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Full text of "Voyages du chevalier Chardin en Perse, et autres lieux de l'Orient, enrichis d'un grand nombre de belles figures en taille-douce, représentant les antiquités et les choses remarquables du pays"



S??>Œ^ 



VF 



Digitized by the Internet Archive 

in 2009 with funding from 

University of Ottawa 



http://www.archive.org/details/voyagesduchevali10char 



VOYAGES 

DU CHEVALIER CHARDIN^ 

EN PERSE, 
ET AUTRES LIEUX DE L'ORIENT, 

ENRICHIS D'UN GRAND NOMBRE DE BELLES FIGURES EN TAILLE-DOUCE, 
REPRÉSENTANT LES ANTIQUITÉS ET LES CHOSES REMARQUABLES DU PAYS. 

NOUVELLE ÉDITION, 

Soigneusement conférée sur les trois e'ditions originales , augmente'e 
d'une Notice de la Perse , depuis les temps les plus recule's jusqu'à 
ce jour, de Notes, etc. 

PAR L. LANGLÈS, 

Membre de V Institut , un des Administrateurs-Conservateurs de la 
Bibliothèque Impériale , Professeur de Persan à V Ecole Spéciale des 
Langues Orientales vivantes , Membre de la Société Royale de Gœitin- 
gue, de la Société d 'Émulation de V Ile-de-France , du Musée de 
Francfort, etc. 

TOME DIXIÈME. 



PARIS, 

LE NORMANT, IMPRIMEUR-LIFRAIRE. 
l8i i. 



VOYAGE 

DU CHEVALIER CHARDIN. 



\\ W W \\ W' w\u \v\ W1WV \\\v%\ 



Suite du couronnement de Soleïmaan, 
troisième du nom, deux cent trente- 
quatrième roi de Perse. 



JLes débauches du roi alloient toujours le même 
train ; mais il n'en étoit pas de même de sa santé 
qui diminuoit de jour en jour. Car , comme ce 
jeune prince se noyoit dans les excès du vin et 
des femmes , il étoit impossible qu'elle n'en de- 
meurât altérée. Pendant tout le cours de cette 
année , il l'eut toujours mauvaise , quelque remède 
que les médecins y apportassent , parce qu'il 
y contribuoit peu de son côté. S'il quittoit 
quelquefois le vin par leur conseil , cela ne duroit 
pas long-temps, et il le reprenoit avant qu'il eût 
eu le loisir de réparer ses forces : c'est pourquoi 
il étoit toujours malade , et avoit toujours le visage 
défait ; la foiblesse du corps se communiquoit b. 
Tome X. A 



2 LE COURONNEMENT 

l'esprit , et le rendoit incapable de vaquer aux 
emplois où sa condition l'appeloit. 

Cependant la cherté du pain augmentoit à 
Ispahan, et même le peuple crioit tout haut con- 
tre le prix excessif qu'on le vendoit. Il y avoit 
plusieurs causes de celte cherté : premièrement, 
l'année dernière n'avoit rendu presque que la 
moitié de ce qu'on attendoit , parce que les saute- 
relles avoient ravagé les moissons; ensuite, la foule 
de la cour étoit venue tout à coup se rendre à 
Ispahan , sans qu'on s'y attendît , et ainsi l'on n'a- 
voit point pensé d'y faire venir de dehors des 
grains avant l'hiver. De plus , dans la nouveauté 
de ce règne , la plupart des officiers du royaume 
venant se présenter à la cour, et quantité de par- 
ticuliers, par curiosité ou pour leurs affaires, y 
abordant de tous côtés, le nombre des habitans 
étoit accru de la moitié ; et il falloit par consé- 
quent que le prix des denrées doublât à propor- 
tion. Mais ce qui rendoit toutes sortes de vivres 
plus chères , c'étoit la mauvaise apparence de la 
récolte prochaine , qui ne montroit pas devoir 
être plus abondante que celle de l'année passée: 
car, comme les moissons se font en ces climats 
aux mois de juin et de juillet , l'on peut juger dès 
les mois de mars et avril ce qu'elles rapporteront; 
c'est pourquoi les marchands de blé et les bou- 



de Sole im A an. o 

Iangers , qui voyoient bien qu'infailliblement les 
grains seroient rares et augmenteroient encore de 
prix, ne se vouloient point défaire de ceux qu'ils 
avoient , reculant toujours pour attendre la saison 
plus éloignée , et que le prix des choses haussât. 
De cette sorte, l'apparence d'une famine à venir 
en faisoit une présente. Enfin , le mauvais gou- 
vernement étoit en partie cause de cette cherté, 
parce que les lois n'étoient point observées, et que 
les magistrats négligeoient leur devoir, sanscrainte 
d'en être punis. Voilà pourquoi le mohteseb 
(mohhieceb), ou chef de police, recevoit des pré- 
sens de ceux qui vendoient les choses nécessaires 
à la vie ; et, pour les gratifier, il faisoit publier 
toutes les semaines le prix des choses selon que 
ces gens-là le désiroient , c'est-à-dire, un prix 
excessif et des trois quarts plus haut qu'il netoit 
du temps du feu roi ; car il faut remarquer que 
c'est une coutume en Perse , que tous les samedis 
ce chef de police règle la valeur de toutes les 
denrées pour la semaine suivante , que les vendeurs 
n'oseroient excéder sans de très-grièves peines. 
Cette friponnerie donc du juge de police, qui n'ap- 
préhendoit point le gouvernement présent, faisoit 
vendre toutes choses au double et au triple. 

Le peuple, presque ruiné par cette cherté, re- 
doubloit ses cris, de sorte qu'ils arrivèrent jusqu'à 

A 2. 



4 LE COURONNEMENT 

la porte du palais Royal ; Sa Majesté en fut tou- 
chée , et , pour y apporter quelque remède , elle 
commit l'affaire à Aly Kouli Kaan {Aly-Qouly- 
Khdn y ), généralissime des armées. Celui-ci com- 
mença d'y travailler par une action de générosité 
et de justice, qui le fit craindre par tous les mar- 
chands et les vendeurs de grains, et lui attira 
toutes les bénédictions du menu peuple. Il avoit 
commandé à un des plus renommés négocians 
d'Ispahan d'envoyer sur la place le premier jour 
du marché deux cents sacs de blé , et de ne le 
vendre qu'au même prix qu'il se vendoit l'année 
précédente. Le marchand crut qu'il vouloit qu'on 
lui fit quelque présent : c'est pourquoi, au jour 
de marché , pensant par là s'exempter d'obéir au 
commandement qu'il lui avoit fait , il lui envoya 
deux cents tomans, qui sont quelque mille pis- 
toles. Le généralissime extrêmement indigné le 
fait venir devant lui. « Chien que tu es, lui dit-il, 
» est-ce ainsi que tu veux acheter la famine de la 
« ville ? Pour l'affront que tu mas fait , reçois 
3) deux cents coups de bâton sur la plante des 
3> pieds. » Il les lui fit donner à l'heure même , et 
outre cela, le condamna à mille écus d'amende 
qu'il s'appliqua, envoyant les dix mille iivresau roi. 
11 fit aussi d'abord bâtir un grand four dans la 
place Royale , et un autre dans la place publique, 



de Sole im A an. 5 

et ordonna aux crieurs de publier que c'étoit 
pour y jeler vifs ceux qui vendroient le pain à 
plus haut prix que la taxe , ou qui cacberoient 
leur blé. Ces fours brûlèrent continuellement du- 
rant un mois; mais on n'y jeta personne, parce 
que nul ne voulut se hasarder à éprouver un si 
rigoureux supplice par sa désobéissance. 

En même temps il alla visiter lui-même tous 
les greniers et les magasins de blé et de farine , 
qui étoient à Ispahan; et, ayant pris par écrit le 
nombre qu'il y en avoit chaque semaine, il com- 
mandoit aux marchands d'en envoyer une cer- 
taine quantité à proportion de ce que leurs ma- 
gasins en contenoient , et de ne les vendre qu'un 
certain prix , et de n'en délivrer qu'à ceux qui 
porteroient un billet de sa main. Il fît le même 
commandement pour l'orge , si bien que , pendant 
presque toute l'année, on ne pouvoit avoir de 
blé ni d'orge , sans un billet marqué de son ca- 
chet. Chaque boulanger en alloit quérir un toutes 
les semaines ; et, comme ce seigneur savoit pré- 
cisément ce que chacun d'eux en débitoit , il ne 
lui permettoit par le billet d'en acheter que ce 
qu'il lui en falloit. Pour cela il fit défenses aussi 
aux boulangers de vendre du pain à d'autres qu'à 
ceux de leur quartier, et de leur en vendre da- 
vantage que ce qu'il leur falloit pour leur subsis- 



6 LE COURONNEMENT 

tance ordinaire , afin que ces boulangersne pussent 
pas dire que des personnes du dehors seroient 
venues acheter de leur pain , ou que celles de leur 
quartier en auroient acheté en une semaine plus 
qu'en l'autre , et qu'ainsi le débit n'en pourroit 
pas toujours être égal. Pour le prix, il ordonna 
qu'à l'avenir le batman-cha (batmen-châli) de 
pain (poids royal de Perse, qui revient à onze 
livres trois quarts du nôtre) ne se vendroit qu'un 
abassy (a'bbâry) , qui sont dix-huit sous. 

Par ce bon ordre il soulagea merveilleusement 
îe peuple qui auparavant payoit ces onze livres 
trois quarts de pain un abassy un quart, qui sont 
vingt-deux sous six deniers ; et cela fut cause qu'il 
y en eut suffisamment. Ainsi les plaintes et les 
cris cessèrent ; car , les boulangers étant obligés 
de fournir à ceux de leur quartier autant de pain 
qu'il leur en faudrait , personne ne s'apercevoit 
de la disette , sinon parce qu'il payoit alors dix- 
huit deniers de ce qui ne lui coûtoit qu'un sou au 
temps de l'abondance; et, pour /aire que ce dé- 
bit se pût toujours maintenir , il envoyoit aux 
bourgs, villes et villages des environs jusqu'à la 
distance de huit à neuf journées, et obligeoit 
chaque lieu d'envoyer un certain nombre de 
charges de blé ou de farine à Ispahan, et de l'y 
vendre le prix qu'il lui marquoit. il en vint par 



DE SOLEIMAAN, 7 

ce moyen assez pour nourrir la ville pendant six 
mois. Lorsque quelque quantité considérable ar- 
rivoit, on la faisoit entrer comme en triomphe , le 
peuple marchant devant avec les instrumens de mu- 
sique, et les bêtes de charge qui le portoient, étant 
couvertes de housses et d'une infinité de grelots 
et de sonnettes qui faisoient , avec les cris de joie 
de la populace , un bruit confus et assez plaisant. 
Il y eut quelques villages qui vouloient faire 
les mutins, et qui refusoient d'envoyer des blés; 
mais la punition des habitans d'Ispahanim-chu 
(Isspahânitchèh , ou Spahânek, t. VIII, p. 190) , 
donna de la crainte à tous les autres. Le généra- 
lissime avoit dépêché en ce lieu, qui est un grand 
bourgde quatre mille maisons à deux lieues d'Is- 
pahan , un de ses officiers avec un commandement 
du roi, portant ordre à ceux de ce bourg d'envoyer 
vendre en la ville capitale deux cents sacs de farine 
pour la nécessité présente. Les villageois répon- 
dirent qu'ils ne sinformoient point de la disette 
des vivres qui pouvoit être dans la ville; qu'ils 
avoient payé les droits et les impôts qu'ils dévoient 
pour la récolte passée, qu'ils navoient que faire 
de porter vendre leurs blés ni leurs farines à Ispa- 
han ; que ceux qui en voudroient acheter, vinssent 
chez eux, et qu ils n'entendoient point les vendre 
que dans leur bourg même. L'officier remontra 



8 LE COURONNEMENT 

aux principaux que la volonté de Sa Majesté" éloît 
telle ; il leur présenta le commandement du roi 
qu'il avoit dans les mains ; et comme ils lui par- 
loicnt avec trop peu de respect , il mit l'épée à la 
main , pensant les réduire à la raison. Ces paysans 
qui n'entendoient point de raillerie , se jettent 
sur l'officier, l'accablent de coups, et déchirent 
le commandement du roi , disant qu'il étoit con- 
trefait et supposé. 

Le généralissime, indigné de cette rébellion , en 
fit le rapport au roi qui lui commanda d'en faire 
le châtiment. Ce seigneur envoya deux cents de 
ses gardes, qui donnèrent des coups de bâtons 
jusqu'à l'excès aux principaux de ces paysans; il 
les condamna outre cela à une amende de cent 
mille écus , qui fut néanmoins réduite au tiers : 
mais ce fut après bien des prières et des soumis- 
sions, et un présent pour le généralissime de dix 
mille livres , tout cela payé comptant. 

Le même seigneur, dans ce temps-là, trouva 
moyen de se venger d'un refus que les Arméniens 
lui avoient fait, et prit pour cela le prétexte de 
celte commission que le roi lui avoit donnée de 
fournir Ispahan de blé. Ces Arméniens sont les 
chrétiens nés dans Ispahan. On les appelle ainsi 
parce qu'ils sont originaires d'Arménie, d'où le 
grand Habas les transporta dans le cœur du 



de Sol ei m A A n <y 

royaume : à présent leur principale colonie est 
dehors l'enceinte de cette capitale en un lieu 
proche , et qui n'est séparé de la ville que par le 
fleuve , comme il a déjà été dit (*). Les Perses 
les appellent comme nous Armeni pour la même 
raison. Ils appellent aussi les deux Arménies, 
l'une Armen-la-Grande , et l'autre Armen-la- 
Basse. Haly Kouli Kaan , au commencement 
qu'il arriva à la cour , ayant besoin d'argent pour 
former son train et avancer ses bâtimens, et ne 
sachant où en trouver , un jour que quelques-uns 
de ces Arméniens pour quelques affaires étoient 
chez lui , il leur demanda lesquels de leurs gens 
éloient les plus riches. Ceux-ci lui en nommèrent 
cinq ou six, et entr'autres un Koga (Khddjah ) 
Zakara. Le généralissime se souvint de ce nom , 
et deux jours après, un autre Arménien étant 
venu pour lui présenter quelque requête , ils'en- 
quît de lui s'il connoissoit le marchand Zakara: 
celui-ci lui répondit qu'il le connoissoit ; sur 
quoi ce seigneur lui commanda de l'aller quérir. 
L'Arménien ne pensoit pas que le généralissime 
lui parlât de ce riche Zakara que les premiers lui 
avoient nommé , mais d'un autre de ce même 
nom, qui, avec ses deux frères, manioit l'argent 

(*) Voyez la description d'Ispahàii , t. VIII, pag. rjo, cl suiv. ,. 
et le mot Arménien , à la table des matières. ( L-s. ) 



10 LE COURONNEMENT 

du roi , et qui a toujours des sommes notables 
clans ses mains pour acheter dans les pays étran- 
gers les choses de prix qui peuvent plaire à Sa 
Majesté ; il alla donc chercher ce dernier. Le 
généralissime qui croyoit avoir affaire au mar- 
chand Zakara, le fait asseoir pendant deux heures 
de temps, et le traite d'une manière très-obli- 
geante jusqu'à le faire dîner avec lui. 

Après avoir dîné, le généralissime dit : «Koga 
» Zakara, marchand Zacharie , me pourrois-tu 
» bien faire le plaisir de me prêter deux cents to- 
» maris (qui sont quelque dix mille livres), j'at- 
» tends en peu de temps de grandes sommes; et 
» alors je te rendrai ce que tu m'auras prêté avec 
» l'intérêt, et dans les occasions tu verras que je 
» saisreconnoitre ceux qui m'obligent.» L'Armé- 
nienlui repartit :« Seigneur, non-seulement deux 
» cents tomans , mais deux mille s'il vous les 
» plaît. » Ce seigneur fut très -content de cette 
réponse ; il lui en témoigna beaucoup de satis- 
faction , et lui demanda s'il ne pouvoit pas lui 
faire compter cet argent dans le jour même. L'Ar- 
ménien, adroit au possible, lui réplique :« Ce sera 
-» quand vous voudrez; mais il faut qu'auparavant 
» vous ayez la bonté de me permettre de vous 
» dire une parole. Deux frères que j'ai , et moi , 

nous sommes commis de Sa Majesté , l'un est aux 



DE SOLEIMAAN. ri 

3) Indes, et l'autreen Europe : et pour moi, comme 
3) vous voyez que je réside ici , tout l'argent que 
« nous manions est au roi ; c'est pourquoi , sei- 
j)gneur, il faudra que le reçu que vous m'en 
3) donnerez , soit scellé du cachet du roi , et il 
j) n'y aura plus rien qui m'empêche de vous li- 
3) vrer telle somme que vous désirerez. » Le géné- 
ralissime vit bien qu'il étoit trompé; car il n'y 
avoit rien à faire avec l'argent du roi , et rempli 
de dépit, renvoya le marchand , simaginant que 
les Arméniens le lui avoient nommé tout exprès 
pour éluder sa demande , en la lui faisant faite 
inutilement au commis du roi , duquel on n'oseroit 
emprunter d'argent. Ce n'étoit pourtant qu'une 
méprise que l'équivoque du nom avoit causée. 
Comme ces Arméniens ne se font appeler que pat- 
leurs noms propres qu'ils ont reçus au baptême, 
et ne portent point de surnom , il y en a quantité 
qui s'appellent les uns comme les autres. 

Le généralissime voulut faire une seconde ten- 
tative ; et deux jours après , il trouva l'occasion 
de réitérer sa demande. lie heloonter (Jtèlâunter) 
des Arméniens, qui est leur chef et seul gouver- 
neur, et c'est pourquoi on lui donne ce titre, 
qui signifie le plus grand ; celui-ci , dis-je , ayant 
fait quelques présens au roi , Sa Majesté lui en- 
voya l'habit royal; il s'en revêtit, et, suivi des plus 



12/ LE COURONNEMENT 

considérables de sa nation, il vint rendre grâces 
au roi, et lui baiser les pieds ; il fut ensuite selon 
la coutume , avec tous ceux qui l'accompagnoient , 
saluer les plus puissans de la cour, comme pour 
les remercier d'avoir contribué à lui faire donner 
cet liabit 5 lorsqu'il arriva chez, le généralissime , 
il le fit asseoir, et tous ceux qui l'accompagnoient ; 
et après les premiers complimens, il leur demanda 
à emprunter cette somme de deux cents tomans, 
les assurant qu'il les leur rendroit au plus tôt avec 
les intérêts , et qu'il les protégeroit dans les affaires 
qu'ils auroient à la cour. Ces gens -ci auxquels 
les grands de Perse font souvent de semblables 
demandes, mais qu'ils leur refusent aussi d'ordi- 
naire fort librement , et qui d'ailleurs connoissoient 
assez l'humeur du personnage à qui un prêt 
eût été un don ; lui répondirent qu'ils s'estime- 
roient bienheureux de lui pouvoir rendre ce ser- 
vice , mais que dans l'état où se trouvoient main- 
tenant leurs affaires , il leur étoit impossible : que 
tout leur argent étoit aux Indes et en Europe 
entre les mains de leurs vikils ou commis , et qu'a- 
vant leurs retours, ils n'a voient pas moyen de lui 
fournir celte somme. Eh bien , répliqua le général , 
prêtez m'en du moins la moitié ; de là il se ré- 
duisit au tiers Ces imprudens, intéressés par une 
avarice sordide, lui refusèrent encore celte moindre 



DE SOLEIMÂAN. l3 

somme, sans faire réflexion sur le crédit qu'avoit 
ce seigneur, et qu'il leur pourroit susciter quan- 
tité de mauvaises affaires. Le généralissime fort 
indigné les fit à l'heure sortir de devant lui, en 
les appelant des chiens, et leur tournant le dos 
pour ne pas recevoir leur salut ; et, trois semaines 
après , il envoie un commandement à leur chef, 
de la part du roi , de faire venir en la ville qua- 
rante mille batman-cha (batman-chàh) de fa- 
rine , qui sont quelque cinq cents quintaux. Le 
chef des Arméniens fit réponse que dans tout le 
bourg, il n'y en avoit pas tant, et que d'en faire 
venir d'ailleurs, il n'y avoit point d'apparence , 
puisqu'avec les frais de voiture elle leur revien- 
drait à un abassis {abbâcy} et un quart chaque 
poids d'onze livres trois quarts , et que néanmoins 
le roi entendoit qu'on ne vendit ce poids qu'un 
abassis seulement : en quoi il y auroit la cin- 
quième partie de perte pour eux. Ce compte 
éloit juste, et le généralissime le savoit bien, et 
qu'ils perdroient au moins dix mille livres sur ce 
qu'il leur faisoit demander de farines : c'est aussi 
ce qu'il prétendoit , il voulut que cette somme 
qu'ils avoient refusé de lui prêter , leur tournât en 
pure perte. Ce seigneur, là-dessus ne se conten- 
tant pas de leurs raisons, leur envoie dire qu'ils 
eussent à fournir ce nombre de farine , qui leur 



ï4 LE COURONNEMENT 

avoit été ordonné; que leur habitation étoit des 
dépendances d Ispahan, et qu'ils étoient obligés, 
aussi-bien que les autres, de secourir la capitale 
dans la nécessité où elle se trouvoit; que c'étoit 
un ordre exprès de Sa Majesté. Les Arméniens, 
quoi qu'on leur pût dire, n'en voulurent rien 
faire : ils soutenoient qu'ils n'étoient point obliges 
à cette surcharge ; que , par le traité qu'ils avoient 
fait avec le roi, ils étoient exempts de tous impôts 
et de tous nouveaux droits , en payant à Sa Ma- 
jesté, chaque année quatre cents tomans, qui sont 
environ vingt mille livres, et que, quand même 
il y auroit une véritable famine dans la ville (ce 
qui n'étoit pas, Dieu merci), l'on n auroit pas 
lieu de rien exiger d'eux au-dessus de cette somme. 
Ils avoient raison ; mais leur partie avoit la 
force. Il étoit résolu de les pousser à bout, et ne 
traitoit pas moins que de faire arrêter prisonniers 
les principaux d'entr'eux. Comme ils en eurent 
reçu avis, ils envoyèrent toutes leurs femmes au 
nombre de plus de trois cents à la porte du ha- 
ran (/i/iarcm*), ou du palais des femmes, pour 
attendre là le roi et lui demander justice. Elles 
prirent le temps que Sa Majesté y étoit , et elles 
se rangèrent devant la porte contre les murailles. 
11 faut remarquer que c'est en ce lieu où ceux 
qui veulent demander justice ou obtenir quelque 



deSoleimaàn. i5 

grâce, le viennent faire, et que les gardes n'ose- 
roient , sous peine de la vie , empêcher personne 
de s'y présenter et implorer à haute voix la jus- 
tice du prince. Elles menèrent un si grand bruit , 
qu'on l'entendit jusqu'au-dedans du palais; et Sa 
Majesté , en ayant su la cause, leur envoya com- 
mandement de se retirer , et qu'on donneroit ordre 
à leur affaire. 

Le généralissime ne laissa pas de presser ces 
Arméniens et de les menacer de prison ; à quoi 
ils ne trouvèrent point d'autre remède que de 
renvoyer, les jours suivans, pour une seconde fois 
leurs femmes au palais et au même endroit. Ces 
femmes commencèrent à y faire le même bruit 
que les premiers jours; et entendant dire que Sa 
Majesté alloit sortir par la porte du palais qui 
donne dans l'allée Royale, elles coururent en foule 
de ce côté -là avec tant d'emportement, qu'une 
troupe d'elles vint jusqu'à toucher au cheval du 
roi. Les sophis et valets de pied qui marchent 
devant et alentour , leur criant fyeri, c'est-à-dire, 
gare, les écartèrent à peine ; car ces femmes en- 
ragées commencèrent à leur jeter des pierres, et 
uned'entr'elleseut bien l'audace de mettre la main 
sur la bride du cheval du roi. Sa Majesté , déjà 
bien étonnée de ce tumulte, le fut encore davan- 
tage de celte action. Pour sa jeunesse et son peu 



ï6 LE COURONNEMENT 

d'expérience, il ne savoit comment il en devoit 
user : il ne faîsoit seulement que dire qu'on les 
chassât, qu'elles s'en allassent , et qu'il leur ren- 
droit justice. Avec tout cela il eut assez de peine 
à se débarrasser de ces démoniaques. 

En même temps les Arméniens avoient fait 
présenter d'un autre côté par un eunuque à la 
mère du roi une requête , comme étant sous sa 
protection , parce que leur bourg est une des places 
qui lui est assignée pour son apanage. Cette prin- 
cesse la reçut et promit de faire office pour eux. 
En effet , dès que le monarque son fils fut rentré 
chez elle , elle le supplia de vouloir remettre à ces 
pauvres Arméniens celte surcharge, vu que , par 
les concessions que les rois prédécesseurs leur 
avoient faites, en payant la somme arrêtée, ils 
étoient exempts de tous les autres impôts. Le roi 
répondit à la princesse : « Hé bien, soit : je la 
» leur quitte. » A l'instant la princesse dépêche 
un eunuque pour leur annoncer cette bonne nou- 
velle ; mais l'eunuque , soit par négligence ou au- 
trement , ne les trouvant point , ils n'apprirent rien 
de cette décharge que le roi leur avoit faite. 

Les principaux d'entr'eux au nombre de qua- 
rante à cinquante , dans cette ignorance , appréhen- 
dèrent que le généralissime ne les envoyât prendre 
prisonniers, à cause de quoi ils sétoient réfugiés 

sous 



DE SoLEIMAAtf. 17 

sous le grand portail do la maison du roi , "dit 
haly-kapi (a'd/y-qdpy), c'est-à-dire, la porte 
haute , qui est un asile pour tous ceux qui sont 
poursuivis en justice, et où l'on ne peut prendre 
personne sans un ordre exprès du souverain. Sur 
le soir , comme Sa Majesté fut retournée du palais 
des femmes au lieu où elle donne ses audiences, 
on lui vint dire que tous les Arméniens s'étoient 
assemblés sous la porte haute avec beaucoup de 
tumulte, et qu'ils crioient contre le généralissime 
qui les vouloit mettre prisonniers. Le roi répondit 
à cet avis qu'on lui donna : « Que font-ils là ces 
» Arméniens ? .Qu'ils se retirent, qu'ilss'en aillent: 
» je leur ai pardonné , et je leur ai quitté cet 
» impôt de farine, auquel Haly-Kouli-Kaan les 
» avoit condamnés par mon ordre. » Ce seigneur 
étoit là présent, qui ne dit pas la moindre parole, 
quoiqu'en son cœur il enrageât d'avoir manqué 
à son coup. Plusieurs officiers qui éloient là, cou- 
rurent pour porter cette nouvelle aux Arméniens ; 
mais, pour leur malheur, au lieu de se retirer, ils 
s imaginèrent que c'étoit un piège que leur partie 
leur dressoit ; qu'il vouloit qu'ils sortissent de cet 
asile , pour les arrêter quand ils en seroient dehors, 
de sorte qu'ils firent réponse qu'ils ne sortiroient 
point de là , s'ils ne voyoient un commandement, 
confirmé du sceau du roi , qui le leur ordonnât. 
Tome X. B 



l8 LE COURONNEMENT 

Les mêmes officiers vinrent rapporter au roi 
cette résolution ; sur quoi le généralissime prit la 
parole: « Sire, lui dit-il, n'ai-je pas eu sujet de 
» représenter à Votre Majesté que les Arméniens 
3> n'él oient que des chiens, d'un esprit rebelle, 
» et qui n'étoient qu'à regret soumis à votre cm- 
» pire? Ne voit-elle pas clairement qu'ils mé- 
3) prisent sa parole royale, à laquelle ils ne se 
» veulent point fier, ni obéir à ses ordres? Ils 
» veulent la contraindre de leur donner par écrit 
3) ce que sa bouche sacrée a prononcé. A-t-on 
3) jamais ouï parler d'une pareille insolence ? » 
— « Tu as raison , reprit le prince , ils méritent 
3) ma disgrâce et d'être punis ; qu'on leur aille 
3) tout à l'heure fendre l'estomac , ce sont des 
3) chiens. » Les officiers se mettoient déjà en de- 
voir d'exécuter le commandement du monarque ; 
mais le généralissime leur fit signe d'attendre un 
peu, et à même temps il se jeta aux pieds du roi, 
pour demander la grâce de ces malheureux; car, 
outre qu'il n'en vouloit point à leur vie, mais 
seulement à leur bourse , il jugeoit qu'une exécu- 
tion si cruelle, et la perte de ces gens-là, qui sont 
industrieux et habiles négocians , ne pouvoit être 
que très-dommageabie à l'état; c'est pour quoi 
il ajouta : « Sire , ils sont indignes de la colère de 
» Votre Majesté , qu'elle leur lasse grâce ; ils se- 



DE SOLEIMAAN. ï 9 

» ront assez punis quand on les obligera à payer 
» quelque grosse somme d'argent. » — « Ceia sera 
» bien, dit le roi; qu'ils apportent pour amende 
» le prix de quatre fois !a charge de farine qu'on 
» leur avoit demandée-. » C etoit quatre mille to- 
mans ou doux cent milje livres. Aussitôt, par une 
violence dont l'onn'avoit point encore vu d'exem- 
ple en Perse , on arracha ces Arméniens de leur 
asile qui, jusqu'alors, avoit été estimé inviolable ; 
et on les mit enlre les mains de leur ennemi, qui 
les envoya prisonniers dans un beau palais, dont 
autrefois le mir-aab ou prince des eaux avoit été 
le maître , où ils eurent ordre de se tenir jusqu'à 
l'entier paiement de la somme à laquelle ils avoient 
été condamnes. 

Cette prison les fit penser à eux : ils envoyèrent 
le même jour vers le général le supplier de les 
mettre en liberté, et qu'ils lui donneroient pour 
reconnoissance les deux cents tomans qu'il leur 
avoit premièrement demandés, et que , pour leur 
amende, ils assembleroient tout le bourg de Julla 
(Dju/fa/i),et le feroient contribuer h cette somme 
imposée, parce que pour eux ils n'avoient point 
du tout d'argent. «Comment, répondit ce sei- 
» gneur , les chiens qu'ils sont, pensent-ils que 
» cette somme imposée doive être payée par d'au- 
« très que par eux ? S'imaginent-ils que l'on souL- 

13 2 



20 LE COURONNEMENT 

» frira qu'eux qui sont riches , demeurent exempts 
» de celte charge, et que les pauvres en soient 
» accablés? Ils parlent de faire contribuer tout le 
» bourg ; Sa Majesté entend qu'il n'y ait que les 
» riches qui paient , et que les pauvres , comme 
» les artisans et ceux qui n'ont point de négoce, 
» en soient déchargés. Les seuls marchands four- 
» niront les deux cent mille livres d'amende ; et 
» qu'ils ne répliquent plus et ne contestent pas da- 
» vantage, s'ils ne veulent voir rehausser cette som- 
» me au double. » Les Arméniens toutefois conti- 
nuoient toujours à dire qu ils n'avoient point d'ar- 
gent, et qu ils étoient dans une impuissance toute 
entière de fournir une si grande somme. Enfin , 
il se trouva deux Indiens qui, soit de leur propre 
mouvement , soit que les Arméniens les en eussent 
fait prier, se présentèrent au généralissime, et lui 
dirent qu'ils avanceroient celle wmme de deux 
cent mille livres pour les Arméniens , s'ils vou- 
loient s'obliger de leur en payer 1 intérêt; ceux-ci 
s'y accordèrent, et l'affaire s'accommoda. Au bout 
de quatre jours , ils sortirent de prison ; leur chef 
ou gouverneur y demeura encore quelques se- 
maines jusqu'à ce que toute la somme eut été en- 
tièrement fournie, savoir, quatre mille tomans pour 
le roi , et cinq cents pour le général d'armée , qui 
sont quelque deux cent vingt -cinq mille livres. 



DE SOLEIMAAK. 2T 

Voilà ce que valut à ces gens trop attachés à leurs 
intérêts d'avoir refusé à ce vieux et rusé seigneur 
les mille écus qu'il leur demandoit. 

Cette amende si considérable ne fut pas payée 
par tous les Arméniens , mais seulement par ceux 
qu'on appelle Giou/fal/Ç*'). Pour mieux entendre 
ceci , il faut savoir que ce bourg de Gioulfa, qui 
est un des faubourgs d'Ispahan, est tout composé 
de chrétiens qui sont venus d'Arménie; mais ils 
ne sont pas tous venus d'un même endroit : c'est 
pourquoi ils sont divisés en deux sortes de colo- 
nies ou peuplades. La principale colonie est des 
Gioulfali , qui sont ainsi nommés, parce que ce 
sont ceux qui demeuroient à Gioulfa, petite ville 
dans l'Arménie, sur le fleuve Araxe, qui bâtirent 
ce bourg , lorsqu'ils furent transportés à Ispahan , 
et lui donnèrent le nom de leur première habi- 
tation. Depuis et dans ces derniers temps les 
autres Arméniens ayant été contraints de se re- 
tirer de la ville où ils demeuroient auparavant , 
se vinrent loger à une des extrémités de ce bourg , 
et y joignirent de nouveaux bâtimens qui forment 
quatre cantons, l'un dit des Hirsanli (Irwdnly} ; 
l'autre des NaJcchivanli ( Nakhdjévânly} , parce 
qu'ils sont peuplés des originaires de ces deux 

(*) Voy«Z le mot Djiilfah à la lablc des madères. ( L-s. ) 



22. LE COURONNEMENT 

villes d'Arménie, Hirvan et Nakchuan ( i ) ; les 
deux autres sont surnommés des Chams-Abadi et 
des Cheik -Sabani , à cause que ceux qui les 
habitent, dem^uroient auparavant en deux fau- 
bourgs d'Ispahan, nommés Chams-Abad , l'ha- 
bitation du soleil , et Cheik-Sabana (2) , l'habi- 
tation de F ancien maçon. Celte amende de deux 
cent vingt-cinq mille livres a été seulement prise 
sur les premiers; les autres que le général n'avoit 
pas en si grande aversion, ont été quittes des 
farines, qu'on leur avoit imposé de fournir, tous 
ensemble pour quinze mille livres seulement. 

Les Guèbres, qui sont les anciens Perses ou les 
ignicoles , et qui habitent à la dernière extrémité 
«le ce bourg, furent déchargés entièrement, après 
avoir déclaré leur impuissance, parce qu'on sa- 
voit bien que ce sont des gens misérables et ré- 
duits à une manifeste pauvreté. 

Le général d'armée , peu de temps après, lit 
encore payer à Sa Majesté une amende de quatre 
cent mille livres, mais à la vérité avec bien plus 
de sujet et de justice , par les Multany qui sont 
des Indiens banianes ( 0) , appelés ainsi de Mul- 

( 1 ) Voyez les mots Irivân et Nahhdjevàn à la tuile des nut- 
tieres. ('L-s. ) 

(a) Voyez sur le chems-âiâd cl le ssàhhci iennà œiàd, la des- 
Criptiou d'Ispahan, loin. VI 11, p^g- 4**i 83, etc. (L-s.) 

(3) Voyez le mut Banian a la tuile des matières. (L-s,) 



DE SOLEIMAAN. 20 

tan, une des principales villes des Indes, et la 
première voisine de Perse du côlé de Kand-Dar 
(Qandahâr) , parce que les premiers qui s'habi- 
tuèrent dans le royaume de Perse, vinrent de 
cette ville-là. Deux de ces Indiens entretenoient 
une secrète intelligence depuis plusieurs années 
avec les ministres du roi des Indes , et lui servoient 
à Ispahan comme d'espions, pour lui mander 
toutes les affaires et les intrigues de la cour et du 
royaume ; ils ne manquoient point d'écrire à toutes 
les occasions, et pour lors prenant celles de la ca- 
ravane qui , dans le printemps, va aux Indes; ils 
envoyèrent des lettres par cette caravane , qui 
conlenoient, entr'autres choses , q\i'Aureng-Zeb 
(c'étoit le nom de ce prince) ne devait point tar- 
der davantage à attaquer la Perse; vpiune con- 
joncture, ta plus favorable qu'on auroit jamais pu 
désirer , l'y convioit ; que rien désormais ne le 
pouvait empêcher d'entrer victorieux jusque dans 
Ispahan , puisqu'il n'y avoit sur le trône qu'un 
jeune homme sans expérience et sans courage , 
plongé dans les débauches du vin et des femmes ; 
que celui qui gouvernait tout sous lui , étoit un 
vieux tyran, général d armée , mais qui, pour son 
grand âge , n'était plus propre à la guerre ; cyià 
l'égard des autres ministres , outre que ce n'é~ 
toient pas des personnes de cœur ni de conseil t 



2j. LE COURONNEMENT 

ils étaient dégoûtés du gouvernement ; qnavec 
cela, il y avait dans le pays une extrême disette 
de toutes les choses nécessaires à la vie . et sur- 
tout dans la capitale ; que partout on crioit contre 
le désordre et la mauvaise administration ; qu'// 
courait des bruits que dr plusieurs part.-; la Pr se 
était attaquée; qu'enfin les Inuiens ri 'auraient 
jamais une plus belle occasion de faire des con- 
quêtes en ce royaume-là , ni de reprendre Kancl- 
dar. Dans ces lettres éloient enfermés les portraits 
du roi et des principaux ministres et olficiers de 
l'état, qu'à force d'argent ces Indiens avoient eus 
d'un peintre, pour les envoyer à la cour des Indes, 
et les faire connoitre au monarque décos pays-là. 
Cette menée fut découverte par un petit es- 
clave qu'a voit le peintre : car, environ six semaines 
après le départ de la caravane , son maître l'ayant 
battu avec excès, il entreprit de s'en venger d'une 
manière au-dessus de son âge et de sa condition: 
il senluit chez le général d'armée, et dit qu'il 
vouloit parler à lui en secret ; d'abord on ne le 
voulait point admettre, ni aller interrompre ce 
seigneur toujours environné d'une foule incroyable 
de gens, et accablé d'une multitude d'affaires, 
pour un sujet quisembloit de si peu d'importance; 
néanmoins, comme il continuoit à demander 
qu'on le fit parler à lui , et qu'il avoit un grand 



DE SOLEÎMAAN. 2.^ 

secret à découvrir qu'il ne pouvoit dire à d'autres, 
les gardes en donnèrent avis au généralissime qui 
le fit venir en sa présence ; et, lui ayant demand- 
ée qu'il lui vouioit , l'esclave répondit avec beau- 
coup de résolution que ce n'éloit pas chose qui 
se pût déclarer devant tant de monde, qu'il lui 
plût de faire retirer ceux qui l'cnvironnoient, ou 
le faire conduire dans quelque lieu secret où il 
pût s'entretenir seul à seul. Le généralissime sur 
l'heure n'en fit pas grande estime; et l'on assure 
qu'il fui trois jours chez lui, sans que ce seigneur 
se mît beaucoup en peine de l'interroger. L'en- 
clave persistant toujours à dire qu'il ne révéleroit 
jamais son secret qu'à lui seul, enfin le général 
d'armée, ému de sa persévérance, le fait venir 
dans un petit cabinet, où celui-ci lui déclara que 
son maître avoit fait le portrait du roi et de tons 
les grands de la cour , et qu'i/ les avoit vendus 
secrètement à des Indiens , pour les envoyer aux 
Indes ; que trois dervichs (on appelle ainsi les 
gens qui mènent par motif de religion une vie 
pauvre) étoient les porteurs des portraits ; quVZï 
étoient venus chez son maître avec les Indiens ; 
et que là ils les avoient cachés sous les hail- 
lons qui les cor/v raient ; qu'/7 y avait vu en- 
core serrer de lettres , mais quY/ nen savait pas 
le contenu; qu'// l'assuroil seulement que ces 



26 LE COURONNEMENT 

gens ctoient partis avec la caravane de Kand-dar. 

Le général d'armée ne savoit s'il clevoit ajouter 
loi à la déposition de cet esclave ; il l'éprouva , 
tantôt par des menaces , tantôt par des promesses, 
pour voir s'il ne l'ebranleroit point et ne le feroit 
point varier , parce qu'il se figuroit que ce pour- 
roit bien être une imposture que cet esclave eût 
inventée; mais, comme il le vit ferme et qu'il 
disoit toujours la môme chose, qu'il l'assuroit 
même avec des sermens estimés parmi eux les 
plus terribles , qu'il offroit sa tète, si ce qu'il avoit 
déclaré ne se trouvoit pas, le général se résolut 
de s'en éclaircir. Il envoie deux cavaliers après la 
caravane, et leur met entre les mains un com- 
mandement du roi pour se saisir de ces porteurs 
de lettres et de portraits. Ces deux cavaliers , au 
bout d'un mois, atteignirent la caravane; el ayant 
reconnu les dervichs aux enseignes que l'esclave 
en avoit donné , les ramenèrent prisonniers à 
Ispahan. 

Lorsqu'ils furent présentés au général d'armée , 
il leur confronta l'esclave, et l'interrogea s'il con- 
noissoit ces pauvres gens, el si c'éloient là ces 
porteurs de lettres et de portraits. 11 assura que 
c'étoient eux , et commença à les presser de telle 
sorte qu'il les fit chanceler en leurs réponses. Là- 
dessus , ce seigneur l'ail fouiller leurs habits et 



de Sole im A an. zy 

découdre tous leurs haillons où l'on trouve, 
comme l'esclave l'avoit déclaré, les portraits et 
les lettres cousues en divers endroits. Le tout 
porté au roi , Sa Majesté , ayant vu le contenu 
des lettres tel que nous l'avons rapporté, se mit 
si fort en col-ère que de rage elle vouloil faire tuer 
une partie des Multani indiens , et chasser l'autre 
de ses états , quoiqu'ils soient au nombre de plus 
de vingt mille. Le généralissime et le premier mi- 
nistre essayèrent de l'apaiser, et lui remontrèrent 
qu'il ne falloit punir que les coupables; cepen- 
dant on ne les découvroit point , et les dervichs , 
quelques tourmens qu'on leur lit souffrir , et quel- 
que torture qu'on leur appliquât, n'en déclaroient 
rien. Us disoient toujours qu'/Zy ne les connais- 
saient point ; cm Us ne savaient point leur nom , 
et quV/.v n'a voient jamais été clicz eux ; qui/s 
avaient reçu ce au on avait trouvé dans leurs 
hardes chez le peintre , et que les Indiens qui le 
leur avaient apporté , ne leur avaient jamais dit 
leur nom ni leur logis. 

Comme les lettres ne les nommoient point non 
plus , ce seigneur ne savoit par où se prendre pour 
en connoitre quelque chose : il avoit fait arrêter 
les principaux au nombre de plus de deux cents ; 
mais, au bout de quinze jours, on les relâcha, 
à la réserve de trois qui payèrent pour les cou- 



£8 LE COURONNEMENT 

pablcs, du moins, si ce n'étoient pas eux qui le 
fussent (car cela n'a jamais été bien avéré , et l'on 
n'en avoit que des indices assez foibles); à cause 
de cette incertitude , on se contenta de la confis- 
cation de partie de leurs biens , tels qu'on Ips put 
découvrir, qui se trouvèrent monter à de grandes 
sommes, desquelles toutefois par pitié l'on ne 
prit que huit mille tomans, qui sont quatre cent 
mille livres; et le reste leur lut laissé sur ce qu'ils 
remontroient que ce qui paroissoit être à eux , 
appartenoità des marchands qui demeuroient aux 
Indes. Pour les trois porteurs de lettres et de por- 
traits, aussi-bien que le peintre, ils reçurent des 
coups de bâton en grand nombre : et l'on ne les 
relâcha point que quand les pieds leur furent de- 
venus aussi gros que la tête à force de bastonnades. 
En ce temps-là, Cha-navas-Kaan {ChâJi- 
nawâz-Khâri), prince gouverneur de Géorgie, 
envoya son fils à la cour de Perse, pour prier le 
roi de lui donner la charge de daroga (ddrdghah} 
ou grand-prévôt d'Ispahan , qui lui appartenoit 
suivant les conventions passées entre les rois de 
Perse et les princes de Géorgie. Sa Majesté eut 
assez de peine à lui accorder sa demande , parce 
que cette place étoit remplie; néanmoins les mi- 
nistres, reconnoissant combien sa prétention étoit 
juste , en parlèrent au roi de si bonne sorte qu'en- 



DE SOLEIMAAN. ^3 

fin il l'en investit, ordonnant à Kelk-Haly-Bek 
{Kclb-A ly-bcyg} de s'en défaire, qu'on récom- 
pensa d'un autre emploi aussi considérable. 

Pour entendre ceci, il faut remarquer que , 
lorsque le grand Hnbasse rendit maître de la Géor- 
gie (ce qu'il fit autant par adresse que par force), 
par les leurres dont il attrapa ce pauvre Temuraz- 
Kaan qui en fut le dernier roi , il lui proposa de 
grands avantages, pourvu qu'il voulût se sou- 
mettre à son empire et reconnoître sa domination; 
et, enlrautres, que la charge de grand -prévôt 
d'Ispahan appartiendroit à l'avenir à un des en- 
fans du prince de Géorgie , et que ce droit seroit 
transmis à ses descendans à perpétuité. On lui a 
tenu parole jusqu'à maintenant, et le fils du prince 
de Géorgie exerce toujours cette charge. 

Une troisième place fut encore remplie, à sa- 
voir, le gouvernement de Chamaki (*) , qui em- 
brasse une partie de laMédie australe et une autre 
de l'Hyrcanie. Il fut donné à Sefer-Kouli-Kaan , 
c'est-à-dire , prince esclave des armées. Il étoit 
vacant par la mort de Negef-Kouli-Kaan, un 
des braves seigneurs de Perse , homme généreux 
et hardi, qui, par sa résolution et son courage, 
s'étoit élevé à cette haute fortune, comme il a été 
dit ailleurs. Les marchands joailliers européens 

(*) Voyez ma note sur Chàmàkhy , lom. II , pag. 3io. (L-s. ) 



3o LE COURONNEMENT 

ont souvent senti les effets de sa généreuse libéra- 
lité ; car il ne secontmtoit pas seulement de payer 
1rs pierreries qu'il achetait d'eux, il les régaloit 
d'habits , de présons et de bonne chère. 

Pendant que les choses se passoient ainsi dans 
la capitale de Perse, levS frontières étoient dans 
les appréhensions de la guerre qui les menaçoit 
de toutes parts ; on ne voyoit que courriers à 
ïspahan , les uns du côté de la Bactriane , de 
l'Hyrcanie et de la Médie , qui venoient donner 
avis de divers desseins que pouvoient avoir les 
Cosaques , les Kalmak Yus-beks et les autres Tar- 
tares. Il en venoit aussi du côté de la Turquie et 
de l'Inde , qui n'apportoient pas des nouvelles 
moins fâcheuses. A la cour, on ne craignoit la 
guerre que de ces deux côtés, et principalement 
de ce dernier, parce qu'on savoit que les Turcs 
avaient assez d'affaires en Candie. 

A l'égard du roi des Indes , toutes les appa- 
rences Jaisoient conjecturer qu'il cntreprendroit 
la guerre contre la Perse ; car , outre que de lui- 
même il avoit l'esprit hautain et plein d'ambition , 
qu'il étoit paisible au dedans et n'avoit rien à 
craindre au dehors, il y devoit être porte'* pour 
réparer les affronts que son ambassadeur Terviet- 
Kaan avoit reçus en Perse. En la vie d'Habas II, 
il a été parlé au long de cet ambassadeur qui vint 



DE SoLËIM A A N". 3l 

à Ispahan , l'an 1664 de noire compte . avec une 
suite de huit mille hommes. On a fait, mention 
des présens qu'il apporta, si riches que cela n'est 
pas croyable, tant à legard de ceux que le roi 
accepta, que de ceux qu'il refusa. On a traité 
aussi du sujet de son ambassade , de son séjour 
à la cour de Perse , des outrages publics qu'Habas 
prit à tâche de lui faire pour affronter en sa per- 
sonne celle d'Aureng-zeb son maître, et se venger 
par là du retardement dont il avoit usé à lui ren- 
voyer son ambassadeur. Enfin, nous avons décrit 
les présens dont le roi de Perse chargea l'Indien 
pour porter à son prince. 

Habas II mourut quelque quinze jours avant 
que cet ambassadeur arrivât auprès de son roi , 
qui , ne sachant pas encore cette mort , et ayant 
appris de lui-même les mauvais traitemens qui 
lui avoient été faits à la cour de Perse , en té- 
moigna une colère furieuse : il disgracia d'abord 
Terviet-Kaan , lui reprochant qu'il ctoit un lâche , 
et qu'il devoit plutôt mourir mille ibis que de 
souffrir de pareils affronts. Il fit conduire en la 
grande place de Dehly , sa résidence, tous les 
chevaux de prix que le Persan lui envoyoit au 
nombre de six vingts , et leur fit couper les jarrets. 
Ensuite il fil publiquement brûler les riches étoffes 
d'or et de soie , les turquoises et tous les autres 



<>2 LE COURONNEMENT 

présens qui venoicnt de la part de ce monarque; 
et , comme s'il lui eût voulu déclarer la guerre , il 
défendit à ses sujets tout commerce de terre 
et de mer avec la Perse, et il expédia des ordres 
très-exprès dans tous Jes ports des Indes, qu'on 
n'eût à laisser passer aucun vaisseau indien dans 
ce royaume-là. Ces nouvelles, qui vinrent à Ispa- 
lian , faisoient croire à la plupart que la guerre 
étoit assurée, et chacun s'y préparait. Les plus 
éclairés néanmoins n'en jugèrent pas si définiti- 
vement ; mais ils n'osoient s'en expliquer. Celui 
qui appuyoit le plus les nouvelles de cette guerre 
indienne, et qui leur donnoit crédit à la cour, 
étoit Gernchid-Kaan-Koular-Agacie {Djemchyd- 
Khân- Qoùllar - âghâcy) , général des esclaves. 
ÎI possédoit les bonnes grâces du roi, aussi-bien 
que l'amitié du général d'armée. Ce seigneur, le 
plus fourbe qui fut jamais, avoit , pendant les 
neuf premiers mois de ce nouveau règne, formé 
tant de dangereuses intrigues contre les plus grands 
et contre les moindres, qu'à la fin quelques-unes 
de ses pratiques ayant été découvertes, il s'étoit 
rendu insupportable, et s'étoit attiré une haine 
universelle , si bien qu'il appréhendoit justement 
de ne pouvoir résister à tant d'ennemis. 11 est vrai 
qu'il avoit les bonnes grâces du roi et du général 
d'armée ; mais c'étoit tout , cl il n'étoit pas assure 

s'il 



D E S L E I M A A N. 33 

s'il pourroit s'y conserver encore long-temps. IL 
se persuada que le meilleur parti qu'il avoit à 
prendre en une conjoncture si fâcheuse, étoit de 
se retirer le plus loin qu'il pourroit de la cour, 
avec un prétexte spécieux et plein de gloire; et, 
comme le gouvernement de Kand-daar lui pré- 
sentoit cette occasion si favorable pour son des- 
sein, il pensa à se le faire donner. 

Pour cela il appuya fortement les faux bruits 
qui coururent de cette guerre que le roi des Indes 
entreprenoit : il donnoit à Sa Majesté des avis 
qu'il disoit être très-assurés, que l'Indien venoit 
assiéger Kand - daar avec une puissante armée ; 
que , pour mieux faire réussir ses desseins et at- 
tirer à son parti les Yuz-beks , il leur avoit envoyé 
cinquante lacres(/#£) de roupies, qui peuvent être 
sept millions de livres , à condition qu'ils se décla- 
reroient contre la Perse ; qu'Aureng-zeb même 
étoit déjà en campagne. Enfin, il sut forger des 
fables si apparentes et des terreurs si probables, 
qu'on ne pensa plus qu'aux remèdes qu'on pour- 
roit apporter à des maux qu'on estimoit si proches 
et si dangereux. Là-dessus, il fait le fidèle sujet 
et le passionné pour sa patrie : il assure qu'il veut 
être le korban {qorbân') , comme ils parlent; 
c'est-à-dire , le sacrifice qui opérera le salut du 
peuple, et qu'il ira lui-même à Kand-daar exposer 
l'orne X. C 



54 LE COURONNEMENT 

sa personne et soutenir les premières attaques des 
ennemis. Il intéressé le général d'armée dans cette 
brigue, lequel d'ailleurs étoit bien aise de lui ren- 
dre la pareille et de se revancher du plaisir qu'il en 
avoit reçu, de la façon quenousl'avonsmarqué. Le 
roi, persuadé par cesdeux seigneurs qui étoient ses 
deux confidens, l'un le général de ses armées, et 
l'autre le général de ses esclaves, accorda à ce der- 
nier ce qu'il briguoit avec tant, de chaleur, et lui 
donna la commission de lever du monde pour Kand 
daar, avec espérance d'en avoir le gouvernement. 
Ce ne fut pas une petite joie à ce faiseur d'intrigues 
qui se crut parla à couvert de toutes les mauvaises 
affaires que son esprit inquiet lui avoit attirées. 

Nous avons dit ailleurs que, de tout temps, ce 
seigneur avoit passé pour un grand fourbe , et que , 
sousHabasII {Abbâs}, appuyé de la faveur du 
prince , il avoit cent fois joué la cour * qu'il prenoit 
en ce temps-là de l'argent de tous ceux qui lui en 
offroient, leur promettant de leur faire donner 
les charges et les emplois qu'ils demandoient, et 
qu'après l'avoir reçu , il ne se souvenoit plus de 
ses promesses; qu'il prenoit plaisir de s;\ncr la 
discorde et de mettre le feu partout ; qu'il inven- 
toit des calomnies dangereuses contre ses compé- 
titeurs , et qu'avec un front d'airain , il les débitait 
au roi comme des vérités très-constantes. Ce sei- 



DE SOLEIMAAN. 35 

gneurau reste étoit bien fait de sa personne, d'un 
grand courage et d'un grand esprit , adroit aux 
armes, libéral jusqu'à la magnificence; il eût pu 
passer pour un des excellens hommes du monde , 
sans cette noire malignité dont il infectoit toute 
sa conduite ; en un mot , on ne vit jamais un com- 
posé si mêlé de bonnes et de mauvaises qualités. 

Cetoit par les bonnes qu'il gagnoit le cœur de 
ses maîtres, comme c'étoit par les mauvaises qu'il 
se rendoit odieux et redoutable à ses égaux; et, 
comme il entra dans l'esprit du jeune souverain, 
comme il avait fait dans celui de son père, il 
continua sous ce nouveau règne les mêmes pra- 
tiques d'auparavant. 

Un des premiers tours de fourbe qu'il fit , tomba 
sur Mir-za Ibrahim, ou Abraham Vazier, ou 
fermier royal d'Azour- beyan (*), qui est la 
Médie , un des plus riches de la Perse. II tira de 
lui cinquante mille livres, et, avec cela, lui sus- 
cita une affaire qui lui fit perdre la plupart de 
ses grands biens, et qui le fit tomber dans une 
disgrâce dont jusqu'à présent il ne s'est pu relever, 
et dont apparemment il ne se relèvera jamais; voici 
comme la chose se passa : Le général des esclaves, 
dans le dessein de tirer cette somme de cinquante 

(*) Myrzà ILràhym, vczyr de V Azerbaïdjan. Voyez ce dernier 
Inot à la table des matières. ( L-s. ) 

C 2. 



56 LE COURONNEMENT 

mille livres , s'adresse au neveu de ce riche fermier; 
car , pour lui, il-étoit à Tauris où il exerçoit sa 
charge. C'étoit un jeune homme, fils de Mir-za 
Sa(\ek(Myrzâ ' Ssâdec/j , ou seigneur juste, aussi 
vazier, comme son frère, de la province de Fars 
qui est la Perside , qui ne cédoit point à l'autre en 
richesses. Ce jeune seigneur avoit en cour la charge 
fterhaël-tahuil ( * ) , c'est-à-dire , chef contrôleur 
de tous les bâtimens du roi et des maisons d'is- 
pahan. Un jour le général des esclaves le tire à 
part, et lui tient ce langage : « Que fait mainte- 
3) nant à Tauris ton oncle Mir-za Ibrahim ? Pour- 
» quoi ne vient-il pas à la cour ? Y a-t-il quelqu'un 
j) plus propre que lui à remplir la charge de pre- 
j> mier ministre ? Mahammed-Mchdy qui l'oc- 
» cupe indignement , n est qu'un buffle et un 
j) innocent mal propre au maniement des grandes 
3> affaires. Je sais de bonne part que le roi veut 
» donner sa charge à un autre ; je ne connois per- 
» sonne plus propre à exercer un emploi si im- 
» portant que Mir-za Ibrahim, et je crois que, 
» sans beaucoup de peine , je l'y ferois entrer à 
» la faveur de quelques présens qui ne seroient 
» pas excessifs. Si tu me veux donner mille to- 
j> mans (qui sont cinquante mille livres), je m'as- 

(*) Voyez sur les mots érbàù tahhoùyl , ma note , tom. \ II , 
pag. 33o. ( L-s. ) 



DE SOLEIMAÀN. Zj 

» sure de le faire, an lieu de vazier d'une province, 
3) grand-visir de toule la Perse, c'est-à-dire, pre- 
» mier ministre. » 

Ce jeune seigneur lui répondit qu'il y songeroit ; 
et, dans le moment qu'il l'eut quitté, il envoie en 
diligence un courrier à son oncle , qui lui porte 
la proposition du général des esclaves. Celui-là, 
par le même courrier, renvoie ordre à son neveu 
de donner à ce général la somme qu'il demandoit : 
ce qu'il exécuta aussitôt. Là -dessus, un autre 
courrier arrive à Ispahan de la part de Mir-za 
Ibrahim. Ce personnage se persuadoit que son 
élévation au souverain ministère étoit assurée, et 
cela d'autant plus qu'en effet il en étoit digne; et, 
pour s'y faciliter l'entrée, il demandoit parce 
courrier permission à Sa Majesté de lui venir 
baiser les pieds; qu'en son absence, son fils exer- 
ceroit sa charge , et qu'ainsi le service de Sa Ma- 
jesté n'en seroit point diminué. Les ministres qui 
ne savoicnt rien de l'intrigue, ne crurent pas que 
cette permission de venir baiser les pieds du roi 
pût beaucoup nuire à leurs intérêts , ni qu'elle dût 
servir de base à un dessein plus important. Ainsi 
sa requête fut aisément octroyée, et on lui envoya 
un commandement pour pouvoir venir et laisser 
son fils en sa place. 

Pendant que ces courriers alloient et venoient, 



38 LE COURONNEMENT 

un certain bruit sourd arriva jusqu'aux oreilles, 
du jeune seigneur, neveu de Mir-za Ibrahim, 
que le général des esclaves Gemchid-Kaan ( Djem- 
chyd-Khàri)è\c\\ sur son départ pour Kand-daar. 
Il s'en informe plus exactement ; et, comme il eut 
reconnu que cela n'étoit que trop vrai, il songea 
aux mille tomans qu'il avoit délivrés à ce général 
au nom de son oncle , qui s'en alloient être perdus 
s il n'y prenoit garde. Il s'en alla donc rendre 
visite au général des esclaves; et, par quelques 
termes de civilité , il le fit souvenir de la pro- 
messe qu'il avoit faite de rendre à son oncle de 
bons offices auprès de Sa Majesté, pour l'établir 
premier ministre, et de la somme qu'il lui avoit 
mise en main en cette considération ; qu'il avoit 
appris que lui , général des esclaves, alloit quitter 
la cour , et qu'ainsi l'affaire étoit désespérée ; du 
moins, si elle avoit à réussir , ce ne pouvoit plus 
être par son moyen, qu'ainsi il le supplioit de lui 
rendre les cinquante mille livres qu'il avoit reçues. 
Le général des esclaves ne témoigna point d'être 
choqué de cette demande : il répondit que cela 
•étoit raisonnable, et que dans un certain temps 
il lui restilueroit cette somme. Ce temps venu, 
il le remit de la même sorte plusieurs fois de jour 
à autre. Le neveu de Mir-za Ibrahim le pres- 
soit . et ne laissoit passer aucune occasion; il lus, 



DE SOLEIMAAN. 09 

parloit néanmoins tout bas , de peur de faire écla- 
ter un secret qui éloit capable , s'il eût été su, de 
renverser la maison desononcleetlasienne. Enfin 
le général des esclaves se lassa de le remettre tant 
de fois ; et , comme il se trouva au bout de ses 
finesses, et qu'il ne savoit plus quels détours il 
devoit prendre , il se résolut , pour se délivrer des 
poursuites de cet importun solliciteur, de rompre 
avec lui sans marchander davantage. Un soir, 
lorsqu'il étoit prêt de commencer sa prière, pour 
ensuite se rendre à la cour (car les mahométans 
ont accoutumé de faire leurs prières en public), 
ayant aperçu ce jeune seigneur qui s'avançoit 
pour l'aborder, il se servit de celle occasion où 
il y avoit quantité de monde qui pourroit en- 
tendre ce qu'il diroit , et même des personnes de 
la première qualité; et, après un grand hélas , 
il ajouta tout haut, levant les yeux et les bras au 
ciel : « Bon Dieu ! que ferai-je à cet homme ; il 
» me poursuit partout comme un coupable; il 
» ne me donne pas le temps de faire mon naa- 
» maz ou prière; il ne me permet pas d'entrer dans 
» mon haram vers mes femmes ; je le trouve tou- 
» jours à mes côtés. » Puis, Se détournant vers 
» lui : « Que te puis-je faire, mon ami, pour 
» le contenter ? Suis-je le roi de Perse pour créer 
» ton oncle premier ministre d'état ? Va trouver 



40 LE COURONNEMENT 

y> Sa Majesté, je ne puis rien en cette affaire. » 
Je laisse à penser quel coup de tonnerre ce fut 
à ce jeune seigneur ; il eût voulu pour dix fois la 
somme n'avoir point obligé ce méchant homme 
à parler, et il se repentoit en son cœur de l'avoir 
pressé de si près ; mais c'étoit trop tard : la menée 
de Mir-za Ibrahim fut découverte par là , et toute 
la cour qui le sut , jugea bien qu'elle ne coûteroit 
pas peu à cet ambitieux infortuné, comme il 
arriva en effet. 

Le général des esclaves , par une semblable 
adresse, avoit déjà auparavant excroqué du nazir 
ou surintendant général trois cents tomans , qui 
sont quinze cents pistoles : cela arriva dans le 
temps que la cour retourna à Ispahan. Ce fourbe 
subtil s'en vint le trouver chez lui tout échauffé, 
et l'ayant tiré à part, il lui dit : « Seigneur, je 
» viens d'assurer votre tête que les pratiques de 
» vos ennemis avoient mise en danger. Le roi 
» s'étoit laissé aller à leurs calomnies , en sorte que 
» si je ne m'y fusse opposé, il avoit résolu de ne 
» vous point envoyer l'habit , ni la patente royale. 
» Le général des mousquetaires éloit celui qui 
m vous nuisoit davantage , je lui ai fait une que- 
» relie pour ce sujet ; je crois que vous ne man- 
x querez pas de reconnoitre ce bon office que je 
» vous ai rendu. » 



DE S O LE I M A AN'. -\ ( 

Il en fit autant à Mir-za Moumen , c'est-à-dire, 
seigneur sans tache (*) , qui étoit nazir ou sur- 
intendant des écuries du roi : ii lui attrapa deux 
mille pistoles, sur ce qu'il lui fit accroire qu'il 
l'avoit hautement protégé contre de puissans accu- 
sateurs qui le vouloient perdre dans l'esprit de Sa 
Majesté; qu'au reste, il ne prétendoit pas en de- 
meurer là , mais qu'il vouloit si bien faire auprès 
du prince , qu'au lieu de surintendant des écuries, 
il deviendroit surintendant général du domaine, 
en la place de Maksoud-Bck (Maqssoùd-beyg) , 
qui occupoit indignement cette charge, et dont 
la tête étoit prête de tomber, parce que ie roi ne 
vouloit plus voir un homme comme lui qui s'éloit 
opposé à son élévation sur le trône. Sur son dé- 
part, ce général des esclaves voulut encore laisser 
des marques de son adresse et de ses malices : il 
s'avisa de mettre mal ensemble , jusqu'à se vouloir 
perdre mutuellement, les deux premiers eunuques 
du roi, qui sont comme les petits souverains du 
dedans du palais, savoir, le mehter ou grand- 
chambellan, et Aga-Mubarik, surintendant de 
la maison de la princesse mère. Il alla dire au 
grand-chambellan, comme un secret très-impor- 
tant et que l'amitié qu'il avoit pour lui l'obligeoit 
de lui révéler , qu' Aga-Mubarik , à toutes les occa- 

(*) ifyrzù inoiimcn signifie seigneur fidèle. (L-s. ) 



43 LE COURONNEMENT 

sions , parloit très-mal de lui au roi , mais que sa 
malice retomboit sur sa tête , parce qu'il avoit en- 
tendu dire à Sa Majesté qu'elle ne pouvoit plus 
supporter les médisances et la malignité de cet 
homme, qu'elle étoit résolue de le faire tuer, et 
qu'elle l'auroit déjà fait , sans quelque reste de 
considération qu'elle avoit pour le service qu'il lui 
avoit rendu , lorsqu'il s'agissoit de son élection. Il 
alla à même temps trouver Aga-Mubarik, et lui 
dit à peu près les mêmes choses contre le grand- 
chambellan, qu'il avoit dites au grand-chambellan 
contre Aga-Mubarik : si bien que ces deux eu- 
nuquesnourrissoientl'un contre l'autre une secrète 
rage , attendant néanmoins cet effet de la colère 
du prince contre leur ennemi , que ce général des 
esclaves leur avoit fait espérer; mais, comme le 
temps se passoit, et qu'ils ne voyoient rien arriver 
de ce qui leur avoit été promis , chacun commença 
a douter delà vérité de ce rapport qu'on lui avoit 
fait. Ils reconnoissoient assez le personnage qui en 
étoit l'auteur, et que c'étoit un grand fabricateur 
de mensonges ; ils résolurent donc de s'en éclaircir. 
Le mchter ou grand-chambellan fut le premier 
qui le découvrit ; et il en prit l'occasion un jour 
qu Aga-Mubarik l'avoit salué à la rencontre avec 
des paroles de complimens ordinaires. Ce grand- 
chambellan lui repartit froidement : «Voilà une 



DE Sol El M A AN. 43 

» langue qui me donne le salut à l'oreille et la 
}) mort au cœur. » Et là-dessus, le tirant à quar- 
tier : « Quels mauvais offices, lui dit-il , vous ai-je 
a rendus, pour vouloir procurer ma mort , me 
» rendant odieux au prince comme vous faites 
3) tous les jours? Ce qui me console, c'est que 
:» vous ne serez pas si heureux dans votre entre- 
» prise que vous pensez. » Aga-Mubarik, voyant 
par là la porte ouverte à l'éclaircissement qu'il 
désiroit , lui répliqua : « Ce n'est pas à vous, mais 
» c'est à moi à me plaindre; car n'est-ce pas vous 
» qui avez tenu au roi tels et tels discours sur 
» mon sujet , qui étoient capables de me faire 
» perdre la vie, si Sa Majesté y eût ajouté foi; mais, 
» Dieu merci , l'on n'a pas voulu vous croire ? » 
Ces deux seigneurs se trouvèrent bien étonnés 
d'avoir à se faire tous deux le même reproche; 
ils continuèrent à confronter leurs plaintes: et cet 
examen leur découvrit à la fin que ce n'étoit qu'un 
roman, mais un roman pernicieux que le général 
des esclaves avoit composé pour les mettre mal 
ensemble , et pour profiter de leur mésintelligence. 
Cependant , comme ce noir artifice n'avoit point 
eu tout son effet, et qu'il ne leur avoit pas fait 
beaucoup de mal , ilsdissimulèrent pour l'heure , et 
ne s'en plaignirent point ; ils se résolurent d'atten- 
dre quclqu'autre occasion de se venger, et ils so 



44 ^E COURONNEMENT 

promet toient bien qu'elle ne leur échapperoït pas 
quand elle se présentèrent. Ces eunuques sont fort 
adroits en ces sourdes pratiques , et il n'y en a 
point qui sachent si bien conduire une vengeance 
par des chemins couverts, et la faire éclater à l'im- 
pourvu: aussi n'ont-ils pas manqué de rendre en 
son temps la pareille à ce méchant homme, comme 
il sera dit en son lieu; car ce sont eux, comme 
on le tient , qui ont le plus contribué à sa disgrâce 
et à sa mort. 

Dès que le général des esclaves eut reçu sa 
commission pour le gouvernement de Kand-daar 
(Qanda/idr), et pour soutenir la guerre contre 
les Indiens , il commença à lever des soldats à 
Ispahan , auxquels il faisoit faire tous les jours 
l'exercice , avec autant d'assiduité que s'ils eussent 
eu l'ennemi à leurs portes. Après qu'il en eut 
levé quatre mille, tous braves gens et bienfaits, 
il déclara qu'il n'en vouloit point davantage, et 
que cette recrue lui suffisoit ; et il fit si bien, par 
laide du généralissime, que le roi qu'il assuroit 
toujours que l'armée du Mogol approchoit, lui 
lit expédier la charge de serdaar, ou chef général 
de Kand-daar et de ses dépendances, et l'établit 
gouverneur de la province et de la ville du même 
nom, qui est cette fameuse forteresse, la clef du 
lume contre les Indiens : elle est assise sur 



de Sole im a an. 45 

trois éminences qui se défendent l'une l'autre ; les 
Perses l'estiment imprenable, et ont accoutumé 
de dire en proverbe : Qui prendra Vhabi'ation 
de la sûreté, faisant allusion au nom de Kand- 
daar , qui signifie cela même (*) ? 

Avant que ce seigneur partît, il obtint de Sa 
Majesté qu'il fût permise son frère Pheréidon-Bek 
(Férydoun-beyg) de faire la charge de général des 
esclaves , comme lieutenant, jusqu'à ce que son 
fils, auquel le prince en avoit accordé la survi- 
vance, lût en âge de l'exercer; et, non content 
de cela, il obtint encore un commandement du. 
roi , par lequel Sa Majesté lui permettoit de venir 
à la cour quand il lui plairoit, sans en demander 
d'autre permission. Gemchid-Kaan, avec toutes 
ces grâces, partit fort content , s'imaginant s'être 
habilement débarrassé des brouilleries que sa 
mauvaise conduite lui avoit suscitées à la cour. 

Quelques jours après que ce seigneur fut parti, 
on ne paila plus de la guerre, et l'on apprit au 
contraire qu'il n'y en auroit point. Il couroit un 
bruit qu'Aureng-Zeib , ayant appris qu'Habas 
étoit mort , et que celui qui tenoit le sceptre en 

(*) Cette traduction est un peu hasardée : si l'on vouloit essayer 
quelques recherches sur le nom de cette province , on pourrait dira 
que qand en langue hindoslàne signifie pays , canton ; et dchàr 
est un mot pârsy qui désigne un trou \ une lente de rocher. (L-s. ) 



46 LE COURONNEMENT 

sa place n'étoit qu'un jeune homme , dédaignoit 
de se mesurer avec lui. L'Indien sans doute , pour 
mettre son honneur à couvert , avoit inventé cette 
rodomontade qui eût été bonne du temps des 
Rustans (Roustem) , qui sont les Amadis de 
Perse, où l'on ne donnoit des combats que pour 
la gloire. Aujourd'hui les monarques ne combat- 
tent point d'homme à homme , ni dans un duel 
particulier , pour éprouver à qui sera le plus 
vaillant ; mais ils dorment des batailles d'armée à 
armée, et ils n'ont pour but que la conquête des 
villes et des provinces : on attaque tout ce que 
l'on croit pouvoir emporter. 

Tout le monde savoit que , plus de trois mois 
après qu'on eut appris aux Indes la mort d'Ha- 
bas II , le roi de ce pays-là continua toujours les 
préparatifs de la guerre , pour aller assiéger Kand- 
daar; et une preuve de cela bien évidente , c'est 
que, pendant tout ce temps, le commerce fut 
interdit avec la Perse avec autant de rigueur 
qu'auparavant : ce qui n'eût pas été, si le prince 
indien eût abandonné le dessein de la guerre, pour 
le mépris qu'il faisoit de ce nouvel ennemi, qu'il 
croyoit trop jeune pour mériter d'être la matière 
de ses triomphes. 

La vérité est , comme je l'ai ouï dire à des per- 
sonnes très-intelligentes , qu'Aureng-Zeib fut dé- 



DE SOLEIMAAN. 47 

tourné de son entreprise par la princesse sa sœur , 
qui lui représenta qu'il ne devoit point mettre en 
compromis la gloire qu'il avoit déjà acquise ; que 
jusqu'ici il avoit régné avec beaucoup de réputa- 
tion; qu'elle ne lui pouvoit point être ôtée s'il se 
tenoit en repos ; que la fortune ne lui pouvoit plus 
faire beaucoup de bien, mais qu'elle lui pouvoit 
faire beaucoup de mal ; que la prise de Kan.d- 
daar n'étoit pas une chose aisée ; que son père 
par deux fois, avec une puissante armée , n'avoit 
pu l'emporter ; que la plupart de ceux de sa cour , 
pour n'être composée que de Persans, ne le ser- 
viroient qu'à regret , et ne l'assisleroient que mol- 
lement ; qu'en un mot , s'il ne sorloit pas avec 
honneur de cette guerre, il alloit flétrir d'une 
lâche qui ne seffaceroit jamais , la haute réputa- 
tion où il avoit vécu jusqu'alors, qui n'avoit pas 
besoin de celte conquête pour s'agrandir , puis- 
quelle se soulenoit assez par elle-même. Le prince 
se laissa persuader, et sans doute qu'il fit sage- 
ment; car il n'y avoit rien de si vrai que ce que 
cette princesse lui disoit, qu'il n'y avoit pas beau- 
coup à gagner pour lui dans celte entreprise , mais 
qu'il y pourroit avoir infiniment à perdre. 

Celui qui étoit ci-devant général des esclaves, 
et qui étoit alors général d'armée , n'étoit parti 
de la cour que depuis un mois, quand Mirza- 



48 LE COURONNEMENT 

Ibrahim arriva tout tremblant, après s'être bien 
l'ait attendre ; car il avoit appris dès Tauris le tour 
que le général des esclaves lui avoit joué , et comme 
quoi il avoit découvert tout le secret de ses intri- 
gues. Cependant il avoit déjà reçu la permission 
de venir à la cour , et cette permission étoit une 
nécessité d'obéir ; réduit à cette extrémité , il ne 
pressa plus son voyage avec tant de chaleur : il 
n'en faisoit les apprêts que très-lentement , et dif- 
féroit le plus qu'il pouvoit de partir, s'excusant 
tantôt sur la mauvaise heure et sur la mauvaise 
disposition des planètes, tantôt sur quelque indis- 
position qui lui étoit survenue. A la fin , pourtant, 
il fallut marcher, mais il alloit à si petites jour- 
nées, qu'il employa le double du temps qu'il falloit 
à ce voyage; et peut-être évitoit-il de rencontrer 
sur la route le général des esclaves qui s'en alloit 
à son nouveau gouvernement. Il est aisé à juger 
s'il fut mal reçu à la cour, lorsqu'il y fut arrivé : 
il ne trouva personne qui ne lui fît mauvais visage, 
si bien que, pour amollir le cœur des ministres et 
des plus puissans , il se vit obligé de leur faire 
bonne part des trésors qu'il avoit amassés , et de 
leur permettre de piller sur lui ce qu'il avoit pillé 
sur le peuple. 

Les ministres, pour exécuter mieux le dessein 
qu'ils avoient de s'attirer de riches présens de ce 

seigneur, 



DE SOLEI MA AN. 49 

seigneur, appuyèrent les plaintes qui venoient à 
la cour confie lui ; car il faut savoir qu'en Perse » 
chaque particulier, de quelque basse condition 
qu'il soit, est reçu à former des plaintes contre 
les gouverneurs , les fermiers royaux, et les autres 
personnes semblables qui ont quelque autorité sur 
eux; et , lorsque les ministres veulent perdre quel- 
que grand qui est dans les provinces , leur ruse 
ordinaire est d'appuyer les cris de ces misérables; 
et même, pour leur donner plus de poids, ils ont 
soin de grossir leur nombre . et les font venir en 
foule au palais demander justice au roi. On en 
lit à peu près de même à ce spigneur-ci ; mais , 
comme les principaux de la cour ne le vouloient 
pas perdre, parce que le roi seul eût profité de 
sa perte , et qu'ils vouloient seulement lui montrer 
qu'ils le pouvoient faire, pour l'exciter d'autant 
plus à leur faire de grands présens , ils ne per- 
mirent pas que ces solliciteurs le poussassent à 
bout, de sorte qu'il en apaisa la plupart, resti- 
tuant aux plus dangereux une portion de ce qu'il 
leur avoit volé. 

Sa plus forte partie et son plus grand ennemi 
à la cour, étoit ce brutal vieillard , le généralis- 
sime Hali Kouli Kaan {Aly Qoù/y Khân)^ qui 
le liaïssoit mortellement, et si ouvertement qu'il 
n'avoit pas voulu recevoir sa visite ni son présent. 

Tome X. D 



5o LE COURONNEMENT 

La cause de celte aversion étoit que , du vivant 
d'HabasII , quelque douze ans avant sa mort , ce 
général d'armée , étant en son gouvernement de 
Tauris, tomba, pour les raisons que j'ai dites 
ailleurs, dans la disgrâce du prince une seconde 
fois , et fut envoyé prisonnier à Casbin {Qazwyri); 
tous ses biens furent aussi confisqués. Mir-za- 
Sadek (Myrzd Ssâdeq} , frère de ce Mir-za- 
Ibrahim (Myrzâ Ibrâhym), qui tenoit en cette 
même ville et dans toute la province la place qu'y 
tient aujourd'hui son frère, comme fermier royal, 
fut commis par Sa Majesté à la vente de ces biens 
confisqués; il s'y comporta avec tant de rigueur, 
qu'il prit jusqu'aux tombans (ten-bân) ou cale- 
çons de ses femmes , et les fit vendre en plein mar- 
ché : car , comme ce seigneur avoit beaucoup de 
femmes , et que ces dames persanes sont fort ma- 
gnifiques en leurs habits , il y a des caleçons qui 
valent trente à quarante écus la pièce, de sorte que 
la quantité pouvoit faire une somme considérable. 
Cet affront piqua le généralissime jusqu'au vif, 
et il en conçut une rage contre cette maison, qui 
alla jusqu'à l'excès. 11 la déclara premièrement 
contre ce vazier {vczyr} même qui lui avoit fait 
l'affront; car, après qu'il fut retourné en grâce, 
se voyant en pouvoir de tout oser , il l'envoya 
quérir, et , sans le vouloir voir lorsqu'il lut arrivé, 



DE SoLEIMAAN. 5l 

îl îe fit jeter dans ses écuries, où, par une injure 
très-honteuse en ce pays-là , et qu'on ne peut pas 
exprimer honnêtement en notre langue , il l'ex- 
posa à la hrutalité de six puissans palfreniers. 

Mir-za-Ibrahim savoit tout cela, et connoissoit 
bien jusqu'où cet esprit fier et cruel étoit capable 
-d'aller ; il le voyoit d'ailleurs nouvellement rétabli , 
si bien qu'il possédoit la troisième charge de l'em- 
pire , et, ce qui étoit bien plus d'importance, 
qu'il tenoit dans la faveur le premier rang, et que 
le roi l'écoutoit comme son gouverneur. Il jugea 
bien qu'entre ceux qui travailleroient a s'a ruine, 
celui-ci en avoit plus de volonté et plus de' pou- 
voir; c'est pourquoi il se résolut de le gagner à 
quelque prix que ce fut , ou , s'il ne pouvoit le 
portera lui rendre quelque bon' office , l'obliger 
du moins- à se taire, et à laisser aller les choses 
eans s'y opposer : il alla dofac lui rendre visite, 
et demanda d'être reçu à lui faire la révérence. 
Le général d'armée, d'abord (pie le vazier fut en- 
tré, teignit de ne le pas voir et d'avoir mal à la 
tête; il demanda un lit de repos sur lequel il se 
jeta, et, après y avoir demeuré plus de deux 
heures, il se retira au dedans de son palais, lais- 
-sant la une fonte qui l'attendoit , et, comme les 
autres, Mir-za-lbraliim qui fut contraint, aussi- 
bien que le reste , de se retirer. 

D 2 



52 LE COURONNEMENT 

Mir-za-Ibrahim, sans se rebuter, revint le len- 
demain : le général , sans faire semblant qu'on lui 
eût demandé de sa part la permission de le saluer, 
et d'être admis dans le salon où il donnoit ses au- 
diences, ne rendit point de réponse , de sorte qu'il 
laissa ce seigneur trois heures durant debout par- 
mi les officiers et les personnes du commun : il 
sort après cela , passe par devant lui sans le re- 
garder, et monte à cheval. Mir- za- Ibrahim le 
suit , et , se tenant proche de lui , lui disoit 
toujours assez haut pour se faire entendre : « Sei- 
j) gneur, la paixsoit sur vous. » Le général d'armée 
fut un temps sans répondre rien ; mais, comme 
l'autre continuoit toujours à lui donner le salut, 
celui-ci , lassé de ses civilités importunes, se dé- 
tourne en le chargeant d'injures: « Qidi-segh 
» {djêhoùdy selî), chien exécrable , qu'ai-jc à faire 
» avec toi, ni toi avec moi ? Va-t-en en enfer, 
» et que je ne te voie jamais. » Là -dessus il 
commanda à ses gens de le faire retirer. 

Le pauvre Mir-za-Ibrahim , se voyant si mal- 
traité , eut recours aux présens, le grand ressort 
qui fait remuer la cour de Perse. Il envoie dès le 
lendemain au général deux mille tomans, mais le 
général les refuse; l'autre crut qu'il falloit renfor- 
cer la somme, il renvoie deux mille cinq cents : 
il est encore refusé ; il augmente le présent, et va 



DE SOLEIMAAN. 53 

jusqu'à trois mille : il n'eut pas non plus un meilleur 
succès que les précédens ; quatre mille tomans ne 
purent encore rien sur ce fier esprit. Il se rendit 
à la fin à cinq mille tomans , qui sont deux cent 
cinquante mille livres; et, deux jours après, il 
invita Mir-za-Ibrahim à son megelès (medjelèsy 
ou festin d'assemblée publique, où néanmoins il 
ne lui fit aucune caresse , ni ne lui dit pas une 
parole, sinon qu'en entrant et en sortant, il lui 
rendit la civilité ordinaire , qui est de dire aux 
invités kochs-geldy (hhôch-gueldy) , vous êtes 
le bienvenu. Je doutois de ce présent de deux cent 
cinquante mille livres lorsque j'en entendis parler 
Ja première fois, et j'avois de la peine à me per- 
suader que l'on voulût acheter si cher les bonnes 
grâces d'un homme; mais, après m'en et reéclairci, 
j'ai trouvé qu'il n'y avoit rien de plus véritable. 
J'en avertis tout exprès le lecteur, afin qu'il ne 
doute pas de la fidélité de mes relations, et qu'il 
ne s'imagine pas que je parle par ouï-dire, mais 
qu'il juge que je le fais après une information 
très-exacte de toutes choses. 

L'indisposition du roi s'augmenta en ce temps, 
si bien qu'il ne pouvoit plus aller à cheval, et qu'il 
ne sortoit plus de son palais avec ses femmes que 
dans un hagia veh (kdjâi'afi}. On nomme ainsi 
de petites loges de bois qu'un grand chameau 



54 LE COURONNEMENT 

porte , dans lesquelles montent les femmes ordinai- 
rement quand elles vont à la promenade. 11 fut en- 
viron un moisen cet état, sans que pour cela il quit- 
tât ses divertissemens ordinaires avec ses fcmi ms. 
Les kourrouks (qourof/q) ou prohibitions conti- 
nuoient comme auparavant aux enviions d'ispa- 
lian, où ce prince faisoit prendre toutes les belles 
filles pour les envoyer à son haram,com\\w Tapi tri- 
lent les Perses, que nous pourrions çhre par une 
expression qui a le son et la signification presque 
semblable en notre langue, son haras de femmes. 
Un jour, la mère du roi eut envie de voir la forte- 
resse de la ville, où sont enfermer- toutes les curio- 
sités et les pièces rares qui sont venues dans les mains 
des monarques prédécesseurs de celui-ci, soit par 
des présens qu'on leur a faits, soit qu'ils les aient 
achetées, soit que, dans leurs conquêtes, ils les 
aient prises sur les vaincus, ou par quclqu'autre 
rencontre. Elle persuada à son fils de la mener 
là ; ainsi il fallut faire kourrouk ou prohibition 
dans une partie de la ville : ce qui n'étoil jamais 
arrivé, du moins ne s'en souvenoit-on pas. 

En une de ces promenades que le roi faisoit 
avec ses femmes , il arriva un accident qui les 
rendit encore plus insupportables au peuple. 8a 
Majesté étoit hors d'Ispahan sous des tentes, au 
temps de la moisson que les grains sont enlaces. 



DE SoLEIMAAN. 55 

dans les champs, et prenoit plaisir un soir à voir 
des feux d'artifice ; ce qui lui arrive souvent. On 
lui présenta des fusées volantes d'un poids extraor- 
dinaire ; car elles pesoient quarante livres chacune. 
Il voulut qu'on en fit l'essai; mais leur pesanteur 
les empêcha de monter droit; et, ne s élevant pas 
trop haut, elles formèrent, en s'éloignant, une 
sorte de demi-cercle qui les porta loin dans les 
campagnes , où elles trouvèrent les las de gerbes, 
et les embrasèrent avec quelques maisons proches.; 
Le dommage fut estimé à dIus de deux cent mille 
livres; et ce qui augmentoit la calamité, c'est 
qu'en ce temps-là il y avoit déjà disette de blés. 

Je ne veux point oublier ici une petite circons- 
tance qui a du rapport à ce que j'ai déjà dit de 
cette place, pleine de grands arbres et d'allées qui 
font les avenues du palais. Comme dans toules ces 
promenades, le roi et sa troupe sortoient et ren- 
troient toujours par celte allée que l'on appelle 
Royale, pour éviter de passer dans la ville , Sa 
Majesté avoit fait accommoder en parterres les 
grandes allées du milieu, qu'on avoit remplies de 
Heurs en des endroits, en d'aulres d'herbesodoran- 
tes ; ce qui, joint avec les jcls d'eau et les rangées 
de grands arbres, faisoit un très-agréable effet. 

Cependant on eut des nouvelles assurées qae 
les Yusbeks (Oùzbck) s'éloient jelés sur la prq- 



56 LE COURONNEMENT 

vincc de Corason ÇKkoraçâun), qui est la Bac- 
triane. Le général de la province envoya courriers 
sur courriers pour en donner avis au roi. et lui 
demander ses ordres, parce que les ennemis s'é- 
toient déjà avancés dans le pays , et le remplis- 
soicnt de meurtres et d'embrasemens, et que si 
l'on ne s'opposoit promptement à leurs ravages, 
la province s'en alloit être perdue. 

Ces Yus-beks (*) sont les peuples qui habitent 
au septentrion de la Perse, et qui occupent le 
pays entre la nier Caspienne et les Indes ; ils ont 
plusieurs petits sultaans ou princes souverains , 
qui font chacun comme un état séparé. Ils sont 
appelés Yus-beks , au moins si létymologie que 
les Perses en donnent est véritable , à cause de 
celte diversité des princes souverains , par lesquels 
cesTartares sont gouvernés ; car, Yus, en la langue 
tartare de même qu'en la turque qui en est un 
dialecte, veut dire cent, et bek veut dire seigneur : 
ainsi on les appelle cent seigneurs , pour exprimer 
le grand nombre qu'ils en ont. Mais ces peuples 
rejettent bien loin celte étymologie : ils assurent 
qu'elle n'est point véritable , et qu'elle leur est in- 
jurieuse; que la véritable est Yusi , qui signifie 
lui pu l'une et l'autre langue , que Ton prononce 

(*; Plus correctement Ouzbeb. Voyez ce mot à la table des 
matières. ( L-s. ) 



IDE SoLEIMAAN. 57 

yuz en ma igeaat la dernière voyelle , et bek sei- 
gneur ; et qu'ainsi , quand on dit yuz-bek , l'on 
veut dire lui seigneur , ou que lui est seigneur , 
comme n'y ayant que ce peuple sur la terre qui 
soit véritablement tel. Voilà où va l'orgueil de 
cette nation , et la haute pensée qu'elle a conçue 
de son mérite. Un des principaux de la cour de 
Perse , en me disant ce que je viens de rapporter, 
me parloit d'un certain roitelet qui régnoit dans 
les Moluques, du temps du grand Habas, dont la 
présomption étoit à peu près semblable : il s'esti- 
moit le seul légitime seigneur de l'Orient, et s'en 
nommoit le monarque; il disoit qu'il ne savoit 
pas s'il y en avoit quelques autres dans l'Occident, 
mais qu'il savoit bien qu'il n'y avoit que lui qui 
fut le maître dans cette partie du monde où il 
habitoit ; pour cela il faisoit appeler ses terres par 
excellence moulouh (*) 5 c'est-à-dire les royaumes. 
En effet, quoique nous prononcions Moluques à 
notre mode , en toute l'Asie ils écrivent et pro- 
noncent Moulouh. 

Entre tous ces petits princes qui gouvernent la 
Tartarie mineure, onencomptetroisprincipaux, 
savoir: celui de Bokora(Bohhârâ), celui dcBalke 
(Balkli), et celui de Karechme ou Orquenge 

{*) Moulouh pluriel Je melih , roi , et non dzmu/A, royaume. (L-s.) 



58 LE COURONNEMENT 

(Khàrezm ou Ourhendje) , desquels les autres 
dépendent en quelque façon. Du temps deSefié II, 
que les Perses, pour le distinguer, appellent mazi 
Çmt/zy), c'est-à-dire le passé , et qui est l'aïeul 
du roi qui règne aujourd'hui, ces Yus-brks, 
courant la campagne de Corasson, qui est la Bac- 
triane et la Margiane , furent poursuivis par les 
Perses qui en firent une sanglante boucherie, et 
remportèrent sur eux une victoire signalée , comme 
il a été dit en son lieu ; de dix-huit mille qu'ils 
étoient, ils en tuèrent douze mille, et firent le 
reste prisonniers. Entre ces captifs se trouva un 
jeune prince qui étoit un des chefs de ces Tar- 
tares , sorti du sang royal de Karechme ou Or- 
quenge, nommé Abou-el-Kazi (* } , c'est-à-dire 
le père arbitre. Ce prisonnier, reconnu pour ce 
qu'il étoit, fut amené comme les autres à lspahan ; 
mais il fut traité d'une manière bien différente. 
Sefié I er ne le regarda pas comme un voleur, 
mais comme un prince prisonnier de guerre, et 
lui fit rendre tous les honneurs et toutes les défé- 
rences qu'on doit à un grand d'une naissance 
royale : il lui assigna quinze cents tomans de re- 
venu , qui sont soixante et quinze mille livres; il 
lui donna un palaissuperbement meublé, et nom- 
bre d'officiers pour le servir, et un train digne 

(*) Aboiil—Qâzy signifie le père du juge , en arabe ; mais il iaut 
lirw ici Aboùl-CIuizy , nom propre arabe. ( L-s. ) 



DE SoLEIMAAN. 5o, 

dé sa condition; il voulut même que le vazier ou 
intendant du gouverneur de la ville d'Ispahan eût 
un soin particulier de sa personne, et lit l'office 
qu'on appelle en ce pays-là mchman-daar , qui 
est comme si l'on disoit l homme qui a soin des 
liâtes, ou le maître de traitement. Celui-ci, par 
l'ordre de Sa Majesté, lui rendit l'espace de dix 
ans tous les services que les droits de l'hospitalité 
la plus tendre pouvoient désirer, et tels qu'on n"en 
pourroit imaginer de plus ohligeans dans nos pro- 
vinces les plus policées. Ce prince aussi, de son 
côté, sut si bien déguiser sa férocité naturelle et 
sa barbarie de Tartare, qu'on l'eût pris pour un 
Persan , tant il montroit de grâce et d'affabilité 
en toutes choses. Sa Majesté, ayant reconnu tant 
de belles qualités, poussa si loin l'affection qu'elle 
avoit pour lui. qu'elle lui donnoit place dans les 
megeles (medjeiàs) ou assemblées royales , où elle 
lui laisoit tenir le même rang qu'aux grands de 
son empire, et lui assigna pour son entrelien des 
pensions qui n'étoient pas médiocres. 

Pendant le temps de son séjour à Ispahan , où 
il avoit la liberté de sortir, quand il lui plaisoit , 
accompagné de son maître de traitement et de 
ses garde.s qu'on lui avoit donnés , l'on peut dire , 
plus pour honorer sa personne que pour l'obser- 
ver, parce qu'on ne se dciioil plus de lui , il avoit 



6o LE COURONNEMENT 

toujours néanmoins dans le cœur son pays naturel , 
ses parens et la couronne qui l'altendoient. La 
magnificence , la douceur , la beauté et les délices 
de la Perse ne lui pouvoient arracher ce violent 
amour qu'il ressentoit pour les lieux de sa nais- 
sance; car, s'il étoit vrai que cette terre qu'il re- 
grettoit n'avoit rien que de stérile et que d'affreux , 
il étoit encore vrai que c 'étoit là où il avoit pre- 
mièrement vu le jour , et que c'étoit là aussi qu'il 
devoit changer la condition d'esclave qu'il avoit 
alors en celle de mailre. Pressé de ce désir, il 
écrit secrètement au roi d'Orquenge son père , 
et le supplie de travailler à sa liberté. Celui-ci, 
en ayant étudié les moyens, prend l'occasion d'en- 
voyer un ambassadeur en Perse , lequel apporte 
à ce jeune prince la réponse du roi son père ; en- 
suite le prince et l'ambassadeur concertèrent en- 
semble la manière de son évasion. L'ambassadeur 
partit au bout de six mois de la cour; et, lorsque 
le prince jugea qu'il étoit hors de dessus les terres 
de Perse, et que le temps étoit venu de songer à 
sa fuite, il la conduisit de cette sorte : 

Il feignit un jour d'être fort indisposé, et fit 
savoir son indisposition au roi; il ajouta que nul 
remède ne le pouvoit bien remettre, qu'il les es- 
sayoit tous inutilement , et que, suivant l'avis des 
médecins, il croyoit ne pouvoir être guéri quepar les 



de Sole im a an. Ci 

eaux chaudes qui sont à trois journées d'Ispahan. Il 
obtint aisément la permission d'y aller; et l'inten- 
dant du gouverneur d'Ispahan, que l'exercice de 
sa charge empêchoit de sortir de la ville , lui donna , 
pour l'accompagner à sa place , un des principaux 
domestiques de son maître, avec une escorte de 
quinze ou seize personnes. 

Dans le temps qui avoit été arrêté, parurent 
sous des arbres hors du village , et proche des 
bains où le prince feignoit de chercher la santé, 
quelque vingt Yus-beks, gens de choix, fort 
lestes, bien montés et bien armés , avec quelques 
chevaux de main. Le prince les reconnut ; et, sans 
consulter davantage , laissant là quelque petit nom- 
bre de Persans qui se trouvoient alors avec lui, il 
monte à cheval , et pique droit devant cette troupe. 
Il n'y eut que le conducteur persan qui le suivit, 
ne songeant à rien moins qu'à ce qu'il voyoit ar- 
river, ne sachant que juger de cette aventure. Il 
n'avoit pas assez de monde, ni assez de temps pour 
en amasser cependant il voyoit échapper ce grand 
dépôt qui lui avoit été commis: tout ce qu'il pou- 
voit faire en cette rencontre si surprenante, étoit 
de le suivre toujours, et d'essayer de le fléchir 
par les prières. « Monseigneur mon prince, lui 
» disoit - il , quelle est ma faute , ma mauvaise 
» fortune, et quel crime ai -je commis contre 



C)2 LE COURONNEMENT 

3) vous, que vous vouliez ainsi laisser ma léle en 
» compromis, si je retourne à Ispalian sans votre 
» personne ? Que me peut-il arriver moins que de 
>» la perdre ? Le roi môme ne se contentera pas 
» de ce supplice , mais sans doute que dans l'excès 
» de son indignation, il me fera fendre l'estomac.» 
Ce seigneur yus-bek répondit brusquement à ce 
conducteur en ces termes : «Je suis très-obligé 
33 au roi de Perse , mais je le dois être davantage 
» à ma patrie et à mes païens qui me rappellent; 
3> c'est mon père qui m'envoie ces gens que tu 
» vois, pour me remettre en possession de ma terre 
» natale , et dans l'espérance de la couronne qu'il 
» me destine après sa mort ; si tu veux venir avec 
j) moi , je merevancherai par toutes sortes de bons 
» offices de ceux que j'ai reçus en Perse , et je 
» te ferai un des grands de mon étal: sinon rè- 
» tourne-t-en ,à la bonne beure, et dis à ton roi 
» que je lui rends grâces de tous ses bienfaits, et 
» que je serai toujours son gouiorn {gholâm*) ou 
3) esclave', que je m'estimerai toute ma vie son 
)) obligé , et qu'avec le temps il connoitra la vérité 
5» de cette promesse. » Ayant acbevé ces paroles, 
il poussa son cheval d'une si grande vitesse , que 
ie conducteur persan l'eut bientôt perdu dé vue; 
car, s'il y a nation au monde légère à la course 
de cheval, ce sont ces Yus-hcks. 



D E S O L E I M A A tf . C5 

Quand on l'eut appris à Ispahan , on envoya 
après en grande diligence quantité de cavaliers; 
mais ce fut inutilement. 11 avoit trop d'avantage 
sur eux; ils ne purent l'atteindre. Toute la cour 
en demeura dans l'étonnement , et surtout le roi, 
qui ne croyoit pas qu'Abou-el-Kasi (c'éloit le 
nom de ce prince) songeât encore à la Tartarie, 
et qui s'étoit persuadé qu'il en avoit tout à fait 
perdu le souvenir, après dix ans de séjour qu'il 
avoit fait en sa cour. Comme ce prince lartare 
n'oublia point son pays, il n'oublia pas non plus 
les obligations qu'il avoit à la Perse et à son mo- 
narque ; car, durant sa vie, il favorisa toujours ce 
royaume, particulièrement lorsqu'il eut succédé 
à la couronne de son père : ce qui fut peu de 
temps après. Tant qu'il régna, non-seulement il 
eut soin de vivre en bonne intelligence avec Se- 
fié I er et Habas 11 , mais il tint tellement en ba- 
lance Subhaan-Kouli-Kaan {Subhhân- Qoùly- 
Khân) , roi de Balke , nom qui signifie le prince 
esclave du Louable , par lequel ilsenlendenl Dieu , 
et le roi de Bokora (Bo/f/idrd) , appelé Abdul- 
hazizè - Kaan ( A'bdoâl- a'zyz - Khân ) , prince 
serviteur de la Majesté, sous-entendu divine, les 
deux seuls qui se jetoient quelquefois sur les 
frontières de ce royaume, qu'ils ne purent rien 
entreprendre ; car , lorsque l'un ou l'autre vouloit 



Q\ LE COURONNEMENT 

aller exercer fies brigandages dans la Perse , celui- 
ci entrait dans leurs terres, et les contraignent par 
cemoyenderetournerauplus vite chez eux; ainsi, 
les provinces frontières, comme la Baelriane , la 
Margiane , la Drangiane et les côtes de la mer 
Caspie. jouissoient d'une profonde paix. Habas, 
gagné par celte constante affection, reconnut avec 
une constance égale la gratitude de ce prince, et 
continua de lui payer toujours, en témoignage de 
l'estime qu'il avoit pour lui, celte grosse pension 
qu'il avoit en Perse. 

Mais, après qu'Abou-el-Kazi eut par sa mort 
cédé la couronne à son fils Enouch-Kaan , c'est- 
à-dire , seigneur de profit (*), le roi Habas II , 
qui navoit pas pour lui l'estime qu'il avoit eue 
pour son père , ne crut pas qu'il lui dût continuer 
celte pension qu'il ne donnoit à celui-là que par 
amitié. Ce jeune prince Enouch-Kaan, qui re- 
gardoit cette pension comme une sorte de tribut 
que le monarque peisan donnoit au roi de Ka- 
rechmeou Orquenge {Khârezm ou Ourkendje}, 
pour l'empêcher de piller ses terres, s'en voyant 
désormais frustré, trouva que le plus prompt re- 
mède pour la recouvrer, ou du moins pour se 
récompenser de la perte qu'il en avoit faite , étoit 
de porter la guerre dans cet empire , et d'en ra- 

(*) Cette interprétation me paroit bien hasardée. ( L-s. ) 

vager 



DE SOLEIMAAK. 65 

II 
vager les provinces. Dans ce dessein , il forme une 

ligue contre la Perse avec les deux autres Kaans 
(Khan) ; et , pour la mieux cimenter , il épouse 
la sœur du prince souverain de Balk , et donne 
la sienne pour femme au souverain de Bokora : 
ces trois beau-frères résolvent de donner tous en- 
semble sur le royaume de Perse. 

Il restoit un scrupule au prince de Balk (Balhïï) 
et de Bokora (Bohliârâ') , qui étoit que le feu. 
roi d'Orquengc ( Ourhendj'c) , père de celui d'au- 
jourd'hui, étoit chia (chfiah )mahométan selon, 
le culte des Perses, et non sunni mahométan se- 
lon le culte que les Tartares suivent , aussi-bien 
que les Turcs. Enouch-Kaan toutefois faisoit pro- 
fession ouverte d'avoir quitte la créance de son 
père, et repris celle de son pays ; mais ces deux 
princes ne s'y fioient point, et appréhendoient 
qu'il ne leur jouât quelque mauvais tour : afin 
donc de s'assurer mieux que ce prince étoit bon 
sunni , qu'il procédoit sincèrement , et que de 
tout son cœur il se déclaroit ennemi de la Perse , 
ils souhaitèrent que lui seul premièrement com- 
mençât cette guerre , et qu'il fondît avec sestroupes 
dans ce royaume ; et ils convinrent que , l'année 
d'après, tous trois donneroient ensemble et pous- 
seroient leurs conquêtes plus avant. Le prince 
d'Orquenge , suivant la résolution prise , entre 
Tome X. E 



66 LE COURONNEMENT 

dans la Perse ; mais il y trouva une forte résistance. 
Habas II (Abbés) , bien informé des complots 
de ces roitelets, avoit juré leur ruine , et ne pré* 
tcndoit pas seulement de repousser leurs insultes, 
mais il minutoit de porter ses armes victorieuses 
dans leurs terres, de leur ravir le sceptre et la vie , 
et de réunir la province de Balk à sa couronne. 
C'est pourquoi, l'an i665 selon notre compte, 
il entreprit le voyage de Mazenderan , et mar- 
cha contre eux. Les Yus-beks, voyant le roi de 
Perse près d'eux, et appréhendant sa puissance, 
perdirent ce grand courage qu'ils avoient témoigné 
au commencement; ils trouvèrent que le meilleur 
parti étoit de céder , si bien que , l'année sui- 
vante 1666, ils envoyèrent chacun leurs ambas- 
sadeurs pour demander la paix: par ce moyen, 
ils apaisèrent en quelque sorte la colère de ce 
grand prince, et suspendirent les desseins qu'il 
avoit formés contr'eux, que la mort qui lui sur- 
vint quelque temps après, avorta tout a fait. 

Cette funeste mort fit reprendre cœur à ces 
Tarlares. Le foible gouvernement d'un jeune piin- 
ce, que son âge et son peu d expérience rendoient 
incapable de s'opposer à leurs entreprises, fut 
une conjoncture favorable dont ils ne manquèrent 
pas de profiler : ainsi leprince d'Orquenge , comme 
un jeune lion, dans l'année 1667 , entra dans 



DE SOLEIMAAN. Gj 

Mcrve , Sava (*) et les pays d'alentour, où, ne 
trouvant point de résistance , il fit des ravages 
étranges , et emporta ce qu'il trouva de plus pré- 
cieux , sans que pas un gouverneur persan osât 
sopposer à lui. Ces gouverneurs ne le pouvoient 
faire , parce que ces Tartares passent comme des 
oiseaux de proie , et s'éloignent du Heu qu'ils 
pillent avant même que l'on puisse soupçonner 
qu'ils y soient entrés , et parce même qu'ils n'é- 
toient pas assez accompagnés pour s'opposer à 
une multitude de furieux que la rage d'avoir été 
méprisés, avec l'espérance de la proie, rendoient 
capables de tout entreprendre et de tout vaincre. 
La cour fut avertie de ces désordres , et 
prit résolution d'y remédier; mais ce fut d'une 
manière si languissante * que les plus avisés con- 
nurent bien qu'elle n'auroit point d'effet : il en 
arriva comme ils l'avoient jugé. 

Le conseil de Perse, sous le nom du roi , choisit 
deux seigneurs qui étoient estimés les plus expé- 
rimentés du royaume, l'un nommé Clichs Kaan , 
et l'autre Cheyk- Hall- Kaan (Cheyhh-A'ly- 
Khân}\ ils étoient l'un et l'autre pourvus de deux 
des plus grands gouvernemens de cet empire : le 
premier, de la province de Kirmaan qui est celle 

(*) Lisez Mcroù et Sâvah , et voyez le nom de ce> deux yilItS 
à la taùle des matières. ( L-s. ) 

E 2 



6S LE COURONNEMENT 

de Caramanie ; l'autre, de celle de Kirmoon-cha 
(Kermdun c/id/i), qui est la Chaldée. Ils furent 
tirés de leurs gouvernemens , qu'on donna, le pre- 
mier au frère , et le second au fils de ces seigneurs ; 
et ils furent envoyés contre les Yus-beks avec la 
qualité de généraux d'armée : ils amenèrent avec 
eux d'Ispahan quatre mille hommes pour les join- 
dre à l'armée qui se trouvoit déjà dans la province 
de Corasson ( Klwrâçâun ) ; et , comme le bruit de 
la guerre des Indes étoit assoupi, le gouverneur de 
Kand-dar ( Qandahâr) eut ordre de fournir le se- 
cours que ces généraux croiroienl être nécessaire. 
Six semaines après le départ de ces seigneurs et de 
leur petit corps de quatre mille hommes, on leur 
envoya des sommes d'argent considérables vers le 
Corasson, pour payer toutes les armées qui étoient 
de ce côté-là et de celui des Indes. Ce trésor n'é- 
toit escorté que de deux cents hommes , parce 
qu'il n'y avoit aucune apparence de danger sur 
la route qu'ils tenoient ; et néanmoins on ne sait 
comment les Yus-beks en eurent avis : ils envoyè- 
rent quelques-uns d'entr'eux pour observer la 
marche de cet argent ; et ils prirent si bien leur 
temps , que trois mille des leurs enlevèrent 
cette proie, sans qu'on pût les joindre, quelque 
diligence qu'on y apportât. 

Pendant tous ces troubles décéda Ali-Kouli- 



de Sole im a an. 6$ 

Kaan , généralissime , de qui nous avons déjà 
parlé plusieurs fois; il ne fut que quatre jours 
malade , et mourut d'une oppression de poitrine, 
sans qu'il y eût moyen de le secourir. Dans les 
premières parties de cette histoire que j'espère de 
donner quelque jour au public, nous avons dé- 
claré sa naissance, sa fortune et ses diverses dis- 
grâces; car c'étoit une chose merveilleuse que, 
quelque faute qu'il eût faite, et il en faisoit en 
grand nombre , Habas II lui pardonnoit toujours. 
Il ne voulut pas le réduire à la dernière misère , 
et encore moins le faire mourir , à cause de la 
bonne nouvelle qu'il lui avoit apportée ; car c'é- 
toit ce seigneur que Seiie I er , père d'Habas > se 
sentant pressé de maladie, envoya vers lui pour 
le tirer du palais des femmes, et le conduire au»- 
près de sa personne, dans le dessein qu'il avoit 
de le présenter à l'état , et d'en faire son succes- 
seur. Nul homme n'eut jamais guère de plus di~ 
verses aventures en cinquante années de cour et 
dans soixante et dix de vie : il a éprouvé l'une et 
l'autre fortune d'une manière assez bizarre» 

Quand la mort le prit, il éloit relevé au plus 
haut point où la bonne fortune l'eût jamais porlé : 
il possédoit pleinement l'affection et les faveurs de 
son maître qui ne lui refusoit rien. Sa Majesté ne 
se lassoit point de répandre ses libéralités sur lui, 



70 LE COURONNEMENT 

et, six semaines même avant sa mort, il lui fit 
présent d'une épée , d'un poignard et de trois ai- 
grettes : le tout estimé cinquante mille écus. Ces 
marques extérieures n'étoient rien au prix du 
pouvoir qu'il avoit acquis sur l'esprit du prince , 
qui ne faisoit presque rien d'important qu'il n'en 
eût pris son avis, si bien que l'on pouvoit dire 
que ce général étoit le vrai monarque des Perses , 
tandis que celui qui en portoit le nom n'en avoit 
que la figure : aussi vivoit-il en monarque, et il 
n'avoit rien autour de lui qui ressentît une for- 
tune privée. Il entretenoit quinze cents hommes 
auprès de sa personne , sans les officiers et les 
eunuques qui montoient jusqu'au nombre de trois 
cents. Il tiroit de son gouvernement de Tauris et 
des pensions qui lui éloient dues à cause de sa 
charge de généralissime, trente mille tomans ,. 
qui font quinze cent mille livres , qui tournoient 
à son profit particulier, sans les autres sommes 
immenses qui étoient destinées pour l'entretien 
de la milice et les autres dépenses auxquelles cette 
dignité l'obligeoif. De ces quinze cent mille livres- 
là , il en destinoit la moitié pour ces quinze cents 
hommes qu'il vouloit toujours tenir bien équipés : 
le reste servoit à l'entretien de sa maison. 

Il avoit établi dans son palais, pour son usage, 
des kaar-kaané (kâr-khâunéh') , c'est-à-dire, 



DE SOLEIMAAN. 71 

des maisons d'ouvrages , pour toutes sortes de 
manufactures; là il avoit assemblé des ouvriers de 
plusieurs métiers, orfèvres, tailleurs, armuriers , 
selliers, fourbisseurs , et autres semblables, et, 
outre cela , des maîtres d'exercices pour les che- 
vaux et pour les armes. Enfin, son palais avoit 
une apparence toute royale : aussi savoit-il si fort 
dépenser, que, nonobstant son grand revenu, il 
demeuroit toujours pauvre et toujours endetté. 
Outre que de son humeur qui le portoit assez à 
la profusion, comme il n'avoit ni femmes ni en- 
fans dont il fut obligé de faire la fortune , il se 
laissoit aller à touteslcs occasions qui demancloient 
de la dépense et de l'éclat. Le rang qu'il a tenu 
dans la Perse , la bizarrerie , aussi-bien de sa fortune 
que de sa conduite, mérite bien que l'on fasse son 
portrait , pour donner plus de plaisir au lecteur. 
11 étoit de moyenne taille, mais qui approchoit 
plus de la haute que de la petite; il avoit le visage 
terrible, mais qui, parmi toute celle terreur, 
n'avoit rien de laid; il portoit les moustaches fort 
épaisses et longues des trois quarts d'un pied ; à 
làge où il se trouvoit de soixante et dix années , 
il. ne s'étoit jamais servi de lunettes; les autres 
sens, à proportion de ses yeux, n'avoient rien 
perdu de leur première vigueur, du moins il ne le 
paroissoit pas; il faisoit toutes sortes d'exercices, 



?3 LE COURONNEMENT 

aussi-bien que les jeunes gens; et il ne cédoit à 
personne , de quelque âge qu'il fût , à manier l'arc 
et l'épée , et les autres armes : aussi avoit-il tou- 
jours été estimé un brave soldat, mais les plus 
inlelligens ne le croyoient pas un grand capitaine ; 
ils lcaiimoient moins propre pour le conseil que 
pour l'exécution. Son esprit étoit mêlé de qualités 
qui se rencontrent rarement ensemble : d'un côté 
il étoit fier et colère, et de l'autre il étoit fin et 
dissimulé ; il savoit attendre le point le plus pro- 
pre à faire éclater sa vengeance, et prendre ses 
mesures pour ruiner ses compétiteurs; il ne vou- 
loit point être contredit, et c'étoit le malheur et 
la plus grande peine de ses domestiques; quand 
il demandoit quelque chose , c'étoit un crime de 
dire qu'elle ne se rencontroit pas : il falloit, sans 
rien dire, forcer les saisons et la fortune pour le 
contenter, autrement on devoit se résoudre à 
crever sous les bastonnades. Hors de cela, il pa- 
roissoit assez affable, particulièrement aux étran- 
gers; il étoit accessible pour eux, et il leur ac- 
cordoitvolontierslesgràcesqu'ilslaidemandoient; 
il ne savoit ni lire ni écrire en d'autre langue que 
celle qui lui étoit naturelle , qui étoit la géor- 
gienne , car il étoit esclave venu de Géorgie; il 
avoit près de soi des gens de lettres de ce pays- 
là, avec lesquels il lisoit et écrivoit toujours en 



DE SOLEIM A AN. 7\> 

cette langue ; il aimoit la science sans la connoîlre ; 
il étoit fort adonné aux prédictions et aux arts 
qui promettent la connoissance de l'avenir ; et, 
par une extrême foiblesse , il déféroit plus à un 
pronostic qu'à un juste raisonnement. 

Il fut mis en dépôt, le jour même qu'il mourut, 
en une mosquée prochaine , d"où , quelques jours 
après, on le transporta à Metched (Mechehed) 
pour le mettre là en terre sous la protection de co 
grand saint mahométan , qui autrefois y avoir, 
fait sa demeure et y avoit élu sa sépulture. C'est 
une chose que nous pourrions nommer étrange, 
si nous n'en avions pas ici l'épreuve, puisque ces 
changemens subits arrivent aussi-bien parmi nous 
que parmi eux. Aussitôt que ce corps mort fut tiré 
de son palais , et il y avoit à peine six heures qu'il 
avoit rendu l'esprit, cette maison qui, le jour 
d'auparavant, à peine pouvoit contenir la foule, 
se trouva toute déserte; et, dans cette triste soli- 
tude , l'on n'eût pas rencontré quelqu'un de cette 
famille nombreuse qui lenvironnoit pendant sa 
vie, pour dire ce qu'étoit devenu leur maître. 

Cette mort fit un grand changement à la cour, 
et personne n'en fut fâché que le roi qui avoit 
quelque inclination pour lui. Il y en eut une infi- 
nité à qui elle donna de la joie, et principalement 
à ceux qui avoicnl déjà quelque part en la faveur 



74 Ï-E COURONNEMENT 

et que celui-ci reculoit, parce qu'ils s'imaginoient 
qu'il leur laissoit une place à occuper plus avan- 
tageuse. Les grands de la cour commencèrent à 
prendre denouvellesmesures; et , dans les illusions 
dont les ambiticuxse flattent, chacun d'eux conçut 
ôes espérances plus hardies. 

Cette mort qui donna quelque tristesse au roi, 
fut suivie d'une nouvellequi ne lui en donna pas 
moins : c'étoit que les Kalmak, peuples féroces 
et indomptables, avoient déclaré la guerre à la 
Perse; sur quoi les gouverneurs de la province 
d'Ester-abaat ( Ester- âbâ d) , qui est l'Hyrcanie 
orientale , prioient Sa Majesté de leur envoyer 
promptement le secours nécessaire. L'ordre des 
choses demande que nous disions quels sont ces 
peuples et le sujet de cette guerre. 

Les Kalmak ont pris leur nom de Kalmak, 
ville principale du pays qu'ils habitent , sur les 
confins de la grande Tarlarie, vers la mer Cas- 
pienne , du côté de l'orient, et, au regard de la 
Perse, du côté du septentrion oriental ; on les ap- 
pelle quelquefois Xusbeks-KalmaM , mais pour 
l'ordinaire on les nomme simplement Kalmak. Il 
y a quelques années que, sur leurs fronlières du 
côté de la Perse, entre Orquenge et Ester-abaat , 
se retiroit une grande peuplade de Turkmans; 
ce sont des pasteurs de troupeaux, qui vont par 



de Sor, eim a a n. 75 

milliers dans les campagnes, qui n'habitent que 
sous des tentes, et qui, comme des hirondelles, 
changent de demeure au changement des saisons. 
Nos modernes les appellent mal Turcomans : ce 
sont proprement les Turcs; car, et ces pasteurs* 
et ceux qui tiennent maintenant l'empire de Cons- 
tantinople , sont sortis de Turq-estaan ( Turkes- 
tâuri), savoir, ces provinces deTartarie, qui ne 
laissent pas d'être très- vastes, encore que nous 
n'en ayons que très-peu de connoissance. C'est ce 
pays-là qu'on doit appeler proprement Turquie , 
et non pas les provinces de l'Asie et de l'Europe 
occupées par les Ottomans; car les Orientaux 
n'appellent jamais de ce nom les peuples de ces 
provinces-là , non plus que le Grand-Turc, le mo- 
narque qui leur commande. C'est une erreur de 
nous autres Européens : les peuples dont nous 
parlons n'entendent point cette appellation, et 
ils l'eslimeroient barbare, puisque chez eux turc 
signifie pasteur venu de ces hautes provinces de 
Tartarie , en quelque pays qu'il puisse habiter. 
Les Perses, pour représenter ces pasteurs turk- 
mans , les ont nommés en leur langue sara-netchin. 
Sara signifie campagne, et netchin , ceux qui s 'as- 
seoient , venant du verbe netchinen, c'est-à-dire, 
s'asseoir, se reposer : ainsi sara-netchin , mot à 
mot , signifie ceux qui s'asseoient dans la cam- 



76 LE COURONNEMENT 

pagne (1). Nos anciens historiens et nos faiseurs 
tle relations, qui ne savoient point les langues 
orientales, ou du moins qui n'en avoient qu'une 
très- médiocre connoissance , les appellent par- 
tout Sarrasins : ce mot barbare nous est venu 
sans doute d'autre part que d'un Français; car il 
eût dit Sarachin , vu que nous autres n'avons point 
de peine de prononcer le chin des Asiatiques , 
comme que! pics peuples nos voisins, et, entre 
les auîres , les Anglais qui en font partout un zin: 
ce que quelqu'un d'eux a bien reconnu dans une 
Grammaire persane (2) qu'il a composée. Il dis- 
pute de quelle Façon il faut prononcer le nom 
d'une ville fameuse de Perse; les naturels l'écrivent 
et le prononcent Ch'ras (Chyrâz) par un rJiin , 
et les Anglais le prononcent S/ras par un sad 
(ssdd): sur quoi il conclut que ceux de sa nation, 
faute d'avoir cet Le prononciation dans leur langue 
naturelle , ne la peuvent exprimer dans la per- 
sane , et que les Français y sont plus heureux, 
parce que , dans leur langue, ils expriment chi, 

(1) Lisez ssahhrâ ~ nicliyn et nîchesten ; voyez sur ces mots et 
*ur le mot sarac'm , ma note, t. II , p. 35ç), et t. V- p. 397. (L-s.) 

