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Full text of "XIIIe Congrès international de médecine, Paris, 1900: Paris-médical ..."

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42973. — PARIS, IMPRIMERIE LAHURE 
9, rue de Fleurus, 9 



^ XIII' CONGRÈS INTERNATIONAL DE MÉDECINE 



PARIS, ISOO 



PARIS-MÉDICAL 



ASSISTANCE ET ENSEIGNEMENT 



PARIS 

MASSON ET C", ÉDITEnUS 

LIBnAlHES DKÎL'ACADtJilE DE HÉUECIXE 




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INTRODUCTION 



Dans l'essor scientifique qui fera l'honneur du dix-neu- 
vième siècle, le groupe des Sciences biologiques est un de 
ceux dont les progrès ont été les plus rapides et les plus 
éclatants. Chaque jour la médecine voit s'étendre son 
champ d'action en même temps que s'accroissent ses 
devoirs, ses engagements et ses responsabilités. La science 
médicale a aujourd'hui un rôle difficile à remplir, celui 
de former des médecins par une instruction forte et disci- 
plinée, celui aussi de veiller à la conservation de la race 
et à son amélioration continue. Elle doit donc être non seu- 
lement éducatrice, mais aussi bienfaisante par l'assistance 
et protectrice par l'hygiène. De là, l'utilité d'une organi- 
sation aussi large qu'ordonnée, pour répondre à tant de 
besoins. 

Paris possède les plus grandes ressources à cet égard. 
Par ses centres d'enseignement, par la multiplicité de ses 
hôpitaux et de ses institutions d'assistance, il nous montre 
bien qu'à côté des très consolants résult^ats obtenus, 
d'autres progrès sont encore en pleine évolution, sembhibles 
à ceux d'un organisme qui se perfectionne chaque jour. 



Ti IXTRODL'CTION 

L'occasion nous a paru bonne et l'heure propice pour 
donner une idée d'ensemble de toutes ces grandes ques- 
tions, pour établir comme le bilan du Paris Médical 
en 1900. 

Nous n'aurions pu ni aborder, ni réaliser cette œuvre 
si le Conseil Municipal de Paris, toujours dévoué aux 
grandes entreprises scientifiques, ne nous avait donné 
son concours généreux. C'est à lui que revient tout 
l'honneur de ce livre. Nous le lui dédions avec reconnais- 
sance. 

M. le docteur Bureau, bibliothécaire de l'Académie de 
médecine de Paris, a bien voulu se charger de réunir les 
matériaux de cette publication, de leur donner un corps, 
et de faire ainsi une œuvre, qui, nous en sommes sûrs, 
sera très consultée. Qu'il nous permette de lui en expri- 
mer tous nos remerciements. 



Le Secrétaire général, 
A. Chauffard. 



Le Président du Congrès, 
Lai^ëlongue. 



ENSEIGNEMENT 



1 



.**^t' 



LÉGISLATION 



(Tout ce qui concerne l'enseignement de la médecine est du ressort 
du Ministère de l'instruction publique.) 



CONSEIL SUPÉRIEUR DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 

Le Conseil supérieur de rinsiruclion publique, présidé 
par le Ministre, donne son avis sur les programmes, méthodes 
d'enseignement, modes d'examens, règlements administratifs et 
disciplinaires relatifs aux écoles publiques, le tarif des droits 
d'inscription d'examen et de diplôme à percevoir dans les établis- 
sements d'enseignement supérieur, chargés de la collation des 
grades, ainsi que les conditions d'âge pour l'admission aux 
grades. 

Le Conseil statue en appel et en dernier ressort sur les juge- 
ments rendus par les Universités en matière contentieusc et 
disciplinaire. 

Il statue également en appel et en dernier ressort sur les 
jugements rendus par les universités lorsque ces jugements 
prononcent l'interdiction absolue d'enseigner contre un institu- 
teur public ou libre. 

Lorsqu'il s'agit: 1** delà révocation, du retrait d'emploi, de la 
suppression des professeurs de l'enseignement public, supérieui-, 
secondaire ou primaire, ou de la mutation pour emploi infé- 
rieur dts professeurs titulaires de l'enseignement public supé- 
rieur ; 2* de l'interdiction du droit d'enseigner ou de dirigcM- 
un établissement, prononcée contre un membre de rensoigno- 
inent public ou libre ; 3** de l'exclusion des étudiants de ren- 
seignement public ou libre de toutes les Académies ; la décision 



10 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

du Conseil supérieur doit élre prise aux deux tiers des suffrages. 

Le Conseil est composé comme suit : 

V De membres nommés par le Président de la République : 
MM. Bayet, directeur de renseignement primaire au Ministère 
de l'instruction publique; Bouchard, membre de l'Institut et de 
l'Académie de médecine ; Mme Dejean de la Bâtie, directrice 
de l'École normale de Fontenay-aux-Roses ; Esmein, professeur 
à la Faculté de droit ; Gréard, vice-recteur de l'Académie de 
Paris ; L. Liard, directeur de l'enseignement supérieur au Minis- 
tère de l'instruction publique ; M. Darlu, professeur à TÉcole 
normale a Sèvres; G. Perrol, directeur de l'École normale supé- 
rieure ; Rabier, directeur de l'enseignement secondaire. 

2** De membres élus: MM. E. Lavisse, Jules Girard, Faye, G. 
Larroumct, délégués de l'Institut ; Gaston Paris et Berlhelol, 
délégués du Collège de France; M. Gaudry, délégué du 
Muséum; Sabatier, délégué des Facultés de théologie protes- 
tante; Villey, Glasson, délégués des Facultés de droit; Brouardel, 
Abelous, délégués des Facultés de médecine; Darboux, Bichat, 
délégués des Facultés des sciences; A. Croiset, JuUian, délégués 
des Facultés des lettres ; M. Moissan, délégué de l'École de 
pharmacie; G. Boissier, VioUe, délégués de l'École normale 
supérieure; P. Mcyer, délégué de l'École des chartes; Barbier 
de Meynard, délégué de l'École des langues orientales vivantes ; 
Mercadier, délégué de l'École polytechnique ; G. Thomas, délé- 
gué de l'École des beaux-arts ; colonel Laussedat, délégué du 
Conservatoire des arts et métiers; P. Buquet, délégué de 
rÉcole centrale des arts et manufactures ; Risler, délégué de 
l'Institut agronomique; Clairin, Bernés, Belot, Chalamet, 
P. Mathieu, Mangin, Sîgwalt, Lhomme, Arrousez, Barthélémy, 
délégués des agrégés et licenciés des Lycées et Collèges ; 
MM. Comte, Devinai, Jost, Quenardel, Cuir, Fénard, délégués de 
l'enseignement primaire. 

3" De membres de l'enseignement libre nommés par le Pré- 



i:niye[rsités. il 

sident de la République : M. Boulnïy, directeur de TEcole libre 
des sciences politiques ; Mlle Mathilde Salomon, directrice de 
rÉcole Sévigné; MM. E. Girard, directeur d'institution secon- 
daire libre; Mas, en religion frère Exupérien, assistant du 
supérieur général de l'institut des frères des Écoles chrétiennes. 

UNIVERSITÉS 

• 

Organisation. — L'Université a été créée par décret impé- 
rial du 17 mars 1808. 

Réorganisée par le décret du 9 mars 1852, elle a été définiti- 
vement transformée par la nouvelle loi sur les Universités pro- 
mulguée le 10 juillet 1896. 

Les corps de Facultés institués par la loi du 28 avril 1895 
prennent le nom d'Universités. 

Le « Conseil général des Facultés v prend le nom de « Con- 
seil de rUniversité ». 

Le Conseil de l'Université est substitué au Conseil académique 
dans le jugement des afiaires contentieuses et disciplinaires 
relatives à l'enseignement supérieur public. 

A dater du 1*' janvier 1898, il sera fait recette, au budget de 
chaque université, des droits d'études, d'inscription, de biblio- 
thèque et de travaux pratiques acquittés par les étudiants con- 
formément aux règlements. 

Les ressources provenant de ces recettes ne pourront être 
affectées qu'aux objets suivants : dépenses des laboratoires, 
bibliothèques et collections, construction et entretien des bâti- 
ments, création de nouveaux enseignements, œuvres dans l'in- 
térêt des étudiants. 

Les droits d'examen, de certificat d'aptitude, de diplôme ou 
de visa acquittés par les aspirants aux grades et titres prévus 
par les lois, ainsi que les droits de dispenses et d'équivalence, 
continueront d'être perçus au profit du Trésor. 



li p.vris>mk!».'«:al — en<eii;ne^ie>'T. 



«•aMMMWMMMxaaMMtaa 



Les Universités «^uil aiiloriM't^s i tHivivr aux elraniiers «les 
tliploiues J'onb'e purviuenl -H^'ienliliijue. Ces «Jiploiues ae con- 
fèrent auouii des droits et priviI^^jiFS uttacfaés aux diplômes 
d'État, et. en aucun cas. ils ne [meuvent leur être déclares équi- 
valents. 

UJliVESSITfi BE PARS 

LUniversitê de Paris ct»inpiYud : 

Lu Faculté de theoK>iiie pi*t>le'-tante. lu Faculté de droit, ta 
Faculté de uunlecine. la Faculté des :H:ieuces* la Faculté des 
lettres. FFcole supérieure île ph;u*!nacie. et TÊcide préjviratoîre 
lie médecine et «le pharmacie de Reims. 

Le Conseil de rrni\>»riitc de Paris est compi»se comme suit : 

M>f. iiréartl. vîct»-recteur de rAcadémie: Albert Durand, socré- 
Liire de TAcadémie: SiiUitier. M» ne:xo«. Bonel-Maurv. de ki 
Faculté de théolojj:ie protestante: Glasstnu Géronliii, Lyon-Caen» 
de la Faculté de «Iroit: Bronanlel. Lannelon^ue. Potiiiu. de la 
F'aculté de nitHlivine; IXuboux. Tn>osl. Bi>nnicr. de k Faculté 
lies «sciences: A. Croiset, Laviss*». Petit de Julleville. de la Faculté 
des lettres ; Moiss«m et Gni^rnard. de FÉcoIe supérieure de 
pharmacie. 

Conseil académique. — H est institué au chcF-Ueude chaque 
Académie un Conseil académique. 

Le Conseil académique donne son avis sur les rej^lemenls 
relatifs aux collèges communaux, aux lycét^s et aux établisse- 
ments d'enseignement supérieur public; sur les budgets et 
comptes d'administration de ces établissements; sur toutes les 
(juostions d'administration et de discipline concernant ces 
mêmes établissements, qui lui sont renvoyées par le Ministre. 

Il adresse, chaque année, au Ministre, un rapport sur la situa- 
tion des établissements d'enseignement public, secondaire et 



UNIVERSITE DE PARIS. 13 

supérieur, et sur les améliorations qui peuvent y être intro- 
duites. 

II est saisi par le Ministre ou le recteur des alTaires conten- 
ticuses ou disciplinaires qui sont relatives à l'enseignement 
secondaire* ou supérieur, public ou libre; il les instruit et il 
prononce, sauf recours au Conseil supérieur, les décisions et les 
peines à appliquer. 

L'appel au Conseil supérieur d'une décision du Conseil aca- 
démique doit être fait dans le délai de quinze jours à partir de 
a notification qui en est donnée en la forme administrative. 
Cet appel est suspensif; toutefois, le Conseil académique pourra, 
dans tous les cas, ordonner l'exécution provisoire de ses déci- 
sions, nonobstant appel. 

Le Conseil académiiiae se compose comme suit : 

1** De membres désignés par leurs fonctions : 

M. le Ministre de l'instruction publique, président. 

M. Je vice-recteur de l'Académie, vice-président. 

MM- Évellin, Fringnet, Niewenglowskî, Ilemon, Bedorez, 
Jules Gautier, Laviéville, Meniez, Pouillot, Dauzat, Perié, Fer- 
rand, J. Payol, Doliveux, Lloubes, Pestelard, inspecteurs d'aca- 
démie. 

MM. Sabatier, Glasson, Brouardel, Darboux, Â. Croiset, 
doyens des cinq Facultés. 

MM. Guignard, directeur de l'École supérieure de pharmacie; 
Ilanrot, directeur de l'École préparatoire de médecine et de 
pharmacie de Reims. 

2^ De membres élus par leurs collègues : 

MM. Bonet-Maury, de la Faculté de théologie protestante; 
Gcrardin, de la Faculté de droit; Mathias Duval, de la Faculté 
de médecine; Bouty, de la Faculté des sciences; Boutroux, de 
la Faculté des lettres; Bouchardat, de l'École supérieure de 
pharmacie; Pozzi, de l'École préparatoire de médecine et 



a PAIUS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

pharmacie de Reims; Bertinet, Ducatel, Lanier, Brodiez, 
Desarnautz, Plion, professeurs des lycées et collèges. 

3** De membres nommés par le Ministre : 

MM. Kortz, proviseur du lycée Montaigne; Ilousselot, direc- 
teur du collège Rollin ; Cochery, sénateur, président du Conseil 
général du Loiret; Labiche, sénateur, président du Conseil 
général d'Eure-et-Loir; Grébauval, président du Conseil muni- 
cipal de Paris; Chovet, sénateur, maire de Compiègne. 

M. Albert Durand, secrétaire de l'Académie, est secrétaire du 
Conseil académique. 

EXERCICE DE LA MÉDECINE 

Loi du 30 novembre î&92. 

Titre I®'\ — Conditions de l'exercice de la médecine: 

Art. i*"*. — Nul ne peut exercer la médecine en France s'il n*cst 
muni d'un diplôme de docteur en médecine, délivré par le Gouverne- 
ment français, à la suite d*examens subis devant un établissement d'en- 
seignement supérieur médical de l'État (Facultés, Écoles de plein 
exercice et Écoles préparatoires réorganisées conformément aux règle- 
ments rendus après avis du Conseil supérieur de l'instruction pu- 
blique). 

Les inscriptions précédant les deux premiers examens probatoires 
})ourront être prises et les deux premiers examens subis dans une 
École préparatoire réorganisée comme il est dit ci-dessus. 

Titre IL — Conditions de l'exercice de la profession 

de dentiste. 

Art. 2. — Nul ne peut exercer la profession de dentiste s'il n*est 
muni d'un diplôme de docteur en médecine ou de chirurgien-dentiste. 
Le diplôme de chirurgien-dentiste sera délivré par le Gouvernement 
français à la suite d'études organisées suivant un règlement rendu 
après avis du Conseil supérieur de l'instruction publique, et d'examens 
subis devant un étaUissement d'enseignement supérieur médical de 
l'État. 



rNIVKIlSITE DE PAIUS. 15 

Titre III. — Conditions de l'exercice de la profession 

DE SAGE-FEMME. 

Art. 3. — Les sages-femmes ne peuvent pratiquer Tart des accou- 
chements que si elles sont munies d'un diplôme de i*** ou de 2^ classe, 
délivré par le Gouvernement français, à la suite d examens subis devant 
une Faculté de médecine, une École de plein exercice ou une École 
pre'paratoire de médecine et de pharmacie de l'État. 

Un arrêté pris après avis du Conseil supérieur de l'instruction pu- 
blique déterminera les conditions de scolarité et le programme appli- 
cable aux élèves sages-femmes. 

Les sages-femmes de 1** et de 2* classe continueront à exercer leur 
profession dans les conditions antérieures. 

Art. 4. — Il est interdit aux sages-femmes d'employer des instru- 
ments. Dans les cas d'accouchement laborieux, elles feront appeler un 
docteur en médecine ou un oflicier de santé. 

II leur est également interdit de prescrire des médicaments, sauf le 
i^as prévu par le décret du 23 juin 1873, et pai es décrets qui pour- 
raient être rendus dans les mêmes conditions, après avis de l'Académie 
de médecine. 

Les sages-femmes sont autorisées à pratiquer les vaccinations et les 
revaccinations antivarioliques. 

Titre IV. — Conditions communes a l'exercice de la médecine, 

DE l'art dentaire ET DE LA PROFESSION DE SAGE-FEMME. 

Art. 5. — Les médecins, les chirurgiens-dentistes et les sages- 
femmes diplômés à l'étranger, quelle que soit leur nationalité, ne pour- 
ront exercer leur profession en France qu'à la condition d'y avoir ob- 
tenu le diplôme de docteur en médecine, de dentiste ou de sage-fomme, 
<'l en se conformant aux dispositions prévues par les articles précé- 
dents. 

Dos dis{Xînses de scolarité et d'examens pourront être accordées par 
le ministre, conformément à un règlement délibéré en Gmseil supé- 
rieur de l'instruction publique. En aucun cas, les dispenses accordées 
pour l'obtention du doctorat ne pourront porter sur plus de trois 
♦'[ireuves. 

Art. 6. — Les internes des hôpitaux et hospices français, nommés 
au 'concours et munis de douze inscriptions, et les étudiants en méde- 



16 PARIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

cine dont la scolarité est terminée peuvent être autorisés à exercer la 
médecine, pendant une épidémie et à titre de remplaçants de docteurs 
en médecine ou d'officier de santé. 

Cette autorisation, délivrée par le préfet du département, est limitée 
à trois mois ; elle est renouvelable dans les mêmes conditions. 

Art. 7. — Les étudiants étrangers qui postulent, soit le diplôme 
de docteur en médecine visé à l'article i^^ de la présente loi, soit le 
diplôme de chirurgien-dentiste visé à l'article 2, et les élèves de natio- 
nalité étrangère qui postulent le diplôme de sage-femme de i*"* ou de 
2^ classe visé à l'article 3, sont soumis aux mêmes règles de scolarité 
et d'examens que les étudiants français. 

Toutefois il pourra être accordé, en vue de l'inscription dans les 
Facultés et Écoles de médecine, soit l'équivalence des diplômes ou 
certificats obtenus par eux h l'étranger, soit la dispense des grades 
franç;iis requis pour cette inscription, ainsi que des dispenses partielles 
de scolarité correspondant à la durée des études faites par eux a 
l'étranger. 

Art. 8. — Le grade de docteur en chirurgie est et demeure 
aboli. 

Art. 9. — Les docteurs en médecine, les chirurgiens-dentistes el 
les sages-femmes sont tenus, dans le mois qui suit leur établissement, 
de faire enregistrer, sans frais, leur titre à la préfecture ou sous-pré- 
fecture et au greffe du tribunal civil de leur arrondissement. 

Le fait de porter son domicile dans un autre département oblige à 
un nouvel enregistrement du titre dans le même délai. 

Ceux ou celles qui, n'exerçant plus depuis deux ans, veulent se livrer 
à l'exercice de leur profession, doivent faire enregistrer leur titre dans 
les mêmes conditions. 

11 est interdit d'exercer sous un pseudonyme les professions ci-dessus, 
sous les peines édictées à l'article 18. 

Art. 10. — Il est établi chaque année, dans les départements, par 
les soins des préfets et de l'autorité judiciaire, des listes distinctes 
portant les noms et prénoms, la résidence, la date et la provenance du 
diplôme des médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes visés par la 
présente loi. 

Ces listes sont affichées chaque année, dans le mois de janvier, dans 
toutes les communes du département. Des copies certifiées en sont 
transmises aux Ministres de l'intérieur, de l'instruction publique et de 
la justice. t7 



_ i_ 



UNIVERSITÉ DE PARIS. 17 

La statistique du personnel médical existant en France et aux colonies 
est dressée tous les ans par les soins du ministre de l'Intérieur. 

Art. 11. — L'article 2272 du Code civil est modifié ainsi qu'il 

'■■■ •* 

suit: 

a L'action des huissiers, pour le salaire des actes qu'ils signifient, 
et des commissions qu'ils exécutent ; 

« Celle des marchands, pour les marchandises qu'ils vendent aux 
{>articuliers non marchands ; 

« Celle des maîtres de pension, pour le prix de pension de leurs 
élèves; et des autres maîtres, pour le prix de l'apprentissage; 

c Celle des domestiques qui se louent à l'année, pour le paiement 
de leur s<ilaire, 

Se prescrivent par un an; 

« L'action des médecins, chirurgiens, chirurgiens-dentistes, sages- 
femmes et pharmaciens, pour leurs visites, opérations et médicaments, 
se prescrit par deux ans. » 

Art. 12. — L'article 2101 du Code civil, relatif aux privilèges 
généraux sur les meubles, est modifié ainsi qu'il suit dans son para- 
graphe o : 

« Les frais quelconques de la dernière maladie, quelle qu'en ait été 
la terminaison, concurremment entre ceux à qui ils sont dus. » 

Art. io. — A partir de l'application de la présente loi, les méde- 
cins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes, jouiront du droit de se 
constituer en associations syndicales, dans les conditions de la loi du 
21 mars 1884, pour la défense de leurs intérêts professionnels, k 
l'égard de toutes personnes autres (jue l'État, les départements et les 
('ommunes. 

Art. 1 4. — Les fonctions de médecins experts près les tribu- 
naux ne jMîuvent être remplies (jue par des docteurs en médecine 
français. 

Un règlement d'administration publique révisera les tarifs du décret 
du 18 juin 1811, en ce qui touche les honoraires, vacations, frais de 
transport et de séjour des médecins. 

Le même règlement déterminera les conditions suivant lesquelles 
pourra être conféré letilre d'expert devant les tribunaux. 

Art. 15. — Tout docteur, ofiicier de santé on saKO-IVinme est tenu 
de faire à l'autorité publique, son diagnostic ét^ibli, la déclaration des 
cas de maladies épidémiques tombées sous son observation et visées 
dans le paragraphe suivant. 

PAAl» MEDICAL. 2 



18 PAIUIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

V 

La liste des maladies épidëmiques, dont la divulgation n*engage pas 
le secret professionnel, sera dressée par arrêté du ministre de l'Inté- 
rieur, î^)rès avis de rAcadémie de médecine et du Comité consultatif 
d'hygiène publique de France. Le même arrêté fixera le mode des 
déclarations desdites maladies. 

TiTBE V. — Exercice illégal. — Pé.nalités. 

Art. 16. — Exerce illégalement la médecine: 

i° Toute personne qui, non munie d'un diplôme de docteur en ufHi- 
decine, d'officier de santé, de chirurgien-dentiste ou de sage-femme, 
ou n'étant pas dans les conditions stipulées aux articles 6, 29 et 52 do 
la présente loi, prend part, habituellement ou par une direction suivie, 
au traitement des maladies ou des affections chirurgicales ainsi qu'à la 
pratique de l'art dentaire ou des accouchements, sauf les cas d'urgence 
avérée; 

2® Tonte sage-femme qui sort des limites fixées pour l'exercice de 
sa profession par l'article 4 de la présente loi; 

5° Toute personne qui, munie d'un titre régulier, sort des attribu- 
tions que la loi lui confère, notamment en prêtant son concours aux 
personnes visées dans les paragraphes précédents, a l'effet de les sous- 
traire aux prescriptions de la présente loi. 

Les dispositions du paragraphe 1" du présent article ne peuvent 
s'a|)pliquer aux élèves en médecine qui agissent comme aides d'un 
doL'leup, ou que celui-ci place auprès de ses malades, ni aux gardes- 
malades, ni aux personnes qui, sans prendre le titre de chirurgien-den- 
tiste, opèrent accidentellement l'extraction des dents. 

Art. 17. — Les infractions prévues et punies par la présente loi 
seront poursuivies devant la juridiction correctionnelle. 

lui ce qui concerne spécialement l'exercice illégal de la médecine, 
de l'art dentaire ou de la pratique des accouchements, les médecins, 
les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les associations de méde- 
cins régulièrement constituées, les syndicats visés dans l'article 15, 
pourront en saisir les tribunaux par voie de citation directe, donnée 
dans les termes de l'article 182 du Code d'instruction criminelle, sans 
préjudice de la faculté de se porter, s'il y a lieu, partie civile dans toute 
poursuite de ces déHts intentée par le ministère public. 

Art. 18. — Quiconque exerce illégalement la médecine est "puni 
d'une amende de 100 à 500 francs, et, en cas de récidive, d'une 



rNIVKHSITE DE PAHIS. 19 

amende de 500 à 1000 francs, et d*un emprisonnement de six jours 
il six mois ou de Tune de ces deux peines seulement. 

L*exercice illëgal de Tart dentaire est puni d'une amende de 50 ù 
100 francs et, en cas de récidive, d'une amende de 100 à 500 francs. 

L'exercice illégal de l'art des accouchements est puni d'une amende 
de 50 à 100 francs et, en cas de récidive, d'une amende de 100 ù 
500 francs et d'un emprisonnement de six mois à un an ou de l'une 
de ces deux peines seulement. 

Art. 19. — L'exercice illégal de la médecine ou de l'art dentaire, 
avec usurpation du titre de docteur ou d'officier de santé', est puni 
d'une amende de 1000 à 2000 francs, et, en cas de récidive, d'une 
amende de 2000 à 5000 francs et d'un emprisonnement de six mois 
à un an ou de l'une de ces deux [)eines seulement. 

L*usurpalion du titre de dentiste sera punie d'une amende de 100 à 
500 francs et, en cas de récidive, d'une amende de 500 à 1000 francs 
et d'un emprisonnement de six jours à un mois, ou de l'une de ces 
deux peines seulement. 

L'usurpation du titre de sage-femme sera punie d'une amende de 
100 II 500 francs et, en cas de récidive, d'une amende de 500 à 
1000 francs et d'un emprisonnement de un mois à deux mois, ou de 
l'une de ces deux peines seulement. 

Art. 20. — Est considéré comme ayant usurpé le titre français de 
docteur en médecine quiconque, se livrant à l'exercice de la médecine, 
fait précéder ou suivre son nom du titre de docteur en médecine, sans 
en indiquer l'origine étrangère. Il sera puni d'une amende de fOO à 
200 francs. 

An. 21. — Le docteur en médecine ou l'olïjcier de santé qui n'au- 
rait pas fait la déclaration prescrite pnr l'article 15 sera puni d'une 
amende de 50 à 200 francs. 

Art. 22. — Quiconque exerce la méiiecine, l'art dentaire ou l'art 
des accouchements sans avoir fait enregistrer son diplôme dans les 
délais et conditions fixés à l'article 9 de la présente loi, est j)uni d'une 
amende de 25 à 100 francs. 

Art. 23. — Tout docteur en médecine est tenu de déférer aux 
réquisitions de la justice, sous les peines portées à l'article précé- 
dent. 

Art. 2i. — Il n'y a récidive qu'autant que l'a^^ent du délit relevé 
a été, dans les cinq ans qui précèdent ce délit, condanmé pour une 
infraction de qualification identique. 



!«> PARIS-MEhrCAL — ENSEIGISEME.M. 

Art. 25. — La »uspen!»ion lemporaire ou i*incapacité alisoiac de 
l'exercice de leur profession peuvent être prononcées par les cours et 
trihnnaux, acces!)oirenient à la peine principale, contre tout médecin, 
officier de santé, dentiste ou sage-femme, qui est condanmé : 

i^ A une peine afllictivc et infamante; 

2^ A une peine correctionnelle prononcée pour crime de faux, pour 
vol et escroquerie, pour crimes ou délits prévus parles articles 3i6. 
TilT, 35i, 552, 334 et 335 du Code pénal; 

3* A une peine correctionnelle prononcée par une cour d assises 
pour des faits qualifiés crimes par la loi. 

En cas de condamnation prononcée à l'étranger pour un des crimes 
et délits ci-dessus S{)éci0és, le coupable pourra également, à la requête 
du ministère public, être frappé par les tribunaux français de sus- 
pension tcrn()oraire ou d*incapacité absolue de Texercice de sa pro- 
fession. 

Les aspirants ou aspirantes aux diplômes de docteur en médecine, 
d'officiiT de santé, de chirurgien-dentiste et de sage-fenmie condamnés 
?i Tune des peines énumérées aux paragraphes 1 , 2 et 3 du présent 
article, peuvent être exclus des établissements d'enseignement supé- 
rieur. 

La peine de l'exclusion sera prononcée dans les conditions prévues 
par la loi du 27 février 1880. 

Kn aucun cas, les crimes et délits politiques ne pourront entraîner 
la suspension temporaire ou l'incapacité absolue d'exercer les profes- 
sions \is('t's au [irésont article, ni l'exclusion des établissements d'en- 
sci^ncnuiit médical. 

Art. 26. — L'exercice de leur profession par les personnes contre 
lcs(|uclics a été prononcée la suspension temporaire ou Tincapacito 
absolue, dans les conditions spécifiées à l'article précédent, tombe sous 
lo coup des articles 17, 18, il), 20 et 21 delà présente loi. 

Art. 27. — L'article 403 du (Iode pénal est applicable aux infrac- 
lions prévues par la présente loi. 

TiTnK VI. — Dispositions transitoires. 

Art. 28. — Les médecins et sages-femmes venus de l'étranger, auto- 
risés à cxtTcor leur profession avant l'application de la présente loi, 
continueront ù jouir de cette autorisation dans les conditions où elle 
knir n été donnée. 



IXIYERSITE DE PARIS. i>\ 

Arl. 29. — Les orilciers de santé rc^-us antérieurement à Tapplica- 
tion de la présente loi, et ceux reçus dans les conditions déterminées 
par Tarticle 51 ci-après, auront le droit d*exercer la médecine et l'art 
dentaire sur tout le territoire de la République. Ils seront soumis 
à toutes les obligations imposées par la loi aux docteurs en médecine. 

Art. 50. — Un règlement délibéré en Conseil supérieur de Tinstruc- 
tion publique déterminera les conditions dans lesquelles : 1° un oflicier 
de santé pourra obtenir le grade de docteur en médecine ; 2^ un den- 
tiste qui bénéficie des dispositions transitoires ci-après pourra obtenir 
le diplôme de chirurgien-dentiste. 

Art. 51. — Les élèves qui, au moment de Tapplication de la pré- 
sente loi, auront pris leur première inscription pour ToflSciat de santé, 
{K)urront continuer leurs études médicales et obtenir le diplôme d^offi- 
cier de santé. 

Art. 52. — Le droit d'exercer Fart dentaire est maintenu à tout 
dentiste justifiant qu'il est inscrit au rôle des patentes au 1^^ janvier 
1892. 

Les dentistes se trouvant dans les conditions indiquées au paragraphe 
précédent n'auront le droit de pratiquer Tanesthésie qu'avec l'assis- 
tance d'un docteur ou d'un officier de santé. 

Les dentistes qui contreriendront aox dispositions du paragraphe 
précédent tomberont sous le coup des peines portées au deuxième para- 
graphe de l'article 19. 

Art. 55. — Le droit de continuer l'exercice de leur profession est 
maintenu aux sages-femmes de 1^* et de 2° classe, reçues en vertu dot 
articles 50, 51 et 52 de la loi du 19 ventôse an XI ou des décrets et 
arrêtés ministériels ultérieurs. 

Art. 54. — La présente loi ne sera exécutoire qu'un an après sa 
promulgation. 

Art. 55. — Des règlements d'administration publique détermine- 
ront les conditions d'application de la présente loi h l'Algérie et aux 
colonies et fixeront les dispositions transitoires ou spéciales qu'il sera 
n/icessaire d'édicter et de maintenir. 

Un règlement délibéré en Conseil supérieur de l'instruction publique 
déterminera les épreuves qu'auront à subir, pour obtenir le titre de 
docteur, les jeunes gens des colonies françaises ayant suivi les cours 
d'une École de médecine existant dans une colonie. 

Art. 56. — Sont et demeurent abrogées, a partir du moment oîi la 
pi^ésenle loi sera exécutoire, les dispositions de la loi du 19 ventôse 



S2 PAIIIS-MKDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

an XI et généralement toutes les dispositions de lois et règlements con* 
serves à la présente loi. 

La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre 
des députés, sera exécutée comme loi de l'Étal. 



FACULTÉ DE PARIS. 

La Faculté de médecine de Paris, créée par «décret du 
17 mars 1808, succédait à rEcole de santé établie par décret du 
14 frimaire an III, qui remplaçait bien imparfaitement l'an- 
cienne Faculté de médecine supprimée on 1793 en même temps 
que le Collège de chirurgie. La médecine et la chirurgie étaient 
alors complètement séparées, ayant leur enseignement, leurs 
diplômes et leurs privilèges distincts. 

La Faculté de Paris, comme les autres Facultés françaises, 
délivre: 1° des diplômes de docteur en médecine, comprenant 
la médecine et la chirurgie ; 2"* des diplômes de chirurgien-den- 
tiste; 3° des diplômes de sages-femmes. 

Le Conseil de la Faculté se compose des professeurs titu- 
laires. Il délibère sur l'acceptation des dons et legs faits en fa- 
veur delà Faculté; sur l'emploi des revenus et produits des dons 
et legs ; sur le budget ordinaire de la Faculté ; sur l'exercice des 
actions en justice etsur toutes les questions qui lui sont renvoyées 
soit par le ministre, soit par le Conseil de l'Université. Il 
donne son avis sur les déclarations de vacances des chaires. 

Le Conseil se réunit sur la convocation du doyen. Le doyen 
est tenu de le convoquer sur la demande écrite du tiers des 
membres. La demande doit énoncer l'objet de la réunion. Le 
Conseil nomme son secrétaire et fait son règlement intérieur. 
Tout membre du Conseil a le droit d'émettre des vœux sur les 
questions qui se rattachent à l'ordreauquel appartient la Faculté. 
Los vœux sont remis en séance, par écrit, au président; il en 



FACULTE DE PARIS. iJ3 

est donné lecture, et, dans la séance suivante, le C^'^.seil décide 
s'il y a lieu de délibérer. Il est tenu procès- verbal des délibéra- 
tions du Conseil sur un registre coté et parafé par le doyen. Le 
recteur peut toujours obtenir eoiumunicalion et copie des 
procès- verbaux. 

L'Assemblée de la Faculté comprend les professeurs titu- 
laires, les agrégés chargés soit d'un enseignement rétribué sur 
les fonds du budget, soit de la direction des travaux pratiques, 
les chargés de cours et maîtres de conférences pourvus du 
grade de docteur. Elle délibère sur toutes les questions qui se 
rapportent à renseignement de la Faculté, notamment sur les 
programmes des cours et conférences, la distribution des ensei- 
gnements et les cours libres, et sur toutes les questions qui lui 
sont renvoyées par le ministre et par le Conseil général dos 
Facultés. Les chargés de cours et les maîtres de conférences, non 
pourvus du grade de docteur, assistent aux séances avec voix 
consultative. 

Le personnel d'enseignement dans les Facultés se compose : 
!*• du doyen; 2** de professeurs titulaires; S*" d'agrégés; 4"* de 
chefs des travaux pratiques; 5** de chefs de laboratoire; i)^ de 
chefs de clinique; 7** de prosecteurs; 8*" d'aides d'anatomie et 
9** de préparateurs. 

Le doyen placé à la tcte de chaque Faculté est nommé pour 
trois ans par le ministre ; il est pris généralement parmi les pro- 
fesseurs titulaires sur une double liste de deux candidats pré- 
sentée. Tune par l'assemblée de la Faculté, l'autre par le Conseil 
des Facultés. 

Le ministre désigne un des deux délégués de la Faculté au 
(k>n8eil de l'Université pour remplir les fonctions d'assesseur. 
L^asscsseur assiste, s'il y a lieu, le doyen dans l'exercice de ses 
fonctions. Il le supplée en cas d'absencp 



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FACULTE DE PARIS. 'r> 

Les agrégés sont nommés au concours. 

Nul ne peut être admis a concourir pour Taf^régation des 
Facultés s'il n'est Français ou naturalisé Français, âge de vingt- 
cinq ans accomplis et pourvu du diplôme de docteur en médecine. 

Les concours sont annoncés par un avis inséré au Journal 
officiel^ six mois au moins avant l'ouverture des épreuves. 

Le siège du concours est déterminé par le ministre. 

Les candidats se font inscrire au secrétariat des diverses Aca- 
démies deux mois au moins avant l'ouverture du concours et 
doivent déposer leur diplôme. Us y joignent un exposé de titres, 
indiquant leurs services et leurs travaux et un exemplaire de 
chacun des ouvrages ou mémoires qu'ils ont publiés. 

Les juges du concours d'agrégation sont désignés par le mi- 
nistre parmi les membres du Conseil supérieur de l'Instruction 
publique, les inspecteurs généraux de l'Enseignement supérieur, 
les professeurs et agrégés de la Faculté et parmi les membres 
de r Académie de médecine. 

Le nombre des juges pour chaque concours est de sept au 
moins et de neuf au plus, y compris le président. Les profes- 
seurs et agrégés de l'ordre des Facultés pour lesquelles le con- 
cours est ouvert sont toujours en majorité dans le jury. 

Le jugement rendu par le jury est soumis à la ratification du 
ministre. 

Chef des travaux anatomiques. — Le chef des travaux 
«inatomiques est nommé au concours pour une période de neuf 
ans. 

Il fait, pendant la saison d'hiver, un cours d'anatomie, après 
s'être concerté sur le sujet des leçons avec le professeur d'ana- 
tomie. 

Prosecteurs. — Les prosecteurs sont nommés à la suite 
«Fun concours ; ils doivent être aides d'anatomie. Les épreuves 



20 PAlilS-MEDICAL — E.^SEIGNE1IE^T. 

sont écrites, orales et pratiques. Le jury du concours se compose 
de juges de droit : le professeur d*anatomie, le professeur de 
physiologie, et de trois juges désignés par le sort parmi les 
professeurs de pathologie chirurgicale, de médecine opératoire, 
des cliniques chirurgicales et spéciales, et dliistologie, le chef 
des travaux anatomiques, et Tagrégé sous^recteur des travaux 
de médecine opératoire. 
Les prosecteurs secondent le chef des travaux anatomiques et 
guident les élèves dans leurs travaux de dissection; ils font des 
démonstrations d'anatomie d'après un programme arrêté par le 
chef des travaux. Us doivent remettre des pièces sèches des- 
tinées aux collections de la Faculté. 

La durée de leurs fonctions est de quatre années. 

MAgs d'anatomie. — Les aides d*anatomie sont recrutés 
parmi les élèves de la Faculté, français ou naturalises français. 
Tous les étudiants en médecine peuvent concourir. Les 
épreuves consistent en une épreuve écrite, une épreuve orale et 
une épreuve de dissection. Le jury se compose de juges de 
droit : le professeur' d'anatomie et le chef des travaux anato- 
miques, et de juges désignés par le sort, savoir : deux profes- 
seurs pris parmi les professeurs de clinique chirurgicale et 
ophtalmologique, de pathologie chirurgicale, d'opérations et 
appareils, de physiologie, un agrégé d'anatomie et de chirurgie. 

Les aides d'anatomie secondent les prosecteurs dans Tin- 
slniclion des élèves. Ils doivent exécuter des préparations an?i- 
torni(|ues. La durée de leurs fonctions est de trois années. 

Ils sont nommés au concours. 

Chefs de clinique. — L'institution des chefs de clinique 
date de 1813. Est admis à concourir pour l'emploi de chef de 
clinicpie tout docteur en médecine de nationalité française. 

Les fonctions (!e clief de clinique sont incompati hles avec 



FACULTÉ DE PARIS. 27 

celles (l'agrégé en exercice, de médecin ou de chirurgien des 
hôpitaux, de prosecteur ou d'aide d'anatomie. 

Les chefs de clinique nouvellement nommés sont attachés 
pour un an aux professeurs dont le service devient vacxmt, 
et le plus ancien de ces professeurs aie droit de choisir celui des 
chefs de clinique qu'il préfère. Ils peuvent être prorogés dans 
leurs fonctions d'année en année, mais la durée totale de leur 
exercice ne peut dépasser trois ans. 

Les chefs de clinique sont nommés par arrêté ministériel, 
après un concours ouvert chaque année a la Faculté de médecine. 

Les chefs de laboratoire et les préparateurs sont pré- 
sentés par les professeurs, directeurs des laboratoires, et pro- 
posés par le doyen au recteur de l'Académie; les chefs de 
lal)oratoire sont nommés par arrêté ministériel, les préparateurs 
par arrêté rectoral. Les chefs de laboratoire et les préparateurs 
sont nommés pour un an; ils sont prorogeables d'année en 
année. 



ÉTUDES MÉDICALES. 

Immatriculation. Étudiants réguliers. — En demandant 

son inmiatriculation, l'étudiant doit produire : P son acte de 
naissance; 2" s'il est mineur, le consentement de son tuteur; 
ù" un certificat de revaccination faite sous le contrôle de la 
Faculté de médecine; 4" le diplôme de bachelier de renseigne- 
ment secondaire classique (lettres, philosophie) délivré par la 
Faculté des lettres; .V le certificat d'études physiques, chimiques 
et naturelles, délivré par les Facultés des sciences. 

Immédiatement après son immatriculation, Félève reçoit 
gratuitement une carte d'étudiant. 

Cette carte ne vaut que pour une année : elle doit et riMen(Mi 



28 I»AR1S-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

velée au commencement de chaque année scolaire, contre la 
remise de la carte de Tannée précédente. 

Auditeurs bénévoles. — La Faculté peut également délivrer 
des cartes d'admission aux personnes qui désirent suivre, à titre 
d'auditeurs bénévoles, les conférences et exercices pratiques et 
les cours réservés aux seuls étudiants réguliers. 

Les personnes qui désirent obtenir ces cartes doivent con- 
signer par écrit sur un registre ouvert au secrétariat de la 
Faculté leurs nom, prénoms, profession et domicile, et indiquer 
les cours qu'elles se proposent de suivre. 

Les cartes d'auditeurs bénévoles ne sont valables que pour les 
cours, conférences et exercices pratiques qu'elles désignent. 
Elles diffèrent des cartes délivrées aux étudiants réguliers. 



DOCTORAT. 

Docteur en médecine. — Les études en vue du doctorat en 
médecine durent quatre années. Elles peuvent être faites : 

Pendant les trois premières années, dans une École prépara- 
toire de médecine et de pharmacie ; 

Pendant les quatre années, dans une Faculté de médecine, 
dans une Faculté mixte de médecine et de pharmacie ou dans 
une Ecole de plein exercice de médecine et de pharmacie. 

Inscriptions, — La première inscription est prise au début 
de l'année scolaire et avant le premier décembre. Le nombre des 
inscriptions pour le doctorat est de seize, représentant les quatre 
années d'études exigées. Ces inscriptions sont prises une a une 
tous les trois mois, pendant la première quinzaine de chaque 
trimestre. 

Pour, être admis à prendre les inscriptions trimestrielles, 
Tétudiant doit justifier de son assiduité aux cours et exercices 
obligatoires. 



FACULTE DE PAIUS. 20 

Les inscriptions ne sont délivrées qu'après raccomplissement 
des ti*avaux pratiques et du stage hospitalier. 

Examens. — Les étudiants, en vue du diplôme de docteur 
on médecine, ont à subir cinq examens. 

Les examens portent sur les matières suivantes : 

Premien^ examen : Anatomie, moins Tanatomie topographi- 
que. Épreuve pratique de dissection. 

Deuxième examen : Histologie, physiologie, y compris la 
physique et la chimie biologiques. 

Troisième examen : 1^* Partie : Médecine opératoire et 
anatomie topographique. Pathologie externe, accouchements, 
2** Partie : Pathologie générale, parasites, animaux, végétaux ; 
microbes. Pathologie interne ; épreuve pratique d'anatomie pa- 
thologique. 

Quatrième examen : Thérapeutique, hygiène, médecine 
légale, matière médicale, pharmacologie, avec les applications 
des sciences physiques et naturelles. 

Cinquième examen : l"' Partie : Clinique externe, clinique 
obstétricale. 2* Partie : Clinique interne. 

Époques des examens. [Nouveau régime.) — Le premier 
examen est subi entre la sixième et la huitième inscription ; le 
second entre la huitième et la dixième ; le troisième entre la 
treizième et la seizième ; le quatrième et le cinquième, après la 
seizième. 

Thèse. — Les formalités à remplir pour la soutenance de la 
thèse sont les suivantes : 

I. — Dépôt au secrétariat de la Faculté du manuscrit de la 
thèscy revêtu delà signature du président choisi par le candidat. 

Ce dépôt a pour but : 

1" De s'assurer si toutes les formalités ont été remplies dans 
la réduction de la thèse ; 



rjO PAliLS-HKlllCAL — ESSKIGSEIIEST. 



2^ U*t tummi'iire le ffiaiitiscrit au visa de II. le recteur qui 
Aimua le |ierifiiK d'iiuprimer. 

II. -*- Rfimiue au secrétariat de la Faculté de rengagement 
Ai' i'jffi|irifiieur de la thèse. Cet engagement doit contenir : 

1^ Ut nom du candidat à la thèse; 

2*' 1^ <late à laquelle riniprinieur s'engage à lÎTrer les exera- 
|>|iiin'H iuipriniCK. 

Le 4tan<lidat complétera cet engagement par une note signée 
|Kir lui cl renfennant : 

1* Le nom du président de la thèse; 

T l/indiration du sujet de la thèse; 

5" Le numéro de la <pjitUince à souche constatant le verse- 
ment du droit de consignation. 

l/engagement de rimprimeur doit être remis au plus tard le 
mardi qui suit la rx)nsignation. 

1^ mue en nàrie a lieu d9ns les quinze jours ou trois semai- 
nes qui suivent, mais toujours cinq jours au moins après la 
date, A laquelle rinq)rimeur s'engage à livrer les 180 exemplaires 
imprimés. 

III. — Avant le tirage définitif de la thèse, envoi au secréta- 
riat dt; la Faculté du premier Teuillet imprimé destiné à recevoir 
au recto : 

Liî litre Av, la thèse ; 

Les noms, prénoms, date et lieu de naissance du candidat, et 
au verso, la liste des professeurs et agrégés en exercice. 

Ce feuillel serait imniédiatemcnt renvoyé à l'imprimeur, s'il 
y avait lieu de le compléter ou de le modifier. 

IV. — Quatre jours avant la soutenance, dépôt des 180 exem- 
plaires de la thèse à lu Faculté, de deux à quatre heures de 
l'après-midi. 

Étrangers. — Les étudiants étrangers et les docteurs étran- 
gers qui recherchent le diplôme d'état français donnant le droit 



FACULTE DE PAUIS. 51 

(l'exercer la médecine, sont soumis aux mêmes formalités que 
celles imposées aux étudiants français. 

Diplôme universitaire. — Les étrangers qui ne recher- 
chent que le diplôme universitaire d'ordre purement scienti- 
fique sont soumis aux formalités ci-après : 

Les gradués des Universités étrangères qui nont pas en- 
core fait d^études médicales dans leur pays peuvent être im- 
matriculés en vertu d'une décision ministérielle leur accordant 
soit l'équivalence des titres ohtcnus par eux à l'étranger, soit la 
dispense de ces titres. Dans ce but, les étrangers adressent à 
M. le ministre de l'inslrucion publique une demande libellée 
sur papier timbré et accompagnée : a) des diplômes et certi- 
ficats originaux, traduits en français et dûment légalisés, éma- 
nant des Universités étrangères où ils ont étudié, et de toutes 
pièces de nature à établir la valeur et la durée de leurs études 
classiques ; b) d'un acte de naissance ou d'un titre officiel en 
tenant lieu, accompagné d'une traduction authentique. 

Les étudiants ayant commencé leurs études médicales à 
rétranger, doivent joindre à leur demande les certificats des 
Facultés de médecine où leurs études ont été faites. Ils peuvent 
obtenir une équivalence de scolarité médicale, ou, autrement 
dit, une dispense du temps d'études, qui se traduit par la con- 
cession cumulative d'un certain nombre d'inscriptions variant 
Miivant la durée et la nature des études médicales faites dans 
leur pays, mais la dispense des examens probatoires correspoii- 
danl aux inscriptions concédées ue^l jamais accordée. 

Docteurs étrangers, — ils joignent à l'appui de leur de- 
mande leur diplôme de docteur étranger, leur acte de naissance, 
ou le titre officiel en tenant lieu. 

Ils peuvent obtenir la dispense partielle ou totale des in- 
scriptions et la dispense partielle des exameiis exigés pour le 



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* ' • ', .v»*;m/;# ;*fWi/">' #1 /tijd#>. Durant les deux premières 

'• ^'' 'f'-'' ''Mil 'AUi\ïi\> aux senices généraux de 

>•'""- il /!.' ^\^ntt/tt^. J>ai,s la troisième année, les élèves 

#^• ' '».' h' ^ j/- /,r|;,rji un if iHjeslre aux services d aGCOUcheroent. 



• / ' . • ' r à 



FACULTE DB PARIS. 33 

Us doivent, en outre, accomplir une partie du stage de cette 
troisième année dans l'un des services spéciaux alTectés aux 
maladies de la peau et de la syphilis, aux maladies mentales > 
aux maladies des enfants, aux maladies des yeux, aux maladies 
des voies urinaires. 

Les élèves stagiaires sont répartis par groupe de vingt dans 
les services afTeetés à renseignement. Chacun des groupes de 
stagiaire sera composé d'élèves appartenant à une même année 
de stage. 

Pendant toute la durée de cet enseignement, l'élève est exercé 
individuellement l\ la recherche des signes des symptômes des 
maladies. Il devra prendre part personnellement à l'examen des 
malades. 

Les services affectés à renseignement pendant les deux pre- 
mières années de stage sont : 

1"* Les services de clinique générale de la Faculté de méde- 
cine ; 

2*" Des services pris parmi ceux qui sont dirigés par des mé- 
decins et chirurgiens attachés aux hôpitaux généraux. 

Les services affectés à l'enseignement pendant la troisième 
année sont : 

1* Les chaires d'accouchement et de clinique spéciale de la 
Faculté de médecine ; 

2** Des services pris parmi ceux qui sont consacrés aux accou- 
chements et aux spécialités dans les divers établissements hos- 
pitaliers. 

. Le directeur de TAssistimce publique désigne, dans les divers 
hôpitaux, les services dirigés par des médecins, chirurgiens et 
accoucheurs, qui, dans chaque hôpital, sont affectés à cet ensei- 
gnement. 

La répartition des élèves dans les cliniques de la Faculté et 
dans les services désignés par la Commission sera établie à la 
Faculté par son doyen. Au moment où leur nom sera appelé, les 

?ABt9->â)ICAL. 3 



34 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

élèves de troisième année de stage désigneront le service d'ac- 
couchement dans lequel ils désirent faire leur stage, ainsi que 
répoque de ce stage, puis le ou les services spéciaux qu'ils veu- 
lent suivre, et, pour le reste du temps, le ou les services géné- 
raux auxquels ils désirent être attachés. 

Les stagiaires de deuxième année seront, de préférence, ré- 
partis dans les hôpitaux du centre ; les stagiaires de première 
année dans les hôpitaux excentriques. La liste de répartition 
sera transmise au directeur de l'Assistance publique, qui déli- 
vrera les cartes d'entrée dans les hôpitaux aux élèves. 

Les élèves internes et externes des hôpitaux, qui, pendant la 
durée de leur service hospitalier, n'auraient pas été attachés à 
un service d'accouchement, devront faire un stage dans un de 
ces services, ou, s'ils le préfèrent, ils seront admis à accomplir 
un stage de deux mois à la clinique Baudclocque. (Décret du 
20 novembre 1893.) 

Les médecins, chirurgiens et accoucheurs qui désirent être 
chargés de l'enseignement des stagiaires adressent une demande 
au directeur de l'Assistjmcc publique. Une commission com- 
posée : pour la Faculté de médecine, de quatre membres, le 
doyen et trois professeurs délégués par la Faculté, et, pour l'As- 
sistance publique, de quatre membres : le directeur et trois 
membres du Conseil de surveillance, dont le représentant des 
médecins des hôpitiuix et le représentant des chirurgiens, 
dresse une liste de présentation comprenant pour chaque place 
deux noms, si cela est possible. 

Cette liste est adressée à M. le Ministre de l'instruction pu- 
blique, qui nomme les médecins, chirurgiens et accoucheurs 
chargés de ces cours. 

L'enseignement des stagiaires commence le i" décembre et 
finit le 15 juin. Les titulaires des cours sont nommés pour trois 
ans. Le professeur donne, à la Un du cours, des notes de travail 
de chaque élève. Ces notes sont transmises par les soins du 



FACULTÉ DE PARIS. 35 

directeur de TAssistance publique au doyen de la Faculté, pour 
être jointes au dossier de l'élève. 

Stage obstétrical. — Après la seizième inscription, cha- 
que étudiant en médecine est tenu de faire un stage dans une 
des cliniques obstétricales de la Faculté. 

Droits a. ACQurrrER pour le doctorat: 

16 inscriptions 760 Francs. 

7 examens 385 

Thèse 240 

Total 1385 Francs. 

Nombre de docteurs reçus pendant Tannée scolaire: 1898-99. 

Hommes : Français, 590 ; étrangers 62 . . . 652 
Femmes: Françaises, 2; étrangères 17. . . . 19 

Total 67Ï 

Nombre d'élèves inscrits au 1*' octobre 1899: 

Élèves docteurs: Hommes: Français. . 5446 Étrangers. 467 

Femmes : Françaises 26 Étrangères 100 

Total. . . . 3472 567 

Sages-femmes. — Les études en vue de l'obtention des di- 
plômes de sage-femme durent deux années. 

Elles sont théoriques et pratiques. 

La première année d'études pour le diplôme de 1*^ classe 
peut être faite dans une faculté, dans une école de plein exer- 
cice, dans une école préparatoire de médecine et de pharmacie 
ou dans une maternité. 

La seconde est nécessairement faite dans une faculté ou dans 
une école de plein exercice de médecine et de pharmacie. 



36 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

Les deux années d'études pour le diplôme de 2*^ classe peuvent 
être faites dans une faculté, dans une école de plein exercice, 
dans une école préparatoire de médecine et de pharmacie ou 
dans une maternité. 

Les aspirantes au diplôme do sage-femme subissent deux 
examens : 

Le premier n In fin de la première année ; il porte sur Fana- 
tomie, la physiologie et la pathologie élémentaire. 

Le second, à la fin de la deuxième année; il porte sur la 
théorie et la pratique des accouchements. 

Les élèves ajournées par les jurys des facultés ou par les jurys 
des écoles à la session de juillet-août sont admises à renouveler 
l'examen dans une session qui sera ouverte à cet effet à la fin du 
mois d'octobre suivant. 

A la suite de ce dernier examen, le diplôme est conféré, s'il 
V a lieu, dans les formes établies. 

Le premier examen des aspirantes au diplôme de 1 "* classe 
peut avoir lieu devant la faculté ou école où a été faite la pre- 
mière année d'études ; si cette année d'études a été faite dans 
une maternité, Texamen a lieu indiOTéremment devant une 
faculté, une écolo de plein exercice ou une école préparatoire de 
médecine ou de pharmacie. 

Le deuxième examen ne peut avoir lieu que devant rétablis- 
sement où a été faite la douxiènie année d'études. 

Les exaineus pour le dij lôinc de ^i^ classe ont lieu devant une 
faculté ou une école de ploin exercice, ou dans une école pré- 
paratoire de médecine et de pliarmncie. 

Lorsque les examens ont lieu de\anl une école, le jury est 
composé (le deux professeurs de l'école, présidés par un pro- 
fesseur ou un agrégé de faculté. 

Les aspirantes au diplôme de sage-fommese font inscriredans 
les facultés ou dans les écoles de médecine, du 1'*'" au 15 octo- 
bre de chaque année. 



FACULTÉ DE PARIS. 57 

Passi' ce délai, aucune inscription n'est admise. 

En se faisant inscrire dans une faculté, dans une c^^ole de 
médecine ou dans une maternité, les aspirantes au diplôme de 
sagiî-femme déposent les pièces suivantes : 

]** Un extrait de leur acte de naissance constatant qu'elles ont 
Tàgc requis par les règlements ; 

î2** Si elles sont mineures non mariées, l'autorisation de leur 
père ou tuteur; 

3** Si elles sont mariées et non séparées de corps, l'autorisa- 
tion de leur. mari et leur acte de mariage; 

4^ En cas de séparation de corps, l'extrait du jugement passé 
en force de chose jugée : • 

«V En cas de dissolution du mariage, l'acte de décès du mari 
ou l'acte constatant le divorce ; 

6* Un certificat de vaccine ; 

V Un certificat de bonne vie et mœurs; 

8" Un extrait du casier judiciaire ; 

9* Pour le diplôme de sage-femme de 1"" classe, le brevet de 
capacité élémentaire de l'enseignement primaire. 

Pour le diplôme de sage-femme de 2* classe, le certificat obte- 
nu à la suite de l'examen prévu par l'arrêté du 1" apût 1879. 

Les sages-femmes reçues à l'étranger devront subir les exa- 
mens prévus au présent décret. 

Elles pourront obtenir dispense partielle ou totale de la 
scolarité. 

Le présent décret recevra son effet à partir du 1" octobre 1893. 

Cependant les aspirantes au diplôme de sage-femme de 1'* 
classe qui ne seraient pas pourvues du brevet de capacité élé- 
mentaire de l'enseignement primaire pourront, pendant une 
période de trois années, du 1"" octobre 1893 au l"octobre 1896 
exclusivement, présenter le certificat obtenu h la suite de l'exa- 
men prévu par l'arrêté du l'*" août 1879. Les droits h acquitter 
pour le diplôme de sage-femme s'élèvent a 130 francs. 



38 PARIS-IKDICAL. — E.^SEIG!IEME3ST. 



Le nombre d'élères sages-femmes reçues pendant Tannée 
scolaire 1898-99 est de 78. 

Nombre d'élèves sages-femmes inscrites le i5 octobre 1899, 
76. 

Chimrgiens-dentistes. — Les études en vue du diplôme de 
chirurgien-dentiste ont une durée de trois ans. 

Les aspirants doivent produire» pour prendre leur première 
inscription, soit un diplôme de bachelier, soit le certificat 
d'études prévu par le décret du 30 juillet 1886, modifié par le 
décret du 23 juillet 1893, soit le certificat d'études primaires 
supérieures. 

Us subissent, après la douzième inscription, trois examens sur 
les matières suivantes : 

1*' examen. — Éléments d'anatomic et de physiologie; 
Anatomie et physiologie spéciale de la bouche ; 

2" examen, — Éléments de pathologie et de thérapeutique; 
Pathologie spéciale de la bouche ; 
Médicaments ; anesthésiques ; 

3' examen. - Clinique; affections dentaires et maladies qui 
• y sont liéos; opérations. 

Opérations préliminaires à la prothèse dentaire. 

Los oxaniens sont siiois au siège des facultés et écoles de 
médecine où renseignement dentaire est organisé, devant un 
jury de trois membres. 

Peuvent faire partie du jury des chirurgiens-dentistes et, par 
mesure transitoire, des dentistes désignés par le Ministre de 
Tinstnietion publique. 

Le jury est présidé par un professeur de la Faculté de méde* 
cine. 

Les dentistes inscrits au rôle des patentes du i" janvier 1892 
peuvent postuler le diplôme de chirurgien-dentiste, à la condi- 



FACULTE DE PAUIS. 3\) 

tion de subir les examens prévus par l'article 3 du présent 
décret. 

Les dentistes de nationalité française» inscrits à ce rôle anté- 
rieurement au V janvier 1889, sont dispensés en outre du 
premier examen 

Les dentistes pourvus, antérieurement au V^ novembre 1893, 
d'un diplôme délivré par Tune des écoles d'enseignement den* 
taire existant en France à la date du présent décret, peuvent 
postuler le diplôme de chirurgien-dentiste, à la seule condition 
de subir le deuxième examen. 

Les dentistes reçus à l'étranger et qui voudront exercer en 
France seront tenus de subir les examens prévus au présent 
décret. 

Ils pourront obtenir dispense partielle ou totale de la scola- 
rité, après avis du comité consultatif de renseignement 
public. 

Les droits à acquitter pour le diplôme de chirurgien-dentiste, 
s'élèvent à 150 francs. 

Nombre de dentistes reçus pendant Tannée scolaire 1898-99 : 

Hommes, 62; femmes, 6. 

Nombre d'élèves inscrits le 15 octobre 1899, 125. 

Il est peu de villes, en Europe, qui offrent autant de ressources 
que Paris aux étudiants soucieux de faire des études sérieuses 
et complètes. 

Ce résultat est dû à la multiplicité et à la variété des cours 
magistraux et conférences de' la Faculté ; aux travaux pratiques 
institués dans les laboratoires, annexés à ces cours; à Tenseigne* 
ment donné dans les hôpitaux et hospices, grâce à une entente 
entre le Conseil de surveillance de TAssistance publique et le 
Conseil de la Faculté, en vue du stage hospitalier, auxquels 
viennent s'ajouter les cours supérieurs du Collège de France, de 
l'école des Hautes-Études et du Muséum, diverses conférences 



40 PARIS-HÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

faites dans les asiles prisons, etc. Des laboratoires de recherches 
d*enseignement et des laboratoires de travaux pratiques sont 
annexés à presque toutes les chaires inagistrah's. 

Les premiers sont destinés aux recherches peraonnelies du 
professeur titulaire des chaires, et à Tinslruction des élèves qui 
y sont admis. 

Les autres, où se l'ont les travaux pratiques obligatoires, sont 
fréquentés par tous les élèves, selon les examens à passer. Ils 
sont ouverts également aux élèves et aux médecins étrangers. 

Les droits acquittés par les travailleurs admis dans ces labo- 
ratoires varient de 5() à 150 francs par trimestre, suivant les 
dépenses occasionnées par lesdits travaux. 

PERSONNEL DE LA FACULTÉ : 

MM. 
Doyen Brounrdel. 

Assesseur Potain. 

Secrétaire Pupin. 

PROreSSEURS : 

MM. 
Anatomie Farabeul. 

Physiologie Ricliet. 

Physique médicale Gariei. 

Chimie organique et chimie miné- 
rale Gautier. 

Histoire naturelle médicale . . niancliard. 

Pathologie et thérapeutique gé- 
nérales Bouchard. 

Pathologie médicale Debovc, Ilutincl. 

Pathologie chirurgicale , . . . Lannelongue. 

Anatomie pathologique .... Cornil. 

Histologie Mathias-Duval. 



t 



FACULTÉ DE PARIS. 41 

MM. 

Opérations et appareiU .... Berger. 

Pharmacologie et matière médi- 
cale Pouehel. 

Thérapeutique I^ndouzy. 

Hygiène Proust. 

Médecine légale Brouardel. 

Histoire de la médecine et de la 

chirurgie Brissaiid. 

Pathologie comparée et expéin- 

mentale Chanteinesse. 

Clinique médicale Potain, Jaccoud, Hayem, 

Diculafoy. 

Clinique chirurgicale Duplay, Le Dentu, Tillaux, 

Terrier. 

Clinique d'accouchement. . . . Pinard, Budin. 

Maladies des enfants Grancher. 

Pathologie mentale et maladies 

de V encéphale Joffroy. 

Maladies cutanées et syphili- 
tiques Fournier. 

Maladies du système nei*veux. . Raymond. 

Maladies des voies ur inaires . . Guyon. 

Ophtalmologie Panas. 

AGRÉGÉS EN ÈXERaCE. 

MM. Achard, Albarran, André, Bonnaire, Aug. Broca, 
André Broca, Charrin, Chassevant, Delbel, Desgrez, Dupré, 
Faure, Gaucher, Gilles de la Tourelle, Harlmann, Ileim, Lan- 
glois, Launois, Legueu, Lejars, Lepage, Marfan, Mauclaire, 
Ménétrier, Mery, Remy, Roger, Sébileau, Teissier, Thiéry, Thi- 
roloix, Thoinol, Vaquez, Vamier, Wallichf Walther, Widal, 
Wurti. 



42 PARIS-MKDICAL. — ENSEIGNEMENT. 



AGREGES IIORES. 

MM. B. Anger, Ballet, Bar, Blum, G. Bouchardat, Bouilly. 
Brun, Bucquoy, Campenon, ChaufTard, Cruveilhier, Dcjerine, 
De Lancssan, Delcns, De Scyncs, Duchaussoy, Duguct, Empis, 
Fauconnier, Ternct, Gilbert, Glcy, Grimaui, Guebhard, Gué- 
niot, Ilnllopeau, Ilanriot, Ilérard, Uumbert, Jalaguier, Kirmis- 
son, Labbé (Léon), Lancereaux, Lécorché, Letulle, Lutz, Marie, 
Maygrier, Monod, Naquet, Nélaton, Netter, Orfila, Périer, Pey- 
rot, Poirier, Polaillon, Pozzi, Quénu, Reclus, Piemy, Rendu, 
Réitérer, Reynier, Ribemont-Dcssaignes, Richelot, Ricard, 
Rigal, Alb. Robin, Schwartz, Marc Sée, Segond père, P. Segond, 
Troisier, Tuffier, Yiliejean, Weiss. 

L'anatomie est enseignée dans une chaire qui comprenait 
la physiologie. 

Créée par décret du 14 frimaire an III, supprimée en 1822, 
elle a été rétablie par ordonnance du 2 février 1825 avec l'ana- 
tomie seulement. 

L'enseignement comprend : un cours magistral fait par 
M. Farabeuf, professeur, pendant le semestre d'hiver, (rois fois 
par semaine, dans le grand umphilhéàlre de la Faculté. 

De plus, des conférences d'anatomie sont faites, trois fois par 
semaine, à TEcole pi atique par le chef des travaux anatomiques, 
M. Rieffel. 

Les dissections ont lieu à FÉcole pratique sous la direction 
du même chef, tous les jours, dans huit pavillons, pouvant con- 
tenir chacun quatre-vingt-dix élèves. 

L'enseignement est donné dans chaque pavillon par un pro- 
seclcur qui fait trois leçons par semaine et trois aides d'ana* 
tomie qui font chacun une leçon. En première année ces leçons 
portent sur l'ostéologie, Farthrologie, la myologie, Tangéiologie 



FACULTE DE PARIS. 43 

et les rapports des principaux viscères du thorax et de Tabilo- 
men et les régions. t]n seconde année de dissection, les prosec- 
teurs et les aides d'anatomie enseignent la névrologie et la 
splanclmologie (au point de vue topograpliique), Thistologie. 

L'enseignement de Tanatoniie à l'École pratique de la l'acidtê 
est de tout premier ordre. L'émulation qui résulte des concours 
successifs des moniteurs, de Tadjuvatetduprosectorat: la néces- 
sité, pour les élèves qui veulent poursuivre leurs études, d'en- 
seigner de bonne heure en même temps qu'ils sont enseignés, 
tout concourt à lèin* donner une instruction solide et complèle, 
et en fait des anatomistes et des chirurgiens bien préparcs pour 
l'agrégiition. 

Il suffira, pour justifier cette appréciation, de citer les noms 
des chirurgiens et des anatomistes français qui sont sortis de 
l'École pratique depuis sa création : MM. Roux, Majoiin (Jean- 
Nicolas), Béclard (P.-Aug.), Cioquet (Jules), Cruveilhier, Rayer, 
Bourgery, Bouvier, Bouillaud, Andral, Blandin, Velpeau, Robert, 
Huguier, Gerdy, Chassaignac, Jarjavay« Malgaigne, Jobert (de 
Lamballe), Laugier, Denonvilliers, Nélaton,Demarquay, Giraldès, 
Voilleraier, Follin, Broca, Sappey, Verncuil, etc. 

L'amphithéâtre d'anatomie ou amphithéâtre de Clamart 

(17, rue du Fer-à-Moulin) a été spécialement créé pour les 
élèves de l'Assistance publique, internes et externes. Sur une 
demande de la Faculté et après avis conforme du Conseil de 
surveillance approuvé par le Préfet de la Seine, un arrêté du 
24 juillet 1895 a autorisé Tadmission d'un certain nombre 
d'élèves de la Faculté de médecine à cet amphithéâtre. Deux 
aides d'anatomie et un répétiteur sont attacliés à cet amphi- 
théâtre. 

Les cours ont lieu tous les jours. 1° le cours d'anatomie 
topographique est fait par M. Quénu, directeur de Tamphi- 
théâtre ; 2"* le cours de physiologie, par H. Robineau ; 3*' le 



44 PARIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

cours d'anatomie descriptive, par M. N...; 4° le cours d'histo- 
logie, par M. Macaigne. 

Le musée d'anatomie normale et pathologique renferme de 
nombreuses pièces, préparées par les concurrents pour le pro- 
sectorat. Conservateur du musée : M. Landel. 

• 

Il faut de plus mentionner un cours d'anatomic générale fait 
par M. Ranvier au Collège de France, le cours d'embryogénie de 
M. llenneguy au même Collège, le cours d'anatomie comparée 
fait au Muséum par M. Filhol, le cours d'anthropologie de 
M. llamy, aussi au Muséum, et un cours d'anthropologie fait à 
rilùtcl de Ville par M. Verneau, dans la série des cours populaires 
d'enseignement récemment créés par le Conseil municipal. 

Physiologie. — La chaire de physiologie a été créée par 
ordonnance du 2 février 1823. Le titulaire actuel est M. Charles 
Richet. Le cours magistral a iieu pendant le semestre d^hiver, 
trois fois par semaine dans le grand amphithéâtre de TÉcole 
pratique. 

M. Charles Richet passe en revue dans chaque semestre la 
physiologie presque tout entière, en n*insistant que sur les 
éléments, pour rendre la science physiologique accessible h 
tous les étudiants. Il s'efforce de montrer par de nombreux 
exemples que la médecine et la chirurgie ont leur base dans les 
sciences expérimentales, anatomie et physiologie, et que nul ne 
peut être vraiment médecin s'il n'est tant soit peu physiologiste. 
Les lois de l'organisme malade ne se comprennent que si Ton 
connait bien les lois de l'organisme sain. 

Pendant le semestre d'été, des conférences de physiologie 
sont faites par M. Langlois, trois fois par semaine, dans le grand 
amphithéâtre de l'École pratique. 

Le laboratoire de recherches a pour chef M. Langlois, pour 
chef adjoint M. Ilcricourl. 



FACULTÉ DE PARIS. 45 

Les travaux pratiques ont pour directeur M. Labordc qui fait 
un cours deux fois par semaine, pendant le semestre d'été, pour 
les élèves de deuxième année et le pn^parateur M. Camus en 
fait un trois fois par semaine pour les élèves de première année. 

M. Laborde, lors de la création des travaux pratiques de 
physiologie, a inauguré un enseignement de la physiologie à 
Taide de démonstrations. Les détails de ses leçons sont appuyés 
d'expériences, grâce à des appareils, instruments et projections. 

La physiologie est encore enseignée au Collège de France par 
M. d'Arsonval, qui a fait son cours cette année sur les lois de 
rirritabilité, et par M. Marey, titulaire d'un cours d'histoire 
naturelle des corps organisés. M. Marey a pour suppléant M. Fran- 
çois-Franck, qui a pris pour sujet de ses leçons : l'Expression 
des émotions à l'état normal et pathologique ; enfin, par un cours 
fait par M. Soury à l'Écolo des hautes-études, qui étudie au point 
de vue des doctrines les centres corticaux de la sensibilité 
spéciale, théorie actuelle des neuromcs. Il faut encore citer le 
cours de physiologie générale fait au Muséum par M. Gréhant, 
et celui de biologie, fait a l'Hôtel de Ville par M. Retterer, agrégé 
de la Faculté de médecine. 

Physique médicale . — La chaire magistrale de physique 
médicale a élé créée par ordonnance du 2 février 1825.' 

L'enseignement comprend • 

i^ Un cours magistral Hiil par le professeur, M. Gariel, pen- 
dant le semestre d'hiver, trois fois par semaine, dans l'amphi- 
théâtre de physique et de chimie à la Faculté ; 

2** \^i\ laboratoire de recherches ; 

3^ Des travaux pratiques de physique biologique ont lieu sous 
la direction de M. Weiss, agrégé, chef des travaux, deux fois par 
semaine à l'École pratique, pendant le semestre d'hiver et trois 
fois pendant le semestre d'été. Des conférences de physique bio- 



M' }n h-ïlJ::rL — I^riZLÎ^HiM 



<■««•••*•**>•■«■< 






ChiiDie organique et clnmîe ■mirale. — La ckûrv on- 

*/ïArA*t 4*1 é'\iïïii\*t a ^té <THAe («ar <k<rei da 10 dpcemlre 1853, 
Ff^yf' '^Neijr, M. Arcfi^fod Gautier; cour^ iiu^>lnl trois fois par 
M^ffi'aîii^ \t*'.tA'MA \*t iï4fffi«f4re dVfié, j iamphitliêàtre de physique 
H d«f iU'ituitt du ia Faculté. 

||4^ lAiii^^ Aii^ i:ipu(î:rew:es de chiiDÎe biologique soot faites trois 
toi*: \tiir *^*umui% dan» le même amphithéâtre, par M. Desgrez, 
'à\ifi'*\ti* |Kfid;irit le t>eniestn» dliiver. 

VaïUu h*^ travaux pratiques de chimie biologique ont lieu sous 
Va iWntvXuni de M. ibnriot, chef des traTaux, trois fois par 
M'irmiftc toute l'année à TÉcolc pratique. 

l/histoire naturelle médicale, chaire ma<;istrale créée par 
i\hvi*i du W friinairc an III, professeur M. R. Blanchard, 
i'hI eiiMti^née pendant le semestre d'été, trois fois par semaine. 
{\i*. roiiiK u lieu ù Tamphithéàlre et. le plus ordinairement, au 
lalionihiins en niison des démonstrations qui accompagnent la 
|)ln|)iirt dcH ler(»nH. Le laboratoire de parasitologie est situé à 
rKnili' priilique de lu Faculté de médecine, 15, rue de TÉcole- 
ili'-Mnlrcine; il comprend une colleclion très importante de 
puruMilcH d(^ riionnne et des animaux, de plantes vénéneuses, 
d'aiiiniaux \cninieux. CVst également au laboratoire qu*ont lieu 
on hiver, trois fois par semaine, les exercices pratiques obliga- 
loiroH do |)arasitologie. Chef des travaux pratiques : M. le D' G. 
(iuiart. Préparateurs : MM. M. liorreK Em. Brumpt et M.Neveu- 
leuiaire. 

la pathologie et la thérapeutique générale sont repré- 

coulées |vu* une chaire magisti*ide créée en 1831. Le professeur. 



FACULTE DE PARIS. 47 

H. Bouchard, fait son cours pendant le semestre d'été, trois fois 
par semaine, dans le petit amphithéàlre de la Faculté. II a 
successivement enseigné les maladies par ralentissement de la 
nutrition, les maladies infectieuses, les microbes pathogènes, 
es auto-intoxications, etc. Toutes ces leçons ont été publiées. 
Un laboratoire de recherches est annexé à la chaire. Chef du labo- 
ratoire: M. Claude. 

La pathologie médicale est enseignée dans deux chaires 
magistrales. 

La première chaire (M. Debove, professeur), créée par décret 
du 14 frimaire an III, supprimée par ordonnance du 21 novem- 
bre 1822, a été rétablie par ordonnance du 2 février 1823. Ce 
cours a lieu pendant le semestre d'hiver, trois fois par semaine, 
dans le grand amphithéâtre de la Faculté. 

La deuxième chaire (M. Hutinel, professeur) a été créée par 
ordonnance du 2 février 1823. Les leçons ont lieu pendant le 
semestre d'été, trois fois par semaine, dans le même amphi 
théâtre. 

Des conférences de pathologie générale élémentaire, faites 
par M. Achard, agrégé, ont lieu trois fois par semaine, pendant 
le semestre d'hiver, dans le petit amphithéâtre de la Faculté; et 
des conférences de pathologie médicale, par M. Roger, agrégé, 
sont faites trois fois |)ar semaine dans le même amphithéâti*e, 
pendant le semestre d'hiver. 

Pathologie chirurgicale. — La première chaire magistrale 
de pathologie externe a été créée par décret du 14 frimaire 
an III, et transformée en ch«'^ire de clinique des maladies des 
voies urinaires en 1890. — Une deuxième chaire magistrale 
a été créée par ordonnance du 2 février 1823, elle a pour 
titulaire actuel M. Lannelonguc, i;ui fait son cours pendant le 
semestre d'hiver, trois fois par semaine, dans le laboratoire de 



^ PARrs-mlftlCAL.-ESSErfiSHEJT. 



J^^^J^^f^^^ ^ .. »» m m^ é Ê.u ^ , ti * nm mm * t ^ ■ i<«»t«i ■■ 



^holojrift thirwsn^Me à l'É«ol« pratique. Son «wn 
4^ r^m mn^-e. » ét« «vnswrré à b chirurgie «TorgMite- De pi». 
rf« /;/,»/^r^^« *«nt f Kakineot Élites, trois fob p« aemanie. 
ihm If jfrarKl amphilhéAtre de b Faculté, par M. Lejars, agrège. 

' al- — .2 ^ ^«»«%k;4kMfva»^ 1^ 




iliin /!wr/i ampUmentnire, dans le même am| 
li.lK.ra»oif c a p«or fbef M. Achard, agrégé. 

Kiififi. d«* «;onféren<;«s sont faites par M. FaiTre. trois fois 
,«r »'»mm, 'l«ns le petit amphithéàlre de la Faculté, et par 
M- OiK-nii. h Cor.liiri. pour les élèves stagiaire». 

Lanalomie pathologique est enseignée : 1* dans une chaire 
,„HKi*(ial.-. suito d'iHi legs de Dupnytrcn à la Faculté; la chaire 
n ,'.(.'■ cn'-.'c rn IH'»». U traitement du professeur, une fois pre- 
|i.v/- Mir \^^ revenu provenant du legs, le reste a été affecté à la 
foiKlnlion <lu muHéo «lui porte le nom du légataire. Le titulaire 
HctuiO .1.. la cliHir.- oHl M. Cornil, (|ui fait son cours pendant le 
M.m<<i.lro d'Iiivi-r. deux U* par semaine, au petit amphithéàlre 
,!,. la Kanillô. H une fois A l'f>olc pratique. De plus, les Ira- 
,.„«,r /»•«/.</«<•« f/'«mi/o'niVprt'/«o/of/i9Me ont lieu sous la direc- 
li.Mi do M. Hranll. tlu'f de^ travaux, tous les jours et toute l'an- 
,„■.„. dan. io« wdi.«i d.« rftoolo pratique. Cet enseignement 
p,,„i,,,u, M ol.liunt.mc |»our tous les élèves. Pendant le semestre 
dol.\ do» .oH/i'r.'H.f.x d'anntoniie pathologique sont faites par 
M. M<M>. tiois lois \m soniaino. dans le laboratoire des travaux 
,»,',diM«OHd'anatonùo ptliologique et d'autres con/iTencea son 
frtilOH |wr M. lo pn>IVsso«r t'.ornil à ril.\tel-nieu. 

1 pix»lVsM «r« diNiso les locaux de son lalwratoirc de façon à 
X oivei un o«MMtf«e«.o«t pnUique de la Ivielèriologie, dont les 
i,Xon« ont Ole ftolov ,vu- MM. Olwnlemosso. Witfal. et en ce 
»noo», ut jvu M. IV»;»n\v«. I»i««> «»>'^ ««">' l«r«»«' ''" »«»»«»«'«• 
M i;,MoK«dt fMt «u>M dos ,^Hn•s j^rtiouUers d'histoh^ie palho- 

U\ji«.p\o 



FACULTE DE PARIS. 49 

L'Histologie est représentée par une chaire magistrale créée 
par décret du 19 avril 1862. Charles Robin, le promoteur de 
l'enseignement de l'histologie en France, a occupé cette chaire 
depuis sa fondation en 1862, jusqu'en 1885, date de sa mort, 
et l'on se rappelle encore toutes les difficultés rencontrées par 
Robin dans son enseignement et l'organisation de son labora- 
toire d'où sont sortis cependant des travaux originaux d'une 
grande importance. Outre son labeur considérable personnel, 
Robin a formé les premiers élèves qui se soient occupés d'his- 
tologie à la Faculté de Paris et plusieurs sont devenus des maî- 
tres. 

Le titulaire actuel est M. Mathias Duval. 

L'enseignement comprend : un cours magistral, fait par le 
professeur pendant le semestre d'hiver, trois fois par semaine, 
dans le grand amphithéâtre de la Faculté, et des conférences 
faites par M. Launois, agrégé, trois fois par semaine, pendant 
le semestre d'été, dans le petit amphithéâtre. 

Les travaux pratiques ont lieu tous les jours à TÉcole pratique 
sous la direction de M. Retterer, agrégé, chef des travaux. 

Les opérations et appareils, ou médecine opératoire. L'en- 
seignement de la médecine opératoire comprend les cours sui- 
vants : 1* Enseignement théorique, cours magistral, chaire créée 
par décret du 14 frimaire an 111. Le titulaire, M. Berger, pro- 
fesseur, fait son cours, pendant le semestre d'été, dans le grand 
amphithéâtre de l'École pratique, trois fois par semaine. Cours 
élémentaire, par M. Hartmann, agrégé, pendant le semestre 
d'été, tous les jours à l'École pratique. 2' Enseignement pra- 
tique : Travaux obligatoires : Cours et exercices pratiques sur 
les ligatures, amputations et désarticulations. 5*^ Travaux facul- 
tatifs : Cours et exercices pratiques par séries limitées d'élèves, 
en dix leçons faites sur des sujets variés de médecine opératoire 
spéciale. 

PAMJS-aÉOlCAL, 4 



è2 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

pratiques faites au laboratoire de toxicologie (installé dans le 
bâtiment de la Préfecture de police) par MM. Descoust et Vibert 



Histoire de la médecine et de la chirurgie : L'ancienne 
Faculté de médecine, supprimée en 1793, et ensuite la nouvelle 
Faculté avaient une chaire d'histoire de la médecine, mais celle-ci 
avait été définitivement supprimée en 1822. A plusieurs reprises 
la Faculté demanda, sans succès, le rétablissement de cet ensei- 
gnement; mais, en 1869, un ancien maître des requêtes au Con- 
seil d'Etat, M. Salmon de Champotran, laissa par testament à 
l'État une somme de 150 000 francs pour la fondation d'une 
chaire d'histoire de la médecine. Le testament émettait le vœu 
que le choix de la Faculté se portât sur son médecin, le D'Cusco, 
agrégé. Cusco déclina cet honneur en faveur de son nmi,rérudit 
Daremberg, qui, depuis 1 864, était chargé d'un cours complémen- 
taire de l'histoire de la médecine du Collette de France. Un dé- 
cret du 9 mars 1870 rétablit ainsi la chaire de médecine et, le 
2 mai, un autre décret nommait Daremberg professeur. Ce 
n'était que justice: le nouveau titulaire, dont le l.ibeur est con- 
sidérable, était, sans conteste, en Europe, l'un des plus savants et 
plus distingués historiens de la médecine. 

Le professeur actuel est M, Brissaud ; son cours a lieu trois 
fois par semaine pendant le semestre d'hiver, dans le petit am- 
phithéâtre de la Faculté. 

La Pathologie expérimentale et comparée a une chaire 

magistrale, créée par décret du 30 janvier 1869, en remplace- 
ment de la chaire de médecine comparée, vacante depuis la mort 
de Rayer, le seul titulaire de cette chaire. 

La pathologie cxpérimenlale et comparée, professeur ; M. Chan- 
temesse, est enseignée pendant le semestre d'hiver, trois fois 
par semaine, à rauq)hithéutre du laboratoire de la chaire, à 
l'École pratique. 



FACULTE D^ PARIS. 53 

. Clinique médicale. — L'enseignement clinique, c'est-à-dire 
renseignement fait au lit des malades, est une innovation fran- 
çaise qui fait grand honneur à notre pays. 

Cet enseignement a été inauguré à l'instigation de Desault, 
suivant décret du 1 4 frimaire an III, par une chaire de clinique 
interne à Thôpital de la Charité (alors Hospice de l'Unité) avec 
Coi'visart comme professeur, et par une chaire de clinique 
externe à rilôtel-IHeu (alors Hospice de riliimanité) avec Desault 
comme professeur. Il existe aujourd'hui quatre chaires magis- 
trales de clinique médicale : à la Charité, professeur : M.Potain; 
à l'hôpital de la Pitié, professeur: M. Jaccoud; à l'hôpital Saint- 
Antoine, professeur: M. llayem ; à l'Hôtcl-Dieu, professeur: 
M. Dieulafoy. L'amphithéàlre de Corvisart existe encore, ainsi 
que les anciennes salles de malades que visitait chaque jour ce 
célèbre médecin. 

L'enseignement de chaque chaire de clinique comprend : 
1° un cours permanent de clinique ; 2** des travaux de labo* 
ratoire. 

Un chef do clinique et un chef de clinique adjoint sont atta- 
chés à chacune des chaires et un laboratoire est annexé à chaque 
clinique. Toutefois, le chef de chnique, en cas de permutation 
reste à la clinique où il a été nommé, tandis que le chef de labo^ 
ratoire suit le professeur. 

Indépendamment des cours magistraux, des cours annexes de 
clinique médicale, faits par des agrégés de la Faculté, ont lieu 
dans les hôpitaux et enfin des conférences au lit des malades et 
des leçons dans les amphithéâtres, organisées par l'administra- 
tion de l'Assistance publique, ont lieu aussi dans les hôpi* 
taux, depuis la création du stage hospitalier obligatoire pour 
tous les étudiants. Des laboratoires dépendant de l'Assistance 
publique et subventionnés par le Conseil municipal sont annexés 
à la plupart des services de médecine et de chirurgie. 



5i PARIS-NEDICAL. —ENSEIGNEMENT. 

La première chaire de clinique médicale créée par décret 

du 14 frimaire an III ii Thôpital de la Charité a été transférée, en 
1824, à niôtel-Dieu, où elle se trouve encore aujourd'hui. Le 
titulaire actuel est M. Dieulafoy, qui fait son cours deux fois par 
semaine à Tamphithéàtre Trousseau. Le chef de clinique, M. Kahn, 
et le chef de clinique adjoint, M. Apert, font des leçons de séméio- 
logie deux fois par semaine. L'enseignement au laboratoire, 
divisé en plusieurs sections, comprend des démonstrations clini- 
ques et pratiques; 1° d'anatomie pathologique et bactériolo- 
gique, par MM. Jolly et Gandy, chefs de laboratoire ; 2° de 
laryngologie, rhinologie et otologie, par M. Bonnier ; 3** d' élec- 
trothérapie et radioscopie, par M. Lecaille; 4° de dermatologie, 
par M. Déhu. 

La deuxième chaire de clinique médicale créée par ordon- 
nance du 2 février 1823 à Thôpital de la Charité, est toujours 
à cet hôpital. Le titulaire actuel est M. Potain qui Toccupe depuis 
1886. Il fait son cours deux fois par semaine à lamphithéàtre 
Corvisarl. Le chef de clinique est M. Brodier qui donne des leçons 
de séméiologie; chef de clinique adjoint, M. Nobecourt. 

Le laboratoire comprend plusieurs sections: 1" travaux chimi- 
ques, chef M. Teissier; 2" travaux de physiologie pathologique, 
chef, M. Vaquez ; 3° travaux d anatomie pathologique, chef, 
M. Suchard ; travaux de bactériologie, chef, M. Tessier. 

La troisième chaire de clinique médicale a été créée par 
ordonnance du 2 février 1823 à l'hôpital de la Charité et se 
trouve aujourd'hui à Saint-Antoine. Le titulaire actuel est 
M. Hayem qui fait son cours deux fois par semaine; chef de 
clinique, M. Thiercelin; chef de clinique adjoint, M. Ilulot. 

Le laboratoire est divisé en plusieurs sections : 1® travaux chi- 
miques, chef, M. Wenler ; 2° travaux anatomiques,M. Du Castel; 
3"* travaux d'anatomie pathologique, M. Bensaude. — De plus. 



FACULTE DE PARIS. 55 

M. Dreyer Dufer fait chaque semaine des conférences pratiques 
d'ophtalmologie en ce qui concerne les maladies des yeux, avec 
les maladies générales. 

La quatrième chaire de clinique médicale, créée par 
ordonnance du 2 février 1823, se trouve en ce moment à la 
Pitié. Le titulaire actuel est M. Jaccoud qui fait son cours deux 
fois par semaine. Le chef de clinique est M. Gougct, le chef de 
clinique adjoint est M. Mangin-Bocquet. Le laboratoire divisé en 
plusieurs sections comprend des travaux chimiques, chef» 
M. Fauquez ; des travaux anatomiques, chef, M. Mangin-Bocquet. 

En dehors de cet enseignement donné sous la direction des 
professeurs titulaires des chaires magistrales, des conférences 
et leçons de clinique médicale destinées à l'instruction des sta- 
giaires sont faites dans les hôpitaux ci-après: à THôtcl-Dieu, par 
H. Legry ; à Thôpital de la Pitié, par M. Lepage; à la Charité, 
par MM. Gouraud, Moutard-Martin et Valmont; à Saint-Antoine, par 
MM. Thoinot et Bar; à Necker, par MM. Rendu, CulTer et Barth ; à 
Cochin, par MM. ChaufTard et Delpeuch ; à Beaujon, par MM. Fer- 
net, Debove, Troisier et Lacombe; à Larîboisière, par MM. Du- 
guet, La.ndrieux, Dreyfus-Brisac, Tapret e* Brault; à Tenon, par 
MM. Bourcy, Le Gendre, Ménétrier, Duflocq et Launois; à Laên- 
nec, par MM. Landouzy, Merklen, Barié, Hirtz, Rénon, Paul 
Claisse et J.-L. Faure; à Bichat, par MM. Roques, Talamon et 
Barbier ; à Broussais, par MM. Gilbert et Aettinger ; à Boucicaut, 
par M. Letulle. 

La clinique des maladies des enfants a une chaire magis- 
trale créée par décret du 28 décembre 1878. Professeur actuel, 
M. Grancher. D'abord installée h Thospice des Enfants assistés 
en 1879, elle a été transférée à Thôpital des Enfants malades en 
janvier 1884. 



56 PARIS-MÉDICAL. -~ E>SEIG:(EMENT. 

L'enseignement comprend un cours permanent de clinique 
fait à Thôpital par le professeur ou son suppléant, M. Marfan, 
chargé de cours» deux fois par semaine, et des travaux de labo- 
ratoire sous la direction de M. Veillon. Le chef de clinique est 
M. Zuber, le chef de clinique adjoint, M. Halle. 

M. Grancher a le premier réalisé V Antisepsie médicale dans 
son service de clinique, ouvert à tant de maladies contagieuses. 

De cette idée directrice : que la contagion se fait par les 
mains, ou les objets souillés, et non par Tair atmosphérique, 
M. Grancher a déduit un petit nombre de moyens simples et pra- 
tiques, permettant de supprimer presque toutes les contagions 
dans la salle commune. 

Avant ces réformes (1885 à 1889), la mortalité par maladie 
contractée dans le service s'élevait au quart, au tiers même 
de la mortalité totale. Depuis les réformes (1889), cette cause 
de mort a été extrêmement réduite, car la contagion des diphté- 
rie, scarlatine, broncho-pneumonie, coqueluche, oreillons, a 
disparu et la contagion de la rougeole même, toujours si diflicile 
à éviter, a été réduite de moitié. 

Pour les pavillons des « Douteux » et de la rougeole, M. Gran- 
cher a imaginé des boxes de 2 m. 50 de hauteur à paroi de 
verre, avec ou sans porte vitrée. 

C'est un perfectionnement, mais rien de plus, et qui ne sau- 
rait suffire à lui seul pour assurer V Antisepsie médicale. 11 faut 
y ajouter ce qui fait le fond même de la méthode : a) la dimi- 
nution du nombre des contacts avec le malade; b) la.désinfec* 
tion rigoureuse de tout objet et des mains souillées par ce 
contact. 

En outre de ce cours magistral, M. Sevestre est chargé 
enicicllcinent d'un cours annexe d'enseignement] pratique du 
diagnostic et du traitement de la diphtérie; ce cours a lieu 
tous les jours au même hôpital. 

Enfin des conférences et leçons de clinique consacrées aui 



FACULTÉ DE PARIS. 57 

maladies de l'enfance, spécialement destinées à rinstniclion des 
stagiaires, sont faites à Thôpital des Eiifanls malades, par 
MM. Descroizilles, Moizard, Comby, Yariot, et à Trousseau, par 
MM. Jonas, Netter, Richard et Guinon. 



Les maladies mentales sont enseignées dans une chaire 
magistrale créée par décret du 18 avril 1877, sous le norq de : 
clinique de pathologie mentale et des maladies de V encéphale > 
La chaire de clinique des maladies mentales, installée à F Asile 
Sainté-Anne en octobre 1879, a pour titulaire actuel M. Jof- 
froy. 

L'enseignement comprend le cours magistral du professeur, 
qui a lieu deux fois par semaine et des travaux de laboratoire 
dirigés par MM. Serveaux et Dumas. 

Les chefs des travaux sont MM. Rabaud pour Tanatomie patho- 
logique; Sauvineau, pour Tophtalmologie ; et Gcllé, pour Toto- 
logie. 

Deux chefs de clinique sont attaches à la chaire, MM. Rogues 
et Manheimer. 

De plus, des conférences sur les maladies mentales sont faites 
par MM. Jules Voisin, Chirpentier, Roubinowitch et Deny, à la 
Salpétrière. 

La clinique des maladies cutanées et syphilitiques 

a une chaire magistrale créée par décret du 51 décembre 1879. 
Elle se trouve à Fhôpital Saint-Louis. M. Alfred Fournier, qui 
occupe cette chaire depuis sa fondation, y fait un cours deux fois 
par semaine et un enseignement clinique quotidien au lit des 
malaJcs. Cet enseignement est complété par des travaux de 
laboratoire, dirigés par M. Gaston, chef du laboratoire, et 
Cathelineau, chef adjoint. Le chef de clinique est M. Edmond 
Fournier. 

Des conférences sur les maladies de la peau sont faites à 



58 PARIS-MËDIGAIi. — ENSEIGNEMENT. 

Saint-Louis par M. Gaucher, agrégé, pendant toute l'année, et 
d'autres conférences sur les maladies cutanées et syphi itiques, 
pour Tinstruction des stagiaires, sont faites pap MM. Gaucher, 
à Saint-Antoine;; Ilallopeau, Tenneson, Du Castel et Danlos, à 
Saint-Louis; Alexandre Regnault et Qucyratà Ricord; Beurmann 
et Brocq, à Broca: de plus, par MM. Thibierge, à la Pitié, et 
Darier, à La Rochefoucauld, chargés de la consultation des mala- 
dies de la peau. 

Clinique des maladies du système nerveux. — L'ensei 

gnemcnt des maladies du système nerveux est représenté par 
une chaire magistrale de clinique, créée par décret du 2 jan- 
vier 1882, à laquelle un décret du 50 novembre 1893 a donné 
le nom de clinique Charcot, nom du premier titulaire de la 
chaire. 

Les travaux considérables de Téminent professeur, une des 
illustrations incontestées de la Faculté de Paris, ont élucidé 
d'une manière remarquable cotte partie de la pathologie. Char- 
cot avait été, de 1860 à 1872, médecin de la Salpétrière (éta- 
blissement (pii n'a point d'égal en Europe, en ce qui concerne 
les maladies nerveuses et mentales, en raison de la quantité de 
malades, plus de iOOO, ré|)arlis dans les différents services de 
cet hospice-hôpital), et lorsqu'il y revint en 1882, après avoir 
quitté la ch;iire d'anatoiiiie pathologique pour celle des maladies 
du système nerveux, il était bien préparé pour l'enseignement 
spécial qu'il devait illustrer. 

En dehors de son cours magistral, suivi par de nombreux 
élèves et médecins français et étrangers, il créa un service des 
consultations, un laboratoire, un musée anatomo-pathologique 
des plus remarquables et il devint le chef d'une école qu'on 
peut appeler l'Ecole anatomo-clinique de la Salpétrière. La chaire 
de clinique Charcot a pour titulaire actuel le professeur Ray- 
mond, qui fait son cours deux fois par semaine. 



FACULTE DE PARIS. 59 

Le chef de clinique est M. Cestan, qui fait des leçons sur la 
séinéiologie des maladies du système nerveux ; le chef des tra- 
vaux d anatomie pathologique, M. Philippe, enseigne Fhistologie 
normale et pathologique du système nerveux ; M. Huet, chef du 
laboratoire, enseigne Télectro-diagnostic et électro-thérapique. 

Des conférences sur les maladies du système nerveux sont 
encore faites pour les élèves stagiaires, pai? MM. Brissaud à 
rilôtel-Dieu; Uabinski. à la Pitié; Ballet et Gilles de la Tourette 
à Saint-Antoine et Déjerine à la Salpétrière. Ces conférences ont 
lieu une fois par semaine. 

La clinique chirurgicale est enseignée : l"" dans quatre 
chaires magistrales; 2** dans des cours annexes faits par des 
agrégés de la Faculté ; 3^ dans des conférences et leçons au lit 
du malade et à Tamphithéàtre, par des chirurgiens des hôpitaux 
pour rinstruction des stagiaires. 

La première chaire de clinique chirurgicale a été créée 

par décret du 14 frimaire, an III, àrilôlel-Dieu, où elle se trouve 
encore aujourd'hui. Le titulaire actuel estM. Duplay. L'enseigne- 
ment comprend : un cours magistral fait par le professeur deux 
fuis par semaine et dis travaux de laboratoire. 

Un enseignement complémentaire consiste en conférences : 
l"" de séméiologie et méthodes d'exploration clinique, par 
H. Marion, chef de clinique; S"* de gynécologie, séméiologie et 
méthodes d'exploration, par M. Clado, chef des travaux gynéco- 
logiques; 5** conférences et exercices pratiques de bactériologie, 
d'anatomie et de physiologie pathologiques, par MM. Cazin et 
Hallion, chefs de laboratoire; 4^ d'otologie et de rhinologie, par 
M. Martha. Ces conférences ont lieu une fois par semninc. 

La deuxième chaire de clinique chirurgicale a été créée, 

par ordonnance du 2 février 1823, à Thôpital de la Charité, où 



60 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

elle est encore aujourd'hui. Le titulaire actuel est M. Tillaux. 
L'enseignement comprend : le cours magistral fait par le pro- 
fesseur trois fois par semaine, et dos travaux de laboratoire, 
sous la direction de M. Boix, chef de laboratoire et M. Noé, chef 
adjoint. Le chef des travaux bactériologiques et chimiques est 
M. P. Robin; celui des travaux d'anatomie pathologique est 
M. Pilliet. Le chef de clinique, M. Riche, dirige deux fois par 
semaine des expériences de clinique. 

La troisième chaire de clinique chirurgicale a été créée 

par ordonnance du 2 février 1823 h Thospice de la rue de l'Ob- 
servance; passée à l'hôpital des Cliniques en 1854, elle a été 
transférée à l'hôpital Necker en 1877, où elle est encore. Le 
titulaire actuel est M. Le Dentu. L'enseignement comprend le 
cours magistral, fait par le professeur deux fois par semaine, et 
des travaux de laboratoire. Le chef de laboratoire est M. Petit ; 
le chef de clinique M. Delbet. 

La quatrième chaire de clinique chirurgicale a été créée 

par ordonnance du 26 mars 1829 a l'hôpital de la Pitié. Le titu- 
laire actuel est M. Terrier. L'enseignement comprend : le cours 
magistral fait deux fois par semaine, par le professeur ; et des 
travaux de laboratoire. Le chef du laboratoire est M. Bezanron. 

De plus, des cours annexes de clinique chirurgicale confiés à 
des professeurs et agrégés de la Faculté ont lieu, par MM. Lanne- 
longue à l'Hôpital des Knfants; Berger, àBeaujon; Reclus, à 
Laënnec; Monod et Clum, à Saint-Antoine; Richelot, à Saint- 
Louis; Schwartz et Quénu, àCochin; Campenon, à la Charité; et 
Kirmisson à Trousseau ; enfin des conférences sont faites par 
des agrégés et chirurgiens des hôpitaux : MM. Thierry, à la 
Pitié; Bazy, àBeaujon; Peyrot et Reynier, à Lariboisièrc ; Poirier 
et LejarSy à Tenon ; Demoulin, à Boucicaut ; Richelot, Ricard et 



FACULTE DE PARIS. M 

Lcgueu, à Saint*Louis; Yilleroin, aux Enfants Malades; Segond, 
à la Salpé trière. 

La clinique opthalmologique a une chaire magistrale, 
confiée à M. le professeur Panas, à THôtel-Dicu, suppléé par 
M. Delens, agrégé. 

L'enseignement comprend : le cours du professeur qui a lieu 
deux fois par semaine, et des travaux de laboratoire. M. Druault, 
chef adjoint du laboratoire, fait des conférences pratiques sur 
Tanatomie normale et pathologique de Tœil, avec pièces et 
technique micrographiques, et sur la bactériologie clinique de 
Fœil; M. Terrien, chef de clinique, fait des conférences prati- 
ques sur les rapports de Tophtalmoscopie avec les maladies 
générales et sur la chirurgie oculaire. Ces conlérences ont lieu 
trois fois par semaine. 

La clinique ophtalmologique est enseignée aussi par M. Sau- 
vineau à Lariboisièrc. 

Clinique des Maladies des voies urinaires. — la chaire 

magistrale a été créée à Thôpital Kecker par décret du i i mars 
1890. M. Guyon, professeur dos la fondation, a installé le sot vice 
à ses frais, ainsi que les laboratoires y annexés , musée, biblio- 
thèque, etc. Les instruments nécessaires à Tcxamon des mala- 
dies et aux opérations, ainsi que Tameublement de tout le 
service, ont été donnés de même par M. Guyon, qui a voulu que 
TAssistance publique soit seule propriétaire. 

L'enseignement des maladies des voies urinaires comprend 
un cours de clinique fait par le professeur deux fois par semaine, 
et par M. Albarran, agrégé, pendant une partie des vacances, et 
enfin difierenls cours pratiques par les chefs de clinique et les 
chefs de laboratoire. Les travaux de laboratoire sont divisés en 
deux sections : l'' section de l»actériologie et d'histologie, 
M. Halle, chef des travaux; 2*" section de chimie, chef, M. Cha* 



62 PÂRIS-NEDIGAL. — ENSEIGNEMENT. 

brié. Le chef de clinique est M. Michon, le chef-adjoint, M. Pas- 
teau. 

Indépendamment de cet enseignement, des conférences sont 
faites par MM. Routier, à Necker; Bazy, à Bcaujon etQueyrat, 
à Ricord. 

Accouchements. — L'enseignement des accouchements est 
largement distribué à Paris : 

1** Dans deux cliniques : clinique Tarnier, clinique Baude- 
locquc ; 

S** Dans une école externe d'élèves sages-femmes, installée à 
rhôpital Beaujon ; 

3" Dans neuf services d'accouchements établis dans les 
hôpitaux. Ces cliniques et services dépendent de la Faculté ; 

4° A la Maternité, maison-école pour les élèves sages-femmes 
seulenumt, cet établissement dépendant de TAssistance publique. 

i" La Clinique Tamier. rue d'Assas, est la première chaire 
obstétricale qui a été créée par ordonnance du 2 février 1823, 
mais elle ne fut installée qu'en 183i à l'hôpital des Cliniques de 
la Faculté, place de TÉcole-de-Médecine, où elle demeura jusqu'en 
1881, époque à laquelle elle fut transférée daus le bâtiment 
qu'elle occupe aujourd'hui. Klle a pris le nom de Tarnier après 
la mort de ce professeur ; le titulaire actuel est M. Budin, qui 
lui a succédé. Il fait son cours à l'amphithéâtre, deux fois par 
semaine, le mardi et le samedi. 

Des cours d'accouchement, théoriques et pratiques, complets 
en trois mois, sont faits pendant toute Tannée par MM. Schwab, 
chef de clinique; Macé, chef de clinique adjoint; Dubrisay et 
Chavanne, anciens chefs de clinique. Tous les accouchements 
sont faits par les élèves et dirigés par des moniteurs; ils font en 
outre des manœuvres opératoires. — Le chef de laboratoire est 
M. Galippe. 



FACULTE DE PARIS. 65 

Du 15 août ail i5 octobre un cours complet est fait par 
MM. les D*^ Schwab et Dubrisay. 

Clinique Baudelocqae, boulevard du Port-Royal, 125. — 
La deuxième chaire obstétricale a été créée par décret du 
26 février 1889, en transformation de la chaire théorique d'ac- 
couchements, maladies des femmes en couches et des enfants. 
Depuis la création, le titulaire de la Clinique Baudelocque est 
M. Pinard qui fait son cours deux fois par semaine à l'amphi- 
théâtre et la visite tous les jours. L'anatomie obstétricale patho- 
logique est enseignée par M. Varnier, agrégé ; des leçons de 
gynécologie sont faites par M. Segond ; d'autres de diagnostic 
obstétrical sont données par M. Paquy, chef de clinique. 
M. Funck-Brentano est chef du laboratoire. 

De plus, deux cours d*accouchements avec manœuvres opéra- 
toires ont lieu pendant les vacances, du 15 juillet au 15 sep- 
tembre. Le premier est fait par M. Potocki, accoucheur des 
hôpitaux, et par M. Paquy; le deuxième, par MM. BouflTe de 
Sainte-Biaise, accoucheur des hôpitaux, et Funck-Brentano. 

Un troisième cours clinique et pratique de gynécologie en 
18 leçons est fait par M. Baudon, des hôpitaux. Le prix de 
chaque cours est de 50 francs. 

2"* École des élèves sages-femmes externes. — Sur lavis 

émis par le Conseil de surveillance de TAssistance publique, le 
Préfet de la Seine, par arrèlé en date du 25 mars 1898, a 
autorisé le rattachement au service spécial d'accouchements de 
l'hôpital Beaujon, de l'École des sages-femmes externes de la 
Faculté, précédemment annexée à Thôpital d'accouchements de 
la rue d'Assas. Le chef de service est M. Bibemont-Dcssaignes, 
agrégé de la Faculté. 

