martin Fevfiandez . abat ensan- 
Fagum . doNicolas . Alfonso Telez, tenente Cea x Graijyar. Diui- 
seros en GalliguielXos . RoiGarcia . PedroGarcia . Marina Diaz . 
ffiyos de|jJua//Garcia . ffiyos deGut/VrRodriguez. Qui présentes 

25 ïueruntx siudierunl, || Yuan Caualo conf, Domjngo Tomez . yesoso- 
brino Fernando conf. |j Ffernan cago;/ conf. Domjngo Diaz conf. 
Yuan ferero conf. || Yo Yuan Ruberte comje muyer MariGut/>rrez 
quest2L carta mandemos fazer robramo II x co;/firmamola yeste signe 
fazemos (seing) Martin^^* notuit. 

b. 

30 ]n dej no;;/i»e . Yo Yuanferero comje muyer MarinaFagu//dez . 
ffazemos carjjta duenditjom . Auos PedroGarcia . De ii uinas o^e 
auemos enlogar p^/Tiomlbrado enepago dePanq/zrros . p<^;prrcio 
nowbrado viiii fl. : medio entre prrcio ye aluajlroc onde somos bien- 
pagados x bjen complidos t no;/remanez nadapordar . fifronteJras 

35 delaprimrz-a uina . De primr/'a parte La carera deUiliela . De 
ii* parte uina q//^ fu |; deMigalcansino . De iii* parte uina de 
PedroGarcia comprador . De iiii* parte uina \ deSaMames . fFron- 
t^ras delà . ii? uina . Deprim^'/a parte elmayuelo delabat desan 
Fagum II De ii parte uina deMariPedrez fiya dePedriuanes garuero 

40 desamPedro delas duen nas. Deste dia etc. . . . comfirmadas . . . 



ÉTUDE SUR LE DIAl.ECTE LÉONAIS 8/ 

gen^'/atjom . . . lauor . . . don Alfonso . . . Jaem . . . Leom . . Juani- 
Garcia . . sosobrino Feraano . . cagom . . robramola t confirmainola 



JN dej nomine . Yo Maribuena . ffago carta deuenditjom. 
Auos Pedro Garcia. De juna uina que hee enlogar p^mombrado 
enepago deCamperos . porpreclo nowbrado | i morahfiti. ye ii 4S 
quartas depan una detrigo ye otra decenteno entre precïo yej 
aluaroc onde so muibjen pagada x bien cowplida t no;?remanez 
nada pordar j| ffronter^s desta uina. De primera parte x delà ii? 

: delà iii* yo PedroGarcia com|jprador. Deste dia etc 

Lom Domjngo Diaz ye Uan Rub^rte cû?i(. 50 

d. 

JN dei nomine . Ame^i . Yo Domjngo Diaz cum mje muyer 
Mioro . flfazemos |j carta deuenditjom . Auos PedroGarcia de iii 
uinas que auemos en lo ji gar p^mombrado enepago de Camperos . 
cerca Pradilam . porprecio nombrajjdo . V. fl. entrepr^'cio ye aluaroc 
onde somos muibien pagados x hien |j complidos t nomremanez 55 
nada pordar . ffront^/^s delaprim^/^ uina . De |j primem parte uina 
dePedroGarcia . De ii* parte uina que fude Martinbueno Îj ffron- 
teras delà . ii. uina . Deprim^/'a parte uina deUraca Gomez . De 
ii* pa/te |j yo PedroGarcia comprador . ffront^ras delà iii* uina . 
Deprimerz parte t delà ii* li Domjngo chico . De iii* parte fiyos 60 

delpainote desamPedro . Deste |i dia etc comfirmadas .... 

gen^ratjom con || suo lauor Leom Jaem 

Leom Fagum cagom 

64$ X 180 mm. De petits trous en bas. Les seings des trois premières 
chartes réunies sur ce parchemin sont en forme d'étoiles, celui de 
la dernière en forme d'un bras dont la main s'étend vers la droite. Le nom 
du notaire est inscrit dans le bras. — A partir de Deste dia, les quatre docu- 
ments sont presque semblables, exception faite pour certains changements de 
témoins, les contractants d'une chanc ayant servi de témoins pour une autre 
etc. — Nous avons par conséquent reproduit cette partie dans son intégrité 
seulement pour la première charte, nous contentant pour les trois autres 
d'indiquer les formes qui diffèrent des fonues correspondantes de la première 
et qui sont de quelque intérêt au point de vue de la langue. 



9$ KRIK STAAFF 



LIX. 



1264. 



s. p. 1194. Indice 1957, p. 451. 

Qoifnocida cosa sea aqirantos esta carta uïren . Qumo yo 
don Fema;fRo||drigez de Trezeirno . Oferessco mio querpo emie 
aima . Enujda ye mue|rte . Asanct^, Maria dePiasca . Do . hy 
qiranto eredamiento . e . enCastejo» . e en Yïson \ e en Traspe^na 

5 Uassallos poblados epor poblar . prados . etierras . eq^anto } hy 
e . enfuewtes . e enmo;rtes . e enexidas . e en entradas . e endeuisas 
e do . y . ueynjte uaccas. Esto do por mio q//into . epor mi . . . 
. . manda . Ruego ema/ido edefien||do . Amios fîjos . t amios pa- 
riez/tes . emies parie;irtas . equajftos lo mio an de ere|dar . q»eni//- 

loguno non sea osado de.yr.qontra este mio fecho q«e yo 
ma^fdo . Esi | dalguno fuere osado . deyr qontra esto qi^e yo maifdo . 
sea maldito edesqomuiga|do . eqon Judas traydor en ynfierîïô 
danado. E pèche aire en qoto . mil . mor|rauedis . E deste fecho 
qi^e yo fago . fago ende poderosos allabat . de sanFagu;/d . ye 

15 al prior de Piasca . qi^e lo puedan qi^rellar . al rey . que lo faga 
qonplir . facta carta . enera . de . mil . trezie//tos . edos . a;/nos . 
Regna;?te et rey . don Alfo//so . qo^ sue mugier . lareyna \ do;;na 
Uiolat. En Castiella. En Toledo. En Léo;/. En Gallizia. En 
Cordoua. En Siuilia. En Jae;/. !| en Murcia. Enn Algarue . Adelaw- 

20 tado del rey . en Castiella. Pedro Guzma;? . E duen de | tierra . en 
Lieuana . e en p n ra . Obispo en Léo;; . Marti;ïFema«dez . abbat 
ensan Fagu;/t. ] do;/ Niqolas . prior en Piasca . Aon Pedriuamies de 
Maorga . E por este fecho q;/e sea mas firjme . eno;/ ue;/ga en- 
dupda . hyo don Fema»Rodrigez . de Treze;/no . fago . hy . poner 

25 mio I seyello pe;idiiente . Eruego aestos ornes buenos . qt/e sean 
ende testimonio. | PedroGutierez . de Torizes . con(. Roy Gutierez 
so ermano . ceni. Yu^jt Domiwgez deBielua 1. 1 Marti» de la Cor- 
tina . t. Joa;/Pelaz deLoriezo . t. PedroGomez . delà fuent . t. 
Esteua;/ 1 delas ouesas . t. Domi;/goP^/rz . delas ouesas . t. Joa;/- 

3oFema;/dez fijo deFema«Rodrigez . 1. 1 GarciGarciaz . fijo de Garci 



I^VrUDE SUR LE I)IAI.ECTE LÉONAIS 89 



Ordonnez . t. DoYua/mes capella;/ de Loriezo . coni, doYua/^nes 
Ajo dePedroP/T/z detras auuela . t. Dommgoniyo . desantOlalla . 
t. FernsjtPerez de Loriezo. j t. Martin dellot^ro . t. Pedro abbat 
f\jo dedo» Diago dePesaguero . t. Yua^i guerra . 1. 1 El Concejo 
de Loriezo . Oydores eueedores . Joa« Pelaez . laescriujo . i esta 5 s 
mie ma/rda | foy fecha . ala puerta delmjo palacjo deLoriezo. 

157 X 168 mni. En bas un petit pli avec deux trous. Ligne 7 — 8, un 
blanc dans le texte. Vu l'omission constante du signe de la nasale dans 
l4mezo^ nous n'avons pas cru devoir ajouter un n. Le/ de pnra, L 21, porte 
le signe d'abréviation indiquant Per, pre, por, pro etc. 



LX. 



1267, 10 décembre. 

S. P. 1197. Indice i960, p. 451. 

Connoscida cosa sea a qi^antos esta carta viren . Que nos 
don Amal por la gracâi de dios abb^ de santFfagu//t . t Nos 
Conuieiito desmismo logar . todos de una uoluntat x de un corazon 
sin contrasta ni;rguna . Damos t Otorgamos Auos Dona [| Aldonza 
Aiffonsso . ffiya del Rey don Alfibnsso de Léon por en todos 5 
uuestros dias ela nuestrsi casa que dizen sant Ffelizes . cerca de 
Mayorga . con todos los derechos . x con todos | los bienes que 
nos hy auemos t deuemos hy a auer. Conuie» a sBber ela villa 
con todos I los vassallos poblados t por poblar . t con todos los 
derechos . x con todos los fTueros assi co/»mo nos los auemos . 1 10 
deuemos a auer. Otrossi nos damos qi^anto auemos en sant 
Martin del Ryo . x q^anto auemos en Yzagre . x qi^anto auemos 
en Santiago t qi^anto aue||mos en Oteruelo . x qt^anto auemos en 
villa Ffamete . Todo esto uos damos con vassallos poblados x 
por poblar . x con tierras t con vi^nas . con prados x con aguas . 1 15 
con los molinos delà torre . x con los molinos del abbât . x co// 
los molinos del Req«^^o x | con toda la nuestrsL parte que auemos 
e^ne molino de sant Martiif del Rio . x con todos los diezmos . : 



90 KRIK STAAFF 

con todas las rentas . x con todos los derechos de las n/wstrais 

20 yglisias de sant Ffelizes . : de sant Marti« del Ryo . todas estas 
cosas sobredichas uos damos entre|ga mjentre sin todo entre- 
dicho . con entradas . i cou salidas . x con todos los derechos que 
nos hy auemos x deuemos a auer en estos logares sobredichos. 
Et todas estas cosas sobredichas uos damos por tal pleyto qiw 

25 uos do;/a Aldowza Alffonsso teAfgades dos mo^ges en .. sant 
Ffelizes por siempre . quales uos dier el abbo^t ho el pnor x el 
vno dellos en nonthve de prior . x el oXro por sacristano . t que 
los fTagades ministrar de corner . : de beuer . t de vestir . : de 
calzar . bie;/ 1 honesta mie;/tre . seguwdo la costumbre de saT/t 

30 Ffagund . t que fTagades seniw las yglisias bie;/ x honesta mie;/tre 
: co;;/plida mie;/tre . : que tengades vn capella/? 6 capellanes . en 
sant Ffelizes . t que dedes cada djino diez vcwxauedis ala castel- 
Ima de Mayorga . : q«^ dedes cada a//no . v . vaoxauedis ala 
emffermeria de sant Ffaj|gund por la fiesta de sant Marti;/. Et 

35 uos do/^a Aldonza que non seades poderosa de vender . nj// de 
empewnar . ni» de mal meter . nj// de dar . viyn de cambiar . njw 
de enagenar en otra p^rsona estas cosas sobredichas . nj« neguna 
délias . X que mantegades los vassallos |! a sos ffueros x asos dere- 
chos t que ma//tengades las casas . de manera que por mi^/gua 

40 de se adobar . no;/ cayan nj;/ se pierdan . x si cayeren ho <^e- 
maren quelas fifagades flfazer . tan bie;; comxtio agora estan o 
meyor . t q«^ fifagades guardar el soto . t el mo»te de dampno . : 
non corte | des à pie . x que labredes las vi;/nas de todos sos 
lauores . x depues de uuestros dias que dexedes todas estas cosas 

4$ sobredichas que uos damos libres t quitas al mo^esterio de sant 
Ffagund . con todos los acrece«tamje«tos . x cou todas las meyorias 
que uos hy fezierdes . o otro por uos . en |i estos logares sobre- 
dichos . X nos que podamos entrar por nos o por nuestro ma;/- 
dado estos sobredichos logares por nuesfra^ auctoridat . t por 

50 nuesfro poder sin contrasta ne«guna assi co;;/mo lo fallarmos . 
t con q//antas cosas y ffallarmos . x non seades poderosa de meter 
capel|;lan e;/nas yglisias de sant Felizes x de sant Martin sinon 
por mano del abbat . t que dedes sus derechos al obispo . x al 
arcidiano de Léon t que paguedes todas las debdas delà casa 

5 5 de sant Ffelizes en guisa que non venga daz/'/pno al monesteno 
de sant Ffagund. [ Et esta nues^R casa de sant Ffelizes de suso 



ÉTUDE SUR LK DIALECTE LÉONAIS 9I 

dicha cor/ todas las cosas de suso dichas uos damos t uos 
atorgamos entrega mie;/tre . sin ne;iguna contrasta . por mucho 
SéTuicio t por mucho bien . que deuos Recebimos . t pomow- 
brada mie«tre por quatro mill t q2^inie;/j|tos morauedis . de bue- 60 
nos dineros leoneses . a. viii . sue/é/os . el morauedi . que recebimos 
de uos por mano de don Baitholome uuesiro capellan t 
uuestro pA'<7curador en este ffecho . assi cowmo dize en vna 
uuesiro, carta . t destos morauedis sobredichos otorgamos i co- 
gnoscemos || que somos muy bie» pagados x que ne/zguna cosa 65 
no;/ fallecio por pagar . t aq«^ste auer de suso dicho Recebimos 
de uos pora pagarmos debda cownoscida que deuiemos e;/na 
corte de Roma que sacaramos a usura . : sobre penas que acre- 
cian cadaldia sobre nos por que |l podria nuestro mowesterio re- 
cebir gra>/d dampno . z renu;/ciamos ela excepcjo// del mal eng^nno . 70 
i del auer no;/ cu;/tado ne;/ recebido . t atodo derecho qtie anos 
podiesse pr^star en este pleyto . t auos empéézer . : demas jura- 
mos en s^7;/c/os euawgelios t otorgamos de nunqus. \ uenir contra 
esta carta entodos uuestros dias . : renu^ciamos a toda letra del 
papa que sea ganada o por ganar . por que se este emplazaraje;/to 75 
podiesse deffazer. Et otrosi renu/zciamos a todo letra del Rey 
que sea ganada o por ganar . por que se este fecho podiesse 
deffazer . t sobre todo esto |; otorgamos que se nos 6 alguno por 
nos de nuestro ma;/dado . uenier couXxk esta carta . obligamos nos 
de pechar auos do»a Aldo;/za Alffonsso de suso dicha . mil. 80 
rauedis en dineros leoneses a . viii . sueldos el morauedi . x costas 
t Azmpnos q«antos recebissedes sobresta razon que ffuessen todas 
so|bre nos . Et yo do;/a Allonza Alffonsso sobredicha. Recibo x 
otorgo todas estas cosas x cada una délias por si . assi co;;/mo 
son dichas en esta carta . : otorgo x pn^meto . i juro sobre s^î;ic/os85 
euawgelios de comp\\r\2LS . t de non uenir contvdi ellas nj// f^wtra 
ne;/guna délias . x sobre todo esto otorgo ! que se yo ho otro por 
mi venier contra, esta carta . nj;/ contvB, njwguna delas cosas que 
en ella son escriptas . obligo me de pechar de piano . mill . 
morauedis de leoneses a . viii . ff . el morauedi auos abb^t x Con- 90 
ujento sobredichos ho a qui uues^s, uoz touier . x costas x da;;/pnos 
q^antos recebiessedes j! sobresta razon . q//r ffuessen todas sobre 
mj . X esta carta firme por entodos mios dias. Et por que esto 
sea ffirme x non pueda venir en dubda . Nos don Arnal abb^t 



92 ERIK STAAFF 

95 1 nos Conuie/ito sobredichos . t yo dona Aldonza Alffonsso sobre- 
dicha . mairdemos ffazer dos cartas partidas | por A. B. C. ambas 
de un ténor . la una qu^ tengamos nos abb^ t Conuie^fto sobre- 
dichos . la otra qu^ tengades uos do»a Aldonza . x maitdemos las 
sééllar con rxuestro^ seellos pendieiftes entesdmoirio de verdat. 

100 Dattf en sant Ffagu«d die sabado dia de s^r^c/a Eulalia J . x . 
dias andados del mes de deçewbrio. En la ERA de Mill . t ccc . 
t çinco . Avnos. 

270 X $30 mm. Charte partie. En haut des découpures sur Vabc^ en bas 
trois paires de trous carrés. Lignes 60, 89 et loi, les // du mot ////// sont 
traversés par un trait horizontal. 



LXI. 

1278, 29 août. 

S. P. II 99. Indice 1964, p. 453. 

Ante mj Silu^'j/re Verei escnua;/o publico del Conçeyo de 
san Ffagunt t ante los testinïônjos de yuso scriptos frey Uiçeirte 

' delà orden de santa Maria delà vega x Domj/rgo | Verei cXerxgo . 
X Roy Gonçaluez amos uezi;/os de Carrio/? pesqueridores delas 

5 osuras . dixoro» qué' ellos auie;f sabida la uerdat de co;/^mo tenir; 
don Amal Guille» la casa de posada jl qué' es del monesterio de 
san Ffaguwt. Et por auene;7çia de amas las partes . saluo fin- 
casse el derech^ del jnffante don Sancho . Mandoro/f por sente;/- 
çia que dowa Mayor mug^r que fue | de don Amal GujUew . 

10 X SOS ffjos que dexassen la cassa de posada al monesterio de 
san Ffagu//t libre x quito, . t que diessen à don G^ma phor mayor 
de) monesterio de san || Fagu»t . x ado» Pedro de vill^ Lobos 
procurador por el eleyto do;/ Mûr//// Gutierrez . dos cartas que 
iablaua;/ la vna en razo;/ de qi^atro mjU. morabedis . que deuia 

15 el co;/uie;rto I ado;/ Arnal Gujllew . seellada con el seello del 
conuje;/to . : con el seello del abat do;/ Arnal . Et la otra seel- 
lada co;/ el seello del abat don Arnal . que fablaua de dozie;/||tos 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONALS 93 

voùxabedis de reirta de posada. Et qi^Hes diesse estas cartas fasta ocho 
dias . Qfie se cumplien Lunes . v . dias de setef^brio . prim^ro q»^ 
uenja . Et do/ia Mayor sobrrdjcha c^e oujejjesse los fruchos 20 
delà casa de posada (\ue apareçie;^ en este a/^no . fatal san 
Marti» prim^fo (\ue uenja. Et otrossi vosAoron que Aon Garcia, 
prïor mayor por el conujewto de san j Ffagu/rt t don Pedro de 
villa Lobos por el Eleyto cuyo pr^curador era que diessen à 
don2L Mayor la sobr^'djcha . qMnie;7tos taorabedis . delos bla^/cos 25 
delà gueffa . fatal natal || prim^ro c\ue uenja. Et si pé7raue;?tura 
do;;a Mayor x sos ffjos non dexassen la casa de posada assi 
co;«mo sobr^djché? es . 6 non les diessen las dos cartas sobr^- 
djchas assi cowmo es j sobredicho . que pechassen mjll mova- 
bedis . adon Sanch^ de la moneda bla/^ca alflfonssi c^e agora 30 
faze». Et otrosi si don Qarch. p/ior mayor t don Vedro de ujli^ 
Lobos sobredjchos no;; |{ diessen ffasta los ocho djas sobredjchos . 
pe»nos que ualiessen ta;fto t m^'dio . 6 mas . âdon Gujlle// de paz 
que touiesse en fieldat fata la natal que pechassen mjll m^^r^- 
bedis à | don Sanch<7 . delà mon^'da sobr^djcha. Et do;/ Gujllew 35 
que ue;/djesse los pe«nos . sin plazo n]ngkmo . a da;/no del 
monesterio t â pro de do;ia Mayor . si el prior t don Pedny 
sobr^djjchos non gelos diessen . x que feziesse pago à dona. 
Mayor destos q^inietos morabedzs sobredjchos al plazo delà 
natal . Et don Garda, pnor mayor . x don Vedro de uill^r Lobos . 40 
por I el Eleyto t por el côïïujewto . t dona, Mayor por si . x por 
sos fljos reçibioro^/ lo assi sola pena sobré'djcha . Et otrosi amas 
las partes sobr^djchas . djoro;; fiel por | q;^ien fuesse fecha la 
paga . t que reçibiesse los pemios assi co;«mo es sobr^'djcho . a 
do» GoijUe» de paz veziwo de san Ffagu^t . Et ma;/dorow fazer4S 
desto sobré'djch^ dos | cartas partidas por a b c . la una que 
te;!^;an do» Garcia prior x do;/ Fedro de ujUtf Lobos . por el 
eleyto t por el Conujewto . t la otra que tenga dona Mayor por | 
si X por sos fijos . ffecha la carta. Lunes . xxviiij . dias de agosto . 
Era de mjll x ccc . x seze a»nos. Pesq^isas pagadas . frey Ujçewt 50 
sobrrdjch^. Y^omi^igo Ferez | x Roy Gonçaluez . de Catxion pes- 
qj/iridores . maestre Fagu»t . Jua» Djez . Do Arias . Pedro de 
G^ayar . do» Fer^ . Alffonsso Mu//yz Garcia. Fferrajidez. 



94 KRIK STAAKF 

Et yo Silur^/re lierez escnuawo sob/rdjcho . i\ue escnuj 
53 esta carta i fiz en ella este mjo signo \^*ing) en testimonio de 
ii^rdat. 

180 X 240 mm. Charte partie. \Jabc en haut. La signature du notaire 
se trouve à une distance de quelques lignes au-dessous du texte. — L. 5, ia 
du mot tenta est enlevé par un trou du parchemin. — Le notaire paraît 
avoir mis à tort des signes d'abréviation sur on de conuiento, 1. 41, et de 
testimonio, 1. 2 et 55. Les // de mill se trouvent partout tranchés par un 
trait horizontal (lignes 14, 29, 34 et 50). 



LXII. 



1278. 



S. p. 1200. Indice 1965, p. 453. 

Saba;; qua//tos esta carta viere;/ . Cowmo yo àon Yedro de 
vilkLobos çellmço mayor del Moneste|rio de sant Ffagiw/t. 
arrie//do auos do/z Gardai . t ^Mucstxo fijo Joh^^n Garas, . x a don 
Bartolome i a Y>iego Jua// . t a l| Garciz, Mu«yz todos . v . delà 
5 Guimara La her^àzX. de Costa^^çana que p^rteneçe ala cozma . 
Xierrss x uj;fas | daq//i a onze a^znos . xj . panes t . xj . uj;/os alçados . 
por . xLv . cargas de bue;/ pa«. Las xxv . cargos de | trigo . x las 
XX . de çeuada .av. ffan^gas la carga . linpio x seco c\ue sea de 
dar : de tomar . t (\ue\o || tragades a sant Faguwt al nuestro pa- 
ie lacio a.uuestT2L Costa fatal santA«toli« cada a;/no. Et si à este 
plazo I nolo pagardes cada a;/no que dedes cada dja q^/antos 
dias passare« depues del plazo . dos fan^^gas de || tngo por pena 
fata qufïo paguedes . x que labredes las vi«nas de todas sus 
lauores . t el a;;no quelss non !a||brardes . que dedes al çelWiço . 
15 X . morauedis , por pena . delos prietos . t la vewdjmia desse 2Lnno 
delas uj;/as que no la||brardes que aya el çellrriço . i pech^des 
el ddJtno delas uj«as que reçibiere;/ por esta razo;^ . squeï qi^las 
no labrare | Et si porauenturs. arfia uenir que tuelga lameatad 
del psji X del ujno 6 mas . que nos çellrnço tomemos | la mcatad 



hVruj:)E SUR i.k dialecte léonais 95 

delos fruchos que dios y dier . x uos la otra meatad t aquA a«no 20 
que non paguedes otra re;?|jta. Et uos que no;/ cogades el pa« 
nj el ujno esse a//no sin nuestro oë . t q«H proueades de 
corner t beuer || mje//tre el psji i el uj;/o se cogier. Et la hrredat 
que dierdes a racio« . aq//rlla raciow que uos auedes de auer || 
queïîi den al çell/^ço. Et si el çell^nço contra esta re«ta uenier 25 
pora deffaz^Ha . que aq^^l a;;no que non dedes rents. || ala cozi«a . 
: la rewta finque firmr. Et nos don Garda . t ]ohan Garcia, x Aon 
B^zrtolowe i Y>iego ]ohan x Garcia 'Nlunyoz . todos . v . dema//comu/? 
X caljda uno por todo . otorgamos de cowplir todo esto que sobr^- 
djch^ es . por todos nuesfros bienes . Et damos poder auos ^o 
çelknjjço . 6 aotro que uengB, en uuestro logar . 6 ?L\xuestTo vmn- 
dado que nos p/rndredes por uues/rs. otoridat . sin justicia^ njn- 
guna X que || no« ayades pena . todos nues/vos bienes poro quier 
q//rlos falledes . t que nos no dedes la prmdia suelta nj ffiada || 
fata que cuw/plamos lo que sobredich^ es. Et mas renu;/çiamos35 
todo derech^ . : todo fuero i todo uso . : toda || razo« . : toda de- 
ffenssion que anos aprouechasse t auos çellmço en pééçiesse. Et 
otrossi las otras cartas||q«^^ son fechas en razo« de esta re«ta 
non uala;/ . saluo esta que otorgamos que sea ffirïnë t ualejjdera. 
Et por que esto sea mas firme . flfazemos dos cartas p^zrtidas por. 40 
a. b. c. la una que tegades II uos çellrrjço . x la otra nos are«- 



dadores sobredjchos . ffecha la carta | Era de mjll ccc . t seze 
a»nos . pesqmsas . don Marttno x don Pedro Pelaz monges . don 
Bartolome especiero . Fferaw Ferez ^j^ serujçJBl .Fedro Ferez pu.to. 
Et yo don Silu^'j/re escriua^ïo publico (seing) que escriuj esta 45 
carta i fiz en ella este j mjo signo. 



192 X 160 mm. En haut des découpures sur Vabc. En bas de petits 
trous. L. 39, le mox Jinne porte un trait d'abréviation sur le m, et 1. 42 
les // de mill sont traversés par un trait vertical. L. 44, un trou dans le 
parchemin a enlevé une lettre entre pu et to; Vu pourrait aussi être lu 
comme tr. 



96 ERIK STAAFK 



LXIII. 



1280, 12 mars. 
S. P. 1202. Indice 1967, p. 455. 

Sepam qi^ntos esta carta vire;:? . co/nmo nos Jotuin tAar- 
tinfz t Marti» dElscobar alcaldes dei Rey t del jnifant don | Sancho 
en Mayorga . vimos vna carta del jnffaîït don Sancho (\ue nos 
demostro don AifTonsso vaongç^ del mones|terio de ssan Ffaguird. 
5 EUa quai carta era ffecha en esta man^ra . De mj Inffant don 
Sancho ffijo mayor || t hrredero del muy Noble don AlfTonsso por 
la graaa, de dyos Rey de Castiella . de Leo;^ . de Toledo . de 
GalliçÀ I de Seuilla . de Cordoua . de Murç/a . de Jahm t del Ai- 
garb^ . Alos alcaldes de Mayorga Sallut 1 1 gtaa'B. . el abbat t el 

ioConue;7to de ssan Ffagu;id semé qn^^rellaro;/ 1 dizen • q»^ ellos 
SLuiendo ssus h^^redam^/tos | en Melgar de yuso qi^^gelles entro 
por ffuerça Ffema»t Ferez Pônz . t ellos sobresto quelo qa^érella- 
rom I al Rey . mjo padre. Et el Rey ssobresto qiie embio ma^dar 
al jnffant don Johan mjo hennano {| qisrr ssopiesse quanto era el 

1 5 lvredamie«to que tomara Ffemaw Ferez Pônz por ffuerça al 
monest^'/io de san Ffagu^d | en Melgar de yuso . i qji^egello 
entregasse. Et por que don Joh^n ouo muy gra/ft priessa desse 
I ye pora el Rey . no«lo pudo ffazer. Et embio mairdar por sso 
carta a Fedro Ferez de ssan Ffaguwd \ que ssopiesse en uerdad que 

20 era aq//Hlo que Ffern^int Ferez tomara por ffuerça . en Melgar de 
joiso . I del monest^rio de ssan Ffagu»d . i quegello entregasse 
luego todo . t el ssopo la uerdad assi cof;?mol | embio ma^dar a! 
jnffant don Joh^rn por ssu carta . t qi/^-gello entrego assi. Et que 
despues II desto qi^gello entro por ffuerça FCrrna^t Aluarez de 

25 Villagrat ssin rraço;/ 1 ssin derecho . || Et pedioro;; me m^rçed 
que ma//dasse y lo que touiesse por bie;/ . Onde uos ma/^do 
luego uista | esta mj carta que uayades a Melgar de yuso . t que 
Sepades lo qtie entrego Fedro Ferez al || Monestmo por ma;idado 
del jnffant don Joh^in. Et que ffagades a Ffema;rt: Aluarez 6| 

30 aq^Hlos q//rlo touieren por el q//rlo entregue;/ al monestrrio con 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 97 



todos los esqidllmos que ende leuaro;? . || t da qui adelantre am- 
parsldos z deffendelldos con ello. Et non ffagades ende al . Sinon 
I quanto dampno t menoscabo veniesse al monesU'no por esta 
rraço» delo uuestro gello ma/fdaria entre||gar doblado. Et ouierdes 
mester ayuda p^Tra co»îplir esto/ ma;;do al Conçeyo de Mayorga35 
I que uos ayuden t non ffagam ende al . ssi non aellos me tor- 
naria por ello . la carta leyda || dadgella. Dada en Valladolit 
catorze dias de Deçiei^br^ . Era de mi 11 1 trezie;2tos 1 1 diez i siete 
a;<nos . yo Gonçalko P^rez la (ûz escriuir por ma^idado del 
jnfiant . Ruy Diaz . | Et yo Jolwn Martinez t yo Marti;^ dEscobar4o 
ssobredichos por esta carta del jnfFant don Sanch^ que uimos {| 
fTuemos a Melgar de yuso t entreguemos a don Alffonsso mo;ige 
de sant Ffagu»d por nombre del | abbat t del Conuento desse 
mismo lugar . e;mos molinos que diçen delà pue;;te . por todas 
aqi^las cosas|{qi^^ don Fedro Ferez entregara al monestmo45 
ssobredicho . assi commo sse co^itien emia sso carta delà enqidsa 
<\ue ye seella|da co;; sso Seyello pendient.ten cotemos sso 
pëna de Çiëïït morauedis delà buëïïâ moneda que ¥(emznt\ 
Aluarez de Villagrat ne» otre nengano por el no^igelos entrasse 
ne» gellos embargasse . t desto nos || dema^do don AlfTonsso 50 
mo»ge deua»dicho que\ diessemos ende esta carta Seellada co;/ 
nuesttos sseyellos {| t nos diemosgella. Et por mayor ffirmidu/«bre 
ma»demos a Vedro Eanes Tenie«t el logar de Domingo || M^îrô- 
nez Notariû publico del Rey en Mayorga que escnuisse esta 
carta. Et yo Pedro Eanes ffue présent \t por ma^dado destosss 
ssobredichos t de Domingo Mar/jnez Notarw deua»dicho escHiuj 
esta carta . doze | dias de Mafço. Era de mill t trezie»tos t xviii 
a»nos . Testes que présentes ffuero» . Migi^l bueno . Yua» |! 
marro» . don Fedro de do»na Beneyta . don Gil . Miguel abbat. 
Martin Yuanes . Fedro Andres . clmgos. Pedro abbat. Migi^l 60 
Mart)nez\Vedro Mart]nez don Manio çapat^'ro . sso yemo Domingo 
P^rez . Yedro Geruas . don Domingo ffijo de do»na Eluira sso 
h^rmano || don Yedro , Domingo Ssaluador . Johan Martinez orne 
de Velasco maçia. estos de Melgar. Domi;/go campon de Vega || 
de ¥(ermnt U^'rmudez. Vedro Rrueda . don Garcia, camiç^ro . 65 



nez 



Domingo P^T^ez estos de fFuënt FfoueyoUo . Fedro Esteua| 
de Ualdespino . Mig^^l qi/^xada . Joh^n Garcia (seing) don AdcQn 
Anto« Yuanes. Tedro Martinez ffijo de||Mioro de Martin Yua- 

E. Siaaff, 7 



98 ERIK STAAFF 

nés. Domingo. Vedro Maths balesteros de Mayorga. ffrey Yedro . t 

yofrey II Lorewto ffrey res del Ospital.yo Domûrgo Msstinez No- 

Xario sobredich^ en esta carta o^ue Yedro Elanes escrfu/o por|| 

mjo ma^zdado . ffiçe en ella mjo signo en testimomo de verdat. 

385 X 190 mm — En bas un petit pli avec un trou carré à gauche, à 
droite un morceau triangulaire, où s'est trouvé l'autre trou, a été arraché. Le 
seing coupe deux lignes au milieu. — Le notaire a mis très souvent un 
trait horizontal au-dessus d'un mot sans que cela puisse avoir une significa- 
tion quelconque. Nous avons reproduit ce signe dans le texte. En outre 
les // de mill L 38 et 57 ainsi que les bb de abbat 1. 43, 59 et 60 portent 
les hastes traversées par un trait pareil. Lignes 1 1 » 64, les mots les et campon 
peuvent être lus comme los et tampon, L. 69, Maths est difficile à déchif&er; 
peut-être faut-il lire Macho/f. 



LXIV. 

1282, 12 janvier. 
S. P. 1204. Indice 1969, p. 454. 

Sepa;; q^antos esta carta uiere;i. Qomvao nos do» Lorie;rte 
de uilla Roa^no . x Yua» melero t Garcidi melero t don Sauastia» . 
t T>iego Msiitinez . i DoYuan^s ffijo de T>iego artero . x Yu^Jt 
Dommgu^z . x Di-^o artero. || Johan^a ffija de do« Pedro . x Mam 
$ Ferez mug^r que ffue de T>iego Yuanes todos estos sobr^ich^ 
pidimos merçed auos don Martino por lia graa'^L de dios Abb^t 
de san Ffaguwtial Co«uento. jj desse mismo logar por los h^re- 
damie//tos que nos auiamos en termino de Ffue«teruela se^na- 
ladamie/^tre en el ual de uilla Escussa . t en çjma de rio Ffoci- 

10 nos de la Carrera delos Aujanos a Riba que son en uuestro 
termjno . x Nos auiamos los p^^rdudos . por que nos uenieram^^ 
morar ala bie«ffetria. E esta merced uos pidinu7.r que nos 
ffagades que nos los dedes a labrar. || assy co^^mo los dariedes 
à uno t a otro qi^^^llos dedes a cada unos de nos . aq^los que 

i5SoIiamos au^r. En tal manera que Nos que uos démos el 
qinnto delos ffruchos que y ouiere cada a^no. || en saluo / en el 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 99 

restroio . t la meatad del diezmo. E si alguno de nos estudier 
dos a;7nos que non laure este h^redamje^to que uos nos dades . 
que uos qi^lo podades dar a qi^ien uos {| qi^issierdes . dalli ade- 
la^rtre . E si por aue^tura dalguno de nos . o nuestros fiîjos o 20 
nuestr3iS ffijas o de nuestros Nietos ffuere» morar a Ffuenteruela 
6 à Villa Nueua ô à Mambrellar {| t flfuere;; uuestros uassallos / 
que uos den nuestro diezmo t uos ffagan Muestros ffueros / cowmo 
los otros uuestvos uassallos que y ffuerew . t que non den qi/into 
n^^guno . delos h^edamientos sobre||dichos . mentre alla morarew. 25 
E si por aue^tura delos que alla se ffuere« morar se q«issiere« 
tomar a morar à otro semiorio/ que pierda» el heredamjento . t 
uos qi^lo dejjdes a qi^ien uos qi^issierdes. E otrossi si dalguno 
de nos leuar el pa« del Restrojo/ ante que den a uos uuesiïo 
qi^into X la meatad del diezmo 6 al ome que estediere y || por 30 
uos que pèche el qi^nto doblado . t la meatad del diezmo 
doblado . que uos auja a dar . t pierda el heredamie^to . t vos 
qi^lo dedes a laurar à qi^ien uos q2^isier||des. E si el \xuestro 
ome non q«issier uenir tomar el diezmo o el q^into. Nos que 
lo dexemos en el Restroio . t qi/^ nos leuemos el nuestro ,SQn^^ 
calompnia ni/fguna/ nos {{ mostra/idolo por preua o iurando sobre 
santos eua^^gHios quel lauramos t qi^l dexamos todo so derecho. 
E nos el abbat t el Cowuiento sobr^dichos por uos ffaz^'r | bie« i 
merçed . t por que ayades sabor de ir poblar so el nuestro 
sennorio/ otorgamos uos estos heredamiewtos qi^los lauredest4o 
q^^Hos tengades de nos . s^gunt sobre] |dicho es . vos . t todos 
zqueMos que ueniere/; depues de uos que esta postura qi^issiere;^ 
guardar. E si por aue;7tura dalguna delas p^rrtes no;i qi^issiere 
estar en esta | postura . segu;^d sobredicho es/ que pèche/ Cie«t 
vnerauedis delà vnoneda nueua q2^ ual cada morauedi Ses m^-4$ 
xauedis delà moneda delà primera gaerra, La meatad al Rey . 
t la II otra meatad . ala parte que qt^issier estar a esta postura . 
z la postura sea ffirme . E por que esto sea ffirme i non uenga en 
dubda . Nos don Martino abb^^t || de Sant Ffag«;/t sobredicho 
tel Conuewto desse mismo logart todos estos otros sobredichos 50 
Roguemos a Domingo Diaz ^otario Publia? del Co^cejo de || 
San Ffsigunt que ffiziesse ende dos cartas partidas por a. b. c. 
amas por un ténor .La una que tengades uos los de ujlla 
Roamio . t Ela otra nos II abbat t Conuje^to ssobr^dich^^s. E por 



962887A 



100 ERIK STAAFF 



55maor ffirmedumbre . Nos el abbotiel Comijento sob/rdich^ 
possiemos nuestros seellos pe;idie;;tes en lia carta que uos || los 
de villa Roa^ino sobr^dich^s tenedes . E nos los de uilla Roanno 
sobredichos Roguemos al Concejotalos alcaldes de Salda^^na 



que possiessen so seello 
60 sobredichos tenedes. E ^ 



en lia carta que uos abb^rt t Conuje;rto 
os el Co^ïcejotlos alcaldes de Saldanja/ 
a Ruego delos ornes bonos de villa Roa^zno sobré^ljdichos . 
possiemos en esta carta nuestro seello pe/^die/fte en testimo/2Jo 
de uerdat . ffechas las cartas en Saldanja doze dias de enero. 
ERa de m/11 1| x Trecie;;tos t veynte a;fnos. Pesqt/issas llamadas t 

65 rogadas de amas las partes sobredichas specialmie^itre pora esto 
assy comvao sobredicho es . || q«r ffuer^w présentes tlo uier^»t 
lo oyevan . don Garcia, Prior maor de san Ffag««/ . don Johmi 
uicario . don Joh^n almosnero . don Beltran . Gardai || Martinrz . t 
Ruy Martinez de villa Aima» . don 'Raxtolonte mer]no de sant 

70 Ffagu»t . T>iego Ffagund^^ nurjno del Rey en Saldanja. Joh^n 
Garcia clmgo || de villa Uellaco. Garcia melero de Val buena . 
don SauastiaTf . T>iego Mariinez . Do Yuanes Ozezuela . Jotum 
Marcel. Alffon.r^ Garcia de san Ffagi^//. || De Saldanja los que 
estedier^w ala otorgaçon . t qt^ando los rogar^;; que seellassen 

75 esta carta con el seello del Cowcejo .Joh^n l^oAriguez .Yferrand 

I Pel^rz alcaldes. Joluin Garcia. Galendo Royz. Garcia Gonçaltuz 

)iotario del Concejo de Saldanja. SancAo Gonçaluez so her- 

mano . ffrey Gutierre del monesté'Ho || de Perales . E yo Domifigo 

Diaz Notariû sobredich^ que Suy présente en todo esto assy 

Socowmo sobredich^ es.tpor Ruego de amas las || partes sobn- 
dichas ûz escriuir estas cartas . t fiz en cada una délias mjo signo 
en testimonjo de uerdat. Il (seing). 



260 X 270 mm. En bas un pli de 44 mm. avec deux trous, dans 
lesquels pendent encore des bouts du ruban. En haut Va^ découpé. — 
Ligne 37, le mot que nous avons transcrit par iaurafnos peut être lamamos 
— Le mot Saldanja est presque toujours muni d'un signe d'abréviation fautif 
sur \n. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS lOI 



LXV. 

1282, 12 janvier. 

S. P. 1205. Indice 1970, p. 454. 

Sepa;f qi/antos esta carta uierew. Cowmo Nos elos de Val 
buena. Johan abhat t T>iego alegre T>iego Sancti^go x su h^rmano 
Pastor T>iego cauatrigo . T>iego ualejo. Su hermana M^m guerra. 
Martin Kodriguez. Yua« yiavtinez x su hermana || Mariz, Martinez 
Yuan Gil . Paris. Diego ffijo . Migi^l Vuanes. Mig/^l Royz. Diego $ 
Royz. Maria, Yuanes ffija de Yua« caro. Yedro como;/. Sua 
hermana Marj;7na comow. Diego Mxgué^ez. Martin Ferez ffijo 
de Migi^l caro . Yua;; ahhat {{ que aujemos heredades en el 
termino de Ffue»teruela . i de ual Buniella que son del mones- 
terio de san Ffagunt assy cowmo lo départe la carrera de 10 
Mercadiello . t los mojones del terrewtero que Uega» a la carrera 
que ua || de Ual buena al Camjno del mortuero. Otrosis départe 
esta carrera de Mercadiello commo ua à so/»mo de Rio Focinos 
por todos los h/redamje;7tos que aujemos destos termjnos a Riba 
contra Ffue«teruela que son en el || termino de Ffuenteruelaideis 
ual Boniella que son del monesterio de san Ffagunt . t yaze;; 
tras su pr/uil^gio x los auianu'j p^rdudas por que eran abadengo . 
t nos morauanu'j en la biewfetria . x non podiemos ir morar sobr^- 
los/ por que p^rderiemos lo |{ aujemos en lia bienflfetria/ si alla 
fTuessemos morar. Pedimos m^rçed auos don Martino por la gr^r- 20 
cia de dios abb^t de san Ffaguntxal Conuje;fto des mismo logar que 
nos dedes q^s^antos heTedamie;ftos t qi^antos mo;?tes uos auedes en 
Fué7?||te monesterio . x la Siema del terrewtero x la de Valcauada . 
t todala Siema de Ffue;/te carrera q»anto auedes de ffuera delos 
mojones del uuestro pnuilegio contra Ual buena . la que yaze en 25 
xïuestro termino. E en esto te||nemos que nos fazedes bie«t 
m/Tçed . E por esto nos partimos t nos qi^itamos de todos qi^an- 
tos h^redamie;^os t de q^anto derecho nos auiamos en los 
wiestros termjnos sobr^dichos. E nos abbot t Co«uie;?to sobrr- 
dichos tenemos por II bie;; de uos fiaz^r esta merçed à àtal 30 



I02 ERIK STAAFF 

pleyto que este h^Tedamie^ïto que nos uos damos. Si algunos 
de uos por Buentsits, fuerdes morar so el viuestro semiorio t séér 
nuestros vassallos a Ffue;fteruela ô à villa Nueua o à || Mai»- 
brellar . que estos nuestros h^edamie^tos que nos uos damos 

^Sque uos corran alla.assy co;i?mo abadengo t qis^ uuestros se//- 
nores ne;; uos nolos podades embargar . por razo;; de bie;/- 
ffetria. Otrossy uos pidimos por || nurçed que si algunos qiri- 
siere;; ir morar a Fue;fteruela t seer uuesfros uassallos daqiâ atala 
San Mig«^l primera que ujen . que uos quelles dedes aqi/^Uo que 

40 alla heredau2Ln . ô otro tajito t taji bueno . en pr^stamo . contaiido 
se y el su || q«ino;i desto que uos agora dades . en Ffue»te Mo- 
nest^7io . t ellos que uos fagaTt uuestro ffuero por ello. E el que 
non q^/issier ueujr y fTatala san Migi^l pnm^^ra que vjen . que 
uos qi^l non seades tenidos del dar njngam. cosa |{ si uos no» 

4$ qinsierdes . E nos que pascamos en el uuestro termjno . t uos en 
el nuestro . t alli do nos pasciermos . que pascades uos . t alli do 
uos pascierdes . que pascamos nos . de dia . t no;; de noche . 
Saluo en la uuesirs, || vega alli do es el prado . que non deuemos 
pascer desdel pnmer dia de março . ffasta que sea el pa;; z la 

Soyerua alzado.ien el prado que esta amojonado que non pasca- 
mos nos assy co;;;mo estan los || mojones . ffata el dia de san 
Cibrian / maguer que uos pascades . t que non cortemos ne» roce- 
mos nos en los uuestros montes nen uos en los nuestros . E qusi 
quier delas partes que non q//isier estar por esta postura que 

$5 pèche mill , nwraueé/is delà mon^^ nueua. qi^r ual un vnatauedi 
ses delà tnoneda delà primera gerr^z. La meatad al Rey.tla 
otra meatad ala p^rte que estar qi^issier en la postura • t la {{ po- 
stura que sea firme tno« sea defiecha. E por que todo esto 
sobr^dicho sea firme t non uenga en dubda . Nos el abb^it t el 

60 Conuje;/to sobrrdichos . t Nos los om»es de Ual buena sobr^ii- 
ch^s I todos Roguemos a Domingo Djaz Notario publico del 
Co«cejo de san Fhgunt que fiziesse de todo esto/ dos cartas 
p^rtidas por a. b. c. amas por un ténor . E la una que tengades 
uos los de Ual Buena sobr^dichos . E la otra nos el abb^t t el 

65 Cowujento sobr^dich^s . E por maor ffirmeduwbre / nos el abb^ 
i el Co«uje»to sobr^'dich^^s posiemos nuestros seellos en la carta . 
que uos los de Ual || buena tenedes . E nos los de Val Buena 
sobr^dich^s Roguemos al Co^cejotalos alcaldes de Saldanja 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I03 

que posiessen so sééllo / en la carta qu^ uos abbat z Co;?uie;fto 
sobr^ich^ tenedes . E || Nos el Cowcejo, ilos alcaldes de Sal-70 
danja à Ruego delos Ouïes boenos de Valbuena sobr^rdichos / 
posiemos en esta carta nuesfro seello pendiente en testimo^^jo 
de u^rdat . fTechas Las || Cartas en Saldanja doze dias de Enero . 
Era de m/11 . t treçie«tos t veynte a/znos. Pesq^issas llamadas t ro- 
^adas de amas las partes sobr^dichas specialmie;^tre poraesto/75 
I assi cowmo sobredicho es que (ueron présentes t lo ujeron x lo 
oyeron . Don Garcia pnor maor de San Ffag««/ . don Joha» 
ujcario . don Joh/zn el almosn^n> . don Beltra». Gardz, Martinez , 
X Ruy II Mar/inez de uilla Aima;;. Don l&artolome merino de sa^it 
Ffag««/ . t Di-^o ¥i^gundez merino delRey en Saldanja. ]ohan9o 
GarcidL cl^rigo de uill« Uellaco. Garda, melero de Ual buena . 
do« Saua||stian. Dieg^o Martinez, DoYi^n^'s Ozezuela . don Lo- 
riewte de uilla Roane . Joh^rn Marcel Alffonso Garda, de sa«t 
Ffsigunt, De Saldanja Los que estedior^w ala otorgaço^ q^/ando 
les ro||gar^;i que seellassen esta carta co;; el seello del Co;;cejo. 85 
Johûn Rod«g«s . t Ffirrraw Pelaz alcaldes ]okan Garda . Gal^ndo 
Royz . Garcia Gonçaluez ^otario del Cowcejo de Saldanja Sancho 
Gonçaluez || so hermano . ffrey Guterr^ del Monestmo de Perales. 
E yo T>omingo Diaz ^otario sobrrdich^ que fuy pressente en 
todo esto assy co;»mo sobr^^dich^ es . t por ruego de amas las jj 90 
pattes sobr^'dichas / fiz escriuir estas cartas. tiîz en cada una 
délias / mjo sig;7o / en testimo/zjo de u/rdat || [seing). 



540 X 3$ 3 mm. En haut X'abc découpé, en bas un pli avec deux trous 
où reste un peu de ficelle. — Le mot transcrit par Sâwc/iago, L 2, est écrit 
sdâgô; ci peut aussi bien être un a. Ligne 85, les peut être los, — Pour le 
mot Saldanja, comparer le doc. précédent. 



LXVI. 

1282, 9 juin. 

S. P. 1206. Indice 197 1, p. 454. 

Sepa;f qi/antos esta carta uire;? como yo Eluira Garcia Aja 
de Garde Ordo«niz do ye offrezco al mones \ter\o de Sancla . 



I04 ERIK STAAFF 

Maria de Piasca/ la uigna del fomotel maiolo del cueto de 
Pe;fna uarzana todas entrega mie;7|{tre assi como las yo oue de 
5 mio marido compradas que dios p^'/'done don Alfonso Telliz por 
mj aima t de || mjo marido don Alfonso Telliz el sobre decho . t 
demj padre i demj madré . t demis auuelos entai mane||ra que^l 
prior de Piasca faga cada a;/no fazer un a^tniuersario bien t com- 
plida mientre el dia de san Julla». || t que pri^cure es dia alos 

10 monges i alos clmgos . t alos frayres de pan t de uino . t de très 
cames . o de dos pes||cados a uista demj / si podie hy ser . t si 
por auenturia yo olos otros priores que ueniere« depues demj 
esti eniuer||sario non qt/isiesemos complir o fazer que Eluira 
Garcia o sos parientes sea;f poderosos de nos lo fazer compiir. 

15 1 t por que esto sea Arme t no;; uenga en dolda nos domina Eluira 
Garcia t don Alfonso prior de Piasca rogamos || a Pedro Feman- 
diz escriuanu del concello de Potes que fezies dues cartes par- 
tides por a. b. c. la una que tenjjga Eluira Garcia elotra nos . t 
yo Pedro Femandiz escriuanu del concello de Potes fezi esta 

2okarta por manjdado de ambas las partes . ffacta karta martes, 
viiij . dies andados del mes de Junio. ERa de mil . t ccc . |{ t xx . 
amios. E^tos son pesqi/isclas . Pedro Gutierriz de Torizes . t don 
Yuanes alcalde mayor de Potes . Domingo Pe jdriz merino de 
Potes. Fedro Martm fijo de Martin Saluadoriz. Alfonso Feman- 

25 diz . Gutier Gil de Uaro. Martin || Saluadoriz. Marti Uanes yemo 
de Isabel. Fedro da Fijado. 

i$7 X 2)0 mm. En haut Vaâc découpé, en bas de petits trous. — 
Ligne 2, la syllabe te de monesterio manque totalement, ligne 4, la prép. de est 
écrite deux fois, 1. 18, nos est écrit au-dessus de la ligne et 1. 22, le mot fies- 
çuisclcLsQ) est difficile à déchifirer. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONALS 105 



LXVII. 

1286, II juillet. 

S. E 1551. Indice 2341, p. 539. 

Connosçida cosa sea a q^antos esta carta uieren qi^ Vedro 
Diez clmgo curero delà Egl'a de || Santandres de Roges dixo 
amj Ffema» patino arcediaiK? de Salda^^na enla Egl'a {{ de 
Léon que el non podie s^ruir aq^^^'lla curatqi^Wa queria, renu;i- 
ciartrogome que yo rece||bisse la renu«ciaçio« t qi/é» diesse la 5 
cura a otro cl^rigo . t diesse a el alguna pn^uison { guisada que 
el non fiîncasse muy pobletde pues desto recebj carta del 
Pnor II de Piasca que es padron de aqi/é'lla Egl'a enq«^ dizie 
que el me pr^fsentaua p^ra la || cura desta Egla . de Santandres 
Yedro tartinez clmgo de valde Roges tq«^ me || pr^sentauaio 
Vedro Diez de susodich^? . p^Tra alguna pr»uison en essa Egl'a . t 
qi^lo ponia || todo en mio ordenamie;ito saluo todauia al mone- 
steyro de Piasca La || renta del padronalgo que hy solia auer 
Et yo arcidian^ de susodich^ a pr^sentaçiow || desse Pnor de 
Piasca do la cura dessa Egl'a a Vedro Martinez cl^/igo de||is 
susodich^ . X fagolo Rettor delà. Et dolle por pr£7uison la qi^arta 
p^rte dessa II Egl'a co;^ todo el pie del altartco;; la meatad de 
todo el dezmo {| menudo de ganados t de careras . dortaliza . derua. 
de lèche de gana^iças {| de mortuori^tde todalas otras cosas 
qis^los clmgos dessa Egl'a solen leuar||Et do a Vedro Diez 20 
de susodiclu? en Benefiçio la otra qi^arta parte desa Egl'a || 
co;; la otra meetad delas cossas de susodichas . saluo la Renta 
del padro |{ nalgo pora, el monestero de Piasca que hy acustumo 
auer en pantjjen uiwnoten noces. Et mando alos ffiligr^es 
del logar que paguew bie« || tr^wp/idam/>«tre lossos derech^?s a 25 
estos cl^vigos X que obedesca/t a este . Vedro, || Marttnez asi cowmo 
a so clmgo curero. tq«^ esto non uenga en dubda fiz l| seellar 
esta carta de mio seello. Dada . en Léon xi dias de Julio |{ ERa 
de mill ccc . xxiiij . a^^nos . yo Joluin Fferna«^ifz la escr^^y por 
ma;;dado del Rrcedzano. 30 



I06 ERIK STAAFF 

260 X 155 mm. Le parchemin diminue vers le bas où la largeur n'est 
que de 120 mm. Pli avec deux trous pour les sceaux. Dely 1. 50, est écrit 
au-dessus de la ligne. — Le jsr ressemble beaucoup à un x final, voir 
Menéndez-Pidal \\, XXX p. 436. — Dans la forme abrégée Egla (que nous 
avons rendue par Egta) ainsi que dans mill^ L 29, les // sont traversés par 
un trait horizontal. Au-dessus de auer^ 1. 1 3 et 24, ainsi que sur seeUar, 1. 27, 
se trouvent des traits obliques, qui ne peuvent guère avoir de signification. 



LXVIII. 

1287, 31 décembre. 
S. P. 1214. Indice 1979, p. 456. 

SepaTf q^antos esta carta vierem cotnmo yo don Yedro de 
Villalua bodeguero menor de sant Ffagunt . por noiifbre . t por 
ma^^dado de don Yedro por la gm^ de dios abbat de Sant 
Ffagunt . t p^r vna su carta de pr<7Curaçio;i || sseellada coir su 
5 Sééllo . fïecha en esta marnera. Sepa;f q//antos esta carta vie- 
rem . cowmo Nos don Yedro por la grads, de dios abbat de 
sant Ffagunt . ffaçemos ordenamos t estableçemos nuestvo pr^u- 
rador gênerai . t espeçial a don {{ Vedro de Villalua nuestro mo^rge 
t nuestvo bodeguero este (\ue esta carta lieua . contra todos 

10 aaq/^Uos . t aq/zé'llas . barones . x mug^^ . cl^^ngos t legos . que sson 
debdores . ô iBadores . o arrendadores . ala nuestvo abadfa . ta^f 
hien de pan . commo de || vi«no co»îmo de dineros . de rre;ftas . 
ô en otra man^^ra quai qtner. Et el que pueda demandar lo 
por ssi . ho por otre pwcurador . 6 procuradores . q^ales el esta- 

isblesçier .ant^» q«al q«ier juys eclesiastigo o sseglar.q«^ aya 
poder de judgar. Et otrossi lIe||damos poder de arrendar los 
bienes delà nuesfVK abadfa . o quier queïos nos auemos . o deue- 
mos auer . t rrecabdar x rreçebir las cosas ssobredichas . assi coim- 
mo las nos rreçebiriemos ssi présente iFuessemos . Et qai^nto el 

20 y ffeçier | e;mas cosas que nos auemos de auer t rrecabdar e;ina 
nuestVB, abadia que ssobredichas sson . otorgamos delo auer por 
ffirme . so obligaçio« delos bienes de nuestvo Monestmo. Et por 
que esta p^rssonma ssea ffîrme diemos gé'la || abierta t sseellada 
con nuestvo Seello e^nas espaldas que Sue flfecha prim^ro dia 

25 de dezenbrio. ERa de mill . x ccc x veynte . x çinco a^mos . Et por 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS \OJ 

el ma;7dado t i^or esta carta de pn?curaçio;; ssobredicha . arriendo 
auos Martin | Ferez yerno de Martin de SancAaigo arçipreste de 
Mayorga todos los h^^redamje/^tos . (\iu el abbat ssobredicha a 
entre sant Ffeliçestla lonba de Siero que diçen de villa la 
maya . t ela t/Vrra de valde Ffue/ites . los q^ales h^reda{{mjentos 1 30 
ti'rra sobredicha pértenesçen al Monesterio de Sant Ffagunt. 
Et arriendo uos lo todo desde el Sant yLartino pnmo que passo 
delà Era desta carta . ata diez a^nos co#;iplidos cada a;^no por 
veynte II cargas de pan . la meatad tngotla otra meatat de 
çeuada. Et dar lo todo cada ?invio por la ffiesta de Sanctdi^^ 
MarzB, de Setenbr^ por uuestrsi costa . t por uues/ra, mission . 
e;fnas casas que el ssobredicha? abbat || ha en Mayorga . sso pena 
de vna flfanega de trigo cada dia qz^antos dias passaren demays 
delos plazos adelant^^. Et dar cada anno él pan todo medido 
por la ffanega derecha de Mayorga al abbat ssobredicha || ho 40 
assu mandado aqt/atro flfanegas la carga. Et se por auentura 
e;fno tie^/^po delos diez Rnnos que uos auedes de tener esta 
rre^ita uenier arffîa alguna que tuelga el pan ho alguna cosa 
dello. Et uos Martin || P^rez arrendador ssobredicha non podier- 
des pagar la rrenda . que uos qi^lo ffagades ssaber al abbat . 45 
ant^ que el pan començedes assegariel abbat que emhie y su 
oïïTe . quai el q/!^^^ier . que coya el pan . el a;mo que uenier la 
arffîa || Et uos Martin Ferez . qis^lo pri^ueades de corner t debeuer 
t que coyades el pan que y ouier . por uuestra, costa t que dedes 
la meatad de todo al abbat de Sant Ffagunt enm,s sus casas 50 
de Mayorga sola pena || ssobredicha. Et qua\ qmer delas partes 
que en esta rrenda deuandicha no;^ qi^sier estar ssegunt que 
dich^ ye . que pèche ala otra p^rte . que enna, rrenda q«^sier 
estar . veynte morauedis delà mon^^ nueua por nombre de pena || 
tla rrenda que ïfinque ffîrme t estable ata los diez annos corn- 5$ 
plidos . Et yo Martin Ferez arrendador sobredicha otorgo todo 
qi^anto en esta carta dize . Et otorgo por todos mios bienes 
ga^fnados t por gai^nar . de tener || t pagar bie;; . t co/»plida mientre 
esta rre;;ta sola pena deuandicha . ssegunt que en esta carta ye 
scrito Et por que esto ssea ffirme.tno» pueda uenir en dubda/60 
yo don Yedro bodeguero menor. Et || yo Martin Ferez los sso- 
bredichos rroguemos aDomjwgo Martynei. Notario publico del 
Rey en Mayorga . que escriuiesse desta rrenda deuandicha dos 



I08 ERIK STAAFt' 

cartas p^r/tidas . par . a. b. c. anbas de vn ténor . t qué' fTeçiesse en 

65cada|{una delas cartas. So Signo . ela vna carta qur lieue yo 
don Pedro bodeguero menor para, el abbat de Sant Ffaguntt 
la otra carta que tenga. yo Martin Ferez deuandich^ . fTecha esta 
carta miercoles postre||mero dia del mes de dezenbrio. ERa de 
m/11 . z ccc . t veynt^» t çinco a^^nos. Testimonias que flFuerow pre- 

70 sentes. Alffonj^ Martjtiez ffijo de Martin Guûerrez, Martin 
Sanct\?cgo arçipreste de Mayorga. Domj»go Martjnez de || Vill- 
alua morador en Mayorga . Joh^^n Alfibn^^ ffisico. Pedro Joh^xn 
cl^rigo ffijo de Joh^xn Gonsa/uiz ffleyre . ]ohan Marinez cl^go 
ffijo de don Martin el iFerrero. Per Assensio . Garda, Alffoar^; 

7$ ffijo de Alffonj^ Mari]nez . Domjwgo Fferrandez ffijo de Migt^l 
Il pata . yo Migi^l Gutierrez escnuj esta carta por mandado de 
Domj^igo Marf'mez Notario ssobredicho / Do Domi^igo {seiîig') 
MarAnez Notario sobredich^ ffue pressent . t en esta carta que 
Migi^r G«/i^Tr^'z escnujo por mjo nia;7dado . |{ ffiçe en ella mjo 

Sosigno por test/mo/iio de u^rdat. 

217 X 350 mm. En haut Vaâc découpé. ~- Dans ce document, comme 
dans le doc. No. LXUI, le notaire a écrit au-dessus de certains mots un trait 
horizontal, sans que cela puisse avoir aucune signification phonétique. Nous 
n'avons pas reproduit ce signe, qui est un peu irrégulièrement placé sur les 
différents mots, étant quelquefois tout petit mais s'étendant d'autres fois sur 
plusieurs lettres. Il se trouve sur les mots sant, Fagunt, abbat, ssegunt, 
signa, dezenbrio et testimonias^ coupant les hastes des bb dans abbat, dans 
les autres mots placé à peu près au-dessus de la nasale. L. 35 — 36 les mots 
Sancta Maria sont écrits deux fois. 



LXIX. 

1289, 16 avril. 

S. p. 1223. Indice 1988, p. 458. 

Sepa^f qi^ntos esta carta ujere» Gotnmo ante mj Fema;r 
pati^no arçediano de Valderas enla Egl'ia de Léo;? . ve||njoro» 
en Juizio Fagun Yerez pr^curador del Abbat x del conuento del 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONALS 10^ 



monesterio de san Fagundo por nome de||llos delà vna parte 
X Paulos Yerez conpanero delà Egl'ia de Leo^f x pfi^curador de $ 
Arias Yerez sso lurmano 1 1| de Domi^igo Pellaz pn7Curadores del 
Conçeyo x delos Felegreses delà Egl'ia de san Migi/é^ll de Villar|| 
diga auje^ites conplido poder p^va faz^r este Paulos Yerez ^ro- 
curador por nom^ daqi^llos felegreses delà otra || Et Ffagun 
Yern pn7curador sobredich^ rrazonoxdix^ qi^la meatatxlaio 
ochaua parte del padronalgo de to|{da la Eglia de san Migi^U 
de Villardiga o/ie era del Monesterio de san Ffagun xqn^^ pér- 
teneçia{|al abbatxal co^iuento sobredich^TS x pediô amj qi^ yo 
Q^e déclarasse p^r sen/^Tt^'a Q/ie\à. dicha meatatxla ocha||ua 
parte del padronalgo delà dicha Egl'ia ofie era del Monesterio ij 
sobredich^ X que yela julgasse por||ssuya Et el pleyto entrado 
p^Tr rrespuesta entre est os pr^curadores x dado juramei/to de 
dizir uerdat Pajjulos Verez pr^curador sobredicho dixo por nome 
de Arias P^r^xde Domi^igo Pelazxdel Conçeyo x || delos fele- 
greses de san Migi^U de Villardiga sobredicho c^e creya qi^laio 
meatatxla ochaua parte del |{ padronalgo delà Egl'ia de san 
Mign^^U de Villardiga qi^ era del Monesterio de san Fagun 
sobr^ljdicho . x qi/^'lle p^rteneçia x ofie el abbat x co;;uento sobre- 
dich^s auja;z derech^ de pr^entar ala dicha meatat |{ x ala ochaua 
parte desta Egl'ia x sobresto Fagun P^r^-z mostro cartas x estru- 25 
me^^tosxel libro delà enq2//sa {{ antigua del Obispado de Léo;:; 
p^Tra pr^uar sua entençio;/ . Et yo uista la demanda x las otras|| 
cosas sobredichas x oydas las confessiones x las rrazones delas 
partes . x assignado plazo p^rentorio p^ra || dar sen/^^rja / . auido 
co^iseyo con ornes bonos las partes présentes yo arçediano3o 
sobredicho pronuncioxde{|claro por s^ntencyà, q2/^la meatatxla 
ochaua parte del padronalgo delà Egl'ia de san Mign^é*!! de 
Villar||diga o^e es del Monesterio de san Fagun . x ajulgola por 
ssuyaxmandoxjulgo por ssen/r;;cja defenetj|{ua <\U€ el abbat de 
san Ffagun por nome dessixde so co^iuento présente aella3) 
daqj^ en delante por nome dejjssi x de so coue^^to . porssi ssien 
los dichos feligreses . Et o^e esto sea firme dieles ende esta 
carta desta |{ sen/^T/aa sseellada co;^ mjo ssiello colgado en testi- 
monjo de verdat , Et por ofie yo Joha« Yerez escriuano tenje«te 
pas uezes de Goncalo Alfoayo Notarro poblico del Rey enla Egl'ia 40 
de Lco;^ flfuy pr^ente x xamado spe||çial mje«te pora esto oyr qn^an- 



IIO ERIK STAAFF 

do el arçediano dio esta sen/^^ja escriuj esta senteTujsL con mja 
mano en tes||timonjo de verdat. Testes Joha« Ferez ssochantre . z 
Canonigo de Lcon Joha^i Rrodrigujz Augado Ffer|na/r Gutierrez 
cl^rigo del coro deLeow . tjoha» Domjngujz clérigo desse tnis- 
45 mo choro don Andres cl^rigo de || Valdespino don Assenssio cl^- 
rigo de Trabayo Dom/«go Lopez leygo de Villalpando Antolin 



Ferez Alfonj^ Ferez \ 
sseys dias de abri 



cimgo Joha;2 de Villa nueua . ffecha diez x 
Era de mill . z ccc . z xxvii . A^nos. | Et la 
entrelli^iadura que esta de suso al qn^into rreglon hu diz por 
sonoïïïe de yo Joha» Ferez el sobredich^ | ffago fe qi^la escriuj 
con mja mano. || Et yo Gonçalo Alfonj^ noXario sobredich^ en 
esta sente^icia que escriuio Joh^n Fer^z en mjo nowbre || fiz en ela 
mjo signo que es tal (seing) en testimo^fio de lu^dat. 

315 X 220 mm. — Les // de mill, 1. 48, ainsi que partout celui du mot 
abrégé eglia, sont traversés par un trait horizontal que nous avons rendu 
dans le dernier de ces mots par une apostrophe. 



LXX. 

1291, 5 mai. 
S. P. 1225. Indice 1990, p. 459. 

Sepan qt^antos esta carta viren como por ant^ nos Y^o- 
mingo Domi;;gez z Joh^n T>or[\\nguez alc^I^s . de || Beluer allego 
Joh^n lyomxnguez de Vall^^fc/it . escriuano del Rey x rrecabdador 
delos sus yantares | e;;no Obispado de Çamora x demando a don 
5 Beltran prior de lo que ala orden de san Fagund en Beluer | 
que\ dièse vna yantar del Rey asi co^//mo la dauan emios otros 
lugares x el prior dixo que non auia por que || gela dar nin gela 
daria por dizia que aq//^lla cosa que el ténia por la abat z por 
el Conuento de san Fa{|gund que nunqi/a dieran yantar ne;iguna 
10 al Rey t sobresto Joh^n Domnguez el sobredich^ prmdo al prior 
qi^anto le falo || x teniendolo prindado x a fîncado . mostro el pnor 
vna carta del Rey don Sanch^ en que mandaua a Joh^n Do- 
fninguezléi sobredich^ que se el prior e los monges que esto- 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS III 

dieran ô estaua;/ eneste prioralgo sobredich^ non diera;; ya;{tar| 
al Rey don Alfon^^ . su padre nin a el . fasta Siqui que gela non 15 
dema;;dasen nin les prindasen por ella . z si alguna | cosa les 
auian tomado o prindado por esta rrezo^i que gelo en tregassen 
luego X si non ael i alo que ouiese se tor||naria por ello . Et Joh^n 
Y^oiHtnguez dixo que quenz, pr^niar que dieran yantar alos Reys 
sobredich^s t sobresto a||rronto anos Domingo Domtnguezx]o\i2in2o 
Dominguez alc^ll^ sobredich^s que sobiesemos en oïïïs buenos 
vezinos del|lugar se sabian se diera;f yantar los monges que 
tenian este prioralgo al Rey don Alfonj^ . x a este Rey | don 
Sanch^ x nos los aloiil^ sobredich^s estando delant^ Johmi Do- 
tnifiguez el sobredich^tjoh^in Mig^/dlé'zlel not^^r/(0 jurame;itanios 25 
a Pelay Krodnguez x a Saluador baraya x a Pelay çerneia x a Martin 
Garcia t don Nicolas el || palaçin x don Rramos çapat^ro . t Martin 
Goinez t F^rrand M^r//Wz x Garcia Gilxjoh^n abat si sabian que 
el prior o los | monges que estaua;; eneste lugar si dieran yantar 
al Rey don Alfonj^ . x a este Rey don Sanrh^ dixi||ero;2 estos 3^ 
testimo»nos sobredich^s que nu;;ca gela viro« dar nin deman- 
dargela x que se acordaua;f del tiewpo || del Rey don F«-mando t 
que nunquR gela viron dar nin dema^idar . Et nos los alcdl/s 
sobredich^ acordamos || nos con lo que dixieran estos testimo;fnos 
sobredich^s. Et desta demanda delà yantar quel fazia Joh^2n3S 
Dominguez el || sobredich^ al prior. Et el prior sobredich<7 pi- 
dio/^nos quel diesemos por q2/ito por juyzio x por sentencia desta 
de|manda. Et nos los alc^ll^^ sobredich^ oydos los dittos delos 
testimo^inos x acordamos nos co;^ ellos || x auido conseio con oms 
bonosxen tendudos diemos al prior por libre x por q«/ito desta 4o 
dema;fda quel | fazia Joh^in Dominguez por rrczon delà yantar 
del Rey. Et desto todo en como passo entré* nos los 3\ca]les | 
sobredich^TS pidionos el prior don Belltran quel diesemos Duestra, 
carta seellada co« nuestros seellos en testi||mo«no de verdat. Et 
nos los aloill/s sobredich^s diemos lela seellada co^f nuestros4$ 
seellos colgados || fecha çinco dias de mayo Era de mill . ccc . 
vent . X nueue a;inos. 

248 X 185 mm. En bas un pli avec deux trous carrés. — Le j? a la forme 
de Vs final, on peut pourtant constater la différence indiquée par M. Menéndez- 
Pidal R. XXX p. 436. — Les // de mi//, 1. 46, sont coupés par un trait hori- 
zontal. 



112 ERIK STAAFt^ 



LXXI. 

1291, 28 novembre. 

S. E. I5S4- Indice 2344, p. 540. 

Conosçuda cosa se aquantos esta carta vïren . Comtno antr 
mj Bernald Eanes companero delà Egl'ia de Leo^i . tjuyz dele- 
gado dei Ohispo entrelas p^^rtes de | iuso escriptas . por una 
carta de comission fTecha en esta man^ra 

5 

venieron en iuyçio Ffagund Ferez cïerigo pr^urador del abbat z 

del Conuento del Monesterio de sant Ffagund con pr^uraçioir 

su|rficiente delà una parte tRuy Ferez cl^go de Osella de la 

otra . z este Ffagund Ferez dixo que el porregio un libello contra 

loesteRuy Pé'rez.ant^ el arcidiano don Mar||tino . t vicario gênerai 
que era ala façon del Ohtspo . Et pediome que yo ffeçiesse 
uenir el pr^cesso del pleyto que passara ant^ el arcidiano sobre- 
dich^ . z por Pedro P^rez. || z por Sanch^ Fferna^dez canoligos de 
Leo« que fTuron iuyçes deste pleyto . flfecho por Gonçalo Alfonso 

isnotariû publico del Rey enla Egl'ia de Leo^.tflfuse p^^r el 
pleyto ade||lantre co/nmo derecho fur. Et yo fiz traer el pr^çesso 
ant^ mj . enno quai se contenia un libello fTecho en esta man/ra. 

Et otrossi se contenia en el . que este Ruy P^rez negara este 
20 libello . z el pleyto fura entrado por Respuesta p^^r ant^ el arci- 
diano I don Martino . z pr^uas reçebidas sobrel p^r el arcidiano 
sobredich^ . z por Pedro Pé'rez . t p^r Sancho Fernawdez canoligos . 
que furon iuyçes deste pleyto ant^ que yo. Et yo||pr^^nte a 
Ruy Pé'rez se passara assi segund se contenia en este pr^esso . 
25 1 el dixo que ssi. Et yo pr^gunte a Ffagund Pé'rez se queria 
mas pr^uartel dixo qt/z'ssi. Et yo die{|lle sos plaços aqt^^Uos 
que manda el derecho conllos que ante ouiera a que pr^^uasse . 
Et alos plaços trogo suas pr^uas . aqi/^llas q^étouo por h'ien , z 
elas pr^uas reçe||bidas . z ençerradas . Ffagund Pé'rez pediome 
39 qtt^'las publicasse. Et yo ffiz enplaçar à Ruy P^rez que ueniesse 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS II3 

ueer abrir las testimonias . z pora deçir contra ellas | se que siesse . 
Et al plaço vieno Ffagund Ferez . z touolo bien z complidamie;itre . 
Et Ruy Ferez non apparesçio p^A-ssi njn p^rsso p^rsonero. Et yo 
mande abrir los dichos { delas testimonias . z ellos abiertos z publi- 
cados . Ffagund Ferez dixo que pr^^uara bie« sua entençio;i. Et 3$ 
pediome que yo que gela diesse por bien pr^^uada. Et yo|por 
uençerla maliçia de Ruy Ferez, mandelo citar por mia carta 
otra uegada que ueniesse deçir algo contra las testimonias se 
qt^^siesse z yr p^Tr^ilpleyto adelan||tre. Et aeste plaço aparesçio . 
Ffagund Ferez pr^^curador sobredich^ ant^ mj . t touolo bie« z corn- 40 
plidamie/itre. Et Ruy Ferez non apparesçio porssi nj« p^rsso 
pé'rssonero. || Et Ffagund Ferez pediome que pr^^nu/içiasse a este 
Ruy P^rez por contumaztlo condempnase enas costas t diesse 
sentençia defînitiua sobre el principal . ca entai estado | estaua el 
pleyto quelo podia ffaçer de derech^. Et yo Bernad Eané^45 
Juyz por uençer sua maliçia de Ruy P^rez . por guardar la ordem 
del derech<7 . mandelo || citar otra uegada por mia carta aque 
veniesse oyr sentençia definitua plaço pé'remptorio . z aeste plaço 
vieno Pedro Pé'rez cïerigo pr^curador del abbat z del | Conuento 
con pr<7curaçio« suffiçiente . z Ruy P^rez non aparesçio nj» p^'r- 50 
ssonero por el . z Pedro P^rez pediome que diesse ssentencia 
defînitiua. Et yo Bernald Eané'sjjuyz sobredich<7 uista la de- 
manda que ffiço Ffagund P^'rez pr^curador del abbat t del Con- 
uento . t la contestaçio;? de Ruy P^rez . z uistas las pr^uas que 
trogo I Ffagund P^'reztoydo lo q«^las partes que sieron deçir 55 
ssegund que de suso es dicho . z guardada la ordem del derech^ . 
z uisto el pr^cesso dilegent mientre. | auido conseyo con omises 
bonos pr^nu«çio p^r ssenUncÏB, , que Ffagund P^rez . z Pedro Ferez 
pr^curadores sobredichos pr^^uaro» por nomne del abbat . z del 
Con|uento de sant Ffagund hïen sua entençiow. Et julgo p^r6o 
ssenlendsL deffinitiua . quela apr^sentaçio;^ delà Egl'ia de santB. 
Maria de Osella pertenesçe al abbat de || sant Ffagund p^r 
nowbre de so monesterio . Et remouo p^r ss^n/^;ida delà dicha 
Egl'ia a Ruy Pé'rez cl^rrigo de Ossella por quels, entro sin 
presentaçio;; delos || dichos abbat t Conue/^to que son enpossessio;i 65 
-de pr^entar.Et comdempno aeste Ruy P^-rez e;inas costas 
légitimas . z reseruo la taxaçio;f pora mj . fata || que\o cite queïSLS 
uenga ueer a mj juyz taxartiurar ala otra p^rte.tde co;/imo 

JE. Siaaff, 8 



114 ERIK STAAFF 

esto passo z delà ssenlencisL que es dada p^mij Beraald Eanes juyz 
70 sobr^|dicho. Pedro Ferez pr^urador del abbat . t del Conuento 
sobredichos . pediome quelle diesse esta sseT)Jend2L sseellada con 
mio Seello. Et yo ma^de a Gon|{çalo AlfTonso noXario publico 
del Rey enm, Egl'ia de l^eon . que gela diesse escripta x signada 
con so signo. Et por mayor fermedumbre ffiz la sseelar|con 
7$ mio Seello entestimonio de verdat . Dada esta ssentençia . veynte 
X ocho dias de Nouewbrio. ERa de mill x trecientos t veynte t 
nueue a^^nos | Testes Pedro Gonçaluez cauall^'ro . Domjwgo Ffer- 
na^^dez . t AlfTonso Martinez. Rector de s^i^fta Marina cl^ngos 

del coro. I ; ; 

80 Et yo Gonçalo AlflFonsso ^otario sobredicho por que flFuy 
pr^-sente a esto dessusudicho . x aruego de Yedro Yerez pr^curador 
del abbat t del Conue//to de san Ffagu^id . t \ïor mandado de 
Bernai | Ean^^ juyz sobredicho ffîz escrniir esta sentencia x fiz en 
ella mjo signo (seing) en testimomo de u^rdat. ; , — : , — : , — 

550 X 330 mm. En bas un pli avec des trous d'où pend un cordon jaune 
avec un morceau de cire, le reste du sceau. — Nous n'avons pas reproduit 
les deux chartes insérées dans ce document, toutes les deux étant écrites en 
latin et dépourvues de tout intérêt ici. L. 76, les // de mill sont traversés 
par un trait horizontal. — Pour Eglia cf. doc. LXIX. Les tirets qui rem- 
plissent les lignes 79 et 84, reproduisent des tirets analogues de l'originaL 



LXXII. 



1291, 31 décembre. 



S. P. 1229. Indice 1994, p. 459. 



Sepa» qua;/tos esta carta viere//. Cowmo nos do« Pedro 
por la gr^r/a de djos abbat de sant Ffagut x nos el Conuje//to 
des mjsmo logar damos auos Marcos Yerez de valle Falcon|t 
a uueslra mug^r Juana Rodnguez los nueslvos logares cowuje;^ 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS II5 



assaber las Bouadas x Ueneros |{ z Cofïbmal i villa Çjdayo z Q//intana 5 
del monte co^todos los ffueros t coiitodos los derechos || qt^^ nos 
y auemos z deuemos auer saluo apresse^tacio;/ delas ygl'ias destos 
logares sobr^djchj|os que retenemos pars, nos q«Hos te//gades 
de nos para, entodos uuestros djas por tal pleyto quelo non^ 
podades dar nj ue«der nj en pe«nar nj ca/;/bjar nj e/magenario 
todo nj parte dello en otra p^rte|nj en otra p^rsona en nj«gu;/a 
manerR . t silo fizierdes que non uala. Et que ma^te//gades t 
guarde||des t anparedes los nuestros vassallos destos logares sobr^- 
djchos en sus ffueros t en sus derechos | . t en sus vssos asi 
coi;/mo vsaro;i fatal dja de oy delà Era desta carta con nusco . 15 
Et que ffagades I sserujr las ygl'ias destos logares sobré'djchos t 
alumbrar bie;i t co/^plida mjewtre. Et que anparedes 1 1 deifen- 
dades los mo;ites destos logares sobré'djchos z que non co/^ssin- 
tades que corte;i njn pasca/t en ellos |{ nj;;gu;/os fTueras ende el 
ganado del monesterio t los nuestros vasallos delos logares so-20 
br^djchos I qi^é* corte;; t pasca;/ assi comtno deue». Et que ssa- 
quedes las cosas que son e;inagenadas destos logares || sobrrdjchos 
para el monesterio. Et acabo de uuestros djas que nos dexedes 
estos logares sobré'djchos || Ijbres t qt^itos co;^todas las meyorias 
que y ffizierdes uos o otre por uos . Et nos o nuestro çelkrjço 1 25 
por nos o nuestro ma^dado queXos entremos por nuestra otoridad 
sin enbargo nj«gu//o . Et nos MarcoslP^T^^. tjuana Rodriguez los 
sobr^djchos rreçebjmos este bien t esta merçed que uos sseûor 
ab^at 1 1 co«uje«to sobr^djchos nos ffazedes t otorgamos t pr^me- 
temos de cowplir z guardar z tener || todo esto que sobré'djch^ es 30 
en esta carta z non uenjr co»tra ello nos nj otre por nos en 
njnguna, | man^ra . Et si p^^ra ue//tura co;/tra ello ujnjessemos 
nos o otre por nos en algu«a man^'ra oblj || gamos anos z atodos 
nuestros bjenes muebles t rrayzes poro quïer q«^los nos ayamos 
ganados II t por ganar de pechar auos abbat t co«uje«to sobr^-35 
djchos . mill vnorabedis delà moneda nueua por pena || z por postura 
que ponemos con uusco . Et estos miesfros logares sobre'djchos 
fficar auos t auuestro mon^terio | Ijbres t q«itos despues de 
nuestros djas assi co;//mo sobr^djch^ es. Otrossi por este bie« z 



esta m^'A'çed que 
damos uos pars, 
ras casas co;i so bodegatco;i so huertatco;; sos arboles que 



nos ffazedes uos abbat t co«uje»to sobr^djchos4o 
a uuestra cozj/ia del co«uje;/to todas las II nuest- 



Il6 ERIK STAAFF 

nos auemos en sant Ffagu»t al metjlcado con entradas z con sali- 
das quf alas casas t ala bodega x ala huerta sobr^^djchas prr- 

45 teneçe//. Otrossi uos | damos la nuestxB. \i)na que auemos a 
Oteruelo las ç[ua\es casas x bodega x huerta t ujna flfuero/i de Roy 
||Gtfraa de sa«t Ffagu«t padre de mj Juana Kodriguez sobr^- 
djcha que desde oy dia adela«tre que esta carta|{ffue flFecha 
que\o ayades p^ra sienpre por juro de heredattq«^ ffagades 

Sodello lo que uos {| q«isierdes assi commo delos otros hereda- 
mjewtos de nuestro monesterio. Et si p^ra ue^rtura alguno de 
I nues^os herederos esta donaçio» que uos nos fTazemos q//isiese 
en bargar que uos pech^* mill moraâedi's delà || moneda nueua t lo 
que en bargasse desta donaçio» doblado t la donaçio;i ser ffirme. 