(a) Cette a sertion ne se trouve dans aucune des Grammaires per- 
sanes , imprimées à l'époque où Chardin publia cet ouvrage. J'ajou- 
terai qu'elle est inexacte. Les Anglais écrivent sheeraz , orthogra- 
phe qui rend bien la prononciation du nom de cette ville ; car leur 
sh a la valeur du chyn. (L-s.) 



DE SOLEIMAAN. *jj 

aussi-bien que si, et que l'une et l'autre pronon- 
ciation leur est naturelle. 

Pour faire une relation bien exacte d'un pays, 
il faut que ceux qui s'en mêlent en sachent la 
langue ; autrement ils commettent mille fautes 
que les personnes habiles ont de la peine à sup- 
porter : il n'en faut point d'autres preuves que les 
relations des voyages que nous avons eues en ce 
siècle , je parle seulement de celles qui traitent de 
la Perse. Il y en a deux un peu plus tolérables , 
celle de la Vallé et celle d'Olearius, quoique la 
première soitpleine de fautes, dont il y en a même 
que l'on peut dire monstrueuses , et que la der- 
nière n'en soit pas exempte , si est-ce pourtant 
qu'elles valent mieux que les autres, parce que 
ces auteurs avoient appris le persan. Je suis de 
cette opinion, que quiconque donne ses voyages 
et les observations d'un pays dont il ignore la 
langue, ne donnera jamais rien d'achevé. 

Je crois que cette petite digression ne déplaira 
pas aux curieux. Pour revenir à notre sujet , cette 
peuplade de Turk-mans étoit auparavant tribu- 
taire des Kalmak ; mais, depuis environ trente 
ans, ils s'étoient réfugiés en Perse et soumis à la 
domination des princes qui la comrnandoient , 
pour éviter les mauvais traitemens que les Kalmak 
leur faisoient , et trouver une région qui fût moins 



78 LE COURONNEMENT 

stérile , et qui fût plus favorable à la nourriture 
de leurs troupeaux. Pendant cet intervalle de 
temps, les Kalmak n'en avoient rien dit, mais 
cette année 1667 , jugeant que la Perse étoit dans 
une extrême foiblesse sous un jeune prince, pour 
avoir sujet de déclarer la guerre , ils envoyèrent 
demander la restitution du tribut depuis trente 
ans , que le monarque des Perses avoit reçu des 
Turkmans qu'ils prétendoient leurs sujets. Lors- 
que leurs députés furent arrivés à Ester-abaat , 
qui est la première ville considérable dans la 
Perse de ce côté-là , le gouverneur les retint , et 
les assura qu'il alloit dépêcher à la cour de Perse 
sur le sujet de leur venue, et qu'il leur en feroit 
savoir la réponse. D'abord , sans consulter plus 
long-temps, le conseil du roi fut d'avis de refuser 
hautement une demande si fort injurieuse à la 
grandeur de l'empire. Cette résolution étoit sans 
doute éclatante, mais elle n'étoit guère sage. Les 
Kalmak. indignés lorsqu'ils l'eurent su , vinrent, 
vers la fin de la campagne , sur la frontière qui 
sépare les deux états , et là ils tirèrent solennelle- 
ment une flèche dans les terres de Perse , qui est le 
signal avec lequel ils déclarent la guerre; ci-des- 
sous nous verrons ce que le ciel en avoit ordonné. 
Toutes ces guerres dont la Perse étoit menacée 
dans l'état languissant et dans la foiblesse où elle 



DE SOLEIMAAN. 79 

se trouvoit , furent cause que l'on n'écouta point 
à la cour les propositions du pacha de Bas- ra 
(Bassrah} , que Ton appelle vulgairement, mais 
mal, Balzura , ville à i'emboucliure du golie Per- 
sique ; il y avoit plusieurs années que ce pacha 
se maintenoit dans cette ville comme souverain; 
et, ne rcconnoissant point de maître , il savoit si 
bien ménager les deux puissances au milieu des- 
quelles il étoit enfermé , celle du Turc et celle du 
Persan, que l'envie qu'elles avoient toutes deux 
de le perdre aidoit à sa conservation. Quand le 
Turc se vouloit ruer sur lui , il offroit au Persan 
de le reconnoitre ; et le Turc qui ne vouloit pas 
que le Persan son ennemi devint maître de ces 
terres- là, et qui aimoit mieux qu'elles demeu- 
rassent entre les mains de ce prince , le laissoit en 
repos; lorsque le Persan le sommoit de ses pro- 
messes, il menaçoit avec adresse de se rendre au 
Turc; le Persan qui appréhendoit de son côté 
que le Turc déjà trop puissant n'agrandit son em- 
pire de ce nouvel état, ne portoit point les choses 
à la dernière extrémité. Durant la vie d'Habas II 
ÇA'bbâs), ce pacha fit souvent de ces tours. 

Après sa mort, le Turc voulut se servir de 
cette conjoncture du nouveau règne de Sefie II 
ÇSséfy), pour former' une entreprise sur Bas-ra 
(^Bassrah) , de môme que trente ans auparavant 



8o LE COURONNEMENT 

.Sultan Mourad , que nous disons Murât , profila 
de l'occasion que Seiie I er vint à la couronne, 
pour assiéger Babylone(*) ,si bien qu'encore qu'il 
lut occupé à la guerre de Candie , il entreprit cette 
conquête ; et, pour cet effet , ordonna aux pachas 
de Diarbekre, Moussol, Alep, Merdin, et aux 
autres gouverneurs de ce côté -là , d'aller contre 
Bas-ra, chacun avec un corps d'armée, desquels 
celui de Bag-dad ou Babylone fût général. 

Hossein-pacha (c'est le nom de ce petit sou- 
verain de Bas-ra ) envoie là-dessus en Perse faire 
les mêmes offres qu'il avoit déjà faites tant de fois 
à Habas II ; mais les ambassadeurs ne le trouvèrent 
plus : celui qui avoit succédé n'avoit de l'inclina- 
tion que pour les divertissemens, et n'aimoit nul- 
lement la guerre. Les ministres, ne voulant pas 
avouer la foiblesse de l'état, répondent à cet am- 
bassadeur qu'il n'y avoit pas moyen d'écouler leurs 
propositions, après que le pacha leur maître s'é- 
loit joué tant de fois et si insolemment de la Perse ; 
qu'il s'étoit lui-même attiré cette infortune, et 
qu'il ne souffroit rien qu'il n'eût mérité. Le pacha 
ne perdit pas l'esprit pour avoir perdu le secours 
qu'il attendoit de ce côté -là : il usa d'un autre 

l*) C'est-à-dire Baghdàd. Voyez sur la fondation de cette 
ville et sur l'expédition du eulthàn Mouràd , ma note , tome V, 
pa£ 3i3. (L-s. ) 

artifice. 



DE SOLEIMAAN. 8l 

artifice. Comme il avoit amassé de grands trésors 
par le trafic , il s'en servit pour corrompre le pacha 
de Bag-dad, général de l'armée turquesque, et 
les autres; il traite avec eux sous condition d'être 
à l'avenir tributaire du grand -seigneur, de lui 
payer tous les ans cent mille écus de tribut, et 
de lui en donner comptant deux cent mille. On 
ajouta quelques autres conditions qui ne sont pas 
importantes. Ainsi le siège fut levé, et le pacha 
envoya son gendre à Constantinople, pour faire 
ratifier le traité. C'est tout ce qui se passa en cette 
guerre, l'année 1667. 

Sur la fin de cette même année, vinrent de 
'.tibtes nouvelles à Ispahan , des provinces voi- 
sines de la mer Caspie, savoir : qu'à Chirvon (Chyr- 
vdun), la principale ville d'une province appelée 
du même nom, et qui fait une partie de l'Armé- 
nie majeure, proche de Tcfflis ( Teflys) , capi- 
tale de Géorgie, un tremblement de terre avoit 
ébranlé la plus grande partie de cette ville, et 
avoit renversé quatre villages voisins; que, dans 
ces ruines, plus de trente mille personnes étoient 
péries; qu'en une autre ville appelée Chamahy 
{Chamâkhy}, dans la province du même. nom, 
qui est la Médie australe, un autre tremblement 
également épouvantable avoit causé la perte de 
vingt mille personnes, et abiméles trois quarts de 

Tome X. F 



82 LE COURONNEMENT 

J.a villp, que ces terribles accidens avoient mis ces 

deux provinces dans la dernière désolation. 

Il n'y avoit qu'un homme au monde, je crois , 
qui se pût réjouir de ces funestes nouvelles, et 
ce fut Mir-za-Ibrahim , dont il a été parlé ci- 
dessus ; encore que, comme fermier-royal de cette 
dernière province, il dût raisonnablement être 
affligé de sa perte; il regarda néanmoins cet évé- 
nement avec plaisir, parce que c'étoit une occa- 
sion que la bonne fortune lui présentoit pour se 
délivrer des persécutions qu'il souffroit à la cour 
de Perse, et pour se retirer d'Ispahan, qu'il re- 
gardoit comme sa prison, ou pour mieux dire, 
comme son enfer. 11 ne la négligea point; il pré- 
senta une requête au roi et aux ministres, où il 
remontroit que Cliamaky dépendoit de son admi- 
nistration, et qu'il plût à Sa Majesté de lui per- 
mettre d'en aller relever les ruines. 

Il accompagna cette requête de présens très- 
considérables, qu'il fit aux principaux ministres; 
ainsi, on lui accorda tout ce qu'il demandoit. 
Voilà comme ce seigneur infortuné a suspendu 
pour un temps les mauvais effets que produisoit 
son ambition mal conduite. Il est certain que, du- 
rant six mois qu'il demeura à la cour, le roi et les 
ministres, sous divers prétextes, tirèrent de lui 
plus de soixante mille lomans. qui sont trois mil- 



DE SOLEIMAAN. 85 

lions; et avec tout cela, on le traitoit comme une 
dupe et comme une personne de néant. L'infa- 
mie le suivoit partout ; et les grands, et même 
plusieurs de condition médiocre, prenoient plai- 
sir à l'accabler d'injures, et à le traiter de même 
que le moindre de la lie du peuple; car, comme 
il étoit fort resserré, et que d'ailleurs, sa disgrâce 
ï'avoit rendu timide, ceux qui avoient quelque 
chose à recevoir de lui, et auxquels on avoit 
donné des assignations sur sa ferme , ne trouvoient 
rien de propre pour le mettre à la raison , et lui 
/aire donner de l'argent, que de le maltraiter. 
J'ni appris de personnes qui le pouvoient bien 
savoir, que bien peu avant son départ, comme 
on parloit à la cour des moyens de trouver de 
l'argent , le Divan-Beki {dyvân be-ygny}, ou sou- 
verain chef de la justice , fit savoir au roi dans un 
mémoire qu'il lui présenta, que si Sa Majesté lui 
vouloit abandonner Mir-za-Ibrahim, et Mir-za- 
Sadck,son frère, il lui offroit sa tête, s'il ne lui 
livroit six cent mille lomans, qui sont quelque» 
trente millions. Il arriva par malheur que, lorsque 
ce mémoire fut présenté au roi, ce seigneur se 
rencontra dans le salon où étoit Sa Majesté, elle 
se le fit lire tout haut; et l'on peut juger en quelles 
détresses il se trouva; il ne répondit pas un mot: 
il portoit ainsi la peine de son ambition pnéci- 

F 2 



84 LE COURONNEMENT 

pitée, et de son peu de conduite. En un mot, il 
étoit perdu, et son mal eût été toujours en aug- 
mentant, si la conjoncture du tremblement de 
terre dont nous avons parlé, ne lui eût donné su- 
jet de demander son congé et de se retirer; de 
sorte qu'il fit en quelque manière son bonheur 
d'un événement qui en tout autre temps lui eût 
été fort nuisible. Mais, comme j'ai déjà dit, les 
gens éclairés croient qu'il n'a fait que reculer pour 
quelques années sa mauvaise destinée ; quesa ruine 
est infaillible, et que dans la moindre difficulté 
qu'on aura de trouver de l'argent , l'on se jettera 
sur cette proie. 

L'année 1668, selon notre compte, et 1079, 
selon le compte des mahométans, commença par 
de grandes réjouissances, le prince s'imaginant 
que les autres jours seroient pleins de joie comme 
les premiers. Cela n'arriva pas néanmoins de la 
sorte qu'il le pensoit ; et les grands de l'état, aussi- 
bien que les personnes médiocres qui avoient bien 
peu de lumière, quoiqu'en apparence ils assis- 
tassent aux fêtes avec un visage fort content, ils 
n'y alloient point de bon cœur ; car ils voyoient 
que l'état empiroit de jour en jour. Plusieurs pro- 
vinces avoient l'ennemi dans leur sein, et plu- 
ôieurs lappréhendoient ; les autres étoient déso- 
lées par des tremblemens de terre, il se voyoit 



DE SOLEIMAAN. 85 

peu d'argent dans le royaume; la cherté conti- 
nuoit dans Ispahan , et encore qu'il n'y eut di- 
sette de rien , les choses nécessaires à la vie s'y ven- 
doient à un prix excessif. Outre cela, les coffres 
de l'épargne étoient épuisés; en dix-huit mois de 
temps ce nouveau prince avoit mis à sec tous les 
trésors de ce grand empire. Cela étoit arrivé par 
ses profusions, d'un côté, soit dans les dépenses 
prodigieuses qu'il prenoit plaisir de faire , soit 
par les présens excessifs, dont trop souvent, et 
sans qu'il en fût besoin, il combloit ses favoris; 
et, de l'autre côté , par le peu de soin de ménager 
ses revenus; car il n'avoit pas tiré le tiers de ce que 
son père avoit accoutumé d'en recevoir, sans son- 
ger à ce qui en devoit arriver, il avoit rempli 
toutes les charges vacantes , et dans les provinces , 
et dans la cour; au lieu que son père ne les rcm- 
plissoit jamais, ou très -rarement, si la nécessité 
ne l'y contraignoit, pour jouir cependant des 
deniers qui leur étoient attribués. Le jeune mo- 
narque, peu expérimenté dans le gouvernement , 
s'étoit , au commencement, imaginé que les coffres 
qu'il avoit trouvés pleins, demeureroi'ent toujours 
dans le même état, personne n'avoit la hardiesse 
de lui dire qu'il étoit bien plus facile de les vider 
que de les remplir. Enfin pourtant, comme ils'c- 
tonnoit que l'argent ne vcnoit plus en ses mains 



86 LE COURONNEMENT 

avec cette abondance accoutumée , on lut con- 
traint de lai déclarer ce qui en éloit. 

La duchesse sa mère, pour laquelle il a un 
extrême respect, et qu'on peut dire être plus que 
sa gouvernante, lui en parla plus librement que 
personne, et lui fit trouver bon qu'elle se mêlât 
du gouvernement. Elle prit donc le soin des af- 
faires; et, pour son premier chef-d'œuvre , elle fit 
passer ce monarque son fils d'une extrémité à 
une autre; de sorte qu'au lieu qu'il étoit trop li- 
béral dans les coinmencemens , qu'il donnoit tou- 
jours et à toutes les occasions, et avectant d'abon- 
dance , qu'il ne lui est rien demeuré pour donner, 
il est devenu ensuite avare jusqu'à la dernière bas- 
sesse ; et, bien loin de faire quelque libéralité, il 
récompense à peine et fort maigrement ceux qui 
lui ont rendu service; on peut dire qu'il en est de 
lui comme des torrens qui aujourd'hui inondent 
les campagnes de leurs eaux, et le lendemain les 
laissent à sec. 

Tous ces désordres obligeoient les Perses de 
tourner les yeux sur le passé, et de regretter le 
règne du défunt. La réponse que quelque temps 
auparavant le général d'armée, pendant qu'il vi- 
•voit et qu'il jouissoit de la haute faveur, avoit 
faite au roi, venoit fort à leur gré; le roi , dans la 
privante qu'il lui permettoît, lui dit un jour: 



DE SOLEIMAAN. 87 

« Hali-Kouli-Kaan , ne sais-tu pas qui sont ceux 
» qui se sont réjouis de la mort de mon père, si 
» jeconnoissois ces chiens-là, je leurferois fendre 
» l'estomac. » Ce seigneur, avec son audace or- 
dinaire, lui répondit brusquement :« Sire, que 
» Votre Majesté s'en donne bien de garde, il fau- 
» droit commencer par elle et par moi; car, je 
3) ne sache que nous deux à qui cette mort eût 
» pu donner de la joie; quand de prisonniers 
» que nous étions, nous sommes devenus les rois 
» de Perse. » 

La santé du roi n'étoit pas meilleure cette année 
que l'autre ; son mal le travailloit toujours, quoi- 
que par des accès inégaux; les uns plus légers, 
et les autres plus fâcheux ; tantôt il demeuroit des 
semaines entières, languissant dans son haram , 
ou palais des femmes, d'où il ne sortoit que par 
intervalles qu'un peu le soir pour se montrer ; 
tantôt il prenoit l'air, et il montoit à cheval, un 
mouchoir noué à l'enlour du cou, à trois ou quatre 
tours, ce qui est en Perse la marque d'une per- 
sonne malade; mais, avec cela , il ne vouloit rien 
diminuer de ses débauches , et il menoit toujours 
ses femmes avec lui , ses promenades les plus or- 
dinaires étoient du côté de Gioulfa (Djulfah^), 
bourg des Arméniens, d'où il lira toutes les plus 
belles filles, pour en remplir son palais. On dit. 



88 LE COURONNEMENT 

que la première fois qu'il fit choisir les jeunes 
filles qui se trouvèrent au-dessous de douze ans, 
ans, et au-dessus de dix, que de vingt qui fu- 
rent conduites au palais, il n'y en eut qu'une qui 
montra sur son visage la joie que sa bonne (or- 
tune lui donnoit , et celle-là fut retenue ;les autres 
qui fondoient en larmes, ou parce qu'on les crut 
trop innocentes, ou qu'on les soupçonnât d'être 
trop rusées, furent rendues à leurs païens. On 
ordonna huit tomans,qui sont quatre cents livres, 
au père de cette belle qui avoit été retenue ; car 
c'est la coutume en cette cour-là , que lorsque le 
roi prend quelque fille dans une maison qui n'est 
pas trop accommodée, il assigne au père une pen- 
sion de cette valeur, ou approchant , durant sa 
vie ; je dis quand une maison n'est pas riche ; car, 
pour les grands, c'est un bonheur incomparable 
d'avoir une parente chez le roi , où elle peut ser- 
vira l'avancement de leurs affaires, et leur rendre 
mille bons offices auprès de Sa Majesté. 

Ce jeune prince néanmoins avoit quitté le vin, 
dès l'nn passé, sur ce qu'il avoit eu la gorge en- 
flammée pour en avoir trop bu ; son père, autre- 
fois pour la même cause , avoit senti la même 
indisposition : voilà pourquoi, de temps en temps, 
il renouveloit le kourouk {qouroùq ) , ou prohi- 
bition de vin , ahn qu'il ne s'en trouvât plus.. 



de Sole im a an. 89 

C'est la manière de ces grands de l'Asie, lors- 
qu'ils veulent abandonner le vin, ils envoient je- 
ter tout ce qu'ils en ont , et rompent tous les vais- 
seaux où il est enfermé, afin que si l'envie d'en 
boire leur prenoit , ils ne pussent la contenter, 
ne se tenant pas maîtres de leurs passions. 

Nonobstant toute cette abstinence du jeune 
prince, ses infirmités ne recevoient point de di- 
minution. Sa couleur pâle, et un dégoût qu'il 
avoit pour toutes sortes de nourritures, faisoient 
juger que sa constitution étoit étrangement dé- 
réglée. 

Son premier médecin ne savoit plus où il en 
étoit, il avoit inutilement essayé tous les secrets 
de son art ; cependant, c'étoit une grande afflic- 
tion pour lui, parce que sa vie, comme nous 
avons dit ailleurs, dépendoit de celle du roi ; ou, 
si on lui faisoit quelque grâce, il étoit assuré du 
moins de perdre ses biens et sa liberté, comme 
il étoit arrivé aux deux premiers médecins d'Ha- 
bas II ( A'bbâs ) , et comme il arrive à tous ceux 
de cette profession, qui approchent des souve- 
rains asiatiques, quand ils meurent entre leurs 
mains. 

Les astrologues commençoient à se dire à l'o- 
reille les uns aux autres et à leurs confidens , 
comme en grand secret, qu'il n "aurait jamais de 



<jO LE COURONNEMENT 

sanlé; qu'ils n'avoient trouvé dans son horoscope 
que six ans de vie après son couronnement, des- 
quels il avoit déjà passé le tiers, et qu'il passeroit 
les deux autres dans une langueur continuelle. 

La duchesse mère, pressée de l'affection natu- 
relle dans l'aveuglement que le transport lui cau- 
soit , ne s'en prenoit pas au mal de son fils; mais 
elle s'en prenoit à son médecin; elle lui deman- 
doit pourquoi le prince étoit malade, elle l'accu- 
soit de trahison ou d'ignorance ; et elle vouloit, 
puisqu'il étoit son médecin , qu'il fût obligé de 
le guérir. Cela mettoit au désespoir ce pauvre 
médecin; et comme toute autre sorte de recette 
luimanquoit, il s'en avisa d'une toute particu- 
lière, et dont peu de médecins de notre Europe 
se seroient servis, parce qu'elle ne se rencontre, 
ni dans Hypocrate, ni dans Galien. Que fait- il ? 
Par un tour d'adresse merveilleux, il commence 
à jeter la faute sur les astres et sur les munehi- 
ziims {munedjym ), ou astrologues du roi, et dit 
que c'étoit leur faute toute entière : Que si Sa 
Majesté étoit languissante , et ne pouvoit recou- 
vrer une santé parfaite, cela ne venoit que de ce 
qu'ilsavoienl manqué à bien prendre l'heure, c'est- 
à-dire, l'aspect d'une heureuse constellation au 
temps de son couronnement. Cette fable fut ap- 
puyée par tous les amis que ce premier médecin 



DE Sol El MA AN. 91 

avoit à la cour; et, outre cela , par un des astro- 
logues du roi, nommé Mir-za mougijm (Myrzd 
mounedjym}. Cet homme, par jalousie, ou au- 
trement , gardoit une haine secrète contre le prince 
des astrologues, qui avoit été commis à observer 
l'heure favorable pour le couronnement du jeune 
prince ; et voyant une occasion si belle de décré- 
diter ce chef des astrologues, et d'augmenter sa 
propre réputation , il ne la manqua pas. 

Il démontra , ou fit semblant de démontrer 
par des dissertations étendues, pleines de raisons 
astrologiques, dans des assemblées des premiers 
de la cour , que ce moment qui avoit été désigné 
pour couronner le roi ne valoit rien ; il prouvoit 
ensuite par des argumens aussi forts que les pre- 
miers, que ce défaut de santé que souffroit ce 
prince venoit de ce couronnement qui avoit été 
fait sous un aspect malheureux. 

Les premiers qui ajoutèrent foi à ces fadaises 
furent la mère et le fils; les femmes qui appro- 
choient de Sa Majesté en demeurèrent aussi per- 
suadées, et s'imaginèrent que c'étoit la faute de 
l'observateur qui n'avoit pas pris garde que cette 
constellation étoit peu favorable. Les eunuques 
tombèrent dans ce môme sentiment; les courti- 
sans qui sont toujours prêts de donner leurs suf- 
frages aux propositions les plus extravagantes, 



<)ii LE COURONNEMENT 

lorsqu'ils croient qu'elles doivent plaire à leur 
maître, n'en dirent pas moins. Enfin , le médecin 
eut le dessus, et, par cette chimère , il sauva son 
crédit et sa fortune. 

L'astrologue avoit beau montrer par des rai- 
sons qu'il soutenoit convaincantes, que cela ne 
pouvoit être; personne ne l'écoutoit, si bien qu'il 
se vit contraint, de peur de s'attirer une plus fâ- 
cheuse disgrâce , non-seulement de se taire , mais 
encore d'applaudir à sa propre condamnation. 

Il ne s'agissoit donc plus que de trouver des 
remèdes propres, pour réparer une faute préten- 
due ; après avoir long - temps cherché, rien ne se 
présenta de meilleur à leur esprit , que de recom- 
mencer la cérémonie du couronnement , et de 
couronner ce roi de nouveau, comme s'il ne l'a- 
yoit jamais été ; il fut résolu à même temps que Sa 
Majesté quitleroit le nom de Sefié , comme ayant 
je ne sais quoi de malheureux, et qu'il en pren- 
droit un autre. Us faisoient entendre à ce prince 
que le commencement du règne du roi son grand- 
père avoit été marqué parles mêmes accidens que 
le sien l'éioit aujourd'hui ; qu'alors il y avoit eu 
unegrande disette de vivres dansla ville d'Ispahan, 
que les Turcs lui avoient déclaré la guerre, et 
qu'il n'avoit jamais joui d'une santé parfaite. 

Après que ces deux choses eurent été réso- 



DE SOLEIMAAX. (>> 

Inès, et de couronner le roi de nouveau, et de 
lui changer son nom , il ne resta plus qu'à choisir 
le jour. On délibéra encore long-temps sur cet 
article , et i! y eut bien des contestations sur ce 
sujet : on consulta les astrologues; enfin, après 
toutes ces consultations et des recherches très- 
exactes, ils demeurèrent d'accord que cette heure 
favorable , qui devoit être suivie de tant d'heu- 
reux événemens , arriveroit vers les momens que 
le soleil entroit dans le signe du Bélier, ce qui 
étoit, selon notre compte , le mardi vingtième de 
mars, sur les neuf heures du matin. 

Comme ce second couronnement fut presque 
en tout semblable au premier , il n'est pas néces- 
saire d'en faire une seconde fois la description; 
nous dirons seulement ce qu'il y eut de différent. 
Ce second couronnement se fit dans ce grand sa- 
lon, nommètchehel-setoon (tchéhel sutoùri), c'est- 
à-dire, desquarante colonnes, qui est ce superbe 
appartement le plusbeau du palais Royal, quenous 
avons représenté avec toute l'exactitude possible, 
en notre description d'Ispahan ( /. Vil , p. 'djj ). 
La cour s'y rendit dans le temps quiavoit été pres- 
crit par les astrologues, avec toute la pompe 
qu'une cérémonie aussi éclatante que celle-là le dé- 
siroit. Tous les grands et tous les officiers de la cou* 
ronne, qui avoient droit de séance devant le roi, 



94 LE COURONNEMENT 

.se mirent au côté droit; les deux pontifes, les 
plus notables interprètes de l'Alcoran. et toute la 
bande des molla, ou de ceux qui sont destinés 
au service des mosquées, étoient à la gauche. 
Quand toute la cour fut assise, et qu'il ne resta 
plus personne à venir, chacun étant dans un grand 
silence, Sa Majesté entra par derrière le salon, et 
s'assit; peu de temps après qu'elle fut assise , on 
donna le signal , et tous se levèrent; le couron- 
nement s'acheva de la même manière qu'à la pre- 
mière fois. Mahammed Baquer Corasoni (*) fit 
l'oraison de quatre parties, et Itkotbé^khothùéh}, 
ou prière, à la fin de laquelle haussant la voix, il 
nomma le prince d'un nouveau nom, qui fut ce- 
lui de Soleïmaan ( Soleïmân ). A l'ouïe de ce 
nom , ainsi qu'à la cérémonie du premier couron- 
nement, chacun donna son intch- alla (m chaâ 
allait') , Dieu le veuille, ou Dieu le fasse, et que 
ce prince surpasse la gloire et le bonheur du sage 
monarque qui porta le premier ce nom. Car il 
faut remarquer que Soleïmaan, en langue per- 
sane, signifie la môme chose que Salomon, en 
hébreu , d'où sans doute il est venu ; c'est pour- 
quoi il n'en faut point chercher ailleurs letymo- 

(*) Mohhanmied Bàqer Khorâçâuny , ou natif du Khoiaçàun. 
Le hltotlibèh est une espèce de prône qu'on fait dans la Mosquée . 
et où l'on prie pour le souverain régnant, Voyez ci dessus, t. IX, 
pag. 436. ( L-s. ) 



DE SOLEIMAAN. o,5 

logîe. Salem, en cette langue-là, signifie paix, 
d'où les Arabes ont tiré Sélim , qui signifie af- 
fable, doux, paisible; et il se peut faire que lenom 
de ce fameux législateur des Athéniens appelé 
Solon , étoit encore dérivé de là : de sorte que Sa- 
lomon, chez les Hébreux, Soleïmaan, chez les 
Perses, Sélim , chez les Turcs et les Arabes, et 
Solon , chez les Grecs , est un seul et même nom. 

Ce docteur prononça cette oraison avec toute 
l'éloquence dont il étoit capable, après quoi cha- 
cun fut baiser les pieds de Sa Majesté, puis se 
rassit dans sa place. Toute la cour demeura là 
jusqu'à midi , et l'on servit la collation qui ne fut 
que de confitures, dans des plats d'or; l'on n'y 
servit point de viandes à cause de la maladie du 
roi. Le son des instrumens, ensuite , dans la place 
Royale, annonça à toute la ville la nouvelle de 
cette cérémonie, tout le jour se passa en diver- 
tissemenset en spectacles publics, et la nuit, on 
alluma des flambeaux partout , avec commande- 
ment de tenir les boutiques ouvertes, afin que la 
ville fût plus éclairée , et que le peuple allât par 
les rues, comme en plein midi. 

En même temps, tous les scefxix et tous les 
coins de la monnoie furent rompus, et l'on en 
substitua d'autres en leurs places, sous le nou- 
veau nom de Soleïmaan, avec lesquels on fabri- 



ffî LE COURONNEMENT 

qua clans l'espace de vingt -quatre heures , quel- 
que mille écus de monnoie nouvelle ; et , pour in- 
former toutes les provinces de cette rénovation , 
on donna commission à Mahammed-Salrh, astro- 
logue du roi, frère du grand-astrologue, et chc£ 
de tout le corps, d'écrire à tous les officiers de la 
Perse, et à tous ceux qui exerçoient quelque 
sorte de commandement dans l'empire, le sujet 
pourquoi Sa Majesté avoit changé ce nom - , qu'à 
l'avenir, ils eussent à reconnoître le roi Soleï- 
maan , pour souverain monarque Mes Perses, et 
qu'ils n'écrivissent plus à Sa Majesté dorénavant 
que sous ce nom , qu'ils eussent à effacer dans 
leurs provinces le nom de Sefié, en quelque lieu 
qu'il se trouvât, comme funeste, qui présageoit 
du malheur au roi et à l'état. Ce Mahammed-Sa-. 
leh s'est bien trouvé de cette commission et de 
celte affaire ; car les grands et les officiers, en un 
mot, tous ceux auxquels il écrivoit , étoient obli- 
gés de lui envoyer quelque présent considérable, 
chacun à proportion de sa qualité,, et cela pour 
le mouchtelog {moujedeluk'), ou bonne nouvelle 
qu'il aveit reçue. 

On envoya aussi dans les premières journées 
aux gouverneurs, aux lieutenans, aux intendans 
des recettes publiques, et au lies personnes de 
qualité, dans les provinces, des habits royaux , 

avec 



DE SOLEIMAAN. 97 

avec des patentes et des commandemens, sous 
ce nom de Soleïmaan, de même que si c'eût été 
un nouveau roi qui fût monté sur le trône, tant 
une fblleet superstitieuse préoccupation avoitrem- 
pli l'esprit de ce monarque et de ses conseillers: 
il y a apparence néanmoins que ceux-ci n'agis- 
soient que par complaisance; ilsétoient tropsages, 
à mon avis, pour prendre part sérieusement à 
une action qui a quelque chose de si bizarre et de 
si extravagant, qu'on auroit peine d'en rencon- 
trer quelqu'autre pareille dans l'histoire. 

Sa Majesté s'imagina, dès que cela fut fait, 
que sa santé étoit rétablie; et soit que cette opi- 
nion y contribuât ou non, tant y a que les re- 
mèdes qu'employa son médecin eurent quelque 
effet , et elle se porta mieux , mais l'état n'en pro- 
fita point; au contraire, les bruits de la guerre 
venoient de tous côtés à Ispahan augmenter l'ef- 
froi que cette épouvantable comète qui parut 
cette année- là jetoit dans les cœurs. 

Cette grande et fameuse comète qui s'est fait 
voi r presque à toute la terre paroissoit en ce temps- 
là en Perse (*) ; les astrologues l'appelèrent nia- 
zouk (nyzék), c'est-à-dire , petite lance , à cause 
qu'elle en avoit la figure ; car les Perses ne donnent 

(*) Voyez ci-dessus, tom. IV, png. SaG, 32^ , et planche 
XXVH. ( L-s. ) 

Tome X. G 



98 LE COURONNEMENT 

pas aux comètes, comme nous, un nom commun à 
cette espèce de météores; mais seulement , selon 
la figure qu'elles représentent, comme nous l'a- 
vons remarqué en son lieu. Ils disoient n'avoir 
jamais vu, ni entendu parler d'un phénomène 
semblable; la tête étoit cachée dans l'occident, 
de telle sorte qu'on n'en pouvoit rien apercevoir 
sur cet horizon-là. Dans notre traité de l'astro- 
logie des Perses, nous avons donné une figure qui 
fut dressée suivant l'observation qui en avoit été 
faite dans la capitale de la province de Perse, le 
septième de mars, qui étoit le second jour de son 
apparition; mais nous n'avons parlé en aucun 
lieu de l'observation qui en fut faite à Ispahan; 
c'est pourquoi il ne sera pas mal à propos, si je 
ne me trompe, d'en dire ici quelque chose. 

Son observation donc faite en cette capitale 
du royaume , par les munehiziims {munedjym ), 
ou astrologues du roi, le dixième de mai, à sept 
heures après midi, est telle : elle paroissoit en la 
partie australe, et suivoit le premier mobile; elle 
étoit longue de trente degrés trente-deux minutes, 
et large presque partout également de six degrés; 
sa couleur étoit rouge, tirant néanmoins sur le 
jaune; sa partie plus élevée étoit vers le baudrier 
d'Orion et le fleuve Eridan; sa longitude du Bé- 
lier étoit de soixante et douze degrés, sa latitude 



DE SOLEIMAAN. 99 

de l'Ecliplique, de trois degrés ; et pour son extré- 
mité inférieure, qui étoit le Cœtus , ou le repli 
d'Eiidan, sa longitude étoit de quarante-un de- 
grés trente minutes, et sa latitude, de six degrés. 
Tous les astrologues de Perse déclarèrent clans 
leurs takuims (*) ou almanachs, qui sont propre- 
ment leséphémérides de l'année courante, parlant 
de ce phénomène, qu'il ne signifioit que guerres, 
meurtres, séditions, incendies, maladies dange- 
reuses, renversemens d'états; en un mot , toutes 
sortes de malheurs ; mais ils renvoyoient tous ces 
effets funestes , loin de la Perse, sur les Sunnis 
( Sunny) , qui sont les Turcs et Kafcrs (Kdfer) T 
qui est le nom qu ils donnent aux idolâtres ; entre 
lesquels, suivant leur estime, nous autres chré- 
tiens, nous tenons le premier rang. Le temps qui 
est le maître astrologue , a bien fait connoitre aux 
Perses, que ce fléau étoit aussi préparé pour eux ; 
car ce qui se passa durant cette année même en 
ce royaume-là , leur a appris qu'ils dévoient être 
happés de ce bâton, et que cette petite lance 
( car ce sont les deux noms qu'ils lui donnèrent ) 
les devoit percer aussi rudement que plusieurs 
autres, et qu'une partie de tant de mauvaises in- 
fluences devoit tomber sur les terres de l'empire 

(*) Voyez ur les tu'jauym le lome 1V ? pag. 35o et suiv. (L-s. ) 

G 2 



IOO LE COURONNEMENT 

persan. Le gouverneur de Kand -dar, qui étoit 
auparavant général des esclaves, fut un des pre- 
miers qui en ressentit les mauvais effets par sa 
disgrâce et par sa mort, qui arriva en ce temps, 
pour le suj^t que nous allons dire. Nous repren- 
drons donc son histoire au point où nous l'avons 
laissée, pour la finir en peu de mots avec sa vie. 
Nous l'avons quitté allant à Kand- dar, avec 
des recrues; lorsqu'il fut arrivé là, il n'y trouva 
aucune apparence de guerre; aussi ne s'y atten- 
doit-il pas, et il n'en avoit fait courir le bruit 
dans la cour, comme nous l'avons remarqué, 
que pour obtenir ce gouvernement, et se débar- 
rasser par ce moyen de quantité de mauvaises af- 
faires que son esprit inquiet et malin lui avoit at- 
tirées. Il ne fut pas sitôt arrivé en cette ville- là, 
qu'il commença à montrer ce qu'il étoit, c'est- 
à-dire , malfaisant, non plus par intrigues secrètes, 
mais partout ouvertement et avec une grande hau- 
teur , faisant le petit souverain, agissant de puis- 
sance absolue, enlevant les filles, et même les 
femmes mariées qui avoient quelque beauté , 
pour en remplir son palais, ne gardant aucune 
mesure, et traitant en valets les sultoons (j«/- 
thdun ) , ou gouverneurs subalternes, les fermiers 
royaux, et les autres moindres officiers; pillant 
partout où il y avoit à prendre. Enfin , sa tyran- 



DE SOLEIM AA N IOÏ 

nie alla à une telle extrémité , que dans toute cette 
grande province, il n'y avoit personne qui ne se 
trouvât dans une étrange consternation ; car, sans 
autre forme de procès, il faisoit mourir qui bon 
lui sembloit , selon que son intérêt et sa fureur le 
lui inspiroient. On en écrivit à la cour, et les cris 
de cette foule de malheureux qu'il avoit faits arri- 
vèrent jusqu'aux oreilles du roi. Les ennemis de 
ce gouverneur savoient leur donner d'autant plus 
de force , que les nouvelles de ces violences crois- 
soient de jour en jour; ses païens, qui étoient à 
la cour , et ce peu d'amis qui lui restoient lui écri- 
virent que ses affaires alloient mal auprès de Sa 
Majesté, et que s'il ne prenoit garde à lui, ilétoit 
menacé de quelque fâcheux revers. Il fit peu de 
compte de ces avis ; il s'assuroit si fort de la fa- 
veur de son prince, qu'il la croyoit à l'épreuve 
des plus puissantes accusations; il ne changea 
point de conduite; au contraire, il se gouverna 
avec plus de désordre et de fierté. 

Le kaan, gouverneur, qui avoit été déposé 
pour lui céder la place , étoit alors à la cour, qui 
ne manquoit point de le faire observer par les amis 
qu'il avoit en cette province -là, et qui prêtaient 
la main aux plaintes des affligés, pour les porter 
nu monarque. Toutes ses fautes étoient donc con- 
nues; et. comme le roi irrité de tant de rapports 



102 LE COURONNEMENT 

qu'on avoit faits contre lui balançoit sa disgrâce, 
il commit une nouvelle violence, qui ajouta un 
terrible poids aux accusations précédentes. 

Entre le royaume de Kachmir (Kachcmyr) , 
et la province de Kand-dar ( Qandahâr}, il y 
a un certain peuple dit Bolluki r Boi/uky}, qui 
s'étend dans l'Inde, de ce côté- là; tout ce pays 
estgouverné parses princes naturels; mais les plus 
voisins de la Perse en reconnoissent le roi, et lui 
sont tributaires. Un de ces princes -là avoit une 
très-belle fille; le gouverneur de Kand-dar, qui 
en avoit ouï parler, souhaita ardemment de la 
mettre au nombre de ses femmes; il l'envoya de- 
mander : ce seigneur la lui refusa; cet amant ne 
se rebuta point d'abord, il réitère sa demande; 
le père continue son refus; l'autre persiste à de- 
mander, mais inutilement, parce que cette nation 
des Bolluki ne se mêle guère par alliance avec 
d'autres qu'avec ceux de leur pays. Le gouver- 
neur dissimula son dépit, lui témoigna toujours 
beaucoup d'amitié , et l'invita un jour à un célèbre 
festin qu'il faisoit danslaville de Kand-dar ( Qan- 
da/idr). Ce prince qui ne se doutoit de rien, y 
vint à la bonne foi ; mais quand celui-ci le tint 
en ses mains, il lui fit couper la tête. Les gens 
qui l'avoient suivi, lorsqu'ils apprirent sa moi! , 
touchés d'une si noire méchanceté , et pleins de 



DE SOLEIMAAN. IOO 

rage, se jetèrent sur les gens du gouverneur. Il y 
eut un sanglant combat, où trois cents des Perses 
demeurèrent sur la place, et sept à huit cents 
des autres. 

Celte affaire fit grand bruit à la cour; le roi en 
témoigna de la coicre. Les ennemis de ce sei- 
gneur ne laissèrent pas échapper une occasion si 
favorable audessein qu'ils avoient de le perdre ; ils 
jugèrent bien que Sa Majesté souffrirait volon- 
tiers qu'on dit quelque chose contre un homme 
qui lui donnoit delà fâcherie. Ainsi , ils lui persua- 
dèrent aisément de révoquer la permission qu'elle 
avoit donnée à ce gouverneur de venir à la cour 
toutes les fois qu'il lui plairoit. Le prétexte de 
celte révocation fut fondé sur ce que c'éioit une 
chose qui n avoit point accoutumé de se faire , et 
qui pouvoit aller à des suites très -dangereuses. 
Ils ne crurent pas avoir peu fait d'avoir obtenu 
ce point. Ils appréhendoient , si ce seigneur eût pu 
revenir à la cour, qu'il ne regagnât par sa pré- 
sence les bonnes grâces du prince, ce qui sem- 
bloit ne lui être pas difficile, vu qu'il avoit eu 
l'adresse de faire si bien le passionné pour le roi , 
que Sa Majesté, lorsque ce gouverneur étant prêt 
de partir pour Kand-dar , témoignoit un regret 
extrême de s'éloigner , lui avoiî dit : « Pour aller 
» à Kand-dar, tu n'en seras pas moins mon favori , 



104 LE COURONNEMENT 

j) et iu reviendras à ma cour toules les fois que 
3) tu le trouveras à propos. » Sur quoi il lui avoit 
Tait expédier ces lettres, de pouvoir venir à la 
cour, sans attendre un autre nouvel ordre. 

Ce gouverneur reçut la révocation de cette 
grâce, et à môme temps des lettres de son frère 
et de ses autres amis, qui lui mandoient qu'il eût 
à bien prendre ses mesures; que sa fortune chan- 
celoit , et qu'il s'en falloit bien peu qu'elle ne tom- 
bât tout à fait; que ses ennemis avoient profité 
merveilleusement des prises qu'il leur donnoit. 

A ces nouvelles , il choisit un parti qu'il crut 
d'autant plus digne de lui, qu'il lui paroissoit 
également plein de prudence et de hardiesse; 
que l'événement néanmoins a montré n'être pas 
moins funeste que téméraire. Il s'assuroit que dès 
qu'il verroit le roi, il accommoderoit ses affaires, 
qu'il rentreroit en sa première faveur, et dissipe- 
roit la faction de ses ennemis; c'est pourquoi, 
sans demander un nouvel ordre, ni attendre de 
commandement, et même contre celui qu'il re- 
cevoit,qui lui défendoit expressément de venir, 
il monte à cheval; et en l'espace de neuf jours, 
il arrive à Ispahan, lui sixième. 

On parloit dans cette ville de la diligence de 
ce voyage , comme d'une chose tout à fait extraor- 
dinaire, et qui n'étoit jamais arrivée; car, de ces 



DE SOLEIMÀAN. Io5 

neuf journées , il en faut déduire une qu'il de- 
meura à se reposer dans un jardin, à quelque 
cent cinquante lieues de la ville; de façon qu'en 
quelque huit jours , il fit le chemin de trois mois 
de traite ordinaire qu'il y a d'Ispahan à Kand- 
dar, c'est-à-dire, trois cent cinquante lieues per- 
sanes, qui valent plus de quatre cent cinquante 
des nôtres françaises. 

Il n'entra point dans la ville ; mais il se rendit 
dans un grand jardin , proche de Tokchi (Thôq- 
àjy} , qui est une des portes de la ville ; d'où il 
envoya , suivant la coutume , donner avis au roi, 
que le gouverneur de Kan-dar , son esclave, at- 
iendoit que Sa Majesté lui accordât la grâce de 
pouvoir lui venir baiser les pieds. Il pensoit bien , 
par celte action, l'emporter par-dessus ses enne- 
mis, et regagner le cœur de Sa Majesté. Elle étoit 
dans le palais des femmes , où les eunuques furent 
chargés de lui porter cette nouvelle. Le grand- 
chambellan et l'intendant de la princesse ( ces 
deux illustres et puissans eunuques qu'il avoit of- 
fensés, lorsque par ses artifices et ses faux rap- 
ports il avoit essayé de les mettre mal l'un contre 
l'autre), en voulurent être les dépositaires; et, 
prenant leur temps pour jouir de cette vengeance 
qu'ils lui avoient préparée en leurs cœurs, ils an- 
noncent celte arrivée au roi, avec un étonne- 



I06 LE COURONNEMENT 

ment sur leurs visages, qui paroissoit d'autant 
plus grand, quil étoit plus affecté, ils lui dirent : 
Qu'ils ne savoient pas comment on pouvoit in- 
terpréter cette action du gouverneur de Kan-dar ; 
que de venir non - seulement sans permission , 
mais contre la défense expresse de quitter son gou- 
vernement , jusqu'à nouvel ordre , ne pouvoit être 
qu'un mépris très-criminel de Sa Majesté , et une 
manifeste rébellion ; que depuis que l empire des 
Perses avoit commencé , // ne s' étoit point encore 
trouvé de gouverneur assez hardi pour aban- 
donner son gouvernement , et venir de son chef, 
et selon son caprice , trouver le roi. Enfin , ils re- 
présentèrent celte action si noire au prince, qu'il 
envoya ordre au gouverneur de Kand-dar, de 
s'aller rendre entre les mains de Ogourlou kaan 
( Oïghoùrloù khan ), grand-portier, et à celui- 
ci, de le mettre au krondouchaké (*), dans le 
collier ou carcan; c'est une petite machine de 
bois qui enferme le cou, et qui retient le bras 
droit à la ceinture du prisonnier; en sorte qu'il 
est impossible qu'il s'en serve : c'est de cette ma- 
nière qu'on s'assure de la personne des grands 
qu'on estime criminels. 

Celui-ci fut trois jours resserré de la sorte dans 

(*) Lise/, guiryvàun doii chaukêh , et voyez ce mot à la table des 
mulicres. Voyez aussi la figure , n°. XXXIII. (L-s.) 



DE SOLEIMAAN. TO7 

la maison de ce capitaine de la porte Royale. 
Dans tout ce temps, le pauvre gouverneur con- 
juroit le ciel et la terre , demandoit à Dieu et 
aux hommes , qu'il lui fut permis de voir seule- 
ment le roi, assurant que d'une simple parole, 
il se faisoit fort d'accabler ceux qui avoient en- 
trepris de le ruiner. Ceux-ci avoient la même 
pensée; et redoutoient terriblement que cela ne 
lui fût permis. C'est pourquoi ils firent tous leurs 
efforts pour l'en empêcher, et ils cherchèrent 
tous les moyens qui pouvoient augmenter la co- 
lère que Sa Majesté avoit conçue contre lui. 
Comme ce gouverneur croyoit que c'étoit un 
coup d'état , qu'il lui fût permis de baiser les pieds 
du roi , ses pnnemis jugeoient de la même sorte, 
que c'étoit un. coup d'état pour eux d'empêcher 
que cet honneur ne lui fût accordé. 

Legrand-portier cependant gagné parles prières 
du gouverneur, le troisième jour de sa prison, 
le conduit avec le carcan de bois dont nous avons 
parlé , devant le grand portail du palais qui donne 
sur la place Royale, et laie laisse entre les mains 
de ses gens, et vient dire à Sa Majesté : Que le 
gouverneur de Kand-dar lavait comme foi ce 
par ses prières de l 'emmener à la porte du roi ; 
que ce pauvre seigneur étoit là , attendant la grâce 
d'être reçu à baiser les pieds de Sa Majesté. Les 



loS LE COURONNEMENT 

ennemis de ce misérable, qui n'étoient pas en pe- 
tit nombre auprès du roi , commencèrent à l'ac- 
cuser, et prirent davantage de hardiesse lorsqu'ils 
aperçurent qu'elle ne témoignoit pas d'aversion 
pour l'écouter sur cette matière. Chacun d'eux 
rapporta ce qu'il savoit de plus criminel; mais 
surtout son prédécesseur au gouvernement de 
Kand-dar, qui, le jour précédent et celui-ci, 
avoit fait présenter trois cents requêtes et davan- 
tage contre lui, par des personnes de la province 
qui demandoient justice. 

La partie étoit trop forte; après une demi- 
heure de délibération, le roi commanda au grand- 
portier de lui aller fendre l'estomac. Ce seigneur 
court l'exécuter; et d'aussi loin qu'il voit la porte, 
il crie : Vour , ce$\.-i\-à\ve., frappe : ce terme est 
le signal de la mort : a l'instant, le plus proche 
officier qui l'entendit, donne à ce malheureux 
un coup de pied dans l'estomac , et le jette hors 
du portail , dans la place Royale; là, de son épée , 
il lui donne à côlé du cou deux grands coups ; et 
comme il ne lui avoit point encore abattu la tête, 
un autre lira son poignard , et lui en donna au-des- 
sous des côtes , dans le petit ventre , il mourut ainsi 
noyé dans son sang, dont il versa une quantité 
prodigieuse, parce qu'il étoit fort replet (*). 

(*) Voyez la vignette placée à la tète de la p. 3y; , t. IX. (L-s.) 



DE SOLEIMAAN, IOQ 

Dans le milieu de la place Royale, et vis-à-vis 
du grand portail du palais, on a planté un grand 
mat , d'une hauteur extraordinaire , à la cime du- 
quel , dans les fêtes et les réjouissances publiques, 
l'on place une coupe d'or, qui doit être le prix 
de celui d'entre les cavaliers qui , à la course , a 
l'adresse de l'abattre à coups de flèches ; on posa 
sur la pointe de ce grand mât, par ordre de Sa 
Majesté, la tête de ce seigneur; les Perses qui 
passoient par-là, disoient que c'étoit afin que de 
si haut, sa langue médisante ne pût plus semer 
de divorce et de dissension. 

Voilà quelle fut la fin de Gemchid-kaan 
(Djemchyd khan ), qui n'étoit pas digne d'un 
meilleur sort, il ne fut regretté de personne; ou, 
pour mieux dire, il ne se trouva personne qui ne 
le chargeât de malédictions; son corps fut deux 
jours dans la place publique, avant que Sa Ma- 
jesté donnât permission de l'inhumer, llétoit de 
belle taille ; il avoit un air grand , et le port d'un 
homme de qualité; son visage étoit très-agréable 
et très-engageant à l'abord ; un grand courage et 
une libéralité magnifique accompagnoient ces 
dehors, et rendoient sa personne recommandable: 
il n'y avoit que ces deux qualités de son ame qui 
fussent bonnes; les autres avoient autant de noir- 
ceur et de venin que celles-ci avoient d'éclat. 



ÏIO LE COURONNEMENT 

Quatre jours après cette exécution, la patente 
du gouvernement de Kand-dar fut envoyée à Me- 
hammed - kouli kaan ( Mohhammed quuly- 
khân ) , c'est-à-dire, le seigneur esclave de Ma- 
hammed. Ce seigneur étoit depuis treize ans pri- 
sonnier, relégué àCasbin, par Habas II; nous 
lavons dit en son lieu ; mais nous n'en avons pas 
rapporté la véritable cause , pour ce que nous ne 
la savions pas alors ; la voici : Habas II étant un 
jour sorti avec les femmes, ce seigneur se trouva 
engage, sans y penser, dans l'espace qui est in- 
terdit aux hommes. Ceux qui ont le soin du kou- 
rouk (gouroùq), ou prohibition , l'ayant aperçu, 
coururent sur lui, et le maltraitèrent à coups de 
bâton. Quelques jours ensuite , dès qu'il put mar- 
cher, il s'en va au palais, où le roi étoit assis dans 
iassemblée publique , et là, prenant Sa Majesté 
à partie avec une mine résolue, il lui dit : « Si je 
» ne te voyois cette aigrette sur la tête, et la dé- 
>» férence que te rendent tous ces grands, je ne 
» te tiendrois pour rien moins que pour le roi 
» de Perse ?Par le nom de Dieu , as-tu pas bonne 
»> grâce de courir ces montagnes avec une bande 
» de femmes, tandis que tu lais donner des coups 
» de bâton aux seigneurs de ton royaume. » Sa 
Majesté entendit tout ce discours, sans témoi- 
gner beaucoup d'émotion , elle se contenta de 



DE SOLEIMAAN. IÎI 

commander froidement qu'on lui donnât de nou- 
veaux coups de bâton , outre ceux dont il se plai- 
gnoit. Ce généreux courage perdant patience, 
tire, son épée, et la jette à terreaux pieds du roi, 
en lui disant brusquement ces paroles? « Qu'on me 
» donne de nouveaux coups de bâton, voilà mon 
» épée pour me punir, Votre Majesté peut faire 
» de moi ce qu'il lui plaira, et me faire châtier 
» par tels supplices qu'elle trouvera le plus à son 
» gré; mais si un homme de ma qualité est traité 
» du bâton, que doit donc attendre un pauvre 
» kesil-bach? » ( On appelle ainsi les soldats de 
la milice persane. ) Le monarque prit plaisir à 
cette généreuse repartie, il ne le condamna point 
à la mort qu'il méritoit, selon les lois du royaume, 
ni aux bastonnades; et il se contenta de le relé- 
guer à Casbin. 

Il fut agréablement surpris de la patente du 
gouvernement qui lui fut envoyée , qui ne lui 
rendoit pas seulement sa liberté, mais à même 
temps, le fâisoit entrer dans un des plus impor- 
tans emplois de cet état. Je ne sais ce que l'on 
doit penser de cette politique, qui va chercher 
dans les fers un sujet de mérite pour l'élever après 
treize ans de prison à un poste très-considérable, 
et lui commettre une place et une province qu'on 
peut dire la clef du royaume de ce côté-là. Il faut 



112 LE COURONNEMENT 

Lien que ce roi ait une forte assurance de la fi- 
délité des siens ; car il n'y a pas de doute que si 
un gouverneur de Kand-dar vouloit appeler l'In- 
dien, et lui vendre cette place, qu'il en tircroit 
plusieurs millions; et qu'il obtiendroit les plus 
hautes charges de son empire, comme l'on en a 
vu un exemple du temps de Série I er . 

Tandis que ces révolutions se passoient à la 
cour de Perse, quatre députés y arrivèrent de la 
part des Cosaques Moscovites qui, deux mois au- 
paravant, avoient fait une irruption furieuse dans 
la Perse, du côté de l'Hyrcanie, sur les bords de 
la mer Caspienne; mais avant que de parler de 
cette irruption , il est bon d'en dire le sujet. 

L'an 1664, selon notre compte, arriva à Is- 
pahan une ambassade célèbre de Moscovie, elle 
étoit composée de deux ambassadeurs, dont le 
train montoit à quelque huit cents hommes, et 
les présens qu'ils firent au roi valoient, par l'ap- 
préciation que l'on en fit, cinq mille Jtomans, 
qui sont deux cent cinquante mille livres. Ils con- 
sistoient en deux carrosses enrichis de broderies 
Irès-superbes, des chevaux de frise, avec des ani- 
maux de leur pays, comme des renards et des ours 
blancs et des dogues; mais ce qui en faisoit la 
principale richesse étoit une quantité prodigieuse 
de martres zibelines, que les Perses appellent 

samour. 



de Sole im a an. n5 

•samour. Ces ambassadeurs, comme l'on a tou- 
jours cru , étoient venus seulement pour trafiquer, 
et avoir le moyen , sous ce titre d'ambassade, d'ap- 
porter et de remporter des marchandises, sans 
payer de droits. On compte que des seules mar- 
tres, ilsenavoient vendu à Ispahan , pour quatre- 
vingt mille tomans , qui sont quatre millions, sur 
quoi l'on peut juger du reste. Le roi de Perse 
cependant les traita fort magnifiquement d'abord, 
et il leur donna leur dépense, qui étoit taxée à 
dix tomans par jour, c'est-à-dire cinq cents livres, 
que ceux-ci aimèrent mieux prendre en argent 
qu'en vivres, pour en épargner la meilleure par- 
lie. Aussi, vivoient-ils très-mesquinement, et dans 
le beau palais où le roi les avoit lait loger parmi 
les riches meubles dont il étoit garni. Ces gens 
malpropres étoient dans l'ordure , comme des 
chiens. C'est pourquoi les Perses tiennent aujour- 
d hui cette nation des Moscovites pour la plus 
basse et la plus infâme qui soit entre les chré- 
tiens; et ils les appellent, par mépris, les Yus- 
beks de l'Europe : ils veulent exprimer par là 
combien ils les estiment peu, parce que les Yus- 
beks sont les peuples les plus abjects de l'Orient. 

Le roi , touché de l'infamie de ces ambassa- 
deurs, et qui voyoit bien qu'en effet ils n'étoient 
point envoyés de leur maître pour un autre sujet 

Tome X. H 



114 LE COURONNEMENT 

que pour trafiquer, vendre leurs fourrures et leurs 
autres denrées, et remporterdes étoffes, des cuirs, 
et les autres choses semblables qui se trouvent en 
Perse, et surtout de l'argent, les maltraita à la fin, 
et n'en fit plus de compte. L'un d'eux mourut, 
et l'autre s'en retourna avec son train tout dé- 
labré, sans aucun honneur, et presque sans au- 
cune réponse. 

Le grand-duc eut bien du ressentiment de cet 
affront ; mais il le dissimula sur l'heure , parce 
qu'il n'osoit s'attaquer à Habas ( Abbâs} /mais 
ayant appris au commencement de l'année 1667, 
qu'il étoit mort , et que le sceptre de Perse étoit 
tombé entre les mains d'un jeune prince , il réso- 
lut de se venger; il voulut toutefois éviter une 
guerre déclarée; c'est pourquoi, pour donner le 
coup fourré, et sans qu'il y parût, il suscite des 
Cosaques qui habitent vers la mer Noire , les fait 
marcher le long des Palus -Méotides, et ainsi en- 
trer en Perse, sur les côtes de l'Hyrcanie; avec 
cette précaution, qu'ils se gardassent bien de le 
nommer , ni d'avouer qu'ils eussent aucune intel- 
ligence avec lui, ils dévoient feindre que c'étoit 
d'eux-mêmes qu'ils venoient à celte entreprise. 
C'est ce que l'on en contoit , et croyoit à la cour 
de Perse. 

Les Cosaques ne manquèrent point ; ils mon- 



DE SOLEIMAAN. Il5 

tent au nombre de six milîe,dansquarante grandes 
barques de la mer Caspie, qui sont des vaisseaux 
longs et larges, mais sans fonds, pour éviter les 
rochers dont cette mer est pleine, à deux et trois 
pieds sous l'eau. Chaque barque portoitdeux pe- 
tites pièces de canon. Ils abordent premièrement 
à Erech ( Rechl'), petite ville sur la côte de Gui- 
lan ( Guylân) , ou THyrcanie, en laquelle ils des- 
cendent au nombre de quatre mille ; et la trou- 
vant sans soldats, et ses habitans qui ne les atten- 
doient pas sans défense, ils la pillent, et après un 
grand carnage de l'un et de l'autre sexe, ils se re- 
tirent en diligence, avec tout leur butin dans leurs 
vaisseaux qu'ils retirèrent en mer autant qu'il fal- 
loit pour empêcher d'être aperçus. 

Pour mieux couvrir leur jeu, ils envoient quatre 
des leurs en qualité de députés à la cour, avec 
des lettres de créance , comme si c'eût été une 
ambassade. Les gens du gouverneur de Chamald 
(Châmâhhy}, les conduisirent à Ispahan, où iîs 
arrivèrent un peu après que la nouvelle de leur 
irruption y étoit venue. On les traita assez bien: 
on leur donna un logis, et on les défraya , comme 
on a accoutumé de faire pour les autres ambassa- 
deurs. Ils demandèrent l'audience du roi; mais elle 
leur fut refusée sur ce qu'ils n'étoient pas de qualité 
à prétendre à cet honneur, et que même ils parois- 

1 1 2 



Ïl6 LE COURONNEMENT 

soient ennemis. On leur accorda seulement l'au- 
dience du premier ministre , ce qu'ils acceptèrent. 
Là , ils représentèrent qu' ils êtoient dépu tés de la 
•part de six mille Cosaques leurs compagnons qui 
étoient sur la mer Caspie ; t\\ià la vérité ils 
éloient ci- devant sujets à l empire des mosco- 
vites ; mais que , lassés du mauvais traitement 
au ils en recevoient, ils s' étoient résolus de s'en- 
fuir de leur pays avec leurs en fans et leurs Je m- 
mes , et ce qu'ils avoient pu emporter de leurs 
biens ; qu' après avoir délibéré sur la retraite 
qu'ils dévoient choisir , la Perse s 'étoit présen- 
tée à leur esprit comme la monarchie la plus 
amie de ï équité , et qui t rai toit le mieux les 
esclaves ; c'est pourquoi ils avoient fait dessein 
de lui offrir leur servitude ; que dans ce dessein 
ils étoient partis en Cha-seven pour F amour du 
roi, et que maintenant ils espèroient de la gé- 
nérosité de ce grand monarque qu'il écouteroit 
leurs prières , qu'il leur prêteroit un asile , et 
leur donneroit quelques terres pour les habiter. 
Ils présentèrent là-dessus leurs lettres de créance ; 
mais les Perses ne purent jamais les déchiffrer, 
et y employèrent inutilement les plus habiles in- 
terprètes, tant des leurs que des européens, qui se 
trouvoient à Ispahan. 

Le premier ministre eut recours pour son der- 



DE SOLEIMAAN. 117 

nier essai au révérend père Raphaël du Mans , 
capucin, qui, depuis vingt ans, a toujours été 
employé par les ministres de cet état, quand tous 
les autres n'y entendoient rien, à interpréter les 
lettres d'ambassade de France, d'Italie, d'Alle- 
magne et des provinces du Nord. Par hasard , 
dans le temps qu'on lui apporta ce papier, se 
rencontra chez lui le sieur Herbert d'Iager (*) , 
qui , en l'an 1666 , avoit été secrétaire de l'am- 
bassade hollandaise en Perse , et qui pour lors 
étoit chef du négoce de ceux de sa nation à Is- 
pahan. C'est une personne qui , dans l'intelligence 
des langues , a peu de pareils : outre qu'il possède 
en perfection celles qui sont aujourd'hui en usage 
dans l'Orient, il sait encore le grec littéral et le 
vulgaire, le syriaque et l'hébreu. 

.L'on eût eu peine à rencontrer deux hommes 
plus capables d'éclaircir ces ténèbres : néanmoins 
ils n'y purent rien faire. C'étoient , disoient-ils , 
des lettres grecques pour la plupart, entremêlées 
d'autres inconnues dont quelques-unes appro- 
choient des syriaques; ils lisoient quelques mots 

(*) Ce Hollandais fit un long séjour en Perse , et visita , en 
1693 , les ruines de Persépolis , dont il donna une description 
fort circonstanciée, que l'on trouve, tome V, pag. *ï2i et suivantes 
du grand ouvrage de Valentvn , sur l'Inde , que j'ai déjà eu occasion 
de citer plusieurs foi* dans 1111.2 notes. ( L-s. ) 



Il8 LE COURONNEMENT 

par-ci par-là, mais, comme ils n'y trouvoicnt 
point de liaison, ils n'osoient s'assurer s'ils les li- 
soient bien : ils furent ainsi contraints de renvoyer 
cet écrit au premier ministre , et le supérieur des 
capucins lui manda que c'étoit une écriture co- 
saque russienne, qu'il ne pouvoit déchiffrer. 

L'on fut donc contraint de s'en fier à ce que 
disoient de vive voix ces députés , qui étoit tou- 
jours la même chose que ce qu'ils avoient dit 
au commencement ; à quoi le premier ministre 
répondit : « Si ce que vous assurez est véritable , 
» et que vous soyez venus pour être nos hôtes , 
a) et vous rendre esclaves de Sa Majesté , pourquoi 
» êtes -vous entrés en Perse l'épée à la main ? 
» pourquoi avez-vous massacré nos sujets, désolé 
j) une de nos villes, et ravagé nos terres ? » 

Ces Cosaques, pour se justifier, répondirent 
qu'on les y avoit forcés; que, comme ils étoient 
venus demander civilement des vivres pour leur 
argent , ceux de la ville, oubliant le droit d'hos- 
pitalité et la commisération qu'on doit avoir par 
les étrangers , leur avoient couru sus , et les avoient 
maltraités; que la nécessité de se défendre devoit 
excuser les Cosaques s'ils avoient cherché parles 
armes ce qu'ils n'avoient pu obtenir par les prières. 

Dans le temps que l'on traitoit avec ces députés, 
arriva un envoyé des Orous 3 c'est-à-dire, du 



DE SOLEIMÂAN, II§ 

grand-duc de Mosciwie (je crois que les Perses 
donnent ce nom à ses états à cause de la Russie 
qui en fait une partie), cet envoyé présenta des 
lettres de la part de. son maître au roi de Perse , 
qui portoient qu'ayant appris qu'un nombre de 
Cosaques ses sujets avoient quitté leurs terres 
pour se soustraire de son obéissance , et qu'ils 
vouloient se réfugier en Perse ; il prioit Sa Ma- 
jesté de ne les pas recevoir, et de n ajouter au- 
cune foi à toutes leurs propositions ; que cétoient 
des rebelles et des fugitifs qui ne garderoient fidé~ 
lité à personne , puisqu'ils ne la gardoient pas à 
leur prince naturel ; qu'il disposoit des troupes 
pour les réduire à la raison et les mettre dans le 
devoir. Mais , si ce prince exhortoit les Perses de 
ne se fier pas à ces Cosaques , ils étoient assez per- 
suadés qu'ils ne dévoient pas non plus se fiera lui , 
parce qu'on a toujours cru en cette cour-là qu'il 
étoit d'intelligence avec ces voleurs, et la raison 
sur quoi cette créance étoit fondée avoit assez 
d'apparence : car, comment est-il possible, di- 
soient les politiques, que des fugitifs au nombre 
de cinq à six mille viennent dans un pays avec 
quarante barques et quatre-vingts pièces d'artille- 
rie , pourvus de toutes sortes de munitions et de 
guerre et de bouche , et que d'abord ils se jettent 
à main armée sur nos terres? N'est-il pas aisé de 



12,0 LE COURONNEMENT 

voir que c'est le grand-duc de Moscovie qui les 
envoie pour se venger des affronts qu il se per- 
suade que ses ambassadeurs ont reçus? 

Si l'envoyé du grand-duc de Moscovie ne per- 
suada pas la cour de Perse en faveur de son maitre, 
l'envoyé du pacha de Bas-ra ÇBassr/jk ) ne la 
persuada guère mieux en faveur du sien. II a été 
dit comment ce pacha avoit fait un accommode- 
ment l'an passé avec les généraux de l'armée otto- 
mane , et qu'il avoit envoyé son gendre à Constan- 
tinople pour en obtenir la ratification. Lorsqu'il 
y fut, les ministres de la Porte lui répondirent 
que le général d'armée avoit traité avec ce pacha 
de Bas-ra sans leur ordre, et qu'ils ne vouloient 
point entendre parler de cet accord ; qu'absolu- 
ment il falloit que la place fût remise entre les 
mains du grand-seigneur : sur quoi ils offrirent 
à ce gendre du pacha , s'il vouloit contribuera la 
prise de cette place, de l'en faire gouverneur ou 
pacha, et surent si bien le manier, qu'à la fin il y 
consentit , et promit de les en rendre maîtres. Ces 
ministres ensuite dépêchent aux mômes généraux 
turcs, qui , l'année précédente, avoient reçu ordre 
d'armer, et leur mandent de retourner assiéger 
Bas-ra ; font une rude réprimande à celui de Ba- 
bylonc (Bag/iddd) pour avoir traité si mollement 
cette affaire; que cet accommodement prétendu 



DE SOLEIMAAN. 121 

alloit au dommage el à la honte de l'empire; qu'il 
réparât cette faute; qu'on l'établissoit tout de nou- 
veau général, à condition qu'il prendroit la ville, 
ou qu'il l'obligeroit à se rendre; et quand il l'au- 
roit en son pouvoir, il en constituât gouverneur 
Hiahia pacha, gendre decelui qui l'étoit pour lors. 
Le pacha de Bas-ra , lorsqu'il apprit ces nou- 
velles, demeura fort étonné de la trahison de son 
gendre , et se mit à chercher les moyens qui pour- 
roient détourner ce terrible orage dont il étoit 
menacé : c'est pourquoi au printemps, voyant les 
armées turquesques qui se préparoicnt pour venir 
fondre sur lui au mois de septembre et d'octobre 
(car les chaleurs en ce climat ne permettent pas 
de faire la guerre plus tôt), envoie par avance 
offrir sa place au roi de Perse à telles conditions 
que l'on voudroit , pourvu qu'il y demeurât maître 
sa vie durant. Ceux du conseil connoissoient assez 
l'importance de cette place : ils voyoient les in- 
commodités que la Perse en recevroit si elle tom- 
boit une fois entre les mains du Turc, et l'avantage 
que ce leur seroit d'en être les maîtres. En un 
autre temps, et sous un autre prince, ils eussent 
embrassé très-volontiers le parti qu'on leur pré- 
sentoit; mais ils craignirent d'irriter cet épouvan- 
lail de l'univers, la terreur panique de toute la 
terre , dans la foiblessc où l'état se trouvoit alors 



122 LE COURONNEMENT 

sous un prince amolli par ses délices , et que son 
âge aussi-bien que son humeur rendoit incapable 
de grandes entreprises : c'est pourquoi l'on ne 
donna point de réponse positive à cet envoyé de 
Bas-ra (Bassrah). On le remettoit de jour à 
autre* on l'assuroit qu'on penseroit à lui, et tout 
cela pour gagner temps, parce qu'on ne vouloit 
pas lui dire, nous ri osons ni ne pouvons rien jaire . 
Cela se passoit dans le conseil, lorsqu'à la cour 
se négocioit la retraite de Boudak-Sultaan Çfion- 
dâq-Sulthân ) , général des mousquetaires. Ce 
seigneur avoit , aussi-bien que les autres dont nous 
avons parlé, dans le temps de sa faveur, abusé 
de son pouvoir , par où il s'étoit acquis beaucoup 
d'ennemis dont le nombre augmentoit tous les 
j ours. On commençoit à former des plaintes contre 
lui : son autorité diminuoit peu à peu , et l'affec- 
tion du prince envers lui se refroidissoit. Cela lui 
lit appréhender un pareil traitement qu'avoit reçu 
Gemchid-Kaan ( *) , gouverneur de Kand-daar : 
il ne voulut point pousser les choses à l'extrémité 
comme avoit fait ce seigneur; mais, avant que le 
mal fût plus grand, il songea à se retirer douce- 
ment et sans tumulte , pour se décharger de l'envie 
que l'éclat de sa fortune attiroit sur lui. 

(*) Djenicli) d Kliàn , gouverneur du Qandaliàr , dont on a vu 
]a fin tragique , pag. 108 et 109. ( L-s. ) 



DE SOLEIMAAN. 1 23 

Le principal sujet qui lui fit perdre les bonnes 
grâces de son maître , fut celui-ci : à l'orient d'Is- 
pahan , et assez proche de son territoire , est la 
province de Lourestoon (Lourestdun') , que l'on 
tient être une partie de l'ancienne Parthe ; elle 
s'étend du côté de l'Arabie, tirant vers Bas-ra 
{Bassrah). Les peuples qui l'habitent négligent 
de bâtir des villes, et n'ont point de demeure ar- 
rêtée : ils demeurent la plupart sous des tentes, 
nourrissant des troupeaux de bêtes à laine et a 
corne dont ils ont une infinité. Ces peuples sont 
gouvernés par un kaan Çkkdn^j, qui est mis de la 
part du roi de Perse , mais qui est pris d'entre 
eux, et presque toujours d'une même race , le fils 
succédant au père: si bien qu'il leur reste encore 
quelque ombre de liberté , ils ne laissent pas toute- 
fois de payer les tributs et les décimes. Cette pro- 
vince fournit de bétail à Ispahan et ses environs : 
ce qui fait que le gouverneur de ces peuples y est 
en considération. Soleïmaan III , à son avène- 
ment à la couronne , commanda au général des 
mousquetaires d'envoyer des habits royaux et des 
patentes à tous les gouverneurs. Le général des 
mousquetaires avoit eu quelque démêlé avec ce- 
lui-ci qui s'appelle Lour-Manoucher-kaan ÇLour- 
Manoutc1i.eher-lih.ari} : c'est pourquoi il négligea 
de lui rendre cet honneur, et ne lui envoya le 



124 LE COURONNEMENT 

présent du roi que six mois après. Ce seigneur 
porta impatiemment ce mépris; et, comme il se 
douta bien d'où cela venoit, de dépit, il mit en 
pièces l'habit qu'on lui présenta, en disant : «Je 
» n'ai que faire ni de cet habit, ni de ces patentes , 
3) que le général des mousquetaires , roi de Perse , 
j) m'envoie. » 

Sa Majesté n'en sut rien d'abord : on lui cacha 
la chose , de peur qu'en même temps elle n'en 
apprît le sujet; mais ce prince gouverneur le fit 
savoir lui-même, car, à quelque temps de là, il 
demanda permission de venir à la cour, et de 
baiser les pieds du roi : ce qui lui fut accordé. Il 
salue Sa Majeslé , lui fait son présent qui étoit 
très-magnifique , et se plaint ensuite que le général 
des mousquetaires ayant par son ordre envoyé des 
habiis royaux à tous les grands de la Perse, jus- 
qu'aux moindres officiers, il l'avoit laissé là sept 
ou huit mois, et qu'enfin à toute peine il le lui 
avoit envoyé seulement par un de ses gens. 

Le roi le trouva fort mauvais, et témoigna au 
général des mousquetaires que sa manière d'agir 
en cela ne lui plaisoit point. Sa Majesté néanmoins 
ne le voulut pas perdre tout à fait; elle le consi- 
déroit à cause qu'il l'avoit mis sur le trône. Elle l'é- 
pargnoit, de même que ses prédécesseurs en avoient 
toujours uoé envers ceux qui leur avoient été en- 



D E S O L E r M A A N. 1 r <^> 

voyés pour un même sujet : ils ne les ont jamais 
fait mourir, quelque faute qu'ils aient commise; 
ils se sont contentés de les disgracier seulement. 

Celui-ci se trouvoit à la cour presque en cette 
posture ; mais, comme il appréhendoit de ne s'y 
pouvoir pas tenir long-temps de la sorte, la mort 
d'un de ses parens , ou du moins qu'il disoit tel , 
lui présenta une belle occasion de s'en retirer hon- 
nêtement. Ce prétendu parent se nommoit Abdul- 
bek (A'bdoùl-beyg), grand-portier du haram 
ou palais des femmes. Le général , dès qu'il sut 
sa mort, présenta une requête au roi , dans la- 
quelle il remontroit que cet Abdul-bek éloit son 
parent , que cet office qu'il avoit exercé de, grand- 
portier du palais des femmes , étoit de tout temps 
en leur famille comme héréditaire; sur quoi lui, 
considérant que le défunt n'avait point laissé de 
fils pour rendre à Sa Majesté un service plus par- 
ticulier et plus ordinaire , il quittoit volontiers sa 
charge de général des mousquetaires, et avec elle 
le droit de s'asseoir devant Sa Majesté dans les 
assemblées publiques , et qu'il s'est imeroit plus 
heureux d'être employé à garder la porte du pa- 
lais des femmes. Le roi qui , pour les raisons que 
nous avons dites, conservoit encore quelque sorte 
d'affection pour lui, lui accorda sa requête : voilà 
comme il s'est mis, à la faveur de cette porte, à 



126 LE COURONNEMENT 

l'abri de la tempête qui le menaçoit, et comme 
il s'est délivré des intrigues de la cour. 

Ce seigneur- là étoit celui qu'Habas II avoit 
envoyé en ambassade à Aureng - Zeb , roi des 
Indes, après qu'il se fut rendu paisible possesseur 
de cet empire ; nous avons dit en son lieu de la 
manière qu'il s'en acquitta , et le célèbre M. Ber- 
nier qui étoit à la cour du Mogol, lorsque cet 
ambassadeur y parut, en parle assez, pour con- 
tenter la curiosité du lecteur , dans les ouvrages 
qu'il vient de donner au public avec un applau- 
dissement général. 

On rappela aussitôt Cheik-Hali-Kaan ( Cheykh- 
Aly-Khân} de la guerre contre les Yus-beks, 
où il étoit général , pour lui donner celte charge 
de général des mousquetaires dont il étoit très- 
digne , aussi-bien que de toutes les autres où il a 
été élevé depuis ; c'est un homme de cœur et très- 
excellent capitaine , l'un des vieux braves qui ren- 
dirent le règne du grand Habas si glorieux et si 
triomphant. Son gouvernement de Chaldce fut à 
même temps donné à l'un de ses fils, Soleïmaan- 
Kaan qui est un seigneur de mérite et de courage , 
bien digne de son illustre père. 

La foudre de la disgrâce royale alla ensuite 
tomber sur Mirza-Sadck, lequel nom Sadek^*}, 

(*) Ssàdeg signifie littéralement vc'ridique , sincère. Ordonne 



DE SOLKIMAAN. I27 

chez les Orientaux , signifie j uste , et est le même 
que Sadoc chez les Hébreux ; il étoit frère de 
Mirza-Ibrahim dont il a été déjà parlé, et pire 
encore que lui , vazier ou fermier royal de Fars 
qui est l'ancienne Perside. Les plaintes de Chiras 
l'ont enfin , grâces à Dieu, tiré de son emploi. Il 
y avoit plusieurs années que l'on demandoit au 
ciel sa chute avec des vœux ardens ; mais on ne 
l'obtenoit point. On crioit contre ses voleries ; il 
venoit en foule des requêtes contre lui à la cour : 
ses présens et ses belles lettres rendoient vains tous 
ces efforts. Même , l'un des principaux sujets de 
l'ambassade des Hollandais, en l'an 1666, étoit 
pour se plaindre de ses vexations et de l'empêche- 
ment qu'il donnoit à leur négoce : tout le monde 
croyoit que ce coup lui alloit faire tomber la tête , 
mais il le para avec l'aide d'une sœur qu'il avoit 
dans le palais des femmes; il en fut quitte pour 
une rigoureuse réprimande qu'on lui envoya dans 
une patente dont les Hollandais furenteux-mêmes 
les porteurs. Enfin , cette année, tant de nouvelles 
plaintes s'élevèrent qu'il n'y eut plus de remède : 
et les présens n'y purent rien. 11 en envoya encore 
pour quelque cent mille écus ; mais on les prit 
sans toutefois l'épargner : il fut chassé de son em- 

cc surnom à Aboù-bckr , parce qu'il rendit témoignage en faveur 
du Prophète , dont il affirma avoir vu l'ascension au ciel. (L-s.) 



T28 LE COURONNEMENT 

ploi , et tous ses biens confisqués. On croyoît à 
ia cour qu'ils se monteroient à plusieurs millions, 
mais on fut bien étonné de voir que le compte 
n alloit qu'à un million qui avoit été trouvé chez 
lui , savoir : dans ses coffres , neuf mille cinq cents 
tomans en argent blanc , quatre cent cinquante 
tomans en ducats d'or , huit mille en bardes, 
meubles , chevaux , étoffes , marchandises , provi- 
sions et autres choses semblables qui n'étoient pas 
desonservice ordinaire ; dans les coffres de son sur- 
intendant , deux mille tomans en argent blanc , et 
deux cent cinquante en ducats d'or, faisant le tout 
la somme de notre monnoie que nous avons dite. 
Ce seigneur prévoyoit dès long- temps ce qui 
lui étoit arrivé alors; c'est pourquoi il avoit mis 
à couvert ses pierreries , ce qu'il avoit de plus pré- 
cieux, et la plupart de son argent comptant; il 
avoit laissé seulement cette somme chez lui pour 
éblouir les yeux et faire accroire à la cour que c'é- 
toit là tout son bien; mais personne ne se le put 
imaginer , et Sa Majesté envoya dans toutes les 
places du gouvernement de ce seigneur un ordre 
pressant qu'on eût à chercher ce qui pouvoit être 
à lui , et qu'on publiât que tous ceux qui en sau- 
roient quelque chose eussent à le dénoncer. On 
en fit autant à Ispahan : par cette diligence on ne 
découvrit rien qu'environ soixante mille écussans 

les 



DE SOLEJMAAN. 1 29 

les biens immeubles. Le roî lui laissa les meubles 
dont les appartemens de son palais étoient parés; 
il ne toucha point à sa garde-robe, ni à rien qui 
appartînt à ses femmes; il lui laissa aussi tout ce 
qui étoit pour son usage ordinaire dans ses offices 
et ses écuries. Il lui permit, outre cela, de jouir 
de cinquante mille livres de rente, pour vivre en- 
fermé dans un palais , sur le dehors de Chiras 
( Chyrâz}, sans en sortir , quoiqu'il y pût rece- 
voir visite de ses amis. Ses enfans furent disgraciés 
à même temps et mis hors d'emploi. 

Après sa disgrâce, le roi ne donna sa place à 
personne , pour être une des plus importantes de 
la Perse ; mais il envoya à un seigneur persien 
d'ancienne famille , qui demeuroit à Chiras , nom- 
mé Sefie ' -Kouli-Sultaan {Sséfy-Qoùly-Sul~ 
t/idn) , le brevet de gouverneur par provision de 
la province jusqu'à ce qu'on y eût pourvu. 

Nous avons dit comment la plupart de ceux qui 
avoient été disgraciés sous le règne d'Habas II, 
revinrent de leur exil, et rentrèrent en grâce au 
commencement de ce nouveau règne. Mir-za- 
Hadi (Myrza Hâdy) fut de ce nombre, un des 
doctes seigneurs de Perse, bien capable d'ins- 
truire ceux qui désirent connoître ce qu'il y a 
de plus secret dans cet empire , soit pour la situa- 
tion des lieux , soit pour l'histoire , soit pour la 

Tome X. I 



10O LE COURONNEMENT 

politique : aussi avons- nous essayé de profiter 
de son amitié et de sa fréquentation. Le premier 
ministre, sous le feu roi , lui avoit fait faire son 
procès, et l'avoit relégué en son palais qu'il avoit 
à Ispahan : il n'en sortit qu'après la mort de ce 
monarque; et comme il hantoit la cour , et qu'il y 
éloit considéré, on lui donna en ce temps-ci la 
charge de vazier {yezyr*) ou fermier royal de Kir- 
maan (Kermàn*) , qui est la Caramanie. 

Il y avoit à Ispahan , depuis trois ans , une 
vieille princesse indienne qui y étoit retenue 
comme prisonnière ; elle étoit sœur du dernier roi 
de Decan , et s'appeloit Saheb - Koudchck (*), 
c'est-à-dire , en persien des Indes , petite dame , 
pour marquer une seconde princesse qui en a une 
autre au-dessus d'elle. Celle-ci s'étoit retirée à 
Vijapour, et , sur la fin de ses jours , vouloit aller 
faire le pèlerinage de la Mecque, portant avec 
elle des trésors immenses. Pour achever ce pèle- 
rinage, elle passa par la Perse; mais Habas II, 
pour des causes que l'on n'a jamais bien pu com- 
prendre, la tenant en son pouvoir, l'empêcha 
toujours de passer outre , ni de sortir de ses états , 

(*) Ssàhheb Koutchch signifie petil propriétaire , petit maître, 
petit souverain. Le premier de ces deux mots est arabe , l'autre 
persan. On les emploie indistinctement en persan pour l'un et 
l'autre sexe. ( L-s. ) 



DE SOLEIMAAN. l3l 

encore que , pour obtenir cette grâce , elle lui eût 
offert à diverses fois des présens très-considérables. 
Le nouveau prince , et cette année , le nouveau 
Soleïmaan, ne se montra pas aussi insensible aux 
présens de cette dame qu'avoit fait son père : il 
consentit à ce qu'elle désiroit , et reçut d'elle un 
trésor de pierreries d'une valeur inestimable. 

Elle prit son temps un jour que le roi passoit 
avec ses femmes devant l'hôtel où l'on l'avoit lo- 
gée. Elle sortit avec ses présens et sa requête : elle 
avoit fait préparer une superbe collation dans sa 
cour, et étendre sur la rue des brocards d'or, afin 
que le roi passât par-dessus à cheval ; et, comme 
il y passoit , ses officiers vinrent jeter sous les pieds 
de son cheval quantité de monnoie d'or et d'ar- 
gent de la valeur à peu près de deux mille écus. 
C'est un faste et une grandeur qui se pratique en 
Perse lorsqu'on veut honorer le prince d'une ma- 
nière pompeuse et obligeante. 

Sur la fin de celte année 1668 , arriva en Perse 
une mission nouvelle de capucins italiens, en- 
voyés par la congrégation De Propagande Jide , 
pour la Géorgie. Ils étoient six , accompagnés 
de deux laïques ; leur supérieur s'appeloit le père 
Etienne d'Ameria. Ils apportoient une lettre du 
pape au roi de Perse , dont voici l'original et la 
traduction : 

I2 



l3fi LE COURONNEMENT 

ILLUSTRI AC POTENTISSIMO PERSARUM REGI, 
CLEMENS, PAPA IX. 

Ïllustris ac potentissimc rex , salutem ac lumen 
divinae gratis. Romani pontificis à summo totius hu- 
mani gencris conditore Deo informata chantas nullam 
hominum societatem à se curisquc peramantibus suis 
alienam putat , sed probitatem, justitiam, aliasque prœ- 
claras virtutes ubicumque refulserint complcctitur , 
admiraturque. Antecessores igitur nostri , gloriosos 
Persarum reges ac speciatim celsitudinem tuam amplis 
harum laudum decoribus excellentem, et orbe toto 
celebratam , existimalionis , et benevolenlise praecipuo 
sensu prosecuti usque sunt. Nos autem in hac parte ut 
nulli eorum conccdimus ; ita in regia voluntate tua 
parem animi propcnsionem nobis profecto pollicemur ; 
ideoque nunc ab ea fidenter petimus ut presbyterum 
Stephanum de Ameria et socios capucinos homines 
non suam, sed unicam gloriam Dei, et animarum sa- 
lutem in Géorgie provincià qutesituros, ab injuriis 
schismaticorum ritùs Graîci in ca regione residentium 
auctoritatc tua defensos , ac tutos esse velis , quo sui 
muneris functionibus cxercendis libère ac securè pos- 
sint. Idemquoque ab insigni clcmentia tua poscimus et 
exspeciamus pro universis catholicis qui in latè paten- 
tibus regnis ac ditionibus tuis commorantur, quosque 
rcgalis patrocinii prœsidio quantum maxime possumus 



DE SOLEIMAAN. l33 

vehementer commendamus. Verùm nos invicem veri- 
tatis divinae perfectam agnilionem et bonorum om- 
nium quà spiritualium , quà temporalium uberem et 
assiduam faustitatem à praepotenti dextera Domini cel- 
situdini tuae ex animo loto peraccuratè precamur. Da- 
tum Romœ, apud S. Mariant majorent ,sub annulo pisca- 
ioris. Die 1 o martii 1 668. Pontificatûs noslri anno primo. 

A L'ILLUSTRE ET TRÈS -PUISSANT ROI DES PERSES, 

CLÉMENT IX, TAPE. 

Illustre et très - puissant roi , nous vous souhai- 
tons le salut et la lumière de la grâce divine. La cha- 
rité des pontifes romains , que Dieu le souverain créa- 
teur de tous les hommes leur a donnée , n'estime point 
qu'il y ait aucune société sur la terre qu'elle puisse 
regarder comme étrangère , et ne refuse à personne 
ses soins tous pleins de tendresse ; mais au contraire , 
elle admire et elle embrasse avec une affection parti- 
culière la probité , la justice , et les autres vertus illus- 
tres partout où elles se rencontrent : c'est pourquoi 
nos prédécesseurs ont toujours recherché avec beau- 
coup d'estime et de bienveillance les glorieux rois de 
Perse , et particulièrement votre hautesse qui s'est 
rendue célèbre dans toute la terre pour être ornée de 
toutes ces grandes vertus. Comme nous n'avons point 
de moindres sentimens , ni une moindre estime pour 
votre mérite, qu'ils en ont eu, nous nous promet-ton» 



304 LE COURONNEMENT 

que vous n'aurez pas moins de bonne volonté pour 
nous que vous en avez eu pour eux : dans cette con- 
fiance nous vous demandons maintenant d'accorder 
votre protection au P. Etienne d'Ameria, et aux ca- 
pucins ses compagnons, hommes qui s'en vont en la 
province de Géorgie , non point pour y chercher leur 
gloire , mais seulement celie de Dieu et le salut des 
âmes ; et nous vous supplions de les défendre et de les 
tenir à couvert par votre autorité des injures des schis- 
matiques qui suivent les cérémonies et les opinions des 
Grecs, afin qu'ils puissent avec liberté et sans empê- 
chemens s'employer aux exercices de leur charge. Nous 
désirons , et nous attendons de votre insigne clémence 
la même faveur et la même protection pour tous les au- 
tres catholiques qui sont épars dans la vaste étendue de 
vos royaumes et des provinces de votre domination, 
lesquels nous recommandons de tout notre pouvoir à 
votre générosité et à votre bonté royale : en récom- 
pense, nous prions Dieu sans cesse de tout notre cœur 
que sa dextre toute-puissante envoie à votre hautesse 
une parfaite connoissance de la vérité divine, qu'elle 
vous comble de toutes sortes de biens spirituels et tem- 
porels , et qu'elle vous fasse jouir d'une prospérité con- 
tinuelle. Donné à Rome, dans sainte Marie majeure , 
sous r anneau du pêcheur, le 10 e jour de mars 1668. 
De notre pontificat l'an premier. 

Nous avons parlé de ce que firent cette année 
les Cosaques sur la mer Caspie , de leurs députés 



DE SOLEIMAAN. iZj 

qu'ils envoyèrent à la cour, dont le conseil ne 
demeura pas fort satisfait ; nous avons dit aussi 
quelque chose des beaux raisonnemens que fai- 
soient les spéculatifs pour découvrir si leurs inten- 
tions étoient droites, ou s'il n'y avoit pas quelque 
tromperie cachée sous cette députation : il faut 
que nous ajoutions ici leur seconde irruption et 
le reste de ce qu'ils firent en Perse dans cette 
même année 1668. Tandis que l'on disputoit à 
Ispahan s'il les falloit prendre pour amis ou pour 
ennemis, eux, dès qu'ils virent leurs députés de 
retour, comme tout ce qu'ils en avoient fait n'é- 
toit que pour mieux tromper les Perses , quoi- 
qu'en apparence on eût donné à ces peuples de 
belles paroles, et qu'on les eut chargés de pro- 
messes très-avantageuses pour leur peuplade, ils 
continuèrent dans le dessein de piller toutes ces 
régions maritimes de Perse du côté de l'orient. 
Pour cet effet, ils quittent Savé (*); et, tirant 
toujours vers les provinces plus orientales de la 
mer Caspie, ils font soixante et dix lieues de che- 
min sans être aperçus de la terre, et vont des- 
cend re a Ferhabad ( Férhh âbâd) , capitale de 
Mazenderaan. Là, ils mettent pied à terre, con- 
trefaisant les marchands : ils entrent dans les mar- 
chés et dans les boutiques, comme des gens qui 

(*) Saveh ou Sawah, Voyez ce mot a la table des matières- (L. *. ) 



l36 LE COURONNEMENT 

ne connoissoient pas grand chose au trafic , et qui 
néanmoins avoient quelque chose à vendre et à 
acheter; ils donnoient les ducats d'or pour cinq 
chayet Çc/2d/iy) , qui sont vingt -cinq sous de 
notre monnoie ; vendoient le drap d'Angleterre 
pour quatre abassis (a'bbdcy'), qui sont autant 
de francs la queze (guez*) ou aune persienne. Les 
Perses , pendant cinq jours que cela dura , firent 
mille caresses à ces Cosaques, parce qu'ils trou- 
voient avec eux merveilleusement leur compte, 
et les estimoient des niais que leur bonne fortune 
leur avoit amenés; mais le sixième, ces fourbes 
continuant leur jeu , à l'heure qu'ils avoient arrêtée 
entr'eux où ils se dévoient trouver dans la ville 
en certain nombre suffisant , répandus néanmoins 
en divers endroits pourne pas donner du soupçon, 
ils mettent la main à l'épée , massacrent tout ce 
qu'ils rencontrent, saccagent toutes les maisons, 
et, chargés de proie , après avoir tué plus de cinq 
cents personnes , s'en retournent le même jour à 
leurs vaisseaux, dans lesquels, comme à la pre- 
mière fois, ils se retirent au milieu de la mer, 
hors de la vue de la terre. 

La perte la plus considérable , et qui ne se peut 
réparer, fut la ruine d'un superbe bâtiment qui 
étoit le palais du roi, situé au milieu de la ville , 
où étoit enfermé le trésor de porcelaine, et des 



DE SOLEIMAAN. l37 

vases de la Chine, bassins de cornaline, agate , 
corail , ambre , vaisselle de cristal de roche , et 
d'autres raretés sans nombre, que ces barbares 
rompirent ou emportèrent. Ils brisèrent encore 
cette grande haouse ou tanqui (* ) , c'est-à-dire , 
un grand bassin, qui étoit de jaspe, tout couvert 
de lames d'or , quil y avoit dans ce bâtiment. 
Toutes les fois que je songe à la magnificence et 
aux délices de ce beau lieu , je ne puis m'em- 
pêcher de le regretter; et si le lecteur avoit vu la 
description que j'en ai faite , il avoueroit qu'une 
chose si merveilleuse méritoit de durer toujours. 
Dans Ferhabad (Ferahli-âbâd} et aux envi- 
rons, il reste quelque peu de chrétiens de ce grand 
nombre qu'y amena autrefois Habas-le-Grand , 
qui a si fort diminué que ce n'est pas la centième 
partie de ce qu'il y en avoit au commencement ; 
la plupart, pour les intérêts du monde, ont em- 
brassé la superstition de Mahommet. Ce peu de 
chrétiens restés, sachant que ces Cosaques étoient 
aussi chrétiens, pour se sauver de leur fureur, 
et exempter du pillage leurs maisons, quand ils 
les voyoient venir à eux, leur crioient Christous , 



(*) Hhaoudh , que les Persans prononcent hhao'uz , est un mot 
arabe qui désigne un étang , un lac. Le mot persan tanguy signilir 
littéralement ciroiteur, c'est l'abstrait de tari g , étroit. ( L-s. ) 



1 38 LE COURONNEMENT 

Cliristousl et, pour mieux donnera connoître 
leur christianisme , ils faisoient de grands signes 
de croix depuis la tête jusqu'aux pieds : les Co- 
saques, les entendant invoquer ce nom adorable, 
et les voyant se signer de la marque de l'instrument 
de notre salut, les épargnoient, et garantissoient 
leurs maisons. 

Les iiabitans de Ferhabad , qui, par leur fuite, 
avoient sauvé leurs vies, retournèrent le lendemain 
au matin, croyant que ces Cosaques fussent partis, 
pour ramasser ce qui seroit demeuré de leur dé- 
bris; mais, comme ils y étoient occupés, les Co- 
saques tout à coup descendent à terre une seconde 
lois, qui, n'en voulant plus aux biens , mais aux 
personnes, en tuèrent jusqu'à sept cents, et en 
firent autant de prisonniers : après quoi ils se reti- 
rèrent tout de bon. 

L'hiver étoit arrivé , et ils le vouloient passer en 
Perse; et pour cela ils cherchèrent un lieu où ils 
pussent être en assurance. Vis-à-vis de cette ville 
de Ferhabad est une péninsule, laquelle, en forme 
de langue, s'avance quelque dix à on/.e lieues dans 
la mer Caspie. Elle abonde en cerfs , sangliers , 
gazelles qui sont une espèce de biches, et autre 
venaison ; elle abonde aussi en forêts, eaux douces 
et en tout ce. qui sert à la vie , de sorte que l'habi- 
taîion en est fort commo.ie : les Perses l'appellent 



DE SoLEIMAAN. l3g 

Mionné kellè (*), c'est-à-dire , corne moyenne , 
par où ils veulent signifier une pièce de terre qui 
s'avance de son terrain en la mer. Ce fut là de- 
dans que les Cosaques allèrent se retrancher : ils 
firent travailler jour et nuit leurs prisonniers à 
creuser un grand fossé à l'entour de leur camp ; 
et, avec plusieurs grands arbres qui sont là en 
abondance entravés les uns dans les autres , et dea 
gazons mêlés parmi, ils dressèrent une forme de 
rempart, sur lequel ils posèrent leurs badeligé ou 
pièces de canon en défense. 

C'étoit là justement ce que les Perses deman- 
doient : aussitôt qu'ils surent qu'ils s'étoient for- 
tifiés en ce lieu, celte année même avant qu'elle 
fût finie , malgré l'hiver, ils les allèrent attaquer; 
et, comme ils étoient plus forts qu'eux sur la terre, 
ils les battirent , reprirent presque tous leurs pri- 
sonniers, et les contraignirent de se jeter dans 
leurs barques , avec lesquelles ayant rôdé toute la 
péninsule, ils trouvèrent dans une extrémité plus 
éloignée un poste plus avantageux qui étoit dé- 
fendu par un marais : ils s'y arrêtèrent avec tout 
leur butin et leurs petits vaisseaux. J'espère d'être 
bientôt, moyennant l'aide de Dieu, pour la troi- 
sième fois en Perse, où j'apprendrai ce qui leur 

(*) Myàunéh heiléh , sommité , extrémité moyenne. (L-s.) 



I/ f LE COURONNEMENT DE SoLEIMAAN. 

sera arrivé, pour on faire part aux curieux, aussi- 
bien que des autres choses plus remarquables qui 
se sont passées en cet empire depuis ce temps-là. 






FIN- 



LETTRE 

DE M. DE LA CROIX, 



secrétaire -interprète du roi (*), sur quelques points 
d'érudition orientale qui sont dans ce iivre. 



Je répondrai, Monsieur, en moins de paroles que 
je pourrai au billet que vous m'avez fait l'honneur de 
m'écrire , sur la crainte que vous témoignez avoir , que 
l'on trouve à redire à quelques mots d'érudition orien- 
tale qui sont dans le livre du voyage de M. de Thé- 
venot, parce que vous les rencontrez autrement dans 
celui qui est intitulé le Couronnement de Soleïmaan ; 
mais vous me permettrez de vous dire que cette crainte 
me paroît être contre la justice que vous devez à cet 
illustre vovageur , et que n'ignorant pas sa capacité, 
c'est à vous de croire, puisqu'il les a écrits , qu'il ne 
peut y avoir de manque, et qu'au contraire tout ce 

(*) Cette lettre , placée au commencement du troisième volume 
des Voyages de Thcvenot , édition in-in , Amsterdam 1727, me 
paroît devoir faire naturellement suite au Couronnement de Soleï- 
maan , puisque Pttis de la Croix y relève plusieurs inexactitudes 
échappées à Chardin. J'ai cru qu'on aimeroit mieux lire de suite 
cette lettre que de la trouver morcelée dans mes notes. Ce Petis de 
la Croix est le même qui a rédigé le Précis de ses Voyages publié 
a la suite de la Jtelation de Dourry efendy , i8io ; un vol. 
v -8». (L-s.) 



ï42 LETTRE. 

qui se lit qui n'y est pas conforme est répréhensible : 
son premier voyage dans l'Orient lui avoit acquis la 
connoissance des langues turquesque et arabesque , et 
le second celle de la persienne. Ces trois langues qu'il 
possédoit si bien , et qu'il faut nécessairement savoir 
quand on veut se mêler des livres orientaux, jointes à 
l'histoire , aux mathématiques , à l'astronomie , à la 
botanique et autres sciences naturelles où il excelloit, 
l'avoient rendu si profond dans toute cette érudition 
orientale , comme vous devez l'avoir reconnu dans ses 
mémoires particuliers , qu'il y a peu d'occidentaux qui 
l'égalent dans ces matières, et qu'il n'y en a point qui 
ne doivent profiter de ses instructions. 

Je ne doute pas même que celui qui a écrit le livre 
du Couronnement de Soltïrnaan ne soit de mon avis 
•en cette rencontre, et je ne crois pas, par exemple , 
qu il veuille soutenir que le mot de Mether ( tom. IX 7 
p. 4o3 ) , qu'il attribue au grand-chambellan du roi 
de Perse, et qu'il fait superlatif, par la signification 
qu'il lui donne , soît arabe , quand il verra que notre 
auteur dit que ce mot est persien , et qu'il est compa- 
ratif, puisque son superlatif est meluerin, qui signifie 
le plus grand. 

Je m'assure aussi qu'il confessera volontiers que 
Toboal ( t. IX, pag. 534 ) , est arabe et non pas per- 
sien , et qu'il reconnoîtra bien s'il sait l'arabe ou le 
persien ; que ce mot, qui signifie des cercueils, n'a 
pas le caractère des pluriels persiens , qui se terminent 
-ordinairement en ha ou en an , mais des arabes. 

Pour ce qui est du mot divanbeghi (t. JX, p. ^2.2. ) , 
qu'il dit être corrompu de divanum begh-, cette pro- 



LETTRE. l4> 

position ne s'entend point , dh'anum legîi n'ayant 
jamais été en usage ni clans la langue turquesque ni 
dans la persienne , et ne pouvant donner de sens ; 
au contraire de divanbeghi , qui signifie , comme dit 
notre auteur en très-bon turc, le seigneur du divan t 
et dans lequel la syntaxe turquesque est parfaitement 
observée. 

Vous n'avez pas aussi davantage à craindre pour les 
deux mots de turban et de Munedgim que vous me mar- 
quez, etdontsesertnotreauteur.Quoi qu'en diseceluidu 
Couronnement de Soleimaan, il auroit bien mal fait 
d'écrire dhulbandt ; ce mot seroit aussi monstrueux 
dans un livre en français, qu'il pourroit l'être dans la 
bouche d'un homme qui le prononceroit. Turban est 
un mot français que l'usage a établi , et dulbandt est 
un mot persien , pourvu qu'il soit écrit selon sa véri- 
table orthographe ( car il faut l'écrire dulband') : et 
quand un Français s'énonce en sa langue , il ne doit 
point se servir des mots de autres nations pour se 
faire entendre , quand il y en a de français qui ex- 
priment la même chose , ainsi qu'un homme se ren- 
droit ridicule , qui , en parlant français , diroit chim- 
chir au lieu de cimeterre , quoique l'un vienne de 
1 autre ; mais il y a plus , car le mot de dulband ne 
signifie point en persien ce que l'on entend en français 
par celui de turban , comme le croit l'auteur du Cou- 
ronnement de Soleimaan, et au lieu de blâmer les 
écrivains qui nentendoient pas la langue, et de dire 
que le bonnet du roi étoit lié à lenteur en façon de 
dhulband par une fine toile , il devoit dire , puisqu'il 
prétend qu'on te serve des mots persiens , que le bon- 



l44 LETTRE. 

net du roi étoit lié en façon de destar , qui est le tur- 
ban , par une dulband ou fine toile (*) , puisque dul- 
band n'est qu'une partie du turban , que l'un nomme 
en persien destar, comme en turc sarik ( ssâricj} , 
et ne signifie que la toile qui est tortillée autour du 
haouk (cjâoùq) ou bonnet du turban , et le turban fait 
entendre une coiffure entière à la levantine. 

Pour ce qui concerne le mot de munedgim , qui si- 
gnifie astrologue , et duquel s'est servi notre auteur , 
il n'y a point de dissertation à faire ; celui de mu- 
nehiziim, qui est employé dans le livre du Cou- 
ronnement de Soleïmaan ( t. IX, p. 4 2 3) 7 n'est pas 
un mot de langue , il ne signifie rien ; et , comme celui 
dont il est question est entièrement de science , il est 
purement arabe, et sa racine est nedgem, dont les 
lettres radicales sont nun , dgim , mim , entre les- 
quelles vous voyez qu'il n'y a ni H , ni Z , et qu'il faut 
munedgim. 

Il n'en est pas de même du mot de hhanum !, qui est 
interprété dans le livre du Couronnement {t. IX, p. 
4og, 4*i i etc.) , par celui de duchesse : il est moins de 
science que de cour ; mais pour cela il n'a pas moins 
bien été employé par notre auteur, et les gens qui ont 
pénétré dans la cour du roi de Perse disent comme lui , 
que begum est le titre des reines et des princesses, et 
Jihanum celui des premières dames de son sérail ; et je 
m'étonne aussi-bien que vous de la signification qui est 
donnée à ce mot dans le livre du Couronnement de 

(*) Ce mot poiirroit venir de dll-bend ', lien , enveloppe du cœur, 
péricarde. ( L-s. ) 

Soleïmaan , 






LETTRE. l45 

Saleïnraan , puisqu'elle n'a aucun caractère qui appro- 
che de la signification naturelle de khanum, et encore 
moins de l'artificielle, qui ne va au plus qu à le faire 
signifier une darne aimée. Ce mot a son origine de la 
galanterie, son étymologie e5l khan , qui est en usage 
en Perse, principalement pour signifier un com- 
mandant ou gouverneur de province ou de ville , 
et les deux autres lettres, ou plutôt la consonnante 
M, avec sa voyelle ou mot. on qui l'accompagne, 
est une affixe qui lui tient lieu , soit en persien , 
soit en turc, du pronom possessif de la première 
personne ; et ainsi ce mot khanum signifie mon khan , 
mon commandant , mon gouverneur en terme mascu- 
lin , qui a été attribué par les rois de Perse aux fem- 
mes qu'ils aimoient particulièrement, delà même ma- 
nière que quelque homme amoureux attribuerait en 
français celui de mon vainqueur à une dame qu'il affec- 
iionneroit beaucoup , ce qui est fort éloigné de la sé- 
rieuse signification de duchesse qui est dans le livre du 
Couronnement de Soleïmaan. 

Venons, Monsieur , à ce qui reste dans votre billet, 
à savoir aux deux mots de Sarrasins et de Sofi. 11 
n y a assurément rien à reprendre à 1 érudition de M. 
de Thévenot, ni en 1 un ni en l'autre; et quand il 
fait, entendre que sarrasin vient de sarak dérober , 
l'on ne sauroit y trouver à redire : il y a bien plus 
à se formaliser de l' étymologie de ce mot, qui est 
marquée dans le livre du Couronnement de Soleïmaan 
( ci-dessus , pog. jS ) , nonobstant la longue disser- 
tation qui y est insérée, et l'insulte qui v est faite 
à ceux qui y sont nommés faiseurs de relations , et 
Tome X. K 



l46 LETTRE. 

aux anciens historiens mêmes ; comment celui qui 
l'a écrit veut-il que sarrasin vienne de sara netchin ? 
et où y trouve-t-il son élymologie ? S'il a quelque ins- 
truction des langues orienlales , ce que je ne puis assu- 
rer , n'ayant point l'honneur de le connoître, ne doit- 
il pas savoir, quand il est queslion d'élymologie , au 
moins dans ces langues , que ce sont les lettres radi- 
cales qui les étahlissent ? Comment donc sarrasins en 
français, saraceni en latin d'où nous l'avons pris , ou 
en grec sarakenoi ^.a.pux.m>ci , et en arahe saraldoun , 
peut-il être tiré de saranelchin, ou pour mieux favo- 
riser sa pensée de saranccJùn ; puisque, même selon 
les lettres qu'il attrihue à sara necîiin le principal ca- 
ractère de jiechin , qui est le premier nun , n'est point 
du tout dans sarrasin , non plus que le cliin qu'il élude, 
et dont il fait les Anglais garans ? Il ne le peut pas. 
Mais de l'étvmologie passons à la signification. Où cet 
auteur a-t-il trouvé que sara netchin signifie ceux qui 
s'asseoient dans la campagne ? En quelle langue sara 
signifie-t-il campagne ? Ce mot a plusieurs significa- 
tions qui n'approchent aucunement de celle-là : le mot 
qui désigne un désert ou une campagne stérile, c'est 
salihra avec un hha , qui ne peut en aucune manière', 
non plus que le sad (ssâd) qui commence ce mot , 
entrer dans l'étymologie de sarrasin , puisque les auteurs 
orientaux n'ont jamais employé de hha ni de sad en 
écrivant le pluriel sarahioun ou sarahin sarahins , 
dont, la racine arabe est sarak dérober, qui est l'action 
principale de ces peuples , et qui a pour lettres radica- 
les un sin. , un re et un kof, lequel ho fies Grecs mar- 
quent par un kappa, et nous, aussi-bien que les Latins, 



LETTRE. l47 

par un C, dont nous avons encore adouci la pronon- 
ciation par un Z ou par une S, en disant sarrazins ou 
sarrasins, au lieu de saracins : surquoi il y a encore à 
faire remarquer que les Sarrasins ne sont point les Tur- 
comans , comme il est écrit dans le livre du Couron* 
nement. Les derniers viennent du fond du septentrion, 
et les Sarrasins du midi. Au temps que le mot de sar- 
razins ou saracins a paru , Ton ne savoit ce que c'éloit 
que les Turcomans. Ceux à qui Ion a donné le nom 
de sarrasins étoient les Arabes Ismaélites ou Agare- 
néens, à savoir les Arabes du désert, qui n habitent 
point dans les villes, et qui exercent encore aujour- 
d hui , comme ils faisoient il y a plusieurs siècles, le 
métier de voleur , qui leur a donné le nom de sarra- 
sins , bien auparavant sans doute que les Anglais, 
qui ont la prononciation du clan aussi facile que les 
Français, eussent pu changer cette lettre du verbe 
persien netchinen (jiècJnstéji) en zin , ainsi qu'il estmal 
supposé dans le livre du Couronnement de. Soleïmaan. 
L auteur de ce même livre ( totn. IX. , pug. 49^) 
ne trouve pas aussi à propos que Ton dise le grand Sofi 
en parlant du roi de Perse. Effectivement cette ma- 
nière de parler seroit à désapprouver en ceux qui se 
serviroient de ce mot en parlant ou en écrivant à un 
roi de Perse et même à un Persan. Texeira et d'autres 
ont écrit il y a long-temps qu'il ne faut point user de 
ce terme ; mais ils n'ont pas dit qu'aucun roi de Perse 
n'a jamais porté ce nom , ainsi qu'il est marqué dans 
le livre du Couronnement, Ces messieurs éloienttrop 
bien informés de L'histoire orientale ; et quand M. de 
Thévenot écrit Ismaël Soii , il fait bien connoître qu'il 



l46 LETT B E. 

a lu les auteurs orientaux, et qu'il savoit que le nom 
de Son a élé un des principaux instrumens qui a élevé 
sur le trône de Perse la famille qui y règne aujour- 
d'hui, Son premier roi joignit le nom ou surnom de 
Sofi à celui d'Ismaël , et il le prit à l'imitation de son 
père et de son grand-père qui avoient déjà fait plu- 
sieurs tentatives pour s'élever au-dessus du commun 
des hommes parla puissance ; et ces deux personnages 
n'affectèrent de se dire Sotîs, qu'afin de conserver à 
leur famille , et la réputation , et la quantité d'amis que 
leurs ancêtres, qu'ils assuroient être des descendans 
d'Aly par l'un des imans, leur avoient acquise lors- 
qu'ils étoient les chefs de cet ordre et secte des Sofis , 
qui , dans les derniers temps , s'étoit rendue formi- 
dable. Cette secte, dont l'application particulière étoit 
à la théologie mystique et à la contemplation, au temps 
delà piété, a été dans le mahumétisme la plus épurée 
de toutes celles de l'Orient , et il y a , dans la Biblio- 
thèque du Pvoi, des livres manuscrits entiers touchant 
les règles qu'elle observoit. La grande estime qu'Is- 
maël savoit que ses pères avoient acquise sous ce nom, 
lui fil croire qu il lui seroit fort utile de le prendre, 
et il ne*se trompa point ; car il fut premièrement suivi 
de tout ce qui se rencontra «le Sofis et de gens atta- 
chés aux Sotis , par le moyen desquels il établit la 
croyance que son père et son aïeul n avoient presque 
fait que proposer, à savoir qu'Alv étant le vrai-, seul 
et unique héritier de Mahomet , il le falloil suivit; en 
toutes choses , si l'on vouloit être sauvé ; et de vrai 
l'on conçut une si haute opinion de ce Sofi , que les 
amis de sa maison avec les novateurs et les mécontens 



LETTRE. l4g 

n'eurent pas de peine à s'y joindre , et lui à les em- 
ployer pour perdre Farokh, roi ou sultan de Schirvan, 
qui avoit fait mourir son père Aidar : ce qui ayant si 
bien réussi à Ismaël Sofi , il trouva ensuite les moyens 
d'attaquer et de vaincre les autres sultans de Perse qui 
étoienl de la famille des Akkoionlu , et de monter lui- 
même sur le trône de l'empire. Ainsi il n'est pas vrai 
de dire qu'aucun des rois de Perse n'a jamais porté le 
aiom de Sofi, quoique depuis Ismaël ces rois aient 
cessé de le prendre , ayant abaissé cet ordre des Sofis 
pour des raisons que je pourrai dire ailleurs, outre 
qu'ils n'ont pas eu besoin d'artifice pour se mainte- 
nir ; et c'est ce Chah Ismaël Sofi qui a donné occasion 
aux Européens d'appeler les rois de Perse Sofis , 
comme après César ils ont nommé les empereurs qui 
l'ont suivi , les Césars ; et après Osman ou Othman 1 er , 
ils ont appelé ceux de Turquie les Othomans , etc. 



Signé PETIS DE LA CROIX. 



NOTICE CHRONOLOGIQUE 

DE LA PERSE, 

DEPUIS LES TEMPS LES PLUS RECULÉS JUSQU'A CE JOUR ; 
PAR L'ÉDITEUR. 



Malgré les nombreuses et épouvantables révolu- 
tions qui ont agité la monarcbie persane, elle est encore 
aujourd'hui en Asie et dans le monde entier la seule 
digne, par sa haute antiquité, d'entrer en parallèle avec 
l'empire Chinois. L'époque de sa fondation est un de 
ces problèmes chronologiques constamment rebelles 
aux recherches des savans , et sur lesquels on n'a pas 
même la satisfaction de former des conjectures plus ou 
moins vraisemblables. Nous n'avons, en effet, nul 
jalon pour diriger notre marche à travers la nuit des 
temps, et pour découvrir à quelle époque les Persans 
et les Indiens avoient le même système religieux et po- 
litique, et peut-être parloient la même langue , soit 
que les uns ctles autres aient une origine commune , soit 
qu'ils fissent primitivement une seule et même nation, 
soit enfin que l'une de ces deux nations ait donné nais- 
sance à l'autre. Ce sont là des questions que nous n'es- 
sayerons pas de résoudre ; mais les observations que 
nous avons consignées dans le cours des notes ajoutées 



j5î notice 

à cette nouvelle édition des Voyages de Chardin ? 
louchant les nombreuses conformités qui exisloveu£ 
autrefois entre les Persans et les Indiens , n'en sont 
pas moins exactes, et coïncident parfaitement avec 
les notions consignées dans le Dâbistàn de Mohham- 
med Fàny (*). Suivant cet. écrivain persan , dont le. 
célèbre William Jones n'a pas dédaigné le témoi- 
gnage , Mahâbâd , c'est - à - dire , le grand Abâd , 
fut le fondateur d'une dynastie persane bien anté- 
rieure à celle des Peych-Dâdyens, la première con- 
nue jusqu'à présent de nos chronologisles européens. 
Mahâbâd fut non-seulement le premier législateur du 
monde, mais encore le premier homme de la créa- 
tion actuelle. Il avoit, ainsi que sa femme, survécu 
à la destruction de la création précédente , et résisté 
au grand cataclysme qui sépara ces deux créations. Les 
anciens Persans , aussi-bien que les philosophes grecs 
et la plupart des nations asiatiques n'avoient nulle idée 
de la création dans le sens que nous donnons main- 
tenant à ce mot, ni de l'annihilation totale de la ma- 
tière. En effet, suivant la savante et judicieuse obser- 
vation de M. Anquclildu Perron, « h création pro— 
» prementdite, quoique vérité certaine et "très-impor- 
» tante , est trop au-dessus de l'esprit humain pour avoir 



(*) Ouvrage extrêmement curieux , dont INI. Gladwin a 
publié la première partie , accompagnée dune traduction 
anglaise , tom. I , pag. no-3i du Nca> Asiallch Miscellany , 
recueil maintenant très-rare , imprimé à Calcutta , en 17^9 II 
n'en a paru que les deux premiers numéros que je possède. 
Le Dâbistàn a été dernièrement traduit en allemand , d'a- 
près la version anglaise avec quelques notes , par M. Dalberg. 



CHRONOLOGIQUE; î53 

» élc aperçue par des hommes destitués de la révéla- 
» lion (*). » Les nations que nous venons d'indiquer , 
n'admettent donc que des changemens de formes et 
des modifications de la matière t opérés par de gran- 
des révolutions physiques ; enfin, des intervalles de 
chaos, pendant lesquels Fauteur des choses semhle 
sommeiller ou se reposer. 

LES ABADYENS. 

Après le débrouillement du chaos , le grand Abâd 

distribua ses nombreux enfans (les hommes) en quatre 

castes ; les prêtres ou ministres de la Divinité compo- 

soient la première de ces castes ; la seconde renfermoit 

les militaires ; dans la troisième et clans la quatrième 

furent relégués les marchands, les artisans et les Va- 
is 

lets. Les mêmes grandes divisions se retrouvent encore 
chez les Uindoux modernes, qui leur ont conservé 
des noms à peu près semblables à ceux qu'en lit dans 
le Dàbislân. Le même législateur promulgua un 
code qui pourroit bien être le même que celui ds 
Menou (le Menaça Sastra) , lequel jouit encore dan» 
llnde d'une vénération Pt dune autorité égales à celles 
du Vêda. M. Jones , dont je ne fais ici que rapporter 
la conjecture , s'appuie sur plusieurs conformités qu'il 
croit avoir remarquées entre plusieurs articles de ces 



(*) Mémoire de L'Académie des InscriptionsetBe'.les-Lettres, 
toni. XXXIX . pag. 740. Le même savant ajoute que tous les 
principes de l'ancienne philosophie tendent à combattre cefte. 
vërité. Voyez aussi nies notes sur la Comparaison des dieux de 
la (,rt>ce , de IJ/tilie et de ï Inde, t. I er , pag. 2i4~2i6 dcî 
Recherches asiatiques , traduction française. 



i54 Notice 

livres antiques et sacrés. Il observe aussi, avec beau- 
coup de justesse, que la dynastie persane des Abâ- 
dyens est composée de quatorze Abàd, nombre égal à 
celui des Menons indiens ; de manière que ces deux 
dynasties primitives pourraient bien n'en avoir formé 
réellement uii'iiuc. 