L'enseignement comprend : 1° Un cours de clinique perma- 
nent fait par M. Ribemont-Dessaignes de novembre à juillet, 



64 PARIS-MÉDICAL.— ENSEIGNEMENT. 

trois fois par semaine ; 2° un cours théorique fait par un agrégé 
pendant la même période ; 5^ un cours d'anatomie, de physio- 
logie et de pathologie élémentaire fait par M. Rudaux, chef de cli- 
nique, trois fois par semaine pendant toute Tannée. La sage- 
femme en chef, Mlle Lacroule, qui assiste à toutes les leçons, 
est chargée des répétitions. 

Le nombre des élèves est de 60 environ. Pour être nommée 
sage-femme de l** classe, il faut avoir le brevet élémentaire 
d'instilutrice ; celles qui ne le possèdent pas ne peuvent être 
rcr^ues que sages-femmes de 2"^ classe. Ces dernières élèves 
sont admises à TEcole annexe après un examen passé devant le 
secrclaire de la Faculté et un inspecteur d'académie. 

5° A côté de cet enseignement de la Faculté, des leçons de 
clinique obstétricale sont données par les accoucheurs des hôpi- 
taux : MM. Lepage, à la Pitié; Maygrier, à la Charité; Bar, à Saint- 
Antoine; Bonnaire, à Lariboisière ; Boissard, à Tenon; Doleris, à 
Boucicaut; Champetier de Ribes, a Tllôtel-Dieu annexe; 
Auvard, à Saint-Louis; 

4** Maternité. — Il n'existait pas d'écoles de sages-femmes 
au moment de la Révolution. En 1508, les femmes qui voulaient 
apprendre les accouchements suivaient plus ou moins sérieuse- 
ment la pratique d'une sage-femme de la ville, puis elles 
passaient un examen, devant un jury composé d'un médecin, 
de deux chirurgiens et des deux matrones jurées du Châtelet, 
ou bien encore elles entraient comme apprentisscs à l'Hôtcl- 
Dieu. Une déclaration de 16(ii confia aux chirurgiens le soin 
d'insiruire les élèves sages-femmes, tout en donnant au doyen 
de la Faculté la présidence des examens 

Enfin, le 1! messidor an X, l'enseignement des accouche- 
ments est Tobjet de cours faits à la Maternité» boulevard 



FACULTE DE PARIS. 65 

Port-Royal, 119, école spéciale d'accouchements pour les élèves 
sages-femmes internes. Cette école ne délivre que le diplôme de 
reclasse. Elle n'a pas de places gratuites et n'admet que des 
élèves payantes ou dont la pension est acquittée par leur dépar- 
lement, leur commune, ou une administration hospitalière. 
On enseigne aujourd'hui dans cette école : 
La théorie et la pratique des accouchements ; la vaccination 
et les soins à donner aux enfants ; la saignée et les pansements ; 
les éléments de botanique et de pharmacologie. 

Les personnes qui se destinent a la profession de sage-femme 
sont reçues à cette école depuis l'âge de 18 ans révolus jusqu'à 
55 ans. 

Le médecin de la maison d'accouchements est chargé de con- 
stater, dès l'arrivée des élèves à l'école, si leur constitution doit 
leur permettre de suivre les cours et de pratiquer les exercices 
auxquels elles sont astreintes. 

Les élèves doivent, pour obtenir leur admission : savoir lire, 
écrire et orthographier correctement. Elles subissent, dès leur 
arrivée, un examen destiné à constater leur degré d'instruction 
sous ce rapport. 

Elles doivent produire en se présentant : 1^ leur acte de nais« 
sance, l'acte de leur mariage, si elles sont mariées, ou, si elles 
sont veuves, l'acte de décès de leur mari ; 2° un certificat de 
boimc vie et mœurs délivré par le maire de leur commune ; ce 
certificat doit énoncer l'état des père et mère de l'élève, et, si 
elle est mariée, l'état de son mari ; 3* un certificat constaUmt 
qu'elles ont été vaccinées ou qu'elles ont eu la petite vérole. 

Les femmes mariées ont à produire, en outre, une pièce 
flùment légalisée, constatant qu'elles sont autorisées par leur 
mari à embrasser la profession de sage-femme. 

Le prix de la pension est fixé, par an, à 1000 francs. Cette 
pension doit être acquittée par trimestre et d'avance. Le tri- 
mestre commencé est du en entier. 

PARIS-MKDICAI.. .% 



66 PAFUS-MÉIUCAL. — E»EIG>EÎIENT. 

Les élèves payantes ont à verser en entrant : 

1" Le montant du premier trimestre de leur 

pension 250 franc: 

2"* Le prix des livres d'études 42 — 

3" Le prix de< instruments indis]>ensal)les . . II — 



505 francs 



Quant aux hoiu-sières des départements, elles n'ont à verser 
que 11 francs, h moins (pie les frais accessoires n'aient été 
laissés à leur char*;e. Une indemnité de 3 francs par mois leur 
est allouée pour les frais de blanchissage . 

Les élèves s(mt logées, nourries, éclairées, chauffées en com- 
mun, fournies de linge, de lit, de table et de tabliers. H n'est 
pas exigé de trousseau. I/uniforme se compose d'une robe en 
étofTe noire appropriée à la saison, avec nœud de corsage, bleu 
pour la première année, rouge pour la seconde, et d'un filet de 
tétc. Les élèves ne peuvent suivre les cours de Técole moins 
d'un an, ni plus de deux ans. 

M. Porak, accoucheur en chef, en plus des opérations, fait un 
cours théorique de quatre-vingts leçons, et M. Potocki, accou- 
cheur adjoint, un cours de» quarante leçons ; le médecin, 
iM. Charrin, dtmne vingt leçous sur les maladies des enfants; les 
internes appreiment aux élèves Fanatomie, la physiologie et la 
petite chirurgie, et le pharmacien de riiôpital, les règles de 
l'antisepsie. Mlle Hénault, sage-femme en chef, et ses aides sui- 
vent les leçons et les répèlent aux élèves. Le service permanent 
est assuré par grou|)es de vingt-quatre élèves. 

Laryngologie, rhinologie et otologie. — L'enseignement 

des maladies du larynx, du nez et des oreilles est l'objet d'un 
cours complémentaire, soumis au renouvellement actuel. U a été 
institué à la Faculté par arrêté du 3 juillet 1896 et siège depuis 



FACULTÉ DE PARIS. 07 

le 1*' novembre 1898 dans les locaux de l'École pratique. Le 
chargé de cours est depuis Torigine M. Castex. 

Le cours a lieu trois fois par semaine, et des exercices pra- 
tiques ont lieu tous les jours. 

Les maladies du larynx, du nez et des oreilles sont aussi 
enseignées dans des conférences faites pour les stagiaires, dans 
deux services spéciaux d'oto-rhîno-laryngologie, existant Tun 
à Lariboisière, l'autre à Saint-Antoine. 

Le service d'oto-rhino-laryngologie de Thôpital Lariboisière a 
été créé en 1872. Le chef de service actuel est M. Gou- 
guenheim. 

L'enseignement clinique est donné tous les jours aux méde- 
cins et aux élèves inscrits à la clinique. Trois fois par semaine : 
examen des malades atteints (raflections du larynx, du pharynx 
et du nez, et petites interventions ne nécessitant pas rhospitali- 
salion; deux l'ois par semaine : examen des malades porteurs de 
lésions auriculaires: une fois par semaine: grandes opératiouî»; 
chirurgie du larynx, du nez et de Toreille. Les démonstrations 
cliniques sont faites tous les matins par le chef de service et 
son assistant Les élèves sont exercés à la technique spéciale 
sous la direction de l'assistant et de l'interne de service. 

La salle d'opéralituis, la chambre noire, les appareils de stéri- 
lisation et d'éclainige sont très bien installés. 

L'établissement d'un service d'oto-rhino-laryngologie à 

riiùpital Saint-Antoine (chef de service, M. Lermoyez) a été voté 
par le Conseil nuinicipal le 51 décembre 1897 et ouvert le 
1" mars 1898. L'enseignement comprend: un cours théorique, 
des opérations de petite chirurgie et des opérations de grande 
chirurgie. Ce< cours et opérations ont lieu, chacun, ime fois 
|)ar semaine. Le malade est interrogé par ^assi^tant; celui-ci fiiil 
un triage suivant les cas faciles et difliciles, réserve les derniers 



? 1 1 *- 1 -1 j il. — ^ ' * I : - "î • 1 1; "• ' 

1^ gynécologie '{.jî n ^ pi*.? «i»- •ii.iir»? n^îci-lralt* e^t l'.l^- 
j 't d^' \^f-^hu^ iïaXï^ [t-^ ^T\\*^^ »!♦• •'lifii'pie chîruriiicjlt* îndi- 
'jtj»'« pIiM h/iut ♦rt r^it a»j-*i !♦- *uj»-t d»- fr»>nfr'ivnce> faites par 
M Vf, >\vi'Ai'y â Siinl-Anloiii»*. Brizy à B*^;)ijj«m. De plu> un en>ei- 
/n*'iit(t!i\ r:orfipl»:f ^t Uïi U-n»**»»km*fnt par M. le tf lV»zzi daii:^ 
-on ^é'rs'u.fr fSf, rh<)pîtil I»r»Hvi iHrin#?\e Pa<4.'al;, nouvelleineDt 
r^Noriitriift a%f;c Uni'* V^ perfe<:lionn».'ments modernes de Ihv- 
;;çi»fri<î lKHpîf;j|ifîre. Il comprend 66 lit'' de femmes, dont 8 d'ac- 

M. fV/zi a inslilué un eii^ei»!iiemeiil de la gynécologie clî- 
iii«|iH;, op<;raloire, anatomo-patliologi(|ue, avec Faide de ses 
;i'«iiHf;ifilH v\ d«î son clK.'f de laboraloire. Trois fois par an, un 
loiirn de trois mois a lien dans l'amphithéâtre de service. Il 
comprend : une leçon cliniqne, une fois par semaine; — deux 
lei oriH théori(pjes de pathologie gynécologique, deux fois par 
Hriiiiiirn*; — une leron de démonstrations histologiques par 
M. le \y Laiteux, une fois par semaine. 

Un grand noird)re de médecins français et étrangers fréquen- 
tent rcK leçons. Toult^ la gynécologie y est passée en revue en 
^iS leçons. 

Conft^ronces et cours libres. — En dehors des matières 
enseignées ipu' nous venons d\''numérer nous devons signaler 
un n«rtain ntnnhre de conTérences, faites à riiôpital par des 
ihedecinHili»s hôpitaux, après entente avec l'Assistance publique, 
Hui dcM sujets de pathologie qnils ont étudiés plus particuliè- 
lenieni: ainsi les maladies ties voies Jigeslives sont Tobjet de 



FACILTK DE l'AUIS. <iî) 

conférences faites pendant le semestre irété, à Tliopital Andral, 
par M. Mathieu; les maladies respiratoires sont aussi l'objet de 
conférences faites par M. Faisans à THôtel-Dieu, et pai' M. Gai- 
llard à Saint-Antoine ; les maladies du cœur sont enseignées à 
Laénnec, par M. Barié. Enfin la sémiologie est l'objet* de confé- 
rences spéciales faites par M. Siredey à Saint-Antoine et par 
MM. Barié et Merkien, à I.aënnec; M. Barié donne au même 
hôpital des leyons de bactériologie ; M. CulTer fait à Necker de»; 
leçons de microbiologie. 

De plus, il faut également citei* le cours libre que fait depuis 
trois ans, sur les maladies chroniques, M. Pierre Marie, agrégé, 
pendant le semestre d*été, dans le petit amphitliéâtre de la 
Faculté. Ce cours comprend les maladies des vieillards, celles de 
Ja nutrition, les maladies du système nerveux. Il utilise ainsi les 
matériaux riches et variés de son service à Bicétre, trop éloigné 
pour que les étudiants puissent le suivre régulièrement. Il pré- 
sente des malades, des pièces anatomiques, des dessins ei 
projections. 



MUSÉES, COLLECTIONS, BIBLIOTHÈQUE. 

Musée Dupuytren. — Le nuisée d'anatomie pathologique a 
été créé par ordonnance du 20 juillet 1835 à la suite d'un legs 
de Dupuytren adectant une sonmie de 70000 francs i) la créa- 
tion de ce nmsée. 

11 contenait en 1882, d'après le catalogue dressé alors par 
son conservateur le D' Ilouel, 7000 pièces en\iron. Plus de 
mille pièces nouvelles sont venues s*y ajouter depuis. 

Le catalogue de Ilouel (Paris, volumes), très intéressant à 
consulter en raison des descriptions anatomiques et des ren^ei- 
gnements cliniques qu'il renferme, classait les pièces suivant 
les maladies. Un nouveau catalogue sur liclies, — où Ton a ron- 



70 PARIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

serve les numéros anciens, — les classe maintenant par régions. 
Cesl du reste suivant cet ordre que les pièces sont disposées 
aujourd'hui dans les vitrines du musée. 

Les collections s'enriciiissent soit par les dons faits directe- 
ment au nuisée, soit grâce aux pièces qu'on apporte à la Société 
anatomique, où abondent tant de faits intéressants, et que le 
conservateur demande aux présentateurs de vouloir bien 
laisser. 

Une annexe comprenant une salle d*hi.>lologie (salle Pilliel) 
vient d'être ouverte. Dans cette salle, un microscope et environ 
dix mille préparations hislologiques, relatives à Tanalomie nor- 
male ou comparée, à Thistoloi^ie pathologique, sont à la disposi- 
tion des travailleurs. 

Le conservateur actuel est M. Legry, préparateur de la Faculté. 
Le nmsée est ouvert tous les jours, sauf les dimanches et fêles, 
de midi à 5 heures, aux docteurs et aux étudiants, ainsi qu^aux 
étrangers munis d'une carte délivrée par le conservateur. 

Le Musée Orfila, anciennement Musée d'analomie comparée, 
a été formé dès 1795, à l'aide des collections provenant du Col- 
lège et de l'Académie de chirurgie, et de l'ancienne Faculté de 
Paris. Augmenté de dons successifs, surtout sous le décanat 
d'Orlîla qui à sa mort lui laissa une somme de 60 000 francs, il 
a n'yu le nom de ce savant, en vertu d'un arrêté ministériel du 
2 décembre 1847. Il ne renferme pas moins de 6000 articles, 
parmi lesquels : une collection de pièces sèches d'anatomie topo- 
graphique provenant des concours du prosectorat; une collection 
d'injections lymphatiques donnée parle professeur Sappey; des 
coupes du système nerveux exécutées par Sappey et Duval ; des 
pièces d'anatomie comparée parmi lesquelles une collection de 
pièces concernant l'organe do l'ouïe chez les petits mammifères, 
donnée par le D' Hyrtl. Par suite de la réfection des bâtiments 
de la Faculté, ce musée est en voie de réorganisation. 



FACULTÉ DE PAUIS. - 71 

Collection d'appareils et d'instruments. — Une collection 

importante d'appareils et d'instruments de chirurgie, anciens et 
nouveaux, a été séparée du musée Orfila, et se trouve placée 
maintenant à rÉcole pratique, sous la direction du professeur 
de la chaire d'opérations et appareils, M. Berger. f>a collection 
s'élève environ à 3000 articles. 



MUSËE D'HTGI£N£ 

Le Musée d'hygiène, Tonde en 1887, est au 2* étage 
de rÉcole pratique, 21, rue de TÉcole-de-Médecine. Il renferme 
un grand nombre de modèles d'appareils sanitaires pour les 
vidanges, les égouts, l'évacuation des matières usées, le chauf- 
fage, l'éclairage, la ventilation, la désinfection, la (illration de 
l'eau, etc. On y voit aussi quelques plans muraux ou en relief 
d'hôpitaux (Montpellier, Épernay). Sur les murs sont encore 
accrochés des tableaux représentant le cowpov, le horsepox, la 
maison salubre et insalubre, le captage des eaux de la Vanne, 
l'utilisation agricole des eaux dégoût, etc. 

L'hygiène scolaire y est représentée par différents modèles de 
tables et de sièges pour écoliers; l'hygiène professionnelle, par 
les masques et les lunettes du D"" Délourbe, des produits de la 
verrerie Appert, des collections de matières colorantes, de pro- 
duits chimiques, etc. ; l'hygiène alimentaire, par des échantillons 
de calé, de cacao, de farines, de légmnineuses, etc. 

Malheureusement ce musée n'est alimenté par aucun budget 
spécial, et il ne peut s'enrichir que par des dons particuliers 
des constructeurs et des inventeurs ; et il faut souhaiter l'aug- 
mentation de ses conditions car. bien aménagé cl tenu au cou- 
rant des progrès sanitaires, il pourrait rendre les plus grands 
services pmir l'enseignement de l'hygiène pratique. Le Musée 
d'hygiène est placé dans les altributions du titulaire de la chaire 



'^ PAKIS-MÉnrCAL - E>>EH,>EME>T. 



(l'hy^'if'ne, M. Proust: le rr)r]?ervaleiir est M. De^ihainj.s. Il eM 
oiiveit les inanlis, jrndis et sninedis de 2 à 5 lieures. 

Collection d'instruments de physiologie. —Une colle, tion 

inlrressî.iile d'in.^frumeijts, destinés aux éludes physiologiques, 
a été donnée à Fa Facullé par M. Verdin, constructeur dinMru- 
rnentsde [précision. Cette collection installée a l'École prali.pic 
est visible avec inïe autorisation donnée par M. Verdin. 



BIBLIOTHÈQUE 

La Bibliothérpie de la Faculté de médecine a été formée avec 
les collections de Tancienne Faculté, de l'ancien Collège et Aca- 
démie de chirurgie et de Fancienne Société royale de médecine: 
elle sVdimente à Faide de dons particuliers, d'un petit nombre 
d'ouvrages jirovenantdu dc{)ôt légal, des publications des admi- 
nislrations puhlirpies, et surtout d'une somme qui lui est allouée 
sur le budget de FÉcole. 

Elle compte actuellement 130000 volumes (non compris les 
thèses <'t dissertations françaises), savoir, ouvnijres divers : envi- 
ronr)0 000, faisant 75000 volumes ; périodiques (journaux et 
annuaires) environ 5000 périodiques, faisant 55 000 volumes. 
— Le nond)re de thèses et dissertations françaises et étrangères 
est d'environ 110 000. 

La Ilihiiothèque renferme une collection de manuscrits des 
plus remar(|ual)les, paiini lesquels les commentaires de Fan- 
cienne Faculté de médecine depuis 1596 jusqu'à 1792. 

100 898 lecteurs ont fréquenté la Bibliothèque pendant Fan- 
née scolaire 1898-1899. 1 }6 500 volumes ont été comnmniqués 
sur place, 3140 ont été prêtés à l'extérieur. 

La Bibliothèque est ouverte à tous les étudiants munis de leur 
carte (Fimmatriculation, et aux médecins français cl étrangers 



FACl'LTt bL PARIS. 75 

porteurs d*uoe carte délivrée au sciTétarîat de la Faculté. Le 
bibliothécaire est M. L>uis Hahn : It^ bibliothécaires adjoints : 
MM. Girault et Lucien Hahn. 



PRIX DE LA FACULTÉ DE MËDECIIIE 

Prix Corvisart. — Les élèves ijui désirent concourir pour 
ce prix de\Tont, au commencement fie chaque année, se faire 
inscrire à cet eflet dans Tune des cliniques internes. Le profes- 
seur désignera un ou plusieurs numéros de lits, et Télève devra 
recueillir les observations de tous les malades qui y sont succes- 
sivement admis, et répondre à une ({uestion de médecine pra- 
tique. Le manuscrit devra être déposé le 15 octobre de chaque 
imnée au secrétariat de la Faculté sans désignation du nom de 
Tautcur. Prix : médaille de vermeil et 400 francs. 

Prix Moiltyoïl. — Ce prix consiste en une somme de 
700 francs, accordée à Fauteur du meilleur ouvra «:e sur les 
maladies prédominantes dans I année précédente, et sur les 
moyens de les guérir. Les mémoires devront être dépiisés avant 
le 15 octobre de chaque année. 

Prix Barbier Raron). — La Faculté décerne tous les ans un 
prix de 2000 francs à la personne qui a inventé une opération, 
des instruments, des bandages, des appareils ou autres moyens 
mécaniques reconnus d*une utilité générale et supérieurs à tout 
ce qui a été employé et imaginé précédemment. Les travaux et 
les objets doivent être dé[>osés avant le 15 octobre de clia(|ue 
année. 

Prix Châtauvillard (Comtesse de, née Sidiatier). — Ce 
prix, d'une valeur de 2000 francs, est décerné cliacjue année, 
par la Faculté de médecine, au meilleur travail sur les sciences 



74 PAUIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

médicales, imprimé du l*"" janvier au 51 décembre de Tannée 
précédente. Les ouvrages destinés à ce concours doivent être 
écrits en français (les thèses et dissertations inaugurales sont 
admises au concours). Us sont reçus du I*"" janvier au 31 dé- 
cembre de Tannée qui suit leur publication. 

Legs du baron de Trémont. — Ce legs consiste en une 

somme annuelle de 1000 francs destinée en faveur d'un étudiant 
distingué et sans fortune. Les candidats doivent se faire inscrire 
avant le 1*^ septembre de chaque années Ils devront produire : 
une demande et toutes les pièces de nature à faire connaître 
leur situation de fortune et celle de leur famille. 

Donation Faucher. — Mme Alexandra-Sophie Wolowska, 
veuve de M. Léon Joseph Faucher, a fait don à la Faculté de 
médecine, d'une rente de 1200 francs destinée à couvrir de 
leurs frais de scolarité et d'impression de la thèse deux étu- 
diants français et deux étudiants polonais. Les candidats devront 
déposer, avant le l""" septembre de chaque aimée : une demande 
et les pièces de natuie à faire connaître leur situation de for- 
tune et celle de leur famille. 

Prix Lacaze. — Ce prix, d'une valeur de 10000 francs, est 
accordé, tous les deux ans, au meilleur ouvrage sur la phtisie et 
sur la fièvre typhoïde, et ainsi de suite alternativement et à 
perpétuité. 

Legs Jeunesse. — (^e legs est constitué : I" par une somme 
de 1500 francs, pour un prix annuel, destiné au meilleur 
ouvrage relatif à Thygiène; 2" jiar une somme de 750 francs, 
pour la fondation d'un prix biennal destiné au meilleur travail 
relatif à l'histologie. Les mémoires doivent être déposés 
avant le 15 octobre, 7) heures. 



FACULTÉ DE PARIS. 



75 



«MWIM^M^W W »» «^<«lWWW^^>iW > 



■«W<n««MW>nM**MMM« 



WIM«MWM**««***^^M< 



Prix Sainlour. — Ce prix est de 5000 francs el annuel. Le 
sujet est désigné chaque année par la Facullé. Les mémoires 
doivent être adressés avant le 15 octobre, sans désignation du 
nom de l'auteur. 

Prix Béhier. — Mme \ve Béhier a légué à la Facullé de 
médecine une somme pour la fondation d'un prix biennal de 
1800 francs, qui sera décerné à l'auteur du meilleur travail sur 
une question de pathologie, posée par la Facullé. Les ouvrages 
devront être déposés avant le 15 octobre, 4 heures, sans dési- 
gnation du nom d'auteur. 

Prix Charles Legroux. — Mme Vve Legroux a fait don à 
la Faculté de médecine d'une somme de 10000 francs pour la 
fondation d'un prix qui doit être donné, tous les cinq ans, au 
meilleur travail sur le diabète, ses causes et son traitemenl. Les 
mémoires doivent être déposés avant le 15 octobre 190:2. 

Legs de Barkow. — Mme de Barkow, née Guiberl, a fiût un 
legs à rCniversilé, dont le revenu annuel, 5000 francs, est 
destiné à l'entretien des bourses pour aider des jeunes gens 
pauvres à faire de bonnes éludes et à s'ouvrir, par ce moyen, 
une carrière honorable. Les candidats devront adresser une 
demande et toutes les pièces de nature à éclairer la Faculté, 
sur leur position de fortune et celle de leur famille, avant le 
1*' septembre. 

Legs Pelrin. — M. et Mme Peirin ont institué, en mé- 
moire de Charles Pelrin, leur lils, des bourses destinées à 
assurer à des étudiants peu aisés le bienfait de renseignement 
supérieur. Les conditions du legs sont : T être bachelier es 
sciences ou es lettres; 2^ être d'une conduite régulière el hon- 
nête; 5' annoncer des aptitudes pour l'enseigneuienl supérieur; 



76 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

4** appartenir à une famille peu aisée, domiciliée à Paris, depuis 
cinq ans au moins. Les candidats doivent adresser une demande, 
le 1" septembre, avec toutes les pièces destinées à éclairer la 
Faculté sur leur situation de forlune et celle de leur famille. 

Thèses récompensées. — La Faculté, après avoir examiné 
les thèses soutenues devant elle dans le cours de Tannée sco- 
laire, désigne à M. le ministre celles qui paraissent dignes d'une 
récompense (médaille d'argent, de bronze, mention honorable). 
Sont seules admises au concours les thèses ayant obtenu les 
notes : extrêmement satisfait et /rrx satisfait,'^ 

BOURSES DU DOCTORAT 

Les demandes de bourses doivent être déposées par les candi- 
dats, avant le 15 octobre de chaque année, au siège de l'Aca- 
démie. Elles doivent spécifier la Faculté à laquelle les candidats 
désirent être attachés. Us doivent [iroduire à l'appui de leur 
demande : 

1^ Leur acte de naissance ; 2** leurs diplômes dans les sciences 
et dans les lettres ; 5° une note revêtue de leur signature et 
indiquant la profession de leur père, la demeure de leur famille, 
rétablissement ou les établissements dans lesquels ils ont fait 
leurs études, le lieu ou les lieux qu'ils ont habités depuis leur 
sortie desdits établissements ; 4* un certificat du ou des éta- 
lilissements constatant, avec une appréciation du caractère et de 
l'aptitude du candidat, l'indication des succès qu'il a obtenus 
dans le cours de ses classes et des renseignements sur la situa- 
tion de fortune de sa famille (art. 3 de l'arrêté du 15 novembre 
1879). 

Dispositions particilières. 
Les bourses de première, deuxième, troisième et quatrième 



FACULTE DE PARIS. 77 

année sont obtenues aux conditions ci-après, suivant le ré- 
gime d'études auquel appartient le candidat. 

Première année, — Les candidats qui justitient de la men- 
tion Bien au baccalauréat de renseignement secondaire classi- 
que llettres-philosopbie) et d'un minimum de 75 points au 
certificat d'études physiques, chimiques et naturelles, pourront 
obtenir une bourse de doctorat en médecine de première année. 

Deuxième année. — Sont admis à concourir les candidats 

« 

pourvus de 4 inscriptions, qui ont obtenu un minimum de 
75 points à Texamen du certificat d'études physiques, chimiques 
et naturelles et qui justifient de leur assiduité aux travaux prati- 
ques de première année. L'épreuve consiste en une composition 
d'anatomie (ostéologie, arthrologie, myofogie, angiologie (arr. 
du 9 janvier 1896). 

Troisième année. — Sont admis à concourir les candidats 
pourvus de 8 inscriptions, qui ont subi avec la note Bien le 
premier examen probatoire. 

L'épreuve consiste : 

1** En une composition d\inatomie (névrologie, splanchno- 
logie) ; 

2* En une composition d'histologie. 

Quatrième année. — Sont admis à concourir les candidats 
pourvus de 12 inscriptions, qui ont subi avec la note Bien le 
deuxième examen probatoire. 

L'épreuve consiste : 

l* En une composition de physiologie ; 

2" En une composition de chirurgie. 

Bourses municipales. — En dehors des bourses de doeto* 
rat accordées par le ministre de l'Instruction publique, le Conseil 
municipal a voté une subvention annuelle de 6000 francs accor- 
dée à la Faculté de Paris pour bourses d'études et bourses de 
voyages à l'étranger. 



78 PAUIS-MÉDICAL. — E?iSEIGNEMENT. 

Les demandes doivent être déposées, avant le 15 novembre 
de chaque année, au secrétariat de la Faculté de médecine. 

Les bourses (Vétudes ont pour objet de venir en aide aux 
jeunes gens qui n'ont pas les ressources nécessaires pour déve- 
lopper leur instruction. 

Elles sont réservées, en principe, à des élèves ayant subi les 
cours de la Faculté depuis un an au moins et ayant obtenu des 
notes satisfaisantes aux examens de Tannée précédente ; excep- 
tionnellement, une fraction de bourse pourra être accordée à 
des élèves de première année. 

Les bourses ou fractions de bourses sont accordées pour un 
an par le Conseil municipal, sur la proposition de la Faculté, 
après avis du préfet. Elles pourront être renouvelées. 

Les bourses de voyages se divisent en bourses de voyages 
d'études, accordées aux aspirants au doctoral, et en bourses de 
voyages de recherches, accordées, sur le vu d'un programme, 
aux docteurs reçus depuis moins de quatre ans. 

Les unes et les autres sont accordées, sur la proposition de la 
Faculté et s :r l'avis du préfet de la Seine, par le Conseil muni- 
cipal, qui en fixe le montant. 

Au retour de leur voyage, les titulaires d'une bourse de voyage 
de recherches doivent consigner, dans un rapport, les résultats 
de leurs études sur les matières du programme arrêté par le 
Conseil nmuicipal. 

Les titulaires de bourses de voyages d'études devront égale- 
ment adresser un rapport sur leurs travaux. Ces rapports seront 
transmis au Conseil municipal avec les observations de la 
Faculté. 



SERVICE DE SAÎSTÉ MILITAIRE. TU 

SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE 

LOI (lu 16 7nav8 1882 aur l* administration de t armée modifiée 
par la loi du l*** juillet 1889, portant autonomie complète du 
service militaire de santé \ 

Art. 16. — « Les directeurs du service de santé dans les corps 
d*amiée,ainsi que les chefs du service de santé dans les hô))itaux, 
ambulances et établissements pharmaceutiques, sont pris parmi les 
membres du corps de santé militaire. 

« Les rapports de ces fonctionnaires entre eux, et avec le comman- 
dement et les autres services sonl réglés par les articles qui précè- 
dent. 

M Ils ont, en ce qui concerne IVxécution du service de santé, auto- 
rité sur tout le personnel militaire et civil, attaché d'une manière 
permanente ou temporaire à leur service. Ils donnent des ordres, en 
conséquence, aux pharmaciens, aux officiers d'administration et aux 
nfîrmiers des hôpitaux et ambulances, ainsi ((u aux troupes des 
équipages militaires, et aux hommes de troupe momentanément détii- 
éhés «luurès d'eux pour assurer le service de santé. Les infirmiers et 
les hommes de troupe ainsi détachés relèvi-nl de leurs chefs de corps 
respectifs en ce qui concerne Tadministration, la jwlice et la discipline 
intérieures du cor|>s. 

« Les prescriptions du directeur ou des chefs du service de santé 
sont exécutoires par le personnel chargé de la gestion dans la limite 
des règlements et des tarifs. 

Ils peuvent, dans les cas urjients, prescrire sous leur responsa- 
bilité, même pécuniaire, des dépenses non prévues par les règlements; 
mais, en ce cas, ils donnent leurs ordres par écrit, et en préviennent 
mmédiatement le commandement. » 

17. — Les pharmaciens et officiers d'administration chargés d'exé- 
ruter les ordres du directeur (ju des chefs du service de santé peuvent 
être rendus pt'cuniairement responsables du montant des dépenses non 

1. liCS dispositions de la lui de 1889 sont {^uillonietéos. Lo< articles non 
rites coiiceriieiil radminisli*nlioii vi non la médocino. 



80 PAIUS-MEDIC\L. — ENSEIGNEMENT. 

prc'viios par les règlemcnls, pour lesquelles l'ordre écrit susmeutionnr 
ne leur aurait pas été délivré. 

18. — Les directeurs du service de santé, dans les corps d'armée, 
ordonnanc€nt toutes les dépenses d»î ce service. Ces directeurs, ainsi 
que les médecins chefs de service, vérifient la gestion en deniers et 
en matières des pharmaciens et officiers d'administration placés sous 
leurs ordres. Ils Icuf donnent directement des instructions pour la 
bonne tenue des écritures et l'observation des lois et règlements sur la 
comptabilité. 

IjC service de santé est également chargé, sous rautorité du 
commandement, d'assurer la fourniture du matériel et des approvision- 
nements nécessaires aux hôpitaux et aux ambulances. 

19. — Dans les corps de troupes, le chef du service de Sîuilé n'exerce 
son autorité qu'au point de vue technique, en ce qui concerne l'hygièDc 
et la science médicale. L'action administrative appartient au personnel 
chargé de l'administration intérieure des corps de troupes, aii>$i qu'il 
est dit ci-après. 

20. — L'organisation du service spécial et distinct de santé, auprès 
du ministre de la Guerre, en conformité de la présente loi sera réglée 
par un décret. 

Service de santé. 

57. — Le corps de santé milit-aire comprend des médecins et des 
pharmaciens. 

il y a une hiérarchie propre, savoir : 

Médecin ou pharmacien aid«-major de 2'' classe ; 
Médecin ou pharmacien aide-major de 1*^'' classe ; 

Médecin ou pharmacien major de 2*' classe ; 

Médecin ou pharmacien major de. 1"^ classe; 

Médecin ou pharmacien principal de 2*' classe : 

Médecin ou pharmacien principal de !••' classe; 

Médecin ou pharmacien-inspecteur: 

Médecin-inspecteur général . 

(<<s grades correspondent à ceux de la hiérarchie militaire, savoir : 



SER|YICE DE SANTÉ MILITAIRE. 8i 

Médecin ou pharmacien aide-major de Î2'* classe, à celui de sous- 
lieutcnanl; 

Médecin ou [tharmacien aide-major de i'*^ classe, a celui de lieute- 
nant ; 

Médecin ou j)harmacien-major de S*" classe, à celui de ca|)itaine; 

Médecin ou pliarniacieu-major de 1''^' classe, à celui de chef de 
bat;iillon ; 

Médecin ou pharmacien principal de 2*' classe, à celui de lieutenant- 
colonel ; 

Médecin ou pharmacien [trincipalde l'''^^ classe, à celui de colonel; 

Médecin ou pharmacien-insjKîcteur, à celui dégénérai de brigade; 

Médecin-inspecteur général, à celui de général de division. 

Cette correspondance de grades ne modifie point la situation, dans la 
hiérarchie générale et dans le service, qui est fîûte aux membres du 
corps de santé. Les médecins et pharmaciens militaires jouissent des 
bénéiices de la loi du 19 mai 1854, sur Tétat des officiers. Le cadre 
constitutif du corps est fixé conformément aux tableaux F et G annexés 
à la présente loi. 

58. — Les médecins et pharmaciens aides-majors de S*' classe se 
recinilent parmi les élèves du service de santé militiure. Leur position, 
au point de vue de leurs obligations du service militaire, est réglée par 
les lois sur le recrutement. ^ 

50. — En cas de mobilisation, le cadre du corps de santé militaire 
est cx)mplétc par des médecins et pharmaciens de réserve et de l'armée 
territoriale, qui rempliront les conditions si)écifiées par un règlement 
ministériel. 

40. — Il est créé, auprès du ministre de la Guerre, un comité tech- 
nique de santé, comjwsé de médecins-inspecteurs et du pharmacien- 
inspecteur. 

SFr.TI(»>S n'iNFIllMIKHS IT TKOIPKS nAUMI.M^TKAl lO\. 

il. — Les sections d'infirmiers militaires sont au nombre de ^2'). 
Le ministre détermine, d'après les besoins de cha<|ue corps d^armée, 
les oireclifs çt les cadres de chaque section. IjCs sections sont rom- 

pauis-mkdical. (5 



H2 PARIS-MÉDICAL. — EiNSEIGNEMîENT. 

muidces et administrées par un officier d'administration de leur 

En ce qui concerne la police et la discipline intérieures des corps, 
les sections d'infirmiers militaires sont placées sous Tautorité supé- 
rieure des médecins militaires, chefs du service de santé. 

Les sous-officiers des sections d'infirmiers concourent pour l'ad- 
mission à l'École militaire d'infanterie de Saint-Haixent. 



DÉCRET du 25 mars 1852, relatif à VorganUation du corps 

de santé de l'armée de terre. 

H ne reste de ce décret que la partie mise à jour relative aux 
conditions de l'aYancement et aux pensions de retraite. 

Conditions dk 1/ avancement. 
Art. 21, modillé par le décret du 23 avril 1859. 

Fixation normale du temi»s d'ancienneté. 

Les médecins et pharmaciens aides-majors de 2^ classe passent à la 
1™ classe après deux années de services effectifs. 

Nul ne peut être nommé major de 2* classe s'il n*a servi au moins 
deux ans dans le i^rade d'aide-major de 1" classe. 

Nul ne [)eut elre nommé major de \^^ classe s'il n'a servi au moins 
({uatre ans dans le {^rade de major de 2^ classe. 

Nul ne peut être nommé principal de 2*^ classe s'il n'a servi au moins 
trois ans dans le grade de major de 1'^'^' classe. 

Nul ne peut être nommé princij)al de l'« classe s'il n'a servi au 
moins deux ans dans le grade de principal de 2'* classe. 

Nul ne peut èlre nommé inspecteur s'il n'a servi au moins trois ans 
dans le grade de principal de i"^ classe. 

L'ancienneté, pour l'avancement aux divers grades de la hiérarchie 
dos officiers (\v sa nié, est déterminée selon les prescriptions des 
articles 15, 46 et 17 de la loi du 1 i avril 1852 sur ravanceinent 
dans l'armée. 



SERVICE DE SANTE MILITAIKE. 85 

Fixation exceptionnklle du temps d'a.nciex.neté. 

Le temps d'ancienneté exigé pour passer d*un grade à un autre 
pourra être réduit de moitié à la guerre ou dans les colonies. 

Il ne pourra être dérogé aux conditions d'ancienneté imposées 
par le présent article, pour passer d'un grade à un autre, si ce 
n'est : 

l** Pour acte de dévouement ou de courage dûment justifié et mis à 
Tordre du jour de l'armée ou de la division; 

2* Lorsqu'il ne sera pas possible de pourvoir autrement au rempla- 
cement des vacances. 

Art. 22. — Avancement au gilvuk de majou de i*" classe. 

Les deux premiers tiers des emplois vacants dans le grade de major 
de 2** classe sont attribués au tour de l'ancienneté. Le dernier tiers de 
ces emplois est attribué au tour du choix. 

Avancement au grade de majou de i'^ classe. 

La moitié des emplois vacants dans le grade de major de 1'^' classe 
est attribuée au tour de rancienneté. L'autre moitié de ces emplois est 
attribuée au tour du choix. 

Avancement aux giiades supéiueirs a celui de major 

DE i"' CLASSE. 

La totalité des emplois vacants dans les grades de médecin et de 
pharmacien principal des deux classes et dans celui de médecin et de 
pharmacien-inspecteur est attribuée au tour de choix. 



ËGOLE D'APPLICATION DU SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE 

DÉCRET du 20 octobre IS9S portant reorganisation de l'École 
d'application du service de santé militaire. 

Titre 1*^'. — Institution de l'école. 
Art. 1**'. — L'École d'application du service de santé militaire est 



84 PAIUS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

instiluée pour donner aux médecins aidcs-niajors de ^*^ classe élèves el 
aux médecins el pharmaciens stagiaires, l'instruction professionnelle 
militaire spéciale, théoriiiue et pratique, nécessaire pour remplir dans 
'armée les obligations de services qui incombent au corps de santé 
militaire. 

Titre II. — Pfrson.nkl de l'école. 

^2. — L'état-major de IKcole sera composé de : 

Un médecin-inspecteur, directeur; un médecin principal de I "'classe, 
sous-directeur; un médecin-major de i'"^ classe, major; un médecin- 
major de 1'*^ classe, bibliothécaire el conservateur des colleittions ; 
trois médecins-majors de 2** classe ou aides-majors de 1"^ classe, sur- 
veillants ; un officier d'administration de i'*' classe, comptable du 
matériel et trésorier. 

3. — Le directeur est nommé par décret, sur la proposition du 
ministre de la Guerre. 

4. — Le sous-directeur et les autres officiers attachés à l'École 
sont nommés par décision ministérielle. Le bibliothécaire et conserva- 
teur des collections peut être pris parmi les médecins-majors de 
l'« classe en retraite. Les médecins aides-majors de 1™ classe ne jkîu- 
vent être nommés surveillants qu'après deux années d\ancienneté dans 
leur grade. 

T). — L'autorité du directeur de l'KcoIo s'exerce sur tout le per- 
sonnel et sur toutes les parties du service : police, discipline, instruc- 
tion et administration. Il correspond directement avec le ministre. 11 
est tenu de résider à l'École. 

G. — L'hôpital militaire du Val-de-Grâce est rattaché comme liôpil.d 
d'instruction à l'Ecole d'application du service de santé militaire. 

En conséquence, le directeur de TÉcole exerce sur cet hôpital l'action 
d'un directeur du service de santé de corps d'armée, telle qu'elle est 
définie par l'article 12 du décret du 2o novembre 1889, portant 
règlement sur le service de santé à l'intérieur, sauf les modifications 
ci-après spécifiées. En qualité de directeur de l'hôpital d'instruction, 
il est, pour ce service spécial seulement, sous les ordres du général 
gouverneur militaire de Taris. 

Le directeur de l'Ecole correspond directement avec le ministre pour 
joules les affaires relatives à l'Ecole, ainsi cpi'il a été dit à l'article 5 ; 
en principe, la correspondance pour les affaires de l'hôpital est directe 



SERVICE DE SANTÉ MILITAIUE. 85 

enire le •rouverneur militaire de Paris et le directeur de l'École et vice 
versa. Toutefois, s'il le.juge utile pour Tunité et la facilité du service, 
le gouverneur militaire de Pîvris peut transmettre ses instructions ou 
ses ordres généraux relatifs à Thôpital d'instruction au directeur de 
l'École par l'intermédiaire du directeur du service de santé du gouver- 
nement militaire de Paris, qui les adresse alors par bordereau au direc- 
teur de l'École. Ces deux hauts fonctionnaires correspondent librement 
entre eux. 

Le directeur de l'École adresse au directeur du service de santé du 
gouvernement militaire de Paris : 

{^ Tous les renseignements utiles à la prophylaxie des épidémies, ii 
l'hygiène ou à la santé des troupes qui sont logées dans les caserne- 
ments envoyant leurs malades à l'hôpital d'in*!ruction ; 2'Mes élé- 
ments de la statistique médicale mensuelle et annuelle ; o° les pièces 
relatives au traitement par les eaux minérales. 

Les doux directeurs règlent d'un commun accord toutes les ques- 
tions ayant trait aux évacuations des malades des divers hôpitaux du 
gouvernement militaire de Paris sur l'hôpital du Vnl-de-Gntce, et réci- 
proquement; aux convocations du personnel de l'hôpital ou de l'Kcole 
du Vîil-de-Gràce, pour le service de la place de Paris ; à la répartition 
et aux mutations des infirmiers miUtaires de l'hôpital ; à l'utilisation 
de la buanderie du Val-de-firàce pour les autres hôpiUiux du gouver- 
nement militaire de Paris ; à la c<îssion auxdits hôpitaux dos fruits 
récollés dans les jardins du Val-de-Gràce ; aux diverses adjudications, 
et en j;énéral à toutes les affaires intéressant à la fois la direction de 
rtiôpiial d'instruction et Ui direction du service de santé du gouverne- 
ment militaire de Paris. 

Le directeur du service de santé du gouvernement militaire de 
Paris a le droit de visiter les militaires hospitalisés îi l'hôpital du Val- 
de-Gràcc, et provenant des établissements et casernes dudit gouverne- 
ment, toutes les fois qu'il lejugo néci'ssaire dans l'inlérét de l'hygione 
dos troupes et de la prophylaxie des épidémies. 

11 peut, dans ces circonstances, îi charge de prévenir le directeur 
do l'École, se faire accompagner par le médecin-chef de l'hôpital 
d'instruction ; mais, en aucune circonstance, il n'a à intervenir dans 
le service intérieur de cet ot;iblissement. Il lui est loisible, ogaleniont 
en prévenant le directeur de l'École, de convoquer le médocin-chof 
|if)ur toute conféren<'e à laquelle il osiimora utile la présence de cet 
oflicier supérieur. 



«« PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

En cas de mobilistition, l'hôpital d'instruction |«issc sous l'au- 
torité du niédecin-ins[H»clcur, membre du comité de défense du camp 
retranché. 

7. — Le sous-directeur est en même temps médecin-chef de l'hô- 
pital militaire du Val-de-Oàcte. Il est rintorm('*diaire du directeur de 
l'Kcole dans toutes les parties du service. 11 est chargé de la police, de 
la discipline et du maintien de l'ordn* dans l'Kcole. Le personnel de 
l'École est sous ses ordres immédiats et sous sa surveillance directe. 
Il tient le registre du personnel. Il remplace le directeur absent, fl 
n'est cl large d'aucun enseignement particulier. 11 est directeur des 
études et, à ce litre, a le contrôle général sur tout ce qui concerne 
l'enseignement des travaux pratiques. En cas d'absence, il est remplacé 
par le médecin principal le plus élevé en grade ou le plus ancien dans 
le grade supérieur. Le sous-directeur est médecin-chef de l'hôpital 
militaire du Val-de-Gràce, considéré comme hôpital d'instruction et 
rattaché à l'École, ainsi qu'il a été dit au précédent article. 

Ses attributions, comme médecin-chef, sont déterminées par le 
décret du 23 novembre 1889 sur le service de santé à l'intérieur. Il 
adresse toute sa correspondance, notamment celle prévue au,x articles 
140 et 1 i8 de ce même décret, au dinuleur de l'École, ainsi que la 
statistique médicale. 11 rend comj)te au directeur de l'École de tous les 
faits intéressant l'hygiène et la santé des troupes du gouvernement 
militaire de Paris. 11 prend les ordres du directeur pour tout ce tjui a 
trait à ses relations éventuelles avec le directeur du service de santé du 
gouvernement militaire de Paris. Néanmoins, pour tout ce qui cx)ncerne 
le travail afférent à la mobilisation du camp retranche de Paris, le 
médecin-chef de l'hôpital du Val-de-Gràce relève exclusivement, des le 
temps de paix, du directeur du service de santé du gouvernement 
militaire de Paris et il corresj>ond directement avec lui à cette occasion 
spéciale. 

Les professeurs et pn)lesseurs agrégés sont les médecins traitants de 
rhôpil;d du Val-dc-(iri\ce. Le médecin-chef prend les ordres du direc- 
teur p )ur la répartition des diverses divisions de malades entre eux, 
si*l(»n les besoins de l'enseignement et les nécessités du service extérieur. 
Aucune modification n'est apportée aux dispositions définissant le fonc- 
tionnement des services pharmaceutique et administratif, sous l'auto- 
rité du médecin-chel de l'hôpital d'instruction, ni à celles relatives aux 
inlirmiers militaires, ni à la situation des médecins, pharmaciens et 
officiers d'administr.itiou ne faisant pas partie du cadre de l'École. 



SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE. 87 

8. — Le major, lofûcier d'administration, le bibliothécaire et les 
surveillants exercent leurs fonctions conformément aux règlements sur 
l'administration et la comptabilité des écoles et sur le service intérieur 
de rÉcole. Le major peut, en oulre, être chargé d'un service de ma- 
lades à rhôpital du Yal-de-Gràce, et de conférences à l'intérieur de 
rÉcole, etc., selon les ordres du directeur. 

9. — Le personnel de l'enseignement comprend des professeurs et 
des professeurs agrégés répartis comme il suit : 

1° Un professeur et un agrégé. — Maladies et épidémies des 
armées ; 2® un professeur et un agrégé. — Chirurgie d'armée (bles- 
sures de guerre) ; 5** un professeur et un agrégé. — Anatomie chirur- 
gicale; opérations et appareils ; ¥ un professeur et un agrégé. — Dia- 
gnostic chirurgical spécial (yeux, oreilles, larynx, dents); manœuvres 
d'ambulance, pansements et appareils en campagne ; 5^ un professeur 
et un agrégé. — Hygiène; 6" un professeur et un agrégé. — Médecine 
légale; législation, administration et service de santé militaires; 7^ un 
professeur et un agrégé. — Chimie appli([uée aux expertises de l'ar- 
mée et toxicologie- 

L'agrégé de chimie, outre ses fonctions auprès du professeur de 
chimie, est mis à la disposition du professeur d'hygiène pour les 
démonstrations et les manipulations de physique et de chimie néces- 
saires pour l'enseignement pratique de l'hygiène. 

Les professeurs sont choisis parmi les anciens agrégés ou les agré- 
gés en exercice. Us sont nommés par le ministre sur des listes de trois 
candidats dressées, l'une par le conseil de perfectionnement de l'École, 
l'autre par le Comité consultatif de santé. Ils doivent être du grade de 
major de i"* classe au moins et de principal de \^ classe au plus. La 
durée des fonctions de professeur ne peut excéder dix ans. 

iO. — Les professeurs agrégés sont nommés au concours. Les ma- 
jors de \^^ et de 2*^ classe sont seuls admis à concourir. La durée des 
fonctions de professeur agrégé est fixée à cinq ans. 

11. — Le petit étal-major de l'Ecole est composé de : un adjudant- 
élève d'administration; un sergent infirmier de visite; cinq sergents 
d'infirmiers commis aux écritures ; un sergent maître d'armes ; sept 
caporaux infirmiers de 1'* ou 2** classe. 

12. — liCS agents subalternes civils sont nommés parle directeur de 
l'École sur l'approbation du ministre. Ils comprennent : un aide de 
laboratoire; un concierge de l'iiotel de la Direction. 



88 PARIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

Titre III. — Conseils. 

13. — II est établi à l'É^le : !•» un conseil de perfectionnement ; 
2^ un conseil d'administration ; 5° un conseil de discipline. Le conseil 
de perfectionnement est composé du directeur del'ÊcoIe, président; du 
sous-directeur de TÉcole, directeur des études, et des professeurs; un 
agrégé, désigné chaque année par le directeur, remplit les fonctions de 
secrétaire. Le conseil se réunit chaque fois que le directeur de l'École 
le convoque et au moins deux fois par an. II émet son avis motivé sur 
tous les objets soumis à ses délibérations sur la proposition du prési- 
dent ou d*un des membres, dans l'intérêt des études. Si ses délibéra- 
tions ramènent à proposer des modifications dans les programmes ou 
dans remploi du temps, les procès-verbaux des séances sont annexés 
aux demandes conformes adressées par le directeur de TÉcolc au 
ministre. 

14. — Le conseil d'administration se compose : du directeur de 
l'Kcole, président; dw sous-directeur; d'un médecin professeur; du 
major rapporteur ; de roflicier d'administration trésorier et comptable 
du matériel. Le médecin professeur est dësigué chaque année [>ar le 
directeur, qui le choisit alternativement parmi les deux plus anciens 
professeurs. Les attributions du conseil d'administration sont définies 
par les règlements sur l'administration et la comptabilité des Écoles 
militaires. 

15. — Le conseil .de discipline est composé : du directeur de 
l'Kcole, président; du sous-directeur de l'École ; d'un professeur dési- 
gné chaque année par le directeur ; de deux médecins principaux ou 
majors de la garnison désignés chaque année par le ministre. I^c con- 
seil de disci|)Iine est chargé de provotiuer toutes les mesures néct^s- 
saires au maintien de l'ordre. 

Le stagiaire qui aura commis une faute assez grave pour encourir le 
renvoi de l'Kcole, paraîtra devant le conseil de discipline. Le ministre 
de la Guerre statuera sur les propositions de renvoi, qui devront tou- 
jours être accompagnées d'un avis motivé du conseil. Le médecin aide- 
major de 2*' classe élève appelé pour le même motif à comparaître 
devant le conseil de discipline, sera l'objet, s'il y a lieu, et selon le cas, 
d'une pro|>osition de mise en non-activité ou de réforme. 

1(5. — Kn cas de désordres graves, de manifestations quelconques 
ou de fautes collectives, le ministre prendra, d'après les rapports du 



SERVICE DE SANTE MILITAIRE. «i» 

directeur de TÈcole, telles mesures qu'il jugera convenable dans l'in- 
térêt de la discipline. 

TiTHE lY. — Dispositions hrlatives aix médecins aides-majors de 

'f classe élèves or STAGIAIHES et ai service IXTÉRIEIR. 

17. — Tout élève de l'École du service de santé militaire reçu doc- 
teur en médecine est admis de plein droit ii l'Kcole d'application le 
l*^*" février; il est nommé à cette date au grade de médecin aide-major 
de 2* classe et pourvu de l'emploi de médecin aide-major de 2*^ classe 
élève ; l'École peut recevoir aussi à la même po(|ue, en qualité de mé- 
decins ou pharmaciens stagiaires, les docteurs en médecine et les phar- 
maciens de i"' classe qui sont directement admis, après concours, en 
exécution de l'article 4 de la loi du 14 décembre 1888. 

I^endant leur séjour à l'École d'application, le classement par ordre 
de mérite des médecins aides-majors de 2*^ classe élèves et des méde- 
cins stagiaires, est déterminé par les examens bimestriels. Le classe- 
ment par ordre de mérite des ^)harmaciens stagiaires est déterminé 
par les examens bimestriels. Les cours de l'École d'application com- 
mencent le 1'''' février; ils durent neuf mois. 

18. — Les diverses branches de l'enseignement sont déterminées 
par des programmes. Ces programmes et le tableau de l'emploi du 
temps sont soumis à l'approbation du ministre par le directeur de 
l'École. 

19. — Le règlement sur le service intérieur de l'Kcole sera pré- 
senté parle directeur à l'approlialion du ministre; aucune modifica- 
tion ultérieure n'y pourra être apjjortée sans une autorisation ministé- 
rielle préalable. 

20. — L'École sera inspectée chaque année par le médecin-ins|»ec- 
leur général, conformément aux instrnclions ministérielles. 

21. — A partir de leur nomination, les médecins aides-majors de 
2'' classe élèves et les stagiaires (méd(»cins et pharmaciens reçoivent 
les allocations déterminées par les tarifs de solde; il leur est attribué 
«ne indemnité de première mise d'éijuipement. 

22. — Ils sont soumis, h l'intérieur de l'Kcole, à des interroga- 
toires et à des épreuves praliijues (pii donnent lieu à des notes j>er- 
mettant d'établir tous les deux mois un classement qui eU transmis 
au ministre. 

23. — Les examens de sortie sont passés devant un jury spécial. 



90 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

présidé par le médecin-inspecteur général, ou par un médecin-înspoc- 
teur, et subdivisé en trois sériions : médicale, chirurgicale et pharma- 
ceutique, présidées respectivement par le médecin-inspecteur général, 
le médecin-inspecteur, directeur de l'Kcole, et le pharmacien-inspec- 
teur. 

Le jury de médecine et celui de chirurgie sont formés par les pro- 
fesseurs de TKcole auxquels sont adjoints, dans chaque spécialité, deux 
membres étrangers à l'Kcole et du grade de médecin principal ou ma- 
jor de 4'*'' classe. Le jury pharmaceutique sera composé du pharma- 
cien professeur et d'un pharmacien principal ou major étranger à 
TKcole. 

Les trois sections fonctionnent simultanément. 

Tous les membres du jury sont nommés par le ministre ; les juges 
étrangers à l'Ecole le sont sur la proposition du comité technique de 
santé. Des professeurs agrégés en exercice sont désignés comme juges 
suppléants. Les séances du concours sont publiques. 

Le classement par ordre de mérite des médecins aides-majors de 
2^' classe élèves et des médecins stamaires, ainsi que celui des phar- 
maciens stagiaires, est arrêté en assemblée générale des membres du 
jury d'examen et des membres du conseil de perfectionnement de 
l'École, sous la présidence du président général du jury. Ce classe- 
ment est défîni par la combinaison des notes obtenues aux examens de 
sortie avec celles des classements bimestriels. 

24. — Les médecins aides-majors de 2* classe élèves qui ont subi 
avec succès les é|)reuves de l'examen de sortie, prennent rang sur la 
liste d'ancienneté dans le grade de médecin aide-major de 2'' classe 
d'après leur numéro de classement audit examen. 

I^s stagiaires (médecins ou pharmaciens) qui ont subi avec succès 
les mêmes épreuves, quittent l'Kcole le l^** novembre avec le grade de 
médecin ou pharmacien aide-major de 2'' classe; ils prennent rang 
entre eux et à cette date sur la liste d'ancienneté, d'après leur classe- 
ment de sortie. 

25. — Les médecins aides-majors de 2^ classe élèves et les stagiaires 
qui n'ont pas obtenu à l'examen de sortie la moyenne des points dé- 
terminée par le règlement sur le service intérieur de l'École, peuvent 
être autorisés par le ministre, sur la proposition du jury, à redoubler 
leurs neuf mois d'études. 

Ils concourent dans ce cas avec la promotion suivante. S'ils ont salis- 
fait h l'examen de sortie, l'ancienneté dans le grade d'aide-major de 



SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE. 91 

2* classe devient pour les médecins aides-majors de 5* classe élèves la 
même que celle des aides-mnjors de 2*^ classe élèves de cette promo- 
tion ; les stagiaires prennent rang dans le grade d'aide-major de 
2« classe avec les stagiaires de ladite ])romotion. 

Dans le cas où l'autorisation de redoubler les neuf mois d'études 
n'est pas accordée, les médecins aides-majors de 2* classe élèves sont 
mis en non-activité. Ils peuvent être autorisés à subir de nouveau des 
examens de sortie en même temps que les aides-majors élèves d'une 
promotion suivante : s'ils satisfont à ces examens, ils sont rappelés à 
Factivilé et prennent rang îi la suite des aides-majors élèves de celle 
promotion et entre eux, s'il y a lieu, d'après les règles générales éta- 
blies pour le classement. 

Les stagiaires (médecins et pharmaciens), à qui l'autorisation de 
redoubler le stage n'est pas accordée, sont licenciés de l'École et res- 
tent d'ailleurs soumis aux obligations imposées par la loi sur le recru- 
tement. 

26. — L'autorisation de redoubler les neuf mois d'études ne peut 
être accordée qu'une seule fois aux aides- majors élèves et aux médecins 
et pharmaciens stagiaires. 

27. — Tout stagiaire licencié de l'École est tenu au remboursement 
du montant des sommes payées à lui ou pour lui par le département 
de la Guerre. (Médecin stagiaire, indemnité de première mise d'équipe- 
ment; pharmacien stagiaire, indemnité de première mise d'équi|)ement 
et frais de scolarité payés pour lui par l'administralion de la Guerre et 
d'indemnités touchées avant l'entrée à l'École d'application du service 
de santé militaire.) 

Il en est de même si, nommé médecin ou pharmacien aide-major de 
2*' classe, il quitte, sauf dans le cas de réforme pour infirmités, le ser- 
vice de santé militaire avant d'avoir accompli son engagement 
scxennal. 

Les médecins militaires provenant de l'École du service de santé 
militaire qui quitleraient, sauf dans le cas de réforme pour infirmilés, 
le service de santé militaire avant d'avoir accompli leur engagement 
sexennal, sont tenus au remboursement du montant des frais de scola- 
rité payés |K)ur eux par radminislralion de la Guerre, et, s'ils ont élé 
boursiers h l'École de Lyon, au payement du montant dis frais de 
|)ension et de trousseau, ainsi qu'au remboursement de Tindemnilé de 
première mise d'é(pii|K*ment. 



î« PARlS-MÉhlCAL — E>SEIG>EJIEXT. 



Titre V. — Ih<i»o>iTio\s gênér.\les. 

28. — Toutes les dis|)osi lions coiilraires au présent décret sont et 
demeurent abrogéc^s. 



LOI (lu 25 décembre 1 8<SS ayatii jtour but la réorganisation if une 

École du $e7i.ûce de santé militaire. 

Art. i*^, — Il est créé une École du service de sanlé miliUiire, dont 
le siège sera ullérieurenicnl désijrné par un décret. 

2. — La date de i*ouYerture de l'École et les conditions requises 
des jeunes gens pour y être admis seront déterminées piir décrets et 
diH-isions du ministre de la Guerre. 

5. — Au sortir de l'École du service de santé militaire, les élèves 
de cette école, (pourvus du diplôme de docteur en médecine et rem- 
plissant, en outre, les autres conditions spécifiées par les règlements 
ministériels, entreront de droit à l'École d*application de médecine et 
de pharmacie militaires (Yal-de-Gràce). 

4. — L'École d'application de médecine et de pharmacie militaires 
du Val-de-Gràce continuera à recevoir, comme par le passé, outre les 
élèves sortis de l'École de médecine militaire, et dans une proportion 
déterminée par le ministre de la Guerre, des docteurs en médecine et 
des pharmaciens de !•*• classe, à condition que les uns et les autres 
n'aient pas dépassé les limites d'âge fixées par les règlements et aient 
subi a\ec succès les épreuves de concours dont le ministre de la Guerre 
arrête les programmes. 

Les jeunes gens ainsi admis à l'École d'application de médecine et 
(le pharmacie militaires contracteront, comme les élèves de l'École du 
servie*; de santé militaire, l'engagement de servir, au moins ^lendant 
six ans, dans le corps de santé, à partir de leur promotion au grade 
d'aide-major de 2'* classe. 

DÉCRET du 25 décembre J888 portant création de V École du ser- 

vice de mnlé militaire. 

Titre !•'''. — Instititiox de l'école m service de saxtk militaire. 

Art. J'^ — Il est cn'é \x Lvon une École du service de santé mili- 
tiire. 



SERVICE DE SANTÉ MILITAIKE. 93 

2. — Cette École est instituée près de la Faculté de médecine de 
Lyon. Klle a pour objet : 1** d'assurer le recrutement des médecins de 
rarmée; tJ'* de seconder les éludes universitaires des élèves du service 
de santé, et 3*^ de donner à ces élèves I educ;ition militaire jus<|u':i 
leur passage à TEcole d'application de médecine et de pharmacie mili- 
taires (Val-de-Gràce). 

5. — Les élèves se recrutent parmi les étudiants en médecine, 
dans les conditions indiquées au titre II du présent décret. Ils reçoivent 
à l'École rinslruelîon définie au titre IV. 

i. — Aucun élève ne peut être autorisé à redoubler une année 
d'études, à moins que des circonstances graves ne lui aient occasionné 
une suspension l'orcée de travail pendant plus de deux mois. 

5. — Tout élève qui aura subi, a un même examen de la Faculté 
ou d(î l'Ecole, deux échecs suca»ssifs, est exclu de l'Ecole. Le conseil 
de discipline donne son avis, le ministre statue. 

6. — Sauf le cas où il en aurait été renvoyé pour indiscipline ou 
inconduite, l'élève qui a cessé de faire partie de l'École peut y être 
admis de nouveau par voie de concours, s'il remplit encore les condi- 
tions générales d'admission. . 

7. — Lors(jue les élèves sont pourvus du diplôme de docteur en 
médecije et remplissent, du reste, les condilions déterminées par les 
décisions ministérielles, ils passent de droit à l'Ecole d'application de 
médecine et de pharmacie militaires (Val-de-GrAce). 

8. — Le jour où ils sont pronms médecins aides-majors de ^'' classe, 
il leur est attribué cincf ans de service à titre d'études. 

Titre 11. — Modk kt comutioxs i»'.vnMissi().\ i»i;s klkvks. 

y. — Nul n'est admis à l'Ecole du service de santé que par voie de 
concours. Le concours est public et a lieu tous les ans. fiC ministre de 
la Guerre en détermine les conditions; chaque année, il en arrête le 
programme et en fixe l'éporpir. L'arrêté du ministre est rendu public 
avant le i**' avril. Le jury du concours est conqïosé d'un médec'n- 
insperteur, président, de deux niédecin*^ principaux ou majora di* 
I" classe et, s'il v a lien, di» membres apparlenaiit à rrniM'r>ilé. Le 
président et les membres du jury sont annueIK'menI désigné> par !«• 
nn'nistre de la (iuerre. 

HL — Nul ne peut être admis au concours s'il n'a préalablement 
justifié : 1" qu'il est Français ou naluraliM' Franvai>; 2*' qu'il a eu 



y» PAIUS-MÉDICAL — ENSEIG.NEÎIENT. 

dix-sr|it ans au moins et niij^'t-deux ans au plus le 1*^*" janvier de 
l'arinn' du concours. Noannioins, les sous-ofliciers, caporaux ou bri- 
;:;idiers et soldais des corps de Tannée, àj^és de plus de nngl-deux ans 
(^t (pii auront accompli au 1*'' juillet de l'année du concours six mois 
de service réel el clléclif, sont admis à concourir, pourvu qu'ils n*aienl 
pas dépassé l'à-^e de vingt-cinq ans à cette même date et qu'ils soient 
encore sons les drapeaux au moment du commencement des comjw- 
silions; .7' (|u'il a été vacciné avec succès ou qu'il a eu la petite 
vérole; i" qu'il est robuste, bien constitué et qu'il n'est atteint d'au- 
cun(î maladie ou infirmité susceptible de le rendre impropre au ser- 
\'uv, militaire; 5" (ju'il est pourvu du diplôme de bacbclier es lettres 
et du diplôme de bachelier es sciences complet ou restreint pour la 
partie matliémati(|ue, ainsi ([ue du nombre d'inscriptions à une 
l'acuité d(î médecine, ou à une école de plein exercice, ou à une école 
préparatoire et d'examens probatoires déterminés par le ministre de la 
(iucrre. 

Tout(;s ces conditions sont de rigueur et aucune déro^zation ne |>eul 
éln^ autorisée. 

H. - (Iharpie ann('e, à l'époque déterminée par la décision minis- 
térielle fixant le progrannne des épreuves, les candidats auront à 
nqin'rir leur inscription sur une liste ouverte à cet elTct dans les 
bureaux d«*s directeurs du service de santé des corps d'armée, gou- 
vcrncnieiils militaires, divisions (Algérie), brigade (Tunisie). 

Après la clôture délinitive des examens, le jury établit la liste des 
candidats en les classant par ordre de mérite, d'après l'ensemble des 
poinis obteiMis. Le président du jury adresse celte liste, avec les 
procès- verbaux des séances, au ministre, qui nomme aux emplois 
il'élèves de l'iù'ole du service de santé militaire. 

12. — Le prix de la pension est de iOOO francs par an. Celui du 
trousseau est déterminé cha<pie année parle ministre delà Guerre; les 
li\res et les instruments nécessaires aux études des élèves leur sont 
tournis par l'Ktat et sont comptés dans le prix du trousseau. 

l)es bourses et des demi-bourses peuvent être accordées aux élèves 
(pii ont préalablement fait constater, dans les formes prescrites, 
l'insuflisance drs ressources de leur famille pour leur entretien à 
l'Kcole. Les bourses et les denii-bourscs sont accordées par le ministre 
de la Guerre, sur la proposition du conseil d'administration do 
l'École. 

i5. — 11 peut être alloué, sur la proposition du même conseil, à 



A k^ 



SEUVICE DE SANTÉ MILITAIRE. 95 

cha(j[ue boursier ou demi-boursier, un trousseau ou un demi-trous- 
seau . 

1 i. — Les différents droits de scolarité et d'examen sont payés 
par le ministre de la Guerre, conformément aux règlements universi- 
U'ûres. 

45. — Les élèves démissionnaires ou exclus de l'École sont tenus 
au remboursement des frais de scolarité et, s'ils ont été boursiers, au 
payement du montant des frais de pension et de trousseau avanc^^s par 
Tadministration de la Guerre. 

46. — Les élèves non militaires doivent contracter un en^^^agement 
régulier avant leur entrée à F École, s'ils sont âgés de plus de di\- 
b !:t ans ou dès qu'ils auront atteint cet âge. 

1 os élèves dont le temps de service expirera pendant leur séjour 
à l'École seront tenus de contracter un engagement. 

Tous les élèves contractent, en outre, à leur entrée à l'École, l'en- 
j;ajronient de servir au moins pendant six ans dans le corps de santé 
de I\;rmée active, à partir de leur promotion au grade de médecin 
aide-major de 2'- classe. 

17. — A leur arrivée h l'École, les élèves sont soumis à une visite 
médicale; ils ne sont deTmitivement admis que s'ils sont déclarés aptes 
au service militaire. Si l'élève est jugé inapte au service militaire, il 
est renvoyé devant la commission spéciale de réforme, qui statue. 

Titre 111. — Pkrso.n.nkl de l'école. 

18. — Le personnel de l'École du service de santé militaire com- 
prend : 

1" L*élat-major de l'École, formé d'officiers du corps de santé et 
d'officiers d'administration des hôpitaux. 

Tous ces officiers sont du cadre actif. 

2** Un petit ébt-major. 

La composition et les attributions de ce personnel sont définies par 
le présent litre. 

49. — Véiat-major de T École comprend : 

Un médecin-inspecteur ou médecin principal de l"^* classe, direc- 
teur; un médecin principal ou major de 1'^ classe, sous-directeur; 
un médecin-major de ï^ classe, major; six médecins-majors de "!*' ou 
de 1*^ classe, répétiteurs ; cinq médecins aides-majors de !"' classe, ou 
majors de 2** classe, surveillants des élèves ; un oflicier d'administra- 



OG PAKIS-MEDICAL — ENSEIGNEMENT. 

lion tic i"' ou de *"!'' classe des ho|»it;iii\, complable du maléricl et 
trésorier; un ollicier d'administration adjoint de ï^*^ ou de 2*^ class" 
des hôpitaux, adjoint à rofficier-comptable. 

20. — Des professeurs civils peuvent être attachés à l'Kcole |K)ur 
l'enseijinenient des ln^lles-le lires, arts et lanjrues élrangiTCS. 

21. — L^ petit étal-major de l'Ecole comprend : Si*pl adjudants 
>ous-oniciers (dont un vaguemestre) ; deux adjudants-élèves d'admi- 
nistration des hô[)itau\ ; un sergent maîlre d*c*scrime ; un sergent 
concierge ; deux sergents et (piatre caporaux employés |K)ur le service 
administratif et dans les bureaux; un caporal inlirmier de visite; dix 
soldats (dont trois au moins ouvriers en bois ou en fer) empb)yés |K)ur 
le ser\ice administratif et dans les bureaux; deux soldats inlirmiers 
de visite ; deux clairons ; le nombre de soldats-ordonnances néc<*s- 
saires pour les officiers de l'Kcole. 

22. — Le directeur est nommé par décret, sur la proposition du 
minisire de la Guern». 

23. — Le sous-directeur, tous les officiers et les professeurs civils 
de belles-lettres, arts et langues étrangères, attachés à l'École, sont 
nommés par le ministre de la Guerre. 

24. — Le directeur a autorité sur tout le personnel et sur toutes les 
parties du service de l'École. 

Il a les prérogatives et pouvoirs disciplinaires d'un général comman- 
dant d'École. Il exerce sur l'hôpital Desgenettes, qui est annexé à 
l'École comme hôpital d'instruction, l'action d'un directeur du ser\ia* 
de santé de corps d'armée, telle qu'elle est définie par Tarticle 12 du 
décret du 28 décembre {"è^^Ty, portant règlement sur le senico de 
santé à l'intérieur, sauf les modifications ci-après spécifiées. En qua- 
lité de directeur de l'hôpital d'instruction, il est, jwur ce service spé- 
cial seulement, sous les ordres du général gouverneur militaire de 
Lvon. 

Le directeur de l'École correspond directement avec le ministre pour 
toutes les affaires relatives à l'Ecole. 

En |)rincip<', la corres|M)ndanre pour les affaires de l'hôpital est 
directe entre le nouvenu'ur militaire de L\«»n l'I le directeur dt* rÉrole 
et vice versa. Toutefois, s'il le juge util*» pour l'unité et la facilité du 
ser\ice, le gouverneur militaire de L>on pi'ut transmettre ses instruc- 
tions ou ses ordres généraux relatifs à l'hôpital d'instruction au direc- 
teur de l'Ecole par l'intermédiaire du directeur du service de santé du 
^gouvernement militiiire de Lyon, qui le^ adres>e alors par bordereau 



SERVICE DE SANTE MILITAIRE. 97 

au directeur de l'école. Ces deux hauts fonctionnaires correspondent 
librement entre eux. 

Le directeur de l'école adresse au directeur du service de santé du 
gouvernement militaire : t® tous les rensei(^nements utiles à la prophy- 
laxie des épidémies, à l'hygiène ou à la santé des troupes qui sont 
logées dans les casernements envoyant leurs malades à Thôpital d'in-* 
struction; 2"* les éléments de la statistique médicale mensuelle et 
annuelle, et 3° les pièces relatives au traitement par les eaux miné- 
rales. 

Les deux directeurs règlent, d'un commun accord, toutes les ques- 
tions ayant trait aux évacuations des malades des divers hôpitaux du 
gouvernement militaire de Lyon sur ThôpiUil d'instruction et, ré':i- 
proquement, aux convoc;\tions du personnel ie l'hôpital d'instruction 
ou de Técole pour le service de la place de Lyon, à la répartition et 
aux mutations des infirmiers mihtaires de l'hôpital et, en général, à 
toutes les afTaires intéressant à la fois la direction de l'hôpital d'instruc- 
tion et la direction du service de santé du gouvernement militaire de 
Lyon. 

25. — Le directeur du service de sanlé du gouvernement militaire 
de Lyon a le droit de visiter les militaires hospitalisés à l'hôpital d'in- 
struction et provenant des casernes ou établissements dudit gouver- 
nement, toutes les fois qu'il le juge nécessaire dans l'intérêt de l'hy- 
giène des troupes et de la prophylaxie des épidémies. 

Il peut, dans ces circonstances, à charge de prévenir le directeur de 
l'école, se faire accompagner par le médecin-chef de rhô|)itiil d'instruc- 
tion ; mais, en aucune circonstance, il n'a à intervenir dans le service 
intérieur de cet établissement. 

Il lui est loisible ég-alement, en prévenant le directeur de l'école, de 
convoquer le médecin-chef pour toute conféronœ à laquelle il estimera 
utile la présence de cet officier supérieur. 

En cas de mobihsation, l'hôpital d'instruction passe sous l'autorité! 
du directeur du service de santé du camp retranché de Lyon. 

26. — Le sous-directeur est l'intermédiaire du directeur dans toutes 
les parties du service. 11 est directeur des éludes et, à ce titre, a le 
contrôle général sur tout ce qui concerne renseignement. Il exerce, 
î<ous l'autorité du directeur, la surveillance des études scienliliques, 
de l'instruction spéciale et militaire, de la police et de la discipline. 
Tout le personnel militaire et civil de l'écoh» est sous ses ordres immé- 
diats et sous sa surveillance directe. Il tient le registre du perspnneJ. 

fARIS-HÉOlCAL. 7 



08 PAHIS-MEDICAL — ENSEIGNEMENT. 

En cas d'absence du directeur, il le remplace dans louUs se* fonctions 
et dans la présidence de tous les conseils. 

27. — Il est médecin-chef de Thôpital d'instruction ci-dessus 
dénommé. 

Ses attributions, comme mc'decin-chef, sont déterminées par le 
décret du 28 décembre 1883, sur le service de santé à Tintérieur. 

Il adresse toute sa corresjjondance, notamment celle prévue aux 
articles 146 et 148 de ce même décret, au directeur de l'école, ainsi 
que la statistique médiwde ; il rend compte au directeur de l'école de 
tous les laits intéressant l'hygiène et la santé des troupes du gouver- 
nement mihtaire de Lyon. Il prend les ordres du directeur pour tout 
ce qui a trait à ses relations éventuelles avec le directeur du service 
de santé du gouvernement militaire de Lyon. 

Néanmoins, pour tout ce qui concerne le travail alTi'rent à la mobi- 
lisation du camp retranché de Lyon, le médecin-chef de l'hôpital d'in- 
struction relève exclusivement, dès le temps de paix, du directeur du 
service de santé du gouvernement militaire de Lyon. 

Aucune modification n'est apportée aux dispositions définissant le 
fonctionnement des servic^»s pharmaceutique et administratif sous 
l'autorité du médecin-chef de l'hôpital d'instruction, ni à celles rela- 
tives aux infirmiers militaires, ni à la situation des médecins, phar- 
maciens et olficiers d'administration ne faisant pas partie du cadre de 
rKcole, tel qu'il est établi par le présent décret. 

28. — En cas d'absence, le sous-directeur est suppléé dans son 
service d'école par le médecin le |)lus élevé en grade ou le plus ancien 
dans le grade immédiatement inférieur. En cas d'empêchement, il est 
suppléé dans son service d'hôpital par un des médecins de l'école dési- 
gné par le directeur de l'école. 

21). — Le major, l'officier d'administration comptable du matériel 
et trésorier, l'oriicier d'administration adjoint exercent leurs fonctions 
spéciales canforméinent aux règlements (pii régissent l'administration 
et la comptabilité des écoles militaires. 

Le major peut être chargé d'un service à l'hôpital d'instruction, de 
conférences, etc. 

50. — Le petit état-major est commandé par l'officier d'administra- 
tion comptable qui remplit, sous la surveillance du mayor et du con- 
seil d'administration, pour les hommes de ce petit état-major, les de- 
voirs administratifs attribués aux commandants de compagnie par les rè- 
glements sur l'administration et la comptabilité des corps de troupe. 



SERYICK l)K SANTE MILITAIHE. m 

L^officier d'administration comptable a, sous ses ordres directs, le 
personnel militaire et civil afT'ecté h Texéc^ution et à Texploitation dti 
service dont il est chargé. 

11 est secondé dans toutes les parties de son service par roiTicier 
d'administration adjoint. 

7)1. — Les pouvoirs disciplinaires des médecins vis-à-vis de tout le 
personnel de l'école sont ceux allribu^^ aux officiers dont ils ont la 
correspondance de grade. Ceux des officiers d'administration vis-h-vis 
du |>ctit état-major sont ceux définis par les b^ et 6*^ alinéas de l'article 
loO du décret du 28 décembre 1885 portant règlement sur le service 
de santé à l'intérieur. 

52. — Les répétiteurs sont chargés de faire aux élèves des confé- 
rences ou répétitions, de seconder l'enseignement de la Faculté et de 
donner, suivant les ordres du directeur, l'instruction médico-militaire 
spéciale. Ils sont répartis ainsi qu'il suit : un répétiteur d'anatomie 
normale et pathologique; un répétiteur de physiologie et d'histologie; 
un répétiteur de pathologie interne et de clinique médicale; un 
rét>étiteur de pathologie externe et de clinique chirurgicale; un 
répétiteur de médecine opératoire et d'accouchement; un répéti- 
teur de matière médicale, de thérapeutique, d'hygiène et de médecine 
légale. 

Les répétiteiu-s sont nommés pour cinq ans par le Ministre de la 
guerre, à la suite d'un concours dont le programme est déterminé par 
une décision ministérielle. Ne peuvent y prendre part que les méde- 
lins-majors de 2*^ classe. 

l^a nomination de répétiteur exempte le titulaire des formalités de 
Texamen exigé j)our le passage au clioix au grade supérieur. 

Les réptHiteurs promus majors de 1'*' classe après leur entrée en 
jonctions peuvent être maintenus à l'école, avec leur nouveau grade, 
4US4|U*à l'expiration de leur cinq années d'exercice. 

Sur l'ordre du directeur, les ré, étiteurs peuvent être chargés d'un 
service médic^il, administratif ou de surveillance. Ils remplissent à 
l'hôpital d'instruction des cmjïlois de leur grade, sur la propo>ition du 
sous-directeur et la désignation du directeur. 

55. — Les surveillants des élèves sont choisis parmi les médecins 
aides-majors de l'"'' classe ayant au moins deux ans d'ancienneté de 
grade et régulièrement proposés pour cet emploi. 

La durée de leurs fonctions ne sera [)as i\v, plus de quatre années 
S'ils sont promus majors de 2'' classe pendant cette période, ils 



100 PARIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

peuvent être maintenus à l'école avec leur nouveau grade jusqu'à l'ex- 
piration de leurs quatre années d'exercice. 

54. — Les surveillants peuvent être désignés par le directeur et sur 
la proposition du sous-direclour, pour remplir à Tliôpilal d'instruction 
les fonctions de leur grade. 

55. — Les professeurs civils attachés h l'école font les conférences 
dont ils sont chargés, en se conformant aux instructions du directeur. 

56. — Les adjudants sous-officiers attachés à Técole sont choisis 
parmi ceux proposés pour les écoles; ils ont autorité sur les élèves; ils 
{K'uvent leur indiger la punition delà consigne. 

57. — Le Ministre nomme, sur la présentation du directeur, les 
employés d'administration et les agents qu'il y a lieu d'admettre à 
suhir des retenues et h jouir des hénéfices de la législation sur les 
pensions. 

Le directeur nomme les agents subalternes. Le traitement de ces 
a^'onts est fixé par le Ministre de la guerre sur la proposition du con- 
seil d'administration de l'école. 

58. — II est a fierté des logements dans l'école : au directeur ; au 
sous-directeur; an mnjor; à l'officier d'administration comptable du 
matériel; si les locaux le permettent, à un médecin aide-major de 
\^*^ classe, ou h un médecin-major de 2*^ classe, et à d'autres officiers 
de l'École. Le personnel du petit étal-major est logé à l'école. 

59. — Les officiers, sous-officiers et soldats qui font partie du 
cadre de l'école reçoivent la solde et les indemnités attribuées au per- 
sonnel de même grade attaché aux autres écoles militaires. 

Ai). — Les traitements des employés non militaires nommés par 
le Ministre sont passibles des diverses retenues prescrites par la loi ; 
leurs pensions de retraite sont réglées conformément aux lois. 

41. — Les employés d'administration et les agents subalternes ne 
pjuvfiit être révoipiés que par l'autorité qui les a nommés. 

Titre IV. — Instruction . 

42. — Les élèves de TÉcole du service de santé militaire, sur le vu 
de leur lettre de nomination, sont inscrits au secrétariat de la Faculté 
de médecine. 

Ils suivent h la Faculté les cours cliniques, conférences et exercices 
pratiques atlérents à leur année d'études et dans les mêmes conditions 
que les étudiants civils. Dans les mêmes conditions aussi, ils sont 



SERVICE HE SANTÉ MIMTAIHF. 101 

admis à prendre part à tous les concours de la Faculté et de Tadminis- 
tration des hospices. 

fis reçoivent, en outre, par les soins de Técole, un enseignement 
spécial sous forme de conférences, exercices pratiques ou interroga- 
tions se rapportant à renseignement donné par la Faculté, à des études 
complémentaires ainsi qu*à Texécution du service de santé et à Tins- 
truction militaire proprement dite. 

43. — Le directeur se concerte avec le recteur de l'académie et le 
doyen de la Faculté au sujet des heures des cours, confcrenr^es et exer- 
cices pratiques et, en général, de tout ce qui a trait à renseignement 
donné par la Faculté aux élèves de Técole ; de telle sorte que les ohli- 
galions universitaires et celles du service intérieur de Técole soient 
mises, autant que possihle, en parfaite concordance et se prêtent un 
mutuel appui. 

44. — Les élèves subissent, devant la Faculté, leurs examens pro- 
batoires dans l'ordre et selon le mode prescrit par les règlements 
universitaires, avec cette seule différence que, dès qu'ils ont pris leur 
16^ inscription, ils sont autorisés à passer le 5^ examen de doctorat, 
puis, successivement, le 4«, le 5® èl la thèse, de telle sorte qu'ils 
puissent être présentes à l'école d'ai)plication de médecine et de phar- 
macie militaires le i*'' février au plus tard. 

45. — A l'issue de chaque année scolaire, les notes obtenues à la 
Faculté de médecine sont combinées a^ec les notes données aux inter- 
rogations faites par les répétiteurs et professeurs à l'intérieur de 
Técolc et avec celles qui se rapportent à la conduite et ù l'instruction 
militaire ; le classement ([ui en résulte détermine le rang de passage 
des élèves d'une division dans une autre. 

Les classements sont établis par le conseil d'instruction. 

46. — Les élèves sont, d'après les ordres du directeur, exercés, n 
l'hôpital d'instruction, à l'examen des malades et au fonctionnement 
du service de santé dans les hôpitaux. 

47. — Les élèves de toutes les divisions suivent un cours d'équi- 
tation dans un des manèges de la garnison. 

Sur la proposition du directeur de l'école, le gouverneur militaire 
de Lyon désigne un nombre suffisant d'officiers ei sous-officiers pour 
donner aux élèves l'instruction militaire. 

Les chevaux, armes, effets d'équipement et munitions nécessaires 
sont également mis à la disposition de l'école par le gouverneur mili- 
taire de Lyon. 



102 l'AIUS-ilKDICAL. — KNSEIGNEMKNT. 

Titre V. — Régime, Police, Discipline. 

48. — l/ôcole est soumise au régime militaire. 

•iO. — Tous les élèves sont casernes à l'école et y prennent leurs 
repas, ils sont astreints à toutes les obligations de la discipline 
militaire. 

Tid. — Le règlement sur le service intérieur détermine les condi- 
tions dans lesquelles des sorties leur sont accordées. 

51. — Les élèves portent un uniforme spécial dont la description 
est <lélerminée par une décision ministérielle. Ils sont répartis on 
divisions, eominandées par les médecins surveillants et les adjudants. 

fï'i. — Les élèves doivent le salut à tous les officiers et fonction- 
nains de rarinéo ainsi qu'aux adjudants sous-officiers de Técole. 

50. -~ Il est institué un conseil d'instruction qui est composé des 
membres suivants : le directeur de l'école, président ; le sous-direc- 
t(Mir <lo l'école ; quatre répétiteurs, désignés chaque année par le 
directeur ; le surveillant le plus ancien ; un surveillant, désigné par 
h» direclrur, rem|)lit les fonctions de secrétaire ; il n'a pas voix 
di'lihérative. 

5-4. — Le conseil d'instruction s'assemble sur la convocation du 
dircclenr. Il arrête le programme des conférences qui se font à l'inté- 
rieur de rt'cole. (le programme est soumis à l'approbation du 
Ministre. 

55. — Le (loiiseil d'instruction étudie, en outre, toutes les ques- 
linns relatives à l'amélioration de l'enseignement qui lui sont soumises 
par le directeur de l'école. H arrête le classement annuel des élèves et 
établit, pour cliacjue élève, un bulletin résumant: les notes relatives 
au travail et au progrès; les notes relatives à la conduite et à la 
tenue ; les piuiilions encourues. Le directeur adresse un relevé de ces 
noies au Ministre et en fait ])arvenir un extrait aux familles. 

5(). — Vn conseil de discipline est spécialement institué pour pro- 
noncer sur le compte des élèves qui, pour fautes graves, inconduite 
ou paresse habituelle, insuffisance aux examens ou tout autre motif, 
se mettraient dans le cas d'être exclus de l'école. Le conseil de disci- 
pline est composé de sept membres : le sous-directeur, président ; 
fe ma jor de l'école ; un médecin-major de i'** classe d'un de^s régi- 
ments de la garnison ; un médecin répétiteur et un médecin surveil- 
lant, désignés chaque année par le directeur; un médecin- major de 



SERVICK DE SANTE MILITAIRE. 103 

2" classe et un médecin aide-major de ia garnison. Les fonctions de 
rapporteur sont remplies par un médecin surveillant désigné chaque 
année par le directeur. Les membres n*appartenant pas à Técole sont 
renouvelables tous les ans et désignés par le gouverneur militaire de 
livon sur la proposition du directeur du service de santé du gouver- 
nement militaire de Lyon. 

57. — Le conseil s'assemble sur la convocation du directeur de 
l'école. Le conseil ne peut délibérer que lorsque tous les membres 
sont présents. Nul membre ne peut se dispenser d'assister au conseil 
sans un empêchement légitime dont il doit, dans le plus bref délai, 
donner avis au directeur de 1 école. Les membres absents sont rem- 
placés par des fonctionnaires du même ordre, désignés d'avance en 
qualité de suppléants. Les membres du conseil siègent en grande 
tenue. 

58. — Lorsqu'un élève est traduit devant un conseil de discipline, 
le conseil, après s'être réuni et constitué, entend la lecture du rapport 
établi sur les faits qui motivent sa comparution et prend connaissance 
de sa feuille de punition ainsi que de ses notes depuis son entrée 
à l'école. 

Le conseil peut d'ailleurs demander tous les renseignements écrits 
ou verbaux qu'il jugerait utiles dans l'intérêt de la discipline ou de 
l'élève inculpé. 

L'élève est admis à présenter sa justification. 

59. — Lorsque le conseil juge qu'il est suffisamment éclairé, le 
rapporteur, les divers témoins et l'élève inculpé se retirent, le conseil 
délibt're et procède ensuite au vote par le mode du scrutin secret. 

60. — L'exclusion de l'élève ne peut être prononcée par le Conseil 
qu'à la majorité des deux tiers des voix, sauf dans le cas prévu à 
l'article 5. 

Le Ministre de la guerre statue. 

61 . — En cas de troubles, de refus d'obéissance collectif ou de 
tout autre acte compromettant l'ordre de l'école et présentant un 
caractère d'insubordination générale, le Ministre de la guerre, sur le 
rapport du directeur de l'école, arrête les mesures nécessaires |)0ur 
ramener l'ordre et la tranquillité, et jieut prononcer l'exclusion des 
élèves signalés, après comparution de ces derniers devant le conseil 
de discipline. 

62. — Les élèves démissionnaires ou ceux dont l'exclusion de 
l'école aura été ordonnée [)ar le Ministre de la guerre, pour motif de 



iiUr'i','\ir^f on p«,iir in>u:*fî''aniv tLins Ir-? t^tamt-as «^a \rs n«'tt^ «l* 
3ppîir*i»'rin»-rif. 

TirBF. Vï. Af>mM'»TRAriO'f et G>WPT\BlLITt. 

f** Gîlh;:* qui cimrpmrnt r»^i/l^; cofisidf-iv»* moame étihli^senirnl 

:^ ÇA\*'^ qui foncrrnrnl iVi oI^' « .'onsidrTHtf eitmnie coq^s de lrou|*?. 

f/rs ppTr>i»r»î'* -ont anjuilUt^s -nr I»'S tt.nd^ du cbjpitn? aiîrt.té aux 
('(i}V'% rnilif^ir»-^ dans \v budj«t d»- la zutrire. Le$ s4?co€id'^ 5«»olaci|Dil- 
\i»>-% M\T If- fond- ;:»'n»'raux d*- la îoldr »-t d^-^ aulr»^ 5^r^ice> de rariDi-^ 
.loxqiifj- *llr> ^'a[i[iliqiirnt. 

fti, — f/jidrnini-lnfion d»- l'etide est contiét- à un conseil d'admi- 
ni>tr;*tion dont la rom[jo*ition est la suivante : 

r>; dirfrf;t>iur de j'ér-ole, président; 

l^î soijv^lirer-teur ; 

\a'. rnajor, r;ip[»*irt*-,ijr ; 

fi^ ut m/drnns réj^'llt^urs ; 

Ln rned* rin surveillant ; 

l/o(ïiri»T d'.idniinislration conipliible ; 

l/'ofliri»r d'adniirii>t ration adjoint a>si>le le conseil comme secrt"^ 
aire «i.iris voix d<'lihérati>e ni consultative. 

r^H n'p^litenrs et le surveill;jnt sont, chaque année, désignés par le 
dirr-et^iir, de t/jje sorte qu'iLs alternent dans l'ordre de Tanciennelé. 

Tr*». f,e conseil d'administration se réunit sur la convocation du 
dir<efriir ; ««on foni'tionn«nHrit, ainsi que l'administration générale et 
la roi/q»t,il»ilité de l'école, sont {\\v< par les règlements généraux sur 
r,idr/iifii>tralion et la corrqilahilité des écoles militaires. 

00. - In fonr tioriiiaire iV^ l'intendance est désigné par le gouver- 
ririir ffiili taire de Lum pour exercer la surveillance administrative de 
l'érolr. 

i'rspOMTIO.XS TRANSITOIRES» 

07. - F'endarit l'année scolaire 1888-1889, l'école recevTu : 
1" les éj('\es a\ant concouru avec 4 et 8 inscriptions et nommés élèves 



SERVICE DE SANTÉ MIMIAIUE. 105 

du service de santé militaire le 14 octobre 1888; 2^ sur leur de- 
mande, les élèves pourvus actuellement de 8 k 11 inscriptions et 
nommés élèves en 1887. 

68. — Tout élève entrant à Técole dans Tannée scolaire 1888- 
1889 et qui désirerait être admis à concourir pour lobtention du 
dégrèvement total ou partiel du prix de la pension et du trousseau, 
en fera la demande dans les formes usitées pour les autres écoles 
militaires. 

69. — Ceux des élèves actuellement pourvus de 8 à 11 inscriptions, 
qui ont été nommés élèves en 1887, ne devront formuler cette de- 
mande que pour l'année scolaire 1888-1889 ; s*ils entrent à Técole en 
188H-1889, ils seront, dès qu'ils auront pris leur 13* inscription et 
jusqu'à la fin de leur sc<)Iarité, dégrevés du prix de la pension. 

70. — Pendant l'année scolaire 1889-1890, l'école comprendra, 
outre les élèves admis en 1888-1889, les élèves à 4, 8 et 12 inscrip- 
tions, reçus au concours de 1889 et, si le Ministre de In guerre le 
juge opportun, les élèves du service de santé îk 16 inscriptions reçus 
au même concours et nommés antérieurement élèves du service de 
santé. 

71. — Les élèves du service de santé militaire ayant, le jour de la 
promulgation du présent décret, moins de 16 inscriptions bénéficieront 
des dispositions de l'article 44. 

72. — Transitoirement, et jusqu'à l'arrivée à l'école des médecins 
répétiteurs, le conseil d'administration de l'école ne sera composé que 
de 5 membres : 

Ije directeur de l'école, président ; 

Le sous-directeur de l'école ; 

Le major ; 

l*n médecin surveillant ; 

L'officier d'administration comptable. 



DiSPOSITIO.'SS GK>KRALF.S. 

7o. — Le Ministre de la guerre détermine, par des règlements 
particuliers ayant pour bases les dispositions du présent décret, tout 
ce qui est relatif au service intérieur, à la discipline, à l'administration 
et à la comptabilité de l'école du service de santé militaire. 

74. — L'inspection générale annuelle de l'Kcolo du service de santé 



lOr» PAHIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

militaire ost passée par le médecin inspecteur général ou, à défaut, 
par un médecin inspecteur. 

75. — Sont abrogées toutes les dispositions des décrets et règle- 
ments contraires au présent décret, notamment celles du décret du 
!••' octobre 4883. 



CONCOURS pour l* admission à l'emploi de médecin et de pharma^ 
cien stagiaires à l'École d'application du service dé santé mili- 
taire. 

Les candidats devront remplir les conditions ci-après indiquées : 

i* Être nés ou naturalisés Français; 

S** Avoir eu moins de 26 ans au i" janvier de l'année du con- 
cours; 

o" Avoir été reconnus aptes à servir activement dans l'armée ; cette 
aptitude sera constatée par un certificat d'un médecin militaire, du 
grade de médecin-major de 2« classe, au moins*; 

1* Souscrire rengagement de servir, au moins pendant six ans, 
dans le corps de santé de Tarmée active, à partir de leur nomination 
au grade d'aide-major de 2^ classe. 

Les épreuves à subir seront : 

Pour lks docteirs en médecine. 

1° Une composition écrite sur un sujet de pathologie générale; 

2*^ Examen de deux malades atteints, l'un d'une affection médicale; 
Tautre d'une aflection chirurgicale ; 

S** Une épreuve de médecine opératoire précédée de la description 
de la région sur laquelle elle doit porter ; 

4® Interrogations sur l'hygiène. 

POIR LES PlIAnMACIENS DE \^ CLASSE. 

i*^ Composition écrite sur une question d*histoire naturelle, des 
médicaments et de matières médicales; 

2« Interrogations sur la physique, la chimie, l'histoire naturelle et 
la pharmacie; 

3° Préparation d'un ou plusieurs médicaments inscrits au Codex, et 



SERVICE DE SANTÉ [MILlTAinE. 107 

détermination de substances diverses (minéraux usuels, drogues sim- 
ples, plantes sèches ou fraîches, médicaments composés) . 

Les demandes d*admission au concours doivent être adressées, avec 
les pièces à l'appui, au Ministre de la guerre (Direction du Service 
de Santé; bureau des Hôpitaux) avant le 1*'' décembre de l'année du 
concours. 

Ces pièces sont : 

\^ AVA?ÎT LEUR ENTRÉE A L ÉCOLE : 

i^ Acte de naissance revêtu des formalités prescrites par la loi; 

2® Diplôme ou, à défaut, certificat de réception au grade de doc- 
leur en médecine ou de pharmacien de l"*^ classe (cette pièce pourra 
n'être produite que le jour de l'ouverture des épreuves) ; . 

3* Certificat d'aptitude au service militaire; 

A" Certificat délivré par le commandant du bureau de recrutement, 
indiquant la situation du candidat au point de vue du service mili- 
taire ; 

5^ Indication du domicile où lui sera adressée, en cas d'admission, 
sa commission de stagiaire. 

2« Aussitôt après leur admission a i/école : 

L'engagement de servir pendant six ans dans le corps de santé 
militaire, contracté devant le maire de leur résidence dans la forme 
des engagements militaires. 

Les stagiaires sont rétribués, pendant leur séjour à l'École d'appli- 
cation du service de santé militaire, sur le pied de 5096 francs par 
an; ils portent l'uniforme et il leur est accordé une première mise 
d'équipement. 

Les stagiaires qui ont satisfait aux examens de sortie sont nommés 
aides-majors de 2' classe. 

Ceux qui n'auront pas satisfait seront licenciés et tenus au rem- 
boursement de l'indemnité de l'^ mise d'équipement. 



CONCOURS pour remploi de professeur agrégé à C École d'appli- 
cation du service de santé militaire. 

Médecine. — \^ épreuve. — Composition écrite sur une ques- 
tion d'épidéroiologie militaire. 



108 PAUIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

2* épreuve. — Examen clinique de deux malades fiévreux atteints, 
Tun d'une maladie aiguë, l'autre d'une affection chronique. — Leçon 
sur les deux cas observés. 

Ces deux premières épreuves sont éliminatoires. 

7î^ épreuve, — Leçon sur une question d'hygiène et de médecine 
égale militaire. 

4« épreuve. — Autopsie cadavérique avec démonstration médico- 
légale, s'il y a lieu, des lésions qu'elle révèle. 

b° épreuve. — P^preuve pratique d'histologie et de bactériologie 
(quarante-huit heures seront accordées pour cette préparation et une 
demi- heure pour son exposition). 

6" épreuve (Décision ministérielle du 15 avril 1891.) — Compo- 
sition écrite sur une question de législation, d'administration et de 
service de santé militaires (deux heures sont accordées pour cette 
épreuve qui n'est pas éliminatoire et à laquelle ne prendront part que 
les candidats qui auront été déclarés admissibles). 

Chirurgie. — i'® épreuve. (Note ministérielle du 28 février 
18110.) — Composition écrite sur une question de pathologie chirur- 
gicale tirée particulièrement des lésions observées aux armées. 

2* épreuve. — Préparation d'une région anatomique; description 
de cette région; indication des applications de pathologie interne ou 
externe et de médecine ofiératoire qu'elle comporte. 

Ces deux premières épreuves sont éliminatoires. 

5* épreuve. — Examen clinique de deux malades blessés, atteints, 
l'un d'une lésion aiguë, l'autre d'une afl'ection clironique; un de ces 
deux malades sera choisi parmi les sujets atteints d'une maladie des 
yeux, des oreilles ou du larynx 

Leçon sur ces deux cas. 

4® épreuve. — Pratique de deux opérations chirurgicales avec appré- 
ciation des méthodes et des procédés qui s'y rattachent: pansements ; 
application de deux bandages ou appareils. 

5® épreuve. — Préparation microscopique d'un tissu (vingt-quatre 
heures sont accordées pour l'effectuer et une demi-heure pour en faire 
la démonstration orale). 

G*" épreuve (Décision niinislériclle du 15 avril 1891). — Composi- 
tion écrite sur une question de législation, d'administration et de ser- 



SEftVICE DE SANTÉ MILITAIRE. 109 

vice de santé militaires. Deux heures sont accordées pour cette épreuve 
qui n'est pas éliminatoire et a laquelle ne prendront part que les can- 
didats qui auront été déclarés admissibles. 

Dispositions générales, — A Texception de la composition écrite, 
dans toutes les épreuves oîi les candidats auront à exécuter des opéra- 
tions ou des préparations, les sujets de ces opérations ou préparations 
seront délibérés par le jury avant cliaque séance, renfermés dans des 
plis cachetés et déposés dans une urne, en nombre double, autant que 
[tossible, de celui des candidats appelés à subir Féprcuve le jour 
même. 

Chacun des candidats sera appelé, à son tour, à tirer de Turne le 
pli contenant le sujet qu'il devra traiter. 

Médecine et chirurgie. — 1"^*^ épreuve, — Les candidats auront 
quatre heures pour la composition écrite, dont le sujet, délibéré à 
Tavance par le jury, sera le même pour tous les concurrents. 

La rédaction aura lieu sans le secours de livres ni de notes, et sous 
la surveillance d*un des membres du jury. 

Les candidats remettront à ce membre du jury, sous pli cacheté et 
parafé par eux, la composition qu'ils auront rédigée. 

Toutes les compositions seront réunies et renfermées sous un pli 
cacheté et adressées directement au président du jury. 

Dans les séances suivantes, chaque candidat lira sa composition, en 
présence du jury, et sera suivi dans sa lecture par un de ses concur- 
rents. 

2« épreuve, — En médecine, pour l'ensemble de l'épreuve clinique, 
vhaque candidat aura une heure, répartie de la manière suivante : 
dix minutes pour l'examen de chaque malade et quarante minutes 
|)our la leçon. 

En chirurgie, chaque candidat aura vin^t-qualre heures pour la 
préparation d'une région anatomique. 

La leçon sera d'une heure, pour la démonstration et l'indication des 
applications. 

Z*' épreuve. — En médecine, la leçon sera d'une heure et aura lieu 
après vingt-quatre heures de préparation. 

En chirurgie, pour l'ensemble de l'éprouve clinique, chaque candi- 
dat aura une heure, répartie de la manière suivante : dix minutes 
fi^ur Texamen de chaque malade et quarante minutes pour la leçon. 



;U. -DSEItMÏEM 



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SERVICE ItE SAMÉ «UTTAIRE. lOQ 

vue de sanlc militaires. Deux heures sont accordées pour cette épreuve 
4JUÎ n'est pas éliminatoire et h laquelle ne prendront part que les can- 
didats qui auront été déclare's admissibles. 

Oùpoiitiom générales. — A l'exception de la composition écrite, 
dans toutes les épreuves oii les candidats auront à exécuter des opéra- 
lions ou des préparations, les sujets de ces opérations ou préparations 
seront délibères par le jurj avant cliar|ue séance, renfermés dans des 
plis cachetés et déposés dans une urne, en nombre double, autant que 
possihie. de celui des camlidals ap|>clés à subir l'épreuve le jour 
même. 

Chacun des candidats sera appelé, à son tour, à tirer de l'urne le 
pli contenant le sujet qu'il devra traiter. 

Hédecioe et chirurgie. — i" épreuve. — Les candidats auront 
quatre heures pour la composition écrite, dont le sujet, déliliéré .\ 
J'avance par le jury, sera le môme pour tous les concurrents. 

La rédaction aura lieu sans le secours de livres ni de notes, cl sous 
la surveillance d'un dos membres du jury. 

Les candidats remettront à ce ttembre du jury, sous pli caiheté et 
parafé par eux, la composition qu'ils auront rédigée. 

Toutes les compositions seront réunies et renfermées sous un pli 
cacheté' et adressées directement au président du jur;-. 

Dans les séances suivantes, chaque candidat lira sa composition, en 



110 PAUIS-MÉDICAL — ENSEIGNEMENT. 

îi*exaraen du malade atteint d'une affection des yeux ou des oreilles 
ou du larynx, pourra durer vingt minutes, sans pour cela diminuer la 
durée de la leçon. 

4* épreuve, — En médecine, la durée de cette épreuve sera d'une 
heure. 

En chirurgie, la durée de Tépreuve sera d'une heure ; le candidat 
aura de plus un quart d'heure de réflexion préalable. 

Composition des jurys. — Un jury spécial sera nommé par le 
Ministre de la guerre pour chaque concours de médecine, de chirurgie 
et de pharmacie. Chaque jury de médecine ou de chirurgie sera pré- 
sidé par un médecin inspecteur désigné par le Ministre, et ayant appar- 
tenu, autant que possible, à la section professionnelle pour laquelle 
le concours est ouvert. 

Le jury de pharmacie sera présidé par le pharmacien inspecteur et, 
à son défaut, par un pharmacien principal de !'• classe désigné par le 
Ministre. 

Les autres membres du jury, au nombre de quatre, seront désignés 
par le Ministre, sur la présentation du comité technique ; deux de ces 
jurés seront pris parmi les professeurs de l'école et les deux autrrs 
parmi les médecins du grade de principal ou, au moins, du grade de 
major de i""* classe. 

Chaque jury aura un membre suppléant pris parmi les agrégés de 
l'école. 

Opérations des jurys, — Le jury, à sa première réunion, fera tirtr 
au sort, par l'un des candidats, l'ordre dans lequel les candidats seront 
appelés à subir les épreuves du concours 

Apres les deux premières épreuves, le jury prononcera l'élimina- 
tion des candidats qui n'y auront pas satisfait. 

Après la dernière épreuve subie, le jury se réunira en séance par- 
ticulière et délibérera sur la question de savoir s'il y a lieu à nomi- 
nation. 