5$ Et rogamos 1 1 pedjmos por merçed auos sse«nor abbattco;^- 
uje«to sobr<fdjchos que qmera la uuestra, merçed que seamos| 
uues^os flFamjliares t nos rreçibades e;^nas uues^as oraçionest 
e;inos uuestros bienes . Et oflFreçemos uos || pore«de qttinje/rtos 
moraâedis delos delà guerrs, p^ra la uuesira cozj^a del co;/uje;rto 

60 en ganado uacu//no abuena {{ ujsta t abue;; apré'çiamje;/to de oïïïs 
buenos entre uostnostesto que sea co^^plido fatal san Martin 
de sete;;ibno II so pena del doblo segu» la Era desta cartatuos 
dar qu'ùo guarde t nos ser ma«posteros x anparadores || dello . Et 
si por mj;;gua delà nuesirs, ma;^posteria o del nuestvo anpara- 

65 mje«to . da;;no reçibierdes e«ne ganado sobr^j|djch^ . o en la 
criança que dello ujnjer nos que uoUo pechemos doblado cowmo 
flFamjliares a se//norio . Et || esta ma;zposteria x este anparamje/ito 
que ssea ta//bie/i del ganado que mo//tar e^^nos q2/inje;itos m^- 
xabedis sobr^'djchos || cowmo e»na criança que sse dello leuawtar 

70 flTata el tie wpo que uos ab^at t co«uje«to por bie;/ toujerdes. 
Et||qua;ido uos qwisierdes que el çel^rjço o otre por uuestro 
ma;idado que tomedes x ayades t reçibades la quantjB. || del ganado 
que mo//tar e»nos q«inje;itos moraâedis sobr^djchos con la 
criança que dios dello diere sin enbargo de | nj;/gu;?t orne del 

75 mu«do X si algu«o uollo en bargar nos nos obligamos por nos t 
por todos nuestros bjejjnes deuos dar el ganado sobr^djch<? . co« 
toda la criança asaluo. Et nos ab^at x co//uje;?to sobr^'djchos 
por II uos flTazer bie« x ayuda auos Marcos P^r^-z t Juana Rodriguez 
sobrrdjchos alos cuerpos x alas aimas t por esta oATre/zda x almosna 

Sodeste ganado sobr/^djch^ que uos nos dades reçebjmos uos por 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS II7 



nues^os ffamjliares || t damos uos parte en todos los bienes x en 
todas las oraçiones que sse ffaze;/ 1 sse ifara^i e/ine nuestro | 
monesterio pora sienpre jamas . Et por que esto sea ffirme x 
estable roguemos a Silué'j/re Verez noXario\Ae sa«t FTaguwt que 
fifiziese ende dos cartas en vn ténor la vna que te;^gamos nos 85 
abbat t co;iuje»||to sobredjchos sseellada con et sseello deuos 
Marcos Verez x signada con el signo del notarto. Et por que yo 
jjuana Rodri^uez sseello non tenja rogue a Jua« AUonso mj 
primo X a Ffema« Rodriguez mj h^rmano que posiesen en | esta 
carta sos seellos . t la otra qt^^ te/igades uos Marcos Pé'r^'ztjuana 90 
Kodriguez seellada con los seellos || de nos ab^at x co;/uje;/to 
sobredjchos x signada del signo del notarto . Esto ffue ffech^ e«ne 
cabildo xxxj | dja de deziembre. Era de mjll x ccc t xxix . a;7nos. 
Pesqi/isas rogadas do« Vedro de Viilalua prior ma||yor . do» 
Gança/uo camarero . do« Pedro dArroyo prior segu«do . do»95 
Pedro de villaLobos çellé'rjço . Gonça/uo Ferez . t don Garda 
dElgar | Jua« AlflFonj^ . Diego Ffagu«dez . Fferna;/ Rodn'guez . 
Jua« EsteuaM^'z merjno Fferna» Garda. Et yo Silué'j/re Ferez 
notarto sobr^j|djch^ que fize escriuir esta carta t ffize en ella este 
mj signo en (seing) testimonnjo de II verdat. — ; — ; — ; — joo 



500 X165 mm. La largeur augmente jusqu'à 180 mm; un peu au-dessous 
du milieu et en bas le parchemin mesure 170 mm. En bas un pli de 20 mm. 
avec trois trous pour les sceaux; deux de ces trous sont déchirés. — Les 
hastes de certaines lettres sont souvent sans raison apparente traversées par 
un trait horizontal, ainsi presque toujours celles du à de sobredjchos et de 
derechosy des deux // de mill et des deux bb de abbat. Pour yg^ia, cf. le doc. 
précédent. La partie vide de la dernière ligne du doc. est occupée par des 
tirets tels que nous les avons reproduits. 



Il8 ERIK STAAFF 



LXXIII. 

1293, 6 février. 

S. P. 1233. Indice 1998, p. 460. 

Sepa» qi/antos esta carta uiere» co;//mo yo don Pedro 
çellmço mayor del monesterio de | sant Ffagu«t . co« otorgam/ifwto 
de don Pedro prior mayor t del Conue«to desse mismo || logar 
fTazemos canbio co;^ uosco Domj;;go loh^n fiijo de Joh^n del 
5 ssobrado t con uuestra. || muger do;^na Missol de vna tierrs, que 
nos auemos a Vayello que p^'rteneçe ala cozIna||qi^^ a linderos 
de prima parte . la presa que uien de Rreqi^xo ua t al moUîno 
de Bibiella | de ssegunda parte ti^rra delà cozina de terçia parte . 
la rreguera que uien por|| Vayello . de quarta parte t/ifrra deuos 

ioDomj;;go Joh^n t do;^na Missol los sobredich(7S. Et {{ yo Domj;igo 
Joh^n z donna. Missol los sobr^'dichos damos auos por esta t^frra 
en canbio || q^/^uos nos dades . dos vi;inas . q^/é'sson en el pago 
de Uilliella que a fTronteras la||vi;ina mayor de primera parte 
vinna de Martin Ferez la rreçieta de ssegunda parte, vn adilj 

15 delà cozina que yo Domj;^go loh^n he aponer ui;fna amj costa 
xde cnallat llabra]lat||xx^niir me délia por todos mis dias.yo 
t do;ina Missol mj mugé^r t despues de\\nuesfros dias que ffinqi^ 
libre tqz^ita ala cozIna.de terçera parte vlna de don{|Migael 
çapatero de quarta parte vi/^na de Grajar . t delà otra ui//na 

2omenor sson || linderos de prima parte . vi;/na de don Micolas delà . 
sacristanja . de ssegu;/da parte la || carrera que ua à Grajar . de 
terçjatde quarta parte vi;2na delà cozîna . Este || canbio ffazemos 
cowuosco Domjwgo Joh^n t con do;/na Missol uueslra mug^r la 
sobré'dicha en || tal man^ra que des de oy dia adelantre . ffagades 

25 delà t/>rra ssobr^'dicha uos oqi^ilo || uuestvo h^redar despues deuos 
cowmo de Muestra pr^pia h^redat . ayades vendades . dedes | 
enpewnedes . fTagades della x en ella cowmo uos por bien touier- 
des . saluo ssilla uenderjjqi/é'sierdes uos oquûo uueslvo hrredar 
que tanto por tanto q/z^'Uo aya la cozina ssillo q2/rsier . Et || yo 

30 Domj;/go Joh^n t do;7na Missol los sobré'diché'S qt^^uos démos en 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS II 9 



rrenta por estas dos || vi^inas que uos damos encanbio cada ^nno 
treynta movabedis delà motif da delà guerra . Et {{ nos leuar el 
fruyto que dios y . dier en las ui^inas sobré'dîchas cada a;ino . 
mientre por || bien touier el conuentoxel çellé'riço . Et que labre- 
des las ui;inas de sus laores . t el a^no |{ que\RS non labrardes . 35 
que p^rdades el ffruyto délias t uos paredes al da^ino qi/é'uenier 
alasj vi;/nas por essa rrazo;^ Et qi/^'enxertedes las uides delà 
ffaza menor t la aprouenej des Et yo . Domj;2go Joh^n t domina 
Missol los ssobredich^s . otorgamos deuos ffazer sanas || las umnas 
ssobré'dichas de quien quier q^/é'uos las enbargasse. Et obligamos 40 
nos por II nos z por todos nuestros bien^^s . delo conplir assi co/»mo 
sobr^dicho es. Et quai q</ier||delas partes que contra este 
canbio venjessen p^ra desffazelle en nj^guna man^ra que || pèche 
ala otra parte que estodiere en ello çie^t movabedis delà moneda 
nueua . t el canbio || ssea ffirme . Et por que esto no;i uenga en 45 
dubda rroguemos à Aluar Ferez notarto publico de ssant || Ffagu/it 
que fTczies ende dos cartas anbas de vn ténor Ela que tenemos 
nos conue;/to ssobr^'dicho es sig||nada del ssigno del dicho Aluar 
Ferez notarto Ela q2/^uos Domingo Joh^n t do»na Missol tenedes 
es sseellada co;; || el sseello denos el conue^ito sobr^dicho . ffecha 50 
la carta seys dias de flfebrero era. de mill e ccc . ||t treynta vn 
a;ino . pesçuisas . don Pasqual Moniz Yua^i Cibrian^z caualWo 
Ffemawd Yuanrs criado de Joan || Esteuan^z. Et yo Aluar P^-rez 
notario sobr^dicho que ffiz escriujr esta carta t ffiz en ella 1 1 mjo 
signo WfseingJ en testimomo de u^rdat. $5 



310 X 17s nim. — Comme dans le document précédent, on trouve 
quelquefois ici des signes d'abréviation qui paraissent fautifs p. ex. v/m 1. 5, 
cozina 1. 6, njngana L 43, et tout particulièrement le notaire fait souvent 
traverser les hastes des h par un trait horizontal, ainsi presque toujours dans 
sobredicho, dans pèche 1. 43; de même les // de w/7/, L 51. 



I20 ERIK STAAFF 



LXXIV. 



• 



1299, 2 janvier. 
S. P. 1242. Indice 2007, p. 462. 

Sepan qi/antos esta carta viere» co;/^mo yo Gonzaluo Prrez 
sacristano mayor del monesU'rio desant ¥{agunt con mandamieifto 
xcon otorgamie^Kto de nuestro ssennov^don Vedro por la gracia. 
de dios ahhat de sant Ffag2^;ft . arrie;/do auos Lope Garda ffîjo 

5 de Garcia P^rez de Médina . alcalyde del castiello de villa 
Martin por don Fferrand Krodriguez | Todo el hrredamie«to que 
p^rteneçe ala sacristanja de sant Fiaguni . en villa Martin x en 
Arcayos . x el linar de Villa uerde . Por tal pleyto uos lo arriendo 
que II uos qi^^lo ayades por entodos \xuestros dias . Et uos que 

lodedes amj oaqi/ien estidiere en mj logar cada anno por rre^ta 
dos libras de çera delà qua\ rrenta t çera || ssobrrdicha yo 
Gonzaluo P^rez sacristano sobré'dich^ otorgo que so bie^f pagado 
delà Re«ta delos vinte a/inos . t vos Lope Garcia que mededes 
delos vinte a^inos endelantre dos jj libras de çera cada anno por 

i5rre;fta por la ffiesta desa;!;t Martin de Noue;;ibre cada a^mo.t 
acabo AQWuestros dias que deyedes todos los h^redamie;ftos 
sobré'dich^s ala sacnstajjnia libres t qi/itos sin toda mala uoz. 
con qi^antas meiorias t co;; q^antas pla/^tacion^^ y ouierdes 
fech(7S. Otrossi ssip^raue;ftura uos Lope Garcia finasedes ante 

20 delos visite a;{nos prim^ros || qi^é' tengan wuestros h/'rederos todos 
los dich^ h^redamie;ftos fTasta cabo delos vinte a;{nos por 
rrazon quees ffectui la paga delà dicha rre^ita. Et dende ade- 
lantre que ffinqi^^n tojjdos los dich^s hé'redaniie^itos libres t qiiritos 
ala dicha sacristanja asi cox;/mo sobr^dich^ es. Otrossi que non 

25 uendades njn dedes n]?i enpenedes nj;/ enagenedes algunos h^reda|| 
niie;ftos delà dicha sacristanja en otra p^rsona nj» so otro ssenorio . 
t ssiloffiziesedes que non valla el enagenamie;/to que ffiziesedes . 
Otrossi que uos Lope Garcia guardedes || t anparedes todos los 
bien^s delà dicha sacristanja en qt/anto uos pudierdes t sopierdes. 

30 Et yo el dicho Lope Garda Reçibo asi esta dicha rre«ta co///mo 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 121 



sobr^dicho es. Et | otorgo x pr^meto . z obligo amj t amios bien^^ 
mueble t hrredat par quier quAos ouier depagar esta à'icha 
rre;rta . t de co;;/plir t detener todas estas cosas | assi co/;?mo 
sobr^'dichtfs son . t ssino;/ pagasse la dich^ rre;rta cada Sinno 
despues delos vinte a;fnos passados . que uos sacristano o qi^ien 35 
estidier en nuestro logar ouuestro^ . . . adados quetn^ podades 
predrar amj t a mios vasallos porello oquiex q^os flfalledes . ssin 
coto t sin callonja nj;/guna . Otrossi otorgo deguardar t de anpa|rar 
los bien« delà dicha sacristanja lomeior que yo pudier t sopier 
ffasta cabo de mjos dias . Et despues demîos dias . otorgo delos 1 40 
dexar todos los dich^s hé^redamie^^tos ala dicha sacristanja libres 
t qu/tos ssin toda mala uoz co;; qc/antas meiorias x con q^/antas 
plantaçio^^^s enellos | ouier. Et por que esto sea ffirmetno» 
venga en dubda . yo el dicho ssacristano t yo Lope Garcia, sobre- 
dicho. Rogamos a Joh^n Rremo» notario j publico desa;/t Ffa- 4S 
gunt que fTeziese desto dos cartas anbas de vn ténor que ffuere^f 
ff^ch^TS . dos dias de Enëro ërâ demillcccxxxvij . || a^inos ela que 
uos Lope Garda, tened^s es sseellada co;;nel seello de mj el 
dicho Gonzaluo Verez sacristano . t la que yo te;7go es seellada 
co« el seello devos | Lope Garcia . Ts. don Micolas almosnero 50 
do« Johtfn desa^it Ma^iço Garcia Verez de Médina t Esteua;; 
Dae«t Garda Martinez sobrinojde nuestro sse«nor el abbiit 
Tedro Joh^in . Fedro Guill^m . Et yo Joh^n Rremo« el dich<7 

notario qi/^'las escHuj x ffiz en cada vna j| délias este mjo 

Singno en testimo;ijo de (seing) verdat. — . — . — . hyb. — 55 

165 X 240 mm. En bas la largeur n'est que de 220 mm. — Le seing 
a la forme d'une haute croix à trois bras et traverse trois lignes. Uabc 
en haut, en bas un trou carré pour le sceau. — Le parchemin est plein de 
taches et, à plusieurs endroits, il y a des pâtés dans le texte. — L. 14, libras 
est écrit libras, 1. 36 le mot dont le commencement est effacé, doit être 
mandados, L. 54, il y a un mot gratté devant celui que nous avons interprété 
comme délias^ bien qu'il ressemble plutôt a collas ou tollas, — Enero et era^ 
1. 47 portent à tort des signes d'abréviation, les // de tnill, même ligne, sont 
coupés par un trait horizontal. 



122 ERIK STAAFF 



Formes détachées 

de quelques documents qui ne sont pas reproduits 

dans la collection précédente. 

1253. P. ii6j. Ind, iç26, yel (= ye el), nolas (nos las), todos 
sues derechos, elos prados, uolo (= uos lo), muyer, ambos, 
re, rina, uiro», oiro«. 

1254. P. ii6ç. Ind, 1932, uole (=uosle), qt^isierdes, uola (=uos 
la), mays, ena era, maordomo. 

1254. P. II 70, Ind, içjj, muyer, ye, re, reina, mandemos (pf.), 

robramola, confîrmamola. 
1256. P. II 71, Ind. IÇ34, muyer, trinta, mugier, e^ina, emie, 

enel, fallarmos, mandemos (pf.), e/ine, maor. 

1258. P. 1178, Ind. IÇ41, socasa, caleya, e/inos, e^ina, ambas, 
yel Rio, yel otra, e;mas, terra, xosa, q2/isierdes, e«na, 
e»na, ambas. 

1259. P, 117c, Ind. IÇ42. e«ne, e«ne, maordomo, ambas. 

1261. P. iiSj. Ind, IÇ48. nuef a»nos. 

1262. P. 1188. Ind, içsi' mojer, e«ne, e«ne, Bartelome, co«- 
firmamolla, semejaule laor, conceyo. 

1262. P, it8ç. Ind. 1952. mojer, furo;;, semejaule laor, maor, 
ambas, co;2firmamoIIa. 

1263. P, IIÇ2. Ind. IÇSS- "j^//, fezjorow, mandemos (pf.), sol era. 
1278. P. Iiç8, Ind, iç6j. ujren, dixioro/i (5 f.), oyoro», partia 

(subst), Maorga, die (1 p. pf.). 
1280. P. 1201. Ind, iç66. meatad, meatad, so aima, ela hert- 

dat, quien esta carta troxier pre//dje elo que fallar^ ma«- 

demos (pf.), la so carta, estudier, conceyo. 
1286. P. 1211, Ind. IÇ76. fallardes, dalguna, fallardes. 
1289. P. 121Ç, Ind. iç8j. arfia, meatat, fruytos (3 f.) 
1289. P. 1220, Ind, iç8s. rreuotarllas, rreuotarllos, rreuotarllo, 

julgado, conceyo, rroguemos, poblico (Villalpando). 
1289. P, 1221. Ind, iç86, fezioro«, padronalgo, julgado, fezier, 

poblico. 
1289. P. 1222, Ind, IÇ87, sepam, andodiere;/, anbas, ffizioro;?. 



QUELQUES CHARTES 



PROVENANT DE 



DIFFÉRENTS MONASTÈRES 

LÉONAIS. 



San Pedro de Eslonza. 



LXXV. 

1241, 25 juillet. 

San Pedro de Eslonza P. 126. Cartulario CXLVIII, p. 230. 

In nomine dominj amen. Connoçuda cosa sea a todos que esta 
Carta uiren . que contienda fu gran tiempo entre los Abbades yel 
Conuiento del monest^'no de sant Pedro de | de Aldonça delà una 
parte . ye donna Maria Pedrez de villa Rabines ye sos fijos 
Pedro Femandez ye Diego Fernandez de la otra parte . sobre s 
la niéétat delà eglisia de sancta. Maria dessa misma villa Rabi- 
nes. Depues atal co^posicion fu fecha entre el abbat don Pedro 
ye el conuiento des mismo monasté^rio . ye los deuandichos do/ina 
Maria Pedrez ye sos fiyos . || sobrela antedicha demanda . Que donna, 
Maria Pedrez ye sos fiyos Pedro Fernandez t Diego Fernandez 10 
coi^nocioron que la méétat delà deuandicha egUsia, sobre que 
yera la contienda / 1 yera del deuandicho monest^rio . ye aùn se 
per Ventura algun derecho hy auien / qwitaronse dello . t arenuw- 
ciaronlo por siempre . entai manera que el deuandicho monest^rio / 
aya||aq2^Wla meetat daqi/^lla misma egUsia, sobre que yera lais 
r^//tienda/ liure t quita . t sin toda ^^«tradicion . yelos deuandichos 
Abbat X Conuiento de sant Pedro de Aldonza / 1| deuen dar à 
do;/na Maria Pedrez t a sos fiyos . de suso dichos . diez t nueue 
cargas de pan terciado . de trigo . de centeno . t de ordio a ses 
q^artas la carga / pella qwarta || que agora corre en Valencia. 20 
Et se per uentura te^pestat de piedra ferir en villa Rabines . 



126 ERIK STAAFF 

q^e tanto da;;no faga que non aya hy de ç\ue se dar las diez t 
nueue car|gas de pan . segundo qtie ye dicho de suso / dar ei 
abbattel Conuie»to per albidrio de ornes buenos ç\U2LtiX.o pan 

25 ouier enna meetat dessa egl£na / sacado ende por | que la egl/jia 
se pueda serulr . ye los fueros (\ue a de fazer. Este pan se deue 
dar cadanno ata la fîesta de sant Migayel de setembrio / per 
todo el dia. Et se el Abbat|ye el Conuiento non dieren este 
pan assi como de suso dicho ye / deuen dar una carga de trigo 

30 cada dia por pena ata que lo den . t se lo non dieren / do;zna 
Maria II o sos fîyos prindien por ello sin calonna. Et quando el 
uno dellos fînar / fîcar ennos dos . t q»ando el otro fînar / ayalo 
el tercero en todos sos dias. Et depues delà || muerte de todos 
très / ficar el monestmo liure . que nu^qua mas de esta rienda 

35 de suso dicha. Et los deuandichos Abbat t Conuiento / obligaron 
asita so monest^rio . de co;;{|plir assi como aquj esta scripto a 
do/ina Maria ta sos fiyos. Et por que este fecho siempre sea 
firme, t non uenga en dubda . fizioron las partes duas cartas faj 
zer partidas per a . b . c . t seellallas delos seyellos de don Joan 

40 Obispo . t de don Gonzaluo Pedrez arcidiano de Ouiedo . t delos 
deuandichos Abbat t Conuiento . | Esta cosa fu fecha t firmada en 
villa Rabines . enno dia de Santyago de Julio . en ERa . mf ccf 
Ixx.* nona.enna presencia destos ornes qi/e furon présentes. 

i^* colonne. Pedro Steuanez Cantor de san Pedro. Johan Pe- 
4) drez . Pedro Pedrez monges de sant Pedro . Don 

Nycholao cap de Algadefe . Domingo Pel . . . 

cimgo de Villa seca . Don Johanin lan de 

villa Rabines . Don Jacob clerigo de villa Eman- 

dos . Roy Fernandez cauallero de Antymio . Mo- 

50 nio Alfonso cauallé'ro de Val de Spino Fema«do 

Alfonso escudero de val de Spino. 

2® colonne. Johan monazino de s^^»c/a Marina . Martino mona- 

zino . Don Johan merino de sanct^ Marina . Johan 

Rodriguez . Don Luchas . Don Aparicio Pedro Fer- 

55 na«dez gallego . Pedro peron . Don Aparicio . Do- 

mi;;go Saluadorez. 

3* colonne. Don Esydro. Migayel carpentero. Martino carpen- 

tero. Pedro yerno de don Feliz. Dom/>/go astu- 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 12/ 

riano . Johan picudo. Domingo dEscalzon. Pedro 
fiyo de don Johanin. Pedro Rodriguez fiyo d^6o 
Roy de Vega. Gonzaluo picoscudero del Abbat. 

4* colonne. Gonzaluo pardo. Estos furon || présentes . ye || otros 

del con||ceyo de villa || Rabines . ye || de otros loga 
Ires. 



280 X 320 mm. En haut Vaèc, en bas un pli de 25 mm. avec quatre 
paires de trous pour les sceaux. Dans les trous extérieurs, on voit des restes 
de la ficelle. — Les passages marqués par des points sont illisibles dans 
l'original. Ligne 49, Antymio peut être Antynuo. L 3, de ^sx répété au 
commencement de la nouvelle ligne. 



LXXVI. 

1243, juin. 

San Pedro de Eslonza. P. 127. Cartulario CXLIX, p. 232. 

IN dej nontm^ zvaen, Conocido sea p^r este scHpto alos 
que son ya alos que an por uenir . Que yo do« Pedro pela gr«- 
^/a de dios abbad de san Pedro || de Aldonza . ensembla con el 
co;^uento des mismo logar . fazemos carta de co/icambia . de iiij . 
solos que auemos ena uila de Castrofert . || ya parte de un orto 5 
ede una casa . qi^anto nos hi pé^rtenez . damos ya otorgamos . 
auos Pedro Martiniz de la cal del rio . ya auuestra || muyer doi^na 
Domi;^ga . ya auos do;zna Maria ela gascona . ya auostros fiyos . 
ya auos Maria Gil . ya auostros fiyos . ya auos Marina uasala . || 
ya auostros fiyos . ya auos Oro Beneitez co« u^j/ros fiyos . ya 10 
auos do»na Marina muyer i\ue fu de Martiuanes potro . co;/ 
u^?j/ros fiyos . ya auos || do;/ Miguiel . ya auostra muyer Maria Do- 
m^^guez. E do/ma Maria ela gascona heriedan . esos fiyos . ena 
tercia parte / de los très solos . || co«tral monte . ya Pedro Marti- 
nez . co;zsua muyer . e Maria Gil . co« sos fiyos . ya Oro Beneitez . is 
co« sos fiyos . ya Marina uasala co;/sos || fiyos . ena otra tercia 
parte / delos très solos. E do»na Marina muyer q//^ fu de Mar- 
tiuanes potro / co»sos fiyos . ena otra tercia parité / cowtral rio . 



128 ERIK STAAFF 

delos très solos. E lotro solo ya una casa . eno corral q//^ fu 

20 de Domi^guiuanes potro . damola ado/; Miguiel.co;z sua muyer| 
Maria Dom/;/guez . ya estos solos son hïen det^rmenados. Delà 
prima parte / cal de cowceyo qur ua del rio poral monte. Delà 
ii? cal de co;/ceyo | que ua de sancto Thomas / cowtra sa;zc/Iuanes. 
Delà iiif solo ya casas de Domi;;guiuanes potro. Delà iiij* parte/ 

25edela otra parte /solo de Do||mi«guiuanes anegron . ya solo 
de domina Maria ela gascona . ede sos fiyos. Eauos Pedro Mar- 
tiniz . ya auostra muyer do/ina Domi//ga . ela | parte que emos 
eno orto co;/sua casa . eiaz delà prima parte / cal de co»ceyo 
que ua del rio / poral monte. De la ij* casas de muyer | de Ro- 

30 drigo melero . ede sos fiyos . damos ya otorgamos . auos 3'a aqui 
uos prrtenecir pora todos tiempos . E recebimos deuos polo j 
orto epola casa . una uina ena longuera. Delà prima parte / uina 
de do» Bortholome erno de Pedro pardo ede sos fiyos. Delà 
ij.* ui||na de san Pedro dAldonza. Delà iiif uina de Juan Mar- 

35 cos . E polo solo de do;?na Maria ela gascona . ede sos fiyos . 
recebimos . iij. tfâs/||ela una iaz carrera de uila Omate. Delà 
prima parte / ela riba . Delotra parte / trâ de don Bortholome . 
erno delà galuana. | E las otras duas tfâs iazen ena carua . ala 
una trâ de la prima parte . trâ de Pedro pelitero . ede sos fiyos 

40 De la ijf trâ de Martin | Pelaz. Delà iiif trâ de fiyos de Juan 
tirado. Elotra trâ de la prima parte / trâ de do« Martin fiyo 
de do« Pedro. Delà ii* trâ de Pedro || Martiniz . erno de Mioro 
de ual deMora. Delà iiif tfâ de Maria Femawdez. Epolo solo 
de Pedro Martiniz . una uina enual || de Morne. Delà prima parte / 

45 Ifâ de nietos de Miguiel tisera. Delà iif uina de san Pedro dAl- 
donza. Delà iii* tfâ del ospital. E || Marina uasala . ya Oro Be- 
neitez . dan una tfâ que iaz en apr^suras. Delà prima parte / 
trâ de Justa Ferna^dez . ede sos fiyos. Delà || ii* tfâ de fylos de 
Pelaluanes. E Maria Gil esos fiyos . dan una tfâ que an ena 

50 carua. Delà prima parte/ tfâ de Pedro Martiniz de cal delrio 
Il Delà ij* tfâ de Aon Pelao fiyo de Maestro. Delotra parte / tfâ 
de Domingo moro. Epolo t^rcero solo . da do;/na Marina . esos 
fiyos . duas tfâs . ela | una iaz aot^'r dAguilar. Delà prima parte / 
tfâ de Do»na Maria Fernawdez . ede sos fiyos. Delà ijf tfâ de san 

55 Pedro dAldonza. Delotra parte /|| tfâ de Martin podras. Elotra 
tfâ iaz aoueya bona. Delà prima parte / tfâ de san Pedro dAl- 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I29 



donza. Delà iif tfâ de Donna Colomba . ede | sos fîyos. Delotra 
parte / tfâ de fiyos de Dom//igo Martiniz . fiyo delà paradiela. 
Epola casa da don Miguiel . y a sua muyer Maria Do| me;;guez . 
una tfâ que iaz enOueya bona. Delà prima parte / tfâ de san 60 
Pedro dAldonza. Delà ii? tfâ de Gil farto. Nos oms ya muj 
yeres deuandichos . damos ya otorgamos . estas uinas ya estas 
tïâs deua^fdichas . pora todo tiempo . asan Pedro dAldo;^za. Se 
algunas | de las partes contra este scripto quesier uenir . sea ma- 
leito edescomu/fgado . pèche en coto / c. mor^b^^s . ya câa delà 6$ 
uoz . ya I essa heredat deua/idicha duple en otro tal lugar omeyor . 
facta carta en era . mf ce* Lxxx* i* eno mes de Junio. Regnando 
I ela rina do»na B^renguela enUalencia . Tenie;fdo Uale;?cia ya 
essa Mota . Alfonso Pedrez . Ena se de Ouiedo / electo Ruy Diez . 
yo I abbad de san Pedro dAldo;zza . ensembla con el cowvento. 70 
E nos oms ya muyeres deuandichos . esta carta quf mandemos 
fazer con nosms | manos las roulamos ya sinal fazemos (seing) . 
aquelos i\ue présentes furo« eodiro;/. Do« Beneito prior maor . 
Do;^ Bortholote sagrista{|no . prior de santAdriano. Don Pau- 
\us so prior . Pedresteuanez cantor . Do« Cibrian el bodeguero . 75 
ya todol co»uento . De Castrofert. || Domingo moro. Pedro peli- 
tero . Marti» de Stf»c/Iago el cimgo . Do« Esteua/^ fiyo de 
maestro . Domi;?go Martiniz renanio . Doluanes fiyo de |{ Pedro 
uasalo . Domi;7go Pedrez fiyo de Juan tirado (seing) Alfonsjvj 
scripsit. 80 

280 X 273 mm. Charte partie. En haut les lettres découpées. — Ligne 25 
anegron peut être anagron. 



LXXVII. 

1245, II avril. 

San Pedro de Eslonza, P. 128. Cartulario CL, p. 235. 

Jn Tiomin^ Aomim amen, Cu/inuzuda cosa seia a qi^antos 
esta karta uire«t . que ccwtienda foe entre labbat do« Pedro Mar- 
tiniz ye el co;fuie;fto ||de san Pedro dAllo»za . delà una parte. 

£L Siaajf» o 



130 ERIK STAAFF 

hie don Garcia Alfonso . ye sua muler do;7na Aldo;7za Aluariz . 
5ye sua madré donna Ma|ria Femandiz.ye sua h^rmana domia 
Eluira Alfonso . delà otra parte . helos deua^idechos abbat ye con- 
uiento d^mandaua;it por || parte del monesterio / ela tercia del 
se ... d^ toda la uila / de Castroferete . Conuien a saber / ela ter- 
cia de todas las calo;mas . || ye de todas las pescadurias . hie de 

lotodas las moln^as. hiela tercia de toda la h^redat/dela cania . 
ye de todos los otros exi|dos.ye de todas las otras deuisas. 
bie de todas las otras cosas que p^rtenecewt odeuent p^rtenecer 
al sennorio desa deua/^decha ui|la.ye todas estas cosas deua/r- 
dechas pedia;7t ado» Garcia Alfonso ye asua muler donna Al- 

1$ donza Aluariz . hie a sua madré donna | Maria Femandiz . ye asua 
h^nnana donna Eluira Alfonso . por razon de donacion que fezo 
el Re don Alfonso . ye sua h^rmana ela Rina donna Orracha . 
en Castroferete al monesterio de sam Pedro de Aldonza, he 
sobresto razonauant iur de las deuand^chas co|sas . ye quenant 

2opr^mallo . hie los deuandechos don Garcia Alfonso ye sua muler 
donna Aldonza Aluariz hie sua madré donna Maria || F'emandiz . 
ye sua h^rmana donna Eluira Alfonso razonauant po si que 
deuient àauer todas las deuisas de la uilla hie magar el ab||bat 
ye el monesterio h^redauant con elos ena d^oian decha uila .' non 

2$ deuiant ad^^isar con elos . por que hierant de ord^ne , por tal 
ra|zon que dizient que ordene non deuia adeuisar con caualeros. 
Ena cima donGarcia Alfonso ye sua muler donna Aldonza 
Aluariz II cunnuceront al monesterio sobredecho el tercio del se- 
norio / en todas estas cosas sobredechas ye qt/itaron se de q»anto 

3oend^ te || niant . hie pr^metieront abona fed que nunq»a farient 
contraria al monesterio sobre nenguna cosa que p^rtenesca al 
tercio disti s^||norio que de suso cunnucieront . esto hie asaber. 
el tercio de todas las calonnas . ye de todas las pescadurias, ye 
de todas las molne||ras . ye de todala hé^redat delà carua . hie 

35 de todos los otros exidos . ye de todas las deuisas . hie 
de todas las otras cosas que || p^rtenecent al senorio de Castro- 
ferete, hie los deuan d^'chos abbat ye conuiento . por amor ye 
por natura que auiant ye hant || con elos . hie por los adebdar 
mayas a seruicio . hie aâiuda del monesterio sobredecho / dicron- 

40 los por ensua uida de || ambos . el quarto disti senorio de que si 
q«itaront . esto ye asaber el q«arto que elos tenient . hie pr^?me- 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 13I 

tierowt hie otorga||ro«t delis dar en pr^^tamo por en sua uida 
de ambos / quanto uenciesent de sua madré . ye de sua hermana t 
d^|qual delas quier del tercio disti senorio sobredecho . hie estas 
cosas sobredechas los diero»t p^r tal pleito en pr^^tamo | que cada45 
ano diant delos . j . sollo en cunnucensa in dia de sa;7Cto Thomas . 
ena iglesa de santo Thomas de | Castroférete . al ^^ad^ o al uigario 
cfie hi for del abbat . hie que las tenga;zt en sua uida . por iur 
ye por nomne . || del mon^sterio . hie a sua morte o^ las 
dexemt Hures ye quitas . hie en paz . sen toda contraria . hie en 50 
sua uida || faga^t isti encienso / assi como hie decho . hie por 
maior adepdamiento d^^o;; Garcia Alfonso . diero»li ela comie;7da 
I de qua;7to elos auient en Castroférete . en toda sua uida . hie 
eli co;7uieno . ofu lola guardas bie;f , elos pr^^tamos diero»t | 
ààmbos asi o^e qi/ando el uno mprir fînque;; al otro /p^r pleito 55 
q«^ desuso ye decho . Todos los deua» dechos abbat ye || co«- 
uiento . ye do« Garcia Alfonso ye domia Aldo;fza Aluariz otor- 
garo;7t q»anto esta karta diz. hie o^ue fos firme pora sie/^|pre . 
partirona p^T a. b. c. hie saelaro;ma co;mos saelos delos deuan- 
dechos abbat ye co^uiento . hie rogaro^t todos ado;; Alfonso 60 
lorda» . ye ado« Pelé Diez iuyzes del Re en Leo« . ç^ue posiesent 
en ela sos saelos. hie elos por so ruogo / posie||ronos en ela /en 
testemu;mo de uerdat . f^rta karta . xi dies andados de abril. 
ERa. mf ccf LXXXf mf Q«i présentes |fuer««/ de Leo« . do» Al- 
fonso lordam do« Pelé Diez. Dom Miguel Femandiz , De uila63 
Quexida , Pedro Martiniz el caualero. De | Mayorga . Gonzaluo 
Alfonso . Pelé Pedriz mowge de san Clodio. Garcia Aluariz 
mo«ge de san Pedro . Ferna« Joa« mo«ge | d^ san Vicenti d^ 
Ouiedo q«i hanc scripsit . Cûnftr^tatur. 

235 X 240 mm. En haut Vaâc découpé, en bas un pli avec des trous 
carrés. Le mot confirmaiur se trouve à une certaine distance de scripsiti 
mais sur la même ligne. — Nunqua, L 30, et sancto, 1. 46, manquent des 
abréviations nécessaires sur u et a. Les lettres e de senorio^ 1. 32^ et ab de 
abiuU, I. 47, sont effacés. Le / de abbat, 1. 37, porte un signe d'abréviation. 



132 ERIK STAAFF 



LXXVIII. 



1248, 29 août. 

San Pedro de Eslonza, P. 129. Cartulario CLI, p. 237. 

Inomine ûamini zmen. In era . mf ce* Lxxx? vif Très dias 
por andar de agosto / Cunuzuda cosa sea aqi/antos esta | carta 
uiren / que yo Ruy Gut'rriz dicho Ruy del mo«te ye mios fillos 
Pedro Roâriguez Garcia Roàriguez Fferna« Kodriguez Mar|co 
^Roân'guez Barnabe Rodr/g«^ cunucenu?^ ye entendem^j ye so- 
hemos por uerdat quelat yglesa de sanctz, OlaWz de Pesqirfra 
cou so II h^rdamento de que yo dicho Ruy del nio;fte leuaua 
ela meatad . y el qi^into de la otra meatad . yel monesterio de 
san I Pedro de Aldo»za elos qi/atro qi^intos dessa meatad . que 

loforo» ela deua^^dicha yglesa yela h^rdat desse deuaxrdicho mo- 
nesterio I entregamewte . ye deue/i aséér . ye por ende qi^itemj ye 
partime delas / ye m^i el monest^o en iur delas . ye se algun 
der|echo yo hy auia e;ma yglesa ye enna herdat.de todome 
qmtey ye dila asse mismo monesterio por mia aima ye demios | 

i5pare;ites por otorgame;/to destos mios fillos deua;7dichos ye se 
por uentura AlfTonso Rodr;g«ez o Gut' Rodrigi/ez mios fillos 
ho Ma|ria Kodriguez ho Taresa Kodriguez mias Allas ho 
estos otros quel otorgaron uenerew co«tra este mio fecho/ 
cada qua\ delos qi^elo || fezer / sea deseredado delaotra mia her- 

2odat queles yo lexe . ye ayana elos otros mios fillos . ye qi^ilo 
dema;/dar pechela demanjda doblada en tal logar al monesterio/ 
ye c moraâedis . en copto . yel mio fecho uala todauia . ye nos 
Pedro Mart/;z abbat ye | todol co«ue«to desan Pedro de Aldoirza / 
porqwe nos non traedes enplecho ne« iuyzo ne« costas sobrelo 

25 ûro / dsimos auos Ruy del Monte | deua;2dicho estas mismas her- 
dat ye yglesa deqwe uos qwitastes al monesterio . ye todolo otro 
herdamewto qt/anto nos auem^j ye a|uer deuem^^ enssa deua/i- 
dicha uilla dePesq;/era . qi/ela ayades por en toda ûra uida . mays 
no;z ayades poder delà ue»der ne;^ dela|dar ne» delà enpe/^nar 

30 nen delà alenar por nenguna guisa . ye aura morte fiqi^ Hures 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I33 



ye qt/itas al deua»dicho monest^'no . || ye nos d^naz/dichos abb^t 
ye co«ue;rto ye Ruy 6el Mo«te ye mios fillos deua«dichos otor- 
gSLtnos todo qwanto en esta carta seye . | ye se p^ruewtura algu« 
ho algunos de nos uenerm^?j co«tra este fecho pechemos ala 
parte quelo agardar quïnentos . vaorabedis . y este || fecho uala 35 
todauia . q«i pr^^entes {uerunt. Fortu» Lopez de Pobladura . do« 
Yuanes c\er\go de san Adriano . don Paul^j cle||rigo . do« Lucas 
clmgo de Uega . Marti;/ Lopez ck'ngo . do« Lore«te de Cole . 
Martixi Koàriguez . Domi;zgo Ve\az ye Marti» Pelaz || delas Bodas 
ye Lore«te ye Pedro todos q«atro h^rmanos . do« Yuanes de 40 
Sa;7tiago . do« Pedro ye Domjwgo Yuanes delà de||uesa . Martin 
Lopez de Portiga . escuderos del abba t Ffemaw Pelaz . Jam Ti«na . 
Pedro Andres . Cibrano . Alffonsojcaluo . Gonzalus Koàriguez de 
Uega. 

138X258 mm. En haut Vabc découpé. L. 15 et 16, se est écrit au- 
dessus de par, et 1. 19, o est écrit au-dessus de Va dans delaotra. L. 31, 
monesterio manque d'abréviation. 



Supplément au document précédent. 

Estos sum elos homes qi^ foro« pr^^entes q^antdo Ruy del 4$ 
nio/zte seqmto delà yglesa de sanc^ OlaWsi | de Fesquers, con 
se herdanu'/rto al almonest^'rio de san Pedro de Aldonza . ye 
meteo e;ina posessio;? de||la a loham Ferez mo»ge desse mismo 
monestmo . do« Pedro abbat cl^^rigo . Pedro Yuanes de uilla | 
Paderna . Marti» portero de Mé^rcadello . Yua« caluo de ualMartj» 50 
. don Lore«te . so fillo Yua« Lorewte || do« Andres . Domiwgo Pe- 
laz . Domj;rgo Mart/Vi . Domjwgo Ffernawdiz . Fedro Martin . P^dro 
P^laz . Yua« ca||ruonero . Domjwgo Lopez . Fedro ueyo . Yua;i 
fruchos Lore«te fillo de Peley Martin . P^'dro Tolosa fillo | de 
Yuan Tolosa/ de Caruallar P^dro Domi;/gu^z . Domjwgo Gil.55 
loanete . loham Fagu;7{|diz . estos sun de Fesquera. 



40 X 195 mm. Ce supplément est cousu au bord inférieur du parchemin 
et replié sur celui-ci. — Dominguez, 1. 55, est écrit domiguz. 



136 ERIK STAAFT 

10 en prmo.ij. moraiedis x in robracion delà carta qi^anto amjt 
uos plogo e onde soy bie;f|pagado entai manera que nos faga- 
des desas deua^ichas tt^rras elo que uos quisierdes pora | todos 
tiempos. Se alguie/i venier de! mio linage o del stranio qut 
esta carta quiera co»tra||dicer sea maldicto x descomu^gado . t 

1$ pèche auos en cocto o aquie» ûras bonas ouiere | . iiij. moraiedis . 
tcaya delà uoztdubre estas ti^fras en otro tal lugar o en 
mellor . facta | carta enno mes de Sete»«brio. en Era . mfccfxcfviij. 
a^inos Regna^do el rey|do» Alfonso en Léo» en CastiVlla en 
otros SOS regnados Endela^ftrado ent/>rra de Leo;i doii|Gun- 

lozaluo Gil. Tene«te Valewcia ela reyna do;fna Violante. Teneirte 
essa mota Pedro | Mele^dé'z Obispo en Ouiedo do« Pedro . yo 
Esidro que esta carta msindey facer con mias || manos ela robro 
X sinal en ella mandey facer. Qui pr^entes fuerunt x uideruîU 
Esidro {{ Fernande^ la fizo par ma^dado de March^j* Johanes notario 

asen Uale;?cia. Johan P^rez clmgo | M.artin mulacho . Martin pa- 
tarron (seing) Do« Bortolom^ . Vedro pastor Yua« | de Rribera. 

590 X 158. Ligne 15, après morabediSy on voitt nudio supprimé par un 
trait horizontal. — Sur le même parchemin se trouvent trois autres chartes d'à 
peu près la même teneur, écrites par le même notaire, mais émanant d'autres 
contractants. Ces chartes, qui portent les numéros 135, 136, 137, n'offrent que 
peu de formes intéressantes et nous avons cru devoir les exclure de cette 
collection, quitte à en citer dans notre exposé grammatical ce qu'elles 
peuvent offrir d'important. 



LXXXI. 

1272, 13 septembre. 

San Pedro de Eslonza, P. 145. Cartulario, CLXVII, p. 256. 

Jn dej nomine SLtnen, Connozuda cossa sea a todos par 
este escHpto . Como nos Pedro Martinez por la gracia. | de dios 
abbat de san P^^ro d Aldo;fza . t nos el co»ue;ito desmjsmo logar . 
a ruego dellos nros uassapos de Soto t de Uelerda . t pediro;f nos 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I37 



por merçed . anos abbat t co;/ue;ito dessuso dichos . que nos 
qt/rlles diessemos fuero . t nos ente;/diendo que yera derecho . t 
por ffaçeles hïen x merçed . damos les || tal fuero por que ujuaii . 
ellos pe?momnados omnes q^^sse en esta carta cu;7ta . ellos x toda 
sua gen^raçion . que || nos died^s cada anno . xxf liuras de cera . 
pûT el pesso delà liura de caréna . alla ffîesta san Martin . x que . 10 
die||d^ cada anno ûna pr^curacjo;^ allabbat qi^;^do fur en el 
logar . X calloninjas x o/Timeçios sey uenjere;i || que el ûro merjno 
qi^WIo recalle pora nos, x dam^^ nos quanta, h^rdat aueni^^ en 
Soto . X e«Uelerda . x en Uen^ros . con | araturas . tco« mo/ites . tco« 
çimiewtos . x con yxidos . x con todas las h^^niades lauradias . x con 15 
todas I las cossas que a estos logares p^rteneçe» . x p^rteneçcr 
deue» . en que ujuades uos x ûfa gen^racio«. p^reste fuero que 
uos damos. por tal pleito que ffagades délia . xx^4 . pr^^tamo . t 
estos son los omnes que recebiro« estos pr^'stamos. || filos de Do- 
mbrgiuanes . ii . pr^stamos. Yedro cuecho . i . pr^'stamo . Ganzaluo 20 
Rodriguez x SanchaPelayz . i . pr^stamo . Vedro Pe||layz . i . pr^stamo. 
Msirtin Ferez con ssos fillos . i . pr^stamo . filos de Pelay Pelayz . 
iij . pr^stamos . GmWermo Rodrygez . i . pré^stalmo . fillos de do« 
Fedro . ij . pr/'starnos. filos de Ferna» Dom/»gez . ij . prestamos. 
filos de Juan abbat . iiij . pr^sta|jmos . Joh^in P^rez clmgo . i . pre- 25 
stamo . Die^û Domtngcz . x Joh^n Ferna«d^z . i . pr^stamo . x lotro 
pr^stamo que fica retenemos po||ra nos. opora darlo a nro m^- 
rjno opora fazer dello lo que nos q^ixennos . x reten^^mos nos el 
senoryo destas || uillas . x destas hé^rdad^s . x destos logares sobro- 
dichos . X que sead^ todos uassalos de labbat . x del mon^steryo || 3^ 
de san Fedro dAldo//za. q«antos morardé'S e;/ Soto x e« Uelerda . 
sien otro senoryo ne«guno . x sep^r aue«tura alguno || morir osse 
fur de la tfâ . i no« ficar se h/'rede que q«iera façer el fuero del 
pr/^tamo . que el pr^stamo fiqw^' en palacjo. | x ellos cowplie^do 
estos fueros sobradichos . x noi/ salie;/do de nia;/dado allabbat ni» 35 
al mom'steryo . non seer labbat || ne;/ el co«ue«to poderossos dellos 
dessaforar . ne«les tomar los prestamos . x nos los o^mnes de Soto t de 
Ueller|da . otorgamos nos por uassalos delabbat . x del conMcn\.o . x 



de lo co;;«plir 
'écho passasse. 40 



reçebinios este fuero que nos dadé'S . x otorgamos 

leal mie;ftre . x quai q^ier delas partes que aquesXA 

pèche alotra parte . c . moraâedis, x esta carta ualla pora siewpre . 

xque esto no» ue»ga e^dolda x sea mas firme . nos abbat x co»ue»to 



138 ERIK STAAFF 

X los omnes sobradichos de Soto t de Uellerda . msjtdemos façer 
duas cartas t partillas por . a. b. c. t por mas fîij|me dumne nos 

45 abbat t co/;ue»to . t los om;7é's sobrodichos . rogemos al co;fceyo de 
Casso que pussiessy so seejjlo en testimonio deuerdat . t nos el 
Co;zçele a ruego de abbat t del co»ue;ito . t | delos sobrodichos 
om;^^ pussymos hy nfo seello . t nos abbat t co/iuento pussimos hy 
nros II seelos en testimonjo de uerdat . ffecha la carta en el mes 

50 de setemhrio . xiii . dias andados . en era | de rail t ccc*^ t . x . 
annos. 

280 X 230 mm. L'aâc en haut, en bas un pli avec trois trous; celui 
du milieu est déchiré mais recousu. La partie libre de la dernière ligne est 
remplie par une sorte d'ornement. Dgnes 46 et 47, il y a dans le parchemin 
un trou, qui y était avant que le parchemin fût employé et qui coupe les 
mots testi\monio et sohro\dic}ios en deux. — Ligne 47, les mots a ruego sont 
dans l'original répétés. — Le signe d'abréviation se trouve de temps 
en temps employé sans raison apparente. Le mot cibbcU est toujours écrit 
avec un trait horizontal a travers les bb. Un trait pareil traverse les // de 
uillaSy 1. 29. Au-dessus de era, 1. 50, on voit un a. 



LXXXII. 

1280, I juin. 

San Pedro de Eslonza, P. 148. Cartulario CLXX, p. 261. 

Era . mfcccfxviij.* primero dia de Junio. Conosçuda cosa sea 
aq^antos esta carta vire;; . co^mo yo / 1| Martin Domenguez cano- 
nigo de Léon t de Astorga de mja clara voluntat t sen pr^mia 
ne;/guna . do auos || don Yedro yiartinez porla gracia, de dios 
5 abbat del monesterio de sant Yedro de Aldonza t al Conue»to 
dese mismo.'ll lugar por nomne dese monesterio duas vinnas qi^ 
yo conpre en s^^ta Maria ela antigua ela primera || vi;ina iaz al 
exidotye assi determinada delà primera p^rte ela carera de 
Ribera . delà . ijf vinna de || Ffernawt Rodriguez, teyado . delà . iij* 
10 vi»na del monesterio de sant Vedro . delà . iiij* p^rte . vi;ina de 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I39 

santsi Maria . Ela || otra vi^ina iaz enno valeyo t ye assi determi- 
nada . delà primera parte ela carera que va para, Grayar . delà . 
ij* I vbina del monesterio de saut l?edro . delà . iij.* vi«na de Gon- 
zalo Garcia . estas vi;2nas assi determijjnadas con todo so iuro t 
con todas suas p^Ttene;7cias vos do por mucho algo t por muchai$ 
aiuda que me || ffeçiestes x polas ûras casas de Léon t polo otro 
h^redamie;7to que uos y auedest polas vi;?nast || polo h^redamiento 
que yo ténia de uos en santa. Maria, ela antigua t pola ygU'ia de 
sant sepulco de Bena||ue;;te que yo ténia de uos cowimo sobre- 
dicho ye por entoda mia vida que nos t el monesterio sobredicho 20 
||q//^llas ades despues de mia muerte bie;^ t conplida mie^tre 
segu;^t qi/é'llas falardes . t otorgo que ffagades || delas atoda ûra 
veluntat . t qi^Hlas podades vender t enpenar t donar t co;fcanbiar 
X fazer delas atojjda ûra volu;7tat assi commo yo mismo ffaria. Et 
otorgo t pr^meto abuena fie de no« venir co«tra esta||donacion2$ 
que uos yo ffago por mi nen por otre ene;?guna manera . x se- 
p^?rauentura uos co»tra esta dona||cion veniesse por mi o par 
otre enuida o enmuerte otorgo de uos pechar por mi x por todos 
mios bienes || miïl . morabedis . x esta carta desta mia donacion que 
uos yo fiisigo fique firme. Et douos luego el iuro x la || posession 30 
delas sobredichas vi»nas por esta carta . x Renui^pcio atoda 
exepcio« de engawno x atodo derecho || escripto x non escripto que 
por mi aya que ami pueda aiudartauos destoruar. Et que esto 
no;; venga || endubda Rogue a Johannes Notario publico del 
Conceyo de Léon que ffeciesse desto vn publico es||trume«to. 35 
Et yo Johannes Notario sobredicho por que ftiy présente atodo 
esto de suso dicho x a Ruego || de Martin Domenguez canonigo 
sobredicho escreui este estrume;/to x pus enel mio si»nal (seing) 
en I testimonio de verdat. Testes Yedro Ferez canonigo delà 
ygU'ia de Léon. Garcia Yiexnandez cl^rigo del coro. || P^rfro 4© 
Domenguez de Torio . Matheos P^rez so fiîyo . Geruas P^rez . 
Johan Ffemandez . 

275 X 240 mm. — Le ^ est toujours traversé par un trait horizontal 
dans cA et aussi dans Johannes 1. 34, ainsi que les // dans ygllia, abréviation 
que nous avons rendue par une apostrophe. 



Santa Maria de Otero de las Duehas. 



LXXXIII. 

1246, janvier. 

Otero de las Due&as, P. 4. 

(Chrisme) JN Aéi notnin^ ^m^n. Notum sit omnibi^ p^r 
hoc scriptum semp^r ualiturum . que yo Gonzaluo Moniz ensem- 
bla con mia muyer t con mios fiyos vendémos {{ àuos Don Ramiro 
Frôlez t à uostra muyer doi^na Aldonza / quanta heredad nos 
S auémos x auer deuémos / en Estelielo. Conuje« assaber . con ca- 
sas . sola|res . parte enna egrisia. Vôrtos . Tierras . Prados . Paxe- 
res. héras. aruores. montes, fontes, diuisa. exidos. i retornamjen- 
tos . i con todas suas de {| rechuras / 1 suas p^^rtenencias quantas esta 
heredat ha /t auer deue. Esta heredat assi p^rnomnada uos uen- 

10 démos cou todo so jurotcow toda sua entegre||dat / por . c.° t . 
xxxf morabedis . t por todala heredat ç\ue uos co^;/prestes entapia 
de Pelay baruayôn / 1 de Maria Johan . Assi (]ue desde ûûoy dia 
endelàntre | de nuastro juro sea mouida t desraida . t a uostro seg- 
norio sea traida t co/ifîrmada . que uos ades Hure poder de uender 

15 de donar . de fazer delà / 1{ quanto uos ploguier en uida x en muarte. 
Se p^rauentura dalguno de nuastra parte ô destranna o nos 
mismos mais contre esta carta de nuastra || uendecio» uenier 6 
ueniermos. sean malditos x escomungados . x con Judas enenfîemo 
sean da^nados . t a uos ô (\u\en uôz desta carta puxar / pèche . 

20 ccc?" morabedis . x pierda || uoz . x esta carta remanezca siempre 
firme . facta carta. Era . m.* ce* Lxxx* iiij* enno mes de genéro. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I4I 

Regnando el re don Fernando en Léon en Castiella. EnToledo 
. z En II Cordoua. don Mo;;nio Aluarez en Léon seyendo obispo. 
El yfânt don Alfonso teniendo aLeon. Don Garcia Rodriguiz 
carnota / merino maor del re seyendo . don Garcia Mar|tiuez 2$ 
nauarro teniendo las torres de Léon . x Feman Pelaiz caualero en 
Le6n seyendo merino . Yo Gonzaluo Môniz cou nifa muyer i con 
mios fîyos esta carta desta || uendecio/i que auos do» Ramiro i 
à uostra muyer do^na Aldonza à comendemos à fazer/ rourà- 
mos la t co/iArmamos la x signal acomendemos en ella affazer . 30 
(seing) Il Don Pedro Gutierez de Zepeda caualero . conï, Martin 
Pelaiz caualero de Naua fria . conf, Fernan Fernandez Micola caua- 
lero . conï. Ruj Fernandez de Riero caualero . conï, Martin Fer- 
nandez de Canales caualero . conf. Pelai Suarez de Caldas conï. 
Pedro moro merino de do» Ramjro . conï. Fernan Pelaiz caualero 35 
t merino de Léo» . canî. Martin Pedrez c\engo de pobladura de 
Aruoyo . canï, Joha» lAaxtimz cl^go de Aruoyo . conî. Joha» 
Rodriguiz escudero delà maguiya . r^»f. Marti» Suarez .t Joha» 
Suarez fiyos de Suer galego . Domi«go Pedrez tendero de Léon. 
Qui présentes fuerunt . Petr«j . ts. Y>omimcus . ts. ]ohaT\es . ts. t Do- 40 
nii»go Martimz qu\ no/iat : , 

220 X 295 mm. Les noms suivis de cani. forment une colonne à 
gauche, ceux des témoins en forment une à droite et sous cette dernière un 
peu à gauche se trouve la signature du notaire. Certaines voyelles sont 
pourvues d'une espèce d'accent, comme nous l'avons indiqué dans le texte- 



LXXXIV. 

1254, octobre. 
Otero de las Duefias, P. 5. 

(Chrisme) JN dé] n^m/ne. Notum sit ovc^tiAius p^rhoc 
scriptum semp^r ualiturum . ç\ue yo Maria Garcia . eyo do»na 
Esteuanja . eyo Marina || Garcia . eyo Maria Bartolome . eyo Maria 
Marti» fiya de Maria Rodriguiz. Vendemos auos Pedro Garcia 



142 ERIK STAAFF 

5 nro ermano . 1 toda ela nra parte que nos auemos eif nas t/>rras 
delà retuerta . que nro padre Garcia Melendez conpro de do« 
Abril de Q»in||taniella . que son enRio seco de Ordas. Estas tier- 
ras assi p^rnomnadas uendemos auos toda ela nfa parte delas 
assi II cowmo de susu ye dicho / por / viij. movahedis buenos que 

10 nos ya diestes . ye ap pagamie;;to delos escontra uos nada non 
remaso||ye enrouracio;; delà carta q^anto anos ye auos plogo 
nos diestes. Porende toda ela nra parte destas d^iiandichas 
t/>rras II desde uuey dia endelawtre de nro iuro sea remouida ye 
enayenada . ye aûfo iuro traida t co/ifirmada qi^hades liure | 

15 podestat de vender de donar de fazer delà elo qi^ uos ploguier . 
entis, uida t de pues ala muerte. Adoncasse alguno de nra parte ô 
des||tramia ô nos meismos co;;tra esta carta de nra uendicio^/ uenier 
é ueniermos / sea maldito t descomu;fgado t con ludas enno en- 
fierno | da;^nado i desusu auos ô alq^/^uoz delà carta puxar / 

2oduplada de otra atal parte de otras atales t/Vrras e;fnotro atal 
lugar . epeche en || coto . xvi. morahedis t caya delà uoz ye esta 
carta siempr^ sea firme. Sobre todo esto somos tenudos por 
nos ep^rtodas nras bonas de nos || uos sanar esta nra uendicio;i 
de todo demandante . fecha ela carta . Sub era . m? ce* Lxxxxf iif 

25 enno mes de ochubre. Regnando el | re don Alfonso co^sua m«- 
1er ela reina do;;na Uiolanda . en Léon . ye en Gallizia . ye en 
Castiella . ye en Toledo . ye en Cordoua . ye en || Seuilia . ye en 
Murcia . ye en Chayn. don Pedriuanes seyendo obispo en Ouiedo. 
don Gonzaluo moraw seyendo merino maor del re | don Fernan 

30 Sanchez tenie«do Ordas . i de sua mano . Joha;/ Sawchez . x so 
merino Domj;/go Ferez. Nos deuandichos uendedores esta carta 
Il de nra uendicio« que mandemos fîizer / rouramos t cowfirmamos 
ye esta signal en ella mandemos fazer. (seing) || Do« Paulos car- 
pentero coni. DoYuanes fozero con{, DoYuanes fozero marido de 

35do?2na Yusta coni. Do« Joha» merchaw conL Martiua^es de sa» 
Roma;; conî. Cibriaw Yuanes coni. Q«i présentes fuer««t. Petn^ 
F>omin\cu5 Joh^nes ts. Joha« \o\ianes (seing) q«i notuit. 

225 X 240 mm. Les noms suivis de coni, forment une colonne à 
gauche, ceux des trois témoins en forment une à droite, le mot ts n'est écrit 
qu'une fois, à droite de Dominicus mais se trouve réuni aux trois noms par 
des lignes droites. La signature du notaire se trouve au milieu vers le bas. 
— L. 21, le notaire a écrit un / au-dessus du mot uoz et 1. ^4, fozero peut les 
deux fois è\rt fezero. L. 10, \^ p de ap porte un signe d'abréviation: ap^?r(?). 



Santa Maria de Sandoval en Mansilla. 



LXXXV. 



1235, 24 mars. 



Mansilla, P. 51. 



Conocida cosa sea atodos los quj agora son . elos que an 
por uenir que esta carta uire». Que Yo Don Pedro Moniz . de 
villa Sin||da . emia muler dona Vrracca Rodriguez. D^mos auos 
don. Sanchyo Abbat de Sannoual . e Bicanuento dese mismo 
logar cccc" morauedis . por amor | de dios x por remedio de nras 5 
aimas . t de nros padres . t de nras madrés . t de nros parie«tes . 
tpor Remedio delas aimas daq^^los aqi^i feciem^'5' mal /||t noies 
feciem^j entrega . E por tal pleito que de estos morauedis . que 
compredes ende h^^iedat por que los monges sean escusados que 
non sieguew . Q«a nos mmos que polos tnon || ges que auie;; por 10 
si asegar enon podiew cantar sos misas / por esto àiemos nos 
estos morauedis . que fuse« metidos en h^redat. que por la rien- 
deda que saldra de esta h/^edat / que se2Jt | solladados mzncébos 
que (sigan esta segada por que los monges sea;; escusados he 
ààn poder de cantar todas sos misas. E yo don Sanchyo abbat 15 
de Sotnoual . t el conuento || dese mismo logar . Asignanu?j é otor- 
gam^.r . auos don Pedro Moniz . é aura muler dona Vrraca Ro- 
driguez . cccc" morauidinadas de h^redat que nos auemos en 
Villa II Toriel . polos . cccc?" morauedis . que uos nos diestes por 
aeste pleito que de suso es dichyo / que siewpre sea tenudo . E 20 
si porauentura abbat . o Co«ue«to . 6 otro ôë ueniere que este 



144 ERIK STAAFF 

pleito an||te dichyo q«é«iere desfacere/ 6 esta h^redat mm que- 
sier otorgar / pors, est epleito / nos . enros filos . e nra génération 
que los podanu'^ ^^«strener / que se cuwpla . pero asi . que nos | 

25 ne otro ôë de nra génération non sea« poderosos de sacar esta 
h<?redat . ne esta rienda del monest/rio . E yo don . Sanchyo 
abbat de Sannoual . i el conuento dese mismo || logar . otorganu7j 
auos don Pedro Moniz . e aura muler dona Vrracca Rodriguez . 
que esta d^ua;i dicha heredat . que nola dem^^ arico ôë . ne 

30 acaual^n) . ne aotn) orne del mimdo . mas que siewpre sea para, 
esto que de suso es dichio enesta carta . Sobre todo esto . por 
esta almosna . x Por otros beneficios . t Por otros seruitios . muitos 
que uos nos feciestes / otorgam^J auos . é aura muler pleno 
seruitio . qua. asi fagam^j por uos . como por uno de nros com- 

35 paneros. Facta . carta sub era . mfcc*L*xxiijf Pridie anu«tiat/oms | 
heatG Marie . Régnante el Rei don Ferna^ido con so madré la 
Rina dona Beri^zguela . t con la Rina dona Beatriz . so muler. Kn 
Castiela . t en Toledo . t en Léo» . t En Galicia . Tenie»||do Leo« 
la Rina dona Beatriz . merino maior eno regno de Léo;; . don 

40 Garcia Rodrigez camota . Tenie«te las torres de heon ! elas uila 
de mano delà rina . don Pedro de la me||chya. Juices en . Léon / 
don Vermudo . EMiguel Grimaldé^ . EMarti» Leonardo. Testi- 
monios que esto uiorow . eodiorow . Don . Sanchyo . abbat de 
Sannoual . Don . Yedro | abbat de Mera. . don . A . prior de San- 

45 nouai . don . J. sopprior . don . A. ca;rtor . don . B. sacristaw . don . 
Micolao celerizo mediano . don . G. enferm^^ro . don . P. socawtor . 
Domifzgo de Bo||nar . do« Joan de Ma;?siela . don Pedro Am/TE . 
don . Martin . uistiario . don ]oan de Gordo« . don Joan de Mata 
plana . don Rodrigo abril . don Garcia . de Gradefes . do« Pedro 

50 Gutierez. || fre Helyas de Mayorga . Gonzaluo de Maorga . don . Velao 
de Grordoncielo . don Enigo . don Domiwgo de Molina . do« Mar- 
chos . Don Pedro Domewguez de Toro . Don || Pedro de Molina 
Do« fray Ysidro carpent^ro . Do« fray Domiwgo delà caualariza . 
Fray Marti;^ zapataro . Fray Aparicio del Ospital . Fray Domi;;go 

SSferero. Fray Joa» || del fomo. Fray Michael de fontes. Fray Gil 
de uilla Amor. Fray Domi;/go de Naua. Fray Martiw de Maorga. 
Fray Sebastia» . Fray Domingo ribada;^ . Fray P^^ro || Mo»t fort . 
Fray Domiwgo Uiwcentez . Fray ]oan delà obra . Fray Micael del 
pison . Fray Domi^igo del hespina . T>on Guilelmo de Ma^isiela. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 145 

Don Joanete || de Mayorga. Don Marti» guerrero . Domingo 60 
tobano de Mayorga. Fray Marti» rico . t fray Jorda» so ermano . 
Do» Joa» Lopez . t Marti» Nunez mondes de Mera.tjoa» 
Martiiu^. 

165 X 220 mm. En haut Vaâc découpé. II existe de ce document deux 
exemplaires. L'autre, qui porte le numéro 53, ofire quelques variantes dont 
je dte celles qui ont quelque intérêt au point de vue de la langue: L. 16 
Sanmmai, 1. 22 dêsfacer, L 40 là torres 1. 40 elà uilà, L 44 Sannoual^ L 45 
sacristam, 1. 46 soceUriçp (pour c, nudiano\ L 50 GutierreM, frer, Pelao 
L 51 émgo, L 54 Fer Aparido, 1. 54 et ensuite fre ^m fray, 1. 57 môforte^ 
1. 58 Uicentes^ 1. 60 Maarga, 



LXXXVL 



1242. 



Mansilla, P. 56. 

Jn cUi tkamiae . ^xaen. Conocjda cosa sea atodos aqiKHos 
<\ue esta carta ujrem. Que yo Ruj Sauastianes con mjo ermano . 
P^^/ro , Sauastianez . e con nra ermana . fazemos carta de otor- 
ganuvfto . auos | don Lope abbat de Sandoual . el ^:;^uento . des 
log^.de toda la h/redat i\ue nro padre auja en baijo c\ue uos 5 
djo a sua morte enos otoi^^amolo e A7»fjrmamolo. Conuien 
asaber | solos . casas • montes . fontes . prados . molinos nos . djujsa 
contodas suas p/rtenentjas . efrucheros . Se alguno de nos ode 
nro linage ode otra parte esta carta qisdsier qi^brantar . sea 
maldtto I edes comungado . epeche . c . moraèedis in coto. edecaha 10 
delà uoz . Fecha carta . Sub . era . m . cc^. Lxxx*. Regna»te el re 
donFema»do . en Léon . enCastjella . enCordoua enStremadura 
enTholedo | yo Ruj Sauastianez . con mjo ermano . Vedro Saua- 
stjanez.una con nra ermana. Esta carta ç\ue mandemos fazer. 
con nras p/vpnas manos robramos eotorgamos . ya este signois 
fazemos. 

B. Siaq/f. 10 



146 ERIK STAAFF 

i^ colonne, don Pedro el prior.don Pelâo el cantor Dûmin)Co 

Bonar donAndres celerero maor. 
2* colonne, etodo el comiGUto conL 
3* colonne. Qm pr^'sentes (uerun^ (seing), 

104 X 300 mm. — A droite des deux premières colomies un / coupé 
par un trait horizontal pour chaque témoin. Q^i présentes etc. se 
trouve à droite à une certaine distance du second fy et plus bas un peu 
à gauche se trouve le seing. L. i, cUodos est écrit €Uos\ au-dessus de tas le 
notaire a ajouté do et au-dessus de ce do encore un s. L. 1$, con est écrit 
au-dessus de la ligne et robramos est écrit avant manos^ mais le notaire a 
corrigé l'erreur i. Taide de signes placés sur ces deux mots. 



LXXXVII. 

125 1, décembre. 

Mansilla, P. 58. 

Sub era m*ccfLxxxfixf mense decenbr. Conoscida cosa 
sea atodos los oms que esta carta viexen que nos | don Vedro 
abbat de Sant nouai Et el con\x^nto dese mjsmo lugar damos a 
uos Pedro frechosta ûfa muyer por||vi. a^inos la nra casa con 
) las nras h^redades de Valde fresno que nos y voz tengamos y 
viij pares de boys || por medjo x si mas podiermos y meter sy 
no;; destos non menguar. Et auemos uos a dar la metad del| 
fîerro por lauor delos bois t coger la metat del pa» en tiempo 
delas eras. Et si nos qirisiermos triar gana|do o bestias con- 
10 uusco triar por medio . Et yo Pedro fruchos deuo adar la metat 
del pa;2t delas seron||dayas que se cogie« en Valde frexno al 
monestério de Sa^trt nouai sacada prim/ra mje^^t la semjete 



dema;/comu;r. | 
E/ dexar las a 



Et deuo a contener las casas asi co^^fmo mêlas dan 

tîempo asi co;;2mo mêlas dan fueras p^^r peijjdidas 

15 se q^^masen de fuego o cayesen de suelo. Et deuo de cada 

a^^no adar très cogetas bonas al abbat de || pa;; t de buen vjno t 

de pescados t ceuada pars, sus bestias t cames pora, sus oms. Et 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I47 

deuo arrecebir los|oms delà orden de Sant nouai tasus men- 
sagerostdar los pa/i t vjno t delo que en casa oujer. Et deuo 
adar | este p/imero a»no que vien todos los bois delà casa pors, 20 
cog^r el pa/f Et qi^ando dexar la casa . dexar los | barbechos coif 
qi^anto lauor commo los agora tomo. Et si por SLuentura yo 
Pedro fruchos finar o mja muyer mjent | toujermos esta ïïra casa 
leuar la metad de qi^anto oujermos con nros cuerpos para, el 
monest^rio t la otr^ï metad | fînqi^ a nros fijos. Et yo Pedro 25 
fruchos en senbla co;; don D£fgo emo de don Ametco» 
Marti;f pasarino t co;; || don Barnabe de Malielos somos rrecabdos 
por nos t por nras bonas de cwwplir este pleyto asi commo es 
uer|ueado en esta carta al abbat t al co»ue;ito de Sant nouai Et 
otrosi si en este comedjo el abbat tel conuento ma^dare» 730 
andar sus ganados brauos que los trayan en ora buena saluo que 
non (2ig2Jt da»no en los fruchs || njn enlos prados cotados. 

Et demas que este pleito sea firme t estable entranbas las 
p^f^es fazemos carta || p^rtida par a. b. c. quj pr^'sentes fuerunt 
ujden^;f/taudien^»/. Pedro coriel ts Fedro Femawdes ts don Ma- 3 5 
theos I emo de Martin pasarino ts don Marcos ts Lorete Ysidrez 
ts don Vicente ts Pedro Ferez cl^rigo de | Corujellos ts. jPetn^ 
legionensis notuà, 

165 X 167 mm. En haut Vaàc. L. 4, le signe t est efiiacé, de même le 
commencement du mot conuento 1. 30. La haste du h àt fruchos^ 1. 10, est 
traversée par un trait horizontal (fruch/ros?). 



San Esteban de Nogales. 



LXXXVIII. 

1247, novembre 

San Esteban de Nogales, P. 12. 

In dei namine amen. Saban elos qu^ son . asi como dos 
qof ande seer . Que yo Diego Feraaxdez t mia mlr Maria Rodri- 
g^iez . façemos carta de ueii decio» . auos fre Jacome para el 
coffue»to de Nogales de . i . linar que aue|mos enotermeno de 
5 Manganèses • sola canpana de san Vice/ite . onde ya ben det/r- 
menado . jaz carrera de Reqi^xo . delà primera parte ficase ena 
carrera . delà . ij . parte . x delà tercera parte | linar de nos mismos 
compradores . delà . iiij . parte linar que fu de ,]ohan . Martinez 
bezerayo . por pr^cio de nomrado . que de uos recebimos . iij . 

10 Motabedis . ii . soldos . onde somos ben pagados . enenguna cosa 
no» remanes por dar . || ese dalguje» uenjer de nostra generacioir . 
oude estranja contra este nostro feycho . ou contra este scnpto 
qii^^ier uenir . oude ma;rdar sea roaldicto . t des comungado . t con 
ludas traydor en infemo danado . epey|che en couto delà carta . 

15 vi . Motabedis . t meàio . ela carta remanezca firme . ecàà delà uoz 
eduble qu^into de roa^idar entai lugar 6 en meyor. Facta carta 
Sub era . M*ccf Lxxxfvf enomes de Nouembrio . Re^naisrte el Rey 
do;^ . Ffernando . enCastiala. en Toledo. en Léon, en Galicia . en 
Corduua. en Murcia. el Jaen. Kpzscapus don . Fedro . Fema^fdez en 

aoAstorga. R^?^/7^^ Rodrjgx^z tene»te Benauente. Garcia, Ro- 
drigi^^ caraota merino del | Rey . Mia nàa aicalde en Benauente . 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I49 

yo Diego Fema«dez t mia mlr Maria Rodrigi^z por nos . t por 
nostras bonas somos ue;2dedores . ya aredradores . ya outorga- 
dores . detodo omre ou mlr que uos deman|dar este iinar de 
uandicto . e esta carta que fer ma;ideymos ya leer oymos pro- 25 
pria m^«te co;inostras manos ela robramos . ela outorgamos . ya 
este signo ena carta ma»deymos y facer por firma para todo 
j tienpo. Omr^'s que uirûn . t que oyron . el prior de Mai^ganeses . 
fre Remo«de. Vedro . Diaz preshyter . don Sancho Femawdez , 
Ganzaluo Gom^z . so ermano . Rodrigo . Gom^•z . do« SiiDO/i . do« 30 
Macia . so ermano doYuanes do« Esidro . doY||uanes el corredor . 
Yuan cebola . Alfonso Garcia . do;/ Suero . Y^omin^o Rodrigi^^ . 
do« . Yedro . el cestero . do Yuanes de Reqi/^xo. Martin . caluo . 
Domingo Ferez scripsit ||(j^/w^). 



88 X 430 mm. Le seing se trouve dans le coin de gauche en bas. — 
Le mot muger est écrit mlr avec la haste du / traversée par un trait hori- 
zontal. Les noms propres offrent àts abréviations très violentes. 



LXXXIX. 

1267, 20 janvier. 

San Hsteban de Nogales, P. 14. 

IN de nomine am^^ . Conozuda cosaseaatodos aqi^llos 
que esta carta vire« que yo Maria Bortholame de villa Omandos 
fago carta de vendicio» |{ t de confirmaciow auos freyjoha;/ abat 
del Monest^o de Nogales . i al conuento de ese mismo lugar 
de vna tfâ que yo ey de bona || benfetna eno t^'rmino de villa s 
Rabines vdizew el canjzal. Conue« a saber cumo de t^rmena . 
de la primsL parte el pialago de la taula . de la [| secunda parte 
tfâ que fu de Domingo asturiano . t delà . tercïa, parte tfâ de 
Domingo Apparicio . t delà quarts, parte tfâ de monest^rio de 
Carrizo . t de || la qirinta parte tfâ delos conpradores . vendo uos xo 



ISO ERIK STAAFF 

esa sobredita tnl porqi^r Recebi de uos sexsaenta . t siete mo- 
rauedis ond^ yo soy muy hen | pagada . t desde oy dia endelantre 
de mio juro t de mio poderio sea salida . t eno ûro juro . t en ûro 
poderio se aentrada . posideades . don^ || des . vendades . enpenedes . 

iStfagades de esa sobredita tfâ toda ûfa uolontat pora sienpr^ 
ja mays . Se p^rauenti^ra alguno uenier de mia parte | o de 
estrania . qu^ contra este mio fecho q^^^ier pasar . o contradezir . 
yo me uos obligo par mi . t por mias bona de uola arredrar t de 
uolla sanar de todo || orne pora todo tienpo . t de mays qjinm 

2oqun de mia parte que uolla qji^^a contradezir . o de estrania. 
peyche en couto auos ya aura uoz . Çient t tnnta 1 1 qiratro mo- 
rauedis . t duble uos ela sobredita h^/tsdat en ta/t bon lugar . o 
en meyor . t caya delà uoz . t esta carta . x este mio ifeycho sienpr<r 
Rema||nezca fHrm^ . feycha esta carta en villa Rabines . vinte dias 

25 anda^Â's del mes de jen^ro . Ena Era de Mil . t de très cientos . 
tçinco annar Reng||gnante el Rey don Alfonso co;; sua muyer 
la Reyna do^^na Yolante en Léon . t en Castiella . so adelantrado 
maor en txâ. de Léon don Guter Suua|rez . do^i P^ryanes par la 
gradsL dios obispo de Oujedo. Tenente Valencia la Reyna dona 

30 Yolante . yo sobredita Maria Bortholame . porqi^^ este mjo| feycho 
sea mays firme Roge adon Aparicio cl^/igo de villa Omandos. 
tnotario de mano de Gonzaluo MiguAiz notario de Benauente. 
que feci||ese esta carta . t Robrola . t otorgola . t co^ffirmola . Testi- 
monios que studior^?» pressentes . do;^ Lucas clmgo de villa Oman- 

40 dos . fifrey Joha;; Garcia prior de || Nogales . ifrey Matei^ sacrista/r 
de Nogales . ifrey Pedro tenendo la casa de villa Rabines . 
Marti;; Fema«dé^ clmgo de villa Rabines . Martin Ferez clmgo 
dito remopudo . Joha» Rodriguez scudero . Bortholame cero» . 
Yua« de Palacio . Yua» Dominguez . do« Ms^teus . Yua» de Cotes . 

4$ Martin Yuanes . Domingo descalzo . do;; Ramnat . Yua» couico. | 
de villa Mandos . Martin Ferez paiuano. Bortholame de preste 
Yuanes . Joha« de villa Mandos . t yo don Aparicio clerigo de 
uilla Mandos aRogo de esta sobre||dita Maria Bortholamey . t por 
mandado de Gonzaluo Migtéeliz notarié sobredito ûz esta carta. 

sotpuse en ella mia sinal. || (^e;»^) 

140 X 225 mm. L. 2, yo est écrit au-dessus de la ligne. L. 25, U 
syllabe do de andados a été oubliée par le notaire et, L 49, le dernier o de 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS IJI 

notario est arraché. Sur la conjonction o (1. i6, 17, 20 et 22) se trouve 
un trait horizontal. 



xc. 

1275, 5 décembre. 
San Esteban de Nogales, E. 11. 