Le dernier Abâd se nommoit Abâd-Arzou : il 
renonça au sacerdoce et à l autorité suprême , pour se 
livrer toul entier à la contemplation. La durée de cette 
dynastie semble avoir été l'âge d'or des Persans et du 
monde entier ; car l'auteur du Dâbistân affirme qu'il 
est impossible de se former une idée des jouissances 
de toute espèce que les Abâdyens procurèrent au 
genre humain, c'est-à-dire à leurs sujets; car pour 
tous les anciens écrivains de l'Orient , l'univers s'est 
toujours borné au pavs qu'ils babitoient , et qui étoit 
réellement le seul qu'ils connussent. Cette observa- 
tion , dont je crois pouvoir garantir la rigoureuse exac- 
titude, est d'une haute importance pour l'intelligence 
des principaux codes sacrés et politiques de toute 
l'Asie, dont quelques-uns ont passé en Europe. 

La race des Abâdyens subsista pendant plusieurs 
.millions d'années, dont chaque jour étoit composé 
d'une révolution entière de Saturne. 

LES DJÉYENS. 
Après la retraite volontaire d' Abâd-Arzou , l'uni- 
vers, ou pour mieux dire l'empire persan, tomba 
dans une anarchie épouvantable. Désespérés de voir 
les maux qui s'accumuloient sur leurs semblables, et 
qui s'aggravoient chaque jour, plusieurs sages, versés 



CKRONOLOGIQVF:. l5S 

dans la lecture du grand livre des Abâdyens, allèrent 
trouver un fds d'Abâd-Arzou , disons plutôt un de 
ses descendans en ligne directe , et le déterminèrent à 
accepter la couronne. Sa haute piété, et la régularité 
de ses mœurs lui valurent le nom de Dj'éy , mot qui 
dans la langue des ignicoles signifie pur. 

DjcLy fonda une nouvelle dynastie, ou ligne de rois 
qui portèrent le nom de Djéyens. Le dernier prince de 
cette dynastie, dont nous ignorons la durée, se nom— 
moit Djéy-Abâd : il abdiqua après un règne assez 
long, ou pour mieux dire plusieurs princes qui avoient 
Djèy pour nom commun, se succédèrent jusqu'à ce 
qu'un d'entr'eux , fatigué des embarras du gouverne- 
ment , abdiqua l'empire en faveur d'un de ses pa- 
rens nommé Kelvoù ; mais à qui sa haute piété avoit 
valu le nom Chây , c'est-à-dire , Dieu et adorateur 
de Dieu. Il plaça par respect ce surnom avant son nom 
propre. 

LES CHAYENS. 

Les descendans de ce nouveau monarque se nom- 
mèrent Chàyens. Sous cette dynastie, qui subsista 
plusieurs millions d'années, l'état recouvra toute sa 
splendeur ; leur généreuse et active commisération 
s'étendit sur tous les êtres animés, à la conservation 
desquels ils consacrèrent leurs soins. Le dernier de 
cette heureuse dynastie se nommoit Clniy Muhboul. 

LES YÉCANYENS. 

3 

Yéçân, que l'on désigne comme le fds de Chây 
Mabboùl , mais qui néloit qu'un de ses parens , lui 



î5G NOTICE 

succéda, et Fonda une dynastie à laquelle il donna son 
nom. Cétoit un des prophètes les plus célèbres de 
son siècle. 11 est bien tard peut-être pour remarquer 
que tous les monarques dont nous avons parlé jusqu'à 
présent , étoient doués de l'esprit prophétique , et réu- 
nissoient le pouvoir spirituel au pouvoir temporel. 
Ainsi ont commencé l'ancienne monarchie égyptienne 
et toutes celles de l'Asie. 

Le nom &' Yàçâri signifie digne , qui mérite d'être 
êld'ti. Il répara les malheurs que l'apathie et la foi- 
blesse des derniers souverains de la dynastie précé- 
dente avoient causés ou laissé introduire. JTéc n Ad- 
jam fut le dernier monarque de cette dynastie , qui 
subsista moins long-temps que la précédente. « Lors- 
qu'il quitta sa dépouille mortelle, et abandonna ce 
séjour des crimes , l'univers fut livré à de nouveaux 
fléaux; » l'anarchie reparut dans toute son horreur, 
parce que Guil-Châh, fils d'Yéçân-Adjam , passoit 
tout son temps à des exercices de piété : on ignoroit 
même le lieu de sa reLraile. 

LES GUIL-CHAHYENS OU PEYCH-DADYENS. 

« Une révélation, envoyée par le souverain de l'uni- 
vers, arracha Guil-Châh de sa retraite : il se mit à la 
tête du gouvernement de la terre , et devint le souve- 
rain des habitansdu monde.» Il assembla ses enfans et 
leurs descendans qui avoient imité son exemple, et 
vivoient dans la retraite. Ils lui décernèrent le litre de 
père des créatures , parce que la majeure partie du 
genre humain, c'est-à-dire des Persans, avoit été e*- 



CHRONOLOGIQUE. iS* 

aminée dans les guerres, et le peu qui en restoit 
vivoit comme des mauvais génies ou des bêtéssatival 
gcs. Guil-Châh , nommé aussi Kayoùmaralz ( homme- 
taureau) , les vainquit dans un combat , el parvïnl en- 
suite à les civiliser, et à les empêcher de nuire aux 
êtres animés qui ne font pas de mal. « Ainsi,. qu and on 
ht dans les chroniques que Kayoùmaralz et ses ènfans 
firent la guerre aux Dy.es ou mauvais génies, il faut 
entendre ces êtres méchans, et ces religions qui per- 
mettent de tuer les êtres animés ; en un mot , tout ce 
qui avoit été établi par ces mauvais génies. » 

« Lesouverain de l'univers envoya à Kayoùmaralz 
un livre intitulé : Gâoùy ; et parmi ses nobles desl 
cendans , savoir : Syâmek, Houcheng, Thahmouratz 
-Djemchyd, Férydoùn , Ménoutcheher, Kay-Khos- 
roù, Zerâtocht et Azer-Fâçân; le premier et le der- 
nier furent des prophètes célèbres, dont la doctrine 
etoit conforme à celle de Mahâbâd et de Kayoùma- 
ralz; leurs livres et leurs écrits étoient d'accord avec 
le livre d'Abàd (pag. i53); et, à l'exception de Zerâ- 
tocht, aucun de ceux que nous venons de nommer, 
n'a osé écrire un seul mot contraire à ce livre d'Abâd,» 
et les Yez-Dânyens trouvèrent encore le moyen de l'es 
concilier. Cependant ils nomment Zerâtocht , Ou- 
khechver sympâry , c'est-à-dire, le prophète' énig- 
matique. 

Les rois Guil-Châhyensse divisent en quatre races 
les Peych-dàdyensjes Kayânyens , les Archkânvens 
et les Sâçânydes : le dernier de tous fin Yezdedjerde. 

(Avant J. C. 85o.) Kayoùmarats, premierroi Peych- 
dâdyen, avoit établi le siège de son empire dans l'Axer- 



1 58 NOTICE 

bâïdjân , et il eut souvent à combattre les Tatars et 
les Arabes, peuples nomades qui le travcrsoient in- 
cessamment dans ses entreprises. 

(845.) Son petit-fils Hoùchenk se distingua par son 
extrême équité, et donna des lois si sages, qu'elles 
lui méritèrent le surnom de Peych-dàd , qui rend la 
justice ; d'où les rois de Perse de sa race ont été appe- 
lés Peych-dâdyens. Il inventa l'agriculture , découvrit 
les mines , fit bâtir plusieurs villes , et recula les li- 
mites de son empire. 

(835.) Thahmourâtssonfis lui succéda. 11 bâtit Babel 
( Babylone) et Nyniveb (Ninive), dont il donna les 
gouvernemens à des grands de sa cour , à charge de 
lui payer tribut. Ce monarque aimoit les arts et les en- 
couragea. 11 futle premier qui se revêtit dune armure 
complète. Il soumit beaucoup de peuples barbares, 
d'où il fut surnommé Dyvebcnd , le vainqueur des 
gèans ou des mauvais gJnies. 

(800.) Djenchyd , qui monta sur le trône après 
lui , étoit son neveu. H acheva Issthakhr (Persépolis), 
et institua l'année solaire , dont le premier jour étoit 
célébré par de grandes réjouissances {yoy. t. II , pag. 
2.S0 ). Ce fut un prince sage et magnifique à qui l on 
doit plusieurs grands travaux et des découvertes utiles. 
Zohhâk le détrôna, et se mit la couronne sur la tête. 

(780.) Zohhâk. Les excès et la cruauté de ce tyran 
firent révolter les Perses peu de temps après son 
avènement au trône. Gâoù , général de l'insurrection , 
le vainquit, et mit à sa place le fils de Djemcliyd , 
nommé Férydoùn. 

{Avant J. C jSo.) Ce Férydoùn est regardé parle* 



CHRONOLOGIQUE. loi) 

Persans comme un modèle de toutes les vertus ; son 
nom est devenu Pépithète de tous les bons monarques, 
comme on aura eu occasion de le voir plus dune fois 
dans différentes citations de notre "Vovageur, aux- 
quelles nous joindrons celle-ci : 

« L'heureux Fe'rycloùn n'e'toit pas un ange : 
» Il n étoit pas pe'tri avec l'ambre et le musc ; 
» Sa justice et sa libe'ralite' firent sa gloire : 
» Sois juste et libe'ral, et tu seras un Fe'rydoùn. » 

Sa'jdy. 

Après un règne paisible, il partagea ses états entre 
ses trois enfans, Tour , ïyrâdje et Selcm , et acheva su 
carrière dans la solitude , enlre l'étude et la sagesse. 

(72.0.) Ménoùtchéheraprès lui améliora considérable- 
ment le gouvernement de la Perse ; mais il éprouva de 
grands revers, malgré le courage et l'habileté de ses 
généraux, et laissa la couronné à son fils Noùdzsr. 

(6q5.) Noùdzer fut vaincu et tué par Afrâcyâb,, 
roi du Toùrân , autre descendant de Féiydoùu. Son 
règne , qui avoit été fort court, n'est remarquable que 
par les dissensions qui en ont hâté le terme. 

(f»3fj.) Au bout de 12 ans, Zâlzer chassa Afrâcyâb 
de la Perse, et plaça sur le trône un prince du sang 
nommé Zoù ; mais ce nouveau roi ne le fut guère que 
de nom ; car Afrâcyâb occupa de nouveau la presque 
totalité de la Perse. 

(634)Guerchâsb ou Kichtasp succéda à Zoùson père, 
dans l'ombre de la royauté, encore ne porta-t-il que fort 
peu de temps le nom de souverain, et avec lui finit (600) 
la race de* Peych- dâdyens qui avoit régné 257 ans 



1 Co NOTICE 

suivant 31. Jones; a45o, suivant le Djihân Ara; 2-?*4, 
suivant le Târykhi Behrâm ; 2.^1 , suivant une table 
chronologique , annexée à un manuscrit du Châh- 
nâméh ; et ^4yo , suivant le Târykhi Hhamzéh. 

RACE DES KAYANYENS. 

(^ Avant J» C. 610.) Kaï-Kobâb (*) ayant conquis 
toute la Médie, Afracyâb se rcgardoit comme souve- 
rain de la Perse, lorsque Qobàd , autre fils de Zoù T 
commença à se faire distinguer par les avantages qu'il 
obtint sur les Tourânyens avec l'assistance de Zâlzer, 
et après plusieurs victoires signalées, il les rejeta sur 
l'autre rive* de l'Oxus , et remonta sur le trône que 
ses ancêtres avoient occupé. Kaï-Qobâd fit preuve 
d'une grande sagesse dans plusieurs règlemens qu'il 
établit pour son royaume. C'est lui qui ordonna la 
division des grands chemins en Farsangs. 

Kaï-Kâoùs est le même que nous connoissons 
sous le nom de Darius le Mède , suivant 31. Jones , 
et que Cyaxar, selon 31. de Volney: le premier place 
l'avènement de ce prince au trône en 610 ; l'au- 
tre, en 635, avant Jésus -- Christ. 11 porta ses ar- 
mes dans l'Asie mineure , et d'abord y fit de grands 
progrès ; mais pendant qu'il poussoit ses conquêtes 
de ce côté , Afracyâb fit une troisième invasion en 
Perse , et se ressaisit de la Médie. Kaï Kaoùs , après 

(*) M. de Volney pense que Kaï-Qobâd est le même que 
Deïokcs, dont il place le commencement du rogne vers Tan 
710 avant. 7. C. Voyez Chronologie d'Hérodote , pag. 33o . tète 
t '<. la troisième colonne. 



CHRONOLOGIQUE. 161 

un règne de 3a ans, abdiqua en faveur de son petit- 
fils Kaï - Khosroù ou Cyrus ( 538 ). Syâvech , père 
de ce jeune prince , ayant été accusé faussement 
par une concubine de Kaï-Kâoùs d'avoir voulu 
lui faire violence , s'étoit enfui à la cour d'Afràcyâb 
qui le reçut à bras ouverts, et lui donna en mariage 
sa fille Firenkyz, ou Mandane selon les Grecs; mais 
un frère d'Afràcyâb le tua peu de temps après : sa 
femme étoit enceinte de Kaï Khosroù , et elle auroit 
eu le même sort ; mais elle y échappa par la fuite. Dès 
que Khosroù fut en âge de porter les armes, il 
servit dans l'armée persane. Ses exploits le firent con— 
noître par le général qui le mena à la cour avec sa mère* 
(538.) Kaï-Khosroù sévit à peine sur le trône , qu'il 
songea à venger la mort de son père , et à délivrer 
le royaume du joug tyrannique d'Afrâcyâb. Il réussit 
dans cette double entreprise. Afrâcyâb , quoique bien 
supérieur en forces , fut vaincu, et perdit la vie dans 
une bataille , où Kaï-Khosroù et le fameux Roustem 
firent des prodiges de valeur. Khosroù , par cette vic- 
toire , prit possession des contrées qu'Afrâcyâb avoit 
enlevées à ses pères , et abdiqua après un règne de 3c» 
ans. M. de Volney trouve beaucoup de conformités 
entre Kaï-Khosroù et Cyrus, qui cependant , selon 
lui, commença de régner en 56o avant J. C. 

(5oo.) Lahorâsp lui succéda. Quelques savans veu- 
lent que ce soit le Cambyses des Grecs ; mais celui- 
ci étoit un tyran , l'autre, le prince le plus aimable 
et le plus vertueux. Son règne a été illustré par les 
exploits de Goùderz, général de ses armées, qui 
pénétra fort avant dans les contrées de l'ouest. 

Tome X. L 



162 NOTICE 

(48o.) Kichtâsp , successeur de Lahorâsp , trâïfS— 
fera le siège de l'empire de la ville de Balkh en Kho- 
râçân à Issthakhr (Persépolis). Sous son règne parut 
Zerdôcht ou Zeratoùcht (*) , dont il approuva telle- 
ment la doctrine , qu'il fit ériger un grand nombre? 
à'AlêcJi-Gâh , ou temples consacrés au culte du feu. 

(4^4-) Ardéchyr , appelé autrement Bahaman , et 
surnommé Dirâzdest (longue main), qui monta sur le 
trône après lui, est sans contredit l' Artaxerxès des Grecs, 
qui l'appellent aussi Macro-hhèïr. Les anciennes chro- 
niques orientales datent de son règne la reconstruc- 
tion du temple de Jérusalem. Balthazar , vice-roi de 
Babylone , ayant encouru la disgrâce d'Ardéchyr son 
souverain , celui-ci envoya, pour le châtier de ses in- 
justices, un général nommé Korech (Cyrus), qui, l'ayant 
vaincu , obtint l'investiture de son gouvernement , et 
protégea les Juifs. Ardéchyr laissa la couronne à son- 
petit-fils Dârâb : mais ce jeune prince n'étoit poinfi 
en âge de gouverner. 

(44°-) Homâï sa mère , fille d'Ardéchyr, prit aussi- 
tôt les rênes de l'empire des Perses. L'époque de son 
gouvernement est célèbre parla construction du palais 
d'Issthakhr (Persépolis), dont il reste encore de pré- 
cieuses ruines. 

Dârâb ou Dârâ (Darius le Bâtard suivant, les Grecs} 
entre , en l'an 4^4 avant J. C. , dans la pleine jouis- 
sance de ses droits de souverain , et les conserva jusqu'à 

(*) M. de Volney place la mission de Zoroastre entre les 
anne'es 1220 et 1200 avant J. C. ; et la naissance de ce légis- 
lateur vers i25o. Chronologie d'Hérodote , vie de Zoroastre >: 
yag. 261 etsuiv. , tête de ta troisième colonne. 



CHRONOLOGIQUE. i63 

sa mort , arrivée 24 ans après ( 4oo ). Les Orientaux dé- 
bitent sur le compte de ce prince une fable , au moins 
puérile, à peu près semblable à l'histoire de Moïse 
sauvé des eaux, et que nous ne rapporterons point 
ici à cause de son étendue. Par un autre fal.de en- 
core plus ridicule , il font Alexandre fds de ce Dârâb. 

(337.) Dârâ le jeune , qui nous est mieux connu 
qu'aux Persans même , sous le nom de Darius Codo- 
man, ne régna point immédiatement après le précé- 
dent , et il y a une lacune dans les histoires nationales : 
elles ne font mention ni d'Ardéchyr , fds de Dârâ et 
de Pâryzâdéh , ou Parysatis mort en 36s, suivant M. de 
Sainte-Croix , ni d'un autre Ardéchyr , appelé Darius 
Ochus par les Grecs , et qui lui succéda. M. Jones croit 
pouvoir placer en l'an 33 j avant J. C. l'avènement de 
Dârâ le jeune. Celte époque le met assez d'accord avec 
les écrivains d'Europe et d'Asie, qui , d'ailleurs , sont 
en pleine contradiction touchant le caractère de ce 
prince. Il fut assassiné après la perte de la bataille 
d'Arbèle , vers Tan 33 1 (*) avant notre ère ; et l'em- 
pire qui avoit existé 38a ans suivant notre calcul, et 
210 suivant celui de Simson , passa de la famille des 
Kayânydes entre les mains des Grecs. La table chro- 
nologique , citée précédemment , donne 534 ans d'exis- 
tence à la dynastie Kayânyde; le Tàrykhi Qiptcbâq 
lui donne 702 ans , et le Djihân-ârâ 734 ans. 

En passant sous le joug des Grecs , la Perse tomba 

(*) M. de Sainte-Croix , d'après une profonde et savante 
discussion , fixe cette action mémorable au 2 octobre 33i avant 
J. C. ; et l'avènement de Darius au trône en 33S. Voyez Y Eia- 
ri"t critiçue des historiens d Alexandre . p. 617, seconde édition. 

L 2 



î64 NOTICE 

dans une anarchie qui causa la perte de ses annales * 
et même celle des écrivains capables de réparer cette 
perte , et de transmettre à la postérité les événemens 
dont ils ëtoiênt les témoins ; de manière que nous igno- 
rons si les Grecs ont conservé leur conquête ; car les 
auteurs persans nous assurent que les successeurs d'A- 
lexandre n'ayant gardé que l'I'râq ou la Parthide, et la 
Perse proprement dite , rendirent à des princes du 
sang royal , dont les noms même nous sont inconnus, 
les provinces de l'Iyrân situées vers l'Orient. 

ARCHKANYENS OU ARSACIDES, NOMMES AUSSI 
MOLOUK AL-THEOUAYF, ROIS DES NATIONS. 

La famille des Arsacides , nommés par nos histo- 
riens Rois de la Parthide, eut pour fondateur un cer- 
tain Achak ou Archak . dont les Grecs ont fait Ar— 
saces : elle s'illustra par des guerres contre les Ro- 
mains, dans lesquelles elle déploya un courage à toute 
épreuve , souvent couronné par de grands triomphes, 
et que les revers les plus terribles ne purent jamais 
abattre (*). 

(*) Quoique nous ayons adopté jusqu'à présent le système 
chronologique de M. Jones , nous croyons devoir maintenant 
accorder la préférence à celui de fauteur de X Iconographie 
grecque , dont le premier volume vient de paroitre , pour la 
dynastie dont il s'agit. La vaste érudition de M. Visconti, et 
sa sage critique justifient suffisamment notre choix. Nous au- 
rions hien voulu établir une concordance entre les noms des 
rois cités par cet académicien , et ceux qu'on lit dans le Djihàn- 
ârâ , dans l'Histoire arménienne de Moïse de Klioréne et au- 
tres chroniques orientales , mais nous ne rougissons pas 
d'avouer que nous ayons échoué dans cette entreprise. 



CHRONOLOGIQUE. ïG5 

(Avant J. C. 256.) Arsaces I er , surnommé le Fort, 
que les Orientaux nomment Achak ou Archak, étoit 
satrape (*) de la Bactriane, il profita de la guer e qui 
s'étoit allumée entre deux des successeurs d'Alexandre, 
Anliochus, Dieu , et Ptolémée , Soterc, pour s'empa- 
rer de la Parthide, et y fonder un empire l'an 256 avant 
l'ère chrétienne, suivant M. Vaillant, et 252, sui- 
vant M. Jones , qui lui accorde un règne de trente et 
un ans , parce qu'il le confond avec son successeur. 
Ce règne est réduit à trois ans par MM. Vaillant et 
Visconti. Arsaces est tué dans un combat l'an 254 » 
ou 248 avant Jésus- Christ. 

( 254 ou 248.) Tiridates prit le nom d'Arsaces en 
succédant à son frère : il est nommé Behrâm par les 
Orientaux ; son règne fut de vingt six ans, mais de 
six seulement suivant le Djihân-ârâ , qui le dit « fils 
» d' Achak I er , fils de Dârâ (Darius). » En 252, il est 
battu par Séleucus, et fuit chez les Scythes. L'année 
suivante il rentre dans ses états, et s'empare de la 
JVIédie en 200 : il meurt en 217 , suivant Vaillant ; en 
209, suivant M. Visconti. 

{Avant J. C. 217 ou 209. ) Artaban I er , ou Ardwân 
succède à son père, fait une invasion en Médie vers 217, 
conclut la paix avec Antiochus en 212, et meurt la 
vingtième année de son règne. 

(196.) Phrapalius-le-Grand monte sur le trône 

(*) Ce nom , qui se trouve si souvent dans les écrivains grecs, 
et qui a exercé la patience et la sagacité d'un grand nombre de 
savans, est tout simplement la corruption des deux anciens mots 
persans ckâclro, ville, cité , et par/, gardien', gouverneur ; le 
luème moipddsv trouve dans Pàdchâh , monarque , souverain. 



166 NOTICE 

Tan 196 ou irp avant J. C. Ce Phrapatius seroit-iî 
le Pâlâch , fils de Behrâm, à qui le Djihân - ârâ 
donne un règne d'onze ans ? Vaillant lui en accorde 
quinze, et fixe sa mort en 182. 

( 182. ) Phrahates I er , (ils du précédent, se signala 
contre les Mardes , qu'il dompta en 175, et mourut 
l'année qui suivit celte brillante expédition. Nous pre- 
nons ici XHistoria Arsacidarum pour guide. M.Vis- 
conti pense que Phrahates régnoit vers l'an 170. 

(174 ou 170.) Mithridates I er son frèrelui succéda. Ce 
prince politique et belliqueux s'empara de la Médie , 
d'une bonne partie de l'Hyrcanie, et du pays des Ely- 
iméens. Le principal temple de la capitale de celte na- 
tion étoit dédié à la déesse Azara , ou la lune , et ren- 
fermoit des richesses immenses qui devinrent la proie 
du vainqueur. Mithridates porta ses armes du côté de 
l'Inde, et s'empara de tout le pays situé entre l'Euphrate 
et l'Indus, et depuis le Caucase jusqu'au golfe Per- 
sique. Ce conquérant terrible pour ses ennemis , cher 
à ses sujets, mourut dans une glorieuse vieillesse après 
un règne d'environ trente-sept ans. 

( 1 3(5- ) Phrahates II, fils de ce dernier, hérita 
du tronc, et même des qualités de son père; mais 
il eut un règne moins long et moins glorieux. Il fit 
quelques expéditions assez brillantes en Syrie : fut 
obligé de marcher contre les Scythes, et périt en les 
combattant, après l'an 126, suivant M. Yisconli. 

(126 ou i25.) Artaban II, ou Ardwân son oncle 
et son successeur, ne fut pas plus heureux que lui 
contre ces nomades terribles. Cette guerre lui coûta 
la vie, la troisième année de son règne. 



CHRONOLOGIQUE. 167 

(124.) Mithridates II, surnommé le Grand , fils du 
précédent , vengea la mort, de ses deux prédécesseurs , 
et combattit heureusement les Scythes jusqu'alors in- 
vaincus. Il soumit à l'empire des Parthes un grand 
nombre de leurs tribus, une partie de l'Arménie et de 
la Syrie. 11 mourut vers l'an 87 , ou au moins avant 86. 
On ignore s'il laissa des enfans. 

(87. ) Mnaskires, fils dePhrahates I er , succéda à son 
oncle, non sans éprouver une vive opposition de la part 
de plusieurs autres princes du sang royal. Ces guerres 
civiles furent funestes à l'empire des Parthes qui per- 
dirent plusieurs provinces. Mnaskires parvint à réduire 
son principal émule , l'envoya en exil, et mourut pai- 
siblement à lâge de quatre-vingt-seize ans. M. Vis- 
conli n'admet pas Mnaskires au nombre des rois Par- 
thes , et regarde comme un temps d'anarchie, la durée 
de son règne. 

(77.) Sinatorockes, ou Sanatreces , prince du sang , 
et le plus redoutable des compétiteurs de Mnaskires, 
sortit de son exil a la mort de ce dernier, et monta sur 
le trône, auquel il associa son fils : il avoit plus de qua- 
tre-vingts ans, son grand âge ne lui permit pas de répa- 
rer les maux que la guerre civile avoit causés à l'empire. 

(69.) Phrahates III ne commença réellement de ré- 
gner qu'à la mort de son père, arrivée soixante-neuf 
ans avant J. C. Son premier soin lut d'envoyer des 
ambassadeurs à Lucullus , et défaire une alliance du- 
rable avec les Pvomains. Ce prince est empoisonné 
par ses enfans , en l'an 60 avant J. C. 

(Go.) Mithridates III , fils du précédent, confirma , 
par sa conduite atroce , les horribles soupçons dont il 

\ 



l6S NOTICE 

étoit l'objet. Tandis qu'il faisoit la guerre en Arménie," 
ses sujets , effrayés de ses cruautés, rappellèrent Oro- 
des son frère qu'il avoit exilé. Celui-ci, soutenu d'un 
parti considérable, attaqua Mithridates, le fit pri- 
sonnier , Bl le tua Fan 54 avant J. C. 

(54-) Orodes signala son avènement au trône par la 
défaite de Crassus, au mois de juin 53 avantl'ère vul- 
gaire. Bientôt i' fait une invasion en Syrie, d'où Cas- 
sius le chasse. ïi y retourne Tannée suivante , et sou- 
tient pendant quatre ans la guerre contre les Romains. 
Cette guerre alloit se rallumer au moment où César fut 
assassiné. Orodes, ayant secouru les conspirateurs , 
fut attaqué par Ventidius, général de la République 
qui lui tua deux généraux , défit son armée , et obtint 
à Rome les honneurs du triomphe. Cet échec , et les 
procédés atroces dun de ses fils, conduisirent Orodes 
au tombeau la dix-septième année de son règne. 

(87.) Prahates IV, fils d'Orodes , soutint la guerre 
contre Antoine. Pendant les guerres civiles du trium- 
virat , il prit l'Arménie et la Médie en l'an 29. Son 
orgueil le rend odieux à ses sujets qui le chassent ; 
mais l'année suivante , il recouvre son trône avec le se- 
cours des Scythes ; et l'an 18, il reçoit d'Auguste 
les signes de la royauté ; lui donne plusieurs de ses 
fils en otage , et meurt assassiné par un autre de 
ses fils nommé Phrahatacès , l'an i er avant Jésus- 
Christ. 

( An i cr avant J. C. ) Le parricide Phrahatacès fut 
bientôt massacré et remplacé par Orodes II , son pa- 
rent : on ignore la durée de ces deux règnes ; mais 
en Tan 4? IcsParthes demandèrent Vonones à Auguste. 



CHRONOLOGIQUE. l6<) 

(^deJ. C. ) Vonones , fils de Phrahates IV, veut 
introduire chez les Persans les mœurs de la ville de Ro- 
me , où il avoit été long-temps en otage , ce qui le 
rend odieux à ses sujets. Ils le chassent en l'an i4 de 
J. C. , suivant Vaillant, et en Tan 18, suivant Lon- 
guerue. Il est assassiné en Tan 19 , ou en Tan 20. 

Artaban III s'empara du trône , vacant par la fuite 
de Vonones, en l'an i5 , suivant Vaillant , et en Tan 18 , 
suivant Longuerue. Il ose donner à l'Arménie un roi 
que Germanicus a bientôt expulsé. La quatrième an- 
née de son règne, Artaban envoie des ambassadeurs 
à Germanicus. Il remet de nouveau un roi sur le 
trône d'Arménie , après la mort de Germanicus. Il 
demande l'amitié de Caligula , et lui envoie Darius 
son fils en otage. Il meurt après un règne de vingt- 
neuf ans, en 43? ou plutôt en 41 suivant M. Visconti. 
(4i.) Gotarzes ne règne que quelques mois. Les 
cruautés de ce fils parricide , irritent les esprits , et 
il remet la couronne à son frère Bardanes. 

Bardanes monte sur le trône en 41 ; l'époque de sa 
déchéance ou de sa mort est incertaine. 

(40 Gotarzes reprend le sceptre : il se rend odieux 
par sa tyrannie, et meurt en 5o. 

( 5o. ) Vonones ne règne que quelques mois : il 
n'avoit d'autre droit à la couronne que d'être issu de 
la race des Arsacides. 

\ologeses I er son fils lui succède, ej s'empare aussi- 
tôt de l'Arménie, envoie différentes ambassades succes- 
sivement à Néron, à Vespasien , à Titus et à Dona- 
tien. Les Alains lui causent de vives inquiétudes. On 
ignore l'époque de sa mort , que Vaillant place vers 



170 NOTICE 

90 de «T. C. \1 Art de vérifier les dates , la fixe à l'an 
88 au plus tard. M, Visconti se borne à donner à ce 
prince un règne de 3o ans. 

Artaban IV est indiqué par l'abbé de Longuerue , 
et par les auteurs de YHistoire Universelle , comme 
successeur deVologeses, dont ils le disent fils. 11 
mourut vers l'an 90 ; mais plutôt vers 83. Vaillant 
ne fait nulle mention de ce prince. 

( 83 ou go. ) Pocorus , l'aîné des enfans de Volo- 
geses , lui succède , et cause des inquiétudes à Domi— 
tien , en annonçant qu'il conduiroit à Rome un per- 
sonnage qui se prétendoit être Néron, et avoit avec 
cet empereur une étonnante ressemblance. La baine 
qu'il inspira produisit des troubles intestins , et les 
Parlhes le chassèrent avant l'an ii3. 

(107 ou 1 13. ) Khosroù ou ChosroesI er son frère lui 
succède; ses prétentions sur l'Arménie lui attirent la co- 
lère de Trajan. Cet empereur marche en personne con- 
tre ce royaume et contre Chosroes, chasse le roi établi 
par ce dernier, réduit l'Arménie en province romaine , 
démembre l'empire des Parthes , et leur donne pour 
souverain , en 1 17 , Partamaspate , qu'ils chassèrent la 
même année. Chosroes remonte sur son trône avec le 
consentement d'Hadrien , dont il sut gagner et conser- 
ver les bonnes grâces. En 118 , il fait avec les Ro- 
mains un traité de paix , qui fixe l'JEuphrate pour 
la limite des deux empires. Le reste de son règne fut 
employé à réparer les malheurs de la guerre. Chosroes 
meurt , vivement regreté de ses sujets , vers l'an 122. 

(1 22.)Vologeses II son fils, quelque temps après être 
monté sur le trône, conquiert l'Arménie sur les Ro- 



CHRONOLOGIQUE, 17Ï 

mains qui l'en chassent bientôt. Son règne tranquille 
dura 28 ans ; et les dernières médailles de ce souverain, 
décrites par M. Visconti , sont de Tan 148, quoique 
baillant place sa mort en 188. 

( 148. ) Vologeses III son fils, fond sur Y Arménie, 
est battu par les Romains, voit Ctésiphon sa capitale 
saccagée par eux, et meurt en igo , ou 191. 

( 191.) Vologeses IV, dont nous devons la con- 
noissance à M. Visconti , les numismatistes l'ayant 
toujours confondu avec le précédent, lui succède; il 
s'empare de la Mésopotamie ; les secours qu'il donna 
à Pescennius ISiger , lui furent très-funestes; car 
Pescennius ayant été tué , Sévère voulut punir le 
roi parthe : il prit et saccagea Ctésiphon. Vologeses, 
qui s'étoit enfui , reparut après le départ des armées 
romaines. Il reconquit une grande partie de ses pro- 
vinces ; et les dernières années de son règne furent 
moins agitées que les premières. Il mourut entre 206 
et 209 , laissant plusieurs fils qui se disputèrent la 
couronne. 

(iiog.)Vologeses V, dont on ne connoît que le nom., 
partagea l'empire avec Ardwan ou Artaban V, fils du 
précédent. 

( 209. ) Artaban échappe avec peine aux pièges que 
lui tendent ses frères, qui aspiroient , ainsi que lui, 
à l'empire. Sous prétexte de lui demander sa fille en 
mariage , Caracalla attire ce monarque , et un grand 
nombre de Parthes non armés , dans une immense 
plaine, où il en fait un horrible massacre, en 217. 
Artaban conclut la paix avec les Romains. Tandis 
que l'empire et le souverain jouissoient d'une pro~ 



i;2 NOTICE 

fonde sécurité, un Persan obscur, nommé Artaxerxes, 
ou plutôt Ardéchyr, se révolte contre Ardwân, ou 
Artaban , et le dépose, en 225, après l'avoir vaincu 
en 223. Artaban ne périt que dans une troisième 
bataille livrée en 226. La dynastie des Arsacides, com- 
posée de vingt-neuf ou trente rois , subsista 479 ans 
selon notre calcul ; 4° > 2 ans suivant M. Vaillant ; 328 , 
suivant le Djihàn-ârâ ; 265 , suivant un Ravâyel ; 43o , 
suivant le ïârykhi Mo'âdjem ; 35o, suivant le Lubh, 
él •* Téoùàrykh ; 38o, suivant le Târykhi Guzydéh ; 
3c)4 1 suivant Hhamzéh Issfabâny ; 469 , suivant Beh— 
ràm , et 370 suivant Agatbias , corrigé par M. Vis— 
conli. Ils avoient fait leur résidence alternativement 
à Ecbatane et à Ctésiphon. 

RACE DES SAÇANYDES. 

(223tfe l'ère vulgaire.') Ardéchyr Bâbégân , que nos 
écrivains appellent Artaxerxes , étoit fils de Bàbeg r 
surintendant-général des pyrées de la Perse , et petit- 
fils de Sàçân , qui avoit mené d'abord une vie misé- 
rable , quoiqu'il descendit d'un fils d'Ardéchyr Lon- 
guemain , déshérité en faveur de la reine Homâï, 
Fils du chef de la religion , il trouva le moyen de 
s'introduire auprès du généralissime de l'armée , et 
même de lui succéder. L'apparition d'un ange qu'il 
vit en songe, et qui lui annonça que «le distributeur 
» des grâces lui avoit donné la royauté sur toute la 
» terre et sur les hommes qui l'habitent, » le déter- 
mina à réaliser cette prédiction. Le poste important 
qu'il occupoit, et la foiblesse d' Ardwân lui en faci- 



CHRONOLOGIQUE. 170 

litoient les moyens. La ruine de la dynastie Archkâ- 
nyenne ou Arsacide , et la fondation de celle des 
Sâçânydes, furent le résultat d'une bataille livrée en 
223. Ardéchyr réunissoit la plus rare prudence au cou- 
rage le plus héroïque , et l'amour des lettres à la pas- 
sion des armes. Doué d'une vaste érudition , et même 
de talens littéraires , il ne dédaigna pas de composer 
plusieurs ouvrages , parmi lesquels on cite un Kâr- 
nâméh , ou Commentaires de sa vie et de ses ac- 
tions , et un livre de morale dont Noùchyrwân, un 
de ses successeurs, donna une nouvelle édition. Ardé- 
chyr mourut vers l'année 240 , après en avoir régné 
quatorze ou quinze. 

(240.) Châpoùr, que nous appelons Sapor , étoit 
filsd' Ardéchyr et d'une esclave descendante des Arsaci- 
des , et condamnée à mort par son maître dès que son 
origine fut connue ; mais le vézyr , chargé d'exécu- 
ter cet ordre rigoureux , sauva cette esclave illustre , 
ainsi que le fruit qu'elle portoit dans son sein , ce 
qui justifia en partie la prédiction suivant laquelle le 
sang des Arsacides devoit encore occuper le trône 
de la Perse. Châpoùr remporta des avantages si- 
gnalés sur les Romains. 11 conquit la Syrie , la Ci- 
licie ; en 260 il fit prisonnier l'empereur Valérien ; 
mais Odenatus l'arrêta dans le cours de ses victoires. 
Châpoùr fonda un grand nombre de villes , et fit 
reconstruire celle de Nychâpoùr que les Macédoniens 
avoient ruinée. Il mourut en 269, ou en 271 , victime 
d'une conspiration ourdie par les Grands du royaume, 

(271.) Hormodz I er , ou Hormoùz que les grecs ont 
BomméHormisdas, ne déploya point sur le trône les talent 



î;4 NOTICE 

guerriers de son père. Les grâces de sa personne fai- 
soient sou plus grand mérite. Il étoit cependant assez 
porté à l'étude. Myrkhond rémarque que ce prince res- 
semblent beaucoup à Ardéchyr son aïjul par la phy- 
sionomie , la conduite et les goûts. Les manichéens, 
dont la secte avoit pris naissance sous Châpoùr, trou- 
vèrent un puissant protecteur dans Hormoùdz. On lui 
attribue la fondation d Mormoùz, ville située sur les 
bords et à l'entrée, du golfe Persique : il mourut en 
272 ou en 27 3w 

(27.3.) Béhrâm I" son fils, nommé par corruption 
"Yararanes, loin d'accorder 'aux manichéens la faveur 
royale, s'occupa de les détruire, il fit écorcher vif 
leur chef Màny , et condamna à mort ses disciples et 
ses sectateurs. Béhrâm mérita par ses verlus le sur- 
nom de Bienfaisant. Il étoit habi e écuyer, et profon^ 
dément versé dans l'art vétérinaire. Sa haine hérédi- 
taire pour les Romains, le porta à fournir des secours 
à la célèbre Zénobie. La durée de son règne fut , sui- 
vant Myrkhond , de trois ans et trois mois. Avant de 
mourir, il avoit désigne pour lui succéder un de ses 
fds , à qui, par une affection toute particulière, il 
avoit donné son nom. 

(27G ou 27c).) Béhrâm II , ou Vararanes, s'annonça 
comme un tyran ; mais la retraite concertée des Grands, 
qui tout-à-coup et d'un commun accord désertèrent 
la cour, et les remontrances du chef des mnbèd 
(ou mages), le firent rentrer dans le sentier de la 
justice et de la clémence. Il résolu! de suivre l'exem- 
ple de ceux de ses aïeux, qui a voient dû à leur 
sagesse et à leurs vertus la longue durée de leurs 



CHRONOLOGIQUE. I7S 

règnes. Béhrâm eut des guerres à soutenir avec les 
Romains. Il mourut en 298 laissant un fils de son 
nom, Behrâin III, surnommé Sèïstânichâh , parce 
qu'il gouverna le Sedjestân, et qui ne régna , suivant 
le Châh-Nâméh , que quatre mois. Certains histo- 
riens lui accordent neuf années. 

(290.) Narsy (Narses) monta sur le trône après son 
frère. Ses guerres avec les Romains lui coûtèrent cinq 
provinces. Les traditions orientales les plus accréditées 
fixent le règne de ce prince à neuf années. M. Vis-» 
conti place sa mort prématurée vers 3o2. Les auteurs 
de X Art de vérifier les dates ne lui donnent que sept 
ans, et placent sa mort à Tan 3o3. 

(3o2 ou 3o3.) Hormodz , ou HormoùdzII, fils du 
précédent, s'illustra moins par des conquêtes et des 
actions d'éclat, que par sa magnificence et la prati- 
que non interrompue de la justice. Il institua une cour 
suprême qu'il présidoit souvent en personne. Al- 
Maç'oùdy et Agathias sont d'accordsur la durée de son 
règne , qui fut de sept ans et cinq mois. 

(3 10.) Châpoùr II , fils posthume et putatif du pré- 
cédent, dut la couronne à des considérations politiques 
et aux décisions des astrologues et des devins. Son sexe 
fut déterminé et son destin fixé avant même qu'il vît le 
jour. On cite de lui mille traits d'une intelligence pré- 
maturée. « Il fut fait prisonnier par l'empereur grec , 
qui l'enveloppa dans une peau de hœuf encore toute 
sanglante. » Pendant cette horrible captivité , qui 
dura un an, les plus belles provinces de la Perse 
furent ravagées ; mais à peine se vit-il libre , qu'il 
prit sa revanche : l'empereur Julien fut blessé à mort 



î;G N OTIC fc 

dans un combat livré le 26 juin 363. Joviert accorda 
une paix avantageuse aux Persans , qui bâtirent la 
ville de Qazoùyn sur le champ de bataille , pour 
éterniser le souvenir de leur victoire. Cbâpoùr vécut et 
régna, suivant Assemani , soixante-dix années solaires, 
qui correspondent aux soixante - douze années lu- 
naires indiquées par les écrivains orientaux: ceux-ci 
lui donnent le surnom de Hoùl/éh Syna en ancien 
persan ; Dzohl-Atjtâf ', en arabe, Maître des épaules, 
parce qu'il lit briser et percer l'omoplate de ses pri- 
sonniers arabes. 

( 38o. ) Ardéchyr II, fils d'Hormoùdz , eut un 
règne paisible. Il envoya des ambassadeurs à Théo- 
dose, et mourut, ou abdiqua en 384, après avoir 
gouverné pendant quatre ans, suivant l'opinion la 
plus commune, et surtout suivant le témoignage de 
Myrkhond. 

(383 ou 384) ChâpoùrIII,filsde Châpoùr Dzoùl- 
Aqtâf succéda à Ardéchyr. Son règne, qui ne dura 
que cinq ans et quatre mois, fut fort paisible. Il mourut 
en 38g, écrasé par le mât de sa tente, dont plusieurs 
conspirateurs avoient coupé les cordes. 

(58q.) Behrâm III, surnommé Kermânchâh (nos 
historiens en ont fait Carmasat ) , parce qu'il avoit été 
gouverneur du Kermân, périt par un assassinat. 

(3gg ou 4°°-) Yezdedjerd 1 er , surnommé le Tyran, 
signala en effet son règne par des vexations et des cruau- 
tés de toute espèce. Myrkhond cite cependant de lui 
plusieurs belles sentences, entr'autres celle-ci: « Le 
». plus sage des rois est celui qui diffère de prononcer 
» un châtiment dans le moment de sa colère, et qui, 

pour 



CHRONOLOGIQUE. 177 

t* pour récompenser les bonnes actions, se hâte de pro- 
» fiter du moment où il exerce l'autorité suprême. » 
Ij'historien persan exprime son étonnement de ce que 
les actions de ce souverain éloient si peu conformes à 
ses discours. Il fut assez tolérant envers les chrétiens t 
et ne se mit à les persécuter que lorsqu'un éveque eut 
eu l'audace de faire brûler un temple d'idole. Yezded— 
jerd mourut en 4 2 °i époque où quelques-uns de nos 
historiens fixent la fondation de la monarchie française. 
( 420. ) Behrâm Goùr, fut élevé en Arabie, et 
ne se mit point en possession du trône de Perse sans 
quelque difficulté, effet naturel de l'horreur que 
son père avoit inspirée à la nation. En son absence , les 
Grands avaient choisi un prince nommé Kesry; mais 
il n'opposa nulle résistance à l'héritier légitime, qui , 
par ses vertus, sa clémence et sa valeur, fit bientôt 
oublier les excès de son père. Behrâm repoussa avec 
succès et avantage les Tatars orientaux, cjui avoient 
franchi l'Oxus, selon leur coutume , pour faire une in- 
vasion dans ses états. Il soutint aussi la guerre contre 
les Romains pendant plus de trois ans , et éprouva plus 
d'un revers. Il fit enfin la paix, et passa le reste de ses 
jours à chasser. On a fait beaucoup de contes sur ce 
prince , et sur les circonstances de son avènement à la 
couronne. 11 tomba dans un puits, ou fut assassiné , 
après un règne de vingt ans. 

(44o-) Yezdedjerd II, son successeur , fut un prince 
aussi brave que sage. Il avoit à tel poi*t l'amour de ses 
soldats, qu'ils lui décernèrentlenom de Sipâhdost, l'ami 
des soldats. Il fit la guerre à l'empereur grec, « qui lui 
» refusoit le tribut accoutumé , dit Myrkhond, et qui fut 
Tome X M 



178 NOTICE 

a contraint de l'acquitter. » Le même historien et l'au- 
teur du Djihân ârà lui donnent un règne de dix-huit 
ans. Il mourut en 4^7? suivant Longuerue. 

(45y.) Hormouz III, surnommé Firzâneh, le Pru- 
dent , ne jouit, pas long-temps de l'injuste prédilection 
de son père. Sa conduite tyrannique le lit détrôner dans 
l'année même de son avènement au trône, et il y fut 
remplacé par Feyroùz, son frère aîné. C'est sans 
doute à cause de l'extrême brièveté de son règne, que 
M. DeguigneS et les auteurs de X Art de vérifier les 
Dates n'en font pas mention. 

(457.) Feyroùz, après avoir déposé Hormouz, avec 
l'assistance du roi des Hayâte'ly , oublia les obligations 
qu'il avoit à ce monarque; mais les guerres qu'il lui fit 
causèrent sa perte : il périt victime d'une ruse de guerre 
employée contre lui. Son règne fut de vingt et un ans, 
suivant quelques écrivains, et de vingt -six, suivant 
Mytkhond. 

(488.) Pélâch succéda à Feyroùz, et son règne fut 
paisible et heureux, conséquemment plus avantageux 
pour ses sujets que pour ses historiens. « 11 changea 
tranquillement son trône contre un cercueil. » Les écri- 
vains grecs le nomment Balasces , et prétendent qu'il 
fut déposé en 491. 

(491.) Qobâd, que les mêmes écrivains nomment Ca- 
vades , fut, selon eux, substitué à son frère en 491 -, et 
déposé en 4985 ensuite rétabli avec le secours des Haya- 
télys. llmourutsurle trône en 53i.Onluialtribue lafon- 
dation de plusieurs villes considérables ; mais la circons- 
tance la plus importante de sa vie est d'avoir donnél'exis- 
tence à ce fameux Khosroù, surnommé JSoùchyrvvau. 



CHRONOLOGIQUE. Ï73 

(49§-) Djamasp , ou Zamaspes, comme nous l'ap- 
pelons, occupa le trône pendant une année, à l'époque 
de la déposition et de l'empoisonnement de son frère. 
Il ne figure pas ordinairement parmi les rois de Perse. 

(53 1.) Khosroù Noùchyrwân-le-Grand, connu en 
Europe sous le nom de Chosroës , étoit fils de Qobâd. 
Il monta sur le trône en 53i, et régna jusqu'au-delà 
de la moitié du 6 e siècle. Ce fut un prince doué de gran- 
des qualités, heureux à la guerre, et illustre dans la paix. 
Mohhammed, quiétoitnésous son règne, l'appelle le roi 
juste ; et tous les écrivains moraux de la Perse embel- 
lissent leurs ouvrages de ses maximes , appuient leurs 
leçons de son exemple , ou font allusion à ses rares qua- 
lités. Noùchyrwân soutint une longue guerre contre les 
Romains, et débuta même par de grands avantages; 
mais, en 542, Bélisairel'obligea de repasser l'Euphrate. 
Il essuya encore plusieurs autres échecs, dont il se dé- 
dommagea du côté del'Oricnt ; car ses états compre- 
noientla Transoxane , le Klioraçân , le ïhabârestân , 
ie Djordjân, les provinces de Fârs et de Kermân , une 
partie de l'Hindoustân , lTrâq, la presqu'île d'O'mân , 
ie Bahhréin,l'Yémâméh, l'Arabie- Heureuse, les fron- 
tières de l'Occident , une partie des bords de la mer Cas- 
pienne. Ce fut sous son règne qu'on apporta de l'Hin- 
doustân le recueil de fables connu sous le titre de Ko- 
lèïlah-wè-Dimnah , d'après l'original samskrit intitulé 
Hitopadèsa par le brahmane Vichnou Sarma. Ces fa- 
bles ontélé traduitesdansla plupart des languesde l'Asie 
et de l'Europe. Le texte samskrit a été publié à Siram- 
pour, en 1S04. Ce prince reçut aussi de la même con- 
trée le jeu d'échecs et une pommade admirable pour 

M 2 



l8o NOTICE 

teindre les cheveux. Il mourut en 57g. On prétend 
qu'il étoit alors âgé de quatre-vingts ans ; il en avoit 
régné quarante-huit. 

(579.) Hormoùz IV, son fils, fut loin d'imiter ses 
vertus. Il chassa les conseillers intègres nommés par son 
père. « Convient-il, disoit ce despote, à ceux qui ne 
» sont que mes serviteurs , de juger ma conduite ? » 
Pendant douze ans que dura son règne, il fit périr plus 
de treize mille six cents personnes les plus distinguées 
de la Perse. Ses guerres avec les Romains ne furent pas 
heureuses. 11 eut aussi à combattre un ambitieux qui 
profita de la disposition des esprits, pour lever l'éten- 
dard de la révolte , se saisit d'Hormoùz, et le jeta dans 
un cachot , après lui avoir crevé les yeux. On ignore 
l'époque de la mort de ce monstre, qui devint furieux 
dans sa prison , et y fut assommé par ordre d'un fils 
bien digne de lui. 

(5go.) Khosroù Perwyz, qui prit les rênes de l'em- 
pire en 590 , commença par se montrer grand et bon, 
et sembloit vouloir se faire pardonner l'horrible forfait 
qui l'avoit porté au trône. Il fit la guerre aux Grecs, 
d'abord avec succès ; mais il fut enfin battu par Héra- 
clius. On dit que Mohhammed lui écrivit pour l'enga- 
ger à embrasser l'islamisme ; mais que le monarque per- 
san , fortement attaché à la croyance de son pays, dé- 
chira la leitie avec dédain. Fatigué sans doute de la 
contrainte à laquelle il s'étoit condamné pour cacher 
ses affeux penchans, Khosroù finit par s'y livrer, et 
se rendit odieux aux Grands de son empire. Ceux-ci se 
concertèrent avec Chyroùyéh, son fils aîné, qui fitmas- 
sacrer dix-sept de ses frères, et enfermer et poignarder 



CHRONOLOGIQUE. l8l 

son père dans un cachot. Perwyz avoit occupé le trône 
pendant trente-huit ans. Sa passion malheureuse pour 
la belle Chyryn , qui lui préféra un sculpteur nommé 
Ferhâd , a été célébrée par plusieurs poètes persans. 

On vante aussi l'incomparable magnificence de sa 
cour, et l'immensité de ses trésors. Il entretenoit habi- 
tuellement quinze mille musiciennes, six mille officiers 
du palais , vingt-cinq mille cinq cents chevaux et mu- 
lets de selle, et , pour le bagage , neuf cent soixante élé- 
phans. Quand il sortoit à cheval, deux cents personnes 
l'accompagnoient avec des cassolettes où brûloient des 
parfums, et mille porteurs d'eau arrosoient le chemin. 
Parmi les objets précieux et même merveilleux qu'il 
possédoit, nous ne citerons qu'un essuie-mains qu'on 
jetoit au feu pour le nettoyer (il étoit sans doute en 
amianthe). Ce fut sous son règne que l'on amena en 
Perse de jeunes éléphans blancs. L'auteur du Djihân- 
Arâ , qui nous fournit ces détails , ajoute qu'à la sep- 
tième heure de la nuit du mardi ( lisez du mercredi au 
jeudi), 10 de djomâdy i cr , l'an 7 de l'hégire (le 16 
septembre 628, à deux heures du matin) , Khosroù 
Perwyz périt de la main de Chyroùyéh , son fils. 

(628.) Qobâd surnommé Chyroùyéh, et Châ- 
roùyéh suivant quelques lexicographes , signala, 
comme on vient de le voir, son avènement au trône 
par le meurtre de son père, et par celui de ses dix-sept 
frères ; mais il ne jouit que huit ou dix mois du fruit de 
ses forfaits. Il mourut consumé de chagrins et de re- 
mords. Les écrivains grecs ont métamorphosé son nom 
en Siroës, et celui du suivant en Adeser. 

(623.) Ardéchyr surnommé Koùùchek, le Petit, 



1$2. NOTICE 

n'étoit âgé que de sept ans quand on le plaça sur le 
trône de ses pères. Un général qui gouvernent les pro- 
vinces limitrophes de la Grèce , irrité de ce qu'on ne 
l'a voit pas consulté pour la nomination du nouveau 
monarque , amena son armée contre Madâïn , capi- 
tale du royaume , fit périr Ardéchyr , et se mit à s* 
place. Ce monarque-enfant ne régna que six mois r 
suivant certains historiens, et dix-huit suivant d'autres- 

(629.) Châhryâr , ou plutôt Châhribàr , étoit le 
nom de ce général ambitieux dont nous venons de 
parler : il ne régna que vingt ou quarante jours, et 
fut assassiné par des officiers, indignés de ce qu'à la 
manière des empereurs grecs , il exigeoit qu'on mît 
la face en terre pour lui parler. Les écrivains grecs 
î'ont nommé Sarbazes. 

Djévân Chvr Kesra , fils d'une sœur de Behrârn 
Tchoùbyn , fut nommé par les Grands pour succéder 
à Châhribàr. Nous ne possédons aucun détail sur son 
règne qui fut d'environ une année. 

(63o.) Pourân - Dokht , et non Tourân -Dokht T 
comme on lit dans quelques écrivains , fut nommée au 
défaut d'héritier mâle : elle étoit fille de Khosroù Per- 
wyz. Le Prophète des Musulmans mourut sous son 
règne, qui ne fut que de six mois : elle a donné son 
nom à un mets particulier appelé poùrâny. 

(Ga2.)Tchâchinendéh surnommé Sèri-buzurg, Grosse- 
Tête | succéda à Pourân-Dokht , soit comme parent 
de Khosroù Perwyz , soit à cause de l'amitié qui l'u- 
nissoit à cette souveraine. Il éprouva bientôt la même 
destinée ; car s'étant plaint que la couronne qu'on lui 
mettoit sur la tête étoit trop étroite , les Grands re^ar- 



CHRONOLOGIQUE. l8?> 

dèrent le mot qu'il prononça , au moment de. son cou- 
ronnement , comme de funeste augure , et le déposè- 
rent un mois après celle cérémonie. 

(63^.) Azermi-Dokht , ou Arsemi-Dokht étoil aussi 
recommandable par son esprit que par sa beaulé : elle 
voulut gouverner par elle-même et sans le secours d'un 
premier vézyr. Un gouverneur du Khorâçân ayant 
conçu pour elle la plus violente passion , osa la lui 
déclarer : la reine feignit de se rendre à ses vœux , et 
lui fit couper la tête. Cet acte de sévérité irrita les 
grands cjui la détrônèrent , et le tii's du gouverneur 
mort, la fit périr clans les plus horribles tourmens. On 
ignore quelle fut la durée de son règne : on lui subs- 
titua un rejeton de la famille impériale nommé Kesra T 
fils de Hhaïss, et descendant d'Ardéchyr Bâbégaun ; 
mais on ne tarda pas à s'apercevoir de son incapacité : 
il perdit la vie avec la couronne. Son successeur Fé- 
rakh-zâd , fils de Khosroù Perwyz , ne fut pas plus 
heureux, quoiqu'il annonçât de grands moyens et 
d'excellentes dispositions. Il fut empoisonné un mois 
après son avènement au trône. Un sort plus malheu- 
reux que celui de ces fantômes de monarque, atten- 
doit leur successeur. 

(632.) Yezdedjerd étoit fils de Châhryâr et d'une 
esclave. Il fut élevé dans le Hharem de Khosroù Pei- 
wyz jusqu à l'âge de cinq ans, et bientôt chassé lors- 
que le monarque l'eut fait examiner avec soin. On re- 
connut qu'il avoit une tache semblable à celle qui , 
suivant le témoignage formel des astrologues, indi- 
quoit le dernier souverain de la dynastie régnante. Il 
resta donc caché dans une province très-reculée; mais 



l54 NOTICE 

après la mort de Ferakh-zâd , les Musulmans avant 
déjà fait de grands progrès en Perse , on lira Yezde- 
djerd de l'obscurité où il vivoit : il vint cVls.slhakhr, 
l'ancienne Persépolis à Madàïn où il fut couronné. Son 
avènementau lione forme, chez les Persans , une épo- 
que sur laquelle on peut voir ma note, t. IV, p. 4i '- 
Celte mesure ne put écarter Forage qui eommençoit 
t k fondre sur la Perse. L'année même de son couronne- 
ment, Yezdedjerd perdit une grande partie de l'I'râq 
A'djem ; et en 657 , Sa'd , fils d'Aboù Waqqas , s'em- 
pare de Madàïn , capitale de la Perse , sous la dynas- 
tie des Sâçânydes , et oblige le souverain à chercher 
son salut dans la fuite. Il ne conserva que le Sedjes- 
tân , où il mena une vie malheureuse , et fut en proie 
aux plus vives inquiétudes , jusqu'à ce qu'il se vit 
encore réduit à prendre la fuite et à se cacher. Le 
valet d'un meunier des environs de Merve, ville du 
Khorâçàn, nommée communément Mérou , l'assas- 
sina en 65a de 1ère vulgaire (*). Celte catastrophe en- 

(*) Un fils d'Yezdedjerd , nommé Feyroùz , mot que les 
Chinois ont métamorphosé en Pi-lou-sse , se réfugia d'ahord 
dans le Tokhârestân , et demanda des secours à l'empereur de 
la Chine , Kao-tsoung^ pour recouvrer les états de son père ; 
mais l'empereur lui répondit que la distance qui sépare la 
Chine de la Perse , ne lui permettoit pas d'entreprendre une 
pareille expédition. Il lui décerna seulement, en 662, le litre 
de roi de Po-sse ( la Perse ) ; et ce prince fugitif s'étant rendu 
à Si- gan-Fou , en 674 , accepta la place de commandant des 
gardes. Feyroùz mourut à la cour de la Chine en 679 : son 
fi 's . que les Chinois nomment Ni-ni-che . reçut du même Kao- 
tsoung les patentes et le titre de roi de Perse : il se rendit 
avec l'armée Chinoise au pays de Tourfan, dans l'espérance 



Cil RONOLOGIQU F.. lS5 

traîna la destruction de la dynastie Sâçânyde , et de la 
monarchie persane rétablie en i5oi-2 par les Ssofy. 

Pendant cet intervalle, qui fut d environ 85oans ? 
la Perse forma une province de l'immense empire 
des Khalyfes , gouver.iée d abord par eux , puis , sous 
leur nom , par des lieutenans qui affectoient le pou- 
voir suprême , et fondèrent même de petites dynas- 
ties , telles que celles des Thahérydes qui possédèrent 
une partie du royaume sous Mâmoùn et ses succes- 
seurs . depuis 820 jusqu'en 872 5 ils furent détruits 
et remplacés par les Saffàrydes ( ou chaudronniers ) , 
depuis 878 jusqu'en 902 ; les Samânydes qui se pré- 
tendoient issus des Saçânydes par Samân , conduc- 
teur de ebameaux , possédèrent l'orient de la Perse 
et la Transoxane avec le consentement apparent des 
Khalyfes, depuis 892 jusqu en 999 : les Déïlémytes 
furent établis dans toutes les provinces limitrophes 
de la mer Caspienne , et puis dans une grande par- 
tie de la Perse , depuis 934 jusqu'en 1012. Leurs 
états furent partagés entre Mahbmoùd le Gbaznevyde 
qui posséda une partie de la Perse et le nord de 
l'Inde, et par les Bouvydcs , dont l'origine date de 
904 , et qui, dans la suite, formèrent plusieurs bran- 
ches établies en souveraines dans différentes parties 
de l'empire des Khalyfes jusqu'en 1029, époque de 
leur entier anéantissement. Les Seldjouqydes , sous 
la conduite de Thoghroul Beyg , petit-fils de Sel- 

<le faire une tentative sur les anciens états de ses aïeux. Nous 
ignorons ce qu'il devint. Voyez l'Abrège de V Histoire chinoise, 
et de la grande Dynastie des Tang, tom. XV . p. 4^4 • 4^ a » 
des Mémoires sur r histoire , les sciences , etc. des Chinois. 



1 86 NOTICE 

djoùq, enlevèrent, en io35 aux Ghaznévydes , le Klio- 
râçân et une partie de la Perse. Les Khârizmyens, fon- 
dés par Qolhb êd - dyn Mohhammed, turk de nais- 
sance , en 1097 , supplantèrent les Séldjoùqydes et les 
écrasèrent. Ils succombèrent eux-mêmes sous la puis- 
sance exterminatrice des conquérans moghols Djin- 
guyz-khân, en 1280, Djaghalâï et Holàkoù, l'un fils et 
l'autre petit-fils de Djinguyz-khân. Ceux-ci fondèrent 
deux nouvelles dynasties: Holàkoù, et ses descendans, 
connus sous le nom d Ilkhânyens , régnèrent dans la 
Perse proprement dite , dans l'Anatolie, et les contrées 
voisines ; ceux de Djaghatâï, établis dans la Tran- 
soxane et dans le Turkestân , donnèrent leur nom à la 
réunion de pays qui formoient leur empire; mais bat- 
tus et dispersés, en 1387, par les armées victorieuses 
de Tymoùr (Ta merlan), ils disparurent entièrement au 
commencement du i5 c siècle. Le même conquérant dé- 
pouilla aussi les Modhafferyens , qui possédèrent une 
partie de la Perse depuis Tan 1018 jusqu'en i38y. Les 
Ilkhânyens , fondés, comme nous venons de le dire ' 
par Holàkoù khan, en i336, avoient ajouté à ses con- 
quêtes, la Chaldée et l 1 Azerbaïdjan : ils furent supplan- 
tés, en 14 10 , par Qarâ Yoùçouf, un de leurs géné- 
raux. Celui-ci s'étant révolté, s'empara de Bagh- 
dâd , de Tauryz, de l'Arménie et de tout le royaume 
possédé par ses maîtres , et fonda la dynastie des Tur- 
komâns du mouton noir , ainsi appelée, parce qu'ils 
portoient un mouton noir peint sur leurs drapeaux. 
Sur les ruines de cette dynastie s'éleva , en 1468 , 
celle des Turkomâns du mouton blanc , qui reconnois- 
sent pour leur auteur primitif Thour A'iy Beyg, mai- 



CHRONOLOGIQUE. 187 

trc des villes de Moùssoul et de Hhamà , au 14 e 
siècle. Ses descendans augmentèrent leur petit do- 
maine insensiblement aux dépens de ceux de la dynas- 
tie du mouton noir , chassée et même exterminée , en 
1467, par Hhaç.an Ouzoun, connu parmi les écrivains 
européens sous le nom de Uzun Cassan ( Voyez 
tom. II , pcig. 5^2, et t. VIII , p. 29}). Ce conqué- 
rant mourut, en i47$? après un règne de onze an- 
nées , pendant, lesquelles il avoit conquis le Khorâçân , 
le Fàrsistân, le Rermân, f Azerbaïdjan, le Djézvréh ou 
la Mésopotamie, les deux Iraq, etc. Ses fils et petits fils 
qui composent la dynastie du mouton blanc, vécurent 
dans la plus grande mésintelligence, et cherchèrent 
tous les moyens de s'enlre-détruire. Ces circonstances 
provoquèrent l'ambition do plusieurs chefs , et les 
fondateurs de la dynastie des Ssofy surent en profiter 
habilement. La puissance des Turkomâns du mouton- 
blanc disparut avec Mourad Bevg, détrôné et chassé 
ârrévocahlement de ses états par chah Ismâé'l en i5o2 r 
époque où le royaume de Perse, rétabli dans sa pre- 
mière intégrité, reprit le rang qui lui est assigné na- 
turellement parmi les grandes monarchies asiatiques. 

DYNASTIE DES SSOFY. 

Cette dynastie lire son nom d'un célèbre cénobite, 
nommé par les Orientaux le cheykb Ss^/y ci-hhxqq 
oùr êd-dyn, c'esl-à-dire , le pur de la vérité et de 
lu religion, Aboùl-Fathh lshhaq , qui descenuoit en 
ligne directe du YS! C imam Moùça el-K.17.em , et 
conséquemment du khalyfe A'iv, gendre du Prophète. 
« Le feu de l'amour divin , dit fauteur de 1 Hest 



Iô8 NOTICE 

» îqlvm, s'étant allumé dans le cœur du cheykh , il 
» cherrîia un directeur accompli, et posa le pied dans 
» lescnlierdu salut... » , c'est-à-dire qu'il entra dansl'or- 
drc des Ssofy. Parmi les pieux personnages dont il sui- 
vit les instructions, on distingue le cheykh Sa'dy : il étoit 
aussi contemporain de Tymoùr. Le conquérant tatar, 
qui professoit, ou qui affectoit au moins d'avoir la plus 
profonde vénération pour les sa vans et pour les person- 
nages recommandables par leur piété , ne voulutpoint , 
en revenant de son expédition contre Bayazet, passer 
par Ardéwyl sans saluer le cheykh qui faisoit sa rési- 
dence dans cette ville , et y passoit sa vie dans la con- 
templation , et dans une profonde immobilité de corps. 
Son esprit étoit plus occupé du monde qu'il ne le pa- 
roissoit, et dès-lors il méditoit l'élévation de sa race, 
comme on peut le soupçonner d'après les rêves qu'il ra- 
contoit à ses auditeurs, et principalement d'après sa con- 
duite envers l'invincible Tamerlan. De tous les pré- 
sens que celui-ci lui offrit, notre Ssôfy n'accepta que 
2,000 Qoùrtc/iy du Turkestân faits prisonniers par les 
Tatars , et destinés par eux à être sacrifiés dans quelque 
grande solennité. Sséfy , non-seulement rendit la li- 
berté à ces infortunés , mais il acheta dans le voisinage 
d' Ardéwyl des propriétés qu'il leur distribua , et qu'ils 
cultivèrent. Ces Qoùrtchy furent par la suite les plus 
fermes appuis de la dynastie des Ssofy , et contribuè- 
rent puissamment à son élévation. Sséfy épousa la fille 
d'un autre chevkh de ses amis : il eut de cette femme un 
fils nommé Sséfy éd-dyn Moùça. Suivant l'expression 
de l'historien des Ssofy « il but de la main de l'échan- 
» son du destin le sorbet de la mort, et ferma l'œil 



CHRONOLOGIQUE. 189 

» aux troubles qui agitoient le monde, après la prière 
» du soir de la seconde férié, 12 du mois sacré de 
» Mohharem y55 de l'hégire » ( le mardi 12 septem- 
bre i334 )• Il fut enterré à Ardewyl, ville de l'Azer- 
baïdjân. Ce seroit nous engager dans une digression 
beaucoup trop considérable , que de donner ici la vie 
des descendans du cheykh Sséfy , jusqu'à chah Is- 
tnâël, véritable fondateur delà dynastie des Ssofy r . 

(100 1-2.) Chah Ismâël le Ssofy, fils de Hhaïder, fils 
de Djonéïd , fils du cheykh Ibrâhym , fils du cheykh 
Aly , fils de Ssedr êd-dyn , fils du cheykh Sséfy êd- 
dyn , etc. , fut , dès sa tendre jeunesse , plongé , comme 
Joseph , au fond d'un horrible cachot , et circonvenu 
de chagrins et de tribulations , il finit par monter sur 
le trône de la puissance et du gouvernement. 

Il naquit avec les indices de la royauté et de la vic- 
toire , le 25 redjeb , l'an 892 de l'hégire ( mardi 17 
juillet 1487). L'année suivante, il perditson père Hhaï- 
der , d'où la dynastie des Ssofy a tiré le surnom de 
H//aïdéry, c'est-à-dire, Léonine {Hhaïder signifie lion 
en arabe ). Chah Ismaël passa sa tendre enfance dans 
le Chyrvân , et parut sur la scène du monde avant 
l'âge de quinze ans , en l'an 907 (i5oi-2). Il avoit déjà 
rassemblé deux mille hommes, la plupart Qoùrtchy, 
avec lesquels il délit Elvand beyg , prince <le la dynastie 
du mouton blanc. Dès ce moment il fit battre mon- 
noie à son coin, et réciter le kliouthbéh (ou prône} 
en son nom, dans le nord de la Perse. En 90H, il di- 
rigea son étendard victorieux contre A'ià êd-daùlah, 
et chassa de Tauryz, Elvand qui s'éloit réfugié dans 
cette ville. Il déclara aussitôt la guerre à Sullhân Mou- 






1g» NOTICE 

tàd beyg , gouverneur de L'Frâq et du Fârsistân, qui 
fut mis en fuite , et périt en 90g ( i5o3-4 )• 

L'année suivante, il envoya une année à Recht dans 
le Guylân, où il leva des contributions considérables. 
Engi2(i5o6~7) leKourdistânse rangea sous son obéis- 
sance. A'iâ êd-daùlah fut déposé , et le Dyar-békir con- 
quis en g 10. Lannée suivante , Baghdàd lui ouvrit ses 
portes, et il conquit ll'râq araby. Une seconde inva- 
sion dans le Chyrvân lui procura , en gi5 (i5og-io) , la 
conquête de cette province. L'Ouzbek Chàh-beygayant 
été pris dans Merve , le Khorâçân entier fut réduit en 
gi6 , et il établit sa résidence à Hérât. Les tentatives de 
Chah Ismâè'l sur le Màoùârâ âl-nahr ( la Transoxane) , 
gouverné souverainement alors par Myr Nedjem , ne 
réussirent qu'en g 18. Jaloux ? et surtout inquiet des pro- 
grès rapides de ce nouveau monarque, Sélym fondit sur 
ses conquêtes les plus voisines de l'empire othoman, lui 
livra une bataille sanglante , et le défit dans la plaine de 
Tchâldérâun, lepremier redjeb gao(mardi 22 août 1 5 14» 
Voy. t. II, p. 3i5e/3i6). Le vaincu fuit vers Ispahân , 
et perd Tauryz et une grande partie de ses provinces oc- 
cidentales. Il trouve quelques dédommagemens du côté 
de la mer Caspienne et du nord. Les gouverneurs du Mà- 
zendérân et du Guylàn, se rangèrent sous son obéissance 
en o,25 (t5ig) ; le Gurdjistân suivit l'exemple du Guy- 
làn. Ce prince commençoit à jouir de quelque tranquil- 
lité, et se livroit même aux plaisirs, « lorsqu'une mala- 
u die, occasionnée par les fatigues de la chasse , le dé- 
v termina à choisir pour son séjour éternel le parterre 
» de l'éternelle félicité » , c'est-à-dire que Chah femôel 
mourut le 3 de redjeb u3o de l'hégire (lundi, y mai 1024), 



CHRONOLOGIQUE. igi 

âgé de 38 années lunaires , après un règne de ;>4 ans, 
Son corps fut inhumé à Ardéwyl, dans le saint et illu- 
miné mausolée des Ssofy. Il laissa quatre fils ; savoir : 
Aboù Modhaffer chah Thahmâsp Behâder chah qui lui 
succéda, Aboùl-Ghâzy El-Qâs-Myrzâ qui fut gou- 
verneur du Chyrwan. Aboùl-Nassr Sam Myrzâ et 
Aboùl -Fathh Behrâm , frère par son père et par sa 
mère de l'empereur, ou chah Thahmâsp Béhûder. 

(1024). Thahmâsp , fils aîné du précédent, lui suc- 
céda à l'âge de 1 1 ans, et eut un règne beaucoup plus 
long , mais qui ne fut point, à beaucoup près , aussi glo- 
rieux , sans être plus doux. Soleymân , empereur de 
Constantinople, enleva à Thahmâsp, en 939 (i53a-3), 
et dans les années suivantes, la presque totalité des con- 
quêtesqueson père avoit faites surlesOthomans ; en g53 
(1546-7), le gouverneur du Chyrvân se révolta, et les 
Ouzbeks , d un autre côté, s'emparèrent de plusieurs 
places importantes. Thahmâsp étoit un prince foible , 
insouciant , sans capacité comme sans courage. Il s'es- 
tima heureux d'obtenir la paix des Turks en 961 (1 553-4)? 
régna cinquante-quatre ans lunaires, et mourut empoi- 
sonnéen 984(1576), suivantle Târy'khaâlemârâïA'b- 
bâcj% et lesTableschronologiquesde Khâdjy Khalfah. 

(1676.) Ismâël II , le second des trois fils quele feu roi 
avoit laissés, étoit en prison à la mort de son père, et 
enfut tiré pour montersurle trône; son frère aîné Moh- 
hammed Khodâ-Bendéh ayant refusé la couronne. Il 
ne régna que vingt-deux mois , et mourut victime du 
poisonqu'on lui avoit donnédans une dose de thériaque, 
en 985 (1577 8), âgé de cinquante ans passés. Son rè- 
gne , pour être court, n'en coûta pas moins de sang à 



10,2, NOTICE 

la Perse. Ce monstre avoit débuté par le meurtre de 
tous les parens et amis de son jeune frère Hhaïder qui 
lui avoit disputé l'empire, et par la mort de tous les 
gi'iisqui avoientengagéson père à le tenircaptif. Après 
ces exécutions sanglantes, il choisit des victimes parmi 
les hommes qui lui donnoient le moindre ombrage. 

(1578). Mohhammed Khodâ-Bendéh voyant son 
frère mort, céda aux instances qu'on lui faisoit de 
monter sur le trône, dont celui-ci avoit voulu l'écarter 
à jamais, en !e privant de la vue. Alais cette opération, 
pour laquelle on n'employa qu'une lame ardente , ne 
contribua (suivant Chardin, tome VIII , pag. 128), 
qu'à rendre très-rouges les yeux de ce prince , et à pro- 
voquer une sécréticn conl.rutUe et très-incommode de 
sérosités. Khodâ-Bendéh , dont le nom signifie servi- 
teur de Dieu , avoit en effet plus de goût pour les pra- 
tiques minutieuses de la religion que pour les importan- 
tes fonctions de la royauté. Ennemi de la. guerre par in- 
dolence, il laissa à ses généraux la conduite de ses armées. 
11 passoit son temps à des exercices de piété ou à jouer 
au milieu de ses femmes, pendant que lesTurks et les 
Ouzbeks s'emparoient de plusieurs provinces , qu'ils 
gardèrent durant son règne. En g8<> (1078) les Per- 
sans s'emparèrent du Chyrvân ; mais la même année , 
le général Mousthafà pâchâ battit Doqmâq-khân , 
reprit le Chyrvân , ainsi que Teflys et Chamâkhy. 
L'année suivante, les Persans eurent quelques avan- 
tages sur les Othomans , commandés par O'smân pâ- 
châ. En 0,91 (i588) , Khodâ-Bendéh fut obligé de pas- 
ser en personne dans le Khoraçân, pour réduire A'iy- 
Qouly-Khân qui s'étoit révolté contre le gouverneur 

A'bbâs 



CHRONOLOGIQUE. 193 

A bbâs Myrzâ , fils du monarque persan. Ce jeune 
prince, connu dans la suile sous le ;:om du grand 
A'bbâs, profita de l'invasion des Othomans qui s'em- 
paroient de Tauryzpour s'étnblir en souverain à Hérât 
du vivant même de son père. Quelques écrivains ce- 
pendant placent entre ces deux monarques : 

(i586.) Hhamzéh, l'aîné des fils de Khodâ-Bendéh. 
Il fut assassiné quelques mois après son élévation , 
par Ismâè'l III son second frère. 

Le règne de celui-ci fut encore plus court que le pré- 
cédent ; et, au moment où il méditoit un second fratri- 
cide , il fut lui-même poignardé par ordre d'A'bbâs. 

( i58y.) A'bbâs I er du nom, troisième fils de Mo- 
hhammed Khodâ - bendéh , n'attendit pas , comme 
nous venons de le remarquer, pour monter sur le 
trône , la retraite de son père , ni la mort de ses 
deux frères; établi depuis sa tendre jeunesse dans le 
Khorâçân , il se revêtit des marques de la royauté, 
cl reçut à Hérât les bommages des grands de cette pro- 
vince, en g8cjde l'hégire (1081-2) ; mais ne s installa à 
Qazoùyn que le 3 mohbarrern 996 (5 décembre i58y). 
La même année, il fit la paix avec les Othomans ; et 
cependant ce règne si brillant et si mémorable Bans les 
annales de la Perse , eut un commencement tvès- 
agité. Dèsl'an 997, les Ouzbeks s'étantemparés i\o beau 
canton d'Hérât, le reste du Khorâçân fut plongé dans 
le plus affreux désordre. Il seroit difficile de nom- 
brer combien de fois, pendant le règne d A'bbâs , 
cette province fut reprise et perdue. Les gomerneurs 
du Fârsistân, du Kermân, d'Yezd, etc. levèient l'éten- 
dard delà révolte, et A'bbàsneparvintàles réduire qu'en 
To?ne X. N 



1 94 NOTICE 

1000 ( 1.591-2 ). L'année suivante, il conquit le 
Guylân , dont les habitans ne tardèrent pas à se révol- 
ter , et furent sévèrement punis. En 1002 ( 1 594-5)» 
les Ouzbeks , sous la conduite de leur sulthân nommé 
Tilym , mettent l'armée persane en pleine déroute, et 
en font un horrible carnage. A'bbas trouva quelque 
dédommagement du côté de Màzenderân , dont la 
conquête pourtant lui coûta près de trois années, 
ioo5, 100G et 1007. Il fallut ensuite combattre les 
Ouzbeks qui , pendant l'expédition contre le Màzen- 
derân , avoient fondé un royaume dans le Khorâçan. 
Tandis que le monarque persan se mesuroit avec ces 
audacieux voisins , son généralissime Allah-Veyrdy- 
khân faisoit la conquête du Bahhréïn et du Làrislàn 
en 1009. L'année suivante , A'bbas , fatigué des trou- 
bles que les Othomans suscitoient sourdement dans 
les provinces occidentales de son royaume, leur dé- 
clara la guerre; et les années ion et 1012 ( 1602-4) 
furent signalées parla prise de Néhàvend, par une vic- 
toire complète remportée sur Aba Aly pâcbâ, laquelle 
mit au pouvoir des têtes rouges ( les Persans) les for- 
teresses de Tauryz, de Nakhdjevân et d'Irivân. Au 
mois de juin 1G04, le monarque persan voulant séparer 
par un immense désert ses états de ceux du sullhan 
Othomân , transporte du côté du Loristan les habitans 
de l'Arménie , et appelle les plus industrieux auprès 
d'Ispahân , où ils fondent le faubourg de Djulfah. Les 
Othomans , irrités de leurs pertes multipliées, veulent 
profiler, pour les réparer, des distractions que causent 
à A'bbas l'invasion des Géorgiens dans le Chyrvân. 
Sinân pâcbâ veut reprendre Tauryz , et livre auprès de 



CHRONOLOGIQUE. ig5 

relie ville une bataille, clans laquelle il est complète- 
ment défait par les Persans, en i6o5. Ceux-ci profitent 
de leur victoire pour étendre leurs possessions en Ar- 
ménie ; Laùry, Teflys et Kandjah tombent en leur 
pouvoir aux mois de mai et juin 1606. Des événemens 
encore plus importans signalent les années suivantes. 
En 1016 ( 1607 -«S), le Chyrvân est reconquis ; en 
1017, différons pâchâs Olbomans sont battus et faits 
prisonniers ; le Kourdistân est soumis en 10 18 (1609) , 
et en 1020 ( 1611-12) , les Othomans , lassés d'une 
guerre longue et désavantageuse , demandent et obtien- 
nent la paix. A'bbàs profite de cette tranquillité pour 
embellir Ispahàn , sa nouvelle capitale. Il décore le 
Meyd-an, et y construit la Grande-Mosquée (t. VII , 
pag. 343 )• La paix conclue entre les Turks et les Per- 
sans ne fut pas de longue durée ; car, dès 1023 
(1614) -, les Othomans secoururent les rebelles Géor- 
giens : en 102(1, ils font le siège d'Irivân , et sont 
contraints de le lever. Enfin , après plusieurs batailles 
sanglantes, la paix est rétablie entre les deux étals. En 
1027 (1617-8), différens ambassadeurs russes et in- 
diens arrivent à la cour de Perse. En 102g (1619), 
A'bbas reçoit les ambassadeurs des souverains d'Agrah 
et du Dékeban. Ces témoignages de déférence en- 
flent l'orgueil de ce prince ; il veut se délivrer du voisi- 
nage des Portugais, maîtres de file d'Hormoùz. L'inu- 
tililé des tentatives qu'il avoit faites en io3o (1620) , 
lui suggère l'idée de réclamer le secours des Anglais , 
qui l'aident en effet à chasser les Portugais ; et le \cj 
dedjomady 2 d io3i (1 mai 1622), ouïe 23 avril, selon 
Iieibert , ses drapeaux flottèrent sur la citadelle d'Hor- 



1 96 NOTICE 

moùz {Voy. t. ÏX, p. 245). Cette conquête donna le 
moyen aux Persans de faire rentrer dans le devoir les 
habilans du Qandahar, et de s'emparer du pays de 
Daver. Des succès aussi nombreux, aussi signalés, 
excitèrent la pieuse reconnoissance d'A'bbàs , qui vou- 
lut faire un pèlerinage aux tombeaux d'A'ly et de ses 
enfans, situés dans l'Iraq A'raby. Cet acte de dévotion 
lui inspira le projet de retirer ces lieux saints des mains 
des Sunnytes. La capitale et la province , augmentè- 
rent bientôt le territoire des Chy ïtes. Cet envahisse- 
ment provoqua une nouvelle guerre entre les Persans 
et les Turks. Baghdàd tint une année entière contre les 
troupes othomanes, qui furent contraintes de faire une 
honteuse refaite en io.35 (iGa5); il y avoit deux 
ans que Hhâfez Ahhmed pâchâ promenoit l'armée 
othomane dans l'I'râq et dans Je Dyârbekir. Le mo- 
narque vainqueur alla prendre quelque délassement à 
Sulthânyéh , et de là à Qazoùyn , où il reçut. Chyr- 
khân l'afghan , souverain do Pouchenk , sur les fron- 
tières du Qandahar ; et de là se rendit dans le Màzende- 
ràn, son séjour favori , à cause du gibier qui est abon- 
dant dans cette province. Là il s'occupa d'assurer l'au- 
toritésuprêmeà son petit-fils Aboùl-Nassr Sàm, myrzâ, 
« héritier du brave prince du sang, type de la miséri- 
» corde divine, habitant du paradis, le prince du sang 
» Sséfy Myrza, misa mort par ordre d'A'bbàs son père. « 
Aboùl-Nassr se rendit auprès de son aïeul, qui n'eut 
pas la satisfaction de consommer l'espèce d'acte expia- 
toire qu'il méditoil. Bientôt il ressentit les premières 
atteintes d'une maladie qui !e conduisit au tombeau fi 
nuit du jeudi 2.4 de djomâdy i er , l'an 10^7 (du 27 au 



CHRONOLOGIQUE. 197 

28 janvier 1628), la douzième année de son règne. — Si 
les grands lalens politiques et militaires suffisoient pour 
mériter le nom de Grand , aucun potentat n'en seroit 
plus digne que chah A'bbâs. Il recula considérablement 
les limites de ses états, consolida la monarchie persane 
en expulsant une multitude de petits princes qui riva- 
lisoient d'autorité avec le souverain , et anéantit l'in- 
fluence de ces Qourtchy , milice remuante et séditieuse, 
composée des descendans des Turkomâns qui favori- 
sèrent l'élévation d'Ismâë'l Ssefy. Mais l'inflexible, l'iné- 
vitable postérité a déjà prononcé, elle ne pardonnera ja- 
mais à A'bbâs sa conduite atroce envers ses trois fils ; 
deux furent aveuglés par son ordre; il fit périr le troi- 
sième. Son ame sanguinaire n'étoit pourtant pas 
étrangère aux remords : il porta le deuil pendant un 
an , et vouloit transmettre lui-même la couronne au 
fils de ce malheureux prince. La mort l'en empêcha. 

(1628.) D'après l'ordre exprès de son aïeul, le 
nouveau monarque changea son nom d'Aboùl-Nassr- 
Sàrn-myrzâ en celui de Sséfy, c'est ainsi qu'on appeloit 
son père. 11 se montra bien plus cruel que A'bbâs 
son aïeul , et n'avoit aucun des grands talens de ce mo- 
narque. On lui reproche l'assassinat de ses deux oncles , 
et de sa propre mère qu'il fit enterrer vive avec quarante 
femmes du hharem soupçonnées d'avoir voulu l'em- 
poisonner. Les commencemens de son règne furent à la 
vérité signalés par quelques avantages remportéssur les 
Othomans, qui se virent encore contraints en io4o 
(i63o), de lever le siège qu'ils avoient mis devant Bagh- 
dâd ; et la même année , Ssefy s'empara de Chehrzoul 
et de Hhellah. En io45 (i635), il reprend en trois mois 



If)8 NOTICE 

la ville d'Irivàn, queles Turkslui avoient enlevée. Ma» 
abruti par les passions les plus honteuses , il perdit 
bientôt tout le fruit de ses exploits et de ceux de sou 
aïeul. XJagbdad , prise d'assaut par les Turks le ag 
cha'bân 1048 (mercredi i5août i638), après un siège 
de quarante jours, fut saccagée el perdue pour les Per- 
sans, qui n'ont jamais pu se rétablir dans cette capi- 
tale. Le Grand-Moghol se remit en possessiondela pro- 
vince de Qandahar en 10S1 ( rfJ4i-2) ; la Perse fut 
enfin délivrée de ce monstre en Tan de l'hégire ioâa 
(1G42). On croit que le poison accéléra sa fin. 

(i(542.) Chah A'bbàs II, seul fils que Ssefy II 
ait laissé, monta sur le trône à l'âge de quinze ans. 
L'année qui suivit son couronnement, il augmenta 
son royaume d'une province, en accordant un secours 
d'hommes et d'argent au prince des Ouzbeks , qui La 
lui céda par reconnoissance. Quelque temps après , ca 
io58 ( 1649), il reprit Qandahar. 11 a voit alors envi- 
ron dix-neuf ans ; mais bientôt, livréà la plus dégoûtante 
débauche, il confia à des généraux peu expérimentés 
une expédition contre l'IIindouslân , qui fut interrom- 
pue par sa mort. Agé seulement de trente -huit ans^ 
il périt victime d'une maladie, produite par ses hon- 
teux excès, et dont les progrès fuient accélérés par le 
poison, le 26 du mois de réby'i second, 1077 de l'hé- 
gire (a5 septembre 1GG6). 11 habitait alors une maison 
de plaisance nommée Khosroù-Abâd , à deux lieues de 
Damgân dans le Thabaristàn. Ce prince fut vivement 
regretté des chrétiens y pour qui il avoit en effet une 
affection particulière. Il accueillit avec, distinction et 
empressement Tavernier et Chardin. 11 avoit un goût 



CHRONOLOGIQUE. 199 

particulier pour les arts d'Europe, savoit assez bien 
dessiner et tourner. Nous reprocherons à A'bbâs ce 
caractère vindicatif et sanguinaire qui semble avoir été 
commun à tous les souverains de la dynastie des Ssofys. 
Guidé par une politique ombrageuse et atroce , A'bbâs 
I er avoit ordonné qu'on aveugleroit les princes du 
sang avec un bassin rougi au feu ; celui-ci ordonna 
qu'on leur extirperait les prunelles. Cet usage a été 
fidèlement observé par ses successeurs. 

(1666. ) Chah Ssèfy II, ou Soléïmân , succéda à 
son père, malgré les menées des deux premiers méde- 
cins , qui avoient porté les principaux seigneurs du 
conseil à placer son second frère sur le trône. Il fut cou- 
ronné en 1G66 ; le fut une seconde fois en 1668, sous le 
nom de Soléïmân , pour conjurer une maladie qu'on 
attribuoit à la malignité du signe qui avoit présidé à 
son premier couronnement. Chah Soléïmân termina un 
règne obscur et assez paisible , le 6 zoùl-hhedjah 
1 io5 (29 juillet i6g4), à l'âge de quarante-huit ans. 

( i6(j4- ) Châb Hhocéïn fut porté sur le trône par la 
faction des eunuques, à l'exclusion d'A'bbâs son frère 
aîné , dont ils redoutoient l'esprit énergique et martial. 
Hhocéïn , qui avoit alors vingt-cinq ans , étoit un 
prince extrêmement doux , religieux jusqu'à la bigote- 
rie , foible, irrésolu. Il promettoit de ne point contra- 
rier les desseins ambitieux de ces eunuques. Le désor- 
dre se joignit, à la foiblessc du gouvernement. On 
vendit les places , et elles ne furent plus à vie , afin de 
pouvoir les vendre plus souvent. On enleva aux familles 
les charges qui leur étoient héréditaires. Les troupes 
ne recevoient plus leur paye, et se débandoient ; la po- 



300 NOTICE 

lice n'éloit point faite ; la peine de mort éloif commuée 
en amende ; les voleurs pavoient une rançon comme 
des prisonniers de guerre. Il seroit impossible de 
décrire tous les désordres qui , dès le commencement 
du règne de Hhocéïn conduisirent la Perse à une 
perte inévitable. Les choses étoient dans ce malheu- 
reux état de crise, lorsque Myr - "Y éïs , chef de la 
tribu afghane de Gadjeh , assassine Gourkéïn-khân , 
prince de Géorgie et gouverneur de Qandahàr, mas- 
sacre les Persans et les Géorgiens qui formoient sa 
garde, ainsi que tous les fonctionnaires délégués par 
la cour de Perse, s'empare de la ville, fait soulever 
les habitans , et est reconnu sulthân de Qandahàr, 
en 171.3. Deux envoyés qu'on lui mande pour l'exhor- 
ter à rentrer dans le devoir furent retenus par lui , et 
il fallut mettre la force en usage pour châtier sa 
rébellion ; mais les troupes qu'on envoya furent bat- 
tues à trois ou quatre reprises par les Afghans, qui 
étoient à peine un contre six. Ces premiers succès les 
enhardirent dans leur entreprise. Cependant Khosroù- 
khâ*n s'avança contre eux à la tète de 3o,ooo hommes y 
les défit au passage de la rivière de Belese, et vint met- 
tre le siège devant Qandahàr. La ville ne tarda point à 
demander à capituler ; mais le général persan , enflé 
de ses succès , voulut qu'elle se rendit à discrétion. 
Son refus causa la perte des assiégeans. Myr-Véïs 
grossit son armée de toutes les tribus qu'il lui fut pos- 
sible de soulever , et lorsqu'il se jugea assez fort pour 
réparer l'échec qu'il avoit reçu , il s'avança sur les Per- 
sans, leur coupa les vivres, et, après les avoir affamés, 
tomba sur eux, en fit un grand carnage, et les mit 



CHRONOLOGIQUE. 201 

dans la déroute la plus complète. La perte de cette 
bataille, dans laquelle Khosroù-khan se fit tuer de 
désespoir, jeta la cour de Perse dans une grande cons- 
ternation. Enfin Mohhammed-Roustam-khân, envoyé 
contre les rebelles, ayant encore été défait ; la certitude 
de ne pouvoir point les réduire , empêcha d'armer 
contre eux davantage, et on laissa Myr— Véïs jouir 
paisiblement de son nouveau royaume jusqu'à sa rnorf, 
arrivée en 17 10. 

Peu s'en fallut que cet événement ne sauvât la 
Perse. Myr-A'bd êl-Azyz-khân , frère de Myr- Véïs , 
étoit. sur le point de remettre le Oandahâr au roi, 
à des conditions honorables, lorsque Myr-Mahhmoùd 
Galky, fils aîné de Myr-Véïs , l'apprit. Furieux de se 
voir enlever une couronne qu il regardoit comme son 
patrimoine, il vole au palais, suivi d une quarantaine 
des amis de son père, pénètre jusqu'à son oncle, et 
lui tranche la tète, en 1716. Aussitôt Mahhmoùd est 
proclamé sulthan par les conjurés. 11 n'avoit alors 
qu'environ dix-huit ans. Son avènement au trône fut 
le signal de nouveaux désastres pour la Perse. 

Les Abdàllvs s'étant révoltés, prirent Hérâtle 26 ra- 
madhân 1 i2y (21 août 17 16) , et la province, se forma 
en état indépendant. Ils remportèrent une victoire com- 
plète sur les Persans quelque temps après. Ce nouveau 
revers fit déclarer d'autres peuplades. Les Arabes do 
Masqât, les Kourdes, les Ouzbeks, les Leszguys se 
mirent à dévaster chacun de leur côté les provinces 
frontières de la Perse. Cependant Mahhmoùd ju- 
geant L'instant favorable à ses desseins de conquête, 
entra dans le Kermân à la lèle de 10,000 hommes dV- 



-02 NOTICE 

lite, et s'en empara ; mais il n'en demeura maître que 
quatre mois. Louthf-A'ly-khân le vainquit, et mit son 
armée en fuite , et il s'apprêtoit à la poursuivre, son 
habileté répondoit du succès ; l'empire alloit se rele- 
ver. La faction ennemie ou premier ministre, qui avoit 
mis Louthf-À'ly à La tête des armées , craignit que ses 
victoires ne lui donnassent assez de crédit pour la 
perdre ; elle supposa une conspiration , et le cré- 
dule Hhocéïn fit crever les yeux à son premier minis- 
tre, et arrêter le général. Aussitôt son armée vic- 
torieuse se débanda. Ainsi, l'esprit de faction et les 
intérêts particuliers mirent l'état dans l'affreuse né- 
cessi é de succomber sous les coups qu'on lui portoit 
de toutes parts. Le Chyrvân tomba au pouvoir des 
Lezguys, qui battirent 40,000 Persans, en 1716. Les 
Afghans , que leur défaite avoit intimidés, se levèrent 
de nouveau au nombre de a5,ooo sous la conduite de 
Mahhmoùd. Ils rentrèrent en janvier 1722 dans le Kcr- 
mân , et vinrent mettre le siège devant la capitale de 
la province, sans cependant la prendre. Ils tournèrent 
du côté d'Yezd , qu'ils ne purent point emporter d'as- 
saut; et marchant de là sur Ispahàn directement, ils 
arrivèrent sans trouver d'obstacle, le 20 de djomâdy 
1 134(24 février 1721) , à quatre farsangsou sixlieues de 
cette capitale , à un endroit nommé Kéloun-Abâd. Là 
ils mirent en déroute l'armée persane , forte d'environ 
5o,ooo hommes, quoiqu'ils n'eussent point la moitié au- 
tant de monde. Cette victoire les mena aux portes de la 
ville. Le bourg de Djulfah tomba en peu de temps 
au pouvoir de Mahhmoùd. Quelques avantages rem- 
portés sur les Afghans ne sauvèrent point la ville. La 



CHRONOLOGIQUE. 2oo 

discorde étoit dans le conseil. Le vâly d'Arabie, 
tout puissant sur l'esprit du roi , étoil vendu à ses 
ennemis, et n'employoit son ascendant que pour hâter 
la ruine des Ssofys. La famine étendit ses ravages sur 
toutes les classes. La mauvaise volonté des gouver- 
neurs de provinces , qui auroient rougi de servir sous 
un général, ou que des intérêts particuliers empê- 
choient d'amener leurs troupes, ne laissoit plus aucun, 
espoir de salut. Le foible et malheureux monarque, 
tro r instruit de sa déplorable situation, capitula aux 
conditions qu il plut au vainqueur de lui imposer , le 
ii de mohharrem ii35 ( 10 octobre 173a), et se 
retira à Ferhh ■- Abâd , dans le Mâzendérâp, sui- 
vant myrza Mehdy ( Vie de Nadir Chah) , ou , sui- 
vant d'autres, il se rendit au camp de Mahhmoùd , et 
abdiqua entre ses mains. Quoique cet Afghan se 
plût à humilier son infortuné souverain , on rapporte 
qu'il lui dit , après avoir reçu l'aigrette royale de sa 
» main : Telle est l'instabilité des grandeurs humai— 
r> ries! Dira dispose des empires comme il lui plaît ; 
» il les enlève à un prince pour les donner à un 
» autre ; mais je vous promets de vous regarder ton— 
)> jours comme mon père , et de rie rien faire à l'avc- 
» nir sans votre avis. » Ainsi fut éteinte la puissance 
des Ssofys; et si quelque chose a pu consoler Hhocéïn 
et le peuple de tous leurs maux, ce fut sans doute 
de voir punir et les traîtres dont la perfidie avoit hâlé 
la chute du trône, elles misérables qui avoient immolé 
la pairie à leurs vils intérêts. 



20<f NOTICE 

PRINCES AFGHANS ET DESCENDANS DE CHAH 
HHOCEIN. 

(1722.) Mahhmoùd entra dans Ispahân , et prit 
possession du trône quatre jours après l'abdication de 
Hhocéïn , dont il épousa la plus jeune fille pour s'af- 
fermir dans son nouveau rang. En effet, Hhocéïn con- 
firma son abdication par une circulaire à tous les gou- 
verneurs des provinces , leur enjoignant de reconnoître 
Mahhmoùd pour leur roi légitime. Cela n'empêcha 
point Thahmasp , fils de Hhocéïn , de prendre le titre 
«le chah à Oazoùyn, et de demeurer en possession de la 
majeure partie des états de son père. Les troupes de 
Mahhmoùd le chassèrent, à la vérité, de sa nouvelle 
capitale au mois de novembre de la même année ; mais 
en 172.3, leshabitans, outrés de leur licence et de Top- 
pression dont ils étoient écrasés , se soulevèrent et 
chassèrent les Afghans de leurs murs, après en avoir 
tué quelque mille six cents. Thahmasp n'y revint point, 
et choisit Tauryz pour sa résidence. 

Jusque-là le règne de Mahhmoùd avoit été un sujet 
debénédictions pour les habilans d'Ispahân. Ilavoitfait 
preuve d'une politique habile en conservant en place 
les ministres persans, à chacun desquels il avoit adjoint 
un Afghan. La justice avoit été rendue avec une. équité 
dont le règne de Hhocéïn étoit sans exemple, et il 
n'agissoit jamais sans prendre, suivant sa promesse, 
l'avis de son beau-père. L'échec que ses troupes avoient 
essuyé à Qazoùyn opéra une révolution complète dans 
sa conduite , ou , pour mieux dire , le rendit tout entier 
à son naturel féroce. 



CHRONOLOGIQUE. 2o5 

11 craignit d'éprouver le même sort , et , pour que 
les habitansde la capilale ne pussent point Ten expul- 
ser, il songea à les réduire à un nombre qui ne sur- 
passât point celui des Afghans. Il invita donc à un 
grand festin les ministres, les seigneurs, les princi- 
paux officiers Persans, et les fit massacrer par ses gardes 
sur la fin du repas. Ce fut le signal de la boucherie 
qu'il avoif commandée. Aussitôt deux cents jeunes 
gens, tant Persans que Géorgiens, de la première 
noblesse, furent arrachés de leur collège et massacrés, 
et l'on mit à mort les gens de toutes conditions qui 
avoient reçu quelque pave, des faveurs ou des émolu- 
mens de l'ancienne cour. Le massacre dura quinze 
jours entiers. Après cela , le tyran se défit encore, mais 
sans éclat, d'une multitude d'hommes en état de por- 
ter les armes, et extorqua aux autres des sommes con- 
sidérables. 

Si Thahmâsp avoit été digne de l'empire , c'eût été 
1 instant de s'en ressaisir. La foiblesse des Afghans, 
1 horreur que leur chef inspiroit , tout lui assuroit un 
plein succès. Mais cette ombre de roi avoit hérité de 
son père, la mollesse, l'oisiveté, 1 incapacité qui l'avoient 
précipité du trône. Au lieu de combattre ses ennemis, 
il tourna ses armes contre une partie des sujets qui lui 
restoient, pour les opprimer. Cependant Mahhmoùd 
vint l'attaquer de nouveau, battit son armée en plu- 
sieurs rencontres, prit Chyrâz en 1724, et le mit à feu 
et à sang. Il auroit encore conquis le Guvlân , sans les 
Arabes qui le harcelèrent au point de le forcer à s'en 
retourner. Pendant ce temps , les Turks d'un côté, les 
Russes de l'autre, fondent à la fois sur les provinces 



5.t>6 K Oïl CE 

désolées de Thahmâsp , qui perd la Géorgie, Koy, 
Irivân , Ordoùâbâd , Hamadàn, el presque toute 
l'Arménie— Majeure. 

En 1724 , Mahhmoùd fit une tentative inutile contre 
la ville cl'Yezd , fut battu et mis en fuite. T,e reste de 
son règne n'est qu'un tissu de cruautés. Il étoit tombé 
dans un délire presque continuel, et la douleur que 
ses maux lui causoient se tournoit en rage, au point 
qu'il massacra lui-même à coups de sabre , et en un 
même jour, environ cent princes, parens de Hhocéïn, 
qu'il sétoit fait amener dans une cour du palais , les 
bras liés derrière le dos. Peu de temps après, Ecbréf 
son cousin , fils d'Àbd- Allah à qui Mahhmoùd a voit 
fait trancher la tête pour monter sur le trône, le traita 
de la même manière , et fut aussitôt proclamé sullhân 
par les Afghans , le 9 decha'bàn 1 13- (22 avril 1725), 
ou le 12 du même mois, suivant Mvrzà Mehdy (le 
a5 avril). Ce crime étoit inutile, Mahhmoùd n'avoit 
pas un jour à vivre encore naturellement. Il étoit alors 
dans la vingt septième année de son âge. Les Russes 
profitèrent de ce déchirement intestin pour étendre 
leur territoire du côté de Derbend et de la mer Cas- 
pienne , et les Othomans réparoient avec usure les per- 
tes que leur avoient fait éprouver Abbâs I er et ses 
petits-fils. 

( 1725. ) Ecbréf commença son règne comme 
Mahhmoùd avoit fini le sien , par des meurtres. Il se 
défit des ministres, des confidens de son prédécesseur, 
et fit massacrer toute sa garde. Ceux même . grands 
et petits , qui venoient d'assurer la couronne à ce nou- 
veau tyran, en trempant dans sa conspiration, eurent 



CHRONOLOGIQUE. 207 

ensuite leur tour. Il mit les uns à mort, et fit incar- 
cérer les autres. 

Cependant le foibleThahmâsp perdoit alors la meil- 
leure portion de son reste d empire ; obligé de faire des 
concessions successives à la Russie et aux Turks , pour 
empêcher qu'ils ne le dépouillassent enlièrement , il 
voyoit s'écrouler le trône de ses pères , lorsqu'un auda- 
cieux et fortuné aventurier se présenta pour le soute- 
nir ; mais avec le projet de s'y asseoir lui-même. Ori- 
ginaire delà tribu des Efchàr, né le acmiohharrem 1 100 
(lundi 22,novembre i68b),dansla plus viieclasse ; après 
avoir été voleur obscur et cbef d'une bande de voleurs , 
Nadir étoit parvenu à réunir autour de lui un corps 
d'environ trois mille liommes , avec lesquels il s'étoit 
emparé du Khoràçân. Des succès sibrillans provoquè- 
rent son ambition , et il feignit de vouloir secourir son 
souverain , avec l'intention secrète de s'asseoir à sa 
place. 11 entra donc en négociation auprès de Thah- 
ruàsp, qui lui accorda sans peine son pardon, et ac- 
cepta avec empressement un renfort de deux mille 
hommes aguerris, commandés par un cbef dont on 
ne connoissoit que trop la hardiesse et le courage. La 
face des affaires changea ; les nombreux compétiteurs, 
qui vouloient supplanter Tbahmâsp , disparurent ; en 
moins d'un an les Afghans virent leur puissance ébran- 
lée par des défaites et par la perte de plusieurs places. 
Les Turks, toujours vainqueurs auparavant, furent 
vaincus. Nadir, devenu l'idole du soldat, l'appui du 
prince , commença avec le titre de général en chef 
la fameuse campagne de 1728, où il déploya tous ses 
lalcns militaires, el dans laquelle il reprit les provin- 



->o8 NOTICE 

ces enlevées par les Turks. Enfin , il soumit les re- 
belles qui, profitant de la situation de l'empire; , 
s'étoient formés en petits peuples indépendans. 

Cependant Echréf, qui venoit de monter sur le 
trône, crut qu'il ne tiendroil qu'à lui d'anéantir son 
ennemi avant de lui avoir donné le temps de se ren- 
forcer. Il lève une armée de 3o,ooo hommes, se met à 
la tête, part d'ispahân au mois de septembre 1728, 
et arrive le 20 du même mois à Moumen-âbâd auprès 
de Demgân , où l'armée de Nadir étoit postée. L'ac- 
tion fut sanglante, et la victoire des Persans com- 
plète. Ils tuèrent 12,000 hommes aux Afghans, c est- 
à-dire trois fois plus de monde qu'ils n'en perdirent, le 
23 raby'i 2 e (G novembre 1728 ). Deux autres victoires 
aussi éclatantes suivirent celle-ci, et ouvrirent les 
portes d'ispahân à Nadir. Bientôt on vit aussi le 8 
djomâdy 1 e1 (21 décembre) , arriver le monarque per- 
san qui , dans l'excès de sa joie et de sa reconnoissance , 
imposa son nom au victorieux Nadir : on le nomma , 
depuis celte époque , Thuhmâs-Qouly-Khân , c'est- 
à-dire prince, serviteur de Thâhmâs, ou Thahmâsp. 

Echréf, accablé de tant de revers , mourut de cha- 
grin au commencement de 1729 , fin trop douce pour 
un monstre tel que lui. 

(1729.) Chah Thahmfisp Use trouva maître absolu en 
apparence dans l'empire. Cependant les Turks occu- 
poient encore les villes de Hamadân, Kermânchâh Ar- 
debyl, Baghdâd, etc. Thamâs-Qôuly-Khân,aprèsavoir 
rendu Chyrâz au Roi, prit successivement les trois pre- 
mières ; mais un nouveau soulèvement à Iléràt l'ap- 
pela d'une extrémité du royaume à l'autre. Son expé- 
dition 



CH RONOLOGIQl E. y09 

11 fat, comme les autres, courte et brillante. Hé- 
apitula le y lévrier 1701 , et le Khurâçân fut bien- 
tôt soumis. 

Pendant ce temps, chah Thahmâsp , instruit que le 
Grand-Seigneur faisoit filer de nombreuses troupes vers 
les frontières de la Perse, se mit à la tête de 20,000 
hommes , et alla d'Ispahàn à Qazoùyn , où ayant 
trouvé Tannée que Thahniâs-Qôuly y avoit laissée , il 
marcha sur Erivân , et battit d'abord les Turks :, 
mais ceux-ci prirent bientôt leur revanche. A'iy Pâ- 
châ remporta une victoire complète sur les Persans: 
Ahhmed Pâchâen gagna une autre. L'inhabile monar- 
que fut contraint de signer une paix honteuse. A cet 
acte de lâcheté, Thahmâsp en joignit un d'atrocité. L^n 
de ses frères, le seul qui eût échappé au massacre de 
la famille royale exécuté par myr Ma hh moud , vint 
le trouver à Ispahân. Non content d'ordonner la mort 
de ce frère infortuné, le monarque persan voulut être 
témoin de son supplice. 

Le maître, que le foible chah Thahmâsp s'étoit 
donné dans la personne de son général , ne lui pardonna 
point d'avoir terni l'éclat des armes persanes, et couvert 
ses soldats delà honte d'une double défaite. Il revint à 
Ispahân à la tête d'une nombreuse armée remplie de 
Tatars , gensàlui : et son premier acte d'autorité futde 
déposer chah Thahmâsp , et « de le déporter dans la 
» terre sacrée du Khorâcàn, afin que, dans cette con- 
» tree, sanctifiée par le tombeau du grand îmâm Rizâ, 
« il tournât son esprit à la soumission, se résignât au 
» nouvel ordre de choses, et consacrât le reste de ses 
h jours au service du maître de l'univers. » Ainsi, le i4 
Tome X. O 



2. 1 NOTICE 

de reby 1 i i Cr (26 août 1781) , « chah Thahmâsp couché 
» dans une litière, accompagné de son hharem et 
» de toute la suite qui pouvoit lui être nécessaire, prit 
» la route d'Yezd, pour se rendre au lieu de sa retraite. » 
Il y fut bientôt assassiné par ordre de Nadir. 

( 1731. ) Trois jours après son départ , on décerna 
la couronne à son fils A'bbâs III , âgé de huit moi^. 
Thahmâs-Qôuly-Khân , en donnant à la Perse un 
monarque enfant, retint la souveraine puissance enhe 
ses mains. La mort prématurée du nouveau roi vint 
merveilleusement au secours de son ambition. Chah 
A'bbâs III mourut au commencement de 1736, en- 
viron cinq ans après sa ridicule inauguration. Son 
règne, ou plutôt ce laps de temps, fut encore illustré 
par les actions de Thabmâs - Qôuly qui remporta 
plusieurs victoires signalées sur les Turks , sou- 
mit l'Arménie, la Géorgie, reprit les provinces que 
chah Thahmâsp avoit perdues , et obtint, en 1784 de 
la Russie , la remise des villes qu'elle tenoit encore , 
telles que Bâqoù et Derbend. 11 avoit échoué à la 
vérité devant Baghdâd , au mois de juillet 1782 : et, 
malgré des prodiges incroyables de valeur dans un 
combat où il changea deux fois de cheval , il fut dé- 
fait par Tapâl Otsmân ; mais celui-ci paya chèrement 
celle victoire: car il fut battu, et périt au mois de 
novembre suivant; 

(1705.) Thahmâs-Qôuly Khân , ou IVâdir chah sui- 
vant d'autres, fut proclamé par les cbefs de l'armée as- 
semblés dans la plaine de Maghân sur les bords de l'A- 
raxe , au mois de janvier 17.35 Ils dépouillèrent , d'un 
commun accord , la famille des Ssofys , pour mettre la 



fclIROTSOLOGIQUE. 211 

couronne de Persesurla tête de Thahmàs-Qôuly-Khân.. 
Une partie étoit achetée par cet ambitieux ; l'autre, 
séduite par son éloquence mâle, et cependant adroite 
et insinuante, ne put point lui refuser son suffrage. 
« Le jeudi 24 de chawwàl 1 148 (8 mars iy35) fut le 
jour du couronnement fixé par les astronomes héritiers 
delà science de Ptolémée. » Ce conquérant étoit alors 
dans la 48 e année de son âge. 

Son premier acte d'autorité suprême eut la reli- 
gion pour objet. 11 vouloit éteindre l'animosité des 
Chy'ïtes et des Sunnytes en réunissant les deux sectes ; 
mais le clergé persan contrarioit ce dessein libéral. Les 
richesses de ce corps le meltoient à même d'engager le 
peupledans sa cause. Le souverain, pour prévenir le mal 
qu'il auroit pu faire , jugea convenable de confisquer 
tous les biens de ce clergé turbulent. Ayant fait assem- 
bler les mollâs et les chefs de la religion : « Comment , 
» leur demanda-t-il, employez-vous vos revenus ? » — 
Ils lui répondirent : « JNous les appliquons à des objets 
» religieux, tels que le salaire des ministres du culte, 
» l'entretien des collèges , celui des mosquées, où l'on 
» adresse incessamment à Dieu de ferventes prières 
» pour la gloire de nos armes , la santé du monar— 
>> que, la prospérité de l'empire. » — « Cinquante 
» ans de calamités, leur répliqua-t-il , ont démontré à 
» la Perse l'inefficacité de vos prières. Ceux qui ont 
s versé leur sang pour la patrie , sont les instrumens 
» victorieux desquels Dieu s'est servi pour sauver l'em- 
» pire ; ce sont nos véritables mollas : c'est donc à 
» payer mes soldats que les biens immen -s du clergé 
» doivent être employés. Quant aux collèges, je m'en 

O 2 



3 1 a NOTICE 

9» charge. » Celte confiscation donna près d'un million 
de loùmâns ( environ 43 millions de France ). 

Son règne fut une suite non interrompue de triom- 
phes , de misères et de cruautés. Partout l'ennemi cé- 
doit à la puissance de ses armes ; les séditions étoient 
étouffée;; par la victoire , en moins de temps qu'il n'en 
avoil fallu pour les organiser ; mais cet état si puissant 
en apparence, cet empire si fatal à tous ses voisins , 
et oit épuisé d'hommes et d'argent. Les coffres du 
monarque regorgeoient , tandis que le peuple , ruiné 
par les exactions des gouvernemens auxquels il avoit 
été soumis successivement , manquoit d'argent ; et 
néanmoins l'avarice de Nadir chah mettoit tout en 
œuvre pour lui en arracher. Sur la fin du règne de 
ce tyran , on avoit établi un nouveau genre de per- 
ception. « 11 me faut telle somme, disoit le monstre ; 
» ce sont tant de têtes à couper ». On en coupoit effec- 
tivement autant qu'il avoit dit , et la contribution se 
trouvoil remplie par la confiscation des biens des pros- 
crits. Ces horreurs se renouveloient fréquemment. 
Si Nadir traitoit ainsi les peuples soumis à sa domi- 
nation , les pavs conquis souffroient à proportion. On 
en verra un exemple dans ce que nous allons rappor- 
ter touchant la conquête de l'Inde. 

Favorisé par les dissensions intestines de la cour de 
Dehly , où il entretenoit des intelligences secrètes , 
il porta la guerre dans l'Inde la seconde année de son 
règne, au mois de mohharrem ii5o (avril 1 7^7 ) » 
après avoir soumis le Qandahâr , et confié le gouver- 
nement de la Perse à l'aîné de ses fils Puzâ-Qôuly- 
myrzfi. Plus heureux ou plus habile que le héros 



CHRONOLOGIQUE. 2lS 

macédonien , il franchit ces monts fameux , au - delà 
desquels les Grecs avoient refusé de suivre leun*oi. En 
peu de temps , il fut maître de l'Hindoustân. Le sou- 
verain de ce vaste et riche empire, Mohhammed-châh 
fut fait prisonnier avec toute sa cour ; la ville de Dehly 
pillée, saccagée, et noyée dans le sang de ses habi- 
tans, le i r de zoùl-hhedjah ii5o (le dimanche n 
mars 1788 ). Peu de jours après cette horrible tragé- 
die Mohhammed chah eut la lâcheté , pour recouvrer 
sa couronne , de donner une de ses filles en mariage à 
Nassr AUah-myrza , fils de Nadir. Les fêtes nuptiales 
furent célébrées le 2$ mars avec une magnificence in- 
croyable au milieu des ruines fumantes de Dehly , et 
pour ainsi dire sur les cadavres de cent mille habitans. 
Peu de jours après, l'empereur reçut, des mains san- 
glantes du vainqueur , les ornemens de la royauté , le 
sceau del'empire et uneporlionseulementdesétats qu'il 
a voit possédés, car il le pria d'accepter, ou du moins 
Nadir eut l'air de tenir de la reconnoissance de Moh- 
hammed-châh les provinces situées au-delà de l'Attok 
ou du Sind, depuis les frontières duThybet jusqu'à l'em- 
bouchure de celle rivière dans l'Océan , ainsi que la 
province de Tolah. Enfin l'armée persanne, après avoir 
séjourné S7 jours à Dehly , partit le 27 de Ssefer 1 1 5 1 
(mai 1708), emportant avec elle des richesses incalcu- 
lables , dont une grande partie disparut , ainsi que les 
chameaux qui les porloient , dans les précipices du 
Qandaliâr. 

Après cette expédition , les plus glorieuses de tou- 
tes celles de Nadir furent la réduction des Afghans, en- 
suite la conquête du Khàrezm , en 1740. Ses vicloi- 



2 1 4 NOTICE 

rcs sur les Turks , moins rapides et quelquefois bien 
chèrement achetées , furent cependant celles dont la 
Perse eut le plus à se louer, parce qu'elles lui rendirent 
tout ce que ses ennemis lui avôient successivement en- 
levé. On dit que Nadir chah seproposoit de pousser ses 
conquêtes en Turkie, et de réunir, dans sa main , le 
sceptre des Othomans et celui delà Perse; c'est dans 
ces vues qu'il avoit tenté de concilier les Chyïtes et les 
Sunnytes, et qu'ilavoif entamé des discussions théologi- 
ques très indifférentes pour un conquérant. Il fit même 
rédiger pour les Persans une nouvelle profession de foi. 
Quoi qu'il en soit, la mort le saisit au milieu de ses 
triomphes etde ses exploitssanguinaires. Dans un accès 
de colère , il avoit fait crever les yeux à son fils aîné et 
chéri, Rizâ-Qouly-myizà. Use repentit bientôt de celte 
action barbare et ses regrets se changèrent en fureur. 
« Les cruautés qu'il exerça surpassent l'imagination , » 
dit son historiographe et son admirateur , Mvrzà- 
Mehdy ; « et tous ces actes sanguinaires, loin «le salis- 
» faire la frénésie de Nadir , le metîoient encore plus 
» hors de lui même ; il fit mourir plusieurs Indiens, 
» Musulmans et Arméniens dans la grande place dls- 
>i pahan, et, partout où il passoit, il faisoit empiler des 
» têtes humaines : on en élevnit d'effroyables pyramides 
» sur le faîte des mosquées. » Enfin , il avoit ordonné 
aux Talars , qui formoient la majeure partie de son ar- 
mée , de massacrer tous les soldais persans. Cette bou- 
cherie étoit sur le point d'avoir lieu, mais le complot 
transpira. 11 n'y avoit que deux partis pour ces braves 
gens : périr ou donner la mort au tyran. Tout violent 
qu'étoit ce dernier parti , il prévalut. Trois officiers de 



CHRONOLOGIQUE. 213 

la plus haute distinction se concertèrent la nuit où le car- 
nage devoit commencer : ils entrèrent à minuit dans la 
tente royale, et « firent, dit Myrza - Mehdy (*) , 
» une balle de cette tête, que, peu d'instans aupara- 
» vant, l'univers entier avoit peine à contenir. » 
Chah Nadir péril âgé de 60 ans, l'an 1160 de l'hé- 
gire (la nuit du 19 au 20 juin 1747 ^ e 1ère vul- 
gaire ) . 