En cas d'affirmative, il délibérera sur les candidats à présenter au 
Ministre, et sur la spécialité d'enseignement auquel chacun d'eux 
devra être attaché, suivant ses aptitudes. 

En cas de négative, les considérants seront inscrits au procès-ver- 
bal de la dernière séance; ce procès-verbal devra contenir le classe- 
ment des médecins ayant pris part au concours. 

Dans les deux cas, le jury signalera au Ministre ceux des candidats 
qui, ne pouvant être nommés à l'emploi de professeur agrégé, sont 



SERVICE DE SANTE MILITAIRE. lli 

susceptibles d'être classes dans le service hospitalier, comme ayant 
subi d*une manière satisfaisante toutes les épreuves du concours. 

La délibération du jury sera valable pourvu qu'il y ait quatre mem* 
bres présents. 

Les opérations seront closes par l'expédition au Ministre des pro- 
cès-verbaux des séances; ces procès-verbaux seront accompagnés d'un 
rapport du président du jury sur la marche de ces opérations. 

Le président du jury fera transcrire les procès-verbaux des séances 
et son rapport au Ministre, sur un r^istre qui restera déposé à 
l'École d'application de médecine et de pharmacie militaires, afin 
qu'ils puissent être, au besoin, consultés dans les concours suivants. 



CONCOURS pour remploi de répétiteur à V École du service 

de santé militaire de Lyon. 

Médecine. — 1''*= épreuve. — Composition écrite sur un sujet 
ayant trait à la physiologie et à la pathologie. 

11 est accordé cinq heures pour la rédaction. 

La lecture de la compsition est faite au public par le candidat, 
sous la surveillance d'un de ses concurrents. 

2'^ épreuve. — Examen chimique de deux malades atteints d'affec- 
tions médicales, suivi d'une leçon orale. 
Quarante-cinq minutes sont accordées pour la totalité de l'épreuve. 
Ces épreuves sont éliminatoires. 

o*' épreuve. — Préparation d'histologie normale ou pathologique. 
Exposé des considérations se rapportant au sujet. 

11 est accordé vingt-quatre heures pour la préparation, et trente 
minutes pour l'exposé oral. 

4* épreuve. — Expose oral, après préparation d'une heure, sans 
livres ni documents d'aucune sorte, d'un sujet de thérapeutique, 
d'hygiène ou de médecine légale. 

Durée totale de l'épreuve : une demi-heure. 

Chirurgie. — 1"^ épreuve. — Composition écrite sur un sujet de 
pathologie chirurgicale. Il est accordé quatre heures pour la rédaction. 
La lecture de la composition est faite en public par le candidat, sous 
la surveillance d'un de ses concurrents. 



112 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

2*^ épreuve. — Dissection d'une région anatoniique et préparation 
microscopique d'un tissu. 11 est accordé vingt-quatre heures pour les 
préparations et quarante-cinq minutes pour la démonstration orale. 
Ces deux épreuves sont éliminatoires. 

3^ épreuve, — Examen clinique de deux malades atteints d'affec- 
lion chirurgicale, suivi d'une leçon orale. Durée totale de l'épreuve : 
quarante-cinq minutes. 

4*' épreuve, — Pratique de deux opérations. Exposé des considéra- 
tions relatives aux procédés opératoires et à leur exécution. Quarante- 
cinq minutes sont accordées pour cette épreuve. 

Les répétiteurs de l'école du service de santé militaire sont nom- 
més au concours. 

Les médecins-majors de 2*-* classe sont seuls admis à concourir. 

Les répétiteurs sont nommés pour cinq ans. Ils sont exemptés de 
droit de l'examen d'aptitude au grade supérieur. Les répétiteurs pro- 
mus majors de 1'* classe après leur entrée en fonctions peuvent être 
maintenus à l'Ecole, avec leur nouveau grade, jusqu'à l'expiration de 
leurs cinq années d'exercice. 

Les emplois de répétiteur sont répartis ainsi qu'il suit : Anatomic 
normale et pathoIogi(jue ; Physiologie et fiistologie; Pathologie interne 
et clinique médicale ; Pathologie externe et clinique chirurgiade ; 
Médecine opératoire et accouchements ; Matière médicale, théTai)eu- 
tique, hygiène et médecine légale. 

Les fonctions de répétiteur consistent à faire aux élèves des répéti- 
tions, conrérences et interrogations et a assurer les divers services 
dont ils peuvent être chargés à l'intérieur de l'école, conformément 
aux règlements de l'étahlissement et aux ordres du directeur. En 
outre, ils remplissent, à Thôpital militaire d'instruction annexé à 
l'école, les fonctions de leur grade, et exercent les élèves à l'examen 
des malades, à la rédaction des ohservalions et aux détails du fonc- 
tionnement du service hospitalier. 

Le concours de chirurgie et celui de mé<lecine sont distincts. Dans 
chaque spécialité, le jury, présidé soit par le médecin inspecteur 
^^énéral, soit par un médecin inspecteur désigné par le Ministre de la 
•iuerre, est formé d'un professeur de l'École du Val-de-Gràcc et d'un 
médecin principal ou major de i"^ classe n'appartenant pas à cette 
école, désignés par le Ministre sur la proposition du comité technique 
de santé. Un professeur agrégé de l'École du Yal-de-Gnkc remplit les 
fonctions de memhrc suppléant. 



SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE. 115 

Les épreuves sont publiques. \.e$ questions, tant pour les épreuves 
écrites que pour les épreuves orales, sont tirées au sort. Il est toujours 
mis dans Tume, pour chaque matière, un nombre de questions double 
de celui des candidats. L*ordre dans lequel les candidats subiront 
chaque épreuve est également déterminé par le sort. 



EXAMEN pour l'avancement au choix des médecins-majors. 

Le Ministre a décidé à la date du 10 juin 4896 : 

(( L*examen d'aptitude des médecins-majors prendra la dénomination 
d'Examen pour ^avancement au choix des me'decins-majors et des 
pha rmaciens-majors . 

<K L'épreuve d'hygiène écrite de cet examen ne sera plus élimina- 
toire. En conséquence, tous les candidats auront à subir la totalité des 
épreuves. » 

De même que l'examen d'aptitude institué par les décisions des 
26 avril et 24 mai 1885, l'examen pour l'avancement au choix reste, 
conformément à la note ministérielle du 8 février 1889, facultatif, sans 
condition d'ancienneté, pour les médecins-majors de première classe, 
et obligatoire pour les médecins et pharmaciens-majors de deuxième 
classe appartenant à la moitié la plus ancienne du cadre. 

Les professeurs agrégés du Yal-de-Grâce, les répétiteurs de l'école 
de Lyon, ainsi que les médecins ayant précédemment satisfait aux 
épreuves' de l'ancien concours pour le service hospitalier en seront 
seuls disp(;nsés. 

Les médecins-majors de première classe, les médecins et les phar- 
maciens-majors de deuxième classe ne [)ourront être proposés pour le 
grade supérieur, sauf en (*am(>agne, qu'autant qu'ils auront subi avec 
succès ledit examen, qui comprendra les épreuves déterminées par la 
circulaire du 24 mai \ 885, modifiée par la décision ministérielle du 
10 juin 1896. 

Chaque année, à la date du 51 décembre, il est dressé un état nomi- 
natif de$ médecins de deuxième classe appartenant à la plus ancienne 
moitié du cadre et n'ayant pas encore obtenu le certificat constatant leur 
succès à l'examen pour l'avancement au choix ou un titre équivalent. 
Quant aux médecins-majors de première classe désirant subir cet cxa- 

PARIS-MÉDIfAL. 8 



114 PAIUS-MÉDICAL — ENSEIGNEMENT. 

men, ils doivent luire parvenir leur demande par la voie hiérarchique 
avant le 31 décembre. 

Les candidats qui résident en France sont tous appelés à subir cet 
examen à Paris (École d*application du service de santé militaire). 

Le jury d'examen est composé de trois membres, savoir : 

Pour li-:s médeci>'s : 

Le médecin inspecteur général, ou un médecin inspecteur, pré- 
sident ; 

2 médecins principaux, dont un professeur du Val-de-Grâce. 

Les candidats résidant en Algérie et en Tunisie (à inoins que le 
nombre en soit peu considérable, auquel cas ils seraient également 
convoqués à Paris) seront réunis à Alger (hôpital militaire du Dey) et 
examinés par des jurys présidés par le médecin inspecteur, directeur 
du service de santé du 19*^ corps, et conqwsés : 

Pot'R LES MÉDECINS : 

Des directeurs du service de santé d'Oran et de Constantinc. 

Dans le cas où les candidats d'un même corps d'armée seraient en 
nombre tro[> considérable, ils pourraient être convoqués par séries 
sufcessives, de façon que le service n'ait pas à souffrir de leur absence 
simultanée. 

L'ordre dans le<juol les candidats sont appelés à subir les épreuves, 
ainsi que los questions auxijnclles ils doivent répondre, sont détermi- 
nés par le sort. Le nomlire des questions mises dans l'urne est tou- 
jours double de celui des candidats. 

Les épreuves sont notées de à 20, par chaque membre du jury. 

La moyenne dos notes ainsi obtenues à chaque épreuve est multipliée 
p: r les coeflicients suivants : 

1'^ épreuve, coefficient J2 ; 2** épreuve, 45; 5^ épreuve, iO; 
4*" épreuve, 8. 

Nul candidat n'est admis s'il n'a obtenu 495 points au moins 
jK)ur l'ensemble des épreuves. 

Le président de cba({ue jury adresse au Ministre la liste des candi- 
dats admis. 

Le Ministre îirrête cette liste et délivre aux candidats admis un cer- 
tificat de rt^eption. Notification du résultat de l'examen et c'c la 



SERVICE DE SANTE MILITAIRE. 115 

moyenne obtenue est faîte aux directeurs du service de saute des corps 
d'armée ou gouremenients militaires. 

Le feuillet technique de rofBcier devra porter l'indication du nombre 
de points qu*il aura obtenus à son examen. 

Les candidats obligés de se déplacer auront droit aux allocations 
fixées par les règlements, et à Tindemnité de présence à Paris pendant 
leur séjour, sous la condition de produire un certificat délivré pr le 
président du jury constatant qu'ils ont pris part à Texamen. 

En cas de renonciation volontaire de la part du candidat au cours de 
lexamen, il n'aura droit qu'à la solde d'absence, sans indemnité de 
route ni de séjour. 

Enfin, pour donner aux candidats la facilité de venir pratiquer de la 
médecine opératoire à l'Ecole d'application du service de Simté mili- 
taire, des permissions de quinze jours })ourront, sur leur demande, 
être accordées d'octobre à décembre inclus aux médecins-majors rési- 
dant en France et appelés à subir l'examen pour l'avancement au 
choix en février et mars de l'année suivante. Des permissions de quinze 
jours pourront également être données dans les mêmes conditions aux 
médecins-majors résidant en Algérie-Tunisie, pour leur permettre 
d'utiliser les ressources des centres de la colonie plus importants 
que ceux où ils tiennent garnison ([)écision ministérielle du 10 juin 
1896). 

Programme des épreuves déterminées par la circulaire ministé- 
rielle du 24 mai 1885, modifiée par la décision ministérielle du 
10 juin 1896. 

Poar les médecins. — Première épreuve, — ConqHisiliun 
écrite sur une question d'hygiène militaire et rédaction de certificats 
pour des cas donnés, de blessures ou d'infirmités ouvrant des droits à 
la retraite ou à la gratification de réforme renouvelable ou nécessitant 
des congés de réforme n" 1 et n** 2, l'envoi en conj^é de convalescence 
ou aux eaux thermominérales, etc. 

Il sera accordé cinq heures pour ces rédactions, qui seront faites, 
sans l'aide de livres ni de notes, sous la surveillance d'un membre du 
jury. 

2* épreuve, — Examen clinique de trois malades dont un blessé, 
un fié>Tcux et un malade atteint d'une affection des veux néce>sitarït 
l'emploi de rophtalmoscoj)e. L*examen des maladis terminé, chaque 
candidat exposera devant le jury le résultat de son observation clinique 



116 PAIUS-MEDICAL - ENSEIGNEMENT. 

et les déductions pratiques à en tirer. Autant que possible la durée 
totale de cette épreuve ne devra pas dépasser une heure. 

3^ épreuve, — Pratique de deux grandes opérations chirurgicales 
avec exposé préalable de Tanatomie des régions sur lesquelles elles 
devront porter. 

La durée de cette épreuve ne sera point limitée. 

4^ épreuve. — hitcrrogations sur la législation et Tadministralion 
militaires (Décision ministérielle du 10 juin 1896). 

(Les candidats pourront être interrogés non seulement sur les lois, 
décrets, instructions et règlements énoncés ci-dessous, mais sur toutes 
les dispositions nouvelles ayant un caractère général ou concernant 
spécialement le service de santé.) 

Direction du service de santé : MM. Dieu, directeur, 

Strauss, adjoint au directeur. 

Comité technique de santé. 

MM. Dujardin-Beaumetz, médecin, inspecteur général, pré- 
sident. 
Boisseau, médecin inspecteur. 

Kelsch, médecin inspecteur. 
Chauvcl, médecin inspecteur. 
Burcker, pharmacien inspecteur. 
Robert, médecin principal de 1*^*^ classe. 
De Douvres, général de brigade. 
Darolles, intendant militaire. 
Catleau, médecin principal de T* classe, secrétaire 
Archives. — M. Dionis du Séjour, médecin principal du ca- 
dre de réserve, architecte. 

Ecole d'application de médeclne et de pharmacie militaires 

(val-de-gbace). 

Directeur : M. Kelsch, médecin inspecteur. 
Sous-directeur : M. Van Merris, médecin principal de 
l""" classe. 



HOPITAUX MIMTAIllKS. 117 

PROFESSEURS. 

Anatomie chirurgicale : opérations et appareils^ M. Mi- 
gnon. 
Maladies et épidémies des armées : M. Vaillard. 
Hygiène militaire : M. Richard. 

Chimie appliquée aux expertises et à la toxicologie : 

M. Georges. 
Chirurgie d'armée et blessures de guerre : M. Nimier. 
Législation^ administration j service de santé militaire 

et médecine légale militaire : M. Antony. 
Diagnostic chirurgical spécial y manceuvres d'ambulance. 

pansements et appareils en campagne : M. Chavasse. 

AGRÉGÉS. 

Opérations et appareils, blessures de guerre : M. Sieur. 

Chirurgie d'armée : MM. Loison. 

Maladies et épidémies des armées : M. Simonin. 

Hygiène militaire : M. Ferrier. 

Législation administrative, service de santé et médecine 

militaire : M. Vincent. 
Bibliothèque et collection : M... conservateur. 

HOPITAUX MILITAIRES 

Hôpital du Val-de-Grâce. — Même personnel que celui Ai\ 
rÉcole d'application. 

Hôpital Saint-Martin. — MM. Pierrot, médecin principal de 

l*^** classe, médecin en chef; Chevassu, médecin principal de 
^2*" classe; Lauza, Marty, Vuillaume, Altemaire et Laiille, méde- 
cins-majors de \^ classe. 

Hôtel national des Invalides. — MM. Hussenet, médecin- 
major de 1'* classe; Munschina, médecin-major de 2* classe. 



1!8 PAniS-ilEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 



•nM«^«MAMnMMAMMMMM<MWMMMWWMW«MMM<MW«MMMA<WWW«MMMM«WWW«M«»M«M 



SERVICE DE SANTÉ DE LA MARINE 

DÉCRET du 2\jmn 1886 relatif à la réorganisation du service de 

santé de la marine*. 

Titre I. — Composition du corps de santé de la narine. 

Art. i^^ — Le cadre du personnel du corps de santë de la marine 
est fixv comme suit : 

Service médical. 

Directeurs du service de santé de première dusse 5 

Directeurs du service de santé de deuxième classe r> 

Médecins en chef 22 

Médecins principaux 50 

Médecins de première classe 200 

Médecins de deuxième classe entretenus et auxiliaires. . . . 280 

Le grade de directeur du service de santé est divisé en deux classes. 

La première classe est attribuée à Tancienneté. 

Art. 2. — Les nominations aux divers grades du corps de santé sont 
faites par le chef de l'Étal. Les officiers de ce corps sont placés sous le 
régime de la loi du 19 mai 1854, concernant Vè[x\i des officiers. Los 
honneurs et préséances des membres du corps de santé de la miu*ine 
sont réglés par des décrets et règlements spéciaux. Le passage à Tan- 
ciennoté, de h deuxième à la première classe du grade de directeur 
du service de santé, a lieu par décision ministérielle. 

Los nominations aux emplois de médecin et de pharmacien auxiliaire 
de deuxième classe sont faites par le Ministre. 

Art. 5. — Les emplois du service de santé aux colonies sont remplis 
par des médecins et par des pharmaciens de la marine. Le nombre de 
ces emplois est Ç\\é par des décisions spéciales. 

Art. 4. — Les emplois de médecin-major et de médecin aide-major 
près It's corps de troupe de la marine, en France et dans les colonies, 
sont remplis par des médecins de première et de deuxième classe, dans 
les proportions déterminées par décisions spéciales du Ministre de la 
marine et des colonies. 

1. Los articles non cités soni ivlalifs à la |»harniacie. 



SERVICE DE SAKTÉ DE LA MARINE. 119 

Toutefois, lorsque les circonstances Texigeront» I emploi de médecin- 
mijor pourra être occupé par un médecin principal, après décision 
spéciale du Ministre de la marine et des colonies. 

Titre II. — Solde et accessoires de solde. 

Art. 5. — La solde et les accessoires de solde des médecins et phar- 
maciens de la marine sont fixés conformément aux règlements en 
vigueur. 

La solde et les accessoires de solde des médecins et pharmaciens 
auxiliaires de deuxième classe sont les mêmes que celles des titulaires 
de deuxième classe. 

Les directeurs du service de santé ont droit aux suppléments de 
fonctions accordés aux commissaires généraux par les tarifs de solde 
à Paris, cette indemnité est la même qu'à Brest et à Toulon. 

Titre III. — De l* admission et de l'avancement dans le corps de santé 

DE la marine. 

Section première. Service médicaL 

Art. 6. — Nul n'est admis à l'emploi de médecin auxiliaire de 
deuxième classe : 

!• S'il n'est Français ou naturalisé Français; 

2° S'il est âgé de plus de vingt-huit ans au moment de sen admis- 
sion, iSi moins qu'il ne compte assez de services à TEtat pour avoir droit 
à une retraite à cinquante-trois ans; 

0® S'il n'est pourvu du diplôme de docteur en médecine; 

4® S'il n'est reconnu propre au service de la marine, après consta- 
tation faite par un médecin de la marine ou par un médecin militaire. 

Il devra, en outre, produire un extrait de son casier judiciaire, un 
certificat de bonne vie et mœurs et un certificat constatant sa situa- 
lion au point de vue de la loi sur le recrutement de l'armée. 

Les médecins auxiliaires de deuxième classe sont employés ik terre 
en France, dans les hôpitaux de la marine, à la mer ou aux colonies. 

Us portent l'uniforme et les insignes du grade de médecin de 
deuxième classe. 

Les médecins auxiliaires de deuxième classe peuvent être licenciés 
par le ministre |)our inconduite, défauts d'aptitude au service de la 
marine. 



120 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT 

Art. 7. — Les médecins auxiliaires de deuxième classe peuvent être 
nommés, par décret, au grade de médecin titulaire de deuxième classe 
lorsqu'ils auront accompli deux années de stage. 

Les médecins de première classe sont nommés un tiers au choix et 
deux tiers à Tancienneté. Les médecins principaux sont nommés moitié 
au choix, moitié à Tancienneté. 

Les médecins en chef sont nommés au choix. 

Les médecins de première classe, les médecins principaux et les 

médecins en chef nommés au choix sont choisis sur un tableau d'avan- 
» 

cément dressé par le Conseil d'amirauté. 

liCS directeurs du service de santé sont nommés au choix. 

Art. 8. — Nul n'est nommé médecin de première classe s'il ne 
réunit deux années de service en qualité de médecin titulaire de 
deuxième classe et s'il n'a accompli une période réglementaire d'em- 
barquement ou de service colonial. 

Art. 9. — Nul ne peut être nommé médecin principal, s'il ne réunit 
trois années de grade de médecin de première classe et s'il n'a accom- 
j)li dans ce grade une période réglementaire de service à la mer et aux 
colonies. 

Art. 10. — Nul ne peut être nommé médecin en chef s'il ne réunit 
trois années de grade de médecin principal, et s'il n'a accompli dans 
ce grade une période réglementaire de service a la mer et aux colonies. 

Art. i J . — Les directeurs du service de santé sont choisis parmi les 
médecins en chef a>ant accompli trois années de service dans leur 
grade et un tour réglementaire de service à la mer ou aux colonies. 

TiTRK IV. I)l SERVICE A LA MER. 

Art. 19. — A la mer, le service de santé est dirigé : dans une 
armée navale, par un médecin en chef; dans une escadre, sous les 
ordres d'un vice-amiral commandant en chef, par un médecin en chef; 
dans une division navale, commandée par un officier général com- 
mandant en chef, par un n)édecin principal. 

Sur tout bâtiment monté par un oflicior général en sous-ordre, par 
im médecin principal; dans une division navale, commandée par un 
capitaine de vaisseau, par un médecin principal qui remplit les fonc- 
tions de médecin-major du bâtiment. 

Sur tout bâtiment comportant la présence d'un médecin, et après 
décision du ministre, par un médecin principal, un médecin de pro- 



SERVICE DE SANTE DE LA MARINE. 12! 

mière classe, ou un médecin de deuxième classe, dans les conditions 
prévues par l*article 20 du présent décret. 

Les oriiciers du corps de santé prennent, suivant leur position, les 
titres temporaires de médecin d'armée, de médecin d*escadre, de mé- 
decin de division, de médecin-major. 

Le médecin d^armée, d'escadre ou de division, fait partie de Tétat- 
major généraL 

Art. 20. — Une décision ministérielle détermine les bâtiments sur 
lesquels il y a lieu d*embarquer un médecin, qui prend le titre de 
médecin-major du bâtiment. 

fjc nombre et le grade des médecins à embarquer en sous-ordre est 
également fixé par le ministre, suivant la nature et la durée de la 
campagne et d*après les ressources en personnel médical. 

* 

Titre V. — Service médical des corps de troupe de la marine. 

Art. 21. — Les médecins attachés au service des troupes de la 
marine, conformément à larticle 4 du présent décret, prennent sui- 
vant leur grade, le titre et exercent les fonctions de médecin-major et 
de médecin aide- major. 

Us conservent Tuniforme et le droit h la solde et aux indemnités 
attribuées à leur grade dans le corps de santé de la marine. 

Us sont désignés pour les emplois du service rcgimen taire sur leur 
demande, ou, a défaut de demande, d'office et conformément aux 
dispositions de i*article 22, § 2, du présent décret. 

Ils ne peuvent être replacés, sur leur demande, dans le cadre géné- 
ral, qu'après avoir servi pendant deux ans, au moins, dans le service 
régimentiûre, et, s'ils sont présents en France, au moment où ils en 
font la demande. 

Titre VÏ. — Di' service aix colonies. 

Art. 22. — Les emplois du service de santé aux colonies sont 
attribués k ceux des médecins de la marine qui en feront la demande, 
la préférence étant acquise au plus ancien grade. 

Toutefois, lorsqu'il y a lieu de pourvoir à dos emplois devenus 
vacants, soit aux colonies, soit dans le service des troupes, soit sur les 
i)àtiments armés et que des demandes ne se sont pas produites, il est 
procédé à ces remplacements par la désignation, dans chacun des 



122 PARIS-MÉDICAL — ENSEIGNEMENT. 

grades des ofliciers du corps de santé, du premier de la liste de 
départ. 

Art. 23. — Les médecins et les pharmaciens en chef et princi- 
paux, les médecins et les pharmaciens de première classe et de 
deuxième classe, qui ont été affectés au service colonial, sur leur 
demande, ou d'après le tour de service, sont replacés dans le service 
des ports, après avoir servi aux colonies pendant deux ans, sans 
compter l'aller et le retour. 

Cette période peut être doublée sur la demande de l'intéressé, trans- 
mise au ministre et appuyée par le gouverneur. Toutefois, il n'est 
statue dans ce sens que si l'officier, dont c'est le tour de partir, con- 
sent à permuter. 

Art. 24. — Les emplois de pharmacien du service colonial con- 
tinuent h être remplis par les pharmaciens de la marine, d'après le 
mode établi par un arrêté du Ministre de la marine et des colonies. 

Titre VII. — Des conseils de sa>té. 

Art. 25. — Un conseil supérieur de santé de la marine, dont le 
président et les membres sont choisis par le Ministre, est établi à 
Paris. Un conseil de santé est établi dans chaque chef-lieu d'arrondis- 
sement. 

I. Du CONSEIL SLPÉRIECR DE SANTÉ, 

Art. 26. — Le conseil supérieur de santé est compsé d'un direc- 
teur du service de santé, président, de deux médecins en chef ou 
principaux dont l'un est, en même temps, directeur de la rédaction 
des Archives de médecine navale, et d'un pharmacien en chef. Un 
médecin principal ou un médecin de première classe, nommé par le 
ministre, remplit les fonctions de secrétaire. 

Le conseil supérieur de santé donne son avis sur les questions ren- 
voyées a son examen par le Ministre. 

Il est consulté : Sur l'hygiène des équipages, des troupes et des 
ouvriers de la marine; sur les projets de construction d'hôpitaux, de 
casernes, de prisons, etc., etc.; sur l'organisation des hôpitaux de la 
niarine on France et aux colonies; sur l'organisation et le fonction- 
nement du service de santé à bord des bâtiments de l'État, dans les 
arsenaux et établissements de la marine; sur les mesures spéciales 
:i prendre, au point de vue du service de santé, dans les circonstances 



SERVICE l>E SANTÉ DE LA MARINE. 123 

exceptionnelles, telles que les épidémies, les cas de guerre, etc., etc. 

Art. 27. — Il reçoit communication des demandes de congé, en ce 
qui concerne Tenvoi des malades aux eaux thermales. Il donne éga- 
lement son avis sur les demandes des oilficiers en instance de retraite 
ou de réforme pour infirmités, et en instance pour être mis en non- 
activité pour infirmités temporaires, ou qui réclament leur rentrée au 
service actif. 

Art. 28. — Il reçoit communication des rapports médicaux de 
toute espèce, quils proviennent des arsenaux, des bâtiments armés, 
des corps de troupe ou de tout autre service auquel est attaché un 
médecin de la marine. 

Art. 29. — Il fait les propositions ou émet les avis qui lui sont 
suggérés par Tétude de ces documents, qui, classés par les soins du 
secrétaire du conseil supérieur de santé, sont remis plus tard, par 
période décennale, aux archives du Ministère de la marine et des 
colonies. 

II. — Des conseils de santé des ports. 

Art. 30. — Les conseils de santé des ports sont composés du 
directeur du service de santé, des médecins et des pharmaciens en 
chef. 

Le Conseil de santé est ptesidé dans chaque port par le directeur 
du service de santé et à défaut par rofficier du corps de santé le plus 
élevé en grade ou, à grade égal, par le plus ancien. 

Les fonctions de secrétaire archiviste sont remplies par un médecin 
de première classe nommé par le Ministre, sur la proposition du pré- 
fet maritime au choix du directeur du service de santé. 

Art. 31. — Sur la proposition du président du Conseil de santé, le 
préfet maritime fixe les jours et les heures aux(|uels s'assemhle le 
conseil. 

Le président dirige et maintient l'ordre des délibérations; sa voix est 
prépondérante en cas de partage des votes recueillis. 

Art. 32. — Le Conseil de santé délibère, avec Fautorisation du 
préfet maritime, sur tout ce qui peut intéresser la salubrité de l'arse- 
nal et des établissements qui en dépendent. Il propose les mesures 
qu'il juge nécessaires. 

Il constate l'état sanitaire des personnes soumises à sa visite par les 
services compétents. 

Art. 33. — Il recueille les rapports présentés par les médecins 



Vli PAIUS-MKDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

suivant les règlements, a la fin de toute campagne ou mission quel- 
conque. Ces rapports sont l'objet d'une appre'ciation raisonnée de la 
])art d*un des membres du conseil de santé, désigné à cet effet par le 
président. Cette appréciation est communiquée à Tauteur du rapport 
et conservée avec le travail aux archives du Conseil de santé. 

Art. 5i. — Le Conseil de santé constate le bon état des caisses et 
instruments de chirurgie que les médecins embarqués doivent avoir en 
leur possession. 

A cet efîet, les médecins, au moment de leur embarquement, sou- 
mettent ces caisses et ces instruments de chirurgie à Tesamen du 
Conseil de santé, lequel déclare, s*il y a lieu, qu'ils ont droit à Tin- 
demnilc fmée par les règlements. 

Art. 35. — Sur la demande motivée du médecin-major d'un bâti- 
ment et approuvée par le commandant, le Conseil de santé propose au 
préfet maritime des modifications dans les approvisionnements portés 
sur la feuille d'armement par le médecin. Il peut également prendre 
riniliativc de ces propositions, lorsque la durée et la nature de la 
campagne lui paraissent l'exiger. 

Art. 56. — Le Conseil de santé est chargé de vérifier la compta- 
bilité pharmaceutique des médecins embarqués. A cet effet, lors du 
désarmomcril d'un bàlimonl, toutes les pièces relatives au traitement 
des nr.ihulcs sont soumises à cet examen. Ces pièces sont ensuite 
dcpo^écs aux archives du Conseil de santé. • 

Celle vérification est indépendante des prescriptions de l'instruction 
du i*^*" oclobre 1854 sur la comptabilité du matériel, lesquelles con- 
tinuent à être observées. 

Titre Vill. — Les niuECTECRs du service de santé. 

Art. 57. — Le directeur du Service de santé est le chef de ce ser- 
vice dans les ports. 

Il préside le Conseil de santé. 

En cas d'absence ou de tout autre empêchement, il est suppléé, 
il in si qu'il est dit à l'article 30. 

Dans les ports oîi existe une École de médecine navale, il préside le 
Conseil des professeurs qu'il convoijue pour délibérer sur les matières 
ou objets relatifs à l'enseignement. 11 peut déléguer la présidence de 
ce conseil au plus ancien des professeurs. 

Art. 58. — Il correspond directement : 



SERVICE DE SANTÉ DE LA MAHINE, 125 

Avec le préfet marilime pour tous les détails du service. 

Il répartit, après avoir pris les ordres du préfet, les officiers du 
(X)rps de santé dans les différents services dont il a la direction. 

11 se fait rendre compte de toutes les parties du service de santé 
pr les chefs des différents détails. 

Il exprime son opinion personnelle sur les rapports qui doivent être 
transmis au Ministre. 

Art. 39. — Chaque année, dans le courant du mois de mars, au 
plus tard, il adresse au préfet maritime un rapport sur Tensemble de 
son service, pendant Tannée précédente, et sur les améliorations qu*il 
pro]K>se d'y ap)K)rter. 

Titre IX. — Dispositions tkansitoires. 

Art. 40. — Les médecins en chef, les médecins et pharmaciens 
professeurs qui font actuellement partie du personnel des écoles de 
médecine navale cesseront, à partir du présent décret, de former un 
cadre à part. Ils rentrent dans le cadre général des officiers supérieurs 
du cadre de santé de leur grade, où ils prennent rang d'après leur 
ancienneté de grade. 

Les médecins et pharmaciens professeurs conserveront leurs fonc- 
tions dans renseignement et prendront le titre de médecins et phar- 
maciens principaux. 

Art. 41. — A partir du \^^ septembre 1886, les médecins en chef, 
les médecins et pharmaciens principaux dont il est question à l'ar- 
ticle 40, qui désireront servir à la mer ou aux colonies, prendront 
rang dans la quatrième catégorie de la liste de départ, à la date de 
leur promotion au grade dont ils sont titulaires. 

Ils ne pourront, à dater du 1" septembre 188(>, réclamer de nou- 
veau leur inscri|>tion sur la liste de départ avant l'expiration d'un tour 
réglementaire dans l'enseignement. Ils pourront être promus au grade 
su|>érieur sans avoir satisfait aux conditions fixées par les articles 9, 
tO, il, 15 et 10 du présent décret. 

Cette dernière disposition sera a[)pliquée aux officiers du corps de 
santé qui seront nommés à l'emploi de professeurs k com[)ter de la 
mise en vigueur du présent décret. 

Art. 42. -* A compter de la date du présent décret, les aides-méde- 
cins et les aides-pharmaciens cesseront de concourir au service à la mer 
ou aux colonies. 



\1i\ PARIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

Us devront se pourvoir du diplôme de docteur en médecine ou du 
litre de pharmacien universitaire de première classe. 

Il est accordé un délai de deux ans aux ofliciers de ce grade appar- 
tenant à la promotion du 7 novembre 1885, et d'un an à ceux des 
promotions antérieures. 

Ces délais compteront de la date du présent décret jK)ur les aides- 
médecins et aides-pharmaciens présents à terre en France, et du jour 
de leur débarquement pour ceux qui servent à la mer. 

A l'expiration des délais précités, les aides-médecins et les aides- 
pharmaciens qui ne se seront pas pourvus du diplôme exigé pour 
l'avancement seront portés sur une liste d'embarquement spéciale, 
pour être employés, dans leur grade, soit à la mer, soit aux colonies. 
Dans ce cas, ils scTont soumis aux règles générales du service à Tex- 
térieur. 

Art. io. — Les aides-médecins et les aides-pharmaciens pourvus du 
diplôme de docteur en médecine ou du titre de pharmacien imiversi- 
laire de première classe, pourront être nommés au grade supérieur 
s'ils com|)lent deiLx années au moins de service dans leur grade. 

Art. 4i. — Il sera accordé, sur leur demande transmise hiérarchi- 
(juement, aux médecins de deuxième classe non docteurs, un congé 
de six mois à solde enfière, pendant lequel ils auront à se pourvoir 
du diplôme de docteur en médecine. 

Les médecins de deuxième classe qui, à l'expiration de ce congé, ne 
pourront pas justifier de la possession de ce diplôme, seront soumis 
aux rè«iles génér;des d'enibMrquenient. 

Art. \'}. — Lesolticiers du corps de santé non pounus des diplômes 
de docteur en médecine ou de pharmacien universitaire de première 
clîisse ne pourront obkriir d'avancement en grade. 

Le service de sanlc- ne pourra être dirigé en chef dans une colonie 
(jue par un médecin ï>ourvu du diplôme de docteur en médecine. 

Titre X. — Dispositions générales. 

Art. Mk — Le mode d'enseignement, le service à terre, à la mer 
(4 aux colonies, seront déterminés par un arrêté du Ministre de la 
marine et des colonies. 

Art. 47. — Toutes disjKisilions contraires à celles du présent décrel 
sont et demeurent abrogées. 

Paris, "lijuin 188(5. 



SEUVICE DE SANTÉ DE LA MARINE. 1*27 

INSTRUCTIONS pour Cadmmion dan» le$ trois écoles^nnexes de 
médecine navale en 4900. — Renseignements sur le fonctionne- 
ment de r École du seroice de santé de la marine à Bordeaux. 
— Programmes du concours d admission à V École de Bordeaux 
en 1900. 



Titre premier. — I. Lnstitition des trois ecoles-a>m:xrs 

Les trois écoles -annexes de médecine navale établies dans les ports 
militaires de Brest, Rocliefort et Toulon ont pour objet : 

De faire accomplir par des jeunes gens qui se destinent ù la méde- 
cine navale la première année d*études médicales, et |)ar les candidats 
à la carrière pharmaceutique les trois années de stage réglementaires. 

II. — Mode et conditions d'admission dks élèves. 

Les candidats qui sollicitent leur admission dans une des écoles- 
annexes de Brest, Rocbefort ou Toulon doivent se faire inscrire, du 
15 septembre au l**" octobre, à la préfecture du déparlement où est 
établi le domicile de leur famille ou de celui où ils poursuivent leurs 
études. Les dossiers sont transmis au Ministre de la marine par les pré- 
fets, avant le 15 octobre, délai de rigueur. 

Tout candidat, lors de son inscription, doit juUifier : 

1^ Qu'il est Français ou naturalisé Français ; 

2" Qu*il est âgé de 17 ans au moins au 1'*'' janvier qui suit la date 
de Tadmlssion, ou qu'il n*est pas susceptible d'être appelé sous les 
drapeaux au mois de novembre de Tannée d'admission ; 

r»** Qu'il a été vacciné avec succès ou qu'il a eu la petite vérole; 

4" Qu'il est robuste, bien constitué et qu'il n'est atteint d'aucune 
maladie ou infirmité susceptible de le rendre impropre au service mili- 
tiire ; 

5" Qu'il est pourvu des diplômes suivants : a) pour la médecine : 
soit le diplôme de bachelier de l'enseignement s(M'ondaire classique 
avec mention iettres-phihwphie et le certilica» d'étudts pliy>iques, 
chimiques et naturelles; soit le diplôme de bachelier es lettres (an- 
cien) et le certificat d'études physiques, cliiriii([ues et naturelles * ; 
b) pour la pharmacie : soit le diplôme de bachelier de rensei;:nement 

1. Par ilérisiuo du Minisire de a marine. los candidate ()Ouvcnt rire iiisriU pro- 
\isotrem(*at dans une 4Vx>le«annexe de mèiiecine navale, sati'« produire ruii des di- 



1 



128 



PARIS-MÉDICAL. - ENSEIGNEMENT. 



secondaire classique avec mention lettres-philosophie ou aver menlion 
lettres-mathémathiques, ou le diplôme de bachelier de l'enseignement 
secondaire moderne avec lune ou l'autre des trois mentions ; soit, 
transitoirement, le diplôme de bachelier es lettres, ou le diplôme de 
bachelier es sciences complet, ou le diplôme de bachelier de renseigne- 
ment secondaire spécial *. 

Le candidat doit, en outre, produire un certificat de bonne vie et 
mœurs et le consentement des parents ou tuteurs. 

Les admissions ont lieu du 1^- au 50 novembre de chaque année par 
décision ministérielle. Lorsque l'admission a été prononcée, relève est 
nscrit sur une matricule spéciale tenue au conseil de santé. Les can- 
didats admissibles aux écoles-annexes subissent un premier examen de 
santé à leur entrée, un deuxième à la fin de la première année d'études 
et avant le concours d'admission à l'école de Bordeaux. Ils sont ensuite 
contrevisilés à leur arrivée à l'école principale. Les élèves en médecine 
admis dans les trois écoles-annexes de Brest, Rochefort et Toulon y 
accomplissent une année d'études médicales. 

Après avoir accompli une année d'ciudes médicMos, pour les étu- 
diants en médecine, et avoir subi avec succès, avant le 51 juillet, 
l'examen de validation de stage pour les étudiants en pharmacie, ils 
prennent part au concours d'entrée à l'École principale du service de 
santé de la marine. Les élèves des écoles-annexes s'entretiennent à 
leurs frais : ils logent et prennent leurs repas en ville et ne portent pas 
d'uniforme. Us ne contractent aucun engagement. Ces élèves acquittent 
les droits des quatre premières inscriptions. Ils sont exonérés de tous 
frais universitaires a partir de leur entrée à l'école principale. Aucun 
élève ne peut être autorisé à redoubler une année d'études, h moins 
que des circonstances graves ne lui aient occasionné une suspension 
forcée de travail pendant plus de deux mois, et dans le cas où ayant 
échoué au concours d'admission à Bordeaux, il serait proposé par son 
directeur pour le redoublement de l'année d'études. L'autorisation de 
redoubler une année d'études dans les écoles-annexes ne peut, sous 
aucun prétexte, être accordée qu'une seule fois. 

plûmes, s'ils remplissent touios les autres rondilions ri^glementaires. Mais leur admis- 
sion (léfiriilive ne peut être prononcée que s'ils juaifient, avant le ZO novembre, de 
la possession du diplôme manquant. Ils refcvronl à ce moment 1 ordre de se rendre 

au iwrl. , .»• I' 

1. Les candidats devront produire leurs diplômes, ou, 8 ils ne leur ont pas ete «le- 
livrt's, les certificats provisoires; mais, en aucun cas, les copies, môme certifiées, de 
ces pièces ne seront admises à en tenir lieu. 



SERVICE DE SANTÉ DE LA MAHINE. 120 

III. — Perso.nxkl dfs Eco LES-AN n ex es. 

Chaque école-annexe de médecine navale comprend un certain nom- 
bre de professeurs nommés au concours parmi les officiers du corps 
de santé de la marine. 

l/année scolaire commence le 3 novembre et finit le 31 juillet. 

L'année scolaire se divise en deux semestres : l'un, d'hiver, s'étend 
du 3 novembre au 31 mars; l'autre, d'élé, du l*'" avril au 31 juillet. 

Dans chaque école, le directeur du service de santé règle, en conseil 
des j)rofesseurs, la re'parlilion dos matières de chaque cours. 

A la fm du semestre, chaque professeur rend compte de son ensei- 
gnement ; il indique le nombre de leçons qu'il a faites et les matières 
exposées dans chaque séance. 

Une expédition de ce compte rendu est adressée au Ministre. 

A la tin de chaque semestre d'enseignement, les professeurs s'assu- 
rent, par des interrogations, du degré d'instruction et des progrès de 
ceux de leurs auditeurs qui sont tenus de suivre leurs leçons, lis 
expriment leur appréciation sur chacun d'eux par une note qui varie 
de k 20. Ces notes, accompagnées de l'opinion du professeur sur 
chaque élève, sont remises au directeur pour être transmises au .Mi- 
nistre avec l'appréciation du préfet maritime. 

Des bibliothèques, des amphithéâtres de dissection, des musées 
d'anatomie, des laboratoires d'histologie sont à la disposition des élèves, 
qui doivent verser au trésorier de la bibliothèque une somme de 
50 francs destinée à l'achat des livres. 

Il est adressé trimestriellement au Ministre un état nominatif des 
élèves présents dans les écoles, avec indication des notes sur la conduite, 
la discipline, Tassiduité au travail de chacun d'eux. 

Titre II. — I. Lnstitition de l'Ecole du service de santé 

DE LA MARINE A BoRDEAl'X*. 

L'école du service de santé de la marine instituée près de la faculté 
de médecine de Bordeaux a pour objet : 1^ d'assurer le recrutement 
des médecins et pharmaciens de la marine et des médecins et pharma- 
ciens des colonies; 2" de seconder les études universitaires des élèves 
du service de santé, et 3' de donner h ces élèves réducation maritime 

1. Cette ficole a «'•té créée, ainsi qur ses trois annexe^, par la loi du 10 avril fit If 
aécret du n juillet 1800. 

P^RlS-HltDICU.. 



i:a) paius-medical. — enseignemem. 

jus(iu'à leur nomination de médecin ou de pharmacien auxiliaire de 
2'' classe. 

Les élèves se recrutent par voie de concours parmi les étudiants en 
médecine et en pharmacie provenant des écoles de médecine navale de 
Brest, Rochefort et Toulon. 

Tout élève entrant a l'école doit être classé, sans exception aucune, 
dans la 4^ division, quel que soit le nombre réel de ses inscriptions. 

Aucun élève ne peut être autorisé à redoubler une année d'études, 
à moins que des circonstances graves ne lui aient occasionné une sus- 
pension forcée de travail pendant plus de deux mois. 

Tout élève (jui aura subi, à un même examen de la faculté ou de 
l'école, deux ou plusieurs échecs successifs, sera déféré au const»il de 
discipline, qui fera parvenir au Ministre son appréciation sur le main- 
tien ou le renvoi de l'élève. Le Ministre décidera. 

Sauf le cas où il en aurait été renvoyé pour indiscipline ou incon- 
duite, l'élève qui a cessé de faire partie de l'école peut y être admis de 
nouveau par voie de concours, s'il remplit encore les conditions géné- 
rales d'admission. 

Lorsque les élèves sont pourvus du diplôme de docteur en médecine 
ou du titre de pharmacien universitaire de i""»^ classe, ils sont nommés, 
sur la proposition du directeur de l'école, h l'emploi de médecin auxi- 
liaire ou de pharmacien auxiliaire de î2'* classe. 

(les jeunes gens sont ensuite répartis dans les ports militaires, a 
leur convenance, ou ils séjournent jusqu'au i'^' février. 

A partir du 1'^'' février, ils sont tous réunis au port de Toulon, pour 
y faire un stage et y suivre des cours d*ap])lication jusqu'au I*''' sep- 
tembre. 

A la suite de l'examen de sortie, le jury de concours propose au Mi- 
nistre, qui statue, l'ajournetnent des stagiaires qui, à la suite de cet 
examen, auraient été reconnus insuffisants. 

Le jouroîi ils sont nommés médecins ou phamiaciens auxiliaires de 
2*' classe, il leur est attribué quatre années de services à titre d'études. 

II. MODK KT C0M)IT10>S DADMISSION DES ÉI.KVKS. 

Nul n'est admis à l'école du service de santé de la marine que par 
voie de concoure. Le concours a lieu tous les ans dans les ports de 
Brest, Rochefort et Toulon. 

Le Ministre de la marine en détermine les conditions; chaque année. 



SERVICE DE SAMTE DE IX MARINE. loi 

il en arrête le programme et en fixe IVpuque. L*arrélé du Ministre est 
rendu public. 

Le jury du concours d'admission à Técole de Bordeaux est composé 
d'un directeur du service de santé, président ; de deux médecins en 
chef ou principaux pour la ligne médicale; du même directeur, de 
deux pharmaciens en chef ou principaux pour la ligne pharmaceu- 
tique. 

Les membres du jury sont annuellement désignés par le Ministre de 
la marine. 

Nul ne peut èlre admis au concours : 

I" S'il n'est Françiiis ou naturalisé Français; 

tî** S'il est âgé de plus de vingt-(|ualrc ans ou de moins de dix-huit 
ans au 1"" janvier qui suit la date du amcours, c'est-à-dire, pour le 
concours de 1900, que la date de sa naissance doit èlre comprise entre 
le l'*^ janvier 1877 et le 31 décembre 1882; 

La limite d'âge pourra être reculée d'un an pur les candidats ayant 
accompli une année de service militaire ; 

3" S'il n'a été vacciné avec succès ou s'il n'a eu la petite vérole 

4'* S'il n'est robuste, bien constitué, et s'il n'est atteint d'aucune 
'maladie ou infirmité susceptible de le rendre inq)ropre au service mi- 
litaire ; 

5** S'il ne vient d'accomplir une année d'études médicales dans une 
des écoles de mé'decine navale de Brest, Bochefort et Toulon. L'autori- 
sation de concourir pourra être accordée aux jeunes gens présents sous 
les drapeaux qui auront accompli in)e année d'études médicales dans 
une des trois écoles-annexes, immédiatement avant leur départ pour le 
service. 

Les jeunes gens (|ui se destinent à la carrière pharniaceulique doi- 
vent justifier, pour l'admission au concours, soit du diplôme de bache- 
lier de l'enseignement secondaire classicjue avec mention leitres-phi- 
loMphie ou avec mention lettrex-mathémafûfues, soit du diplôme de 
bachelier de l'enseignement secondaire moderne avec l'une ou l'autre 
des trois mentions, — soit transiloirement du diplôme de bachtîlier es 
sciences complet ou de bachelier es lettres ou de btchelier de l'ensei- 
gnement secondaire spécial, - et, en outre, du stage oflicinal de trois 
années acconq)Ii dans une des écoles de médecine navale de Brest, Bo- 
chefort ou Toulon. Les dtiix premières années peuvent, a la rigueur, 
être accomplies en dehors de ces écoles, dans une pharmaeie civile. 

Les candidats doivent produire un certifiait de bonne vie et 



132 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMEM. 

mœurs, et, s'il y a lieu, Tautorisation des parents ou tuteurs. Ils oot, 
de plus, à indiquer le port militaire dans lequel ils désirent passer le 
concours d'admission. 

Chaque demande doit être en outre accompagnée : 

1° D'une déclaration sur papier timbré, par laquelle les parents, 
père, mère ou tuteur, s'engagent à payer au trésor public, par tri- 
mestre et d'avance, une pension annuelle de 700 francs ; 

2° D'un second acte sur papier timbré, portant engagement de 
payer le trousseau, les livres et les objets nécessaires aux études. 

(les deux engagt^ments, qui deviennent nuls en tout ou en partie en 
C3S de concession d'une bourse ou d'une demi-bourse, d'un trousseau 
ou d'un demi-trousseau, doivent être libellés comme l'indiquent les 
modèles i et 2 annexés au présent arrêté. 

Toutes ces conditions sont de rigueur, et aucune dérogation ne peut 
V être autorisée. 

Chaque année, à l'époque déterminée par la décision ministérielle 
fixant le programme des épreuves, les candidats auront à demander 
leur inscription au Ministre de la marine, en fournissant les pièces ci- 
dessus mentionnées. 

La liste d'inscription est close le 15 juillet. Les épreuves écrites ont 
lieu du 25 juillet au 1'' août, 21 une date fixée par le Ministre, dans les 
[lorts de Drest, de Hochefort et de Toulon. Elles sont corrigées k 
Paris, à partir du i*^"^ août, par le jury du concours, qui dresse les 
listes d'admissibilité aux éju-euves orales. — Ces dernières ont lieu 
(levant le njême jury, (jui se transporte successivement à Rochefort, 
Toulon et Hrest, du 15 août au i5 septembre, pour le concours 
de 1900. 

Après la clôture des examens, le jury établit la liste des candidats 
en les classant [)ar ordre de mérite d'après l'ensemble des points 
obtenus. Le orésident du jury adresse cette liste, avec les procès-ver- 
baux des séances, au Ministre, qui nomme, dans la limite des places 
disponibles, aux emplois d'élèves du service de santé de la marine. 

Le prix de la pension est de 700 francs par an ; celui du trousseau 
de 775 francs |H)ur la première année, de 2G5 francs pour la deuxième 
année et do 200 francs pour la troisième année. 

Los livres, instruments et objets nécessaires aux études sont com- 
pris dans le trousseau. 

Des bourses et des demi-bourses, des trousseaux et des demi-trous- 



SERVICE DE SANTÉ DE LA MARINE. 135 

seaux peuvent êlre accordés aux élèves qui ont préalablement fait con- 
stater dans les formes prescrites rinsuffisance des ressources de leur 
famille pour leur entretien à l'école '. 

Les bourses et les demi-bourses, les trousseaux et les demi-trous- 
seaux sont accordés par le Ministre de la marine sur la proposition du 
conseil d'instruction de l'école*. 

Les familles (|ui désirent obtenir le dégrèvement total ou partiel 
des frais de la pension ou du trousseau doivent faire une demande 
énonçant qu'elles sollicitent : une bourse ou une demi-bourse ; une 
bourse avec trousseau ou demi-trousseau ; une demi-bourse avec 
trousseau ou demi- trousseau, ou enfm un trousseau ou demi-trousseau 
seulement. 

Cette demande, adressée au Ministre de la marine sur papier libre, 
doit être remise, avant le l*^** septembre, au préfet du dé[>artement où 
réside la famille, accompagnée : 

1*^ D'un état de renseignements détaillé sur les moyens d'existence, 
le nombre, l'âge et la situation respective des enfants, et les autres 
charges des parents ; 

2^ D'un relevé des contributions. 

La demande de bourse... trousseau... (suivant le ras) doit être 
libellée suivant le modèle n" 3 annexé au présent arrêté. 

La demande et les documents {"* et 2"" sont ultérieurement transmis 
au Ministre (le 15 septembre au plus tard) par les préfets des départe- 
ments, qui provoquent une délibération du conseil municipal du lieu 
de la résidence ordinaire des familles, la joignent au dossier et font 
connaître leur avis. 

Les dilférents droits de scolarité et d'examen sont payés par le 
Ministre de la marine, conformément aux règlements universitaires. 

Les élèves démissionnaires ou exclus de l'école sont tenus au rem- 
boursement des frais de scolarité et, s'ils ont été boursiers, au 
payement du montant des frais de pension et de trousseau avancés par 
l'administration de la Marine. 

Les élèves du service de santé de la marine contractent, au moment 
de leur entrée à l'école, un engagement militaire spécial d'une durée 
de six ans, à compter de leur nomination de médecin ou de piiarmacien 

1. ()e conseil. ost composé des membres suivants: Nî clireclenr de IVcoIe, président; 
le sous-directeur, les six professeurs, membres. I/agentadmiiiistrAtiF, trésorier, rem- 
plit les fonctions <le secrétaire. 



134 PARÏS-MKDICAL. — ENSEÏGKEME>T. 

auxiliaire de ti<^ classe (décret du 5 juin i899, guerre; décret du 
14 octobre i899, marine). 

m. — Personnel de l'école. 

Le personnel de 1 école du service de santé de la marine comprend : 
un directeur du service de santé ou un médecin en chef, directeur ; 
un médecin en chef ou principal, sous-directeur ; cinq médecins de 
1^ classe et un pharmacien de 1™ classe, professeurs ; un agent admi- 
nistratif, trésorier : un sous-agent comptiible économe ; un commis de 
comptabilité ; quatre premiers maîlres surveillants, etc. 

Les professeurs sont chargés de faire aux élèves des conférences, de 
seconder l'enseignement de la Faculté et de donner, suivant les ordres 
du directeur, Tinslruclion spéciale au service de la marine. 

Les professeurs sont spécialement chargés chacun d'une des divisions 
de l'école et remplissent, à l'égard de celles-ci, des fonctions analogues 
à celles des capitaines de compagnie. 

Les élèves de l'école du service de santé de la marine, sur le vu de 
leur lettre de nomination, sont inscrits au sec.rélariat de la Faculté de 
médecine. 

ils suivent h la Faculté les cours cliniques, conférences et exercices 
praticjues afférents à leur année d'études et dans les mêmes conditions 
que les étudiants civils. 

Ils reçoivent en outre, par les soins de l'école, un enseignement 
spécial sous forme de conférences, répétitions et interrogations se rappor- 
tant à l'enseignement donné par la Faculté. 

Le directeur se concerte avec le recteur de l'Académie et le doyen 
de la Faculté au sujet des heures des cours, conférences et exercices 
pratiques, ^t en général de tout ce qui a trait à l'ensei^jnemenl donné 
par la Faculté aux élèves de l'école ; de telle sorte (jue les obhhations 
universitaires et celles du service intérieur de l'école soient mises en 
parfaite concordance et se prélent un mutuel appui. 

Les élèves subissent devant la Faculté leurs examens probatoires 
dans l'ordre et selon le mode j)rescril par les lèglemcaits universitaires. 
Toutefois, les élèves actuellement en cours d'études restent autorisés, 
dès (ju'ils ont pris leur 10'' inscription, à passer le 3** examen de doc- 
torat, puis successivcMiient le i*\ le 5*^ et la thèse ; de telle sorte qu'ils 
puissent être nommés médecins auxiliaires de 2'" classe le i''' février 
au plus tard. 



SERVICE DE SANTÉ DE LA MARINE. 135 

A l'issue do cha(|ue annco scolaire, les notes obtenues à la Faculté de 
médecine sont combinées avec les notes données aux in Icrrogî' lions 
faites par les répétiteurs à l'intérieur de l'école et avec celles qui 
se rap{)ortent ii la conduite et à la discipline. 

A cette même époque le conseil d'instruction examine l'ensemble 
des notes de cbaque élève tant au point de vue de l'instruction que de 
la conduite ; il propose au Ministre avec avis motivé, soit de maintenir 
a l'école, soit d'exiger la démission de ceux dont la conduite laisse a 
désirer. 

En cas de refus de démission, le renvoi de l'école peut èlre pro- 
noncé par le Ministre. 

Les classements sont établis par le conseil d'instruction. 

11 est accordé, dans cbaque division, des distinctions bonorifiques 
à ceux des élèves qui sont classés dans le premier quart. 

Les élèves classés dans le premier douzième de leur division reçoivent 
la dénomination de « brigadiers » . Ceux classés dans le restant du 
premier quart sont « élèves d'élite ». 

Le directeur, après avoir donné lecture des listes de classement, 
proclame les brigadiers et les élèves d'élite et leur remet des insignes 
qui consistent : pour les brigadiers, en deux ancres en or de cbaque 
côté du revers du collet de la redingote ; pour les élèves d'élite, en 
une seule ancre de chaque côlé. 

L'école fait les frais de ces insignes. 

Tout brigadier ou élève d'élite qui est puni d'arrêts de rigueur perd 
le droit de porter les insignes pendant trois mois ; s'il y a un classe- 
ment avant l'expiration de ce temps et que son rang lui conlère des 
insignes, il ne peut les prendre (jue lors(pie les trois mois se sont 
écoulés depuis la pimition d'arrêts de rigueur. Il en est de même pour 
tout élèw a\ant été puni d'arrêts de rigueur alors qu'il n'a>ait pas 
d'insignes, et qui, au classement, est dans le premier quart. 

L'école est soumise au régime militaire. 

Tous les élève< sont logi's à l'école et > preiment leurs rej'p.r' Ils sont 
astreints à toutes les obligations de la discipline militaire. 

Le Ministre règle les conditions dans lesquelles les sorties sont 
accordt'es. 

Le directeur établit un règlement sur le service intérieur de l'trole. 
qui est soummis à l'approbation du Ministre. 



15f. PARrS-ÏEDICAL. — ENSEIGNEMEîlT. 

Les élèves portent un uniforme spécial dont la description est déter- 
minée p;ir décret. Ils sont asMmiiés aux aspirants de 2* classe de la 
marine. Les élèves doivent le s;tliit à tous les olficiers et fonctionnaires 
des armét^ de terre et de mer, ainsi qu'aux premiers maîtres des équi- 
pages de la flotte et assimilés. 

Lt's punitions disciplinaires à infli-jer aux élèves sont : 1° la con- 
si;: no ; 2" la ré[»ri mande prononcée par un professeur ; rî** la réprimande 
prononcée par le sous-directeur ; 4'' la privation de sortie ; 5** les 
arrêts sim[)les pendant dix jours au plus ; 6"* les arrêts de rigueur 
pendant dix jours au plus ; 7** le renvoi dans un réiiimenl d'infanterie 
de marine. 

Cette dernièrt" punition est prononcée par le Ministre, sur l'avis 
motivé du conseil de dis4'ipline. 

Les élèves démissionnaires ou ceux dont Texclusion aura été 
ordoimée par le Ministre seront, conformément aux dispositions de 
l'article 29 de la loi du 15 juillet 1889, dirigés sur un ri^giroent d'in- 
fanterie de marine pour y accomplir les trois années de service militaire 
ré^'leinentaires. 

V. ADMI.MSniATlO.N KT DiSCIFI.I.NF. 

Sont au compte de la famille de cha(|ue élève ou sont prélevés sur 
le montant de l'indemité de trousseau si l'élève est titulaire d'un 
trousseau : 

Les elï'ets dliabiilement et de petit équipement -compris dans le 
tal)lcau du trousseau, ainsi que les livres, instruments, objets ou 
fournilurcs de bureau à délivrer réglementairement à l'entrée de l'éade 
et an fur et à mesure des besoins. 

Conseil supérieur de santé de la marine. — M.M. Cunéo, 

inspecteur président; Vincent, médecin en chef; Honnafy, méde- 
cin on chef; liavay, pharmacien en chef; Laugier, médecin prin- 
cipal, secrétaiie; M. Bonnafy, est charrié de la direction des ar- 
chives de médecine navale. 

Conseil supérieur de santé des colonies. — MM. Kermor- 

gant, itispcclenr (général; président; Grall, médecin inspecteur de 



SERVICE DE SANTE DE LA MARINE. 157 

2* classe; PoUier, pharmacien en chef, membre; Camail, méde- 
cin principal, secrétaire. — Les archives de médecine coloniale 
sont publiées sous la direction de M. Kermorgant. 

École principale du service de santé de la marine à Bor- 
deaux. — : MM. Bourru, directeur de Fécole; Chevalier, sous- 
directeur; Barrât, Gorran, Le Méhauté, Le Dantec, Chastang, 
Leray* professeurs; Larivière, trésorier; Lapeyre, économe; 
Leroy, secrétaire. 



COUPS SAVANTS 



ACADÉMIE DES SCIENCES 

I/Académio des Sciences, fondée en 166G, n'avait pas, lors de 
sa fondation, de section de médecine. En 1785, elle fut divisée 
en huit classes ou sections, dont une d'anatomie. Le 5 fruc- 
tidor an III (22 août 1795), lors de la fondation de Tlnstitut 
national, rAcadéniie des Sciences, qui forme la troisième classe, 
fut divisée en dix sections dont une d'anatomie et zoologie, et 
une de médecine et chirurgie; ces deux sections existent encore 
aujourd'hui. L'Académie publie des comptes rendus et des 
mémoires. 

Bureau de l'Académie, année 1900. 

MM. Lévy (Maurice), Président; 

Fouqué, Vice-Président ; 

Darhoux, secrétaire perpétuel pour les sciences mathémîi- 
tiques; 

Berthelot, secrétaire perpétuel pour les sciences physiques. 

Section X, — Anatomie et zoologie. 
MM. Laca/e-Duthiers (Félix-Joseph-Henri de), Ranvicr (Louis- 
Antoine), Perrier (Jean-Octave-Edmond), Filhol (Antoinc-Pierre- 
llenri), Fouqué (Ferdinand-André), Chatin (Joanncs). 

Section XL — Médeclne et chirurgie. 

MM. Marey ( Étienne-Jules), Bouchard ( Charles-Jacques), 
(iuyon (Jean-Casimir-Félix), Potain (Pierre-Carl-Édouard), Arson- 
val (Arsène D), Lannelongue (Odilon-Marc). 

De plus, la Médecine est représentée dans la Section des 
.Vssociés libres par M. Brouardel, et les correspondaits de la 
Section de médecine et de chirurgie, sont MM. Ollier, de Lyon; 



CORPS SAVANTS. 159 

llergotl, à Nancy; Laveran, à Lille; Ëngclinann, à l'inchl; Loy- 
den, à Berlin; Mosso, à Turin; Paget, h Londres. 

Parmi les Associés étrangers, citons MM. Lister, à Londres et 
Virchow à Berlin. 

Secrétariat et agence de l'Institut. — Le chef du sécréta- 

tariatest M. Julien Pingard. 

Prix À décerner en 1900 

Grand prix des sciences mathématiques (3000 Ir.). — 
Pcrfeclionner, en quelque point important, la rocberclie du nombre 
des places de Ibrmcs (juadratiquos à coofficicnls entiers des deux inter- 
minées. 

Prix Bordin (5000 fr.). — Développer et perfectionner la 
Ihéorie des -urfaces applicables sur le paraboloïde de révolution. 

Prix Francœur (1000 IV.). — Découvertes ou travaux utiles 
au progrès des sciences mathématiques pures et appliquées. 

Prix Poncelet (2000 fr.). - Décerné à l'auteur de l'ouvrage le 
plus utile au progrès des sciences mathématiques pures ou applicjuées. 

Prix extraordinaire (6000 fr.). - Progrès de nature à accroître 
l'efficacité de nos forces navales. 

Prix Hontyon (700 fr.). — Fondé en faveur de celui qui aura 
inventé ou perfectionné des instruments uliles au progrès de raj»ri- 
culture, des arts nuVaniques ou des sciences. 

Prix Plnmey (2500 fr.). — Décerné à l'auteur du perfectionne- 
ment des machines à vapeur ou de toute autre invention qui aura le 
plus contribué aux progrès de la navigation à vapeur. 

Prix Lalande (o40 fr. ). ^- (le jirix doit être attribué à la per- 
sonne qui aura fait Tobscrvalion la plus intéressante, le mémoire ou le 
travail le plus utile aux progrès de l'astronomie. 

Prix Damoiseau (1500 fr.). — Faire la théorie d'une des 
comètes périodiques dont plusieurs retours ont viô ol)servés. 

Prix Valz (460 fr.). — Décerné à l'aulcur des travaux les plus 
importants ou des plus grandes décou>erU's aslronomicjues qui se sont 
produits dans l'année. 

Prix Janssen. - Médaille d'or, pour un progrès inqiortant à 
l'astronomie (physique). 



140 PARIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

Prix Montyon (500 fr.). — Statistique. 

Prix Jecker (10 000 fr.). — Chimie organique. 

Prix H. Wilde (4000 fr.). — Ce prix sera décerné, sans distinc- 
tion de nationalité, à la personne dont la découverte ou l'ouvrage ^u^ 
Fastronomie, la physique, la chimie, la minéralogie, la géologie ou la 
mécanique expérimentale aura été jugé le plus digne de récompense, 
soit que cette découverte ou cet ouvrage aient été faits dans Tannée 
même, soit qu ils remontent à une autre année. 

Prix Vaillant (4000 fr.). — Détermination rigoureuse d'un ou 
de plusieurs poids atomiques; ou : élude des alliages. 

Prix Desmazières (i600 fr.). — Décerné à lauteur de Touvrage 
le plus utile sur tout ou partie de la cryptogamie. 

Prix Montagne (1500 fr.). — Décerné aux auteurs de travaux 
importants ayant pour objet Tanatomio, la physiologie, le développe- 
ment ou la description des cryptogames inférieures. 

Prix Thore ("200 fr.). — Décerné alternativement aux travaux 
sur les cryptogames cellulaires d'Kurope et aux recherches sur les 
mœurs ou Tanatomie d'une espèce d'insectes d'Europe. 

Prix Savigny (1500 fr.). — Décerné à de jeunes zoologistes 
vovaceurs. 

Prix Da Gama Machado (1200 fr.). — Décerné aux meilleurs 
mémoires sur les parties colorées du système tégumentaire des ani- 
maux ou sur la matière fécondante des êtres animés. 

Prix Montyon (3 prix de 2500 fr. et 3 mentions de 1500 fr.). — 
Médecine et chirurgie. 

Prix Barbier (2000 fr.). — Décerné à celui qui fera une décou- 
verte précieuse dans les sciences chirurgicale, médicale, pharmaceu- 
tique, et dans la botanique, ayant rapport à l'art de guérir. 

Prix Bréant (i 00 000 fr. ou, à déOml du prix, lîs intérêts). — 
Décerné à celui qui aura trouvé le moyen de guérir le choléra 
asiati()ue. 

Prix Godard (1000 fr.). — Sur l'anatomie, la physiologie et la 
pathologie des organes génito-urinaires. 

Prix Parkin (3400 fr.). — Destiné à récompenser des recherches 
sur l(\s sujets suivants : 1" sur les effets cura tifs du carbone sous ses 



CORPS SAVANTS. 141 

diverses formes et plus particulièrement sous la forme gazeuse ou gaz 
acide carbonique dans le choléra, les différentes formes de fièvre et 
autres maladies; 2"* sur les effets de Faction volcanique dans la pro- 
duction de maladies épidémiques dans le monde aninitil et le monde 
végétal et dans celle des ouragans et des perturbations atmosphériques 
anormales. 

Prix Bellion (1400 fr.). — Décerné à celui qui aura écrit des 
ouvrages ou fait des découvertes surtout profitables à la santé de 
rhomme ou k l'amélioration de Tespèce humaine. 

Prix Mège (10000 fr. et, à défaut du prix, les intérêts). — 
Décerné à celui qui aura continué et complété l'essai du docteur Mège 
sur les causes (jui ont retardé ou favorisé les progrès de la médecine. 

Prix Dusgate (2500 fr.). —- Décerné à l'auteur du meilleur 
ouvrage sur les signes diagnostiques de la mort et sur les moyens de 
prévoir les inhumations précipitées. 

Prix Lallemand (1800 fr.). — Destiné à récompenser ou encou- 
rager les travaux relatifs au système nerveux, dans la plus large acce[>- 
tion des mots. 

Prix du baron Larrey (1000 fr.). — Sera décerné à un méde- 
cin ou h un chirurgien des armées de terre ou de mer pour le meilleur 
ouvrage présenté à l'Académie et traitant un sujet de médecine, de 
chirurgie ou d'hygiène militaire. 

Prix Hontyon (750 fr.). — Physiologie expérimentale. 

Prix Pourat (1400 fr.). — Détermination des principales données 
anthropoméiriques. 

Prix Martio-Damourette (1400 fr.). — Décerné à l'auteur d'un 
ouvrage de physiologie thérapeutique. 

Prix Philipeaux (890 fr.). — Physiologie expérimentale. 

Prix 6ay (2500 fr.). — Appliquer à une région de la France ou 
une portion de la chaîne alpine l'analyse des cin-onstances géologiques 
qui ont déterminé les conditions actuelles du relief et de l'hydro- 
graphie. 

Médaille Arago. — Cette médaille sera décernée par l'Académie 
chaque fois (|u*une découverte, un travail ou un service rendu à la 
science lui paraîtront dignes de ce témoignage de haute estime. 



1 



Ii2 PARIS-MEDICAL — ENSEIGNEMENT. 

Prix Hontyon. (Los prix sont de 2500 fr. et les racnlions de 
1500 fr.) — Arls insalubres. 

Prix Cuvier (1500 fr.). — Desliné à l'ouvrage le plus remar- 
quable soit sur le règne animal, soit sur la géologie. 

Prix Trômont (1100 fr.). — Destiné à tout savaul, artiste ou 
mécanicien auquel une assistance sera nécessaire pour atteindre un 
but utile et glorieux [yout la France. 

Prix Gegner (0800 fr.). — Destiné à soutenir un savant qui se 
sera distingué par des travaux sérieux poursuivis en faveur du progrès 
des sciences positives. 

Prix Delalande-Guèrineau (1000 fr.). — Destiné au voyageur 
français ou au savant qui aura rendu le plus de services ù la Krance 
ou à la science. 

Prix Jérôme -Ponli (5500 fr.). — Destiné à l'auteur d'un tra- 
vail scientiliquc dont la continuation ou le développement seront jugés 
importants pour la science. 

Prix Tchihatchef (5000 fr.). — Destiné aux naturalistes de toute 
nationalité cpii auront fait, sur le continent asiatique (ou îles limi- 
trophes), des explorations ayant pour objet une branche quelconque 
des sciences naturelles, physiques ou raithémaliijues. 

Prix Houllevigue (5000 fr.). — Décerné tous les deux ans. 

Prix Boileau (1500 fr,). — Destiné a récompenser les recherches 
sur les mouvements des tluides. jugées suffisantes |)our contribuer au 
progrès de ^hy(.lrauli(pu^ 

Prix Gahours (5000 fr.). — IVcerné, à litre d'encouragement, 
à des jeunes gens (pii se seront déjà fait connaître par quelques tra- 
vaux intéressants et plus particulièrement par des recherches sur la 
chimie. 

Prix Saiotour (5000 fr.). — A décerner dans l'intérêt des 
sciences. 

Prix Laplaée ffEuvres complètes de La[)lace). — Décerné au pre- 
mier élève sortant de l'École polytechnique. 

Prix Rivot (2500 fr.). — Partagé entre les quatre élèves sortant 
chaque année de l'Kcole polytechnique avec les n*** 1 et 2 dans les 
corps des mines et des ponts et chaussées. 



CORPS SAVANTS. 143 

Grand prix des sciences physiques (5000 fr.). — Étudier 
la biologie des Nématodes libres d'eau douce et humicoles, et plus 
particulièrement les formes cl conditions de leur reproduction. 

Prix Bordin (3000 fr.). — Étudier- rinlluence des conditions 
extérieures sur le protoplasme et le noyau cbez les végétaux. 

Prix Fourneyron (1000 fr.). — Mécanique applicpiée. 

Prix Gay (2500 fr.). — Faire connaître la distribution des 
plantes alpines dans les grands massifs montagneux de l'ancien 
monde. Indiquer les régions où se trouvent réunies le plus grand 
nombre d esjwces du mèiiie groujie. Établir la diminution graduelle de 
rimportance de chacun de ces groupes dans les autres régions. 
Re<!hercher les causes anciennes ou actuelles susceptibles d'expliquer, 
dans une certaine mesure, la répartition de ces plantes alpines. 

Prix La Gaze (10 000 fr.). — Décerne aux mémoires ou ouvrages 
qui auront le plus contribué aux progrès de la Physiologie, de la 
Physique et de la Chimie. 

Prix Delesee (liOO fr.). — hécemé à l'auteur, français ou 
étranger, d'un travail concernant les sciences géologiques ou, h 
défaut, d'un travail concernant les sciences minéralogiques. 

Prix La Fons-Môlicocq (900 fr.). — Décerné au meilleur ouvrage 
de botanique sur le nord de la France, c'est-à-dire sur les départements 
du Nord, du Pas-de-Calais, des Ardennes, de la Somme, de l'Oise et 
de l'Aisne. 

Prix Pourat (liOOOfr.). — Sur le refroidissement dû à la 
contraction musculaire. Détermination expérimentale des contractions 
et du mécanisme intime de ce phénomène. 

Prix Jean Reynaud (10000 fr.). — Décerné à l'auteur du 
travail le plus méritant qui se sera produit pendant une période de 
cinq ans. 

Prix Leconte (50000 fr.). — Décerné : 1° aux auteurs de 
découvertes nou\elles et capitales en mathématiques, physique, chimie, 
histoire naturelle, sciences médicales; 2" aux auteurs d'applications 
nouvelles de ces sciences, applications qui devront donner des résultats 
de beaucoup supérieurs a ceux obtenus jusque-lh. 

Prix Petit d*Ormoy (iOOOO fr.). — Sciences mathématiques 
pures ou appliquées. 



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CORPS SAYAÎ^TS. 145 

Les concurrents doivent indiquer, par une analyse suceincle, la 
partie de leur travail où se trouve exprimée la découverte sur laquelle 
ils appellent le jugement de r^Vcadémie. 

Nul n'est autorisé à prendre le titre de lauréat de V Académie, s'il 
n'a été jugé digne de recevoir un prix. Les personnes qui ont 
obtenu des récompenses, des encouragements ou des mentions n'ont 
pas droit à ce titre. 

Bibliothèque. — La Bibliothèque de Tlnstitut est coniniune 
aux cinq Académies ; elle n'est pas publique, mais ouverte aux 
travailleurs munis d'une recommandation de deux membres de 
rinstilut. Elle doit son origine à un fonds constitué par TÉtat au 
moment de la fondation de Flnslitut, accru depuis par des 
acquisitions régulières, par les ouvrages offerts en hommage aux 
diverses Académies ou soumis ii leurs nombreux concours, enfin 
piU' des legs de collections d'imprimés ou de manuscrits, faits 
à rinstitut par plusieurs savants de ce siècle, particulièrement 
par des mendires des cinq Académies. 

Cette Bibliothèque contient environ quatre cent mille impri- 
més, quelques estiimpes, des manuscrits (les uns antérieurs, les 
plus nombreux, les autres, postérieurs à lafondation de Tlnstitut). 

Bibliothécaire : M. Alfred Rébelliau ; sous-bibliothécaires : 
>1M. Ad. Régnier et Dehcrain. 

ACADÉMIE DE MÉDECINE 

L'Académie de MéiiNine et l:i suite légale des institutions et 
commissions ofiicielles ci-après : 

Intendance des eaux et fontaines médicinales établies par 
lettres patentes du 17 juin l()05: 

Académie de chirurgie fondée par Louis XIV, par lettre> 
{latentes du 1 i décembre 1751 ; 

Commission royale pour IVxamen des remède^ particidier^ 
nouveaux, et distribution de«< eaux minérale^ fondée par lettre^ 
patentes du '25 avril 1 77t! ; 

PAlll^-lllvIMCil . 10 



146 PARIS-MEDICAL. — ENSEIGNEME.NT. 

Commission royale de médecine créée par lettres patentes du 
29 avril 1776, pour entretenir une correspondance avec les 
médecins du royaume pour les épidémies, épizoofies. Cette 
commission royale devient, par lettres patentes du 26 juin 1778, 
la Société royale de médecine, et d'autres lettres patentes du 
1®^ décembre 1778 lui concèdent les attributions de la Commis- 
sion royale de 1772; 

Comité central de vaccine créé par décret du 16 mars 1809, 
pour la conservation du vaccin. 

L'ordonnance du 20 décembre 1820, définit les attributions 
de l'Académie dans les termes ci-après : 

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à 
tous ceux qui ces présentes verront, salut. 

Notre intention étant de donner le plus tôt possible des règle- 
ments propres à perfectionner l'enseignement de l'art de guérir 
et à faire cesser les abus qui ont pu s'introduire dans l'exercici! 
de ses diiïérentes branches, nous avons pensé qu'un des meil- 
leurs moyens de préparer ce double bienfait, était de créer une 
Académie spécialement chargée de travailler au perfectionnement 
de la science médicale, et d'accorder à cette Académie une pro- 
tection particulière. Nous nous sommes d'ailleurs rappelé les 
services éminents qu'ont rendus, sous le règne de nos prédi ces- 
seurs, la Société royale de médecine et l'Académie royale do 
chirurgie, et nous avons voulu en faire revivre le sou>enir et 
l'utilité en rétablissant ces compagnies célèbres sous une forme 
plus appropriée à l'état actuel de l'enseignement et des lumières. 

A ces causes. 

Sur le rap|>ort de notre ministre secrétaire d'État au dépar- 
tement de l'intérieur, nous avons ordonné et ordonnons ce qui 
suit : 

AuT. 1 . — Il sera établi a Paris, pour tout notre royaume, une 
Académie rovale de médecine. 

Art. 2. — Cette Académie sera spécialement instituée pour 



CORPS SAVANTS. 147 

répondre aux demandes du Gouvernement sur tout ce qui inté- 
resse la santé publique, et principalement sur les épidémies, les 
maladies particulières à certains pays, les épizooties, lesdifTércnts 
cas de médecine légale, la propagation de la vaccine, Texamen 
des remèdes nouveaux et des remèdes secrets, tant internes 
qu'externes, les eaux minérales naturelles ou factices, etc. 

Elle sera en outi*e chargée de continuer les travaux de la 
Société royale de médecine et de l'Académie royale de chirurgie : 
elle s'occupera de tous les objets d'étude et de recherches qui 
peuvent contribuer au progrès des différentes branches de l'art 
de guérir. En conséquence, tous les registres et papiers ayant 
appartenu à la Société royale de médecine ou à l'Académie royale 
de chirurgie, et relatifs à leurs travaux, seront remis à la nou- 
velle Académie et déposés dans ses archives. 

L'Académie, composée de cent membres titulaires, est divisée 
en onze sections plus une section de dix associés libres. Elle a 
aussi vingt associés nationaux, vingt assoi^iés étrangers, cent cor- 
respondants nationaux et Tingt-cinq correspondants étrange]*s. 

BiREAU DE l'Académie, annke lUOO. 

Bureau de r Académie : MM. Marey, président; Guyon, vice- 
président; Bergeron, secrétaire perpétuel; Vallin, secrétaire 
annuel; Hanriot, trésorier. 

l'* Section. — Anatomie et PHYsioLorwE. 

Marey (Jules-Etienne), Sée (Marc), Tillaux (Paul), Polaillon 
(Joseph-François-Benjamin ) , Duval ( Malhias-Marie) , Laborde 
(Jean- Baptiste- Vincent), François-Franck (Charles-Émile), Chau- 
veau (Jean-Biiptisto), Farabeuf (Louis-Iluberl), Bichet (Charles). 

2* Section. — Pathologie médicale. 

ilérard (Ilippolyte), Jaccoud (François-Sigismond), Fournier 
(Alfred), Bucquoy (Marie-Edme-Jules), Ktain (Pierre -Charles- 
Edouard), Bouchard (Charles-Jacques), Dieulafoy (Georges), 
buguet (Nicolas-Jean-Baptiste), Kelsch (Achile-Louis-Félixi. Lan- 



148 PAKÏS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

doiizy (Louis- Joseph), Fernel (Charles-Alexis), Rendu (Ilenri- 
Jules-Louis-Marie). 

S*" Section, — Pathologie chiruhgicaï.e. 

Panas (Pholino), Libbé (Léon), Lannelongiie (Odilon-Marc), 
Chauvel (Jules-Fidèle-Marie), Terrier (Louis-Félix), Périer 
(Charles), Monod (Charles), Pozzi (Jean-Samuel), Delorme 
(Edmond), Peyrot (Jean-Joseph). 

4^ Section. — Thérapeutique et HisTomE îsaturelle 

MÉDICALE. 

Chatin (Gaspard-Adolphe), Uayem (Georges), Debove (Georges- 
Maurice), llallopeau (François-Henri), Laveran (Charles Louis- 
Alphonse), Blanchard (Raphaël-Anatole-Émile), lluchard (Henri), 
llutinel (Victor-Henri), Sevestre. 

T)"" Section. — Médecine opératoire. 

Guyon (Félix), Duplay (Simon), Le Dentu ( Jean-François - 
Auguste), Berger (Paul), Lucas-Championnière (Just-Marie-Mar- 
cellin). Reclus (Jean-Jacques-Paul), Richelot (Louis-Gust*ive). 

ii^ Section. — Anatomie i'athologique. 

Kmpis (Georges-Simonis) , Lancereaux (Etienne), (lornil 
(André-Victor), Ranvier (Louis-Antoine), Grancher (Jacques- 
Joseph), Malassez (Louis-Charles), Raymond (Fulgence). 

7* Section. — Accr>UCHEMENTS. 

Hervieux (Jacques-François-Édoiiard), Guéniot (Alexandre), 
Budin (Pierre), l*innrd (Adolphe), Porak (Charles-Auguste), 
Ribemont-Dessni^riies ( Alban-Alphonse- Ambroise ), Chainpelier 
de Ribes. 

8* Section. — JIygikne puduqiie, médecine légale 

ET police médicale. 

Beigeron (Étienne-Jules), Roussel (Théophile), Proust (Adrien) 



CORPS SAVANTS. 140 

Colin ( Léon) , Brouardel (Paul-daiiiille-llippolyte ) , Bcsnier 
(Ernest), Vallin (Emile), Magnan (Valenlin-Jacques-Joseph), 
Motet (Auguste- Alexandre), Napias Olenri-Glaude-Robert). 

9*^ Section, — Mkdeciise vétérinaire. 

Leblanc ( Camille ) , Trasbot ( Léopold- Laurent ) , Nocard 
(Edmond), Weber (Émile-Alfred), Mégnin (Jean-Pierre), Uaillel 
(Louis-Joseph-Aleide). 

10^ Section, — hivsiQUE et chimie médicales. 

Berthelol (Marcellin-Pierre-Eugène) , Gautier (Ëmile-Justin- 
Armand), Gariel (Cbarles-Marie), Bouchardat (Gustave), Javal 
(Emile), Robin (Edouard-Charles- Albert), d'Arsonval (Arsène), 
llanriot (Adrien-Armand-Maurice), Regnard (Paul-Marie-Léon), 
Poiichct (Anne-Gabriel). 

Il* Section. — Pharmacie. 

(^aventou (Eugène), Riche (Alfred), Junglleisch (Emile 
Clément); Chatin (Joannès), Prunier (Léon), Marly (Jean- 
iiippolyte), Moissan (Henri), Guignard (Jean-Louis-Léon), Bour 
queiot (Élie-Éiuile). 

Membres associés libres. 

Le I{oy-de-Méricourl (Alfred), De Lacaze-Duthiers (Féliv- 
Joseph-ilenri), Lereboullet (Léon), Monod (IFenri), Duclaux 
(Pierre-Emile), Blache (René-Henri), Roux ( Pierre-Paul-Émile), 
Perrier (Jean-Oetave-Edmond), Rieher (Paul-Marie-Louis-Pierre), 
Filhol ( Antoine-Pierre-Henri ). 

Bureau de 1900 : MM. Marey, président; Guycm, vice-prési- 
dent; Bergeron, secrétaire perpétuel; Vallin, secrétaire annuel; 
Hanriot, trésorier. 

Conseil d'administration : MM. le président, le vice-prési- 
tient, le secrétaire perpétuel, le secrétaire annuel, le trésorier; 
Brouardel, doven de la Faculté de médecine, ('ornil et Lanne- 
longue, membres annuels. 



\'J0 PARIS-MEDICAL. — ENSEIOEMEM. 

Épidémies. — (chaque année, à Taide des documents qui 
lui sont transmis par le Ministère de l'intérieur, par les Conseils 
(F hygiène et de salubrité des dé|)artements et des médecins, 
TAcadémie fait un rapport concernant les épidémies qui ont 
régné pendant les années précédentes. 

Vaccine. — Klle adresse de même un rapport général 
annuel sur les vaccinations et revaccinations pratiquées en 
France et dans les colonies, également pendant Tannée pré- 
cédente. Ce rapport comprend les vaccinations et revaccinalions 
faites au siège do rx\cadémie, à Paris, par le directeur de la 
vaccine. liC nombre des vaccinations et revaccinations gratuites, 
effectuées au siège de TAcadémie, s'est élevé en 1899 à 2 521 ; 
le nombre de tubes de vaccin expédiés gratuitement, en France, 
dans les colonies et à Tétranger, s'est élevé pendant la même 
année à 81 342. 

Remèdes secrets. — L'Académie est chargée, sur la 
demande du gouvcrnemenf, de l'examen des remèdes nouveaux 
et secrets et des appareils relatifs au traitement des maladies, 
à l'hygiène, etc., pour lesquels les inventeui's demandent une 
approbation ou l'avis de l'Académie. 

Eaux minérales. — Klle est également chargée de faire les 
analyses et de donner son avis sur les autorisations sollicitées 
par les propriétaires d'eaux minérales en vue de l'exploitation 
et de la vente de ces eaux. De plus, elle rédige un rapport 
annuel sur les ouvrages publiés sur les eaux françaises et 
étrangères de Tannée précédente. 

Hygiène de l'enfance. — L'Académie, à Taide de docu- 
ments transmis par le Ministère de l'intérieur, provenant des 
inspecteurs départementaux chargés de la surveillance de Tappli- 



CORPS SAVANTS. 15! 

catiun de la loi Roussel (protcclion du premier Age), fait 
un rapport annuel sur ce service d'une haute importance. 
L'Académie publie un bulletin hebdomadaire et des mémoires. 

Travaux chimiques. — Le chef des travaux chimiques est 
chargé ds toutes les recherches et expériences qui lui sont 
demandt^es par les divei'ses commissions de T Académie. 

Bibliothèque, archives et collections. — La bibliothèque 

et les collections sont réservées aux membres de l'Académie; 
néanmoins elles sont ouvertes à tous les travailleurs sérieux 
autorisés. Le bibliothécaire est chargé de la conservation des 
livres, collections et archives. La bibliolhèque contient 
200000 imprimés, une collection d'environ 6 000 portraits et 
estampes, une collection de plusieurs milliers d'instruments, 
pièces d'anatomie et d'histoire naturelle, et les archives de 
l'ancienne Académie royale de chiriu^gie et de la Société royale, 
de médecine. 

Elle s'alimente h l'aide de dons provenant des administrations 
puldiques de la France et de Télranger, des envois provenant du 
service des échanges avec les publications de l'Académie et de 
dons particuliers parmi lesquels il faut citer pendant ces der- 
nières ceux de Baillarge *, Dumontpallier, Lagneau, Magitot, Mar- 
jolm, Roger, etc., etc. 

Fonctionnaires : MM. Uervieux, directeur du service de la 
vaccine; Meillère, chef des travaux chimiques; Dureau, biblio- 
thécaire; Cambuzat, chef des bureaux. 

Prix décernés par l'Académie. 

Prix de l'Académie (1000 fr.). — Annuel. — Question u |>oser 
par FAcadéraie. 

Prix Alvarenga de Piauhy (Brésil) (86.1 fr.de rente 5 pour 100). 



152 PARIS-MÉDICAL. — ENSK KiNEMENT. 

— Annuel. — ('e priv sera décerne' au meilleur mémoire ou œuvre 
inédile (dont le sujet restera au choix de l'auteur) sur nlmporle 
quelle branche de la médecine. 

Si aucun des mémoires n'était jufçé di|j[ne du prix, celui-ci devrait 
être réuni au capital. 

Prix Amussat (416 fr. de rente o pour 100). — Triennal. — Ce 
prix, qui peut être partagé, sera décerné à l'auteur du travail ou dt> 
recherches, basés simullanément sur Tanatoraie et sur l'expcrimenta- 
tion qui auront réalisé ou préj)aré le progrès le [)lus important dans la 
thérapeulicjue chirurgicale. 

Xe seront point admis au concours pour le |)rix de chirurgie expé- 
rimentale les travaux qui auraient antérieurement obtenu un (»rix ou 
une récompense, soit à l'un des concours omerls sous un autre litre à 
l'Académie d(^ médecine, soit à l'un des concours de l'AGidémie des 
sciences de l'Institut. 

Mais ceux qui n'auraient obtenu que des encouragements pourront 
être admis à la condition d'avoir été depuis poursuivis et complétés. 

Le sujet du travail restera au choix de l'auteur. 

Prix du Marauis d'Ârgenteuil (1152 fr. de rente 5 pour JOOj. 

— Ce prix, qu» tsl sexennal, sera décerné h l'auteur du perfeeti^n- 
nement le plus important apporté pendant cet espace de temps aux 
moyens curatifs des rétrécissements du canal de l'urèthre, mais dans 
ce cas seulement, ou à l'auteur du meilleur travail sur le traitement 
(les autres maladies des voies urinaires. 

Prix François-Joseph Âudififred (un titre de 24000 fr. de 
rente). — Ce prix sera décerné à la persorme, sans distinction de 
nationalité ou de [irofcssion, lùt-ce un membre résident de l'Académie, 
qui, dans un délai de vingt-cinq ans, à partir du 2 avril 1896, aura 
découvert un remède curât if ou préventif reconnu comme efficace 
et souverain contre la tuberculose par l'Académie de médecine de 
Paris, dcnit la décision ne pourra être sujette à aucune contesUition. 

L'Académie ])Ourra, notamment, si elle le juge à propos, attribuer 
lesdits arrérages en tout ou partie, chaque année, à titre d'encou- 
ragement, aux personnes dont les travaux et les recherches tendraient 
à la découverte dont il s'agit. 

Prix Baillarger (1000 fr. de rente 5 pour 100). — Biennal. — 
Ce prix sera décerné à l'auteur du meilleur travail sur la thérapeutijfuc 



COÏU»S SAVANTS. I.m 



^V^^M^^^^krf^^kr « «^^«1 



des maladies mentales cl sur rorganisalion des asiles publies et prives 
consacrés aux aliénés. 

Les mémoires des concurrents devront toujours être divisés en 
deux parties. Dans la première, ils exposeront, avec observations 
cliniques h Tappui, les recherches (ju'ils auront faites sur un ou plu- 
sieurs points de lhcraf>eutique. Dans la seconde, ils étudieront sé[)aré- 
nicnt jïour les asiles publics et pour les asiles privés, par quels moyens 
et, aubesom, par quels changements dans Torganisation de ces asiles, 
on pourrait faire une pnrt plus large au traitement moral et individuel. 

Prix du Baron Barbier (2000 fr. de rente 5 pour iOO). — 
Annuel. — A l'auteur qui découvrira des moyens complets de guérison 
pour des maladies reconnues jusqu'il présent le plus souvent incu- 
rables, comme la rage, le cancer, l'épilepsie, la scrofule, le typhus, le 
clioléra morbus, etc. 

Des encouragements pourront être accordés à ceux qui, sans avdir 
atteint le l)ut indiqué, s'en seront le plus rapprochés. 

Prix Louis Boggio. — La somme à revenir à F Académie sera 
placée en rente 3 pour iOO, pour les arrérages être affectés, selon leur 
importance, à la fondation d'un [iriv biemial ou triennal pour encou- 
rager et réconq)enser les études faites dans le but de trou\er la 
ffuérison de la tuberculose. 

Prix Charles BouUard (Cl 8 fr. de rente 5 pour 100). — Ce 
prii^ sera décerné tous les deux ans au médecin qui aura fait le 
meilleur ouvrage ou obtenu les meilleurs résultats de guérison sur les 
maladies mentales en en arrêtant ou en en atténuant la marche 
terrible. 

Prix Mathieu Bourceret (1209 ir. de rente 5 pour 100). — Ce 
prix sera décerné tous les ans à l'auteur qui aura fait le meilleur 
ouvrage ou les meilleurs travaux sur la circulation du sang. 

Prix Henri Buignet (ITïOO fr. de rente 7) pour iOO). — Ce prix 
sera décerné tous les ans à l'auteur du meilleur travail, manuscrit ou 
imprimé, sur les applications de la ))hysi({ue ou de la chimie aux 
sciences médicales. 

il ne sera pas nécessaire de l'aire acte de candidature pour les 
ouvrages iïuprimés; seront seuls exclus les ouvrages faits par des 
étrangers et les traductions. 



ir>4 PAIUS-MKIMCAL — ENSEIGNEMENT. 

Le prix ne sera pas partait'' ; si, une année, aucun ouvrage ou 
mémoire n'était jugé digne du prix, la somme de 1500 fr. serait 
reportée sur l'année suivante, et, dans ce cas, la somme de 3000 fr. 
pourrait être partaj^ée en deux prix de 1500 fr. chacun. 

Prix Adrien Buisson (5.M2 fr. de rente 5 pour 100). — Ce 
prix sera décerné tous les trois ans à l'auteur des meilleures décou- 
vertes, ayant pour résultat de guérir des maladies reconnues jusque-là 
incurables, dans l'étal actuel de la science. 

Prix Campbell Bupierris (H 55 fr. de rente 5 i^ur 100). — 
Biennal. — Ce prix sera décerné au meilleur ouvrage sur les anesllié- 
sies ou sur les maladies des voies u^inaire^. 

Prix Capnron (1000 fr, de rente 3 pour 100). — Annuel. — 
Question à poser sur un îujet d'obstétrique ou sur les eaux minérales. 

Prix Marie Chevallier (2000 fr. de rente 5 pour 100). — 
Triennal. — Ce prix sera décerné à l'auteur français du meilleur tra- 
vail publié dans l'inlervalie de chaque période triennale sur les 
origines, le développement ou le traitement, soit de la phtisie pulmo- 
naire, soit des autres tuberculoses. 

Prix Chevillon 1500 fr. de rente 3 pour 100). — Annuel. — 
Ce prix sera décerné à l'auteur du meilleur travail sur le traitement 
des affections cancéreuses. 

Prix Civrieux (833 fr. de rente 3 jiour 100). — Annuel. — 
Question à poser sur le traitement et la guérison des maladies pro- 
venant (le la surexcitation de la sensibilité nerveuse. 

Prix Clarens (428 fr. de rente 3 pour 100). — Annuel. — C- 
prix, qui ne pourra être partagé, sera décerné à l'auteur du meilleur 
travail manuscrit ou imprimé sur Thygicne. 

Prix Dandet (1000 Ir. de rente 5 pour 100). — Annuel. — 
Question à poser sur les maladies reconnues incurables jusqu'à ce 
jour, et plus spécialement sur les tumeurs. 

Prix Desportes (1307 fr. de rente 3 pour 100). — Ce prix sera 
décerné tous les ans à Tauteur du meilleur travail de thénipeutique 
médicale pratique et sur l'histoire naturelle pratique et théra|)eutique. 



COUPS SAVAiNTS. 155 

Prix Falret (365 fr. de rente 3 1/2 pour 100). — Biennal. — 
Question à poser sur les maladies mentales et nerveuses. 

Prix Gerdy (3500 fr. de rente 3 pour 100). — Le legs Vulfranc 
Gerdy est destiné a entretenir, près des principales stations minérales 
de la France et de Tétranger, des élèves en médecine, nommés à la 
suite d'un concours ouvert devant TAcadémie de médecine. (Voir le 
règlement du concours.) 

Prix Ernest Godard (1000 fr. de rente 3 pour 100). — Annuel. 
— <3e prix sera décerné alternativement au meilleur mémoire sur la 
pathologie interne et sur la pathologie externe. 

Aucun sujet de prix ne sera proposé. Dans le cas où une année le 
prix D*aurait pas été donné, il serait ajouté au prix de Tannée suivante. 

Prix Théodore Herpin (de Genève) (3000 fr. de rente 
5 pour 100). — Annuel. — Ce prix sera décerné à l'auteur du 
meilleur ouvrage sur Tépilepsie et les maladies nerveuses. 

Prix Herpin (de Metz), (320 fr. de rente 3 pour 100). — 
Quadriennal. — Question à poser sur les meilleures méthodes de 
traitement abortif d*une maladie interne ou externe, soit à son déhut, 
soit dans la période d'incubation. 

A défaut de concurrents spéciaux, T Académie pourra employer tout 
ou partie de ce prix à récompenser ou à provoquer des travaux sur les 
effets thérapeutiques comparés de plusieurs sources d'eaux minérales 
naturelles qui sont aujourd'hui employées contre des maladies scm« 
blahles ou analogues entre elles. 

Prix du Comte Hugo (200 fr. de rente 3 pour 100). — Ce prix 
sera décerné tous les cinq ans a l'auteur du meilleur travail, manuscrit 
ou imprimé, sur un point de l'histoire des sciences médicales. 

Prix Hnguier (1000 fr. de rente 3 pour 100). — Ce prix, qui est 
triennal, .<^ra décerné à l'auleur du m^^illeur travail, manuscrit ou 
imprimé, en France, sur les maladies des femmes et plus spécia- 
lement sur le traitement chirurgical de ces affections (non compris 
les accouchements) . 

Il ne sera pas nécessaire de faire acte de candidature pour les 
ouvrages imprimés; seront seuls exclus les ouvrages laits par des 
étrangers et les traductions. 

Ce prix ne sera pas partagé. 



150 l»AKIS-MEniCAL. — ENSEIGNE MEÎ^T. 

Prix Itard (799 IV. do rente o pour 100). — Ce prix, qui est 
triennal, sera accordé h l'auteur du meilleur livre de médecine 
[jratique ou de thérapeuli(|ue appliquée. 

Pour que les ouvrages puissent subir les épreuves du temps, il est 
de condition rigoureuse ([u'ils aient au moins deux ans de publication. 

Prix Jacquemier {hlH l'r. de rente 5 pour 100). — Triennal. — 
Ce prix sera décerné à l'auteur du travail sur un sujet d'obstétrique 
qui aurait réalisé un progrès inq)ortaut. 

Les travaux devront avoir au moins six mois de publication avant 
l'ouverture du concours. 

Prix Laborie (5098 fr. de rente 5 pour 100). — Ce prix sera 
<lécerné chaque année à l'auteur qui aura fait avancer notablement la 
science de la chirurgie. 

Prix du Baron Larrey (500 l'r. de rente 5 pour 100). — Annuel. 

— Ce prix, (jui ne pourra être divisé que dans des cas exceptionnels, 
sera attribué à l'auteur du njeilleur travail de statislicpie médicale. 
Dans le cas où, par exception, il ne jujurrait être décerné, l' Académie 
serait autorisée à l'employer dans son intérêt. 

Prix Laval (1082 fr. de rente 5 pour 100). — Ce prix devra être 
décerné chacjue amiée à l'élève en médecine (jui se sera montré le plus 
méritant. Le choix dj cet élève ajqiartient à l'Académie de médecine. 

Prix Lefèvre ((îOO Ir. de rente 5 pour 100). — Triennal. — Sur 

la n]élancolie. 

Prix Jules Lefort (00 fr. de rente 7) pour 100). — Quinquennal. 

— Ce prix sera attribué à l'auleur du meilleur travail original et non 
d'une œuvre de c()nq>ilalion. {Élude chimhjue des eaux minérales et 
poinhle^,) 

L'Académie aura la plus grande latitude j)onr décerner c^tte récom- 
pense et sera seule juge de son attribution. 

(k* prix ne pourra être divisé; si, dans une période, aucun travail 
n'était jugé digne du |)rix, la sonmie de 500 fr. serait reportée sur la 
période suivante, ce <jui en doublerait la valeur; mais, dans ce cas, 
l'Académie pourrait, sur la projjosition de la Commission du prix, 
diviser le nionhiiit de la sonnne, même en Tractions inégales, de façon 
il distribuer deux prix. 



COai'S SAVANTS. 157 

Prix Henri Lorquet {2U2 fr. de renie 7^ pour 100). — Annuel. 
— Ce prix sera décerné à l'auteur du meilleur trav.iil sur les maladies 
mentales. 

Prix Louis (1000 fr. de renie o pour iOO). — Triennal. — 
Question à poser sur l'action des agents thérapeutiques journellement 
employés. 

Prix Magitot. — M. Magitot a laissé à l'Académie des titres 
convertis en une rente 7) pour 100 de 400 fr. Les inte'rêls seront capi- 
talisés de façon à compléter une rente de 500 fr. 

A partir de ce moment, un prix biennal de iOOO fr. sera institué 
pour récompenser le meilleur travail, manuscrit ou imprimé, paru 
dans les deux années précédentes, sur une question de stomatologie ou 
d'odontologie, plus spécialement d'odontologie. 

Prix Mège (300 fr. de rente 5 pour 100). — Ce prix sera décerné 
tous les trois ans à l'auteur du meilleur ouvrage sur un sujet : 1" de 
physiologie expérimentale; 2^ d'anatomie pathologique et ensuite à la 
volonté de l'Académie. 

Prix Meynot aîné père et fils, de Donzère (Drôme) (2013 fr. de 
rente 5 pour iOO). — Annuel. — Ce prix sera décerné alternativement 
au meilleur ouvra;ie sur les maladies des veux et des oreilles. 

L*Académie aura la plus grande latitude pour l'attribution de ces 
récompenses. Elle pourra ne pas les décerner si elle le juge convenable, 
et soit les re[)orter aux années suivantes, soit les ajouter au capital 
pour augmenter la valeur de ces prix. 

Dans le cas où elle jugerait qu'il n'y a pas lieu de décerner les priv 
indiqués ci-dessus, elle pourra encore exceptionnellement et si l'occa- 
sion se présente, récompenser une grande découverte dans l'ordre 
médical. 

Prix Monbimie (1500 fr. de rente 3 pour iOO). — M. Adolphe 
Monbinne a légué à T Académie une rente de 1500 fr., destinée u à 
subventionner par une allocation annuelle (ou biennale de préférence). 
des missions scientificpies d'intérêt médical, chirurgical ou vét«Tinaire. 

« Dans le cas oîi le fonds Monbinne n'aurait pas à recevoir la susdite 
destination, l'Académie pourra en emplouT le montant soit connue 
fonds d'encouragement, soit comme fonds d'assislance, à son ap|)récia- 
tion et suivant ses besoins. » 



158 PAUIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMKST. 

Prix Nativelle (559 fr. de rente 5 [lour 100). — Annuel. — Ce 
prix sera décerné ù Taiiteur du meilleur mémoire ayant pour but 
l'extraction du principe actif, défini, cristallisé, non encore isolé d'une 
substance médicamenteuse. 

Prix Orfila (1200 fr. de rente 5 pour 100). — Biennal. — 
Question a poser sur la toxicologie et la médecine légale. Le prix ne 
peut pas être partagé. 

Prix Onlmont (1000 fr. de rente 5 pour 100). — Ce prix sera 
donné alternativement à Tinterne en médecine et à Tinterne en 
chirurgie qui aura obtenu le premier prix (médaille d'or) au concours 
annuel des prix de Tlnternat. 

Si ce concours était supprimé ou modifié de façon qu'il n'y ait 
plus de premier prix, ce legs serait attribué à un prix de théra- 
peutique, dont les conditions seraient indiquées par l'Académie, suivant 
les intentions de M. Oulmont. 

Prix Perron (771 fr. de rente 5 pour 100). — Ce prix, qui est 
quinquennal, sera décerné à l'auteur du mémoire le plus utile aux 
progrès de la médecine. 11 pourra être partagé. 

Prix du Baron Portai (000 fr. de rente 5 pour 100, annuel). — 
(Jiiestion à {Miser sur l'anatomie pathologiqtie. 

Prix Pourat (700 fr. de rente, 3 1/2 [wur 100, annuel). — Ques- 
tion de plnsiologie à poser par l'Académie. 

Prix Philippe Ricord (516 fr. de rente 5 pour 100, biennal) 
— Ce |)ri\ sera décerné à l'auteur du meilleur ouvrage paru dans les 
deux ans, sur les maladies vénériennes. 

Prix Henri Roger (r)00 fr. de rente 3 pour 100). — Ce prix sera 
décerné tous les cinq ans à l'auteur du meilleur ouvrage de médecine 
des enfants. (Pathologie, hygiène ou thérapeutique.) Cet ouvrage 
devra avoir au moins deux ans de publication. 

Tour ce. [>rix, il ne sera j>as nécessaire de faire acte de candidature; 
seront exclus du concours les ouvrages des médecins étrangers et les 
traductions. Le |»rix ne sera pas partagé. Dans le cas oîi il n'y aurait 
pas eu lieu de le décerner, la somme de 2ô00 francs serait re|)ortée à 
la fin de la période suivante de cinq années, afin de constituer soit un 
prix unique de 5000 francs, soit deux prix d'une valeur inégale. 



COUPS SAVANTS 159 

Prix Saintour (2218 fr. de renie T) pour 100, biennal). — Ce 
prix sera décerné h l'auteur du nioilleur travail manuscrit ou imprimé 
sur n'importe quelle brandie de la médt^cine. 

Prix Stanski (700 fr. de rente 5 1/2 pour 100). — Ce prix, qui 
est biennal, sera décerné à celui qui aura démontré le mieux Texis- 
tence ou la non-existence de la contagion miasmatique, par infection 
ou par contagion à distance, en Tétudiant dans les épidémies en géné- 
ral, ou au moins dans une maladie épidémique en particulier. 

Si TAcadémie de médecine ne trouvait pas un travail sous ce rapport 
digne de cette récompense, elle Taccordera h celui (pii, dans le courant 
des deux années précédentes, aura le mieux éclairé une question 
quelconque relative à la contagion dans les maladies incontestablement 
contagieuses, c'est-à-dire, inoculables. (Extrait du testament.) 