Era mfcccfxiij^ çinco dias andados del mes de Dezenb/io. 
Conosçuda cousa sea a qi^antos esta carta uireif. CoMmo|yo 
ffre Martino abbat de Nogalles . t nos Conue^o desse mismo 
logar . presentamos auos Martin Pekriz clmgo | de Riba roa ala 
cura delà nra Eglisia de Meyriellas K\ue uago por muerte de 5 
Migi^l Çibnanez rrector dessa | misma Eglisia . t asingnamos uos 
en Benefîcio co» esta cura ela metad del diezmo del pan de 
todala nra|herdat qi^ hy auemostde todos los nfos uassallost 
uigueros t todo el diezmo menudo dellos qi^ uiene;;|a pfa de 
altar . Et rretenemos especial mie»tre pora nos ela metad del 10 
diezmo del pan de toda la nf a || herdat t todo el lino . x todo el 
vi^no t todo el menudo delà nra casa desse mismo lugar . por 
rrazof; qi^ mas | delà metade delà herdat qi^ hy auemostellas 
vi»nas no» sse deue;^ dezmar calas ouiemos ante del Co»çeyo| 
gerenal . Et yo Martin Pel^^iz clmgo sobredicho rreçibo estas 1 5 
cousas sobredichas qi^ me uos do;^ fifre Martino abbat | tel 
Conue^to de Nogalles sobredichos asingnades en Benefecio 
co^^na cura delà Egl/ria de Meyriellas desuso | dita . t soi abastado 
délias . t pr^mieto a buena fe t iuro a dios o^e nu;ica nos dema;ide 
mais sobre aq^^^^ta cousa || en iuyzo ne» fuera de iuyzo . Et 20 
demais ob/igome por esta gr^iaa qi^ me uos fazedes a morar 
e»no logar tserjuir bien t fiel mie»tre ela Eglisia ssin escandalo 
de ûros uassalios t dellos outros o^e hy son . t fazer todos | los 
fueros t los pedidos delà Eglisia . t dar una iantar cada a/f no al 
abbat ç^ uenier al logar. Et se per | auenti^na en algun25 



152 ERIK STAAFF 

tie^po uos qi^^^siese yo dema^dar mais destas cousas sobr^^- 
dichas que me asingnastes en Bene|fecio conna cura ono;^ cun- 
prisse elo que desuso pr^meti que luego pierda ela cura sobr^- 
dicha. Et uos podades liure || mie»tre . presentar outro cUrigo a 

30 ella ssin todo enbargo. Et que uos pèche Çient moraieéù's . por 
nomre de pena. || Demais rrenu^cio atodo derechota todas las 
exçepcion^ que por mi poderia auer contra este fecho. Et 
espe|cial mie/itre ela exçepcio» que non pueda depues dema^dar 
que non pueda séér sustentado por estas cousas sobr^dichas 

35 que me uos asingnastes en Benefeçio co//na cura delà Egl£ria. 
Et por que este fecho sea firme t non || uie^rga endulda nos ffre 
Martino abbat t el Conue»to de Nogales t Marti» Pel^iz clmgo 
sobredichos Roguemos |{ a Gonçaluo Mïguelliz notario del Con- 
çeyo de Benaue;ite que nos feziesse deste pl^to duas cartas 

40 p^rtidas per | a. b. c. anbas de un ténor. Et yo Gonçaluo Mi- 
gueliz notario de suso dito a Ruego destos sobr^ichos t por que 
fuyl présente a este fecho / ûz escnuir duas cartas partidsLspor 
a. b. c. anbas de un ténor t die senas acada | una delas p^^rtes i 
que non uie;iga endulda escriui en cada una délias mio nomre t 

45 fiz en ellas mio ssi;;nal en |{ testimo»io de uerdat. Testîmonias. 
ffre Pedro h^rmano de ffre Jocha» de Benaue;ite . t ffre Jocha;r 
Garcia. || Domingo Dominguiz canoligo de Badayoz . Jochax 
Ueuianiztjocha» Migx^lliz escriuan^s. yo Gonçaluo Migi^^liz no- 
iario sobr^dicho la II fiz escriuir. (seing). 



350 X 210 mm. Charte partie; les lettres A et B en haut, chacune sur 
une pointe découpée. — Certains signes d'abréviation, qui paraissent fautifs, 
sont reproduits dans notre texte. 



San Andrés de Espinareda. 



xci. 

1256, 15 juin. 

Espinareda de la Vega, P. 12. 

Conuzuda cousa sea a qi^antos esta carta uire^i t audire;^ . 
Que you don Ste||uano pella gracm de àios abbade de Sa»t 
Andres dEspinar^da Contodo el coue^^to | desse mismo lugar. 
Auos Pedro Garcia . x aura niuler Marina Martiniz. || x auos Johaii 
P^rez . t aura muler Maria Beneytez . t auos Vermudo P^rez . 5 
da \Tnûs uos t outorgam^j ela nra iugaria del outé^ro de Langre que 
ya delà nra || cozina . Contodos sous dereytos qi^antos le perte- 
nezen en nio»te t en uilla . portai || pleyto que aiades uos Pedro 
Garcia co/itoda ûra gen^ratjo» que deuos vener que || poblare« 
Siquel lugar / ela meatade desta iugaria . que uos Joha;; P^rez . x 10 
Vermedo || Terez con ûra gen^ratjon ela outra meatade que po- 
blare» ?ique\ lugar et Séérdes || uasalos del abbade de Sa^^t 
Andres sem outro senorio . et damos cada ano || enre»da . vi. modios 
de cewt^Tio par bona emina . del melor p^^ra desta h^redade . por 
SanctSL MarzB,. || de agosto . et pola festa de Sa«t Andres . xii . ff. 15 
de din^r^ . et vi. eminas de ce juada. por bona . t vi. galinas . t vi. 
regueyfas todas feytas de una emina || pela bona detrigo. Et 
dar . V . (T. al abbade de S^nt Andres por iantar cada ano . et este 
foro no crezca auos mays ne» mi;2gue anos . ^'/jj uos guarecer 
con essos outros îîros ornes deluale como sempre guarecistes. 20 
et quen esta carta queser bricar al outra parte pechele . c . mo- 



154 ERIK STAAFF 



xabedis . t al rey pèche . ce. || morabedis en couto . ifeyta ela carta . 
XV. dies andados de Junjo. ERa MfCCf ||Lxxxx. iiij.* Regnairtc 
el rey do» Alfonso en Leom. En Cast^lia . t ento |dos sous 

25 regnos . Do« Pedro obispo de Astorga. Meyrino del rey doir 
Gonzal||uo Moura». Hyou do» Steuano abbade de Sa»t Andres 
et Co»todo el co»ue»to |{ désse mismo lugar. Auos Pedro Garda 
t a Marina Martiniz . t auos Joha» || P^rez . x à Maria Beneytez . t 
a Vermudo Pérez este feyto outorgam^^j t esta carta |{ por a. b. c. 

30 partim^j. Ruy P^rez prior conf. Pedro Iolu7»es mo»ge . cofA. 
Garcia deGa»na {| mo»ge . coni. Ruy Martiniz . mo»ge . canf. Fer- 
na» Go»zaluiz mo»ge . coni, Todo el coime»to. || cofA. Fema;i 
Saluadorez . clerïgo . t. Marti» de Ga»na clmgo . t. Pedro Moniz 
cap^'ila». |t. Et outros mujtos que uiro» t audiro» este feyto. 

35 (seing) Martini^ notuit {{ (seing) Et facerdes seruicio al abbade 
de Sa»t Andres como asenor t por estos foros {| sobre dictos desta 
carta/ seerdes qiritos de manjotde Nu»cjo. 

200 X 190 mm. En haut \abc sur de larges découpures. — Toute la 
ligne 18, jusqu'à ano inclus est dans l'original ajouté après entre deux lignes. 
Le mot nros, 1. 20, est écrit au-dessus de la ligne. Pour Et^ écrit 1. 17 en 
toutes lettres, le notaire emploie souvent l'abréviation latine. 



XCII. 

1264, octobre. 
Espinareda de la Vega, P. 14. 

JN àeï no«ri»e . Kmen Co»nocida cousa sea por este escritu 
que por todos tiampus sea va||lente . Que you donna Tereysa 
Sanchez fifago carta de uendicion t de donacion |{ auos don Arias 
ibhat de Santandres dEspinareda t al Conuentu dese miismu 
5 lugar II delà meatat delas molneras que ey enno termeno de 
Ponfiferrada desde el pe||Iago de Samartinu atana Ponte de San 
Vedro. Conuian asaber aruoles plados. || teras entradas t salidas . 
aguas qis^anto hi ey desdena g^n cousa atana peqi^^na t re||cibu 
de uos en pr^cioen robracion xx . viii morabedis . t quarta x lo de 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 155 



maes delo por al||ma de don Martinu t de mi . quelo mandou a 10 
santAndres. Vendades. donedes . flra{{zade dello x lo que quesierdes 
asi enna uida como enna morte. Se aigu;/ oîïïe de mijja parte 
ou delà estrania contra esta uendicio;^ t donacio;^ quesier pasar 
oyou II pasase ifuse malditu t descomu;igado t con ludas traydor 
enno enifemu dannado || t la uoz del Rey peyge . c . morabedis . 1 15 
auos dubre outra tantu en tal lugar oin melor || t de caya de uoz 
t la carta p^rmanezca t ffîrmi. flfecha carta enno mes de ouch||ure. 
Era mill ccc . ii . anos . Regnando el rey don Alffonso en Castella. 
en Toledo . en Léo» || en Gallizia . Aon Vedro ohis^o en Astorga . 
Teniendo Ponfferrada los freyres del tenplo || come«dador Ruy2o 
Ffemandez dXcalde Marti;/ YiexnandezxYedro Yiomxnguez you 
donna Tereysa Sanchez esta || carta <\ue mandey fazer con amas 
manus robro x co«ffirmu. Sobre todo esto soey outor || p^vmi x 
par mias bonas por guarr esta erdat de susu dita . t los que 
furo» pr/^entes 25 

i'* colonne, don Nesteua;/ mo;rge de sant Andres | Gronzaluo 

zeruera . Domi;ygo Martinez || clerigo de Ponfferrada . 
ffrey Fedro | Garcia, . ffreyre del tenple . Joha» Gar- 
da I clerigo Andres Domin^Tiez clerigo . Garcisi || 
Migf/W^z clerigo Migi^ll Joh^;iis zapat^ru|Johân3o 
Dotningyiez de Cubielus Martin Paez | de Pobra . 
Pay Paez Fedro Mïguelez de | Paradiella 

2* colonne. GarctSL Ffemandez cau/xll^ru | Ruy Go»zaluez dAr- 

gSinzsilFedro Alffonso de san Johan delà | mata. 
MartinFfemandez alc/i/rfif . Johân|P^rez del portage. 55 
Fedro Rudrjigu^z zapat^ru Migi/^11 Ffemandez 
P^€/ro [ goneyru. Martin Domingnez clerizo;i|Joha;f 
Aluari;/ 

(Seing) Fedro Ferez qui notuit 

163 X 165 mm. A droite des deux colonnes, àts lignes de la longueur 
des colonnes représentant des f et coupées pour chaque ç par un trait horizon- 
taL Le nombre de ces 9 ne correspond pourtant ni au nombre des témoins 
ni à celui de lignes. A gauche 5 traits, a droite 7. Le seing et la signature 
du notaire se trouvent entre les deux colonnes. — Les / de clerigo et de mili 
sont toujours coupés par un trait horizontal. L. 24, guarr (= guar^to ou 
guarnr) manque d'abréviation. L. 32 et 39 les P des mots que nous avons 
transcrits par Pay et Pedro peuvent être autrement compris. 



156 



ERIK STAAFF 



XCIII. 



1266, 2 janvier. 



Hspinareda de la Vega, P. 15. 



Sabam qi/antos esta carta ukem t oyrem . Que you don 
Arias pela gracia, de dios Abbat de santA^dres Co/^no Conue;sr 
to desse mismo lugar. Auos Joha;; Rodrigueztauossa|| muler/ 
Xemena Ioh^i//es . t auosso filo Girallo . Damos |! uos um poulo . t 

5 um orto que auemos en Vila fra;/ca. {| £i poulo iaz hu chamaf/i 
Bergowno . p^^rt^miinos de Nicho||lao paieyro . t de Domingo 
Ferez czpellsLft de Sam Nichojjlao . t pela carera antigua de Ual 
de aguila . t p^r||t^rminos de do// Domiz/go Ferez de FsLVo.ei el 
orto iaz ala || olga p<7rt^rminos de Ruy P^^rez . i de Joha;^ falco» . 

lot por Jl carera antigua . t p^^rte^rminos de Joha« Dome;/guez. | t por 
heredade de Sam Nicholao . Este poulo t este || orto uos damos 
portai pleyto que los te^gades de nos || por enuossa uida deuos 
todos très . z que chantedes este || poulo sobredito todo de vimia . 
t que seia be;; chantado t be;; enuinado todo ata . viij . anos . 

i5segu«do como uj||rem oîSes bonos que he beii enuinado todo.t 
laurardes || hen z sem engano este malolo . t este orto detodol auor. 

que uen . 
tiario del 



este malolo z este orto 
sous cha;/tados Hures 
coniranai . z estos . v . 



'I t dardes cada ano desde este sam Martino primero 
a iij. a/mos.v.ff. aque« quer que te/zga el nosso ues 
Monestmo de santA;/dres. derenda deste po«j|lotdeste orto 
20 sobreditos . t auosso finame«to deuos |j todos très leyxardes nos 

sobreditos co;i todas suas lauorias t co;f 
t q^itos que newguno no»nos faga hy 
it. sobreditos dalos cadaano pola festa de 
sam Martino. || et qusA delas partes aloutra parte esta carta britar 
25 pe||che . L* morabedis a essa parte que recebir el torto . ela 
carta || . • . . firme . feyta esta carta . ij . dies andados de || ieneyro . 
ERa . m*ccc*iiij* Regnaua el Rey || don Alfonsso enLeoii . enCas- 
t^Ua . z entodos sos regnos. || Hyou do« Arias abbat de sant 
Awdres co«no Conue«to. j| : you Joha« Rodriguez . t Xemena 
30 Joh^;/es . t Girallo. | unos aoutros este pleyto outorgamos t esta 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 157 

car||ta p^^r.a. b. c. partimos . Miguel Garcia prior amf. Femaii 
Goivzaluez moivge . conf. Domiirgo Ferez moivge conf. Fernan 
Garcia moifge . conL Todo el conuento . cû9tf, || Pedro Ferez uestia- 
reyro . t. Johaii de saHta, Maria mayor || domo . t. De Vila franca. 
Fedro Florez . t. Marti» P^rez . || t et outros muytos que esto uiro» 35 
elo 03rroii. Il (seing) Martini^ Notuit 



288 X 130 mm. En bas la largeur n'est que de 115 mm. En haut, ïaâc 
découpé. Ligne 19, le u de ^oulo et 1. 26, le premier mot de la nouvelle 
ligne sont disparus par suite de déchirures dans le parchemin. L. 11, le A de 
keredade porte à tort un signe d'abréviation, lignes 12 et 22, la consonne 
finale des mots los, chantados et Hures est écrite au-dessus de la ligne. Pour 
// cf. doc. XCI. 



XCIV. 

1270, 20 mai. 

Espinareda de la Vega, P. 16. 

JN dei nomjne am^ii. Conezuda cousa sea aqiantos esta 
carta ujreir . Ç^ue eu Marti;» Migael cl^go de Canedo filio q«^ 
Il fuy de Mygael Martinez t de Elujra Martinez. Fago karta deue«- 
àSzon. Auos Aon Mené;» P^rez arcydiagano de || Astorga conueir 
assaber detodo herdam^nto poucotmujto qi^nto eu ayo ena $ 
uilla Q^e dize^f Canedo t en san Mar||tyno . susigno de ^anctd^ 
Marya de Arga;»zatde san Mygael t de san Martynotde sai»c/Sa 
Columba deqi/ilous . t co» un Ia||gar fe3^o co»todo sou aparella* 
m^^o. La ue;fzo;i detodo el herdam^iito comie» assaber terras 
casas vjmias arbores || solos palox^bares montes diujsos prados 10 
pascos entradas saljdos ygrisyarios . todo q^anto hy puderdes 
delà mya parte || achar ata ena menor pedra . Por todo el quai 
herdam^nto yadito ensenbla co»lo lagar ya djto recyby deuos 
do» Il Mené» P^rez arcydiagano yadjto. Myl t Lxxx* t ii , moraue- 
dis dedineros alfonsynes à ocho ensoldo cada ni^tfb<^'|| delosi$ 
quales morauedis yadjtos reciby todoszte/igo en meu iuroten 
meu poder t soy detodos estos morauedis ya || djtos ben pagado. 



158 ERIK STAAFF 

Onde yadjto todo este herdam^Tito co»lo lagar dessuso . auos 
don Meneir Ferez arcjdiano yadito uen || do dono x outorgo t co;f 

2omyas manos auos ende esta carta rouro. Que desogetnays el 
Jurotla possessyon detodo ayajjdes possydeades donedes ue^i- 
dades fagades toda uossa uolui/tade assy ena ujda como ena 
morte. Et se eu Mar||tin Mygael dessuso djto où algu/^ orne 
delà mys, parte esta carta âeuendizon co»tradizer qidser seya 

2)maldjto de II deustq»anto dema^^dar ta;/to duble auos où aqueir 
uossa uoz oùùer enatal lugar où en mellor x ala p^ifte del || Rey 
dous myl morauedis peyche x esta uenzon sea senpr^ firme . t 
sobresto yo Marti» Mygael clmgo dessuso dito fago || juram^^to 
enlos sanc/os euua^gelios que nu»qua yo ne» outro ome por my 

30 sea poderoso de reuogar la uendizo» detodesjjte herdam^»to 
yadito . t sobresto do yo auos do« Mené» P^rez por fiadores en 
qi/inne»tos morahedis Ferna» Rodrigi^z pr^lado de || Magaz 
de suso . X Garcja Mygael clmgo de Arga^za . t Migael Jullanez 
prHlado de sancla, Olaya . t eu Marti» Mygael co» {| ellos en 

3Ssenblazcada uno denos polio todo que eu senpr^ estya enesta 
ue»zo» auostatoda uossa uoz. Et yo Ferna» Ro|{drjgi/^ t yo 
Garcia Mygael . t yo Mygael Jullanez fiadores sobreditos todos nos 
outorgamos ena fiadorja yadjta || x cada uno denos polio todo . 
Fecha esta carta co»firmada x rourada . xx . dias andados del mes 

40 de Mayo . Ena || era de myl t ccc . x viij . a»nos. Qusindo regnaua el 
Rey do» Alfonso en Castella enToledo en Léo» en Galliza x en 
jl todos sous regnos . Don Herma» byspo en ^Jtorga . Aluar 
Pelayz meryno maor de mano del Rey en Léo» . dessua || mano 
Nuno Ffema»dez en Beryzo . dona Martyna de Deus abbadessa 

45 en Villa bona. {| 

Hos qtie foron présentes del Juro tomar . De Arga»za Joa» P^rez 
clrrigo . Alfonso Go»zaluez escudero testes. — 1| Gonzaluo P^rez es- 
cudero. Pedro Bernaldo. Pelay Ffema»dez. Pedro gallego. Marti» 
Gyl testes. — || Joa» Martynez . Marti» Johanïs clrrigo testes {| De 

50 Cacau^lW Fferna» gybote . Pedro Martinez camjcero. Garcja 
Ferez, Pedro S^i»c/jagues testes — ||Joa» Martinez colchero. 
D/>go Sanchez. Pedro Martynez. Joa» Dominguez cl^go. Pedro 
Go»zaluez testes. — 1| Sa»cho P^rez. Joa» Rodryg«rz. DiVgo 
P^rez. Ferna» Dominguez. Pedro lo»go. Ruy Pelayz de Cor- 

55teguera testes — {| Marti» Uelasquez escudero . Joa» delà huz. 
Nycolao Pelayz . Steua» Ferez . D/>go Pascual . testes — || 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 159 

Présentes delà carta rourar Garcja Martinez cauallero . Femzn 
Aluarez escudero testes — {| Suer Monyz escudero . Bertolamey 
Rodrigiv^ . Pedro Martynez de Toreno . Mygael Ffemandes de 
Canedo testes — ||Joa» Garqa.Joa» Matheu.Gyl P^rez.Joa« 
capello . Bertolamey Esteuanez de Astorga . DiVgo Domtnguez . 60 
testes — liJoa» Ich^ms capella» del arcydiagano . Aiuar Rodrj- 
guez. Vjuja» Dotntngu^ . Pedro Gut^rrez . Ferna« Joh^ims . testes 
— Il ^/ eu Pedro Go/izaluez notario publjco deCacaurfU?^ fuj pré- 
sente t scriuj esta carta por ma^dado deste Martm || Mygael cir- 
rigo yadjtotpus enella meu synal. 6s 

fseing^) 

325 X 225 mm. Le mot testes revient à la fin de chaque ligne et forme 
ainsi une colonne a droite. Il y a des vides entre la charte même et les 
noms des témoins ainsi qu'entre les trois catégories de ceux-ci et encore 
entre la dernière de ces catégories et la signature du notaire. — Ligne 24, my 
de mya est arraché ainsi que, 1. 42, la syllabe as de Astorga. L 30, le s de 
todeste est écrit au-dessus de la ligne. Le / de Martin Mjgael est partout 
(1. ly 23 etc.) traversé par un trait horizontal, ce qui est aussi le cas des // 
àt Julianes 1. 33. 



xcv. 

1270, 30 mai. 

Espinareda de la Vega, P. 17. 

Saba^ q^antos esta carta vire» i oyre;/ . Que eu Aon Arias pella 
gro^a de deus Ab||bat de Sa/it Andres . Con el Conuexto desse 
mismo lugar. Damos i outorgamos Auos || nosso criado Alffonsso 
Fema;fdez i a uossa rouler Orraca Goivzaluez . . . ela nossa Sesse||ga 
<]ue auemos en Veyga c{ue foy de Ruy P^r^z assi como iaz . con 5 
suas casas . t con sua bo||dega x con sous corrales t con sous 
Solos . t con sous exldos . t con sua corrada . t con | sous arbores . 
t con sou palonbar . saluo ende ela casa con sou Lagar ç\ue esta 
cabo ela poirte || qite ûque al obedeircial delà cozina cnque faga 



l60 ERIK STAAFF 

10 SOU vino.todo esto uos damos t outorgamos por tal||pieyto 
quAlo tengades denos por en todos uossos dias de ambos . t qiu 
adubedes be» ela bo||dega hu mester for . t qur tengades en ela 
al obede/fcial delà cozina cada anno trinta medros | de viivno de 
sou . en suas cubas x qxr^llo guardedes . t cubriades elas casas x las 

i5ampa||redes qu^ non caya/r por uossa encuria.tqi^ nos diedes 
cada arnio desta Sessega en renda . i . || morauedi . por la festa de 
Sam Johane bahtistai x nos Alffonsso Femaxdez . x Orraca Go»| 
zaluez por este algo t por esta mercet que nos fazedes uos Abbat 
zConuento iadi|{tos damos uos logo el nosso celleyro qur aue- 

lomos cabo ela ponte t damos uos logo||el iuro del p^ra sempr^. 
x nos quAlo teifgamos de uos por en todos nossos dias coir || esta 
outra sess^a . t a nosso finam^^ito de ambos qœ nos fiq$ie liure 
X qi^ito sem outra || cotraria nenguna / con todo esto al que nos 
uos dadestnos outorgamos p^r nostp^r||nossas bonas de uos 

2$ arredrar este celle3^o . aque» quer que uolo demandar a todo 
tempo . Et II quai delas partes al outra parte esta carta passar où 
britar peyte Lf movauedis . a essa || parte que recebir el torto . t 
al Rey peyte . c . morauedis . en couto . ffeyta esta carta . îj . jj 
dias por andar de Mayo. ERa . mfcccfviijf Regna/ite el Re don 

30 Alfron||sso en Léon . i en CasMla . t en todos sous regnos . Doit 
Herman Bispo de || Astoi^. Meyrino del Rey Rodrigo Alffonsso 
de Léo». Eu don Arias abbat || de Sant andres con el Conuento 
iaditos . x nos Alffonsso Femandez . x Orraca Goiv||zaluez unos 
aoutros este pleyto outorgamos x esta carta p^r . A. B. C. parti- 

35 mos . Il Elos que présentes (oron . x esto viron x oyron . Miguel 
Garcia prior . don Ste||uan Diez monge . Ffeman GonzBluez 
monge . Domingo P^r^z monge . Ffernan Garcia monge . Garcia 
Il deganna monge Pedro Rodrigi/^ monge . Ruy Martine monge. 
Gonzalo cernera monge. || Martin Martine juyz . Martin sorueda 

4ocapellan . Johan de Sancta. Maria, mayordomo . Ffernan || Andreu. 
Pay Arias t Velasco P^r^z escudeyros del Abbat . x outros mu3rtos 
qn^ esto || viron t oyron || Ffemandus Notauit 



240 X 120 mm. En haut Vaâc découpé. Ligne 4, une uche parait 
cacher deux lettres après Gonsaluez^ 1. 9 le n de enque est effacé et L 39, le 
notaire a écrit une petite croix au-dessus des M des deux Martin. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS l6l 



XCVI. 

1270, 5 novembre. 

Espinareda de la Vega, P. 18. 

Conocida cousa sea a q^antos esta Carta ukenx ouàiren. 
Como nos Conceyo || tjuyzt Alcalldes de Bienvibre général 
inie;;tre vimos dos priuilegios qu^ nos || mostrou ei Abbat de 
Santandres de Espinareda / de nfo senor el Rey don {| Alffonsso / 
enqi^ dizia» quj ncngun mmno / mayor ne» menor no;f fussen 5 
ousados II de entrar ensos Coutos por ne^guna cousa . Et outrossi 
dizia/f que nen en Buruia || neir en Ffomiela / ne;f en Veyga de sant 
Aj/dres por estas très villas especial me^jjtre que non fiziessem 
fuero ne»guno saluo moneda. Outrossi dizia» los priuilegios jj qi^^ 
no;f tomassen portage en Villa franca de sos vassallos delio 
monesterio dejjneifguna cousa. Outrossi dizia/t que suas azey- 
milas que non fussen de tenudas por||deueda ne;^ por outra 
cousa. Et qi^ien contra estas corsas sobredichas passasse jj qi^^" 
pecharia diez mill . morauedis. Al Rey . x los danos doblados 
al Monesterio . Et II nos ei Conceyo desuso dicho à Ruego delis 
abbat sééleymos esta Carta || de nro sielo pendie^te en testimomo 
de verdade . ffecha la Carta miercoles || cinco dias andados del 
mes de Nouembro . Era de mill t trezie;itos x || ocho anos . yo Sal- 
uador P^rez publico notario del Conceyo de Bie^uibre || a ruego 
del abbat la fiz p^r mandado del Conceyo . x pus || enela mio 20 
sinal. 

(seing) 

200 X 174. En bas deux trous pour les sceaux pendants. Les // de mill 
1. 21, sont coupés par un trait horizontal. 



E, Siaaff, U 



l62 ERIK STAAPF 



XCVII. 

U73» i8 juin. 

Espinareda de la Vega, P. 20. 

dJeN 

Nomine ameN. Sabam quantos esta carta uiremt 

oy rem. Que you Gonzalo|Fcrnajideztmia muler Orraca Marti- 

nez. Auos Pedro repila tnongQ de santA/rdres | vendemos uos 

una nossa vi^tna que auemos ena vila que chamam el faueyro. | 

5Subla ca#rpairna desam Nicholao.tjaz enlugar nomrado airou- 

redo . p^rt^rminos | de todas partes delas vixnas delà enferme3rria 

desantAitttlres . el recebimos deuos | enprecio . t enrobracio^f . iiij . 

moxabedis. Onde somos deuos detodo este precio be^f pagaj|dos . 

et fagades desta vimia que queserdes auida x amorte . et Se algum 

loomre de | nossa parte ou dextrana auos ou auossa parte esta 
carta passar oubritar . doble | uos esta vi»na sobredita en melor 
lugar . t al Rey pèche . Lf moradedis encouto . t esta | carta sempre 
sea firme . ffeyta esta carta . xviii . dies andados de Junio. ERa| 
M.*cccf xL* Regnaua el Rey do;f Alfonso en Leom . en Cast^Ua . 

iStentodos sos|regnos Don Meneirdo Obispo de Astorga . Abbtft 
en santA^^dres don Arias. Sou ma||yordomo . Pay Arias . Ego 
Gonzalo Fema/f dez . t Orraca Martinez . Auos Pedro re|pila mo;^e 
esta vinna outorgamos . t esta carta robramos . Garcia Martinez | 
clmgo conf, Fedro . Alfonso . canf. Fedro , drago . conf. Pelay ledo . 

70 con(, Yedro Dom^n^uez . conL ]o\\zn Migi^l^z || ^^^. P^rfro . Mar- 
tinez . t. Gonzalo moreda . t. Gil Laure»zes . t. Pedro P^rez . t. 
Garcia To|mas . et outros muytos q«^ esto uirom elo oyrom . 
{seing) Martinws Notuit 

125 X 175 mm. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 163 



XCVIII. 

1280, 15 mai. 

Espinareda de la Vega, P. 28. 

Conocida cousa asea aqi^antos esta carta viren Co/^ino yo 
Don Areas Arcediagano dAstorga | vendo auos . Menen . Gom^z . 
z auossa Mul^. Eluira Frrez toda qi^anta h^dade yo cof^iprey 
en I Canedo de Msrtin . Fkrrandez . t todo lo ai qi^nto yo ey . en 
Canedo por ccc . mavabedis dos Aimyros blancos | da primeyra 5 
guerra de Granada aoyto . IT • cada mùrabedi de que me outorgo 
por hen pagado | parçto que amj . t auos aprougo t de uos todo 
Reçebj t outorgo queMtk ayades por jurderda||de ^por^L vendert 
donarten guayartp^Tra ffaçerdes délia toda ina volontade{| 
auida t amorte t obligo p^r mj . t par mias bonas . de uos en parar . 10 
co^ esta vençoff ajjtodo tenpo de que;f quer que uoUa dâ 
mande tsse pella yentuxa aigu» de mia pâ^rte|ou de outrai 
contre venço» q^iser vinir ou passar en nj/rguna maneyra aya 
ella yra de {| deus . t ella mja x qi^anto . de mandar tanto doble en 
tal lugar ou en melIort|peyte por pena auos t ûra . uoz seysi5 
centos mûtaiedis X z, el Rey noue çentos | m^ra^^^i> . t esta carta 
fjRqt^^ . ffîrme por ssenpre ya mays . x Eu don Arreas arcedia | gano 
dAstorga esta carta que mandey . ffaçer Robro t conffirmo ffeyta 
esta II carta . Mercores . xv . dias . de Mayo . ERa de mil/ . t ccc . t dez 
1 1 oyto znnos . Présentes Ffemaw Yssidr^z . Ffema» Gomez . 20 
P^'^ro camayo | Pedro Ssanch^^ de ssan Fedro de Paradella . 
Affonsû Johan»es de Villa sseca | Vedro padella. Eu Gonzaluo Ro- 
àriguez . la escriuj por mandado de FfernaT^ || Gomez notario del 
jnffant don Joha« en Cacaurflos . Et || yo Ffeman . Gomez . notarto 
publico . de Cacau^llos . ffoy pr||esente . t ma«dey escriuir . esta 25 
carta . x pus . en ella || meu sinal . acustomado . en testemu»nio de 
verdade (seing) 

240 X 170 mm. La largeur diminue depuis le milieu vers le bas jusqu'à 
125 mm., le côté droit étant diminué par une découpure arrondie. 



104 ERIK STAAFF 



IC. 



1283, 13 mai. 
Espinareda de la Vega, E. i. 

Don Melendo por la gracia, de dios obtfpo de Astorga.a 
todos ios fieles chm/ûinos z amigos de | dios que esta carta uire» 
Sali^ en aquA que es dicha uerdadera salut . Por qtte auemos 
todos mes|ter de fazer algunas obras de piedat por qi^odamos 
5 réémir muchos peccados t graues que | fazemos par muchas ma- 
n^'ras . porende uos Rogamos a co^sellamos t amonestamos en 
Ih^.ni Chrislo t en remissio;f | de ûros peccados que cadaunos 
deuos dedes ou enuiedes ûf as almosnas t ûros aiudorios por este 
ma»|dadero que esta carta lieua . ala obra delà ygl'ia del Mo- 

Ionest^'fio de sant Andres de Spinareda qi^|ye muy bon lugart 
de Religion t de almosna.hu se faze mucho seruicio a dios. Et 
non se podria fazer | nen acabar . sien almosnas t sien aiudorios de 
cadaunos deuos . Et nos co»fiando delà merçed de dios || t delos 
mereçemie^ftos de sancta, Maria, sua madré siempr^ vii^eir por 

25 la auttoridat que auemos outorgada|de dios t de sant Pedro t de 
sant Paulo apostolos . damos t outorgamos Quare^ita dias de par- 
don de I las penite/icias que uos son iu»tadas por mano de ûros 
maestros que reymades por taies p^rdones . de que ouierdes | 
recebida uerdadera penite»cia. A todos aqi^^llos t aqi^llas que 

20 hy dierdes ou enuiardes ûras almosnas t ûros aiudo|rios . ou hy 
laurardes por ûros cuerpos ou por ûros obreros . ou hy aiudardes 
co/i ûras bestias ou con ûros boys | ou con ûros carros. Et 
outorgamos z auemos por firmes todas las indulge^cias qi^los 
outros ob£rpos diere;^ ala obra | dHa ygl'ia del Monest^rio sobre- 

25 d/to . Et nos don Suero por la gracia de dios obtfpo de Ça- 
mora . damos qi^arenta dias | de pardon a todos aqi^Uos t aqi^l- 
las . que estouiere» en uerdadera penite»cia t hy diere» ou enuia- 
ren suas almosnas . ou hy laurare» por sos || cuerpos ou por ses 
obreros . ou hy aiudare» cou suas bestias ou co;^ sos boys ou 

30 co;i sos carros . Et nos don Gil por la gracia de | dios ohispo 



ETUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 165 

de Badaioz . damos qi^arenta dias de pardon a todos aq^dlos t 
aqi^llas <\ue estouiere» en uerdadera penite^cia x hy diere/i suas | 
almosnas ou hy laurare;/ ^por sos corpos ou ^or sos obreros ou 
con suas bestias ou con sos caffos ou con sos boys. Et nos 
don Alfon||so p^r la gracia de dios ob£rpo de Coria . damos 35 
qftorenta dias de pardon atodos aqi/^llos t aqi^^llas que estouiere;/ 
en uerdadera peniteii|cia t hy dierex suas almosnas . ou hy laura- 
re» p^r sous cuerpos ou p^r sos obreros . ou hy aiudare» con 
suas bestias ou co/i | sos boys ou con sos carros . valga» estas 
jndulgencias ata que esta obra sea acabada. Dada en Benaue;rte. 40 
treze dias defMayo Era de mil t trezie;ytos t visite t vn znno. 



320 X 280 mm. En bas un pli avec quatre trous. Dans le premier et 
le troisième restent quelques bouts des ficelles qui ont porté les sceaux. Le 
D, par lequel commence le document, est très grand, descendant jusqu'à la 
quatrième ligne. Il est peint en rouge et richement ornementé. L'abréviation 
de ygtia consiste dans le document en un trait horizontal à travers le /. 



c. 

1283, 19 décembre. 
Espinareda de la Vega. P. 31. 

JN dey nomnt. amen . Comioçuda cousa sseia aqi^antos esta 
carta uire// 1 oyre;i Que nos don Arias pela gxacia de dios ab- 
bade de | s^;rtAndres dEspinareda . t el co»uento desse mismo 
lugar. Damos auos Pedro P^rez . t auossa muU^r Marina Prrez || 
hun nosso poulo conas vides que staji en cima dele que fezo hy 5 
poner uossa sogra Maria Gil . que nos auemos en | Canedo. qi^anto 
nos dele p^rtenece por partes de Martj» mouco. en Lugar nom- 
rado ala p^ral de Villariw. como || de parte . porterminos deste 
nosso monesteyro sobredito . delà h^rdade que foy de Martj» 
Mig//elez cl^go delos dous t^'nni|nos . t delà outra parte , par ter- 10 
min^^ de Maria Gil t de sous fillos . t dala outra parte por ter^ 
mïnûs que (oron de ]ohan . caluo. t II Outrossi uos damos . el quinon 



l66 ERIIC STAAFT 

quf nos auemos ena eyra del Taranelo por partes deste Martj» 
moucQ sobredito. porUnninos | de Maria Gil t de sous ftllos . t por 

15 tfrmmos c\ue ioxon de ]ohan . caluo . 1 sai ena carrera antigua . sub 
signo de san Mig«d » ^ | de sançtdL Maria de Argança , t Damos 
uolo todo por tal pr/yto . que cha»tedes este poulo ja dito de 
vi^na . t que seia be;f pourado | delà ata cabo de oyto anos pri- 
meyros que ueneif . t tenerdes lo todo por en toda uossa uida de 

20 anbos t dous. t dardes ca|da ano anos.tal nosso moneste3rro jt 

dito por elo en foro .iij. canados de uino da qi^l qicr dios hy 

der, ala doma . 1 1 auosso finam^ifto de anbos • ficar al mone$te)rrQ 

sobredito ela nieatade desta vi;rna cono quinon delà heyra por 

ju||ro de h^rdameiito . t auossa uoz ou Siquen uos mandardes . ficar 

25 ela outra meatade desta viima por juro de h^rda|me»to pra senpr^ 
ja roays pra fazer delà oque qi^iser amorte t auida. E3to fazemos 
nos esguarda;/do prol deflnos.tdel nQ3so monesteyro . t p^r tal 
pr^yto que sse uos Pedro Ferez , t uossa mull^r Marina Ferez , ou 
uossa uoz I ou uerdes aue;;der esta vi;;na ja dita . que comiidedes 

3oanostal nosso monesteyro sobredito por tanto pr^cio co|mo 
outre der . por ela. t sse nos non qi^isermos comprala. venderdes 
aqi^^n uos qt^iserdes . t esta misma co;idicio» ja | dita pr^metemos 
nos . Auos Pedro P^rez . x auossa mull^ ja dita. t atoda uossa uoz. 
X deste preyto ma;ideymos fa||zer eatas cartas partidas por . a. b. c. 

35 a prazer de anbas las partes . t qi^al quer delas partes qi^ a 
esto qiÂser pasar | aja la yra de dios . t peyte ala outra parte. 
Vi«te X ci«co . motabedis . delà bona moneda . t ala uoz del Rey ci«- 
quae;/ta || vaoxabedis. desta misma moneda peyte. x este preyto 
remanesca senpr^ firme, t todo esto assi como sobredito he. pro- 

4omete|mos anbas las partes sobreditas en bona fe. delo tener 
entodo hen x cox^p/idamexte . x de nu;rca hyr coirtra elo . nos | ne» 
outre por nos. ffeytas foro;! estas cartas outro dia de sancts. 
Maria de Siuento domjiigo .xiii. dias por an|dar del mes de de- 
zenbrio. Era . de mil. ccc. x xxi. ano. Qi^ando gou^maua el jn* 

45 fa^te don Sancho en Leo;f. x || en Castella. t euos sous reynos. de 
sua mano Meyrino mayor en t^rra de Lton don Esteuano Ferez. 
Electo en {{ Astorga don Martj» Go»çaluez . abbadessa en Villa- 
bo»a dona Marina de dios. Que présentes forox . Garcia P^rez| 
clmgo de san Migt^^i de Argança conf. Alfonsso Johanes de san 

sojohane ^^T^if. tsou h^/mano Lope Johanes . conf. Fema^ Garcia | 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 167 

Aluar Rodnguex del faueytx>.^:^irf'. tjohaïf P^rez de FenoUedo 
cûfif. Pay Arias. tjohair Simon. t Pedro Eanes|tJoha;v Eanes.t 
Simo» ]ohanes . t Johaïf Gonçaluez . amres del moneste}rro jadito. 
conf. X outros muytos que viton 1 1 que oyrM . ei you Martûi lohanes 
nûtariû publico del abb^t de santAmlres fuy présente tfiz|escri- 55 
uir estas cartas por . a. b. c. partidas . t pi^rmandado del abbot t 
del Coyiue^o sobre |ditos t de Ptdro Perez . t de sua cnuler Marina 
Prrez sobr^'ditos pus enestas cartas qif/||maifdey facer meu sinal 
entestemonio deuerdat . {seing) Elos que turon prejsentes . Fema» 
Nunez clmgo de Magaz desusu . Sou sobrino . Gonçaluo lolumes. 60 
I Garcia, Rodriguez cl^rigo desam Martino deCela noua . Alfonso 
Iohtf;res escud^jro de | Argayou . Garcia molina . Miguel badolo 
clmgo . Simon lolu^iies II racioneyro del Monest^o . tst. 



200 X 175 mm. £n haut Vaàc découpé. 



CI. 

1294, 18 février. 

Espinareda de la Vega» P. 49. 

Lunes quatro dias andados del mes de Jêneyro. Era de 
mil t ccc?* t XXX*. t dous amios. Saba» qi^antos esta carta ujrent 
oyre». Commo sobre contenda que yera entre Don | Ga»ça/i^o . 
cernera p^Trla graaa, de dios abbat del Monest^Ho de Sa«t an- 
dres de Espinareda por si t por lo Conue»to desse mismo Mones- 5 
tmo delà una parte tFfema» G^ircia caua|leyro por si t por 
suas cofvpaimas delà outra por rrazo» de qi/^yxumes que el 
Abbat t Conueivto sobred/tos auie;f de Fferna» Garcia sobredito 
de malfetrias que dezïen que feziera^ el 1 1 suas comp2Jmas ennos 
uassallos t ennos cl^rigos t e«nos caseyrosten outras cousas del 10 
Monestmo sobred/to. Et sobrel se/rnorio delà sua villa de Sa»- 
joha/i que dezie» el Abbat t j Conue«to qi^^Ues enbargaua Ffer- 
na» Garcia. Este dia sobred/to seyendo ambas las partes pré- 
sentes e«na egl'ia de Sam Miguel de Argairça en pr^sencia de 



l68 ERIK STAAFF 



15 mj Johan Ferez || tene^te las uezes de Domingo Garcia notario pu- 
blico de Cacauellos t delas testimomas e;ina fim deste estruine;ito 
scriptas spécial meirte rogadas s chamadas aueniero» se en esta 
ma I nera. El abbat renu^irciou t demetiu el prazio a que dixiïen 
de séér ante Don Esteuaiy Ferez adelaivtrado mayor del Rey. 

20 Et Fferaaif Garcia obligo assit a todas suas|{bonas de correger 
X emendar todas las malfeytnas que el t suas coi«pa;f nas feziera^ 
eimos clmgos x ennos caseyros t e»nos uassallos x e»nas outras 
cousas del Monestmo sobred/to . || assi coi^mo el abbat man- 
dasse t por be» touesse . t que non queria, hy outro juyz ne« outra 

25 mandador se non el Abbat . x solo assi non cof/iprisse commo el 
abbat mandasse que el abbat fosse || poderoso delo pemiorart 
de tomar ta^tos delos sos benes de Ffema;i Garcia por sua 
auctoridat sem ne;iguna calu/;ipnia hu quer qf^Uos achasse quan- 



tos por ben touesse t que entre 



gasse las malfeytorias / assi como 



30 le prouguesse. Et sobre rrazon delà villa de Sa;fjoha;f aueniero^i- 
seen esta man^ra que metiro« el preyto en poder de Ffema;f 
Garcia, mo^ge de Sa«t an||dres x de Diego Kodriguez de Caca- 
uellos X tomaro» por arbidro terceyro a Ruy Ferez Prior del sobre- 
àito Monestmo. Et que estos amigos arbidros x juyzes de gracia 

35 liura||ssem este pr^o p^?fssi ou por outre / assi commo por hen 
touessem. las partes pr^entes ou non pr^entes en dia feriado ou 
non feriado. el dere3^o guardado ou non guardado . {| de dia ou de 
noyte , estando / seyendo / iazendo . iulgando / aueniendo / arbi- 
drando. en quai man^ra quer que elos este preyto liurassem 

4oqi^^las partes que estuuiesse al sou {| mandado .tcada una delas 
p^irtes pre'metiu z outorgo destar al sou mandado so pena de 
Cem moraiedis delà mon^^ noua . x a todas guisas estar al sou 
mandado t comprir |{ lo en todo . t esta pena delos Cem morabedis 
peytar la ela parte que non quesi^r cow^prir el mandado ou for 

45Co«tra el/ ala outra parte que estouuer a eltlo cowfprir.tla 
pe {na pagada ficar el mandado firme t cof;iprir lo en todo . t aesto 
obligou cada una delas partes assi ta todos sos benes ta» be» 
gua;mados co/<;;mo por gua»nar. Et porj mayor fîrmedume deu 
el abbat por so fiador a Fferna« Garcia por si t por lo Conue«to 

50ta;i be;; delà pena delos. C. morabedis co^mo del cof/^prime^rto 
delo queXos amigos mandassem a P^^ro louçano morador en 
Sam ]o\ianc delà mata. Et Ffema;/ Garcia deu por sos fîadores 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 169 

al abbat ambos de mancumu» t cada uno por todo / pora comprit 
todo esto assi co^nino || sobred/to he / a DiVgo lohanes morador en 
Sobrado t a D^^ . Ffrez morador en Arga;ïça. Et todos los fia- 55 
dores estaua» pr^entes t entraro/i e;ina fiadoria por si mismos . t 
par todas su {{as bonas. Et cada una delas partes recebiro» nos 
assi coi^mo recu^tta este estrume;fto . x obligaro» assi x 2l suas 
bonas delos sacar a saluo desta fiadoria / cada uno assi co/;imo 
los {{mena, Et posiero» los partes entressi prazio certo so pena 60 
d .X. movabedis a que fosse enno Monest^no cada uno con sou 
amigo / el dia qi^lo el abbat feziesse assab^r a Ffema;! {{ Gar- 
cia . t en aqi^^l prazio que recebiriew el pr^o los amigos . pres- 
sentes Garda Ferez clmgo de ssan Migi^ll Domingo Rrodri- 
guez Martial Marti»ez de Veyga Feman Garcia mowge{( Ferna«65 
ssorueda mo»ge Fernan Ferez mo^ige Joha/i Garcia monge Fedro 
villarin Lope Nunez Domingo beato Fedro çerredo. Et eu 
Joha/r Ferez tene^te as veçes de Do^irgo {{ Garcia publico no- 

tario de Cacauellos flEiiy pressente, {{ 

Et despoys desto Joues .xviij. dias andados de Ffebreroyo 
e^na Era sobred/ta . foro» las p^irtes présentes x iuntadas co;; sos 
arbidros e;fno corral de ^nX.a Maria . la odrada {| en presencia de 
mj Joha» Ferez sobredito t delas testimomas que aqui sééra;^ 
scriptas/ sacado el Pri^r iadito que non uene hy. tlos arbidros 
dixero» que ambas las partes con todos très los {{amigos foro» 75 
aiuntados enno Monesterio sobred/to el dia que el abbat mando. 
X que recebiro» el preyto assi co^mo se co«te« e«no cowipr^- 
misso/ Et qi^e de parte del Monesterio dixero» ra{{zonando qi^e 
el se^^norio delà villa de Sa;iJoha» era del Monesterio sobred/to 
de Sa^rtandres / x elos uassallos x los heredame^^tos t los foros t las 80 
endizias x el caliter . era» sos. {{ x que Ffema» Garcia non auia hy 
ne»guna cosa se no;; la comenda quelle diera;; del Monesterio 
mettre la touiesse delos/ tlos dereytos delà comendaria. Et 
Ffema» Garcia {{ qi^e dixera que sou padre t aqt^ellos onde el uenia 
que ouuero;; de usozde costume que quando el obedencial de 85 
Sanjohan fazia alcalde e»na villa sobred/ta / qi^los chamaua {{ 
aelostq^o fazie» co;; el. zqi^elos arbidros todos très oydas las 
rrazones sobred/tas a prazer de Fferna/î Garcia t del Conuewto 
p^r aniigaule co^posicio;i mandaro;; sola {{ pena sobred/ta que se 
conte» e«no cowpr^nnisso q«e el abbat sobred/to liurasse este 90 



I/o ERIK STAAFF 

prryto assi cotno por be;i touesse . t qi^llas partes estuuessem 
al sou mandado, t qi^los arbi|dros qi^ile daua» todo sou poderio 
assi comtno elos auiex / pora liurar lo . x que el abbat quAies 
puso prazio pora este joues sobredito t que se iuntassem en siorta 

95 1 Marra la odrada.ten ton que daria hy la sente/icia. Et las 
partes z los amigos prt^entes ernio iugar sobred/to t al prazio 
sobred/to outorgaroir t ueneroitr de co»nesado | que assi passara 
este preyto emio Monestmo coimno sobredito ye . t que assi lo 
outorgauaxf alli, Et ento» ei abbat pr^nu^ou p^rsenteircia iul- 

100 gando / que oydas las rrazones | de ambas las p^irtes segundo 
sobredrto yeta prazer de ambas las partes que Ffema» Garda 
sobred/to non auia rrazo;f nex dereyto en aqi^llo que deman- 
daua nçn auia | nen podia auer uassallo nen h^redat nen en dizia 
neir uoz ne» calit^ emia villa sobredrta de Sanjohax / sello non 

10$ diessem del Monestmo sobredito . t qi^ noir era dere3^o | nen 
rrazoïf qi^^ outre hy feziesse hy alcalde se non aqirWlos cuioera 
el calit^r t ei sennorio. Et que mandaua por senUnciz. que el obe- 
dencial de San Johan feziesse el alcalde | emia villa sobredita de 
Sanjohan. cada qi^ mester fosse x usasse por el Monest/rio del 

iiocalit^r t del sennorio delà villa . x que Ffeman Garcia nen outre por 
el non lo | enbargasse, t esto mando sola pena qt^ se conten 
enno compromisso . t los arbidros sobreditos qi^ eran présentes / 
feziero» esta manda con el abbat t outorgaronna . t diero» esta | 
sentenda. por firme t por ualiossa pora todo te^^po. Et FfemaJi 

115 Garcia sobred/to estando pr^ente dixo qi^la outorgaua t la auia 
por firme t estaria por ela. Pr^sen||tes Gançaluo Ffernawdrz ca- 
ualleyro Lope Rrodrig«^ Diego Caruallo Fedro Vallasquez 
Ssimo;i JuUanez Domingo Rrodrig«^ Fema« G^iraa mongt 
Fema» ssorueda mo«ge Ffemaw | P^rez mo»ge Joha» GardsL 

i2omo«ge Et eu Joha« Ferez tene«te as vezes de Domingo Garciz 
publico notarîo de Cacau^'llos ffuy pressente atodo esto. Et eu 
H Domingo Garcia, notario iadito por don Ffrey Rodrigo arzo^iipo 
{seing) de Santiago ffiz escnuir este processo z puys enel meu 
nomtmeulsino en testimonjo de uerdade. 



430 X 295 mm. En bas à gauche une petite entaille ronde sur le côté 
du parchemin. L. 94, le mot firasio est écrit deux fois. Dans eglia^ 1. 14, 
le / est traversé par un trait horizontal. L. 59, sacar est écrit au-dessus de 
la ligne. Le notaire a fait souvent en haut de la ligne de petits traits arrondis 
qui ne peuvent pourtant guère avoir de signification. 



ÉTUDE GRAMMATICALE 



Introduction. 

1. L'ancien dialecte léonais a été l'objet de quelques 
études que nous aurons l'occasion de citer très souvent au 
cours de nos recherches, mais dont il importe de relever déjà 
ici l'importance. 

M. E. Gessner a publié en 1867 un ouvrage intitulé Dos 
Altleonesische^ Ein Beiirag zur Kenntniss des Altspanischen,^ 
Cet ouvrage est non seulement la première étude consacrée à 
l'ancien léonais, mais, d'une façon générale, la première étude de 
quelque importance qui ait été faite dans le domaine de la dia- 
lectologie espagnole. Les matériaux dont se sert M. Gessner 
sont le Livre (f Alexandre, les manuscrits léonais du Fuero Juzgo 
et un certain nombre de documents publiés dans VEspafïa sa- 
grada, \^ Mémorial histôrico espafiol^ Muflozy Romero, G?^^- 
ciôn de fuero s municipales y carias pueblas^ et Fernândez- 
Guerra y Orbe, El Fuero de Avilés,^ Dans son introduction 
l'auteur donne, p. 4, une définition générale du léonais que nous 
citons, parce que, tout en demandant des modifications, elle est, 
nous paraît-il, plus exacte qu'on n'a voulu le reconnaître. lEnt- 
sprechend der Lage von Léon zwischen Castilien und Galicien 
ruht der Dialekt zwar auf der breiten Grundlage des Spanischen, 
hat aber eine nicht unbedeutende Zahl fremdartiger Zùge in 
sich aufgenommen, die entweder direkt auf das portugiesische 
Idiom hinweisen, oder doch wenigstens den Uebergang des spa- 
nischen in dasselbe andeuten. Die Bestimmung dieser Zûge ist 



^ Programme d'invitation à l'examen public du Collège royal français 
de Berlin. 

• Tome I. Madrid 1847. 
■ Madrid 186$. 



174 ERIK STAAFF 

naturlich nicht immer leicht. Denn da das Spanische in fru- 
herer Zeit mit dem Portugiesischen vielfachere Beriihning^punkte 
hatte als spâter, so liegt die Gefahr nahe, manche vielleicht auch 
altcastilianische Abweichung von dem heutigen Sprachgebrauch 
auf Rechnung des Portugiesischen zu schreiben .... Bemerkt 
muss noch werden, dass das uncastilianische Elément sich nicht 
iiberall im gleichen Masse findet; es giebt Urkunden in denen 
dasselbe sehr entschieden hervortritt; in anderen deuten nur we- 
nige und leise Zùge auf fremden Einfluss hin. Dièse Erschei- 
nung beruht auf vielfachen Griinden, unter denen die grôssere 
oder geringere Kenntniss des castilianischen Sprachgebrauchs von 
Seiten des Schreibers wohl in erste Lime zu stellen sein wird.» 

M. Gessner regarde donc le léonais comme un dialecte in- 
termédiaire entre l'espagnol et le portugais;^ nous aurons l'oc- 
casion de revenir sur ce qu'il y a d'inexact dans sa manière de 
comprendre la nature des rapports qui existent entre le léonais 
d'un côté, l'espagnol et le portugais de l'autre. 

Quant à l'étude même de M. Gessner, elle porte sur la 
phonétique, la morphologie et le vocabulaire. D'une façon gé- 
nérale les traits principaux du léonais s'y trouvent relevés, bien 
que, comme il est naturel, les recherches postérieures aient 
apporté sur plusieurs points des modifications aux résultats où 
s'arrête l'étude de M. Gessner. 

M. Morel-Fatio consacre une partie de son article bien 
connu, Reclurclus sur le texte et les sources du Libro de Alexan- 
dre^ ^ à compléter et à rectifier l'ouvrage de M. Gessner dont il 
reconnaît les grands mérites et qui doit, d'après lui, «être con- 
sidéré comme la base nécessaire de ce qu'on écrira désormais 
sur ce sujet». Une étude méthodique du léonais doit, à l'avis 
de M. Morel-Fatio, puiser ses éléments exclusivement dans les 
textes diplomatiques originaux. A part certaines expressions 
juridiques calquées sur le latin, on peut considérer la langue 
des chartes comme reproduisant assez exactement le langage de 
la conversation. En outre, les chartes ont sur les textes litté- 
raires et législatifs l'avantage d'être presque toujours datées avec 
exactitude et de refléter la prononciation de l'époque et du lieu 

* Cf. 1. c. p. 30. 

' Romania IV (1875) pp. 7 — 90. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I75 

auxquels elles appartiennent. Les textes littéraires manquent 
de date, représentent généralement im mélange de la langue de 
l'auteur et des copistes successifs et étaient peut-être dès Torigine 
écrits dans un dialecte littéraire, une langue dans une certaine 
mesure artificielle et de convention qui n'était celle d'aucune 
région spéciale. Même les chartes dont se sert M. Gessner sont 
pourtant peu satisfaisantes comme base d'une étude linguistkjue 
et c'est là le cas de la plupart des documents de ce genre qui ont 
été publiés jusqu'ici. D'abord la pubUcation n'a pas été faite avec 
le soin scrupuleux qui seul permet des conclusions certaines sur 
la forme des mots, les erreurs sont au contraire presque par- 
tout nombreuses. Ensuite, on ne sait jamais si on a afifaire à 
des documents reproduits d'après les originaux ou à des copies 
ou extraits de cartulaires, à des confirmations postérieures, etc. 
M. Morel-Fatio fait remarquer que, lorsqu'il s'agit d'un dialecte 
qu'on peut considérer à priori comme intermédiaire entre le 
castillan et le portugais, «les chances des méprises, des attribu- 
tions fausses risquent fort, en vertu de cette condition si dé- 
fectueuse des sources, de dépasser la somme des observations 
justes». C'est pourquoi M. Morel-Fatio, dans la partie de son 
article qui est consacrée à la langue, se borne à relever, en 
suivant et en corrigeant Gessner, «les faits qu'on peut considérer 
comme constituant les particularités les plus importantes du 
léonais». 

M. Â. W:SON MuNTHE, qui dans son livre, Anteckningar 
ont folkmàlet i en trakt af vestra Asturien ^ (Remarques sur le 
parler populaire d'une région de l'Asturie occidentale) est sou- 
vent amené à parler de l'ancien léonais, a publié aussi un ar- 
ticle intitulé Vemtischte spanische Beitràge ^ et dont la plus grande 
partie se compose de Einige Bemerkungen zu Gessners Abhand- 
lung uber dos Altleonesische , M. Munthe y examine quelques 
points obscurs de la phonétique en les regardant dans la lumière 
du dialecte moderne et ajoute pour certains phénomènes de 
nouveaux exemples à ceux qu'on trouve chez Gessner et Mo- 
rel-Fatio. 

M. F. Hanssen parle du léonais dans plusieurs des nom- 

* Dissertation, Upsala 1887. 

' Zeitschrift fur rom. Phil. XV (1891) pp. 228 — 232. 



176 ERIK STAAFF 

breuses études qu'il a consacrées à Tancien espagnol. Le léonais 
seul fait l'objet de ses Estudios sobre la conjugaciôn leonesa^^ 
où il se sert à peu près des mêmes matériaux que M. Gessner. 
M. Menéndez Pidal enfin donne dans son ouvrage El dia- 
lecte leonés^ un tableau sommaire du léonais moderne, impK>rtant 
aussi bien à cause des délimitations géographiques que l'auteur 
y fait que par ses notices abondantes et précises sur la langue 
actuelle des différentes parties de la région léonaise. Ce tableau, 
qui ne peut laisser d'être en lui-même du plus grand profit pour 
celui qui s'occupe du vieux léonais, l'est encore davantage grâce 
aux comparaisons que l'auteur fait sans cesse avec l'ancien 
dialecte. 

2. La présente étude se base sur un certain nombre de 
documents léonais que j'ai copiés aux Archives historiques de 
Madrid pendant un séjour de quelques mois que j'ai fait dans 
la capitale espagnole en automne 1904. Parmi les trésors de 
cette institution, • les documents des monastères supprimés oc- 
cupent une place importante et parmi eux la collection de beau- 
coup la plus considérable est celle qui provient du célèbre 
monastère de San Benito de Sahagun. Cette collection com- 
prend 1723 documents, dont le plus ancien remonte à 867, le 
plus récent à 1816. Comme les documents des autres mona- 
stères, ceux de Sahagun sont divisés en trois classes: i. actes 
royaux. 2. actes ecclésiastiques. 3. actes privés. La première 
de ces sections, qui comprend des documents sortis de la chan- 
cellerie royale, se compose de donations, de privilèges, etc. ac- 
cordés au monastère de Sahagun par le roi, la seconde com- 
prend des bulles papales et des pièces de différents genres 
(nominations, présentations, etc.) émanant généralement d'evêques 
et d'autorités religieuses de Sahagun ou d'autres communautés 
spirituelles. La troisième enfin, qui est de beaucoup la plus 



^ Santiago de Chile 1896. Publié dans les Anales de la Universidad. 

* Revista de Archives, Bibliotecas y Museos 1906. 

' Sur les trésors des Archives historiques voir Discursos leidos ante la 
Real Academia de Historia en la recepciôn pûblica del senor D, VicenU 
Vignau y Balles ter, Madrid 1 898 et L.Barrau-Dihigo, Notes sur r Archive 
histôrico nadonal de Madrid^ Paris 1900. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS \^^ 

nombreuse, puisqu'elle se compose à elle seule de 1162 docu- 
ments, contient toutes sortes de chartes particulières, contrats 
de vente ou d'échange, lettres de donation, testaments, inven- 
taires, etc. 

Lorsqu'il s'agit d'une étude linguistique, c'est surtout dans 
cette dernière section qu'il faut chercher les matériaux. Les 
chartes royales sont jusqu'à l'époque d'Alphonse le Savant 
écrites en latin et n'ont même après cette époque nul intérêt au 
point de vue dialectologique. Quant aux documents ecclésias- 
tiques, ils commencent à la même époque à être rédigés en 
espagnol, mais celles de ces chartes qui appartiennent à l'époque 
que nous étudions ne sont pas nombreuses et la couleur léo- 
naise de leur langue est en général très faible. Nous en avons 
pourtant reproduit quelques-unes. ^ Dans les chartes privées, au 
contraire, le latin cède de bonne heure la place à la langue 
populaire. Les chartes du XII® siècle offrent un mélange de 
latin et de passages espagnols ou presque espagnols. On trouve 
même dès la fin du siècle des chartes entièrement romanes, 
telle la première de notre collection, qui date de 1171. Les 
quatre autres chartes du XIP s., ainsi que les deux premières 
du XIIP que nous avons reproduites offrent cette langue mêlée 
dont nons venons de parler, mais l'élément espagnol y est assez 
important pour que nous ayons cru devoir les faire entrer dans 
notre collection. Pendant les quatre premières dizaines du XIII* 
siècle, les chartes latines sont beaucoup plus fréquentes que les 
espagnoles, mais celles-ci sont pourtant relativement nombreuses. 
A partir de 1240, les chartes latines se font très rares. 

Jusqu'au milieu du siècle, nous avons reproduit toutes les 
chartes espagnoles. Après cette époque nous avons choisi celles 
où la couleur dialectale est encore bien prononcée, mais nous en 
avons exclu un certain nombre qui ne nous ont pas paru offrir 
beaucoup d'intérêt au point de vue linguistique. Nous en avons 
pourtant enregistré (p. 122) certaines formes qui confirment les 
résultats de nos recherches sur les chartes reproduites. Si nous 
avons restreint nos recherches au XIIP siècle, c'est que les do- 
cuments de Sahagun n'offrent après cette époque que très peu 
de différences du castillan. On verra que déjà les chartes qui 

^ N:os XLV, LUI, LV, LXVU, LXXI et, d'autres monastères, XC et IC. 

E. Staaff. 12 



;j-. 



178 ERIK STAAFF 

appartiennent à la fin du XIII® siècle ont subi une influence très 
forte de la part du castillan et c'est là en effet une chose natu- 
relie. Sahagun appartient à la région orientale du domaine léo- 
nais, et le dialecte qu'on y parlait s'approche dès les plus an- 
ciens monuments beaucoup plus du castillan que celui des do- 
cuments appartenant à la région centrale ou occidentale de Léon. 
Même des chartes du commencement du XUI® siècle sont sou- 
vent écrites dans une langue qui montre peu les traits caractéris- 
tiques du léonais. Nous les avons pourtant fait entrer dans nos 
matériaux en partie comme preuves de cette ancienne influence, 
en partie parce qu'elles contiennent des formes qui, sans être 
léonaises, ne manquent pas d'un certain intérêt au point de vue 
de la langue. 

Nous avons cru utile d'ajouter à notre collection de docu- 
ments de Sahagun un petit nombre de chartes provenant d'au- 
tres monastères léonais appartenant en partie à la région cen- 
trale, en partie à la région occidentale du domaine. Ces chartes 
offrent en elles-mêmes un grand intérêt, et elles nous serviront 
en outre de termes de comparaison pour faire comprendre la 
nature pour ainsi dire intermédiaire du dialecte de Sahagun. 
Cette façon de procéder nous a paru d'autant plus légitime que 
quelques-unes des chartes de Sahagun proviennent d'endroits 
situés dans lesdites régions. N'ayant pas voulu les exclure 
de nos recherches, nous avons cru bien faire d'augmenter les ma- 
tériaux qu'elles offrent en y ajoutant quelques autres documents 
montrant à peu près les mêmes caractères dialectaux. — Quel- 
ques-unes des collections d'où nous avons tiré ces documents 
mériteraient d'être étudiées à fond, et nous espérons pouvoir un 
jour compléter notre étude sur les documents de Sahagun par 
une étude sur les documents de certains de ces autres monastères. 

Il va sans dire que tous les documents que nous reprodui- 
sons sont des originaux. Sous ce rapport nos matériaux satis- 
feront aux exigences formulées par M. Morel-Fatio et que nous 
avons citées plus haut. 

A quelques exeptions près, nos documents n'ont pas à notre 
connaissance été publiés jusqu'ici. Ces exceptions sont les N*** XVII, 
XXV et XLII de Sahagun et tous les documents provenant du 
monastère de San Pedro de Eslonza. Le doc. XVII a été reproduit 
par M. Fernàndez Guerra, Fuero de Arvilés p. 68, les deux autres 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I79 

documents de Sahagun se retrouvent dans la Histaria del real mana- 
sterio de Sahagûn^ du père Escalona pp. 591 et 596, ceux de San 
Pedro de Eslonza dans le Cartulario del Monasterio de Eslanza^ 
publié par D. Vicente Vignau '. La reproduction de M. Fernândez 
Guerra n'est guère fidèle et les deux autres publications précitées, 
n'ayant pas été faites dans un but linguistique, ne satisfont guère 
aux prétentions à l'exactitude minutieuse si nécessaire, lorsqu'il 
s'agit de textes devant servir de base à des recherches de ce 
genre. C'est là tout particulièrement le cas de l'ouvrage d'Esca- 
lona, qui appartient à une époque où la linguistique romane 
n'avait pas encore pris naissance*. 

On trouve pour certains documents des passages détachés 
reproduits dans V Indice de los documentos del monasterio de 
Sakagûn p. p. el Archivo historico nacional^. Il va sans dire 
que nous avons tiré grand profit de cet excellent ouvrage, dont 
l'auteur est M. Vicente Vignau, l'éminent chef des Archives 
historiques. 

3. Dans la reproduction de nos documents nous avons 
essayé de ne rien omettre qui puisse avoir quelque importance 
au point de vue linguistique. Les types différents de r et de ^ 
qu'emploient les scribes n'offrent qu'un intérêt paléographique 
et nous avons cru pouvoir nous dispenser de les reproduire. 
Autrement le seul changement que nous ayons introduit dans le 
texte, c'est l'emploi des initiales majuscules dans les véritables noms 
propres même lorsque l'original se sert de minuscules. Nous avons 
fait ce changement uniquement pour éviter au lecteur désireux 
de retrouver les noms propres la nécessité de parcourir le do- 
cument entier. Mais nous n'avons pas étendu cet usage aux 
mots qui sont employés occasionnellement comme noms propres 
tout en gardant leur caractère de noms communs. 

Les signes diacritiques, d'abréviation, etc., que, pour des 



* Madrid 1782. 

* Madrid 1885. 

' Plusieurs documents reproduits dans ce livre ont été utilisés par Gess- 
ner, Hanssen et d'autres encore; M. Morel-Fatio 1. c. relève tout particulière- 
ment l'inexactitude de la reproduction du père Escalona. 

* Madrid 1874. 



l8o ERIK STAAFF 

raisons typographiques, nous n'avons pu reproduire, se trouvent 
mentionnés après chaque document. On y trouve aussi les 
dimensions du parchemin ainsi que d'autres indications qui 
peuvent présenter quelque intérêt. Nous avons indiqué à l'aide 
de traits verticaux les lignes de l'original, et nous en avons 
toujours gardé les alinéas. 

Quant aux abréviations, elles ont été d'une façon générale 
résolues, mais nous avons fait imprimer en italiques les lettres 
qui ne se trouvent pas dans l'original. Dans les cas où il ne 
résulte pas de la langue du document comment telle abréviation 
doit se résoudre, nous l'avons laissée sans changement. Ainsi 
nous n'avons jamais transcrit le signe qui correspond à la con- 
jonction et^ cette conjonction prenant souvent des formes diffé- 
rentes dans le même document.^ Autre exemple: les abrévia- 
tions »r^, ïTro ont été reproduites telles quelles toutes les fois 
qu'il ne résultait pas du contexte s'il fallait les rendre par 
nuesirOy uuestro ou par nostro, uostro. 

Nous avons classé nos documents d'après les monastères 
d'où ils proviennent en suivant dans chaque groupe l'ordre chro- 
nologique. Pour chaque document nous indiquons la date, le 
numéro qu'il occupe dans la collection d'où il est tiré, ainsi que 
sa qualité de particular (P) ou d* ecclesiàstico (E). Pour les docu- 
ments de Sahagun, nous renvoyons en outre au catalogue de 
M. Vignau, en citant le numéro de l'article de ce catalogue qui 
correspond au document en question, ainsi que le numéro de 
la page où se trouve cet article. Pour les documents d'Eslonza, 
nous renvoyons à la page du Cartulario précité, où le document 
se trouve reproduit. 

4. Dans l'étude suivante, nous diviserons les chartes qui 
seront l'objet de nos recherches en trois groupes. C'est le pre- 
mier de ces groupes que nous étudierons plus particulièrement 
Il embrasse les chartes de Sahagun et peut être caractérisé 
comme le groupe oriental, tandis que le second groupe repré- 
sente la région centrale, et le troisième, la partie occidentale du 
léonais, où la langue approchait fort du galicien. 

Tous les documents du groupe I proviennent de Sahagun, 

* Voir p. 197. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS l8l 

mais, comme nous l'avons déjà dit, quelques-uns des documents 
provenant de Sahagun appartiennent aux groupes II et III. 
D'autre part, un certain nombre des documents de Sahagun 
appartenant au groupe I n'ont pas été rédigés à Sahagun même, 
mais à des endroits plus ou moins éloignés de ce centre. Si 
néanmoins nous les avons rangés dans le même groupe que 
les chartes écrites à Sahagun, c'est que leur langue porte d'une 
façon générale les mêmes caractères. Nous aurons l'occasion 
d'en relever les difTérences dans le chapitre où nous résumons 
les traits qui caractérisent aussi bien chacun des trois groupes 
principaux que les différents documents qui appartiennent à 
chacun de ces groupes. 

Nous donnerons ici la liste de tous les documents, avec 
l'indication de la provenance de chaque charte et des renseigne- 
ments sur la situation géographique du lieu de provenance, 
empruntés pour la plupart au dictionnaire géographique qui ter- 
mine le catalogue de M. Vignau, et au grand Diccionario geo- 
grâfico-estadistico-histôrico de Espafia y sus posesiones de Ultramar 
de M. Pascual Madoz. 

Notons que la provenance de certains documents ne peut 
être déterminée d'une façon certaine, la localité où ils ont été 
écrits n'étant généralement pas indiquée et ne pouvant pas 
toujours être déduite du texte. Dans ces cas nous avons attri- 
bué la charte à l'endroit qui nous a paru — considération prise 
des indications du texte — le plus probable, en marquant toujours 
par un point d'interrogation que notre localisation est hypothé- 
tique. Cette localisation est certainement dans une certaine 
mesure arbitraire, mais ne souffrira guère d'inexactitudes assez gran- 
des pour pouvoir porter préjudice à la division principale que nous 
avons établie. Ces inexactitudes sont en tout cas rendues moins 
sensibles par notre chap. III, qui permettra de comparer l'en- 
semble des traits dialectaux de chaque charte avec les autres. 

5. Tableau géographique des documents. 

Groupe I. 

Doc. I, V, VI, vn, X, XI, XV, XVI, XIX, XX, XXI, xxm, 

XXIV, XXV(?), XXVI, XXVII, XXXI, XXXII, XXXIV (?), 



l82 ERIK STAAFF 

XXXV (?), XXXVn(?), XL, xli, xlh, xlix, l, u 

LUI, LVn, LX, LXI, LXn, LXIV. LXV LXXU, LXXIII, 
LXXIV Sahagun. 

Doc. III Feres(î) Cette ville s'appelle dans les registres du 

monastère Fe/es ou Feres de Taro, maintenant Villae- 

les, Prov. de Palencia (ii L), partido judiciario de Sal- 

dana (2 L). ^ 
Doc. Vin, XXXVIII (?) Villanueva de San Mancio. Prov. de 

Valladolid (8 L), part. jud. de Médina de Rioseco (i 1.) 
Doc. IX, XXX(?), XXXIX Piasca, Prov. de Santander, part 

jud. de Potes, ayuntamiento de Cabezôn de Liébana, 
Doc. XIII (?) San Felices de Ceya à présent Saelices, Prov. de 

Valladolid, part. jud. de Villalôn, situé sur la rive gauche 

de la Cea. 
Doc. XVTn(?) Pedradiello, lEn los registros del monasterio hay 

un pueblo que se titula Pedradelo^ que el texto dice que 

estaba junto al camino de Palencia. { Sera Pedredo^ en la 

prov. de Le6n, part. jud. de Astorga?» Vignau, Indice 

p. 664. U parait pourtant plus probable que l'endroit 

dont il s'agit dans ce document était situé en Palencia 

près de Carrion. 
Doc. XXII, XXXni Nogar, à présent Nogal de las Huertas, 

prov. de Palencia (8 1.), part. jud. de Carriôn de los 0)n- 

des (i L). Situé sur le Carriôn. 
Doc. XXIX Villa Garcia, Prov. de Valladolid (2 1.), part. jud. 

de Médina de Rioseco (2 L), situé sur la rive gauche du 

Seguillo. 
Doc. XXXVI, XLVI, XLVII, LIV, LVHI (cf. § ^^) Galliguiel los. 

Galleguillos est situé dans la prov. de Léon (9 1.) part. jud. 

de Sahagun (i 1.), sur la rive gauche de la Cea. 
Doc. XLV yuara, maintenant Juara de Cea, prov. de Léon, 

part. jud. de Sahagun. 
Doc. XLVIII, LXIII, LXVni Mayorga, à présent Mayorga de 

Campas, prov. de Valladolid (13 1.), part. jud. de Villalôn 

(3 1.), sur la rive gauche de la Cea. 



situé à II lieues de Palencia et à 2 lieues de Saldaôa. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 183 

Doc. LII Paredes^ à présent Paredes de Nava^ prov. de Palen- 

cia (3 ^/b 1.), part. jud. de Frechilla (3 1.) 
Doc. LVI (?) Melgar de suso, à présent Melgar de arriba, Prov. 

de Valladolid (13 1.), part. jud. de Villalôn (3 1.) 
Doc. LIX Loriezo, à présent Luriezo, Prov. de Santander (16I.), 

part. jud. de Potes (i 1.), ayuntamiento de Cabezôn de 

Liébana. 
Doc. LXVI Potes ^ prov. de Santander (17 1.) 
Doc. LXX Beluer, à présent Beluer de los Montes^ prov. de 

Zamora (6 1.), part. jud. de Toro (4 1.) 

Groupe II. 

i) Documents de San Benito de Sahagun: 

Doc. IV Canniso, à présent Canizo^ prov. de Zamora (5 1.), part. 

jud. de Benavente (5 1.). 
Doc. XII, XLIII, XLIV Moreruela, à présent Moreruela de 

Tabara^ prov. de Zamora part. jud. de Alcanices, situé 

sur une plaine à l'ouest de l'Esla. 
Doc. XVII Castro Toraf^ à présent San Cebriàn de Castrotorafe 

prov. et part. jud. de Zamora (4 1.). 
Doc. XXVIII, LV, LXVII. LXIX. LXXI Uon. 

2) Documents de San Pedro de Eslonza. 

Doc. LXXV, LXXIX(?) Villa Rabines, à présent Villarrabines 

Prov. de Léon (8 1.), part. jud. de Valencia de Don Juan 

(2 1.), ayuntamiento de Algadefe. 
Doc. LXXVI, LXXXI(?) Eslonza^ prov. et part. jud. de Léon, 

ayuntamiento de Gradefes.^ 
Doc. LXX VII. Léon, «Feman Joan monge de san Vicenti de 

Oviedo scripsit.» 
Doc. LXXVni(?) Pesquera, prov. de Léon, part. jud. de Riano. 
Doc. LXXX Valencia de Don Juafi, 
Doc. LXXXII Léon, 

3) Documents de Santa Marfa de Otero de las Duenas.* 
Doc. LXXXm Léon, 



* Voir Barrau-Dihigo op. c. p. 18. 

• Prov. et part jud. de Léon (4 V» !•) Ayuntamiento de Vcnllcra. 



l84 ERIK STAAFF 

Doc. LXXXIV(?) Rioseco de Ordas, qui est probablement le 
Rioseco de Tapia de nos jours. Prov. et part. jud. de 
Léon (4 1.). 

4) Documents de Santa Maria de Sandoval en Mansilla: 

Doc. LXXXV, LXXXVI, LXXXVH Villaverde de Sandoval, 
prov. de Léon (2 ^/b 1.), ayuntamiento de Villasabariego. 

5) Documents de San Esteban de Nogales:^ 

Doc. LXXXVIII(?) Manganèses, à présent Manganèses de la 
Polvarosa, prov. de Zamora (10 1.), part. jud. de Benavente (i 1.). 
Doc. LXXXDC VUla Rabines (voir ci-dessus). 
Doc. XC, IC Benavente, 

Doc. XCVI Bienvibre. A présent Bembibre, prov. de Léon, 
part. jud. de Ponferrada. 

Groupe in. 

i) Documents de San Benito de Sahagun: 

Doc. n Malela(î) «lohanes presbyter purtugalensi scripsit.» Bien 
que ce document pour sa provenance locale appartienne 
sans doute au groupe I, la langue dont se sert le notaire 
se rapproche trop visiblement du portugais pour que nous 
puissions le placer autrement que dans le groupe III. 
Matilla est situé dans la prov. de Zamora, part. jud. de 
Toro. 

Doc. XIV Ponferrada. 

2) Documents de San Andrés de Espinareda. 

Doc. XCI, XCm, XCV, XCVII, C Espinareda de Vega, prov. 
de Léon (18 1.), part. jud. de Villafranca del Vierzo, ayun- 
tamiento de Vega de Espinareda. 

Doc. XCII(?) Ponferrada, 

Doc. XCIV, XCVin, CI Cacauellos, à présent Cacabelos^ prov. 
de Léon, part. jud. de Villafranca del Vierzo. 

6. Dans l'étude grammaticale qui suit, nous allons considé- 
rer d'abord les questions appartenant à la phonétique, ensuite 

^ Prov. de Léon, part. jud. de la Baneza, ayuntamiento de Castrocalbôn. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 185 

celles qui appartiennent à la morphologie. Après avoir dans 
ces deux chapitres examiné les sons et les formes représentés 
par nos documents, nous allons consacrer un chapitre à l'examen 
des caractères linguistiques qui distinguent chaque charte et chaque 
groupe de chartes. 

Notre étude ne portera que sur les caractères de la langue 
qui sont de quelque importance au point de vue dialectologique 
et sur les mots ou les formes qui, sans être caractéristiques du 
léonais, sont de nature à pouvoir éclaircir quelque problème de la 
grammaire espagnole, ou qui pour une raison quelconque nous 
paraissent dignes d'une mention. On ne doit par conséquent pas 
s'attendre à un exposé grammatical complet de la langue des 
textes précédents. Mais sur les points soumis à notre examen, 
nous avons essayé de donner une image aussi riche et exacte 
que possible de l'usage de nos chartes, et nous avons cru utile 
de dresser pour certains phénomènes où il règne une concur- 
rence entre différentes formes, des tableaux complets de tous 
les mots en question relevés dans nos documents. 



l86 ERIK STAAFF 



Chap. I. 

Phonétique. 

A. Voyelles toniques. 

a. 

7. Nos documents contiennent un grand nombre de formes 
du mot frcdU (< fratrem), mot qui comme le fait remarquer 
Diez, Et. W. p. 452, est sans doute d'origine provençale. Le 
fraire du prov. est devenu en espagnol fraile ou Jlaire par suite 
d'une dissimilation. Sous l'influence du y y \a est devenu e\ 
freyre, freyle, jleyre. Dans ces formes, ey qui était une diph- 
tongue peu fréquente dans le castillan et dans une partie de 
la région léonaise, s'est souvent réduit à ^:y>wr, etc. Enproclise 
devant un nom propre, le mot perd la syllabe finale: y^^^,y^, 
frey, fre. 

Exemples: frayre XXII 42; freyres XCII 20, 28; ffleyre 
LXVIII 73; flere II 45; frères XLVI 36; fray LXXXV 53 etc; 
frey LXI 2; fre XII 43 etc.; XXII 42, 43 etc. 

Fratrem a été continué aussi sous sa forme régulière fradre^ 
réduite par dissimilation ?i frade^ ex. XII 24, 43. 

8. a '\- y. En castillan a ^ y (suivi d'une consonne) donne 
e. Dans le léonais occidental, on trouve au lieu de e la diph- 
tongue ey. Nos documents offrent les exemples suivants de ce 
passage : * 

Groupe I. Doc. XXV (Suppl.) beyzo 39 

Groupe II. Doc. LXVII monesteyro 13 (mais-^'r^23); LXIXleygo 

46 (mais 'erà)\ LXXVIII quitey 14 (mais quUe 11, /fjr^(20); 

LXXX ey 3, mandey 22; LXXXVIII feycho 12, peyche 14 



^ Nous ne faisons pas entrer dans ce tableau les parfaits de la i n conj., 
ni les ex. de ey (< habeo), excepté pour les documents où il n'y a pas d'autre 
ex. de ce passage. Nous reviendrons sur les formes en question sous le 
chapitre consacré au verbe. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS. I87 

(mais -ero); LXXXIX peyche 21, ffeycho 23, 24, 30 (mais 
fecAû 17). 

Groupe III Doc. XIV ey (< habeo) 4, 10, 12, mandey 43; XCI 
ffeyta 22, feyto 34 (mais pecAe 21); XCII peyge 15, goneyru 
37 (msis jffec/ia 17, zeruera 27); XCIII paleyro 6, ieneyro 
26, feyta 26, uestiareyro 34 (mais carera 7, primero 17); 
XCrV feyto 8, peyche 27 (mais fecha 39, -^r^); XCV 
celleyro 19, 25, escudeyros 41, peyte 27, 28, ffeyta 28 
(mais cernera 39); XCVII faueyro 4, ffeyta 13 \^2\s pèche 
12); XCVIII primeyra 5, maneyra 13, peyte 15, ffeyta 18; 
C monesteyro 9, eyra 13, 23, primeyros 19, faueyro 51, 
racioneyro 63, peyte 36, ffeytas 42; CI jeneyro i, caualeyro 
6, 117, caseyros 10, terceyro 33, malfeytrias 21, 29 (mais 
manera 18). 

C'est donc surtout dans les chartes de l'ouest, quelquefois 
dans celles du centre qu'on trouve ey <a '\- y: souvent des 
formes avec e figurent dans la même charte que celles avec ey. 
Le développement castillan n'a pourtant pas pu entièrement 
vaincre l'autre, qui survit dans un grand nombre d'endroits des 
Asturies, du Léon et même de Zamora et de Salamanca (M. P. 
p. 22). La différence constatée dans certains patois entre le 
masculin et le féminin du suffixe -arium (-eiro mais -era) n'appa- 
raît guère dans nos documents, car on ne saurait naturellement 
rien conclure de documents contenant aussi peu d'exemples que 
les no« XCV et CI, surtout comme ils se trouvent sous ce 
rapport en contradiction avec d'autres (doc. XCVIII). 