(1747-) A'àdil - chah. La fin tragique de Nadir 
promettoit un ternie aux maux de la Perse ; mais elle 
ne fit que délivrer ce royaume des cruautés inouïes 
d'un monstre, pour le précipiter dans les horreurs de la 
guerre civile. Le chah n'avoit point désigné son suc- 
cesseur : à peine la nouvelle de sa mort se fut-elle 
répandue dans l'armée, que les hordes dont elle étoit 
composée s'entre-déchirèrent. Aucun des chefs ne tenta 
de succéder à Nadir , mais chacun d'eux songea h 
prendre une part de ses dépouilles; Ahhmed-khàn , 
surtout, après avoir assailli les Afghans , avec les Af- 
ghans même et les Ouzbeks qu'il commandoit , s'étant 



(*) Histoire de Nàder C/iâ/i , etc. , traduite par M. Jones, II e 
partie , cliap. 1 g. Nous possédons un exemplaire du texte persan 
de cet important ouvrage , lequel a e'té donné à la Bibliothè- 
que Impériale par A'skéry-Khàn. ambassadeur de Fathh A'Iy, 
chah , ou roi de Perse , auprès de Sa Majesté l'Empereur et 
Roi. Nous avons pu nous assurer par nous-même , combien 
est fidèle la traduction française faite par le célèbre et savant 
sir William Jones. Voyez , sur la catastrophe dont il s'agit , 
une Notice historique de la Perse , tom. III , pag. 123 de ma 
Collection de Voyages. 



2 1$ ÎHOTICE 

relire dans le Qandahâr avec une audace el t :i m 
temps une habileté qui l'immortalisèrent , j'y iil pro~ 
' l.imer chah , el. fonda le royaume des Afghans. 

Cependant les Persans envoyèrent la tête de Nadir à 
•\ ly Qouîy son neveu en lui offrant la couronne. IJt.pi 
le nom de. A'àdd , et son avènement, qui eut lieu h 
de Djomâdy 2 d i 160 (a5 juin 1747) - fut signalé par \e. 
meurtre de Nassr-âllah , d'Imân Qonly-myrzâ., iils de 
Ry/A Qouly-myr/.â, que son père Nadir avoit fait aveu 
gler et relégué à Thehrân , et qui fut lue lui-même peu 
de temps après ses deux fils aînés. Châh-I\okh le .'>'' , 
qui n'avoit que 14' ans, fut seulement enfermé dans le 
château de Méchehed. Après cela le nouveau monarque 
alla à Kelàt où il s empara des trésors immenses que 
Nadir y avoit accumulés, lient à réduire les Kourdes 
deQaboutchàn, el se livra, aprèscelte expédition, à tout 
son penchant pour la mollesse. Sa vie efféminée, son in- 
souciance pour les affaires, donna tout le loisir à Lbrl - 
îivm, son frère, de se faire des amis, d'acheter des sol- 
dats , enfin de se mettre en état de lui disputer la pos- 
session du trône. Les deux frères en vinrent bientôt 
aux mains, et la victoire passant alternativement d un 
( ôié à L'dutre, dans plusieurs engagemens conséculils , 
aucun parti n'ohtenoit d'avantage signalé , mais la tra- 
hison vint au secours d'ibrahym. A'àdil perdit sa li- 
berté , le trône, la vue et peu après la vie, en iifn de 
1 hégire , il régna g mois. 

(174.7-) Ibràhym - chah lui succéda incontinent , 
mais les habitans de Mec.hehcd venoicnt d'élue Chah - 
]\okh. Son armée se débanda ; il fut pris par le suc- 
cesseur légitime de Nadir et mis à mort peu de temps. 



CÎIRONOLOGÎ QT'E. 217 

après son avènement au trône. Myrzà Seyd Mohham — 
med , petit-fils fie Chah Soleïmân el gouverneur du 
Khorâçân sous le règne de Nadir, vengea Ibrâhym 
en crevant les yeux à Châh-ïlokh , que Mehdy-mvrzl 
nomme, le berceau de fleurs des Ssofy , parce qu'ii 
descendoit en effet: de cette dynastie par sa mère , 
fille de Châh-Hhoréïn. 

( 1747. ) Cbâh-Rokh fut replacé sur le trône, le 8 
•de chawwâl 1161 ( 20 septembre 170.7), et son inau- 
guration eut lieu dans le Khorâçan, malgré la loi d'élaf. 
qui l'en excluoit, parce qu'il éloit privé de la vue. Los 
romnîenceiriens de ce règne furent troublés par la ré- 
volle de Moùmin-kbân , noble persan qui se fit re- 
connoître pour souverain par l'armée de Nassr - a! - 
lab, fils de Cbâh-Rokh ; mais peu après les mêmes 
troupes le massacrèrent. De pareilles tentatives se 
répéloient journellement, el altiroient le même sort 
à leurs auteurs. A'iy Merdân - khân , officier d-'ttn 
grand mérite, d'une naissance distingué^, et que Na- 
dir avoit formé, étf,it parmi èlix lotis le pins digne du 
trône. Il périt sur les murs de Tibs, fort quil défen- 
iloitcontre les Afghans. 

Le même Ahhmed-chah don! trous avons déjà parle , 
jugeant que la situation lamentable de la Perse lui offroit 
une occasion favorable d'y porlcrscs armes et d'agrandir 
par des conquêtes le nouvel élaî à la télé duquel il 
sétoit mis , entra subitement dans 'le domaine de Ciuïh- 
Rokb , vint l'assiéger dans Mechclied avec 5o,ooo 
hommes. La place résfota huit mois et fut prise par 
trahison. Ghâh-Rôkh après une suite de revers et de 
succès vint à bout de la reprendre par l'habileté de 



ai8 NOTICE 

Nassr-âllah son fils, et régna encore long-temps dans 

le Khoràçân, jusqu'à sa mort arrivée en 179G. 

11 nous suffira de citer ici les noms de Soléùnân- 
châhet d'Ismâël-cbâh , qui , tous deux , eurent la tête 
tranchée après avoir paru sur le trône. Celui d'Açad- 
cliâh l'Afghan , le plus redoutable des compétiteurs de 
Kérym , dont nous allons bientôt parler ; celui-ci le 
vainquit, et le fit prisonnier aussi bien que Hhaçan- 
khân le Oadjàr. 

(1700). Kérym. Parmi ces monstres renaissans 1rs 
uns de la cendre des autres , s'éleva un homme d'un 
mérite supérieur , qui joignoit à moins de cruauté , un 
courage au moins égal au leur. La fortune le destinoit à 
anéantirtous cespetitsfauteurs de meurtreset deguerres 
civiles. Son nom étoit Kérym. Issu de la tribu des 
Zends, il avoit servi sous Nadir et se trouvoit, à la mort 
de ce conquérant , dans les provinces méridionales de la 
Perse. Chyràzet quelques autres places de ces contrées 
se soulevèrent en sa faveur. Assisté de leur secours il 
atta.-jue ses rivaux , les défait tour-à-tour et se voit au 
bout de quelque temps maître de l' Azerbaïdjan , du 
Mâzendérân , d'Aster— Abûd , de Tauryz, de Hama- 
dân, de Tekryt, de Ghyrâz, d'Ispahàn , du Ker- 
mân et de leurs dépendances , enfin de toute la partie 
de la Perse comprise entre le golfe Persique et les 
front i W\a Turkie. Cependant il ne voulut jamais 

prendre le litce chah (roi) se contentant de celui 
de JVakyl (gouverneur). 11 gouverna ou plutôt régna 
00 ans, et pendant ce laps de temps, les provinces 
soumises à ce grand homme, jouirent de la paix, du 
repos et de tous les avantages d'un gouvernement ferme 



CÏÎRGNOLOGIQUE. 2to, 

et paternel. Les roules furent réparées, des mosquées 
s'élevèrent, la police fut faite avec exactitude, et la jus- 
tice rendue avec une impartialité sévère. Chyrâz sa 
ville favorite, fut embellie el fortifiée ; des collèges , des 
bains , des mosquées, des bazars, attestent encore son 
zèle pour le bonheur public. Les faveurs de tous gen- 
res que Kérym versoit à pleines mains sur ses peuples, 
ont laissé une impression tendre, profonde et inaltéra- 
ble dans le cœur du petit nombre de Persans de son 
temps qui vivent encore. Il mourut âgé de 80 au:;, 
le i3 de Ssefer 1193 de l'hégire ( mardi 2 mac; 
1779 )• Sa grande clémence s'élendoit jusqu'aux at- 
tentats commis contre sa personne. Habile aux exerci- 
ces du corps , d'un courage à toute épreuve , la guerre 
éloit son élément, et il combattoit toujours à la télé de 
ses troupes. Cela n'empêchoit point qu'il ne fût aussi 
un politique très-habile ; et quoiqu'il ne sut ni lire ni 
écrire , il avoit le goût des lettres , et répandoit ses 
bienfaits sur les sa vans et les artistes , les sciences et 
les arts. Il recevoit bien les étrangers , surtout les Eu- 
ropéens , et les combloit des marques de sa générosité. 
( 1779). Zékyr-khân. A peine Kérym avoit-il quitlé 
la vie , que 22 officiers principaux s'emparèrent de la 
citadelle de Chyrâz , dans l'intention de mettre sur le 
trône Aboùl - Fathh - kiiâu , l'aîné des trois fils du 
Wakyl : mais Zékyr-khân, son parent, prince ambi- 
tieux , riche, plein d'orgueileteruel jusqu'à la férocité, 
vint aussitôt les y assiéger avec une armée qu'il leva à 
la hâte , et prit la place par trahison, après avoir e>sayé 
en vain de la réduire. Tous les officiers furent massa- 
crés majgié la parole qu'il avoit donnée , et il incorpora 



220 NOTI C F. 

le reste de la garnison clans ses troupes. Ce traitement, 
ne délivra pas le nouveau monarque de la crainte des 
compétiteurs, et les cruautés qu'il exerçoit envers ceux 
qui lui donnoient quelqu'inquiélude , n'épouvantèrent 
pas un officier dont il sera souvent, parié dans la suite 
de cette histoire. L'eunuque Aghâ Mohhammed-khân, 
avoit fui de Chyràz pour se retirer à Ispahan le jou r 
même de la mort de Kérym , et donnoit de grandes 
inquiétudes à Zékyr. 

Celui - ci avoil près de lui un parent de Kérym 
nommé A'Iy-Mourâd-khân qui détestoit. le barbare usur- 
pateur, et profila, pour essayer de le renverser, du 
crédit dont il jouissoit à la cour. Zékyr le chargea 
de marcher contre Ispahâu et de réduire Aghâ Moh- 
hammed. L'occasion étoit trop belle pour la laisser 
échapper; feignant de vouloir rendre le trône à Aboùl 
Fathh, A'iy Mourâd, corrompit facilement les troupes 
qu'on lui avoit confiées, et ne larda pas à lever l'é- 
tendard de la rébellion dans la ville que Aghâ Moh- 
hammed avoit abandonnée pour se retirer dans le Mà- 
zendérân. Zékyr s'avança rapidement pour combattre 
son perfide et ambitieux lieutenant, mais la mort l'en 
empêcha. 

11 étoit arrivé à YezdekhAst et y avoit signalé sa pré- 
sence par les cruautés inouïes qui chez lui dégénéroient 
en habitude. Sa frénésie s'étoit portée jusqu'à faire 
commencer la démolition de la place ; mais 70 de ses 
gardes se concertèrent et le massacrèrent dahs sa tente 
pendant la nuit. Son corps fut mis en pièces par les au- 
tres soldats qui dispersèrent ses membres dans le Camp. 
Ainsi périt un des plus exécrables tyrans qvii aient désolé 



CHROKOLOGIQUK. .22 î 

la Perse, suivant M. Franklin ; mais M. Scotl-Waring, 
d'après des témoignages historiques, croit qu'on ne peut 
lui reprocher qu'une excessive ambition , des mesures 
énergiques et vigoureuses, qui ne préservèrent pas la 
Perse de 1 horrible anarchie dans laquelle ce royaume 
se trouva plongé après le long et paisible règne du bon 
Kérym-khân. 

Aboùl-Fathh fut aussitôt proclamé d'une voix una- 
nime. A ly Mourâd lui envoya présenter l'assurance 
de sa soumission et conserva son gouvernement ; le 
nouveau monarque ne jouit pas long-temps de sa for- 
tune. Ssâdiq , frère de Kérym et qui avoit été , sous le 
règne de ce prince, bevglerbe\ g de Fârs et gouverneur 
de Bassrah , s'avança sur Chyrâz avec une petite 
armée qui lui étoit dévoviée. 11 entra dans la ville 
comme ami ; mais à peine y eut-il mis le pied qu'il se 
saisit de son neveu, le fit aveugler, l'enferma et se 
mit sa couronne sur la tête. 

(1779.) Ssâdiq-khân. Cet acte de cruauté ôta à 
A ly Mourâd le besoin de voiler son ambition , il avoit 
des droits aussi bien établis que ceux de Ssûdiq et ne 
prit point de ménagement pour les faire valoir, il 
marcha sur Chyrâz avec douze mille hommes et y 
entra par trahison, après un siège de 8 mois, en 1780. 

Si quelque chose doit surprendre , c'est que le vain- 
queur donna des ordres précis pour qu'on respectât le 
droit , la vie , les propriétés des habilans , et qu'il fut 
ponctuellement obéi. 11 restoit encore à prendre la ci- 
tadelle où Ssâdiq s'éloit retiré avec ses trois fds et sa 
famille, elle fut emportée en 3 jours, en 1781. L'usur- 
pateur fut d'abord étoitement enfermé, puis aveuglé. 



\'12 NOTICE 



puis mis à mort, digne châtiment de son forfait. Les 
seules victimes qu'on doive plaindre , sont trois de ses 
enfans qui partagèrent sa destinée. 11 y en avoit un 
4 e , que son éloignernent sauva. On l'appeloit Dja'fâr- 
khân , il étoit gouverneur de Béyboùn el de Chester. 
11 se soumit à Mourâd , mais il de. voit bientôt jouer 
un grand rôle sur la scène des révolutions de Perse. 

(1781). A'iy Mourâd, Chah fit son entrée dans Chy- 
râz six jours après la prise de celte ville, el fut procla- 
mé chef du Fârsistân, qu'il abandonna bientôt à son fils 
pour se rendre lui-même à Ispahân. Ce même fils fut 
envoyé à Thehrân avec une pelitearmée pour combat- 
tre Aghâ Mohhammed. On croyoit qu'enfin 1 empire 
alloit trouver quelque repos dans un gouvernement uni- 
forme, mais il s'éleva encore un ambitieux qui fruslia 
les Persans de leur espérance et les replongea dans les 
horreurs de la guerre civile. Cet ambitieux étoit Aghâ 
Mohhammed ennuque de la tribu i\cs Quatchârs et 
gouverneur du Guylân et du Mâzendérân , dont il 
s étoit rendu maître à la faveur des discussions san- 
glantes élevées'entreSsâdiqet A'iy Mourâd. Il avoit fait 
reconnoître son autorité, presqu'en même temps que 
Al'y-Mourâd prenoit le tilre de Roi à Chyrâz. 11 délit 
les troupes envoyées contre lui , s'empara de Sary une 
des principales villes du Mâzendérân, il y fixa son séjour 
en 1782, et n'oublia rien de ce qui pouvoit contribuer 
à la rendre sure et agréable. Il ordonna la construction 
d'une citadelle , d'un palais et de plusieurs bains. 
Le palais fut terminé l'année suivante. Les succès 
d 'Aghâ Mohhammed provoquèrent l'ambition du gou- ' 
\ erneur de Khems , grande ville située à cent milles de 



CHRONOLOGIQUE. 2.2.'5 

Ttjehrân. Dja'far Khan , enhardi encore par le triste 
état du Roi qui étoit menacé d'hydropisie , vouloit 
marcher sur Ispahân. A'iy Mourâd chah voulut , mal- 
gré sa mauvaise santé , et malgré la rigueur delà sai- 
son , aller à la rencontre du rebelle. Les routes étoient 
couvertes de neiges. Il se fit porter dans une de ces 
litières nommées tàkht-rèvàn (trône ou siège portatif), 
et mourut à Mourchah Koùréh à trente milles d'Is- 
paiiàn en 1784. Son règne fut d'environ quatre ans. Il 
s'étoit rendu indépendant deux ans avant de monter sur 
le trône. Il fut maître absolu et despotique de lTrâq , 
du Fârsistân , et du Guermsyr, et sut contenir et ré- 
primer les ambitieux qui entreprirent de le renverser, 
ou au moins voulurent linquiéler. 

(1784). DjaYar-Khân et Agbâ Mohhammed. Après 
la mort d A ly Mourâd, le gouverneur d Ispahân nommé 
Bâqer-khân, jouit pendant quelques instans des hon- 
neurs de la royauté , mais il s'enfuit à l'approche de 
JJjafar- khân qui le fit prisonnier. Celui-ci fut reconnu» 
pour souverain par les principaux personnages du 
Fârsistân et de lTrâq ; mais l'approche d'Aghâ Moh- 
hammed le détermina à se retirer à Chyrâz dont les 
habitans lui étoient particulièrement attachés. A peine 
arrivé à Ispahân, Aghâ Mohhammed fut obligé de 
retourner dans le Mâzendérân pour y apaiser une 
grande insurrection. DjaTar profita de cette circons- 
tance pour s'emparer encore d'Ispahân , laissant Chyrâz 
aux soins de Loutbf-A'ly son fils aîné. Mais il se vit 
obligé de retourner lui-même dans cette dernière ville 
au printemps de 1787 , après avoir élé défait plusieurs 
fois par Aghâ Mobhammed. Ainsi la Perse se trouva 



224 NOTICE 

partagée entre deux compétiteurs égaux en puissance, 
et qui, dans la crainte de tout perdre , ne cherchèrent 
point à tout posséder. Aghâ Mohammed conserva le 
Guylânyle Màzendéiân , Ispahàn , Hhamadàn, Tau- 
ryz et les dépendances. Dja'far régna dans Cbyrâz, 
fut maître de Bévboùn et de Chester. Yezd et le 
Kermân lui payèrent tribut ; mais il eut à calmer des 
séditions et à combattre des compétiteurs en sous- 
ordre, pour sa portion d'empire : il parvint heureuse- 
ment à les réduire. 

Le plus redoutable de tous se compétiteurs, étoit cer- 
tainement Aghâ Mohhammed. Le nom seul de cet eu- 
nuque répandoit la terreur parmi les troupes de Dja'far, 
qui fuyoit à l'approche de ce rival redoutable, et par- 
venoit ainsi à se soustraire à ses poursuites; mais il ne 
put échapper au poison et au fer de deux conspirateurs 
qui le firent périr à Chvrâz, le 14 mai 1797, 

Un de ces deux conspirateurs nommé Séïd Mourâd- 
khân fut proclamé roi , et on écrivit des lettres en son 
nom aux différens petits gouverneurs , dépendans de 
Chyrâz; mais il fut bientôt obligé de prendre la fuite, 
et ne reparut plus sur la scène politique. 

(1797.) Louthf-A'ly-khân fut assez heureux pour se 
sauver à Aboùchehr, sur le golfe Persique. Le Cheykh 
ÎSàsser l'accueillit , lui promit des secours. En trois 
mois il mit à sa disposition des forces capables d'en- 
treprendre le siège de Chyrâz. Aussitôt Louthf-A'ly 
s'avança contre cette ville. Seyd Mourâd-khân vouloit 
l'arrêter dans sa marche , mais la trahison de quelques- 
uns des principaux seigneurs de son parti l'en em- 
pscha. Son frère fut livré , mis à mort , et il n'eut 

lui-meme 



CHRONOLOGIQUE. ' 2.2.5 

hli-mêmé que le temps de prendre la fuite pour échap- 
pera un sort pareil. Louthf-A'ly arriva devant Chyrâz, 
sans avoir rencontré d'obstacles. Le peuple le reçut 
avec. iies. cris de joie , et lui livra ses ennemis. Cepen- 
dant Aghâ Mohhainmed s'avançoit à marches forcées. 
Loutbf-Aly, après avoir mis Ghyrâz en état de dé- 
fense , courut à sa rencontre , mais il fut défait com- 
plètement. Aghâ Mohliamrned , au lieu de le pour- 
suivre, vint droit à Chyrâz. Sa tentative contre celte 
ville ne lui réussit point : il l'assiégea pendant trois 
mois , et fut obligé de reprendre la route de Thehrân. 
Après avoir fait un assez long séjour dans cette nouvelle 
capitale de ses états, il se rendit, en 1790, dans 
l' Azerbaïdjan. 

Louthf-A ly avoit employé ce temps à recruter une 
nouvelicarmée. A peine vil-il son compétiteur éloigné, 
qu'il résolut d'attaquer Kerman. En effet, il réunit 
tous ses efforts pour s'en rendre maître , et il y seroit 
parvenu sans 1 impéritie de ses ingénieurs. L hiver, 
dont la rigueur fut extrême, acheva de jeter le décou- 
ragement parmi ses soldats , dont une partie mourut 
de misère, L'autre déserta. 11 eut beaucoup de peine à 
ramener les débris de son armée à Cbyrâz, où il 
arriva sur la fin de Tannée 1790. 

Ce nouveau revers n'abattit point son courage à 
l'épreuve de tous les coups de la foi tune. 11 répara ses 
pertes, et marcha contre Bâbâ-khân , neveu d'Agb.1 
Mohhamnaed, et aujourd'hui roi de Perse, sous le nom 
de Fathh A'iy-châh. Celui-ci commandoit en l'ab- 
sence de son oncle. Les deux armées éloient à peu de 
dislance Tune de l'autre , lorsqu'au milieu d'une nuit 

Tome X, P 



22G NOTICE 

obscure, plusieurs corps de celle de Louthf-Al'y firent 
feu sur son quartier et le pillèrent, par la trahison 
de Hhâdjy Ibrâhym et de ses deux frères. Le monar- 
que , hors d'état par cette défection de rien entre- 
prendre contre son ennemi , se retira vers Chyrâz avec 
le peu de troupes qui lui étoit resté fidèle. Mais le Gou- 
verneur de la citadelle trempoit dans la conspiration. 

Nombre de gens échappés de Chyrâz venoient gros- 
sir journellement la petite armée de Louthf-A'ly-khân. 
Son compétiteur sentit alors la nécessité de l'écraser 
avant qu'il eût réparé toutes ses pertes , et Hhâdjy 
Ibrâhym s'avança contre lui avec le cheykh Nasser. 
Louthf-À'ly leur épargna la moitié du chemin, tomba 
sur eux avant qu'ils eussent été joints par toutes leurs 
forces, les mit en déroute et poursuivit les fuyards. Il prit 
Kâzroùn et plusieurs autres places voisines de Chyrâz. 

Louthf-A'ly profita de ces avantages multipliés 
pour faire une tentative sur Chyrâz et vint asseoir 
son camp devant cette place. Hhâdjy Ibrâhym sortit 
de la citadelle avec un renfort qu'il avoit reçu d'A- 
ghâ Mohhammed, et sa garnison. D'abord il eut l'avan- 
tage ; l'armée de Louthf-A'ly se débanda, et les 
vainqueurs au lieu de la poursuivre se mirent à piller 
le camp ; mais Louthf-A'ly , qui avoit tenu ferme avec 
■un petit corps de troupes, tombe à son tour sur les pil- 
lards, en tue une partie, disperse le reste, rallie son ar- 
méeet remporte une victoire éclatante. Hhâdjy Ibrâhym 
reconnut l'impuissance où il étoit de résister de vive 
force , à la fortune de son antagoniste. 11 se mit à faire 
enlever par ses partis tous les renforts qui lui arrivoient. 
Cet expédient contraignit Louthf-A'ly de lever le 



CHRONOLOGIQUE. 227 

siège de Cbyrâz. Il se retira sur Zergoùn , place qu'il 
auroit prise par intelligence, s il n'eût été trahi par son 
secrélaire. Il apprit en même temps qu'Aghâ Moh- 
hammed s'avançoit , il se retira lorsqu'il le sut à peu 
de distance , et voulut le surprendre au milieu de la 
nuit. D'abord les troupes d'Aghâ Mohhammed firent 
une vive résistance. Tout autre que Louthf-A'ly eut 
battu en retraite ; mais lui « fondant surl'ennemi, comme 
» un loup affamé se jette au milieu d'un troupeau sans 
» défense , porte la destruction partout où il passe. >» 
Il rend le courage aux siens par son exemple; force le 
camp , met l'ennemi en déroute, et le poursuit après 
en avoir fait un carnage affreux. Cette victoire sem- 
bloit décider la lutte ; mais la fortune d'Aghâ Moh- 
hammed lemporta sur le courage, la force et l'ha- 
bileté du vainqueur. Celui-ci croyant son rival au 
nombre des fuyards fait cesser le carnage et attend le 
jour ; mais à peine l'aurore commençoit-elle à paroître 
qu'on apprit qu'Aghâ Mohhammed étoit encore dans 
son camp. Aussitôt les troupes de Loutlif-A'ly saisies 
d'une terreur panique, l'abandonnent et prennent la 
fuite. Il se dirigea en toute hâte vers Kermân , dont le 
gouverneur, instruit de son infortune, refusa de lui 
ouvrir les portes. Ainsi il se vit tout vainqueur qu'il 
étoit , obligé de fuir dans le Khorâçân. 

Aghâ Mohhammed, après ce coup de fortune inat- 
tendu , se rendit à Chyrâz ; punit les habitans de lui 
avoir résisté autrefois , fit raser les murs , démolir les 
fortifications de la ville. Le tombeau de Kérym khan 
fut brisé , et on livra les restes de ce prince aux 
insultes d'un peuple qu'il avoit comblé de bienfaits. 



228 NOTICE 

M. Scott-Waring a reconnu la pierre sépulcrale û*e 

ce tombeau dans un jardin de Chyràz. 

Louthf-A'ly avoit trouvé un asile près de Myr 
Hhaçan khân. A peine fut-il informé de ces événement 
ultérieurs, qu'il résolut de tenter encore une fois la fur- 
tune avec moins de deux mille hommes. Yczd tomba 
d'abord eu son pouvoir, et le butin qu'il y fit le mit 
en état d'augmenter ses forces. Abregoùii est enlevé par 
surprise ; il prend d'assaut le fort de Tauryz , échoue 
devant Dàràb , et plusieurs autres villes, et veut sur- 
prendre le camp de l'ennemi. Son dessein transpire et 
il est forcé d'en venir aux mains. Déjà la victoire 
s'étoit presque décidée en sa faveur, lorsqu'un gros de 
Kourdes charge ses troupes et les met en déroute. 

Louthf-A'ly songea après cette défaite à aller im- 
plorer le secours du souverain de Qandahar et de Kâ- 
fcoul. Il étoit en marche, lorsque des lettres de deux 
de ses partisans lui arrivèrent, l'invitant à se mettre à 
la tète d'un nouveau corps de troupes qu'ils venoient 
de lever. Louthf-A'ly ne balance point ; il rebrousse 
chemin , les joint , marche incontinent avec eux contre 
Kerman qu'il emporte d'assaut. 

Aehà Mohliammed informé de ces nouveaux succès 
résolut d'aller à la rencontre de Louthf-A'ly. Un 
corps qu'il envoya en avant fut défait sous les murs de 
Kermàn ; mais enfin le siège de la place fut formé. 
Il duroit depuis quatre mois, lorsque trois mille en- 
nemis introduits dans la forteresse par des soldais de 
la garnison , en furent chassés aussitôt par Louthf- 
A'ly ; mais douze cents autres ayant été reçus quelque 
temps après par le gouverneur , Louthf-A'ly, que la 



CHRONOLOGIQUE. 22g 

désertion des siens meltoit dans l'impossibilité de dé- 
fendre la place plus long-temps, s'empara d'une porte, 
d'où, aprèsdes prodiges de valeur, il partit, suivi de trois 
personnes seulement, et se retira à Qom. Le gouver- 
neur de cette ville avoit un frère prisonnier entre les 
mains d'Aghâ* Mohhammed ; voulant le racheter par 
une trahison, il songea au moyen de se saisir de Louthf- 
A'iy. Il s'avança avec une troupe de gens armés. 
Louthf-A'ly crut lui échapper par la vitesse de son 
cheval, mais un coup de feu le démonta. Alors il 
attendit ses ennemis de pied ferme, et les combattit 
jusqu'à ce qu'affoihli par deux blessures , il fut con- 
traint de céder au nombre. Agita* Mohhammed entre 
les mains de qui il fut livré, le fit mettre à mort. Ses 
restes ont été déposés à Thehrân dans le tombeau d'un 
fils d'îmâm. Cet événement qui eut lieu en 1794) dé- 
truisit toutes les espérances de la famille dés Zends , 
qui devoit son élévation et sa célébrité au généreux 
Kérym-khân. Celle des Qâtchâr prévalut et est main- 
tenant affermie sur le trône de Perse , de manière à 
ne pas craindre les mécontens , ni les partisans de ses 
anciens antagonistes. 

(1794) La mort de Louthf-A'ly khan, laissa Aghâ 
Mohhammed khan maître absolu et même paisible 
de toute la Perse. Quoiqu'invcsli de l'autorité su- 
prême , cet eunuque ne voulut jamais prendre le titre 
de chah, roi; nous ignorons le véritable motif de 
cette modestie. Nous serions tenté de ne l'attribuer 
qu'au sentiment pénible que lui inspirait l'état auquel 
on l'avoit réduit , si nous n'avions déjà cité l'exemple 
de Kérym-khân. Une guerre opiniâtre et dangereuse 



S.6o NOTICE 

avec la Russie, empêcha ce prince rie goûter les dou- 
ceurs de la paix rétablie dans l'intérieur de ses états. 
Il étoit sur le point de réaliser un expédition qu'il 
méditoit depuis long-temps contre l'empire Othoman, 
ce qui causoit les plus vives alarmes au dyvân de 
Conslantinople , quand il fut assassiné en 1797 par un 
de ses esclaves. îi put encore, avant de rendre le dernier 
soupir, transmettre l'autorité suprême à Bâbâ-khân 
son neveu, nommé aujourd'hui Falhh A'iy-châh , et 
désigner même le troisième fils de celui-ci, A'bbâs 
Myrzâ pour succéder à son père. 

(171)7) Fa th. h A'iy-châh, âgé maintenant (en 1810) 
d'environ 42 ans , résidoit à Chyràz dont il étoit gou- 
verneur , quand il apprit la mort de son oncle. 11 ne 
perdit pas un seul instant pour se rendre à Thehrân , 
et fut assez heureux pour s'emparer de cette ville qui 
renfermoit , non-seulement les trésors, mais encore 
îes principales familles de l'empire , de manière qu'il 
eut a la fois tous les moyens de se concilier le dévoue- 
ment des soldats, et la fidélité des officiers et. du gou- 
verneur. 51 lui fut donc très-facile de s'établir sur un 
trône pour lequel il ne se présenta qu'un seul compé- 
titeur redoutable. Ce compétiteur , nommé Ssâdeq- 
khân , avoit, immédiatement après la mort d'Aghâ 
Mohhammed-khàn , levé une armée très-nombreuse, 
dans l'espoir de s'assurer des trésors de l'empire qui 
étoient immenses. Enfin, il avoit pris les ornemens 
royaux ; mais sa défaite signala l'arrivée de Bâbâ-khân, et 
son avènement au trône. Celui-ci crut devoir changer 
aussitôt ce nom en celui de Fathh Aly et n'hésita pas 
à y ajouter le titre suprême de chah, qu'aucun de& 



CHRONOLOGIQUE. 23( 

souverains éphémères delà Perse n'avoit osé S'arrogei 
depuis l'extinction de la famille de ÎNâdir. 

Les quatre ou cinq premières années du règne de 
Fathh-Aly furent assez paisibles ; mais les envahisse- 
mens successifs de la Russie le long des bords de la 
mer Caspienne et dans les provinces limitrophes, pro- 
voquèrent une rupture entre les deux états. Non con- 
tent d'avoir obtenu du dernier prince Héraclius la 
cession de la Géorgie , l'empereur de Russie envoyoit 
souventdes vaisseaux àl'embouchure du Phase, et s'oc- 
cupoit d'établir dans différens cantons voisins, des forts 
et des postes militaires capables de favoriser ses vues 
ultérieures sur des provinces de la Perse qui étoient à 
sa convenance. Les explications demandées au cabinet 
de Saint-Pétersbourg n'ayant point paru satisfaisantes 
au dyvàn de Thehrân , les hostilités commencèrent. 
La campagne de i8o3 ne fut pas avantageuse aux 
troupes persanes , qui n'ont aucune discipline , leurs 
chefs étant absolument étrangers à la tactique euro- 
péenne. Leur souverain ne tarda pas à s'apercevoir de 
son inégalité dans cette lutte , et il n'ouvrit qu'à regret 
la campagne de 1804 : il prévoyait que cette campa- 
gne lui seroit encore plus désavantageuse que la pré- 
cédente , et ne se flatloit pas , s'il n'éloit secouru par 
une puissance d'Europe , de reconquérir les places 
enlevées par l'ennemi. Peu de temps après son avè- 
nement au trône , il avoit vu arriver à Thehrân un en- 
voyé de la compagnie anglaise parti de Bombay, le 
4 janvier 1799. Le nom du capitaine J. Malcolm , 
et celui des personnes de sa suite sont encore cités par 
les Persans avec les éloges hyperboliques du style orien- 



232 NOTICE 

tal , à cause des sommes énormes que ceux-là répandi- 
rent le long de la roule depuis Aboù-ehehr jusqu'à 
Thehrâh ; mais leurs propositions ridicules et même 
injurieuses furent re jetées avec indignation par le chah 
et par ses ministres. Celle ambassade , comme nous 
venons de le remarquer, laissa parmi le peuple, et 
probablement aussi parmi les grands , un vif souvenir 
de la libéralité et de l'opulence britannique ; le dy- 
van persuada au souverain qu'il ne devoit pas se lais- 
ser surpasser en magnificence et en générosité par une 
associai ion de marchands. Il fut donc résolu qu'on 
rendroit la visile. Mais comme cet acte de politesse ne 
devoit rien coûter au trésor impérial , on décora du 
titre d'ambassadeur du CHAH, de l'lyrân , un riche 
marchand d'Ispahân et de Chyrâz. Hhâdjy Khalyl 
reçut et ne put refuser , sous peine de perdre sa for- 
tune et la vie , ce pénible et dispendieux honneur ; il 
lui fut enjoint de se montrer, à ses frais, aussi géné- 
reux que l'avoil élé le capitaine Malcolm. 

Cet ambassadeur s'embarqua au port d'Aboù- 
chehr en 1802 , et aborda à Lombav, qui devoit être 
le terme de sa mission et de sa vie. L'agent de la Com- 
pagnie anglaise dans celte ville lui fit donner une garde 
d'honneur , composée de cipayes, qui sont presque tous 
des hommes d'une belle taille el d'une figure plus belle 
encore. Fidèles observateurs de leur religion, ils sont 
pénétrés d'une profonde et juste horreur pour un 
crime passé en usage parmi plusieurs nalions orien- 
tales. Indigné des provocations (pie lui adressoit un 
des principaux personnages de l'ambassade, un cipaye 
le poignarda, et il s'engagea , entre les Persans et leurs 



CHRONOLOGIQUE. 20.3 

propres gardes , un combat clans lequel l'ambassadeur 
poid il la vie, le i5 juillet 1802. Le conseil suprême de 
Calcutta, alarmé d'un événement aussi tragique , char- 
gea M. Manesti son résident à Bassrah , où il fait un 
immense commerce de chevaux arabes, de se rendre à 
la cour de Thehrân , et d'y exposer le fait dans les plus 
grands détails ; il devoit aussi revenir adroitement sur 
les propositions déjà faites inutilement par M. Mal- 
colm. Chargéd'immenses présens, M. Manesti alla trou- 
ver la courqui s'établit pendant les chaleurs de Tété dans 
un camp près de Sullhânyèh, c et oit au mois de juillet 
1800. Le neveu de l'ambassadeur persan poignardé à 
Bombay, reçut bientôt ordre d'aller recueillir la fortune 
de son oncle, et d'ouvrir de nouvelles négociations avec 
la Compagnie. Mobbammed Naby-khàn , c'étoit le 
nom du nouvel ambassadeur persan , accompagna 
M. Manesti jusqu'à Bassrah , où il s'embarqua sur un 
vaisseau delà Compagnie anglaise qui surgit d'abord à 
Masqat, et se rendil à Bombay , le 18 octobre i8o5au 
moment même où le lord YY ellesley cédoit le gouver- 
nement général des Indes au lord Cornwallis, qui 
mourui cinquante - deux jours après son installation. 
Après avoir séjourné cinq mois à Bombay , il se ren- 
dil à Calcutta, où le gouverneur général provisoire lui 
donna audience publique , le 20 avril 1806. Toutes ces 
négociations n'offroient aucun résultat satisfaisant pour 
la Perse , et n'arrètoient pas les progrès chaque jour 
plus inquiétans de la Russie. Pénétré d'admiration 
pour nos armées, dont une foible partie des exploits , 
tant en Egypte et en Syrie qu'en Allemagne, étoit venue 
frapper ses oreilles, le Chah résolut de réclamer l'a p- 



2Î+ NOTICE 

pui du gouvernement français. Ses ouvertures trans- 
mises dès 1804 à notre ambassadeur à Constantinople, 
provoquèrent l'envoi successif de MM. Romieu et 
Jaubert : on connoît la triste fin du premier qui 
périt à Thehrân au mois d'octobre 1 8o5. 

M. Jaubert, arrivé à Constantinople au mois d'avril 
de la même année , en partit le 28 mai pour se rendre 
à Thehrân ; arrêté sur le territoire persan même par 
les agens de Mahhmoùd , pâcha de Baïazyd , il fut re- 
conduit clans cette dernière ville, et enfermé pendant 
plus de huit mois dans une citerne sèche. 11 est peu de 
nos lecteurs qui ne se rappelle la simple et touchante re- 
relation de celte horrible captivité , pendant laquelle le 
jeune et estimable diplomate conserva toute la dignité 
convenable à son honorable mission , et montra un 
courage inébranlable. La victoire d'Austerlitz, qui ré- 
pandit la terreur parmi les ennemis de la France , et 
la mort du pacha de Baïazyd, terminèrent la captivité 
de M. Jaubert, qui arriva à Thehrân au mois de mai 
1806: au moment où un ambassadeur persan parloit 
pour se rendre auprès de l'Empereur qu'il joignit à 
Tdsit. C'est à M. Jaubert qu'il appartient de raconter 
les événemens qui précédèrent et suivirent son arri- 
vée à Thehrân , et les circonstances de son séjour à la 
cour de Perse ; ce ne sera pas un des articles les moins 
intéressons, ni les moins instructifs delà relation de 
ses longs et pénibles voyages , qu'il prépare , et qui 
est généralement attendue avec impatience. 

Fathh A'iy est originaire de la tribu nomade des 
Oâlchâr, connus depuis long-temps parleur valeur 
guerrière , et qui campent ordinairement dans les 



CHRONOLOGIQUE. 2.35 

environs de Thehrân. Malgré son origine agreste , 
il aime passionnément les arts, et cultive lui-même 
la poésie avec succès. Un recueil intitulé Zèynât âl~ 
Madâïhh ( Ornemens des éloges) , renferme ses poé- 
sies et celles du prince des poètes de sa cour, qui 
est une espèce de poêle lauréat , nommé Fathh 
A'iy - khan. Ajoutons à sa gloire que , loin d'être 
jaloux de ses rivaux dans la carrière poétique, il 
leur accorde une protection toute particulière. Le 
gouverneur de Kâchân ne doit ce poste important 
qu'à son talent poétique. A l'époque de son installa- 
tion , il envoya à son souverain un très-beau poè'me 
en langue persane , et ce présent fut mieux accueilli 
qu'une somme d'argent très-considérable offerte dans 
une pareille circonstance par un autre gouverneur. 

L'éloignement (\es Musulmans pour l'art de la 
peinture, et les défenses du Qoràn qui proscrit toute 
espèce de représentation humaine, ne l'ont pas em- 
pêché de créer à sa cour la charge de premier peintre, 
et l'on peut se former une idée du talent de cet 
artiste par le portrait de son souverain, qui le donna 
lui-même à M. Jaubert. Ce tableau , qui a été ex- 
posé pendant trois mois dans une des salles du Mu- 
sée Napoléon , est , comme toutes les peintures per- 
sanes , entièrement dépourvu de perspective ; mais 
les couleurs en sont brillantes, et les détails d'un 
fini très-précieux. 

Fathh A ly chah, n'épargne enfin aucun soin pour 
rendre à ses sujets ce caractère doux, aimable et spiri- 
tuel qu'un siècle de révolutions n'a pu entièrement 
dénaturer. 11 a lui-même des manières très-nobles , 



236 NOTICE 

on ton affable , et toutes (es qualités extérieures des 
princes persans , contemporains de Chardin. Il rem- 
porte pour la beauté du physique sur la plupart de ses 
sujets, la longueur prodigieuse de sa barbe leur pa- 
roït une preuve évidente de la faveur divine, et forme 
à la fois l'objet de leur admiration et de leurs entre- 
tiens. Le peu d'importance des guerres qu'il a eues 
jusqu'à présent à soutenir, ne lui a pas fourni encore 
l'occasion de montrer jusqu'à quel point il possède une 
qualité bien précieuse aux yeux des Persans , la va- 
leur , car c'est parmi eux un axiome généralement 
reçu que « celui-là n'est pas digne de la couronne, qui 
» n'a pas éprouvé le tranchant de l'épée , ou au moins 
» qui ne s'y est pas exposé. » 11 fait , à la vérité, tous 
les ans des excursions dans le Khorâçân , mais bien 
moins pour réduire cette province , dont il ne possède 
qu'une partie , et qui se montre constamment rebelle 
envers lui , comme elle l'a souvent été envers la plupart 
de ses prédécesseurs, que dans l'intention d'accoutumer 
ses soldats aux manœuvres et aux fatigues de la guerre. 
II a créé une décoration nommée V Ordre du Soleil r 
sans doute , parce que depuis très-long-temps un so- 
leil levant derrière un lion, constitue les armes ou l'em- 
blème de la Perse. Celte décoration ne se donne 
qu'aux étrangers. Il en est de même de VOrdre du 
Croissant fondé par le sulthân Sélym III , en faveur 
des chrétiens de distinction qu'il affeclionnoit. 

La cour de Thèhrân offre un luxe et une magnifi- 
cence dignes d'un puissant monarque et d'un empire 
vaste et florissant. Lorsque l'empereur accorde une 
audience publique , ses nombreux enfans se rangent 



CHRONOLOGIQUE. lil/ 

sur une seule ligne , à partir du trône ; ses minisires et 
les grands se tiennent debout derrière lui. Dans la 
salle et aux environs sont dispersés plus de deux mille 
gholâm châhy , espèces de pages enrôlés dès leur 
tendre enfance, et qui ne connoissent d'autre père 
que le monarque (voyez tom. II , pag. 198). La per- 
mission de s'asseoir à ces audiences n'est accordée 
qu'aux ambassadeurs et envoyés des puissances étran- 
gères , et, jecrois, au Cheikh âl-îslâm, ou chef de la 
religion. Le monarque se "revêt quelquefois de tous 
ses ornemens et de ses joyaux , et s'il se trouve exposé 
aux rayons du soleil , on ne peut alors arrêter les yeux 
sur sa personne : on assure que c'est de tous les po- 
tentats du monde celui qui possède les plus beaux 
diamans. En effet , toutes les pierreries de quel- 
que prix, existantes dans ses états, ont été , par dif- 
férentes circonstances, rassemblées dans ses écrins , 
et une grande partie de ces diamans provient du tré- 
sor impérial et du sac de Debly. On a vu précédem- 
ment que Nadir- cbâb transporta de l'Inde en Perse 
toutes les pierres précieuses accumulées depuis plusieurs 
siècles par les monarques de l'Inde et par leurs nâbâb 
ou gouverneurs. Quoique plusieurs des ebameauxebar- 
gés de ces riebes dépouilles aient été abîmés dans les 
précipices du Oandabâr, on conserva encore une assez 
grande quantité de diamans et de pierres précieuses , 
pour établir une tente et un trône qui furent brisés et 
partagés entre les successeurs de Nadir ; toutes leurs 
propriétés sont tombées au pouvoir de l'atlih A'iy- 
châb. Parmi ces innombrables pierreries, il est deux 
diamans remarquables par leur grosseur, et places au 



a38 notice 

milieu de la riche plaque qui couvre son avant-bras ; 
l'un est un brillant nommé déryàï-noùr , océan de 
lumière ; et l'autre une rose appelée Koulip-notirl, mon- 
tagne de lumière. Falhh A'Iy chah ne paroît pas avoir 
jusqu'ici adopté la précaution atroce que prenoientles 
Ssofys , de crever les yeux aux princes que leur nais- 
sance plaçoit assez près du trône pour inspirer des in- 
quiétudes au monarque régnant. Un de ses frères, 
nommé Hhocéïn Qouly - khan , a pris deux fois 
les armes , et se trouve suffisamment en sûreté dans 
un édifice sacré qui lui sert d'asile. Il y est gardé 
avec tant de vigilance , qu'il lui seroit difficile de 
s'évader; et la modération du roi, dans cette cir- 
constance , prouve bien plus son respect pour les 
volontés de sa mère, que celui qu'il porte au lieu que 
le coupable a choisi pour retraite. 

Myr A'iy-khân son fils aîné , est un prince auda- 
cieux, entreprenant, estimé et chéri des soldats; 
mais il a manifesté dès sa tendre enfance un caractère 
intraitable et sanguinaire. Aghâ Mohhammed , son 
grand-oncle , et l'auteur de l'élévation de sa famille , 
avoit pour lui beaucoup d'amitié , et le trailoit avec 
une tendresse particulière. Un jour il lui demanda ce 
qu'il feroit s'il étoit roi : « Je te ferois périr, » répon- 
dit sans hésiter le jeune A'iy-khàn ; il avoit alors cinq 
ou six ans. Cette réponse mit Aghà Mohhammed 
dans une si violente colère, qu'il ordonna d'étran- 
gler ce jeune monstre, et l'arrêt eut été exécuté, si 
la mère tle Fathh A'Iy - chah , qui étoit présente , 
n'eût apaisé le prince justement irrité, et obtenu la 
grâce du coupable ; ces dispositions , autant que 



CHRONOLOGIQUE. a3g 

l'illégitimité de sa naissance (il est fils d'une esclave}, 
ont sans doute déterminé son oncle à l'écarter du trône; 
et celui-ci, loin de dissimuler son mécontentement, 
annonce hautement que cette décision n'est pas à 
l'épreuve de son sabre, ou qu'il périra de celui de son 
frère. On peut, dès à présent , prévoir quelles scènes 
affreuses se renouvelleront à la mort du monarque ré- 
gnant, malgré les sages dispositions d'Aghâ Mohham- 
med en faveur d'A'bbâs Myrzâ , né d'une mère qâ- 
tchâr, c'est-à-dire, de la tribu d'où la famille royale 
est originaire. Ce ChâJi-zâdèJi ( fils de roi ) , comme 
le qualifient les Persans , joue déjà un rôle assez im- 
portant dans Tétat ; il est gouverneur de Tauryz , où il 
exerce une espèce d'autorité suprême , a une cour 
considérable , et jouit des honneurs qu'on rend aux 
souverains. Il est d'une taille médiocre, sa figure, 
quoique pâle, a beaucoup de majesté et de douceur ; 
deux sourcils bruns et très-épaisse joignent au-dessus 
de ses deux grands yeux noirs ; sa démarche est fière 
et son air vraiment martial : il aime passionément les 
exercices militaires. Sa profonde aversion pour les 
Russes perce à chaque instant dans sa conversation , 
et se manifeste dans ses traits toutes les fois qu'il parle 
de ces importuns et dangereux voisins : il a donné de > 
nombreux témoignages de son amitié pour les Fran- 
çais , et de l'enthousiasme que lui inspirent les hauts 
faits d'armes de son oncle ; c'est ainsi qu'il appelle 
l'empereur Napoléon. 



2.^0 NOTICE 

ÉTAT ACTUEL DE LA PERSE. 

D'après les rcnseigncmens les plus récens (i) , les 
provinces qui composcnl le royaume de Perse, gou- 
verné par Fathh A'iy cbàh, sont: l' Azerbaïdjan , le 
Guylân, le Mâzendérân , le Kourdistàn persique , 
1 Iraq a'djem ou persique., les trois quarts du Kiiorâ- 
çân, le K'noùzistàn, le Fârsistân , le Dechtistân, et 
le Kermàn. 

Les Oùzbeks possèdent le terriloire de Merve en 
Khorâçâu ; celui d'Hérât appartient au souverain de 
Oandahâr, du Kaboul et du Kacherayr, à qui la 
cour de Tliehrân n'accorde que le titre de Vâly (2). 

Les habitans modernes de la Perse sont, partie 
authoctones et à demeure fixe , et partie nomades et 
errans. 

Les premiers se nomment thàt ou tâdjyh , et sont 
regardés comme des serfs par les tribus errantes et 
indépendantes. 

Ces thàt ou tâdjyh , établis principalement dans les 
villes et dans les villages, sont issus d'Arabes, d anciens 
Guèbres, de Juifs, de Chrétiens qui ont été contraints 
d'embrasser l'islamisme. Ils se livrent aux sciences , 
aux arts , à l'agriculture; ceux qui se distinguent par 
leurs connoissances et leur talent pour l'intrigue , sont 

(1) Une grande partie de Ces rcnseignemens a été recueillie 
par M. Joannin , chevalier de l'Ordre du Soleil. Cet habile 
et savant agent diplomatique a résidé long-temps à Tauryi , 
auprès du prince A'bbâs Myrzâ , dont il s'étoit concilie la 
confiance et l'amitié. 

(2) Voyez sur ce mot ma note, tom. II , pas;. 112. 

appelés 



CHRONOLOGIQUE. S.^1 

appelés aux emplois civils du gouvernement et aux 
fonctions ecclésiastiques. 

L'islamisme est partagé , presque depuis son éta- 
blissement , en deux sectes ou communions. Les par- 
tisans d'une de ces sectes se nomment simnyy , ou 
sunnyyèh , les autres chj'iah (*). Ils se haïssent et se 
maudissent avec un acharnement commun aux fana- 
tiques de tous les pays. La grande majorité des Mu- 
sulmans Persans est chy'ite ; les plus exaltés* d'en- 
tr'eux forment une autre secte nommée A ly-iUlah f 
ou A'iy âllahy , qui regardent A'iy comme l'égal de 
Dieu (alla//) , et hahitent principalement au nord 
«lu Qandahâr et du Kaboul, près des sources du 
Djyhhoùn (l'Oxus) et de celles du Sind (l'indus) et 
dans le voisinage de Kachân. On évalue leur nombre 
à 2 ou 3oo,ooo âmes. On trouve quelques sunnys 
dans le Kourdistân et sur les frontières occidentales. 

Les chrétiens établis dans ce royaume sont pour la 
plupart des Arméniens schismatiques, qui se montent 
au plus à 70,000 âmes. Leur patriarche réside dans le 
couvent d'Echs- Miazin à trois lieues d'Erivân. Ces 
chrétiens habitent principalement les provinces sep- 
tentrionales. Ils ont souffert plus que les autres Persans 
des troubles qui ont agité le royaume , depuis la des- 
truction de la dynastie des Ssôfys. Le faubourg de 
Djulfah que A'bbâs le grand avoil fondé, auprès d'Is- 
pahân, pour les Arméniens , qu'il y transporta en 1604, 
n'offre plus que des monceaux de ruines, parmi les- 
quels errent des malheureux accablés de misère et de 

(*) Voyez tom. VI ; pag. i~3. 
Tome X, G 



^4-2 NOTICE 

vexations. Outre un tribut annuel de i,5oo toumâns 
(environ 36,ooofr. ) qu'ils sont obligés de payer au 
gouvernement , ils éprouvent encore des avanies très- 
fréquentes qui se montent quelquefois à une somme 
plus considérable que le tribut même. On rencontre 
encore quelques Arméniens dans l' Azerbaïdjan , dans 
les cantons de Mérâghah , d'Ourmyéh , de Salntàs, 
de Tauryz (ou Tebryz) , de Qarah-bâgh et d'Erivân. 

Le très-petit nombre de catholiques qui se trouvent 
en Perse , sont nés en Turkie et aux Indes. 

Trente à trente-cinq mille juifs méprisés et misé- 
rables , végètent et rampent a Ispabân , à Chyrâz , à 
Kachân , à Thehrân et dans quelques cantons de 
l' Azerbaïdjan. 

11 ne reste plus maintenant qu'un très-petit nombre 
de Guèbres ou Parsys. Ces anciens habitans de la 
Perse , fidèles à la religion de leurs pères, ont été 
exterminés par les fanatiques musulmans ; et les nom- 
breux villages qu'ils habitoient au midi d'Ispahân , dé- 
truits dans les dernières gueires civiles de la Perse. Les 
foibles restes des habitans de ces villages se sont réfugiés 
dans les environs d'Yezd et dans la province de Kermân. 

Les saby ou chrétiens de Saint-Jean dont parle 
Chardin ( tom. VI, p. i36 etsuiv.), sont maintenant 
confinés dans le Khouzistân. 

Les tribus errantes et guerrières répandues dans la 
Perse, sont au nombre de quatre, distinguées chacune 
par la langue qu'elles parlent. 

La plus nombreuse et la plus brave se nomme 
langue turke; la seconde, langue kourde; la troisième, 
langue loùre ; la quatrième, langue arabe. 



CHRONOLOGIQUE. r>43 

La langue turke forme l\\ divisions ou familles. Dans 
la première sont les Efchâr, établis principalement dans 
l'Azerbaïdjân,; elle est composée d'environ 88,000 in- 
dividus. Nous nommerons encore ici la tribu des 
Qâtchâr quoiqu'elle soit peu nombreuse ; mais elle a 
l'honneur d'avoir donné naissance au souverain actuel 
de la Perse. Au reste les Qâtchâr n'en sont pas moins dé- 
testés des autres tribus et de la nation entière. Ils sont 
au nombre de 4°, 000 individus. Sans nous appesantir 
ici sur de plus longs détails , relativement aux noms 
de ces différentes tribus et aux cantons qu'elles habi- 
tent , il suffit, pour remplir le plan que nous noua 
sommes tracé , de dire que la langue turke contient 
4.16, 5oo individus ; la langue kourde , 9 tribus et en- 
viron 90,000 âmes ; la langue arabe, composée de fa- 
milles originaires d'Arabie qui ont oublié leur langue 
maternelle , parlent un persan corrompu : les 9 tribus 
qui composent cette langue forment 90,000 individus. 
La langue loùre est la moins riche des quatre. Cette 
langue , dont le nombre des tribus ne s'élève qu'à six, 
n'est pourtant pas la moins considérable, puisqu'on y 
compte 114,000 âmes. Il y a encore assez grand nom- 
bre d'autres tribus dont la population est inconnue. 

Je ne parlerai pas ici du système politique de la Perse, 
parce que la charte constitutionnelle de tous les étals 
despotiques , ne réside que dans la volonté du souve- 
rain. La liberté civile, la sûreté individuelle , enfin , 
les véritables bases de l'organisation sociale sont in- 
connues aux Persans comme à presque toutes les na- 
tions asiatiques. Cependant il est des usages, de sim- 
ples règlemens auxquels leur ancienneté donne force 

Q * 



244 NOTICE CHRONOLOGIQUE^ 

de lois , et qui résistent à toutes les catastrophes poli- 
tiques. C'est ainsi, comme l'observe M. Scott- Waring, 
que la plupart des charges qui existoient du temps de 
Chardin, ont été conservées jusqu'à présent, au moins 
nominativement ; et la lecture de ce voyageur peut 
donner une idée du gouvernement actuel, qui est beau- 
coup plus doux q".e celui des Ssofy ; car, loin d'abu- 
ser du droit de conquête que lui a transmis son oncle 
Aghâ Mohhammed , il faut avouer que Fathh A'iy 
Chah traite ses sujets avec une bonté paternelle 7 
tâche de répandre parmi eux le goût des arts utiles et 
des lettres ; et , comme je l'ai observé ailleurs, n'ou- 
blie rien pour leur rendre cet ancien caractère natio- 
nal , de douceur, de politesse et d'amabilité, qui 
avoit valu aux Persans le nom de Français de l'Asie , 
el que n'a pu détruire entièrement un siècle de cala- 
mités et de révolutions. 



FIN DE LA NOTICE CHRONOLOGIQUE. 



l\\\\V\\\\ 



TABLE DES MATIERES 



CONTENUES 



DANS LES VOYAGES DU CHEVALIER CHARDIN- 



Vbas le geand , roi de Perse ; 
causes et détails de sa guerre 
et de sa conquête de Géor- 
gie , tom. Il , pag 52 ; il 
ruine l'Arme'nie . 3o4; re- 
prend Tauris sur les Turcs, 
et établit l'usage du mous- 
quet , 343 ; fait ruiner le 
cliâteau de la Pucelle , 367 ; 
transporte la demeure des 
rois de Perse à Ispahan , 
378 ; et pourquoi . 4°° î 
prince e'quitable ; éloge de 
son règne . III, 291 ; com- 
ment il asservit et subjugue 
entièrement la Perse , V, 
225 ; fait élever ses enfans 
parmi les femmes ; et pour- 
quoi ; fait mourir son fils 
aîné par jalousie , 20.5 ; en- 
gage un riche épicier à bâ- 
tir un beau caravanserai , 
VII , 325 ; fait construire 
la mosquée royale d 'Ispa- 
han , 35i ; se soucie peu de 
choquer les coutumes de la 
religion mahométane . 357 » 
fait construire la place Royale 
d' Ispahan , et en ordonne la 
disposition , 36i ; tue de sa 



propre main Alv-Myrza- 
Rec , io3 ; fait faire eunu- 
ques etmahométanslesfilsde 
Taimuras Can , dernier roi 
de Géorgie , que leur père 
lui avoit envoyés en otages , 
424 ; fait tuer un grand- 
maitre qui , par jalousie , 
faisoit tuer ses voisins, 4°°; 
fait mettre en pièces un cor- 
rupteur de jeunes garçons, 
461 ; tombeau de la Gazelle , 
cheval de ce prince , et son 
histoire . 4?o ; fondateur de 
Julfa, Vlll, 111 ; caractère 
de ce prince. 128 ; empoi- 
sonne lui-même son favori , 
l'iman Coulican , dont il 
étoit devenu jaloux , 4+6 » 
fait la conquête de la pro- 
vince de Laar , et la réunit 
à son empire , 4^3 ; intro- 
duit la coutume d immoler 
tous les ans un chameau en 
public dans toute* les villes 
royales . IX . 14 ; abaisse 
les Portugais dans les Indes , 
et leur enlevé Ormus , 245. 
AbaS II , roi de Perse ; son 
tombeau , II , fëb ; fait ac- 



246 T A 5 L F. 

cueil aux députés de la com- 
pagnie française des Indes 
Orientales, III, g5 ; s'eni- 
vre , et fait enivrer son 
grand-visir , i?2 ; le fait ra- 
ser , ia5 ; répare ces in- 
jures , 127 ; introduit la 
méthode d'aveugler les en- 
fans du sang royal en leur 
otant la prunelle . V , 243 ; 
savoit tourner , dessiner et 
écrire assez nettement, 246; 
institue un corps pour la 
garde de sa personne , 3io ; 
fait brûler vive une fille de 
son sérail. VI. 21; effrayé 
de l'assassinat de son grand- 
visir en tire vengeance, VII, 
317: faitbàtiruncaravanserai 
coursa subsistance. 397; fait 
tuer le fameux prophète Mol- 
laKasemquirévoltoil lespeu- 
ples contre lui . 444 '> m a' _ 
traité un ambassadeur du 
grand - mogol , qui. pour 
se venger, maltraite le sien , 

VIII , 81 : fait tuer des eu- 
nuques qui ne mouroient 
pas assez tôt à son gré, 82 ; 
ïneurtde maladie vénérienne 
à 1 âge de 38 ans ; est vive- 
ment regretté ; son éloge , 

IX, 397 et suiv. , 5i3 et 
suiv. ; détails sur ses der- 
niers momens et sur sa po- 
litique , 4°5 ; intrigues re- 
latives au choix de son suc- 
cesseur , 4°8 et suiv. ; avoit 
formé le dessein de ravir le 
sceptre et la vie aux rois tar- 
tares liguéscontre lui , X, 66. 

Abcas , peuple sur lescôlesde 
la mer Noire ; leurs mœurs, 
I . 148. 

Abaoare, le portrait qu'il re- 
çut de J. C. a été long- 
temps conservé dans la ca- 
thédrale de Tifflis, II, 77. 

Aï<"ubekre , beau - père de 



Mahomet, dispute pour sa 
succession , VI , 167 ; opi- 
nions différentes qu'en ont 
les Turcs et les Persans , 
173 ; son tombeau placé au- 
près de celui du prophète , 
à Médine , VII. 198; pré- 
vient Aly , et s'empare de 
la souveraineté . IX, 33 ; les 
Persans l'abhorrent, et les 
Turcs le tiennent saint, 34- 

Abou-el-Kari, prince tartare, 
prisonnier à lspahan ; y est 
traité avec égards ; au bout 
de dix ans de séjour, il prend 
la fuite . X ; 58 et suiv. ; 
devenu roi , il n'oublie pas 
les obligations qu'il avoit à 
la Perse et à son monar- 
que . 63. 

Abou-Hannifah . célèbre doc- 
teur arabe ; donne son nom 
à une secte mahométane , 
IX , 25. 

Aboittaher , savant astrolo- 
gue persan ; prédit un trem- 
blement de terre à Tauris , 
II , 33 7 . 

Abraham, patriarche de l'An- 
cien Testament; histoire du 
sacrifice de son fils , et fête 
solennelle qui se célèbre en 
Perse à ce sujet , IX , 7 ; 
les Persans prétendent qu'il 
a bâti le temple de la Mec- 
que ; autres contes qu'ils 
font à son sujet , 17. 

Abricots de Perse, fruit déli- 
cieux . m , 341. 

AcalzikÉ, forteresse des 
Turcs dans le mont Cau- 
case , 1 , 44^- 

Actes pécuniaires. Formule 
employée par les Orientaux 
pour en rendre l'altération 
plus difficile , III , 24q. 

Adam , ou le premier hom- 
me , regardé par les Per- 
sans comme un prophète , 



DES MATIERES. 



^4? 



VI , 223 ; fête de sa mort , 
et diverses particularité'* sur 
sa vie , IX . 7_j- 
Aga - Mubarek , eunuque , 
ose élever la voix dans le 
conseil de Perse , et déter- 
mine les seigneurs à élire 
roi Sefi - Mirza , fils d'A- 
bas II , qu'ils vouloient ex- 
clure du trône au profit de 
son jeune frère. IX ,433; en 
reçoit un riche présent , 5/}0. 

Aga - Piri - Calentar , chef 
des chrétiens d'Ispahan; se 
fait mahométan ; détail au 
sujet de cette apostasie , 
IIÎ , 142 ; cérémonie de sa 
circoncision, ib5. 

Agar , femme légitime d'A- 
braham, selon l'Alcoran , 
et non Sara . IX , 17. 

Agi, fleuve, II, 32o. 

Agi-Agach , village de Perse ; 
excellence des pâturages qui 
l'environnent, II,3bi. 

Agriculture des Persans , 
d'où dépend la fertilité de 
leurs terres . IV, g5 ; com- 
ment se fait le labour , ioi ; 
de l'irrigation et de la ster- 
coration , io5 ; manière 
dont ils battent leurs grains , 
ibid. ; dont ils cultivent les 
melons, 108, et le dattier ou 
palmier, 10g. 

Aigles, manière dont les éper- 
viers les abattent , II , 32g. 

Alacou , prince tartare , con- 
quérant de l'Asie , y fonde 
une ville qui porte son nom , 
II, 3i6. 

Alamouth . château fort ; pri- 
son 'des illustres disgraciés 
en Perse , IX , n5. 

Alcoran , se lit jour et nuit 
aux tombeaux de Séfy I er et 
d'Abas II e , II, 4^4; mo- 
dèle de la plus pure et de ;a 
plus éloquente diction , IV, 



240 ; est le grand livre de 
droit des Persans . VI , 6q ; 
on fait faire serment dessus; 
trait plaisant d'un juif à ce 
sujet , 89 ; regardé comme 
modèle d'éloquence , 272 ; 
on en conserve précieuse- 
ment un exemplaire écrit de 
la main d Iman-Reza , il y a 
plus de mille ans , VII, 349 ; 
se garde en trente volumes 
dans la vieille mosquée d'Is- 
pahan , VIII, 6; Code sa- 
cré des mahométaus ; quel 
en est l'ordre et l'économie, 
IX , i58 ; a été écrit en, 
caractère eufique , ib2; con- 
sidéré comme un chef d'oeu- 
vre de langage, ibid. ; Molla , 
célèbre auteur , misa mort 
pour avoir mal parlé de ce 
livre , i63; nombre des let- 
tres , mots et distiques qu'il 
contient, i64; originede son 
nom, 170; ses diverses édi- 
tions, 172; apporté à Maho- 
met parl'ange Gabriel, 173; 
ses gloses et commentaires , 
175; respect que les Maho- 
métans lui portent, et éloges 
qu'ils lui donnent , 177. 

Alexandre, roi d'Imirette, 
I, 383. 

Alexandre (leP.) de Rhodes; 
fausseté des Mémoires de ce 
jésuite sur la mission en 
Perse , VIII. 108. 

Alexandre-le-Grand regar- 
dé comme un écervelé , et 
détesté parles Guebres, ainsi 
que Mahomet , VIII , 3 7 8. 

Alicapi , lieu d'asile pour 
toutes sortes de criminels à 
Ispahan , IX . 226 ; et pour 
res banqueroutiers , 3G3. 

Allaverdy Can, ami et favori 
d'Abas-le-Grand ; fait bâtir le 
beau port de Julfa, VIII, 3o. 

Almanachs des Persans; éty- 



^4* TABLE 

itiologîe de re mot , IV, 
356 ; leur ordre et leur for- 
me , 357 ; comment ils sont 
composes . IX. i3a. 

Alm":ras ( M. d' ) , arrive à 
Constantinople avec une es- 
cadre française ; les Turcs , 
nu'il avoit d'abord intimi- 
dés , ne l'appréhendent plus, 
le voyant sans biscuit , 1 , 4?. 

Alouvent. une des plus hau- 
tes montagnes de la Perse , 
II , 38 7 . 

Aly, petite ville de Géor- 
gie; sa situation . II, 6. 

Aly , gendre de Mahomet , 
le grand saint, la grande 
idole des Persans ; son éloge 
par Hasan-Cazy . Il , 436 ; 
pourquoi les peintres cou- 
vrent son visage d'un voile , 
43g ; description de sou 
épée , qui avoit appartenu 
au Prophète , 44 T '< dispute 
pour lasurcession avec Abou- 
bekre , VI , 167 ; ses in- 
terprétations de l'Alcoran 
regardées par les Persans 
comme les seules bonnes , 
174'. est. le vicaire de Dieu , 
290 ; exalté au-dessus de 
Mahomet , 3o7 ; les pein- 
tres n'osent représenter son 
visage , et pourquoi , 3og ; 
détails de son investiture du 
vicariat par Mahomet . 3io; 
ses noms et titres nombreux , 
3i6 ; prend miraculeuse- 
ment Kaîber ; fête de cette 
prise , V1I1 . 447 '< ^te en 
Perse de son installation so- 
lennelle par le Prophète, 
IX , 23 ; est prévenu par 
Aboubekre , qui s'empare 
de la souveraineté , 33 ; les 
Turcs rejetent l'histoire de 
son installation comme une 
imposture ,- 34 ; fête de sou 
vuartvre . 208. 



Aly-Couli-Can , prisonnier 
à Casbîn , échappe à ses 
gardes . et vient se jeler aux 
pieds du nouveau roi Séfy II 
qui le nomme gouverneur 
de la Médie , et généra- 
lissime de ses armées , IX , 
555 et suiv. ; apaise une sé- 
dition prête à éclater , à 
cause de la disette et de la 
cherté des grains , X , 4 » 
tentatives qu'il fait pour ti- 
rer de l'argent des riches Ar- 
méniens , oetsuiv. ; sa mort, 
69; son portrait , 71 ; n'est 
regretté que du roi ; exem- 
ple des libertés qu'il pre- 
noit avec ce prince , 74» 
87. 

Amazones , ce que 1 on en 
sait en Géorgie , II , 33. 

Ambassadeurs , leurs privi- 
lèges à la Porte .1 27 : loi 
qui leur est relative en Tur- 
quie et dans tout l'Orient, 
5a; les Orientaux appellent 
ainsi tous ceux qui viennent 
de la part d'un souverain , 
sans distinction de titre ni 
de caractère , III . 101 ; la 
Perse n'entretient point de 
résidans dans les cours des 
rois voisins . et il n'y en a 
point aussi de tels à la cour 
de Perse , V, 288; cérémo- 
nies cjuî ont lieu pour leur 
réception , ^Sq; leur droit 
est fort grand en Perse , 
VIII , 88; on y fait estimer 
leurs présens , IX , 23g ; 
on y donne ce litre à tous 
les envoyés d'un prince ou 
d'un état , 544- 

Ambdalla , auteur persan , 
II . 3 9 5. 

Ambre gris , origine et nature 
de cette drogue, III. 325. 

Amulettes* Voyez Talismans, 

An ( nouvel ) , son époque en 



DES MATIERES. 



Perse . II , 2^9; comment 
on le fête . 266. 

Anarghie , village ; c'est l'en- 
droit le plus considérable de 
la Mingrélie, 1 . 349- 

Anes de Perse el d'Arabie. TU, 
368; sont dresse's à n'aller 
que l'amble , et comment , 
369 ; on leur fend le nez , 
et pourquoi . 3y4- 

Ange (le frère), de Viterbe , 
capucin , compagnon de 
voyage de l'auteur, 1 , /fil, 
et II . 1 et suiv. 

Ange ( le P. ) de Saint-Jo- 
seph , supérieur des mission- 
naires carmes d'Ispahan , 
cite' , IV, 75. 

Anglais , leur commerce dans 
ie Levant .1,6; font dé- 
crier les timmins , ou piè- 
ces de cinq sous . i5 ; rela- 
tion de leurétablissement en 
Perse , III , 2o5 ; pour- 
quoi vivent peu aux Indes , 
IV, 46 ; ont porté les pre- 
miers du drapenPerse . VII, 
367 ; palais de la compagnie 
anglaise à Ispahan , 4°^ 5 
réception de M. Flour, leur 
agent à la cour de Perse , 

IX. 529. 

Animaux de Perse , domesti- 
ques et sauvages . III , 365. 

Anti-Mahomet, c'est-à-dire, 
l'Antéchrist des Mahomé- 
tans ; comment sera fait , 
IX , 127. 

Aplemont ( M. d' ) est chargé 
de conduire M. de Nointel. 
ambassadeur de France à 
Constantinople . I , 5i. 

Apothicaires . appartiennent 
en Perse aux médecins qui 
leur font préparer les dro- 
gues , IX , 81. 

Arabe, les Orientaux regar- 
dent cette langue comme la 
plus excellente et la plus ri- 



2 49 

che du monde , IV, 243 ; 
sort de la même souche que 
la langue hébraïque . 246 ; 
privilège qu'elle a sur tou- 
tes les autres langues du 
monde . 254 ; il y a deux 
sortes d'arabes . le vulgaire 
et le littéral . IX . 162' 

Arabes . sont stupides et igne- 
rans ; leur collège n Ispahan 
est appelé le co'lége àes 
ânes , VII , 320 ; leurs ex- 
péditions contre les Portu- 
gais , IX , 46. 

Arak-Agem , nom donné par 
les Orientaux au pays des 
Parthes , 11 , 370. 

Arak- Arab , nom donné par 
les Orientaux à l'Arabie , 
ibid. 

Araxe , fleuve , II , 3:5 et 

vin . 234. 

Arbres dePerse . III. 2q3; ar- 
brisseaux remarquables par 
leurs funestes propriétés , 
296 ; autre dont le fruit 
donne un duvet de soie fin 
comme l'ouate . 3i6 ; ar- 
bres usés de vieillesse . ré- 
vérés parles Persans, VII , 

410 . 418. vin, 44, 426. 

Arc , les Persans s'expreent 
beaucoup à le tirer ; manière 
dont ils l'apprennent , III, 
438 ; exercice à cheval . 44 1 » 
les arcs de Perse sont le^ plus 
beaux et les plus estimés de 
l'Orient, IV. i36. 

Arche (1') , montagne où l'on 
assure qu'elle s'arrêta , II , 
188. 

Architecture des Persans . 
IV, 110; matériaux qu'ils 
emploient à la construction 
de leurs édifices , 1111; qu.i 
lités du sol , n4; droit du 
maître architecte sur les lot* 
et ventes , et sur les édifi- 
ces que Je roi fait faire , iz$; 



2.00 



TABLE 



observations diverses sur les 
bâtimens de Perse , 126- 

Archyle , vice-roi de Caîcet 
en Ge'orgie , II , 69. 

Ard-Chir , l'Artaxercès des 
Grecs, fait bâtir un château 
pour servir de prison à une 
princesse du sang. II , 367. 

Ardevil, ville de Perse . cé- 
lèbre par son antiquité et 
sesmonumens, 11.368. 

Arithmétique des Persans , 
IV, 288 ; leur me'tbode de 
supputer est longue et péni- 
ble , 2p3. 

Armée persane , bonne et 
bien entretenue sous Ahas- 
le - Grand . est retombée 
après lui dans sa première 
mollesse, V, 3i4- 

Arménie , son étendue et ses 
divers noms , II , i55. 

Arméniens, ou chrétiens d'Is- 
pahan ; leur tradition , leur 
créance , leur culte , leur 
définition de l'eucharistie , 
leur clergé , leurs jeûnes , 
II , 180 et suiv. ; font pres- 
que seuls le commerce de 
drap , VII , 367 ; transpor- 
tés à Ispahan par Abas-le- 
Grand , VIII , io5 ; ex- 
communient solennellement 
tous les ans ceux qui ap- 
puient le dogme d'un évè- 
que universe; et infaillible ; 
sont fermes dans leur re- 
ligion, 10g; jettent le sort , 
et sont superstitieux, 117; 
;>ont imposés à des taxes con- 
sidérables . X . 8 et suiv. 
Armuriers de Perse , IV, i36. 
Akon , gros bourg voisin de 
Cachan , où l'on compte 
mille maisons d'ouvriers eu 
soie . III , 4- 
Arsace, fondateur de l'em- 
pire des Parthes , II , 3y2 ; 
donne son nom à l' Arsacie , 



qu'on appeloit auparavant 
Europe . 3q2. 
Arts libéraux et sciences des 

Persans, IV, 188. 
Arts mécaniques ; leur mé- 
thode et leur police. IV, 88. 
Arvif.ux (M. d'). Voyez Her- 

eieu. 
Asiles , les mosquées n'en 
servent point en Perse , 
niais bien les tombeaux des 
grands saints , la porte im- 
périale , les cuisines et les 
écuries du roi, VII, 370. 
Assa-Fœtida , plante dont il 
se fait une grande consom- 
mation en Perse et dans les 
Indes . III , 3o8. 
Astrolabe des Persans ; ély- 
mologie de ce mot , IV , 
335; outils pour la construc- 
tion de cet instrument, 337. 
Astrologie judiciaire (1' ) est 
en grande créance chez les 
Persans , II , 274 : c'est la 
science qu'ils cultivent et 
révèrent le plus , IV , 3i4- 
Astrologues , sont nombreux 
en Perse , riches et consi- 
dérés, IV, 3i6; ce qu'ils 
coûtent annuellement an 
roi ; on les consulte sur les 
moindres choses, comme sur 
les plus importantes , 320 ; 
fabriquent eux-mêmes leurs 
instrumens . 33g ; sont ja- 
loux des médecins . et pour- 
quoi . 355 ; professent la 
divination , 4^4 i tiennent 
les Persans dans leur dé- 
pendance , 44^- 
Astronomie , IV, 3i4 ; livres 
dont on se sert le plus en 
Perse pour l'étude de cette 
science, 322 ; termes qu'on 
y emploie , 333. 
Ateliers du roi de Perse , 
commenteouvernés, V, 499 
cl VII , 3a 9 . 



I>ES MATIERES. 



s5i 



Audience , de quelle manière 
les rois de Perse la donnent, 
III , 172 et suiv. 

Augustins portugais . leur mai- 
son à Ispahan , VIII , 10. 

Aumône chez les Persans. 
Voyez Dîmes. 

Autel-, il n'y en a jamaisqu'un 
dans les églises orientales , 
II , 172. 

Auteurs persans , quels sont 
les plus célèbres . IV. 200. 

Avanies , amendes des Turcs ; 
le commerce des Français 
dans le Levant en a beau- 
coup souffert. I , 17. 

Aventures d'un seigneur 
Géorgien et de sa nièce , II , 
(•8 ; d'Archyle , vice-roi de 
Gaket , avec une fille des 
premières maisons de Géor- 
gie , 70 ; d'un maître de 
lutte persan , 204 ; de la 
fille d'Abas-le-Grand, 235; 
d'une concubine de Séfy , 
dernier roi de ce nom, 236; 
d'un joueur de flûte à qui le 
roi de Perse voulut faire 
couper les mains , III , 28 ; 
du chef des astrologues , IV, 
3tg ; d'un ambassadeur du 
grand - mogol , V . 221 ; 
d'Abas-le-Grand chez un 
seigneur persan , 234 î de 
divers malheureux tués dans 
le courouc , VI, 35 ; d'un 
criminel livré à ses parties 
pour être exécuté, iogjdeux 
autres semblables , m; du 
prophète Molla qui révoltoit 
les peuples contre Abas II e , 
Vil, 444 ! d'un joaillier qui 
alla chercher des pierreries 
dans les montagnes des In- 
des, VIII, 76 ; d'un Armé- 
nien qui déroboit du poisson 
consacré, 201 ; d'un fermier 
général dans les canaux sou- 
terrains de Persépolis , 334; 



du valet de l'auteur dans un 
des tombeaux de Persépolis, 
347 ; d'un deuxième Armé- 
nien qui déroboit du poisson 
consacré , 4^0 ; d'un vitrier 
qui reçoit de gros présens , 
452; aventure tragique de 
Cosroucan, 4°3 ; autre d'un 
officier du grand-visir, 4^5; 
de l'auteur qui faillit périr 
dans la Caramanie déserte , 
5oo ; de Mansourcan , à qui 
le roi coupe presque une 
main , IX , 96 ; de Séfy 
Coulican, gouverneur d'Ar- 
ménie , qui est disgracié , 
98 ; de Nesralibec son fils , 
à qui le roi fait couper la 
main , 106 ; de la sœur de 
Nesralibec , que le roi fait 
brûler toute vive , ioy ; 
d'une danseuse du roi , III , 
210 , d'une autre danseuse 
et de quelques jeunes sei- 
gneurs , 225 ; de l'amiral 
des Portugais à Goa , qui 
assassine son beau — père , 
265 ; de deux ambassades 
portugaises au Japon , 269 ; 
de deux vaisseaux japonais 
dans l'île de Formose , 281; 
de la fille de Séfi Coulican , 
favorite du roi et d'un officier 
de cuisine , 324; d'un autre 
favorite . et d'un blanchis- 
seur de la cour , dont le 
corps servit d'illumination, 
3a8 ; d'un jeune homme qui 
vouloit priver sa sœur de la 
succession de leur père, 332. 

Avicenne, auteur illustre par- 
mi les Persans , IV, 211. 

Azac , forteresse à l'embou- 
chure du Tanaïs , I , i3y. 

Azarie , Arménien , ami de 
l'auteur , II , ig3. 

Azerbryan, province de Perse, 
II , 3o8. 



252 



TABLE 



B 



Bab \-Hassein-le-Savethr , 
son histoire, tom. W\,pag. 

464. 

Babarouc . derviche révéré des 
Persans, son mausolée, VIII, 
93. 

Babvlonk . une des plus belles 
villes de l'Orient ; pomme 
de discorde entre les Turcs 
et les Pers:ins . V, 2g3. 

Bâcha ou Pacha, s'écrit in- 
différemment par un B et 
par un P. I , 4 2 - 

Bacrat - Mirza , roi d'Imi- 
rette . I , 383. 

Bactriens. Voyez Yuzbcrs- 

Bagues . les Persannes en ont 
les doigts chargés , IV, 10 , 
22. 

Bahadin-Mahammed . auteur 
d'un li\re de théologie per- 
sanne . qui traite des purifi- 
cations; extra'ts divers de ce 
Fivre . VI , 32b et VII . 38 
etsuiv. ; sonpalaisà Ispahan, 

vm. 64. 

Bahrin. île fameuse par la pè- 
che des perles. IX, 244' 

Bahuterie de Perse . gros- 
sière et mal faite , IV, i4g 

Bains publics des Persans , 
leur description . V. ig5. 

Banca , petite île de Batavia ; 
une escadre française est en- 
voyée pour s'en saisir en 
1670; les Hollandaiss'enem- 
parent, III . i5. 

BaNDER-Abassi , ses maisons 
sont bâties le long de la mer, 
qui en lave le pied dans les 
hautes marées N I!l , 5'>6 ; 
terroir sec et stérile, 5oo ; 
rien de remarquable dans ses 
édifices , 5oq ; l'eau y est 
mauvaise et l'air malsain , 



5i 1 ; maladies ordinairesdans 
ce lieu , 5i5 : les vivres y sont 
bons et abondans. 5io; son 
origine . 5iy: sa situation la 
rendroit . sans son mauvais 
air , un des principaux ports 
et entrepôts de l'univers , 
5ig. 

Banians , habiles chiffreurs 
persans, IV. 296. 

Bano'Eroi'TIERs . trop proté- 
gés en Perse , VI . 84 ; les 
banqueroutes s'y vident tou- 
tes avec injustice et tyran- 
nie : exemple cité . IX . 363. 

Baptême des Mingréliens. I , 
263: manière singulière dont 
les Théatins l'administrent 
aux enfans mingréliens. 356 ; 
l'auteurrendcomptede deux 
de ces baptêmes auxquels il 
a assisté . 4 12 - 

Barbiers de Perse . possèdent 
leur art en perfection . IV, 
i44 '• sont en même temps 
chirurgiens . V. 17g. 

Bas . sont tous de drap en Per- 
se , VII , 36 7 . 

Bastonnade, supplice des Per- 
s «nsicommentellese donne, 

VI, 114. 

Bazars, marchés , ou rues cou- 
vertes d'un bout d'Ispahan 
à l'autre; leur description, 

VII . 274 ', chaque profession 
a le sien, 3q4 ; sont tous 
éclairés par des soupiraux , 
5g6 ; le roi en a plus de 240 
dans Ispahan , 4°^- 

Becler-Rec-; explication de 

ce titre , Il . 196. 
Keiiry . gros village de Perse, 

a ;réable pour sa situation ; 

Emir \chmed y est enterré, 

.VIII , 47^ ; sa mosquée , 



DES MATIERES. 



25! 



476 ; le caravanserai est un 
des plus beaux et des plus 
spacieux de la Perse, 4?7* 

Bend-Emir, fleuve; l'auteur 
faillit périr , le 12 avril 1667 
dans un de ses débordemeiis, 
VIII, 236,4 99 . 

Bernier . auteur d'un "Voyage 
dans l'Inde, cité, III, 284. 

BÊTES de chasse et bètes fé- 
roces en Perse , III , 38o. 

Bezoar , pierre fameuse dans 
Ja médecine . qui se trouve 
dans le corps des boucs et 
chèvres sauvages . le long 
du golfe Persique. III , 3i6; 
manière de l'employer , ses 
falsifications, 3ig. 

Bibliothèque du roi de Perse, 
bien peu considérable , VII , 
3 7 3. 

Biens , manière dont on tient 
le compte de l'administra- 
tion de ceux de l'état et du 
domaine en Perse, V, 4^3; 
administration des biens d'é- 
glise , A I . 58 ; remarques 
sur la confiscation des biens 
et fonds de terre en Perse , 
IX . 20g. 

Billets de commerce; com- 
ment ils se font en Orient , 
IV, 169. 

Bois servant de pierre à fucil 
en Perse , 111 , 358. 



Bosphore Cimmérien. ou dé- 
troit de Caffa , I, iZ^. 

Bosphore de Thrace, sa des- 
cription . I , 1 14- 

Bouchers de Perse , comment 
ils habillent leurs viandes, 

iv, 141. 

Boulangerie du roi de Perse, 
diverses sortes de pain qu'on 
y confectionne , VU, 087. 

Boulets de fer , une des pre- 
mières armes du monde , 

vu . 340. 

Bouteilles. Voyez Verrerie. 

Brocards d'or de Perse ; il y 
en a de onze cents ccùs l'au- 
ne, IV, i53. 

Broderie , les Persans y ex- 
cellent , IV, 128. 

Brucman , marchand Ham- 
bourgeois . lait envoyer par 
ses magistrats une ambassade 
en Perse au nom du duc de 
Holstein ; histoire de cette 
ambassade , VIII , 85 ; il a 
la tète tranchée à son retour, 
89. 

Bueng des Indes ; breuvage 
enivrant , IV, 79; son usage 
est mortel , 82. 

Buffet du roi de Perse , sa 
magnificence , III , 2i5. 

Buffle , singulière propriété 
de la chair de cet animal , 

m, 19. 



G 



Cachan , description de cette 
ville , toitt. II, pag. 461 , 
III . 1 et suiv.; l'air y est 
bon, mais étouffant , 4; on 
y est incommodé des arai- 
gnées et îles scorpions; conte 
que l'on fait à ce sujet . 5 ; 
son origine d'après les his- 
toriens persans , 6; surnom 
d'honneur qui lui a été don- 
né , VI, 3oa. 



Caffa , description de cette 
ville, I, 125; le détroit , Viq. 

Café . boisson ordinaire des 
Persans , IV, 65 ; des mai- 
sons où ils vont le boire . 67. 

Caillou miraculeux de l'émir 
Acrimed. VIII. 4 7 5. 

Caimacan. lieutenant du grand- 
visr , 1 , 4^- 

Caket. royaume de Géorgie . 
II, 3i. 



.254 TABLE 

Calâtes , sorte d'habits que le 
roi de Perse donne par hon- 
neur aux ambassadeurs et 
envoyés, III. 22g; et aux 
personnesqu'ilaccueille . ou 
élève en dignité , V. 067 ; 
la réception s'en fait avec 
luxe et pompe ; détails à ce 
sujet, 26b; ce présent est 
recherché par les grands. 272. 

Cali-Cala, ville de Géorgie, 
presque ruinée , II , 1. 

Calife , ce que ce titre signi- 
fie , et pourquoi il est en 
horreur aux Persans, VI, 
291 ; les califes ne sont point 
reconnus pour successeurs 
de Mahomet , 3o3. 

Calife - Sulton, grand-visir 
de Perse , fondateur de plu- 
sieurs collèges considérables, 
II, 3 9 o. 

Candie , particularités et ori- 
gine de la guerre de Can- 
die , I , 92. 

Canelle , maladie qu'elle 
donne aux étrangers à Cey- 
lan, III, 18. 

Cans , espèces de gouverneurs 
ou vice-rois , II , 196 ; sont 
distingués en grands et pe- 
tits , V, 256. 

Caous , peuple de géans Per- 
sans, II , 363. 

Capucins , missionnaires en 
Géorgie ; ont des hospices 
à Gory et à Tifflis ; ils ren- 
dentde grandsservicesà l'au- 
teur qui va les consulter , I , 
45o; détails relatifs à leur 
établissement , à leur ma- 
nière d'y vivre , et d'y exer- 
cer la religion , II , 82 ; leur 
préfet joue de l'épinettedans 
un grand festin , et chante 
le Magnifie at et le Te JJeum, 
etc. , 121 ; ils ont un hos- 
pice à Tauris , 3,j4 ; leurmai- 
$011 à Ispahan. en quel temps 



i 1s s'y sont établis , VII, 419- 

Caramanie déserte, pays ex- 
trêmement chaud ; ses hô- 
telleries publiques ; ses bois 
de dattiers, VIII, 488; l'au- 
teur faillit y périr , 5oo. 

Carat - Chiman , village de 
Perse . II , 364. 

Caravanes , faciles à voler et 
à mettre en fuite . II . 347- 

Caravanserais . origine et 
description de ces établisse— 
mens . II , 142 ; description 
de celui d'Irivan , 164 ; et 
d'un des plus beaux d'Ispa- 
han , VII . 32i . 

Carcan des Persans . sa des- 
cription , III, io5 , VI, io5, 

ix. 114 

Carmes , leur maison à Ispa- 
han , VII, 43° » envoyés 
comme ambassadeurs du pa- 
pe en Perse. 4^' ; Abas-le- 
Grand se sert des carmes 
pour exhorter les princes 
chrétiens à la guerre contre 
les Turcs , 4^5 ; ceux éta- 
blis à Chiras sont très- hu- 
mains et très utiles aux voya- 
geurs, NT II , 447- 

Carron (M.) , directeur-geV 
néral de la compagnie fran- 
çaise des Indes ; ses mémoi- 
res pour une expédition à 
Banca . III , i5. 

Carrousels des Persans, III, 
i83. 

Carthtf.l, royaume de Géor- 
gie , II, 3i. 

Casbin . grande ville de Perse ; 
sa description , Il , 387 ; édi- 
fices et jardins , 38b ; mos- 
quées , 389 ; bains et hô- 
telleries , 3go ; ses campa- 
gnes et leurs productions , 
3gi ; opinions diverses sur 
son antiquité et ses ancien- 
nes dénominations , 3g2 ; 
tremblemeusde terre qu'elle 



DES MATIERES. 



l55 



a éprouves, 398; devient la 
capitale du royaume , 399 ; 
est déchue depuis que la 
cour s'en est retirée , 4°° » 
a produit plusieurs auteurs 
célèbres , entr'autres Loc- 
man . 401. 

Casuistes , leur indulgence 
coupable, II , î4 2 - 

Catholicos , chef des ecclé- 
siastiques Mingréliens , I , 
so3. 

Catholiques romains persé- 
cutés ; ambassades du pape en 
Perse à leur sujet , X , i3i. 

Caucase , description de ce 
mont, 1 , 439. 

Cavajah , litière des dames 
de Perse , sa description , 

IX. 369. 

Caviar . poisson salé du Pa— 

lus-Méolide , I , i3o. 
Cèdre , ou grand-pontife de 

Perse , IX , l^x. 
Célibat , éludé par les prèlres 

chez les Mingréliens , I , 

281. 
Chacal , animal qu'on croit 

être Thyene des anciens , 

I. i65. 

Chafi , célèbre docteur arabe , 
donne son nom à une secte 
mahométane , IX , a5. 

ChamakY , contrée de Perse , 

II. 5a. 

Chameaux , sont estimés et 
abondans en Perse ; com- 
ment sont élevés et nourris, 

III. 3y6; appelés navires 
de terre par les Persans , 
YIll . i3y ; sacrifice géné- 
ral , dont un chameau est 
la victime , IX , g. 

Ciianavas-Can , vice - roi de 
Géorgie , I, 387 ; on trou- 
ve quelques détails de sa vie 
dans l'abrégé historique des 



révolutions de Géorgie , II , 
47 ; il est visité par l'auteur , 
go ; a recours à la protec- 
tion de la Porte pour se main- 
tenir dans cette place, IX , 

371 ; ruse qu'il emploie 
pour tromper la cour de Per- 
se , qui n'est pas sa dupe , 

372 ; le roi témoigne le dé- 
sir de le recevoir à la cour, 
et lui envoie de grands pré— 
sens ; lui , défiant , fait des 
préparatifs de guerre , qu'il 
fait passer pour des prépara- 
tifs de voyage ; fait éclater 
une révolte de ses fils , et 
s'excuse auprès du roi sur la 
nécessité de sa présence pour 
soumettre les rebelles , 373 
et suiv. 

Chapelets , les mahométans 
s'en servent dans leurs priè- 
res ; comment ils sont faits, 
et quel usage ils en font , 
Vil, 24. 
Chardin , part de Paris pour 
son second voyage en Perse, 
le 17 août 167 i,I, 1 ; s'em- 
barque à Livourne , le 10 
novembre , 3 ; arrive à Smyr- 
ne , le 7 février 1672, 6; ar- 
rive à Constantinople , le 9 
mars, 26; ses inquiétudes 
pour en sortir . 108; il s'em- 
barque sur la mer Noire , 
le 27 juillet , 116 ; arrive à 
Caffa, le 3 août 122 ; s'em- 
barque , le 3o pour la Col- 
chide , i33 ; arrive le 10 
septembre à Isgaour en Min- 
grélie , 148 ; inquiétudes 
dans lesquelles il s'y trouve, 
333 ; y est joint par le père 
Zampi , préfet des Théatins, 
le 4 octobre, 34o ; part avec 
lui pour Anarghic , 35o , et 
ensuite pour Sipias , 354 ? 
y essuie différens chagrins et 
persécutions de la part des 



66 



l'AELE 



Mingréliens, 357 ; beau trait 
de fidélité d'un de ses valets, 

371; il s'enfuit <le Sipias à 
l'approche des Turcs , 375; 
revient à Anarghie . et s'y 
embarque le 25 novembre 
pour Gonié , 4 2 4 '• chagrin 
qu'il y eut par la trahison de 
son valet et la visite des 
douaniers. 4 2 7 ; il Cl1 P a 't, 
et arrive le 7 décembre sur 
le mont Caucase. 4^9; ' e 
9, à Aralziké . 44^ ; le i5 , 
à Gory en Géorgie . 449 5 
le 17 ; à Tilllis , capitale 
de la Géorgie. II , 2 ; il en 
repart , le 20 , avec frère 
Ange de Vilerbe . capucin , 

f>our retourner en Mingré— 
ie . 5 ; s'arrête à Cotatis . 
en Imiretîe . le I er janvier 
1673 ; nouvelles persécu- 
tions que lui suscite son va- 
let . i3 ; il retourne , le 2 , 
à Chicaris . pour y attendre 
le succès du voyage du frère 
Ange en Mingrélie . 17 ; le 
12 , il va voir le roi d'Iini- 
rette , 18 ; le iG, il est heu- 
reusement rejoint par son 
camarade , 19 ; il retourne 
à Tifflis, et y arrive le 26 , 
22 ; il en part le aS février, 
137 ; le 7 mars , arrive à Iri- 
van , capitale d'Arménie, 
161 ; il en part le 8 avril , 
296; le 12, arrive à INichi- 
van , 297 ; en part le lende- 
main . 3o2 ; le i5 . arrive 
à Marant , 3i7 ; le 17,3 
Tauris , 3ig ; il en part le 
28 mai , 36o; le 14 juin ar- 
rive à Com , où il pense 
être tué . 4*6 ; le 18 , à Ca- 
eban , 46° 1 et le 24 7 à ls- 
pahan , III. i3; est intro- 
duit le 6 juillet chez le na- 
dir, avec lequel il traite pen- 
dant unfortlong-tempspour 



les bijoux qu'il devoit ven- 
dre au roi , 3g ; difficultés 
qu'il éprouve à ce sujet . et 
pièges qu'on lui tend , 102, 
iiti; termine enfin son mar- 
ché, 148; reste à Ispahan jus- 
qu'au commencement de 
1674. fju'ilen part pour Ban- 
dcr-Abassi, VIII, 192; le i3 
février arrive aux ruines da 
Persépolis , 242 ; le 20 ; à 
Cbiras , ^i3 ; le 5 mars . a 
Laar . 4?9 ! ' c 12 , à Ban- 
der- A bassi , 5o5 ; est mala- 
de à Tanguedelan . IX , 79- 
est transporte a Laar , ou 
il court risque de la vie , 
80 ; le 17 juin , arrive à 
Chiras , 90: le 2 juillet, à 
Ispalian , gi ; le I er juin 
1675 , à Casbin où étoit la 
cour , 234 ; ses négociations 
avec le grand-maître pour 
les nouvelles pierreries qu'il 
avoît apportées. 24oetsuiv. ; 
OU lui propose de nouveau 
de se faire itiahoinétan , 241; 
termine avec le grand-mai- 
tre , et en reçoit son congé ; 
teintes tracasseries qu'il en 
éprouva , 35o ; le 7 octo- 
bre revient à Ispalian , 3Ô2 ; 
le 22 novembre , à Bander- 
Abassi , d'où il retourne en 
Europe , 375. 

Charges des Persans et de la 
maison du roi de Perse . V, 
333; manière dontse fait l'in- 
vestiture des grandes char- 
ges , 335 , et dont on les ôte , 
ôob. 

Charlatans Persans et In- 
diens , leurs tours , III , 
44G ; tours surprenans d un 
jeune Indien , IX , 3. 

Ciiarour , contrée d'Armé- 
nie . II , ug6. 

Ciiarpejcterie . peu en usage 
en Perse . IV, 126. 

kSSJZ 



DES MATIÈRES; 



257 



Chasse des Persans , III, 3g8. 

Château de la Pucelle ( le ) , 
bâti par Ard-Chir pour ser- 
vir de prison à une prin- 
cesse du sang , et ruiné par 
Abas-le-Grand , II , 367. 

Chatir , ou valet de pied ; 
tourdeschatirs, ce que c'est, 
VIII. 9 5. 

Cheic-ali-can , grand - visir 
de Perse ; il est disgracié , 
et pourquoi ; il est rétabli 
dans sa charge , et comment; 
son éloge ; il traite le roi , 
III, 28 et suiv. ; le roi le fait 
enivrer , 121 ; autre insulte 
qu'il en reçoit , et discours 
qu'il tient à ce sujet, 126 ; 
indignement traité , est en- 
suite rétabli glorieusement 
dans sa charge , V, 234 ; 
court risque de la vie , IX . 
33i ; jugement célèbre qu'il 
rendit, 334- 

Cheic-Sephy , source de la 
race royale de Perse , V, 
212 ; faux dévot , mais prin- 
ce habile , 2i3 ; auteur d'un 
livre de politique sibyllin in- 
titulé : Recueil des révolu- 
tions futures . 238; institue 
les souphys , corps préposé 
à la garde de la personne du 
roi . 3og. 

Chemins , gardes établis sur 
les chemins pour la sûreté 
des voyageurs , VI , 127. 

CHEasoNÈsE taurique , sa des- 
cription , 1 , 122. 

Chevaux de Perse, sont les plus 
beaux , mais non les meil- 
leurs de l'Orient , 111, 3b6 ; 
ceux d'Arabie le» passent 
367 ; soins particuliers qu'en 
ont les palefreniers, 370; 
comment sont marqués ceux 
du roi , 372 ; leurs harnois 
et leurs selles , 373 ; mala- 
dies auxquelles ils a^ont su- 

Totne X, 



jets, et qui sont inconnues; 
dans nos climats , 374 ; se- 
cret pratiqué avec succès 
pour les engraisser, 376. 

Chèvres . abondent en Perse, 
III , 38o ; chasse des chè- 
vres sauvages , 4°°- 

Chia, l'unedes principalessec- 
tes mahométanes, VI, 171J 
origine de ce mot , IX , aqj 
réputé injurieux , 3g. 

Chicane des Persans, est aussi 
embarrassée que la nôtre , 
III, 25o. 

Chicaris . village qui passe 
pour ville dans le royauma 
d'Imiretle ; sa situation , 
II, IO. 

Chiens, sont abhorrés des 
mahométans, V, 3b8 ; chien 
des sept dormans , IX, 18g. 

Chimie des Persans, V, 201. 

Cuiras , capitale de la pro- 
vince de Pm-se , sa descrip- 
tion , VIII,' 4*4» hazars , 
bains , mosquées , édifices 
publics , 4'7 > jardins pu- 
blics , jardin royal , 4 2 4 » 
tombeau de Sadi , un des 
plus célèbres poé'tes persans, 
originaire de cette ville, 4^8 ; 
puits remarquables , dont 
les eatix croissent pendant 
vingt ans consécutifs , et dé- 
croissent de même , 4^2 ; 
tombeau d'Afez , 4^4' * non - 
dation de cette ville en 1668, 
et désastres qu'elle occasion- 
na , 435 ; fertilité de son 
terroir , excellence de ses 
raisins et de ses vins , 436 ; 
histoire de Chiras , ses di- 
vers noms, son antiquité, 
sa décadence , 43g et suiv. 

Chirurgie , négligée par les 
Persans , V, i^5 ; il n'y a. 
point de chirurgien danj. 
leurs hôpitaux, et pourquoi. 

Vil, 390. 

R 



2d8 table 



Chirvan , contrée de Perse , 
II . 52. 

Chrétiens . habitués en Per- 
se , ne peuvent loger dans 
Ispahan sans permission du 
roi , hors les compagnies de 
commerce et les missionnai- 

v . il . 4 11 - 

Chrétiens orientaux . trom- 
pent continuellement les 
Turcs, I , 17 : leur manière 
de vivre' , IV , 3o. 

Chrétiens de Saint - Jean , 
ou Sabis . leur cre'ance , 
VI, i36; d'où ils tirent l'ori- 
gine de leur discipline. i43; 
le sacrifice d'une poule est 
le principal office de leur 
i ligidn . 148 ; comment se 
l'ait le mariage parmi eux , 
iôo. 

Circassiens. ou Cherkes ; 
leurs mœurs , I . i-h- 

Circoncision, ce que lesma- 
hométans en pensent , et 
comment elle se pratique , 
IX. 191. 

Clergé arménien , est fort 
sîmoniaque , II , 243. 

Clergé de Perse, quel il est, 
VI, 45; dignités et (onctions 
de ses principaux membres , 
46. 

Cloches des Mingréliens , I , 
224 ; l'usage eu est interdit 
aux Persans , qui ont en 
abomination toute sorte de 
sonnerie , VII , 357 ! ms - 
crîption singulière sur une , 
ièitf. 

Coohae , aux confins de la 
Perse et de la Turquie ; le 
prince de ce pays veut se 
rendre tributaire du roi de 
Perse , qui le refuse pour 
ne pas rompre avec le grand- 
seigneur , ix , 243. 

Cochenille, on en cueille aux 
environs de. Marant, II, àij. 



Cochon , en manger est le si- 
gnedu chrétien chezles Min- 
gréliens , I . 2g3. 

Cocquemar (Voy. Paeot. ) 

Coiffure des Persanes, IV, 
12. 

Oins de Perse , III , 343. 

Cojé-Nessir de Thus , célè- 
bre auteur Persan ; ses divers 
ouvrages. IV, 200; préface 
du recueil de ses Œuvres , 
221 ; auteur de la Destruc- 
tion de l'empire des califes , 

VII . 2 97 . 

ColbaME, village du royaume 
d'Imirette ; sa description, 
II, 7. 

Colcheens. en quel temps ils 
reçurent la foi de J. C. , I, 
196. 

Colchide. ("\ oy. Mingrèlic. ) 

Collèges et écoles des Per- 
sans , IV, 224. 

Colliers , comment sont faits 
en Perse , IV , i5. 

Colombiers de Perse , sont 
les plus beaux du monde , 
III , 386. 

Coji , grande ville de Perse ; 
son plan . sa description , 
II , 4 1 ? ; inscriptions de ses 
monumens , 4 J 9 '■> ' a cha- 
leur y est excessive , -f56 ; 
mœurs de ses habitans ; opi- 
nions diverses sur son ori- 
gine et son antiquité , 457 ; 
ruinée plusieurs fois . a été 
rebâtie par les illustres exi- 
lés qu'on y envoyoit, 460 ï 
surnom d'honneur donné 
à cette ville, \I , 3o2; sa 
mosquée est un asile sacré. 
pour toutes sortes de crimi- 
nels . IX . 22<>. 

Comédie chez les Persans, II, 

207. 
CoMlCHA , ville de Perse; son 

plan . sa description, VIII, 

198. 



DES MATIÈRES. 



Commerce. ( Voy. Négoce. ) 

Compagnie anglaise en Perse , 
sa création , ses règlemens, 
son commerce dans le Le- 
vant . I , 6 ; audience de 
son envoyé' . III . iqi ; fa- 
tigue les Persans de deman- 
des réitérées , 209 ; obtient 
la confirmation de ses privi- 
lèges , 246 ; son palais à Is- 
pahan , VII , l^oi. 

Compagnie française en Per- 
se . particularités sur son 
établissement . III . 45 à 100 ; 
cérémonies pour l'entrée de 
son envoyé, 119; préaens 
qu'il reçoit , 124 ; requête 
qu'il présente au divan , 
i4o ; autre au roi, i63 ; re- 
çoit une audience du roi , 
191 ; ses présens à ce mo- 
narque et aux ministres , 
iga et 201 ; ses demandes 
lui sont refusées , 235. 

Compagnie hollandaise en Per- 
se , relation de son établis- 
sement . III . 127 et suiv. ; 
son palais à Ispahan , VII , 
4i5. 

Confession singulière d'une 
Géorgienne , II , 44- 

Confiscations. (Voy. Biens.) 

Confitures en Perse , il y en- 
tre de l'ambre et d'autres 
odeurs . IX , 323. 

Corsaires chrétiens de l'Ar- 
chipel , sont déterminés et 
cruels ,1,3; réponse li- 
bertine de l'un d eux , 4 » 
sont tolérés par la républi- 
que de Venise , ibid. 

Cosaques , leur expédition en 
[668 sur la mer Caspie ; leur 
démitation a la cour de Per- 
se X, 1 14 ; excitent quel- 
que défiance . 119; leur ir- 
ruption à Ferhabad , i35. 

Coshoucan , général des trou- 
pes de Perse : mort tragi- 



259 

que de ce brave homme , 
VIII , 45 r. 
Cotatis , village du royaume 
d'Imirette; sa situation, II, 
12. 
Coton, croît dans toute la Per- 
se , III. 3i5. 
Couhtf.lisme , montagne sin- 
gulière dont la figure paroît 
changer à mesure qu'on en 
approche . II , 4 I 4* 
Coulom-Cha . gentilshommes 
ordinaires du roi de Perse , 
II, 198. 
Cour de Perse, sa magnifi- 
cence , v, 468. 
Courriers , leur office et leur 
équipage en Perse, II, igg. 
Couronnement du roi de 
Perse ; cérémonies qui s'y 
observent, IX, 468 et suiv. 
Courtches , troupes persa- 
nes fort renommées, détrui- 
tes par Abas-le-Grand , V, 
225 ; malgré leurs échecs , 
sont encore aujourd'hui le 
plus puissant corps de la 
Perse , 2gg. 
Courtisane fameuse , nom- 
mée la Douze - Tomans , 
comme qui diroit la cinquan- 
te louis d'or; sa maison et 
quelques-unes de ses aven- 
tures, VII , 4io et suivantes. 
( Voyez Danseuses et fem- 
mes publiques . ) 
Courtisans de Perse , quels 

ils sont , V, 291. 
CouVENS d'hommes et de fem- 
mes en Arménie , I. 177. 
Cratim , chien des sept dor- 
mant . préside sur les mis- 
sives des Persans , II . 2g3. 
Création du monde . opinions 
des Persans a ce sujet , VI , 
216. 
Crieurs sacrés, annoncent 
le temps des prières , \ Il , 
il , 53. 

R 2 



2Ê0 



TABLE 



Croix , manière dont les Miu- 
gréliens ionl le signe de la 
croix . I . 292 ; le supplice 
de la croix n'étoit ignomi- 
nieux que chez les Jui's et 
les Romains, Vlil . 3oo ; 
fête de la croix . JX , i32. 

Cuirs . de leur tannerie en 
Perse ; commerce qui s'en 
fait , IV. i3i. 

Ctjperly-Akmet, pacha ; ses 



démêlés avec M. de LaJiaye 
le fils . 1 , 38, et avec M. de 
Nointel , 5o ; son caractère , 
sa conduite , ic>4- 

Cuperly-Mahamed , pacha, 
est fait grand visir . 1 , 29; 
ce qu'il a fait de plus mémo- 
rable , 102. 

Cire merveilleuse d'un sul- 
tan, VU, 466. 

C^re, fleuve, II, 71. 



D 



Dadus . iToin des princes de 
Mingrélie . lom. 1 , p. 33a. 

Dag-estaaN. pays sur les con- 
tins «le la Perse et de la Mos- 
covie . Il , 286. 

Danse ( de la ) chez les Per- 
sans , II , ao5 et IV, 3og. 

Danseuses du roi de Perse ; 
leurgouvernement . II, 208. 

Danseurs de corde et volti- 
geurs uersans ; leurs tours , 

J lî - * • , T- 

Darejan, princesse de Li- 

bardian , se fait enlever et 
épouser par le prince de 
MingrêlLe , 1 . 379. 

Darejan, reine d Imirette , 
I, 383. 

Darejan , sœur de Luarzab , 
roi de Cai thuel , la plus 
belle personne de Géor ,. 
est demandée en mar 
par Abas-le Grand . II. 5s ; 
elle lui est refusée et accor- 
dée a Taimuras , roi de Ca- 
ket, 55. 

Daiics, son tombeau, VIII, 

3i 7 - 

DahoguÉ . ce que signifie ce 
mot . II , 3*3. 

Dattes , ne sont nulle part si 
bonnes qu'en Perse . III , 
3 M , 33g; on les fait ronîire, 
manière de les cueillir, ô^o; 



I.ur culture remarquable , 
IV, 109 ; les premières que 
l'on trouve en Perse , en 
venant d'Europe, sont par- 
delà Chiras, VIII , 462; 
celles de Jarron sont les plus 
estimées de tout le monde , 
4^5 ; bois immenses de dat- 
tiers d^iiis la Caramanïe , 
488; qualités de ce fruit, 4gO. 

Déluge , sa commémoration 
chez les Persans ; leur 
croyance à ce sujet , VIII , 
5o4- 

Denrées en Perse , presque 
toutes se vendent au poids, 
VI . 120 ; le prix en est 
taxé toutes les semaines par 
le mohteseb ou chef de po- 
lice , i3o et X . 3. 

Derviches , religieux maho- 
EP élans . sont à peu près 
comme les moines de l'é- 
glise romaine , VII , 426 ; 
leurs c'oitres appelés repo- 
soirs par les Persans, 47^ ï 
comment sont faits ces cloî- 
tres , IX. 200 ; citations di- 
verses concernant leur gen- 
re de vie . i><4 

Deiterdar , explication de ce 
litre . I . i3a. 

Deuil des Persans . en quoi il 
consiste , VI , 49 1 - 



DES MATIERES. 



26] 



DlAMÀNS , il y en a des mine» 
en Orient ; mais on ne sait 
pas les tailler . VII, 4 01 - 

Dieu, les mahomctans n'en 
reconnoissent qu'un seul ; 
noms de ses attributs « t de 
sa gloire chex les Persans , 
VI . 260. 

Dîmes, traité des dîmes de 
Cheic Bahadin Mahamed , 
VII. 1 13 ; dimes de précepte , 
t\L ; de l'or et de l'argent, 
u5 ; des légumes et des 
fruits. 118 ; des bètes . 120; 
sujets à qui les dîmes sont 
applicables, 122; tribut per- 
sonnel ou capital qu'il faut 
payer «ne fois l'an , ii5 ; 
dîmes de conseil , 127 ; de ld" 
double dime . 129. 

Discipline militaire des Per- 
sans; en quoi elle consiste , 
V, 3i6. 

Divambeki , deuxième charge 
de l'empereur de Perse, V, 
34i et IX . 240. 

DlYAN, révélation des Sabis , 
ou chrétiens de Saint-Jean, 

vi , 43. 

Divan Beghi, seconde charge 
de l'empire de Perse, V, 
34i ; les rois de Perse assis- 



toient autrefois aux séances 
<lt- ce magistrat , 342. 

Divination des Persans , IV, 
43o. 

Divorcf, permis par la loi ma- 
hométane , II , a38. 

DoM mcain . ambassadeur du 
pape en Pe.rse; sa réception, 
ses négociations, II, 3oo , 
et IX , 238 , 247. 

Dominicains ont un évêque et 
des curés en Arménie, II, 
3oo ; sollit itent une maison 
à Ispahan. IX . 247. 

Douanes, en Perse les ambas- 
sadeurs, envoyés et résidens 
à la Porle en sont exempts , 
1 , 11 , ainsi que les olficiers 
et les étrangers , Il . 07S , 
ce qu'elles rapportent , V, 
4oo. 

Dkap , on n'en fait point en 
Perse, IV, i53; les Aiîglais 
Y en ont porté les premiers, 

Vil, 36 7 . 

Drogues médicinales de Per- 
se , III, 298. 

Droit civil des Persans , fon- 
dé sur l'Alcoran , VI. 70. 

Durazzo ( M. ) , ambassadeur 
de la république de Gènes à 
Constantinople , I , 26. 



E 



Eaux , les Persans en ont dif- 
ficilement; commentils l'ob- 
tiennent, et combien ils la 
ménagent , tom. IV , pag. 
g6 ; comment s'en fait la dis- 
tribution , 98 ; c'est une des 
charités les plus ordinaires 
et les plus méritoires «mi 
Perse, que d'en donner à 
boire aux passans , VII , 
3+5. 

Eau de saule , remède em- 
ployé en Perse comme fé- 
brifuge , III , i3t>. 



Eaux minérales de Perse, 
V, 188. _ 

Eaux spiritucuses dont les 
Persans font usage , IV , 
65. 

Ebher , petite ville de Perse; 
sa situation , Il , 383 ; rui- 
née et saccagée plusieurs 
fois , a été bien relevée , 

384 ; est une des plus an- 
ciennes de la province , 

385 ; le langage y est gros- 
sier et inauvai.i, 386. 

Echecs , origine de ce jeu , 



IÙ2 



TABLE 



et étymologies de ses ternies, 
III, 452. 
EcilMOUif. . pèlerinage fameux 
par la dévotion des Persans, 

II , 4«9- 

Ecoles et collèges des Per- 
sans , et leur manière d'é- 
tudier , IV. 224. 

Economie politique des Per- 
sans , V, 237. 

Ecriture des Persans , IV, 
271 ; on en compte huit sor- 
tes , 2v5 ; est la plus belle 
du monde . 277 ; écriture 
des anciens Perses , VIII , 

321. 

Ecs-Miazin . ou le monastère 
des trois églises lieu le plus 
révéré des chrétiens Armé- 
niens ; sa description , II » 

Effendiar-Bec , favori d'A- 
Las-!e-Grand , et un de ses 
plus braves généraux . fait 
construire un grand nom- 
bre d'édifices , VIII , g3. 

Eglises . celles de Mingrélie , 

I , 119 ; celle patriarcale 
de Géorgie , sa situation , 

II 2 , 4J ; les biens des 
églises persanes sont im- 
menses et sacrés ; le roi n'y 
peut toucher , VI, 1 

Elephans , la venue des sei- 
gneurs des éléplians ; évé- 
nement mémorable en Per- 
se , vin , 484. 

Emerafdes , il y en avnll au- 
trefois une mine en Egypte, 
II , 19:1 ; les Persans dis- 
tinguent enlr'elles , 111 , 
363. 

Encre des Persans. . sa com- 
position , IV, 273. 

Enfans mineurs ont de grands 
privilèges en Perse , \ l. 84. 
INS du s.in:; royal en Per- 
se ; on leur arrache 1< s yeux, 
gu ou les laisse raourii quand 



ils naissent , en ne les allai 
tant point , V, 217 , 24' ; 
sont tenus dans une perpé- 
tuelle captivité 1 2^4- 
Enfer , quel , selon les Per- 
sans . VI , 252. 

Enouch-Kaan. roi ta r tare, fils 
d'Abou-el-Kasy , porte la 
guerre en Perse . X . 64- 

Enterremens . comment ils 
se font en Asie . V11I , 307 , 
378. ( Voyez Sépulture. ) 

Epervier . manière dont il 
abat l'aigle , et arrête la bi- 
che . II , 32Q. 

Ephéméiudes des Persans, IV, 
35o. 

Epoques diverses des maho- 
métans , IV, 4°7- 

EotiTATioN chez les Persans , 
III, 440. 

Ergon-Can, roi de Perse, 
premier fondateur de Sulta- 
nié . II , 077. 

Escrime chez les Persans ; 
comment se fait cet exercice. 
III . 443. 

Espagne ( le roi d' ) , parent 
du prince de Géorgie . 123. 

Etoffes de Perse , leur beau- 
lé . IV, i53. 

Etudians , il n'est pas rare en 
Perse d'en voir qui ont de 
quarante à soixante ans, IV, 
193. 

Eucharistie des Mingréliens, 
I . 269. 

Eunuques de Perse , noirs el 
blancs , leurs (onctions di- 
verses , V, 078; sont, en 
quelque sorte , les maîtres 
du royaume et le gouver- 
nent, Vl, 4P", coulent beau- 
coup à acheter et entrete- 
nir . 4i ! I e roi seul en peut 
avoir de blancs , 4 2 î ue 
leur coupe , 4^; sont le plus 
en crédit el eu faveur auprès 
des rois de Perse , Vil , 4^i 



DES MATIÈRES. 



>63 



Européens , maladie qui les Eve , les Persans en font une 
emporte presque tous aux prophétesse, IX , 77. 



Indes; par quoi occasion- 
née , IV, 46. 
Evangile . comment il est re- 
gardé par les mahométans , 
IX , 127. 



EvÉQiES mingréliens. I, 206. 

Extrême-Onction (!') , n'est 
point en usage chez les Min- 
gréliens . I , 280. 



Fathmé , fille du calife Mou- 
sa-Cazem ; description de 
son tombeau , tom. II . pag. 
4^-4 » 'l a été rebâti trois fois, 
433 ; croyance du peuple à 
son égard , ibid. 

Femmes , ne sortent point en 
Perse , et ne prennent au- 
cune part aux fêtes publi- 
ques, V, 270; sont plus 
étroitement gardées qu'en 
aucun autre endroit de la 
terre , VI , 8 ; on est obligé 
de se détourner lorsqu'on 
«n rencontre sur les che- 
mins . quoiqu'elles aillent 
dans des berceaux couverts 
«t fermés de toutes parts , 
10 ; on ne peut même voir 
leur corps quand on les en- 
terre , 11 ; leur gouverne- 
ment dans le harem , 14 ; 
les femmes de qualité ne 
sortent du logis que de nuit , 
32; dangers que l'on court 
ri se trouver sur leur passa- 
ge . ainsi que sur celui des 
femmes du sérail ; précau- 
tion prise à ce sujet , 33 ; on 
en fait mourir rarement ; 
genre de leur supplice , 117 ; 
superstition ridicule que l'on 
fait pratiquer à celles qui 
sont stériles . "Nil. 446; 
c'est un crime capital et ir- 
rémissible aux hommes de 
se rencontrer sur le chemin 
des femmes du roi , 4^ 2 ! 



elles portent une boucle au 
nez . comme marque de su- 
jétion et de dépendance , 
VIII. 200: après la mort 
du roi , ses femmes sont pres- 
que toutes enfermées , et la 
vue même des hommes leur 
est interdite , IX , 

Femmes publiques en Perse ; 
leur gouvernement , II , 
211 ; se prennent à bail , 
222 ; leur quartier el leur 
nombre à Ispahan , \ II , 
4i6. 