Prix Saint-Lager (1500 fr.). — Extrait de la lettre du fonda- 
teur : 

Le prix ne sera donné que lorsque les expériences auront été ré|>é- * 
tées avec succès par la commission académique. 

Prix Treml)lay (1442 fr. de rente ô pour iOO). — Ce prix doit 
être décerné tous les cinq ans à Tauteur du meilleur mémoire traitant 
de maladie des voies urinaires, telles que calarrlie de la vessie, alTec- 
tion de la prostate, plus particulièrement ces deux cas. 

Si le prix n'était pas donné, rAcadéraie ))ourrait le remettre à la 
période suivante, ce qui en doublerait la valeur. 

Prix Vernois (724 fr. de rente 5 pour 100). — Ce prix, qui est 
annuel, sera décerné au meilleur travail sur l'Iiygiène (peut être 
partagé). 

Prix périmés. 

Prix Aubert (500 fr.). — M. le D» Auberl, de Màcou (Saônenl- 
Loire), a donné à l'Académie de médecine la soininc de 500 francs 
pour être distribuée, en 1898, à l'auteur du meilleur travail sur le 
sujet suivant : Recherche par V observation cl in if/ ue et expert men- 
taie 9 il existe chez l'homme des constitntifHis réfractaires à la 
tuberculose. Si» dans le délai indiqué, persoiiiio n'a mérité le prix, 
TAcadémie |)ourra remplacer celte question p.ir la suivante : Recher- 
cher les conditions qui peuvent rendre l homme réfractaire à /'««•- 



î . Î\M^ \! M« \î_ — l\^! h.MVL>: 



Prix More an de la Sartbe. — J*- t* u\ q«u- m^ Iîm^-s Ji- iin'»- 
d''»iiK- s'i'/rî d «îii»--^ l'jr t»'îK.-jrs' tl t»»aniif prix j I Vlî-ve «|!îi .uira 
rii »iilr<* U |''u> dt* vi\«»ir iijii> li i.'*'.r»lurt »*1 I • |«hil">"«}«hit' inrdi- 
« ile>- — O- j«ri\ .-I »*.« d»-'« rHi»' • u 1"^^*. 

Prix Nadan. — lut- s.mi-iie Jt^* 5«mm» rr.«m*^ |».air être doniiw ;i 
l'.njtoiir «lu fiR'i!!» «ir o»:ri d h}«i'':K' [•.«j^'iUin.» <ii \in^t-<!iinj l«ron>, 
Miix.int u:i pn^.r nîîi» \vA\ j;*'. — « •. pnx .1 t-'t dOo-mr en |sr»i. 

Prix Nivet. — Vu^ rhiihï* df .Vmm» ir.«iu< «jui >**rn donnée au 
hifilll'ur oiivra.v, iiKiir.i>4Tit ou ini|inmt\ ^u^ l'.iS'miiiiss^.'menl des 
iM<erni->, dc< hô|»il.iu\, de> lK*^j•icr^. d^•^ tvoKs. des ort-ches, des 
ii^il.-N fi de^ lu"<v^. — <lv prix a i lé déivrné en 1^*-*^". 

Prix du marquis d'Ourches -^ tHK» l"r. 1. — snoir : I" un prix 
de 'JOiHMl francs |>«Mir la décou\erle duii nio\en simple el xulirairc 
de reeon lia lire, dune nianièn' certaine el indul'italde. Ie> siiines de 
la mort réelle: la eondilion expresse de ce prix est que le moyen 
puisse èlre ini> en pratique même par de pauvres villageois sans 
instruction. tC.e prix, naxant pa< été déc-nie, a fait retour à Tlios- 
pi«e de Saint-riennain-en-Lne. ' 

ti"* lu |)rix de r)t»UO rranc> jK»ur la découverte d'un moyen de 
reconuailre d une manière cerlaint» et induliitalde les si;:nes do la 
mort réelle, à l'aide de l'électricité, du j:al\anisme ou de tout autre 
procédé, exiiieanl soit rinlervention d'un homme de l'art, soit Tappli- 
calitMi de connaissance^, l'usaize d instruments ou l'emploi de sub- 
>tauces (pli ne sont j>as à la portée de tout le monde. 

Prix Rufz de Lavizon. — iHhmj iVano. — Question : 
« Klahlir, par des faits exacts el suflisammciit nonibreux chez le> 
hommes et chez les animaux qui passent d'un climat dans un autre, 
les modilica»ions, les altérations de fonctions et les lésions orfianiques 
tjni peuvent être attribuées à racclimatalion. » 

Prix Saint-Paul. — M. et Mme Victor Saiul-i*aul ont offert à 
l'Académie une sonime de tioCMlO frams pour la fondation d'un prix 
de pareille somme qui serait décerné à l.i | ersonno, sans distinction 
de nationalité ni de profession, qui aurait, la première, trouvé un 
rcmèiie reconmi j)ar l'Acadi'mie comm • erticace el souverain contre la 
(lilthlerîr. 



COUPS SAVANTS. 161 

Jusqu7i la dëcouverte de ce remède, les arrérages de la rente à pro- 
venir de celle donation seront consacrés à un prix d'encouragement 
qui sera décerné tous les deux ans, par l'Académie, aux personnes 
dont les travaux et les recherches sur la diphtérie lui auront paru 
mériter cette récompense. 

PrixBoulongne,Éloi-AMred. — 2480 francs de renie 5 pour 100. 
— Ce prix sera décerne tous les deux ans à l'auteur français du meil- 
leur travail imprimé ou manuscrit paru pendant ces deux années écou- 
lées ou de la découverte la plus importante faite sur la prophylaxie des 
maladies contagieuses en général et sur celle de la syphilis en particu- 
lier, précédé autant que possihlc d*une étude sur Tétiologie de ces 
affections. (Mme Boulongnc a l'usufruit de celle rente.) 

Legs Bragayract (Veuve Jacquemier). — 50000 francs que l'Aca- 
démie emploiera comme elle le jugera convenahle. 

PrixDemarle. — i86 francs de renie 5 pour 100. — l?our la 
fondation d'un prix qui sera décerné tous les trois ans à l'auteur du 
meilleur ouvrage, manuscrit ou imprimé, sur les sciences pharmaceu- 
tiques. (La famille Demarle a l'usufruit de celle renie.) 

Legs Demarqnay. — i 00 000 francs. — Pour aider l'Acadénûe 
a avoir un local digne d'elle. 

Plusieurs membres de l'Académie ont bien voulu, dans le même 
but, joindre leur souscription à la somme initiale léguée par M. De- 
marquay. 

Ce sont : MM. Bergeron, 10000 fr.; Caventou, 1000 (r.; Féréol. 
1000 fr. ; Guyon, 10 000 fr. ; Hallopeau, 1000 fr. ; Ilervieux, 10000 fr. ; 
Laboulbène, 1000 fr.; Mesnct, 5000 fr.; Pinard, 1000 fr.; Tarnier, 
10000 fr.; Weber, 1000 fr.; Worms, 1000 fr. ; ainsi que MM. ller- 
gott (F.-J.), de Nancy, 100 fr., et Demosthen (Ath.), de Bucarest, 
500 fr. 

Grâce à ces libéralités auxquelles sont venues se joindre d'autres 
ressources, l'Acadénûe a pu, en 1808, assurer sa reconstruction h 
laquelle elle a concouru pour une somme de 540000 francs. 

Legs Bader d*£mesti. — Lne somme de 100000 francs devant 
.servir, avec d'autres ressources, à la construction projetée d'un nou- 
veau local de l'Académie. 

Prix Henri et Maurice Garnier. — Triennal. — 10000 francs à 

P^niS-MÉDlCAl.. 11 



102 PARIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

convertir en rente 5 pour 100, pour la fondation d'un prix destiné à 
récompenser les meilleurs travaux et remèdes pratiques contre les 
maladies épidémiques et contagieuses, telles que fièvre typhoïde, diph- 
térie, érysipèle, scarlatine, etc. (Jj' usufruit appartient à la famille 
Durangel.) 

Prix Gninchard. — 2000 francs de rente 5 pour iOO. — Bien- 
nal. — Ce prix sera décerné à l'auteur du travail qui aura le mieux 
traité le sujet : Maladies du croitp et des angines croupales^ et trouve 
le meilleur remède contre ces maladies. (Mme Guinchard a l'usu- 
fruit de cette rente.) 

Prix Anna Horin. — 12000 francs. — Celte somme est destinée 
h l'achat d'un titre de rente 3 pour 100 sur l'Étal français, et les 
revenus devront être consacrés à la fondation d'un prix quinquennal, 
qui sera décerné à un médecin Agé de moins de trente ans, ayant pro- 
duit le meilleur travail pour la guérison de l'angine couenneuse. 
(L'usufruit de celte somme appartient à la famille Morin.) 

Conditions. — Nota. — Les concours des prix de l'Académie de 
médecine sont clos tous les ans fin février. Les ouvrages adressés pour 
ces concours devront être inscrits lisihlemeiit, en français ou en 
latin. 

En général ils seront accompagnés d'un |)li cacheté avec devise, indi- 
quant les nom tt adresse des auteurs. Tout concurrent qui se fera con- 
naître directement ou indirectement sera, par ce seul fait, exclu d\i 
coru'ours. Toutefois, les concurrents aux prix Amussat, Audifl'rcd, 
Baillarger, Barhier, Charles Doullard, Hourceret, Buignet, Buisson, 
Campbell iJupierris, Clievallier, Cheviilon, Clarens, Desportes, Godard, 
Théodore Herpin (de Genève), Hugo, Uuguier, Ilard, Jacquemier, La- 
horie, Baron Larrey, Henri Lorquel, Meynol, Monhiime, Nalivelle, 
Perron, Ricord, Saint-Lager. Sainlour, Stanski, et Vernois, pouvant 
adresser a l'Académie des travaux manuscrits ou imprimés, sont 
excej)lés de celle dernière disposition. 

Les ouvrages présentés par des étrangers sont admis au concours, h 
l'exception des prix Buignel, Clievallier, Uuguier et Boger. 

Les mémoires présentés au concours pour les services généraux des 
Eaux Minérales, des Épidémies, de l'Hygiène de l'Enfance et de la Vac- 
cine, travaux faits en dehors des que^lions posées pour les prix, 
doivenl être adressés à l'Académie, toiis les ans, avant le l*'" juillet. 



CORPS SAVANTS !63 

Les manuscrits, imprimés, instruments, etc., soumis ù Texamen de 
l'Académie, ne seront pas rendus aux auteurs. 

Les prix seuls donnent droit au titre de Lauréat de IWcadomie do 
médecine; les encouragements, récompenses et mentions honorables 
n*y donnent pas droit. 

Le même ouvraj^e ne pourra pas être présenté la même année à deux 
concours de l'Académie de médecine. 



SUR LA VACCINATION ANIMALE 
Instructions pratiques de l'Académie de Médecine 

Les maladies éniplives d'où provient le virus dit vaccin ani- 
mal no se développent spontanément que sur doux espèces 
animales, V espèce chevaline et V espèce bovine : le cheval et la 
vache sont les seuls animaux sur lesquels on Tait rencontré 
jusqu'à ce jour. 

Comme le cheval peut élre atteint d'une maladie grave trans- 
niissihle à Thoinme, la morve, c'est à peu près uniquement h la 
vache qu'on emprunte le vaccin animal, appelé aussi cowpox. 

Les laits ohscrvés depuis une vin^^laine d'années, en PVance 
comme à Tétranger, ne peuvent laisser aucun doute sur ses 
propriétés préservatrices de la variole. Les vaccinations suivies 
de revaccinations pendant les épidémies varioleuses le démon- 
trent d'une façon pérenq)loire. (]ha(|ne année des faits de cette 
nature sont ohservés par nos confrères de Tarmée. (îriice à ces 
vaccinations elrcvaccinalions on voit des garnisons tout entières 
vivre au milieu de foyers épidémi(|ues et rester indenmes de la 
maladie, alors même qu'elles cohahitent dans le même hôpital 
que la population civile plus ou moins violeuunent éprouvée 
(Lyon, Bordeaux, etc.). 

Déplus, le vaccin animal est d'une innocuiU^ (\n\m pourrait 
dire absolue, puis(|ue toutes les expériences d'inoculation des 
virus autres que le cowpox sont restées complètement négatives. 
A ces avantages il faut ajouter les suivants : 



164 PARIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

A. Abondance du liquide presque illimitée, puisqu'elle 
dépend de Tinoculaleur. En temps d'épidémie, cela n'est pas 
sans importance ; 

B. Facilité de se proclamer un animal vaccinifère et de le 
transporter où le besoin se fait sentir, ce qui est bien apprécié 
par tous ceux qui ont connu, par la pratique, les énormes difli- 
cultes qu'on éprouve, dans beaucoup de cas, pour se procurer 
des enfants vaccinifères. Une seule génisse peut suffire à prati- 
quer un millier de vaccinations; 

C. La rapidité plus grande de l'évolution du bouton vaccinal 
sur les animaux de Tespcce bovine que chez l'enfant ; 

D. Suppression des impédiments divers provenant du vacci- 
nifère et de sa mère ; 

E. Possibilité de faire, en peu de jours, des revaccinations en 
masse sur toute une région, sur tout un corps d'armée, etc., et 
cela dans n'importe quelle saison. 

D'abord mise en pratique par Négri de Naples vers 1840, elle 
fut importée en France par Lanoix. Expérimentée pendant de 
longs mois par Depaul à l'Académie de médecine, la vaccine ani- 
male a été répandue dans Paris par Lanoix et Chambon. Bientôt 
après, des instituts vaecinogènes furent fondés en Belgique par 
Warlomont, en AUenjagne par Pinin. Des instituts du même 
genre s'ouvrirent enfin en Hollande, en Russie et en Suisse, etc. 

Ce mode de vaccination se répand tous les jours de plus en 
plus dans notre armée. 11 est d'une exécution facile; il faut 
néanmoins en connaître les détails techniques et le manuel opé- 
ratoire si l'on ne veut s'exposer à des insuccès. Pour toutes ces 
connaissances indispensables nous croyons ne pouvoir faire 
mieux que de renvoyer au petit Manuel de vaccine animale 
publié par xM. le docteur Vaillard en 1886. 

Ce manuel n'est que le résumé d'un travail récompensé par 
l'Académie d'un prix de 500 francs. 



CORPS SAVANTS. 165 

Nous y ferons de nombreux emprunts en parlant de la culture, 
de la conservation et de Finoculation du vaccin animal. 

Outillage, — Il peut se réduire à une table destinée à fixer 
Tanimal au moyen de liens. 
Les instruments consistent en : 

A. Une lancette à scarifier (modèle Chambon) ou une lancette 
ordinaire, ou encore un bistouri quelconque; 

B. Des pinces expressives pas trop fortes; 

C. Une muselière en osier; 

D. Une couverture de laine destinée à être placée autour de 
Tabdomen pour proléger les points d'inoculation contre les 
souillures et les frottements. 

Choix d'un animal, — Bien qu'on puisse prendre n'importe 
quel sujet, pourvu qu'il soit bien portant, il est préférable de 
choisir les génisses de 2 à 3 mois. Elles sont plus faciles à 
manier et presque jamais atteintes de tuberculose. Les génisses 
sont plus commodes que les veaux à cause de la facilité plus 
grande d'éviter la souillure des points inoculés par l'urine. 

fl est bon de laisser la génisse au repos pendant 24 heures 
après son arrivée; rejeter celles qui sont atteintes de diarrhée et 
chez lesquelles on constate un amaigrissement notable qui 
indique presque toujours une santé générale mauvaise. 

Inoculation, — Pour pratiquer l'inoculation, il faut d'abord 
raser la peau dans la région choisie. 

Communément on prend la partie latérale de la poitrine et de 
l'abdomen. 

L'immobilisation de l'animal peut se faire sur une table dis- 
posée à cet effet* ou simplement par un certain nombre d aides. 

On coupe d'abord le poil avec des ciseaux ou une tondeuse, 

1. Voir les figures tlu manuel ilu docteur Vaiilanl, on 1886. 



106 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

puis on savonne toute la surface à inoculer et on la rase en ayant 
soin (le ne pas érafler répiderme; nn lave la surface rasée, puis 
on commence les scarifications et les piqûres. Ces dernières se 
pratiquent avec de grosses aiguilles cannelées et munies d'un 
manche, les premières avec un bistouri ou une lancette. Les 
scarifications doivent être peu profondes ; leur longueur sera de 
douze à quinze millimètres, perpendiculairement à Taxe de 
l'animal; distantes les unes des autres de trois centimètres. La 
seconde ligne de scarifications doit ét»e faite de manière à établir 
une alternance entre les incisions. Il vaut mieux ne pas trop 
multiplier les scarifications : cinquante suffisent en général; on 
peut ce|iendant en faire davantage. Autant que possible faire les 
incisions assez su|)erficielles pour qu'il n'y ait pas écoulement de 
sang. 

Cela fait, on sème la matière vaccinale. 

Après dix à quinze minutes, on peut mettre Tanimiil sur pied 
et on entoure son mufle d'une muselière en osier qui ne doit 
être enlevée qu'au moment des repas; encore faut-il, à ce 
moment, ne pas quitter la génisse. 

Enfin envelopper le ventre d'un morceau de laine pour pro- 
téger les points d'inoculation. 

Évolution. — Ce qui doit être noté, tout d'abord, dans cotte 
période, c'est une rapidité plus grande dans la série des divers 
temps de cette évolution chez la génisse que chez l'enfant. 

Quarante-huit heures après Tinoculation, on voit, autour de 
chaipie piqûre ou scarification, un liséré rouge reposant sur une 
légère saillie ; le troisième jour la >aillic se prononce davantage, 
le liséré rouge devient plus vif et plus l«irge. 

Dès le quatrième jour le bouton vaccinal est formé ; on com- 
mence à y distinguer une dépression centrale entourée par une 
auréole claire, d'un blanc argenté, circonscrite elle-même par 
une zone d'un rouge vif qui s'étend au delà du bouton. 



CORPS SAVANTS. 107 

Le cinquième jour, le bouton prend un développement encore 
plus rapide; il forme une saillie plus grande et plus large: la 
dépression centrale se caractérise davantage ; la zone argentée a 
pris un aspect brillant, comme nacré. 

Pendant la durée du sixième jour, le bouton s'accroît encore 
et souvent les phénomènes d'inflammation locale commencent à 
se manifester. Quelquefois aussi la zone argentée perd de sa 
transparence et devient d'un blanc mat ou jaunâtre. 

Vers la fin du septième jour, Tinflammation locale augmente 
encore et on peut apprécier dans toutes les parties de Tanimal 
une légère élévation de température. 

Déjà les boutons renferment du pus et bientôt se recouvrent 
d'une croûte. 

Voilà la marche ordinaire; elle peut oflrir quelques variétés, 
suivant la région cutanée, la température ambiante, la santé 
générale de la génisse, etc. 

Ce qui n'infirme en rien la règle posée an début de ce para- 
graphe, à savoir que : Vérnption vaccinale est plus rapide 
chez la génisse que chez l'enfant, c'estlec/nçw/èm^et \c sixième 
jour qu'elle atteint son complet développement. 

Inutile d'insister sur ce point capital pour faire comprendre 
toute son importance. Il fixe d'une façon qu'on ne doit pas 
oublier le moment le plus opportun pour la récolte du liquide 
vaccinal. Si l'on veut se placer dans les conditions les meilleures 
pour le succès des vaccinations et revaccinalions, il faut 
prendre le liquide vaccinal du cinquième et du sixième jour, 
surtout du CINQUIÈME. Ce moment est celui de son maxinnnn 
d'activité. 

Récolle (In vaccin, — La récolte se fait de façons difl'érenles, 
suivant qu'on doit s'en servir innnédialement en le portant de 
la génisse à l'enfant ou qu'on veut le conser\er plus ou nn^ins 
longtemps. Dans le premier cas, il suffit d'en charger l'aiguille 



168 PARIS-MtDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

OU la lancette et de pratiquer rinoculation comme avec le vac- 
cin humain. Dans le second cas, il faut modifier la manière 
d'opérer. A cause de la grande plasticité du vaccin animal, il 
faut faire ce qu'on appelle la dcfibrination^ avant de remplir 
les tubes capillaires. 

Dans tous les cas, pour faciliter l'écoulement du liquide, il 
faut exercer à la base du bouton une légère compression au 
moyen d'une pince, soit les pinces hémostatiques, soit une pince 
à verrou, soit la pince de Cambon. On enlève alors la couche 
épidermique et on recueille le vaccin dans un tube non capillaire 
effilé par un bout et long de 6 centimètres environ : rextrémité 
effilée est plongée dans le liquide à recueiUir; celui-ci pénètre 
facilement, surtout si on a soin d'écarter avec une aiguille la 
couche fibrineuse qui se forme dans la lymphe ; quelquefois des 
coagulations fibrineuses se forment dans le tube collecteur; on 
les extrait avec un crin de cheval. Le tube collecteur rempli, on 
le vide dans un verre de montre, ou tout simplement sur un 
morceau do verre. Après quelques instants de repos, on voit 
le vaccin se séparer en deux parties : une liquide, une solide 
fibrineuse II suffit alors de présenter des tubes capillaires, dont 
on a cassé les deux extrémités, par \\\\ de leurs bouts dans la 
partie liquide, pour les voir se remplir: il ne reste plus qu'à les 
boucher. 

Ce bouchage peut se faire soit à la lampe à esprit-de-vin, soit 
en les plongeant dans une sorte de bougie composée de trois 
parties de paraffine et une partie de suif (Chambon). Conserver 
ces tubes au frais et à l'abri de la lumière. 

Le liquide vaccinal n'est pas seul utilisé ; on a aussi recom- 
mandé, comme contenant beaucoup de matière virulente, la 
fibrine séparée comme il vient d'être dit et aussi le produit du 
raclage des boutons qu'on mélange avec de la glycérine rendue 
aseptique pour en faire ce qu'on a appelé de h pulpe i^accinale. 
Cette pulpe vaccinale passe pour très active; je ne l'ai jamais 



CORPS SAVANTS. 160 

expérimentée, parce que j'ai toujours redouté de la voir s'altérer, 
devenir putride et septicémique. Il est si facile de se procurer 
du vaccin animal liquide que je ne puis concevoir que, de gaîté 
de cœur, on s'expose à tous les accidents que peut produire une 
substance animale autre que lui et conservée depuis un temps plus 
ou moins long. 

Pour les vaccinations faites sur des enfants ou sur des hommes, 
je conseille donc, sans hésiter, de renoncer au vaccin animal 
conservé. Quand on n'en a pas d'autre à sa disposition, inoculer 
d'abord une génisse et récolter ensuite du vaccin frais sur celle-ci. 
C'est, du reste, la conclusion de M. le docteur Vaillard*, et nous 
l'acceptons entièrement. 

Soins à donner à la génisse. — L'étable doit être saine, à 
une température de 14 à 15 degrés. Il faut laisser reposer la 
génisse vingt-quatre heures. No pas se servir d'un animal atteint 
de diarrhée. 

Comme nourriture, 8 à 10 litres de lait tiède en trois repas, 
auquel on ajoute deux ou trois œufs frais. 

Quand les animaux ne savent pas boire seuls, on verse le lait 
dans la bouche au moyen d'une bouteille, ou encore on le met 
dans un seau; la main y est plongée, la face palmaire dirig«^e en 
haut, en faisant sortir le doigt médius et l'index accolés l'un à 
l'autre. De la main libre, abaisser la tète de Tanimal jusqu'à la 
surface du liquide. Il ne tarde pas alors à pratiquer des mouve- 
ments de succion. 

Pour ne pas laisser perdre la valeur à la génisse, la faire 
abattre avant la fièvre de suppuration*. 

1. Vaillard, Traité pratique de vaccination animale, 1886. 

2. Vaillardf loco citato. 



170 PAHIS-MEDICAL. — E>SEIG>EMEM. 



COLLÈGE DE FRANCE 

Le ColIè«j:e de France, l'une dos institutions qui font le plus 
d'honneur à la France, est dû à Guillaume Budé, à sa persévé- 
rance et à sa grande et létrilime influence sur François I*'^ 
influence employée uniquement dans le luit d'améliorer les 
études universitaires. 

Au début il ne s'agissait que de l'étude des langues grecque 
et hébraïque, mais ainsi que l'a signalé fort justement M. xVbel 
Lefranc, dans un livre remarquable consacré à l'histoire du Col- 
lège de France dont il est actuellement secrétaire*. « c'est que le 
nouvel enseignement, si précaire et si incomplet fût-il, marque 
dans rhistoire de la pédagogie et de l'instruction publique en 
France un progrès décisif. Il rompait en visière avec des habi- 
tudes et des préjugés séculaires, substituant la liberté à la rou- 
tine, l'esprit à la lettre. Plus de grades obligatoires, plus de 
licence pour enseigner, plus de frais d'études arbitraires et 
monstrueux : des cours indépendiints. gratuits, ouverts à tous» 
le grec et l'hébreu envahissant l'École. C'était tout une révolu- 
tion dont personne peut-être, pas même ceux qui la provo 
quèrent, n'avait au juste mesuré la portée. Quel immense 
changement quand on songe à cette école du vide, h cette 
gynmasiiquo du néant qu'était alors l'Université ». 

M. Lefranc n'a pu trouver dans les archives du Collège, ni 
dans celles déposées dans les dépàls |)ul)lics, la date exacte des 
premiers cours. Tout ce que l'on sait c'est que le premier lec- 
teur royal, comme on a dit longtemps, a été P. Danès, qui a 
professé le grec de 1550 à 1531. 

Lî) première chaire de médecine a été créée en 1542, date qui 
étonnera bien des médecins, en faveur de Vidus Yidius ^Gui 
Guido) qui devint médecin du roi. Yidius a professé de 1542 h 

1. Histoire du Collège de France^ Paris, 1895, in-S". 



CORPS SAVANTS. 171 

1547. Ses successeurs ont été, de 1547 à 1769, André Beauvais; 

J. Dubois dit Sylvius; J. Goupyl; S. Baudichon; L. Durot; 

M. Akakia; Jean Lecomto; J. Faber; Jean Duret; E. Gourmelcn; 

Jean Martin; Paul Lemaistre; Pierre Sej^uin; S. Piètre; P. Pous- 

son ou Ponçon ; Jacques d'Amboise; M. Akakia II; J. Riolan; 

J. Laetiis ; CI. Charles ; E. de la Font ; R. Chartier ; Michel Séguin ; 

J. Cousinot; II. Blancuod; C. Bouvard; Jean Berauit; C. Scfçuin; 

D. Bazin; R. Moreau; J. Chartier; M. Akakia 111; Gui Patin; 

Ph. Chartier; Fr. Boujonier; Alex. Denyau; Paul Courtois; 

J.-B. Moreau; Fontaine; J.-B. René Moreau; P. Legier; A. En- 

{îuehard; Germain Préaulx; Nie. Andry; J.-P. de Tournefort; 

Ét.-Fr. Geoffroy; P.-J. Burette; J.-B. Dubois; Jean Astruc; 

A. Perrein; P. Isaac Poissonnier; M.-Ph. Bouvart; P.-Ch. Bellot: 

P.-J. Malouin. 

Dans celte liste on peut remanjucr un certain nombre de 

médecins du wi** et du xvn* siècle, doyens de l'ancienne 

Faculté de médecine pour la plupart, ayant acquis une 

grande notoriété et dont renseignement au Collège de France a 
été fort remarquable. 

Il suffira de citer : Riolaii, Bouvard, R. Moreau, Andry, 
Astruc, et surtout (lui Patin. 

En 17(10, Antoine Portai, qui devait fondt*r TAcadémie de 
médecine actuelle, proIVssait la médecine au Collègt»; à partir 
de 1773 son cours devenait un cours danatomie qui fut sup- 
primé à sa uïort, en iX.ltJ. 

Les surresNcurs d(î Porlnl rn re (pii concerne la rbaire de 
médecine ont élé : liojliii, ('or\i<;irt, liallé, LM'nnec, liéciunier. 
Magendie, Cliincle Beruanl. 

Claude Bernard! Ce nom évocpu* Tune des phases les plus 
brillantes de rhi^toire du Collè«:e de Fr.mc*', an^>i bien qu'il 
date un des plus ma^^niliques chapitre> de l'histoire française de 
la phjsiolii^rje. Elève prép::rateur ^uppléanl de Magendie, le 
créateur de la médecine expérimentale, Claude IWniard était 



172 PARIS-MEDICAL. - ENSEIGNEMENT. 

son successeur désigné, s'inspirant de la méthode de son maître 
tout en la modifiant selon les circonstances. C'est sur le vivant 
qu'il trouvait l'explication des phénomènes de la vie jusqu'alors 
ignorés et incompris; et, dans ce laboratoire du Collège, insuffi- 
sant et malsain, visité bientôt par de nombreux élèves français 
et étrangers, devenus des maîtres pour la plupart, Claude Ber- 
nard, grâce à son labeur immense, à ses procédés merveilleux 
d'investigations et à la puissance de ses inductions entassait 
découvertes sur découvertes. Elles ont eu pour résultat de trans- 
former la physiologie. 

Il est à remarquer qu'à diverses époques il y eut en même 
temps plusieurs cours de médecine au Collège de France. 

Ainsi Jean Lecomte, qui a professé de 1577 à 1585, a fait 
un cours en même temps que Faber, qui faisait le sien de 1582 
à 1590, et nous trouvons plusieurs fois la même organisation. 

Entre 1 595 et 1 603, un des cours de médecine réunissant Fana- 
tomie et les simples, fut confié à J. Ponson; mais nous ne 
voyons plus reparaître l'anatomie qu'en 1773 avec Portai, qui 
l'occupa jusqu'à sa mort en 1832. Le cours d'anatomie disparut 
alors et devint cours d'anatomie générale. 

Brown-Séquard, appelé à succéder à Claude Bernard en 1878, 
a occupé la chaire de médecine jusqu'à sa mort en 1894. Il avait 
été chargé de cours à la Faculté de 1870 à i872. La physiologie 
des centres nerveux de l'encéphale, ses recherches sur l'inhibition 
et la dynaujogénique et enfin ses travaux sur la sécrétion interne 
des glandes, qui Font conduit à établir sa méthode de thérapeu- 
tique par les injections sous-cutanées des liquides organiques, 
lui assignent un des premiers rangs parmi les professeurs du 
Collège. 

On doit à Brown-Séquard la fondation de deux périodiques 
dans lesquels il a publié de nombreux mémoires : le Journal de 
Vanatomxen de la physiologie de Vhomme et des animaux cl 
les Archives de physiologie. 



CORPS SAYAMS 175 

M. d'Arsonval, qui a succédé à Brown-Séqiiard, est titulaire 
de la chaire. Son cours, qui a lieu en ce moment deux fois par 
semaine, est consacré cette année aux lois de Tirrilabilité. 

La chaire d*anatoiiiie générale a été créée en 1875 sur 

rinitiative de Claude Bernard, en faveur d*un de ses élèves 
devenu un maître éminent, M. Ranvier, qui était sur le point 
d'aller professer en Suisse. Elle est encore occupée par lui, et 
Ton sait que de son laboratoire sont sortis des travaux d'histo- 
logie considérables. 

Une chaire d'embryogénie a été créée en 1844 pour Coste, 
qui Ta occupée jusqu'en 1875. Le titulaire actuel est M. Ilenne- 
gu)% qui a remplacé Balbiani. 

En 186i, un cours d'histoire de la médecine a été confié à 

l'érudit Daremberg, et ses leçons de 1864 h 1867 ont été 
réunies en deux volumes que Ton peut considérer comme ren- 
fermant des documents, en grand nombre inédits, qu'un histo- 
rien de la médecine ne peut se dispenser de consulter ù tout 
instant. 

La chaire d'histoire naturelle des corps organisés a été 

créée en 1869; M. Marey est depuis la fondation titidaire de 
cette chaire ; il y est suppléé par M. François Franck qui étudie 
cette année, deux fois par semaine, l'expression des émotions à 
l'état normal et pathologique. 

Il faut noter comme présentant un réel inti'rét pour les phy- 
siologistes, autant que pour les linguistes, la création en 
avril 1897 d'un laboratoire pour la phonétique expérimentale. 
Directeur, M. l'abbé Rousselot. 



174 PARIS-MÉDICAL. — E^iSEIGNEMENT. 

MUSÉUM D'HISTOIRE NATURELLE 

En 1626, Herward, premier médecin de Louis XIII, et Guy de 
la Brosse, médecin ordinaire, obtinrent des lettres patentes pour 
la création d'un jardin royal de plantes médicinales. 

Un édit de mai 1635 nommait trois démonstrateurs et opéra- 
teurs pour faire la démonstration de l'intérieur des plantes. L'un 
des trois, Marin Cureau de la Chambre, se trouve, au terme 
d'une nouvelle ordonnance royale du mois de juin de la même 
aimée, particulièrement employé pour « faire la démonstration 
oculaire el manuelle de toutes et chacune des opérations de 
chirurgie de quebpie valeur qu'elles puissent être ». Marin 
Cureau de la Chambre garde cet emploi jusqu'à sa mort, le 
29 novembre 1669. 

Son fils, François Cureau de la Chambre, lui succède le 
31 juillet 1631, mais il commet, dès 1672, pour tenir à sa place 
les dossiers analomiques, Pierre Cressé, docteur régent de la 
Faculté de médecine, et pour faire les dissections et démonstra- 
tions, Pierre Dionis, chirurgien du roi. 

Le 20* janvier 1673, par une déclaration royale ayant pour 
objel de garantir aux professeurs du Jardin Royal la liberté de 
l'aire les ()i)érations chirurgicales, dissertations et démonstrations 
analomiques, et ordonnant que le premier corps exécuté leur 
soit délivré par préférence à tous autres, njêine aux doyen et 
docteurs de la Faculté de médecine de Paris, nonobstant tous 
privilèges à ce contraire. 

François Cureau de la Chambre mourut le 22 mai 1680; 
parmi les professeurs d'anatomie. ses successeurs, on remarque : 
Duverney, Hcinauld, Winslow, le célèbre anatomiste, Ferrein, 
Antoine Petit et Portai, qui prend le litre de professeur d'ana- 
tomie humaine lors de la transformation du Jardin du Roi en 
Muséum d'histoire natm^elle, et qui garda sa chaire en même 



CORPS SAVANTS, i75 

temps que celle dont il était titulaire au Collège de France jus- 
qu'à sa mort, en 1832. 

Flourens succède à Portai et garde la chaire jusqu'en 1838; 
mais, à cette date, il permute pour remplacer Frédéric Cuvier 
dans une chaire qui venait d'être créée le 24 décembre 1857, 
celle de physiologie comparée. 

La chaire de physiologie comparée ne garda pas longtemps 
ce nom: elle devint, le 5 décembre 1838 : chaire (Vanatomie et 
d'histoire naturelle de lliomme et fut occupée par Serres jus- 
qu'en 1855, date a laquelle ce savant prit la chaire d'anatomie 
comparée à la mort de Duvernoy. 

En 1855, la chaire d'analomie et d'histoire naturelle de 
Vhomme devint chaire d'anthropologie^ et de Quatrefages de 
Bréau Toccupa jusqu'à son décès, en 1892. M. Ilamy (T.-J.-E.) 
est le titulaire actuel. Il l'ait un cours deux fois par semaine. 

Une chaire de physiologie générale a été créée en décem- 
bre 1868, pour Claude Bernard. Le titulaire actuel est M. Gréhant. 

' La chaire de pathologie comparée, qui date du 51 octo- 
bre 1879, a été nouHuée d'abord chaire de pathologie expérimen- 
tale; Bouley Ta occupée depuis sa fondation jusqu'à sa mort, 
le 50 novembre 1885. M. Chauveau en est le titulaire actuel. 



ÉCOLE PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES 

L'Ecole praticpuMles Hautes Etudes, dont le siège est à la Sor- 
bonne, est due à l'initiative de M. Duruy. La troisième section : 
sciences naturelles^ intéresse tout particidièrement les méde- 
cins: elle a pour président M. de Lacaze-Bulhiers. 



176 PARIS-MEDICAL. —ENSEIGNEMENT. 

DÉCRET du 31 juillet 1868, relatif à la création 
d'une École des Hautes Études. 

Art. i*^^ — H est fondé. à Paris, auprès des établissements scientifiques 
qui relèvent du Ministère de l'instruclion publique, une École pra- 
tique des Hautes Études ayant pour but de placer, à côté de rensei- 
gnement théorique, les exercices qui peuvent le fortifier et Tétcndre. 

Art. 2. — Cette École est divisée en quatre sections : 

1° Mathématiques; 

2° Physique et chimie ; 

3° Histoire naturelle çt physiologie ; 

4° Sciences historiques et philologiques. 

Les professeurs ou les savants chargés de diriger les travaux des 
élèves prennent, dans la seconde et la troisième section, le titre de 
directeurs de laboratoires; dans la première et la quatrième, celui de 
directeur^ d'études. 

Des avantages analogues à ceux qui sont faits aux directeurs de 
laboratoires de recherches, parle décret en date de ce jour sur les labo- 
ratoires, peuvent être attribués, dans la même forme, aux directeurs 
d'études. 

Art. 3. — 11 n*est exigé aucune condition d'âge, de grade ou de 
nationalité pour l'admission à l'École pratique; mais les candidats sont 
soumis à un stage. 

Admis provisoirement sur l'avis du directeur qui les accepte, leur 
situation est régularisée après une épreuve de trois mois au plus, sur 
le rapport de ce directeur et l'avis delà Commission permanente men- 
tionnée à l'article 9. 

L'admission est prononcée par le Ministre. 

Un élève peut appartenir à plusieurs sections. 

Art. A. — La jouissance des avantages que confère Tinscription à 
l'École pratique ne peut pas dépasser trois ans. 

Les élèves de l'Ecole pratique sont admis : aux leçons normales 
faites par les professeurs dans leurs cours publics, aux conférences 
particulières faites, soit par les professeurs eux-mêmes, soit par des 
répétiteurs, et aux travaux des laboratoires d'enseignement. 

lis sont tenus : 1° de fournir des travaux écrits sur des sujets déter- 
minés et des analyses d'ouvrages de science ou d'érudition publiés en 
France ou li l'étranger ; 2** d'effectuer sur des sujets déterminés des 



CORPS SAVANTS. 177 

recherches dans les hihhothèques et les musées, et d*en produire les 
résultats par écrit. 

Les élèves de la section d'histoire naturelle et de physiologie pren- 
nent part aux excursions scientifiques dirigées par les professeurs ; 
ceux des sections de mathématiques, de physique et de ciiimie, aux 
visites des usines renonmiées par leur outillage mécanique ou parleurs 
procédés de fabrication. 

Art. 5. — Une indemnité annuelle peut être accordée par le 
Ministre, après avis du Conseil supérieur, à des élèves de V École pra- 
tique des hautes études. 

Art. 6. — Les élèves de l'École pratique des hautes études qui l'ont 
mérité parleurs travaux peuvent, par décision spéciale, prise sur l'avis 
du Conseil supérieur de l'École, être dispensés des épreuves de la 
licence pour se présenter au doctorat. 

Art. 7. — Des élèves de l'École normale supérieure et des agrégés de 
l'enseignement public peuvent cire désignés par le Ministre, pour être 
attachés exclusivement, pendant deux ans, en qualité de préparateurs 
auxiliaires ou de répétiteurs, ù une des sections de l'École prati(]ue 
des hautes éludes. 

Durant ces deux années, les premiers jouissent des avantages 
assurés aux élèves de l'École normale supérieure et d'une indemnité 
de iî200 francs; les seconds, d'une indenmité de 2000 francs. 

Art. S. — Des missions scienliOques sont confiées par le Ministre 
de l'instruction publique à des répétiteurs ou à des élèves de l'École 
pratique des hautes études. 

Art. 9. — Les élèves de chacune des sections de l'École pratique sont 
placés sous le patronage d'une Commission permanente de cinq mem- 
bres nommés pour trois ans [>ar le Ministre de l'instruction publique, 
et choisis parmi les directeurs de laboratoires et d'études. 

Ces commissions prennent les mesures nécessaires pour obtenir 
l'entrée des élèves dans les laboratoires de recherches ou dans les 
autres lieux d'études oîi elles jugent utile de les placer. 

Elles donnent, quand il y a lieu, leur avis sur la publication, avec 
le concours ou aux frais del'Klat, des travaux eiïectués par les élèves. 

Elles proposent en faM'ur des élèvL's, après les avoir soumis a un 
examen spécial, en tenant compte des travaux qu'ils ont pubHés ou 
produits, les indemnités, les di>|)enses et les missions mentionnées 
aux articles 5, i\ vi 8. Le Ministre prononce, après avis du Conseil 
supérieur institué par farliele 10 du présent décret. 

l'Ants-iiknirAi.. 1^2 



I7« PAÏUS-MKDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

Les dirccleurs des laboratoires dans les<|uels les élèves de TEcol** 
sont reçus siègent dans la (Commission avec voix délibérative, toutes les 
fois qu'il s'agit de questions intéressant leur laboratoire. 

Les directeurs des laboratoires et d'études rendent annuellement 
compte |)ar un rapport écrit des travaux accomplis sous leur direction 
et des titres acquis par chaque élève. Ces rapports sont >ouniis par la 
Conmiission au Ministre pour être transmis au Conseil supérieur. 

Art. 10^ — Le Conseil supérieur de l'Kcole est formé des sécréta ires per- 
pétuels de l'Académie des sciences et de l'Académie des inscriptions et 
belles-lettres, de l'administrateur du Collège de France, des directeurs du 
Muséum, de l'Observaloire, de l'École normale, des Archives de TEni- 
pire et de l'École des chartes, de l'administrateur général de la 
Ribliotliè({ue impériale, des conservateurs du Musée des Antiques, des 
dovens des Facultés des sciences, des lettres et de médecine, et des 
meoibres des (|ualrc (commissions instituées par l'article 9. 

Le Conseil donne son avis sur les matières suivantes : 

i*' Subventions pour la création et le développement des labora- 
toires de recherches ; 

2'^ Indemnités à allouer aux directeurs des laboratoires de recher- 
ches ou aux directeurs d'études dépendant de FÉcole pratique; 

5'^ Indemnités \\ allouer aux élèves les plus méritants de l'École 
prali<pie ou ri ceux des labomtoin's particuliers; 

4° Dispense du grade de licencié à accorder aux élèves de l'École 
qui asjHrenl au doctorat ès-letlres et ès-sciences ; 

> Missions scientifiques à l'étranger, prévues par l'article 8 ; 

0*^ Désignation des élèves sortants qui peuvent èlre, à raison de leur 
aptitude, chargés de cours dans renseignement secondaire; ou être 
employés comme préparateurs dans l'enseignement supérieur, comme 
aides naturalistes au Muséum, aides-astronomes à TObservatoire 
impérial, bibliothécaires, etc. 

Le (Conseil j)eul être appelé à donner son avis sur les questions 
généniles concernant l'École pratique des hautes études. 

Il se réunit, sur la convocation du Ministre, au moins deux fois par 
an, au commencement et à la fm de chafjue anncv scolaire. 

ArL H . — Sur la proposition du directeur de laboratoire ou d'études 
auprès duquel ils ont pris part aux travaux de l'École, et après avis delà 
Commission permanente, les candidats au doctorat peuvent être auto- 
risés, par le Ministre, à préparer leur thèse de docteur dans les locaux 
d(» l'École. 



cours SAVANTS. 170 

Art. ItJ. — Les directeurs de laboratoires ou d'études peuveul donner 
des ccrtificals dVludes à leurs élèves. Ces certificats sont di'livrés, au 
nom de l*École, par la commission permanente. 

Art. 15. — Tous les ans, après examen des rapports des directeurs 
de laboratoire et d'études, sur l'avis de la Gonmnssion permanente et 
le Conseil supérieur entendu, le Ministre donne des missions aux élèves, 
leur accorde dès médailles, des mentions, des subventions ou des 
récompenses spéciales. 

Art. 14. — Il est pourvu par des règlement intérieurs, préparés 
par les eonimissions permanentes, aux dispositions particulières à 
cbacune des sivtions de FÉcole {tratique. 

Art. 15. — Par dinrision du Ministre, rendue apW's avis du Conseil 
supérieur, TÉcole pratique des hautes études peut comprendre des 
annexes instituées auprès des établissements scientiri(|ues des dé- 
partements. Les directeurs de laboratoin-s ou d'études et leurs 
élèves jouissent dans ce cas des avantages éuumérés au présent 
dé'Tet. 



DKCIŒT du Til juillet I80S, relatif aux laboratoires (renseigne- 
ment et à la création de laboratoires de recherches. 

Article premier. — Les laboratoires d'enseignement aiïeclés aux 
chaires des établissements scienlitiques dépendant du Ministère de 
l'instruction publique sont ouverts, pour les manipulations et les expé- 
riences cla^si(jues, aux candidats à la licence, aux élèves de l'Ecole 
pratique des hautes éludes et aux aspirants à ladite Kcole. 

Si, à raison de l'insunisance des focaux, toutes les demandes ne 
peuvent être accueillies, le professeur, à la suite d'un examen, class»* 
les candidats, et les admissions ont lieu dans Tordre de mérite. 

Les élèves de l'École pratique «les hautes études sont admis de droit 
dans les lal)oratoires d'enseignement. 

Art. 2. - hos laboratoires de recherches destinés à faciliter Ie> 
progrès de la science, peuvent être institués, après avis du (Conseil 
supérieur de TKcole pratiqui; des hautes études, à titre |>ermanent ou 
temporaire, auprès des établissements «^cientiliJiues dé|HMidant du 
Ministère de l'instruction publi |ue, au moyen d«' crédit spécial porté 
à cet ciïet au budget de l'Ktat. 

Le Ministre, après avis ou sur la proposition du Conseil sujiérieur. 



180 PARIS-MÉDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

peul allouer une indemnité annuelle au directeur d'un laboratoire de 
recherches. 

Art. 3. — Le directeur propose h l'agrémont du Ministre les colla- 
borateurs qu'il croit utile de s'adjoindre et les élèves qu'il reçoit dant; 
son laboratoire. 

Art. 4. — Le Ministre, après avis ou sur la proposition du Conseil 
supérieur, peut allouer des indemnités annuelles aux savants qui 
auraient institué des laboratoires de recherches uidépendants dcF 
établissements publics. 

^Vrt. «5. — Le Ministre peut, après avoir pris l'avis du Conseil supé- 
rieur, accorder des indemnités aux élèves des laboratoires de recher- 
ches appartenant à l'État ou aux élèves des laboratoires libres qui s'en 
seront rendus dignes par leur travail. 

Art. 6. — Le Ministre de l'instruction publique détermine annuel- 
lement les ressources aflectées à chacun des laboratoires de recherches 
pour les dépenses du personnel et du matériel. 

Les laboratoires de recherches de la 5*= section (sciences naturelles) 
accessibles aux médecins, aux savants et aux étudiants, qui sont admis 
à y travailler en justifiant de l'objet de leurs recherches et de leurs 
aptitudes, sont les suivants : 

Laboratoire de physique biologique. — Directeur, M. d'Arsonval; 
directeur-adjoint, M. Alb. Héno-^que ; maître de conférences, M. Roussy ; 
préparateur, M. Guyon. 

Laboratoire (Vanatomie comparée. — Directeur, M. 11. Filhol ; 
sous-directeur, M. Gcrvais ; maître de conférences, M. Hémy Saint- 
Loup. 

Laboratoire de physiologie générale au Muséum d'histoire natu- 
relle. — Directeur, M. Gréhant; préparateur, M. Arthaud. 

fjdhoratoire dliistoloyie au Collège de France. — Directeur, 
M. Rànvier; directeur- adjoint, M. Malassez; répétiteur, M. Jolly. 

Laboratoire d'anthropologie à la Faculté de médecine. — Direc- 
teur : M. J.-V. Lahorde; préparateurs, MM. Manouvrier, Papillault. 

Station physiologique du Parc des Princes, — Directeur : 
M. Mar(;v. 

Laboratoire di yhysiologie pathologique au Collège de France. — 



CORPS SAVANTS. 181 

Directeur, M. Franvois Franck; préparateur, M. H. Larny; chef des 
travaux, M. Hallion. 

Laboratoire de médecine expérimentale au Collège de France. — 
Directeur, M. Charrin ; préparateur, M. Guillemonat. 

Laboratoire d'ophtalmologie, — Directeur, M. Javal; directeur- 
adjoint, M. Tscherning. 

Plusieurs, en raison de l'insuffisance des locaux ou de la nature de 
leur objet, sont établis à la Faculté de médecine, au Collège de France 
et au Muséum. 

Il y a lieu d'ajouter ici, les Conférences d'histoire des doc- 
trines contemporaines de physiologie physiologique, faites par le 
directeur d'études M. J. Soury. 

Un cours d'enseignement populaire supérieur a été 

institué par le Conseil municipal à l'hôte de ville. Les cours sui- 
vants intéressent les médecins: Cours de Biologie^ M. Réitérer, 
agrégé de la Faculté; Cours dliygiènc^ M. A.-J. Martin, direc- 
teur du service de Fassainissement; Cours d'anthropologie , 
M. Verneau, assistant au Muséum. 

École d*anthropologie, 13, rue de l'École-de-Médecine. — 
Cette École a été fondée en 1876 par Paul Broca. Ce savant 
regretté, déjà le fondateur de la Société d'anthropologie, qui a 
servi de modèle à toutes les Sociétés de ce genre créées sur les 
continents, avait déjà obtenu, en 1868, un laboratoire rattaché 
à FÉcole des hautes éludes. L'École complétait le cycle de Fcn- 
seignement de Fanthropologie. 

Directeur de FEcole : M. N. Thulié. Professeurs : MM. Ciipitan, 
anthropologie préhistorique ; Malhias Duval, anthropogénie et 
embryologie; Georges Hervé, ethnologie; Laborde, anthropo- 
logie biologique; xVndré Lefèvre, linguistique et elhnogra|)hie ; 
Ch. Letourneau, sociologie (histoire des civilisations); P. -G. 
Mahoudeau; anthropologie zoologique; L. Manouvrier, anthro- 
pologie physiologique; A. de Mortillet, technologie ethnogra- 
phique; Fr. Schrader, anthropologie géographique. 



!8J PARIS-MÉDICAL — ENSEIGNEMENT 

INSTITUT PASTEUR 

L'Institut Pasteur a été fondé en 1886, à l'aide d'une sous- 
cription publique internationale, dont Tinitiative u été prise par 
FAcadémie des sciences, à la suite de la découverte par Tillustre 
Pasteur, de la méthode de prévention de la rage après morsure. 
Des bâtiments furent édifiés dans un terrain de 1 1 000 mètres 
situé rue Dulot ; et l'inauguration eut lieu en novembre 1888. 

Les bâtiments de Tlnstitut comprennent le service de la bacté- 
riologie proprement dite, savoir : 

Au rez-de-chaussée : P le service de préparation des vaccins 
pastoriens (vaccins contre le charbon, le rouget des porcs), de 
la malléine, de la tuberculine; 2° le service de la rage où sont 
traitées les personnes mordues par des chiens reconiuis enragés 
ou tout au moins suspects de rage. 

Le service de la rage fonctionne tous les jours de dix heures 
à onze heures et demie. Les personnes mordues sont examinées 
par un médecin attaché au service qui constate la gravité des 
morsures, et qui prend les renseignements les plus circonstan- 
ciés sur Télat de Tanimal mordu; quand la chose est possible, 
un certificat de vétérinaire est réclamé aux jialients. Après cet 
examen et cet interi'ogatoire, le médecin se prononce sur Tuti- 
litédu traileuiont pastorien, et, s'il doit avoir lieu, sur la durée 
de ce traitement qui varie de 15 à 21 jours. Les premières ino- 
culations ont toujours lieu le malin même de l'arrivée de la per- 
sonne mordue. 

Depuis 1886 jusqu'au 8 juin 1900, 25 Î64 personnes ont 
subi le traitement anlirabi(|ue h Tlnstitut Pasteur. En 1899, 
1614 ont subi le traitement, i ont néanmoins succombé à la 
rage, ce qui fait une mortalité de 0,25 pour 100, qui concorde 
avec la mortalité des années précédentes. 

Au premier étage, se trouve le servicede micndue technique. 



COUPS SAVANTS. I«3 

service spécial, I(M|iiel est pendant les mois d'hiver un labo- 
ratoire d enseignement et devient pendant les antres mois un 
laboratoire de recherches. Il est dirigé par M. Roux, (|ui donne 
deux séries de cours de (|uarantecin(| leçons suivies de travaux 
pratiques. 

Tue partie de ces leçons sont professées j)ar son collègue 
M. MetchnikofT; ne sont admises à ce cours que les personnes 
agréées par le chef de service ; ce sont des docteurs français et 
étrangers, des internes en médecine, et un certain nombre de 
chimistes, de naturalistes et de jiharmaciens. Le droit d'inscrip 
tion j>our les travaux pratiques est de 50 francs. 

Au deuxième étage : le service de microbie morphologique 
de M. Metchnikoiï qui est exclusivement consacré aux recherches 
originales. 

M. Duclaux fait à Tlnstitut, deux fois par semaine, pendant 
le semestre d'hiver, le cours de chimie biologi(|ue de la chaire 
qu'il occupe à la Sorbonne ; des travaux pratiques préimratoires 
au certificat de chimie biologique ont lieu pendant le semestre 
d'été. 

(iOunne annexes, l'Institut Pasteur possède à Garches (Seine- 
et-Oise) et a Paris, rue crAlleray, des écuries pour les chevaux 
destinés à la préparation des divers séruîiis thérapeutiques. 

PevsonneL — Directem* : M. Duclaux ; sous-directeur : 
M. Roux; chefs de service : MM. (Ihamberland, Metchnikoff, 
Nocard. 

Des agrandissements considérables viennent d'être réalisés 
dans rinstallation de l'Institut : mi terrain de 1 4 000 mètres 
sitiuî entre la nw Dutot et la rue de Vaugirard a été occupé, 
dans la partie cpii longe la rue Dutot, par un institut consacré à 
la chimie biologique; dans la partie qui longe la rue de Vau- 
girard; |)ar deux pavillons d'bô|)ital. pouvant contenir chacun 
hS lits, un pavillon pour la consultation et le logement du ser- 
vice hospitalier, un petit liolel pour le médecin résident, M. le 



184 PARIS-MEDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

docteur Martin, et diverses annexes (cuisine, buanderie, lin- 
gerie, amphithéâtre). 

fi'Institut de chimie biologique comprendra : au rez-de-chaus- 
sée : l*" un laboratoire pour la préparation industrielle des 
levures de fermentation (bière, cidre, vin, etc.); 2° un labora- 
toire de préparation des toxines telles que la toxine tétanique et 
la toxine diphtérique; 3° un laboratoire de chimie et microbie 
agricole. 

Au premier étage : les laboratoires de recherches de chimie 
biologique de MM. Étard et G. Bertrand. 

Au deuxième étage : le laboratoire de chimie biologique 

dépendant de la chaire que M. Duclaux occu|>e à la Sorbonne. 
L'Institut de chimie biologique et Thôpital fonctionneront dès 

Tautomne de 1900 



CORPS SAVANTS. 185 



SOCIÉTÉS SCIKiNTlFIQUES 

Association française pour ravancement des sciences, 

28, rue Serpente. — Cette Association a été fondée en 1872 à la 
suite des malheurs de 1870. La pensée des fondateurs, Combes, 
Delaunay, Claude Bernard, Broca, Wurtz, de Quatrefages, qui 
depuis longtemps suivaient les travaux de VAssocialion bri- 
tannique, était de favoriser le développement des sciences par 
des réunions plénières, des conférences, des allocations en 
argent et en nature aux travailleurs pour subvenir aux dépenses 
nécessitées par leurs recherches, et le regretté Paul Broca a 
surtout travaillé à la réalisation de ce projet. 

Une Association de ce genre, fondée en 1854, pardeCaumont, 
avait déjà rendu d'utiles services, mais périclitait faute de 
ressources. L'Association française pour ravancement des 
sciences arrivait à un moment opportun, et le concours de 
toutes les classes de la société vint consacrer son établissement. 
En 1887, l'Association scientifique, fondée par M. Le Verrier vint 
fusioimer avec l'Association française pour Tavancement des 
sciences. Les sections suivantes intéressent la médecine: zoologie 
— anatomie — physiologie ; anthropologie; sciences médicales; 
hygiène et médecine publique; électricité médicale. 

Président, M. Hauiy, membre de Tlnstitut; secrétaire général, 
M. Gariel, membre de l'Académie de médecine. 

Indépendamment des grands corps savants et établissements 
qui précèdent, il y a lieu d'indiquer un certain nombre de 
Sociétés scientifiques privées dont nous donnons la liste 
ci-après : 



\^P P\hl^-lltril».lL — E5>EI»*>tlt>T. 

S^Mtt'Ie fie mf'dé'riue dt* Pari*. Utmlvr le H niar* I 7!Hk |iar 
Gini'».!!'!. Hall»', N'ïlillol. ••le*. Sirgf, me «le rAlilia\e. 7t. 

SiH'it'U' nualomique fie Paris. fomltV fuir Ilupiiytren en iXOrî. 
Siêge a l'Krole pratique. 

Sfpi'i^lû fie nu'flecine praiiqftf. fondée en 1808. Siège, nie 
S'qiente, iS, 

Sorif'lr' nu'flif'O-prntififfe fie Pari», fonilée vu I8(Ck Siège, 
me S«,T(HMile, iX. 

Sfjriélf' fie chirurgie fie Pari», foiuiée en lSi3. Siège, nie 
t\r Seine. 12. 

Soriéh* de bloloyie. fonilée en 1S4S. Siège à l'École pra- 
tiqne. 

Soviêlé médicale des hùpilaux. fondée en lSi9. Siège, me 
tie TAbliave, .">. 

Stfciélé de thérapeulique, fondée en 1S67. Siège, me Ser- 
pente, 28. 

Socidlê de tttédecine légale, fondée en 1808. Siège au Palais 
de Justice. 

Société d* hydrologie médicale, fondée en 1454. Siège, rue 
de rAl)l)a\e, 7). 

Sociéfé dfudhrojjologie de Paris, a été fondée en 1859, par 
U' <jivaiit encvilopédisle, Paul Broca. Siège à IKtole praticpie. 

Sociélé française dlnjgiène. Siège, nu» du Dragon, 30. 

Société de médecine publique et d'hygiène professionnelle. 
Siège, rue Serpente, 28. 

Société contre lahus du tabac. Siège, rue Saint-nenoit, 20 bis. 

Société de psychologie physiologique. Siège, rue Ser- 
|»enle, 28. 

Société de Vhygiène de fenfance. Siège à la mairie du 
IV' arrondi>senient. 

Société dhypnologie et de psychologie, fondée en 1889. 
Siè»»!', rue wSer|)ente. 28. 

Société de pédiatrie. Siège à THrole pratique. 



COUPS SAVANTS. !«' 



^^^/w* ^a ^\r I 



Suciélê obstétricale et gynécologique. Siège, rue Serpente, 28. 

Société obstétricale de Finance, fondée en 1891. Siège, rue 
Serpente, 28. 

Société française délectrolhérapie. Siège à la mairie du 
I"^ arrondissement. 

Société d'ophtalmologie. Siège, rue Serpente, 28. 

Société d'oplUalmolo(jle de Paris, Siège, rue Serpente, 28. 

Société de stomatologie. Siège, rue Serpente, 28. 

L'Association générale des Etudiants de Paris, io, rue 

des Écoles, fondée en 188i, a été reconnue d'utilité puhlitpie par 
décret du 25 juin 1891. 

But de r Association, — 1/Assucialion a pour but : P de 
réunir les étudiants dans Tinlérét de leurs études; 2*^ d'établir 
entre tous ses membres des liens de solidarité et de fraternité, 
alîn de procurer à chacun aide et assistance. Dégagée de (ont 
caractère politique nu religieux, elle s'efforce uniquement 
d'assurer à la communauté des étudiants des avantages intel- 
lectuels et matériels de toute sorte; elle ne restreint en rien 
l'initiative personnelle qu'elle développe au contraire en favo- 
risant l'échange d'idées scientifiques et sociales entre des étudiants 
appartenant à tous les ordres d'études. L'administration appar- 
tient exchisivement à un Comité d'étudiants français et majeurs 
élus jiar leurs camarades des différentes Écoles. Conditions 
d'admission : être étudiant. Verser une cotisation annuelle 
de 18 francs. 

I/Associalion possède une bibliothèque de 2»') 000 voimnes. 
Des conférences de droit, de médecine, de sciences et de lettres 
sont faites en vue des examens divers. Klle publie un bulletin et 
un annuaire. Elle donne des fêtes ujcnsuelles gratuites et pro- 
cure à ses uu'mbres tous les sports : gynmastiipie. escrime, 
érpiitalion, etc. 



if^ V\r î^-IlM'IiL — C><tî^^ElC5T 



ENSEIGNEMENT SLPÊRIELR 

ÎIANS LES DKrARTEME.NTS 

D*--* crfrMu>n< noiJVf»II<*> el dr^ aintlionitions oonsidêrable> 
onl /'lé inlroduil»*^, di'jiui'i lautunuiiiie de>Univemlê>, dans Tor- 
gîini^tiofi de ri.'riMM^rnemefit de la médecine des Facultés de 
pro^inrc. Nous iridi<{iirron< les principales. d*aprè< les doeu- 
nicnts qui nous s^mt parvenus. 

Len Universités établies en vertu de la loi du 21 juillet 1897 
sont au nombre de onze, savoir: Paris, Aix-Marseille, B4>rdeaux, 
Caen, Clermont, Dijon. Grenoble, Lille. Lyon» Montpellier. 
Nancv. 

Toutes peuvent délivrer aux éti'angors, en ce qui concerne la 
science médicale, le diplôme universitaire de docteur en méde- 
cine. 

LTiiiversité de Lyon délivre en plus un diplôme d'études 
pîsvclio-physiologiques. 

I/lViiversité de Nancj délivre des attestations d'études supé- 
rieures de sciences biolo^irpies et un diplôme de docteur es 
sci(*nces biologiques. 

Les attestations d'études supérieures de sciences biologiques 
sont au nombre de trois, à savoir : 1* une atte>tation de 
sci(înces biologiques avec mention analomie; 2" une attestation 
de sciences biologi((ues avec mention physiologie; 3" une attes- 
tation de scien<es biologiques avec mention microbiologie. Le 
progranune d'études de chaque attestation comprend trois 
matières : deux obligatoires; une à option, que le candidat 
peut choisir parmi les matières indiquées. L'épreuve unique 



CORPS SAVANTS. 189 

pour chaque matière consiste dans la mise au point de Tétat 
actuel d'une question laissée au choix du candidat. 

Les candidats munis d'une des attestations ci-dessus peuvent 
seuls se présenter au doctorat es sciences biologiques. L'épreuve 
consiste dans la présentation, sous forme de thèse, d'un mé- 
moire relatant des faits personnels sur une question de science* 
biologiques, et dans une soutenance publique. 

Marseille. 

Cinq cours complémentaires ont été créés par le Conseil muni- 
cipal de Marseille ^délibérations du 17 mars et du 8 août 1899), 
et autorisés par décision ministérielle du 20 novembre de la 
même année, savoir : 

1° Pathologie et Bactériologie des maladies exotiques; 

2" Hygiène, Climatologie et Kpidémiologie coloniales: 

r>" Histoire naturelle coloniale; 

4'' Clinique des maladies exotiques; 

5" Histoire médicale et bromatulogique des colonies. 

Cet enseignement a été créé en vue de former l'instruction 
des futurs colons et de susciter des vocations coloniales. 

Bordeaux. 
L Institut anatômique de la Faculté de médecine de 

Bordeaux est l'un des plus beaux et des mieux aménagés qui 
existent. Trouver le moyen de faire deramphithéàlre d'anatomie, 
ce vieil épouvantail des étudiants, un lien fré«pienlé et recherché 
était un problème à sohition bien difficile. In aménagement 
satisfaisant aux lois les plus rigoureuses de Thygiène tout en 
présentant les jïIus grandes commodités pour Tétude, une nou- 
velU» injection des cadavn^s supprimant leur odeur si repous- 
sante, tout en coupant court à Tinfeclion de la piqûre anatô- 
mique, paraissent l'avoir résolue de la fayon la plus complète. 



100 PARIS-MEDICAL. — E>SEIGNEMEM. 

Situé à l'esl de la grande coiir d'honneur de la Faculté, Fin- 
stitut anatomique se compose de trois pavillons A, 6 et C, des 
cabinets des professeurs, de celui du chef des travaux et du pro- 
secteur, des cabinets des aides. Les sous-sols sont aménagés 
pour Tinjection et la conservation des cadavres. 

Tous les locaux et toutes les ressources anatoiuiques de Tln- 
stitut sont en principe au service de Fanatomie en hiver et de la 
médecine opératoire en été. 

Lyon. 

Institut sérothérapique et antirabique. — Depuis plu- 
sieurs années déjà on prépare des sérums thérapeutiques dans 
les laboratoires de la chaire de médecine expérimentale de la 
Faculté, sous les auspices des hôpitaux et hospices, civils de 
Fijon. 

Fn service antirabique analogue à celui qui fonctionne à ITn- 
stitut Pasteur de Paris a été ouvert en avril dernier. 

Le service des sérums et celui de la rage constituent FInstitut 
sérothérapique et antirabique de Lyon. Celui-ci, installé provisoi- 
rement dans les locaux de la Faculté de médecine, sera relié à 
l'Université par son directeur, qui doit être constamment le pro- 
fesseur de médecine expérimentale et comparée. Au point de 
vue de sa gestion, il forme un établissement indépendant, 
pourvu d'un Conseil d'administration, où figurent des membres 
de la municipalité, des hôpitaux, du Conseil général, de la 
Chauïbre de commerce, de FFniversité, etc., etc. Ses ressources 
consistent en subvei^tions annuelles données par la ville de 
Lyon, l'administration des hôpitaux, le département du Rhône et 
les départements voisins, ainsi que par les villes de la région 
lyonnaise, dont les habitants pourront, à l'occasion, bénélicier 
du traitement antirabique sans s'astreindre a des déplacements 
pénibles et onéreux. 



CORPS SAVANTS. 191 

Enseignement de la médecine légale à TUniversité de 

Lyon. — Cet enseigncMiionl est donné aux étudiants en médecine 
et aux étudiants en droit. La médecine légale doit être ensei- 
gnée en un an : elle se divise naturellement en deux parties, 
une médecine légale générale (des droits et des obligations du 
médecin dans la société et devant la justice, questions pouvant 
se présenter dans toute procédure et relatives à la personne 
vivante : âge, sexe, état civil, identité, responsabilité, questions 
relatives à la mort, au cadavre, aux taclies et aux empreintes): 
une médecine légale spéciale (coups et bb»ssuies, aspbyxies 
diverses, empoisonnements, questions relatives à Tinstinct 
sexuel et aux fonctions de reproduction). Le professeur et son 
chef de travaux traitent chacun à leiu* tour Tune ou l'autre de 
ces parties. 

Cet enseignement théoricpu» est heureusement complété par 
un enseigneuuMit prati(pie auquel est fiiite une part de |)lus en 
plus large, à Taide d'autopsie des corps de |»endus. de noyés, 
d'asphyxiés, etc. 

Si Tautopsie ne peut être pratiipiée, le professeur indique 
la marche h suivre pour procéder à la levée du corps et étudier 
toutes les constatations indispensables à faire à l'effet de répondre 
à la question le plus souvent posé** : est-ce un suicide, un acci- 
dent, un crime? 

Vn autre enseignement pratique qui parait spécial est celui 
qui est fait dans les umsées du laboratoire de médecine égale. 
Ces musées contiennent, outre les appareils nécessaires aux 
démonstrations, une collection «le crânes, don de la veuve 
Duchéne. De nouibreuses pièces analomiques rx^cueillies lui fur 
et à mesure des expertises judiciaires constituent une collection 
précieuse» pour renseignement médico-judiciaire des médecin^ 
et des magistrats: de< vitrines renfermant des pièces analo- 
miques, des pièces à conviction, des pièces relatives au foîtus. 
au nouveau-né: des squelettes d\Mubryons à divers Ages: pièces 



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COUPS SAVANTS. 105 

criminelle et des sciences pénales, fondées en 1880, dans les- 
({uelles se trouvent la plupart des travaux de TÉcole lyonnaise 
médico-légale. » 

L'Institut de chimie, fondé par l'Université, avecle epncours 
de rÉtat, de la ville de Lyon et du département du Rhône, sera 
ouvert aux étudiants dès la rentrée. C'est dans ses vastes labora- 
toires que fonctionneront désormais les services de la chimie des 
deux Facultés des sciences et de médecine, ainsi que l'École de 
chimie industrielle dont il est question plus loin. 

Montpellier. 

II y a lieu de citer comme nouvellement installé ï Institut 
de physique et de chimie îwJdicales, voisin de la Faculté, 
spécialement aiïecté aux enseignements et manipulations de 
physique et de chimie biologiques. 

Nancy 

11 y a lieu de mentionner un nuisée comprenant de nombreu- 
ses pièces anatomiques et d'anatomie pathologique qui se 

trouve dans le nouvel Institut analomique, un Musée d'histoire 

naturelle et un Musée d'hygiène également à la Faculté. 

Un Institut chimique a été créé à la Faculté des sciences dans 
le but d'offrir aux jeunes gens, qui veulent faire de la chimie 
leur carrière, une instruction générale, à la fois théorique et 
pratique. 

L'enseignement théorique comprend des couis de chimie 
générale, minérale, organique et analytique. Ces cours, qui 
constituent la base de renseignement, sont complétés ps\v des 
leçons dans lesquelles on développe une série d'industries 
spéciales, comme la métallurgie, la céramique, la grande indus- 
trie chimique, les matières colorantes, la féculerie, les boissons 

l'ARIS-MflDICAL. 13 



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/^»MM *\* \ M* \ \* Ah<\»\\t th. \Utfh\- ci |h d'fUur Gi^nbemale, 

\^hiu '^Mf-ri i\Ht' S\, i^ÀffUlUt \'h «f-ni H\(r(: /^motion, provoqua 
/|}Mi4 U r/^iorMlii Nor/I tiri in^i^nifirpH; i';lan dVnthousîasme et 
/l )MlMiu»flioM ; r^l^'f! i*X \r,\us'Vi.^, ('\\hvmu, sans dKslinclion 
<l <f|>MfioM< |fohli<|M<'«« ou n^ligif^i^^f'^^f voulut apporter son oflrande. 

1,11 |Mhf« fil' Ih pn'riiii'n* pii^n; a eu lieu au mois de 
fMtw>MiliM< lH!l!f f'I Im vIIIimIp Lille et Ir cornitô de souscription 
iIm lili'inil, iixM r»iqmMiliiin'iil (l(* M. Pasteur, de donner le nom 
lU 1 iIIm:Iii< Mimiiil iMi nouvel Innlitut. 

MM rn'ilfiir el Wwwx lurent t»u uu^nie teuijis ])riés de désigner 
u*liii lie liMiM iMè>(*N i|ui (leviiil organiser et diriger Tétahlisse- 
Mieiil, I (MU t li(M\ Hiureiii Hur le dorteiu' (laluiclle, qui avait déjà 
iMe ilKUe.e i|ueli|uei« années iuipara\ant de eréer, en Indo-Chine, 
un ln>li(n) du intime genre ptuuMa préparation du vaccin et pour 
le h.MtiMU»*nl de lu \\\^\\ 

\ e uo\nel In^ildut h ui^Ldla dan> de,'* locaux pnnisoires, et on 
mmu^u» uva d»w louuM^ de lexner ISO,*» i\ piv|Mix*r les sénim^ et 
^ * N.^iuuv uiHevx,u»e'^ rtu\ di>er> $or\ioes hospitaliers et aux 
u\\lxxn^N do Ia *evi\xMU IK pluN» rrnîxorsilè do Lille dôcidâ la 



COUPS SAVANTS. 105 

création d'une chaire de bactériologie et de thérapeutique expé 
rimentale, qui devait être rattachée à l'Institut Pasteur. 

L'Institut, aujourd'hui terminé, a été reconnu comme établis- 
sement d'utilité publique, par décret du Président de la Répu- 
blique du 1^' avril 1898. Son administration est autonome. Il y 
a un conseil, présidé de droit par le maire de Lille, composé de 
onze membres élus par le Conseil municipal, de sept membres 
nommés par le Conseil général du Nord, d\m membre nommé 
par le Conseil général du Pas-de-Calais et d'un nombre illimité 
de membres donateurs. 

L'Institut Pasteur, de Lille, a pour directeur M. Calmette, 
professeur à l'Université de Lille. Les services sont les suivants : 
Laboratoire de bactériologie et service delà rage^ chef de labo- 
ratoire, M. Déléarde, professeur agrégé de la Faculté de méde- 
cine; Laboratoire des sérums et vaccins^ chef, M. Guérin; 
Laboratoire de chimie biologique^ chcF, M. Sanguinetti; Labo- 
ratoire de fermentations industrielles, chef, M. Roland; 
Laboratoire de microbie agricole, chef, M. Boullangor ; Labo- 
ratoire d'électricité biologique, chef, M. Afarmier. 

L'Institut Pasteur est situé boulevard Louis XIV et l'installation 
des services est des plus remarquables. 

Alger. — Llnslitut Pasteur, d'Alger, a été créé le 1"' novem- 
bre 1894. Les dépenses d'établissement ont été supportées par le 
budget de l'Algérie; aujourd'hui, les recettes annuelles excèdent 
les dépenses. II comprend les services suivants, et les résultats 
donnés sont totalisés depuis la fondation de l'Institut jusqu'au 
TA décembre 1899. 

Médecine humaine : Service du traitement contre la rage 
— Nombre de cas traités : 1 87)6. 

Service de la vaccination animale, — Nombre de tubes' de 
vaccin distribuas gratuitement aux communes et aux particu- 
liers : 47C3I. 



196 PAIUS-MÊDICAL. — ENSEIGNEMENT. 

Analyses d'eau d'alimentation : 869 ; ces analyses ont été 
faites à titre gracieux. 

Médecine vétérinaire : Service de la clavelisation. — La 
clavelée règne à Tétat presque permanent sur le troupeau ovin 
algérien, et c'est à ce troupeau importé en France, disent les vété- 
rinaires autorises, que Ton doit certaines maladies redoutables 
qui déciment les moutons de la métropole; aussi, dès sa 
création, Tlnstitut d'Alger fut-il chargé par le gouvernement de 
produire un claveau remplissant les conditions voulues, pour 
être répandues dans toute l'Algérie. 

Le produit obtenu a été jugé de la façon suivante par 
M. Xocard: « J'affirme qu'au double point de vue technique et 
expérimental, le claveau mis à la disposition des vétérinaires 
par rinstitut Pasteur, d'Alger, remplit les conditions nécessaires 
de pureté et d'activité. J'ajoute que j'ai assisté, à l'Institut Pas- 
teur, d'Alger, à toutes les manipulations que comporte la culture 
du claveau sur des moutons clavelifères (inoculation, récolte, 
dilution et distribution du virus) et que tout s'y passe suivant 
les règles de l'asepsie la plus rigoureuse. » 

Vaccin charbonneux. Doses distribuées : 21 655; Tubercu- 
Une, Doses distribuées : 116. Service de la pathologie végétale. 
Préparation du sporotrichum, distribution de 879 paquets. 

En outre, l'Institut distribue les divers sérums antidiphtéri- 
tique, antistreptocociipie, antitétanique et anlipesteux, qui lui 
sont fournis par les Instituts Pasteur de Paris et de Lille. 

Le Directeur de rinstitut est M. Trolard, professeur à l'École 
de médecine d'Alger; le Directeur adjoint, M. Soulié, professeur 
suppléant à la môme école. 



ASSISTANCE PUBLIQUE 



ASSISTANCE PUBLIQUE 



L'Assistance publique, telle qu'on la comprend de nos jours, 
c'est-à-dire les soins donnés aux malades pauvres dans les hôpi- 
taux, les secours de tout genre, distribués aux indigents par les 
bureaux de bienfaisance, n'est point une conception nouvelle 
née d'hier, comme le grand public semble le croire, et l'or 
étonnerait beaucoup de gens en les renvoyant aux arrêts du roi 
Childebert et aux Capitulaires de Charlemagne. L'organisation 
des secours à domicile en France est stipulée dans les canons du 
Concile de Trente de 567, qui ordonnent que la cité doit prendre 
ses pauvres à sa charge, ce qui, implicitement, est Torigine du 
secours à domicile, et Ch»irlemagne introduisit cette prescription 
dans la loi civile. Mais la mort de Tempereur, le démembrement 
de son vaste empire, arrêtèrent l'essor des institutions nouvelles, 
auxquelles il fallut songer lorsque les guerres continues et les 
épidémies vinrent accroître la misère. 

Saint Louis fit revivre les lois protectrices de Charlemagne; 
des édits se publièrent obligeant les communes à s'occuper de 
leurs pauvres, et Henri III sécularisa l'administration des hôpi- 
taux; les ordres religieux, malgré leur bon vouloir et leur 
dévouement hors pair, devenant insuffisants devant le nombre 
croissant des malades et des indigents. 

L'iVssemblée nationale de 1789 essaya de modifier l'organisa- 
tion administrative des bureaux de bienfaisance, et TAssemblée 
législative de 1702 entendit un rapport du Comité des secours 
publics qui proposait de réunir tous les fonds donnés pour 
l'assistance des pauvres, d'établir une juste répartition des 
revenus et recommandait surtout la distribution des secours h 



200 PARIS-MÉDICAL. 

domicile; mais ce ne fut qu'en 1795 et 1794 que la Convention 
rendit plusieurs décrets, le premier du 19 mars, concernant 
l'organisation des secours publics; le second du 15 octobre, 
supprimant la mendicité; le troisième du 11 mai 1794, ordon- 
nant la formation d'un livre de bienfaisance nationale. Ces 
trois décrets constituaient la première loi or^çanique sur l'assis- 
tance publique, mais la loi du 16 vendémiaire, an V (1 797), ren- 
dit aux hospices la possession de leurs biens, leur adminis- 
tration futconfiée à la municipalité, et la loi du 31 octobre 1820, 
sauf de légères modifications, vint confirmer la précédenle. 

Enfin la loi sur l'assistance médicale gratuite, que nous 
donnons ci-après, est venue combler une lacime considérable, 
mais en laissant intacte la loi du 20 janvier 1849, spéciale 
a TAssistance publique de Paris, qui comprend de plus les 
secours à domicile, Tarticle 55 de la nouvelle loi autorisant les 
communes à avoir une organisation particulière. 

LOI SUR L'ASSISTANCE MÉDICALE GRATUITE 

(15 juillet 1893). 

Titre presiier. — Orgamsation de l*assista.\ce médicale. 

Article premier. — Tout Français malade, privé de ressources, 
reçoit gratuitement de la commune, du département ou de TÉtat, sui- 
vant son domicile de secours, l'assistance médicale à domicile ou, s'il 
y a impossibilité de le soij^ncr utilement à domicile, dans un établisse- 
ment hospitalier, Les femmes en couches sont assimilées à des 
malades. Les étrangers malades, privés de ressources, seront assimilés 
aux Français toutes les fois (|ue le Gouvernement aura passé un. traité 
d'assistance réciproque avec leur nation d'origine. 

Art. 2. — La commune, le département ou l'Ktat peuvent toujours 
exercer leur n^cours, s'il y a lieu, soit l'un contre l'autre, soit contre 
toutes personnes, sociétés ou corporations tenues à l'assistance médicale 
envers l'indigent malade, notamment rentre les membres de la famillt» 
de l'assisté désignés jmr les articles 205, 206, 207 et 212 du code 
civil. 



ASSISTANCE PlliMorE. ^01 

Art. 3. — Toute commune est rattachée pour le traitement de ses 
malades à un ou plusieurs des hôpitaux les plus voisins. Dans le cas où 
il y a impossibilité de soigner utilement un malade II domicile, le 
médecin délivre un certificat d'admission à Thôpital. Ce certificat 
doit être contresigné par le président du bureau d'assistance ou son 
délégué. L'hôpital ne pourra réclamer à qui de droit le reml)oursement 
des frais de journée qu'autant qu'il présentera le certificat ci-dessus. 

Art. 4. — 11 est organisé dans chaque département, sous l'autorité 
du préfet et suivant les conditions déterminées par la présente loi, un 
service d'assistance médicale gratuite pour les malades privés de res- 
sources. Le Conseil général délibère dans les conditions prévues par 
l'art. 48 de la loi du iO août i87i : i<» Sur l'organisation du service 
de l'assistance médicale, la détermination et la création des hôpitaux 
auxquels est rattachée chaque commune, ou syndicat de communes; 
i^ Sur la part de la déi)ense incombant aux communes et au dépar- 
tement. 

Art. 5. — A défaut de délibération du Conseil général sur les objets 
prévus ik l'article précédent, ou en cas de la suspension de la délibéra- 
tion en exécution de l'article 49 delà loi du 10 août 1871, il peut être 
|)0urvu à la réglementation du service par un décret rendu dans la 
forme des règlements d'administration publique. 

Titre 11. — Domicile de secours. 

Art. 6. — Le domicile de secours s'acquiert : i^ Par une résidence 
habituelle d'un an dans une commune, postérieurement à la majorité 
ou à l'émancipation; — 2" Par la filiation. L'enfanta le domicile de 
secours de son père. Si la mère a survécu au père, ou si l'enfant est un 
enfant naturel reconnu par sa mère seulement, il a le domicile de sa 
mère. En cas de séparation de corps ou de divorce des époux, l'enAint 
légitime partage le domicile de l'époux à qui a été confié le soin de son 
éducation; — o** Par le mariage. La femme, du jour de son mariage, 
acquiert le domicile de secours de son mari. Les veuves, les femmes 
divorcées ou séparées de corps, conservent le domicile de secours anté- 
rieur a la dissolution du mariage ou au jugement de séparation. - - 
Pour les cas non prévus dans le second article, le domicile de secours 
est le lieu de la naissance jusfju'à la majorité ou l'émancipation ; 

Art. 7. — Le domicile de secours se perd : l<* Par une absence 
ininterrompue d'une année postérieurement a la majorité ou à l'éman- 



202 PAUIS-MÉDICAL. 

cipation; — 2*» Par racquisition d'un aulre domicile de secours. Si 
l'absence est occasionnée par des circonstances excluant toute liberté de 
choix de séjour ou par un traitement dans un établissement hospitalier 
situé en dehors du lieu habituel de résidence du malade, le délai 
d'un an ne commence à courir que du jour où ces circonstances 
n'existent plus. 

Art. 8. — A défaut de domicile de secours communal, l'assistance 
médicale incombe au département dans lequel le malade privé de 
ressources aura acquis son domicile de secours. Quand le malade n'a 
ni domicile de secours communal, ni domicile de secours départemen- 
tal, l'assistance médicale incombe à Y (liai. 

Art. 9. — Les enfants assistés ont leur domicile de secours dans le 
département au service duquel ils appartiennent, jusqu'à ce qu'ils 
aient acquis un autre domicile de secours. 

Titre 111. — Bureau et liste d'assistance. 

Art. iO. — Dans chaque commune, un bureau d*assistance assure 
le service de l'assistance médicale. La commission administrative du 
bureau d'assistance est formée par les commissions administratives 
réunies de Thospice ou du bureau de bienfaisance, ou par celte der- 
nière seulement quand il n'existe pas d'hospice dans la commune. A 
défaut d'hospice ou de bureau de bienfaisance, le' bureau d'assistance 
est régi par la loi du 21 mai 1873 (articles i à 5) modifiée par la loi 
du 5 août 1879, et possède, outre les attributions rpii lui sont dévolues 
parla présente loi, tous les droits et attributions qui appartiennent aux 
bureaux de bienfaisance. 

Art. 11. — Le président du bureau d'assistance a le droit d'ac- 
cepter, à titre conservatoire, des dons et legs et de former, avant 
l'autorisation, toute demande en délivrance. Le décret du Président de 
la République ou l'arrêté du préfet qui interviennent ultérieurement 
ont effet du jour de cette acceptation. Le bureau d'assistance est repré- 
senté en justice et dans tous les actes de la vie civile par un de ses 
membres que ses collègues élisent, a cet effet, au commencement de 
chaque année. L'administration des fondations, dons et legs qui ont 
été faits aux pauvres ou aux communes, en vue d'assurer l'assistance mé- 
dicale, est dévolue aux bureaux d'assistance. Les bureaux d'assistance 
sont soumis aux règles qui régissent l'administration et la comptabilité 
des hospioes, en ct^ qu'elles n'ont rien de contraire à la présente loi. 



ASSISTxVNCE P( lUJQl'E. 2(5 

Art. 12. — La commission administrative du bureau d*assislance, 
sur la convocation de son président, se réunit au moins quatre ibis par 
an. Elle dresse, un mois avant la première session ordinaire du Conseil 
municipal, la liste des personnes qui, ayant dans la commune leur 
domicile de secours, doivent être, en cas de maladie, admises à Tassis- 
tance médicale, et elle procède à la revision de cette liste un mois 
avant chacune des trois autres sessions. Le médecin de l'assistance ou 
un délégué dos médecins de Tassistance, le receveur municipal et un 
des répartiteurs désignés par le sous-préfet, peuvent assister à la 
séance avec voix consultative. 

Art. 13. — La liste d'assistance médicale doit comprendre nomina- 
tivement tous ceux qui seront admis aux secours, lors même qu'ils 
sont membres d'une même famille. 

Art. 14. — La liste est arrêtée par le conseil municipal, qui délibère 
en comité secret; elle est déposée au secrétariat de la mairie. Le maire 
donne avis du dépôt par afficlies aux lieux accoutumés. 

Art. 15. — Une copie de la liste et du procès-verbal constatant 
Taccomplissement des formalités prescrites par l'article précédent est 
en même temps transmise au sous-préfet de l'arrondissement. Si le 
préfet estime (|ue les formalités prescrites par la loi n'ont pas été 
observées, il défôre les opérations, dans les huit jours de la réception 
de la liste, au conseil de préfecture, qui statue dans les huit jours et 
fixe, s'il y a lieu, le délai dans lequel les opérations annulées seront 
refaites. 

Art. 16. — Pendant un délai de vingt jours à compter du dépôt, les 
réclamations en inscriptions ou en radiations peuvent être faites par tout 
habitant ou contribuable de la commune. 

Art. 17. — Il est statué souverainement sur ces réclamations, le 
maire entendu ou dûment appelé par une commission cantonale com- 
posée du sou s -préfet de l'arrondissement, du conseiller général, d'un 
conseiller d'arrondissement, dans l'ordre de nomination, et du juge de 
paix du canton. Le sous-préfet, ou, à son défaut, le juge de paix, pré- 
side la commission. 

Art. 18. — Le président de la commission donne, dans les huit 
jours, avis des décisions rendues au sous-préfet et au maire, qui opè- 
rent sur la liste les additions ou les retranchements prononcés. 

Art. 19. — En cas d'urgence, dans l'intervalle de deux sessions, bî 
bureau d'assistance peut admettre provisoirement, dans les conditions 
de l'article 12 de la présente loi, un malade non inscrit sur la liste. En 



204 PAÏUS-MEUICAL. 

cas d*împossibilité de réunir à temps le bureiiu d'assistance, l^admîs- 
sion {)eut être prononcée par le maire, qui en rend compte, en comilé 
secret, au conseil municipal dans sa plus prochaine séance. 

Art. 20, — En cas d*accident ou de maladie aiguë, Fassistance mi''- 
dicaie des persomaes qui n*ont pas le domicile de secours dans la com- 
mune oïl s*est produit Faccident ou la maladie incombe à la commune, 
dans les conditions prévues à Farticle 21, s*il n'existe pas d'hôpital 
dans la commune. L'admission de ces malades à l'assistance médicale 
est prononcée par le maire, qui avise immédiatement le préfet et rend 
compte, en comité secret, au conseil municipal dans sa plus prochaine 
séance. Le préfet accuse réception de Favis et prononce dans les dix 
jours sur l'admission aux secours de Fassistance. 

Art. 21. — Les frais avancés par la commune en vertu de Farticle 
précédent, sauf pour les dix premiers jours de traitement, sont rem- 
boursés par le département d'après un état régulier dressé conformé- 
ment au tarif fixé |.ar le conseil général. Le département qui a fourni 
l'assistance peut exercer son recours contre qui de droit. Si l'assisté à 
son domicile de secours dans un autre département, le recours est 
exercé contre le département, sauf la faculté, pour ce dernier, d'exercer 
à son tour son recours contre qui de droit. 

Art. 22. — L'inscription sur la liste préxiie à Farticle 12 continue à 
valoir pendant un an, au regard des tiers, à partir du jour où la per- 
sonne inscrite a quitté la commune, sauf la faculté pour la commune 
de prouver que cette personne n'est plus en situation d'avoir besoin de 
Fassistance médicale gratuite. 

Art. 25. — Le préfet prononce l'admission aux secours de Fassis- 
tance médicale des malades privés des ressources et dépourvus d'un 
domicile de secours communal. Le préfet est tenu d'adresser, au com- 
mencement de chaque mois, à la commission départementale ou au 
ministre de l'Intérieur, suivant que Fassistance incombe au département 
ou à l'État, la liste nominative des malades ainsi admis pendant le moi> 
précédent aux secours de Fassistance médicale. 

Titre IV. — Secoirs hospitaliers. 

Art. 24. — Le prix de journée des malades placés dans les hôpi- 
taux aux frais des communes, des dé{)artements ou de l'Etat est réglé, 
par arrêté du préfet, sur la proposition des commissions administrai- 
tives de ces établissements et après avis du conseil général du dépar- 



ASSISTANCE Pl'RLIQUE. 205 



■ ^^^M^i«^^M^^^«^^^^^^^w 



tcment, sans qu*on puisse imposer un prix de journée inférieur ù la 
moyenne du prix de revient constate pendant les cinq dernières an- 
nées. 

Art. 25. — Les droits résultant d'actes de fondations, des édits 
d*union ou de conventions particulières sont et demeurent réserve's. 
II n'est pas dérogé h l'article i'^'' de la loi du 7 août 1851. Tous les 
lits dont l'alTectation ne résulte pas des deux paragraphes précédents ou 
qui ne seront pas reconnus nécessaires aux services des vieillards ou 
incurables, des militaires, des enfants assistés et des maternités, seront 
afToctés au service de l'assistance médicale. 

Titre V. — Dépe>ses, voies et moyens. 

Art. 26. — Les dépenses du servi{?e de l'assistance médicale se di- 
visent en dépenses ordinaires et dépenses extraordinaires. 

Les dépenses ordinaires comprendront : 1 ° les honoraires des méde- 
cins, chirurgiens et sages-femmes du service d'assistance à domicile; 
2° les médicaments et appareils ; 3^ Les frais de séjour des malados 
dans les hôpitaux. Ces dépenses sont obligatoires. Elles sont suppor- 
tées par les communes, le département et l'État, suivant les règles 
établies par les articles 27, 28 et 29. Les dépenses extraordinaires 
comprennent les frais d'agrandissement et de construction d'hôpitaux. 
L'Etat contribuera à ces dépenses par des subventions dans la limite 
des crédits votés. Chaque année, une somme sera, k cet effet, inscrite 
nu budget. 

Art. 27. — Los communes, dont les ressources si)éciales de Tassis- 
Mistance médicale et les ressources ordinaires inscrites h leur budget 
seront insuffisantes pour couvrir les frais de ce service, sont autorisées 
à voter des centimes additionnels aux quatre contributions directes ou 
des tiixes d'octroi pour se procurer le complément des ressources néces- 
saires. Les taxes d'octroi votées on vertu du paragraphe précédent se- 
ront soumises à l'approbation de l'autorité com[>élento, conformément 
aux dispositions de l'article 17)7 de la loi du 5 avril I88i. La part que 
les communes seront obligées de demander aux centimes additioimels 
ou aux taxes d'octroi ne pourra être moindre de 20 pour 100, ni supé- 
rieure a 90 pour 100 de la dépense à couvrir, conformément au ta- 
bleau A. 

Art. 28. — Les départements, outre les frais qui leur incombent de 
par les articles précédents, sont teims d'accorder aux communes qui 



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Art. :rî^. — L'L-** <:fA>..<.rî '-\ i ^-eiii-^ d ;«/rtrfiKiiuks de Ta^sïÀs- 
isuff, ni'Ài*'^]^ |or ^f^ ^u.^'îr'.'i *:!> aux d-éfv*rtrtDeiïl< diDS âne pn>- 
\r,T\ïhu «j.ji ^^n-^r* <k !•» i T<» f-.-ùr !••• du I*»:j1 de <vs dêpeiise> cou- 
%"rl''* fr-^r d*'*- r^f*îifij*r* ad^.îi-.'riri-rU H «j^ii 5#tj calculée trn ntsoo 
jnwr*- d»- h %j!»rijr du r^-riîirrjt: d» [■«rtf-nient^l |or kilomètre carré. 
ihu\hrni*'Ui*'Ui îiij l-dld»'ju 15 ri-aDn^ié. L*Él:it e<l tro outre chargé : 
I ' d<"» d^'-if^rn**-^ rjiX\i*i'»fir.»V'> par le IraitenH- ni des mabdes n*a}aDl 
itn'Mu doffii'ji'! d»' **ri»ijr>; 2'd"> fiji^ d admiiiistmtioD relatifs a Texi- 
'ullon d«î la jin-vnle loi. 

Art. TiO, — Les communes, les dêpartenienls, les bureaux de bien- 
fîii-arirr; el Uî»* rt.'dilisMiriienls hospitaliers possédant, en vertu d'actes 
Ai; fondation, de*) l>i<*ris dont le revenu a été afleeté |)ar le fondateur i\ 
l'aHsislann* nHulicaJe dos indijrenLs à domicile, sont tenus de contribuer 
aiu i\it\n'usvs du scr\ir<' de l'assistance médicale jusqu'à concurrence 
dudil ri;\('nu, sauf re qui a clé dit à l'article 25. 

A ri. Til. — Tous l(»s recouvrements relatifs au service de l'assistance 
iurdirale H'ciïcrluent comme en matière de contributions directes. 
Touli's Irs rerclUîs du bureau d'assistance pour lesquelles les lois et 
ri'^'lrfucnls n'ont pas prévu un modespécialde recouvrement s'effectuer! 
sur 1rs lîlals dress«'s par le président. Ces états sont exécutoires après 
(pi'jls ont élé visrs par le préfet ou le sous-préfet. Les oppositions, 
l(H'.sqjii' la nialièro est de la compélrnco des tribunaux ordinaires, sont 
ju.i<Vs couiMK* affaires sommaires, et le bureau peut y défendre sanb 
«ulorisali(»n du «(uiscil de préfecture. 

Arl. .V2. -- Les certificats, significations, jugements, contrats, quil- 
lauces el autres acies faits en vertu de la présente loi et exclu si veulent 
rt'l.ilifs au ser\ire de l'assistance médicale sont dispensés du timbre et 



ASSISTANCE PrWMQl'E. 207 

enregistrés gratis lorsqu'il y a lieu h la formalité de renregistrement, 
sans préjudice du bénéfice de la loi du 22 janvier 1851 sur l'assistance 
judiciaire. 

Art. 53. — Toutes les contestations relatives à l'exécution soit de la 
délibération du conseil général prise en vertu de l'article 5, ainsi que 
les réclamations des commissions administratives relatives à l'exécution 
de l'arrêté préfectoral prévu à l'article 24, sont portées devant le con- 
seil de préfecture du département du requérant, et, en cas d'appel, 
devant le Conseil d'État. Les pourvois devant le Conseil d'État, dans 
les cas prévus au paragraphe précédent, sont dispensés de l'interven- 
tion de l'avocat. 

Art. 54. — Les médecins de service de l'assistance médicale gratuite 
ne pourront être considérés comme inéligibles au conseil général ou au 
conseil d'arrondissement à raison de leur rétribution sur le budget 
départemental. 

Art. 55. — Les communes ou syndicats de communes qui justifient 
remplir d'une manière complète leur devoir d'assistance envers leurs 
malades peuvent être autorisés par une décision spéciale du ministre 
de l'Intérieur, rendue après avis du Conseil supérieur de l'Assistance 
publique, à avoir une organisation spéciale. 

Art. 56. — Sont abrogées les dispositions du décret de la loi du 
24 vendémiaire an H, en ce qu'elles ont de contraire à la présente loi. 

La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre 
des Députés, sera exécutée comme loi de l'Etat. 

Le Conseil supérieur de t Assistance publique a été organisé 
et réorganisé par les décrets des 14 avril 1888, 11 mai 1888, 
27 janvier 1891, 15 janvier 1894 et 9 mars 1898. 

Bureau du Conseil : 

Président d honneur : le Ministre de Tlntérieur. 

Président : M. Théophile Roussel, sénateur. 

Vice-présidents : MM. Sahran, président du Conseil général 
d'administration des hospices de Lyon, et Thulié, ancien prési- 
dent du Conseil municipal de Paris. 

Secrétaire général : Désiré Giraud, directeur dos Sourds- 
Muets. 



208 paris-:mêdical 

Secrétaire général adjoint : M. Couturier, secrétaire de la 
direction de l'Assistance et de l'Hygiène publiques. 

Membres de droit en raison de leurs fonctions : 

MM. Henry Monod, directeur de l'Assistance et de l'Hygièni* 
publiques ; 

Brunian, directeur de TAssistancc départementale et commu- 
nale; 

Dullos, directeur dé TAdministration pénitentiaire; 

Dieu, directeur du service de santé au Ministère de la 
guerre ; 

Cunéo, directeur du service de santé au Ministère de la 
marine : 

La Borde, directeur des affaires civiles et du sceau au Ministère 
de la justice ; 

Bergeron, secrétaire perpétuel de l'Académie de médecine; 

Brouardel, président du Comité consultatif d'hygiène publique 
de France ; 

Duval, directeur du Monl-de-Piélé de Paris; 

Henri Xapias, directeur de l'administration générale de l'Assis- 
lance publi([ue de Paris ; 

MM. Constantin, Drouineau, Lefort, Emile Ogier, RcgnarcI, 
inspecteurs généraux. 

Membres nommés par décret : 

MM. les sénateurs : Bérenger, Goujon, Labiche, Labrousse, 
Milliard, Théophile Roussel, Paul Strauss. 

MM. les députés : Aynard, Bompard, Léon Bourgeois, Joseph 
(laillaux, Cruppi, Dron, Jules Legrand, Alfred Muteau, Emile 
Hev, Thierry. 

MM. Armaingaud (le D*^), professeur du cours municipal d'hy- 
giène à Bordeaux : 

Boucard. maître des requêtes au Conseil d*État; 



ASSISTANCE PUBLIQUE. 200 

Bourne ville, médecin des hôpitaux; 

Marcel Briand, médecin en chef de l'Asile de Villejuifj 

Loys Brueyre, ancien chef de division à la préfecture de la 
Seine ; 

Caubet, administrateur des hospices à Toulouse; 

Cheysson, inspecteur général des ponts et chaussées; 

De Crisenoy, ancien directeur au Ministère de l'intérieur; 

Cros-Mayrevieille, vice-président de la Commission administra 
tive des hospices à Narbonne ; 

Dreyfus-Brisac, médecin des hôpitaux: 

Gailleton (le D'), ancien maire de Lyon; 

Gaufrés, président deTOrphelinatde la Seine; 

Iléhi-ard de Villeneuve, conseiller d'État ; 

Hendié, préfet de la Seine-Inférieure ; 

llenrot (le D"^), ancien maire de Reims; 

Lardier (le D"^), à Rambervillers ; 

Magnan, médecin en chef de l'Asile Sainte-Anne ; 

Marbeau, ancien conseiller d'État; 

A.-J. Martin (le D'), inspecteur général de l'assainissement de 
Paris ; 

Henry Michel, chargé de cours à la Faculté des lettres; 

Olivier (le DO, à Lille; 

Porson (le D*"), ancien président de l'Union des syndicats 
médicaux de France, Nantes ; 

Hermann Sabran, président du Conseil général d'administra- 
tion des hospices, Lyon ; 

Thulié (le D"), ancien président du Conseil municipal de Paris; 

Van Cauwenberghe, maire de Saint- PoI-sur-Mer; 

Félix Voisin, conseiller h la Cour de cassation, vice-prési- 
dent du Conseil de surveillance de l'Assistance publique de 
Paris ; 

Secrétaire général : M. Désiré Giraud, directeur de l'Institu- 
tion nationale des sourds-muets ; 

PAnisHiéDiCAi. 1 f 



210 PARIS-MÉDICAI. 

Secrétaires : MM. Canipagnolc, docteur en droit, rédacteur 
principal au Ministère de Tintérieur ; 

Chevallereau, médecin de la clinique nationale des Quinze- 
Vingts ; 

Albert Coutaud, docteur en droit, ancien sous-préfet; 

Bluzet, docteur en droit, rédacteur principal au Ministère do 
l'intérieur; 

Cristofini (le D"), secrétaire du Comité supérieur des enfants 
du premier âge ; 

Faivre (le D"^), inspecteur des services de la santé dans les 
ports, secrétaire du Comité supérieur des enfants du premier 
âge; 

Legrain, médecin en chef de l'asile de Ville-Évrard; 

Rondel, docteur en droit, délégué au contrôle de l'assistance 
médicale gratuite ; 

Archiviste-bibliothécaire : M. Henry Lannes. 

L'Assistance publique à Paris constitue un service autonome. 
Elle a son budget spécial de recettes et dépenses et, en cas d'in- 
suffisance des recettes, la différence est portée au débit du 
budj^et général de la Ville de Paris. 

Le Conseil municipal est appelé par conséquente se prononcer 
sur tous les détails de ce budget, après que le Conseil de l'As- 
sistance publique a donné son avis sur les propositions de 
l'Administration entraînant une recette ou une dépense, et le 
Conseil nmnicipal qui, d'ailleurs, a droit d'initiative, décide en 
dernier ressort sur les propositions qui lui sont soumises. 

En cas de désaccord, le Ministre de l'intérieur prononce : il 
peut rétablir une dépense à faire ou annuler une dépense à 
eogager. Le rôle du Conseil est donc considérable. Il n'est que 
juste de reconnaître qu'en ce qui touche l'amélioration de tous 
les services de l'Assistance publique, les derniers Conseils muni- 
cipaux ont réalisé un progrès considérable, en organisant, àcôté 



ASSISTANCE PlULIOl'K. 211 

(les établissements hospitaliers déjà créés, des asiles spéciaux 
pour les indigents ne pouvant demeurer à l'hôpital, en créant des 
refuges de nuit, en améliorant le mode de répartition de» 
secours, aussi bien qu'en subventionnant largement les œuvres 
pouvant contribuer à diminuer la misère, et à venir en aide aux 
déshérités si nombreux dans une grande cité comme Paris. 

On peut donc dire qu'à ccMé de cette Assistance publique 
obligée de se renfermer dans le texte de la loi de 1849, le Conseil 
municipal a créé une assistance complémentaire qu'on pour- 
rait appeler assistance municijmle et à laquelle nous devons con- 
sacrer un chapitre de ce livre indiquant les établissements et 
les œuvres subventionnés directement par le Conseil municipal. 



LOI (lu 20 juillet 1849 sur r administration générale 
de r Assistance publique à Paris. 

Article premier. — L*administrution générale de l'Assislance pu- 
blique, à Paris, comprend le service des secours à domicile et le ser- 
vice des hôpitaux et hospices civils. 

Cette administration est placée sous rautoriié du préfet de la Seine 
et du Ministre de l'intérieur; elle est confiée à un directeur respon- 
sable, sous la surveillance d'un conseil dont les attributions sont 
ci-après détermiaées. 

Art. 2. — Le directeur est nommé par le Ministre de l'intérieur, sur 
la proposition du préfet de la Seine. 

Art. 3. — Le directeur exerce son autorité sur les services intérieurs 
et extérieurs. 

Il prépare les budgets, ordonnance toutes les dépenses et présente 
le compte de son administration. 

Il représente les établissements hospitaliers et de secours à domicile 
en justice, soit en demandant, soil en défendant. 11 a la tutelle 
des enfants trouvés, abandonnés et orphelins, et a aussi celle des 
aliénés. 

Art. 4. — Les comptes et budgets sont examinés, réglés et approu- 
vés conformément aux dispositions de la loi du 18 juillet 187)1) sur les 
attributions municipales. 



212 PAIIIS-MÉDICAL. 



^^^^M^^^^^^^M^^k^^^^^^^^^k^^MMA^^^ 



Art. 5. — Le conseil de surveillance est appelé à donner son avis sur 
les objets ci-après énoncés : 

1<» Les budgets, les comptes, et, en général, toutes les recettes et 
dépenses des établissements hospitaliers et de secours à domicile; 

2" Les acquisitions, échanges, ventes de propriétés et tout ce qui 
intéresse leur conservation et leur amélioration ; 

0^ Les conditions des baux à ferme ou à loyer des biens aiTermés ou 
loués par ces établissements ou pour leur compte : 

4<^ Les projets de travaux neufs, de grosses réparations ou de démo- 
litions ; 

5^ Les cahiers des charges des adjudications et exécution des condi- 
tions qui y sont insérées ; 

6° L'acceptation ou la répudiation des dons et legs faits aux établis- 
sements hospitaliers et de secours à domicile ; 

7^ Les placements des fonds et des emprunts ; 

8" Les actions judiciaires et les transactions; 

9° La comptabilité, tant en deniers qu'en matières; 

10^ Los règlements de services intérieurs des établissements et du 
service de santé, et l'observation desdits règlements ; 

11° Toutes les questions de discipline concernant les médecins « 
chirurgiens et pharmaciens ; 

12° Toutes les communications qui lui seraient faites par Tautorité 
supérieure et par le directeur. 