Nous allons consacrer quelque attention à un mot très or- 
dinaire et qui se présente sous des formes différentes: placUum, 
La forme vraiment populaire de ce mot est plazo^ forme qui 
est d'ailleurs fréquente dans nos documents. Mais on en trouve 
encore les formes suivantes: pleito XII 4, 14 XTV 16, XV, 42 
XXII 5, 36, 38 etc. etc.; pleyU XXV 19, XXVI 8, XXIX 4 (mais 
pleyto 20). XXXII 23, XXXIX 14 (mais pleyto 33), XL. 18 etc. 
etc.; plecto XIII 3, 24, 28 (mais pleito 22, plecte 24) XXXVIII 
32, 33 etc. etc. pleicte XXXIII 10; plecte XIII 24, XLI 50, 6S 
(mais plecto 5); plecho LXXVIII 24; plete IV. 2, 7; plet IX, 4. 



l88 ERIK STAAFF 

M. Menéndez Pidal, Gram. §§ 54, i et 60, 2, part de la 
forme *plagitum, * qui aurait été syncopée de très bonne heure 
et qui aurait ainsi donné pleito. En partant de *plagitum^ il est 
pourtant difficile d'admettre un développement pareil, si l'on 
considère que digitutn^ qui présente les mêmes conditions pho- 
nétiques, est devenu dedo, — D paraît plus probable que pleito 
est un mot emprunté au français où placitum avait la forme 
pUdt (Cf. Grôber Arch. lat. Lex. IV p. 439.) Cette hypothèse 
explique toutes les formes. La finale, qui peut être ^7 ou ^^ ou 
qui peut manquer, n'a dans ce cas rien de surprenant, puisqu'un 
mot d'emprunt est adapté un peu au hasard aux habitudes de 
la langue qui l'adopte et présente souvent plusieurs terminaisons 
concurrentes. La réduction sporadique de ey^e est toute natu- 
relle. Le c de certaines formes (plectOy etc.) doit être compris 
conune une graphie comparable à cocto pour coto (ex. XIII 23). 
La forme pleclie enfin représente l'essai d'im notaire de donner 
une forme castillane à un mot qui lui paraissait avoir un aspect 
dialectal. 

e fermé. 

9. Le développement de e est en léonais le même qu'en 
castillan. Quelques cas isolés méritent pourtant une mention. 

Doc. n, la préposition inter a pris la forme de vntre 1. 6 
et de ontre 1. 9. Cette forme, ainsi que sa variante antrey ne 
paraissent pas avoir été rares dans l'anc. portugais et l'anc. galicien. 
M. Cornu attribue cet étrange passage à la position proclitique 
du mot (Gr. p. 946). Pour antre ^ il cite conune exemples analogues 
antrar du dial. de Tras-os-Montes et antruido, antroido du galicien, * 
mais le passage à o n'est pas appuyé par d'autres exemples. 

Doc. XCV 5, XCVI 7 et CI 65, on trouve la forme veiga^ 
qui est la forme portugaise de l'esp. vega, M. Baist croit que 
ce mot est d'origine ibérique (Gr. 881), tandis que M. Schuchardt, 
Z. XXIII (1899) p. 186, le fait dériver du lat. *^/ïa^ (j)our viivw). 
M. Meyer-Liibke, Gram. i § 70, donne quelques autres exemples, 
où un e espagnol est en portugais remplacé par la diphtongue 

* C£ Meyer-Lùbke Gram. I %% 523 et 531. 

• M. Leite de Vasconcellos, Revista lusitana VIII p. 69, croit à une 
influence de la part du mot ante. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 189 

ei (teiga^ manieiga^ taloigay veiga^ teima)} On pourrait peut-être 
rapprocher de ces mots les formes azeytnilas XCVI 11 et ceygo 
XLV 33, bien que ces mots au point de vue de leur origine 
soient différents des mots précités et entre eux. 

Notons aussi les formes Domenguez LXXVI 59, LXXXII 
2, 37 LXXXV 52, XCm 10, XCVn 20, et benefecio XC 27, 35, 
qui offrent deux exemples du traitement populaire de la voyelle 
l dans des mots où cette voyelle est généralement devenue /. * 

Doc. LXXVI 13 heriedan est une forme analogique formée 
sur niego: negar^ etc. 

Pour les différentes formes de dictuniy voir le chap. du 
verbe. 

e ouvert. 

10. Gessner constate, p. 5, que dans le léonais les voyelles 
ouvertes, ç et p, ne subissent pas la diphtongaison avec la même 
régularité qu'en castillan. D explique ce fait par le caractère 
général du léonais, qui est d'après lui un dialecte intermédiaire 
entre le portugais et l'espagnol. M. Morel-Fatio, R. IV p. 30, 
confirme l'observation faite par Gessner à propos des voyelles 
ouvertes, mais il n'accorde à ce phénomène qu'une extension 
restreinte. Ces deux savants s'accordent à regarder la con- 
servation de ç sans diphtongaison conune moins fréquente que 
celle de p. M. Menéndez Pidal, enfin, El dial. leonés, p. 17, 
regarde la diphtongaison de ^ et de p comme un trait caracté- 
ristique du léonais aussi bien que du castillan. Le léonais mo- 
derne diphtongue en effet régulièrement les voyelles ouvertes, et 
il faut, d'après M. Menéndez Pidal, expliquer les formes avec 
p ou ^ non diphtongues de certains anciens textes et documents 
par l'influence du galicien. D'autre part, certaines formes qui 
montrent la voyelle diphtonguée dans des cas où en castillan 
elle persiste sans transformation •, dépendent cd'une fausse cor- 
rection du dialecte léonais parlé par des Galiciens», qui étaient 
habitués à remplacer leur p et ^ par ue et te. M. Menéndez 
Pidal admet bien certaines différences entre le traitement des 

* Cf. Baist, Jahresbericht VI, i p. 397. 

* Cf. Baist Gr. 887: domingo. 
■ Voir sous Q p. 207. 



190 ERIK STAAFF 

voyelles ouvertes en léonais et en castillan. Mais ces difTérences 
sont liées à des conditions spéciales. 

Le tableau suivant montrera comment se comportent nos 
documents à l'égard de la diphtongaison de f . Quant aux formes 
normales de chaque document, nous n'en indiquons que le 
nombre. 

Tableau statistique. 

Groupe I. Doc. I. yie; V, 2ie; VI, 3ie, alferiz 14; VII, sie 
nouenbre 13, tjne 17; VIII 3ie, Lorente 22, conuento 54; IX 
7ie; X tierra 3, 5, terra 3; XI 2ie; XIII loie, Butello 12, Berin- 
guela 36; XV i8ie, dont 5 f. conuiento; XVI çie, Perronella 41; 
XVni 28ie; XIX 716, conuento 16; XX, loie dont 2 f. conuiento; 
XXI 4ie; XXn nie; XXIH lie; XXIV 2ie; XXV loie, pias 39 
(Suppl.); XXVI 5ie; XXVII conuiento 3; XXX 7iedont i f. conuiento; 
XXXI 7ie dont i f. conuiento; XXXII 2ie, dont i f. conuiento; 
XXXIII çie, offerenda 24; XXXV 2ie, xamello 9, Castella 13; 
XXXVI 2ie; XXXVU conuentu 4; XXXVIII lie, conuento 3, 5, 
egua 32; XXXIX 2ie; XL nie dont 3 f. conuiento; XLI i4ie 
dont 4 f. conuiento; XLII 6ie; XLV 4ie, conuiento 5; XL VI 
7ie; XLVIII 39 ie dont 7 f. conuiento; XLIX 9ie; L 8ie; LI 
2ie; Ln lie, conuento 5; LIII 4ie; LIV lie, terra 11; LVI 7ie, 
neto II, 21; LVn i7ie dont i f. conuiento, Lorente 5, 8, 26; 
LVIII isie, infemo 16, tenente 22; LIX 6ie; LX 23Îe dont 3 f. 
conuiento; LXI 9ie dont 3 f. conuiento; LXII 6 ie ; LXm 8 ie, con- 
uento 10, 43; LXIV 2 7ie dont 3 f. conuiento, conuento 7, 50, 
mentre 25; LXV 24 ie dont 6 f. conuiento; LXVI 4ie; LXVIII 2 lie; 
LXX2ie, conuento 9; LXXII 30 ie dont n f. conuiento; ofifrenda 
79; LXXIII 4ie, conuento 3, 34, 48, 50; LXXTV i6ie, novembre 15. 

Groupe H. Doc. XII 6ie, conuento 3, 44, manifesto 11; XVII 
2ie; XXVIII 5ie conuento 29; XLIII gie, conuento 4, 6, 7, 8, 26 
etc., emelgo 96; XLIV 4ie dont 2 f. conuiento; LV 4ie, con- 
uento 10, pendente 6; LXVII 2ie, dezmo 18, erua 18; LXIX 2ie; 
conuento 3, 13, 23 etc., juramento 17; LXXI 4ie, conuento 7, 49, 
53 etc.; LXXV i9ie dont 6 f. conuiento, obsl rienda 34; LXXVI 
4ie, conuento 4, 70, 76, emo 33, 38, 42; LXXVII i5ie dont 4 f. 
conuiento, muler 4, 14, 27; LXXVIII ne dont 2 f. conuento, ueyo 
53; LXXIX 5ie. conuento 6, n, sempre n (mais siempre 8), parentes 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I9I 

4, inferno 19, Castella 28; LXXX lie, tenente 20, 2o;LXXXI6ie, 
conuento 3, 5, 36 etc.; LXXXn 2ie, conuento 5; LXXXm lyie; 
LXXXrV 5ie; LXXXV nie, muler 3, 17, 28, 33 conuento 16, 21, 
27; LXXXVI 2ie, conuento 4, 18; LXXXVH gie, conuento 3, 29, 
emo 26, 36, Lorete 36; LXXXVin 2ie, lia, conuento 4, ben 10, 
inferno 14, tenente 20, mente 26; LXXXIX sie, lia, conuento 4, 
conuen 6, tenente 29; XC i4ie, lia, Dezembrio i,connuento 3, 17, 
37 etc.; XCVI sie, mentre 8 (mais mientre 3); IC 2ie. 

Groupe in. Doc. Il 2e; XIV 6ie, sempre 41; XCI 8e; XCII 
3ie, 2ia, valente 2, pelago 6, teras 7, enfifemu 15; XCIII 9 e dont 
3 f. conuento; XCIV 9e; XCV loe dont 3 f. conuento; XCVU 4e; 
XCVni ne; C 7 e dont dont 2 f. connuento, i f. auento; CI 33e 
dont 5 f. conuento, yera 3, ye (=*= est) 98, loi. 

Ce tableau, dans lequel nous n'avons naturellement pas 
fait entrer les mots dont l'origine savante est manifeste, montre 
que, exception faite pour le groupe III, les formes où ç n'a pas 
subi la diphtongaison, sont peu fréquentes dans nos documents. 
Quelques-uns des mots avec ç qui y figurent doivent sans doute 
être considérés conmie savants ou comme ayant subi une influen- 
ce latine. Tels sont navenbre VII 13, LXXIV, 15, Dezembrio 
XC, I, Lorente VIII, 22, offerenda XXXIII, 24. On trouve tout 
particulièrement une influence latine dans certaines formules, 
qui, même dans des chartes espagnoles, étaient souvent écrites en 
latin — c'est le cas du mot inferno LXXIX 19 et peut-être de 
tenente LXXX 20, 20. Le mot conuento se présente tantôt 
avec, tantôt sans diphtongue. Il faut y voir un mot savant su- 
bissant l'attraction analogique des nombreux mots où la diph- 
tongue ie était suivie de nt. Le mot renta (renda)^ qui confor- 
mément à son etymologie (rendita) ne se présente pas d'une 
façon générale avec diphtongue, a quelquefois subi la même 
influence. C'est ainsi que s'expliquent rienda LXXV, 34 et 
riendeda LXXXV, 12. — Manifesto XII, Il est une forme ana- 
logique. 

Passons à l'examen des mots dont Xç n'a pas subi la 
diphtongaison, et qui ne sont pas susceptibles d'une explication 
par l'influence savante ou analogique. Un coup d'oeil sur le 
tableau montrera que ces formes sont très rares dans les docu- 
ments du groupe I, qu'elles sont plus fréquentes dans ceux du 



192 ERIK STAAFF 

groupe II, et que, dans le groupe III, elles forment la grande 
majorité. Dans presque tous les documents des deux premiers 
groupes contenant des formes sans diphtongaison, ces formes 
sont des exceptions, te étant toujours la règle. 

Dans le groupe I, le sufHx -ellum figure sans diphtongaison 
XIII, 12 (Butello) et 36 (Beringuela) * XVI 41 (Perronella) et 
XXXV 9 (Xamello), tous des noms propres susceptibles d'une 
orthographe ou même d'une prononciation conservatrice. Quant 
à alferiz VI 14, nous avons noté ce mot arabe, parce qu'il 
figure souvent avec diphtongue, mais la forme non diphtonguée, 
qui est d'ailleurs celle qui a survécu, n'est pas caractéristique 
du léonais. Restent comme traces de la tendance à conserver 
la voyelle simple terra X 3 et LIV ii egua XXXVIII, 32, 
neto LVI 11, 21, mentre LXTV 25. Notons que la plupart de 
ces chartes ne sont pas de Sahagun même, et qu'elles offrent 
encore d'autres particularités qui les distinguent des chartes de 
Sahagun. — La forme tjne < tenet Vil 17 est probablement une 
faute du notaire, mais rappelle le bine (< bene) des Reyes Magos. 

Dans le groupe II, on observe la forme muler LXXVn 4, etc. 
et LXXXV 3, 17, etc., forme qui d'ailleurs est fréquente dans le 
groupe III. Nous croyons qu'il faut regarder ici Vç de ce mot 
conune diphtongue et attribuer à / une prononciation mouillée. 
Dans les deux chartes, Vç est toujours diphtongue, et Ye mouillé 
peut facilement absorber le premier élément de la diphtongue. 
Uç non diphtongue est représenté pB,T emelgo XLIII gô^pendente 
LV 6, desmo LXVII, 18, erua ib. 18, juramenlo hXIX 17, emo 
LXXVI 33, 38, 42 LXXXVII 26, 36, uej^o LXXVHI 53, sem^re 
LXXIX II, parentes ib. 4, teriente^) LXXX 20, 20, LXXXVUI 20, 
ben^ ib. 10 conuen LXXXIX 6, mentre XCVI 8 (mais mientre 3) 
et Castella LXXIX 28. A ces formes viennent s'ajouter celles 
du doc. LXXVIII, qui ne diphtongue jamais, mais qui manque 
pourtant de plusieurs caractères occidentaux (cf. § 79). 

Le groupe III enfin ne montre la diphtongaison que par 
exception. Le nombre considérable de formes avec ç diphtongue 



^ Ce nom se trouve écrit de la même façon dans quelques autres 
chartes, mais, remontant au suffixe -aria qui par dissimilation est devenu ela^ 
il ne peut pas avoir grande valeur comme exemple de % non diphtongue, bien 
que la forme Berenguela atteste une confusion avec -^llam. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I93 

dans le doc. XIV (Ponferrada) est étrange, le document por- 
tant des caractères occidentaux fortement accusés. Autrement 
les formes sporadiques avec ie ne sont pas étonnantes, on s'atten- 
drait plutôt à en trouver davantage. 

Si la fréquence relative des différentes formes dans nos 
documents correspond à peu près à l'état de choses réel, on est 
porté à croire que la diphtongaison de l'ç, d'abord confinée dans 
le domaine castillan, s'est peu à peu répandue vers l'ouest et 
qu'au XIII^ siècle elle avait presque complètement envahi la 
partie orientale du Léon^ tandis que la partie centrale opposait 
encore une certaine résistance à cet envahissement qui n'était 
pas encore parvenu jusqu'à la partie occidentale.^ Nous ne 
pouvons pas conclure avec M. Menéndez Pidal de l'état des 
patois modernes à la généralité de la diphtongaison à une époque 
aussi reculée que celle de nos documents. 

11. Quelquefois on rencontre ia au lieu de ie\ Gessner, p. 
32, relève la forme pia (<,pedem) ùm Fuerojuzgo, et M. Munthe, 
Z XV p. 230, ajoute d'autres exemples de cette forme tirés du 
même texte et y relève en outre deux exemples de ya < est, 
M. Menéndez Pidal, p. 19, compare ce phénomène au passage 
de uoyua mais ajoute que ia pour ie n'apparaît que dans 
quelques mots et avec un accent instable. Avant de tenter une 
explication de ce passage, nous donnerons la liste des formes 
peu nombreuses avec ia qui se trouvent dans nos documents: 

ya^<et: LXXVI 2, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 12 etc., LXXXVI, 15, 

LXXXVIII 23, 23, 25, 26 LXXXIX, 21. 
ya < est: LXXXVIII 5, XCI, 7, 

pias<pedes XXV 39 (Suppl.) XC 9 (a pfa del altar). 
Castiala LXXXVIII, 18, 
pialago LXXXIX, 7. 
tiampus XCII, 2, 
conuian XCII, 7. 

Tous les documents appartiennent au domaine central ou 
occidental du léonais, excepté le doc. XXV. Mais la forme pias 

* Voir encore p. 206. 

• Voir p. 195 ss. 

E.Siaaff. M 



194 ERIK STAAFF 

ne se trouve pas dans le document même, elle figure dans un 
morceau ajouté par une autre personne dont le dialecte porte 
des traces visibles d'une origine occidentale (beyzo^ uostra). 

M. Munthe, Ant. p. 28,* constate la présence de formes 
analogues dans le dialecte qui fait l'objet de ses recherches 
(Villaoril de Bemeda et Posada de Rengos). Ce sont pia^ pias 
(< pedetn)^ diaz (< decefn) yia (< est) et ya (< et). Dans le 
dernier mot, l'accent porte sur l'a, et M. Munthe explique le pas- 
sage à a par la valeur atone du mot (cf. pourtant p. 29). Dans 
les autres mots, l'accent porte sur 1'/. M. Munthe croit que ces 
formes sont nées dans la position atone. C'est ce qui lui parait 
prouvé par le fait que est revêt dans le cas d'accentuation forte 
la forme yiê. Il en conclut à une forme correspondante de 
decetfiy tandis que pia ne peut guère d'après lui se trouver dans 
une position accentuée telle que les deux autres mots (cf. les 
exemples p. 28 — 29). Pour expliquer ces formes, il suppose ou 
bien la conservation dans ce cas spécial de l'accentuation originaire 
de la diphtongue ie avec passage de \e atone à a, ou bien un 
déplacement secondaire de l'accent avec le même passage. M. 
Menéndez Pidal, p. 19, ajoute à ce que dit M. Munthe que 
ya^ yara se dit encore à Villapedre et à Teberga où l'on pro- 
nonce pourtant yiè^ diéz; pia se dit à Luarca et jusqu'à Astorga. 
Quant à l'origine de ces formes, M. Menéndez Pidal croit à un 
déplacement secondaire de l'accent. 

Ce qui doit être observé d'abord, c'est que nos documents 
offrent trois exemples où la diphtongue ia se trouve à la syllabe 
tonique d'un mot paroxyton (Castiala, tiampus) ou proparoxyton 
(pialago), ce qui cadre bien avec le yara de Villapedre et de 
Teberga et montre que ce phénomène n'est pas toujours, comme 
dans les patois modernes examinés par M. Munthe, limité aux 
mots oxytons. 

Nous voyons dans les exemples de ya < et la preuve que 
la diphtongue ie^ lorsqu'elle perdait l'accent, avait dans certaines 
régions une tendance à devenir ya. On pourra comparer à ce 
phénomène la forme diagano XIV 38 (Ponferrada), mais die- 
gano XXXVIII 31, ainsi que piadad, Fuero Juzgo p. 9 et 107.* 

* Cf. aussi Z. XV p. 230. 

' Cf. aussi esp. mod. piadoso. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I95 

— Quant aux autres formes, nous sommes tenté de les expli- 
quer de la façon suivante. La partie du Léon où se trouvent 
ces formes ne connaissait pas originairement la diphtongaison, 
qui ne s'y est répandue que peu à peu grâce à l'influence du 
castillan. La diphtongue ie était donc un phonème étranger 
à ceux qui parlaient le dialecte de cette région, et on l'a com- 
prise de différentes façons, tantôt bien, tantôt mal. Dans ce 
dernier cas, on a exagéré la différence des deux éléments en 
prononçant \e trop ouvert. Ainsi on est arrivé à la prononcia- 
tion ia. Cette prononciation s'est en général corrigée toute 
seule, mais ci et là elle a persisté et alors surtout dans les mots 
oxytons qui formaient un groupe à part offrant un autre aspect 
phonétique que les mots ordinaires. La diphtongue ie s'est 
répandue en Léon, croyons-nous, lorsqu'elle était encore une 
diphtongue décroissante. A l'époque du déplacement de l'accent, 
pia et les autres mots où \a était devenu, dans certains endroits, 
d'un usage fixe, n'ont pas suivi le développement des mots 
paroxytons et proparoxytons, où Xa n'était que d'un usage spo- 
radique. 

12. Dans certains cas on trouve en léonais />, sans que cette 
diphtongue se soit produite dans le castillan; il s'agit des formes 
léonaises de la conjonction et et des formes verbales est^ eram, 
erat, erant: ye, y^(s)j yera, yeran. Nous parlerons d'abord de 
la conjonction et 

Gessner, p. 34, regarde ye comme le résultat de la diphton- 
gaison de ^, qui, bien qu'en général plus restreinte en léonais 
qu'en castillan, se produit pourtant en léonais dans certains cas 
où elle est étrangère au castillan. Il compare à ce cas les 
formes diphtonguées de esse que nous venons de citer. M. 
Morel-Fatio, p. 30, est d'avis que ye (< et ou est) n'est peut- 
être pas comme le dit Gessner cvraiment léonais»; bien que 
répandues en Léon, ces formes paraissent — dit l'auteur — être 
plus rigoureusement appliquées en asturien. — M. Menéndez Pidal 
dit, p. 19, que 1'^ se diphtongue dans deux cas importants que 
la langue littéraire regarde comme atones: les formes citées 
de esse et la conjonction et. Cette dernière forme, ye^ subsiste 
encore à Colunga et dans l'asturien occidental, où elle s'est 
changée en ya. 



196 ERIK STAAFF 

Dans le $ 130 de sa grammaire, M. Menéndez Pidal dit 
à propos de et\ «La copulativa et era en castellano mirada ge- 
neralmente como àtona y por lo tanto resultaba e; pero en 
leonés era tônica: ye^ y lo mismo en castellano primitive cuando 
sela consideraba acentuada por estar junto à un enclitico (les 
cuendes ye los res) y el diptongo se reduce a / (quel guardasse 
yl sirviesse .... is acorvan), especialmente cuando precedia a 
una e (el uno y el otro); luego la / se generalizô y hoy domina, 
salvo cuando sigue palabra que empiece con / — » La réduction 
de ie à /» est à Tavis de l'auteur du même genre que celle qui 
a transformé Sietmancas^ Sietcuendes en Sitnancas^ CifuenteSy etc. 
(voir Gram. S 10, 2). 

Nous croyons qu'il faut comprendre le développement de 
et y y et ye d'une autre façon. D'abord, il est certain que cette 
conjonction, qui sans doute peut de temps en temps prendre 
jusqu'à un certain degré l'accent, est pourtant presque toujours 
atone. C'est ce qui résulte par exemple du fait que cette particule 
est d'une façon générale incapable de servir d'appui à un pronom 
suivant. Aussi M. Meyer-Lûbke* regarde-t-il ce mot comme ab- 
solument atone. Pour l'espagnol, il conclut même à un développe- 
ment dépendant de la position enclitique : padre y madré se 
trouverait à pâtre et matre dans la même relation que ley à Ue 
(< lege\ M. Baist, Gr. p. 895, partage l'opinion de M. Meyer- 
Liibke sur l'origine de y. Dans le discours rapide voyelle -f e 
passait d'après lui facilement à voyelle + y: yoetu devenait j^/«^ 
comme soes devenait soys. 

Cette explication de y paraît en effet très probable et 
préférable à celle de M. Menéndez Pidal. Car s'il faut regarder 
un et accentué comme existant seulement dans des cas excep- 
tionnels, il est difficile de croire que ces cas auraient pu déter 
miner le développement d'un mot qui en position atone est 
peut-être le plus usité de la langue. Et on ne pourra guère 
non plus regarder le ye du léonais comme le produit d'une 
diphtongaison, puisque la diphtongaison n'a lieu que sous l'in- 
fluence de l'accent. 



* Cf. Gram III. S 716 et 726. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 197 

Tableau statistique} 

Groupe I. Doc. VII i, e; IX ye 2, 11, 12, hi el dia 5, e en 
15, hi en 18, 18, 18; XV i, e 32, 44, 47; XVI e, ye alos 2, yel 
23, 34; XVIII e, bien 19, 39, 39, 39, hiel 34, hi este 34; XIX i, 
ye; XX ye; XXH i, signe rendu par et^ y el 20, y tan buenos 21; 
XXni J, ye he 5, e todas 13: XXV e; XXVI i, ela 24, 24, elo 31; 
XXX i, elos 15, 17, ela 17; XXXI t, ye anos 8, ie aluaroch 10; 
XXXII e, ye atorgo 31; XXXIII x, ye, e 9, 23, Et 20, 30; XXXV 
j, ela 9; XXXVIII i, E 23, 29, 35, signe rendu par E, ye ela 39; 
XXXIX t, ye; XL e; XLII x et, y, e, ye (voir ci-dessous); XLV ye, 
X\ XLVI z, E, ye atodos 4; XLVII i, ye auer i, Bartolome ye nra 
5, yen 11, y estas 16; XLVIII z, ye. Et; L t, yel 39, ye enne 55; 
LI i, Et; LU 1, Et; LTV z, E, ye; LVI e; LVII i, Et, ye al 42; 
LVni i, ye aluaroc 6, 33, 46, 54, yen 11, yesta 16, yeste 28, ye 
U 45» y^ Uan 50; LIX e, en uida ye muerte 3, ye al 14; LX i, Et; 
LXm z, Et, desse ye pora 18; LXIV z, E; LXV z. E; LXVI z do 
ye oflfrezco 2; LXVUI z, Et; LXV z, Et; LXXII z, Et; LXXHI z. Et; 
LXXIV z. Et. 

Groupe II. Doc. IV e, signe rendu par Et; XII ye: XXVIII 
z, E; XLUI ye, z; XLIV e, z, ye en 10; LXVU z. Et; LXIX z, Et; 
LXXI z, et; LXXV z, Et, yel 2, parte ye donna 4, ye sos 4, 10, 
ye Diego 5, ye el 8, ye los 8, ye aun 12, yelos 16, ye los 26, ye 
el 28, ye otros 62, ye de 63; LXXVI, ya, e, E; LXXVII, ye, hie, 
he; LXXVm ye, y el 8, y el 8, yela 10, y este 35; LXXXII z. Et; 
LXXXIV z, e yo 2, 3, 3, 3, e pèche 21, ye appagamiento 10, ye 
en II, ye auos 11, ye enayenada 14, ye a 14, ye esta 21, ye en 
26. 26, 27 (4 f.), 28; LXXXV z, e, E, he; LXXXVI e, ya este 15; 
LXXXVn z. Et; LXXXVm z, e, ya outorgadores 23, ya leer 25, 
ya este 26; LXXXIX z, ya a 21; XC z. Et; XCVI z. Et; IC z. Et. 

Groupe III. Doc. XCI z Et, signe transcrit par et; XCIII z, et 
35, elo 36; XCIV z, Et; XCV z. Et; XCVII z, signe transcrit par 
et^ 22, elo 22; CI z. Et. 

Un regard sur le tableau précédent montre que les no- 
taires se servaient généralement du signe d'abréviation z pour 

* Les documents où et est toujours représenté par le signe z n'entrent 
pas dans ce tableau. Pour les autres, nous indiquons les différentes formes, 
et, lorsqu'il y a lieu, les circonstances auxquelles est lié leur emploi. 



198 ERIK STAAFF 

désigner la conjonction et. Nous avons laissé le signe sans 
transcription étant donnée l'impossibilité de savoir quelle forme 
il représente chaque fois. Souvent on rencontre dans la même 
charte i, ye^ e, et, ou bien deux ou trois de ces graphies en- 
semble. Le premier document où Ton rencontre ye, c'est le 
n:o IX, qui en offre des exemples dans toutes les positions 
(devant une voyelle aussi bien que devant une consonne), 
excepté devant e où ye est remplacé par ht. Le doc. XVI 
emploie e dans toutes les les positions, mais, 1. 2, on trouve ye 
alos et 1. 23 yeL Le doc. XVIII a toujours e, excepté six 
fois où la conjonction, se trouvant devant un e^ affecte la 
forme ki. Le doc. XXVI a toujours l'abréviation, excepté L 
24: la casa ela eglisia ela heredat et, 1. 31, elo que. Les do- 
cuments XXX et XXXV montrent e dans des conditions ana- 
logues. Nous passons au doc. XLII, qui offre un mélange 
très riche des différentes formes. La statistique que nous 
avons dressée de ces formes donne pour résultat que le signe 
abréviatif prévaut de beaucoup, étant employé en somme 52 
fois, dont 40 fois devant une consonne, 12 fois devant une 
voyelle, qui 6 fois se trouve être un e, La forme ye est em- 
ployée en somme 22 fois, dont 18 fois devant une voyelle, qui 
II fois est un e. On trouve encore et et e majuscule au com- 
mencement de la phrase, ce qui paraît avoir été d'un usage 
fréquent et qui apparaît presque régulièrement dans les chartes 
de la fin du siècle. En outre, e apparaît 9 fois à l'intérieur de 
la phrase, dont 6 fois devant lo^ la^ los^ las. 

Il résulte de ce que nous venons de dire et de notre tableau 
statistique dans sa totalité que, dans les documents où il y a 
concurrence entre plusieurs formes, ye se trouve plus souvent 
devant une voyelle que devant une consonne, et que cette forme 
se trouve avec une fréquence toute particulière devant un e. 
C'est cette dernière position qui à notre avis a donné naissance 
à la forme ye^ qui par conséquent serait due non pas à la diph- 
tongaison, mais à un phénomène appartenant à la phonétique 
syntactique. On peut se demander si les cas où et était suivi d'un 
e étaient assez fréquents pour pouvoir déterminer la forme du mot. 
II faut se rappeler à ce propos qu'en léonais l'article et le pronom 
personnel régime commençaient par cette voyelle. C'est là un 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS I99 

fait de la plus grande importance, vu la fréquence extrême de 
ces parties du discours et la fréquence très grande des cas où 
elles étaient précédées de et Cette manière d'envisager le pro- 
blème explique aussi pourquoi et devient ye justement dans le 
léonais et non pas dans les autres dialectes. Comme il résulte 
de nos documents et aussi, par exemple, de ceux publiés par 
M. Femândez-Guerra, la forme ye s'était de bonne heure géné- 
ralisée, et les traces qu'on trouve de la différence originaire dans 
l'emploi de ye et e ne sont pas trop nombreuses. Parmi les 
exemples que nous venons de citer se trouvent aussi quelques- 
uns de e. Le fait que dans des chartes qui se servent presque 
exclusivement du signe i, on trouve e justement devant lo(s)y 
la(s)^ nous parait fournir une preuve du rapport intime qui existe 
entre e et elos^ etc. \^'e représente dans ces cas non seulement la 
conjonction, mais aussi la voyelle initiale de illam^ etc., conservée 
dans cette combinaison même si elle a disparu partout ailleurs.^ 
On pourrait objecter contre l'explication que nous venons 
de tenter que justement dans celles de nos chartes où ^ ne 
diphtongue pas, et ne donne pas non plus ye^ mais e(t), A cela 
nous répondons que, même dans le centre et la partie orientale 
du Léon, la formation dont nous parlons n'est pas partout de 
la même fréquence et qu'il n'est en somme pas surprenant de 
trouver dans des chartes qui se rapprochent à plusieurs égards 
du portugais encore ce trait caractéristique de ce dialecte. Du 
reste, il y a un document où ç ne diphtongue pas et qui a 
pourtant la forme ye^ à savoir le n° LXXVIII. Dans le doc. 
LXXVI, la forme de et est ya (cf. p. 193), qui s'y trouve 23 
fois devant une voyelle, laquelle 14 fois esta, et 12 fois devant une 
consonne. E y est employé 15 fois devant une consonne et i 
fois devant une voyelle. Au commencement de la phrase on 
trouve toujours E, Ces chiffres pourraient faire croire que ya 
< ^/ a pris naissance dans la position devant a et ce serait 
alors avant tout la prép. a(<ad), qui aurait contribué à la 
création de cette forme. Mais, comme nous l'avons déjà dit, il 
est plus probable que ye est devenu ya par la voie phonétique. 



* Autre circonstance à noter: des doc. qui se servent d'une façon géné- 
rale de Tart. fém. la, emploient ela après \ (e), tels VIII 10, 11, 29, XLII 
25, LXIV 54. 



200 ERIK STAAFF 

Si par conséquent jé* est, à notre avis, le résultat d'une fausse 
analyse de la combinasion y-\-ely ela, elo^ etc., il reste à expli- 
quer l'origine de cet y. Nous avons déjà cité l'explication de 
M. Meyer-Lûbke et de M. Baist, qui pour le castillan nous 
parait satisfaisante. Mais cette explication ne suffit pas pour 
le léonais. Si \y de ye dépendait ici de la position après 
une voyelle, on s'attendrait à trouver non seulement e et ye, 
mais aussi y. Or cette forme existe, mais presque toujours 
devant un e (cf. doc. IX XVIII etc), ce qui rend probable que 
e (< et) a d'abord passé à i devant un e suivant: e ella > yela 
> ye ela ou ye la. 

Remarque. On pourra comparer cette explication de ye à com 
et r^///a (fr., it, cat, etc.) de cûm-\-e(t) ei cûm-\-a(d). Voir Vising dans 
les Abhandlungen A. Tobler dargebracht p. 113 ss. 

L'autre cas où l'on a vu, et avec raison, une diphtongaison 
particulièrement léonaise, est représenté par certaines formes 
de esse} 

Tableau statistique. 

Groupe I. Doc. XX yes 15;' XXIV yera 7; XXVI yes 5; 
XXXII yes 11, 15, 16, 17, 18, 18, 30, 31; XLUI ye 35; LIV ye 7, 
32; LXIII ye 47; LXVIII ye 53, 59. 

Groupe II. Doc. XXVIII ye 23, 34; LV yera 9; LXXV ye 23, 
29; LXXVII ye 32, 41, 51, 56, hierant 25; LXXXI yera 6; LXXXII 
ye 8, II, 20; LXXXIV ye 9; IC ye 10. 

Groupe UI. Doc. XIV hye 27, yhe 30; CI ye 98, ici, yera 3. 

Quant à ces formes, qui, comme on le voit, sont beaucoup 
moins répandues que ye < et, il n'y a pas de raison pour douter 
qu'on ne soit en présence d'une vraie diphtongaison. Ces formes 
pouvaient très bien porter l'accent, et il y avait sans doute une 
forme diphtonguée pour la position accentuée et une forme 
sans diphtongue pour la position atone. Bientôt les deux formes 
ont commencé à être employées Tune pour l'autre, et quelquefois 
ye est la seule usitée. Dans le doc. XXVI, on trouve les deux 
formes régulièrement employées : 1. 5 /^ nuestra casa que yes 
del hospital (yes = appartient), mais 1. 38 el otra es carrai et I 



^ Voir Gessner p. 27. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONALS 20I 

43 que es pomombrado. Doc. XXXII, _^^'j est employé dans le sens 
de est situé par ex. 1. ii de la quarta parte yes vinna del clerigo, 
mais 1. 13 et 14, on trouve es employé dans le même sens. 
Si le verbe est placé après le prédicat, il prend un certain ac- 
cent et nous avons sans doute là un des cas où la forme diph- 
tonguée a pris naissance, cf. CI 1. 98 et loi commo sobreditoye, 
(mais 1. 54 on trouve es (he) dans la même phrase). 

13. ^+J. A noter ici les formes différentes du mot 
ec(c)lesia^ qui présente souvent comme voyelle tonique un / au 
lieu de IV castillan. Les formes avec / (eglisia^ eglisa^ egrisia, 
eglixa, egrija) se trouvent doc. XXVI, 17, 20, 21, 24, 45, 46, 
XXVIII 5, 7, 12, 19, 24, XXX 4, XLV, 6, 9, 16, 17, 23, LV 
II, LX 20, 30, 52, LXXV 6, LXXIX 8, 10, LXXXUI 6, XC 
5, 6 etc. A ces formes correspond un certain nombre d'exemples 
avec e (eglesia, iglesa): doc. XXIX 11, XXXIII 35, XLII 56, 
72, LXXVII 47, LXXVIII 6, 10 etc. 

Pour expliquer la différence entre la forme castillane et celle 
du léonais, il n'y a guère d'autre moyen que de voir dans le 
mot castillan une forme savante et dans le mot léonais une 
forme populaire, ce qui n'aurait d'ailleurs rien d'étonnant. Pour 
l'espagnol, il faut partir de la forme ^ecclesia avec e fermé, qui ex- 
plique aussi le portugais igrcja. En castillan, cette forme a gardé 
un caractère savant, en conservant la voyelle e malgré le j sui- 
vant. En léonais, la voyelle a régulièrement passé à /. Quant 
à sj^ il est certain que ;r,y, qui se trouvent dans certaines formes 
léonaises, représentent un développement populaire. M. Baist 
(Gr. p. 898) est aussi de cet avis et cite comme exemple igreja 
de l'Archiprêtre, citation qui confirme le caractère léonais de ce 
passage.^ Les formes avec s (eglisa) doivent être regardées 
comme demi-savantes. 

û. 

14. Doc. XrV 42, firmitudinem est rendu par firtnedomne. 
Le passage isolé de « à ^? dans cet exemple, dépend probable- 
ment d'une attraction de la part de nomne^ omne^ tous deux des 

»" cFlT XXX (1901) p. 435. 



202 ERIK STAAFF 

mots d'un usage très fréquent et qui pouvaient facilement exercer 
une influence pareille sur le suffixe -umne, 

o fermé, 

15. Le traitement de Vo est d'une façon générale le même 
qu'en castillan; nous n'avons qu'à noter quelques cas isolés. 

Dûbitare figure en espagnol avec û. Le passage de ^ en 
u reste inexpliqué.* M. Baist (Gr. p. 888) fait observer que 
tandis qu'en anc. esp. la forme de duda était dubda^ cubitum 
n'avait pas la forme cobdoy et paraît ainsi vouloir attribuer la 
transformation de Yû au b suivant. La forme cobdo ne parait 
pourtant pas avoir été rare, elle se trouve par exemple Cid 501, 
Berceo S. M. 228 et Fuero Juzgo, et il ne parait par consé- 
quent guère possible de trouver l'explication dans le conson- 
nantisme. — En léonais, u est la voyelle ordinaire, mais nos 
documents offrent deux exemples avec o; dans les deux, b a 
passé à l^: dolda LXVI 15 et LXXXI 42 (mais cf. dulda XC 

36, 44). 

Le verbe duplare apparaît généralement sous sa forme 

régulière doblar (dobrar)^ mais on rencontre la forme dubli 

(dubre) doc. LXXXVIII 16, LXXXIX 22, XCH 16 et XCIV 25. 

Cette forme est probablement due à l'influence latine, d'autant 

plus qu'elle se trouve doc. VII 12, XIV 24 et XVIII 34 écrite 

avec un / qui révèle clairement sa nature savante. 

Notons encore poblico (sous l'influence de poblé) doc. LXIX 
40 et testemunnio doc. XCVIII 26, où Vo a passé à u sous 
l'influence du y^ cf. pg. testeviwiho. 

Pour douSy voir le § des noms de nombre. 

Pour como^ voir o ouvert. 



O ouvert 

16. Comme nous l'avons déjà fait remarquer, les formes 
avec ç> non diphtongue sont considérablement plus nombreuses 

* Meyer-Lùbke Gram. I J 147. 
Voir p. 243. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 203 

que celles avec ç. On pourra juger de leur fréquence dans nos 
documents par le tableau suivant dressé d'après les mêmes 
principes que celui des formes avec ç p. 190. 

Tableau statistique. 

Groupe I. Doc. I i ue, 76 f. ortos; III noue 5, bona 10; V 
Oterolo 5, bon 22; VII i ue, bon 12; VIII 4 ue (dont moeble 32), 
boes 8, 33, noua 8, 30, orto 19, 29, maiolo 26, fonte 26, porcos 
36; IX 3 ue, couo 2, 25, 27; XIII 10 ue (dont moueble 8, cuemo 
14, 15, 17), post 9, morte 16, bona 27; XV 6 ue (dont quemo 2, 
34f 35)» bonas 3; XVI 5 ue (dont moueble 5, 5); XVIII 5 ue (dont 
cuemo 2); XIX 7 ue (dont cuemo 2, 25), bona 17, 17; XX 5 ue; 
XXII 6 ue (como i, 12); XXHI 2 ue; XXIV i ue; XXV 3 ue. 
(Suppl: qw^mo 40, corpo 40, uostra 41, bona 42); XXVI 12 ue, 
bona 42; XXIX i ue (vertos 10), bona 25, 25, depos 28, 30; XXX 
5 ue, fontes 9, bona 13, (como 23); XXXI 4 ue (dont uuerto 24, 
38) orto 5, 5, 6, 7, 8, 16; XXXII 3 ue; XXXIII 13 ue (dont 
mueble 18) uostros 6, 16, bonas 15 (como 37); XXXIV orto 6, 8; 
XXXVI I ue, uorto 5, 16; XXXVni 3 ue, postos 10, bonos 11, 
logo 25, rebolta 38; XXXIX 7 ue, (como 26); XL 3 ue; XLI 4 ue, 
ortos 15, 18, 23, fontes 15, 18, 23, 47, couas 17; XLII 15 ue, 
(como 31); XLV 5 ue (como 3) uostros 7, moble 20; XLVI 6 ue; 
XLVII 3 ue, solo 3, 7, 10, 16, auolo 4, uorto 9; XLVIII 5 ue, 
(como 2); XLIX 4 ue; L 12 ue, noua 14, post 58; LI 2 ue, moble 
17 (como 26); LIV 7 ue (como 24); LVI i ue, youes 26; LVII 
19 ue, (como 2) soldos 9, 40; LVIII 3 ue; LIX 7 ue; LX 5 ue 
(commo 63); LXI (commo 29); LXII 4 ue; LXIII 11 ue (commo 
22) FfoueyoUo 66; LXIV 7 ue (dont preua 36) bonos 61; LXV 21 
ue (commo 13, 35 etc.); LXVI 2 ue, maiolo 3; LXVIII 4 ue; LXX 
3 ue, bonos 40; LXXII 13 ue, (dont muebles 34) (commo 66); 
LXXIII 3 ue; LXXIV 3 ue (dont mueble 32), (commo 33). 

Groupe II. Doc. IV uostros 5, 6, moble 7, ortos 8, post 10; 
XII Morerola 2, 12, etc., fora 10 (quomo 15, 21); XVII morro 6, 
bona 12; XXVIII i ue (cuenta 31); luago 25, fiiaras 30, puasto 34, 
bonas 23, 24; XLIII 24 ue (dont 14 f Moreruela), (como 10, 36, 
43 etc.), Morerola 88, 90, loi; XLIV 4 ue, bona 19, (como 20); 
LV I ue, bonos 3, (como 13); LXVII i ue, (noces? 24); LXIX i 
ue, (commo i), bonos 30; LXXV 5 ue; LXXVI uuestra 7, solos 5, 
14, 17, etc., orto 5, 28, uostros 8, 9, 10, 12, 27, bona 56, 60; 



204 ERIK STAAFF 

LXXVII bona 30, sollo 45, morte 48, ruogo 62; LXXVm morte 30, 
LXXDC niego 24, bona 18; LXXX luego 6, bonas 15; LXXXI 6 ue; 
LXXXn 6 ue, LXXXIII nuastro 13, 16, 17, muarte 15, uostra 4, 
13, vortos 6, fontes 7; LXXXI V 4 ue, bonas 23; LXXXV fontes 
55, (como 34); LXXXVI morte 6, solos 7, fontes 7; LXXXVII 5 
ue, boys 6, 8, 20, bonas 28; LXXXVIII nostra 11, 23, 26, bonas 
23, (como i); LXXXIX bon 5, 18, 22; XC 8 ue; XCVI 4 ue, 
(como 2); IC 3 ue, bon 10, boys 22, 29, 34, 39, corpos ^$. 

Groupe III. Doc. II novo 6, orto 9. 10, porta 9, XIV noue 5, 
10, uostros 6, 13, 20, morte 16, bon 25; XCI 4 o; XCn 2 o; XCIII 200; 
XCIV 8 o; XCV 140; XCVII 4 o; XCVIII 4 o; C 14 o; Cl 7 o (como 29). 

Les mots avec o qui figurent dans les groupes I et II sont 
donc assez nombreux. Dans le doc. I, on trouve ûtIû^ forme 
dont Vo s'explique dans une certaine mesure par la date reculée 
du document mais qui revient dans plusieurs doc. suivants. Les 
autres mots avec o qui se trouvent dans les chartes du même 
groupe sont noue, bono^ boe, nouo^ maiolo, porcos^ couo^ marte^ 
uostros^ postas^ logo^ rebolta^ fontes^ solo^ auolo, moble^ youeSy 
soldas. A ces mots viennent s'ajouter dans le groupe H: More- 
rola, fora, morro, (noces), ^ (prouas)^ corpos. Il serait difficile en 
présence de ces formes — et comme il résulte du tableau, plu- 
sieurs d'entre elle sont assez fréquentes — de croire simplement 
à une influence de la part du galicien. On ne peut pas non 
plus constater l'existence de certaines conditions auxquelles 
serait restreinte la tendance à employer o non diphtongue. — 
Peut-être certains mots s'expliquent-ils pourtant par des circon- 
stances particulières. Remarquons d'abord que nous n'avons 
naturellement pas fait entrer dans le tableau des mots comme 
obra^ Costa, substantifs postverbaux qui s'expliquent sans difficulté 
par l'influence du verbe et qui montrent en général les mêmes 
formes en castillan. Nous n'avons pas davantage compté des 
mots comme post, pos, depos, qui ont pu se développer dans la 
position atone, mais il ne serait pas impossible de recourir à 
la position atone, même pour bon qui est souvent proclitique, 
formant pour ainsi dire un seul mot avec le substantif suivant 
(bon ombre), ni pour ponte, fonte qui perdent facilement leur 
accent, étant employés comme des noms de lieu et suivis d'un 
substantif ou d'un adjectif. Le fait que ces formes persistent 

* La forme esp. nuez^ remonte-i-elle à un ^nqcem ou dépend-elle d'une 
analogie? La question n'est pas résolue. Cf. Meyer-Lûbke, Gram. \ % 146. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 20$ 

encore aujourd'hui dans certains endroits* rend néanmoins plus 
probable que leur manque de diphtongaison est un trait 
du vocalisme dialectal. — Les chartes du groupe occidental 
manquent régulièrement de la diphtongaison aussi bien pour ç 
que pour f. Il n'y a qu'un petit nombre de mots avec o. 

17. Quant au développement de Tp latin en ue, M. Morel- 
Fatio relève, p. 30, l'importance de certaines formes avec uo, 
diphtongue qui doit nécessairement représenter une étape inter- 
médiaire entre ç et ue, fait confirmé d'ailleurs par le français, 
le provençal et l'italien. M. Morel-Fatio cite les formes muobre 
Alex. 335, uorto et buonas^ toutes deux des variantes du Concile 
de Léon (XIII^s.) (Munoz p. 73 ss.). M. Meyer-Lùbbe, Gram. I § 
211, fait observer que ces formes n'aident point à résoudre la 
question du passage q > ue^ puisqu'on prononce encore aujour- 
d'hui îw dans les Asturies. Il allègue une autre preuve de ce 
passage en citant l'anc. esp. cuemo, qui remonte nécessairement 
à un uOy dont le développement ultérieur s'est confondu avec celui 
de ÎW <ç. Cf. Cornu Rom. XIII p. 291. Il y a pourtant en 
dehors des formes asturiennes* d'autres exemples avec tw pro- 
venant de régions où le dialecte moderne a ue. Aussi M. 
Munthe, Z. XV p. 229, ajoute-t-il aux formes citées par M. 
Morel-Fatio toute une série de formes analogues tirées du Fuero 
Juzgo: nuova^ Itwgo^ ruogo^ puode^ avuola^ agîwradores^ tuorto, 

La diphtongue Jio se trouve aussi, bien que rarement, dans 
nos documents: 

uorto XXXVI S, 16, XLVII 9. LXXXIII6 

ruogo LXXVII 62. 

Il faut encore observer une autre forme de la diphtongue 
en question, à savoir ua. M. Morel-Fatio cite du Concile de 
Coyanza muarto, buanaSy nuastra (Munoz pp. 216,217, 218) qu'il 
veut à tort corriger en muorto, etc. M. Munthe ajoute, à ces 
formes, Ant. P. 16, fuara du Concile de Léon (Munoz p. 88) et 



' M. P p. 17. La persistance de \o dans les patois modernes des As- 
turies paraît être liée à une nasale suivante. 

' Sur les parlers asturiens qui gardent la prononciation uo, cf. M. P. 
p. 18 et Munthe, Ant. p. 15. 



206 ERIK STAAFF 

Z. XV p. 219 oabraSy voaltas^ encuantray aguarodores^ du Fuero 
Juzgo. 

Dans nos documents nous avons trouvé les formes suivantes: 
Doc. XXVIII: luago 25, fuaras 30, puasto 34. 
Doc. LXXXIII nuastro 13, 16, 17, muarte 15. 

Nous comprenons le développement de \q dans le léonais 
d'une manière analogue à celle par laquelle nous avons essayé 
d'expliquer les reflets différents de f . Originairement le léonais 
ne diphtongait pas et les formes avec o sont les traces de cet 
état de choses. La diphtongue tio^ venue de Test, a pénétré peu 
à peu et a suivi en général la même évolution en léonais qu'en 
castillan. Quelquefois on a mal compris ce phonème étranger 
et on l'a rendu par ua^ diphtongue qui par conséquent, comme 
le dit M. Menéndez Pidal p. 19, est analogue à />< f. 

18. Como, que nous avons fait entrer dans notre tableau 
statistique, montre quelquefois la forme cuetno^ mais se présente 
généralement sous celle de comOy conformément à son o originaire 
ou par suite de sa position souvent atone. (Cfr. § 17). 

Doc. LXIV 36, on rencontre preua pour prueua, réduction 
analogue à celle de f rente pour fruente, etc. * 

Mobilis est devenu sur le terrain espagnol comme en France 
mqbilis. C'est ce dont témoignent les formes mueble^moeble VIII 32, 
XXXIII 18, LXXII 34, LXXIV 32. Moble IV 7, XLV 20, etc. 
etc. est donc une forme léonaise. Moueble XIII 8, XVI 5 etc., doit 
son u à l'influence de mouer, 

19. Q -V y. En castillan un^ qui suit empêche le passage 
de ^ à ue. En léonais, au contraire, on trouve souvent des exem- 
ples de ue dans ces conditions, voir Gessner p. 5, Munthe Ant. 
p. 29, M. P. p. 18. Les exemples trouvés dans les anciens textes 

* Cette forme, qui ne devrait pas figurer parmi les autres, puisqu'elle ne 
remonte pas à un mot avec p, doit représenter la forme agoradar commune 
au castillan et au léonais, ayant aubi l'influence de aguero: aguarador, 
qui par l'assimilation de wé? à Va de la syllabe suivante est devenu aguarador. 
Cf. R. XX p. 392. 

' Cf. Baist, Gr. p. 889, qui cite môme la forme prebo des Castigos y 
dccumentos du roi Sancho (Rios IV 574). 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 207 

léonais sont nueche < noctem^ mueyo < mollioy cueya < colligaty ue 
uue (< hodie)^ utuyo (< oculum). Nos documents contiennent 
les exemples suivants appartenant aux groupes I et II: 

Pedro abrueyo I 25. Le mot abrueyo, employé ici comme 
nom propre, a les différentes acceptions de chausse-trape et vient 
de aperi ôculum (Kôrting 722). Nous avons donc ici la forme 
de oculum citée tout à l'heure. 

Pedro redrueyo XLI 94. Ce mot correspond au cast. redrojo 
= grappillon qui reste après la vendange; fruit arriéré qui ne 
vient pas à maturité; enfant chétif Nous sommes ici en pré- 
sence d'une formation avec le suffixe -uclu} Il parait donc 
étonnant de trouver la diphtongue, mais c'est là un des exemples 
d'une fausse application de la diphtongue par un Léonais au- 
quel elle était étrangère. 

uuey XLIII 23, 41, LXXXIV 13, deuue XL VII io,« LVffl, 10 

vuecho (< octo) LV 20. 

ctiecho (< coctus) LXXXI 20 (employé comme nom propre). 
A noter enfin les formes uuoy et aruoyo LXXXIII 12 et 37, qui 
cadrent bien avec les mots en uOy ua de ce document cités plus 
haut. 

Si, comme nous l'avons supposé, la diphtongaison est origi- 
nairement en léonais une transformation importée de dehors, il 
n'est pas étonnant de la voir appliquer dans des cas où elle ne 
se produit pas dans les régions où elle est autochtone. Nous 
avons vu en redrueyo un exemple de son application à \o fermé 
et d'autres exemples sporadiques de ce phénomène sont cités 
par M. P. p. 17 et par Gessner p. 5. Il était d'autant plus naturel 
de l'appliquer à q suivi d'une palatale que le timbre de la voyelle 
était ici le même que dans les cas où ue devait légitimement 
être appliqué. — Pour la persistance de cet ue dans certains 
parlers modernes de la région occidentale, cf M. P. p. 18. 

Post figure sous la forme de pays XVI 25 et CI 70. C'est 
donc la forme portugaise, un peu étonnante dans le doc. XVI 
qui est de Sahagun, mais probablement autrefois employée sur 



* Meyer-Lùbkc, Gram. Il J 423. 

• Le mot ressemble plutôt à denne « deinde ?). 



208 ERIK STAAFF 

un domaine plus étendu vers l'ouest qu'à présent. Quant à 
l'origine Aq pois^ nous renvoyons à Meyer-Lùbke, Gram. III, § 
557, où les différentes formes romanes sont expliquées p^r post, 
postea et par la forme hybride *postj à laquelle remonterait 
entre autres le pois du portugais. 



au 

20. La diphtongue latine au se comporte en espagnol 
autrement que par exemple en français. Tandis que, dans cette 
dernière langue, elle s'est de bonne heure transformée en ç et 
que « y a perdu toute valeur consonnantique, cet élément garde 
en espagnol longtemps la valeur d'une consonne. C'est pour- 
quoi une explosive sourde ne passe pas après au à la sonore:^ 
paucu7H > pocOy auca > oca^ cautum > cotOy etc. et c'est pourquoi 
gaudium devient gozo^ , Ce caractère particulier de au apparaît 
aussi dans le passage en ou que subit cette diphtongue dans la 
partie occidentale du léonais et qui constitue un trait commun 
entre le dialecte de cette région et le portugais. Dans les deux 
dialectes, cet ou représente aussi un a latin suivi d'un l vo- 
calisé. Les anciens textes examinés par M. Gessner offrent 
des exemples sporadiques de cette diphtongue, qui figure aussi 
bien à la syllabe tonique qu'en position atone. Nos documents 
rendent généralement au par o^ mais offrent les exemples suivants 
de ou,^ 

cousa XC 2, i6, 20, 26, 34, XCI i, XCII i, 8, XCIV i, 
XCVI I, 6, 13, XCVIII I, C I, CI 23. 

couto (< cautum) LXXXVIII 14, LXXXIX 21, XCI 22, XCVI 
6, XCVII 12. 

pouco XCIV 5. 

ou LXXXVIII 12, 13, C 18. 

outro XC 23, 29, XCI II, 12, 20, 21, 34, XCII 16, XCIII 
24, 30, 35, XCV 22, 23, 26, 34, 41, XCVI II, XCVII 



* Menéndez Pidal Gram. § 47,3. 

' Ib. S 53,3; Meyer-Lùbke Gram. I S 510. 

* -ou < avit se trouve mentionné dans le chap. consacré au verbe. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 209 

22, XCVIII 12, XCIX 24, C 10, II, 12, 25, 31, 36, 42, 

42,-54, CI 7, 10, 22, 24, 24, 35, 45, 106. 
ousados XCVI 6. 
outorgar LXXXVIH 26, XCI 6, XCIII 30, XCIV 19, 38, 

XCV 3, 10, 24, 34, XCVII 18, XCVIII 6, 8, IC 16, 23, 

CI 41, 97, 99, 113, 115. 
louçano CI 5i(?). 

Ces documents appartiennent presque tous au groupe III, 
quelques-uns seulement au groupe II. Dans le doc. LXXXIX, 
on trouve à côté de couto^ casa I. i. Dans oltras XXVIII 28 
(Léon), le / ne doit pas avoir eu de valeur phonétique, puisque 
dans le même doc. au est écrit avec o: casa i, otorgo 27. 

Doc. LXVI 3, on lit el cueto de Penna uarzana. Ce cueto 
est-il une forme de coto < caututHy dépendant d'une fausse diph- 
tongaison à l'instar du redrueyo du doc. XLI ? L'espagnol moderne 
possède un mot cueto qui d'après le dictionnaire de l'Académie 
remonte à cautum et signifie "sitio alto y defendido; prov. de 
Asturias y Santander, colina de forma cônica y por lo comùn 
peftascosa". Lorsqu'on considère que coto signifie entre autres 
choses ''mojôn que se pone para sefïalar la division de los tér- 
minos ô de las heredades, y mas propiamente el de piedra sin 
labrar", il ne sera pas trop hasardé de penser à une extension 
du sens. On a, par la voie métaphorique, donné le nom de la 
borne de pierre à une colline rocheuse et de forme conique et 
on a réservé à cette signification une forme dialectale du mot. 
Le passage de ce sens à celui de "sitio alto y defendido" n'est 
pas difficile à admettre. 

Pour la conservation de ou dans les parlers modernes, voir 
M. P. p. 20 — 21. 



E, Staaff. I^ 



2IO ERIK STAAFF 



B. Voyelles atones. 

Chute ou maintien de l*e final. 

21. LV final tombe en anc. espagnol dans certains cas où 
il est plus tard rétabli. C'est ce qui arrive après un groupe de 
consonnes finissant par /, d^ ç, z^ après r double, après une con- 
sonne labiale, après ch^ x et y. Dans la vieille langue, les formes 
avec et sans e se trouvent presque toujours mêlées, mais on peut 
pourtant apercevoir dans certains textes une tendance plus mar- 
quée soit à l'apocope soit au maintien de la finale. 

Un cas spécial se présente dans la conjugaison, où, après s 
et r, IV tombait en anc. esp. selon la règle qui l'a fait dispa- 
raître jusqu'aujourd'hui dans ces conditions dans d'autres mots. 
C'est l'analogie qui l'a rétabli dans les formes verbales et nous 
parlerons de cette question dans le chap. où nous traitons du 
verbe. Ici nous rassemblerons les cas qui pourront nous aider 
à juger quelle était la tendance du léonais au sujet de IV final 
dans les conditions précitées, toutefois sans dresser le tableau 
complet des mots en question. 

rt Parte figure dans 31 doc. du groupe I, dans 15 du 
groupe II et dans 8 du groupe III. La forme part se retrouve 
dans 6 doc. du groupe I (VI, VII, XVIII, XXXVII, XXXVIH, 
L) mais manque totalement dans les autres groupes. Dans le doc. 
XXXVIII, on trouve les deux formes, mais les exemples de part 
sont toujours des abréviations \ pt oxx p avec un a écrit au-dessus. 
Il se pourrait que ces abréviations soient des signes convention- 
nels et qu'on doive les transcrire par parte^ puisque c'est tou- 
jours cette forme qui est écrite en toutes lettres. Doc. L, il y a 
aussi des exemples des deux formes, mais comme ce document 
offre un exemple de part écrit en toutes lettres et que l'abrévia- 
tion est //, nous l'y avons toujours transcrite ^zx part. — Morttm 
figure sous la forme de tniurte ou de morte dans 13 doc, sans 
e final seulement deux fois, doc. XVIII 19, 29. En dehors de 
ces deux mots on trouve en rt^ rd: Ruberte I 28, corte LUI 3, 
Guzberte LV 22, ver de LXXIV 8 et avec apocope de \e Guzbert 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 211 

Vil 6, les noms de lieu Castrofert LXXVI 5, ^6 (mais doc. LXXVII 
8, 18, etc. Castroferete) et Montfart LXXXV 57 (mais dans Tautre 
exemplaire du doc. manforte), 

nty nd. Les mots qui viennent en considération sont man- 
tem, fontetHy pontem^ les participes en -OTtiem et -entem, inde, unde^ 
etc. Généralement Ye persiste. Tandis que, dans le groupe I, 
29 documents offrent plus d'une cinquantaine de mots avec e^ 
la chute ne se présente que dans les cas suivants: doc. VI ond 5, 
Vin aquent 13, 23 (mais fonte 29), XVIII adelant 18, mient 33, 
omnjpotent 33, tenient 41, XXII cabadeUmt 37, 39, XXX Daent 
36 (mais Daente 36), XLI end 49, LIV on 30 (mais tenenîe 39), 
LK fîierU 28 (mais pendiente 25), LXIII inffant 2, 3, 5, 23, pen- 
dient 47, tenient 53, présent 55 (mais ^w^jSf 31, 32, puente 44.), 
LXVin pressent 78 (mais /r^JéT/Zlf 19), LXXIV Z>tfé^/ 52. — Dans 
le groupe H, on trouve plus de 50 ex. avec e dans 20 doc. 
contre les formes apocopées suivantes: doc. LXXXIII yfant 24, 
LXXXV montfort 57 (mais teniente 40) LXXXVII w;>«/ 12, 23 
(mais Vicente 37). Dans le groupe III enfin, 8 doc. offrent en- 
semble 17 exemples avec ^, tandis que seul le doc. XCVIII 
contient une forme apocopée: inffant 24 (mais présente 25). 

st. Dans le pronom este^ qui figure presque dans chaque docu- 
ment de tous les trois groupes, \e est toujours conservé, excep- 
tion faite pour les doc. VI 9 (est fecho) et LXXIX i (est escripto)^ 
où le mot suivant commence par un e prosthétique. Autrement 
le seul exemple d'un e perdu après sty est Bienuenist XVIII 45. 

Les autres mots qui en castillan perdent souvent leur e final 
se présentent dans nos documents presque toujours sous leur 
forme pleine, ainsi sieie LUI 10, LXIII 38, LXXXIX 11, nueue 
m S, LVII 26, LXX 47 LXXI 77, XCVIII 16, nocfie LXV 47, 
CI 38, lecke LXVII 19, came LVII 19. Les cas où e est tombé 
s'expliquent par la position proclitique, ex. cal, ual devant un 
nom propre de lieu XI 9, 13, XLII 53, LXVIII 30, etc. 

Quant aux autres cas où nous venons de constater l'absence 
de IV, il faut les regarder de plus près. On verra alors que le 
notaire du doc. XVIII applique régulièrement l'apocope et on 
constatera qu'en somme la langue de ce document porte peu 
de traces du dialecte léonais; quant à la forme ela 7, 11, 42, 
elle peut aussi bien être comprise comme la conjonction e-^-la. 



212 ERIK STAAFF 

interprétation qui gagne en probabilité lorsqu'on considère 
qu'exception faite pour les passages cités, Tarticle féminin 
est toujours dans ce doc. la. Doc. LXIII, inffant est tou- 
jours muni d'un signe d'abréviation que nous avons cm faux. 
Il se pourrait cependant qu'il représente IV final. Mais l'apocope 
assez fréquente de IV dans ce mot s'explique d'ailleurs sans diffi- 
culté par l'emploi proclitique du titre devant le nom propre. 
Dans le même doc., on pourra faire cette observation que IV est 
apocope devant un mot commençant par e (47, 53, 55), tandis 
qu'autrement le notaire se sert de la forme pleine (31, 32, 44). 
Cf. aussi doc. LXVUI 78 et 19. Il reste sans doute un petit 
nombre de formes apocopées appartenant surtout au groupe I, 
mais, somme toute, le dialecte ne révèle même pas dans la r^on 
oriental de tendance à' l'apocope. 



22. On trouve au contraire quelques mots où \e est con- 
servé contre l'usage ancien et moderne du castillan. Ce sont 
d'abord quelques infinitifs: III 5 sacare, XXXII 26 desfazerey 
contrariare, demandare, XXXVI 4 abere, LXXXV 22 desfacere. 
On pourrait être tenté de regarder ces formes comme influencées 
par le latin, puisqu'elles se trouvent dans des formules qui quel- 
quefois apparaissent en latin même dans des documents écrits 
en roman. Mais ce serait extraordinaire que ces seules formes 
fussent latinisées, lorsque les phrases entières où elles figurent 
sont romanes. M. Gassner, Das altsp. Verbum pp. 197 et 198, 
rappelle des exemples d'infinitifs pareils, mais parmi ces exem- 
ples quelques-uns doivent certainement leur e paragogique à 
l'habitude poétique dont l'origine doit d'après M. Menéndez Pidal 
être attribuée à la musique. En parlant, Infantes de Lara p. 
418 — 420, de cette habitude, M. M. P. dit ce qui suit : cContribuyria, 
sin duda, à implantar tal uso entre los juglares castellanos la 
tradiciôn de los cantores de la poesfa galàico-portuguesa, en 
cuya lengua hallaban ellos conservadas muchas -eee finales, 
que en Castilla habfan desaparecido; para esta imitaciôn en- 
contraban un poderoso apoyo en el habla leonesa donde se man- 
tenfa la e etimolôgica en los sustantivos imparisflabos y en los 
infinitivos, v. g. pece, crueldade etc.t Dans El dial, leonéSy l'au- 
teur modifie, p. 28, un peu cette assertion à propos du léonais. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 213 

Il y dit que dans les anc. textes (Alex., F. Juzgo, F. Zamora 
etc.) Ve final est conservé comme en portugais après un rf < /; 
tnesquindadey cidade^ lide^ etc., et il ajoute que la même chose 
arrive encore aujourd'hui dans certains patois occidentaux. R 
et / — ajoute-t-il — peuvent prendre à Miranda, à Astorga et 
dans les Asturies un e paragogique: mare^ sale, tenere^ partire, etc. 

Quant aux infinitifs en e que nous avons relevés, ils appar- 
tiennent presque tous au groupe I et sont — croyons-nous — 
des traces d'une prononciation qui était probablement à une 
époque plus reculée très répandue. 

Les exemples du maintien de Ye final après un ^ < / ne 
manquent pas non plus dans nos documents, mais ils appartien- 
nent en général à la région occidentale, qui se distingue par sa 
ressemblance avec le portugais. Voici les exemples: 

Gr. II. Doc. XVII heredade 8; LXXVII abade 47; LXXXI 
herede33; XC metade 13; XCVI verdade 17; Gr. III. Doc. XCI 
abbade 2, 12, 18 etc., meatade 10, 11, heredade 14; XCIII here- 
dade ir, XCrV uoluntade 22; XCVIII herdade 3, 8, volontade 
9, verdade 26; C abbade 3, meatade 23, 25; CI verdade 124. 

Notons encore comme preuves de la tendance à la finale 
vocalique les exemples suivants; Adame XXV 32, Roane LXV 
83, ardene LXXVII 25, 26, Johane C 50. 

23. Le rétablissement de IV finale perdu en castillan ne 
peut pas s'expliquer par des causes phonétiques. Si certaines 
raisons analogiques ont été de quelque importance — telle la 
restitution de IV dans nombre de formes verbales — cela n'a 
guère pu être suffisant non plus pour déterminer Tevolution 
générale. Il est probable que le changement en question dé- 
pend d'une influence dialectale et d'après ce que nous venons 
d'exposer, on pourra être fondé à croire que c'est la tendance 
du léonais qui l'a emporté sur celle du castillan, comme cela a 
d'ailleurs été le cas pour certains autres changements phoné- 
tiques, bien qu'en général le léonais ait naturellement été vaincu 
par le castillan. 



214 ERIK STAAFF 

Chute ou maintien des voyelles posttonique» protoniqoe 

et initiale. 

24. La posttonique est traitée en léonais comme en castillan 
et c'est aussi le cas de la protonique. Quelques mots isolés 
méritent une mention. 

La posttonique n'est pas tombée dans: 

riendeda LXXXV 12 (mais rienda 26) 
deueda XCVI 12. (La forme se trouve dans le F. Juzgo 
cf. Gessner p. 31). 

Ces formes, qui appartiennent à l'ouest, paraissent avoir 
subi l'influence portugaise.^ Une influence pareille se fait voir 
dans les mots suivants où la protonique (ou plutôt les deux pro- 
toniques) sont tombées à l'encontre de l'habitude castillane: 

herdamento LXXVIII 7, 27, 47, XCIV 5, 9, 13, 18, C 
24, 25. 

herdat LXXVIII 10, 13, 19, 25 etc. (mais deseredado 19), 

Lxxxi 13. 15, 29. xc 8, II, 13. xcii 24. xcvm 3, 8, C9. 

Notons aussi doc. XCIV uenzon (< venditionem) 27, 36 mais 
uendizon 24, 30. 

L'influence savante se montre dans hereditad VUI 6, 39 
(mais heredad 31, 58), offerenta XXXIII 24, 39, offerezco XLII 5. 

L'initiale tombe souvent dans le mot obispo^ qui prend la 
forme pispo VIII 52 et bispo XXVIII 3, 41, 47, 48, XLI 63, 
XCIV 42, XCV 31. Cette forme, qui est fréquente dans le F. 
Juzgo et se trouve aussi dans l'Alexandre' s'explique par une 
fausse analyse de obispo précédé de l'article léonais la: fabispo 
a été compris comme lo bispo. 



Changements des voyelles finales. 

25. Le passage de e finale à i, qui dans l'ancien espagnol 
est particulièrement connu chez Berceo, ne manque pas d'exemples 
non plus dans le léonais. Dans les anciens documents ces formes 



* Cf. Cornu, Gr., p. 957. 

• Cf. Gessner, p. 30. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 215 

doivent pourtant être rares. M. P. dit, p. 26, dans la note que 
les formes facerliSy tauiy esti etc. figurent dans des documents 
de Frios et Ofla (Burgos). Mais il ne cite pas d'exemples léo- 
nais et M. Gessner ne mentionne pas ce passage. Dans les 
chartes asturiennes reproduites par M. Femândez-Guerra, El 
Fuero de Avilés p. 6^ ss., on trouve des exemples assez nom- 
breux de esHy isti, aquesti. 

Exemples de nos documents: Gr. I. Doc. DC esti 11; 
XXIX dessi 24; LXVI esti 13. Gr. U Doc. LXIX dessi 35; 
LXXVII disti 32, 40, 44, isti 51, lis 42, li 52, eli 54, Vicenti 
68; LXXVm quitemj 11. Gr. IH Doc. XCH ffirmi 17. 

C'est donc presque exclusivement parmi les pronoms que 
nous avons trouvé des formes pareilles,* mais dans les parlers 
modernes où le phénomène en question survit, il n'est pas borné 
à ces mots. M. P., p. 26, donne des exemples des Asturies, de 
Santander, de Zamora, de Salamanca, de Caceres et de Miranda, 
mais n'en connaît pas de Léon. 

26. u pour o final n'est pas rare das les vieux documents 
asturiens et léonais est parait, d'après M. P. p. 20, être dans les 
parlers modernes plus répandu que / pour e. Nos documents 
offrent les exemples suivants: 

Gr. I Doc. IX maiuelu 3, annu 4, oficiu 5, plenu 5, lu 6, 
pescadu 6, uinu 8, otru, clerigu, consegu 9, pletu, maldictu 11, 
infiernu, dannadu, cotu 12, mayordomu, hobispu 16, duennu 17, 
merinu 18, conçeiu, conceiu 27, clerigu 28; XXXVII conuentu 
3; XLII veierun, odierun iio. LXVI ecriuanu 17, 19; Gr. II 
Doc. XII susu 19; LXXXIV susu 9, 19 Gr. m XCII escritu i, 
tiampus 2, conuentu, miismu 4, recibu 8, Martinu 6, 10, malditu 
14, enffemu 15, tantu 16, manus, conffirmu 23, susu 24, zapateru 
30, 36, caualleru 33, goneyru 37; C susu 60. 

Dans tous ces exemples, Xu remonte à un û latin, excepté 
recibu XCII 8, conffirmu ib. 23. — Pour bien comprendre le 
phénomène en question, il faudra examiner les documents pour 



* Cf. Baist, Gr., p. 890. 



2l6 ERIK STAAFF 

voir quel est le développement des autres mots qui en castillan 
montrent un -o final. Dans les doc. XII, XXXVII et LXVI, les 
ex. cités sont exceptionnels, les mots avec -o sont nombreux 
dans les deux doc. Pour susu^ on pourrait penser à une assi- 
milation à la voyelle tonique. Les ex. du doc. XLII paraissent 
dépendre de l'influence du latin. Dans IX et XCn -os est tou- 
jours rendu par -os et -^ (i p. sg.) par -o IX 2. Encore trouve- 
t-on doc. IX couo 2, mio 3, entroydo 5, irigo 7, centeno 7, desco- 
mungado il, Fernando 14, Gonzaluo 17, Canpo 18 et un cer- 
tain nombre de noms de lieux; doc. XCII termeno 5, Pedro 7, 
descomungado 14, dannado 15, obispo 19, todo^ esto 23, clerigo 
27, 29, Pedro 28. 

En parlant de ces formes dans Tasturien moderne, M. 
Meyer-Lùbke, Gram. I % 308/ oppose au i sg. -Oy N. PI. -cs^ 
kotno, kresiendo^ kuando, sedo^ solo et le neutre de l'adjectif 
(ainsi que cabo < caput) le sing. des subst. et des adj. masc. 
qui se termine par -u: û final latin donne u, donne û. Les 
neutres en -û, ayant originairement un -û d'une autre valeur 
que les masculins en -us, donnent des formes en -o (ce qui ex- 
plique la forme en -o des participes)." — Cet état de choses 
paraît être réfléchi dans les deux documents précités. L'ana- 
logie, qui dans certains patois modernes a uniforme les termi- 
naisons de sorte qu'on y a ou bien toujours -0 ou bien tou- 
jours -U, a provoqué dans le doc. XCII les formes reciâu, con- 
firmu et tiampus. L'influence castillane se révèle par les nom- 
breuses formes avec -o pour -u. Les noms propres de lieux 
peuvent pourtant remonter à un locatif en -0. — Les substantifs 
neutres s'étaient depuis longtemps associés aux masculins, con- 
ceiu, escritu n'ont donc rien d'étonnant. Tantu est plutôt frap- 
pant à cet égard. 

27. a final passe quelquefois à e? M.-P., p. Zjy donne 
des exemples du XIII* et du XIV* siècle pris dans des docu- 
ments d'Oviedo et dans l'Alexandre et rend compte de l'existence 
de ces formes dans les parlers modernes. 



* Cf. aussi S 643. 

» Cf. Gram. III $ 416 et Schuchardt Z XXII (1898) p. 396. 

" Sur le passage de ia en ie voir le $ consacré à l'imparfait 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 21/ 

Nous n'avons à noter que deux ex.: doc. LXVI 17 cartes 
partides. Dans le même doc. on trouve des formes ordinaires 
en -as, 

28. Dans ce $, nous réunissons diverses formes où une 
voyelle atone s'est développée d'une façon qui n'est pas con- 
forme au castillan. 

Insimul se trouve sous la forme de en sembla doc. XII 19, 
XVn 5, LXXXin 3, LXXXVII 26, XCIV 13, 35. m. Gessner 
fait mention de cette forme p. 32 en parlant de estoncia pour 
estonces^ forme qui ne figure pas dans nos documents. \Ja de 
ensembla est sans doute dû à l'influence des adverbes en ^ 
contra^ nunca^ fuera, etc. qui ont provoqué mientra pour mientre} 

Alfierez revêt doc. IX 15 la forme de alfieraz. 

Razon apparaît comme rezon doc. XXXIX 7 et LXX 17, 41. 

Les mots suivants s'expliquent peut-être par une dissimi- 
lation ou par une assimilation vocalique: 

1. Dissimilation: Tare sa L 31, osuras LXI 5, veluntad 
LXXXII 23. 

2. Assimilation: auinideros XXV 3, ffelegresa XLII 27, 
Sauastian LXIV 2, defenetiua LXIX 34, Bortholote LXXVI 74, 
sobrodichos LXXXI 29, 45, 47, SauasHanes LXXXVI 2, 3, 
Bortolatne LXXXDC 30, 43, 46 etc., Vallasquez CI 117. 

Espital, XLV 20, dépend d'une confusion de tospital avec 
lo spitaL Quant k yglesa LXXVIII 10, 13 etc.,* IV initial, qui 
est castillan, dépend probablement d'une dissimilation, puisque 
dans les formes léonaises où la voyelle tonique est /, l'initale 
reste e. 

Conçele LXXXI 47, Remande LXXXVIH 29 et camarere 
XLV 32 paraissent être des formes étrangères. 

Meyrino XCI 25, XCV 31 et C 46, enfermeyria XCVII 6 
montrent que \a initial + y est traité dans la région occidentale 
de la même façon que \a tonique.' 



• Cf. Menéndez Pidal, Gram. % 128, 4. 

• Voir p. 201. 

• Cf. p. 187. 



2l8 ERIK STAFF 

Notons enfin les formes suivantes: eniuersario LXVI 13, 
iodios XXni 10, LXXIX 34, mogier LVI 6. ioyz LXXIX 24, 32 
encuria XCV 15, Orraca XCVII 2, 17. 

Quant au passage de ^ et de ^ initiaux à / et <^ sous Tin- 
fiuence d'un y suivant, nous en parlerons sous le verbe. 



Voyelles atones en hiatus. 

29. En général, l'hiatus est traité en léonais comme en 
castillan. Il y a pourtant un certain intérêt à regarder un petit 
nombre de mots offrant un hiatus d'origine romane. Ce sont 
d'abord deux mots où il s'agit d'un hiatus entre deux voyelles 
de la même valeur, provenu par la disparation d'un y^ mais 
placé à rencontre du cas rey^ ley^ etc.,^ avant l'accent. Ces 
deux mots sont ntedtetatem et sigillum (avec sigillare\ 

Quant à medietatem^ nos documents en offrent les formes 
suivantes : 

mjtat Groupe I Doc. Vil 17; Groupe II Doc. XXVIII 12. 

mejtat Groupe I Doc. VII 17. 

meetat (meetad) Groupe I Doc. XIII 7, 10, 13, XVIII 42, 42, 

xxni 21, 21, XXVI 25, XXXIX 23, xlii 15, 18, xlix 

25, 27, LVII 31, 31, 32; Groupe II Doc. XLIV i6, LXVII 
22, LXXV 6, II, 15, 25; Groupe III Doc. XIV 3, 10. 

meatat (meatad) Groupe I Doc. XXII 12, 13, 16 etc., LXII 18, 
19, 20, LXIV 17, 30, 31, 46, 47, LXV 56, 57, I.XVIII 34, 
34, 50; Groupe II Doc. LXVII 17, LXIX 10, 14, 21, 24, 
31, LXXVm 8, 8, 9; Groupe III Doc. XCI, 11, XCU 5, 
C 23, 25. 

metad (metat) Groupe I Doc. XXVI 14, 15, 20, XXXIX 11, 
XLIX 19, 20; Groupe II Doc. LXXXVII 7, 8, 24, XC 7, 
10, 13. 

Comme on le voit, le même document écrit quelquefois 
meetat et (avec contraction) metat. Au lieu de la contraction 
apparaît vers la fin de la période une dissimilation qui produit 



* Voir p. 223 ss. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 219 

la forme nuatad^ qui d'ailleurs est fréquente dans l'ancien 
espagnol. La forme tnjtat est rare, et quant à meytat^ nos do- 
cuments n'en offrent qu'un seul exemple. 

On pourra tirer du tableau précédent la conclusion qu'il 
n'est guère permis de juger avec M. Baist, Gr. p. 895, meytat 
de la même façon que rey^ etc., et aussi que le / ne peut pas 
dépendre du y^ comme le croit M. Menéndez Pidal, Gram. % 54, 
I, où il explique mitad par une syncope très ancienne après 
laquelle \y aurait empêché le passage de / à //. 

Nous croyons que le mot n'est pas entièrement populaire, 
et nous rappelons à ce sujet qu'il en est de même de l'adjectif 
medio. * 

Dans sigillum, sigillare^ g est régulièrement tombé et les 
formes seello, seellar se sont développées de différentes façons: 

seello, seellar Groupe I Doc. XV 44, 48, (seellar), XXIX 32 
(seellamos), XXXIII 48, 49, XLII 82, 85, 87, LU 12, LX 99 
(seellar), 99, LXI 15 (seellada), 15, 16 (seellada), 16, LXIII 

47, 51 (seellada), LXIV 56, 59, 62, LXV 66, 69, 72, 85 
(seellassen), 85, LXX 44, 46; 44, 45 (seellada), LXXII 86, 
88, 91; 86, 91 (sseellada), LXXIII 50, 50 (sseellada), LXXIV 

48, 50; 48, 49 (sseellada); Groupe II Doc. XXVIII 42, 
XLIII 60 (seelar), LV 6 (seellada), LXVII 28; 27 (seeUar), 
LXIX 38 (seellada), LXXI 72, 75 ; 71 (sseellada), 74 (sseelar), 
LXXV 39 (seellallas), LXXIX 24, 26, LXXXI 46, 48, 49, 
XCVI 16 (seeleymos); Groupe III Doc. XIV 42, 44. 

sello Groupe I Doc. XV 44, 45, XXIII 31 (sellero), LI 42 

(sellero). 
seyello Groupe I Doc. XV 46, 46, 48, XXIX 32, 33, XXX 42, 

43, XL, 30, XLI 69, 72, 73, XLVIII 68, 69, L 79, 80, LUI 

23, LVII 81, LIX 25, LXIII 47, 52; Groupe II Doc. XLIV 

22, LV 6, LXXV 39. 
sielo (siello) Groupe II Doc. XLIII 61, 63, 64, 65, 67; LXIX 38, 

XCVI 16. 
saelo Groupe II Doc. LXXVII 59, 62. 