Fjerdous de Tus . auteur d'u- 
ne histoire des rois de. Perse 
en vers , estimée clans tout 
l'Orient. V, 126 ; la lectu- 
re en est fort divertissante , 
et les grands la font chanter 
dans leurs festins, IX. 2. 

Festins, magnifique festin 
donné à Tifflis ; sa descrip- 
tion , II , 116 ; autre donné 
à un envoyé de la compa- 
gnie française en Perse , 

III , 120 ; ies festins des Per- 
sans durent tout le jour ; 
cérémonial qui s'y pbserye , 

IV, tii ; festin des Armé- 
niens à Ispahan , VIII, 17g. 

F Êtes . quelles sont celles des 
Mingréliens , I , 3oi , et 
des Persans , II , 24g ; fête 
du chatir , divertissement 
solennel , sa description , 
III . |53 ; fêtes du roi de 
Perse, V, $& ; .sont de 



z6i 



TABLE 



deux sortes, civiles et reli- 
gieuses , VII . 25o ; fête «les 
lumières . ou du nouvel an , 
VIII, 4 11 "» du sarrfice 
d 'Abraham , et comment 
elle s'observe , IX , 6 ; il n'y 
en a point de mobiles dans 
Ja religion des Persans, 7; 
fête du sacrifice du chameau, 
sa description, g; du nou- 
vel an . la plus solennelle 
qu'il y ait en Perse, 22; de 
la paix . 4o ; du don de la 
iague , 4^ » du meurtre de 
/fosse/ n , 49 ' de la mort 
a" Adam , 74 ; des femmes 
stériles, 118; autres tètes , 
68 , 71 , 117 , 120, i4o , 
i5o et 187. 

Fileurs d'or en Perse , IV, 
i3i. 

Finances de Perse , leur éco- 
nomie , V. 4i5. 

Flageolet . d'après la légen- 
de persane . Dieu en fait 
jouer à l'ange Gabriel , pour 
forcer l'aine d'Adam d'en- 
trer dans son corps , IX . 75. 

Fleurs . ont des couleurs plus 
varices , et sont générale- 
ment plus belles en Perse 



que celles de l'Europe et de 
l'Inde. III, 345. 

Flour (M.), agent des An- 
glais à la cour de Perse ; sa 
réception , IX . 52û. 

Fonds de terre des Persans , 
V, 33o. 

Forces et discipline militaire 
des Persans, V, 292. 

Forces maritimes des Per- 
sans, presque nulles, V, 327. 

Français, leur commerce dans 
le Levant. I, 12; origine 
de leurs différends avec la 
Turquie, 28; avanies qu'ils 
reçoivent des Turcs, 44» 
particularités remarquables 
sur l'établissement de leur 
compagnie des Indes Orien- 
tales . III , 4^ a IO ° J am- 
bassade mal concertée de 
cette compagnie en Perse , 
119 , 124 , i4o . io3 , igi , 
201 . 235 ; réception de 
INI de Lalaîn , leur envoyé 
à la cour de Perse , IX , 
543. 

Froment , grain le plus ordi- 
naire en Perse, IV, 102. 

Fruits de Perse . quels , et 
leurs qualités , III , 33o. 



G 



Gants , sont inconnus en 
Orient , IV , 12. 

Garçons . il est défendu d'en 
exposer et prostituer ; puni- 
tion d'un cafetier qui en 
avoit prostitué un apparte- 
nant au roi , VII , ^j5. 

Gazelle, animal commun 
dans tout l'Orient. III. 38i ; 
histoire et tombeau du che- 
val d'Abas-le— Grand . au- 
quel on a\ oitdonné ce nom, 
VII , 4 7 o. 

1 ■• .' ciiid-Kaan , général des 



esclaves en Perse, favori du 
roi ; s'attire la haine univer- 
selle par ses intrigues et sa 
méchanceté, X. 32; est nom- 
mé gouverneur de Kand- 
daar , 34", divers tours de 
fourberie qu'il fait à des sei- 
gneurs . 35 et suiv. ; fait 
couper la tète , dans un fes- 
tin . à un prince indien qui 
lui avoit refusé sa fille , 102; 
perd les bonnes grâces du roi 
«le Perse, qui le fait mou- 
rir et (ait placer sa tête sur 



DES MATIERES. 



26 5 



la pointe d'un grand mât , 
io3 et suiv. 

Gemehid . quatrième roi de 
Perse, instituteur de la fête 
du nouvel an , II . a5o. 

Génois . leur commerce du 
Levant ; négociation de leur 
pari à la Porte . I 20. 

Gentils établis en Perse . y 
pratiquent leur culte avec 
liberté , VI , i63. 

Géographes anciens et mo- 
dernes repris . II . i54- 

Géographie des Persans , se 
réduit à bien peu de chose , 
V, 116. 

George . prince souverain de 
Libardian , I . 879. 

George ( S. ) , grand patron 
de Géorgie ; son histoire , 
II. 46. 

Géorgie (royaume de) , sa si- 
tuation , ses divers noms , 
Il . 28; sa température , ses 
productions , qualités et ex- 
cellence de son vin , 38 ; 
beau sang . femmes parfai- 
tement belles ; qualités et 
vices des Géorgiens , 4° » 
Jeur habillement . leurs lo- 
gemens. tyrannie de leur no- 
blesse , 43 ; leur clergé , 
leurs églises , 45 ; histoire 
de la conquête de ce pays 
par les Persans, et de ses di- 
verses révolutions, 47 1 ol '~ 
gueil des Géorgiens , 124; 
nouvelles particularités tou- 
chant ce pays , IX , 146 et 
suiy- • 370. 

Givan-Capigi-Bachy, grand- 
visir , détermine le grand- 
seigneur à la guerre contre 
Candie , I . 94. 

Glace . fort usitée en Perse ; 
manière dont on la rassem- 
ble . iv. 64. 

Godar ( S. ) . bataille qu'y 
perdent les Turcs , I , 106. 



Gom , grain dont se nour- 
rissent les Mingré'iens : sa 
préparation , ses qualités , 
I . 160. 

Gonié . château sur le bord de 
la mer Noire , I . 4 a 4- 

Gory . ville de Géorgie ; sa 
description . II . 37. 

Gouvernement politique, mi- 
litaire et civil des Persans , 
V, 2o5 ; despotique et arbi- 
traire. 232; gouvernement 
républicain inconnu. 291. 

Goi vernemens de la Perse , 
tantôt plus grands, tantôt 
plus petits . II , i55. 

Gouverneurs de provinces en 
Perse, y sont à vie , V . 255 ; 
leurs instructions , 265 ; sont 
obligés d'entretenir un agent 
à la cour , pour rendre 
compte de ce qui se passe 
dans leur gouvernement , 
273; leurs vexations. 27g; 
comment ils sont punis, 282. 

Gouverneurs des Villes en 
Perse , sont en même temps 
heutenans civils et criminels, 
V, 264 ; comment ils sont 
punis , 282 ; lorsqu'on les 
traite , c'est la coutume de 
leur faire un présent ; ma- 
nière dont on les régale , 
IX, 6. 

Grammaire des Persans, IV, 
284. 

Grands de Perse . continuel- 
lement exposés; mot d'un 
seigneur à ce sujet, V, 2.S1 ; 
moyens employés pour leur 
ôter la vie, soit à la cour, 
soit dans les provinces, 2G6, 
283; leur disgrâce emporte 
toujours la confiscation des 
biens , 285 ; ruinés et acca- 
blés d'outrages, sont em- 
ployés de nouveau sans que 
l'on appréhende rien de leur 
ressentiment , 286. 



iG6 



TAELE 



Greffiers, sont inconnus en 
Perse . \ I , qy. 

Grégoire (S.); Patriarche 
d' Arménie; J. C. lui ap— 
paroit . II , 175. 

Grenades , le meilleur fruit 
de Perse , III , 342 ; ma- 
nière dont on les conserve , 
VII , 406. 

Guebres , ou Ignicoles , an- 
ru ns Perses , adorateurs du 
feu , II. 3io ; ont un idio- 
me particulier, IV, 258; 



leur cimetière , et comment 
ils enterrent leurs morts , 
VIII . 96 ; leur histoire, leur 
religion . leurs coutumes , 
355 et suiv. ; autres détails 
sur la manière singulière 
dont se font leurs enterre- 
mens , 3r8. 

Guèze„ aune dePerse. VII, 47. 

Guiland. pays humide et mal- 
sain . III , 279. 

Guriel. principauté'; sa des- 
cription , I , 327. 



H 



Habits et modes des Orien- 
taux , et particulièrement 
des Persans , tom. I\ , f>"ff- 
1 et suiv. ; ceux des femmes, 
leurs parures et hijoux , 10 ; 
habits de prière , VII , 4 1 - 

Hadis , livres des Dits et 
Faits de Mahomet et des 
iinans , IX , i83. 

Hafitz . poè*fe persan distin- 
gué , V, 137; son tombeau 
près de Cliiras , VIII . 4?'4- 

Hambal . célèbre docteur ara- 
be , donne son nom à une 
secte mahomélane , IX, 25. 

Hamzeh - Mirza , fils d'A- 
bas II , roi de Perse; intri- 
gues pour l'élever sur le 
trône à l'exclusion de son 
aîné . IX. 4i- et suiv. ; im- 
plore sa grâce , 533. 

H anna H . graine dont on fait 
une teinture pour conserver 
le teint et la peau , III , 
3i 4 . 

Haraim-Velaied, ou le saint 
du pays ; son sépulcre et 
son culte ; conte qu'en font 
los mahométans • VII, 45o. 

II a n as de Perse ; il n'y a que 
le roi qui puisse en tenir , 
III , 3 7 2. 



Harem , ou sérail . lieu où 
sont renfermées les femmes 
en Perse , VI , 6 ; il n'en- 
tre que des vierges dans ce- 
lui du roi , 17 ; horreurs qui 
s'y commettent , 19; sa des- 
cription . sa police , Y II , 
38o, VIII, 5o. 

Harpasouy , fleuve , II , 296. 

Hasan-Cazy , poé'te persan ; 
son éloge d'Aly , II . 436- 

Haspas . gros village de Per- 
se , VIII , 223. 

Haydar . nom d'une faction 
qui a divisé la Perse , Il , 

321. 

Haye ( M. de la ) le père , 
ambassadeur de France à la 
Porte , néglige de faire un 
présent à Cuperly , à son 
avènement à la charge de 
grand-visir ; ce qui donne 
naissance aux différends en- 
tre la France et la Porte , 
I , 2g ; son commerce avec 
les Vénitiens est découvert 
par la trahison d'un Fran- 
çais noiitmA ertamont, 3o ; 
malade . il envoie son fils 
auprès du grand-visir qui le 
fait arrêter, 32; i! fait hier 
un déebiffreur nommé Qui- 



DES MATIERES, 



267 



clet , 35; arrive à Andrino- 
ple , ne re'ussit pas à déli- 
vrer son fils; le délivre en- 
fin . et retourne en France, 
36 et suivantes. 

Haye ( M. de la ) le fils , ar- 
rêté par i 'ordre du grand- 
visir , est déiivré , et re- 
tourne en France . I . 3a 
et suiv. ; est fait ambassa- 
deur de France à la Porte , 
38: se conduit avec hauteur, 
est traité avec indifférence 
et mépris par le grand visir, 
3g ; est arrêté de nouveau , 
4o; et remis en liberté. ^2 ; 
reçoit une audience solen- 
nelle . mais demande inuti- 
lement le renouvellement 
des capitulations , 43 ; sa 
mésintelligence avec la Por- 
te augmente ; il retourne en 
France , 44- 

Haye ( M. de la ) . vice - roi 
de Madagascar ; relation de 
son voyage aux Indes , III , 
i4 et suiv. ; conclut avec le 
roi de Candy un traité pour 
la cession de la baie deTrinc- 
Male à la France , 18 ; 
prend Sainl-Thomé . petite 
place du roi de Golconde , 
22 ; y < :s t assiégé . et forcé 
de la quitter . IX , 216. 

Heinab - Begum . principale 
femme d'Abas - le - Grand , 
princesse célèbre par ses 
oeuvres pies , II , 4°7- 

Hend . reine de Perse ; trait 
d'atrocité de sa part , VII , 

? 6 4- 

Hérac.le , fils de Taiinuras- 
Can . retiré en Moscovie , 
II, 70 ; histoire de ce prin- 
ce , déchu du trône de ses 
ancêtres , IX , 234 , 335 , 
370 et suiv. 

Hervieux (M. d') , est envoyé 
à Conslantinople , I , 64 ; 



note sur ses missions et ses 
voyages . 65. 

Hihie , village de Perse , II , 
382. 

Histoire . science peu con- 
nue et peu cultivée chez les 
Persans , V, 123 ; princi- 
paux auteurs qui en ont 
traité . 124 ; histoire de Per- 
se écrite en vers par Fer- 
dous de Tus . 126. 

Hollandais , leur commerce 
dans le Levant, I , 10; pa- 
lais de la compagnie hollan- 
daise à Ispahan . VII . 4*5 ; 
esprit de leur commerce , 
IX , 68; font de grandes ré- 
jouissances à Bander-Abassi 
pour la sortie des Français 
de leur pays, en 1672 . 7 1 : 
eut retiennent chez les Orien- 
taux l'opinion qu'ils sont les 
rois de l'Europe , 72 ; sont 
les plus fins marchands du 
monde . et ruinent ceux 
qui font commerce avec 
eux , i3g ; prennent Sainl- 
Thomé sur les Français, et 
se brouillent avec le gouver- 
neur de Surate . 216 ; sont 
les seuls Européens soufferts 
au Japon ; relation d'une 
fâcheuse aventure qu'ils y 
ont . 281 ; y construisent un 
fort qu'on leur fait déti u 
histoire de cette démolition, 
3oq et suivantes ; réception 
d'Hubert de Lairesse leur 
ambassadeur à la cour d,: 
l'erse . 52o et suiv. 

HoLSTElN, ambassade en Per- 
se au nom ùu duc de Hols- 
tein ; son peu de succès . 

VIII , 85. 
Hôpital d'Ispahan . sa des 

cription , ses officiers, se> 
revenus. \ II . 38q. 
Horloge curieuse a Ispaharç . 
VU, 355. 



-68 



TABLE 



Horlogerie . inconnue aux 
Persans , IV, i5i. 

Hossein . fils d'Aly , petit- 
fils de Mahomet ; son his- 
toire . et fête de sa mort , 

IX . 49. 

Hosseinites . ou descendnns 
de i'inian Hossein; le chef 
de cette famille se dit roi ; 



fait singulier là-dessus, VIII, 

9- 

Hubert de Lairesse . ambas- 
sadeur hollandais en Perse , 
IX . 520 ; audience qu'il 
reçoit du roi , 52Ô. 

Huile des Persans ; il y en a 
de diverses sortes ; de quoi 
se font , IV, 83. 



Ibrahim, empereur des Turcs; 
abrégé de sa vie , tom. I , 
pag. 96. 

Ignicoles , anciens Perses , 
adorateurs du feu , II , 3io. 
( Voyez Guebres- ) 

Illumination , sont magnifi- 
ques en Perse , IX , 3 19. 

Images . sont souverainement 
révérées en Mingrélie , I , 
226. 

Iman Couly - Can , généra- 
lissime d' Abas-le-Grand , et 
gouverneur de la Géorgie , 
II . 5y ; un des plus puissans 
sujets dont on ait jamais ouï 
parler en aucun pays . VI , 
7 ; son palais à Chiras, \ III, 
422; il meurt empoisonné 
par le roi lui-même qui en 
étoit devenu jaloux , 44^- 

Imans , lieutenans et succes- 
seurs directs de Mahomet ; 
leurs droits au gouverne- 
ment V, 2o5 ; ce que leur 
titre signifie, VI, 291 : «le 
leur élection ; dogmes étran- 
ges à ce sujet ; leurs noms et 
surnoms dans l'ordre qu'ils 
pnt vécu . 299 ; leur race 
poursuivie à outrance par les 
rallies de Bagdad, 3oi ; tom- 
beaux qui leur sont élevés. 
3o2 ; les Persans les regar- 
dent comme les seuls et vé- 



ritables successeurs de Ma- 
homet , 3o4 ; leurs descen- 
dais sont les seuls nobles , 
3o5. 

Imam-Zade , saints des Per- 
sans ; leurs tombeaux, VI , 
3oo 

Imaus , montagne d'Asie , I, 
439. 

Imirette , royaume ; sa des- 
cription ; mœurs et coutu- 
mes de ses habitans. I , 3?8. 

Imprimerie, inconnue aux 
Orientaux . IV. 274. 

Inde ( I' ) . pays fertile en bé- 
tail et en grains, stérile, en 
gibier et en fruits , IV, 32. 

Indiens , révèrent la vache , 
et achètent la vie de ces ani- 
maux plus cher qu'ils ne fe- 
roient la vie des hommes , 

IX, 19. 

Insectes de Perse . III . 382. 

Intendans de Perse. ( Voyez 
Visirs. ) 

Irivan . capitale d'Arménie; 
son plan , sa description , 
Il . 161 ; tour antique et 
remarquable dans cef te ville, 
i63 ; lac qui a 25 lieues de 
tour . 16b. 

Isgaour . port de Colchide ou 
Mingrélie ; sa description , 
I . 148 ; est brûlé par les 
Abcas , 338. 



DES MATIERES. 



Islamisme, nom quclesmaho- 
métans donnent à leur reli- 
gion , et pourquoi , VI , 

*74- 

Ismael . les inahornétans pré- 
iendent en tirer leur ori- 
gine , VI . 178 ; c'est lui , 
selon l'Alcoran . qu'Abra- 
ham devoit sacrifier par l'or- 
dre de Dieu , IX , 16. 

IsniAEL le-Grand, surnommé 
Sophy ; ses conquêtes , II , 
46. 

Ismail , saint Persan , VIII , 
22g. 

Ispahan , capitale de la Perse, 
une des plus grandes villes 
du monde , a 12 lieues de 
tour et 11 0.000 habitans , 
VII . 273 ; bàlie sur le fleu- 
ve Zenderoud , 275 ; ses 
murs ont vingt milles de 
tour; ils sont de terre et mal 
entretenus , 284 ; ses rues 
sont étroites . tortues et non 
pavées , 285 ; vignette qui 
la représente , 286 ; divi- 
sée en deux principaux quar- 
tiers . qui sont proprement 
deux sections ; a huit portes 
qui ne se ferment jamais , 
28g ; comment sont laits 
ses caravanserais ; descrip» 
lion de celui de Macsoud- 
Assar , un des plus beaux 
de la ville , Ô21 ; maisons 
des armes, maisons d'ouvra- 
ges ou ateliers „ 328 ; des- 
cription de la place Royale , 
une des plus belles du Hion- 
de , 334 ; mosquée royale , 
sa description , 336 . 343 ; 
marché universel . iùid. et 
356; mosquée du grand-pon- 
tife . 354 ; le pavillon de 
l'horloge . 355 ; le caravan- 
serai royal et la monnoie , 
35g; la cuisine du roi . 362; 
Palais-Royal, sa description, 



*6 9 

368 et suiv. ; la Ribliothè- 
que royale . 373 ; le baram ; 
sa description , sa police , 
38o ; l'hôpital. 38g; la place 
nouvelle ou des % îties-Pein- 
tes , 3g7 ; patais de la Com- 
pagnie anglaise , 4°3: palais 
de la Compagnie hollandaise, 
4i5 ; maison des Capucins , 
4ig ; maison des Carmes , 
43o ; la vieille place , ^.So 5 
la vieille ville . ou le centre 
d'Ispahan.482; la forteresse, 
sa description , 4&3 ; le Tré- 
sor-Royal , sa description , 
485; la vieille mosquée, sa 
description , \ III , 2 ; le 
quartier Hossenie , ou de la 
famille de Ho>sein , 7 ; mai- 
son des Augustins , 10 ; !a 
grande allée ou le cours d'Is- 

fiahan . sa description , 21 ; 
e pont de Julfa, ou d'Alla- 
verdy Can , sa description , 
3o ; le jardin nommé Mille- 
Arpens , 33; palais du cè- 
dre particulier , 36 ; beau 
salon du jardindu Rossignol, 
3g ; faubourg de Cadjouc , 
4-+ ; palais de Mirza-Rezy 
et sa mosquée , 4? 5 ' e ha- 
rem , 5o ; faubourg d'Abas- 
Abad . ou la colonie d'A- 
bas-le-Grand , 67 ; palais de 
Mahamed Taher . 68 ; dç 
Saroutaki , 6g ; du fils d'A- 
zys-Alla , 71 ; la grande pla- 
ce de ce faubourg, 78; les 
faubourgs de Cbems - Abad 
et de Cbeic-Sabana . 83 ; le 
pont de Rabarouc . 8g ; ci- 
metières de Rabarouc et des 
gentils indiens . g2 ; hermi- 
tages célèbres . g4 ; tour des 
chatirs ou valets de pied , 
g5 ; cimetière des Guebres , 
g6 ; le petit Mille-Arpens , 
maison de plaisance d'A- 
bas II , g? ; quartier du 



2--0 



;;le 



trône d'acier , et la plaine 
de Hazarderré , çi^: le bourg 
de laFélicité ou des Gucbres, 
gg ; palais magnifique bâti 
jiar A bas II . IOO ; bourg de 
Julfa . sa description . 102 ; 
monastère des moines de 
S. Basile , io3 ; maison des 
Jésuites , 106; cimetières 
des chrétiens, 116; mon- 
tagnes d'Ispahan, 117 fau- 
bourg de Kherron ou des 
Sourds ; conte sur l'origine 
de ce nom , 119: faubourg 
de Seid AbmédiOB ; conte 
sur ce nom , 121 ; faubourg 
de Tocki . 122 ; jardin des 
oiseaux du roi , ibid. ; fau- 
bourg de Deredechte , 123; 
maison de Kel Anavet , 
bouffon d'Abas-le-Grand . 
124; porte d'Abas II, i3o ; 
porte Impériale ou de la 
Grandeur , ioj ; petit conte 
des Persans sur la grandeur 
de leur ville , i34 ; recapi- 



tulation de ses mosquée, scol* 
léges , caravanserais . baina 
et c ibid. ; sa lati- 

tude et sa longitude , son 
climat . sa température , 
i35 ; sentimens divers sur 
son origine, î.J^; prise deux 
fuis par Tamerlaii . qui or- 
donne à ses soldats de lui 
apporter chacun la tète d'un 
de ses habitans , 142 ; son 
nom et son étymologie , 
i43 ; notice de l'éditeur sur 
Ispaban . d'après les e'eri— 
vams Orientaux , i44- 

Issix . grand et beau village 
de la Caramanie déserte ou 
se retirent les Indiens de 
Bander-Abassi , VIII, 5i2. 

Issouf , capitan pacba part de 
Constantinople , fait sa des- 
cente en Candie, est étran- 
glé à son retour , I , g5. 

Ivrognerie , marque de chris- 
tianisme en Géorgie , II , 
4l. 



Jacques , patriarche d'Armé- 
nie , son histoire, tom. II , 
pag. 243 , 3g5 , 25o et IX , 
gb et suiv. 

Janatelle , évêque d'Imi- 
rette ; artifice dont il se sert 
pour retenir la reine de 31in- 
grélie , I, 3g5. 

JaNGOU-Sultan , roi de Per- 
se , donne son nom à la ville 
de Sultanié , II . 070. 

JaniTaN , général des Court- 
ches ; histoire tragique de 
ce seigneur , "\ II , 307 et 
suiv. 

Japonais , manière horrible 
dont ils traitent deux ambas- 
sades portugaises , IX , 169 



et suiv. ; deux de leurs vais- 
seaux et leur équipage fort 
maltraités à Formose ; com- 
ment ils s'en vengent, 2bi 
et suiv. 

Jardins de Perse , mal déco- 
rés . III , 352. 

Jarron , ville de Perse re- 
nommée pour ses dattes r 
^ Ikl . 4^5; montagne de 
Jarron , la plus rude et la 
plus dangereuse à passer que 
l'auteur ait vue en Perse . 

JÉSUITES , leur maison dans le 
faubourg de Julfa à Ispahan ; 
ils n'ont pu être logés dans 
la ville quelques efforts qui.» 



DES MATIÈRES. 



aient faits, VIII, 106} faus- 
seté des mémoires du père 
Alexandre de Rhodes sur 
leur mission , 108. 

Jésus-Christ, apparoît à saint 
Grégoire , patriarche d'Ar- 
ménie , II, 175 ; ce que les 
Persans pensent de sa divi- 
nité , VI , 272 ; conte des 
Mahométans sur sa nais- 
sance , IX , 70 ; ce qu'ils en 
disent et croient . i26etsuir. 

Jeûnes des Arméniens . II , 
186 , des Persans , tradition 
à ce sujet, VII, i33 ; ou 
en distingue diverses sortes, 
i34, celui de ramazan est 
le seul commandé par la re- 
ligion mahométane, i35 ; 
traité du jeûne par Cheic 
Bahadin Mahamed , i43 ; 
conte d'un jeûne de la Vier- 
ge Marie , i52. 

Jeux de hasard , sont défen- 
dus en Perse , III , ^So. 

Jeux et combats des Persans , 
III , 180 et suiv. 

Jeux et exercices des Persans, 
III , 436. 



JonchÈRES ( M. de ) . député 
de laCompagnie française en 
Perse; mauvais succès de ses 
demandes, III , 235. 

Jours blancs et jours noirs ; 
quels ils sont chez les Per- 
sans , IX , go. 

Juifs de Perse , sont de deux 
sortes , VI, i32; leur igno- 
rance , i36; ont un cime- 
tière particulier à Ispahan , 

VIII. 84. 

Julfa la vieille , ville d'Ar- 
ménie , ruinée par Abas-le- 
Grand , II , 3o4- 

Julfa, bourg considérable 
d'Ispahan , sa description , 
VIII , 102 ; sa fondation , 
111 ; est déchue de son opu- 
lence , n5. 

Justice et droit civil des Per- 
sans , VI , 66 ; manière d'y 
procéder, 0,4 '■> justice cri- 
minelle et ses procédures , 
98. 

Justin ( le P. ) , de Livourne, 
capucin missionnaire , com- 
pagnon de voyage de l'au- 
teur , II , 16. 



K 



Kaaba , oratoire d'Abraham 
à la Mecque , sa descrip- 
tion ; il y tient quatorze 
mille personnes le jour du 
sacrifice •, on y venoit en 
pèlerinage avant Mahomet, 
iom. \ll,pag. 162 et suiv. 

Kafour , eunuque trésorier 
du sérail , son caractère , 
VII . 420. 

Kainer , village d'Arménie, 
II, 296. 

Kalmaks. peuple tartare , dé- 
clarent la guerre à la Perse, 
X , 74 et suiv. 



Kaolys , espèce de Bohémiens 
cjui courent la Perse ; conte 
que les molla Persans font 
à leur sujet , VII , 47^- 

Keblah , c'est se tourner du 
côté de la Mecque en priant, 

vu , 347. 

Kel-Anajet , bouffon d' Abas- 
le - Grand ; ses reparties ,' 
VIII , 16 et suiv. et 125. 

Kelmhel , fleuve, II, 4 10 ,- 

Késil-Heuzé, fleuve qui prend 
sa source dans les monta- 
gnes de Derguesin. II , 368. 

KetaVANE , ouMariane, reine 



TABLE 



de Cafcet , mère de Taimu- dcsbcauxcaravanseraisqu'un 

ras-Can. II, 5o ; envoyée ait jamais bâtis en Perse, 

par son fils auprès d'Abas- II. 4°6- 

le— Grand, refuse de se faire Koitrouk, prohibition de se 

mahométane . et souffre le trouver sur le passage des 



martyre , 55. 
KiarÉ . gros bourg de Perse , 

II , 4or. 
Koskeirou, un des grands et 



femmes du roi , IX , 55a. 
Kur . fleuve qui a sa sourre 
dans le mont Caucase , II , 

28. 



Laar. ville et province de Per- 
se; sadescription , tom. VIII, 
pag. 4?9 i anciens châteaux 
et forteresses, 4 ( ^i ; tempé- 
rature du pays . 4^3 ; cette 
province fut conquise et réu- 
nie à l'empire par Abas-le— 
Grand . ibid. 

La l ain ( M. de ) . envoyé de 
France à la cour de Perse ; 
sa réception . IX . 543. 

Langur. fleuve. I, ^12 

Lapidaires de Perse , enten- 
dent bien la taille et la gra- 
vure des pierres tendres , 
IV, 142. 

Lescot , négociante fameuse , 
I , 2. 

Lessé (M. le comte de) , am- 
bassadeur de l'empereur 
d'Allemagne à la Porte , I , 
23 ; titres que son mailre y 
prend , 4 1 '■> s'emploie pour 
j'aire rentrer les cordeliers 
dans leurs biens de la Terre- 
Sainte , 73. 

Lettres du prince de Géor- 
gie au roi de Pologne , II , 
124", ce que les Orientaux 
observent dans les leurs , 
288 ; lettres de recomman- 
dation pour l'auteur , 354; 
ce que les Orientaux obser- 
vent dans les lettres adres- 
sées aux papes . IX, 347- 

Lettres numérales des Per- 



sans; exemples de leur usage, 
II . 421 

Levan- Dadian , le plus fa- 
meux prince qu'ait eu la 
Min^rélie ; son caractère , 
I. 3 7 8. 

Lion, emblème de l'empire de 
Perse ; comment on le fait 
combattre contre le taureau, 
III. 180. 

Liqueurs des Persans , IV, 65. 

Livres des Persans , IV, 280; 
comment ils sont rangés dans 
leurs bibliothèques , VII , 
3 7 3. 

Livres sacrés, reconnus parles 
Mahométans. et réputés éter- 
nels , IX , i5i ; leur opi- 
nion sur les livres divins en 
général . dont ils font mon- 
ter le nombre à cent quatre, 
!53. 

Lockman , fabuliste Persan , 
II - 4 01 » confondu avec 
Esope; ses fables, V, 3b et 
suiv. 

Luarzab , roi de Carthuel en 
Géorgie . veut faire périr 
son premier ministre pour 
avoir sa fille ; vengeance du 
ministre après sa fuite , Il , 
5o ; poursuivi par Abas , se 
rend prisonnier ; il est as- 
sassiné . 5g et suiv. 

LustraTion. ( Voyez Purifi- 
cations. ) 

LUTTK 



DES MATIÈRES. 



273 



Lutte chei les Persans; des- 
criptiondecetexercice , III, 



W< 



Lutteurs persans , leur équi- 
page, II, ao3 ; combat d'un 



maître de lutte avec son in» 
grat disciple , 2o4- 

Luxe des Persans, IV, 22. 

Luxure . marque de chris- 
tianisme en Géorgie, II, l^i. 



M 



Macsoud-Assar , riche épi- 
cier , fait bâtir à Ispahan 
un magnifique caravanserai, 
dont il fait don au roi , VII, 
324', histoire curieuse de sa 
mule , 3a5. 

Mafras, ce que c'est, II, 4°4- 

Mages , docteurs et prêtres 
des anciens Perses , VIII , 
374 ; ceux qui allèrent ado- 
rer Jésus-Christ en Beth- 
léem , furent massacrés à 
leur retour, 5y5 ; les mages, 
instituteurs de l'astrologie 
judiciaire , ibid. 

Magie , les Persans en sont 
infatués , IV, 4^4- 

Magistrats de Perse , grands 
et petits ; leurs dénomina- 
tions et attributions, V, 261. 

Mahamed-Can , gouverneur 
d'Esterabad, précédemment 
grand-visir. Sa réception à 
la cour de Soliman III , son 
éloge , sa mort , IX , 346. 

Mahamed-Couucan, seigneur 
persan , reçoit la baston- 
nade; son apostrophe au roi 
à ce sujet ; relégué pendant 
treize ans dans les prisons de 
Casbi , il en est retiré ino- 
pinément et nommé gouver- 
neur de Kandar, X , Jno. 

Maiiammed- Larry , docteur 
persan . accusé de sorcelle- 
rie , est mis à mort, VIII, 94. 

Mahamed-Mehdi ., douzième 
î .ii.ii) , fête de sa naissance , 
et partie de son histoire, 
IX , 141. 

Mahamed-Tacki, saint Maho- 
Tomc X. 



métan , est empoisonné à 
l'âge de 25 ans; fête de son 
martyre , VIII , 4i2. 

MaHAMED-TaKI , célèbre doc- 
teur , enseigne que Dieu 
n'accepte point de coq pour 
victime , IX , i5. 

Mahomet, prophète; son 
ignorance dans les sciences 
humaines, VI, 278, hon- 
neurs que lui rendent ses 
sectateurs , 286; réduit leurs 
prières à cinq , VII, 3 ; en- 
levé au ciel pour recevoir la 
loi mahométane de la main 
de Dieu , i33 ; dangereuse- 
ment blessé à la bataille 
d'Ohud , 262; ses miracles, 
285 ; son ascension au ciel 
sur un cheval ailé que lui mè- 
ne l'ange Gabriel, IX, i34- 

Mahomet , surnommé Kodu— 
Bendé , roi de Perse , remet 
la Géorgie sous son obéis- 
sance , II . 4°/- 

Mahomet IV, empereur des 
Turcs , est élevé sur le trô- 
ne à sept ans , I , 28. 

Mahrab , jubé dans les mos- 
quées des Mahométans , qui 
leur fait tourner le visage du 
côté de la Mecque en priant, 
VII , 347. (Voyez Keblah.) 

Mail , les Persans y jouent à 
cheval , III , 181 ; règles 
du jeu , 44°- 

Maisons , comment bâties en 
Perse, IV, no; de leur 
figure et leur disposition au- 
dedaus , 118; en quoi con- 
siste leur beauté, nq; u» 

S 



^7 + 

sont point sujettes au feu . 
et pourquoi , 123 ; mais sont 
fort incommodées par l'eau, 
124 i les Persans ont du dé- 
goût pour les maisons de 
leurs pères , et pourquoi , 
J25; observations diverses; 
126. 

Maladies des Persans , V, 
182 ; remèdes et drogues 
qu'ils emploient , 1S6. 

Mansourcan, généra.] des 
mousquetaires ; le roi de 
Perse lui coupe la main, et 
lui donne de grands présens , 
IX. 96. 

Manufactures de Perse, IV, 

l52. 

M ara NT, ville de Me'die ; 

Noé y est enterré , II , 3i8. 
Marbre admirable , et qui a 

la transparence du cristal de 

roche , III , 358. 
Marchand , nom honorable 

en Orient , ne se donne 

point aux gens de boutique , 

IV, i5 7 . 
Mariages, comment ils se 

font chez les Mingréliens , 

I , 283 . et chez les Persans, 

II , 217 ; légalité de con- 
dition , ni le consentement 
des parens ne sont pas né- 
cessaires en Perse pour les 
rendre valides , VI , 80 ; 
tous les enfans y sont légiti- 
mes , nés avant ou après le 
mariage , soit d'une épouse, 
d'une esclave ou d'une con- 
cubine , 81 ; on marie les 
filles sans dot , 83. 

Mariane. ( Voyez Keiavane.) 
Marie . princesse de Mingré- 
lie , d'abord femme du prin- 
ce de Guriel , puis de Rus- 
tan— Can , et enfin de Cha— 
navas-Can , II , 65. 
Marseille , assemblée de tous 
les négociai)* du Levant , en 



TA BLE 



167 1 ; leur délibe'ration sur 
les affaires de Turquie , I , 
61. 

Massouma , cimetière , véné- 
ré comme une terre sainte, 
et dans lequel on apporte 
des corps de tous les endroits 
de la Perse , II. 4^5. 

Mathématiques des Persans , 
IV, 3io ; leurs auteurs les 
plus estimés dans cette par- 
tie . 3l2. 

Mayn . gros bourg de Perse f 
VIII , a3t. 

Mazenderan . pays enchanté 
et délicieux , III , 275 ; 
éprouve des tremblemens de 
terre furieux , 285. 

Mecque ( la), ville et terre 
sainte desmahométans, VII, 
i57 ; sa situation , sa des- 
cription , i58 ; il y vient 
tous les ans en pèlerinage 
neuf cent mille personnes , 
i65 ; son origine , 167 ; plu- 
sieurs fois détruite et rebâ- 
tie , 173; le pèlerinage ci 
est commandé à tous les ma- 
hométans , 175 ; ils tour- 
nent toujours le visage de 
son côté en priant , 3^7. 

Médecine, ancienne et estimée 
chez les Persans, V, 168; 
quels sont les grands maî- 
tres dans cette science, 174- 

Médecins de Perse , le roi en 
a un grand nombre à ses ga- 
ges , ce qui fait dire qu'ils 
dévorent le pays , V, 168 ; 
autres contes que l'on fait 
sur eux, 169; suivent la doc- 
trine de Galien, 17a; sont 
aussi droguistes et apothi- 
caires, 176; se soucient peu 
des nouvelles découvertes , 
188; régime qu'ils font gar- 
der aux malades , ig3 ; ont 
des apothicaires à leurs ga- 
ges , IX, 81; perdent leur 



DES M ATI EUES. 



i?5 



liberté et leurs biens, quand 
le roi meurt entre ' leurs 
mains, X . 8g ; moyen dont 
se servit le médecin du roi 
Sefy-Miria , pour éviter un 
pareil sort , go. 

Médie , royaume , actuelle- 
ment Azerbeyan . province 
de Perse , II , 3o8 ; tempé- 
rature humide et nébuleuse, 
36g. 

Médise, ville ce'lèbre qui con- 
tient le tombeau de Maho- 
met ; sa description , son 
origine , \ Il , ig3. 

Mehemandaar , conducteur ; 
son emploi en Perse , II , 

Mïhrou , premier ministre de 
Luarzab , roi de Cai thuel , 
échappe à une mort injuste; 
sa vengeance , II , 5o. 
Mélek-Benaras , savant doc- 
teur arabe , donne son nom 
à une secte mahométane , 
IX, a5. 
Melons, le plus excellent fruit 
de la Perse ; leurs diverses 
sortes et qualités , III, 33o , 
leur culture. IV, 108 ; com- 
ment on les garde six mois , 
VIII, 81. 
Mendians de Perse, sont fort 
pathétiques en demandant 
l'aumône , VII, 3g2. 
Menuisiers persans sont très- 
habiles . IV., 127. 
Mefpe , titre que prend le roi 

d'Imirette , I , 333. 
Mercredi , jour proscrit et 
malheureux chez les maho- 
métans • et pourquoi , IX , 
8g. 
Mesquittes , sorte de mou- 
cherons très-incommodes en 
Perse ; comment on s'en 
garantit , VIII, 5i5. 
Messe des Mingréliens , I , 
u5g ; se célèbre avec irrévé- 



rence , l'auteur en est té- 
moin , 4 1 4- 

M es u re s des Persans , IV, 
176. 

Métaux et minéraux de Perse, 
III . 35a. 

Métiers des Persans; leur po- 
lice . IV, 88 et VI, 11g. 

Meubles des Persans, IV, 
18. 

Miana , bourg de Perse qui 
donne son nom à un fleuve , 
II, 365. 

M 1 n g r É L 1 e , ou Colchide , 
principauté. I, i4g ; sa si- 
tuation et ses peuples, i5o; 
ses divers noms. i53; sa cons- 
titution et température d'air, 
1 54 ; abonde en eaux; ses 
fleuves , i55 ; son terroir ; 
mauvaise qualité de sesfruits; 
excellence de ses vins. i58 ; 
choux monstrueux , i5g ; les 
Mingréliens s'animent au 
travail par le chant , 160 ; 
leur nourriture ; pain qui 
leur est particulier , 162$ 
leurs viandes et venaisons ; 
i63 ; sont grands chasseurs , 
164 ; le pays est couvert de 
chacals et. de loups , 166 ; on 
y entretient beaucoup de 
chevaux , 167 ; il n'v a ni 
villes ni bourgs , toutes les 
maisons sont éparses dan* 
le pays ; il n'y a que deux 
villages sur le bord de la mer, 
et neuf ou dix châteaux, ié.y 
habitations des Mingréliens , 
168 ; leur sang est très-beau, 
16g ; les femmes y sont peut- 
être les plus méchantes de la 
terre ; les hommes n'y va- 
lent guère mieux, 170 ; com- 
ment ils traitent entr'eux 
le concubinage, 171 ; tuent 
les nouveau- nés qu'ils ne 

f>euvent nourrir . et les ma- 
ades qu'ils ne peuvent gu«* 

S a 



a-6 



TABLE 



rir . ib'id. ; conduite des gen- 
tilshommes et du prince de 
Mingrélie , leur adminis- 
tration de la justice , 172 ; 
leu s armes . 175 ; leur ha- 
billement; sont malpropres, 
et toujours pleins de ver- 
mine . 177; leur service de 
table, 178 ; sont grands ivro- 
gnes , 179 , et grands com- 
plimenteurs , 181 ; élèvent 
leurs en fans au larcin et à la 
turpitude, ihid.; ne parlent 
a leurs supérieurs que le ge- 
nou en terre . ibid. ; d'où 
est dérivée leur langue , et 
eu quels idiomes on la dis- 
tingue . 182 ; le pays est 
très-peu peuple , et pour- 
quoi , i83 ; douze piètres 
vendus aux Turcs par un 
gentilhomme , l85 ; com- 
merce des Mingre'liens, leurs 
armées-, leurs guerres. 186; 
de leur religion ; relation du 
P. Zampi à ce sujet, 192; 
en quel temps ils reçurent 
Ja foi de J. C. , et quels fu- 
rent les premiers qui la 
piaulèrent dans leurs pays , 
196 ; du catholicos . chef des 
ecclésiastiques, 2o3; des évê- 

3ues , 206 ; des moines et 
es nones . 209 ; des pa- 
pas , ou prêtres mingré- 
liens , 212; remarques sur 
le costume des ecclésiasti- 

3ues , 2 1 5 ; des e'glises , 1 19 ; 
es cloches qu'ils appellent 
zanzaluchî ; de la tablette 
sacrée qu'ils appellent ora , 
dont ils se servent au lieu de 
cloches , et de la trompette 
appelée on , -yi^ ; des ima- 
ges . 226 ; des reliques des 
saintes . a33 ; des habits sa- 
cerdotaux des papas . 256 ; 
de la messe , 289 ; du bap- 
tême , 203 ; de l'eucharis- 
tie , 269 ; de la pénitence , 



275 ; de l'extréme-onction , 
280 ; de l'ordre , et du céli- 
bat des prêtres , 281 ; du 
mariage , a83 ; de l'office di- 
vin , 289 ; du signe de la 
croix et de la manière de 
prier, 292 ; des sacrifices , 
297 ; des fêtes, 3oi ; des 
saints lieux qu'ils ont à Jé- 
rusalem , 322 ; des com- 
mandemensde l'église . 324; 
le deuil des Mingréliens dure 
quarante jours , après les- 
quels ils enterrent le mort ; 
détails à ce sujet , 325 ; de 
Ja princesse de Mingrélie et 
de sa conduite envers Char- 
din , 357 ; elle veut le 
marier à une de ses amies , 
35g , description d'un repas 
qu'elle lui donne , 36o ; elle 
montre toute l'effronterie 
d'une courtisane , 364 » ms " 
toire des princes mingré- 
liens . et des dernières guer- 
res de la Mingrélie , 377 

Ministres de Perse: manières 
dont ils sont investis et dé- 
possédés de leurs charges , 
V, 335. 

Miracles de Mahomet , tels 
que les rapportent les lé- 
gendes persanes , VII , 265. 

MiirrcHECARBACHY . ce que si- 
gnifie ce mot , II , 383. 

MiRZA-OiEFl , célèbre histo- 
riographe persan, VII, 4^9- 

Mirza - Haciiem , varier de 
Mazenderan . refuse de dé- 
couvrir le lieu ou l'iman 
Koulikan avoit caché ses 
pierreries ; mauvais traite- 
mens qu'il essuie à ce sujet, 

IX . 547. 

Mirza -Kezi, fait bâtir une 
rue et quantité d'édifices à 
Ispahan, VII, 2 g5. et VIII. 
47 ; adresse merveilleuse et 
talens extraordinaires de ce 
prince aveugle et de ses deux 



DES MATIERES.' 



frères , 53 ; il obtient sa grâ- 
ce et sa liberté , et rentre 
dans ses biens , IX , 555. 

Missions, inutilité de celle 
des Tbéatins en Mingrélie , 
qui n'est soutenue que pour 
l'honneur de l'église romai- 
ne , 1 , 354 ; celle des ca- 
pucins en Géorgie , particu- 
lièrement à Tifflis , II, 82; 
idée générale des missions 
des catholiques romains en 
Perse , VI , i54 ; les mis- 
sions en Orient ne servent 
qu'à faire illusion aux parti- 
sans de l'église romaine sur 
le titre qu'elle se donne d'é- 
glise universelle, VII , 437. 

Missionnaires, portent le pa- 
triarche à reconnoitre l'é- 
glise romaine ; mais les au- 
gustins et les carmes détour- 
nent le coup , III , 146. 

Mohammed-Mehd y, douzième 
iman ou successeur de Ma- 
homet . enlevé du monde , 
doit , d'après l'opinion des 
Persans , revenir un jour 
convertir tous les infidèles , 
et régner sur tout l'univers 
jusqu'à la fin des siècles, V, 
207. 

Moines mingréliens , I,2og. 

Mois des Persans , explication 
de leurs noms divers , IV, 
4oo. 

Moïse , contes que les Per- 
sans font à son sujet , IX , 
i55, 189. 

Moissons de Perse, quelles, 
V, 385. 

Molino ( M. le chevalier ) , 
BailedeVenise, envoyé pour 
traiter avec la Porte de la 
paix et de la reddition de la 
ville de Candie, II, 100. 

Monnoies , on n'en bat pas 
dans l'empire ottoman , I , 
i5 ; diverses sortes et va- 



leurs des monnoies des Per- 
sans , IV, 180. 

Morale des Persans , V, 1. 

Moralités , proverbes, ins- 
criptions et sentences tirées 
des ouvrages des auteurs per- 
sans , V, 456 ; VII, 296, 
3oi , 326 , 363 . 377 , 3q6 , 
VIII, 42 , 49, 68, 74, 91 , 
q4, 97, 120/124, 227, 476, 
477 . 478 ; IX , 198. 204- 

Morosini ( M. ) , capitaine- 
général de la république de 
Venise, traite avec le grand- 
visir de la reddition de Can- 
die , I , 101. 

Morts et mourans , ce qui 
s'observe à leur égard . \ I, 
4o4 et suiv. ; autres détails, 
481 et suiv. 

Moscovites , sont tenus eft 
Perse pour la plus basse et 
la plus infâme nation qui soit 
entre les chrétiens, X , n3; 
ambassade célèbre dj ce 
peuple , qui n'avoit d'autre 
but que le trafic, iùid. 

Mosquées , les Persans n'ont 
jamais pu en bâtir à Tiflis , 
II , 79 ; elles sont au nom- 
bre de 25o à Tauris , 3^2 , 
mosquée célèbre de Coin , 
où sont enterrés deux rois 
de Perse, ^18 , 433 ; mos- 
quée royale d'Ispahan. sa des- 
cription, VII, 336, 343; mos- 
quée du cèdre ou grand-pon- 
tife , 354 ; les mosquées ne 
sont point des asiles en Per- 
se , 36g; mosquée de Ha— 
kim Daoud , ^61 ; vieille 
mosquée d'Ispahan , VIII , 
2 ; comment les mosquées 
sont construites en Perse , 
IX , 194 ; les grands n'y 
vont jamais; le peuple y lait 
tout ce qu'il veut, pourvu 
que ce ne soit rien d'indé- 
cent . 196. 



a 7 



8 



TABLE 



Mouchtehed , docteurs per- 
sans ; leurs prétentions; au- 
toi ités qu'ils s'arrogent, VI, 
296. 

Moulins en Perse , sont à eau 
ou à bras ; i! n'y eu a point 
à vent , VIII, 64. 

Moutons de Barbarie , sont 
en grand nombre en Perse , 
III . 38o. 

Mules de Perse, III , 368; 
mule admirable , si affec- 
tionnée pour son maître , 
qu'elle mourut en même 
temps que lui , VU . 3s5. 

Multany . ou Indiens Bania- 
nes, misa contribution pour 
la faute de deux d'entr'eux 
qui servoient d'espions au 
roi des Indes , à Ispahan , 
X . 22 

Mumie , espèce de gomme ou 
mastic , qui produit des cu- 



res merveilleuses , III, 3ioV 
Mumies de Perse ; on en trou- 
ve dans les sables de la Bac-- 
triane , VIII , 3g6. 
Muphtv de Perse , bien infé- 
rieur à celui des Turcs , VI, 
56 ; ses fonctions , 57. 
Musc, relui du Thibet plus 
estime que celui de la Chi- 
ne , III, 32i ; son emploi, 
sa consommation , sa falsifi- 
cation , 322. 

Musique , instrumens de'fen- 
dus par la religion de Ma- 
homet II , 122 ; de la mu- 
sique chez les Persans , 206; 
autres reflexions et observa- 
tions sur le même sujet , IV, 
299 ; chant , 3o4 ; instru- 
mens , 3o5 ; danse , 3og. 

Musulmans , origine de ça 
nom , VI, 176. 



N 



Nacchivan , ville d'Armé- 
uie sa description, tom. II, 
pag. 297. 

Nacchivan, fleuve , II . 3o3. 

Naib , chef de police en Perse, 
V. aG3 

Naturalistes , leur erreur 
touchant les arbres des hau- 
tes montagnes . I , 44 2 - 

Nazie. , ou voyant du roi, sur- 
intendant général de sa 
maison ; ses fonctions , V, 
34S ; caractères de relui avec 
qui Chardin eut affaire pour 
la vente de ses bijoux , IX , 
35o. 

NÉAMET-OlahY, nom d'une 
faction en Perse, II. 3ai. 

NÉGOCE . honorable dans l'O- 
rient . IV, iàg ; manière de 
négocier des Orientaux , 
rf„ >. 

Neigs , on s'en sert en Perse 



pour rafraîchir les boissons , 
IX . 83. 

Nembroth , roi de Chalde'e , 
son tombeau , VIII , 3i7 ; 
conte que les Persans font 
à son sujet, IX . 17. 

Nezrallbec , favori du roi de 
Perse , est disgracié . et a la 
main coupée . IX , 106 ; aug- 
mente sa disgrâce en se ser- 
vant d'une danseuse du roi , 
3; rentré en faveur, perd 
de nouveau son crédit , et 
est relégué en Bactriane , 
117 , i35. 

Nicbé, grand raravanserai , 
sa situation, II , 373. 

Noblesse, inconnue en Perse, 
eldans tout l'Orient, V, 290. 

NoÉ , surnommé le second 
Adam par les Persans ; his- 
toire qu'ils font de sa vie , 

IX , 78- 



DES MATIÈRES. 



2 79 



NoiNTEL (M. de) , est envoyé 
en ambassade à Constanti- 
nople ; son entrée , 1 , 5o , 
va à Andrinople , 52 ; est 
trompé par Panaioti , 53 ; 
ses principale.; demandes à 
Ja Porte ; échoue dans ses 
négociations ; sa lettre au 
prince de Mingrélie pour 
recommander Chardin, 348. 

Noir, couleur funeste et odieu- 
se , qu'on ne sauroit regar- 
der en Orient , surtout en 
Perse , IV , g. 

Nonnes de Mingrélie , 1 , 209. 

Notaires, sont inconnus en 
Perse , VI , 96. 



Nouratchin . village d'Armé- 
nie , II . 296. 

Nuyts ( Pierre ) , ambassa- 
deur de la compagnie Hol- 
landaise au Japon . échoue 
dans son ambassade ; ma!— . 
traite , pour s'en venger , 
deux vaisseaux japonais à 
Formosa , dont il étoit de- 
venu gouverneur , IX , 281 ; 
extrémité a laquelle se porta 
contre lui l'équipage de ces 
deux vaisseaux . 286 ; on le 
sacrifie au ressentiment des 
japonais , Zo^. 

Nvse , plaine célèbre par les 
chevaux nysaius , II , 36a. 



o 



Office divin des Mingréliens, 
tom. I , pog- 28g. 

Ognons de Bactriane , gros 
et doux commedes pommes, 
III , 3^3. 

Oiseaux de Perse, domesti- 
ques et sauvages , III , 384- 

Oiseaux de proie en Perse , 
III , 3g3 ; il n'y a que le roi 
qui en puisse avoir , 3g5 ; 
comment on les dresse pour 
la chasse , 3g6. 

Olearius , secrétaire de l'am- 
bassade de Holstein en fait 
la relation , mais sans en 
dire le dessein , VIII , 85. 

Omar , second successeur de 
Mahomet, aimé des Turcs 
et détesté des Persans, VI , 
iy3 ; son tombeau placé au- 
près de celui de Mahomet à 
Médine , VII , 198 ; hom- 
me brave et puissant , am- 
bitieux de domination spiri- 
tuelle et temporelle , IX , 
33 ; tenu pour saint par les 
Turcs , 34 ; malgré son vaste 
mérite est le tyran le plus 
détesté par les Persans , 



ibid. ; conte là-dessus , et 
exemples divers , 35 , 3g , 

52. 

Opéra chez les Persans , II , 
207. 

Opium, étymologie de ce mot, 
IV, 78. ( Voyez Pavot. ) 

Ordres ou ordination chez les 
Mingréliens, I, 280. 

Orfèvrerie, malentendue 
des Persans , IV, i5i. 

Orientaux , sont mous et pa- 
resseux , ne sont point avi- 
des d'inventions nouvelles et 
de découvertes . IV, 88; leur 
frugalité , VIII , 187. 

Osman III, successeur de 
Mahomet , général de l'ar- 
mée mahométane , abhorré 
des Persans , et tenu pour 
saint par les Turcs, VI, 173, 
et IX, 34. 

Ottia - ChecaizÉ , seigneur 
d'Imirette, réduit paradresse 
la forteresse de Cotatis à se 
rendre , 1 , 385. 

Ouvrir le ventre, sorte de sup- 
plice usité en Perse , III , 
116 , VI , Ii5. 



.280 



TABLK 



Paiemens , coramenl ils se font 
en l'erse ; des écrits des 
marchands . et des cautions, 
tom. IV, pag. 170. 

Palais - Royal d'Ispahan, sa 
description , ^ r I I , 368 ; a 
cinq portesprincipales, plan- 
ches qui les représentent , 
386. 

Palus méotide (détroit du) , 
appelé par les anciens , Bos- 
phore Cimmérien . par les 
modernes . détroit de Caffa , 
et aussi Bouche-de-Saint- 
Jean . I , i3y. 

PaNAIOTI . premier interprète 
et secrétaire du visir . I . 53. 

Papas , prêtres mingréliens , 
I , 212 

Papes . lettre du pape Clé- 
ment IX au roi de Perse , 
en 1668 , X, i3i , pourquoi 
les rois de Perse, dans leurs 
lettres traitent les papes avec 
tant d'honneur . IX , 347- 

Papeterie , s'exerce fort gros- 
sièrement en Perse , IV, 
148. 

Papiers des Persans , ses di- 
verses sortes, IV, 271 ; ce- 
lui écrit est pour eux une 
chose sacrée , 272. 

Papona , visir du prince de 
Mingrélie , injustement mis 
à mort , I , 38o. 

Paradis terrestre , idée plai- 
sante d'un Carme, à ce su- 
jet , II , 192 ; idée qu'en 
ont les Peçsans, VI, 252. 

Parenté . à quels degrés elle 
est prohibée entre mari et 
femme chez les Mahomé- 
tans , II , 241. 

Parfums , grand usage qu'on 



en fait aux Indes ; anecdote 
à ce sujet , IV, 43. 

Parsis. ( Voyez Guebres. ) 

ParTHES ( le pays des ) , gran- 
de et première province de 
la monarchie persane , II , 
36g ; sa situation , sa des- 
cription ; noms divers que 
lui donnent les Orientaux , 
370 ; quel a été le fondateur 
de l'empire des Parthes , 
3 7 2. 

Parthide, province de Perse, 
II . 36g. 

Patentes des rois de Perse ; 
leurs formules. II , 92. 

Passe -ports, formulaire de 
ceux que donnoient les Por- 
tugais , IX , 257. 

Pavot , extraction que l'on 
fait en Perse du suc de cette 
plante , III , 3oo ; usage 
qu'en font les Persans pour 
s'enivrer et se mettre en hu- 
meur , IV. 73; le gouver- 
nement a tâché vainement 
de l'empêcher. 77 ; est un 
poison lent , ibid. ; ses di- 
verses décoctions et infu- 
sions . 78 ; Abas-le-Grand 
interdit le débit de la dé- 
coction connue sous le nom 
de cocquenar ; anecdote à 
ce sujet , VIII . 125. 

Peinture , son état en Perse , 

V, 201. 

Pèlerinages , comment se 
font , et de quelle obligation 
chez les Persans , VII, i54 ; 
quelles en sont les cérémo- 
nies, 189; traités du pèle- 
rinage par Cheic Bahadin 
Mahamed ; choses qui y sont 
requises , 202 ; condition;, 



DES MATIERES. 



28 l 



qui rendent le pèlerinage du. 
dedans de la Mecque néces- 
saire de nécessité de pré- 
cepte , 210 ; lieu où il faut 
Je commencer , 2i3 ; ses rits, 
216 ; état où il faut se mettre 

f»our former l'intention de 
e parfaire , 217 ; comment 
il faut persévérer dans l'in- 
tention de l'accomplir , 220 ; 
procession du Kaabé , 225 , 
23o ; pèlerinage du dehors 
de la Mecque . 236 ; Visita- 
tion du mont d'Arafat , 238 ; 
du mont de Mecher , 240 ; 
du Mena , 241 ; de la forme 
du corban ou sacrifice , 242; 
du reste du pèlerinage . 245. 

Pélican , description de cet 
oiseau qui est gros en Perse 
comme un mouton , III , 
38g. 

Pénitence , ce que les Min- 
gréliens pensent de ce sa- 
crement , I , 275. 

Pentateuque , comment les 
Mahométans le regardent , 
et ce qu'ils en débitent , IX, 
i54- 

Perles . leur pêche dans le 
golle Persique ; ce qu'elle 
produit , III , 36i ; noms 
pompeux qu'on leur donne 
en Orient. 36a ; île fa- 
meuse par leur pêche, IX , 
244. 

Persan, origine de cette lan- 
gue , ses divers caractères , 
IV, 22'S , 2S4 ; l'ancien per- 
san est une langue perdue , 
287 ; l'alphabet persan , 264. 

Persans . sont tort supersti- 
tieux, II, 275; d'une po- 
litesse excessive dans leurs 
lettres et leurs manières , 
292 ; font leurs dévotions 
chez eux plutôt qu'à l'église, 
38g ; leur naturel , mœurs 
gt coutumes , III . 4°3 ; sont 



les Parisiens de l'Asie, ^oS ; 
leur humanité envers les 
étrangers , ^08 ; sont pares- 
seux et ennemis du travail , 
luxurieux et prodigues . 4 IQ ï 
ne se battent , et ne blas- 
phèment point , ib'id. ; sont 
dissimulés et flatteurs , 4*^, 
élèvent bien la jeunesse , 
4i5 ; sont les peuples les 
plus civilisés de l'Orient , 
417 ; cérémonial qu'ils ob- 
servent dans les visites qu'ils 
font ou reçoivent, ^\§ ; di- 
vers exemples des compli— 
mens qu'ils s'adressent, 4- 1 » 
ne sont nullement généreux, 
425 ; n'aiment ni la prome- 
nade ni les voyages , 4 2 ^ » 
ignorent complètement la 
géographie et l'état des au- 
tres nations du monde , 4-9 î 
ont presque tous chacun leur 
maison qu'ils louent par 
jour , 4^1 ; leurs voitures , 
432; leurs noms et tilrcs , 
433 ; leurs jeux et exercices , 
436 ; leurs habits et leurs 
meubles , IV, 1; leur luxe, 
2a ; leur nourriture , 28 ; 
mettent du musc et de l'am- 
bre dans leurs confitures , 
42 ; leur nourriture simple 
et frugale, 46 ; viandes dont 
ils usent communément, 
48 ; leur pain , leur pil.iu , 
leur boisson , 5u ; leurs 
cuisines publiques, 57 ; sont 
hospitaliers , 58 ; leurs fes- 
tins durent tout le jour , 
61 ; on y boit à la glace , 
hiver comme été , (12; leurs 
liqueurs douces et fortes , 
65 ; leurs arls mécaniques 
et métiers . 88 ; négligent 
les nouvelles inventions , 
telles que la papeterie, l'im- 
primerie, l'horlogerie, l'or- 
fèvrerie, <; ; y , i5i ; leur ar- 



T A C L E 



chilecture, no ; excellent 
dans la broderie , 128 ; dans 
la vaisselle d'émail ou de 
faïence , ibid. ; dans le tour, 
i32; dans la taillanderie et 
l'armurerie, i36, et autres 
artsmécaniques, i4oetsuiv. ; 
arts et métiers, dans lesquels 
ils réussissent mal . 1 -j.7 et 
suiv. ; leurs manufactures , 
i5i ; leur commerce , leurs 
poids et mesures et leurs 
monnoies. ibj ; leurs scien- 
ces et arts libéraux , 188 et 
suiv. ; ont trois sortes d'au- 
teurs , 198 ; leurs écoles et 
es , leur manière d'é- 
tudier , 224 ; des langues 
dont ils se servent , et parti- 
culièrement du persan et de 
l'arabe , 287 ; leur écriture , 
leur papier, leur encre, leurs 
plumes, 271 ; leur gram- 
maire et leur rhétorique , 
284; leur arithmétique, 288; 
leur musique , 2qq ; leurs 
mathématiques , 3io; leur 
astronomie et astrologie , 
3i4 ; leur divination , ^3o ; 
leur philosophie , 44^ i ' eur 
morale avec des sentences , 
des fables et des moralités 
tirées de leurs ouvrages , 
V. 1 et suiv. ; leur géogra- 
phie et leur histoire, 116; 
leur poésie , 127 ; leur mé- 
decine , 168; leur peinture, 
201 ; leurs senlimens sur le 
droit du gouvernement, 2o5; 
sont soumis sincèrement à 
leur roi , 219 ; nature de 
leur gouvernement , 224 ; 
leur économie politique , 
237 ; leurs forces et leur dis- 
cipline militaire , 292; sont 
braves et belliqueux. 294 ; 
n'ont pas le génie de la na- 
vigation, 32Q; leurs charges 
et dignités , 333 ; leurs rou- 



tes et fonds de terre, 38o » 
revenus de leur roi , 3g4 » 
économie de leurs finances , 
4i5; de leurs secrétaires 
d'état et de leurs sceaux , 
45i ; magnificence de leur 
cour , 4°8 ; leur justice et 
droit civil , VI , 66 ; leur 
justice criminelle et ses pro- 
cédures , 98 ; leur police , 
119 ; quelles religions ils to- 
lèrent chez eux , i3i ; leur 
religion est la même que la 
mahoinétane , selon les in- 
terprétations d'Ali et des 
douze imans ; sa description, 
167 et suiv. ; ils ne sauroient 
borte sans s'enivrer, et ne 
boivent même que pour 
cela , IX , 225. 

Perse , description générale de 
cetempire, III, 255 et suiv. ; 
son étendue ancienne et mo- 
derne , 258 ; ses différens 
noms , 265 ; sa division , 
267 ; sa stérilité, quelles en 
sont les causes , 268 ; son 
climat et son air . 273 ; son 
terroir , 288 ; des arbres , 
plantes et drogues, 2q3 ; des 
fruits , 33o ; des fleurs , 
345 ; des métaux , minéraux 
et pierreries , 352 ; des ani- 
maux domestiques et sauva- 
ges , 365 ; des oiseaux do- 
mestiques et sauvages , et de 
la chasse , 384; des poissons, 
4oo ; naturel de ses peuples , 
leurs mœurs et coutumes , 
4o3 ; le pays est fort sain , et 
la température excellente ; 
un grand nombre de nos ma- 
ladiesy sont tout à-faitincon- 
connues , V, 181 ; sa situa- 
tion fait sa principale force, 
2g3 ; considérations géné- 
rales sur cet empire , IX, 
383 et suiv. 

Peusepous , plaine de celte 



DES MATIÈRES. 



2 83 



superbe ville , VIII , a^j. ; 
ses ruines , tombeaux et mo- 
numens , leurs descriptions , 
planches diverses . 247 à 
384 ; antiquité de son tem- 
ple et contes divers à ce 
sujet, 3qO ; destruction de 
cette vifie , 4°4 i brutalité 
d'un gouverneur de Perse 
qui fait brider ses monu- 
îuens , 4°^- 
PervarÉ , village de Perse , 

II, 365. 

Phase , fleuve , son cours , I , 

4 J 9- 

Philippe (le P.) , carme ; son 
voyage d'Orient . II, 192. 

Philosophie des persans , IV, 
445 et V, 1. 

Pierreries de Perse , III , 
36o. 

Pierres de marbre miracu- 
leuses , où sont marqués les 
Fieds d'Aly . et qui sentent 
ambre . VIII , 14. 

Pigeons dressés par les vo- 
leurs à retourner au colom- 
bier, en emmenant ceux des 
personnes auxquelles ils ont 
été vendus , III , 387 , et 

vu, 441. 

Pilo , mets des Géorgiens , 
composé principalement de 
riz , II , 1 18 ; usité euPerse, 

III. 120. 

Plantes remarquables de Per- 
se; , III , 290. 

Platon, né d'une vierge, ainsi 
que Jésus-Christ, selon les 
.Maliomélans , VIII, 123. 

Pline, son erreur sur le mont 
Caucase relevée , 1 , 44°- 

Pluie , extraordinaire à lspa- 
han, III , 253. 

Plumes des Persans . de quoi 
sont faites, IV, 273. 

PpÉSlE des Persans; elle est 
leur talent propre et parti- 
culier, et le genre de litté- 



rature ou ils excellent, V, 
127 ; rhythmes et mesures de 
leurs vers ; leurs différens 
poê'mes . i3o ; la morale en, 
est le sujet le plus commun, 
i36; histoire des poêles per- 
sans . IO''. 

Poids des Persans ; leur des- 
cription i't leurs diverses 
valeurs , IV, 172. 

Poissons , quels sont ceux qui 
abondent en Perse . 111 . 
4oi ; poissons sacrés , qui 
ont des boucles de pierre- 
ries au nez , VIII , 200. 

Police de Perse , bien ordon- 
née, VI , 119. 

Politique des Turcs . I. 91. 

Pont de Juifa . ou d'AUaver- 
di - Can ; sa description , 
VIII , 3o ; de Babarouc , 
bg ; de Coureston . 49 u - 

Pont-Euxin, carte géographi- 
que de ses environs , i , 1 ; 
son étendue , 4 IJ - 

Porcelaines , beau vernis de 
celle du Japon , d'où il dé- 
pend, IV, 34; celle de Per- 
se |iasse quelquefois celle de 
la Chine ; les Hollandais les 
vendent mêlées ensemble , 
IV. 12g; comment on rac- 
commode la porcelaine cii 
Perse , i3o. 

Portugais , arrivent dans le 
sein Persique avec une flotte ; 
leurs démêlés , III, i-'V ; 
mauvais trailenn-ns qu'ils, 
éprouvent à Congue . à cause 
du droit des douanes de ce 
port . IX . i36 ; diverses par- 
ticularités concernant leur 
commerce et leurs coutu- 
mes dans les Indes , 244 ; 
l'Europe bur doit la con 
noissance de la navigation 
aux Indes Orientales , 25i ; 
leurs conquêtes . 202 ; sont 
chassés d.; Japon ; l<- 



281 



TABLE 



de s'y rétablir en y envoyant 
une ambassade en 1640 ; ou 
brûle un de leurs vaisseaux ; 
on met à mort les Indiens de 
leur équipage, et on leur dé- 
fend, sur peine de la vie. d'y 
revenir , 26g ; y renvoient 
une seconde ambassade en 
1647 ; manière horrible dont 
elle fut traitée , 270 et suiv. 

Préséance regardée comme 
une foiblesse par les Maho- 
iiiétans , III , 19g. 

Présens faits au roi de Perse 
sont estimés et enregistrés, 
III . ig7 ; droit exigé sur 
ce présens, 221. 

Prêtres, ou ministres de la 
religion persane ; ne sont 
sacrés ni installés, et peu- 
vent quitter cette profession 
quand bon leur semble , 
IX , iq6 ; leur caractère en 
général ; proverbe à leur 
sujet . 198. 

Prier Dieu , manière exté- 
rieure des Mingréliens , I , 
2g5. 

Prière , ce que les Mahomé- 
tans enseignent touchant le 
devoir et l'utilité de la priè- 
re ; comment ils s'y dispo- 
sent , et comment ils s'en 
acquittent , et observations 
à ce sujet, VII, 1 à 110; 
traité de la prière , traduit 
de Cheic Bahadin Maham- 
med , 38, 

Princesses du sang royal en 
Perse, mariées à des ecclé- 
siastiques , et pourquoi, V, 

Prisons publiques ; il n'y en 
a point en Perse, VI, 100. 

Procession duKaabéàla Mec- 
que, VII , 22a , 23o. 

PROPHÈTES , seuls souverains 
légitimes , selon les dérots 
Mahométans . V, 2o5; sont 



chefs du spirituel et du tem- 
porel , 214 ; opinions des 
Persans à leur sujet, VI, 
263 ; combien ils en comp- 
tent depuis Adam jusqu'à 
Mahomet , 264 ; distinction 
qu'ils établissent entr'eux , 
260 , prérogatives dont ils 
les revêtent . 26g ; sont chefs 
du spirituel et du temporel , 
VI , 2 9 3. 

Prostitution . celle des gar- 
çons est défendue en Perse, 
et permise en Turquie , II, 
21g. 

Protestans européens en Per- 
se . y suivent en liberté les 
principes de leur religion, 
VI , i63. 

Prunes de la Bactriane sont 
excellentes, III, 343. 

Psautier . comment les Ma- 
hométans le regardent , IX, 
i56. 

Puits miraculeux de la Mec- 
que , VII , 178 ; autres à 
fleur de terre dans les rues 
d'Ispahan , 286; histoire de 
deux puits remarquables dans 
cette ville , 4^4 ï autre* a 
duras , dont l'eau croit 
vingt ans durant d'un ac- 
croissement réglé , et dé- 
croît vingt autres années de 
même , VIII , 43a. 

Punitions infligées aux crimi- 
nels en Perse , VI , io5 , 
n4 » et aux marchands qui 
violent la police , 129. 

Purifications des Persans ; 
avec quelles superstitions ils 
les font. VI, 3ig; Traité Je 
la purification , par Baha- 
din Mahammed , 326; pu- 
rification avec l'eau instituée 
par la loi ; leurs causes; fins 
et règles, 338 et suiv. ; de 
l'immondicité ou impureté, 
386 et suiv ; purification des 



DES MATIERES. 



^85 



corps morts , 4°4 e ' Sll iv- ; 
purification légale avec la 
terre , 4°3 ; choses qui pu- 
rifient , 4^9 ! purification 
des choses matérielles deve- 



nues souille'es et impures , 

Pythagore , sa philosophie 
domine dans les Iudes , IV, 

449- 



4Juei'hk - Boulas . fleuve de 
Perse , qui a quarante sour- 
ces , tom II . pag. 161 ; don- 
ne son nom à un grand ca- 
raranserai . 376. 

Quinte-Ccrce . ses fautes de 
géographie sur le mont Cau- 
case , le Gange et le Ta- 



naïs , sont relsvées , I , 44°- 
QuiïUNI ( M. le Chevalier ) , 
iiaile de Venise à la Porte ; 
sa négociation . I . 8g ; une 
permission de négoce a ' laffa 
lui est accordée . ensuite 



révoquée , 

i3i. 



et comment 



R 



Raisin (M.) associé de Char £ 
din , tom. I , pag. 2. 

Raisin , il en croit de soixante 
sortes aux environs de Tau- 
ris , II , 3sg ; il y en a de 
quatorze espèces en Perse ; 
manière dont on les conser- 
ve ; variétés que l'on cul- 
tive , III . 335 ; celui de 
Cashin est le plus gros et le 
plus excellent du monde , 
IV, 108. 

Ramazan, carême des Maho- 
métans ; plaisant conte sur 
son institution , VII , i35 
et suiv. ; pourquoi le peu- 
ple l'appelle la fête des c/ian- 
deltes , i43. 

Raphaël ( le P. ) de Parme , 
capucin missionnaire , 'est 
médecin du piince de Géor- 
gie , II , 89. 

Raphaël ( le P. ) du Mans , 
supérieur des capucins d'Is- 
palian , fournit des mémoi- 
res à l'auteur, VIII , 109. 



Reiz-Quitae, explication de 
ce titre , 1 , 75. 

Relieurs de Perse travaillent 
mal , IV, i4g. 

Religieux catholiques ro- 
mains , chassés des lieux 
sainls par les Grecs , 1 , 56 ; 
détails de cette usurpation , 
70 ; ils offrent cent mille 
écus au visir pour rentrer en 
possession, etsontrefusés,8i. 

Religion mahométane , ses 
différentes sectes et leurs 
dogmes , Il , 4 12 et VI , 
171 ; tire son origine d'Is- 
maé'l et de Dieu , 178 ; est 
très-ressemblante à la judaï- 
que qu'elle a beaucoup pillé, 
180 ; a plus de sectes qu'au- 
cune autre religion ; eu quoi 
elle diffère de celle des Turcs, 
tant pour le dogme que pour 
la pratique , IX , 24 et suiv. 

Religion persane , est la mê- 
me que la mahométane , 
mais selon l' interprétation 



a8G 



TABLE 



d'Aly et des donse imans , 
VI , 107 ; articles nu nom- 
bre de huit qui composent 
son symbole ; i". /'/ ny a 
point dr Dieu çi/c Dieu , 
187 ; 2 . Mahomet est F en- 
voyé de Dieu . 26 ■ 3°. Aly 
e<t h rie ni-, de Dieu ^ : 
4°. nécessite des purifications 
légales . 3i8 ; 5°. de la 
prière , ^'11 , 1 ; 6°. de l'au- 
mône , m ; 7 . du jeûne , 
i3a ; 8°. du pèlerinage , i54 ; 
est composée dii paganisme , 
du judaïsme . du christia- 
nisme . et accommodée au 
génie des Orientaux , 247 ; 
divers points de cri le religion 
dont on n'a point parlé . 
comme la circoncision , les 
temples, les prêtres, etc. , 
IX , 191 et suiv. 

Religions , mot. du grand-duc 
sur les pratiques des diver- 
ses religions . II , 108 ; re- 
ligions tolérées en Perse , 
VI. i3i. 

Reliques , sont, extrêmement 
négligées en Mingrélie . I , 
a33 ; conservées dans I église 

ratriarcale de Géorgie . 
1.2; et à Ecsmia/in . 173 ; 
deux retiques loi I précieuses 
aux Peisans, VII, 3^q. 

Remèdes divers communiqués 
à l'auteur, Il , i3o. 

Rentes ou revenus des Per- 
sans , V. 383. 

Réponse singulière d'un der- 
viche , II , I48. 

Requêtes et plaintes des peu- 
ples , comment se portent 
au roi , V , 280. 

Revenus du roi de Perse ; en 
quoi ils consistent . et à com- 
bien ils se montent . V, 3g4- 

Revues des milices en Perse ; 
comment elles se font , IX , 

223. 



Rey. ville célèbre e? h plus 
grande de l'Asie ; merveil- 
les incroyables qu'on en ra- 
conte . II , 4 J o. 

Rhétorique des Persans, IV, 
287. 

Rhinocéros , sa véritable figu- 
re etdescription ; n'est point 
ennemi de l'éléphant , VII , 
458. 

Rioourdy ( le P. ) , supérieur 
des jésuites en Perse , V III , 
106 ; repris, 4°9- 

Rjz. aliment le plus commun 
et le plus estimé de toute 
l'Asie ; ses divers apprêts, 
IV, 32; ses qualités et pro- 
priétés , des diverses espè- 
ces de riz des Indes . de 
Perse et. de Turquie , 38. 

Rodolphe, horloger allemand , 
considéré en Perse comme 
un martyr . VIII , 116. 

Roi de Perse , cérémonial 
usité lorsque quelque grand 
le traite , III , 33 ; nom 
qu'on donne à ces sortes de 
tètes, 37 ; civilité à obser- 
ver lorsqu'on lui écrit , g3 ; 
a plus de 3oo maisons dans 
Espaban . pour les ambassa- 
deurs ou étrangers de consi- 
dération, 110 ; manière dont 
il donne audience aux am- 
bassadeurs , 172 et suiv. ; 
ne daigne pas regarder les 
présen-. qu'on lui fait, 197; 
ses titres, V, 214 ; on lui 
attribue le don de guérir les 
maladies, 223; a un pou- 
voir énorme, 22g ; son édu- 
cation dans le sérail , 296 ; 
charges de sa maison , 333 ; 
ses revenus . 3g4 ; magnifi- 
cence de sa cour . 4°8; c'est 
une grande malhonnêteté, 
une insolence même de tou- 
cher à ses lettres . 497 ; au- 
tres titre* , VI , 1 ; pulaii 



DES MATIÈRES. 



de ses femmes , 6 ; n'e'pouse 
jamais de femme par contrat 
de mariage . 28 ; sa person- 
ne est si sacrée . qu'il n'a 
pas besoin de gardes , VII , 
069 ; sa sépulture est tou- 
jours incertaine . \ III, 3i6; 
fieut faire exécuter les réso- 
utions les plus violentes et 
les plus extravagantes , IX , 
33o ; à sa mort . ses femmes 
sont presque toutes enfer- 
mées . et la vue même des 
hommes ne leur est pas per- 
mise , 4 02 - 



2S7 

Rose de Perse . est de cinq 
soi tes de couleur, outre sa 
couleur naturelle . III . 348. 

Rl'STaN-Bec commissaire des 
guerres . donne des lettres 
de recommandation à l'au- 
teur . II . 352 

Rustan-Can est fait vice-roi 
de Géorgie. II. 63; après 
l'avoir reconquise . bâtit ,e 
fort de Gorv : sa mort . 64- 

Rustem chez les Orientaux est 
le même que l'Hrrcule des 
Grecs, et que nos Roland et 
nos Aniadis, VIII, 336. 



Sabatar . seigneur Géorgien . 
reçoit l'auteur dans sa for- 
teresse , tom. I . pag. 377. 

Sabis. (Voyez Chrétiens de 
Saint— Jean. ) 

Sacrifice du chameau rbez les 
Persans ; sa description , 
IX 9. 

Sacrifices des Mingréliens , 
I . 297. 

Safran de Perse , est le meil- 
leur du monde , III, 307. 

Sahoi, poé'te persan distin- 
gué ; extraits divers d'un de 
ses livres de morale , V, 56; 
traduction des vers qui sont 
au commencement de ses 
œuvres . i3g ; son tombeau 
à C h ii as. VIII, 428. 

Saïqie , petit navire , sa des- 
cription , I . 117. 

SALOMON, contes divers que 
les mahométans font à son 
sujet, VIII , 3 9 3. 
Salon de l'écurie , par où pas- 
sent les ambassadeurs et les 
étrangers ; s.» description , 
VII, 3 7 i. 
Samuel , tombeau de ce Pro- 
phète , II , 409. 



Saroutaki , premier minis- 
tre des rois Séfy I er et 
Abas II ; histoire fort singu- 
lière de ce seigneur . VII, 
3o3 et suiv. ; est assassiné 
par Janikan , 3io ; le roi 
en tire vengeance , 3i7 ; son 
palais , 319 . VIÏI, 6g ; son 
tombeau , 84- 

Saetereli.es , obscurcissant 
l'air par leur quantité , III 
383. 

Sa va . grande ville de Perse ; 
sa description , II , 4°7- 

Savon de Perse . de quoi il 
est fait; quel est le meilleur 
savon de tout l'Orient ■ et 
peut-être de ton! le inonde , 
IV, 149 ; comment on s'en 
sert, i5o. 

Scander, forteresse du royau- 
me d'Imirette ; sa situation , 
II, 9. 

Sckal'x des Persans; quels, et 
leur figure . V. 435. 

Sciences et arls libéraux de* 
Persans , IV, 188. 

Scorpions abondent en tout 
temps à Cachait ; conte à 
ce sujet , III , 4 ; *ont ve- 



a88 



T A h L R 



lùmcux dans quelques pro- 
vinces de la Perse , particu- 
lièrement t!u côté de Ca- 
illa n , 383. 

Sgulfture, n'est plus exercée 
en Perse . V , 2o3. 

Secrétaires d'état de Perse ; 
quels sont leurs oltices, V, 

4 »i. 

Sectes , le mahométîsme en a 
plus qu'aucune autre reli- 
gion ; leur énumération , 

IX, 24. 

SÉDAREC , grand bourg d'une 
contrée d'Arménie nommée 
Charou . II . 296. 

SÉFV . roi de Perse . successeur 
d'Abas-le-Grand , II, 63. 

SÉFI 1 er . roi de Perse; descrip- 
tion de son tombeau , II, 
45o ; fait mourir les plus 
éminens du royaume , et 
achève de rendre le gouver- 
nement despotique et arbi- 
traire , V, 227 ; tue un vieil— 
lard a coups de flèches . et 
pourquoi, VI, 36 ; fait cou- 
vrir d'argent les portes de 
la mosquée royale, V II, 353. 

SÉFY - Abad . maison royale 
près de Tifflis , II , i4o- 

SÉFI- Coulican , gouverneur 
d'Arménie, II , 196 ; cau- 
ses de sa disgrâce , IX , 98 ; 
son (ils est mutilé , et sa iille 
brûlée vive , 106 ; se lait 
mettre volontairement au 
crondon chaque . sorte de 
carcan , 114 ; h: n)1 hii 
laisse la vie, n5; quel- 
ques années après, il ren- 
tre en grâce , et dans les 
hauts emplois, 116; perd 
de nouveau sa faveur, 824 ; 
sa réception à la cour de 
Perse , 34o. 

SÉFy-Mirza , (ils d'Abas-le- 
Grand , tué par ordre de 
son père , Y II , 4~7- 



Séfy-jVTirza , fils d'Abas lî , 
roi de Perse , son éducation 

dans le palais des femmes où 
il est étroitement resserré 
par son pire ; intrigues pour 
l'exclure du trône , au pro- 
fit de son jeune frère , ÎX , 
4o8 et suiv. ; doit son élec- 
tion à la résolution détermi- 
née d'un eunuque, qui ose 
élever la voix dans le con- 
seil , 433 ; message pour le 
tirer du palais des femmes ; 
détails curieux à ce sujet, 
449 et suiv. ; cérémonies 
pour son couronnement ; 
description du lieu où il se 
fit , 4"&; portraitjde ce mo- 
narque , 5n ; ses grâces et 
libéralités pendant les (êtes 
de son couronnement, 554 
et suiv. ; débauches de ce 
prince qui donne dans les 
excès du vin et des femmes, 
X , 1 ; il est couronné une 
seconde (ois , et pourquoi , 
tj3 ; prend le nom de So— 
ieïman , g4- ( Voyez Soli- 
man III. ) 
Segs-Abad , grand bourg de 

Perse , II , 1±où. 
Sel , est commun en Perse, et . 
si dur qu'on en emploie les 
pierres 1 la construction des 
maisons des pauvres gens , 
III, 358. 
Sémaché , contrée de Géor- 
gie . II , 07. 
Sept-Dohmaks , leur histoire, 

IX, i85. 
Sépulture chez les Persans , 
\ 1 , 423 et suiv. ; obser\ ,<- 
tions particulières de l'an— 
t' ura ce sujet , ^Si- 

Sérail , nous avons une idée 
(ausse de ta signification dft 
et mot chez les Orientaux , 
Vjîl . 5o. ( Voyez Harem. ) 

SkRMSNS, leur Usage en Perse ; 

se 



DES MATIERES. 



se prêtent sur l'Alcornn ; 
plaisant trait d'un juif à 
ce sujet . VI. 8g. 
Sésano . village du royaume 
d'Irairette ; sa situation, II, 
8. 
Sésy ( M. de ) . ambassadeur 
de France à la Porte , lait 
éprouver une perte ronsi- 
de'rable au commerce fran- 
çais , I , 18. 
Sipias . maison des Théatins 
en Mingrélie ; sa desciip- 
tion . I . 354- 
Sircham , grand caravanserai ; 

sa situation . Il , 3v3. 
Smyrne , les Vénitiens y tien- 
i nent un consul . 1 . 20. 
Sofian, ville de Médie, II, 

3ig. 
Sons ou Souphys , espèce 
d'ordre religieux et mili- 
taire, institué pour la garde 
de la personne du roi de 
Perse . V, 3og VII . 3 7 o. 
Soie , est la grande marchan- 
dise de Perse ; ses diverses 
sortes et qualités . IV . i63. 
Soliman- Aga. ambassadeur de 
Turquie en France, 1 . ^ ; 
retourne à Constantinople, 
5o. 
Soliman III. roi de Perse, 
enrichit un vitrier, et fait 
couper la tète à Cosroucan , 
VIII, 453 ; hache en piè- 
ces un officier qui lui en 
imposoit . 455 ; étoit fort et 
robuste . 4^9 '■> coupe la 
main de Mansoucan , et lui 
fait de grands présens . IX, 
g6 ; fait couper la main à 
son favori , dont la sœur est 
brûlée vive , 106 ; fait écor- 
cher vif un eunuque . 2i3 ; 
fait i'Iumination du corps 
d'un malheureux , 3a8 ; au- 
tres actes de cruauté , 33o ; 
va en Hyrcanie , 33cj ; bis- 
Tome X. 



*8 9 

toire de son couronnement 
et de ce qui s'est passé de 
plus mémorable dans les 
deux premières années de 
son règne , 377 jusqu'à la 
lin . et le tom. X tout en- 
tier 

Sorbets . leur préparation et 
leur usage . IV. 43- 

Soi'FYS , secte de philosophes 
persans ; leur religion . IV, 
449 ! comptent parmi eux 
plusieurs auteurs célèbres , 
46?. 

Souliers des Persans, sont de 
chagrin et à haut talon , 
^^ Il . 36 7 . 

Spintcha, petit fleuve. II. 320. 

Stérilité . superstition ridi- 
cule que l'on fait pratiquer 
aux femmes stériles, VU, 

446. 

Strabon son opinion sur quel- 
ques fautesde géographie des 
historiens d'Alexandre, I, 

44° 

Successeur de Mahomet , les 
empereurs de Turquie . de 
Perse et des Indes . préten- 
dant chacun être le vérita- 
ble . V. 220. 

Sultan, explication de ce mot, 
II. 378. 

SuLTANIÉ , ville de Perse ; an- 
cienne capitale et la plus 
grande du royaume ; sa des- 
cription, ses édifices, ses 
ruines . II , 37b ; histoire 
de sa fondation . 377 ; ori- 
gine et signification du nom 
qu'elle porte . 378. 

Sunni . l'une, des principales 
sectes mahométanes , VI , 
171 et IX . 27 ; origine de 
cette expression réputée in- 
jurieuse , 20) et 3g. 

Supplices. (Voy. t'unifions.) 

Su RAM . ville de Géorgie ; sa 
description , II . 37. 



ago 



TABLE 



Tabac , croît par toute la Per- 
»u , tom. 111, pag. 3oi ; ma- 
aîère de le prendre, tout-a- 
l:iil particulière à ce pays , 
3o4 ; vaine tentative d'A— 
bas-le-Grand pour en de'ra- 
ciner l'habitude ; anecdote 
plaisante à ce sujet , 3o6. 

Taduan , bourg ; un des lieux 
les plus délicieux de la Per- 
se . VIII , 463, 

Tahmas, roi de Perse, se rend 
maître des princes et du pays 
de Géorgie, II , 4^- 

Taillandiers de Perse , IV, 

Tailleurs de Perse , sont très- 
habiles , IV, 146. 

Taiimuras - Can , dernier roi 
souverain dé Caket en Géor- 
gie , I , 383 ; est élevé avec 
Abas-le-Grand , et renvoyé 
en Géorgie pour y régner , 
Il , 5o ; ses malheurs , 53 ; 
fait soulever les Géorgiens , 
63 ; sa mort , 64- 

Talismans et amulettes des 
Persans , IV, 438. 

Tawar, reine d'Imirette , I, 

. 383. 

TaMERLAN, fait rebâtir Zéri- 
gan qu'il avoit détruit , II , 

3 7 4- 

Tanaïs , fleuve , I , i38. 

Tanneurs de Perse, IV, i3a. 

Tapis de Turquie, manière 
des Persans pour en con- 
noitre la bonté . IV. i54- 

Tartares. ( Voyez Vasbecs. ) 

Tartarie Crimée , sa descrip- 
tion , I , 122 ; salines de ce 
pays , et habitatiens des en- 
virons , 139. 

Tacris , ville de Perse j sa 



description et son bistoire , 

II. 320. 

Taurus , montagne , I , 4^9- 

Tavernier , voyageur en Per- 
se , repris , Vil! , 294. 

Tebris. (Voyez Tauris , II, 
33o. ) 

Teinturiers de Perse , leur 
art paroit plus avancé qu'en 
Europe ; mais c'est à l'air 
et au climat qu'en appar- 
tient la gloire , IV, i43. 

Temples des Persans , quel» 
ils sont , IX , ig3. 

Terre -Sainte, les Cordeliers 
eu sont mis en possession 
dans le treizièmesiècle. I, 71. 

Terre-Sainte des Mahomé- 
tans , ou la Mecque ; aucun 
chrétien ou idolâtre n'y peut 
mettre le pied sous peine de 
la vie, VII, i5 7 . 

Théatins , missionnaires en 
Mingrélie ; leur établisse- 
ment ; ils y exercent la mé- 
decine , I , 354- 

TiiÉhran , capitale actuelle de 
Perse ; notice de l'éditeur 
sur cette ville, d'après les 
écrivains Orientaux, VIII, 

l()2. 

Théologie des Persans, sa 
définition , ses divisions , 
VI. 192. 

Thevenot. le voyageur repris, 
VIII . 33 9 . 

Thomé ( Saint ) , petite place 
du roi de Golconde , prise 
par M. de la Haye , III , 
22 ; reprise par les Hollan- 
dais, IX, 216. 

Tifflis , capitale de Géorgie; 
son plan et sa description ,, 
H, 7a. 



DES MATIERES. 



Tigranocerta . ville d'Armé- 
nie ; sa situation; poimjuoi 
ainsi nommée . II . 38o ; a 
été plusieurs fois détruite , 
38i. 

Timmins , ou pièces de cinq 
sous que les Provençaux in- 
troduisirent en Turquie , et 
avec lesquelles ils trompè- 
rent considérablement les 
Turcs, I , i3. 

Tireurs d'or en Perse, IV, 
i3i. 

Toman, terme de monnoie per- 
sane , revenant a 45 liv. de 
notre monnoie , III. 117. 

Tombeaux, description de 
ceux de Coin , II, 4 2 4 et 
suiv. ; tombeau de Maho- 
met à Médine , VII , ig6 ; 
les tombeaux des grands 
saints sont des asiles en Per- 
se , 370 ; description de ceux 
de Persépolis. VIII, 345. 

Tour, dite des Cornes, à Ispa- 
ban , VII , 4°7 » 4^ > nu ~ 
tre remarquable par un dou- 
ble escalier, 455 ; autre, dite 
des Quarante-Filles , 4^4- 

To urn eurs de Perse , IV, 

l32. 

Tours à vent , pour rafraî- 
chir les appartemens , \TII, 
75 , servent principalement 
pour ceux des femmes , 5og. 



Trésor du roi de Perse , est 
sous la garde d'un eunuque ; 
sa description , V, 43o ; sa 
richesse incroyable , VII , 
485. 

Trinc-Male , baie cédée par 
le roi de Candy à la France, 
III , 18. 

Trois églises. ( Voyez Ecs~ 
Miazin. ) 

Troupes des Persans, V, 297, 
le luxe et la superstition de 
la cour pour l'astrologie ju- 
diciaire sont les principales 
causes de leur destruction , 
3i6 et 324 ; sont obligés de 
se pourvoir de vivres quand 
elles vont à la guerre , 3i8 5 
leur paie . 325. 

Turc , cette langue est plus 
usitée en Perse que le per- 
san , IV, •24 K 

Turcman, grand village de 
Perse , II , 365. 

Turcs , sont simples et faciles 
à se laisser tromper , I , 
17 ; leur navigation , 119 ; 
permettent l'usage des gar- 
çons , II , 219 ; leur nour- 
riture, IV, 27; mettent du 
musc et de l'ambre d^ns 
leurs sorbets , 4— 

Turquoises , il y en a une mi- 
ne riche en Perse , III , 
36o , et VII , 488. 



u 



Ujon , gros village de Perse , 

tom. VIII , pag. 22S. 
Usure ou intérêt, défendue 



par la loi maboraétane , VI. 
122; la police en est mal 
réglée , ikid. 



Ta 



+ <j2 



TABLE 



V 



Vache , animal sacre' pour 
les gentils indiens, io;n. IX. 
pag. io,. 

Vactangle , seigneur d'Imi- 
rette , e'pouse la reine I)a- 
rejan . est couronné roi , 
I, 385. 

Vaspinge . grand bourg de 
Perse , II , 36o. 

Vastavar , ou la transfigura- 
lion ; fête célébrée par les 
Arméniens . VII . 261. 

Vendredi , jour de repos des 
Mahoinétans . VII , 252. 

Vénitiens , dépenses et sa- 
crifices qu'ils font pour en- 
tretenir la paix avec les 
Turcs , I , 8g. 

Vents de Perse , sont rare- 
ment tempétueux ; mais il 
y en a de mortels, III , 
286 ; effets surprenans d'un 
vent pestiféré , 287. 

Ver causant une maladie fort 
commune en Perse , VIII , 
4 7 i. 

Vérole, commune en Perse; 
mais n'y produit pas de fu- 
nestes effets , V, 180, 184; 
personne ne sait la traiter , 
igi. 

Verre , les Persans ont l'art 
de le recoudre fort adroite- 
ment . IV, 148. 

Verrerie de Perse . IV, 147. 

Vert , couleur noble et sa- 
crée parmi les Mahomélans, 

VI , 3o5. 

Vête mens sacerdotaux des 
Mingréliens . I , 256 ; des 
Géorgiens . II . Ifi. 

Vierge ( la Sainte ) , les Per- 
sans la font sœur de Moïse 
et d Aaron , IX , 70 ; et la 
mettent au rang des pro- 
phètes , 125. 



Vigne , Noc la planta près 
d Tri van , II , i65 ; com- 
ment appelée par les Ara- 
bes , IV. 72; pratique de 
culture usitée en Arménie 
et en Médie . 107. 

Vin , on en fait d'excellent 
dans toute la Perse . IV, 70; 
comment on le garde, 71 ; 
comment on le rend fu- 
meux et enivrant pour le 
vendre aux Mahomélans , 
73 ; interdit par la loi aux 
Persans , qui pouriant l'ai- 
ment beaucoup , VI , 322 ; 
magasin des vins du roi de 
Perse ; sa description. VII , 
375 ; excellence de celui de 
Chiras ; comment on le 
fait , et comment on en per- 
met la façon , \ III . 438. 

Vinaigre de Perse , de quoi 
se fait. IV, 83. 

Visirs (Grands ) , ou pre- 
miers ministres en Perse , 
reçoivent des présens à leur 
avènement . I . q8 ; leur 
charge est la première de 
l'empire , V, 338 ; ont y\\\ 
sort plus doux que Celui des 
grands-visirsdeTurquic.340. 

Visirs . ou intendans du pays 
de domaine en Perse , V, 
25o ; leurs instructions , 
265 ; leurs vexations . 276 , 
comment ils sont punis. 282. 

Visnic ( Hubert ) , député de 
la compagnie hollandaise à 
Ispahan , son histoire. VII, 
4t5. 

Vols , vol considérable fait à 
la grande caravane. II. 0^7; 
police des vols en Perse , 
comment ils se poursuivent , 
VI , 123 et suiv. ; autre vol 
lait à une caravane , IX , 



T» ES MATIÈRES. 



*9 3 



227 ; sont faciles à commet- 
tre en Perse ; mais diffici- 
les à couvrir , 228. 
Vomeki . prince de Mîngré- 
lie. ne régna pas longtemps, 
I , 38a. 



Voyages , manière de voyager 
dans tout l'Orient . II, 4° 2 ; 
comment le roi de Perse 
voyage , III , 235 ; les voya- 
ges sont très-sûrs en Perse, 
VI , 127. 



W 



Witzoski (M. ), internonce 
de Pologne à la Porte ; ses 



négociations . tom. I , pag. 
85. 



Yesdecast , château et bourg 
de Perse , sa description , 
tom. VIII . pag. 204. 

Yousocf-Benna. architecte de 
la vieille mosquée , donne 
son nom à un des fau- 
bourgs d'Ispahan, VIII, 45; 
meurt enodeur de sainteté, 
83. 

Yizbecs , ou Uzbeks . petits 
lai Lires dont les Parthes ti- 
rent leur origine . II , 3yi ; 
leur caractère, VIII , 170 ; 
portent une telle haine aux 



Persans , qu'après avoir 
vécu parmi eux , ils se jet- 
tent du haut en bas d'une 
mosquée , IX , 37 ; origine 
de cette dénomination , X , 

56 ; orgueil de ce peuple , 

57 ; victoires signalées rem- 
portées sur eux par les Per- 
ses , 60 et suiv. ; leurs rava- 
ges dans plusieurs provinces 
de Perse , sous la conduite 
du prince d'Orquenge , 67; 
sont les peuples les plus ab- 
jects de l'Orient, n3. 



Zacharie le prophète , conte 
des mahométaiib à son sujet, 
lorn. IX . pag. 70. 

ZaMPI ( dora Josepb Marie ), 
sa relation de la religion des 
Mingréliens , traduite par 
J. Chardin, I, 192; rend 
de grands services à l'au- 
teur. 34o. 

Zenderoud , fleuve sur lequel 
est bâti Ispahan , VII, 275. 

Zengui . fleuve ; sa source , 
son cours , II , 167. 



Zenjan , fleuve , II , 3y3. 

ZÉrigan , ville de Perse ; sa 
description ; sa fondation ; 
a été détraile et rebâtie ; est 
célèbre par les grands hom- 
mes qu'elle a produits , II , 
3 7 4. 

Zoroastre , le prophète et le 
plus grand docteur des Per- 
ses /VIII , 3 7 i. 

Zoura , grain cultivé , et dont 
on fait du pain en Perse , 
VIII , 4 9 5. 



FIN DE LA TABLE. 



VVX%V\^UVVA^X^VVV*^V^VXX^VVfc^X%VX^^X%%%^^\^**^».'\*'V%AA^.'V*-l'XX'V%^ 



TABLE DES MATIERES 



CONTEN UES 



DANS LES NOTES ET ADDITIONS DE L'ÉDITEUR 



A'adil Chah. ( Voyez A'iy 
Qouly. ) 

A'araf (àl-) . limbes des mu- 
sulmans ; doute des théolo- 
giens sur les habilans. de ces 
lieux, tom. VI . pag. 234- 

Aba-A'ly pàrlià, général otho- 
man , battu par les Persans, 
en quelle année . X. 194. 

Abad-Arzou , dernier roi de 
la race des Abâdyens, re- 
nonce au sacerdoce et à la 
royauté, pourquoi. X. i54- 

A'eaden, forteresse. III. 2S6. 

Abâdyens. anciens rois de la 
Perse et de l'Inde ; histoire 
de cette race, X . i53 et i54; 
elle est composée de qua- 
torze rois ; sa ressemblan- 
ce avec celle des Menous in- 
diens, ri. : sa durée, //>. c'est 
l'âge d'ordes Persans, Ib'id 

A'bbas I er le Grand . prend 
possession du Khorâcàn du 
■vivant de son père ; se fait 
reconnoître ; demeure seul 
roi de Perse, X, ig3; dé- 



porte les Arméniens ; fonde 
Djùlfah , 194 ; embellit Is- 
pahân , ig5;îsomme qu'il 
y consacre , VII , 343 ; il 
construit la mosquée royale, 
35i ; fait établir une chaus- 
sée dans le Mâzendérân , 
et bâtit le palais de Ferhh- 
Abâd , III , 277 ; embellit le 
cours d : Ispahân , VIII , 
21 ; veut amener un nouveau 
fleuve à Ispahàn . ^ 11 . 
27g; transfère le si ( ; ge de rem- 
pile dans celte ville . il/iJ. , 
i5o ; jure de ne rentrer ja- 
mais dansThchràn , et pour- 
quoi ; imprécation à ce su- 
jet , 166 ; ordonnance qu'il 
rend touchant les turbans 
des marchands , IV, 18 ; il 
aftoiblitle pouvoir desQour- 
tchy, V. 3o3 ; ses guerres 
avec la Turkie. X . ig4 ; il 
s'empare de Tauryz , II . 
343 ; prend Laury . Téflys 
et Kandjah ; suite des suc 
ces et de ses conquêtes ; pai\ 



^Qb TABLE 

avec les OtbomaB*; ambas- 
sades de différens princes ; 
Hormoùz est enlevé aux 
Portugais avec le secours des 
Anglais , X . 190 ; soumis- 
sion du Qandahâr , prise 
de Dâver , conquête de l'I- 
raq \ rai) ; raisons qui por- 
tèrent A bbàs à l'entrepren- 
dre ; elle cause une nouvelle 
guerre avec les Turks ; évé- 
nemens de cette guerre; il 
assure la couronne à son 
petit- fils et meurt, ibïd , 
196; époque de sa mort ; 
i'b'id -, et II , 140 ; dure'e 
de son règne; ses belles et 
ses méchantes actions ; trai- 
tement qu'il avoit fait éprou- 
ver a ses trois fils , X , 197. 

A'bbas II (chah), accorde des 
secours au prince des Ouz- 
bek-; conquiert le Qandahâr; 
se livre a la débauche , et 
meurt des suites de ses excès ; 
est regretté des chrétiens ; 
aimoit les arts d'Europe , 
X . 198; son caractère ; trait 
de cruauté envers les prin- 
ces du sang , 199. 

A'bbas, fils de Soléïman 
chah ; raison qui le fait ex- 
clure du trône par la fac- 
tion des eunuques . X . igq. 

A'bbas III. couronné après la 
déposition de Thahmasp ; à 
quel âge ; meurt quelque 
temps après; le règne court 
de cet enfant est illustré par 
les exploits de Nadir, X. 210. 

A'bbas Mvrza , troisième fils 
de Fathh Vly chah . et hé- 
ritier présomptif de la cou- 
ronne , X . 238 ; est gouver- 
neur de Tauryz ; rôle im- 
portant qu'il joue , sa cour, 
son portrait, ses goûts ; son 
amitié pour les Français, X, 
23g. 



Abasqites ( Voyez Abcas. ) 

A'bbacv . valeur de cette 
inonnoie. I. 186, IV 182 
et 186 ; introduite en Perse 
sous Vbbàs I L ' r ; n'a point 
de valeur intrinsèque, IV, 
i85, 

A'bbacydks . nom de la se- 
conde dynastie des khaly- 
fes, II, "336. 

Abcas ou Apkhas . nommés 
aussi Abasques , I . 148 , 

Abdallys ( révolte des ) , ils 
enlèvent Hérât à la Perse ; 
fondent un royaume dans 
cette province - V 201. 

A'bdoitl-Ghaffar Sakak, son 
tombeau II . 3y5. 

A^DOUL-MÉLIK bcn Méroùàn 
( le kbalyfe ) durée de son 
règne , VII , 197. 

A'bdoul-Qader A'yça , au- 
teur d'un Traité sur 'a mu- 
sique , V , 3oo. 

Abi-nyl . saignée faite au Zin- 
dch-i'OÙde ■ VIII . 102 ; sup- 
position à ce sujet . 123. 

Ab - Melekh , propriétés de 
l'eau de celle fontaine, nom- 
mée aussi Ab - Murghàun ; 
signification de ces 'deux 
noms ; ou «>ituéc . III. 3go. 

Ab-MurghAUN. ( Voyez Ab- 
M ciel) h. ) 

Aboii-Bekr . signification de 
ce nom , VI , 170. 

Aboij - Hhanyféh AI - kouf'y , 
No'màn dm Tsâbet ( imam 
A'àzem ) . docleur musul- 
man , Il . 4 12 1 célèbre ju- 
risconsulte . son ouvrage , 
V . i ; est empoisonné . et 
par qui , VIII , 4^1 ! épo- 
ques de sa naissance et de sa 
mort . ibid. 

Abou-IIhanyfaii de Dynver. 
( Voyez au mol Zydje. ) 

Ab*>u-Kelb , inonnoie turke , 
I, 11. 



DES MATIÈRES. 



97 



Aboul-Faradje A l'y ben âl- 
Hhocéïn . auteur Je l'ou- 
vrage intitulé Aghânyï VIII, 
j54. 

Aboi'lFethh, fils aillé de Ké- 
rym-kliàm ; on veut inutile- 
ment le nieltie sur le trône 
de Perse après la mort de 
son père . X , 21g ; sert 
de prétexte à la révolte 
de Vly Mouràd , 220 ; est 
proclamé roi après la mort 
de Zékvr : est aveuglé et 
enferme . 221. 

Aboul-Feydh, nom de Dzoùl- 
Noun ( Voyez a ce dernier 
mot. ) 

Aboul-Ghazy Bayadoùr Kliân; 
abrège l'histoire de Ra- 
chyd êd dyn ; traduction de 
cet ouvrage en français . II , 
3a5. 

Aboul - Nassr Sam Myrzâ . 
petii-fils d' K'bbâs I er . est 
destiné par lui à lui succé- 
der . X, 196 Voyez Sse/r 
{cnâh ). 

Aboul- Qacem Je Qazvyù • 
auteur d'un ouvrage sur 
cette ville , II . 3q4- 

Abovl-Qazy. signification de 
ces mots; erreur , X , 58. 

Aboul-Feda. (Voyez Ismaël 
ben âl- Afdhal. ) 

Abou - Nassr. (Voyez Al-Fa- 
râby. ) 

Aboi t - Qobéis , montagne , 
VII . i5 9 . 

Abou-Syna ( Avicenne) , son 
tombeau. VIII 160. 

Abou - Thaiier , prédit un 
tremblement de terre aux 
habitans de Tauryz, Sa pré- 
diction justifiée par l'événe- 
ment, II, 337 ; annonce que 
cette viiJe n'en éprouvera 
pas dorénavant ; mais sera 
exposée aux inondations, 
iiid. 



Abou - Vacer. ( Voyez Mo- 
hhammed ben O'màd- ) 

Abou-Yaiihyya. (Voy. Mour- 
dâd. ) 

Abryzgaun, fête . VII, 258. 

Aeter. épithète donnée à 
Mohhammed par ses enne- 
mis ; à quel sujet , V, 240. 

Abyl . remarque sur ce mot ; 
sa signification . IX . 77. 

Ab-Zem . signification de ces 
deux mots. ( V oyez Zemzem.) 

AçAD Cliàli l'Afghan, le plus 
redoutable compétiteur de 
Kérym est pris par lui, X , 
218." 

Açaf . fils d'A'mroù . méta- 
morphosé en pierre , de- 
vient une idole des Arabes ; 
inauguration de sa statue ; 
placé sur la montagne de 
Ssafà ; en porte aussi le 
nom . VII . 180. 

A 'cas ( le myi- ) . différentes 
manières d'écrire et de pro- 
noncer ce mol ; est le titre 
d'une dignité ; ses attribu- 
tions , V, 263. 

Achak. ( Voyez Arsaces I er . ) 

Acham , expédition faite dans 
ce pays par Mohhammed 
Djemlah, VIII, 66 

Achapaz , chef de cuisine , 

v. 349. 

AchaTCHA Agbà Kémâl , kar- 
vanséraï . III . 12. 

A'chour . signification da ce 
mot, VU . [36; a'choùrâ, 
fêle , ibid . et IX , 65. 

Acier. III. 355. 

AcRoCERAUNii(montes), monts 
auxquels ce nom t sst donné ; 
leur situation , VII , 275. 

Adam (pied'). ( Voyez Arrâ- 
boùn. ) 

A'xjjaib àl-Boldàn. passage 
de ce livre surThéhran, rap- 
porté VIII, i63. 
A'djf.b. (Voyez Résurrection. ) 



298 TABLE 

A'djy , signification de ce mot 
turk , II , H20 , note. 

Adram-Melech, signification 
de ces mots hébreux, II, 3i3. 

Afghanistan , pays des Af- 
ghans , II, J-fO ; sa situa- 
tion. 

Afghans . tribus erranles du 
Qandahâr ; recherches sur 
leur origine II , 347 ; leur 
habitation , IX, 23 1 ; don- 
nent leur nom à l'Afghanis- 
tan , II , 3^8 ; victoires 
qu'ils remportent sous la 
conduite de myr Veïs ; sont 
vaincus par Khosroù-Khàn ; 
réparent cet échec, X , 200 ; 
nouveau succès , 001 ; sont 
défaits sous le commande- 
ment de ÎVIahhuioud, ibid. ; 
rentrent en campagne ; 
échouent devant Yezd et 
devant Kermàn ; victoires 
de Kéloun - Abâd ; siège 
d'Ispahàn . 202 ; entrent 
dauslspahàn: chassent Thah- 
rnâsp de Qazouyn ; leur 
mauvaise conduite dans cette 
ville ; en sont expulsés par 
les habitans , 204 ; leur 

fiuissance est ébranlée par 
es succès de Nadir , 207 ; 
ils perdent la laineuse ba- 
taille de Moumen - Abàd ; 
sortent d'Ispahàn . 20S ; 
royaume des Afghans fondé 
par Ahhined - Kliàn , X . 
2i5 et 216; ils prennent 
IMechchcd . 217. 
Afghans ( princes ) , et des- 
cendais de Hhocéïn , X , 
204 et suivantes. 
Afracyab - Roustem , roi de 
Toiiràn, le même que Rou- 
qou-Khân, IV, 3c)i ; anti- 
quité de son règne, ibid. ; 
6'empare de la Perse , en est 
chassé , et s'en ressaisit , X, 
iôg ; la perd de nouveau , 



160 : périt dans une bataille 
contre Kaï-Khosrcù, ihi 

Afïoi'N ( opium ) , passion 
des Orientaux pour cette 
drogue ; autre nom qu'ils 
lui donnent . III . 3oi. 

Aganura. kàrvânseràï, III, i3. 

Agha-Kafour . eunuque; 
son influence à la cour de 
Perse, V. 433. 

Agha-Mohhammed, fuit à Is- 
pahàn, le jour de la mort de 
Kéryin ; inquiète Zékvr- 
Khàn , X , 220 ; se retire 
dans le Màzendéràn , ibid. ; 
fait reconnoitre son auto- 
rité . 222 ; fixe sa résidence 
à Sâry ; embellit cette ville , 
ibid. ; ses différentes mar- 
ches ; ses victoires sur Dja'- 
far-Khân , aa3 ; se contente 
d'une portion de l'empire ; 
provinces qui forment ses 
états . 224 ; défait Louthl- 
A'Iy ; échoue au siège de 
Chyrâz , 2a5 ; sa fortune le 
sauve ; victoire inespérée ; 
il prend Chyrâz, 227; fait 
périr Louthf-A'ly, 229; reste 
maitre absolu de la Perse ; 
ne veut point prendre le ti- 
tre de chah. ibid. ; soutient la 
guerre contre la Russie - ib. 
et 23o ; forme un projetd'in- 
vasion en Turkie ; est as- 
sassiné ; désigne son succes- 
seur avrmt de mourir , 23o. 
Agha -Mocbarek, eunuque ; 
son influence à la cour , 

v, 433. 

Agha-Taqy (kàrvânseràï d' ), 
sa situation . VIII, 4^5- 

Achanv. ( Voyez ylboul - Fa- 
rad ic A'ty ben al-Hhoccïn. ) 

Agir ou Aguer . rivière de 
Mingrélie , I , i56, note. 

Agtomafi , plus correctement 
Akhtamar, lac voisind'Eri- 
vân, II , 166. 



DES MATIERES, 



-or? 



A r, v>- a ss . ( V oye z Afghans ) . 

AHPNGUEfiAUN . signification 
de ce mot , VII , 093. 

Akhdas. ( Voyez Açâs. ) 

Ahhmed . analogie de la signi- 
fication de ce mot avec celle 
de iMohhamnicd , synony- 
me de Periclet. (Voyez Pa- 
raclcl. ) 

Ahhmed Ahoùl - Hhoce'ïn 
(ibn Fârès) , jurisconsulte ; 
son ouvrage , Y. 2. 

Ahhmed ben Mohhnmmed 
ben O'mâd ben A'iy . sur- 
nomme Ebn al Haït. un 
( Aboùl A'bbâs Chéhâb ) , 
auteur d'un Traite d arith- 
métique , IV. 2i4- 

Ahhmed -Beyg , sa compa- 
gnie formée d'eunuques , 
VIII. i33. 

Ahhmed-Khan. s'assiedsurlc 
trône othoman , II . 343- 

Ahhmed-Khan, l'abdaly, belle 
retraite qu'il fait âpres la 
mort de Nadir , X , 2i5 ; 
fonde le royaume des Af- 
ghans . 216; s'appelle Ahh- 
med- Chah ; assiège Châh- 
RokhdansMechehed ; prend 
cette ville . 217. 

Ahhmed-Pacha défait les Per- 
sans commandés par leur 
roi Thahmâsp . X , 209. 

A'houd ( âl ). (Voyez (Jarac- 
tcre a" écriture. ) 

Ahriman , chef des mauvais 
génies , VIII 3bb\ 

A'ir.HAH femme de Mohham- 
med , lui reproche les bai- 
sers donnés à sa fille , VIII , 
80 ; excuse du Prophète , bi. 

Akbar suhhân, se révolte con- 
tre Aureng-Zeyb son père . 
V, '^86 ; réclante les bons 
offices des marchands fran- 
çais ; se réfugie auprès de 
Soleïmân chah, et en est 
accueilli , 387. 



Akhastehan , nom du mulet 
en ancien persan . III . 368. 

Akhdaz. ( Voyez A'f d s. ) 

Akhestan , ses mines de cui- 
vre , III, 35b. 

Akhoii-Ff.redje de Zendjân 
( le r.hévkh ) . son tombeau 
se voit à Zendjân , II, 07. ». 

Akiioun , signifiralion de ce 
mot , IV, ig3 et K(4- 

Aknoun , significahon de ce 
mot ; n'a aucune analogie 
avec Nàhteqoùn, "VIII. 43i . 

Akourih âl- JMotahharikeh 
titre d'un ouvrage d'Al- 
kendy , IV, 2i3. 

Ai.ahi. (Voyez Ala'ms. ) . 

Aiains , étymologie mand- 
choue du nom de ce peuple, 
I , i5i . 

Alaka , signification de celle 
racine perdue en langues 
arabe et hébraïque , VI. 
222. 

Aldjaitott. ou Oldjâïîoù. ter- 
mine Sulthânyeh . II . 3^8- 

Alexandre . nommé par les 
Persans, Skender, IV, 200. 
( N'oyez Skender Jioumy- ) 

Alexandre (défilé d'). (Voy. 
JJcfilè ) ; époque d'Alexan- 
dre au nombre de deux chez 
les Grecs . IV, 4°7- 

Alexandrie du Caucase ,11 .9. 

Allah, nom de Dieu en arabe. 
Opinions sur son étymolo- 
gie , VI , 259. 

Allah-Veyrdy Khàn , pince 
qu'il occupent du temps 
d' A'bbâs; fait bâtir un pont 
qui porte son nom . VIII , 
3o ; prend le pays de ïïahh- 
reïn et de I.âr . VIII , 4°"4 > 
et X , 1 C) 4 ; 'ail la ( oiiqnéle 
d'IIorniouz , IX , 2^5. 

Allât, nom de Véniis-IJi %- 
nie (liez les Arabes, VI, 219. 

Almanacm , opinion sur l'ély- 
îuoh-gie de ce mot . IV, 35b. 



3oo 



TABLE 



Alnedjan , canton d'Ispahân, 

VIII . 160. 
Aloo-Bokhary , prunes tic 
Bokhârà , ne méritent pas 
leur célébrité ; anecdote à 
ce sujet , III , 343. 
Alphabets persans (anciens) , 

leur conformité, IV, 263. 
Aliun , inotturk; sa signifi- 
cation ; est le nom d'une 
monnoie imaginaire , IV , 
189. 
Alvand-Beyg. prince du Mou- 
tOQ— Blanc , battu par Cliàh 
Ismaè'l l CT . I , 109 ; perd 
Tauryz , ib'ul 
A'ly , très-révéré des Persans; 
sentence qui le concerne , 
II , 436 ; nom et célébrité 
de son épée . 44 1 i son nom 
donné à une espèce de rai- 
sin ; anecdote qu'on racon- 
te à ce sujet , III , 338 ; suc- 
cède à Osman; est assas- 
siné, VI, 169 ; violences 
des trois premiers klialyles 
pour l'écarter du trône ; 
acharnement des Ommyà- 
des contre ses descen.lans , 
171 ; attachementdesChi'y- 
tes à sa personne , ib'id. 
A'ly-Chah ( Khôdjali), pre- 
mier vézyr deGhazàu Kliàn, 
II , 3a3 
A'LY, (ils de Moùça (l'iinâm); 
son tombeau ; meurt empoi- 
sonné ; est vénéré des Per- 
sans , III , 1 33. 
A'ly- Ben Mohhammed àl- 
Qoùchdjy ( a'Iàèd - dyn ) , 
astronome , auteur de plu- 
sieurs ouvrages, IV, n<>7 ; 
dédie un Traité d'arithmé- 
tique au sultbàn Malili- 
moiia 1 II; sa mort. 2i5. 
A'ly-Chah, (ils de Moli'i.mi- 
med , (ils d'A'-qàum ( a'iâ 
èd-dyn ) ; abrège les tables 
ilkhanyennes, IV, 210. 