Les membres du conseil de surveillance visiteront les établissements 
hos[)italiers et de secours à domicile aussi souvent que le conseil le 
jugera nécessaire. 

Les médecins, chirurgiens et pharmaciens des hôpitaux et hospices 
sont nommés au concours. Leur nomination est soum'ise à Tapprôbation 
du Ministre de rinlérieur. Ils ne peuvent élre révoqués que par le 
même ministre, sur l'avis du conseil de surveillance et sur la proposi- 
tion du préfet de la Seine. 

Les médecins et chirurgiens attachés au service des secours à domi- 
cile sont également nommés au concours ou par l'élection de leurs 
confrères. Ils sont institués par le Ministre de l'intérieur; ils peuvent 
être révoqués par le même ministre, sur l'avis du Conseil de suneil- 
lance. 

Un règlement d'administration publi(]ue déterminera la com[X)sition 
du Conseil de surveillance de l'administration générale et l'organisation 
de l'assistance à domicile, etc. 



ASSISTANCE PUBLIQUE. '213 

RÈGLEMENT d'administration publique pour l'organisation 
de V assistance à domicile à Paris, 

(Déci'et du 15 novembre 1895) 
Titre premier. — De l'assistance aux indigents et aix nkcessiteix. 

Chapitre premier : Organisation des bureaux de bienfaisance. — 
Article premier. — Dans chacun des arrondissements de lu ville de Paris 
un bureau de bienfaisance est chargé» sous l'autorité du directeur de 
Tadministration générale de TAssistance publique, du service des 
secours à domicile. 

Art. 2. — Chaque bureau de bienfaisance se compose : 1^ Du maire 
de Tarrondissement ; 2° des adjoints ; 5^ des conseillers municipaux de 
Tarrondissement ; 4^ d'administrateurs, au nombre de quatre, au 
moins, par quartier; 5" d*un secrétaire- trésorier ayant voix consultative. 
Le maire préside le bureau de bienfaisance; en son absence, la prési 
dence appartient à Tun des adjoints. 

Art. 5. — Les bureaux de bienfaisance désignent au scrutin, parmi 
les administrateurs, un administrateur-contrôleur. 

Art. 4. — Les administrateurs sont nommés pour quatre «nns par le 
préfet de la Seine et choisis sur une liste double de candidats proposés 
par une commission spéciale comprenant le maire, les adjoints, les 
conseillers municipaux de Tarrondissementet quatre habitants désignés 
par le directeur de TAssistance publique. Les fonctions d'administra- 
teur sont gratuites. Le nombre des administrateurs sera augmenté, s'il 
y a lieu, en raison des circonstances locales, par arrêté du préfet de la 
Seine, sur la proposition du directeur. Les femmes peuvent être nom- 
mées administratrices du bureau de bienfaisance. Les administrateurs 
sont répartis en quatre séries, par voie de tirage au sort; chaqiio 
année, il sera procédé au renouvellement d'une série ; les administra- 
teurs peuvent être réinvestis. Lors(ju*il y a lieu de remplacer un admi- 
nistrateur avant l'expiration de son mandat, le nouvel administrateur 
ne reste en exercice que jusqu'à l'éiwquc où il y aurait eu lieu au 
renouvellement de celui qu'il remplace. Les administrateurs ne 
|H^uvent être révoqués que par le Ministre de l'intérieur, sur la propo- 
sition du préfet de la Seine, après avis du conseil de surveillance et du 
directeur. Dans les cas urgents, la suspension provisoire est prononcée 
par le préfet. 



214 PAIUS-MEDICAL. 

Art. 5. — Après viuyt ans de services, les adniinislraleurs peuvent 
être nommés administrateurs honoraires par le Ministre de rintérieur. 

Art. 6. — Le bureau de bienfaisance se réunit au moins deux fois 
par mois sur la convocation du maire. Ses déliliérations ne sont 
valables que si la majorité de ses membres est présente. 

Art. 7. — Une délégation du bureau de bienfaisance se réunit chaque 
jour à la mairie, a une heure déterminée, sous la présidence du maire 
ou d*un adjoint désigné par lui. Cette délégation se compose de 
quatre administrateurs, à raison d*un par quartier, désignés chaque 
semaine à tour de rôle. En cas d'empêchement, les membres de la délé- 
gation se font remplacer par leurs collègues. 

Art. 8. — 11 est attaché à chaque bureau, pour le service des 
enquêtes, des visites et des quêtes, des commissaires et des dames 
palronnesses dont les fonctions sont gratuites, et, au besoin, des agents 
salariés. Les cadres du personnel administratif sont fixés, pour chaque 
bureau, piir arrêté du directeur, approuvé par le préfet de la Seine. Le 
secrétaire-trésorier, les commissaires, les dames patronnesses et les 
employés de tout grade ayant droit k une pension de retraite sont nom- 
més par le préfet de la Seine sur une liste de trois candidats présentés 
par le directeur de l'Assistance publique. Le directeur nomme les sur- 
veillants et gens de service. Les révocations sont prononcées par Taulo- 
rité qui a nommé aux emplois. 

Chapitre 2 : Attributions des bureaux de bienfaisance. — 
Art. 9. — Les bureaux de bienfaisance font emploi des ressources de 
toute nature dont ils ont la disposition en vertu de Tarticle 15 ci-après. 

Ils donnent leur avis sur les comptes et budgets spéciaux à chacun 
d'eux. 

Ils préparent la liste des indigents. 

Us adressent tous les ans au directeur un rapport sur la marche du 
service de l'assistance à domicile dans l'arrondissement, sur les besoins 
particuliers de ce service et les ressources spéciales dont il dispose. 

Art. 10. — Les administrateurs assurent la distribution des secours, 
eliacun dans la circonscription qui lui est spécialement confiée. Us 
portent au domicile des indigents et nécessiteux les titres de secours 
de toute sorte. 

Les commissaires et les dames patronnesses leur prêtent leur 
concours. 

Art. il. — L'administrateurwrontrôleur est chargé, sous l'auloritédu 
maire, de suivre l'exécution des décisions du bureau ; il a la surveillance 



ASSISTANCE FIBLIOIE. SI5 

des procès-verbaux, des registres et de h comptabilité; il vise les 
pièces de recettes et de dépenses et, à la (in de chaque mois, le journal 
général. 

Art. 12. — Le secrétaire-trésorier rédige les^ procès-verbaux, lient 
les registres, préparc la correspondance. Il dirige le travail dès 
employés et veille à l'exécution des règlements intérieurs, reçoit les 
fournitures et signe les ordres de livraispn des marchandises. Il est 
exclusivement chargé de la garde de la caisse et des magasins; il est 
régisseur de recettes et de dépenses dans les conditions prévues par les 
paragraphes 4 et 5 de Tarticle 15 et par le paragraphe 3 de Farticlc 18. 

Art. 15. — La délégation permanente est spécialement chargée de 
Tattribution des secours aux nécessiteux et des secours extraordinaires 
aux indigents. 

Art. 14. — Les membres du bureau, les commissaires et dames 
patronnesses doivent rester étrangers à tout maniement de deniers. 

Chapitre 3 : Régime financier' de» bureaux de bienfaisance, — 
Art. 15. — Les recettes de chaque bureau de bienfaisance compren- 
nent : i*> le produit des dons, donations ou legs qui lui ont été faits; 
2® la part proportionnelle à la population indigente de rnrrondissenient, 
qui est attribuée au bureau dans le produit du bien des pauvres cen- 
tralisé au budget de l'Assistance publique; 3"^ la part attribuée au 
bureau dans la subvention votée par le conseil municipal et inscrite au 
budget général de TAssislance publi({ue; ¥ le produit des troncs, 
quêtes, collectes et fêtes de bienfaisance; 5° le produit de tous les dons 
recueillis par les maire, adjoints, administrateurs, commissaires et 
dames patronnesses. Le montant des recettes mentionnées aux para- 
graphes i et 5 est intégralement versé dans la caisse du secrétaire- 
trésorier, pour être reversé par lui à la caisse de l'administration 
centrale, au compte spécial du bureau de bienfaisance destinataire. 

Art. 16. — La subvention prévue par le paragraphe 3 deTarticle 15 
est répartie annuellement entre les vingt bureaux de bienfaisance, par 
arrêté du préfet delà Seine rendu après avis du conseil de surveillance 
et du conseil municipal, en tenant compte, pour chaque bureau, du 
nombre d'indigents <iu'il a à secourir et des ressources permanentes 
ou variables dont il dispose, de façon à assurer une répartition aus>i 
égale que possible des secours publics entre tous les indigents de Paris. 

Art. 17. — Les dépenses du bureau de bienftiisance s'appliquent, en 
dehors des frais d'administration : 1** aux secours aux indigents; 
2" aux secours aux nécessiteux. 



2I« PARIS-MKDIC.U. 

Art. 18. — Le budget et les comptes de chaque bureau de bien- 
faisance forment respectivement un sous-chapitre spécial dans les bud- 
gets et les comptes de Tadministration ge'nërale de TAssistance pu- 
blique; le receveur de TAssistance publique est seul justiciable de la 
Cour des comptes ; il centralise toutes les recettes et pourvoit à toutes 
les dépenses, il est autorisé à faire aux secrétaires-trésoriers, sur man- 
dat du directeur de T Assistance publique, une avance de fonds qui ne 
pourra excéder le douzième des sommes figurant au crédit budgétaire 
du bureau de bienfaisance, à charge par le secrétaire-trésorier de pro- 
duire à l'Administration centrale, dans le délai d'un mois, les pièces 
justificatives des sommes par lui payées. Les secrétaires-trésoriers sont 
astreints au dépôt d*un cautionnement dont le montant est fixé par Tar- 
rété de nomination. 

Chapitre IV : Des personnes à secouinr. — Art. 19. — Les personnes 
i\ secourir comprennent : 

1^ Les indigents; 2® les nécessiteux. 

Art. 20. — Ne peuvent être admis à recevoir des secours annuels 
que les indigents inscrits sur la liste générale préparée chaque année 
par le bureau de bienfaisance et arrêtée par le directeur de TAssistance 
publique. Les radiations en cours d*année sont o|)érées dans les mêmes 
formes que les inscriptions. 

Art. 21. — La liste des indigents comprend les personnes de natio- 
nalité française domiciliées à Paris depuis trois ans au moins, inca- 
pables par leur âge ou leur invalidité de pourvoir a leur subsistance 
par le travail, ainsi que les femmes veuves, séparées, divorcées ou 
abandonnées ayant des charges exceptionnelles de famille et qui rem- 
plissent les conditions ci-dessus de nationalité et de domicile. 

Art. 22. — Les indigents sont tenus de faire connaître au secréta- 
riat du bureau de bienfaisance la quotité des secours permanents qu*ils 
reçoivent d'institutions charitables étrangères à l'administration de 
l'Assistance publique. En cas de fausse déclaration, les secours annuels 
seront supprimés. La liste des indigents peut être communiquée, avec 
autorisation du maire, aux représentants des œuvres qui prennent l'en- 
gagement de communiquer au bureau de bienfiiisance la liste des per- 
sonnes qu'elles swourenl. 

Art. 23. — Sont secourus temporairement comme nécessiteux les 
individus valides ou malades : 1" qui ne peuvent momentanément pour- 
voir à leur subsistance; 2*^ qui, ét'mt inscrits comme indigents, ont 
besoin de secours exceptionnels. 



ASSISTANCE PUBLIQUE. 217 

Chapitre V : Des secours, — Art. 24. — Les bureaux de bienfai- 
sance accordent des secours en argent et exceptionnellement des secours 
en nature; ils peuvent voter des allocations de tout genre destinées à 
soulager des misères spéciales, telles que : prêts d objets usuels, se- 
cours de route et de rapatriement, avances pour loyers. 

Art. 25. — Les secours annuels aux indigents sont payés sur cartes 
nominatives et sur Facquit de la partie prenante. 

Les cartes sont visées chaque mois et avant payement par Tadmi- 
nistrateur. 

Les objets en nature sont délivrés contre reçu. 

Lors du payement mensuel, les cartes de secours restent entre les 
mains du secrétaire-trésorier; sur le vu des cartes, Tadministrateur- 
contrôleur établit un procès-verbal constatant leur entrée régulière au 
bureau. 

Ce procès-verbal, qui constitue un certificat de vie et un certificat 
de vu-payer collectifs, est produit à Tappui des mandats de régulari- 
sation. 

Les cartes sont ensuite remises aux administrateurs divisionnaires 
qui demeurent chargés de les faire parvenir aux indigents après les 
avoir visées ù nouveau. 

Art. 26. — Les secours accordés aux nécessiteux par la délégation 
permanente, conformément à Tarticle 25, sont payes sur bons numi^- 
rotés, détachés de livrets à souche et signés par le maire ou son 
délégué. 

Ces bons ne sont valables que pendant un mois à partir de leur déli- 
vrance et ne peuvent être payés que sur Tacquit des parties pre- 
nantes. 

Art. 27. — Le directeur peut acx^order d'urgence un secours aux 
personnes nécessiteuses dont la demande lui paraît fondée. 

La dépense est imputée sur le crédit ouvert annuellement à cet effet 
au budget de TAssistance publique et qui ne pourra dépasser 5 pour 
100 du total des crédits affectés annuellement aux nécessiteux. 

Sur le montant des allocations inscrites au budget pour secours h 
domicile, une somme qui ne pourra excéder 50,000 francs sera mise 
h la disposition du préfet de la Seine |H)ur être distribuée à titre de 
secours exceptionnels. 

Un état des secours ainsi accordés devra être produit chaque aum'^e 
à Tappui des comptes. 

Art. 28. — Les bureaux de bienfaisance sont autorisés à s'entendre 



218 PARIS-MEDICAL 

nvec les sociétés d'assistance par le travail à reflet de substituer, 
autant que possible, les secours en travail aux secours en argent. 

Art. 29. — Les secours représentatifs du séjour à Thospice en 
faveur des vieillards et des infirmes sont alloués par le directeur de 
TAssistance publique, sur la proposition des bureaux de bienfaisance, 
après avis de la commission de placement dans les hospices et suivant 
les règles d'admission dans ces établissements. Le dixième des secours 
représentatifs peut être accordé par le directeur sans présentation des 
bureaux de bienfaisance. Les secours représentatifs sont accordés dux 
vieillards cl aux infirmes sur les fonds du budget général de l'Assis- 
tance publique, sans distinction d'arrondissement. Les secours repré- 
sentatifs sont délivrés par le secrétaire-trésorier, dans la même forme 
que les secours aux indigents, sur les fonds spéciaux qui lui seront 
avancés à cet effet parle receveur de l'Assistance publique. Ces secours 
|)euvent toujours êtr»^ supprimés. 

Titre II. — Dr l'assistakce médicale. 

Art. ôO. — L'organisation et la direction de l'assistance médicale et 
des services qui endépendent sont confiées au directeur de l'Assistance 
publique. Les bureaux de bienfaisance concourent, sous Tautorité du 
directeur, au fonctionnement et à la surveillance de ces services it 
demeurent chargés de visiter et d'assister les pauvres malades. 

Les malades inscrits sur la liste des indigents ou reconnus nécessiteux 
par lu délégation [termanente ont seuls droit, sauf le cas d'urgence, 
à l'assistance médicale gratuite. 

Art. 31. — L'assistance médicale assure aux malades, soit la visite 
et le traitement à domicile, soit la consultation et le traitement au 
dispensaire. 

Art. otî. — Un ou plusieurs dis|)ensaires sont affectés aux malades 
de chacun des arrondissements. Les dispensaires peuvent être installés 
dans les bâtiments affectés aux lK)pitaux, mais à la condition d'être 
absolument distincts des services hospitaliers. 

Art. 55. — A chaque dispensaire est attaché : !• un personnel 
médical; 2* un personnel administratif; o** un personnel auxihaire. 
pouvant compriMidre des dames chargées d'assister les malades traités 
à domicile. Les employés, ayant droit à une pension de retraite, sont 
nommés par le préfet de la Seine sur une liste de trois candidats pn^ 
sentes par le directeur de l'Assistance publique. Le directeur nomme 



ASSISTANCE Pmi.lQl E. 219 

les surveillants el les gens de siîrvice. Les révocations sont prononcées 
par Tautorité qui a nomme aux emplois. 

Art. 34. — Les médecins préposés au service de Tassistance médi- 
cale sont nommés au concours pour trois années commençant au 
i^'** janvier qui suit leur institution. Us reçoivent leur investiture du 
Ministre de l'intérieur. Ils peuvent être réinvestis après avis du direc- 
teur de r Assistance publique et du bureau de bienfaisance. Tout 
médecin non réinvesti ne peut plus se représenter au concours. 

Les candidats doivent réunir les conditions suivantes : 1*^ être de 
nationalité française et pourvus du diplôme de docteur en médecine 
délivré par une des facultés de médecine de l'État; 2® s'ils postulent 
pour le service du traitement à domicile, s'engager à résider dans 
l'arrondissement où ils seront appelés à exercer leurs fonctions, ou dans 
un quartier limitrophe. Les fonctions de médecin de l'assistance 
médicale sont incompatibles avec celles d'administrateur du bureau de 
bienfaisance. 

Les médecins de l'assistance médicale reçoivent une indemnité fixe ; 
ceux d'entre eux qui sont chargés du traitement h domicile reçoivent 
en outre une indemnité variable suivant le nombre de visites qu'ils 
ont faites pendant Tannée. 

Les médecins peuvent être avertis ou réprimandés par le directeur 
de l'Assistance publique, après avis du conseil de surveillance. Us 
peuvent être destitués par le Ministre de l'intérieur, après avis du 
conseil de surveillance. En cas d'urgence, le préfet peut prescrire la 
suspension provisoire. Aucun médecin ne peut rester en activité après 
sa soixante-cinquième année. 

Art. 35. — Les malades auront la faculté de choisir leur médecin 
parmi les médecins charges du traitement à domicile dans leur 
quartier. 

Art. 36. — Les sages-femmes préposées au service de l'assistance 
médicale doivent être de 1'^ classe. Elles sont nommées par le direc- 
teur de l'Assistance publique. Elles sont tenues à la résidence dans 
rarroTidissenient où elles exercent leurs fonctions. 

Art. 37. — Les femmes enceintes auront la faculté de choisir leur 
sage-femme parmi celles qui sont préposées au service médical de 
rarrondissemcnt. 

Art. 38. — Il est créé, dans un ou plusieurs dis[)ensaires par arron- 
dissement, une ])harmacie spéciale approvisionnée par la pliarniarie 
centrale des hôpitaux. Toutefois, le directeur pourra aulori>er 



220 PARIS-MEDICAL 

exceptionnellement, après avis du conseil de surveillance, la fourniture 
des médicaments par les pharmaciens de la ville dans les arrondisse- 
ments où ce mode de distribution offrirait de réels avantages. Sauf le> 
cas d*urgence, les médicaments sont délivrés exclusivement aux indi- 
gents ou nécessiteux. 

Art. 39. — Les pharmaciens sont nommés par le directeur de T As- 
sistance publique. Us reçoivent un traitement fixe et doivent habiter \v 
dispensaire, de façon h assurer constamment le service. 

Art. 40. — Les dépenses afférentes au service de Tassistance médi- 
cale forment un chapitre spécial du budget de l'Assistance publique. 
Les fonds alloués actuellement aux bureaux de bienfaisance pour le 
traitement des malades et des accouchées font retour au budget général 
de r Assistance publique. 



Administration générale de rAssistance publique à Paris 

Avenue Victor ia^ 3, et quai de Geêvres, A, 

MM. Napias, directeur; Derouin, secrétaire général; Nielly et 
Gory, inspecteurs; Malluile, secrétaire du directeur. 

C05SEIL DE SURVEILLANCE (maI 1900) 

MM. le préfet de la Seine, président; le préfet de police; 
Beniheim; Bcurdelev: Breuillé; Brouardel ; Brun; Budin; Ché- 
rioux; Cléry(Léon); Dubrisay; Faillet: Gaufrés, Godehaux; Gua- 
det; Heppenhcimer; Honoré; Lannclongue; Lefèvrc (André); 
Lucipia (Louis); Masson; Mathé; Morel; Mourier: Navarre; Op- 
portun; Potain; Itanson; Risler; Rousselle (Henri); Rotillon: 
Thomas; Thuillier; Voisin (Félix); Worms. 

Le budget de rAssistance publique pour Tannée 1899- 
s'élève à 53 043 607 fr. 50. 

Les recettes proprement dites sont de 29 411 330 francs. 

La différence portée au budget de la Ville de Paris est 
de 23 632 277 fr. 50. 



HO PI T ATX. 22i 



HOPITAUX 

Les établissements hospitaliers peuvent être divisés en : 
hôpitaux généraux, hôpitaux spéciaux (maladies des enfants, 
maladies cutanées et syphilitiques, maladies mentales et ner- 
veuses, hôpitaux d'accouchement), hospices généraux, maisons 
de retraites, asiles divers, orphelinats. 

Le personnel médical des hôpitaux comprend : des médecins, 
des chirurgiens, des accoucheurs, des ophtalmologistes, des 
assistants de consultations, des internes et des externes, des 
chefs de laboratoires et des dentistes. 

Les médecins^ chv^rgiims et accoucheurs des hôpitaux 
doivent être docteurs en médecine et avoir été internes. Ils sont 
nommés, au concours, par le Ministre de Tintérieur. Ils suppléent 
les médecins, chirurgiens et accoucheurs chefs de service, sont 
chargés des services temporaires et des. consultations, et devien- 
nent chefs de service au fur et à mesure des vacances. Ils sont 
retraités, les médecins a soixante-cinq ans, les chirurgiens et 
accoucheurs à soixante-deux ans. 

Les médecins chirurgiens et accoucheurs cliefs de service 
ont la direction entière du service qui leur est confié; ils doivent 
visiter les malades chaque matin et se rendre à Thôpital, en cas 
(Pappel d'urgence, à toute heure. 

Les accoucheurs chefs de service, en outre de leur service 
à Thôpital, ont la direction des accouchements chez les sages- 
femmes agréées de la ville, attachées à leur hôpital ; ils doivent 
visiter les pensionnaires envoyées par l'Administration, au 
moment de la sortie, et ils doivent pratiquer les opérations obsté- 
tricales nécessaires. 

Ophtalmologistes des hôpitaux* — Par arrêté du 22 dé- 




222 PARIS-MÉDICAL. 

ccmbre 1899, il a été créé, pour être chargés exclusivement de 
la direction des services spéciaux d'ophtalmologie existant ac- 
tuellement ou à créer dans les hôpitaux, un oitire nouveau de pra 
ticiens qui prendront le titre « d'ophtalmologistes des hôpitaux ». 
[Is seront nommés, dans les mêmes formes que les médecins, 
chirurgiens et accoucheurs des hôpitaux, à la suite d'un con- 
cours. 

Les deux so^nces d'oto-rhinO'laryvgologie existant à Lari- 
hoisière et à Saint-Antoine sont distraits du roulement général 
des services de médecine et de chirurgie par arrêté du 51 juil- 
let 1899. 

Les médecins et chirurgiens peuvent demander à remplacer 
les titulaires actuels avec engagement de spécialisation. Au cas 
où aucun médecin ou chirurgien des hôpitaux ne demanderait à 
se spécialiser, un concours spécial sera institué pour la nomina- 
tion aux places de chef de service d'oto-rhino-laryngolôgie. 

Internes des hùpitmix. — Les internes des hôpitaux sont 
nommés au concours. Ils doivent avoir été externes. Ils sont 
chargés chaque matin de la visite générale des malades de leurs 
salles, doivent assister ensuite à la visite du chef de service, 
rédiger les observations cliniques, faire les pansements impor- 
tants et surveiller ceux confiés aux externes, enfin visiter dans 
la journée, (piand il y a lieu, les malades graves, et examiner et 
recevoir les malades et blessés amenés en cas d'urgence; ils 
assistent aux consultations externes. Leurs fonctions durent 
quatre années. 

Leurs fonctions consistent à aider les internes dans la tenue des 
cahiers de visite, à recueillir les observations cliniques, à faire 
les pansements. Ils assistent à toutes les visites et consultations. 
La durée de l'externat est de trois années. 

Les dentistes doivent être docteurs en médecine et munis du 
diplôme de chirurgien-dentiste d'une école dentaire reconnue. 






HOPITAIX. 2t:3 

OU d'un certificat de stage d'une année dans un service dentaire 
d'hôpital. Il y a des dentistes titulaires et des dentistes adjoints. 
Les titulaires doivent faire une visite chaque matin, à Fheure de 
la visite générale, afin que les chefs de service puissent leur 
indiquer les malades ayant besoin de leurs soins, et ils doivent 
aussi faire les consultations, deux fois par semaine, soit aux 
malades de Thôpital, soit aux malades du dehors lorsqu'il existe 
dans rétabHssement un service de consultations externes. 

Des assistants de consultations sont attachés aux hôpiUiux, 
selon les besoins -du service. Ils sont pris parmi des docteurs en 
médecine ayant quatre années d'internat. Ils sont nommés pour 
trois ans par le directeur de l'Assistance publique, sur la propo- 
sition des médecins ou des chirurgiens de Thôpital. Ils ne 
peuvent faire que le service des consultations. 

Externes des hôpitaux. — Les externes des liôpiLmx sont 
nommés au concours. Tout élève en médecine qui justifie de 
(|uatre inscriptions, peut se présenter au concours de Texternat. 

Les chefs de laboratoire sont nommés par le directeur de 
r Assistance publique, sur la proposition des chefs de service de 
médecine, de chirurgie, etc. 

Un pharmacien et des internes et externes en pharmacie 
nommés au concours sont également attachés à chaque hôpital 
ou hospice. 

Un directeur nommé par le Ministre de l'intérieur sur la 
présentation du directeur de l'Assistance publique est chargé 
de tous les détails administratifs. 



2^24 PARIS-MEDICAL. 

n -»-.»»»- ^ --. — -»-—— --.---- »- ^ -,p- — - — -----. ^^-^p,^ — ^j^ ^^ i rr i~i nr i n rinnn n nri n.nnnnftf\r»r»n-inrwv^f»n » -M» 



HOPITAUX GÉNÉRAUX 

Les hôpitaux généraux reçoivent les blessés adultes des deux 
sexes, les femmes en couches et les malades des deux sexes, à 
Fexception des enfants, des incurables, des aliénés, des per- 
sonnes attaquées de maladies vénériennes ou chroniques. 

Hôtel-Dieu, 1, place du Parvis-Notre-Dame. — LHôtel- 
Dieu, le plus ancien hôpital de Paris, a été fondé au vii* siècle 
par Tévêque saint Landry, et porta successivement les noms de 
Saint-Christophe, de Maison-Dieu et d'hôpital Sainte-Marie. 

Reconstruit en partie vers la fin du xii* siècle, les deux 
grands corps de logis de l'flôtel-Dieu étaient élevés sur les deux 
rives du petit bras de la Seine et communiquaient entre eux par 
le pont Saint-Charles démoli lors de la construction du quai de 
Montebello. Cette construction amena la disparition du bâtiment 
de rhôpital situé sur la rive droite. U reste encore une partie 
des bâtiments de la rive gauche, toujours utilises par FAssis- 
tance publique; ils sont appelés à disparaître prochainement pur 
l'ouverture de la rue Monge prolongée. 

Pendant la Révolution, THôtel-Dieu s'est appelé hôpital de 
rilunianité. L'édifice actuel a été commencé en 1864, et terminé 
en 1878. L'hôpital est desservi par la congrégation des Augus- 
tines qui y ont leur maison mère. 

On admet à TIIôtel-Dieu les malades, les blessés adultes des 
deux sexes, les femmes en couches, mais non les enfants, les in- 
curables, les aliénés, les malades vénériens et chroniques. 

11 existe dans cet hôpital trois chaires de cliniques de la 
Faculté : une médicale, une chirurgicale, et une de clinique 
ophtalmologique. Les laboratoires d'histologie, de physiologie, 
d'ophtalmologie et de chimie sont convenablement installés. [^Unc 
bibliothèque destinée aux internes est subventionnée par le 
Conseil municipal. 



HÔPITAUX GÉNÉRAUX. 225 

• Médecins: MM Dieulafoy, clinique médicale; Cornil, Audhoui, 
Muselier, Faisans, Brissaud. Chirurgiens : M. Panas (clinique 
ophtalmologique), M. Duplay (clinique chirurgicale) et M. Lucas- 
Championnière. Accoucheur : M. Charpentier de Ribes. Den- 
liste : M. Pielkiewicz. 

Nombre de lits, 828, savoir : médecine H. 265, F. 245; chi- 
rurgie, II. 67, F. 70; maladies des yeux H. 39, F. 20; accou- 
chement, 53; crèches, 6; berceaux, 63. 

Hôpital de la Pitié. — Autrefois Notre-Dame-de-Pitié, a été 
construit en 1612 sur l'emplacement d'un jeu de paume; on y 
reçut des vieillards indigents, puis des vieilles femmes et des 
|)etites filles et petits garçons. Enfin, un bâtiment séparé, le « Bon- 
Secours », servit d'asile à des filles débauchées repenties. Puis 
un édit de Louis XIV de 1656 destina rétablissement « au ren- 
fermement des pauvres mandiants de la ville et faux-bourgs de 
Paris », comme faisant partie de Thôpital général, qui com- 
prenait plusieurs hôpitaux : Bicétre, la Salpétrière; la Pitié fut 
le chef-lieu dudit hôpital général. En 1788, les femmes débau- 
chées furent envoyées dans la maison de Sainte-Pélagie, et les 
enfants à Fhôpital, aujourd'hui Trousseau. Dès cette époque, la 
Pitié devint sous ce nom hôpital général. 

Il existe actuellement à la Pitié une clinique médicale et une 
clinique chirurgicale de la Faculté, plus quatre services de mé- 
decine, un service de chirurgie, un service d'accouchements et 
un service des maladies de la peau. Une école municipale d'in- 
firmiers et infirmières est annexée à l'hôpital. La bibliothèque 
réservée aux internes est subventionnée par le Conseil municipal. 

Médecins : M. Jaccoud (clinique médicale), MM. Alb. Robin, 
André Petit, Babinski, Giraudeau et Thibierge, chargé du ser- 
vice des maladies de la peau. Chirurgiens : M. Terrier (clinique 
chirurgicale) et M. Cliaput. Accoucheur : M. Lepage. Dentiste: 
M. Ferrier. 

PABIS-MKDIC\L. J5 



*226 PARIS-MÉDICAL. 



^^^V^^^^WWW^^'^A'^^/^M* « 



Nombre de lits, 729, savoir: médecine, H. 264, F. 24i; 
chirurgie, H. 109, F. G5; accouchement, 21; berceaux, 16; 
crèche 10. 

L'Hôpital de la Charité, 47, rue Jacob, a été fondé par 
lettres patentes de Henri IV, de mars 1602, à la demande de la 
reine Marie de Médicis qui fil vienir d'Italie quatre religieux de 
la congrégation de Saint-Jean-de-Dieu, dits Frères de la Charité, 
que leur règle astreignait à être à la fois médecins et pharma- 
ciens; en 1605, elle les mit à la tète d'un petit hôpital, situé rue 
de la Petite-Seyne devant le port Malaquest, aujourd'hui quai 
Malaquais. 

En 1806, Marguerite de Valois, voulant installer les Petits 
Augustins dans cet hôpital, donna en échange aux Frères de 
la Charité plusieurs maisons et terrains situés rue des SainU;- 
Pères, où ceuxHÛ transportèrent leur hôpital dont ils avaient 
la direction entière. 

Le premier bâtiment de Thôpital est celui construit en façade 
sur le boulevard Saint-Germain, percé sur remplacement de la 
rue Taranne. L'entrée, hors d'usage aujourd'hui, existe encore à 
gauche de la chapelle de l'hôpital : chapelle occupée par TAc-a- 
démie de médecine. 

Des achats successifs de teirains ont agrandi Thôpital qui. 
actuellement, s'étend depuis le boulevard Saint-GcTmain 
jusqu'à la rue Jacob. C'est un des grands hôpitaux de Paris. 
L*auq>hithéàlre, qui occupe le chœur de l'ancienne chapelle, est 
celui où Cor\is;ni a inauguré la première chaire de clinique 
interne créée à Paris (tendant la llévolution ; cet établissement 
|>i>rtn le nom d'hôpital de l'inité. 

Les lalH»ratoiri»s des profes>eui-s «lr> cliniques sont asseï 
bit'U aménat;c<. La première bibliothèque des internes à 
Paris a éle or^^anistN' pr le IV PasNUil, à la Charité, grâce à 
>o> dons |HM^onnel< el à des dons de Clozel de Boyer, Bouil- 



HÔPITArX GÉNÉRAUX. ^11 

laud cl Farcy. Elle reçoit une subvention du Conseil municipal. 

Il y a dans cet hôpital six services de médecine, dont un pour 
la clinique de la Faculté; deux services de chirurgie, dont 
un pour la clinique de la Faculté et un service d'accouche- 
ments. 

Médecins : MM. Potain (clinique médicale), Bouchard, Gou- 
raud, Labadie-Lagrave, Moutard-Martin, Oulmont. Chirurgiens : 
MM. Tillaux (clinique chirurgicale), Campenon. Accoucheur : 
M. Maygrier. Dentiste : M. Cruet. 

Nombre de lits, 650, savoir: médecine, II. 182, F. 186; chi- 
rurgie, II. 10,4 F. 60: accouchement, 50; crèches, 14; ber- 
ceaux, 54. 

L'Hôpital Saint- Antoine. 18i, rue du Faubourg-Saint- 
Antoine, occupe une ancienne abbaye de femmes, de l'ordre de 
Citeaux, fondée en 1178 par Foulques, curé de Xeuilly et prédi- 
cateur de la quatrième croisade. Celle abbaye a été affectée à 
l'hôpital Saint-Antoine par décret de la Convention du 17 jan- 
vier 1795. Pondant la Révolution, cet établissement porta le 
nom d'hôpital de l'Est. Divers achats de terrains, en 1855, l'ont 
agrandi. Une bibIiothè(|ue réservée aux inlerncs est subven- 
tionnée par le Conseil numicipal. 

Il y a neuf services de médecine, deux de chirurgie, un 
d'accouchements et un service d'oto-rhino-laryngologie. 

Médecins : MM. llavem. Ballet, Gaucher, Siredev, Gaillard, 
Gilles de la Tourelle, Céclère, Thoinot et Lermoyez, chargé du 
service d'oto-rhino-la ryn^'ologie. Chirurgiens : MM. Monod et 
Blum. Accoucheur : M. Bar. Dentiste : M. Gaillard. 

Noudire do lits, î)00, stvoir ; médecine, II. 546, F. 212; 
chirurgie, H. 92, F. .^5; laryn^ologie, II. 17, F, 15; accouche- 
ment, 65; crèches, 20; berceaux, 80. 

Pavillon Hoïana, 184, rue du Faiibourg-Saînt-Anloine,cons- 



228 PARIS-MEDICAL. 

truLt sur un tcri*ain dépendant de Tliôpital Saint-Antoine par suite 
d'un legs de M. Molana fait en 1876. 

Cet établissement constitue une annexe de Thôpital Saint- 
Antoine et contient 20 lits. 

L'Hôpital Necker, rue de Sèvres, 151 , a été fondé en 1 778 par 
M. Necker à l'aide de fonds de la loterie royale et de dons divers, 
sur remplacement d'un couvent de Bénédictines de Notre-Dame 
de-Liesse, qui, devenu vacant, fut alloué d'abord au curé de 
Saint-Sulpice pour neuf ans. Aussi on l'appela d'abord hospice 
de Saint-Sulpice, puis hospice de Charité. En 1792, il devint 
hospice de l'Ouest et, en 1802,1e Conseil des hôpitaux lui donna 
son nom actuel. 

C'est le premier établissement hospitalier à Paris où Ton ait 
fait usage du ch^iufiage par la circulation de l'eau. 

11 est le siège do deux cliniques de la Faculté, Tuné des voies 
urinaires, l'autre chirurgicale. 

Il existe un musée de pièces pathologiques spéciales, le 
umsée Civiale formé par ce chirurgien, et un musée de pièces 
analogues fondé par M. Guyon. Une bibliothèque réservée aux 
internes est subventionnée par le Conseil municipal. 

Médecins : MM. Rendu, Iluchard, Cuffer et Barth. Chirur- 
giens : MM. Guyon (clinique des voies urinaires), Le Dentu 
(clini([uc chirurgicale) et Routier. Dentiste : M. Brochard. 

Nombre de lits, 479, savoir : médecine, H. 122, F. 107; 
chirurgie, H. 125, F. 93; crèches, 16; berceaux, 16. 

Hôpital Cochin« 47, rue du Faubourg-Saint-Jacques. — Fon- 
dation de l'abbé Cochin, curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, en 
1780. et acquisitions diverses jusqu'à nos jours. 

D'abord nommé Sainl-Jacques-du-IIautPas; puis, pendant 
la Révolution, hospice Jacques, puis hôpital du Sud. L'abbé 
Cochin administra l'établissement jusqu'à sa mort en 1783. En 
1790, riiopital Cochin obtint par lettres patentes une existence 



HOPITAUX GÉNÉRAUX. iî» 

légale, et ces mêmes lettres organisèrent, pour régir et adminis- 
trer rhospice, un bureau composé du curé et des marguilliers 
en charge, de deux anciens marguilliers élus pour deux ans, 
de cinq autres administrateurs choisis parmi les notables parois- 
siens, et de Tainé mâle de la famille Cochin, membre de droit. 
— Ce bureau subsista jusqu'en l'an III, époque où les biens des 
hôpitaux, hospices, fondations et dotations particulières furent 
attribués àTÉtat. 

Indépendamment des anciens bâtiments où sont situés les 
salles de malades, un pavillon est exclusivement réservé au ser 
vice d'accouchements. 

Deux nouveaux pavillons d'opérations (Pasteur et Lister) ont 
été inaugurés en 1893; ils ont été bâtis pour recevoir les ser- 
vices installés jusque-là dans les baraquements en bois, édifiés 
après la guerre. Ces deux pavillons, construits d'après les lois 
de l'hygiène moderne, dans les jardins de l'hôpital, n'ont qu'un 
rez de-chaussée. 

Les salles ne contiennent qu'un nombre très restreint de lits 
très espacés et il s'y trouve plusieurs chambres particulières 
réservées aux malades dont l'isolement sera reconnu utile. Les 
salles d'opérations sont des modèles du genre. — Des gradins 
sont ménagés d'un côté pour les étudiants en médecine qu'une 
barre sépare du centre de la salle où doivent se tenir l'opérateur 
et ses aides. Les angles des murs sont arrondis afin qu'aucune 
poussière ne puisse s'y fixer, et la salle peut être facilement 
lavée après chaque opération. 

II existe aussi des laboratoires très bien aménagés, l'un de 
bactériologie, l'autre de thérapeutique, et un amphithéâtre de 
cours où les chefs de service, les chefs de laboratoire et les 
internes font leurs conférences. Li bibliothèque réservée aux 
internes est subventionnée par le Conseil municipal. 

Médecins : MM. ChauRard et Delpeucb. Chirurgiens. 
MM. Schwartz, fiouillv et Quénu. Dentiste, M. Moiroud 



450 PARIS-MEDICAL. 

Nombre de lits, 475, savoir: médecine, IL 138, F. 67; 
chirurgie, II. 132, F. 75 ; accouchements, 05. 

Hôpital Beaujon, 208, rue du Faubourg-Saint-rcnoié. — 
Fonde par Beaujon, receveur général des finances en 1784, pour 
24 orphelins de la paroisse, il a été transformé en hôpital par 
décret de la Convention du 17 janvier 1795, qui lui donna le 
nom d'hôpital du Roule. 

Il est pourvu d'un pavillon destiné aux opérations ordinaires, 
avec un amphithéâtre, et d'un pavillon, isolé du reste de réta- 
blissement, spécialement affecté à Tovariotomie. 

Il va être prochainement augmei^é de deux salles d'opérations 
afin que chaque service de chirurgie en ait une. La bibliothèque 
réservée aux internes est subventionnée parle Conseil municipal. 

Médecins : MM. Fcrnet, Debove, Troisier etLacombe. Chirur- 
giens : MM. Benjamin Anger, Berger et Bazy. Accoucheur : 
M. Ribemont-Dessaignes. Dentiste : Aquilhon de Saran. L'École 
annexe d'accouchement de la Faculté, rattachée à Beaujon, est 
placée sous sa direction. 

Nombre de lits, 554, savoir: médecine, II, 129, F. HP: 
chirurgie, IL 113, F. 78; accouchement: 58: crèches, H ; ber- 
ceaux, 40. 

L'Hôpital Lariboisière, 2, rue Ambroise-Paré. — Commencé 
en 1840, dans Tenclos Saint-Lazare, il a été ouvert le 13 mars 
1851. Il porte le nom de la comtesse de Lariboisière qui a légué 
sa fortune à TAssistance publique. 

Les pavillons des malades au nombre de dix sont élevés de 
deux étages, à droite et a gauche d'une cour d'honneur de bel 
aspect; ils sont séparés entre eux par des promenoirs. Fne 
grande galerie-promenoir, éclairée d'un grand nombre de 
baies, facilite les communications à couvert, entre chacjue ser- 
vice ; elle est surmontée de terrasses. In pavillon alTecté aux 
grandes opérations a été ajouté et les lal)orat(Mivs des services de 



HÔPITAUX GÉNKIlArX. 231 

chirurgie el dMiistologie sont convenablement installés. Il 
existe à Lariboisière un service d'oto-rhino-larvngologie. Une 
bibliothèque réservée aux internes est subventionnée p!ir h» 
Conseil municipal. 

Médecins : MM. Duguet, Landrieux, Dreyfus Brisac, Tapret, 
Brault, Gougenheim, chargé du service d'oto-rhino-laryngologie. 
Chifnirgiens : MM. Delens, Peyrot, Reynier et Tuffier. AccoH' 
cheur : M. Ronnaire. Dentiste : M. Rodier. 

Nombre de lits, 968, savoir : médecine, II. 220, F. 234; 
chirurgie, H. 202, F. 136; laryngologie, II. 10, F. 12; accou- 
chement, 02; crèches, 8; berceaux, 64. 

Hôpital Tenon, 2, rue de la Chine. — A été construit par l'As- 
sistance publique; terminé en 1878, il s'élève sur le coteau de 
Ménilmontant, nom dont il fut d'abord appelé; mais un arrêté 
préfectoral du 14 février 1879 lui a donné le nom de Tenon, en 
souvenir du célèbre médecin philanthrope qui, dans son Mémoire 
remarquable sur les hôpitaux, publié en 1788, avait signalé le 
coteau de Ménilmontant comme très bien situé, au point de vue 
de la salubrité, pour la construction d'un hôpital. Très bien 
aménagé. Tenon comprend un bâtiment avec deux avant-corps 
occupés par l'administration et quatre pavillons pour les malades, 
reliés entre eux par des galeries couvertes et séparés par de 
vastes cours et préaux. Plus deux pavillons isolés : un pour les 
femmes en couches; Tautre, primitivement destiné aux vario- 
leux, a été affecté depuis à une partie du service de chirurgie 
infantile. Chaque bâtiment est élevé de quatre étiges et, à 
chacun des étages, se trouvent deux salles de vingt-deux lits, 
séparées par un salon de réunion, et les dépendances de chaque 
service (lavabos, office, etc.). — La plupart des chefs de service 
possèdent un laboratoire à proximité d'uni* des salles el chaque 
service de chirurgie est pourvu d'une salle d'opérations. Le 
transport du matériel et des vivres se fait à l'aide des ascen- 



'r>2 PARIS-MÉDICAL 

seiirs, reliés entre eux et avec la cuisine par un chemin de ftt 
souterrain. L*aération de cet hôpital a été bien comprise. Viw 
bibliothèque réservée aux internes est subventionnée par le 
Conseil municipal. 

Médecins: MM. Launois, H. Martin, Le Gendre, Bourcy, Achanl. 
Ménétrier, Duflocq et Morel-Lavallée, Chirurgiens : MM. Felizel. 
Lejars et Poirier. Accoucheur : M. Boissard. Deniisir : 
M. Richer. 

.NWibrede lits, 919, savoir : médecine, If. 302, F. tî48: 
chirurgie : 11. 119, F. 54; chirurgie infantile, G. 38, F. 34: 
accouchement, 36 ; crèches, 26 ; berceaux, 62. 

Hôpital Laënnec, rue de Sèvres, 42. — Aétéfondé,en 1634. 
grâce à la libéralité de labbé François Joullet qui, en 1625, 
avait par testament disposé de sa fortune en vue de rétablisse- 
ment d'un hospice d'incurables des deux sexes, et aussi h 
Faide des dons de Mme Le Bret et du cardinal de La Roche- 
foucauld. 

En 1802, les malades hommes furent transférés dans le cou- 
vent des Récollels; les femmes demeurèrent rue de Sèvres 
jusqu'en 1869, époque à laquelle elles furent transportées à 
rhospice actuel d'Ivry, construit pour recevoir aussi les incura- 
bles des deux sexes. L'établissement évacué resta fermé, mais les 
(''vénements de 1870 obligèrent à le rouvrir; on en fit une 
annexe de la Charité. — Évacué encore en juillet 1871, il était 
rouvert de nouveau en mars 1874 et devenait Fhôpital Tempo- 
raire ; son administration fut dès lors distincte de celle de la 
Charité. En 1878, il fut maintenu k titre définitif et prit le nom 
de Laënnec. 

La moitié des lits est aiïectée aux maladies aiguës, Fautre 
aux maladies chroniques. L'hôpital possède un pavillon spécial 
pour les grandes opérations, un musée pathologique, un labora- 
toire affecté au service de chirurgie, un grand Iaboratoin> 



( 



HÔPIT;\;UX GKNÉRAIX. ^2.m 

d'histologie et de micrographie avec musée et atelier de photo- 
graphie. 

H existe à Thùpital un service balnéaire important, aCTecté aux 
besoins de rét<iblissement en même temps qu'à ceux du public 
de Textérieur ; on y trouve, indépendamment de deux vastes 
salles de douches, des salles de sudation^ de vapeur, etc., et 
une étuve de désinfection. Une bibliothèque réservée aux internes 
est subventionnée par le Conseil municipal. 

Médecins : MM. Landouzv, Merklen, Barié et Ilirtz. Chirur- 
gien : M. Reclus. Dentiste : M. Rousseau. 

Nombre de lits, 633, savoir : médecine, II. 260, F. 258 ; 
chirurgie, H. 58 F. 37 ; crèches, 20 ; berceaux, 20. 

Hôpital Bichat, boulevard Ney (bastion 39). — Ancienne 
caserne d'octroi, affectée à Tusage d'hôpital par arrêté préfec- 
toral du H décembre 1882, pour obvier à la suppression d'un 
certain nombre de lits nécessitée à rilôtel-Dieu par suite de 
démolitions. 

L'ancienne caserne d'octroi, construite en pierres de taille, 
forme le bâtiment central. Â droite et à gauche, on a disposé 
deux pavillons système Tollet, reliés au corps de bâtiment par 
des ailes. 

Le service de chirurgie est installé d'une manière très com- 
plète. Il existe un laboratoire d'histologie et de bactériologie et 
un laboratoire de recherches thérapeutiques. 

L'hôpital comprend un service de bains externes au moyen 
duquel 30000 bains sont, en moyenne, délivrés par an à la 
population nécessiteuse des quartiers environnants. 

Médecins : MM. Roques et Talamon. Chirurgien : M. Picqué. 
Dentiste : M. Rousseau. 

Nombre de lits, 191, siivoir : médecine, II. 63, F. 56; 
chirurgie, H. 31, F. 38; berceaux, 3. 

Hôpital Andral, 35, rue des Tournelles. — Ancien hôpital 



256 PARIS-MÉniQAL. 

140000. Ils sont admis tous les jours, pour les cas de chirur^i» 
tous les matins, pour la médecine tous les matins à 9 heun»>. 
même les dimanches et jours fériés, et, de plus, tous les jour^ 
de la semaine à une heure après midi. 

Cet hôpital renferme un unisée remarquable de inoula^e>. 
exécutés par M. Baretta, collection probablement unique et utw 
collection de pièces données par MM. Lailler et Péan. 

La bibliothèque, exclusivement dermatologique, fort impor- 
tante, a été fondée par les médecins de Thùpital et il existe aussi 
une bibliothèque pour les internes, grâce à une subvention du 
Conseil municipal. 

Saint-Louis possède des pavillons isolés, des laboratoires lucn 
organisés et un pavillon pour les malades payants. 

Médecins: MM. Fournier, professeur de la clinique; Haillcn 
peau, Tenneson, du Castel, Danlos, Baizer. Chirurgiens : MM. Ri- 
chclot, Nelaton et Ricord, Acconchenr: M. Aiivard. Dentisfe: 
M. Combe. 

Nombre de lits, 1357, savoir: médecine, H. 361, F. 230: 
chirurgie, 11. 104, F., 149; enfants, 397 ; accouchement, 55: 
berceaux, 55. 

L'Hôpital Ricord, 111, boulevard de Port-Royal, ancienne- 
ment Hôpital du Midi, occupe un ancien couvent de Capucins, il 
est spécialement consacré au traitement des malades vénériens 
hommes, autrefois traités aux Petites-Maisons; hôpital établi en 
1497 pour les pauvres vénériens sans domicile et sans parents. 
En ce temps-là, les malades aisés pouvaient se faire traiter chez 
eux, mais cependant ils ne pouvaient sortir en ville qu'aprt»s 
avoir fait constater qu'ils avaient suivi un traitement. 

Le bâtiment des Petites-Maisons tombant en ruines, le> 
malades alors des deux sexes furent transportés à Lourcine, pui> 
à Bicctre. Jusqu'en 1700, les malades hommes et femmes étaient 
fustigés avant et après le traitement. 



HÔPITAUX D'ACCOUCHEMENT. 237 

En 1785, les vénériens furent envoyés dans Fhôpital acluel, 
mais, en 1836, les malades femmes furent transférées à Tliôpital 
de Lourcinc. 

L'hôpital Ricord renferme un musée intéressant fondé par 
Horteloup et il a hérité de la bibliothèque de Ricord. Il existe 
dans chaque service de médecine une salle pour les maladies de 
la peau. 

Médecins : MM. Renault et Queyrat. Chirurgien : M. Hum- 
hcrt. Dentiste : M. Bruneau. 

Nombre de lits, 1)17, savoir : médecine, 215; chirurgie, 104. 

Hôpital Broca, rue Rroca, 111, ancien hôpital Lourcine, 
ouvert en 1856, et aflccté aux femmes atteintes de maladies 
vénériennes. Autrefois maison de refuge, il occupe remplacement 
d'un ancien couvent de Cordelières, fondé par Marguerite de 
Provence, femme de saint Louis. Depuis 1895, chaque service 
de médecine a une salle pour les maladies de la peau. A Tllôpital 
est aussi annexé un service de 60 lits pour les maladies ordi- 
naires. Enfin il y a dans cet hôpital un service important de 
gynécologie dirigé par le chirurgien de Thôpitid. 

Médecins: MM.de Beurmann et Rrocq. Chirunjien : M.Pozzi. 
Dentiste : M. Bruneau. 

Nombre de lits, 291, savoir: maladies syphilitiques, 178; 
maladies cutanées, 41; chirurgie, 57; accouchement, 6; ber- 
ceaux, 6. 



HOPITAUX D'ACCOUCHEMENT 

Maternité (Maison-école d'accouchement), boulevard de Port- 
Royal, 119. — La Maison d'accouchement, appelée aussi Maternité, 
occupe les bâtinuuits de Tancienne abbaye de Port-Royal foiulée 
on 1625 et supprimée en 1790. Le couvent, après avoir servi de 
prison pendant quelques années, devint en 1795 un hospice 






"31 b-r i- i/r-: r- haitii- it-a-'iT"- 
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'iiO PARÎS-MEDÎCAL. 

I/Assistancc publique avait obtenu du génie militaire en 1884, 
lors de répidémie de choléra, Tautorisalion de construire des 
baraquements sur les glacis des bastions n*' 30 et 31, près de la 
porte d'Aubervilliers. Ces baraquements, bien que provisoires, 
ont été affectés par l'Assistance publique, depuis juin 1887, à un 
service de varioleux. Les malades occupent les baraquements du 
milieu, plus une partie du baraquement de gauche, divisé en 
trois compartiments à l'usage des malades douteux. Le baraque- 
ment de droite, du côté delà porte d'entrée, renferme les bureaux 
et les services généraux. Des clôtures séparatives, établies entre 
les trois constructions, interdisent toute communication entre 
les malades et les gens venant de l'extérieur. Elles sont reliées 
aux bureaux et à la chambre de garde de l'interne par un Kl 
téléphonique. 

Le service administratif est placé sous la surveillance du 
directeur de l'hôpital Bichat. 

Médecin : M. Roger. 

Nombre de lits, 258, savoir : médecine, H. 136, F, 122. 

L'H6pital du Bastion 29, 4. boulevard Macdonald, a été ouvert 
en 1893. 

Médecin : M. Chantemesse. 

Nombre de lits, 122, savoir : H. 35, F. 71; enfants, 16. 



HOPITAUX D'ENFANTS 
Hôpital des Enfants-Malades. 149, rue de Sèvres. — An- 

cieime maison des Filles de rHnfanl-Jéstis, fondée par labbi» 
Lonfiuet de fier^y, curé de Saint-Sulpice en 1732, avec le patro- 
nage de la reine Marie Leczinska, sous le titre de Maison rfr 
f Enfant-Jésus, pour recueillir les femmes et les filles sans 
occupation. 



HOPITAUX DEM'ANTS. 2il 

D'abord liospicc des orphelines, cet étahlisscinent fut ensuite 
exclusivement réservé aux enfants malades des deux sexes âgés 
de deux à quinze ans, par décision du Conseil général des hos- 
pices du 9 floréal an X (28 mai 1802). 

Trois pavillons d'isolement sont afl'ectés, Tun pour le traite- 
ment de la diphtérie, le second pour le traitement de la scarla- 
tine, le troisième pour le traitement de la rougeole. 

Depuis le V^ janvier I88Î, date de rétablissement dans cet 
hôpital de la clinique des enfants, une nouvelle distribution des 
services et une amélioration import^inte ont été réalisées. Au 
lieu de réserver exclusivement les salles des maladies aiguës a 
certains médecins, et les maladies chroniques à d'autres, actuel- 
lement, chaque médecin a un service de maladies aiguës, et un 
de maladies chroniques. 

Il existe à cet hôpital une consultation externe comportant la 
délivrance gratuite des médicaments, bains et douches, pour les 
affections de toute nature. 

La teigne est l'objet d'un traitement spécial. Médecins : 
MM. Grancher (clinique de la Faculté), Descroizilles, Moizard, 
Sevestre, Comby et Variot. Chirurgiens : MM. Lannelongue et 
Brun. Dentiste : M. Galippe. 

Nombre de lits, 632, savoir : médecine 384, chirurgie 224, 
berceaux, 2i. 

Hôpital de Forges-les-Bains (Seine-et-Oise). — Cet éta- 
blissement est une succursale de l'hôpital des Enfimls-Malades, 
et il est spécialement affecté au traitement des scrofuleux. Inau- 
guré le 15 octobre 185!), il est situé dans un pays très sain, 
abrité du vent du Nord et largement exposé au soleil ; la morta- 
lité s'y élève à peine à im pour cent. Médecin : M. Doumenge. 

Nimibre de lits, 22 i, savoir : garçons 112, lilles 112. 

Hôpital Trousseau, 81), rue de Charenlon. — A été fondé en 
1600 par M. et Mme dWligre. Il avait été affecté aux enfants 



242 PARIS-MÉDICAL. 

trouvés. En 1855, il a reçu le nom d'hôpiliil Sainte-Eugénio, et 
a été réservé aux enfants malades, puis, en d880, il est devenu 
hôpital Trousseau. Des services d'isolement dans des pavillons 
sont destinés aux diphtériques, aux teigneux, aux rubéoleux et 
aux scarlatineux, savoir : pavillon Bretonneau inauguré en 
1879 pour la diphtérie; pavillon d'Aligre inauguré le 25 juillet 
1889 pour les rubéoleux avec salles spéciales, et des cliara- 
bres d'isolement y sont réservées à toutes les complications de 
la rougeole ; pavillon Davenne, inauguré à la même époque, 
pour les scarlatineux. Ce dernier (système André) constitue un 
type remarquable, mais coûteux de construction hospitalière en 
bois. — En 1892 est entré en service un pavillon de douteux, 
non encore dénommé, qui comprend des chambres isolées pour 
recevoir provisoirement les enfants atteints d'une maladie non 
caractérisée jusqu'au jour de la révélation de cette maladie. Ces 
services d'isolement sont faits alternativement par les médecins 
à tour de rôle. 

Un service de coqueluche, avec personnel spécial, et complè- 
tement isolé, divisé en coqueluches simples et coqueluches com- 
pliquées, garçons et filles, a été inauguré le l*"^ juillet 1892. 
L'administration projette de nouveaux bâtiments séparés pour 
les varioleux. Trousseau est appelé à prendre une importance 
très grande et de nouveaux laboratoires d'histologie pathologique 
et de chimie vont être créés. Un amphithéâtre pourvu de tons 
moyens d'études désirables est annexé au service de chirurgie. 
L'hôpital renferme un musée organisé sous la direction de 
M. Lannelongue : ce musée fournit aux étudiants de précieux 
sujets d'étude. Une bibliothèque fondée par l'initiative des inter- 
nes, et aussi grAce à la générosité même de ce chirurgien, reçoit 
une subvention du Conseil municipal. Vn traitement externe 
pour la teigne a lieu à l'hôpital. Mêdeciths : MM. Josias, Netter. 
fiuinon et Richardière. (Jururgiens : MM. Kirmisson et Broca; 
Dentiste : M. Queudot. 



HOIMTAIX OENFAMS. 243 

Nombre de lits, 596, savoir: médecine, il(); ehirurt^ie, 180. 



La Roche-Guyon, route de Vernon (Seinc-et-Oise). — Cel 
établissement, diï l\ une donation de M.Georges de La Rochefou- 
cauld, en date du 22 octobre 1863, est destiné au traitement des 
curants convalescents des deux hi^pitaux d'enfants de Paris. 
Dans son testament, le comte G. de La Rochefoucauld avait légué 
la nue propriété de la maison à la communauté des Sœurs de 
Saint-Vincent-de-Paul, et à son défaut à TAdministration géné- 
rale de l'Assistance publique; l'usufruit devait en tout cas 
appartenir aux père et mère du testateur. La congrégation ayant 
refusé le legs, le duc et la duchesse de La Rochefoucauld renon- 
cèrent h Tusufruit, et ajoutèrent au legs la donation du mobilier 
et des parties accessoires de l'immeuble qui leur appartenaient 
en propre. Un décret du 21 janvier 1863 a autorisé l'Adminis- 
tration à accepter ces libéralités. — l.a fondation Fortin a été 
rattachée à cel établissement pour le service médical et le ser- 
vice administratif, ce dernier placé sous la surveillance du 
directeur de Thôpital Troiisseau. 

Nombre de lits, III. 

Hôpital de Berck-sur-Mer (Pas-de-(4ilais), fondé par des 
acquisitions de YlilM en 1861, 1864, et le don Delhomcl. 
de 1860. Cet établissement reçoit les enfants des hôpitaux de 
Paris atteints d'affections scrofuleuses cl rarhi tiques, âgés de 
luoins de 15 ans. 

En 1861, radminislration de l'Assistance publique de Paris 
construisit sur la plage de Herck im hôpital provisoire destiné à 
recevoir cent enfants scrofnleux venant des hôpitaux d'enfants 
de Paris et de Thôpital des Knfants Assistés. L'essai de traite- 
ment par l'hydrothérapie maritime ayant donné de bons résul- 
tats, l'administration (il construire l'hôpital actuel édifié sur une 
partie de dune battue par les vagues au sud et à l'ouest. 



Uï PARIS-MEDICAL. 

Considéré comme un modèle de construction hospitalière, il 
consiste dans une série de bâtiments séparés entre eux par une 
galerie où sont réunis la plupart des services généraux. Dans 
les bâtiments affectés aux garçons se trouvent Tadministration, 
les magasins et rinfirmerie; du côté filles, communauté, lingerie 
et buanderie. Au centre, faisant face h la mer, est la chapelle. 

L'hôpital est desservi par des religieuses Franciscaines qui 
sont chargées des fonctions de surveillantes, et de celles qui 
dans les autres établissements incombent aux infirmières et filles 
de service. 

A côté du grand hôpital, l'administration a conservé les petites 
constructions en bois de Thôpital provisoire de 1861. Elles sont 
affectées à des jeunes malades de Paris et du département de la 
Seine pouvant acquitter les frais de leur traitement. 

Chirurgien : M. Ménard. 

Nombre de lits, 750, savoir : chroniques, 576: infirmerie, 
136; lits d'isolement, 22; berceaux, 16. 

Un lazaret de 40 lits, construit en 18î)4. reçoit en observation 
les enfants nouvellement arrivés. 

Sanatorium d'Hendaye (Basses-Pyrénées). — II est destiné 
au traitement des enfants rachitiques, anémiés ; spécialement aux 
enfants faibles dont Télat ne doit pas amener une intervention 
chirurgicale. 

Construit en 1897 avec les fonds du pari mutuel, il a été 
ouvert le 7 juin 1899 pour 200 enfants. 

Médecin : M. Canino. 

Nombre de lits, 200. 

Maison municipale de santé, 200, rue du Faubourg-Saint- 
Denis. — Reçoit seulement des malades payants, soit des étrangers, 
soit ceux de la ville môme qui préfèrent se faire soigner hors de 
leur domicile. L^élablissement a été fondé en 1802, à la suite 



!inS?H:KS. 245 

d'un don remis à FAssislance piibliqiio par un inconnu. Primiti- 
vement instnllée faubourg Saint-Mîulin, elle a été transférée au 
faubourg Saint-Denis, en 1806, vis-à-vis la prison Saint- 
Lazare, et ensuite dans les bâtiments nouvellement construits 
qu'elle occupe aujourd'hui. Le public l'appelle encore Maison 
Dubois, en souvenir de l'habile chirurgien qui, pendant de lon- 
gues années, fut chargé du service chirurgical. 

La Maison de santé possède une bibliothèque destinée aux 
internes, léguée par Demarquay et subventionnée par le Conseil 
municipal. Considérée comme un établissement privé, les 
internes et externes de rétablissement peuvent seuls assister 
aux visites. 

Médecins : MM. Widal et Vaquez. Chirurgiens : MM. Walther 
et Polheral. 

Nombre de lits, 340, savoir : médecine, H. 988, F. 100, 
chirurgie, H. 79, F. 63. 

HOSPICES 

Enfants assistés, rue Denfert-Kochereau, 75. — Un arrêt du 
Parlement du 11 août 1552 obligea les seigneurs hauts-justiciers 
à contribuer à Tentrelien des enfants trouvés et exposés, et 
confia l'administration des biens et deniers affectés à ces enfants 
aux maîtres et gouverneurs de l'hôpitid de la Trinité ; une femme 
était commise pour recevoir les enfants exposés. 

Au couHuencement du xvf siècle, les enfants trouvés étaient 
encore allaités et nourris dans la maison du pont Saint-Landry, 
près de Notre-Dame. — En 1570, un arrêt du Parlement pres- 
crivit que les personnes ecclésiastiques, >eigneurs justiciers de 
Paris, s'assembleraient à jours lixes, |)our délibérer sur l'admi- 
nistration des enfants trouvés, leur nourriture et sur les uiusures 
destinées à assiu'er leur bien-être. 

Il arrivait qiie les enfants étaient mal soignes, ei les servantes 



t!Ui PAlUS-lilEDICAL. 

chargées de leur service les vendaient parfois à des bateleurs. 

En 1658, saint Vincent de Paul fit, en faveur de ces enfants* 
une croisade qui réussit; on loua pour eux une maison à la porte 
Saint-Victor; Mlle L.egras, assistée de sœurs de charité, en prit la 
direction. 

Les enfants trouvés furent bientôt transférés à liicétre, mais 
la mortalité vêtant très grande, on les ramena à Paris, faubour«; 
Saint-Denis. 

Après diverses pérégrinations dans plusieurs hopitiiux. l'hos- 
pice des enfants trouvés ou assistés, auxquels un décret de 
Tan II avait donné le nom d'Enfants de la Patrie, fut installé, en 
1814. dans la maison de l'Oratoire, rue Denfert-Rochereau, où 
les orphelins vinrent les rejoindre en 1858. 

Depuis 1881, les enfants moralement abandonnes, c'est-à-dire 
les enfants qui sont maltraités, laissés en état de vagabondage, 
sans direction ni surveillance par les parents ou tuteurs, sont 
admise Thospicc. 

Les Enfants assistés sont admis depuis le premier jour de 
leur naissance jusqu'à leur douzième année : ils se composent des 
enfants trouvés, abandonnés et des orphelins pauvres. Aussitôt 
après leur réception, les enfants sont envoyés à la campagne, L< 
nouveau-nés sont confiés à des nourrices, et les plus âgés sont 
placés chez des artisans et des cultivateurs. 

iérs Enfants au dépôt. — L'hospice reçoit au dépôt les enfants 
des personnes admises comme malades dans les hôpitaux, ou qui 
ont été abandonnés par suite de l'arrestation de leurs père et 
mère, ou de condamnations prononcées contre eux, quand la 
peine infligée doit être de courte durée. 

L'hospice reçoit enfin les nourrices des campagnes destinée^ 
aux enfants serourus. 

Le tour qui existait à la porte de la rue d'Enfer a disparu de- 
puis 18(>4: les admissions d'enfants abandonnés se font aujour- 
d'hui à bureau ouvert, niiit et jour. Il existe à Thospice un 



HOSPICES. 247 

laziirct et une nourriceric de«»tinée à rallaileiuent, par douze 
ànesses, des eiifiints syphilitiques. 

Médecin : M. Ilutinel. Chirurgien : M. Jalaj^nior. Dentiste : 
M. Thoma . 

Nombre de lits, 980, savoir : enTants, 905; nourrices, 75. 

Annexe deThospice des Enfants-Assistés, à Thiais (Seine). 

— Ouvert en 188ô dans un immeuble appartenant à M. Mesnard, 
cet établissement reçoit en dépôt de Thospice les enlants sevrés 
âgés de plus de dix-huit mois, qui n'y sont envoyés qu'après 
avoir éti'^ souu)is au lazaret de Tliospice à une période d'observa- 
tion de quatorze jours; s*ils tombent malades, ils rentrent à 
riiospice. 

Médecin : M. Delamarre. 

Nombre de lits, 100 pour enTants des deux sexes. 

Le service administratif est celui de riiospice des Knfants- 
Assistés. 

Annexe de Châtillon, sous ilagneux. Ouverte le 15 jan- 
vier 189r>, destiné** à recevoir les Knfants assistés incapables de 
supporte!' les fiiligues du voyage à Heirk ou présenliuit des 
symptômes suspects de syphilis. 

Médecin : M. Ilarbillion. 

Nombre de lits, MO. 

Hospice de Bicêtre. à Genlilly (Seine), rue du Kremlin. — 
Doit son nom à Jean de Pontoise, évé(|ue de Winchester (Bicétre 
par cori'uption) cpii lit bAtir un château sur cet emplacement. 
Le domaine de Bicétre, acipiis par Aimé VI, comte de Savoie, 
devint plus tard, par échange, propriété d<» la Maison royale de 
Fi-ance. Kii Iti.l'i, l'édilice actuel fut élevé par ordre de Richelieu 
pour recevoir les invalides militaires. Il l'ut compris en 1656 au 
nombre des maisons de rilôpit<il général. — A la lin du siècle 



t248 BARIS-MÉDICAL 

dernier, c'était, à la fois, un hospice, un hôpital et une prison. 
Enfui, en 1837, les prisonniers de Bicêtre furent enfermés à la 
Roquette, les vénériens transférés à riiôpital du Midi, et Bicètre 
resta hospice d'incurables hommes. 

En dehors des vieillards et incurables proprement dits, on y 
reçoit les enfants atteints de maladies nerveuses, et les cancéi*és 
incurables. Les anciens serviteurs de l'administration de T Assis- 
lance publique y sont admis sous le nom de reposants. 

En chirurgie, les blessés du dehors, venant surtout des 
carrières de Gentilly, sont admis. Une division de Thospice est 
réservée aux aliénés du département de la Seine. 

L'établissement entrelient des ateliers de tailleurs, tapissiers, 
lampistes, couvreurs, chaudronniers, tonneliers, vanniers, dont 
les travaux servent uniquement aux besoins de l'établissement. 
D'autres ateliers sont affectés aux administrés qui veulent tra- 
vailler pour leur compte. 

Un quartier, commencé en 1883, est réservé aux enfants idiots 
et épileptiques. arriérés, imbéciles, hémiplégiques et véritables 
aliénés. On essaie de leur mettre un peu de clarté dans rinlelli- 
gence obscurcie, d'assouplir leurs membres, et de les faire par- 
ticiper autant que possible aux avantages de la vie humaine. Cet 
enseignement qui a pour premier créateur un Français, Edouard 
Seguin, repose sur l'éducation des sens. Edouard Seguin a été 
nommé en 1842, à la suite d'un rapport d'Orfda au Conseil 
général des hospices, instituteur des enfants de Bicêtre. — Guidé 
par l'expérience du D' Bourneville, rarchitecte Gallois a groupé 
dans une construction remarquable tous les services affectés au 
traitement physique de ces enfants. Bon nombre de ceux-ci, qui 
paraissaient devoir rester une charge constante pour la société 
sont devenus capables de gagner leur vie, grûce à la direction 
intelligente et continue de M. Bourneville, chargé de ce service 
important. 

Les procédés employés sont : V éducation des devx sexes. 



HOSPICES. tiiU 

toucher, main, parole; leçons de choses, à Taidc (riinages, de 
projections; les exercices physiques, gymnastique, danse, 
escrime, etc., et un enseignement professionnel, menuiserie, 
serrurerie, typofjjraphie, brosserie, vannerie, couture, cor- 
donnerie. 
* 

Les comptes rendus annuels de ce service, publiés par M.Bour- 
neville, sont des plus intéressants à consulter. Nous croyons 
devoir indicpier plus loin, parmi les établissernenls privés, 
Tbistitut médico-pédagogique, fondé par ce médecin, pour les 
malades payants. 

L'hospice de Hicétre est le siège d'une des quatre Écoles mu- 
nicipales d'infirmiers et d'infirmières. Il a une bonne biblio- 
thèque d'internes subventionnée par le Conseil municipal. Un 
uuisée d'anatomiepathologicpie a été créé en 1880 parleD'Bour- 
neville. 

Médecins : M. Marie. Chirurgien : M. Potheral, ser^ire des 
aliénés. Médecins : MM. Hourneville, Léglas etdhaslin. Médecin 
adjoint : M. Nageotte. Dentiste : M. Bouvet. 

Nombre de lits, 3153, comprenant : les vieillards et infirmes, 
les cancéreux, les épileptiques les reposants, les uKilades d'in- 
firmerie, et les aliénés. 

Hospice de la Salpôtrière, 47, boulevard de rilôpital. 

— Construite sous Louis Xlll, pour servir d'arsenal, la Salpétrièrc 
se composait de quelques bâtiments en forme de grange, où Ton 
travaillait le salpêtre, d'une petite chapelle consacrée à saint 
Denis, et d'une sorte de grand château, occupant un emplace- 
ment de '20 arpents. En 1036, la Salpétrière se trouvait aban- 
donnée. Louis XIV en fit don à l'Hôpital général qu'il venait de 
fonder pour être affectée « au renfermement des pauvres ». Les 
bâtiments qui avaient servi à la fabrication du salpêtre, servirent 
de dortoirs. Au centre de l'hospice, en lG5i, se trouvait une 
prison pour femmes et filles de mauvaise vie. Peu de teuq)s 



250 PAHIS-MEDICAK. 

après, dans la partie nord de rétablissement, fut édifié aux frais 
de Mazarin un InUiment qui prit son nom, pendant qu'on 
construisait sur la façade méridionale le bâtiment Sainte -Claire, 
aujourd'hui Monthyon. On Tappela Fouquet elBellièvre. 

En 1669, Louis XIV fit remplacer la petite chapelle par une 
église proportionnée à Tîniportance de la maison. Construite sui- 
tes plans de Libéral-Bruant, elle rappelle par sa forme les 
anciennes basiliques et se compose de 4 nefs i*ayonnant autour 
d'un dôme central, dont le maître-autel occupe le milieu; à Sii 
gauche se trouve le bâtiment portant le nom de la marquise de 
Lassiiy, qui fournit l'argent de sa construction en 1756, Jusqu^à 
la Révolution, on i-ecevait à la Salpêtrière les femmes et les 
filles enceintes, les nourrices et les nourrissons, les enfants 
mâles jusqu'à 5 ans, les folles furieuses, des épileptiques, des 
aveugles, des incurables de toute espèce. Au commencement du 
siècle, la Salpêtrière fut réservée aux malades incurables, 
femmes ou enfants du sexe féminin pour les affections nerveuses 
et mentales. Elle reçoit aussi les anciennes servantes des hôpi- 
taux ou reposantes. Depuis 1881, la Faculté a obtenu de l'Assis- 
tance publique que la clinique des maladies nerveuses serait 
établie à la Salpêtrière, qui recevant des maladies aiguës e^t 
devenue hospice et hôpital. 11 y a une consultation externe très 
importante. 

La Salpêtrière, le plus vaste établissement nosocomialde l'Eu- 
rope abrite plus de 4000 personnes. Il contient des annexes 
d'une réelle importance, ainsi que des laboratoires spéciaux de 
chimie, de micrographie et de photographie, un service d'élcclro- 
thérapie, une bibliothèque pour les internes contenant un grand 
nombre d'ouvrages provenant de dons, du D'' Fassîinl, de 
Mme Baillarger, etc., de collections de matière médicale et de 
minéralogie, une école municipale d'infirmerie, une école pour 
les enfants arriérés, un asile pour les petits enfants, un ouvroir 
pour les plus grands, où les malades apprennent la couture. 



HOSPICES. 251 

toutes ces annexes subventionnées par le Conseil municipal. 

Médecins : MM. Raymond, professeur de la clinique des 
maladies nerveuses, et Déjerme. Chirurgien : M. Segond, service 
des aliénés. Médecins : MM. J. Voisin, E. Charpentier, Deny. 
Médecin adjoint : M. Roubinovitch. Chef de clinique^ M. Ces- 
lan. Dentiste : M. Jarre. 

Nombre de lits, 5812 : comprenant, les maladies cancéreuses, 
les vieillards et infirmes, les épileptiques, les reposantes, les 
malades d'infirmerie, les aliénées. 

Hospice des Incurables, à Ivry (Seine). — Cet hospice con- 
sacré aux Incurables des deux sexes a remplacé Thospice des 
Incurables hommes, installé jusqu'en 18ti9 dans le Couvent des 
Récollets, rue du Faubourg-Sainl-Martin, aujourd'hui hôpital 
militaire Saint-Martin, et celui des Incurables femmes, de la rue 
de Sè%res, aujourd'hui hôpital Laénncc. 

Dans la chapelle se trouve le mausolée du cardinal François 
de La Rochefoucauld, transféré de l'hôpital de la rue de Sèvres, 
en même temps que les femmes incurables. 

Médecin : M. Alb. Gombaun. Chirurgien : M. Hartmann. 
Dentiste : M. Roy. 

Nombrede lits, 2212, savoir : vieillards : H. 1021, F. 1022; 
petits incurables, garçons 62 ; lits d'infirmerie, 107. 

Hospice Brévannes, à Limeil-Brévannes (Seine-et-Oise). — 
Établi dans l'ancien château de Brévannes, il a été ouvert en 
1885 et il est destiné aux vieillards des deux sexes. On y reçoit 
aussi un certain nombre de malades des hôpitaux atteints d'affec- 
tions chroniques non curables. 

Il n'y a qu'un service de médecin, confié à M. Touche. 

Nombre de lits, 1037, savoir : chambres pour ménages, 200; 
dortoirs, II. 48, F. 34; infirmerie. II. 9, F. 9; chroniques. II. 
568; F. 369. 



2o2 PAHISHÉDICAL. 

Maison de Retraite des Ménages, me du Vivier, 15, à Is$y 

(Seine). — Cet établissement, situé autrefois à Paris, me de la 
Chaise, 28, a été fondé en 1557, sous le nom de Petites-Maisons, 
sur l'emplacement et avec les matériaux d'une ancienne mala- 
drerie de Saint-Germain-des-Prés; on y reçut d'abord indistinc- 
tement des fous, des enfants et des vieillards infirmes. En 1801. 
il fut consacré aux époux en ménage et aux veufs et veuves ou 
époux en faveur desquels le divorce ou la séparation de coq>s 
ont été prononcés. Il fut transféré à Issy en 1863. 

Médecin : M. Marfan. Dentiste : M. Didsbury. 

Nombre de lits, 1445, savoir : dortoirs, H. 236; F. 500, 
chambres (ménages), H. 208, F. 208; veufs et veuves, H. 100. 
F. 517; infirmerie, IL 54, F. 40. 

La Rochefoucauld, 15, avenue d'Orléans. — Fondéen 1781- 
sous les auspices de Mme la vicomtesse de la Rochefoucauld, par 
les Frères de la Chaiité, sous le nom de Maison royale de Santé, 
il fut destiné d'abord à des militaires et à des ecclésiastiques 
malades. Il est devenu hôpital pendant la Révolution et a été 
converti, en 1801, en maison de retraite pour des personnes 
des deux sexes qui, sans être dans une indigence absolue, n'ont 
pas de ujoyens siiflisants d'existence. Vn arrêté du Ministre de 
rinlérieur du 11 janvier 1822 a donné le nom d'hospice de 
La Rochefoucauld à cet établissement antérieurement dénommé 
Maison de retraite à Mon trou ge. 

Conditions d'admission : 60 ans révolus, et pour les infir- 
mes incurables, 20 ans. Médecin : M. Darier. Dentiste : M. Roy. 

Nondire de lits, 246, savoir : lits d'administrés, H. 107, 
F. 119; lits d'infirmerie, IL 10, F. 10. 

Institution Sainte-Périne, (H), me Chardon-Lagache. — A 
été fondée au commencement du siècle rue de Chaillot, et avec 
Taide delà liste civile, par MM. Chayla et Gloux. Cette maison a 



IIOSIMCES. 'lu 

été réunie à rAdminisI ration par décret dn 10 novembre 1807. 
Reeonstruitc en 1861, sur remplacement actuel. Un des fonda- 
tcins dépossédés intenta un procès contre l'administration des 
Hospices. Commencé en 1817, il se termina en 1856 par une 
ordonnance royale, rendue en Conseil d'Ktat, condamnant 
l'administration des Hospices au paiement d'une indenmité. 

Le but de Tlnstitution est d'assurer aux personnes des deux 
sexes ayant connu Taisance une retraite en rapport avec leurs 
habitudes et leur éducation. Elles doivent être âgées de 60 ans 
au moins et domiciliées deux ans dans le département de la 
Seine. 

Médecin : M. X... Dentiste : M. Didsburv. 

Nombre de lits, 287, savoir: chambres particulières, 11.100, 
V. 129; de ménafres, H. 12, F. 12; infirmerie, H. 12, F. 12. 

Hospice d'Issy-les-Moulineaux (Seine). — Cet hospice a 

été fondé à la suite d'un don fait à la comuume en date du 
i septembre 1871, par le docteur Lasserre, ancien médecin mi- 
litaire, don consistant en une maison, avec jardin, et une rente 
annuelle, à l'efTel d'hospitaliser sept vieillards. 

La municipalité a volé une somme de 500 000 francs pour 
donner plus d'extension à l'établissement projeté qui a été inau- 
guré le 15 mars 1900. 
• Nombre de lits : 7 . 

Le service administratif dépend de la direction de l'hôpital 
d'Issy. 

Fondations Boulard et Lenoir- Jousseran . — l/hospice 

Saint-Michel comprend deux fondations : 

I" La première a été faite en vertu des dispositions testamen- 
taires de M. Boulard (Michel-Jac(|ues), ancien négociant tapissier 
ù Paris qui légua, en 182r), sa fortune à l'Assistance publique, 
il charge de fonder et «l'entretenir un hospice sous le nom de 
Saint-Michel. 



I 




254 FAIUS-)IEDI(:AL. 

2* La seconde a été fondée en verlu du legs de Mme Jousse- 
ran, veuve Lenoir, qui par testament de 1874 a institué l'Assis- 
tance publique sa légataire universelle à charge de créer et dVn- 
trelenirun hosj)ice de vieillards. 

L'hospice Saint-Michel a été ouvert le 2i août 1830. II esl 
destiné à recevoir des vieillards septuagénaires. Le nombre pri- 
mitif était de 12; il est de 20 aujourd'hui, grâce aux ressources 
provenant des legs Dondey. Dupré et Dagnan. 

La chapelle renferme le buste et le cœur de M. Boulard. Con- 
formément au vœu du testateur, l'administration a placé dans 
cette chapelle un tableau d'Abel de Pujol, représentant la Charité 
ouvrant à des vieillards les portes de Thospice Saint-Michel, el 
saint Michel, ainsi qu'un autre de Meynier montrant le démon 
terrassé par saint Michel. 

Le Jroit de nomination est exercé : pour 12 lits, par les 
20 bureaux de bienfaisance de Paris à tour de rôle; el pour le^ 
8 autres, par le directeur de Tadministraiion. 

Le service médical est assuré par un médecin de la localité. 

Nombre de lits, 2 ÎO, savoir : 9, administrés 228 : infirmerie 12. 

Hospice de la Reconnaissance ( fondation Brézin), àGarches 

(Seine-et-Oise). — Établissement ouvert en 1834, fondé |)ar 
suite d'un legs de Michel Brézin, ancien entrepreneur de fonde- 
ries et for«ïes, en laveur d'indigents français, anciens ouvriers 
vi\ fer, fonte de fer^ cuivre, etc. 

Mcflecin : M. Gille. 

Le nombre de lits a été augmenté grâce a des donations de 
MM. (iouin et Lemaire : il esl actuellement de 554. 

Maison de retraite Chardon-Lagache, I , rue Chardon-b- 

gâche. — Cette maison, fondée depuis I8C1, est entretenue au 
moyen des libéralités de la famille Chardon-Lagache. I/établisse 
mont est desservi |)ar les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, con- 
formément aux clauses des actes de fondation. 



I 



HOSPrCiilS. tLw 

Le droit de nomination dos lits appartient pour la plus 
grande partie ( 1 10) à M. et à Mme Chardon fils, et reviendra à 
leur mort à la direction de TAssistanee publique. Le service 
médical et le service administratif sont assurés par la maison 
Sainte-Périne. 

Nombre de lits, 160, savoir : administrés 145, infirmerie 15. 

Fondation Galignani, boulevard Bineau, 55, 55, à Neuilly- 

sur-Seine. — Un testament de M. William Galignani a légué à 
TAssistance publique plusieurs immeubles de Paris et 70 000 
francs de rentes 5 pour 100 sur lÉlat, à charge de fonder sur le 
terrain de Neuilly une maison de retraite pour 100 personnes 
des deux sexes, âgées de 00 ans révolus, 1res respectables et de 
très bonne moralité, reconnues sans movens d'existence sufli- 
sants. 

Comme condition expresse du legs, cette maison doit toujours 
s'appeler Retraite Galignani^ frères. 

Sur les 100 personnes, le teslateur a voulu qu'il y eut 50 
admissions gratuites et toujours renouvelables au fur et à mesure 
des décès, en faveur de 10 anciens, libraires ou imprimeurs 
français, leurs veuves ou leurs filles, à la nomination d'une Com- 
mission déléguée par le Cercle de la librairie et de Pimprimerie 
établi à Paris, ou sur une attestation signée par cinq libraires 
ou imprimeurs notables de Paris: — 20 savants français, leurs 
frères ou leurs mères, leurs neuves ou leurs filles, à la nomina- 
tion d]une Commission déléguée à cet efTel par la Société des 
amis des sciences, fondée à Paris par feu le baron Thénard; — 
"20 hommes de lettres et artistes français, leurs |)ères ou leurs 
mères, leurs veuves ou leurs lilles, à la nomination d'une Com- 
mission déléguée à cet effet par rinslilut, section de TAcadé- 
mie française et des Heaux-Arts. 

Nombre de lits, 100, savoir : chambres particulières payantes 
II. 18, F., . 12; chambres particulières gratuites, IL 18, F. 52. 



i 



t}5r» PARIS-MÉDICAL 

La direction ost confiéo au directeur de rhôpitdi Beaujon. Vu 
comptable spécial est attaché à l'établissement. 

Fondation Rossini, 29, rue de Mirabeau, résultat d'un lej^s 
de Mme veuve Rossini à l'Assistance publique pour construire, 
meubler et entretenir à Paris ou dans le département de la Seine 
une maison désignée sous le nom de « Maison Rossini a, pour 
recevoir, soigner et entretenir, dans la proportion des ressources 
fournies par le legs, les artistes chanteurs Français et italiens 
Agés ou infirmes des deux sexes, le nombre de lits ne devant pas 
dépasser HO ou 120 au plus. Chaque malade admis devra avoir 
une chambre particulière. La maison a été inaugurée le 
30 juin 1889. 

Le service médical et Tadminislration sont les mêmes que 
ceux de Sainte-Périne. 

Médecins : M. X 

Nombre de lits, 54, savoir : chambres, hommes, 17 : 
femmes, 35 ; infirmerie, hommes, 2 ; femmes, 2. 

L'Hospice Debrousse, 148 et 150, rue de Ragnolet, a été 
construit avec un legs de Mme la baronne Alquier, néeDebrousse, 
lait en 1883. L'hospice, édifié sur l'emplacement du château de 
Bagnolet, ancienne propriété des ducs d'Orléans, a été ouvert en 
juillet 1892. Il abrite 200 vieillards des deux sexes. 

Médecin : M. Wurtz. 

Nombre de lits, 216, savoir : ménages, hommes, 16 ; 
feunnes, 16; dortoirs, hommes, 84; femmes, 84; infirHierie, 
honnnes. 8; femmes, 8. 

Fondation Dheur, à Ivry. — Hospice rréf» en 1 891 , en vertu des 
dispositions testamentaires de M. Dheur, destiné de prëférmcc 
aux vieillards les plus méritants, dont les antécédents sont les 
meilleurs, qui sont nés ou habitent depuis longtemps le quartier 
du Val-de-Grâce ou du Jardin-des-Plantes. 



ORPHELINATS.' 257 

Le service médical et administratif est celui de l'hospice 
d'Ivry. 

Nombre de lits, 60. 



ORPHELINATS 

Fondation Bonar, 15, rue de la Parcheminerie. — Cette 
fondation est due à un legs de Mme Bavand, veuve Bonnat, en 
date du 14 avril 1856, fait à la Ville de Paris, à charge d'établir 
un orphelinat de jeunes filles, dirigé par les sœurs de Saint- 
Vincent de Paul, dans l'ancien XIP arrondissement. La fondation 
a été annexée en 1872, par suite d'une transaction avec les 
exécuteurs testamentaires à la Maison de secours de la rue Bou- 
tebrie. L'établissement contient actuellement 50 enfants qui 
doivent être âgées de moins de 6 ans pour être admises et sont 
gardées jusqu'à 18 ans. 

Le droit de nomination appartient à l'Assistance publique. 

Orphelinat Fortin, à la Roche-Guyon (Seine-et-Oise). — 
Fondé en 1890, en exécution du testament de M. Fortin» 
décédé en 1847, et à l'aide des sommes provenant de ce legs 
versées à l'Assistance publique par la Ville de Paris, première 
attributaire, à la suite de la laïcisation des écoles municipales. 
Il est destiné à des enfants pauvres des deux sexes, âgés de 
six ans, qui doivent y recevoir jusqu'à treize ans l'instruction et 
l'éducation par un personnel d'ordre enseignant. Ils doivent être 
Français et nés à Paris. A leur sortie, les enfants sont placés en 
apprentissage par l'Administration. 

Le service médrcal est assuré par le médecin de la Roche- 
Guyon et l'administration est confiée au directeur de l'hôpital 
Trousseau et au comptable de la Roche-Guyon. 

Nombre de lits, 28 ; garyons 11; filles, 14. 

PAniS-lIKDICAL. 17 



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ih \f4t\f'iu*'iti *\*' tt S'il!»' à l.lr»f «Ir-kf jîiU J^^i^tt^. 

Li \jll*' rl«' I';if i* <-t rA-*i*L»iiri:' put li<|ueont décidt* d'aiiDexiT 
Ut fond.jlion llrjrtin.jrin à rurpht-Iin.it riil>»»utlê-Vitallis. Le <or- 
\'tt t' ttn'tWrsil i'i r;iflrriini>lnili«»ii dr o'< deux maisons sont ceux dt» 

MfiUîrnités Boucicaut. — Aux tenuos duleslamenl de Mme 
l'iMiM iiiiiit, il d(>\:iit ('In.' ét.ddi aux environs de Lille, de Rouen et 
t\i' (ili;iloii-»^ur-S;iôiu! trois maisons destinées à recevoir « des 
IriiinM'H rn coijriii's, non mariées ni veuves, de nationalit*'* 
(i.iiir.ijsr (|iii amont <'N pour la première fuis le malheur de se 
vnir hédiiiles. (les rerii<^n*s devaient contenir chacun dix lits 
plari'M eliaemi dans une chambre isolée. Le service devait être 
i.iil pur les lilles de la Charité de Saint-Vincent de Paul ou par les 
religieuses de Ilon-Seeoms. 11 était lé^ué : 215 000 francs pour 
la eonsiruetion et rameuMement, et 2 millions dont la rente 
ilev.iil ser\ir h r(*Mlretien. 



OniMIKLINATS. ^iM) 

Nombre de lits, 152. 

La Maternité de Roubaix a été ouverte le 1"^' juillet 1897. La 
Maternité de Mont-Sain t-Aignan, le l*"" mars 1898, et la Maternité 
de Chalon-sur-Saône, le même jour. Elles sont desservies 
chacune par trois religieuses des Petites-Sœurs Servantes de 
Marie-Immaculée (les deux congrégations prévues par le testa- 
ment ayant refusé), deux infirmières laïques. 

Maternité de Roubaix. Médecin accoucheur : M. Delattre. 
Maternité de Mont-Saint-Aignan : M. Didier. Maternité de Chalon- 
sur-Saône : M. Munot. 

Hospice Leprince, 135, rue Saint-Dominique. — La fonda- 
tion de cet hospice, ouvert en 1826, est dû principalement à des 
dotations faites par M. et Mme Leprince; il est destiné à recevoir 
des indigents âgés de 70 ans ou des infirmes incurables du 
quartier des Invalides. 

50 chambres des deux sexes. 

Hospice de Belleville, 180, rue Pelleport. — Cet établisse- 
ment, fondé par Tancienne commune de Belleville par autorisa- 
tion du 24 octobre 1850, est administré par FAssistance publique, 
depuis l'annexion de la commune à la ville en 1860. Il est 
exclusivement réservé aux vieillards pauvres des deux sexes, 
habitant Fancienne circonscription de la commune de Belleville, 
Agés de 70 ans et atteints d'infirmités incurables. 

Cet hospice est géré par le bureau de bienfaisance du 
XX* arrondissement. 

Nombre de lits, 25. 

Fondation Davenne, àOarches. — Elle est destinée à recevoir 
des petites filles convalescentes, sortant des hôpitaux, âgées de 
moins de quinze ans. 

Nombre de lits, 12. 



200 PARIS-MÉDICAL 

Orphelinat Parent-de-Rosan, 5, villa de la Réunion (Paris- 
Auieuil). — Cet orphelinat est destine à recevoir 12 orphelines, 
âgées de 6 à 12 ans, 6 du IX® arrondissement, 6 du XVP arron- 
dissement, de préférence filles d'artistes, de compositeurs, pré- 
sentées par les maires, et nommées par le directeur de l'Assis- 
tance publique. Elles sortent à 18 ans sans exception, reçoivent 
des levons d'art soit dans l'orphelinat même, soit dans les écoles 
industrielles ou artistiques de la Ville de Paris. Elles reçoivent 
à leur sortie un trousseau et une dot, le tout représentant 
1500 francs environ. 

La Fondation Lesecq, 5, rue de Belzuncé, est le résultat 
d'un le$^s du 15 juillet 1675, fait par Mme Simonne de Lantacq, 
veuve de messire François Lesecq. 

L'immeuble laissé par la donatrice était situé rue du Gros- 
Chenet, et destiné à loger gratuitement 20 femmes ou filles âgées 
d'au moins 50 ans et habitant Paris depuis trois ans. Par suite 
d'échange avec un des héritiers, la maison fut laissée à celui-ci 
contre l'immeuble actuel situé rue de Belzuncé. 

Les vingt bureaux de bienfaisance sont appelés à tour de rôle 
à présenter, au fur][et àjmesure des vacances, des candidates aux 
chambres devenues vacantes. 

Lorsque les bureaux de bienfaisance n'ont pas de candidates' à 
présenter, l'administration de l'Assistance publique nomme elle- 
même les titulaires. 

Nombre de lits, 20. 

Fondation Chemin-de-Latour, à Ivry, près Paris. — Mme Vve 
Cbemin-de-Latour, décédée le 30 décembre 1891, a institué l'As- 
sistance publique sa légataire universelle, à charge par elle de 
construire et d'entretenir une maison de retraite destinée à 
"îO vieillards hommes, domiciliés h Paris, et, de préférence, ayant 
exercé pendant cinq ans, au moins, le métier de balancier, — 



ORPHELINATS. *261 

La construction a été terminée en décembre 1899; l'établisse- 
ment sera ouvert en 1900, mais la date n'est pas encore fixée. 

Conditions d'admission : 65 ans au moins; 15 pensionnaires 
seront admis gratuitement, 15 verseront une pension annuelle 
de 150 francs et paieront 100 francs en entrant pour le mobilier. 

Nombre de lits, 30. 

La Fondation Damet, 19, rue Lemcrcier, est due à un legs 
de Mme Vve Damet, en date du 15 octobre 1856, en faveur de la 
commune des Batignolles. 

Cet établissement contient 33 lits; il a été ouvert en 1864. 

Il est destiné à des vieillards âgés de 60 ans au moins et habi- 
tant depuis trois ans la partie du XYIP arrondissement formant 
précédemment Tancienne commune des Batignolles. Il est placé 
sous la surveillance du bureau de bienfaisance du XVIP arron- 
dissement. 

Asile Lambrechts, rue de Colombes, Courbevoie (Seine). — 
Cet asile est dû à la générosité du comte Lambrechts, Ministre 
de la justice sous le Directoire, sénateur sous TEmpire, député 
sous la Restauration, décédé le 5 avril 1825. 

L'asile Lambrechts est administré par le Comité gérant de la 
fondation. 

11 reçoit des aveugles indigents âgés d'au moins 30 ars, des 
vieillards indigents à partir de Tâge de 70 ans, des hommes in- 
firmes âgés de 50 ans, des femmes infirmes âgées de 55 ans au 
moins, et des enfants pauvres orphelins de père et de mère, âgés 
de 7 à 13 ans. 

Des droits égaux pour l'admission des administrés sont réser- 
ves aux deux Commissions chrétiennes des confessions d'Augs- 
liourg et réformées du département de la Seine. 

I/établissement est géré par un Comité composé du maire du 
X*' arrondissement, du plus ancien pasteur de l'Église chrétienne 



'2i'd i»aiiis-mê!)!i:ai.. 

do la confession d'Au^sbourg et du plus ancien pasteur de 
TKglise réformée de Paris. 

Nombre de lits : 110, savoir : Aveugles, infirmes, vieillards, 
40 lits; enfants (garçons), 70 lits. 

Fondation Tisserand, 13i, rue d'Alésia. — Fondée pr 
testament du I""' février 1862, faisant l'Assistance publique léga- 
taire universelle à cbargc d'établir sur sa propriété, avenue de 
CbAtillon, actuellement rue d'Alésia, une maison de retraite 
destinée à des vieillards de 65 ans au moins, de bonne vie et 
impurs, habitant depuis trois ans sur les quartiers du Petit-Mont- 
rouge et Monlparnasse. 

Trente des pensionnaires reçoivent un secours de 1 franc jwr 
jour. 

Nombre de lits, 48. 



PRIX DE L'âSSISTâNCE PUBLIQUE 

Prix Civiale, biennal de 1,000 francs, attribué à Tinterne 
titulaire ou provisoire qui présente le meilleur travail sur les 
maladies des voies urinaires. 

l^efjs Arnal, 350 francs de livres ou instruments au premier 
externe admis chaque année. 

Lcfjii DussoL 7)00 francs de livres au premier interne admis. 

Lega Godard. Une trousse de 200 francs au premier interne 
admis. 

I.egs Barbier. Rente de 1118 francs attribuée au premier 
interne admis, à condition qu'il s'attache au service de clinique 
chirurgicale de la Charité. 

Legs Diirleaud. 500 francs attribués par voie de tirage au 
sort à l'un des internes reçus, 5^, 6* ou 7^. 

Legs Zambacco. îicnic de 291 francs attribuée à Finlcrne qui 
a obtenu l'accessit des prix de l'internat en médecine. 



MÉDECINS DES BlUEAl X DE DIE> FA ISANCE. 263 

Prix Fi/Ziowa:, annuel. — Consiste en deux prix de 750 francs 
chacun, qui sont décernes le premier à l'interne, le second à 
Texterne des hôpitaux qui auront fait le meilleur mémoire et le 
meilleur concours sur les « maladies de l'oreille. » Le mémoire 
prescrit comme épreuve du concours devra être déposé avant le 
15 octobre. Ce mémoire devra être manuscrit et inédit. 

Concours annuels : 1" Entre les internes de 3® et 4^ année : 
Un prix consistant en une médaille d'or et la bourse de voyage, 
im accessit consistant en une médaille d'argent, deux mentions 
honorables. 

2° Entre les internes de 1'* et 2® année : Un prix, médaille 
d'argent; un accessit, 70 francs de livres; deux mentions ho- 
norables. 

Les externes concourent en même temps que les internes. Un 
prix, 70 francs de livres; un accessit, 50 francs; deux mentions 
honorables. 

MÉDECINS DES BUREAUX DE BIENFAISANCE 

V^ Arrondissement. — Boissier, Carpentier, Richard (Er- 
nest), Richard (Paul), Boudin, Morisse. 

Il*" Arr. — Auscher, Marx, Pascalis, Séhillotte, Caslinel. 

m* Arr. — Cahn, Courtin, Jarry, Liandier, Regeard, Planet 
Rueff, Régnier, Liborde. 

IV* Arr. — Bloch, Garnier, Gerson, Guyard, Ilenszel Malbec 
Carpentier, Soudée, Vigouroux, Froger, Virey, Laut^enberg, 
Pressât, Archambault. 

V' Arr. — Delisle, Delfaux, Gervais, Kort/, Mallet, Noir, Pla- 
nés, Rollin, Renault, Ribell, Darin, Ilurteau. 

VI* Arr. — Foucart, Guillier, Le Coin, Martin, Pruvost,Gauja 
Regimbeau, Laflitte, Chaumont, Dorison. 

VII* Arr. — D'Aurelle de Paliidines, Chirié. Tolédano, Villy, 
Mercereau, Jolv, Marv, N..., N..., N.... 



iiOi PAniS-MÉDICAL. 

VIII*^ Arr. — BiIlon,Pcltier,BertiIlon,Marquezy, Lévi, Erhardt. 

IX*Arr. — Besnier, Frascy, Moulard,Laskine, Main, Lapoinic. 

X* Arr. — Barbiilce, Hischmann, Fissiaux, Hennocque, Ma- 
thieu, Piérin, Meusnicr, Fiole, Rotillon» Isidor, Bernard, Cham- 
pion, Ungauer, N..., N..., N.... 

W Arr. — Audrerey, Calmeau, Dubief, Hervouct, MiqiieK 
Montignac, Naudet, Pasteau, Pascal, Bertrand, Recht, Droubaix, 
Blind, Prieur, Cange, Daniel, Pottier. 

XJP Arr. — Bloch, Dambax, Gourichon, Zibelin, Mallet, Yvon, 
Rescoussié, Gourichon (Henri), Michaut, Dubreuil, RoUet, Monjoin. 

XUI* Arr. — Cazeau, Gresset, Cornet, Laurent, Langlois, Fi- 
chon, Pellegrin, Vissagiiet, Dambies, Florain, Mailet, Huard, 
Morin, Forestier, Biard, Villard, Peltier (M'"*), Bialdet- 

XW Arr. — Barbillion, Bonne, Coumeton, Geny, Larliguc, 
Meurisse, Mouls, Lafount, Piérin, Desforges, Royer, N.... 

XV® Arr. — Destrem, Doury, De Pradel, Dufour, Preslc, Jac 
mart, Lagelouze, Marieux, Puech. Fournioux, Pineau, Chastanei. 

XVr Arr. — Barbe, Dufournier, Iscovesco, Weil, Rochebois, 
N.... • 

XVIF Arr. — Aubcrt, Charles, Deniay, Fabre, Benoît, Laffitc, 
Séailles, Hautccœur, Boncour (Paul), Fauvel, Bonnemaison. 

XVIIP' Arr. — Dusseaud, Gaspais, Glover, Conil, Gougelet, 
Journiac, Hamaide, Gérard, Poupon, Soulié, Saintu, Tournier, 
Courdoux, Delaruo, Bois, Gaillard, Manheimer, Collet, Héron de 
Villefossc, Rellay. 

XIX*^ Arr. — Boularan, lluguenin, Laurent, Lomier, Morin, 
Orval, Lazard, Thoniinet, Thoumas, Henri, Calton, Mathieu, San- 
gline, Gadot, Bodin, Lebas, Labady, Golesceano, Thébaut. 

XX^ Arr. — Bramberger, Brohon, Chauvoau, Delarue, Dufes- 
tel, Ertzhischoir, Kinzelbach, Nogué, Cart, Schrœder, Laloy, 
Balland, VUdormann, Euvrard, Ballouhcv, Faucillon. 



ETABLISSEMENTS SUBVENTIONNES. 2(V5 

■ m 



ÉTABLISSEMENTS SUBVENTIONNÉS 
Par le Conseil municipal. 

Les œuvres et établissements subventionnés par le Conseil 
municipal ou créés grâce à son initiative, peuvent être divisés 
comme suit : 

Subventions : 

A des établissements d'hospitalisation (asiles, refuges de nuit) : 

 des établissements de bienfaisance ; 

Âdes œuvres charitables; 

Aux établissements et transports sanitaires ; 

A des établissements scientifiques. 



. ÉTABLISSEMENTS D'HOSPITALISATION 

Orphelinat municipal Sainte-Jeanne, à Enghien. — Ouvert 
le 26 août 1889. Par son testament olographe du 28 janvier 1869, 
Mlle Félicité Vassons, décédée le 17 avril 1885, a légué à 
la Ville de Paris une propriété d'une contenance do 
24 700 mètres, située à Ormesson, commune d'Enghien. 

Cette donation était faite « à la condition expresse que Tim- 
meuble dont il s'agit serait consacré à un refuge d'orphelines 
pauvres, sous la dénomination d'asile Sainte-Jeanne ». 

Les intentions de la testatrice étaient bien de fonder un 
orphelinat laïque. 

Nombre de lits, 50. 

Asile Pauline-Roland, rue Fessart,38. Refuge-ouvroir pour 
femmes. B. 494. — Ouvert le 17 juillet 1890. Il est destiné 
à recevoir des femmes en bonne santé, valides et capables de 
travailler, se trouvant momentanément sans travail. L'asile les 
abrite et les nourrit, tout en les occupant à divers travaux, 



2<VÎ i»AllIS-)IKI)I(:AL 



fc-^^^>^>^»^^^^^»^^^^^»<»A^^rfM»»MWMMMMMMMW^^MMMM^#^»^>^>^»MMM^'^»»<^'*^» 



pendant qu'elles cherchent un emploi. Elles sont admises avec 
leurs enfants, les garçons jusqu*à 7 ans. Avant d'y être 
admises, les fennnes doivent passer maintenant par le refuge 
G.-Sand, Ledru-Kollin, le Vésinet, ou les hôpitaux, où l'on 
recueille sur leur compte des renseignements, et où on les 
asireint aux mesures d'hygiène en usage. 

Asile George-Sand, rue Stendhal, 5, est un refuge de nuit 
pour femmes. — Ouvert le 4 janvier 1894. 11 abrite des femmes 
siuis domicile, dans la limite des places disponibles. Les garçons 
sont admis jusqu'à 10 ans; passé cet âge, ils sont envoyés aux 
refuges d'hommes avec une rcconmiandation spéciale pour le 
surveillant-chef, à moins que la directrice, en i^ison de rintérèl 
(pie lui paraîtront présenter la femme et renfant,nc croie devoir 
délivrer un bon de logement pour un hôtel voisin. Les hospita- 
lisées peuvent garder l'incognito. Durée d'hospitalisation, 
trois jours. Deux mois d'intervalle sont nécesstures avant d'être 
hospitalisée de nouveau. 

Nond)re de lils, !)6 ; berceaux, "10, 

L, Asile Ledru-RoUin, à Fonfenay-aux-Roses, a été ouverl 
le i aoùl 1S92, comme maison de convalescence pour les 
Icnimes réceirniient accouchées dans les hôpitaux de Paris. 

Mcdrcin en clirf : M. le D' Doléris, accoucheur des hôpitaux. 