La forme la plus fréquente est seello^ seellar^ qui par con- 
traction est devenue selloy sellar et par dissimilation sielo et 



* Cf. Menéndez Pidal, Gram. S 53» 3 note. 



220 ERIK STAAFF 

saelo. La fréquence de la forme seyello et l'absence totale de 
seyellar^ etc., ainsi que la présence de seyello et seellar dans le 
même doc. (XV, XXIX, LXIII; LV, LXXV) paraissent indiquer 
que y après un e est resté plus longtemps devant la voyelle 
accentuée que dans les autres positions. 

Lorsque deux voyelles différentes se trouvent en hiatus, 
elles gardent généralement leur valeur respective pour former 
plus tard une seule syllabe au lieu de deux. Il n'y a ici qu'un 
mot qui nous intéresse, parce qu'il offre un développement 
particulier au dialecte léonais. C'est le mot regina^ dont voici 
les formes: 

reyna (reina) Groupe I Doc. IX 15, XIII 37, XVIII 37, 38 
XXXI 18, XXXVIII 41, XLI 76, XLII 104, XLVI 28. 
XLIX 47, L 69, LVI 27, LVII 56; Groupe II Doc. XII 31 
LIX 17, LXXX 20, LXXXIV 26, LXXXIX 27, 29. 
rina Groupe I Doc. XXV 20, 21, XXXVI 19. XLVII 18, XL VIII 
76, LIV 35, LVIII 18; Groupe H Doc. XLIII 69. LXXVI 
68, LXXVII 17. LXXXV 37, 37, 39, 41. 
La forme rina est évidemment le résultat d'une contraction 
de reina. Elle se trouve presque exclusivement (exceptions: doc. 
XLIII et LXXXV) dans les documents qui rendent regem par 
re^ mais plusieurs documents qui ont re présentent pourtant 
reina sans contraction. Que la forme rey empêche en général 
le passage de reina à rina^ cela dépend probablement de ce 
qu'on prononçait un y devant le / en regardant le mot comme un 
dérivé de rey^rina. — La forme rijna du Fuero Juzgo représente 
une étape intermédiaire entre reina et rina^ Ve ayant été assi- 
milé à 1'/. Mentionnons enfin la tendance à intercaler un y qui 
se montre dans Migayel(ez) XLVI 42, XLIX 10, 55, LXXV 27. 
La forme ordinarie est MigaeL 

C. Consonnes. 

y intervocalique. 

30. En parlant du y latin intervocalique, nous parlerons 
aussi de dy^ vy^ gy ^^ ^^ g devant e^ i, tous des phonèmes qui 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 221 

sont devenus un y simple d'assez bonne heure pour suivre le 
développement de cette consonne. A l'intérieur du mot, g tombe 
devant Cy /, tandis que y y dy tombent après ces voyelles. Voilà 
la règle que donne M. Baist, Gr. p. 899, et qu'il confirme par les 
exemples suivants: ntear^ntejere, deseoKdissidium, sello, seello< 
sigillum^ kastiû<fastidium, veo<video^ peorKpejoretn, vainaKva- 
ginam^ saeta<sagitiam, cincuenta^ cincuaenta<quinquaginta^ 
reina<reginam^ leer<legere^ etc. Avant ce passage, ^'^ final était 
pourtant devenu y: rey, ley d'où reyes^ etc. au lieu de rees, M. 
Menéndez Pidal, Gram. % 43, partage l'avis de M. Baist, ^ mais 
constate que y persiste devant une voyelle postérieure : mayor^ 
ayunar<jajunare (pour jejunare), mayo. En somme ces règles 
s'appliquent aussi au léonais, tel qu'il est représenté par nos 
documents. Il importe pourtant d'examiner certains cas parti- 
culiers. 

M. Gessner fait remarquer, p. 16, qu'en portugais y inter- 
vocalique disparaît quelquefois dans certains cas, dont on trouve 
des exemples aussi en vieux léonais. C'est ainsi que le pg. a mor^ 
vpg. moor<majorem^ et que dans l'Alexandre on rencontre sou- 
vent maarj maoral et encore v. 1630 d mao (<majo), v. 1197 b 
audar<^adjutare. 

Nos documents prouvent qu'il y avait une forte tendance 
dans le léonais à faire disparaître Xy entre ^ et ^ tonique, mais 
ils n'offrent pas d'exemple analogue à mao. Le mot qui vient 
surtout en considération, c'est majorem^ mais il y a aussi des 
dérivés de ce mot. Le tableau suivant montrera la fréquence 
des deux formes, celle avec et celle sans y. 

Formes avec y\ 

Groupe I Doc. VII major 18; XIII mayor 25, 39, 40; XV ma- 
yor 47; XVI maior 17, 18; XVIII mayor 3, 43, mayordomo 
41; XX major 2; XXIII mayor 15; XXVII mayor 16, 16; 
XXXI major 20, 25, 27; XXXVI mayor 22; XXXVIII mayor- 
domo 36, mayor 43; XLV major 3; XLVI majordomo 30; 
XL VII mayor 20; XLVIII Maiorga 4, 5, 13, 70, 72; XLIX 
mayor 51; L mayor 36, 40, foyales 41; LUI mayor 2, 7, 11, 

* Pour rey etc. voir p. 223 ss. 



222 ERIK STAAFF 

12, 12, 13; LIV mayor 37; LVI mayor 28; LVII mayor 
60, 61, 63, 67, 68, 70, 71, 72, 74; LVIII mayor 20; LX 
mayorga 7, 33; LXI mayor 11, 20, 23, 25, ^7^ 37, 39; 
LXII mayor 2; LXIII ayuda 35, Mayorga 3, 9, 35, 54.69, 
mayor 6, 52; LXVI mayor 23; LXVIII Mayorga 28, 37, 
40. 51, 63; LXXII mayor 94; LXXIII mayor 2, 3, 13; 
LXXIV mayor 2; Groupe II Doc. LXXI mayor 74; LXXVII 
maior 52, Mayorga 66; LXXXV maior 39, Mayorga 50, 61; 
XCVI mayor 5; Groupe III Doc. XCIII mayor 34; XCV 
mayordomo 40; XCVII mayordomo 16; C Mayor 46. 

Formes sans yi 

Groupe I Doc. V maor 10, XXV maordomo 23, maor 24, 29, 
31, 33; XXX maor 32, 33; XXXVI maordomo 21; XLII 
maordomo 107, maor 108, 109, Maorga 114; L maordomo 
71; LI Maorga 45 ; LVII maordomo 59; LIX Maorga 23 ; LXIV 
maor 55, 67; LXV maor 65, 7T\ Groupe II Doc. XII maor- 
domo 34, maor 35, 36; XLIII maordomo 72, 74, maor 73, 
74. n^ 7^» ^. 81, 83, 85, Zt, Maorga loi; LV Maorga 5; 
LXXVI maor 73; LXXIX maor 28; LXXXUI maor 25; 
LXXXIV maor 29; LXXXV Maorga 50, 56; LXXXVI maor 
17; LXXXIX maor 28; Groupe III Doc. XIV maor 31, 
maorales 20; XCIV maor 43. 

Dans les doc. XXXVI, XLVIU. L, LVII et LXXXV, il y a 
des formes des deux sortes. La tendance à faire disparaître le y 
paraît être de bonne heure entravée par l'autre qui appartient 
aussi bien au portugais, où la forme moor n'est qu'exceptionnelle, 
qu'au castillan. Elle se fait valoir à peu près dans la même 
proportion dans les trois groupes de nos documents. 

Comme forme correspondant au tnao de l'Alexandre, qui dans 
nos documents apparaît toujours comme mayo, il faudrait peut- 
être citer Pelao XII 41, LXXXVI 16, mais cette forme peut avoir 
été influencée par Pela(e)s<Pelayez ou par Pela, 

Notons ici certaines formes du présent du subjonctif du 
verbe auer dans lesquelles \^ y<vj est tombé: aades XIV, 14, 
ades LXXXII 21, LXXXIII 14, hades LXXXIV 14 et aan 
LXXXV 15.^ 

' Voir encore le chap. consacre au verbe. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 223 

Magis s'est développé en castillan, d'abord par la chute du 
g^ en fftaes^ devenu mais (Menéndez Pidal, Grani. % 28, 2) et, par 
suite de sa position souvent atone, mas, — Dans nos documents, 
on voit le même développement, mais, tandis que, dans le groupe 
I, mas est la forme de beaucoup la plus fréquente, la forme 
avec y prédomine dans le groupe H, pour devenir dans le groupe 
III la seule usitée. Comme on le voit par le tableau ci-dessous, 
il y a aussi quelques exemples de la forme intermédiaire maes^ 
et doc. LXXVn, on rencontre mayas. Cette forme doit s'ex- 
pliquer par une assimilation vocalique opérée dans mayes où le 
y dépend selon M. Menéndez Pidal, Gram. 55 128 et 68, d'une 
épenthèse, telle qu'on en trouve encore aujourd'hui à Astorga: 
veyOy leyo^ etc. 

Groupe I Mas Doc. XXXIH 47, XXXIX 27, XLH 24, 58, 82, 
XLV 26, XLVin 59, 67. XLIX 25, LVII 6, 52, LIX 23. 

Lx 72, Lxn 19, 35, Lxxn, 83. 

Maes Doc. VIII 32, XXIX 25, 30. 

Mays (mais) Doc. XV 27, 42, LXVIII, 38. 
Groupe H Mas Doc. LXXV 34, LXXXI 42, 44, LXXXV 30, 

LXXXVII 6, 33. 

Mays (mais) Doc. XXVHI 39, LXXVEI 28, LXXXIH 17, 

LXXXIX 16, 19, 31, XC 20, 21, 26, 31, XCIV 20. 

Mayas Doc. LXXVII 39. 
Groupe III Maes Doc. XCII 10. 

Mays (mais) Doc. XIV 41, XCI 19, XCVIII 17, C 26. 

C'est toujours ou presque toujours avec le sens ait plus que 
le mot figure dans nos documents. On n'y trouve donc pas de 
traces de la différence entre mais ^^ plus et mas =^ mais dont 
parle M. Baist. Gr. p. 895. 

Nous passons au mot regem. Regem, legem,gregem donnent 
en castillan reï^ /«, greï au XIII« siècle. Les avis sont différents 
sur la nature de ce développement. M. Baist, Gr. pp. 890, 895, 
899, croit qu'après le passage de ^ à j', le ye final de reye^ etc. 
s'est transformé en /. M. Cornu, R. IX p. 71, est aussi de cet 
avis qu'il appuie tout particulièrement sur les mots suivants, dont 
1'/ initial doit nécessairement remonter iiye: hinojo(<gemiculum)^ 
fazilado (<faciem gelatum)^ ygamos [<jaceamus Cid v. 72) et le 



224 ERIK STAAFF 

pg. irniào (< germanum), mot qui existe d'ailleurs aussi en vieil 
esp. (ex. F. Juzgo). M. Menéndez Pidal, Gram. $ 28, 9, est 
d'une autre opinion. D'après lui, e final passe à i lorsqu'il se 
trouve en hiatus avec une voyelle précédente: rey^ gi^^y% ^. 
buey^ hoy, M. Hanssen enfin, dans ses Metrische Studien zu 
Alfonso und Berceo p. 27, croit que regemyreye dont IV tombe 
conformément à la loi ordinaire de la voyelle finale. Nous nous 
sommes prononcé ailleurs ^ en faveur de l'opinion de M. Me- 
néndez Pidal, qui est aussi celle de M. Meyer-Lùbke, Gram. I 
% 317. Mais celle de MM. Cornu et Baist est sans doute aussi 
acceptable. Pour la théorie de M. Menéndez Pidal parle le mot 
boenobuey qu'autrement il faudrait expliquer par l'influence 
analogique des autres mots en question. En second lieu les mots 
cités comme preuves de la théorie Comu-Baist ne présentent 
pas les mêmes conditions phonétiques que r^^w, etc.,^^y étant 
protonique, et du reste d'autres mots analogues ne présentent 
pas cette transformation, tels enero <jenuarium^ enebre <jeniperum, 
emellizo<gemelliciutn^ Eluira<Gelavira, encia<,ginciva. Encore 
faut-il rappeler que hinojo <fenuculum présente aussi i initial. 

Comme nous allons le voir, nos documents montrent deux 
formes de regetn: rey et re. Cette dernière représente néces- 
sairement une contraction de ree. Mais comme le fait re- 
marquer M. Hanssen, 1. c. p. 26., s'il est vrai que re est une 
forme particulière au léonais, il ne faut pas pour cela regarder 
rey comme un emprunt au castillan. Rey est la forme prépon- 
dérante en léonais dès le Fuero de Avilés, et la plupart de nos 
documents des trois groupes se servent de cette forme. Or, si 
rexplication de M. Cornu et de M. Baist était la bonne, un 
dualisme pareil serait très étonnant, on s'attendrait dans ce cas 
à trouver toujours rey^ à moins qu'on n'admette une influence 
du pluriel, qui pourtant n'est guère probable pour un mot comme 
regem. Si, au contraire, on part de ree^ le fait ne parait plus 
incompréhensible. Lorsqu'il s'agit d'un phénomène tel que la 
contraction de deux voyelles pareilles, une hésitation dans l'usage 
est naturelle, deux prononciations peuvent alors concourir pendant 
quelque temps. Ces considérations nous portent à préférer du 
moins pour le léonais, le point de départ de M. Menéndez Pidal. 

^ Et. sur les pronoms abrégés en anc. esp. p. 91. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 22$ 

Nous allons dresser le tableau des formes que contiennent 
nos documents des mots régent^ hodie et bo(v)em, 

Rey Groupe I Doc. VH 14, XHI 38, XVffl 37, 40, 43, XXIX 7. 

17, 19, XXXI 18, XXXVm 39, 40, 42, XL 8, XLI 75, XLII 
103, 107, 107, XL VI 28, 30 XLIX 47, L 69, 72, LI 39, 
LVI 27, 28, LVn 55. 59, 59, LIX 15, 17, 20 LX 5, 76, 
LXm 2, 7. 13 etc., LXrV 46, 70, LXV 56, 80, LXX3,6, 
12, 15 etc.; Groupe II Doc. XII 28, 30, 34, XLIII 9, 68, 
72, XLIV is LXIX 40, LXXI 15, 73, LXXIX 21, 27, 28, 
LXXXV 36, LXXXVIII 17, 21, LXXXIX 26, XCVI 4, 
14; Groupe III Doc. XIV 25, 28, 40, XCI 22, 24, 25, 

xcm 27, xciv 26, 41, 43» xcv 28, 31, xcvn 12, 14, 

xcvm 16, C 37, CI 19. 

Re Groupe I Doc IX 14, 16, 18. XXV 20, 23, XXXVI 19, XLVE 

18, XLVn 75, LIV 35, LVm 18, LIX 13; GroupellDoc. 

Lxxvn 17, 61, Lxxxm 22, 25, lxxxiv 25, 29, lxxxvi 

11; Groupe III Doc. XCV 29. 

Oy Groupe I Doc. VIH 32, XVIH 17, 27, XXIX 13. XXXI 11, 
XLn 35, L 54, LXXII 15, 48, LXXIII 24; GroupellDoc. 
XLIV II, LXXXIII (uuoy) 12, LXXXIX 12. 

Uuey Groupe H Doc. XLHI 23, 41; LXXXIV 13. 

Uue Groupe I Doc. LVIII 10; Groupe XII Doc. LVII io(î). 

Boy (s) Groupe II Doc. XLUI 37 (bueys); LXXXVU 6, 8, 20. 
IC 22, 29, 34, 39. 

Boe(s), bue(s) Groupe I Doc. VIII 33, XXII 10, 26, XXVI 10, 
XXXm 8, XXXIX 33, LVII 12, 12, 13. 

La contraction ne pouvant pas s'opérer après un Oy e passe 
toujours dans cette position à j/; la seule exception serait boe 
du doc. Vin, mais il est très probable que oe y signifie la diph- 
tongue ue. D'autre part, il faut observer que le mot boetn se 
trouve dans des conditions phonétiques différentes de celles de 
hodie. Dans ce dernier mot, Xy a généralement empêché la 
diphtongaison et c'est pourquoi oy est plus fréquent que uue(y), 
tandis, que bue(s) est naturellement plus fréquent que boy(s). — 
On peut en tirer la conclusion chronologique que y n'est tombé 
qu'après la diphtongaison. 

E. Siaaff. I ^ 



226 ERIK STAAFF 

Faisons remarquer que les doc. LIX et XCV offrent des 
exemples aussi bien de rey que de re} 



b intervocalique. 

31. Le ^ intervocalique montre une tendance à disparaître 
devant o tonique. Le seul exemple est laborem^ qui devient 
tantôt lauor, tantôt laor. 

Lauor Groupe I Doc. VHI 60, XL VI 5, 9, XLVH 17, XLVHI 
55, XLIX 13, L 64, LVI 25, LVm 41, 62, LX 44, LXH 
14; Groupe II Doc. LXXXVn 22; Groupe III Doc. XIV 25. 

Laor Groupe I Doc. XXVI 13, 14. XXXVI 17, XLH 76, LVHI 
17, LXXm 35. 

A comparer les mots saûco, treûdo, zahorra (sorra) cités 
par M. Menéndez Pidal, Gram. % 43, 2. M. Baist, Gr. p. 896, 
hésite sur la provenance castillane de ces mots, mais constate 
que le b ç,t\t v disparaissent relativement souvent dans les dia- 
lectes. 

Les groupes Ij, cl» gl entre voyelles. 

32. Déjà Gessner a observé, p. 7, le traitement particulier 
que subissent ces combinaisons en léonais. Mais il l'a compris 
en partie d'une façon qui ne peut guère être juste. Ainsi, il 
croit que c'est une particularité léonaise de faire passer Ij en 7* 
dans des mots comme maravija, bataja^ majo (< fnalUum)^ qui 
sont habituels dans l'Alexandre et dans le Fuero Juzgo, mais 
qui se présentent en castillan avec / mouillé. Le fait est que 
ces formes sont en castillan savantes, tandis que dans les textes 
léonais dont il s'agit, on en trouve des formes populaires. Mais 
cela ne constitue pas en soi une différence phonétique entre les 
deux dialectes. M. Gessner cite des formes comme toyer^ apo- 
stiya^ mais il y voit le même développement que dans bataia, 
orguio^ etc. Il n'a donc pas observé que la graphie j' représente une 
prononciation éminemment léonaise à côté des formes mouillées. 



^ Pour viginti^ etc. voir J 60. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 227 

— M. MorelFatio, p. 31» objecte avec raison contre Gessner 
qu'il a tort en attribuant au / de conseio^ etc. la prononciation guttu- 
rale moderne. La concurrence de conseio^ tneior^ oios d'un 
côté et de consello^ mellor, ollos de l'autre ne permet pas de 
croire à la prononciation précitée de 1, qui serait beaucoup trop 
différente d'un / mouillé pour qu'on puisse en admettre l'emploi 
dans le même texte et dans les mêmes mots que ce dernier. 

M. Cuervo, dans ses excellentes Disquisiciones,* établit quelle 
était la prononciation du x et du j(g) en ancien espagnol. Ses 
recherches aboutissent à ce résultat que la première de ces 
lettres signifiait une spirante analogue au ch du français, tandis 
que la dernière représentait le gi italien de giardino ou le j 
français de jardin. Il n'y avait donc pas d'élément guttural 
dans les sons représentés par ces lettres. M. Cuervo juge, p. 64, 
d'après les variantes du Fuero Juzgo, qu'au XIII* siècle l'assimilation 
des deux éléments de Ij était en train de s'achever. cLes gra- 
phies coller, coyer, coger; muller, moyer, muter ^ muger; semella, 
semeya, semeia; ollo, oyo, oio; batalla, bataya; mellor, meior; 
alleno, aieno, ageno; aparellar, appareiar usitées dans des manu- 
scrits contemporains et souvent plusieurs dans le même manuscrit 
sont les signes de la confusion qui précède immédiatement 
l'élimination d'un des éléments.» De cette confusion vient une 
grande irrégularité dans l'orthographe, laquelle rend difficile de 
savoir ce que doit représenter chaque lettre. Et il faut considérer 
aussi que la langue mixte que présentent à ce que nous avons 
déjà vu plusieurs documents où les tendances léonaises luttent 
contre l'influence du castillan, rend probable qu'il ne faut pas 
toujours voir là des inconséquences orthographiques, mais ad- 
mettre deux prononciations différentes. 

Comme preuve de l'instabilité de l'orthographe en castillan, 
M. Cuervo fait remarquer que, dans les Reyes Magos, on lit 
iugara (=juzgarâ), meiores, ieremia — io, iace, maiordomo — 
major gentes, que, dans le Cid, qui distingue mieux i de y, on 
trouve iura, iuntar, Taio, meior, corneia, oio; aya, atalaya, yo^ 
trayOy mais aussi aiudaremos, iazen, iantar; fijo^ fija, aguijar, 
juntados (3621) et acoien, mensaie; coger, muger, burgeses, vara- 



^ Revue hispanique II, p. 52 ss. 




228 ERIK STAAFF 

gen et, enfin, que dans les Cartes de Alcalâ de 1348, y a son 
emploi actuel: seyendo, ayuntamienio, yuga, yerro, j s'emploie 
à la position initiale: juez, juyzio, jura, i en position médiale: 
conceiOy semeiable, apareio avec des exceptions comme fijo, fija 
et que i concourt avec g devant un e: carcelaie, canceiero, coger, 
euangelio, muger, enagenar, cobigera, 

M. P., p. 38, dit que le résultat de cl et de Ij est dans les 
anciens monuments léonais //et il en donne des exemples du Fuero 
de Avilés, du Fuero de Oviedo, de l'Alexandre et du F. Juzgo. 
Quelquefois on trouve y\ oveya^ F. Juzgo, mtgaya, meyor^ Alex. 

173s, 917. 

Dans nos documents, y est la graphie la plus fréquente. — 
Comme dans les textes castillans précités, il y règne pourtant 
une grande confusion. Sans compter l'emploi capricieux de / 
et de y, lorsque ces lettres ont la valeur d'une voyelle, elles 
sont indifféremment employées pour le j par exemple de judgar 
et encore pour le y de yacer. Il n'y a en somme que deux 
points certains. D'abord y représente le son actuel de fnayo. 
Mais ce y étant très souvent employé pour lj\ nous avons là la 
preuve d'un développement particulier au léonais, développement 
qui n'a d'ailleurs rien d'étonnant au point de vue phonétique, 
puisqu'il se retrouve par exemple dans le castillan et le français 
moderne. Ce y est à présent général dans presque toute l'Asturie 
et dans la partie occidentale du Léon. ^ Comme nous allons le 
voir, il n'en était pas ainsi du temps de nos chartes. Celles 
de ces chartes qui proviennent du Léon occidental offrent sur- 
tout des formes avec / mouillé, tandis que y paraît être la 
caractéristique de la région orientale où le castillan a pourtant de 
bonne heure fait disparaître presque toutes les traces du dialecte origi- 
naire. ^Ensuite, on peut considérer comme certain que ^devant e, i 
représente la spirante dont nous avons parlé plus haut ^* du français 
jardin). Et, en règle générale, i, j, devant a, o, u doit représenter 
le même son, mais ici il faut examiner chaque document en 
particulier et souvent il n'est pas possible d'arriver à une con- 
viction sûre. — Dans le tableau statistique qui suit, nous en- 
registrons toutes les formes dont l'étymologie contient un Ij, cl 

^ M. P., p. 38. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 229 

OU gl. Nous examinerons ensuite ceux de ces documents qui 
contiennent des formes différentes pour pouvoir établir quelle 
est la prononciation de ces graphies. Et nous regardetx>ns en- 
fin certaines formes particulières des trois groupes. 

Tableau stastistique. 

Groupe I. Doc. I meaya 20, 42, 47, fiyo 37, muyer 39; DI 
fillos 8, mulier 12; VI muger 2, agenos 9, conceio 21; Vn mugjer 
3, 14, fijo 1$; Vm filio 5, 6, 17, 50, 55, 57, 57, cascaio 11, ca- 
ruaio 21, maiolo 26, apareiamento 34, uieio 34, oueias 35, meior 
40; IX maiuelo 3, consegu 10, conceia 27, 27; X cascayares 3; 
XI filîo 2, 7, 16, 17, comejal 6, comex 16; XIII mulier 4, 36; 
XV mugier 3, meioramîento, meioraredes 35, conceyo 46; XVI 
muyer 3, 21, 25, 33, fijo 38, 39, 47; XVIII mugier 3, 6, 12, 20, 
37, meioria 30, meior 35, fijo 46; XIX mulier 3, meyoria 11, uer- 
meyon 24; XX consejo 3, 4, fijo 6, mugier 12, 13, 13, 14; XXI 
mnier 4, fiios 7, meioria 8; XXQ conseyo 2, mujer 6, 8, 37, mu- 
gier 22, paya 19, paia 32; XXHI majruelo 7, oio 9, fiyo 12; XXTV 
muyer 4, 13; XXV muyer 4, 12, meyor 19, graiar 26; XXVI muyer 
4> fijo 5, 44, meiores 15, coyeren 16, ayenar 23, rexas 39, arreya- 
das 41, payares 41, paya 42; XXVII fijos 9; XXIX conceio 2, 3, 
6, 8, 22, 23, meioria 7, conseio 16; XXX Olaia 16, enayenar 25, 
fijo 28, 28; XXXI mugier 2, meyor 17, semeyable 17, Carayuelo 31, fiyo 
32, 33, vieyas 35, teyero 44; XXXn meyor 29; XXXIII mugier 5, 
ifiyos 27, 29, 30, 43; XXXIV calleia 3, fijos 5, 9, Teiado 18; 
XXXV fiyos 4, fijos 5, Teiado 18; XXXVI filius i, fiya 2, meyor 

17, comeyon 28; XXXVH consejo 3, fijos 10, Olaja 11, Tejado 
22; XXXVin mugjer 3, 8, 14, etc., oueyas 4, 5, 9, fiyo 6, 20, 22 
etc., meyores 40; XXXIX fiyos 3, 4, 15, 25, 30, 34, fijos 13, con- 
seyo 7, enaienar 18, conceyo 50; XLI mugier 4, 6, 42, 45, 67, 69, 
enagenar 51, meyor 56, conceyo 73, redrueyo 94; XLII mugier 3, 
104, fiyos 12, 18, 25, 28, 42, fiu]ruelo 55, enagenar 66, 69, olio 
73, meyor 98, conceio 115; XL VI fiyos 10, fijos 34, 38; mejoria 

18, Grayar 32; XLVU fiyos 8, 24, 24; meyor 16, Grayar 22, mo- 
reion 30, toreion 30; XL VIII muyer 6, 7, 8, 11, 11, etc., conseyo 
39, 40, 41, enagenar 57, conceyo 70, 72, 78; XLIX pagizas 10, 
meyor 11, enagenar 16, coger 28, ffijo 55; L Boadeleya 6, fijos 7, 
18, x8, 23, 29, ffiyos 76, 76, pagiço 26, caleya 32, ffija 53, meyor 



230 ERIK STAAFF 

63, semeyable 64, Grayar 73, conceyo 79; LI muyer 3, 8, fijos 6, 
9> 15» 24» 41 > Boadelleya 18, partiya 22, 26, 30, partijas 28, con- 
ceyo 32; Ln Castreyon 2; LIII conseyo 5, fijo 22; LIV partiya 5, 
fiyos 16, 18, 40, 41, pachiza 29, Grayar 39; LVI mogier 6, fijo 7 
2ii 39, fija 8, meior 25; LVH conceyo 4, 82, meyorado 20, ffijo 
56, Grayar 62; LVin muyer 3, 27, 30, 51, fiyos 8, 24, 24, 60, 
fiya 39, meyor 17, Grayar 22, mayuelo 38; LIX Castejon 4, fijos 
8, 30, 30, mugier 17, concejo 34; LX ffiya 5, enagenar 37, meyor 
42, meyorias 46; LXI conceyo i, muger 9, fijos 10, 27, 42, Grayar 
53; LXn fijo 3, cogades 21, cogier 23; LXin ffijo 6, 62, 68, con- 
ceyo 35, Ffoueyollo 66 ; LXTV ffijo 3, 20, ffija 4, 21, muger 5, re- 
stroio 17, 29, 35, concejo 51, 58, 60, 75, 77; LXV ualejo 3, ffijo 
5, 7, ffija 6, mojones 11, 25, 51, amojonado 50, concejo 62, 68, 
70, 87; LXVI fija I, fijo 24, maiolo 3, concello 17, 19; LXVTU 
mugeres 10, coya 47, 49, ffijo 73, 74, 75, 75; LXX conseio 39, 
baraya 26, çemeia 26; LXXIImuger4, ennagenar 10, 22, meyorias 
24; LXXin ffijo 4, muger 5, 17, 23, Grajar 19, 21; LXXIV ffijo 
4, meiorias 18, 42, enagenedes 25, enagenamiento 27, meior 39. 

Groupe H. Doc. XII fiyos 5, 7, 19, 26, 37, 45; XT.TTT con- 
ceyo 66, muyer 69, Grayar 75; XLIV conceyo 22; LV conceyo 2, 
nemigaya 12; LXIX conceyo 7, 19, conseyo 30, trabayo 46; LXXI 
conseyo 57 ; LXXV fijos 4, fiyos 9, 10, 18, 31, 37, conceyo 63 ; LXXVI 
muyer 7, 11, 12, 15, 17, 20, 27, 29, fiyos 8, 9, 10, 10, 12, 13 etc., 
fylos 48, conceyo 22, 23, 28, oueya 56, 60, meyor 66; LXXVH 
muler 4, 14, 20, 27; LXXVin fillos 3, 15, 16, 20 etc., fillas 17, 
alenar 30, ueyo 53, Caruallar 55; LXXIX conceyos 25, filo 43; 
LXXX fijo I, 4, 8, muyer 2, fenoyal 4, mellor 17; LXXXI filos 
19, 22, 24, 25, fillos 22, 23, conceyo 45, concele 47; LXXXn 
teyado 9, valeyo 11, Grayar 12, conceyo 35, ffiyo 41; LXXXIU 
muyer 3, 4, 27, 29, fiyos 3, 28, 39, paxeres 6, baruayon 12, ma- 
guiya(?) 38; LXXXrV fiya 4, enayenada 14, muler 26; LXXXV mu- 
ler 3, 17, 28, 33, 37, filos 23; LXXXVn muyer 4, 23, coger 8, 21, 
serondayas 11, cogien 11, fijos 25; LXXXVHI meyor 16; LXXXIX 
meyor 23, muyer 26; XC conceyo 14, 39; XCVI Conceyo 2, 15, 
19, 20; IC aconsellamos 6. 

Groupe m. Doc. II Paliares 17; XIV mulier 5, meior 24, 
fillo 36, 37; XCI muler 4, 5, meior 14; XCII meior 16; XCIII 
muler 3, filo 4, maiolo 21; XCIV fillo 2, aparellamento 8, mellor 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 23 1 

26, Olaya 34; XCV muler 4; XCVII muler 2, melor 11; XCVm 
muler 3, mellor 15; C muller 4, 28, 33, muler 57, fillos 11, 14, Fe- 
noUedo 51; CI Caruallo iiyC?) 

Dans un grand nombre de ces chartes, une seule graphie 
rend les combinaisons Ij^ cl, gl du latin. Dans les groupes 
I et n, c'est la graphie y qui est prépondérante et qui, comme 
nous Tavons déjà fait remarquer, représente le même son que 
cette lettre en castillan. Dans le groupe ni, les graphies / ou // 
témoignent de la prononciation mouillée que gardait encore le 
phonème dans le léonais occidental. — Mais dans le groupe I 
— et quelquefois dans le groupe II — certaines chartes offrent 
ou bien une autre graphie — j ou / — ou bien deux graphies 
différentes:/ ou i çX. y. Si, dans ces chartes, y est toujours — 
en dehors des mots ou il s'agit d'un ^/,^/,^'origmaire — employé 
avec la valeur du y castillan, et si y, / n'y figure pas avec cette 
valeur, on a le droit de supposer que /, j pour Ij, cl, gl repré- 
sente le même son que ces lettres dans les mots correspondants 
du castillan, à savoir le j du fr. jardin. ^ Le tableau suivant 
où entrent toutes les chartes offrant des mots avec i, j pour 
\jt cl, gl montrera quelle est dans chaque document la pronon- 
ciation probable de la graphie t, j. 

Groupe I Doc. VI i = g. Cf. refoyo 3, arroyo 9. 

Vn j = g à en juger par mugier. 
Vni i = y. C'est ce que rend probable d'un 
coté filio 5, 6, etc., de l'autre maiores 35. 
IX i = g. Cf. may orales 9, mayordomo 16. 
XI j = y. Cf. d'un côté filio 2, 7, etc., de l'autre 

arojo 2. 
XV i = g. Cf. aya 19, seyello46, 48, mayor47. 
XVI j = g. Il est vrai qu'on trouve suio 30, 
maior 18, haia 27, mais y est fréquent ex. 
atalayero 12, aradoy 38, Pelayo 49, et on ne 
trouve jamais j. 
> XVin i == g. Cf. d'un côté mugier 3, 6, etc. de 
l'autre mayor 6, etc., ayades 18, 28, aya 32, 
Mayo 36. 

^ Nous désignons ce son par ]f. 



232 ERIK STAAFF 

Groupe I Doc. XX j = g ou y. Cf. major 4, 7. 

y XXI i = g ou y. Les termes de comparaison 
manquent totalement. 

» XXn i, j = y ou g. Mugier 22 parle en faveur 
de la seconde alternative, mais les graphies 
suio 9, suios 10 (et iugo 26, iugadas 32) à 
côté de ayan 9, 22, uaya 34, montrent que 
la première est aussi admissible. 

> XXni i = g. Cf. Mayor 15, ayades 18, sayon 35; 

monie 28. 

> XXV i = y. Cf. Migaielez 28. 

» XXVI i, j = g. Cf. mayores 37 (et aussi yaso 6, 
36, pleyte 8, yugos 10, 12, 39). 

> XXVn j = g. Cf. mayor 16, 16. 

» XXIX i = g. Cf. ayan 13, seyello 32, 34. * 

> XXX i = y. Cf. moios 18, seielo 42, 43. Sur la 

possibilité d'une autre prononciation de fijo 

voir ci-dessous. 
XXXIV i, j = g ou y. Les termes de comparaison 

manquent. 
» XXXV i, j = g. Cf. Pelayo 5. 
XXXVn j = g ou y. Les termes de comparaison 

manquent. 
XXXIX i. j = g. Cf loya 29. 
» XLII i = g ou y. Cf d'un côté mugier 3, 104, 

enagenarôô^ 69, de YzMtrtjeiumos^/ô^veic" 

run iio. 
» XL VI j = g ou j. Cf major 30 à côté de mayor 

31, suyo 10, 10, arroyo 38, 42, sayon 42. 
» XLIX j = g. Cf mayor 51. 
» L j = g ou y. Cf mayor 36, 40, foyales 41, 

seyello 80 à côté de alfaiate 25, aiades 56. 

> LI j == g ou y. Les termes de comparaison 

manquent. 
» LUI j = g. Cf mayor 2, 7, 11 etc., seyendo 2. 



* Il est vrai qu'on trouve dans ce doc. iuso 26, io 27, mais il ressort 
de l'usage de plusieurs doc. que y initial s'écrivait avec /, sans que cette 
lettre puisse entre deux voyelles avoir la valeur d'un y. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 233 

Groupe I Doc. LVI j = g. Cf. talaya 10, sa3aigos 13, 

ayadella 18, mayor 28. 

» LVII j = g. Cf. uaya 13, mayor 63, 68, 

etc., seyellos 81. 

» LIX j = g. Cf. seyello 25, ruyo 32. 

> LXI j =g. Cf. mayor 9, 11, 20, etc. 
» LXII j = g. Cf. mayor 2, ayades 33. 

» LXm j = g. Cf. Mayorga 3, 35, 54, 69, 

mayor 6, 52, uayades 27, seyello 47. 

> LXIV j = g. Cf. ayades 39. 
» LXV j = è. Cf. oyeron ^^. 
» LXVI j = g. Cf. mayor 23. 

» LXVnij=g, Cf. aya 15, Mayorga 37, 

40, 63. 
» LXX j = g. Cf. mayo 46. 

> LXXIII j = g. Cf ayades 26, aya 29. 

> LXXIV i, j = g. Cf. ayades 9. 

Groupe II > XL VU i = g. Cf. ayades 11, mayor 20. 

» LXXV j = g. Cf. Migayel 27, ayalo 32, 

seyellos 39. 

> LXXX j = g ou y. Pour la seconde alter- 

native parle mellor 17. D'autre part 
y est écrit y: caya 16. 
» LXXXVn j = g. Cf. cayesen 15, trayan 31. 

Nous avons donc pu constater que non seulement il règne 
dans nos documents une grande confusion orthographique, mais que 
la prononciation même n'était pas fixée. Cela nous parait dépendre 
aussi bien de ce fait que Tépoque dont il s'agit était, comme le dit M. 
Cuervo, une époque de transition où les phonèmes en question 
étaient en train de revêtir de nouvelles formes que — tout particulière- 
ment — de l'influence incessante du castillan, dont les formes ten- 
dent toujours à remplacer celles du léonais, remplacement qui 
vers la dernière partie du siècle paraît s'être achevé dans la ré- 
gion orientale à en juger par le témoignage de nos documents. 

Dans une certaine mesure la confusion n'est pourtant qu'ap- 
parente; le développement dépend, comme nous allons le voir, 
aussi des phonèmes qui entourent Ij (cl^ gl) et de cette façon 



234 ERIK STAAFF 

un certain dualisme passager se produit dans la prononciation. 
C'est ce qui nous parait résulter des formes que prennent les 
mots filius et ntulier. 

Dans les plus anciens documents du groupe I, on rencontre 
des traces de 17 qui s'est conservé régulièrement dans le groupe 
IH: fillos m %,filio Vm 5, 6, etc., /Ai/^ XXXVI i, mulierVl 
12, Xni 4, 36, XIX 3. Ajoutons concello qu'on rencontre dans 
un doc. plus moderne, LXVI 17, 19 et qui est étonnant, puisque 
le même doc. écrit ///Vi i, 24 et maiolo 3. Mais cette charte 
offre encore d'autres particularités* qui font croire que le vrai 
dialecte du notaire était un autre que celui qu'il affectait de 
se donner. — Les formes précitées de filius et de ntulier pourraient 
à la rigueur trouver leur explication dans leur âge reculé, mais 
il faut observer que les mêmes documents offrent des formes 
qui rendent Ij d'une autre façon (voir le tableau). Un coup 
d'oeil sur les autres documents qui contiennent filius et d'autres 
mots avec Ij nous montrera qu'on peut souvent constater un 
développement à part pour ce mot. Nous renvoyons pour 
les exemples aux doc. XVI. XXVI. XLVI, L, LI, Lffl, 
LVn. LXI, LXni, LXVni, et, dans le groupe H, au doc. LXXX. 
— Nous croyons que cette différence dépend d'une cause de 
nature phonétique. Le y et la voyelle /, qui précède, pouvaient 
par suite de leur articulation presque identique facilement se 
confondre dans la prononciation. C'est en effet ce qui s'est 
produit dans les parlers occidentaux où l'on prononce à présent 
fio^ sorties^ etc. * Mais dans d'autres endroits, on a procédé d'une 
autre façon. Far suite d'une espèce de dissimilation, y a pris 
ici la valeur qu'avaient les reflets de lj\ cl^ gl en castillan, et de 
cette façon l'envahissement du castillan a été sur un point spé- 
cial favorisé par les tendances de la région. — Le mot ntuUer 
parait offrir l'exemple d'une dissimilation analogue. Il apparaît 
sous la forme de mugier (mujer) dans des doc. qui autrement 
rendent Ij^ cl^ gl par y. Voir outre les doc. déjà cités XV, XXII, 
XXXI, XXXIII, XXXVni, XLI, XLII, LXI. — ici une dissimi- 
lation a eu lieu entre \t y<lj et le premier élément de la diph- 



* Voir chap. III. 
» Voir M. P. p. 38. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 235 

tongue, qui risquait d'être absorbé par la spirante précédente, 
ce qui cependant a été plus tard le cas. 

D'une façon générale, les doc. du grupe I rendent Ij^ cl, 
gl par y (écrit quelquefois i, j), La prononciation castillane 
apparaît pourtant de bonne heure comme dans le doc. VI agenos^ 
conceioy pour être vers la fin du siècle la seule usitée. — Dans 
le mot comex XI 17, le 7 devenu final a passé dans la consonne 
sonore correspondante, et, doc. LIV 29, pachiza, le notaire a 
rendu un son castillan qui ne lui était pas familier par le signe 
du son léonais qui lui a paru le plus ressemblant. 

Notons la graphie g pour g même devant une voyelle posté- 
rieure dans consegu IX 10 et cogades LXII 21. 

Si nous passons au groupe II, les exemples avec hj{g) se 
font rares. On en trouve dans les LXXV LXXX et LXXXVII. 
Mais autrement le développement est léonais. Dans les doc. 
LXXVI, LXXDC, LXXX et LXXXIV la forme occidentale, 1(1) 
commence à concourir avec j, et ici encore on pourra constater 
la tendance à un développement à part du mot films. Les doc. 
LXXVII, LXXVIII, LXXXI et LXXXV offrent exclusivement 
ou presque exclusivement des formes en /. 

A noter la forme paxeres LXXXIII 6, qui doit être com- 
parée à pachiza du doc. LIV. 

Les documents du groupe III ont tous des formes avec / 
ou //. Quant à la graphie /, c'est une manière défectueuse de ren- 
dre \l mouillé. On trouve dans les documents qui offrent cette 
graphie aussi 1'/ double du latin réduit à / simple. On n'avait 
donc aucun signe qui représentât déjà / mouillé et on s'est par 
conséquent contenté d'écrire seulement /. 

Paltares, doc. Il 17, est la forme latine, et w«/^r, doc. XIV 
5, représente l-^ie < ç, car q est dans ce document presque tou- 
jours diphtongue. 

Le groupe ot entre voyelles. 

33. Le groupe et entre voyelles devient en castillan ch en 
passant par 7/, étape intermédiaire qui en castillan a laissé une trace 
dans l'influence que \y a exercée sur un a précédent et qui 



236 ERIK 6TAAFF 

persiste en aragonais, en portugais et en léonais occidental.^ 
Après un i, l'évolution en ch n'a pas lieu, \y étant absorbé par 
la voyelle précédente; hito <fictum, etc. />£c//tf est l'ancien ^i'^ 
influencé par les autres formes du paradigme. M. P., p. 39, dit 
que quelques documents léonais rendent et par it: treytar, mal- 
feytorias. 

Les mots de nos documents qui offrent le groupe en ques- 
tion sont surtout fechoy dicho, pechar^ mais il y en a aussi 
d'autres: derecho, baruecho^ ocho^frucho etc. 

Les documents du groupe I ont toujours ch. Quelques formes 
sont dignes d'une mention spéciale. Tandis que la forme ordi- 
naire est dicho {sobredtcko, antedicho etc.),' on rencontre quel- 
quefois le développement régulier de et après /. Dans les formes 
en question, il faut supposer que i est devenu / par la voie savante. 
C'est le cas du nom propre Benedictus: Beneyto XXV 28, XL Vin 
15, LXm 59, Beneitez LXXVI 10, 15, 47, XCI 5, 28, Benaito 
XXXrV 19, XXXV 19. Nous attribuons par conséquent à ces 
formes la prononciation Benétto^ d'où plus tard Benito, De cette 
façon, la forme Benaito est compréhensible (cf. saello), hi pou- 
vait pourtant passer à la diphtongue décroissante ey^ c'est ce que 
prouve la strophe 642 du Poème d'Alphonse XI avec les rimes 
pleyto: beneyto, — Le même phénomène Çlctyif) se présente 
dans maledictus^ qui devient maldito malito. Ce mot est moins 
savant que Beneito en ce que la protonique est tombée de bonne 
heure. La forme dittos^ LXX 38, est savante. — Electo^ qui re- 
présente généralement electus^ est naturellement une forme sa- 
vante, mais la forme eleito^ qui se retrouve XXV 26, 31, LXI 
13, 24, etc„ montre aussi que c pouvait se développer en j' dans 
un mot adopté après l'époque où yt> ch, — FnUo représente 
un développement savant; il se trouve ioriX. fructo VIII 31, et, 
avec passage du ^r à j, fruyto LXXIII, 33, 36. La forme popu- 
laire frucko se trouve (Gr. I) doc. XVI 23, XXXIII 32, 33, XLI 57, 
XLn 77, LIV 25 (fruchedes) LXII 20; (Gr. II) XVH 13, LXXVffl 
54, LXXXVI 8 (frucheros), LXXXVH 10. 

Dans le groupe II, ch est encore la règle. Mais on y 

* Voir Baist Gr. p. 902, Menéndez Pidal Gram. % 50, i et Meyer-Lùbke 
Gram. I § 462. 

• Pour les ex. de decho, voir le chap. du verbe. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 237 

trouve aussi des formes avec ch^ précédé d'un^. Voici les exemples : 
LXXXVIII feycho 12, peyche 14, LXXXIX peyche 21, ffeycho 
23, 24, 30 et, dans le grope III, doc. YSJlpeyge 15, XCIV peyche 
27 (mais feyto 8). Ces formes doivent probablement être re- 
gardées comme les résultats d'une contamination entre deux dia- 
lectes. Les formes originaires du dialecte avaient j/, phonème 
qui, sous rinfluence des formes castillanes avec ch, a été trans- 
formé en yck (feycho =^ feyto -f fecko). C'est aussi ce dont 
témoigne la forme peyge XCII 15. 

Notons à ce propos dichyo LXXXV 20, 22, 31 (cf. Sanchyo 
4, 15) où chy n'est pourtant qu'une autre graphie pour ^A, mais 
qui peut aussi représenter une étape plus ancienne de la pro- 
nonciation. 

Dans le groupe III, les formes avec yt forment la grande 
majorité, mais celles avec ch ne manquent pas non plus. Nous 
donnons le tableau complet des formes de ce groupe. 

Doc. XIV derechos 6, 9, dichos 11, pèche 25, ochubre 28; 
XCI dereytos 7, feytas 17, pèche 21, 22^ ffey ta 22^ feyto 29, 
34, sobredictos 36; XCII peyge 15, ochure 17, dito 24; XCIII 
dito 13, 20, 21, pèche 2^, feyta 26; XCYV feyto 8, djto 13,14, 
16, etc., ocho 15, peyche 27; XCV peyte 27, 2i, ffeyta 28, 
dito 33; XCVII dita 11, pèche 12, ffeyta 13; XCVIII oyto 6, 
20, peyte 15, ffeyta 18; C dito 9, 14, 21, etc., oyto 18, peyte 
36» 38» ff^yicts 42; CI ditos 8, 8, II, etc., inalfeytrias 21, mal- 
feytorias 29, dereyto 37, 83, 102, 105, noyte 38, peytar 44. 

Notons que dichos prend tout naturellement dans ce groupe 
la forme de dito. 



X entre voyelles, 

34f. L'histoire de la consonne x entre voyelles offre une 
analogie complète avec celle de et. Elle a abouti kj après avoir 
passé par jî, s. * Elle a influencé un a précédent, qu'elle trans- 



* Voir Baist Gr. p. 902, Mcnéndez Pidal, Gram. J 50, 2 et Mcyer-Lùbke 
Gram. I $ 464. 



238 ERIK STAAFF 

forme en e^ mais, en portugais, elle laisse un y après IV, traite- 
ment dont on trouve des traces aussi dans le léonais occidental. 

En général, \x intervocalique est dans nos documents rendu 
par Xy qui représente la spirante prépalatale du franc, chanter: 
^;r^<exit VH! 25, exidas XV 8, XXIX 10, XXX 8, €tc,,texedor 
XVIII 50, lexo XX 3, dexedes LXXII 23, etc., etc. 

Le doc. LXXIV, 16 offre la forme deyedes^ où Xy, qui dans 
le léonais correspondait souvent au j castillan, a été employé, 
bien qu'il s'agisse d'une spirante sonore. 

Dans le groupe m, on rencontre XCIII 20 Uyxardes^ forme 
qui correspond aux formes avec yi < et (feyto etc.) et qui est 
d'ailleurs celle du portugais. — Comme, d'une façon générale, 
les mots avec x sont rares dans nos documents, c'est là le seul 
exemple de ce développement que nous ayons à noter. 



Le groupe It entre voyelles. 

35, Lorsque le proupe // est précédé de «, il devient ch 
en castillan. * M. P., p. 39, fait remarquer qu'à l'instar de ct^ h 
donne // dans quelques anciens textes léonais. Quant au dialecte 
moderne, les deux phonèmes donnent // dans les mêmes régions. 

Le développement en it est représenté dans nos documents 
par le mot multoSy qui donne muytos dans le doc. LXXXV 
32 du groupe II et dans les doc. suivants du groupe ni: XCI 

34, xcm 35, xcv 41, xcvn 22, c 54. 

Autrement on trouve toujours muchos. 



Le groupe Id entre voyelles. 

36. Quant à Idy ce groupe reste généralement intact. M. 
Baist fait pourtant remarquer, Gr. p. 904, qu'il donne en 
anc. esp. aussi //, mais que la délimitation géographique de 
ce phénomène reste à faire. Nos documents offrent quelques 
exemples isolés de ce traitement. Maledictus donne ntalito 



^ Cf. Baist Gr. p. 903, Menéndez Pidal Gram. J 47, « c et Meyer-Lûbke 
Gram. I % 483. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 239 

VI 10. Vn 10, maUito LVI 22. LVIII 15, LXXIX i8, solidus 
donne sollo LXXVn 46 et soldatatos donne solladados LXXXV 
13. — On pourra comparer à ces formes celle de alcalle pour 
alcalde LVI 32, LXX 2, 21, 24, 33, etc. ainsi que Gira/lûX.Cni 4, 30. 



Le groupe mb entre voyelles. 

37. En castillan fni donne m:^ lomo^ plamo. Le léonais, 
comme le portugais, garde mb^ et de ce dialecte mb en est arrivé 
à remplacer m dans plusieurs mots castillans qui autrefois avaient 
régulièrement m: amos^ camiar, etc. 

Le groupe I de nos documents montre ici comme toujours 
une influence très forte de la part du castillan. Comme il ré- 
sulte du tableau qui suit, les formes avec m sont presque aussi 
nombreuses que celles avec mb, — Dans les groupes II et IQ 
par contre, il n'y a que des formes avec mb^ exception faite 
pour amas du doc. XCII. 



TabUttu statistique. 

Groupe L Doc. VIII camio 16, Coloma 47, amos s6;Xcon- 
camio 3; XI concamjo 2, 5; XVIII amos 3, camio 3; XIX ambos 
18; XXI concanbio 2, 5; XXIV concamja 4, 10, 17; XXVII ca- 
mio 3; XXDC canbiaron 7 ; XXXII concambio 4, 26 ; XXXIV concamio 
2; XXXV concamio 2; XXXVn concamiamos 4; XXXIX ambas 
7, 36; XLI ambos 52, 72, 74; L camiamos 4, ambas 38, 77; Ll 
amas 37, 46; LIV ambos 3, cambio 3, 31, 32; LX cambiar 36, 
ambas 96; LXI amas 7, 42; LXIV amas 53, 65, 80; LXV amas 
63, 75, 90; LXVI ambas 20; LXVm lonba 29, anbas 64; LXXII 
cambjar 10; LXXIII canbio 4, 12, 22, 31 etc.; LXXIV anbas 46. 

Groupe II. Doc. XXVIII ambas 10; XLIII concambio 4, 8, 
29, 44, 46, 52, etc., ambas 49, 53; XLIV concambio 4; LXXVI 
concambia 4, colomba 57; LXX VII ambos 40, 43, 5 5 ; LXXXII r^;/- 
canbiar 23; LXXXVII entranbcts 33; XC anbas 40, 43. 



* Cf. Baist Gr. p. 904, Menéndez Pidal Gram. $ 47, 2 a et Meyer-Lûbke 
Gram. I S 497. 



240 ERIK STAAFF 

Groupe m. Doa XCII amas 22; XCIV palambares 10; XCV 
paUmbar 8, ambos ii, 22; C anbos 20, 22, anbas 35, 40; Cl ambas 
13» 7S> 100, loi, ambûs 53. 



Les groupes pi. S, cl initiaux ou médiaux appuyés. 

38. Les textes léonais offrent souvent des formes où ces 
groupes ont subi le traitement qui caractérise le portugais. Tan- 
dis que ces groupes donnent en castillan // en position initiale, 
ils présentent en portugais un double traitement. Dans les mots 
vraiment populaires/ ils donnent cA^ développement qui a lieu 
aussi dans la position médiale appuyée, mais, dans un grand 
nombre de mots appartenant à une couche plus récente, / se 
change en r, changement qui peut se produire aussi dans le cas 
où le groupe se trouve entre voyelles. 

Nos documents offrent les exemples suivants: 

cA Groupe I Doc. XXVI xenos 41; XXX chapusador(?) 39, 39; 
L xosa 44, 45, 48, 51, 52. 
Groupe II Doc. XXVHI xano 38; LV xamado 16; LXK 

xamado 41. 
Groupe m Doc. XCIII chamam 5, chantedes 13, 14, 22; 
XCrV achar 12; XCVII chamam 4; C chantedes 17; CI 
chamadas 17, chamaua 86. 
/>r Groupe I Doc. XIII astiprado 14 (< adstipulatum?) ; XXIII 
egrisia 19; XLV egrija 17 (mais eglixa 6). 
Groupe II Doc. XXVIII egrisia 5, 7 etc.; LXXIX egrisia 
8, 10; LXXXm egrisia 6. 
Groupe III Doc. XCII dubre 16; XCIV ygrisyarios 11; 
XCVIII aprougo 7; C preyto 17, pourado 18, prazer 35; 
CI prazio 18, 96, prazer 88. 

II y a aussi des exemples de mots avec un r qui, dans une 
position analogue, se change en /. Tels sont dans nos docu- 
ments poble LXVII 7 et plados XCII 7. Les exemples de ce 
genre sont pourtant relativement rares. M. Gessner n'en fait 
pas mention, et, chez M. P., on ne trouve cités (p. 40) que tem- 

^ Cf. Cornu, Gr. p. 972 ss. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 24 1 

piano, pobUdad, blavo, M. Munthe, Ant. p. 37, donne quelques 
exemples tirés de Juan Ruiz (nombladoy bletador^ ableviado, etc.). 
Ces formes sont peut-être souvent des graphies inverses, mais il 
n'y a pas de doute qu'il ne régnât un certain dualisme dans la 
prononciation, provenue de la concurrence entre la tendance 
dialectale et l'influence castillane sur les mots savants avec //, 
gl, etc. Ce dualisme a du reste laissé certaines traces dans les 
parlers modernes (M. P. p. 40). 

Le son qui en portugais est rendu par ch^ se trouve dans 
quelques doc. traduit par x^ ce qui indique sans doute une pro- 
nonciation différente de celle représentée par ch. 

Remarquons, avant de passer aux détails, que les formes 
castillanes ne manquent nullement et qu'on trouve naturellement 
aussi des formes purement savantes. Cf. doc. LXIV 64, LXV 
II, LXXXV 49, etc. 

Quelques-uns des mots précités méritent d'être regardés 
de plus près. 

Doc. XXX 39, on trouve deux fois le mot chafusador. 
L'esp. moderne possède un verbe chapuzar = plonger^ qui vient 
de *subputeare d'après l'étymologie de M. Scheler, Anhangllb, 
étymologie qui depuis n'a pas été remplacée par une autre. La 
signification de ce mot nous empêche de l'identifier avec celui qui 
nous occupe. Chapusador appartient plutôt au groupe des mots 
que M. Kôrting traite dans son article 5282, et qui remontent à une 
racine germanique (onomatopéique) klap. De cette racine dé- 
rive en espagnol (Parodi, Rom. XVII p. 60) un mot chapa qui 
signifie i. plaque, feuille de métal plus ou moins épaisse 2. ren- 
fort, petite bande de cuir pour renforcer les chaussures. Ces deux 
significations se reflètent aussi dans le dérivé chapucero qui si- 
gnifie entre autres choses i. cloutier, taillandier, artisan qui fait 
toute sorte d'outils de fer 2. savetier, ouvrier qui travaille gros- 
sièrement. Nous voyons dans notre chapusador un synonyme 
du mod. chapucero dans n'importe laquelle de ces deux signi- 
fications. 

Xosa^ L 44, etc., pourrait être une forme de "^ pluie a, qui se 
présente ordinairement comme choza (Baist Gr. p. 901). Mais il 
n'est pas impossible non plus que nous soyons en présence de 
clausa^ développé à la façon portugaise et correspondant à l'esp. 

E, Staaff. 16 



242 ERIK STAAFF 

llosa. II se pourrait dans ce cas que le mot ait la signiAcatiofi 
de presa = digue^ écluse^ ce qui irait bien dans le texte, puisqu'il 
s'agit de <Ios molinos de la xosa». Mais rien n'empêche que 
le mot ne puisse avoir le sens de Uosa^ mot qui, d'après le Dict 
de l'Académie, appartient à présent aux provinces des Asturies, 
de Santander et de Vizcaya, et qui désigne cun terreno labradio 
cercado, mucho menos extenso que el de las mieses, agros 6 
erias y, por lo comûn, prôximo à la casa o barriada à que 
pcrtenece». 

Groupe roman de deux explosives. 

39. C'est un trait caractéristique du dialecte léonais que» 
si, par suite de la chute d'une voyelle atone, deux explo- 
sives (ou une fricative et une explosive) se rencontrent, la pre- 
mière de ces consonnes se transforme en /. Voici les exemples 
qu'offrent nos documents de ce phénomène: 

Groupe I Doc. XXXIX pelgassenp; XL portalgo 2, 7, 20; LXVI 
dolda 15; LXX prioralgo 14, 23. 

Groupe II Doc. LXIX padronalgo 11, 15, 21, 32, julgasse 16, 
ajulgola 33, julgo 34; LXXI julgo 60; LXXXI dolda 42; 
XC dulda 36, 44. 

Groupe III Doc. CI iulgando 38, 99. 

Remarquons d'abord qu'à côté de ces formes, il y en a 
aussi d'autres: (I) LVI pedgadores 34; LVII judgar 43; LXVIII 
judgar 16, dubda 60; (II) LV prioradgo 4; LXXVII adebdar 38; 
LXXXII dubda 34. Il y a aussi des exemples de la forme 
française -âge <atiaim: LXXX linage 13; LXXXVI linage 9; 
XCII portage 35; XCVI portage 10. 

M. Gessner, p. 10, et M. Menéndez Pidal, p. 41, énumèrent 
un certain nombre de mots de ce genre, tirés d'anciens textes 
léonais. Ceux dont nos documents n'offrent pas d'exemples, sont 
caldal < capitale, recaldar < rccapiiare, coldo < cubiium, delda < 
débita, beldo < bibitum, coldicia < cupiditia, muclda < mcnnta, alce 

< avicey dolce < dodecim, trelce < tredecim, plusieurs mots en 
-algo < aticuin et, dans des conditions un peu différentes, selntana 

< septimana, vilva < vidua, — Pour les nombreuses traces que 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 243 

cette prononciation a laissées dans les parlers modernes, voir M. 
P., p. 40 ss. 

On distingue ici deux changements différents: ou bien c'est un 
b (v) qui passe à /, et dans ce cas la consonne suivante est en 
général une dentale, ou bien c'est un /, et alors la consonne 
suivante est une palatale. M. Meyer-Lûbke, Gram. I § 538, 
croit que la consonne qui précède la voyelle atone est devenue 
spirante avant la chute de cette voyelle. Pour -aticum, on 
serait par conséquent arrivé à -aiego^ forme qui se serait déve- 
loppée en castillan à -azgo, en léonais à -algo. Dans dolda, etc., 
/ est d'après M. Meyer-Lûbke guttural. Cette dernière hypothèse 
paraît en effet très probable, puisque la différence entre un u 
sémi-voyelle et un / vélaire n'est pas grande. M. Munthe ne 
dit rien .sur la valeur de cet / dans l'asturien moderne, mais il 
paraît probable qu'elle est autre que dans -algo, car ces deux 
phénomènes ne se suivent pas. M. Munthe, Ant. p. 38, aussi 
bien que M. Braulio Vigôn ^ donnent des exemples de / < ^ 
— d, mais il n'y a chez M. Munthe aucun exemple de / 
< d — r, et M. Vigôn n'en donne qu'un, pielgo, qui peut fort bien 
n'être qu'un emprunt. Quant à -aticum (et en général / — c), 
nous ne croyons pas avec M. Meyer-Lùbke qu'il faut partir de 
aiego pour expliquer -algo. Si le phonème était arrivé jusqu'à 
-adego, il n'est guère probable qu'il eût pris la forme de -algo. 
Et si dans sedecim, etc., où il faut évidemment admettre que 
l'assibilation du c s'était accomplie avant la syncope, un d 
s'était rencontré avec un s, il est certain que le résultat serait 
devenu sese (cf. placiium > plazo). Nous croyons par conséquent 
que -algo remonte à -adgo, forme qui n'est d'ailleurs pas rare. 
Dg, étant un groupe peu conforme aux habitudes du langage, 
a été refondu en léonais sur le modèle des mots contenant un / 
suivi d'une explosive, tandis qu'en castillan le d passe à l'état de 
spirante, passage qui n'a pourtant guère eu lieu qu'après la syn- 
cope, et qui ne dépend par conséquent pas de la position inter- 
vocalique de la dentale. 

Parmi les mots de nos documents, énumérés ci-dessus, il 
faut observer pelgassen, XXXIX 9, dont le thème se retrouve 



* Cf. aussi M. P., p. 41, tout particulièrement les formes mirandaises. 



244 ^^^ STAAFF 

àdx\& pedgadores^ LVI 34. L'étymologie de ces mots doit être 
pédicure^ pedicatores. Dans les dialectes modernes se retrouve 
un mot pielga à Colunga (Asturies) et à Serradiila (Caceres), 
pielgo en Salamanca. * A Colunga ce mot a d'après Vigon la 
signification d'une cpieza semicircular, cerrada con una clavija, 
que se pone en la mano del buey para que no pueda saltari 
et, au sens figuré, d'une cpersona pesada, importuna.» — Dans 
les deux passages où nous avons trouvé le mot, il ne peut pas 
avoir cette signification. Il n'y a que le premier de ces passages 
qui puisse nous aider à le comprendre. On y dit à propos 
d'un héritage en litige que cel electo . . . dio por juizio y 
mando que Juan Garcia ye sos sobrinos pelgassen aquella hère- 
dat de Miguel Esana ye la mostraria al prior de Piascha . t que 
la partissen por medio». Le sens qui nous parait le plus 
naturel, c'est celui de mesurer: le mot serait donc un terme 
d'arpentage. — Le mot latin pedicare n'est pas connu dans 
ce sens, et pedica n'a pas non plus de signification qui 
puisse appuyer la supposition d'un dérivé pareil. — Mais M. 
Thomas, R. XXXVI (1897), p. 442, ' parle d'un mot pie 
cnom donné en Franche-Comté aux parcelles de l'assolement, 
aux soles.» Ce mot existe dans le sud-est de la France du 
Nord, et dans le Nord-Est de la région provençale y cor- 
respond un peOy qui plus loin vers le sud ou l'ouest est remplacé 
par peazo < pedationem. M. Thomas en conclut que le peda 
qu'on trouve chez Ducange et d'où dérive pie(e) est le substan- 
tif verbal d'un verbe pedare, signifiant mesurer en pieds. — 
Nous supposons que notre pelgar remonte à "^pedicare. dérivé 
de ce pedare. Pedgadores signifierait par conséquent arpen- 
teurs. Il ne serait point étonnant de trouver des représentants 
de ce métier parmi les témoins d'un document tel que le 
N« LVI. 



Le groupe roman m*n. 

40. Le groupe latin vin donne en espagnol n. Dans les 
mots savants, on trouve vin conservé, mais il s'est alors souvent 



^ M. P., p. 41. 

' Cf. aussi Essais de Phil. française p. 354. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 245 

introduit un ^ ou un ^ entre m et ;/: damnado^ mais aussi damp- 
nadoy dambnado et dabnado, — Il en est autrement du groupe 
roman. En castillan, Xn s'y est changé en r, et un b s'est in- 
tercalé entre le m et le r:^ /wmbre, nombrar. 

M. Gessner fait remarquer, p. 10, que les anciens textes 
léonais paraissent favoriser un autre développement. On y 
rencontre souvent des formes avec mn: nomne^ mansiiumne^ etc. 
D'autre part, M. Gessner pense avec raison que le castillan pour 
arriver à mbr doit avoir passé par mn^ et il hésite entre deux 
façons de comprendre les formes léonaises: ou bien ces formes 
sont les résultats d'un développement dialectal particulier au 
léonais, ou bien elles représentent un degré de développement 
antérieur, dont les traces ont été plus longtemps conservées 
dans les textes léonais que dans les castillans. M. Gessner est 
pourtant disposé à voir dans les formes avec mn plutôt un trait 
dialectal particulier aux régions septentrionales, où l'influence 
portugaise et provençale aurait empêché, jusqu'à une époque 
assez avancée, le développement de mn en mbr, — En effet 
mn est une graphie qui n'est pas rare dans les textes castil- 
lans, mais il n'y a pas de doute que cette prononciation ne se 
soit maintenue beaucoup plus longtemps dans le léonais, et les 
patois modernes de l'Asturie occidentale et centrale montrent 
(M. P. p. 42) que mn s'est même en plusieurs endroits changé 
comme en portugais en m. 

Dans nos documents, les mots en question sont générale- 
ment abrégés d'une façon qui ne permet pas de savoir au juste 
quelle était leur vraie forme. C'est ce qui arrive surtout pour le 
mot hominem (orne, ôë). Il y a pourtant un certain nombre de 
formes écrites en toutes lettres et qui rendent possibles quelques 
conclusions. Nous les avons réunies dans le tableau suivant. 



Tableau statistique. 

Groupe I. Doc. IX nomne i; XIII nomrada 11, firmedumbre 
25; XV firmedumbre 47; XVIII omnes i, nombrado 5, 21; XXIV 



* Cf. Baist Gr. p. 905,» Menéndez Pidal Gram. % 59, i et Meyer-Lùbke 
Gram. I % 526. 



246 ERIK STAAFF 

pomonbrado 9; XXVI lumbrera 17, legumbre 20, pomombrado 43; 
XXXin sembrada 31, sembre 33; XIJ nonbrados 57, alunbrar 62; 
XLn amnes i, alumnar 73; XLV ommes 2, nombre 7; XL VU 
nombrado 6; L pomombrados 30; LVI pernombrado 9; LVII nom- 
bre I, senbrar 17, techumbre 31; LVIII pomombrado 4, 32, 44, 
53, nombrado 5, 33, 45, 54; LX nombre 27, costumbre 29, por- 
nombrada 59; LXin nombre 43, ffirmidumbre 52; LXTV ffirme- 
dumbre 55; LXV fïirmedumbre 65; LXVni nombre 2, 54; LXXII 
alumbrar 17. 

Groupe II. Doc. XVII nomrados 9, omre 12, 14; XLIII 
nombrada 10; LV pomomnado 17; LXVII acustumo 23; LXIX 
nombre 52; LXXI nomne 59, fermedmnbre 74; LXXVTI namne 
49; LXXIX nomre \\ LXXXI pomomnados 8, firmedumne 44; 
LXXXII nomne 6; LXXXIII pomomnada 9; LXXXI V pamomna- 
dts 8; LXXXVin nomrado 9; XC nomre 31, 44. 

Groupe III. Doc. yJN frmedomne 42; XCIV orne 29;XCVII 
nomrado 5; XCVIII acustomado 26; C nomrado 7; CI çueixumes 
7, firmedume 48, costume 85. 

Nous observons d'abord qu'il y a des exemples de la forme 
en wr, dont M. Gessner ne parle pas (voir doc. XIII 11, XVII 
9, 12, 14, LXXIX I, LXXXVIII 9, XC 31, 44, XCVII 5 et C 
7). M. de Lollis * croit que mn est devenu tnbr sans passer 
par l'étape mr. Cette dernière graphie, dont M. Gorra* cite 
deux exemples tirés d'un document castillan de 1206, n'est 
pour lui qu'un essai d'ortographe étymologique, une sorte de 
compromis entre mbr et mn, La rareté des exemples avec nir^ dont 
M. de L. ne paraît avoir rencontré que ceux cités par M. Gorra, 
le confirme dans cette opinion. — Nous ne croyons pas à cette 
théorie. D'abord les exemples que nous avons réunis et qui 
appartiennent presque tous au léonais central ou occidental, tandis 
que le groupe I n'offre qu'un seul exemple analogue, font croire 
qu'on se trouve en présence d'un phénomène phonétique plus fré- 
quent en léonais qu'en castillan. Ensuite, il nous paraît néces- 
saire pour expliquer le b de supposer une étape antérieure ;//r. 
Sans cela, il faudrait croire que b se soit intercalé entre m et «, 

^ Studj di Filologia romanza VIII (1901) p. 371. 
• Lingua e litteratura spagnuola délie origini p. 67. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 247 

-après quoi n se serait changé en r. Mais comment expliquer 
alors l'absence totale de la graphie mbn? — Si la graphie mr 
est plus richement représentée en léonais qu'en castillan, cela 
tient à ce que le développement mn > mâr s'est opéré beaucoup 
plus lentement dans un dialecte que dans l'autre ; dans la région 
la plus occidentale, il n'a même jamais eu lieu.^ 

Les formes avec mâr se trouvent naturellement représentées 
surtout dans le groupe I. Mais même dans ce groupe, il y a 
assez de formes avec mn pour qu'on puisse y voir un caractère 
dialectal. Doc. XVIII, on remarque omnes à côté de nombrado; 
dans un cas pareil, il n'est pas nécessaire de comprendre mn 
comme une graphie représentant mbr, ce que fait M. de Lollis; 
l'influence castillane pouvait ici comme dans d'autres cas ame- 
ner une prononciation double. Dans le groupe H, mn est pré- 
pondérant, mais il y a à côté des formes avec mn et mr quel- 
ques exemples avec mbr, prononciation qui commençait par 
conséquent à pénétrer aussi dans le léonais central. — Dans le 
groupe III, enfin, la plupart des formes montrent le développe- 
ment portugais de mn en w, il n'y a qu'une forme avec mn^ 
Jirmedomney et deux avec wr, nomrado. 

Nous devons peut-être faire remarquer ommes du doc. XLV (où 
l'on trouve aussi nombre). Il est certain que cette forme était 
très répandue dans l'ancien castillan." M. de Lollis, 1. c, la 
fait dériver du nominatif homo par la voie savante. Ce serait 
d'abord dans le langage juridique qu'aurait pris naissance cette 
forme, répondant au nominatif si fréquent dans les formules 
latines. M. de Lollis croit aussi pouvoir constater que la forme 
en question est particulièrement fréquente dans les textes du 
genre du Fuero Juzgo et des Siete partidas, — Quant au 
pluriel, on l'aurait formé par l'addition simple d'un s au singulier 
home, — En tout cas, la vie de cette forme n'aurait été que 
pour ainsi dire artificielle, et la concurrence de la forme popu- 
laire hombre l'a bientôt fait disparaître. 



^ M. P. p. 42. 

' Cf. Gessner p. 11, note. 



248 ERIK STAAFF 



n final. 

41. M. Gessner fait remarquer, p. 12, que la substitution 
de m final à ;i à la façon portugaise est rare et n'apparaît 
que dans quelques documents. Dans le Concile de Léon, 
Muôoz 73 ss., il a trouvé aom f= aun), furan^ falsaretn^ etc., 
dans les documents reproduits par M. Femândez-Guerra forent^ 
emparassem^ fezessem, sanassem et dans les manuscrits léonais 
du Fuero Juzgo quem^ sem^ linagem, M. Morel-Fatio, p. 28, 
ajoute à ces formes quelques-uns des exemples qu'il a trouvés 
dans le manuscrit de Paris du Fuero Juzgo, où cette habitude 
est presque constante pour toutes les 3* p. pi., pour unus et 
ses composés et en général pour les mots monosyllabiques ; seam^ 
devem, demandem, cuydarotn, ningum, algunty cadaum^ dom^ nim^ 
etc. D'après M. Morel-Fatio, cet emploi de -west un trait caractéris- 
tique des textes galiciens et léonais. — M. P. ne parle pas 
de ces formes, qui doivent être inconnues au léonais moderne. 

Nos documents nous fournissent un nombre relativement 
considérable de ces formes, qui paraissent surtout familières 
aux groupes II et III: 

Groupe I Doc. XL Vil Juam i, 9, 24, dom Bartolome 5, 28, 
Leom 19, 21, Ffagum 25, porqueriom 26, lirom 31; LVIII 
uenditjom 3, 31, 43, 52, Juam 9, dom 18, 20, Fagum 22, 
39» 63, sam Pedro 40, 61, generatjom 41, 62, Jaem 41, 62, 
Leom 41, 50, 62, 63, cagom 42, 63, nom 55; LXIII sepam 
I, querellarom 12, flfagam 36; LXVIII vierem i, 5. 

Groupe II Doc. XVII quiem 11; XLIII pam 37, seara 45, sacri- 
stam 82, 83; LIV Juam 8, 16, 18, sam Pedro 12, ferem 24, 
contrastarem 26, aueram 27, seam 32, Leom 36, 38, Jaem 
36, Guzmam 37, sam Fagum 38; LXXI ordem 46, 56; 
LXXVII sam Pedro 18, lordam 65, Dom Miguel 65; LXXVHI 
Jam 42, Joham48, 56; LXXXVI ujrem 2; XCVI fiziessem 8. 

Groupe III Doc. XCI Leom 24; XCIII sabam i, uirem i, oyrem 
I etc., um 4, 5 etc., sam 7, sem 16; XCV sam 17, sem 
23; XCVII sabam i, uirem i, oyrem 2 etc., sam 5, algum 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 249 

9, Leom 14, uirom 22, oyrom 22; CI sam Miguel 14, fim 16, 
sem 28, liurassem 35, touessem 36 etc., cem 42, 43, sam 52, 

Les formes en m se trouvent généfalement mêlées à celles 
en n: souvent le même mot se trouve écrit des deux façons 
dans le même document. Il est probable qu'il ne faut pas voir 
ici un passage de ;i à m, mais qu'il s'agit d'une nasalisation 
qu'on a désignée tantôt par un n, tantôt par un m. On 
pourra comparer à ce phénomène ce qui arrive en anc. ca- 
stillan, où, devant une labiale, m alterne avec n sans que pour 
cela la prononciation change: sempre ou senpre, etc. * Cf. aussi 
uolumtat doc. LIV 3, 12. — Dans certains cas, sam Fagun, sam 
Pedroy on serait tenté d'admettre une assimilation à la consonne 
suivante, mais cela n'explique que peu de cas. 

Il parait que cette prononciation d'une voyelle + nasale finale» 
qui en portugais a passé à l'état de règle, ' était originairement 
très répandue en Léon, puisqu'on en trouve des traces si fréquentes 
même dans le groupe I. Il faut pourtant observer que les 
chartes de ce groupe où se trouvent ces formes ne sont pas de 
Sahagun même. ' La graphie en question n'est jamais appliquée 
avec régularité, mais il semble qu'elle est particulièrement fré- 
quente après une voyelle gutturale tonique et après les voyelles 
atones. Après un e tonique, on en trouve peu d'exemples. 



t final après une voyelle* 

42. En castillan, / final latin était au moyen âge représenté 
indistinctement par d ou /. C'est aussi ce qui arrive dans nos 
documents du groupe I. On peut pourtant apercevoir une 
tendance à la dissimilation, tendance qui se traduit par les 
formes fréquentes en -/ -d ou -d -t: uoluntad^ keredat, etc. Mais 
les exceptions sont nombreuses, et dans un mot indifférent sous 
ce rapport comme abbatem, les formes en -/ et celles en -d sont 
à peu près de la même fréquence. — Dans les groupes II et 



' Cf. Menéndez Pidal, Gram. % 47, x. 
• Cf. Corau, Gr. p. 967. 
' Voir p. 182. 



- - .' aj 



250 ERIK STAAFF 

III, / devient beaucoup plus fréquent, d ne s'emploie presque 
plus que si la voyelle est précédée d'un /. Autrement les 
seuls exemples qu'on en trouve sont abbad LXXVI 3, 70 et 
keredad LXXXIII 4 (mais -/ 9, 9, 11). Nous nous bornerons 
à donner le tableau des groupes II et III. 



Tableau statistique. 

Groupe II. Doc. IV heredat 4, 8, etc.; XXVIII mjtat 4, 12, 
heredat 7, 19, 22, etc.; abat 28; XLIII abbat 3, 6, 26, etc., heredat 
8, 24, etc., volontat 48: XLIV abbat 3, 5 etc., meetat 16; LV abbat 
10; LXVII meatad 17, 22; LXIX abbat 3, meatat 10, 14, etc., verdat 
39, 42, 53; LXXI abbat 6, 49, 82, verdat 75, 84; LXXV meetat 
6, II, 25, etc., abbat 7, 17, tempestat 21; LXXVI a^^o^ 3, 70 heredat 
66 ;LXXVn abbat 6, 48, etc., heredat 10, 34, etc.; LXXVIU herdat 10, 
20, uerdat 6, meatad 8, 8, 9, abbat 23; LXXIX abbat 6, 11, 
20, uoluntad 18; LXXXI abbat 3, 5, 11, etc., herdat 13, uerdat 46; 
LXXXn uoluntat 3, 23, 24, abbat 5, verdat 39; LXXXIII kere- 
dad 4, heredat 9, 9, 11; LXXXIV podestat 15; LXXXV abbat 4, 
15, etc., heredat 9, 12, 13, etc.; LXXXVI abbat 4, heredat 5; 
LXXXVII abbat 3, 29, metad 7, 24, 25, metat 8, 10; LXXXIX 
abat 3, uolontat 15, heredat 22; XC abbat 3, etc., metad 7, 10, 
herdat 8, 13, uerdat 45; IC salut 3, 3, autoridat 15. 

Groupe III. Doc. XIV meetad 3, 10; XCII meatat 5, erdat 
24; XCIII abbat 2; C abbat 55, 56, uerdat 59; CI abbat 4, 12, etc., 
auctoridat 28, heredat 103. 



Dissimilations, assimilations, métathèses, sons accessoires, etc. 

43. Dans le § précédent, nous avons parlé d'un cas de 
dissimilation consonnantique. Il y en a encore d'autres que 
nous croyons devoir enregistrer, bien qu'ils ne soient guère 
particuliers au léonais. Nous laissons de côté les noms propres 
(Ferrando, Bernald, Vicente, Antolin, Melendez, Beltran, Guillerme), 
auxquels nous pensons consacrer un examen spécial. Pour 
fratrem, voir p. 186. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 25 1 

if ant < infant VII 15, L VI 31, LXXXIII 24. Cf. le mod. 
Vicente^ fréquent dans nos documents. 

couento < conuento LXIX 36, XCI 3. 

desne < desde VIII 32, 60. 

gatiemaledes < gouemaredes XXVI 17. 

molasino < monazino XLI 90, XL VI 41, mais monasino 
LXXV 52, 52. 

canoligo < canonigo XXVIII 45, LV 7, LXXI 13, 22, XC 47. 

roular < roborare, qui est aussi la forme de Tesp. mod., 
se trouve doc. XXXI 47, XXXVIII 54, LXXVI 72, LXXIX 23; 
la forme savante roborar XXXIX 37. 

Notons enfin la forme non dissimilée de arbol : aruores 
LXXXIII 7, arbores XCIV 10, XCV 7 et de miercoles : mercores 

xcvni 19. 

44. Nous n'avons à noter qu'un seul exemple d'assimi- 
lation consonnantique: pispo < bispo VIII 52. 

45. Parmi les exemples de métathèse, citons d'abord celle 
de nr en m qu'on trouve au futur des verbes paner, venir et 
tener (pome, veme, terne) et dont nous donnerons des exemples 
sous le chapitre qui traite du verbe. — Doc. LVIII 32, on 
rencontre Panqueros pour Camperas, doc. LXXXIII 4, Frôlez 
pour Florez et doc. XC 1 5 gerenal pour général, 

Crebantar, forme non dissimilée de quebrantar, se retrouve 
VII 10, IX II, la forme correspondante de entregar se trouve 
doc. XXXIX 22: entegraron, et celle de olvido doc. LVI 2: 
oblido. — Doc. LXII 32 et LXXIV 37, on rencontre une forme 
intermédiaire entre le vaoA, prendar çX. pignorareiprendrar, 

46. LV prosthétique manque quelquefois dans certains 
documents. En voici les exemples: 

Groupe I Doc. VII Steuan 25; XIII scripto 20, ste 24; XVI 
Steuan 6; XIX spirital 18, 23; XXV scriuan 38; XXXI 
Steuanez 45; XXXIII sta 42; XXXIX Steuan 45; LUI 
Scobar 16; LXI scriptos 2; LXIV spécial 65; LXV spécial 
75; LXVIII scrito 60. 




252 ERIK STAAFF 

Groupe II Doc. XII scriptas ii; XLIII Stephan loo; LXDC 
spécial 41; LXXV scripto 36, Steuanez 44, Spino 51; 
LXXVI scripto i, 64; LXXIX staule 22; LXXX stranio 
13; LXXX VIII scripto 12; LXXXIX studioron 39, scudero 
43; IC Spinareda 10. 

Groupe III Doc. XCI Steuano 2, 26; XCIV scriuj 64; XCV 
Steuan 36; C stan 5; CI scripto 17, 74, spécial 17. 