A'ly-Chyr ( l'èmyr ) , gou- 
verneur du Klioràçàn ; vaste 
érudition de ce prince ; pro- 
tection qu'il accorde aux sa— 
vans . I \ . 217. 
A'ly-1>érecy. ( Voyez Rai' 

sin et //' /y. ) 
A'ly-Mordan-Khan . officier 
persan ; ses grandes quali- 
tés ; est tué sur les murs de 
Tibs . X . 217. 
Aly-Mourad est envoyé con- 
tre \ghà Mohhammed ; pré- 
texte de sa révolte . X , 
221; se soumet à Abonl- 
Fethh ; dispute le trône à 
Ssâdiq ; sa clémence inouïe 
envers les habit ans de Chy- 
ràz. . 221 ; il est proclamé 
chef du Fàrs'slàn , 222 ; at- 
taqué d'hydropisie ; meurt 
en marchant conte D jafar 
Khan . 223. 
A'ly-Pacha , victoire complète 
qu'il remporte sur les Per- 
sans , X , 192. 
A'ly-Qouly-Khan , gouver- 
neur du Khoràçàn ; se ré- 
volte contre Khodà-bendéh, 

* . '9* ... , 

A'ly-Qoi'LY, reçoit le titre de 

Nadir; durée de son règne , 

X . 216 

A'ly-Ullaii , ou A'Iy-Allahy, 
nom d'une secte fanatique, 
de Ch'iytes ; ses opinions; 
habitation de ses fauteurs , 
X , 240 ; leur nombre , 241. 

A'lyoun , septième ciel , VI , 
a3i. 

A'lyyéh . septième ciel des 
juifs . VI . 23i. 

Amazones , incertitudes tou- 
chant leur existence ,11, 36. 

Ambre, opinion du docteur 
Swédiaursur sa nature, com- 
battue par INI. de Fourcroy , 
III. 32 7 . 

Ambrodax . ville , III , 6. 



DES MATIERES. 



3ol 



Amirdad. (Voyez Moùrdàd.) 
Amyn-Abad . situation de ce 
vil nge ; diverses interpréta- 
tions, VIII . 2o3. 
Amyn -Ahiimed-Razt, cite' , 
V, 117 . et VIII . 164 ; au- 
teur de I Ilrft lqtym . iùid. ; 
ce qu'il dit de Théhrân , 
i65. 
Andjoudan, nom de Xassa 

fwtida . III , 3o8. 
Ahdjyb ( figuier ). est le pre- 
mier arbre connu selon les 
rabbins . III . 3^5. 
Anes . nommés klier ou kbàr 
en Perse , estimés dans l'O- 
rient ; on leur attribue des 
miracles ; vers de Sa'dy à 
leur sujet , III , 363 
Ange de Saint- José plr [le père), 
notice sur la vie et les ou- 
vrages de ce missionnaire , 
IV. 7 5. 
Anges, leurs différens noms 

en arabe , VI , 222. 
Anghour . raisin. ( Voyez le 

mot liais in. ) 
Angouvan nom de Xassa fœ- 

tida . III . 3o8. 
Anquï.til - Dl-perron ( M. ) , 
trompé par les Guebres , 
I\ . 260; son Zend-Avestà, 
iâid. ; son sentiment sur la 
création , X , i52. 
Anssar . (juels compagnons 
de Moliliaiimied furent ainsi 
nommés , VI , 176. 
Anthylle , notice sur cette 

ville. V, 410. 
Antilopes . IH , 38i. 
Antimoine ( poudre d') . sert 

dans la toilette des femmes 
persanes, IV, 16. 

Antiochus , sa guerre avec 
Ptolémée pour la succession 
d'Alexandre ; Arsaces en 
profite pour leur enlever la 
Parthie . X . i65. 

A'nz. ( Voye z C'/'et-re. ) 



Apollonius - Perg?eus , ses 

ouvrages traduits en arabe , 

IV, 214. 

AonjtH. monnnieturke, I, 16. 

A'qyo . deuxvaliées de ce nom, 

VII, 216. 
Arabe , nécessité d'apprendre 
cette langue pour connoitre 
le persan moderne , IV , 
ig8 ; sa richesse ; quelle 
peut en être la source , 244; 
son affinité avec le syriaque 
et l'hébreu , 247 ; doutes sur 
son antiquité par rapport à 
la langue hébraïque , il/id. 
Araee ( langue ) , troisième 
classe des nomades de Perse ; 
langue qu'ils parlenl ; nom- 
bre de ct-s tribus et de ses 
individus, X , 2,{3. 
Arabes, leur prédilection, 
pour le chanvre ; d sent en 
avoir reçu l'usage des In- 
diens , IV, 80 ; immen- 
sité de leurs travaux as- 
tronomiques 20g; idolâ- 
tres avant Mahomet ; leurs 
d'eux ; leurs divinités secon- 
daires ; accusés légèrement 
de polythéisme , V, i4g et 
VI. 180. 
Arabie (I) heureuse, nommée 
Yèjnèn en arabe ; pourquoi, 
VI, i3 9 . 
Arach. ( Voyez Erek. ) 
Arachasie(I'). Satrapie 
du pays des Zerangéens ; 
de quoi composée; cap taie 
du pays des Arachates, \. 
122. 
Arachates. ( Voyez Aracha- 

SIC. ) 

Aracia , ou Aratia . ile ; pa- 
roit être la même que celle 
de Làredje , 111 , 2g5. 
A RAF ( N oyei Al auràf. ) 
A'RAQ-i)YD . mot composé ; sa 
signification , est une dé- 
coction , III , i.Jd- 



302 



TABLE 



Ararat (I ) , se nomme aussi 
Arménie , II . i58; situa- 
tion de cette montagne , 
188 , 18g et 3o6. 

Araxe , ce nom est commun 
à plusieurs fleuves de l'an- 
cien monde , II , 3o6 ; dif— 
fe'rens noms de ce fleuve chez 
les Orientaux , ibid. ; situa- 
tion de ses sources , ibid. ; 
erreur d'Hérodote sur son 
cours , 307. 

Archak. (Voyez Arsaces I eT .) 

A rchitecture. (Voyez au mot 
F lia. ) 

Archkanyens (les) , X , 164. 

Ard , art , ou aria, ancien mot 
persan ; sa signification , II, 
loi . 178 , 179, et III , 261 ; 
langues dans lesquelles on 
la retrouve , 102. 

Ardaceah , village d'Armé- 
nie , II , 178. 

Ardechyr -Babégan , se ré- 
voile contre Aitaban , X , 
17a ; le défait , et le dé- 

Fose ; son origine ; un songe 
encourage à détrôner son 
maître, 173 ; ses qualités; 
est auteur de plusieurs ou- 
vrages ; sa mort ; durée de 
son règne , ibid. 

Ardechyr Longue-main, est 
LArtaxerxès des Grecs; la 
reconstruction du temple est 
datée de son régne ; opi- 
nions des chroniques orien- 
tales à ce sujet , X , 176. 

Ardechyr II. envoie sesam— 
bassadeurs à Théodose; du- 
rée?de son règne , X , 176. 

Ardechyr - Koutchek , son 
âge lorsqu'on le plaça sur le 
trône de Perse; sa mort , X , 
et 182. 

Ardebyl, ville célèbre; sé- 
pulture de Cheykh - Sftéfy , 
fondée par kaï - Khosrou ; 
ses anciens noms. Il , 368. 



Ardestaun . notice sur ce 
canton , VII, ^81, 

Ardwan. ( Voy. yirtaban. ) 

Arga , bourg ; la même que 
l'Argot», VII, 194. 

Argent. ( Voyeï Mines. ) 

Arghoun Khan fonde Suïthà- 
nyéh . II . 3 7 3. 

Argob. ( Voyez Arga. ) 

Aria. ( Voyez Khurâçàn. ) 

A R istote , invente l'orgue , 
V, 3oo. 

Arithmétique. (Voyez au 
mot r lm. ) 

Ark , remarque sur ce mot 
persan . VII , 4 S 4- 

Arkaun-Déyxét. titre qui n'a 
nulle ressemblance avec les 
mots arki , archi , etc., II, 
100. 

Arlequin, étymologie de ce 
mot , III , 447- 

Arménie (divisions et bornes 
de I' ), Il , i55 , étymo- 
logie de ce nom , 107 et 
i58 ; une partie est trans- 
formée en désert, Vlll, 
n3. 

Arméniens (les) , forment la- 
plus grande partie de la po- 
pulation de Chamakhy ; étals 
qu'ils exercent , II , 3io , 
leur imprimerie à Djullah , 
IV , go ; leur translation de 
l'Arménie vers le Loristân , 
X, 194. (Voyez Chrétiens 
de Perse. ) 

Armes à feu chez les Persans; 
ont des mèches et rarement 
des pierres , III , 35g. 

Arqoun , fleuve , IV, 3gi. 

Arrahocn ( montagne d' ) , 
produit les yâqoût ; est le 
pic d'Adam , III, 366. 

Auridée , frère d'Alexandre- 
le-Grand lui succède; durée 
de son règne ; son nom don- 
né à une époque , IV, 4 ! 6. 

Arsaces I er , fondateur de la 



DES MATIÈRES. 



3o3 



dynastie des Arsacides II, 
572. et X , 164 ; son or :gi- 
ne ; il s'empare de la Par- 
tliie , et en quel temps ; du- 
rée de son règne ; erreur de 
]N1. Jones , touchant la Ion- 
dation de la dynastie des Ar- 
sacides ; sa mort , ibid. , i65. 
Arsacides. j ( Voyei Archka- 

nyens. ) 
Arsemi-Dokht. (Voyez Azer- 

mi-Dokht. ) 
Arsenal , étymologie arabe de 

ce mot , 111 , 44^- 
Arslanv,, mon noie turke , 

I, 2. 
Art (V) typographique , ac- 
cueilli par les Turks ; date de 
l'établisssement de leur im- 
primerie ; les Persans n'ont 
pas suivi leur exemple ; fausse 
opinion du P. Ange de 
Saint - Joseph à ce sujet , 
IV, 90. (V. Imprimerie. ) 
Arta. ( Voyez Ard. ) 
Artaban 1 er , époque de son 
avènement au trône ; fait 
une invasion en Medie ; sa 
paix avec Antiochus; durée 
de son règne , X , i54- 
Artaban II , échoue contre 
les Scythes, et périt dans la 
guerre qu'il leur fait, X, 1G7. 
Artaban III , s'empare du 
trône des Partîtes ; donne 
un roi à l'Arménie; sollicite 
l'amitié des Romains ; sa 
mort ; durée son règne , X, 
169. 
Artaban IV, époque de sa 

mort , X, 170. 
Artaban V, échappe aux em- 
bûches de ses frères ; à la 
trahison de Caracalla ; et fait 
la paix avec les Romains , 
X, 171 ; est défait par Ar- 
taxerxès et déposé; sa mort. ii. 
Artacèha, ville d'Asie. II. 
385. 



Artacène, canton de l'As- 
syrie . II , 385. 

Artaxate, ancienne ville d'Ar- 
ménie , II , 178. 

Artillerie ( trains d' ) . les 
Persans n'en ont pas, V,3i3. 

Artiscus, rivière du pays des 
Odyses, II, 364. 

Artaxerces , ou Artaxerxès, 
signification de ce nom pro- 
pre , II, 178. 

Arvieux ( d' ) . notes sur ses 

voyages , 1 , 64 , 65. 
Asaph, vézyr de Saiomon, et 
chantre de David selon quel- 
ques auteurs, V, 275. 
Asbas, diverses manières d'é- 
crire le nom de ce viliage , 

VIII , 223. 

Asinus , conjecture sur l'éty— 
ntologie de ce mot latin ., 
VII , 2. 
A'skÉry. ( Voyez Raisin. ) 
A'skery-Khan , ambassadeur, 
de Fathh À'Iy-châhjV, i3 7 . 
Asow , forteresse voisine de la 
merde ce nom. I, 10g et 110. 
Asp 1 aspa , ou aspahe , nom 
du cheval en ancien persan; 
est la terminaison de beau- 
coup de noms propres, III , 
2b3 et 266. 
Asp tadjyq , espèce de che- 
vaux , III , 3t>7- 
Asp tanyân , ou tangan , au- 
tre espèce de chevaux, 111, 
36 7 . 
Aspa, ou Aspadana , posi- 
tion que Niger assigne à cette 
ville, VIII, i3g ; les sa- 
vans prétendent qu'Ispa- 
bân est l'ancienne ville 
d' Aspadana, ou celle d'As- 
pa , 144. 
Aspre, étymologie du nom de 

celte monnoie , I , 16. 
Asrou-Chena (canton d') . ses 
mines de turquoise, III. 3t><>. 
Assa - Fœtida , se* difléreiu 



So4 TABLE 

noms ; pays où se trouve 
cette plante , III 3o8. 

Astelephus , le marne que 
l'aztgou moderne . I , 349- 

Aster, nom du mulet en per- 
san moderne . III. 368. 

Asterlab , opinions sur IVty- 
molo^ic de ce mot , IV, 335; 
quel est l'inventeur de cet 
instrument, 336; son em- 
ploi . ibid. 

Astrologie , confondue avec 
l'astronomie riiez les Orien- 
taux. IV, 219. (Voy. rim.) 

Astrologie judiciaire (!') ; sou 
nom en persan ; ses divi- 
sions. V, 3x5. 

Astrologues, leur grand cré- 
dit en Perse , V, 36g. 

Astronomie . ouvrages sur 
celte science très-nombreux 
en Orient , IV , 209; est 
confondue avec l'astrologie , 
219. 

Atciiin . royaume de l'Inde , 
ou les femmes sont traitées 
à la manière des Musul- 
mans . Il . 34 et 35. 

A'ththar. signification de ce 
mot arabe, VII, 324- 

A'ther-Gul. ( Voyez Essence 
de rose. ) 

Atiiman. ( Voyez O tsmàn. ) 

Atropatus . général macédo- 
nien Il a donné son nom 
à l'ancienne Àtropalie, se- 
lon Strabon ; réfutation de 
cette opinion, par M. Ren- 
nell . II . 3og note. 

Augiiouz-Kh\n , chef des Au- 
ghoùzy ou Gouzz . IV, 38g 

Auteurs grecs. (Voy. Persans.) 

Avanie, étymologie de ce 
mot , I , 18. 



Avar , tribu; sont les anciens 
avari , III , iy5. 

Avicenne ses noms rétablis ; 
sa naissance ; son âge et sa 
mort; est l'Aristote de sa 
nation , IV, 211. ( Voyez 
Abou -Syna ) 

Avat. signe, miracle. VII, 96. 

Aza ou azza. (Voyez Chèvre.) 

Azaq . corruption orientale 
d'Asow , 1 110. 

Azar , différentes manières 
de prononcer ce mot , Il , 
3i3 ; n'est pas composé de 
la préposition êz , ibid. 

Azara . déesse de la lune; son 
temple pillé par Mithri- 
dale I er , X , 166. 

Azerbaïdjan , étymologie et 
signification de ce mot en 
ancien persan. II. 3o8 ; est 
I' Atropatia desanciens, ib. ; 
séjour favori des Guebres , 
qui le regardent comme la 
patrie de Zoroastre et d'A- 
braham , ibid. ; notice géo- 
graphique sir cette provin- 
ce, ibid. ; ses mines de cui- 
vre , III , 356. 

Azermi - Dokht , reine de 
Perse ; son esprit et sa beau- 
té ; est détrônée ; cause de 
son malbeur et de sa fin tra- 
gique , X . i83. 

A'zrael , attributions de cet 
ange cbez les Juifs. (Voyez 
Mourdàd. ) 

AzToon , fleuve de Géorgie , 
I.349. 

A'zvz . signification de ce mot 
arabe , II , 189. 

A'zzed èd-Dauleh le Déyle- 
mite, digue célèbre qu'il fait 
élever, VI, 144, VIII 206. 



B 



DES MATIÈRES. 



3o5 



B 



Bab èl-Aboùàb , nom de lieu, 

tom. III . pag. 256. 
Baba Clioutlj'a èd-DynO'mar- 
Kour!) , fanatique . poignar- 
de O'mar , IX , g5. 
Baba-Hhadjy. situation de ce 

lieu, VIII, 460. 
Baba - Khan. ( Voyez Fàthh- 

A'iy Chah. ) 
Baba-Kokn êd-dyn, nom d'un 
pont d'Ispahân construit par 
Châh-A'bbâs, VIII ,92. 
Babeg , surintendant des Py- 
rées, père d'Ardéchyr-Bà- 
be'gân , X , 172. 
Babour, arrière-petit- fils 
de Tymoùr , s'empare de 
l'Inde . III , 272. 
Babylone. ( Voyez Bagh- 

dàd.) 
Baçaïn, situation de celte 

place , IX , 46. 
Bâcha, explication de ce 

mot , I , 4^- 
Badindjan , quelle plante est 

ainsi nommée . III, 334- 
Bady'a , caractère d'e'criture 
arabe ; par qui inventé, et 
par qui perfectionné , IV. 
25o. 
Bagh-Baun-Bachy , impor- 
tance de cette dignité en 
Perse , VIII, 69. 
Baghdad , notice sur celte 

ville. V, 3i3. 
Baghi-Bulbul. ( Voyez Vma- 

rat Bèhecht. ) 
Bagsga, il faut peut-être 
bakhehegâh ; signification de 
ce mot , VIII , 240. 
Bahahan. (\o)tzJrdéchyr.) 
Baihac , province, III. 333. 
Bains, magnifiques en Perse , 
ouverts à tout le inonde- ; 
foible rétribution qu'on y 
Tome X. 



exige ; amusemens et des- 
cription de ces lieux ; moyens 
employés pour les cliautfer ; 
occupalions des Persans au 
bain , V, 198. 
Bakht - Nassar emmène les 

Juifs captifs , VIII , 147. 
Balagh et P.àligb , significa- 
tion de ces deux mots, VI, «53. 
Balance du jugement der- 
nier ; sadeslination, VI, 242. 
Balasces. ( Voyez Pèîâch. ) 
Balatchi. (Voyez Vologeses. ) 
Balkh, ville, III, 256. 
Banca, notice sur celte île; 
sa situation ; ses produc- 
tions , III . i5. 
Bander - A'bbacy , port du 
golfe Persique ; significa- 
tion de ce nom , III , o3fi ; 
son nom actuel , VIII , ig2 ; 
sa situation , ses revenus , 
son commerce , 5i4- 
Ban G, plante apportée de 
Tatarie, paroit être le téom- 
brotion magique ; son usa- 
ge , IV, y4 ; les feuilles de$ 
sommités du ebanvre, ainsi 
nommées ; jus qu'on en ex- 
prime, ses effets; est en usage 
chez les Malais et chez les 
Arabes, IV, 80. 
Banians, restitution orthogra- 
phique de ce mot ; sa signi- 
fication ; étendue du com- 
merce desBanians, IV, 206. 
Baqer - Khan , jouit quelque 
temps des honneurs souve- 
rains ; s'enfuit d'Ispahân , 

X . 223. 

Baqouy (â!-), cité . VIII, 164. 
Bardanes , son avènement au 

trône des Parthes ; sa mort , 

X , 169. 
Babzakii , doutes sur la signi- 

V" 



oo6 



TABLE 



ficalion de ce mot, VI, 23i. 

Barbe blanche, épithète qu'on 
donne par honneur, IX, 564- 

Barbie du Bocage (M.), place 
les Vixiens au nord de la 
Susiane , VIII, 235 ; sa 
carte des marches d'A- 
lexandre , 238. 

Bassa , corruption grecque de 
Bàchâ. ( Voyez ce mot. ) 

Bataille célèbre entre Sc- 
lym et Ismacl-le'-Grand , II, 

3i6. 

Bathykh, nom du melon 
d'eau, III, 333. 

Batman. ( Voyez Poids. ) 

Bavanet , ville . ses raisins re- 
nommes, m , 337. 

Baz - Khaunéh ( maison de 
l'épervier), partie de la fau- 
connerie du roi , III , 3g4- 

Bazar , marchés des Orien- 
taux ; à quoi ils ressemblent , 
II. 81. 

Bazber. (Voyez Pàdzéher. ) 

Beauté , ce qui la constitue 
chez les Persans . IV, 16. 

Bechy. ( Voyez Raisin. ) 

Bedr ( combat de ) , II , 44 1 - 

Begum . signification de ce 
mot , VII . 4^7- 

Beha êd-Dyn. ( Voyez Mo- 
hhnmmed Djcbàl , etc. ) 

Beharistan , poè'me de Djâ- 
my , cité , \ , i3j. 

Behmen , fait reconstruire la 
ville de Zerenk . la nomme 
Sékâun . V, 120. 

Béhram I er , poursuit les Ma- 
nichéens, X , 174 ; est sur- 
nommé le bienfaisant; son 
goût pour les chevaux ; haïs- 
soit les Romains ; secourt 
Zénobie ; durée de son rè- 
gne , X , 175. 

BÉHRAM II. passe d'un naturel 
sanguinaire à la justice et à 
la clémence ; cause de ce 
changement ; soutient la 



guerre contre les Romains; 
meurt , X , i55. 

Behram III , surnommé Ker.- 
îuàii-châh: sa mort, X. 176. 

Behram-Goiir monte avec pei- 
ne sur le trône de Perse; ses 
vertus ; ses succès contre 
les Tatars ; ses revers dans la 
guerre contre les Romains; 
sa mort , X , 177. 

Behrah-Tcholbyn . ses prin- 
cipaux exploits, II , 298. 

Behram. ( Voyez Tiridates. ) 

BÉÏT , signification de ce mot 
en poésie orientale , V, i3o; 
nom d'un fisc en Perse, VI , 

8 4- ... 

BÉi't èl-Maldjy, titre de pré- 
sident du (i>c . ^ 1 , 64- 

Belad èl - Djebel. ( Voyez 
l'ràça' djem. ) 

Belese , Khosroù-khân défait 
Myr Véïs au passage de 
cette rivière , X , 200. 

BÉliçaun (baume), nom don- 
né à la momie . II , 3n. 

Bélier, lieu ou descendit ce- 
lui qui fut sacrifié à la place 
d'Ismaël , VII , i5g. 

Béeisaire . défait et repousse 
Khosroù-Noùchyrwàn , X , 

Bend - A'ly , situation de ce 
kârvânsérây ; pauvreté des 
gens de ce lieu , VIII . 5o4- 

Bend-Emyr , rivière du Fàrs , 
s'appelle aussi Qarwan et 
Kour ; n'est pas le grand 
Kour de Géorgie ; lieu où 
elle prend sa source ; sa des- 
cription parHhamd-Oullah, 
"V III , 238; une de celles 
qui éloient nommées Araxes 
par les anciens , 23g. 

BÉNarou , situation de ce. vil- 
lage , VIII, 470. 

Blndéh chàh-dyn Sséfy est, 
signification de ces moU , 
IX, 5oi. 



DES MATIÈRES. 



3o- 



Bender-Abbàsi. (Voyez Ban- 
der-.VbbàcY ) 

Benjamin de Tudèle , ce voya- 
geur ne parle pas de la jui— 
verïe ; ce qu'il dit d'Ispa- 
hân , VIII . 48. 

Beraan . canton d'Ispahan , 
VIII, 160. 

Berendje ( Voyez Riz. ) 

Berendje , nom du chanvre 
chez les Arabes. ( Voyez 
Chancre. ) 

Berf , nom d'une préparation 
sucrée à la glace , IV, 64- 

Berg . signification de ce mot 
persan, VII. 4°^ 

Berhout, siluation de ce 



Bihry, village , onguent 
miraculeux qui s'y trouve , 
VIII , 4 7 5 

Bijoux , les femmes seules 

|>euvent en porter en Perse, 
[V. 16, 
Bisons, sont nommés bœufs à 
Bosse , par Chardin , III , 

Bœufs à Bosse. ( Voyez Bi- 
sons- ) 

Bogha-Charaby, est chargé de 
terminer les murailles de 
Qazwyn , II , 3g7 

Bokhara (prunes de), III, 
343 ( mines de turquoises 
de ) . ibid. 36o. 



puits ; superstition des Ma- Bondouq. (Voyez Noisette.) 
hométans à son sujet , VI , Bonnet des Persans , IV, 4. 



23 

Berkhar , canton d'Ispahan , 
VIII , 160 

Bernier , ses voyages juste- 
ment estimés, Vît , 463. 

Beurre , ses noms en persan, 
IV, 83. 

Beyd - Abad , quartier des 
saules, VIII , i32. 

Beydandjyr. ( Voyez Paima- 
Christi. ) 

Beygler Beyg. titre d'origine 
turke , II , 99. 

Béythar . signification de ce 
mot , VIII , 128. 

Beyyan ( àl ) , nom d'un 
grand nombre d'ouvrages 
arabes , et persans , II , 

t, 393, • • • 

Bible , omission importante 

qu'on croit y remarquer , 

VI. 191. 

Bieliothèque d'un prince 
arabe ; nombre considéra- 
ble de Traités grammati- 
caux qu'elle renfermoit, IV, 
243. 

Bien ( le ) , récompense fu- 
ture de ceux qui le feront , 
VI , 2 5 7 - 



Boraq. signification de 
mot , IX , i34 

Bordoyer , terme de marine, 
I, 120. 

BoRYTH. (Voyez Uchndum.) 

Bosphore, ses côtes toujours 
dangereuses , I . 120 et 122. 

Bostandjy - Bachy , impor- 
tance de cette dignité en 
Turkie , VIII , 69. 

Bouddha , nom d'une divi- 
nité indienne , IV, i85 ; est 
révéré dans le Thibet, VIII, 
76. 

Bouddhistes, ou sectateurs de 
Bouddha , IV, 188. 

Bourgs ( noms des quatre ) 
dont la ville d'Ispahan étoit 
originairement composée , 
VIII, i45 ; détails sur ces 
bourgs , ibid. 

Boustan, poë'me de Sa'dy, V, 
5 7 . 

Boutan (le), province du Thi- 
bet , III , 322 ; rapproche- 
ment entre ce nom et celui 
<! Bouddha, VIII. 76. 

BouYYDES ( la dynastie des ) , 
partage les états des Déïlé- 
imtes ; se divise en plu- 

V 2 



3o3 



TABLE 



sieurs branches; est anéan- 
tie ; à quelle époque , X , 
i85. 

Brahma , auteur des Védà , 
III. 33 ; lieu où sa religion a 
probablement pris naissan- 
ce , VIII, 76. 

Brahmanda , l'œuf du mon- 
de , II , 268. 

Brahmanes, différentes ma- 
nières d'écrire ce mot; son 
étymologie,lV,i88; les Brah- 
manes composent la pre- 
mière caste des Hindous ; 
leur propre opinion sur leur 
origine etsur le feu, \ I, 88. 

Brahmes. ( Voyez Brahma- 
nes. ) 



Brasses , longueur de celte 
mesure en Allemagne , II , 

74- 
Brocard. ( Voyez Zcrbaft. ) 
Bulghar , III , 25y. 
Bunn , fève avec laquelle on 

prépare le qahwéh , II , 

280. 

BuZURDJEMIHR , VIII , 2l8. 

Bygn-Altun, monnoie tur- 

ke ; sa valeur, IV, 186. 
Byr-A'ly. ( Voyez Zou-IIha- 

lèïfeh. ) 
Byst ou Pendjeh ; ce que 

Kœmpfer appelle ainsi, VI II, 

102. 
Bysty , monnoie ; sa valeur , 

IV, 181. 



Cachalot (le) , à grosse tête ; 
ses excrémens produisent 
l'ambre selon le docteur 
Swédiaur , /. III , p. 227. 

Café. ( Voyez Qahwèh et 
Bunn. ) 

Caïmacan , orthographe , et 
signification de ce mot, I , 

Calendrier persan, reformé, 

par qui , II, 2Ô2 et suiv., 

et IV, 210. 
CamirÉE, ville, II, 3i4, 
Canal du Kureng. ( Voyez 

Kurenç. ) 
Canal de Nedjef non termine'» 

II , 271. 
Canaux dérivés du Zcndéh- 

roùd , ou Zùyendéhroùd , 

VIII , i5G , et voyez au mot 

Eaux. 
Captan pàchà , orthographe 

et explication de ce mot, I, 

4k. 



Capitulations. ( Voyez Trai- 
tés de paix. ) 

Cara, ou Kara -Kechicha. 
( Voy. Qarah-Qessys. ) 

Caracalla , piège qu'il tend 
à Artaban V, roi des Par- 
thes . X , 172. 

Caractères d'écriture arabe, 
leurs différens noms et usa- 
ges . IV, 25o ; caractères 
cludiformes euiploye's dans 
les inscriptions de Persépo- 
lis ; sur quoi gravés ; leur 
intelligence perdue , ibid. , 
258. 

Caravanserai. ( Voyez Kdr- 
vân-séràï. ) 

Carbassus , quelle étoffe est 
ainsi nommée par les Latins ; 
étymologiedece nom; vient 
du mot sanskrit kdrpàçam, 
IV, i56. 

Carmasat. ( Voyez Béhràm , 
surnommé Kcrmànchâh. ) 

Carmes (les) .établissent une 



DRS MATIERES. 



3og 



imprimerie à Ispahân, IV, 
90. 
Carron, son séjour au Japon ; 
son projet , sa mort, III , 

Cartes géographiques , 1 art 
de les. dresser connu des 
Persans ; A'skéry— Khân en 
avoit déposé une à la Bi- 
bliothèque Impériale. (Voy. 
117. )( Nota. Il l'a retirée.) 
Casbequé. ( Voyez Kasbcki. ) 
Cassius, chasse Orodes de la 

Syrie , X . 168. 
jCavades. ( Voyez Kobàd. ) 
Cave et puits profonds. (Voy. 

Chamàkhy. ) 
Caviar , œufs d'esturgeon sa- 
lés , I, i3o ; est en usage chez 
plusieurs peuples , III , i^OO. 
Cèdre. ( Voyez Ssadr. ) 
Cerf , III, 38i. 
Certa. signification de ce 
mot , II , 38o ; conjectures 
auxquelles il adonnélieu, ib. 
Chah-Bahman-sou , nom du 

kour , II , 3o. 
Chad , nom d'un lieu de plai- 
sance , II , 393. 
Chafé'y ( l'imâm àl ), doc- 
teur orthodoxe, II, 4 I2 i ju- 
risconsulte ; son ouvrage , 
V, 1 et 2 ; établit la secte 
qui porte son nom , VII , 
i85 ; époque de sa naissance ; 
sa mort , IX , 25. 
Chafé'y .secte orthodoxe des 
Musulmans , fondée par l'i- 
màn Chafé'y , VII , i85. 
Chui et Pàdchàh , éiymolo- 
eie et signification de ces 
deux mots , VI , 1. 
Chah-A'bbas I er , ou le 
Grand. ( Voyez A'bbàs 
Chah ). 
Chahbeyg-l'ouzbek , est pris 

dans Merve , X, igo. 
Çhah-Beyg,I, 166, 167. 



Chah - Djihan , détrôné par 

Son fils , II , 2.f2. 

Chah-Hhadjy-IIhaféz n'est 
point le fameux poète Hhà— 
fiz , VIII , 419. 

Chah-Hhucêïn. (Voyez Hko- 
cèïn. ) 

Chah-Khedzr , variante sur 
la prononciation de ce mot, 
VIII , 420 , et V, 5 7 . 

Chah Kouh, nom d'une mon- 
tagne, III , 354- 

Chah - Mohréh , espèce de 
pierre ; d'où elle est tirée , 
III, 364- 

Chah-Nameh, poëme, le seul 
livre existant écrit en fârsy 
pur. IV, 262. 

Chah - Pour. ( Voyez Chd- 
pour I er . ) 

Chah-Rokh. est enfermé, où, 
et à quel âge ; est élu au 
trône de Perse, X. 216 ; a 
les yeux crevés, 217; sur- 
nom que lui donne un his- 
torien ; remonte sur le trô- 
ne , malgré la loi qui en 
exclut les aveugles ; s'enfer- 
me dans Méchéhed , ibid. ; 
suite de revers et de succès 
pendant son règne . 21 M. 

Chah - Sséfy. ( Voyez Ssèfr 
Chah. ) 

Chah-Thahmasp', érige Theh- 
ràn en ville ; à quelle épo- 
que , VIII, 166. 

Chah - Tchéragh , ce que 
c'est que cet édifice ; sa fon- 
dation ; est réparé ; son usa- 
ge actuel, VIII , 4i9- 

Chah-Zadéh-Zoul-Féqar 
VIII, 419. 

Chahribar. ( Voyez Ckah- 

, r ï ar - ) 

Chahryar , général persan ; 
cause de sa révolte ; fait pé- 
rir Ardéchyr - Koulcbek ; 
usurpe le trône ; courte du- 
rée de son règne ; est as- 



OlO 



TABLE 



sassiné ; sa hauteur , X , 
182. 
Chahy. monnaie ; sa valeur , 

IV, 181 . i85et 186. 
Chaldéen . rapport de ses 
lettres avec le Dèvanâgary. 
IV. 2 5g. 
Cham , nom arabe de la Sy- 
rie ; pourquoi ainsi nom- 
mée . VI , i3g. 
C H A M A , montagne , VII , 

i5g. 
Chamakhy . ou Chamàkhvéh, 
ancienne capitale du Chvr- 
vân . ruin( : e par les Turks 
sous A'bbâs-le-Grand . II, 
3io ; déchue de son ancien- 
ne Splendeur . ibid. : con- 
quise par Fathh-A'ly-Khân ; 
l'ancienne ville abandonnée 
pour la nouvelle ; forme et 
étendue de cette dernière ; 
détruite par Aghâ-Mohham- 
med - Khàn ; sa population 
actuelle, ibid ; entourée de 
montagnes, cave et puils pro- 
fonds qu'on trouve dans 
une de ces montagnes , 
ibid. 
Chambeii , signification de ce 

mot , IV, 3g6. 
Chameau , noms donnés à cet 
animal en persan et en ara- 
be , III , 376 ; on l'appelle 
par allégorie : Vaisseau du 
désert . ibid. 
Ch \ m'eh ( É'yd ) , fête des 

lumières , VÏII , 4 11 - 
Chaiyihhazai , fable des juifs 

sur cet ange, VI, 226. 
Chmvïyran , petit canton de 
Théhràn. VIII. i65 ; sur- 
nommé le flambeau de l'Iy- 
ràn , ibid. 
Chanvre , jus exprimé de ses 
feuilles ; ses effets employés 
par les Malais ; noms de la 
graine, des feuilles et du pol- 
len des fleurs de cette plan- 



te ; préparation et usage 
des feuilles et de la graine ; 
prédilection des \rabes pour 
le rbanvr.' ; ils disent en 
avoir reçu l'usage des In- 
diens; noms qu'ils lui don- 
nent .IV. So. 
Chapelets . doules sur l'épo- 
que de leur invention : em- 
ployés par les Musulmans , 
VII . 26. 
Chapoi'R . fils d'Nrdéchyr, 
lui surcède ; époque de son 
événement : fonde un lieu 
de plaisance à Qazwyn . Il , 
3q3 ; histoire de sa inere ; 
est sauvé par la commiséra- 
tion d'un vézyr ; fait la guer- 
re aux Romains; se* con- 
quêtes; fait prisonnier l'em- 
pereur \alérien ; est arrêté 
dans le cours de ses victoi- 
res ; fonde un grand nom- 
br ■ de villes ; sa mort , X , 
i 7 3. 
Chapoitr II , manière étrange 
dont il est appelé au tiône 
de Perse ; est fait prison- 
nier ; nouveau genre de 
captivité ;sevenge desGrecs; 
paix conclue ; âge auquel il 
mourut . X , iy5 . 176. 
Chapoir III , époque de sa 

mort . X , 176. 
CHAPOiR-KHorRÉii . canton; 
pourquoi il s'appelle ainsi , 
VIII, 212. 
Chaqq - èl - Qamar ; mira- 
cle de Mohhammed , VII , 
264. 
CHARDIN, ses voyages sou- 
vent réimprimés ; quelles 
sont les meilleures éditions , 
I , c et suivantes ; avanta- 
ges de la nouvelle , mj et 
suivantes ; grande réputation 
de l'ouvrage, ix et .r ; abrégé 
de la vie de Chardin , par 
l'éditeur , *j ; époque ei 



DES MATIÈRES. 



3] 



Jieu de sa naissance , xij ; 
son premier voyage ; quand 
et à quel âge il l'entreprend; 
se rend aux Indes Orienta- 
is ; route qu'il suit ; retour 
en Perse ; temps qu'il y 
passe ; est fait marchand du 
roi de Porse ; son crédit ; 
il en profite pour faire des 
observations exactes , ib'td. ; 
apprend le persan ; est au- 
teur de plusieurs ouvrages 
non publiés ; savoit mieux 
la langue vulgaire que la 
littérale ; ignoroit l'arabe , 
xij ; visite Persépolis ;y ren- 
contre Thévenot le neveu ; 
ibid. ; son retour en France, 
ibid. ; retourne en Asie ; 
cause de son départ ; em- 
porte une grande quantité de 
bijoux ; prolonge son séjour 
en Perse , ibid. ; passe de 
nouveau aux Indes ; part 
de Surate ; conjecture sur 
son retour en Europe ; se 
réfugie en Angleterre ; re- 
çoit la décoration de cheva- 
lier et se marie ; nommé 
plénipotentiaire du roi Jac- 
ques II en Hollande , et 
agent de la compagnie des 
Indes Orientales ; publie la 
seconde édition de ses voya- 
ges ; ibid. ; meurt à Lon- 
dres , xvj. 

Charistus, fleuve de la Col- 
chide , I , i57. 

Charouyèh. ( Voyez Qobàd 
Chyrouyèh. ) 

Charpentier, rédige les voya- 
ges de Chardin ; son mau- 
vais style vérifie la juslesse 
des sarcasmes de Boileau , 
I , xvj et xvij ; sa mort , 
ibid. 

Chasse , moyens qu'on y em- 
ploie pour faire lever les oi- 
seaux, III, 397. 



Chathrang , nom du jeu d'é- 
checs en persan, III , 453. 

Chaukéh , différentes signifi- 
cations de ce mot arabe ; 
rapport qu'elles ont en- 
tre elles , VI , io5. 

Chay-Mahboul, dernierroide 
la dynastie des Chàyens , 
X , i55. 

Chayens , rois de la race de 
Chây-Kelyou ; leur soin de 
conserver tous les êtres ani- 
més , X , i56. 

Cheb Raqàïb , ou cheb ré- 
ka'at , fête musulmane , IX, 
120. 

Chébangaréh. ( Voyez Ds- 
râb-Djerd. ) 

Chébi Mi'ràdje, la nuit de 
l'ascension , IX , i34- 

Chébi Sadza , ou Chébi 
Sadzah. ( Voyez Léilet êl- 
où'/oùd. ) 

Chéhab èd-Dyn-Aboù A'bdàl- 
lah Yâqoùt,auteurdu Mo'as- 
djein âl - Boldân, VIII , 
i63 ; cité , 164 î auteur 
du Mouchtarik, cité , VIII, 
16g. 

Cheherestaun , signification 
de ce mot , VIII , 65 ; étoit 
anciennement le nom d'Is- 
pahân , 66 ; sa distance 
de Yéhoùdyéh , bâtie en 
terre , ifô. 

Chehrestaun et Médynéh , 
noms donnes à Ispahân , 
leur signification , VIII , 
46 et 81 ; Chehrestaun en- 
vironnée d'une muraille par 
Alexandre , 46- 

Chehreva , nom d'une mon- 
noie de cuir , VIII , 75. 

Chéhyn . ancien nom de Zend- 
jàn , II , 375. 

ChekestÉH , caractère d'écri- 
ture , pourquoi nommé 
ainsi ; employé dans les 
administrations , et par les 



TABLE 



Musulmans de l'Inde , IV, 

Che.m'a Katûfry , espèce de 
bougie ; de quoi compose'e, 

v, ,4. 

Chemmam. ( Voyez Dcstem- 

boiiych. ) 
Chemopyl ( le prophète ) , 

mosquée qui lui est dédiée , 

II . -fOp. 

Cheïus èd-Dyn ( Khôdjah ) , 
agrandit l'enceinte de Sà- 
vah , II , 4°9- 

Cher . montagne . VII, i5g. 

Cherab-Khafnéh, mot com- 
posé ; sa signification , III, 

Chér'aii Hhakym , quels ma- 
gistrats désignés sous ce ti- 
tre en Perse . V. 34i. 

Chéra'ya al-Islam . etc. , li- 
tre d'un Traité de droit , 
VI ,69. 

Cherbehdjy bachv . titre 
d'une charge . V, 353. 

Chéryf, personnages aux 
quels ce titre est donné ; sa 
signification , VI , 292. 

Chevaux, très-nombreux dans 
la Médie , II , 36s ; leur 
nom en plusieurs langues , 

III . 366; espèces particu- 
lières, 3G7. 

ChÈVRE . ses noms chez dif- 
férens peuples , III , 33i. 

Cheykii, signification de ce 
mot , VI , 33. 

Cheykh êl-îslàm (le), adminis- 
tre la justice spirituelle , \ , 
34i; attributions de sa digni- 
té , VI , 5i ; a la permission 
de s'asseoir devant le souve- 
rain actuel de la Perse , X , 
a 36. 

Cheykh - A'i.y - Sehel , son 
tombeau . \ III . 160. 

Chien, sa ■ irdée com- 

_•.. .: i aliment infime ; dé- 



fense d'en manger , III , 

261. 
Chiffres arabes , leur origine 

indienne . IV , 2go. 
Chinois, leur invasion chez 

les Oïghours , IV, 390. 

ClIIRABDJY-lJACHY , nom d'u- 
ne charge , III , 216. 

Chirurgie, idée des Persans 
sur cet art , VII, 390. 

Chi'ïTES . origine de cette 
secte ; son acharnement con- 
tre celle des Sunnytes , VI , 
171 ; son enthousiasme pour 
A'iy, 172 ; maudit les trois 
premiers khalyfcs dans ses 
prières , ibïd. ; étymolagie 
du mot chi'yte . 173 ; Na- 
dir veut les réunir aux Sun- 
nytes , X . 21 4- 

Chorba- Berendje . nom du 
riz cuit à l'eau , IV, 35. 

Choromithrène , ville , III , 
i33. 

Chorsac. C Vovez Khôr Sait- ) 

Chosroes I er . soutient la guer- 
re contre Trajan ; est chassé 
du tiône des Part lies ; y re- 
monte ; s'allie aux Romains; 
époque de sa mort , X , 
170. 

Chouchtrr, notice sur celte 
ville. VI, l43. 

Choudan. (Voyez Soudan.) 

Cnorx monstrueux de Min- 
gréiie , I , l5g. 

Chrétiens . regardés comme 
polythéistes par les Musul- 
mans . \ 1 . iqo ; appelés 
pareuxNedjys , et pourquoi; 
signification de ce mot .021 ; 
les chrétiens de Perse sont 
pour la plupart Arméniens , 
schismatiques ; leur nom- 
bre ; résidence de leur pa- 
triarche ; provinces ou ils 
sont en plus grand nombre ; 
ils ont souffert des guerres. 



DES MATIÈRES, 



3i3 



civiles; tribut annuel qu'ils 
paient; avanies, X. 2^1. 

Christianisme, son éta- 
blissement en Géorgie , I , 
18g. 

Chung-Fen . signification de 
ce mot . IV. 3g4- 

Chy'a et Râfe'zy . noms des 
sectateurs d'A'lv; leur si- 
gnification . III . 267. 

Chy'ites. (Voyez Chiytes. ) 

Chyr . signification ambiguë 
de ce mot , IV, 142- 

Chyr - Chah , monarque In~ 
dien ; époque de son régne » 
IV. 169. 

Chyr - Khan bien reçu par 
A'bbâs I er . X. 96. 

Chyraz . capitale de la pro- 
vince de Fàrs , III . 262 , et 
VIII . 211 ; ses roses préfé- 
rées pour la distillation de 
l'essence , IV, 66 ; leur mé- 
rite , V, i55 ; cette ville 
n'est plus telle que Chardin 
la décrit ; causes de sa dé- 
cadence ; notice historique 
des événemens qui s'y sont 
succédés depuis Thahmâs- 
Qoùly-Khân , VIII , 420 et 
suivantes ; sou histoire de- 
puis l'époque de sa fonda- 
tion ; sa description ; natu- 
rel de ses habitans ; ses mos- 
quées ; ses tombeaux ; son 
territoire , etc. , 44 2 e ' suîv. 

Chyraz ( raisin de ) , III , 
33 9 . 

Chyraz ( vin de ) , quels rai- 
sins on emploiepourlefaire, 
III . 33 7 

CnYiiorvEH. ( Voyez Qobàd- 
Chyrouyéh. ) 

Chyrvan , nom d'une pro- 
vince et d'une ville , IV, 

CHYRYN . préfère l'amour du 
sculpteur Ferhàd à la passion 



du roi Khosroù Perwyz son 
époux , X . 181 . 

Cianei's-Feuyius , ou 

Ciani-Dzkhvli . second bras 
de l'Engour . I . i56. 

Cieux, au nombre de sept, se- 
lon le Qorân ; origine de 
cette idée , VI , 221. 

Circassiens transportés à 
Kiochk-Zer , VIII, 222, 

223- 

Citron. (Voyez Narendje.") 

Civette , son nom en arabe ; 
est produite par l'animal 
nommé Zcbad ou Zébadct , 
III . 328. 

Clergé ( le ) de Perse , dé- 
pouillé de ses biens par Nà- 
dir-Châh ; sage mesure de 
précaution, X, 211. 

Climat d'Ispahân , ses avan- 
tages , VIII, i5y. 

Coing, nommé Bih en Persan, 
et le cotignac mermélân , 
III , 343. 

Cojé , restitution et significa- 
tion de ce mot corrompu 
IV, 209. 

Coddors , codors. ( Voyez 
Codours. ) 

Codours. fleuve de la Min- 
grélie , I . i5o. 

Colcheen ( l'ancien ) , n'est 
pas une langue morte , I , 
^ 182. 

Colchide , I . i4g ( Voyez 
Mingrélie ) ; ancienne éten- 
due de la Colcbide , I , 
i53 ; origine égyptienne 
des habitans de la Colcbide, 
i54- 

Comincine , étendue de celte 
province selon Ptolémée, III, 
275. 

Comisène, ou régulière- 
ment Cominsine. (Voyez ce 
mot. ) 

Composition épilaloire , III , 
339. 



3l4 TABLE 



Constantinople , comment 
nomma' par les Grecs mo- 
dernes . VIII , 70. 

Contrats de mariage chez les 
Persans (noms des ), II, 
23o. 

Cophte. ( Voyez Qofthe. ) 

Corneille le Bruyn ; injus- 
tice des reproches qu'il fait 
aux dessins des ruines de 
Perse'polis , de Grelot, I, 
xviij. 

Cornouiller, arhre ; ses 
noms en arabe et en per- 
san , III , 2g3 

Corocondama , ville , bourg , 
île ou presqu'île , I . i44- 

Corou , village , est aussi nom- 
me' Ghor , III . 11. 

Cosroes. ( Voyez Khosroh- 
Nouchyrçàn. ) 

Cosses , anciens peuples , ha- 
bitoient le Lauristàn , III , 
281. 

Costume des Persans , de quoi 
composé , IV, 3 ; des per- 



sanes , 16 ; de quoi com- 
posé , ibld. 

Coupe de Djem-rhyd, II , 231 , 
de Joseph , ibid. 

Couronne d'Allemagne ; 
monnoie reçue en Perse ; 
sa valeur . IV, i85. 

Courtches. (Voy. Qobrtchy.) 

Crassus , défait par Orodes , 
quand , et en quel lieu , X , 
168. 

Crimée. ( Voyez Qrym. ) 

Ctésiphon , capitale de la Par- 
thide ; prise et saccagée par 
les Romains, en quelle an- 
née , X , 171. 

Cufiqke (caractère ). ( Voy. 
Koiify. ) 

Cuivre ( mines de ) . lieux ou 
elles se trouvent, III, 356; 
le métal qu'on en tire fait 
un des principaux articles 
d'exportation du Japon , 
IV, i56. 

C Y r u s , fleuve. ( Voyez 
Kour. ) 



D 



Dabistan, titre de l'ouvrage de 
Mohhammed Fàny , t. IV , 
p. 256; ce livre est très-cu- 
rieux ; il établit une race an- 
térieure à celle des Peychdà- 
dvens ; la première partie 
traduite et publiée . par qui , 
et en quelle langue , X , 

l52. 

Dagh , montagne. ( Voyez ce 

mot. ) 
Dagh-Estan, situation de 

cette province , II , 286 ; 

est la même que le Les- 

guystàn , III , 175. 
Dak , nom des po.stes aux 

komrnes dans l'Inde ; à 



quelle distance placée les 
unes des autres , IV, 169 ; 
dâk aux chevaux inconnus 
dans l'Inde avant Chyr- 
Châh . IV, 169. 

Daman , situation de cette 
ville , IX , 47. 

Danyq (Voyez Poids. ) 

Daoud Khàn , fils d'ÀHah- 
\ eyrdy-Khân . VIII . 4 1 ?- 

Dar-él-Irka'at . signification 
de ces mois . IX . 537- 

Dar-êl-jMouhhédyn , signifi- 
cation de ces mots , II , 460. 

Dara le jeune, ne règne point 
immédiatement après Dà- 
râb ; quels sont les rois dont 



DES MATIERES. 



3l5 



les histoires nationales ne 
font pas mention; conjecture 
sur l'époque de son avène- 
ment ; contradictions des 
écrivains d'Europe et d'A- 
sie sur le caractère de ce 
prince assassi né après la perte 
de la bataille d'Arbelle; en 
quelle année, X , ib3 et 

Darab , ou Darà. son règne ; 
fables des Orientaux sur ce 
prince . X , i63. 

Darab-Djerd . son nom ac- 
tuel . VIII, 211. 

Darab-Kayauny , roi de 
Perse, aussi nommé Asgher 
( le petit ) . fonde la ville 
d'Ebher ; est le Darius Co- 
domanne des Grecs ; durée 
de son règne , II , 384- 

Dariits-Codomanne. ( Voyez 
Dàrâb-Kàyàuny. ) 

Daroghah ( le ) , remplacé 
par le Kectheklcby-Bàchy , 
et par le myr a'ças , V, 25g. 

Daulét - Chah . auteur du 
Tezkérét - ai- Cho'arâ , ou 
Vies des poètes Persans , V, 
5y et 137. 

Dayéh . ce mot ne paroît pas 
être le titre d'un souverain 
barbaresque . VI , 3. 

Défilé d'Alexandre, est le 
même que les portes Cas- 
piennes . III. 267. 

Defter. remarque sur l'éty- 
mologie et la signification 
de ce mot , V. 437- 

Defter-dar-Efendy , minis- 
tre de la Porte othomane , 

I, l32. 

Dehi - Dounbah . village, sa 
description , VIII , 474- 

Déhi - Guerhouy j significa- 
tion de ces mots , VIII , 
221 . 

DEHLY,sacde celte ville, pri- 
t>t par Nadir- Chah ; cérémo- 



nies nuptiales du fils de Nâ- 
dyr . X . 2i3. 

Déibadje ( àl ). ( Voyez Ca- 
racteres d'écriture. ) 

Déilémytes ( dynastie des ) , 
durée de sa puissance ; pro- 
vinces sur lesquelles elle 
s'étendoit , X , i85. 

Dellal , signification de c« 
mot , IV, 160. 

D ÉM a vend (montagne de ) , 
ses mines de cuivre , III , 
356. 

DENTdeMobbammed. conser- 
vée à Conslantinople , VIII, 
262. 

Derdjezyn. ( Voyez Dergué- 
zyn. ) 

Deremsellah , hôtelleries de 
l'Inde , II , i4 7 . 

Derguezyn , situation de ce 
village ; ses productions et 
ses impositions , VII . 4^6. 

Derkheroud, nom d'un can- 
ton de IMcràghah , IV, 2o3- 

Dervazeh-Murguy. porte d'Is- 
pahàn ; à quel sujet fermée, 
VII , 289. 

Dervych , signification litté- 
rale de ce mot , V, i3 et 
VII, 112. 

D É R Y , dialecte , pourquoi 
nommé ainsi ; formé du 
Pàrsy , IV, 260. 

Derya - Chyryn , lac voisin 
d'Eryvàn , II , 166. 

Deryai - Noim . signification 
de ces mots ; nom du plus 
gros diamant du roi de Perse, 
X , 23 7 . 

Destembouyeh , espèce de 
melon très-estimé en Perse ; 
sa forme agréable ; son odeur 
exquise ; aussi nommé chem» 
màm , pays où il est abon- 
dant . III, 335. 

Destin ( opinions des Maho- 
mélans sur le ) . ils y croient 
fermement , III , ^oè. * 



3 1.6 



TABLE 



Destot'k , nom des prèlres 

gucbres , VI , 88. 
Deulet, ou devlet khàunéh , 
signification du premier mot, 
VIII , i3 2 . 

Dèvanagary , caractère sacré 
des Brahmanes . IV, 25g ; 
son alphabet . 261. 

DÉVOUEMENT héroïque de la 
femme du gouverneur de 
Baghdâd , V. 3i3. 

Dey, incertitude sur l'étymo- 
logie de ce mot , VI , 3- 

Dhoair . poëtc persan . excelle 
dans les pièces de vers nom- 
mées qassydah . V. i3i. 

Dieu . formules employées par 
les Musulmans pour expri- 
mer ce nom . II . q3 . g4- 

Digue célèbre de Choùchler , 
construite par un empereur 
grec , VI , i44 ; digue d'Az- 
zed - èd - Daùlet ; digues. 
( Voyez Eaux. ) 

Dindons , apportés par les jé- 
suites ; en quelle année in- 
troduits en France , III, 
385. 

Diriiem. ( Voyez Poids et 
Monnaies), désigne une piè- 
ce d'argent . lV, 176. 

Distance d'Ispabàn à quelques 
lieux de l'I'ràq - A'djémy , 
VIII . 161. 

Dives , mauvais génies ; vien- 
nent, du Nord . III , 278. 

Divinité . expression qui la 
désigne chez les Indiens ; la 
même que dans l' Ecriture- 
Sainte , IV, 455. 

Division du territoire d'Ispa- 
hàn . VIII . i5o. 

Djahéd , guerre contre les In- 
fidèles; tous les Musulmans 
y sont obligés , VII , 6g. 

Dja far (l'imam) , VIII. 22g. 

Du 'far bon Mohhammed ben 
O'mar ( Aboù-Ma'char ) . 
«onnu en Europe sous le 



nom d'Albu-Masar , grand 
astronome et astrologue , 
vivoit du temps du khalyfe 
Mâmoùn , IV. 21g. 

Dja'far-Khan, quatrième fils 
de Ssâdiq . échappe à la des- 
truction de sa famille . X . 
222; se révolte contre A'iy 
Mouràd , 223; est recon- 
nu par le» principaux sei- 
gneurs de deux provinces ; 
prend deux fois Ispahàn ; est 
défait par Aghà Mohham- 
med , iliid. ; se contente 
d'une partie de la Perse ; 
provinces qui forment ses 
états , 224 ; périt à Chyrâz; 
quels sont les auteurs de sa 
mort , iùid. 

Dja GHATAÏ, et Holàgoù détrui- 
sent la dynastie des Khâriz- 
myens ; fondent deux nou- 
velles dynasties ; pays où 
elles régnent ; sont détrui- 
tes par Tymour , X , 186. 

Djamasp , ou Zamaspes , ne 
règne qu'une année. X, 17g. 

Djamy ( le mollâ A'bdoûl- 
Rahhman ) . poé'te persan , 
auteur du Béhàristàn , V, 
i35 , et du poé'me de Jo- 
seph et Zuléïkhà , i36. 

Djam'i- A'beacy . Code du 
droit religieux et civil des 
Persans ; son auteur. VI , 
326. 

D j a R ( èl- ) . port de mer ; 
vaisseaux qui) abordent ; si- 
tuation de la ville , VII , 

^- 

Djaroun . description de cette 

petite ville ; son commerce ; 

grand nombre d'aveugles 

qu'on y trouve, et pourquoi; 

grande quantité de mouches, 

VIII , 466 et suivantes. 

Djatamansi. (Voyez Nardépi.) 

Djauherdar. ( Voyez PoulùU 

Djaiihcrdàr. ) 



DES MATIERES. 



Djayy , ancien nom d'Ispa- 
hàn , VIII. 146. 

Djayy. canton d'Ispahân , 
VIII, i58. 

Djebr. signification de ce 
mot, IV, 296 

Djehennom . étymologîe de 
ce nom; désigne l'enfer, et 
pourquoi ; ses différentes 
significations , "S I , 23s. 
( Voyez Djy-Hennom. ) 

Djehhfah . bourg ou station , 
VII . 2i5. 

Djehrem . sa fondation attri- 
buée à Behmen , A III , an. 

Djéladar . signification de 
ce mot , V. 365. 

Djeladar-Bachy , titre d'une 
charge , V, 365. 

Djélal-Eddyn-Mélik-Ghah , 
réforme le. calendrier per- 
san , II . 252 ; est auteur de 
l'ère djélâléenne; ses tables 
astronomiques , IV, 210 ; sa 
mort ; durée de son règne , 

vu. 4 9 i. 

Djélâléenne (ère), prince qui 
en est l'auteur , IV, 210 ; 
temps où elle commence , 

Djemchyd, ancien roi de 
Perse ; époque de son avè- 
nement , X , 258 ; monu- 
mens élevés par lui , II , 
25o et 25i ; institue l'an- 
née solaire , X , i58 , et le 
Noùroùz, II, 254 ; jette les 
fonderaens d'IIamadân, III, 
fiSi ; les historiens ne dési- 
gnent point quels sont les 
faubourgs d'Ispahân qu'il a 
bâtis, VIII, i45 ; il achève 
Persépolis ; sa sagesse , sa 
magnificence ; Zohhâk le 
détrône , X , i58. 

Djémeréh- A'aqebeh . tradi- 
tion au sujet de ce lieu; pra- 
tique qu'y observent les pè- 
lerins de la Mekke , Vil, 181. 



017 

Djemlah ( Mohhammed ) , 
notice sur ce personnage 
célèbre , VIII , 66 ; aban- 
donne Qothoub-Cliàli ; son 
fils est emprisonné , VIII , 
200. 

Djenguyz-Khan. ( Voyez Té- 
moitcljyn. ) 

Djéryd . signification de ce 
mot , III , 182. 

DjervdBaz , signification de 
ce mot composé ; est le 
nom d'un jeu , III , 182. 

Djev , l'orge , IV, 102. 

Djévan-Chyr-Kesra. succède 
à Châhryâr , X , 182. 

Djéy , descendant d'Abâd- 
Arzoù; est élevé à la royauté 
par lé conseil des sages ; 
fonde une nouvelle dynas- 
tie , X , i85. 

Djéy-Abad , dernier prince 
de la dynastie des Djéyens ; 
abdique en faveur de Ke- 
lyoù son parent , X , i85. 

DjÉYENS , dynastie de rois de 
Perse , fondée par Djéy , 
i54 et i55. 

DjÉzaïry , quel corps de trou- 
pes est désigné sous ce nom , 
V,3n. 

Djézyéh , tribut payé par les 
juifs et les chrétiens aux Mu- 
sulmans , VI , i3i. 

Djiddah, l'entrée de celte 
ville n'est pas défendue aux 
Européens ni aux Grecs ; 
vaisseaux qui y arrivent , 
VII, i5 7 . 

Djihan-Ara, histoire pu- 
bliée en persan et en an- 
glais par le major Ouseley , 

vin , 144. 

DjIHAH -NuMA . co.smogr.T- 
phie turke, citée, VIII , 
160 , 166. 

DjïHACN-ChàH , prince de la 
dynastie du Mouton-Noir , 



3l8 TABLE 



Djorham, père des Arabes du 
Hhedjâz, IV,a5i. 

Djoulah , minière de pro- 
noncer et d'écrire ce mot , 
sa signification , VIII , i5. 

DjourEH. ( Voyez Kourèh. ) 

Djulfah ( Esky ) , l'ancienne 
Djulfah, II, 3o3; nom de son 
pont; 3o5; grande longueur 
desarches de ce pont; sert au 
passage de Tymour, ib. , est 
ruiné par A'bbàs-le-Grand, 
3o6 ; opinion de M. Bar- 
bie du Bocage sur sa cons- 
truction, iiid. ; les liabitans 
de Djulfah sont transférés à 
Ispahân , VII, n3 ; fon- 
dent la nouvelle Djulfah ; sa 
population ; description de 
ce bourg, n3 et ii-jî il 
n'offre plus qu'un monceau 
de ruines, X, 241. 

Djy - Hennom , situation de 
cette vallée ; temple que les 
juifs y élèvent à Molok ; le 
nom de cette vallée appli- 
qué à l'enfer , pourquoi , 
VI . 232. 

Djyhhodn , fleuve , est l'Oxus 
des anciens , III . 256 

Djyl - Djylan. ( Voyez Sé- 
same. ) 

Djym ( la lettre ) , diversité 
de sa prononciation , IX , 
ig3. 

Don , nom moderne du Ta- 
naïs , I , i3o, ; Sélym veut 
l'unir au Volga par un ca- 
nal ; ce projet reste sans 
exécution , VII , 57. 

Doqmaq - Khan , général de 
Khodâ-Bendéh ; battu par 
Mousthafà pàchâ , X, 192. 

Dormans ( les sept ), II, 2y4- 

Dou-Boi'Tl , Vénitien , 111011- 
noie ; a cours en Perse j sa 
valeur . IV, i85. 



Dou-Rouykh , nom d'une es- 
pèce de rose , III , 348. 

Douaire des femmes . Il , 232. 

Dourry-Efendy, ambassadeur 
othoman auprès de Châh- 
Hhucéïn, VIII , 167; sa rela- 
tion traduite et publiée , ib. 

Dow (Alex.) cité, VIII, 67. 

Dranger. ( Voyez Zèran- 
gèens. ) 

Dranges. ( Voy. Zerindjc. ) 

DsouRRAH.sa prononciation 
en persan ; ce que c'est , 

VIII , 4 9 5. 

Ditcat ho. landais , sa valeur , 

IV, i85. 

Dulband , étymologie proba- 
ble de ce mot , X , i44- 

Duldul . bataille ou Wohham- 
med monte ce mulet ; sa 
soumission miraculeuse aux 
ordres de son maître, VI, 
254. 

Dyar-Bekr , ville située près 
les sources du Tigre , II , 

174- 
Dyhstan , nom d'un canton 

de Méràghah , IV, 2o3. 
Dyn , remarque sur ce mot , 

V, 438. 

Dynar . ce que c'est que cette 
monnoie . IV, 176. 

Dynar-Bysty , monnoie , sa 
valeur , IV, 180. 

Dyvan , recueil de poésies ; 
de quoi il se compose, V,i33. 

Dyvan-Beyguy , charge ; ses 
attributions. V. 3.ji ; divân- 
beyguy n'est point une cor- 
ruption de dyvànugn-beyg , 

IX . 422. 

Dzekr . prière , \ II , 86. 
Dzoul Feqar , épée d' A'Iy; sa 

célébrité ; signification de 

son nom , II . 44 1 - 
Dzocl-Noi'N . notice sur c* 

célèbre Ssoufy , V , io3. 



DES MATIÈRES. 

E 



"5 



Eau , fêtes en son honneur 
chez les anciens Persans , 
tom. Y II , pag. 258. 

Eaux , moyens ingénieux des 
Persans pour les conserver; 
digues et canaux ; sont sous 
l'inspection du niyr-âb , ou 
grand-maitre des eaux , IV, 
gg et suiv. 

Ebher , notice sur cette ville ; 
étymologie de son nom , 
II , 386 et 38 7 . 

Emn èl-Bouàb-A'ly-ben-Hé- 
làh , célèbre écrivain ; cor- 
rige et perfectionne le ca- 
ractère Bady'a , IV, 25o. 

Ebn-Hauqal, ce qu'il dit sur 
Ispahân , VIII , i52 ; ne 
fait point non plus que Ma- 
ç'oùdy . mention de Théh- 
rân , 162. 

Ecarlate , est la couleur fa- 
vorite des grands ; ne peut 
être employée dans les ha- 
bits des marchands , IV, 

J- 

Echec et mat . étymologie de 

ces deux mots , III , 453. 

Echecs , étymologie du nom 
de ce jeu , III . 453. 

E c H r É F , assassine Mahh- 
naoùd ; quel étoit ce per- 
sonnage ; il s'empare du 
trône ; signale son avène- 
ment par des massacres , 
X , 200 et 207 ; se met en 
campagne contre Nadir ; 
perd une bataille sanglante; 
sa mort, hâtée par le chagrin, 
X , 208. 

Echref ( palais d') , III , 277. 

Echs-miazin position de cette 
ville , et signification de son 
nom , II, 171. 



Eclairage en Perse, V, 
. 3 7 o. 

Ecoliers , châlimens atroces 
qui leur sont infligés en 
, Perse , IV, 225. 

Ecriture cursive , ses noms 
chez les Arabes et les Per- 
sans , IV, 228. 

Edesse. ( Voyez Ereh. ) 

Efchaks. résidence de cesno- 
mades ; leur nombre , X , 
242. 

Efracyab, ou Afrâryâb, an- 
cien roi de la Tatarie de Per- 
t se ; son histoire , III , 25g. 

Èfrad-bil-A'mréh. ( Voyez 
Pèlerinages. ) 

Efrad -bil - Hhadje. (Voyez 
Pèlerinages. ) 

Egyptiens (les) , enfermoient 
des trésors dans la sépulture 
de leurs rois , VIII . 353. 

Ehli - Tchéhar , explication 
de ces mots , IX , 3g. 

Eléphant (ère de 1') , temps 
où elle commence ; circons- 
tance qui lui a donné heu , 
, IV. 418. 

Éloquence. ( Voyez Vlm. ) 

Elyas - Myrza , ses incur- 
sions dans lT'râq persique , 
II , 34i ; est fait prisonnier 
par le roi de Perse . et en- 
fermé dans une citadelle où 
il meurt . ibid. 

E'mad-êd-Daulah , s'empare 
d'Ispahân , Y 111 , i 4 8. 

Ëmeraudes ( mines d' ) , en 
i g] pte . II , ig5. 

Ewim , géans dont il est parlé 

dans la bible , II , i35. 
Emyr , étymologie et signifi- 
cation de ce mol arabe, II, 
i35, et VIII, 6a. 



oao 



T AELE 



Emyrzadeh. (Voyez Myrzâ. ) 
EHAKYM , les enlans d Enak, 

MU, 3 97 . 
Engolfer, terme de marine , 

I , 119. 
Engour , fleuve de la Min- 

grélie , I , i56. 
Engovri, fleuve de Géorgie, 

I, 349. 

EpÉE , grande quantité de 
mots arabes employés pour 
la désigner , IV, i44- 

EpiTREdédicaloire du Couron- 
nement de Soléïmân adres- 
sée à Louis XIV, IX , 079 
et 38o. 

Ère. ( Voyez Hégire . Abra- 
hah , Mèlik-Chàh , Yez- 
dcdjerd . et chacun des 
noms respectifs. ) 

Ërek, opinions différentes des 
écrivains bibliques sur ce 
mot ; est le nom de la ville 
d'Edesse , et le même mot 
qu'Arach , III, 266. 

Erkiiauq. nom d'un vête- 
ment , IV. 4- 

Ëryvan , ou Ervàn , significa- 
tion du nom de cette ville , 

II , 161 ; sa position géogra- 

{diique, i65 ; voisine d'un 
ac. 166. 169 ; à quelle épo- 
que les Persans la changè- 
rent de place, 170; elle 
passe sous la domination des 
Russes, ibid. ; manière dont 
quelques auteurs écrivent 
son nom , i8j. 
Erz-Roum , ou Erzenroùm , 



ancienne capitale de la par- 
tie turke de l'Arménie . 11 , 
17.3 ; situation de cette ville, 

Erlen , millet, IV, 102. 

Êslam , opinion sur la signi- 
fication de ce mot , VI, 174 
et suiv. 

Essence de rose , sa compo- 
sition; date de son invention, 
III , 349. 

Esther , son tombeau . III , 
281 ; signification de son 
nom , 368. 

ËstihhazÉh . signification de 
ce mot arabe , \ I , 333. 

Ëtaim , abondant dans l'île de 
Banca . III , 16. 

Etang ( fête de 1' ) , jour où 
on la célèbre , II . 270. 

É'mad-Daulét, dignité , III, 
, 201. 

Étoffe d'or de la Qa'bah ; où 
fabriquée ; son nom en 
arabe , IV, i52. 

Évangiles (les quatre), im- 
primés en persan par les 
carmesd'Ispahàn, VIII, 2g4- 

Expression singulière des Per- 
sans pour témoigner le mé- 
contentement , III , 4 12 > 
pour annoncer la mort de 
quelqu'un , 4 22 - 

E'yd, fêle. (Voyez à leur let- 
tre respective les différentes 
lètes musulmanes. ) 

Eylan , incertitudes sur ce 
mot . III , 260. 

Ë'z. (Voyez Chèvre. ) 



Faghfour , nom de la Chine 
méridionale , II , 102 ; opi- 
nion sur l'étymologie de ce 
mot ; est le titre du souve- 
rain de la partie méridionale 
de la Chine , toin. VI ,/>. 2. 



Fa K yak H. ( Voyez Raisin. ) 
Faqyr, signification de ce 

mot, VII, 112, et voyez 

le mot Dervyche. 
Faraby (êl). (V oy et Jtfob/tam- 

mid Tarhfuiny. ) 

Farach, 



DES MATIÈRES. 



iai 



FaracH . opinion sur ce mot , 
III, 263; sa signification, 
VIII, 214. 

Far an ( province de ) , ses 
mines de fer , III , 356 ; son 
acier, ibld. 

Fars. ( Voyez Chevàu'x. ) 

Fars , opinions sur ce nom 
donne' à une province , et 
pourquoi , III , 263 ; ses 
mines de fer ; son acier es- 
timé , 356 ; son étendue , 
ses limites , VIII , 209 et 
suiv. 

Fars . ou Fârsy , désignent la 
Perse en général ; origine 
de ces mots , III . 366. 

Farsang , sa valeur , VIII , 
228. 

Fatalisme, généralement reçu 
chez les Musulmans , III , 
406. 

Fathh-A'ly-Chah, commande 
l'armée en l'absence de son 
oncle Aglià - Mohhammed , 
X . 225 ; lui succède au trône 
de Perse . 23o, et VIII, 168 ; 
anéantitSsâdeq-Khân; quitte 
le nom de Bàbà-Khàn; prend 
le titre de chah , X , 23o ; 
habite Théhràn , et pour- 
quoi cela , VIII. 168; sa rup- 
ture avec la Russie; causes 
de cette guerre; campagnes 
malheureuses , X , 23i ; il 
envoie un ambassadeur à 
Bombay ; rixe entre les gens 
de celui-ci et des cipayes ; 
il est tué , 23a et 233 ; 
Fathh-A'ly implore le se- 
cours de ia France; envoie 
un ambassade à l'Empereur 
Napoléon , 234 : origine 
de Faibli - A ly ; son goût 

' pour les arts ; il est poète , 
etencourage ses émules. 235; 
sis poésies suit renfermées 
dans le Zyriàt âl-Modâïhh ; 
explication de ces mots ; 

l'ome X. 



il récompense l'auteur d'un 
beau poëme ; il crée une 
charge de premier pein- 
tre ; ses soins pour rap- 
peler les Persans à leur an- 
cien caractère, Mil. ; grande 
vénération du peuple pour 
sa longue barbe, 236; son 
portrait apporté par M. Jau- 
bert , V, 202 ; son courage ; 
excursions annuelles dans le 
Khorâçân ; audiences pu- 
bliques , X , 236 ; magni- 
ficence de ses ornemens 
royaux; il n'a point adopté 
les précautions de ses pré- 
décesseurs contre leura pa- 
réos , 237. 

Fathiméh , fille de Moùça , 
fils de Dja'far , II , 427. 

Faucons , nombre considéra- 
ble de ces oiseaux dans la 
fauconnerie du roi île Perse, 
III, 3 9 4. 

Fehleh. ( Voyez Péhl .y. ) 

Fehlouy. ( Voyez Pè/rfevy. ) 

Fenu-Grec , et par corrup- 
tion fènégré ; plante ; ses 
propriétés; très -connu des 
anciens ; naturalisé dans nos 
provinces méridionales, III, 
298. 

Feqh (âl) Akber (âl ) , Traité 
de jurisprudence ; son au- 
teur , V. I re . 

Feqh al-Hhadytz, Traité de 
jurisprudence ; son auteur , 
V, 2. — El-Loghàt, antre 
Traité sur la même matière, 
Ièicl. 

Fer ( mines de ) , III, 355. 

Ferahh - Abad . nom d'un: 
lieu de plaisance d'A'bhà:.- 
le -Grand . autrefois Thà- 
hâun . III . 277. 

Ferakhoun , nom d'un can- 
ton près Méràghah , IV , 
2o3. 

Ferakh-Za» monte sur le 

X 



3a2 



TABLE 



trône de Perse , est empoi- 
sonné , X , i83. 

FmnoucY. ( Voyez Hhaçan 
ben Mohhammed. ) 

Ferghanah (montagne de ), 
ses mines de cuivre . de 
plomb et de turquoises , 
III , 35b. 

FergHANY ( àl ). (Voy. Moh- 
hammed. ) 

Ferhad , ses amours avec 
Chyryn , X, 181. 

Ferhad — Pacha , chasse les 
têtes rouges ( les Persans ) 
de Tauryz , et y construit 
une citadelle , II , 342. 

Ferheng , ce mot est persan 
et non arabe ; sa significa- 
tion , II, 10g. 

Férydoun , roi de Perse, X, 
i58 ; ses vertus; on donne 
son nom aux bons monar- 
ques ; vers persans à sa 
louange ; partage l'empire 
entre ses enfans , ibid. , et 

III , 260 ; achève ses jours 
dans la retraite , i5g. 

Ferrach , signification de ce 

mot, VIII, 214 
Féry-Bourz . personnage des 

temps héroïques de !a Perse, 

II , 101 ; tente inutilement 
de s'emparerd'Ardebvl,368. 

Férych, est le nom de l'aspha- 
dèle et de la colle même , 

IV, 146. 

Fête. ( Voyez les noms des 
fêtes à leur lettre. ) 

FÉTHH-A'ly-Khan. conquiert 
Chamâkhy; abandonne l'an- 
cienne , et restaure la nou- 
velle , II. 3ll. 

Feu , moyens employés par 
les Persans pour rallumer , 

III . 35g ; opinions <]es 
Brahmanes à son égard ; 



son culte commun à ces peu- 
ples et aux Guèbres. VI, 88. 

Feyrouz le Sàçânyde. établitle 
canton de Qobàd-Khouréh, 
VIII , 212. 

Feyrouz , détrône son frère 
Hormoùz, III. 178 ; son 
ingratitude ; périt dans une 
bataille , X , 178. 

Feyrouz , fils d'Yezdedjerd , 
se retire à la Chine ; his- 
toire de ce prince ; laisse 
un fils , X , 184. 

Feyrouz - Abad , première 
ville du canton de Koùréh- 
Ardéchyr-Khoùréh. VIII , 
211 ; ancien nom de cette 
ville; n'est point l'ancienne 
Persépolis , iltid. 

Feyrouzabady. ( Voyez Mo- 
hhammed-ben-Yaqohb. ) 

Feyrouz-Kouh . limites de la 
province de Théhràn, VIII, 
166. 

Fien. ( Voy. F/en. ) 

Figuier. ( Voyez Andjyr. ) 

Firichtehi - Murk. ( Voyez 
Mourddd. ) 

Flotte , les Persans n'en ont 
pas . V, 3i3. 

Fo , divinité chinoise , reçue 
des Thybétains , VIII , 76. 

Fondouqly-Turk , monnoie , 
sa valeur , IV, i85. 

Fontaine souterraine , VIII , 
43o. 

Fondouq et fondouq-qirân. 
( "\ ovez Noisette. ) 

Foustaq. ( Voyez Pistache. ) 

Franki , nom d'une tribu des 
Européens dans le Levant , 
III, i 7 5. 

Froment (Voyez Gondam. ) 

Fruits et productions du can- 
ton d'Ispahàn , VIII , i58. 

Fybm , II , 463. 



DES MATIÈRES. 



3^3 



Ganecha ( Voyez Janus. ) 

Gaou, détrône le tyran Zohhàk, 

et met à sa place le petit fils 

de Diemchyd , tom. X , pag. 

r58. 

Gaou-Kothy . nom persan du 

cerf. III, 38i. 
Gaoudoul , nom d'un can- 
ton de Me'râghah . IV. 2o3. 
Gaour , ce que c'est que ce 

mot , VIII , 356. 
Garabcse , ou Grabuzes , for- 
teresse de Candie , I , 101. 
Gazophylacium . etc. n'est 
point l'ouvrage du père An- 
ge de Saint - Joseph, pour- 
quoi . VIII , 2g3 et 294. 
Gédrosiens , leur capitale, V, 

122. 
Géhenne , e'tymologie de ce 
mot. ( "S oyez Djy hennom. ) 
Génois , leur commerce sur 
Ja mer Caspienne , III , 
175. 
George ( portrait de Saint- ) 
sur une porte d'Erzeroum , 
Il . 32. 
Géorgie ou Grousie , éten- 
due de cette province, et 
ses divisions , II , 28 et 2g ; 
fausse étvmologie de ce nom, 
3i et 32". 
Géorgiennes (les), sontmoins 
belles que Chardin ne les 
présente . II , l^o. 
Germanicus chasse le roid'Ar- 
ménie, qu' Arlaban III avoit 
mis sur le trône , X , 16g. 
Gerva . la même ville que 

Terva. ( Voyez ce mot. ) 
G H a s L , signification de ce 
mol dans la pratique reli- 
gieuse , VI , 327. 
Ghauthah (àl) , VIII , a33 , 
(Voyez Ou/s. ) 



Giiazahi-Ohhoi'd . époque de 

celte célèbre bataille , VU , 

262 ; funeste au parti de 

Mohhammed , iùid. , 263. 
Ghazal, Antilopes , III, 

38i. 
Ghazel, quelle est l'espèce de 

pièce de vers désignée sous 

ce nom , V . i3i. 
Giiazan - Khan . empereur 

mogol , réside à Tauryz , 

embrasse l'islamisme ; son 

règne très-court ; son code , 

II , 323. 
Ghazouét-Khendeq , combat 

célèbre ; quand et contre 

qui livré par Mohhammed, 

VU, 2. 
Gholam . conformité de ces 

esclaves avec les Mamloùks, 

V. 283. 
Gholam-Chah , signification 

de ces mots , II , 198. 
Gholam-Chahy , quel est le 

corps de troupe désigné sous 

ce nom . \ , 328. 
Ghousl. (Voyez Ghasl. ) 
Ghouzz ( Voyez Aughouzy. ) 
G H ro u ch-Tu RK, valeur de 

cette monnoie , IV, ! 85. 
G H y . nom du beurre dans 

les Indes , fait partie des 

offrandes . VIII ,268. 
Giraffe , III. 38i. 
G o M , ou gomi , grain qui 

est la base de la nourriture 
des Mingréliens , I, 161. 
Gombez - Lala , signification 

de ces mots, VIII, 220. 
Gomi. ( \ojez Gom. ) 
GoniROCN . erreur de Char- 
din . VIII . 517. ( Voyez 
Bender-A 'bbàs. ) 
Gondam , froment , IV, ioa. 
Go ri, village de Géorgie, 

X 2 



■;-.(. 



TABLE 



nommé aussi Ougour , II, 
36. 

Gotarzes , ses rruautés ; il 
abdique , X , 169 ; reprend 
le sceptre ; sa tyrannie ; 
meurt . if/id. 

Gouderz , géne'ral de I.aho- 
ràsp ; ses exploits ; pénè- 
tre fort avant à l'ouest, X, 
161- 

GoulPÉIGAUN . situation de 
cette ville , VII , 36a. 

Gour , 4 e c l asse des nomades 
de Perse ; tribus qui la com- 
posent ; nombre d'indivi- 
dus qu'elle compte , X , 
2 43. . . 

Gour - Bazargaun , situation 
de ce kàravânsérâï ; bons me- 
lons d'eau qui viennent aux 
environs , VIII, 4g4- 

Gouria , situation et popula- 
tion de ce canton „ I , 327. 

Gourkéin - Khan , prince de 
Géorgie , est assassiné par 
Myr V'éïs dans son gouver- 
nement de Qandahâr , X , 
200. 

Govea ( Antoine de), rela- 
tion de son voyage en Perse, 
citée , VIII , 11. 

Grammaire arabe ; noms des 
parties qui la constituent ; 
premier auteur qui en a 
traité , IV, 2«5. 

Grand-Seigneur (le) , pre- 
mier imam de son siècle , 
selon les Sunnyles , et tous 
les partisans d'Omar , V, 
206. 

Gr.ei.ot, auteur des dessins 
des voyages de Chardin , I , 
xiy ; se brouille avec lui. xvj , 
x pij et xliij /s'attache à Ani- 
brogio Bembo , jeune Véni- 
tien , iùid. ; lait les dessins 
du voyage de celui-ci , xrij. 
Grenade , ses différentes es- 
pèces; particularités de cel- 



les de Kâchân et d'Yezd , 
appelée nàr en persan , et 
nurdàn ses pépins . roum- 
mùrt en arabe ; ce dernier 
nom donné à une balance 
nommée romaine en fran- 
çais , III , 342. 

Greniers, souterrains. (Voyez 
Matèmorah. ) 

Groitsia , nom que les Rus- 
ses donnent à la Géorgie , 
II , 3a. 

Guèbres , ne doivent pas être 
confondus avec les Hin- 
dous ; sont dispersés dans 
toute la Perse , VI , 88 ; 
conformité de ces deux peu- 
ples sur le culte de feu, 
ibid. ; ont été exterminés ; 
quelques-uns se sont échap- 
pés ; lieu de leur habita- 
tion , X , 242. 

Guech- Khounyaun , doutes 
sur la signification de ce mot, 

vu, 440. 

Guerchasb , ou Kichtàsp , 
succède à Zoù , son père ; 
est le dernier roi de la race 
des Peych-dàdyens, X, i5g. 
Guerdelan , village , sa situa- 
tion, VII , 279. 
Guermaçout, étotfe ; avec quoi 

fabriquée , IV, 4- 
Guérz. ( Voyez Noix. ) 
Guez , évaluation de cette 

mesure. IV. 97 et i3i. 
Guez , monnoie , IV , i85. 
Guirdgan. ( Voyez Noix. ) 
Guil - Chah . fils d'Yéçàn- 
Adjam. ( Voyez Kayouma* 
ratz. ) 
Guil - Chahyens. ( Voyei 

Peych-Jiàdyens. ) 
Gul. (Voyez Rose. ) 
Gulbar . tour . VU , 449- 
GulisTAN , poè'me de Sa'dy \ 
traduit par Gentius , IV , 

GtaMVKHEK , clou de girofle; 



DES MATIERES. 



3 2 5 



r omposition de ce mot , III, sa soie , IV, 16a et suivan- 

348. tes. 

Gundjud. (Voyez Sésame. ) Guylan (mer du). (Voyez 

GuaiAUgA . ville . II. 4^7- Kkozar. ) 

Guy-Hennem. ( Voyez Djy- Gymnosophiste , signification 

Hennom. ) et étytnologie de ce mot x 

Guylan, province , III , 275; IV, 18b. 

H 



Habillemens des Persans , de 
quoi composé , tom. IV ,pag. 
3. 

Haboul, idole des Arabes avant 
Mohhammed , VI. 189. 

Haças. ( Voyez A'ças. ) 

Hachychah , chanvre. ( Voy. 
ce mot. ) 

IIvllaguech. (Voyez Raisin.) 

Hamadan . fondation et par- 
ticularite's de cette ville , III, 
281. 

Hanway , auteur d'un voyage 
en Perse . II , 367. 

IIaroijn âl-Rachyd ( le kha- 
Ivfe ) . fait empoisonner l'i- 
màm Moùça , II , 4 2 7 '■> 
meurt à Thons . VIII . 142. 

Harout et Màroùt . fable du 
Qorân au sujet de ces 
deux anges ; d'où tirée , 
VI. 226. 

IIayately ( le roi des ) , aide 
Feyroùz à détrôner son frè- 
re ; punit Feyroùz de son 
ingratitude , X , 178. 

Hébreu. ( Voyez Arabe. ) 

IIecht-Roud , nom d'un can- 
ton de Méiàghah , IV, 2o3. 

Heft - Iqlym ( les sept cli- 
mats ) , cosmographie per- 
sane citée . II. 348 ; son au- 
teur . ouvrage très -raie en 
Europe ; est à la Bibliothè- 
que Impériale de France . 
V, 117; cité, VIII. 164. 

Hégire , commencement de 
cette ère des Musulmans , 



II , 96 ; e'tymologie et si- 
gnification de ce nom . IV, 
407 ; première hégire . IX , 
9 5. 

Herein(M. ). auteur d une cal- 
ligraphie orientale; sa mort; 
son éloge , IV. 274 ; entre- 
prend un traité de musique 
des Arabes . IV, 3oo. 

Hermaphrodite . comment 
nommé en persan , VII , 

Hezar - DiERYB , maison de 
plaisance; pourquoi appelt-'e 
ainsi, III, 2t5 ; étendus 
de ses jardins ; nature de 
leur sol . VIII . 33. 

HÉzar-pa . nom d'une espèce 
de ver . III. 384- 

HÉZAR - PeychÉH , significa- 
tion de ce mot composé , 
III . 216. 

Hhabbah , grains d'orge 
mondé , employés dans les 
poids , IV. 174. 

Hhabyb ùl-Séïr. a&Begé d'his- 
toire , par Khondémyr ; 
composé par l'ordre de lîha- 
l>yb-ùllah ; en quelle année 
terminé , l\ , 219. 

Hhaçan et Hhocéïn, époque 
et lieu (h- la mort de ces 
deux imàms , Il , 263. 

Hhaçam ( Ouzouu ) . prince 
de la dynastie du Mouton- 
IHanc ; succède à son frère 
Djihànguvr ; est célèbre 
dans nos histoires à "Asie 



3^6 



T A BLE 



sous le nom de Ussuncassnn, 
II , 322 ; sa mort , VIII , 
2q3 ; durée de son règne , 

A, 187 

.Hhaçan - Qazy . titre d'un 
poëme , II , 436. 

Hhaçan - ben - Mohhammed 
( Aboul-Qàcem ) , surnom- 
mé Ferdoucy ; son histoire 
de la Perse écrite en vers ; 
grand âge dans lequel il ter- 
mina ce poëme , IV, 218 
et 210; promesse du sulthàn 
Mahnmoud demeurée sans 
effet ; satire faite contre ce 
prince ; Ferdoucy s'éloigne 
de la cour , V, 126. 

Hhaçan-Khan-QaDJaR, com- 
pétiteur de Kéryin au trône 
de Perse ; fait prisonnier , 
X , 218. 

Hhadjar-al- Açoued , frag- 
ment d'une idole des Ara- 
bes , VII , 166. 

HllADJEFAH. ( Voyez Bjehh- 
fah. ) 

Hhadjy-Fathh, rectification 
et signification de ces mots , 
VIII, 18. 

Hfl ad jy-Ibr ahtm , trahit 
Louthi-A'ly ; perd contre 
lui deux batailles ; moyen 
qu'il emploie pour lui en- 
lever le fruit de ces victoi- 
res , X . 226. 

Hhadjy - Khalfah , auteur 
cité , VIII , 164 , 167 et 
169. 

IIhadjy-Khalyl , riche mar- 
chand d Ispahàn ; est en- 
voyé à Bombay; manière sin- 
gulière de mander des am- 
basseurs à peu de frais poul- 
ie gouvernement ; réception 
honorable qu'on lui fait ; 
rixe entre les gens et les ci- 
payes de sa garde ; cause de 
ce malheur. X. a3a ; mort 
de Hhâdjy-Khalyl , -33. 



Hhadyts , ou Hhadyz , tradi- 
tions. ( Voyez ce mol.) Re- 
cueil de Hhadyts , II . 275 ; 
fragment d'un recueil de 
Hhadyts , 276: sont des tra 
dirions orales . VI, 248. 

Hhafez - Ahhmed , pàchâ , 
général othoinan , échoue 
devant Baghdàd, X, ig6. 

HhaFiz , célèbre poë'te per- 
san ; genre dans lequel il a 
excellé ; son éloge , V, i3i ; 
A'skéry - Khàn , ambassa- 
deur du roi de Perse régnant, 
apporte ses œuvres en Fran- 
ce ; grande réputation dont 
elles continuent de jouir , 
i37 ; signification de son 
nom ; personnages à qui on 
le donne, i38 ; description 
de son tombeau , et raison 
pour laquelle il est dons une 
bien plus grande vénération 
que celui de Sa'dy, V11I , 

Hhaïder , signifie . lion en 
arabe . surnom d'A'ly et 
d'Ismaël Sséfy , II , 32i. 

Hhaïder et Hhaïdéry , signi- 
fication de ces mots arabes , 
X, 189. 

Hhaïdéry. ( Voyei Ni 'met 
Olahy. ) 

Hiukym Hachv , titre du pre- 
mier médecin du roi de 
Perse , V . 368. 

Hhakym-Ou'rf, magistrat ; ses 
attributions . VI . 70. 

HhàLYFÉH . signification de 
ce mot arabe , VI] . 2i5. 

Hhalwadjy - Bachy , titre 
d'une charge. \ . 352. 

HHAMD - OlILLAH - BEN - AbY- 

BF.kr . auteur du Nozhat- 
âl'Qoloùb , géographie per- 
sane , II, 33b; cité, V, 
117 , et VIII , 164 et 16g : 
son opinion sur la fondation 
d'Ispahân , îfi 5 ce qu'il 



DES MATIERES. 



dit de cette ville , i5i. 

Hhamzah , pris par Char- 
din pour le hamzah ; IX , 
4i2. 

Hhamzah , fils de Tahmâs , 
règne en Perse , II , 342. 

Hhamzéh monte sur le trône 
de Perse ; en quelle an- 
née ; est assassiné peu de 
temps après . X, 190. 



3*7 

ce célèbre général au sujet 
de Médyne et de la Mekke ; 
suites qu'elle eut, VII, 197 ; 
il préside à la restauration 
de la Ka'bah , ibid. 

Hhedjah , signification de ce 
mot , II , 426. 

Hhedjaz , étymologie du nom. 
de cette province ; sa posi- 
tion , VII , i55. 



Hhanbal (l'imam) s'attire la Hhémyar , cinquième roi des 



colère du khalyfe ; sa mort , 

IX . 26. 
Hhaoudh , ou Hhaoùz, VII , 

33i ; signification de ce 

mot , X, i3y. 
Hhaouyzeh , ville fondée par 

Chah - Pour-Dzoùl - Aktàf , 

VI, 141. 
Hhaouz. (Voyez Hhaoùdh.) 
Hhaouz-Mahy, VIII, 

i99- 
Hhaqqmenem , remarque sur 
ce mot composé, IV, 4^5; 
l'idée qu'il renferme se re- 
trouve dans l'Ecriture-Sain- 
te , ibid. 

Hharam , signification de ce 
mot, VII , 38i. 

Hharam-Vélayet, tour ainsi 
appelée , VII , 44^ ; rue qui 
porte ce nom . 449- 

H H are m, appartement des 
femmes , II , 228 ; signifi- 
cation de ce mot ; à quels 
lieux il s'applique , V, 240 ; 
le portier du hharem est 
toujours un eunuque noir , 
356. 

Hharem ( àl ). ( Voyez Ca- 
ractères d'écriture. ) 

Hhatem-Thai, arabe crln- 
bre par sa générosité , \ I , 
248 , et VII , 454. 

Hiiawa , le nom de la cons- 
tellation du Serpentaire, dé- 
signe aussi la mère du genre 
humain , IV, 328. 

Hhedjadje , plaisanterie de 



Arabes ; leur donne une lan- 
gue selon quelques auteurs, 
IV, 247. 
Hhenna, ou hhinnê, II , 2o3; 
est le cyprus des anciens ; 
son nom chez les modernes; 
ses feuilles employées pour 
la teinture ; est abondant 
en Chypre , III , 3i4> 
HhocéÏn (lîmâm) , son tom- 
beau , vi , 44 2 - 
Hhocéïn-ben-A'bdallah , fils 
de Syna. (Abou-A'ly). (Voy. 
Avicenne. ) 
HhocéÏn (chah), est porté sur 
le trône de Perse par la 
faction des eunuques ; son 
caractère ; désordres de son 
règne, X, 199; révolte des 
Afghans ; Myr-Véïs se fait 
reconnoitre sulthân de Qan- 
dahàr ; défaites consécuti- 
ves des Persans ; Khosroù- 
Khân répare leur perte , 
et met le siège devant Qau- 
dahâr ; il est battu , et se 
fait tuer de désespoir, 200 ; 
nouvel échec ; on reconnoît 
l'impossibilité de réduire 
Myr-Véïs ; révolte des Ab- 
dàllys ; perte de Hérât; les 
Persans sont battus; les fron- 
tières dévastées par les peu- 
plades voisines, 201; Louthf- 
Aly défait Mahhmoùd , fils 
de Myr - Véïs ; il est ar- 
rêté par l'intrigue de la 
faction ennemie ; la Perse , 



3a8 



TABLE 



sans défenseur , reste en 
proie aux fartions; conquê- 
tes el victoires des Lésguys 
el des Vigkâns; Mahhmoiul 
arrive devant Lspahàu . 202; 
trahison du wàly d'Arabie ; 
la famine désole les assié- 
gés ; mauvaise volonté des 
gouverneurs de provinces ; 
rlhoréïn capitule , et abdi- 
que ; paroles mémorables 
que Mahhmmid lui adresse 
en recevant l'aigrette royale, 
2o3 ; confirme son abdica- 
tion par une circulaire , 204. 

HhocéÏn-Qouly Khan, frère 
de Fathh-A'ly-Chàh ; ses 
révoltes , X , 237 ; douceur 
de son châtiment . 238. 

Hholagou. ( Voy. Holà/toù.) 

IIhoi.tvt . nom de Vassa fœ— 
tlda, III, 3o8. 

Hhouzy . dialecte de la Perse , 
IV. 2G3. 

Hia-Fèn , signification de ce 
mot chinois , IV, 3g4- 

IIi, AB-Iîaom , ou raqm-êbd- 
je.b , signification de ce 
mot , IV, 288 et 290. 

Hindah . mère 1 t aï-nle de 
deux khalyfes ; sa haine et 
s'a cruauté envers Ilhamzah, 
VII . 263. 

Hindous , leur civilisation an- 
térieure à celle des Grecs . 
IV, iqo ; doutes sur leur 
antiquité par rapport à celle 
des anciens Persans ; con- 
formité entre ces deux peu- 
ples ; preuves de leurs an- 
ciennes liaisons , 256 ; leur 
trinité expliquée , VI , i8q. 

HiNDOUSTAN envahi . conquis 
et démembré par Nadir chah, 
X , 212 et 2i3. 

HiNG. ( Voyez HinguYCÙh. ) 
(li.NoovcEii ething ; significa- 
tion de ces mois , III . 3d8. 
tlippoEoi-AS. . plaine dé la iVKé 



die ; origine de ce nom , 
II , 362. 

Hitopadèsa (!') , est le même 
livre que celui qu'on attribue 
à Pydpày , VIII , 218 ; on 
l'apporte de l'Inde sous le 
règne de Khosroù-Nouchyr- 
van . X , i7q. 

Holagou et Holàkou-Khàn , 
(ail construire l'observatoire 
de. Méràghah, IV, 2o3; réu- 
nit les titres de Khàqàn et de 
Pàdchàh ; signification de ces 
mots , 20g. (Voyez JJjagfia- 
tày. ) 

Homay , fille d'Ardéchyr, roi 
de Perse , lui succède du- 
rant la minorité de son fils 
Dàràb ; fait construire le 
palais de Persépolis , X , 
162. 

Homayoun , roi de la dynas- 
tie Peych-dàdyenne ; époque 
où il a régné , V, 462 ; si- 
gnification et étymologie de 
son nom . ibid. , et II , 354- 

Horde. ( Voyez Hourdou. ) 

Hordou , signification de ce 
mot talar , I , i23. 

Hormisdas. (Voyez Hor- 
moitz. ) 

Hormisdas II. ( Voyez Hor- 
mouz. ) 

Hormodz. (Voyez IIormouz.}. 

IIormouz I er , roi de Perse, 
170 ; ses grâces ; protège les 
Manichéens; époque de sa 
mort, 174- 

Hormoiz II , sa magnificen- 
ce et sa justice ; durée de 
son règne , X , 175. 

IIormouz III, est détrôné; 
juste motif de son malheur , 
\', 1-8. 

IIormouz IV, fils de Ktios- 
rou-Noïichyrvan ; son rè- 
gne , X , g4 > chasse les 
conseillers nommés par N011- 
chvrvàn ; crimes et mal- 



DES MATIERES. 



henps de son règne ; est dé— 
trôné, et perd !a vie.X. 1S0. 

IIormoi'Z (l'île d), produit le 
meilleur plâtre. IV. ii3; 
prise sur les Portugais; quand 
et par qui . IX . 245 ; sa 
description et son histoire, 
246 et 247. 

Hou ! hou ! remarque surrette 
exclamation des derwyches 
et des Ssoùfys . IV, 457 ; 
occasion où ils la profèrent , 
4?6. 

Hot'CHENG, ancien roi de 



3 29 

Perse . II . 4 1 » : sa religion, 

IV. 25g ; bâtit Chouchter , 

VI , 143 ; sa justice et sa 

sagesse : mérite le surnom 

de Peych-dàd : origine du 

nom des rois de sa race ; ses 

actions , X . i58. 

Huile , ses noms en persan ; 

— d'olive. — de Sésame. IV, 

83. ( Voyez Roùghen. ) 

Hychem. (Voyez Mourdàd. ) 

Hyrcanie , étendue de pays 

comprise sous ce nom, Il , 

2 7 5. 



IbÉrie , étendue de cette an- 
cienne province . tom. II , 
pag. 28. ( Voyez Géorgie. ) 

Ibn Fàrès. ( Voyez Ahhmed. ) 

Ibn - IIaïtam. ( Voyez Ahh- 
med. ) 

Ibrahym-ben-Hhabyb, se sert 
le premier de l'astrolabe 
chez les Musulmans , IV 
336. 

Ibrahym - Chah , dispute le 
trône de Perse à son frère ; 
triomphe par la ruse ; son 
avènement à la couronne ; 
est pris par Chah Rokh , et 
mis à mort , X . 216. 

Ichyk-Aghacy-Bachy . titre 
d'une charge , V, 356. 

Ideqout (1') . des Oïghours , 
pris par Mangou - Khân , 
|V,%. 

Idolâtrie des Arabes, anté- 
rieure à Chùpoùr - Dzoul- 
Akfâf, VII, 180. 

Idole de pierre à l'entrée du 
palais de. Mohhammed le 
Seldjouqyde , XIII , 149. 

Ilkhanyejss , pays sur lesquels 



s'étend leur domination : 
sont dispersés par Tymoùr . 
X , 186. 

I'lm-al-Abssar. (Voyez Pers- 
pective. ) 

— àl-Aba'àd. ( Voyez idem. ) 

— àl - Nodjoùm , astrologie , 

v. 314. 

— àl-Qerànât, V, 3i5 ; scien- 
ce des conjonctions des pla- 
nètes , ibid. 

— âl- Ikhtyàràt , science des 
choix , ibid. 

I'lm - al - Djoghrafy-ah , la 
géographie ; ce nom , em- 
prunté du grec , n'a point 
d'équivalent en arabe ; ob- 
jet de cette science , V. 1 16 ; 
ouvrages qui en traitent , 
ibid. . et IV, 116. 

I'i m al-Hhikmet ; la philoso- 
phie. 

— àl-Feqh , la jurisprudence , 
V , 1 ; Traités sur cette 

science , ibid. ; fondée sur 
Qorân , est la meilleure des 
éludes , ibid. 



ooo 



TABLE 



I'lm-al-Méçahhat , la géo- 
dosie , V, 1 16. 

I'lm - al - Manatzir. ( Voyez 
Per\pective. ) 

I'lm- al-Tassryf , la gram- 
maire. 

— âl-Nahhoù . la syntaxe , IV, 
285. 

— âl - Izâb , ibid. , 286. 

— âl-Ma'àny . ou àl-Béyàn , 
l'eMoquence ; division de 
cette scienre , ibid 

— ■ Hendéceh-èl-Ménàzel , la 
g e' orné trie , 288. 

— âl-a'Jad et âl-IIhiçùb , l'a- 
rithmétique . ibid. 

— âl - Mouceyqy . la musi- 
que , 299 ; .es difféi iiis 
noms ; en quoi consiste cette 
science ; inventeurs selon 
les Arabes, ibid. , 3oo ; Trai- 



te's de 



musique en grand 



nombre , ibid. ; Meqassed 
âl-Hhân . ouvrage célèbre, 
ibid. ; Traité de M. Her- 
bin sur celte matière, ibid. ; 
opinion sur la musique des 
Orientaux , 3oi. 

Imam . signification de ce mot, 
V, 206, et VI , 291 ; syno- 
nyme de kbalyfe ; ce titre 
donné aux quatre principaux 
docteurs de la religion mu- 
sulmane par les docteurs 
Sunnytes . ibid. ; a douze 
personnages par les Clii'y- 
tes ; ibid. ; le dernier de ces 
îmàmsa disparu depuis long- 
temps , ibid. ; l'imâm tou- 
jours visible selon les Sun- 
nytes; ses fonctions, ibid. ; 
qualités qu'il doit avoir , 
ibid. ; le Grand - Seigneur 
premier Imâm . ibid, 

ImaM-HhOCÉÏN . village ; d'où 
il tire son nom ; sa situa tion , 

vi, 441. 

Imam-Zadeh ^ III . a3i. 
1 m a M s ( les quatre ) . leurs 



noms ; particularités qui !, . 
concernent ; leur doctrine , 
IX , 25 et suiv. 

I'marat-Beiieght. au très noms 
de ce beau salon , VIII , 3g. 

Imirette , canton de la Géor- 
gie , I, 329. 

Imprimerie de Constantino- 
ple ; date de son établisse- 
ment : 

— des Carmes à Ispaliàn ; 

— des Arméniens à Djulfah , 
I\ 90; 

— des iMédicis ; beauté des 
types arabes qu'on y em- 
ployoit; ouvrage qui y a été 
imprimé , 285. 

Impireté , objets impurs 
M. 32i. 

Incha , Recueil de protocoles 
et formules , III , 42-t- 

Ihsgriptions de Persépolîs en 
caractères cludilorines ; lan- 
gue dans laquelle elles sem- 
blant avoir été écrites ; leur 
intelligence perdue , IV, 
258 ; autres, dont les carac- 
tères ont quelque conformi- 
té avec les alphabets hébreu 
et chaldéen, expliquées, 25y ; 
tous ces caractères diffèrent 
du pehlevy et du zend ; ins- 
criptions de Naqchi-lious- 
tam et des médailles sâçâ- 
nydes ; ne ressemblent point 
aux autres. 261 ; plusieurs 
de ces inscriptions et légen- 
des ont été expliquées ; 
VIII , 246 ;' sont de cinq 
espères et de quatre dates , 
247 ; quels sont leurs ca- 
ractères , ibid. ; traduction 
de plusieurs . 32o et 327. 
Instrumens de musique des 
Orientaux ; leurs noms , 
Y. 3o 7 . 
Ioki , signification de ce mot 

\ I . 260. 
Iqamvh, station. VII, 175. 



DES MATIERES, 



OOI 



ÏQSSASS (àl). (Voyez Caractè- 
res d'écriture. ) 

I'raq-Vdjem. ou bélâd êl- 
Djébel , notice sur cette 
province; est la Parthide et 
l'Assyrie des anciens , II , 
371 et 37:2. 

I'raqéïn ( les deux I'râq ) . 
quels pays sont compris sous 
ce nom . III , 266. 

I'rq-Medyny. ( Voyez Ver. ) 

Irivan. ( Voyez Eryvân. ) 

Isgaour . situation de cette 
rade , I . 333. 

Ishhaq , iils de Hhamâqali ; 
célèbre e'crivain; nombreux 
disciples qu'il forme , IV, 
249. 

Islam , la religion musulma- 
ne désignée par ce mot , 
V, 5 2 . ° V 

Islamisme , étymologie de ce 
mot . VI , 52. 

Ismael - Ssofy ( chah ) , sa 
généalogie ; âge auquel il 
commence à paroilre ; dé- 
fait Alvand - Beyg ; il fait 
battre monnoie à son coin ; 
s'empare de Tauryz. X, 189; 
suite de succès et de con— 

3uètes ; il perd la bataille 
e Tchàldérâun ; luit vers 
Ispahân ; perd Tauryz , et 
une grande partie de ses 
provinces occidentales ; nou- 
velles acquisitions ; époque 
de sa mort , iqo ; son âge ; 
lieu de sa sépulture ; quels 
sont ses quatre fils , 191. 

Ismael II , frère de Thah- 
mâsp , passe d'une prison 
sur le trône de Perse ; cour- 
te durée de son règne ; 
meurt empoisonné . X , 191 ; 
meurtres sans nombre , IQ2. 

Ismael III , roi de Perse , as- 
sassiné par son frère au mo- 
ment de le faire assassiner 
lui-même , X , 193 ; du- 



rée de son règne , II , 34a , 
et V, 244. 

Ismael chah, compétiteur de 
Kéryin au trône de Perse , 
X, 218. 

Ismael Ebn O'bâd Piàzy, rév- 
pare Qazwyn . II , 397. 

Ismael ben êl-Afdhal A'Iy êl- 
Ayyouby(êl-lVJélikèl-Mouyyd 
O màdèd-Dyn Aboùl-Féda), 
prince de Hhaniâh . célèbre 
historien et géographe ; est 
auteur de Taqoùym âl-Bol- 
dân . tables des contrées , et 
du Molihtassar fy Ahhbâr 
ûl-Bachâr . abrégé de l'His- 
toire Universelle; ces deux 
ouvrages sont traduits et im- 
primés . IV, 216 et 217. 

Ispahan , idée des Persans sur 
la grandeur de cette ville , 
VII , 273 ; sa population ac- 
tuelle selon M. Olivier, ib. ; 
son circuit selon Kœmpfer , 
284 ; notice étendue sur 
cette ville , d'après les écri- 
vains orientaux, VIII, 1 4-4 
et suivantes ; construction 
de la grande mosquée , X , 
195. 

Issfahanyens , leur caractè- 
re , VIII , i55. 

Issferoud , fleuve ; le même 
que le Iioud-Déyleiu , III , 

2 77- , 

Isshhab , nom donné à douze 
apôtres que Mohhammed se 
choisit , VI , 176. 
Isshhab âl-Medzâheb. ( Voyez 

Jrnàins ( les quatre. ) 
Issthakhar . ou Tchéhel Mi- 
nâr . capitale du Fârsistân , 
VIII . 211 ; est la même 
ville que Persépolis , 246 ; 
ses ruines sont les restes du 
palais de la reine Homâï , 
247; sa citadelle est la plus 
ancienne et la plus forte de 
tout le royaume , 4°^- 



33^ TABLE 

IsTirilAD.TT. , signification de 
ce mot arabe, eu astrologie, 
V. 3i5 

Iyl-Khan, surnom adopte par 
Holàkou-Khàn . et tous les 
souverains moghols, IV, 210. 

ÏylauN. ( Voyez lyrân. ) 

Ivradje , troisième fils de Fé- 
rydouu , ancien roi de Per- 
se ; donne son nom à l'Iy— 
râu , III , 360. 



Iyran . ou Ivrâun , nom de 
la Perse , Il , m ; opinions 
sur l'étymologie de ce mot ; 
étendue , limites des pro- 
vinces qui composent ce 
pays , III , a56 ; est le 
morne qu'Iylàun , 25a, ; quel 
prince lui a donne' son nom ; 
diversité de sentimens à cet 
égard , 260. 

Izza. ( Voyez Chèvre. ) 



JàHISSAIHBS , par qui créés ; 
à quelle époque ; bénis par 
ledervyche Beyg-Tàch , tom. 
V,pag. 298. 

Janus , le même que le Gane- 
cha , ou Poulyar des In- 
diens , IV. 179. 

Jasmin, sesdifférentes espèces; 
lieux où il est abondant , 
III , 346. 

Jaubert (M.) , envoyé fran- 
çais en Perse ; son arresta- 
tion à Bayàzyd ; longueur 
de sa captivité ; est sauvé 
par la victoire d'Austerlitz ; 
arrive à Thehrân ; son séjour 
à la cour ; la Relation de ses 
voyages et de sa mission est 
attendue avec impatience , 
X.234. 

Java (roi de), ses titres, 111,52. 

Jaxartes (le) . confondu avec 
le Tanaïs , I , i3g. ( Voyez 
Syhhoun. ) 

Jehova . Deine portée contre 
ceux d'entre les Juifs qui 
prononcent ce nom de Dieu, 
VI, 25q ; opinion sur son 
étymologie égyptienne , 260. 

Jérusalem ( le royaume de ) , 
considérablement réduit, I, 
70. 

JÉSUITES (les), apportent le 
quinquina eu France et les 



dindons. (Voyez ces mots. ) 

Job . u'étoit ni juif ni arabe ; 
mais un cultivateur Syrien , 
VIII , 2 33. 

Jonas , (le prophète) nommé 
Dzoùl-Noun ; à quel sujet , 
V. io5. 

Joseph , coupe merveilleuse 
de ce patriarche , II , 25i. 

Jours du mois persan, II, 
285 ; commencent le soir 
chez la plupart des orien- 
taux , IV, 3g6. 

Journée de marche chez les 
Persans ; à combien esti- 
mée , IV, 67. 

Jugement dernier , comment 
rendu selon les rabbins . 
VI , 229 ; doutes des Mu- 
sulmans sur le lieu où l'on 
doit se rassembler pour ce 
jugement, 242. 

JciFs(Ies), regardéscomme po- 
lythéites par les Musulmans , 
VI . 190 ; leur nombre à 
Ispahàn au 12 e siècle, VIII, 
i48 ; leur nombre actuel en 
Perse ; état de mépris dans 
lequel ils vivent . X , a4i. 

Juiverie ( la ). ( Voyez Yc- 
/loùdyyé/i. ) 

JurispruueXCE. ( Voyez 
rimfc'ik. ) 



25 ES MATIÈRES. 



J33 



K 



Ka'bah , ses idoles, tom. VI , 
pag., 189 ; antiquités et des- 
tinations de cet édifice ; par 
qui érigé, 373. 
Kaboul , province . III, 287. 
Kaboul , ville où le souve- 
rain des Afghans fait sa ré- 
sidence . II , 348. 
Kabyn , douaire , :>3o. 
Kachan . ou Qàchàn , ville; 
ses étoffes, IV, i63 ; ses scor- 
pions , 5 , notice sur cette 
ville, 7 ; ses grenades, 342. 
Kachmyr (les roses du ) , 
sont préférées pour l'es- 
sence . IV, 66. 
Kafer (kàrvanséràï de), VIII, 

461. 
Kaffa , Kaffâh ou Kalfah , 
ancienneté de ce nom . I , 
127; note sur cette ville, 
128. 
Kah- GuiL , espèce d'argille , 

IV, n5. 
Kaï, ou kay , ou ky , si- 
gnification de cet ancien mot 
persan , II , 363. 
Kaï - Kaous , ancien roi de 
Perse ; durée de son règne , 
II , 363. 
Kaï-Khosrou , fondé 
Ardébyl II ; Féry-Bourz lui 
en dispute la possession , 
II . 368. 
Kaï-Khatou-Khan introduit 
les papiers-monnoies en Per- 
se ; à quelle époque , IV, 
218. 
Kaï - Qobad , ancien roi de 
Perse , II , 363 ; fonde la 
dynastie des Kayànydes , 
384 ; habite Ispahân ; à 
quelle époque , VIII, i^S. 
Kajyreh ( safran sauvage ) , 

IV, 84. 



Kakhet . portion orientale de 

la Géorgie , II , 3i. 
Kalaty. ( \ oyez Raisin. ) 
Kaly ( soude). III. 3 2 8. 
Ka;sdilanaphtis . étymolo- 
gie et signification de ce 
mot . II , 4 2 ^. 
Kandoufalqan . canton de 
Théhrân ; ses poires et ses 
pèches vantées , etc., VIII, 
i65. 
Kaou-Kouhy ( cerf) , signifi- 
cation de ce nom , III , 
38i. 
Kaoutser , fleuve du paradis ; 
ses particularités , VI , l(j 
et 253. 
Karavanes, leur marche jour- 
nalière estimée , IV, 168 
Karavanserai. ( Voyez Kàr- 
vanséràï. ) 
Karduel , ou Kaï tvéli , l'an- 
cienne Ibérie ; II , 3i ; di- 
vision de ce canton de la 
Géorgie . 36. 
Kartvelï.( Voyez Kârduel. ) 
Kàrvanséràï, et plus correc- 
tement kàrvanséràï , signi- 
fication de ce mot . Il , 81 
et 242 ; description de ces 
hôtelleries de l'Orient, ii. ; 
kàrvanséràï rebâti par So- 
léïmân chah, VIII y ïy6. 
( Voy. sur différens kàrvan- 
séràï les mots Aghà-Taqy. — 
Kafer. — Tchâh - Tulkh. — 
Mouzaffary, et autres qui se 
trouvent à leur lettre. 
Karyz. signification de ce 

mot , II , 3go. 
Kasac , peuple , et canton 
voisin de la Perse, II, i52- 
Kasbeki, monnoie , IV, 182. 
Kay. ( Voyez Kaï. ) 

KaZROBN , VIII , 312. 



33-f TABLE 

Kazyreh ( safran sauvage ) , 

IV. 84. 

KÉbyr ( âl ). ( Voyez Carac- 
tères d'écriture. ) 

Kechektchy. (Voyez Kechik. ) 

Kechik . signification de ce 
mot . V, 23g. 

— Khâuneh , salle du palais du 
roi de Perse . ibid. 

Kechmich. ( Voyez Raisin. ) 

Kechmich Ohloughy. ( Voy. 
ibid ) 

Kecthektchy. (Voyez A'çt/s. ) 

Ked . mot pehlvy , sa signifi- 
cation . III , 170. 

Kelaunter , charge . répond 
à celle de maire , VI , 77. 

Kémal èd-Dyn Isma'ïl l'Is- 
pahânyen ; ses vers sur la 
méchanceté de ses compa- 
triotes , VIII , i56. 

Kemkhal , fleuve de la Géor- 
gie , I, 419. 

Keradje , canton d Ispahan , 
VIII , i5g. 

Kerath (le), vaut trois grains 
d'orge , III , 3i8. 

Keraun , ce que c'est que ce 
mot, sa signification, VIII, 
120. 

Kerbas , arbre , est le même 
que le qothon âl-chedjéry , 
III . 3i6. 

Kerbela , situation de cette 
plaine, VI , 44 1 '■> ses par- 
ticularités , ibid. ; proprié- 
tés de la terre dite de Ker- 
bela , 44 2 : étymologie de 
son nom , iùid. 

Kf.rkdaun , signification de 
ce mot composé , MI, 4^9- 

Kerman chah. ( Voyez teh- 
rùm. ) 

Kerman , province . III . 281 ; 
ses mines de turquoises, 3b^; 
ses roses préférées pour la 
distillation de l'essence de 
ce nom , IV, 66. 

Kerpas (étoffe de) , vient du 



samskiit hàrpâçom ; est le 
Carbassus des Latins , IV, 
i56 ; de quoi fabriquée . ïb. 

Kérym - Khan , son mérite ; 
sa naissance; avoit servi sous 
Nadir - Cliàh : s'empare de 
Chyrâz ; anéantit ses rivaux ; 
provinces dont il se rend 
maître; ne veut point pren- 
dre le titre de cliâh ; se don- 
ne celui de V'akyl ; durée de 
son règne . X . 218 ; pros- 
périté de la Perse , ibid. et 
219 ; le souvenir de Kérym 
encore cher aux Persans ; 
âge auquel il mourut ; ses 
grandes qualités , ibid. ; son 
tombeau est brisé par Aghâ- 
Mohhammed; ingratitude du 
peuple de Chyrâz envers 
le bienfaiteur de celte ville. 
227 ; sa pierre sépulcrale re- 
connue dans un jardin, 228. 

Kéryiyi-Khany, monnoied'or. 
IV. i85. 

Kesra , fils de Hhaïss , suc- 
cède à Azermi-Dokht; in- 
capacité de ce monarque ; il 
est mis à mort , X , i83. 

Késry , prince persan , cède 
la couronne de Perse à son 
maître légitime , X , 177. 

Ketchy , nom de la chèvre 
en turk ; ses noms en arabe 
et en persan , VIII . 5o3. 

Ketkhoda. signification et 
étymologie de ce mot com- 
posé , I , 99 et III. 170; 
la charge de kelkhodâ ré- 
pond à celle de commissaire 
de police , VI . 77. 

Khadjouq . signification de ce 
mot . VIII, 44. 

Kiiaiber , ce que c'étoit que 
cette petite ville prise par 
Mohhammed ; miracles opé- 
rés : ce que sont ses habitans 
VIII. 44? et suivantes. 

Khaled-ben-Aby-el-Heyadjf. 



DES MATIÈRES. 



335 



célèbre copiste en carac- 
tère koùfy , ouvrage qu'il 
transcrivit . IV, 2^9. 

Khallakii . beauté île ses ha- 
bitait» , III . 7. 

Khalyfes (îps) . possèdent Is- 
pabàn 298 années lunaires , 
VIII , 148 ; soumettent la 
Perse à leur empire ; la font 
gouverner par des lieule- 
nans; formation de plusieurs 
petites dynasties, X , i85. 

Khalyl . nom d'un caractère 
d'écriture arabe. IV, 25o. 

Khan , définition de ce titre , 
II . 99 et 197 ; établi à 
Thehràn par A'bbâs - le - 
Grand , VIII , 166. 

Khanbaleq, nom de la ville 
de Pékin ; est au pouvoir 
des TaLars Mantchoux , III, 
298. 

Khan-Ghazan ( minàr ) , le 
minaret du Khàn-Ghazàn , 
II , 3 2 3. 

Khaouaredje - dyvâu ; im- 
pôt , V, 4o5. 

KHAQAN, titre du monarque 
de la Chine septentrionale , 

II . 102 : est un mot ta- 
tar qui répond au titre de 
pàdchâh ; Holâkoù réunit 
l'un et l'autre, IV, 209. 

Khar. (Voyez Ane. ) 

Kharadje - Padchah , signi- 
fication de ces noms , IV , 
9 5. 

Kharbouzêh , nom du melon 
d'eau en persan , III - 333. 

Kharbouzehi-Pacy, chem- 
màméh , hindouany etdes- 
tembouviéli . noms de dif- 
férentes espèces de melons . 

III . 33o. 