Médecin adjoint : M. \v D^ Soubise (de Fontenay-aux-RosesK 

Noud)re de lils, 51 ; berceaux, 51. 

Asile Nicolas-Flamel, asile-ouvroir et refuge de nuit, rue du 
(lliàleau-des-Renliers, 7!).— C<'l asile pour lioinmes a étéprimi- 
livcMicnl installé (rue de la Hiuberie) en l<S(SO, — il occupe 
son local actuel depuis 1(SS0. — londé sur l'initiative de 
l'Assistance publi(|ne, il lo«r(î et nourrit, pendant quinze jours au 
|>lus, des ouvriers sans travail et sans asile. Aux plus nécessiteux. 



ÉTADLISSEMKNTS SrnVK>TION>KS. 267 

on donne des vclemenls et des chaussures, et on cherche à les 
placer. On n'est réadmis qu'après un délai de deux mois. 
Nombre de lits : 207. 



L'Asile Benoit-Malon, quai de Yalmy, 107, a été ouvert le 
5 janvier 1887. Ce refuge reçoit des hommes de tout âge et de 
toute nationalité, sans asile. Donne des vêtements ou des chaus- 
sures aux plus nécessiteux, et on cherche à procurer du travail 
à ceux qui sont sans emploi. 

Nombre de lits : 207. 

1/ Asile Michelet, rue de Tolbiac, a été ouvert le 21 décembre 
1895. L'établissement a pour but de recueillir les femmes 
(Miceintes dans les derniers mois de leur grossesse et de leur 
assurer l'hospitalité et les soins médicaux appropriés à leur état. 
Les postulantes dont la grossesse est compliquée d'affections 
graves ou comportant un traitement médical spécial, ainsi que 
celles qui sont atteintes de maladies contagieuses sont, sur 
Tavis du médecin, adressées aux hôpitaux. 

Les fennnes reconnues par le médecin aptes à travailler doi- 
vent prêter leur concours pour les occupations ménagères de 
l'asile. Elle ne peuvent être astreintes à aucun autre travail. 

Dès qu'une femme accuse les doideurs du travail, elle est 
examinée par la sage-feuune de garde (pii lui donne les soins 
prescrits par le médecin. Après avoir revélu les effets qu'elle» 
portait à l'arrivée, elle est dirigée sur un des services d'accou- 
chement des hôpitaux. Si le travail s'accomplit trop rapidement 
pour (pj'il soit possible d*o|u'Ter le transport dans un hôpital, 
l'accouchement a lieu dans une chambre s|>êciale de l'asile et 
l'envoi dans un service d'accouchement des hôpitxmx n'a lieu 
que le lendemain. 

Médecin : M. Auvard, accoucheur des hôpitaux. 

Xond)re de lits, 200. 



"im PARIS-WÉDICAL, 

Asile Léo-Delibes, à CHchy-Ia-Garenne, rue du Landy, 58. 
— Gel asile a été ouvert le 1^' août 1897, il recueille temporaire- 
ment les enfants sevrés de 15 mois au moins,et5ansau plus, quf 
leurs parents ne peuvent momentanément garder. Ne sont |>as 
admis les enfants convalescents de maladies contagieuses on 
atteints d'affections pouvant constituer un danger pour h'< 
autres. 

Nombre de lits, 25. 

Colonie agricole de la Chalmelle, par Esternay (Marne k a 

(Hé fondée sur l'initiative du Conseil municipal et ouverte en 
janvier 1891. Dans Tesprit du Conseil, cette colonie aux terme> 
du rapport de M. Bompard « doit être un bureau de placement 
agricole destiné à rendre au travail des champs les ouvriers 
ruraux qui l'ont quitté, sont venus à Paris alléchés par je m* 
sais quelles espérances chimériques et sont tombés dans la 
misère. Elle reçoit ces malheureux, les réconforte, leur rend 
rhahitude du travail, leur donne en échange d'une tache effec- 
tuée un salaire, un abri et la nourriture, et elle cherche eniirf \\ 
l(^s placer. Disons mieux : elle adopte ceux d'entre eux qui se 
scmt montrés dignes d'intérêt et les suit en s'efforçant de le^ 
protéger contre le retour de la mauvaise fortune ». 

Cotte colonie reçoit de préférence les hommes ayant exercé 
des professions agricoles; ils doivent avoir de 25à45ans d'âge; 
autant que possible être originaires de départements autres que 
celui de la Seine. Ils sont logés et nourris gratuitement pendant 
un tenq)s indéterminé; la durée moyenne de leur séjour est 
d'environ 4 mois. Ils touchent un salaire de 50 centimes qui leur 
est remis lors([u'ils quittent la colonie. Ceux qui sont restés plus 
de 2 mois reçoivent des vêtements. 

Le nombre des ouvriers colons est de 25. Cette œuvre inéritr 
toute l'attention des philanthropes. Le gouvernement a reconnu 



KTABLISSKMKNTS SUBVENTIONNÉS. 200 

son utilité en lui allouant 50 000 francs pris sur le pari mutuel 
|)our faciliter son extension. 

Les Dispensairefi municipaux sont au nombre de 20, un 
par arrondissement. Ces dispensaires sont subventionnes tous 
par la Ville de Paris, un petit nombre par TÉtat et le Conseil 
j^'éncral, les Caisses des écoles, quelques-uns reçoivent des coti- 
sations et donsy ces établissements sont ouverts tous les jours 
non fériés. 

Il y a, tous les matins, administration de médicaments et 
pansements, douches froides et chaudes pour les garçons. Tous 
les soirs, administration de médicaments et pansements, douches 
froides et chaudes pour les filles. 

Écoles municipales d'infirmiers et d'infirmières laïques, 

fondées en 1878, grâce à l'initiative de M. le D' Bourncville et 
subventionnées par le Conseil municipal; sont au nombre de 
quatre savoir : à Bicétre, à la Salpûtrière, a la Pitié et à Lariboi- 
sicre. La direction en est confiée depuis leur création à M. Bour- 
ncville. En dehors de la subvention spéciale qui leur est 
allouée, l'Assistance publique reçoit du même Conseil une 
subvention pour les cours pratiques deslinés aux infirmiers et 
infirmières. 

École des enfants assistés à la Salpétriëre. 

Études médicales. — Le Conseil municipal donne chaque 
année, par Tintermédiaire de la Faculté de médecine, une alloca- 
tion destinée à des bourses de voyage pour Fétude à l'étranger 
do la médecine, de la chirurgie et do la pharmacie. Elle voto 
également les subventions suivantes : 

Bibliothèques médicales dans les hospices et hôpitaux . 

— Ces bibliothotpies sont à l'usage des internes en médecine cl 
on pharmacie. 



270 PARIS-MÉDICAU 



M-V%'VNA.'^V>*^>^V*^ JKV ^^ 



Laboratoires. — Les laboratoires qui reyoiveiit une subven- 
tion sont ceux des hôpitaux suivants : Beaujon, Sa!nt-Loui\ 
Enfants-Assistés, Trousseau, la Pitié, Saint-Antoine, \km, 
Laënnce, Biistion 29, Lariboisière, Maternité, Salpêtrière, FoikIj- 
lion Vallée, la Charité, Broussais, Aubervilliers, Ricord, Maisni 
municipale de Santé, Boucicaut, le Laboratoire de phologr-aphi» 
et de radiographie de la Salpêtrière, les services d V.lcclrollit - 
rapie à la Salpêtrière et dans divers hôpitaux. 

Musées. — Indemnités au personnel, achat et enlrtlicn tin 
matériel, moulages et photographies aux hôpitaux et hosjiio- 
de Saint-Louis, Bicétre et la Salpêtrière. 

Subventions à TAdministration de rAssistance publique. 

— La subvention pour les dépenses annuelles des hospices *l 
hôpitaux et des secours à domicile, votée par le Conseil nimii- 
cipal pour Tannée 1899, s'élève à 21 634 795 francs. 



Établissements charitables divers. — Il est alloué |Kii 

Ville de Paris, après vote du Conseil municipal, des allocali«'it' 
annuelles aux anivrcs et aux établissements ci-après : Uùim- 
(les Enfants tuberculeux. Société maternelle la Pouponnière, et» 
plus à divers dispensaires pour enfants malades, à des burc;ui\ 
de placement gratuit, à des polycliniques privées et à des clini- 
ques dentaires, etc. 

(Voir à la fin de ce volume le tableau de ces allocations.) 

ÉTABLISSEMENTS SCIENTIFIQUES 
Laboratoire municipal de chimie.— Conformément au\<l' 

cisicms du Conseil général et du Conseil municipal, le laboral*)' 
municipal de chimie Aiit gratuitement l'analyse qualitatif- <l^ 
denrées alimentaires pour tout le dé[)artement de la Seine. 



ÉTABLISSEMENTS SCIENTIFlUl'ES. 271 

Les échantillons peuvent être déposes dans les commissariats 
de police, ou au bureau du laboratoire de 11 heures à 3 heures; 
mais les échantillons de lait doivent être remis avant midi. Le 
laboratoire fait également les analyses bactériologiques; toutes 
les analyses sont payantes ou gratuites. 

Le Laboratoire municipal de bactériologie, 1 bis, rue 

(les IlospitalièreS'Saint-Germain, fondé par le Conseil munici- 
pal, en 1895, sur les instances de la Société de médecine de 
Paris, esl chargé de l'examen des produits diphtériques et tuber- 
culeux; il comprend un laboratoire de diagnostic des affections 
contagieuses; deux salles pourvues d'étuves et d'appareils appro- 
priés, une laverie avec autoclaves pour la stérilisation des cul- 
tures et des produits morbides ; une salle où Ton élève et con- 
serve les animaux neufs, un laboratoire affecté à la préparation 
des milieux de cultures: ce laboratoire contient un appareil pour 
stériliser par filtration le sérum de sang recueilli aux abattoirs ; 
une salle des étuves en communication avec la salle des ani- 
maux inoculés. Au premier étage est établi un service de micro- 
graphie des eaux et de fair, avec salle de photomicrographie et 
des chambres noires pour le développement des clichés et les 
études spectroscopiques et polarimétriques. Une pièce isolée esl 
destinée à Texanfren des enfants des écoles, et, d'après la circu- 
laire préfectorale du 17 juin 1899, doit mentionner si les 
bacilles offerts à la culture par les sécrétions pharyngiennes et 
nasales des enfants sont virulents ou non virulents, et si la ren- 
trée en classe est possible. La Société de médecine de Paris a 
demandé qu'il y ait en dépôt, au Laboratoire, du sérum anti- 
diphtérique, et que les personnes venant de la campagne puis- 
sent en apporter, même le dimanche, dans de parfaites condi- 
tions d'asepsie, et sans rénuuiération supplémentaire: les 
pharmacies pourraient aussi s'y approvisionner. 



*:7i p\i;is-3IKDii:aL- 

Laboratoire spécial pour Tétade des teignes et dt> 

iiitila(li<*s de la |>«»au dans l'enfance et dans l'adolescence. — Thu- 
ces lalioratoires sont Fœnvre du Conseil municipal et sont siil»- 
mentionnés par lui. 

Institut Pasteur. — Le Conseil municipal vole tous les ùu> 
une Mdtvcntion de 15 000 francs à rinstitut Pasteur |N>ur I.. 
prt''parati(»n et la distribution du sérum antidiphtérique pour b 
Ville de Paris. 

L*Observatoire municipal de Montsouris et rObservatoire 
de la Tour Saint-Jacques sont également entièrement siib- 
\enlioniies parle Conseil municipal. 

ÉTABLISSEMENTS ET S0CIÉT£S CHARITABLES 

Aux ternies de la Icjîislalion (ordonnance de 1749, avis du 
Conseil d'Klal du 17 janvier 1806), les autorisations d'ouvrir un 
élablissenient libre de charilé doivent être données par décret fo 
Conseil d'Ktat. De sorte que, actuellement, tout établissement 
cliaritable non autorisé par le Conseil d'Etat est simplement 
toléré. 

Kn elTet, le Conseil consulté par le Ministre de Pintérieur a 
été d'avis, dans ses séances des 7 et 14 janvier 1892, « que dan^ 
l'étal actuel de la lé«,MsIation, le «^gouvernement ne possède de< 
(Inûts (le police et de contrôle que sur les établissements de 
bienfaisance privés fondés par des associations de plus de vini:! 
persoinirs, ou sur ceux auxquels s'applique une réglemenlatiin) 
résultant de textes spéciaux ». 

Le nombre des établisse menls cliaritables reconnus d*ulilitr 
publique, et celui de ceux sinq)leniénl tolérés, sont considé- 
rables. 

Nous ne pouvons, faute de place, indiquer ici tous ces éla- 



HOPITAUX. 27.- 

blisscmcnts : hôpitaux, hospices, asiles, maisons de retraite, dis- 
pensaires, orphelinats, etc. Nous en connaissons à Paris plus de 
»3000 et nous renvoyons les lecteurs, que cette question de l'as- 
sistance privée intéresse, à un excellent ouvrage ayant pour 
titre: Paris charitable et prévoyant, publié en 1897 par 
y Office central des œuvres de bienfaisance. 

Nous nous bornerons donc à citer quelques hôpitaux et hos- 
pices privés. Les uns sont absolument gratuits, les autres, à la 
fois gratuits et payants, un certain nombre entièrement payants : 
presque tous donnent des consultations gratuites de médecme et 
de chirurgie. 

L'Infirmerie Marie-Thérèse, rue Denfert-Rochereau, 92, a 
été fondée par Mme de Chateaubriand, reconnue d'utilité pu- 
blique en 1827 et reçoit gratuitement, sur la désignation de 
rarchevéque de Paris, des prêtres âgés ou infirmes du diocèse de 
Paris. 

V Hôpital de l" Institution des Diaconesses, ruedeReuilly,9r). 
a été fondé en 1845, grâce à un don de Mme Eynard-Lullin. La 
nuiison reçoit des femmes de religion protestante, et contient 
68 lits. 11 y a un certain nombre de lits entretenus par des bien- 
faiteurs, où les malades indigentes sont admises gratuitement. 

V Hôpital Rothschild, rue Picpus, 73, a été fondé en 1832 
l)ar le baron James de Rothschild et reçoit gratuitement les ma- 
lades Israélites indigents de toute nationalité: par exception, en 
cas d'urgence, des malades non israélites. 

V Hôpital homéopathique Saint- Jacques, rue des Volontaires 
(rue de Vaugirard, 227), a été fondé en 1871 , rue Saint-Jacques, 
282, par la Société médicale homéopathique de France, et re- 
connu d'utilité publitpie en 1878. La maison possède 60 lits 
dont ceux de la salle commune sont gratuits. 

\i Hôpital Herlford, rue de Villiers, 62, à Levallois-Perret, a 
été fondé en 1871 (route de la Révolte, 5), par sir Richard Wal- 
lace. Les malades anglais y sont reçus gratuitement, sans dis- 

PARl»-ll£OICAL. 18 



'2:î paims-médical 

linction do culte. Des consiillations graluiles y sont données If 
lundi et le vendredi. 

\j Hôpital de Notre-Dame de Bon-Secours, rue des Plantes. 
(i(>, a été fondé en 187 i par Tabbé Carton, curé de Montrouge, 
et lé<(iié par lui à rarchevéque de Paris. Les malades indifieut'* 
des deux sexes y sont admis gratuitement. 

Nombre de lits, M 2. 

La fondation Jules Gouin,n\c des Bournaires, àCliohy,a êl») 
fondée en 1800. Dispensaire et hôpital de chirurgie conslruit 
pir la Société j)hilanthropique grâce à une donation de M. Jub - 
(ioîiin et Mme Gouin. Dispensaire gratuit de consultations d«' 
cliiiuri^ie. I/h'»pilal se compose de deux pavillons de 12 lits cli;i- 
cnn, l'un pour hommes et l'autre pour femmes, devant subir on 
ayant snlîi nn.^ opération chirurgicale. 

rjiirurrjicn en chef: M Tufier ; médecin: M. Pasquier. 

V Hospice Greffulhe, rue de Villiers, 82, a été fondé en 187'» 
\)\v le coinle (In^lTulîie. Il reçoit gratuitement des femmes àgéo> 
(I ' 70 ans au :u;)ins, non atteintes de maladies incurables on 
onliigieuse^ ayant cinq ans de résidence dans le même quar- 
tier. 

Nombre de Lis, hO, 

'L'dccin : M. Hrochin. 

Vi>:idatfon lutac Perdre, rue Gide, 107, à Levallois-Perrel. 
Dispensaiie foiidé en 1880 et entretenu par Mme Isaac Père ire. 
(] )nsuUatlons, o[>érations et pansements gratuits pour le> 
nnl.iîles des dc'.ix sexes, sans conditions de domicile. 

1/' Petit Hôpital Saint-Micltel, avenue Sainte-Eugénie, U, 
r.i:^ I).)inba4(\ ."il), a été fondé en 1888 par l'Œuvre des Petits 
ll')j)il iiix Provisoires. Cet hôpital est exclusivement réservé aux 
malades ayant à subir un traitement ehirurginal et il a un service 
de consultation^ gratuites. 

Nombre de lits, 50 

\ni)pUal Snirit'François, boulevard Saint-Marcel, 56, a ét«*- 



fondé en 1890 et reçoit gratuilcment des femmes allcint«s de 
iiiatadies aigiiês. 

V Hôpital Péan. rue de la Santé, 11, a été fondé en 1892 par 
If D' Péan.etretoil gratuitement les indigents, sans aucunes con- 
ditions de domii'ile ni de nationalité. 

Chirurgiens : MM. HdauitA^elUTocitin; chirurgien-adjoint : 
M. Rousseau: assinlanl : M. Rubin Massé. 

La ilaigon Malemelle, nie Troyon, "ifi, à Sèvres, a été fondée 
|iar Mme Louise Kopp, pour venir en aide aux parents qui se 
ti-ouvcnt momentanément, par suite de maladie ou de manque 
de Iravail, dans l'impossibilité de gaitler leurs enfants. La 
maison reçoit gratuitement, pendant trois mois, les garçons dr 
3 à 6 ans, les filles entre 5 et 12. Le nombre d'enfants rcçur 
s'élève en moyenne à 300 enfants. 

Hôpital des Diaconestes, rue de Rcuilly, 95. — Maison de sinté 
pour femmes de religion protestant*-, fondée |)ar suite de dons 
dus à Mnies Ëynanl-Lnllin et Mnnnier. Le liàtimeiit de l'Inipital, 
Iles liien construit, aété complété par la construction d'une siille 
d'opérations qui réunit toutes les conditions d'un aménn^<-meiil 
tout à fuit en rapport avec les récents proj^rès de l'hygiène liosjtita- 
lière. Un certain nombre de malades indigentes sont admis'rs gra- 
tuitement grâce à dos bienfaiteurs. Le nombre de lits est de 6J1. 

Médecins : MM. Gallinrd, Rarbe et André Morin ; chirurgien : 
M. Ch. Monod; ocM/i«fe ; M. Undnit; lanjn'/ologinle-auriiite : 
M. Furet. 

Maison de santé pour hommes protestants, cité des KIcLirs, 
iiontevard Bineau. à .Neuilly. — Même fondation que lu précé- 
dente, même adminislration. même service médical. 

L'Hôpital Sdint-Joseph, nie l'ierre-Lai-ousse, 1 et 
fondé CH 1884 par l'initiative privée, et reçoit des mi 
deux sexes. 

Médecins : .MM. Tison, H. Lenmx et Merigot de 
chirurgiens : MM. Le Iter et Mcmnier. 



270 PAUIS-MÉDICAL. 

Le Dispensaire Fvrlado-Heine, rue Delbet, 8, a été fondé en 
188i et doté par Mme Furlado-IIeine. Ce dispensaire est alfeclé 
an traitement des enfants des deux sexes atteints de maladies 
non contagieuses, depuis leur sevrage (même avant par excep- 
tion) jusqu'à Fàge de 16 ans (même après si le traitement n*a 
commencé qu'à 15 ans), sans distinction de culte ni de natii>- 
nalité. 

VHôpiial de Notre-Dame du Perpétuel Secours^ rue «le 
Villiers, 80, à Levallois-Perret, a été fondé en 1885 par la 
comtesse Maison et ses fdies, la baronne de Mackau et Mme de 
Vatimesnil, et reconnu d'utilité publique en 1892. Cet hôpital 
reçoit gratuitement les malades indigents du département de la 
Seine, atteints de maladies aiguës. 

Clinique générale de chirurgie, boulevard Arago, 95. 

Nondïre de lits, 35. Médecins : MM. Astier, Rémy, Lirrivé 
et Riousse ; c/n>Mr<jfi>/i : M. Aulieau. 

Hôpital International, rue de Vaugirard, 180. — Nombre de 
lits, 50. Médecins : MM. Paul Cornet, Laçage, Frébault, Lenoir 
et Vasticar; chirurgien : M. Rilhaut. 

Polyclinique de Paris, rue Monsieur-le-Prince, 48.3/tY/pri?/s : 
MM. Korlv, Hutte, Ad. Ollivior, Natier, Cillet, LcLTain, Pevron : 
chirurgiens : MM. Hraino, Willomenot Moiroud. 

Institut PsijchO'Philsiologique de Paris, 49, rue Saint-André- 
des-Arts. — Fondé en 1 8i> I pour l'élude des applications cliniques, 
médico-légales et psychologicpies de l'hypnolisnie, est destiné à 
fournir aux médecins et aux étudiants un enseignement prati(]ue 
permanent sur h^ cpiestions <pii relèvent de l'hypnotisme, de la 
psychologie physiologi([ue, de la neurologie et de la psychiatrie. 

l'ne clinique de maladies nerveuses est annexée à l'Institut et 
(les consultations gratuites cuit lieu trois fois par semaine. 

Les deux o'uvres suivantes ne saluaient être omises dans ce 
trop court chapitre, bien cpie les hôpitaux soient hors Paris. 



L'Œuvre des enfants tuberculeux, rut- de Miromesiiil, 5.'». 
a été foiuléc en 1888, pour le trailcnieni graluit lies enfanls 
jiiiuvrcK iitteints de tuberculose, (|ui sont reçu^ sans dislinction 
di! culte, ni d'origine. Dcus hôpitaux ont été t-onsiruîts. l'un à 
Villiers-sitr -Marne de làO lils. pour enfants de l'2 à 10 an^^: 
l'autre à Ormosson de 100 lits, pour enfants de ô à 12 ans. Cette 
ii'uvre est duc surtout à l'initialive des D" llérard et Léon Petit. 

L'Œuvre nationale des hôpitaux marins, rue de Miro- 
iiiesiiil, 62, a été fondée en 1887, à l'inspiration du U' Armen- 
^:Hid de Itordcaux. et grâce à l'activité per^véranlc du D*" Bcr- 
^'cron par plusieurs médecins et chirurgiens, secondés par 
(les personnes généreuses. Le département des Pvrénées-Orien- 
liilcs ayant offert à f'Œuvre de lui céder l'hàpilal de Banyuls rju'il 
venait de construire, à condition que le départeun-nt disposerait 
de 20 lits, pour enfants scrofuleui, l'Œuvre actrepla et lit 
agi'nndir l'établissement qui contient aujourd'hui 'iOll lit^, 
puis, grâce à une allocation provenant du j)ari mutuel, elle lit 
construire un nouveau sanatorium a Saint-Trojan, daii> l'tlr 
d'Oléron,c[ui contient 200 lits. Celui-ei reçoit les enfants ai-sistê» 
scrofulcux et rachitiques envoyés j)ar les départemenis. L'éta- 
blissement a été inauguré, le 18 septembre 1897, par le prési- 
dent de la Itcpubliquc. 

La ]>ension due pour chaque lit est de I fr. (ÎO à 2 fmms p>ir 
jiiur, payés |)ar les dépaitenicnls, les communes el pr des per* 
sonnes charitables. 

Institut médico-pédagogique à Ivry. 
d indiquer aussi, bien que situé hors l'ari 
liédagogique, fondé par le D' Itouriie^ille ii \' 
lie Iticttre Ivoir jwge 2i8), avec tout le .01 
pensionnaires payants. 



278 PARIS-MÉDICAL. 



ASILES D'ALIÉNÉS 

Les Asiles d'aliénés qui sont des établissements départementaux 
ne font plus partie de Tadministralion de l'Assistance publique «i^- 
Paris, ils dépendent direetement depuis 1873 du Ministère il- 
fintérieur. 

Les médecins sont nommés par le Ministre sur la prêsenl.i- 
tion du préfet, les internes sont nommés à la suite d'un cuii 
cours spécial. 



LOI SUR LES ALIÈNES DU 30 JUIN 1838. 

Titre premier. — Des étabussemetits d'aliénés 

Art. i*•^ — ChiKjue département est tenu d'avoir un établi >sem(M) 
public, spécialement destiné à recevoir et soigner les aliénés, ou tl 
traiter, h cet ellet, avec un établissement public ou privé, soit de ci- 
département, soit d'un autre département. Les traités passés avec h'^ 
établissements publics ou privés devront être approuvés par le ministn 
de rinlérieur. 

Art. 2. — Les établissements publics consacrés aux aliénés sont 
placés sous la direction de l'autorité publique. 

Art. 3. — Les établissements privés consacrés aux aliénés sont pKu i'^ 
sous la surveillance de l'autorité publique. 

Art. 4. — Le préfet et les personnes spécialement déléguées à ctt 
ctl'et par lui ou par le ministre de l'intérieur, le président du tribunal. 
le procureur du roi, le jujie do ])aix, le maire de la commune, m.miî 
cbarfjés de visiter les établissements publics ou privés consacrés au\ 
alii'ntis. Ils recvvront les réclamations des personnes qui y seront pl.»- 
cées, et prendront, à leur égard, tous renseignements propres à Hiir. 
connaître leur position. Les établissements privés sont visités, à d« - 
jours indéterminés, une fois au moins cliaque trimestre, par le procu- 
reur du roi de l'arrondissement. Les établissements publics le senuit 
de la même manière, une fois au moins par semestre. 

Art. 5. — Nul ne pourra diriger ni former un établissement pri\t 



ASILES D'AMENES. 210 

consacre aux aliénés sans l'autorisation du ^rouvcrneme!:t. Les établis- 
sements privés consacrés au traitement d'autres maladies ne ]K)iirr( nt 
recevoir les personnes atteintes d'aliénation mentale, à moins qu'elles 
ne soient placées dans un local entièrement séparé. Ces établissements 
devront être, à cet efl'et, spécialement autorisés par le Gouvernement, 
et seront soumis, en ce qui concerne les aliénés, à toutes los obligations 
prescrites par la présente loi. 

Art. 6. — Des règlements d'administration publique délerminoront 
les conditions auxquelles seront accordées les autorisations énoncées en 
l'article précédent, les cas où elles pourront être retirées, et lesobliija- 
tions auxquelles seront soumis les établissements autorisés. 

Art. 7. Les règlements intérieurs des établissements publics con^a- 
crés, en toutou en partie, au service des aliénés, seront, dans les dis- 
positions relatives à ce service, soumis à l'approbation du ministre de 
l'intérieur. 

Titre H. — Des placements faits daks les ÉTAnLissEMKVTs d'alik>ks 

Section 1™. — Des placements volontaires. — Art. 8. — Les chels 
ou proposés responsables des établissements publics et les direcleurs 
des établissements privés et consacrés aux aliénés ne pourri nt recevoir 
une [)ersonne atteinte d'aliénation mentale, s'il ne leur est remis : 

[^ Une demande d'admission contenant les nom, profession, â<;e et 
domicile, tant de la personne qui la formera que de celle dont le place- 
ment sera réclamé, et l'indication du degré de parenté ou, :*i déHuit, de 
la nature des relations qui existent entre elles. La demande sera écrite 
et signée par celui qui la formera, et, s'il ne sait pas écrire, elle sera 
reçue par le maire ou le commissaire de police, qui en donnera acte. 
Les chefs, pn»posés ou directeurs, devront s'assurer, scus leur respon- 
sabilité, de r individualité de la [lersonne qui aura formé la demande, 
lorsque cette demande n'aura pas été reçue par le maire ou le connu i>- 
saire de police. Si la demande d'admission est formée par le tuteur 
d'un interdit, il devra fournir, à l'appui, un extrait du jugement d'in- 
terdiction. 

2* Un certificîit de médecin consultant l'état mental de la personne ;i 

placer, et indiquant les particularitt's de sa maladie et la néec^sih' de 

faire traiter la personne désij«née dans un établissement d'alit'neà, et d*- 

l'y tenir renfermée. O certificat ne pourra être admis, s'il a élo tlélivri- 

lusdequinze jours avant sa remise au chef ou directeur: s'-l esi signé 



m) PAIUS-MÉIUCAL. 

d'un médecin attache à l'établissement, ou si le médecin signataire est 
parent ou allié, au second degré inclusivement, des chefs ou proprié- 
taires de l'établissement, ou de la personne qui fera effectuer le place- 
ment. En cas d'urgence, les chefs des établissements publics pourront 
se dispenser d'exiger le certificat du médecin. 

5° Le passeport ou toute autre pièce propre à constater l'individua- 
lité de la personne à placer. Il sera fait mention de toutes les pièces 
produites dans un bulletin d'entrée, qui sera renvoyé dans les vingt- 
quatre heures, avec un certificat du médecin de l'établissement, et la 
copie de celui ci-dessus mentionné, au préfet de police à Paris, au pré- 
fet ou au sous-préfet dans les communes, chefs-lieux de département 
ou d'arrondissement, et aux maires dans les autres communes. Le 
sous-préfet, ou le maire, en fera immédiatement l'envoi au préfet. 

Art. 9. — Si le placement est fait dans un établissement privé, le 
préfet, dans les trois jours de la réception du bulletin, chargera un ou 
plusieurs hommes de l'art de visiter la personne désignée dans ce bul- 
letin, à reJfet (le constater son étal mental et d'en faire rapport sur-le- 
champ. Il pourra leur adjoindre telle autre personne qu'il désignera. 
Art. 10. — Dans le même délai, le préfeè notifiera administrative- 
mcnt les non), profession et domicile tant de la personne placée que 
de celle qui aura demandé le placement, et les causes du placement : 
!'♦ au procureur du roi de l'arrondissement du domicile de la personne 
placée; 2"^ ;ni procureur du roi de l'arrondissement de la situation de 
rétablissement; ces dispositions seront comnmnes aux établissemenls 
publics et privés. 

Arl. il. — Quinze jours après le jdacement d'une personne dan> 
un établissement public ou privé, il sera adressé au préfet, conformé- 
ment au derni(T paragraphe de l'article 8, un nouveau certificat du 
médecin de rétablissement; ce certificat confirmera ou rectifiera, s'il v 
a lieu, les observations conlenues dans le premier certific4\t, en indi- 
(juant le retour plus ou moins frétjuenl des accès ou des actes de dé- 
mence. 

Art. i'2. — 11 y aura, dans chaque établissement, un registre coté et 
', araphé par le maire, Hir lequel seront immédiatement inscrits les 
nom, profession, à<ie et domicile des ]»crsonncs placées dans les éta- 
blissenuMits. la mention du jii;ioment d'interdiction, si elle a été pro- 
noncée, cl li; iiont di' leur liilcur ; la date di; leur placement, les 
nom, jn-olcssii n «l demeure de la personne, pareille ou non parente, 
(jni l'aura ticmandé. Sciont c^alcmonl Iraiixrils sur ce registre : i<> le 



ASILES DALIÉNES. 281 

certificat du médecin joint à la demanda d'admission ; 2** ceux que le 
médecin de l'établissement devra adresser à l'autorité, conformément 
aux articles 8 et il. Le médecin sera tenu de consigner sur ce registre, 
au moins tous les mois, les changements survenus dans Tétat mental 
(le chaque malade. Ce registre constatera également les sorties et les 
décès. Ce registre sera soumis aux personnes qui, d'après l'article 4, 
auront le droit de visiter rétablissement, lorsqu'elles se présenteront 
pour en faire la visite; après l'avoir terminée, elles apposeront sur le 
registre leur visa, leur signature et leurs observations s'il y a lieu. 

Art. 15. — Toute personne placée dans un établissement d'aliénés 
cessera d'y être retenue aussitôt que les médecins de l'établissement 
auront déclaré, sur le registre énoncé en l'article précédent, que la 
guérison est obtenue. S'il s'agit d'un mineur ou d'un interdit, il sera 
donne immédiatement avis de la déclaration des médecins aux per- 
sonnes auxquelles il devra être remis, et au procureur du roi. 

Art. 14. — Avant même que les médecins aient déclaré la guérison, 
toute personne placée dans un établissement d'aliénés cessera égale- 
ment d'y être retenue, dès que la sortie sera requise par l'une des per- 
soimes ci-après désignées, savoir : 1*^ le curateur nommé en exécution 
de l'article 88 de la présente loi; 2** l'époux ou réjwuse; o<* s'il n'y a 
pas d'époux ou d'épouse, les ascendants; 4* s'il n'y a pas d'ascendants, 
les descendants; 5° la personne qui aura signé la demande d'admis- 
sion, h moins qu'un parent n'ait déclaré s'opposer à ce qu'elle use do 
celle faculté sans l'assentiment du conseil de famille; 6'' toute per- 
sonne à ce autorisée par le conseil de famille. S'il résulte une opposi- 
tion notifiée au chef de l'établissement par un ayant droit qu'il y a dis- 
st>n liment, soit entre les ascendants, soit entre les descendants, le 
conseil de famille prononcera. Néanmoins, si le médecin de l'ctablis- 
s(Miient est d'avis que l'état mental du malade pourrait compromettre 
Tordre public ou la sûreté des personnes, il en sera donné préalable- 
ment connaissance au maire, qui pourra ordonner immédiatement un 
sursis provisoire à la sortie, «i la charge d'en référer, dans les vingt- 
quatre heures, au préfet. Ce sursis provisoire cessera de plein droit à 
l'expiration de la quinzaine, si le préfet n'a pas, dans ce délai, donné 
<! 'ordres contraires, conformément à l'article î2l ci-après. L'ordre du 
iiuiire sera transcrit sur le registre tenu en exécution de l'article 12. 
Kn cas de minorité ou d'interdiction, le tuteur pourra seul retjuérir la 
sortie. 

An. 15. — Dans les vingt-quatre heures de la sortie, les chefs. 



2X2 PARIS-MÉDICAL. 

|)rej)()sés ou directeurs en donneront avis aux fonclioonain^s (li>i:'' * 
duns le dernier paragraphe de l'article 8, et leur feront connailr»^ !• 
nom et la résidence des personnes qui auront retiré le oialade, s<int ■ 
inenlal au moment de sa sortie, et, autant que possible, riiidicalion' 
lieu oîi il aura été conduit. 

Art. IG. — Le préfet pourra toujours ordonner la st^rli»' imii - 
diate des personnes placées volontairement dans les ëtabiisH'nni^ 
d'aliénés. 

Art. 17. — En aucun cas Tinterdit ne pourra être renii> P' 
son tuteur, et le mineur, qu'à ceux sous raulorité desquels il eîl f^' 
par la loi. 

Section II. — Des placements ordonnés par V autorité puh\u\ii(' 
Art. 18. — A Paris, le préfet de police, et, dans V^ départenunl>.i'' 
préfets ordonneront d'office le placement, dans un élablisHin* 
d'îiiiénés, de toute personne interdite, ou non interdite, dcnil" 
d'aliénation compromettrait l'ordre public ou la sûreté des |)cr>"i'i!^ 
Les ordres des préfets seront motivés et devront énoncer le^ <iri' ' 
stances qui les auront rendus nécessaires. Ces ordres, ainsi que ceiiv ç 
seront donnés conformément aux articles 19, 20, 2i et !2o, >^r' 
inscrits sur un registre semblable à celui qui est prescrit par hirt. 
VI ci-d(îssus, dont toutes les dispositions seront applicables aux ino - 
dus j)lacés d'oflice. 

Art. 19. — En cas de danger imminent attesté par le cerlili'«^i'' 
médecin ou j>ar la notoriété publique, les commissaires de j>i>hi 
Paris, ol les maires, dans les autres communes, ordonneront, à l»-' 
des |KTSônnes alteintes d'aliénation mentale, toutes les mesnnM''^ 
soiros nécessaires, à la charge d'en référer dans les vingt-quai nli'' 
au j»réfet, qui statuera sans délai. 

Art. '20. — Les chefs, directeurs ou préposés responsabb ^ 
élahiisfomcnts seront tenus d'adresser aux préfets, dans It 1' 
niier mois de chaque semestre, un rapport rédigé par le nu'Jo ii 
['('lahlissemcnt sur l'état de cha(jue personne qui sera retenue, >i'i 
nature de sa maladie et les résultats du traitement. Le préfet jr*" 
cera sur chacune individuellement, ordonnera sa maintciuie •' 
rétablissement ou sa sortie. 

Art. 21. — A l'égard des juTsonnes dont le placement aiT* 
volontaire, et dans le cas où leur état mental pourrait coniprci" 
l'ordre public ou la sûreté des personnes, le préfet pourra, d.n.^ 
fornu^s tracées par le deuxième paragraphe de l'article 18. di' 



ASILES irALIÈNÉS. 2H5 

un ordre spécial ù l'effet d'empêcher qu'elles ne sortent de l'établisse- 
ment sans son autorisation, si ce nVst pour être placées dans un 
autre établissement. Les chefs directeurs ou préposés responsables, 
seront tenus de se conformer à cet ordre. 

Art. 52. — Les procureurs du roi seront informés de tous les 
ordres donnés en vertu des articles 18, 19, 20 et 21. Ces ordres 
seront notifiés au maire du domicile des personnes soumises au place- 
ment, qui en donnera avis immédiatement aux familles. 11 en sera 
rendu compte au ministre de l'intérieur. Les diverses notifications 
prescrites par le présent article seront faites dans les formes et délais 
énoncés en l'article 10. 

Art. 25. — Si, dans l'intervalle qui s'écoulera entre les rapports 
ordonnés par l'article 20, les médecins déclarent, sur le registre tenu 
en exécution de l'article 12, que la sortie peut être ordonnée, les chefs, 
directeurs ou préposés responsables des établissements seront tenus, 
sous peine d'être poursuivis conformément à l'article 30 ci-après, d'en 
référer aussitôt au préfet, <}ui statuera sans délai. 

Art. 24. — Les hospices et hôpitaux civils seront tenus de recevoir 
provisoirement les personnes qui leur seront adressées en vertu des 
articles 18 et 19, jusqu'à ce qu'elles soient dirigées sur l'établissement 
^[KTial destiné îi les recevoir, aux termes de l'article 1«% ou pendant 
le trajet qu'elles feront pour s'y rendre. Dans toutes les communes où 
il existe des hospices ou hôpitaux, les aliénés ne pourront être déi)o- 
sés ailleurs que dans ces hôpitaux. Dans les lieux où il n'en existe pas, 
les maires devront pourvoir à leur logement, soit dans une hôtellerie, 
soit dans un local loué h cet effet. Dans aucun cas, les aliénés ne pour- 
ront être ni conduits avec les condanmés ou les prévenus, ni déposc's 
dans une prison. Ces dispositions sont applicables à tous les aliénés 
dirigés par l'administration sur un établissement public ou privé. 

Section 111. — Dépenses du service des aliénés. — Art. 25. — Les 
aliénés dont le placement aura été ordonné par le préfet, et dont b^s 
familles n'auront pas demandé l'admission dans un établissement 
privé, seront conduits dans l'établissement appartenant au département, 
ou avec lequel il aura traité. Les aliénés dont l'état mental ne compro- 
mettrait point l'ordre pubHc ou la sûreté des personnes y seront égale- 
ment admis, dans les formes, dans les circonstances et a\ix conditions 
<|ui seront réglées par le conseil général, sur la proposition du prcî'et, 
et approuvées par le ministre. 

Art. 26. — La dépense du transport des personnes dirigées par 



284 PAIUS-MÉDICAL. 

radniinistration sur les élablissemcnls d*aliénés sera arrêtée par h- 
préfet, sur le mémoire des agents préposés à ce transport. La dépense 
de l'entretien, du séjour et du traitement des personnes placées dans 
les hospices ou établissements publics d'aliénés sera réglée d'après un 
taril arrêté par le préfet. La dépense de l'entretien du séjour et du 
traitement des personnes placées par les départements dans les établis- 
sements privés sera fixée par les traités passés par le département con- 
formément à l'article !•'. 

Art. 27. — Les dépenses énoncées en l'article précédent seront à la 
charge des personnes placées ; à défaut, à la charge de ceux auxquels 
il peut être demandé des aliments, aux termes des articles 205 vi 
suivants du Code civil. S'il y a contestation sur l'obligation de fournir 
des aliments, ou sur leur quotité, il sera statué par le tribunal com- 
pétent, à la diligence de l'administrateur désigné en exécution d('^ 
articles 31 et 52. Le recouvrement des sommes dues sera poursuivi et 
opéré à la diligence de l'administration de l'enregistrement et df> 
domaines. 

Art. 28. — A défaut, ou en cas d'insuffisance des ressourco^^ 
énoncées en l'article précédent, il y sera pourvu sur les centime^ 
affectés par la loi de finances aux dépenses ordinaires du département 
auquel l'aliéné appartient, sans préjudice du concours de la commune 
du domicile de l'aliéné, d'après les bases proposées par le conseil 
général sur l'avis du préfet, et approuvées par le Gouvernement. Le5> 
h()S[)ic s seront tenus à une indemnité proportionnée au nombre des 
aliénés dont le traitement ou l'entretien était à leur charge, et qui 
seraient placés dans un établissement spécial d'aliénés. En cas d»' 
contestation, il sera statué par le conseil de préfecture. 

Section IV. — Dispositions communes à toutes les personnes 
placées dans les établissements d'aliénés. — Art. 29. — Toute 
personne placée ou retenue dans un étiiblissement d'aliénés, son tuteur, 
si elle est mineure, son curateur, tout parent ou ami, pourront, ;i 
quelque époque que ce soit, se pourvoir devant le tribunal du lieu do 
la situation de rétablissement, qui, après les vérifications nécessaires, 
ordonnera, s'il y a lieu, la sortie immédiate. Les personnes qui auront 
demandé le placement, et le procureur du roi, d'office, pourront s*- 
pourvoir aux mêmes fins. Dans le cas d'interdiction, cette demande iio 
pourra être formée que par le tuteur de l'interdit. La décision ser;i 
rendue, sur simple requête, en chambre du conseil et sans délai ; eli<» 
ne sera point motivée. La re(|uètc, le jugement et les autres actes aux* 



ASILES D'ALIKNES. 285 

quels la réclamation pourrait donner lieu seront visés pour timbre et 
onregislrés en débet. Aucunes requêtes, aucunes réclamations adressées, 
soit ù Tautorité judiciaire, soit à Tautorité administrative, ne pourront 
être supprimées ou retenues par les chefs d*élablissements, sous les 
peines portées au titre III ci-après. 

Art. r>0. — Les chefs, directeurs ou préposés responsables, ne 
pourront, sous les peines portées par l'article 120 du Code pénal, 
retenir une personne placée dans un établissement d'aliénés, dès que 
sa sortie aura été ordonnée par le préfet, aux termes des articles 16, 
20 et 23, ou par le tribunal, aux termes de l'article 29, ni lorsque 
cette personne se trouvera dans les c^s énoncés aux articles 13 et 14. 

Art. 31. — Les commissions administratives ou de surveillance des 
hospices ou établissements publics d'aliénés exerceront, à l'égard des 
personnes non interdites qui y seront placées, les fonctions d'adminis- 
trateurs provisoires. Elles désigneront un de leurs membres pour les 
remplir : l'administrateur, ainsi désigné, procédera au recouvrement 
des sommes dues à la personne placée dans l'établissement et à l'ac- 
quittement de ses dettes ; passera des baux qui ne pourront excéder 
trois ans, et pourra niéme, en vertu d'une autorisation si)éciale 
accordée par le président du tribunal civil, faire vendre le mobilier. 

Les sommes provenant, soit de la vente, soit des autres recouvre- 
ments, seront versées directeinent dans la caisse de l'établissement, et 
seront employées, s'il y a lieu, au profit de la personne placée dans 
l'établissemi^nt. Le cautionnement du rec^^veur sera affecté «^ la garantie 
desdits deniers, par privilège aux créances de toute autre nature. 
Néanmoins les parents, l'époux ou l'épouse des personnes placées dans 
des établissements dirijjés ou surveillés par des commissions adminis- 
tratives, ces commissions elles-mêmes ainsi que le procureur du roi, 
pourront toujours recourir aux dispositions des articles suivants. 

Art. 32. — Sur la demande des parents, de l'époux ou de l'épouse, 
sur celle de la commission administrative ou sur la provocation, 
croffice, du procureur du roi, le tribunal civil du lieu de domicile 
pourra, conformément à l'article \\)1 du Code ci\il, nommer, en 
chambre du conseil, un administrateur provisoire aux biens de toute 
personne non interdite placée dans un établissement d aliénés. Cette 
nomination n'aura lieu qu'après délibération du conseil de famille, et 
sur les conclusions du procureur du roi. Klle ne sera pas sujette à 
l'appel. 

Art. 33. — Le tribunal, sur la demande de l'administrateur provi- 



2H0 PATUS-MÊDICAL. 

soire, ou à la diligence du procureur du roi, désignera un mandaUire 
s))écial à TefTet de représenter en justice tout individu non interdit et 
placé ou retenu dans un établissement d'aliénés, qui serait engagé 
dans une contestation judiciaire au moment du placement, ou contre 
lc(iuel une action serait intentée postérieurement. Le tribunal pourra 
aussi, dans le cas d'urgence, désigner un mandaUiire spécial, à TefTet 
d'intenter, au nom des mêmes individus, une action mobilière ou 
immobilière. L'administrateur provisoire pourra, dans les deux cas, 
être désigné pour mandataire spécial. 

Art. 34. — Les dispositions du Code civil, sur les causes qui dis- 
pensent de la tutelle, sur les inc<ipacités, les exclusions ou les destitu- 
tions des tuteurs, sont applicables aux administrateurs provisoires 
nommés par le tribunal. Sur la demande des parties intéressées, ou 
sur celle du procureur du roi» le jugement qui nommera l'adminis- 
trateur provisoire pourra en même temps constituer sur ses biens une 
hypothèque générale ou spéciale, jusqu'à concurrence d'une somme 
déterminée par ledit jugement. Le procureur du roi devra, dans le 
délai de quinzaine, faire inscrire cette hypothèque au bureau de la 
conservation : elle ne datera que du jour de l'inscription. 

Art. 35. — Dans le cas où un administrateur provisoire aura été 
nommé par jugement, les significations à faire à la personne placée 
dans un établissement d'aliénés seront laites à cet administrateur. Les 
significations faites au domicile pourront, suivant les circonstances, 
être annulées par les tribunaux. Il n'est point dérogé aux dispositions 
de l'article 173 du Code de commerce. 

Art. 36. — A défaut d'administrateur provisoire, le président, à la 
requête de la partie la plus diligente, commettra un notaire pour 
représenter les personnes non interdites placées dans les établissements 
d'aliénés, dans les inventaires, comptes, partages et liquidations dans 
1 lesquels elles seraient intéressées. 

Art. 37. — Les pouvoirs conférés en vertu des articles précédents 
cesseront de plein droit dès que la i>ersonne placée dans un établisse- 
ment d'aliénés n'y sera plus reterme. Les pouvoirs conférés par le tri- 
bunal en vertu de l'article 32 cesseront de plein droit à l'expiration 
d'un délai de trois ans : ils pourront être renouvelés. Cette disposition 
n'est pas applicable aux administrateurs provisoires qui seront donné> 
aux personnes entretenues par l'administration dans des établisse- 
ments privés. 

Art. 3H. — Sur la demande de l'intéressé, de l'un de ses parents, 



ASILES D'ALIÉNÉS. îi.7 

de Tépoiix ou de Tépouse, d'un ami, ou sur la prorocation d*offico du 
procureur du roi, le tribunal pourra nommer, en chambre du conseil, 
par jugement non susceptible d*appel, en outre de l*adrainistrateur 
provisoire, un curateur à la personne de tout individu non interdit 
placé dans un établissement d'aliénés, lequel devra veiller : i^ à ce que 
ses revenus soient employés à adoucir son sort; 2" à ce que ledit 
individu soit rendu au libre exercice de ses droits aussitôt que sa 
situation le permettra. Ce curateur ne pourra pas être choisi parmi les 
héritiers présomptifs de la personne placée dans un étiblissemc^nt 
d'aliénés. 

Art. oO. — Les actes faits par um* f>er!^jnne placée dans un établis- 
sement d*aliénés, pendant le temps qu*i'lle y aura été retenue, sans 
ijue son interdiction ait été prunonc<^ ni provof|uée, pourront être 
attaqués pour cause de démence, conformément à l'article 1504 du 
('ode civil. Les dix ans de Faction en nullité courront à IV^'ard de la 
personne retenue qui aura souscrit les acte», à dater de la si;:nification 
qui lui en aura été faite, ou de la connai>sance qu'elle en aura eue apn'A 
sa sortie définitive delà maison d'aliéné>. El, à Téjrardde ws hériti^T*^, 
à dater de la signification qui lui en aura étéfuiti*, ou de la amnn\<s'dwi: 
c|u'ils en auront eue, depuis la mort de k'ur auteur. Lf)r!»que ]e<» dix 
ans auront commencé de courir contre r-<'lui-ci, ils continueront d<; 
courir contre les héritiers. 

Art. 40. — Le ministère public S4'ra entendu dans Umte^ Ii»s afTaire^ 
(fui intéresseront les {lersonnes plac4'e> dans un ét;il>li«^M;rnent d'alién«''>, 
lors même qu'elles ne seraient pas interdit«'>. 

Titre 111. — Dimh>sitioss <.K\fB%iK>. 

Art. 41. — Les contraventions aux dis|>OM(iori< d#'s arti^l*"», U, K, 
il, 12, du second paragraphe de l'article 15, des -drX'ul'^ ITi, 17, 20, 
21, et du dernier paragraphe de rarticji* 2Î> de l.i pn'-^^file loi, i'i .un 
rèiîlemenls rendus en vertu de l'artiVIe fi, qui ^roui ronimivM p.ir I*- 
chefs, directeurs ou préposés resjxinsalili's di-s i'tiUW^^icmi'fiis jhiIJh-, 
ou privés d'aliénés, et par les médecins fnqilow's d;iriî» n-s éhilili-./^ 
ments, seront punies d'un emprisonnement de cinq jours Ji un an, et 
d'une amende de cinquante francs ;i troi.> mille francs, ou d«' l'une ou 
de r autre de ces peines, il pourra être fait application de l'artirli» 405 
du Code pénal 



asK rAItlS-SlÉDICAl,. 

Asile Sainte-Aane, I, me Cabanis, créé en 186i pour les 
aliènes (les deux sexes. La clinique des maladies mentales de la 
Facullé hc tioiiïc à l'Asile Sainte-Anne. Pra/ess^Mr: M.JoufTroy: 
chefs de clinique. MM. Rogucs de Furzac el Manheînier ; medcf ÎJis 
en chef : MM. Dubuisson, Vallon (division deshommes), Dagonel 
(division des femmes), Magnan (service d'admission): chef d» 
laboratoire iVanatomie pathologique : M, Rabaud; service 
dentaire : M. Poinsot, tlne école d'infirmiers et d'infirmières f>l 
annexée à l'asile. Les cours, t\ui ont lieu d'octobre à juin, soni 
conOés aux médecins de l'établissement. Les aliénés sont envoyés 
à Sainte-Anne, après examen du médecin chef du service (lu dépôt 
de la Préfecture de police. 

Nombre de lits : 9H, 

L'Asile de Ville-Evrard (Seine-et-Oise). — Médecins chefx 
de service : MM. Marandon de Monlyel (division des hommes), 
b'ebvré (division des femmes), Legrain( quartier spécial desalr»»- 
liqnes), dentiste : M. liach. 

Nouibre de lits, 9^5. 

A côté de l'asile, l'on a construit un pensionnat on sont re^'us 
les iiKilades pavants. Le médecin en chef est M. Sérieux. 

Asile de Vaucluse à Épinay-sur-Orge (Seîne-cl-Oiae). — 
Médecin en chef : MM. Vtgouronx (division des hommes) ; Iton- 
drie (division des femmes); médecin en chef : M. Dlin; den- 
tiste : M. Marlinicr. 

Nombre de lits, ti^d. 

A l'Asile de Vauelnse est annexée une colonie pour les eiifauLo 
ariiét'és et idiots. Médecin chef de service : \ 

Nombre de lits, 2ôO. 

Asile de Villejuif (Seine). — Médecins en 
Itrinnd et Toulouse (division des femmes), Mf 



ASILES D'AMENÉS t>«U 

médecins en chef (division des hommes). Dentiste : M. h* 
D' Capdepont. 

Nombre de lits : 1140. 

Annexe de Dun, par Aurun (Cher), colonie familiale. — Mé- 
decin en chef : M. Dupain; inédecin adjoint : M. Vigouroux. 

Le service de chirurgie pour tous les asiles de la Seine est 
dirigé par M. Picqué, chirurgien des ^hôpitaux, chirurgien en 
chef; le chirurgien-adjoint est M. Mauclaire. 

Maison de Charenton, à Charcnlon-Saint-Maurice, a été 
fondée en 1612 par Sébastien Leblanc, contrôleur des guerres, qui 
la donna aux pères de la Charité, elle ne comprenait que 12 lits; 
successivement agrandie, après 1789, elle reçut deux catégories 
de malades, les uns provenant de Charenton même et des com- 
munes environnantes, les autres étaient des aliénés. L'établisse 
ment situé sur les bords de la Marne fut reconstruit sur li- 
flanc d'un coteau qui domine la vallée de la Marne et de la Seine, 
et est abrité au Nord par le bois de Vincennes. De tous les points 
des terrasses étagées, le regard découvre la perspective la plus 
pittoresque et la plus riante. Cette situation exceptionnelle entre 
les bois et la campagne, aux portes de Paris, la pureté de l'air, 
toutes les garanties de Thygiène Ii plus parfaite concouront, avec 
le traitement médical, à assurer aux pensionnaires les conditions 
les plus favorables d'amélioration ou de guérison. 

De nombreuses divisions, toutes avec portiques, galeries cou- 
vertes, cours intérieures ornées de pelouses et de corbeilles de 
fleurs, salles d'hydrothérapie numies des appareils les plus per- 
fectionnés, permettent de soigner séparément les dilTérents 
genres daflections mentales et de classeï* toujours les malades 
d'une manière méthodique et conforme à leur état. Des fontaines, 
placées dans toutes les cours et à tous les étages, fournissent en 
abondance une eau excellente. Les galeries, les cours, les salons, 

rARlS-«ÉDlC\L. 10 



'290 PAIUS-MEDICAL. 

les dortoirs, sont éclairés au gaz. D'immenses calorifères à eau 
chaude entretiennent dans toutes les parties de rétablissement 
une température égale. De nombreuses chambres, avec cabinets 
destinés aux domestiques, permettent de donner aux pension- 
naires, moyennant un supplément, une installation particulière 
et très confortable. La maison ne reçoit que des malades payants, 
les prix diffèrent selon la classe qu'ils ont choisie. D y a des 
bourses de l'État, accordées par le Ministère de l'intérieur. 

Médecin : MM. Christian (service des hommes), et Ritti (ser- 
vice des femmes). Chii^urgien: M. Damalix. 

Nombre de lits : H., 306; F., 374. 

Hospice des Quinze- Vingts, rue de Charenton, 28. — Cet 
hospice a été fondé par saint Louis en 1260, pour recevoir 
300 aveugles. Le biUiment qu'il occupe actuellement est Tancien 
hôtel des Mousquetaires noirs, où il fut transféré après la démo- 
lition du premier établissement situé rue Saint-IIonoré, près le 
Palais-Royal. Pour être admis à l'hospice il faut être Français, 
être atteint d'une cécité incurable, avoir au moins 40 ans, et 
manquer de moyens suffisants d'existence. Les pensionnaires 
reçoivent 500 francs par an, et une ration de pain par jour. 
Chacun d'eux peut se faire accompagner, le mari par sa femme, la 
fennne par son mari. 

L'hospice (les Quinze-Vingts délivre en outre à des aveugles 
extérieurs une pensicui de 110 à 200 francs. Il y a tous les jours 
une consultation pour les malades du dehors. Des conférences 
clinicpies et d'analoniie pathologique ont lieu plusieut*s fois par 
semaine, par les médecins de rétablissement. 

Médecin : M. Bonnefoy. Médecin adjoint : M. Binct. Médecins 
de la clinique : MM. Trousseau et Chevallereau. Médecins 
adjoints : MM. Valade et Kalt. 

Nombre de lits : 500. 



ASILES D'ALIENES, 291 

L'Institution des jeunes aveugles, 56, boulevard des 

Invalides, a été fondée en 1784 par Valentin Haiiy et reconnue 
d'utilité publique en 1791. Installée d'abord dans les bâtiments 
de Tancien séminaire Saint-Firmin, rue Saint-Victor, elle a été 
transférée en 1845 dans le bâtiment actuel. Pour être admis, les 
enfants doivent être âgés de neuf à treize ans et frappés de 
cécité incurable. La durée du séjour est de huit ans. Les places 
^rratuites sont au nombre de 120, accordées par le Ministère de 
rintérieur, et d'un autre nombre non limite, à l'aide de bourses 
fondées par les départements. Ces bourses sont de 600 francs. 
Le prix de la pension est de 1000 francs pour les payants. L'en- 
seignement donné aux aveugles est aussi complet que possible : 
langues vivantes, musique, professions manuelles diverses, 
(exercices physiques. La maison peut contenir 500 enfants. 
Presque tous les professeurs sont aveugles. 
Médecin: M. Claisse. 

L Institution des sourds-muets, rue Saint-Jacpies, 25G, 

a été fondée par Tabbé de l'Kpée en 1785 pour 40 enfants qu'il 
logeait et nourrissait dans sa maison, en même temps qu'il les 
instruisait. Le bâtiment qu'elle occupe aujourd'hui est l'ancien 
séminaire de Saint-Magloire. Depuis 185!) elle reçoit des enfants 
(lu sexe masculin de dix à vingt et un ans. Le Ministère de l'inté- 
rieur dispose de 140 bourses, les Conseils des départements et 
des communes peuvent aussi fonder des bourses, moyennant uu 
versement de 600 francs. 

Les boursiers doivent être âgés de dix à quatorze ans. Des 
certilicats doivent constater leur indigence et leur infirmité. Les 
places payantes coûtent 1000 francs. La durée des études est de 
sept ans. L'enseignement comprend la langue écrite, Tarticula- 
tion de la parole, la lecture sur les lèvres, à l'aide des méthodes 
récentes, plus des notions d'arithméticpie, les professions 
manuelles; il y a même un eiiseignetucnt supérieur pour les 



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Mj' fri^ t' ni|» ')îi<' r< Imi ï|»' \inr»rir,»"*, v{ il ;i ♦ ir «mvfrt 1»^ :29 so|>- 
t/rnhf l''^^^. Il *• \ -(»<< i^iNfJKiil ïlrH|,ri*'' ji r»M"*'\i»ir les IVinnies 
^^,\^^.}\^ Mfit<-^ «Lifi-* I<h rri('irit'^ f-nii(lilii»ii5 «|iir lf> conv«iIescents 

IloffiffM-^. 

Vnin niH ; MM. (!.i|hiiji-», nndi'rii] ir^ifl;int: LelièvTC, inéde- 

r III il(l|n|iit. 

Nniiiliir il' liN : fOO. 



I 'A^iln (In V«(WiHhy n v\v l'ondr m 1S70 à la suite d'un legs 
ili- M. \iii.i'..> »• |MMir rrrcMur, lors<|u'ils auront cessé dY'Ire en 



ASILES n'AIIÉNÉS. ïi03 

« traitement, des iudif^ents ay«ant subi à Paris des accidents 
« quelconques ayant entraîné, pour les victimes, une mutilation 
« ou une infirmité les frappant de l'incapacité de subvenir par 
« leur travail à leur existence » . 

Même service médical que celui de Tasilc de Vincennes. 
Nombre de lits : 56. 

L'Asile de la Providence, rue des Martyrs, 77, a élé fondé 
en 186i par M. et Mme Micault de la Vieuville, pour servir de 
retraite aux vieillards des deux sexes, âgés de soixante ans au 
moins, domiciliés à Paris. La pension est de 900 francs. Il y a 
cinq places gratuites, savoir : deux à la disposition de la famille 
des donateurs, deux h la disposition du Ministère de l'intérieur, 
une à la disposition du Conseil municipal. Le Ministère de Tinté- 
rieur dispose aussi de dix-huit places payantes. 

Médrcin: M. Raoux. Médecin adjoint : M. Mesnard. 

Nombre de lits : 55. 



PROTECTION DES ENFANTS DU PREMIER ÂGE 
ENFANTS ASSISTES, ENFANTS MORALEMENT ABANDONNÉS 

PROTECTION DES ENFANTS DU PREMIER AGE 

Nous donnons ci-après le texte de la loi de protection des 
enfants du premier âye, loi due à l'initiative et ù la bienfaisante 
persistance d'un médecin philanthrope éminent, M. Roussel, 
sénateur. Cette loi qui a sauvé la vie à des milliers de petits 
enfants, est connue sous le nom de loi Roussel, dénomination 
qui est un témoignage de reconnaissance envers l'auteur de celte 
humaine loi. 



î>Oi l'AlUS-MÉOlCAL 



LOI du 23 décembre 1874 relative à la protection des enfants 
du premier âge et, en particulier, des nourrissons. 

Article 1*^'. — Tout enfant, âgé de moins de deux ans, qui e^t 
placé, moyennant salaire, en nourrice, en sevrage ou en garde, hor> 
du domicile de ses parents, devient, par ce fait, Tobjel d'une sur- 
veillance de l'autorité publique, ayant pour but de proléger i^a vie et 
SI santé. 

Art. 2. — La surveillance instituée par la présente loi est conliée, 
dans le déparlement de la Seine, au préfet de police, et, dans le^ 
aiilres dé[»artemenls, aux préfets. Ces fonctionnaires sont assistés d'un 
comité ayant pour mission d'étudier et de proposer les mesures à 
prendre, et com|)osé comme il suit : Deux membres du Conseil général. 
d(îsignés i)ar ce Conseil ; dans le département de la Seine, le directeur 
de l'Assislance publique, et dans les autres départements, TinspecliMir 
du service des enfants assistés ; six autres membres, nommés par le 
]iréfet, dont un pris parmi les médecins membres du Conseil déparle- 
niental d'bygiénc publique et trois pris parmi toj administrateurs de> 
Sociétés légalement reconnues qui s'occupent de Tenfance, notamment 
des Sociétés protectrices de V enfance y des Sociétés de charité mater- 
nelle, des Crèches ou Sociétés des crèches, ou, ù leur défaut, parmi 
les membres des commissions administratives des hospices el dt*s 
bureaux de bienfaisance. 

Des commissions locales sont instituées, par un arrête du préfet , 
après avis du Comité départemental, dans les parties du départtnienl 
nii l'ulilité en sera reconnue, pour concourir à l'application de mesure> 
de protection des enfants et de surveillance des nourrices el gardeust»< 
d'enlaiits. Deux mères de famille font partie de chaque commis2iiori 
locale. Les fonctions instituées par le pix'sent article sont gratuites. 

Art. 5. — Il est institué près le Ministère de l'intérieur un Comité 
su[)érieur de protection des enfants du premier âge, qui a pour mis- 
sion do réunir et coordonner les documents transmis par les comités 
(léparlenientaux, d'adresser chaque année au Minisire un rap|X)rt sur 
les travaux de ces Comités, sur la mortalité des enfants el sur les 
mesures les plus propres à assurer el étendre les bienfaits de la loi, 
et de proposer, s'il y a lieu, d'accorder des récompenses honoriiiques 
aux personnes qui se sont distinguées par leur dévouement et lour> 

c es. Vu membre de l'Académie de médecine, désigné par cellt- 



PUOTKCTIOX DES KNFANTS. ^295 

Académie, les présidents de la Société protectrice de l'enfance de 
Paris^ de la Société de charité mateimelle et de la Société des 
Crèche», font partie de ce Comité. Les autres membres, au nombre 
de sept, sont nommés par décret du Président de la République. Les 
fonctions de membre du Comité supérieur sont gratuites. 

Art. 4. — Il est publié, chaque année, par les soins du Ministre de 
l'intérieur, une statistique détaillée de la mortalité des enfants du pre- 
mier âge et, spécialement des enfants placés en nourrice, en sevrage 
ou en garde. Le Ministre adresse, en outre, chaque année, au Prési- 
dent de la République, un rapport officiel sur Texécution de la pré- 
sente loi. 

Art. 5. — Dans les départements où Futilité d*établir une inspection 
médicale des enfants en nourrice, en sevrage ou en garde, est reconnue 
par le Ministre de l'intérieur, le Comité supérieur consulté, un ou 
plusieurs médecins sont chargés de cette inspection. La nomination 
de ces inspecteurs appartient aux préfets. 

Art. 6. — Sont soumis à la surveillance instituée par la présente loi> 
toute personne ayant un nourrisson ou un ou plusieurs enfants en sevrage 
ou en garde, placéschez elle moyennant salaire ; les bureaux de placement 
et tous les intermédiaires qui s'emploient au placement des enfants en 
nourrice, en sevrage ou en garde. Le refus de recevoir la visite du 
médecin inspecteur, du maire de la commune, ou de toutes autres per- 
sonnes déléguées ou autorisées en vertu de la présente loi, est puni 
d'une amende de cinq à quinze francs (5 à 15 fr.). Un emprisonnement 
de un à cinq jours peut être prononcé si le refus dont il s'agit est 
accompagné d'injures ou de violences. 

Art. 7. — Toute prsonne qui place un enfant on nourrice, en 
^evrage ou en garde, moyennant salaire, est tenue, sous les peines 
[)ortées par l'article 346 du Code pénal, d'en faire la déclaration à la 
mairie de la comnmne où a été faite la déclaration de naissance de 
l'enfant, ou à la mairie delà résidence actuelle du déclarant, en indi- 
quant, dans ce cas, le lieu de la naissance de l'enfant, et de remettre à 
la nourrice ou à la gardeuse un bulletin contenant un extrait de l'acte 
de naissance de l'enfant qui lui est confié. 

Art. 8. — Toute ])ersonne qui veut se procurer un nourrisson ou un 
ou plusieurs enfants en sevrage ou en garde, est tenue de se munir 
préalablement des certificats exigés par les règlements pour indiquer 
sein étal civil et justifier de son aptitude II nourrir ou à recevoir des 
enfan's en sevrage ou en garde. Toute j>ersonne qui veut se placer 



-'îH» PAIilS-ÎIKDICAL. 

coiiimo nourrice sur lieu est tenue de se munir d'un cerlifitatdu nj:iirr 
de sn résidence, indiquant si s(»n dernier enfant est vivant, et con-îa- 
lanl qu'il est à^é de sept mois révolus, ou, s'il n'a pas atteint c^*t tv^*-, 
qu'il est allaité par une autre femme remplissant les cx^nditions <]t!i 
seront déterminées par le rendement d'administration publique pre^rii 
par l'article 12 de la présente loi. Toute déclaration ou énonciatii»n 
reconnue fausse dans Icsdits certificats entraîne l'application au eertiti- 
cateur des peines portées au g h' de l'article 155 du Code pénal. 

Art. 9. — Toute personne qui a reçu chez elle, moyennant salaire, 
un nourrisson ou un enfant en sevraj^^e ou en garde, est tenue, sous 1» - 
j)eines portées à l'article 546 du Code pénal : 1^ d'en faire la déclan;- 
lion à la mairie de la commune de son domicile dans les trois jour> 
de l'arrivée de l'enfant, et de remettre le bulletin mentionné en l'ar- 
ticle 7 ; 2" de faire, en cas de cliangemeut de résidence, la inéni-* 
déclaration à la mairie de sa nouvelle résidence ; o" de déclarer, d^ui'» 
le même délai, le retrait de l'enfant par ses parents ou la remise d- 
cet enfant à une autre personne, pour quelque cause que cette remis»* 
ait lieu ; 4*^ en cas de décès de l'enfant, de déclarer ce décès dans K^ 
vingt-quatre heures. Après avoir inscrit ces déclarations au rogistn* 
mentionné h l'iirlicle suivant, le maire en donne avis, dans le délai Jr 
trois jours, au maire de la conmiune où a été faite la déclaration pres- 
crite par l'article 7. Le maire de cette dernière commune donne avis, 
dans le même délai, des déclarations prescrites parles n"* 2, Sel 9 ci- 
dessus, aux auteurs de la déclaration de mise en nourrice, en sovr;«L:« 
ou en garde. 

Art. 10. — 11 est ouvert dans les mairies un registre spécial pour 
les déclarations ci-dessus prescrites. Ce registre est coté, paraphé »•» 
vérifié tous les ans par le juge de paix. Ce magistrat fait un rupjMirr 
annuel an procureur de la Hépuhlique, qui le transmet au préfet, sur 
les résultats (le cette vérification. En cas d'absence ou de tenue irré^'u- 
lière du registre, le maire est passible de la peine édictée à l'article ,*><• 
du Code civil. 

Art. il. — Nul ne peut ouvrir ou diriger un bureau de nournce>. 
ni exercer la profession d'intermédiaire pour le placement des enfant^ 
en nourrice, en sevrage ou en garde, et le louage des nourrices, san> 
en avoir obtenu l'autorisation préalable du préfet de police, dans l 
département de la Seine, ou du préfet, dans les autres départements. 

Toute personne cpii exerce, sans autorisation. Tune ou l'autre de ci > 
professions, ou qui néglige de se conformer aux conditions de Tautt- 



PnOTECTION DES ENFANTS. t>07 

risalion ou aux prescriptiens des règlements, est punie d'une amende 
de seize à cent francs (16 à 100 fr.). En cas de récidive, la peine 
d'emprisonnement prévue par l'article 480 du Code pénal peut être 
prononcée. Ces mêmes peines sont applicables à toute sage-femme et h 
tout autre intermédiaire qui entreprend, sans autorisation, de placer 
des enfants en nourrice, en sevrage ou en garde. Si, par suite de la 
contravention ou par suite d'une négligence de la part d'une nourrice 
ou d'une gardeuse, il est résulté un dommage pour la santé d'un ou 
de plusieurs enfants, la peine d'emprisonnement de un h cinq jours 
peut être prononcée. En cas de décès d'un enfant, l'application des 
peines portées à l'article 819 du Code pénal peut être prononcée. 

Art. 12. — Un règlement d'administration publique déterminera : 

1** Les modes d'organisation du service de surveillance institué parla 
présente loi, l'organisation de l'inspection médicale, les attributions et 
les devoirs des médecins inspecteurs, le traitement de ces inspecteurs, 
les attributions et devoirs de toutes les personnes chargées des visites; 

2*^ Les obligations imposées aux nourrices, aux directeurs des bureaux 
do [dacement et à tous les intermédiaires du placement des enfants; 

> La forme des déclarations, registres, certificats des maires et des 
médecins et autres pièces exigées par les règlements. 

Le préfet peut, après avis du comité départemental, prescrire, par un 
règlement particulier, des dispositions en rapport avec les circonstances 
et les besoins locaux. 

Art. 13. — En dehors des pénalités spécifiées dans les articles 
précédents, toute infraction aux dispositions de la présente loi et des 
règlements d'administration publique qui s'y rattachent est punie d'une 
amende de cinq à quinze francs (5 h 15 fr.). Sont applicables à tous 
les cas prévus par la présente loi le dernier paragraphe de l'article 40^1 
du Code pénal et les articles 482, 480 du même Code. 

Art. 14. — Les mois de nourrice dus par les parents ou par toute 
autre personne font partie des créances privilégiées et prennent rang 
entre les n"» T) et 4 de l'article 2101 du code Civil. 

Art. IT). — Les dépenses auxquelles rexécution de la présente loi 
donnera lieu sont mises, par moitié, a la charge de l'Etat et des dépar- 
lements inléres>és. La fwrtion a la charge des départements est 
supportée par les départements d'origine des enfants et par ceux où 
les enfants sont placés en nourrice, en sevrage ou en garde, pro[»or- 
tionuellement au nombre desdits enfants. 



\ 



!2iW PAUIS-MKDICAL. 

RÈGLEMENT (T adminhiralion publique du 27 février 1877. 

Titre ^^ — Orgamsatios du service. 

Article 1 *'^ — La surveillance instituée par la loi du 23 décembre 1 874 
en faveur des enfants au-dessous de deux ans, placés, moyennant 
salaire, en nourrice, en sevrage ou en garde, hors du domicile de leurs 
parents, est exercée, sous l'autorité du préfet assisté du comité dépar- 
temental, par des commissions locales, par les maires, par des médecins 
inspecteurs et par l'inspecteur des enfants assistés du déparlement. 

i^^ Section. Des Commissions locales, — Art. 2. — Les commis- 
sions locales, instituées conformément à Tarticle 3 de la loi du 28 dé- 
cembre 1874, sont présidées par le maire de la commune. L'arrélr 
préfectoral qui institue la commission fixe le nombre de ses membres. 
La commission comprend nécessairement deux mères de famille, le 
curé, et dans les communes où siège un conseil presbytéral ou un 
consistoire israélite, un délégué de chacun de ces conseils. Le médecin 
inspecteur nommé en exécution de Tarticle 5 de la loi est convoqu<* 
aux séances des commissions de sa circonscription ; il y a voix consul- 
tative. 

Art. 3. — Les membn?s des commissions sont nommés et révoqué> 
par le préfet. 

Art. 4. — A Paris et à Lyon, il y aura dans chaque arrondissement 
municipal une commission instituée conformément aux articles qui 
précèdent, et présidée par le maire de Tarrondissement. Il pourra êlrt- 
adjoint à la commission des visiteurs rétribués; leur nombre et létaux 
de leur traitement seront déterminés par le Ministre de l'intérieur, sur 
la proposition du préfet de police pour Paris, et du préfet du Rhône 
pour Lyon. Ces visiteurs assisteront aux délibérations de la commission 
d'arrondissement, avec voix consultative. Le Ministre de rinlérieur 
pourra également instituer, sur la pro|)osition du préfet, des visiteurs 
rétribués dans les autres communes où la nécessité en sera reconnue. 

Art. 5. — La commission se réunit au moins une fois par mois; eWv 
peut être convoquée extraordinairement par le maire, soit d'office, soit 
sur la demande d'un des membres de la commission ou du médecin 
inspecteur. Les séances de la commission se tiennent à la mairie. 

Art. 6. — La commission répartit entre ses membres la surveilla ii<'«' 
(les enfants à visiter au domicile de la nouriire, sevreuse ou gardeusi». 



PROTECTION ORS ENFANTS. 'l'M) 

(Iliaque membre doit rendre compte à la commission des faits qu'il a 
constatiis dans ses visites périodiques. 

Art. 7. — Si la commission juge que la vie ou la santé d'un enfant 
est compromise, elle peut, après avoir mis en demeure les parents et 
pris les avis du médecin inspecteur, retirer Tenfant a la nourrice, 
sevreuse ou gardeuse et le placer provisoirement chez une autre 
personne. Elle doit, dans les vingt-quatre heures, rendre compte de 
sa décision au préfet et prévenir de nouveau les parents. 

En cas de péril imminent, le président de la commission prend 
d'urgence et provisoirement les mesures nécessaires ; il doit, dans les 
vingt-quatre heures, informer de sa décision la commission locxile, le 
médecin inspecteur et le préfet, et avertir les parents. Dans les com- 
nmnes oîi n*a pas été institué de commission locale, le maire exerce 
les pouvoirs conférés h ces commissions par le présent article. Les 
mesures prises par les autorités locales, en vertu du présent article, 
sont purement provisoires; le préfet statue. 

Art. 8. — La commission signale au préfet, dans un rapport 
annuel, les nourrices qui mériteraient une mention spéciale, à raison 
des bons soins qu'elles donnent aux enfants qui leur sont confiés. 

2« Section, — Médecins inspecteurs, — Art. 9. — Des médecins 
inspecteurs, institués conformément à l'article 5 de la loi, sont chargés 
de visiter les enfants placés en nourrice, en sevrage ou en garde dans 
leur circonscription. 

Art. iO. — Le médecin inspecteur doit se transporter au domicile 
de la nourrice, sevreuse ou gardeuse, pour y voir l'enfant, dans la 
huitaine du jour où, en exécution de l'article 24 ci-après, il est pré- 
venu par le maire de l'arrivée de l'enfant dans la commune. 

11 doit ensuite visiter l'enfant au moins une fois par mois et h toute 
réquisition du maire. 

Art. 11. — Après chaque visite, le médecin inspecteur vise le car- 
net délivré à la nourrice sevreuse ou gardeuse, en exécution de l'ar- 
ticle 30 ci-après, et il y inscrit se^ observations; il transmet au maire 
un bulletin indiquant la date et les résultats de sa visite. Ce bulletin 
est communique à la commission locale. En cas de décès de l'enfant, 
il mentionne sur le bulletin la date et les causes du décès. 

Art. 12. — Le médecin inspecteur rend compte immédiatement au 
maire et au préfet des faits qu'il aurait constatés dans ses visites, et 
qui inêriteraicnl leur attention. Chaque année, il adresse un rapport 
>ur l'état général de sa circonscription au préfet, qui le communique 



5(K) PAIUS-MÉOICAL 

h rinspecteur départemental du service des enfants assistés et au 
comité départemental. 

Art. 13. — Si le médecin reconnaît, soit chez la nourrice, soit chvz 
Tenfant, les symptômes d'une maladie contagieuse, il constate Tel al 
de l'enfant et celui de la nourrice, et il peut faire cesser rallailemenl 
naturel. Dans ce cas, ainsi que lorsqu'il constate une grossesse, il 
informe le maire, qui doit aviser les parents, sans préjudice, s'il y a 
lieu, des mesures autorisées par l'article 7. 

j^rt. 14. — Dès que le maire apprend qu'un enfant placé en nour- 
rice ou en garde dans la commune est malade et manque de soin> 
médicaux, il prévient le médecin inspecteur de la circonscription, cl m 
celui-ci est empêché, il requiert le médecin le moins éloigné de la 
résidence de l'enfant. Ce dernier doit, si l'enfant succomhe, mentionnor 
les causes du décès dans un bulletin spécial, ainsi qu'il est prescrit à 
l'article il pour le médecin inspecteur. 

Art. 15. — Les médecins inspecteurs reçoivent, à titre d'hont>- 
raires, des émoluments (jui sont fixés par le Ministre, sur la propor- 
tion du préfet, après avis du conseil général. 

3*^ Section. — De V inspection départemenlale. — Art. 1 6. — L'in- 
specteur du service des enfants assistés est chargé, sous raulorilé du 
préfet, de cenlrahser tous les documents relatifs h la surveillant^ 
instiluée par la loi. Chaque année, il présente un rapport sur l'extVu- 
tion du service dans le département, et il rend compte du résultat li- 
ses tournées. 

A'- Section. — Des comités départementaux. — Art. 17. — L»^ 
membres des comités départementaux sont nommés pour trois an^. 
Le membre qui sera nommé à la suite d'une vacance sortira du couiiti- 
au moment où serait sorti le membre qu'il a remplacé. Les membri^ 
sortants sont rééligibles. 

Art. 18. — Le comité départemental élit un président et un seirc- 
taire. Il se réunit au moins une fois par mois. Il peut être convoqui* 
extraordinairement par son président ou par le préfet, soit d'otïirt . 
soit sur la demande d'un de ses membres. 

Art. 19. — Le préfet lui communique les rapports qui lui s<»nt 
envoyés par les commissions locales et par les médecins inspecteur-. 
ainsi que le rapport d'ensemble présenté annuellement par rins|H^' 
teur départemental. 



PnOTECTION DES ENFANTS. 501 



Titre II. — Placements. 

l'* Section. — De la déclaration imposée à toute personne qui 
place un enfant en nourrice^ en sevrage ou en garde, moyennant 
salaire. — Art. 20. — Tout ofûcier de l'état civil qui reçoit une 
déclaration de naissance, doit rappeler au déclarant les dispositions 
édictées par l'article 7 de la loi du 23 de'cembre 1874. 

Art. 21 . — La déclaration prescrite par ledit article à toute per- 
sonne qui place un enfant en nourrice, en sevrage ou en garde, 
moyennant salaire, est inscrite sur le registre spécial prévu par l'ar- 
ticle 10 de la loi. Elle est signée par le déclarant. Elle fait connaître: 
1° les nom et prénoms, le sexe, la date et le lieu de la naissance de 
l'enfant; 2° s'il est baptisé ou non; 3^ les nom, prénoms, profession 
et domicile des parents; 4« les nom, prénoms et domicile de la nour- 
rice, sevreuse ou gardeuse à laquelle l'enfant est confié; 5" les condi- 
tions du contrat intervenu avec la nourrice, sevreuse ou gardeuse. 

Art. 22. — Le déclarant doit 'produire le carnet délivré à la nour- 
rice. Le maire qui reçoit la déclaration transcrit sur le carnet de la 
nourrice les indications portées par les n°* I, 2, 3 et 5, de l'article 
précédent. 

Art. 23. — Si l'enfant est envoyé dans une commune autre que celle 
011 la déclaration est faite, le maire qui reçoit la déclaration en trans- 
met copie dans les trois jours au maire de la commune où l'enlant doit 
ctre conduit. 

Art. 24. — Le. maire, averti par suite d'une déclaration faite, soit 
j>ar les parents en exécution de l'article 7 de la loi, soit par la nour- 
rice en exécution de l'article 9, qu'un enfant est placé dans sa com- 
mune, en nourrice, en sevrage ou en garde, moyennant salaire, doit, 
dans les trois jours, transmettre une copie de la déclaration au méde- 
cin inspecteur de la circonscription.' 

2* Section. — Des obligations imposées au.v jiourrices, sevreuses 
ou gardeuses qui prennent des enfants chez elles moyennant salaire. 
— - Art. 25. — Il est interdit à toute nourrice d'allaiter un autre enfant 
pie son nourrisson, à moins d'une autorisation spéciale et écrite, don- 
n»H» par le médecin inspecteur, ou s'il n'exivSte pas de médecin inspec- 
tiMir dans le canton, par un docteur en médecine ou un oflicior de 
santé. 

Art. 26. — Nulle sevreuse ou gardeuse ne peut se charger de plus 



4 



:m PARIS-VRDICAL. 

de deux enfants à la fois, à moins d*one antorâatioa spéciale el écrite 
donnée par la commission locale, et, à défaut de commîssioo locde, 
par le maire. 

Art. 27. — Toute femme qui veut prendre chez elle un enfant en 
nourrice, doit préalablement obtenir un certificat du maire de sa com- 
mune et un certificat médical. Elle doit, en outre, se munir du carnet 
spécifié à Tarticle 50. 

Art. 28. — Le certificat délivré par le maire doit élre revêtu du 
sceau de la mairie et contenir les indications suivantes : 1^ nom, pré- 
noms, signalement, domicile et profession de la nourrice, date et lieu 
de sa naissance; 2° état civil de la nourrice, nom, prénoms et profes- 
sion de son mari; 3*^ date de la naissance de son dernier enfant, et .^i 
cet enfant est vivant. Le certificat fera connaître si le mari a donné 
son consentement ; il contiendra les renseignements que pourra fournir 
le maire sur la conduite et les moyens d'existence de la nourrice, sur 
la siilubrité et la propreté de son habitation. Il constatera la déclara- 
tion de la nourrice qu'elle est pourvue d'un garde-feu et d'un lier- 
ceiui. 

Sur rinterpellation du maire, la nourrice déclarera si elle a déjà 
élevé un ou plusieurs enfants moyennant salaire; elle indiquera ré|>o- 
que à laipielle elle a été chargée de ces enfants, la date et la cause des 
retraits, et si elle est restée munie des carnets (|ui lui auraient été pré- 
cédeninient délivrés. Le maire mentionnera dans le certificat les 
réponses de la nourrice. 

Art. 2\K — Le certidcat médical est délivré par le médecin inspec- 
teur, ou, à défaut de médecin inspecteur habitant la commune où 
réside la nourriee, p:ir un docleur en médecine ou par un oftîcier df 
sanlé: il penl é;;alenienl être délivré dans la commune où la nourrice 
vient prendre l'enfant; il est dûment lé^'alisé et visé par le maire; il 
doit attester : I" cpie la nourriee remplit les conditions désirables pour 
élever un nourrisson; 2'* qu'elle n'a ni inlirmités, ni maladie conta- 
gieuse; qu'elle est vaccinée. 

Art. r»0. — Le carnet est délivré gratuitement, ii Paris, par le préfet 
(le police; à Lyon, par le prélet du Hlione; dans les autres communia. 
par le maire. La nourrice j>eut l'obtenir soit dans la commune ou elle 
réside, soit dans civile où elle vient chercher un enfant; dans ce dernier 
eas, «Ile doit produire le certificat du maire do sa commune. Elle doit 
se poursoir d'un carnet nouveau elia(jue fois qu'elle prend un nouveau 
nourrisson. Le certilioat délivré a la nourrice par le maire de sa 



PROTECTION DES ENFANTS. 50:, 

commune el le certificat médical sont inscrits sur Je carnet. S'ils ont 
été délivrés à part, ils y sont textuellement transcrits. 

Le carnet est disposé de manière à recevoir en outre les mentions 
suivantes : !<> L'extrait de l'acte de naissance de l'enfant, la date et le 
lieu de son baptême, les noms, profession et demeure des parents ou 
dos ayants droit à défaut de parents connus, la date et le lieu de la 
déclaration faite en exécution de l'article 7 de la loi ; 2" la composition 
de la layette remise à la nourrice; S^ les dates des paiements des 
salaires; 4° le certificat de vaccine; 5» les dates des visites du médecin 
inspecteur et des membres de la commission locale, avec leurs obser- 
vations; 6« les déclarations prescrites par l'article 9 de la loi. 

Le carnet reproduit le texte des articles du Code pénal, du règlement 
d'administration publique et du règlement particulier fait par le préfet 
en exécution de l'article 12 de la loi, qui intéressent directement les 
nourrices, sevreuses ou gardeuses, les intermédiaires et les directeurs 
de bureaux de placement. Il contient en outre des notions élémentaires 
sur l'hygiène du premier âge. 

Art. ol. — Les conditions coricernant les certificats, l'inscription et 
le carnet sont applicables aux femmes qui veulent se charger d'enfanls 
en sevrage ou en garde, à l'exception de la condition d'aptitude à 
rallailement au sein. 

Art. 52. ^ Si l'enfant n'a pas été vacciné, la nourrice doit le faire 
vacciner dans les trois mois du jour où il lui a été confie. 

Art. 35.— La nourrice, sevreuse ou gardeuse ne peut, sous aucun 
prétexte, se décharger, même temporairement, du soin d'élever l'enfant 
(jui lui a été confié, en le remettant à une autre nourrice, sevreuse ou 
fîurdcuse, à moins d'une autorisation écrite donnée par les parents ou 
par le maire après avis du médecin inspecteur. 

Art. 5i. — La nourrice, sevreuse ou gardeuse, qui veut rendre l'en- 
fant confié à ses soins avant qu'il lui ait été réclamé, doit en prévenir 
le maire. 

5« Section. — Des bureatur de nourrices, des meneurs et meneuses. 
— Art. 35. — La demande en autorisation d'ouvrir un bureau de 
nourrices ou d'exercer la profession de placer des enfants en nourrice, 
en sevrage ou en garde est adressée au préfet du département où le 
pétitionnaire est domicilié. Elle fait connaître les départements dans 
lesquels celui-ci se pro[)Ose de prendre ou de placer des enfants. Le 
préfet communique la demande aux [iréfets des autres déparlemenls 
intéressés, et s'assure de la moralité du demandeur. Il fait examiner 



>0i PAÏUS-MKDICAL. 

les locaux affectés aux nourrices et aux enfants, s'il s'agit d'un bureau 
de placement, ou les voitures affectées au transport des nourrices et de 
leurs nourrissons, s'il s'agit de meneurs ou de meneuses. 

L'arrêté d'autorisation détermine les conditions particulières aux- 
(|uelles le permissionnaire est astreint dans l'intérêt de la salubrité, 
des mœurs et de l'ordre public. Ces conditions sont affichées dans l'in- 
térieur des bureaux, ainsi que les prescriptions légales et réglemen- 
taires imposées aux directeurs de bureaux et aux meneurs ou meneuses, 
et les peines édictées par l'article 6 de la loi contre ceux qui refu- 
seraient de recevoir la visite des personnes autorisées en vertu de ladite 
loi. L'autorisation peut toujours être retirée. 

Dans le cas où l'industrie doit être exercée dans plusieurs départe- 
ments, il est donné avis de l'arrêté d'autorisation ou de l'arrêté de 
retrait aux préfets de tous les départements intéressés. 

Art. r>0. — Il est interdit aux directeurs des bureaux de nourrice> 
et à leurs agents de s'entremettre pour procurer des nourrissons à des 
nourrices qui ne seraient pas munies des pièces mentionnées aux 
articles 27, 28, 29 et 50. Il est défendu aux meneurs et aux meneuses 
de reconduire des nourrices dans leurs communes avec des nourrissons, 
sans qu'elles soient munies de ces pièces. 

Art. 37. — Les directeurs de bureiiux et les logeurs de nourrices 
sont tenus d'avoir un registre coté et paraphé, à Paris et a Lyon par K- 
commissaire de police de leur quartier, et dans les autres communes 
par le maire. Sur ce registre doivent être inscrits les nom et prénoms, 
le lieu et la date de naissance, la profession et le domicile de la nour- 
rice, le nom et la profession de son mari. 

Art. 58. — Aucun élabiissement destiné à recevoir en nourrice ou 
in garde des enfants au-dessous de deux ans ne peut subsister ni s'ou- 
vrir sans l'autorisation du préfet de police dans le département de la 
Seine, et des préfets dans les autres départements. L'autorisation peut 
toujours être .retirée. Les nourrices employées dans ces établissements 
sont assimilées aux nourrices sur lien. 

Tnni III. — Recistiies. 

r* Section. — Ixcgistrea des iiiairies. — Art. 59. — 11 est ouvert 
dans chaque mairie doux registres destinés à recevoir, le premier, les 
(léchiralions iniposées par rarticle 7 de Ja loi à toute personne ijui 
place, moyennant salaire, un entant en nourrice, en sevrage ou en 



PUOTECTION DES ENFANTS. 505 

garde; le second, les déclarations imposées par rarticlc 9 à toute per- 
sonne qui se charge d'un enfant dans ces conditions. 

S*^ Section. — Registres des médecins inspecteurs. — Art. 40. — 
Le médecin inspecteur tient à jour un livre sur lequel il inscrit les 
nourrices, sevreuses ou gardeuses, et les enfants ([ui leur sont confiés. 
Ce livre mentionne dans des colonnes spéciales : 1" les noms, prénoms, 
professions et adresses des nourrices, sevreuses ou gardeuses; 2° la 
date des deux certificats et du carnet mentionnés à l'article 27 du pré- 
sent règlement; 3'* les nom, prénoms, sexe, état-civil de l'enfant, ainsi 
(|ue la date et le lieu de sa naissance; ¥ la date de son placement; 
.V la date et le motif des visites du médecin étranger au service, qui 
aurait été appelé par la nourrice, ainsi que la date et le résultat de ses 
visites personnelles; 6" la date et lesciiusesdu retrait de Tenfantou du 
décès, s'il a eu lieu chez la nourrice; 7° les observations concernant 
l'enfant et la nourrice, sevreuse ougardeuse. 

o*' Section. — Registre dea commissions locales, — Art. 41. — 
Le secrétaire de la commission locale devra tenir au courant un registre 
en deux parties, contenant, d'une part, les délibérations et les décisions 
de la commission, et, d'autre part, les noms et adresses de toutes les 
nourrices, sevreuses ou gardeuses de la commune, les noms des 
enfants qui leur sont confiés et la date des visites Aûtes aux nourrices, 
sevreuses ou gardeuses, par les membres de la commission. Le médecin 
inspecteur appose mensuellement son visa sur ce registre. 



Conseils élémentaires aux mères et aux nourrices 

rédigés et complétés par la Commission de l'hygiène de f enfance 
de r Académie de médecine (novembre 1892). 

Allaitement naturel. — 1" L'allaitement de l'enfant nouveau-né 
par sa mère ou, h son défaut, par une nourrice sous les yeux de la 
famille, est le mode de nourriture qui donne les résultats les plus heu- 
reux, et diminue le plus les chances de morUilité des enfants. 

2" Le lait doit constituer la principale nourriture de l'enfant pen- 
dant sa première année au moins, c'est-a-dire jusqu'après l'apparition 
des dix ou douze premières dents. 

3° Il est dangereux de donner à l'enfant, dès les premiers mois, une 
nourriture solide, et il ne faut pas oublier que c'est l'alimentât 'on pn- 
maturéc qui fait le plus de victimes chez les jeunes enfants. 

l'ARIS-MI-'DiCAI.. 20 



300 PARIS-MEDICAL. 

i** Pendant les deux premiers jours qui suivent la naissnnce, cltn 
attendant la montée du lait chez la mère ou l'arrivée d'une nourr'ut, 
Tenfant peut être alimenté avec de IV^iu légèrement sucrée et litJio. 
dont on donne une ou deux cuillerées à dessert toutes les deux heures 
et selon ses besoins, en y ajoutant, s'il le faut, un peu de lait. 

5** Dès qu'il prend le sein, l'enfant doit y être mis toutes lo 
deux heures environ, et moins souvent pendant la nuit, il faut, touli- 
fois, proportionner le nomhre des télées à ses besoins, à son appélil ri 
à sa force. 

C^ Il ne faut jamais réveiller l'enfant pour le mettre au sein, li 
moins qu'il ne soit très faible, et que son sommeil se prolonge au d«lij 
de trois heures pendant le jour, et de cinq ou six heures pendant li 
nuit. 

7** Il est très dangereux que la mère ou la nourrice couchent 1 eii- 
funl dans leur lit, et le médecin doit le leur défendre absolument. 

8" En cas de grossesse, toute mère ou nourrice doit progressi\tMmiil 
cesser l'allaitement pour ne pas compromettre la santé du nour- 
risson. 

AUailement mixte, — 9" En cas d'insuffisance du lait de la uièri'. 
ou de fatigue, ou de maladie de celle-ci, on peut, après les deux ou 
trois premiers mois d'allaitement, et même plus tôt, dans cert;\iiie> 
circonstances, alterner les tétées, deux ou trois fois dans les vinuM- 
(piatre heures avec rallailemont artificiel, selon les règles indi<ju»t> 
ci-dessous. 

Allaitement artificiel. — 10' Si la mère ne peut allaiter, el >i 
l'on ne peut se procurer une nourrice, il faut nourrir l'enfant ase» le 
lait d'un animal (ànesse, vache ou chèvre). 

Dès le deuxième jour de la nnissance, on donne soit du lait d'àn«'w^ 
pur, soit» à son défaut, du lait de vaciie ou de chèvre, additionné d Va ii. 
Ce lait sera pris, s'il est possible, au commencement de la traite, et sur 
un animal avant récemmtMit mis bas. 

11'^ Le coupa^v du lait de vache ou de chèvre doit être opéré a^-^ 
de l'eau pure bouillie, et non avec des infusions ou des décoclioib. 
Sauf dans les cas d'indisposiliwis (voyez plus loin), ce coupage doit s* 
faire et être donné dans les proportions suivantes : 

12" Pendant les huit premiers jours, moitié lait pur et maiti'' 
eau; en donner deux à trois cuillerées à bouche toutes les deu\ 
heures ; 

Pendant les jours suivants jusqu'à la fin du premier mois, deii\ 



PROTECTION DES ENFANTS. 307 

tiers de lait pur et un tiers d'eau ; quatre à cintj cuillerées à bouche 
toutes les deux heures, selon la tolérance de rcstomac. 

Des le commencement du deuxième mois, le coupage du lait pourra 
être réduit au quart (trois quarts de lait pur, un quart d*eau), et la 
dose du liquide portée à un demi-verre environ toutes les deux 
heures. 

Au troisième mois et les mois suivants, cette dose sera d'un verre 
toutes les trois heures. Ce n'est (|u'à partir du troisième mois que le 
lait sera donné pur. 

15"^ La quantité de lait coupé ou pur varie d'ailleurs suivant 
l'appétit, les aptitudes digestives et l'état de santé ou de maladie de 
l'enfant, selon aussi la force et la pureté du lait. 

li*^ Autant que possible, le lait sera renouvelé toutes les douze 
heures (traites du matin et du soir). Il doit être chauffé jusqu'à 
rébuilition,-puis écrémé et conservé au frais dans un vase de terre ou 
de porcelaine d'une parfaite propreté. Pour le donner ensuite à l'en- 
lant, il sera tiédi au bain-marie ou sur la cendre chaude. 

ItV Quel que soit le vase dont on se sert pour faire boire le lait 
(cuiller, petit pot, verre ou biberon), il ne faut pas que ce vase soit en 
étain ou en plomb; et, s'il s'agit d'un biberon, il faut que l'embout 
soit fait de la substance du vase ou en caoutchouc naturel, et non en 
caoutchouc vulcanisé. 

Le biberon à tube est funeste et doit être absolument proscrit. 

Tu même biberon ne doit jamais servir à plusieurs enfants. 

16° Cc»s divers vases ne doivent contenir que la quantité de lait 
nécessaire prmr chaque repas, et il faut jeter le lait restant au fond du 
vase, parce qu'il pourrait s'aigrir. 

17** Il faut aussi que ces vases soient nettoyés avec soin chaque fois 
que l'on s'en est servi, et tenus dans un état d'extrême propreté. Dans 
l'intervalle des repas, le biberon restera plongé dans de l'eau que l'on 
aura purifiée par l'ébullition. Si l'on ne prenait ces précauuuiis indis- 
|>ensables, le nouveau lait déposé dans les vases à boire s'altérerait, et 
déterminerait bientôt des acridents (coliques, diarrhée) qui sont la 
principale cause de la mortalité des enfants. 

18" C'est pour ce motif qu'il faut éviter l'usage des suçons, de 
quelifue nature qu'ils soient, et (jue l'on a trop souvent l'habitude de 
laisser entre les lèvres des enfants pour les calmer. 

19*' Il faut se rappeler (|ue l'allaitement artificiel exclusif augmente 
considérablement lis chances de maladie et de mort, lorsqu'il n'est pas 



7m PARIS-MEDICAL. 

pratiqué au milieu de la famille, avec des soins minutieux, ou par des 
personnes expérimentées. 

20^ L'allaitement artificiel, dtgà dangereux par lui-même, peut 
le devenir davantage encore par suite de rencombremenl, lorsqu'il est 
appliqué dans un même local à un grand nombre d'enfants. 

21° Vers le septième mois, on peut ajouter au lait d'animal, soit 
des jaunes d'œufs, de la fibrine de froment séchée au four, soit de la 
farine de riz, d'avoine, du tapioca, de Tarrow-root, etc., dont on fera 
des potijges d'abord clairs et toujours bien cuits. Plus tard, on pourra, 
dans cette préparation, remplacer le lait par du bouillon de bœuf léger 
pour préparer l'enfant au sevrage. 

22*' En général, on devra s'abstenir des compositions diverses que 
le commerce recommande pour remplacer le lait ou les alimenta 
sus-indiqués. 

Sevrage. — 2o'* Le sevrage pourra être effectué à partir du neu- 
vième mois, et môme plus tôt si les circonstances forcent d'y recourir; 
par exemple, lorsque le lait de la mère ou de la nourrice devient 
insuffisant. Mais quand les conditions de l'allaitement au sein restent 
satisfaisantes, il est préférable de ne sevrer l'enfiuit qu'après le dixième 
mois, ou même après la première année. 

24*^ Tout aliment solide devant être exclu, il n'est pas indispeostible, 
pour la pratique du sevrage, que la dentition soit plus ou moins avanc^îe. 
Mais il ne faut sevrer, ni à l'époquedes grandes chaleurs, ni pendant une 
éruption dentaire active, ni pendant une indisposition de l'enfant. C'est 
dans l'intervalle de calme qui sépare les poussées dentaires que le 
sevrage peut être commencé. 

25" On ne doit effectuer le sevrage que par degrés, c'est-à-dire 
qu'après avoir halùlué progressivement l'enfant à des aliments supplé- 
mentaires, tels que les potages légers avec le lait (voir article 2i). 

2(>'' Le sevrage une fois accompli, on rendra peu à peu la nour- 
riture de l'enfanl plus substantielle, en y ajoutant du pain trempe 
dans le jus de viande, des purées de légumes farineux; mais il ne 
faut pas permettre l'us.ige de la viande avant l'éruption des premières 
grosses dents. De même, on interdira dans l'alimentation de l'onfanl 
les gâteaux, les sucreries de toute espèce, le vin pur et les liqueurs. 

27'' Le sevrage graduel n'exige, pour la mère ou la nourrice, que 
certaines précautions et une légère médication au moment où elles 
cessent cx)mplètenient d'allaiter : (piehjues purgatifs, des tisanes diuré- 
tiques ou acidulées. 



PKOTECTION DES ENFANTS. 509 



^ ^^^^^\^>^^^V»^/^^»^>V^^»MMV^ 



Soins hygiéniques et vêtements. — 28" Dès les premiers moments 
qui suivent la naissance de Tenfanl, la sage-femme doit lui laver tout 
spécialement les yeux avec de Teau que Ton a fait bouillir pour la 
purifier et que Ton emploiera tiède. 

29'' L'enfant sera élevé dans une chambre, autant que possible, 
bien aérée et suflisamment chauffée en hiver. 

50** L*enfant, même né à terme et bien portant, ne doit pas être 
sorti avant le quinzième jour, à moins que la température extérieure 
ne soit très douce et très sèche. Ne pas oublier que souvent c'est par la 
respiration d'un air froid ou trop vif, que l'enfant contracte une 
bronchite. 

oi*^ Chaque matin, la toilette de l'enfant doit être faite ayant la 
mise au sein ou le repas. 

Cette toilette se compose : 1" d'un bain de quelques minutes ou du 
lavage du corps, surlout des organes génitaux et du siège, qui doivent 
toujours être tenus très propres; 2° du nettoyage de la tête, sur 
laquelle il ne faut jamais laisser accumuler la crasse ou les croûtes; 
I)" du changement du linge; la bande enroulée autour du ventre pour 
maintenir l'ombilic (nombril) doit êtreconservée pendant le premier mois. 
52" Il faut rejeter absolument le maillot complet, c'est-à-dire celui 
(|ui enveloppe et serre ensemble, à l'aide de bandes, etc., les quatre 
membres et le corps, car plus l'enfant a de liberté dans ses mouve- 
ments, plus il devient robuste et bien conformé. Rejeter aussi tout 
bandage qui comprime la tête. 

53* L'euHmt doit être vêtu plus ou moins chaudement, selon le pays 
i|u'il habite et selon les saisons. Mais il faut toujours le préserver avec 
soin du froid conmie de l'excès de chaleur, soit au dehors, soit dans 
l'intérieur des habitations, dans lesquelles cependant l'air doit être 
suflisamment renouvelé, comme nous l'avons dit plus haut. 

54" H ne faut pas se hâter de faire marcher l'enfant; on doit le 
laisser avec ses propres forces se traîner h terre et se relever; il faut 
donc rejeter l'usage des chariots et paniers. 

3.V On ne doit jamais laisser sans soins chez l'enfînit les moindres 
indispositions (toux, coliques, diarrhées, vomissements fréquents) ; il 
faut appeler le médecin dès le début. 

56" Il est indispensable de faire vacciner l'enfant dans les trois pre- 
iniers mois qui suivent sa naissance, ou même plus tôt s'il règne une 
épidémie de petite vérole; le vaccin est le seul préservatif certain de 
a^tte maladie. 



510 PAHIS-MKDICAL 



OHDONSA^CE du préfet de police du ï''^ lévrier \S1 S concetmai 
les uourrices, sevreuses et gardeuses et les personnes qui sentn 
mettent pour leur confier des enfants. 

TlTRF PREMIER. DeS NOURRICES, SEVREUSES OU GARDEUSES. 

Article l•^^ — Toute personne, domiciliée dans le département de 1 
Seine, qui se charge, à litre de nourrice, sevreuse ou gardeust 
d'élever, moyennant salaire, un ou des enfants âgés de moins d 
deux ans, est tenue, conlbrinément aux dispositions de Tari. 30 d 
règlement d'administration publicjue ci-dessus visé, de se munir d'u 
carnet* 

Sur la présentation des certificats mentionnés dans les art. 28 et '^ 
dudil règlement, ce carnet, qui est renouvelable à chaque nouveai 
nourrisson, sera délivré gratuitement, à la nourrice sevreusc ou gar 
deuse, suivant son domicile, soit, à Paris, à la Préfecture de |K)lice, soi 
à la mairie dans les autres communes du département de la Seine. 

Art. 2. — Les personnes qui, dans le ressort de la Préfecture d 
police, recevront chez elles, moyennant s^ilaire, des enfants âgés d 
plus de deux ans, devront, pour cet objet, obtenir de notre adminis 
tration ime autorisation spéciale. Les autorisations actuelles et d'ui 
caractère général, qui ont été délivrées en vertu de l'ordonnance d 
police du 9 août I82S pour les enfants, sans désignation d'Age, ne son 
plus valables pour la réception, le sevraïc»' et la garde d*enfants âgé 
de moins de deux ans. 

Art. r». - Tonte personne qui voudra établir une maison dite g;ir 
derie ou de sevrage pour un <mi |)lusieurs enfants Agés de plus d' 
deux ans devra : 1* jusliner de sa moralité; 2^' indiquer le nonibr 
d'enfants (ju'elle se propose de recevoir ; o" déclarer si elle enten< 
diriger seule sa maison ou attacher quebju'un à son service. Dans d 
dernier cas, elle devra inditpier le nombre des personnes qu'elle aur 
l'intention d'employer. 