Des exemples de ce genre se trouvent dans plusieurs an- 
ciens textes, par exemple le Cid/ mais ils s'expliquent en général 
par la position du mot après une voyelle qui sert d'appui au 
groupe et remplace ainsi IV. C'est aussi le cas pour la plupart 
des exemples précités. Les exceptions Steuan VII 25, scriptas 
XII II, spirital XIX 18, 23, spécial LXIV 65, LXV 75, CI 17 
stranio, LXXX 13, saidero LXXXIX 43, Steuano XCI 26, XCV 
36, scripto CI 74, sont généralement des formes savantes. Le 
mot spécial se trouve les trois fois après un s, scudero après 
un z, position qui peut avoir empêché le développement de IV 
prosthétique. 

Si, comme on l'admet en général, Tesp. hincar remonte à 

figicare^ on a là un exemple d'un n adventice. Il peut donc y 

avoir un certain intérêt à dresser la statistique de la fréquence 

des deux formes que revêt ce mot dans nos documents, de 

celle avec et de celle sans n adventice. 

fincar Groupe I Doc. XIII 9, XV 37, XXIII 29, XXV 19, XXVI 
28, 31. XXX 26, XXXI 10, XXXIII 18, XLI 53, 58, XLII 
79, XLV 18, 25, XLVm 58, XLIX 17, 34, LVII 28, 31, 
46, LXI 7, LXII 27, LXVIII 55, LXX 11, LXXm 17, 
LXXIV 23; 
Groupe II Doc. LXVII 7, LXXVII 55, LXXXVH 25. 

ficar Groupe I Doc. XV 27, 41, XXIX 20, XXXIX 16, LIV 19, 
LXXII 38; 

Groupe II Doc. XVII n, LXXV 34, LXXVIII 30, LXXXI 
27, 33, 34, LXXXII 30, LXXXVIII 6. 
Groupe III Doc. XIV 5, 26, XCV 9, 22, XCVHI 17, C 24, 
CI 46. 

* Voir Koerbs, Sprachl. Eigentùmlichk. des altsp. P. del Cid, p. 40. 

* Cf. Foerster Z XXII (1898) p. 264 et Hetzer, Die Reichenauer Glossen 
<HaIle 1906) p. 129. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 253 

Il ressort de ce tableau que fincar appartient surtout à la 
région orientale, tandis que ficar est la forme habituelle du centre 
et de l'ouest, ce qui cadre bien avec le fait qu'en portugais^r^r 
est la forme ordinaire, bien que fincar y soit aussi employé. 
Cette dernière forme est probablement un emprunt fait à l'espagnol. 



D. Phénomènes appartenant à la phonétique 

syntactique. 

47. Un trait important du dialecte léonais consiste dans 
la tendance qu'a ce dialecte d'assimiler la consonne finale de 
certains mots à la consonne initiale de certains autres. Il 
s'agit avant tout de Yn final des prépositions en et con, et de 1'/ 
initial de l'article et du pronom personnel. Nous commencerons 
par le tableau des exemples, pour passer ensuite aux réflexions 
que suggèrent ces formes. 

I. n + /. A. en + Particle. 

en '\- lo(s) > enno(s) : Groupe I. Doc. XXXVI 18, L 34, 

LVII 7, 29, LXXII 68, 73. 
Groupe II. Doc. LV 9, LXXV 32, 42, LXXX 17, LXXXII 

II, LXXXIV 18. 25, XC 22. 
Groupe III. Doc. XCII 5, 15, 17, CI 9, 10, 10, 22, 22, 22, 

61, 72, 76, 77, 90, 96, 98, 112. 

en + la(s) > enna(s): Groupe I. Doc. XIX 8, XXII 13, 25, 
XXXVI 4, L 10, 34, 35, 44, 51, LUI 3. LVII 19, 21, 54, 
54, LX 67, LXIII 46, LXVIII 20, 20, 24, 37, 50, 53, 
LXXII 57, 69. 

Groupe II. Doc. XXVIII 15, 30, 31. LV 7, 18, LXXI 66, 
LXXV 25, 43, LXXVm 13, 13,48, LXXXIII 6, LXXXIV 
5, 16. 

Groupe III. Doc. XIV 15, XCII 12, 12, CI 14, 16, 22. 56, 
71, 86, 104, 108. 

en -h lofs) > enos: Groupe I. Doc. I 28, XIII 10. 
Groupe II. Doc. LXXVI 19. 28, 67, LXXXV 39, LXXXVIII 
4, 17, LXXXIX 5, 13. 



254 ERIK STAAFF 

Groupe III. Doc. C 45. 

en + la(s) > ena(s): Groupe I. Doc. XVI 7, 9, XXVI 7, 15, 36, 

45, XXVII 8. L 39, LVIII 12, 13. 
Groupe II. Doc. LXXI 43, LXXVI 5, 13, 16, 18, 32, 38, 

49, 69, LXXVII 24. 27, 47, LXXXVIII 6. 27. 
Groupe III. Doc. XIV 16, XCII 8 (desdena) 6, 8 (atana), 

XCIV 5, 12, 22, 38, XCVII 4, C 13, 15. 

en ^- le> enne: Groupe I. Doc. XXVI 36, XXXI 24, XLII 
26, 31, 43, L 55, LX 18, LXXII 65, 82, 92. 

en -^ le y eue: Groupe I Doc. V 4, XLVII 3, LIV 34, 
LVIII 4, 32. 45, 53. 

B. C071 + c article. 

con ■\- lofs) > conno(s) : Groupe II. Doc. XXVIII 28, 33, 

LXXVII 59. 
Groupe III Doc. XCIII 2, 29. 

con -f la(s) > conna(s): Groupe I. Doc. XLVI 28. 
Groupe II. Doc. XXVIII 19, 26, XC 18, 27, 35. 

con + lo(s) > cono(s): Groupe III. Doc. C 23. 

con -f la(s)y cona(s): Groupe I. Doc. LIV 24, LVI 27. 
Groupe III. Doc. C 5. 

C. La troisième personne pluriel diin verbe -f l article ou 
le pro7iom personnel, 

-n -r l-> -nn- ou -;/-. Groupe I. Doc. VIII dena 58, uendana 
59; XLVI faganno 11, denno 12, vendanno 13. 

Groupe II. Doc. LXXVII partirona 59, saelaronna 59, po- 
sieronos 62. 

Groupe III. Doc. CI outorgaronna 113. 

n- -f /- > //: Groupe I, Doc. III saquella 7. 

D. N'on + le pronom personnel, 

non + lofs), la(s), le(s) > nolo(s), nola(s), nole(s) : Groupe I. 

Doc. m 10, XXII 15, LVII 28, LXII II, LXV 36. 
Groupe IL Doc. LV 13, LXXXV 7, 29. 

?2on -f los nonnos: Groupe III. Doc. XCIII 22. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 255 

II. r -h /. A. por + Varticle ou le pronom personnel. 

por 4- lo(s), la(s) >pollo(s), polla(s): Groupe III. Doc. XCIV 
35. 38. 

por-\-lo(s), la(s) y polo(s) pola(s): Groupe I. Doc. XX 16. 
Groupe II. Doc. XXVIII 13, 14, XLIII 29, LXXVI 31. 32, 
35. 43. 52, LXXXII 16, 16, 17, 17, 18, LXXXV 10, 19. 
Groupe III. Doc. XCI 15, XCIII 23. 

B. per 4- r article ou le pronofn personnel. 

per + lo(s), la(s) > pello(s),pella(s): 

Groupe III. Doc. XCI 2, XCV i, XCVIII 12. 

per + lofs), la(s) > pelo(s), pela(s) : 

Groupe IL Doc. XXVIII 2, XLIII 3, 26, 61, LV 8, LXXVI 

2, LXXIX s. 
Groupe III. Doc. XCI 17, XCIII 2, 7, C 2. 

C. Un infinitif -f le pronom personnel, 

-r-\-l>l ou //; Groupe I. Doc. III sacala 5, dallo 11 ; 

XXXni fazellas 16; XXXVIII traelos 38; XL VI con- 

duchallos 17; LIV fazelo 16, dales 17; LXXIII crialla 

16, llabralla 16, desffazelle 43. 
Groupe II. Doc. XLIII desfazelo 47; LXXV saellallas 39; 

LXXVII prouallo 20; LXXXI ffaceles 7, partillas 44. 
Groupe III. Doc. C comprala 31. 

III. S + /. A. Un pronom + un pronom. 

-s -\- l> l ou II: Groupe I. Doc. XXIII uoUos 23; XLI uo- 
llas 55; LIV uolo 26; LXXII uoUo 66, 75. 

Groupe II. Doc. LXVII todalas 19; LXXXIX uola 18. 
uoUa 19, 20. 

Groupe III. Doc. XCV uolo 25 ; XCVIII uolla 11 ; C uolo 17. 

B. Un verbe + un pronom. 

j + / > / ou //; Groupe I. Doc. VIII complimoles 8, da- 



256 ERIK STAAFF 

moles 8; XXn damoielo 9; XL VII vendemolo 5; LVI 
ayadella 18; LVIII robramo, confîrmamola 28, robramola, 
confîrmamola 42. 
Groupe II. Doc. XLUI fazemolas 30; LXXVI damola 20; 
LXXXVI otorgamolo, confirmamolo 6. 

Observons d'abord que les formes ainsi contractées n'étaient 
généralement pas d'un emploi obligatoire. Il est vrai que, dans 
un grand nombre de documents, il n'y a que des contractions 
sans formes pleines correspondantes, mais cela dépend souvent 
de ce que, dans ces documents, les combinaisons en question 
sont peu nombreuses. Il y a d'autres documents où Ton ne 
trouve que les formes pleines. Les documents qui sont assez 
étendus pour offrir des exemples nombreux des combinaisons dont 
il s'agit, offrent des formes contractées à côté de formes pleines. 
Ainsi les doc. XXII enna 13, 25, ^/â:24, 25; XXVI^tï^ï/, 15,36, 
enla 12; LVII enno 7, enna 54, 54, en el 54, can la 56; LXXH 
£nna 69, en la 6^, Dans quelques documents, l'assimilation est 
pourtant appliquée avec rigueur (tel le n® LXXVI): le groupe 
III montre tout particulièrement, comme il est naturel, que, dans 
la région occidentale, elle avait passé à l'état de règle. 

M. Gessner attire avec raison l'attention sur la forme enno, 
4:onno, parce qu'elle ne peut remonter qu'à la forme lo de l'ar- 
ticle, forme qui est celle du portugais, et qui, comme nous allons 
le voir, a laissé encore d'autres traces dans le léonais (cf. p. 265). 
Cette forme représente la syllabe finale de illum^ tandis que 
l'article espagnol remonte au nominatif elli, dont le voyelle a 
subi l'influence de ellum, ^ Il s'ensuit donc que, lorsque l'accu- 
satif ellu7n était évincé par le nominatif elli, les formes conno, 
enno ont pu, grâce à la forme particulière qu'elles avaient prise 
par l'assimilation, persister à côté de con ely en el. 

Nos documents offrent aussi la forme enne (ene). On peut 
remarquer à propos de cette forme qu'il n'y a pas de change- 
ment analogue pour con. Mais les exemples de con sont en 
somme beaucoup moins nombreux que ceux de en^ et ce peut très 
bien n'être qu'un effet du hasard que la combinaison *con7te manque. 
Une autre circonstance à remarquer — plus importante celle- 

^ Cf. Baist Gr. p. 909. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 257 

là — c'est que la forme enne ne figure que dans les docu- 
ments du premier groupe, tandis que enno est proportionnelle- 
ment beaucoup plus fréquent dans les groupes II et m que 
dans le groupe I. Ce n*est là qu'une nouvelle confirmation du 
fait que nous avons mainte fois relevé: plus on s'approche 
vers l'ouest, plus les formes approchent de celles du portugais. 
Les documents de Gessner appartiennent tous à un domaine 
central ou occidental. — Comment expliquer ennef Vu l'ab- 
sence de conne^ on pourrait être tenté d'admettre la possilibité d'une 
assimilation de la voyelle finale atone à la tonique, mais — 
sans compter avec la rareté relative de cotmo — cette hy- 
pothèse rencontre des difficultés qui la rendent inadmissible. 
Car on s'attendrait alors à trouver aussi au pluriel un *ennes 
et au féminin un entte < en?ta^ etc. Encore trouve-t-on, doc. 
L, deux fois, 12 et 51, iras /é, où Ye ne s'explique pas par 
une hypothèse pareille. — On pourrait aussi voir dans enne 
le résultat d'un croisement entre enno et en el^ mais cela 
n'expliquerait pas non plus iras le. — Nous croyons donc qu'il 
faut voir dans enne la trace du nominatif avec perte de la syl- 
labe initiale: en + elle y en le y enne^ de même trds elle > iras le. 
Le nominatif était sans doute employé au régime déjà avant 
-d'avoir perdu la syllabe initiale, perte qui d'ailleurs eut lieu 
plus tard en léonais qu'en castillan. Grâce à cette manière d'en- 
visager la question, on comprend aussi que ces formes se trouvent 
de préférence dans la région occidentale du Léon, où l'accusatif 
de l'article n'a presque pas laissé de traces. 

Comme on le voit par notre tableau, l'assimilation de n et 
/ donne ou bien nn ou bien «, graphies qui se trouvent sou- 
vent représentées dans le même document Les formes avec 
n simple augmentent vers l'ouest. Dans la région centrale et 
orientale, il est probable que en s'est d'abord combiné avec 
l'article, lorsque celui-ci se prononçait avec /mouillé: en •\- lia y 
£nno (eno)^ après quoi h s'est fréquemment réduit en n sous l'in- 
fluence de la préposition. 

Au lieu de nji ou «, on trouve // doc. III 7 dans la forme 
saquella. Voici ce passage: «si ellos moriren saquella sos 
fillos el qui primero diere estos morabetinos. i istos homines que 
aqui sunt nominatos enesta carta quela an asacar.» La forme 

E. Siaaff. ly 



258 ERIK STAAFF 

doit être au pluriel. Ce résultat de rassimilation, qui n'est pas 
sans exemples dans les anciens textes/ se produit du reste 
dians un cas très fréquent: celui de la particule non avec le 
pronom t nolo^ noie, etc. Nous croyons que Tassimilation en /, 
qui n'est que sporadique, représente un phénomène postérieur à 
celle en n. Si c'est cette assimilation-là qui Ta emporté pour 
mm, cela dépend en partie de ce que Yn de non avait souvent 
disparu pour d'autres raisons, ce qui donnait à la forme no une 
certaine force. 

Quant à Tassimilation r-l >U (l), elle constitue un trait qui 
n'est pas inconnu non plus au castillan, où elle n'est pourtant 
pas, au Xin^ siècle, aussi fréquente qu'en asturien et en léonais. 
Et, en castillan, c'est seulement dans la combinaison d'un infini- 
tif avec un pronom suivant que cette assimilation apparaît Avec 
les prépositions pot er per, elle constitue un trait des dialectes 
occidentaux. M. Cuervo, qui traite à fond de l'assimilation d'un 
infinitif avec un pronom', fait observer que ce sont tantôt les 
formes mouillées du pronom, tantôt les formes non mouillées qui 
apparaissent dans ces combinaisons. Quant à la répartition de 
ces deux espèces de formes dans nos documents, celles avec / 
simple sont plus répandues à l'ouest, tandis que // prévaut dans 
la région orientale, ce qui correspond d'ailleurs à ce que nous 
avons constaté à propos de n et nn. 

Il ressort aussi de notre tableau que les formes avec pet 
et, par conséquent, cette préposition même, sont répandues dans la 
région centrale et celle de l'ouest, tandis qu'elles paraissent être 
presque inconnues dans la région du groupe I. Il n'y a dans 
cette région pas un seul exemple de la combinaison de per 
avec l'article, et de per seul nous n'y avons trouvé que 
deux exemples.® 

Notons ici que la métathèse bien connue du d final de 
l'impératif et de 1'/ initial du pronom, dont parle M. Cuervo, 1. 
c. p. 261 — 263 n'est pas inconnu à notre dialecte, bien que, 
dans nos documents, nous n'en ayons rencontré que deux ex. 
doc. LXni amparalldos 32 et deffendeldos 35. L'impératif étant 

• Voir M. P. p. 44. 

• Rem. XXIV (1895) p. 253—261. 

• Cf. $ 61. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 259 

d'un usage fort restreint dans des textes de ce genre, l'absence 
presque totale de ces formes est toute naturelle. 

La perte de Vs d'un verbe ou d'un autre mot, surtout des 
pronoms nos et vos^ devant Yl du pronom est un trait léonais que 
relève M. Gessner p. 14. Pour ce qui est de la combinaison 
d'une forme verbale et d'un pronom, il dit que les exemples 
très rares font croire que cet usage n'était pas très fréquent 
en léonais et il n'en cite qu'un seul auedelos^ Alex. 2460, forme 
qu'allègue aussi M. P. p. 45. — A en juger par nos documents, 
c'était pourtant là une habitude fréquente et — chose bizarre 

— la plupart des exemples appartiennent à la région de Sahagun. 

— M. Gessner relève encore d'autres combinaisons atnballas^ 
tralos^ etc. dont l'absence dans nos documents ne peut dépendre 
que du hasard. 

Pour la forme daiela menor doc. VIII 33, voir p. 269. 

Quant à l'emploi des combinaisons assimilées dans les pa- 
tois modernes, nous renvoyons à M. P. p. 43 — 45, en faisant seule- 
ment remarquer qu'exception faite pour les combinaisons du 
type adugannoSy qui n'ont persisté nulle part, et du type matalo 
dont on trouve des traces jusqu'en Santander et en Extremadura, 
les formes en question sont confinées dans les parlers asturiens 
et occidentaux. 

Ajoutons ici les quelques exemples d'un autre phénomène 
analogue qu'offrent nos documents, à savoir le cas où œn ou en 
devant un mot commençant par m^ perdent leur n par suite d'une 
assimilation à la consonne suivante. C'est ce qui arrive doc. XXXVI 
I comeus filiuSy XL VII i comio ertnano^ 17 entes et LVIII 2, 
2/1 30 comie muyer. 

48. Nos documents offrent un grand nombre d 'élisions. 
Bien qu'il ne s'agisse pas là d'un trait dialectal, nous citerons 
quelques exemples des cas principaux, surtout à cause de l'intérêt 
qu'ofifre cette question encore obscure au point de vue mé- 
trique. 

I . Elision de Ve de la préposition de ou d'autres mots atones 
devant un mot commençant par un e (souvent prosthétique): 
Doc. I dEsteuanS, 17, dEscobar 22; VIII dEscobar 15, dEr- 



260 ERIK STAAFF 

• 

demestaio 27, quesent (= que se ent) 31; IX tnescriuio 28; 
XVI del (= de [prés, du subj.] + el) 26; LFV questa 2, 42, sc- 
nantes 26; LVIII questa 28; L3Ôn dEscobar 2, 40; LXVTI 
derua 18; LXXU dElgar 97; LXXV dEscalzon 59; LXXXIÏÏ 
destranna 16; XCI dEspinareda 3 ; XCII dEspinareda 4; XCVII 
dextrana 10; XCVm jur derdade 8; C dEspinareda 3. 

2. Même élision devant un mot commençant par une autre 
voyelle que e: Doc. I d Aluar 24; VIII ual dOntio 25 (mais de 
O. 24); XXin dAlmanza 13; XXIX doy 8, dotra 15; XXXI 
damor 43; XLVI dArroyo 38, 42; LI dAluires 38; LXVII 
dortaliza 18; LZXII dArroyo 95; LXXVI dAldonza 34, 45, 
55 etc., dAguilar 53; LXXVH dAllonza 3 (mais de A. 18); 
LXXIX dAllonza 6, 20, dabril 27, dOuiedo 29; LXXXI dAl- 
donza 3, 31; XCII dArganza 33; XCVIII dAstoiça 2, 18. 

3. Contraction de deux voyelles pareilles: Doc. Vn cabel 
3; Xn a=aa 20; XVI 23, XXII 25, LXXV 27 cadanno; 
XLHI 79, XLIV 8, 23, LI 2. LXIX 46 Vill Alpando ; XCH 
desdena 8. 

4. Contraction de deux voyelles différentes: Doc. XXVIII 
poral 18; XLVI contrai 19; LXI fatal 21, 26; LXXVHI asse = 
aesse 14; XCII atana 8. 

Les mots atones subissent souvent une réduction qui con- 
siste dans la perte de la voyelle finale ou de la syllabe finale 
en position proclitique: 

Dona perd souvent son a devant un nom commençant par 
une voyelle:^ doc. XII don Elo 4, 18, 25, 45; XXXVII don 
Olaja 11; LIV don Elvira 5. 

Todo peut perdre son o : XL VIII tod orne 49; XCFV todesie 30. 

Don perd de temps en temps son n^ ce qui est naturel de- 
vant un mot commençant par n: do Nicolas LIV 38, LVIII 22, 
mais ce qui arrive particulièrement souvent devant le nom Yua- 
nes: do Yuanes XI 7, XXffl 15, LXIV 3, LXV 82, LXXVI 
78, LXXXVm 31, 31, 33. Doc. XXXIX 3 Do Garcia. 

La combinaison fijo de s'abrège très souvent devant un 
nom propre en fi de: doc. VI 19, 20, XVI 42 (fij de Domingo), 
XXIV II, 22, XXV 37, XXX 37, 41, etc., etc. 



* Cf. Cid: «don Eluira e dona Soh. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 201 

Sur les abréviations du mot fraile y voir p. i86. 

Notons enfin les formes suivantes: doc. XXXVII i cosea 
= cosa sea et LXXVIII 27 enssa = en essa^ LIX 20 duen de 
tierra^ XIV 36, 37 ^/ ^^« ^jfo« Fernando^ ainsi que l'abréviation 
habituelle de vaUe > val (Ual de Miriel XVI 47) et l'expression 
connue demancomun (XVIII 3). 

Plusieurs formes qui appartiennent à la phonétique syn- 
tactique sont traitées dans d'autres §§. Ainsi l'article, plusieurs 
pronoms, certaines formes verbales et certains adverbes, les pré- 
positions et les conjonctions doivent souvent leurs formes à leur 
position atone dans la phrase, mais nous en reparlerons sous les 
consacrés à ces différents genres de mots. 



262 ERIK STAAFF 



Chap. II. 

Morphologie. 

A. L'Article. 

49. L'article offre en léonais certaines particularités. Nous 
avons déjà parlé des assimilations avec une préposition 
précédente (cf. p. 253 ss.). Ici nous avons d'abord à noter les 
formes ela (ella)^ elas (ellas)^ elos (ellos) pour la^ las^ los^ c'est- 
à-dire les formes latines maintenues sans apocope de la syllabe 
finale, à côté des formes castillanes. La réduction presque 
constante de // en / dépend sans doute de l'influence de la 
forme masculine. 

ela(s) Groupe I Doc. I 17, 18, VIII 10, 11, 29, XVIII 7, 11, 
42, XXm 7, XLH 25, LVn 15, 16, 17, etc., LX 6, 8, 
etc., LXm s, LXIV 54, LXVIII 30. 

Groupe II Doc. IV 7, 10, XII 9, 11, 12, 14, 15 etc. XVU 
8, XXVIII 18, XLm 8, 33. 56, 58, LV 14, LXXVI 8, 
13, 26, 27, 35, etc., LXXVII 7, 8, 17, 52; LXXX 5, 
7, 20, LXXXII 7, 7, 8, II, etc., LXXXIV 8, 12, LXXXDC 
22, XC 7, 28, 33; 13 (ellas). 

Groupe III Doc. II 8, 8, 9, 9, 11, 12, XIV 3, XCI 6, 10, 
II, XCV 4, 8, 9, 12 etc., XCVm 14, 14, C 23, 25. 
elos Groupe I Doc. I 25, 29, 36, XXXVIII 7. 

Groupe II Doc. IV 2, XII 16, 19, 21, XVII 13, XLHI 94, 
LXXVIII 9, 20, 45, LXXXI 8 (eUos). 

Groupe III CI 80. 

Un autre phénomène qui appelle notre attention, bien 
qu'il ne soit pas particulier au léonais, c'est la forme de l'article 
féminin devant un mot commençant par une voyelle. Dans 
ce cas, on trouve ou bien l'article abrégé la ou bien ela^ dans 
l'un ou l'autre cas Va peut être élidé: / ou el, 
la Groupe I Doc. VIII la era 9; XVI la obra 19, la otra 26; 
XVIII la ira 32; XXIH la egrisia 19, 21; XXVIlaegUsia 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 963 

17, 20, 24, 46, la heredad 24, la offerenda 46; XXX la 
eglisia 4, la otra 5; XXXII la una 9, la otra 18; XXXm 
la otra 46; XXXV la una 7; XXX VHI la otra 29; XXXIX 
la heredat 14, 21; XL la otra 28; XLI la heredat 25; 
XLV la egrija 9, 17; XLVIII la una 65, la otra 66; 
XLIX la heredat 7, 17; L la otra 60, la una 66; LI la 
auenencia 7, la otra 29, 35, la una 33; LIV la una 33; 
LVII la enfforcion 35; LX la una 97, la otra 98; LXI 
la una 14, 46, la otra 16, 48; LXII la una 41, la otra 
20, 41; LXIII la enquisa 46; LXIV la otra 47, la una 
53; LXV la una 63, la otra 56, 64; LXVI la una 18; 
LXVIII la era 33, la arffia 48, la una 65, la otra 67; LXX 
la orden 5; LXXII la una 85, la otra 90, la huerta 44. 

Groupe II Doc. XIV la honor 30; LV delà una 10; LXVII 
la egl'ia 3; LXIX la egl'ia 2, 5, 7, etc., la una 4, la 
ochaua 21, 24, la entrellinadura 49; LXXI la una 8, la 
otra 8, la ordem 46, 56; LXXV la una 3, la otra 5, la 
antedicba 9, la eglisia 25; LXXVI la una 38; LXXVII 
la una 3, la otra 6, la heredad 34; LXXVIII la otra 8; 
LXXXVI la heredat 5; LXXXVII la otra 25; XC la 
egl'ia 18, 22, 35; IC la otra 24. 

Groupe III Doc. C la heyra 23, la outra 36; CI la una 
6, la outra 7. 
/ Groupe I Doc. X lera 4; XLV luna 26, lotra 27. 
^/a Groupe I Doc. V delà enfermeria 28; XVIII ela una 7; 
XXVII ela una 8; XXXVIII ela heredad 39; LVH ela 
otra 16, 17, etc., ela heredat 25; LX ela excepcjon 70; 
LXIV ela otra 54. 

Groupe II Doc. XVII ela heredade 8; XXVIII delà egrisia 
12, 24, 25, delà heredad 7 {ela ou la}); XLIII ela una 58; 
LXXVI ela una 36; LXXX ela otra 5, 7; LXXXH ela 
antigua 7, 18, ela otra 11. 

Groupe in Doc. XQ ela outra 11. 
^l Groupe I Doc. VII el otra 17; XV el una 40, ell otra 41; 
XVI del almosna 30; XXV del anjma 40; XXVI el otra 
37; XXIX del Espina 34; XXXVII el una 9; XLH el 
almî^ 42; L el otra 39; LIV del una 9, del otra 9, 9, 
10, II, el otra 34; LVI del era 13; LXVI el otra 18. 



204 ERIK STAAFF 

Groupe II Doc. IV el otra 1 1 ; L V del otra 1 1 ; LXXVT 

el otra 37, 41, 55, 57; LXXXI al otra 41. 
Groupe III Doc. XCI al outra 21; XCIII al outra 24. 

Comme on le voit par cette collection d'exemples, il ré- 
gnait une grande liberté dans l'usage. On pouvait employer 
ela ou la^ mais on pouvait aussi employer el devant n'importe 
quelle voyelle, de préférence pourtant devant une voyelle tonique, 
tandis que dans la langue moderne ce dernier usage est restreint 
au seul cas où le mot suivant commence par un a accentué. 
Comment faut-il expliquer cet usage de el au féminin? M. 
Morel-Fatio parle de cette question, R. IV (1875) p. 21, à pro- 
pos de la strophe 63 de l'Alexandre, dont le second vers doit 
d'après lui être ainsi rétabli: 

Mester l'es que bien sepa de l'espada ferir 

M. Morel-Fatio fait remarquer que del espada est l'ortho- 
graphe moderne, mais qu'il faut écrire de V espada. Il ne croit 
pas que t l'emploi de l'article el (qu'il ne faut pas nommer mas- 
culin) devant les féminins commençant par une voyelle pro- 
vienne de la forme ela^ dont \a tombe devant une voyelle ini- 
tiale. Ce sont plutôt les formes des cas obliques de fy a T 
abrégées de de la^. a la devant des voyelles, par conséquent 
identiques aux cas obliques du masculin, qui ont déterminé 
l'application au nominatif de la forme anormale el pour F = la^. 

M. Morel-Fatio veut par conséquent placer l'élision seule- 
ment après la chute de \e. A notre avis, il est plus probable 
que ces deux phénomènes ont été parallèles. Ela se réduisait 
devant une voyelle par l'élision de \a\ el; devant une consonne 
\a restait, mais les combinaisons dela^ ala, sobrela, etc. amenèrent 
la perte de Ye: (de)la^ (a)la, etc. Conmie la dernière position 
était de beaucoup la plus ordinaire, c'est la forme la qui a prévalu 
(ayant encore l'avantage d'être différente du masculin), excepté 
dans certains cas. Dans le léonais, où ela persistait très longtemps 
même devant une consonne, cette explication paraît s'imposer 
comme presque certaine. Quant à delà et ala^ l'élision s'y est 
opérée en même temps et de la même façon <}ue dans ela, — On 
s'attendrait d'ailleurs, si l'explication de M. Morel-Fatio était 
juste, à trouver de nombreux exemples de la avec élision, mais 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 265 

ils sont en effet peu fréquents. Les trois que nous avons enre- 
gistrés dans nos documents, sont du reste peu concluants, car 
dans les trois cas IV est précédé d'un autre e^ qui peut remplacer 
IV de ela} 

L'article offre encore quelques formes singulières dans nos 
documents: doc. XXI lospital 3; LIV ye luno 33; LXX la 
abbat 8 ; LXX VII entre labbat 2 ; LXXXI lotro 26, labbat 36. 

Quelques-uns de ces cas peuvent s'expliquer à l'aide de \e 
final du mot précédent, qui représenterait en même temps \e 
de elo, ela, tels LIV 33, LXXVII 2, LXXXI 26. Mais comme 
les trois autres cas ne sont pas susceptibles de cette explica- 
tion (lospital, la abbat, labbat), nous préférons voir dans tous 
ces exemples des restes de l'article lo avec élision de \o. Nous 
avons déjà vu que cette forme de l'article était d'un usage 
fréquent dans certaines combinaisons prépositionnelles. Hors 
de ces combinaisons, nous n'en avons trouvé que deux exemples 
tous deux appartenant au groupe III: con lo lagar XCIV 13 
et par lo conuento Q 49. Les anciens textes" en montrent 
des exemples et la forme élidée est encore d'usage dans certains 
parlers asturiens. (M. P. p. 50). 

M. Gessner, p. 16, et M. P., p. 50, font remarquer qu'en 
léonais, l'article commence assez souvent par / mouillé, surtout 
après une préposition qui se termine par une consonne. Nos 
documents offrent les ex. suivants : LXFV en lia 56, 59 por 
lia 6; LXV 19 en lia. 

Dans XV 41 elloira, LIX 14 ail abbat et LXXXI délias 4, 
alla 19, allabat 11, 35, il s'agit de // resté intervocalique et 
ayant résisté à l'attraction analogique de el,^ 

^ Cf. Menéndez Pidal, Gram. $ 100 2. 

* Cf. Gessner p. 16 et Morel-Fatio p. 32. Lorsque M. M.-F. dit que lo 
était la forme la plus usitée, l'auteur compte probablement aussi les combi- 
naisons prépositionnelles. Car en dehors de ces combinaisons, l'emploi de 
lo paraît être partout relativement rare. 

' M. P., p. 31, parle de la tendance du léonais à palataliser un / qui 
commence un mot ou une syllabe. La palatalisation de 1'/ de l'article et du 
pronom peut dans les dialectes modernes être de cette nature, mais les formes 
citées par nous montrent sans doute des traces de la palatalisation originarie. 
— Dans quelques-uns de nos doc, on trouve des ex. d'un / initial palatalisé, à 
savoir doc. XL VI llauor 5, 9, allabrador 15, LXIX enlrellinadura 4% LXXIII 
llabraîla 16. 



266 ERIK STAAFF 

Il ne nous reste à relever que deux exemples du groupe 
m, tous deux de Cacabelos, c'est-à-dire du point le plus occi- 
dental de la région que nous étudions, exemples qui offrent des 
contractions portugaises: XCVHI dos ^^ da y^ Çl as 68, 120. 
Pour ce dernier document, il faut observer qu'à ces deux formes 
portugaises correspondent plusieurs formes castillanes. 



B. Pronoms. 

Pronom personnel. 

50. Conune le montrent MM. Gessner, p. 20, et Morel-Fatio 
p. 33» la forme elli^ elle s'employait souvent en léonais pour eL 
Il est donc étonnant de n'en rencontrer dans nos documents 
que deux exemples: elle LV 18 et eli LXXVTI 54, mais il est vrai 
que le pronom el n'est pas très fréquent sous sa forme ordinaire 
non plus. Nous devons pourtant citer aussi la forme (djele du 
doc. C 5, 7, qui, comme nous l'avons déjà fait remarquer, 
approche du portugais. 

Comme pour l'article, nous avons à noter ici un certain 
nombre d'exemples où la première syllabe persiste. 

Groupe I Doc. LVI elo 19, LVII elos 12, LXV elos. 

Groupe II Doc. LXXX elo 12, ela 22; LXXXIV elo 15; 

LXXXVm elos I, I, ela 15, 26; XC elo 28. 
Groupe III Doc. XCV elos 35. 

n y a aussi un grand nombre de formes commençant par 
un // double. 

Groupe I Doc. LXIII gelles 11, gello 16, 21, 23, 24, 34, gella 

37, 52; LXIV quellos 14; LXV quelles 39; LXVm sille 

16, LXXIII ssilla 28, 29, quello 29. 
Groupe II Doc. LXVII doUe 16; LXIX que lie 23; LXXI die 

lie 26, con llos 27, que lie 71; LXXXI quelles 6; LXXXII 

quellos 21, 22, 23; 
Groupe III Doc. XCV que llo 11, 14, 21; XCVm que lia 8; 

CI que lies 12, 93, quellos 28, quelle 82, 92, quellas 91, 

sello 104. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 267 

II y a aussi quelques exemples où // a abouti à y : VIII 
33 doiela menor, 36 doiel la menar, 58 qui ta diaran\ XLVI 21 
que y as \ LV 13 ye. 

Avant de discuter la valeur phonétique de //, nous allons 
dresser le tableau des combinaisons de deux pronoms, dont le 
premier est le(s)^ le second lo(s), la(s). Comme en castillan, /é'j 
perd dans ce cas toujours son s devant le pronom suivant, de 
façon que selo équivaut aussi bien à leslo qu'à lelo. 

Groupe I Doc. XIII damos gelo 14, non gelo 19; XXII damoi- 
elo 9, comoyelas 15; XXIII non yelos 25, dar gelas 26; 
XXVI dargelos 19; XXXVIII damos yelo 32; LXI non 
gelos 38; LXni quegelles 11, quegello 16, 21, 23, 24, 
gello 34, dadgella 37 non gelos 49, nengellos 50, diemos- 
gella 52; LXVm diemosgela 23; LXX quegela 7, ningela 
7> quegela 15, nunqua gela 31, dargela 32, diemos le la 45. 

Groupe II LXIX que yela 16, LXXI que gela 36, 73 ; LXX VII 
que lola 54. 

Quant aux formes de l'accusatif de l'article et du pronom 
personnel qui commencent par un / double, M. Gessner, p. 16 — 
17, croit que // signifie un / mouillé, tandis que M. Morel- 
Fatio, p. 33, n'attribue à cette graphie que la valeur d'un / 
ordinaire. L'opinion de M. Gessner, que partagent d'ailleurs 
M. Baist, Gr. 910, et M. Menéndez Pidal, Dial. leonés p. 49, 
nous parait être la vraie, vu les graphies sporadiques avec y et 
le fait que ce sont sans aucun doute les formes mouillées qui 
entrent dans les combinaisons prépositionnelles. C'est du reste 
presque toujours dans une combinaison avec une particule 
finissant par une voyelle qu'on trouve ces formes, et il est en 
effet très naturel que la mouillure persiste dans ce cas, puisque 
en réalité II reste intervocalique. 

Cette question se rattache de près à une autre: celle de 
l'origine des formes cast. selo^ léon. yelo. L'ancienne forme 
castillane, très répandue aussi en Léon, était gelo. On parait 
s'accorder à regarder gelo comme provenu de lUlo par une sorte 
de dissimilation. Mais, tandis que M. Menéndez Pidal, Gram. 
S 94, 3 explique la conservation de // par une dissimilation, et 
dit que, plus tard, on substituait à cet // un g^ d'où gelo^ etc., 



268 ERIK STAAFF 

M. Baist * regarde précisément gelo comme provenu de llelo par 
dissimilation. Si en castillan gelo est devenu seh^ M. Menéndez 
Pidal essaye d'expliquer cette transformation en renvoyant au 
mot cosecha^ qui à travers l'anc. collecta et le vulg. cogecha 
dérive de collecta. M. Baist croit que c'est dans la position 
fréquente après un r ou un « (dargelo, dengelo) et sous l'influence 
de la tendance rz^ nz > rz, nzfesparcer, enda)^ et aussi grâce 
à l'analogie du pronom réfléchi, que yelo est devenu selo, D 
indique aussi comme une possibilité que le passage ff, nz 
> rSy ns ait été une loi phonétique du XV* siècle, tandis qu'à une 
époque plus reculée ces phonèmes donnaient rcr, nz. 

Quant au mot collecta, il ne me parait guère pouvoir nous 
aider à comprendre l'évolution de llelo à selo. Si le U de 
collecta est devenu g, cela peut dépendre et dépend probablement 
de la forme coger et des autres formes de ce verbe où ^ est 
devenu g. Que ce g soit devenu j, c'est ce qui s'explique par 
une dissimilation entre les deux spirantes palatales. Si et 
n'a pas abouti à ch, le passage à s n'a pas lieu, comme le 
montre la forme de Colunga coxeta^ (Boal coyetd) et cogeta 
doc. LXXXVn i6. — Nous croyons avec M. Baist, 1. c, que 
le passage de ^ > ^ s'explique par sa position fréquente surtout 
après \r de l'infinitif, mais il nous paraît difficile de comprendre 
la naissance de ce g comme le résultat d'une simple dissimi- 
lation. A notre avis, les formes illi^ illunty illatity etc. avaient lY 
mouillé, lorsque dans certaines formes la première, dans d'autres 
la seconde syllabe est tombée. Dans ce dernier cas, le mouille- 
ment a disparu, tandis que dans lia, Uo, lle^ etc., il a été con- 
servé. Mais, comme l'influence de el a souvent en léonais (et 
en castillan) réduit ella à ela^ etc., il en est résulté un certain 
dualisme dans les formes pronominales, dualisme qui s'est étendu 
aux formes précitées llo, lia, etc. pour les réduire k lo^ la. A 
ce passage contribuait aussi la position enclitique de ces pro- 
noms, position où ils étaient souvent précédés d'une consonne 
après laquelle // se réduisait à /. Dans la combinaison llello 
{llella^ etc.), le second // a d'abord passé à / par dissimilation 



* Gr. p. 910. 

' Cf. Braulio Vigôn, Vocabulario dialectolôgico del Concejo de Colunga. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 269 

avec le premier, dissîmilation qui a aussi pu maintenir le 
premier //. Mais il faut observer que la persistance tenace 
de // dans lie aussi en dehors des combinaisons pronominales, 
montre que la voyelle e favorisait ce son mouillé qui se réduisait 
plus facilement devant un a ou un o. — Comment Uelo est-il 
devenu gelo en castillan et yelo en léonais? Dans les deux 
dialectes nous voyons II initial représenté dans ce cas par le 
son qui généralement rend les groupes latins Ij^ cl^ gl, non par 
celui qui rend le // intervocalique qui devient / mouillé. Il 
paraît par conséquent probable que cet / mouillé provenant d'un 
/ double intervocalique, mais devenu initial par la chute de la 
première syllabe, a du même coup changé d'articulation, de façon 
à suivre dans son développement ultérieur la même voie que 
lj\ ^'» gl intervocaliques. Ce changement, provoqué ainsi par suite 
de la position nouvelle de //, n'a rien que de très naturel. Tout 
au plus pourrait-on objecter que la position de //n'est pas initiale, 
puisque ces pronoms étaient enclitiques et formaient avec le mot 
précédent une unité phonétique. Mais il n'en est pas moins vrai 
qu'après la chute de Yè dans elli, etc., le //se trouvait dans une autre 
position qui devait sans doute amener un nouveau développement 
phonétique. Peut-être faut-il penser déjà ici à la place après 
un r ou un « qui plus tard a été d'une grande importance. — 
Résumons notre raisonnement : elli > ell > el, ella > lia > la 
(pour des raisons analogiques et phonétiques). Elli y lie y ye 
(en léonais), le (en castillan). Lllello > Uelo > yelo (léonais), gelo 
(castillan) par suite du changement de position de //. Gelo 
> selo (castillan) grâce à la position fréquente du^ après r ou n. 
Nous avons déjà fait observer qu'en léonais lie devient ye 
aussi en dehors de la combinaison avec un autre pronom. Nos 
documents n'offrent que trois exemples de ce développement: 
LV 13, VIII 33 et 36. Pour ces deux derniers, on peut pour- 
tant douter si l'article suivant n'a pas eu l'effet d'un pronom 
personnel: daiela menor 33, doiel la menor 36. — Il parait 
résulter du contexte que Va du premier exemple est une faute 
du notaire pour ^, et que, par conséquent, les deux exemples se 
ressemblent. La seule différence est que dans le premier le 
notaire a réuni l'article au pronom, dans le second il parait 
avoir été sur le point de le faire (iel)^ mais il s'est corrigé. 



270 ERIK STAAFF 

Autrement le document montre les cf. 1. 4, 9 et 33. Il y a 
lieu de comparer ces passages aux vers 3675, 3678 et 3680 
du Cid (falsso ge la guamizon). — A observer, I. 58 du même 
doc, qui ta dioron où U 3, abouti à ^ peut-être sous l'influence 
de 1*/ qui précède, à moins qu'on ne soit en présence d'une faute 
du notaire. Cf. pourtant XLVI 21 que yas. 

Les formes lle(s) et U(s) font concurrence à ye(s) s/tvl^g-elo^ etc., 
fait concurrence à yelo. Gelo n'est peut-être pas autre chose 
que la forme castillane, qui a pénétré en Léon, mais, étant don- 
nées les conditions dans lesquelles ces formes se sont déve- 
loppées, il se peut qu'il y eût deux formes appartenant au 
même dialecte, quoique provenues de positions différentes. Gelo 
l'aurait emporté en castillan, yelo en léonais. 

Doc. LXX, 45 lela et LXXVII 54 lola, témoignent que 
l'analogie du pronom simple pouvait influencer les combinaisons 
en question.* 

Pour les quelques exemples de li(s) et de lu qu'offrent 
nos documents, nous renvoyons aux §§ 25 et 26. — Mais nous 
allons citer ici un petit nombre de pronoms abrégés, appartenant 
presque tous au groupe I. 

Verbe -f le : Doc. XIII pechel 23. 

Quel: Doc. XIII 18, XLIX 30, LXH 22, LXUI 51, XLIV 
37, 37, LXV 44. LXX 6, 37» 4i. 

Conj., pronom, prép. etc. -f le: Doc. XIII todestol 13 ; XLI ol 
35 ; XLII ol 95; XLVI sel 20; LXIII commol 22, LXV del 44. 

Subst. + le; Doc. LIV contrastai 20. 

Verbe + se : Doc. VIII tomes 57. 

Ques: Doc. XXXIII 34. 

Pron. 4-se: Doc. XXXIII quisquier 44. 

Doc. LIV 1. 25, on rencontre une forme curieuse. La phrase 
est celle-ci: cEstos solares sobredichos conso ferem enesto uos 
meto que seades tenedor ques fruchedes ye leuedes sin todo 
peccado fata XV annos.» On serait tenté de voir dans ques 
une contraction de que yes. Une forme enclitique de les ana- 
logue à celle du français n'est guère possible en espagnol. Il 



* Lo la LXXVIII 54 = les la cf. 1. 40 dieron los. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 27 1 

se pourrait aussi qu'on fût en présence d'un verbe esfruchar 
(cast. mod. desfrutar\ bien qu'une forme pareille nous soit in- 
connue en espagnol. 

51. La forme ordinaire de ego est yo^ comme en castillan. 
Il y en a pourtant deux autres formes, yau et eu^ toutes les 
deux appartenant presque exclusivement au groupe m. 

you Doc. XCI 26, XCII 2, 14, 21, XCIII i, C 54. 

eu Doc. XVII 6, XCIV 2. 5, 23, 63, XCV i, 32, XCVIII 17. 

22, CI 6jy 120, 121. 

La première de ces formes est caractéristique du léonais 
occidental et se rencontre aujourd'hui dans les mêmes régions 
où l'on troMwe ou < au. M. P., p. 21, fait remarquer que cette forme 
était probablement originairement ieu^ dont la diphtongue eu^ 
peu connue comme elle l'était, aurait cédé la place à ou qui était 
une diphtongue familière à la langue. Il y a des ex. de Dious 
et miou^ formes qui doivent s'expliquer de la même manière. — 
Il est possible que cette explication soit juste, mais, étant donné 
que dans presque tous les documents où apparaît you, ç ne 
diphtongue pas, nous préférons voir dans cette forme le résultat 
d'un compromis entre la forme portugaise eu — représentée dans 
plusieurs de nos documents — et la forme castillane et léonaise ^^?. 

52. Notons ici les reflets de connoscutn et de convoscum: 

con nusco LXXII 15. 

conuosco Doc. XVI 24, XLIII 4, XLIV 4. LXXIII 4, 23. 
conuusco Doc. XVUI 4, XXXII 4, XLIX 26, 28, L 4, LI 5, 
LXXII 37. LXXXVII 10. 

La seconde de ces formes est la plus fréquente en léonais, 
comme en castillan. La cause du passage de Va à u est dif- 
ficile à voir. M.-Comu, R. XIII p. 291, t n'hésite pas à y voir 
l'influence de Yu sur l'a». M. Meyer-Liibke, Gram. I § 147, dit: 
cspan. cormusco hat sich nach comigo gerichtet». Quoiqu'il en 
soit, les formes avec u sont certainement les régulières au point 
de vue phonétique, tandis que celles avec o s'expliquent facile- 
ment par l'influence des formes simples nos et vos. 



272 ERIK STAAFF 

iste et ipse. 

63. Nous avons déjà fait remarquer à propos des voyelles 
atones que este garde presque toujours son e. Si ce n'est pas 
là le cas de ese^ c'est que ce pronom se trouve g^énéralement 
dans la combinaison destnisnto^ où le pronom est éminemment 
proclitique, ne formant en somme qu'un mot avec tnisfno. Cette 
forme figure dans la plupart des documents, mais esse tnismo n'est 
pas inconnu non plus, car on en trouve les exemples suivants. 

Groupe I Doc. LXIV 7, 50, LXXm 3, 

Groupe II Doc. XII 3, 13, LXIX 44, LXXVm 14, LXXXV 

4, 16, 27, LXXXVII 3. 
Groupe III Doc. LXXXIX 4, XC 3, 12, XCI 3, 27,XCn4, 

XCIII 3, XCV 2, C 3. 

On voit que les formes pleines apparaissent surtout, comme 
on pouvait s'y attendre, dans les groupes II et III. En dehors 
de la combinaison avec mismo, on trouve toujours ese^ excepté 
LXVI 9 es dia. 

Les ex. de esti essi se trouvent énumérés p. 215. 

\Ji final de ces formes parait avoir eu la faculté d'infléchir 
1'^, bien que les traces de cette tendance ne soient que spora- 
diques. Les voici: 

Groupe I: Doc. VIII ista 37, 39, istos 51.* 
Groupe II Doc. XVII istas 6, istos 8, 10; LXXVII disti 32. 
40, 44. 

A noter dans le doc. LXXXVIII 1. 14 asse misnto == a esse 
et 1. 27 enssa deuandicha uilla = en essa. 

54, Avant de quitter ces pronoms, nous dirons quelques 
mots sur l'étymologie de ese. Avec la plupart des auteurs — tels 
M. Baist, Gr. 910, et M. Menéndez Pidal Gram. § 99, 2 — nous y 
voyons Xipse du latin. M. Meyer-Lûbke, Gram. I, § 458, donne 
une autre étymologie. D'après lui esse vient de este^ qui de- 
vant une consonne se serait réduit à es, Ipse ne peut pas être 

^ Nous devons noter, à propos de este, l'emploi peu ordinaire de cenc 
forme avec l'article, emploi dont on trouve un exemple doc. XXXI 47 : la 
^sta carta. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 273 

la vraie ét3rxiioIûgie, car fs> is et pg. qtêeixo, esp. quijada^ 
quijal, Yeso <gypsus dépendrait d'une dissimilation entre les 
deux spinmtes. D'ailleurs M. Meyer-Lùbke cke Tanc. esp. exe 
pour ipse, forme que nous n'avons rencontrée dans aucun texte 
castillan. — Cette ét3anologie est contestée par M. Baist, Jahres- 
bericht I p. 554. M. Baist fait remarquer que gypsum aurait 
sans doute donné ejo avec la dissimilation supposée par M. M.-L. 
(cf. eckar, uncir^ ayunar) et que les mots quijada^ etc. remontent 
probablement à des étymologies avec ss. Il affirme Tabsence 
de la forme eje en castillan et appuie sur l'usage de ese^ qui 
remonte aux plus anciens monuments de la langue» et qui est 
particulièrement fréquent dans des combinaisons antévocaliques 
essotroy etc. AscoK, Arch. Glott XV (1900) p. 30 ss.» s'oppose 
aussi à la théorie de M. Meyer-Lûbke et relève tout particu- 
lièrement la différence qu'on peut constater dans l'emploi de 
ese et de este, — Le fait que, dans nos documents, este ne figure 
presque jamais avec l'apocope, même conmie adjectif, nous 
parait fournir une nouvelle preuve en faveur de l'étymologie 
ese < ipse. 



Pronoms possessifs. 

56. Nous donnerons d'abord le tableau des pronoms con- 
joints des trois personnes du singulier, en dressant pour chaque 
groupe le paradigme ordinaire suivi de la liste des exemples 
de chaque forme, ainsi que de toutes les autres formes qui fi- 
gurent dans nos documents. Le pronom de la seconde personne 
ne se trouve représenté dans aucun dociunent. 

M. F. M. F. M. F. 

Groupe I S. mio mi so so [to to 

P. mios mis sos sos tos tos] 

Exemples: mio Doc IX 3, XX 11, 15, XXXIII 24, 42, 44, XLII 

10, 15, 27, etc., XLVI S, 6, 8, 9, XLVH i, 5. LVII 84, LIX 

2, 7, 10 36, LXI 55, LXII 46, LXm 13, 14, 72, 72, LXIV 

81, LXV 92, LXVI 5, 6, LXVm 79, 79, LXXIU 55. 

mios Doc. Vm 55, Xm 19, XX 12, XXXIII 43, 43, XLH 

E, Stooiff, 18 




274 ERIK STAAFF 

II, II, XLVI 3, LI 24, LIX 8, 8, LX 93, LXVIH $7, 
LXXrV 31, 37, 40, 40. 

mi Doc. vn 2, IX 4, s, XV 3, xvm 3, 20, XX 9, 12, 13, 

13, 14, XXIV 13, XXV 4, 12, XXX 2, XXXI 2, xxxm 24, 

XXXVm 2, 8, 14. 34, 53. XLI 6, 69, XLH 14, XLVffl 
41, 47, 61, 69, LI 8, LIV 2, 13, 22, 28, LVI 6, LXin 27, 
LXVI 6, 7, LXXm 15, 17. 

mis Doc. XXX 7, LI 13. 

so Doc. m 6, 7, IX 4, xm 9(/«), 33, XV 10, II, xxn 26, 

34. XXIII 24, 32, XXrV 4, XXVI 27, 44, XXIX 15, 15, 
XXXI 39, 49, xxxm 49, XXXIX 31, XLI 10, XLH 12, 
XLVI 38, 39, 41, XLVn 16, XLIX 53, LI 9, 17, 39, 41, 
LUI 20, 22, LVI 39, LVII 30, 50, 53, 56, LVm 25, LIX 
27, LXIII 61, 62, LXIV 37, 77, LXV 69, 88, LXVniôs. 

SOS Doc. III 8. VIII 57, XXin 28, 29, XXIV 19, XXVI 39, 

XXX 21, XXXIX 8. 9, 13 etc., XLI 62, XLH 44, 56, 6S, 
XLV 9, 10, XLVI 10, 35, LI 6. 15, LX 38, 38, 43, LXI 
10, 27, 42, 49, LXXII 42, 90. 

sû (fém.) Doc. XIII 36, XXII 6, 8, 8, 11 etc., XXV 21, 

XXXI 48, XXXIX 4, XL 22, XLI 38, XLVni 7, 8, II. 
15, etc., L 6s, LIV 25, LVII 38, 38, LXIII 18, 46, 
LXXn 42, 42. 

SOS Doc. XXII 7. 16, XLI 61. 

Autres formes employées: 

1. Pour mio: mie Doc. LIV 7 [pro), 

mi Doc. XXX 2, 10, XLV 19, 19, LUI 23, LIV 
7, LXVI 7, LXXII 88, 89, 100, LXXIV 10. 

2. Pour mios: meus Doc. XXXVI i. 

mis Doc. LXVI 7, LXXIH 16. 

3. Pour ;///; mia Doc. XXXVI 2, LIV 4, 5. 

mie Doc. XIII 3, 4, 8, 9, 27 etc., XVI 3, XXXHI 
43 [Jin\ XLII 33, 92, LIV 6, 12, LVIII 
2, 27, 30, 51, LIX 2, 36. 

mio Doc. XI 2, XIX 2. 

4. Pour mis: mias Doc. XXXII 29. 

vîies Doc. XXIII 5, LIX 9. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 275 

5. Pour so: su Doc. Vil 15, 18, LXV 2, 41, LXVm 4, 41, 

46, LXX 15. 

6. Pour sos: sues Doc. XLVIII 14, 71. 

sus Doc. LI 6, LX 53, LXIII 11, LXXII 14, 14, 14. 

7. VoMTSo(lém,):sua Doc. III 12, LXV 6. 

sue Doc. Xm 9, 10, 17 etc., XVI 33, XXXIX 11, 

23, XLII 103, XL Vin 6, II, 14, 28, 73, 

LIX 17. 
suo Doc. LVIII 62 (suo lauor). 
su Doc. VII 14, XVm 37, 38, 43, XXI 4, XLVn 17 

(lauar) LVm 17 (laor), LXIH 23, LXV 3, 4, 

LXVm 4. 

8. Pour ^^j: ji^j Doc. XLII 16, 59, XLVIII 55, LIII 4. 

sus Doc. XVm 16, XXVI 39, XLVII 3, LXII 13 
(lauores)t LXX 4. 

M. F. M. F. M. F. 

Groupe II S. mio mia so sua [to tua 

P. mios mias sos suas tos tuas] 

Exemples: mio Doc. IV 7, LXVII 12, 28, LXIX 38, 52, 53, 

LXXI 72, 75, 84, LXXVni 18, 22, LXXIX4, 17, LXXX 

13, LXXXn 38 (senal),^ LXXXVI 2, 13, LXXXIX 13, 

13, 17, 23, 30, XC 45 (senal), XCVI 21 (senal), 

mios Doc. XII 45, 45. LXXVHI 3, 15, 16, 20, 32, LXXIX 

4, Lxxxn 29, Lxxxin 3, 28. 

mia Doc. LV i8, LXIX 42, 51, LXXI 37, 47, LXXVHI 

14, LXXIX 4, 16, 17, Lxxxn 3, 20, 21, 29, Lxxxm 

3, 27, LXXXV 3. LXXXVni 2, 22, LXXXIX 16, 20, 50, 
mias Doc. LXXVHI 17, LXXX 22, LXXXIX 18. 

so Doc. XH 22, 49, XXVHI 8, LXVH 27, LXIX 6, 35, 36, 
LXXV 36, LXX VII 62, LXXVHI 47, 51, LXXIX 34, 41, 
LXXXH 14, 41, LXXXIH 10, LXXXIV 30. LXXXVIH 31. 

sos Doc. XH s, 7, 26, 26, LXVH 25, LXXI, 26, LXXV 

4, 9, 10, 31, 33, LXXVI 15, 16, 18, LXXXI 22, XCVI 
6, 10, IC 28, 29, 30. 

sua D oc. XII 25, XXVHI 9, XLIH 69, LV 13, LXXI 35, 

* Lorsque le genre du substantif déterminé par le possessif peut être 
douteux, nous avons ajouté le substantif entre parenthèses, plaçant toujours 
l'exemple là où l'usage ordinaire nous parait lui indiquer sa place. 




2/6 ERIK STAAFF 

46, 60, LXXVI 15, 20, 28, 59, LXXVn 4, 5, 14, 15 etc., 
LXXXm 10, LXXXIV 25. 30, LXXXVI 6, LXXXDC 26. 
IC 14. 
suas Doc. XXVm 5, 12. 23, LXXI 28. LXXXH 15. LXXXm 
8, 8, LXXXVI 8, XCVI u, IC 28, 29. 32, 37.- 

Autres formes employées: 

1. Pour miûs: tneos Doc. IV 9, 10. 

2. Pour mia: mea Doc. XVII il. 

mie Doc. LXXDC 3. 

3. Pour sos: sus Doc. LXXXVH 17, 18. 

sous Doc. IC 38. 

4. Pour i»a: so Doc. LXXXV 36, 37. 

5. Pour xiftw; x«j Doc. LXXXVH 17. 

j^j Doc. LXXXV u, 15. 

M. F. M. F. M. F. 

Groupe IIL S. meu mia sou sua [tou tua 

P. [meus] mias sous suas tous tuas] 

Exemples: tneu Doc. XCIV 16, 17, 65, XCVHI 26 (smoljC^i 

(sinal) CI 123, 124. 
mia Doc. XTV 5, 21, XCII 12 XdV 24, XCVH 2, 

xcvni 12. 

mias Doc. XCH 24, XQV 20, XCVHI ro. 

sou Doc. XIV 26. 42, XCIV 8, XCV 8, 8, 10, XCVH 

16, C 50, 60, CI 40, 41, 42, 61, etc. 
sous Doc. XCI 7, 24, XCra 22, XCIV 42, XCV 6, 

7. 7. 30, C II, 14, 45. 
sua Doc. n 9, XCrV 43. XCV 6. 7, C 46, 57, Q 

II, 27. 
jwtfj Doc. n 8, XCm 21, XCV 6, 14, CI 7, 9, 20, 57, etc. 

Autres formes employées: 

1. Pour meu: mio Doc. XTV 13, 22, 42. 

2. Pour sou: suo Doc. Il 9. 

3. Pour sous: sos Doc. XCIII 28, CI 27, 47, 71. 

Parmi ces différentes formes, quelques-unes sont régulières 
au point de vue phonétique, tandis que d'autres sont dues à 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 2^^ 

Tanalogie. Dans le groupe I, les formes masculines tnio^ mios^ 
so, SOS sont régulières. Il en est de même pour les formes fé- 
minines mi^ mis, qui dérivent de mia, mias en passant par 
rétape intermédiaire tniey mies, formes dont IV a disparu par 
suite de la proclise. Mie, mi et mis au masculin sont des em> 
prunts faits au féminin. La forme meus du doc. XXXVI x est sans 
doute une forme latine, comme d'ailleurs filius et tant d'autres 
mots de ce document. — Su, sues, sus au masculin ont été em- 
pruntés au féminin, tandis que so, sos, les formes ordinaires du 
féminin, constituent elles-mêmes un emprunt au masculin. Les 
formes phonétiques sua, sue, su, sues, sus, analogues, quant à 
leur origine, à mia, mie, mi, font pourtant une concurrence vive 
à sû. Sus au pluriel parait être d'un usage moins fréquent que 
sues, sus. 

Quant au groupe II, les formes du féminin de la i" p. ont 
gardé un aspect plus ancien, mia, mias, et il en est de même 
pour les deux autres personnes, où sua, suas (tua, tuas) n'ont 
pas, comme dans le groupe i, succombé à l'envahissement des 
formes masculines. Meos du doc. IV 9 est probablement une 
forme latine. Dans la même phrase, on trouve ego. L. 10, 
l'abréviation que nous avons transcrite par meos peut signifier 
mios. Le sing. mio est attesté par la ligne 7. Nous inclinons 
à regarder aussi mea, doc. XVII 11, comme ayant subi l'in- 
fluence latine, d'autant plus que nous n'avons rencontré cette 
forme dans aucun texte espagnol. Mie du doc. LXXIX offre 
la réduction fréquente dans le groupe L Sus au masc. révèle 
l'influence féminine, tandis que sous est la forme phonétique du 
masculin appartenant à la région du groupe m. .S^', sos au fé- 
minin ont été empruntés au masculin, sus représente une réduc- 
tion de sua, suas du même genre que celle du gr. I, ou bien 
opérée sous l'influence des formes so et sos du masculin. 

Groupe III. Les formes ordinaires de ce groupe sont celles 
citées M. P. p. 49 — 50, bien que, dans les patois modernes qui 
ont conservé ce paradigme, la i«« personne présente l'ç diph- 
tongue: mieu. Doc. XIV, on trouve mio, forme ordinaire des 
groupes I et n, à côté de sou (cf. doc. IC). Sos pour sous doit 
probablement être regardé comme une contraction de cette 
dernière forme. 




278 ERIK STAAFF 

Quant à sue des doc. Il et LVIII, ce sont là les seuls exemples 
que nous ayons trouvés de cette forme, bien que, d'après M. 
HanssenS eÛe ne soit pas très rare. Si, doc. LVIII, louer est 
réellement du féminin, on est en présence de l'emploi ordinaire 
en léonais du possessif masculin pour le féminin. Hors du Léon, 
cette forme nous est connue par le Fuero Viejo de Castilla. * C'est 
M. Cornu qui, Z. XXI p. 415, attire l'attention sur les formes 
sua, suos de ce texte, et M. Hanssen, 1. c. p. 12, s*appuyant 
entre autres sur les formes analogues qu'il a trouvées en léonais, 
veut le localiser au nord-ouest de la Vieille-Castille, où le dialecte 
devait se rapprocher du léonais. En elle-même la forme suo n'a 
rien de surprenant. On avait mio, mia et le fém. sua; rien de 
plus naturel que de former sur cette dernière un masc. suo d'après 
le modèle mio: mia. Mais les documents ne permettent pas encore 
une localisation de cette attraction analogique. 

M. Hanssen, 1. c. pp. 6 et 7, dresse les paradig^mes du pro- 
nom possessif en léonais. Pour le léonais proprement dit, les 
formes ordinaires sont d'après lui 

mio mia so (suo, su), sua (su, sue, so) 
mios mias sos (suos, sus), suas (sus, sues, sos). 

Comme on le voit, les formes ordinaires de ce paradigme sont 
analogues à celles de notre groupe IL Quant au groupe I, le trait 
particulièrement léonais que relève M. Menéndez Pidal, Gram. 
S 96, et qui consiste dans le remplacement des formes féminines 
par celles du masculin (contrairement à ce qui a lieu en castillan) 
y est nettement accusé pour le pronom de la 3© p. et apparaît 
aussi pour la i^. Dans les doc. examinés par M. Hanssen, ainsi 
que dans nos doc. du groupe II, la forme so au fém. est très rare. 

56. Les pronoms possessifs des i" et 2® pp. du pluriel 
offrent dans les textes léonais des formes sporadiques avec q non 
diphtongue: à côté de nuestro(s)^ etc. on trouve nostro(s), etc.* 
Doc. LXXXin, on peut remarquer que le pronom de la i'* p. 



^ Das Possessivpronomen in den altspanischen Dialekten p. 6. 

* Elle est fréquente aussi dans les Tratados de Cabreras Esp, sagradi 
36 p. CXXXIl ss. Cf. Hanssen, Altsp. Pràterita p. 21. 

• Pour les exemples, voir le tableau p. 203. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 279 

est nuastro 13, nuastra 16, 17, celui de la 2^ p. uostro 13, uosira 
4, 29. Cette différence s'explique, si l'on admet que le premier 
élément de la diphtongue uo dans *uuostro a été absorbé par \u 
consonne initial (cf. vortos 6), d'où par conséquent uostro^ tandis 
que dans *nuostro la diphtongue a passé conformément à la 
tendance dialectale k ua: nuastro. 

Le groupe III offre les formes suivantes: 

nosso nossa uosso uossa 

nossos nossas uossos uossas 

Exemples: Doc. XCIII 3, 4, 12, 18, 20, XCIV 22, 26, 36, 

xcv 3, 4, 15. 19, 21, 22, 24, XGvn 4, 10, xcvm 3, c 4, 

s, 6, 9, 19, 20. 24. 

Le groupe str a subi ici la réduction en ss^ probablement 
d'abord en position atone (cf. franc, nostros > nos). Cette réduc- 
tion est connue non seulement du galicien et du portugais, mais 
aussi de Tanc. espagnol ^ et de ceux des patois modernes de 
la région occidentale qui ont aussi soUy etc. ' 

57. Les formes accentuées du pronom possessif sont rares 
dans nos documents et n'offrent d'ailleurs guère d'intérêt. Les 
exemples qu'on trouve permettent d'établir le paradigme suivant: 

mio mia suyo suya 

mios mias suyos suyas 

Exemples: mio Doc. XIII 8, LIV 15, 20, 21, LIX 9; mios 

Doc. XLVI 23. 
mia Doc. XCVIII 14. 
suyo Doc. XXn 9, XXXVm 33, XLVI 10, 10, 

LIV 16, 18, 21, 28; suyos Doc. XXII 10. 
suya Doc. XXII 25, LXIX 16, 34. 

Il n'y a que trois exemples d'autres formes: so pour suyo 
doc. XXII 12, sou XCV 14 et sos CI 81, tous représentant les 

* Cf. Menéndez Pidal, Gram. § 97, x. 

* Cf. M. P. p. 50 et Miinthe, Ant. p. 43. 



280 ERDC STAAFF 

formes phonétiques qui cédaient peu à pea le pas detutli 
fonnation analogique suyo, ^ 

Les formes accentuées des i» et 2« pp. do pluriel scotidah 
tiques aux formes atones. Nos documents da groiq>e III n'ci 
offrent pas d'exemples, mais dans les pariers modernes les iomes 
avec ss s'emploient aussi en position tonique. 



Pronoms indéfinis. 

58. Le groupe de pronoms indéfinis aliquetn^ ^alicumm, 
etc. offre souvent en léonais des formes avec un d initial épeo- 
thétique. Voici les exemples de nos documents: 

dalguno Groupe L Doc. XL VI 23, LVII 24, 46, 49, LK il, 
LXIV 20, 28, 43 (mais alguno 17). 
Groupe IL Doc. XII 25, XXVIII 22, LXXXm id 
dalgmen Groupe H. Doc. LXXXVm 11. 

M. Munthe, Z. XV p. 230, a rassemblé un certain nombre 
d'exemples de ces mots du Fuero Juzgo et d'autres anciens textes, 
et il cite aussi des formes correspondantes de Tasturien moderne: 
dalguriy dangun, daqtden^ daqué, dacuandOy dayure. ' M. Mundie 
rappelle que les mots négatifs correspondants figurent qaelqll^ 
fois avec d initial pour n. Dans Tanc. esp., on ne connaît que 
deux formes de ce genre: degun^ deguna d'un manuscrit du Fuero 
Juzgo (pp. 146, 149), mais, dans Tasturien moderne, on a deftgwi^ 
delgun, denyure^ dans Tandalou denguno^ en catalan dengû^ degk^ 
dingû et en provençal degun. M. Schuchardt, Z. V p. 305 
(Cantes flamencos), explique la transformation de nengun en 
de(n)gun par une dissimilation consonnantique, explication admise 
par M. Munthe, 1. c, et par M. Meyer-Liibke, Gram. I $ 573. 
M. Munthe, qui fait remarquer que cette dissimilation a néces- 
sairement été tout particulièrement favorisée par des combinaisons 
comme nen nengun^ sin nengun^ en nengun (cf. pendola < pen- 
nola), croit que dalguno^ £&/^çïrf^ etc. doivent leur rf à l'influence 

^ Sur cette forme, voir Cornu R. XIII 313 et Menéndez Pidal Gram. %% 
96, 3 et 68. 

' Cf. aussi le Dicc. de VigôD et Z. XXUI p. 333. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 28 1 

!t des pronoms négatifs, théorie adoptée par M. Meyer-Lùbke, 
Gram. I $ 430. En faveur de cette théorie, qui est sans doute 
K en principe acceptable, semble parler le fait que les mots affîr- 
t matifs commençant par un d^ ont toujours la syllabe initiale 
B atone comme ninguno, tandis qu'on ne trouve pas dalgo pour 
algo. D'autre part il serait extraordinaire qu'une forme comme 
dengun, dont on ne connaît en anc.-esp. que deux exemples^ 
eût pu changer la forme de mots aussi habituels que alguno^ 
etc. On s'attendrait plutôt à trouver alors des formes comme 
*nalguno^ etc., puisque ninguno est en tous cas beaucoup plus 
fréquent que dengun. Dans nos documents, ninguno^ nenguno et 
neguno sont d'un usage très fréquent, mais il n'y a aucune forme 
avec d. Dans ces circonstanses, il nous parait difficile d'attri- 
buer a dengun l'origine des formes dalguno, dalguun^ etc. M. 
Baist, Jahresbericht IV i p. 317, regarde cette attribution comme 
impossible. 



C. Noms de nombre. 

59. La forme masculine de duos est dos, exception faite 
pour quatre doc. du groupe III: XIV 19, XCIV 27, C 10, 20, et 
CI 2, qui ont dous^ forme analogue à sous < suos et qui se con- 
serve encore dans des parlers occidentaux (M. P. p. 47). Au 
féminin on trouve duasy dues ou la forme masculine dos. Voici 
les exemples: 

duas (dues): Groupe I. Doc. Xm 25, XXVI 37 (dues), XLVIII 

64 (dues), LXVI 17 (due)s. 
Groupe IL Doc. XLIII 51, 58, LXXV 38, LXXXI 
44, LXXXn 6 XC 39, 42. 

dos: Groupe L Doc. XV 40, XVIH 6, XXVI 41, XXXIV 

8. XXXV 9, II, XLH 87, XLV 26, XLVI 20, 
LVII 10, 14, 15, 18, LX 96, LXI 13, 28, LXtt 
12, LXIV 52, LXV 62, LXVni 63, LXXII 85, 
LXXm 12, 31, 47, LXXIV II, 14, 46. 

La forme masculine était donc dès le commencement du 
Xm^ s. d'un usage fréquent dans la partie orientale du léonais* 



282 ERIK STAAFF 

60. ViginH et triginta revêtent dans nos documents les 
formes suivantes: 

veynU Doc. LIX 7, LXV 74, LXVm 25. 34, 54, 69, LXXI 

75, 76. 

t/^7ï/ Doc. LXX 47. 

vinte Doc. LXXIV 13, 14, 20 etc. LXXXDC 24, IC 41, 

C37. 

treynta Doc. LXXIII 32, 51. 

trinta Doc. LXXXIX 21, XCV. 13. 

Pour les autres dizaines, on trouve les exemples suivants: 
quarenta IC 16, 26, 31, 36; cinquaenta C 37, sexsaetUa LXXXDC 
II, nonaenta LIE 10, LV 20. 

Pour l'explication phonétique de ces formes, nous nous 
bornons pour le moment à renvoyer à l'intéressant article de 
M. J. Jud, Die Zehnerzahlen in den romanischen Sprachen p. 25 
ss. ^ M. P. p. 47 cite d'autres exemples des formes précitées. 

D. Particules. 

61. Si figure dans nos documents sous les formes si et se. 
Quant à l'origine de cette dernière, qui l'a emporté en italien, en 
portugais et qui prévaut en anc-français, M. Meyer-Lùbke 
Gram. I § 613 propose de l'expliquer par l'influence de çtie < 
quid. — D est inutile d'énumérer les exemples de nos documents. 
Il suffit de dire que, dans le groupe I, les deux formes sont 
nombreuses: si se trouve dans 18 doc, se dans 11, dans le 
groupe II, se est beaucoup plus habituel, se trouvant dans 9 doc. 
contre 2 avec si. Dans le groupe III, se se trouve dans 3 doc, 
tandis que si n'y est pas représenté. 

Nec donne ne^ 7ii^ nen, nin. Ces deux dernières formes s'ex- 
pliquent par l'influence surtout de no — non (Meyer-Liibke Qram. I 
S 549) mais peut-être aussi de bien^ sin (Menéndez Pidal Gram. 
S 128, 4). Ne est la forme atone régulière, tandis que n/ peut, 
d'après M. Meyer-Lùbke Gram. 1$ 613, s'expliquer par l'influence 
de y — e < et. Dans le groupe I, on trouve ni^ nin dans 14 doc, 
ne, nen dans 6. Dans le groupe H, 7 doc ont ne(n)^ 2 ni (n). Dans le 

^ Tirage à pan de «Aus rom. Sprachen und Lîteraturen, Festgabe fur Hcin- 
rich Morf. Halle 190s». 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 283 

groupe m, enfin, il n'y a pas d'exemple de ni(n)^ tandis que 
ne(n) figure dans 5 doc. — Comme on peut s'y attendre, les 
deux formes se trouvent de temps en temps dans le même doc, 
ex. doc. XXXin nin ii, tien 11, LXXXI nin 35, nen 36, 37. 

Sine prend généralement la forme sin^ dont la voyelle reste 
inexpliquée. Cette forme figure dans 16 doc. du groupe I. Un 
seul document de ce groupe, LXIV 35, offre l'autre forme, sen^ 
caractérisée par M. Menéndez Pldal, Gram. § 129, comme par- 
ticulière à l'anc. léonais, et qui dans notre groupe II se retrouve 
doc. LXXVn 50 et LXXXII 3, dans le groupe III [sent), doc. 
XCI 13, XCffl 16, XCV 23 et CI 28. D'autre part, sin figure 
dans les doc. LXXI 64 et XC 22, 30 du groupe H. — Outre 
ces deux formes, nos documents en offrent une troisième: sien, 
dont on trouve les exemples suivants: 

Groupe I Doc. XXXDC 17. 

Groupe H Doc. XXVm 36, LXIX 36, LXXXI 32, IC 12, 12. 

Nous croyons qu'il faut voir là une forme hybride entre 
sen et sin, qui s'employaient toutes deux. La forme se trouve 
justement dans le groupe H, situé entre la région de sin (Gr. I) 
et celle de sen (Gr. III). Nous avons déjà vu plus d'un résultat 
pareil du mélange dialectal dont le centre du Léon offrait le 
spectacle. 

Notons enfin sous ce $ quelques exemples de la préposi- 
tion per en dehors des combinaisons avec l'article:* XL, 47, 
47, XLV 7, LXXV 13, 21, 27, 39, et quelques exemples de no 
en dehors de la combinaison avec un pronom suivant: XV 46, 
XXn 22, XCI 19. 

E. Le Verbe. 

Chute ou maintien de Te final dans certaines 

terminaisons. 

62. Conformément à la loi qui règle la chute de IV final, 
cette voyelle doit tomber et tombe réellement en ancien espa- 
gnol dans certaines formes verbales où la langue moderne montre 



* Cf. Gessner p. 34. 



284 £RIK STAAFF 

pourtant toujours des formes avec e. Il s'agit des i" et 3* per- 
sonnes du futur et de l'imparfait du subjonctif dans toutes les 
conjugaisons, de la 3* p. du présent de l'indicatif des verbes 
en -^r et en -ir, de la i* et de la 3* p. du présent du subjonctif 
des verbes en -^r, de la 2* p. de l'impératif des verbes en -er 
et en -/r, de la i'* p. des parfaits forts et de la 2* p. de tous 
les parfaits. — Dès les plus anciens textes, on trouve dans 
l'usage de \e final de ces formes une certaine hésitation. L'ana- 
logie tend partout plus ou moins fortement à rétablir cet e^ mais 
les effets de ce travail analogique n'apparaissent pas à la même 
époque ni également abondants dans les différentes parties de 
l'Espagne. Nous allons jeter un regard sur l'usage tel qu'il se 
montre dans nos documents, mais d'abord nous allons dire quel- 
ques mots sur la nature des analogies qui agissent dans ce cas» 
en nous bornant toutefois aux formes qui figurent dans nos 
chartes. 

Remarquons que partout IV apparaît presque régulièrement 
à la 3* p. du présent du subj. des verbes en -ar: des formes 
comme pech^ peSy perdon sont très rares. ^ En effet, les analc^es 
qui tendaient à remettre Xe dans ce cas étaient très fortes. D'abord» 
il y avait les verbes où \e était précédé d'un groupe de consonnes 
qui empêchait sa chute (finque^ etc.). Ensuite le présent de l'indi- 
catif où 2 â^f, 3 a — 5 ades 6 an réclament la même relation phonique 
entre les formes du subjonctif, ce qui est enfin aussi le cas du 
présent du subj. des verbes en -er et en -ir avec i.ai. as 3. tf 
— 4. amos 5. ades 6. an. — La 3* p. du prés, de l'indicatif a 
déjà par suite de sa fréquence plus grande une force de résis- 
tance plus considérable, et n'est d'ailleurs pas exposée à toutes 
les influences qui agissent sur la personne correspondante du 
subjonctif. Ainsi celle que nous avons nommée en troisième lieu 
est ici beaucoup moins forte, la conjugaison en <r n'offrant 
pas un paradigme de la même structure que celle en -ârr: i. a 
2. es 3. (e) — 4. imos^ 5. ides^ 6. en. 

Le futur et l'imparfait du subjonctif suivent le présent du 
subjonctif et tout le système verbal où règne — exception faite 
pour le parfait et pour les i"* pp. du présent de l'indicatif (et 



* Cf Menéndez Pidal Gram. $ 107, 4. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 28$ 

du futur) — cette loi que le pluriel se forme en ajoutant les 
terminaisons -mos, -des, -n^ aux thèmes du singulier, loi qui est 
cause aussi de l'échange de Yo à la i** p. du subj. du futur 
contre e. Cette action analogique a eu lieu plus tard dans le fti* 
tur du subjonctif si, comme c'est le cas du léonais, les 4* et 5* 
personnes sont sujettes à la syncope. Dans ce cas, le singulier 
et le pluriel subissent pourtant à la longue tous les deux l'ana- 
logie des autres temps du verbe. 

Nous ne voyons par conséquent dans la présence de plus 
en plus fréquente de Ye final dans ces cas qu'un effet de 
l'action analogique et nous ne pouvons pas croire avec M. Me- 
nénde2 Pidal que le / perdu de la 3* p. y soit pour quelque chose. 
Dans ce cas, il faudrait attribuer la disparition fréquente de 1'^ à 
une analogie, car si le / est tombé pendant que la loi des voyelles fi- 
nales était encore en vigueur, il n'y a pas de raison pour croire que 
cette loi n'eût pas frappé avec sa force ordinaire \*e en question; 
si d'autre part le / pouvait empêcher cette chute, c'est que la 
loi n'agissait plus lorsque le / est tombé, et dans ce cas la perte 
de IV n'est plus attribuable à la loi en question. Mais, à notre 
avis, cette loi était en vigueur encore longtemps après la dis- 
parition de fe: si Ye apparaît de temps en temps dès les plus 
anciens textes, c'est que l'analogie exerçait déjà de bonne heure 
son influence. 

Quant à nos chartes, nous pouvons d'abord constater que la 
3* p. du présent du subjonctif des verbes en -or est représentée 
dans la plupart des documents, mais qu'il n'y a pas un seul 
exemple de cette forme apocopée. — La 3* p. du présent de 
Tindicatif des verbes en -er et <r figure aussi dans presque tous ' 
les documents et presque toujours sans e. Les mots les plus 
fréquents sons jaz, faz, tien, (canjvien^ qtner. Le doc. VIII offre 
seulement des formes non apocopées \fiene 9, exe 14, 15, iaze 
26, 30). Autrement les formes pleines sont sporadiques, se trou- 
vant à peu près dans la même proportion dans les trois groupes 
et mêlées à des formes apocopées. Voici la liste des formes non 
apocopées: tjne Vil 17, quiere XIV \, faze XXIX 26, sale 
XXXVm 24, 27 pertenece XLI 44, 48, XLm 23, 40, LXII 5, 
LXXI 62, LXXm 6, LXXIV 7, C 7, dize, LX 63, LXVm 57 
iaze^ LXV 25, LXXX 6, 7. C'est donc surtout le mot pertenece 



286 ERIK STAAFF 

qui figure sans apocope. Ce même mot est souvent apocope, et, 
comme iaz aussi bien que plusieurs autres formes finissant par 
s figurent extrêmement souvent dans nos chartes, on ne peut 
pas attribuer ce fait à une tendance phonétique à remettre 
IV après z (ç), A notre avis la forme non apocopée de 
pertenece tient à ce que ce mot était relativement peu ordinaire, 
tandis que iaz^ faz^ vien^ quier étaient des formes extrêmement 
fréquentes, qui, par là, opposaient une résistance plus forte à 
l'action analogique. 

Les \^ et 3« pp. de Timparfait du subjonctif ont générale- 
ment subi l'analogie. Des formes apocopées se trouvent dans 
14 documents, presque tous appartenant à la première moitié 
ou au milieu du siècle, tandis que vers la fin de la période les 
formes pleines, qui en somme figurent dans 31 doc, sont les 
seules employées. Les doc. XIII (21, 30, 31) et LXXni (40, 
47) offrent des formes des deux espèces. Les doc. XVHI 31, 
34, XXn 18, XXVI II, XL 9. 10. XLI 35. XLH 33, 34. 9S. 
XLIV 12, XLIX 42, LI 32, 33, LV 12. 13, LXVI 17 etLXXVH 
54, 58 ont seulement des formes apocopées. 