KlIAREHSTAUN et kllà llivlis- 

tàun , village et kârvân- 
séràï ; pourquoi appelés 
ainsi . VIII, 495. 
Khabizmyens, supplantent les 



Seldjouqvd.es ; sont extermi- 
nés par les Moghols , du- 
rée de leur puissance , X , 
186. 

Khod. ( Voyez Khodâ. ) 

Khoda , signification de ce 
mot ; est le même que 
khod , III . 170. 

Khass . signification de ce 
mot , IV. 182. 

Kiiasséh , signification de ce 
mot , il désigne le domaine 
du prince ; le mobilier de 
la couronne dans l'Inde , 
V, 2 5o. a 

Khatem âl-âmbyâ. épilhèle 
donnée à Mohhammed , 
VI , 269. 

Khathay. ( Voyez QâtAy. ) 

Khaunéhi-Guebraun , ce que 
c'est . VIII , 464. 

Kher. ( Voyez Ane. ) 
Kherfadje (âl-). ( Voyez 
Caractère d écriture. ) 

Khergah , jardin d'Ispahân ; 
dérivation de son nom , 

VIII . 40. 

Kher-Gouch , lièvre , signi- 
fication de ce nom , III , 
38i. 

Kher-Zehreh, oukher-zehr, 
quelle espèce d'arbre , III , 
9.96. 

Khezr-le-Vivant. nom d'une 
fontaine ; lieu où elle se trou- 
ve , VIII , 428. 

Khilassét-al-Akhbar , abré- 
gé d'histoire , par Khon— 
démyr ; en quelle année 
composé ; dédié à l'éinyr 
A'iy-Chyr, IV, 4.8. 

Khil'at , robe d'honneur , 
III , 229 , étymologie de- 
ce mot qui désigne les pré— 
sens donnés par le monar- 
que à ses sujets ; de quoi 
composés , V, 2^1. 

K.HIL0ÛET . pavillon d'Ispa- 
hân , VIII, 23. 



33G 



TABLE 



Khom-Ghadyr . signification 
de ces mots, IX , 23. (Voy. 
Étang. ) ( fête de 1' ). 

KhoNDÉmyr, (Ghyâts èd-Dyn 
ben-Homâm èd-Dyn sur- 
nommé ) , fils du célèbre 
Myrkbond , auteur du Khi- 
lâssi't àl - Akhbàr ; abrégé 
d'Histoire universelle et du 
Hhabyb ûl - Séïr ; autre 
abrégé sur le même sujet , 
IV. 218. 

Khonsa , signification de ce 
mot , VII , 42. 

Khoraçan (capitale du ) , 
III , i33 , est l'Aria et la 
Margiana des anciens , V, 

252. 

Khordjany (âl-) Aboûl-Oùa- 
fà , auteur d'un commen- 
taire sur Euclide . IV. 2i5. 

Khorma , nom de la date en 
persan . III , 342. 

Khorrem-Uerreh, VIII, 4'5. 

Khor-Sak, mot composé; sa si- 
gnification ; est un des noms 
donnés aux Persans , III , 
261 . 

Khosrauguerd, ancienne ca- 
pitale du Baïhak , aujour- 
d'hui Sebzvâr , III, 336. 

Khosrou. (Voy. Cnosroes I er .) 

Khosrou-Nouchyrwan , épo- 
que de son avènement au 
trône de Perse ; durée de 
son règne ; ses qualités ; élo- 
ge qu'en fait le Prophète au- 
torité de ses maximes ; fait 
la guerre aux Grecs ; est 
vaincu par Bélisaire ; pro- 
vinces qui coinposoient ses 
états ; fait traduire l' Hiio- 
padêsa , X , 17g ; grand 
âge auquel il mourut . 180. 

Kiiosrou-Pkrwyz, roi de Per- 
se ; ses bonnes qualités au 
commencement de son rè- 
gne; ses revers et s<-s succès 
dans la guerre contre les 



Grecs ; refuse d'embrasser 
l'islamisme; s'abandonne à 
son naturel vicieux ; haine 
des Persans ; il est détrô- 
né ; sa mort , X , 180 ; du- 
rée de son règne ; sa pas- 
sion pour Chyryn ; magni- 
ficence de sa cour ; objt-ls 
curieux ; éléphans blancs 
amenés en Perse ; époque 
de sa fin tragique , 181. 

Khosrou-Khan. général Per- 
san ; victoiresqu'il remporte 
sur les Afghans ; met le siè- 
ge devant Qandahâr; refuse 
une capitulation auxassiégés; 
veut qu'ils se rendent à dis-' 
crétiôri ; est battu ; se lait 
tuer de désespoir , X , 200 
et 201. 

Khosrou - Abad . maison de 
plaisancedeChâh-A'bbâs II, 
où il meurt , X , 198. 

Khothbeh , ce que c'est que 
cette prière , X , g4- 

Khouadjeh, vulgairement 
coja , titre commun aux Per- 
sans et aux Turks: significa- 
tion de ce mot . IV, 20g. 

Khouaf (canton de) . ses mi- 
nesdefer, III, 356. 

Khouareziw , province , III , 

Khousf. ( Voyez Noix. ) 
Khouz . opinion sur ce peu- 
ple , VI , 142. 
Kholzistan , notice géogra- 
phique sur cette province , 

vi . 141. 

Khouzy . langue , VI , 142. 

Khozar ( mer de ) , III , 25y ; 
est aussi nommée mer du 
Guylàn et du Mâzendérân , 
et est la même que la niei 
Caspienne , iùid. 

Kiiolafa . titre du chef des 
Sséfy , V. 3og ; fonctions 
et attributions de cette di- 
gnité , ilid. 

KlAYA , 



DES MATIÈRES. 



Kiaya. ( Voyez Kclhhodà. ) 

Kickaht , couvent situé à huit 
lieues d'Eryvân , II , 17J. 

Kichictchy -BaCHY. ( Voyez 
Kechik. ) 

Kichmichs , différens noms 
de cette île ; ce qu'elle est, 
VIII , 5o6. 

Kichtasp, établit le sie'ge de son 
empire à Persépolis ; em- 
brasse la doctrine de Zo- 
roastre , X , 162. 

Kiki , observations sur ce mot 
grec ; désigne l'huile du 
palma-christl ; paroit être 
un mot égyptien , IV, 85. 

K.INDUS ( àl )', ou âl-Kendi. 
( Voyez Va' qoht. ) 

Kiochk-Zer, bourgade, VIII, 
221 et 222. 

Kirmaun-Chah , ses inscrip- 
tions, VIII , 399. 

Kisilosen. (Voyez Qizil- 
Hhocèïn. ) 

Kitab âl-Déoùâyr èl - Mémâ- 
çah , ouvrage d'Apollonius 
Pergseus , IV , 214. 

K.ITAB àl - Djebr, titre de la 
traduction d'un ouvrage de 
géométrie composé par Aris- 
tote , IV, 2i5. 

Kitab âl - Hbodoùd , traité 
d'Aristote . traduit en ara- 
be , IV, 2i5. 

Kitab-al-Makhrouthat, titre 
d'un ouvrage d'Apollonius 
Pergeeus , traduit en arabe, 
IV, 214. 

Kitab âl-Mérâssed II-Etblâ'a, 
ouvrage cit«* , Ylll , 162. 

Kitab -Nisbeti àl- Djédoùr , 
autre ouvrage d'Apollonius 
Pergaeus , IV, 2i4- 

Koctzim. ( Voyez Koktch'tn. ) 

Kodouri. ( Voyez Codours. ) 

Kohen , différentes significa- 
tions de ce mot en hébreu; 
il désigne un prêtre , pour- 
quoi, VI, 88. 

Tome X: 



33 7 

Kohhoi; collyre pour les 
yeux , VIII . i47- 

Koktchin , ville célèbre par 
Tine bataille et un traité de 
paix , I , 86. 

Koléilah-we-Dimnah , tra- 
duction de I'Hitopadèsa de 
VicbnouSarmâ , X, 17g. 

Koss , mesure , IV, 17g. 

Kotatis , ville de Géorgie ,' 
II , 12. 

Koubecha , nom de lieu , III , 
i 7 5. 

Kouchah. (Voyez Nard-Epi.) 

Koufah , ville ; sa célèbre 
école ; doute sur son anti- 
quité ; passage de Khondé— 
myr qui y est relatif; figures 
sculptées sur les murs de sa 
grande mosquée ; elles pa— 
roissent avoir rapport au 
culte des Sabéens ; antiquité 
de cet édifice , IV, 248. 

Koufy , caractère d'écriture 
arabe ; ses formes ; ressem- 
ble au stranghelo ; paroi t 
en dériver; inventé par Mo- 
ramer- ben - Morrah ; adop- 
té pour le Qorân ; Arabes qui 
excellèrent à l'écrire ; varia- 
tions qu'il subit , IV, 24g. 

Koufyque (inscriptions en ca- 
ractère), VIII, 248 et 325. 
( Voyez Koùfy. ) 

Kouii-Soleïmany ( montagne 
de Salomon ) , asile des 
Afghans , II , 348. 

Koiih-Ssofa , montagne ; rui- 
nes qu'on trouve vers le mi- 
lieu , VIII , 117. 

Kouhi-Nour , signification de 
ces mots ; nom d'une rose 
énorme qui fait partie des 
pierreries du roi de Perse , 
X, 23 7 . 



Kouhi-Qadem-Khezr , mon- 
tagne ; se nomme aussi Qa- 
dem-Gâh , sa situation et sa 
description, VIII- 427etsuiy. 

Y 



33S TABLR 



Kouhrotd , rivière , III . 8. 
KoukailouyÉH , montagne , 

VII, 379. 
Ko UN G, signification de ce 

mot , est le nom de trois 

forts du golfe Persique , 
II, 5i8. 

Kour , source de ce fleuve , 
II, 3o. 

Kourde (Langue ) , nom d'une 
classe de nomades de la 
Perse ; nombre des tribus 
qui la composent, X , a4 a - 

Kourdes , ces nomades par- 
courent la Perse , habitent 
le Kourdistân ; leur langue 
diffère du Persan, IV, 3; 
vie errante , et origine pré- 
sumée de ce peuple , V , 

a 99- 

Kourdistân , pays des Kour- 
des , III, 3. 

Kou&ÉU , signification de ce 
mot , VIII , an. 



Kouréh - ArdchYr - Khou- 

REH , VIII ,211. 
KOUREH - IsSTHAKHAR, VIII. 
211. 

Kourk, pelisse tuike, IV, i54- 

Kourout, rivière. ( Voyes 
Koiihraùd. ) 

Koutel-na'l-Chékény , moî.« 
tagne , VIII , 220. 

Koutel-Ourtchyny , monta- 
gne , VIII • ig3. 

Kuchtasp, héros fabuleux ; 
donne un nom au Sedjestâun; 
élève une digue, V , 120. 

Kulah , bonnet des Persans , 

iv, 4. 

Kundjah , ses mines de fer, 
III , 356. 

Kureng , cours de ce fleuve 3 
travaux exécute'spour le réu- 
nir au Zendéb-roùd , per- 
sonnages qui y ont préside , 
VII , 2 7 q. 

Kutais. ( Voyes Kotatis. ) 



L (1') se confond avec IV dans 
l«s anciennes langues de la 
Perse , tom. III , p. 25g. 

Lae , fils d'Edrys ou Enoch , 
IV, 335; son nom entre 
dans le mot âsterlàb ; anec- 
dote à ce sujet , iàià. 

Ladjeverd, lapis laiuli ; 
pays qui le produisent, IV, 
144. 

Iahhyan (combat deMohham- 
med contre la tribu de ) , 
VIII , 267. 

Lahorasp , quelques savans 
veulent que ce soit le même 

3ue Cambyse ; différence 
u caractère de ces deux 
princes , X , 161. 
LAKHY(âl). ( Yoyex Ar1e« 

fui'/ ) 



Lala , eiplication de ce mot ,' 
I, 60. 

Laleh. ( Voyei Tulipe. ) 
Lam'i ( âl- ) al - Mo'allem AI- 
A'djâb , titre d'un Diction-» 
nai ru arabe; son auteur # 

IV, 244. 

La'nét-ber-O'mar . significa* 
tion de ces mots , IX , 52. 

LANGUESanciennesde laPerseJ 
leur affinité aveccellesd'Eu- 
rope et de l'Inde , II , 102. 

— Latine ( la langue ) a em- 
prunté beaucoup de mots 
samskrits , IV , i56 ; se* 
rapports avec cette langue , 
IV, 2 55.^ 

— Langues Européennes, leur 
rapport avec (es langues de 
la Perse et de l'Inde , iiiJ. 



DES MATIÈRES. 



!3 9 



Ikm îâzuli. ( Voyei Ladje- 
verd- ) 

Lar , pays conquis par Allah- 
Veyrdy- Khàn , sa situa- 
tion; ses habitans. VIII, 484- 

Laredjk , île. ( Voyez Ara- 
cia. ) 

Lat , divinité des Arabes avant 
Mohhammed , V, i4g. 

Landjaun (province de) , fon- 
taine qui s'y trouve ; pro- 
prie'te'sde son eau , III , 3gi. 

Lauristam , situation de cette 
province ; est habitée par les 
Kourdes ; ses limites ; est 
le royaume des Elamites , 
selon le missionnaire San- 
son ; paroit être la Cossea 
des anciens ; sa division , 
III , 280 , 281. 

Legs pieur , comment nom- 
més . V, 349 , par qui ré- 
gis , ibld. 

Liïlet . nuit. (Voyez les fêtes 
nocturnes à leurs lettres res- 
pectives. ) * 

Leleh-Beyg (Mohheb A'iy), 

firojet qu'il forme de réunir 
eKureng auZendéh-Roud, 
VII, 280. 

Lesguys , différentes observa- 
tions sur ces peuples , III , 
175 ; ils dévastent les pro- 
vinces limitrophes de la Per- 
se , X, 201 , s'emparent de 
Chyrvân ; victoire mémo- 
rable sur les Persans . 202. 

Lesguystan. ( Voyex Dagh- 
Estàn. ) 

Letchkoum , district de la 
Mingrélie , I , i53. 

Lettre sur le couronnement 
de Soléïmân , X, il^\. 

Lettres arabes (les), ont une 
valeur numérique ; anecdote 
à ce sujet , IV . 293. 

Lettres (belles- ), cultivées à 
Ispahàn plus que partout 
ailleurs , VIII , i54- 



Libre arbitre, nie* par les Mu- 
sulmans . III . 4°6- 

Lièvre . III , 38i. 

LioN(nne) avec un soleil, em- 
blème de la monarchie per- 
sane , III , 277. 

Litière des Persans . II , 233. 

Livres en ancien persan, en- 
tièrement anéantis. IV. »5q. 

Loga ou loguer . signification 
de ce mot; il entre, en sams- 
krit, dans la composition du 
Parasangaloga d'Hésychius , 
IV, 179. 

Lotus. (Voyez Sèdrat âU 
Montehy. ) 

Louthf- A'ly, Dja'far-Khân 
lui confie le gouvernement 
de Chyrâz . X , 223 ; il fuit 
à Abou-chehr après la mort 
de son père ; marche con- 
tre Chyrâz ; défait l'armée 
de Si'yd-Mourâd , 224 ; est 
reçu dans Chyrâz aux accla- 
mations du peuple ; battu 
par Aghâ Mohhammed ; 
échoue devant Kermân ; dé- 
sastre de son armée; marche 
contre Bâbâ-Khân ; quel est 
aujourd'hui ce personnage , 
aa5 ; la trahison de Hhâdjy- 
Ibrâhym cause la défection 
de son armée ; victoire sur 
ce traitée ; Seconde victoire 
auprèsde Chyrâz; il ne peut 
point en profiter , 226 ; ne 
prend point Zergoùn par la 
trahison de son secrétaire ; 
surprend le camp d'Aghâ- 
Mohhammed ; charge impé- 
tueuse ; triomphe ; suites 
désastreuses de sa victoire v 
327 ; prise d'Yezd ; évène- 
mens de la campagne; pro- 
diges de courage , 228; Ker- 
mân emporté d'assaut ; vic- 
toire sous les murs de cette 
ville ; il s'y enferme . iâ/d. ; 
trahison des habitans; il 

Y 2 



34.0 TABLE 

s'enfuit à Qom ; le gouver- 
neur veut le livrer à son 
compétiteur ; défense héroï- 
que ; il est mis à mort , 229. 
Lune (la) , ses noms en hé- 
breu , IV, 3g9 ; déesse de 



la lune. ( Voyez Azara. ) 
Lunettes (les) , ne sont point 
employe'es par les astrono- 
mes Arabes , Persans et 
Turks , IV, 20g. 



M 



Ma'bats (Léïlétâl-) , fête , t. 
VI , pag. 371. 

Macao , ville , III , 69. 

Macis, 111, 47. 

Madaïn , capitale de la Perse 
prise par Châhryâr , X , 
182. 

Madarm. ( Voyez Mataram. ) 

Maderipetche'h.) Voyez Rai- 
sin. ) 

Mage , étyrnologie de ce nom, 
VILI, 3 7 4. 

Maghan . plaine sur les bords 
de l'Araxe ; Nadir - Chah 
y reçoit la couronne des 
Ssofy ; époque de cet évé- 
nement , X , 210. 

Mahabad, monarque célè- 
bre ; son nom est samskrit ; 
étendue de son empire ; re- 
çoit un livre sacré du Créa- 
teur ; son contenu ; nom- 
bre des Mahâbâd qui lui 
ont succédé ; ils répondent 
aux Menous des Indiens . 
IV, 256 ; fonde une dynas- 
tie antérieure à celle des 
Peych - Dâdyens. ( Voyez 
Abàdyens ) ; est le premier 
législateur du monde et le 
premier homme de la créa- 
tion actuelle ; avoit survécu, 
ainsi que sa femme, à la des- 
truction de la création pré- 
cédente , X . i52 ; il pro- 
mulgue un code , qui pour- 
roit être le môme que celui 
de Menou , X, i53. 



MahabadyEns. supplantés par 
les Peych-dàdyens . IV, 25g. 

Mahhmel , étoffe d'or de la 
Mekke ; où fabriquée , IV, 

l52. 
MaHHMOUD-SeBEQTEGUY,' 

anecdote relative à ce suit hàn; 
nommé aussi Ghaznévy , 
II , 112 ; il fait la conquê- 
te de l'Hindoùstân . 348 ; 
enlève Ispahân aux Boùyy— 
des , VIII , i5o ; pro- 
messe qu'il fait au poète Fer- 
doùcy ; elle reste sans effet 
par les conseils de son vézyr ; 
satyre de ce poëte contre 
Mahhmoùd. V, 126 ; il par- 
tage la dépouille des Dé'ilé— 
mytes ; ses possessions dans 
l'Inde et en Perse, X, 
i85. 

Mahhmoud-Chah-Kholdjy , 
astronome ; temps où il vi- 
voit ; extraits de son ouvrage 
publiés par Greaves , IV, 
2o5. 

Mahhmoudy , 
valeur, IV, 

Mahométans . 



sa 



monnoie , 
181 et i85. 
leur scrupule à 
l'égard du papier . IV, 171. 
Maïdaun-NÉou . place cl' Is- 
pahân ; signification de son 
nom . VII . 397. 
Maï'daun-Naqcheguyaun, pla- 
ce d'ispahàn. ( Voyez Maï- 
dàun-Nèoù. ) 
Main , ville du Qouhestàu % 

VIII , 232. 



DES MATIERES. 



Majordome. (Voyez Me// ter.) 
Malais , leur naturel ; breu- 
vage dont ils usent , IV, 

8o S 

Malcolm ( le capitaine ) , va 
en ambassade près de Fathh— 
A'iy ; souvenir que ses lar- 
gesses laissent aux Persans , 
X . 23i ; ses propositions 
sont rejete'es , 232. 

Malek . mélàk, et Malak , 
nom des anges en arabe ; 
opinions sur l'élymologie de 
ces mots , VI . 222. 

Malek ( l'imâm ) . sa mort , 
sa sépulture, etc. , IX , 26. 

Ma'mar-Bachy , nom d'une 
charge; emplois qui la cons- 
tituent, IV. 126. 

Mamoun ( le Kbalyfe àl-) . fils 
et successeur de Hâroun âl- 
Rachyd ; deux ouvrages 
portent le nom de ce prince, 
IV. 2i3. 

Man. ( Voyez Poids. ) 

Mandagara . deux villes de 
ce nom , II , 3i8. 

ManEsti (M.) . re'sident de la 
compagnie anglaise à Bassrah 
se rend à la cour de Fathh- 
Aly; y lait le rapport de 
la mort tragique de Hliâdjy 
Klialvlà Bombay , X . 233 ; 
emmène le neveu de cet 
ambassadeur . ibiâ. 

Mangeurs de chiens ; nom 
donne aux Persans. ( Voy. 
Khêr-Sali. ) 

Masgou-Khan , fait prison- 
nier le souverain des Oï- 
ghours , IV. 390. 

Manœuvre et tactique des 
Persans , V, 326 et suiv. 

Manufactures d'Ispahàn. en- 
core renommées aujour- 
d'hui, VIII . i5o. 

Manv, chef de la secte des Ma- 
nichéens ;écorché vif paror- 



34l 

dre de Behrâm I er , X , 174. 

Maouara âl - Nahar , l'an- 
cienne Transoxane , II , 
371 , et III , 25 7 . 

Maqryzy (Ebn 51-). auteur 
d'un Traité des poids et me- 
sures , des Musulmans , IV, 
172. 

Maqssoud - A'thtiiar , dro- 
guiste ; son kàrvân-sérâï , 

vu . 324. 

Maqssoud - Beyguy . situa- 
tion de ce village. VIII, 201. 

Marbaun. pont le plus an- 
cien d'Ispahàn , omis par 
Chardin ; sa description , 
VIII, 92. 

Marbaun , nom d'un ancien 
village près du même pont , 
annexé à la ville d'Ispahàn , 
VIII , 92. 

Marbyn , canton d'Ispahàn , 
VIII , i5 9 . 

Marchands (les), ne peuvent 
point porter l'habit couleur 
écarlate ou cramoisie , ni des 
boutons d'or à leurs habits , 
IV. 4; ordonnance deChâh- 
A'bbàs touchant leur tur- 
ban . ibid. , 18. 

Marche ( journée de ) des 
Persans ; à combien esti- 
mée . IV, 67. 

Mardjaun. ( Voyez Perle. ) 

Mardochée , son tombeau t 
III, 281. 

Margasgan, dom Garcias y 
place les ruines de Perse- 
polis , V III . 4 11 - 

Mariages des Musulmans , 
II , 2^5 , 227 ; contrat de 
mariage , 23o. 

Marout. ( Voyez Ilàroùt. ) 

M a s a R ( Al-bu- ). ( Voyez 
Dja'far ben Molihammed. ) 

Mascarade . élymologie de 
ce mot , III , 447- 

Maskhareh.( Voy. JVrfjrtf/vz */<?.) 

Massacres d'Ispahàn sous le 



34* TABLE 



règne ào Mahhmoùd l'Af- 
ghan . X , 2o5. 
Masijirah . espèce de rèçle 
p(jur rayer le papier , IV, 
28 j : sa (orme , ioid. 
Mat. ( Voye Echec. ) 
Mataram , titre du roi de 
Ja* a . le même que Madarm, 

III. 5?. 

Matchyn . quelles provinces 

sonl (I signées sous ce nom , 

JV, 3 9 o. 
? \i 1 MflaAH greniers souter- 

1 i"s des Arabes barbares— 

que$ . I . i^a. 
Ma'yér - Iîachy . titre d'une 

cl aire . V, 354- 
BIa'z. ( Voyez Chèvre. ) 
Mazenderan. province, 

ses chaussées . II . 367; 

son air malsain. III, 078; 

sa scie . |V io3. 
Mazenderan ( mer du ). 

(Vo'y. K/ioznr) (merde). 

MïCHEHFD-MorQIDDES, 

signibcationdu nom de cette 
ville ; son histoire. 111 . i33 ; 
sa situation; renferme le tom- 
beau de i'imàm Riza ; de- 
vient capitule du Khoraçàn 
à l'exclusion de la ville de 
TT.ous , IV, 201. 

Mech'al-dar-Bachy , nom 
d'une charge , III , 4$o ; 
ses attributions , V, 36g. 

MÉDICI S ( Ferdinand de), 
grand-duc de Toscaue , II, 
188. 

M t D 1 c is ( les ) , rendent de 
grands services aux lettres 
orientales , Il , 188 ; établis- 
sent une magnifique impri- 
merie orientale , IV , a85. 

Medjeles , signification de ce 
mot , III , 37. 

Médyns . étymologie du nom 
de cette ville, VII, 169; 
épithéte qu'on lui donne; 



sa signification , ig5 ; les 
khaMcs de Baghdâd v éri- 
gent la mosquée funéraire du 

Prophète ; état de son tem- 
ple avant nette époque, ig7- 

Médynet. ( Voyez Mèdjne et 
Chekresiért. ) 

IMbftaHH (àl-). Voyez Carac- 
tères d'écriture. ) 

Mehpt -Myrza , auteur de. 
l'histoire de Nadir- Chah, 
II. 3+5. 

Mehuy (Voyez Mohhammed- 
MekJy. ) 

Mehdy (ai-) Mohhammed- 
ben Aboù-Dja'far âl-Mans- 
sour. ( Voyez Muhhamrned- 
ben Aboû-JJja far àl-Mans- 
soùr. ) 

Mehiar , signification de ce 
mot ; bonnes flèches qu'on 
fabrique dans ce village ; 
commence le pays de Fàrs , 
VIII. iq5. 

Mehmandar. signification 
de ce mot persan composé , 
II , i3 7 . 

Mehmandar - Bachy , titre 
d'une charge. V, 372. 

Meute a , nom d'une charge ; 
fonctions qui en dépendent , 
ordinairement remplie par 
un eunuque . III, ^08. 

MeÏçan. ( Voyez Mcsa. ) 

Mekke (la), distance de cette 
ville à la mer Houge et à 
Médyne ; sa latitude , VII , 
i57 ; doute sur létymolo- 
gie de son nom ; villes qui 
en portent un à peu près 
semblable , 169 ; prise et 
pillée paxlés-VS al Ain tes, 173. 

Meks fMoscpvie) . III , nSj. 

Mekteb . signification de ce 
mot . IV, inb. 

Melek-Chah. ( Voy. Djèlâl 
éd-Dyn . etc. 

Meuk-A'ï.y . anecdote à sou 
sujet, VII, 47°- 



DES MATIERES. 



Melik èl-Dâr. signification 
de ces mots , VIII , 4 2 °- 

Melik âl - Tudjâr , notice sur 
cette charge , V , 262. 

Melons , abondans en Perse J 
noms des différentes espè- 
ces , III . 33oet 33i. 

Menah , signification de ce 
mot ; se retrouve dans le 
chaldéen et la langue sams- 
krite : a passé dans le grec, 
IV, 356. 

Ménava-Sastra. (Voyez Me- 
nou ) ( code de ). 

Menât, divinité' des Ara- 
bes avant Mohhammed, V , 

x 49- 

Menou (code de) . jouit d'une 
grande vénération dans l'In- 
de, X, i56. 

Menous des Indiens , sont au 
nombre de quatorze; livre 
laissé parle premier, IV, 256. 

Menoutcheher , ancien roi 
de Perse, II, 4 11 '•> ar- 
bore le gouvernement de la 
Perse ; ses revers . X , i5o,- 

MÉqassed, âl-Hhân traité sur 
la musique ; son auteur ; 
est traduit en français , V, 
3oo. 

Mer du Caucase (la) . I, i5o; 
— noire , n'est pas plus ora- 
geuse que les autres mers , 

Méraghah , notice étendue 
sur cette ville , IV, 202 et 
suivantes. 
ÎMermelan. ( Voyez Coing. ) 
Mervah. idole. ( V. Nàylah.) 
Mervaryd. ( Voyez Perle. ) 
Mesa , port de la mer Rouge; 
sa situation ; nommé IMc- 
sène par les anciens . Meï- 
çân, ou MucliânpaT les Ara- 
bes , VII , 169. 
Mesaeatène . partie de la 

Susiane , II , 385. 
Mespjed ; de quelle racine 



343 

est dérivé ce mot , IX , 
ig3 et 194. 

Mesdjedi - Madéri - Soleï- 
man, erreur de Chardin au 
sujet de cette mosquée , 
VIII, 432. 

Messabeta . nom d'un peu- 
ple , II , 385. 

Messr'a , signification de ce 
mot en poésie orientale, 
V, i3o. 

Mescres persanes, leurs noms, 
leur valeur ; choses aux- 
quelles elles servent, IV, 
177 et suivantes. 

MÉTHAF , signification de ce 
mot arabe , VII , i65. 

METHRA.(Voy._tf//V^.), VII, 62. 

Metsqal , ou mesqâl. ( Voye» 
Poids. ) 

Michiacour, kârvàn-sérâï ,• 
III. i3. 

Miel , ses noms en grande 
quantité dans la langue ara- 
be . iv. 144. 

Mihîr. oumihr. étymologic de 
ce mot , VIII , 62. ( Voyei 
Soleil. ) 

Militaire (état) de la Perse , 
V, 326 et suiv. 

Millet. ( Voyez Erzen. ) 

Millet , élymologie et signi- 
fication de ce mot , VI, 174. 

Minaréh , IX, 1 g4- 

Mines d argent, montagnes où 
elles se trouvent, III, 354 ï 
— de fer , 355. 

Ming - Bachi , ebarge mili- 
taire , V. 3i4- 

Mingrélie , étymologie de ce 
mot . I , i4<j [; autres noms 
de la Mingrélie , i53. 

MiNGRÉLiEN ( le J| , note sur 
cette langue , I . i52 ; dé- 
rive du tafar, ig3. 

Miradje, illusion d'optique f 
sa cause . VIII , 49 1 - 

Mihdad. ( Voyez jffourdâdet 
31it/iridales. ) 



344 TABLE 

Mjthridates I er , son avène- 
ment ; ses conquêtes; pé- 
nètre dans l'Inde ; son ca- 
ractère ; sa mort. ; dure'e de 
de s < ' r i i^ègne , X , 166. 

Mitii ru dates II. ses succès con- 
tre les Scythes; ses conquê- 
tes ; durée de son règne ; 
il meurt , X . 167. 

MlTHRXOAXES III. cslSOlipÇOn- 

né Je l'empoisonnement de 
.son père; justifie ce soupçon. 
par sa conduite : est détrôné 
par son frère , X. 168, et 
169. 

Mitra. ( Voyez, Mihr. ) 

3VÏNASKJRES, .succède à son on- 
cle ; en quelle année ; guér- 
ies civiles entre lui et ses 
compétiteurs au trône des 
Parlhes; triomphe et meurt 
paisiblement ; à quel âge \ 
durée de son règne , X , 
167. 

Mochay'i. signification de 
ce mot ; erreur de Chardin, 
IX, 3o. 

Mo CLES ( le dervyrhe ) , au- 
teur des Mille et un Jours, 
IX, 204. < 

Mode . hahillemens aujour- 
d'hui à }a mode en Perse , 
IV, 3 ; la mode n'y varie 
point comme en Europe , 
i5. 

Modym , châtiment de ceux 
qui auront manqué de faire 
cette prière . VI . 241. 

Moghols . étendue de leurem- 
.pire , II, 3i6 ; s'emparent 
de l'Inde sous la conduite 
de Bâbour , III , 272. 

Mohhammed , ses ennemis 
lui donnent le surnom d'Ab- 
tar ; à quel sujet , V, 240 ; 
ne crée point sa religion ; 
sources ou il en puise les 
dogmes ; réussit par le fa- 
natisme de ses sectateurs ; 



f ùt gloire de son ignorance ,* 
\ I • icji ; idée des peines 
et des récompenses après la 
mort ; où puisée , 191 ; il 
est surnommé Kliàtein âl- 
Ambyà . 269 ; est aussi ap- 
pelé Ahhmed ; conformité 
qui se trouve dans la signifi- 
cation de ses deux noms , 
384$ construction de sa mos- 
quée funéraire , Vil , 197. 

Mohhammed-Fany, auteur du 
Dàbistàn. ( Voyez ce mot. ) 

Mohhammed-Khoda-Bendéh, 
reluse la couronne de Perse, 
X , 191 ; l'accepte malgré 
lui après la mort d'IsmaëlII ; 
préléroit les pratiques reli- 
gieuses aux soins de l'empi- 
re ; manière dont il passoit 
son temps pendant que les 
Ouzbeks lui enlevoient plu- 
sieurs provinces ; avantages 
sur les Othoinàns ; il mar- 
che contre A 'ly-Qouly-Khân, 
X , 192. 

Mohhammed-Roustam-Khan, 
succède à Khosroù - Khân 
dans le commandement de 
l'armée persane ; est défait 
par Myr-Véïs , X , 201. 

M O H H A M M E D-B E N- A B O U- 

Dja'far âl-Mânssoùr ( âl- 
Méhdy)l'Abbàcyde , recons- 
truit la ville de Rey, II , 
4io. 

M ( 1 H H A M M E D âl - Newâdjy 

(Chams èd-dyu Aboù- A'bd- 
allah ) ; son ouvrage sur les 
noms du vin . 1\ , 72. 

Mohhammed-ben-Ketsyr àl- 
Fcrghàiiy , astronome ; son 
Traité du mouvement des 
astres traduit et imprimé , 
IV, 210. 

Mohhammed ben - Mohham- 
med àl - Fârcy ( Taqy êd- 
l)yn Aboùl-Khaïr) , auteur 
d'un commentaire sur les 



DES MATIÈRES. 345 

d'Euclide , IV, Mohhammed-Taqy (l'imam) , 
notice sur la vie de cet 
îmâm , VIII , 4 12 - 

Mohhammed-Chah . souve- 
rain de l'Hindoustân : battu 
et fait prisonnier par Nadir ; 
donne une de ses filles au 
fils de son vainqueur ; re- 
couvre une partie de ses 
états ; quelles sont les pro- 
vinces qu'il perd . X , 2i3. 

Mohhammed-NaBY-Khan. ne- 
veu de l'ambassadeur Hhâd- 
jy-Khalyl ; lui succède dans 
ce poste auprès de la com- 
pagnie anglaise ; son séjour 
à Bombay, il n'avance point 
les négociations , X , 233. 

Mohhaqad , caractère d'écri- 
ture arabe , IV, 25o. 

Mohhsen - Fany , auteur du 
Dâbistân , IV, 2 56. 

Moher-dar-Qachoun , titre 
d'une cbarge . V, 4^2. 

Mois persans , II , 253. 

— arabes, signification de leurs 
noms , IV. 4oi et suiv. Va- 
rient selon la lune, IX, /fi. 

MoKHTASSAR-FY- AKHBAR âl- 

Bachàr , abrégé de l'histoire 
universelle par Aboùl-Fédâ, 
IV, 216 ; manuscrit auto- 
graphe de l'auteur apparte- 
nant à la Bibliothèque Im- 
riale ; cet ouvrage traduit et 
imprimé , IV, 216. 

Molok, vallée où les Juifs 
élevèrent un temple à cette 
idole . VI . 232. 

Molouk âl - Théoùâyf. (Voyez 
Archkànyens. ) 

Momie , notice étendue sur 
cette liqueur ; ses noms, ses 
différentes espèces et ses pro- 
priétés ; se recueille dans 
les environs de Dàrâ , III , 
3n et suivantes. 

MoNASTiGiTÉ, opinions sur 
son origine , IV, 189, 



Elémens 

2l5. 

Mohhammed ben - Mohham- 
med âl - Hhâceb ( Aboùl- 
Oùafà ) , traduit un Traité 
de géométrie d'Aristote , 
IV, 2i5. 

Mohhammed-Tarkhany 
( Aboù-Nassr ) , surnommé 
âl-Farâby , célèbre philoso- 
phe ; est connu en Occi- 
dent sous le nom d'Alfara- 
bius ; sa mort ; son immense 
érudition , IV, 216. 

MûHHAMM£D-HoMAM êd-Dyn 

ben-Khouàvend-Chàh ben- 
Mahhmoùd . connu sous le 
nom de Myr - Khond , au- 
teur d'une histoire univer- 
selle très-célèbre ; temps où 
il florissoit, IV, 217. 

MnHHAMMED ben-Ya'qoùb de 
Feyrouz-âbâd (l'imàm Med- 
jed êd-Dyn ) , auteur d'un 
célèbre Dictionnaire arabe; 
sa mort , IV. 2.!^. 

Mohhammed ben-A'Iy, fils de 
Moqlah (Aboù-A'ly), vé- 
zvr du khalyfeâl-Moqtader ; 
révolution qu'il cause dans 
l'écriture arabe; invente un 
nouveau caractère , châti- 
ment qu'il éprouve ; sa mort, 
IV, soi. 

Mohhammed ben - O'màd 
( Aboù — Yâcer- Chems èd- 
Dyn ) , jurisconsulte ; son 
ouvrage , V, 2. 

IVoHHAMMED - MeHDY , fils 

d Al-Ilhaçan âl - A'skéry ; 
notice sur cet îmâm, V, 

!I0. 
M'îiHAMMED -DjEBAL-A'A- 

jely ( Béhà êd-Dyn) . au- 
tour du Diâm'i - A'bbâcy , 
M . 326. 

MoiHAMMED-DjEMLAH, notice 

su- ce personnage , Y 111 , 
66 



346 TABLE 



M o N N I E s ( hôtels des ) , 
dans l'empire othoraân ; 
monnoies turkes , I , i5 
et 16; les khâns de Crimée 
font battre monnoie dans 
deux villes, I . 28 ; — persa- 
nes rarement frappe'es dans 
le pays ; varient dans leur 
valeur , pourquoi ; n'ont 
point cours partout; appor- 
tées d'Europe , IV, 184 ; 
nom et valeur de quelque >- 
unes , i85 , et II , 202; va- 
leur et noms actuels de plu- 
sieurs, 168 ; monnoie de cuir; 
— de papier substitue'e à l'ar- 
gent, VIII, 75. (Voyez Pa- 
piers - Monnoie. ) 

Montagne de Salomon ( Voy. 
KoùhSoléïmâny), montagnes 
(noms des) en turk , I , i^5. 

Montasser-BillaH . assassine 
le khalyfe Mute'wekkel-Bil- 
lah , son père. II , 336. 

Montesquieu , opinion de cet 
e'crivain sur la succession au 
trône dans l'Orient , V, 
a48 ; cité touchant le roi de 
Perse , 285. 

Monumens e'ieve's par les 
Grands à Ispahàn , VIII , 
i5o ; ruine's par les révolu- 
tions du dernier siècle , ibid. 

Moramer ben-Morrah est l'in- 
venteur du caractère koù- 
fyque antérieur au Prophè- 
te, IV, 2^8 ; lieu de sa nais- 
sance ; il connoissoit le stran- 
ghéfo , ibid. . 24çj- 

MoscoviE. ( Voyez Mehs. ) 

Mosquée royale d' Ispahàn , 
somme dépensée par A'bbàs 
pour sa construction, VII , 
35i ; ses particularités , ib. , 
353; élymologie du mot mos- 
quée , IX . ig3 et ig4- 

Mota'AH , détails sur ce ma- 
riage temporaire . Il , 228. 

Mots arabes, altérations qu'ils 



subissent en passant dans 
la langue persane , V. 262. 

Mouamirat ( âl- ). (Voyez 
caractères d'écriture. ) 

Mouça âl-Hâdy-Billali , qua- 
trième khalyfe ommyade; sa 
mort , Il . 3g6. 

Mouça, fils deDja'far(l'imâm), 
est empoisonné , II , 4 2 7- 

Mouchtarek ( âl- ) Oùedha'à 
oùé êl-Mouklitélaf Sséqa'à, 
ouvrage cité, VIII, i6get 170. 

Mouçoum. (Voyez Mousson.) 

Moufty, définition de ce 
mot et de cette dignité, 1 , 4o. 

Moudjtéhbd (les), remplacent 
le dernier nnàm , V, 206 ; no- 
tice sur ces personnages, 211; 
signification de ce mot, IV, 

x 94- 

Moulouk, n'est pas le pluriel 
de mulk , X , 5j. 

Moum. ( Voyez Momie. ) 

Mouménaht. (Voyez Momie. ) 

Moumyn-Khah, se révolte con- 
tre Châh-Rokh ; est massa- 
cré , X , 217. 

MoCNAFÊqoun ( âl- ) , surate 
du Qorân , apportée du ciel 
à Mohhammed par l'Ange 
Gabriel ; quels sont l«s Mu- 
sulmane appelés Mounâfé- 
qoùn. Vil , 69. 

Mounchy âl - mémâ-lek, titre 
d'une charge , V, 45i- 

Mounkkr et Nékyr, emploi de 
ces deux anges , suivant U 
Qorân ; origine de cette tra- 
dition , VI . 229. 

Mounzir ou Moussyr , situa- 
tion «le de Kârvân-sérâ ', 
VIII , 470. 

Mouqoufat, signification dece 
mot ; les legs pieux désigna 
sous ce nom ; par qui é- 
gis , V, 249. 

Mocrad-Khan , prend Bajh- 
dâd, V, 3i3. 

Mourad-Betg, vaincu pa h- 



DES M ATI È II ES. 



34 7 



œaël ; est mis en fuite , et 
pe'rit , X , 18g et 190. 

Mourdad , cet ange donne 
son nom à un mois et à un 
jour , VI , 494 î produc- 
tions auxquelles il préside , 
ibid. ; avantages réservés à 
tout ce qui arrive pendant 
ce mois et ce jour , ibid. ; 
étymologie du nom de cet 
ange , ibid. ; comment nom- 
mé par les Persans moder- 
nes et parles Arabes; nom 
qu'il paroît avoir reçu des 
Juifs, ibid. ; ses attributions 
selon eux , ibid. 

Mourydaun , pluriel de mou- 
ryd , signification de ce mot, 

IX , 204. 

Mousson , véritable orthogra- 
phe , étymologie et signi- 
fication de ce mot . 111. bo. 

Moussthaufy ( mieux, Mus- 
taufy). Voyez ce mot. ) 

Mousthafa-Pacha, défait Doq- 
mâq-Khàn. général de Kho- 
dà-bendéh ; prend le Chyr- 
"wân , Téflys et ChaiTiàkhy , 

X . 192. 
Mouton-Blanc ( la dynastie 

du), son établissement . X, 
186 ; s'accroît , et supplante 
la dynastie du Mouton-Noir, 
187. 

Mouton-Noir (la dynastie du), 
année de sa fondation ; e^t 
supplantée par la dynastie du 
Moulon-Blanc, X, 186-187. 

Mouz'A. port de l'Arabie , 
VII, 169. 

Mouzaffary ( kervân-sérâï ) , 
\ III . 4 6o. 

Muba'eleh (E'ycl) , ou E'yd 
Méssàlehh ; quand com- 
mence celle fête ; à quelle oc- 
casion on la célèbre , IX, l±Q. 

M uc han. ( Voyez M es a. ) 

Mudjtéhéd. ( Voyez Moudj- 
tèhed. ) 



MudZAHEB-Erba'a , nom des 
quatre rits orthodoxes de* 
Musulmans , IX , 26. 

Muezzyns (les), appellent à la 
prière ; étymologie de leur 
nom , VII , 11. 

MuFTY. signification de ce 
mot; il désigne une dignité» 
VI , 56. 

Muhadjeroun, quels compa- 
gnons de Mohhammed fu- 
rent ainsi nommés, VI, 178. 

Mulet , ses noms en persan 
ancien et moderne, III, 368. 

Munadjem-Bachy , chef des 
astrologues, V, 36q. 

Muraille qui sert de guide 
aux caravanes dans le dé- 
sert ; par qui construite , II, 
333. 

Murchid êl -Thâleb-Ilaï-Es- 
naï èl Mathâleb, titre d'un 
ouvrage d'arithmétique, IV, 
ai 4 

MuCHERYKYK , génitif de Mu- 
cheryboùn, polythéistes , II , 
46o. 

Muai ATS d'ammoniaque. 
( Voyez Sel ammoniac. ) 

Musc, opinion sur l'animal 
qui le porte. III , 320. 

Musique, inventée par Pytha- 
gore , IV, 3oo ; noms des 
instrumens qui lui sont pro- 
pres , ibid. , 307. ( Voyex au 
mot rim. ) 

Muskaly. ( Voyez Raisin. ) 

Muslimoun , signification de 
ce nom ; à qui donné , VI , 
176. 

M u s T A u F Y (ou Moustaùfy ) 
Mouqoulat , attributions de 
cette charge , V, 249 ï Mus- 
taùfy èl-Mémâlek. significa- 
tion de ces mots , VII , 456, 
IX , 409. 

MusTHAFA , surnomé Kâteh 
Tchéléby, et Hhàdjy-Khnl- 
fah. (V. Hhàdjy-Khalfah. ) 



348 TABLE 



Musulmans . leurs opinions 

sur la destinée ; nient abso- 
lument le libre arbitre , III, 
4o6 ; e'tymologie de leur 
nom ; VI , iy5 ; ils mau- 
dissent les juifs et les chré- 
tiens ; pour quelle raison , 
190; les pays septentrionaux 
leur sont interdits, pour- 
quoi ; adresse d'un kliàn de 
Crimée à profiter de ce pré- 
jugé , VII , 5y ; sont obli- 
gés à la guerre contre les 
infidèles , et ne peuvent 
point faire une paix indéfi- 
nie avec eux, VII, 6g. 

MvJTÉCEDDY-MorQOUFAT , at- 
tributions de cette charge , 
V, 249. 

Muteferraqah , détails sur 
ces espèces de gardes du 
corps du sultbân , I , /fi. 

MuTEWEKKEL-BlLLAH , klia- 

lyfe , succède à son frère Vâ- 
teq ; il est assassiné par son 
fils Montasser-Billah , II , 
336. 

Myaunéh , ville autrefois im- 
portante , actuellement rui- 
née , II . 364- 

Myaunéh Kelléh , significa- 
tion de ces mots, X, i3q. 

Mychmych , nom de l'abri- 
cot , III , 34i. 

Myl , ou meyli -chàlhir , ex- 
plication decemot, VIII, 96. 

Myr , syncope d'Emyr , V, 
290, IX , 201. ( Voyez 
Èmyr. ) 

Myr-A'bd-êl-A'zyz-Khan , 
lière de Myr-Véïs , veut re- 
mettre le Qandahàr au roi 
de Perse ; est assassiné par 
Mahhmoùd , X , 201. 

Myr-A'ey , fils aîné de Fathh- 
A'Iy-Cbàb ; son naturel san- 
guinaire ; réponse qu'il lit 
à \ghâ-Mohhammed ; est fils 
d'un esclave ; causes de sou 



excluson de la succession 
de son père ; ne la tient pas 
pour irrévocable, X , 238. 

Myr - ab , en quoi consiste 
celte charge , IV . 9g ; a 
linspection de toutes les 
eaux de la Perse ; sujet aux 
séductions ; ses émolumens 
plus considérables que ceux 
des grands dignitaires de 
l'empire , IV, 100. 

Myr-Akhor-Bachy . charge ; 
ses attributions , V, 363. 

Myr -Chékab • Bachy , titre 
d'une charge ; ses attribu- 
tions , V, 3. 

Myr-Hhadjy, titre d'une di- 
gnité . III . i35. 

Myri-Chekar-Bachy, nom 
d'une charge , III , 3g4- 

Myrkhond. (Voyez Mohham- 
med Hoiftâm cd-Dyn. ) 

Myr - Mahhmoùd - Galky , 
fils de Myr-Véïs , assassine 
son oncle ; sujet de ce cri- 
me ; succède à son père ; 
entre dans le Kermân , X, 
201 ; s'empare de cette pro- 
vince ; est défait par les Per- 
sans ; rentre en campagne ; 
revers et succès ; siège d'Is- 
pahân ; prise de Djulfah; ca- 
pitulation de Hhocéïn ; ron- 
dilionsqu'il veutlui imposer; 
reçoitson abdication; paroi» s 
qu'il lui adresse . 202 et 2o3 ; 
entre dans Ispahân ; épouse 
une fille de Hhocéïn ; heu- 
reux commencemens du rè- 
gne de Mahhmoùd ; change- 
nient subit ; il s abandonne a 
sa férocité; cause de cette ré- 
volution, 204 ; réduction 
des habitans de la capitale ; 
trahison; massacre épouvan- 
table ; sa durée , il défait 
l'armée de Thahmàsp ; les 
Arabes le forcent à la re- 
traite , 2o5; il échoue unese- 



DES MATI ERES. 



conde fois devant Yezd ; sa 
déroute et sa fuite ; rage 
assassine qui le possède ; 
massacre des parensde Hho- 
ceïn ; il est assassiné lui- 
même ; inutilité de ce cri- 
me ; son âge ; époque de sa 
mort, 206. 
Myr-Veïs , chef de la tribu 
Afghane de Gadjeh , assas- 
sine le gouverneur de Qan- 
dahâr , X , 200 ; massacre 
sa garde , ibid. ; se fait re— 
connoître sulthân ; rempor- 
te plusieurs victoires sur les 
Persans ; est défait par Khos- 
roù-Khân ; le bat à son tour, 
ibid. ; nouvelle victoire . ib. ; 
jouit paisiblement de son 



34 9 

royaume ; époque de sa 
mort , 201. 

Myrza , différentes significa- 
tions de ce mot selon ses 
différentes positions , II , 
345 ; élymologie de ce mot , 
et réfutation de sa fausse 
étymologie , VIII , 62. 

Myrza - Mehdy , historien 
de Nadir . X , 2i4 et 2i5 ; 
exemplaire de son ouvrage 
donné à la Bibliothèque Im- 
périale ; par qui , ibid. 

Myrza-Moumen, signification 
de ces mots , X , fa, 

Myrza - Seyd - Mohhammed , 
crève les yeux à Châh- 
Rokh , X , 217. 



N 



Nabathy, nom arabe des Na- 
bathéens , /. VI , p. 3o,2. 

Nabuchodonosor. (Voyez 
Bakht-Nassar. ) 

Nadir, offre sesservices à Thah- 
mâsp , et en est accueilli ; 
son dessein ; qu'est-ce que 
c'éloit que cet aventurier ; 
il change en peu de temps 
la face des affaires ; défait 
les Afghans et les Turks , 
X. 207 ; campagne de 1728, 
ibid. et suivantes ; bataille 
sanglante ; défaite d'Echref ; 
nouvelles victoires ; il entre 
dans Ispahân ; nom que lui 
impose la reconnoissance de 
Tbahmâsp ; la fortune con- 
tinue à sourire a ses armes ; 
nouvelles conquêtes , 208 ; 
prise de Héràt et du Khorà- 
çân ; retour à Ispahân ; dé- 
pose Thahmâsp . 209 ; cou- 
ronne A'bbàs III; raison qui 
lui fait mettre cet enfant sur 



le trône ; victoires et con- 
quêtes sous son règne ; est 
battu ; défaite deTapâl O'ts- 
mân ; reçoit le sceptre dans 
la plaine de Maghân , 210 % 
époque de son couronne- 
ment ; ilveutréunir lesSun- 
nytes et les Chi'ytes ; dé- 
pouille le clergé de ses biens; 
réponse énergique qu'il lui 
fait, ibid. etsuivantes : triom- 
phes et calamités de son rè- 
gne ; ses trésors regorgent ; 
misère du peuple ; nouveau 
mode de perception ; têtes 
coupées ; il porte la guerre 
dans l'Inde; date de cette 
expédition, 212; conquête 
de cette vaste région ; sac de 
Dehly ; Nadir rend au vain- 
cu une portion de ses états j 
retourne en Perse, 2i3 ; ré- 
duction des Afghans; vic- 
toires sur les Turks ; pro- 
jets de Nadir; motif de ses 



35o TABLE 



efforts pour réunir les Chi'y- 
tes et les Sunnytes ; il fait 
crever les yeux à son fils ; 
s'en repent ; fureur fréné- 
tique qui le possède ; pyra- 
mides de tètes humaines , 
3i4 ; projet de massacre 
«vente' , ibid. { il est assas- 
sine' , 2i5. (Voyez Myrzd- 
Mehdy. ) 

Nadjdjar (àl-) • surnom ara- 
be d'Apollonius Pergseus, 
IV, ai4 

Nahhou , mot employé dans 
la Grammaire arabe ; de'si- 
gne la syntaxe , IV, 285. 

NakhdjÉvan , différens noms 
de cette ville d'Arménie , 

n* 2 97 . 

iS AKHL, signification de ce 
mot , VIII , 488. 

Naphthe (sources de). ( Voy. 
Sources. ) 

Nahquin, anciennement la ré- 
sidence de l'empereur de la 
Chine, III, 298. 

NaqacHEDJIHAUN . significa- 
tion de ce mot composé , 
VII, 3 97 . 

Naqaréh , ou néqâréh-khâu- 
néh , signification de ces 
mots ; l'objet qu'ils dési- 

fnent fait partie d'un khi— 
at , V, 271 ; est l'attribut 
de la puissance souveraine 
en Asie, Vil, 338. 

Naqchedjy. signification de ce 
mot , VII , 397. 

Naqciii - Radjab et Naqrhi- 
Roustem; ruines entre Tc.he- 
hel - Minâr et Issthakhar, 
VIII , 247 et 117. 

Naql, présent du fiancé , II. 
a3o. 

Nar. ( Voyez Grenade. ) 

Narbistan , étyniologie et si- 
gnification de ce mol, ÎII , 
§42. # 

Nabd épi , noua de cette plan- 



te dans différentes langue* ; 
III , 35o. 
Nardan. ( Voyci Grenade. ) 
Nardjych (Narcisse), 111,347- 
Narendje , nom du citron, 
III . 343. ( Voyez Orange. ) 
Narses. (Voyez Narsy. ) 
Narsy , fait aux Romains une 
guerre malheureuse; durée 
de son règne, X, 175. 
Nassr-Allah-Myrza , fils de 
Nadir ; son mariage ; cir- 
conslances particulières de 
cette cérémonie , X . 2o3. 
Nassr- Allah, fils de Chah- 
Rokh , défend la Perse con- 
tre les Afgliâns, X, 217. 
NASSYRèd-Dyn (Mohhammed 
ben êl-Hhaçan ) , êl-Thoù— 
cy ; temps où florissoit cet 
astronome , IV, 201 ; no- 
tice sur sa vie et ses ouvra- 
ges , VII, 290. 
Natane, nom d'un village et 

d'une vallée , III , n. 
Nathan , ville . III , 11. 
Naubet-Gah. ( Voyez Naqa- 
réh Khàunch. ) 
Nourocz . jour de la nouvelle 
année chez les Persans , II , 
25 1 et suiv. 
NaÏlah , fille de Sabah , chan- 
gée en pierre à cause de son 
impiété ; devenue une idole 
des Arabes; inauguration de 
sa statue ; placée sur la mon- 
tagne de Mervah ; [porte 
aussi ce dernier nom , VII , 
180. 
Nazafasaty. ( Voyet Raisin. ) 
Nazir, V. 344. 
NÉ'amet-Olahy , ou Ni'mét 
Olahy, noms des partisans 
des Éandoùryens , ou de la 
dynastie de Mouton-Rlanc , 
II , 321 ; faction ennemie 
des Hhaïdéry, VIII, i56. 
NEBQetNébeq(Ie), nom de l'a- 
lisier, lemèmeque le E'nàb 



DES M ÀTIÈRES. 



35 r 



selon un auteur cité . et dé- 
signe le jujubier, le fruit du 
sédrah, III , 2g4 

NéchadET, ancienne ville du 
Fârsistân , VIII , 112. 

Nédamey , signification de ce 
mot , VII , i54 

Nedjef ( désert de ) , sa si- 
tuation et ses limites, III, 
257. 

Nbdjef-AchreF , description 
de cette ville de l'Arabie, 
II, 271. 

Nedjys. ( Voyez Chrétiens. ) 

NÉKahh , mot arabe qui dési- 
gne le mariage et l'acte du 
mariage . Il , 227. 

NÉXYR. ( Voyez Mounher. ) 

Nemroud. (Voyez ïtaï-kàoùs.) 

Nénuphar. ( Voyez Tchechen 
Nyloufâr. ) 

Neqareh - Khauneh. ( Voyez 
Naqâréh-Khàunèh. ) 

Nerguès (Narcisse), aussi 
nommé Zéryn - qadehh 
( coupe dorée ) , III, 347> 

Nehmadeh , signification de 
ce mot persan , VU , 4 2 - 

N E s K H Y , étymologie de ce 
nom de l'écriture cursive des 
Arabes , IV, 228 ; différen- 
ce qui existe entre elle et le 
isulutsy dont il est emprun- 
té , 275 ; inscriptions gra- 
vées avec ces caractères , 
VIII, 24. 
Nesryn. ( Voyez Rose à cent 

feuilles. ) 
Nessyhhet êl-Moloùk, poè- 
me de Sa'dy , V, 57. 



Nksta'i/ïq , caractère d'écri- 
ture , IV, 276. 

N l N E , ou Ninone ( sainte) y 
convertit les Géorgiens , I + 
198 , II , 44. 

Niceron ( le père ). sa notice 
sur Chardin fautive et inexac- 
te , X , xi/. 

Nichader. ( Voyet Ocheq. ) 

Noisette , nommée fondoucf 
et bon Joug ; fondouq-qirân ,' 
casse -noisettes , III , 344- 

Noix, nommé guirdgàn et 
guèrz en persan, et par cor- 
ruption djerz en arabe g 
Khouf est son véritable nom 
dans cette dernière langue „ 
III , 344. 

Nokhoudt, ou Nokhodek.1 
( Voyez Raisin. ) 

Nocchadzer. ( Voyez Ocheq. \ 

Notes de la nouvelle édition» 
de Chardin , rédigées d'a- 
près les auteurs orientaux, ef 
lesmeilleures relations, etc. , 
X . fit/. 

Notice chronologique de lat 
Perse ; raisons qui l'ont fait 
ajouter auxVoyages de Char- 
din dans celte édition, l, x? 
commence , X , i5i et suiv." 

NouDZER , vaincu et tué par 

Afrâcyâb, X, i5q. 
NozaHat ât-qoloub , et plus 
correctement Nozhatâl-Qo- 
loùb , géo *i ; phie persane % 
son auteur. II, 336, et 
V, 117 ; citée, passim. 
ISychapour, ville reconstruit» 
par Cbâpoùr , X , 173. 



ôj2 



TABLE 



o 



OusERVAT0iRE(r)cle Maragâh, 
fonde par Ilolâkoù - Kliàn , 
étoit sous la direction de 
Nassyr èd - Dyn ; anecdote 
au sujet de sa fondation , 
tom. IV, pag. 2o3. 

O c H E Q , ouchaq nichâdher , 
nouchâdzer et noùchâdzer ; 
noms du sel ammoniac, III, 
32g. 

Odenatus . arrête Châpoùr au 
milieu de ses triomphes, X, 

T 7 3 - 
Odichi. ou Odissi . district de 

Mingrélie . I , i53 ; n'est 
point la Mingrélie propre- 
ment dite , ig5. 

Odissi. ( Voyez Odichi. ) 

Odyses , peuple . II , 364- 

Œuf du monde (1), joue un 
grand rôle dans les cosmo— 
gonies orientales , II, 268 ; 
nom des œuls en persan , 
IV, i3a. 

Ognons (les), nommés Pyâz en 
persan , III , 34g- 

Ohhoud. montagne d'Arabie; 
étymologie de ce nom, VII , 
2b3 ; donne son nom à une 
célèbre bataille , ibid. 

Oïghours ( notice sur les ) , 
IV, 3goetsuivantes ; ressem- 
blance de leurs lettres avec 
le stranghélo ; conjectures 
sur cette identité , 3g2. 

Oiseaux ( espèce d' ) , enne- 
mis des sauterelles, III , 
3go. 

Olive ( huile d' ). 

Olivier. ( Voyez Ziïtoùn. ) 

Olough-Beyg (Mohhammed 
Téraghàï myrzà ) , petit- 
fils de Tymoùr ; sa naissan- 
ce ; provinces qu'il gouver- 
na, IV, 2o5 ; fonda l'obser- 
vatoire de Saruarqand ; ai- 



ma beaucoup les sciences ; 
exemple de la prodigieuse 
mémoire de ce prince, 206; 
sa mort , 207. 

O'mad èd-Dyn Aboù Yahhya 
Zakarvâ . auteur de l'Ad- 
jàïb àl-Boldàn, VIII, i63. 

Omar âl-Khyàm . astrono- 
me . dresse les tables astro- 
nomiques de Djélâl èd-Dyn , 
IV. 210. 

O'mar ben Ahhmed ben âl- 
Djoùzy ; son poë'me , IV, 

2l5. 

O'mar , s'empare d'Ispahân ,' 

VIII , 14s. 

O'mdit âl-Iylkhâny , titre de 
l'Abrégé des tables Ilkhâ— 
nyennes , IV, 210. 

O'mreh , chapelle près de la 
Mekke, VI, 3 7 3. 

Once (1' ) . ( Voyez Youz. ) 

Ongour. ( Voyez Gori. ) 

O'qail, fils d'Yahhya , VIII,' 
170. 

Oranges . étymologie de ce 
nom qui n'est pas pris de la 
couleur dorée ; il vient du 
persan nârendje , III , 346- 

Orge. ( Voyez Djev. ) 

Orgue (1'), inventé par Aris- 
tote . V, 3oo. 

Orkhan I er , crée les janissai- 
res , V, 2g8. 

Ormusd , ce que c'est que ce 
génie, VIII, 366. 

Orodes , est mis à la tète des 
mécontens de la Parthide ; 
attaque son frère ; le prend, 
le tue , et monte sur le trô- 
ne ; à quelle époque ; défait 
Crassus; est chassé de la Sy- 
rie par Cassius ; ses guerres 
contre les Romains ; se- 
court les assassins de César; 
est battu par Ventidius ; 
meurt ; 



DÈS MATIERES. 



353 



meurt ; durée de son rè- 
gne , X , 168. 

Orodes II , durée de son rè- 
gne ; est assassiné , X , 168. 

Os coccix , VI , 241. ( Voyez 
Résurrection. ) 

Osmanly. ( Voyez Taris. ) 

O'tsman est assassiné, VI, 169. 

Ouaq'ah - Nevys , grand se- 
crétaire d'état ; ses fonctions ; 
est l'historiographe de Per- 
se ; antiquité de cette der- 
nière fonction, V, 258. 

Ouard. ( Voyez Rose. ) 

Ouassayét , testament , VI, 
82. 

Ouchaq. ( Voyez Ocheq. ) 

OuEZYRY-TCHEP. ( Voyez 

Oùa/f ' ah-Nèvys. ) 

Oudhou , signification de ce 
mot dans la pratique reli- 
gieuse , VI , 327. 

OuiTR , quelle prière est ainsi 
nommée ; n'est pas d'obli- 
gation absolue; cas où on en 
est dispensé , VII , 57. 

Oudjaun , situation de ce 
lieu , VIII , 226. 

Ou'loum êl - ryâzét. ( Voyez 
Sciences mathématiques. ) 

Opn-Bachy, charge militaire, 
V, 3^. 



Ouqoud (Iéïlét êl-) , antiquité 
de cette fête ; conjectures 
sur son institution , IX , 
120 et suiv. 

Ouqyah. ( Voyez Poids. ) 

Our , nom d'une citadelle ou 
d'une ville , II , 3i4- 

Ou'rf , le droit civil est dési- 
gné par ce mot chez les Mu- 
sulmans, VI , 71. 

Ou'rf hhakym , quels magis- 
trats sont désignés sous ce 
titre en Perse, V, 34i. 

Outs ( la terre de ) , habitée 
par le patriarche Job ; ses 
beautés , VIII , 233. 

Ouyn. ( Voyez Raisin. ) 

O u z beks ( les ) , enlèvent à 
Thahmâsp plusieurs places 
importantes , X, s'empa- 
rent de Hérât ; battent les 
Persans ; fondent un royau- 
me dans le Khorâçân, ig4; 
leurs possessions actuelles en 
Perse , X , 23g et 240. 

OuZENGOU - QoURTCHY - DjY 

bâchy , titre d'une charge , 

V, 366. 
Ouzoun. ( Voyez Hhaçan. ) 
Oxus. ( Voyez Djyhhoùn.) 
O'zzay , divinité des Arabes 

avant Mohhammed, V, i4g- 



P 



Pacha , altération de bâcha. 
( Voyez ce mot. ) 

Padchah, mot persan, est le 
titre des souverains ; répond 
au Khâqàn des Tatars ; 
ces deux titres portés par 
Holâkoù , tom. IV, p. 20g. 

Padzéher , panzéher , ou 
bâzber ( bézoar ) , doutes 
sur la signification de ces 
mots , III , 3i8. 

Pahlouy. ( Voyez Péhltvy. ) 
Tome X, 



Pai-Duldtjl , signification de 

ce mot , VI , 254. 
Palach. ( Voyez Pêlâch et 

Phrapatius-le- Grand. ) 
Palambang , nom d'un roi et 

d'un fleuve , III , i5. 
Palma-Christi, ses noms en 

différentes langues ; est le 

kiki des Grecs , IV, 85. 
PampÉ. ( Voyez Nard-Epi. ) 
Pamcum italicum, ou gomi , 

I , 161. 



354 TABLE 

Panzéher. ( Voyez Pàdzé- 

her.) 
Pantchah ( livre ). Voyez 

Poids. ) 
Panthère. (Voyez Yoiiz. ) 
Papier , préjugé des Malio- 
métans à son égard . IV, 
171 ; manière dont les Orien- 
taux le règlent , 280 ; pa- 
piers - monnoie introduits 
en Perse ; à (juelle épo- 
que , et par qui, IV, 218. 
Parach. ( Yoy.z Chef al. ) 
Paraclet ou Périclet , diffé- 
rentes significations de ces 
deux mois ; Mohhammed 
induit en erreur à ce sujet , 
VI , 284 ! le dernier est sy- 
nonyme d'Ahhmed. 
Parah . valeur de celte mon- 
noie turke , I , 16. 
Parapamisades ( pays des ) , 
Alexandre y bâtit l'Alexan- 
drie du Caucase, V, 122. 
Parasangagola , étymologie 

de ce nom , IV. 178. 
ParasanguES. (Xoy. Mesures. ) 
Parch. ( Voyez Cheval. ) 
Parfums , les femmes ont seu- 
les en Perse le privilège d'en 
user , IV, 16. 
Parsy , dialecte , pourquoi 
nommé ainsi ; est la langue 
des savans ; paroît formé 
du sainskrit , IV. 262. 
Parsys ( génie des ) , VIII ; 

366 , 368. 
Partamaspate , fait roi d'une 
partie de laPaitliide parTra- 
jan ; est chassé par ses su- 
jets , X , 170. 
Passa , description de cette 
ville d'après plusieurs géo- 
graphes , \in, 4 i, ~ > - 
Pastèque, opinion sur l 'origine 

de ce mot , III . 333. 
Patans. aussi nommés Pilans, 
étoicnt bons militaires, 111, 
3aa. 



Patnah , capitale du Béhàr 4 
VIII, 76. 

Pavot (pilules de) , leur ver- 
tu , IV, 74. 

Pays septentiionaux. (Voyez 
Musulmans. ) 

Pazend , ancien dialecte de 
la Perse ; de quelle langue 
formé , IV, 207. 

PÉçar guédah , signification 
de ce mot ; conjectures sur 
l'antiquité de Chyrâz, VIII, 

44°- 

Pf.chymany, signification de 
ce mot persan, VII, i54- 

Pehlevi , langue de laquelle 
il dérive ; paroit moins an- 
cien que le zend ; temps où 
il a cjssé d être en usage ; 
ses rapports avec le chal- 
déen ; quel en est le mo- 
tif, IV, 257 et suiv. ; son 
alphabet , 261 ; maniè- 
re de l'écrire . ibid. ; dif- 
férentes manières d'écrire 
et de prononcer son nom ; 
n'est pas le même que le 
fârsy ; est l'une des six prin- 
cipales langues de la Perse, 
ibid. , 263 ; pays où on le 
parle ; créé par Fehleh , 
ibid. 

Peïch-êndaz , mot composé r 
sa signification . III , 3a. 

Péïch-Kecii-Névys, titre d'une 
dignité, III, 134, et V.3 7 6. 

Péïciiûur . capitale des Af- 
ghans . II . 3^8. 

Peinture (état de la), en Per. 
se; proscrite par Mohhain- 
med. V, 202 ; charge de pre- 
mier peintre du roi assez 
importante en Perse, ibid. 

Pékin. ( Voyez. Khanbàleq. ) 

Pélaau ( pilau ) , détails sur 
sa préparation . et les dillé— 
rentes manières de l'eni-» 
ployer, IV, 35. 



DES MATIERES. 



355 



PÉLACH . son règne heureux 

et paisible, X , 178. 
Pèlerinages de deux villes sa- 
crées , 1 , 92 ; les Persans en 
ont de quatre sortes diffé- 
rentes , VII , 2i4- 
Pélican. ( Voyez Saqàb. ) 
Perles, nommées mervâryd 
chez les Turks et les Ta- 
tars ; mardjàun chez les Per- 
sans ; le premier mot est 
une corruption du grec , 
III, 36a. 
Pérra , mot samskrit; sa si- 
gnification entre dans la 
composition du mot para- 
sangue , IV, 178: se re- 
trouve dans la langue zin- 
garique, bengaly et kourde, 
iiid. 
Persan moderne , son affinité 
avec le samskrit , IV, 178; 
nommé déry ; de quelles lan- 
gues formé , 255 ; Per- 
san ( l'ancien ) ; doute sur 
son antiquité à l'égard du 
samskrit, ibid. ; intelligence 
des mots qui le composoient ; 
conservé dans les langues 
qui en dérivent , 287 ; s'é- 
crit avec les caractères ara- 
bes ,261. 
Persanes , leur costume ; de 
quoi composé ; étoffes qui 
y sont employées ; ont seu- 
les le privilège de porter 
des bijoux et d'user de par- 
fums ; ce qui constitue leur 
beauté ; leur coquetterie ; 
moyens qu'elles emploient 
pour faire ressortir leurs 
charmes; leurs manières vo- 
luptueuses ; les Persanessont 
grossières dans leurs dis- 
cours, indécentes dans leurs 
expressions, dans leurs ima- 
ges , IV, 16 et suiv. 
Persans, leur vénération 
pour A'iy . II . 4^6 ; leurs 



manières affables ; nommés 
les Parisiens de l'Asie, III, 
4o5 ; leur habillement ; ils 
éludent la défense religieuse 
de porter de la soie ; leur 
luxeetle.ur mollesse ; ne por- 
tent point de bijoux ; se mo- 
3 uent du costume des In— 
iens ; anecdote à ce sujet , 
IV, 4 ; leurs idées sur la 
beauté, 16; leurlangue mêlée 
desamskrit ; ilsyintroduisent 
des mots et des phrases ara- 
bes . 178 ; n'ont pas de tra- 
ductions exactes d'ouvrages 
Grecs ; quelles sont leurs ri- 
chesses en ce genre ; leur 
ignorance touchant l'histoire 
d' Occident ; n'ont aucun mo- 
nument des guerres de leurs 
ancêtrescontre les Romains, 
19g ; doutes sur l'antiquité 
des Persans par rapport aux 
Hindous ; conformité entre 
ces deux peuples ; preuves 
de leur ancienne liaison , 
256, etX, i5i ; les Persans se 
teignentla barbe en noir ; et 
se brûlent, ou rasent les poils 
de tout le corps • leur pas- 
sion pour le bain ; proverbe 
à ce sujet , V, 3oo ; culti- 
vent la peinture sans succès, 
202 ; empruntent des Arabes 
les termes techniques des 
sciences , 3i4 ; leur tactique 
militaire , 326 et suir. 
Perse ( la ) , nommée Iyràun 
par les Orientaux , III , 
256 ; Elam dans l'Ecri- 
ture , 260 ; étymologie de 
son nom , 366 ; son anti- 
quité reculée ; son origine 
absolument inconnue , X , 
i5i ; anarchie qui la désole 
après la mort de Dârâ, 164, 
événemens qui se succèdent 
depuis l'extinction de la ra- 
ce des Sâçànydes jusqu'à 
Z 2 



356 TABLE 

l'empire des Ssofy , i65 et 
166 ; état actuel de la Perse , 
X , 239 et suivantes. 
Perses (les) , leur éducation , 

III , 264. 
Persépolis , liste des voya- 
geurs et des savans qui ont 
écrit sur ses ruines , VIII , 
245 ; est le Tchéhel niinâr , 
ou Issthakhar moderne, 246, 
le hollandais Iager en donne 
une description détaillée ; 
où elle se trouve , X , 117. 
Perspective ( science de la ) , 
ses difïérens noms en ara- 
be , V, 3i3. 
PÉRï, signification de ce 

mot persan , II , 53. 
Pescennius, déclaré empereur; 
secouru par Vologèses , 111 , 
est tué , X , 171. 
Petis de la Croix le père , tra- 
duit un ouvrage sur la mu- 
sique, V, 3oo. 
Peych - Dadyan , ou Peych- 
Dâdyens ( les ) , ancienne 
dynastie des rois de Perse ; 
sa durée , 1 , 332 ; supplante 
les Mahâbâdyens ; époque 
de son usurpation ; substi- 
tue la religion de Houchenk 
à la croyance des Brahma- 
nes , IV, 25g ; ( Voyez 
Thahmoùrats. ) nom de ses 
rois , et durée de leur rè- 
gne , suivant dilférens au- 
teurs, i5o et suivantes. 
Philosophie indienne , IV, 

190. 
Phrahataces , durée de son 
règne ; est assassiné , X , 
160. 
Phrahates I er se signale con- 
tre les Mardes ; les dompte, 
et meurt ; durée de son rè- 
gne . X , 166. 
Phrahates II, hérite du trône 
de Mithridates ; son règne 
est moins long et moins glo- 



rieux ; ses expéditions; il p£- 
rit dans un combat , X, 166. 
Phrahates III, envoie des 
ambassadeurs à Lucullus ; 
s'allie avec les Boinains; est 
empoisonné; par qui , 167. 
Phrahates IV, soutient la 
guerre contre Antoine ; ses 
conquêtes ; est chassé par 
ses sujets ; remonte sur le 
trône ; reconnu par Au- 
guste ; sa mort , X, 168. 
Phrapatius-le-Grand, monte 
sur le trône ; en quelle an- 
née ; est peut-être le même 
que le Palàch , ou Pélâch des 
écrivains persans ; durée de 
son règne, X , i65 et 166. 
Pietro délia Valle, cité, VIII 

166. 
Pilau. ( Voyez Pèlàah. ) 
Pirahen, nomd'un vêlement, 

IV, 4. 
Pistache, nommée pistah en 
persan , et foustak en ara- 
be , III, 344. 
Pistah. ( Voyez Pistache. ) 
Pitans. (Voyez Palans ) 
Pitt (Joseph) , sa relation du 
pèlerinage de la Mekke ci- 
tée , VIII , i 7 5. 
Platanes , leur nom en per- 
san ; ornent les rues de 
Théhrân , VIII, 167. 
Plâtre, d'où vient le meilleur 

en Perse , IV, n3. 
Plomb (mines de ) , lieux où 
elles se trouvent , III , 356. 
Pluie , très-rare en Perse , 
„ IV, 99. 

Pluriel (personnes du) , em- 
ployées par les Persans et 
dans l'Inde par politesse , 

Pocorus . roi des Parthes ; in- 
quiète Domitien; par quelle 
supercherie ; est chassé par 
les Parthes , X , 170. 

Poésie orientale , nom du 



BES MATIERES. 



357 



vers , V. i3i ; de l'hémis- 
tiche , ibid. ; Qoth'ah ; ce 
que c'est, ibid. ; Ghazel , 
pièce erotique ; Qassydah , 
pièce de vers , ibid. ; re- 
marque sur la manière de 
rimer des Persans , i33 ; 
Dyvân , ou recueil de poé- 
sies, de quoi composé, ibid. 
Poids des Persans , le man ; 
son évaluation approchée ; 
aussi nommé batman , IV, 
173 ; Pantchah (livre) ; son 
évaluation ; rothl est lamoi- 
tié du man ; équivaut à no- 
tre livre ; dirhem paroit être 
l'origine du mot dragme ; a 
éprouvé beaucoup de varia- 
tions dans sa valeur; est 
aussi le nom d'une mon- 
noie , 174 ; metsqâl est 
le nom générique des 
poids ; signification parti- 
culière de ce mot ; s'appli- 
que au dynâr ; sa valeur a 
varié ; dàneq ou dàniq est 
le tiers du dirhem ; son éva- 
luation, oùqyah ; sa valeur, 
ssâ'a chéra'y ; sa valeur , 
IV , 174 et 175. 
Police. ( Voyez Daroghâh. ) 
Politcheknem , nom d'un 
pont de pierre, \III, 221. 
Polythéisme , les Arabes ac- 
cusés à tort de le professer, 
VI, 189. 
Polithéïstes. ( Voyez Jffuche- 

ryhoùn. ) 
Pont-Euxin , origine de ce 

nom, I , 4*7 ct 4*9- 
Portes caspiennes. (Voyez 

Défilé d' Alexandre. ) 
Portugais (les) , perdent l'île 

d'Hormoùz , X , ig5. 
Postes , nommées béryd par 
les Persans. ( Voyez Dak. ) 
Poul , signification de ce mot 
persan, IV, i85 ; Tchynavad, 
ouTchynver. (Voy. Scrath.) 



Poulad diaùherder, acier on- 
de , III , 355. 

Pouli néoù , mauvais état de 
ce pont , VIII , 237. 

Pouli syâh , monnoie ; sa va- 
leur , IV, i85 et 186. 

Poulyar. ( Voyez Janus. ) 

Pour, signification de ce mot, 

II , 385 ; est corrompu du 
zend , 393. 

Pouran-Dokht. fille de Khos- 
roù Perwyz , monte sur le 
trône ; Mahomet meurt sous 
son règne, X , 182. 

Pourana ( notice sur les), 

III, 33. 

Pourany. sorte de mets, X, 182. 
PrÉcop , ou pérécop, signifi- 
cation de ce nom slavon , 

I , 123. 

Prononciation , aversion des 
Persans pour les pronon- 
ciations dures , V, 262. 

Prophètes (nombre des), se- 
lon quelques docteurs mu- 
sulmans , VI , 264 ; et de 
ceux qu'on appelle Ssàhheb 
êl-Kitâb, 2Ô5. 

Prophthasia , capitale des 
Zérangéens, V, 122. 

Ptolémée , inventeur de l'as- 
trolabe , IV, 336. 

Ptolémée. ( Voy. Antiochus) 

Pura , capitale du pays des 
Gédrosiens ; signification 
de ce mot en persan et en 
samskrit , V, 122. 

Purifications , avec quoi 
elles peuvent être faites , 
faute d'eau , VI, 332. 

Pycii-Namaz , signification de 
ces mots ; emploi qu'ils dé- 
signent , VIII . 6. 

Pych-Dadyan. (Voyez Peych- 
dàdyàn. ) 

Pyramides ( les ) , n'éloient 
point originairement desti- 
nées à servir de tombeaux, 
VIII, 3i2. 



35* 



T A B I, r. 



P'-r-Zf.d ( galbanum ^ , d'où 

Îrovient cette gomme, III , 
S. 
PïthaGore , doutes sur son 
voyage dans l'Inde, IV, 190; 



silence de» auteurs indiens 
à ce sujet , ibid. ; invente 
la musique selon quelques 
auteurs , 3oo. 



Qaba , nom d'un vêtement, 
tom. IV, pag. 4< 

Qaban ( royaume de ), abon- 
dant en mines . III , 355. 

Qaças , ou féçâs (monta- 
gne de ) , sa mine de fer , 
III , 355. 

Oachaun. ( Voyez Qachoitn. ) 

Qachoijat , et vulgairement 
' .. . , ° 1¥ ^o 
cagiai'at , litière . 11 , 20J. 

Qachovn, ouqachaùn. signi- 
fication de ce mot tatar , 
V, 45a. et VII. 45 7 . ^ 

Qader (iéïïel àl- ) , significa- 
tion de ces mots , IX , 174. 

Qadhy - Zadéh êl - iioùmy 
( Ssalahh êd-Dyn ) , astro- 
nome , est auteur d'un 
commentaire sur Euclide , 
IV, 207. 

Qadym , signifie Dieu , et 
pourquoi , VIII, 365. 

Qahab , canton d'Ispahân , 
VIII , i5g ; signification de 
ce mol , ibid. 

QahwÉh , café, introduction 
de ce breuvage eu Arabie et 
en Europe , II , 280. 

Qa'ïqa'an, montagne, VII, 
i5 9 . 

Çaïsseryéh , fondation de 
ce marché ; remarque sur 
l'étymologie de ce nom , et 
la manière de l'orthogra- 
phier, VII, 358. 

Qal'ah , signification de ce 
mot arabe , II . 86. 

Qax'aT berg , château ; ely- 



mologie de son nom , VII , 
483. 
Qalam ( roseau) employé 
pour écrire ; marais où il 
se trouve ; manière de le 

Î réparer et de le tailler ; 
V. 274 ; qalam-térâch ; ca- 
nif; sa forme , ibid. 

Qalem âl - sidjellât. (Voyez 
Caractères d" écritures. ) 

Qalem Minâr , tour, VII, 
468. 

Qaly-Qala , ville ou forte- 
resse , II , I. 

Qamots , titre entier de cet 
ouvrage , IV, $44; est ,m 
Dictionnaire universel de la 
langue arabe ; son auteur ; 
l'abrégé d'un ouvrage plus 
considérable . ibid. 

Qanat . objets désignés par 
ce mot , \ I , 33. 

Qandahar, soumis par Nadir ; 
confié au gouvernement de 
Rizâ - Qoùly Myrzâ , X , 
212. 

Qand -Dehar , signification 
de ces deux mots , X , i+î>. 

Qapydjy Bàchy, titre d'une 
charge , VI , 21. 

Qarah Djam'a , Qarah Djnl- 
déh , livre prophétique , 
célèbre chez les Persans , 
V, 238 ; n'a pas encore été 
ouvert , son contenu, ibid. 

Qarah ôghly , signification de 
ces deux mots ; donnés com- 
me nom aux esclaves géor- 
giens , V, 228. 



DES MATIÈRES. 



Qarah poùl , monnoie , IV, 
i85 ; sa valeur, ibid. , 186. 

Qarah-Qessys . signification 
de ce nom de village. II, i54- 

Q a r a Qorôm , nom d'une 
montagne, IV, 3gi. 

Qara Yoùçouf fonde la dy- 
nastie du MoUton-Noir, X , 
186. 

Qassydah , quelles sont les 
pièces de vers ainsi nom- 
mées, V, i3i. 

Qatay. quelles provinces sont 
comprises sous ce nom, IV, 
3go. 

Qatchar , nom d'une tribu 
nomade de la Perse ; détes- 
tée des autres tribus , X , 
a4 2 ï nombre des gens qui 
la composent , ibid. 

Qatchary, nom des habille— 
mens aujourd'hui à la mode 
en Perse , IV, 3. 

Qathar , plus correctement 
Qit/tàr. ( Voyez ce mot. ) 

Qathrah . ses mines de fer , 
III , 365. 

Qazy ( plusieurs espèces de ) 
en Perse ; qàzy , magis- 
trat ecclésiastique, V, 263 ; 
qâzy lesker , juges d'armée , 
ibid. ; qàzy particuliers , 
ibid. ; fonctions de ces der- 
niers dans les villes ; ma- 
nières dont ils rendent la 
justice ; ont donné lieu à 
plusieurs contes orientaux , 
ibid. ; administrent la jus- 
tice spirituelle, 34i. 
Qazwyn. on Qazoùyn , ville ; 
Chàpoùr 1 er y fait bâtir un 
lieu de plaisance ; mais n'en 
est pas le fondateur , II , 
3g3 ; sentence de Mahomet 
à son sujet , 3q4 ; elle est 
réparée par lsmaé'l Ebn 
O'bad Ràzy, 3g7 ; Boghà 
Charàby est chargé de ter- 
miner ses murailles, ibid. ; 



35 9 

ses mines de fer, III , 355 ; 
leshabitansdeQazoùyn chas- 
sent les Afghans de leurs 
murs, et sont cause des mas- 
sacres d'Ispahàn , X , 204. 
Q azw yny (àl-) , ce qu'il dit 

d'Ispahàn . VIII. i52. 
Qéblah (la) , étymologie et 
différentes significations de 
ce mot, VII . 20. 
Qeran. ( Voyez Pèlerinages. ) 
Qermiz , mot arabe ; se joint 
avec guermi ; signification 
de ce composé , II , 3i8. 
Qithar , signification et éty- 
mologie de ce nom , III , 
3 7 8 . V, 485. 
Qithmyr , chien des sept dor- 

mans , Il , 2g4- 
Qizil , mot turk ; sa signifi- 
cation , II , 368. 
Qizii-Bach, pourquoi les 
Persans sont ainsi nommés, 
III. 267. 
Qizil - Hhocéïn , rivière du 
Mâzendérân ; est aussi nom- 
mée Séfy - Roùd ( fleuve 
blanc ) . II , 363. 
Qobad . fis de Zoù ; ses avan- 
tages sur les Tourânyens ; il 
les rejette au-del^de l'Oxus ; 
remonte sur le trône de ses 
ancêtres; fait plusieurs rè— 
glemens ; divise les routes 
en farsangs , X , 160. 
Qobad , roi de Perse ; dépo- 
sé et rétabli ; est père de 
Noùchyrwàn , X , 178. 
Qobad Chyroùyéh , assassine 
son père ; monte sur le trô- 
ne ; meurt de remords, X , 
181. 
Qobad Koùréh , VIII , 212. 
Qom , notice sur cette ville , 
Il . 4^>g ! un gouverneur de 
celte ville livre Louthf A'Iy 
pour sauver son frère , X , 

"9- , • <• 

Qomichaii, bourg , significa- 



36r> 



TABLE 



tion de ce mot , VIII, 197. 

Qoraïchyte (dialecte). (Voy. 
Qoràn. ) 

Qoran , en quel dialecte il est 
e'erit . IV. 244 i sert de base 
à la législation chez les Mu- 
sulmans, V, 1; pureté de 
son style , VI . 273 ; nom- 
mé Sy-Pâréh , VIII , 6 ; sa 
descente du ciel ; quand et 
comment , VIII , 174. 

Qorban ( les deux fêtes du) , 
ou des sacrifices ; à quelle 
époque célébrées , V, i54- 

Qorban ( é'yd ) , fête , mois 
ou elle tombe , VI , 370. 

Qorough , ou qouroùq , si- 
gnification de ce mot , VI , 
82. 

Qossar ( la digue de ), consi- 
dérablement dégradée ; ré- 
parée par Djâouly. VIII, 238. 

Qoth'ah , signification de ce 
mot en poésie orientale , 
V, i3o. 

Qothb-èd-Dyn Mohhammed, 
fonde la dynastie turke des 
Khârizmyens , X . 186. 

Qothoub-Chah . VIII , 200. 

Qouch - Khauneh ( maison 
des Oiseaux ) , partie de la 
fauconnerie du roi de Perse, 
V, 36 7 . 

Qouch-Khauneh-Toqdjy, ce 
que signifient ces mots , 
VIII , 122. 

Qoudrety , épithète don- 
née à la momie, III, 3 11. 

Qouhestan , province ; ses 
mines de fer , III , 356. 

Qoul - Lar , notice sur le 
corps de troupes ainsi nom- 
mé, V, 3c>4- 



Qoul - lar àgbâcy , charge , 
V, 3o5. 

Qoulendjan, château avec des 
dépendances , VIII , 197 ; 
climat , productions , ibid. 

Qouly-Khan , souvent nom- 
mé dans l'histoire d'A'bbâs, 
VII , 364. 

Qouly-Khan ( l'imâm ). fils 
d'Allah VeyrdyKhàn, VIII, 
417. 

Qounyéh, ville, III, 256. 

Qourtchy ( les 2.000 ) , don- 
nés en présent à Cheykh 
Sséfy par Tymoùr; doivent 
la vie à celui-là ; leur atta- 
chement à ses descendans , 
X, 188. 

Qourtchy , corps de troupes ; 
opinion sur l'étymologie de 
leur nom , V, 209 ; leur 
origine, ibid.; notice éten- 
due sur ces troupes , 3o3. 

Qourtchy-Bachy , grade mi- 
litaire , répond à peu près 
à celui de connétable , V, 
3û2 ; importance de celte di- 
gnité , 3o3. 

Qouthabah, célèbre écri- 
vain ; invente quatre carac- 
tères d'écriture , IV , 249. 

Qral , nom donné par les 
Orientaux aux souverains 
d'Europe . II , 354- 

Qrym , ou Qyrym âdâcy , I , 
123 , 128. 

Quart de cercle , immense 
grandeur de celui qui fut 
construit par ordre d'Oloùgh 
Beyg, IV, 208. 

Quinquina , apporté en Fran- 
ce par les jésuites , III , 
385. 



DES MATIERES. 



36 1 



R 



II (V ) se confond avec 1'/ 
dans les anciennes langues 
de la Perse , tom. III , 
pag. 25g. 

Rachyd (le khalyfe ) , ses 
noms , III . 4-^4- 

Rachyd êd-dyn ( Fadhl âllah 
vézyr Khôdjah ) , auteur 
d'une histoire curieuse des 
tribus et des princes mogols ; 
elle a été abrégée par Aboùl- 
ghâzy Bayadoùr Khân, et 
traduite en français , II, 3s5. 

RafÉzy. ( Voyez Chy" a. ) 

Raga , ville , II , 4i3. 

Rageia. ( Voyez Raga. ) 

Rahdar , gardes des chemins 
en Perse . VI , 124. 

Rahhmet , fleuve du paradis , 

VI, 47- 

Raisin , ses différens noms 
dans les langues de l'Inde ; 
son nom générique en per- 
san ; ses diverses espèces; 
terroir où croissent ses meil- 
leures qualités , III , 33y et 
suivantes. 

Ram, divinité indienne, V, 
121 et 122 , VII , 257. 

Ram . ancienne capitale du 
Sedjestâun ; Zerendje lui 
succède , V, 121. 

Ramadhan , sa prononciation 
en persan , IX , i5o. 

Ramdjerd ( digue de ), très- 
ancienne ; nommée par son 
fondateur , Fekhrcstàn , 
VIII , 238. 

Iîammal , signification de ce 
mot ; désigne les magiciens, 
pourquoi , IV. 435. 

Raouzet âl-Ssafâ, titre de la 
célèbre histoire de Myr- 
khond , IV, 217. 



Rassd Mâmoùn , litre d'un 
ouvrage d'astronomie , IV, 

2l3. 

Ra'yyet , ou ra'âyâ . quelle 
partie du peuple désignée 
sous ce nom , V, 3o8. 

Redjel èl-ghorâb ( pied de 
corbeau ) , est le nom des 
renoncules , III . 347- 

Reheh. ( Voyez Raisin. ) 

Religion musulmane , ne fut 
pas créée par le génie de 
Mohhammed ; elle se com- 
pose des dogmes de plu- 
sieurs religions , VI, 181. 

Répudiation, ou divorce ( dé- 
tails sur la ) , II , 23g. 

Résurrection , ses noms en 
persan ; comment doit-elle 
s'opérer selon les Musul- 
mans , VI , 241. 

Revenus, manière de les affec- 
ter employée en Perse ; an- 
tiquité de cette coutume , 
V, 410. 

Rey , ville reconstruite par 
âl-MehdyMohhammed-ben 
âboù Dja'far âl - Manssoùr 
i'Abbâcyde , voisine d'Is- 
pahân , fondée par Seth % 
saccagée , et ensuite rebâtie 
par Ménoùtchéher , II , 4*0 
et 4 11 5 anecdote sur cette 
ville , 4 X 4 i est P' us grande 
qu'Ispahân . VIII , i52. 

ReyaL , sa valeur , IV, 186. 

RÉza , signification et pro- 
nonciation de ce mot arabe. 
VII . 2 g6. 
Rhinocéros ( vertus chimé- 
riques des tasses faites avec 
la corne du ) , II , 11g. 

Riubarbi" . en quel lieu croit 
la meilleure , III , 299. 



36* 



TABLE 



Riçalet âl -Mohhammédyéii 

fy'I-Hhiçâb , traité d'arit - 

métique ; son auteur ; à 

qui dédié , IV, 2i5. 

Richtéh. ( Voyez Ver. ) 

Rivières, très-rares en Perse, 

IV , 99- 

Riz , ses noms en persan et 
en arabe , IV, 32 ; cuit à 
l'eau est chez les Persans un 
aliment vil ; manière de le 
préparer , ibid. 

Riza (l'imam) , son tombeau 
à Méchehéd , IV, 201. 
(Voyez A'iy, fils de Moùça.) 

Riza Qoùly Myrzâ , fds aine 
de Nadir ; lait gouverneur 
du Qandahâr , X , 212 ; a 
les yeux crevés par ordre de 
son père , 2i4- 

Rizz. ( Voyez Riz. ) 

Rohyllah, nom d'une tribu; 
sa signification , II , 348. 

Rois de Perse; passage de 
Montesquieu sur le pouvoir 
despotique qu'ils exercent , 
V, 285 ; comment on lésa 
appelés grands Sophys , 3io; 
coutumes qu'ils introdui- 
sent en Egypte , 4 IQ » na " 
bitent Thehrân à différentes 
époques , VIII . 167. 

RokhtSahhil (montagne de) , 
II, 462. 

Rokn-Àbad , signification de 
ces mots ; c'est le nom d'un 
ruisseau célèbre par les vers 
de Hhâfiz. VIII. 241. 

RoKNèd-Daùlah ben Boùyyéh, 
s'empare d'Ispahân , VIII , 
i4g ; entoure la ville d'une 
muraille , ibid. 

IlOKN êd-deùlet. (Voyez Rokn 
èd-daiilah. ) 

IIokou' a, prostration, VII, 72. 

Humaine, nom d'une espèce 
particulière de balance ; 
étymologie de ce mot, III, 
3^3. 



Romains (les) , consacroient 
leurs roules au dieu Terme, 
ou à Mercure, IV , 179. 

RomÉLIE , nom altéré d'une 
province otbomane , I . 67. 

Romieu ( M. ) , envoyé fran- 
çais en Perse ; y périt , X , 

Roqa'y , caractère d'écriture 
arabe , IV, 25o. 

Roquette (faire la ) , expli- 
cation de ces mots ,1,4 
et 5. 

Roses à cent feuilles , leur 
nom en persan , III . 346 ; 
nom des roses ordinaires en 
persan et en arabe ; Ieursdif- 
férentes espèces ; servent à 
faire de l'essence , 349 > 
quelles sont celles qui don- 
nent la meilleure. IV, 66 ; 
excellence de celles de Chy- 
ràz , V, i55. 

Roseau. ( Voyez Qalam. ) 

Rothl. ( Voyez Poids. ) 

Roud Déylem. (Voyez Iss- 
féroùd. ) 

Roum , quels pays sont dési- 
gnés sous ce nom , II , 384- 

Roumazahh , montagne , VII , 

_ 2 79- 

Rouman , plus correctement 

roummân. (Voyez Grenade.} 
Roupie , valeur de cette mon- 
naie , III , 3a3. 
Rouqou khân. (V. J/ràcyâb.) 
R o u s T a M , ou Roustem , 
héros persan très - célèbre 
dans les romans , II , 101 , 
102 et 4-t°» incertitude sili- 
ce personnage, VIII, 4 20 - 
Routes , placées sous la pro- 
tection du dieu Terme et 
de Mercure chez les Ro- 
mains ; sous celle de Gané- 
cha ( Janus ) , chez les In- 
diens . IV, 178. 
RouyD-Chétyn , canton dTs- 
paliân , VIII > 160. 



DES MATIERES. 



363 



Rouz Hhecher. Nechoùr, 
qyâmet. ( Voyez Résurrec- 
tion. ) 

RouzMa'héz, fête. VI, 371. 

Rych Sséfyd , significalion de 
ces deux mots, III , i5y ; 



sont le titre d'une charge , 
VI, 77 . 

Rych Séfyd-hharam. (Voyez 
Barbe blanche. ) 

Ryhhany , caractère d'écri- 
ture arabe , IV, a5o. 



SaeéÏsme , origine vraisem- 
blable de ce culte , tom. 
Vil , pag. 170. 

Saby, et plus correctement 
Ssàby ; doutes surtout ce qui 
concerne cette nation . VI , 
i36 ; ses Traités religieux , 
ibid. ; conformités des idées 
des Ssàby avec celles des 
Hindous , ibid. ; étymolo- 
gie du mot Ssâby, i38 ; deux 
nations de ce nom citées 
dans la Genèse , ib. ; offran- 
de qu'ils faisoient au sphinx, 
VI, 149. 

Saby, nom des chrétiens de 
Saint-Jean ; leur habita- 
lion actuelle , X , 242. 

Sac.ï, étymologie de ce nom 
des Scythes , I , i/fi. 

Saçan, aïeul d'Ardécbyr 
Bàbégân ; descendoit des 
anciens rois de Perse, X, 
17a. 

Saçanyde , ancien dialecte 
persan ; conformité des an- 
ciens alphabets avec celui 
des autres idiomes, IV, 262. 

Saçanydes (dynastie des), son 
établissement, X, 172 et iy3. 

Sacerdoce ( le ) , attribution 
de la souveraineté chez les 
anciennes nations , VI , 88 ; 
coutume des Trlébreux au 
sujet du sacerdoce, ibid. 

Sa'dy , vers de ce poète sur 
l'âne du Christ , III , 368 ; 
notice sur sa vie et ses ouvra- 



ges, V, 56; réputation dont 
jouissent encore ses ouvra- 
ges , i37 , description de 
son tombeau , \ III , 4 a $ 
et suivantes. 

Saddaq ( léï'let ). Voyez Ou- 
i/oud ( léïtel êl-. ) 

Saffarydes ( la dynastie des), 
détruit celle des Thâhé- 
ryens; sa durée , X. i85. 

Safran , ses noms en Orient ; 
où croît le meilleur , III , 
3o8. 

Sage ( vers samskrits sur le ) , 
V, 20. 

Saghry , signification de ce 
mot en persan , IV, i32. 

Sahhbaun , Arabe célèbre par 
son éloquence et par sa sa- 
gesse , v, 143. 

Saladin , noms et terme des 
victoires de ce fameux sul- 
thân , I , 70. 

Sam - Myrza , fils de Chah 
Ismaë'l Ssofy , auteur du 
Tohhfehi - Sàmy , ou Vies 
des poè'tes persans ; pro- 
vince qui lui échoit en par- 
tage , V, i37. 

Sama, montagne , VIII , i5g. 

Samanydes (les) , se préten- 
dent issus des Sàçânydes ; 
étendue, de leurs possessions; 
durée de leur puissance , X f 
i85. 

Samoyède ( affinité de l'idiô- 
me) avec celui des Lesguys, 
III , 176. 



364 TABLE 

SAMSKMT(le), est la langue sa- 
crée des Brahmanes, III, 33; 
ëtoit répandue en Perse ; 
ses vestiges dans le persan 
moderne , IV, 178 et 188 ; 
ses rapports avec les langues 
de l'Orient et d'Europe ; 
doutes sur son antiquité par 
rapport à l'ancien chinois , 
255 ; vers samskrits , V , 20. 

Sanga, mot samskrit quientr.; 
dans la composition du m >t 
parasangue ; sa signification, 
et celle de ses dérivés , IV, 
178. 

Sapor. ( Voyez Châpohr. ) 

Saqab ( pélican ) , composi- 
tion de ce mot , III , 389. 

Saqbyn , III , 257. 

Sarbazes. (Voyez Chàhryâr. ) 

Sardar, dignité militaire, 
V, 32i. 

Sarrasins, étymologie et si- 
gnification de leur nom , 

V, 3 97 . 

Satreng (mandragore) , plan- 
te ; a donné son nom au 
jeu d'échec, III . !£&■ 

Sauterelles , moyens em- 

Îloyés pour les détruire , 
II, 3 9 r. 

Savah , ville ; sa situation; fon- 
dée par Thalimoùrats ; en- 
tourée d'une muraille par 
Khôdjah Zàhir êd-dyn; aug- 
mentée par son fils Chems- 
êd-dyn , II, 4°° ct 4°9- 

Sayaïd. ( Voyez Seyyd. ) 

Sayéh kytchéhcy. (Voyez Ou- 
çoùd ( léïlet èl. ) 

Sayyed , pluriel de séyd , si- 
gnification de ce mot , IX, 
201. 

Schikarï), son opinion com- 
battue par Chardin , VIII , 

140. 

Sciences , doutes sur le lieu 
de leur origine , IV, 189 ; 
sciences mathématiques ; 



leurs noms en arabe ; leur 
division , V, 3n- 
Scorpions , danger de leur 

fiqùre ; superstition des 
ersans à ce sujet, III , 
383. ( Voyez Kàchân. ) 
Scythes (les) , résistent heu- 
reusement à Phrahates II , 
roi des Partîtes , et à son 
successeur Artaban II , sont 
vaincus par Mithridates II, 
fils de celui-ci; un grand nom- 
bre de leur tribu est soumis 
aux Parthes , X, i66et 167. 
Séadet-Abad (les jardins de), 
par quels procédés on les 
translormoit en un vaste bas- 
sin , VIII , 92. 
Sebzvar , aujourd'hui Khos- 

roù-guerd , III , 332. 
Sebzydjy bâchy , titre d'une 

charge , V. 352. 
Sedjadeh , tapis , VII, 20. 
Sedjestaun , fils de Fâres ; 
défriche le Séïstàun; lui don- 
ne son nom , V, 121 ; est 
aussi nommé Séky et Send- 
jéry par les Arabes, ibid. 
Sedjestan , ou Sedjestaun , 
notice sur ce canton , V , 
120; pourquoi nomméainsi, 
ibid. , 121 ; est le même 
que le Séïstân, ou Séïstàun 
ibid. ; est le pays desZérand- 
jéens, 122. 
Sedrah et sedr, quels arbres 
désignés sous ce nom ; est 
un fruit selon Ebn Béïthâr ; 
paroit être le lotus cyrenaïca. 
III , 294 ; les tables de 
Moïse étoient faites de son 
bois , ibid. , et VI , 46. 
Sedrat ê!-muntéhy, arbre du 
paradis ; tradition de Mo- 
hbammedàsonsujet. VI. ^i> 
Sefyd-Roud ( fleuve blanc ). 

( Voyez Qizil Hhocèin. ) 
Sr.rsEBYL, fleuve du paradis , 

VI, 47. 



DES MATIÈRES. 



365 



SÉÏSTAUN. (Voyez Sedjcstàn.) 
Sekach, ville reconstruite 

par Behmen , V, 120. 
Sekbaun bâchy , titre d'une 

charge , V, 367. 
Seky. ( Voyez Sedjestâun , fils 

de Fârès. ) 
Sel ammoniac , sa compo- 
sition ; pays où il se trouve ; 
ses noms en persan et eu 
arabe , III , 32g. 
Seldjouqy , ou Seldjoùqydes 
( dynastie des ) , sa durée , 
VII, 4 I 9*> * a '* ' a conquête 
du Khorâçân, et d'une par- 
tie de la Perse ; est détruite 
par les Khârizmyens , X , 
i85 et 186. 
SÉLEM, fils de Férydoùn , 
ancien roi de Perse ; royau- 
me qui lui échoit en par- 
tage , III , 260. 
Séleucus défait Tiridates , 

X, i65. 
Sélïm I er , fils de Bajazet , 

mort en i520, II, 3i5. 
Selym II , tombe sur les con- 
quêtes d'Ismaël I er ; le dé- 
fait à Tchâldéroùn ; lui en- 
lève Tauryz et la majeure 
partie de ses provinces oc- 
cidentales , X , ig5 ; le ca- 
nal qu'il projette n'est point 
creusé , et pourquoi , VII , 
57 ; époque de sa mort ; II , 
3i5. 
SÉMOUM, vent empoisonné ; 
ses effets ; étymologie de 
son nom , III , 286. 
Sendjery. ( Voy. Sedjestâun , 

fils de Fârès. ) 
Sentence relative à Qazwyn , 

II, 3 9 4- 
Sépultures , révérées à Maïn . 

VIII , 232. 

S e r où Ten , fête musul- 
mane, IX , 67. 
Serai" , signification de ce 



mot persan , II , 147 , et 
V, 240. ( Voyez Sérail. ) 
Sérail , étymologie et signi- 
fication de ce mol, VII, 38i. 
( Voyez Sèrâï. ) 
SÉrath , ou Ssirath ; destina- 
tion de ce pont selon les 
Musulmans lors du juge- 
ment dernier , VI , 243 ; sa 
situation , ibid. • comment 
nommé par les anciens Per- 
sans ; inventé par les igni- 
coles , et adopté par les rab- 
bins , ibid. ; passage de 
J. J. Rousseau au sujet de 
ce pont , 245. 
Serb ( plomb ). ( Voyez 

plomb. ) 
Serkar, ce mot persan a plu- 
sieurssignifications, II, 10g. 
Serkerdeh , généraux d'ar- 
mée , V, 328. 
Sésame, ses noms ; sert à la 
composition d'une huile , 
IV, 85. 
Seth ( le prophète ) , II , 4 1 1 • 
Setty Fàthméh , fille de 
Mohhammed , VIII , 80 ; 
procréée par la vertu des 
fruits célestes, ibid.; reçoit 
de son père des baisers équi- 
voques , ibid. 
Sévère, châtie Vologèses III , 
roi des Partlies, qui est vic- 
time des secours qu'il accor- 
de à Pescennius Niger , X , 

SÉYD Ahhmédyaûn , signifi- 
cation de ce mot, VIII , 
121. 

Seyd Moùrâd, fait périr Dja'- 
far - Khân ; est proclamé 
roi dans ChyiAz ; prend la 
fuite devant l.outhf A'iy, et 
disparoit pour toujours, X ? 

T 

Seyyo , signification de ce ti- 
tre donné aux descendant 
du Prophète . \ . 290. 



366 TABLE 



SlNAN Pàchâ , battu complè- 
tement par les Persans près 
de Tauryz , X , ig4 et ig5. 

Sinatorockes , monte sur le 
trône des Parthes après 
Mnaskires ; abdique peu 
après ; son grand âge , 167. 

Sind ( le ) , province , III , 
257. 

Sipah Dost , surnom d'Yez- 
dedjerd II . signification de 
ces mots , X, 177. 

SiPEH - Salar , dignité mili- 
taire, V, 3ai. 

Siroes. ( Voyez Qobâd Chy- 
roùyèh. ) 

Skender Roùmy ( Alexandre 
le grec ) . nom d'Alexan- 
dre-le-Grand, 11,384- 

SocoM. ( Voyez Sokoùm. ) 

Soie , l'usage en est défendu 
aux Persans par la religion ; 
comment ils éludent cette 
défense , IV , 4 5 P avs q m 
la produisent ; ses qualités 
estimées; est transportée dans 
toute la Perse ; étoffes que 
l'on fabrique avec ; est in- 
digène dans le Guylân, i63. 

Sokocm , canton de Mingré- 
Iie , I , i56. 

Soleil, ses noms en ancien 
persan et en samskrit , IV, 
3g6. ( Voyez Lion. ) 

Soléïman (sultbân), s'empare 
deTauryz etdeBaghdâd, II, 
340 ; nouvelle expédition de 
ce prince contre Tauryz : Il 
s'empare de Vàn , et va 
ensuite passer l'hiver à 
Alep , ibid. 
Soléïman (chah) , son avè- 
nement au trône, 11,236; 
relation de son couronne- 
ment , IX. 897 et suiv. ; épo- 
que à laquelle Chardin l'a 
Kubliée ; est détachée d'une 
istoirede Perse que Char- 
din n'a point donnée : I, xiv; 



Soléïman monte sur le IrA- 
ne malgré l'intrigue de 
deux médecins ; raison qui 
le porte à changer de nom ; 
âge auquel il meurt , II ■> 
2 36 et X , 199. 

Soléïman , enlève à Thah- 
mâsp la presque totalité des 
conquêtes que son père Is— 
maè'l I er avoit faites sur les 
Turks , X. 191. 

Soléïman Chah , compéti- 
teur de Kérym au trône de 
Perse , X , 218. 

Solotnik , nom d'un poids ; 
sa valeur . IV, 173. 

Somboul. (Voyez Nard-Epi-) 

Sonnah. ( Voyez Sunnet. ) 

Sophy ( Voyez Ssèfy- ) 

Sorguek. ( Voyez Haisin. ) 

Soudan ben Mohhammed 
Révâdy êl-Ardény (l'èmvr), 
jette les fondemens de Tau- 
ryz , II , 337. 

Sou gâta , l'un des noms de 
Bouddha i IV, 188. 

Sougatiens . ousaougaia, sec- 
tateurs de. Sougata, IV , 188. 

S u N G a R, oiseaux de proie 
nommés song-eulh par les 
Chinois; supposition à leur 
égard , VIII , 128. 

Sources de Naphthe enflam- 
mées, dans le Chyrwân, II, 
3i2 ; visitées par les Hin- 
dous avec respect ; passage 
de M. Forster sur ces sour- 
ces , ibid. 

Sourp-Nyciian , signification 
de ce mot composé , II ,; 

Sphinx ( le ) , mutile par un 
chef de dervyches, VI. i4gj 
à quelle occasion , ibid. 
Ssa'a chéra'y. ( Voy. Poids. ) 
Ssaba, signification de ce 
mot en arabe et en hébreu,, 
VI , i38 et 140. 



DES MATIÈRES. 



Ssaby . vulgairement Saby. 

( Voyez ce mot. ) 
Sssadeq, sa signification ; 
surnom d'Aboù-Bekr, pour- 
quoi , X , 127. 
Ssadeq Khân , compétiteur 
de Fathh A'iy Chah ; prend 
les ornemens royaux ; est 
défait , X , 23o, 
Ssadiq . frère de Kérym ; sa 
trahison et sa cruauté envers 
son neveu ; est pris dans la 
citadelle de Chyrâz ; aveu- 
glé ; mis à mort avec ses 
enfans, X. 221 et 222. 
Ssadr, signification de ce 

mot . IV , 232. 
Ssafa , idole. ( Voyez -dçaf. ) 
Ssafat ( êl- ) ( Surat). ( Voy. 

Sural êl-Ssafât. ) 
Ssa&hanvan, province , III, 

257. 
Ssahheb êl-Kitâb, nombre 
des prophètes ainsi appe- 
lés. VI. 265. 
Ssahheb hhokm , titre d'une 

charge . V. 336. 
Ssahheb koutchek. significa- 
tion de ces mots , X , i3o. 
Ssahheb Qalani . titre d'une 

charge. VI 336. 
Ssahhebi Tehffoùz , per- 
sonnages à qui ce titre est 
donné , V. 3-26. 
Ssahhyhh . signification de ce 

mot arabe , VII, 3g. 
Ssalat-Ouitr. ( Voy. OuilrJ) 
Ssalyth , huile de Sésame , 

IV, 85. 
Ssan'at (àl-). (Voy. Arsenal.) 
Ssedr . administre la justice 
spirituelle . V, 3jJ.i ; im- 
portance de sa charge chez 
les Chi'ytes , VI . 46. 
Ssedr a'âmm , dignité ecclé- 
siastique . VI , 5o. 
Ssedr khâsséh, attributions 
de cette charge ; par qui 
créée , V, a5o , et VI, 5o. 



3(7 

Ssedr mémalik , attributions 
de cette charge , par qui 
créée , V, 249. 

Sséfy . ou Sséfyy , significa- 
tion de ce mot , IX , 4°,'- 

Ssefy êl Hhaqq, son origine, 
X , 187 ; s'attache à la mo- 
rale de Sa'dy ; reçoit la vi- 
site de Tymoùr ; présent 
qu'il accepte , et usage qu'il 
en fait ; se marie , 188 ; 
éqoque de sa mort ; son 
tombeau , 189. 

Sséfy, son avènement au 
trône , II , 236. 

S'sÉFY ( chah ) , n'a point les 
qualités de son grand-père 
Â'bbàs I er ; il le surpasse 
en cruauté ; meurtres inu- 
tiles ; avantages sur les otho- 
mans , X . 197 ; revers cau- 
sés parses désordres ; meurt, 
198. 

S s É F Y II ( chah ). ( V oyez 
Soleïmin. ) 

Sséfy ; notice sur cet ordre . 
V, 3og ; le roi de Perse en 
est le grand maître , ibid. 

Sséfy Myrzâ ; sa naissance , 
IX. 408. 

S s of y ( dynastie des ) . X , 
187; sa fondation , 189. 

SsoHHBETl Yéçâoùl ; notice 
sur cette garde d'élite , V , 
36i. 

Ssoufys (les) . sont les Voguis 
de la Perse ; IV, 458. 

Stades ( évaluation des ) , I , 
4i5. 

Stœfflerin (Jean ) , courte 
notice sur cet astronome , 

iv, 345. 

Strakghélo, l'ancien syria- 
que ; pourquoi inventé ; 
son antiquiu- : à quels au- 
tres caractères il paroit avoir 
donné naissant e , IV . 249 ; 
conformité de cette écritu- 
re avec celle des Oïghours } 



368 



TABLE 



conjecture sur cette iden- 
tité . IV, 392. 

Suiram , ville de Géorgie , 
II , 3 7 . 

Sulthan , ce mot varie pour 
l'acception, et pourquoi, 
H, 99- 

Sulthan Mohhammed le Seld- 
joùqyde ; son palais à Ispa- 
hân , VIII , 149. 

Sulthanyéh , notice sur cette 
villa qui paroit n'être pas 
l'ancienneTigranocerte, II, 
378 et 379. 

Sunnet, signification de ce 
mot , III , i44 î quelles 
sont les lois nommées ainsi 
par les Musulmans , VI , 
452. 

SunnytEs , origine de cette 
secte, VI , 171 ; maudissent 
A'iy et les Chi'ytes , 172 ; 
acharnement de ces deux 
sectes , l'une contre l'au- 
tre , ibid. ; érymologie du 
mot sunnyte , VI , 173 ; 
Nadir tente de réunir les 
Sunnytes et les Chi'ytes, 
X, 2i4- 

S u r A T êl-Ssafât , chapitre 



du Qorân ; récompense de 
ceux qui la lisent; de com- 
bien de versets elle se com- 
pose; quand et comment don- 
née au Prophète , VI , 4°^- 

Surimela , rivière de Géor- 
gie , II , 37. 

Syah Dâunéh (graine noire) , 1 
nom de la graine du chan- 
vre ; manière de la prépa- 
rer et de l'employer, IV, 80. 

Syavech , cause de sa disgrâ- 
ce près de son père Kaï- 
kaoùs ; s'enfuit à la cour 
d'Afrâcyâb; est tué, X, 161. 

Syhhoun ( le ) , nom moderne 
du Jaxartes des anciens , I , 
i3g. 

Sym , signification de ce mot , 
V, 385. 

Syntaxe arabe , son nom.' 
(Voy. Flm èl-nahhoù et Flm 
êl-Vrâb. ) 

Syourghal , signification de 
ce mot , VI , 66. 

Sy-Pareh , signification de ce 
mot ; désigne aussi le Qo- 
rân , VIII , 6. 

Syriaque. ( Voyez Arabe. ) 

Syrie. ( Voyez Châm. ) 



Tabac ( l'usage du ) s'intro- 
duit à Constantinople , tom. 
II , pag. 343. 

Tables de Moïse (les), étoient 
faites de bois de sédrah , III, 

2g4- 

Tacyyrat âl- Kéoùâkéb , ti- 
tre d'un ouvrage d'Al-Ken- 
dy , IV , 2i3. 

Tadivan, ou Tadavoun, ou 
Taduan ; situation de ce 
village , VIII , 453. 



Tadje , nom du bonnet des 
qoùrtchy ; sa forme ; V , 
3o3 , et de la thiare des an- 
ciens Persans , 47^- 

Tadjyk. ( Voyez Thàt. ) 

Tahhkan ( le lac âl- ) , reçoit 
la rivière de Bend-Emyr , 
VIII, 238. 

Tahmouras (Voyez Thahmoù- 
rats. ) 

Takht , trône , dénomina- 
tion de plusieurs anciens 
édifices. 






DES MATIÈRES. 



3Ê 9 



édifices , II , 179 et 180. 

Takht pars , monument in- 
connu à l'auteur. VIII, 117. 

T akh Ti Djemchyd . monu- 
ment'antique , 11, 260 et 2ji. 

Takhti Roustem , MU , 117 
et 3g3. 

Takhti Terdàt, signification 
de ces mois , II , 179. 

Talar, signification de ce mot, 
VII , 371 ; tàlàr thavyléh , 

ix, 4 7 i. 

Talismans des Orientaux, II, 
275. 

Ta'lyq, nom de l'écriture cur- 
sive des Persans ; pourquoi 
ainsi nommée ; beauté et élé- 
gance de ce caractère, IV , 
228 ; sa figure , etc. , 276 et 
suivantes. 

Tamerlan. (Voyez Tymoùr. ) 

Tanaïs ( le ) , confondu avec 
le Jaxartes, I, i3g. (V. Don.) 

Tandour , corruption de ten- 
nour. ( Voyez ce mot. ) 

Tanguy , signification de ce 
mot persan , X . 137. 

Tapal Olsmân, défait Nadir 
près de Baghdâd ; est vaincu 
à son tour ; péril dans l'ac- 
tion , X , 210. 

Taqouym . signification de ce 
mot en astronomie et en as- 
trologie . IV , 35o et 355. 

Taqouym êl-boldàn, géographie 
d'Aboul-Fédâ , IV. 217. 

Tatarie (la petite), est appelée 
aujourd'hui Boukharie.YIII, 
i 7 5. 

Tatars Orientaux , pays qu'ils 
occupent . III . 299 ; Tatars 
du Khalày ou Qatây , IV , 
390 ; les Tatars de l'armée 
de Nadir reçoivent l'ordre 
d'égorger les Persans , X , 

214. 

Taubéh . signification de ce 
mot, VU. 154. 
Tome X. 



Tauryz, époque de la fonda- 
tion de cette ville , II . 333 ; 
détruite par un tremblement 
de terre ; sujette aux inon- 
dations , 337 ; renversée de 
nouveau par un tremblement 
de terre. 338 ; un nommé 
Ferhâd Pàchâ y bâtit une ci- 
tadelle, 342 ; prise par chah 
A'bbâs, 343 ; reprise parles 
Turks , ibid. ; actuellement 
au pouvoir des Persans, iâ. ; 
raisin de Tauryz , III , 
339 ; sa population , X , 
38 1. 

Tchachinendéh, roide Perse , 
surnommé Séri - Buzurg ; 
signification de ce mot, X , 
182 ; cause singulière de sa 
déposition , X, i83. 

Tchah - Talkh ( kàrvân-sérâî 
de ) , VIII . 468. 

Tchaldéroun (célèbre bataille 
de ) . II , 34o. 

Tchapqoi'N. coureur, II, 19g. 

Tchechen nyloufàr , fête du 
nénuphar , VI, 494- 

Tchechm - Pénah et tchech- 
mâroù , voile . II , 232. 