Art. i. — Le nombre d'enfants cpi'on pourra admettre dans chnqu 
établissement sera fixé par nous, sur l'avis du couimissaire de polici 
du cpiartier ou de la circonscription et de l'inspecteur des maisons d< 
s.inté, anx(pi('l> srr.i confiéi* la surveillance dndit établissement. 

Le ncnubrc ain^i ii\r sera mentionruMlans l'arrêté d'autorisation. 

Art. T). — TcMilc personne autorisée ?i tenir une mai>on dite garderii 
on de sevrage devra, lorsipTelle recevra un entant, se faire remet tn 



PHOTECTIO>' DES ENFANTS. 511 

Tacle ou le bulletin de naissance de ce dernier. Elle devra tenir un 
registre, qui contiendra les nom, prénoms, âge et lieu de naissance de 
chaque enfant ; les noms, profesjiions et demeure de son père et de sa 
mère et, à défaut, ceux des parents connus ou des fondés de pouvoir 
chargés de payer la pension. H sera fait mention sur ce registre de la 
date de l'entrée de Tenfant, de sa sortie ou de son décès. 

Art. 6. — Les personnes, domiciliées ou non dans le département 
de la Seine, qui auront recours, dans ce département, à Tentremise 
des loueurs ou loueuses, logeurs ou logeuses de nourrices, ou autres 
interniédiaires, dans le but de s'y placer comme nourrices sur lieu ou 
d*y recevoir des enfants pour les élever chez elles, devront se présenter 
h la Préfecture de police, pour y faire viser et enregistrer le carnet 
dont elles seront munies. 

Dans les cas oîi les certificats exigés par les articles 27 et 28 du 
règlement auraient été délivrés à part et où la nourrice sevreusc ou 
gardeuse qui en serait porteur se trouverait à Paris sans avoir de carnet 
en sa |K)ssession, ou s'il devenait nécessaire de pourvoir au renouvel- 
lement de ce carnet, il lui en serait délivre gratuitement un h la 
Préfecture de police. 

An. 7. — Toute délivrance, tout visa ou enregistrement de carnet 
de nourrice, à la Préfecture de police, n'aura lieu, lorsque le cas l'exi- 
gera, qu'après un examen auquel il aura été procédé par un médecin 
de notre administration, et alors qu'il aura été établi que la nourrice 
remplit les conditions désirables pour élever un nourrisson. 

Art, 8. — S'il nous était, de source sûre, parvenu, sur le compte 
de nourrices, sevréuses ou gardeuses, des renseignements défavorables 
et de nature à inspirer des craintes sérieuses sur la façon dont elles 
soigni'i aient les enfants (|ui leur seraient confiés, elles ne pourraient 
obtenir la délivrance ou le visa du carnet, et il leur serait fait défense, 
provisoire ou définitive, selon l'espère, de se livrer à l'industrie 
nourricirre dans le département de la Seine, ou d'en emporter des 
nourrissons. 

Avis de ces mesures serait immédiatement donné au maire du domi- 
cile de ces nourrices. 

TlTRK II. Df.S INTKRMKIUMUKS 1)1 J»L VlK .IK.NT DKS IC.NKANTS 

K> NOIHHICK, >F.VnAi;K 01 CAHDK. 

Art. 9. — Les permissions dont jouissent actuellement les directeurs 
ou directrices de bureaux de nourrices devront être renouvelées. 



512 PAIUS-MÉDICAL 

Art. 10. — Tout directeur de bureau ou logeur de nourrices sera 
tenu de fournir, dans le délai de 24 heures, au commissaire de police 
de son quartier ou de sîi circonscription, des bulletins constatant le 
départ des nourrices. Le bulletin, qui sera immédiatement transmis 
a la Préfecture de police, devra contenir les nom, prénoms, âge, lieu 
de naissance et domicile de la nourrice, les nom et prénoms de Tcn- 
fant, ainsi que les noms et demeure de ses parents ou despersonne^(|ui 
les représenteraient. Dans le cas où la nourrice partirait sans nourrisson, 
pu serait placée comme nourrice sur lieu, le bulletin dont il s'agit 
devra l'indiquer. 

Art. II. — Les meneurs et meneuses qui amènent des nourrices 
dans le département de la Seine doivent justifier d'une autorisation 
émanant de la Préfecture de leur département et des Préfectures des 
divers déparlements dans lesquels ils exercent leur industrie. Sur le 
vu de ces autorisations, la Préfecture de police leur délivrera, s'il y a 
lieu, une permission d'amener des nourrices dans le département de 
la Seine. Les permissions de ce genre dont ils sont actuellement 
munis devront être renouvelées. 

Art. 12. — Il est expressément défendu aux meneurs ou meneuses 
cl h toute autre personne s'occupant, dans le département de la Seine, 
du placement d'enfants en nourrice, d'emjwrter ou de faire emporter 
des enfants nouveau-nés, sans (jue ces enfants puissent être, pendant 
le trans[K)rt, entourés des soins dont ils ont besoin et de nature à rendre 
impossible les substitut ions d'enfants. Dans le cas où des enfants 
ainsi transportés viendraient à mourir en route, il est enjoint aux nour- 
rices, sevreuses, meneurs, meneuses ou autres personnes chargés de 
onduire ces en fan Is, d'en faire, aussitôt que possible, la déclaration 
devant l'oriicier de l'élal civil. 



DKCHET DU 2 MAI 1807 (.(KNCEKNAM LKS CIIKCHES 

Article l'■^ — La crèche a pour objet de garder et de soigner les 
enfants en bas âge [>endant les heures de travail de leur mère. Les 
enfants y reçoivent, juscju à ce «pi'ils puissent entrer à l'école mater- 
nelle ou jus(|u'à ce (pi'ils aient acconq)li leur troisième année, les soins 
liNgiéniques et nioniuv (ju'exige leur Age. 

Art. 2. — Nulle crèche ii'esl ouverte sans raulorisaliou du préfet : 
celte autoris.ilion n'est refusée (jui* lorscpie les locaux destinés à la 
crèche ne satisfont pa^ auv conditions indis[>ensables d'hygiène ou 



PROTECTION DES ENFANTS. TAÔ 

lorsque les personnes qui doivent être préposées à Tétablissenient ne 
présentent pas des garanties suffisantes. 

Art. 3. — L'arrêté prélectoral qui autorise l'ouverture d'une crèche 
lixe le nombre des enfants qui pourront y être réunis. 

Art. -4. — Les personnes ou les sociétés qui possèdent une crèche 
désignent au préfet un représentant auquel sont adressées les notifica- 
tions prévues par le présent décret et par le règlement édicté en exécu- 
tion de l'article ci-dessous. 

Art. 5. — Le ministre de l'Intérieur et le préfet ont le droit de 
faire inspecter les crèches par leurs délégués ; ils se font rendre compte 
périodiquement du fonctionnement des crèches et s'assurent qu'elles se 
conforment aux conditions qui leur sont imposées. 

Art. 6. — Si le préfet juge que, par une installation défectueuse 
ou par défaut de soins, une crèche met en danger la vie ou la santé 
des enfants, il ordonne la fermeture provisoire de cette crèche. Le 
représentant de l'établissement est mis en demeure de remédier aux 
défectuosités signalées. Après trois mises en demeure restées sans effet, 
et sur avis conforme du conseil départemental d'hygiène, l'autorisation 
accordée à la crèche est retirée. 

Art. 7. — En cas d'épidémie survenue dans une crèche, cette 
crèche est fermée soit par les personnes ou les sociétés qui la possèdent, 
soit d'ofOce par le préfet : elle n'est ouverte qu'après que le préfet a 
fait constater qu'elle a été désinfectée. 

Art. 8. — Le ministre de l'Intérieur détermine par un règlement : 

1® Les conditions d'hygiène que doit remplir tout local afl'eclé à une 
crèche', ainsi que celles qui doivent cire observées dans la tenue de 
l'établissement; 

2'' Les garanties exigées des directrices des crèches et des personnes 
(|ui, dans les crèches, donnent des soins aux enfants; 

r><^ Les registres que les directrices des crèches doivent tenir. 



ARRÊTÉ ministériel du 20 décembre 1897 portant règlement pour 

rexéeution dudit décret. 

Article i*^'. — Les dortoirs et les salles oh se tiennent les enfants 
reçus dans les crèches ont au moins une hauteur de o mètres sous 
plafond, et présentent au moins une superficie de o mètres et un 
cube d'air de 9 mètres par enfant. 



5li PARIS-MEDICAL 

Le préfet peut toutefois, dans des cas exceptionnels dont il est ju^o, 
autoriser des dimensions moindres, sans que le cube d'air puiNS»- 
jamais èire inférieur à 8 mètres par enfant. 

Art 2. — Les salles doivent être largement éclairées et aérétîs. 
Elles doivent pouvoir être convenablement cbauffées et dans des condi- 
tions hygiéniques. 

Art. 7), — Personne ne passe la nuit dans une salle occupée le jour 
par les enfants. 

Pendant la nuit, les salles sonl aérées et tous les objets dont se com- 
pose la literie demeurent exposés à l'air. 

Art. i. — Le mobilier est simple, facile à laver et à désinfecter. 

Art. 5. — Chaque enfant a son berceau ou son lit, son peigne, s* 
brosse, sa tétine s'il est allaité au biberon; tous les objets dont il st* 
sert sont numérotés, et ne servent qu'à lui. 

Son mouchoir, sa serviette, son costume ne servent également qu';( 
lui tant qu'ils n'ont pas été lavés; sa literie est désinfectée avant di 
servir à un autre enfant. 

Toute couche salie est changée sans retard, le linge sale est immé- 
diatement passé à l'eau. 

Art. 6. — L'usage des biberons à tube est interdit. 

Art. 7. — Dans chaque crèche un médecin a la direction du servie»' 
hygiénique et médical. 

Art. 8. — Aucun enfant n'est admis à la crèche sans être muni 
d'un certifirat médical datant de moins de trois jours : ce certificat 
constate que l'enfant n'est atteint d'aucune maladie, qu'il a franchi l.i 
période pendant larjuelle il pouvait la transmettre. Si un enfant re>t»' 
huit jours sans venir à la crèche, il n'y est réadmis que muni i,V\\i\ 
nouveau certificat relalant les constatations ci-dessus. Aucun enl";uit 
n'est admis s'il n'est vacciné ou si ses parents ne consentent à ce qu'il 
le soit dans le délai fixé par le niéilecin ou par l'un des médecins d» 
la crèche. 

Art. 0. — Aucun enfant paraissant atteint d'une maladie transmi— 
sihle ne doit être gardé à la crèche 

Tout enfant qui paraît malade doit être immédiatement séparé d'- 
autres et rendu le plus tôt possible à sa mère. 

Art. 10. — Les crèehes sont tenues exclusivement par des fenrini»> 

Art. 11. — Nulle ne peut devenir directrice d'une crèche si elle n .« 
vingt et un ans accomplis et si elle n'est agréée parle préfet du dê|v,ir 
lement. Nulle ne peut être gardienne si elle n'est pourvue d'un cerh- 



PUOTECTION DES ENFANTS. 315 

iicat de moralité délivré par le maire ou, en cas d'omission ou de refus 
non justifié du maire, par le préfet. Nulle ne peut devenir directrice 
ou gardienne d'une crèche si elle n'établit par la production d'un cer- 
tificat médical qu'elle n*est atteinte d'aucune maladie transmissible aux 
enfants, qu'elle jouit d'une Lonne santé et qu'elle a été depuis moins 
d'un an, vaccinée ou revaccinée. 

Art. 12. — La crèche doit avoir une gardienne pour six enfants âgés 
de moins de dix-huit mois et une gardienne pour douze enfants de dix- 
huit mois à trois ans. 

Art. 13. — Les locaux et le mobilier de la crèche sont nettoyés 
chaque jour où la crèche est ouverte. Les gardiennes tiennent les 
enfants et se tiennent elles-mêmes dans un état de propreté rigou- 
reuse. 

Art. 14. — La directrice de toute crèche doit tenir : 

1<» Un registre matricule sur lequel sont inscrits les nom, prénoms 
et la date de la naissance de chaque enfant, les noms, adresse et pro- 
fessions de ses parents, la date de l'admission, l'état de l'enfant au 
moment de l'admission, et, s'il y a lieu, au moment des réadmissions, 
la constatation de la vaccination ; 

2** Un registre sur lequel est mentionné nominativement le nombre 
(}e$ enfants présents chaque jour ; 

7)^ Un registre où sont inscrites les observations et les prescriptions 
du médecin ou des médecins ; 

i° Un registre où sont consignées les observations des inspecteurs et 
des visiteurs. 

Art. 15. — Les enfants reçus dans la crèche sont pesés chaque 
semaine jusqu'à Tàge d'un an, et chaque mois de un à deux ans : le 
résu]t;it de ces pesées est soigneusement relevé. 

Art. 16. — Le règlement intérieur de la crèche est affiché dans un 
endroit apparent d'une des salles ; il est communi(iué au uiaire de la 
commune. 

Art. 17. — Le représentant de la crèche transmet chaque année au 
préfet un compte moral de fieuvre, ainsi qu'un rapjïort médical dressé 
conformément au modèle adopté par le ministre de l'Intérieur. 

Un compte financier est joint à toute demande de subvention. 



r>l6 PARIS-MÉDICAL. 



SECOURS PUBLICS. AMBULANCES 

Secours publics. — Le service des secours publics, institué 
h Paris en 1772, est placé sous la direction du Préfet de police. 
Ces s(;cours peuvent être donnés : 

1" Dans les pavillons de secours établis sur la Seine et les 
canaux parisiens; 

2° Dans les postes de police, dans les commissariats, les 
postes des sapeurs-pompiers, de la garde républicaine, de bureaux 
d'octrois et des cimetières; 

,V Dans les postes vigies; 

4^ Pans les ambulances établies au moment des fêtes, revues, 
expositions. 

De plus, tous les théâtres sont tenus d'avoir un poste médical 
pendant toute la durée de la représensation. Tous ces postes 
sont numis d'une boîte de secours et d'appareils pour blessures. 
Plus de 2000 personnes sont secourues chaque année. 

M. Thoinot, agrégé de la Faculté, est le chef de ce service. 

Ambulances municipales et urbaines. — La création des 

and)ulances urbaines, à Paris, est due au D' Nachtel, qui avait 
été frappé, pendant un séjour à New- York, en 1879, des scr* 
vices que rendaient dîins la ville lesambulances de cette nature: 
de retour à Paris, il voulut réaliser, dès 1880, son projet d'éta- 
blissement en France de semblables ambulances; mais après 
trois ans de démarches en 188i, malgré ses appels réitérés aux 
administrations publicpies, son projet n'avait pas fait un pas. Il 
résolut alors de faire appel à l'initiative privée, et grâce surtout 
à Tactivité bienfaisante du baron Larrey, il put réunir un coinit«* 
d'organisation cpii donna des fêtes pour avoir des souscripteurs: 
ces fêles [iroduisirent en trois ans une souHnedcl00000fi*aiics, 
le ministère de l'intérieur ayant bien voulu donner 2000 Tisanes. 



SECOl'RS PUBLICS. —AMBULANCES. 317 

l/essai pratique des ambulances eut lieu le i" juin 1887; deux 
voitures, avec l'outillage nécessaire, se trouvaient remisées à 
Saint-Louis, grâce à l'obligeance du directeur de l'Assistance 
publique, et au cours de la cérémonie d'inauguration, qui eut 
lieu dans le foyer de l'Opéra, sous la présidence de Jules Simon, 
on téléphona à Saint-Louis ; les voitures arrivèrent immédiate- 
ment à rOpéra, et transportèrent aussitôt à Saint-Louis deux 
journalistes jouant le rôle de blessés. L'œuvre des ambulances 
urbaines était réalisée; elle fonctionna dès le lendemain, et le 
nombre des blessés ou malades transportés s'élève en moyenne 
à 175 par mois. 

Jusqu'alors le service des ambulances urbaines était spéciale- 
ment destiné au transport des blessés relevés sur la voie publique 
et conduits, soit à leur domicile, soit à l'hôpital. Le Conseil 
municipal voulant compléter cette œuvre, décida la création 
d'ambulances municipales pouvant transporter des malades 
atteints de maladies contagieuses ou non, soit de leur domicile 
ou de la voie publique à l'hôpital, soit de l'hôpital ou de la voie 
publique à leur domicile; ces deux modes de transport, quoique 
fusionnés, ont conservé chacun leur règlement particulier, en 
raison de l'acte de cession des ambulances urbaines. Cet acte • 
stipule que : 

1*" La Ville de Paris continuera l'œuvre des Ambulances . 
url)aines, laquelle consiste à être immédiatement avertie des 
accidents survenus sur la voie publique et à leur porter un 
secours immédiat. Le nom des Ambulances urbaines sera 
maintenu ; 

2** La Ville de Paris créera deux nouveaux postes : Tun sur la 
rive droite de la Seine, l'autre sur la rive gauche ; 

3" La Ville maintiendra une séparation absolue entre ce service 
tît le transport des contagieux, tel que le fait actuellement l'univre 
clos Ambulances municipales. 

Cela explique que les ambulances urbaines sont accompagnées 



-,l« PAUIS-MÉDICAL. 

par un interne des hôpitaux et les ambulances municipales par 
des infirmières diplômées. Les ambulances urbaines ont leurs 
stations à Thôpital Saint-Louis, à la rue de Caulaincourt et au 
Marche Saint-Ilonoré; les ambulances municipales ont les leur'* 
rue de StaëU rue de Challigny et rue Caulaincourt. 

Le service est placé sous la direction de Tinspect^ur j^énérai 
de Tassainisscment, M. le D' A.-J. Martin, service qui fait partir 
de la Préfecture de la Seine. 

Sociétés des secouristes français, infirmiers volontaires, 

rue de Sèvres, 91. Cette société a été fondée en 1892 grâce à 
l'initiative de M. Gallet, ancien directeur de Thôpital de Laii- 
boisière et de M. Albin Roussclet, publiciste; elle a été reconnue 
d'utilité publique par décret du 3 mars 1898. 

Son but est : 1*^ de répandre dans le public les notions lie^ 
premiers soins à donner aux malades et blessés tant sur la voit» 
publique qu'à l'atelier ou à la maison; 2* de constituer un pir- 
sonnel capable d'organiser les premiers secours en attendant 
Tarrivée du médecin; 3*" d'installer des postes de secoui*s: 
V de créer un corps permanent d'infirmiers volontaires. 

Président, M. Funck-lîrentano, professeur à l'École (l»> 
sciences politiques; secrélaire général, M. Friedberg: secrr- 
Adiré, Félix iHimico, sous-chef de bureau à la préfecture ilt 
police. 

REFUGES DE NUIT 

Dans son histoire sur V Assistance publique, M. Monnier • 
démontré qu'il existait déjà au xu* siècle deux asiles de nuit 
l'hôpital Sainte-Catherine et à l'hôpital Sainte-Anastasie-ol-Sain* 
(lervais. Le premier pour hommes, le second pour femmes. <* 
recevait les inviigcnts pendant trois nuits et on leur donnait 
souper. 



REFUGES DE NUIT. 519 

Sous la Restauration, il n'y avait pas d'asiles de nuit, mais des 
asiles de jour pendant la saison rigoureuse. L'époque actuelle 
aura vu revivre cette œuvre charitable. 

L'Œuvre de l'hospitalité de nuit, rue de Tocqueville, 59, 

a été fondée en 1878, par le comité catholique de Paris, et 
reconnue d'utilité publique en 1882. « L'œuvre a pour but 
d'offrir un abri gratuit et temporaire aux personnes sans asile, 
sans distinction d'âge, de nationalité ou de religion, et de sou- 
lager dans la mesure du possible leurs besoins les plus urgents, 
à la seule condition qu'elles observent les mesures de moralité, 
d'ordre et d'hygiène prescrites par le règlement. » Le premier 
refuge a été établi me de Tocqueville, 59; depuis, trois maisons 
ont été installées : boulevard Vaugirard, 14, rue de Laghouat, 15, 
boulevard de Charonne, 122. Des pavillons spéciaux sont 
réservés aux feuuues et aux enfants. 

L'entrée de ces divers établissements a lieu de six à neuf 
heures en hiver, de sept à neuf heures pendant le reste de 
l'année. Les personnes admises ne peuvent y coucher plus de 
trois nuits consécutives. Outre l'hospitalité de la nuit, l'Œuvre 
offre à ses pensionnaires une ration de pain, à un certain 
nombre d'entre eux des bons de fourneaux, aux femmes une 
soupe; à ceux qui en ont le plus besoin elle donne des vêle- 
ments; à ceux qui veulent écrire une lettre, elle fournit papier, 
«•nveloppe, et u)ème timbre d'affranchissement. Elle s'efforce 
enfin de procurer du travail à ceux qui en manqnent; pen- 
dant 1896, elle a placé 874 de ^es pensionnaires. 

Le nombre des hommes reçus en 1898, dernier rapport publié, 
s'est élevé à 7."^ OIT). Toutes les professions sont représentées. 
Ihins les professions libérales, les professeurs, étudiants, clercs 
lie notaires et d'avoués, etc., figurent pour .Itr); puis les artistes 
dramatiques, musiciens, etc., pour 160. Le nombre des femmes 
reçues s'élève à 2450, de toutes professions. 



- 1 



I . 1 



î - - V L j 






HYGIENE ET SALUBRITÉ 



P4iU»-N<DlCAL. 21 



HYGIÈNE PUBLIQUK, SALUBIUTÉ 

Les conseils d'hygiène et de salul)rité établis en France sont 
les suivants : 

1° Le Comité consultatif d'hygiène publique de France; 

2" Le Conseil d'hygiène et de sal.iijrilé du dépnrtenient de la 
Seine ; 

3° Les Conseils d'hygiène et de salubrité des autres départe- 
ments. 

Nous indiquerons les attributions des deux premiers. 

Le Comité consultatif d'hygiène publique de France 

a été institué près du ministère de rn;^ricnlturo et du commerce 
par un décret du 10 août i8î8; il siiccjdaitau Conseil supérieur 
de santé établi par Farticle 55 du 7 août 1832; les attributions 
et le règlement du comité ont é!é plusieurs fois modifiés; 
tr-an<féré au ministère de Fintcrieur par décret du 5 janvier 1889 
il a été réorganise par décret du 3 février 1896 dont la teneur 
suit : 

Article 1*'. — Le Comité consulutil' d'li\f,nène publiipie de France 
institué près du ministère de rinlérieiir est chargé de Tétiide et do 
Texamen de toutes lesqueslions qui lui sont renvoyées par le ministre, 
spécialement en ce (|ui concerne Tassai riisscniont des agglomérations, 
leur alimentation en euu potable, Tëvacualion des malières usées, la 
salubrité des habitations, le fonclionneniciit des Conseils d'hy<)iène pu- 
blique et de salubrité, la prophylaxie ics maladies épidéiniques. la 
police sanitaire maritime, l'hygiène industrielle et professionnelle, 
rexercicc de la médecine et de la pharni:icie, l'cxp'oilation des établi: - 
sements d*eaux minérales. 

Le Comité indique au mhiistre les questions qui lui paraissent devoir 
olre soumises à l'Académie de médeeinr. 

Il est pubhé chaque jour un recueil des Ira^p.ix du Comité et dts 
actes de l'administration sanitaire. 



Arl. 2. — Le (lomilé consullalif d'hygienc publique de France est 
compost' do trente-sept membres. Sont membres de droit : 

Le directeur de rAssislance et do l'Iiygiène publiques au ministère 
de l'intérieur; l'inspecteur générai des services sanitaires; rinspecteur 
général adjoint des services sanitaires; Farcbilecte-inspecteur des ser- 
vices sanitaires; le directeur de l'Administration départementale et 
comnumale an ministère de l'intérieur; le directeur du cabinet, du 
personnel et du secrétariat au ministère des affaires étrangères; le 
directeur gi'néral des douanes; le directeur du travail et de l'industrie 
au ministère du commerce, de l'industrie, des postes et télégraphes ; 
le directeur de rLnseignement |>rimaire au ministère de Tinstructioii 
publique: le président du Comité teclmi(|ue de santé de l'armée; le 
directeur du service de santé de l'armée; le président du Conseil su|)é- 
ricur de la marine: le président du Conseil supérieur de santé au 
ministère des colonies; le présidcnl de la Chambre de commerce de 
Paris; le directenr de l'AdminisIralii n générale de l'Assistance publi- 
(pie à Paris ; l'inspecleur général des écoles vétérinaires. Les autres mem- 
bres, dont dix au moins pris parmi les docteurs en médecine, sont 
nommés par le m inislre sur mie lisle de présentation dressée par le Comité. 

Art. T). — Le ]irésident et le vice-président, choisis parmi les mem- 
bres du Comité, sont nonnnés par le ministre. 

Arl. 4. - ï'n secrélaire avec voix ilrlibérativeest attaché au Comité, 
il esl nornuK' par le niinislre. 

In secrélaire adjoint |>eut, si les besoins du service l'exigent, être 
attacln' au Coniilé: ses l'onclidus scnit uralniles. 

Le ( liuf du bureau de Tliy^irne assiste, avec voix consultative, à 
toutes les séances du Coniité ri de ses Connnissions. 

Arl. .'). — Ih ► auditeurs peuvent être attachés au Comité avec voix 
cousullalive. Ils sont uoruniéb par le ministre sur les propositions du 
Coniilé et pour une période de trois ans. toujours renouvelable. Leurs 
fonrtious sont «iraluiles. 

Arl. (». — Le luinistre |)eul nommer membres honoraires du Comité 
l's jH'rsoinirs (|ui en tout partie. 

Arl. 7. — Le Comité se n'-uiiil m assemblée iiénérale sur convoca- 
lion >p('( i.iK' du prtNident. Le t!oniilé <e subdixise en trois sections : 

\'' ser/ioii : lh*iiène des ville-; el des eani|»a;ines; épidémies, épi- 
zoolie>; >lati>li(pies; (oiix-ils d'In^ièiie: eaux minérales. 

!2^" section : ll\;:iène alimentaire; Ini^ièiie industrielle et profession- 
nelle. 



ilYGIENE ET SAM UUITE. 5*25 

T)*^ section : Législalion ; exercice de la mcdccino el de la pharuiaeie ; 
allaires diverses. 

La composilion des sections est réglre par le ministre. Les sections 
peuvent émettre des avis défmitifs sur les alîaires qui ne leur paraî- 
traient pas devoir être portées en assemblée générale. 

Le renvoi ii rassemblée générale sera de droit toutes les fois qu'il 
aura été réclamé par le tiers des membres de la seclion. 

Art. 8. — Le Comité de direction des services de l'hygiène institué 
près du ministère de l'intérieur se compose du président du (lomité con- 
sultatif d'hygiène publique de France, du directeur de l'Assistance el 
de l'hygiène publiques au ministère de l'intérieur, de l'inspecteur gé- 
néral et de l'inspecteur général adjoint des services sanitaires; du direc- 
teur des consulats et des affaires commerciales au ministère des 
affaires étrangères; du directeur du travail et de l'industrie au minis. 
tère du commerce, de l'industrie, des postes et télégraphes; du pré- 
sident de la Chambre de commerce de Paris. 

Le chef du bureau de l'hygiène assiste, avec voix consultative, aux 
séances de ce Comité. 

Art. 1). — Les membres du Comité peuvent recevoir, dans les con- 
ditions que fixe un arrêté du ministre, des jetons de présence pour les 
séances auxquelles ils assistent. 

Le secrétaire du Comité ne reçoit pas de jeton de présence : il touche 
un traitement annuel fixé par un arrêté du ministre. 

COMITÉ CONSULTATIF D'HTGIÉNE PUBLIQUE DE FRANCE 

Président : 
M*, le professeur Brouardel, doyen de la Faculté de médecine de 
Paris, membre de FAcadéniic des sciences et de FAca- 
démie de médecine. 

Vice-Président : 
M. Hergeron, secret, perpét. de FAcadéinie de médecine. 

Membres de droit : 
MM. Henri Monod, conseilIer^FKtal, directeur de l'Assistance el 
de Fhygiène pnhiiipies, membre de l'Académie de 
médecine. 



.ViO I'.\!.i>mkdh:al 

MM. Proij'*!, profcssfMir à la Facullé de nuMleiiiie, in^pi'deur 

g/'iM'ial (h's srf\h**s s.initairrs. membre de rAcatl»'nii< 

de ffK'deciiie. 
filiaiileiiiesse, proressciir à la Facullé de médecine, in^i^r- 

leur ^^éiiéral adjoint des services unitaires. 
Faiire-Diijarric, arcliifecle-inspccleiirdes services sanitaiivv 
Finifiiaii, ((inseiller d'Klal, directeur de rAdminislrali«»ii 

départeiDcntale et communale, 
l'iricli, chef du Cabinet et du secrétariat paj'ticulier du 

nn'nistre de 1 Intérieur. 
IJoni[)ard, directeur des consultais et des affaires comnui- 

eiides au ministère di;s affaires étrangères, 
l'onsquet, conseiller d'Etat, directeur général des domnu-. 
(1. ^i(•olas, conseiller d'Klat, directeur du travail et <l« 

rindiislrie an ministère du commerce et de rinduslrii'. 

diîs |>osles et des télégraphes, 
liayet, directeur de rKnseignement primaire au ministin* 

de rinstrnction pnbliijue. 
l)ujanlin-Iieaunietz, médecin-inspecteur général, présitKnt 

du (loniilé teclmi(|ne de santé de Tarmée. 
l)i<'n, méd<'('in-iiis|:e('leur, directeur du service de santé au 

minisière de la guerre, 
(lunéo, inspecteur général, président du Conseil de sanlr 

de la marine. 
Kernior^ant, médecin inspecteur du Corps de santé d*-' 

colonies et pajs de protectorat, président du Constil 

supérieur de sanlé des colonies. 
Moisan, président de la Chambre de conunerce de Paris. 
Napias, diiecleur de radministration de rAssistam» 

pnbliipie i\ Paris, membre de TAcadémie de niédeciin . 
Cbauveau, prores<eur au Muséum, membre de rAcadéini' 

drs sciene(»s et de rAcrdêmie de niédecine, în^peeleiii 

li'néral des Kco!c> w'I i jiaires. 



HYGIÈNE ET SAM'BRITÉ. 527 



jm^^ru-Lfinn nri .-..■ ■■««..« %«xw«^#>»w»»wwm»<»w»<»w»mo.«»«iwxwww»mi»« 



M. Michel Lcvy, inspecteur général des raines, directeur du 
service de la carte géologique de la carte de la France. 

Membres nommés : 

MM. Jacques Bertillon, chef des travaux de la statistique rauni- 

cipale de la ville de Paris. 
Bouffet, conseiller d'État. 

Bourneville, ancien membre de la Chambre des députés. 
Charrin, chef du laboratoire de pathologie générale à la 

Faculté de médecine. 
Chatin, directeur honoraire de l'École supérieure de 

pharmacie, membre de l'Académie des sciences et de 

l'Académie de médecine. 
Cornil, sénateur, professeur a la Faculté de médecine, 

membre de l'Académie de médecine. 
Delaunay-Belleville, ancien président de la Chambre de 

commerce de Paris, directeur général de lExposilion 

universelle de 1900. 
Dubrisav, membre du Conseil de surveillance de l'Assis- 

tance publique à Paris. 
Garicl, ingénieur en chef des ponts et chaussées, professeur 
à la Faculté de médecine, membre de l'Académie de 

médecine. 

Girard, directeur honoraire au ministère du commerce. 

Grancher, professeur à la Faculté de médecine de Paris. 

Linder, inspecteur général des mines, en retraite, ancien 
vice-président du Conseil général des mines. 

Martin (A.-J.), inspecteur général de l'assainissement de 
l'habitation de la ville de Paris. 

Ogier, docteur ès-sciences, chef du laboratoire de toxico- 
logie à la préfecture de police. 

Pouchet, professeur à la Faculté de médecine de Paris, 
directeur du laboratoire du Comité consultatif d'hygiène 



MM. N-*.*-r, ajr»^jé ^ h Fa- Ji';/- d»- Hjcii^-cinê «l^f Pari>- 

fi «jx, -'ij— <i;re».t»r;jr d*: lln-titnl Pj-t».iir, membre df 
I A*:4i»'rrii«r des Mrî^n*:^ et de rAcadêmie de médecine. 
Tf'-îal. a/j' ien ni^-mltre di:^ Li Ch.iriibre des députés. 

Secrt^tfiire : 

M. D«;*':Fiani{i-, arKÎen inleme des h<*»|>itau\, inspecteur du 
Mrfvice de> épidémies de la Seine. 

Membre honoraire : 

M. Paul Duju'é, conseiller â la Cour de cassation, conseiller 

dElal hononiire. 
M. de Yalbreuze, chef du bureau de rhy^riène publique, assUtt* 

aux séances avec voix consultative. 

Auditeurs : 

MM. Ballul (Gilbert), a^T'éj^'é à la Faculté de médecine de Paris. 
rnérlecin d<*s hôpitaux. 

I)or(las, soiis-chef au Laboratoire municipal de chimie Av 
Paris, ancien interne, préparateur à la Faculté de méde- 
cine. 

Bourses, sons-cJH'f au Laboratoire municipal de Paris, 

Mosny, médecin des hôpitaux. 

Tissier (Théodore), auditeur de 1'**' classe au Conseil d'État. 

Vaillard, médecin principal de 2^ classe, professeur à rÉcoh- 
de médecine et de pharmacie militaires du Val-de-Grâce . 

Widal, agrégé à la Faculté de médecine de Paris. 

Wurt/, agrégé à la Faculté de médecine de Paris. 

Direction de Tassistance et de l'hygiène pnbliqaes, au 

uiinislère de Tlnlérieur, nie Cambacércs, 7. 

Directeur : M. H. Monod, conseiller d'État, membre de l'Aca- 
démie de médecine. 



HYGIÈNE ET SALIBRITÊ. 521) 

1"**^ bureau. Établissements génératix de bienfaisance, — 
Aliénés, M. Merciera, chef de bureau. 

T bureau. Services de tenfance, M. Payellc, chef. 

5* bureau. Hygiène jmblique, M. de Valbreuze, chef. 

Services sanitaires. Inspecteur général, Hl. Proust; inspec- 
teur général adjoint, M. Chantemesse. 

Laboratoire du Comité, Directeur, M. Gabriel Pouchot ; chef 
du Laboratoire, M. Bonjean; préparateurs, MM. Diuiitri et 
Deje«in. 

Les travaux du Conseil supérieur de l'Assistance publique 
sont imprimés sous le titre : Documents, 

Les travaux du Comité consultatif d'hygiène publique sont 
publiés sous le titre : Recueil. 

Les travaux du Conseil d'hygiène publique et de salubrité du 
département de la Seine, sont publiés sous le titre : Compte 
rendu des séances, 

CONSEIL D'HTGIÊNE ET DE SALUBRITÉ DE PARIS (mai 1900) 

Ce Conseil a été créé par arrêté du Préfet de police Dubois 
<lu 18 messidor an via (6 juillet 1802). il était chargé « de la 
visite, de l'examen et des rapports concernant les boissons, les 
épizooties, ainsi que les manufacturiîs, ateliers et autres établis- 
sements du même genre, existant ou qui seront formés par la 
suite, tant à Paris que dans les communes rurales du départe- 
ment de la Seine et dans celles de Saint-Cloud, Sèvres et 
Meudon ». 

Depuis ISOtJ, un décret du 15 décembre 1851 a joint à ce 
Conseil des commissions d'hygiène publique dans chacun des 
arrondissements de Sceaux et de Saint-Denis, et dans chacun des 
arrondissements de la ville de Paris. 

Divers arrêtés ont modifié le nombre des membres du Conseil 
qui est aujourd'hui (1'^'' mai 1900), composé comme suit : 



TA) PAIMS-MEOICAL. 

Membres de droit en liaison de leurs fondions : 

MM. Bezaiu;on, chef de division à la Préfecture de police. 
Biinel, architecte en chef, contrôleur de la Préfecture do 

|M»lice. 
Uiiprez, architecte de la Ville de Paris. 
Brouanlel, doyen de la Faculté de médecine. 
Drujon, chef de hureau à la Préfecture de police. 
Walckenaer, ingénieur en chef des mines, 
llétier, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. 
Navarie, niemhre du Conseil municipal. 
Laurent, secrétaire général de la Préfecture de police. 
Guignard, directeur de TEcole de pharmacie. 
IJarrier, membre du Conseil général. 
Proust, inspecteur général des services sanitaires. 
Bechmann, ingénieur en chef du service des eaux. 
Brousse, membre du Conseil général. 
Dujardin-Beaumetz, inspecteur général du service de sanlr 

militaire. 
Cliauvel, médecin inspecteur du gouvernement militaire. 

Membres élus par le Conseil au fur et à 7nesure des 

vaeances : 

MM. Cbatin, membre de Tlnstitut. 
Cbautemps, député de la Seine. 
Tronsl, membre de Tlnstitul. 
Nocard, membre de TAcadémie de médecine. 
De Luynes, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers. 
Michel Lévy, inspecteur général des mines. 
Léon Colin, membre de l'Académie de médecine. 
Armand Cautier, membre de Tlnstitut. 
Riche, membre de TAïadémie de médecine. 
JunL^deisch, membre de l'Académie de médecine. 



HYGIEXE ET SALUBRITE. 551 

MM. Vallin, membre de l'Académie de médecine. 
Lancereaux, membre de l'Académie de médecine. 
Schlœsing, membre de l'Institut. 
Linder, inspecteur général des mines. 
Riban, professeur à la Faculté des sciences. 
Bouchardat, membre de l'Académie de médecine 

« 

Le Roy des Barres. 

Vieille, ingénieur. 

A. Josias, médecin des hôpitaux. 

Moissan, membre de l'Institut. 

Ilanriot, membre de l'Académie de médecine. 

Championnière (Lucas), membre de l'Académie de médecine. 

Duguet, membre de P Académie de médecine. 

J. Chatin, membre de l'Institut. 



DÉCLARATION DES HALADIES ËPIDÊMIQUES 

Cette déclaration est rendue obligatoire par la loi du oO no- 
vembre 1892 sur l'exercice de la médecine, aux termes de l'ar- 
ticle 15, ainsi conçu : 

« Art. 15. — Toutdocteur,officierde santé ou sage-femme, est 
tenu de faire à l'autorité publique, son diagnostic établi, la dé- 
claration des cas de maladies épidémi(jues tombées sous son 
observation et visées dans le paragraphe suivant. » 

La liste des maladiesépidémiques dont la divulgation n'engagi^ 

pas le secret professionnel sera dressée par OKrélé du ministre de 

l'Intérieur, après avis de l'Académie de médecine et du Comité 

consultatif d*hygiène publique de France. Le même arrêté fixera 

le mode des déclarations des dites maladies. 

En conséquence, dans sa séance du 17 octobre 1895, FAca- 
clémie a émis l'avis que la déclaration obligatoire, prescrite par 
l'article 15 de la loi du 30 novembre 1892, doit être applitpiée 



r^VJ PAUIS-MEDICAL. 

aux maladies suivantes : choléra et maladies cholériformes, liô- 
vie jaune, peste, variole et varioloïde, scarlatine, suette mili- 
taire, diphtérie (croup et angine couenneuse), fièvre typhoïde, 
ty[>hus exanthématifpie , dysenterie, infections puer[u'Tah^s, 
ophtalmie des nouveau-nés. 

Dajis sa séance du 5 avril 1898, l'Académie a décidé qu'il \ 
avait lieu d'ajouter la rougeole et la lèpre sur la liste des mala- 
dies dont la déclaration est obligatoire. 

Dans sa séance du 3 avril 1900, elle a émis Fa vis « qu'il y 
avait lieu d'inscrire la pneumonie etia broncho-pneumonie infec- 
tieuse sur la liste des maladies dont la déclaration est obli- 
gatoire ». 

L'arrêté ministériel du 23 novembre 1893 a fixe comme 
suit le mode de déclaration : 

Article i". — La liste des maladies épidémiques prévues par 
l'article 15 précité est dressé de la manière suivante : voir ci- 
dessus. 

Art. 2. — L'autorité publique qui doit, aux termes de Farti- 
v\v 15 sus-visé, recevoir la déclaration des maladies épidémiques 
est représentée j)ar le sous-préfet et par le maire. Les praticien> 
mentionnés dans ledit article 15 devront faire la déclaration à 
Fun et à l'autre aussitôt le diagnostic établi. 

Art. 3. — La déclaration se fait à Faide de cartes détachées 
d'un carnet à souche qui portent nécessairement la date de la 
déclaration, l'indication de l'habitation contaminée, la nature d** 
la maladie désignée par un imméro d'ordre suivant la nomencla- 
ture inscrite à la preinière page du carnet. Elles peuvent con- 
tenir, en outre, l'indication des mesures prophylactiques jugées 
utiles. Les carnets sont mis gratuitement à la disposition datons 
les docteurs, officiers de santé et sages-femmes. 

Enfin, dans un projet de loi sur la protection de la santé pu- 
blique, actuellement en discussion devant le Sénat, il a été 
introduit un article qui imj)ose l'obligation de la déclaration des 



IIÏGrBSE ET SAMBItlTÉ. Twj 

maladies transniissibles non plus seulement aux médecins, mais 
aux familles, aux maîtres d'hôtels et aux logeurs. 

Isolement des maladies contagieuses dans les lycées 
et écoles. — L'Académie de médecine, plusieurs fois consultée 
]>ar le ministre de l'Instruction publique, a adopté le règlement 
.suivant qui a êlc approuvé par arrêté ministériel en 181^8. 

Anicle \". — Les élÈvcs allcints de la varicelle, de la variole, di; 
l;i scarlatine, de la rougeole, des oreillons, de la diphtérie, ou de la 
coqueluche seront slrictemcnt isole's de leurs eiimaradcs; 

An. 1. — La durée de l'isolement sera coiupti'* b partir du début 
'Je lu m.iladic (premier jour de l'invasion); elle sera de quarante jours 
pour la variole, la scarlatine et la diphléric ; àc vingt-cinq jours pour 
la varicelle, la rougeole et les oreillons. En ce qui comerne lu coque- 
luche, dont la durée est extrêmement variable, on ne devra autori-^er 
la rentrée que trente jours après la disparition absolue des quinlus 
taracléristiques; 

Art. ô. — L'isolement cessera seulement lorsque le convaksient 
aura pris deux ou trois bains savonneux et aura clé soumis à autant 
de frictions générales, portant même sur le cuir chevelu; 

Art. 4. — I^s vêlements que l'élève avait au moment où il est 
lomlxi malade devront être passés dans une étuve à vapeur sous pres- 
bion ou soumis à des fumigations suirureuses, puis bien nettiisés; 

Art. .'). — l„T chambre qui avait été occupée par le malade devra 
flre bien aérée. Ses parois et les meubles seront rigoureusement 
désinfcrlés: les objets de hlerie seront pa^sés dans l'étuvi' à vapeur 
siius pression; enfin les matelas, préalablement dclails, seronl soumis 
au même traitement; 

Art, 6. — Dans aucun cas, l'élève qui aura élé atteint, en dehors 
d'un étabhssement d'instniclion publique, de l'une des maladies con- 
tagieuws énumérées dans ce rapi>ort, ne pourra èlre n'inléfiré que 
niuni d'un eertilical du médecin constatant la nature de la mala- 
die et les déluis écoi 
prescriptions ci-dessu 
lera toujours subordoi 
nient. 



3r>4 PARIS-MEDICAL 

Etablissements insalubres. — Une loi du 13 avril 1850 
avait charge les commissions de logements insalubres dfs 
mesures à prendre pour l'assainissement des habitations, mais 
celte loi a rencontré de très grandes difficultés dans son exécu- 
tion, les propriétaires pouvant résister aux injonctions de 
la commission. D'où procédure longue et compliquée. 

Il n'en est plus de même en ce qui concerne les hôtels meu- 
blés et les logements loués en garni. 

Logements loués en garni. — Ces logements à Paris sont 
au nombre de 167000 chambres louées par 10500 garnis. 
Aussi lors des grandes épidémies qui ont sévi à Paris, depuis 
1850, les médecins et le Conseil d'hygiène et de salubritr 
nvaicnt-ils été frappés de la grande mortalité qui atteignait les 
locataires des garnis. Aussi en 1878» au moment de TExpositiou 
universelle, le préfet de police, ayant la surveillance des garnis 
dans ses attributions, demanda au Conseil de salubrité d'exa- 
miner les mesures qu'il convenait de prendre, ses pouvoirs lui 
permettant de les imposer aux logeurs, et c'est sur Tavis du 
Conseil que M. Camescasse alors préfet rendit, le 7 mai 1878, 
une ordonnance modifiée par la suivante : 

ORDOySANCE de police concernant les logements loués en garni. 

(25 octobre 1885.) 

Article l»^'. — Sont considérés comme logeurs de profession el, à 
ce titre, sont astreintes à l'exécution des dispositions réglementain*^ 
ci-après, les personnes qui louent en garni tout ou prlie d'une mai- 
^on, soit dans les termes et délais en usage pour les locations en 
[,'urni, soit dans les termes et délais déterminés par le droit comnuiu 
pour les locations en général. 

Art. 2. — Installât ion des garnis. — Aucune maison ou parlie de 
maison ne pourra être livrée à la location en garni qu'après une décla- 
ration faite à la Préfecture de police. 



HYGIÈNE ET SALUBRITÉ. r>r.ri 



>,>;> 



Art. Ti. — Cette déclaration devra être accompagnée : 1« de Taclc 
de naissance du déclarant ; 2® d'un certificat de résidence et de mora- 
lité délivré par le commissaire de police de sa circonscription ou par 
le maire de sa commune; 3^ D*un extrait de son casier judiciaire déli- 
vré depuis un mois au plus; 4^ D*un état indiquant le nombre 
de chambres devant être louées en garni, avec leurs dimensions exactes, 
ainsi que le nombre des lits contenus dans chacune d'elles. 

Art. 4. — Le logeur ne pourra recevoir des locataires qu'à partir 
du jour où il aura été délivré, par la Préfecture de police, un récé- 
pissé de sa déclaration. Ce récépissé mentionnera les nom et prénoms 
du logeur, la rue et le numéro du garni, le nombre des pièces pouvant 
être louées et le nombre des locataires qu'elle pourra contenir. Il ne 
sera délivré que si le logeur présente, au point de vue de la moralité, 
des garanties satisfaisantes, et si les locaux proposés sont reconnus 
salubres dans les conditions indiquées ci-après. 

Art. 6. — La déclaration doit être renouvelée toutes les fois que le 
garni sera tenu par un nouvel exploitant. 

Mesures (Tordre* 

Art. 7. — Le logeur devra placer extérieurement, et conserver 
constamment sur la porte d'entrée de la maison : a Est loué en garni )) ; 
les lettres de ce tableau ne devront pas avoir moins de m. 08 de 
hauteur; elles seront noires sur fond jaune. 

Art. 8. — Le logeur doit numéroter les appartements ou chambres 
meublés. 

Art 9. — Il est tenu d'avoir un registre pour l'inscription immé- 
diate des voyageurs. Ce registre doit être coté et paraphé par le com- 
missaire de police du quartier. 

Le logeur le représentera à toute réipiisition, soit aux commissaires 
de police qui le viseront, soit aux officiers de paix ou autres préposrs 
de la Préfecture de police, qui pourront aussi le viser. Ledit registre 
«K^ra soumis à la fin de chaque mois au visa du commissaire de polico 
du quartier. 

\xi, 10. — Il est défendu aux logeurs de donner retraite aux vaga- 
bonds, mendiants et gens sans aveu, il leur est aussi défendu de rece- 
voir habituellement des filles de débauche. 

Mesures de salubrité. 
Art. 11. — Le nombre des locataires ([ui pourront êlre reçus dans 



ô:S PARIS-MEDICAL 

chaque oliambre sera proporlionnel au volume d'air qu'elle contiendra. 
Ce volume ne sera jamais inférieur à quatorze mètres cubes par per- 
sonne. La hauteur sous plafond ne devra pas être inférieure a 2 m. 50. 
Le nombre maximum des personnes qu'il sera permis de recevoir 
dans chaque pièce y sera affiché d'une manière apparente. 

Art. 12. — Le sol des chambres sera imperméable et disposé 'de 
façon à permettre de fréquents lavages, à moins qu'il ne soit plan- 
chéié et l'rolté à la cire ou peint au siccatif. Les murs, les cloisons et 
les plafonds seront enduits en plâtre ; ils seront maintenus en état di' 
propreté et, de préférence, peints à l'huile ou badigeonnés à la chaux. 
Les peintures seront lessivées ou renouvelées au besoin tous les ans. 
On ne pourra garnir de papier que les chambres à un ou deux lits, et 
ces papiers seront remplacés toutes les fois que cela sera jugé néces- 
saire. 

Art. 13. — Les chambres doivent être convenablement ventilées. 
Les chumhrées, c'est-à-dire les chambres qui contiennent plus de 
quatre locataires, devront être pourvues d'une cheminée ou de tout 
autre moyen d'aération permanente. 

Art. 14. — 11 est défendu d'admettre dans les chambre'es des per- 
sonnes de sexes diiïérents. 

Art. 15. — 11 est interdit de louer en garni des chambres qui ne 
seraient pas éclairées directement ou qui ne prendraient pas air et jour 
sur un vestibule ou sur un corridor éclairé lui-même directement. 
Les chambrées et les chambres qui contiendraient plus de deux per- 
sonnes devront toujours être éclairées directement. 

Art. 16. — 11 est interdit de louer des caves en garni. Les sous-sols 
ne pourront être loués en garni qu'en vertu d'autorisations spéciales. 

Art. 17. — Les cheminées et conduits de fumée doivent être établis 
dans de bonnes conditions au point de vue du danger d'incendie. Le> 
conduits auront des dimensions ou des dispositions telles que la cha- 
leur produite ne puisse être la cause d'une incommodité grave |0ur 
les habitants de la maison. Les conduits seront, en outre, entretenus 
en bon état et nottoyi's ou ramonés fréquemment. 

Art. 18. — 11 n'y aura pas moins d'un cabinet d'aisances pour cha- 
que fraction de viniil personnes. 

Art. 11). — Ces cabinets, points au blanc de zinc et tenus dans un 
état constant de propreté, seront suflisamment aérés et éclairés direc- 
tement. Un réservoir ou une conduite d'eau en assurera le nettoyage. 
A défaut de réservoir ou de conduite d'eau, une désinfection journa- 



HYGIÈNE ET SALUBRITÉ. 537 

Hère sera opérée au moyen d'une solution dont quelques litres seront 
toujours laissés dans les cabinets. 

Les cabinets devront être munis d'appareils à fermeture automa- 
tique. Si l'administration le ju^e nécessaire, un siphon obturateur 
sera établi au-dessous de cette fermeture. Le sol sera imperméable e 
disposé en cuvette inrlinée, de manière à ramener les liquides vers le 
tuyau de chute et au-dessus de Tapparoil automatique. Les urinoirs, 
s'il en existe, seront construits en matérianx imperméables, ils seront 
àelTeld'oau. 

Art. 20. — Les corridors, les paliers, les escaliers et les cabinets 
d'aisances devront être fréquemment lavés, à moins qu'ils ne soient 
frottés à la cire ou points au siccatif, ainsi que cela a été prescrit pour 
les chambres (art. 12). Los peintures seront de ton clair. 

Art. 2\. — Les plombs seront munis d'une fermeture herméticfue, 
lavés et désinfectés souvent. Los gargouilles, caniveaux et tuyaux d'eaux 
pluviales et ménagères sont entretenus avec le même soin. 

Art. 22. — Chaque maison louée en garni sera pourvue d'une 
quantité d'eau suffisante pour assurer la propreté et la salubrité de 
l'immeuble et pour subvenir aux besoins dos iooalairos. 

Art. 25. — Un service spécial d'inspecteurs de la salubrité des 
garnis est chargé de s'assurer quolesconditionsexigoos par la prosente 
ordonnance sont remplies. Les lo;;ours sont tonus de les recevoir aussi 
souvent qu'ils se présenteront. 

Art. 2i. — Toutes les fois qu'un c;is de maladie contagieuse ouépi- 
démiquo se sera manifesté dans un garni, on devra en faire immédia- 
tement la déclaration au commissariat de police de son quartier ou de 
sa circonscription, lequel nous transmettra oolto déclaration. Ln mé- 
decin délégué de l'administration ira constater la nature de la maladie 
et provoquer les mesures propres à en prévenir la propagation. Le lo- 
geur sera tenu de déférer aux injonctions qui lui seront adressées à la 
suite de cetlo visite. 

Depuis celte ordonnance, à roxécution de laquelle la Préfocluro de 
police a tenu la main, la mortalité a considérableniont diminué, dans 
les garnis aussi bien en cas d'épidémie que d'une manière pormanenlt». 

Dans une inloressaiilo notice émanant de la Préfecture de 
police, nous trouvt)ns les ronsoigiieuienls ci-après donnant tons 
les détails concernant la salubrité des garnis : 

P%RIS-MKDICiL. "i^.) 



r> PAUIS-MEDICAL. 

« Ik'|Miis qnel(|iics années, des améliorations très notables ont 
été obtenues (Lins les garnis de Paris et de la banlieue au point 
(\v vue de la salubrité. La plupart de ces établissements qui, 
autrefois, étaient installés dans des conditions d'insalubrité 
notoire, sont aujourd'hui complètement transformés. L'ordon- 
nance de police, contre laquelle presque tous les logeurs avaient 
tout d'abord protesté assez vivement, est peu à peu exécutée, 
iiièuie dans les garnis oii les améliorations semblaient le moins 
facilement réalisables. Les logeurs ont pris l'habitude de s«* 
coufoniier aux prescriptions de TAdmintstration ; ils apportent 
plus de facilité dans leurs rapports avec Tlnspection et mettent 
uiéuie souvent un certain amour-propre à faire exécuter 
spoiilanément les travaux qui sont jugés nécessaires. 

Les prescriptions portent principalement sur les |)oint)» 
suivants : 

i"" Interdiction des pièces insalubres, en raison de leur insuf- 
fisance de cube ou de leur défaut d'aération: encombrement 
de locataires ; 

2" Installation défectueuse des cabinets d'aisances ; 

r>" Teruieture hermétique des plombs servant à Tévacuatioii 
dv> (ndures ménagères ; 

4 " Peinture des plafonds et des murs de chambres mises eu 
loeation ; renouvellement des papiers de tenture; 

5*' Stagnation des eaux ménagères dans les cours et courettes; 

()" Hlanrliiment des façades; 

7"" Absence d'eau ; 

^"^ Précautions contre l'humidité ; 

!♦' Knduit en plâtre des cloisons en bois ; 

10" Tuvaux de fumée traversant les chambres. 

1" lutcrâiction des pièces insalubirs. — Encombrement, 
— l'ue (les causes d'insalubrité qui se présente le plus fréquem- 
ment dans les garnis résulte de l'encombrement de locataires 
dans les chambres et de la location clandestine de certaines 



HYGIÈNE ET SALUBRITÉ. 539 

pièces qui n'ont pas le cube d'air prescrit par l'ordonnance du 
25 octobre 1885. La sanction des prescriptions portant sur ce 
point a présenté pendant quelques années d'assez sérieuses 
difticultés. 

En fait, les choses se passent ainsi : 

L'inspecteur du Service sanitaire, en visitant un garni, 
constate que telle chambre mise en location doit être interdite à 
l'habitation; que telle autre contient un nombre de locataires 
trop considérable. Il en informe le 2* Bureau de la 2* Division 

Le logeur est invité par le Commissaire de police h évacuer les 
pièces qui doivent être interdites et à ne recevoir dans chaque 
chambre que le nombre de locataires indiqué sur le récépissé de 
sa déclaration professionnelle. En généi*al, il défère à cette 
injonction, et le Commissaire de police, lorsqu'il se présente 
pour vérilier, no peut que constater Icxécution de ses pres- 
criptions. 

Mais, bientôt après, le logeur, croyant n'avoir plus rien à 
craindre de visites prochaines des agents de la Préfecture, fait 
occuper de nouveau les pièces interdites. Ce n'est que Tannée 
suivante que, si l'on n'y prend garde, l'inspecteur du Service 
sanitaire s'en apercevra. Connne celui-ci n'a pas qualité pour 
verbaliser, il devra se borner à signaler de nouveau le fait à 
l'Administration. 

Il y a quelques années encore, ces infractions étaient très 
fré(|uemment counnises. Il paraissant d'autant plus difficile de 
les éviter, que souvent les logeurs, pour plus de garantie, 
enlevaient pendant le jour les lits placés dans les chambres 
interdites et les replaçaient seulement pour la nuit. Ce n'est 
donc que par des visites faites pendant la nuit, ou tout au moins 
dès les premièn»s heures du jour, que ces infractions peuvent 
être constatées. Or, les in>pecteurs du Service sanitaire ne 

peuvent procéder à ces visiles. 

Pour remédier à ces inconvénients, la Préfecture de police 



340 PAHIS-MEDICAL. 

a pris (les mesures qui ont donné d'excellents résultats et qui 
garantissent une surveillance presque constante. 

De temps en temps, les Commissaires de police sont invités à 
faire à Fimprovisle des visites de nuit dans les garnis de leui-s 
quartiers. Ils doivent vérifier si les logeurs se conforment 
strictement, en ce qui concerne le nombre de leurs locataires, 
aux indications portées sur le récépissé de leur déclara- 
tion. 

Dans les cas où ils constatent des infractions, ils dressent 
immédiatement des procès-verbaux de contravention qui sont 
transmis au Tribunal de simple police et qui entraînent des 
condamnations de 1 à 5 francs d'amende (art. 471 du Code 
pénal), et même la peine d'emprisonnement en cas de récidive 
légale (art. 474 du Code pénal). 

Depuis que ces mesures ont été adoptées, les infractions de 
cette nature diminuent sensiblement. Les logeurs savent main- 
tenant qu'ils peuvent recevoir à Timproviste la visite du Com- 
missaire de police. Ils osent beaucoup moins s'exposer aux 
suites toujours graves qu'entraîne pour eux la constatation de 
ces sortes de contraventions. 

2" Cabinets (raisances. — Les prescriptions relatives aux 
cabinets d'aisances portent principalement sur la peinture des 
murs à riuiile et au blanc de zinc; laéralion et la ventilation : 
rimpennéabililé du sol ; la fermeture bermélique des tuyaux de 
chute. 

Ces prescriptions sont généralement exécutées après som- 
mation, mais elles doivent être renouvelées fréquemment, 
sui'tout en ce (|ui concerne les appareils à fermeture hermétique 
qui se délériorenl assez lapidement et ne fonctionnent plus. 

Dans la piujKirl des j^arnis d'ouvriers, les ap[)areils le plus 
counniujéiMenl «Mnployés fonilionnenl seulement par le poids des 
matières. 

Ce système présente de nombreux inconvénients. Pour peu 



HYGIÈNE ET SALUBFUTÉ. T.il 

que les appareils soient détériorés, ou simplement oxydés, le 
poids des matières ne suffît plus pour en assurer le fonction 
nement. Celles-ci séjournent et s'accumulent dans les cuvettes, 
par suite de la négligence des locataires ou des logeurs; elles 
répandent ainsi l'infection dans l'immeuble. Pour ce motif, 
l'Administration a décidé qu'il y avait lieu de supprimer pro- 
gressivement ces sortes d'appareils. Chaque fois que les 
inspecteurs du Service sanitaire en trouvent encore dont le 
fonctionnement laisse à désirer, le logeur est aussitôt mis en 
demeure de les remplacer par tels autres appareils qui leur 
conviennent, pourvu qu'ils fonctionnent autrement que par le 
poids des matières. 

Il arrive parfois que les cabinets d'aisances qui desservent 
un garni se composant d'un très petit nombre de chambres sont 
communs aux locataires de ce garni et aux autres locataires de 
l'immeuble. Il est difficile alors d'exiger du logeur l'exécution 
de travaux qui incombent plutôt au propriétaire de l'immeuble. 
Dans ce cas, la Préfecture de police croit devoir signaler les 
causes d'insalubrité au Service d'assainissement de la Préfecture 
de la Seine, qui est compétent pour adresser au propriétaire de 
l'immeuble les injonctions nécessaires. 

L'article 18 de l'ordonnance de police du 25 octobre 1883 
prescrit un cabinet d'aisances pour chaque fraction de 20 habi- 
tants. Il parait quelquefois rigoureux d'exiger strictement 
l'exécution de cette prescription. Dans certains garnis, par 
exemple, où 50 à GO pour 100 des chambres sont souvent inoc- 
cupées, on peut surseoir sans inconvénient à la constriution de 
nouveaux cabinets. 

5« Fermeture hermétique des plombs. — Les prescriptions 
faites à ce sujet sont presque toujours volontiers exécutées par 
les logeurs, parce qu'elles n'entraînent point pour eux de 
dépenses considérables. Elles doivent être cependant fréquem- 
ment renouvelées, en raison de la facilité avec laquelle sr 



542 PARIS-MÉDICAL. 

détériorent les couvercles ou les bondes siphoïdes employés 
pour la feruKîture. 

i** Peinture des plafonds. — Renouvellement des papiers 
de tenture, — Ces prescriptions sont également de celles qui 
se reproduisent le plus souvent. Les logeurs y résistent d'autant 
moins qu'elles constituent des réparations locatives qui 
incombent au locataire et non au propriétaire de rimmeuble. 

Il y a lieu de remarquer toutefois que les papiers de tenture 
ne sont autorisés que dans les chambres contenant un on deux 
lits. Dans celles où il y a un nombre de lits supérieur, les uuirs 
doivent toujours être peints à rimile, ou badigeonnés à la 
chaux. 

f)" Stafination des eaux ménagères dans les cours et cou- 
rettes, — H an-ive assez souvent que le sol des cours et «les 
courettes est mal entretenu, de sorte que les eaux ménagèi-es 
qui y sont jetées ou répandues séjournent et exhalent des odeurs 
dangereuses pour la salubrité publique. Lorsque cet étal de 
choses existe dans un immeuble entièrement loué en garni, 
l'Administration n'éprouve aucune difliculté pour prescriiv au 
logeur les travaux nécessaires. 

Mais il n'en est pas de même lorsqu'il s'agit d'un logeur qui 
loue seulement quelques chambres garnies dans une maison 
dont les autres a|»|)artements sont occupés par des locataires 
dans leurs meubles. Dans ce cas, la Prélecture de police e^^l 
obligée de faire interviMiir la Commission des logements insa- 
lubres qui a seule action contre le propriétaire de Timmeuble. 

C* BUmchiment des façades, — L'obligation qui prêcètK» 
s'applique également au blanchiment des façades dont le mau- 
vais état d'entretien constitue parfois une véritable cause d'in- 
salubrité. 11 convient cependant de faire une distinction assex 
importante : les favades sont établies sur la rue ou sur la cour. 

Dans le premier cas (farade extérieure), c'est à la Préfecture 
de la ^eine série qu'il appartient de faire les injonctions 



HYGIÈNE ET SAMBIUTÉ. 5^5 

nécessaires au propriétaire. C'esl cette administration en effet 
qui est chargée de Tapplication du décret du 20 mars 18r)2, 
relatif aux rues de Paris, et dont larlicle T) est ainsi conçu : 

a Les façades des maisons seront constamment tenues en 
bon état de propreté. Elles seront grattées, repeintes ou badi- 
geonnées au moins une fois tous les dix ans, sur Finjonction 
qui sera faite au propriétaire par Tautorité municipale. Los 
contrevenants seront passibles d'une amende (|ui ne pourra 
excéder 100 francs. » 

Dans le second cas (façade sur cour), si rimmeuble est loué 
en g^rni en totalité, la Préfecture de police prescrit au logeur 
soit la peinture à Thuile, soit le badigeonnage ou le blanchi- 
ment à la chaux. 

7* Absence (Veau. — Labsence deau dans un innneuble, 
surtout lorsque cet immeuble est divisé en un grand nombre 
de chambres louées en garni, a toujours été considérée comme 
une cause sérieuse d'insalubrité. Non seulement les locaux 
aflectés à ce genre de location, mais les dépendances elles- 
mêmes, telles que les couloirs, les escaliers, les cabinets d'ai- 
sances, doivent être lavées fréquennnent, sous peine de devtMiir 
des foyers d'infection. 

Lorsque les inspecteurs du Service simitaire constatent qu'un 
innneuble est dépourvu de tout approvisionnement d'eau, la 
Préfecture de police oblige le logeur à se conformer aux pres- 
criptions de l'article 22 de l'ordonnance de police du 2r> oc- 

tobre 1883. 

Toutefois, elle ne pourrait aller jus(|u*à prescrire l'établis^tî- 
nicnt d'une c^mcession d'eau de la Ville, car il existe encon* à 
Paris un certain nombre de rues qui ne sont pas desservies par 
les canalisations de la Ville. Dans les immeubles situés en bor- 
dure de ces voies, une telle prescription serait inexécutable. 

Aussi l'Administration se borne-t-elle à enjoindre au lo<^(*nr 
<l approvisionner d'eau son garni en quantité suffisante pour 



;i4 PARIS-VÉDICAL 

les divcM's usages rie la salubritis et par tel moyen qu*ii juge 
C4Hivenable. 

En outre, loi-sque des l>ornes-rontaines sont établies à proxi- 
niilé et que les garnis sont de peu d'importance, le logeur est 
quelquefois, après avis de Tinspecteur, exonéré de cette pres- 
cription, mais seulement à titre tout à Fait exceptionnel. 

8° Précautions contre V humidité. — Il est souvent constaté 
que des cliambres sont notoirement insalubres, en raison de 
riiumidité. Cet inconvénient résulte généralement de la situation 
des chambres au rez-de-chaussée sur terre-plein ou en contre- 
bas du sol de la rue. Si ces chambres présentent d'autre part 
toutes les conditions requises au point de vue de Taération et du 
volume d'air, les in>peclcurs ne peuvent en proposer l'interdic- 
tion. Ils se bornent, dans ce cas, à proposer à TAdministraiion 
de prescrire le revêtement des murs par des lambris en bois 
jusqu'à hauteur de l^jSO; l'établissement de parquets sur 
bitmne dans les pièces situées au rez-de-chaussée, la surélévation 
des planchers en contre-bas du sol. 

Si l'humidité provient, comme il arrive fréquemment, du 
mauvais état des toitures, il est prescrit d'exécuter tous les 
*.ravanx reconnus nécessaires pour remédier aux infiltrations. 

0" Euituit en pUUre des cloisons. — Celte prescription a 
^lour hnl surtout de remédier aux dangers d'incendie. Les loca- 
taires (le clunnbres louéiîs en garni sont souvent négligents ou 
iniprudenls. On'ils s'endorment le soir en laissant leur bougie 
allumée, le feu se connnuni(|ue aux vêtements ou aux rideaux, 
el ?i les el(»isons de la cliand)re sont en hois, il se propage avec 
une excessive ra|)i(lité. Si, an contraire, les eloisons sont recou- 
verles d'un enduit en plâtre, celle précaution suffit pour opposer 
pendant (piehpie lenips un obstacle à la llannne et pour pennettre 
d a|>|>orler les pi-emiers secours. 

lin dehors du danger d'incendie, elle présente également un 
inlérél sérieux au point de vue de \'\ salubrité, attendu ([ue les 



HYGIKNE KT SAMBÏUTÉ. ."ii^ 

cloisons en bois constiUienl généralement de véritables nids de 
vermine. 

10^ Tuyaux de fumée. — 11 arrive assez souvent que des 
chambres louées en garni sont traversées par des (uynux de 
fumée desservant des appareils de chaulTage placés dans des 
pièces voisines. Il peut en résulter de sérieux dangers pour la 
salubrité et même pour la vie des locataires. Les gaz qui pro- 
viennent de la combustion s'échappent par ces tuyaux et, pour 
peu qu'une fissure existe, se répandent dans la chambre. C'est 
là une des causes d'asphyxie les plus communes. 

L'Adminibtration n'hésite jamais à prescrire la suppression de 
ces tuyaux de fumée, à moins qu'ils ne soient complètement 
entourés d'un chemisage en plâtre et en poterie. 

Service municipal de désinfection. — Désinfection des 

vêtements, pièces de literie et autres objets contaminés par les 
malades. 

La Ville de Paris met à la disposition du public un service 
municipal de désinfection. 

Tous les intéressés peuvent demander une désinfection, soit 
pendant le cours d'une maladie, soit après sa terminaison. 
Aucun certificat, aucunejustificationd'aucune espèce n'est exigée. 
Il suffit de formuler une demande. On doit s'adresser soitîi Tune 
desquatre stations municipales (rue du Chàteau-des-Rentiers, 73 ; 
ruedcsRécolIcts, 6 bis; ruedeChaligny, 21 ; rue Stendhal); soit 
à Tune des vingt mairies d'arrondissement; soit à fun des 
cimetières du Nord, de l'Est, du Sud ; soit an refuge-ouvroir, 
rue Fessart, 37; soit à la station municipale de voitures d'am- 
bulance, rue de Staël, 6 ; soit au bureau central de la Direction 
des affaires municipales, caserne Lobau: soit à Finspeclion géné- 
rale de l'assainissement et de la salubrité de l'habitation, avenue 
Victoria, 5. En outre, la Préfecture de la Seuie tient à la dispo- 
sition de MM. les Médecins de Paris des carnets contenant un 



y»Ù PAI;ISMKIU«.AI 



k^ ^^10*0^^^ ^ ''^^'^'^^^^^%^^ ^C^ 



(•«itain noiiiln-e de caries iw)>talos. Pour <»l»leiiir nue dê>iiirec- 
tion, il ^ullil de détacher une de ces carS*> et de la nieltro 
à la poste. Des ajjients nuuiis d'une carie d'idenlité et 
revêliis d'un unifuruie, une voilure spéciale hermétiquement 
close, se rendeul à domicile aussitôt (pie le service le permet. 
Après la désinfeclicui, les objets sont raj^^orlé^ par une voiture et 
un personnel particuliers. Les désirilectioU'^ stint faites, tantôt 
pendanl le cours dune maladie, tantôt après sa terminaison. 

Dans le premier cas, voici comment elle se pratique. Pendant 
tr)ute la dmée dune maladie transmissihie et à des intervalles 
rendes d'accord avec la famille, les linges et vêtements du nialadr 
et de ceux qui le soignent sonl placés dans un sac fourni par le 
service et passés à l'élu ve : la désinfection de la literie, de la 
chand)re et du mobilier est faite après guérison (Ui décès. 

Liu'srpie la désinfection est faite après la terminaison de la 
maladie (guérison ou décès), voici en quoi elle consiste : on 
général chaque opération est double ; on transporte aux stations 
les linges, vêtements, objets de literie et autres meubles faciles 
à déplacer, et d'autre part une escouade de désinfeoteurs va à 
domicile désinfecter les parois des pièces et les gr(»s meubles, soit 
avec des pulvérisations de solution de sublimé, s(ul avec d'autre»- 
substances désinfectantes. 

Enfin, d autres désinfections sont faites dans l'intérêt de l.i 
salubrité, soit ipie des voisins d'une personne atteinte d'une 
alïcctiou contagieuse le demandent, soit (pi'il s'agisse d'établis- 
sements |)ubli<'s ou de locaux collectifs qui ont été le sièf^»^ 
d'une épidémie (unpii ont été occupés par un u)alade contagieux. 

Le personnel ordinaire conq)rend acluellemeut 12G agents, 
dont I I 1 (lésinfecteurs et 10 mécaniciens ; il y faut ajouter une 
trentaine de cochers cha<pie jour et un personnel supplêuïenlaire 
recruté parmi les réfugiés de nuit. A certain jmu' l'ensemble du 
personnel s'élève à près de 5O0 honnnes de service. 

Les (piatre stations du service muniiMjml df désinfection delà 



HYGIÈNE ET SAM'BKIÏÉ. 047 

ville de Paris présentent une même disposition générale. Cha- 
cune d'elles comprend en effet, essentiellement, deux parties 
distinctes, celle qui reçoit les objets contaminés et celle par la- 
quelle sortent les objets désinfectés ; ces deux parties n'ont 
d'autre communication qu'un couloir, dispose de telle sorte 
que l'on n'y puisse passer sans avoir pris les précautions de net- 
toyage et de propreté réglementaires. 

La désinfection est pratiquée dans des étuves à vapeur sous 
pression pour tous les objets apportés du domicile des particu- 
liers et qui peuvent subir ce mode de désinfection. Les linges 
salis sont préalablement brossés et lavés dans des solutions de 
sublimé ou de crésyl. L'étiivage se fait à -f- 115° C, pendant 
quinze à vingt minutes. Les opérations sont contrôlées par des 
manomètres enregistreurs. 

Le nombi*e des opérations de désinfection, pendant Tannée 
1899, la dernière publiée, s'est élevé à 66,100. (Pour les détails, 
voir VAnnuaire statistique de la Ville de Paris, année 1897.) 

L'histoire de l'établissement du service municipal de désinfec- 
tion à Paris mérite l'attention des hygiénistes. Nous la trouvons 
dans une note intéressante due h M. le D' A.-J. Martin, inspec- 
teur général de l'assainissement et delà salubrité de Thabitation. 

A la suite de propositions formulées dès 1880 par MM Ilove- 
lacque et Lamouroux en vue des mesures h adopter pour prévenir 
la propagation des maladies contagieuses, le Conseil municipal, 
sur les conclusions d'un rapport de ce dernier, vota, le il dé- 
cembre 1880, un crédit de 500 francs applicable aux mesures de 
ilésinfection dans les locaux (rindiffenfs et Tinscrivit au budget 
de la Préfecture de police pour Texercice 1881. 

Aux termes de la même délibération, TAdministralion était 
invitée h poursuivre, d'accord avec le Conseil d'hygiène, l'étii- 
hlisscnient d'étuves publiques gratuites et payantes pour la dé- 
sinfection des linges, vêlements et objets de lout(» nature ayant 
servi à des contagieux. 



3i8 PARiS-MKDlCAL. 

Dans sa séance du H décembre 1880, le Conseil municipal, 
à la suite d'une délibération prise sur la proposition de M. La- 
mouroux, avait invité l'Administration t à se renseigner, par 
tous les moyens en son pouvoir, «ur les cas des maladies infec- 
tieuses qui pourraient se produire dans la capitale ». 

Plus tard, reconnaissant l'avantage qu'il y aurait à grouper sous 
une seule direction plusieurs services d'hygiène disséminés jus- 
qu'alors et à constituer surtout un centre d'informations pouvant 
être à même d'exercer une surveillance permanente sur l'état 
sanit^iire de Paris et de donner immédiatement les indications 
et les ordres commandés par les événements, le Conseil vota, en 
1892, l'institution d'une inspection générale de l'assainissement 
ou de la salubrité de l'habitation qui serait placée sous Tautorité 
de M. le directeur des affaires municipales à la Préfecture de la 
Seine. 

L'arrêté pris en approbation de la délibération du Conseil a 
déterminé ainsi qu'il suit les attributions de ce service : 

Article l^^ — L'inspecteur général de l'assainissement et de la 
salubrité do rhabilalioii est chargé, sous l'autorité du directeur 
des affaires municipales, de rechercher les causes d'insalubrité 
des immeubles, d'adresser les signalements nécessaires aux ser- 
vices spéciaux compétents et de formuler son avis sur les 
mesures d'assainissement proposées. 

Art. 2. — Il a communication des statistiques des décès, du 
mouvement des entrées dans les hôpitaux et de tous documents 
propres à l'éclairer sur l'état de salubrité des immeubles. Les 
casiers sanitaires des habitations sont à sa disposition. 

Art. 5. — Il donne aux étuvos de désinfection et aux ambu- 
lances irnuiieipales les ordres lelalifs aux opérations à effectuer 
et en suit l'exécution. 

Art. 4. — Les projets de constructions neuves préparés par 
le srrviee nnuiicipal d'architeeture doivent être examinés, en ce 
<jui 'concerne riiygiène, par rinspecleur généial de l'assainisse- 



HYGIÈNE ET SALUBRITÉ. 349 

ment de la salubrité de Thabitation, dont Tavis motivé doit for- 
mer l'un des éléments de l'instruction et figurer dans les 
dossiers des affaires soumises à Tapprobatiim préfectorale. 

Depuis cette époque, l'inspection généi'ale de l'assainissement 
a été chargée du service de b vaccination à domicile et detoutes 
les questions concernant l'hygiène et la salubrité des écoles pri- 
maires. 

Afin d'assurer l'exécution de ces prescriptions, l'inspecteur 
général de l'assainissement a son secrétariat et son domicile par- 
ticulier reliés téléphoniquement avec toutes les administrations 
intéressées. En outre, il reçoit des courriers quotidiens qui le 
renseignent sur toutes les opérations de désinfection efTectuées la 
veille ainsi que sur tous les transports eflectués par les stations 
d'ambulances. Avec les données de ces courriers, il est dressé 
immédiatement, chaque jour, des feuilles de statistique indi- 
quant soit le nombre dos opérations de la veille, la nature des 
demandes par arrondissement, la nature des maladies, etc. ; soit 
la rècîipitulation des opérations eflectuées depuis le V du mois, 
soit la répartition des opérations par quartiers et par maladies. 

A Taidc de ces renseignements, l'inspecteur a établi : 

l** Un fichier des immeubles parisiens donnant, pour chaque 
maison dans laquelle une désinlec tion a eu lieu, toutes les indi- 
cations sommaires permettant de se lendre immédiatement 
compte de l'état sanitaire de l'appartement et de l'immeuble : 

2" Un fichier par maladies épidémiques dont les fiches, clas- 
sées secondairement par rues, (|uartiers et arrondissemenis, per- 
niellent d'être constamment informé des mouvements des diverses 
maladies épidémi(|ues. 

Knfin des diagrammes de ces diverses fnaladies sont tenus 
régulièrement à jour, ainsi que des plans pointés, renouvelés 
chaque mois pour chacune d'elles et montrant nettement les 
manifestations épidémiques qui ont pu se produire dans les 
divers quartiers de Paris. 



.V)0 PARIS-MÉDICAL 

D*autre pari, rinspeelion f^énérale signale chaque jour aux 
slalions de désinfection : 

1** Les demandes de mesures d'assainissement qui lui sont 
adressées directement par les particuliers, les médecins ou les 
divers services administratifs ; 

S"* Les domiciles des contagieux décédés dans les hôpitaux: 

7f Les adresses des écoliers atteints de maladies é|)idémiqucs 
d'après les avis des directeurs et directrices des écoles ; 

4* Les locaux scolaires qu'il y a lieu d'assainir, soit pour 
cause d'épidémie, soit à la suite de réunions publiques qui y 
sont tenues ou pour cause d'insalubrité notoire. 

Elle transmet, en outre, aux divers services intéressés tous 
les signalements qui sont à sa connaissance. Ces principaux ser- 
vices sont ceux des logements insalubres, de rassainisseracnt 
technique des habitiitions, des laboratoires de chimie et de bac- 
tériologie de la Ville de Paris, et des vaccinations et des revac- 
cinations à domicile, etc., etc. 

Enfui, toutes les fois qu'en raison de leur importance, la solu- 
tion de certaines questions peut l'exiger, l'Inspecteur général la 
soumet à la Commission d'assainissement ou aux sous-commis- 
sions qui en émanent. Parmi celles-ci il convient de citer celle 
(|ui s'occupe de tout ce qui intéresse l'hygiène scolaire et celle 
qui, sous le nom de Comité de perfectionnement du service mu- 
nici|>al de désinfection, étudie sans relâche, au point de vue de 
la prali([ue, toutes les questions scientifiques et techniques que 
soulève l'exécution des mesures d'assainissemi^nt, et examine 
avec soin tous les a|)pareils ou procédés nouveaux de désin- 
fection. 

Lorsque éclata répidémie du choléra de 1884, un service de 
désinfection à domicile fut organisé par les soins du Préfet de 
police, mais il ne pr(»cédait qu'à l'assainissement des chanibros 
et autres locaux occupés par les malades. 

La désinfection dos objets contaunnés s'imposant comme une 



HYGIÈNE KT SAM'BUITE. 55! 

mesure d'hygiène tout aussi nécessaire, le Conseil municipal 
vota : 

i* Le 29 juin l<StS8, la création d'une station d'élu ves de 
désinfection, annexée au refuge de nuit de la rue du Chateau- 
des-Rentiers et qui y fonctionne depuis le 18 mai 1889; 

2** Le 10 juillet 1889, la construction d'un étaVdissemenl de 
même nature, 6 rue. des Récollels, à côté du refuj^e de nuit du 
quai Valmy et qui y fonctionne depuis le 21 juillet 1890; 

5° Le 4 avril 1890, la création d'une station de désinfection 
annexée à la station d'ambulances municipales de la rue de Cha- 
ligny; elle y fonctionne depuis le 1'"' avril 1891 ; 

V Enfin, en juillet 1894. une quatrième station fut annexée 
au refuge de nuit servant pour les femmes rue Stendhal. 

Ces stations de désinfection, destinées en principe à fonction- 
ner pour les besoins intérieurs de divers établissements chari- 
tables précités, ne tardèrent pas a voir leurs services réclames 
par le public. L'on peut juger de la faveur grandissante dont 
elles jouissent auprès de la population parisienne, en comparant 
les relevés suivants : 

En 1889 'fin mai au 51 décembre) 78 

En 1890 652 

En 1891 4.139 

En 1892 18.464 

En 1893 34 659 

En 1894 37.9ir> 

En 1895 r»8.6i6 

En 1896 36.547 

En 1897 58.159 

En 1898 50.015 

En 1899 64.100 

Il convient de remarquer que la désinfection n'était pas léga- 



552 PARIS-MÉDICAL. 

lement obligatoire, ces chiffres ne comportant que des opéra- 
lions réclamées ou acceptées. 

Le budget actuel du service a été, pour Texercice 1899, de 
516 446 fr. 65, soit 284.046 fr. 55 pour le personnel et 
232.400 fi*ancs pour les dépenses de matériel. Il y faudrait 
ajouter un crédit global de 15.000 francs pour la désinfection 
des écoles. Une taxe est exigée pour tous les loyers supérieurs à 
500 francs ; elle varie de 5 francs à 400 francs pour tous les 
immeubles dépassant 20.000 francs en valeur locative. Elle a 
produit 25 000 francs environ en 1899. 

Dépôt des collections du service technique de Fassainis- 

sèment à La Villette, derrière le marché aux bestiaux. — Ce 
dépôt, véritable musée d'un grand intérêt, contient des appa- 
reils, cartes, dessins coloriés et des plans concernant la construc- 
tion des anciennes maisons depuis plusieurs siècles. L'élévation 
des eaux, le tout-à-Fégout, les siphons, Tirrigation des champs 
d'épandagc, sont aussi représentés par des modèles d'appareils 
et par des plans. 

Le dispensaire de salubrité, placé dans les attributions du 
Préfet de police, est chargé de la visite des femmes publique>. 
Les médecins sont nommés au concours, conformément à un 
arrêté du Préfet de police du 1" mars 1888, ainsi conçu : 

Arlicle 1^''. — Nul ne pourra, à l'avenir, être nommé aux loiir- 
tions (le médecin du Dispensaire de salubrité s'il ne réunit les condi- 
tions suivantes : i" être français, âgé au moins de 55 ans; 2® avoir été 
admis à concourir; .V avoir subi avec succès les épreuves du concoure 
qui consistent en : une épreuve de titres scientifiques et ho^pitaiier>. 
une épreuve écrite en deux heures sur un sujet relatif aux affection^ 
vj'iiériennes et à la gynécologie, deux épreuves orales de diagnostic d<» 
dix minutes chacune après dix minutes de préparation. 

Art. 2. — Le jury du concours sera nommé par le Préfet de pohic 
sur la |»rcsenlation du doyen de la Faculté de médecine. Il sera choisi 
parmi les membres des corps suivants : 



MÉDECINS EXPERTS PUES LES TRIBUNAUX DE PARIS. 353 

Les membres de l'Académie de médecine, les professeurs et profes- 
seurs agrégés de la Faculté de médecine, les médecins, les chirurgiens, 
et accoucheurs des hôpitaux, les me'decins titulaires de Saint-Lazare. 

Art. 3. — Le président du jury sera désigné dans l'arrêté de nomi- 
nation. 

Art. 4. — Le jury sera composé de cinq juges et d'un suppléant. 

Art. 5. — Tous les médecins du Disj)ensaire cesseront leurs fonc- 
tions à l'âge de soixante-cinq ans. 

Médecins : MM. Davesne. médecin en chef; Lemoine, méde- 
cin en chef adjoint ; médecins ordinaires ; MM. Jaubert, Lan- 
dois, Frasey, Darin, Descousl, Calandroau, Boussi, Branly, 
Butte, Sénac, Marty, Poupon, Gillct, Rovillain, Lenoir; méde- 
cins adjoints : MM. Ilautecœur, Lebon, Gresset, Toiirniei% 
Bernard, de la Nièce. 

TRIBUNAUX. — Médecins experts près les tribunaux 

de Paris. — Au commencement de chaque année judiciaire et 
dans les trois mois qui suivent la rentrée, les Cours d'appel, en 
chambre du conseil, le procureul* général entendu, désignent, 
sur des listes de propositions des tribunaux de première in- 
stance du ressort, les docteurs en médecine h qui elles confèrent 
le litre d'expert devant les tribunaux. 

Les propositions du tribunal et les désignations de la Cour ne 
peuvent porter (|ue sur les docteurs français, ayant au moins 
cinq ans d'exercice de la profession médicale et demeurant soit 
dans Tarrondissement du tribunal, soit dans le ressort de la 
Cour d'appel. • 

En dehors des cas prévus par le Code (rinsiruction criminelle, 
les opérations dVxpertise ne peuvent être confiées à un docteur 
qui n'aurait pas le titre d'expert. Toutefois, suivant les besoins 
particuliers de l'instruction de chaciue affaire, les magistrats 
peuvent désigner un exj)ert près un tribunal autre ([ue celui au- 
quel ils appartiennent. 

Médecins : MM. Brouardel, Uescousl. lournîer (Alfred), llirtz, 

PARIg-MËOICAL. t23 



Soi PAUIS-MÉDICAL. 

Gratiot, Ladreit de la Chamère, Le Paulinier, Lutaud, Ohissier, 
Richardicre, Socquet, Thoinot, Vihert, Ballet, Boiichereaii, Du- 
buisson, Garnier, Legros, Magiian, Motet, Seglas, Voisin, 
Ch. Vallon. 

Chirurgiens : MM. Delens, Laugier, Duplay; accoucheurs : 
MM. Budin, Maygrier; oculistes: MM. Dehenne, Trousseau, Ga- 
lezowki. 

Toxicologie et pharmacologie : MM. LHote, Ogier, Plan- 
chon, Pouchet, Riche, Yvon, Villicrs. 

Dentistes : MM. Levadour fils, Ferrier, Pitsch ; vétérinaires : 
MM. Cadiot, Leblanc, Lignières, Trasbol, Vigier. 

Service médical du Palais de justice : M. Floquet, médecin 
chargé du service. 



PRISONS, MAISONS D'ARRÊT 

Les prisons dépendent du ministère de rintérieur. Un service 
médical très complet, avec infirmerie, pharmacie, etc., est orga- 
nisé selon Timportance de rétablissement. 

Nous devons mentionner ici la Maison d'arrêt de Saint-La- 
zare, en raison de renseignement spécial qui s'y trouve. 

Maison d'arrêt et de correction de Saint-Lazare, fau- 
bourg Saint-Denis, 107. — Cette maison occupe remplacement 
d'un hospige de lépreux du xf siècle auquel succéda, en l(i56. 
l'instilulion des Lazaiisles, société de missionnaires fondée par 
saint Vincent de Paul, pour rinslruction des halntanls des cam- 
pagnes. Le pieux fondateur est mort dans la maison. On y en- 
fermait aussi, à la demande des j>arents, des jeunes gens de 
mauvaise conduite, Beaumarchais lui-même y lit un court séjour. 
A la Bévolution, Saint La/are devint une prison politiipie, An- 
dré Chénierla quitta j)our monter sur léchafaud. 



PUISONS. 555 

Saint-Lazare est aujourdliui une maison de détention pour 
femmes, prévenues de crimes ou délits, ou condamnées à un 
emprisonnement ne dépassant pas un an, et pour femmes 
publiques envoyées du Dispensaire de salubrité, pour cause de 
maladie. Cette dernière catégorie de détenues est tout à fait 
séparée de la première. 

Le service médical est divisé en deux infirmeries : l'infirme- 
rie normale et Finfirmerie spéciale pour les maladies véné- 
riennes. 

Médecins de r infirmerie normale : MM. Le Blond, Chipier, 
Conil, Fauquez, Lutaud, Oberlin; oculiste : M. Dehenne; méde- 
cins de Finfirmerie spéciale : MM. Wickham, Barthélémy; chi- 
rurgiens : MM. Jullien, Verchère, Ozenne. 

L'enseignement ci-après donné à Saint-Lazare comprend des 
cours complets de syphilipraphie, de vénéréolo<»ie, qui ont lieu 
deux fois par au, trois fois par semaine. Ils sont faits alternati- 
vement par MM. Le Pileur, Jullien, Verchère, Ozenne et Wickham. 
Les docteurs en médecine et les étudiants pourvus de seize 
inscriptions peuvent y assister. 



PRISONS 

Dépôt de la [Préfecture de police. — Médecins : >1. J. 
Voisin, médeciti en chef ; MM. Roi, AVuillomenet, médecins 
adjoints. 

Conciergerie, — M. Materne, médecin en chef; M. Le Coin. 
médecin adjoint. 

Sainte-Pélagie. — M. llaussiriann, médecin en chef ; M. de 
Latour deLorde, médecin adjoint. 

Santé. — M. de Beauvais, médecin en chef: MM. Alexancnc , 
Budor, médecins adjoints. 

Infirmerie centrale (n la Santé). — M. Variot médecin : 
MM. Pttlit, Alexandre, Budor, médecins adjoints. 



7.0 PAniS-MKDICAL 

MM, DrliPiuic, iintliHii\ vi Lovadoiir fils, dentiste, sont alta 
rlir^A lonlrrt IrM prisons. 

MORGUE 

M, l'Innin Muillanl, do la Hihiiothoque Sainte-Genoviive. j 
pnhliô UMO llisloiro tlo la Mor^uo, j\ laquelle nous euipnrt - 
lo< li>inoH vu|\anh»s ; 

« l^'upi^"^^ lo l\ \\\\ Uivuîl ol SiUival, il oxislail à Par"-. :V- 
lo \r M<\ lo» dos ôlaMi^soiuonls oharitaMos |Hmr r>\>'\ _- »"• 
o»\dsi\iOH h>Mi\ov sni U Noio |>uldu)uo. Knliv aulros. r ..- 
^\Miv Ion iolu^oii>ON vIo Sciiulo-r.alhorino qui so olur^- i ■ :•". -i 
o\\saUxM\ vloN vtv^l\U> do louroixhv. do uoll.>\or U>o '*s r. - i - 
oî\lv>i\.o*o\',l dAîiN uu oîhIx^s du oiaiotiôrx^ d^-s lî.rj^- >- ni-" 



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SERVICE DES EAUX. — ÉGOUTS. 557 

« Les appareils frigorifiques les plus perfectionnes sont utilisés 
dans cet établissement qui, sans contredit, est devenu un modèle 
du genre. 

« Le nombre des corps, ou portions de corps, déposés h la 
morgue, est de 842 pendant Tannée 1899. C'est un chiffre 
modéré. Le chiffre de l'année 1886 était de 932 ; celui 
de 1892, 989. i> 



SERVICE DES EAUX. — ÉGOUTS 

Nous trouvons dans une notice publiée par la Direction admi- 
nistrative de la voie publique des eaux et égouts * les renseigne- 
ments officiels ci-après, que nous copions textuellement : 

Distribution d'eau potable. 

Que de chemin parcouru depuis un siècle, si Ton songe 
qu'en 18U0 chaque habitant de Paris avait à sa disposition 
15 litres par jour d'eau médiocre, pour la majeure partie puisée 
en Seine, dans la traversée de Paris, et en consommait encore 
moins, puisqu'on avait vu la première Compagnie des eaux, 
créée par les frères Périer, succomber faute de clients, tandis 
qu'aujourd'hui la distribution d'eau suffit à peine à toutes les 
demandes avec ses 500 litres d'eau par jour, dont 112 en eau de 
source, plus 25 au besoin en eau (illrée, qui atteignent partout 
les étages les plus élevés des maisons. 

Le service municipal, qui a entre les mains tout le système 
de la distribution d'eau et de récoulement de l'afflux urbain, 
dispose d'un outillage considérable, qui comprend : Pour les 
eaux d'alimentation, 7 d»'*rivations, dont 5 très importantes, d'un 
débit de plus de 400 000 mètres cubes d'eau par jour ; 

i. Ei[Nisilion (lu Service leilinûiuo dos eaux ci de l'assa*mis<ein»'nt au 
pavillon do la Villo de Paris. Notice, mai 1900. 



358 PARIS-MÉDICAL 

25 usines élévatoires ou à vapeur, représentant une puissance 
totale de plus de 0000 chevaux et capables d'élever en 24 heures 
un volume d'eau équivalent; 18 réservoirs d'une capacité supé- 
rieure à 800 000 raètres cubes ; 2 réseaux complets de conduites 
publiques d'une longueur de 2600 kilomètres, avec 26 000 appa- 
reils divers et 80000 prises pour abonnements. 

Principes (jênéraux, — Conformément au programme 
magistral élaboré par l'ingénieur Belgrand, décédé en 1878, 
inspecteur général des ponts et chaussées et directeur des eaux 
et égouts, la distribution d'eau a pour base la division absolue en 
deux services distincts, Fun pour la voie publique, l'industrie, 
les cours, les écuries, les jardins, l'autre pour les habitations; 
au service privé ont été attribuées les eaux de source limpides, 
fraîches, captées au loin, amenées par des aqueducs fermés dans 
des réservoirs couverts, et conduites sans voir le jour, sans varia- 
tion sensible de température, du point oii elles émergent du sol 
jusqu'au robinet du consommateur et qui, depuis peu, sont 
soumises à un service spécial de surveillance chargé de veiller 
sans cesse à la défense efficace de leur pureté, 

Alimentation du service privé. — Les eaux de source aflcc- 
tées au service privé sont amenées à Paris par les quatre aque- 
ducs de la Dhuis, de la Vanne, de l'Avre, du Loing et duLunain. 
Le caplage de ces eaux est fait avec un soin particulier dans des 
chambres maçonnées et voûtées. Lorsque au moment des grandes 
chaleurs la consommation s'élève brusquenient, il arrive que 
l'appr ovisionnement d'eau de source se trouve momentanément en 
déficit et que les réservoirs baissent rapidement. Depuis 1897. 
on pare à ces delà il lances au moyen d'eau de rivière épurée par 
fillralion lente sur uw lit de sable fin. Des bassins filtrants, pré- 
cédés de canaux décanteurs, sont établis à l'usine de Saint-Maur 
pour traiter 2.j à 50000 mètres cubes d'eau de Marne par jour, et à 
Ivry pour traiter |>ar jour 55000 mètres cubes d'eau de Seine. 
Une usine élévaloire nouvelle est en construction sur ce point. 



SERVICE DES EAl'X. — EGOITS. Zh{) 

Les analyses molliront que celle eau est aussi salubre et plus 
pauvre en bactéries cpie Teau de source ; elle ne le cède qu'au 
point de vue de la leuipérature qui se rapproche toujours de celle 
de Tair. 

Alimenlation du service public cl induslriel, — Le service 
public et industriel est fait dans tout le centre de Paris par les 
150000 inèlres cubes d'eau qu'amène chaque jour au bassin de 
la Villette le canal de 107 kilomètres de longueur dérivé de la 
rivière d'Ourcq, dont la construction a été entreprise sous 
Napoléon T' et achevée par une Compagnie, à (pii la Ville Fa 
racheté en 1870. Dans les périodes sèches, deux usines pui- 
sant en Marne complètent ralimentation de ce canal. 

Dans les quartiers situés à une altitude moyenne, le même 
service est fait par Teau de Seine que fournissent trois groupes 
de réservoirs disposés au sud, à Test et à l'ouest, à des altitudes 
comprises entre 89 et 76 mètres, et reliés entre eux par un 
réseau unique de conduites. 

Dans les quartiers hauts, au nord et à Test, c'est l'eau puisée 
en Marne |)ar la grande usine de Saint-Maur avec ses huit ma- 
chines hydrauli(|ues et ses quatre machines à vapeur, d'une 
puissance totale de 1 500 chevaux, qui alimente le service 
public et industriel. 

Venle de l eau, — Tarifs. — Produits. — Le service muni- 
cipal, qui fait directement Texploitation technique de la distri- 
bution, n'est cependant pas lui-même en rapport avec les con- 
sommateurs; la vente de l'eau est confiée, par un traité qui 
remonte à 1800 et doit durer juscpi'en 1910. à la (]onq)agnie 
générale des eaux, chargée de la régie intéressée. Leau de source 
est tarifée .15 centimes le mètre cube, sauf le cas où elle est 
employée pour la production de force motrice, où ce prix est 
porté à 60 centimes afin d'en restreindre l'usage, peu rationnel 
dans une ville située» loin des hautes altitudes et où l'eau en 
pression reviendra toujours cher, tandis ipu» d'autres forcrs 



iwO PAIUS-MÉDICAL. 

motrices peuvent desservir plus économiquement les moteurs 
domestiques et les ascenseurs. 

Pour les emplois industriels desservis en eau de rivière à la 
pression variable de la canalisation du service public, le tarif 
est progressivement décroissant ; le prix s'abaisse à mesure que 
le volume augmente, partant de 60 francs par an pour 1 000 litres 
par jour, soit 16 centimes environ le mètre cube, pour des- 
cendre par échelons jusqu'à 7 centimes environ. 

lùjouts. — Le réseau d'égouts est aussi Tœuvre de Belgrand 
qui a eu le haut mérite d'en faire un corps dont toutes les parties 
sont agencées pour concourir au même objet; son utilisation 
primitivement limitée aux eaux pluviales, ménagères et indus- 
trielles, a été] successivement étendue aux eaux vannes par 
application des tinettes filtrantes, puis aux matières de vidange, 
en réalisant ce qu'on a dénommé le « tout à l'égout * et qu'Al- 
fred Durand-Claye a su faire adopter, en dépit de nombreuses 
résistances, rattachant ainsi définitivement le système d'assai- 
nissement parisien au type unitaire. Le réseau est caractérisé 
par remploi exclusif d'égouts d'assez grande hauteur pour qu'on 
jAiisse les parcourir debout, véritables voies souterraines où 
Teau sale coule en temps sec dans une cunette étroite, bordée de 
bancpietles de circulation, et où Ton a pu donner place aux deux 
4'aiKilisalions d'eau, aux cables télégraphiques et téléphoniques, 
aux canalisations poiu' la distribution de force motrice et le 
trans|K)rt des cartes pneumatiques de la poste, etc. 

Kn temps de pluie, Teau s'élève, surmonte les banquettes el 
trouve un écoulement facile grâce à la dimension des galeries, 
(le sorte qn'il n'y a mille part d'inondation dans les rues, même 
par les plus giandes averses; des déverseuu*nts se produisent 
alors comme dans toutes les villes où l'on admet les pluies 
d'orage dans les é^onts. mais ces déversements en Seine sont 
rares et de courte durée. 

Ainsi que le montre le plan général au 1/500* du réseau des 



SERVICE DES EAUX. — EGOUTS. 561 

égouts de Paris, les grands collecteurs vont déboucher en un 
point situé à Clichy, au nord-ouest de Tenceinte, après avoir 
franchi par des percées en souterrain les coteaux de l'Étoile et 
de Monceau. Ces collecteurs, d'abord au nombre de deux, dits 
collecteurs d'Asnières et Marceau, ont été récemment renforcés 
par un troisième, tracé suivant une direction à peu près paral- 
lèle et dénommé collecteur de Clichy ; ils recueillent la totalité 
des eaux usées de la rive gauche, y compris la Bièvre, petit 
affluent de la Seine, transformé depuis longtemps en égout, 
celles des îles et la majeure partie de celles de la rive droite. Le 
surplus est intercepté au pied des cotaux de Ménilmontant parun 
collecteur de moindre section dit collecteur du Nord. 



ANNEXES 



ACADÉMIE DE MÉDECINE 



Liste dei associés et correspondants nationaux et étrangers 

et Commissions*. 



Associés nationaux. 



MM. 



1883. 


OUier(Léopold.L.-X.-E.), 


Lyon. 


1889. 


Siriis-Pirondi (François), 


Marseille 


1890. 


Ilerrgoit (François-J.), 


Nancy. 


1891. 


Mignot (Antoine), 


Chan telle. 


1893. 


Arloing (Saturnin), 


Lyon. 


1894. 


Zambaco (Démétrius-A.), 


Constantinople. 


1894. 


Jacqiieinin (Eugène-T.), 


Nancy. 


1896. 


Ronaut (Joseph-L.), 


Lvon. 


1896. 


Lépine (Jacques-R.), 


Lyon. 


1898. 


Baillel(Casimir-C.), 


Toulouse. 


1898. 


Grasset (Joseph). 


Montpellier. 


1898. 


Pitres (Albert), 


Bordeaux. 

• 


1898. 


Ehrmann (Jules-A.), 


Mulhouse. 


1898. 


Schlagdenhauffen (Ch.-F.), 


N'ancy. 


1899. 


Doyon (Pierre-A.-A.), 


Uriage. 


1899. 


Pamard (Alfred-P.-!!.), 


Avignon. 


1900. 


Bondet (Marie), 


Lyon. 


1900. 


Andouard (Ainbroise), 


Nantes. 


1900. 


Pierret (Antoine), 


Lvon. 

4> 


1900. 


Morache (Georges), 


Bordeaux. 



i. Celte liste nous a rlé demandée par un certain nombre de membres du 
<longiès. Nous l'ajoutons ici, le règlement annuel qui la contient, tiré à jietit 
nombre, en janvier dernier, étant absolument épuisé. 



I 



ntU) PARIS-MEDICAL. 





Associés étrangers 


• 


1867. 


Virchow (liiidolf). 


Berlin. 


1875. 


Hooker (Sir Joseph Dalton), 


Londres. 


1886. 


Pagel (Sir James), 


Londres. 


1891. 


Fayrer (Sir Joseph), 


Londres. 


1891. 


Baleman (Sir Frédéric), 


Norwich (Angleterre). 


1898. 


VaHhiir (Constant-F.), 


Liège. 


1899. 


Lister (Joseph), 


Londres. 


1899. 


Koch (Itobert), 


Berlin. 


1900. 


Metchnikon'(Élie), 


Saint-Pétersbourg. 


1900. 


Albert (Kdouard), 


Vienne. 


1900. 


Manson (Palrich), 


Londres. 


1900. 


Ber^mann (Ernest), 


BerUn. 


1900. 


Sklilosovski (Paul-Nicolas), 


Saint-Pétersbourg. 


1900. 


Roentgen (Wilhelm), 


Munich. 


1900. 


Behring (Eiuil), 


Marbourg. 


1900. 


Golgi, 


Pavie. 


1900. 


Tilaïuis (Jean), 


Anisterdam. 


1900. 


Pawlofl (Jean), 


Saint-Pétersbourg. 


1900. 


Bang (Bernhard), 


Copenhague. 


1900. 


Slokvis, 


Amsterdam. 


19(10. 


Fischer (Eniil), 


Berlin. 



Correspondants nationaux. 

r*" Dirisioti, — Anatomie et physiologie, pathologie médi- 
cale, thérapeutique et histoire naturelle médicale, ana- 
tomie p(ifh<}lofjif/iu\ hyçjiètie publique et médecine légale. 
— 50 membre a. 



iSi^O. Rouget (dharles), 

1875. Bérenger-Féraud (L.-J.-B.), 



Montpellier. 
Toulon. 



ANNEXES. 



567 





MM. 




1885. 


Manonvriez (Anatole-IL-A.), 


Valenciennes. 


1885. 


De Ranse (Félix-H.), 


Néris (Allier). 


1886. 


Tillol (Émilc-A.) 


Luxeuil (Ilte-Saône). 


1887. 


Picot (Jean-J.), 


Bordeaux. 


1887. 


Marquez (Pierre-N.-M.-O.), 


Ilyères. 


1887. 


Bonnet (Ossian), 


Rio-de-Janeiro. 


1888. 


Mordret (Ambroise-E.), 


Le Mans 


1888. 


Chédevergnc (Anloine-S.), 


Poitiers. 


1889. 


Duclos (Michel), 


Tours. 


1889. 


Fabre(Paul-P.-S.), 


Conimentry. 


1890. 


Ilenrot (lienri-A.), 


Reims. 


1890. 


Villard (Augiiste-G.-C), 


Marseille. 


1890. 


Licassagne (Jean-A.-E.), 


Lyon. 


1891. 


De iJrun (liippolyte-M.-A.), 


Beyrouth (Syrie). 


1891. 


Duché (Émih^C), 


Ouanne (Yonne). 


1891. 


Spillmann (Paul), 


Nancv. 


1895. 


Liétard (Aloxandre-G.), 


Plombières (Vosges). 


1893. 


Costa (Franyois-M.), 


Ajaccio. 


1894. 


Layet (Alexandre-E.), 


Bordeaux. 


1894. 


Alison (4oseph-M.-A.). 


Baccarat. 


1894. 


Mairet (Alherl-J.-J.), 


Montpellier. 


1894. 