Les i»« et 3* pp. du futur du subjonctif sont généralement 
apocopées dans nos documents, qui, comme nous allons le voir 
dans le § 63, appliquent avec beaucoup de rigueur l'apocope 
dans les 4e et 5« personnes. 49 documents offrent seulement 
des formes apocopées, tandis que les formes pleines ne régnent 
exclusivement que dans les doc. III 5, 6, VTII 31, 56, XV 37, 
XXIX 30, XXXn 26, LIX II. Autrement les formes pleines 
se trouvent, en petit nombre, mêlées aux formes apocopées, dans 
les documents suivants: XXII 13, 17, 23, 36, 36, mais cf. 33 
XXin 4, 21, 22, mais cf 26, 27, XXXIII 45, mais cf 18, 31, 32, 
XILIX 24, 28, 30, mais cf. 32, LVII 45, mais cf 20, 24, 28, 30, 
32, etc., LXII 18 mais cf 18, 20, 23, 25, LXTV 16, 30, 43, mais cf. 
17, 29, 34, 47, LXXn 74, mais cf ^, 68, 69, 73, 75, LXXHI 
44 mais cf 25, 28, etc., LXXIV 10, mais cf. 32, 39, 39, 43, 
LXXIX 21, mais cf 17, LXXX 15, mais cf, 13, LXXXV 21, 22, 
mais cf 23. Le groupe II n'a que 4 formes pleines, le groupe 
III n'en offre aucune. 

Quant à la i" p. du parfait fort enfin, fiz figure dans 19 
doc, fice (feci) dans 4. Le doc LXIII offre fiz 39 et ffice 72, 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 287 

pus se trouve doc. LI 47 et LXXXII 38, puse LXXXIX 50, 
oue doc. XXVin 28 et LXVI 4. — Sur les causes du rétablis- 
sement de IV dans ce cas, voir Menéndez Pidal, Gram. § 107, 4. 



Terminaisons des 1'* et 2* pp. pi. du futur du subjonctif. 

63. Un trait important du dialecte léonais consiste, comme 
nous venons de le dire, dans la syncope de \e pénultième atone 
des terminaisons -arefftûs, -aredes^ -eremos^ -eredes, -iremoSy -iredes. 

Tableau statistique. 

Groupe I. Doc XV pudieredes 27, meioraredes 3S,^«Wr/i5fJ 36; 
XIX aprauecharetnos 12, acreçfrenws 12; XXV quisiermos 8; XXV 
dierdes 13, ouierdes 26, quisierdes 28, dexaremos 30, diermos 32, 
32; XXX ganardes 25, comprardes 25, ensanchardes 26; XXXI 
quesierdes 13; XXXII quisierdes 21, dierdes 22; XLI fizierdes 58, 
acrecierdes 58; XLII quisierdes 38; XLVn quisierdes 12; XUX 
podierdes 11, entrardes z6, ffuerdes 17, dierdes 36, 37; L quisierdes 
57;LVn ouierdes 12, 12, fizierdes 21, troxierdes 22, tomardes 22; 
LVm quisierdes 12; LX fezierdes 47, fallarmos 50, 51, (pagarmos 
67); LXn pagardes 11, labrardes 14, 16, dierdes 24; LXm ouier- 
des 34; LXIV quissierdes 19, 28, 33; LXV fiierdes 32, quisierdes 
45, pasciermos 46, pascierdes 47; LXVm podierdes 44; LXXn 
fizierdes 12, 25, quisierdes 50, 71, recibierdes 65, toujerdes 70; 
LXXin touierdes 27, quesierdes 28, labrardes 35; LXXTV ouierdes 
18, pudierdes 29, sopierdes 29. 

Groupe U. Doc. XLIV podieremos 13, quisieremos 17; LXXVIQ 
uenermos 34; LXXX quisierdes 12; LXXXI quixermos 28, morardes 
31 ; LXXXn falardes 22 ; LXXXIU ueniermos 18; LXXXTV ueniermos 
i8; LXXXVn podiermos 6, quisiermos 9, toujermos 23, oujermos 24: 
IC ouierdes i8, dierdes 20, enviardes 20, laurardes 21, aiudardes 21. 

Groupe m. Doc. XIV quisierdes 15, ouierdes 20; XCI (fa- 
cerdes) 35, (seerdes) 12, 37; XCn quesierdes 1 1 ; XCm (laurardes) i6, 
(dardes) 17, (leyxardes) 20; XCIV puderdes 11; XCVn queserdes 
9; XCVm (ffacerdes) 9; C (tenerdes) 19, (dardes) 20, mandardes 
24, ouuerdes 29, quisennos 31, (venderdes) 31, quiserdes 32. 



288 ERIK STAAFF 

Le tableau précédent montre que la syncope était dans ce 
cas appliquée avec beaucoup de conséquence. Il n'y a qu'oD 
petit nombre de documents du groupe I qui ofirent des formes 
non syncopées. 

M. Gessner, p. 23, et M. Menéndez Pidal, Gram. $ 118 5, 
rappellent que la syncope en question n'est pas inconnue non 
plus au castillan, où elle est pourtant limitée à la 2« personne. 

Les exemples du groupe m que nous avons mis entre pa- 
renthèses, ne sont pas des futurs du subj., mais nous les avons 
placés ici parce que, étant formés sur le modèle de ce temps, 
ils offrent la même S3aicope. Ce sont des exemples de l'infi- 
nitif personnel connu du portugais et du galicien. ^ L'exemple 
du doc. LX est remarquable puisque l'infinitif personnel est 
presque inconnu hors du portugais (cf M. P. p. 56). 



Terminaisons de l'imparfait de l'indicatif II et IIL 

64. Nous n'allons pas rendre compte id de toutes les dif- 
férentes opinions qui ont été émises sur le paradigme de l'im- 
parfait II et m en ancien espagnol. Nous renvoyons au compte- 
rendu très détaillé qu'en donne M. Fitz-Gerald dans son intéressant 
ouvrage Versification of the cuadema via as faund in Berceo*s 
Vida de Santo Domingo de Silos (New York 1905) pp. 68 — 87. 
En prenant comme point de départ les formes de nos documents, 
nous discuterons cependant quelques-uns des points en litige. 

Tableau statistique. 

Groupe L Doc. XIX auiedes 22; XXIX ^ faxia 6, auiamos 
32; XXXVm deuiemos 3, podiemos 9, auiemos 10, jemos 12, 3 
ualie 13; XXXIX 3 aaie 2, tenîen 14, dizien 29; XL deujen 7, 
dîzien 7, diziemos 8, 3 deuje 10, prouariemos 11; XLII i aoie 18; 
XLYII 3 auie 4; XLVin tenien 9, 3 deuie 10, 34» 3 auie 12, 36, 
auien 14, 17, 22, 24, deuien 30, fazien 40, prodriemos 42; LI 3 
auie 9, 23, 3 dezie 20, 3 tenie 20, auiemos 21, 3 deuie 25; LU 3 



^ Cf. Diez 113 p. 187, Cornu Gr. pp. 1024 et 1054. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 289 

€aiia 5; LX deuiemos 67, acrecian 68, 3 podria 69; LXI auien 5, 3 
ienia 5, 3 deuia 14, cuoiplien 19, 3 uenia 20, 22, 26, apareçien 21; 
LXIII I mandaria 34, i tamaria 36; LXIV auiamûs S, 11, dariedes 
13, soliamos 15, 3 auja 32; LXV aujemos 8, 14, 19, podiemos 18, 
perderiemos 19; aujemos 19, auiamos 17, 28; LXVI i podie 11; 
LXVni rreçebiriemos 19; LXX 3 auia 7, 3 daria 8, 3 dizia 8, 3 tenta 

8, autan 17, 3 tornaria 18, 3 queria 19, sabian 32, 28, tenian 23, 
3 /a^/Vz 35, 41 ; LXXII i tenja 88. 

Groupe IL Doc. XII 3 auie 8, 3 auia 23, 3 detùa2y^ XXVIII 

3 flî^Vz 8, 13, 14, 21; LV 3 auia 13; LXVII 3 podie 4, 3 queria 
4, 3 dizie 8, 3 //7«/a 12, 3 solia 13; LXIX 3 perteneda 12, 3 ^/rya 

20 y aujan 24; LXXI 3 contenia 17, 19, 24, 3 queria 25, ipodia^^\ 

LXXV auien 13; hXXVlI pedianf 14, queriant 19, deuient 23, deuiant 

25, dizient 26, 3 ^^i/zV; 26, teniant 30, farient 30, ^iz^/Vz;:;/ 38, tenient 

41, auient 53; LXXVIII i auia 13; LXXIX i <7«/Vz 10; LXXXII i 

ténia 18, 19, \ ffaria 24; LXXXV auien 10, podien 11; LXXXVI 

3 auja y^ XC I poderia 32; XCVI dizian 5, 7, 9, 11, 3 pecharià 

14; IC 3 podria 12. 

Groupe III. Doc. XIV tenian 30; CI auien 8, 18, 93, dezien 

9, 12, 3 queria 24, recebirien 63, 3 auia 81, 102, 103, 115, 3 i/^wa 
84, 3 /a^/Vz 86, fazien 87, 3 daria 95, 3 podia 103, 3 estaria 116. 

Comme il ressort de ce tableau, il règne dans nos docu- 
ments la même hésitation entre les formes avec 2^ et celles avec 
ia qu'on connaît d'un grand nombre de textes littéraires du 
Xni* siècle. Souvent les deux formes sont employées dans le 
même document. Il n'y a pas beaucoup d'exemples de la i« 
p. du sing. : doc. XLII auie, LXIII mandaria, tornaria LXVI 
podie, LXXII tenja; LXXI podia, LXXVIII auia, LXXIX auia, 
LXXXII ténia, JBJaria, XC poderia : en somme 2 formes avec ie, 
9 avec ia. Pour toutes les autres personnes, les formes avec ie 
sont beaucoup plus nombreuses que celles avec ia. Tout cela 
cadre parfaitement avec les résultats généraux auxquels ont 
abouti les recherches faites sur cette question. 

M. Hanssen ^ a le premier prouvé qu'il y a une différence 
de forme entre la i^* et la 3e personne. Il a clairement dé- 

* Sobre la formaciôn del imperfecto de la II y III conj. cast. en las 
poesfas de G. de Berceo, Anales Santiago 1894 — 95. 

E, Staaff, 19 



290 ERIK STAAFF 

montré que, tandis que les personnes 2 — 6 offrent généralement 
ie monosyllabique, la i" personne se termine presque toujours 
en ia dissyllabique. C'est là un résultat acquis auquel tous 
ceux qui ont écrit sur ce sujet ont donné leur adhésion. 

On a tenté différentes explications de ce phénomène. M. 
Hanssen, ^ en s'occupant des pronoms possessifs, pose pour 
l'explication des formes du pluriel niios^ tniés, tués sués (cest 
là l'accentuation qu'attribue M. Hanssen à ces formes) la loi 
suivante: les terminaisons dissyllabiques io^ ia, ie, ûo, ûa, 
ûe deviennent monosyllabiques, lorsqu'elles sont suivies d'une 
consonne, par exemple j, ;/ ou un / disparu plus tard. Le ré- 
sultat de cette contraction, qui entraîne un déplacement de 
l'accent, est iôy ié, ié, ô, ué, ué. Ainsi s'expliquent les formes 
dioSy salio, tentés, tenié(t), teniètty diés, dos (< duos), dues, fué et 
les formes précitées du pronom possessif. Tous les pluriels en 
4as sont des formations analogiques d'après le singulier. Tandis 
que M. Baist, Jahresbericht V i p. 401 rejette cette loi tout 
entière, M. Zauner, Litteraturblatt 1899 p. 33 et Das Imperf. 
II, III im Altspanischen p. 4, l'accepte dans une certaine mesure. 
Sans parler ici de ios > iôs^ M. Zauner croit que a après un / 
accentué, persiste, étant final, mais se change en e^ étant suivi 
d'une autre consonne. M. Zauner n'admet donc pas le dépla- 
cement de l'accent. Une troisième explication est fournie par 
M. Gassner, Das altsp. Verbum p. 128 — 129, qui est d'avis qu'^ 
s'est affaibli en e d'abord dans les verbes auxiliaires et modaux 
à cause de leur emploi fréquent qui nécessite la brièveté, et une 
prononciation facile. Et ce serait alors à la y personne que ce 
changement se serait opéré tout d'abord, parce que cette personne 
était la plus usitée, tandis que la i« personne, étant la moins 
fréquente, aurait opposé une résistance efficace à cette tendance 
à l'affaiblissement. Des verbes auxiliaires et modaux, l'usage 
se serait répandu aux autres verbes. M. Baist, qui regarde cette 
dernière théorie comme inacceptable, voit, 1. c, dans la persi- 
stance de 'ia à la ir* personne «la preuve de l'accentuation 
plus énergique par laquelle l'homme s'oppose lui-même à 
l'existense plus ou moins indifférente d'autrui, accentuation qui 
peut se faire valoir lorsqu'il s'agit d'un phonème très sensible.» 

^ Das Possessiv-pronomen in den altsp. Dialekten p. 22. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 29 1 

Nous partageons avec une légère modification, l'avis de M. 
Zauner sur cette question, et nous appuierons tout particulière- 
ment sur l'importance du mot dia^ qui nous paraît de nature à 
pouvoir éclaircir la question. M. Hanssen, 1. c. p. 23, croit que 
le plur. dies du latin est devenu dies, et que, comme singulier, 
on a par une formation régressive créé dia, M. Baist, 1. c. p. 
402, n'hésite pas à qualifier d'erronée cette explication de dia^ et 
M. Zauner, Litteraturblatt 1899 p. 34, rappelle les formes it. 
et prov. dia^ qui prouvent l'existence d'un dia dans le latin 
vulgaire, forme à laquelle doivent d'ailleurs remonter aussi les 
mots respectifs du catalan et du portugais. 

Ajoutons qu'une formation régressive partant de dies n'abou- 
tirait pas sûrement à dia. En admettant que les substantifs en 
-ia avaient régulièrement au pluriel -iés^ ces pluriels étaient 
pourtant trop rares pour qu'on puisse croire qu'avec leur sin- 
gulier en 'ia^ ils eussent pu former des couples modèles dont 
on a pu tirer de nouvelles formes. Un pluriel diès aurait avec 
beaucoup plus de vraisemblance donné naissance à un singu- 
lier *â5rV. 

Nous croyons donc qu'il faut partir d'un singulier dia^ 
dont le pluriel dias donnerait à notre avis dies (Cf. Zauner). 
Nos documents offrent un certain nombre d'exemples de ce 
dies y dont M. Hanssen cite un ex. tiré des doc. p. p. F. Guerra 
p. 85. Nos exemples se retrouvent doc. IV 5, 10, XXXIX 14 
(mais dia 24), LXVI 21 (mais dia p, 9), LXXVII 63 (mais dia 
46) XCI 23, XCIII 26, XCVII, 13.^ Comme on le voit, le 
même document emploie au sing. dia, au plur. dies. Inutile 
d'ajouter que dans la plupart de nos documents, on trouve au 
pluriel la forme analogique dias. L'a était par conséquent pho- 
nétiquement légitime à la i^* p. de l'imparfait, e dans toutes 
les autres personnes. Que dans ces circonstances e pénètre 
très souvent aussi à la i" personne, cela n'est guère surprenant. 
Il paraît plutôt étrange qu'on trouve a aussi souvent aux autres 
personnes. Mais il ne faut pas oublier que l'imparfait de la i" 

* La forme die des doc. LVI 26 die joues et LX 100 die sabado montre 
l'affaiblissement en position atone et peut être comparée au pron. possesif 
atone mia > mie > mi. La dernière étape est représentée par dimiercoles doc. 
XVIII 35. 



292 ERIK STAAFF 

conjugaison était toujours là pour exercer son influence ana- 
logique, qui était très puissante et à laquelle on doit le réta- 
blissement définitif de ia dans la langue littéraire. 

En supposant un déplacement de l'accent dans ie, qui 
se serait toujours prononcé iè, M. Hanssen va sans doute 
trop loin. Nous croyons avec M. Fitz-Gerald que cette 
prononciation existait, mais qu'elle n'était pas la seule. H 
nous parait même probable que l'autre, ie, était la pronon- 
ciation ordinarie, car, comme le relève M. Zauner, 1. c, on ne 
comprend pas autrement comment le paradigme actuel aurait pu 
se former. Ce paradigme suppose ie^ non pas /V. Mais M. 
Zauner se trompe en disant, p. 8, qu'aucun dialecte moderne 
n'a ié, M. Menéndez Pidal, Gram. § 117, 2, parle de l'existence de 
cette forme près d' Astorga. — M. Munthe, Ant p. 50, en parlant 
des formes modernes dié^ estié du prés, du subj., suppose que 
diay estia sont devenus die^ estie, et croit que c'est dans le 
cas où e se trouvait être pénultième, c'est-à-dire lorsque ces 
formes servaient d'appui à un pronom enclitique, que le dépla- 
cement de l'accent a d'abord eu lieu: dièmi, dUmilu^ etc. Si 
l'accentuation ié existait à l'imparfait — et cela parait probable, 
vu les traces qu'elle a laissées dans quelques patois et vu cer- 
tains exemples (du reste peu nombreux) des anciens textes — il 
est très possible que le cas relevé par M. Munthe ait contribué 
aussi à l'évolution de l'imparfait. Il est d'ailleurs naturel que 
la grande fréquence de la diphtongue ie dût favoriser la pro- 
nonciation ié à côté de ie. 

M. Fitz-Gerald veut revendiquer pour ia la même liberté de 
prononciation, mais en s'appuyant, nous paraît-il, sur des argu- 
ments peu solides. Dans le vers 297 du Cid, l'imparfait salie se 
trouve dans une laisse dont l'assonnance est en a^ d'où M. Fitz- 
Gerald conclut à la forme saliâ. Mais, sans compter que le passage 
en question paraît, surtout à cause du vers 298, suspect et peu 
utile à servir de preuve à quoi que ce soit, l'émendation à faire, 
s'il en faut faire une, nous paraît être aussi bien ou plutôt salcj 
puisque tous les verbes excepté tomos (qui justement est suspect) 
se trouvent dans ce passage au présent. — Les preuves tirées 
de Santo Domingo de Silos ne sont pas plus convaincantes. 
Quant aux strophes 684, 751, la prononciation ia est en tout 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 293 

cas possible aussi bien que l'autre (cf. Cuad. via p. 66), quant 
aux strophes 8 et 185, M. Fitz-Gerald conclut du manque d'une 
syllabe dans un des manuscrits à la prononciation dissyllabique 
ia, qui restituerait le vers régulier dans ce manuscrit en néces- 
sitant la prononciation iâ pour les trois autres vers. Nous 
croyons qu'il faut le restituer par les émendations que M. Fitz- 
Gerald à l'aide d'un autre manuscrit a introduites dans son 
excellente édition du poème. Le vers 482 b de E est trop 
corrompu pour qu'on puisse y attribuer aucune importance. 



Terminaisons du parfait. 

65. La seconde personne du parfait de la conjugaison I 
montre en ancien espagnol souvent -este au lieu de -aste, \Je 
a pénétré aussi dans le pluriel où -amos devient -emos, -astes 
estes. Ces formes se trouvent aussi bien en léonais qu'en cas- 
tillan, mais les formes du pluriel, surtout celle de la 4* p., sont 
plus fréquentes dans les textes léonais. Il est probable que 
c'est grâce à l'influence analogique de la i" personne que cet e 
s'est introduit d'abord à la 2*, puis à la 4* et à la 5*, change- 
ment qui donnait au paradigme la même régularité qu'avait 
celui de la conjugaison en -tr. La fréquence plus grande de Ye à la 
2* p. qu'aux autres parle pourtant en faveur de la théorie de 
M. Cornu, d'après laquelle e serait dû à l'inflexion.^ 

Tableau statistique. 

Groupe l. Doc. XVI conpramos 6; XXXVIII rogamos 10, man- 
de mos 54; XLI heredamos 12, 19; XLII mande mos 87 ; XL VIII deman- 
demos 4, 35, mandemos 64, roguemos 70; L compramos 29; YArogue- 
mos 31; LU otorgamos 3; LIV mandemos 42; LVII usastes 20; LVIII 
mandemos 28; LX mandemos 96, 98; LXIII entreguemos \2^ encotemos 
47, mandemos 53; LXIV lauramos 37, dexamos 37, roguemos 51, 58; 
LXV roguemos 61, 68; LXVI rogamos 16; LXVIII roguemos 62; 
LXX juraraentamos 25, acordamos 34, 39; LXXII roguemos 84; 
LXXIII rroguemos 46; LXXIV rogamos 45. 

^ Rom. XIII p. 285. M. Meyer-Lûbke, Z. IX p. 234 ss., M. Baist, Gr. p. 
913 et M. Menéndez Pidal, Gram. § 118, 4 attribuem tous IV à l'analogie. 



296 ERIK STAAFF 

En examinant le tableau précédent, on trouvera qu'il com- 
prend I. des verbes en -/r, soit latins, soit romans avec un par- 
fait faible : canplir, escribir, ferir, morir, oir, partir, pedir, re- 
cibir 2. des verbes faibles en -^r: acrecer^ aiender, caer^ despen- 
der, meter, perder^ pertenecer, remanecer, vender 3. deux verbes 
forts: venir et ver. 

Les verbes faibles en -er ont de bonne heure pris au par- 
fait la même flexion que ceux en -/>. Ce qui iniporte d*abord, 
c'est par conséquent de voir quel est le rapport entre la ter- 
minaison 'iron^ (<^a, etc.) de nos documents et -ieron [-iera, etc.) 
du castillan, représenté aussi dans nos chartes. M. Meyer- 
Lùbke s*est prononcé sur cette question d'abord Z. IX (1885) 
pp. 234 et 253, ensuite Gram. II § 276. Le paradigme du la- 
tin a d'après lui, et c'est ce qui est généralement admis, * ces 
terminaisons: -ii, -isti, -iut, -tmuSj -istisy -irunt. Aux temps déri- 
vés, on avait donc 4ro, -ira^ -isse, etc. Le résultat régulier de 
ces formes est le paradigme léonais -/, -iste, -io^ -ifnos^ -isteSy -iron, 
'ir^ -ira, -isse, représenté par le tableau précédent et qui se re- 
trouve en portugais. Quant aux formes avec -/>, fréquentes en 
léonais et devenues les seules usitées en castillan, M. Meyer- 
Lùbke y voit le résultat d'une influence analogique de la part 
surtout des verbes en -er. Ces verbes ont en portugais une 
flexion à part, et la terminaison -eo de la 3* p., dont nous avons 
déjà constaté l'existence en ancien léonais, témoigne que ce dia- 
lecte possédait une fois un paradigme analogue. Si l'on con- 
sidère, ce dont nous avons déjà vu maint exemple, que le léo- 
nais représente une étape plus jeune que le portugais et plus 
ancienne que le castillan, il ne peut guère y avoir de doute que 
ce paradigme n'ait été autrefois répandu aussi sur le territoire 
du castillan. Ce paradigme présentait les terminaisons suivantes: 
-eiy -estiy -eo, -emos, -estes, -eron, Eo passait à -io, ce qui entraî- 
nait d'après le modèle des verbes en -ir à la i^e p. -/ et à la 
2* p. -iste. L'influence analogique des parfaits de ver et de dar, 
viy viste, via, viemos, viesies, vieron et di(e)y diste, dio^ diemos. 



* Cf. Baist Gr. 913. Z. IX, M. Meyer-Lûbke postule pour la 4e p. -sm- 
mus, ce qui ici n'a pas d'importance. Grundriss 2* éd. p. 479, il donne à la 
3« p. la terminaison -// au lieu de -/>//, ce qui impliquerait pour l'espagnol 
l'influence de I sur II. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 297 

diestes, dieron transformait le pluriel en -iemos, -testes, -ieron. 
leron pénétrait définitivement, -iemos, -testes sporadiquement aussi 
dans les verbes en -ir qui pourtant, comme nous l'avons vu, gar- 
daient en ancien léonais leur paradigme originaire; -intos -istes 
pénétrèrent de la conjugaison en -ir dans Tautre, et ainsi les 
deux conjugaisons furent identiques en castillan depuis les plus 
anciens monuments de la langue, en léonais considérablement 
plus tard. Les temps dérivés subirent la même influence directe 
ou indirecte de dier^ diera, diesse. 

M. Gassner, Das altspanische Verbum pp. 153 ss. et 183 
ss., partage d'une façon générale l'opinion de M. Meyer-Lùbke. 

M. Menéndez Pidal, Gram. § 118, exprime une autre opi- 
nion sur ces formes. D'après lui «les formes castillanes de la 
6n»e p. du parfait et des temps analogues reposent sur la con- 
traction du latin littéraire: audieram, audiissem, audiero, tandis 
que les anciennes formes léonaises reposent sur la contraction 
vulgaire: audiram etc., qui pour le plus-que-parfait appartenait 
aussi au latin classique: audissetn, etc.» 

Il paraît bien difticile d'admettre que la terminaison du latin 
littéraire eût survécu à la 3« p. du parfait au détriment de celle 
qu'on connaît être la vulgaire, et il est tout particulièrement 
diflScile de croire que cela aurait été le cas en Espagne, lorsque 
dans toutes les autres langues romanes c'est la terminaison du 
latin vulgaire que nous trouvons reflétée. Considérant que le 
portugais et l'ancien léonais offrent -iroity on ne pourra plus 
douter que cette terminaison ne fût aussi celle du castillan pré- 
littéraire. 

La théorie de M. Meyer-Lûbke nous paraît acceptable, surtout 
si, avec M. Baist Gr. % 913, on exclut le verbe z/^r des influences 
analogiques pour s'en tenir à dar. Tandis que le paradigme de dar 
montre régulièrement -/> dans toutes les personnes du pluriel: 
diemos < d^(di)mus^ diestes < de(dj\stcs, dieron < d^(de)runi^ il en 
est autrement pour ver qui a vimos < vl(de)mus, viestes < vi(d)ëstis, 
viron < viderunt. Nous croyons donc que fie de viemos, vieron 
est analogique, d'autant plus que les reflets ordinaires de ces 
formes sont en léonais vimos, viron^ tandis que les formes avec 
'ie sont jusque vers la fin du siècle très rares (X 2, LI i,LXII 
I, LXXXVII 2). 



298 ERIK STAAFF 

Résumons ce que nous venons de dire en l'appliquant aux 
formes de nos documents. Le paradigme des verbes en -/r du 
latin vulgaire a été régulièrement continué dans le léonais — et 
se trouve représenté par nos formes en -iroTty etc., tandis que 
dans le castillan -iron a dès les plus anciens temps cédé la place 
à "ieron. Le paradigme des verbes en -er^ continué en portu- 
gais, a en espagnol de bonne heure subi l'influence d'un côté 
du parfait de dar, de l'autre des verbes en -ir, grâce à la res- 
semblance de la 3* personne des deux conjugaisons. Tantôt les 
verbes en -er ont entièrement adopté le paradigme en i — tels 
ceux de nos documents que nous avons cités sous le n© 2 — 
tantôt ils montrent au singulier /, mais gardent au pluriel -irmos, 
'iestes, -ieron, terminaisons dues à l'influence analogique de d^i, 
et qui pénétrent sporadiquement même dans les verbes en -/>. 
Les verbes faibles en -^rqui dans nos documents ont -ientoSy -testes, 
'ieron se retrouvent doc. XXII repintjere 36, 38, XXVI coyeren 16, 
XLI acrecierdes 58, XLIV acaetieren 18, XL VIII uendieron 16, 
LVII uendier 28, 30, LX cayeren 40, LXI ualiessen 33, uertdjesse 
36, LXII enpeeciesse yj\\S!^ pasciermos /[6y ^T^YJ^NlSiestcibUs- 
cier 15, hXXVU prûr/tetzero;U 30, 41, cunnucieront '^2^ ue?uiesent 
43, LXXXVII cayesen 15. Les verbes en -/r où -/> a pénétré se 
trouvent doc. XLII odierun iio, XLV receuier 24, XLIX com- 
pliessedes 38, LX recebiessedes 92 (mais recebissedes 82), LXII 
reçibieren 17, LXIV oyeron 67, LXV oyeron y/, LXXII recibierdes 
65. Si, par conséquent, il règne une certaine confusion dans 
l'usage, il y a pourtant en ancien léonais deux paradigmes diffé- 
rents, un caractérisé par -iron^ -ir, -ira, -tsse, l'autre par -ieron, 
'ter, 'iera, -iesse, tandis qu'en castillan, grâce aux analogies dont 
nous avons déjà parlé, ce dernier était le seul usité, et la con- 
fusion ne se traduisait que par l'emploi de -iemos, -testes à côté 
de -imos, -istes. Que -iemos, -testes aient pu persister aussi 
longtemps, cela dépend évidemment de l'influence de -ieron. 

Les verbes forts ont aussi en léonais presque toujours -ieron, 
circonstance naturelle, si l'on considère que leurs formes du sin- 
gulier les soustrayait à l'influence des verbes en -ir. Les seules 
formes en -i que nous ayons rencontrées dans nos documents, 
sont celles de ver, qui s'expliquent par le développement phoné- 
tique particulier de ce verbe (voir ci-dessus) et de venir dont l'in- 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 299 

finitif en -ir a dû être le point de départ. Ni M. Hanssen ni 
M. Gassner ne font d'ailleurs pas mention d'autre parfait fort 
de ce genre à une exception près: dexiron Alex. 473. Comme 
cette forme ne figure pas à la rime, et qu'elle appartient 
à une strophe incomplète dont les deux lignes qui restent 
sont incorrectes, il est plus que probable qu'il faut la corriger 
en dixioron ou en dixieron, — A la 4* p., nos documents offrent 
pourtant deux exemples de 'imos\ LXXXI 48, 48 (pussimos). 

Quant aux formes avec ie des verbes forts, on en trouve 
dans la plupart des documents. Citons quelques exemples: 
quisier(e) UI 5, VIII 58, 59, XII 25, etc., ficier(e) IX 6, XV 36, 
XXIII 26, etc., ueniesse XLIII 54, etc. 

Notons enfin la forme cunnuceront du doc. LXXVII 28, qui, 
si elle est correcte (cf. cunnucieront 32), doit être une trace de la 
conjugaison en -er n'ayant pas subi l'analogie de dieron, et aussi les 
formes en -ero7t -era, etc. des documents où Yç n'est pas sujet 
à la diphtongaison et où par conséquent deran (pour dieron) n'a 
pu exercer d'influence: LXXVIII ueneren 18, uenermos 34; XCI 
vener 9, qtieser 21; XCIV puderdes 11, quiser 24, ouuer 26; 
XCVII queserdes 9; XCVIII quiser 13, C quiser 26, 36, der 22, 
31, ouuer des 29, quisermos 31, quiser des 32; CI dixeron 75, "j^^ 
84, ouueron 85, ueneron 97, estouuer 45, touesse 24, 29, 36, 91, 
prouguesse 30, estuuessem 91 (mais auenieron 17, yy, posieron 60, 
fezieran 9, 21, 113, dieron 82, 105, 113, quesier ât^^ estouiesse ^o^ 
touiesse 83). Pour ce dernier document, dont le mélange des 
formes est frappant, nous aurons l'occasion d'en parler dans 
notre chapitre III. 

6* p. du parfait en '-(i)oron. 

§ 67. Nous commencerons ce § par le tableau complet des 
difilérentes formes de la 6* p. du parfait qu'offrent nos docu- 
ments, pour donner ainsi une idée de l'extension de la concur- 
rence que fait (i)oro7i à -aroji et -iron -iero?i. 

Tableau statistique. 

Groupe I. Doc. VII ujoron 21, odioront 21; VIII dioron 57, 
58; XIX pronutioren 23; XXIII costaron 6; XXIV quitaron 7, dexaron 



300 ERIK STAAFF 

8, sobieron 7; XXIX canbiaron 7, eredoron 11, ganaron 13, ouieron 
13, 22, fizieron 23; XXXI fnctioron 24; XXXIX entegraron 2 2,diorûn 
34, partiron 22, odiron 49, uiron 49; XLI uioren 78, oyron 78; 
XLII veienin iio, odierun, estidieron iio; XLVIU compraron 6, 
23, entregaron 27, uendieron 16, fizieron 21, 29; LXI mandoron 8, 
22, 45, dixoron 5, recihjoron 42, djoron 43; LXIII querellaron 10, 
12, leuaron 31, pedioron 25; LXIV rogaron 74, uieron 66, oyeron 
67, estedieron 74; LXV rogaron 85, ujeron 76, oyeron 77, este 
dioron 84; LXX dixieron 30, viron 31, 33; LXXII vsaron 15. 

Groupe IL Doc. XII uiron 36, 47, odiron 37, 47; XXVIII 
uenioron 11; XLIII dieron 56, viron 95, oyron 95 ; LXIX î/^«Â7nwi 2; 
LXXI prouaron 59, venieron 6, quesieron 55; LXXV quitaron 13, 
arenunciaron 13, obligaron 35, connocioron 11, Jizioran 38; LXXVI 
odiron 73; LXXVII quitaront 29, 41, otorgaront 42, 57, saelaron 
59, rogaront 60, prometieront 30, 41, cunnuceront 28, cunnucieront 
32, dieront 39, 45, 52, 54, posieronos 62, partiron 59; LXXVIII 
otorgaron 18; LXXXI pediron 4, recebiron 19; LXXXV «/^?r^w 43, 
odioron 43; LXXXVIII uiron 28, oyron 28; LXXXIX siudioran 39. 

Groupe III. Doc. XCIII uiron 35, oyron 36; XCV viron 35, 
42, oyron 35, 42; XCVII uirom 22, oyrom 22; C viron 54, oyron 
54; CI tomaron 33, entraron 56, obligaron 58, mandaron 89, outor- 
garon 97, 113, auenieron 17, 30, posieron 60, dixeron 75, 78, 
ouueron 85, ueneron 97, fezieron 113, dieron 113, metiron 31, 
recebiron 57, 77. 

Sanchez, Coleccion III XXXVI, fait observer la fréquence de 
la terminaison -ioron dans l'Alexandre. Il caractérise cette forme, 
comme léonaise, et fait savoir que le peuple disait encore 
dans la contrée de Salamanca salioren^ vioren pour salieroriy 
vieron. On a beaucoup discuté l'origine de la terminaison -ioron. 
Diez IP173 trouva tout de suite la solution très simple: il y 
voyait une formation analogique sur la 3* p. -io. M. Caix^ 
fait dériver -ioron de -ivèrunt par les étapes intermédiaires -wruni, 
'iîinin. M. Cornu, R. IX (1880) p. 94, objecte contre cette 
théorie que si elle était vraie, on trouverait io aussi au futur 
du subjonctif et au plus-que-parfait. M. Cornu voit en dioron 
le résultat phonétique de dederunt, qui aurait passé par les 

* Giornale di tilologia romanza 1878 p. 232. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 3OI 

étapes intermédiaires dederon^ dedoron, deoron. LV posttonique 
serait devenu o sous l'influence de Vo final. Les parfaits de la 
conjugaison en -/r s'expliqueraient de la même {^(;ovi \ partierunt, 
portioron, partiàron. Les parfaits forts avaient probablement 
subi l'influence de dioron, M. Baist, Z. IV (1880) p. 473 combine 
l'explication de M. Cornu avec celle de M. Caix, en admettant 
que (ex)ivrunt serait devenu (ex)ioron sous l'influence de la 
voyelle finale. M. Baist abandonne pourtant, ib. p. 586, cette 
explication. En considérant que -ioron fait toujours concurrence 
à -ieron^ il cherche une explication qui embrasse ces deux formes. 
Il établit d'abord que la prononciation de la diphtongue ie était 
ie. Dans le parfait -ierofiy Xo final aurait transformé Xe en o 
dans une petite partie du domaine. Ainsi, on aurait eu -ioron, 
prononcé d'après lui sans déplacement de l'accent. 

Toutes ces théories ne reposent que sur les formes de l'Ale- 
xandre et sur quelques formes sporadiques d'un manuscrit du 
Fuero Juzgo. On a pourtant constaté depuis non seulement que 
cette terminaison est beaucoup plus répandue qu'on ne l'avait cru, 
mais aussi que le même phénomène apparaît dans la i" conju- 
gaison, ce qui fait naturellement écrouler toutes les explications 
précitées, excepté celle de Diez, qui est acceptée par M. Baist 
Gr. 913, et à laquelle tous les grammairiens donnent à présent 
leur adhésion. * Le point de départ était naturellement les verbes 
faibles dont l'influence analogique a transformé la terminaison 
aussi des verbes forts. Quant à la fréquence de cette forme dans les 
parlers modernes, nous renvoyons à M. P. p. 53, en faisant observer 
qu'elle se rencontre aujourd'hui non seulement dans les dia- 
lectes léonais, mais aussi dans le Haut-Aragon, où sa présence 
est d'ailleurs attestée déjà par les anciens documents.* 

L'Alexandre n'offre pas d'exemple de -oron pour -arofi, 
mais cette forme n'est pas rare, et, sur notre tableau, elle figure 
dans deux documents. — M. P. donne de nombreux exemples du 
passage de Yo final de -(i)oron en e: -(ijoren, forme dont nous 
n'avons pas vu alléguer d'exemples des anciens documents léo- 



^ Cf. Menéndez Pidal Gram. § 118, 4; Hanssen, Ûber die altspanischen 
Pràterita s. 44 (qui ne connaît pourtant pas d'ex, de la i^e conj.); E. Gorra 
p. 146; Gassner, Altsp. Verbum p. 158. 

* Cf. Menéndez Pidal 1. c. et Baist Gr. p. 913. 



302 ERIK STAAFF 

nais. Notre tableau en offre deux: doc. ^YK 2'^ protnetiortn, XLI 
'/^ uioren. Ajoutons à ces deux exemples foren IX 19, furen 
XXXn 6, 28, XXXVI 4, XLVII 4, fueren LXXIV 46. — M. 
Menéndez Pidal explique cet e par l'influence analogique de la 
désinence -^//d'autres temps du paradigme: echen, salen^ salùsen, 
etc. Dans les parlers modernes, cet e n'est pas limité à (ijoron, 
on trouve aussi -aren -ieren. Si, dans les temps anciens, on ne 
trouve pas ces formes, cela dépend peut-être d'une certaine ten- 
dance à éviter l'emploi de la même forme pour plusieurs temps: 
tandis que -(ijoren n'avait pas d'autre fonction, -aren et -ieren 
appartiennent aussi au futur du subjonctif Que cette tendance 
n'eût pourtant pas une très grande force, c'est ce qui résulte 
des formes furen, fueretiy etc. 

Parfaits forts. 
I. Parfaits en 'Ui. 

§ 68. M. Meyer-Liibke distingue, Gram. II § 284, deux 
classes de parfaits en -ui. La première a comme voyelle théma- 
tique un a^ qui, par l'attraction de 1'», donne Oy tandis que la 
voyelle thématique de la seconde classe est un ou un e, qui, 
par la même attraction, donnent u, 

A. Verbes avec a comme voyelle thématique ^ : 

Habiiit > ouo, ^ Groupe I. Doc. VIII 60 (ouieren), XV 14 (ouo), 

XXIX 30 (ôuiere), XLVIII 40 (ouiesse), etc. 
Groupe II. Doc. XXVIII 28 (oue), LXXI 27 

(ouiera), etc. 
Groupe III. Doc. XIV 9 (oue), XCIV 26 (ouuer), 

etc. 
Placuity plogo. Groupe I. Doc. XXXI 9, LVI 19 (ploguier). 

Groupe II. Doc. XLIII 25, 43 (ploguier), LXXX 

II, LXXXIII 15 (ploguier), LXXXIV 11. 
Groupe III. Doc. XCVIII 7 (aprougo), CI 30 

(prouguesse) 

* Ces tableaux comprennent aussi bien le parfait que les temps ana- 
logues. Pour ouo, touo, et vto, qui n'offrent qu'une sorte de formes, nous 
ne donnons que quelques exemples de chaque groupe. 



ÉTUDE SUR LE DIAECTE LÉONAIS 303 

Capuit < copo. Groupe I. Doc. XXII 13 (copiere). 

Tracuit -f traxit Groupe I. Doc. LVII 22 (troxierdes). 

Tramit> trogo. Groupe II. Doc. LXXI 28, 55. 

Sapuity sopo. Groupe I. Doc. XXIV 7 (sobieron), LXIII 14, 

19 (sopiesse), LXX 21 (sobiesemos), LXXIV 29 (so- 

pierdes). 

B. Verbes avec comme voyelle thématique: 

Potuit a. Formes avec //; ^ [pudieron, etc.). 

Groupe I. Doc. XV 27, LXIII 18 (pudo), LXXIV 

29» 39- 

Groupe III. Doc. XCIV 11. 

b. Formes avec o: (podieron, etc.) 

Groupe I. Doc. XLIX 11, LX 72, 76, 77, LXVIII44. 
GroupeJI. XLIV, 13 Doc. LXXXVII 6. 

Postât a. Formes avec u: [pusiero^i, etc.) 

Groupe I. Doc. XL VIII 71, LI 47 (pus), LU 11. 
Groupe II. Doc. LXXXI 48, 48 (pussymos), LXXXII 

38 (pus), LXXXIX 50 (puse), XCVI 20 (pus). 
Groupe III. Doc. XCIV 65 (pus), XCVIII 26 (pus), 
C 58 (pus), CI 94 (puso), 123 (puys). 
b. Formes avec o: {posieran, etc.) 

Groupe I. Doc. XXXVIII 11, LI 33, LXIV 56, 62, 

LXV 66, 72, LXXII 89. 
Groupe II. Doc. XXVHI 41, LXX VII 61, 62. 
Groupe III. Doc. CI 60. 

C. Verbes avec e comme voyelle thématique: 

Tenuitytouo: Groupe I. Doc. XXII 36, XXXIX 11, etc., etc. 

Groupe II. Doc. LXXI 28, 32, 40 (touo), LXXXVII 

23. 
Groupe III. Doc. CI 24, 29. 

Stetîiit a. Formes avec e: 



* Lorsque la forme n'est indiquée que par le renvoi au document et 
à la ligne, il s'agit toujours d'une forme à thème atone: 2«, 4«, 5«, 6e pp. du 
parfait, imparfait, futur et conditionnel du subjonctif. 



304 ERIK STAAFF 

Groupe I. Doc. LXIV 74 (estedieron), 30 (estediere). 
LXV 84 (estedioron). 

b. Formes avec i: 

Groupe I. Doc. XXX 23 (estidier), XLII iio (esti 
dieron), LXXIV 10, 36 (estidiere). 

c. Formes avec o: 

Groupe I. Doc. LXX 13 (estodieran), LXXIII 44 

(estodiere). 
Groupe IL Doc. IC 27, 32, 36 (estouioren). 
Groupe III. Doc. CI 45 (estouuer). 

d. Formes avec //; 

Groupe I. Doc. XLI 57 (estudier), XLII yy, 79 (estu- 
dieron), XLIX 28 (estudiere), LXIV 17 (estudier). 
Groupe II. Doc. LXXXIX 39 (studioron). 
Groupe III. Doc. CI 40 (estuuiesse), 91 (estuuessem). 

II. Parfaits en -«/• 

Dixity dixo. Groupe I. Doc. LXI 5 (dixoron), LXX 7, 19 (dixo), 

30 dixieron. 
Groupe II. Doc. LXVII 2 (dixo), LXIX 10, 18 (dixo), 

LXXI 9, 25 (dixo). 
Groupe III. Doc. CI 75, 78 (dixeron), 115 (dixo). 
Remansit > remaso. Groupe IL Doc. LXXXI V 1 1 . 

Quœsit a. Formes avec e [quesiero7i, etc.): 

Groupe i. Doc. VII 10, XXXI 13, 14. XXXVIII 17. 

XXXIX 32, XLII 95, 95, LXVm 47, 52, 53, LXXIII 

28, 29. 
Groupe IL Doc. XII 25, LXXI 31, 39, 55, LXX VI 64, 

LXXXV 22, 22, LXXXVIII 13, LXXXIX 17, XC 26. 
Groupe III. Doc. XCI 21 (queser), XCII 11, 13, XCVII 

9 (queserdes), CI 44. 

. Formes avec i (quisiei 071^ etc.): 

Groupe I. Doc. III 5, 10, VI 10, VIII 58, 59, IX 11, 
XIII 16, 29, 31, XVI 32, XVm 31, XXV 8. 15, 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 305 

XXVI 28, xxvn II, 13, XXX 19, 27, xxxii 

21, 26, XXXVII 12, XLI 35, XLH 38, XL VI 7, 
II, etc., XLVn 12, L 57, 59, 60, LI 29, LVII 24, 
32, LVUI 12, 14, 14, LXIV 26, 34, 47, etc., LXV 

37, 45, etc., LXVI 13, LXXII 50, 52, 71. 
Groupe U. Doc. XII 27, XVII 11 (quiser), XLIII 51, 

XLIV 17, LXXIX 17, LXXX 12, LXXXI 28 (quixer- 
mos), LXXXVI 9, LXXXVII 9. 
Groupe III. Doc. XIV 15, 22, XCIV 24 (quiser), XCVIII 
13 (quiser). C 26, 31, 32, 36. 

m. Parfaits en -4. 

Vidit> viû. Groupe I. Doc. VII 21, XXIII 2, XXIV 2, etc. 
Groupe II. Doc. XXVIII i, LXVII i, etc. 
Groupe III. Doc. XCI i, XCIII 35, etc. 

Venit a. Formes avec e (venieron, etc.): 

Groupe I. Doc. XXXVIII 16, XLV 22, LI 28, LVII 
34, 52, LX 79, 88, LXII 18 (uenir), 25, LXIII 33, 
LXIV II, 42, LXVI 12, LXVIII 43, 47, LXXIII 

36, 43- 
Groupe II. Doc. XXVIII 11, 37. XLIII 54, LXIX 2, 

LXXI 32, 49 (vieno), 6, 48, LXXVII 54 (convieno), 

LXXVIU 18 (veneren), 34 (uenermos), LXXX 13, 

LXXXI 12, LXXXII 27, LXXXin 17, 18, LXXXIV 

17, 18, LXXXV 21, LXXX VIII II, LXXXIX 16, 

XC 25. 

Groupe III. Doc. XCI 9 (vener), CI 74 (uene), 17, 30, 

38, 97 (ueneron). 

b. Formes avec /'; (vtnteron, etc.) 

Groupe I. Doc. XIII 21, XVHI 34, XXII 17, XXIII 
24, 27, XXIV 18, XXXVII II (uinisse), XL 28, 
XLI 35, XLVIII 19 (auino), XLIX 24, LIV 20. 
LXXII 32, 66. 

Fecit. a. Formes avec e: [fezieron, etc.) 

Groupe I. Doc. IX 6, XXXIH 12, XXXVIII 12, LI 32, 
LX 47, LXI 38, LXVI 19 (i fezi), 17 LXVIII 20, 
64, LXXIII 47, LXXIV 46. 

E, Staaff. 20 



306 ERIK STAAFF 

Groupe IL Doc. LV 12, LXXI 11, LXXVII i6(fezo), 
LXXVm 19 (fezer), LXXXII 16, 35, LXXXV 7, 
8, 33, LXXXIX 38. XC 39. 

Groupe III. Doc. C 5 (fezo), CI 9, 21, 62, 106, 108, 113. 

b. Formes avec /; [fizieron^ etc.) 

Groupe I. Doc. XV 45, 46 (fiz), 23, 36, 47, XXIII 
4, 26, XXIV 6 (fizo), XXVI 23, XXIX 18. 23, 
XXXI 38 (fizo)' ^XXXIII 39, XXXIX 19, XLI 58, 
XLII 17 (fiz). 33, XLVI 9, 16, 19, etc., XLVIU 79 
(fiz), 21, 29, etc., LI 17 (fizo), LIV 18, LVH 83 
(ffiz), 21, 35. 41, 80, LXI 55 (fiz), LXII 46 (fiz), 
LXIII 39 (ffiz), 72 (ffice). LXIV 81, 81 (fiz), 52, 
LXV 91, 91 (fiz) 62. LXVm 79 (ffiçe), LXXII99, 
99 Tfize). 12, 25, 85, LXXni 54, 54 (ffiz), LXXIV 
54 (ffiz), 27, 27. 

Groupe H. Doc. XXVIH 49 (fizo), 40, LV 18 (fiz). 
LXVII 27 (fiz), LXIX 52 (fiz), LXXI 16, 39, 74, 
83 (fiz), 53 (fiço). LXXV 38, LXXIX 18 (fiz), 
LXXX 24 (fizo), LXXXIX 49 (fiz), XC 42, 45, 49 
(fiz), XCVI 20 (fiz), 8. 

Groupe m. Doc. C 55 (fiz), CI 123 (ffiz). 

Les parfaits fuit et dédit seront traités sous les §§ consacrés 
à chacun de ces verbes. 

Les parfaits en -ui avec a comme voyelle du thème ne don- 
nent guère lieu à des remarques, étant identiques aux formes 
correspondantes du castillan. Placuit offre dans le groupe III 
des formes avec ou d'après la tendance de cette région à faire 
passer au en ou. A noter trago < tracuity forme dont M. Hanssen, 
Conj. leonesa p. 44, donne d'autres exemples, ainsi que sobieron 
et sobiesemos^ dont le b se retrouve dans d'autres textes léonais.' 

Quant aux verbes dont la voyelle thématique est un ^, ils 
montrent en castillan des formes avec u^ qui sont seules em- 
ployées dans le Cid, l' ApoUonio, les documents de Silos, TEstoria 
de los Godos ^, et seules ou presque seules dans plusieurs textes 

* Cf. Hanssen Conj. leonesa p. 44 et Altsp. Pràterita p. 20. 
' Cf. Hanssen Altsp. Pràterita p. 8 ss. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 307 

de provenance castillane, tandis que dans les textes léonais 
les formes à terminaison accentuée montrent fréquemment dans 
le thème. C'est ce qui a lieu dans nos documents pour potuù et 
posuit, M. Meyer-Lùbke, Gram. II % 284, explique \u de 
hubieron en castillan par Tinflexion, mais Tabsence totale de 
formes avec u dans les plus anciens textes montre que cette 
inflexion a dans ce cas eu lieu plus tard que celle des mots où 
il s'agit non pas d'un au originaire mais d'un o (durmio, dur- 
mieren).^ On pourrait donc admettre la possibilité d'une in- 
flexion dans pudieron^ pusieron, mais si dans le castillan pareille 
hypothèse est très plausible, vu l'emploi exclusif des formes avec 
u, il est difficile d'y croire, lorsqu'il s'agit du léonais, où les 
formes avec o sont presque aussi fréquentes. Il faut dans ce 
dialecte s'en tenir à l'influence de la i« personne sur le reste 
du paradigme, influence clairement attestée par les formes avec 
;/, sans y dans la syllabe suivante (cf. pussymos LXXXI 48). 
Dans la i« p., \o est devenu u sous l'influence de Vi final. 
L'influence de la v^ p., qui naturellement s'est exercée aussi en 
castillan, n'a pourtant pas été assez forte pour unifier, sans l'aide 
de l'inflexion, le paradigme. 

Que l'inflexion n'ait pas été en léonais aussi répandue qu'en 
castillan, c'est ce qui ressort encore mieux des verbes qui ont 
e comme voyelle thématique. M. Hanssen, Conj. leonesa p. 42, 
dit à propos de la conjugaison faible en -ir que le léonais se 
distingue au parfait du castillan non seulement par les terminai- 
sons avec i {-tron, etc.), mais aussi par l'invariabilité du thème, et 
il ne donne dans son paradigme que les formes pedio^ pedieron^ 
etc. Ces formes se retrouvent aussi dans nos documents LXIII 
25, LXIX 13, LXXI II, 29, 36, 42 (mais /ii//V; LXX 36, 43), 
XLni 102 (escreuio). Et comme on le voit par notre tableau, 
les nombreuses formes avec e atone des parfaits stetii, quœsit, 
venu et fecii révèlent la même tendance. Les formes avec i de 
ces verbes s'expliquent surtout par l'influence de la i»* personne, 
ce qui résulte clairement des formes occidentales ayant / dans 



^ Pourvu que, dans hubieron, Vu soit vraiment le résultat d'une inflexion. 
M. Baist, Gr. p. 915, émet l'hypothèse que les formes parallèles anduve, an- 
dove, estuve, estove auraient donné naissance à la forme uve^ qui plus tard 
aurait évincé ove. 



308 ERIK STAAFF 

le thème, mais e dans la terminaison. Souvent Tinfluence du 
castillan a pourtant ici, comme d'ailleurs pour les formes avec 
Oy été d'une grande importance. ^ 

Parmi les thèmes en ^, notons la forme puys du doc. CI, 
qui révèle une étape intermédiaire entre posi et pus. 

Parmi les parfaits en ^, celui de tener a été entièrement 
modelé sur ove. 

Pour stare^ M. Menéndez Pidal, Gram. § 120, et M. Gass- 
ner, p. 1 56, admettent deux formes latines sféii et sfètui (cf. Meyer- 
Lùbke II $ 298). La première aurait donné estùde (par anal. 
estide), et notre tableau montre plusieurs exemples du paradigme 
auquel cette forme a servi de point de départ. La seconde 
aurait donné d'après M. Menéndez Pidal estouo et estudo — sous 
l'influence de ouo et de pudo, M. Baist, Gr. p. 915, explique 
estude de estode par l'influence de pude et estuve, estove par l'in- 
fluence de uve, ave. Le rapport très faible qui existe entre estar 
et poder au point de vue du sens, et aussi entre esHde et pude 
au point de vue de la forme, ne semble pas rendre cette expli- 
cation probable. Nous préférons partir de la forme stetui^ qui 
aurait donné estude, estodieron^ formes qui par l'influence de ave 
seraient devenues estade, estodieran, estaue, estauieran. Ces der- 
nières formes se seraient changées sous l'influence de estude en 
estuve, estuvieran, 

La forme quixermas pour quisieremas doc. LXXXI 28 montre 
le passage de si en x[j) dont parle M. Baist Gr. p. 898, et dont 
le manuscrit S. de l'Archiprêtre fournit de nombreux exemples. 
Dans nos documents, on trouve egrija XLV 17 et eglixa ib. 
6, 9, 16, 23.* 

Le paradigme de veni offre quelques formes dignes d'être 
observées. Doc. CI, on trouve vene (< venit) avec \e connu 
en anc. portugais dans d'autres verbes analogues (cf Cornu Gr. 
p. 1029). Doc. LXXI et LXXVII, la forme en question est 
représentée par viena. M. Hanssen, Conj. leonesa p. 48 fait 



^ Quant aux différentes théories sur le développement des parfiaits en 
-ui, nous renvoyons à l'ouvrage de M. Hanssen, Uber die altspan. Priterita. 

» Eglisa XXVI 45, 46, ygîesa LXXXVIII 6, 10, 13, offrent l'exemple 
d'une autre réduction de sj, qui apparaît aussi dans provison doc. LXVII 
6, II, 16. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 309 

dériver cette forme de *venuit. M. Gassner, p. 181, l'explique 
par l'influence du présent. Cette dernière explication ne nous 
paraît guère acceptable, et la première supposition paraît inutile. 
La forme s'explique à notre avis mieux par l'influence analogique 
de estiedo. Comme on avait estide^ estiedo, estidieron et vine^ 
veno, vinieron^ la transformation de veno en vieno était tout 
indiquée. Les deux formes vieno et esiiedo figurent dans l'Alexandre 
124 et 546. 

Les documents LXXVII et C offrent des exemples de 
fezo sans changement analogique de la voyelle. 

Doc. LXVI 19, on trouve à la i« personne fezi. Ce do- 
cument révèle la tendance à changer \e final atone en i: Telliz 
5, esti 13. Peut-être, s'agit-il seulement d'une faute ^^qmx fizù 
Il se pourrait pourtant qu'on soit en présence d'une formation 
faible sur le thème fort du parfait, et que par conséquent la 
forme doive être prononcée yjrjsr/. Notons à ce propos la forme 
ficio du manuscrit V de Berceo S. Domingo, caractérisée par M. 
Gassner comme »halbschwach», mais qui n'est pas attestée par 
la rime. ^ Des formes pareilles devraient leur existence à l'ana- 
logie de pedi^ -iste, -io- ieron^ d'après laquelle on aurait fait pour 
feziste, fezieron les formes fezi, fiziô. 

Verbes et formes verbales remarquables. 

69. Esse, Au présent de l'indicatif, les formes ordinaires 
sont I. so, 3. eSf 4. somos^ 6. son. So, dont on trouve 7 exemples 
dans le groupe I (V 6, LI 13, LIV 14, 14, 30, LVIII 47, LXXIV 12), 
prend, doc. XXV 41, la forme so}^, qui figure seule dans le 
groupe II (LXXX 11, LXXXIX 12, XC 18). Dans le groupe 
III, ou rencontre doc. XCIV 17 soy, doc. XCII 23 soe}^. La 
forme ordinaire du Poème d'Alexandre soe n'est pas représentée 
dans nos chartes. Comme dans l'usage général sej^o < sedeo 
faisait concurrence à so, il n'est pas impossible que soy représente 
une contamination entre ces deux formes. Soej^ représenterait 
l'étape primitive de cette contamination, soe et soj^^ seraient des 

* Sur les formations pareilles, voir C. Michaelis Rom. Forsch. VU p. 123 
ss. et Baist Jahresbericht IV i 301, V i 395. 

• Rappelons aussi la forme sey du Poème d'Alf. XI 216. 



310 ERIK STAAFF 

réductions différentes de cette forme. — A la troisième per- 
sonne, ainsi qu'à l'imparfait, sont à noter les formes diphtonguées 
dont nous avons parlé p. 200. Yes devient souvent ye par suite 
de la tendance à mettre cette forme d'accord avec la 2« p. yes. 
Doc. XCin 15 et CI 54, on trouve la forme portugaise^. £>est 
fréquent dans le groupe I et figure dans les doc. LXVII, LXIX» 
LXXI, LXXXV et LXXXVII du groupe H. La confusion 
avec sedere se traduit, doc. XXVIII 29 et LXXIX 24, par la 
forme sie < sqdet. Au lieu de ste^ on trouve seye doc. LXXVIII 
33, forme analogique faite sur la i" p.: seyo, — Notons enfin, 
à la 3« p. du pluriel, sum doc. LXXVIII 45 et su ib. 56. 

Le présent du subjonctif est représenté par ses formes or- 
dinaires sea, etc. (< sedeat\ ^ dans presque tous nos documents. 
\Jy a été conservé dans seja, doc. XI i, LXXVII i, XCIII 
14, XCIV 24, C I, 18. 

Quant au parfait, il faut distinguer les formes qui remontent 
au paradigme abrégé du l^tin vulgaire (f€U,/uSf/iU,/ûfnos,/ûs//s, 
fûrunt) de celles qui dérivent du paradigme ordinaire, et, dans 
chacun de ces groupes, les formes qui ont adopté Tft de la i« 
personne de celles qui gardent la voyelle originaire. 

La !« personne est toujours /«/ (f^y)* Gr- I- Doc. LXTV^ 
79, LXV 89; Gr. II. Doc. LV 16, LXIX 41, LXXI 80, LXXXn 
36, XC 42; Gr. m. Doc. XCIV 3, 63, C 55, CI 69, 121. Ffue, 
doc. LXIII 55 et LXVIII 78, garde la finale régulière sans subir 
l'influence de la conjugaison en -/>. Ffoy^ doc. XCVIII 25, a 
subi l'influence des autres personnes et se retrouve dans l'asturien.^ 

a) Formes non abrégées ayant subi l'influence de la i« personne. 

Groupe I. Doc. XV fuere 37; XXII fuere 23; XXIII fue 8; 
XXXI fue 44, fueron 23; XXXIII fuer(e) 31, 32, 45; 
XXXVIII fuese 5; XL fues 9, fuer 21; XLU fue 3; 
XLIX ffuerdes 17, fuere 30, ffuer 32; L fueron 33; LVII 
fuer 20, fue 49, fueren 51, LIX fuere 11; LX ffuessen 
82, 92; LXI fue 9, fuesse 43; LXIII ffuemos 42, ffue55, 
ffueron 58; LXIV ffue 5, ffueren 21, 22, 24, 26, ffueron 
^\ LXV fueron ^6y ffuessemos 20, fuerdes 32; LXVIII 

^ Cf. Baist Gr. p. 914. 

• Cf. Meyer-Lùbke Gram. II $ 297. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 3 II 

ffue 24, ffueron 69, ffuessemos 19; LXXII ffueron 46, 
ffue 48, 92 ; LXXIV ffueren 46. 

Groupe II Doc. XLIV fues 12. 

b) Formes non abrégées n'ayant pas subi l'influence de la i« 

personne : 

Groupe I. Doc. LIX foy 36. 
Groupe II. Doc. LXXVII foe 2. 
Groupe III. Doc. XCV foy 5; C foy 9. 

c) Formes abrégées ayant subi l'influence de la i^e personne: 

Groupe I. Doc. I. fu 2, 4, 5, etc., VIII fu 12, 14, 17, etc.; furon 
13, etc.; XVI furon 8, 9, 10, 11, fur 15; XXIHfu 7, furon 
9; XXIV fu 5; XXXII furen 6, 28; XXXIII fu 5; XXXVI 
furen 4; XXXIX furon 5, 21, fu 49, fusse 33; XL furan 
7; XLI fu 79; XLVn furen 4, fu 8, 9; XLVIU furon 5; 
XLIX fu 8; L fu 31; LIV fu 4; LVm fu 36, 57. 

Groupe IL Doc. IV. fu 5; XXVIII fu 2, 7, 19, furon 43; XLIII 
furen 33, 95; LV fu 14, 18, furon 21; LXXI ffuron 14, 
23, fur 16, fura 20, ffuse 15; LXXV fu 2, 7, 41, furon 
43, 62; LXXVI furon 73, fu 11, 17, 19; LXXIX fure 21; 
LXXXI fur II, 33, LXXXV fusen 12; LXXXVUI fu 8; 
LXXXIX fu 8; XCVI fussen 5, 12. 

Groupe III. Doc. XIV. furon 31, fusse 41; XCII ffuse 14, furon 
25; C furon 59. 

d) Formes abrégées n'ayant pas subi l'influence de la i" personne: 

Groupe I. Doc. VH fo 8; IX foren 19; XVHI fo 14, 23, XLV 

for 23. 
Groupe II. Doc. LXXVII for 48, fos 58; LXXVffl foron 10,45. 
Groupe III. Doc. XCIV foron 46; XCV foron 35; C foron 12, 

15, 42, 48; CI foron 71, 75, for 44, fosse 26, 61, 109. 

Dans cei;tains documents, on trouve des formes avec u ana- 
logique à côté de formes avec o: tels lAS^ foy 36 et fuere 11; 
C foy % foron 12, 15, 42, 48 et furon 59. La forme non abré- 
gée de la 3e personne se trouve unie à des formes abrégées 
dans les doc. XXIII /«^ 8, mais/« 7, furon 9; LXXVII/4?^ 2, 



312 ERIK STAAFF 

mais for 48, fos 58 et C foy 9, mais faron 12, 15, 42, 4S^furon 
59. La forme abrégée de la 3e p. se trouve unie à des formes 
non abrégées doc. XXIII /« 7, mais/«^ 8; XXXIII y« 5, mais 
fuer 31, 12^ fuere 45; XLIX /« 8, mzSs ffuerdes ij^ fuere 30, 
32. Notons aussi le doc. XL avec furan 7 mais fues 9, fuer 
21. — Foy à la 3e p. n'a pas de formes correspondantes non 
abrégées aux autres personnes. ^ 

Il ressort de notre tableau que les formes non abr^ées avec 
u figurent presque seulement dans le groupe I. Les formes 
abrégées avec u du groupe I sont nombreuses, et leur nombre 
relatif s'accroît dans le groupe II. Les formes avec o figurent 
dans tous les groupes, mais constituent sans doute, comme les 
formes abrégées en général, un trait léonais.' 

A Pinfinitif, on trouve partout seer < sedere^ devenu par con- 
traction ser dans les doc. XLIV 18, XL VI 21, LXXII 54, 63. 
C'est aussi de sedere qu'on a tiré le gérondif seyendo doc. LIII 
2, LXXXm 25, 27, LXXXIV 28, 29, CI 13, 38, etc. 

70. Habere, Au présent de l'indicatif, les formes ordi- 
naires I. A^, 3. a, 4. auemoSf 5. auedes^ 6. an se retrouvent dans 
la plupart des documents. Notons les exemples de la forme 
occidentale ey < habeo: Gr. II. Doc. LXXX 3, LXXXIX 5 ; 
Gr. m. Doc. XIV 4, 10, 12, XCII 5, 8 et XCVIII 4. Doc. 
XCIV s offre un exemple de la forme galicienne aio, * Hee^ doc. 
LVIII 44 doit être une faute amenée par \e initial du mot suivant. 
Il n'y a qu'un seul exemple de entos pour auemoSy doc. LXXVI 
27 (mais 5 auetnos). 

Au subjonctif \y est tombé avec ou sans contraction sub- 
séquente des deux a dans les doc. suivants : Gr. II. Doc. LXXXII 
ades 21 (mais aya 33); LXXXIII odes 14, LXXXTV liades 14, 
LXXXV aan 15; Gr. III. Doc. XIV aades 14. 

Doc. XXXVIII 12 auiesemos montre la voyelle du présent, 
cf. les formes avier^ avieres de l'Astronomie d'Alphonse le Savant, 
citées par Hanssen Altspan. Pràterita p. 16. 

Pour le parfait, voir § 68. 

* Cf. Hanssen, Conj. leonesa p. 50. 

• Cf. Hanssen, Altspan. Pràterita pp. 38 — 39. 
■ Cf. Cornu Gr. p. 1025. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 313 

Notons aussi la persistance de la protonique dans aucran 
LIV 17, 27. 



71. Dsure et sfare. Les formes ordinaires du présent de 
l'indicatif i. do^ 3. da, 4. damos^ 5. dadeSy 6. â^a;; sont les seules 
usitées à une exception près: doc. XIV 17 ^« < *dao (mais^fo 
2, 5, 10), forme occidentale qui persiste non seulement dans le 
portugais, mais aussi dans l'asturien moderne.^ 

Au présent du subjonctif, on remarque les formes diant 
LXXVII 46 et diedes LXXXI 9, 11, XCV 15, exemples du 
paradigme, fréquent en léonais^ qui remonte à *deam, "^steam^ 
etc. Le plus probable paraît être que cette transformation a 
d'abord frappé stem devenu estea^ grâce à l'influence de sea^ 
dont l'emploi et le sens étaient rapprochés de ce verbe. Ensuite 
dem a suivi l'exemple de stem, " 

La !« personne du parfait a la forme die doc. LXIX 37, 
LXXI 26, XC 43; diey doc. XIV 9; di doc. LXXVIII 14. 
Die est la forme régulière; elle est peu fréquente. M. Baist Gr. 
p. 914 n'en connaît pas d'exemples. ® Diey a été, croyons-nous, 
muni d'un y final d'après le modèle des v^ pp. du parfait en 
-ey de la i«*e conjugaison. Di est la forme analogique qui a 
seule survécu. — A la 3« personne, c'est toujours dio qu'on trouve 
(ex. XXXIX 8, XLIII 9, XLIV 15, etc.), excepté doc. CI 48, 
52, où figure la forme portugaise deu, — La 4« est toujours 
diemos: doc. XII 22, XXXVIII 5, LXXXVii, la 2e diesies: 
XV 33, L 5, LXXXV 19. A la 6e personne dioron fait con- 
currence à dieron^ voir % 67. Les temps dérivés sont toujours 
dier(e), dies(e), exemples: doc. XXIII 22, 25, XXXII 22, LXX 
37, 43, etc. Notons der C 22, 31; ce doc. ne diphthongue pas. 

Les formes de stare — d'ailleurs peu nombreuses en dehors 
du parfait — sont analogues à celles de dare. Notons au pré- 
sent du subjonctif estya doc. XCIV 35. — Pour le parfait et 
les temps dérivés de stare^ voir § 68. 



' CL Menéndez Pidal Gram. $ 116, 4. 
» Cf. Munthe Z. XV p. 229. 

' Menéndez Pidal, Gram. % 1 20, 2, la donne dans son paradigme cmnme 
dialectale, sans toutefois en citer d'exemples. 



314 ERIK STAAFF 

72. FscerOf dicere. Les formes ordinaires sont au 
présent de l'ind. i. fa^^o, Z* fciz(e)y \. fazemos^ ^./asedeSy6. 

fazett. Doc. VI lo, on \xo\xvtfemos<fac'muSy doc. XV \%feche% 
<factis et doc. XXV 42 à la !« p. fe, formation analogique 
sur femos. Cette forme se trouve dans le supplément, qui est 
empreint d'une couleur occidentale. — Au présent du subjonc- 
tif, le doc. XCII offre, 1. 11, un exemple de la forme portugaise 
ffazade(s), — L'infinitif est toujours/b^^r, excepté doc. LX XXVIII 
25 fer (xmSs facer 27). 

Dezir. A noter l'infinitif en -er: contradicer LXXX 14, 
XCIV 24. ^ 

Pour le parfait et les temps que en dérivent, voir § 68. 

73. Saber, Le présent du subjonctif montre à la 6« p. 
saban\ Gr. I Doc. XIII i, XXXIX i, LE i. LUI i, LXII i ; Gr. 
n Doc. LXXXVIII i; Gr. III Doc. XCIII i, XCV i, XC\TI 
I, CI 2. La forme moderne sepan figure dans tous les doc. 
depuis LXni jusqu'à LXXIV du groupe I et dans le doc. LXIX 
du groupe II. Saban^ formation analogique sur l'indicatif, est 
fréquent en léonais. ^ SobemoSy doc. LXXVIII 5, doit être écrit 
par erreur pour sabemos. 

Ver, Dans le gérondif veyendo doc. XIX 16, XLII 39, etc. 
ye représente la diphtongue. Il en est de même pour veierun, doc. 
XLII no, qui montre le thème faible par analogie avec^Ry, 
fecieron, etc. ® 

Tener et venir, A noter les formes diphtonguées tienga, 
doc. XLIII 59, 60 vienga doc. XC 36, 44. La diphtongaison 
de ces formes n'est pas rare dans les textes léonais. * Tener, 
poner et venir montrent au pluriel la métathèse ordinaire de nr 
en m, Ex. doc. XX 11, XXVI 10,32, XLI 9, etc. 

Poder, Padades, doc. XXVI 22, doit sans doute être corrigé 
en podades. 

Traer. A noter tragan, iragades doc. LXII 9, formes faites 
?MX fagan^ fagades^ mais irayan LXXXVIII 31. "^ 

^ Cf. Gessner p. 29, M. P. p. 51, et Gassner p. 199. 

' Cf. Hanssen, Conj. leonesa p. 20, Gessner p. 28. 

' Cf. Gassner p. 180. 

* Cf. Hanssen, Conj. leonesa pp. 16 et 30, Gassner p. 1$. 

^ Cf. Hanssen, Conj. leonesa p. 19. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 315 

Coger, Doc. XLIX 26, on trouve cuelga < colligai, mais 
cf. doc. LXVIII 47, 49 coya, Cogien XXXVII 11, dépend pro- 
bablement d'une erreur et doit être cogieren, 

Caer, Formes sans y au présent du subjonctif: doc. LXXVI 
caa 65; LXXXVI decaha 10; LXXXVIII caa 15, mais caya 
doc. LXXX 16, LXXXIV 21, etc. 

Posideades doc. LXXXIX 14 et XCIV 21 doit être une 
forme savante isolée, appartenant à la formule juridique où figure 
ce mot. Sans cela, il faudrait admettre un \v&xiàÏ\{ possideery qui, 
à notre connaissance, n'existe pas. 

Constrener doc. LXXXV 24 et correger doc. CI 20 dif- 
fèrent du castillan en gardant l'infinitif en -er. Cf. dizer % 72. 

Cubriades^ doc. XCV 14, présente ia au lieu de a au pré- 
sent du subjonctif, particularité dont parle M. Menéndez Pidal, 
Dial. leonés p. 52. 

Oir <iaudire a perdu le d par l'influence des formes où ce 
d était suivi d'un y: audio^ audiatn^ etc., analogie qui a vite 
saisi tout le paradigme du verbe. Autrement le d devait rester 
après au, ^ M. Gassner énumère p. 37 quelques formes spora- 
diques ayant gardé le d. Nos documents offrent, à côté de 
nombreuses formes sans //, les exemples suivants de formes qui 
gardent cette consonne: doc. XII odiron 37; XXXIX odiron 
49; LXXVI odiron 73; LXXIX odi 23; LXXXV odioron ^i\ 
XCI audiren i. XCVI otidiren i; — Doc. XXXVII 2 offre 
la forme singulière ouiren. 

Doc. XLV 10 offre à l'infinitif conplier pour conplir. 

74. Participes, Les participes passés de certains verbes 
en -er hésitent entre la forme en -udo et celle en -ido, 

conoçudo. Groupe I. Doc. IX i, XV i, XXI i, XXÏI i, XXIII 

I, XXV i. XXVII i, XXIX I, XXXVII I, LIV I, 

LVn i, LVIII I. 
Groupe IL Doc. XII i, XLin i, XLIV i, LV i, LXXI 

I, LXXV I, LXXVII I, LXXVIII i, LXXXI i, 

LXXXII 2, LXXXIX I, XC 2. 
Groupe III. Doc. XCI i, XCIV i, C i. 



^ Cf. Baist Gr. p. 897. 



3l6 ERIK STAAFF 

conocido. Groupe I. Doc. X i, XI i, XVI i, XVIII i, XX i, 

XXVI I, XXX I, xxxn i, xxxiii i. xxxiv 

I, XXXV I, XL I, XLI I, XLH i, XLVI i, XLVIU 
I, XLIX I, L I, LI I, LIX I, LX i. 
Groupe IL Doc. XXVIII i. LXVH i, LXXVI i, 

LXXIX I, LXXXV I, LXXXVI i, XCVI i. 
Groupe III. Doc. XIV i, XCII i, XCVIII i. 
conosada. Doc. XXIV i. Bien que la forme soit clairement 
écrite dans l'original, il paraît possible qu'il faut lire 
conoscida. Cf. doc. XXXIV et XXXV, qui paraissent 
avoir été écrits par le même scribe. 
tenudo. Groupe I Doc. XV 26. 

Groupe II XXVIII 23, LXXXIV 22; XCVI 12. 
tenido. Groupe I. Doc. XIII 32, XXIII 23, XXIV 18, LXV44. 

Groupe II Doc. XLIII 55, XLIV 12. 
perdudo. Groupe I. Doc. LXIV 11, LXV 17. 
perdido. Groupe I. Doc. XLII 68. 
entendudo. Groupe I. Doc. LXX 40. 
Diclw, qui est la forme ordinaire, se présente quelquefois comme 

decho (trait asturien) ou diio (trait occidental): 
decho Groupe I Doc. LXVI 6. 

Groupe II Doc. LXXVn 28, 37, etc. 
dito Groupe U Doc. XC 18, etc., IC 25. 

Groupe III Doc. XCII 14, 24, XCIV 13, etc., XCV 33, 
etc., C 14, etc, CI 4, etc. 
Pour fecho, voir S 33- 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 317 



Chap. III. 

Caractères dialectaux des documents et 

des groupes. 

75. Dans ce chapitre, nous examinerons les caractères de 
chaque document spécial, ainsi que les traits communs qui 
distinguent les régions représentées par nos trois groupes. Nous 
énumérerons pour chaque document tous les traits léonais que 
nous y avons trouvés, en citant pour chacun d'eux un exemple 
typique, suivi du renvoi au paragraphe de notre travail qui a 
été consacré au phénomène en question, et où Ton trouvera les 
renseignements nécessaires sur sa fréquence dans la charte 
respective et dans les autres, ainsi que sur les problèmes phoné- 
tiques qui s'y rattachent. Nous donnerons le paradigme com- 
plet du pronom possessif autant qu'il se trouve représenté dans 
le document. 

Après cette énumération des caractères — dans laquelle nous 
ne ferons pas entrer les particularités traitées dans notre tra- 
vail, mais qui ne se rapportent pas au dialecte, ^ — nous note- 
rons les autres singularités de la charte qui, souvent sans avoir 
été dans les chapitres précédents l'objet d'une mention, nous 
paraissent dignes d'être observées. 

Cette revue des chartes de chaque groupe sera suivie d'un 
coup d'œil d'ensemble sur le groupe tout entier. Tout en con- 
sidérant les traits communs des documents qui y appartiennent 
nous essayerons de voir, s'il y a par hasard aussi des traits qui 
caractérisent les documents provenant d'une partie spéciale de 
la région.* 



' Cf. $ 6. 

' Sur la répartition géographique des groupes et des documents, voir 
SS 4, 5. 



3l8 ERIK STAAFF 

Groupe I. 

a. Caractères des documents. 

76. Doc. I. Sahagun 1171: ortos i S ^6. — abrueyo 25 
S 19. — meaya 20 % 32. — enos 28 % 47. — ela 17 S 49- "" 
fu 2 S 69. 

Ce doc. contient la liste des jardins donnés en 1125 (cf. 
Vignau, Indice 1562 p. 360) aux habitants de Sahagun par l'abbé 
D. Bernardo ainsi que l'indication des charges dont chaque pro- 
priétaire avait à s'acquitter. 

Doc. III. Feres 1186: noue 4 § 16. — Sacare 5 § 22. — 
fillos 8 S 32. — saquella 7 § 47. — so (m.) 6, sos 8, sua \2 % 
55. — morire 6 § 66. 

Notons la régularité avec laquelle pora est encore ici écrit 
en deux mots: por asi 6, 10. por aotro 6, 10. 

Doc. V. Sahagun 1199: maor 10 % 30. — ene 4 § 47. 

Doc. VI. Saliagun 121 1: Il n'y a dans ce document 
rien qui révèle son origine léonaise, si ce n'est malito 10 § 36. 
Notons aussi la ïoxvne femos 10 § 72. 

Doc. VII. Saliagun 1213: tjne 17 % 10. — bon 12 % 16. 

— malijcto 10 % 36. — su (m.) 15, su (f.) 14 § 55. — quesier 

10 S 68. — fo 8 S 69. 

A noter: chrebaniar 10 § 45, romio 25. 

Doc. VIII. Villajiueva de San Mancio 1222: noua 8 § 
16. — pispo 52 SS 24, 44. — boes 8 § 30. — fîlio 6 § 32. — 
maes 32 % 30. — dena 58 § 47. — complimoles 8 % 47. — ela 

10 S 49. — istos 51 S 53- — mios 55, sos (m.) 57, § 55. — 
morire 56 § 66. — dioron 58 § 67. — fu 12 % 69. 

Doiela menor^ voir p. 269. A noter desne 60 § 43, uca 27 
(= vcga\ 

Doc. IX. Piasca 1229: couo 2 § 16. — ye 2 § 12. — esti 

11 SS 25, 53. — annu 4 § 26. — mio (m.) 3, mi (f.) 4, so (m.) 
4 S 55. — re 14 S 30. — nomne i S 40. — fezieren 6 % 68. 

— foren 19 § 69. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 319 

A noter crebantar 10 § 45. «Pedro Martiniz de Frama mes- 
criuio.» (28). Frama est situé comme Piasca dans le part. jud. 
de Potes, prov. de Santander. 

Doc. X. Sahagun 1232: terra 3 § 10. — cascayares 3 § 
32. Sur lera 4, voir % 49. 

Doc. XI. Sahagun 1232: filio 2 § 32. — Mio(f.)2S55. — 
seja I S 69. 

Doc. XIII. San Felizes de CeyaQ) 1233: morte 16 S 16. 

— mulier 4 § 32. — astiprado 14 % 38. — nomrada 11 % ^o, 

— enos 10 S 47. — mios 19, mie (f.) 3, so (m.) 33, sue (f.) 9, 
so (f.) 36 S 55- — duas 25 § 59- — saban i § 73- 

Doc. XV. Sahagun 1236: bonas 3 § 16. — mays 27 § 30. 

— conceyo 46 % 32. — fique 27 § 46. — mi (f.) 3, so (m.) 10 

S 55- 

Sur ellotra 41, voir § 49 p. 265, snv feches 18 § 72. Deuo- 

tion 13, offre la graphie // au lieu de a, graphie que nous 

aurons l'occasion de relever aussi dans quelques autres documents. 

Doc. XVI. Sahagun 1236: ye 2 § 12. — orto 5 % 16. 

— poys 25 S 19. — muyer 3 S 32. — ena 7 S 47- — ™e (f.) 
3, sue (f.) 33 S 55- — furon 8 § 69. 

Enlos hospital 15: le notaire a pensé écrire en lospital^ 
il s'est ravisé, mais a oublié de changer los en el. 

Doc. XVIII. Pedradiello^i) 1239: Omnes i § 40. — ela 
7 S 49- — mi (f.) 3, su (f.) 37, sus (f.) 16 § 55. — fo 14 § 69. 

A noter la graphie ti d^ins pertinentias î6 (mais perfinendas 
26). — Dimiercoles 35 p. 291. 

Doc. XIX. Sahagun 1239: ye 5 § 12. — bona 17 % 16. 

— meyoria 11 % 32. — ambos 18 § 37. — ennas 8 § 47. — 
myo (f.) 2 S 55. — acrecjremos 12 § Ç)&. — prometioren 23 S 67. 

Doc. XX. Sahagun 1240: ye i § 12. — yes 15 % 12. — 

pola 16 S 47. — mio (m.) 11, mios 12, mi (f.) 9 § 55. 

Doc. XXI. Sahagun 1243: canbio 2 § 37. — lospital 3 J 
49. — su (f.) 4 S 55. — uiren i S 66. 



320 ERIK STAAFF 

Doc. XXII. Nogar 1243: bues 26 § 30. — conseyo 2 % 
32. — enna 13 § 47. — damoielo 9 §§ 47, 50. — so (m.) 26, 
so(f.) 6, SOS (f.) 7 S 55. — tragan 35 S 73- 

Notons la forme ayda^ 13, pour ayuda. 