TchechmÉhi Zenguy ( fon- 
taine de l'Ethiopien), VIII, 

4°7- 
TcHÉHARbâgh, allée d'Ispahân; 

signification de son nom ; 

son étendue ; ses embellisse- 

mens , V III , 21. 
Tchkhel maqâm. signification 

de ces mots. VIII . 420. 
Tchfhel minâr , est la même 

ville que Persépolis, VIII , 

246. 
Tchéeaungiïéraun , significa- 
tion de ce mot , VII . 893. 
Tchénar . nom du platane 

en persan, Mil, 167. 
Tciiers. nom du pollen des 

fleurs du chanvre . IV , tfo. 
TcHlN , quelles provinces dé- 

Aa 



376 TABLE 

signées sous ce nom. IV, 3go. 
Tchintz . étoffe, I V , 4- 
Tchoi'ltry. hôtelleries du Car- 

nalic , II. 147- 
Tchourekdjy bàchy , charge , 

V, 35a. 
Tchungh - FÈN , signification 

de ce mot , IV, 3g4. 
Tciiyn ykec YD jy bàchy, charge, 

V.35<>. 
Tebryzy. (Voyez Raisin. ) 
Tédouyn . tilre d'un ouvrage 

sur Qazwyn , II , 3q4 , et 

VIII , 216. 
TÉGHoirni , fleuve de Mingre'lie, 

I, i56. 
Tégouri ( Voyez Têghoury. ) 
TÉHAM ah, province ; pourquoi 

nommée ainsi , Vil. i56. 
Tchani tskhali , branche de 

l'Engoùr . I . i56. 
Tekyeh , signification de ce 

mot , VII . / t 73. 
Telkhys àl-àtsâr oùa'djâïb-êl- 

mc'lik èl-qahâr, \ III. 164. 
Temett'u . signification de ce 

mot, VII , 2i3 et 214. 
Témoudjyn , ou Djenguyz- 

Khàn ; époque de sa naissan- 
ce , II , 372. 
Temour qàpoù. (Voyez âaâ 

èlàboitâb. ) 
Temps de l'ignorance , quel 

temps ainsi nommé par les 

Arabes , VI , 189. 
Teihtem , philosophe indien ; 

son voyage en Grèce , IV , 

190. 
Temyn , nom que les Turks 

donnent à une ancienne 

monnoie de France , I, i3. 
Tenk Delaun , signification 

de ces mots . VIII . 4g3. 
TENNOUR , élymo ogie de ce 

mot ; ses significations chez 

les Egyptiens et chez les 

Turks . IV-, i3g. 
Teqy . signification de ce mot 

arabe , Y III , 14. 



Terenbje. ( Voyez Nàrendje. ) 

Terva , ancienne ville d'Ar- 
ménie , II . 168. 

Te sséddouq àngoùchtéry, 
époque de cette fête. IX. 45. 

Tessouour, nom des recueils , 
de protocoles et de formules , 
III , 424. 

Tètes rouges . sobriquet des 
Persans. ( Voyez Persans. ) 

Tétragrammaton. ( Y oyez 
Jehova. ) 

Tezkérét-el-Cho'ara. (Voy. 
Daulet-Chah. ) 

Thab , rivière , VI . 142. 

Thabaristaun, signification de 
ce nom de province ; sa si- 
tuation . IX . 400. 

Thahaun. bourg, aujourd'hui 
Ferhh - âbàd . a changé de 
nom sous A'bbàs, 111 , 278. 

Thaherydes , époque de la 
naissance et de l'extinction 
de cette dynastie . X, i85. 

THAHMASPl er . succède à Ismaïl 
son père ; en quelle année ; 
son règne moins glorieux est 
plus long ; il perd plusieurs 
provinces ; prince sans cou- 
rage et sans capacité ; il 
meurt de poison. X, iyi. 

Thahmasp II, nereconnoit pas 
l'abdication forcée de son 
père ; prend le titre de chah ; 
se retire à Qazwin , et en 
est chassé par les Afghans ; 
il fixe sa résidence à Tauryz ; 
X, 204 ; manque l'occasion 
de remonter sur le trône de 
Perse ; sa foibksse ; il tourne 
ses armes contre ses sujets; 
attaque des Russes et des 
Turks contre les provinces 
qui lui restent , 2o5 ; pertes 
qu'il éprouve de leur part , 
206 ; concession qu'il leur 
fait de peur de tout per- 
dre ; apparition de Nàdie-; 
il accepte ses seniecs; les 



DES MATIÈRES.' 



37» 



affaires changent de face ; 
succès consécutifs ; il rentre 
dans Ispahàn , 207 et 208 ; 
marche en personne contre 
les Turks; les bat ; est défait 
deux fois ; signe une paix 
honteuse ; fratricide ; if est 
dc'posé par Nadir ; son exil; 
ironie sur le choix du lieu 
où on l'envoie , 209. 

Thahmourats . on lui attribue 
lafondationd'Ispahân. VIII, 
i44» il ne bâtit , selon d'au- 
tres , qu'une portion de 
cette ville, i^S ; époque à la- 
quelle régnoit sa dynastie , 
iùid. ; il fonde Babylone et 
Ninive ; son goût pour les 
arts; se revêt le premier 
d'une armure ; ses succès ; 
son surnom , X , i58. 

Thaïf , notice sur cette ville , 

vil , rf& 

Thalaq, répudiation, II. 2.3g. 

Thaleb e'im . signification de 
ces mots . IV , 198. 

Thaman. ( Voyez O'tsmdn. ) 

ThaoitaF , procession des pè- 
lerins autour de la Qa bah ; 
dérivation de ce nom , VII, 
217. 

Thaous-KhaitnÉH , significa- 
tion de ces deux mots , VII , 

Thaouyleh. ( Voyez Tha- 
pyleh. ) 

That ou Tadjyk , nom des ha- 
bitans aulhoctones de la 
Perse; leur origine; leurs 
occupations , X , 240. 

Thavl Baz , espèce de tam- 
bour; son usage III , 397. 

Thawleh , remarque sur lo- 
rigine et la signification de 
ce mot , V , 457 , et VII , 
3y 1. 

Thehran . notice étendue sur 
cette ville , VIII , 162 et 
suivantes; magnificence de 



la cour de Théhrân , X 

, , 236 ' 

Thehran . autre que la capi- 
tale actuelle de la Perse , 
dans les dépendances d'Is- 
pahàn , VIII , 169 ; existoit 
dans le neuvième siècle de 
J. C. , 170. 

Thef.es M , origine de ce mot 
arabe . IV , 43g. 

Théimouraz . le même que 
Thahmourats. (Voy. ce mot. ) 

Theodosia . un des anciens 
noms de KafTà . 1 , 12b et 
128. ( Voyez Kaffâ. ) 

Thoghra , signification de ce 
mot turk , II . 97. 

Thoubur (â!-). ( Voyez Ca- 
ractères d écriture. ) 

Thocr \ ly Beyg , fonde la 
dynastie du Mouton-Blanc , 
X , 186 et 187. 

Thous . ville abandonnée pour 
Mechehed, III. i33 : sa mine 
de turquoises , moins riche 
que celle de Nychâboùr, 36o. 

Tibs . fort , assiégé par les Af- 
ghans ; AlyMerdànkhân est 
tué sur ses murs ; mérite de 
cet officier . X , 217. 

Tiflvs , différentes orthogra- 
phes du nom de cette capi- 
tale de Géorgie. II , 73 ; sa si- 
tuation et sa description . ià. 
et 74 ; ravages que la peste 
y exerça en 1770 , 75 ; in- 
dustrie et commerce des ha- 
bit ans . ibid. ; noms des 
églises et mosquées de Tiflys , 
78 et 79. 

Tigrane , roi d'Arménie , II , 
38o. 

Tigr akocerta . remarques 
sur le nom et la fondation de 
cette ville ; conjectures sur 
celle à laquelle elle a fait 
place , II , 38o. 

Tigre. ( Voyez Touz. ) 

TlH. ( Voyez Coing. ) 
A a 2 



37a TABLE 

Tilym , sullhân des Ouzbeks; Touster , le même que Œoc : 



bat les Persans complète- 
ment , X , io,4- 
Tiridate , roi d'Arménie ; 
son avènement au trône , 
II , 180. 
Tiridates , prend le nom 
d'Arsaces ; nom que lui 
donnent les Orientaux; du- 
rée de son règne ; sa dé- 
faite ; fuit chez les Scythes ; 
rentre dans ses états ; prend 
la Médie ; sa mort , X , i65. 
ToGHROUL Beyg • ses conquê- 
tes sur les Ghaznévydes, X , 
i85 et 186. 
Tohhfeh - 1 - Samy. ( Voyez 

Sàm-myrzà. ) 
Tombeau de Hiiàfiz à Chyrâz, 

VIII, 124. 
Tombeaux sacrés , II , 4^5. 
Tombeaix de Mohak , VIII , 

462. 
Topdjy bâchy , attributions 

de cette charge , V , 3i3. 
Toqdjy , nom d'une porte 

d'Ispahân , VIII . 122. 
Touchmal bâchy . charge ; ses 

attributions . V. 349- 
Touhhyyd, profession de foides 
Musulmans touchant l'unité 
de Dieu ; ét\mologîe de ce 
mot, VII, bg. 
Touman , valeur de cette mon- 
rioie du temps de Chardin , 

II , 202, IV. i85. 186. 3«4. 
Tour , bis de Férvdoun ; 

royaume qui lui échoit en 
partage , 111 , 260. 
Toura , rivière de Sibérie , 

III , 261. 

Touran . autorité de ses rois , 
III , 260 ; doutes sur l'éty— 
mologie de ce mot , 261. 

Toi'Ran Dokht. ( Voyez Poù- 
ràn Do h ht. 

Tours . bâties dans Ispahân 
avec les crânes des habitau» , 
VIII, i55. 



chter. ( Voyez ce dernier 
mot. ) VI , 144. 

Traditions orales, II , 275. 

Traités de paix avec les Mu- 
sulmans . nommés capitula- 
tions ; pourquoi , VII. 6g. 

Trajan , fait la guerre à Chos- 
roès premier roi des Par- 
thes ; réduit l'Arménie en 

Erovince romaine ; démem- 
re la Parlhide , X , 170. 
Tribus de Perse , leur division 
en quatre classes ; portent le 
nom des langues qu'elles 

f>arlent ; quelles sont ces 
angues , X , 242 et 243. 
Tributs , non réglés en Perse 
sous le règne de Cyrus et de 
Cambyse , V, 3g6. 
Trinité des Hindous expli- 
quée , VI , 18g. 
Tsa'aleby , Jurisconsulte , V,' 

2. 
Tskhali , signification de ce 

mot géorgien , I . i56. 
Tsouban , fils d'Ibrâhvm. 

( Voyez Dzoùl-noùn. ) 
Tsulutsy . caractère d'écri- 
ture arabe ; pourquoi ainsi 
nommé ; pour quel objet 
employé . IV , 277. (Voye» 
Caractères d'écriture. ) 
Tufenkdjy , notice sur ce 

corps de troupes . V. 3o5. 
Tukhmchems . nom d'une es- 
pèce d'abricot , III , 34i. 
TcKHMimurgh. (Voyez Œufs.) 
Tulipe . noms des différentes 

espèces, III , 3^7. 
Turban , nom qui lui est 
donné parles Persans. IV, 7. 
Turchvdjy bâchy . titre d'm 

ne charge , V, 353. 
Turk , avantage de cette lan- 
gue ; parlée en Perse , IV,; 
238. 
Turke ( langue ) , nom de la 
plus nombreuse et de la plus 



DES MATIÈRES; 



3?3 



brave classe des nomades de 
Perse , X , 242 ; ses divi- 
sions , ibid. 

Tcrks , nommes aussi O'ts- 
mânly ; courte notice sur 
leur histoire , IV, 38g ; 
prennentet saccagent Baeh- 
dâd , V, 3i4. * * 

Turner (le colonel) , son Voya- 
ge to Tibet , cité , VIII . 75. 

Turquoises (mines tle ) , lieux 
où elles se trouvent ; moyens 
de les exploiter , III , 36o. 

T Y m o u r Lenk ; Tymoiir le 
ioiteux ; sa naissance , ses 



conquêtes et sa mort. II, 
37a ; distribue des fiefs aux 
savans de sa cour , VI , 66 ; 
son invasion en Perse favo- 
risée par les querelles théo- 
logiques ; il prend lspahân ; 
massacre 70,000 châféytes , 
VIII. i55; disperseslesdyna— 
ties ilkhânyenne et moclhaf- 
féryenne , X , 186 ; visite 
le cheykh Sséfy ; présent 
qu'il lui fait , 188. 
Typographie. ( Voyez Art ty- 
pographique e\ Imprimerie , et 
tome X , 383. 



U 



Uchaun . quelle plante ainsi Ussun Cassan. ( Voyez Hhd- 

nommée , t. VI , p. 420. çan Oitzoùn. ) 

Unitaires ( la secte des ) , Utch-Klycyéh , autre nom 

II , 46° \ existoit chez les d'Echs-Miazin , II , 171 , et 

Arabes avant Mahomet , X . 3gi. 

VI, 189. Uzbek. ( Voyez Vuzbeh. ) 



V 



Vah , signification de ce mot 
qopthe , /. VI , p. 260. 

Vailland (Foy) , sou historia 
Arsacidarum citée . 4 DO et 
suivantes; il est moins exact 
que M. Visconîi . X . 46 I. 

Vakyl. ( Voyez Vêkyl. ) 

Valarsapata , la même ville 

Îu'Eryvân ; sa fondation , 
I , 168 et 169. 
Valerien ( l'empereur ) , fait 
prisonnier par Châpoùr , 
roi de Perse , X , 173. 
Valy et vâlyy , différence im- 
portante qui exisle entre ces 
deux mots arabes , II , 112. 
Vàiuk. ( Voyez Banians. ) 



Vannes en bois ( espèces de ), 
construites dans le fond de 
la rivière ; pour quel motif, 
VIII , 92. 

Varanes. ( Voyez Béhràm. ) 

Vekyl. signification de ce mot, 
IV. 166. 

Vely. ( Voyez Vâly. ) 

Vend ( àl- ) , situation et par- 
ticularités de cette montagne, 
Il . 38S. 

Vendredi , célébré chez les 
Musulmans , VI , 219. 

Ventidius , général romain, 
défait Orodesroides Parthes; 
obtient le triomphe j en quel 
temps , X , 168. 



7* 



TABLE 



ouvrages qui eu traitent . X , 

Voile de la mariée - II . 234- 
VoLAGAt.ES. est ['ancien mot 



Vénus - Urvmie , sons quel 

nom adorée des Arabes , 

VI . 219. 
Ver qui se forme dans le corps . 

et qui fait mourir quelquefois 

ceux qui en sont attaques ; 

fiarlicularitcs sur cette ma- 
adie . sa cause . son remè- 
de , VIII. 4 7 3. 
Vers , comment nommes en 

arabe; lesnouisde.-. partiesqui Volga (Voyez Dan.) 
le constituent relatifs à ceux VoLOGESES l tr . s'empare 
des différentes parties de la 



}>aitbe balatchi ou balatcha, 
I. 385, 
Voleur , ce titre ne déshonore 
pas en Orient; mo^en em- 
ployé' dansl'Indepour n'être 
pas vole' . Y . 263. 



tente des Arabes. V , i3o : 
explication et rectification de 
deux vers persans . IX . 5oi. 

Vetyreh. ( \ oyez Oùi/r. ) 

Vezyri moùqoufât . attribu- 
tions de cette charge ; sa 
division en deux autres par 
Soleûnân chah , V , 249 et 
suivantes. 

Vichnou Sarmâ , cite , VIII , 
218. 

Vie future (la), n'est indique'e 
dansaucundes livres authen- 
tiques de la Bible , VI , 
191. 

V r iGMES de Ge'orgie (le>). pro- 
digieusement abondantes , 
II. 3 9 . 

V11.LOTTE ( le père ) , auteur 



de 
l'Arménie ; ambassades de 
ce prince à plusieurs empe- 
reurs romains ; e'pocpie de 
sa mort ignore'e ; conjecture 
à ce sujet . X . 169 et 170. 

VologÈses II , époque de son 
avènement au trône des 
Parlhes; prend et perd l'Ar- 
ménie ; estdétrôné et recou- 
vre le sceptre, X . i7oeti7i. 

Vologeses III . son alliance 
avec PesctnniusNiger lui est 
funeste ; sa capitale saccagée 
parles Romains ; il recouvre 
une partie de ses provinces ; 
meurt ; dure'e de son règne , 
X. 171. 

Vologesocerta (ville de Vo- 
logeses) , opinion sur sa fon- 



dation . Il . 385. 

d'un Voyage en Turquie et Vonones I er , se rend odieux 

en Perse . II . 328. aux Parthes . est ebasse' par 

Vin , nombre considérable de eux ; cause de leur inimitié ; 

mots arabes employés à le est assassiné . X . 169. 

désigner ; remarque à ce su- Vonones II . X . 169. 

jet . IV , 244. ( Voyez Vour , signification de ce mot 

Chyrâz. ) turk , VU, 3io. 

Visconti ( M. ) , son Icono- Vyaça . personnage des temps 

graphie préférée pour l'his- héroïques chez les Hindous , 

toiredes Arsacides aux autres III, 33. 



w 



WahABYTES (les) . prennent 
deux fois la Mekke , et 



la pillent , tom. VII , p: 

i 7 3. 



DES MATIERES. 

Y 



3 7 5 



Yaïla . ou yaïlâq . habitation 

d'été , tom. II . pag. 286. 
Yahhya. ( Voyez Mourdàd. ) 

Yahhya ( A'bdoùl Hhamyd) , 
célèbre écrivain , IV. 249. 

Yahhya . qâilhy . condamne 
et proscrit le mariage tem- 
poraire , II , 223. 

Ya'qoub ben Ishhàq âl-kendy, 
étoit un des astronomes de 
Mâmoùn . juif d'origine ; 
ses ouvrages . IV, 2i3. 

Yaqoct . pierre précieuse ; 
d'où tirée , III , 365. 

Yaqotjt ben A'bd-âllah (Aboù 
êl-Dourr ) âl-Most'assémy , 
célèbre écrivain ; temps où 
«1 vécut; présumé auteur du 
caractère yàqoùty , IV, 25o. 

YaQO'JT (Chéhâb èd-dyn Aboù 
A'bd - âllah ) . notice sur 
la vie et les ouvrages de 
cet auteur , VIII , 372 et 
3 7 3. 

Ya'rab , père des Arabes de 
l'Yémen , IV , 25i. 

Yas . surate du Qorân ; dou- 
te sur le sens de ce mot; 
récompense de ceux qui lisent 
cette surate , VI , 4^8. 

Yasmyn. ( Voyez Jasmin. ) 

YÉçan. fdsou parent de Chàh- 
Mabboùl , fonde la dy- 
nastie des Yéçânyens; est un 
des plus célèbres prophètes 
de son siècle ; signification 
de son nom , X . i55 et i56. 

YÉçan Adjam , dernier mo- 
narque de la dynastie des 
Yéçàniens : malheurs qui 
suivirent sa mort . X , i56. 

YÉ^anyens, rois de la dynastie 
deYéçân. X. i55. 

Yfçaoul. (Voyez Ssohhbet't yc- 
riioùl. ) 



Yéhoudyyéh , ville ; son ori- 
gine , VIII, 147 ; bâtie en 
terre , 148 ; c'est la ville 
d'Ispabàn. 16. ,X,i87eti8g. 

Yémen , nom de l' Arabie- 
Heureuse; pourquoi nom- 
mée ainsi , Vl , i3g. 

Yezd , ses grenades , III , 
342; ses étoffes . IV, i63 ; 
est une des anciennes villes 
de la province de Fàrs, VIII, 
364. 

Yezd-Khast , VIII. 2o5; di- 
verses interprétations de ce 
mot, 206 ; sa prononciation , 
207. 

Yezdan , signification de ce 
mot ; étoit sur les médailles 
des Sâçànydes , etc. , VIII, 
364. 

Yezdedjerd I er , ses cruautés ; 
ses belles sentences, X , 1767 
sa conduite envers les chré- 
tiens: époque de sa mort, 177. 

Yezdedjerd II . mérite le 
surnom d'ami du soldat; fait 
la guerre aux Grecs , X , 
177; durée de son règne. 178. 

YezdedjerdIII, est élevé dans 
le hharem de Khosroù Per- 
wyz ; raison qui l'en fait 
chasser , X , i83 ; on le tire 
de l'obscurité après la mort 
de Férakh— zâd ; il est cou- 
ronné ; perd une partie de 
l'I'râq a'djein; Madâïn lui 
est enlevé ;il cherche son sa- 
lut dans la fuite ; ne possède 
plus que le Sedjistan ; Je 
perd et se cache ; est assassi- 
né ; époque desainort, 184 ; 
il laisse un (ils, ibid. (noie.) 

Yezdedjerd , commencement 
de l'époque de ce nom , IV , 



376 TABLE 

Yezdekhast , cruautés que 
Zékyr khân exerce dans 
cette ville ; elle est menacée 
par sa fureur d'une destruc- 
tion totale , X , 220. 

Yezdy , nom donné aux anciens 
Guèbres ; pourquoi , VIII , 
364- 

Yoguis. ( Voyez Ssoùfys- ) 

Youaqyt fy i'Im êl-moùâqyt , 
poëme , IV , 21 5. 

YouçouFou Zouléikhâ, Joseph 
et Zulikha, poè'ine ; ce sujet 
traité par plusieurs poètes , 
Djàmy obtient la palme , V, 
i3 7 . 

Youm èl-tervyyah, quel jour 



s'appelle ainsi, et pourquoi f 
IX, 7. 

Yoiz . nom commun à plu- 
sieurs bètes féroces , III , 
3 9 8. 

Youz-Bachy. ( Voyez Yuz~ 
Bàchy. ) 

Y v z âltùn, monnoie turke , 
IV, 186 ; sa valeur . ibid. 

Yitz-Bachy , signification de 
cesmots, V,3i4et VIII , i33. 

Yuzbek , au Uzbek . nom des 
Tatars du Mâouàrà âl - Nà- 
har ; jouent un rôle impor- 
tant du temps de Tamerlan; 
opinion sur leur origine , 
11 , 3 7 i. 



ZABAoi'R(âl-). (Voy. Caractè- 
res a" 'écriture. ) 

Zadeh Kaùser imam Dja'fer 
( le fils du roi ) , lieu de sa 
sépulture ; ses miracles , 
tom. VIII , pag. 226. 

Zahyr éd - dyn ( Khôdjah ) , 
entoure Sàvah d'une mu- 
Taille . Il , 409. 

Zalzer chasse Afrâcyàb de la 
Perse , et met Zou sur le 
trône , III , 260 . X . i5g. 

Zamaspes. (Voyez D/amâsp.) 

Zayendéh. ( Voyez Zcndèh- 
roitd. ) 

Zebd . zubd , zubdéh et zo- 
béïdéli ; discussion sur le 
sens de ces différens mois 
arabes , H . 333. 

Zéïn âl— a'bédéïn ( imâm Zâ— 
déh ) , fils de Hhocéïn ; sa 
mort . Vltl , ig. 

ZÉïTouM ( o'ivier ) , très—gros 
dans le Dyâr-Bekr, et pour- 
quoi . II. 345. 

Ziy.YH Khàu ; son naturel fé- 



roce ; prend Cbyrâz ; mas- 
sacre les officiers qui défen- 
dent cette ville . X , 21g ; 
marche contre A'Iy Mou- 
râd ; cruautés qu'il commet 
à Yezdekhast; veut faire ra- 
ser la ville ; est massacré 
dans sa tente ; son corps est 
mis en pièces , 220 ; diffé- 
rens points de vue sous les- 
quels il est considéré par 
MM. Franklin et Scott-Wa- 
ring , ibid. et 221. 

Zekrb , s'irnom de Mohham- 
i!). (I ! ârj ■ VIII . 94. 

Z- mzeTh . puits célèbre : fraî- 
cheur de son eau , réputée 
bénie par les pèlerins mu- 
sulmans . Nil, 178. 

Zeman-Chah . souverain Af- 
ghan; sa résidence. 11.348. 

Zen AH A , appartement des 
femmes. Il, 3 

Zend . ancien idrôme de la 
Perse ; ses rapports avec les 
langues européennes, VI K 



DES MATIERES. 



255; avec le samskrit ; est la 
plus ancienne langue que 
l'on connoisse , ibid , 258; 
son alphabet s'écrit de gau- 
che à droite , ibid. , 261 ; 
aute'rieur au pehlevi. selon 
M. Anquetil ; doutes à ce 
sujet , ibid. 

Zend-Avestà. opinion sur cet 
ouvrage , IV . 260 ; remar- 
que sur le Zend-Avesta et 
le Pâzend . VIII , 324. 

Zendeh-Roud, cours et parti- 
cularite's de ce fleuve , VII, 
276 ; étymologie de ces dif- 
fe'rens noms , ibid. , X , 
3go. 

Zendjan , notice sur cette 
ville, qui donne son nom à 
une rivière . II , 3y3. 

Zendjan , rivière ; son cours , 
II , 3 7 3. 

Zenguy , fleuve d'Arménie; 
son cours , Il , 167. 

Z E R mahhhoùb , monnoie 
d'Egypte; sa valeur, IV, 
i85. 

Zerandje, ville : est la même 
que Zerink , V, 120; suc- 
cède à Ram; paroit être le 
pays des Zérangèens ou D ran- 
ges . V. 121. 

ZÉrangÉens (les anciens) , oc- 
cupoient le Sedjeslân , V, 
122. ( Voyez Zerandje ) 

Zérath. ( Voyez Serâth. ) 

Zératouciit. ( Voyez Zer- 
docht. ) 

Zerba^t , est le nom du bro- 
card ; composition de ce 
mot , IV . i52. 

Zerbait khalâï, étoffe de la 
Chine septentrionale, III, 
35i. 

Zerdéii. montagne, VI , 276. 

Zebdocut. ;i iro^tsous le règne 
de Kichtasb , dont ii gagne 
la faveur . X , 102. (S oyez 
Zcroasire. ) 



Zérguer bàchy , titre d'une 
charge , V , 354- 

Zernykh . drogue employée 
par les Persans pour s'e'piler; 
de quoi composée , V. igg ; 
danger de son usage, ibid. 

Zerrab bàchy , directeur de la 
monnoie . V , 354- 

Zéryn-Roud. ( Voyez Zen- 
deh-roud. ) 

Zikr . prière. (Voyez Dzettr. ) 

Zirafah ( giraffe ). III, 38i. 

Zobéïdeh khâtoùn . femme du 
khalvfe Ilàroùn â!-Rachyd , 
II . 333 ; fonde pluvîeurs éla- 
blissemens utiles, ibid, et la 
ville de Kachân , III , 7. 

Zohhak , détrône Djemchyd 
et monle sur le trône ; ses 
cruautés ; est chassé , X , 
i58. 

Zoroastre , réforme la reli- 
gionde Houcheng, IV, 25g; 
ses ouvrages perdus , rem- 
placés par une compilation 
d'un Destour: imposture des 
Guèbresà ce sujet , IV, 260 ; 
vi ai nom de ce législateur, 
VIII. 371 ; comme ut se sont 
formés les différens noms 
qu'on lui a donnés; lieu et 
époque de sa naissance par 
conjectures , ibid. et suiv. 

Zou mis sur le trône de Perse 
par Zalzer ; n'est guère roi 
que de nom , X . i5g. 

Zou-Hiu'leÏféh . ville , sa si- 
tuation et ses particularités, 
VU , ai5. 

Zubbad , Zébâd et Zubbâdy; 
différentes signifie., ions de 
ces mots , IIl , 32Î3. 

Zyaret , signification de ce 
mot ar ibe II '.pfo. 

Zyaret Nainéh ( livre de Visi- 
tation ) titre d'un ouv , 
II. 426. 

Zydje , ce mot d sî- 

gue. les ' ibles astrottomi- 



TABLE DÉS MATIERES. 



ques; sa signification primi- 
tive a passé dans le grec du 
moyen âge. IV , 204. 
Zydje Aboù Hhanyfah de Dyn- 
ver ; ses tables astronomi- 

3ues; temps où elles furent 
resse'es . IV , 317. 

Zydje Châhv , tables astrono- 
miques abrégées de celles 
de Nassyr èd-dyn , IV, 210. 

Zydje Iylkhâny , tables astro- 
nomiques ; par qui abrégées , 
et sous quel titre , IV . 210 ; 
qui est-ce qui en étoit l'au- 
teur , IV , 204. 

Zydje Mâmoun , tables as- 
tronomiques de Màmoùn , 
IV, ai3. 



Zydje Mélik- Cbâby . table» 
astronomiques; à quelle épo- 

3ue , et par qui elles furent 
ressécs . IV, 210. 

Zydje Pàdchâhi Kliàqàuny. ta- 
bles astronomiques ; pour- 
quoi ainsi nommées; sont les 
mêmes que celles appelées 
Zydje Iyikhâny , IV . 210. 

Zydje Sulthâny , nom des ta- 
bles astronomiques d' Oloùgh 
Beyg ; en quelles années ter- 
miné es; astronomes employés 
à les dresser , IV , 206. 

Zyndar Bârliy . titre d'une 
charge , \ , 365. 

Zyr-Djamah , nom d'un vê- 
tement , IV , 4 



FIN DE LA TABLE. 



CORRECTIONS ET ADDITIONS 

POUR LES NOTES DE L'ÉDITEUR, 

TOME PREMIER. 

Page 1 83 , ligne dernière , 3 lieues de Turkie , lisez : 
3 villes de Turkie. 

Pag. 3 2 g , note (i), ajoutez : le czar ou souverain 
actuel d'Imirette se nomme Salomon Arkhilovitch 
d'Imirette. Il règne sur 20,000 familles d'indigènes, 
d'Arméniens et de Turks. Son palais est une maison 
en pierres de taille , d'un seul étage , assez délabrée. 
Ce czar s'est reconnu vassal de la Russie. Voyez le 
calendrier de Saint-Pétersbourg , pour l'année 1810. 

Pag. 337 ( note ). Hhucéïn Hhaçan , lisez : Hhaçan , 
Ouzoun , et voyez ce mot à la table des matières. 

Page 422 , note (1). Arrien parle d'un temple et 
non d'une statue , lisez : Arrien parle d'une statue et 
non d'un temple , etc. 

Page 448 , ligne 1 o, à la droite , lisez : à la gauche, 
suivant une note manuscrite de d'Anville. 

TOME II. 

Page 1 34 , ligne dernière , ajoutez en noie : le mois 



38o corrections' 

zoùl-qa'dch io83 de l'hégire, répond aux mois de fé- 
vrier et mars 167 3. 

Page 1 44 » ligne première, ajoutez en note ■ M. d' An- 
ville remarque dans une note manuscrite que la route 
indiquée ici ne pouvoit se diriger vers le nord-est. Il 
demande s'il faut lire au sud-est , ou du nord-est au 
sud-ouest. 

Pag. i45, planche XVIII, lisez : planche VI. 

Pag. 1 65 , lign. 1 o , ajoutez en note : M. d' An- 
ville croit qu'il faut lire 4°° au li eu de 4 l ° | 5*« 

Pag. 1 66 , lig. 9 , ajoutez en note : M. d' An- 
ville pense que le lac d'Iryvân, au lieu d'être au 
N. O. , devoit être indiqué au N. E. 

Pag. 166, ligne dernière , effacez ces mots : « qui 
s'appelle aussi lac d'Andjych et lac de Van. » M. La- 
pie m'a fait observer avec la justesse qui caractérise 
toutes ses remarques et tous ses travaux , que le lac de 
Vàn est à 3o lieues vers le sud-ouest. Je n'ai pas 
voulu faire disparoître cette erreur par un carton , 
pour ne pas me priver du plaisir de rendre à ce savant 
géographe le témoignage public de reconnoissance et 
d'estime que je lui dois. 

Pag. 232 , note ( >) , Nychân , lisez : Nychân. 

Pag. 236 , note , 1037 , lisez : io38. 

Pag. 252 , Seljouqydes , lisez : Seldjouqydes. 

Pag. 296 , lig. 1 o , sud ouest, lisez : sud-est, suivant 
une note manuscrite de d\4m'ille.. 

Pag. 3 00 , lig. 8 , ajoutez en note , au lieu de nord , 
M. d'AiiYillc croit qu'il faut lire sud. 



ET ADDITIONS. 38ï 

Pag. 3i5, lign. i5, nord ouest , lisez suivant l'o- 
pinion de M. d'Anville, du nord-ouest au sud- est. 

Pag. 3i6, 1 526 et 1 52^ , lisez : 1 '626 et 1 827. 

-Ptfg. 338, ajoutez à la fin de la note : Je crois pou- 
voir affirmer que la population de Tauryz est mainte- 
nant de 40 à 5o,ooo âmes. 

Pag. 35 7 , lign. i5 , ajoutez en note: Le 2 de ssefer 
1084, répond au 19 mai 167 3. 

Pag. 36g, lign. i re , ajoutez à la note : Ardebyl 
n'est qu'à cinq petites lieues de Tauryz : M. Jaubert 
et A'skery khan , ambassadeur du roi de Perse en 
France , donnent pour cette distance de 36 à 4o lieues. 

Pag. 370 , Ghalderoun , lisez : Tthalderoùn. 

Pag. 3g2, lign. 1 1 , 62 , 35' de latitude, ajoutez en 
note : 36 , n ' , suivant M. Beauchamps. 

Pag. 3g7 (2), ajoutez : Des renseignemens sur 
l'exactitude desquels je puis compter, m'apprennent 
que Qazwyn ne renferme pas maintenant plus de 
25,ooo âmes. 

Pag. 3g8 (4), le vézyr Ssedr êd-dyn , ajoutez: qui 
suggéra à Kaï-Khâloù - Khân , empereur Moghol du 
nord de la Perse l'idée de créer des papiers-monnoies , 
à l'imitation de ceux de la Chine. C'est dans ce dernier 
royaume que cette déplorable ressource fut imaginée. 
Voyez mon Mémoire sur les papiers - monnoies des 
Orientaux, t. I, V, p. ii5 des Mémoires de l'Institut 
national, classe de la littérature et des beaux-arts. 
.Voyez aussi ma note , tome IV , pag. 2 1 8 de ce Voyage. 






382 CORRECTIONS 

Pag. 4°6 (*) , pag. 4<9) Usez : pag. 458. 
Pag. 427 (*), surnommée , lisez : surnommé. 

TOME III. 

Pag. g , lign. dern., passime et gdes , lisez : passhn 
et ci-dessus. 

Pag. 3-29 (1) , en 1 6g3 , lisez : en i5t)3. 

Pag. 3go , ajoutez à la fin de la note : Le savant 
Michaelis pense que les oiseaux chasseurs de saute- 
relles dont il s'agit ici sont les schucides de Pline, His- 
tor. nat. lib. , cap. XXVII. {XXXIX) , et il fait hom- 
mage de cette découverte au révérend Rathlef, auteur 
de YAcrido Theologia. Forskal nomme cet oiseau turdus 
seleucis , grilly vora ; ce nom indique que c'est une 
espèce de grive qui mange les sauterelles. Il en vient , 
dit ce naturaliste , un grand nombre à Alep , tous les 
ans , aux mois de juillet et d'août : le cri tr-tr qu'ils font 
entendre au loin leur a valu le nom de turdus de la part 
des anciens. Cet oiseau , que plusieurs naturalistes 
ont regardé comme fabuleux , est nommé sèmermas 
en arabe : les Persans , prononcent sêmermogh. 
Le sémermog n'est pas originaire de Mossoul ni 
d'Alep. Les Arabes vont le chercher dans le Kho- 
râçân, avec de grandes cérémonies. Quand les sau- 
terelles se multiplient au point de donner des in- 
quiétudes pour le sort de la récolte , le gouverneur 
envoie des personnes dignes de confiance à une source 
voisine du village de Samaroun, dans le voisinage de 
Mcchehed, au milieu d'une plaine environnée de mon- 



ET ADDITIONS. 383 

lagnes. Ils emplissent d'eau de cette fontaine une caisse 
goudronnée dont ils ont eu soin de se munir; on apporte 
cette caisse avec des précautions trop minutieuses et 
trop multipliées pour être racontées ici. Les habitans 
croient que lesémermogsent cette eau et ne quitte pas, 
la contrée tant qu'il en reste une goutte dans la caisse 
qu'on dépose religieusement au milieu de la mosquée 
du neby Djourdjys ou prophète Georges. Voyez Lex 
Mosaïca, Deuter. XXII, 67 , ex historié naturali et 
moribus /Egyptiorum illustrât a, pag. 96 , 100 , 1 1 3. — 
1 1 5 du Syntagma dissertationum de J. D. Michaelis , 
Description de l'Arabie, par M. Niebuhr, pag. i53 
et 1 54 9 édit. de Copenhague; Descriptio animalium, 
aïium, etc. quœ in itinere Orientait observait P.Fors- 
kal , etc. , pag. 4 et 5. 

TOME IV. 

Pag. i r % planches XXX et XXXI, lisez : XX 
et XXI. 

Pag. 72 (*), 4* nedwâdjy, lisez : Newâdjy. 

Pag. 90 , note. Les vœux que j'ai exprimés dans 
cette note pour la prospérité des presses de Constan- 
tinople ont été déçus , et étoient même superflus à l'é- 
poque où je les consignois dans cet ouvrage. Le 1 7 no- 
vembre 1 808 , les janissaires mirent le feu aux ca- 
sernes des nouvelles troupes nommées Nizâm djedyd , 
aux manufactures et à l'imprimerie : voyez pag. 9 de la 
préface que j'ai ajoutée à la Diatribe de Séïd Mousta" 



384 CORRECTIONS 

plia sur l'état actuel de l'art militaire , du génie et des 
sciences à Constantinople , imprimée dans la nouvelle 
typographie de Scutary, etc. réimprimée d'après V édition 
originale avec quelque notes, etc. etc. Paris 1 8 1 o . in- 8°. 

Pag. 170 (-2). Chardin évalue ici le toùmân à 5o 
pièces de 1 8 sous ou 4^ fr. ; et quelquefois il l'a 
évalué à 4 2 fr« Le toùmàn peut avoir varié de va- 
leur pendant ses deux voyages en Orient. 

Pag. 256 , lign. 1 4 , Usez : Mahàbàd au lieu de Mo- 
hâbàd. Aux rapprochemens que j'ai indiqués dans cette 
note entre les anciens Hindous et les anciens Persans, 
j'ajouterai l'observation suivante : « Le roi de l'an- 
tique dynastie persane des Peychdàdyens s'appeloit Mé- 
noulcheher. Il est aisé de reconnoître dans la première 
moitié de ce nom celui qui est commun à l'un des plus 
grands législaleurs de Tlnde , ainsi qu'à ses treize 
successeurs , et ensuite le mot samskrit kchetri , guer- 
rier, militaire, noble : de ce dernier mot est dérivé 
Jcchetria , le nom de la deuxième caste ou tribu des 
Hindous. Les Persans modernes , dont l'organe se prête 
difficilement aux prononciations rudes, ont fait de ce 
nom chehrydr , noble , grand , puissant , potentat , 
monarque. 

Pag. 264 (2) âlyf, lisez al if. 

TOME V. 

Pag. 242, lign. i5 , ajoutez en note à la fin de la 
phrase : VoyeziThévenot, tome 111 , livre II, chap. 2. 

Pag» 



ET ADDITIONS. 385 

Pag. 243 , lig. i re , après Abas II, ajoutez en note : 
ïl faut lire ici chah Sséfy I er , comme le remarquent 
très-judicieusement les auteurs de l'Histoire Univer- 
selle , édit. in-4 . , tome XVIII, pag. 217, note. 

Pag. 244i lig- 6, après chalsmaïl Codubendé , ajou- 
tez en note : C'est encore ici une erreur de notre voya- 
geur, qui auroit dû écrire chah Mohhammed Khodà- 
bendèh , qui passoit en effet pour avoir été aveuglé avec 
une lame d'airain rougie au feu. Voyez ma Notice 
chronologique, tom. X, pag. 192 et ig3. 

Pag. 2y 1 et tom. VIII, pag. 1 4-5. La Notice chro- 
nologique de la Perse que je cite à la fin de la note , 
devoit être en effet placée au commencement du pre- 
mier volume de cette édition ; mais l'étendue que j'ai 
donnée à ce travail m'a déterminé à la rejeter à la fin 
du tome X, pour établir une certaine égalité entre les 
volumes. 

Pag. 322 , lign. 11 , l'an 1 6 y 3 , ajoutez en note : On 
pourroit soupçonner qu'il y a une faute d'impression 
dans le texte des deux éditions originales , auxquelles je 
me suis soigneusement conformé ; car Chardin nous ap- 
prend lui-même, tome I, pag. i re , qu'il repartit pour son 
second voyage d'Orient le 1 y août 1 6y 1 ; mais il n'entra 
dans la Perse qu'en i6y3, et n'arriva à Ispahân que 
le 24 juin de la même année. Voyez tom. III, pag. i3. 
Ainsi la contradiction qu'on pourroit remarquer ici 
n'est qu'apparente et résulte d'un vice de rédaction. 

Tome X. Bb 



j86 CORRECTIONS 

TOME VI. 

Pag, 208. B esthi êrdh , lisez: dahhoùy êrdh on dahhoùy 
êrz , en prononçant le dernier mot arabe à la manière 
des Persans , comme je l'observe dans la note même : 
voyez aussi le même volume, pag. 3 y 1. 

TOME VIL 

Pag. 181, lig. 1", djemréh et a'aqébéh , lisez: 
djemréh a'aqébéh. 

Pag. 275 (1), ajoutez: Ce nom Bjayabat rappelle un 
des anciens noms d'Ispahân , Djayy. Voyez ma note 
sur cette ville , tom. VIII, pag. 1 46. 

Pag.276, lig. 20 , au lieu de Zéndéh ou Zâyendéh , 
lisez : Zendéli (vivant) , ou Zâyendéh ( vivifiant ). Voyez 
ma notice surlspabân, tom. VIII, pag. i58. 

Pag. 456 , lig. 20 , Àlvenad , lisez : Alvend. 

Pag. 483 , ajoutez à ma note : Je crois qu'il faut 
lire qal'ah tébcruk , d'après le Târykha'âlem ârâï A'b- 
bâcy , où ce nom se trouve plus d'une fois, ainsi que 
dans le Zefer iiurnéh , ou histoire de Tymoùr , par Chéryf 
êd-dyn. M. Petis de la Croix, dans une des nombreuses 
notes qu'il a ajoutées à sa traduction de cet ouvrage , 
dit que la citadelle d'Ispahân se nomme Tébcrruc , Hist. 
de Timur Bek, etc. , tom. II, pag. 23 1 . Hhamd-Oûllah 
fait mention d'un canton de la Perse nommé Teberuk. 



ET ADDITIONS. 38; 

voyez le Nozhat dl-qoloùb , f°. 9 5 du manuscrit per- 
san 127 de la Bibliothèque Impériale. 

TOME VIII. 

Pag. y 5 , 1/ g. g , après le mot Bâdguyr , ajoutez] : On 
trouvera encore sur ces tours à vent des détails très- 
curieux, mais trop étendus pour trouver place ici , dans 
les Voyages de Thévenot le neveu , tom. III , pag. 298 , 
édit. in- 12. Natural History of Aleppo , du docteur 
Russell , tom. I, pag. Zi de la seconde édition; ou- 
vrage extrêmement exact et savant , et dans la Re~ 
lation de V Egypte , traduite de l'arabe d' A'bdollathyf , 
par M. Silvestre de Sacy. 

Pag. 161 , ajoutez à ma notice d'Ispahân ce qui 
suit : 

Description d'Ispahân , tirée du Modjemel-êl-Téwârykh. 

Ispahân la Juiveric. Sous le khalyfat de Manssoùr, en 
Tan \5i (769-70), Ayyoùb,filsde Zéyâd, étoit receveur 
des contributions ; et dans le même temps , Sé'ïd , fils 
de Manssoùr le Homéïryte , et oncle de Mehdy , étoit 
gouverneur des Arabes. Quand Sé'ïd s'en alla, Ayyoùb 
réunit les deux charges: il construisit une forteresse 
dans le village de Khochynyâun , ainsi que la mos- 
quée de ( Bâbfessoùdah ) , telle qu'elle existe encore 
aujourd'hui (en 522-1228 de J. C. ) : il y établit une 
chaire ( et un mollà ). Ayant rendu la liberté à eeuxqui 

Bb a 



388 CORRECTIONS 

étoicnt avec lui, ils construisirent des portiques dans 
an lieu que Ton nomma Gâh Fèrolichan. Dans la suite h 
les maisons se joignirent, et c'est l'endroit qu'on nomme 
encore aujourd'hui Cuch-Rcstéh (lieu affranchi ). Au 
reste , on peut affirmer que la cathédrale de Khochy- 
nyâun étoit originairement une simple mosquée que l'on 
construisit à Ispahân dans le temps de l'islamisme. On 
l'attribue à Aboù - Khannâs , lieutenant du prince des 
fidèles O'mar , sous le khalyfat d'A'ly , fils d'Aboù 
Thàleb : ensuite on éleva la moscruée de Walyd ben 
Témâmah , en l'an 100, sous le khalyfat de Soléï- 
mân, fils d'A'bdoûl Mélik : puis la mosquée de Sé'ïd, 
fils de Dynâr, en l'an 108 ( 718-9); puis la mos- 
quée d'El-Fazl , fils de Où'ts, sous le khalyfat d'He- 
chàm. Ispahàn devint une grande ville sous le khaly- 
fat de Manssoùr ; elle formoit alors quatorze villages : 
on construisit des maisons dans les champs qui les sé- 
paroient , et ils se joignirent. Ces quartiers conser- 
vèrent le nom des villages, auxquels ils dévoient leur 
origine, tels que Bâthoùqân, Fersân, Yvàn , Djor- 
djàn , Fclfélàn, Sebylân, Kemaân , Djouzdàn ( le canton 
des noix), Lenyân, Achekahân, Kharoùààn, Kha- 
chychân, Térâouskàn , Fànchhân. Ils construisirent d'a- 
bord une mosquée. La ville étant trop petite pour les 
habitans, Khassyb, fils de Selcm , donna deux pièces 
de terre qu'on désigna par son nom. Dans la suite , 
sous le règne de Mo'tassem , Yahhya , fils de 
A'bdallah , fils de Mâlek él-Khaza'y , l'agrandit pour 



ET ADDITIONS. 38g 

la seconde fois. Sous le khalyfat de Moqtader Billali , 
en Tan Ô07 (cjig-20 ), cette ville reçut de prodi- 
gieux accroissemens d'Ahhmed , fils de Mesroùr , 
qui lui donna l'étendue qu'elle a maintenant. On l'a 
désignée aussi sous le nom d' Yéhoùdyyéh ou Juiverie , 
à cause des Juifs que Nabuchodonosor amena de Jé- 
rusalem dans lTrâq, où il les établit. Les bandes 
nombreuses qui s'étoient retirées dans un village , 
le nommèrent Nerdàn; Nabuchodonosor demandâtes 
ordres de Lahoràsp , touchant leur destination ulté- 
rieure. Lahoràsp ordonna qu'on les distribuât dans 
des villes: plusieurs habitans d'Ispahàn et de Choùeh- 
ter, qui se trouvaient là, demandèrent de ces cap- 
tifs, et le monarque en donna 2700 aux habitans 
d'Ispahàn , i3oo aux habitans de Choùchter; les Guè- 
bres d'Ispahàn les établirent dans des villages situés 
à l'endroit où est la ville moderne. A cette époque 
Ispahàn formoit sept cantons très-près les uns des autres, 
savoir Médynéh qui est le même Chehrestàn , Meîi- 
ryn, Chârouyèh , Dérâm , Qaceh, Kehnéh et Djârbù, 
tout cela se nomme Ispahàn. Une partie de ces endroits 
fut ruinée, comme nous l'apprend Khamseh d'Ispahàn. 
A l'arrivée des Arabes il en subsistoit encore trois 
qui furent environnés d'une muraille sous le khalyfat 
de Manssoùr, et on agrandit considérablement la 
ville. 

Dans tout l'I'râq , dans le Khorâçân, on ne voit pas 
de plus grande ville qu'Ispahàn. On en exporte des robes 



3çyO CORRECTIONS 

de coton , du kerpàs (*) , du satin , et beaucoup de 
jolies choses qu'on vend dans toutes les parties du 
inonde. On y recueille les fruits les plus exquis : les ha- 
bitans nourrissent continuellement une animosité très- 
vive les uns contre les autres , et en viennent fréquem- 
ment aux mains. Quant au fleuve nommé Zérynèh ou 
Zendéh, nous en avons parlé dans notre 23 e chapitre. » 
Manuscrit persan , n°. 62 de la Bibliothèque Impériale r 
fol. 346 verso. 

J'ajouterai encore ici quelques détails sur l'exacti- 
tude desquels on peut compter. Ils m'ont été commu- 
niqués par M. le chevalier Fabvier , membre de la Lé- 
gion d'Honneur , et décoré de l'ordre du Soleil. Cet 
officier , aussi recommandable par l'aménité de ses 
mœurs que par la variété de ses connoissances et son 
talent pour l'observation , a résidé huit mois à Is- 
pahân. « Cette ville, dit-il ? est située sur la rive 
gauche du Zâyendèh-Roùd. Les Persans , grands am- 
plificateurs , lui donnent un circuit de 18 farsangs qui 
peuvent se réduire à 10 (environ i5 lieues commu- 
nes ) , une innombrable quantité de jardins , l'ancien 
palais du souverain , des quartiers entièrement ruinés 
et des cimetières occupent la plus grande partie de 
cette enceinte. La population de la ville , en y com- 
prenant même celle de Djulfah et de Se ïd Abàd , ne 
s'élève peut-être pas à i5o,ooo aines. 

(*) Voyez tom. IV, pag. i56. 



ET ADDITIONS. Û9Î 

» Le faubourg arménien si peuplé, si riche du temps 
de Chardin , ne compte pas maintenant plus de 5oo 
habitans arméniens schismatiques , et une centaine de 
familles persanes qui sont venues s'établir parmi eux. 
Les Arméniens schismatiques sont dirigés par un vieil 
archevêque qui relève immédiatement du patriarche 
d'Echs-Miazin, et qui envoie en différens cantons de 
l'Inde des prêtres ou vertabiet soumis à sa juridic- 
tion. Nous ne parlons pas ici de huit familles armé- 
niennes catholiques, confiées pour le spirituel à un 
vieux missionnaire nommé Joseph Qarabadjaq , Ar- 
ménien d'origine , élevé à la Propagande , et en- 
voyé par le S. Siège. Un daroùghah, établi par le 
beyglerbeyg ou gouverneur dlspahân, est chargé de 
pressurer ces malheureux pour le compte de son 
maître; on imagine bien qu'il n'oublie pas ses intérêts. 

» Ce gouverneur se nomme ilhàdjy Mohhammed 
Ïlhuçeïn-Khân ; on lui a confié l'administration de 
tout ll'râq A'djémy , dont Ispahàn est la capitale. Sa 
qualité de ministre , et l'affection toute particulière que 
lui porte le roi, le retient à la cour de Thehrân ; il a 
accordé sa confiance et transmis son autorité , pour ce 
qui regarde Ispahân seulement , à son fils aîné , A'b- 
doûllah-Khàn. Les autres villes de ll'râq A'djemy, 
telles que Qâchân, Qoum, etc., sont gouvernées par 
des personnages d'une moindre importance que le fils 
du beyglerbeyg , mais ils dépendent entièrement de ce- 
lui-ci , et lui rendent compte de leur administration» 



392 corrections 

» Qualre cent cinquante villages dépendent du dis- 
trict dlspahàn , et peuvent renfermer 120 ou iSo^ooo 
âmes , de manière que la ville et le district forment 
une population de 25o,ooo à 260,000 âmes, qui 
paient au roi, 4,000,000 de francs. La moindre partie 
de cette somme s'acquitte en numéraire , le reste en 
nature , tels que grains , meubles , étoffes. Le gou- 
verneur qui veut s'enrichir , et les agens qui ne s'ou- 
blient pas , exigent une somme double de l'impôt déjà 
excessif exige par le fisc. Ses agens sont au nombre 
de 12 à i,5oo constamment occupés à recueillir des 
droits et des présens qu'il faut envoyer à la cour à dif- 
férentes époques de l'année , surtout au noùroùz ou 
commencement de l'année solaire des anciens Fersans , 
fêle conservée par les Persans modernes. 

» Hhàdjy Mohhammed Hhuceïn est parvenu de l'état 
le plus abject à la plus haute place de l'empire , et doit 
principalement son élévation à son talent pour créer 
et percevoir desimpôts. Sobres, indolens, sans amour- 
propre ni ambition , les habitans de l'I'râq n'ont be- 
soin pour tout vêtement que d'une mauvaise pièce de 
coton. Un peu de ris bouilli suffit à leur nourriture. 
Comment obliger de pareils hommes a travailler pour se 
procurer du superflu, et même à semer une quantilé 
de grains plus considérable que celle qu'ils peuvent 
consommer? 

» Le bcyglerbeyg a découvert cet important moyen. 
Il accapare les récoltes et tous les objets de première- 



ET ADDITIONS. Zfî 

nécessité , et les revend ensuite au prix qui lui con- 
vient. Ajoutez qu'il prélève de droit un tiers de toutes 
les récoltes. De cette manière il se trouve propriétaire 
de tous les grains ; des boulangers à ses gages fabriquent 
le pain dont il fixe ensuite le prix au taux le plus 
exorbitant , il en fait de même pour le ris et le co- 
ton. Des hommes salariés par lui battent et vendent 
le premier , d'autres filent et tissent le coton. Il se 
charge aussi d'approvisionner les bouchers en envoyant 
des agens dans le Laurestân , pour y acheter les trou- 
peaux que les Kourdes et autres nomades amènent 
pour l'approvisionnement dlspahàn , il fixe lui-même 
le gain que les bouchers doivent faire sur la viande ; 
la puissance illimitée dont il est revêtu lui donne toute 
facilité d'écarter les concurrens. Farmi ses attribu- 
tions les plus importantes et les sources incalculables 
de son immense fortune , il ne faut pas oublier la dis- 
tribution de l'eau, si rare, et conséquemment si pré- 
cieuse aux agriculteurs persans. Quand un propriétaire 
oppose quelque résistance au gouverneur, et ne veut 
pas lui livrer ses denrées au taux qu'on lui propose, 
on détruit les rigoles et les canaux souterrains qu'il 
fait dériver des montagnes avec la permission de ce 
gouverneur, et alors il se voit contraint d'aeccéder à 
toutes les conditions qu'on lui impose. C'est de cette 
manière qu'il a déjà acquis la moitié des terres et la 
plupart des beaux jardins de Djulfah. 

>> Les bazars d'Ispahàn exigeroient au moins cinq 



3g4 CORRECTIONS 

heures de marche pour les parcourir dans touie leur 
étendue. On peut s'y procurer tout ce qui est néces- 
saire à la vie ; mais on ne vend les objets précieux 
qu'arec les plus grandes précautions. 

» Les karvân-sérày , autrefois si fréquentés , sont 
déserts; personne n'ose s'y présenter. M. Fabviern'y a 
vu que trois voyageurs arméniens , l'un deKachemyr, les 
deux autres de Constantinople. Depuis trois ou quatre 
ans ils sollicitent vainement le paiement de différentes 
créances. Une pareille circonstance ne contribue pas 
à attirer les étrangers et à peupler le karvàn-sérây. 

» On voit encore à Ispahân deux descendans de la 
dynastie des Ssofy, décorés du titre de chah - zàdéli 
( fils de roi ). On leur témoigne en apparence beau- 
coup de respect, le beyglerbeyg ne s'assied jamais de- 
vant eux, ils ne paient nul impôt; mais ils vivent 
dans la plus profonde obscurité , et leur caractère ne 
doit inspirer nulle inquiétude. » 

Pag. 1 69 , lig. 1 3 . après ces mots 45, 000 âmes , 
ajoutez : Cependant des voyageurs également estima- 
bles et amis de la vérité pensent que cette population 
s'élève à peine à 3o,ooo âmes , dont 10,000 quittent 
la ville aux approches de l'été. 11 est, comme on voit,. 
à peu près impossible d'avoir des renscignemens. 
exacts sur la population des villes musulmanes. 



ET ADDITIONS. 3(ja 

TOME IX. 

Pag. 244» lig- l 7 > °"u manuscrit de M. de Sacy, 
lisez : du manuscrit , n°. 17, de la collection de 
M. Brueix , acquise par le Bibliothèque Impériale. 

Pag. 564 (*), Séfy phharam, lisez : Séfyd hharam. 

TOME IL 

Pag. 3y 1 , note(+). Nous remarquerons au sujet de 
cette note , que depuis l'impression de ce volume où 
elle se trouve , M. Malte-Br un a publié , soit dans son 
Tableau historique et géographique de la Pologne , 
cli. X et XXIII, soit dans son Précis de la Géographie 
Universelle*, t. I, p. ic>4, 110, 32 1 et 327 , etc. etc. 
une Théorie de l'histoire primitive des peuples de l'Eu- 
rope et de l'Asie, entièrement différente de celle de 
M. Finkerton , et appuyée sur de nombreux témoi- 
gnages historiques. Voici les points principaux de cette 
théorie : 

« Les Indiens, lesFersans, les Scythes, les Slavons, 
les Golhs et les Germains ont tous une parenté éloignée, 
démontrée par leurs langues ; mais cette parenté éloi- 
gnée remonte à des temps d'une antiquité très-reculée, 
antérieure à toute histoire ; par conséquent , les recher- 
ches sur la prétendue descendance d'un de ces peuples 
de l'autre, sont vaines. 

» Les Scythes d'Asie ou les Tatarssont entièrement 
différens des Scythes d'Europe , qui sont les peuples de 
la race Finnoise , repoussés depuis par les Sarmates. 



7)^6 CORRECTIONS 

On retrouve chez eux le caractère physique donné par 
Uippocrate, et les mots scythiques qui nous ont été 
conservés chez les anciens. 

» Les Sarmatcs , venus des pays situés entre le Vol^a 
et le Caucase, firent une irruption en Europe, dans le 
siècle de Mithridate-le-Grand. Leurs restes sont les 
Lithuaniens , anciens Prussi , etc. , dont M. Malte-Brun 
a fait connoître en partie la langue , et sur lesquels il a 
encore reçu de Wilna des matériaux inédits, presque 
suffisans pour en écrire l'histoire archéologique et 
gloitique. 

» Les Slavons ou Vénèdes , Vendes , etc. , sont 
d'anciens peuples indigènes de l'Europe , e^ particu- 
lièrement des bords de la Yistule , du Haut-Oder et 
des monts Karpathes, où les noms géographiques , 
connus des Grecs et des Romains, prouvent leur 
existence long-temps avant l'arrivée des Sarmates , 
qui avoient une langue entièrement différente. 

» LesGoths sont indigènes de la Scandinavie, comme 
les Indiens de l'Inde , c'est-à-dire que leur arrivée 
dans ce f ays est antérieure aux époques historiques. Py- 
théas les trouva dans le nord quatre siècles avant J. C. , 
tandis que M. Finkcrton les y fait venir quatre siècles 
après. La différence des langues gothiques d'avec les 
germaniques, prouve une longue séparation de ces deux 
blanches du même tronc. Enfin, une armée des Goths 
est sortie de la Scandinavie , dans les trois premiers 
oiècles de l'ère chrétienne : elle a fondé un empire sur 



ET ADDITIONS. 

le Dnieper et le Dniester ; c'est de là que les Goîhs 
ont attaqué l'empire romain. Mais le nombre extrê- 
mement petit de noms géographiques , relatifs à ia 
langue gothique, et conservés dans ces contrées, 
prouve que leur séjour n'y fut que temporaire. » 

Telles sont les principales thèses de M. Ma-t p - 
Brun. Nous n'entreprendrons pas de décider ici jusqu'à 
quel point ces conjectures sont fondées ; mais les 
travaux de ce géographe, et la variété de ses connois- 
sances , leur donnent au moins un grand degré de pro- 
babilité. Nous n'aurions pas attendu jusqu'à présent à 
les présenter concurremment avec l'opinion de M. Pin- 
kerton , si le volume auquel se rapporte cette note sup- 
plémentaire, n'eût été imprimé dès 1807, c'est-à-dire, 
plus de deux ans avant la publication du Précis de 
la ^Géographie Universelle, ouvrage conçu d'après do 
vastes recherches , et dicté par une saine critique. 



CORRECTIONS 

« Quelques observations sur des points de géographie 
comparée, traités dans le II e volume du Voyage 
de Chardin. » 

« La géogi'aphie ancienne , avant d'Anville et Man- 
nert , étoit un chaos informe. Il n'est donc pas éton- 
nant que Chardin , malgré toute sa sagacité, se soit 
fréquemment trompé sur la position des villes an- 
ciennes dont il parle. Il n'étoit pas non plus possible 
que son savant éditeur , livré à tant de recherche* 
précieuses d'un autre genre, s'occupât minutieusement 
de imites les petites hérésies géographiques qui ont 
pu échapper à l'auteur. Ayant eu communication des 
neuf premiers volumes de cet intéressant Voyage, j'y 
ai fait à la hâte les observations suivantes sur le 
volume II. » 

« Page 309, note i re . L'identité du Mazanderan avec 
l'Hyrcanie , à laquelle Chardin revient tant de fois , 
n'esl pas dune exactitude rigoureuse. L'Hyrcanie des 
anciens , considérée comme satrapie , emhrassoit 
quatre confiées de la Perse moderne: i°. Djordjân ou 
Khorkhân , qui paroît répondre au territoire de la ville 
d Kyrcani^; 2 . Dàhîstan, ouïe pays des anciens Dahaz; 
.'•'. Mazanderan^ dont le nom, pour le dire en passant, 
rappelle les Maxerœ ; [f. Taberistân , ou le pays des 
anciens Tapyri. Il scroit donc plus exact de dire que 
le Mazanderan étoit dans l'ancienne Hyrcanie , que 
de dire avec Chardin qu il y répond. Il paroît même 
que la Parthyène lut comprise dans l'Hyrcanie jusqu'à 
1 époque où les Parthes devinrent les dominateurs de 
la Perse : c'est dans ce sens que Ptolémée a pu éten- 
dre l'Hyrcanie jusqu'aux monts de Margiana , au 
milieu du Khoraçan moderne (*). » 



(*) Dans le III e volume de mon Précis de Géographie Uni- 
verselle . je donnerai quelques extraits d'un Voyage inédit dans 
]i- Mazanderan, fait en 1806, et qui fournît entr'autres des 

n miens sur la culture de la canne à suri.'. On y porte 
la population de celte province à i5o,ooo familles. 



ET ADDITIONS. 

« Pag. 809, Jig. 9. La Médie orientale, nommé» 
des anciens ailleurs A&area. » Il est vrai , comme 
M. Langlès observe clans la note , que ce nom ne se 
trouve chez aucun ancien; mais ne seroit il pas une 
corruption de celui lïArzacha, que Moïse de Chorène 
( Geograph. arm. , pag. 36o ) , donne à une province 
de l'Arménie, et dans laquelle il semble comprendre 
le Mogan et le nord -est d'Aderbaïdjan ? G est une 
conjecture que je soumets à l'examen de M. Langlès. » 

« P. 309, note 4- La défiguration successive du nom. 
d'Aderbaïdjan , peut se suivre au moyen de Moïse de 
Chorène qui l'écril en arménien Atropatacania , ou , 
comme M. GunthcrWahl en rétablit l'orthographe, 
Airpaiagkun. Il ne paroit aucunement douteux; que 
le nom grec ne soit une imitation de ces noms indi- 
gènes ; mais peut-être 1 Atropatus (\l's Grecs etoit-il 
réellement un gardien du Jeu sacré , un prêtre du culte 
mithraïque ? » 

« P. 33 1 et 081. Tigmnocerta donne bien de la peine 
à Chardin. Cependant les géographes anciens ne sont 
point du tout « difficiles a mettre d'accord» , puisqu il 
n'y a eu effet qu'une opinion parmi eux. Tacite place 
cette ville à 07 milles romains de Nisibis ; la table de 
Peutinger, à 100 d'Amida. Ces deux distances la por- 
tent, comme Brottier l'a très-bien vu, aux environs 
de Sercd (*) , sur les bords du Khabour , au sud-ouest 
du lac de W an, par conséquent à 5o lieues de Tau- 
ris. Cette dernière ville paroît plutôt avoir succédé a 
Gaza ou Gazéca , ancienne capitale d'Atropatène , 
dont Chardin paroit avoir vu les ruines entre Tamis 
et 3Iiana , palg. 363. » 

« Pag. .'J-7-382. Sultanyéh répond , selon la judicieuse 
remarque de M. Mannerl, a la position de Batina , 

(*) « Toutefois 1 analogie de son entre Sered et Ttgrar.o- 
Crria. admise comme argument par Brottier, n'existe ;■ 1 , 
Crrta. que les Grecs ecrivert kerta , est évidemment le lient 
des langues orientâtes , qui semble répondre au cor: des 
latins, au gnrd ('es Scandinaves et au gorod des nati ■ ■:■ s!a— 
vomies, et qui , dans toutes ces langues , signifie une enceinte 
fermée. » 



CORRECTIONS 

ancienne ville dont le nom signifie résidence d'un 
prince. Cette remarque paroît confirmer l'opinion des 
Persans qui la regardent comme une ville ancienne. 
J)ans mon Précis de la Géographie Universelle ( t. 1 er , 
pag. 47 1 ) , j'ai rapporté quelques détails donnés par 
Ruy Gonzalez Claoijo sur 1 état florissant , et le grand 
commerce de Sultaniéh en i4o4 sous Tamerlan. Ce 
passage , joint au silence des historiens du conqué- 
rant tatar , cités par M. Langlès ( pag. 38o , note , 
lig. 6), semble rendre très -douteuse la prétendue 
destruction de Sultaniéh à cette époque. » 

« Pag. 392. Casbin ou' Qazwin n'est certainement 
point l'ancienne ville Rageia , rebâtie par Séleucus 
JNicator sous le nom à Europus , et par Arsaces , sous 
celui & Arsacia. Comme Arsacia étoit à 2,000 stades 
à l'est d Ecbatanc ou Hamadan , et à 5oo des Portes 
Caspieones , elle répond évidemment à la Aille de 
Piei ou Rai, célèbre dans le moyen âge, et dont les 
restes se voient à 2b lieues au sud-est de Thehran. Le 
nom de Rai ou Rhagœ qui a survécu à toutes les nou- 
velles dénominations , imposées par l'orgueil des 
rois , prouve que l'école de d'Anville et de Mannert 
a raison de faire attention aux ressemblances de noms. 
Il semble qu'il est raisonnable de voir dans Casbin 
1 ancienne capitale des Caspii occidentaux, voisins des 
Cadusiens, et différens des Caspii orientaux, voisins 
des Parthyens. ( Strab. Epitom. , XI, pag. 1276, 
Almelor~). Le nom de Casbin n'est que la syncope de 
ceiui de Caspiana, nom de la contrée. » 

« Pag. 37 1 , notes , lig. 4- H me semble que le savant 
Schultens s'exprime mal en disant que V 'lrak-Adjémi 
répond à Y Assyrie et à la Parthie. 11 est peu probable 
que l'empire Assyrien ait jamais embrassé plus qu'une 

e étroite de Ylrak-Adjcini; et si cette province a 
été comprise dans la Parthie, il faut entendre par ce der- 
nier mot le royaume des Parthes, et non la province 

hia , même dans sa plus grande extension. Ammien 

ceîlin ( XXIII , pag. 295, édit. Ernesti) place 
encore Rai , Amadan et Tauris dans la Médie. L Irak 

lan ne peut être comparé qu'avec la Media magnft 



ET ADDITIONS. 

des anciens, ainsi que l'a fait , avec raison, M. Lan- 
glès , p. 3i6 , dans la note. » 

« Pag. 36a. Les anciens s'accordent assez générale- 
ment à placer X Hippobotos , ou le grand haras de Perse , 
dans les plaines de Rai, de sorte qu'en allant de Per- 
sépolis ou de Babylone aux Portes Caspiennes , on y 
passoit nécessairement. (Strab. Géog. XI , 796, 802. 
Diudor. XVII, 110. Anian. Vil, i3. Eustath. ad 
Dionys Periég. , v. 1017.) Ils appliquent encore 
assez généralement , mais avec_ des doutes , la dé- 
nomination du Champ JSyséen à cet Hippobotos de 
JVJédie. En se tenant à ces données, les chevaux 
nyséens auroient été une race très - répandue, puis- 
qu'on comptoit dans l'Hippobotos i5o,ooo che- 
vaux , ou , selon d'autres 5o,ooo cavales. Mais quand 
on voit Xcrxès ( Hémd. VI, 4°) faire mener en 
pompe devant son char de triomphe dix chevaux 
nysains consacres et magnifiquement ornés; quand on 
voit ce même monarque traîné par des chevaux ny- 
sains, tandis qu'on ne donne point à ses gardes ni à sa 
suite cette monture précieuse, on est tenté de croire, 
avec le savant Mannert , qu'il faut distinguer, malgré 
les anciens, entre le grand Hippobotos destiné à la 
remonte de toute la cavalerie , et le haras particulier du 
roi, à Nysa. Mais quelle étoit cette Nysa parmi toutes 
celles que nomme l'antiquité ? M. VVahl embrouille 
la question en citant la Nysa de l'Inde, de 1 Assyrie , 
de l'Asie Mineure , etc. Toutes ces places sont exclues 
par l'accord assez gVnéral des anciens qui , depuis 
Hérodote jusqu à Isidore , mettent les haras des rois 
de Perse en Médie. Ce nom , pris dans le sens très- 
étendu que lui donne Hérodote , peut embrasser 
l'Hyrcanie et la Parthyène. On peut donc croire que 
Nesa , sur le Tedjen , qui est bien certainement la 
JVisœa sur l'Ochus (Strab. XI , p. 776 , 77g. Plin. VI, 
cap. aj ) étoit la patrie de ces chevaux recherchés 
par les monarques persans. Encore aujourd'hui , le 
Khoraçan nourrit des chevaux très-renommés, v 



CORRECTIONS ET ADDITIONS. 

« Si ces observations paroissent offrir quelque utilité 
au savant éditeur du "Voyage de Chardin; si, elles 
lui semblent propres à appeler 1 attention des Orien- 
talistes sur ces points de géographie historique , je le 
prie de les agréer comme un hommage, et d'en dis- 
poser comme bon lui semblera. » 

Malte-Brun. 



J'ai accueilli avec empressement ces excellentes 
observations; et, quoique l'impression de ce dixième 
volume fût complètement terminée, je n'ai pas hésité à 
suspendre la publication de l'ouvrage pour les inter- 
caler ici. C'est la preuve la moins équivoque du vif 
intérêt quelles m'ont inspiré , et de ma sincère recon- 
noissance pour l'auteur. 

Lan g le s. 

Avril 1811. 



EXPLICATION DES PLANCHES 

CONTENUES DANS L'ATLAS. 



Ije portrait de Chardin, gravé d'après celui qui est 
placé à la tête de l'édition in-folio de 1686 publiée 
à Londres. 

Carte générale de la Ferse dressée par M. Lapie. 

N°. I. 

Ponti Euxini cum regionibus versus septentrio- 

nem et orientem adjacentibus, nova tabula, tomel, 

page i rc . 

NX II. 

Mingrélien, tom. I, pag. 177 : Il marche sur la 
neige avec des raquettes semblables à celles que les 
Samoyèdes emploient au même usage. 

N». III. 
Téflis, ou Téflys , tom. II , pag. 72.. 

N°. IV. 

Tasse-port tom. ji, pag. 92. 



398 EXPLICATION 

N<\ V. 

Le festin de Tiflis , tom. II , pag. 116. 

N». VI. 

Sséfy Abâd , /oot . II , pag. 1 4o : C'est une maison de 
plaisance située près de Qachân. 

N°. VII. 
Irivan ou Eryvân , tom. II , pag. 1 61- 1 6g. 

N°. VIII. 
Tour antique à Irivan, tom. II, /wg-. 1 63. 

N°. IX. 

Ecs-Miazin, nommée communément les Trois-Eglises, 
/o/«. II, /?tfg. 171 : Ce monastère est le chef-lieu de 
l'église arménienne schismatique de tout l'Orient. 

N°. X. 
Profil de l'église d'Ecs-Miazin, tom. II , pag. 171. 

N°. XI. 
Tauris, ou Tebrys, tom. II, pag. 3 20. 

N°. XII. 
Sultanie, ou Sulthànyéh, tom. II, pag. 376. 



DES PLANCHES. £99 

N°. XIII. 

Kom ( Qom ), tom. II , pag. 4.1 6-460." 

N°. XIV. 

Mosquée qui renferme les tombeaux des derniers 
rois de Perse, tom. II, pag. 419. 

N°. XV. 
Tombeau d'À'bbâs II, tom. II, pag. 435. 

No. XVI. 
Sépulcre de Sséfy I", tom. II , y9tfg\ 45o. 

No. XVII. 
Vue de Kachân ou Qâchàn, tom. II, /?^. 461. 

No. XVIII. 
Le kâravânsérây de Kachân, tom. II, pag. ifô* 

No. XIX. 
Persan fumant le qalyoùn , tom. III , pag. 3o4« 

No. XX. 
Colombiers, tom. III , pag. 386. 

N°. XXI. 

Persan assis , tom. III , pag. 42 1 . 



4<x> explication 

jN°. XXII. 
Costumes persans, tom. IV, pag. 3. 

n°; XXIII. 
Costumes persans, tom. IV, pag. 10 ^/ nuV. 

N°. XXIV. 

Grue persane, /o/rc. IV, pag. 127 , et /o/rc. VIII , 
pag. 36. 

K°. XXV. 

Règle de multiplication selon Tanthmétique per- 
sane , tom. IV , pag. 2()3. 

N°. XXVI. 

Musique persane, iom. IV, pag. 3oi. 

N». XXVII. 

Observation de. la comète de Tan 1 GG8 , faite le 
second jour de l'apparition à Chyrâz, /. IV, p. 326. 

N°. XXVIII. 

Table persane pour la composition des astrolabes , 
tom. IV , pag. 3 3 9. 

N°. XXIX. 
Cavalier persan, iom. Y, pag. 3oo. 



DES PLANCHES. 401 

N». XXX. 
Sceaux des ministres de l'Empire, A V, p. 4$. 

No. XXXI. 
Sceaux de l'Empire, tom. V, pag. 460. 

N°. XXXII. 
Réception d'un ambassadeur hollandais, tom. V, 

N°. XXXIII. 

Carcan portatif des Persans, tom. VI, pag. io5. 

N». XXXIV. 

Portail du palais des rois de Perse, et première 
vue de la Place- Royale à Ispahân, tom. Y II , pag. 334- 

N». XXXV. 

Mosquée du Cèdre ( Ssedr) à Ispahân, et deuxième 
yue de la Place Pioyale , tom. VII , pag. 334. 

N". XXXVI. 

Mosquée royale à Ispahân, tom. VII, /?0g. 336. 
Tome X. Ce 



4os EXPLICATION 

N*. XXXVII. 

Marché Impérial et orchestre du Palais-Royal a 
Ispahàn, tom. Yll, pag. 336 et 356. 

N°. XXXVIII. 

La maison du Juif à Ispahàn, tom. VII, pag. 3;5 

et 376. 

K°. XXXIX. 

Pavillon du Palais-Royal à Ispahàn, tom. VIII, 

pag. 386. 

N». XL, 

Rhinocéros, tom. VII, pag. 458. 

N«\ XLI. 

La tour de Cornes à Ispahàn, tom. VII, pag. 468. 

IS . XLII. 
Cours dlspahân , tom. VIII , /?#£. 2 1 . 

N". XLIII. 
Pont d'Allah-Veyrdy Khan , tom. VIII, pag. 3o. 

N». XLIV. 

Vue des arches du pont d'Allah- Veyrdy Khan, 
tom. VIII ? £tfg\ 3o. 



DES PLANCHES. 4o3 

N°. XLV. 
Salle du Paradis , tom. VIK , pag. 3g. 

N«. XL VI. 

Bâd-Guyr, tom. VIH, pag. 'jS, et /. X, p. 387. 

fto. XLVII. 

Autre vue du pont d'Allah-Veyrdy Khan , tom. VIII , 
pag. 3o et 90. 

N«. XLVIÏI. 

Pont de Chyrdz, nommé aussi pont de Hhocéïn, ou 
Hhâçan Abâd, tom. Vill, pag. go et 91. 

N°. XLIX. 

Palais nommé Sé'âdet Abâd à Ispahân , tom. VIII , 

pag. 100. 

No. L. 

Comicha ( Qomichah ) , ville , tom. VIII , p. 198. 

N°. LI. 
Yez de Cast(Yezdkhâst), ville , tom. VIII, p. 204. 

n°. lu. 

A. Première vue des ruines de Persépolis , /. VIII , 

pag. 247. 

Ce a 



4<4 EXPLICATION 

n°. lui. 

B. Deuxième vue des ruines de Persépolis, /. VIII, 

pag. 247. 

No. LIV. 

C. Plan géométrique des ruines de Persépolis, 
tom. VIII, pag. 248. 

N°. LV. 

D. Escalier des ruines de Persépolis , tom. VIII , 

pag. 25 1. 

N°. LVI. 

E. Bas-reliefs et colonnes des ruines de Persé- 
polis, tom. VIII, pag. 254- 

N°. LVII. 

F. Bas-reliefs , tom. VIII , pag. 254» 

No. LVIII. 

G. Bas-reliefs des ruines de Persépolis, tom. VIII, 

pag. 2,5n et suà>. 

N°. LIX. 

H. Bas-reliefs des ruines de Persépolis , tom. VIII , 

pag. 257. 

N°. LX. 

ï. Colonnes de Persépolis , tom. VIII , pag. 280. 



DE£ PLANCHES. &ob 

N». LXI. 

K. Colonnes de Pcrsépolis , tom. VIK , pag. 280- 
N°. LXII. 

L. Bas -relief de Pcrsépolis, iom. VIII , /?ffg\ 288. 

N°. LXIII. 
M. Bas-reliefs des ruines de Persépolis, iom. VIII, 

pag. 2v)2. 

N°. LXIV. 

N. Bas-reliefs des ruines de Persépolis , tom. VIII, 
pag. 5 00. 

N*. LXV. 

0. Bas reliefs des ruines de Persépolis , tom. VIII , 
pag. 3oi. 

N°. LXVI. 

P. Bas-reliefs de Persépolis, tom. VIII , pag. 3o2. 

N°. LXVII. 
Q. Tombeau près de Persépolis, /. VIII, p. 3o5. 

N*l LXVIII. 
R. Tombeau près de Persépolis, /. VIII , /?. 3i3. 



4o6 BXPLICATIQ" 

N°. LXIX. 

Fragmens du Qorân en caractères koùfyques ( i cl 2 .) 
Inscription en caractères cludiformes , /. VIII , /?. 320. 

Ï\ T °. LXX. 

Alphabets pchlcvy, dêvanâgary et bengaly, t. VIIÏ, 
pag. 62^. Voyez, aussi planche LXXXIL 

N°. LXXI. 

Fragmens du Qoràn en caractères koùfyques , 
tom. VIII r pag. 3^,5. 

NT. LXX IL 

Fragment du Qoràn en caractères koùfyques r 
tom. VIII , pag. 3-25. 

N°. LXXIIL 

Inscriptions grecques et saçânydes , tom. VIII , 

pag. 327. 

m LXXIV. 

Montagne des Sépultures, nommée aussi portrait 
de Roustem , tom. VIII, pag. 33 6. 

N*. LXXV. 

Femme guèbre, tom. VIII, pag. 358. 



DES PLANCHES. 4°7 

N°. LXXVI. 

Chiras (Chyràz.), tom. VIII, pag. ^l'j. 

N*. LXXYII. 

Caravanséray de Jarron ( Djâroùn ) , tom. "V III , 

pag. 466. 

N*. LXXVIII. 

Port d'Abbâs, nommé vulgairement Bendcr A'b- 
bâcy , ou Gamron , tom. VIII , pag. 5o6. 

N°. LXXIX. 
Trône et ornemens royaux , tom. IX , pag. 477- 

N°. LXXX. 
Couronnement de Soléïmàn, /o/zz. IX, /wg. 48i» 

N». LXXX foV. 

Couronnement de Soléïmàn , d'après le dessin de 
Kœmpfer , dans ses Amœnitatcs eioticœ. Ce dessin 
est plus exact que le précédent. Les colonnes du 
Thalàr Thaoùyléh, par exemple , sont réellement unies, 
comme on les voit ici , et non torses , comme dans 
le dessin de Chardin ou plutôt de Grelot. 

N*. LXXXI. 

Vue d'Ispahân , tom. VII , pag. 286, 



4o8 des planches: 

N°. LXXXII. 

Alphabets dêvanâgary,bengaly, zend ctpehlevy,pour 
la rectification des caractères de la planche LXXIX. 

Nota. Les trois dernières planches , numéros LXXX bis , 
LXXXI et LXXXII , ont été ajoutées dans cette édition : 
la planche LXXXI n'étoit qu'une très -petite vignette de 
l'édition in-4°. Voyez la note , tom. VII , pag. 286. 



CATALOGUE 

DES PRINCIPAUX OUVRAGES 
DE M. L ANGLE S. 



Instituts politiques et militaires de Tamerlan , pro- 
prement appelé Tymoùr , écrits par lui-même en 
moghol, et traduits en français sur la version per- 
sane d'Aboù-Thàleb âl-Hhocéïny , avec la vie de 
ce conquérant , d'après les meilleurs auteurs orien- 
taux, des notes et des tables historiques et géogra- 
phiques, etc., 1787, in-8°. , 1 vol. 

M. Jones a révoqué en doute l'authenticité de cet ouvrage : il 
a cru pouvoir affirmer d'après dessavans Musulmans de l'Inde , 
que Ton doit l'attribuer à un favori du conquérant talar , 
nommé Hîndou-Châh qui rédigea les Instituts d'après plusieurs 
entretiens confidentiels qu'il avoil eus avec son maître. L'opi- 
nion de M. Jones est sans doute d'un grand poids dans la ques- 
tion dont il s'agit ; mais le témoignage de M. Gladvs in , son 
illustre et savant confrère à la Société de Calcutta n'est pas non 
plus à dédaigner. On nous permettra de transcrire la petite 
notice historique qu'il a composéesurcet ouvrage. «Le Tozouhi. 
Tymoiiry , dit-il , fut présenté par un voyageur, à l'empereur 
moghol Chàh-Djihàn. et traduit, par ordre de ce prince, dumo- 
ghol en persan. Aboù-Thàleb, natif du Khoràçân, ayant obtenu 
ce manuscrit de la bibliothèque de Dja'fer, gouverneur tic 



4îO CATALOGUE, 

l'Yémèn , le porta à Dehly comme une grande rareté, L'au- 
teur du Dilliuchà nous apprend que les successeur sde Tymoùr 
conservèrent long-temps , et avec autant de jalousie que de soin, 
un seul et unique exemplaire de cet ouvrage , comme un pré- 
cieux legs politique. Ils se le passèrent avec la couronne. Dans 
la suite des temps, cet ouvrage tomba entre les mains des em- 
pereurs lurks de Constantinople , qui l'achetèrent très-cher; 
mais ils ne permirent jamais aux nobles de leur cour d'en tirer 
des copies. » Voyez dans le Ne» asiatlc Miscellany , the Insti— 
iules of Ghazan khan, p. iÇ>5,no/e2 II est fâcheux que ce pré- 
cieux Recueil, entrepris par M. Gladwin . et imprime' à Cal- 
< ulla en 178g , n'ait pas été continué ; il n'en a paru que deux 
numéros qui sont très-rares. 

Alphabet tartare-mantehou, composé d'après le Sylla- 
baire de cette langue , avec des détails sur les 
lettres , dédié à l'Académie des belles-lettres , etc. 

Paris, 1787 , in-4°. 

C'est le premier ouvrage imprimé en Europe avec des types 
manîchous mobiles. Les Mantchous impriment à la manière 
des Chinois avec des planches de bois , gravées en relief 

Le même ouvrage a été réimprimé à la tète du premier volume 
du Diclionnaire ( Voy. p. l^xi. ) , et il en a paru dernièrement , 
en 1807, une édition considérablement augmentée, et enrichie 
d'un petit caractère manlchou gravé comme le premier, sous 
la direction de M. L. , par M. Firmin Didot , artiste justement 
célèbre, et traducteur aussi élégant que savant des Idylles de 
Théocrite et des Bucoliques de Virgile. 

Contes, Fables et Sentences tirés de différons auteur» 
arabes et persans , avec un Discours sur la littéra- 
ture orientale , et l'analyse du poeme de Ferdoussy 
sur les rois de Perse, i 788 , in-8". ctin-16, 1 vol. 



CATALOGUE. 4*1 

Ambassades réciproques d'un roi des Indes , de la 
Perse , etc. , et d'un empereur de la Chine , tra- 
duites du persan ; avec la vie de ces deux souve- 
rains, et des notes tirées de différons auteurs orien- 
taux, manuscrits et imprimés, in-8°, 1788. 

Ce n'est îci que la seconde partie de la relation du voyage 
de A'bdoûl-Rizâq, ambassadeur de Châh-Rokli , fils de Ta- 
merlan , auprès de Day Ming , empereur de la Chine. Le 
le texte complet de cette relation conféré sur plusieurs ma- 
nuscrits , paroitra peut-être un jour avec une traduction. 

Précis historique sur les Mahrattes, composé en per- 
san par l'écrivain Ilamédin ( qui accompagna le 
colonel Upton dans son ambassade àPaunah), inséré 
dans les affaires de l'Inde, in-S°, 1788. 

Fragment traduit de l'original persan , en dialecte de 
l'Hindoustàn. 

De l'importance des langues orientales pour l'extension 
du commerce , les progrès des lettres et des scien- 
ces ; Adresse à l'Assemblée Nationale, 1790, in-8°. 

Cet ouvrage est le premier dans lequel on ait présente en 
France l'étude des langues orientales sous le double point de 
vue d'utilité politique et commercial. 

Dictionnaire Tartare - Mautchou - Français , compose 
d'après un Dictionnaire Mantchou- Chinois, par 
M. Amiot, rédigé et publié avec des additions et 
l'alphabet de cette langue, 1789 et 1790, 3 vol. 
in f °. 
v S'\ le hasard me procure l'acquisition de quelqu'un de ces 



/}T3 CATALOGUE. 

» livres ( chinois ) , traduits en tartare inantchou , je ne mar*» 
» querai pas de lui faire passer les mers pour vous mettre à 
» même de profiter du talent de M. L. dont j'ai lu les ou- 

» vrages Ce qu'il a fait sur la langue des Mantchoux 

» est très-bien Je vous prie, Monseigneur, de lui 

» pre'senter de ma part le juste tribut d'estime et de la 

» reconnoissance que je lui dois pour l'usage qu'il en a fait en 
>> faveur de la Grammaire et du Dictionnaire de la langue des 

» Mantchoux La Grammaire et le Dictionnaire que 

» leur offre M. L. , ouvriront une des portes par laquelle on 
» pourra entrer à l'aise dans le vaste magasin de la litle — 

» rature chinoise Lettre de M. Amiot à M. Ber- 

» tin , ministre et secrétaire a" Etat , datée de Pehin , le 10 
» octobre 1788. » 

Ce Dictionnaire est complètement publie , mais il devoit être 
accompagne' d'une table des mots français qui formeroit un Dic- 
tionnaire Français-Mantcbou. Différentes circonstances ont 
fait suspendre ce travail qui donnera un nouveau degré d'utilité 
à cet ouvrage , et portera le 3 e vol. à la grosseur des deux 
premiers. 

Fables et Contes indiens , nouvellement traduits , avec 
un Discours préliminaire , et des Notes sur la reli- 
gion, la littérature, les mœurs , etc., des Hindous, 
1750 , in-8°. et in-16. 

Ce Recueil renferme la traduction du premier livre de 
Y llitopadêsa du brahmane Yichnou Sarmà. L'Hitopadêsa 
est le prototype samskrit des fables attribuées à Pidpây , à 
Locmân , etc. Cet ouvrage a été traduit en anglais par le savant 
M. Wilkins, et publié à Londres en 1787 , uu vol. in-8°. 



CATALOGUE. 4lo 

Voyages de C. P. Thunberg au Japon, par le cap de 
Bonne-Espérance, les îles de la Sonde, etc., traduit, 
rédigé , et augmenté de notes considérables sur la 
religion , le gouvernement , le commerce , l'indus- 
trie et les langues de ces différentes contrées , par- 
ticulièrement sur le Javan et le Malais , 1796, 2 vol. 
in-4°, ou 4 vol. in-8°. 

Les écrivains orientaux et les relations des anciens mission- 
naires , beaucoup trop néglige'es , ont fourni au traducteur des 
ditions nombreuses sur les contrées lointaines savamment 
décrites par M. Thunberg. Il s'est surtout occupé des langues 
malaise , javane , japonaise , etc. 

Collection portative de Voyages , traduits de différentes 
langues orientales et européennes, contenant: 

Voyage de l'Inde à la Mclcke , par A'bdoûl Kérym , 
pèlerin musulman, extrait de ses Mémoires écrits en 
persan , avec des notes géographiques , histori- 
ques , etc. , 1 795 , vol. in-i 8. i re vol. de la collection. 

Voyages de la Perse dans l'Inde, en i44 2 ~44> et du 
Bengale en Perse, en 1787-88; le premier, traduit 
du persan, et le second de l'anglais, avec une Notice 
sur les révolutions de la Perse, un Mémoire histo- 
rique sur Persépolis , et des notes, 1798, 2 vol. 
in- 18., tome II et III de la Collection. 

Le I er Voyage estune relation d' A 'bdoûlRizaq, le même per- 
sonnage dont nous avons parlé , page 4 11 » et ( l ue son souverain, 
envoya en ambassade auprès du roi de Bisnagor en i44 a de 
Jésus-Christ. 



4»4 CATALOGUE. 

| Le second est de M. W. Franklin , ofiicier de la Compagnie 
anglaise des Indes orientales , qui s'est acquis depuis cette 
époque une brillante réputation parmi les Orientalistes. 

Voyage pittoresque de l'Inde, orné de i4 planches, 
par M. Hodges, dessinateur du capitaine Cook , tra- 
duit de l'anglais, avec des notes, 2 vol. in-18. 

Ce Voyage forme les tomes IV et V de la Collection ; le 
VI e ne tardera pas à paroilre. 

Voyage du Bengale à Pétersbourg, à travers les pro- 
vinces septentrionales de l'Inde, le Kachmyr, la 
Perse , etc. , suivi de l'Histoire des Rohillahs et de 
celle des Seykcs, par feu George Forster, traduit 
sur l'édition anglaise de Calcutta , avec des additions 
considérables , et une Notice chronologique des 
khâns de Crimée , d'après les écrivains turks , per- 
sans, etc., 1802, 3 vol. in-8°, ornés de deux 
cartes. 

La publication du Voyage de M. Forster a produit une 
grande sensation parmi les géographes. — Les khâns de Crimée 
n'ont jamais eu une existence politique assez importante pour 
attirer sur eux les regards des puissances europe'ennes autres 
que la Turkie et la Russie , et surtout pour exercer la plume 
de nos historiens. Le dédain que ceux-ci leur ont témoigné 
avoit occasionné une lacune dans l'histoire de la partie nord- 
est de l'Europe. Il convenoit peut-être de la remplir avec le 
secours des écrivains turks et persans ; lorsque ceux-ci ont 
iihandonné l'auteur, il a eu recours aux correspondances 
diplomatiques du ministère des relations extérieures. 



CATALOGUE. 4»5 

Catalogue raisonné desmanuscriissamskrits que possède 
la Bibliothèque Impériale , avec des Extraits d'un 
grand nombre de ces manuscrits, parMM.Hamilton 
etLanglès, in- 8°., 1806. 

Les manuscrits en langue samskrite ne forment pas la portion 
la moins nombreuse ni la moins intéressante de la Bibliothèque 
Impériale. Un très-petit nombre de ces manuscrits avoit été 
très-inexactement indiqué dans le Catalogue des manuscrits 
orientaux, publié en iySg. L'existence des autres étoit absolu- 
ment inconnue du public. 

Un estimable et savant Anglais, académicien de Calcutta, 
M. Hamilton, s'est occupé pendant son séjour à Paris , de 
composer dans sa langue maternelle, un Catalogue complet 
de ces manuscrits. M. L. a traduit et publié en français ce 
précieux Catalogue . en y ajoutant des analyses et des ex- 
traits des ouvrages samskrits les plus importons ; et grâce à 
ce travail , on peut enfin se former une idée claire et précise 
du contenu des quatre Vêda, des dix-huit Pourana , des 
Sastra , en un mot, des dîfférens traités tbéologiques , phi o- 
sophïques , grammaticaux, des poèmes, des drames et des 
contes des anciens Hindous. 

Recherches sur la découverte de l'essence de rose, 
Imprimerie Impériale, anXIll (1804), petit in 12» 
i volume. 

Ce précieux parfum qui fait les délices des habitantes des 
Hharem , et qui n'est pas moins recherché maintenant par 
les Européennes , est une découverte due au hasard , et qui 
ne remonte pas au-delà de l'année 1612 : c'est ce qui paroît. 
prouvé dansce petit mémoire, d'après les citations de différentes 
histoires de l'IIindoustàn dont on rapporte les textes originaux. 
Ces textes sont imprimés avec les beaux caractères orientaux 
de l'Imprimerie Impériale. 



4l6 CATALOGUE. 

Notice de trois magnifiques manuscrits orientaux 
rapportés d'Egypte par S. M. , et déposés par son 
ordre à la Bibliothèque Impériale , in-8". an VIII. 
(1796.) 

L'un de ces manuscrits est en langue turke, les deux autres 
en langue persane. 

Le manuscrit furk est intitulé : Orient du bonheur et source de 
la souveraineté dans la science des talismans ; par Sydy Moh— 
hanimed, en ggo de l'Hégire ( i582 de J. C ) ; il renferme 
des monumens astronomiques, astrologiques et géographiques, 
avec des explications aussi étranges que les figures. Parmi les 
nombreuses vignettes très-soigneusement exécutées dont ce 
manuscrit est orné , on distingue les vingt-huit marnions de la 
June dans les constellations et les planètes, cinquante - six 
petits tableaux représentant les sept planètes et. quarante-neuf 
arts et métiers des Orientaux, le temple de la Mekke , le phare 
ancien d'Alexandrie . surmonté du miroir, par le moven du- 
quel on découvroît à une grande distance , les tombeaux des 
principaux saints vénérés par les Musulmans , au nombre de 
dix-sept. 

L'un des deux manuscrits persans renferme cinq poëines du 
célèbre Abdoùl-Rahhman Djàmy , mort en 891 de l'Hégire 
(i486 de Jésus Christ), connu surtout par son Bèhàristân 
(séjour du printemps), ouvrage charmant dont M. L. a publié 
de nombreux extraits. Les deux premiers poé'mes ne renfer- 
ment que des maximes et des apologues moraux ; dans les deux 
suivans, l'auteur a célébré les amours du chaste Joseph et de 
la belle Zuléïkbâ et celles de Medjenoùn et de Léïiah . deux 
sujets sur lesquels se sont exercés presque tous les fameux poé'tes 
arabes , turks et persans. Ces deux poè'mes ont d'autant plus 
de prix à nos yeux qu'ils sont écrits avec tout le luxe de la 
calligraphie oiientalc, et que nous n'en possédions à la Biblio- 
thèque 



CATALOGUE. 417 

thèque Impériale que des copies incomplètes et mal conser\ ées 
La cinquième partie du manuscrit intitule' -.Sagesse a" Alexandre, 
renferme des anecdotes et des lettres d'Aristote, d'Alexandre, etc. 
Dans l'autre manuscrit persan intitulé , Conversation des 
Amans, on trouve soixante-dix-neuf conversations sur l'amour 
tant en vers qu'en prose : ce sont des sentences et des anec- 
dotes tirées de différens romans d'amour composés par Djâmy , 
Feryd èd-Dyn , El-Anvc'ry , et autres célèbres poètes persaïu. 

Ce manuscrit a été exécuté sur papier rose par une excel- 
lente main, mais on n'y trouve nul renseignement sur le nom 
du copiste, ni sur l'époque delà transcription. Une douzaina 
de vignettes peintes à la gouache , avec tout le fini et toute l'im- 
perfection de dessin et de perspective qui caractérisent le pinceau 
des Orientaux, représentent les scènes les plus intéressante* 
de ces narrations poétiques. 

Notice sur les travaux littéraires et typographiques des 
Anglais dans l'Inde, Mag. Encyc. , tom. II, pag. 
6i-65, tom. 111, pag. 48o-5o3. 

Le même Recueil périodique contient un assez grand nombre 
d'autres Notices et Dissertations du même auteur, que le sa- 
vant éditeur M. Millin, a toujours accueillies avec complai- 
sance et amitié. 

Dans les Mémoires de l'Institut, classe de littérature , 
tom. IV ', pag. 11 5-i 4 1 '. 

Dissertation sur les papiers-monnoie des Orientaux, 

Un fragment assez considérable de l'histoire universelle de 
Khond inyr intitulée , Hhabyb ûl-Scïr, forme la base de ce mé- 
moire. On y voit qu'en 1274 et 1275 de notre ère. un prince 

Tome X. JJ à 



4.lS CATALOGUE. 

Moghol , Kaï-KMtoù , qui régnoil à Tauryz sur la Perse sep* 
tenti ionale cl occidentale, eul recours à des cédulcs absolument 
semblables à nos papiers-monnoie , pour remédier à l' em- 
barras de ses finances : il ne fui pas l'inventeur de cet expédient, 
et ne fit qu'imiter les Chinois. Au commencement du même 
siècle , et peut-être même à une époque antérieure, les mo- 
narques chinois avoient substitué aux valeurs métalliques des 
monnoies fictives de papier qu'ils nommoient Tchao . parce 
qu'elles portoient le sceau du monarque. Kaï-Khâtoù adopta 
jusqu'à cette dénomination même pour ses papiers-monnoie 
qu'il nomma Djàok , ou Tchâou. 

Dans le tome V, pag. 192-228 des Notices et Extraits 
des manuscrits. 

Fragmens du Code de Djenguyz-Khân , tirés de la 
Grande Universelle de Myrkhond , n°. io4, delà 
Bibliothèque Impériale. 

Cesfragmens, les seuls que l'on connoisse jusqu'à présent 
du Code d'un des plus fameux conquérans , avoient pour la 
plupart échappé aux recherches de Pétis de la Croix, auteur 
d'une vie estimée de Djenguvz-Kliàn. 

Au texte et à la traduction des 3_£ articles de ce code, 
iont joints des détails relatifs au Qouriltâï (cour plénière ), 
dans lequel le héros moghol prit le nom de Djenguvz-Khàn , 
et fut reconnu et salué Grand-Khân , et promulgua son code. 
Ce monument curieux de législation mogliole porte l'em- 
preinte du génie de son illustre auteur , et paroit avoir servi 
de base à la rédaction des instituts politiques et militaires de 
Tamerlan , écrits par lui - même , et dont la traduction est 
indiquée au commencement de ce Catalogue. 



CATALOGUE. 4*9 

Dans le tome V, pag. 668-688 de la même collection. 

Recueil de Lettres écrites en arabe, en turk et en 
persan par différens princes et souverains Otîiomans , 
Persans, Egyptiens , depuis i3o4 jusqu'en i5 17. 

Ces lettrés et diplômes contiennent une grande quantité <U 
dates et de faits relatifs à l'histoire de la Turkie , de la Perse , 
de l'Egypte , et peuvent conse'quemment contribuer à éclaircir 
plusieurs points historiques très-importans. 

La Notice indique le titre de toutes ces lettres au nombre 
de go , et les faits les plus remarquables mentionnés dans quel- 
ques-unes. On distingue surtout celles dans lesquelles les 
sulthâns Orkhàn I er , Mouràd, Bajazet , Mohhammed I er , 
Mouràdll, Mohhammed II, Sélym, rendent compte de leurs 
différentes expéditions contre les Grecs , les ordres donnés 
pour les réjouissances à l'occasion de la prise d'Andrinople , de 
Ssoufyéh , de Constantinople et de l'Egypte. 

La correspondance entre Tarnerlan et Bajazet n'est pas 
moins curieuse. Les lettres du prince moghol , quoique impé- 
rieuses, sont polies et mesurées, celles du sulthàn remplies 
d'invectives , et sans dignité. 

Dans le tome VI, pag. 320-386 ^ la même collection». 

Description historique du canal de l'Egypte (de Suez), 
tirée du Livre des Avis et Sujets de réflexions (ou 
Description de l'Egypte ) , par Al-Maqryzy. 

De tous les écrivains arabes qui ont décrit l'ancien Canal de 
Sue?, Al-Maqryzy est celui qui a recueilli les documens les plus 

Dd % 



^20 CATALOGUE. 

certains et les plus complets. Après avoir rapporte sur l'antique 
origine de ce întnunierit des f:;bles qui prouvent qu'elle se perd 
dans la nuit des temps, il indique les empereurs romains et les 
princes musulmans qui le firent nettoyer et recreuser. Il nous 
apprend que ce canal e'toit d'une grande utilité aux habitans 
du Hhcdjàz et des deux villes sacre'es , auxquels il procuroit en 
abondance toutes les productions de l'Egypte. Mais en i45 de 
l'Hégire ( 762 de Jésus - Christ ) . le khalyfe Aboù Dja'far 
âl - Manssoùr le fit combler, afin de re'duire parla famine un 
rebelle qui avoit fait soulever une grande partie du Hhedjàz. 

Le texte et la traduction de ce texte sont suivis de rensei— 
gnemens puises dans d'autres écrivains arabes et dans les 
voyageurs les plus estime's. Le même Al-Maqryzy et Aboùl- 
Fe'da , ont fourni à l'auteur une description fort e'tendue de la 
■ville de Qolzoum qui a précédé celle de Suez , auprès de la- 
quelle aboutissoit le canal d'Egypte. Il a recueilli aussi les 
te'moignages de plusieurs géographes arabes, qui confirment de 
la manière la plus positive, la justesse de la conjecture formée 
par M. Gosselin touchant l'existence successive de deus 
villes nommées Qolzoum. 

Dans le tome Fil, p. 241 -3o8 de la même Collection. 

Recueil des usages ( et cérémonies) établis pour le 
offrandes et sacrifices des Mant choux, rédigé par 
ordre de l'Empereur ( ou Rituel des Mantchoux), 
avec dix planches, représentant 65 instrumens et 
ustensiles du culte chamanique. 

La traduction est placée en regard du texte mantehou. 



CATALOGUE. 421 

Dans le t. FUI , p. i ere -i 3 1 , de la même collection. 

Table chronologique des crues du Nil les plus remar- 
quables, depuis l'an 20 jusqu'en 922 de l'Hégire 
( 6 r 3- 1 5 1 7 de J. C. ) , tirée de la cosmographie 
de Mohhammed ben Ayâs. 

Malgré le peu de confiance que méritent les proclamations du 
gardien du Méqyâs, qui indique les crues du Tsil , cette table 
peut avoir quelque utilité , et même quelque intérêt à cause 
des détails qu'on y trouve relativement aux famines , pestes 
et autres fléaux occasionnés par la surabondance ou l'insuffi- 
sance des crues. 

Cette Table est précédée d'une analyse et d'extraits de la 
même cosmographie collationnés sur trois exemplaires. 

NOTA. 

« La Description du canal de Suez , le Rituel des Mantcîwux ,'• 
» la Table chronologique des inondations du Nil , peuvent être 
>» regardés comme des ouvrages complets , et qui étoient d'au- 
» tant plus susceptibles de concourir pour les prix décennaux , 
)> que l'on ne peut pas même supposer que Sa Majesté ait 
» eu l'intention d'exiger que l'on traduisit en entier les trois 
» volumes in-folio d'Al-Maqryzy, les six taos du Rituel des 
» Man'.choux , etc. Il s'agissoit , sans doute, de tirer de ces 
» volumineuses compilations un ouvrage complet; et cependant 
» on a enveloppé ceux dont il s'agit dans l'anatbème lancé 
» contre les Extraits. Cet anatbème , à la vérité , n'a pas 

» été irrévocable pour tous les concurrens Mais je ne 

» m'appesantirai pas plus long-temps là-dessus. Il me suffit de 
» consigner ici cette observation , et je persisterai dans le 
» silence que j'ai gardé pendant toute la discussion qui a eu 
» lieu dans la troisième classe de l'Institut dont j'ai l'hon- 
» neur d'être membre , et où je n'ai pas cru conséqucni- 
■» ment pouvoir discuter mes propres intérêts. » Ct-s») 



^22 catalogue: 

Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société 
établie au Bengale , pour faire des recherches sur 
l'histoire , les antiquités , les sciences , les arts et 
la littérature de l'Asie, revus et enrichis de notes 
par L. Langlès pour la partie orientale , et par 
MM. Delambre , Cnvier , de Lamark , Ollivier , 
pour les sciences exactes et naturelles , etc. Paris , 
Imprimerie Impériale , 1 8o4 , les deux premiers 
vol. in-4°. 

Les manuscrits orientaux de la Bibliothèque Impériale ont 
fourni de nombreuses notes pour cet ouvrage qu'on a tâché 
de mettre au niveau des connoissanees acquises par les savan» 
Anglais eux-mêmes et les autres orientalistes de l'Europe , 
depuis la publication de ces deux volumes à Calcutta. Tous les 
textes arabes , persans , tibe'taires , éthiopiens , samskrils , cités 
dans les additions, sont imprimés en caractères originaux: on 
a même gravé exprès , et sous la direction de M. L. , un ca- 
ractère bengaly, qui ne le cède pas en beautéà celui de Calcutta. 

Mémoire sur Alexandrie , sur la bibliothèque de 
cette ville , etc. ; 

— sur les pyramides et sur le sphinx ; 

— sur les différens nilomèlrcs de l'Egypte ; 

— sur les Oasis et la langue que l'on y parle. 

Ces différens mémoires dont les quatre premiers se trouvent 
à la suite delà nouvelle édition du Voyage de Nordcn, publiée 
par M. L. en trois vol. in-4°. , et le quatrième à la fin du 
Voyage de Horncmann, publié également par lui en deux 
v.ol. in-8°. , sont entièrement composés d'extraits de différent 
pilleurs arabes , principalement d' Al-Maqryzy. 



CATALOGUE. 4^3 

Hominiens anciens et modernes de l'Hindoustân ert 
cent cinquante planches , décrits avec des recherches 
sur l'époque de leur fondation; une Notice géogra- 
phique et une Notice historique de cette contrée. 

// existe de nobles restes de V architecture des Hin~ 
dous et des Musulmans , et je ne servis pas éloigné 
de croire que ces mêmes ruines fourniront à nos 
architectes de nouvelles idées du beau et du su—- 
llime. Sir Wiiliam Jones. 

Trois vol. in-4°, ornes de i5o planches. 

PLAN DE L'OUTRAGE. 

Les doutes élevés depuis quelque temps par plusieurs 
savans , touchant la haute antiquité qu'on attribue en 
général aux monumens d'architecture et de sculpture 
hindous , les preuves et les raisonnemens que ces 
savans présentent à l'appui de leur scepticisme, sem- 
blent donner à ces monumens un nouveau degré d'im- 
portance et d'intérêt, puisqu'ils deviennent mainte- 
nant des objets de recherches et de discussions aussi 
curieuses que profondes. Nous n'avons pas la préten- 
tion de résoudre une question qui nous semble devoir 
rester encore long -temps indécise; mais l'on me 
saura gré , peut-être , d'avoir recueilli avec soin et 
de présenter sous un seul point de vue les pièces 
littéraires et monumentales de cet important débat. 
Quel qu'en soit le résultat, on ne pourra contester 
aux monumens dont il s'agit la majesté des masses ^ 



4^4 CATALOGUE, 

l'originalité, la variété, quelquefois mémo l'élégance 
des formes ; peut-être sera-t-on aussi surpris Je leurs 
nombreuses mais inexplicables conformités avec ceux 
de l'Egypte et du Mexique : conformités que nous 
aurons soin d'indiquer toutes les fois qu'elles nous 
paroîtront assez frappantes pour que l'on ne puisse 
nous soupçonner de prévention ou de système. 

L'extrême difficulté , disons même l'impossibilité 
de ranger suivant Tordre chronologique ces antiques 
monumens d'architecture et de sculpture , nous a 
déterminés à les présenter dans cet ouvrage selon leur 
position géographique et respective du midi au nord. 
Combien nous regrettons de ne pouvoir donner 
seulement la simple nomenclature des contrées , abon- 
dantes en monumens, et fertiles en grands souvenirs , 
que nous aurons à parcourir,. en passant alternative- 
ment de la côte de Coromandcl à celle de Malabar, 
en parcourant le Bengale et le Béhâr , province qui y 
comme semble même l'indiquer la signification de son 
nom( Béliâr ou Vèhâr, pagode ), passe pour avoir 
été le berceau ou au moins le chef-lieu de la religion 
de Brahmâ. 

Non loin de cette province, nous trouverons une 
ville encore plus recommandablo. par l'érudition de ses 
Brahmanes que par ses antiquités; et c'est là que nous 
voulions terminer notre promenade scientifique à travers 
lliiadoustân. Bénarès doit être en effet le but de tous 
ceux qui , fidèles et modestes imitateurs des philosophes 
grecs , persans , arabes et tibétains , recherchent avec 
plus d'avidité la science des Indiens que les produits dé 



CATALOGUE. 425 

leur sol ou de leur industrie : mais à quels reproches 
ne nous exposerions-nous pas si le lecteur cherchoit 
vainement le nom de Dehly sur notre carte , et quel- 
ques détails relatifs à cette capitale de l'Hindoustân 
dans notre texte? Les monumens qu'elle contient sont t 
j'en conviens , très modernes ; mais, loin deles exclure, 
le titre et le plan de notre ouvrage semblent nous pres- 
crire de choisir parmi les monumens élevés par les 
Musulmans et même par les Européens , ceux que 
leur exécution et que leur site pittoresque surtout 
rendent dignes d'une attention particulière. Ces trois 
styles d'architecture et de sculpture, dont les diffé- 
rences sont fortement tranchées, répandrontune grande 
variété dans nos gravures , et nous ont paru exiger 
un peu plus qu'un texte purement explicatif. Nous 
essaierons donc de donner quelques notions géogra- 
phiques sur les contrées où sont situés ces monumens , 
de découvrir l'époque à laquelle ils furent élevés , le 
nom de leurs fondateurs, et d'indiquer leur destination. 
Nous croyons que cette partie de notre travail , dont 
il est aisé d'ailleurs de sentir toute l'importance, eût 
été eu général peu intelligible , si nous ne l'eussions 
fait précéder d'une Notice géographique et d'une Notice 
historique de l'Hindoustân , ancien et moderne. La 
première des deux notices , accompagnée d'une grande 
carte, en deux feuilles, dressée d'après celles de 
MM. Rennellet Arrowsmith, par M. Lapie, capitaine 
ingénieur , présentera la division ancienne de l'Inde , 
conformément au système des Brahmanes, et une 
description abrégée de l'Inde moderne. Quelques por- 



426 catalogue: 

irai l s des monarques les plus célèbres de cet empire, 
Hindous et Musulmans, gravés d'après des miniatures 
exécutées par des artistes indiens , orneront la second© 
partie. Nous tâcherons d'y présenter av c exactitude 
et clarté, autant qu'il dépendra de nous, le très-petit 
nombre de documens historiques que renferment les 
ouvrages samskrits, parmi lesquels , tout nombreux et 
variés qu'ils sont , il ne se trouve pas une seule histoire 
proprement dite, ni un seul traité géographique : cette 
remarque est d'autant plus décourageante qu'elle est 
rigoureusement vraie. 

Nous réservons pour le Discours préliminaire , qui 
formera une espèce à' Introduction, à tout l'ouvrage, 
le précis analytique des principales cosmogonies des 
Hindous , de leurs dogmes religieux , de leurs nom- 
breux systèmes philesophiques. Ces recherches et les 
rapprochemens qui en résulteront, ne nous empêche- 
ront pas de jeter un coup d'œil rapide sur la littérature 
samskrite , les avantages que présente l'élude de cette 
langue, ainsi que la connoissance des caractères dêva- 
nâgaiy ( ou sacrés ) , dont on se sert pour l'écrire. 

Ce plan, comme on voit , n'a rien de commun avec 
celui qu'ont adopté MM. Gough, Crawfurd ', Holmes', 
Hodges, Colebrooke, Pcnnant , Maurice et Daniell , 
pour des ouvrages relatifs, comme le nôtre, aux monu- 
mens d'architecture et de sculpture hindous. Loin de 
prétendre , parcelte observation , déprécier des travaux 
dont nous sentons , peut-être mieux que qui que ce 
«oit, toute limportance, nous saisissons avec empres- 
sement Voccasion de payer auxauteurs un tribut publia 



CATALOGUE. 427 

et bien sincère d'estime etdereconnoissance; et nous pre- 
nons ici l'engagement solennel de les citer très-exacte- 
ment toutes les fois que nouslesmettrons à contribution. 

A ces citations , nous en joindrons d'autres qui auront 
aussi leur intérêt et leur autorité. La connoissance de 
quelques langues asiatiques nous ouvre une mine jusqu'à 
présent trop peu exploitée, surtout en France. Pour 
se former une idée desimmensesrichesses querenferme 
cette mine presque vierge, il suffit de parcourir rapide- 
ment le Catalogue des manuscrits orientaux de notre 
Bibliothèque Impériale , celui des manuscrits de 
S. Germain- des- Prés, de MM. Genty , Brueix , 
Anquetil du Perron, etc. etc. , dont cette Bibliothèque 
s'est enrichie successivement ; enfin le Catalogue des 
manuscrits samsfaiis et bengalis , de la même Bi- 
bliothèque , publié dernièrement en un volume in-8°. 

Après avoir vanté, avec raison, les inappréciables 
ressources que nous trouvons dans la plus nombreuse 
et surtout dans la plus précieuse collection de ma- 
nuscrits orientaux qui ait jamais été formée dans toute 
l'Europe, et qui existe maintenant dans le monde 
entier; collection que nous voyons depuis plus de 
vingt ans prendre chaque jour de nouveaux accroisse- 
mens , ne seroit-il pas inconvenant, peut-être même 
ridicule , de citer notre bibliothèque particulière , puis- 
que nous n'avons épargné ni recherches, ni sacrifices , 
pourrassembler tous les ouvrages relatifs à la littérature 
orientale, textes originaux ou traductions publiés en 
Europe et en Asie ? Nous croyons pouvoir au moins 
indiquer ici nominativement, à cause de son impor- 



42.8 CATALOGUE. 

tance, un précieux manuscrit persan que nous possédons. 
Il est autographe , et nous osons dire unique; car le 
petit nombre de copies qu'on a essayé d'en tirer sont et 
dévoient être très-imparfaites , à cause de l'énorme quan- 
tité de tableaux statistiques, de tables de chiffres, etc. 
qu'il contient. Cet ouvrage , intitulé Ayïfi Akbèty , ou 
Institutes d'Akbar, renferme la description de L'Inde; 
description la plus complète et la plus minutieuse qu'on 
ait jamais faite d'aucune autre contrée. L'idée et le 
p lan de ce bel ouvrage furent conçus par le grand mogliol 
Akbar, qui en confia l'exécution à son premier vézyr, 
Aboùl-Fazel , célèbre encore aujourd'hui dans l'Hin- 
doustân par son immense érudition , et par la protection 
que trouvoient auprès de lui tous ceux qui cultivoient 
les sciences, les lettres ou les arts. On peut juger des 
heureux résultats qu'il obtint lui-même de son zèle 
et de ses soins généreux , par l'exécution de notre 
manuscrit , soit pour la partie littéraire, soit pour la 
peinture et l'écriture: c'est le même qui fut présenté 
à Akbar en 1596, et que l'on conservoit dans la biblio- 
thèque impériale de Dehly. Un concours de circons- 
tances assez extraordinaires, dont je rendrai compte, 
l'a fait passer de cette bibliothèque dans la mienne, où 
je le garde comme le gage de l'amitié qui m'unissoit 
à un brave et savant officier, l'un des premiers fon- 
dateurs de l'académie de Calcutta. Au reste , on peut 
se former une idée de l'importance de VAyïn Ahbèry , 
par l'abrégé traduit sur une copie peu exacte et publié 
en anglais, à Calcutta, par M.Gladvvin, eu 1780 — G r 
U'wis petits volumes in-4", réimprimé a Londres, 



CATALOGUE. 4-9 

le même format et in-8°, 2 vol., et par les extraits, en 
caractères originaux, accompagnés de la traduction, 
qui sont répandus dans le cours des notes et additions 
que j'ai faites à la traduction française des deux premiers 
volumes des Recherches asiatiques , pag. 422. 

Les relations religieuses et politiques qui subsistent, 
depuis un temps immémorial entre l'Hindoustân et 
le pays de Kachemyr nous auroient peut-être déter- 
minés à faire une excursion jusque dans cette délicieuse 
contrée, nommée, avec raison, le paradis de THin- 
doustân ; mais les monumens que Bernier et Forster 
ont remarqués dans cette espèce de vallée sont si peu 
nombreux et surtout si peu imporlans! En outre, 
lancés une fois au-delà des limites de l'Hindoustân 
proprement dit , le moyen de résister au désir de faire 
d'autres excursions , dont le résultat eût été bien plus 
satisfaisant que celle que nous aurions entreprise à tra- 
vers les montagnes presque inaccessibles qui défendent 
l'entrée du Kachemyr. L'île de Ccylan, celles de Java 
et de Sumatra, le pays des Birmans, le royaume 
d'Ava, celui du Peygou, ont de grands droits , parles 
monumens qu'ils renferment et dont nous possédons 
de nombreux dessins, à l'attention des savans et des 
artistes. Nous ne renonçons pourtant pas à l'espoir 
d'en former un appendice à l'ouvrage que nous allons 
publier , et vers lequel nous devons aujourd'hui diri- 
ger exclusivement toute notre a t tenlion et tous nos soins; 
Il sera composé de cent cinquante planches, d'une 
carte géographique, en deux feuilles, format colom- 
bier , et d'environ G40 pages de texte; le tout dis* 
tribué en trois volumes in-4°, nom de Jésus, 



43o CATALOGUE. 

Le nom de M. Lapie , et ceux des deux géographes 
qu'il prend pour guides, répondent assez de l'exactitude 
de la carte, dont il veut bien également surveiller la 
gravure. 



FIN. 







UNIVERSITY OF CALIFORNIA LIBRARY 

Los Angeles 
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NO PHONE 



JAN 




RENEWALS 



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