Vergely (Lucien-P.-M.), 


Bordeaux. 


1895. 


Liégeois (Charles-A.), 


Bainville-aux -Saules 

(Vos^jes). 


1895. 


Teissier (Loiiis-A.-M.-J.). 


Lyon. 


1805. 


Testut (Jean-L.), 


Lyon. 


1895. 


Bertrand (Edinond-L-L.). mcdecir 


1 




on chef de la Marine, 


Toulon. 


1890. 


Fiessinger (Charles-A.), 


Oyonnax (Ain). 


1896. 


Soulier (Henri), 


Lvon. 


1896. 


Glénard (Claude-M.F. i. 


Lvon. 


1896. 


Mossé (Alphonse), 


Toulouse. 



508 PARIS-MEDICAL. 





MM. 




1897. 


Debierre (Marie-C), 


Lille. 


1897. 


Renou (Joseph- A.), 


Saumur. 


1897. 


Lcmaistre (Marlial-P.), 


Limoges. 


1897. 


Vidal (Léon-E.), 


Hvères. 


1898. 


Berlin (Georges-Jean), 


Nantes. 


1898. 


Ledouble (Félix-Anatole), 


Tours. 


1898. 


Marvaud (Angel-J.-L.), 


Toulouse. 


1898. 


Du Gazai (Léon), 


Nice. 


1899. 


Moniez (Romain-Louis), 


Lille. 


1 899. 


Brunon (Raoul-Albert), 


Rouen. 


1899. 


Vincent (Louis-Alex.), 


Rocheforl-sur-Mer 


1899. 


Goyne (Paul-Louis), 


Bordeaux. 


1900. 


Catrin (Louis), 


Valenciennes. 


1900. 


Lalesque (Fernand), 


Arcachon. 


1900. 


Lorlet (Louis), 


Lvon. 


1000. 


Triaire (Paul), 


Tours. 



2** division, — Pathologie chi^^urgicale, médecine opératoire, 

accouchements. 



MM. 



1878. 


Notta (Al|)honse-H.), 


Lisieux. 


KSSi. 


Dcinro (Xavier), 


Lyon. 


1880. 


lleurlaux (Allred-A.), 


Nantes. 


1886. 


Paulot (Vincent), inspecteur de Far- 






mée (en retraite). 


Montpellier. 


1887. 


Thomas (Louis), 


Tours. 


1888. 


De Glosmadeuc (Th. -G. -A.), 


Vannes. 


1888. 


J(Mion (Fran(,'ois), 


Nantes. 


1889. 


Gayet (Charlos-J.-A.), 


Lvon. 


18ÎHI. 


Lanelongue (Jean-B.-P.-M.), 


Bordeaux. 


189^2. 


Duplouy (Charles-J.), 


Rocheforl. 



ANNEXES 



:g9 



'^^^^^^^^t^mm m m *■■■■■■■ »mm -^-^-,_^_^_ ^.^ 



^ * * * ^^^onnru-LTfcjiJi 



1892. 
1892. 
1892. 
1894. 
1895. 
1895. 
1896. 
1896. 
1898. 
1898. 
1899. 
1899. 
1900. 
1900. 



MM. 

Queirel (Auguste), 
Dcraons (Jean-O.-A.), 
Dubar (Louis-E.-É.), 
Herrgoll (Louis-A.), 
Bœckel (Jules), 
Combalat (Barthélémy), 
Gross (Charles-Frédéric), 
Poncel (Anlonin», 
Folel (Henri-Lucien), 
Hache (Louis-Marie M.). 
Auffrel (Charles-Louis-Em.), 
Forgue (Émile-Augusle), 
Laroyenne (Lucien), 
Durel (Henri), 



Marseille. 

Bordeaux. 

Lille. 

Nancv. 

Strasbourg. 

Marseille. 

Nancv. 

Lyon. 

Lille. 

Beyrouth 

Brest. 

Montpellier. 

Lyon. 

Lille. 



S*" Division. — Médecine vétérinaire. 



MM. 

1889. Peuch (François). 

1889. Signol (Jean-J.), 

1893. Galtier (Viclor-P.), 

1893. Baillet (Louis-R.), 

1898. Laulanié (Ferdinand), 

1898. Thierry (Auguste E.-L.), 



Lyon. 

Villiers (I.-el-L.) 

Lyon. 

Bordeaux. 

Toulouse. 

Beaune. 



4*" Division. — Physique et chimie médicales, pharmacie. 

MM. 

1867. Béchamp (Pierre-J.-A.), Montpellier. 

1880. Heckcl (Édouard-M.), Marseille. 

1881. Daremberg (Georges), Cannes. 

1882. Boudier (Émilc-J.-L.), Monlmorcncv. 
1885. Cazeneuve (Paul). Lyon. 

PAMâ-MÉOlCAL. 2i 



PAUlS-MEhlCAL. 



370 

188 i. Pêner(Jean-P.-L.), 

1888. Engel (RotlolphcC), 

1888. Barnsby (Robcrt-D.), 

1888. Charpentier (Pierre-M.-A.), 

1889. Balland (Joseph-A.-F.), pharmacien 

principal de farmée, 
1801. Haller (Albin), 
1891. Crié (Louis-A.), 
1895. Fleiiry (Giistave-C), 
1893 Linossier (Jules-G.), 
1895. Bergonié (Jean-A.), 
1895. Iliigouncnq (Louis-M.-G.), 
1895. IJIcicher (Marie-G.), 
1899. Dupiiy (Pierre-Edouard », 
1899. Lnberl (Armand), 



v»^v^^^^«»^^^^^b^^b^>^^^^^^^^»^^^^^^^rf^^^^^>yw^p^^^^^>^^^^^^^^<WW^>^»V^>^MW^ 



Pauillac (Gironde) 

Montpellier. 

Tours. 

Nancy. 

Amiens 

Nancy. 

Rennes. 

Nantes. 

Lyon. 

Bordeaux. 

Lyon. 

Nancy. 

Toulon. 

Montpellier. 



Corresj)0}i(lants etramfers. 

1' Divisiou. — Anatotnie et physiologit*, pathologie médicale 
lUih^apeutiquc et histoire naturelle médicale ^ anato)nie 
pathologique, hygiène publique el médecine légale. 





MM. 




ISS9. 


Ilonniu'lajre (Willem), 


Bruxelles. 


I8S9. 


Ringer (Sydney), 


Londres. 


IS93. 


Van den CorpiU (BiM'nard-E. 


II. -J.), Bruxelles. 


1891). 


Moncorvo (Charles-A.), 


Rio-de-Janeiro 


IS90. 


Kalindéro (Nicolas), 


Bucarest. 


1891. 


Do Rindlleish (Edouard), 


Wurtzbourg. 


1891. 


Coslomiris (Geoiges;, 


Athènes. 


1892. 


Babos (Victor), 


Bucarest. 


1892. 


D'Espine (Adolphe), 


Genève. 


1895. 


niava (laroslav), 


Prague. 


|Sî)i. 


Revilliod (Lôon), 


Genève. 



ANNKXES. 



371 



MM. 

1895. Perroncito (Edoardo), 

1895. Adamkicwicz (Albert), 

1.896. Sliles (Charles-W.), 

1897. Coni (Emile), 

1897. Janssens (Eugène), 

1897. Benedikt (Maurice), 

1897. De Mierzojewski (Jean), 

1898. Barella (Ilippolyte-P.-B.), 

1898. Petrini (Michel), 

1900. Kaposî (Maurice), 

^ 1900. Erb (Guillaume), 

1900. Ilanscn (Gérard), 

1900. Mendelsohnn (Maurice), 

1900. Sloïcesco (Georges), 



Turin. 

Vienne. 

Washington. 

Buenos-Ayres. 

Bruxelles. 

Vienne. 

St-Pélersl)ourg. 

Chapelle - lez - llerlai 

mont. 
Bucarest. 
Vienne. 
Ileidelherg. 
Bergen. 
St-Pélersbourg. 
Bucarest. 



î2* Division, — Pathologie chirurgicale, médecine opératoire 

accouchements. 
MM. 
1888. Saboïa (vicomte de) (Vincent-F.), 
1895. Mac Cormac (Sir William), 
1895. Morisani (Octive), 
1895. Julliard, 

1895. Von Esmarch (Fredricb), 
1895. Durante (Francisco), 
1897. Demosthen (Athanase), 
1897. Beverdin (Ja^pies-L.), 



Bio-de-Janeiro. 

Londres. 

Naples. 

(Jenève. 

Kiel. 

Bome. 

Bucarest. 

(îenève. 



y Divisi:)n. — Médecine vétérinaire, 

MM. 

1887. Boell(Maurice-F.), 

1890. Lemoigne (Alexis), 

1891. Degive (Vincent-J.-A.), 



Vienne. 

Milan. 

Bruxelles. 



ZVl PAinS-MKDlCAL. 

4^' Division. — Physique et chimie médicales, pharmacie. 





MiM. 




1873 


Howard (J.-Elliol), 


Londres. 


1895. 


De Nencki (Marcel), 


Sl-Pétersbourg 


1895. 


Ludwig (Ernest), 


Vienne. 


1896. 


De Bunge (Gustave), 


Bàle. 


1896. 


Sehmiedeberg (Johann-0.), 

COMMISSIONS. 


Strasbourg. 



Épidémies. 
MM. Laveran, Rendu, Fernct, Landouzy, Hérard, Railliet. 

Eaux minérales. 

MM. Robin, Monod (II.), Ilanriot, Jungfleisch, Gauthier, Proust» 
Laveran. 

Remèdes secrets, 

MM. Rourquelot, Pouchet, Hajeni, Bouehardat, Ilallopeau, 
Fernet. 

Vaccine. 

MM. Guéniot, Colin (Léon), Nocard, Ilervieux, Kelsh, Blache. 

Ilyffiène de l'enfance. 

MM. Roussel, Pinard, Porak, Poran, Ribemont-Dessaignes, 
Rudin. 

Tuberculose. 

MM. Brouardel, Colin (L.), Napias, Nocard, Roux, Vallin. 
Grancher, Monod (IL), Besnier, Proust. 

Comité de publication. 

MM. Bergeron, Yallin, Ilanriot, Gariel, Perier, Bucquoy, Lucas- 
Championnière, Einpis. 



A.NNKXES. 575 



Commission des Associés nationaux et étrangers, 

MM. Vallin, Hayera, Berger, Lucas-Championnière, Nocard, 
Railliet, Guignard, Jiingfleisch. 

Commissions des Correspondants nationaux et étrangers . 

V^ Division. 
MM. François-Franck, Dieulafoy, Vallin, Ilayem, Fournicr, Gas- 
sicourt. 

2*^ Division. 
MM. Panas, Berger, Porak, JiUcas-Championnière, Reclus, 
Richelot. 

S"" Division. 

MM. Leblanc, Trasbol, Nocard, Weber, Mégnin, Railliet» 

4* Division. 
MM. Ilanriot, Javal, Guignard, Marly, Jungfleisch, Gariel. 



ASSOCIATIONS MUTUELLES 

Il existe à Paris un certain nombre d'Associations et de Sociétés 
dos médecins destinées à venir en aide à ceux de leurs membres 
et aux veuves et orphelins que des circonstances malheureuses 
ont laissés dans une situation difficile. Quelques-unes de ces 
Sociétés donnent aide et protection à leurs souscripteurs toutes 
les fois qu'une intervention peut utilement faciliter l'exercice de 
a profession. Parmi ces Associations nous citerons : 

L'Association des médecins du département de la 

Seine, fondée en 1853, reconnue d'utilité publique en 1851 
^siêgc social, à la Faculté de médecine). 

Président : M. Brouardel ; Vice-Présidenfs : MM. Guyon et 
Fernet; Secrétaire général : M. Barth; Trésorier :M. Dubuc; 
Trésorier adjoint : M. Gaston Lacaze ; Archiviste : M. Nélaton. 
— Cette Association donne des secours indéterminés sous une 
forme très discrète. 

Association générale des médecins de France, fondée en 

1848 (siège social, rue de Surène, 5). 

Cette Association forme une Société centrale, pour les méde- 
cins du département de la Seine, et relie entre elles les Sociétés 
qui ont adopté ses statuts. 

Président: M. Lannelongue; Vice-Présidents i MM. Léon 
(lolin, Cornil, Hameau (d'Arcachon), Tourdes (de Nancy); Secré- 
taire (jénéral : M. Lcreboullet; Vice-Secrétaires: MM. Riche- 
lot et Philbert; Trésorier général i^li, Blache. Un Conseil 
général^ composé d'un certain nombre de délégués, pris parmi 
les membres des Sociétés locales, est élu chaque année, par une 
assemblée générale à laquelle peuvent assister tous les membres 
do l'Association. Les questions de mutualité ou de déontologie 



A^■^•EX^:^. "75 



qui doivent être traitées dans cette Assemblée, sont toujours 
soumises, au préalable, à chacune des Sociétés locales. 

Concours médical. Société professionnelle, a rté fondé en 
1879, par le D' A. Cézilly (siège social, rue de Dunkerque, 25). 

Association générale des médecins, officiers de santé 

de France (siège social, rue dllauteville, 57). 

Fondée en 1881. Président: M. Bouveret (de Nolay); Vicv- 
Président : M. Sabathé (de Saint-Branchs) ; Secrétaire : M. Mail- 
lard (de Duclair) ; Administrateur : M. Loya. 

Union des Syndicatsmédicauxde France. Rue Serpente, 28. 

Fondée en 1885, a pour but l'étude des questions profession- 
nelles et la poursuite des améliorations à apporter dans les 
textes des règlements concernant l'exercice de la profession 

médicale. 

Présidents d'honneur : MM. Cornil, Brouardel, Cézillv et 
Porson; Président : M. Comby; Vice-Présidents : MM. Pouliol, 
Cellier, Gairal, Lasalle; Sea^étaire général: M. J. Noir; 
Secrétaire général adjoint : M. A. Girerd; Secrétaires : 
MM. Méline, Millon; Trésoiûer : M. L. Duchesne. 

• • 

L'Association médicale mutuelle du département de la 

Seine a été fondée en 1887. Son but est de donner des pen- 
sions àtous ses sociétaires (siège social, rue Étiennc-Marcel, 37), 
Président : M. Descoust; Vice-Présidents : MM. LetuUc, Si- 
gnez; Secrétaire général : M. Tbounias; Secrétaires annuels : 
MM. Nogué, Laui-and ; Trésoriers : MM. Fissiaux, Mennocque. 

Syndicat des médecins de la Seine (siège rue Serpente, 2(S), 
fondée en 1892. 

Présidents d'honneur: MM. Brouardel et Le Baron: Prési» 



376 PAUIS-MEDICAL 



r^^^^^f^^^^M^^«^»MM^^^^^MMVWWWWW^^M^^MW^WV^V«A^^kM^A^^^^«M^lAAAMA^«MM^k^ 



(lent : M. Jamin; Vice-Président : M. Paul Richard; Secrétaire 
généra/ : M. Séailles; Trésorier : M. Philippeau. 

SERVICE DE LA STATISTIQUE MUNICIPALE 

Le service do la statistique municipale de la ville de Paris est 
chargé de recueillir tous les documents statistiques concernant 
les services ci-ai)rès : météorologie , climatologie , voie 
publique, service des eaux, démographie, circulation, transportas, 
enseignement, Assistance publique, enfants assistés et morale- 
ment abandonnés, protection du premier âge, hygiène des habi- 
tations, police, etc., etc Chef des travaux de la statistique : 

M. Jacques Berlillon. 



COMMISSION DE STATISTIQUE MUNICIPALE 

La counnission de statistique municipale, nommée par 
e Préfet de la Seine, est composée comme suit : 

MM De Selves, préfet de la Seine, président, 

Bruman, secrétaire général de la préfecture de la Seine, 
vice-président. 

Jacques Rerlillon, chef des travaux de la statistique muni- 
cipale. 

Hezançon, chef de division à la Préfecture de police. 

Bioch, niédM'in adjoint de la Préfecture de la Seine. 

Zhautemps, dép'ilé. 

Ùiervni, docteur-médecin. 

Cheysson, inspecleiir général des ponts et chaussées, pro 
fesseur à THcole des sciences politiques. 

ClaniaLieran, sénateur. 

Emile Kerrv, maire ilu IX*' arrondissement. 

Girard, cher du Laboratoire numici|Kd de chimie. 



ANNEXES 377 

MM. Jacques, député. 

Jaubcrt, inspecteur de la vérification des décès. 

Lafabrègue, ancien directeur de THospice des Enfants- 
Assistés. 

Lamouroux, membre du Conseil municipal de Paris. 

Lemoine ingénieur en chef des ponts et chaussées. 

Le Roui , directeur des affaires départementales h la Pré- 
fecture delà Seine. 

Levasseur, membre de Tlnstitut. 

Loua, ancien chef du bureau de la statistique générale de 
France au ministère du Commerce. 

Georges Martin, docteur-médecin. 

Mascart, directeur du bureau central météorologique. 

Pallain, conseiller d'État, directeur au ministère des 
finances. 

Picot, juge de paix du III*^ arrondissement de Paris. 

Georges Renaud, directeur de la Revite géographique 
internationale. 

Socquet (Jules-Adolphe), médecin expert près les tribu- 
naux. 

Chaumont, sous-chef du service de la statistique muni- 
cipale, secrétaire. 

Nous avons déjà indiqué l'organisation de ceux de ces services 
«[ui intéressent la science médicale; il nous reste à indiquer ci- 
nprès ce qui concerne la démographie. 

La population de Paris, d'après le recensement de 1890, 
s'élève h 2511 629 habitants, savoir : hommes, 1 190 507; fem- 
mes 1321032. 

Naissances. — D'après la loi les déclarations de naissance 
sont faites dans les trois jours de l'ciccouchement à l'officier de 
l'état civil du lieu; l'enfant lui sera présenté. 

La naissance de l'enfant sera déclarée par le père, ou à défaut 



.-♦78 I»AniS-MÉI)ICAl. 

du père par les docteurs en médecine ou en chirurgie, Sages- 
femmes, officiers de santé, ou autres personnes qui auront 
assisté à Taccouchement, et lorsque la mère sera accouchée 
hors de son domicile, par la personne chez qui elle sera 
accouchée. 

Le nombre des naissances constatées à Paris, pendant Tannée 
1897 (dernière année publiée), s'est élevé à 64 522, savoir : 
garçons, 55 411 ; filles, 51111. 

Décès. — Aux termes de la loi aucune inhumation ne peut 
cire faite sans une autorisation de Tofficier de Fétat civil et seu- 
lement vingt-quatre heures après le décès, hors les cas prévus 
par les règlemenls de police. La vérification des décès est con- 
fiée, à Paris, à des docteurs en médecine désignés par les 
maires. 

Lorsqu'il y aura des signes ou des indices de mort violente ou 
d'autres circonstances qui donneront lieu de le soupçonner, on 
ne pourra faire l'inhumation qu'après qu'un officier de police, 
assisté d'un docteur en médecine ou en chirurgie, aura dressé 
|)rocès-verbal de l'état du cadavre et des circonstances y relatives, 
ainsi qiio des renseignements qu'il aura pu recueillir sur les 
prénoms, nom. Age, profession, lieu de naissance et domicile de 
la personne décédée. 

Le nombre des décès publiés en 1897 (dernière année 
publiée) a été de 4(i988, savoir : sexe masculin, 24 688; sexe 
féminin, 22500. 

Mariages. — Le nombre des mariages s'est élevé à Paris, 
pendant la même année 1897, à 25 855. 

Divorces. — Le nombre des divorces prononcés pendant 
la Mièiiio aimée s'est élevé à 1500. 

Personnel médicaL — Les médecins chargés du service des 



ANNEXES. 379 

naissances et décès sont au nombre de 90; ils sont nommés 
par le préfet après présentation par les maires. 

Pompes funèbres. — Le service des inhumations est confié 
à une administration dite des pompes funèbres par suite d'un 
traité avec la Ville de Paris. — Les inhumations eflectuées en 
concessions se sont élevées pendant l'année 1897 à 47 28i, 
savoir : 

Concessions perpétuelles 7,116 

Concessions conditionnelles 284 

Concessions trentenaires . ...... 157 

Concessions temporaires 12654 

Concessions gratuites 27 090 

Total. 47 281 



VILLE DE PARIS 

(Extraits du Budget de 1899). 

CHAPITRE XX 

Assistance publique : Aliénés, Enfants assistés, Établisse- 
ments de bienfaisance. 

PREMIÈRE SECTION. — SuBVK.vnoNs \ i/admlmst»atio.\ 

DE LASSlSTAiNCE PUBLIQUE. 

Subvention pour les dépenses annuelles des hospices et 
hôpitaux et des secours à domicile '21 .654. 795 » 

Subvention spéciale pour pensions an- 
nuelles de 120 francs à des indif^ents âj^és de 
plus de 70 ans ou dans Timpossibilité de 
pourvoir à leur existence (application de la 
loi du 29 mars 1897) 595. iiO p 



580 PARIS-MÉDICAL. 

Subvention spéciale destinée à l'allocation 

des secours aux mères nécessiteuses, pour 

prévenir ou faire cesser les abandons. . • . 618.140 » 

Subvention spéciale pour secours représen- 
tatifs d'hospice 500.000 ^ 

Écoles municipales d'infirmiers et d'infir- 
mières laïques de Bicélre, de la Salpétrière et 
de la Pitié 19.400 » 

Subvention à TAssistance publique pour 
les cours pratiques destinés aux infirmiers et 
infirmières 4.700 » 

Subvention à l'Assistance publique pour 
l'entretien des services d'électrothérapie à la 
Salpétrière et dans les hôpitaux 10.200 » 

Subvention à TAssistance publique pour 
dépenses du dispensaire créé dans le 20^ ar- 
rondissement. (Loyer, annuité d'amortisse- 
ment des travaux d'appropriation.) 2.035 50 

Traitement de la directrice de l'école des 
enfants assistés, à la Salpétrière 3.600 • 

Subvention spéciale en faveur des études 
médicales : 

Bibliothèques médicales dans les hospices 
et hôpitaux; achat et entretien de livres. . . 27.700 » 

Laboratoires des hôpitaux et hospices. . . 52.700 » 

Laboratoire de photographie et de radio- 
graphie de la Salpétrière 6.000 » 

Bourses de voyage pour étude à l'étranger 
de la médecine, de la chirurgie et de la 
pharmacie 9.000 » 

Amphithéâtres, frais d'études physiolo- 
giques 2.400 » 

Musées des divers établissements 18 400 • 



ANNEXES. 381 

Produits chimiques et instruments pour 
laboratoires 18.600 » 

Subvention spéciale pour le service des 
vaccinations à domicile 20.000 » 

Subvention pour secours de grossesse aux 
femmes indigentes 100.000 » 



DEUXIÈME SECTION. — Auéisés, Enfants assistés, 
Ëtabussements charitables divers. 

A. — Aliénés^ Enfants assistés. Établissements divers. 

Contingent de la Ville de Paris dans les 
dépenses du service extérieur des enfants 
assistés, maltraités ou moralement aban- 
donnés 1.638.000 » 

Dépenses des aliénés indigents à la charge 
de la Ville de Paris 3.300 000 » 

Secours d'urgence aux victimes de 
malheurs publics 10.000 » 

Secours de loyers 306.000 » 

Encouragements et secours à divers établis- 
sements charitables 67.800 » 

Encouragements et secours pour ramélio- 
ration de crèches, et la création de nouvelles 
crèches 170.000 p 

Location d'un immeuble, rue du Télé- 
graphe, 33, pour rinstallation de la crèche 
laïque du quartier Saint-Fargeau 2.500 » 

Subvention de la Ville de Paris à l'asile 
d'aliénés de Sainte-Anne, pour le fonction- 
nement des bains médicamenteux de cet 
établissement 2^.000 » 



5«'2 PAUIS-MÉDICAI.. 



r,^Si/%#V^^\#VWN/«^Stf%^^^\^rf^'^^PW^>W^^^'^^^M^^M^AA^^A^'^^>^^*^^^^^^>^>^>^>^'^'^^A^>MAMA^MA# 



Subvention pour le service dentaire de 
consultation externe à Tasile Sainte-Anne. . 1.000 » 

Subvention aux bureaux de placement 
gratuit 35.000 » 

Subvention à la clinique ophtalmologique 
des Quinze-Vingts pour le Fonctionnement du 
pavillon spécial affecté au traitement de 
Fophtalmie purulente 16.670 » 

Subvention à la « Polyclinique de Paris » 
(siège social, fue Antoine-Dubois, 4) et à la 
« Polyclinique de l'Hôpital international » 
(siège social, rue de la Santé, H) 14.000 > 

Subvention à la « Clinique dentaire » 

(siège social, ci-devant, rue Richer, 25, et 

actuellement boulevard Saint-Denis,!). . . 1.000 * 

Laboratoire spécial de la Ville de Paris 
pour l'élude des teignes et des maladies de la 

peau dans Tenfance et dans Tadolescence . . 8.900 » 

Maison maternelle, rue Troyon, 26, à 
Sèvres. Loyer, contributions et charges 
diverses 1 1 . 000 » 

Asile George-Sand (refuge de nuit pour 
femmes) 26.300 » 

Asile Pauline-Roland (refuge-ouvroir de 
femmes) 113.800 » 

Asile Michelet (refuge dortoir pour femmes 
enceintes) 129.600 »• 

Asile de convalescence Ledru-RoUin pour 
les femmes relevant de couches. ....... 74.105 » 

Asile Léo-Dclibes, pour enfants momenta- 
nément abandonnés 35,600 »• 

Orphelinat municipal Sainte-Jeanne. . . . 58.800 » 



ANNEXES. r»x: 



) 



Refuges de nuit municipaux 173.000 » 

Colonie agricole d'indigents de la Chalmelle . 47 . 800 » 

Établissements et transports sanitaires. 

Service municipal de désinfection 519.746 65 

Désinfection des écoles 11.000 » 

Ambulances municipales et urbaines. . . 377.500 » 

Piscines municipales 65.700 » 

Services généraux. 

Poste central d'avertissement et de con- 
trôle de rinspection générale de Tassainis- 

semcnt et de la salubrité de l'habitation. . . 7.000 » 

Traitement et indemnité du régisseur- 
comptable des refuges municipaux, étuvos 
sanitaires et stations de voitures d'ambulance. 2 . 600 » 

Gratifications aux gardes du l^ois de Bou- 
ogne pour secours aux blessés.' 2.500 » 

Subvention à l'Institut Pasteur, pour la 
préparation et la distribution du sérum anti- 
diphtérique pour la Ville de Paris 15.000 » 



JOURNAUX DE MÉDECINE ET ANNUAIRES 

Les périodiques consacrés à la médecine, journaux, annuaires 
<'t comptes rendus, publiés à Paris, dépassent le nombre de 500. 
Nous ne les connaissons pas tous et ne pouvons indiquer ici que 
ceux qui parviennent à la bibliothèque de l'Acadéniie de méde- 
cine : 

Abeille médicale, rue Jacob, 5i. 
Actualité médicale, rue de Chàteaudun, 2. 
Agenda médical, librairie Asselin et lionceau. 



58i PAUlS-ilEDICAL 

Annales de chirurgie et d'oiihopédic, avenue de TOpéra, T). 

Annales de dermatologie et de syphiligraphie, boulevard Saint- 
Germain, 120. 

Annales d'électrobiologie, d'électrothérapie et d'électrodia 
gnostic, boulevard Saint-Germain, 108. 

Annales de gynécologie et d'obstétrique, rue Casimir-Dela- 
vigne, 2. 

Annales d'hydrologie et de climatologie médicales, 3, rue 
Racine. 

Annales d'hygiène et de médecine coloniales, place de 
rOdéon, 8. 

Annales d'hygiène publique et de médecine légale, rue Haute- 
feuille, 19. 

Annales de Tlnstitut Pasteur, boulevard Saint-Germain, 120. 

Annales des makdies de Toreille et du larvnx, boulevard Saint- 
Germain, 120. 

Annales des maladies des organes génito-urînaires, place 
Saint-Georges, 22. 

Annales médico-psychologiques, boulevard Saint-Gcrmnin, 
120. 

Annales d'oculistique, rue de rÉcole-de-Mèdecine, 23 et 2.'». 

Anthropologie, boulevard Saint-Germain, 120. 

Annuaire civil et militaire, 28, rue Serpente. 

Annuaire médical (Roubaud), rue Tiquetonne, 62. 

Animaire du corps de santé militaire de l'armée de terre et 
de mer, boulevard Saint-Germain, 120. 

Annales de médecine et de chirurgie infantiles, 71, avenue 
d'Antin. 

Archives de l'anthropologie criminelle, boulevard Saint- 
Germain, 120. 

Archives d'anatomie microscopique, boulevard Saint-Ger- 
main, 120. 

Archives de biologie, boulevard Saint-Germain, 120. 



JOURNAUX DE MEDECINE ET ANNUAIRES. 5HÔ 

Archives de médecine expérimentale et d'anatomie patholo- 
gique, boulevard Saint-Germain, 120. 

Archives générales de médecine, place de TÉcole-de-Méde- 
cine. 

Archives internationales de laryngologie, d'otologie et de 
rhinologie, rue de TÉcole-de-Médecine, 23 et 25. 

Archives générales d'hydrologie, de cHmatoIogie et d'hydro- 
thérapie, rue Boileau, 12, Paris. 

Archives de médecine navale et coloniale, librairie Doin. 

Archives de médecine et de pharmacie militaires, rue de Vau- 
girard, 75. 

Archives de médecine des enfants, boulevard Saint-Ger- 
main, 120. 

Archives de neurologie, rue des Carmes, 12. 

Archives de parasitologie, rue Racine, 3. 

Archives provinciales de chirurgie, boulevard Saint-Ger- 
\ main, 93. 

Archives d'ophtalmologie, rue Casimir-Dela vigne, 2. 

Archives provinciales de médecine, boulevard Saint-Ger- 
main , 93. 

Archives des sciences médicales, boulevard Saint-Ger- 
main, 120. 

Bulletin de l'Académie de médecine, boulevard Saint-Ger- 
main, 120. 

Bulletin de laryngologie, otologie et rhinologie, rue Racine, 3. 

Bulletin médical, rue Jacob, 9. 

Bulletin du service de santé militaire, rue de Vaugirard, 75. 

Bulletin de la Société de chirurgie de Paris, boulevard Saint- 
Germain, 120. 

Bulletin de la Société française de dermatologie, boulevard 
Saint-Germain, 120. 

Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, boulevard Saint- 
Germain, 120. 

PARIS-MEDICAL 25 



380 PAftlS-MEDICAL. 

Bulletin de la Soeiélé d'obstétrique de Paris, rue Racine, 3. 
Bulletin de la Société de pédiatrie de Paris, rue Casimir- 
Delayigne, 2. 

Bulletin général de thérapeutique, place de l'Odéon. 
Bulletin hebdomadaire de statistique municipale de la Ville 
de Paris, avenue Victoria, 5. 

Bulletin mensuel de TŒuvre des enfants tuberculeux, rue 
de Miromesnil, 73. 

Bulletins et mémoires de la Société de thérapeutique, place de 
rOdéon. 
Bulletins de la Société anatomique, librairie Steinheil. 
Bulletins de la Société d'anthropologie, rue de l'École-de- 
Médecine, 15. 

Comptes rendus de la Société d^obstétrique, de gynécologie 
et de pédiatrie de Paris, rue Casimir-Delavigne, 2. 
Concoui*s médical, rue Antoine-Dubois, 4. 
Courrier médical, rue de la Sorbonne, 2. 
France médicale, rue des Pyramides, 9 . 
Gazette des Eaux, rue Bausset, 1 . 
Gazette de gynécologie, place de TOdéon. 
Gazette des Hôpitaux, rue Saint-André-des-Arls, 49. 
Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, boule- 
vard Saint-Germain, 120. 

Gazette médicale de Paris, boulevard Saint-Germain, 93. 
Gynécologie, place de TOdéon. 
Indépendance médicale, librairie Maloine. 
Journal de médecine de Paris, boulevard Haussmann, 47. 
Journal de médecine et de chirurgie pratiques, rue de 
Nesles, 8. 

Journal Je Tanatomie et de la phyc?iologie, boulevard Saint- 
Germain, 108. 

Journal des maladies cutanées et sy])hilitiques, rue de Lis- 
bonne, 1 1. 



JOlhNAUX DE MÉDECINE ET ANNUAIR::S. â<7 

Journal de physiologie et de pathologie géncra'e boulevard 
Saint-Germain, 120. 

Journal des sages-femmes, rue de la Chaise, 8. 

Médecine moderne, boulevard Sainl-Germain, 106. 

Médecine scientifi(|ue, rue de Buci, 12. 

Mémoires de TÂcadémie de médecine, librairie M:iss>n. 

Nouveaux remèdes, place de TOdéon. 

Nouvelle iconographie de la Salpctrière, boulevard Sainl-Grcr- 
roain, 120. 

Obstétrique, place de TOdéon. 

Œuvre médico-chirurgicale, boulevard Saint-Germain . 
120. 

Presse médicale, rue Racine, 3. 

Progrès médical, rue des Carmes, 14. 

Propagateur médical et scientifique, rue Antoine-Dubois, i. 

Recueil d'o|>htalmologie, boulevard Saint-Germai;», 108. 

Répertoire de pharmacie, rue de Turenne, 45. 

Revue chimique d'andrologie et de gynécologie, rue de TAn- 
cienne-Comédie, 11. 

Revue générale de clinique et de thérapeutique, av.M):ie de 
Saxe, 58. 

Revue de gynécologie et de chirurgie abdominale, b ):iliîvjril 
Saint-Germain, 120. 

Revue générale d'ophtalmologie, boulevard Saint-Ge.'m:iin. 

Revue générale de pathologie interne, rue Singer, ii. 

Revue hebdomadaire de laryngologie, d'otologie et de rhino- 
logie, place de TOdéon, 8. 

Revue d'hygiène et de police sanitaire, boulevard Saint-Ger- 
main, l'iO. 

Revue internationale d'électrothérapie, place de IKoole-de- 
Médecîne. 

Revue internationale de médecine et de chirurgie pratiques., 
boulevard Montmorency, 99. 



5S8 PARIS-MEhICAL. 

Revue inlernalioiiale de thérapeutique et pharmacologie, place 
de l'École-de-Mêdocine. 

Revue des maladies cancéreuses, rue Antoine-Dubois, 4. 

Revue médicale, rue Cujas, î2l. 

Revue de médecine léj^ale et de jurisprudence médicale, place 
de rÉcole-de-Médecine. 

Revue de médecine, boulevard Saint-Germain, 108. 

Revue de chirurgie, boulevard Saint-Germain, 108. 

Revue mensuelle des maladies de l'enfance, rue Casimir-De- 
lavigne, 2. 

Revue neurolo^i(|ue, boulevard Si-Germain, 120. 

Revue odonlol{)«j:i(jue, place de TOdéon. 

Revue d'orthopédie, boulevard St-Germain, 120. 

Revue pratitpie d'obstétrique et de pédiatrie, librairie Sleinheil, 
rue Casimir-Delavii^ne, 2. 

Revue de psychiatrie, place de rÉcole-de-Médecinc, 2. 

Revue de stomatologie, rue Casimir-Delavigne, 2. 

Revue de thérapeutique médico-chirurgicale, boulevard 
St-Germain, 108. 

Revue de la tubt^rculose, boulevard St-Germain, 120. 

Semaine médicale, rue de rAbbé-dc-rÉpée, 18. 

Travaux de neurologie chirurgicale, place de rÉcole-dc- 
Méderine. 

Tribune médicale, 71, rue de Rennes. 

Tuberculose inl\mlile, boulevard St-Germain, 104. 

Enluî, il y a lieu d'ajouter à cette liste, la Bibliographia 
medica (index medicus), recueil mensuel. Directeurs : MM. C. 
Polain, membre do l'Institut et Charles Richcl, membre de 
l'Académie de médecine; rédacteur en chef: M. Marcel Baudouin, 
(lireeteur de Tlnslitut bibliographique de Paris (boulevard 
St-Germain, 9.1). 

Ce recueil est le classement méthodi(iue de la bibliographie 



INSTITVT BIBLIOGHAPHIQIl':. r>SO 

internationale des sciences médicales, et succède à flndex 
medicus américain qui n'a pu continuer. Chaque numéro con- 
tient plusieurs milliers d'articles cités, c'est un vade-medicum, 
ndispensable dans toutes les bibliothèques, indispensable à tous 
ceux qui professent, écrivent, ou font des recherches. 



1 



Institut bibliographique. — Pour terminer, nous devons 
mentionner l'Institut bibliographique créé par le D"" Marcel Bau- 
douin, grâce à une persévérance bien rare. Il a pu dépouiller un 
nombre incroyable d'imprimés, livres et journaux et dresser 
deux millions de fiches bibliographiques et analytiques, que 
l'on peut consulter ou dont on peut demander copie. L'œuvre de 
M. Baudouin, résultat de l'initiative privée, mérite les plus grands 
encouragements, l'aide et le concours de tous les travailleurs. 



BIBLIOGRAPHIE 

Celui des membres du Congrès à qui le Comité a bien voulu confier 
le soin de recueillir et de coordonner les matériaux de ce volume, 
rcgrelte que le manque de temps ne lui ait pas permis d'utiliser, 
d'une manière |lus complète, tous les documents reçus. 11 croit devoir 
en indiquer ici un certain nombre qui permettront aux lecteurs de 
compléter Télude des divers sujets traités dans ce volume. 

H ne doit pas omettre d'adresser ses remerciements à tous les chefs 
(!c service des diverses administrations et à tous les auteurs qui lui 
ont facilité sa lâche, parfois, assez dificile. 

Rapports sur le sen-ice des Enfants assistés du département de la 
Solne. In- 4". 

Rapports sur les enfants maltraités et moralement abandonnés. In-^"^. 

Renscignemenis statistiques sur la population indigente de Paris. 
ln-4°. 

Budgets de l'administration générale de TAssistance publique à 
Paris, ln-4". 

Répartition des fonds aux Bureaux de bienfaisance. In-4** 

Rapports sur la protection des eniants du premier âge et en parti- 
nilier des nourrissons dans le département de la Seine. In-4**. 

Rapports sur le service des secours à domicile, à Paris, ln-4®. 

Rapports sur le traitement des malades à domicile, à Paris. In 4»*. 

Budgets de li Aille de Paris. In-4*^. 

Rapports généraux sur les travaux du Conseil d'hygiène publique et 
do salubrité du département de la Seine. In-4^. 

Adniinistraticn générale de l'Assistance publique à Paris. — Plans 
de niasi-e des hôpitaux, hospices, maisons de retraite, établissements 
de service général, écoles professionnelles ; Album, Monlévrain, 1899. 

Paris charitable et prévoyant ; tableau des œuvTes et institutions du 
l'.épartement de la Seine. In-8^, Paris, 1897. 

Conseil de l'Université de Paris, Conseil académique. — 1. Rapport 
jiré^enté au ministre de l'Instruction publique, sur la situation de 
renseigmmenl snpérieuren 1898-1899, par le Conseil de l'Université do 
r:iris. — II. Rapjorts présentés au Conseil académique, sur les Ira- 



BICMOGRAPHIK. "iOl 

vaux et les actes des établissements d'enrcignement supérieur pendant 
Tannée scolaire 1898-1899, par MM. les Doyens des facultés de théologie 
protestante, de droit, de médecine, des sciences, des lettres, et MM. les 
Directeurs de TÉcolc supérieure de pharmacie de Paris et de TÉcole 
préparatoire de médecine et de pharmacie de Reims. Paris, 1900. In-S**. 

Université de Paris. — Le livret de Téludiant de Paris, publié 
sous les auspices du Conseil de l'Université de Paris. Paris, 1899-1900. 
In-8o. 

Indication aux aspirants aux grades de docteur en médecine, d'officier 
de santé, de chirurgien-dentiste et de sage-femme. Année scolaire, 
1899-1900. Paris, 1900. In-16. 

La Faculté de médecine de Paris : ses chaires, ses annexes et son 
personnel enseignant de 1794 à 1900, par M. A. Prévost, rédacteur 
au secrétariat de la Faculté de médecine de Paris, olTicier d'académie. 
Paris, 1900. In-8o. 

Administration générale de l'Assistance publique, à Paris. — Décret 
portant règlement d'administration publique pour l'organisation de 
l'assistance à domicile à Paris. Paris, 1895. In-8<'. 

Instructions pour l'admission dans les trois Écoles annexes de méde- 
cine navale en 1900; renseignements sur le fonctionnement de l'Ecole 
du service de santé de la marine à Bordeaux; programme du con- 
cours d'admission à l'Ecole du service de santé de la marine à Bordeaux 
en 1900. Paris, 1900. In-8«. 

Histoire du Collège de France, depuis ses origines jusqu'à la fin du 
premier empire, par M. Abcl Lefranc, secrétaire. Paris, 1893. In-8°. 

Annuaire du corps de santé miHtaire. Paris, 1900, oblong. 

Préfecture de police. — Salubrité des hôtels meublés et des loge- 
ments loués en garnis; service de l'Inspection sanitaire à Paris et dans 
les communes du ressort delà Préfecture de police. Paris, 1895. ln-8°. 

Annuaire statistique de la Ville de Paris, 1897. Paris, 1899. In-8«». 

Les secours publics en cas d'accidents, par M. Albin Rousselet. 
Paris, 1892. ln-8^ 

Annuaire de la Société des secouristes français, infirmiers volontiiires. 
Paris, 1899. In-8«. 



TABLE DES MATIÈRES 



Académie de chirurgie 145 

Académie de médecine 1 45 

— Ordonnance du 20 décembre 1820 relative à la créalion de 

l'Académie de médecine 140 

— Liste des membres titulaires 147 

— Membres associés et correspondants nationaux et étrangers, 

Commissions diverses 575 

— Bureau et Conseil d'administration 140 

— Services divers 150. 151 

— Fonctionnaires, bibliothèque et archives 151 

— Prix de l'Académie 151 

— Liste des associés, correspondants nationaux et étrangers et 

commissions 505 

Académie des sciences 157 

— Prix de l'Académie des sciences 158 

Accouchement. Enseignement 62 

— Clinique Tarnier 62 

— Clinique Baudelocque iVl 

— École des élèves sages-femmes externes 65 

— Leçons dans les hôpitaux 65 

— Maternité 65 

Accoucheurs des hôpitaux. Mode do nomination et fonctions 221 

Agrégés des Facultés 24 

Aides d'anatomie 2li 

Alger. Institut Pasteur d'Alger IÎI9 

Aliénés. Loi du 50 juin 1858 278 

Allaitement artificiel 506 

— mixte 50(» 

— naturel 505 

Ambulances municipales et urbaines 516 

Anatomie. Enseignement de l'anatomie 42 

— Amphithéâtre d'anatomie 45 

Anatomie pathologique. Enseignement de Tanatomie pathologique. . . 48 

Andral (Hôpital) 255 

Annexe de Dun (Cher) 281) 

Appareils. Enseignem<»nl 40 

Airété ministériel concernant l'isolement des maladies épidémiquos. . 555 

Â%\W Léo-Delibes 266 



>î)4 TABIE DES MATIÈRES. 

Asile Michelel 'im 

Asile Nicolas-Flamel 26*» 

Asile Ledru Rollin 266 

Asile de la Providence 295 

Asile Gcorge-Saod 270 

Asile F*auUne-Roland 265 

Asile de Vacassy 292 

A^iile de Vaucluse, à Épernav-sur-Orge (Seine-cl-Oise) 28X 

Asile du Vësinel .* 292 

Asile de Villejnif (Seine) 28X 

Asile de Ville-Evrard (Seine-et-Oise) 288 

Asile de Vincennes 292 

Asiles d'Aliénés 278 

Assistance publique 199 

— Loi du 15 juillet 1805 sur Fassislance publique médicale gnituile. 200 

— C(»ns"il supérieur de l'Assistance publique 207 

As'^islance publique à Paris. 210 

— Rôle du ConstMl municipal 210 

Loi du ^0 juillet IS49 sur radminislratîon générale de TAs^sis- 

tance publique à Paris 211 

— Règlement d'administration publique pour lorganisation de 

l'assistance à domicile à Paris 215 

— Administration générale de TAssistance publique à Paris . . . 220 

— Conseil de surveillance 220 

— Hôpitaux. Pei-sonnd 221 

— Hôpitaux généraux 224 

— Hôpitaux spéciaux 255 

— Hôpitaux d'accoucbement 257 

— Hôpiiaux d'enfants 240 

— Hospices 2-45 

— OrphelinaU 257 

— Prix de TAssistance publique 262 

— Médecins des bureaux de bienfaisance 265 

(V. EtablissemenU subventionnés parle Conseil municipal). 

Assistants de cor.sultation dans les bôpitaux 225 

Association française pour l'avancement des sciences 184 

Association générale des étudiants de Paris 186 

Associations mutuelles des médecins 374 

Auditeurs bénévoles 28 

Bastion (Hôpital du bastion 29) 240 

Beaujon (Hôpital) 250 

Belleville (Hospice de) 259 

B rck-sur-Mer (Pas-de-Calais) (Hôpital de) 243 

Bibliogi^pbie 590 

Bibliothèques : de la Faculté de médecine 72 

— De riostitut 145 

— De l'Académie de médecine 15 



TABLE DES MATIERES. r.»j 

Bibliolbcque de ThApilal St-Louis, de laSaJpélnère(YoT. chaque liopîtal). 

Birétre, à Gentilh (Seine) (Hospice de) .' ^247 

Bichat (HôpiUl) / !i5.> 

Bonar (Fondation) 257 

Boucicaut (HôpiUl) 235 

Boolard (Fondation) 253 

Bourses de doctorat 76 

— Noniciples 77 

Brë vannes (Seine-et-Oise) (Hospice) ... « 251 

Brezin (Hospice) 254 

Broca (hôpital) 257 

Broussais (Hôpital) 234 

Chardon-Lagacbe (Maison de retraite) 254 

(iiarité (Hôpital de b) 226 

<MUUon (Hôpital de) 247 

Chef des travaux unatomiques 24 

Chefs de clinique 26 

Qiefs de laboratoire de la faculté 27 

— des hôpitaui 223 

Chemin De Latour (Hôpital) 200 

Chemin De Latour (Fondation) 2G0 

Chimie organique et chimie minérale (Enseignement de la) 40 

Chirurgie (Histoire de la) 52 

Chirurgien dentiste 38 14 

Chirurgiens des hôpitaux, mode de nomination et fonctions 221 

Clinique d*accouchement Baudelocque 63 239 

Clinique d*accouchenient Tarnier 02 239 

Clinique chirurgicale (Chaires de) 59 60 

— (Cours annexes de) 60 

Clinique médicale (Chaires de) 55,54 55 

— (Cours annexes de) 53 

Clinique des maladies cutanées et syphilitiques 57 

— (Cours annexes de) 58 

CHnique des maladies des enfants (Chaire de) 55 

— Cours annexe 50 

Clinique ophtalmologique (Chaire de) 01 

— (Conférences de) 61 

Clinique des maladies du système nerveux 58 

Clinique des maladies des voies urinaires (chaire de) 01 

— (>)nférence8 62 63 

('4)chin (Hôpital) 228 

Collections du service technique de Tassainissement 352 

Collège de France 170 

— (Les chai* es de médecine au) 171 

(x)lonie agricole d'indigents, de la Chalmelle (Marne) 268 

Comité central de vaccine UO 

Comité technique de santé militaire 110 



-,.«, TABLE DES MATIERES. 

(^3inité consultatif d'hygiène publique de France 5*23 

Commission royale pour les épiilémies et épizooties 14.% 

Coin mission Royale pour Texainen des remèdes noureanx et distribu- 
tion dos eaux minérales 1i^ 

Commission de Thxgiène de l'enfance 5i»5 

Conférences et cours libres dans les hôpitaux, elc OS 

Conseil académique 1*2 

Conseil d'hygièno et de salubrité de Paris 5t:9 

Conseil supérieur de l'assistance publique 207 

Conseil supérieur de l'Instruction publique \) 

Consi'il supérieur de sanlé de la Marine \TS 

Conseil su|)érieur de santé des Colonies l,"r» 

Conseils élémentaires aux mères et aux nourrices 505 

Cours d'enseignement populaire supérieur de la Yille de Paris. ... 181 

Crèches (Décret concernant les) 512 

Uarnel (Fondation) 2(»I 

Da venue (Fondation) à Garches (Seine-et-Oise) 2'>i> 

Debixmsse (Hospice) 256 

Décret du 51 juillet 1808, relatif h la création d'une école des Hautes 

Etudes 170 

Décret du 2i juin 1880, relatif h la réorganisation da service de santé 

de la Marine 118 

Décret du ^25 décembre 1888 portant création de l'École du service de 

santé militaire à Lyon 02 

Décret du 2 mai 1897, concernant les crèches 512 

Décret du 29 octobre 1898 portant réorganisation de l'École d'appli- 
cation du service de santé militaire S.% 

Dentistes des hôpitaux, formalités, fondions 222 

Dheur à Ivry (Fondation) 256 

Diplôme d'état 50 

Diplômes universitaires 51 

— d'études psycho- physiologiques à Lyon 187 

— d'études supérieures de sciences biologiques et diplôme de doc- 

teur es sciences biologiques à Nancy 18S 

Dispensaire de salubrité 552 

— Furlado-IIeine 270 

Dispensaires pour enfants malades 27t> 

Docteur en médecine H 

— Etudes pour le doctorat 28, 55 

Doctorat 55 

Docteurs étrangers 50 

Doven des Facultés 25 

Eaux (Service des) à Paris 557 

Egouts (Service des) à Paris 557 

Eaux minérales 150 

École d'anthropologie 181 

fceole prati(|ue de la Faculté de médecine de Taris 52 



Tint Î-E^ llTIÈÎ.IS 



> 



tcoie pnûfat de* Eaïuy^ Eiaà**^ \ 

— Décret éa 31 jioDet l^^!^ rtù«uf k t» crt>i> c ie IX^s-v? fci::^.*^', ITt» 

École de suilê de h ■ariBe à hcde-im. l':^9. 137 

École des éltrT« ar- e^ft— >cs eiiefi»es ti5 

École d'appbcatioa de ■kr-iecâe H de j-harm^îie m:l:tiinr$ V;tl-^ie- 

Grâce) Sô 

— Fersonnel Hfî 

École da ie t iiu: de sataté militaire à Lu<o ï*i 

Enfants assistés. Hos}«ce des Eoiants-issi^rs ^iCi 

— Annexe de Triais «Seine til 

— Annexe de ChitilloB i4T 

Enfants do premier âge :^,^' 

— Loi relative à la protection de> enfanb du {tremier à^ze .... :îlU 

Enfants-Malades iH«'i(iîUl des* :flO 

Enfants tnberculeox lŒuTre dt-> iTT 

Enseignement de la médecine 7« .V«) 

Enseignement supérieur dans les dèfiartements tS7 

Epidémies 145, IM> 

— Déclaration des maladies épidémique> «V>l 

Établissements charitables :îTi 

ÉUblisï<«roents insalubres ^ô ( 

Établissements subventionnés pr le CousimI munie ipl :2r^^ 

Établissements d'hospitalisation, orphelinats, asiles, refugos de nuit. oto. lM>o 

Œuvres charitable* :i08 

Établissements scientiBques, laboratoires, etc. {Voir cha<ftie rtahlissc- 

ment.) ^JTt) 

Étudiants étrangers fitl 

Étudiants réguhers ^7 

Examens ^20 

Exercice de la médecine H 

Externes des hôpitaux. Conditions de nomination et fonctions .... ±1*1 

Faculté de médecine de Bordeaux (Institut anatomique de la) .... 181) 

Faculté de médecine de Lyon (Enseignement de la médecine légale h la) 1110 

Faculté de médecine de Paris ±1 

— (Conseil de la) "2*1 

— (Assemblée de la) ïi5 

— Personnel d'enseignement 'Jô 

— Doyen ti.* 

— Assesseurs -•'> 

— Professeni^s titulaires -i 

— Agrégés '-^i 

— Chef des travaux anatoiniques -•> 

— Prosecteurs ••*» 

— Aides d*anatomie *2(i 

- Chefs de clinique -ti 

— Chefs de laboratoire -7 

— Préparateurs '27 



7m TABLE DES MATIERES. 

FaculUî de médecine de Paris. IminatricuUitioa, étudiants réguliers . il 

— Auditenra bénëtoles i^ 

— (Liste des proTessears et agrégés de la) 40, 41 

— (Chaires magistrales et cours annexes delà) 42 

— Conférences el cours libres 68 

— Musées, collections, bibliothèque 69 

— (Prix de la) • 75 

— (Bourses de la) 76 

Forges-les-Bains (Seine-ei-Oi>e) (Hôpital de) 241 

Fortin (Orphelinat) 257 

Fondation Jules Gouin 274 

Fondation Isaac Peroirc 274 

Galiguani (Fondation) 255 

(lynccologie (Enseignement de la) 68 

Hartmann (Fondation) 25K 

llérold (Hôpital) 2^ 

Histoire de la médecine et de la chirurgie oi 

Histoire naturelle médicale (Enseignement de F) 46 

Histologie (Enseignement de F) 49 

Hùpilal des Diaconesses 275 

Hôpital homéopathique Saint-Jacques 275 

Hôpital International 276 

Hôpital Nolre-Dame-de-Bon-Secours 274 

Hôpital de Notrc-Dame-du-PerptHuel-Secoui'S 276 

Hôpital Péan 275 

Hôpital pmtestant 274 

Hôpital S;iinl-Fran(,*ois 274 

llô|Mlal Saint-Jox'(«h 275 

Hô|iilal (Petit) Saint-Michel 274 

Hô, liant iiiorins (Œuvre des) 277 

Hôpitaux mili aires du Val-de-Gràce, Saint-Martin, et Invalides. ... 117 

Hospice (iretVulhe 274 

Hospice des Quinzc-Vinjrts 290 

Hôtel-Dieu 224 

Hygi«'ne (Enseignement de F) 51 

lh;;ièue de Teofance 150 

Hygiène et salubrité 521 

Hôpitaux généraux et spéciaux de l'Assistance publique (Voir chaque 

nom «riiôpilah 22 i 

Immatriculation 27 

liilirnieiie Marie-Tliérèse 27."» 

hicurahles ;i Ivry (Seine) (Hospice des) 2.M 

Institut anatomi(|ue île la Faculté de médecine de Bordeaux !Sî> 

lustilut hibliograpliique 580 

lustilul médico-pédagogique à Ivry 277 

Institut Pasji'ur de Paris 182, 272 

— de Lvon I8l> 



TABLE r)ES MATIÈIIKS. 590 



t^AAM/«#^»WMWWMWN#«M» 



Institut Pasteur de Lille ^95 

— d'Alger 195 

lustitui psycho-physiologique de Paris 276 

Institution des jeunes aveugles 291 

Institution [Sainte-Périne 252 

Institution des sourds-muets 291 

Intendance des eauK et fontaines médicinales J45 

Introduction V 

Internes des hôpitaux. Conditions de nomination et fonctions 222 

Issy-les-Moulineaux (Seine) 253 

Journaux de médecine 58i 

Laboratoire municipal de bactériologie 27! 

Laboratoire municipal de chimie 270 

Laboratoire spécial pour Tétude des teignes 272 

Laboratoire de la Faculté de médecine 40 

— de rÉcole des Hautes Études 179 

Laënnec (Hôpital) 232 

Lambrcchts (Asile), à Courbevoie (Seine) 2G4 

Lariboisière (HôpitaU 230 

La Rochefoucauld (Hospice) 252 

La Roche-Guyon (Seine-et-Oise) (Hôpital de) 243 

Laryngolo;4ie (Enseignement de la) 66 

Ledru-Rollin (Asile) 266 

Législation de la médecine 9 

Lenoir-Jousseran (Fondation) 253. 

Leprince (Hospice) 259 

Lesecq (Fondation) 260 

Lille (Institut Pasteur de) 193 

Logements loués en garnis (Ordonnance du 25 octobre 1883, concer- 
nant les) 334 337 

Loi sur les aliénés du 30 juin 1838 278 

Loi du 20 juillet 1849 sur l'administration générale de FAssistance pu- 
blique à Paris , 211 

Loi du 23 décembre 1874 relative è la protection des enfants du pre- 
mier âge et en particulier des nourrissons 294 

Loi du 1" juillet 1889 sur le service de santé militaire 79 

Loi du 30 novembre 1892 sur Tcxercice de la médecine 14 

Loi du 15 juillet 1893 sur Tassislance médicale gratuite 200 

Maison d*arrét et de correction de Saint-Lazare 354 

Maison de Charenton 289 

Maison maternelle 275 

Maison .nmnicipale de santé 244 

Maison de santé pour hommes protestants 275 

Maladies contagieuses dans les lycées et écoles (Isolement des) . . . . 333 

Maladies cutanées et syphilitiques. (Clinique des) 57 

— Conférences 57 

Mabdies des enfants (Clinique des) 55 




4tHi TABl.E DES MATIEHES. 

M:»!;ulio> tirs enfants (Àmi's annexes bO 

X|,nl.i(he> ê|»itlèmi<|u<^ (iK'claiation des) . 551 

M.4la<lie> inent.<le> ((.lini(|UO des) ,*»7 

— ('onfèrenees 57 

M.il.idie> du s\>tè.nie nerveux (Clinique des) 58 

- Conféjvnies 58 

Maladies des \oifs ui inaires ((Jiaîix^ des) t;t 

— r.<>nlerenee> ():> (55 

M.nxMlle (< oiu^ de médecine coloniale à) 188 

Maternité .... , if57 

ruHhieaul 258 

MalièiY médicale et |>hannaot»lo<iie (Enseignement de la) 50 

Médecine (Exercice de la). . , 14 

M« decme ^Knseicneuienl de la), à Pari^ 5y 

Médecine léij.ile (Knsei:;nemenl de la) 51 

Mcdecine léj;ale (Enveiiinenient de la), à Lyon 190 

Mcdecnie coloniale i^ Marseille (Guns de) 188 

Mcilecms e\|»erls |uvs les trihmiaux de Paris 555 

Mi'decnï< des hôpitaux, mole de nomination et fonctions 2^21 

— Serxicev d\»tt>-rhino-lar\n<î<doiîic â'^»-) 

Ménages (Maison de retraite des^ 252 

Mères et nourrices, conseils elémenlaii'es 505 

Mi>r4:ne 55t; 

Musées lUipuUret (Jij) 

- t»rlila 70 

- d*li\çiène 71 

('.olh'ciiou d'inslruinenls de physiologie 72 

- de riiôpiial Necker 57 

- de riiôpilal Saint- Louis 255 

— de la Sal[»étnèie 249 

- de Hicètre 247 

Mu?ées de la Faculté de médecine de Nancy 192 

MuM'um d■lu^t^>iI^ naturelle (Les chaires de médecine au) 174 

.Necker \ll»'»)»il.d) 228 

.Nounicev, vuvuNes et gardeuses 5it) 

Nounivsonv ^Loi rel.ili^e à la |uoleclion des) 29 i 

tH»>er\aloire municipal de Montsouris 272 

- de la Ttuir Saint-Jactjnes 272 

tKinre dcv enduits tuberculeux, reconnue d'utilité publique 277 

(Kl. ut» des hôpinux marins reconnue d'utilité publique 277 

(Kuxre de riio^pilalilt» de nuit 5lî< 

(>j>éraliouv et appareils tuic.lccine opératoire) (Enseignement des) . . 49 

Oplii.diiiolo^ixjo> (l,.s liopil.mx. Mode tle nomination et fonctions . . , 221 
t.hd(ninance ro>ale du 20 décembre 1820. relative à la création do 

l'Académie de médecine f (ti 

thdonuance du piéfet de jn>lice concernant les nourrices se^vreuse^ et 

gaidcuses 51 



TAbLE DEn vatieres. m 

OrdoanaDce Je |iulicc concemant les K^einenls k»uês en garni . ... 55 1 

Orphelinat municipal Sainte-Jeanne à EiD^rhien :i^» 

Ulologie et Enseignement (de b) (îO 

Parent de Rosan. Orphelinat â<>0 

Paris (Extraits dn budget de la Tille de) 589 578 

Pathologie chirurgicale (Enseignement de la) 47 

Pathologie médicale. Enseignement (de la) , 47 

Pathologie et thérapeutique générale (Enseignement de la) M\ 

PaTÎIIon Naîna i57 

Pharmacologie (Enseignement de la) 50 

Physiologie (Enseignement de la) 44 

Physique et chimie médicale (Institut de) créé à Montpt^Uier \\H 

Physique médicale. EnstMgniMnent (de la) 4ô 

Piscines municipales T . T 585 

Pitié (UôpiUl 'e la) i^o 

Planiel (Nicolas) Asile ÎÎ6« 

Polyclinique de Paris 27t> 

Piirle d'Aubcrvilliers (H*vilnl «le la) îiot) 

Préparateurs "àl 

Prisons 554 555 

Prix de la faculté de Médecine 75 

— l'académie des Sciences 158 

— Tacadémie de Médecine 151 

— r Assistance publique *20^ 

Professeurs titulaires des Hicultés ^i 

Prosecleurs *i5 

Protection des enfants du premier âge t295 

Reconnaissance (Hospice de la), à Garches (Seiiie<»l^)is««) ti5t 

Refuges de nuit municipjux SOO 

Rcjuhes de nuit privés 518 

Remèdes secrets 150 

Rhinologie (Enseignement di' la) {}{] 

Riboutlc Vitalis (Orphelin.i») 258 

Ricora (Hôpilal) 250 

Roland (Paulin-^) Asile 2(Î5 

Rossini (Fondation) 25(j 

Sages-femmes 15 55 

Saint-Antoine (Hôpital). . . ' 227 

Saint-Louis — 255 

Saliïétrière (Hospice de la) 2-49 

Sanatorium dllenduye (Ibs^es-Pvrnr •.) 24 1 

Sand (George) Asile 2(JtJ 

Secoui^s publics . 51(i 

Service de santé de la marine (Décret du 2i juin 1886 relatif ù la 

réorganisation du) 118 

— Écoles annexes 127 

École de Bordeaux 129 

PARIVMKlur.Ai.. 20 



402 PAIMS-MÊDICAL. 

Service de santé de la inarioe (Conseil supérieur de santé) lôii 

Service de santé militaire. Loi du 1*' juillet 1889 79 

— École d*application t<7> 

— Création de l'école du service à L^on O'i 

— Direction du sercice de santé \U\ 

— Comité technique de santé \U] 

Sen'ice rounicipl de désinfection ô-iô 

StK'iélé des secouri>tes français 319 

Sociétés charitables 27^ 

Sociétés médicales iH5 

Stage hospitalier 5*2 

Stage obstétrical 55 

Statistique municipale 585 

Tenon (Hôpital) T . .' *25l 

Thérapeutique (Enseignement de la) 5t) 

Tbcrapeutique générale (Enseignement de la) -4lî 

Tlièse de doctorat i9 

Tissei-and (Fondation). 262 

Tribunaux (Médecins experts près les) 5,">5 

Trousseau (Hôpital) 241 

Universités (Loi du 10 juillet 1896) H 

Université de Paris 12 

Universités (Les) en France 187 

Vaccine (Comité central de) 14tt 

— Instructions pratiques de UAcadéraie de médecine sur la vacci- 
nation animale 165 

Vaccine 15t> 

Ville de Paris. Exti-aits du Budget de 1900 5711 



42075 — Imprimerie Lahure, 9, rue de Fleuras, Paris 



MASSON ET C" 

Libraires de TAcadémie de Médecine 



BjttPmt du 

Catalogue jVIédical 



MA8SON E^ G'% ÉDITEURS, PARIS 3 

Traité d'Anatomie Humaine 

PUBLIÉ sous LA DIRECTION DE 



P. POIRIER 

Professeur agrégé 

à la Faculté de Médecine de Pans 

Chirurgien des Hôpitaux. 



A. GHARPY 

Professeur d*anatomte 

à la Faculté de Médecine 

de Toulouse, 



AVEC Ll COLLABORATION DE 

0. Amoâdo. — A.Branca.— B. Gundo. — P. Fredet. — P. Jacques. 

Th. Jonnesco. — E. Laguesse. — L. Manouvrier. — A. Nicolas 

M. Pico j. — A. Prenant. — H. Rieffel. — Gh. Simon. — A. Soulié. 

b volumes grand in-S". En souscription : 150 fr. 
Clicujue volume est illustré de nombreuses figures, ta plupart tirées en 

plusieurs couleurs. 



t^^S^^>»^^#»^#»^^^^^^^ 



ÉTAT DE Ll PUB.lCtTION tU 1'' JUILLET 1900 

TOME PREMIER 

(Volutne compta.) 

Embryologie; Osiéologie; Arthrologie. Deuxième édition. Un volume 
grand in-8" avec 807 ligures en noir et en couleurs 20 fr. 

TOME DEUXIÈME 

1" Fascicule : Myologie. — Un vol. grand in-8* avec 312 ligures. 12 fr. 
2* Fas'-icule : Angéiologie [Cœur et Artères). Un volume t:rand 

in-S** avec Uô Usures en noir el en couleurs 8 fr. 

3* Fascicule : Angéiologie {Capillaires, Veines) Un volume grand 

in-8* avec 75* figures en noir et en couleurs 6 fr. 

TOlfE TROISIÈME 

{Volume complet.) 

1^ Fascicule : Système nenreuz {Méninges, Moelle, Encéphale). 

1 volume grand in-8* avec 201 figures en noir et en couleurs. . 10 fr. 
2' Fascicule : Système nerveux (Encéphale). Un volume grand 

in-8<* avec 206 figures en noir et en couleurs 12 fr. 

3^ Fascicule : Système nerveux {Les Nerfs, Nerfs crâniens, 

Nerfs rachidiens). Un volume grand in-8« avec 205 figures en noir 

et en couleurs 12 fr. 

TOME QUATRIÈME 

{Volume complet.) 

\" Fascicule : Tube digestif. Un volume grand in -8*, avec 
158 figures en noir et en couleurs 12 fr. 

2» Fascicule : Appareil respiratoire {Larynx, Trachée^ Poumons, 
Plèvres, Thyroïde, Thymus). Un volume grand in-8«, avec 
121 figures en noir et en couleurs 6 fr. 

3- Fascicule : Annexes du tube digestif {Dents, Glandes salivaires. 
Foie, Voies biliaires. Pancréas, Rate). Péritoine. Un volume 
grand în-8* avec 361 figures en noir et en couleurs 16 fr. 

IL RESTE A PUBLIER : 

Les Lymphatiques qui termineront le tome II. Les Organes^ génlto-uri- 
naires et les Organes des ssns foront, afin d'éviter des Tolumos d'un maniemen 
diffirîle, l'objel d'un tome V «|ui rontiemlra. en outre, un chapitre d Indicationi arUhro 
pomitriqueê et la Tal}le alphabétique dfê matv'rrn de l'ou? rajfe. 



4 MASSOlf ET C% ÉDITEURS, PARIS 

GHARGOT — BOUCHARD — BRISSAUD 

Babinski, Ballet, I*. Blocq, Boix, Braclt, Chantemesse. 
Charbin, Chal'ffabd, Coortois-Supfit, Dutil. Gilbebt. Guigxabd, 

r. (iCIKON, (iEOBGE (iL'I50N, IIaLUOX. LaMT. Le GeMMIE, MaKFAS^ MaIXB, 

Mathieu. NETTtf«,(JETTix'iEB, André Petit, Hichardièbe, Rogeb, Rcault, 
Soi:qle:$; Thibierge. Tuoi!coTj Febnaxd Wij>al. 



Traité de Médecine 

•ErXIËHE E9ITIOX 

(EXTIÈREliENT HEFoNDrE; 

'^pdblib sois la direction de mm. 



BOUCHARD 

Pror<*>!>«iir d«* |»atliolog^i** généralo 

ji la Kariiltf* de iiHMh.vine de l'aris, 

Merulire de l'In>Utiit. 



BRISSAUD 

Pr4»fe*«enr 

à la Faculté de mr-decine de l*aris, 

llédtHrin de l'hôpital Snint-Antoiiie. 



CONDITIONS DE PUBLICATION 

Les matières contenues dans la deuxième édition du TBAlTfl DE 
MfJDECIXE seront augmentées d'un rintjuiéme environ. Pour la C'^m- 
modilé du lecteur j cette édition formera dix volumes qui paraissent 
surressivement et à des intervalles rapprochés. Chaque volume est 
vendu séparément. Le pri.c de l'ouvrage est fixé dès à présent pour les 
souscri))tciirH, jnsijuà la puhlu'atinn du Tome 1', à 150 /r. 

TOME i ' 

1 \ol, ;:r. iii-K dr K'i.'i | aj:tîs, um^c liiruivs «lans le lexle. 16 fr. 

Les Bactéries. p.irL. (in'.NMU>, inoniliro «k- rin>tilut et de l'Académie d«? médecine. 
profe'^'^tMir n ri'>«il»' .!e l*li.irnia<"i<" de Paris. — Pathologie générale infectieuse. 
par A. ^^iiAKiiiN. profes-eur n-mplai ont au <.*«i|l«*fje de France, dirertear du laboratoire 
lie nié<l«'<Miie cxpfnmfntalf. innlei-iii des hôpiiaux. — Troubles et maladies delà 
Nutrition, ii-'ir I'ai'l Lf. (iFM>HB. niédi'oiii de l'hùpital Tenon. — Maladies infec- 
tieuses communes à l'homme et aux animaux, par Ci. -II. Hogbr, proresseur 
aprég»'. riMMlcciii d»- l'Iiôpilal de la Porle-d'Aultervillier*. 

TOME II 

1 vol. *:r, in-H i\v. H'if» paj-os. avor li;:ur«'s dans le toxl«», 1(1 fr. 

Fièvre typhoïde. |»ar A. <iia.me.mk.-5f. pritff»*eur à la Faculté de médecine, 
méderjn de? hôpitaux de Paris. — Maladies infectieuses, par F. Widal, 
pu ft'>si'ur airri'i*!*, nH-drrjn dt-* liô|»itnnt de Pans. — Typhus exanthématique. 
par L.-II. TifiNor. [»rufe<.«»Mir airrép*. iiinlecin •!<■« hôpitaux de Paris. — Fièvres 
éruptivc». l'.'tr L. Griv«»M. inriierin At^i hô|iitaut de Paris. — Diphtérie, par 
.■\. ]u Al i.r. - Rhumatisme. i»ar (FniNOKit, nî«*de<*in des hôpitaux de Paris. — 
Scorhut, [-ar Ti»m.kmkh. 

TOME III 

I >«»!. ;:r. iii-^< <!<' 7i''2 pîii:*''». ave»! IlLMires dans \o l«*xt«\ 16 fr, 

MnladiCH ciitanécH. pjr «i. rmniKiu.t:, médecin de l'hôpital de la Pitié. — 
MnladiCH vénéricnneH. p-ir (i. TiiiniEiicK. — Maladies du sang, par .\. (.n l- 
nFiri. pri>frxsiiir .■l^M■•■::^', iin'ilt'rin drs hôpiiaux dr Pari'?. — Intoxications, par 
A. iUt.iiAHitiriiR, nH'de<MM des hôj.it.jiix de Pans. 



EXTRAIT DU CATALOGUE BCÉDIGAL S 

i.r ' n . nn - - .r i jLn.n.n.nn.nftnnnn nnnrinnnrinrinfinrif i i i * ^^w^«»^^^w<»v»^/»^^w»»^»«»«^^^^^^^^^^^^^^^«w«^^^^« 

lOME IV 

1 vol. grand in-8, avec figures dans le texte. 16 fr. 

Maladies de la bouche et du pbarsmx. par A. Riault. — Maladlee de 
restomac, par A. Mathieu, mrdftcin de rhôpitai Andral. — Maladies du Pan- 
créas, par A. Matnibu. — Maladies de rintesUn, par CounTOis-SuppiT, médecin 
des hôpitaux de Paris. — Maladies du péritoine, par Cou rtois-Sufpit. 

Lcft tomes VI (Maladies du ses, Asthme, Coqueluche, Maladies des 
bronches, Troubles circulatoires du poumon. Maladies alQuës du 
poumon) et VII (Maladies chroniques du poumon, Phtisie, Maladies 
de la plèvre et du médlastin) seront publiés au mois d'octobre 1900. — l.^ 
autres volumes paraitroot succestÏTemeot. 



Traité de Pathologie générale 

Publié par Gh. BOUCHARD 

Membre de riostilut 
Professeur de Pathologie générale à la Faculté de Médecins de Paris. 

COLLABORATEURS : 

MM. ARNOZAN — D'ArSONVAL — DeNNI — F^. BLANCHAno — BOULAY — BOURCY 

Brun. — Cadiot — CiiADnié — CuAMTEMEâSB — Charrin 
Chauffard — Courmont — DéjiRiNE — Pierrk Delbbt — Devic — Dlcamp 

MaTBIAS DuVAL — Vv.ué — FsÉMT — (fACCIIER — (ilLDKRT 

Gley — (juignard — LoL'is OuiNON — J.-F. GuYON — IIallé — IlénocQUE 

HUGOUNENQ — LaMOLINO — LaNDOI'ZY — LaVERAN — LlORETON 

Le Gendre — Lbjars — Le Nom — Lbrmoyez — Lbtullb — LuDBT-BAnBo.i 

Marpan — Mayor — MENkjniER — Netter — PiERRET — G.- H. Roger 
Gabriel Rorx — Rupfer — [Uymond Tripier — Vuillemin — Feunand Widal 

Secrétaire de la Rédaction : O.-H. ROGER 

Professeur agrège à la Faculté de médecine de Paris, Médecin des h(^pitattI. 

6 volumes grand in-8", avec figures dans le texte. 
Prix en souscription jusqu'à ta publication du t. Y. 112 fr. 

TOME 1-' 

i vol, grand tM-8' de 1018 pages avec figures dans le texte : 18 /r. 

TOME II 

1 vol. grand in-8* de 940 pages avec figures dans le texte : 18 fr. 

TOME III 

1 vol. iri-8* de plus de 1400 pages, avec figures dans le texte^ 
publié en deux fascicules : 28 /r. 

TOME IV 

1 vol. t/j-8« de 719 pages avec figures dans le texte : 16/ r. 

Pour paraître prochainement 

TOME V 

1 fort vol. tH-8" avec nombrettses figures dans le texte 



MA880N ET G'% ÉDITEURS, PARIS 



Traité 



de Chirurgie 



PUBLIE SOUS LA DIRECTION DE MM. 



Simon DUPLAT 

Profe-isetir k la FacultP de ra«^decine 

Chinirjirrn (h- IHùtel-Dieu 
Membre de rAca«léiiiie lic luédccine 



Paul REGLUS 

Professeur aîrrApt' k la Faculté de médecine 

Chinir^irn doâ hOpitaux 

Xenibic de I Académie de médecine 



PAR MM. 

BERGER, BROCA, PIERRE DELBET, DELENS, DEMOULIN, J.-L. FAURE. FORGUC 

CÉRARO-MARCHANT, HARTMANN, HEYOENREICH, JALAGUIER, KIRMISSOM 

LAGAANGE, LEJARS, MICHAUX, NÉLATON, PEYROT 

PONCET, QUÉNU, RICARD, RIEFFEL, SEGOND. TUFFIER, WALTHER 



DEUXIEME ÉDITION ENTIEREMENT REFONDUE 
8 vol. grand inS avec notnhreuses figures dans le texte. . • ISO /r 



Le succos d»' cet ou>rage aiip!v< du public médical a elé ^rand, puisque, malpn*' 
trois importants tiraçres, une deuxième édilioo est devenue nécessaire. Tous le*» 
soins ont lié apport^'s À celte œuvre nouvelle. C€»rlaines {Wirties que les aulcur>, 
trop piess«'S par le temps, avaient du nt-irliper. ont été coniplètemeot repri!*es. oi 
il ne reste plus une lii^ne du travail priaiittr. Tous les articles, même les meilleurs, 
ont rté remis au courant de la Science. . . . 

Plus de dit ans se sont écoult'S depuis le jour où fut arrêté le programme du 
Traitf df Chimriiie. et des vmpt-qualrt» collaborateurs du début, aucun, par an 
nire lK>nheur, w mamjue encore à lenlreprise. Les portes de l'Hôpital el de r.^pn'-- 
gation se st»nt ouvertes devant les plus jeunes, le Professorat el l'Académie de 
nnHiecine en ont élu de plus à^'ês: tous ont vu s'étendre leur spbère d'aclivil '• 
prole<>ionnelle. Au>si pouvons-nous afiinner que ce nouvel ou^ra^e portera l» 
marque dune e\j>érience plu> mûre el d'une plus grande autorité. 



*^^^^^^^^0^^^^*^^t^ 



TOME I. — 1 vol. grand wi-8* avec '2\^ figures 18 /r. 



HE'^'LVS. — Innamnialions. traamalisnies. 

ni. I. a. lies viruit'iil'^s. 
F<I\«»'.A. — Peau et li>>u ceMulaire >«'us- 

eulaiie. 



QIÊNU — Oes lomeurs. 
l.KIAKS. — Lymphatiques, mosirletf, 
svnc>viales tendineuses el bourse» 



Sfreuse^ 



EXTRAIT DU CATALOGUE MÉDICA.L 7 

TOME II. — 1 vol. grand m-8« avec 361 figures 18 /r. 



LEJARS. — Nerfs. 
MICHAUX. — Artères. 
QUÉNU. — Maladies des veines. 



BICARD et DEMOULIN, — Lésions 
traumatiques des os. 

PONCET. — Affections non trauma- 
tiques des 08. 



TOME III. — 1 vol. grand tn-8'» avec 285 figures 18 /r. 



NÉLATON. — Traumatismes, entorses, 

luxations, plaies articulaires. 
QUÉNU. — Arthropathies, arthrites 

sèches, corps étrangers articulaires. 



LAGRANGE. — Arthrites infectieuses 

et inflammatoires. 
GÉRAHD MARCHANT. — Crinc. 
Kllt.MISSON. — Rachis. 
S. DUPLAY. — Oreilles et annexes. 



TOME IV. — 1 vol. grand in-S'* avec Zb'* figures 18 /r. 

DELENS. — L'œil et ses annexes. | ^ nasales, pharynx nasal et sinus 

GERARD MARCHANT. — Nez, fosses | HEYDKNREICH. — Mâchoires, 



TOME V. — 1 vol, grand in-8'» avec 187 figures 20 /r. 



BROC A. — Face et cou. Lèvres, cavité 
buccale, gencives, palais, langue, la- 
rynx, corps thyroïde. 

HART.\!ANN. — Plancher buccal, glan- 



des sali^airi'S, œsophage et pharynx 
WAI.TMKR. Maladies du cou. 
PKVROT. — Poitrine. 
PIERRE DELBET. — Mamelle. 



TOME VI. — 1 vol. grand ûi-S* avec 218 figures 20 /r. 



MICHAUX. — Parois de Tabdomen. 

BERGER. — Hernies. 

JALAGUIEH. — Contusions et plaies de 
l'abdomen, lésions traumatiques etcorp.s 
étrangers de l'estomac et de l'intestin. 
(>rclui>ion intestinale, péritonites, ap- 
pendicite. 



HARTMANN. — Estomac. 

FAURE et RIEFFEL. — Rectum et 

anus. 
HARTMANN et GOSSET. — Anus contre 

nature. F'istule.s slercorales. 
QUR.NU. — Méspnlcre. Rate. Pancréas. 
SECOND. — Foie. 



TOME VII. -" 1 vol, grand in-8« avec 291 figures dans le texte. 25 /r, 

WALTHER. — Dassin. | FORGUE. — Urètre et prostate. 

TUFFIER. — Rein. Vessie. Uretères. REr.Ll'S. — Organes génitaux de 
Capsules surrénales, | rhi>mme. 



TOME VIII. — 1 vol. grand in-S* avec 163 figures dans le texte, 20 fr. 

MICHAUX. — Vulve et vagin. | ovairo^*, trompes, ligaments larges, 

P. DELBEl'. — Maladies de l'utérus. | p 

SEUOND. — Annexes de l'utérus. 



péri loi lin iiehien. 
KIRMISSON. >- .Maladies des membres. 



Tahle alpfyibétique des 8 volumes du Traité de Chirurgie. 



8 MA.SSON X.T C**. ÉDITEURS, PABI8 

L'ŒUVRE MEOICO-CHIRURGICAL 
D* CRITZMAN, directeur 



SUITE DE MOiNOGHAPHIES CUNIQUES 

SUR LES QUESTIONS NOUVELLES 

en Médecine, en Chirurgie et en Biologie 

La science médicale réali^^c journellenicnl des progrès incessants ; les 
questions et découvertes vieillissent pour ainsi dire au moment même de 
leur éclosion. Les lraiU'*s de médecine et de chirurgie, quelque rapides que 
soient leurs difTérenles édiliuns, auront toujours grand peine à se tenir au 
courant. 

C'est pour obvier à ce grave inconvénient, auquel les journaux, malgré 
la diversité de leurs matières, ne sauraient remédier, que nous avons 
fomlé, avec le concours des savant:* les plus autorisés, un recueil de 
Monographies dont le titre, VŒuvre médico-chirurgical , nous parait bien 
indiquer le but et la portée. 



Chaque monographie ext vendue xéparément ^ fr. 25 

Il est accepté des abonnements pour une sciie de 10 Monographies au prix à forfait 
(ipayable d'arance de 10 francs pour la France et 12 francs pour Tétranger (port 
compris). 

MONOGRAPHIES PUBLIÉES 

N* 1. L'Appendicite, par le IV Félix Legueu. chirurgien des hôpitaux. 

N' 2. Le Traitement du mal de Pott, par le D' A. Chipault, de Paris. 

N* 3. Le Lavage du Sang, par le D* Lkjars, profi'ssour agrégé, chirurgien des 
hrtpiianx. membre de la Société de chirurgie. 

.N* 4. L'Hérédité normale et pathologique, par le D' Ch. Dedierrb, prore^<eur 
d'atiatomieà ri^ii\ersité de Lille. 

iV 5. L'Alcoolisme, par le D' Jaqukt, pri\alHlocent à PUniversité de Uàle. 

N* 6. Physiologie et pathologie des sécrétions gastriques, par le D'A. Ver- 
nAEGEN,'assist.itil a la (Clinique médicale de Loiivain. 

N* 7. L'Eczéma, par l" h' Lfhedi>e. chef »le laboratoire, assistant de consultation 
h rbopil.ij Sailli Louis. 

N* 8. La Fièvre jaune, |>ar le D' Sa?jarelli, directeur de l'Inslilut d'hygiène expé- 
rimentale de .Montevideo. 

N* 9. La Tuberculose du rein, par le D' Tuffier, professeur agrégé, chirurgien 
de rbôpital de la Pitié. 

N* 10. L'Opothérapic. Traitement de certaines maladies par des ex- 
traits d'organes animaux, par A. Gilbert, professeur agrégé, chef du 
Inl.oraloire de tb«>rapeuti<|ue à la Faculté de médecine tie Paris, et P. Car- 
Ni'i, docteur es sri»'ncc>. amieii interne îles hôpitaux de Paris. 

N* II. Les Paralysies générales progressives, par le D' Klippel, médecin 
drs hw|iil.»u\ df Pari>. 

.%• l.» Le Myxœdéme, par N- D' TiinuEnGK, médecin de l'iiôpiial «le la Pitié. 

N* 13. La Néphrite des Saturnins, par le D' 11. Lavhand, professeur à la 

l'nrnhe cillioliijijc df Lille. 

N* \H. Le Traitement de la Syphilis, parle D' E. Gaucher, ofesseur agrégé, 

médecin de 1 liô|.iial Saint-Antoine. 



EXTRAIT DU CATALOGUE MÉDICAL 

N* li. Le Pronostic des tumeurs basé sur la recherche du olycogéne, 

par le D' A. Brault, niéUeoin de rtiôpitai Tenon- 

N« 16. La Kinésithérapie gynécolooique (7ratl4fiiu^< deê maladies des femmes 
par le masêage et la gymnastique), par le D' H. Stapfbr, ancien chef de 
clinique de la Faculté de Paris. 

N* 17. De la Qastro-entérite aiguë des nourrissons {Pathogénie et Êtiolo- 
gie), par A. Lxsaob, mrdecin des hôpitaux de Paris. 

N* 18. Traitement de lAppendieite, par Félix LEouEr, professeur agrégé, 
chirurgien des hôpitaux. 

N* 19. Les lois de l'énergétique dans le régime du diabète sucré, par le 
D* E. DuFouRT, ancien chef de clinique médicale à la Faculté de Lvon, médecin 
de rhôpital thermal de Vichr. 

N* 20. La Peste {Epidémioloaie. Bactériologie. Prophylaxie. Traitement), par le 
!> H. Bourges, chef du Laboratoire d'hvgiène à l.i Faculté do médecine de 
Pari», Auditeur au Comité consultatif d hygiène publique de France. 

N* 31. La moelle osseuse à l'état normal et dans les infections, par 
MM. H. Roger, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, médecin 
des hôpitaux, et 0. Josuk, ancien interne, lauréat des hôpitaux de Paris. 

N' m. L'entéro-colite muco-membraneuse, par le D* GAsrorr Lyon, ancien 
chef de clinique médicale de la F^aculté de Paris. 

N* 33. L'Exploration clinique des fonctions rénales par 1 élimination 
provoquée, par le \y Cii. Aciiard, professeur agrégé à la Faculté de 
médecine, médecin de l'hôpital Tenon. 



TRAITÉ DE PHYSIOLOGIE 



Par 



J. P. MORAT 

Professeur i rrnÎTersité de Lyon. 



Maurice DOTOlf 

Professeur agrégé 
à la Faculté de médecine de Lyon. 



h \o\. pr. in-S* avec figures en noir et en couleui-s. 
En souscription ^^ fr. 

L — Fonctions élémentaires. — Prolégoniène*. — Nutrition en général. — 
PhyKiologie des tissus en particulier (moins le sj^leme nerTCUx). 

Ij. — Fonrtlons d'Innervation et du xnilieu intérieur. — Synième nerreux. 
— Sang; lymphe; linuitle* iulerstitieU. 

III. — Fonctions de nutrition — Circulation; caloriliration. 

IV. — Fonctions de nutrition (fuite).— Digestion; respiration; excrétion. 

V. — Fonctions de relation. — Sons. — Langa^..; exprosion ; locomotion. 

Fonct ODS de reproduction, 4 l'exception du développement embryoïo- 
gi'iue. 

Volumes publiés : 

III. — Fonctions de nutriUon. — Circulation, par M. D<>yon ; r.aloritir.-uion, 
par P. Mon AT, 1 toI gr. in-«' avec 17S ligures en noir et en coule irs. 12 fr. 

IV — Fonctions de nutrition (suite et /In). — Hespiration, excrétion, par 
J. p. Morat; Digestion, absorption, par M. I)«.yon. lvol.gr. »»-•'• "J*'*^ 
167 figures en noir et en couleurs la fr. 

Les Tolumes suivants seront publiés au furet à mesure de leur arhève'iienl. 



10 MA8SON ET G", ÉDITEURS, PARIS 

• 

Traité de Microbiologie, par E. Duclauz, membre de l'Inslitul de 

France, directeur de PInstitut Pasteur, professeur à la Sorbonne et à 

rinstitut national agronomique. 

Tome I : Microbiologie générale. 1 volume grand in-8% avec 0- 
gnr€s 15 fr. 

Tome II : Diastases, toxines et venins. 1 volume grand in-S*, avec 
figures 16 fr. 

Tome III : Fermentation alcoolique. 1 volume grand in-8*, avec 
figures 15 fr. 

Traité du Paludisme, par A. La ver an, 1 volume grand in -8*, avec 27 
figures dans le texte et une planche en couleurs 10 fr. 

Les défenses naturelles de Torganisme, leçons professées au 
Collège de France, par A. Charrin, professeur remplaçant au Collège 
de France, directeur du laboratoire de médecine expérimentale (Hautes 
Études), ancien vice-président de la Société de Biologie, médecin des 
hôpitaux. 1 volume in-8». ... 6 fr. 

Leçons sur les Blaladies par ralentissement de la nutrition, 
professées à la Faculté de médecine de Paris, par Ch. Bouchard, 
membre de Tlnstitut. 3« édition. 1 volume grand in-8*. ... 10 fr. 

Traité des maladies des yeux, par Ph. Panas, professeur de clinique 
ophtalmologique à la Faculté de médecine de Paris, chirurgien de 
l'Hôtel-Dicu. 2 volumes grand in-8«, avec 453 figures et 7 planches en 
couleurs. Reliés toile 40 fr. 

Précis d'Histologie, par .Mathias Duval, professeur à la Faculté de 
médecine de Paris, membre de l'Académie de médecine. Deuxième édi- 
tion, revue et aiujinenlée, illustrée de 427 figures dans le texte. 
I volume grand in-8" de 1020 pages 18 fr. 

Atlas d'embryologie, par Mathias Duval, professeur à la Faculté de méde- 
cine (le Paris, membre de l'AcaJiMnic de médecine de Paris. 1 vol. in-'4% 
avec 40 planches on noir et en couleurs, comprenant ensemble 652 
ligures, et avec des figures dans le texte. Cartonné toile. . . . 48 fr. 

Du Paludisme et de son hématozoaire, [>ar A. Laveran, membre 
de rAcadéinie de nuMlecinc, membre correspondant de rinstitut. 
1 volume grand in K', avec 'i planches en couleurs el 2 planches 
pholo^'ra[)hiqaes 10 fr. 

Traité des maladies chirurgicales d'origine congénitale, par le 

\.y KiHMissoN, [»rofes!»eiir ajrn'iré à la Faculté de médecin«^ chirurgien 
(le rii(*)f)ital Trous-^cau. membre de la SocitU»3 de chirur<ji(\ 1 volume 
ii["\\u\ in S\ ave<! ri il Iju'urcs dans le texte et 2 planches on 
couleurs 15 fr. 

Leçons sur les maladies nerveuses (Salpt^lri<>re. 1895-189i>, par le 
\y K. Hhissaui), n'cin'illie'; et pulili«'»es par Henry Meige. 1 vol. grand 
in 8* avtic 2'in fmnircs («^ilicmas et pholoî^rapliies) 18 fr. 



EXTRAIT DU CATALOGUE MÉDICAL 



11 



Leçons sur les maladies nerveuses. Deuxième série : Hôpital 
Saint-Antoine, par £. Bbissaud, professeur À la Faculté de Médecine de 
Paris, médecin de l'hôpital Saint-Antoine, recueillies et publiées par 
Henry Meige. 1 vol. grand in-8" avec 165 figures dans le texte. 16 fr. 

Anatomie du cerveau de rhomme.— Morphologie des hémisphères 
céréf/raiix ou cerveau proprement dit. Texte et figures, jiar le 
IK E. Bri^saud, profci^seui a la Faculté de médecine. 1 atlas grand in-A", 
de 43 planches grave es sur cuivre, représentant 270 préparations, gran- 
deur naturelle^ avec explication en regard de chacune; et t vol. in-B" de 
580 pages, avec plus de 2U0 figures schématiques dans le texte. 2 volu- 
mes reliés toile anglaise 80 fr. 

Tr€dté des résections et des opéialions conservatrices que l'on peut 
pratiquer sur le système osseux, par le D' L. Oluer, professeur de 
clinique chirurgicale à la Faculté de médecine de L)on. 3 vol. grand 
in-8«, avec figures 50 fr. 

Leçons sur les maladies du sang {Clinique de Vllôpiial Saint- 
Antoine), par Georges Hayem, professeur à la Faiulté de médecine de 
Paris, membre de l'Académie de médecine, rerueillies par .MM. E. Par- 
MENTIER; médecin des hôpitaux, et R. Bensaude, chef du laboratoire 
d'anatomie pathologique à l'Hôpital Saint-Antoine. 1 vol. in-8% broché, 
avec 4 planches en couleurs, par M. Karmanski 16 fr. 

Leçons de thérapeutique, par M. Georges Hayem, professeur à la 
Faculté de médecine, membre de l'Académie de médecine. 
Les Médications, 4 volumes ainsi divisés : 

I. — Les médications. — Médication désinfectante. — Méditation sthé- 
nique. — Médication antipyrétique. — Médication antiphlogistique. 
1 volume grand in-8» 8 fr. 

II. — De l'action médicamenteuse. — Médication antihydropique. — 
Médication hémostatique. — Médication rccon&li tuante. — Médication 
de lanémie. — Médication du diabète sucré. — Médication derob4'sité. 
— Médication de la douleur. 1 vol. grand in-8* (éptnsé), 

III. — Médication de la douleur (suite). — Médication hypnotique. — 
Médication stupéfiante. — Médication antispasmodique. — Médication 
excitatrice de la s:cn^ibililé. — Médication h)porcinélique. — Médication 
de la kinésitaraxie cardiaque. — Médication de l'ataxie et de la neuras- 
thénie cardiaque. 1 vol. grand in- 8** 8 fr. 

IV. — Médication antid\sj)eplique. — Médication antidyspnéiquc. — 
Médication de la toux. — Médication expectorante. — Médication de 
l'albuminurie. — Médication de rurémic. — Médication antisudorale. 

1 volume grand in-8* 12 fr. 

Les agents physiques et natureh (agents thermiques, électricité, modi- 
fications de la {Tcssion atmosphérique, climats et eaux minérale'^). 
1 vohmie avec nombreuses figures et carte des eaux minérales et sta- 
tions climatériques 12 fr. 



li MASSON ET C. ÉDITEURS, PARIS 

Traité de Gynécologie 

Clinique et Opéiratoiite 

Par le D' Samuel POZZI 

Professeur agr^é à la Faculté de mtHlecine, Chirurgien de ThApital Broca. 

Membre de rAcadëmie de médecine. 

TROISIÈME ÉDITION. REVUE ET AUGMENTÉE 

1 vol. i«-8»de xxii-1270 juigts, avec 268 fig. dans le texte. Bel. toile : 30 /r. 

Je n'aijpas à faire l'éloge de ce traité qui, traduit eo allemand, en anglais, en espa- 
gnol, en italien et en russe, a fait ruonaitre la gynécologie française au monde entier. 
La troisième édition aura tout le succès des deux premières, si rapidement épuiâées, 
parce que. comme ses S4rur9 ain«>es, e'.le a le mérite de contenir et de mettre au point 
les découvertes les plus récentes, sans rien négliger des acquisitions antérieures de la 
science gynécologique. 

L'ordonnance géneraie du traité n'*sl pas changée, mais de nombreuses additions et 
des tigures multiples sont \enue9 l'enricbir. La thérapeutique chirurgicale des opéra- 
tions pcWiennes. i^n parti<-ulîer. a été complètement revisée, et M. Fozzi, tout en re^^tant 
laparutuiniste ci>n\aiii<-u, re«*onnait à rbvsiérectomie vaginale la larce place qui lui est 

dut» \u point de %ue thérapeutique, je mi*ntionnerai. comme nouvelles, les pages 

relatives aux différents procèdes d'hystéropexie vatrinale recomman^ies ces derniers 
temps, celles qai sont consacrées au traitement chirurjrical du pr-dapsus et de la 
périnéorraphie. — L'anatomie pathologique et la bactériologie tiennent une grande 
place; de nombreuse iiirures originales inédites viennent t^^8 heureusement complé- 
ter des descriptions qui seraient un peu ardues à la sim;>le lecture. 

E. Bo?«?iAiRE (/*i"C4«j<c mcdicate). 

Précis d' Obstétrique 



PAR MM. 



A. RIBEMONTDESSAIGUS 



Aj;nS:«* à l-i Fanilti' île in«'leciiit» 

.\oc<molieur «le rinSpital Iti'aiijon 

M'IuIm'i' d«' l'AiMilt'ini»* il»' iiu'deciiie 



6. LEPA6E 



Pn»fe'»*^ur a^'n'^p'è à la Fnrulté 

d«" médeciiio de Paris 

.\i'cou«*h»Mir de l'hôpital de la Pitié 



CINQUIEME EDITION 

AVEC 590 HolUK- l»AN< I.E T8\TK DES-INtES PAR M. RIBEMONT-DESSAIGNES 

j_ 1 V'jL [,ni,ïd {ii''<* iie xxvii-! Il»:» }»'i/e.^^ relié tuile : 30 />, 

L«* Preri^ -l'tH-itélriijue vie M\| Hil'fm.'nt-I>t?s>ii<rn»'> et L«*paire vst un b»'l ft («on 
.'11% race, ij-;»' •• j P-nlre ie irrani-» >«?rvii:es auv prati<'ien-« par s«^n plan el son exécution 
ijiii sj-nl jMT'.iir^. Tenant le tmlbu entre les >hniiel> i|ui tentent W< élu liants, mai^ ne 
kur api'miniMil pas »:ran.l «Jk-S'. el les traités rnaei^lritix qii'iU n'ont euere !•' trrnps 
ni l-'- nj-v-M- -1 «r r i'*r. ••■l ••inr.ti:'' n->ii«. pirail reali>»T pirfail»*nienl I»* but ds aiiN'iirs. 
ii»>trf ii;i li\p- 'i • ii-''i::ii-Mn»*:M |i!"pr<-!rif'ul iif. Kt «'el en<'Mirii»Miif'ril. <• f't. «lans >*'•* 
iT'-aii 1 - I.j'i'-. «•••!'ii ■!.• M r-ïriii'-r »'t ■i-» M. |*i'nrl. Hi'rw st'irntifi>fui.) 

' «t • M ._-■ •"':*;>■."■>'• I r.";> Ir- ■••_'•■ in .> ^ r*. ■•••*. ii-;i ^ iilrii-n* a JVtu-liaul qui 
pr-'p ir<- V ^ • \i!ii'-ii^. uni* .UÎ--I .1.1 i.r.di-'Ki!. .it.nn-l'M'ie <|ii'il e^t. i.i phip.irt -In Ifinps. 
.\n iiiiii"'ii .1,'^ iii:ilti|l. -; .1; li.'ul'r* .!»• la i.i. ii|'''' ^t a\''<" un»' in^'ni'ti.-n pr-.ili'iue s-m- 

. \ -II- I \--:\- t r--: ;..ir!'-i" -^k' I i f-T-îi»' i- î.'-L'r.ipliiijiit* <|.' l'.>ii\ r.'ï/'-. t-'i;* !>•«. ili'«.>ifj-i 
i|iii -•'.( : t:i\r.- p. r-i- rn- P»' <1<- M. I Jil-tvii ■ii'.-l»''N>.iiL'iifi. j'>i;.'>i"«n' ^ iiii" tia-'litii-le 
[■h"t'j'ipMi-| :•• "l'i .i^p'-i-l .irti-'i ;;-i|:i 1 -i .•■ nu li\r<' un .i-;»»-.-t pirti m;!: t. 

1 /?»■•■■'•• -ie rUirnr-/ir ) 



EXTRAIT DU CATALOGUi: MÉDICAL 13 

Bibliothèque 

d'Hygiène thérapeutique 

DIRIGÉE PAR 

lie Pirofesseuir Pt^OUST 

Membre de l'Acudémie de médecine, Médecin de l*H6leI-Dieu, 
Inspecteur général des Services sanitaires. 



Chaque ouvrage forme un volume m-16, cartonné toile^ tranches rouges , 

et est vendu séparément : 4 fr. 



(.ibacun des ouvrages de cette collection n'est consacré qu'A une seule maladie ou à 
uo seul groupt de maladies. Grâce à leur format, i's sont d'un maniement commode. 
D'un autre côté, en accordant un volume spécial à chacun des grands sujets d'hygii'ne 
thérapeutique, il a été facile de donner à leur développement toute retendue nécessaire. 

L'hyçiene thérapeutique s'appuie directement sur la pathogénie; elle doit en être la 
conclusion logique et naturelle. La genèse des maladies sera donc étudiée tout d^abord. 
On »e préoccupera moins d'être absolument complet que d'être clair. On ne cherchera 
pas à tracer un historique savant, à faire preuve de brillante érudition, à encombrer le 
teite de citations bibliographiques. On s'efforcera de nVxpo^cr que les données impor- 
tantes de pathogénie et d'hygiène thérapeutique et à les mettre en lumière. 

VOLUMES PARUS 

L'Hygiène du Gk>v^tteux, par le professeur Proust et A. Mathieu, médecin de 
l'hôpital Anlral. 

L'Hygiène de l'Obèse, par le professeur Proust et A. Mathieu, médecin de l'hô- 
pital Andral. 

L'Hygiène des Asthmatiques, par le professeur E. Brissaud, médeein de 
rhûpital Saint-Antoine. 

L'Hygiène du Syphilitique, par H. Bourges, préparateur au laboratoire d'hygiène 
de la Faculté de médecine. 

Hygiène et thérapeutique thermales, par G. Delfau, ancien interne des hôpi- 
taux de Paris. 

Les Cures thermales, par G. Delfau, ancien interne des hôpiUiiix de Paris. 

LHygiène du Neurasthénique, par le prof.'S'teur Proust et G. Ballet, profes- 
seur agrégé, médecin des hôpitaux de Paris. {Deuxième édilion.) 

L'Hygiène des Albuminuriques. p.ir le ly Si>ringrr, ancien interne des hôpitaux 
de Paris, rhrf de laboratoire de la Faculté de médecine à la (lliiiique médicale de 
l'hôpital de la Cluirité. 

L'Hygiène du Tuberculeux, par le D' ('HunuF.T. ancien interne des hôpitaux de 
paris, avec une introduction du D' Darkmueug, membre l'orre^plMld.nnl de l'Académie 
de médecine. 

Hygiène et thérapeutique des maladies de la Bouche, par le [>' (:nuF.r, 
dentiste de^ hôpitaux de Paris, a>ec una préface de .M. le profe-^^eur Lanm^loncue, 
membre de l'Institut. 

Hygiène des maladies du Cœur, par le [)' Va<.)ukz, pi-nfe^seur a;?rei;H k la 
Fjrulté de médecine de Pari*, médecin des hôpitaux, avec nue préface du pr->fe>seiir 
put Al^(. 

Hygiène «du Diabétique, par A. I'roi <«t ei A. MAuiitu. 

L'Hygiène du Dyspeptique, par le I)' LiN^i-^sinu, professeur au'rë^é à l,i Faculif de 

meijeciiie de Lyui, membre correspondant «le l'Acadeiiiie de nieilccitif, mcli-cin a 

Vichy. 

VOLUMES EN PRÉPARATION 
Hygiène thérapeutique des maladies de la Peau, par le D* Tiiidiergb. 



i\ MASSON ET C-*, ÉDITEURS, PARIS 

U PRATIQIE DERMATOLOCIQIE 

Traité de Dermatologie appliquée 

Publié sous la direction de MM. 

EUXEST BESNIER, L. BROGQ, L. JACQUET 

Par MM. AUDRT, BALZER, BARBE. BAROZZI, BARTHÉLÉMY, 
RENARD, ERNEST BESNIER, BODIN, BROGQ. DE BRUN, DU 
GASTEL, J. DARIER, DEHU.DOMINIGI, W. DUBREUILH. HUDELO, 
L. JAGQUET, J.-B. LAFFITTE, LEN6LET, LEREDDE, MERKLEN, 
PERRIN, RATNAUD, RIST, SABOURAUD, MARCEL SÉE, GEORGES 
THIBIERGE, VETRIËRES. 

4 wlumet richement cartonnés toile formant ensemble environ 3600 
pages, très largement illustrées de figures en noir et de planches en 
couleurs. En souscription jusqu'à la publication du tome II. . . 140 fr. 

Les volumes jHiraitront à des intervalles assez rapprochés pour que 
r ouvrage soit complet à la fin de Confiée 1901. 

Chaque volume sera vendu séparément. 

Tome Prenikr. 1 foi*l vol. xw-^" avoc 250 figures en noir et 24 planches 
eu couleurs. — Hiclieinenl cartonné loile 36 fr. 

Traité de Chirurgie d'urgence 

Par Félix LEJARS 

Professeur agréjîé à la Faculté il»» Médecine de Paris, 
Chirurgien de l'hôpital TciioD, nieinhrc de la |Société de Chirurgie. 

DEi:.\iit:nE édiiio\, rewie et aucshe\'tée 

1 vol. grand in-8' 'de 908 pages, avec 617 figures 

dont 2^9 dessinées d'après nature, 'par le D' E. Dalkine, 

et 150 photographies originales, relié toile. 25 fr. 



Au nombre des .Klilitions qui ont été faites à cette seconde édition, il faut 
sipnkler parliculicrement: les Corps clrangera des fosses nasales^ les Plaies tlu 
crâne, lie la fncj rL de la lan-fH^: /<?« .1^C''« de la bouche et de la gorge , les 
PUlfijmrnt.^ du cou, la Xéfihrolnuu'i d'urgence, le» Abc'rs de la prostate, le Parti- 
phimosis, les ahc>'s «/»? l'anus fi du rectum, la Dilatation anale d'urtjetxce^ leti 
Plaicf ailirulairf s, «'i toiilr? un»' >-érie d»' questions de pratique journalière, les 
:Suliircs, h'n Plai-'S drs parti«f>i tnnIO's, Ira Ahc-s cftauds, les Adèno-phlcymons et le 
Panaris, le PhO-ipnon et VAnihrn.r di/fum, etc. l'ne large place a été faite à la 
Chii'urtfié' dr.t inriiihr'\<. ol 1<; chapitre dv6 Fractures a été plus que double. Enfin, 
plus <l.' ! 10 (l»'>•>^llls in'ilit.> et il»î |ihoti.ii:raphie^ originales ont enrichi encore une 
illu8ti:iti-'H 'ii^ii hor- «It- pair et utii\»'rsellcniiMil api»réciée. 



V.'i>73. — Imptiineri"' Lmhre, rue de Fleuros, 9, à Paris.