Doc. XXIII. Sahagun 1244: ye 5 § 12. — egrisia 19 §$ 
13, 38. — fiyo 12 S 32. — ela 7 S 49- — y^l^s 25 S 50. — 
mies (f.) S, so (m.) 24, sos (m.) 28 $ 55. — uiren 2 5 66. — fu 

7 S 69. 

lodios 10, cf. S 28. 

Doc. XXIV. Sahagun 1245: yera 7 § 12. — muyer 4 % 

32. — mi (f.) 13, sos (m.) 19, so (f.) 4 S 55» — uiren 2 § 66. 
— fu s S 69. 

A observer le participe conosada cf. % 74. 

Doc. XXV. Sahagun{^) (ou San Felices) 1245: Adame 32 
S 22. — rina 21 $ 29. — re 20 § 30. — maor 24 § 30. — 
muyer 4 § 32. — mi (f.) 4, so (f.) 21 § 55. — quisiermos 8 % 63. 

Le morceau qui commence par la ligne 39 et dont la langue 
porte des caractères occidentaux, offre les formes dialectales 
suivantes: beyzo 39 S ^- — pî^s 39 § 11. — corpo 40, uostra 
41, bona 42 S 16. — quomo 40 % 18. — soy 41 % 69. Notons 
aussi feâfl% 72. 

Doc. XXVI. Sahagun 1245: yes 5 S 12. — eglisia 17 % 
13. — bues 10 S 30. — laor 13 § 31. — muyer 4 S 32. — xenos 
41 S 38. — ena 7, enne 36 % 47. — so (m.) 27, sos (m.) 39, 
sus (f.) 39 S 55. — dues 37 S 59- — dierdes 13 S 63. — ujren 
2 S 66. 

A noter les trois formes de dejar: lexa 35, cUlexo 44, 
dexo 45. 

Doc. XXVII. Sahagun 1245: enas 8 § 47. 

Doc. XXIX. Villa garda 1246: bona 25 § 16. — maes 
25 S 30- — dessi 24 SS 25, 53. — canbiaron 7 S 37- — fiq^e 
20 S 46. — so (m.) 15 S 55- — eredoron 11 %6t. 

Au lieu de ueman^ on trouve, 1. 28, uergan{^\ Pour estonç 
32, cf. Gessner p. 31. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 32 1 

Doc. XXX. Piasca(î) (ou Sahagun) 1246: eglîsia 4 $ 13. 

— fontes 9 S 16. — maor 33 § 30. — enayenar 25 § 32. — 
mi (m.) 2, mi (f.) 2, mis (f.) 7, sos (m.) 21 § 55. — ganardes 

25 S 63. 

A observer la forme attentico 42, et ^^ 4, 5, combinaison 
qui revient doc. LIX 3, 7. Peut-être est-ce à cette combi- 
naison et à des combinaisons semblables {do ye offrezco^ doyela^ 
etc.) qu'il faut attribuer l'origine de la forme day. 

Doc. XXXI. Sahagun 1247: ye 8 § 12. — orto 5 S 16. 

— meyor 17 § 32. — enne 24 § 47. — mi (f.) 2, so (m.) 39, 
so (f) 48 S 55. — quesierdes 13 §§ 63, ô'^. — metioron 24 § 67. 

Doc. XXXII. Sahagun 1247: ye 31 § 12. — yes 11 S 

12. — contrariare 26 § 22. — meyor 29 § 32. — concambio 

4 S 37. — mias (f) 29 S 55. — quisierdes 21 S 63. — uiren 2 

5 66. — furen 6 SS 67, 69. 

Doc. XXXIU. Nogar 1248: ye 17 S 12. — uostros 6 S 
16. — bues 8 S 30- — ffiyos 27 § 32. — mio (m.) 24, mios 
43, mi (f.) 24, mie fin 43, so (m.) 49 % 55. — perdissedes 12 § 
GS, — feçiessedes 12 § 68. — fu 5, fuer 31 § 69. 

Doc. XXXIT. Sahagun Q) 1250: orto 6 § 16. — fijos 5 
S 32. — uiren i § 66. 

Ferran^ 1. 7, doit être fautif, cf. 3, 4, 6 et 3, 3 du doc. 
prochain, qui est écrit par le même notaire. 

Doc. XXXV. SahagunQ) 1250: fiyos 4 S 32. — uiren 
i S 66. 

Doc. XXXVI. Galltguiellos{})\ 1250. uorto 5 S I7- — 
abere 4 § 22. — rina 19 S 29. — maor 21, re 19 § 30. — laor 
17 S 3^- — fiy^ 2 S 32. — comeus i, ennas 4 § 47. — meus 
(m. pi.) I, mja 2 § 55. — furen 4 SS ^7^ 69. 

Doc. XXXVII. SahagunQ) 125 1 : conuentu 3 § 26. — 
uiren 2 § 67. 

A noter connuzuda i, ouiren 2 § 73 et cosea = cosa sea i. 

E, Staaff. 21 



322 ERIK STAAFF 

Doc. XXXVIII. Villanueva de San Mancio (ï) 1252: egua 
32 S 10. — ye 39 S 12. — postos 10 § 16. — oueyas 5 § 32. 

— elos 7 S 49- — y^lo 32 S 50- — mi 2 S 55. — mandemos 
54 S ^5- — posiesemos 11, feciemos 12, ueniesemos 16, quesieren 

37 s 68. 

Auiesemos 12 § 70. A noter la forme cuncta = cuenta 1. 12 
et uea 29, cf. doc. VIII 27, lequel est aussi de Villanueva de 
San Mancio. 

Doc. XXXJX. Piasca 1252: ye 9 S 12. — bues 33 % 30. 

— fiyos 3 S 32. — ambas 7 S 37- — pelgassen 9 § 39. — fique 
16 S 46. — so (m.) 31, SOS (m.) 13, so (f.) 4, sue (f.) 11 § 55. 

— sien 17 S 61. — ujren 2 § 66. — dioron 34 § 67. — quesies- 
sedes 32 § 68. — furon 5 S 69. — saban i § 73. 

A noter rezones 7 % 28, odiron 49 § 73 et entegraron 22 J 45. 
Estony 42, a été écrit par erreur pour Estas. 

Doc. XL. Sahagun 1252: portalgo 2 § 39. — so (f.) 22 
S 55. — uiren 2 § 66. — furan 7, fuer 21 § 69. 

Doc. XLI. Sahagun 1253: ortos 15 % 16. — redrueyo 94 
S 19. — bispo 63 S 24. — meyor 56 % 32. — ambos 52 § 37. 

— uollas 55 S 47* — ™ (f-) 6, so (m.) 10, sos (m.) 62, so (f.) 
38, SOS (f.) 61 S 55. — fizierdes 58 S 63. — oyron 78 § 66. — 
uioren 78 S 6t, — fu 79 S 69. 

A noter molazino 90 § 43 et toto 29 pour todo. 

Doc. XLII. Sahagun 1254: ye 4 § 12. — bues 78 S 30. 

— maor 107 % 30. — laores 70 § 31. — fiyos 12 § 32. — omnes 
I S 40. — enne 26 % 47. — ela 25 % 49. — mio (m.) 10, mios 
II, mi (f.) 14, mie (f.) 33, so (m.) 12, sos 56, sue (f.) 103, sues 
59 S 55' — quisierdes 38 % 63. — mandemos 87 % 65. — ualis 
34 S 66. — quessies 95 § 68. 

A noter les formes veierun et odierun 1 10 (mais estidieron 1 10) 
S 73 et la graphie //: seruitio 12, oratjones 45, donaHon 91. 

Doc. XLV. Juara (?) 1256: ye 9 § 12. — egrija 17 §§ 13, 

38 et S 68 p. 308. — moble 20 §§ 16, 18. — mi (m.) 19, sos 
(m.) 9 S 55. — uiren 2 § 66. — uenier 22 § 68. — for 23 % 69. 

Notons luna 26 § 49, conplier (?) 10, ceygo 33 S 9- 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 323 

Doc. XLVI. Galliguiellos (?) 1256: ye 4 S 12. — fiyos 10 
S 32. — faganno 11 § 47. — Uauor 5 $ 49 et p. 265. — yas 21 
% 50. — mjo (m.) 5, mjos 3, so (m.) 38, sos 10 S 55- — 
dalguno 23 % 58. — uiren 2 S 66. 

A noter molacjno 41 $ 43 et calomja 19, 21. 

Doc. XLVII. Galliguullos (î) 1257: ye 2 § 12. — solo 3 
S 16. — uorto 9 S 17- — "ï^a 18 S 29. — uue 10, re 18 S 30. — 

— fiyos 8 S 32. — Juam 9 S 4^- — comio i, ene 3, vende- 
molo 5, emes 17 % 47. — mio (m.) i, so (m.) 16, su lauor 17, sus 
(f) 3 S 55- — quisierdes 12 % 63. — furen 4 SS65, 69. 

Notons qui^ 1. 12, écrit par erreur pour que. 

Doc. XLVni. Mayorga 1257: ye 23 % 12. — rina 76 $ 

29. — re 75 S 30. — muyer 6 $ 32. — mi (f.) 41, sues (m.) 
14, todos sues lauores 55, sue (f.) 6, so (f.) 7 § 55. — dues 6 4 $ 59. 

— demandemos 4 § 65. — uiren 2 § 66. — furon 5 S ^• 

A noter aidorio 60, cf. ayda XXII 13, tt foales 27, cf. fo- 
yales L 41. 

Doc. XLIX. Sahagun 1257: meyor 11 % 32. — so (m.) 
53 S 55- — podierdes 11 SS 63, 68. — uiren 2 § 66. — fu 8 

S 69. 

A noter cuelga 26 S 73. 

Doc. L Sakagun 1258: noua 14 S 16. — maor 71 § 30. 

— caleya 32 § 32. — xosa 44 § 38. — ennas 10, trasle 12 §47. 

— so (f.) 65 S 55- — quisierdes 57 S 63. — fu 31 S 69. 

Doc. LI. Sakagun 1259: moble 17 §§ 16, 18. — Maorga §5 

30. — muyer 3 S 32- — niios (m.) 24, mi (f.) 8, mis 13, so (m.) 
9, SOS 6 S 55. — roguemos 31 § 65. — venier 28 § 6^, 

Doc. LII. Paredes 1259: Castreyon 2 S 32. — saban i 

S 73. 

Doc. LUI. Sahagun 1259: conseyo 5 S 32- — enna 3 
S 47. — mi (m.) 23, so (m.) 20, sues (f.) 4 S 55" — viren i % 
66. — saban i § 73. 

L. 6 aydono, cf. XXH 13 et XL VIII 60. 



324 ERIK STAAFF 

Doc. LIV: Galliguiellos (î) 1260: terra 11 § 10. — ye 20 
S 12. — ye {<est) 7 SS 12, 69. — rina 35 S 29. — re 35 S 30. 

— fiyos 16 S 32. — ambos 3 S 37- — Juam 16 S 4i* — ficar 
19 S 46. — uolo 26, ene 34 S 47. — luno 33 S 49* — ™ (°^) 
7, mia (f.) 4, mie 6, mi 2, so (f.) 25 § 55. — mandemos 42 % 
65. — uirem 2 § 66. — fu 4 § 69. 

Sur pachiza 29, voir S 32 P- 235. Z?^ wï^ 30 est une faute 
du notaire et doit être que me. Notons aueran 17, 27. 

Doc. LVI. Melgar de suso 1250: neto il $ 10. — youes 
26 S 16 — mallito 22 S 36. — elo 19 S 50. — ayadella 18 $ 
47. — mi (f.) 6, so (m.) 39 S 55- — "iren 4 S 66. 

Oblido 2 S 45, mogier 6 S 28; notons encore die youes 26. 

Doc. LVII. Sahagun 1262: ye 42 % 12. — soldos 9$ 16. 

— maordomo 59, bues 12 S 3^. — conceyo 4 $ 32. — enno 

7 S 47. — ela 16 S 49- — elos 12 § 50. — mio (m.) 84, so 
(m.) 30, so (f.) 38 S 55- — dalguno 24 % 58. — partiren 47 $66. 

— uenier 34 % G^, 

Doc. LVIII. Galliguiellos (?) 1264: ye 25 S 12. — uue 10 
S 19. — rina 18 § 29. — re 18 S 30. — laor 17 % 31. — fiyos 

8 S 32- — mallito 15 % z6. — uenditjom 3 § 41. — comie 2, 
ene 4, confirmamola 28 § 47. — mie (f.) 2, so (m.) 25, su laor 
17, suo lauor 62 S 55- — quisierdes 12 § 63. — mandemos 
28 % 65. — fu 36 S 69. 

A noter la graphie ti dans uenditiom 3, 31, 43, 52, gène- 
ratiom 13, 41, 62. — L'instabilité de l'usage se traduit claire- 
ment par la manière différente dont les mêmes mots ont été 
écrits dans les quatre chartes, qui émanent pourtant du même 
notaire et qui portent la même date. Exemples: \. ij su laor, 
1. 62 suo lauor ^ 1. 18 dom Alfonso^ 1. 41 don Alfonso^ 1 5, 45, 
53 Camperas y 1. 32 Pa7iqueros, etc. 

Quant à notre localisation des documents XXXVI, XLVT, 
XLVII, LIV et LVIII, nous en indiquons les raisons § y^. 
Les trois derniers de ces documents ont été écrits par le même 
notaire (Martinus notuit). 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 325 

Doc. LIX. Loriezo 1264: ye 3 § 12. — Maorga 23, re 
^3 S 30. — mio (m.) 2, mios 8, mie (f.) 2, mies 9, so (m.) 27, 
sue (f.) 17 S 55- — dalguno 11 § 58. — uiren, S 66. — foy 36 

s 69. 

A noter do hy ^, y (cf. doc. XXX), desqamulgado 12, 
et allabbat 14 % 49. 

Doc. LX. Sahagun 1267: yglisias 20 % 13. — ffiiya 5 $ 
32. — cambiar 36 S 37. — enne 18, ennas 52 % 47. — ela 6 
S 49. — mios (m.) 93, sos (m.) 38 S 55. — fallarmos 50 % 63. 
— viren i § 66. — mandemos 98 S 65. — fezierdes 47, podi- 
esse 72, uenier 79 S 68. 

MantegadeSy 38, est une faute du notaire. L. ôy^ pora 
pagarmos est le seul exemple que nous connaissions de l'in- 
finitif personnel dans un document de la région orientale du 
Léon. L. 100 die sabado^ car la combinaison est beaucoup 
plus étroite que dia de Sancta Eulalia de la même ligne, cf. 
die yaues LVI 26 et dimier cotes XVIII 35, voir p. 291, la note. 

Doc. LXI. Sahagun 1278: conceyo i S 32. — mjo (m.) 
55, SOS (m.) 10 S 55. — dixoron S S 67. — feziesse 38 % 68. 

Madoron 22, quinietos 39 sont des fautes du notaire. A 
noter la graphie cassa 10 et seze 50. 

Doc. LXII. Sahagun 1278: mjo (m.) 46, sus lauores 13 $ 
55. — pagardes 11 S 63. — uenir 18 §§ 66,67. — saban i % 73. 

Le notaire de ce doc. étant le même que celui du doc. 
précédent, il n'est pas étonnant de retrouver 1. 41 tegades, 
cogades^ 1. 21, n'est peut-être qu'une faute pour colgades (cf. 
p. 235). Pour tragades 9, voir § 73. A noter le mot arfia 18, 
la forme prendia 34, et seze 42. 

Doc. LXIII. Mayorga 1280: ye 18 S 12. — ye (< est) 
47 SS 12, 69. — FfoueyoUo 66 % 16. — conceyo 35 S 32. — 
sepam i S 41. — ennos 44 S 47. — ela 5 S 49- — quegelles 
II S 50. — mjo (m.) 13, mi (f.) 27, sso, (m.) 61, ssus (m.) 11, 
sso (f) 18, ssu (f.) 23. — ouierdes 34 § 63. — entreguemos 42 
S 65. — viren i S 66. — veniesse 33 % 68. 



326 ERIK STAAFF 

La charte de don Sancho, insérée dans ce document, y 
revêt la même forme dialectale que le reste du document 
Tout au plus pourrait-on croire que ssu au fém. et au masc., 
ne figurant que dans cette charte, sont attribuables au notaire 
qui l'a d'abord écrite. 

Doc. LXrV. Sahagun 1282: mentre 25 $ 10. — bonos 6, 
S 16. — maor 55 % 30. — lia 6, ela 54 § 49. — mjo (m.) 81, 
so (m.) 37 S 55- — dalguno 20 % 58. — sen 35 S 61. — quis- 
sierdes 19 S ^3- — roguemos 51 S ^S* — possiemos 56, este- 
dieron 74 § 6%, 

A observer la graphie ss dans possiemos 56, 62, pesquissas 
64, pressente 79 et la forme otorgaçon 74, 

Doc. LXV. Sahagun 1282: Roane 83 % 22. — lia 19 % 

49. — elos, quelles 39 § 50. — maor 65 S 30. — mjo (m.) 92, 
su (m.) 2, so (m.) 69, su (f.) 3, sua (f.) 6 § 55. — fuerdes 32 % 
63. — roguemos 61 § 65. — estedioron 84 §§ 6t^ 68. — posi- 
emos 66 % 68. 

L. 19, le notaire a oublié que entre la et auietnos. A 
noter les formes mortuero 12, siema 23, 24 (autrement sertta) 
et boenos 71. La graphie ss figure dans pesquissas 74 et la 
forme otorgaçon se retrouve 1. 84. Ce doc. et le doc. précédent 
ont été rédigés par le même notaire, Domingo Diaz, mais cer- 
taines différences font croire qu'ils n'ont pas été écrits par le 
même scribe: estedieron LXIV 74, estedioron LXV 84, possietnos, 
possiessen LXIV 56, 59, 62, posiemos, posiessen LXV ^^ 69, 72. 
Mais ces différences peuvent aussi dépendre de l'instabilité de la 
langue (cf. doc. LVIII). 

Doc. LXVI. Potes 1282: ye 2 S 12. — maiolo 3 $ 16. — 
cueto 3 S 20. — esti 13 SS 25, 53. — escriuanu 17 % 26. — 
cartes 17 S 27. — concello 19 S 32. — ambas 20 5 37. — 
dolda 15 SS 15, 39- — ™o (m.) 5, mj (m.) 7, mis 7, mj (f.) 6 
S 55. — dues 7 S 59* — uiren i S66. — fezi 19, uenieren 12 S 68. 

A noter eniuersario 13 S 28, et pesquisclas 22, ainsi que 
les formes asturiennes decho 6 S 74 et auenturia 12. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 327 

Doc. LXVIII. Mayorga 1287: ye {<est) 53 SS ^2, 69. 

— coya 47 S 32. — demays 38 % 30. — anbas 64 $ 37. — 
vierem 5 $ 41. — ennas 20 S 47. — ela 30 S 49. — lie 16 % 
50. — mjo (m.) 79, mios 57, su (m.) 4, su (f.) 4 § 55. — podi- 
erdes 44 §§ 63, 68. — rroguemos 62 § 65. — ffeçier 20, uenier 
43, quesier 47 % G^, 

A noter les formes ^V/^j 15, eclesiastigo 15 et le mot arffia 
43 (cf. LXII 18). 

Doc. LXX. Beluer 1291: bonos 40 $ 16. — baraya 26 % 
32. — prioralgo 14 % 39. — enno 4 § 47. — la abat 8 $ 49. — 
lela 45 S 50. — su (m.) 15, delos sus yantares 4 S SS« — vent 
47 S 60. — viren i § 66. 

Dans notre tableau S 55i ^^o^s avons compris stis 4 comme 
étant du féminin, ne connaissant pas d'exemples de yantar au 
masculin. Il s'ensuit que los doit être corrigé en las. A noter 
rrezon 17 § 28, alcalles 2 (cf. % 36). 

Doc. LXXII. Sahagun 1291 : meyorias 24 % 32. — cambjar 
10 S 37- — fficar 38 S 46. — ennas 57, enne 65, uoUo 66 § 47. 

— mi (m.) 89, sus (m.) 14, sos (m.) 90, so (f.) 42 § 55. — fizier- 
des 12 S 63. — roguemos 84 $ 65. — posiesen 89 % 68. 

Notons la graphie vssos 14. 

Doc. LXXm. Sahagun 1293: laores 35 % 31. — canbio 

4 S 37. — Uabralla 16 % 49, pag. 265. — ssilla 28 % 50. — mjo 
(m.) 54, mis (m.) 16, mi (f.) 15 §55. — quesierdes 28 §§ 63, 68. — 
rroguemos 46 § 65. — uenier 36, ffezies 47 % 68. 

rreçieta^ 14, doit être rreçienta. Notons fruyto 33, 36 § 33. 
Aprouenedes, 38, doit être un verbe formé s\xr frovena = mugrôn 
de la vid (Dicc. Acad.). 

Doc. LXXIV. Sahagun 1299: anbas 46 S 37. — ela 47 

5 50. — mi (m.) 10, mios (m.) 31 S 55- — vinte 13 S 60. — 
ouierdes 18 S 63. — ffeziese 46 S 68. 

Notons les formes deyedes 16 % 34, alcalyde 5, predrar 37 

S 45. 



328 ERIK STAAFF 

b. Caractères du groupe L 

77. Outre les chartes de Sahagun même, le groupe I 
comprend un nombre considérable de documents d'endroits 
situés vers le nord jusqu'en Santander et vers le sud jusque 
dans la région de Potes de la province de Zamora. Les dif- 
férences qui se laissent apercevoir entre ces chartes ne sont 
cependant pas assez considérables pour que nous ayons cru 
devoir en établir une subdivision, ce qui dépend naturellement 
jusqu'à un certain degré de l'insuflisance de nos matériaux. 

Le tableau précédent permettra pourtant dans plusieurs 
cas de constater la présence de formes qui tiennent au dialecte 
spécial du document où elles figurent. C'est là le cas, par exemple, 
pour le passage de IV et de Vo final à / et à i^ dans les doc. IX 
et LXVI (Piasca et Potes), qui offrent d'ailleurs encore d'autres 
traits asturiens (concello^ cartes^ decho^ foren). Un trait pareil 
se retrouve doc. LIX (Luriezo): foy. Dans des documents qui 
paraissent avoir été écrits à Sahagun, l'origine du notaire se 
révèle quelquefois par des traits isolés: ainsi conuentu, canfiu- 
zuda du doc. XXXVII i, 3 sont des formes asturiennes. 

Les chartes qui proviennent de la région méridionale (Vil- 
lanueva de San Mancio, Saelices, Villa Garcia, Mayorga, Melgar, 
Beluer), ainsi que celles qui appartiennent à la région septentrionale, 
se distinguent d'une façon générale par une couleur léonaise plus 
prononcée et plus persistante que celles de Sahagun ou d'en- 
droits situés dans le voisinage de ce centre. La forme mais 
(S 30)* P^r exemple, figure dans trois documents méridionaux, 
mais seulement dans un doc. de Sahagun, où mas est la forme 
ordinaire. L'usage de m final au lieu de « (§ 41) paraît aussi 
être étranger à Sahagun même, mais on le trouve dans deux 
documents de Mayorga et dans trois documents que nous avons 
localisés avec deux autres à Galleguillos, situé au sud de Saha- 
gun mais peu éloigné de cette ville. 

A ce groupe de Galleguillos appartiennent d'abord les 
quatre chartes réunies sous le numéro LVIII, dans lesquel- 
les il s'agit de la vente d'une vigne, etc. à Camperos non loin 
de Galleguillos, dont les «diuiseros» figurent dans le docu- 
ment. Le contractant de cette charte porte le même nom (Pedro 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 329 

Garcia) que celui du doc. LIV, où sont aussi cités les diuiseros 
de Galleguillos, et les deux chartes ont été écrites par le même 
notaire, ce dont témoignent aussi bien le nom du notaire (Mar- 
tinus notuit) que les particularités graphiques et linguistiques 
des deux documents {-m, mio, mie^ questa^ etc.). Dans le doc. 
XL VII, c'est encore Pedro Garcia qui est contractant, les divise- 
ros y sont aussi, et, bien que le nom du notaire ne soit pas nommé, 
la langue révèle clairement son identité avec le Martinus pré- 
cité. Notons la particularité commune aux documents XLVII 
et LVIII d'assimiler le n de con et de en avec le m initial d'un 
mot suivant: comio XLVII i, œmie LVIII 2, entes XLVII 17 
(S 47), mais enemes LVIII 17 et LIV 34. Dans le doc. XLVI, 
c'est encore de Pedro Garcia, cavallero de Galliguiellos, qu'é- 
mane la charte. Mais le notaire est un autre, et la langue n'est 
pas tout à fait la même. Les diviseros en Galleguillos se re- 
trouvent enfin dans le doc. XXXVI, où Sancha Mames et ses 
enfants contractent une vente avec Pedro Garcia. On y trouve, 
1. i, comeusy et les autres caractères sont en somme d'accord 
avec ceux des doc. XLVII, LIV, LVIII (furen, mja). Notons 
tout particulièrement uorto, qui figure dans les doc. XXXVI et 
XLVII, et que nous retrouvons dans des documents de Léon 
appartenant au groupe II. 

Nous passons aux traits qui sont communs aux chartes du 
groupe I. Tous ces traits ne figurent naturellement pas dans 
chaque document. Souvent les mots respectifs manquent dans 
beaucoup de chartes, souvent l'influence castillane amène ou 
bien un mélange de formes, ou bien l'usage exclusif de certaines 
formes castillanes, dans une charte qui autrement porte des 
traits léonais. 

Le plus commun des caractères dialectaux qui nous occu- 
pent, c'est le passage de ^' à ^^ (§ 32), qui se trouve représenté 
dans presque tous les documents. On voit toutefois, pendant 
le dernier quart du siècle, y céder de plus en plus la place à 
j ou g, graphies qui, dans les derniers documents, sont seules ou 
presque seules usitées. 

En second lieu, il faut relever la persistance des formes 
avec / au lieu de te des conjugaisons II et III (§ 66). C'est là 



330 ERIK STAAFF 

un trait fort répandu, et M. Menéndez Pidal* fait remarquer 
que les formes de ce genre abondent même dans les textes 
qui ne montrent qu'une légère teinte léonaise. Si, dans un cer- 
tain nombre de nos chartes, on trouve pourtant des formes 
avec ie (telles X, XXIX, LI, LU), cela prouve la force de l'in- 
fluence castillane, qui, à partir du doc. LXTV (1282), l'emporte 
entièrement sur la tendance léonaise. Après cette date, on ne 
trouve pas d'autres formes avec / que uiran (LXVI i, LXX i, 

31, 33)- 

La forme léonaise ye < et^ qui figure dans un grand nombre 

de documents (§ 12), ne se retrouve pas après le doc. LVII 

(1262) à Sahagun même, où elle parait tomber en désuétude des 

avant le milieu du siècle. Dans les documents du nord et du 

sud, elle est fréquente pendant toute la période. 

Le futur du subjonctif (§ 63) montre la s)mcope dans pres- 
que tous les documents où ce temps est représenté. Il est 
étonnant de trouver la forme non syncopée dans des documents 
qui autrement gardent aussi bien leur couleur léonaise que les 
n«» XV, XIX et XLIV. 

EnnOy enna^ enne (§ 47) sont des formes fréquentes dans 
les documents du groupe I, la dernière de ces formes est même 
caractéristique de ce groupe. Les combinaisons de can ou d'un 
verbe avec le pronom, ainsi que celles de nos^ uos^ etc., ou d'un 
verbe avec lo(s), la(s), le(s) y sont moins fréquentes, tandis que 
celles de per et de por avec un pronom n'y sont pas employées 
(exception: doc. XX 16). 

£/a (§ 49) est fréquent comme article féminin. 

Quant au pronom possessif, on remarque l'emploi ordinaire 
de so au féminin. 

Mentionnons enfin les traits suivants, que nous énumérons, 
en suivant l'ordre approximatif de leur fréquence: -entos (§ 65), 
ambos (§ 37), -oron (§ 6^\ maor (§ 30), re (§ Tp\ye (< est) (§ 12), rbia 
(§ 29), laor, caractéristique du groupe I, (§ 31), quesier, venter, 
fezier (§ 6^^ lie, llo (§ 50), dalguno (§ 58), saban (§ 73) et ajou- 
tons qu'on trouve des exemples sporadiques de nomne (§ 40), de 
'(^Igo (§ 39), d'egrija (§ 38), de mallito (§ 36), de xosa (§ 38).* 

^ Dial. leonés p. 56. 
• Cf. encore % 79. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 33 1 



Groupe IL 

a. Caractères des documents. 

78. Doc. IV. Cafiizo 11 97: uostros 6 § 16. — elos 2 
§ 49. — mio (m.) 7 § 55. — fu 5 § 69. 

A noter la graphie tj dans conuenientja i, Gartja 20 et 
fatjo 27. 

Doc. XII. Moreruela 1233: Morerola 2 § 16. — ye 3 § 12. 

— susu 19 § 26. — ensembla 19 § 28. — maor 35 § 30. — 
fiyos 5 § 32. — ambas 27 § 37. — ela 9 § 49. — mios (m.) 
45, 30 (m.) 22, SOS 5, sua (f.) 25 § 55. — dalguno 25 § 58. — 
mandemos 47 § 65. — uiren 2 § 66. — quesier 25 § 68. 

Pour les différentes formes de fratrem^ voir § 7. Odiron 

47 § 73. 

Doc. XVII. Castro Coraf 1237: morro 6§ 16. — heredade 
8 § 22. — insembla S § 28. — nomrados 9 § 40. — quiem 
II § 41. — ficar II § 46. — ela 3 § 49. — eu 6 §. 51, — 
istas 6 § 53. — quiser 11 § 66. 

A noter paguent 8 (mais pagen 10). 

Doc. XXVIII. Léon 1246: ye (< est) 23 § 12. — egrisia 
5 §§ 13. 38. — bonas 23 § 16. — luago 25 § 17. — bispo 3 
§ 24. — mais 39 § 30. — ambas 10 § 37. — xano 38 § 38, — 
pela 2, polas 13, enna 15, conna 19 § 47. — ela 18 § 49. — 
so (m.) 8, sua (f.) 9, suas 23 § 55. — dalguna 22 § 58. — sien 
36 § 61. — roguemos 41 § 65. — ujren i § 66. — uenioron 
II §§ 6t^ 68. — posiese 41 § 6Z, — fu 2, sie 29 § 69. 

Notons canoligo 45 § 43. 

Doc. XLIII. Moreruela 1254: emelgo 96 § 10. — ye 2 § 12. 

— ye (< est) 35 §§ 12, 69. — Morerola ZZ § 16. — uuey 23 § 19. — 
ryna 69 § 29. — maor 73 § 30. — conceyo 66 § 32. — con- 
cambio 4 § 37. — pam 37 § 41. — pela 3, pola 29, fazemolas 
60 § 47. — ela 8 § 49. — so (m.) 6t^ sua 69 § 55. — duas 51 
§ 59- — viron 95 § 66. — ueniesse 54 § 68. — escreuio 102, 
cf § 6%, p. 307. — furon 33 § 69. — tienga 59 § 73. 



332 ERIK STAAFF 

L'influence castillane se traduit visiblement dans ce docu- 
ment par la façon dont le notaire, moine de Moreruela, écrit le 
nom de son monastère. Après s'être servi dans tout le docu- 
ment de la forme diphtonguée^ il retombe vers la fin dans l'ha- 
bitude qui lui était familière, pour écrire 1. 88, 90 et loi tnorerola. 

Doc. XLIV. Moreruela 1254: ye 8 § 12. — bona 19 § 
16. — conceyo 22 § 32. — concambio 4 § 37. — uiren 2 § 66. 

— podieremos 13 § 68. 

Notons cartherizas 20 et la graphie ti: donation 15, acae- 
tieren 18. 

Doc. LV. Léon 1260: yera 9 § 12. — eglisîa 11 § 13. — 
bonos 3 § 16. — vuecho 20 § 19. — Maorga 5 § 30. — con- 
ceyo 2 § 32. — xamado 16 § 38. — nomnado 17 § 40. — enna 
7, pela 8 § 47. — ela 14 § 49. — ye 13, elle 18 § 50. — mia 
sennal 18, sua 13 § 55. — fezies 12 § 68. — fu 14 § 69. 

A noter canoligo 7 § 43, et, 1. 14, tde vieruo ayeruo^^ ex- 
pression où la disparition du v dépend probablement d'une 
dissimilation. 

Doc. LXVII. Léon 1286: monesteyro 13 § 8. — dezmo 
18 § 10. — (noces 24 § 16). — poble 7 § 38. — padronalgo 
13 § 39- — acustumo 23 § 40. — todalas 19 § 47. — dolla 16 
§ 50. — mio (m.) 12, so (m.) 27, sos (m.) 25 § 55. — recebisse 

5 %(^- 

A noter rettor 16, cossus 22. Pour prouison 6, voir p. 308, 
la note. 

Doc. LXIX. Léon 1289: leygo 46 § 8. — bonos 30 § 16 

— conçeyo 7 § 32, — xamado 41 § 38. — padronalgo 11 § 
39. — yela 16, lie 23 § 50. — dessi 35 §§ 25, 53. — mjo (m.) 
38, mja 42, sso (m.) 6 § 55. — ssien 36 § 61. — venjoron 2 §§ 
6t, 68. — pedio 13 § 68 p 307. — die 37 § 71. 

A noter defenetiua 34 § 28, poblico 40 § 15. 

Doc. LXXI. Léon 1291: dessusu 81 § 26. — conseyo 57 
§ 32. — julgo 60 § 39. — nomne 59 § 40. — ordem 46 § 41. 

— enno 17, enas 43 § 47. — lie 26 § 50. — mio (m.) 72, mia 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 333 

37, sso (m.) 33, SOS 26, sua(?) 35, suas 28 § 55. — viren i § 66. 
— vieno 49, venieron 6, quesiesse 31, trogo 28 § 68. — pedio 
II, 29, 36, 42, 51, 71 cf. § 68 p. 307. — flFuron 14 § 69. — 
die 26 § 71. 

A noter canoligos 13 § 43. 



Doc. LXXV. Villa Rabines 1241: ye 4, yera 12 § 12. — 
eglisia 6 § 13. — fiyos 9 § 32. — ficar 34 § 46. — pella 20, 
enna 25 § 47. — so (m.) 36, sos (m.) 4, § 55. — duas 38 § 59. 
— per 13 § 61. — uiren 2 § 66. — connocioron 11 % 6t. — 
fu 2 § 69. 

A noter Migayel 27 § 29 ttprindien 31 [cï.prendia LXII 34). 

Doc. LXXVI. Eslonza 1243: emo 33 § 10. — ya 2 § 
12. — orto 5 § 16. — ensembla 3 § 28. — rina 68 § 29. — 
maor 73, Pelao 51 § 30. — muyer 7 § 32. — concambia 4 § 
37. — pela 2, ena S, pola 32, damola 20 § 47. — ela 8, lotro 
ï9 § 49- — sos (m.) 15, sua (f.) 15 § 55. — . mandemos 71 § 
65. — pertenecir 31 § 66. — quesier 64 § 68. — fu 11 § 69, 

A noter heriedan 13 § 9, detertnenados 21, Dotnenguez 59 
(autrement toujours avec /), maleito 65 (cf. beneito § 33), se (de 
Ouiedo) 69, emos 27 § 70, caa 6$ et odiron 73 § 73. 

Doc. LXXVII. Léon 1245: ye 3, hierant 25 § 12. — 
bona 30 § 16. — ruogo 62 § 17. — abade (?) 47 § 22. — disti 
32 §§ 25, 53. — rina 17 § 29. — re 17, mayas 39 § 30. — 
muler 14 § 32. — sollo 46 § 36. — ambos 40 § 37. — nomne 
49 § 41. — lordam 65 § 41. — ena 24, connos 59, posieronos 
62 § 47. — ela 7, labbat 2 § 49. — lis 42, eli 54 § 50. — so 
(m.) 62, sua (f.) 4 § 55. — sen 50 § 61. — uirent 2 § 66. — 
fezo 16, conuieno 54, posieron 62 § 6Z. — seia i, foe 2, for 48 § 
69. — diant 46 § 71. 

Notons decho 28 § 74, cunnuceront 28 § 66, iglesa 47 § 68 
p. 308, pescaduria 9, 33 (cf. LXVI 12) uigario 47 et la combi- 
naison lola 54. 

La 6* p. des verbes se termine dans ce document toujours 
par «/, si le verbe n'est pas suivi par un pronom enclitique (39, 




334 ERIK STAAFF 

59, 62) ex. uirent 2, demandauant 7, promettront 30, etc. Ce 
trait, qui n'apparaît pas dans les autres chartes de Léon, sex- 
plique, si Ton considère que le notaire (Feman loan) était un 
«monge de san Vicenti de Ouiedo» [6S). On le retrouve avec 
la plupart des autres traits qui distinguent cette charte dans les 
documents publiés par M. Vigil dans sa Colecciàn histôrico- 
diplomàtica del Ayuntamiento de Oviedo (cf. par ex. le doc. 
XX avec sabant, elti^ aventuria^ concello^ Giralliz). 

Doc. LXXVIII. Pesquera^) 1248: quitey 14 §§ 8, 65. — 
parentes 1$ § 10. — ye 3 § 12. — ucyo 53, yglesa 6 § 13. — 
morte 30 § 16. — herdat 10 § 24. — quitemj 11 § 25. — mays 
28 § 30. — fillos 15 § 32. — lam 42 § 41. — fique 30 § 46. — 
enna 13, ayana 10 § 47. — ela 8 § 49. — mio (m.) 18, mios 
3, mia (f.) 14, mias 17, so (m.) 47 § 55. — uenermos 34 §§ 63, 
68. — meteo 48 § 65. — uiren 3, ueneren 18 § (:&. — sum 45, 
seye 33, foron 10 § 69. — di 14 § 71. 

A noter cunuzuda 2, cunucemos 5 (cf. cunnuceront LXXVII 
28), sobemos 5 (probablement une incorrection), asse 14, enssa 27 
(§ 48), iuyzo 24 (qui offre par conséquent un ex. du développe- 
ment populaire de cj\ Cf. § 79. 

Doc. LXXIX. Villa Rabtnes 1252: parentes 4 § 10. — 
egrisia 8 §§ 13, 38. — bona 18 § 16. — maor 28 § 30. — filo 
43, conceyos 25 § 32. — mallito 18 § 36. — nomre i § 40. — 
pela 5 § 47- — i"io (m.) 4, mia (f.) 4, mie 3, so (m.) 34 § 55- 

— uiren 2 § 66. — sie 24, fure 21 § 69. 

A noter auer auia 10, tôt 15 (cf. doc. XLI 29), ioyzes 24, 
32, iodio 34 (cf. doc. XXIII 10 et § 28), odi 23 (§ T^, elecho 30 
(§ 33) et uiada 1 5 (?). 

Doc. LXXX. Valencia de Don Juan 1260: ey 3 §§ 8, 70. 

— bonas 15 § 16. — muyer 2, mellor 17 § 32. — dubre 16 
§ 38. — enno 17 § 47. — ela 5 § 49. — mio (m.) 13, mias (f) 
22 § 55. — quisierdes 12 § 63. — mandey 22 § 65. — venier 
13 § 68. — soy II § 69. — contradicer 14 § 73. 

Doc. LXXXI. Eslonza^!) 1272: yera 6 § 12. — cue- 
cho 20 § 19. — herede 33 § 22. — herdat 13 § 24. — filos 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 335 

19 § 32. — dolda 42 §§ 15, 39. — pornomnados 8 § 40. — 
fica 27 § 46. — lotro 26, dellos 4 § 49. — quelles 6 § 50. — 
ssos (m.) 22, sua (f.) 9 § 55. — duas 44 § 59. — sien 32 § 61. 
— quixermos 28 §§ 63, 6S. — mandemos 43 § 65. — pussymos 
48 § 66. — uenjeren 12 § 68. — fur 1 1 § 69. — diedes 9 § 71. — 
Notons la graphie ss, (cassa i, pesso 10, poderossos 16, pus- 
symos 48), cunta 8 (cf. XXXVIII 12) çX, yxidos 15. Recaile, 13, 
doit représenter recalde de recabde^ et montre par conséquent le 
passage d'un Id secondaire à // §§ 39, 36. Sobrodichos 29, 45, 
47, cf. § 28. 

Doc. LXXXU. Léon 1280: ye (< est) 8 §§ 12, 69. — con- 
ceyo 35 § 32. — concanbiar 23 § 37. — nomne 6 § 40. — 
fique 30 § 46. — enno 11, polo 17 § 47. — ela 7 § 49. — 
quellas 22 § 50. — mio sinnal 38, mios (m.) 29, mia (f.) 3, so 
(m.) 14, suas (f.) 15 § 55. — duas 6 § 59. — sen 3 § 61. — 
falardes 22 § 63. — viren 2 § 66. — ffeciestes 16, veniesse 27 
§ 68. — ades 21 § 70. — 

A noter Donienguez 2, 37 (cf. LXXVI 59 et § 9), veluntat 
23 § 28. 



Doc. LXXXIII. Léon 1240: egrisia 6 §§ 13, 38. — fon- 
tes 7 § 16. — vortos 6 § 17. — nuastro 13 §§ 17, 56. — uuoy 
12 § 19. — ensembla 2 § 28. — re 22, maor 25, mais 17 § 30. 
— muyer 3 § 32. — pornomnada 9 § 40. — enna 6 § 47. — 
mios (m.) 3, mia 3, so (m.) 10, sua (f) 10, suas 8 § 55. — dal- 
guno 16 § 58. — ueniermos 18 §§ 63, 68. — comprestes il 
§ 65. — ades 14 § 70. 

Notons paxeres 6 (§ 32), aruores 7 (§ 43) et frôlez 4 (§ 45), 
uendecion 17, 28. Cf. doc. XXVIII, qui porte la même date et 
qui émane du même notaire Domingo Martinez. 

Doc. LXXXIV. Rioseco de ordas^) 1254: ye ii § 12. — 
ye (< est) 9 §§ 12, 69. — uuey 13 § 19. — re 25, maor 29 
§ 30. — fiya 4, muler 25 § 32. — pornomnados 8 § 40. — ennas 
S § 47. — ela 5 § 49- — so (m.) 30, sua (f ) 25 § 55. — uenier- 
mos 18 §§ 63, 68. — mandemos 32 § 65. — hades 14 § 70. 



336 ERIK STAAFF 

A noter susu 9, 19 (§ 26), escotUra 10, adtmax{: 
mos 17. 



Doc. LXXXV. Sandoval en Mansilla 1235: fontes 55 
§ 16. — desfacere 22 § 22. — rina 37 § 29. — Maorga 50 
§ 30. — muler 3 § 32. — muitos 32 § 35. — solladados 13 
§ 36. — eno 39, polos 10 § 47. — mia (f.) 3, so (f.) 36, sos 
ïi § 55* — uiren 2 § 66. — uioron 43 § 6t. — feciemos 7, 
ueniere 21, quesiere 22 § 68. — fusen 12 § 69. — aan 15 §70. 

— constrener 24 § 73. 

A noter les graphies chy: dichyo 20, 31 (mais dicha 29), 
Sanchyo 4, 15, etc., et ti: génération 23, 25, servUio 32, 34. 
Observons aussi riendeda 12 {^iv& rienda 26) § 24, odiaron 43 
§ 73 et Domenguez 52 (mais autrement Domingo) § 9. 

Doc. LXXXVI. Sandoval en Mansilla 1242: ya 15 §§ 11, 
12. — morte 6 § 16. — re 11, maor 17 § 30. — ujrem i §§ 41, 
66. — otorgamolo 6 § 47. — mjo (m.) 2, sua (f.) 6, suas 8 
§ 55. — mandemos 14 § 65. 

Notons Satiastianes 2 § 28 et tf dans pertenentjas 8. 

Doc. LXXXVII. Sandoual en Mansilla 1251: emo 26 
§ 10. — bonas 16 § 16. — ensenbla 26 § 28. — boys 6 § 30. 

— muyer 4 § 32. — entranbas 33 § 37. — mja (f.) 23, sus (m.) 
17, sus (f.) 17 § 55. — podiermos 6 §§ 63, 68. 

A noter cogien 11 §68, cogetas\6, Petrus ^^'^«é'/wiy scripsit 



Doc. LXXXVIII. Manganèses I247(?): feycho 12 §§ 8, 33. — 
ben 5 § 10. — ya {<et) 25 § 12. — ya {<est) 5 §§ 12, 69. 

— bonas 23 § 16. — couto 14 § 20. — meyor 16 § 32. — 
nomrado 9 § 40. — fica 6 § 46. — eno 4 § 47. — elos i § 50. 

— mia (f.) 2, so (m.) 31 § 55. — dalguien 11 § 58. — man- 
deymos 25 § 65. — uiron 28 § 66. — uenjer 11, quesier 13 
§ 68. — fu 8 § 69. — saban i § 73. 

A noter uendecion 3 (cf. LXXXIII 17, 28), refnanes 11, 
fer 25 (§ 72). 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 337 

Doc. LXXXIX. VUla Rabines 1267: peyche 21 SS 8, 33. 

— conuen 6 S 10. — pialago 7 § 11. — ya 21 (<€t) $ 12. — 
bona 18 S 16. — couto 21 S 20. — mays 16, maor 28 S 30. — 
meyor 23 § 32. — eno 13, uola 18 $ 47. — ela 22 S 49. — 
mjo (m.) 13, mia (f.) 16, mias 18, sua (f.) 26 § 55. — trinta2i, 
vinte 24 $ 60. — viren 2 § 66. — studioron 34, § 67, — uenier 16, 
quesier 17, feciese 33 § 6^, — soy 12, fu 8 $ 69. — ey 5 § 70. 

— dito 43 SS 33. 74. 

A noter cumo 6, determena 6 (cf. LXXVI 21), uolontat 15 
(cf. S 28), posideades 14 S 73. — Ce doc, qui est daté de Villa 
Rabines, est écrit par don Aparicio, clerigo de Villa Omandos, 
sur l'ordre de son chef Gonzaluo Migueliz, notaire de Bena- 
vente. Le dialecte de cette dernière ville a laissé des traces 
dans le document [pu < ati). 

Doc. XC. Benauente 1275: eglisia 5 S I3- — P^^ 9 S ï^- 

— cousa 2 S 20. — metade 13 § 22. — herdat 8 S 24. — de- 
mais 21 S 30. — conceyo 14 % 32. — anbas 40 % 37. — dulda 
36 S 39- — nomre 31 $ 40. — conna 18, enno 22 % 47. — ela 
7 S 49. — mio (m.) 44 S 55- — duas 39 % 59. — roguemos 
Z^ S 65. — uiren 2 § 66. — uenier 25, quessiese 26, feziesse 
39 S 68. — soi 18 S 69- — die 43 S 71 • — uienga 36, 44 % 73. 

— dita 18 S 74. 

A noter la graphie ngn dans asingnamos 6, 17, 27, 35, 
juyzo 20 (cf. LXXVIII 20), auenturia 25 (cf. LXVI 12 et LXXVU 
9» 33). canoligo 47 (S 43). poderia 32, benefecio 17, 27, 35, et 
uigueros 9. 



Doc. XCVI. Bienvibre 1270: seeleymos 16 § 8. — mentre 
8 S 10. — cousa I S 20. — verdade 17 % 22. — deueda 12 
% 24. — conceyo 2 § 32. — fiziessem 8 § 41. — mio sinal 20, 
SOS (m.) 6, suas (f.) 11 § 55. — mostrou 3, seeleymos 16 S 65. 
— uiren i S 66. — fussen S S 69. 

A noter oudiren i (§ 73), veyga 7, azeymilas ii (S 9)» ^^- 
calldes 2 et portage 10. 

Doc. IC. Benauente 1283: ye (< est) 10 §§ 12, 69. — bon 
10 S 16. — outros 24 S 20. — boys 22 § 30. — aconsellamos 6 

E. Siaajf. 22 



338 ERIK STAAFF 

S 32. — SOS (m.) 28, sous (m.) 38, sua (f.) 14, suas 28 $ 55. 
— vinte 41 $ 60. — sien 12 $ 61. — ouierdes 18 $63. — uiren 
2 S 66. — dito 25 SS 33, 74. 

A noter rettnir 5, mais reymades 18. 



b. Caractères du groupe IL 

79. Le groupe II montre peu de traits que nous n'ayons 
pas vus représentés déjà dans le groupe I. Mais, d'une façon 
générale, ceux de ces traits qui, dans le groupe I, tout en étant 
très fréquents, commençaient pourtant à céder devant l'envahisse- 
ment des formes castillanes, régnent ici sans aucune concurrence; 
ceux qui, dans le groupe I, étaient d'une fréquence moyenne, 
l'emportent ici facilement sur les autres formes employées, et 
ceux, enfin, qui, dans le groupe I, n'apparaissaient que sporadique- 
ment, offrent ici des exemples relativement nombreux. 

Comme le groupe I, celui-ci comprend des endroits assez 
éloignés l'un de l'autre, depuis la région de Riafio vers le nord 
(LXXVin Pesquerà) jusqu'à celle de Zamora (XVH Castrotorafe) 
et d'Alcaflizes (XII, XLIII, XLIV Moreruela, IV Caôizo) vers 
le sud. Vers l'ouest, nous avons compté dans ce groupe un 
document (XCVI) de Bembibre, dont les caractères sont plus 
conformes à ceux du groupe II qu'à ceux du groupe ni. Dans 
ce dernier document, ainsi que dans ceux de Benavente (XC et 
IC) et de Manganèses (LXXXVIII), au passe z, au^^ 20) d'après 
la loi qui règne dans le groupe occidental. Le même passage 
apparaît dans le doc. LXXXIX de Villarrabines, ce qui s'explique 
par l'origine du notaire qui l'a écrit (cf J 'j^. C'est aussi à 
l'origine du scribe qu'il faut attribuer les caractères asturiens de 
la charte LXXVII, écrite à Léon (cf. J jZ). Celle de Pesquerà, 
LXXVin (cf S ^^y doit aussi avoir été écrite par un notaire 
parlant un autre dialecte que celui de Pesquerà ou d'Eslonza. 
C'est là le seul document du groupe II où les voyelles ouvertes 
restent régulièrement sans diphtongaison. H est vrai que pour 
£?, il n'y a qu'un exemple (morte 30), mais e figure dans parentes 
15, veneren iS, /eser 19, herdamento 27, veitermos 34, quinentos 
35. ^*^yo 53- Comme Ij passe régulièrement à 1(1)^ et qu'on 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 339 

trouve un exemple de -ey [quitey 14), on a là des caractères qui 
rendent probable que le notaire était d'origine occidentale, bien 
qu'il eût dans plusieurs cas attrapé le dialecte du Léon central 
(-ero, -e, o<au, ye). Cette charte ne nous permet pas, par 
conséquent, de constater une différence entre la région plus sep- 
tentrionale de Pesquera et celle de Léon. 

C'est la ville de Léon qui est le centre du groupe H. Huit 
de nos chartes y ont été écrites; celles de Villarrabines, d'Eslonza, 
de Valencia de Don Juan, de Rioseco et de Villaverde de San- 
doual sont toutes rédigées dans une langue qui ne diffère pas 
sensiblement de celle de Léon. 

Nous avons déjà fait remarquer que les chartes du groupe II 
diffèrent de celles du groupe I surtout par la couleur dialectale 
beaucoup plus forte qui les caractérise. Il est donc inutile d'énu- 
mérer tous les traits, puisqu'ils sont d'une façon générale les 
mêmes que ceux du groupe I, exception faite pour les formes 
enne (J 47) et laor (§31) qui, fréquentes dans le groupe I, manquent 
totalement dans les chartes du centre que nous avons dépouil- 
lées. Nous nous bornerons à relever les caractères peu nom- 
breux qu'on ne trouve pas dans le groupe I ou qui y figurent à 
l'état d'exceptions, pour devenir fréquents dans le groupe qui 
nous occupe. 

Notons pourtant d'abord que les formes avec ^ et ^ non 
diphtongues sont plus nombreuses dans le groupe II, et que c'est 
là tout particulièrement le cas pour les exemples où la diph- 
tongue a pris un développement particulier (iï, uo^ua^w^ 17). 
La diphtongue ue devant un y (J 19), qui, dans le groupe I, n'est 
représentée que par deux exemples (XLVII 10 et LVIII 10) y 
figurent dans 5 documents. 

Le pronom possessif montre au féminin presque exclusive- 
ment les formes mia(s)^ sua(s), qui dans le groupe I étaient des 
exceptions (§ 55). 

Le parfait de esse a toujours (à une exception près) la 
forme abrégée (furon, rarement foron), qui, dans le groupe I, 
était moins fréquente que la forme non abrégée (§ 69). 

Ue fifial se trouve quelquefois conservé dans des cas où 
cette voyelle tombe en castillan (J 22). 



340 ERIK STAAFF 

Lj^ qui devient ordinairement y^ passe dans quelques docu- 
ments à l(l)y développement caractéristique du groupe III (J 32). 

M^n devient presque toujours mn ou tnr^ tandis que mbr 
n'est représenté que par un exemple (J 40). 

T final reste régulièrement /, excepté dans le cas uoluniad 

(S 42). 

Aux combinaisons ^i7;M?/^jyl, amno(s) y partir ana viennent s'ajouter 
celles de per et de por avec lo(s)^ la(s) (J 47). 

Sine prend souvent la forme sien^ quelquefois la forme sen 

(S 61). 

YoMX f écho y on trouve dans deux documents la forme inter- 
médiaire /<^rA^ (SS 8, 33). 

Viron n'est plus sujette à la concurrence de la forme castillane 
(S 66). 

Venieron n'est plus sujet à la concurrence de vinieran^ et 
federon est plus fréquent que ficieron (J 6^, 

Notons enfin les formes soy (J 69), a(a)des (J 70), diant^ die 
(S 71) et saban (S 74). 

Pour les autres caractères, nous pourrons nous borner à ren- 
voyer au $ ^^^ ainsi qu'aux paragraphes respectifs des chapitres 
I et II. 

Groupe III. 

a. Caractères des documents. 

80. Doc. II. Matela{^) 1185: vntre 6 S 9. — Merendela 6 
§ 10. — nouo 6 S 16. — lohane 10 § 22. — ela 8 S 49. — suc 
(m.) 9, sua (f.) 9, suas 8 § 55. 

A noter irmano 7. La langue de cette charte la renvoie 
au groupe III; le notaire était en effet un dohanes presbyter 
purtugalensi» (48), bien que le document paraisse avoir été écrit 
dans un endroit appartenant à la région du groupe II. 

Doc. XIV. Ponferrada 1235: ey 4 SS 8, 70. — hye (< est) 
27 SS 12, 69. — firmedomne 42 SS ^5» 40- — noue 5 J 16. — 
maor 31, mais 41 S 30- — melor 24 S 32. — fican 5 J 46. — 
enna 15, ena 16 S 47- — ela 3 § 49. — mio (m.) 13, mia (f) 
5, sou (m.) 26 S 55. — quisierdes 15 S 63. — dous 19 S 59- — 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 34 1 

mandey 43 S ^S- — remanecisse 41 ^66, — furon 31 S 69. — 
aades 14 J 70. — dou 17, diey 9 J 71. 

A noter can 37 (cf. J 48), le mot /olââs S etporu(<ubi) 4. 

Doc. XCI. Espinareda 1256: feytas 17 S 8. — sempre 20 
S 10. — ya (< est) 7 JJ, 12, 69. — bona 14 % 16. — cousa i 
5 20. — abbade 2 J 22. — mays 19 % 30. — muler 4 % 32. — 
dereytos 7 S 33- — mujtos 34 J 35. — ornes 20 % 40. — sem 
13 SS 41, 61. — pella 2, pola 15 $47. — ela 22 % 49.— you 2 % 
51. — sous (m.) 7 S 55- — seerdes 12 J 63. — uiren i J 66. 

— vener 9, queser 21 S 68. 

A noter l'emploi de l'infinitif personnel 12, 35, 37, la gra- 
phie génération 9, 11 et audiren l S 73« 

Doc. XCn. Ponferrada (>) 1264: goneyru 37 S 8. — 
pelago 6 S 10. — tiampus 2 § 11. — morte 12 J 16. — cousa 
I S 20. — erdat 24 S 24. — ffirmi 17 % 25. — escritu i % 26. 

— maes 10 J 30. — melor 16 % 32. — peyge 15 S 33« — 
plados 7, dubre 16 % 38. — enno S, desdena 8 JJ 47, 48. — 
you 2 S 51. — mia (f.) 12, mias 24 J 55. — quesierdes JÇ 
63, 68. — mandou 10, mandey 22 § 65. — soey 23, ffuse 14 
S 69. — ey 5 S 70- — ffazade 11 S 72. — dita 24 %% 33, 74. 

A noter portage 35, z lo = elo il. 

Doc. XCm. Espinareda 1266: paleyro 6^8. — ben 14 
S 10. — orto 5 S 16. — outra 24 % 20. — heredade 11 S 22. — 
muler 3 J 32. — feyta 26 J 33. — leyxardes 20 % 34. — muytos 
35 S 35- — Girallo 4 S 36. — chamam 5 $ 38. — um 4 § 41. — 
pela 2, pola 23 J 47. — you i J 51. — sous (m.) 22, sos (m.) 
28, suas (f.) 21 S 55. — nosso 18 % 56. — sem 16 % 61. — 
laurardes 16 % 63. — uirem i § 66. — seia 14, he 15 S 69. — 

sabam i S 73- — <iJ^o ^3 S 74- 

A noter l'infinitif personnel 16, 17, 20, hu 5 (<«W), Domen- 
guez 10 S 9, lauorias 21. 

Doc. XCIV. Cacaiullos 1270: feyto 8^8. — conuen 4 
S 10. — bona 45 S 16. — cousa i S 20. — uoluntade 22 § 22. 

— herdamento 5, byspo 42 J 24. — ensenbla 13 S 28. — mays 
20, maor 43 % 30. — fiUo 2 S 32. — feyto 8, peyche 27 S 33. 



342 ERIK STAAFF 

— mujto 5 S 35- — palombares lO S 37. — achar 12, ygrisiarios 
II S 38. — orne 23 S 40. — ena 5, polio 35 S 47. — conlo 13 
§ 49. — hos 46 cf. S 49 p, 266. — eu 2 S 5 1. — meu (m.) 16, mya (f.) 
24, myas 20, sou (m.) 8, sous 42, sua (f.) 43 S 55- — uossa 22 
§ 56. — dous 27 S 59. — puderdes 11 S 63. — ujren 2 $ 66. 
7— soy 17, seya 24, foron 46 $ 69. — ayo 5 S 70. — estya 35 
§ 71. — contradizer 24 J 73. — djto 13 J 74. 

A noter conezuda i (cf. J 28), tunzon 9, 36, mais uendison 
3, 24, 30, possideades 21 (cf. % 73), desogemays 20 [hodie < pg. 
Jioje\ 

Doc. XCV. Espinareda 1270: celleyro 19 S 8. — ben 12 
§ 10. — logo 19 S 16. — couto 28 S 20. — bispo 31 S 24. — 
ï*c 29 S 30. — muler 4 § 32. — ffeyta 28 % 33. — muytos 41 
S 35- — palonbar 8 S 37. — sem 23 SS41, 61. — fique 9 % 46. 

— pella I, uolo 25 S 47. — ela 8 S 49. — que llo 11, elos 35 
S 50. — eu I S 51. — sou (m.) 8, sous 6, sua (f.) 6, suas 6 % 

55. — nosso 3 S 56. — trinta 13 J 60. — viren i J ^, — foy 
5. — foron 35 S 69. — diedes 15 §71. — saban i, cubriades 14 

S 73. — ditos 33 S 74. 

A noter deus 2, veyga 5 (cf. % 9), encuria 15. 

Doc. XCVII. Espinareda 1273: faueyro 4 S 8. — ben 8 
§ 10. — morte 9 J 16. — couto 12 J 20. — muler 2 § 32. — 
ffeyta 13 % 33. — muytos 22 S 35. — chamam 4 $§ 38, 41. — 
nomrado 5 § 40. — ena 4 S 47. — mia (f.) 2, sou (m.) 16 J 55. — 
nossa 4 S 56. — you 2 % 51. — queserdes 9 %% 63, (]^, — 
uirem i J 66. — sabam i § 73. 

A noter Do^nengues 20 (§ 9). 

Doc. XCVni. Cacauellos 1280: primeyra 5 S 8. — ben 7 
S 10. — noue 16 S 16. — cousa i J 20. — herdade 3 §§ 22, 
24. — mays 17 § 30. — muler 3 S 32. — peyte 15 S 33- — 
aprougo 7 S 3^- — acustomado 26 % 40. — ffique 17 J 46. — 
pella 12, uolla 11 S 47. — ella 14, dos 5 S 49- — quella 8 % 
50. — meu sinal 26, mia (f.) 12, mias 10 § 55. — uossa 3 % 

56. — eu 17 S 51. — ffacerdes 9 S ^3- — comprey 3 S 65. — 
viren i § 66. — ffoy 25 § 69. — ey 4 § 70. 

A noter l'infinitif personnel ^céTâS^j 9, ceo(<âcce hoc?) 7, 
vençon 11, 13, enguayar 9 et mer cor es 19 (S 43). 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 343 

Doc. C. Espinareda 1283: eyra 13 J 8. — senpre 39 J 10. 
— poulo 5 5 16. — cousa i S 20. — herdade 9 JJ 22, 24. — 
susu 60 S 26. — mays 26 § 30. — muUer 4 J 32. — flFeytas 42 
S 33. — muytos 54 S 35. — anbas 35 % 37. — chantedes 17, 
pourado 18 J 38. — nomrado 7 J 40. — ficar 24 § 46. — ena 
13, conas 5, pela 2, uolo 17 % 47. — ela 25 $ 49. — dele 5, 
elos 59 S 50. — you 54 % 51. — meu (m.) 58, sou (m.) 
50, sous II, sua (f.) 46 $ 55. — uossa 4 J 56. — dous 10 % 
59. — vinte 37 S 60. — ouuerdes 29 % 63. — mandey 58 S 
65. — uiren 2 § 66. — fezo 5 § 68. — sseia i, foy 9, foron 12, 
furon 59 S ^- — der 22 J 71 — dito 14 § 74. — . 

A noter l'infinitif personnel 19, 20, 31, pra (^ pora) 25, 26 
(cf. Cornu Gr. p. 956) et a == /o 26. 

Doc. CI. Cacauellos 1294: Jeneyro i S 8. — contenda 3 J 
10. — yera 3 J 12. — noua 42 § 16. — despoys 70 % 19. — 
outra 7 S 20. — uerdade 124 % 22. — malfeytrias 21 J 33. — 
ambas 13 % 37. — chamadas 17, prazio 60 S 38. — iulgando 
38 S 39- — firmedume 48 % 40. — fim 16 S 41. — ficar 46 % 
46. — ennos 9, outorgaronna 113 § 47. — ela 44, por lo 49, 
as 6% % 49. — quelles 12 § 50. — eu 67 S 51. — meu (m.) 
123, sou (m.) 40, SOS 27, sua (f.) 27, suas 7 S 55- — <ious 2 § 
59. — sem 28 S 61. — renunciou 18, demetiu 18 % 65. — ujren 
2, ueneron 97 S 66. — fezieran 9, uene 74, auenieron 17, prou- 
guesse 30, quesier 44, posieron 60 S 68. — he 54, ye 98. fosse 
26 S 69. — deu 48 S 71. — saban 2, correger 20 % 73. — dito 

8 S 74. 

A noter les formes queyxu?nes 7, recunita 58, veyga 65 (§ 

9), enion 95, 99 et la graphie ss dans ualiossa 114, pres- 
sente 121. Notons aussi Xts^vtxoXsendiziaZi^ 103 et caliierii^ 104, 
107. — Ce document offre un mélange de formes différentes 
qui semblent indiquer que le notaire n'écrivait pas dans son 
propre dialecte: malfetrias 9, malfeytrias 21, 29, yera^ ye 3, 98, 
ICI mais he 54 et en général e [benes, etc.), diessent 105, mais 
deu, ueneron, etc. — Los, 1. 60, a été écrit par erreur pour las. 

b. Caractères du groupe IIL 

81. Il existe entre le groupe III et le groupe II à peu 
près la même relation qu'entre ce dernier et le groupe I. Les 



344 ERIK STAAFF 

caractères qui, dans le groupe II, sont peu fréquents ou ne mon- 
trent que des traces sporadiques, passent ici à l'état de règles ou 
deviennent d'un usage fréquent. Mais le groupe ni est pourtant 
caractérisé par certaines lois qui y sont appliquées avec plus de 
rigueur que les lois correspondantes des groupes précédents. 

Le doc. U, de provenance incertaine et d'extension peu 
considérable pour ce qui est de la partie romane, révèle son 
origine occidentale tout particulièrement par les formes vntre 
6, 9 et conparou lO. — Les autres documents peuvent être 
divisés en deux groupes, dont l'un ne comprend que deux 
documents, XIV et XCII, tous deux de Ponferrada. Le second 
de ces documents se distingue du premier, ainsi que de tout 
le reste du groupe, par son emploi fréquent de u final pour o^ ce qui 
rend probable que le scribe était d'origine asturienne, supposition 
confirmée d'ailleurs par sa manière d'employer la diphtongue 
ia pour ie, ^ Les deux documents montrent la diphtongaison 
de r^ (tout en gardant quelques mots avec é). Exception faite 
pour ce trait, ils sont d'accord avec les autres documents du 
groupe UI, qui proviennent d'Espinareda et de Cacabelos. 
D'après la définition que donne M. Menéndez Pidal du dialecte 
léonais (cf. pp. 4 et 12), la langue de ces documents n'est pas 
léonaise, mais galicienne, puisque les voyelles ouvertes n'y subis- 
sent pas la diphtongaison. Pour notre but, cela n'a pas d'impor- 
tance, nous les avons reproduits surtout pour fournir quelques maté- 
riaux permettant de suivre la transition successive du léonais 
en galicien. Et si ces chartes se distinguent du léonais par l'ab- 
sence de la diphtongaison, elles gardent souvent des traits 
léonais qui ne sont pas galiciens (w«, you^ conservation de / 
et de n entre voyelles, etc.).* Ajoutons que les documents de 
Cacabelos se rapprochent davantage du portugais, montrant 
des exemples de la contraction dos^ das^ Oy a de l'article, ainsi 
que la forme eu pour ego^ forme qui n'apparaît que dans un doc. 
d'Espinareda, XCV, et qui, dans le groupe II, figure doc. 

xvn. 



^ Les deux particularités se trouvent pourtant réunies ailleurs que dans 
l'asturien, cf. M. P. pp. 19 et 26. 

' Ces chartes appartiennent probablement à la variété du galicien que 
mentionne M. P. p. 4, et qui se parle dans la région de Viilafranca. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 345 

Les caractères principaux du groupe m sont les suivants: 
a + >' > O' (S 8), au>ûu (J 20), IV final persiste après d (J 22), 
Ù\ cl, gl > 1(1) (S 32), et > yt (S 33), It > yt (S 35), ego > you ou 
eu (S 51), meum, suunt > meu sou (J 55), nostrum, vostrum > nosso, 
uosso ($ 56), l'infinitif personnel (dont nous avons constaté un 
exemple déjà dans le doc. LX du groupe I) est d'un usage fré- 
quent (S 63), -avii > ou {^ 64). La diphtongaison de e n'ayant 
pas lieu, il est évident que les formes verbales en -ierofi, etc. se 
terminent ici en -eron, etc., et, la 3* p. du parfait étant -éo^ 4Uy 
les formes en -ioron ne peuvent pas non plus exister ici. 

Quant aux autres caractères, connus des groupes précé- 
dents ou constituant des traits galiciens, mais ne figurant que 
d'une façon sporadique dans nos documents, nous renvoyons au 
tableau précédent, ainsi qu'aux paragraphes respectifs des cha- 
pitres I et n. 



Comparaison entre certaines formes du castUlan, du léonais 

et du portugais. 

■ 

82. Comme nous avons eu l'occasion de le dire déjà 
plus d'une fois, le léonais est un dialecte intermédiaire entre le 
castillan et le portugais. Il représente une étape de l'évolution 
linguistique antérieure à celle du castillan de la même époque 
et fort rapprochée de celle du portugais. Si l'on considère que, 
pendant l'époque qui nous intéresse, le castillan pénétrait depuis 
longtemps dans le domaine léonais, on pourra s'attendre à voir 
se refléter dans les productions littéraires de la région une certaine 
confusion, se traduisant par un mélange de formes anciennes et nou- 
velles. Il s'ensuit aussi que l'influence du dialecte nouveau sur celui 
qu'on parlait jusque là devait donner naissance à des formes dues à 
un croisement entre les deux dialectes, la nouvelle forme ne rempla- 
çant pas toujours l'ancienne, mais la transformant à sa ressemblance. 
On doit aussi trouver représentées dans un dialecte de cette nature 
certaines étapes de l'évolution phonétique intermédiaires entre 
l'espagnol et le portugais, étapes qui prouvent que le léonais se dé- 
veloppait dans le même sens que le castillan, mais plus lentement. 
Et on trouvera enfin un grand nombre de formes identiques à 



346 ERIK STAAFF 

celles du portugais, mais qui n'ont pas encore eu à subir la con- 
currence sérieuse des formes castillanes. Tandis que le mélange 
de formes que nous avons nommé en premier lieu doit apparaî- 
tre surtout dans la région qui est la plus exposée à l'influence 
castillane, c'est dans la région opposée qu'on doit trouver le 
plus grand nombre de formes anciennes. 

Quant au mélange de formes, nous n'avons guère besoin d'en 
donner d'exemples, surtout comme nous avons plusieurs fois attiré 
l'attention sur l'usage différent qui règne non seulement dans des 
chartes différentes du même endroit, mais aussi très souvent dans la 
même charte. Rappelons seulement le mélange de formes non 
diphtonguées et de formes diphtonguées qu'on trouve si souvent 
dans le groupe I, et encore plus dans le groupe IL La diph- 
tongaison était cependant celui des traits castillans qui, le plus 
tôt avait envahi le Léon, soutenue peut-être par une tendance 
du dialecte même à ce développement (JJ lo, i6). 

Bien que les formes qui montrent que nous avons affaire, 
dans le léonais, à un dialecte de transition, se trouvent citées 
dans ce qui précède, nous croyons utile de terminer notre étude 
par le tableau des plus importantes de ces formes. 

a. Formes résultant d'un croisement: 

Port, feito Léon, feycho ^ Cast. fecho §§ 8, 33 

sem sien sin % 61 

eu y ou yo % ^\ 

b. Formes témoignant de l'étape d'évolution phonétique 
intermédiaire entre le castillan et le portugais où était arrivé 
le léonais au XIII* siècle: 

Port, o Léon, uo Cast ue ^ 16, 17 

Ih j, //, Ij j, ^ S 32 

homent ontre (omne) hombre % 40 

c. Formes léonaises identiques aux formes correspondantes 
du portugais: 

Port, couto Léon, couto Cast. coto (J 20) 

bispo bispo obispo (J 24) 

kerdade her(e)dade heredad (J 22) 

* Les formes léonaises de ce tableau se rapportent indifféremment aux 
trois groupes. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 



347 



Port. fn(o)or Léon 


. maor 


Cast. mayor (§ 30) 


deixar 


deyxar 


d^j<^r (S 34) 


muitos 


muytos 


muchos (S 35) 


ambos 


ambos 


amos (S 37) 


clieio 


xeno 


lleno (S 38) 


julgar 


julgar 


juzgar (S 39) 


fini 


fim 


fin (S 41) 


(1)0 


lo 


el (S 49) 


anc. pg.) emno 


enîio 


en el (§ 47) 


— comno 


conno 


œn el (§ 47) 


porlo 


polio 


por el (S 47) 


ntcu 


meu 


mi(o) (S 55) 


seu (sou) 


sou 


so (S 55) 


mtnha (mia) 


mia 


^ni (S 55) 


nosso 


nosso 


nuestro (J 56) 


duas 


duas 


^^ (S 59) 


amarmos 


amarmos 


amarefnos (§ 63) 


'irào 


'iron 


'ieron (§ 66). 



348 



ERIK STAAFF 



Corrections. 



Page 12 

21 

34 
35 
4 

8o 

82 

86 



L 27 lire dErdemestaio 



postérieurement 

om^re 

las mias casas 

es 

Juzn 

SLuditrunf 

Tua/» 

Yuanes 

fi;eneratjoi» 

L.tom 



89 après 

91 l 

» 

99 
102 

112 

118 

162 

200 

» 

208 
209 

> après 1. 
214 > 

232 après 

233 . 
251 1. 
2^6 » 
281 > 
298 > 
318 » 
328 » 



I 
48 
16 
29 

35 

3 

25 
40 

35 

ï3 
21 

26 » cago/!» 

le doc. LÎK supprimer la phrase: Vu l'omission, etc. 

76 lire toda 

01 > morauedis 

41 > quelos 

60 > ombres 

30 . 30 

7 » 2 ua 
I > INdei 

20 supprimer XLIII ye 35 

22 ajouter XLIII ye 35 

31 » XCVI 6, 9 

5 » IC 15 

7 » outero XCl 6, oudiren XCVI, i 
29 lire final 

1. 27 ajouter XL VII i = g Cf. ayades 1 1, mayor 20. 
1. 10 supprimer XL VII, etc. 

23 lire forme de quebrantar sans métathèse 
26 » la voyelle 

13 > circonstances 

14 • pénètrent 

9 » propriétaire 

5 » Toro (au lieu de Potes), 



Lsi nasale étant devant une consonne labiale indifféremment représentée 
par m ou par n {sempre ou senpre)^ on peut hésiter sur la façon de trans- 
crire dans ce cas l'abréviation. Nous l'avons transcrite par m^ si tous les 
exemples de la charte ne témoignent pas en faveur de n. QjLielaues 
inconséquences se sont pourtant glissées dans nos textes. Bien qu'elles 
n'aient aucune importance, ni pour la valeur des textes (puisque la résolution 
est imprimée en italiques) ni pour l'étude grammaticale, nous ferons observer 
ici quil vaudrait mieux lire doc. VII 13 noue/y^bre, VIII 6, 7, 8 com^ XV j 3 
cu/«plamos, 36 cowpra, XXIV 9 p^Tmowbrado, XXVI 35 remembrancia, 
XXXIX 8 conv^2Xieros^ XLI 26 co/y^pra, yi no/y^brados, 62 alu/nbrar, 74 zm- 
bas, LXVIII 42 tie/iDO, 46 e/ibie, 54 nombre ^8 co/iplida, LXXII 10 ca/ibjar, 
17 alu«brar, co«pliûa, 30 co«plir, 61 co«plido, 62 setewbrio, 70 tie«po, 95 
dezie«bre, LXXIX n et 22 se«pre, 21 tie«po, LXXXVII 14 t/>wpo, LXaXVÛI 
8 co«pradores, XCIV 10 palo/ibares, C ^i co«prala, 41 co/ip//dameme. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONAIS 349 



Table des matières. 



Pa^e 
Préface 
Chartes de Sahagun i 

Formes détachées de quelques doc. qui ne sont pas reproduits dans la 

collection précédente 122 

Quelques chartes provenant de différents monastères léonais 123 

San Pedro de Eslonza 125 

Santa Maria de Otero de las Duenas 140 

Santa Maria de Sandoval en Mansilla 143 

San Esteban de Nogales 148 

San Andrés de Espinareda 153 

étude grammaticale 171 

Introduction 173 

'• (P- ^73) Bibliographie, a. (p. 176) Matériaux. 3. (p. 179) Mode de 
reproduction. 4. (p. 180) Division à^s documents. 5. (p. 181) Tableau 
géographique des documents. 6. (p. 184) Plan de l'étude. 

Chapitre I. Phonétique. A. Voyelles toniques 186 

a 7. (p. \Wi fratrem. 8. (p. i86)a+>' 186 

e fermé g. (p. 188) vntre, vega, Domenguez 188 

e ouvert xo. (p. 189) Tableau statistique des formes diphtonguées et 
non diphtonguées. Observations, xx. (p. 193) Formes avec ia, 
xa. ye<^et et yes, etc. < est, etc. X3. (p. 201) %-\-y. 

û X4. {^.201) firmedomne 20Z 

o fermé. X5. (p. 202) dubitare, etc 202 

o ouvert. x6. (p. 202). Tableau statistique des formes diphtonguées 
et non diphtonguées. Observations. x7. (p. 205) Formes avec uo 
et ua. x8. (p. 206) como, mobilis xg. (p. 206) q-\-y 

au. 10. (p. 208) Tableau àts formes. Observations, cueto 208 

B. Voyelles atones 210 

ax. (p. 210) Chute ou maintien de Xe final. 11. (p. 212) Persistance 
de Me dans quelques infinitifs et dans à^s substantifs en -ade. 13. 
(p. 213) Rétablissement de IV final perdu. 24. (p. 214) Chute ou 
maintien des voyelles posttonique, protonique et initiale. 15. (p. 214) 
Passage d> final à i, a6. (p. 215) Passage à^o final à u. 27. 
(p. 216) Passage d'à final à e, aS. (p. 217). Changements divers 
des voyelles atones. Dissimilations. Assimilations. 19. (p. 218) 
Voyelles atones en hiatus: medietatem^ sigillum^ reginam. 



350 ERIK STAAFF 

C. Consonnes 220 

30. (p. 220) y intervocalique : major em, magis, regem, hodie, bovem. 

31. (p. 226) b intervocalique: laborem. 3a. (p. 226) Ijy cl^ gl entre 
voyelles. Tableau statistique. Observations. 33. (p. 235) et entre 
voyelles. 34. (p. 237) x entre voyelles. 35. (p. 238) // entre 
voyelles. 36. (p. 238) Id entre voyelles. 37. (p. 239) mb entre 
voyelles. Tableau statistique. 38. (p. 240) Les groupes pi, Jl, cl 
initiaux ou médiaux appuyés, chamam, etc. egrija, etc. 39. (p. 242) 
Groupe roman de deux explosives : -algo < aticum^ dulda, etc. 
40. (p. 244) Le groupe roman m'n. Tableau statistique. Obser* 
vations. 41. (p. 248) Passage de n final à m. 4a (p. 249) / final 
après une voyelle. Tableau statistique. 43. (p. 250) Dissimilations. 
44. (p. 251) Assimilations. 45. (p. 251) Métathèses. 46. (p. 251) 
e prosthétique. fincar tx ficar, 

D. Phénomènes appartenant à la phonétique syntactique .... 253 
47. (p. 253) enno{s), enna{s) en{n)€; connos, connais): uendana; 

fiolo{s\ nola{s); pollo{s)^ polla{s); pelions), pella{s); dallo; uollos; 
complitnoles. Tableau des formes. Observations. 48. (p. 259) E- 
lisions, contractions. 

Chapitre IL Morphologie. A. L'article 262 

49. (p. 262) ela^ elos au lieu de la^ los. L'anicle féminin devant une 
voyelle, lo^ etc. 

B. Pronoms 266 

50. (p. 266) Pronom personnel de la 3^ personne; combinaison de 
deux pronoms; pronoms abrégés. 51 (p. 271) ego, 5a. (p. 271) 
connusco, 53. (p. 272) iste et ipse 54. (p. 272) Étymologie de ese. 
55* (P- 273) Pronoms possessifs atones du singulier. Tableau des 
formes. Observations. 56. (p. 278) Pronoms possessifs du pluriel. 
57. (p. 279). Pronoms possessifs accentués. 58. (p. 280) Pronoms 
indéfinis: dalguno, 

C. Noms de nombre. 59. (p. 281) duos. 60. (p. 282) viginti^^xc 281 

D. Particules. 6x (p. 282) si, nec, sine, per, non 282 

E. Le Verbe 283 

6a. (p. 283) Chute ou maintien de IV final dans certaines terminai- 
sons. 63. (p. 287) Terminaisons des i« et 2* pp. pi. du futur du 
subjonctif. Tableau statistique. 64. (p. 288) Terminaisons de l'im- 
parfait de l'indicatif II et III. Tableau statistique. Observations. 

65. (p. 293) Terminaisons du parfait. Tableau statistique. 66. (p. 
295) / et ie dans les parfaits faibles II et III et dans les parfaits 
fons. Tableau àts formes. Observations. 67 (p. 299) 6« p. du 
parfait en -(i)oron. Tableau statistique. Observations. 68. (p. 302) 
Parfaits forts. Tableau des formes. Observations. 69. (p. 309) 
esse, 70. (p. 312) habere. 71. (p. 313) dare et stare, 7a. (p. 314) 
Facere, dicere, 73. (p. 314) saber, ver et autres verbes. 74. (p. 
315) Participes. 



ÉTUDE SUR LE DIALECTE LÉONALS 35 1 

Chapitre IIL Caractères des documents et des groupes 317 

75- (P- 3^7) Remarques préliminaires. 

76. (p. 318) Caractères des documents du groupe L 

77. (p. 328) Caractères du groupe l. 

78. (p. 331) Caractères des documents du groupe II. 

79. (p. 338) Caractères du groupe IL 

80. (p. 340) Caractères des documents du groupe III. 
8x. (p. 343) Caractères du groupe III. 

81. (p. 345) Tableau comparatif de diverses formes castillanes, léonaises 
et portugaises. 

Corrections 348 

Table des matières 349 

Abréviations principales 351 



Abréviations principales. 

S. = Sahagun. 

P. = Particulier. 

E. = Ecclésiastique. 

Indice = Indice de los documentos de Sahagùn p. p. D. Vicente Vignau 

(voir p. 179). 
Cartulario = Cartulario del monasterio de Eslonza (voir p. 179). 
M. P. = Menéndez Pidal, El dialecto leonés (voir p. 176). 
Gr. = Grôber, Grundriss der rom. Philologie. 
M.-L. = Meyer-Lùbke. 
M.-F. as Morel-Fatio, Recherches sur le texte et les sources du Libro de 

Alexandre (voir p. 174). 
Gessner = Gessner, Das altleonesische (voir p. 173). 



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